Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
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- Cnam SCD
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- Janvier 1934
- 6e Année
- .bullmn
- l’Institut National Mentation Professionnelle
- Contribution à l’étude de la dextralité
- par S. KORNGOLD
- Sans entrer dans la discussion au sujet de l’ambidextrie congénitale ou du facteur héréditaire de dextralité et de senes-tralité, nous nous sommes borné à étudier dans quelle mesure, au cours du développement d’enfant, l’activité coutumière d’une main en développe l’habileté.
- Un autre problème vient s’ajouter au précèdent : Existe-t-il une influence de l’exercice d’une main sur l’habileté de l’autre main ?
- Enfin, troisième question : Existe-t-il un rapport entre la dextralité plus ou moins développée et la rapidité dans les mouvements simples des mains ?
- L’expérience consistait à pointer avec un crayon chaque petit carré d’un quadrillage, en s’efforçant de pointer exactement au milieu de chaque carré et en allant le plus rapide ment possible.
- Les quadrillages étaient au nombre de quatre et disposés les uns au-desisous des autres. Chaque quadrillage comportait 300 petits carrés de 25 millimètres carrés.
- La marche de l’expérience était la suivante :
- On pointait avec la main droite le quadrillage n° 1. On changeait de main pour le quadrillage n° 2. On reprenait le travail avec la main droite pour le quadrillage n° 3 et enfin on reprenait la main gauche pour le quadrillage n° 4. Le pointillage de chacun des quadrillages 1, 2, 3 et 4 durait une minute.
- On a totalisé le rendement de la main droite (quadrillages nos 1 et 3) ainsi que celui de la main gauche (quadrillages nos 2 et 4). Nous avons considéré comme indice de dextralité
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- la moitié de la différence du rendement des deux mains, en soustrayant le rendement de la main gauche du rendement de la main droite. Tous les indices portant le signe négatif furent éliminés de l’étude, étant considérés comme relatifs aux sujets gauchers. Le nombre des indices de signe négatif était minime. Cela est du probablement au fait que la structure du test esl de nature à favoriser l’emploi de la main droite. On sait en effet que les sujets- gauchers dans certaines activités ne le sont pas dans d’autres. L éducation, la construction de l’outillage provoquent la prédominance de la main droite. L’éducation favorise l’emploi de la main droite dans l'écriture. Le test de pointillage ressemble beaucoup comme forme d’activité à l’écriture, ce qui explique peut-être le nombre insignifiant de gauchers.
- Le test fut appliqué d’abord à un groupe d’enfants de 11 à 15 ans.
- En outre on a examiné deux groupes; d’adultes appartenant à deux classes sociales différentes :
- a) Un groupe de 143 sujets de haute culture, composé de 86 hommes et 57 femmes ;
- b) Un groupe de 279 sujets de culture primaire.
- Lesi valeurs retenues furent :
- a) Nombre de carrés pointés par la main droite ;
- b) Nombre de carrés pointés par la main gauche ; *
- c) Moyenne du rendement total des deux mains ;
- >d) Indice de dextralité. La moitié de la différence des deux mains.
- Pour chacune de ces valeurs on a calculé les étalonnages par âge et par groupe.
- A. — Enfants
- Etudions d’abord comment varie le nombre de carrés pointés par la main droite (tableau I) et par la main gauche (tableau II) en rapport avec l’âge des sujets. La progression du rendement est assez marquée pour les âges successifs : 11, 12, 13, 14, 15 ans.
- Cependant cette progression, étant assez régulière pour tous les sujets de. 12 ans par rapport à ceux de 11 ans, et pour
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- les sujets de 13 ans par rapport à ceux de 12 ans, elle se différencie un peu 'pour les enfants d’âges plus élevés. La différence du rendement des âges successifs devient moins accentuée pour les sujets lents (3 derniers déciles environ) et cette différence augmente considérablement pour les sujets rapides (3-4 premiers déciles). Le même phénomène se produit pour les deux mains avec cette distinction que, pour la main droite, on l’observe déjà à partir de 14 ans tandis que, pour la main gauche, il ne ressort qu’à partir de 15 ans.
- Peut-on admettre que l’influence de l’exercice sur la rapidité du mouvement s’arrête assez tôt chez les sujets lents tandis que, dans l’autre catégorie de sujets, le développement de la rapidité progresse avec l’âge ?
- Cette question étant en dehors de notre travail et exigeant des expériences plus appropriées, nous nous bornons à signaler le fait recueilli par hasard dans notre étude et qui nous a paru intéressant.
- La deuxième valeur étalonnée était l’indice de dextralité calculé d’après la méthode exposée ci-dessus.
- Le tableau III en montre les résultats numériques. On voit qu’avec progression de l’âge le rendement de la main droite s’améliore par rapport au rendement de la main gauche. La dextralité augmente au cours du développement de l’enfant. Les jeunes, enfants sont plus ambidextres que les enfants plus âgés et que les adultes.
- Ce fait a déjà été signalé par les psychologues. Il a même amené certains d’entre eux à accepter l’hypothèse de l’ambi-dextrie congénitale (1).
- Les autres comme Ojemann, Schott (2) penchent plutôt vers l’hypothèse d’un facteur héréditaire dans la dextralité et la senestralilé. Les résultats des expériences communiquées par les auteurs parlent en faveur tantôt de l’une, tantôt de l’autre théorie suivant les épreuves, utilisées pour les recher-
- (1) Cf. H. Ellis Jones. Dextrality as a function of âge. Journal of exp. Psych. XIV, 1931, p. 125-143.
- N. B. — Cuff. A study of eyedness and handeness. Journal of exp. Psych. XIV, 1931, pp. 164-175.
- Bernard Kamm : Haendigkeit n Variationsslatislik. Klinische Wochenschrift, 9 année, 10, 1930, p. 435-440.
- (2) R. H. Ojemann. Studies in handedness. Journal of educational Psych. XXI, 1930, p. 597-611 et 695-702.
- H. Schott : Linkshaendigkeit u. Erblichkeit. Zeit. f. ges. Neurologie. CXXXV, 1931, p. 305-313.
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- ches, sans qu’aucune expérience cruciale ait été apportée à ce sujet.
- L’influence indéniable de l’éducation sur l’exercibilité de la main droite y est pour beaucoup. Elle masque souvent, dans un certain nombre d’activités, la tendance naturelle des sujets (1, 2, 3, 4).
- Cette progression de la dextralité au cours du développement est-elle significative ? L’analyse de cette question est résumée par le tableau IV.
- Pour déterminer la capacité de différenciation de l’indice de dextralité, en ce qui concerne les âges différents,, nous avons comparé, selon la formule classique (5), la différence des moyennes de deux âges et l’écart étalon de cette différence (1).
- On sait que, si la différence est deux fois plus: grande que son écart étalon, il y a 43 chances sur 44 pour que la différence soit réelle et qu’elle se trouve dans la direction indiquée ; si la différence est trois- fois plus grande que son écart étalon, les chances sont de 740 sur 741.
- On voit d'après le tableau IV, qu’il existe une différence réelle entre 12 et 11 ans, et que cette différence augmente de plus en plus pour les combinaisons de 13 et 11, 14 et 11 ans. Elle diminue un peu pour 15 ans. Nous remarquons en général pour cet âge une régression de dextralité. ,Nous reviendrons plus loin sur ce fait. Il n’existe pour ainsi dire aucune différence de dextralité entre les enfants de 13 et 12 ans.
- Nous avons vu que l’indice d’ambidextrie diminue à 15 ans. Nous sommes enclins à croire que ce phénomène est dû au fait que les enfants qui restent jusqu’à 15 ans dans les écoles communales sont presque tous des arriérés. L’hypothèse du rapport entre le manque de dextralité et l’arriération nous fait penser aux recherches de M. O. Wilson et L. B. Dolan (6), bien que notre problème ne soit pas tout à fait le même.
- (1) (2) V. suprà, p. 3, notes (1) et (2).
- (3) H. Bowman. The effect of pratice on different types of dextraüly.
- Amer. Journ. of Psych. XI, 1928, p. 117-120.
- (4) J. Heinlein A study of dextraüly in children. Journ. of genet. Psych. XXwVI, I, 1929, pp. 91-119.
- (5) Formule de l’écart étalon de la différence entre les moyennes :
- s, 2 — \Vrr' m, -h <T m-2
- (6) M. O. Wilson et L.-B. Dolan. Ilandedness1 * * 4 5 6 and Abiüty. Amer. Jour, of Psych. XLIII, 2, 1931, p. 261-2G8.
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- Dans l’enquête menée par ces auteurs il s'agissait de la différence entre les droitiers et les gauchers au point de vue des résultats scolaires et du rendement dans un test d’intelligence (Otis). Nous nous rendons compte que le rapprochement entre les ambidextres et les vrais gauchers est un peu hasardeux. Néanmoins l’analogie des résultats de ces recherches avec les nôtres est trop marquante pour ne pas faire ce rapprochement. Ces auteurs trouvent plus de gauchers dans les classes spéciales d’arriérés que dans les classes normales. De plus, les résultats d’après les tests d’intelligence, les notes scolaires et l’appréciation des maîtres montrent une supériorité constante quoique légère des droitiers.
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- * *
- Pour l’analyse ultérieure des expériences il était nécessaire qu’on puisse se rapporter à une caractéristique unique qui exprimerait, pour chaque sujet, la rapidité des deux mains dans; le test de pointillage. Avant de choisir pour cette valeur la moyenne du rendement des deux mains, nous avions voulu nous convaincre que ce procédé n’introduisait pas de causes d’erreurs fortuites trop élevées. Peut-on affirmer à l’avance que les sujets rapides de la main droite sont en même temps rapides de la main gauche ?
- Pour répondre à celte question, nous avons calculé le coefficient de corrélation (formule de Pearson) entre le rendement des deux mains pour les enfants de 12 et 13 ans et pour le groupe de 275 sujets adultes de culture primaire.
- Voici les coefficients obtenus :
- Enfants :
- 12 ans.... r = 0,757 ± 0,024.
- 13 ans.... r = 0,701 + 0,028.
- Adultes :
- r = 0,778 + 0,010.
- En raison de ces coefficients élevés de corrélation nous nous sommes crus en droit de fixer la moyenne du rendement des deux mains comme valeur caractéristique de la rapidité dans le test. Le tableau V présente l’étalonnage par âge de cette valeur (quartiles).
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- Nous nous, sommes demandée s’il existe un rapport quelconque entre la dextralilé du sujet et sa rapidité dans les mouvements simples des mains. Nous avons calculé pour ce motif la moyenne des indices de dextralilé relatifs aux sujets qui, au point de vue de la rapidité, se classent dans les quar-tiles présentés dans le tableau V.
- Le tableau VI montre l’aspect numérique de celle relation. La chute de l’indice de dextralité est très prononcée surtout pour le quatrième quartile. Le phénomène est général pour tous les âges. Les sujets lents sont donc plus ambidextres que les sujets rapides. Est-ce dû à la structure du test ? Est-ce une loi générale ? Des épreuves d’autre nature que nous nous proposons d’établir en continuant l’étude de dextralité nous le montreront.
- La régularité du phénomène est rompue de nouveau par les résultats des enfants de 15 ans. Bien que marquée encore, là diminution de l’indice de dextralité dans le quatrième quartile n’est pas si affirmée que pour les autres âges.
- Nous sommes certainement ici en présence de sujets dont le comportement et les facultés ne sont pas normales.
- A l’encontre de l’hypothèse que ces sujets sont en général des arriérés, on pourrait supposer que leurs résultats indiquent plutôt une certaine maturité qui les rapprocherait des adultes. On verra plus loin, par l’étude des résultats des adultes, que ce n’est pas le cas.
- Pointillage — Rapidité Main droite
- Tableau I
- AGE 11 12 13 14 15
- NOMBRE DE SUJETS 33 137 145 87 46
- Maximum 233 307 303 362 394
- C 10 218.50 242.75 260.41 290.50 323.50
- C 20 207.50 224.91 236.64 268.70 284.83
- C 30 193.50 213.98 222.83 247.79 270.00
- C 40 176.83 205.68 227.54 230.58 256.83
- C 50 169.50 196.58 206.42 217.50 231.50
- C 00 162.17 185.17 198.59 205.90 208.83
- C 70 151.10 172.24 185.41 193.93 191.50
- G 80 137.50 157.04 170.61 181.50 180.50
- C 90 105.50 130.30 146.67 150.07 156.83
- Minimum 57 60 96 96 135
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- Pointillage — Rapidité
- Main gauche Tableau II
- AGE 11 12 13 14 15
- NOMBRE DE SUJETS 33 137 145 87 46
- Maximum 177 237 240 290 298
- C 10 163.00 182.39 198.87 207.75 241.10
- C 20 149.10 167.69 180.75 189.68 222.70
- C 30 135.00 155.42 159.90 175.62 196.30
- C 40 119.00 144.46 148.30 164.75 178.50
- C 50 110.75 132.36 137.50 153.50 167.00
- C 60 102.50 119.29 129.21 141.90 153.10
- C 70 94.25 104.87 120.93 129.64 135.50
- C 80 86.00 91.68 108.39 116.30 120.50
- C 90 74.83 78.93 92.00 98.30 97.90
- Minimum 5o 52 32 57 91
- Indice de dextr alité Tableau III
- AGE 11 12 13 14 15
- NOMBRE DE SUJETS 33 - 137 143 87 46
- Maximum 45.50 95.30 81.50 126.00 66.00
- C 10 40.07 49.15 51.06 53.62 53.50
- C 20 35.17 43.03 42.60 43.75 44.25
- C 30 29.62 38.31 39.10 41.03 38.17
- C 40 23.50 33 31 35.29 37.12 33.00
- C 30 21.37 29.03 30.67 33.09 30.125
- C 60 18.50 24.75 26.26 30.375 26.93
- C 70 16.67 21.43 21.84 24.55 23.75
- C 80 14.83 16.70 17.00 19.70 20.875
- C 90 7.75 10.27 11.09 15.35 17.10
- Minimum 1.00 0 0 1.00 0.50
- La différenciation des groupes des âges divers par l’indice de dextralité dans le test de Pointillage
- Tableau IV
- INDICES
- AGES
- DIFFÉRENCE ECART ÉTALON
- de moyennes de cette différence
- M 1 M 2 M 1 M 2 M I M 2 M 1 M 2 M 1 M 2 M 1 M 2 M 1 M 2 M 1 M 2 M 1 M 2 M 1
- 12 ans
- 11 ans
- 13 ans
- 12 ans Il ans
- 13 ans 15 ans
- 14 ans
- 13 ans H ans
- 14 ans il ans
- 13 ans
- 11 ans
- 14 ans
- 12 ans
- 13 ans 12 ans
- 15 ans
- 4.83 0.95 4.10 — 2.71 5.78 9.88 7.17 5.05 2.34
- 2.426
- 1.811
- 2.042
- 2.380
- 2.909
- 2.836
- 2.457
- 2.392
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- Pointillage — Rapidité Moyenne des 2 mains
- Tableau V
- AGE il 12 13 14 15
- NOMBRE DE SUJETS 33 137 145 87 46
- Maximum 205 258.50 247.50 306.50 328
- C 25 170.50 187.89 195.46 219.92 244.50
- C 10 137.00 161.50 170.64 186.83 204.50
- C 75 123.25 133.56 148.33 158.94 162.00
- Minimum 56 56 68.50 76.5 117
- Moyennes des indices de dextralité par quartiles de la moyenne des 2 mains
- Tableau VI
- AGES 11 12 13 14 15
- NOMBRE DE SUJETS 33 137 145 87 46
- Rapidité — Moyenne des MOYENNES
- 2 mains — Quartiles
- I 25.81 31.58 30.20 43.21 32.71
- II 25.96 32.31 31.86 36.27 38.55
- III 26.50 31.44 33.80 32.48 29.30
- IV 17.23 24.28 26.43 26.73 27.69
- Grilles pour l'Orientation et la Sélection professionnelles
- (Aptitudes physiques. — Contre indications) par H. BONNARDEL et H. LAUGIER (1)
- En établissant cct album, nous avons voulu fournir un premier instrument de travail pratique aux techniciens de l’orientation et de la sélection professionnelles.
- Cet album permet de résoudre le problème de base de l’orientation et de la sélection professionnelles : quels sont les métiers compatibles avec telle ou telle déficience physiologique ? avec telle ou telle tare pathologique ? Quels sont les métiers qui sont contre-indiqués par elles ? Première tâche d’élimination, indispensable, à laquelle se superposeront ensuite les éliminations à base psychologique, puis les orientations plus délicates déterminant un choix entre diverses activités physiologiquement ou psychiquement possibles.
- (1) Publication du Travail Humain, série A. Directeur : Laugier. Prix 100 francs. S’adresser au Travail humain, 292, rue Saint-Martin, Paris (IIIe).
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- L’album comprend :
- t° Une liste de 477 métiers, établie d’un part d’après la nomenclature de la statistique générale de la France, et, d’autre part, suivant l’ordre alphabétique.
- 2° Un tableau de 477 cases numérotées de 1 à 477, de sorte que chaque métier est représenté sur ce tableau par une case numérotée. '
- 3° Un jeu de grilles en celluloïd, portant chacune l’indication d’une déi'icience'jjiysiologique ; chaque grille doit être superposée au tableau précédent; elle comporte des caches qui laissent apparaître les métiers autorisés et éliminent les métiers interdits.
- Ainsi chaque grille fait apparaître immédiatement l’ensemble des métiers qui peuvent être choisis par un individu porteur d’une déficience physique déterminée. La superposition de plusieurs grilles permet de saisir d’un seul coup d’œil les professions autorisées pour un individu porteur de plusieurs déficiences.
- Toutefois les choses ne se présentent pas toujours avec une aussi grande netteté ; la division en métiers autorisés et métiers interdits est d’une brutalité qui ne correspond pas toujours à la complexité des faits ; il est des métiers pour lesquels une tare ou une déficience déterminée constitue ce qu’on peut appeler une contre-indication relative. Nul, parmi ceux qui ont la pratique de l’orientation et de la sélection professionnelles ne s’en étonnera. Sur les grilles, à côté des plages opaques, qui interdisent complètement un métier, se trouvent des plages transparentes, portant, en haut et à gauche, un coin opaque, et qui correspondent aux métiers pour lesquels la déficience physique appartenant à la grille considérée constitue une contre-indication relative.
- Dans ce cas, il faut faire une étude particulière des cas individuels. Cette relativité des contre-indications peut en effet tenir'à des causes très diverses : elle peut tenir à ce que la déficience considérée est une gêne à l’accomplissement du métier, sans constituer une incompatibilité absolue, ou bien à ce que la déficience considérée comporte des degrés, sans qu’il ait été possible de créer une grille correspondant à chacun de ces degrés. Elle peut tenir d’autre part à la diversité des genres d’activité groupés dans un même métier.
- En présentant au public et aux orienteurs ces grilles que nous croyons utiles, nous n’ignorons pas qu’elles contiennent, obligatoirement, des imperfections et des lacunes, des inexactitudes dans l’appréciation des contre-indications. Nous demandons expressément qu’on attire notre attention sur celles que la pratique aura révélées. La science de l’orientation ne peut se constituer au labo-
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- ratoire comme un ensemble logique, théoriquement satisfaisant et susceptible d'application stricte immédiate. Un courant continu d’échanges doit se réaliser entre la théorie et La pratique, et seule une telle méthode peut assurer le perfectionnement des techniques d’orientation. La publication de ces grilles a pour objet de les soumettre à La critique de l’expérience et de l’application pratique. Une prochaine édition tiendra compte des nombreuses observations que nous espérons recevoir des techniciens de l’orientation et de la sélection, et que nous sollicitons explicitement.
- Liste des grilles
- 1. Faiblesse musculaire.
- 2. Troubles moteurs des membres inférieurs.
- 3. Impotence des membres inférieurs (métiers assis).
- 4. Vertiges.
- 5. Epilepsie.
- 6. Acuité visuelle supérieure à 0,7 pour un œil et comprise entre
- 0,7 et 0,4 pour l’autre.
- 7. Acuité visuelle comprise entre 0,7 et 0,4 pour un œil et infé-
- rieure à 0,4 pour l’autre.
- 8. Aveugles.
- 9. Borgnes.
- 10. Dyschromatopsie (Troubles de la vision des couleurs).
- 11. Héméralopie (Troubles de la vision aux faibles éclairages).
- 12. Asthénopie (Fatigabilité visuelle).
- 13. Port de verres correcteurs.
- 14. Tendance aux conjonctivites.
- 15. Hypoacousie.
- 10. Surdité totale.
- 17. Anosmie (Déficience de l’odorat).
- 18. Agueusie (Déficience du goût).
- 19. Tendance aux laryngites.
- 20. Tendance aux dermatoses (Maladies de la peau)..
- 21. Hyperhydrose palmaire (Sudation pathologique des mains).
- 22. Tendance aux rhumatismes.
- 23. Déficience légère des émonctoires (foie, rein).
- 24. Diabète.
- 25. Prétuberculose.
- 26. Tuberculeux à lésions arrêtées (sous réserve de bonnes con-
- ditions hygiéniques du travail).
- 27. Cardiopathie permettant une activité physique suffisante.
- 28. Cardiopathie, activité légèrement diminuée.
- 29. Cardiopathie, activité très diminuée.
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- 30. Tendance à l’apoplexie.
- 31. Varices.
- 32. Hernies.
- NOTES ET DOCUMENTS
- La fréquence relative des accidents du travail
- Des statistiques établies pour quinze années (1910 à 1925) permettent d’apprécier la fréquence relative des accidents du travail pour un certain nombre de professions.
- Voici quelques chiffres pour les industries du bâtiment et des travaux publics, relatifs au nombre d’accidents par an pour 1.000 ouvriers (soit 270.000 journées de travail, avec perte moyenne par accidents de 20.000 journées) :
- Professions Morts Incapacité Tous permanente accidents
- Maçonnerie, béton, ciment armé 1 17 6 0 154
- Charpente en bois 1 15 11 5 274
- Menuiserie 0 36 9 9 181
- Constructions métalliques. . . . 0 67 6 9 293
- Serrurerie 0 50 4 9 277
- Canalisations et pavages. , 1 24 4 5 218
- Couverture et plomberie 2 04 5 4 282
- Chauffage, fumisterie 0 65 4 6 263
- Peinture, vitrerie 1 25 3 7 128
- I ransports et terrassements 2 11 10 6 282
- Travaux publics 1 63 7 2 258
- Moyenne 1 37' 6 08 218
- Les circonstances des accidents montrent que les chutes des ou-
- vriers représentent 37,9 "/„ au total, les chutes d’objets 12,8 % les explosions, électrocutions, noyades, 11,8 °/„, les éboulcments, effondrements 5,9 %.
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- La fréquence des anomalies de la vision des couleurs chez les écoliers de Bâle
- Voici un ensemble de données statistiques sur les écoliers de la ville de Bâle soigneusement examinés, à deux reprises, au point
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- de vue de la vision chromatique, par Wicland (I) et par von Planta
- (II) : Pourcentages
- l U au total (3036 cas)
- Nombre d’individus examinés... 1036 2000
- Nombre de protanopcs 10 32 1,38 »/0
- Nombre de protanormaux 12 12 0,78 °/0
- Nombre de deuléranopes 10 30 1,31 %
- Nombre de deutéranormaux 53 85 4,53 %
- Total des anomalies.... 85 159 8,00 %
- Si les anomalies forment, une proportion élevée, il faut toutefois remarquer que le daltonisme vrai (cécité au rouge ou protanopie, et au vert, ou deutéranopie) ne se rencontre que dans environ
- 2,7 % des écoliers. H. P.
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- L’influence du cinéma sur les enfants ( i )
- Une enquête fait par l’inspecteur principal de l’Enseignement de Londres a porté sur 29 écoles du comté comprenant 21.280 élèves.
- Cette enquête permet de dégager quelques données intéressantes :
- 1° Les films de cow-boys sont populaires auprès des garçons et des filles ;
- 2° Les films de guerre et les films d’aventures sont populaires parmi les garçons. Les filles n’aiment pas du tout les films de guerre ;
- 3° Les films de détectives ou de gangsters sont très populaires chez les garçons, beaucoup moins chez les filles ;
- 4° Les comédies et les farces ne sont pas appréciées par les enfants de 11 à 14 ans ;
- 5° Les films documentaires, les films de voyage et ceux d’animaux ont été rarement désignés parmi les préférés ;
- 6° Les aventures sentimentales et les films d’amour sont résolument écartés par les garçons mais occupent un rang assez élevé dans les préférences des filles de 11 à 14 ans.
- Ces renseignements sont précieux et aident puissamment l’étude des différences de caractères des filles et des garçons.
- (1) Revue 'internationale du cinéma éducateur.
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- Les erreurs de la sélection devant l’Académie française
- Dans son discours de réception à l’Académie française, M. F. Mauriac, parlant de Rrieux, a intercalé un passage de critique au sujet des erreurs pédagogiques de sélection :
- « Blanchette, ou le Diplôme qui ne sert à rien ! S’il était besoin d’aider à l’inépuisable succès de cette pièce fameuse, il suffirait d’y ajouter ce sous-titre pour attirer aujourd’hui à la Comédie-Française la foule\immense des diplômés sans emploi. 11 est vrai que si tous les petits Français de 1033 sont appelés aux délices de l’instruction secondaire, d’habiles filtrages, dès l’âge le plus tendre, diminuent le nombre des élus et rendent à la terre et aux métiers manuels ceux qui paraissent avoir le moins d’esprit. Brieux aurait trouvé là un passionnant sujet pour donner une suite à Blanchette : ce n’eût été qu’un jeu pour lui de nous peindre tous les écoliers éliminés par les professeurs, chassés du lycée et de tous les paradis du fonctionnaire, et de les faire triompher au dernier acte : les doux, les esprits lents, ceux qui ne brillent pas, les enfants qui ne sont pas prodiges, les méditatifs dénués de mémoire et incapables de psittacisme, on les aurait vus, au dénouement, devenir les maîtres du monde. »
- C’est là un rappel, qui n’est pas inutile, de la nécessité de faire appel à des épreuves adéquates pour dépister les esprits lents mais solides, originaux mais peu doués pour la mémoire, épreuves qui ne peuvent se limiter à des formes purement scolaires !
- P.
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- Les facteurs de groupe dans les test mentaux
- D’un travail récemment publié par G. Milton Smith, à propos de facteurs de groupe dans les tests mentaux (Group Factors in mental Tests similar in material or in structure, Arch. oj Ps. July, 1933, n° 156) il est intéressant pour nous de retenir l’importance de la forme (position du problème) et de la nature du test dans les réussites.
- Des calculs statistiques portant sur les résultats de tests de nature : verbale, numérique, spatiale, et présentés alternativement sous la forme d’épreuves de : généralisation, analogie et construction, ont mis en évidence la- présence de « facteurs de groupe ». Ceux-ci apparaissent comme facteurs de réussite communs à quelques tests de la batterie utilisée ; ils interviennent d’une manière assez nette entre les exercices de même forme et de nature diverse,
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- se manifestant avec plus de force dans les épreuves de même nature, présentées différemment.
- 11 s’ensuit la possibilité de prévoir avec des chances de certitude, connaissant leur réussite dans des tests de nature déterminée : verbale, numérique, spatiale, les résultats de ces mêmes sujets dans des épreuves comparables au point de vue de la nature mais différentes de forme. Les chances sont moindres, lorsqu’il s’agit de pronostiquer les succès dans des exercices correspondants comme forme et variés quant à la nature. Cependant, toutes ces données offrent un intérêt indéniable dans le choix de tests destinés à la constitution de batterie pour un examen mental.
- J. M.
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- Etude de la personnalité et graphologie
- G.-W. Allport, auteur connu de différents questionnaires destinés à connaître la personnalité, a publié récemment (T), en collaboration avec Cantril et Rand, une curieuse étude sur La détermination comparée des intérêts personnels par des méthodes psychologiques d’une pai'l et graphologiques de l’autre. Ces auteurs rapportent notamment les résultats d’une recherche faite sur une cinquantaine de sujets à l’aide du questionnaire d’Àllport (Study of Values) complété par des procédés graphologiques. Les coefficients de corrélation entre les deux séries de mesures, groupées en cinq types d’intérêt suivant la classification de Spranger, ont été les suivants : 1° intérêts esthétiques + 0,40 + 0,08; 2° intérêts économiques + 0,29 + 0,09 ; 3° intérêts théoriques + 0,25 + 0,09 ; 4° intérêts politiques + 0,07 + 0.10; 5° intérêts religieux
- — 0,06 + 0,10. En combinant ensemble ces cinq groupes on a
- obtenu + 0,21 + 0,04. A. R,-G.
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- Goûts professionnels de quelques enfants de Paris
- L’Office d’O. P. du Comité de patronage des Apprentis du 13e arrondissement communique dans Y Apprentissage et l’Orientation professionnelle quelques données sur les métiers choisis par 1.700 enfants de 13 ans, relevées d’après leurs fiches scolaires.
- Notons parmi les métiers les plus en faveur chez les filles celui de couturière (172) ; vient ensuite l’emploi de commerce (133) ; l’emploi de fonctionnaire (110); la coiffure (12). Les garçons choi-
- (1) In : « Character and Personality », n° 2, décembre 1933.
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- sissent l’industrie du fer (157), celle du bois (62), le travail d électricien (44). D’autres professions (lingerie, cartonnerie, imprimerie et reliure, l’alimentation, horlogerie, etc., etc.) sont faiblement représentées. 203 filles et 260 garçons désirent continuer leur scolarité ou n’ont pas encore pris de décision. A. R.-G.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Un essai de perfectionnement technique des notes d’examens scolaires
- Peut-on, en restant dans les cadres des examens scolaires habituels, en améliorer toutefois la technique de façon à atténuer les variations dues à l’équation personnelle de l’examinateur, variations dont maintes études docimologiques ont montré la gravité. Une expérience entreprise par Yernon Martin Sims, dont les résultats sont relatés dans le dernier fascicule du Journal of Edu-cational Research (septembre 1933) semble montrer la possibilité d’une telle amélioration dans des proportions assez importantes.
- Il s’agit, il est vrai, d’un examen universitaire américain comprenant plusieurs questions (jusqu’à 10 et davantage) et non pas d’un dissertation sur un sujet unique commê dans les universités françaises.
- L’amélioration technique a porté, d’une part, sur l’élaboration 'd’une série de règles précises auxquelles les correcteurs étaient invités à se conformer en cotant séparément les réponses à chaque question ; et, d’autre part, dans la traduction de leurs notes en degrés, sur une échelle de 100 points, avec égalisation des indices de dispersion, dos notes d’admissibilité et des maxima des divers correcteurs.
- De cette manière, huit correcteurs ayant à corriger 33 copies d’étudiants en psychologie (chaque copie comportant les réponses a 10 questions) ont fourni des notations très concordantes ; les coefficients de corrélation entre la notation d’un correcteur et la moyenne des sept autres ont atteint les chiffres impressionnants de 0,96 à 0,98 (suivant les correcteurs) et les corrélations entre les notes d’un examinateur et' celles d’un autre étaient réparties entre 0,91 et 0,97, avec une moyenne de 0,945.
- D’autre part, en établissant pour chaque copie l’écart entre la note la plus sévère (en « degrés ») et la note la plus indulgente de toutes les huit notes qui lui furent attribuées, on constate que l’écart maximum n’a pas dépassé 7 points (Sur une échelle de 100 points) la moyenne des écarts étant de 4,4. Dans une étude
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- précédente, ie même auteur avait trouvé dans des conditions tout à fait analogues, mais sans que fussent formulées à l’usage des correcteurs des règles précises, un écart moyen de 28,3 points avant la conversion des échelles et de 10,0 points après que les notes furent traduites en degrés. Dans l’expérience actuelle, l’écart moyen pour les notes brutes a été de 13,1 et fut réduit, après conversion des échelles à 4,4.
- Ainsi, les deux facteurs étudiés — absence d’entente sur les principes mêmes de la notation et emploi, par les examinateurs différents, des échelles différentes — contribuent tous deux, et à peu près dans une égale mesure, à créer les divergences de notes d’un correcteur à l’autre. Mais de plus, et c’est là le fait sur lequel l’auteur insiste avec raison, ces deux facteurs semblent assez indépendants, les deux devant être pris en considération pour réduire au minimum les divergences personnelles.
- Il convient de remarquer que sur les dix questions devant être traitées dans les copies, six étaient des questions de fait indiscutables, les quatre autres comportant au contraire un élément de discussion et d’interprétation. Ce sont, évidemment, les premières qui ont fourni les divergences les plus faibles d’un examinateur à l’autre (corrélation entre les « degrés » d’un correcteur et la moyenne des autres de 0,96 en moyenne contre 0,89 pour les questions de discussion) ; ce sont celles aussi dont les résultats étaient très proches de ceux d’un lest de connaissance avec lequel les questions de discussion n’ont fourni qu’une corrélation de 0,49.
- D. W.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANüER
- L’Orientation professionnelle des bacheliers en Allemagne
- Dans le Travail humain (1) le professeur Hans Rupp expose comment, par suite de l’Aggravation extraordinaire de la situation économique, le choix de la profession est devenu de plus en plus critique pour les bacheliers et les étudiants et comment s’est accru le besoin d’une orientation.
- La question, bien que n’étant pas définitivement réglée, est passée au premier plan et l’auteur montre quelle est actuellement la méthode qu’il emploi lui-même à Berlin.
- Il va d’abord dans les écoles secondaires et explique au directeur le but.
- (1) Le Travail humain, lre année, n° 4, 1er décembre 1933, pages 399-408.
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- collective (Klassenaufnalmc) avec tous les élèves de la classe à la fois, ensuite un entretien particulier avec chaque élevé.
- Dans la partie collective, l’élève doit remplir un questionnaire et répondre à une série dedcsts.
- La première partie du questionnaire contient les questions les plus nécessaires sur les caractères de vie de l’enfant au dehors et à l’école, la seconde traite des goûts vis-à-vis des matières ensen gnées et vis-à-vis des professions. Dan la troisième partie, les élèves doivent répondre librement et longuement à des questions dans le genre de celles-ci : Ou’est-ce que vous voulez devenir à l’âge de 6, 10 ou 14 ans ? Comment vous représentez-vous votre avenir ? etc., etc. Enfin vient l’examen de tests.
- Pour mesurer Y intelligence verbale, l’auteur applique un test de définition de mots et une modification difficile du test de combinaisons d’Ebbenghaus.
- Puis l’auteur a créé un lest de statistique : répartition par exemple « des hommes exerçant un métier» ou « des hommes ayant des revenus suffisants pour vivre sans profession » pris parmi des résultats du recensement de 1925.
- Ce test doit montrer si l’élève est capable de s’y reconnaître rapidement dans une matière nouvelle cl compliquée et de découvrir même les faits les plus voilés.
- Un deuxième groupe de lesls concerne Yinlelligence de l'espace.
- Quatre tests la composent :
- 1° Continuer un dessin difficile commencé ;
- 2° Dessiner à 90°, 180° et 270 degrés ;
- 3° Dessiner pour un corps donné en perspective la décomposition en surfaces planes ou la projection ;
- •4° L épreuve de composition de Binet mais plus difficile.
- Pour mesurer l’effort et la ténacité de Vattention et la précision, l’auteur applique le lest de Stcrzinker, variante du test de Bourdon, et le test de Couvé qui consiste à chercher des chiffres dans une liste donnée.
- Comme test de mémoire, l’auteur donne dix groupes contenant chacun six mots reliés par un caractère commun.
- Après une seule lecture, on donne au sujet le premier mot et le dernier de chaque groupe et le sujet doit donner de mémoire les quatre du milieu.
- Pour marquer la promptitude de l'esprit, le sujet doit noter .par exemple le plus grand nombre de mots se terminant par exemple
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- par « Ung » et le plus grand nombre de villes commençant par la lettre « M ». v
- Après cet examen collectif, chaque élève subit un entretien particulier cjui commence par une discussion du questionnaire rempli • précédemment et ensuite on lui parle beaucoup des divers métiers et professions qui peuvent être sérieusement envisagées par lui.
- Cette méthode semble avoir fait ses preuves et les conseils que l’on donne aux jeunes gens paraissent être pour eux un secours précieux au moment où ils doivent décider de leur avenir.
- M.-H. P.
- A travers les Revues
- L’existence d’un diverticule digestif professionnel, à la jonction du pharynx et de l’oesophage, est décrite chez un sujet de foire, avalant et restituant à volonté des pièces de monnaie, des œufs, etc., etc., par II. Sicart, dans les Archivos espanoles de enferme-dades del aparato digestivo (février 1933).
- Mlle Rodrigo consacre à des problèmes d’O. P. un important article de la revue espagnole Medicina del Trabajo e Higiene industrial (T. 4, 1933, p. 93. 190), signalant que 75 % des travailleurs sont mésadaptés, montrant bétonnant accord dans les préférences professionnelles des enfants des divers pays, posant le problème de l’âge utile pour le choix du métier, etc.
- Dans la Renie médicale de la Suisse romande (n° 10, 25 août 1933, p. 609), les normes de croissance des écoliers lausannois sont données dans un article par Wintsch.
- IJn article de II. Klstxer, dans le Münchener medizinische Wochenschrift (27 janvier 1933) est consacré aux troubles de la menstruation et des fonctions génitales engendrés par les excès sportifs féminins. _________
- L’asthme professionnel, par sensibilisation à la laine de mouton, est l’objet d’une étude de IL Moll dans The Lancet (24 juin 1933) : Dans le Yorkshire, où plus de 200.000 personnes sont occupées dans les manufactures de laine, l’auteur, sur 119 cas d’asthme, on a trouvé 22 de sensibilisation à la laine.
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- Tests d'esprit d’observation. — Dans le n° 6 (juin 1933) de « Industrielle Psychotechnik, W. Strebe publie une courte monographie de tests d’esprit d’observation. On y trouvera à côté de la description de quelques tests parmi ceux déjà utilisés le projet d’un lest original de l’auteur.
- Orientation professionnelle vers des carrières libérales. — On trouvera à ce sujet une série d’articles de Rupp et de Tesar dans Psychotechnische Zeitschrift.
- Dans celle même revue (n° de juin 1933), K. Winskler étudie l’aptitude pour un travail visuel forcé.
- Sélection et Orientation professionnelle des étudiants des écoles supérieures. — On trouvera quelques données, à ce sujet, dans l’ârticle de Moede, publié dans le n° 7 (juillet 1933) de « Industrielle Psychotechnik ». 11 s’agit là notamment des élèves des Ecoles techniques supérieures.
- Dans ce même numéro, E. Bayer décrit les expériences et les résultats obtenus dans l’examen de l’aptitude visuelle dans l’obscurité et dans la lumière éblouissante.
- On trouvera dans le n° 8 (août 1933) de « Industrielle Psychotechnik » un compte rendu de l’activité des organisations psychotechniques créées en 1930 auprès des administrations des postes allemandes, dû à W. Medrow.
- Dans le môme numéro, O. Bobertag parle de la psychotechnique au service de l’armée où il soumet à un examen critique les méthodes américaines. ________
- Nous relevons, dans le n° 26 du 15 septembre 1933, de « Reich-sàrbeitsblatt » un article sur les accidents dans le travail des débardeurs dans les grands ports maritimes, par H. Berger, comportant, entre autres, une petite contribution à l’étude statistique des causes des accidents.
- Dans ce même numéro on trouvera la reproduction de quelques nouvelles affiches de sécurité établies pour les ateliers des chemins de fer d’Etat allemands.
- La Psychotechnika donne dans le n° 2 de cette année un compte rendu détaillé de deux conférences que Séracky a faites à l’Institut psychotechnique de Varsovie. La première ayant comme sujet les épreuves psychotechniques pour candidates à l’examen
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- de maturité en Tchécoslovaquie fait connaître des résultats numériques des tests d’intelligence, de même que des données concernant les intérêts intellectuels et les goûts professionnels de la jeunesse tchèque. Lia seconde, non moins intéressante, porte sur les examens psychotechniques pour agents de police.
- On trouvera dans le même numéro un compte rendu de l’activité de l’Institut psychologique, de Plock, inauguré en janvier dernier. ________
- La revue bi-mensuelle Berufkundiichc Nachriehlcn publie régulièrement des renseignements sur toutes sortes de métiers et d’établissements d’enseignement professionnel allemands. C’est ainsi que le n° 18 (25 septembre dernier) parle de la marine d’Etat, des écoles de médecine, des écoles d’enseignement ménager, etc.
- Sous un titre général VHomme dans le travail social, l’organe officiel allemand Der offentliche Arbeitsnachweis publie dans son n° 12 (octobre 1933) une série d’articles qui prétendent refléter l’idéologie hitlérienne appliquée aux problèmes du travail.
- Les maladies professionnelles occasionnées par l’emploi des outils pneumatiques font l’objet d’une étude de Menslage parue dans le n° 29 (15 octobre 1933) de la Reichsarbeitsblatt.
- On trouvera dans le n° 1 du tome III (avril 1933) de Arquivos da Assistencia a Psicopatas de Pernambuco, dans l’article de C. Cou-tinho, quelques renseignements sur la révision de Pernambuco de l’échelle Binet-Simon-Terman.
- Le n° 21 (septembre 1933) de la Revisla de Organizacidn Cicnti-fica publie un chapitre d’un- livre récent de C. de Madariaga : La formaciôn professionnal de los trabajadores (La formation professionnelle des travailleurs) et traitant des méthodes de la sélection du personnel. ________
- Le n° d’octobre de The Journal of Educalional Sociologij est consacré aux problèmes de la valeur de l’éducation des points de vue social, économique, moral, etc. A signaler tout particulièrement l’article de Ch. C. Peters sur la technique de l’étude quantitative de la valeur de l’enseignement, et un autre de D.-H. Kulp et IL-.IL Davidson sur la ressemblance dans les comportements sociaux des frères et sœurs. _________
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- On trouvera quelques renseignements sur les méthodes de rationalisation appliquées à la métallurgie dans le n° 21 (10 nov. 1933) de Berufskundliche Nachrichten.
- J. Drabs publie dans le n° 11 du Bulletin Ergologique les résultats d’une recherche sur la dépense énergétique dans le travail.
- On trouvera dons le n° 3 (juillet-sept. 1933) du Bulletin de VAssociation générale des Orienteurs de France, un petit compte rendu de l’activité des Offices de Moulins et de Nice.
- La profession d'ingénieur conseil en matière de propriété industrielle fait l’objet d’un article paru dans le n° 165-166 (août-septembre 1933) de Y Orientation Professionnelle.
- L’Ecole et la Vie publie dans ses derniers numéros (à partir du 25 novembre) une série de courts articles de F. Lebreton sur Y encombrement des carrières libérales.
- Un aperçu de la presse artisanale en France et à l’étranger a été publié dans le numéro de Noël de la Gazette des Métiers.
- On trouvera dans le numéro de novembre 1933 du Bulletin de l’Office d'O. P. de Marseille quelques renseignements sur les postes de maîtrise dans les travaux publics et dans l’agriculture.
- Dans le n° 4 (août 1933) du Journal of experimental Psychology a paru une intéressante étude de M. S. Viteles sur l’influence de l’exercice sur le rendement dans des tests moteurs.
- Dr Gertrude Kroeger parle dans le n° 16 (novembre 1933) de Der ôffenliche Arbeitsnachweis des méthodes de la sélection des candidates pour les écoles d’infirmières.
- La Revue Philanthropique donne, dans son n° 435 (15 octobre 1933), de courtes notices sur quelques oeuvres d’assistance par le travail.
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- C. P ontrf.moli donne, dans le n° 1 (octobre 1933) de Y Education, un vaste compte rendu du 3e Congrès international Montessori (Amsterdam, 29 juillet-8 août 1933).
- Le n° 43 (27 octobre 1933) de la Gazette des Métiers donne quelques renseignements sur le Centre de documentation de La Chambre de Métiers d’Alsace, créé à l’intention du personnel de l’enseignement postscolaire artisanal.
- Nous relevons dans le n° 32 (15 novembre) de la Reichsarbeits-blatt un curieux article de W. II.yuer, résumant les résultats d’un concours organisé par la Direction des Chemins de fer et auquel ont participé 4.000 écoliers berlinois. Il s’agissait de traiter la question de la sécurité aux chemins de fer en dessinant des projets, des affiches, en rédigeant des écriteaux ou de petits articles en prose et en vers. L’auteur reproduit un certain nombre de ces créations juvéniles.
- A signaler, également dans ce numéro, une notice sur les accidents mortels dans le travail à la grue due à S. Folktiard et une autre sur les accidents causés par les appareils à acétylène, par Asbeck.
- INFORMATIONS
- Congrès international de l’Enseignement technique (Barcelone 17-19 mai 1934)
- Conformément aux décisions prises au cours du Congrès qui s’est tenu à Bruxelles en 1932, le prochain Congrès international de de l’Enseignement technique aura lieu en Espagne, à Barcelone, les 17, 18 et 19 mai 1934.
- L’ordre du jour comporte les questions suivantes :
- Communication du B. I. E. T. sur la terminologie.
- (Question renvoyée à l’examen du B.LE.T. par le Congrès de Bruxelles 1932).
- lre question : Rôle de /’Enseignement technique.
- a) Au point de vue économique ;
- b) Au point de vue social.
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- 2e question : Orientation professionnelle.
- a) Comment utiliser, pour l’orientation professionnelle, la der-
- nière année de scolarité ;
- b) Le rôle du médecin en orientation professionnelle: fiche
- médicale, utilisation des cardiaques ;
- c) Le placement de l’apprenti au moment de l’entrée en
- apprentissage, suite naturelle de l’orientation professionnelle.
- 3e question : Apprentissage.
- ) Programme et méthodes de l’enseignement professionnel
- pratique à l’atelier ;
- ) Technologie : sa pédagogie, rapport avec le dessin, le tra-
- vail à l’atelier, matériel didactique.
- 4e question : Apprentissage et chômage.
- a) Répercussion du chômage sur l’apprentissage ;
- b) Apprentissage du jeune chômeur;
- c) Rééducation de la main-d’œuvre déjà formée.
- 5e question : Cadres supérieurs.
- a) Réglementation et débouchés de l’enseignement technique
- supérieur ;
- b) Protection du litre d’ingénieur.
- 6e question : Divers.
- Le contrat d’apprentissage ;
- La presse technique et l’enseignement technique.
- En dehors des travaux importants qui seront réalisés, un programme d’excursions, visites, réceptions, etc., des plus attrayants a été prévu à l’intention des congressistes et des membres de leur famille qui les accompagneront.
- Les adhésions sont reçues au secrétariat du Bureau international de l’Enseignement technique, à Paris, 2, place de la Bourse, où il y a lieu de s’adresser pour tous renseignements.
- Le montant du droit d’adhésion est fixé à 15 pesetas espagnoles, soit 30 francs français, et la souscription aux comptes rendus des travaux à 25 pesetas espagnoles, soit 50 francs français.
- Un programme provisoire a été déjà établi. Les rapports destinés au Congrès devront être remis avant le 15 février, pour pouvoir être imprimés et distribués ; ils seront établis en quatre exemplaires dactylographiés (avec un maximum de six pages) avec résumé d’une page. Le français est la langue officielle.
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- On annonce que le ministre de l’Intérieur du Reich, M. Frick, a limité à 15.000 pour l’an prochain le nombre maximum d'étudiants qui seront admis, après le baccalauréat, dans les universités (le chiffre de 1900 étant de 8.000 et celui des dernières années étant monté jusqu’à 43.000. Les contingents ont été divisés entre les divers pays. En outre, les étudiants ne pourront pas dépasser la proportion d’un dixième dans le total. Pour les exclus, des commissions spéciales devront donner des conseils d’orientation et faciliter le placement professionnel.
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- Le Bulletin de l'Office d'O. P. de Marseille, dont le n° de décembre 1933 donne une monographie professionnelle du serrurier en bâtiment, paraîtra désormais sous le nom d'Ariane.
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- Une Conférence sud-africaine de la nouvelle éducation se tiendra cette année au Cap (2-13 juillet) et à Johannesburg (16-17 juillet), avec programme vojsin de celui de la Conférence de Nice en 1932 ; parmi les questions à l’ordre du jour figurent l’éducation professionnelle, l’orientation professionnelle, les tests et les méthodes d’examen, le développement de l’enfant, la délinquance juvénile, l’éducabilité des indigènes, etc. Parmi les conférenciers européens, on annonce P. Bovct, W. Boyd, Cyril Burt, Malinowski, Russell, von der Lecuw, et, d’Amérique, J. Dewey, H. Rugg, Ilelcn Parkhurst.
- La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.
- Conférence Perret : L'O. P. et la famille. — La troisième conférence du cycle organisé par l’Association a eu lieu le jeudi 14 décembre 1933 au Conservatoire des arts et métiers, avec le concours de la Ligue de l’enseignement. Une température glaciale fit hésiter de nombreux auditeurs ; pourtant ce fut devant un amphithéâtre garni que M. Perret, directeur de l’Office d’O P. de Lyon, s’exprima.
- Après que le secrétaire eut donné connaissance des excuses, notamment celles de M. Luc, de M. Masbou, de M. Friquet ; M. Larcher, présidant à la place de M. Luc, excusa à son tour M. Fontègne, remercia l’association et présenta le conférencier, « apôtre de l’orientation ».
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- M. Perret, après les remerciements d'usage, rend hommage à M. Luc et déclare que la question de l'O. P. et de la famille est une question sociale peut-être beaucoup plus qu’une question technique.
- A propos des droits et des devoirs de la famille, des controverses ont surgi. L’O. P. doit être à la base de l’éducation professionnelle et fait partie de toute éducfation.
- L’Etat lui aussi a des devoirs. Toute malfaçon sur l’industrie porte sur l’intérêt de la société ; celle-ci ne peut donc pas se désintéresser d’une mauvaise éducation. La famille et l’Etat doivent collaborer.
- L’orateur jette alors un coup d’œil rétrospectif : à Rome, le pouvoir du père de famille était absolu. En Grèce, au contraire, l’Etat avait tous les droits. L’enfant ne doit plus être considéré ni comme un instrument, ni comme un bien.
- Actuellement, l’obligation scolaire offre déjà un peu de facilité pour l’O. P. Ne pas aller jusqu’à imposer à la famille une orientation, mais subordonner le premier placement de l’enfant (jusqu’à 16 ans) à l’avis de l’Office.
- Au point de vue technique, il faut être prudent dans l’interprétation de ce que dit l’enfant. Et le conférencier rappelle des propos de Rousseau. Mais mieux vaut interpréter des réponses que de ne pas étudier du tout l’enfant, et M. Perret évoque Jules Romains sur l’interrogatoire valant selon l’interrogateur et rappel du questionnaire de Mauvezin.
- L’observation de l’enfant est également très utile. Exemples — trop particuliers peut-être — de Bourdelle, de Champollion, de Jacquart.
- Il faut interroger les enfants « avec science et avec art » et converser avec eux ; aider et préparer les parents à leur rôle d’éducateurs ; obtenir des renseignements sur les caractères, et, prudemment, sur les phénomènes d’hérédité, 50 % peut-être des cas. Allusion à la récente loi allemande sur la stérilisation.
- En conclusion, observer les enfants, interroger prudemment la famille, lui offrir, en retour, surtout une très large documentation (sans trop, dit-il, s’attarder à des subtilités, à des quintessences). Ne pas mettre en conflit la famille et l’Etat, arriver à une collaboration généreuse et féconde. « L’autorité de la famille choque le sens social, l’autorité de l’Etat choque le sens moral». Elevé en dehors de la famille l’enfant serait un automate. Arriver à faire un monde mieux construit, plus heureux, servir le présent, forger l’avenir...
- M. Larcher remercie M. Perret à qui des applaudissements cha-
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- leureux ont montré combien sa conférence si documentée avait intéressé l’auditoire.
- La conférence fut suivie de la projection d’un film de documentation, La soudure électrique, obligeamment prêté par la maison Filmtac (que nous remercions à nouveau), film fort bien fait qui fut suivi avec une grande attention, la deuxième partie surtout.
- Banquet. — Quelques jours plus tard, le samedi 10, eut lieu le
- banquet d’hiver, où la plus grande cordialité ne cessa de régner.
- M. Luc ne put malheureusement le présider, ce fut le Dr Paul-
- Boncour qui voulut bien le remplacer.
- De nombreux professeurs étaient présents. Autour d’eux et de
- l’organisatrice, notre dévouée trésorière, se pressaient les habitués
- fidèles de ces agapes. Pivert donna la liste des convives empêchés,
- et notamment de Mme et de M. Piéron, qui souffrants, n’avaient pu
- se joindre à nous. r _ ,, . _ - „
- Le Secrétaire : G.-G. Beaume.
- 17, rue Greuze, 17, Paris (16e).
- — Nous avons eu la douleur d’apprendre le décès de la mère de notre camarade Coudot. Ou’il veuille bien trouver ici l’expression de nos condoléances émues.
- — Je m’excuse de mon retard à accuser réception du î apport très intéressant de M. Marin, de Tarbes, sur le Centre d’O. P. de cette
- ville- C.-G. B.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Mario Barbara. — I fondamenti delta craniologia costituzio-nalistica, gr. in-8° de 181 pages, Rome, casa éditrice Luigi Pozzi, 1933,. Prix : 25 lires.
- L’auteur, qui est sous-directeur de l’Institut biotypologique de l’Université de Gênes, tente de réhabiliter la crâniologie pour la détermination des types constitutionnels humains, mais en se fondant sur une nouvelle méthode de classification, biologique, « ana-tomo-fonctionnelle », suivant son expression.
- Mesurant hauteur, largeur et longueur du crâne, hauteur, largeur et profondeur de la région nasale et de la région buccale, et multipliant chaque fois ces trois valeurs, B. obtient trois chiffres, et un quatrième par somme des deux derniers ; le premier indique ce qu’il appelle la « valeur-indice du crâne cérébral », et le dernier la « valeur-indice du crâne facial ».
- Les types sont définis par la combinaison de ces deux indices.
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- Quand tous deux deux sont moyens, ou également supérieurs à la moyenne, ou également inférieurs, on a les trois types « harmoniques», moyen, macrosomique et microsomique.
- Quand le crâne facial est supérieur à la moyenne et le crâné cérébral inférieur on a le « brachytype » avec antagonisme (brachy-type comportant deux variétés pour le cas du crâne cérébral moyen ou du crâne facial inférieur mais moins que le cérébral).
- Quand la combinaison est inverse, on a le longitype avec antagonisme (longitype comportant encore deux variétés).
- Sur 367 crânes ligures, B. a trouvé 6,2 °/0 de brachytypes, 29,4 °/0 de longitypes, et seulement 10,3 °/0 d’harmoniques (dont 1,08 seulement appartenant au type moyen défini comme normal, ce qui revient à dire, par un singulier paradoxe', que le normal est exceptionnel).
- Quant aux indices crâniens (fondés sur le rapport de la longueur à la largeur) ils apparaissent sans relation avec les types ainsi définis, les proportions restant les mêmes quand on envisage les crânes dolicocéphales (formant 27,5 °/0 du total), les mésaticé-phales (20,4 °/„) et les brachycéphales (52 °/0).
- Il resterait maintenant à établir une signification générale des types définis.par B., qui a confiance dans leur valeur biotypologique, confiance qui, pour le moment reste de l’ordre de la foi, une foi d’auteur. p p
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- Quelques livres entrés à la Bibliothèque de l'Institut National d’O. P.
- R.-II. Eckelberry. — The History of the Municipal University in the United States. — Government Printing Office, 1932, Washington, 213 p.
- Marie M. Ready. — Physical Education and health Education as a part of ail general Teacher-Training curricula. — Government Printing Ooffice, 1932, Washington, 47 p.
- Research in higher Education. — Government Printing Office, 1932, Washington, 133 p.
- Dr Heuyer et D1' Baille. -— Tests moteurs dans VOrientation professionnelle des anormaux de T intelligence et du caractère. — Extrait des Annales médizo-psychologiques (n° 3, octobre 1932), Masson et Cie, 1932, Paris, 15 p.
- Carl E. Seashore. — Siudies in the Psychology of Music. Vol. L The Vibrato. University, Iowa City, 1932, Iowa, 382 p.
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- M. Charles L’Hopital. — Rapport général de la Commission pour la rénovation et le développement des études musicales. — Comité national de propagande pour la musique, 1928-1931, Paris, 102 pages.
- G. Bourdon, F. Delaisi, P. Dénoter, L. Groc, etc. — Le journalisme d’aujourd’hui. — Delagrave, 1931, Paris, 162 p.
- N. Braunshausen. —.Au seuil de la psychologie expérimentale.
- — Maurice Lamerlin, 1931, Bruxelles, 112 p.
- K. Koch’as. — Pstcholechnika, 1932, Kaumas, 14 p.
- Hans Wuertz. — Zerhrecht die Krueclcen. Krueppel-Probleme der Menschheit. — Léopold Voss Verlag, 1932, Leipzig, 400 p.
- Dr Benno Kern. — Wirkungsformen der Uebung. Beiiraege zur psychologie der Arbeit. Ilelios-Verlag, 1930, Muenster-Westfalen, 508 pages.
- Dr Herbert Winkler. — Psychisme Entwicklung und Kruep-peltum. Mil 42 abbildungen im lext. Léopold Voss Verlag, 1931, Leipzig, 122 p.
- Dr Else Schilfarth. — Psychologie der Berufstaetingen Frau. Julius, Klinkhardt, 1929, Leipzig, 222 p.
- Jean Piaget. — Le jugement moral chez l’enfant. — Félix Alcan, 1932, Paris, 478 p.
- Dr F. Achille-Delmas. — Psychologie pathologique du suicide.
- — Félix Alcan, 1932, Paris, 237 p.
- E. IIedon. — Précis de physiologie. — IIe Edition. G. Doin et Cie, 1933, Paris, 942 p.
- Bené Niiiard. — La méthode des tests pour initier les éducateurs. — Les Editions du Cerf Juvisy (S.-et-O.), 236 p.
- C.-W. Dresciier, K. Hoffmann, E. Roesner, etc., etc... — Fer-tigungsvorbereitung als Grundlage der Arbeitsvorbereitung. — Julius Springer, 1932, Berlin, 255 p.
- Ivurt Walther Dix. — Die Berusberatung. — H. Broedel et Gie, 1926, Leipzig, 62 p.
- Morris S. Viteles. — Industrial Psychology. — W.-W. Norton et Cie, New-kork, 652 p.
- Dr Kaethe Gaebel. — Die Frau im Handwerh. — Grüner-Ver-lag, 1931, Bernaubei, Berlin, 103 p.
- INSTITUT
- «4tiokal
- MOFES
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- 6e Année
- Février 1934
- DK
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- Contribution à l’étude de la dextralité
- par S. KORNGOLD
- ( Suite el fin )
- B. — Adultes
- Nous avons mentionné au début de ce travail que le test de pointillage par sa nature même ressemblait beaucoup au travail d’écriture. Il était alors à prévoir que le rendement des sujets appartenant à une classe cultivée, s’exerçant chaque jour à ce genre de travail, dépasserait au point de vue de la rapidité le rendement des classes de culture primaire. Néanmoins, le degré élevé de cette différence nous a surpris.
- Nous avons examiné 86 hommes et 57 femmes tous possédant une culture supérieure (Brevet supérieur, baccalauréat, diplômes universitaires). Examinons d’abord (tableau VII) la différence du rendement due au sexe.
- Pointillage. — Classe de culture supérieure ) g® femmes5
- Tableau VII
- CATÉGORIES RAPIDITÉ M. D. RAPIDITÉ M. G. RAPIDITÉ moyenne (les 2 mains INDICE de dextralilé
- DÉCILES
- H F H F H F II F
- Maximum 417.00 370.00 369.00 325.00 408.00 337.50 75.0.0 76.00
- C 10 373.70 339 37 292.70 271.87 328.00 300.62 61.62 56.23
- C 20 349.00 325.07 239.17 247.50 305.14 281.875 56.37 49.97
- C 30 326.70 307.87 245.30 231.75 292.50 271.19 50.90 45.12
- C 40 318.10 295.50 231 00 221.50 273.83 260.50 46.30 42.64
- • C 50 307.00 284.14 214.30 208.87 261.29 248.25 41.17 39.17
- C 00 292.75 272.50 203.81 193.50 232.07 234.79 35.76 32.74
- C 70 274.00 263.00 193 88 182.81 234.23 222.81 33.30 27.60
- C 80 236.73 245.70 181.50 172.12 222.50 212.125 28 70 20.90
- C 00 232.30 225.00 165.07 156.60 203.00 198.75 20 23 15.86
- Minimum 152.00 148.00 87.00 126.00 119.50 137.00 5.50 7.50
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- Les femmes sont moins rapides que les hommes, aussi bien de la main droite que de la main gauche (colonnes 1 et 2, 3 et 4). Elles sont aussi plus ambidextres que les hommes (colonnes 5 et 6). Cependant cette différence, significative sans doute pour le sexe, devient insensible lorsqu’on compare les résultats des hommes et des femmes cultivés à ceux des hommes sans culture (1). Nous avons cru alors pouvoir cumuler les résultats des deux sexes et établir un étalonnage unique, afin de faciliter la comparaison de deux groupes sociaux (tableau VIII).
- Pointillage. — Rapidité (Adultes)
- Tableau VII1
- VALEURS MAIN DROITE MAIN GAUCHE
- Classes sociales Haute culture Culture Haule culture Culture
- primaire primaire
- Déciles 141 suj. 279 suj. 141 suj. 279 suj.
- Maximum 447.00 33» 309 290
- C 10 30 4 230 282 208
- C 20 333 233 230 186
- C 30 321 218 239 173
- C 40 310 206 220 164
- C 30 29 7 190 211 130
- C 00 203 180 200 147
- C 70 209 173 191 137
- C 80 233 101 179 126
- C 90 231 142 100 113
- Minimum 148 93 87 73
- On voit que la différence est énorme, non seulement pour la main droite, mais qu’elle se maintient, bien que diminuant un peu, pour la main gauche. Elle reste toujours d’un degré tellement élevé qu’il y a lieu de se demander si l’exercice de la main droite par l’écriture ne développe pas, chez les sujets de la classe cultivée, l’habileté de la main gauche. Existerait-il une unité fonctionnelle de l’exercibilité des mouvements? De nombreux auteurs se sont posés cette question : « Peut-on transporter une habileté acquise dans un champ moteur dans un autre champ ? L’exercice et l’apprentissage peuvent-ils se transférer d’un membre à un autre ? » Cétte question en sous-entend une autre, c’est-à-dire : « Y a-t-il ou non une habileté motrice générale et quelles sont les
- (1) Nous n’avions pas eu la possibilité d’examiner les femmes de la classe sociale correspondante.
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- relations entre les différentes habiletés ? » (1). Nos expériences sont trop pauvres pour y répondre. Toutefois elles indiquent nettement le phénomène de transfert de l’habileté acquise d’une main à l’autre. Ce phénomène a été signalé aussi par P. Ewert (2) et A.-I. Gastes (3) qui ont employé, pour le démontrer, la méthode différente de la nôtre, la méthode de l’exercice direct.
- Quant à la rapidité du pointillage du groupe des sujets de culture primaire, elle est de l’ordre de celle des enfants de 13 ans pour la main droite, de celle de 14 ans pour la main gauche (4). Le résultat trouvé pour l’indice de dextralité des deux groupes sociaux est logique et conforme aux prévisions. La classe cultivée se montre de beaucoup plus ambidextre que la classe sans culture (tableau IX). La capacité de différenciation de l’indice de dextralité pour deux groupes de culture différente est énorme.
- INDICE DIFFÉRENCE ECART ÉTALON
- GROUPES de moyennes 4 et 2 de cette différence
- M t Classe cultivée M 2 Classe sans culture 17,76 1,746
- Nous avons voulu savoir si le phénomène de l’abaissement de dextralité chez les adultes lents paraîtrait avec autant de netteté que chez les enfants.
- En poursuivant alors la méthode exposée ci-dessus, nous avons établi le décilage, par quartiles, de la moyenne de rendement, de deux mains (tableau X). Nous avons ensuite calculé la moyenne des indices de dextralité relatifs aux sujets de chaque quartile (tableau XI). Le phénomène se montre identique pour ces groupes sociaux et pour les enfants.
- Pour revenir à la position primitive du problème, résumons les données des expériences :
- (1) A. Gemelli : Sur la nature de l’habileté manuelle. Contributi del labo-ratorio di psicologia. Publicazioni délia Università Cattolica del Sacro Cuore. S. Biologiche. Vol. VI, 1933, p. 423.
- (2) P. Ewert. Bilateral transfer in mirror-drawing. Pedagogical Semin. XXIII, n" 2, 1926, p.235-249.
- (3) A. Gates : A critic of methods of estimating and measuring the transfert of training Journ. of educ. Psych. XV, 9, p. 545-548.
- (4) Comparer les décil’ages de la rapidité des enfants, tableaux I et II (n° 1, p. 6 et 7), avec le tableau VIII, colonnes 2 et 4.
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- 1° La dextralité semble augmenter avec le développement, les jeunes enfants se montrent plus ambidextres que les plus
- âgés ;
- 2° L’activité habituelle de la main droite développe énormément l’adresse de cette dernière, même dans les gestes les plus simples du poignet ;
- 3° L’exercice de la main droite semble influencer et augmenter d’une manière importante l’adresse de la main gauche. Alors se poserait l’hvpothèse du transfert de l’exercibi-lité motrice d’un membre exercé au membre opposé non exercé du corps ;
- 4° Les sujets lents se montrent régulièrement les plus ambidextres. Le fait ressort partout avec une grande netteté et se montre indépendant de l’âge et des influences sociales.
- Ces conclusions n’ont aucunement la prétention d’être définitives. Elles n’apportent que des suggestions et ont besoin d’être vérifiées par des épreuves d’une nature différente.
- Pointillage. — Indice de dextralité (Adultes)
- Tableau IX
- CLASSES SOCIALES DÉCILES Haute culture 141 suj. Culture primaire 279 suj.
- Maximum 76.00 71.00
- C 10 60.48 39.60
- C 20 53.39 32.30
- C 30 48.-15 28.33
- C 40 43.75 25.09
- C 30 39.90 21.69
- C 00 34.26 18.58
- C 70 31,66 15.60
- C 80 25.23 11.57
- C 90 18 42 6.74
- Minimum 5.50 0.50
- Pointillage. — Rapidité (Adultes)
- Moyenne des deux mains
- Tableau X
- CLASSES SOCIALES DÉCILES Haute culture 141 suj. Culture primaire 279 suj.
- Maximum 408.00 298.00
- C 25 287.14 202.80
- C 50 256.43 175.64
- C 75 222.89 152.11
- Minimum 119.50 95.50
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- Moyennes des indices de dextralité par quârtiles de la moyenne des deux mains
- Tableau XI
- CLASSES SOCIALES QUARTILES Haute culture 141 suj. Culture primaire 279 suj.
- 1 40.01 28.48
- U 41 .:» 23.07
- III 43.63 21.83
- IV 33.87 1 n. 87
- Sur l’utilisation professionnelle des penchants et les dangers de leur simple répression 1
- par CHARLES FOURIER
- Je pose en thèse que toutes les attractions sont utiles, sauf emploi dans des séries de groupes exerçant en courtes séances.
- — Quoi ! les passions d’un Néron, d’un Tibère, pourraient être utiles ? — Sans doute ; fort utiles en industrie sociétaire. Expliquons ce mystère.
- Néron est un être né avec des inclinations sanguinaires. La nature veut que, dès l’âge de 3 ans il prenne parti dans quelques-uns des groupes de boucherie de sa phalange. S’il avait horreur de 1 effusion du sang, il ne pourrait pas exercer passionnément un emploi aux boucheries, s’y habituer par plaisir dès le bas-âge, et devenir a vingt ans un très habile boucher, ainsi que le veut la nature.
- Mais j entends Agrippine répondre : Quelle ridicule vision ! prétendre que mon fils, héritier du trône du monde, soit fait pour h' métier de boucher! — Sur ce, Agrippine fait endoctriner son fils par Sénèque et autres savants qui lui enseigneront que la nature est vicieuse, que les inclinations sanguinaires sont odieuses, qu’un jeune prince ne doit aimer que le commerce et la charte, et qu’il s avilirail en se faufilant avec des bouchers.
- Voilà donc une passion du jeune Néron entravée, et vingt autres de ses goûts seront de même contrecarrés par les saines doctrines de la morale douce et pure. Tel sera l’avis de Sénèque;
- (1) Nous publions ces curieuses pages du grand doctrinaire, trouvées dans ses manuscrits par M. Dubreuil qui a bien voulu nous les communiquer, et qui montrent, alors que les théories freudiennes n’avaient pas encore vu le jour, un sens psychologique et social très fin de Ch. Fourier.
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- JÊk&JÊ
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- mais Iloracc et Lafontaine sont d’un avis bien différent, et jugent beaucoup [tins sainement quand ils disent :
- Si furcâ naluram expellas, tamen usque recurrei.
- Si vous la chassez par la porte,
- Elle revient par la fenêtre.
- Analysons les funestes résultats de cette passion comprimée et de sa contremarche ou récurrence (expression d’Horace qu’il faudrait adopter pour cet effet de passion).
- Le jeune Néron feindra d’être docile aux impulsions de ses précepteurs ; mais ses goûts sanguinaires ne sont que masqués et non pas extirpés. Ils reparaîtront quand Néron aura secoué le joug des précepteurs, mais ils reparaîtront en contremarche et en emploi malfaisant , et Néron deviendra un prince atroce. Il exercera plus tard, et aux dépens de ceux qui l’entourent, la passion qu’ils ont comprimée dès son enfance, et dont l’essor eût été fort utile, car il serait devenu l’un des premiers bouchers de la phalange de Tibur.
- Eh ! qu’importe qu’il débute dès le bas-âge par l’emploi de boucher, puisque tout est lié dans le système des études sociétaires ! Le travail de la boucherie conduira comme d’autres à toutes les sciences. En effet, Néron apprendra de bonne heure à juger au coup d'œil la différence des chairs et graisses d’animaux nourris de tel ou tel fourrage, engraissés selon tel ou tel système. Ces remarques se lient aux rivalités qui existent entre les bouchers de Tibur et ceux des phalanges voisines, puis entre les Tiburieris partisans ou rivaux de tel ou tel système d’engrais. Néron deviendra donc agronome sur les fourrages et les légumes donnés aux bestiaux. Cette connaissance l’acheminera à d’autres.
- Ajoutons (pie le jeune Néron, élevé dans une phalange, y aura satisfait dès l’âge de 4 ans vingt autres penchants que le sage Sénèque aurait étouffés pour le bien de la morale et ces divers goûts, développés de bonne heure, conduiront le jeune Néron à vingt sortes d’études utiles. Peu à peu, il se trouvera initié à toutes les sciences par la seule impulsion de ces penchants réputés vicieux en civilisation et réprimés chez les enfants.
- Qu’arrive-t-il aujourd’hui de cette répression ? On entrave la nature, mais on ne la détruit pas ; elle n’a pas pu, dès le jeune âge, s’exercer utilement sur l’industrie, elle reparaîtra plus tard, usque recurrei, et les penchants sanguinaires de Néron s’exerceront aux dépens de l’humanité. Ce n’est donc pas Néron qui est vicieux, c’est la civilisation qui n’a pas su utiliser ses penchants et qui les force à reparaître en contremarche ou récurrence, effet toujours désastreux et qui travestit les passions et les rend aussi
- .
- A
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- malfaisantes qu’elles auraient été utiles. C’est ainsi que la civilisation opère sur les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des penchants distribués par la nature ; elle opère sur les passions comme celui qui métamorphoserait les papillons en chenilles, et ces mêmes passions qui nous semblent aujourd’hui si odieuses [ ]. — En marge : Chenilles métamorphosées (1).
- NOTES ET DOCUMENTS
- Le danger de la méconnaissance scolaire du génie, à propos de la vie de Rœntgen
- Nous empruntons à une causerie scientifique, déjà ancienne, du Temps, quelques intéressantes réflexions, du professeur Houllevigue, au sujet de la vie de Rœntgen, retracée dans un livre de M. Zehnder, professeur à l’Université de Bâle.
- « La première étape, celle de l’enfance et de l’adolescence, est loin de faire prévoir l’homme de génie ; pour qui l’eût jugé au seuil de sa vingtième année, le jeune Wilhelm n’eût certes pas donné l’impression d’être un enfant prédestiné. Mis à la porte du gymnase hollandais d’Utrecht pour je ne sais quelle peccadille collective où il s’était refusé à dénoncer ses camarades, il se vit ensuite refusé à l’examen du « Privatabsolutorium », qui lui eût ouvert la porte de l’université. P,ar bonheur, un de ses camarades lui apprit qu’il pourrait, sans subir cet examen, être admis à l’Ecole polytechnique suisse de Zurich ; c’est là qu’il se rendit en 1865 pour continuer ses études ; mais il paraît que le canotage sur le lac et les ascensions sur le proche Uetliberg avaient, pour lui, plus d’attraits que les cours, puisque ses professeurs l’avertirent obligeamment qu’il avait toutes chances de se voir refuser à son examen final. Un bon coup de reins, en fin d’études, rétablit la situation, et Rœntgen conquit le grade d’ingénieur ; il y joignait, en 1869, celui de docteur en philosophie et, en consécration de ce double succès, il fut choisi comme assistant par le célèbre Kundt, dont les recherches optiques et acoustiques ont laissé une large trace dans la science.
- « Ainsi s’achève, plus heureusement qu’elle n’avait débuté, sa préparation à la vie ; elle nous montre, une fois de plus, que les mauvais élèves ne sont souvent tels que parce que l’enseignement qu’on leur offre n’est pas approprié à leurs dons naturels ; à défaut d’un examen sérieux d'orientation professionnelle, il est
- (1) Publication de manuscrits de Charles Fourier, année 1852, p. 132-134.
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- imprudent de les classer, d’emblée, au nombre des crétins irréductibles. Le jeune Rœntgen, rebuté par les généralités de renseignement secondaire, avait sans doute un don inné de l’invention et de la mécanique ; on peut, du moins, le supposer d’après l’anecdote rapportée par Sommerlelds, son collègue de Munich : lorsqu’il eut atteint l’âge de fumer, son oncle lui fil présent d’un fume-cigare fait de silicate de magnésie mis à la mode par Cudmer -et que nos compatriotes, par un déplorable calembour, nomment « écume de mer ». Mais il s’agissait de « culotter » méthodiquement cet engin et, sans doute, le jeune Wilhelm ne se sentait pas sur de ses poumons et de son estomac ; il réalisa donc une machine pneumatique qui remplissait l’office voulu et fumait régulièrement les cigares paternels jusqu’à réalisation d’une patine irréprochable. Assurément, ceci ne fait pas prévoir la découverte des rayons X, mais il n'est pas défendu, avec un peu de bonne volonté d’y voir un indice des dons naturels qui devaient, trente ans plus tard, s’affirmer si merveilleusement.
- « Ce qui est certain, c’est que l’entrée de Rœntgen au laboratoire de Kundt marque la date d’un changement radical. Le flâneur se transforme aussitôt en un travailleur acharné. C’est qu'il a trouvé sa voie véritable : avant tout, il est expérimentateur ; préparer méthodiquement une expérience, l’exécuter soigneusement, sans hâte fébrile, en étudier de près les résultats et, surtout amener la mesure au plus haut point de précision, voilà ce qui l’intéresse. Kundt, qui appréciait ces dons naturels et cette conscience professionnelle, s’attacha à son préparateur et l’emmena avec lui, à Wurtzbourg d’abord, à Strasbourg ensuite (c’était en 1872), jusqu’en 1879, oii l’université de .Giessen offrit, au jeune maître une chaire magistrale ; c’est de là qu’il fut appelé, en 1888, à remplacer Kohlrausch à la vieille université bavaroise de Wurtzbourg, qu’il devait illustrer par sa découverte. »
- *
- * *
- La sélection dans l’enseignement supérieur et la formation des techniciens
- Au cours de la grande enquête, publiée par M. Guy Laborde dans le Temps sur « l’avenir matériel des jeunes diplômes » se trouvent d’importantes déclarations de M. Langevin, directeur de l’Ecole de physique et chimie de la ville de Paris, membre de notre Conseil d’administration, et de M. G. Urbain, directeur de U Institut de chimie appliquée de l’Université de Paris. Voici ce que M. Laborde a recueilli de la bouche de M. Langevin :
- Après avoir souligné qu’il a toujours suivi une politique pru-
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- dente, à la tête de l'école, ne recevant par promotion qu’une trentaine d’élèves qui se dirigent vers le laboratoire, dans la proportion d’un quart, et vers l’application scientifique (électricité ou chimie), le grand physicien a montré combien le préoccupait le problème posé par la jeunesse diplômée.
- — Un barrage à la sortie des facultés ou des grandes écoles ? J’aime mieux, pour ma part, une limitation à l’entrée. Il est évident, en ce cas, que l’établissement ne doit pas dépendre du nombre de ses élèves. On ne doit pas rendre aux jeunes gens le mauvais service de les recevoir, sans pouvoir leur assurer la probabilité raisonnable de trouver une situation.
- -- Comment arriver à appliquer cette limitation, dans les facultés, par exemple '!
- — Il faudrait songer à une unification de l’enseignement supérieur. On constate actuellement une grande inorganisation pour ne «pas dire anarchie.
- « Dans l’enseignement supérieur, d’une part, les grandes écoles,' d’autre part, les facultés n’ont, entre elles, aucun lien organique. Il serait bon d’y introduire une unité organique, en ayant la possibilité d’orienter les étudiants, de proportionner, dans chacun des compartiments le nombre des admis au nombre des débouchés, et de ménager, bien entendu, un passage de l’un à l’autre de ces compartiments.
- — En somme, vous préconisez un concours pour l’admission dans les facultés ?
- — Certes !
- — Comment réaliser l’unité organique de l’enseignement supérieur ?
- — Par le rattachement de tous les établissements d’enseignement supérieur au ministère de l’Education nationale.
- « Il laut une unification. Il faut une économie des intelligences, qui soit aussi une économie dirigée.
- — Comment faire pour les autres établissements ?
- — Les contrôler rigoureusement. La collectivité doit connaître ses besoins et les répartir. Le laissez-faire et le laissez-aller ne représentent pas une bonne technique.. Pour permettre aux initiatives de se développer, on compromet l’avenir de beaucoup de jeunes gens. »
- Peut-on étendre les débouchés ? M. Langevin répond affirmativement et poursuit :
- — Le Laboratoire est souvent considéré comme un luxe par l’industriel français. En période de crise, certains le suppriment, alors que leur intérêt même le plus immédiat est de traiter leurs industries par des méthodes aussi scientifiques que possible.
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- « Ce n’est pas toujours en cherchant la solution -des difficultés les plus proches que l’on parvient aux meilleurs résultats. Ce sont les recherches les plus désintéressées qui ont amené les découvertes les plus pratiques. Il ne faut pas être myope. »
- Le professeur Langevin souhaite enfin que les jeunes gens de la meilleure qualité viennent du côté de la science. Les administrations industrielles offrent une tentation aux plus intelligents. Il faudrait éviter que la recherche ne constituât encore une sorte de renoncement d’ordre matériel.
- Voici, d’autre part, des réflexions de M. Urbain, qui s’accordent tout à fait avec l’opinion de son collègue physicien :
- « Il faut considérer en premier lieu que l’enseignement des facultés est un enseignement général destiné à cultiver l’homme et qui n’aboutit à aucun métier. Un étudiant très cultivé, comme il en sort de la Faculté des sciences, pourrait, avec un stage d’un an dans un établissement supérieur technique, très sérieux, faire, non seulement un savant, mais un excellent praticien.
- — Il faudrait donc fonder cet établissement ?
- — On cherche actuellement à créer un enseignement supérieur technique. Dans un tel enseignement on pourrait recevoir au concours un certain nombre de jeunes gens, proportionné aux besoins de l’industrie.
- — Oue deviendraient les autres écoles ?
- — Elles conserveraient leur place, mais le diplôme obtenu -dans cet établissement surclasserait tous les autres en raison de sa valeur. Ses détenteurs seraient sûrs de vivre. Evidemment, il faudrait plusieurs années avant que les industriels en soient persuadés. Mais ils le seraient aisément.
- — Dans l’industrie, quels remèdes pourrait-on appliquer, à votre avis ?
- — Il arrive souvent dans la grande industrie chimique que les ingénieurs chimistes ne sont employés, la plupart du temps, que dans les laboratoires à des travaux de contrôle, alors que les postes de fabrication sont occupés par des ingénieurs d’autre provenance.
- « Il n’y a pas de doute qu’il y aurait avantage à n’employer dans les produits chimiques que des ingénieurs étant à la fois ingénieurs et chimistes. »
- De toute façon, M. Urbain remarque qu’une réforme de l’organisation existante amènerait un recrutement meilleur. La chimie française, qui fut la première dans le monde avant 1870, regagnerait ainsi les quelques places qu’elle a perdues.
- En attendant la réalisation d’un tel projet, M. Urbain a pris dif-
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- férentes mesures, notamment le renforcement des études physiques et mathématiques, la limitation du nombre des élèves et une sélection très dure en cours d’étude.
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- La C. T. I. et l’orientation intellectuelle
- Nous reproduisons ci-dessous un passage du compte rendu analytique de la réunion du Comité directeur de la C.T.I. du 3 janvier 1934, sous la présidence de M. Sainte-Lague :
- Il ,a été rendu compte au Comité directeur d’une réunion qui a eu lieu au ministère de l'Education nationale le 29 décembre 1933 en vue de constituer le bureau universitaire de statistique. Cet organe semi-officiel, semi-indépendant, sous la forme d’une association, remplace le Service d’orientation professionnelle de l’Union nationale des étudiants de France. Il a pour but d’établir l’inventaire des facultés et écoles spéciales d’une part, et celui des professions intellectuelles d’autre part, en vue d’adapter l’Université comme l’Enseignement technique aux nécessités actuelles du pays, sans, bien entendu, gêner les études librement poursuivies en vue de l’acquisition d’une culture générale.
- Le ministre de l’Education nationale compte beaucoup sur le concours de la C. T. I. pour le fonctionnement de cet organisme. Aussi le délégué général s’était-il fait -représenter à la réunion constitutive de l’Association par Dablincourt, secrétaire général adjoint, qui a été associé aux travaux préparatoires de M. Rosier, chargé de mission au cabinet du ministre.
- Au cours de cette réunion, les statuts ont été examinés. Le siège social de l’Association a été fixé au siège social de l’U. N. des étudiants, 44, rue de Bellechasse, Paris (7e).
- L’Association comprend un conseil de direction qui sera vraisemblablement de 9 membres au moins et de 15 au plus et- un comité de spécialistes de chaque profession.
- Ont été envisagés comme membres du conseil de direction : MM. A. de Monzie, ministre de l’Education nationale ; Cavalier, directeur de l’Enseignement supérieur ; Luc, directeur de l’Enseignement technique ; Rollaert, directeur des Beaux-Arts ; Garnier, président de l’Association des présidents des chambres de commerce de France ; Charlétv, recteur de l’Académie de Paris (ou son représentant) ; Châtelet, recteur de l’Académie de Lille ;* Le Couturier, directeur adjoint de l’Enseignement supérieur ; Rosier, chargé de mission au ministère de l’Education nationale ; Jamaty, du ministère de l’Education nationale ; Dablincourt, représentant la C. T. I., et Gabriel Mov, représentant l’Union nationale des étudiants.
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- A l'occasion de la création du bureau universitaire de statistique, un très intéressant échange de vues s’est développé au sein du comité directeur. Y ont pris part notamment : Sainte-Laguë, Dubois, Mathiot, Bourcnrt, Breton, Mlle Fauré, Lackenbacher, Dr Boyer, Dr Séjournet, etc. Il en est résulté une nouvelle affirma-tion de la part de la C. T. I. qu’il convient de séparer l’idée de culture générale de la notion de la préparation professionnelle. La 0. T. I. désire favoriser au plus haut point le développement de la culture intellectuelle à laquelle doit parvenir le plus grand nombre possible de catégories qui en ont les facultés intellectuelles, mais qu’il convient de limiter, par une succession d’examens de sélection, le nombre des diplômes ouvrant les carrières intellectuelles. La section de l’Enseignement va se réunir incessamment pour étudier de très près cette question sur laquelle beaucoup de ses membres ont déjà un important dossier.
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- Ressemblances familiales au point de vue intellectuel
- Une consciencieuse étude d’un auteur américain (1) basée sur la comparaison des quotients intellectuels des membres d’une cinquantaine de familles, apporte quelques données qui ne sont pas sans un certain intérêt pratique. Ce dernier peut être résumé de la façon suivante : est-il possible de pronostiquer de l’intelligence des enfants d’après celle des parents ? L’auteur croit pouvoir y répondre affirmativement.
- Elle a choisi pour son étude 51 familles de différents milieux et professions, comportant chacune deux parents et quatre enfants au moins (257 enfants en tout, dont 127 garçons et 130 fdles). Les O. I. des enfants au-dessous de 12 ans ont été obtenus par l’échelle Binet-Stanford. Les enfants de plus de 12 ans, de même que les parents ont été examinés par les tests Ariny Alpha ; leurs notes moyennes ont été converties en Q. I., en prenant comme limite de développement mental l’âge de 14 ans 10 mois. Les Q. I. des parents variaient de 60 à 137 avec le médian de 108,33 ± 0,165 (hommes 78 à 137, mé = 109,28 ± 0,215 ; femmes 69 à 137, mé
- = 107,00 + 0, 249). Les O. I. des enfants étaient compris entre 64 et 155, avec le mé. = 107,83 + 0,09 (garçons 64 à 155, mé.
- = 104,83 + 0,134 ; filles, 65 à 153, mé. = 108,83 + 0.120).
- Les coefficients de corrélations entre les différents O. I. (méthode de Pearson) ont été les suivants : 1° entre un seul parent et
- (1) M. Cukrie Oulhit. A study of the resemblance of parents and children in general intelligence. Arch. of Psychology, n° 149, avril 1933.
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- un seul enfant ils variaient de 0,400 + 0,086 a 0,688 + 0,055 (suivant lequel des parents et lequel des enfants ont été confiontés ensemble) ; 2° entre les enfants pris un à un et les O- I. moyens des deux parents de 0,545 + 0,072 à 0,731 + 0,049 ; 3° entre les O. I moyens de tous les enfants d’une même famille et les O. I. moyens des deux parents de 0,802 + 0,033 ; 4° entre les frères et les sœurs d’une même famille pris par couple de 0,670 + 0,047 ; 5° entre les O. I. moyens de tous les frères d’un côté et toutes les sœurs de l’autre de 0,736 + 0,045 ; 6° pour les couples des parents de 0,595 + 0,041 ; 7° entre les frères et sœurs, de 0,423 + 0,095 à 0,728 + 0,054, suivant lesquels des enfants ont été confrontés ensemble, les extrêmes correspondant aux couples ler-2e et ler-3e enfant ; 8° pour les enfants groupés par sexe et comparés tantôt avec la mère, tantôt avec le père, de 0,628 + 0,050 à 0,700 + 0,049; 9° entre les parents classés en deux groupes : inférieurs et supérieurs et les groupes de filles ou de garçons., de 0,674 + 0,053 à 0,718 + 0,047 ; 10° entre le degré de variabilité des enfants et la différence des Q. I. des parents de 0,086 ; et enfin 11° entre le mari et la femme, de 0,741 + 0,042.
- Notons que l’auteur croit légitime d’admettre comme représentatif du rapport entre l’intelligence de deux générations successives, bien qu’inférieur à la réalité, le coefficient de 0,80.
- A. R.-G.
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- Carrières libérales et types d’intérêts
- Une application du test de Allport-Vernon pour l’étude de ia personnalité sur 279 étudiants du collège de Dortmouth a permis à Ch.-L. Stone de déterminer les types d’intérêts caractéristiques, dans une certaine mesure pour diverses professions libérales (d’après le choix de celles-ci).
- Nous reproduisons ici, en les condensant, deux tableaux de l’article :
- Futurs : T E A S P R n
- Commerçants .. Banquiers ... . 1 Médecins .. . 27.69 (-0,26) 28.67 (-0,13) 35,88 ( 0 80) 28,57 (—0,i 4) 25.68 (—0 5-2) 29.11 (—0.07) 33,65 29,67 36,73 ( 0,47) 38,48 ( 0,65) 26.54 (—0,58) 25.90 (—0,64) 30,911—0,13) 24,72 (-0,77) 29,50 32,14 27,63 (—0,29) 31,40( 0,11) 31,171 0,09) 35,43 ( 0,51) 29,56 (-0,09) 38,39 ( 0,86; 30,98 30,37 30,42 ( 0,04) 28.67 (-0,27) 29,96 (-0,04) 29,62 (-0,10) 30.91 ( 0,13) 29,42( -0,14) 30,71 30,18 33,09 ( 0,15) 33 95( 0,27) 28,29 (—0,52) 31,67 (—0,04) 37,47 ( ' 0,77) 27,86 (—0,58) 21,43 (—0,13) 18,83 (-0,74) 28,17(—0.27) 28,81 ( 0,34) 25,47 (-0.02) 30,50 ( 0,53; 26,26 25,66 110 21 45
- , Educateurs ....
- 1 Juristes 1
- Hommes de lettres. Divers 33 18
- Total 31.99 31
- N. B. — Les chiffres entre parenthèses indiquent le rapport en
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- °/o de la différence entre la moyenne du groupe et celle de tous les 279 sujets et de F écart-étalon de la distribution totale. Les initiales indiquent les types suivants : T théorique, E économique, A esthétique, S social, P politique, R religieux.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Un écho des études anglaises sur les examens
- Dans une étude publiée par The Human Factor, D. W. Harding (1), prenant texte de quelques études sur les problèmes d’examens, montre les aspects psychologiques de tels problèmes.
- Il rappelle tout d’abord les incohérences observées dans les notations, montrant le rôle excessif que joue le hasard, d’après l’ouvrage du professeur Valentine, depuis les remarques déjà faites en 1888 par le statisticien Edgworth, et d’après les données de l'expérience du Northamptonshire relatée par G. Perrie William.
- Au cours de cette expérience, 50 compositions de mathématiques, d’enfants de 11 à 12 ans furent notées par 199 instituteurs, à qui on avait demandé d'accorder des notes séparément à trois points de vue : pensée, structure, mécanismes.
- Or une des compositions a obtenu au total entre 16 et 96 points sur 100 (se trouvant classée entre le 1er et le 46e rang suivant le correcteur) ; au point de vue de la « pensée », ses notes ont varié de 10 à 100 ; une autre des compositions a obtenu entre 26 et 92 points (entre 16 et 100 pour la «pensée»), son rang oscillant entre le premier et l’avant-dernier (49e).
- A la suite de cette expérience, on a adopté, pour chaque composition, une note moyenne résultant des 199 notes attribuées par les correcteurs, et l’on a donné la série comme modèle à chaque correcteur pour qu’il s’en inspire dorénavant dans ses estimations. Mais, pour Harding, cette méthode apparaît comme critiquable, car.rien ne prouve, selon lui, que la moyenne soit le mieux.
- Seulement quel sera le critère du mieux ? Plus de stabilité, moins de hasard, cela représenterait déjà un progrès, comme pour un tireur le groupement des balles sur la cible ; ensuite on peut tenter de se rapprocher davantage du but quand on a déjà une certaine cohérence et qu’on n’a plus affaire à une dispersion fortuite. Sans quoi, autant vaudrait tirer les notes au sort et organiser les concours sous forme de loterie nationale.
- (1) Human Factor, VII, 9, septembre 1933, p. 291-299.
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- Continuant ses réflexions, l’auteur, au sujet du rôle des examens, montre, très justement, qu’on confond des buts qui peuvent être très variés : contrôle de connaissances, appréciation de culture, évaluation d’intel'ligence et même de caractère, et met en relation le problème des examens avec celui de l’O. P.
- Mais il ne propose pas de méthode précise pour l’organisation et le perfectionnement de la docimologie. „ p
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Examens psychotechniques des bacheliers et des étudiants en Tchécoslovaquie
- L’Institut psychotechnique central de Prague a entrepris en 1932, pour la première fois, un examen psychotechnique devant servir de hase à une orientation vers les carrières libérales. Cette première tentative porta sur 356 bacheliers.
- La méthode employée à l’Institut comporte trois parties :
- 1° Une enquête approfondie sur le candidat faite à l’aide d’une fiche de renseignements et portant sur les résultats scolaires pendant toute la période d’études secondaires, les intérêts du candidat pour diverses matières d’enseignement, etc., sur ses intérêts extrascolaires, son auto-appréciation au point de vue oaractérologiqiie et enfin sur le choix d’une profession ;
- 2° Une épreuve écrite d’intelligence. On emploie d’habitude l’échelle de Yerkes (celle-ci a donné, en 1932, avec les classements scolaires des corrélations de 0,37 à 0,67) qu’on complète par deux autres tests d’intelligence. Voici, à titre documentaire, les dispersions obtenues dans les résultats de l’examen de maturité (baccalauréat) et dans les têts d’intelligence : 1° Fréquences en °/0 pour les notes scolaires (échelle de 10 dans l’ordre décroissant de points): 13, 15, 11, 9, 13, 10, 13, 9, 4, 3. 2° Idem (°/0) pour les notes d’intelligence (échelle de 10, ordre décroissant de points) 25, 17, 12, 10, 12, 7, 6, 3, 2, 2.
- 3° Un quéstionnaire construit sur les modèles américains et concernant les intérêts profonds du candidat. Il compte cinq parties : 1° l’énumération de 352 professions, 2° une liste de distractions et d’occupations extra-scolaires (98 + 83 questions), 3° une liste des préoccupations pour lesquelles le candidat porte un intérêt très vif ; 4° une liste de différents caractères, tempéraments, etc. (le candidat doit dire s’il aimerait avoir affaire à tel ou tel type de caractère), 5° une énumération de divers genres d’activité groupés par couples de contraires (travail intellectuel, travail physique,
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- travail à gros rapport, travail payé médiocrement mais sûr, etc.).
- Notons qu’il a été fait, un an avant son application, pour les bacheliers un essai de ce questionnaire sur 400 étudiants ayant déjà choisi leurs études supérieures. Il a donné des résultats intéressant dans ses lre, 3° et 5e parties. Les 400 étudiants en question formant deux groupes distincts : de « philosophes » (c’est-à-dire de tous les étudiants des sciences et des lettres) et des élèves des écoles ou des facultés techniques, ces groupes ont marqué une différence nette dans les réponses. Ainsi les °j0 de réponses en ce qui concerne les intérêts actuels des étudiants se répartissent comme suit : 1. « Philosophes » : philologie 95 °/0, problèmes politiques et sociaux 80 %, problèmes actuels de la civilisation et du progrès 74 7«, philosophie 73 °/0, histoire 59 % sciences naturelles 33 % hygiène 17,3 °/0, économie politique 6,5 °/0, problèmes techniques 4,2 7». — ÏI. Elèves des écoles et facultés techniques : problèmes du domaine du progrès 82 °j0, problèmes sociaux et politiques 72,3 7o, technologie 65 %, économie politique 60,3 °J0, philosophie 48,5 % sciences naturelles 34,8 philologie 30,2 u/0, hygiène '22,8 7« ; histoire 22,2 °/0.
- La 5e partie du questionnaire mérite aussi d’être rapportée. Les « philosophes » aiment le travail intellectuel dans 94,85 "/„ de cas, les « technologues » dans 70,83 7<> de cas. Les « philosophes » aiment les revenus fixes dans la proportion de 87,23 0/o, les « technologues » dans 52,80 0jo: Un emploi instable avec gros revenus est désiré par 15,73 % de «philosophes» et par 39,13 °J0 de «technologues ». 78,5 70 de philosophes aiment la musique qui ne trouve parmi les « technologues » que 21,73 °J0 d’amateurs. 86,27 °[0 de « technologues » aimeraient diriger une entreprise, ce qui ne convient qu’à 52,26 °j0 de « philosophes ».
- En revenant maintenant aux résultats des premiers examens psychotechniques des bacheliers, notons que parmi les candidats 57 % ont été nettement décidés en ce qui concerne le choix de leurs études supérieures, les autres (43 7<>) hésitaient entre deux et même plusieurs alternatives. Voici les fréquences de différents choix en °f0 (le premier chiffre indique le choix spontané, le deuxième le choix d’après le conseil de l’Institut) : Droit 22 et 25 7o, technologie 21 et 22, médecine 19 et 19, philosophie et sciences l i et 11, d’autres branches d’études supérieures 5 et 2, enseignement primaire 8 et 10, armée 3 et 3, emploi d’Etat ou autre profession pratique 6 et 8.
- A. R.-G.
- (D’après le compte rendu d’une conférence faite par M. Sé-racky à Varsovie, en 1933, paru en polonais dans le n° 2, tome VII de la Psychotechnika.)
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- A travers les Revues
- Le développement physique des enfants et la profession des parents. — Le Dr Mathé résume un rapport des Drs Torner et Fraga (La médecine Itéra, n° 774) sur celle question (1).
- « Les auteurs ont examiné 1.568 garçons et 1.572 filles, mais oui éliminé 18 garçons et 22 filles dont l’état s’éloignait tellement de la moyenne qu’en les comptant ils risquaient de fausser les résultats de leur statistique.
- « Us ont constaté que garçons et filles présentent un arrêt de développement entre 12 et 13 ans, plus accentué chez les filles, alors'qu'il y a une poussée entre 13 et 14 ans.
- « 1° Le poids des garçons est supérieur à celui des filles entre 5 et 9 ans, égal à 10 ans et inférieur de 11 à 14.
- « 2° La taille est identique dans les deux sexes de 5 à 12 ans, puis à l’avantage des filles.
- « 3° La corpulence est supérieure chez les garçons jusqu’à 10 ans et inférieure de 12 à 14.
- « Par rapport aux professions des parents, les enfants nés de parents n’exerçant pas de profession manuelle ont un meilleur développement que ceux nés d’ouvriers manuels non mineurs. C’est chez les mineurs qu’on trouve les enfants ayant leur développement le plus retardé, bien que les conditions de vie de ces enfants soient les mêmes, dans les mêmes localités, qu’ils aillent aux mêmes écoles cl que leur régime soit identique. Jusqu’ici rien ne peut expliquer ce retard de développement physique en dehors du métier exercé par les parents. »
- Dans la Gazette médicale de France (38e année, 22, 15 décembre 1933) une étude des Drs Gougerot et Dreyfus est consacrée à l’eczéma professionnel anaphylactique dû, chez les coiffeurs, à l’emploi de la paraphénylène-diamine.
- Le Bulletin de l’Office d’O. P. de Marseille (mensuel) paraît, depuis janvier, sous un nouveau titre, d’Ariane. Cette modification correspond à un élargissement des cadres de ce périodique qui laisse, à côté des chroniques habituelles de documentation, une assez large place à des informations concernant divers domaines de la vie intellectuelle française.
- (1) La médecine scolaire, tome XXH, n° 1, p. 23-24.
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- La rédaction annonce qu’en plus de Y Ariane mensuelle, elle a l’intention de publier une édition spéciale trimestrielle.
- En ce qui concerne la partie de documentation professionnelle, notons que le numéro de janvier donne des renseignements sur les écoles de navigation et les carrières de la marine marchande, sur le travail des assistantes sociales et sur la lingerie.
- Dans le n° 34 (oct.-déc. 1933) du Bulletin du Comité de Patronage d'Apprentis et de l'Office d'O. P. du 15e arrondissement, le Dr Laufer parle du problème du niveau mental envisagé du point de vue de l’O. P.
- Parion, secrétaire du Comité, donne, dans le même numéro, des renseignements sur les métiers de la couverture et de la plomberie. ________
- Nous relevons dans la Revista de Igiena Sociala (N° 11, novembre 1933) un article de C. Cotutiu donnant quelques précisions à propos des notions d'accident et de maladie professionnelle.
- Les Carrières de la Sylviculture font l’objet d’une courte monographie de G. Barat, dans le n° 167 (octobre 1933) de Y Orientation Professionnelle. ________
- C.-W! Valenttne publie dans le n° d’octobre de Human Factor les résultats d’une enquête sur les raisons du choix d’un métier, faite auprès de 70 élèves d’une école technique, à la veille de quitter celle-ci. L’auteur a trouvé ici une confirmation de ce qu’il lui a été donné de constater par ailleurs : le choix d'une profession n’est malheureusement motivé, dans une grande majorité de cas. (pie par les tristes nécessités de la situation économique actuelle.
- Dans le numéro de février, on trouve un article de A. Rodger sur l’élude du tempérament qui s’impose au conseiller d’O. P.
- A signaler dans le n° 1 (Nouv. série, octobre 1933) du Bulletin des Offices d'O. P., les notices monographiques professionnelles suivantes : du couvreur, du chaudronnier, de l’ouvrière en chapellerie et de la garnisseuse.
- Sous le titre : Y Orientation Professionnelle du point de vue médico-scolaire, « La Médecine Scolaire » reproduit dans le numéro de novembre la conférence que le Dr Laufer, médecin inspecteur des écoles, a faite récemment au Laboratoire d’hygiène de la Faculté de médecine.
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- L’encombrement des carrières intellectuelles fait 1 objet d un court article de F. Lebreton, dans le n° 9 du 25 novembre de YEcole et la Vie. _________
- Le n° 35 (15 décembre 1933) de la Reichsarbeilsblatt publie un article de Kônemann sur les dangers d’incendie et d’explosion dans le travail de distillation du goudron, de même qu’un rapport de Flemming Môller et B. Sudjonson sur la fluorose massive chez les ouvriers travaillant au cryolithc. A signaler également, dans ce même numéro, un rapport statistique sur les maladies professionnelles en Allemagne dans le courant de 1932.
- Tests de caractère. — Dans le n° 3 (août 1933) de Revista di Psi-cologia i Pedagogia, E. Mira donne un exposé des résultats des quelques épreuves originales de caractère. Cet exposé ne forme qu’une partie d’un article de plus de 20 pages intitulé. La Nova Concepcio Experimental de la Conducta Moral (La nouvelle conception expérimentale de la conduite morale) et où l’auteur résume les théories principales actuellement en cours en essayant d’y intégrer ses propres résultats.
- A signaler dans ce même numéro une étude dynamographique du travail musculaire de C. Soler Dopff et J.-J. Alier ; on y trouvera, à côté d’une analyse de différents types de travail professionnel, faite du point de vue de l’effort musculaire, une description, avec photographies, de Tergodvnamographe Cardenal-Soler.
- Enfin, l’article suivant de A. Azoy étudie le travail du pilote et en donne un professiogramme. A R.-G.
- Le numéro de novembre de The Journal o[ Educatiorial Socio-logy est entièrement consacré au problème de l’éducation de nègres. A signaler, entre autres, un article de R.-C. Âtkins sur le programme de l’enseignement professionnel masculin de l’Institut de Tuskegee et au autre, de J.-R. Moton, sur l’éducation professionnelle donnée par ce même Institut aux femmes.
- On trouvera dans le n° 10-11 (octobre-novembre 1933) de Berufs-beratung und Berufsbildung (partie romande) un compte rendu détaillé du cours d’O. P. de Fribourg.
- Le n° 12 de décembre 1933 publie (en allemand et en français) un projet de programme pour la préparation des conseillers de vocation dû a F. Bôhny et élaboré d’après des données d’une enquête.
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- R.-W. Frederick compare, dans le n° 986 du 18 novembre dernier de School and Society, le succès professionnel des éducateurs ayant suivi un cours spécial pendant un an après leur fin d’études secondaires avec les résultats de ceux ayant reçu un enseignement professionnel non pas d’une façon concentrée mais disposé sur les quatre années d’études secondaires.
- INFORMATIONS
- L’Institut international d’organisation scientifique du travail, à Genève, dont le premier directeur fut un Français, M. Devinât, a dû cesser de vivre, faute de ressources (celles-ci étant d’origine américaine). La documentation doit être déposée dans les archives
- du B. I. T. *
- * *
- La Public School publishing Company de lUoominglon (Illinois, U.S.^.) édite, pour la détermination des droits de caractère, un « Character Inventory Cliart », établie par Dougherty, O’ Reilly et Mary E. Mannin (10 traits généraux, avec, pour chacun, 10 termes de spécification). *
- * *
- Un supplément à L’Apprentissage et l’Orientation professionnelle (octobre 1933) donne le compte rendu de la réunion à l’Hôtel-de-Villc de l’Union des Sociétés de patronage d’apprentis, avec le texte de l’allocution prononcée par le sénateur Bagiielet, président de l’Union, cl le résumé des allocutions de MM. Luc et Marbou.
- *
- * *
- Les Etudiants aux Etats-Unis. En 1932 il y a eu 856.000 étudiants des deux sexes (438 établissements) dont 548.000 suivant les cours préparatoires aux examens, ce qui représente encore une augmentation sur 1927 mais une diminution de 7 % sur l’année
- précédente. *
- * *
- Le National Institute of Industrial Psychology a édité une brochure de propagande destinée à diriger vers l’Institut les conducteurs d’autos, pour y subier l’examen approprié, qui conduit à l’établissement d’un « profil » de chauffeur comptant 8 points d’après les tests psychologiques (champ de réaction, résistance à la distinction, vigilance, vision, coordination visuelle, appréciations des relations spatiales, des dimensions d’objets éloignés et des vitesses) et 3 points d’après les épreuves de route (confiance, comportement général, habileté et manipulation).
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- Quelques données statistiques sur les concours des bourses en 1931. — Voici des chiffres fournis au Journal Officiel en réponse à des questions posées :
- %> 7.
- Candidats Reçus des candidats Boursiers des l’eçus
- Enseignement secondaire :
- Pupilles de la Nation. 1.556 707 45 630 89
- Non-pupilles 13.584 7.905 58 5.319 67
- Enseignement primaire supérieur : Pupilles de la Nation. 8.257 4.220 50 4.180 99
- Non-pupilles 41.568 26.994 64 12.960 31
- Enseignement technique : Pupilles de la Nation. 315 136 43 129 94
- Non-pupilles 1.846 1.027 55 775 75
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- Au Syndicat de la presse de VEnseignement, M. Anatole de Monzie, ministre de l’Education nationale, a parlé de l’Orientation professionnelle et de l’Orientation intellectuelle en promettant d’aider à leur développement et à leur diffusion. La connaissance de l’état du marché du travail, qu’il s’efforce d’organiser d’une façon rationnelle et permanente avec les services compétents doit être à la base même de cette double orientation pour prévenir les deux chômages dont le moins dangereux n’est pas l’intellectuel.
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- La Vie des Centres d’O. P.
- Le Centre d'O. P. de Nantes
- Nous avons reçu de M. Poullaouëc, chef du Service d’O. P. de la ville de Nantes, la lettre suivante :
- « A la suite du décès de notre regretté directeur, M. Schloes-singer, j’ai l’honneur de vous faire connaître que notre Service d’orie.ntation professionnelle et de placement en apprentissage s’est, constitué, le 11 décembre dernier, en association régie par la loi de 1901. Les statuts ont été déposés à la Préfecture de la Loire-Inférieure et la déclaration de constitution de l’Association a été insérée au Journal Officiel du 22 décembre 1933, page 12732.
- « Personnellement, la perte d’un chef admiré et aimé nous a très douloureusement affecté. L’exemple admirable d’énergie que
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- nous donnait ce glorieux mutilé était un stimulant précieux. Sa mémoire nous aidera à continuer son œuvre. »
- « Le Service d’O. P. continuera de s’inspirer de ses directives. Réorganisé administrativement, il s’efforcera de compléter sa méthode de travail et de perfectionner son action. »
- Ajoutons que M. Poullaouëc est nommé également sous-chef de l’Office local du travail.
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- Le Centre d’O. P. d’Orléans
- I,'Office d’Orientation professionnelle d’Orléans qui était constitué sous forme privée est devenu l'Office départemental d’O. P. du Loiret.
- Le directeur, M. Marc-E. Morgaux s’efforce de l’organiser suivant les méthodes les plus modernes.
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- Le Centre d’O. P. du Mans
- Dans le département de la Sarthe, M. l'inspecteur Fuster et M. Marcel Henry, directeur de l’Office d’O. P. du Mans, ont organisé des tournées de conférences dans tous les chefs-lieux de canton, conférences qui ont obtenu un succès considérable grâce à une bonne préparation préliminaire du public et grâce aussi à l’activité de MM. Fuster et Henry qui ont su se faire de tous les instituteurs du département leurs meilleurs alliés. C’est, pour l’O. P., de la très bonne propagande.
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- La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.
- Le Conseil directeur s’est réuni le vendredi 20 janvier.
- Etaient présents : MUe Biscay, Mme Favre, MM- Pivert, Vial. Heaume.
- Excusés : MUes Mamelle et Benoit Lévi.
- Audition de M. Fée. — M. Fée, directeur de l’Office d'O. P. de Seine-et-Marne, se fait l’écho de faits à son sens inquiétants :
- Les membres du personnel enseignant étaient bannis du banquet des orienteurs auquel étaient invités « les quinzainiers ».
- Lors des créations d’offices d’O. P. en province, on met â leur tête des représentants de l’Office de la main-d’œuvre ou de l’Office de placement.
- Les renseignements statistiques des offices d’O. P. sont four-
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- nis à la lois à la direction de l’enseignement technique et au Ministère du Travail.
- Après un échange de vues auquel prennent part plus particulièrement, outre M. Fée, Mlle Biscay, MM. Pivert et Beaume, il est émis le vœu :
- Que chaque fois qu’il est créé un Office d’O. P. il soit fait appel de préférence aux anciens élèves de l’I.N.O.P. ;
- Que ces anciens élèves aient une situation de conseiller d’O. P. et non une situation d’appoint ;
- QueTO. P. soit sous la direction unique de l’enseignement technique.
- Le bureau se mettra en rapport avec M. Luc, puis avec M. Mas-bou, pour la situation dans la Seine.
- M. Beaume donne lecture d’une lettre de M. Perret, de Lyon, relative à la création d’un Office à Belfort. Le nécessaire sera fait.
- Il donne connaissance de démarches auprès de MM. Contenot et Fontègne, au sujet de l’Office du 10e arrondissement et de tous autres à lia venir.
- L’assemblée générale est fixée au vendredi 16 mars, à 21 heures, 41, rue Gav-Lussac. — Le Secrétaire : C. S. Beaume, 17, rue Greuze.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- .1. Fontègne. — 1° Essai de Psychologie professionnelle (extrait de La Revue mensuelle de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie de la ville de Paris et du département de la Seine), 32 pages.
- 2° L'Orientation professionnelle et l'apprentissage dans les métiers de la maçonnerie. 1. Le métier de maçon (53 pages), avec une préface e M. Luc.
- 3° Essai de pédagogie professionnelle (6 clichés, plans et graphiques dans le texte). Editions de la Chambre d’apprentissage de la maçonnerie, 109 pages.
- Ces trois ouvrages fort intéressant sont de plus luxueusement édités.
- Dans le premier, l’auteur donne surtout une étude approfondie du milieu dans lequel évolue le maçon, et il s’attache à la psychologie spéciale de ce corps de métiers.
- L’auteur y ajoute un projet de questionnaire servant de guide a 1 établissement des monographies professionnelles.
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- Dans le deuxième ouvrage qui est lia suite logique du premier, nous trouvons un professiogramme clair et complet de ces occupations multiples incluses dans le métier de maçon ; une étude détaillée des aptitudes requises pour ces travaux et la liste des aptitudes psychiques et intellectuelles indispensables pour une bonne réussite.
- Ayant interrogé des patrons et des ingénieurs sur les aptitudes nécessaires, attention, imagination, intelligence, habileté manuelle, l’auteur montre par les réponses qu'il a reçues que surtout sur la question de l’intelligence les réponses employant les mêmes vocables ne représentent pas pour cela les mêmes idées, ce qui est fort intéressant au point de vue de l’emploi du questionnaire, lorsque ceux-ci sont trop vagues.
- Pour les uns l’ouvrier intelligent est avant tout celui qui sait organiser seul sont ravail, qui a de l’initiative et une decision rapide.
- Pour les autres, il s’agit surtout de ceux qui ont une compréhension rapide et qui se rendent compte seuls de l’ensemble de l’œuvre à laquelle ils collaborent.
- Le troisième travail se compose de trois parties : L’organisation de la maçonnerie en Suisse, ensuite en Autriche et en dernier lieu en Allemagne.
- Ce livre, rempli de faits intéressants et suggestifs, se termine par un chapitre sur le travail volontaire en Allemagne et les secours aux jeunes chômeurs. En somme, très important ensemble sur ce grand métier. M.-H. P.
- NÉCROLOGIE
- Nous avons eu le vif regret d’apprendre la mort, en décembre dernier, du capitaine Schloesinger, grand mutilé de guerre, qui dirigeait l’un des six offices régionaux de la main-d’œuvre dépendant du Ministère du Travail, et en même temps l’Office départemental de la Loire-Inférieure et l’Office de Nantes, et qui avait organisé, par une initiative éclairée, et avec le concours dévoué de M. Poullaonec, l’Office d’orientation professionnelle nantais, devenu l’un des meilleurs types de l’organisation française actuelle.
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- 6e Année
- Mars 1934
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- L’Organisation départementale de l’Orientation professionnelle
- par P.-L. LARCHER
- L’organisation de l’Orientation professionnelle qui fait de sensibles progrès tend, de plus en plus, pour répondre aux besoins des régions de la France à prendre une forme départementale.
- C’est d’ailleurs sous celle forme que dès 1930, conformément à un vole du Parlement, le ministère de l’Instruction publique et le sous-secrétariat d’Etat de l’Enseignement technique ont, en collaboration, réalisé une expérience méthodique d’orientation professionnelle dans le département du Rhône.
- Il est utile de rappeler comment dans cette organisation se succèdent les opérai ions auxquelles donne lieu l’Orientation professionnelle.
- Dès le mois d’octobre le préfet signale aux maires par une circulaire spéciale l’intérêt de l’Orientation professionnelle.
- « Ce service, dit-il, aura pour objet de renseigner et de conseiller les familles de manière qu’elles puissent choisir pour leurs enfants une profession répondant le mieux possible, dans le cadre des activités locales, à leurs aptitudes soit physiques, soit intellectuelles ; ainsi leur seraient évitées assez fréquemment des erreurs nuisibles à leur santé, à leurs intérêts, à leur avenir et aussi aux intérêts de leurs employeurs.
- « Loin de favoriser l’exode rural et l’abandon de la terre, le service d’orientation professionnelle fera, au contraire, tous ses efforts pour maintenir les jeunes gens dans les professions agricoles et dans l’artisanat rural. »
- Par ces mêmes instructions, le préfet demande aux maires de se concerter avec les directeurs et directrices d’écoles
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- pour le choix des médecins qui, avec l’assentiment des familles, seront appelés à examiner les enfants en dernière année de scolarité et à donner leur avis sur les aptitudes physiques aux professions envisagées.
- Lè préfet montre ensuite la nécessité de recenser pour chaque commune (en octobre) les métiers et les professions dans lesquelles pourront vraisemblablement se placer les enfants qui auront reçu les conseils de l’Office. L’intérêt des administrés est de faire connaître leurs intentions afin qu’il puisse leur être donné satisfaction. U faut, pour cela, faire interroger les propriétaires d’exploitations agricoles, les artisans (serruriers, forgerons, entreprenons de bâtiment, etc.).
- Tel est l’imprimé qui accompagne cette circulaire.
- BULLETIN A RENVOYER
- Commune de
- Liste des employeurs de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, désireux de prendre à leur service des apprentis (garçons ou filles) à la fin de l’année scolaire :
- NOMS des employeurs PROFESSION NOMBRE APPROXIMATIF des apprentis demandés
- D’un autre côté, au mois d’octobre, également l’inspecteur d’Académie envoie aux directeurs et directrices des écoles primaires une circulaire pour obtenir le recensement des élèves susceptibles d’être orientés.
- Il rappelle qu’il est nécessaire de comprendre tous les enfants sans exception au nombre de ceux à qui sont offerts les services de l’Orientation professionnelle, ceux-ci savent se garder de détourner les enfants des projets formés par leurs familles ou par eux-mêmes lorsqu’aucune autre considération ne s’y oppose et surtout lorsqu’il s’agit de la question extrêmement importante de la fixation dans les professions rurales des enfants des familles d’agriculteurs.
- L’inspecteur adresse alors un imprimé spécial intitulé « Etat nominatif des enfants justiciables, à la fin de l’année scolaire, de l’Orientation professionnelle. (On devra comprendre dans cet état tous les enfants qui, arrivant au terme de la fréquentation scolaire obligatoire devront choisir, à la
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- fin de l’année entre la continuation de leurs études — primaires, primaires supérieures, secondaires ou d’enseignement technique — et l’apprentissage direct d’une profession chez un employeur.)
- Dès que cet imprimé est parvenu à l’Office départemental, ce dernier adresse, par ['intermédiaire de l’inspecteur d’Académie vers le mois de décembre les imprimés suivants :
- a) un tract de propagande destiné à la famille ;
- b) un bulletin permettant au chef de famille de demander en faveur de son enfant des conseils d’orientation professionnelle et d’indiquer en même temps, s’il le désire, ses vues ainsi que ses appréciations sur l’enfant ; ce bulletin formulera explicitement soit l’autorisation de soumettre l’enfant à l’examen du médecin choisi par l’école, soit le désir de réserver cet examen au médecin de la famille ; en tout cas il déléguera au service d’orientation professionnelle le soin de mettre à profit les avis du médecin et du maître ;
- c) une fiche scolaire psychologique à remplir par le maître ou la maîtresse au cours du deuxième trimestre scolaire, c’est-à-dire à une époque où ifs auront pu se former une opinion sur l’enfaht par une observation suffisamment prolongée ;
- d) une fiche médicale destinée à consigner les résultats de l’examen à effectuer ;
- c) une fiche dit « d’orientation » indiquant les conseils donnés aux parents et mentionnant, si possible, la décision des parents ainsi que plus tard le cas échéant le placement de l’enfant.
- Lorsque le directeur de l’Office départemental a reçu les dossiers constitués, il les examine et il renvoie un tableau mentionnant l’appréciation de l’Office sur les dossiers qui ont été constitués.
- Il demande alors au directeur ou à la directrice de l’école de l’avertir des placements en apprentissage qu’il aura pu assurer lui-même et dans le cas où il n’aurait pas l’intention de se préoccuper du placement, il est prié d’en informer le plus tôt possible l’Office pour que ce dernier prenne les dispositions nécessaires.
- L’organisation du département des Landes peut être rapprochée de celle du département du Rhône. Chaque année,
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- le préfet procède à une enquête auprès des maires afin de connaître les besoins en petits artisans dans chaque commune. Le questionnaire comporte les renseignements suivants :
- Noms et prénoms des employeurs qui demandent des apprentis ;
- Profession ;
- Nombre d’apprentis demandés ;
- Conditions d’apprentissage offertes par l’employeur.
- Les directeurs d’écoles sont invités, d’autre part, à faire connaître le nombre d’enfants qui doivent quitter l’école à la fin de la scolarité en spécifiant le nombre de ceux qui se destinent à la profession d’agriculteur et de ceux qui font choix d’un métier ou décident de poursuivre leurs études.
- A la suite de cette première enquête, une lettre est adressée par le préfet aux parents leur demandant de faire remplir par le docteur de la famille le tableau destiné à attirer l’attention de la commission sur les professions qui pourraient nuire au développement physique de leur enfant et qui, pour ce motif, ne devraient pas lui être conseillées.
- Lorsque tous ces renseignements sont réunis, le Comité départemental d’orientation professionnelle statue. L’avis est donné aux parents par des lettres qui contiennent certains développements et qui constituent une véritable consultation. Prenons par exemple le cas d’un enfant qui voulait entrer dans l’Administration. Voici la lettre qu’adressiait aux parents le président du Comité d’orientation professionnelle :
- « Le Comité d’orientation professionnelle croit devoir appeler votre attention sur le degré d’encombrement que présentent, à l’heure actuelle, les carrières administratives de même que sur les difficultés de plus en plus grandes que l’on rencontre pour y accéder.
- « Je vous signale, à cet effet, les résultats du dernier concours d’admission à l’Ecole normale où 29 candidats seulement ont été reçus sur 138 qui ont affronté les épreuves.
- <( La proportion des réussites au concours d’entrée dans l’Administration des Postes a été encore plus faible, 3 candidats sur 46 ont été reçus dans le département au concours de septembre 1930. Ces exemples font comprendre aisément que seuls les élèves dont les dispositions intellectuelles sont,
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- nettement au-dessus de la moyenne ont des chances réelles de succès dans cette voie.
- « Aussi, tout en délivrant à votre enfant le bulletin, d’aptitude à la préparation d’une carrière administrative, le Comité a-t-il cru devoir vous signaler les difficultés qu’il rencontrera et lui faire connaître que sa réussite restera très aléatoire si aux dispositions intellectuelles qu’il a manifestées jusqu’ici il ne joint pas dans l’avenir de solides qualités d’attention, d’application et de travail. »
- Une autre formule d’organisation départementale est celle qui a été adoptée par le département du Tarn.
- Il existe dans ce département une organisation d’orientation professionnelle qui comprend l’Office départemental résidant au chef-lieu, quatre cabinets municipaux dans des chefs-lieux de canton, enfin un certain nombre de centres disséminés dans tout le département.
- L’Office départemental est l’organisme directeur de tous les services départementaux. Il adresse les documents nécessaires à la bonne marche des services. Il est seul en relations avec l’administration académique, avec les chefs d’entreprise en vue du placement des enfants examinés, enfin il centralise les subventions versées par les assujettis à la taxe d’apprentissage.
- La commission administrative de l’Office comprend des personnalités connues dans différentes sphères de l’enseignement, du commerce et de l’industrie.
- Par la création de quatre cabinets municipaux, la commission administrative de l’Office a cherché surtout à créer des centres d’attraction partant de ce principe que, quoique située géographiquement au centre du département, la ville d’Albi était trop éloignée pour attirer vers elle les élèves de toutes les communes.
- Elle a estimé que l’Orientation professionnelle'par correspondance présentait de nombreux inconvénients et qu’il était beaucoup préférable de se tenir en relations directes avec les enfants et avec leurs parents.
- Enfin de nombreuses communes étant très éloignées à la fois de l’Office départemental et des cabinets municipaux il a été prévu une organisation qui ne laisse pas systématiquement de côté les enfants qui fréquentent leurs écoles.
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- Il a donc été créé des centres où ne se tiendra qu’une seule séance d’orientation professionnelle. Ces centres sont rattachés administrativement à l’Office départemental. Celui-ci adresse aux instituteurs et aux institutrices les fiches et imprimés nécessaires. Lorsque l’Office possède tous les renseignements utiles il voit d’après le chiffre des élèves quelles sont les communes où il peut grouper le plus grand nombre d’enfants sans de trop longs déplacements. Un centre d’orientation professionnelle est alors créé dans ces communes. Ces centres sont constitués par une sous-commission présidée par le conseiller d’orientation de l’Office départemental, assisté du médecin et d’un certain, nombre de patrons et d’ouvriers de la région.
- Enfin pour les quelques enfants qui, en raison du manque de communication, ne peuvent pas se rendre à ces centres il est demandé aux instituteurs de remplir aussi exactement que possible les fiches afin que la commission puisse statuer en toute connaissance de cause.
- Dans le département de la Sarthe, l’organisation de l’Orientation professionnelle a pris également la forme départementale et présente les particularités suivantes- :
- Au chef-lieu de chaque canton, une conférence est faite au début de l’année par le directeur de l’Office départemental d’orientation professionnelle aux directeurs des écoles publiques. A ces conférences assistent l’inspecteur d’Académie, l’inspecteur primaire de la circonscription et les délégués cantonaux. A l’issue de celte réunion, est constituée une commission d’orientation professionnelle comprenant : L’inspecteur primaire de la circonscription, président, deux directeurs d’écoles, deux directrices, deux délégués cantonaux, un médecin, le directeur du cabinet d’orientation professionnelle du chef-lieu. Dans les gros centres, il a été adjoint un ou deux membres du Comité départemental de l’Enseignement technique.
- Cette commission a pour rôle d’étudier les améliorations à introduire, chaque année, dans la marche du service. Elle apporte son appui auprès des pouvoirs publics locaux : commissions cantonales des pupilles de la Nation, de l’Assistance publique afin que satisfaction soit donnée aux sujets intéres-
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- sants qui seront signalés par le directeur du cabinet d’orientation professionnelle.
- Un imprimé est adressé, dans toutes les communes, les maîtres et maîtresses le retournent rempli après y avoir inscrit les noms des élèves appelés à quitter l’école définitivement. Les questions posées sont les suivantes :
- Nom et prénoms, adresse exacte des parents, l’enfant a-t-il arrêté son choix sur un métier? Lequel? Des questionnaires sont ensuite envoyés aux directeurs et directrices d’écoles. Ceux-ci y ont consigné les renseignements scolaires. Un médecin a été désigné dans chaque canton au cours de la réunion de la commission cantonale. Les médecins se rendent dans chaque école et visitent les enfants qui leur sont désignés. Le directeur de l’Office départemental d’orientation professionnelle se rend ensuite dans les chefs-lieux de canton à partir du mois de juillet et dans les communes importantes après avoir convoqué individuellement à la mairie les parents des enfants à orienter et ces enfants. La lettre signée par le préfet lui-même mérite d’être reproduite : « Dans quelques jours votre fils quittera l’école primaire. Peut-être avez-vous déjà envisagé la profession qu’il devra bientôt choisir? De la décision que vous prendrez dépendra son avenir et par conséquent son bonheur. Etes-vous sûr de faire le choix le plus conforme à ses goûts, à ses aptitudes, à sa santé ? Etes-vous certain de ne pas l’engager dans une voie déjà encombrée? Avez-vous tous renseignements sur les métiers, professions •ou carrières qui semblent offrir des débouchés intéressants ? Sans doute nul autre u’est plus qualifié que vous pour prendre une détermination, mais vous avez assez l’expérience de la vie pour savoir que le conseil d’un ami peut être souvent utile. Ce conseil je vous l’offre cordialement. Il vous vient de votre préfet qui doit une égale sympathie à tous ses administrés et qui voit parfois avec tristesse les meilleurs parents, faute d’avoir eu les renseignements nécessaires, prendre des décisions qu’ils regrettent ensuite amèrement. Si donc vous croyez devoir répondre à mon appel, demandez conseil au service de l’Orientation professionnelle, il est dirigé par un homme d’expérience et de cœur qui possède déjà tout un dossier sur votre enfant et en outre une documentation importante sur l’état général du marché du travail ». La lettre con-
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- tient l’indication du jour et de l’heure où le chef de l’Office sie rendra à la mairie de la localité.
- Des organisations départementales existent également dans les départements du Gers et de Seine-et-Marne et une organisation vient d’être réalisée dans l’Eure.
- L’exposé sommaire de ces. tentatives couronnées de succès permet dès à présent de fixer les bases sur lesquelles pourront s’établir des organismes capables de répondre aux besoins de toutes les localités car, comme le déclarait devant le Conseil supérieur en 1928 M. Luc, directeur général de l'Enseignement technique : « C’est à tort qu’on affecte de réserver aux villes l’orientation professionnelle, celle-ci a, à la campagne, le même rôle à jouer. Puisque les ruraux quittent la terre, c’est une tâche éminemment utile que de leur montrer qu’ils ont plus de chances, par leurs aptitudes, leurs goûts profonds, les avantages qu’ils y trouvent d’y être heureux et d’y réussir mieux que partout ailleurs ; que ceux qu’attirent les métiers industriels feront d’excellents artisans ruraux et pourront, sans quitter leur milieu, exaucer leur vocation. »
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’Opinion de Paul Valéry sur la nécessité de l’orientation intellectuelle
- Dans une discussion à la Société de philosophie sur , les Humanités et la civilisation moderne (28 décembre 1931), le grand penseur Paul Valéry a fait quelques réflexions très judicieuses sur la lacune que présente, dans l’organisation de l’enseignement secondaire, l’absence de tout effort d’orientation. Nous en donnons ci-dessous quelques passages :
- « J’ai quelques idées sur l’enseignement puisque j’ai été au lycée ; j’ai des enfants qui y ont été et qui y vont : je suis à chaque instant amené à me demander à quoi tend l’enseignement
- « Que veut-on faire de l’enfant ? Il s’agit (comme on dit) de former un esprit et, en second lieu, c’est peut-être le plus important au regard des parents, de savoir quel individu on va armer, de quoi on va le munir pour entrer dans la vie pratique, ce qui, actuellement, est une chose très sérieuse. Je me demande si les programmés en question président bien à cette transformation de l’enfant pris par le lycée à l’âge, mettons, de dix ans, pour le
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- jeter ensuite dans la vie à l’âge de quinze, seize, dix-huit ans, etc. Il y a là une transformation à faire subir à l’enfant.
- « Evidemment, l'idéal serait que chaque enfant ait une instruction qui s’adapterait à sa nature propre à mesure qu’on La verrait se développe]1, ("est là chose impossible... Mais on revient à cette question — je vais peut-être choquer plusieurs d’entre vous : - si les auteurs de programmes se préoccupent le moins du monde de ce qui via advenir pratiquement de l’enfant à l’âge où d sortira du lycée ? U me semble qu’on n y pense pas du tout.
- « Il arrive ceci : un élève fait ses études de lettrés, — je prends mon cas. Il est médiocre élève, c’est son droit. Dans une classe de trente élèves il y en a qui sont par définition des mauvais ou des médiocres, et cependant ils sont tous intéressants puisqu’ils existent ! Il vient un moment où il faut se décider (du moins il en était ainsi de mon temps) entre sciences et lettres. On est aussi peu porté vers les unes que vers les autres. Cependant, il faut préparer le baccalauréat, après quoi ort est jeté, lorsqu’on a fait les sciences, et qu’on est assez ouvert aux mathématiques, dans l’industrie, la mécanique, les carrières d’ingénieur. Les letlros conduisent... à bien des choses, depuis les contributions jusqu’à h diplomatie... Le hasard fait des avocats, des médecins, des fonctionnaires, et l’algèbre, des artilleurs.
- « On pourrait tout de même essayer de prévoir un peu où va, où doit aller cet, enfant. L’université ne s’en préoccupe jamais. »
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- Quelques données statistiques sur les candidats aux càrrières intellectuelles
- Orace à l’effort de M. Rosier placé par M. de Monzie à la direc-tion du Bureau universitaire de statistique, et aux enquêtes de M. Civ Labo uni; dans. Le Temps, des données utiles ont été recueillies sur les fluctuations dans le nombre des étudiants d’universités et élèves des grandes écoles.
- \ oici d’abord quelques données sur la population d’étudiants
- Doctorats.
- de 1000 à 1932.
- Droit
- 1900 1931 Augment. Diiniu.
- — — — —
- 9.703 22.982 13 7 °/o ))
- 1.475 2.109 50 % ))
- 494 400 » 20 °/£
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- Médecine 1900 19-20 1932 Augtn.
- Nombre des étudiants » 7.336 10.242 ,40 %
- Doctorats. . . . t.... 1.129 » 1 .587 40 n/0
- Pharmacie 1900 1920 1932 A u gm.
- Nombre des étudiants a 3.291 4.559 40 °/0
- Diplômes. . 614 » 736 20 n/n
- Chirurgie dentaire
- 1900 1920 1932 Augtn.
- Nombre dos étudiants » 857 1.109 17 7» .
- Diplômes. . 105 » 487 350 7„
- Sages-femmes-
- 1900 1920 1932 Augm.
- Nombre des étudiantes » 583 870 48 7„
- Diplômes. . , 357 » 454 30 7o
- Sciences
- 1900 1932 Augment.
- Nombre des étudiants 3.857 15.025 290 7„
- Licences. . . 254 1.102 400 0/o
- Lettres
- 1900 1932 Augmenl.
- Nombre des étudiants 3.476 19.277 455 7„
- 1 4c.enc.es. 430 1.286 200 7„
- En ce qui concerne les grandes écoles (scientifiques et tcchni
- ques comme Polytechnique, Centrale, Minés de Paris, Mines de Saint-Etienne, Ponls et Chaussées, Supérieure des P.T.T., Aéronautique, Institut agronomique et agronomique colonial ; (renseignement comme Normale supérieure, Sèvres, Fontenav-aux-Uoses, Saint-Cloud, Supérieure d’enseignement technique. Institut d’éducation physique ; de préparation aux carrières administratives, comme les Chartes et Coloniale), le total des candidats était en 1900 de 3.507, sur lesquels 944 étaient admis. En 1932, sur 5.991 candidats, 1.333 étaient admis.
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- Voici quelques chiffres comparés pour certaines de ces écoles :
- 1900 1925 1932 1933
- Cand, Admis Cand. Admis Cand. Admis Norabr. lim.
- Ecole centrale 066 237 1290 703 699 291 240
- Mines de Paris 153 33 455 60 532 48 34
- Mines St-Etienne 118 40 156 41 198 47 »
- Ponts et Chaussées.. . . 83 19 218 42 251 30 ))
- Aéronautique )) )) » » 389 50 40
- Institut agronomique. . 279 82 346 98 444 105 85
- 1299 411 2465 944 2513 571 »
- Ecole polytechnique . . 1008 220 1365 250 1388 220 180
- L’Ecole supérieure d’électricité a diplômé 205 jeunes gens en 1032 ; les trois écoles nationales cl agriculture (Grignon, Mont pellier et Hernies), 150 environ ; et les six écoles d’Arts et Métiers (Chàlons, Angers, Aix, Cluny, Lille et Paris), 600, avec limitation actuelle à 480.
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- L’Orientation professionnelle des étudiants d’après les intéressés
- Voici les déclarations que M. Claude Bellanger, secrétaire général de l’Union des étudiants, a faites à M. Guy. Ladorde, au cours de l’enquête de celui-ci publiée dans Le Temps sur l’avenir matériel des jeunes diplômés, sur l’O. P. universitaire.
- « Enfin, on a retenu la question de Vorientation professionnelle. Personnellement, je veux insister particulièrement sur cette mesure, qui est essentielle cl très efficace, en ce qu’elle tient compte avant tout des aptitudes propres à l’individu.
- — Comment l’envisagez-vous ?
- On a déjà organisé l’orientation dans les écoles primaires, mais dans l’enseignement secondaire on ne fait presque rien dans ce sens, et, seuls, des professeurs dévoués, qui s'attachent à leurs élèves, les conseillent et les guident, en accord avec les parents.
- « Il faudrait compléter cette organisation, ou plutôt, la créer, et amener les jeunes élèves à réfléchir davantage sur les professions qui se proposent à eux, eu égard à leur préparation, leur caractère. 11 faut, en temps utile, leur donner aussi des ouvertures sur les différentes carrières manuelles ou intellectuelles, leur en montrer les difficultés.
- « On voit trop d’élèves qui, après le baccalauréat, se dirigent vers le droit, les lettres ou la médecine sans se rendre compte de l’avenir qu’ils se préparent.
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- H BM
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- — Vous souhaitez donc une orientation supérieure ?
- — Certes, et c’est ici qu’apparaît Futilité d’un bureau universitaire de statistique, non seulement occupé à réunir les statistiques confrontant les débouchés et les demandes, mais encore donnant aux parents, aux élèves, aux étudiants, les renseignements qu’ils ne trouvaient jusqu’à présent qu’au hasard des rencontres et des relations.
- — Dans quel esprit l’orientation s’exercerait-elle ?
- — Il est évident qu’elle doit être faite en raison des facultés mêmes de l’étudiant, et, dans beaucoup de cas. selon l’élat du marché du travail intellectuel.
- « Dans l’ensemble, il faut qu’à l'orientation préside un grand libéralisme. Jamais d’obligations, mais des informations précises, des conseils.
- —- Croyez-vous que l’orientation, dont l’efficacité ne sera perçue que dans un avenir assez lointain, suffira à désencombrer les universités, et, par delà les universités, les carrières elles-mêmes ?
- — Elle y contribuera d’importante manière, à mon avis. Mais si la situation ne devenait pas suffisamment nette, il faudrait se persuader alors qu’un diplôme n’assure pas nécessairement une situation sociale de premier ordre.
- « Ce qui apparaît aujourd’hui comme un « sous-classement v deviendrait chose normale et, de toute façon, l’on enregistrerait une élévation du niveau de culture générale.
- « Les gains de l’esprit ne sont pas négligeables. »
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- Quelques remarques à propos de la mesure de l’intelligence chez les écoliers
- M. le Dr Th. Simon a repris sur des sujets dont l’âge variait de 20 ans à 7 ans les expériences faites par M. Foucault, en vue de l’établissement des normes par âge établies par celle série d’expériences (1).
- Comme M. Foucault, l’auteur trouve le barème de quantité sensiblement parallèle au barème de qualité, ce dernier légèrement inférieur cependant.
- Mais l’auteur fait remarquer que si jusqu’à l’âge de 10 ans il a rencontré un accord satisfaisant, en revanche, il a trouvé à 9 ans et 8 ans un écart énorme avec les résultats de M. Foucault en ce sens que les résultats de l’auteur sont très inférieurs.
- (1) Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle, n° 4, 1933, pages 115-11G.
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- Recherchant de plus près ce qui a pu causer cette différence ii constate que ce qui embarrasse les enfants de 7 à 8 ans ce n’est pas établir un rapport de genre à copier, ils le font 7 fois sur 10. Mais ils échouent lorsqu’il s’agit de citer un métal, une science, une vertu parce que leur fait défaut la notion précise qui correspond à chacun de ces mots.
- Ceci ferait supposer qu’une explication orale plus détaillée, avait dû, à Montpellier, préparer les enfants à remplir l’épreuve.
- En ce qui concerne le temps, M. Foucault dit que l’ensemble du travail doit être fait en 20 minutes.
- L’auteur laissant les enfants opérer à leur vitesse, obtient les moyennes de'temps suivantes : 25 minutes à 8 ans, 24 à 9 ans, 23 1/2 à 10 ans, 22 1/2 à 11 ans. 22 à 12 ans, 21 à 13 ans, 20 1/2 à 14 ans, 19 1/2 à 15 ans, 19 à 10 ans, 18 à 17 ans, 17 1/2 à 18 ans, 10 à 19 ans et 15 à 20 ans.
- Le minimum trouvé a été 10 minutes et le maximum une demi-heure. M. IL P.
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- Pronostics des succès scolaires et professionnels
- Le Prof, l’horndike et quelques collaborateurs poursuivent depuis plus de 10 ans une étude dont le but est la vérification de la valeur pronostique de certains lests. Un des collaborateurs, J. Lorge en expose dans une publication récente quelques résultats partiels.
- 11 lui a été possible de suivre dans leurs carrières scolaire et professionnelle 2.500 jeunes gens, élèves d’une école élémentaire de New-York, à partir de 14 jusqu’à 20 ou 22 ans.
- Comme il sera facile de s’en rendre compte d’après les tableaux ci-dessous où l’essentiel des résultats du Dr Lorge est condensé, certains tests combinés avec d’autres données se sont révélés comme un bon moyen de prévision du succès scolaire. Il n’en est malheureusement rien lorsqu’il s’agit de pronostiquer de la réussite professionnelle. Voici la description des données qui ne sont représentées dans les tableaux que par les numéros correspondants (les nos 2 et 13 indiquent les données recueillies à l’époque où les sujets étaient âgés de 14 ans ; tous les autres se rapportent au moment de leur sortie de l’école) : 2. — Degré scolaire atteint a 14 ans. 3. — lest d’intelligence commerciale (Clérical Intelligence d'est). 4. — Test d’activité. 5. — Test d’habileté mécanique de Sténquist (Assembly Test). 6. — Test I. E. R. d’habileté
- (1) Personnel Tournel, vol. XII, n° 4, décembre 1933,
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- mécanique- pour jeunes lilies. 7. — Test de problèmes arithmétiques. 8. —Test de lecture de Thorndike et Mac. Gall. 9. — Note combinée d'après deux tests précédents. 10. — Progrès faits- à l’école (10 + le nombre de semestres gagnés). 11. — Note moyenne de conduite. 12. — Notemoyenne dé travail scolaire. 13. — Note d’assiduité (100 — kr moyenne d’absence par semestre), 16. — Age à la sortie de l'école. 18. — Degré scolaire atteint a la sortie. 19. — Progrès scolaires faits depuis l’application du test.
- 20. — Moyenne de notes scolaires depuis l'application du lest.
- 21. — Note combinée d’après les points 16, 18 et 19).
- Les moyen n'es de coefficients de corrélation pour la prévision du succès scolaire sont groupées dans le tableau 1 ; ceux relatifs au pronostic de la réussite professionnelle, dont les 3 indices sonl : 1. Gain ; II. Niveau atteint dans le métier (responsabilité, importance, etc.) ; III. Intérêt pour la profession exercée, dans le tableau II.
- Tableau I.
- Numéros 18 19 20 21
- 2 ...... 0.07 0.13 0.25 0.36
- 10 0.54 0.19 0.27 0.36
- Il 0.31 0.18 0.24 0.27
- 12 0.50 0.40 0.38 0.45
- .1 0.55 0 22 0.34 0.40
- 9 0.53 0.2 2 0.31 0 39
- Tableau II.
- 2 3 4 b ou 6 7 S 9 10 11 12 13 16 18
- Travail de la méca-
- nique (n’ 315) OT 0.09 0.01
- I 0.10 0.01 0.09 0.10 0.08 0.06 0.08 0.06 -0.01 0.04 0.00 -0.06
- 11 0.02 -0.02 0.01 0.14 -0.02 -0.01 -0.01 0.02 0.07 0.07 0.02 0.07
- III 0.03 0.02 0.U4 -0.07 0.05 0.04 0.06 0.00 -0.03 —0.03 -0.07 0.01
- Travail mixte ir 305 0.04 O.O*’ 0.01
- I II 0.02 0.10 0.01 0.14 0.10 0.12 0.12 0.05 -0.09 0.04 -0.05 -0.06
- —0.02 0.07 0.02 0.11 0.09 0.10 0.10 0.01 -0.04 0.08 0.03 0.01
- III 0.05 0 02 -0.04 0.11 0 08 -0.02 -0.02 0 04 0 07 0.02 0.06 0.06
- Travail de bureau
- n1 470 —11. 01 oT -0.0-
- I 0.19 0.26 0.22 0.19 0.14 0.17 0.17 0.14 -0.07 0.11 0.00 —0.15
- II 0.14 0.21 0.16 0.12 0.17 0.13 0.18 0.12 -0.05 0.13 -0.03 0.05
- III -0.01 0.10 0 08 0.04 0.06 0.01 0.04 0.01 -0.01 0.06 0.05 -0.02
- On remarquera, d’après le tableau I, qu’un test dont l’application à une centaine d’enfants demande à peine une heure, donne des résultats beaucoup plus appréciables lorsqu’il s’agit de pré-
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- dire le succès dans les études que ceux qu’on tirera des notes scolaires ramassées pendant longtemps.
- Les résultats nuis, surtout en ce qui concerne la réussite dans une brandie de travaux aussi importante que la mécanique, avec les épreuves utilisées, ne doivent point d’après l’auteur décourager le conseiller d’O. P., mais simplement l’aiguiller dans une voie
- de recherches différentes. A. R. G.
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- Goûts professionnels des enfants américains
- Nous relevons dans un travail (I) tendant à l'aide d’un vaste questionnaire à connaître et à comparer les goûts et les intérêts des élèves de deux types d’écoles américaines : publiques et privées, quelques données concernant tout particulièrement le choix d’une profession. Notons en passant qu’aux Etats-Unis les deux types d'écoles en question représentent deux milieux différents de la population, les écoles privées étant fréquentées surtout par les enfants des familles aisées, alors que les écoles publiques contiennent l’élément beaucoup plus pauvre.
- Voici les fréquences de différents choix de métiers par les élèves du 9e degré.
- I. Ecoles plrlioes. -— a) Garçons : Aviateur, 12 ; champion de « baseball », 12 ; chimiste, 8 ; ingénieur civil, 8 ; garde-forestier, () ; juriste, 6. —- b) Filles : Sténographe et sténotypiste, 10 ; .gouvernante d’enfants, 13 ; secrétaire privée, 12 ; professeur, 10 ; comptable, G ; danseuse, 6.
- II. Ecoles privées. — a) Garçons : Juriste, 10; homme d’affaires, 6 ; docteur, 5 ; ingénieur-mécanicien, 5 ; travailleur scientifique, 5. — b) Filles : Actrice, 7 ; dessinatrice de figurines de modes, 6 ; danseuse, 6 ; décorateur d’intérieur, 6 ; romancière, 5.
- A un niveau d’études supérieur (12° degré) les choix se répartissent comme suit :
- T. Ecoles purlioles. — a) Garçons : Champion de « baseball », G ; aviateur, 5 ; juriste, 5 ; journaliste, 4 ; professeur, 4 ; garde-forestier, 4. — b) Filles : Sténographe ou sténotypiste, 11 ; professeur, 8; gouvernante d’enfants, 8 ; secrétaire privée, 8; directrice d’athlètes, 5.
- II. Ecoles privées. — a) Garçons : Banquier, 3 ; acteur, 2 ; chimiste, 2 ; professeur de collège, 2 ; juriste, 2 ; romancier, 2 ; em-
- 0) G. TItldmetil Adolescent interesls and abilitiés, Journal of Genetic Psychology, n° 1, vol. 43 (sept. 1933).
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- ployé de théâtre, 2 ; psychologue, 2. — />) Filles : Actrice, 5 ; assistante sociale, 5 ; musicienne, 4 ; artiste, 3 ; maîtresse de maison, 3.
- Ajoutons qu’au point de vue intellectuel, les enfants des écoles privées se sont montrés nettement supérieurs aux autres. Los notes obtenues à l’aide de quelques épreuves d’intelligence générale étaient, pour le groupe du 9e degré, dans les écoles publiques, de 90 à 8 (médian = 49,1, O3 = 59,6, O’ = 43,6), dans les écoles privées de 121 à 53 (médian = 83,3, O3 = 99,2, O’ - 73,5). Pour le 12° degré, les écoles publiques ont donné 133 à 37 avec le médian de 82,5, O3 = 99 et Q1 = 64 ; les écoles privées I 43 à 66, médian -- 117,5, O3 - 130 et O1 = 100. A R G
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- L. Dolgoi.ova et A. Gogouchkiné. — Le travail du chef dragueur et sa description psychologique (en russe). — Sovietskaïa Psykhotekhnica, V, 5-6, 1932, p. '341-351.
- Il s’agit du travail du commandant du bateau-dragueur (dragage maritime) qui a sous ses ordres toute une flotille de bateaux auxiliaires. C’est un travail surtout intellectuel, administratif et technique,. mais qui réclame aussi des qualités physiques supérieures à la moyenne. Les auteurs donnent une description sommaire de l’outillage, une description détaillée du travail et aboutissent à un psychogramme dont voici les traits saillants : intelligence développée, notamment logique, aptitudes techniques, attention concentrée et distribuée développées au plus haut degré, mémoire normale, esprit d’observation, bonnes fonctions auditives et visuelles, aptitude à évaluer les grandes distances, agilité, souplesse de réadaptation ; grande maîtrise de soi-même, esprit d’initiative et indépendance dans les décisions (suggestibilité nulle), autorité, capacité d’assumer les responsabilités. E. S.
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- J. R. Dyer. — Source and permanence of vocational inleresls ojf college men (Sources et stabilité des intérêts professionnels des étudiants). — J. of appl. Ps., XVI, 3, 1932, p. 233-240.
- L’interrogatoire d’une centaine d’étudiants et une enquête de contrôle entreprise cinq ans plus tard, ont montré une assez grande stabilité des désirs professionnels. Sur 101 cas, la profession effectivement embrassée au sortir de l’université a été dans
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- 32 cas choisie avant l’entrée de l’école secondaire ; dans 28 cas pendant les années d’école secondaire ; dans 37 pendant le séjour au « collège ». Le choix semble avoir son origine principalement dans la situation ou les occupations familiales (31 cas) et dans les occupations et jeux de l’enfance (24 cas).
- Au bout de 3 ans, la stabilité semble la plus fréquente pour les choix effectués avant l’école secondaire, (le choix n’étant pas modifié dans 90 °/0 des cas) et pour ceux ayant leur origine dans les occupations ou jeux de l’enfance (00 "/„ et 86 ’’/„) et dans la situation de la famille (84 0/o). D. W.
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- O. Kôhlkr. — Industrielle Unfallverhütung auf psychoiechnis-chcr Grurtdlage (La prévention des accidents dans L 'industrie basée sur des méthodes psychotechniques). — Ind. Psyehol., IX, 1932, p. 97-104.
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- La rationalisation du matériel en usage dans l’industrie» se charge de diminuer Je nombre d’accidents dus aux imperfections de construction ou autres. La psychotechnique est appelée à renforcer la sécurité de l’ouvrier par des moyens qui lui sont propres et qui relèvent de la connaissance du matériel humain.
- L’A. passe en revue les différentes méthodes psychotechniques qui prêtent leur concours à la propagande contre les accidents, à la prévention de ces derniers. L’étude statistique des accidents de travail qui porte sur toute une décade el qui embrasse 100.000 cas, fait conclure à l’A. que la durée d’exposition du travailleur au danger est la cause prédominante dans la provocation des accidents, et doit désormais servir de base dans l’élude statistique des accidents. S. H.
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- S. N. F. Cii.vxt. — Measuring the factors thaï make a job inte-resting (Détermination des facteurs qui conditionnent Vintérêt au travail). — Pers. J., XI, 1, 1932, p. 1-4.
- Pour évaluer l’importance des divers facteurs qui conditionnent » 1 intérêt d’un travail professionnel, un questionnaire contenant 12 points a été proposée à 100 employés d’un grand magasin el à 150 travailleurs occupés dans des professions diverses, membres de l’Y. M. C. A. Les sujets étudiés étaient âgés de 17 à 21 ans. Les points du questionnaire ont été groupés par deux et évalués par la méthode que Tlmrstone préconise pour la mesure des altitudes. D’après les réponses obtenues à ce questionnaire, les facteurs étudiés se classent dans l’ordre suivant (l’ordre est le même pour les deux groupes des sujets étudiés). I. Facilité du travail.
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- II. Conditions agréables du travail (commodité de l’horaire, confort, collaborateur sympathique, bonne rétribution). III. Un bon directeur. Possibilité de s’instruire et de développer son initiative. IV. Travail constant. V. Possibilités d’avancement. L’auteur propose d’utiliser cette échelle pour évaluer un travail donné.
- B. N.
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- Henri Ey. — La notion de construction. — Evolution Psychiatrique, 2e série, 4, 1932, p. 23-54.
- L’auteur s’élève très fortement contre la notion de constitution envisagée comme une cause, et fondant des explications purement verbales, faisant par exemple de la mythomanie le principe du mensonge, alors que l’individualité, lia constitution bio-psychique, doit être envisagée comme une résultante.
- Les facteurs organiques, les caractères héréditaires jouent un rôle qui n’est pas exclusif et qui ne permettent pas de « tirer l’horoscope » psychologique et biologique d’un individu.
- Les données de la sociologie, de la psychanalyse, de la psychologie objective renforcent l’hypothèse d’une « construction continuelle de l’individualité par les faceurs exogènes » ; lia constitution psychologique dépend, en tant que tempérament, de la com-plexion bio-physiomorphologique, mais, en tant que mentalité, elle dépend des facteurs de la vie de relation (société, situations verbales, événements divers, etc.) et varie avec'eux. IL P.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Le Certificat d’études dans l’École unique ( i )
- ...Ainsi, île projet de loi de M. de Monzie sur la prolongation de la scolarité est arrivé bien à son heure. Mais on s’est trouvé — et aussi bien les tenants de l’Ecole unique que M. de Monzie — amené comme nécessairement à. envisager deux certificats d’études différents : l’un, qui serait exigé pour l’entrée dans les enseignements du second degré et aussi pour l’accès au second stade des écoles primaires serait un examen de passage, et. dans la mesure du possible, un examen d’orientation ; l’autre, passé à la (in des études primaires, vers 14 ou 15 ans, serait véritablement l’examen de fin d’études primaires.
- (1) Extraits de ta conférence de M. B/vriuer, directeur-adjoint au Ministère de l’Education nationale, faite à l’Assemblée générale de la Société Alfred Binet, le 14 décembre 1933.
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- Le premier certificat d’études serait donc passé à la fin de la première étape ; il aurait pour objet, entre autres, d’en sanctionner les éludes ; il devrait donc naturellement être organisé d’abord en l'onction de ces dernières.
- L)e l’avis unanime, celles-ci devront être moins étendues, moins vastes qu’elles ne l’étaient jusqu’ici, mais elles gagneront en précision et en profondeur ce qu’elles perdront en surface. On a reproché à notre enseignement d’apprendre un peu de tout ; nous voudrions enseigner peu, mais bien, en iusislaiil davantage sur les connaissances et les « mécanismes » de base : lecture, écriture, calcul, et, ce qui est dans l’esprit de la Société Binet, habileté sensorielle, et tout particulièrement habileté manuelle, et l’on en aura le loisir, puisque la prolongation de la scolarité permettra de remettre à la seconde étape le développement des connaissances utiles. Mais en même temps il faudra pendant cette première période assurer d’autres tâches délicates, développer l’esprit d’observation et l’habitude de la réflexion, la curiosité et le goût du savoir, en un mot, l’intelligence des enfants et peut-être déjà débrouiller et développer leurs aptitudes pour aider à leur orientation ; et voilà en fonction de quoi nous devrons établir le premier examen.
- Nous voudrons donc qne le nouvel examen porte sur un programme aussi précis que possible, et suffisamment limité.
- Pour l’établir, nous nous rappellerons que l’examen doit être à la fois un examen de passage attestant la possession assurée de certains mécanismes et de certaines connaissances nécessaires pour la suite des études, quelles qu’elles doivent être, et, si possible, un examen d’orientation et de sélection.
- H faut d’abord que les enfants sachent lire de façon intelligente, en mettant le ton comme il convient, expliquer ce qu’ils ont lu, réagir sur cette lecture et la commenter, fis doivent être capables d écrire proprement une page de français à peu près correcte avec une orthographe, elle aussi à peu près correcte ; capables de faire des problèmes pas trop difficiles, c’est-à-dire, à la fois, de résoudre un de ces problèmes, au besoin sans chiffres., dont Mllc Rémy a cité d’heureux exemples, et de réussir facilement des opérations courantes de calcul mental, car si nous no voulons pas que notre enesigncmenl développe avant tout la mémoire et certains mécanismes, nous n’éprouvons aucune difficulté à reconnaître que la mémoire et le mécanisme ont leur rôle à jouer, et que, en particulier, un certain entraînement au calcul mental est nécessaire.
- Lutin, nous voudrions que l’examen permit de constater une certaine habileté manuelle et une certaine faculté d’observation.
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- En ce qui me concerne, je passerais assez volontiers condamnation sur des connaissances développées en histoire ; les enfants auront la 2e étape pour y penser, de même, dans une certaine mesure, pour les notions d’ordre scientifique ; mais je voudrais que l’enfant fût habitué à observer et à réagir sur ses observations, et je dirais volontiers du certificat d’études comme du baccalauréat : ce qu’ils doivent attester, c’est moins des connaissances nombreuses que l’aptitude à en acquérir de nouvelles et la volonté de les acquérir ; ce qui importe, c’est moins ce qu’on sait que l’aptitude à en tirer parti et l’ouverture d’esprit. Ainsi un bon candidat au certificat d’études est un élève qui sait peu de choses mais qui ia acquis de façon sûre un certain nombre de mécanismes et « d’outils de la connaissance », et qui a la curiosité et le goût d’apprendre ; on pourrait presque donner la même définition d’un bon bachelier, et, si je l’osais, j’ajouterais même qu’un bon polytechnicien n’a peut-être pas besoin de posséder un très grand nombre de notions et de techniques immédiatement utilisables, mais doit être capable, après une période d’adaptation précise, de s’imposer dans tous les ordres de sciences et de techniques scientifiques.
- Nous pouvons observer que l’examen actuel est plus propre à déceler des connaissances que des aptitudes, qu’il peut bien être un examen de fin d’études, mais beaucoup moins un examen d’orientation. Cela n’a rien du reste qui doive nous étonner : quand on l’a créé, on n’a pas eu d’autre objet que de sanctionner avec une certaine solennité les études primaires, et nul n’envisageait qu’il put ou dut servir à une orientation ou à une sélection quelconque, mais nous avons vu que l’objet de noire examen de passage sera bien différent.
- Comme épreuves, je verrais volontiers une lecture intelligente avec des questions précises permettant de s’assurer que l’élève a bien compris son texte ; d’autre part, une composition française sur un sujet assez large, pour que l’enfant puisse prouver qu’il a du bon sens et qu’ill est capable d’écrire une page de français correct ; un problème avec une épreuve de calcul mental ; une question de sciences qui consisterait beaucoup moins dans le rappel de notions de mémoire que dans un compte rendu d’observations, avec indication des réflexions auxquelles elle aurait donné lieu.
- Une place assez grande devrait être faite aux épreuves pratiques, à la fois parce qu’elles aideraient à déceler les aptitudes, et aussi parce que ce serait sans doute un moyen d’assurer à l’éducation « active » une plus large place.
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- Avec l’espoir que bientôt enfin l’inspection médicale se généralisera, et avec elle le carnet médical, nous tiendrons grand compte pour cette orientation de l’avis du médecin.
- Il faut faire daps cet examen une large part aux tests. Quels seront-ils ? et comment les administrera-t-on ? Ce point est de votre compétence beaucoup plus que de la mienne. J’attirerai seulement votre attention sur la nécessité de les choisir et de les renouveler, de façon à éviter que les élèves puissent y être préparés, et que, sur ce point aussi, s’établisse une sorte de « bachotage » de l’examen.
- Mais l’instrument ne vaudra que ce que vaudront les ouvriers qui s’en serviront ; et il ne saurait suffire que l’examen soit bien conçu si les examinateurs ne répondent pas aux espérances mises en eux. Barrier.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L'ÉTRANOER
- L’accès à l’enseignement supérieur médical en U. R. S. S.
- D’après une étude du docteur Mérat publiée, après un séjour en U.R.S.S., dans les Echos de la médecine, voici quelques renseignements sur l’orientation vers les Facultés de médecine des jeunes gens qui ont fait neuf années d’école (de 8 à 17 ans), en ont passé trois années aux cours du soir de. la Faculté ouvrière ou qui sont spontanément candidats étudiants :
- 1° Schéma psychotechnique des capacités nécessaires au médecin
- 1. — Sensibilité.
- a) Capacité do bien distinguer les couleurs ;
- b) Finesse de l’oreille ;
- c) Flair ;
- d) Sensibilité à la température.
- 2. — Capacité de porter vite le premier secours, sang-froid.
- 3. — Grande attention et observation pour suivre tous les changements qui se produisent chez le malade.
- 4. — Bonne mémoire pour apprendre les recommandations, les doses des médicaments.
- 5. — Tempérament tranquille.
- 6. — Persévérance.
- 7- — Penchant pour l’ordre : car en faisant des erreurs dans les médicaments ou les instruments, on pourrait faire beaucoup de mal au majlade.
- 8. — Beaucoup de tact, car le médecin pénètre dans la vie intime du malade.
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- 9. — Intérêt pour la nature, pour l’homme et la vie physiologique et psychiatrique.
- 10. — Le médecin doit s’intéresser aux sciences sociales.
- 2° Admission aux Facultés de médecine
- Ou’exige-t-on pour entrer à la Faculté ? Rien de précis. Aucun diplôme, aucun examen ne sanctionne le bagage nécessaire à l’admission qui se fait par une manière de concours sur titre. Le nombre des candidats à admettre est fixé à l’avance, non pas seulement globalement, mais pour chaque catégorie sociale : ouvriers, paysans, employés, adolescents sortant de l’école et n’ayant pas encore d’emploi. « Cette façon de faire permet aux ouvriers et aux paysans de pénétrer à l’Ecole de médecine, alors que les concours montrent que les employés et les « autres » passeraient plus facilement comme possédant mieux les notions nécessaires. L’admission est faite par une Commission sous la présidence du directeur de la Faculté. Elle est composée des représentants des organisations politiques, soviétiques et professionnelles. Les connaissances générales des aspirants sont contrôlées par une autre commission. Les sujets ayant fait trois ans à la faculté ouvrière, ou l’école de neuf ans, ne subissent pas de contrôle.
- La préférence est naturellement donnée, dans chaque catégorie, aux candidats communistes.
- Los limites d’âge sont de 17 à 35 ans.
- A travers les Revues
- Une étude de la Dermaiologische Wochenschrift (12 août 1933) a été consacrée, par le Dr Wendlrerger, à la question des nodosités des frayeurs de vache, à propos de deux cas observés chez des paysannes de 18 et 20 ans (papules arrondies, bleuâtres, sur le pouce et l’index), nodosités résultant d’une infection professionnelle par un virus de « cow pox ».
- Dans une conférence, publiée par The Lancet (1933, n° 5750), Ch. S. Myers examine au point de vue psychologique les problèmes de l’éducation médicale, signalant que, pour la profession, les spécialisations sont assez variées pour convenir à des catégories très différentes de goûts et d’aptitudes (chirurgien, hygiéniste, chercheur, médecin de campagne, etc.), mais qu’un certain minimum d’intelligence générale et de capacité scientifique est toujours indispensable.
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- De l’examen de 260 apprentis tourneurs et serruriers et de 80 apprentis cordonniers, Senkewitsch a tiré cette remarque que le meilleur rendement dans les épreuves motrices a été obtenu par ceux qui avaient dès mains larges avec un pouce long et mobile (Arb. Physiol, VI, 1933, p. 339).
- Dans Endocrinology (XVII, 1933, p. 667), E. K. Shelton relate les résultats d’un examen radiologique du carpe chez des enfants retardés et instables, montrant que le parallélisme du retard dans le développement osseux et dans le développement mental se rencontre, soit, sous l’influence de facteurs neurogènes, soit par insuffisance humorale thyroïdienne (les extraits de thyroïde agissant alors pour accélérer le métabolisme général et permettant de rattraper le retard cérébral ou osseux, comme le montrent plusieurs exemples, tandis que les insuffisances en vitamines du régime nutritif ne provoquent pas de retard dans le développement osseux tout en entraînant de l’arriération mentale.
- Dans la Schweizerische medizinische Wochenschrift (LXÏV, 1934, nos 1 et 2), une étude de Schurmann examine la question de savoir si la capacité professionnelle.est diminuée par la myopie et un essai de classification dçs dermites professionnelles est esquissé par Franck. ________
- On trouve dans lia revue « School and Society » n° 987 (du 25 nov. 1933) une notice sur les résultats des tests d’intelligence appliqués à 1.243 candidats aux « Collèges » de New-York (lest de Thurstone, édit, de 1933).
- Dans le même numéro, J. S. Roucek parle des épreuves d’intelligence et de connaisances à l’usage des étudiants des Universités en Tchécoslovaquie.
- Signalons également, toujours dans le même ordre d’idées, un court article de Broom et de Silva sur les notes obtenues par les tests d’acquisitions scolaires et considérées comme un moyen de mesure d’intelligence. _________
- Dans le n° 993 (6 janvier 1934), a paru une notice de G. II. Avers apportant quelques données statistiques sur les pronostics du succès scolaire en algèbre. Il en résulte que la meilleure combinaison est formée par le South Pasadena Prognostic Test, 8 A reasoning test et l’estimation du professeur.
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- Mesures du Quotient Intellectuel et leur constance. — Dans le n° 4 (août 1933) de « The Journal of Applied Psychology » a paru une étude de Cl. L. Nemzek sur la constance comparée des Q. I. obtenus par deux échelles différentes : celles de Stanford-Binet et de TIerring-Binet. (Cherchant à vérifier l’écart constaté entre ces deux séries de mesures, par Carroll et Hollingworth, l’auteur arrive à la suite d’une élaboration statistique à conclure que la différence entre les constances respectives de ces deux échelles est insignifiante). _________
- Dans le numéro de décembre 1933 de « The Personnel Journal », Cii. S. Si.ocombe présente quelques données statistiques concernant les distributions des travailleurs dans diverses catégories professionnelles de 1910 à 1930.
- Dans le n° 12 (décembre 1933) de « Industrielle Psychotech-nik » E. Jamin parle de la signification d’une orientation professionnelle privée appliquée sur des apprentis entrant dans les industries de machines. ________________
- Le n° 1 du 10 janvier dernier de « Berufskundliche Nachrich-ten » donne une revue complète des Ecoles professionnelles textiles allemandes avec des renseignements sur leurs programmes, les conditions d’admission, etc.
- On trouvera dans le n° 1 (de janvier 1934) de « Technische Erziehung » un compte rendu de l’activité du Comité Allemand pour renseignement technique, pendant l’année 1932.
- -Nous relevons dans le n° 2 (15 janvier 1934) de « Rcichsarbeits-hlati » un article de M. Lossagk donnant quelques résultats d’une recherche expérimentale sur les comportements humains vis-à-vis du danger. _________
- On trouvera dans le n° 24, du 25 décembre 1933, de « Arbcil und Beruf » un compte rendu de l’activité des offices d’O. P. de Vienne pour l’année 1932. _________
- F. Staber donne dans le n° 4 de 1933 de « Vieteljahrsschrift fur Jugendhunde » la description d’un nouveau lest pour examen de la pensée mathématique.
- A signaler dans ce môme numéro quelques données statistiques sur la criminalité des mineurs en Autriche en 1930 et 1931.
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- Orientation vers les carrières libérales. — Dr H. Prinz résume dans le n° 10 (octobre 1933) de « Jagend und Beruf » l’activité d’un Office d’O. P. de Jüterboj (pelile ville en Allemagne) pour un semestre, en donnant quelqus aperçus statistiques.
- Le n° 3 (novembre-décembre 1933) de la « Berne de VOrienta-tion Intellectuelle » donne quelques renseignements sur les professions de chirurgien-dentiste et de vérificateur et ingénieur des poids et mesures. _________
- Le numéro d’octobre dernier de « IJ Apprentissage et 10. P. » est consacré au compte rendu de la séance des Comités de patronage des apprentis de Paris et de la Seine (du 26 octobre 1934). On y trouvera le texte de la conférence de M. Bachelet, ceux des allocutions de MM. Luc et Masbou. Des passages importants concernent des problèmes de l’O. P.
- Le dernier numéro (93-94) des Archives de Psychologie, de Oenève, contient un long et intéressant article du professeur Edouard Claparède sur la genèse de l’hypothèse (étude expérimentale).
- Les nos 2 et 3 de l'année 1933 de « Sovietshaïa Psichotechniha » ont paru récemment. Ils contiennent entre autre, un essai de pro-fessiogramme des fileurs de lin, par G. Melcer (n° 2), une note du même auteur sur un nouveau dispositif pour mesure des temps de réaction et un professiogramme du travail des chaudronniers de D. I. Rachman (n° 3).
- Dans le n° 22 du vol. III (décembre 1933) de « Revista de Orga-nizacion Cienlifica », on trouvera la description de deux écoles professionnelles modèles (Ecole commerciale de Valladolid et Ecole élmentaire de travail de Gangas de Onis).
- On trouvera dans le n° 15 (6 janvier dernier) de « L'Ecole et la Vie » un résumé des principaux articles du projet de M. de Mon-zie concernant la réforme de l’enseignement primaire, dû à J. Des-pert.
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- INFORMATIONS
- Orientation professionnelle des jeunes filles. — Au Foyer international des étudiantes, 93, boulevard Saint-Michel, a lieu tous les samedis, de 13 h. 30 à 16 heures, une consultation d’orientation professionnelle par Mlle Hélène Aiphandéry, assistante à l’Ecole des Hautes-Etudes, directrice de l’Office d’orientation professionnelle de Boulogne-Billancourt.
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- A la section industrielle de la Brilish Psychological Society (15 février dernier), M. J.-H. Mitchell a fait une communication sur l’attitude des ouvriers vis-à-vis de la psychologie industrielle.
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- L’approche du Congrès international de l’Enseignement technique qui a mis à l’ordre du jour la question du rôle du médecin en O. P. suscite des travaux pour les rapports qui seront présentés à cette occasion.
- M. Poullaouec, chef du service d’O. P. de Nantes, examine la question des fiches médicales en relation avec le problème du secret professionnel et l’utilisation des cardiaques, donnant une liste de métiers pour ceux-ci établie dans la région nantaise.
- Le Dr Lancelot, directeur du Bureau municipal d’hygiène de la Bochelle, a exposé la question aux membres de la Société pour l’enseignement technique. D’après lui, le rôle du médecin n’est pas uniquement négatif, c’est-à-dire consistant à « désorienter » ; on doit donner des conseils pour diriger l’enfant vers la meilleure carrière en utilisant des données physiologiques et psychologiques. Pour cela, le médecin doit s’assurer ‘une collaboration pédagogique pour les aptitudes psychiques, l’instituteur indiquant comment l’enfant se comporte à l’école, s’il est nonchalant, persévérant., agité, impulsif, apathique, etc.
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- Le nombre des étrangers travaillant en France a notablement diminué depuis la période de crise et de chômage. Il y avait au recensement de 1926 1.378.000 étrangers en France dont la plupart étaient salariés ; on évalue le nombre de ceux-ci à 838.000 environ au début de 1934.
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- Le ministre prussien de l’instruction publique a fixé à 10.734 jeunes gens et 1.048 jeunes filles le nombre des bacheliers qui seront admis, en 1934, à des études supérieures. L’autorisation devra leur être accordée, sur leur demande, par le président supérieur de la province, qui devra se renseigner préalablement près de la section du parti national-socialiste dans leur résidence pour savoir s’ils sont sûrs au point de vue politique. Il indiquera aux futurs étudiants les universités ou écoles supérieures où ils peuvent s’inscrire, en tenant compte des places disponibles.
- La Vie des Centres d’0. P.
- L’O. P. de Grenoble
- La progression rapide constatée en 1932 grâce, en partie, à son directeur, M. Garabiol, s’est développée avec le même rythme en 1933.
- Parti de 30 enfants orientés en 1929 et passant à 88 en 1930, 96 en 1931, 255 en 1932, ce centre atteint, en 1933, le chiffre de 406 enfants orientés.
- Parmi les enfants n’ayant pas continué leurs études, 291 enfants furent orientés vers 50 professions. Citons : 71 mécaniciens, 28 comptables, 20 menuisiers, 18 coiffeurs, 10 ébénistes et les autres métiers représentés par des valeurs inférieures à 10 pour les 219 garçons et 23 couturières, 11 employées et divers autres métiers pour les 72 filles orientées.
- 286 jeunes gens ont été orientés suivant leur désir ; 40 vers des professions qu’ils ne désiraient pas.
- Pour les filles, 68 ont vu leurs désirs acceptés et 12 ont été dirigées vers des carrières qu’elles n’avaient pas désirées.
- Il y eut 32 garçons et 12 jeunes filles qui ne purent suivre, pour raison de santé, la profession qu’ils désiraient.
- En conclusion, sur 406 enfants qui se sont présentés à l’office (304 garçons et 102 filles), il y en eut 48 placés directement par les soins de l’office (34 garçons et 14 filles) ; 96 ont continué leurs études, 42 dans l’enseignement général et 54 dans l’enseignement technique.
- 58 des enfants conseillés ne sont pas restés en rapport avec l’office ; et il y eut 33 contre indications.
- Il semble que, dans ce centre, se développe d’une façon intéressante l’accord, d’une part avec les membres de l’enseignement et avec les syndicats patronaux d’autre part.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Mme Lahy IIolleijegque. — L'enfant. Une cause d’avenir. — In-16 de 200 pages, Paris, Editions du Sagittaire, 1932.
- Dans cet intéressant ouvrage, l’auteur réclame plus de souci de l’enfance, « cause d’avenir », singulièrement négligée jusqu’à présent, d’après éllle. L’enfant, expose-t-elle dans ces divers chapitres, n’est pas connu, désiré, protégé, éduqué, ni diverti. Elle pose et développe les « droits de l’enfant », en particulier les droits à la culture, à l’éducation, à la préparation professionnelle.
- Pour ce qui est de la carrière, des lois nouvelles devraient fixer à un âge plus tardif le temps de l’apprentissage, organiser des laboratoires d’orientation professionnelle, organiser un enseignement manuel au second degré, perfectionner les lois protectrices du travail.
- A plusieurs reprises, l’auteur insiste sur la place qu’il faut donner à l’O. P., rappelant — avec quelques omissions et erreurs — les débuts du mouvement en France. H. P.
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- José Mallart. — La Orieniacion profesional en Espana. — In-8 de 64 pages, Madrid, 1933.
- Dans cet exposé clair et précis, l’auteur, qui appartient à l’Institut psychotechnique de Madrid, retrace les antécédents de l’O. P. en Espagne, décrit l’Institut de Barcelone et celui de Madrid, relate les grands traits de l’organisation nationale des services d’O. P., dans les deux zones qui correspondent chacune à l’un des Instituts centraux, indique les méthodes (comportant examen physiologique et médico-anthropométrique, examen psychotechnique, enquête et questionnaire, exposé des principales professions, conversation particulière avec l’intéressé et conseil d’O. P.), donne des renseignements sur les écoles de préapprentissage, sur la propagande en faveur de l’O. P., fournit une utile bibliographie, avec, en appendice, un compte rendu du Ve Congrès international d’organisation scientifique du travail, à Amsterdam, auquel il participa comme représentant de l’Espagne. FI. P.
- Sauf dans le cas d’avis précis de désabonnement nous nous permettrons de faire toucher à domicile, dans la seconde quinzaine d’avril, à ceux qui ne se seront pas acquittés à cette date, le montant de l’abonnement pour 1934 et nous espérons qu’il sera fait bon accueil à notre demaftft^TINST
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- QUELQUES OBSERVATIONS sur une application du test de Stenquist
- par G. SINOIR
- Nous avons été chargé au mois de juillet dernier d’appliquer le test de Stenquist à 260 candidats à l’atelier d’apprentissage de la S.T.C.R.P. Cette application, qui a duré environ lin mois, nous a suggéré quelques remarques qui feront l’objet de ce travail.
- Précisons d’abord, qu’il ne ne sera pas un seul instant question de résultats statistiques (1). Il s’agira uniquement d’observations d’ordre psychologique. Le grand nombre de nos sujets nous a, en effet, permis d’être témoin de bien des comportements différents de la part de types individuels assez divers.
- Observations générales sur l’ensemble du test
- La consigne même du test, a donné lieu, telle que nous l’utilisons, à deux quiproquos, qui, pour ne s’être présentés que deux ou trois fois, sont dignes d’être signalés. Voici le texte de cette consigne : « Voici dans cette boîte plusieurs objets qui ont été démontés. Vous allez les remonter de façon à faire un objet qui puisse fonctionner. Vous commencerez ici, puis vous ferez celui-ci, ensuite celui-ci et ainsi de suite. Si cet objet vous paraît trop difficile, vous pourrez l’abandonner, et s’il vous reste du temps, à la fin, vous pourrez le reprendre pour le continuer ».
- (1) Cf. J.-M. Lahy. Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist ds. B.I.N.O.P., 3° année, 1931, n° 5, mai, pp. 121-134.
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- Le premier quiproquo' naît de la formule : « Un objet qui puisse fonctionner ». Ceci peut s’appliquer à neuf objets de la boîte, mais le dixième : une chaîne, composée de six chaînons, même montée, ne paraît pas devoir « fonctionner ». Un sujet s’est trouvé arrêté par cette difficulté dont il nous a fait part spontanément.
- Le mot « abandonner », est lui aussi source d’imprécision. Si nous comprenons bien, le sujet doit entreprendre chaque objet dans l’ordre où il se présente dans la boîte. Un certain nombre esquissent le geste de passer certains objets sans même les aborder. L’opérateur doit, semble-t-il, les inciter à prendre au moins les parties en main et à réfléchir quelques instants sur leur montage. Mais cette attitude de l’enfant ne tient-elle pas à ce qu’il ne saisit pas le sens exact du mot « abandonner », qui suppose une prise de contact avant la séparation d’avec l’objet, et le confond avec le mot « passer », tous deux étant pour lui synonymes de « délaisser ».
- Cette incitation à une prise de contact est du reste dans l’intérêt de l’enfant. Car, même si au bout de peu de temps il • abandonne l’objet sans résultat apparent, l’effort qu’il a fourni sème en lui la graine de la réussite, qui, fréquemment, germe à la reprise.
- Ceci nous amène à souligner une loi élémentaire de compréhension qui se vérifie de façon patente dans le test de Sten-quist, loi que nous pourrions appeler du « sommeil de la pensée ». Elle consiste en ce qu’un certain nombre de ceux qui abandonnent, lorsqu’ils reprennent un instant plus tard l’objet, en comprennent soudain le montage. Tout se passe comme dans la mémoire ; lorsque le sujet s’entête à chercher la solution par une réflexion consciente prolongée, il aboutit moins certainement au résultat, que si, abandonnant l’objet, il laisse du même coup à ses automatismes subconscients le soin de faire naître au moment opportun celui d’entre eux, à la recherche duquel il se cramponnait.
- Mais, dans la réussite de cette réflexion en deux temps, intervient sans doute aussi un autre facteur. Les montages faits, entre ces deux temps, d’autres objets plus aisément compris, ont remonté le « sens mécanique » du sujet et rendu plus aisé tout nouvel essai de compréhension mécanique.
- Citons comme exemple Ra}unond D... qui abandonne suc-
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- cessivement le verrou, la chaîne, le bouchon mécanique et la serrure, réussit pleinement les autres objets, puis, reprenant les premiers, les réussit d’emblée en un temps très court, sauf un.
- En chacun des quatre, il avait été arrêté par une difficulté très positive : pour le verrou, la position du ressort ; pour la chaîne, ayant enfilé un chaînon à demi, il se demandait s’il devait l’enfiler entièrement ; pour le bouchon mécanique, il ne voyait pas en quel point de la monture il devait suspendre le bouchon lui-même. Quant à la serrure, il paraissait n’y rien comprendre. A la reprise de celle-ci, il dût mettre, il est vrai, cinq minutes et demie et, stimulé à procéder méthodiquement, il trouva de lui-même, par réflexions successives, la position qu’il devait donner au ressort.
- Il obtint du reste le total de 100 points avec un gain de quelques minutes.
- Par opposition aux sujets qui comprennent l’objet subconsciemment, en en montant d’autres, il y a le grand nombre de ceux qui comprennent en tâtonnant. Mais il y a deux façons de tâtonner : l’une qui est parfaitement hasardeuse et désordonnée, l’autre qui paraît guidée, non par une réflexion consciente, ni par de la méthode, mais par une sorte de sensibilité instinctive, semblable au geste de l’aveugle sans culture qui comprend l’objet en le tâtant de tous côtés. Dans ce dernier cas, le temps se passe à observer les formes extérieures de l’objet, observation qui se fait chez l’enfant, semble-t-il, beaucoup moins avec les yeux qu’avec les mains. On pourrait penser que chez les sujets qui procèdent ainsi, le temps mis à comprendre mesure sa rapidité d’observation, la compréhension elle-même se faisant le plus fréquemment soudain, comme un réflexe spontané, intuitif, qui se mesure à peine dans le temps.
- Mais il est tout un groupe de sujets qui tâtonnent en désordre. Lorsqu’ils réussissent, ce doit être souvent le facteur hasard qui les y aide. Sans doute le fait de se tenir à un montage combiné par hasard est une preuve d’intelligence, à condition, toutefois, que ce soit réellement par une décision personnelle que le sujet s’arrête au montage trouvé par lui et que ce ne soit pas le signal de l’opérateur qui le fasse aban-
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- donner automatiquement l’objet, lui évitant la peine de poser un jugement de conformité sur son propre travail.
- C’est qu’en effet il existe tout un lot d’individus qui réussissent au boni d’un certain temps et en tâtonnant, le montage, au moins partiel, d’un objet. Si l’opérateur leur donnait alors le signal d’arrêter, ils mériteraient une note bonne, voire le maximum. Mais comme ils n’ont pas atteint le temps limité, l’opérateur les laisse à leur tâche.
- Souvent alors, laissé à lui-même le sujet se reprend et défait son travail donnant la preuve qu’il n’a pas compris, car alors il eut au moins esquissé vers l’opérateur un geste pour lui demander si c’était bien. Ne peut-on pas affirmer que dans de tels cas le bon montage est dû au hasard ?
- Parmi les causes qui s’opposent à la compréhension, l’une d’elles nous a paru digne d’être signalée.
- Très souvent le sujet comprend d’intuition la position logique d’un élément ; parfois il y parvient par étapes successives de la réflexion, mais le fait qu’il y ait un ressort à forcer le trouble et le porte à délaisser la position qu’il entrevoyait de donner à cet élément. Ce n’est pas affaire de raisonnement, mais de sensibilité ou même de sensation kinesthésique. C’est la résistance du ressort qui, parce qu’elle le vainc physiquement, le vainc intellectuellement aussi.
- Ainsi dans le fermoir, certains voient de suite comment placer le levier. Appuyant entre le pouce et l’index d’une main les deux pinces l’une contre l’autre, ils essaient de glisser le levier mis en position de fermeture, c’est-à-dire la partie faisant pression dans la position de pression, entre les deux montants dans lesquels il doit s’insérer.
- Cela est évidemment assez difficile, parce qu’il faut faire effort des deux mains à la fois et dans deux sens opposés ; tandis que l’une des mains tient les deux lames de la pince jointes par une pression exercée de haut en bas, l’autre doit écarter les deux montants dont la pression s’exerce dans un sens perpendiculaire à la pression des lames.
- S’il ne réussit pas de suite à mettre le levier en place, le sujet se fatigue et la résistance du ressort vainquant la résistance physique, il abandonne son opération et cherche un autre mode de fixation. Pourtant il avait trouvé, sinon la
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- bonne méthode, du moins la position à donner au levier. La sûreté de jugement a dû céder à la résistance du ressort.
- Il en est de même pour la pince à papier. Certains voient comment placer les deux pales dans l’ouverture du ressort, la tête de chacune d’elles étant, glissée dans une rainure. Ils commencent par en placer une, mais nous ne savons en vertu de quelle intuition prudente (le cas est à peu près général) ils n’enfoncent cette première pale qu’à demi. Il en résulte que lorsqu’ils veulent enfoncer la seconde, la première se trouve sur le trajet de l’autre et le travail devient impossible. Vaincu par cette résistance, très souvent, le sujet abandonne.
- La pince à papier offre encore une autre résistance : celle du ressort lui-même qui a la forme d’un cylindre fendu le long d’une de ses génératrices. Il faut glisser les pales par celte ouverture en écartant les lèvres. Ce ressort est très résistant puisqu’il a pour objet de maintenir à l’aide des pales toute niasse de papier que l’on placera entre elles deux. Quelques sujets essaient deux ou trois pressions mais ne réussissent pas, ils abandonnent leur méthode et cherchent autre chose.
- En résumé, surtout lorsqu’ils procèdent par instinct ou intuition mécanique, même lorsqu’ils le font par réflexions successives, les sujets sont fréquemment vaincus par une résistance qui s’offre à leur effort physique. N’esl-ce pas là le signe de leur état d’enfance intellectuelle que cette sensation kinesthésique qui domine la sûreté de leur jugement?
- Il y aurait lieu, semble-t-il, de distinguer parmi les opérations intellectuelles que le test de Stenquist met en activité. Les façons de comprendre sont diverses et nettement individuelles. Il en est entre autres qui témoignent de la part du sujet d’une plus grande sûreté dans le jugement de conformité par lequel ils doivent ratifier le montage qu’ils ont fait.
- Revenir d’une erreur pour trouver la vraie solution est beaucoup plus difficile que de trouver cette dernière au départ, d’une disposition imprécise des parties de l’objet à construire.
- Dans le premier cas, il faut, en effet, faire acte de critique, voir que son montage est insuffisant, admettre que cela puisse être vrai, se résoudre à défaire le travail exécuté, donc condamner l’effort fourni et accepter de faire un nouvel effort en se lançant dans l’inconnu.
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- Nous disons « se lancer dans l’ineonnu », car il semble bien qu’un faux montage déroute l’esprit au point que tant qu’il est en sa présence, celui-ci ne puisse plus, sauf exception, voir quel est le vrai montage. Au contraire, le premier disparu, l’intelligence mise en présence des pièces disposées au hasard, retrouve parfois la vraie voie et s’y achemine.
- En résumé, passer d’un faux à un vrai montage suppose :
- 1° Une auto-critique de son travail et de son effort ;
- 2° L’acceptation d’un nouvel effort et d’un saut dans l’inconnu.
- Le sujet qui aboutit au succès après s’être trompé fait donc preuve d’une qualité intellectuelle de plus que l’intuitif qui réussit d’emblée. C’est l’esprit critique, ou mieux auto-critique, qui sera dans la vie du travailleur un facteur sérieux de réussite.
- Observations particulières sur quelques parties du test
- Verrou. — Cet objet se compose de trois éléments dont un ressort à boudin en laiton très léger. Cette pièce est éminemment déformable, ce qui offre au moins deux inconvénients : d’abord de fausser dans le détail la similitude absolue des expériences d’un sujet à l’autre, les déformations que prend le ressort se modifiant continuellement. D’autre part, lorsqu’il est par trop élargi, le ressort offre au montage un obstacle supplémentaire qui n’existe pas lorsque l’outillage est neuf, et donc modifie, à ce point de vue encore, les conditions de l’expérience ; mais, cette fois à un degré assez appréciable, car, pour être vaincu, cet obstacle nécessite une réelle adresse de la part du sujet, sans compter qu’il doit souvent y passer un temps assez considérable. Dans la pratique, il importe de signaler au sujet cette difficulté et même de l’aider à la vaincre lorsqu’elle se présente. Si on ne le faisait, les sujets qui ne sont pas victimes de cet état de choses seraient avantagés par rapport aux autres.
- Pince à linge. — Cet objet, nettement plus réussi que les autres, présente une particularité qui le distingue franchement d’avec eux ; c’est d’être un objet usuel. L’un de nos sujets a pu dire : « Ça je sais le faire, j’en répare tous les jours ». Il semble que celle utilisation fréquente intervienne
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- pour autant dans la fréquence de réussite qui le caractérise, que la grande facilité qu’on lui prête. A en juger d’après les hésitations des sujets aux prises avec elle, il ne semble pas, en effet, que la pince à linge soit si simple à monter. Il semblerait plutôt que la connaissance préalable de cet objet aide un bon nombre des sujets à la réussite.
- Pince à papier. — Nous avons, dans les remarques générales indiquées plus haut, dit que cet objet offrait deux difficultés : un ressort très résistant et la nécessité d’entrer la première pale complètement, si l’on veut placer la seconde. Il paraît nécessaire de préciser la consigne de cette façon, en ce qui concerne cet objet. Il faut :
- 1° Inviter le sujet à forcer le ressort sans crainte, lorsqu’on le voit intimidé par cette résistance ;
- 2° L’insister à entrer la première pale complètement lorsqu’il a trouvé la bonne position à lui donner et qu’il s’évertue à entrer la seconde.
- Il va de soi que ces recommandations étant faites à tous les sujets qui sont en telles difficultés, les conditions de l’expérience restent égales pour tous.
- D’autre part, l’échelle de notation n’a pas prévu un cas qui se présente assez fréquemment. Chaque pale a un avers et un revers. Elles doivent être placées les deux avers se faisant face et les deux revers à l’extérieur. Il arrive qu’elles soient placées avers contre revers ; tel quel, le montage est certainement imparfait et ne mérite pas le maximum : la faute devrait sauter aux yeux de l’enfant.
- Il semble que l’on doive le stimuler à voir sa faute sans lui dire quelle elle est. S’il ne la voit pas, il faudrait déterminer une note inférieure qui pourrait être + 8, par analogie avec une autre faute de même importance.
- Chaîne. — Certains réussissent d’emblée les trois premiers objets : verrou, pince à linge et pince à papier. Ils ont le ' geste rapide et assuré. Cela marche à merveille. Mais ils aperçoivent ensuite lès chaînons. Alors leur attitude change. Ils marquent un geste très net d’hésitation pour prendre les chaînons dans leur casier. Leur main reste suspendue un court instant au-dessus de la boîte. S’ils sont audacieux, ils vont jusqu’à prendre les chaînons, quitte à les abandonner
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- l’instant d’après. De moins courageux décident de passer au suivant sans même toucher à cette chaîne si inquiétante. Les plus avertis résolvent la question en demandant franchement ce qu’il faut faire avec « cela » ; quelques-uns vont même jusqu’à demander si ce n’est pas une chaîne. Il est habituel que ces <( impressionnés » du début abandonnent en route, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne reprennent parfois dans la suite et alors ne réussissent pas.
- Ce qui s’est passé, c’est que la peur initiale les a inhibés dans la compréhension de cet agencement. S’ils abandonnent, d’autres travaux effacent cette inhibition. Le second contact avec l’objet terrible est plus assuré ; rien ne s’oppose plus alors à ce qu’ils comprennent.
- La chaîne est, sans conteste, l’objet le plus intéressant de la boîte au point de vue du comportement des sujets. Elle leur donne-lieu de manifester certaines qualités de réflexions lorsqu’ils ont procédé au montage d’une certaine façon.
- Le plus grand nombre commence en unissant les chaînons en tête à queue. Un certain nombre ne voit pas plus loin. Une autre partie se rend compte qu’une fois deux chaînons ainsi fixés on ne peut faire une chaîne continue et homogène dans le mode de fixation des chaînons. Ceux-là s’aperçoivent alors de la vraie façon de procéder et s’empressent de fixer les quaire autres chaînons, non déjà placés, de la façon qu’ils doivent être. Tout heureux d’avoir trouvé, ils sont prêts à déposer leur travail dans la boîte sans se rendre compte que le premier chaînon n’est pas fixé comme les autres. Faut-il alors les prévenir ou accepter en silence leur travail tel quel ? Cela a une grande importance, puisque la notation partielle se fait ici par couple de chaînons convenablement unis. Si l’on accepte ce travail, on ne peut mettre le maximum qui est
- 10 (5 couples de chaînons à 2 points chacun). Pourtant le sujet a nettement « compris » la loi mécanique de cet objet.
- 11 ne pêche que par distraction. Nous croyons préférable, dans ce cas, d’interpeller le sujet par un avertissement sobre, tel que celui-ci : « Regarde bien ta chaîne », qui ne fait qu’attirer son attention sur sa distraction, sans lui livrer le secret de sa faute.
- En général, le sujet se rend compte de celle-ci qu’il trouve évidemment enfantine, mais il ne la répare pas nécessaire-
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- ment tout de suite. C’est ici où notre façon de procéder mesure mieux encore rinlelligence mécanique du sujet.
- Une fois le chaînon mal fixé si le sujet veut le refixer aux mêmes chaînons auxquels il tenait précédemment, il ne peut pas. Il lui faut placer le chaînon fautif à Vautre extrémité de la chaîne. Le sujet met alors un temps très variable à se rendre compte de ceci et ce temps, croyons-nous (qui pénalise l’ensemble de son travail) mesure assez bien sa vitesse de réflexion, en face d’une difficulté assez simple reconnue par lui-même.
- Par contre il existe des sujets qui, dès le début du travail, montent convenablement deux chaînons et sont incapables, quelque temps qu’on leur laisse, d’en monter aucun autre ainsi. Leur travail doit être côté + 2 puisqu’il comporte un couple de chaînons bien unis. Logiquement il devrait être côté moins quelque chose. Il semble bien que ce soit un signe positif d’inintelligence que de trouver la solution d’un problème et de ne pas voir que c’est la solution du problème !
- Fermoir. — Cet objet donne lieu aussi à cette dernière remarque. lin sujet a pu réaliser convenablement le montage, mais sans être capable de le faire fonctionner normalement. Uonc, montage bien fait. Utilisation nulle. Est-ce cela l’intelligence mécanique ?
- Une autre particularité du fermoir, c’est qu’il admet deux montages différents, qui, de prime abord, paraissent aussi vraisemblables l’un que l’autre. Pourtant l’un d’eux seul est coté + 10 et l’autre + 8. Certains trouvent d’emblée ce dernier, le font vite et le considérant comme définitif et parfait, déposent l’objet dans la boîte sans même soupçonner qu’il puisse y en avoir un autre. Effectivement dans l’ignorance d’une- utilisation précise de ce fermoir, ce montage peut paraître parfaitement logique. Il peut très, bien ne pas venir à l’idée de quelqu’un qui vient de le réaliser qu’il est imparfait et qu’il puisse y en avoir un autre. Pourtant certains sujets savent bien dire, d’eux-mêmes, en quoi il est imparfait ; c’est qu’effectivement il est d’un usage un peu moins pratique. Ce que qualifie le moindre note, ce serait donc cette absence d’intuition.
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- WlÊmÊÊÊÊÊÊÊÈÊIÊÊÊÊKÊÈÈÊÊ
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- Bouchon automatique. — Le fait de trouver la position exacte du fil de fer léger est un signe objectif de « compréhension », étant donné le caractère d’ « inattendu » que présente cet élément. La plupart de ceux qui « ne comprennent pas » le placent à l’envers. Le bouchon est l’un des objets les plus complexes de la boîte. A la différence des précédents, qui tous présentent, une fois montés, des formes stables, le bouchon est perpétuellement en équilibre par sa constitution môme. Il met donc en jeu, un facteur « adresse », qui ne se trouve pas dans les autres, auquel il faut, semble-t-il, ajouter un facteur « représentation spatiale ». En tout état de cause, il est une pierre d’acchoppement pour les sujets quelque peu émotifs, entre les mains desquels il prend une mobilité par trop déroutante. Si l’opérateur a le droit d’intervenir par des encouragements, ce doit être surtout à ce moment du test.
- Ce qu’il pourra faire, dans ce cas, c’est attendre que les éléments aient été convenablement assemblés, moins le fil de fer léger, si c’est nécessaire. Il demandera alors au sujet ce qu’est l’objet et si le sujet répond bien, il lui demandera de tenir le bouchon suspendu par une main et d’indiquer avec un doigt de l’autre la position que devrait prendre, sans le bouchon, le goulot de la bouteille.
- Même avec cette aide, un certain nombre sera incapable de voir la place à donner au fil de fer léger. D’autres au contraire — les émotifs intelligents — y trouveront une voie possible de compréhension.
- Mais un certain nombre, qui aura bien réussi le montage, sera incapable de donner au bouchon la position qui lui convient. On peut se demander si ceux-là ont réussi le montage de mémoire, ou s’ils ont traduit chez eux l’existence d’un sens du dispositif mécanique qui serait indépendant de la notion d’utilisation d’un objet. Ou bien n’est-ce pas plus simplement le petit dieu hasard qui les a aidés ? Mais, alors, que vaut leur compréhension mécanique ?
- Car il semble que la notion de finalité rentre dans l’acte d’intelligence. Une fois construit un objet simple, il semble que, de la synthèse mécanique réalisée par son constructeur, devrait jaillir en lui une notion au moins approximative de l’usage de cet objet, s’il a réellement compris son montage avec intelligence.
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- Dans le cas contraire, il semblerait qu’un montage bien fait serait signe non d’intelligence mécanique, mais ou bien de l’action du hasard, ou bien d’un sens mécanique qui serait à base d’instinct et de sensibilité plus que de conscience réfléchie.
- Signalons enfin, pour ce test, une disposition possible des éléments pour lequel Stenquist n’a pas prévu de notation partielle. Il y a des sujets qui montent bien le caoutchouc sur le bouchon de métal, qui accrochent bien les deux gros fils ensemble, qui placent bien le fil de fer léger sur les deux gros, mais ne savent pas enfiler le bouchon lui-même sur le gros fil de fer. Comment coter ce travail ? Ils ont réuni chaque partie (+ 1 + 4 + 5), mais pas le tout. Ils ne méritent cependant pas le maximum 10.
- Bouton cle sonnerie. — Très peu comprennent le mode de fixation du couvercle au fond de la boîle, ou mieux très peu se rendent compte qu’ils doivent fermer la boîte du timbre. Le couvercle, placé contre le fonds, bascule, et laisse deviner qu’il pourrait adhérer plus franchement, beaucoup se contentent de cette superposition boiteuse des deux parties.
- Invités à regarder de plus près (sans plus) un très petit nombre voit ce détail. Nous croyons que cela tient d’une part à sa finesse relative, et de l’autre, au manque de sens de l’observation des sujets. Ce n’est pas qu’ils soient inattentifs ; dans l’ensemble ils portent un intérêt visible à leur tâche, mais ils ne sont pas encore entraînés à regarder de très près un mécanisme placé entre leurs mains : la négligence naturelle à leur âge aidant, ils estiment sans doute, que du moment que le bouton établit le contact de la sonnerie, il importe bien peu que le fonds bascule ou adhère franchement.
- Cette faute serait donc moins signe d’inintelligence que d’« à peuprésisme » si nous osons dire. Elle dénote pourtant l’absence d’instinct mécanique dans l’utilisation d’un détail.
- Serrure. — Cet objet donne lieu à une intervention de l’opérateur. Il y a des sujets qui placent bien la targette et le tasseau, et consument leur temps à essayer la place du ressort. On doit les arrêter avant qu’ils n’aient seulement songé à mettre le couvercle et la vis de fermeture. Pourtant, ils auraient su placer ces derniers et cela leur aurait procuré une majo-
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- ration de points. Ne doit-on pas, en ce cas, les inviter à abandonner un instant le ressort et à montrer comment ils utiliseraient ces deux pièces (couvercle et vis) ?
- Piège à souris. — Le cran d’arrêt destiné à maintenir le levier dans sa position « armé » présente une forme assez imprécise pour que l’on puisse logiquement lui donner des positions différentes. 11 semble convenable de considérer son utilisation comme bonne à chaque fois que le sujet aura su sjen servir, comme cran d’arrêt, dans quelque position qu’il l’ait placé pour cela.
- S’il nous est permis, avant de conclure, de donner un conseil à l’opérateur, ce sera celui de ne jamais démonter un objet aussitôt après que l’enfant l’a remis dans la boîte, et tandis qu’il monte le suivant. Cela le trouble, parce que son intérêt pour ledit objet, n’est pas encore effacé.
- Concluons en précisant que ces observations ont été faites sans préjudice de l’appréciation statistique des résultats. Nous avons limité nos interventions au strict minimum permis, ou si nous l’avons dépassé nous avons pris soin de n’apprécier le travail du sujet que dans l’état où il l’avait amené, laissé à lui seul.
- Ainsi compris, il nous a semblé que le test de Stenquist, qui a l’avantage d’être solidement étalonné d’une part, et de l’autre fournit l’occasion de comportements individuels très divers, légitimait une tentative d’analyse psychologique. C’est ce que nous avons essayé.
- Note de la Rédaction. — Pour toutes précisions concernant ce test : application, notation, étalonnage, sur enfants français, consulter l’article de M. Lahy, Bulletin national d'O. P., 3e année, n* 5, mai 1931, pp. 121-134.
- La Chronaxie vestibulaire peut-elle servir à T exploration fonctionnelle du labyrinthe ?
- Par M. Henri PIERON
- La méthode de Bourguignon pour la détermination de la chronaxie dans l’excitation galvanique du labyrinthe a été employée par Silvio Princigalli pour la sélection du personnel navigant de l’aéronautique (1).
- (1) Silvio Princigalli. — Observations sur la chronaximétrie vestibulaire, eu égard en particulier à la sélection du personnel de l’aéronautique. Archives italiennes de biolor/ie, XC, I, 1933, pp. 48-88.
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- Il a utilisé la technique bipolaire binauriculaire, recherchant d’abord la rhéobase (intensité minima de courant nécessaire, en durée pratiquement indéfinie de passage, pour obtenir une réaction liminaire d’inclination céphalique), puis la durée de passage du courant la plus petite permettant d’obtenir cette même réaction avec un voltage doublé, ou ebronaxie de Lapicque.
- Des mesures ont été pratiquées sur 155 sujets sains et jeunes (de 19 à 28 ans, sauf quelques individus de 30 à 32 ans), comprenant des pilotes brevetés, des soldats n’ayant jamais volé, et des étudiants.
- Les valeurs extrêmes des chronaxies ont été 0,004 et 0,028 sec. chez les étudiants, de 0,004 et 0,100 sec. chez les pilotes.
- Les rhéobases (déterminées en milliampères) ont varié de 0,2 à 3 chez les étudiants, de 0,6 à 6 chez les pilotes.
- Les valeurs de chronaxies ont été basses dans 9 cas chez 70 pilotes (12,8 °/o), moyennes dans 32 (45,7 °/„) et élevées dans 29 (41,4 °/o). Chez 31 soldats, non admis au pilotage, les valeurs sont basses dans 5 cas (16,1 %), moyennes dans 14 (45,1 °/o), et élevées dans 12 (39,6 °/o).
- Enfin chez 55 étudiants les valeurs basses se rencontrent dans 13 cas (23,6 °/»)> moyennes dans 40 (72,7 °/„) élevées dans V (3,7 "/„).
- Entre pilotes ayant eu et n’ayant pas eu d’accidents, il n’y a pas de différence nette dans la répartition des chronaxies (les pourcentages de chronaxies élevées étant respectivement d’environ 41 et 39,5).
- Si l’on fait le calcul, d’après les chiffres des tableaux donnés par l’auteur, des moyennes générales des chronaxies et des rhéobases
- (les données manquant pour les soldats non admis au pilotage).
- voici les valeurs que l’on obtient : Nombre. Rhéobase (ma), Chronaxic ( ec )
- Pilotes n’ayant pas eu d’accidents 53 2,17 0,0323
- Pilotes ayant eu des accidents... 17 1,71 0,0254
- Etudiants 40 1,78 0,0141
- Chez un certain nombre d’étudiants l’épreuve calorique à l’eau froide a été pratiquée, en déterminant le nombre de centimètres cubes d’eau qu’il faut faire couler en irrigant l’oreille pour provoquer le nystagmus et en mesurant la durée du nystagmus ainsi provoqué.
- Cette durée a varié dans 27 cas entre 7 et 22 secondes, et dans 13 cas entre 24 et 50 secondes. Les deux mesures sont sans rapport entre elles comme le remarque l’auteur. Avec ses chiffres on trouve en effet un indice de corrélation r : 0,05 + 0,106, sensi-
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- blernenl nul. Il y a donc lieu de n’envisager pour l’excitabililé labyrinthique (si les mesures des quantités d’eau liminaires ont été correctes, et faites avec une température de l’eau constante, ce dont on ne peut juger faute de renseignements) que l’une de ces déterminations, évidemment la durée du nystagmus provoqué (mais qui devrait l’être dans des conditions constantes d’irrigation), suivant la méthode classique.
- Le nystagmus calorique (qui n’a pas été déterminé chez les pilotes) serait, d’après Princigalli, sans corrélation aucune avec la chronaxie vestibulaire (la rhéobase se trouvant négligée).
- Il en conclut que c’est la chronaxie vestibulaire qu’il faut choisir pour apprécier fonctionnellement l’excitabilité du labyrinthe.
- Or, tout à l’opposé, de cette absence de corrélation on peut conclure que c’est la chronaxie vestibulaire qui doit être rejetée dans l’exploration fonctionnelle, ou du moins que sa signification réelle reste à établir.
- Du fait que la navigation aérienne entraîne une diminution d’excitabilité labyrinthique et que les chronaxies élevées sont plus fréquentes chez les pilotes que chez les étudiants (en étant aussi fréquentes chez les soldats non admis au pilotage), il ne s’ensuit pas qu’on puisse, sans plus, envisager La chronaxie comme fournissant directement une mesure d’excitabilité.
- La chronaxie permet d’apprécier une vitesse d’excitabilité, mais on n’a pas le droit de négliger le niveau du seuil de base, autrefois seul envisagé pour la mesure de l’excitabilité, comme si le temps ne jouait aucun rôle.
- S'il existait entre la rhéobase et la chronaxie une forte corrélation, on pourrait, à la rigueur, se contenter de l’une ou l’autre de ces valeurs. Mais, en utilisant les chiffres de l’auteur, la corrélation n’a qu’une valeur r = + 0,28 + 0,059 (pouvant à la rigueur atteindre + 0,35 en éliminant deux valeurs très aberrantes).
- Dès lors l’excilabilité du nerf vestibulaire devrait être définie par une quantité liminaire d’électricité, soit le produit du temps chronaxique par l’intensité du courant utilisé dans la détermination (double de l’intensité rhéobasique).
- La question serait donc à reprendre de ce point de vue, mais en rappelant que l’excitation galvanique est efficace, même lorsque le labyrinthe est détruit (si le nerf n’est pas dégénéré), et qu’elle représente une excitation du nerf vestibulaire, avec exploration de la réflectivité. C’est un procédé d’examen fonctionnel du nerf et des centres réflexes, sans passer par l’excitation physiologique des canaux semi-circulaires, alors que celle-ci est impliquée dans le nystagmus calorique qui est une épreuve indispensable (l'inex-
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- citabilité et l’hyperexcitabilité étant des contre-indications formelles au pilotage).
- La méthode d’excitation vestibulnire, tenant compte à la fois de La chronaxie et de la rhéobase (c’est-à-dire du produit de l’une par l’autre) peut sans doute apporter un élément utile d’information.
- D’après les déterminations de Princigalli, il apparaîtrait de façon très nette que les pilotes ont en moyenne une bien moindre excitabilité que les étudiants, et les pilotes sans accidents une excitabilité moindre que les pilotes à accidents, le produit du double de la rhéobase moyenne (en milliampères) par la chronaxie moyenne (en millièmes de seconde) atteignant une valeur de quantité liminaire de 140 pour les pilotes sans accidents, de 87 pour les pilotes à accidents, et de 50 pour les étudiants. De nouvelles recherches sont nécessaires, dans lesquelles on devra confronter avec la réussite dans le pilotage les valeurs d’excitabilité vestibulaire au cours de l’examen précédant l’admission à l’apprentissage du vol en avion, en déterminant ultérieurement la diminution d’excitabilité provoquée par un nombre donné d’heures de vol.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Une double application des tests à dix ans d’intervalle
- En novembre 1922, 826 écoliers de New-York (de 13 à 15 ans) ont été soumis à un assez grand nombre de tests, nous expose Irving Lorge (1). Or 97 d’entre eux ont pu, en 1932, être retrouvés et soumis aux mêmes tests, et l’on a comparé par la même occasion les tailles et les poids.
- Pour la taille la corrélation a été entre les deux séries de mesures de 0,47, et pour le poids de 0,63.
- Or, pour les tests, mesures mentales celle fois et non plus physiques, les corrélations ont été au moins égales, ce qui montre la valeur très semblable des mesures mentales ou physiques :
- Dans le test de Stenquist............................ 0,66
- Dans le test d’arithmétique I. E. R.................. 0,60
- Dans le test commercial I. E. R...................... 0,60
- Dans le test de lecture Thorndike Mc Call............ 0,57
- La cohérence de ces lests avait respectivement les valeurs suivantes : 0,62 ; 0,76 ; 0,34 ; 0,77. Il y a donc une stabilité mentale plutôt plus grande encore que physique.
- (1) Retest after ten years. Journal o! edueational Psiicholoqii, XXII, 2, février 1934, p. 136.
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- Mais naturellement, au fur et à mesure que le temps s’écoule la corrélation diminue, montrant bien que des facteurs de variation tendent à produire des différences croissantes.
- C’est ainsi que R. L. Thorndique (1) a donné une série de coefficients de corrélation avec emploi des tests Binet-Stanford tous les dix mois. Alors que la cohérence (deux emplois consécutifs du test) donne un coefficient de 0,889, les coefficients successifs (entre 10 et 00 mois) s’abaissent régulièrement à 0,868 ; 0,843 ; 0.814 ; 0,781 ; 0,743 ; 0,698.
- Au bout de 10 ans, d’après la courbe (dont la descente s’accélère), les valeurs seraient voisines de 0,55, c’est-à-dire très proches de celles d’Irving Lorge. II. P.
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- Qualités professionnelles des employées de commerce
- Le tableau que nous reproduisons ci-contre n’est pas un pro-fessiogramme. Ce n’est qu’une conclusion empirique d’une enquête faite par un auteur allemand (2) auprès d’un certain nombre d’employés et de chefs du personnel commercial féminin, et destiné à Tusage des écoles commerciales de tous degrés. Il s’agissait de remplir un questionnaire en indiquant les qualités requises pour une bonne employée et en assignant à chacune un degré d’importance.
- On trouvera dans les quatre colonnes les fréquences (en 0/„) de réponses affirmatives pour chaque qualité ou aptitude, de même que son numéro d’ordre (chiffres entre parenthèses) dans le classement fait dans l’ordre décroissant de ces fréquences. Un à côté d’une donnée numérique indique celle des deux catégories d’employées (buraliste ou vendeuses) pour laquelle la qualité en question est considérée comme plus importante que pour l’autre. Les chiffres en gros caractères font ressortir une divergence marquée entre les réponses des chefs et celles des employés. On constate ainsi que les aptitudes intellectuelles, telles que l’intelligence générale, l’aptitude à combiner, la mémoire, etc, sont prisées par les chefs, tandis que les employés estiment en première ligne les qualités de caractère et de volonté. (Voir lableaUj p> 97)
- (1) The offect of lhe interval betweens test and retest on the constancy of the I. Q. — J. of educ. Psych. XXIV, 1933, p. 543-549.
- (2) Br. BnELL. Das psychologische Berufsbild der Handlungsgehilfin. Ver-such einer induktiven Zielgewinnung fur die Mâdchenerziehung in Kaufmàn-nischcr Schulen. (Portrait professionnel d’une employée de commerce. Essai d’un apport empirique pour l’éducation de jeunes filles dans les écoles de commerce), Berlin-WiJmersdorf, Verb. der weiblichen Handels und Biiroan-gestellten, 1933 (72 pages).
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- Qualités considérées comme importantes au point de vue professionnel
- Conscience dans le travail..........
- Politesse...........................
- Concentration d’attention...........
- Précision...........................
- Patience............................
- Mémoire.............................
- Propreté............................
- Exactitude..........................
- Application.........................
- Honorabilité........................
- Bienveillance.......................
- Rapidité.............,..............
- Don de compréhension................
- Mémoire de personnes................
- Bonne volonté.......................
- Bonne élocution.....................
- Promptitude (prête à la minute).....
- Personne de confiance...............
- Intelligence........................
- Loyauté.............................
- Mémoire de nombres..................
- Pensée logique......................
- Persévérance .......................
- Esprit d’observation................
- Compréhension, pénétration d’autrui.
- Suggestibilité......................
- Capacité de changements rapides....
- torce, volonté, énergie.............
- Capacité de jugement................
- simultanément.....
- Ingéniosité..........
- Formation de concepts. Aptitude à combiner .. Imagination.......
- BURAI Appréciations faites par 43 chefs (°/o) POUR JSTES Appréciations faites par 53 employés (°lo) LES VEND! Appréciations faites par 34 chefs C/.)
- 86 (3,5) 93 (1) +
- 95 (1) 92 (2) + 88 (6)
- 86 (3,5) 89(5,5)+ —
- — — 79 (12)
- 91 (2) 89(5,5)+ 91 (2,5)
- — — 88 (6)
- 79 (9,5) 87 (7) 88 (6)
- 84 (6,5) 90 (3) + 79 (12)
- 77 (12) 81 (9) 91 (2.5)
- 63 (17) 76 (12) 100 (1)
- 77 (12) 90 (4) 77 (15,5)
- 84 (6,5) 85 (8) + 77 (15,5)
- 65 (16) 76 (12) 88 (6)
- 70 (15) 77 (10) 79 (12)
- — — 77 (15,5)
- — — 77 (15,5)
- 77 (12) 70(16,5) + —
- 84 (6,5)' 76(12)+ 82 (9.5)
- 72 (14) 64 (19) 82 (9.5)
- 84 (6,5) 72(14,5)+ 62(18,5)
- 79 (9,5) 68(18) 4 56 (21)
- 56 (19) 72(14,5, —
- — — 56 (20)
- 47 (22,5) 42 (20,5) 88 (6)
- — — 62(18,5)+
- — — 50 (22)
- 56 (19) 70(16.5)+ 38 (25)
- 56 (19) 42(20,5) + —
- — — 47 (23) +
- 49 (21) 38(22,5) + —
- 42 (24) 38(22 5) + —
- 47,22,5) 32(24)+ 44 (24)
- 21 (25) 17(25)+ —
- A. R.-G.
- Appréciations faites par 18 employés
- C/.)
- 89 (2)+ 78 (4)
- 94(1)+ 72 (10,5) (4) + (10,5) (10,5) (10,5) (41 +
- (10.5)
- (19.5)
- (10.5) (10,5)
- 72(10,5)+ 72(10,5) +
- 50 (22) 67(16,5) + 50 (22) 56 (19',5)
- 67(16,5)+
- 72(10,5)+
- 61(18)
- 50(23)
- +
- 28 (24)
- . — Le tableau ci-dessus a êtè traduit d'après le compte-rendu du livre
- • e Brell fait par O. Lipmann dans la « Zeitschrift fur angewandte Psychologie ».
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- La mesure des bruits
- On sait que les individus soumis à Faction prolongé de bruits intenses subissent des lésions de l’appareil auditif qui constituent, dans certains métiers, des affections professionnelles prévisibles Mais ce n’est que depuis peu de temps que l’on commence à procéder à une mesure des bruits, mesure difficile, car il s’agit d’ensembles très complexes de sons de hauteurs variées ; or La sensibilité très inégale de l’oreille pour les fréquences sonores composantes (avec des rapports qui changent suivant les niveaux absolus et les durées) rend particulièrement difficile une appréciation pratique, qui ne peut se limiter à une évaluation brute de l’énergie sonore, ni même à la mesure des énergies physiques des composantes, mais doit faire intervenir les valeurs de transformation physiologique en intensité sonore de ces énergies vibratoires.
- Les méthodes proposées sont nombreuses. Dans la Revue d’Acoustique (I, 1932, p. ISO, II, 1933, p. 116, p. 189 et p. 145), un ingénieur, M. P. Baron, vient de les passer en revue, examinant les techniques subjectives et les procédés objectifs, auquels il se rallie, exposant un système intéressant de mesure..
- En Amérique, les mesures effectuées sont déjà nombreuses, mesures des bruits des rues, contre lesquels les hygiénistes sont à juste titre partis en guerre, et mesures des bruits industriels, importantes pour l’organisation rationnelle.du travail. Bien que ces mesures soient encore loin d’être vraiment satisfaisantes, elles apportent déjà d’utiles précisions.
- Voici quelques données-repères d’intensités pour des bruits variés fournis par E. S. Free, dans un article de la Review oj Scientific Instruments (Noise mcasurement, IV, 1933, p. 368).
- Prenant comme zéro de l’échelle (correspondant à un seuil moyen d’audibilité) une valeur de pression mécanique des vibrations de 0,207 millibar par cm2 (soit 1.10-16 watt), il donne les niveaux en
- « décibels » (1).
- Bruit douloureux..........................' 130 à 140 décibels
- Moteur d’aéroplane......................... 110 à 125 —
- Riveteur pneumatique........................ 100 à 110 —
- Rugissement de lion.......................... 95 —
- Chutes du Niagara............................ 95 —
- Rruit de rue maximum à New-York........... 8\
- Aboiement de chien........................... 70 —
- (1) Le « bel » représente une unité logarithmique, dont le décibel est le dixième. Dix décibels au-dessus du seuil signifient une intensité 10 fois plus grande, 20 décibels (ou 2 bels) 100 fois plus grande, 30 décibels (ou 3 bels) 1000 fois plus grande, etc.
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- 65 à 75 décibels 40 à 45 10 à 15
- Conversation à voix haute
- Machine <i écrire........
- Battements du cœur. . ..
- A partir de 100 décibels, il semble bien que le bruit devient nocif et dangereux. H. P.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- La nécessité des examens et des concours d’après Ch. Maurain
- Nous empruntons à une intéressante étude sur l’extension de l’enseignement supérieur publiée par les Cahiers rationalistes (n° 29, février 1934), quelques passages où le doyen Ch. Maurain présente une défense du système des examens et des concours
- « Je crois qu’il faut faire ici une courte digression sur la nécessité des diplômes. Tel, qui ne niera pas l’intérêt du développement de l’instruction, s’élèvera contre le lourd arsenal des concours, des examens et des diplômes. Naturellement, je ne pense pas, et personne ne pense, que tout soit pour le mieux en ce dédale où se débat et se fatigue la jeunesse studieuse. Mais, j’ai sur cette question la même opinion qu’un de mes maîtres les plus éminents et les plus aimés, Jules Tannery. Je m’excuse de résumer cette opinion par une phrase qu’on lui prête et qui m’est revenue si souvent à l’esprit que je crois bien l’avoir entendue moi-même : « Les concours et les examens, disait à peu près Tannery, c est une chose affreuse, lamentable ; leurs inconvénients, leurs dangers sont évidents : quand vous aurez trouvé quelque chose de mieux, vous viendrez me le dire. »
- « Sans doute personne ne songe, pour établir une sélection, à ériger en système la faveur ; non plus la naissance ni la fortune : celle-ci joue son rôle inéluctable dans la facilité plus grande qu’ont les parents aisés à diriger leurs enfants vers les carrières de leur choix. De très intéressantes études sont faites sur les tests, et, de manière générale, sur les méthodes d’orientation professionnelle ; elles permettront sans doute d’améliorer le système de sélection constitué par les concours et les examens, qui sont en somme des espèces de tests. Oue des modifications, des simplifications soient désirables dans ce système, j’en suis tout à fait d’accord. Mais il est, dans son ensemble, nécessaire.
- « ...Dans les préoccupations actuelles intervient un ordre d’idées dont il est. nécessaire de parler. Ce sont les considérations sur h déclassement. Je ne songe pas à ceux, s’il en existe encore, qui refusent l’instruction aux enfants du peuple de peur de trouver en
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- eux des rivaux pour les leurs. Mais beaucoup de personnee craignent qu’en répandant l’instruction, en accroissant les possibilités d’élévation dans l’échelle sociale, on ne favorise ni le bonheur des bénéficiaires de ces dispositions libérales et démocratiques, ni l’amélioration des conditions - sociales, et qu’on crée ainsi des déclassés, mécontents de leur sort, malheureux, et plus nuisibles qu'utiles à la société.
- « Je dois avouer que, élève d’une école primaire communale de ma ville natale, puis boursier à son lycée, devenu doyen de la Faculté des Sciences de Paris, je ne suis pas tout à fait sûr d’être impartial en cette matière. La reconnaissance que je dois aux institutions dont j’ai bénéficié me porte à les trouver bonnes. D’ailleurs, qu’est-ce que le bonheur et quelles en sont les conditions, je ne me charge pas d’en juger. M'excusera-t-on de dire que je ne me suis jamais senti malheureux et que je considère comme un bienfait inestimable d’avoir été mis en état de m’intéresser à beaucoup de choses. J’ai connu des gens de situations et de métiers très divers ; ceux qui m’ont paru, dans l’ensemble, mener la vie la plus agréable et se trouver les plus satisfaits de leur sort, ce sont ceux dont l’esprit était le plus ouvert sur le monde. Somme toute, d’après mon expérience personnelle et mes observations, l’instruction me paraît accroître l’intérêt de la vie.
- « D’autre part, si imparfaite que soit la sélection par les examens et les concours, elles est tout de même, dans l’ensemble, avantageuse pour la société, et les institutions doivent permettre aux enfants des familles les plus modestes d’y prendre part. »
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L’adaptation grecque de l’échelle Binet-Simon
- L’adaptation de l’échelle de Binet-Simon en Grèce a été établie à la suite de longues recherches expérimentales faites au laboratoire de pédagogie expérimentale de l’Université d’Athènes.
- Il nous faut d’abord signaler les imperfections que contient, selon l’auteur, l’échelle de Binet-Simon.
- Le choix du contenu de l’échelle n’a pas été fait suivant des principes uniformes et il n’y a pus toujours accord entre la définition de l’intelligence que donne Binet et le Contenu des tests destinés- à la mesurer. L’adaptation de Tcrrnan n’échappe pas à cette critique.
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- Dans l’échelle se trouvent des lests aptes à mesurer des connaissances qui ne s’acquièrent qu’à l’école. Selon l’auteur, l’intelligence est indépendante de la faculté d’apprendre.
- L’échelle contient des tests qui concernent des connaissances purement pratiques qpe l’enfant acquiert ou n’acquiert pas suivant le milieu dans lequel il vit.
- Certains tests ne se rapportent pas directement aux connaissances de l’enfant, mais leur réussite dépend de sa capacité verbale.
- Un grand nombre de lests se rapportent à la compréhension, la mémoire, l’imagination spatiale, l’association des idées. Toutes ces facultés ne se trouvent pas en rapport direct avec l’intelligence.
- Un des plus graves défauts de l’échelle est de ne pas contenir de lests concernant l’intelligence pratique.
- Il y a dans l’échelle trop peu de tests mesurant les facteurs intellectuels qui définissent par excellence le degré d’intelligence tandis qu’il y a un trop gratnd nombre de tests de moindre importance pour une telle mesure.
- Beaucoup de tests n’ont pas dans l’échelle la place qui leur convient le mieux. 11 y en a qui sont trop faciles pour l’âge auquel ils sont destinés, et d’autres qui sont trop difficiles.
- L’échelle primitive de Binet-Simon ne permettait pas de mesurer l’intelligence des enfants ayant dépasse l’âge de 12 ans, Binet y avait ajouté des tests pour des enfants plus âgés, mais leur place et leur choix dans l’échelle ne furent pas toujours ceux qui convenaient le mieux.
- Les modifications à l’échelle. — L’auteur a essayé de parer aux imperfections constatées en apportant à l’échelle les modifications suivantes :
- il a pris comme point de départ non pas l’échelle de Binet-Simon elle-même, mais l’échelle telle qu’elle a été modifiée par lerman. Son premier soin a été de placer chaque test à la place qui lui convenait le mieux. Pour ce faire, l’auteur a soumis les tests de l’cchelle Binet-Terman, ainsi que ceux qui ont été ajoutés, a un étalonnage très précis. On considère qu’un test correspond à un âge donné, s’il est réussi par les 75 °/„ des enfants de cet âge, selon le critère consacré.
- Be plus, ayant en vue que l’intelligence est une aptitude complexe, l’auteur a essayé de faire entrer dans chaque groupe des tests différents entre eux et tels qu’ils puissent mesurer l’intelligence sous des aspects multiples et il a augmenté le nombre des tests de chaque groupe pour que l’examen soit poussé plus loin.
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- L’auteur a aussi essayé de remplacer certains lests par d’autres qui correspondent à la définition de l’intelligence suivante : « l’Intelligence est la capacité générale de l’individu, qui lui dicte dans toutes les circonstances les moyens d’action les plus appropriés et qui lui permet de trouver des solutions exactes aux problèmes que lui posent la science et la vie », et qui peuvent la mesurer sous des aspects multiples, et il a essayé de remplacer les tests qui se rapportent aux connaissances scolaires par des tests, qui mesurent plus directement le degré de l’intelligence.
- Voici la liste des lests de l’échelle adaptée.
- 3 ans.
- 1. Nommer des objets connus.
- 2. Montrer nez, oreille, bouche.
- 3. Donner son nom de famille.
- 4. Donner son sexe.
- 5. Répéter phrase de sept syllabes. *
- 0. Enumérer une gravure.
- 7. Répéter trois chiffres.
- 4 ans.
- 1. Copier un carré.
- 2. Trouver ce qu’il faut faire dans des circonstances données (1er degré).
- 3. Comparer des lignes.
- 4. Comparer quatre sous simples.
- 5. Répéter phrase de 12 à 13 syllabes.
- 0. Reconnaître des figures géométriques (lest nouveau).
- 7. Répéter quatre chiffres.
- 5 ans.
- 1. Comparaisons esthétiques.
- 2. Définir par l’usage.
- 3. Reconstruire un parallélogramme à partir de deux triangles.
- 4. Comparer deux poids.
- 5. Exécuter trois commissions simultanément données.
- 6. Retirer une clé d’un anneau puis la remettre (t. nouveau).
- 7. Donner son âge.
- 6 ans.
- 1. Nommer quatre couleurs.
- 2. Trouver ce qu’il faut faire dans des circonstances données (2e degré).
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- 3. Reconstruire une image à partir de quatre morceaux (lest nouveau).
- 4. Nommer dans un temps donné trois noms d animaux, de fleurs, d’objets faits en bois (test nouveau).
- 5. Répéter phrase de 16 à 17 syllabes.
- 6. Distinguer malin et soir.
- 7. Montrer sa main droite, son œil gauche.
- 7 ans.
- 1. Enumérer les jours de la semaine.
- Donner la réponse la plus probable à des questions posées (1er degré). Test nouveau.
- 3. Copier un losange.
- 4. Faire un nœud.
- 5. Comparer deux objets de souvenir (trouver leur différence).
- 6. Décrire une gravure.
- 17. Trouver des lacunes dans des figures.
- 8 ans.
- 1. La balle perdue dans le champ (1er degré).
- 2. Définir supérieurement à l’usage.
- 3. Trouver le tout une partie étant donnée (test nouveau).
- 4. Critiquer des phrases absurdes.
- 5. Comparer deux objets de souvenir (trouver leurs ressemblances).
- 6. Former une phrase à partir de deux mots donnés (lest nouveau.
- 7. Compter à rebours de 20 à 0.
- 9 ans.
- 1. Ordonner cinq poids.
- 2. Trouver ce qu’il faut faire dans des circonstances données (3e degré).
- 3. Faire deux dessins de mémoire.
- ; 4. Donner un nom générique à des mots énumérés (animaux, fleurs et objets). Test nouveau.
- 5. Donner des contraires (test nouveau).
- 6. Former une phrase à partir de trois mots donnés.
- 7. Soustraire de trois en trois à partir de 4L
- 10 ans.
- 1. Classer des concepts suivant l’étendue de leurs contenu (t. n.).
- 2. Trouver ce qu’il faut faire dans des circonstances données (4e degré).
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- 3. Construire des maisons avec de petits morceaux de bois.
- 4. Critiquer des images absurdes (test nouveau).
- 5. Répéter une histoire.
- G. Trouver ce qui résulte d’une série de mots donnés (test nouveau).
- 7. Répéter six chiffres.
- 12 ans.
- 1. Test de labyrinthe (test nouveau).
- 2. Définir des mots abstraits.
- 3. Construire huit images d’animaux à partir de 10 morceaux (Test nouveau).
- 4. Commenter des fables (1er degré).
- 5. Trouver des ressemblances entre trois objets.
- G. Interpréter une gravure.
- 7. Syllogismes (lest nouveau).
- 8. Trouver des rimes.
- 9. Noter les lettres a et n qui se trouvent dans le texte lu par l’examinateur (test nouveau).
- 14 ans.
- 1. La balle perdue dans le champ (2e degré).
- 2) Trouver la réponse la plus probable à des questions posées (2e degré).
- 3. Arranger des phrases en désordre.
- 4. Renverser mentalement des aiguilles de la montre.
- 5. Répéter une histoire.
- 6. Trouver des mots qui ne contiennent par les lettres A. E. S. dans un temps donné (test nouveau).
- 7. Répéter sept chiffres.
- 16 ans.
- 1. Classer des mots suivant leur succession dans le temps (test nouveau).
- 2. Trouver la réponse probable à des questions posées (3e degré) (test nouveau).
- 3. Test d’intelligence technique (problème des roues dentées) (test nouveau).
- 4. Commenter des fables (2e degré).
- 5. Donner les différences entre des mots abstraits.
- 6. Problème des caisses.
- 7. Syllogismes (lest nouveau).
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- 18 ans.
- 1. Syllogismes (l’écorce de La terre) (test nouveau).
- 2. Retenir la suite d’idées d’une histoire (test nouveau).
- 3. Le test des pots.
- 4. Convertir une lettre en télégramme (test nouveau).
- 5. Répéter une histoire.
- 6. Expérience de découpage.
- 7. Répéter huit chiffres.
- Ainsi l’échelle contient en tout 86 tests, répartis en 12 groupes correspondant à la 3e, 4e, 5e, 6e, 7°, 8e, 9°, 10e, 12e, 14e, 16e, 18e année. Chaque groupe contient 7 tests, exception faite du groupe de 12 ans qui en contient 9. Soixante de ces tests se trouvaient dans l’échelle Terman. Il a été ajoutés en tout 26 tests.
- A travers les Revues
- Une élude de L. IIeine, publiée par la Deutsche medizinischc Wochenschrift (16 juin 1933) concerne l’examen oculaire dans les décisions relatives au choix de la profession, aux sélections d’employés et agents d’administration, et au mariage.
- Dans les Eugénie News (1933, p. 63) Blakkslek note que les différences, si importantes, des réactions affectives aux odeurs s expliquent surtout par une très inégale insensibilité des divers individus.
- Le contrôle de la myopie scolaire est examiné par A. Sorsby dans le British medical Journal (21 octobre 1933), qui signale que c’est à l’âge de 8 ans, pendant le développement oculaire que la myopie apparaît (quand il ne s’agit pas, naturellement, de myopie congénitale).
- La Wiener Medizinischc Wochenschrift (28 octobre 1933) a Publié une étude sur la silicose pulmonaire de Adler Herzmark, Klein et Kopstein. Celle étude porte sur 46 ouvriers d’usines de londerie de la région de Vienne. Parmi ceux-ci, les plus atteints sont ceux qui procèdent à l’aplanissement de la fonte au moyen un jet puissant de poussière de quartz comportant 96 pour 100
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- d’acide silicique libre. Ces ouvriers travaillent dans un véritable nuage de particules minérales. A.-H., K. et K. ont retenu 15 cas présentant les signes cliniques et radiologiques de silicose pulmonaire, dont ils donnent des résumés d’observation et des clichés démonstratifs. La conclusion de leur travail est qu’il y a lieu de surveiller étroitement les modalités du travail de la fonte, particulièrement dangereux lorsque les conditions ci-dessus décrites se trouvent réalisées.
- Dans El Siglo Medico (25 septembre 1033), notons une étude de Maza sur la sélection professionnelle des travailleurs et une de Tomé y Bovi v sur les dermatites professionnelles.
- Les dermatites professionnelles sont l’objet de deux études de W. G. Harvey et de J. Bridge publiées par le Briiish Medical Journal (19 août 1933) : Dermatites assez fréquentes d’origine parfois mal précisée (celle des boulangers par exemple), et dues, soit à des poussières ou liquides, soit à des produits définis, d’action spécifique (goudron, bitume, paraffine, etc.).
- Le numéro de janvier du Bulletin des Offices d’O. P. publie une courte « monographie de la fourreuse », de môme que quelques renseignements sur les carrières de l’aéronautique et sur les écoles pratiques de commerce et d’industrie (en particulier sur celles de la région du Centre).
- L'Orientation Professionnelle donne dans son n° 169 (décembre 1933) des renseignements sur les carrières de la viticulture dus à P. Marsais.
- Une courte notice dans le n° 4 (26 janvier dernier) de la Gazette des métiers parle de l’artisanat alsacien au 1er Salon de la Qualité française. . _________
- Dans le n° 990 (16 décembre 1933) de School and Society a paru une curieuse notice de P. L. IIarriman sur la discrimination éthique en tant que fonction d’intelligence.
- Le n° 2 (décembre 1933) de la Revue de l'Etudiant en Droit donne quelques renseignements sur les débouchés offerts aux bacheliers dans les assurances.
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- On trouvera dans le n° 5 (15 février 1934) de Reichsarbeitsbla.lt un résumé dû à R. Witte, sur des publications anglaises récentes sur la silicose professionnelle chez les mineurs de charbon en Angleterre. _________
- Le n° 4 de-décembre 1933 de The Journal of Educational Socio-logy est entièrement consacré à l’exposé des résultats d’une expérience sur l’éducation du caractère à l’école. Il s’agit notamment d’une recherche entreprise en hiver 1933 par les membres d’un séminaire d’éducation expérimentale, à Pennsylvania. Son but a été de dépister l’influence de différentes matières d’enseignement sur le développement du caractère. A signaler tout particulièrement un article de Ch. C. Peters sur l’influence que peut exercer l’instruction sur le caractère, un autre de G. A. Eichler et R. R. Merril sur l’enseignement de la technique des directions à prendre dians la vie sociale, etc.
- Le n° 170 (janvier 1934) de Y Orientation professionnelle publie un article de M. Mili.ot sur les carrières de la T. S. F., et le n° de février renseigne sur les carrières de la magistrature cantonale. ________
- Le Bulletin Ergolôgique du 15 février dernier publie un article de P. Mumoultn et E. IIuberty sur le recrutement des aides-chimistes dans l’industrie. La méthode préconisée par les auteurs et décrite en détails comporte les cinq points suivants : examen de la vue (lecture et réglage, seuil do saturation chromatique), examen de l’odorat, examen du toucher, examen de classement, étude de l’attention. Ajoutons que toutes ces épreuves imitent de très près l’activité professionnelle des sujets.
- Dans le n° 1 de 1934 de Zelschrift fur Jugendhunde (ancien « Vierteljahrschrift... », G. Schliebe parle de l’activité de l’Office d’Orientation éducative de l’Institut de psychologie et de pédagogie expérimentales de Giessen.
- Dans le n° 3 de Character and Personality (mars 1934) E. See-man publie une étude comparée sur les aptitudes graphiques des enfants primitifs de la Nouvelle-Guinée, des enfants américains et des chinois.
- R. Saudek parle dans ce même numéro de la possibilité de deux écritures identiques, émanant de deux personnes différentes.
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- Nous relevons dans le n° 4 (du 25 février dernier) de : Arbeit und Beruf un article du Dr M. Grünewald sur le daltonisme et le travail professionnel. ________
- Sous le titre : La Vie d’une classe spéciale, VEcole Nouvelle (de Charleroi), n° 1, de février dernier, publie un dossier complet d’un élève de la classe, le programme des centres d’intérêt etc...
- INFORMATIONS
- La Direction générale de l’Enseignement technique a organisé les 13 et 14 avril deux journées pédagogiques consacrées aux cours professionnels et à la préparation du Congrès international de l’enseignement technique, qui se sont tenues dans le grand amphithéâtre du Conservatoire national, des Arts et Métiers, sous la présidence de M. Luc, avec rapports de MM. Fontègne, Rouma-jon et Dupin.
- Un banquet a été donné le samedi 14 en l’honneur de M. Labbé, à qui a été fait remise des volumes contenant ses discours.
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- La formation des conseillers d’O. P. au Portugal. — Le ministre de l’Instruction publique du Portugal a annoncé qu’un enseignement sera organisé celle année pour La formation de conseillers experts d’O. P., à l’Institut d’orientation professionnelle fondé le 28 juin 1933, enscignemcnl organisé avec le concours de médecins, et d’éducateurs appartenant à divers ordres d’enseignement, y compris l’enseignement professionnel.
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- Un Office de documentation sur les carrières vient d’être constitué par les soins de la rédaction de 1’ « Ecole et la Vie ». Son rôle est strictement limité à donner clés renseignements complémentaires à ceux du ressort de différents offices d’O. P., sans se préoccuper du placement.
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- A la séance du 19 mars de la British F'sycliological Society une communication sur l’orientation professionnelle en Allemagne a été faite par Alice Haas.
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- Dans son assemblée du 1er mars 1934, la Société des agrégées (enseignement primaire) à émis le vœu suivant :
- « Que pour assurer une sélection judicieuse et efficace des élèves, les circulaires qui renforcent les examens de passage soient appliquées dans leur intégralité, et que les décisions des conseils de professeurs qui éliminent les élèves incapables ou indisciplinées soient exécutées sans exception ; que les conseils des professeurs soient compétents pour décider de F élimination des élè ves boursières aussi bien que de l’élimination des élèves non boursières ; que par ailleurs, l’orientation des élèves, complément nécessaire de la sélection, soit assurée ».
- La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.
- Assemblée générale du 16 mars 1934
- Etaient présents : Mlles Rosebcry, Joyet Lavcrgne, Biscay, Mamelle,. Ilorinson, Mourruau, Favre, MM. Fée, Baille, Mounier, Coudot, Charpentier, Bcrlhin, Montifroy, Metge, Réveillé, Pivert, Beaume.
- Excusé : M. Ménessier.
- M. Fée est désigné comme président de séance. M. Beaume comme secrétaire.
- 1. Compte rendu financier. — A/,le Mamelle donne lecture de l’exposé financier qui est adopté à l’unanimité. Elle suggère l’octroi de bourses de voyages à d’anciens élèves. Cette question sera étudiée en conseil directeur, et l’on s’informera à la direction de l’Enseignement technique.
- 2. Compte rendu moral. — Beaume résume l’activité de F Association et du bureau, depuis la dernière assemblée géndale.
- Il s’agit notamment de l’organisation des conférences :
- 1° de Pivert sur l’Orientation professionnelle et l’Ecole ;
- 2° du Dr Jeudon sur FO. P. et les médecins ;
- 3° de M. Perret sur FO. P. et la famille, avec le concours de la Ciguë de l’enseignement.
- Il y aura à étudier (d’accord d’ailleurs avec M. Luc) la possibilité de publier en brochure un résumé de ces trois conférences, à titre de vulgarisation.
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- Il y aura aussi à étudier la publication d’un bulletin spécial, ou à encarter dans le Bulletin de l’I. N, O. P. (ancienne proposition Metze-Benoît Lévi).
- La question de la déclaration de la société sera résolue prochainement.
- Des démarches nombreuses ont été effectuées, notamment celles récentes à propos de l’Office du 10e arrondissement. (Il est accueilli avec satisfaction la nouvelle de la nomination de M. Sinoir.)
- Le secrétaire met ses camarades au courant de la nomination éventuelle d’un conseiller d’O. P. à Belfort, et de la correspondance échangée.
- Le C. D. n’a pas retenu l’idée d’adresser un rapport au Congrès de Barcelone.
- 11 est fait allusion au projet Contenot, à propos duquel Beaume demande à Pivert d’apporter les derniers renseignements.
- Enfin il est rappelé le succès des banquets, rencontres, apéritifs organisés.
- Personne ne demande la parole sur ce compte rendu qui est adopté.
- 3. Allocution du président. — Pivert indique où en est le projet Contenot, et la façon nouvelle dont le rapporteur voit l’organisation de l’O. P. Cela est à suivre de près.
- Pivert estime le moment venu de demander audience à M. Mas-bou, puis à M. Contenot et à M. Luc.
- L’Assemblée générale fait confiance au C. D. et au bureau pour organiser l’action utile.
- 4. Elections. — Il y a 23 votants dont 7 par correspondance.
- Sont réélus membres du C. D. : MUe Biscay, MM. Beaume et
- Réveillé par 17 voix. Viennent ensuite M. Fée, 12 voix, M1Ies Gross-tefan et Rosebery, M. de Tur.
- Après quelques interventions de détail, l’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 22 h. 30.
- Conseil directeur du 23 mars
- Etaient présents : Mlles Benoit Lévi, Biscay, Miamelle, Mme Fiavre, MM. Pivert et Beaume.
- Renouvellement du bureau. — A mains levées le bureau sortant est réélu :
- Président : M. Ch. Pivert, 6, rue de l’Arrivée, Paris, (15e).
- Secrétaire : M. C. G. Beaume, 17, rue Greuze, Paris (16e).
- Trésorière : Mlle G. Mamelle, 153, boulevard Brune, Paris (14e).
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- Audience Masbou. — M. Pivert la il le compte rendu de 1 audience accordée par M. le Directeur de l’Enseignement de la Seine, au bureau.
- Le président exposa :
- Ce qu’est l’Association des anciens élèves de l’I. N. O. P.
- Le danger de confier des postes d’orienteurs à des personnes non diplômées.
- La nécessité de consulter la direction de l’enseignement lors de créations d'offices d’O. P.
- Mlle Mamelle fit la distinction entre l’Association des anciens élèves et l’Association des orienteurs.
- M. Beaume montra l’utilité d’une collaboration étroite avec la direction de fEnseignement technique.
- Après un échange de vues très cordial, la délégation se retira, certaine de l’intérêt que porte M. Masbou à la question de l’O. P.
- Depuis, M. Pivert a revu le directeur de l’Enseignement qui lui a assuré qu’il suivrait la chose de très près, et qu’il veillerait à ce qu’il n’y ait pas de créations sans qu’il en soit avisé.
- Lors de l’entrevue, M. Masbou avait demandé un rapport qui lui sera fourni. M. Pivert préparera quelques idées pour le prochain conseil directeur ; il demande qu’il lui soit signalé toute création éventuelle de postes.
- D’autre part, M. Beaume écrira pour demander audience au directeur du service de l’O. P. au Ministère du Travail.
- Le Secrétaire : C.-G. Beaume
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- César de Madariaga. — La formacion profesional de los traba-jadores. In-8° de 551 pages. Madrid, Aguilar, 1933.
- C’est un très important ouvrage qu’a consacré à la formation des travailleurs l’éminent ingénieur qui a dirigé le Centre de perfectionnement ouvrier, l’Institut de rééducation des invalides du travail, l’Institut psychotechnique et l’Ecole d’orientation professionnelle, qui a présidé l’Association internationale de psychotechnique, et qui a joué en Espagne up rôle éminent dans le développement de l’apprentissage et de l’O. P.
- La première partie du livre est consacrée à la formation professionnelle au point de vue du travailleur. Les chapitres successifs traitent du concept général de la formation professionnelle, du rôle initial de l’école primaire, de l’O. P. (avec données historiques, exposé de l’état actuel, et plan modèle, exigeant une collaboration des écoles avec les instituts d’O. P.), du préapprentissage (tel qu’il est organisé à l’Ecole d’O. P. de Madrid), de l’apprentissage (avec utilisation de méthodes psychotechniques), de la formation professionnelle des artisans, de l’instruction tcchni que des travailleurs ruraux, de la préparation des employés, des cours de perfectionnement, enfin de la formation professionnelle des chefs techniques et ingénieurs et de la rééducation professionnelle des invalides.
- La seconde partie se place au point de vue technique du travail, et envisage les méthodes de sélection, l’emploi de la psychotechnique pour l’organisation scientifique du travail, les diverses modalités de travail, et la participation des ouvriers à l’organisation de l’apprentissage.
- Une troisième et dernière partie met au premier plan le point de vue de l’Etat, avec les problèmes pédagogiques, sociaux et administratifs posés.
- Trois appendices rapportent de nombreux documents, sur l’évolution des idées en Espagne, divers projets restés inédits, les Congrès de psychotechnique et d’enseignement technique, etc.
- Une série de planches nous montrent d’anciennes et de nouvelles écoles de travail (Burgos, Salamanque, La Corogne, Oviedo), et les écoles d’O. P. de Madrid et de Salamanque, rendant plus concret et plus évident, plus tangible même, peut-on dire, le magnifique effort de l’Espagne qui a été principalement inspiré par l’auteur que l’on ne saurait trop féliciter de son énergie et de sa clairvoyance. H. P.
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- Mai 1934
- 6e Année
- LE TEST DE MONTAGE D’OBJETS
- pour la détermination des aptitudes au travail manuel qualifié
- (Adaptation françaisé des « Assembly tests » américains)
- TECHNIQUE ET PREMIER ÉTALONNAGE
- par D. WEINBERG
- Parmi les tests proposés pour la prévision des aptitudes au travail manuel qualifié, les épreuves de « montage » (« assembly tests ») se sont montrées assez significatives.
- Imaginés et réalisés pour la première fois par Stenquist, remaniés par Paterson, Elliott, Anderson, Toops et Heidbre-der, au cours d’une importante recherche à l’Université de Minnesota, ces tests comportent une série d’objets d’un usage familier (chaîne, serrure, targette, etc.) qu’on présente en pièces détachées ; la tâche du sujet consiste à assembler les pièces de manière à reconstituer l’objet.
- Les tests américains comportent quelques modèles peu répandus en France dont le montage offre pour des sujets français des difficultés plus grandes ; ils sont, en outre, d’un prix élevé. Il a donc paru utile, au cours d’une série de recherches de psycho-physiologie appliquée, entreprises sous la direction de M. Laugier, d’en mettre au point une adaptation française.
- Le test que nous avons réalisé a été appliqué à des jeunes gens et à des adultes ; il continue à faire l’objet de nouvelles applications. Des études encore en cours semblent montrer qu’il offre un degré assez élevé de validité pour la prévision de la valeur professionnelle des diverses catégories d’ouvriers qualifiés.
- Nous n’indiquerons ici que la technique élaborée et employée pour l’examen des élèves des cours complémentaires
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- et des écoles d’apprentissage ainsi que les données d’un premier étalonnage sur cette catégorie de sujets.
- Le DISPOSITIF
- Le test de « montage d’objets » se compose d’une boîte rectangulaire en bois blanc de 30x33x6,5 cm. dont le fond est subdivisé en dix cases numérotées dans lesquelles on dispose les pièces détachées des dix objets à monter (fig. 1) qui sont par ordre de numéros :
- 1° targette de porte, modèle simple (3 pièces) ;
- 2° poignée de porte (3 pièces) ;
- 3° pince à linge (3 pièces) ;
- 4° targette de porte, modèle à ressort (4 pièces) ;
- 5° robinet à gaz (5 pièces) ;
- 6° tournevis démontable (5 pièces) ;
- 7° chaîne en 6 maillons désunis (6 pièces) ;
- 8° clé anglaise (4 pièces) ;
- 9° bouton électrique (comme on emploie pour les sonneries) (10 pièces) ;
- 10° serrure de porte avec clef (7 pièces).
- La boîte contient en outre un tournevis de dimensions convenables dont le sujet se servira comme d’un outil au cours du montage des divers objets.
- Fig. 1.
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- La fig. 1 reproduit la vue d’ensemble d’une boîte ouverte et les objets déjà correctement montés sont, placés dans leurs cases respectives ; les mêmes objets en pièces détachées sont visibles à côté de la boîte (1).
- (1) On pourra se procurer la boîte complète ainsi que des feuilles de correction en s’adressant au Service des recherches de l’Institut national d’orienta'tion professionnelle.
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- Technique d’application
- Le test peut être utilisé comme épreuve individuelle ; il peut aussi être appliqué à tout un groupe de sujets collectivement si l’on dispose d’un nombre suffisant de boîtes.
- Le memento rédigé à l’usage des opérateurs dont on trouvera plus loin les extraits, reproduit intégralement la technique établie en vue des applications collectives à des groupes d’une dizaine de sujets. Pour dés essais individuels, la technique reste, en substance, identique et se trouvera seulement quelque peu simplifiée dans ses parties accessoires (notamment, dans les préparatifs préliminaires).
- Memento de l’opérateur
- [Application collective à des groupes d'une dizaine d'adolescents)
- Préliminaires. — Les boiles préalablement numérotées (on inscrit un numéro d’ordre à la craie sur le couvercle de la boîte ou bien on colle une étiquette numérotée), sont placées fermées sur des tables réservées aux sujets (couvercles rabattus, mais crochets abaissés) de telle manière que chaque su jet lorsqu’il aura ouvert sa boîte, trouve le couvercle bien en face de lui, le fond de la boîte (casier) à gauche.
- On place à côté une feuille de papier blanc et un crayon. On aura soin, d’autre part, de préparer d’avance :
- 1° le plan de la salle indiquant les places occupées par les différents sujets et les numéros de leurs boîtes ;
- 2° le schéma de la boîte ouverte indiquant les positions respectives du couvercle et des cases numérotées (qu’on aura tracé au tableau noir ou sur une grande feuille de papier) ;
- 3° une feuille de correction (tabl. 1).
- Avant de placer les sujets conformément à la répartition arrêtée d’avance et portée sur le plan de la salle, on les prévient de ne pas toucher aux boîtes avant d’en avoir reçu l’ordre ; on leur donne ensuite la consigne suivante :
- Consigne
- « Ouvrez vos boîtes, sans les déplacer, et ne touchez pas aux objets qui s’y trouvent. Croisez les bras et écoutez-moi.
- « Vous avez devant vous le couvercle vide et à gauche des petites cases. (Montrer le schéma). C’est bien cela ? S’en assurer.
- Dans chaque cas il y a des pièces. Ce sont les pièces d'un objet démonté. Vous vous appliquerez à reconstituer chaque objet.
- « Attendez, ne touchez à rien encore.
- « Vous travaillerez de la manière suivante : Quand j’aurai donné l’ordre de commencer, vous prendrez toutes les pièces de la case n° 1 et vous les mettrez dans le couvercle que vous avez devant vous.
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- Pas sur la table, mais dans le couvercle. Et vous regarderez bien pour n’oublier aucun pièce dans la case. Puis vous faites le montage en travaillant dans le couvercle. Attendez encore !
- « Chaque case est numérotée. Vous commencerez par faire l’objet de la case n° 1, ensuite celui de la case n° 2, puis celui de la case 3, vous suivez bien l’ordre des numéros 1, 2, 3 et 10 pour finir (montrer le schéma, geste).
- « Vous allez travailler soigneusement. Vous pouvez refaire très bien les 10 objets. Mais si par hasard l’un de vous n’arrive absolument pas à monter un objet, qu’il ne perde pas trop de temps, qu’il passe à la case suivante.
- « Quand vous aurez fini de monter les 10 objets, vous lèverez la main pour m’en avertir et vous commencerez un autre travail : un dessin. Vous avez pour cela un crayon et une feuille de papier ; vous ferez le croquis d’une locomotive avec toutes les pièces qui en font partie, en indiquant leurs noms et leur usage, avec autant de détails que vous le pourrez (1).
- « Est-ce que tout le monde a compris ?
- « Rappelez-vous :
- « Quand vous prenez les pièces dans la case, assurez-vous que vous avez tout pris et remettez l’objet terminé dans sa case.
- « Travaillez toujours dans le couvercle.
- « Suivez l’ordre des numéros.
- « Celui qui a tout fini, lève la main pour m’avertir et passe au dessin de la locomotive.
- « Travaillez aussi vite que vous pouvez, mais soigneusement. Ne cassez pas les pièces et ne regardez pas ce que fait le voisin !
- « Tout le monde a compris? Si quelqu’un n’a pas compris, qu’il demande des explications. (Un temps) :
- « Eh bien, attention ! Commencez ! »
- On fait partir le chronomètre, on note l’heure du début et l’on note, pour chaque sujet, l’heure à laquelle il a terminé, en l’inscrivant sur la feuille qui porte le plan de la salle.
- Au bout de 30 minutes : « Halte, arrêtez ! Fermez vos boîtes ! »
- Pour ceux qui n’ont pas terminé, on note le n° de la case à laquelle ils travaillaient au moment du signal d’arrêt.
- On enlève les boîtes, on effectue la correction séance tenante (voir feuille de correction reproduite au tableau I) et on démonte les objets.
- N OTATION
- Le montage correct de chaque objet comporte un certain nombre d’opérations successives. Le relevé des opérations correctement effectuées servira de base pour évaluer l’efficience du sujet. Voici le détail des opérations.
- (1) Cetle tâche n’a pour but que d’occuper les sujets qui ont terminé avant les autres en vue d’assurer le calme général.
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- Détail des opérations
- N° 1. Targette, modèle simple : 2 opérations : 1° insertion de la tige ; 2° vissage du bouton.
- N° 2. Poignée : 3 opérations : 1° la tige de la poignée est adaptée dans la partie métallique, et 2°) dans la porcelaine (la partie plus étroite de la porcelaine s’adaptant à la partie métallique de la poignée) et 3° le bouton est vissé. (N. B. — La partie en porcelaine est parfois enfilée dans le mauvais sens. L’opération 2 n’est pas comptée comme bonne.)
- N° 3. Pince à linge : 3 opérations : 1° les deux morceaux de bois mis en regard forment le cylindre creux où peut s’insérer le ressort ; 2° le ressort est inséré et maintient les morceaux de bois (les extrémités du ressort étant croisées ou non par rapport au sens des dernières spires) ; 3° les extrémités du ressort sont croisées (1).
- N° 4. Targette à ressort : 3 opérations : 1° le ressort est introduit dans la targette ; 2° le pêne est placé biseau vers l’intérieur ; 3° le bouton est vissé. (N. B. — Si le biseau du pêne est tourné vers l’extérieur, l’opération 2 est considérée comme incorrecte.)
- N° 5. Robinet à gaz : 4 opérations : 1° la clé placée dans le canon du robinet, le cran d’arrêt pouvant jouer dans la rainure ; "2° la rondelle ajustée ; 3° la vis ajustée ; 4° le tuyau de caoutchouc adapté à la partie opposée au vissage du robinet.
- N° 6. Tournevis : 4 opérations : 1° La mèche ajustée du bon côté ; le capuchon vissé ; 3° la réserve rangée à l’intérieur ; 4° la fermeture réalisée. (N. B. — Ils suffit qu’une partie do la réserve soit rangée à l’intérieur pour que l’opération 3 soit comptée comme bonne.)
- N° 7. Chaîne : 5 opérations : 5 connexions de 6 petits maillons pour reformer un bout de chaîne. On compte chaque connexion pour une opération correcte, à condition qu’elle soit réalisée d’après le même principe que dans les chaînes intactes.
- N° 8. Clé anglaise : 3 opérations : 1° mâchoire correctement insérée ; 2° le pas de vis inséré correctement (sans être bloqué) ; 3° la vis serrée.
- N° 9. Bouton de sonnerie : 5 opérations : 1° le petit contact vissé (les deux vis doivent être vissées) ; 2° le grand contact vissé ; 3° les deux fils fixés chacun à sa vis ; 4° le bouton placé correctement ; 5° le couvercle vissé. (N. B. — Les contacts doivent être vissés de manière à permettre l’établissement du contact quand on appuie sur le bouton, faute de quoi on considère l’opération correspondante (1 ou 2 ou toutes les deux) comme un échec.)
- N° 10. Serrure : 4 opérations : 1° le pêne placé ; 2° le ressort correctement placé ; 3° le couvercle placé ; 4° les vis du couvercle vissées.
- Nombre total des opérations : 36.
- (1) En toute rigueur, l’opération 3 ne constitue qu’une manière plus parfaite de s’acquitter de l’opération 2. La grande fréquence des solutions imparfaites (ressort non croisé) rend plus satisfaisante cette analyse qui tient compte de solutions partielles sans les assimiler aux réussites parfaites.
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- Tableau I
- Epreuve de montage d’objets (Feuille de correctionJ
- Date :................Heure du début :..........Opérateur :
- Observations :
- Noms
- N° des boîtes :
- N° Case m ,, n \ 1° Tige insérée 1» Targette fac.j 2„ BoButon vissé i 1° Tige dans métal 2° Poignée ] 2° Tige dans porcelaine ( 3° Bouton vissé ; T Bois face correctement . . . 3° Pince ] 2° Ressort placé ( 3° Ressort croisé i 1° Ressort introduit. 4° Targette dif.. < 2° Pêne biseau v. int ( 3° Bouton vissé ^ 1° Clé i 2° Rondelle ajustée 5° Roblnet 3° Vis vissée! ( 4° Caoutchouc adapté 1 1° Mèche ajustée 6e Tournevis ... j Réserve à l'intérieur ... . 1 4° Fermeture 7° Chaîne | Nombre de jonctions , 1° Mâchoire insérée 8° Clé anglaise..) 2° Pas de vis inséré ( 3° Vis vissée / 1° Petit contact vissé 1 2° Grand contact vissé...... 9° Sonnerie .... ! 3° 2 fils fixés 1 4» Bouton placé ' 5° Couvercle vissé / 1° Pêne en place 10o Serrure ! 2° Ressort adaPté lu berrure .... s 3o Couvercle placé 1 4° Couvercle vissé N° de la case au signal d’arrêt Nombre de fau tes et omissions Nombre d’opérations correctes : points bruts. Temps employé . .. .. Points augmentés pour temps gagné ....
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- Pour évaluer l’efficience d’un sujet on attribuera un point pour chaque opération correctements exécutée, en négligeant les omissions et les erreurs.
- Ce simple procédé se montre déjà pratiquement assez satisfaisant. Des méthodes de notation plus nuancées (tenant compte, par exemple, de la dépendance mutuelle des différentes opérations d’un montage ou de leur inégale difficulté), ne semblent pas, d’après des sondages effectués jusqu’à présent, offrir des avantages appréciables, et qui légitimeraient l’emploi de ces formules plus compliquées.
- Par contre, il y aurait intérêt à avantager les sujets qui terminent en un temps plus court que les autres. On le pourrait de plusieurs manières. Celle qui nous a donné le plus de satisfaction consiste à attribuer des points supplémentaires à raison de 0,25 points pour chaque minute gagnée (le nombre de minutes gagnées étant égal à la différence entre le temps maximum de 30 minutes et le temps employé par le sujet).
- Le double étalonnage reproduit plus loin permet d’utiliser cette méthode, tout en fournissant, d’autre part, les repères pour la notation du nombre brut d’opérations correctes, sans tenir compte du temps employé.
- Premier étalonnage
- On peut utiliser, à titre d'un premier étalonnage, les résultats obtenus au moyen de la technique exposée plus haut sur 109 garçons de 14 ans (1), sélectionnés au point de vue physique par un examen médical préalable, ayant séjourné, pour la plupart, pendant un an ou deux, dans des cours primaires supérieurs ou cours complémentaires, parfois dans des cours de pré-apprentissage ou écoles professionnelles. Les tests ont été appliqués par Mlle Anfroy.
- (1) Les âges variaient entre 13 ans 0 mois et 15 ans 0 mois (âge moyen : 13 ans 9 mois).
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- Tableau II
- Valeurs d’étalonnage du lest de montage d’objets sur un groupe, de 109 garçons d’environ 14 ans (âges variant de 13 ans 0 mois à 15 ans 0 mois ; âge moyen 13 ans 9 mois).
- Nombre de points augmenté pour temps gagné Nombre brut de points
- Maximum 41.00 36 N. B. — Les valeurs
- C 10. 35.27 33.7 correspondant à
- G 20 33.14 3! .7 010,020,0 30, in-
- G 30 31.36 30.0 quent les limites
- C 40 29.56 28.4 inférieures du pre-
- C 50 27.75 27.3 mier décile, du deu-
- C 60 26.12 26.0 xième décile, du
- C 70 24.74 24.6 troisième décile
- C 80 22.45 22.4 respectivement et
- C 90 20.61 20.5 ainsi de suite.
- Mininu m 16.00 16
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les Chambres des métiers dans quelques pays d’Europe
- D’après le rapport publié par l’Institut international de l’Artisanat, voici quelques données sur les Chambres de métiers en Allemagne, dans le Luxembourg et en Yougoslavie.
- Allemagne. — C’est en Allemagne qu’ont été créées les premières Chambres de métiers. Elles ont été instituées par la loi du 26 juillet 1897 et sont régies par le Code professionnel allemand (Geerderbeordnung).
- Voici la mission des Chambres de métiers allemandes, telle que la fixe le Code professionnel allemand (article 103 e) :
- « Réglementer l’apprentissage des métiers manuels.
- « Surveiller l’exécution des lois et règlements relatifs à l’apprentissage de ces métiers.
- « Aider les pouvoirs publics dans le relèvement de l’artisanat par des communications, des avis, etc.
- « Délibérer sur les vœux et motions concernant l’artisanat et les soumettre aux. .autorités publiques.
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- « Publier des comptes rendus annuels.
- « Former des jurys d’examens de compagnons.
- « Former des commissions qualifiées pour statuer sur les réclamations relatives aux décisions des jurys d’examen.
- Prendre toutes mesures susceptibles d’assurer ou de perfectionner la formation générale,, professionnelle et morale des apprentis, compagnons et maîtres, créer et subventionner des écoles professionnelles.
- « Les Chambres de métiers doivent être entendues dans toutes les circonstances où l’intérêt de l’artisanat ou d'un métier est en jeu. »
- La loi du 11 février 1929, concernant les Chambres de métiers allemandes, a ajouté à l’article 103 e du Code professionnel, un alinéa 4, visant la mission des Chambres, et ainsi conçu :
- « Elle (la Chambre de métiers) est, en outre, autorisée à asser-menter et à engager officiellement des experts en vue d’expertises à faire quant à la qualité des marchandises et des prestations fournies par les artisans et à la détermination de loyaux prix demandés par eux. Les prescriptions que la Chambre de métiers édicte au sujet des personnes commises dans les conditions précitées doivent être approuvées par l’autorité centrale. »
- Luxembourg. — Une Chambre de métiers a été instituée au Luxembourg, par la loi du 4 avril 1924 — portant création des Chambres professionnelles à base élective — modifiée par la loi du 3 juin 1926. Elle porte la dénomination de « Chambre des Artisans », coordonnée aux trois autres Chambres également créées par la loi susvisée, savoir : la Chambre d’agriculture, la Chambre de commerce, la Chambre des employés privés et la Chambre de travail. Toutes ces Chambres jouissent des droits de la personnalité civile.
- Attributions. — La mission de la Chambre des artisans consiste à créer et à subventionner tous les établissements, institutions, œuvres ou services destinés essentiellement à l’amélioration du sort des artisans, à en stimuler l’activité. Elle est chargée de fournir des avis, de formuler des réclamations, de réunir des informations sur l’artisanat et les données statistiques. Pour toutes les lois concernant les artisans, l’avis de la Chambre des artisans doit être demandé. Sont notamment de la compétence de la Chambre des artisans la sauvegarde et la défense des intérêts des artisans. Elle veille à l’observation de la législation sur l’apprentissage et l’enseignement professionnel des métiers ; son avis doit être demandé avant le vote définitif par la Chambre des députés des lois
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- intéressant principalement les artisans ; elle présente ses observations à la Chambre sur l’emploi des crédits du budget de l’Etat alloués pour les exercices écoulés dans l’intérêt des artisans et elle donne son avis sur les nouvelles allocations à proposer pour l’exercice suivant ; de plus, elle est chargée de propositions concernant la surveillance de l’enseignement professionnel des artisans.
- Yougoslavie. — La Chambre de métiers de Belgrade a été instituée par la « loi des travaux » de 1910 ; elle a un caractère d’autorité publique délégué par l’Etat et est considérée comme l’organe consultatif du gouvernement pour toutes les questions concernant l’artisanat.
- Voici les dispositions générales de la Chambre des métiers de Belgrade, qui a servi de modèle pour la création des autres.
- Compétence. — La compétence territoriale de la Chambre des métiers de Belgrade, d’après l’article 117 de la loi des travaux de 1910, s’étend à tout le territoire de l’ancienne Serbie.
- Mission. -— Elle a une double mission : administrative et consultative.
- Son activité, son fonctionnement et ses rapports avec les autorités, les institutions et les personnes sont réglementés par la loi.
- 1° Elle s’occupe de l’organisation du travail et de la bonne marche de tout ce qui regarde les corporations. De plus, elle a le contrôle sur elles. Elle dispose du droit de prendre l’initiative pour tout ce qui concerne les développements des corporations. A cet effet, elle leur impose des obligations qui, toutefois, ne doivent pas être en contradiction avec la loi des travaux. La Chambre statue sur les règlements élaborés par les corporations et sur leurs propositions.
- 2° Elle a le contrôle sur toute institution et association artisanale. Elle approuve leurs règlements et s’occupe de la bonne marche dé ces associations — pour qui elle est l’autorité suprême — elle examine leurs propositions.
- 3° Elle prescrit tous règlements et conseils pour les examens, apprentis et de maîtrise, ainsi que pour les autres examens.
- 4° Elle édicte des règlements concernant les rapports entre l’apprenti et le maître-artisan.
- 5° La Chambre prescrit des règlements touchant la constitution, l’organisation de tout fonds artisanal.
- 0° Elle nomme des comités d’arbitrage appelés à statuer sur les contestations soulevées entre artisans à l’occasion de l’exercice du métier.
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- 7° Elle autorise l’ouverture des ateliers artisanaux et informe le ministre du Commerce et de l’Industrie de ses décisions au sujet de la fermeture d’iateliers prononcée pour irrégularité.
- 8° Elle peut prendre l’initiative de La création et l’organisation d’institutions suivantes : écoles artisanales, cours professionnels, coopératives, musées, expositions, bourses d’études. De plus, d’après l’esprit de la loi, elle a compétence pour prendre toutes les mesures utiles au progrès de l’artisanat.
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- Discussion sur la silicose
- La silicose fait toujours l’objet, en tous pays, de très nombreux travaux. D’après A. Lauza, qui examine son étiologie dans un article du « Journal of the American medical Association » (C. I., S août 1933), la silicose est une pneumokoniose extrêmement répandue, particulièrement grave parce qu’elle prédispose d’une façon extraordinaire le malade qui en est atteint à la tuberculose.
- La cause première de la silicose serait la silice. Les sels de silicium peuvent donner des pneumokonioses, mais la silicose est due uniquement aux poussières de l’oxyde de silicium. Ce sont seulement les particules très fines de silice, de moins de 10 microns de diamètre, qui sont dangereuses : c’est donc la poussière invisible qui serait responsable de la silicose, et on conçoit la difficulté d’éviter la maladie.
- Mais, d’après A. Policard, de Lyon (C. R. de La Société de Biologie, C X V, 3, 1934, p. 243) les poussières rocheuses ne doivent pas agir par le silice libre, mais, comme l’a déjà soutenu Jones, par un mica, la séricite.
- De fait, les inhalations des poussières de mica blanc (silicate double d’aluminium et de potassium) engendrent dans le poumon des dégénérations identiques à celles que l’on constate par absorption de poussières siliceuses (groupements intra alvéolaires de cellules à poussière dégénérées plus ou moins fusionnées en plaques, dont le début s’observe chez les animaux après un minimum de 5 jours).
- Silice pure ou silicates, la nature de l’altération pulmonaire est en tout cas bien définie. Pour son diagnostic clinique, Bernard et Perrault décrivent l’image radiographique spéciale que l’on observe (Annales de médecine I. XXXIV, 3, octobre 1933, p. 255).
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- L’Orientation professionnelle dans les maisons de correction
- Un essai d’application des méthodes psychotechniques aux jeunes délinquants a été entrepris récemment en Angleterre (1).
- L’ensemble des maisons de correction anglaises pour jeunes gens mineurs (il en existe 7) porte le nom de l’Institution de Bors-tal (Borstal est le nom du village où a été fondée, en 1908, la première maison de correction). L’organisation de ces maisons, analogue d’ailleurs à celle des écoles (internats, a ceci de particulier que l’instruction y est donnée dans dos ateliers-écoles. Les jeunes détenus y apprennent la menuiserie, la forge, la plomberie, la cuisine, le jardinage, de mémo que quelques travaux non spécialisés. Le choix du métier a été fait, antérieurement à l’expérience en question, par les élèves eux-mêmes, reflétant ainsi uniquement leurs intérêts. Or ceux-ci se sont montrés trop souvent basés sur une ignorance des métiers convoités. Il en résulta un mécontentement et un découragement autant parmi les élèves que parmi les directeurs et les professeurs. C’est alors que les intendants des prisons ont fait appel au concours de l’Institut national de psychologie industrielle de Londres.
- Les premiers essais, faits en 1930, ont porté sur 200 jeunes gens pris au hasard parmi les 400 réunis à Wormwood Scrubs Boys Prison (maison centrale d’où les garçons sont dirigés suivant b choix du métier, sur des institutions particulières).
- Les 200 autres abandonnés dans leur choix à eux-mêmes devaient servir de groupe de contrôle.
- Bien qu’il ne soit pas encore, à l’heure actuelle, possible de déterminer d’une façon précise la valeur des résultats acquis, il semble néanmoins incontestable, d’après un rapport de six mois, que la méthode s’avère fructueuse et qu’elle trouvera une application plus vaste, la grande satisfaction des enfants orientés en étant une preuve considérable. Elle est basée essentiellement sur une élaboration des profils psychologiques comportant sept points établis sur une échelle de cinq notes (très bon, bon moyen, faible). Ces sept points sont les suivants : 1° intelligence; 2° évaluation des formes et des dimensions ; 3° habileté mécanique ; 4° habileté manuelle ; 5° sociabilité ; 6° bonne humeur ; 7° persévérance. Les quatre premiers seulement comportent une évaluation numérique ;
- (1) A. Rodger. A Borstal experiment in Vocational Guidance, The Brit Journal of Educalional Psychology, vol. III, part 3 (1933).
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- les trois autres relatifs iau caractère sont établis d’après un jugement personnel de l'examinateur.
- Les lests employés sont ceux en usage à l’Institut national de psychologie industrielle : 1° « Group test N. I. I. P., 34 ; 2° tests exécutes sur papier et concernant : a) les relations spatiales et 6' la reproduction de mémoire des formes et des dimensions données ; 3° Test d'assemblage de Slenquist ; 4° a) Test d’adresse manuelle de Cox (il s’agit de monter et de démonter cinq fois de suite 10 Lampes électriques) ; b) test de Ilealy ; n) assemblage d’un cube (genre cube de Link) ; d) Dearborn Formboard lest.
- Les appréciations caraclérologiques sont faites d’après la biographie de l’élève complétée d’une conversation amicale où le sujet est prié d’interpréter l’histoire de sa vie, d’expliquer son cas, d’exprimer ses goûts professionnels. Notons que cette partie de l’expérience a été fortement facilitée par l’attitude favorable de presque tous les garçons. Chose curieuse : le mensonge a été excessivement rare. On a pu constater tout au plus une exagération des faits exacts. A. R.-G.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Les Concours, par M. le Dr Wahl
- Dans la 1res vivante Ariane (n° du 15 avril), le Dr Wahl publie quelques réflexions sur les concours que nous avons plaisir à reproduire. Evidemment la critique est facile... mais elle est un préliminaire utile à l’effort de correction et de perfectionnement technique.
- Le concours est à la mode, on en mis partout. N’ai-je pas entendu parler dans un service dépendant de la Préfecture de la Seine, d’un concours pour une place de réparateur de chaussures ? Le bouif au concours. Fi donc de l’examen : il ne donne que résultats absolus et la relativité est le « great event » du moment. Einstein l’a fait mettre en grande vedette. Je me suis posé bien des fois la question de savoir, non pas si les concours sont justes, mais s’ils peuvent l’être. Sans doute en mathématique pure, en orthographe, en thèse des différentes langues, on peut, à l’aide d’un tarif bien connu des juges et des candidats, dire qu’une faute d’orthographe d’usage fait perdre telle fraction de point au candidat, telle erreur de calcul, telle autre fraction, que le barbarisme est facturé tant, et que le solécisme coûte tant. Mais lorsqu’il s’agit d’impondérables comparés à des pondérables, où est La commune mesure ? ............
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- Tel élève compose un devoir de français d’une plume élégante jt facile, son travail est bien ordonné, mais il le souille d’une faute de français où il viole une règle grammaticale importante ; tel autre écrit d’un style lourd et indigeste, manquant entièrement d’élégance et même de clarté, mais son devoir est grammaticalement correct ; lequel doit être préféré ? Les uns diront : je préfère un individu intelligent, d’esprit clair, à un pataud qu’on a peine à comprendre ; tel autre dira : avant tout, nous ne pouvons exiger de nos élèves d’être des artistes ou des littérateurs professionnels ; nous ne pouvons leur demander que de savoir écrire le français d’une manière correcte et sans faute grossière.
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- Que dire d’un concours d’art ? Sacrifiera-t-on le dessin à l’expression ou l’inverse, l’expression à l’exactitude du dessin ? La justesse de la note musicale à la compréhension des finesses et au sentiment de l’ensemble ?
- Cruelle énigme pour le juge et le candidat. Et que dire des concours très élevés dans lesquels intervient la discussion d’école L’histoire vivante de Michelet doit-elle être sacrifiée à l’érudition à l’allemande qui ne vous fait pas grâce de la plus insignifiante indication bibliographique ? Telle doctrine philosophique en vogue sera-t-elle préférée à un exposé critique complet ?
- Et la façon de corriger les épreuves ? En médecine, par exemple, il est d’usage constant que les compositions soient lues devant le jury assemblé. Quel est l'état d’un juge qui entend pour la 500e fois le même devoir comme cela se produit au concours de l’internat des hôpitaux de Paris ? Peut-il être aussi attentif qu’à la première ? Et le juge qui, au concours d’admission à l’Ecole polytechnique, lit 1.500 fois le même devoir de physique ou la même dissertation française ? N’en a-t-il pas un dégoût qui peut influer sur la note ?
- Un autre inconvénient des concours est de couler toutes les intelligences dans un même moule. Le candidat ne s’intéresse qu’à ce qui est au programme, à traiter la question dans le temps règlementaire et à rechercher celle qui a des chances de « sortir ». Hors de là point de salut. Et lorsque, plus tard, dans sa carrière, il lui faudra faire preuve d’initiative ou faire appel à des connaissances qui n’étaient pas des matières du concours, que de gens se montrent inférieurs à la situation qu’ils occupent dans la
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- société. Tel professeur de lettres très brillant ne saura plus faire une multiplication, il n’a jamais su lire une comptabilité.
- Quel concours nous donnera des garanties sur la valeur morale et l’esprit pratique des élus ? Ne voyons-nous pas de très brillants agrégés « chahutés » par leurs élèves à cause de leur injustice ou de leur ridicule ? Tel éminent polytechnicien devenu officier ou ingénieur est incapable de maintenir la discipline. Certes, il faut bien à la base du recrutement des carrières quelconques des règles fixes : le concours a de très précieux avantages, dont on ne peut se priver sous peine de se livrer à l’arbitraire et au népotisme. Il ne livre point l’avenir d’un jeune homme à un seul juge. Un jury délibère dont chacun des membres tâche de faire prévaloir son opinion, donne des arguments que ses collègues apprécient : on est donc sûr d’avoir parmi les reçus des gens qui ont les capacités les plus nécessaires pour remplir leurs fonctions au lendemain des épreuves. Mais en sera-t-ii de même dix ans plus tard ? Combien après leur succès, se reposent et se trouvent bientôt distancés. D’autres continuent à se perfectionner et à travailler. Nous répéterons que le concours est indispensable au début d’une carrière, mais je pense qu’il devient illusoire d’y soumettre des hommes de 40 ans qui ont un passé professionnel et qu’il est inutile et dangereux de leur faire subir des devoirs d’écoliers pour connaître leur mérite : des épreuves sur titre avec un jury bien choisi comme compétence et valeur morale doit suffire. En somme, je pense que le jury et le concours sont des maux nécessaires dans une démocratie comme la nôtre, mais non une panacée ; ce n’est pas l’idéal de la justice pour le recrutement des compétences, mais le mode de recrutement le moins mauvais pour le candidat et pour la société. Malgré ses imperfections, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer au moins pour les très jeunes gens.
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- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L’Orientation professionnelle et la préparation des Maîtres à Birmingham
- Le Service d'information du Bureau international d’éducation, à Genève, nous communique la note suivante :
- Le Comité d’Education de la ville de Birmingham (Angleterre) a organisé dernièrement, à titre d’essai, un cours destiné à enseigner aux maîtres et aux fonctionnaires employés dans des offices de placement pour jeunes gens, l’usage des tests psychologiques pour l’orientation professionnelle. Cette initiative, la première de ce genre en Grande-Bretagne, est appelée à avoir des effets considérables sur l’orientation professionnelle en général, aussi le bref compte rendu ci-dessous, rédigé d’après le rapport envoyé au Bureau international d’Education par le chef des autorités scolaires de la ville de Birmingham, intéressera-t-il les éducateurs et tous ceux qui se préoccupent de suivre et d’orienter les enfants à leur sortie de l’école.
- Premiers travaux de recherches. — Le Comité d’éducation de Birmingham s’intéresse à cette question depuis plus de 20 ans et, en 1924, il institua pour tout enfant quittant l’école primaire des consultations individuelles d’orientation professionnelle. Cette activité n’a cessé de se développer et s’est étendue aux jeunes gens, garçons et filles, quittant les collèges classiques, les écoles secondaires, les écoles techniques et commerciales. Le Comité a étudié aussi la possibilité d’utiliser les lests psychologiques dans la pratique de l’orientation professionnelle et a entrepris deux enquêtes dans ce domaine : la première concernant la sélection des apprentis mécaniciens (1) et la deuxième l’orientation professionnelle appliquée aux enfants quittant l’école primaire (2). La deuxième expérience est la plus importante, son but étant de découvrir si les méthodes psychologiques comprenant certains tèsts, — dont la valeur pour déterminer les aptitudes et les qualités nécessaires à l’industrie est reconnue —, peuvent être employées de façon pratique pour conseiller les jeunes gens et les jeunes filles sur le
- (1) E. Patricia Allen and Percival Smitth. Sélection of Skilled apprentices for the Enqineerinq Trade. (Report of the City of Birmingham éducation Committee 1931).
- (2) E. Patricia Allen and Percival Smilh. The value of voeational tests as aid to Choice of employaient. (Report of the City of Birmingham Education Commilte. 1932).
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- choix d’une carrière. Pendant quatre trimestres, les enfants en âge de sortie de trois écoles primaires furent divisés en deux groupes, le groupe de contrôle recevant une orientation professionnelle d’après la méthode généralement adoptée à Birmingham, et le groupe testé, orienté d’après les résultats d’une série de tests psychologiques, étudiés en rapport avec les facteurs sociaux, scolaires, physiologiques et affectifs. Dans les deux groupes, les carrières industrielles des jeunes gens furent contrôlées pendant une période de deux ans et il fut prouvé que, de tous les points de vue, les enfants dont l’orientation professionnelle avait été .en partie déterminée par les tests étaient placés d’une manière plus satisfaisante que tous les autres.
- Cours pour les maîtres. — Les expériences décrites ci-dessus n’ont pu être entreprises qu’avec un nombre limité d’enfants, tandis que 15.000 élèves quittent chaque année les écoles primaires de Birmingham. On cherche donc le moyen de donner à quelques maîtres sélectionnés la préparation nécessaire pour qu’ils puissent appliquer les tests aux enfants de leurs écoles. Les directeurs d’école furent consultés ; un si grand nombre de maîtres s’offrirent que seulement une petite proportion d’entre eux purent être choisis. La première année, des arrangements furent pris pour permettre à 14 maîtres, choisis dans 7 écoles primaires, et à des fonctionnaires de bureaux de placement de suivre un cours sur la technique des tests psychologiques, donné par les deux personnes qui avaient mené les enquêtes- A la fin du cours, chaque participant subit un examen dirigé par l’Institut national de psychologie industrielle à Londres. Les maîtres ainsi préparés appliqueront les tests aux enfants pendant leur dernier trimestre à l’école. Les deux enquêteurs seront responsables de l’expérience et collaboreront avec les maîtres pour l’interprétation des résultats. Les enfants seront orientés et des arrangements seront pris pour les suivre après l’école de façon à contrôler les résultats au bout de deux ans au moins. Pendant ce temps un deuxième groupe de maîtres suivra le cours afin qu’un nombre suffisamment grand d’écoles aient expérimenté la nouvelle méthode pour que le Comité d’Education puisse se rendre compte de la valeur du système.
- Programmé du cours. — Le programme du cours fut établi pour travailler en profondeur plutôt qu’en surface. Une bibliothèque spécialisée fut mise à la disposition des participants qui furent engagés à entreprendre des lectures particulières. Outre la préparation théorique, ils durent subir une préparation pratique considérable pour s’initier à la technique de l’application des divers types de tests. Le programme comprenait les branches suivantes : Mé-
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- thode de « testage », tests collectifs d’intelligence, tests d’accomplissement (performance), tests d’aptitude mécanique, tests d’habileté manuelle, tests pour les employés de bureau, étude du tempérament et de ses effets, statistique de psychologie élémentaire. Les examens dirigés par l’Institut national de psychologie industrielle, ont été à la fois théoriques et pratiques. Pour la partie pratique, chaque candidat interrogea et examina au moyen de certains tests un enfant inconnu de lui. Il dut noter sur un formulaire les résultats des tests et les renseignements relatifs aux conditions familiales, à l’emploi des loisirs, aux intérêts individuels, aux goûts professionnels, etc., et consigner aussi sur un formulaire spécial ses remarques concernant les tendances de tempérament et de caractère. Les enfants avaient été soumis auparavant à un test verbal d’intelligence, dont les résultats ainsi que des exemplaires des fiches de sortie d’école remplies par les directeurs, furent mis à la disposition des candidats.
- Certificats. — La question d’accorder un certificat aux candidats ayant suivi le cours avec succès a été sérieusement examinée. D’une part, il y a lieu de reconnaître ces maîtres spécialisés, afin d’éviter que les tests soient employés par des maîtres non qualifiés ; d’autre part, quelle que soit l’excellence de la préparation, elle n’est pas suffisante pour permettre à ceux qui en profitent de faire plus qu’un travail préliminaire dans l’application des tests et, en ce qui concerne les maîtres, d’employer leur connaissance de l’enfant pour évaluer scientifiquement les réactions du tempérament. Toute décision finale pour déterminer l’orientation professionnelle nécessitera, cela va sans dire, une connaissance plus intime des conditions industrielles et des qualités spéciales qu’elles exigent.
- Le certificat sera délivré par l’Institut national de psychologie industrielle et contresigné par le chef des autorités scolaires responsables de l’organisation du cours. Il prévoit que l’emploi des tests et l’orientation professionnelle se feront toujours sous le contrôle d’un psychologue spécialisé.
- A travers les Revues
- Le Dr L. Pavia a exposé dans la Revista oto-neuro oftalmologica (VIII, 1933, p. 438) la technique de l’examen visuel des écoliers de Buenos-Âyres : dépistage des anomalies par les maîtres avec le test d’acuité, et étude des anormaux, ainsi dépistés, par les ophtalmologistes (les achromatopsies restant ainsi ignorées).
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- Dans le Journal de Médecine de Bordeaux du 30 janvier (CXI, 3, p. 74), le Dr Cruciiet examine la question de l’examen medical des conducteurs d’automobiles (transports en commun et poids lourds), qu’il a organisé à Bordeaux depuis septembre 1930 (avec participation de quatre spécialistes), éliminant jusqu’à présent 110 inaptes définitifs sur 1552 conducteurs examinés.
- La maladie professionnelle des trayeurs est l’objet d’un article du Dr Gottron dans la Mediziuische Klinik du 9 mars 1934 (XXX,
- p. 430). ---------
- Dans le n° 2 du vol. XXII (1933) de The Psyehological Clinic, a paru un article de P. Write Simmons, sur les résultats statistiques d’un programme de tests appliqués pendant huit ans dans la clinique psychologique d’un hôpital de l’Université d’Indiana. Il s’agit tout particulièrement de l’échelle Binet-Stanford et du « Formboard » de Witiner.
- A signaler, dans ce même numéro une courte étude sur le test de Bernreuler pour l’étude de la personnalité, appliqué sur les détenus de la prison Sing-Sing.
- Dans le n° 4 du tome VII (1933) de Psychotechnika a paru une étude de H. Targonski exposant la méthode et les résultats d’une sélection des sous-chefs de gares.
- La revue des revues pédagogiques de langue française que publie régulièrement « L’Ecole et la Vie » est, dans le n° 13 (23 décembre 1933) entièrement consacrée aux problèmes de l’O. P. et de la détermination des aptitudes. L. Gaillet, directeur d’Ecole normale y fait une revue critique des articles récents traitant la question. Ceux parus dans le B.I.N.O.P. (articles de Mm* JI. l^iéron, l\pe Weinberg, Mlle Courthial) tiennent une place considérable.
- Le numéro d’avril cb « La Nouvelle Education » publie résumé d’une causerie fâàie par i\i. Piéron au Cercle d’études de la N. E. : « Peut-on remplacer les examens par des tests ».
- Les nos 4, 5 et 0 (février-mars-avril 1934) de « Boletin de las Oficinas de Orientacion Profesional » contient en plus d’un compte rendu du premier congrès municipal de Madrid de la circulation, un certain nombre d’articles relatifs à la sélection psychotechnique des conducteurs de véhicules, à la prévention des accidents de la circulation, etc., par E. Mira, G. de Madariagà, Montes N a vas, etc... ' _________ .
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- Der ôffentliche Arbeitsnachweis, publie dans le n° de mars un article du Dr N. Homann sur le conseiller d’O. P., en tant que psychologue et pédagogue. ______________
- On trouvera dans le n° 11 (15 avril dernier) de Reichsarbeitsblatt un article sur les dangers professionnels dans les travaux de polissage et sur les moyens de sécurité à prendre.
- Le n° 6 (février 1934) de Occupations (nouveau titre de : The Vocational Guidance Magazine) publie une série d’articles dont la préoccupation essentielle est la distribution des emplois et son évolution, l’embouteillage dans certains métiers aux E. U., etc. Pour ne citer que quelques titres, signalons : « Une distribution professionnelle planifiée (comment utiliser tout le monde pour tous les genres de travail ?) » par H. F. Clark ; « Comment étudie-t-on les tendances professionnelles (une revue et une bibliographie), par O. M. Hall ; « Dix professions encombrées (en Philadelphie), par G. L. Palmer.
- INFORMATIONS
- Création d'un Centre de Biotypologie. — A la suite d’un rapport de M. René Ficiuet, président du Conseil Municipal, le Conseil général de la Seine, dans sa séance du 30 décembre 1933, a pris la délibération suivante :
- « Le service d’orientation professionnelle du Centre de psychiatrie et de prophylaxie mentale prendra, à partir du 1er janvier 1934, le titre de « Centre de Biotypologie de la Seine ». Il restera placé sous la direction du médecin directeur du Centre de psychiatrie et de prophy 1 aj;i.ç rnep]Liioasselle, qui en assurera * )e fonctionnement en utilisant les crédite et le personnel dont il dispose actuellement. Le U Henri Laugier, professeur à la Sorbonne et titulaire de la chaire de physiologie du travail au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, sera adjoint au médecin-directeur avec le titre de directeur scientifique. Il ne recevra à ce litre aucune rémunération. »
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- Au Congrès international de l'Enseignement technique de Barcelone, le Ministre de l’Education nationale a délégué pour le représenter, le professeur Henri Laugier.
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- Dans le discours du sénateur Marconi, le grand savant et technicien, au « Consiglio nazionale delle Ricerche », à sa dernière réunion plénière de ce conseil, on trouve un énergique appel en faveur de la création en Italie d’un Institut de physiologie du travail comprenant une section de psychotechnique, jugée par Marconi comme particulièrement importante pour assurer une meilleure sélection et utilisation des travailleurs.
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- Le 8° Congrès international de Psychotechnique, qui devait avoir lieu à Vienne en 1933, se tiendra à Prague du 11 au 15 septembre 1934, sous la présidence de M. Seracky. Le programme reste le même :
- 1. Orientation des bacheliers et des étudiants ;
- 2. Habileté manuelle ;
- 3. Exercer et apprendre ;
- 4. Réintégration des chômeurs dans la vie du travail et de l’économie ;
- 5. Problème des transports, sélection technique de la conduite et de la circulation ;
- 6. Orientation et sélection en général, excepté en ce qui concerne 1^ bacheliers et étudiants ;
- 7. Enseignement technique ;
- 8. Psychologie économique ;
- 9. Pathologie du travail.
- Le montant de l’inscription au Congrès (125 francs) et le texte des rapports doivent parvenir avant le 15 juillet à l’Institut psychotechnique de Prague, à qui l’on doit annoncer d’urgence les adhésions.
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- Au Congrès de YAssocialion française pour l'avancement des sciences qui s’est tenu à Rabat à la fin mars, M. Montagnac, directeur de l’Ecole musulmane d’apprentissage à Mazagan, a fait ù la réunion des 16° et 21e sections (psychologie expérimentale et pédagogie), une communication sur l’orientation professionnelle, 1 organisation générale à prévoir pour les offices d’O. P. au Maroc, avec création d’un office central techniquement bien outillé.
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- Au Congrès international du Cinéma d’Enseignement et d’Edu-cation réuni sur l’initiative de l’I. C. E. à Rome du 19 au 25 avril dernier, il y avait trois sections, d’enseignement, d’éducation et de documentation dans la vie des peuples. A la première section, une première division concernait l’enseignement par le film et la psychologie de l’enfant, la troisième division concernant le cinéma et la vie technico-professionnelle, en particulier au point de vue de l’O. P., de l’organisation scientifique du travail, etc.
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- Une thèse de doctorat en médecine vient d’être soutenue à l’Université de Toulouse par M. Henri Magnin, professeur au collège de Revel, sur le développement physique et intellectuel d’après l’examen d’un groupe d’écoliers de Revel (avec nombreuses mesures anthropométriques sur plus de 400 sujets, et déterminalion du niveau intellectuel avec les tests de Foucault sur 234 élèves des écoles et du collège, de 7 à 20 ans).
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- En avril 1934 vient de paraître le premier fascicule d’un nouveau périodique bi-mestriel, la Zeitschrift fur Kinderpsychiâtrie, journal de Psychiâtric infantile, publié à Bâle, chez Benno Schwabe, par le Dr Tramer, privât docent à l’Université de Berne, médecin de l’Asile de Solothurn (prix d’abonnement : 12 francs suisses).
- Ua Commission française pour l’enquête Carnégie sur les examens a publié un luxueux Allas de l’Enseignement en France, à l’élaboration duquel ont collaboré MM. Desclos, Barrier, Bouglé, Gastinel, Laugier, Luc et R. d’ARGiLA.
- Cet atlas, qui contient un exposé sommaire de l’organisation administrative et pédagogique de l’enseignement français (enseignement français (enseignements supérieur, secondaire, primaire, technique, des beaux-arts et de la musique, agricole èt post-scolaire) et un inventaire succinct de nos examens et concours, offre également une série de tableaux synoptiques clairs et extrêmement utiles à consulter.
- Très complet, fort bien fait, présenté avec art, il est pour l’étranger un bel instrument de propagande en faveur de notre enseignement, et chez nous, un bon ouvrage de documentation. — L. B.
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- La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.
- Conseil directeur du 27 avril
- Présents : Mlles Biscay et Mamelle, MM. Via], Pivert, Beaume. Excusée : Mme Favre.
- Beaume rend compte de la correspondance échangée à propos de l’audience demandée au Ministère du Travail-
- Rapport Pivert pour M. Masbou. — Apres quelques observations de détail, ce projet est adopté. Il paraîtra dans le prochain Bulletin.
- Pivert donne connaissance d’un extrait du Bulletin municipal officiel du 28 mars, relatant la séance de la Commission administrative des Comités de patronage d’apprentis du département de la Seine, à laquelle assistaient notamment MM. Contenot et Fontègne ; et au cours de laquelle il fut discuté de la création d’un Office central d’O. P. ou d’un centre de documentation professionnelle. Il fut décidé de demander à l’administration de faire connaître ses vues. Le Conseil directeur suivra de près la question.
- Audience de M- Picquenard. — MUe Mamelle et Beaume, seuls, purent se rendre, le 2 mai, à l’audience de M. Picquenard, conseiller d’Etat, directeur du travail au Ministère du Travail.
- *v.
- Ils exposèrent la situation de T O. P. en général, des anciens élèves en particulier, et s’attachèrent à montrer que lors de la création de centres ou d’offices d’O. P., il y aurait avantage, dans l’intérêt de l’O. P. elle môme, à faire appel, de préférence, à d’anciens élèves, diplômés, ayant une formation technique spéciale, bien adaptée à la tâche que l’on attend des conseillers d’O. P-
- M. Picquenard voulut bien reconnaître le bien fondé de nos observations, promit d’en tenir compte, et demanda un rapport qui lui sera adressé : le rapport Pivert dont il est question plus haut, plus ou moins modifié, s’il est nécessaire.
- Le Secrétaire : C. G. Beaume.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- W. O’D. Pierce. — ' Individual différences in normal colour vision (Reporls of lhe Medical Research Council, n° 181) Londres 1933- Prix : 2 sh.
- L’auteur a été chargé par l’Institut national anglais de psychologie industrielle de réunir les documents récents (1910-1931) sur la vision chromatique, au point de vue des différences individuelles.
- Il a dépouillé dans ce but une centaine de travaux et consciencieusement résumé les principales données numériques qui en purent être tirées.
- Il a d’abord envisagé les déterminations des différences dans la répartition spectrale de visibilité des radiations (les plus systématiques, en raison de l’effort des physiciens en vue de définir la lumière par des coefficients moyens acceptables pour les diverses longueurs d’onde).
- Il a ensuite condensé les mesures sur la sensibilité discrimina-tive à la saturation pour les diverses couleurs (mesures qui, dans la plupart des cas, ont été obtenues sur un très petit nombre de sujets, sinon même sur un seul). La discrimination des nuances chromatiques, les effets consécutifs des excitations colorées sur les chanmps rétiniens, forment les trois chapitres suivants :
- Enfin des données — celles-ci très incomplètes — sur les anomalies de la vision des couleurs concernent l’équation de Rayleigh et les tests de daltonisme, et un dernier chapitre renferme des études diverses, plus difficiles à classer.
- C’est une mise au point utile, difficilement utilisable toutefois pour les applications en raison de la diversité des points de vue et de l’hétérogénéité des méthodes, dans les travaux dépouillés par l’auteur, qui ignore d’ailleurs totalement tout un ensemble, pourtant important, de travaux français.
- H. P-
- msTiTin
- NATION
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- Juin 1934
- 6e Année
- l'Institut National d’Orientation Professionnelle
- INSTRUCTIONS
- pour l’emploi de la Fiche d’aptitudes techniques par Mme Henri PIÉRON
- INTRODUCTION
- Désirant étendre les données nécessaires à une bonne orientation professionnelle nous présentons une fiche d’aptitudes techniques qui devra compléter la fiche d’examen psychologi-gue déjà établie en 1930 (1).
- La fiche que nous pensions primitivement établir (2) devait contenir 19 tests. Parmi eux quelques-uns exploraient la facilité de coordination oculo-motrice, la précision d’évaluation oculaire, c’est-à-dire ce que l’on entend par le « coup d’œil ».
- Nous avons abandonné ces tests, persuadés par le peu de cohérence trouvé dans nos résultats, qu’il serait nécessaire de faire faire un grand nombre d’exercices de ce genre pour que cette cohérence des résultats fût suffisante et que l’on en pût tirer des données utilisables.
- Nous pensons qu'il sera préférable de faire une fiche complète se rapportant aux différentes modalités de précision de coup d’œil et comportant aussi un ensemble d’épreuves se l'apportant aux différentes formes d’imagination.
- (1) Voir Bulletin Institut national d’orientation, juillet 1930, 2e année, n° 7, P 161-184.
- (2) B. I. N. O. P. 4e année n° 7, juillet 1932, p. 161-164.
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- I. Composition de la fiche
- Notre fiche actuelle comprend 20 tests formant deux fiches distinctes. La fiche A composée de 12 tests dont le temps d’exécution est d’environ 45 minutes et la fiche B comprenant 8 tests et ne demandant que 35 minutes d’exécution.
- L’ensemble des tests de divise en quatre grandes catégories.
- Dans le premier groupe ont été placés les tests mettant en jeu surtout l'observation et la compréhension spatiale.
- Ce sont les tests H1 (fiche A), Al P. (fiche A), L1 (fiche A), J1 P (fiche A), Cl (fiche B).
- Dans le deuxième groupe ont été réunis les tests faisant appel à Y imagination spatiale.
- Ce sont les tests BIP (fiche A), DIP (fiche A), 16 P (fiche A), Ml P (fiche A), 15 P (fiche A), 20 P (fiche B).
- Le troisième groupe comporte les tests se rapportant à l'intelligence mécanique.
- Ce sont les tests 17 P (fiche A), 9 P (fiche A), 14 P (fiche A), 21 P (fiche B), IIP (fiche B).
- Dans le quatrième groupe n’entrent que des tests s’adressant à la compréhension cle mouvements. Ce groupe contient les tests 10 P (fiche B), 5 P (fiche B), 6 P (fiche B), 8 P (fiche B).
- Les deux fiches fourniront ainsi 18 points d’un profil, points qui seront groupés en quatre grandes catégories :
- Observation et compréhension spatiale. Imagination spatiale. Intelligence mécanique. Compréhension de mouvements.
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- II. Instructions pour l’emploi de la fiche d’aptitude technique
- Cette fiche est destinée à être faite collectivement et à temps déterminé pour chacun des tests. Avant -de commencer le travail l’expérimentateur doit d’abord faire lire les instruc-
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- lions portées sur la couverture de la fiche et veiller à ce que le sujet réponde aux questions qui lui sont posées. Ensuite l’expérimentateur doit prévenir le sujet qu’il donnera une explication orale chaque fois que le sujet aura un nouvel exercice à faire et que, pour éviter les erreurs de mémoire, les incompréhensions, au commencement de chaque exercice, celui-ci trouvera imprimée l’explication donnée oralement par l'expérimentateur. Dire au sujet qu’il doit aller aussi vile que possible dans son travail mais surtout qu’il doit suivre le rythme imposé.
- L’expérimentateur ne devra pas( négliger de donner la marque du test (lettres ou chiffres, exemple : 15 P ou J1 P), avant de lire l’explication, afin d’attirer l’attention de l’enfant sur le fait qu’il va faire un exercice nouveau.
- Au commencement de chaque exercice l’expérimentateur donne une explication (celle du livret) toujours la même et son explication lue à voix claire et intelligible, il fait partir son chronomètre. Puis le temps donné pour l’exercice en cours étant terminé, il dit, d’une voix nette : « halte » et commence aussitôt l’explication de l’exercice suivant.
- Cette méthode empêche les enfants de s’attarder en dehors du temps accordé puisqu’ils ont immédiatement besoin de comprendre en quoi consistera le lest qu’ils vont avoir à faire.
- Il est bon, avant de faire remplir les fiches^ de procéder à une épreuve préalable, à blanc, avec un ou deux enfants qui ne doivent pas être examinés régulièrement au moyen de cette fiche afin de s’assurer qu’on a bien compris les instructions et qu’on peut exécuter l’épreuve sans à-coup.
- Au cours de l’exécution, il est utile d’avoir quelques moniteurs chargés de la surveillance, pour éviter des communications entre les élèves, pour empêcher des fraudes possibles et pour vérifier l’exécution des instructions au moment voulu.
- Il est particulièrement important de réaliser l’épreuve dans des conditions toujours identiques, pour que, d’une école à l’autre, les résultats restent comparables. L’épreuve sera faite de préférence à la fin de la classe du matin. On ne donnera aucune autre explicaton que celles qui sont indiquées dans l’instruction, et on donnera celles-ci dans les termes mêmes où elles sont prévues, sans modification. On ne se livrera à aucun encouragement, aucune exhortation.
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- Les épreuves psychotechniques sont destinées à fournir des renseignements sur les aptitudes naturelles des enfants. Les épreuves n’ont donc de valeur qu’à condition de n’avoir pas été l’objet d’une connaissance et, à plus forte raison, d’un dressage préalable.
- Si certaines épreuves étaient déjà connues, étudiées d’avance, les résultats faussés entraîneraient une méconnaissance des aptitudes utiles des enfants, et pourraient conduire à donner à ceux-ci des conseils d’orientation néfastes.
- III. Les sujets sur qui ont été appliquées les deux fiches
- Les tests de la fiche ont été appliqués à 1.461 enfants ou jeunes gens. Ces tests qui représentent 12.814 feuilles de réponses n’ont pas été appliqués tous à tous les enfants ; nous marquerons sur chaque étalonnage sur combien d’enfants chaque test a été appliqué.
- Ces 1.461 sujets sont composés de 467 élèves des écoles professionnelles (117 garçons et 290 filles), de 827 élèves des écoles communales de la Ville de Paris tous en âge de sortir de l’école et d’être orientés (414 garçons et 413 filles) et 167 élèves des, écoles supérieures de la ville de Paris, toutes jeunes filles, et dont l’âge varie de 16 à 20 ans.
- Nous donnerons pour chaque test l’étalonnage pour chacune de ces catégories de sujets (1).
- IV. Renseignements techniques sur les tests
- Nous donnons ci-dessous dans l’ordre où les- tests se présentent dans nos fiches tout ce qui s’y rapporte :
- 1° Ce que l’expérimentateur doit dire aux sujets ;
- 2° Le temps qu’il doit laisser à l’enfant pour le test ;
- 3° La façon de corriger et de noter le test ;
- 4° L’étalonnage du test ;
- 5° Le nombre de sujets sur lequel il a été appliqué.
- (1) Les trois étalonnages n’ont pas été faits dans toutes les catégories pour tous les tests nouvellement introduits.
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- V. Utilisation des résultats
- Les données fournies par l'épreuve collective servent à l’établissement du profil d’aptitude technique de chaque enfant en utilisant la feuille de profil qui accompagne chaque cahier de tests (cahier B).
- Grâce à l’étalonnage qui a été fait, la signification des résultats bruts que l’on obtiendra pour chacun des enfants examinés sera obtenue en déterminant le rang approximatif que ces résultats donneraient à l’enfant dans le groupe type supposé composé de 100 individus d’âge, de sexe et de groupe analogues ; on utilisera donc les déciles (rangs de 10 en 10) des étalonnages indiqués ci-dessous pour chaque point du profil, et, pour un enfant donné, on manquera son niveau par un point en face du décile qui convient (1) sur chactme des caractéristiques envisagées. En reliant ces points par des traits, on dessinera le profil réel, avec indication des supé-rorités quand le trait se trouve situé vers le centile 1° du tableau, des infériorités quand il s’avance vers le centile 100° du tableau.
- Pour les étalonnages que nous donnerons dans la technique particulière à chaque test, les résultats sont indiqués de la façon suivante : le meilleur résultat obtenu sera placé au rang 1, le plus mauvais au rang 100 et les autres répartis aux 10e, 20e, 30e rang, etc., dans le groupe-type ramené à 100 enfants (l’étalonnage ayant été effectué sur plusieurs centaines).
- (1) Lorsque la valeur trouvée est comprise entre les valeurs correspondant à deux déciles, on adopte, comme niveau, le décile dont la valeur est la plus proche ; si la valeur trouvée est juste intermédiaire, on peut placer le point de niveau entre les deux déciles. Lorsque plusieurs déciles correspondent à une même valeur, on indique le niveau du décile moyen ; si deux déciles sont dans ce cas, on situe le point de niveau entre ces deux déciles.
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- PROFIL D’APTITUDES TECHNIQUES
- Nom......................... Prénoms
- T. H l...
- Observations
- T. A 1 P.
- / T. L 1 ...
- compréhen-
- T. J.1P..
- sion spatiale
- T- C 1 ...
- T. D 1 P.
- Imagination
- T. M 1 P.
- spatiale
- T. 15 P. et IG P.
- T. 20 P..
- T. 9 P ...
- T. Il P. ei II P.
- Intelligence
- mécanique i T 21 P
- T. IIP..
- T. 10 P..
- Comprélien-
- T. 5 P...
- sion de
- T. 6 P ...
- mouvements
- T. 8 P ...
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- Fiche A
- 1° Test : H i H 1
- Cherchez dans le grand tableau quelles sont les lettVes qui corres-
- points noirs que vous verrez dans les 8 tableaux réduits de grandeur qui entourent le carré de
- Écrivez la lettre que vous croyez bonne à côté de chaque point noir des 8 tableaux.
- Instruction de ïexpérimentateur. — Cherchez dans le grand tableau quelles sont les lettres qui correspondent aux points noirs que vous verrez dans- les huit tableaux réduits de grans deur qui entourent le carré de lettres (1).
- Ecrivez la lettre que vous croyez bonne à côté de chaque point noir des huit tableaux sur lesquels sont déjà indiquées les lettres- des angles.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : On donne ^ point par lettre bien indiquée, le maximum est donc 20 points.
- Les réponses correctes pour chaque carré sont de haut en bas et de gauche à droite :
- 1er carré : J. S. O- C. F. (lPr à gauche).
- 2e carré : L. P. N. B. K. (2K «à gauche).
- 3° carré : D. H. P. A. H. (3° à gauche).
- 4° carré : C. G. R. V. E. (en bas).
- 5° carré : K. S. Z. A. C. (en bas).
- 6° carré : B. H. \V. Y. J. (lor à droite en montant).
- 7fi carré : B. R. D. L. H. (2fi à droite en montant).
- 3fi carré : E. R. M. W. J. (3° à droile en montant).
- (1) Les lettres mises sur la figure représentent les réponses que l’enfant doit donner.
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- Etalonnage (607 sujets) Maximum : 20 points
- Ecoles communales 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 20 19.5 19.5 19.5 19 19 18.5 18 18 16.5 14
- Filles 19.5 19.5 19 5 19 18.5 18 16.5 14 13 8.5 5.5
- 17 P
- Des 12 fléaux de balance ci-contre, auxquels sont suspendus, en nombre variable des poids égaux, quelques uns sont bien équilibrés et resteraient horizontaux ; d’autres pencheraient d’un côté ou de l'autre.
- Indiquer au-dessous de chaque figure par un trait horizontal _ les fléaux en équilibre
- et par un trait incliné vers la droite les fléaux qui pencheraient de ce côté et vers la
- gauche ceux qui pencheraient de l'autre côté.
- Instruction de Vexpérimentateur. — Des 12 fléaux de balance ci-contre auxquels sont suspendus, en nombre variable des poids égaux, quelques-uns sont bien équilibrés et resteraient horizontaux, d’autres pencheraient d’un côté ou de l’autre.
- Indiquer au-dessous de chaque figure par un trait horizontal — les fléaux en équilibre et par un trait incliné vers-la droite \ les fléaux qui pencheraient de côté et vers la gauche / ceux qui pencheraient de l’autre côté.
- Temps : 4 minutes.
- Notation : 1 point par bonne réponse. Maximum : 12 points.
- Les réponses correctes sont marquées sur la figure par des traits pointillés.
- Etalonnage : L’étalonnage isolé de ce test n’est pas fait. Les points, s’ajoutent à un lest similaire 14 P que l’enfant trouve un peu plus loin.
- L’étalonnage est donc fait sur le total des points obtenus dans les tests 14 P + 17 P.
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- * *
- 2° Test : n P
- i A ^ ŒEH tD- É V. è
- T-qr ê è ^ à
- à A ^ è ^ è A |
- -0 -o a . i è è è
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- A ! P
- Essayez Je reproduire au crayon, dans chaque petit carré garni de points, la • petite figure qui se trouve placée à côté dans le même rectangle.
- Le point un peu plus gros vous indique le point de départ de la ligne.
- Regardez comment est fait l’exemple ci-dessous et faites seul les 10 petits dessins de droite.
- EXEMPLE
- y 1:1 ;:A :::::
- ii^7 iiiii
- >
- ^ iii ii f iiiii
- • iii ii K iiiii
- Instruction de l'expérimentateur. — Essayez de reproduire au crayon dans chaque petit carré- garni de pointsi la petite figure qui se trouve placée à côté dans le même rectangle.
- Le point un peu plus gros vous indique le point de départ de la ligne.
- Il y a un exemple.
- Faites seuls les 10 dessins de droite.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : 2 points par dessin bien fait. Maximum : 20 points.
- Etalonnage (1) (1.074 sujets)
- A 1 P Max. : 20 poinls.
- 1 10 20 80 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons :
- E. coin 20 20 18 16 14 12 10 8 6 4 0
- E. prof 20 20 20 20 18 18 16 IB 12 12 4
- Filles :
- E. coin 20 16 16 12 10 8 6 4 2 0 0
- E. prof 20 18 18 16 16 14 14 12 8 6 0
- »
- (1) Voir l’étude de ce test D. I. N. O. P. 4e année, n° 8, p. 189 et remarquer que les chiffres de l’étalonnage donné sont la moitié de ceux de l’étalonnage actuel par le jeu des coefficients.
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- * *
- 4° Test : 9 P
- Vous avez un plateau que l’on peut faire tourner à différentes vitesses.
- A ce plateau sont suspendues deux boules de bois au bout d'un fil souple.
- L’une de ces boules est petite, l’autre est très grosse.
- Indiquer sur la figure 1 avec des traits de crayon les positions que prennent les boules A et B lorsque le plateau tourne moyennement vite, et sur la figure 2 leurs positions lorsque le plateau tourne extrêmement vite.
- Instruction de l'expérimentateur. — Vous avez un plateau que l’on peut faire tourner à différentes vitesses.
- A ce plateau sont suspendues deux boules de bois au bout d’un fil souple.
- L’une de ces boules est petite, l’autre est très grosse. Indiquer sur la figure 1 avec des traits de crayon les positions- que prennent les boules A et B lorsque le plateau tourne moyennement vite, et sur la figure 2 leurs positions lorsque le plateau tourne extrêmement vite.
- Indiquer, en outre, sur la figure 1 seulement en traits pointillés, la position que prendrait la boule A si elle était en plomb au lieu d’être en bois.
- Temps : une minute.
- Notation : Pour la figure 1 on donne : 2 points si les boules sont tendues obliquement mais au même niveau ; 4 points si l’enfant a compris que la grosse boule plus lourde devait se rapprocher moins de l’horizontale que la petite boule de bois. A ces points on ajoute 2 si l’enfant a bien marqué en pointillé que la petite boule de plomb A’ s’élève moins que la petite boule de bois. Le maximum pour la figure 1 est donc 6 points. Pour la figure 2 on donne 4 points si les deux fils sont horizontaux. Le maximum possible pour ce test est donc 10 points.
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- Etalonnage (1.074 sujets)
- 1 10
- Garçons :
- E. com 8 6
- E. prof 8 8
- Filles :
- E. com 8 6
- E. prof 8 8
- 20 30 40 50
- 6 6 4 4
- 8 4 4 4
- 4 2 2 0
- 4 4 2 2
- 60 70 80 90 100
- 2 2 2 0 0
- 2 2 0 0 0
- 0 0 0 0 0
- 2 0 0 0 0
- 5° Test : B i P
- B i P
- Essayez de voir sur lequel des deux losanges placés sur la ligne, le petit losange isolé peut se placer exactement pour que les gros traits coïncident et faites au crayon un petit rond à l’endroit où le rond du petit losange viendrait se trouver.
- Regardez l’exemple ci-dessous.
- ligne B rond A’
- 1 I
- tond A -> T\/7V\
- t
- ligue C
- Vous voyez que pour que la ligne épaisse opposée au petit rond A soit bien mise sur la ligne épaisse qui réunit les deux losanges et pour que les lignes B et C coïncident bien avec les lignes correspondantes d’un des deux losanges, il n’y a qu’une façon, c'est de le mettre sur le premier. Le rond A' se trouvant en A’ à la place marquée par un rond pointillé.
- Marquez seul sur les 6 exercices de gauche la place des 6 petits ronds.
- o n sx
- ^ /7^X' U/7V\
- Instruction de Vexpérimentateur. — Essayez de voir sur lequel des deux losanges placés sur la ligne, le petit losange isolé peut se placer exactement pour que les gros traits coïnci-
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- dent et faites au crayon un petit rond à l’endroit où le rond du petit losange viendrait se trouver.
- Regardez l’exemple donné sur le côté de votre test. Vous voyez que pour que la ligne épaisse opposée au petit rond A soit bien mise sur la ligne épaisse qui réunit les deux losanges et pour que les lignes B et C coïncident bi'en avec les lignes correspondantes d’un des deux losanges, il n’y a qu’une façon, c’est de le mettre sur le premier. Le rond A se trouvant en A’ à la place marquée par un rond pointillé.
- Temps : 3 minutes.
- Notation : Ou donne 3 points par figure marquée exactement et 0 chaque fois que l’enfant a marqué des ronds sur les deux losanges même si une des réponses était bonne.
- En allant de haut en bas le petit cercle doit se trouver dans le premier exercice dans le premier losange en haut et à gauche (externe) ; dans le second exercice il doit être dans le second losange en haut et à droite (externe) ; dans le troisième exercice dans le second losange en bas et gauche (interne) ; dans le quatrième exercice dans le premier losange en bas et à gauche (externe) ; dans le cinquième exercice, dans le premier losange en haut et à gauche (externe) ; dans le sixième exercice, dans le second losange, en bas et à droite (externe).
- Etalonnage (1) (1.074 sujets)
- BIP Max. : 18 points
- 1 10 20 30 40 oO 60 70 80 90 100
- Garçons : E. com 18 lo 12 9 6 6 3 3 0 0 0
- E. prof 18 18 18 lo 12 9 3 0 0 0 0
- Filles :
- E. com 18 9 6 6 3 3 0 0 0 0 0
- E. prof 18 lo 12 9 6 3 0 0 0 0 0
- (1) Voir, pour plus de renseignements sur ce test, B. 1. N. O. P. 5° année, n° 2, et affecter l’étalonnage donné du coefficient 3.
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- 6° Test : L i
- sous chaque petite figure ce que vous devez faire.
- Mettre 1 point qui se trouve A la fois dans les deux cercles, -mais pas dans le carré ni dans le triangle
- Meure 1 point qui se trouve A la fois dans les deux carrés, mais pas dans le cercle ni dans le triangle.
- Mettre 1 point qui se trouve à la fois dans le carré et le triangle, mais pas dans les cercles.
- Meure 1 point qui se trouve A la fois dans le carré et le cercle et pas dans le triangle.
- L’enfant doit lire sous chaque figure ce qu’il a à faire. Temps : une minute.
- Notation : un point par bonne réponse. Maximum 4 points
- Etalonnage (220 sujets)
- L 1 Max. : 4 points
- 1 10 20 ,‘10 10 o) 00 70 80 00 100
- Garçons 4 4 4 4 3 2 2 i 0 0
- Filles 4 4 4 3 3 2 I 1 0 0 0
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- .* •
- 7° Test : J i P
- J 1 P
- Vous avez ci-dessous deux tableaux de marqueterie.
- Le tableau A est le modèle, le tableau B est presque semblable au tableau A, mais il y a des modifications de deux sortes : 1° il y a des petites lignes qui ne sont pas dans le tableau A ; 2° il manque au contraire des lignes qui étaient en A. Regardez bien vos deux tableaux et marquez sur le tableau B les changements que vous y trouverez, en mettant une croix (+) bien visible sur chaque petite ligne ajoutée, et un trait à la place où une ligne manque.
- A 3
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- Instructions de Vexpérimentateur. — Vous avez ci-dessous deux tableaux de marcjuelerie.
- Le tableau A est le modèle, le tableau B est presque semblable au tableau A, mais il y a des- modifications de deux sortes : 1° il y a des petites lignes qui ne sont pas dans le tableau A ; 2° il manque au contraire des lignes (fui étaient en A.
- Regardez bien vos deux tableaux et marquez sur le tableau B les changements que vous y trouverez, en mettant une croix ( + ) bien visible sur chaque petite ligne ajoutée, et un trait à la place où une ligne manque.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : On donne 1 point par ligne bien supprimée (il y a 19 lignes supprimées) et 1 point par ligne bien ajoutée (il faut en ajouter 13). Le maximum est donc 32 points.
- Il est bon de se faire un calque sur papier bien transparent marquant lés réponses que l’enfant doit, indiquer (+ ou lignes ajoutées). Cela permet de corriger assez vile le test et de ne rien omettre en corrigeant.
- Etalonnage (1.074 sujets)
- .1 i i>
- Max. :;32 points
- 1 10 20 30
- Garçons :
- K. coin 32 28 20 <24
- E. prof ;-jo 20 28 27
- Filles :
- E. coin 32 20 25 23
- F'., prof 3-2 29 27 20
- 40 30 00 70 80 90 100
- 22 21 19 18 lo 12 3
- 20 25 24 22 20 10 12
- 21 19 18 13 14 11 3
- 23 24 22 21 19 17 5
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- 8° Test : h P
- 14 P
- Vous avez un tableau composé de 5 fléaux de balance avec un poids P à une extrémité et un crochet à l'autre extrémité.
- Vous devez chercher pour chacun des 5 fléaux quel poids, parmi les 5 poids du bas de la figure, il faut mettre à l’autre extrémité pour contrebalancer chacun des poids P.
- Ecrivez dans le tableau de réponses, à côté du numéro de chaque fléau, le numéro du poids choisi.
- FL FL FL. FL. FL.
- 1 2 :î 4 5
- Instruction de l'expérimentateur. — Vous avez mi tableau composé de 5 fléaux de balance avec un poids P à une exlrc-milé et un crochet à l’autre extrémité.
- Vous devez chercher pour chacun des 5 fléaux quel poids, parmi les 5 poids du bas de la figure, il faut mettre à l’autre extrémité pour contrebalancer chacun des poids P.
- Ecrivez, dans le tableau de réponses, à côté du numéro de chaque fléau, le numéro du poids choisi.
- Temps : 1 minute.
- Notation : 1 point par. bonne réponse. Maximum 5 points.
- Le fléau 1 doit porter le poids 3 ; le fléau 2 le poids 1 ; le fléau 3 le poids 5 ; le fléau 4 le poids 2 et le fléau 5 le poids- 4.
- Etalonnage des tests 17 P et 14 P réunis (774 sujets)
- Max. : 17 poinls
- 1 10 20 30 40 30 G0 70 80 00 100
- Garçons : K. com 17 13 14 13 11 10 10 0 8 G 0
- Filles : F. coin IG 13 12 11 10 0 8 7 fi 0
- Filles : E. sup. 16 â 20 ans 17 17 17 IG 18 13 12 11 !) 8 1
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- 9° Test : D i P
- D 1 P
- De chacune de ces figures on peut faire un carré en la partageant par un seul coup de ciseaux en ligne droite et en ajustant les deux morceaux ainsi obtenus.
- B
- Regardez l’exemple ci-contre à gauche, où le carré est reconstitué. Vous verrez qu'il a suffi de couper suivant la ligne poinlillée A pour enlever un morceau carré, et qu’en mettant ce morceau dans l’angle marqué par des traits pointillés vous refaites un carré parfait.
- Regardez les figures suivantes et indiquez au crayon :
- 1° la ligne droite suivant laquelle vous couperiez la figure (comme la ligne A de l’exemple).
- 2° le contour du carré reconstitué (comme les lignes A et B de l’exemple).
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- Instructions de Vexpérimentateur. — De chacunes- de ces figures on peut faire un carré en la partageant par un seul coup de ciseaux en ligne droite et en ajustant les deux morceaux ainsi obtenus.
- Regardez l’exemple qui vous est donné, où le carré est reconstitué. Vous verrez qu’il a suffi de couper suivant la ligne pointillée A pour enlever un morceau carré, et qu’en mettant ce morceau dans l'angle marqué par des traits pointillés vous refaites un carré parfait.
- Regardez les figures suivantes et indiquez au crayon :
- 1° La ligne droite suivant laquelle vous couperiez la figure (comme la ligne A de l’exemple).
- 2° Le contour du carré reconstitué (comme les lignes A et B de l’exemple).
- Temps : 6 minutes.
- Notation : 2 points par bonne réponse et 1 point lorsque la coupure est bien marquée mais que le carré n’a pas été reconstitué. Maximum 20 points.
- Etalonnage (1.074 sujets)
- DIP Max. : 20 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons : E; com 20 20 20 18 18 18 16 14 10 5 0
- E. prof....... 20 20 20 20 20 20 20 18 18 14 2
- Filles : E. com 20 18 16 14 12 8 6 2 0 0 0
- E. prof 20 20 20 18 18 16 16 13 10 5 0
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- * *
- 10° Test : ig P
- 16 P
- Écrivez sur chaque brique portant le signe x, le nombre d'autres briques auxquelles celle-ci touché par une de ses faces, c’est-à-dire auxquelles elle est accolée par une face, (que ces briques voisines portent le signe x ou quelles ne le portent pas).
- de Vexpérimentateur. — Ecrivez sur chaque
- brique portant le signe x, le nombre d’autres briques auxquelles celle-ci touche par une de ses faces, c’est-à-dire auxquelles elle est accolée par une face (que ces briques voisines portent le signe x ou qu’elles ne le portent pas).
- Temps : 3 minutes.
- Notation : on donne 1 point par bonne réponse, le maximum est donc 50 points.
- Réponses exactes :
- Le nombre de briques est en allant de haut en bas et, à
- chaque hauteur de gauche à droite, pour le premier tas :
- 5, 6, 6, 7X 5 ; pour le 2° tas : 3, 4, G, 4, 5 ; pour le 3° las :
- 3, 5, 4, 5, 4 ; pour le 4e las : 3, 4, 7, 2, 5 ; pour le 5° tas :
- 2, 4, 4, 5, 3 ; pour le 6e tas : 5, 4, 6, 8,5.
- L’étalonnage isolé de ce test n’est pas fait. Ses points doivent se joihdre aux points d’un autre test de cubes (15 P) pour faire un étalonnage unique.
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- * *
- 11° Test : M i P
- 'v ; m i P
- Le tableau A représente une grosse bande moitié blanche, moitié noire. Dans cette bande on a coupé des petits morceaux que vous trouverez dans le tableau B.
- Mettez dans chaque blanc du tableau A (blattes indiqués par des chiffres) les lettres inscrites sui les petites pièces que vous croyez devoir aller pour combler chaque lacune.
- Il faut, soit 1, soit 2 morceaux pour remplir chaque lacune.
- TABLEAU B TABLEAU A 4 2 3
- \ « ff y h \ î \ MS » fi. —É. J.
- 7 ^ « 9 ib|
- Instructions de Vexpérimentateur. — Le tableau A représente une grosse bande moitié blanche, moitié noire. Dans cette bande on a coupé des petits morceaux que vous trouverez dans le tableau B.
- Mettez dans chaque blanc du tableau A (blancs indiqués par des chiffres) les lettres inscrites sur les petites pièces que vous croyez devoir aller pour combler chaque lacune.
- Il faut, soit 1, soit 2 morceaux pour remplir chaque lacune.
- Temps : 6 minutes.
- Notation : On donne 1 point pour un morceau bien mis dans les lacunes à 1 morceau (il y en a 4) et 2 points par morceaux bien mis dans les lacunes à 2 morceaux (il y en a 5) et la moitié seulement si l’ordre des morceaux est inversé dans les lacunes à 2 morceaux. Le maximum est donc 24 points
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- Etalonnage (1) (1.074 sujets)
- M 1 P Max. : 2» points
- Garçons
- E. com E. prof....
- Filles :
- E. com E. prof
- Réponses exactes :* *
- Pour remplir le vide’l il faut mettre le morceau I ; pour le 2 le morceau G ; pour le 3 les morceaux B et II ; pour le 4 le morceau A ; pour le 5 les morceaux C et L ; pour le 0 les morceaux N et J ; pour le 7 les morceaux E et K ; pour le 8 les morceaux F et D et pour le 9 le morceau M.
- *
- * *
- 12° Test : i5 P
- Indiquez dans le petit carré dessiné au bas de chaque figure, le nombre de petits cubes contenus dans chaque tas.
- Instruction de Vexpérimentateur. — Indiquez dans le petit carré dessiné au bas de chaque figure, le nombre de petits cubes contenus dans chaque las.
- Temps : 2 minutes.
- Notation : 1 point par bonne réponse. Maximum : 6 points. Le n° 1 a 7 cubes ; le n° 2 a 15 cubes ; le ni0 3 a 14 cubes ; le n° 4 a 19 cubes ; le n° 5 a 13 cubes et le n° 6 a 25 cubes.
- (1) Pour plus de détails sur ce lest, consulter B. 1. N. O. P., 5” année, n° 3, p. GO.
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- 157
- Les résultats du lest 15 P sont ajoutés- à ceux du test 16 P pour l’étalonnage. Le maximum est donc alors de 36 points.
- Etalonnage (608 sujets)
- 15 P et 16 P réunis Max. : 36 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons E. com. 29 23 19 15 11 9 8 6 5 2 0
- Filles E. com. 29 17 13 11 8 7 O 4 3 2 0
- G. comp Filles. 21 16 11 9 7 6 5 4 3 2 0
- E. sup Filles. 3! 27 23 22 19 15 9 7 6 - 4 0
- (/I suivre.)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les grandes écoles d’ingénieurs et le chômage
- Grâce à l’enquête de Guy Laborde publiée par le Temps, d’utiles données statistiques ont été fournies par des associations d’anciens élèves de quelques grandes écoles.
- L’Association des ingénieurs des Arts et Métiers compte 15.252 adhérents ; elle possède 514 chômeurs, dont 272 concernent les 8.400 sortants des quatorze dernières promotions (600 élèves annuels des six écoles de Paris, Châlons, Aix, Angers, Oluny et Lille).
- Sur les 10.512 membres dont la profession est connue, on en trouve 882 dans les administrations, 1.165 dans les transports, 2011 dans les constructions mécaniques, 682 dans les constructions navales et métalliques, 1.254 dans La métallurgie, 297 dans les services d’eau et d’électricité, 287 dans les mines et carrières, 488 dans les industries chimiques, 363 dans le bâtiment, 318 dans les travaux publics, 155 dans les industries textiles, 727 dans le commerce, 1.439 dans les industries variées et 524 dans des professions diverses.
- La Fédération des ingénieurs agricoles sortis au nombre de 150 par an des trois écoles nationales d’agriculture de Grignon, Montpellier et Rennes (les ingénieurs agronomes étant formés par
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- l'Institut agronomique) comporte 2.995 agriculteurs, éleveurs, viticulteurs, horticulteurs (dont 420 .aux colonies et 75 à l’étranger), 400 membres de l’enseignement agricole, 100 vétérinaires, 350 industriels agricoles et 400 exerçant des professions agricoles diverses.
- A Y École Centrale, la répartition de la promotion 1932 (223 diplômés et 9 certifiés) était la suivante d’après les renseignements du secrétaire général de l’Association des anciens élèves, M. de
- Baralle :
- Industries du gaz et de l’électricité..................... 22
- — chimiques et sucreries....................... 11
- — métallurgiques................................... 6
- — minières......................................... 1
- — textiles......................................... 1
- Papeterie................................................ 1
- Pétroles................................................... 2
- Constructions électriques................................. . 5
- Industries automobiles..................................... 9
- Industries mécaniques...................................... 5
- Bâtiments et travaux publics.............................. 15
- Chemins de fer et tramways................................ 11
- Assurances..................:............................ 2
- Commissariat de la marine.................................. 1
- Armée...................................................... 1
- Brevets d’invention........................................ 1
- Divers et placés dans leurs familles, sans indication du
- genre d’industrie...................................... 54
- N’ayant pas fait appel au service de placement et par
- conséquent présumés placés............................. 37
- Ecole d’électricité...................................... 7
- En pourparlers............................................ 50
- A YEcolc supérieure d'électricité, sur 2.400 adhérents à l’Association des anciens élèves, 185 cherchent une place (dont 94 appartenant aux six promotions de 1927 à 1932).
- Au total l’Ecole (fondée en 1894) a fourni 4.238 diplômés qui se répartissent ainsi (en tenant compte de ce fait que le diplôme de cette école est très souvent un diplôme complémentaire recherché par des hommes ayant déjà une situation ou un autre titre) :
- Officiers et ingénieurs de l’Etat, 621 ; ingénieurs des arts et métiers, 657 ; licenciés ès sciences, 476 ; ingénieurs de physique et de chimie, centrale lyonnaise, institut électrotechnique, institut industriel du Nord de la France, aéronautique, etc., 343 ; élèves
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- étrangers diplômés d’écoles techniques supérieures, 240 ; ingénieurs des arts et manufactures, 225 ; anciens élèves de Polytechnique, 222.; ingénieurs civils des mines, ponts et chaussées, constructions navales, marine marchande, 49 ; reçus .aux concours et divers, 1.405.
- De ces données diverses il paraît bien ressortir que les anciens élèves.des grandes écoles occupent encore des situations, mais que dans les dernières promotions le pourcentage de ceux qui ne peuvent se placer s’accroît assez rapidement. r
- *
- * *
- Tests d’intérêts professionnels
- Une étude comparée de trois grands questionnaires sur les goûts professionnels, d’usage courant aux Etats-Unis, (Strong Interest Test, Brainard Spécifie Interest Test, IlepueSs Vocational Interest Quotient) a permis à un auteur américain, R. N. Anderson (1) de les classer suivant leur validité et leur fidélité. Le meilleur est de beaucoup le lest de Strong ; vient ensuite celui de Brainard et enfin celui de Hepner. Ce classement n’est évidemment que provisoire. Il faudrait pouvoir le vérifier par d’autres expériences du même genre et portant sur d’autres groupes professionnels que celui choisi par Anderson.
- Voici comment l’auteur a procédé. Il a expérimenté sur un groupe de 35 employés de bureau et comptables, dont le penchant très net pour leur profession a pu être constaté. Or, si les normes établies par les auteurs des tests en question étaient bonnes, les réponses des sujets devraient correspondre d’une façon indiscutable à celle des employés de bureau et être nettement négatives pour d’autres professions. Ce postulat ne se vérifie que pour le test de Strong, alors que les notes correspondant aux normes des employés de bureau sont élevées, celles de l’ingénieur, de fermier et de journaliste sont très basses. De plus une seconde application du test après quelques mois d’intervalle a confirmé les premiers résultats. Dans le test de Brainard on retrouve les mêmes traits, mais avec beaucoup moins de netteté. Quant au questionnaire de Ilepner, il ne donne pas de différences suffisamment tranchantes avec d’autres professions ; quant à sa fidélité, elle est pratiquement nulle. A. R.-G.
- (1) Psijchological Clinic XXIf, 2, juin-août 1933.
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- A travers les Revues
- Le numéro de février de The Journal of Educational Sociology est consacré aux différentes questions relatives à 1’ « Educational Guidance ». A signaler l’article de M. L. Fischer sur les différences d’ordre social, émotionnel, etc., relevées sur les enfants « difficiles » par rapport à tous les autres élèves des mêmes écoles publiques (en tout 6.737 sujets), un autre de H. D. Williams sur les examens psychotechniques de jeunes pré-délinquants, etc. Le numéro de mars est entièrement consacré aux problèmes de l’éducation professionnelle. _________
- Le n° 1004 (24 mars) de « School and Sociehj » public une bibliographie complète de toutes les éditions pédagogiques américaines parues en 1933. Citons, entre autres, les divisions suivantes : histoire, principes et philosophie de l’éducation, formation de la conduite et du caractère, tests et mesures, éducation professionnelle, commerciale et industrielle, O. P. et offices du personnel («personnel service»), etc., etc.
- Nous relevons dans le n° 3 (mars 1934) de « Industrielle Psycho-technik » une étude de M. Dessoir sur les types caractérologiques, de même qu’une analyse psychologique de la profession du juriste par le Dr W. Weber et une description de la méthode des examens psychotechniques, auxquels sont soumis, en Suisse, tous les apprentis des Chemins de fer fédéraux, due à R. Leupold.
- Nous relevons dans le n° 7 (mars 1934) de « Occupations » une courte étude de La profession du sylviculteur, par F.-A. Silcox, comportant une assez importante bibliographie américaine de la question. La deuxième partie de ce numéro est consacrée aux travaux de «The Western Guidance Conférence» (29 déc.- 4 janvier 1934). A signaler tout particulièrement les articles suivants : Mesures des intérêts et de la personnalité (avec une assez vaste bibliographie), par N. Keys ; Mesure des habiletés et des aptitudes, par R. Bell ; Evaluation du programme de l’orientation, par G.-N. Kefauver et H.-C. Hand, etc.
- Le n° 2 (février 1934) de la « Revue internationale du Cinéma éducateur » contient un certain nombre d’articles intéressant tout particulièrement l’O. P. : les Films d’O. P. et l’enseignement technique, par L. Barzett ; du cinéma comme moyen de propagande pour la prévention des accidents généraux et du travail, par W. Hendrycii, etc. _________
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- Dans le n° 3 (mars 1934) de « The Journal of Experimental Psy-chology » a paru un article de I. Lorge et Z. F. Metcalfe sur la valeur prédictive de quelques tests, en tant que mesures du succès professionnel, administrés huit ans avant et deux ans après le fait prédit. ______
- Travail et respiration. — Rupp publie sous ce titre un court article dans le n° 8 (15 mars 1934) de « Reichsarbeitsblatt » (respiration pendant le travail de la dactylographie, pendant le chant, le sommeil, etc.).
- On trouvera aussi, dans ce même numéro, dans la partie consacrée aux accidents, une notice sur le danger dans le travail de soudure et une autre sur un dispositif de sécurité pour les foreurs.
- Nous relevons dans le n° 5 (du 10 mars dernier) de « Arbeit und Beruf » une notice sur les métiers qui conviennent aux gauchers, par le Dr Sciiott. ________
- Le n° 4 du « Bulletin Ergologique » (15 avril 1934), publie un travail de G. W. Tordeur sur les temps de réaction en rapport avec l'aptitude au travail industriel ; le n° 5 publie une étude de J. Draps sur la fatigue et les accidents psychotechniques où il! propose un modèle de fiche d’accidents.
- Le numéro spécial d’avril 1934 de « Bcrufsberatung und Berufs-bildung » (Orientation et formation professionnelle intitulé : Au service de la confédération, contient des renseignements en français, sur tous les emplois de la Confédération suisse : les contre-indications professionnelles, les conditions d’admission, les appointements, etc. ________
- Dne monographie des tests de IÀolis, donnant des résultats obtenus sur les enfants russes, due à Arbouzoff a paru dans le n° 1 du tome VII (1934) de « Sovietskaïa Psichoiechnika ».
- Dans le n° 4, vol. VI de la même revue, a paru une étude de Novikoff sur une méthode complexe d’épreuves psychotechniques pour conducteurs de véhicules employée par le Laboratoire central de psychophysiologie et d’hygiène de travail, auprès de la Section de transports ferroviaires à Moscou.
- A signaler également un article de Samter sur la sélection des candidats pour l’école d’aviation à Rostoff.
- Le numéro du 15 mai d’ « Ariane » (Cahiers d’information pro-fess. de Marseille), donne des renseignements sur la profession de
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- carreleur. On y trouvera aussi le Calendrier des examens et concours, le Tableau des diverses directions ouvertes aux enfants à chaque degré de l’enseignement, de même que la suite .de l’article de G. Bou-douresoue sur les aptitudes professionnelles (comment les professions se classent par objet et dans l’ensemble de l’activité humaine). On y trouve encore des renseignements sur la marine marchande et le travail de l’ameublement.
- INFORMATIONS
- L'O. P. dans la Mayenne. — Le 7 mai, M. Larcher, inspecteur général de l’enseignement technique, chargé de l’organisation de l’orientation professionnelle, assisté de M. l’Inspecteur d’académie de la Mayenne et de M. Lachaise, inspecteur de l’Enseignement technique, a fait aux élèves-maîtres et aux élèves-maîtresses des écoles normales de la Mayenne une causerie sur l’orientation professionnelle.
- Après avoir dit tout le plaisir qu’il éprouvait à se trouver devant un auditoire de jeunes, appelés par leur métier à être les auxiliaires tout indiqués et les ouvriers généreux de l’œuvre si éminemment actuelle de l’orientation professionnelle, M. Larcher a montré comment les instituteurs et les institutrices, toujours en contact direct avec les enfants, et en relations avec les familles, sont plus qualifiés que personne pour aider les parents û engager leurs enfants dans la voie où ils réussiront le mieux. Il a ensuite signalé à quel point les programmes de l’enseignement primaire étaient de nature à aider instituteurs et institutrices dans leur œuvre d’orientation professionnelle, la leçon de choses et le travail manuel notamment étant des occasions, en même temps que des moyens, d’observer l’enfant, de l’étudier, de se rendre compte de ses goûts, de ses aptitudes, en un mot de sa vocation à telle ou telle profession intellectuelle ou manuelle.
- L’inspecteur d’Académie, après avoir remercié le conférencier des horizons qu’il avait ouverts devant les normaliens et les normaliennes, s’est adressé à ces derniers en leur demandant d’attacher beaucoup de prix à la confiance des familles dans les milieux où ils sont appelés à exercer. Il a souligné que l’orientation professionnelle, telle qu’il est souhaitable qu’on la réalise, doit se faire d’abord à l’école primaire et surtout par l’instituteur ou
- l’institutrice. *
- * *
- La section d’éducation du groupe d’études internationales que préside Mme Louise Guieysse a organisé des cours et conférences
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- sur l’éducation nouvelle cette année encore, pour la 5e fois. Piarmi les conférenciers traitant de psychologie éducative, on peut citer le Dr Jeudon, le Dr Schiff, le Dr Badoxnél, le Dr Durlineau, le Dr Spitz, M. Cousinet, M. Bouchet, M. Chentrier, etc.
- M. Luc a traité, le 1er juin, la question des rapports entre l’école primaire et l’enseignement professionnel dans le cadre de l’éducation nouvelle, M. Laugier a envisagé, le 15 juin, le perfectionnement des méthodes d’examen, et M. Foxtègne, le 7 juin, a traité de la pratique de l’orientation professionnelle.
- *
- * *
- Le 6e Cours d’orientation professionnelle est organisé cette année à l’Institut technique industriel de Turin, que dirige le professeur Cimatti. *
- * *
- Au congrès de la Ligue de l’enseignement. — La commission chargée d’étudier, au sein du congrès de la Ligue de l’enseignement, la formation des maîtres du premier degré dans le cadre de l’école unique, a entendu un exposé général de M. Emile Glay, qui résume les rapports présentés par 40 fédérations.
- Le rapporteur précise la limite exacte de la question soumise au congrès. Il s’agit d’une nouvelle organisation de l’école normale, « dans la conception nouvelle de l’université connue sous le vocable d’école unique ».
- Après discussion, il a été décidé que seraient élaborées des conclusions dans le sens suivant. Les écoles normales seraient maintenues dans le cadre départemental oti dans un cadre régional réduit. Le recrutement en serait fait par concours entre les jeunes gens ayant accompli l’un des cycles complets du second degré. Les écoles normales donneraient un complément de culture générale et seraient chargées de la formation professionelle des maîtres du 1er degré. La culture générale serait donnée par des maîtres du 2e degré attachés à l’établissement et par des professeurs du 3e degré chargés, plus spécialement, de conférences, de direction d’études, d’initiation à des travaux personnels. La formation professionnelle serait maintenue sur les bases actuelles élargies. On y ajouterait une préparation spéciale pour l’éducation des enfants de 11 à 15 ans (cycle d’orientation professionnelle).
- *
- * *
- M. Piéron a fait à Liège le 12 mai, une conférence sur les examens et concours, sur l’initiative de 1 ’Association médico-pédagogique liégeoise, et le 31 mai, il a parlé des tests comme méthode d’examen, dans une séance organisée par le Syndicat natio-
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- nal des instituteurs et Ici Société française de pédagogie, où M. Wallon a fait une conférence sur l’éducation nouvelle et où M. Laugier ,a présenté ses grilles pour l’O. P.
- • *
- * *
- Une commission de l’Association médico-pédagogique liégeoise a étudié lia question de la fiche médicale scolaire et celle de la. fiche psgchopédagogique, aboutissant, en particulier pour lia dernière, d’après le rapport de M!le Jadoulle, à un projet précis.
- *
- * *
- Mme Coullaud-Minier a présenté un rapport général à l’Association pour le développement de l’enseignement technique (préparation du Congrès de Barcelone) sur l’utilisation, pour l’orientation professionnelle des jeunes fdlcs, de la dernière année de scolarité, rapport publié, avec diverses réponses au questionnaire adressé à ce sujet, par le Bulletin du Comité de patronage d’apprentis et de l’Office cl’O. P. du 15e (avril-juin 1934, n° 36, p. 8-17).
- * *
- Au 67e Congrès des Sociétés savantes, tenu à Paris, dans la Section médicale, présidée par le professeur L. Binet, une étude a été adressée par le Dr Martiny sur le rôle du médecin hygiéniste dans l’orienattion professionnelle, rôle se dégageant dans une hygiène préoccupée de l’individu et non plus seulement de prophylaxie collective.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Lourenço Filito. — Testes A B C. — In-16 de 152 pages de la Biblioteca de Educaçâo, Sào Paulo, 1934.
- L’auteur qui, après avoir enseigné la psychologie à l’Ecole normale de Sâo Paulo, au Brésil, et avoir dirigé l’instruction publique successivement dans l’Etat de Ceara et dans celui de Sâo Paulo, est actuellement directeur du nouvel et important Institut d’éducation de Rio-de-Janeiro, donne, dans ce petit volume, des renseignements détaillés sur les lests qu’il a mis au point pour la détermination du niveau mental, de la « maturité » nécessaire à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, avec application à l’organisation des classes sélectives. Les tests, appliqués déjà à près de 20.000 enfants, ont jiertïnQNCFTNêIIents résultats. — H. P.
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- * INSTITUT
- NAVOIUL «0
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- Juillet 1934
- 6e Année
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- INSTRUCTIONS
- pour l’emploi de la Fiche d’aptitudes techniques par Mlue Henri PIÉRON
- (Suite et fin)
- Fiche B
- 1° Test : 2iP
- 21 P
- Vous avez sur cette page deux tableaux 1 et 11.
- Le tableau 11 représente 10 coupes et élévations d’objets.
- Recherchez dans les 15 objets du tableau I, l’objet qui se rapporte à chacune des coupes du tableau II.
- Indiquez pour chaque coupe, dans le petit rectangle prépare, la lettre représentant l’objet auquel cette coupe se rapporte ; chaque objet étant marqué dans le tableau I par une lettre.
- Instructions de l'expérimentateur. — Vous avez sur cette page deux tableaux I et II.
- Le tableau II représente 10 coupes et élévations d’objets.
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- Recherchez dans les 15 objets du tableau I, l’objet qui se rapporte à chacune des coupes du tableau II.
- Indiquez pour chaque coupe, dans le petit rectangle préparé la lettre représentant l’objet auquel cette coupe se rapporte ; chaque objet étant marqué dans le tableau I par une lettre.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : 1 point par bonne réponse. Maximum : 10 points.
- Etalonnage (220 sujets)
- 21 P. Etalonnage de la Fiche d’Aptitude Technique. Max. : 10 points.
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 10 10 9 9 8 7 6 4 3 0
- E. comm.
- Filles 10 9 8 8 7 7 6 6 5 3 0
- E. comm.
- Réponses exactes :
- Le n° 7 représente l’objet M ; le n° 6 représente l’objet P ; le n° 10 représente l’objet C ; le n° 8 représente l’objet R ; le n° 15 représente l’objet H ; le n° 3 représente l’objet F ; le n° 12 représente l’objet B ; le n° 5 représente l’objet O ; le n° 2 représente l’objet X ; le n° 13 représente l’objet V.
- 2° Test : io P
- Instructions de /'expérimentateur. — Regardez bien ce dessin et dites :
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- 1° Si l’on tire la corde Z dans la direction de la flèche, quelle direction prend le poids P, mettre une croix ( + ) dans le petit carré indiquant le sens qui vous paraîtra le bon.
- 2° Quelle direction prend le point L du levier.
- 3° Si l’on tire la corde Z dans la direction de la flèche, dire :
- Dans quel sens tournent les roues ?
- Mettve pour chaque roue, dans- le petit carré préparé, une croix ( + ) à côté du sens de rotalion de cette roue.
- Temps: : 2 minutes
- Notation : 2 points par bonne réponse. Maximum : 12 points.
- 10 P
- Regardez bien ce dessin et dites :
- 1° Si l’on tire la corde Z dans la direction de la flèche, quelle direction prend le poids P, mettre une Croix (+) dans le petit carré indiquant le sens qui vous paraît le bon.
- 2° Quelle direction prend le point L du
- Si l'on tire la corde 7 dans la direction de la flèche,
- dire :
- 3" Dans quel sens tournent les roues?
- Mettre pour chaque roue, dans le petit carré préparé, une croix (+) à côté du sens de rotation de cette roue.
- Roue a Roue a Roue ‘ a Roue a
- 1 b ‘2 b 3 b 4 b
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- Etalonnage (1.074 sujets)
- 10 p
- Max. : 12 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons :
- E. com 12 12 12 12 12 12 10 8 8 8 0
- E. prof 12 12 12 12 12 12 12 12 10 8 0
- Filles :
- E. com 12 12 12 10 8 8 6 6 4 2 0
- E. prof 12 12 10 8 8 6 6 4 2 2 0
- 1° Le poids P va vers- a ; 2° Le levier L va vers a ; 3° La
- roue 1 va vers a. La roue 2 va vers b. La roue 3 va vers b.
- La roue 4 va vers a. . *
- * *
- 3° Test : u P
- 11 P
- Vous avez 4 groupes composés chacun de 3 roues qui s'engrénent, c’est-à-dire que lorsque les roues A tournent, les autres roues tournent aussi.
- 11 y a des roues qui ont plus ou moins de dents : Les grandes ont toutes 50 dents, les petites ont toutes 20 dents. Répondez aux questions posées au bas de chaque figure en mettant une croix (+) à côté de la réponse que vous croyez exacte.
- E> A
- Quand la roue A fait un tour :
- plus d’un tour
- moins d’un tour
- un tour
- Quand la roue A fait un tour :
- plus d’un tour
- moinj d’un tour
- un tour
- Quand la roue A fait un tour :
- plus d’un tour
- moins d'un tour
- un tour
- Quand la roue A fait un tour :
- plus d'un tour
- moins d'un tour
- un tour
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- 100 —
- Instructions de l'expérimentateur. — Vous avez 4 groupes composés chacun de 3 roues qui s’engrènent, c’est-à-dire que lorsque les roues A tournent, les autres roues tournent aussi.'
- Il y a des roues qui ont plus ou moins de dents : Les gran-\ des ont toutes 50 dents, les petites ont toutes 20 dents. Répondez aux questions posées au bas de chaque figure en mettant une croix ( + ) à côté de la réponse que vous croyez exacte.
- Temps : 3 minutes.
- Notation : 3 points par réponse exacte. Maximum : 12 points.
- Réponses exactes :
- Figure 1 : la roue B fait un tour. Figure 2 : la roue B fait un tour. Figure 3 : la roue B fait moins d’un tour. Figure 4 : la roue B fait plus d’un tour.
- Etalonnage (484 sujets)
- Il P Max. : 12 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons : E. com 12 12 12 9 9 9 6 6 6 3 0
- E. prof 12 12 12 12 12 12 12 12 9 6 3
- Filles :
- E. com 12 12 12 12 9 9 6 6 3 3 0
- E. prof 12 12 12 12 12 12 9 6 3 0 0
- *
- * *
- 4° Test : 5 P
- Instructions de Vexpérimentateur. — Dans le dispositif figuré à gauche l’on fait tourner la roue A, qui commande et entraîne toutes les autres roues.
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-
-
- Indiquez pour chacune des roues 1, 2, 3, 4 et 5 si elle tourne plus vite. moins vite ou aussi vite que la roue A, en mettant une croix ( + ) dans la colonne du tableau qui correspond à la réponse que vous croyez correcte*.
- 5 P
- Dans le dispositif figuré à gauche, l’on fait tourner la roue A, qui commande et entraîne toutes les autres roues.
- Indiquez pour chacune des roues 1-2-3-4 et 5 si elle tourne plus vite, moins vite ou aussi vite que la roue A, en mettant une croix (+) dans la colonne du tableau qui correspond à la réponse que vous croyez correcte.
- + vite que la roue A que la roue A aussi vite que la roue A
- Temps : 2 minutes.
- Notation : 2 points par bonne réponse. Maximum : 10 points.
- Réponses exactes :
- La roue 1 va aussi vite. La roue 2 va moins vite. La roue 3 va_aussi vite* La roue.4 va plus vite. La roue 5 va aussi vite.
- Etalonnage (484 sujets)
- Max. : 10 points
- 1 10 20 30
- Garçons :
- E. corn 10 8 6 6
- E. prof 10 10 10 10
- Filles :
- E. corn 10 6 6 4
- E. prof....... 10 6 0 ti
- 40 50 00 70 80 90 100
- ti 4 4 2 2 0 0
- 10 8 8 6 4 4 0
- 4 4 4 2 2 0 0
- 4 4 2 2 2 0 0
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- *
- * *
- 5° Test : 6 P
- 6 P ,
- Dans le dispositif figuré ci-dessous, l’on fait tourner la roue centrale A, qui commande toutes les autres roues.
- Indiquez pour chaque roue si elle tourne dans le meme, sens que la roue A ou dans le sens inverse.
- Mettre une croix (+) dans les colonnes du tableau qui correspond à la réponse correcte.
- Dans le môme sens que celui de la roue A En sens inverse dé celui de la roue A
- Instructions de Vexpérimentateur. — Dans le disposif figuré à gauche, l’on fait tourner la roue centrale A, qui commande toutes les autres roues.
- Indiquez pour chaque roue si elle tourne dans le même sens que la roue A ou dans le sens inverse.
- Mettre une croix ( + ) dans la colonne du tableau qui correspond à la réponse correcte.
- Temps : 1 minute |.
- Notation : 2 points par bonne réponse. Maximum : 10 points.
- Voici les réponses à donner :
- La roue 1 va dans le même sens. La roue 2 va en sens inverse. La roue 3 va dans le même sens. La roue 4 va en sens inverse. La roue 5 va en sens inverse.
- Etalonnage (484 sujets) Max. : îo points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons : E. com •10 10 10 10 10 8 8 8 6 4 0
- E. prof 10 10 10 10 10 10 10 10 10 8 4
- Filles : E. com 10 10 s 8 8 G G l 4 2 0
- E. prof 10 10 10 8 8 8 6 G 4 2 0
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- 172 -
- 6° Test : C i P
- . . C i P
- Suivre des yeux le trajet de chaque ligne et marquer à la fin dans les petits carrés le numéro que cette ligne portait à son point de départ. Il y a donc 10 numéros à marquer.
- On peut utiliser les deux rangs de carrés.
- Instructions de ïexpérimentateur. — Suivre des* yeux, le trajet de chaque ligne et marquer à la fin dans les petits carrés Je numéro, que celte ligne portait à son point de départ. On peut utiliser les deux rangées de carrés.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : | point par bonne réponse. Maximum 22 points.
- Lés réponses exactes sonLen allant de haut en bas pour Ta figure,n° 1 : 9, 4, 5, 1, 10, 8 (6 et 7), 5, 2, 3 ; pour le n° 2 : (2,et 3), 8, 10,: 7* 4, 6,' 3, 1, 5, 9 ; pour le n° 3 : 9, 5 (3 et 10), 8, 7\ 1; 4, 5,' 2;, 6 ; pour le n° 4 : 1, 3, 6, 5, 10, 8(2 et 9), 4, 7.
- j .. .. 1 ; i ! #
- j i " ; , ; !
- NotaÎ. — Dians la; figure 4 la ligne qui aboutit à droite au niveau'du petit carré supérieur ne part pas du; côté opposé, mais du même côté; aussi a-t-on mis un point d’interrogation comme représentant !a Réponse correcte (le sujet pouvant? laisser aussi le qarré pn blaüc).
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- Etalonnage (607 sujets) Max. 22points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons Ec. coin. 19.11 15 12.5 11.5 10 9.5 8 6.5 5.5 4 0.5
- Filles Ec. coin . I8.0 12.5 11 9.5 8.5 8 6.5 5.5 4.5 3.5 0
- 7° Test : 20 P
- 20 P
- LTUTJ S® -f- grande — grande 1 Regardez Al 1 ttN 1 IVfcMtlN 1 : Dans chacun des carrés de ce tableau (qui contient K), carrés) vous trouverez deux lignes. Cherchez à voir, sans mesurer, si la première ligne est plus grande, moins grande ou égale à la seconde ligne. Faites une croix (x) à coté de la première ligne de chaque carré, sur la réponse que vous croyez bonne (-)- grande, — grande ou =). Vous avez donc 10 réponses à faire.
- H- grande 4- grande 4- grande
- SKQ — grande f dJd — grande fini i — grande
- 2 f ^r? 3 4
- fins? -h grande — grande AMJ -4- grande — grande Uiirî -f- grande — grande
- 5 \ sus 6 7
- OQ -h grande — grande 4- grande — grande z/zzj 4- grande —1 grande
- OskI 8 9 ^TFD 10
- Instructions de Vexpérimentateur. — Regardez attentivement : Dans chacun des carrés de ce tableau (qui contient 10 carrés) vous trouverez deux lignes.
- Cherchez à voir, sans mesurer, si la première ligne est plus grande, moins grande ou égale à la seconde ligne.
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- Faites- une croix (x) à côté de la première ligne de chaque carré, sur la réponse que vous croyez bonne (+ grande, — grande ou =).
- Vous avez donc 10 réponses à faire.
- Temps : 5 minutes.
- Notation : 2 points par bonne réponse. Maximum : 20 points.
- Réponses exactes : N° 1 la première ligne est moins grande ; elle est plus grande dans le n° 2 ; plus grande dans le n° 3 ; plus grande dans le n° 4 ; plus grande dans le n° 5 ; moins grande dans le n° 6 ; plus grande dans le n° 7 ; moins grande dans le n° 8, mais la différence étant extrêmement minime on donne £ point lorsque l’enfant répond égale ; moins grande dans le n° 9 et moins grande dans le n° 10.
- Etalonnage (420 sujets)
- 20 P Max. : 20 points
- 1 40 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 20 18 16 13 14 12 12 10 6 4 0
- Filles 20 18 16 11 13 12 11 10 9 ; 0
- Filles C. compl. 20 14 14 12 12 10 10 8 5 2 0
- Filles E. sup. 20 16 11 13 12 12 11 9 9 7 2
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- * *
- 8° Test : 8 P
- 8 P
- Vous avez dans chaque figure une roue dentée R qui, en tournant dans le sens indiqué pat la flèche, déplace deux barres également dentées ; la barre A et la barre B.
- Cherchez pour chaque figure à répondre aux questions écrites au-dessous de chaque dessin. Vous remarquerez que les côtés droit et gauche sont indiqués sur les figures.
- Faites une croix (+) devant la bonne réponse.
- CAU01L
- dûoitc.
- Si la roue R tourne et que son axe soit fixt La barre A avance-t-elle vers la droite ?
- ou vers la gauche ?
- La barre B avance-t-elle vers la droite ?
- ou vers la gauche ?
- GAUCHE
- DD.0iTE
- D
- Si la roue R tourne et que son axe soit fixe : La barre A avance-t-elle vers le haut ?
- ou vers le bas ?
- La barre B avance-t-elle vers le haut ?
- ou vers le bas ?
- Si la barre A est fixe et que la roue R tourne et se déplace : La barre B avance-t-elle vers la droite ?
- ou vers la gauche ?
- La roue R avance-t-elle vers la droite ?
- ou vers la gauche ?
- Si la barre A est fixe et que la roue R tourne et se déplace La barre B avance-t-elle vers le haut?
- ou vers le bas ?
- La roue R avance-t-elle vers le haut ?
- ou vers le bas ?
- Vous- avez dans chaque figure une roue dentée R qui, en tournant dans le sens indiqué par la flèche, déplace deux barres dentées : la barre A et la barre B.
- Cherchez pour chaque figure à répondre aux questions écrites au-dessous de chaque dessin. Vous- remarquerez que les côtés droit et gauche sont indiqués sur les figures.
- Faites une croix ( + ) devant la bonne réponse.
- Temps : 3 minutes.
- Notation : 3 points par bonne réponse. Maximum : 24 points.
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- Réponses exactes : N° 1. Lorsque l’axe est fixe, la barre A avance vers la gauche. La barre B avance vers la droite. Lorsque la roue se déplace la barre B avance vers la droite et la roue R vers la droite également.
- N° 2. Lorsque l’axe est fixe la barre A avance vers le bas et la barre B vers le haut. Lorsque la roue tourne et se déplace la barre B avance vers le haut et la roue R vers le haut également.
- Etalonnage (1.074 sujets)
- 8 P Max. : 24 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons : E. coin 24 24 24 21 18 18 15 12 12 6 0
- E prof 24 24 24 24 24 24 24 21 18 15 9
- Filles : E. com 24 21 18 18 15 12 12 9 6 6 0
- E. prof 24 21 18 18 18 15 12 12 9 6 0
- N. B. — Ces deux fiches A et B, qui ne se vendent pas séparément, peuvent être cédées, munies d’un tableau préparé pour dresser le profil du sujet, au prix de 0 fr. 60, en s’adressant au Centre de recherches (Laboratoire de psychologie physiologique de la Sorbonne. Professeur: Piéron).
- L’Orientation professionnelle au Congrès de Barcelone
- par M. FÉE
- Le Congrès international de l’Enseignement technique qui s’est réuni à Barcelone du 17 au 19 m-ai 1934 ne l’a cédé en rien à ses devanciers tant comme importance des questions traitées que par le nombre des nations participantes et des congressistes présents : plus de 700 groupements ou adhérents individuels représentant 18 Etats.
- Comme à Bruxelles, la France occupait le premier rang grâce à la haute valeur de sa représentation où l’on remarquait MM. Luc directeur de l’Enseignement technique ; Baciielet, sénateur ; Contenot, président du Conseil municipal de Paris ; Court, président de l’Association des orienteurs de Franse ; Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique ; Labbé, président du Conseil d’administration du B. I. E. T. ; Laugier, professeur
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- au Conservatoire des Arts et Métiers ; Lomont, directeur général des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Dr Mar-tiny, médecin-chef des ateliers-écoles ; Pomaret, ancien sous-secrétaire d’Etat de l’Enseignement technique, etc...
- Oue dire de l’accueil des Catalans sinon qu’il fut véritablement cordial et fraternel ? Pour quelques jours, il n’y eut plus de Pyrénées.
- Nul ne sera surpris d’apprendre que les questions d'orientation professionnelle aient été placées au premier plan dans les discussions et résolutions du Congrès.
- Le B. I. E. T. avait au préalable provoqué des études sur les points suivants :
- a) Comment utiliser, pour l’orientation professionnelle, la dernière année de scolarité ;
- b) Le rôle du médecin en orientation professionnelle :
- Fiche médicale ;
- Utilisation des cardiaques.
- c) Le placement de l’apprenti an moment de l’entrée en apprentissage, suite naturelle de l’orientation professionnelle.
- Nous ne pouvons ici résumer les très intéressants travaux présentés au nom de l’Association française pour le développement de l’Enseignement technique, tant par la section parisienne que par les sections départementales.
- Notons le rapport très documenté de Mme Coulaud-Minier sur l’orientation professionnelle féminine ; celui de Mme Cuvelier sur le même sujet ; les remarquables rapports de M. Lomont ; l’étude très complète de M. le Dr Martiny, sur le rôle du médecin en O. P. ; les rapports de MM. Bozonnet, Contcnot, Leroux, Ménes-sicr, Planais.
- Il faut y ajouter les importants travaux de MM. Scanga et Ponzo sur « Quelques problèmes de l’orientation professionnelle en Italie » et de l’ing. prof. Ramon Casanovas Degollada, directeur de l’Ecole de travail de Barcelone.
- Après de très vives mais toujours courtoises discussions devant la deuxième commission, le Congrès a adopté les résoultions suivantes :
- Orientation professionnelle
- 1° Que dans les pays qui n’ont pas encore leur législation scolaire en harmonie avec les suggestions de la Conférence internationale du travail, en ce qui concerne l’âge d’admission des enfants au travail, les organisations se préoccupent de l’enseigne-
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- ment technique, mènent une campagne pour obtenir que la fixation de cet âge soit adoptée sans tarder.
- 2° Ou’il soit institué une Commission internationale pour l’étude d’une fiche médicale type suivant les principes exposés dans le rapport de M. Scanga, c’est-à-dire d’une fiche dont une partie préliminaire, strictement clinique, doit rester dans les mains du médecin, et dont une seconde partie, ne se référant pas aux données cliniques mais aux prévisions sur les succès du candidat dans certaines conditions de travail, servie à l’orientation professionnelle.
- 3° Qu’il soit dressé une liste de professions susceptibles d’être utilisées par les cardiaques, à mettre à la disposition des bureaux d’orientation professionnelle.
- Que la ou les dernières années de la scolarité obligatoire, soient utilisées à la fois pour la culture générale de l’enfant et pour des.travaux qui le préparent au choix du métier et à la vie professionnelle.
- 4° Que les liens entre les écoles techniques et les domaines de l’activité professionnelle, en tenant compte de l’organisation sociale et politique des différents pays, deviennent partout le plus étroit possible : c’est-à-dire que l’organisation et la législation de l’école se moulent sur les exigences pratiques de la future activité professionnelle et que la législation du travail prévoie obligatoirement le perfectionnement de l’instruction professionnelle de l’apprenti et du jeune ouvrier.
- 5° Que le Bureau international de l’enseignement technique mette à l’étude la question de l’éducation professionnelle de déficients physiques ou intellectuels et qu’une enquête soit ouverte sur ce qui a pu être réalisé dans ce sens dans tous les pays.
- Le Congrès, considérant qu’on ne saurait admettre que l’orientation professionnelle conduise les enfants, à la sortie de l’école primaire, dans une impasse où ils ne trouvent plus aucun soutien, ni pour leur placement, ni pour le contrôle de leur formation personnelle.
- Emet le vœu :
- Que, par la profession et, avec l’appui des pouvoirs publics, des organismes soient constitués, dans le cadre des lois nationales, pour recevoir, à la sortie, les enfants qui sc destinent aux métiers, les guider dans leur placement et exercer sur eux une tutelle bienveillante pendant toute la durée de l’apprentissage.
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Utilisation des cardiaques en Orientation professionnelle
- Nous, relevons dans le 1res intéressant rapport du professeur Giovanni Scanga au Congrès de renseignement technique de Barcelone, quelques données sur cette intéressante question.
- Le problème de T utilisation des cardiaques en‘orientation professionnelle a été spécialement étudié par le docteur Ilodanger, cardiologue des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris. Il montre avec le docteur Martiny que cette étude comporte deux éléments : un strictement médical, celui de la maladie ; l’autre de collaboration du médecin avec l’orienteur, celui du métier.
- Comme le médecin doit toujours faire un examen minutieux doublé dans certains cas clc tests cardiologiques spécialisés (orthodiagramme, électrocardiogramme) il apparaît pratiquement impossible que les offices ou centres d’orientation professionnelle possèdent l’instrumentation voulue. Ces examens spéciaux doivent être faits dans les centres hospitaliers appropriés, tel est l’avis du professeur Vaquez, du docteur Durand, du docteur Lu-tembacher.
- Ainsi renseigné par les spécialistes, le rôle du médecin d’orientation professionnelle consiste à conseiller au jeune cardiaque de tourner son avenir vers telle ou telle branche professionnelle, lui faire parfois médicalement comprendre qu’il doit abandonner celle dans laquelle il veut s’engager.
- Au point de vue de l’orientation professionnelle, on peut considérer trois types d’affections du cœur : aiguës, graves, chroniques, selon des localisations diverses (endocarde, myocarde, péricarde, orifices et vaisseaux).
- Certains biotypes humains, tel le bréviligne sthénique, décrit par le professeur Pende, sont prédisposés à l’hypertension artérielle. La constitution morphologique peut faire prévoir chez l’adolescent très à l’avance les accidents hypertensifs sanguins de l’âge mûr et celte notion deviendra primordiale dans l’orientation médicale dite positive.
- Le professeur Ponzo rappelle la difficulté de mesurer exactement la valeur du cœur et il s’appuie sur l’autorité des professeurs A. Murri et Vaquez.
- Ainsi une marge est nécessaire pour la recherche des métiers des cardiaques. Mais une règle s’impose : trouver un métier que
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- le cardiaque puisse remplir convenablement, longtemps et sans risques.
- Le professeur Vaquez et le docteur Durand insistent sur la nécessité d’un triage dès l’école.
- Un deuxième dépistage médical tardif sera réalisé à nouveau par le médecin au début de l’orientation professionnelle. Pour le docteur Lutembacher, le dépistage médical précoce est d’une importance capitale.
- Pour M. Scanga, il suffît à l’orienteur de connaître une division des lésions qui s’adapte non à la maladie, mais au malade. Mais il faut savoir qu’elle n’a qu’une valeur toujours transactionnelle.
- Quelle que soit la catégorie envisagée, une règle apparaît : éviter les métiers fondés sur le phénomène de l’effort soumis à des variations brutales des agents aussi bien physiques que psychiques (vie réglée sans surexcitation) et même chimiques (intoxications exogènes).
- Une liste des métiers selon les catégories est fournie par l’Aide aux cardiaques (fondation Dike). Cette liste se rapproche de celle donnée par une autre œuvre, l’Association amicale des cardiaques, fondée par le docteur Lian.
- Pour le docteur Lutembacher, le problème des cardiaques en orientation professionnelle est de toute importance et des centres de dépistage régionaux départementaux doivent être créés. Chaque centre de cardiologie pourrait entrer en liaison directe avec les offices d’orientation professionnelle. L’idéal serait de faire du neuf, de posséder des ateliers-écoles spéciaux d’orientation professionnelle du cardiaque. Dans ces mêmes ateliers le cardiaque continuerait à travailler, à produire dans des métiers ne nécessitant aucun effort mais de l’habileté manuelle et de l’intelligence. Des interruptions de travail seraient accordées pour suivre dans les centres de cardiologie les repos et traitements nécessaires.
- *
- * *
- Les tests d'aptitude musicale de Maurice Chevais
- On connaît les lests de Seashore, largement utilisés aujourd’hui aux Etats-Unis pour l’appréciation de l’aptitude musicale.
- D’une façon tout indépendante M. Maurice Chevais, inspecteur de l’enseignement du chant dans les écoles de la ville de Paris, a tenté des essais intéressants (sans aucun but de sélection
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- d’ailleurs), pour évaluer les aptitudes musicales des écoliers, et le progrès des capacités avec l’éducation (1).
- Des tests individuels d’abord : noter un son de hauteur différente d’une série d’autres (entre la seconde et l’octave, La quinte étant le plus facilement reconnue) ; indiquer parmi d’autres la note identique à une note préalablement donnée ; indiquer dans une exécution de 2 ou 3 sons, les intervalles ascendants ou descendants ; distinguer de grands et petits intervalles ; appréciation du « sens tonal » en faisant indiquer le moment où un air paraît achevé (se terminant sur la tonique) ; indiquer si dans un accord il y a 2 ou 3 sons.
- Puis des tests collectifs pour la comparaison de 2 hauteurs de tons, 2 intervalles, 2 intensités, 2 phrases mélodiques identiques ou différentes, deux rythmes.
- Quelques autres épreuves (plaisir musical, mémoire immédiate, etc.) sont encore mentionnées.
- Il y a, dans ces essais, des éléments excellents, et l’auteur suggère que l’on pourrait utiliser des disques pour éviter le rôle du maître exécutant les tests.
- Mais il faut reconnaître qu’il y a un mélange d’épreuves d’aptitudes élémentaires, purement sensorielles, et d’interprétations fondées sur l’éducation musicale. Les préoccupations de l’auteur sont évidemment plus d’un musicien que d’un psychologue. Et il faut bien avouer que, malgré quelques défauts, les tests de Seashore sont encore nettement supérieurs, et qu’il serait préférable de les adopter. H. P.
- *
- * *
- Influence du milieu professionnel dans l’application du test P. V. n° 1 du Dr Th. Simon, chez les adultes
- Nous relevons un essai de comparaison de cette application dans divers milieux faite par le Dr Robert Rabut
- 1) Population ouvrière
- L’auteur a pu faire exécuter un certain nombre de tests dans une usine parisienne, une usine de province, un cercle de gens de maison et deux oeuvres de réunions de jeunes filles. Les renseignements recueillis portent sur les catégories suivantes : ouvrières d’usine, employées de bureau, employées de commerce, couturières, domestiques.
- (i) Bulletin (le la Société Alfred Binet, n" 300-301, 1934; pp. 115-139.
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- - a) Ouvrières d’usine
- Celte catégorie a été répartie en trois subdivisions, suivant qu’il s’agit de manœuvres, d’ouvrières spécialisées, de contremaîtresses.
- Manœuvres
- 11 femmes examinées, âgées de 16 à 49 ans :
- 16 ans : 2 23 ans : 1 40 ans : 1
- 17 : 1 28 — : 1 49 — : 1
- 18 — : 1 29 — : 1
- 20 — : 1 38 — : 1
- Soit : Moins de 30 ans : 8 ; plus de 30 ans 3.
- Nombre de points
- Minimum : 47 = 9 ans.
- Maximum : 66 | = 13 ans 8 mois.
- Moyenne : 62 = 12 ans 2 mois.
- Temps d’exécution : Minimum : 9’ 15” — 13 ans 3 mois.
- Maximum : 24’ 30” = 8 ans 7 mois.
- Moyenne : 16’ 20” = 10 ans 2 mois.
- Age mental moyen :
- 11 ans 2 mois suivant le détail :
- 12 ans : 3 10 ans
- 11 ans : 3 9 ans
- Ouvrières spécialisées
- Minimum : 6’ 30” = 16 ans. Maximum : 23’ 30” = 8 ans 9 mois. Moyenne : 11’ =11 ans 6 mois.
- 30 femmes examinées de 15 à 29 ans :
- 15 ans : 1 19 ans : 2 23 ans :
- 16 — : 3 20 — : 3 24 — :
- 17 — : 3 21 — : 2 25 — :
- 18 — : 6 22 — : 1 29 — :
- Soit : Moins de 30 ans : 30.
- Nombre de points
- Minimum : 42 — 8 ans 6 mois.
- Maximum : 68 = 13 ans 11 mois.
- Moyenne : 58 | = 11 ans 2 mois.
- Temps d’exécution
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- — 183 —
- Age mental moyen
- 11 ans 4 mois suivant le détail : 14 ans : l 13 — : 3 12 — : 7 11 — : 4
- 10 ans 9 — 8 —
- 8
- 6
- 1
- Contremaîtresses
- 6 femmes examinées de 31 à 44 ans :
- 31 ans : 1 34 — : 1 37 — : 1
- Soit : Plus de 30 ans : 6.
- Nombre de points
- Minimum : 55 ^ = 10 ans 4 mois.
- Maximum : 68 =13 ans 11 mois.
- Moyenne : 61 £ = 12 tans.
- Temps d'exécution
- Minimum : 10' = 12 ans 6 mois.
- Maximum : 24’ = 8 ans 8 mois.
- Moyenne : 14’ 20” = 10 ans 8 mois.
- Age mental moyen 11 ans 5 mois, suivant le détail :
- 12 ans : 2 10 ans : 2
- 11 — : J 9 — : 1
- Résumé. — Ensemble des ouvrières d’usine, 47 femmes exami nées :
- Age moyen des points : 11 ans 5 mois.
- Age moyen du temps : 11 — 1 —
- Age mental moyen : 11 — 3 —
- b) Domestiques
- 30 femmes examinées, de 16 à 44 ans, suivant le détail :
- 16 ans : 1 23 ans : 2 33 ans : 4 41 ans : 1
- 17 — : 3 25 — : 2 34 — : 1 44 — : 2
- 19 — : 1 » 26 — : 3 35 — : 2
- 21 — : 2 28 — : 1 36 — : 2
- 22 — : 1 29 — : 1 39 — : 1
- Soit : Moins de 30 ans : 17 ; plus de 30 ans : 13.
- 40 ans : 1 42 — : 1 44 — : 1
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-
-
- Nombre de points
- Minimum 40 = 8 ans 5 mois.
- Maximum 68 = 14 ans.
- Moyenne : 58 = 11 ans.
- Temps d’exécution
- Minimum 10’ 10” = 12 ans 4 mois.
- Maximum 39’ = 7 ans 11 mois.
- Moyenne : 19’ = 9 ans 6 mois.
- Age mental moyen
- 10 ans 3 mois, suivant le détail :
- 12 ans : 2 9 ans : 11
- 11 — : 11 8 — : 1
- c) Couturières
- 5 femmes examinées de 22 à 30 ans, suivant le détail : 22 ans : 1 29 ans : 1
- -24 — : 2 31 — : 1
- Soit : Moins de 30 ans : 4 ; plus de 30 ans : 1.
- Nombre de points
- Minimum : 59 \ = 11 ans 4 mois.
- Maximum : 70 =14 ans 6 mois.
- Moyenne : 65 =13 ans 2 mois,.
- Temps d’exécution
- Minimum : 7’ =15 ans 6 mois.
- Maximum : 17’ = 10 ans.
- Moyenne : 10’ 35” = 11 ans 11 mois.
- Age mental moyen
- 12 ans 6 mois suivant le détail :
- 13 ans : 2
- 12 — : 1
- 11 — : 2
- d) Employées de commerce (vendeuses)
- 10 femmes, de 15 à 32 ans :
- 15 ans : 1 26 ans : 2 32 ans : 2
- 18 — : 2 27 — : 1
- 24 — : 1 30 — : 1
- Soit : Moins de 30 ans : 8 ; plus de 30 ans : 2.
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-
-
- — 185 —
- Minimum : 57 1/2 Nombre de points = 10 ans 10 mois.
- Maximum : 68 1/2 = 14 ans.
- Moyenne : 64 3/4 = 13 ans 1 mois.
- Minimum : 8' 15” Temps d'exécution 14 ans 3 mois.
- Maximum : 19’ = 9 ans 6 mois.
- Moyenne : 12’ 15” = 11 ans 2 mois.
- Age mental moyen
- 12 ans 1 mois, suivant le détail :
- 14 ans : 1 11 ans : 3
- 12 — : 5 10 — : 1
- e) Employées de bureau (secrétaires, dactylos, comptables) 48 femmes de 15 à 46 ans :
- 15 ans 3 21 ans 2 26 ans 1 33 ans 1
- 17 — O O 22 — 2 27 — 3 34 — 1
- 18 — : 5 23 — 3 29 — 2 35 — 1
- 19 — : 2 24 — 4 30 — 2 38 — 1
- 20 — 2 25 — 7 32 — 2 46 — 1
- Soit : Moins de 30 ans : 41 ; plus de 30 ans : 7.
- Nombre de points
- Minimum : 58 1/2 = 11 ans 2 mois.
- Maximum : 69 1/2 = 14 ans 4 mois.
- Moyenne : 69 1/4 = 13 ans 3 mois.
- Temps d’exécution Minimum : 6’ — 16 ans 6 mois.
- Maximum : 17’ 40” = 9 ans 10 mois.
- Moyenne : 10’ 15” = 12 ans 3 mois.
- Age mental moyen
- 12 ans 9 mois, suivant le détail :
- 14 ans : 7 11 ans : 11
- 13 — : 8 10 — : 2
- 12 — : 20
- Résumé
- Ensemble de la population ouvrière : 140 femmes. Age moyen des points : 12 ans 1 mois.
- Age moyen du temps : 11 ans 3 mois.
- Age mental moyen : 11 ans 8 mois
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-
-
- 180
- Suivant la répartition : 14 ans : 9 13 — : 13 12 — : 40 11 — : 35
- 10 ans : 22 9- — : 19 8 — : 2
- 1. C’est chez les domestiques qu’on trouve les moyennes les plus basses.
- 2. Les résultats sont meilleurs chez les usinières, avec une progression croissante, des manœuvres au personnel gradé, en passant par les ouvrières spécialisées.
- 3. Enfin le niveau s’élève pour la catégorie : vendeuses, couturières, et atteint son maximum chez les employées de bureau.
- Il y a donc, sous réserve du petit nombre d’individus examinés, confirmation de ce que l’on pouvait attendre à priori : minimum d’intelligence dans les professions ne demandant pas d’apprentissage. Il faut, sans doute, tenir compte que l’exécution du test est facilitée, de par leur profession, chez les employées de bureau, qui ont l’esprit plus entraîné et dont l’instruction est assurément plus poussée, puisque l'auteur a pu compter chez elles un pourcentage très élevé de certificats d’études primaires (72 °/„).
- *
- * *
- Profession et criminalité
- Si l’absence d’une profession spécialisée est, sans conteste, un des facteurs sociaux de la criminalité, le chômage en est un autre, d’une importance capitale. De sorte cpie là où ces deux facteurs agissent simultanément les °/0 des criminels dans deux catégories de travailleurs spécialisés et non-spécialisés se rapprochent, avec une tendance vers la supériorité de la première.
- C’est ce qui semble résulter d’un travail statistique fait récemment en Allemagne par le Dr II. Vogelsang.
- Au début de 1932 1.000 prisonniers de la maison de détention de Moabit-Berlin se répartissaient de la façon suivante : ouvriers non spécialisés 34 °/«> professions diverses 20,2 "/„, commerçants 11,2 "/„ ouvriers spécialisés 34,0 °/„. A l'intérieur de ces catégories la répartition est la suivante (en nombre absolus : 1° Professions diverses, 202 personnes : ouvriers ruraux 38, cochers et chauffeurs 37, valets et garçons de café 35, employés 34, artistes 14, fonctionnaires 11, dessinateurs cl écrivains 11, marins 10, ingénieurs 5, étudiants 5, libraires 2 ; 2° Métiers spécialisés, 340 personnes : métallurgie 107, bâtiment 67, techniciens monteurs-mé-
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- caniciens 56, boulangers 28, peintres-vitriers 28, tailleurs 25, bouchers 21, cordonniers 7, coiffeurs 7. L’étude de 1.000 cas de prisonniers sortis de la prison de Moabit en 1932 donne les chiffres suivants : ouvriers non spécialisés 28 °fn profession diverses
- 24.5 °/0, ouvriers spécialisés 27,6 °/0, sans profession 19,9 °/«- Les nombres absolus pour les professions diverses sont : commerçants 85, ouvriers ruraux 31, employés 28, garçons de café et valets 26, cochers et chauffeurs, 24, artistes 13, fonctionnaires 10, matelots 9, dessinateurs et écrivains 8, étudiants et hommes de sciences 4, libraires 2 ; pour les métiers spécialisés (216 personnes) : métallurgie 88, bâtiment 54, techniciens, monteurs, mécaniciens, 43, pçintres-vitriers 24, boulangers 23, tailleurs 20, bouchers 12, coiffeurs 7, cordonniers 5.
- C’est à 23 ans que la courbe des âges atteint son sommet (14 °/0).
- En 1933, les recherches entreprises sur un matériel beaucoup plus vaste décèlent une légère diminution parmi les ouvriers spécialisés. Sur 10.000 prisonniers (dont la jeunesse forme 29,5 °/„), il y avait 38 7„ de travailleurs non spécialisés, 13,3 °/0 d’apprentis,
- 35.6 °/n d’ouvriers spécialisés et 12,5 °/o de professions diverses.'La
- répartition en pour cent à l’intérieur de chacune de ces catégories est la suivante : I. Apprentis : Serruriers 3, boulangers 3, fourreurs-pelletiers 3, tailleurs 3, bouchers 3, mouleurs 2, commerçants 2, mécaniciens 2, ferblantiers 1, peintres et forgerons 1, constructeurs de machines 1, maçons 1. — IL Ouvriers spécialisés : Métallurgie 28, bâtiment 14, boucherie 5, boulangerie 5, cordonnerie 4, électro-technique 4, coiffeurs et dessinateurs 3, jardiniers 2, cochers 2, charrons 1, typographe 1. — III. Professions diverses : 'Commerçants 8, conducteurs 5, ouvriers ruraux 5, vachers 4, librairies 3, chauffeurs 3, étudiants 2, policiers 1, artistes 1, techniciens dentistes 1. A. R.-G.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Les moyens pratiques d’examiner les connaissances acquises à l’Ecole de base et d’établir une orientation dans les établissements scolaires du degré suivant.
- Rapport général par L. DUMAS
- Nous relevons clans le Bulletin de la Fédération internationale des Associations d’instituteurs quelques trop courts passages de l’excellent rapport de M. L. Dumas présenté à la Ge conférence annuelle des délégués de celte Fédération qui a eu lieu à Sanlander, au mois d’août 1933, sur cette importante question.
- « La Fédération internationale des associations d’instituteurs
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- s’est affirmée au Congrès de Prague en faveur d’un système d’éducation dans lequel chaque enfant, quelle que soit la situation de sa famille, a la possibilité de poursuivre ses éludes conformément à ses aptitudes. »
- Un accord paraît établi sur la possibilité et la nécessité d’une éducation de base commune sur un programme unique, dont le but serait d’acquérir, par des méthodes de culture, les instrum nts indispensables du savoir : lire, écrire, compter, dessiner (école de base qui durerait 4 ou 8 ans).
- Mais, sur la durée de cette école de base, les avis sont partagés : les uns estiment qu’après quatre années d’études une distribution des enfants dans des établissements spécialisés est souhaitable et valable. Les autres déclarent qu’aucune spécialisation n’est possible avant un minimum de huit années d’études. Ils prévoient donc une école de base de huit années, comprenant notamment deux cycles de quatre ans.
- Le problème de la durée de l’école de base reste posé. Les débats de cette conférence portent seulement sur un autre aspect du problème : les moyens pratiques de déterminer les connaissances acquises et les possibilités d'avenir.
- I. — Distinction entre l’examen de fin d’études et les épreuves d’orientation
- Toutes les associations paraissent admettre une distinction entre les deux séries d’épreuves ; les unes, tournées vers le passé, ont pour but l’inventaire de l’acquit ; les autres, tournées vers l’avenir, tendent à discerner les aptitudes pour prévoir la meilleure voie où l’on engagera l’enfant.
- II. — Pratique de l’examen de fin d’études.
- I
- a) Plusieurs associations déclarent que cet examen est inutile, car le travail scolaire est mieux contrôlé par les observations et les notes quotidiennes du maître, que par quelques épreuves exécutées vers la fin de la scolarité.
- b) D’autres associations se déclarent en faveur d’un examen interne, c’est-à-dire passé dans l’école même et sur le programme de l’école.
- c) L'examen externe, passé devant une commission dans laquelle aucun maître ne juge ses élèves, est le seul moyen, disent les dé-
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- Tenseurs de ce système, d’avoir des renseignements objectifs sur l’acquit des élèves.
- Enfin l’examen externe permet que les enfants ne soient confiés sans garantie à certains maîtres qui, consciencieux et de bonne foi, expérimenteraient des programmes fantaisistes et des procédés hasardeux, au détriment de la culture indispensable nécessaire aux enfants.
- En résumé, voici les trois procédés sur lesquels vous aurez à vous prononcer :
- 1. Suppression de /’examen des connaissances acquises.
- 2. Examen interne.
- 3. Examen externe.
- III. — Epreuves de sélection et d’orientation
- L’examen des divers rapports qui ont été soumis au secrétariat montre que l’emploi des tests scientifiques d’intelligence et d’aptitude apparaît comme susceptible de donner des moyens sérieux d'investigation.
- Mais la plupart des associations repoussent l'usage exclusif des tests.
- Certaines demandent que les tests soient interprétés en accord avec l’instituteur.
- D’autres demandent qu’une orientation expérimentale soit tentée en mettant tous les enfants au contact des diverses matières d’enseignement qu’ils seraient susceptibles de suivre et en étudiant leurs réactions et leur comportement en face de ces disciplines.
- D’autres enfin, demandent que l’étude psychologique de l’enfant soit poursuivie pendant plusieurs années dans un cycle appelé cycle d'orientation. L’on poursuivrait concurremment par toute les méthodes (y compris celle dos tests), l’établissement progressif de leur profil psychologique et psychotechnique en vue d’une orien-tentation scientifique.
- Vous aurez donc à choisir entre ces quatre conceptions :
- Répartition des élèves après l'école de base :
- 1. Uniquement d'après les tests.
- 2. D'après des tests interprétés en présence du maître.
- 3. D'après une orientation professionnelle.
- 4. D'après un séjour dans un cycle d'orientation de plusieurs
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- années où sont mis en œuvre toutes les méthodes de sélection, cle classement et d’orientation.
- Rapports Nationaux
- Chaque nation présente avait, dans un rapport, indiqué à la fois comment elle appliquait la sélection de sés écoliers et aussi les raisons de son choix.
- Voici un bref résumé de ce que l’on pense de cette question dans différents pays :
- 1° Australie Occidentale
- « Dans notre Etat, les éducateurs acquièrent peu à peu la conviction que le programme d’études comporte trop d’examens, mais, d’autre part, nous avons le sentiment que l’impartialité est donnée par la forme des examens externes. »
- 2° Autriche
- « Nous considérons comme inopportun le. système d’épreuves à la fin des études pour l’obtention du certificat primaire supérieur. S’il est toutefois impossible de supprimer totalement les examens, ils devraient être subis, non sous forme d’admission, mais sous forme d’examens de fin d’études, c’est-à-dire l’appréciation finale devrait être portée par les instituteurs qui, des années durant, ont. eu l’occasion d’étudier les aplitudcs de l’enfant. »
- 3° Danemark
- « Au Danemark, on s’efforce de classer les élèves d’après leurs capacités, de façon à ce que chacun obtienne l’éducation qui lui convienne le mieux.
- « Ce principe est favorisé par la formation des instituteurs en vue de réaliser cette conception. »
- 4° Ecosse
- « Pour le moment où l’élève passe de l’école primaire aux grades suivants, nous préconisons :
- 1° Un examen dans les limites du programme scolaire, dirigé par l’instituteur de l’établissement, mais composé de tests, ou se basant sur des tests, ou contrôlé par des tests.
- « 2° Des tests de sélection destinés à guider l’élève, ses parents et ses professeurs futurs en ce qui concerne ses capacités naturelles et le genre d’éducation qui lui conviendra et fui plaira le mieux.
- « A la fin des études, une épreuve externe serait appréciable parallèlement à l’appréciation de ses anciens professeurs. Pour ceux qui passeront ensuite à l’Université ou dans quelqu’autre établissement pour des études plus avancées, et comme à cette époque les aptitudes et préférences de l’élève sont déjà fixées, on pourrait adjoindre des tests professionnels. »
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- 5° Espagne
- « La dualité des épreuves, lors de la sélection des enfants au passage des écoles primaires aux établissements du degré suivant, est évidente •: épreuve psychotechnique pour mesurer la capacité générale et déterminer les aptitudes particulières et épreuves d’ordre culturel ou examens pour constater le savoir acquis.
- « Les examens doivent être externes devant un jury composé de professeurs de l’établissement où l’élève a fait ses études et de celui où il va entrer : il doit être tenu compte des observations des professeurs de l’élève examiné.
- « Les épreuves de sélection seront appliquées par un personnel spécialisé dans ce genre de travail, et si le diagnostic diffère du résultat des examens, l’élève sera soumis à de nouvelles épreuves pour dépister ses aptitudes et son savoir, devant un jury composé d’instituteurs primaires, de professeurs de l’établissement où l’élève désire être admis, et d’un professeur spécialisé dans les problèmes d’orientation professionnelle. »
- 6° Hollande
- « Nous rejetons tout examen interne à la fin de l’école de base, et toute forme d’examens d’admission pour les écoles suivantes. La sélection des élèves, ou mieux : la distribution des élèves dans les écoles suivantes, doit être basée sur un rapport de l’instituteur.
- « Il faut que l’instituteur soit au courant des exigences des écoles qui continuent l’école de base. Des commissions mixtes de professeurs et d’instituteurs composeront des questionnaires à cet effet. Ces questionnaires serviront de guide pour le rapport fouimi par l’école de base. »
- 7° Lettonie
- « Les examens de fin d’études comme moyen de contrôle des connaissances acquises ne justifient pas leur but et influencent défavorablement les capacités intellectuelles et physiques de l’enfant. Par conséquent, il est indispensable de les abolir.
- « Pour ne pas entraver le développement de l’enfant et donner à chacun la possibilité de former celles de ses capacités à l’aide desquelles il peut être utile à la société, il faut soumettre l’enfant, au moment où commence à s’affirmer d’une façon éclatante la variété de ses capacités et leur caractère, à line « expertise psychique » dans les instituts de recherches spécialement aménagés à l’intention de la jeunesse. »
- 8° Luxembourg
- « La sélection sous forme de tests, la méthode psychotechnique, qui est déjà en usage dans l’enseignement privé, nous paraît préférable au simple examen pour déterminer les aptitudes intellectuelles générales, ainsi que pour assurer les aptitudes spéciales pour les différentes professions. De toute façon, la sélection d’après cette méthode devrait se faire à la suite de l’introduction d’une feuille personnelle d’observation psychologique. Mais cette dernière ne peut être mise en usage qu’au moment où l’étude des méthodes d’orientation psychologique et pédagogique serait introduite dans les écoles normales. »
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- 9° Pologne
- « L’école primaire polonaise ne prévoit pas d’examens. La question d’un examen en présence des professeurs de ladite école ou bien d’une autre, devant un jury ou une commission, composée d’instituteurs d’école du même type, n’a aucune valeur. L’examen, comme critérium des connaissances acquises sera remplacé peu à peu par des méthodes d’enseignement qui permettront à l’instituteur de connaître le degré et le genre d’aptitudes de l’élève dans le cours d’une année, et de décider, en voyant ses progrès, s’il peut passer d’une classe à une autre. On recherche l’objectivité des appréciations en créant des tests de connaissances englobant strictement les matières obligatoires dans ladite école, un certain minimum de points et un maximum de temps pour les élèves plus faibles ou très différents étant permis.
- « Après les études à l’école primaire, une double sélection aura lieu : 1° la sélection du genre d’aptitudes générales, pour diriger les élèves vers lés écoles secondaires, ayant en vue une instruction supérieure ; 2° la sélection des aptitudes spéciales, pour diriger les élèves des écoles primaires dans la voie des professions et dans différentes écoles professionnelles du type « gymnase ».
- « Une deuxième sélection encore plus détaillée, appuyée d’ailleurs sur les mêmes principes, sera faite après les études au gymnase de quatre classes.
- « Les élèves plus faibles passeront avec ce degré d’instruction au travail pratique et compléteront leurs études dans divers établissements professionnels. »
- 10° Suisse
- « La distinction en examens de fin d’études et épreuves de sélection n’ést pas très marquée. Chaque année, à la fin de l’année scolaire, des examens ont lieu dans toutes les classes de l’école primaire (de la première à la sixième année scolaire), mais ces examens sont plutôt destinés à faire connaître aux parents convoqués le travail effectué. L’examen de fin d’études à la fin de la sixième année scolaire, est remplacé par un concours d’admission pour les élèves qui passent au lycée. »
- 11° Tchécoslovaquie
- « Nous nous rendons bien compte du caractère arbitraire de tous les examens, c’est pourquoi leur importance pour la vie pédagogique nous paraît assez discutable. Ils servent uniquement à contrôler les connaissances acquises et, à la rigueur, pour une constatation éventuelle des aptitudes et capacités. Nous ne sommes pas d’avis qu’il faut rendre les examens plus sévères, nous nous opposons surtout à toutes cérémonies spéciales, dans le système des examens, car elles sont contraires aux expériences de l’observation psychologique. Nous demandons plutôt que le système des examens soit rendu plus élastique et nous préconisons l’introduction générale de la fiche personnelle qui doit être remplie par le professeur responsable, se basant sur la connaissance qu’il a de l’élève et ayant pour but la sélection pour l’établissement du degré suivant. »
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- Après l’exposé des observations des différentes nations sur leur système respectif de choix, les articles des 6 points de lia résolution proposée par L. Dumas sont discutés et adoptés presque sans modifications.
- Voici le texte de cette résolution :
- Les moyens pratiques d’examiner les connaissances acquises à l’école de base et d’établir une orientation dans les établissements scolaires du degré suivant :
- 1° Le but des examens est do fournir les éléments d’une répartition rationnelle (orientation) des élèves dans les diverses branches de l’activité humaine.
- 2° Cette répartition doit être établie sans considération de la condition sociale des parents (résolution du Congrès de Prague), mais :
- a) En fonction des aptitudes décelées par les examens ;
- b) En harmonie avec les besoins de la société.
- 3° Cette répartition des élèves doit être reportée aussi tard que possible et devient définitive seulement lorsque l’adolescent montre une aptitude nettement marquée pour sa profession.
- 4° L’examen peut comporter sous diverses formes la constatation :
- à) Des connaissances acquises.
- b) Des aptitudes à des travaux futurs.
- 5° L’examen de connaissances, interne ou externe, à la fin de la scolarité, devrait porter exclusivement sur les questions effectivement étudiées dans chaque école, quel que soit le mode d’établissement des programmes.
- 6° Los épreuves destinées à discerner les aptitudes ne sauraient se réduire à un seul procédé, mais au contraire, à la confrontation en présence du maître, de tous les moyens d’information (tests, séjour dans un cours d’orientation, entretiens avec les parents, observation prolongée du personnel scolaire, etc..). La F. I. A. I. recommande spécialement à ce sujet les renseignements d'offices spéciaux d’orientation professionnelle, comprenant un médecin spécialiste, un psychologue expert, un éducateur et un représentant des organisations professionnelles.
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- A travers les Revues
- Une étude-statistique 1res complète des niveaux d’intelligence des écoliers (écoles primaires et moyennes) de la ville de Sendai, au Japon fondés sur l’application des tests à plus de 18.000 enfants des deux sexes (avec décilage, courbes de développement, etc...) a été publiée par A. Kuribayasi, dans la revue japonaise de l’Université Tohoku (Toholcu Psgchologica Folia, I, 4, 1934, p. 169-233).
- A signaler dans les nos 19 et 20 de la Medicina del Trabaja e lligiene industrial, de Madrid, l’importante communication au congrès d’Orientation Professionnelle en 1933 du Docteur F. Germain, directeur de l’Institut Psychotechnique de Madrid, sur la pratique de l’orientation professionnelle, et celle qu’il a faite en collaboration avec Mlle Mercédès Rodrigo sur la sélection psychotechnique à l’entrée des écoles professionnelles.
- Dans la Revista de Criminotogia, Psiquiairia g Medicina legal, de Buenos-Aires, C. Jesingiiaus publie deux notes sur l’importance fondamentale de l’orientation professionnelle des enfants abandonnés et délinquants, et sur la fonction sociale du service d’orientation professionnelle. Dans le môme numéro (XXI, 121, 1934) le Docteur Mandoi.ini examine la question du génie artistique en rapport avec la constitution et le tempérament.
- Dans Idorl, de Sao Paulo («° 29, mai 1934), R. Mange décrit le Centre d’enseignement professionnel et sélection des Chemins de fer de l’Etat de Sao Paulo qu’il a organisé, avec un laboratoire psychotechnique d’examen, et le Docteur Paciieco e Silva publie le rapport qu’il a présenté au 1er Congrès brésilien d’aéronautique sur l’examen médico-psychologique des candidats à l’aviation.
- Le «Bulletin des offices d’O. P. » donne, dans son numéro d’avril, quelques renseignements sur les métiers du bâtiment et les débouchés qu’ils offrent actuellement à ceux qui voudraient tra-veiller à la campagne. _______
- A. Jijlou donne, dans le n° 5 (février 1934) de « l'Education », un résumé des cours de MM. Fontègne,,Laugier, Paul-Boncour et Piéron, faits à la dernière quinzaine provinciale de l’I.N.O.P.
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- Dans le numéro d’avril de « La Médecine Scolaire », le Dr Weber parle des palliatifs dans les troubles de l’audition.
- Dans ce môme numéro, le Dr Dufestel rapporte les normes de croissance des écoliers lausannois, d’après le Dr Wintsch. Sa méthode consiste à rechercher pour chaque âge, non pas la moyenne arithmétique mais le mode des tailles, poids et périmètres thoraciques. .—-------
- Les carrières de VArboriculture font l’objet d’un article de A. Lièvre dans le numéro de mars de L'Orientation Professionnelle.
- Dans le n° 30 (avril-juin 1934) du a Bulletin du Comité de patronage d'apprentis du 15° arrondissement », a paru une série de rapports à propos de la question : Comment utiliser pour l'O. P. la dernière année de scolarité (il s’agit de l'O. P. féminine).
- Le n° d’Avril 1934 de « Occupations » ( « Vocational Guidance Magaz. ») est consacré aux problèmes théoriques et pratiques de tests. 1I.-A. Toops y parle de tests et techniques dans le programme minimum de l’Orientation professionnelle de l’Etat aux Etats-Unis, E.-K. Strong de tests d’intérêt professionnel, E.-L. Thorn-mquE de «l’unité et de la pureté » de traits psychologiques vues à la lumière de tests, C.-L. IIull de batteries de tests d’aptitudes, W.-P. Alexander des bases théoriques de l’orientation professionnelle.
- Dans le n° suivant de cette vivante revue (Mai 1934), G.-E. Myers fait une rapide revue des progrès de l’orientation professionnelle pendant le dernier quart de siècle et J.-M. Brewery présente à l’occasion du Congrès de Clcveland une tentative de l’unification de la terminologie d’orientation professionnelle.
- P. L. Boyton et P. E. Lowe publient dans le numéro de mars dernier (vol. V) de Child Development, les résultats d’une recherche sur les rapports entre l’âge mental, l’âge de développement et l’âge chronologique, poursuivie à l’aide des tests de Furfey et d'Otis, sur 90 élèves (garçons) d’une école industrielle (âgés de IL ans 9 mois à 19 ans 10 mois).
- Notons que les auteurs ont obtenu entre l’âge mental et l’âge de développement le coefficient de corrélation de + 0,33 + 0,06; après l’élimination de l’âge chronologique ce coefficient est devenu + 0,47. Entre l’âge chronologique et l’âge de développement la corrélation a été de + 0,27 + 0,07.
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- Cowan et Pratt publient dans le n° 2 du tome V (Juin 1934) de « Child Deuelopement » une intéressante élude d’un nouveau test de coordination motrice. Il s’agit notamment d’un test de saut par-dessus un disposilf formé de deux supports parallèles. Les auteurs l’ont étudié sur un groupe d’enfants de 3 à 12 ans et ils en rapportent dans leur article des normes pour ces différents âges. Il semble bien que c’est là un bon lest de développement moteur, conçu conformément au système de Gésell. A signaler dans ce môme numéro une étude psycho-physiologique sur le seuil comparé de papillotement chez les enfants et chez les adultes (fusion des blanc-noir et jaune-bleu par la rotation de disques) due à G.-W. Hartmann. L’auteur n’a pas trouvé sous ce rapport de différences sensibles entre enfants et adultes.
- INFORMATIONS
- Nous avons eu le plaisir d’apprendre l’élection, comme membre de l’Académie des Sciences, de M. P. Langevin, et comme président du Conseil municipal, de M. Contenot, tous deux membres de notre Conseil d’Administration.
- *
- * *
- A Rome, s’est constituée une Societa italicina di Antropologia e Psicologia criminale pour la lutte contre le délit, réunissant médecins, avocats et magistrats (Prof. Di Tullio, secrétaire général). • *
- A Liège s’est construit un Institut de Physiologie du travail des
- efforts ; c’est le Docteur Brouiia qui en assure l’organisation.
- *
- * *
- M. Berthod, ministre de l’Education nationale, a inauguré, en présence du président et des membres de la Chambre de Commerce, de MM. Luc, Contenot, Piquet, Bossct, Masbou, Laurent, etc.., le nouvel atelier école d’orientation professionnelle et d’apprentissage créé par la Chambre de Commerce, à Paris, avenue Gambetta. *
- * *
- Une nouvelle revue trimestrielle paraît en Argentine depuis juillet 1933 : Archivos Argentinos de Psicologia normal y palo-logica, publiée par les Docteurs R. Arditi Rociia, médecin-chef de l'Hôpital de Las Mercédès, et Léopold Mata, chef de laboratoire de psychotechnique appliquée à la pédagogie à l’Institut Rodo, à Buenos-i\ires.
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- * *
- Le; Centre de renseignements d’orientation professionnelle générale et de direction d’études organisé en 1932 et dont le fonctionnement est assuré par M. Ciiaintreau, à La Ligue de l’enseignement et à la Fédération des œuvres Laïques de la Seine, continue à fonctionner rue Récamier, avec essais de placement, malgré les difficultés de 'la situation actuelle.
- «
- *
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- Signalons la publication par l’Office d’orientation professionnelle des Alpes-Maritimes, à Nice, dirigé par M. Martin, d’un Bulletin trimestriel intitulé Pour nos enfants.
- • *
- * *
- Le 0e championnat national de sténotypie a eu lieu le 24 juin dernier, à l’Ecole normale supérieure de L’enseignement technique. Le championnat comporte une vitesse de 230 mots à La minute.
- *
- * *
- Au 2e Congrès de la Société française de Phonialrie (Paris,
- 12 mars 1934), présidé par le professeur Portmann, M. Tarneaud
- a présenté un enfant de 10 ans possédant déjà une très belle voix
- de baryton et des capacités musicales exceptionnelles.
- • *
- * *
- Le professeur E. Palazzo a présenté, au Congrès milanais de l’école moyenne, un rapport sur l'école du travail dans l’Etat corporatifmontrant que, dans le régime fasciste, il doit y avoir à la base de l’école du travail une organisation d’orientation professionnelle scientifiquement fondée sur des méthodes psychotechniques. *
- * *
- A La semaine de l’Institut J.-J.-Rousseau, à Genève (23-29 juillet 1934), consacrée à l'éducation fonctionnelle, participent Ed. Claparède, J. Piaget, IL Flournoy, R. Meili (examen psychologique à l’école), L. Walther (l’orientation professionnelle), R. Dot-TRENS, Mlle DeSCOEUDRES, etc.
- La Vie de l’Institut National d’0. P.
- La sixième année d’enseignement de i’I.N.O.P. s’est terminée par la session d’examens de juin.
- Il y eut cette année 24 élèves inscrits ; sur ce nombre, 18 ont été reçus, quatre candidats avaient été refusés à l’écrit, un à l’épreuve pratique, et un à l’oral.
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- 1 ! y avait, sur les 21 inscrits, 20 femmes et 4 hommes ; 20 Français et 4 étrangers.
- Voici les noms des élèves diplômés dans l’ordre déterminé par le nombre de points obtenus :
- 1° M. Besson (mention bien) ; 2° MHe Renier (mention bien) ; 3° Mlle Chauffard (mention bien) ; 4° MUe Chamboulant (mention bien) ; 5° MUe Poulain (mention assez bien) ; 6° Mlle Menessier (mention assez bien) ; 7° Mlle Poyet (mention assez bien) ; 8° ex-æquo Mlle Savitch et M:ie Cukrowitz (mentions assez bien) ; 10° Mme Laudren (mention assez bien); 11° M. Sossinsky ; 12° M. Icard ; 13° Mme Pakchver ; 14° M110 Bloch; 15° Mlle Breiii-nier ; 16° ex-æquù Mme Mezei et Mlle Pinçon ; 18° Mlle Mirman.
- L’écrit comprenait trois épi'euves :
- 1° Epreuve de psychologie-pcdologie. A choisir parmi les trois sujets suivants :
- 1er sujet (M. Wallon) : « Quelles sont les différences de pensée, de logique, de raisonnement dont l’adulte doit tenir compte dans ses rapports avec les enfants ? »
- 2e sujet (M. Pieron) : « L’examen d’audition. Quelles épreuves doit-il comprendre, quelles indications pratiques peut-il fournir en Orientation professionnelle ? »
- 3e sujet (M. Pieron) : « Expliquez comment définir l’intelligence et comment la mesurer ».
- 2° Epreuve d’économie politique, d’organisation de sélection, à choisir dans les trois sujets suivants :
- 1er sujet (M. Novclle) : « Les causes du chômage et les remèdes au chômage ».
- 2e sujet (M. Fontègne) : « Qu’entendez-vous par préorientation professionnelle à l’Ecole primaire ».
- 3e sujet (M. Lahy) : « Esquissez à grands traits l’évolution des techniques professionnelles, en insistant tout particulièrement sur la période actuelle et indiquez les tests qui vous semblent convenir le mieux pour déceler les aptitudes mentales et psychomotrices des individus ».
- 3° Epreuve de physiologie, psychiatrie, pathologie mentale, à choisir parmi les trois sujets suivants :
- 1er sujet (M. Laugier) : « Quelles sont les manifestations qui accompagnent la fatigue dans les domaines musculaire et circulatoire ? »
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- 2e sujet (M. Ileuyer) : « Les différentes catégories d’enfants délinquants, et leur orientation professionnelle ».
- 3e sujet (M. Paul-Boncour) : « Comment classer les contre-indications d’ordre médical ? Pourquoi ce classement ? »
- Le 13 juillet, M. Mathieu, directeur de l’Office d’O. P. de la Charente, a obtenu le certificat d'études spéciales, après soutenance de son travail (Organisation des loisirs de l’apprenti) devant un jury compose de MM. Laugier, Fontègne et Oualid.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Franziska Baumgarten. — Die Charaldereigenschaften (Les traits de caractère). Hcft 1 des « Bcilraege zur Charakter und Per-sônlichkeitsforschung », in-8 de 81 pages, Berne, A. Francke, 1933.
- Mme B. a consacré, dans un but d’application psychotechnique, une utile monographie au difficile problème du caractère, envisagé d’une autre manière que par les psychiatres, s’agissant ici des traits psychiques de F homme normal réussissant ou échouant dans la vie.
- Après une discussion des nombreuses et variées définitions du caractère, l’auteur passe en revue « les traits » de caractère (bonté, servilité, volonté, etc.) envisagés comme direction psychique constante déterminant le comportement de l’homme dans son milieu.
- La personnalité est constituée par ces traits de caractère mais aussi par l’intelligence, le tempérament, les fonctions élémentaires, les sentiments, les tendances, les aptitudes spécifiques et talents. Il ne faut pas confondre le trait de caractère et la modalité de comportement, comme le fait une psychologie naïve, car le meme comportement peut être régi par des directives différentes, et une même directive peut régir des comportements différents. C’est donc le déterminant du comportement qu’il faut rechercher pour trouver le trait de caractère.
- Il faut d’ailleurs se défier de certaines apparences pour trouver le trait véritable, qui est constitutif, inné.
- La partie la plus intéressante du travail concerne des essais d’inventaire et de classification ; mais il n’y a encore qu’une esquisse un peu touffue, appuyée, dans un appendice, des adjectifs et des substantifs utilisés pour la désignation des traits de caractère (près de 1.800 au total !) et d’exemples d’analyse des facteurs possibles de certaines modalités de comportement. H. P.
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- Quelques livres entrés à la Bibliothèque de l’Institut National d’O. P.
- G. F. Hartlaub. — Der Genius im Kinde. Ein Versuch ueber die Zeichnerisclie Anlage des Kindes. —' Ferdinand Ilirt, 1930, Breslau, 229 p.
- Dr A. IIesnard. -— L'Individu et le sexe. Psychologie du Narcissisme. — Librairie Stock, Paris, 227 p.
- Dr G. Icnok. — Le travail des malades et des infirmes. — Librairie des sciences économiques et sociales Marcel Rivière, 1931, Paris, 317 p.
- Alina M. Lindegren. — Institutions of Iiigher Education in Sweden. United 'States Department of the Interior Office of Education, 1932, Washington, 45 p.
- Otto Ltpmann. — Ilandbuch Psgchologischer Hilfsmittel der Psychiatrischen Diagnoslik. — Johann Ambrosius Barth, 1932, Leipzig, 2G9 p.
- M. Lomont. — L'éducation familiale des jeunes gens, ou préparation à la vie du foyer. Enseignement ménager. Rapport présenté au Conseil supérieur de l'enseignement technique. Session de novembre 1032. — Atelier-Ecole de l’imprimerie, 1932, Paris, 24 pages.
- Dr Karl Marbè. -— Die Gcrichts-psychologische Begulachtung von Autoun-Faellen und die Eignung zurn Chauffeur. — C. L. Ilirschfeld, 1932, Leipzig, 64 p.
- Richard von der Mueiilen. —Charahterschau. Eine Grundlage fuer Medizin Wirtsçhafl, Schule und Elter Ilaus. Sam. Lucas, 1931, Wuppertal-Elberfcld, 263 p.
- Paul Schroeder. — Kindliche Charaklere und ilire abarligkei-ten. — Ferdinand Ilirt, 1931, Breslau, 255 p.
- F. Staebler. — Begabtenfoerderung und Berufsschicksal. — Johann Ambrosius Barth, 1930, Leipzig, 74 p.
- Ericii Wagner. — Berufsumwelt und Geistige Leistung bel Ju-gendlichen. — Cari Marhold, 1930, Halle a. S., 68 p.
- René Weiss. — La ville de Paris et l'enseignement professionnel. Sa participation à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. — Ecole municipale Estienne, 1926, Paris, 76
- INSTITUT
- NATIONAL ORIENTATION PROFESSIONNELLE
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- NATIOMAL «o
- d'orient at/on
- frOKNELlE
- 6e Année
- Octobre 1934
- BUB&E^
- ESSAI D’APPLICATION DES TESTS MUSICAUX DE SEASHORE
- A LA SÉLECTION DES RADIOTÉLÉGRAPHISTES
- PAR
- BERNARD LAHY
- Méthode actuelle de sélection des radiotélégraphistes
- Dans certains pays : Allemagne, Etats-Unis, France, Hollande, U. R. S. S., les opérateurs de radiotélégraphie sont soumis à une sélection psychotechnique. Ce métier, demande, en effet, certaines aptitudes dont l’existence chez les candidats peut être reconnue par la méthode des lests. De celte manière, il est possible d’écarter à coup sûr un pourcentage élevé de sujets incapables de réussir dans la profession.
- Comme nous sommes à même de pratiquer la sélection des radiotélégraphistes et d’en contrôler les résultats sur un grand nombre de sujets, rappelons en quoi consiste essentiellement cette méthode. La méthode généralement employée n’utilise qu’un seul test, sous la réserve que les sujets auront un niveau intellectuel déterminé, un degré de culture à peu près identique et sensiblement le même âge (18 à 25 ans). Il s’agit d’un test unique de discrimination sensorielle des points et des traits. Les sujets notent sur une feuille les traits et les points par groupes dont ils ne connaissent pas la signification. La méthode de notation est assez complexe. Elle est basée sur le nombre de fautes en fonction de la rapidité d’émission et de l’apprentissage du sujet ; mais elle est précise et ne laisse aucune place aux appréciations des opérateurs.
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- Perfectionnements possibles à apporter à cette méthode
- Ce test, appliqué dans les conditions qui viennent d’être dites, fait tomber le pourcentage des éliminés en cours d’apprentissage et à l’examen de sortie de 35 % à 8 %. C’est là un résultat satisfaisant que l’on doit pourtant chercher à améliorer puisqu’il est dans la nature même de la psychotechnique de perfectionner sans cesse à l’aide des expériences fournies par la pratique.
- La méthode d’apprentissage est à peu près la même dans tous les pays. Les élèves subissent tous les jours un entraînement de lecture au son, passant, suivant leurs aptitudes, à des vitesses de plus en plus élevées. On a observé que le passage à des vitesses supérieures à 50-80 signes à la minute était une période critique dans cet apprentissage. Ceux des élèves qui passent régulièrement cette étape feront de bons opérateurs. C’est parmi ceux qui s’attardent que l’on trouve les éliminés pendant le cours ou bien refusés à l’examen de sortie.
- 11 lions a donc paru utile de rechercher s’il était possible de prévoir les quelques échecs rencontrés à la période critique de l’entraînement.
- La lecture au son comme fonction « globale »
- 11 semble qu’à partir de la vitesse 50-80 les lettres de l’alphabet morse ne se présentent plus comme des groupes de traits et de points analysables sensoriellement, mais forment alors un ensemble dont la globalité est perçue et reconnue immédiatement comme telle. On peut admettre que le lest de discrimination sensorielle élimine les sujets inaptes à faire l’analyse mais laisse passer des sujets qui tout en pouvant analyser les traits et les points seront incapables de les saisir par la suite sous une forme globale qui constitue une lettre.
- Nous nous sommes demandé quelles étaient les conditions qui déterminent celte aptitude spéciale. Nous avons supposé que le caractère nouveau que prennent les signes morse à partir d’une certaine vitesse provenait de leurs- qualités musicales. Nous avons été ainsi amené à appliquer et à faire l’étude statistique des tests musicaux de C. F. Seashore. Ces
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- tests ont déjà été décrits en France par M. et Mmo Fessard (1), mais n’ont jamais été employés comme moyen de sélection des opérateurs radiotélégraphistes.
- En raison de ce que ces tests n’ont jamais été utilisés comme nous voulons le faire et dans la crainte de ne pas nous être placé dans les mêmes conditions d’expériences que Seasliore, nous devrons d’abord procéder à une étude de la valeur de ces tests en tant que tests et de leur valeur prédictive.
- Epreuves musicales de Seashore
- Les lests musicaux de Seashore ont été établis pour déterminer l’aptitude musicale suivant une méthode analytique avec les différents éléments composant les notes musicales isolés et testés séparément. Seashore distingue : Hauteur, intensité, intervalles* connaissance, mémoire tonale, rythme. Nous ne définirons pas à nouveau ces qualités fondamentales de l’aptitude musicale et nous renvoyons le lecteur au livre de Seashore (2) ainsi qu’à l’article déjà cité de M. et Mm0 Fessard.
- Chaque test se compose de 50 ou 100 présentations sonores enregistrées sur des disques de 30 cm., la durée des deux faces du disque est de dix minutes environ. Nous avons employé plusieurs minutes pour la démonstration, en faisant faire un apprentissage collectif par quelques présentations jusqu’à ce que l’ensemble d’un groupe les reconnaisse à haute voix sans erreur. Nous avons cherché à donner le plus grand nombre de renseignements et de directives pour éviter le plus les causes d’insuccès provenant de la mauvaise compréhension de la tâche à accomplir. Des six tests de Seashore nous n’avons retenu que quatre pouvant, pensions-nous, mesurer certaines des aptitudes partielles du radiotélégraphiste, ce qui permettait aussi d’appliquer ces quatre tests en une seule séance qui durait environ une heure.
- Trois groupes successifs d’élèves radiotélégraphistes furent lestés deux fois à deux mois de distance, la première fois au début de la scolarité (après deux ou trois semaines) et l’autre
- (1) Bulletin 1. N. O. P., 3e année, nos 1 et 2, janvier et février 1931, pp. 1-11 et 29-41.
- (2) C. E. Seashore. The psycliology of musical Talent C. II. Slœlting Co, Chicago, III. U. S. A.
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- lois à la fin. Tous les sujets étaient âgés de 17 à 22 ans, ils avaient une bonne culture primaire. Il y avait ainsi 100 sujets.
- Résultats
- 1. Elude de la constance des lests. — Les deux applications que nous avons faites nous ont permis de calculer par la méthode de Pearson, sous celte forme, l’indice de fidélité des épreuves.
- Afin de permettre la comparaison de nos résultats avec ceux de différents auteurs américains dont certains sont des collaborateurs de Seashore, nous donnons un tableau les réunissant tous.
- Tableau 1 (1)
- Hauteur Intensité Intervalle Rythme Mémoire tonale Connais- sance
- Salisbury et Smith. 0.93 0 92 0.83 0.83 0.94 0.70
- Higlismith 0.76 0.50 0 52 » 0.82 0 53
- Lanier 0.68 0.60 0.50 0.43 0.67 0.54
- B. L 0.72 0.48 0 73 0.58 » »
- On peut remarquer que les corrélations d’auteurs qui ne sont pas des élèves de Seashore ont donné les indices les moins élevés. Cela tient probablement, comme l’a fait remarquer Fessard, à ce que ces auteurs ont travaillé dans des conditions différentes. Néanmoins ces valeurs sont encore très suffisantes et les nôtres nous ont paru assez bonnes pour que nous puissions conserver ce test pour l’usage auquel nous le destinons.
- 2. Etalonnages. — D’une première application faite au laboratoire de M. Piéron sur quinze sujets étudiants, puis d’une autre, faite au laboratoire de psychologie appliquée de l’Ecole pratique des hautes études sur trente étudiants, il semblait que certaines divergences apparaissent entre les valeurs extrêmes obtenues sur des étudiants français comparés aux étalonnages de Seashore faits sur des Américains dont nous savons qu’ils étaient adultes et, en outre, musiciens. Nous avons donc jugé utile de refaire un étalonnage
- (1) Nous avons ajouté nos valeurs au tableau déjà publié par Fessard (loe. cit. p. 33).
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- français de quatre des épreuves musicales de Seashore sur des jeunes gens de 16 à 20 ans/ sans culture musicale spéciale, afin de permettre une utilisation pratique de ces tests.
- Nous reproduisons en meme temps les décilages que Seasliore a obtenus, de sorte qu’il sera ainsi possible de comparer les valeurs de ces épreuves musicales dans leur application d’une part en France, et d’autre part aux U.S.A.
- Tableau II
- Etalonnage des 4 Tests de Seashore
- HAUTEUR RYTHME
- B. L. Seashore B. L. Seashore
- Cio 86 88 Cio 92 83
- C->o 81 86 C20 88 80
- C;io 79 85 C;io 86 77
- C40 74 88 C40 84 74
- C50 71 81 Cr,0 82 72
- ('60 64 79 Ceo 80 70
- C70 61 75 C-o 76 68
- C80 58 72 C80 75 66
- C90 55 66 C90 68 62
- .
- INTERVALLES INTENSITÉ
- B. L. Seashore B. L. Seashore
- Cio 96 86 Cio 97 93
- C20 94 84 C20 95 94
- C30 92 82 C30 93 93
- Cio 90 80 C40 91 91
- C50 88 78 C50 89 90
- Coo 82 76 Cfio 88 88
- C7n 80 74 C70 86 86
- C8Q 74 72 Cso 83 84
- C90.. 68 68 0)0 74 79
- Dans l’ensemble, ces quatre étalonnages sont comparables. Cependant il faut noter une supériorité assez marquée de nos sujets sur ceux de Seashore dans les deux épreuves du « « Rythme » et de Y « Intervalle ». C’est ainsi que, pour le «Rythme» le.Cio de Seashore correspond au C40 de notre étalonnage et que pour les Intervalles notre C30 a la même valeur que le Cio de Seasliore.
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- Mais ici il faut rappeler que nos sujets sont déjà sélectionnés d’après un test de discrimination sensorielle, dans lequel les perceptions d’intervalle et de rythme sont les traits caractéristiques du test, tandis qui ni la hauteur ni l’intensité ne nous semblent intervenir.
- Etude de la validité en ce qui concerne le métier de radiotélégraphiste
- 3. Etude de la validité en ce qui concerne le métier de radiotélégraphiste. — L’objet de ce travail est de rechercher s’il y a lieu de faire confiance à certaines des épreuves musicales de Seashore en vue d’une meilleure sélection des opérateurs radiotélégraphistes. Il s’imposait, après l’étude des caractéristiques mathématiques de ces épreuves, de connaître leur validité.
- La comparaison de chacune des quatre épreuves avec les notes à l’examen de sortie permet les corrélations suivantes, calculées par la méthode de Pearson :
- Hauteur.............. 4 = 0,443 ± 0,0164
- Intensité............ r = 0,0227 + 0,07631
- Rythme............... r = 0,447 + 0,05898
- Intervalles. ... r = 0,2170 + 0,07273
- La pratique montre que l’on est en droit de considérer comme satisfaisant un coefficient de validité d’un lest isolé égal à 0,40. Les tests des intervalles et des rythmes pourraient donc être retenus pour constituer une batterie destinée à la sélection des radiotélégraphistes, mais dans le cas qui nous occupe ou possède déjà un test dont la valeur pronostique est bien supérieure à 0,40. Nous n’avons donc pas d’avantages à lui adjoindre des tests de cet ordre. Evidemment le fait d’additionner des tests de valeur pronostique moyenne peut donner lieu généralement à la constitution d’une batterie dont la validité aura un coefficient de corrélation supérieur à la moyenne des coefficients partiels ; mais, ici, l’écart que nous avons signalé est trop grand pour que nous courrions le risque de modifier la méthode initiale.
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- Conclusions
- De l’application des épreuves musicales de Seashore sur une centaine d’élèves radiotélégraphistes, nous pouvons tirer les enseignements suivants :
- 1. — Le test de Seashore appliqué «à des sujets français dans les conditions que nous avons décrites a une fidélité (constance) qui en légitime l’emploi.
- 2. — La coïncidence relative de notre étalonnage avec celui de Seashore confirme cette manière de voir.
- Les divergences observées dans les épreuves d’intervalles et de rythme montrent la sensibilité de l’épreuve de discrimination sensorielle imposée aux candidats radiotélégraphistes et en même temps celle de Seashore.
- 3. — La validité relative des intervalles et des rythmes n’est pas suffisante pour justifier l’emploi de ces épreuves comme moyen de sélection professionnelle lorsqu’on emploie déjà la sélection par le test de discrimination qui lui est supérieur.
- 4. — Cette conclusion s’explique d’ailleurs par le fait que, nous proposant de déceler une aptitude psychologique globale, nous avons fait appel dans les deux cas à des tests analytiques. Nous espérions atteindre deux éléments de la globalité que constitue l’aptitude de la lecture au son à l’aide de noire test accompagné de ceux de Seashore, mais, en raison des résultats que nous avons obtenus, nous ne pensons pas qu’il y ait intérêt à constituer une batterie avec les deux sortes d’épreuve, en raison de la supériorité très affirmée du seul test primitif.
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- Quelques données
- sur les résultats d’une application des tests d’intelligence
- PAR
- JEAN BRUYÈRE
- Professeur à l’École pratique de Nîmes
- Viai fait subir à 27 élèves d’école pratique (2e année, section industrielle), deux séries d’épreuves ou lests aux dates du 18 cl 23 décembre 1933 :
- A. — Epreuves'combinées (2e série) composées par M. le Professeur Foucault. (La Mesure de l’Intelligence chez les écoliers. Librairie Delagravc 1933). J’ai classé de'deux manières les résultats de ces épreuves.
- 1° Cdassement d’après le quotient, d’aptitude moyenne (O. A. M.).
- 2° Classement d’après le nombre de points obtenus. (Bonnes réponses + réponses passables).
- B. — Epreuve collective « Test Shapman » empruntée au recueil Decroly et Buyse : « La Pratique des Tests Mentaux » (page§ 208 à 277). Celte épreuve, composée par le professeur Chapman, de Yale, vers 1920, et adaptée à notre Langue, peut être effectuée par 30 à 35 élèves simultanément. Elle porte en partie sur des connaissances d’ordre scolaire. Les feuilles d’expérience, précise l’auteur, peuvent être corrigées par les sujets ; mais j’ai préféré dépouiller moi-même tous les résultats. J’ai noté les bonnes réponses ou jlcs réponses [satisfaisantes d’après la clé du Pr. Chapman, revue par Decroly et Buyse et que j’ai légèrement modifiée ; j’ai fait ensuite, pour chaque épreuve, le total des points obtenus selon la technique Chapman et j’ai classé les résultats.
- Corrélations
- 1° Corrélation ordinale entre les épreuves combinées et le lest Chapman (formule de Spearman) : p = 0,59.
- 2° Corrélation entre le classement scolaire (1er trimestre 1933-34) et l’épreuve Chapman : p — 0.72.
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- 3° Corrélation entre le classement scolaire et les épreuves combinées (O. A. M.) : p — 0.43.
- 4° Corrélation entre les résultats scolaires et les épreuves combinées (nombre de points) : p = 0,41.
- Interprétation
- 1° L’indice de corrélation 0,59 me semble satisfaisant. Il est, selon moi, le plus significalif.
- 2° La corrélation « Chapman classement scolaire » est élevée (0,72) sans doute en raison du caractère en partie scolaire du test Chapman.
- 3° La faible différence de corrélation entre les deux classements des épreuves combinées me permet de penser que les différences d’âge n’ont pas modifié snsiblement les rapports entre les diverses épreuves.
- 4° Les corrélations 0,43 et 0,41, inférieures à la corrélation 0,59, m’ont suggéré plusieurs remarques sur l’intelligence des élèves considérée dans les conditions du travail scolaire.
- Exemple :
- Rang Chapman
- Rang
- Epr. combinées G.A.M
- Rang
- dans le classem1 scolaire
- , 5
- Elève Marc........... —
- 27
- 1
- 10
- 27
- 27
- Je juge, moi-même, l’élève Marc très intelligent ; l’écart entre son classement par deux tests très différents l’un de l’autre et son classement scolaire résulterait donc de variations très sensibles clans son application générale et dans la qualité de son travail journalier.
- M. le Professeur Foucault a bien voulu contrôler ces résultats d’expériences. Il a retenu mon attention sur l’importance des valeurs positives ou négatives des écarts entre le classement scolaire et les épreuves combinées ; ces valeurs sont une indication précieuse sur les qualités morales de chaque élève : « La mesure de l’intelligence par les épreuves combinées, écrit M. Foucault, n’est pias seulement propre à nous fournir une évaluation du niveau intellectuel des enfants, elle nous fait pénétrer dans leur conscience morale, puisqu’elle nous permet d’apprécier leur bonne volonté ; au moins en tant que celle bonne volonté se
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- reflète dans leur volonté de travail scolaire ». (La Mesure de l’Intelligence, p. 89).
- Je me suis donc attaché, pendant quatre mois, à l’observation particulière de dix élèves classés en deux groupes :
- I. Elèves travailleurs ? IL Elèves peu travailleurs
- Emile... (+ 23) Marc • (- 15)
- Hubert . .... (+ 10) Denis . (- 12)
- Marcel.. (+ 9) Alban . (- 12)
- Victor .. (+ 9) Georges . (-' 9)
- Michel.. (+ 9) Henri . (- 9)
- Je ne puis qu’affirmer ici tout l’intérêt de semblables observations. J’ai d’ailleurs complété ces observations, — puisqu’il s’agissait d’élèves appartenant à une section industrielle — par la fiche d’aptitude technique de M. le Professeur Piéron. Voici mes conclusions provisoires, très brièvement résumées sur le groupe des cinq élèves peu travailleurs :
- 1. Marc. — Etait l’année dernière dans une section commerciale ; se livre à des études musicales ; manque d’entraînement technique ; indiscipline scolaire provenant en partie de son manque d’adaptation à une section industrielle.
- 2. Denis. — Etat physique très déficient. Tousseur.
- 3. Alban. — Bonnes aptitudes techniques ; manque d’application et de compréhension dans les exercices scolaires.
- 4. Georges. — Elève qui redouble sa 2e année ; très paresseux ; ne s’adapte pas aux travaux manuels.
- 5. Henri. — Cet élève a subi, il y a un mois une opération chirurgicale, assez longtemps différée ; son activité scolaire, durant le premier trimestre, ne pouvait donc s’exercer normalement.
- Sans doute, ces épreuves ne sauraient avoir de valeur absolue , elles sont des moyens commodes d’investigation ; elles orientent l’observateur vers une connaissance plus sure de l’intelligence. Mais cette intelligence est un fait infiniment complexe, à partir de la 10e année. On ne saurait l’appréhender tout entière. Il faut, pour mieux pénétrer la diversité des fonctions mentales, des observations et des épreuves multipliées, sans cesse renouvelées, .classées, comparées : « Tel résout les problèmes abstraits les plus difficiles qui n’arrive pas à trouver le secret d’un mécanisme assez simple ; tel réussit des tours de force verbaux qui se trompe régulièrement sur les hommes » (Le Développement mental et
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- l'Intelligence, par Henri Piéron. Librairie Félix Alcan, page 89).
- il est donc utile, en résumé, d’employer les moyens d’investigation les. plus divers pour mieux déterminer l’intelligence des adolescents, sinon d’une manière complète, tout au moins par des degrés d’approximation de plus en plus élevés.
- Jean Bruyère,
- Professeur à l’Ecole Pratique de Nîmes.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les raisons des choix professionnels chez les adolescents New-Yorkais
- Une étude de Harlock et Jansing (1), de l’Université Columbia, a été consacrée à la question des préférences professionnelles des écoliers, déjà souvent traitée, avec quelques points plus particulièrement envisagés.
- Un questionnaire sur la profession préférée et les raisons du choix, ainsi que sur la profession qui, bien que non choisie, plairait davantage, ainsi que sur les raisons de son abandon, et enfin sur la profession que préféreraient les parents, avec renseignements sur les professions réelles des parents, a été rempli par 447 garçons et 685 fdles d’écoles secondaires académiques ou techniques de New-York et du Kentucky, ayant entre 14 et 16 ans.
- Les pourcentages des professions préférées dans les diverses écoles ainsi que chez les écoliers nègres et les blancs, sont donnés dans des tableaux différents pour les garçons et les filles ; les proportions des diverses raisons de choix ou d’abandon de la profession qui plairait davantage sont aussi données systématiquement.
- La profession d’ingénieur est la* plus fréquemment préférée par les garçons, celle d’institutrice par les filles.
- La raison la plus souvent donnée est « parce que cela leur plaît » ; ensuite, comme ordre de fréquence, vient la raison pécuniaire pour les garçons, le sentiment de capacité pour les filles.
- 36 °/0 des garçons et 23 °/<> des filles renoncent à la profession qui leur plairait le mieux, la raison donnée de cet abandon étant généralement l’impossibilité reconnue d’y arriver.
- Dans un grand nombre de cas les parents interviennent, mais
- (1) Vocational atlitudes of boys and girls. Journal o[ Genetic Psychology, XLIV, I, 1934, p. 175-191.
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- les trois-quarts des garçons choisissent une autre carrière que celles des parents.
- Le rendement scolaire paraît avoir fort peu d’influence sur le choix que fait l’écolier. Mais le milieu ia une influence, en particulier les enfants nègres désirent tout particulièrement embrasser le métier d'instituteur, qui a pour eux beaucoup de prestige. Le choix des professions musicales ne se rencontre que dans des milieux touchant à la musique.
- Ce qui frappe les auteurs, c’est surtout le fait que les adolescents ne se préoccupent que fort peu de leurs capacités propres, et que des conseils d’orientation seraient particulièrement nécessaires. IL P
- *
- * *
- Le mécontentement de la profession
- Sur un peu plus de 3.000 questionnaires adressés à des anciens élèves masculins de E Université Stanford, en Californie, par C.-G. Wrexn (1) pour leur demander s’ils se trouvent satisfaits de leur profession et choisiraient encore celle-là, 2.424 ont répondu, dont 460, environ 19 °/„, près de 1 sur 5, ont déclaré qu’ils ne prendraient plus actuellement la profession qu’ils ont embrassée. Parmi les professions où se rencontrent proportionnellement le plus de mécontents, on trouve les hommes politiques (50 %), les ingénieurs pétroliers (33,3 °/„), les chercheurs scientifiques (33,3 %), les banquiers *(27 %), etc. ; parmi celles ayant une proportion moyenne de mécontents, les géologues (22 %), les ingénieurs civils (22 °/o)5 les chimistes (20 %), les instituteurs (19 °/„), les ingénieurs électriciens (15 °/.«)» les professeurs de collège et d’université (14 °/a) 5 parmi celles qui ont le moins de mécontents se trouvent les officiers (10 7c), les médecins (7 7«) et les hommes de loi (5 7<>)*
- Il y a sans doute dans la crise actuelle des causes générales de mécontentement, mais il y a d’autre part des facteurs individuels, des déceptions. En effet, ceux qui ont suivi leur choix initial, tel qu’ils Lavaient déclaré au collège, donnent une moindre proportion de mécontents (16 7o) que ceux qui n’ont pas en réalité embrassé la profession choisie (35 %).
- En tout cas, ces données sont intéressantes, en montrant l’ampleur des mésadaptations professionnelles, môme parmi ceux qui ont eu une culture supérieure et les moyens de choisir. H. P.
- (1) C. G. YViîenn. Vocational satisfaction of Stanford graduâtes. The Personnel Journal, XIH, I, 1934, p. 21.
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- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- La docimolog-ie et le Syndicat National des Instituteurs
- Dans le rapport sur les programmes et examens présentes au Congrès de Nice du Syndicat national des instituteurs, la résolution suivante a été proposée : « Le S. N. estime que le problème capital est la modification profonde du régime des examens, régime qui vicie profondément tout l’enseignement et peut substituer, si l’on n’y prend garde, un encyclopédisme extrêmement superficiel, sans valeur et sans durée, mais non sans nocivité, à une éducation véritable. » Le S. N. propose de remplacer ces recettes empiriques de notation du savoir par un système plus scientifique de mesure des connaissances acquises, tirées du programme de chaque école, accompagnées d’un ensemble d’épreuves échelonnées et interprétées indiquant, avec une approximation utile, les aptitudes probables de chaque enfant.
- L’examen subi à 11 ans permettra de délivrer un bulletin de passage au cycle d’orientation.
- Seul l’examen passé à la sortie de ce dernier cycle portera le titre de C. E. P. (certificat de fin d’études obligatoires). Un certificat de scolarité serait délivré aux rares élèves qui ne pourraient atteindre le niveau du C. E. P.
- *
- * *
- Les postulats du baccalauréat
- Dans l’intéressant ouvrage qu’il a consacré à Y Individualisation de renseignement (thèse de doctorat ès lettres, Paris, Alcan, 1933), M. Bouchet qui a cherché à édifier-le « corpus » de l’éducation nouvelle, s’attaque au système des examens et en particulier au baccalauréat avec sa « fiction du bon élève » (p. 33-78). Il fait remarquer que la préparation de l’examen consiste à refréner les aptitudes pour favoriser le travail dans les parties déficientes. « Aussi, dit-il, tend à se former une masse de candidats moyens partout, donc incurablement médiocres cl ceci aux dépens des dispositions spéciales que l’on néglige volontairement pour réaliser un véritable forçage sur les points faibles. »
- Et il cite un rapport de M. Grenier sur le baccalauréat (session d’octobre 1928), publié dans la Revue Universitaire (mars 1929) où l’on notait qu’un candidat seulement avait, dans une série,
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- fourni une composition tranchant sur les 45 autres par la compréhension du sujet et l'a puissance de la logique. Mais ce candidat hors pair avait des points faibles ; il échoua, pendant que nombre de médiocres étaient reçus ! IL P.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÊTRANOER
- Communiqué par le Bureau International d’Education
- Circulaire concernant l’O. P. adressée aux Instituteurs en Australie
- Circulaire, revisée et amendée, concernant l’orientation professionnelle et le placement, adressée aux maîtres par le Directeur de l’Educalion, J.-W. Adey.
- « Un système d’orientation professionnelle a été institué pour tous les élèves ayant terminé leurs études primaires et qui sont inscrits dans une école post-primaire départementale ; il existe aussi un système de placement pour les jeunes garçons et les jeunes filles qui suivent les écoles de ce genre dans la capitale et qui ont achevé au moins deux années d’études post-primaire,
- « L’organisation de ce système présente trois aspects : 1° Monographie de chaque enfant avec énumération de ses capacités, non seulement du point de vue scolaire, mais du point de vue physique, moral et social. Ce premier point constitue la base de tout le système et il a déjà été appliqué avec succès ; 2° Elaboration d’une liste de toutes les places vacantes ou risquant de le devenir dans les ateliers, fabriques, banques, bureaux, magasins, administrations de l’Etat, etc., en notant autant que possible dans chaque cas les conditions, exigences et avantages ; 3° Le dernier point, qui, sous bien des rapports, présente le plus de difficultés, surtout en ce moment, consiste à établir un lien entre les écoles et les élèves d’une part et les employeurs et les situations d’autre part. Il s’agit de s’efforcer de placer garçons et filles dans la situation qui leur conviendra le mieux, soit du point de vue de leurs capacités, soit du point de vue de leurs goûts.
- « Le directeur du service d’orientation professionnelle commence par adresser une lettre aux parents de chaque élève qui se présente à l’examen de sortie de l’école primaire. Les directeurs d’école et les maîtres de la dernière classe (degré VII) doivent vouer une attention particulière aux points traités dans cette lettre.
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- « Fichier de tous les élèves fréquentant les écoles post-primaires. — Il s’agit de constituer des fichiers uniformes concernant tous les élèves qui suivent les classes post-primaires dans les écoles départementales suivantes du district de la capitale : A) Ecoles secondaires. B) Ecoles techniques supérieures. C) Ecoles centrales pour garçons (cours post-primaires). D) Ecoles centrales pour fdlcs (cours post-primaires). E) Ecole centrale d’art pour filles. Il faut faire observer que les fiches (V. G. 1) sont la propriété de l’école où elles ont été établies et qu’elles doivent demeurer en possession de Ladite école comme moyen permanent de contrôle. Parallèlement à ces fiches il existe un type uniforme de dossier d’élève (V. G. 2). Tout élève quittant l’école ou transféré à une autre école emporte ce dossier (V. G. 2) avec lui.
- « Conseillers et comités consultatifs. — Il est entendu qu’en adoptant ce système d’orientation professionnelle et de placement, l’école assumera un double travail. Comme dans le passé, les écoles devront s’occuper de l’instruction scolaire de leurs élèves et le corps enseignant sera divisé en : a) directeurs et directrices ; b) Maîtres principaux, maîtresses principales et assistants principaux ; c) Maîtres ordinaires, etc. Mais elles s’occuperont aussi de la future profession de leurs élèves, de leurs capacités physiques et morales, etc. et, en cette qualité, le corps enseignant sera divisé en : a) Conseillers en chef, b) Conseillers, c) Conseillers assistants, dont les attributions dans les Comités consultatifs professionnels sont indiquées ci-dessous.
- « Conseillers en chef. — Le directeur ou la directrice de l’école sera le conseiller en chef, et il désignera, parmi les membres de' son corps enseignant, un certain nombre de conseillers, dans la proportion d’un conseiller par 50 élèves environ dans les écoles secondaires et techniques supérieures, d’un conseiller par 30 élèves environ dans les écoles centrales de garçons et de filles et dans l’école centrale d’art pour filles. Partout, les maîtres de classe fonctionneront en qualité de conseillers assistants. Les conseillers en chef s’occuperont d’interroger Les parents et les élèves relativement aux aptitudes et aux occupations futures de ces derniers, et ils confieront une partie de ce travail aux conseillers, en particulier à ceux qui connaissent les élèves en question. Les. conseillers, après s’etre entendus avec le Comité consultatif, rempliront les pages 3 et 4 de la fiche V. G. 1 pour les élèves qui leur sont confiés. Ils peuvent être appelés aussi à assister le conseiller en chef dans les entrevues avec les parents et les élèves. Les conseillers assistants (maîtres de classe) rempliront les pages 1 et 2 de la
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- fiche V. G. 1 pour les élèves qui leur sont confiés et, sous la direction du conseiller en chef, ils feront partie des comités consultatifs.
- « Comiiés consultatifs. — Il y aura un comité par classe ou par promotion, suivant la décision du conseiller en chef. Le conseiller en chef ou son représentant sera président et les maîtres de classe et autres maîtres des élèves en question seront membres du Comité. Ils se réuniront périodiquement pour discuter de la manière de remplir les fiches V. G. 1 et V. G. 2 des élèves de la classe ou de la promotion dont ils s’occupent. Dans les écoles centrales, les professeurs de travaux manuels seront aussi souvent que possible membres de tous les comités consultatifs. Lorsqu’il arrivera qu’un élève placé perde sa situation, il pourra être inscrit une deuxième fois dans les fiches de placement, mais seulement sur la recommandation spéciale du comité exécutif.
- « Chaque maître des degrés post-scolaires d’une école centrale étant membre d’un comité consultatif, il est souhaitable que le maître du degré VITI soit chargé de l’enseignement d’une ou de plusieurs branches au degré IX et au degré X. Pareillement, le maître du degré IX se chargerait d’une ou plusieurs branches aux degrés VIII et IX. D’après ce système, chaque élève observé sera connu personnellement de chaque membre de son Comité consultatif.
- Il est essentiel, dans l’intérêt de l’élève, du maître de classe et de l’école que des relations étroites existent entre le maître de classe et l’élève. La classe est la communauté, et le maître de classe doit comprendre que son devoir est de s’intéresser personnellement à chaque élève. Il devrait savoir ce que l’élève désire devenir, ce qui l’intéresse le plus, aussi bien à l’école qu’en dehors, quelles sont les branches qui lui donnent de la peine et quelles sont celles qui l’intéressent spécialement, quels sont ses sports ou ses passe-temps favoris, etc. Le maître de classe consultera les « visi-ting teachers », les maîtres des classes précédentes, les maîtres de sport, etc. pour arriver à se faire de l’élève une idée aussi juste que possible. L’élève devra savoir qu’il peut se rendre auprès de son maître de classe pour recevoir aide et conseil et que celui-ci l’accompagnera, en cas de nécessité, auprès du directeur ou d’un autre maître pour toute requête qu’il aurait à leur présenter. Le Comité consultatif assistera le maître de classe dans tous ces domaines. »
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- A travers les Revues
- Notons, dans le dernier Bulletin de VAssociation générale des orienteurs de France (4e année, n° 2, avril-juin 1934) des études de E. Marin (FO. P. à la campagne), de R. Ménessier (petite contribution à d’application des tests) et une chronique (de G. P.) sur un essai de réorientation des apprentis.
- Dans le n° 4-0 du tome XII des Archieos de Neurobiologia (1933, publié en juillet 1934), dédié au Dr Lafora, l’éminent neuropsychiatre madrilène, un important article est consacré par J. Germain et Mercedes Rodrigo au lest d’intelligence générale qu’ils ont mis au point et étalonné par application sur plus de 4.200 sujets.
- Le travail chez les diabétiques fait l’objet d’une étude du l)r Moriiardt dans la Presse médicale (n° 57, 1934), en particulier d’après les publications de Brancii qui a créé un établissement spécial pour le traitement des diabétiques, avec travail surveillé.
- Le professeur Terrien examine les affections oculaires professionnelles dans le Concours médical (mai 1934, nos 20 et 21).
- Dans la Wiener Klinische Wochenschuft, la relation de l’aptitude au travail et de l’éleclrocardiogramme fait l’objet d’une étude du Dr Rosenberger et dans la Deutsche Medizinische Wochenschrift, le D1' Heine examine les relations des troubles visuels et de la diplopie avec la durée de la vie (n° 20, 18 mai) tandis que le l)r Behr-Pixnow traite de l’hérédité mentale dans la famille Bernoulli qui compte plusieurs grands savants.
- Signalons dans le dernier numéro des intéressants Arquivos da Assislencia a Psicopaias de Pernambuco, publiés par le professeur Ul. Pernambuca.no, une étude de J. Lucena sur les variations physiologiques dans L’apparition de la puberté féminine, et un étalonnage brésilien (1829 sujets, à partir de 9 ans), par Cirene Continho, d’un test de Ballard, le North.umberland mental test.
- Les tests de caractère en neuro-psychiatrie infantile (tests américains confrontés avec les données cliniques et les résultats de l’observation) font l’objet d’une importante étude de MM. IIeuyer, Dublineau et Néron et de Mlle Cotjrtïiial, qui a appliqué les tests
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- à lia Clinique neuropsychiatrie infantile, étude publiée dans les Anncdes médico-psychologiques (juillet 1934, p. 162-214).
- Dans la nouvelle revue, Archives argentinos de psicologia normal y patologica publiée à Buenos-Ayres, par le psychiatre René Arditi Rocha et le chef du laboratoire de psychotechnique pédagogique de l’Institut Rudo, Léopoldo Mata, ce dernier publie (T. /., n° 2-4) une étude sur la sélection psychotechnique des agents de police, avec monographie professionnelle.
- La partie allemande du n° 5 (mai 1934) de Berufsberatung und Berufsbildung contient deux articles sur les méthodes de recherches psychotechniques. La première, de la plume de P. Silberer, parle des problèmes généraux que pose une « science des professions », la seconde due à A. Ackermann parle des expositions graphiques des résultats. On y trouvera des modèles de fiches et de profils et, cités comme exemple, des profils des aptitudes professionnelles du fondeur et du tourneur.
- Un court article de E. Kaiser dans le n° 5 (mai 1934) de Tech-nische Erziehung donne un aperçu des épreuves d’aptitudes pour apprentis utilisées dans les établissements de Krupp.
- Dans le numéro de décembre 1933 de Occupations (anc. Voca-tional Guidance Magazine) a paru une étude de K. M. Cowdey sur les lignes générales de l’O. P. et de VEducational Guidance de la jeunesse de Collèges américains.
- Tiiorndike publie dans ce même numéro un court article sur les pronostics du succès professionnel où il présente les grands traits de sa recherche poursuivie à ce sujet depuis plus de 10 ans.
- Dans le n° 1.016 de School and Society (16 juin 1934), L.-H. Thompson donne une rapide revue des résultats des tests d’intelligence appliqués dans des collèges américains.
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- INFORMATIONS
- La Commission administrative des Comités de patronage d'apprentis du département de la Seine, présidée par M. Contenot et réorganisée par le préfet de La Seine en octobre 1933, publie un Bulletin officiel (deux numéros parus, octobre-décembre 1933 et janvier-mars 1934).
- Dans les réunions de la Commission, a été demandée à plusieurs reprises la création à Paris d’un Office central d’orientation professionnelle.
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- Dans deux belles publications, la Chambre d’apprentissage de la maçonnerie, que préside le professeur Langevin, a publié un Résumé de ses travaux (1931-1934) qui lui fait grand honneur, préfacé par M. Luc, et un utile ouvrage relatif à la Prévention des accidents du travail dans les travaux de maçonnerie, préfacé par M. J. Fontègne.
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- L’Istiluto di Studi Romani, qui cherche à généraliser à nouveau l’emploi du latin comme langue internationale, a décidé la publication de lexiques fournissant la terminologie latine des principales disciplines scientifiques. Pour la psychologie expérimentale, le lexique sera publié sous la direction d’Ag. Gemelli.
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- Une commission a été nommée par le ministre de l’Education nationale d’Italie pour l’élude des problèmes d’orientation professionnelle ; elle comprend MM. Gemelli, Ponzo, Vidoni, Banissoni, Gatti, Pellegrini, Rispoli, ScangA, Santoro, Muzi et Zoli, dont les cinq premiers sont les psychobiologistes bien connus.
- La Vie de l’Institut National d’O. P.
- I
- Signalons les deux importantes études émanant du service de recherches de l’I. N. O. P. et du Laboratoire de physiologie du travail du Conservatoire national des tests et métiers (professeur
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- Laugier) cl dues à A. B. cl A. Lessard, D. Kowarski el IL Laugier cl publiées, lia première (Recherches biotypologiques sur l’évolution avec 'l’âge de quelques indices biométriques chez l’en-fanl) dans la Biotypologie (t. Il, n° 2, juin 1934, p. 49-06), et lia seconde (Action de l’exercice physique sur la pression artérielle chez l’enfant : évolution avec l’àge) dans le Travail humain (2e année, u° 2, juin 1934, p. 157-185).
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- Erratum. —Par suile d’une erreur typographique faite en mise en page, M. Besson, reçu premier à l’examen de juin 1934 .a été porté comme ayant une mention bien. C’est la mention très bien qui lui avait été attribuée.
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- II
- Quinzaine d'orientation professionnelle
- La quinzaine qui durera du lundi 15 octobre au samedi 27 octobre comprendra le programme suivant :
- Cours publics
- Lundi 15, 10 h., M. Luc, leçon d’ouverture : Le problème de LO. P. — 18 h., M. Luc, La philosophie de l’O. P. (suite). L’O. P. et l’individu.
- Mardi 16, 9 b., M. Luc, La philosophie de l’O. P. (suite). L’O. P. et la Société. — 10 h. 30, M. Wallon, Les problèmes que pose la question du caractère en O. P. Les facteurs biologiques. — 18 lu, M. Luc, La philosophie de l’O. P. — L’O. P. et les familles.
- Mercredi 17, 9 b., M. Laugier, Les bases physiologiques de l’O. P. — 10 h. 30, M. Wallon, Les problèmes que pose la question du caractère en O. P. Les facteurs psycho-sociologiques. — 18 lu, M. Paul-Bon cour, Les bases médicales de l’O. P. Le rôle du médecin en O. P.
- Jeudi 18, 9 h., M. Paul-Boncour, Les bases médicales de l’O. P. Les problèmes que pose la question des maladies des voies respiratoires et de la circulation. — 10 b. 30, M. Wallon, Les problèmes que pose la question du caractère en O. P. (fin). Les types. — 18 lu, M. Paul-Boncour, Les bases psychiatriques de l’O. P.
- Vendredi 19, 9 lu, M. Paul-Boncour, Les bases psychiatriques de l’O. P. (fin). — 10 h. 30, M. Piéron, Les bases psychologiques
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- de l’O. P. — 18 h., M. Paul-Boncour, L’O. P. des anormaux. 1. Epileptiques.
- Samedi 20, 9 h., Al. Paul-Boncour, L’O. P. des anormaux. II. — 10 li. 30, AI. Piéron, Les bases pshychologiques de l’O. P. (suite). — 18 h., M. Piéron, Les bases psychologiques de l’O. P. (suite).
- Lundi 22, 9 h., M. Piéron, Les bases psychologiques de l’O. P. (suite). — 10 h. 30, M. Fontègne, L’O. P. pratique des anormaux. III. — 18 h., AL Piéron, Les bases psychologiques de l’O. P. (fin).
- Alardi 23, 9 h., AL Fontègne, L’Ecole et l’O. P. : La préorientation professionnelle. — 10 h. 30, M. Fessard, Application des méthodes statistiques à l’O. P. — 18 h., AL Fontègne, L’Ecole et l’O. P. (fin).
- Mercredi 24, 9 h., Al. Oualid, L’Aspect économique du problème de l’O. P. (I). — 10 h. 30, AL Larcher, L’organisation administrative des offices d’O. P. — 18 h., AL Oualid, L’Aspect économique du problème de l’O. P. (II).
- Jeudi 25, 9 b., AI. Noyelle, L’aspect économique du problème de l’O. P. (111). L’économie orientée. — 10 h. 30, AL Fontègne, La pratique de l’O. P. : L’organisation matérielle d’un office .d’O. P. (I). — 18 h., AL Larcher, L’Organisation administrative des offices d’O. P. (fin).
- Vendredi 26, à 9 h., AL Lahy, La pratique de l’O. P. (II). — 10 h. 30, AL Fontègne, La pratique de l’O. P. : Entretiens avec l’enfant et les parents (III). — 18 h., AL Lahy, La pratique de l’O. P. (IV).
- Samedi 27, 9 h., AL Lomont, La pratique de l’O. P. par les atc-liers-écoiles (V). -— 10 h. 30, AI. Fontègne, La pratique de l’O. P. : Exemples (VI). — 14 b., AL Luc, Leçon de clôture.
- Travaux pratiques
- Lundi 15, mardi 10, mercredi 17, jeudi 18, 14 lu, Travaux de psychologie au laboratoire de la Sorbonne.
- Vendredi 19, samedi 20, 14 lu, Exercices pratiques de tests collectifs au laboratoire de la Sorbonne.
- Lundi 22, mardi 23, mercredi 24, vendredi 26, 14 lu, Travaux pratiques de physiologie au Conservatoire national des arts et métiers.
- Jeudi 25, consultation (Biscaye-Parmentier-A'Ionnin).
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- III
- Enseignement pour la préparation au diplôme
- DE CONSEILLER d’ORIENTATION
- (Année scolaire 1934-1935)
- A partir de Tanne scolaire 1934-35, lia préparation du diplôme de conseiller d’O. P. exigera une scolarité de deux années (avec assiduité exigée aux cours et aux travaux pratiques entre janvier et mai de chaque année). Le registre d’inscription sera ouvert en octobre et novembre. Les travaux et exercices pratiques auront lieu à partir du 15 novembre. Une session d’examens se tiendra chaque année dans la 2e quinzaine de mai.
- Sauf dispense spéciale du comité directeur ne pourront s’inscrire à l’Institut pour la préparation du diplôme que les candidats âgés de 25 ans au moins et 45 ans au plus (1).
- Voici le programme détaillé des cours pour les deux années de préparation au diplôme :
- I. -—- Physiologie
- M. Laugier, professeur, Mlle C. Veils chargée de cours.
- lre année. — 12 leçons faites au Conservatoire national des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin
- 1. Généralités. La vie cellulaire.
- 2. Le milieu intérieur. Sang et lymphe.
- 3. Le cœur, mécanique circulatoire.
- 4. Pressions artérielle et veineuse. Phénomènes vaso-moteurs.
- 5. Travail du cœur. Mesures circulatoires.
- 6. La respiration. Mécanique circulatoire.
- 7. La respiration. Echanges gazeux. Quotients et coefficients respiratoires.
- 8. Les aliments. La digestion.
- 9. Rations alimentaires. Dépenses énergétiques. Evaluation du coût physiologique de différents métiers.
- 10. Le rein. La sécrétion rénale. Les glandes sudoripares.
- 11. Les sécrétions externe et interne. Corrélations humorales.
- 12. Révision.
- 2e année (12 leçons)
- 1. Généralités. Quelques mesures du crâne, de la face et du corps.
- (1) Pour les conditions générales d’inscription et d’examen, voir le n" d’octobre 1933 du Bulletin de II.N.O.P., p. 229-231.
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- 2. Figure, profils, indices et types anthropométriques.
- 3. Le muscle et la contraction musculaire.
- 4. Le nerf. Excitabilité et conductibilité.
- 5. Moelle épinière et réflexes.
- 6. L’encéphale. Inhibition et dynamogénie.
- 7. Phénomènes électriques accompagnant l’activité neuro-mus-cullaire : Influx nerveux, myogrammes, électrocardiogrammes.
- 8. Le mouvement volontaire. Précisons, coordination, apprentissage des mouvements.
- 9. Tonus musculaire. Marche et équilibre.
- 10. Effort physique. Fatigue. Fatigue physique et industrielle.
- 11. La fiche physiologique. Son établissement, son utilisation en O. P.
- 12. Révision.
- Conservatoire des arts et métiers. — M. Laugier, professeur, fera cette année les mercredis et samedis soirs, à 21 heures, amphithéâtre A, un cours sur les fonctions physiologiques élémentaires, Physiologie du travail, l’Orientation Professionnelle. Les tests et la biotypologie.
- Ce cours, sans faire partie des cours obligatoires de l’Institut national d’orientation professionnelle, peut servir de complément utile aux élèves et anciens élèves de l’Institut.
- D’autre part, des travaux pratiques auront lieu au Conservatoire le dimanche matin à partir du 23 octobre. Ces travaux pratiques portent sur la biométrie humaine. Les élèves et anciens élèves de l’Institut peuvent y être admis pour y perfectionner leurs connaissances techniques.
- IL — Psychologie
- M. Henri Piéron, professeur. Chargé de cours : M. et Mme Fcs-sard et Mlle D. Weinberg.
- 1re Année (15 cours)
- Faits à l’Institut, 41, rue Gay-Lussac
- 1. La Psychologie en O. P. : Science du comportement et psychologie différentielle. Apport héréditaire et formation éducative et sociale.
- 2. La structure mentale. Moyens intellectuels et buts affectifs. La régulation de la conduite.
- 3. Constitution et tempérament. Caractère.
- 4. Sexes et races.
- 5. Développement mental cl intelligence. Types d’intelligence.
- 0. Les aptitudes et l’éducabilité.
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- 7. Méthodologie psychotechnique. Observation. Questionnaires. Méthodes d’examen.
- 8. Les tests et leurs caractéristiques. Principaux tests.
- 9. Emploi des tests. Choix et adaptation du lest.
- 10. Les méthodes de notation. Formules de fréquence. Valeurs s i gn i fi c a l i ve s. \ ia r i a b i 1 i t é.
- 11. Le calcul des corrélations.
- 12. La notion de prédiclivité et le contrôle de la validité des tests.
- 13. L’application de la statistique en O. P.
- 11. La personnalité et scs essais de représentation objective. Les projets.
- 15. Révision et interrogations.
- 2e Année (15 leçons)
- 1. Bases physiologiques de la psychologie. Le système nerveux et son rôle dans la régulation de l’activité. Le Thalamus et l’écorce. Réflexes et réactions affectives.
- 2. L’activité. Les réactions volontaires. Vitesse et précision. L’organisation des mouvements.
- 3. Entraînement cl fatigue.
- 4. Les bases.dé la perception.
- 5-0. La vision.
- 7. L’audition.
- 8. Les sens chimiques. Le tact et les sensibilités cutanées.
- 9. Sens proprioceptifs et intéroceptifs. Le labyrinthe cl la régu lation de l’équilibre.
- 10. Les niveaux d’efficience et l’attention.
- 11-12. La mémoire. Ses lois, scs formes; les types de mémoire.
- 13. Langage cl fonctions verbales.
- 14. Symbolisme et pensées conceptuelles. Les fonctions logiques.
- 15. Révision. Interrogations.
- III. — Pathologie 7re Année
- M. Paul-Boncour, professeur 7 leçons faites à l’Institut
- lre leçon : Généralités sur le rôle du médecin en orientation professionnelle. Dépistage des défectuosités et des maladies. Les contre-indications absolues, relatives, temporaires. — Antécédents
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- héréditaires et personnels : leur valeur, leur interprétation. — Les renseignements du médecin scolaire.
- 2° leçon : Examen somatique et morphologique : les anomalies de la taille et du poids. — La débilité constitutionnelle et l’aptitude aux maladies. — Les troubles endocriniens. Anomalies de l'évolution pubertane.
- 3e leçon : Affections de la peau et du cuir chevelu. — Affections du tissus sous-cutané. — Le système locomoteur (muscles, os, articulations) et scs défectuosités (scolioses, arthrites, pieds plats).
- A0 leçon : Système circulatoire (cœur, vaisseaux). — Système respiratoire : ses insuffisances, ses maladies.
- 5e leçon : Appareil respiratoire (fin). — Système digestif : dents, estomac, intestin, hernies. •—- Insuffisance «hépatique, intoxications. — Appareil urinaire et génital. Eclopie. Incontinence urinaire.
- 0e leçon : Maladies générales. — Les organes des sens et leurs anomalies. — Conclusions pratiques : valeur des constatations médicales. — La fiche médicale. La surveillance de l’apprenti. — Le rôle du médecin scolaire. La préadaptation professionnelle. — Le secret médical.
- 7e leçon : Révision.
- 2° Année. — Psychiatrie Professeur M. N...
- 7 leçons faites à l’Institut. Le programme en sera donné ultérieurement.
- IV. — Pédologie IL Wqllon, professeur.
- 1™ Année. — 8 leçons faites à l’Institut :
- 1. Les méthodes dans la psychologie de l’enfant.
- 2. Les conditions psychobiologiques du développement de l’enfant .
- 3. L’éducation musculaire.
- 4. Les types morphologiques chez l’enfant.
- 5. Les types psycho-moteurs.
- 6. Les jeux, leur signification et leur rôle.
- 7. Les intérêts et les goûts de l’enfant.
- 8. Révision.
- 2° Année. — 8 leçons :
- 1. Les grandes directions dans l’étude de l’enfant.
- 2. -4. L’intelligence et son développement chez l’enfant.
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- 5. Los fonctions esthétiques chez l’enfant.
- 0.-7. La formation du caractère chez l’enfant.
- 8. Révision.
- V. — Economie Politique et Sociale M. Oualid, professeur M. Henri Noyelle, suppléant.
- 7re Année. — 12 leçons faites à l’Institut :
- 1. Schéma de l’organisation économique. Division du travail. Echange. Problèmes posés. Utilité. Valeur. L’idée de loi. Science et doctrines.
- 2. Evolution de la production. Artisanat. Entreprises capitalistes. Concentration. Trusts. Cartel.
- 3. Mécanisme de l’échange. Offre et demande. Marchés.
- 4. La théorie de l’équilibre. L’automatisme économique.
- 5. L’organisation de l’entreprise. Capital. Travail. Prix de revient.
- 6. Les monopoles. Prix de monopole.
- 7. -8. La technique de l’échange. Monnaie. Crédit, Banques.
- 9. Le commerce international. Changes.
- 10. Mouvements généraux de prix. Les crises.
- 11. -12. La répartition. Salaires. Profits. Rentes. Intérêt.
- 2e Année. — 12 leçons :
- 1. L’intervention du législateur. Causes. Historique. L’équilibre social. Doctrines et faits.
- 2. Le contrat de travail. Individuel et collectif.
- 3. L’apprentissage et l’organisation scientifique du travail.
- 4. L’organisation du placement.
- 5. La protection du salaire.
- 6. La législation (française et étrangère) : a) relative au travail des femmes et des enfants ; b) relative au travail des ouvriers adultes. L’inspection du travail.
- 7. Ira semaine de 40 heures (étude économique et sociale).
- 8. Accidents du travail et maladies professionnelles.
- 9. Assurances sociales (grandes lignes).
- 10. Organisation internationale du travail (B. I. T.).
- 11. L’organisation professionnelle : Syndicats.
- 12. La représentation professionnelle : Chambre de commerce, Chambre d’agriculture, Chambre de métiers.
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- VI. — Technique des Métiers M. J. Fontègne, professeur.
- A. — lre Année. — 0 leçons faites à l’Institut :
- 1. Les métiers (agricoles.
- 2. Tes métiers de Fiai imcnla lion.
- 3. Les métiers du bâtiment.
- 4. Les métiers du bâtiment.
- 5. Les métiers des cuirs et peaux.
- G. Les métiers du livre.
- 2° Année. — 6 leçons :
- 1. Les métiers du vêlement.
- 2. Les métiers du bois et de l’ameublement.
- 3. Les métiers de la mécanique.
- 4. Les professions commerciales.
- 5. Les métiers d’art.
- 6. Les métiers féminins. Divers.
- B. -— Environ 15 séances chaque année consacrées aux conférences, visites et cinéma dont les dates seront Fixées par M. Fon-tôgne, chaque semaine.
- VIL — Organisation et pratique de l’O. P.
- M. J. Fontègne, professeur. lxe Année. — 10 leçons faites à l’Institut :
- 1. Les origines du mouvement d’O. P.
- 2. Les collaborations nécessaires à l’O. P.
- 3. L’étude des professions : différentes méthodes.
- 4. Les monographies professionnelles.
- 5. L’étude de l’enfant : ses goûts, ses connaissances, ses aptitudes.
- 6. Le rôle de l’école primaire en orientation professionnelle.
- 7. Ce qu’il faut entendre par préorientation professionnelle.
- 8. -9. Renseignements que peut fournir l’Ecole à l’orienteur. L’observation psychologique (2 leçons).
- 10. L’orientation professionnelle et les groupements professionnels. Le marché du travail.
- 2° Année. — 9 leçons :
- 1. La pratique de l’O. P. : le dossier de l’enfant.
- 2. Parents et enfants à l'Office d’O. P.
- 3. L’entretien d’orientation professionnelle.
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- 4. Etude de quelques dossiers.
- 5. Le placement en apprentissage. Le contrôle de l’apprentissage.
- G. Elude de questions générales : l’O. P. pour les élèves autres que ceux des écoles primaires.
- 7. La pratique de PO. P. des déficients.
- 8. L’orientation professionnelle vers les carrières commerciales.
- 9. L’orientation professionnelle de l’ingénieur.
- VIII. — Sélection et orientation
- M. Laliy, professeur. Six leçons, la deuxième année, professées à l’Institut :
- 1° Le problème de l’orientation professionnelle et les méthodes qui permettent de le résoudre.
- 2° La psychologie professionnelle. Classement des professions d’après leurs caractères psychologiques. Etude des aptitudes professionnelles.
- 3° et 4° Le dossier d’orientation professionnelle (deux leçons) :
- a) Coordination des données anthropométriques, physiollogiques et medicales ;
- b) Coordination des données scolaires, psychotechniques et sociales ;
- 5° Organisation et fonctionnement d’un service de psychotechnique appliqué à l’orientation professionnelle.
- G0 Révision.
- Horaire des cours et travaux pratiques Cours
- Lundi, 18 heures, du 17 janvier au 25 février : Pédagogie, 8 leçons (à l’I. N. O. P.) ; du 11 mars au 29 avril : Technique des métiers, G leçons (au Musée pédagogique).
- Mercredi, 18 heures, du 9 janvier au 1er mai : Psychologie, 15 leçons (à l’I. N. O. P.).
- Jeudi, 14 heures, du 10 janvier au 9 mai : Organisation, 10 leçons (à l’I. N. O. P.).
- Vendredi, 18 heures, du 11 janvier au 29 mars : Economie politique, 12 leçons (à L’I. N. O. P.) ; du 5 avril au 10 mai : Pathologie, 4 leçons (à l’I. N. O. P.).
- Samedi, 18 heures, du 5 janvier au 25 mars : Physiologie, 12 leçons (au Conservatoire national des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin) ; du 30 mars au 13 avril : Pathologie, 3 leçons (à l’I. N. O. P.).
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- Travaux pratiques
- Mardi, 17 heures (aii Conservatoire des Arts et Métiers) : Travaux pratiques de physiologie (Mlle C. Veil), à partir du 20 novembre.
- Jeudi, de 9 h. 30 à 11 h. 30 (au laboratoire de psychologie de la Sorbonne) : Travaux pratiques de psychologie (M. M. François), à partir du 15 novembre.
- Mardi, à 15 heures, du 30 avril au 14 mai (au laboratoire de la Sorbonne) : Technique des lests scolaires (Mme Henri Piéron).
- Jeudi, 15 heures, du 10 au 31 janvier (à l’I. N. O. P.) : Exercice d’application de tests collectifs (Mme Henri Piéron).
- Jeudi, à 16 h. 30, séance de stage d’orientation. Les élèves seront réparties, pour les stages, par M. Fontègne et désignées comme assistantes à la consultation d’O. P. en accord avec MUe Biscay.
- La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.
- Le Conseil directeur s’est réuni plusieurs fois pour examiner la situation et étendre l’action à mener. 11 a rnis au point les rapports à fournir à MM. Masbou et Picuenard. Vous trouverez ci-dessous le texte de ces rapports.
- Il a organisé l’apéritif offert à la Closerie des Lilas aux élèves nouvellement diplômés, ce qui fut l’occasion d’enregistrer de nombreuses et sympathiques adhésions.
- Il devient banal de signaler la joie qui préside à nos banquets. La récente agape qui nous réunit au restaurant Drecher, place du Châtelet, ne manqua pas à la tradition. L’orientation professionnelle n’est pas une chose triste, et ceux et celles qui s’y dévouent ont un caractère heureux.
- I. — Ce qu'est /’Assocalion Amicale des Anciens Elèves de l'Institut National d'Orientation professionnelle. — En 1928, s’est ouvert, à Paris, l’Institut National d’Orientation professionnelle, dirigé par MM. Piéron, professeur au Collège de France, Laugier, professeur à la Sorbonne et au Conservatoire des Arts et Métiers, Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- Cet Institut dispense une enseignement sanctionné par un examen conférant aux lauréats le titre de conseiller d'orientation professionnelle.
- Dès juin 1929, à la demande de M. Piéron, les élèves de la première promotion constituaient l’Association Amicale des Anciens Elèves de l’I. N. O. P.
- II. — Buts de l'Association. — Cette Association groupe les Anciens élèves de l’I. N. O. P. ; mais elle veut surtout être un organisme d'études et de propagande en faveur de l'Orientation professionnelle.
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- III. — Nos conceptions. — Nous demandons que l’orientation professionnelle soit organisée rationnellement et pratiquée le plus scientifiquement possible.
- L’O. P. doit être basée sur les données du médecin, suivant les indications fournies par l'instituteur, coordonnées par le conseiller d'orientation professionnelle (utilisant, si besoin, un tests appropriés) ; ce dernier est l’armature de l’organisation et centralise tous les renseignements. Dans la Seine, nous voudrions une Office départemental central et des Offices locaux : par arrondissement, à Paris, et par commune en banlieue. Nous, insistons tout particulièrement pour que ces Offices soient rattachés à la direction de l’Enseignement primaire, en accord avec la direction de l’Enseignement technique. Nous nous élevons contre la prétention d’en faire des annexes des Offices de placement ou autres organismes dépendant du Ministère du Travail.
- Nous considérons, d’autre part, que la fonction de conseiller d’orientation professionnelle d’un arrondissement devra être suffisamment importante pour occuper totalement l’activité d’une personne dûment préparée à celle fonction.
- IV. — Nos vœux actuels. — Des initiatives municipales dans la banlieue, ou semi-officielles dans les arrondissements de Paris, créent des Offices d’O. P. Pour diriger ces Offices, il nous paraît d’une logique irréfutable, de faire appel d'abord à des anciens élèves diplômés de VInstitut, plutôt que de placer à leur lête quelqu’un qui n’est nullement préparé à l’exercice de celte fonction.
- 1° Il serait souhaitable, selon nous, qu’une circulaire fut adressée aux Maires d’arrondissement et de commune, rappelant qu’il existe des anciens élèves diplômés de l’Institut National d’O. P., ayant le titre de conseillers d’O. P., et pouvant être judicieusement utilisés dans les Offices d’O. P. (On pourrait s’adresser : soit à l’Institut d’O. P.,. 41, rue Gay-Lussac (5e), soit à l’Association des anciens élèves de l’I. N. O. P*. ;
- 2° Nous voudrions que, dès maintenant, la Direction de l’Enseignement primaire de la Seine et la Direction de l’Enseignement technique se préoccupassent de coordonner les Offices existant, de les relier tous à un Office central, aussi embryonnaire fut-il, de façon à préparer les grandes lignes d’une organisation que nous ne désespérons pas de voir s’installer.
- Le danger consisterait à laisser se développer les Offices d’O. P., sans lien, sans plan d’ensemble. Au moment où l’on voudrait faire quelque chose de méthodique, on se trouverait en présence d’organismes disparates, ayant une vie indépendante. On serait obligé de juxtaposer une autre organisation à celles existantes.
- Nous demandons donc à la Direction de l’Enseignement primaire de la Seine et à la Direction de l’Enseignement technique d’œuvrer dès aujourd’hui en fonction d’une organisation à établir.
- En remerciant M. le Directeur de l’Enseignement primaire de l’intérêt qu’il veut bien porter à l’O. P., en général, et à notre
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- Association,, en particulier, nous le prions d’agréer l’assurance de notre haute considération.
- Le Président : Ch. Pivert ;
- Le Secrétaire : C. G. Beaume, 67, rue du Ranelagh ;
- La Trésorière : G. Mamelle.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- O’ JJ. Pierge. — The Sélection of Colour Workers (préface de Ch. S. Myers). In-8° de 134 pages, Londres, Pitman, 1934,
- L’Institut de Psychologie industrielle de Londres s’est attaché, depuis 1926, sous la direction de Myers, avec une série de collaborateurs, dont Pierce fut le dernier; à établir un test permettant une sélection satisfaisante d’ouvriers appelés à manier des couleurs, ce qui exige une fine capacité discriminative.
- En dehors des tests classiques de dépistage du daltonisme, le test nouveau proposé comporte le classement ou l’appariage de disques présentant de petites différences de saturation (16 dans chaque série rouge, jaune et bleue, le vert n’ayant pas été utilisé).
- Les petites différences objectives furent déduites, en raison des défauts de réalisation, des résultats statistiques du classement moyen par un grand nombre de sujets.
- Ceci montre bien comme il est préférable d’utiliser les méthodes de mélange par fusion, comme dans le chromatophanomètrc que j’ai fait établir.
- L’étalonnage a été fait sur 209 ouvriers dont 89 spécialisés dans le maniement des couleurs et jugés habiles et 40 travaillant au contraire comme photographes à la chambre noire ; ces derniers sont apparus comme nettement inférieurs et les premiers comme nettement supérieurs. Avec l’habileté professionnelle, la corrélation a été chez 20 sujets de 0,69. Corrélations assez élevées avec le lest d’intelligence d’Otis (0,42) et avec le test d’attention de barrage (0,54), ce qui montre que des facteurs autres que la capacité sensorielle jouent un grand rôle dans la réussite de ces épreuves comportant des méthodes de maniement difficile, complexe, mais évidemment voisines de celles que requiert le travail professionnel. H. P.
- Léon Yogel. — IL intervention médicale dans V orientation professionnelle des odolescenls. — In-8° de 55 pages, Paris, Jouve, 1934.
- Dans celle thèse de médecine acceptée par le professeur Tanon,
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- l’auteur expose les idées du docteur Martiny, médecin chef du Centre d’orientation professionnelle de la Chambre de Commerce (1).
- Le rôle du médecin lui paraît triple : examen médical de dépistage au moment de l’entrée du futur apprenti dans le métier ou dans l’atelier-école ; surveillance médicale au cours de l’apprentissage ; intervention prophylactique et thérapeutique. Dans cette conception un peu étroite, n’est envisagée que l’orientation professionnelle vers un certain groupe de métiers manuels. Les contre-indications pour diverses catégories de métiers (agriculteurs, travailleurs de la pierre, travailleurs au four, industries chimiques, électricité, batiments, artisans en métaux, bois, alimentation, textiles, cuirs et peaux, livre, etc.) sont données, ainsi que les conséquences à tirer d’une atteinte dans les grands appareils, circulatoire, respiratoire, digestif, etc. II. P.
- M. J. AiXdrouix. — La formation ,clcs apprentis mécaniciens pour l'industrie moderne. — Léon Eyrolles, Paris, 1933, 152 pages. •
- Livres entrés à la Bibliothèque
- G. Degaast. — Manuel d'apprentissage de composition typographique. Préf de M. Labbé. — Œuvre des orphelins-apprentis d’Auteuil, Paris, 1933, 125 pages.
- C. Gide et C. Rist. — Histoire des doctrines économiques depuis les Phgsiocrates jusqu'à nos jours. 5e édition. — Libr. du Recueil Sirey, Paris, 1929, 813 pages.
- R. Goxxard. — Histoire des doctrines économiques. — Libr. Valois, Paris, 1930, 709 pages.
- (1) On peut signaler, à ce propos, la conférence en T.S.F. faite sur ce sujet par le Dr Martiny, le 5 juillet 1933, et publiée dans le Bulletin de l’Association française pour l’avancement des sciences d’avril 1934 (n° 120, p. 295-300).
- institut National
- «ft/ElYTATiojy PROFESSIONNEL le
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- & INSTITUT w £
- ? P’0R1ENTAT1°n c
- Novembre 1934
- 6e Année
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- EN FONCTION DU DEGRÉ DE VISION
- PAR
- le Dr F. TERRIEN
- Professeur de Clinique ophtalmologique de la Faculté de Médecine
- La question du degré plus ou moins marqué de vision dans ses rapports avec l’orientation professionnelle prend chaque jour une importance plus grande, du fait de la complexité croissante des problèmes économiques et de la nécessité, sans cesse plus difficile, de mieux armer l’individu pour la profession qu’il doit exercer. Mais, combien peut-être plus importante encore est cette détermination pour les sujets dont la vision esCtrès mauvaise, voisine de la cécité, et semblant de ce chef incapables de jamais subvenir à leurs besoins. L’orientation professionnelle prend ici toute sa valeur et ne saurait être trop précoce. Il importe donc de dépister aussitôt que possible les possibilités visuelles des jeunes sujets, si faibles soient-elles, afin de leur faciliter l’exercice d’une profession compatible avec ce degré de vision.
- Celui-ci déterminé, il conviendra de rechercher le ou les métiers- qu’il peut permettre.
- Recherche et détermination des troubles visuels. — Beaucoup sont susceptibles d’amélioration ou de correction optique ; ce sont tous les vices de réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme) ; d’autres sont à peu près incurables. Dans les deux cas leur détermination et, si la chose est possible, leur correction ne sauraient être trop rapides et trop
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- précoces, afin de permettre l’orientation professionnelle la plus compatible avec le degré de vision et l’adaptation la meilleure aux conditions d’existence résultant de l’infirmité visuelle.
- La détermination de celle-ci demeure du domaine de l’ophtalmologiste et les causes en sont multiples : (roubles de transparence de la cornée ou des milieux de l’œil, cataractes congénitales, altérations du corps vitré, lésions des membranes profondes : chorio-rétinites et irido-choroïdites, malformations congénitales : colobomes, microphtalmie, ou enfin lésions du nerf optique.
- Ces lésions, suivant leur nature, leur siège et leur degré, entraîneront des troubles visuels d’intensité variable, depuis une diminution très accusée de la vision jusqu’à sa suppression complète ou quasi complète, rendant impossible l’exercice d’aucun métier.
- Il importera tout d’abord, à moins d’affection congénitale incurable : atrophies chorio-rétiniennes, colobomes étendus, microphtalmie, hydrophtalmie, etc..., de tenter d’améliorer la vision par un traitement général ou local. Le port de verres convenables, des exercices appropriés et sagement dosés, lors de taies de la cornée par exemple, permettront souvent d’améliorer la vision. Et alors même que celle-ci est nulle on ne saurait cependant se hâter de conclure à une incapacité absolue. Car, sans parler des professions encore assez nombreuses compatibles avec la cécité et variables avec l’intelligence, les facultés et le degré de culture de l’intéressé (accordeurs de piano, masseurs, cardeurs, etc...) un léger degré de vision permettra bien souvent à des sujets suffisamment adaptés et doués de quelque intelligence l’exercice de métiers qui au premier abord leur semblaient interdits.
- Mesure du degré de vision. — Il y aura lieu d’envisager successivement la vision monoculaire et la vision binoculaire.
- Vision monoculaire. — Sa qualité est en raison directe de l’intégrité de la réfine. La membrane visuelle présente, on le sait, deux parties distinctes : la macula ou fovea, qui correspond exactement au pôle postérieur de l’œil, et tout le reste de la rétine.
- Seule la macula nous donne une vision parfaite : pour
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- qu’un objet soit vu nettement l'œil doit être dirigé vers lui de telle manière que son image vienne se faire exactement sur la macula ; c’est la vision centrale. Mais, grâce à la sensibilité du reste de la rétine nous voyons en même temps toutes les parties qui nous entourent, c’est la vision périphérique.
- La mesure de la vision centrale nous donne l’acuité visuelle, celle de la vision périphérique le champ visuel.
- Mesure de L'acuité visuelle. — Elle représente le pouvoir isolateur de la rétine et sera d’autant meilleure que le sujet sera capable de distinguer deux points plus rapprochés l’un de l’autre. Eu pratique on la mesure au moyen d’échelles de lettres de grandeurs croissantes disposées sur 10 lignes. Placé à cinq mètres de distance du tableau l’œil normal doit lire la ligne la plus petite qui correspond à l’acuité 1 ; ne lit-il que la dernière, dont les lettres sont dix fois plus grandes, l’acuité sera seulement de un dixième (0,1) ; la lecture des lignes intermédiaires donne respectivement des acuités de 0,9, 0,8, 0,7, etc...
- Si le sujet ne voit la dernière ligne (la plus grosse) qua deux mètres au lieu de 5, l’acuité sera de l/20e ; s’il la voit seulement à un mètre elle sera de 1/50° et ainsi de suite. Bien entendu la réfraction sera soigneusement corrigée au préalable (une myopie, même très faible, suffisant à réduire l’acuité visuelle dans une proportion considérable, alors que la vision est excellente si la réfraction est bien corrigée). Pour les illettrés les lettres sont remplacées par des carrés ou par des cercles incomplètement fermés et le sujet doit indiquer le côté où le carré est ouvert. Chez les tout jeunes enfants on se servira de petits dessins : animaux, etc... de dimensions croissantes et ainsi plus facilement reconnus.
- Enfin lorsque l’acuité se montre inférieure à 1/50° ou à 1/100° on fait compter les doigts ; leur numération à cinquante ou soixante centimètres correspond à une acuité visuelle d’environ un centième et la perception de l’ensemble de la main à trente centimètres correspond à peu près à une acuité d’un millième.
- Champ visuel. — Mais l’acuité, facteur primordial d’appréciation de cécité pratique, n’en est cependant pas le seul. Le champ visuel qui, on le sait, représente la vision péripliéri-
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- que ou « l’espace embrassé par l’œil, celui-ci demeurant fixé sur un même point », est lui aussi extrêmement important, tellement que Balliart a pu distinguer avec raison des <( métiers à champ visuel » et des « métiers à acuité visuelle ». Sa limite moyenne est de 90 degrés en dehors, 60° en dedans, 70° en bas et 55° en haut, le champ dans ces trois dernières directions étant limité par la racine du nez et par les rebords inférieur et supérieur de l’orbite.
- Il se mesure au moyen du périmètre, demi-cercle gradué reposant sur un pied en fonte et muni à 33 centimètres en avant d’un support ; l’observé y appuie le menton, tandis qu’il fixe le zéro de l'instrument avec un œil, l’autre étant fermé.
- Plus simplement on pourra se contenter d’une mesure tout approximative, très suffisante ici. Le sujet tournant le dos à une fenêtre, l’observateur se place à 30 à 40 centimètres en face, puis, lui demandant de fixer son visage avec un œil, l’autre étant fermé, il recherche les limites auxquelles est perçu l’index successivement placé en haut, en bas, en dehors, en dedans et dans les méridiens obliques.
- Vision des couleurs. — Cette vision des couleurs, sans doute moins importante, mérite cependant d’être notée car nombre de métiers exigent une perception colorée parfaite (employés de chemins de fer, traction électrique et mécanique, conducteurs de véhicules, marins), d’autres une perception moins précise mais encore très suffisante cependant, tels les métiers de peintre, teinturerier, et toutes les professions s’y rattachant.
- La recherche de la sensation colorée, comme celle de la sensation des formes, se fait pour la vision centrale et la vision périphérique. On se sert pour la première d’échelles formées de carrés colorés de teintes diverses et de dimensions croissantes. Le champ visuel se mesure au moyen de fragments de papier colorés et on note les limites auxquelles est reconnue la couleur. Ces limites sont toujours beaucoup moins étendues que pour le blanc. Le vert a le plus petit champ visuel ; ses limites ne dépassent guère 30°, sauf en dehors, où elles oscillent enlre 40 et 45°. Puis vient le rouge et enfin le bleu dont les limites
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- rejoignent presque celles du blanc. D’ailleurs cette recherche des altérations du champ visuel pour les couleurs, très importante pour la détermination d’une névrite optique au début, dont elle est un des, premiers symptômes, est moins importante ici où il importe seulement de savoir dans quelle mesure le sujet reconnaît ou non les couleurs. Dans ce but, un des moyens les plus simples est l’emploi d’écheveaux de laine, de nuances et de teintes graduées, claires et foncées. Le sujet est prié de placer autour de l’échantillon choisi tous ceux dont la couleur s’en rapproche le plus. Si la sensibilité chromatique est normale, il choisira tous ceux de la couleur demandée, depuis les plus clairs jusqu’aux plus foncés. Existe-t-il, au contraire, un trouble de perception des couleurs (dyschromatopsie), le sujet groupera autour de l’échantillon proposé les écheveaux de colorations les plus disparates, mais de même intensité, plaçant par exemple à côté d’un vert clair, des échantillons rose clair, jaune clair, bleu clair, etc..., preuve qu’il a seulement conservé la notion des valeurs mais qu’il ne possède pas ou ne possède plus celle des couleurs.
- Cette dyschromatopsie congénitale, surtout manifeste d’ordinaire pour le vert et le rouge, est souvent désignée dans la pratique sous le terme de daltonisme, du nom du physicien anglais Dalton qui le premier a décrit cette anomalie dont il était lui-même atteint. Elle est relativement fréquente et bien souvent ne sera découverte que par hasard, le sujet arrivant, par la sensation seule des valeurs à distinguer les deux colorations.
- La dyschromatopsie acquise se rencontre dans la plupart des affections) de la rétine et du nerf optique et en marque souvent le début. Sa recherche est donc particulièrement intéressante, comme celle de YKemératopie ou perte de la faculté d’orientation à un très faible éclairage. Celle-ci, liée presque toujours aussi à une atteinte de la rétine, mérite de nous retenir d’autant plus qu’elle sera presque toujours symptomatique chez les sujets- jeunes d’une affection congénitale très curieuse et d’un très sombre pronostic visuel, connue, sous le nom de rétinite pigmentaire. C’est une atrophie progressive de la rétine à marche très lente, d’origine congénitale, dûe assez fréquemment à la consanguinité des parents. Elle ne
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- se traduit chez le jeune sujet par aucun symptôme appréciable, à l’exception de cette cécité nocturne ou héméralopie qui s’accentue avec l’âge : alors qu’à la lumière du jour la vision est parfaite, après le coucher du soleil ou dans un endroit peu éclairé l’enfant devient incapable de se diriger. En même temps, avec les progrès- des lésions, le champ visaiel se rétrécit concentriquement, et vers l’âge de 40 ans (car l’affection évolue très lentement) le rétrécissement est tel que la vision est pour ainsi dire réduite à la partie centrale. L’acuité visuelle n’est pas très diminuée, la lecture est encore assez souvent possible mais le sujet devient incapable de se diriger. L’examen ophtalmoscopique montre la présence d’amas pigmentaires qui confluent peu à peu de la périphérie de la rétine vers le centre, avec comme conséquence un rétrécissement progressif du champ visuel et une atrophie de la papille.
- Il s’agit dcfnc d’une affection particulièrement grave, aboutissant vers l’âge moyen de la vie à la cécité professionnelle. Et cependant la vue de l’enfant semble à peu près normale ; seule la difficulté pour lui de se diriger au crépuscule attirera l’attention et permettra le diagnostic, aussi importera-t-il chez lui d’en tenir compte dans son orientation professionnelle.
- Orientation professionnelle. — Il est, on le voil, relativement facile, d’autant plus que le sujet aura acquis un développement suffisant pour répondre à nos questions d’une manière assez précise, d’apprécier les qualités fonctionnelles de l’œil et son degré de vision. De ce degré, facteur fondamental, des facultés de développement du sujet et de scs dispositions naturelles, facteurs moins importants mais qui ne sauraient cependant être négligés, dépendra son orientation professionnelle.
- Nous pouvons, sans trop schématiser, répartir, au point de vue professionnel, en trois grands groupes les sujets examinés au point de vue de leurs facultés visuelles : ceux atteints de cécité plus ou moins complète, les demi-voyants et les clairvoyants.
- A. — Cécité. — Il ne semble guère besoin de la définir, cette dénomination, au sens étroit du mot, s’appliquant aux
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- seuls aveugles, c’est-à-dire à ceux ayant perdu loule vision et incapables de rien distinguer.
- Mais à côté de cette cécité absolue, le sujet étant alors incapable de percevoir la moindre sensation objective de lumière, il est une cécité relative ou si l’on veut pratique, la vue, sans être absolument abolie, étant suffisamment diminuée pour ne permettre aucun travail utile ni la moindre activité (orientation, déambulation, travaux manuels habituels, etc.)
- Sans doute l’intelligence et l’éducation des autres sens, en particulier du toucher, pourront dans une très large mesure suppléer à l'insuffisance de la vision. N’a-t-on pas vu des aveugles exécuter certains travaux de mécanique ou autres qui, par leur délicatesse, semblaient réservés aux seuls clairvoyants. Mais il faut prendre la moyenne des individus, incapables d’un effort incompatible avec leurs facultés sensorielles, et considérer en pratique ces sujets comme de véritables aveugles ou tout au moins atteints de cécité pratique.
- Où commence cette cécité pratique et quelles en seront les bases d’appréciation. Bien des opinions se sont fait jour, les unes admettant comme limite minima d'acuité le chiffre de 0,1 (un dixième), d’autres un vingtième, d’autres mêmes, comme Druault, un centième, ce degré de vision permettant de compter les doigts à la distance de cinquante centimètres et de se conduire dans un endroit connu. Mais il est permis de se demander dans quelle mesure une vision si diminuée peut permettre une profession quelconque. C’est le seul point de vue qui ici nous intéresse. Or, comment admettre qu’un sujet dont l’acuité visuelle est seulement d’un centième puisse se livrer à un travail suffisamment rémunérateur et trouver le moindre emploi ? Seuls les travaux d’aveugle pourront lui être réservés et on peut en dire autant des sujets dont la vision est inférieure à un dixième. Sans doute certains travaux agricoles ont pu être exécutés par des sujets dont l’acuité était seulement de 1/20°, voire même d’un cinquantième. Mais- semblables individus se trouveront sans cesse arrêtés au cours de ces travaux, du fait de l’insuffisance de leur vision et la rémunération qu’ils pourront en retirer sera toujours assez faible, ne pouvant être considérée que comme un salaire d’appoint.
- Mieux vaut donc pécher ici par excès que par défaut et
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- s’en tenir au chiffre d’un dixième, chiffre admis par la jurisprudence de la loi des accidents du travail. Tous les ophtalmologistes en effet sont à peu.près d’accord pour considérer comme atteint de cécité professionnelle tout œil dont l’acuité est inférieure ou égale à un dixième. Cette acuité permet tout au plus de compter les doigts à un mètre de distance, laisse à peine la faculté de s’orienter. Elle peut donc être adoptée comme définition numérique de la cécité professionnelle et médico-légale.
- Tout individu qui, à la suite d’un accident de travail, aura perdu la vue ou subi une diminution telle que l’acuité de chaque œil ne dépasse pas un dixième sera considéré, d’après la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail, comme atteint d’incapacité partielle permanente et aura droit, de ce chef, à une rente égale aux deux tiers de son salaire annuel.
- Partant de ce principe, nous pourrons considérer comme aveugles, ou tout au moins atteints de cécité pratique, les sujets dont la vision clés deux y eux, ou d'un œil, lorsque V autre est perdu, est inférieure ou égale à 1/10. Ils devront être orientés vers les travaux d’aveugles : accord de pianos, placage de brosses, cannage ou rempaillage des chaises, massage, garde de moutons, travaux agricoles très grossiers. Certains, suffisamment doués, pourront être dirigés vers l’étude des instruments de musique, depuis les plus simples jusqu’aux plus difficiles : violon, violoncelle, piano, etc. Point n’est besoin d’insister sur les aptitudes musicales de nombre d’aveugles ; beaucoup d’organistes de grand talent sont et étaient incapables de distinguer leur clavier. Combien de prix et d’accessits du Conservatoire ont été obtenus par des élèves de l’Institution nationale des jeunes aveugles ! Sans doute la nécessité de transcrire la page musicale en caractères Braille, apprise ensuite pai; cœur, augmente les difficultés. Mais l’étude de la technique instrumentale, point capital, est compatible avec une cécité complète. Et si le sujet est atteint seulement de cécité pratique ou professionnelle, ayant conservé encore une certaine faculté d’orientation et doué en même temps d’un faible degré d’acuité, il ne sera guère inférieur, à ce point de vue spécial, à un clairvoyant. Et, toute aptitude spéciale mise à part, que de services intérieurs pourra rendre une femme aveugle : nettoyer la vaisselle et les ustensiles
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- de cuisine, moudre le café, éplucher les légumes, laver et plier le linge, cultiver les fleurs et les légumes, élever les volailles, traire les vaches, battre le beurre, soigner les bestiaux, etc.
- La plupart des travaux de cartonnage : boîtes, casiers, sous-mains, reliures, livres, repassage des couteaux, etc., sont parfaitement exécutés par des aveugles.
- A côté de ces- professions, en quelque sorte classiques, combien d’aveugles sont arrivés par une éducation méthodique à égaler dans leur profession certains clairvoyants !
- Nombre de travaux de mécaniques relativement très délicats : montage, réglage, réparation de bicyclettes, filetage etc., ont pu être faits par des aveugles. Certains même se sont adonné à l’apiculture et l’un des plus beaux travaux sur les abeilles appartient à un aveugle, M. Imbert, qui a bien étudié les mœurs si curieuses de ces insectes et la manière dont ils construisent leur ruche. On a vu des aveugles habiles à tailler la vigne, à greffer des arbres fruitiers. Ici comme partout ailleurs, à côté du facteur visuel il faut tenir compte des dispositions et des facultés individuelles, de l’âge du sujet qui s’adaptera d’autant plus facilement par la suppléance des autres sens qu’il est plus jeune. Les moyens d’action de l’aveugle nous échappent dans une large mesure et l’éducation des autres sens, du loucher surtout qui devient avec la main le véritable prolongement du cerveau, permettront souvent l’obtention de résultats qui, au premier abord, nous confondent.
- Mais il est des obstacles insurmontables qui se retrouveront chez tous les sujets, quelle que soit leur intelligence et leurs facultés : la difficulté d’adaptation et la lenteur d’exécution. Le travail choisi peut être irréprochable, mais si simple soit-il, il sera toujours beaucoup plus lent. Si par une suppléance des sens, directe ou indirecte (au moyen de signes tangibles venant remplacer les signes visibles), l’aveugle réussit nombre de travaux qui paraissaient réservés au seul clairvoyant, ce sera toujours au prix d’un effort considérable, d’autant moindre qu’il aura pu conserver encore un très faible degré de vision, mais toujours excessif par rapport au résultat obtenu. Aussi, même le plus intelligent sera toujours
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- de ce chef largement handicapé et incapable de lutter avec un sujet normal.
- Ils ne peuvent prétendre au môme salaire, si ce n’est pour les métiers d’aveugles proprement dits et d’ordinaire assez peu rénumérateurs. Ceux-ci pourront tout au moins lui permettre de vivre et ce résultat justifie tous les efforts Tentés dans l’éducation de ces malheureux.
- 13. — Demi-voyants. — Ce terme, bien peu précis, souvent employé concurremment avec celui d’amblyope {ûpëfa obtus et âiip œil) s’applique aux sujets atteints d’une très forte diminution de la vision, depuis la quasi cécité jusqu’à une très mauvaise acuité, rendant presque tout travail impossible Aussi semblables! sujets, au point de vue de leur éducation et de leur orientation professionnelle étaient, il y a peu de temps encore, rangés dans la catégorie des aveugles. C’est là une erreur à la fois physiologique, économique et sociale, car, convenablement dirigés, ils peuvent ne pas.rester inemployés et être mis à même de gagner suffisamment leur vie.
- Mais où cesse la quasi cécité et quelles sont les limites inférieure et supérieure de l’amblyopie ? Cette dernière marque le départ entre une vision mauvaise, mais permettant, par une éducation appropriée et une. orientation professionnelle nombre de métiers inacessibles aux aveugles. Celle-là sera marquée par l’acuité visuelle nécessaire pour exécuter la plupart des métiers grossiers, compatibles avec une vision imparfaite sans être pour cela trop défectueuse. On est à peu près d’accord pour placer ces limites entre 0.1 et 0.3 ; tout sujet ayant une acuité inférieure à un dixième sera considéré comme atteint de cécité pratique. Par contre, celui ayant une acuité supérieure à trois dixièmes, à condition que cette diminution ne soit pas due à une lésion progressive, pourra, au point de vue de sa capacité professionnelle, être considéré comme à peu près normal et capable d’exécuter la plupart des travaux grossiers.
- Seront donc rangés dans la classe des demi-voyants ou amblyopes les sujets dont l’acuité des deux yeux, ou d’un œil lorsque l’autre est perdu, oscille entre un dixième et trois dixièmes, à condition, bien entendu, que l’étendue du champ visuel soit normale, ou tout au moins suffisante pour permettre une orientation facile.
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- Il importe donc de distinguer le plus loi possible ces demi-voyanls ou amblyopes afin de leur donner une éducation convenable, adaptée à leur orientation professionnelle ultérieure. Pour se rendre compte de l’amélioration considérable apportée par l'iiabitude et par des exercices appropriés à une acuité visuelle défectueuse, il suffit de chercher à se mettre dans les conditions de l’amblyope au moyen de verres convexes ou concaves de force croissante placés devant les yeux jusqu’à ne plus pouvoir distinguer sur les échelles d’acuité que des lettres correspondant à l/lüe et 2/10°. Les objets extérieurs prennent alors une apparence des plus vagues, se montrent très estompés et souvent deviennent à peine reconnaissables. Cependant, du fait de l’accoutumance et de l’accommodation (sans doute aussi parce que l’acuité artificielle, réalisée par le port d’un verre convexe ou concave d’un certain degré est vraisemblablement toujours inférieure à l’acuité réelle accusée par l’œil amblyope), on est généralement surpris de l’interprétation relativement exacte qu’arrivent à donner ces amblyopes des images qu’ils perçoivent.
- Education et orientation professionnelle. — Celte éducation ne saurait donc être commencée trop tôt. La Société internationale de prophylaxie de la cécité, avec son président, le professeur de Lapersonne, ont bien insisté sur ce point et sur la nécessité de création de classes d’amblyopes, réservées aux seuls sujets ayant une vision défectueuse, l’acuité oscillant entre 0.1 et 0.3 dixièmes.
- A Londres, en 1907, Bishop Barman crée la première école pour amblyopes. Il est suivi, en 1911, par le Dr Redslob, à ..Strasbourg, et cette organisation a servi de modèle à nombre d’écoles similaires fondées ensuite en Allemagne, en Suisse et dans beaucoup d’autres pays.
- La création de ces classes d’amblyopes, dites encore de préservation de la vue, répond à une réelle nécessité. Rangée dans la catégorie des aveugles ou, au contraire, dans celle des voyants l’enfant perd son temps ; dans la première catégorie il ne tire pas profit du faible degré de vision qui pourrait l’armer dans la lutte qu’il aura à soutenir pour son existence ; dans le second cas il ne peut profiler de l’enseignement délivré aux voyants et n’apprend rien ou à peu près rien. Au contraire la création de ces écoles spéciales résout un double
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- problème, à la fois hygiénique el pédagogique : ménager le plus possible l’organe visuel et subordonner le programme enseigné au degré de vision.
- Celle-ci sera facilitée par tous les moyens. La qualité de l’éclairage est de toute importance : éclairage diffus, suffisamment intense, en évitant à la fois les rayons directs du soleil, toujours éblouissants, et l’emploi de stores afin de ne pas trop diminuer la lumière.
- Ces classes d’amblyopes ne seront jamais trop nombreuses (20 à 30 élèves au maximum) réservées aux enfants de 6 à 12 ans et comporteront de multiples branches d’enseignement, cette variété concourant au repos des yeux. Les travaux manuels : tressage, cannage, elc., et les leçons orales alternent avec les exercices de lecture.
- Combien serait désirable, à ce point de vue, la publication de livres spéciaux, imprimés en gros caractères et contenant toutes les matières nécessaires à un enseignement élémentaire ! Semblable publication pourrait être réalisée à peu de frais, imitant nos ancêtres de l’époque médiévale qui, pour leurs antiphonaires, avaient adopté ces gros caractères que nous pouvons admirer encore, leur permettant, par ce moyen très simple et avec un éclairage rudimentaire, de suppléer aux diverses amblyopies, tant physiologiques, comme la presbytie, qu’à celles résultant d’un vice de réfraction ou d’altérations du globe oculaire.
- Les taies de la cornée et les anomalies congénitales sont le grand facteur des amblyopies, aussi cherchera-t-on à obtenir par tous les moyens le maximum de vision, en particulier avec les lunettes-loupes qui permettront à certains sujets d’utiliser même un texte ordinaire.
- Les leçons de choses, capables de développer l’esprit d’observation, seront nombreuses et variées, tendant à favoriser le développement des autres sens, en particulier le toucher. Beaucoup de notions, telle la géographie, le dessin, etc., seront facilitées par un léger relief donné aux caries, figures, elc. Le travail manuel qui, dans les écoles d’aveugles' occupe une place prépondérante, ne sera pas négligé ici. Cette méthode d’éducation excellente concourt à donner à l’enfant de la précision : travaux de cartonnage, de découpage, collage, etc...
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- Puis viendra au moment de la puberté le choix de l’orientation professionnelle, question particulièrement délicate, l’amblyopie contre-indiquant nombre de professions. Ce choix revient tout d’abord à l’ophtalmologiste dont les conclusions, suivant la nature des lésions oculaires et le degré d’acuité du sujet devront servir à écarter telle ou telle profession Suivant une juste remarque du professeur J. Jexe, qui a consacré aux écoles d’amblyopes une intéressante monographie, ce rôle du médecin, capital dans cette recherche de l’orientation professionnelle, en constitue en quelque sorte la partie négative. Puis viendra la recherche des aptitudes positives permettant de mettre ainsi chacun à sa place, évitant surtout les- métiers d’aveugles, toujours plus mal rémunérés et que viendraient encore concurrencer ces amblyopes.
- Beaucoup de ces amblyopes à acuité supérieure, oscillant autour de trois dixièmes, pourront devenir courtiers., voyageurs de commerce, s’occuper d’agriculture, de jardinage, de science ménagère, de soins aux malades, de préférence aux travaux de bureau (machine à écrire) ou de couture.
- Il y aura lieu, bien entendu, de tenir compte aussi des aptitudes individuelles, l’utilisaton d’un même degré d’acuité visuelle variant beaucoup avec les* individus. Déjà le passé scolaire fournira un bon élément d’appréciation. Mais- on n’oubliera pas que l’exercice et l’accoutumance donnent souvent des résultats inespérés, en particulier chez l’enfant manifestant certaines aptitudes. Aussi le mieux sera de le laisser suivre son inclination, à condition de surveiller cet apprentissage d’épreuve et en aidant à vaincre les premiers obstacles.
- Ce que nous avons dit des dispositions musicales des aveugles s’appliquera mieux encore aux amblyopes qui trouveront dans le degré d’acuité visuelle conservé, si faible soit-il, de grands avantages pour l’étude d’un instrument.
- Les professions intellectuelles, mises à part, dont beaucoup pourront convenir aux amblyopes, d’autant mieux que l’acu'té sera plus voisine de trois dixièmes et que l’emploi de la machine à écrire est chez eux très facile, citons parmi les métiers manuels ceux de boulangers, cuisiniers, horticulteurs, fleuristes, cultivateurs, employés de magasins, tout au moins pour certains rayons, professeurs de langues vivantes-, relieurs,
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- portefaix, concierges, garçons de course, emballeurs, la plupart de ces professions convenant également aux femmes.
- C. — Clairvoyants. — Ce seront tous les sujets dont la vision d’un œil, si l’autre fait défaut, ou des deux réunis est supérieure à trois dixièmes d’acuité, depuis ce chiffre qui constituera la limite inférieure, jusqu’à l’acuité visuelle normale. Bien entendu cette dernière ne nous intéresse pas. Nous avons surtout à envisager les cas où l’acuité, supérieure à trois dixièmes, est cependant suffisamment diminuée pour interdire nombre de professions.
- D. — Borgnes. — Il convient de leur réserver une mention spéciale. Alors même que la vision de l’œil conservé sera demeurée excellente, permettant l’exercice des professions les plus délicates, l’absence de vision binoculaire et surtout la limitation du champ visuel du côté où l’œil est déficient, joints à quelques autres inconvénients inhérents à la vision monoculaire, interdiront toujours certains métiers. Car ils exposeront au cours du travail comme dans; les actes les plus courants de la vie journalière, à des erreurs parfois lourdes de conséquences.
- Seront rangés dans la catégorie des borgnes tous ceux dont la vision d'un œil est complètement perdue, du fait de la perte du globe oculaire : totale (énucléation, éviscération), partielle (ablation du segment antérieur de l’œil), ou de la seule perte de vision, l’œil ayant conservé son intégrité apparente.
- A côté de cette cécité monoculaire absolue, faut-il ici encore admettre une cécité relative et considérer comme borgne tout sujet dont l’acuité d’un œil est inférieure à 1/10° ou même à 1/20° ? Semblable diminution, nous l’avons vu, équivaut à une incapacité fonctionnelle à peu près absolue et aura pour conséquence la suppression de toute vision binoculaire.
- Ce sont d’ailleurs les conclusions du décret du 5 juillet 1930 (1).
- Est considéré perdu l’œil dont la vision est complètement abolie.
- Est considéré comme perdu celui dont la vision est inférieure à l/20e (perte de la vision pratique d’un œil).
- (1) Décret du 5 juillet 1930, portant modication au guide barême des invalidités du 31 mars 1919 (Journal 0[[iciel, 9 juillet 1930).
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- Mais la conservation d’un champ visuel d’une certaine étendue, surtout du côté temporal, en supprimant l’un des principaux inconvénients de la vision monoculaire, permettra certaines professions interdites à celui dont la vision d’un œil est entièrement abolie. On peut donc justement distinguer de la cécité monoculaire absolue la cécité monoculaire relative, lorsque l’acuité visuelle oscille autour d’un vingtième, à condition que le champ visuel temporal de l’œil déficient ait conservé une étendue suffisante. Car sans lui une acuité d’un vingtième n’apporte guère d’appoint à une vision monoculaire normale ou quasi-normale. ,A • ,
- NOTES ET DOCUMENTS
- La nouvelle Encyclopédie
- U Encyclopédie française, œuvre reconnue d’utilité publique, constituée sur l’initiative de M. de Monzie, et dirigée par Lucien Febvre, professeur au Collège de France, comprendra 20 volumes de 500 pages, dus aux meilleurs des écrivains et savants français.
- U Encyclopédie française présente d’abord, en 200 planches commentées (images, cartes, statistiques), les groupes humains sur la terre. Elle ne s’attardera pas longuement à l’étude de lia mentalité primitive. Son propos est d’étudier les sociétés civilisées. Les hommes cherchent d’une part à connaître et à comprendre, d’autre part à utiliser leurs acquisitions pour conquérir le bien-être, en assurer la diffusion, maîtriser, exploiter et dominer intellectuellement les forces de l’univers.
- Connaître et comprendre, mais comment : l’Homme, pour son enquête, s’est forgé un outillage mental, trois instruments de libération et de saisie : la pensée logique, le langage et la mathématique, langage de la science. Ainsi équipé, il peut se poser des problèmes et tenter de les résoudre : problèmes de la matière et de F énergie, problèmes de Y Univers stellaire et de la terre, problèmes de la vie et du monde vivant : plantes et animaux, leurs rapports réciproques, leur répartition, leur structure et leurs fonctions ; problèmes ensuite de Yhomme physique, de la race, de Yespècc et de ses lois statistiques, des fonctions mentales de l’humanité ; enfin probl èmes de Y histoire : tous les peuples et toutes les activités humaines à étudier de front, synchroniquement, dans le développement parallèle de leurs institutions.
- L’cncycl’opédie a ainsi étudié l’effort de l’homme vers la connais-
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- sance. Celte connaissance, l’homme entend Y utiliser pour prendre possession du monde. Il se sert pour l’exploiter de la machine, et crée petit à petit, en face de l’antique civilisation agricole, une civilisation mécanicienne. Il construit le système économique ; on en dira la structure, le fonctionnement et les vices. Il1 édifiera l’Etat, en décrira sa force d’expansion, en analysera les crises qui l’ébranlent. Il organise sa vie matérielle : santé physique et bien-être (alimentation, vêture, logis, divertissements, sports). Il règle par Y instruction, par Y éducation et par la lecture, une vie spirituelle de plus en plus étendue. Enfin, par de grandes constructions, il s’efforce d’interpréter et de transposer le réel : Arts et littératures, leurs moyens d’action et d’expression ; religions, leur place et leur rôle dans les sociétés contemporaines ; philosophies, s’appuyant sur la science, pour interpréter ses conquêtes et prolonger ses conclusions.
- Ainsi s’achève ce vaste tour d’horizon qui, partant de l’outillage mental pour aboutir à ses plus hautes utilisations, ne néglige rien de ce qui vit aujourd’hui.
- Le but des nouveaux « encyclopédistes » est de réaliser « un tableau synthétique du monde, saisi dans son avenir même. »
- Parmi les collaborateurs figurent de nombreux membres de notre Conseil d’administration et professeurs, comme MM. Pierre Abraham, C. Bouclé, A. Dubreuil, Langevin, Laugier, Luc, A. Mayer qui dirige le volume relatif à la vie, Piéron, Roger, II. Wali .on qui a pris la direction de la section de psychologie (fonctions mentales), etc.
- L’Encyclopédie a son siège à Paris, 13, rue du Four. R.
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- L’Orientation professionnelle à la VIII0 Conférence internationale de psychotechnique
- C’est à Prague que s’est tenue, du 10 au 15 septembre, la 8S Conférence internationale de psychotechnique qui a réuni un grand nombre de savants de tous pays, sous la présidence du professeur Seracky, avec un Comité d’organisation qui s’est largement dépensé pour faciliter le travail et assurer l’agrément du séjour des congressistes. Après une série de réunions des Commissions, la séance d’ouverture, à la Faculté des lettres de l’Université Charles, le 11 septembre, fut présidée par le ministre de l’Instruction publique Ivremar.
- Nos amis tchèques avaient tenu à ce que, dans les délégations étrangères, la parole fût donnée d’abord à la France, officiellement représentée par MM. Piéron qui eut l’honneur de prononcer
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- une allocution en réponse à la bienvenue des diverses autorités tchèques, Lahy, secrétaire général de l’Association internationale, Laugier et Wallon. Le recteur Gemelli, au nom du gouvernement italien, et le professeur Claparède, au nom de l’ensemble des autres délégations étrangères, se succédèrent ensuite à la tribune.
- On entendit, à cette séance inaugurale, le rapport général de M. Latiy qui rappela les pertes de l’Association (en particulier celles des éminents et regrettés Decrola^ et Lipmann,) puis les conférences de Mme Baumgarten sur l'importance pratique de la psychotechnique, et du professeur Spearman sur la coordination des recherches pour l’analyse de la personnalité.
- L’orientation professionnelle, oui préoccupe tout particulièrement nos amis tchèques, tint une très grande place dans ce Congrès, et spécialement l’orientation professionnelle des intellectuels, des « bacheliers », en connexion avec les tâches envisagées de la psychotechnique scolaire.
- Nous citerons à cet égard une importante communication de Biegei.eisen, posant bien le problème de celte orientation sous se-divers aspects, dans toute leur complexité, et des essais de monographies, d’analyses professionnelles, pour la carrière médicale surtout (dont les diverses spécialités ont été envisagées par Feu-ereisen et Schonfeld, par IIlavag, par J. Samek, et la profession en général par F. Kalz et Mayerhofer, par A. Neweklufova).
- Parmi les communications intéressant plus ou moins directement l’O. P., on peut citer celles do Lahy et Korngold, et de Laugier et Weinberg, concernant des organisations de sélection dans les chemins de fer, de Wallon, sur l’étude du caractère de l’enfant pour FO. P., de A. Azoy sur la sélection des aviateurs, de Baumgarten et Zürciier sur les goûts professionnels des écoliers suisses, de Bonaventura sur l’examen de l’émotivité des conducteurs, de Christiaens sur l’habileté manuelle, de Gemelli sur exercice et apprentissage, de Heinis sur l’âge de l’apprentissage, de K. Kuchyaka sur la sélection psychotechnique des employés publics, de Mayerhofer sur la propension aux accidents, de Miles sur un test pour chauffeurs, de Peciiiiold sur la sélection des ouvriers dans l’industrie lourde, de Ponzo et Banissoni sur les temps de réaction collectifs en psychodiagnostic, de M. Ra-phael-Spielman sur le choix du personnel pour les hautes situations administratives, de R. Brazkova-Ronova sur les lectures des adolescents, de Sciiürer Waldheim sur l’O. P. des délinquants, de Stavel sur les fondements de l’O. P. psychologique, de Schonfeld et Simon sur l’appréciation de l’intelligence par h graphologie en comparaison avec l’examen psychotechnique
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- (avec 12 tcsls), trouvant un indice de corrélation de 0,334 (pour 100 sujets), de Velinskv sur les lois de la variabilité individuelle, de L. O. Veliuska sur la cohérence des fiches scolaires, de Viteles sur les différences sexuelles et l’entraînement dans les tests, etc.
- Le travail de plusieurs des Commissions a été particulièrement actif. Nous citerons celle de l’orientation des étudiants, présidée par Seracky, qui a demandé une organisation psychotechnique dans l’enseignement secondaire, celle de l’étude du caractère de l’enfant en vue de l’O. P., présidée par Wallon, dont les vœux ont été adoptés par le Congrès, celle des transports, présidée par Laiiy, qui a réclamé une organisation unificatrice internationale pour les règles de la route, celle de la terminologie, présidée par Mme Baumgarten, qui, avec la collaboration de MM. Claparède, Piéron, Ponzo, llupp, a abouti à une série de propositions unificatrices, celle de la centralisation des tests présidée par M. Piéron, enfin celles de statistique et d’analyse de la personnalité, présidées par M. Spearmian, et qui ont fait adopter par la Conférence les résolutions suivantes :
- 1° Etant donnée l’imprécision des termes qui sont employés pour désigner, conformément aux traditions de la psychologie classique, ce que l’on a considéré comme des fonctions mentales, intelligence, mémoire, attention, etc., il est désirable de n’employer de tels termes qu’en précisant les données expérimentales sur lesquelles on se fonde : ne pas dire qu’on a étudié : l’intelligence, la mémoire, l’attention d’un sujet et leurs corrélations, mais que l’on a appliqué tels ou tels tests déterminés, et. que l’on a obtenu entre ces tests telles et telles corrélations.
- 2° Pour faciliter l’œuvre entreprise d’analyse statistique pour la détermination du nombre de facteurs nécessaires et suffisants à la définition d’une personnalité, il est souhaitable que le matériel utilisé pour des fins pratiques, puisse en môme temps servir aux élaborations mathématiques et que les recherches soient faites conformément aux exigences que les statisticiens devront fixer, avec, soit publication complète de tous les éléments utiles, soit mise à la disposition des statisticiens qui le désireraient, de l’ensemble des données numériques.
- 33 Afin de permettre cette collaboration féconde de la pratique psychotechnique avec l’analyse théorique, il sera mis à l’ordre du jour du travail de l’Association pour la préparation de la prochaine conférence, la liste des exigences statistiques permettant l’utilisation des mesures, non seulement d’ordre intellectuel, mais aussi d’ordre affcclif.
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- Au point de vue des décisions du Conseil directeur ratifiées par la Conférence, à la séance de clôture, le 15 décembre, présidée par le professeur Piéron, signalons la nomination, dans le Comité, du professeur Giese comme délégué allemand (avec le professeur Rupp, de Berlin, qui a renoncé à représenter l’Autriche), du recteur Gemelli comme délégué italien (en remplacement du regretté Ferrari), du docteur Germain comme délégué espagnol, du professeur V i te les comme délégué américain (en remplacement de Porter, délégué sortant) ; le maintien, à titre personnel, du professeur W. Stern qui a dû quitter Hambourg pour les Etats-Unis ; la création d’un comité consultatif auquel ont été appelés d’emblée MM. Pommerenke pour la Belgique, Bacoueyrisse pour la France ; la réunion de la 0e Conférence en 1937 aux Etats-Unis, ou, sinon, en Angleterre, et la réunion du Conseil et des Commissions à l’occasion du Congrès international de psychologie à
- Madrid en 1936. R.
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- V° Congrès pédologique Tchécoslovaque
- Du 29 au 31 octobre 1933, s’est tenu à Prague le 5e Congrès tchécoslovaque de pédologie.
- Bien que les organisateurs aient voulu lui conférer un caractère panslave, les psychologues ot les pédagogues tchécoslovaques y ont été représentés par une énorme majorité.
- Plusieurs sections : de psychologie générale, de psycho-biologie et de médecine infantile, de l’enfance anormale, de pédologie appliquée, ont réuni les travaux les plus variés et témoignant de l’intérêt très vivant que portent à ces problèmes non seulement les psychologues, mais aussi les instituteurs tchécoslovaques.
- Voici quelques-uns des titres de communications : Profil psychologique de l’élève d’école élémentaire, par Rostoiiar ; représentation du Monde chez l’enfant, par Tordy (recherches allant à l’cncontrc des thèses de Piagel) ; Les types pathologiques de l’adolescence, par le docteur Popek ; Les fables enfantines, par Mme Koneczna ; Adolescence et choix d’une profession par le Dr Chmielarz ; Adolescence et Prostitution, par Schneider, etc.
- A. R. G.
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- L’Age de la marche et l’arriération mentale
- M. Murpiiy, qui a entrepris une étude sur les rapports entre les quotients intellectuels et l’àge de la-marche des enfants normaux
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- et. arriérés, rapporte dans « The Psychological Clinic » quelques résultats dont nous retenons les données suivantes. Alors que la moyenne arithmétique de l’âge de la marche des enfants normaux (n=350) est de 14,99 mois, elle est chez les arriérés mentaux (n=362) de 26,65. Les coefficients de corrélation entre les O. I. et l’âge de la marche sont pour le premier groupe de — 0,019 + 0,035, pour le second de — 0,23 + 0,04.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANfiER
- Contribution à l’étude de la profession de pilote-aviateur
- M. Adolfe Azoy, dans la Rcvisla de Psicologia i Pedagogia (1933, I, p. 271-297), a publié une étude psychophysiologique sur cette profession, étude de laquelle nous relevons les renseignements suivants :
- Stimuli sensoriperceptifs, auxquels le pilote est soumis :
- Visuels. — Habituels : Instruments de bord, horizon, champ visudl, couleurs, etc. — Imprévus : Nuages et brume ; menace de danger de l’avion, instruments de bord, câbles, ailerons, etc. ; menace de danger extérieur.
- Tactiles. — Habituels : Manœuvre des commandes. — Imprévus : Rupture ou mauvais fonctionnement de l’un des éléments de l’avion, sensation de montée ou de descente par contact avec le siège.
- Auditifs. — Habituels : Perception et discrimination de tous les bruits intérieurs et extérieurs. — Imprévus : Perception et discrimination des bruits anormaux, changement de vitesse.
- Equilibre. — Habituels : Contrôle de position, sensation de montée et de descente. — Imprévus : Vertige et contrôlé de relation entre les positions anormales et les positions normales.
- Viscéraux. — Sensations physiologiques ou malaises nous renseignant sur les changements brusques de positions et les vitesses extrêmes.
- Fondions psychiques et psychomotrices que doit accomplir le pilote : Réactions psychomotrices, manœuvres appropriées des commandes, correction des positions défectueuses. — Lutte contre
- (1) N.° 3, septembre-novembre 1933.
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- les troubles organiques cl fonctionnels motivés par des causes anormales intérieures et extérieures. — Lutte contre l’erreur de position cl autres troubles de l’équilibre, au moyen du sens stato-cinétique (1) et par les données des perceptions tactiles, visuelles et kinesthésiques. — Parfait contrôle de l’émotivité. — Lutte contre la fatigabilité de l’attention.
- Fondions motrices. — Manœuvre exacte et appropriée de l’avion en toute circonstance, prévue ou non, normale ou critique. — Exécution parfaite des mouvements requis pour le bon fonctionnement des commandes (soit en naturelle synapsis d’origine otolithique, soit en lutte avec quelque réflexe otolithico-patliologique). L. B.
- A travers les Revues
- Idort (n° 31, juillet 1934) publie une étude de G. Ravisse relative à l’examen de la capacité administrative d’un chef de*pclilc entreprise (avec rappel de la définition de Fayol, pour qui administrer, c’est : prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler) ; et des instructions pour les contremaîtres par A. Friedrich (en 3G points, parmi lesquels figurent : le goût de la responsabilité, la puissance sur soi, la capacité de discerner l’essentiel, la ponctualité, la clarté clc décision, le calme, la bienveillance, l’équité, etc.). --------
- Dans la Presse médicale (15 septembre 1934, n° 74) R. Cassou cl C. Blancardi examinent la silicose pulmonaire des mineurs.
- Les précurseurs italiens, en matière d’orientation professionnelle, ont été recherchés par le professeur Banissoni, qui a publié dans la Rivista di Scienze applicate alVEducazione fisica e giova-nile, de Rome, une étude où il signale les ouvrages suivants : Giacinto Caréna : Nuovo vocalulario di arti e mestieri (4e édition en 1885) ; T. E. Cestari : Le professioni che possono scegliere cd a cui avviarsi i giovani sludenti (2° édition, Venise 1871) ; et G. Marcotti : Mentorc, guida pratica per la scelta d’una pro-fessione (Venise, 1893).
- (1.) Le sens stato-cinétique est le système formé par le tflfet, le sens kinesthésique, la sensibilité musculaire, articulaire et viscérale, les. voies vestibulo-cérébeilo-corticô-médullaires, et la vue.
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- Le n° de juillet 1931 du Psychological Bulletin (Tome xxxi, n° 7) est édité par H. Pentner, et consacré à la psychologie éducative. Il comprend trois revues générales, sur les tests d’intelligence, par R. Pintner (175 travaux), les Lests pédagogiques, par Vernon Jones et R. II. Brown (174 travaux) et enfin sur les tests de caractère et de personnalité, par J. B. Maller (269 travaux). ________
- Ariane (éditée par l’Office d’O. P. do Marseille) donne dans son dernier numéro (juin 1934) des renseignements sur les situations que peuvent se créer les jeunes gens et les jeunes filles dans le commerce, la banque, les assurances et l’industrie hôtelière.
- Le n° 2 (janvier-mars 1934) du Bulletin de VOffice d’O. P. des Alpes-Maritimes (Nice) donne des renseignements sur les carrières de l’aéronautique. __________
- L’apprentissage et V Orientation professionnelle publie dans le n° 60 (août-septembre 1934) le rapport de M. Pouillot, inspecteur divisionnaire du Travail, sur les efforts nécessaires pour occuper actuellement les apprentis.
- — On trouvera dans ce même numéro quelques données sur l’enseignement professionnel dans la boulangerie, dans la fumisterie et le chauffage, dans l’alimentation et l’hôtellerie.
- Les numéros de juillet à septembre de la Gazelle des métiers publient un compte rendu détaillé du Ier Congrès artisanal national (Lille, 29-juin-2 juillet dernier).
- L’Ecole et la Vie publie dans les n° 1 à 3 (29 septembre, 6 et 13 octobre 1934) un article sur l’enseignement professionnel dans les écoles primaires supérieures et sur les cours complémentaires à renseignement technique du réseau de l’Etat.
- L’Orientation professionnelle donne dans le n° 176 (juillet) des renseignements sur la carrière d’inspecteur des Assurances sociales et dans son n° 177 (août et septembre 1934) un article dû au colonel Pourailly sur les carrières militaires.
- Les carrjèrcs féminines. — M. Sciiulz publie dans les nos 8 et 9 (août et septembre 1934) du Musée Social les résultats d’une enquête sur les emplois ouverts aux femmes dans les services d’Etat.
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- Le Bulletin Ergologique publie dans le n° 10 (15 octobre dernier) la communication de J. Dr vus à la \ IIIe Conférence psychotechnique de Prague traitant de nouvelles recherches sur Y aptitude des conducteurs de véhicules rapides.
- L’éducation du caractère fait l’objet de deux courts articles publiés dans le n° 3 (juillet 1934) de The Educational Record. lis sont dus à W. Ballon et à W. W. Ciiarters.
- Tests d’honnêteté. — E. II. Moore publie dans le n° 1 (octobre 1934) de The Journal oj Educational Sociologij un article sur la technique à employer pour tester l’honnêteté à travers les devoirs scolaires. ________
- L’Aéro-Revue Française ia confié à Paul Massiot la chronique de l’Orientation professionnelle. On y trouvera (à partir de juin dernier) d’utiles informations sur les institutions enseignant la navigation aérienne. ________
- Le n° 4 de 1934 de Zeitschrift für Jugend-Kunde, consacré exclusivement aux problèmes de la criminalité et de la psychopathologie de la jeunesse, contient à côté des études statistiques, un exposé des résultats de la récente loi allemande sur la stérilisation, dû à A. Gregor. ________
- Dans les n03 5 et 6 (mai et juin 1934) de Jugend und Beruf, a paru une étude de E. Bramesfelu sur les épreuves psychotechniques pour des candidats aux carrières libérales.
- Le n° 2 de la 8e année de Psychotechniha publie une intéressante étude de St. Sedlaczf.k sur les rapports entre les examens psychotechniques et la réussite scolaire des élèves des écoles professionnelles d’Etat de bâtiment et de chemins de fer, à Varsovie. L’auteur y analyse un nombre ocnsidérable de tests, dont les accords moyens ont été de 62 c/o (pour les épreuves individuelles) et de 58,4 % (pour les épreuves collectives).
- Dans le n° 2 de 1934 de Souielskaïa Psichotechnika a paru une contribution à l’étude des mouvements erronés chez l’aviateur, travail du laboratoire psychophynologique de l’aéronautique civile, dû à R. I. Potciitarewa.
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- Dans le n° 4 du tome II de Characier and Personalitg (juin 1934) ont paru deux articles (de Harvey et de J. Meloun) sur le rapport entre la graphologie et les tests de caractère, le n° 1 du tome III (septembre 1934) donne une étude de II. Cantril et H. A. Rand sur la méthode graphologique et les questionnaires sur les intérêts. ________
- Les nos 6-7 (juin-juillet) et 8-9 (août-septembre) de Berufbera-tung und Berufsbildung publient (en français et en allemand), le rapport annuel de l’activité de l’Association suisse pour l’O. P.
- Nous relevons, dans le n° 1017 (23 juin 1933) de School and Society, une notice statistique duc à K. Nirson sur les classes spéciales à l’Etat de Minnesota pour anormaux physiques et intellectuels. Et dans le n° 1024 (11 août 1934), une étude de W. C. Rkusser, V. Brinecar et G. Frank sur les tests d’aptitude et d’apprentissage pour élèves d’une écolè de chimie. Les auteurs traitent en particulier la question de la valeur prédictive de ces épreuves pour la réussite scolaire.
- La détermination de latéralité fait l’objet d’une étude de E. Twit-myer et J. Nathanson parue dans le n° 3 (septembre-novembre 1933) de The Psijcliological Clinic. On y trouvera la reproduction in extenso d’un questionnaire sur la prédominance latérale.
- INFORMATIONS
- La troisième conférence internationale de Vinstruction publique, réunie sur l’initiative du bureau international d’éducation, a adopté des recommandations générales très judicieuses pour Vadmission aux écoles secondaires et la prolongation de la scolarité obligatoire, que nous tenons à reproduire in extenso.
- I. — La Conférence
- Tout en reconnaissant que la diversité des circonstances impose, aux divers pays une organisation différente ;
- Considérant qu’un certain nombre d’élèves admis dans les écoles secondaires ne sont pas en état de suivre avec fruit l’enseignement qui y est donné ;
- Considérant* d’autre part que le surpeuplement des établissements d’enseignement supérieur et l’étendue du chômage parmi les intel-
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- lecluels sont de nature à causer parmi la jeunesse une inquiétude et un malaise dangereux ;
- Que ce surpeuplement des établissements d’enseignement supérieur est dû, entre autres causes, au souci très légitime de s’assurer, avec une bonne culture générale, une situation matérielle et morale de choix ;
- Qu’il importe, à la vie sociale des nations, comme à l’intérêt des individus, de préparer, à côté d’une élite appartenant aux professions libérales, des élites commerciale, industrielle, agricole, etc., correspondant aux divers types de l'activité économique, possédant également une culture vraiment générale ;
- 1. Estime nécessaire, pour éviter dans la mesure du possible les erreurs d’orientation et le découragement qui peut en résulter, d’organiser l’orientation des élèves au cours de la dernière année réglementaire d’enseignement primaire, avec la collaboration de l’instituteur, du médecin, du service d’orientation professionnelle, la décision restant à la famille.
- 2. Estime souhaitable une plus grande coordination entre l’enseignement primaire et les enseignements secondaires de façon à permettre — surtout pendant les premières années d’études — le passage facile d’une catégorie d’enseignement à une autre.
- 3. Souligne l’importance des écoles dénommées dans (certains pays « écoles moyennes », dans d’autres « écoles primaires supérieures », « écoles pratiques » ou « écoles d’acheminement professionnel », etc., qui, n’ayant pas pour but la préparation aux universités, peuvent assurer à leurs élèves à la fois une culture générale suffisante et une initiation pratique, et les préparer directement à certaines écoles professionnelles supérieures.
- 4. Estime souhaitable de perfectionner les méthodes de sélection pour l’admission dans les écoles secondaires proprement dites. Pour cette sélection, il y aurait lieu de tenir compte des éléments suivants :
- a) du certificat d’études de l’école primaire, ainsi que du rapport individuel élaboré par les maîtres primaires ;
- b) d’un examen conduit d’après des méthodes scientifiques ayant pour objet de déceler non seulement les connaissances acquises, mais aussi les aptitudes du candidat à poursuivre ses études.
- 5. Prend acte avec intérêt de la place réservée dans plusieurs pays au sein des comités d’orientation et de sélection soit aux représentants du personnel enseignant, soit aux représentants des parents, soit aux deux.
- 6. Attire l’attention des autorités scolaires sur le fait que, toute sélection comportant une élimination forcée, tout élève évincé des écoles secondaires proprement dites devrait être orienté vers d’autres éludes ou vers une formation professionnelle pratique correspondant à ses aptitudes.
- 7. Malgré la complexité du problème de la gratuité et les aspects très divers qu’il revêt dans les différents pays, estime que la contribution scolaire à acquitter ne devrait en aucun cas être un empêchement à la fréquentation des écoles secondaires.
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- 8. Attache, par conséquent, la plus grande importance à l’octroi de bourses dont le montant couvre aussi complètement que possible le coût des études, et même le manque à gagner de l’enfant, si la situation des parents l’exige.
- Il
- 1. Constate que le problème de la scolarité obligatoire et de sa prolongation se présente de façon très différente dans les divers pays et qu’aucune mesure d’ensemble ne saurait être recommandée actuellement.
- 2. Reconnaît que, dans les pays dans lesquels le nombre des écoles ne correspond pas encore à la population scolaire, le problème n’est pas tant de prolonger la scolarité que d’assurer à chaque enfant la possibilité de fréquenter l’école durant un minimum d’années déterminées.
- 3. Tout en admettant que le nombre d’années scolaires obligatoires peut varier selon les pays, considère comme souhaitable que le nombre d’années de scolarité effective ne soit en aucun cas inférieur à sept, et constate que ce minimum est déjà dépassé dans de nombreux pays.
- 4. Estime que l’âge de sortie de l’école ne devrait pas être fixé avant le moment où la formation physique, intellectuelle et morale de l’enfant, serait assurée d’une manière suffisante.
- 5. Attire l’attention des gouvernements sur l’opportunité de faire correspondre à l’adoption du principe de l’obligation scolaire et de sanctions contre les manquements à ce principe, l’effort voulu de la part des autorités pour rendre possible l’accomplissement intégral de cette obligation.
- 6. Estime qu’en principe, et pour la majorité des pays, la prolongation de la scolarité, même au-delà de 14 ans, offrirait des avantages indiscutables, sauf à examiner les dispenses temporaires et de durée réduite qui pourraient être accordées dans certains cas, par exemple, au moment des travaux agricoles.
- 7. Proclame que le problème de la prolongation de la scolarité doit être résolu en concordance avec celui de l’âge de l’admission au travail.
- 8. Souhaite que, sur le terrain national, la coordination la plus complète existe, en ce qui concerne les mesures à prendre, entre les administrations et l’Instruction publique et celles du Travail, et que, fuir le plan international, les éludes concernant l’âge d’admission au travail soient menées de pair avec celles concernant la scolarité obligatoire.
- 9. Souhaite que l’enseignement donné à l’école proprement dite soit prolongé en un enseignement post-scolaire également obligatoire ;
- Que l’enseignement prolongé, scolaire ou post-scolaire, consiste essentiellement dans une formation générale, qui emprunte ses intérêts et la matière de son enseignement aux intérêts dominants de la région, ruraux, industriels, commerciaux, etc, et, pour les jeunes filles, à la préparation ménagère, et qui, en accordant une plus
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- large place aux exercices pratiques, vise à éveiller et à développer-les aptitudes professionnelles des élèves ;
- Qu’une large place y soit réservée à la formation physique et morale.
- 10. Estime souhaitable que toute mesure concernant la prolongation de la scolarité soit prise en tenant compte de la nécessité de coordonner les divers genres d’enseignement et d’assurer la continuité de leurs programmes.
- 11. Attire l’attention des autorités scolaires sur la nécessité d’adapter les méthodes de l’enseignement prolongé aux conditions psychologiques en rapport avec l’âge des élèves.
- 12. Souligne qu’en raison des particularités des programmes et des méthodes à appliquer dans l’enseignement prolongé, il y a lieu de former des professeurs appelés à le donner et de les choisir parmi les maîtres qui, au cours de l’exercice antérieur de leur profession, auraient témoigné d’aptitudes particulières pour cet enseignement.
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- Au Congrès international des sciences anthropologiques et ethnologiques (Londres, 30 juillet-4 août 1934) a été adopté, sur la proposition des professeurs Laugier et Rivet, un vœu de création d’une section de biométrie différentielle et biolypologie.
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- La C.T.I. a proposé au ministre du Travail d’inviter les Offices départementaux de placement à prévoir et à instituer une section spéciale pour les travailleurs intellectuels qui pourraient, par exemple, être répartis ainsi :
- Bacheliers, licenciés, docteurs ;
- Diplômés des Facultés et grandes écoles ;
- Artistes et artisans d’art ;
- Techniciens ;
- Divers.
- Le Ministre du Travail a pris ce vœu en considération.
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- L’Association internationale médico-sportive, présidée par le professeur Latarjet, a organisé à Chamonix, du 3 au 5 septembre 1934, un Congrès international d’éducation phgsique et des sports présidé par le professeur Carnot. La seclion de biologie fut présidée par le professeur Laugier qui présenta un projet de fiche physiologique des sportifs, complétée, au point de vue psycho-physiologique, par le professeur Piéron. Le Congrès a adopté un projet de fiche succincte d’examen, que pourrait compléter une fiche biotypologique plus complète.
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- A partir du 8 novembre, à peu près tous les jeudis (jusqu’au 7 mars pour les garçons, et du 14 mars au 16 mai pour les filles), auront lieu des séances cinématographiques d’O. P. au Cercle parisien de la Ligue française de l’enseignement, 3, rue Récamier (4 séances pour les garçons : tourneurs sur métaux, fonderie et ferronnerie d’art, plomberie, fabrication du livre, maison, et 2 pour les filles : repassage, broderie, lingerie).
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- — La National occupalional Conférence (522, 5e avenue, New-York), soutenue par la Corporation Carnegie, dirigée par F. J. Keller, et qui publie l’importante revue Occupations, se consacre à tous les aspects de l’adaptation professionnelle (occupalional adjustemenl) avec le souci de la coopération la plus générale.
- On peut s’adresser à elle pour obtenir toute une série de livres à prix coûtant, et de brochures gratuites (listes d’ouvrages, de cours pour des orienteurs, suggestions pour des conférences à faire, etc).
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- Sur l’initiative du Comité national de l’organisation française vient de s’ouvrir 11 bis, rue d’Aguesseau, une Ecole d’organisation scientifique du travail, dirigée par Maurice Ponthière, dont les cours, ouvrant en décembre, comportent la méthode scientifique (M. Bloch), histoire et principes (Ponthière), budget (Sa-tet), préparation du travail (P. Coutrot), application commerciale (Fayot), relations avec le personnel (Androuin), analyse du travail (Compagnon), chronométrage (Mme Garcin-Guynet), secrétariat (Hemmerdinger), travaux de bureau (Mme Billard).
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- La ville de Bordeaux vient de créer le livret sanitaire individuel qui sera remis gratuitement aux familles lors des déclarations de naissances. C’est à la suite d’un rapport, au XIIe Congrès de médecine et d’hygiène publique, des docteurs Boyer, Liaguet et Ginestoux, adjoint au maire de Bordeaux, que celte heureuse innovation a été faite.
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- — Au Dispensaire d’hygiène mentale créé à Madrid par la direction du service de santé, outre les consultations de psychiatrie (pour adultes et pour enfants) la consultation d’hygiène mentale
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- et psychothérapie prévoit dans ses attributions l’orientation professionnelle pour laquelle est faite une propagande spéciale.
- La création clc ce dispensaire a été l’œuvre de la Ligue espagnole d’hygiène mentale dont le secrétaire général est le Dr Germain, psychotechnicien et orienteur, qui a organisé, en mai dernier, à Madrid, la 4e Semaine nationale d’hygiène mentale.
- La Vie de l’Institut National d’O. P.
- La quinzaine d’orientation professionnelle
- Cette année encore, 33 bourses ont été accordées grâce aux
- subsides alloués par le Parlement permettant aux provinciaux de
- suivre notre quinzaine d’orientation. Ces bourses ont été données
- aux boursiers suivants :
- M. Daniel André, instituteur, Tliann (Haut-Rhin).
- Mlle Germaine Blanc, institutrice adjointe, cours complémentaire, rue Clotilde, Marseille.
- M. Bonnot, directeur honoraire, Ecole primaire supérieure, 37, rue de Châlon, Montceau-les-Mines (S.-et-L.).
- M. Georges Brisson, instituteur, 1, rue Jcan-Bouveri, Le Crcusot (S.-et-L.).
- M. Fortuné Cadenel, instituteur prép. Inspection primaire, assiste M. Boudouresque, rue Eydoux, Marseille.
- M. Sylvain Consdoree, président Chambre métiers, 6 rue de la Maison-Blanche, Reims (Marne).
- M. Maurice Debesse, licencié ès lettres, prof, d’école normale, prép. thèse doctorat, Dijon (Côte-d’Or).
- Mlle Suzetle Degremont, assistante sociale surintendanle, diplôme Croix-Rouge, 25, rue de Laudrelies, Le Coteau (Nord).
- M. Louis Derrion, professeur Ecole pratique, secrétaire général Ass. Fr. pour développement Et T., 8, place Porte-Reine, Chambéry.
- M110 Lucie Graille, secrétaire Office Saint-Etienne,- 24, rue Rou-get-de-l’Isle, Saint-Etienne (Loire).
- MUe Marthe Durand, secrétaire générale Chambre des métiers, 29, rue de l’Hospitalité, Tours (I.-et-L.).
- Mlle Yvonne de L’Escale, infirmière scolaire, assistante d’hygiène scolaire, 3 bis, rue Pierre-Belon, Le Mans.
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- M1Ie Madeleine de L’Escale, assistante d’hygiène scolaire, licenciée en droit, infirmière,, 3 bis, rue Pierre-Belon, Le Mans (Sarllic).
- M. Gerber, instituteur prép. la direction d’écoles primaires, Séles-tat (Bas-Rhin).
- M. Marcel Giraud, instituteur prép. inspection primaire, boulevard Poussardin, Mourepiane, Marseille.
- M. Paul Guenot, directeur d’école, école Darcy, Dijon (Côte-d’Or).
- M. Alexandre de Hayes, médecin Office d’O. P. Chambre de Commerce, 7, rue de Rivoli, Nice (A.-M.).
- M. Ludovic Henry, directeur Office départemental de placement et d’O. P., Lorient (Morbihan).
- M. Roland Jouve, directeur d’école, licencié en droit, Mazargucs (B.-du-R.).
- M. Jean Laurent, contrôleur de la main-d’œuvre, 37, rue Volta, Toulouse (Haute-Garonne).
- Mme Marguerite Mâchefer, infirmière-visiteuse départementale, G bis, rue de la Comédie, Moulins (Allier).
- M. Marc Morgaut, directeur adjoint Office d’O. P., 5, rue du Bœuf Saint-Paterne, Orléans (Loiret).
- Mlle Henriette Muller, diplômée école form. sociale Strasbourg, infirmière, 32, rue Jacques-Preiss, Mulhouse (Haut-Rhin).
- Mlle Eticnnettc Parmentier, professeur E.P.S., Vernon (Eure).
- M. Gérard Peypoudat, licencié en droit, inspecteur départemental du travail, directeur du Cabinet d’O. P., 54, avenue des Lilas, Pau (B.-P.).
- M. Pierre Peiny, instituteur, « Les Roches Fleuries », Chamaliè-rcs (P.-de-D.).
- Mine Renée Pinochet, institutrice E.P.S. garçons, Thonon-les-Bains (Haute-Savoie).
- M. Louis Poncet, médecin, Dr service d’hygiène Chambre de Commerce, inspecteur départemental d’hygiène,Bourg (Ain).
- M. Pujos, instituteur, chargé de la Cinémathèque départementale, Agen (Lot-et-Garonne).
- M. Emmanuel Ribéra, instituteur, école du Bastion, Carcassonne (Aude).
- M. Vari.et, instituteur adjoint, école de la place Godart, Chûlons.
- M. Roger Montagnac, directeur de l’école d’aprentissage de Maza-gan (Maroc).
- M. Dubreuco, directeur Service régional d’O. P., Abbeville (Somme).
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- Certificat d’Études spéciales de l’I. N. 0. P.
- Le certificat a été donné à M. Mathieu, directeur de l’Office d’O. P. de la Charente, à Angoulême, après soutenance de son travail sur « l’organisation des loisirs de l’apprenti comme oeuvre d’O. P. », le 13 juillet (président du jury, M. Laugier) ; à M. Poullaouec, chef des services d’O. P. de la Loire-Inférieure, à Nantes, après soutenance de son travail sur « La continuité de l'O. P. » (président du jury, M. Fontègne) ; et à M. Peypoudat, inspecteur du travail, directeur de l’Office d’O. P. de Pau, après soutenance de son travail sur « L’orientation professionnelle des intellectuels, ses bases psychologiques, son importance sociale » (président du jury, M. Piéron), le 24 octobre.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- L’Enseignement technique au service du pays, recueil des discours prononcés par M. Edmond Labbé (ouvrage édité par souscription). Association française pour le développement de l’enseignement technique, 2 vol. in-8° de 581 pages.
- On ne saurait trop admirer, en tournant les pages de cet imposant recueil, l’activité de celui qui a vraiment fondé, en France, l’enseignement technique, et qui, pèlerin infatigable, dans toute la France, et en toutes occasions, a porté la bonne parole, échauffé les enthousiasmes, convaincu les hésitants.
- Il a ainsi montré que la parole pouvait être aussi une action, quand elle était celle d’un homme d’action. Signalons particulièrement le chapitre XII qui concerne l’orientation professionnelle et le recrutement des apprentis, et où figure le beau discours prononcé à l’inauguration de l’I.N.O.P.
- Un regret à formuler, l’absence des dates des discours reproduits. H. P.
- E. Schreider. — Facteurs physiologiques et psychologiques de la prédisposition aux accidents. Préface de IL Laugier. — Publications du Travail humain, A, n° 2, 1934, in-8° de 61 pages.
- Très utile revue générale des travaux qui ont été consacrés à celte importante question, soit sur l’analyse des causes des accidents, soit sur les relations avec certaines caractéristiques individuelles et la fréquence des accidents.
- Dès maintenant, il apparaît que la cause des accidents peut être décelée avec une probabilité suffisante pour être pratiquement
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- valable. Parmi les épreuves qui ont déjà fait leurs preuves dans des industries importantes, à côté de celles qui concernent le niveau intellectuel, qui n’est naturellement pas négligeable, l’auteur signale celles des temps de réaction, de barrage (attention), de précision psychomotrice (pointage, perséquométric), d’émotivite, de souplesse réaptative et d’inhibition. Il n’y a encore que des indications, mais qui, comme le déclare II. Laugier dans sa préface, « autorisent tous les espoirs ». H. P.
- Quelques livres entrés récemment à la Bibliothèque de l’Institut National d’O. P.
- Paul-S. Aciiilles. — Psychologij al worh. — Whiltlcsey Ilouse, Mac Graw-Hill Book Company, 1932 New-York et London, 260 pages.
- Alfred Boettciieu. — Das Seheinglueck der Technih. — Hermann Boehlaus Nàchfolger, 1932, Weimar, 117 pages.
- Pierre Bovet. — Vingt ans de vie. IZInslitut J.-J. Rousseau de 1912 à 1932. — Delachaux et Nicsllé, 1932, Neuchatel-Paris, 195 p.
- Les carrières de la Marine nationale. — Eugène Figuière, 1933, Paris, 126 pages.
- Katherine Cook. — The Ilouse of the People. — Government Printing Office 1932,Washington, 73 pages.
- A.-B. Crawford, et S.-H. Clément. — The Choice of an occupation. — The Department of Personnel Slucly, 1932, New-Haven, Connecltieut, 495 pages.
- Hermann Dieck. — Zur Eignungsprüfung fur den V crmessungs-technikerberuf. — Johann Ambrosius Barlh, 1931, Leipzig, 81 p.
- Mr Fritz Giese. — Philosophie der Arbeit. — Cari Marhold, 1932, Halle a. S., 328 pages.
- Dr Otto Graf. — Die Berufswahl nach der Begabung. — Ver-lagsbuchandlung Gebrüdcr Sliepel Gcs., 1931. Reichenbcrg, 40 p.
- J.-A. Harris, C.-M. Jackson, D.-G. Paterson et R.-E. Scammon. — The measurement of Man. — The Univcrsity of Minnesota Press, 1930, Minnesota, 215 pages.
- Elisabeth Knorlaucii. — Zur Psgchologie der Sludicrenden Frau. — Johann Ambrosius Rarth, 1930, Leipzig, 88 pages.
- v INSTITUT
- NATIONAL xf-
- D’ORIENTATION -o PROFESSIONNELLE Œ
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- NATIONAL
- INSTITUT
- ~ D’ORIENTATION c
- S PROFESE m
- Décembre 1934
- 6e Annee
- «---P~KT5
- ?oW t^Û4 \
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- EN FONCTION DU DEGRÉ DE VISION
- PAR
- le Dp F. TERRIEN
- Professeur de Clinique ophtalmologique de la Faculté de Médecine
- (Suite et fin)
- La vision du borgne. — Si au début on avait beaucoup exagéré le dommage pouvant résulter de la perte d’un œil, certains ne craignant pas d’évaluer à 40 et même 50 pour 100 la réduction de capacité professionnelle en découlant, il serait par contre souverainement injuste, comme le voudraient certains, de considérer cette perte comme négligeable. Les modifications quelle apporte dans l’ensemble de la vision et que nous rappellerons ci-dessous, témoignent à l’évidence de la gène apportée et nous renseigneront en même temps sur les professions interdites au borgne.
- Acuité visuelle. — On a pu dire avec assez de raison que celle-ci n’était pas très sensiblement diminuée lorsque la vision des deux yeux était normale avant l’accident. Car cette acuité totale n’est pas la somme des acuités visuelles de chacun d’eux ; un œil vient-il à disparaître, l’acuité de l’autre qui était de 10/10° restera naturellement à ce chiffre. De même l’acuité est-elle seulement de 5/10° pour chaque œil, l'acuité visuelle des deux réunis ne sera guère supérieure que d’un dixième au maximum à l’acuité monoculaire. Sans doute peut-on expliquer cette légère augmentation de l’acuité binoculaire par une meilleure intensité de l’image, le sens lumineux étant toujours sensiblement diminué chez le borgne, au point de le rendre parfois héméralope. On peut le constater
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- facilement en fermant un œil au moment du crépuscule ; l’orientation devient alors moins facile.
- Enfin l’accommodation monoculaire est un peu inférieure à l’accommodation binoculaire.
- Champ visuel. — C’est la modification la plus vivement ressentie. Le champ visuel total, les deux yeux, immobiles, regardant en avant, comprend toute la moitié de l’espace ; il a une étendue de 180°. Au contraire, le champ visuel commun aux deux yeux mesure 120° (60° à droite et à gauche du point de fixation), Reste ainsi, à droite et à gauche de ce champ commun, une zone périphérique de 30° perçue seulement par l’œil correspondant et représentant le sixième du champ visuel total. Chacun des yeux embrasse donc les 5/6° du champ visuel total et la perte de l’un réduit celui-ci d’un sixième. Or, si la vision dans ce secteur périphérique est très indistincte elle est néanmoins très importante ; c’est, en quelque sorte, une « vision d’avertissement » dont l’absence retentira très fâcheusement sur notre facilité d’orientation et sur nos mouvements de déplacement. Sans doute les mouvements des yeux, de la tête et du corps pourront remédier, dans une certaine mesure, à cette partie partielle du champ visuel, mais toujours d’une manière très imparfaite. De plus, la rotation de la tête du côté déficient entraîne automatiquement une diminution du champ visuel du côté opposé ; un obstacle survenant à ce moment à l’extrême périphérie de ce champ ne sera plus perçu. Enfin ces mouvements compensateurs de la tête, pour être efficaces, doivent être continus, d’où une fatigue extrême de l’attention ; au contraire les impressions rétiniennes avec un champ visuel normal sont inconscientes, comme les décisions du sensorium dont elles peuvent être le point de départ.
- Vision des distances el du relief. — Point n’est besoin d’insister sur l’importance de la vision binoculaire pour l’appréciation exacte de ces deux notions. Le simple essai, après avoir fermé l’un des yeux, de toucher rapidement avec le doigt un objet placé à quelque distance, le démontre à l’évidence : on doit alors s’v prendre à plusieurs reprises avant de tomber juste. Là encore interviennent dans la connaissance monoculaire du relief des causes adjuvantes qui en permettent la perception et sur lesquelles a bien insisté le professeur
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- Strohl. Ce sont : les perspectives linéaire et aérienne (deux objets placés l’un devant, l’autre se recouvrent en partie : les plus lointains sont moins nets, parfois noyés dans une sorte de brunie) ; les ombres projetées et l'angle visuel nous montrant l’objet d’autant plus petit qu’il est plus éloigné ; l’accommodation sera d’autant plus forte que l’objet est plus rapproché ; ce sont enfin les déplacements relatifs des objets inégalement éloignés : les plus éloignés semblent se mouvoir dans le même sens et les plus rapprochés en sens inverse (déplacement parallactique). Tous ces éléments pourront permettre au borgne l’illusion et 'Souvent même la connaissance du relief, mais toujours d’une manière plus, imparfaite. Là où dans les conditions normales l/20üe de seconde suffisent pour reconnaître la position respective d’objets différemment situés, une demi et parfois même une seconde seront nécessaires si l’on ferme l’un des yeux. Ces erreurs d’appréciation du borgne peuvent donc être très préjudiciables dans certains travaux. L’éducation compensatrice des sens, par les moyens adjuvants précédemment rappelési, permet bien une certaine réadaptation. Mais cette dernière, toujours assez problématique, est surtout possible chez les sujets jeunes et cette suppléance fonctionnelle, dans les cas les plus favorables, est insuffisante à restituer dans leur intégrité des sensations exigeant la vision binoculaire.
- Concluons que seule la vision binoculaire permet la reconnaissance rapide des objets et leur perception complète, avec l’appréciation parfaite des distances et du relief.
- Toutes les professions exigeant ces facultés seront donc inaccessibles au borgne. Celui-ci ne pourra jamais être accepté comme mécanicien, conducteur de locomotive, machiniste, pilote, tireur, aviateur, automobiliste, etc. Car à côté des inconvénients inhérents à la vision monoculaire, rappelés plus haut et qui, dans une certaine mesure, peuvent être compensés par l’adaptation et par une éducation compensatrice, il est une fonction inhérente à la seule vision binoculaire. C’est ce qu’on a appelé la fonction de suppléance instantanée ou encore le contrôle de la double visée : Si, pour des raisons diverses, la vision d’un œil se trouve momentanément supprimée (corps étrangers, moustiques, etc.). Alors que le sujet normal continue à voir de l’autre œil, le borgne
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- sera brusquement placé dans un étal de cécilé absolue, momentané sans doule, mais suffisant pour provoquer une véritable catastrophe. Nombre d’accidents d’automobiles ont été dûs à cette seule cause.
- Aussi comprend-t-on ici l’importance de la réglementation et la nécessité de bien établir l’aptitude fonctionnelle des borgnes, en un mot leur capacité professionnelle.
- Capacité prolessionnelle des borgnes. — Après bien des discussions et malgré quelques rares protestations, la majorité des ophtalmologistes semble d’accord pour évaluer entre 25 et 30 p. 100 la réduction de capacité professionnelle résultant de la perte d’un œil. Les tribunaux acceptent cette évaluation et le chiffre adopté en France est de 30 p. 100.
- Voyons maintenant les différentes réglementations militaires et civiles concernant les borgnes.
- Le borgne en France, en Belgique et dans la plupart des pays ne peut être classé dans le service armé. Mais depuis la grande guerre, nombre de pays, et la France en particulier, en raison des nécessités du recrutement et en vertu de l’instruction ministérielle du 20 décembre 1916, les admettent dans le service auxiliaire.
- En France, l’accès aux grandes écoles leur est interdit : Ecole de Saint-Cyr (école spéciale militaire) ; écoles de sous-officiers et élèves officiers (Saint-Maixent, Saumur, Fontainebleau, Versailles, Vincennes) ; école du service de santé militaire, école polytechnique, école des haras, école des eaux et forêts, à l’exception, pour cette dernière, des mutilés de guerre qui peuvent y être admis s’ils sont reconnus aptes à remplir des fonctions actives dans l’administration des eaux et forêts.
- De même en France et dans presque tous les pays d’Europe les borgnes ne sont admis dans aucune école de la marine de guerre ni de la marine marchande. On ne saurait en effet être ici trop rigoureux, toute cause d’erreur dans la perception des phares ou de bouées plus ou moins éloignés pouvant coûter la vie à des centaines de personnes. Même remarque pour l’aviation. L’appareil visuel de l’aviateur ne saurait être trop parfait et, si parfait soit-il, sans doule sera-t-il toujours inférieur aux nécessités exigées. Car, suivant la juste remarque d’Onfray au Congrès international d’ophtalmolo-
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- gie d’Amsterdam, en 1929, il faudrait à l’homme l’œil de l’oiseau avec son acuité parfaite, son immense champ visuel, sa rapidité extrême d’accommodation, avec en outre une vision binoculaire parfaite, une vision crépusculaire et un sens chromatique excellents, toutes qualités nécessaires au pilote pour s’orienter, reconnaître le chemin parcouru, le terrain d’atterrissage et aussi l’ennemi pour le pilote militaire. Et ceci, bien entendu, pour les deux yeux, en raison d’accident possible (projection de gouttes d’huile, corps étranger, mouche ou blessure) au moment de l’atterrissage lorsque les lunettes sont relevées. Le vol de nuit n’exige-t-il pas une adaptation rapide, un sens lumineux supérieur et combien les difficultés de l’atterrissage seront accrues si une vision binoculaire parfaite ne permet pas l’appréciation exacte de la distance du sol à partir de laquelle l’avion doit être redressé.
- Traction à vapeur et électrique. — Ici encore les réglements ne sauraient être trop rigoureux. Aussi dès l’origine des chemins de fer en France et maintenant encore les Compagnies ont exclu les borgnes ; il en est de même à l’étranger, alors même que l’acuité de l’œil restant est parfaite. Nul besoin d’insister sur les raisons justifiant cette conception. Les mêmes règles sont applicables aux employés du chemin de fer métropolitain et des tramways de la région parisienne ; ils sont exclus de tous les emplois inhérents à ces services : machinistes, receveurs, contrôleurs, ingénieurs, conducteurs de travaux, employés de bureaux, manœuvres, laveurs, ouvriers spécialisés (électriciens, ajusteurs, etc.). La Compagnie des tramways fait seulement exception en faveur des borgnes de guerre qui peuvent être admis, excepté dans les emplois intéressant la sécurité du public (machinistes, receveurs) et ceux comportant des risques graves d’accidents personnels (1).
- Traction automobile. — Le développement croissant de cette circulation ajoute encore à l’intérêt de la question et on peut s’étonner de la liberté relative laissée en France aux
- (1) R. Masson. Le borgne. Etude physiologique, professionnelle et médico-légale. Thèse de Paris, 1933.
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- conducteurs, tout au moins pour ce qui concerne leur degré d’acuité visuelle, alors que depuis longtemps les oculistes étaient d’accord pour réclamer un examen de la vision préalable à la délivrance du permis de conduire. Déjà, le 8 octobre 1907, la Société d’ophtalmologie de Paris avait chargé une Commission de rechercher les aptitudes visuelles nécessaires à la conduite des automobiles. Celle-ci avait émis les vœux suivants : Vision des deux yeux, intégrité des champs visuels et mobilité oculaire normale. Les borgnes se trouvaient donc exclus. Ces vœux, transmis aux pouvoirs publics, restèrent naturellement sans effet. Une quinzaine d’années plus tard, la Société aboutit à des conclusions sensiblement identiques.
- Au treizième Congrès international d’ohptulmologie tenu à Amsterdam, en 1929, la Commission chargée d’étudier cette question excluait également les borgnes en tant que conducteurs professionnels, mais les admettait en tant que conducteurs privés, à condition qu’ils le soient depuis un an au moins et que l’acuité de l’œil sain soit égale au moins à 8/10e.
- Ces conclusions sont sages et il sérail grandement désirable quelles fussent imposées à tous les conducteurs, professionnels ou non. Un arrêté ministériel récent exige des conducteurs professionnels une excellente aptitude visuelle et élimine les borgnes (1). Il nous semble qu’il devrait s’étendre à tous les conducteurs, professionnels ou non.
- Sans doute le manque de sang-froid, l’imprudence, la folie de la vitesse, sont des facteurs d’accidents bien autrement fréquents encore que les vices de réfraction et les troubles visuels car le facteur psychologique intervient ici dans une large mesure. On conduit plus encore en quelque sorte avec son cerveau qu’avec ses yeux et le sujet sera d’autant plus prudent qu’ils sont plus défectueux. Mais il est certaines limites qui ne sauraient être transgressées : la perte d’un œil nous paraît constituer une incapacité absolue du fait des troubles qu’elle apporte à la fonction visuelle et sur lesquels nous avons insistés. Retenons surtout l’absence de contrôle résultant de la double visée et la réduction du champ visuel du côté de l’œil déficient qui, chez le borgne, seront les deux
- (l-) Arrêté modifiant les conditions de délivrance du permis de conduire pour les véhicules de transport en commun et poids lourds (Journal officiel, 29 janvier 1933).
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- grands facteurs d’accidents, témoins ceux mentionnés par le Dr Coutela chez deux conducteurs borgnes, alors que l’un cherchait à doubler et l’autre faisait marche arrière.
- Concluons que les jeunes sujets ayant perdu un œil ne sauraient être dirigés vers l’une des professions ci-dessus rappelées, en quelque sorte plus ou moins officielles, non plus que vers toutes les professions et métiers exigeant la vision binoculaire, telles celles d’ajusteurs mécaniciens, de modeleurs, de menuisiers, tous ceux exigeant l’intégrité du champ visuel, c’est-à-dire, d’une manière générale, tous les services se rapportant à la traction mécanique ou animale. Enfin il faut écarter aussi nombre de métiers dans lesquels l’absence d’une partie du champ visuel expose à de graves dangers, tels la plupart des métiers se rapportant à la construction : charpentiers, maçons, couvreurs, zingueurs, terrassiers, etc.
- E. — Vision diminuée. — La diminution de vision pourra intéresser l’acuité ou le champ visuels, le plus souvent les deux à la fois et porter sur l’un des yeux ou sur les deux.
- Acuité diminuée. — Le degré d’acuité conservé à la suite d’une blessure du globe oculaire sert de base, on le sait, pour fixer le degré de réduction de capacité professionnelle subie par l’ouvrier du fait d’un accident de travail.- Sans doute on ne saurait la représenter exactement par des formules mathématiques. Car de nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour l’appréciation de l’aptitude au travail, ne serait-ce que l’intelligence, les facultés d’adaptation et surtout la bonne volonté de l’ouvrier, toujours bien difficile à obtenir s’il prévoit la possibilité d’augmentation de l’indemnité qui lui est due. Toutefois, avec ces quelques réserves, on évalue ainsi d’une manière approximative le dommage subi.
- Une très légère diminution d’acuité, surtout si elle ne porte que sur l’un des yeux, ne diminuera guère la capacité professionnelle. Car un grand nombre de métiers n’èxige qu’une acuité inférieure à l’acuité physiologique normale. Aussi, chez nombre d’ouvriers, une diminution de l’acuité moindre que la moitié ne diminue guère la capacité de gagner leur vie et ne se traduit par aucune diminution de salaire.
- Sans doute bien des métiers requièrent une acuité d’un certain degré dont les limites, en principe, ne peuvent être fixées
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- que par l’observation. Toutefois, à part certaines professions exigeant une acuité visuelle supérieure et une bonne vision binoculaire (mécaniciens, bijoutiers, joailliers, tailleurs de pierres, filateurs, photographes, etc.), la plupart des métiers sont compatibles avec une acuité physiologique de 0.5, celle-ci constituant, en quelque sorte, la limite supérieure de l’acuité professionnelle. Par contre, une diminution de l’acuité au-dessous de 0.5 retentira nécessairement sur les facultés de travail et d’autant plus que cette diminution sera plus accusée, la limite d’abaissement au-delà de laquelle l’exercice d’un métier devient impossible variant dans de larges limites suivant la nature de la profession. La limite supérieure de l’acuité professionnelle d’un métier donné sera constituée par le degré d’acuité le plus bas permettant encore de l’exercer. On comprend ainsi que les limites de l’acuité visuelle professionnelle soient plus étroites que celles de l’acuité physiologique, tout métier devenant impossible lorsque celte acuité, sans être absolument nulle, tombe au-dessous d’une certaine limite. On est à peu près d’accord, nous l’avons vu, pour fixer cette limite à 1/10 d’acuité ; au-dessous de ce chiffre le sujet est considéré atteint de cécité professionnelle et l’indemnité allouée, si la perte de vision est la conséquence d’un accident de travail, sera sensiblement égale à celle accordée pour la perle d’un œil : 30 p. 100.
- Nous n’avons point d’ailleurs à nous inquiéter ici du taux de l’indemnité accordé au sujet victime d’un accident de travail. Mais ce taux étant basé sur le degré d’acuité visuelle conservée et la partie déficiente de l’acuité correspondant au quantum de réduction de capacité professionnelle, nous pouvons ainsi arriver à une appréciation de la valeur fonctionnelle de la vision restante et de l’aptitude aux différents métiers.
- Cette appréciation, bien entendu, demeure tout approximative car, suivant une juste remarque de MM. Dehenne et Bailliart, la même lésion entraînant chez deux individus la même diminution d’acuité visuelle n’entraîne pas nécessairement la même diminution d’acuité professionnelle. Alors même qu’on serait arrivé par des examens nombreux et répétés à établir une liste générale de toutes les professions avec le minimum d’acuité visuelle nécessaire pour les exercer, on
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- ne pourrait conclure à des résultats absolument précis. Car de nombreux facteurs interviennent, nous l’avons vu. Tels l’âge et le degré de développement intellectuel du sujet, ses aptitudes professionnelles, etc., qui viennent modifier la capacité professionnelle. Et puis les professions sont trop nombreuses et trop variables les emplois inhérents à celles-ci pour que puisse être donnée très exactement une table des quanta de réduction d’acuité visuelle compatibles avec chacune d’elles.
- Plus simplement et sansi grandes causes d’erreur nous pouvons répartir en deux grandes classes les différentes professions. C’est la division généralement adoptée. Les unes exigeront une acuité visuelle supérieure : mécaniciens, horlogers, bijoutiers, en un mot toutes les professions à acuité supérieure, nécessitant une bonne acuité binoculaire, dans lesquelles la recherche du détail et la sensation du relief sont indispensables. Mais à la plupart suffira une acuité ordinaire, à condition que le champ visuel soit sensiblement normal, toute réduction du champ devant être ici beaucoup plus vivement ressentie que pour la plupart des professions à acuité supérieure. Rentreront dans celte catégorie les métiers de charretiers, cochers, couvreurs, terrassiers, maçons, hommes de peine, etc. Toute lacune dans le champ visuel, si elle est suffisamment étendue, telle celle résultant d’une plaque de choro-rétinite atrophique, d’une hémorragie rétinienne à la suite d’un violent traumatisme par exemple, pourra ici exposer son porteur à de graves dangers alors qu’ils n’entraîneront qu’une gêne relativement insignifiante dans la plupart des professions à acuité visuelle supérieure.
- Aussi, pour simplifier, peut-être pourrait-on considérer avec Bailliart et Dehenne certains métiersi exigeant surtout une bonne acuité visuelle centrale, les autres au contraire un champ visuel étendu et cette division s’appliquerait aussi bien aux borgnes. Les ouvriers de la première catégorie ont besoin d’une très bonne vision, cette vision n’étant pas forcément très étendue ; c’est le contraire pour les ouvriers de la deuxième catégorie.
- En résumé, à côté de la mesure de l’acuité visuelle, facteur essentiel et qui servira de base, aussi bien nous l’avons vu pour l’appréciation de la réduction de capacité professionnelle
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- que pour les aptitudes à tel ou tel métier il faudra aussi tenir un grand compte de l’existence de la vision binoculaire, utile certes dans toutes les profession» mais indispensable à certaines. Enfin l’intégrité relative du champ visuel est aussi de toute importance. Sa diminution, si elle est quelque peu marquée, viendra gêner l’exercice de nombre de métiers et une réduction considérable constitue une véritable infirmité, empêchant presque tous les métiers à l’exclusion de travaux délicats- exécutés de près et requérant surtout une excellente acuité visuelle.
- Cataractes congénitales et cataractes traumatiques. — Il nous faut, en terminant, examiner l’incapacité fonctionnelle résultant d’un cataracte, que celle-ci soit congénitale ou d’origine traumatique.
- En présence d’une cataracte congénitale, intéressant lès deux yeux, l’opportunité de l’intervention ne souffre aucune discussion. En l’absence de lésions concomitantes du fond de l’œil l’opération, faite avec les précautions, nécessaires et pas trop précoce (pas avant l’âge de 3 à 4 ans en raison des complications plus fréquentes chez les tout jeunes enfants), a les plus grandes chances de ramener une acuité relative-vemeiit satisfaisante, quelquefois même excellente, permettant la lecture de très fins caractères, à condition bien entendu de suppléer à l’absence du cristallin par l’adjonction de verres convexes forts (10 à 12 dioptries en moyenne et quelquefois davantage). Mais la nécessité de porter constamment ces verres pour la distance et des verres plus forts encore pour-la vision de près vient diminuer singulièrement les possibilités de travail. Car l’œil privé de cristallin, alors même que les milieux sont parfaitement transparents et malgré un bon résultat opératoire, ne peut voir nettement, muni de son verre correcteur, qu’à une distance déterminée ; en de ça ou au delà la vision ne sera nette que si l’on augmente ou diminue la puissance du verre. Enfin, en raison même de cette puissance, ces verres sont en somme de véritables loupes et les moindres déplacements latéraux donnent lieu à des déformations des images. Celles-ci ne sont nettes que pour une distance déterminée et l’œil élant relativement immobile. Aussi ne conviendront guère à ces sujets que les professions sédentaires, de
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- préférence des travaux de près, pas trop fins, n’exigeant aucun déplacement de la.tête ou du corps. On ne saurait songer pour eux à des métiers exigeant une assez bonne vision et surtout une certaine rapidité d’accommodation. Enfin la vision binoculaire en pareil cas est toujours plus ou moins déficiente et la projection défectueuse ; l’hésitation apportée à la descente d’un escalier le démontre suffisamment ; du fait du fort rayon de courbure de ces verres, leur action prismatique est très manifeste et les marches d’escalier, réfractées par la périphérie du verre sont vues doubles. Le sujet ne peut descendre qu’avec de grandes précautions et pour la même raison la traversée des voies quelque peu encombrées lui est toujours très difficile.
- Pour toutes ces raisons la vision de l’œil aphaque sera toujours imparfaite et bien des facteurs, inhérents à l’opération même la mieux conduite, viendront augmenter encore cette imperfection, tels l’éblouissement résultant de l’agrandissement du champ pupillaire et de la suppression du jeu de la pupille si l’iridectomie a été pratiquée en même temps que l’extraction du cristallin, ce qui est souvent nécessaire. Ce sera encore l’astigmatisme qui ne manque pour ainsi dire jamais, entraînant, s’il est très accusé, une déformations très marquée des images. Ce seront enfin la déformation de la pupille et des restes cristalliniens ou des exsudats, encombrant le champ pupillaire et venant gêner la vision.
- Toutes ces raisons expliquent suffisamment la gêne ressentie par l’œil aphaque et son inaptitude à nombre de métiers.
- Cataracte unilatérale. — Si un seul œil est calaracté, l’autre ayant une vision normale ou quasi normale, qu’il s’agisse d’une cataracte traumatique ou congénitale, la question de l’intervention ne se pose guère. Indépendamment des risques qui lui sont inhérents, elle ne saurait, même avec un excellent résultat, apporter d’amélioration sensible à l’ensemble de la vision, bien au contraire. Sans doute elle restituera la quasi intégrité du champ visuel, supprimant ainsi le gros inconvénient de la vision monoculaire et rendant au sujet la perception des obstacles apparaissant dans l’extrême périphérie du champ de l’œil aphaque, mais ceci au prix d’un trouble visuel considérable, conséquence de l’anisométropie opératoire. Du
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- fait en effet de l’inégalité de réfraction qui résulte de l’ablation du cristallin et aussi de la nécessité du port d’un verre convexe très fort de ce côté, les images ne sont plus du tout les mêmes que celles fournies par l’œil normal. Il en résulte la diplôme ou tout au moins un trouble considérable de la vision dû à l’absence de fusionnement et que l’accoutumance n’atténue guère, si ce n’est chez les jeunes, sujets. On a ainsi un résultat assez paradoxal : l’état est plutôt aggravé du fait de l’opération. Ceci se comprend d’ailleurs assez facilement. L’occlusion d’un œil ne modifie guère la vision de l’autre ; plaçons au contraire devant l’un des deux un verre très foncé, les images perçues par l’autre seront aussitôt assombries. Aussi l’individu opéré de cataracte unilatérale sera le plus souvent réduit à placer devant cet œil opéré un verre opaque afin de supprimer la vision défectueuse qu’il lui procure. Mieux vaut donc ne pas intervenir en présence d’une cataracte unilatérale, quelle soit congénitale ou d’origine traumatique, lorsque la vision de l’autre œil est normale ou peu diminuée.
- Par contre, l’intervention s’impose si les deux yeux sont cataractés ou si l’un est déjà perdu. Mais on ne saurait oublier que l’acuité visuelle post-opératoire, si elle est souvent très satisfaisante, ne saurait être obtenue qu’après adjonction d’un verre sphérique très puissant, nous l’avons dit, s.i bien que cette acuité, à chiffre égal, ne peut cependant être comparée à celle de l’œil normal. Aussi a-t-on coutume, lorsque l’opération de cataracte a été faite à la suite d’un accident de travail, d’évaluer à peine à la moitié de l’acuité obtenue la valeur professionnelle de l’œil aphaque, et ceci, bien entendu, à condition que la vision de l’autre œil soit nulle. Car s’il est normal, l’œil aphaque, même doué d’une bonne acuité après correction optique, sera plus gênant qu’utile. Aussi, quelque soit le degré de son acuité, on considère sa valeur professionnelle comme à peu près nulle et on évalue à environ 25 p. 100 le dommage en résultant, chiffre correspondant à une acuité inférieure à un dixième.
- L’œil aphaque est-il au contraire le seul œil doué de vision, l’acuité obtenue après correction sera évaluée tout au plus, au point de vue de sa valeur professionnelle, à la moitié de son chiffre réel, 1/4 par exemple si l’on a obtenu 1/2 et la
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- réduction de capacité professionnelle basée sur ce chiffre de 1/4. Ceci nous renseigne en même temps sur la valeur professionnelle de semblables sujets et sur le choix des* métiers qui suivant leurs aptitudes peuvent leur être proposés. La nécessité du port d’un verre convexe fort et les inconvénients qu’il entraîne, sur lesquels nous avons insisté plus haut, devra les orienter vers une profession sédentaire, où domineront les travaux de près, n’exigeant pas une trop bonne acuité visuelle.
- En résumé, la cécité professionnelle relative ou particulière à une profession est dominée par la spécialisation en divers métiers et même en différentes branches de métier et celle-ci peut être groupée sous trois chefs : métiers à acuité visuelle supérieure (bijoutiers, ajusteurs, typographes, mécaniciens, etc.) et métiers à acuité visuelle inférieure (charretiers, manœuvres, terrassiers, homme de peine, la plupart des métiers agricoles), à condition que le champ visuel ait une étendue à peu près normale. Enfin entre les deux se place la grande classe des sujets à vision moyenne comprenant la plupart des professions.
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’avenir^des enfants de haut quotient intellectuel
- Une importante étude de L. S. Holi.ingworth et R.-M. Kau-nitz (1) a été consacrée à la question du devenir intellectuel d’enfants bien doués :
- Il s’agit de 148 enfants examinés en 1922-23, et qui, âgés de 7 à 13 ans (8 ans 1/2 en moyenne) présentaient une avance notable d’âge mental, atteignant un quotient d’intelligence de 1,33 à 1.90. Or 116 de ces enfants ont pu être examinés à nouveau dix ans après (en 1932-33), à l’âge de 17 à 23 ans (en moyenne 18 ans 1/2).
- Celte fois le test utilisé n’a plus été l'échelle Binet-Terman, mais le test d’intelligence Alpha de l’armée arméricaine (formes 7 et 8). En se fondant sur l’étalonnage de l’armée, les résultats ont été ordonnés en ccntiles.
- Il suffit pour justifier la comparaison que tous les enfants dé-
- (1) The centile stalus of gifted children at maturity. Journal o/ rjenelie Psijcliology, XLVI, 1, 1934, p. 106-120.
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- passant, la valeur 1,30 du quotient appartiennent au ior centilc d’après l’étalonnage classique de Tcrman.
- Or 82 °/o des sujets se retrouvèrent dans le 1er centile du test Alpha (à partir de 165 points).
- Celui qui était classé premier au Tcrman (1,90) s’est retrouvé premier au test Alpha (210 points). Il y en eut 6 qui atteignirent ou dépassèrent 200 points, et, sauf 2 (à O. I. de 1,44 et 1,34 qui n’obtinrent que 110 et 113 points) tous dépassèrent 150 points, se classant dans les cenliles supérieurs.
- Ces résultats montrent que, si l’on ne peut naturellement prévoir avec une certitude absolue la supériorité intellectuelle des adolescents, suivant les mêmes cycles scolaires, d’après la supériorité du développement, du moins les chances de prédiction sont très grandes dès l’âge de 8 ou 9 ans. Trouver maintenus dans le premier centile 82 "/« de sujets au bout de 10 ans est une donnée particulièrement encourageante au point de vue des possibilités de prédiction. p p
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- L’0. P. des Diabétiques
- Le professeur Umbert, directeur médical d’un grand hôpital de Berlin, indique dans « Die Medizinische Welt » (1934. n° 19), qu’il faut écarter les diabétiques traités à l’insuline de tous les métiers où ils exposeraient leur sécurité et celle des autres, du fait de leur mélancolie et des troubles possibles de leur volonté.
- Et il cite comme métiers contre-indiqués : le machiniste, le conducteur d’auto, le pilote d’avion, l’aiguilleur, le liftier, l’électricien à haute tension.
- Il demande également d’éloigner ces diabétiques des métiers qui demandent une grande sûreté de mouvements ou qui exposent au vertige : couvreurs, maçons, monteurs, télégraphistes, ramoneurs...
- Par contre, il recommande les emplois de bureau et tous métiers qui ne demandent pas un grand effort physique, ne prédisposent pas à l’excitation mentale, et ne sont pas susceptibles d’être un danger pour la collectivité.
- • *
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- Attitudes Professionnelles des Etudiants Américains
- Il est intéressant de retenir d’une étude récente (1) sur l’appréciation de divers métiers en fonction du milieu social quelques données essentielles.
- (1) W. A. Anderson, The occupational attitudes of college Men, The Journal o/ social Psychology, V, 4, novembre 1934.
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- Il s’agit des résultats d’une enquête menée en 1929 auprès de 673 élèves hommes des écoles techniques et d’agriculture de l’Etat de Caroline du Nord (ces 673 sujets formant les 44 °/„ de la population scolaire totale). Elle consistait à demander aux sujets de classer dans l’ordre décroissant d’importance les 25 professions dont on trouvera rémunération ci-dessous et ceci de trois points de vues : 1° Contribution au bien-être collectif ; 2° Prestige social ; 3° Apport pécuniaire.
- Le même questionnaire ayant déjà fait l’objet d’une étude analogue dans le même milieu scolaire en 1926 il a été possible de constater jusqu’à quel point les résultats recueillis à 3 ans d’intervalle se sont confirmés mutuellement.
- Voici la liste des professions avec les classements obtenus : les chiffres indiquent respectivement les rangs médians (caractères ordinaires) et les rangs numériques (caractères gras) pour les 3 points, les chiffres en italiques les rangs numériques obtenus en 1926 (nombre de 609) pour la lre question : contribution au bien-être social :
- Prêtre : 1° 2,9 ; 3° 4.8 ;k 3° 14,5 ; 1° 1 (1) ; 2° 3 ; 3° 16. Médecin : 1° 3,2; 2° 4,7; 3° 4,9; 1° 2 (2); 2° 2 ; 3° 3. Professeur : 1° 4,6 ; 2° 6,6 ; 3° 10,9 ; 1° 3 (3) ; 2° 5 ; 3° 10. Banquier : 1° 6,1 ; 2° 3,1 ; 3° 2,9 ; 1° 4 (4) ; 2° 1 ; 3° 1. Instituteur : 1° 6,4 ; 2° 11,6 ; 3° 17,3 ; 1° 6 (8) ; 2° 11 ; 3° 19. Fabricant :
- 1° 7,6 ; 2° 6,7 ; 3° 3,0 ; 1° 6 (6) ; 2° 6 ; 3° 2. Juriste : 1°7,8 ;
- 2° 6„1 ; 3° 5,8 ; 1° 7 (7) ; 2° 4 ; 3° 4. Fermier - 1° 8,3 ; 2° 14,4 ;
- 3° 13,2 ; 1° 8 (9) ; 2° 14 ; 3° 12. Ingénieur : 1° 8,4 ; 2° 9,4 ;
- 3° 6,4 ; 1° 9 (5) ; 2° 9 ; 3° 5. Artiste : 1° 8,6 ; 2° 7,0 ; 3° 8,9; 1° 10 (omis) ; 2° 7 ; 3° 8. Négociant : 1° 11,0 ; 2° 11,7 ; 3° 10,5 ; 1° 11 (10) ; 2°' 12 ; 3° 9. Administrateur d’usine : 1° 11,7 ; 2° 11,4 ; 3° 8,6 ; 1° 12 (11) ; 2° 10 ; 3° 6. Machiniste : 1° 15,6 ; 2° 17,2 ; 3° 12,9 ; 1° 13 (12) ; 2° 18 ; 3° 11. Charpentier : 1° 15,6 ; 2° 18,8 ; 3° 15,2 ; 1° 14 (14) ; 2° 19 ; 3° 17. Teneur de livres : 1° 15,8 ; 2° 15,6 ; 3° 17,0 ; 1° 15 (13) ; 2° 17 ; 3° 18.
- Agent d’assurances : 1° 16,3 ; 2°15,4 ; 3° 13,9 ; 1° 16 (45) ; 2° 15 ;
- 3° 13. Marchand : 1° 17,0 ; 2° 15,5 ; 3° 14,0 ; 1° 17 (16) ; 2° 16 ; 3° 14. Ouvrier d’usine : 1° 18,3 ; 2° 21,2 ; 3° 19,8 ; 1° 18 (17) ;
- 2° 21 ; 3° 20. Barbier : 1° 18,9 ; 2° 20,1 ; 3° 19,9 ; 1° 19 (18) ;
- 2° 20 ; 3° 21. Forgeron : 1° 19,6 ; 2° 21,7 ; 3° 20,1 ; 1° 20 (19) ;
- 2° 22 ; 3° 22. Joueur professionnel de « base-bali. » : 1° 19,8 ;
- 2° 14,2 ; 3° 8,9 ; 1° 21 (20) ?i 2° 13 ; 3° 7. Soldat : 1° 20,7 ;
- 2° 21,7 ; 3° 23,7 ; 1° 22 (21) ; 2° 23 ; 3° 24. Chauffeur :
- 1° 23,0 ; 2° 23,1 ; 3° 22,5 ; 1° 23 (22) ; 2° 24 ; 3° 23. Rentier :
- (par héritage); 1° 23,8; 2° 7,3; 3° 14,4 ; 1° 24 (23); 2° 8;
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- 3° 15. Piocjjeu.r : 1° 24,0 ; 2° 25,5 ; 3° 24,6 ; 1° 25 (24) ; 2° 25 ;
- 3° 25.
- Or ce classement ne subit aucune alteration, sensible lorsqu’il est reliait pour des groupes plus restreints : d’éco'le (d’agriculture, d’ingénieurs, de science et de commerce, de textile), de classe (« freshman », « sophomore », « juniors », « seniors »), ni même lorsqu’on se limite à un milieu social nettement défini, tel que celui de fils de fermiers (257 sujets).
- Ainsi les coefficients de corrélation (rangs) entre les classements particuliers émanant des groupes divers sont de 0,89 à 0,99 (la grande majorité étant supérieure à 0.90) que ce soit entre rangs numériques, entre rangs médians ou entre rangs partiels.
- Quant aux trois points de vue différents notons qu’il existe une relation plus étroite entre le prestige social et le rendement pécuniaire (de 0,85 à 0,91) qu’entre le prestige social et la contribution au bien-être collectif (de 0,77 à 0,92). Et à son tour cette deuxième est plus élevée que celle entre la contribution sociale et l'apport pécuniaire (de 0,73 à 0,83). '
- Ajoutons que les pour cent de concentration autour des rangs médians montrent une forte tendance vers la valeur centrale (excepté les cas de joueurs de «base-bail » et de rentier). Il y a donc bien des points de vues nettement cristallisés, ce qui permet, en effet, de parler d’« attitudes ».
- Il serait superflu d’insister trop sur l’intérêt que présente une telle recherche pour l’orienteur ; le choix spontané d’un métier étant très fortement influencé par ces « attitudes » d’origine sociale et profondément ancrées chez des individus. A. R.-G.
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- Goûts professionnels de la jeunesse ouvrière de Léningrad
- Nous extrayons les quelques données qui suivent d’un rapport fait par Clark et Marbut (1) et relatif à une période de 5 ans (1927-1932), où il a été recueilli 28.000 réponses. Les auteurs divisent les métiers, grosso modo, en masculins et féminins, c’est-à-dire occupant respectivement plus de 50 °/„ de femmes. La première catégorie comprend : la métallurgie et l’électromécanique, les transports fluviaux et maritimes, le bâtiment, le travail du bois,
- (1) Recueil d’articles : Matériaux pour la Consultation professionnelle (en russe), 1™ livraison, Ed. du Laborat. Central d'O. P. auprès de l’Institut de Leningrad pour l’Organ. de l’Economie et la Protection du Trav., Leningrad, 1933, in-12, p. 56.
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- du cuir et la papeterie. Dans la seconde se classent : la couture, les industries textiles, les industries chimiques (y compris le caoutchouc), la polygraphie, la fabrication mécanique de chaussures et les industries alimentaires.
- Les garçons, dans 95 n/o de cas, ont choisi,- en 1931, les métiers masculins, dont la répartition est la suivante : métallurgie et électromécanique, 85 c/o ; transports fluviaux et maritimes, 7,2 °/„ ; bois, 2 °/0 ; bâtiment, cuir et papier ensemble, 1,5 °/0. La distribution chez les filles est plus régulière, bien qu’en 1931 63,5 °/0 choisissent la métallurgie et 32 °/« seulement les métiers féminins.
- En étudiant les goûts professionnels du point de vue du milieu (enfants de villes et ceux de campagnes) on ne constate pas de différences sensibles chez les garçons, à l’exception toutefois du travail du bois, du bâtiment et des métiers dits féminins. Les pour cent des choix des campagnards sont les suivants : la métallurgie et l’électromécanique, 82 ; le bois, 3 ; les transports maritimes et fluviaux, 5 ; les métiers « féminins », 6. Par contre, les jeunes campagnardes marquent des goûts différents de ceux des citadines. Elles choisissent la métallurgie dans 52 °/0 de cas, et dans 42 % les métiers « féminins ». La variabilité des goûts avec le temps sc présente de la façon suivante. De 1927 à 1931 les goûts pour la métallurgie et l’électromécanique, chez les garçons, n’ont pas diminué sensiblement, (de 91,5 °/0 à 85 °/,,). En 1932 on a enregistré une augmentation considérable des goûts pour les métiers «féminins» (du simple au double) et ceci aux dépens de la métallurgie et de l’électromécanique, et des transports. (En 1932 : métallurgie, 56,4 % ; électromécanique, 18,7 °/0 ; transports fluviaux et maritimes, 5,6 °/«0
- La variabilité des goûts professionnels chez les filles s’est avérée différente de celle des garçons. En 1927 la métallurgie et l’électromécanique, 19,4 °/0 ; les métiers «féminins», 75 °/„ ; en 1931, on obtient respectivement : 63 et 32 °/„ ; en 1932, la métallurgie, 40,9 °/„. La diminution de la métallurgie en 1932 s’est produite au profit des industries alimentaires, fait corrélatif du grand essor de celles-ci.
- En ce qui concerne le rapport entre les goûts professionnels et les débouchés, il y avait, en 1931, excès des premiers dans la métallurgie et l’électromécanique. Un bon équilibre a été constaté dans la polygraphie, la couture, le bois et l’alimentation. Partout ailleurs il y a eu excès de demandes par rapport aux désirs exprimés.
- Lorsqu’on classe les pour cent des goûts professionnels dans l’ordre croissant, on constate que c’est celui même des salaires, à l’exception du cuir, du papier et de la couture.
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- Un point dos plus.intéressants est la répartition des goûts suivant qu’on a affaire à l’élément plus ou moins instruit. Parmi les adolescents de la 2e catégorie 50 °/0 demandent à travailler sans spécifier le métier. Le pourcentage de désirs exprimés en ce qui concerne la métallurgie et l’électromécanique est ici plus faible que dans l’autre groupe ; par contre les demandes pour l’industrie textile et la couture sont plus fréquentes. ^ R.-G.
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- Intelligence comparée de jumeaux
- Parmi les 59.500 élèves de Wisconsin (« sophomores » et « juniors ») examinés en décembre 1933 par le test d’intelligence de llenmon-Nelson, il s’est trouvé 188 couples de jumeaux dont 50 de sexes différents, 59 de garçons et 79 de filles.
- Nous extrayons d’une courte notice exposant les résultats d’une recherche spéciale sur ces jumeaux (1) les quelques données que voici :
- Les médians de 4 groupes : 1° de tous les 188 couples; 2° de garçons ; 3° de filles ; 4° de sexes différents, ont été respectivement dé 39,38; 46,25; 36 et 47,5; les écarts semi-interquartiles de 22,46 ; 22,92 ; 15,56 et 23,63. Les coefficients de corrélation : 1° de 0,609 + 0,03; 2° de 0,598 ± 0,056; 3° de 0,645 + 1,044 et 40, de 0,423 ± 0,078. A R n
- A travers les Revues
- D’un article sur l’hérédité dans l’hypertension publié par W. Allan dans les Archives of internai medicine (LU, 6, décembre 1933) il résulterait, d’après des recherches statistiques d’inspiration génétique (337 familles et 480 analyses individuelles d’hypertendus avec examen de l’hérédité), que les maladies cardiovasculaires hypertensives correspondraient à un facteur héréditaire dominant. ________
- Dans la nouvelle revue brésilienne « Arquivos do Instiiuto de Educaçao », publiée à Rio-de-Janeiro par Lourenço Filiio, signalons l’étude de ce dernier sur l’Ecole des professeurs organisée à l’Institut d’Education, et celle de Mario de Brito sur l’admission à l’école secondaire.
- (1) R. Byttns : The Mental Ability of Twins, School ancl Society, vol. 40, n> 1.038 (17 nov. 1934)
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- — Le Boletim de Educaçao publié à Pernambouc (Brésil) renferme (III, 3-4, 1933) une étude de Sylvio Rabello sur la perception des couleurs et des parures chez les enfants de 3 à 11 ans et les résultats d’une enquête d’Ouvio Monténégro sur les préférences de lectures, idéaux, goûts professionnels des écoliers de R.ecife (professions préférées de professeur chez les filles, de médecin et ingénieur chez les garçons).
- Dans Idort (n° 34, octobre 1934) le Dr E. De Aguiar Whita-ker examine la question du caractère particulièrement importante en orientation professionnelle ; il distingue pour l’étude du caractère, la méthode clinique, psychiatrique, la méthode des appréciations par les maîtres, et enfin la méthode des tests affectifs passant en revue les tests de Polotzky (enfants de moins de 13 ans), ceux de Ilcuycr, Courthial et Dublineau (à partir de 13 ans), les tests de Ilenning et de Rorschach, et enfin les méthodes graphologiques.__________________
- La pléthore médicale en Roumanie. — Dans le n° 11 (novembre dernier) de Revista de Igiena Socialci, le Dr G. Banu, en étudiant la situation professionnelle du corps médical roumain, préconise comme un des moyens pour combattre la crise dont souffre actuellement cette profession, une sélection sévère des candidats aux facultés de médecine basée sur des examens psychotechniques.
- Une étude sur divers tests de développement mental, sur les O. I. comparés obtenus par des échelles différentes due à F. de Vasconcelos a paru dans le n° 22 (juin 1934) de Boletim do Insti-tuto de Orientaçao profissional (de Lisbonne).
- A signaler, également dans ce même numéro, une monographie professionnelle de brodeuse par le même auteur et un court article de M. Lubtil sur la sélection des conducteurs d’autos.
- Le n° 5 (octobre 1934) du « Bulletin des Offices d'O. P. » donne une table systématique des articles publiés depuis 1907.
- On trouvera dans ce même numéro trois monographies : du bourrelier, du secrétaire et du tonnelier.
- On trouvera dans la « Revue de l'Orientation Intellectuelle » (n° 2, nov. 1934) des renseignements sur les carrières de commissaires de police et d'inspecteurs de police.
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- M. J. Fontègne publie dans le n° 3 (1er novembre 1934) de « Y Information Professionnelle » un court article sur les qualités requises pour un bon chauffeur d’auto.
- A signaler dans le numéro d’août 1934 de « La Vie Sociale » un article de A. IIf.rrmann sur lia place du tuberculeux dans l’armature sociale. ________
- On trouvera dans le n° 4 (octobre 1934) de « The Educational Record » un programme de travail pour le conseiller d’orientation éducative et professionnelle dans un article intitulé : « The Major Strategy of Guidance », signé de B. T). Woon.
- Ce même numéro donne un programme détaillé des tests appliqués en 1934 dans des collèges « sophomore ». On y trouvera des résultats exprimés en moyennes arithmétiques, écarts, étalons et centiles pour des groupes de tests de connaissances et d’acquisitions scolaires, leurs comparaisons d’une école à l’autre, d’un sexe à l’autre, etc. ________
- Le n° 134 du « Bulletin International de la Protection de VEn-fance » (1934) donne un mémorandum sur les méthodes en usage aux Etats-Unis pour dépister des enfants aveugles à l’âge préscolaire. ________
- Dans un article intitulé : « Quelques résultats sociaux de l’apprentissage en agriculture professionnelle » (The Journ. of
- Educat. Social, n° 3, nov. 1934), M. E. John et R. E. Wakeley parlent de l’influence d’une instruction professionnelle sur les goûts pour la profession donnée.
- Dans ce même numéro C. C. Lehman et P. A. Witty, en exposant quelques données expérimentales, tendent à montrer combien il est imprudent de se baser dans l’O. P. sur le choix spontané, celui-ci étant une résultante de divers facteurs d’ordre subjectif présentant peu de garantie pour son bien-fondé
- La sélection des aviateurs fait l’objet d’un article de E. Eoel-mann dans le n° 10 (octobre dernier) de « Industrielle Psgchotech-nik». L’auteur s’y préoccupe des qualités d’ordre psychique, et dont les épreuves devraient, à son avis, être complétées par celles de caractère.
- A noter dans ce même numéro, un travail émanant de l’Institut Psychotechnique de Zürich sur la technique des tests carac-lérologiques et signé de 11. Biascii.
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- Quelques nouveaux dis-posilifs de sécurité de travail sont décrits, avec photogravures, dans le n° 29 (15 octobre dernier) de « Reichsabeilsblatt ». --------
- La collaboration pratique clés conseillers de vocation et des syndicats fait l’objet d’un article de Ch. Schürch dans les nos 10-11 (octob.-nov. 1934) de la partie romande de « Berufsberatung und Berufsbildung ». ________
- Dans les « Public Health Reports » de juin dernier ont paru deux études sur les maladies professionnelles, et notamment : une étude sur les effets de l’inhalation des poussières des carrières de marbre aux Etats-Unis par W. C. Dueessen, et une autre sur les silicoses parmi les ouvriers des carrières de granit par J. J. Bloomfielu et W. C. Dueessen.
- Nous relevons dans le drenier numéro paru (n° 3 du tome VII, 1934) de « Sovietshaïa Psichotechniha » ces quelques litres : l’Analyse du développement du sens spatial, par E. N. Meller ; Méthodes d’investigation de l’exactitude de la réaction et du coup d’œil, donnant la description et la photographie de l’appareil par N. W. Zimkine ; la Construction et la méthode d’application de l’appareil pour conducteurs en usage au Laboratoire psycho-physiologique des chemins de fer Nord-Caucasien, par L. N. Dol-golow.
- INFORMATIONS
- A lia Brilish Psychologiecd Society, dans la section d’éducation, ont été entendues des communications, le 14 novembre, de MM. Dutton (cohérence des examens d’entrée aux écoles secondaires du Middlcscx) et Maynard Potts (tests pronostiques de capacité en géométrie) et le 6 décembre du Dr Vernon (tests de capacité artistique).
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- A la Société de Biohypologic (12 novembre), M. Piéron a exposé les conclusions des travaux de la commission pour l’étude de la personnalité présidée par Spearman à la Conférence internationale de psychotechnique, et donné connaissance du projet de fiche psychologique d’examen des sportifs proposée au Congrès de médecine sportive de Chamonix. Une communication de MM. Grwvitz et Laugier et Mlle Weivberg concernait une intéres-
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- santé enquête sur les goûts des écoliers et une autre de Mme Kovar-siki, M. Laugier et MUe Weinberg avait trait à une étude pharmacodynamique. . *
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- La distribution des récompenses aux exposants d’O. P. et à leurs apprentis par VOffice d’O. P. et le Comité de patronage des apprentis du Xe arrondissement a eu lieu sous la présidence de M. Contenot, à la mairie du faubourg Saint-Martin, le 13 novembre dernier. *
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- Le 7e Congrès international des accidents et des maladies du travail se tiendra à Bruxelles, sous la présidence du Dr Gilbert. du 22 au 25 juillet 1935.
- Dans la section des maladies professionnelles, il y a deux questions à l’ordre du jour : la lutte contre les poussières et l’action pathologique du gaz des mines (grisou).
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- Du 15 au 20 juillet 1935 doit se tenir à Londres le 6e Congrès international d’organisation scientifique. Pour renseignements, s’adresser au Comité national de l’Organisation française, 11 bis, rue d’Aguesseau, Paris (8e).
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- Publications de l’Association médico-pédagogique liégeoise. — L’A. M. P. L. (secrétariat : rue de la Justice, 15, à Liège) fera paraître prochainement les publications suivantes :
- En janvier 1935 : Un fascicule contenant les conférences d’éducation physique données à la Médico-Rurale Liégeoise par le Dr René Ledent. A la table des matières : La fatigue, l’entraînement, la fiche médico-sportive, le cœur et les sports, deux études sur la spirométrie et sur les jeunes cyclistes.
- En février 1935 : Une étude sur « L’Education des enfants anormaux en Belgique », par Lucien Wellens.
- En mars 1935 : Un cycle d’études consacrées à « L’Adolescent », son développement physique, sa formation intellectuelle, son caractère, son orientation professionnelle. Les études sont signées par M. l’Inspecteur régional Jeunehomme, MM. les docteurs R. Ledent et L. Lambert, Mlle Jadoulle, MM. Jonckheere, Rouvry, Jadot, M. le Pasteur Rey, M. Wellens.
- Chacun des fascicules : Belgique, 10 fr. Etranger, 3 belgas. La cotisation annuelle (25 francs pour la Belgique, 7 belgas pour l’étranger) assure la réception des 3 fascicules et.du Bulletin pério dique de l’A. M. P. L.
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- Le tirage est limité au nombre de souscripteurs. Prière d’adresser les fonds avant le 15 décembre 1934 à M. Léon Van Michel, trésorier, 5, rue du Parlement, à Liège (Belgique) ; compte chèques postaux 244.391. *
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- Au 12° Congrès annuel de la Confédération internationale des travailleurs intellectuels, a été envisagée la question du chômage ; les résolutions antérieures de la C. I. T. I. ont été confirmées avec les attendus suivants :
- Que le chômage des travailleurs intellectuels, qui constituent les cadres de la société, doit être l’objet d’une attention particulière de la part des organismes nationaux et internationaux ;
- Qu’il est nécessaire et urgent d’adopter des mesures de secours comme les fonds de chômage et la création d’offices d’orientation professionnelle, de rééducation et réadaptation ;
- Mais que ces mesures ne peuvent constituer que des remèdes de crise, sans être susceptibles d’établir une organisation stable ;
- Qu’il sera obligatoire — sous réserve de ce qui leur est propre — de lier le problème spécial du chômage des travailleurs intellectuels à celui qui intéresse tons les travailleurs ;
- Qu’il y a lieu d’envisager aussi bien la réduction du travail et l’extension de l’assurance-chômage que la réglementation des pro-féssions intellectuelles.
- Le Congrès confirme donc ses résolution antérieures, qui ont déjà fixé sur tous les points la doctrine de la C.I.T.I.
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- En novembre 1934 a été inauguré à Nankin un Bureau national de placement pour les universitaires, dirigé par M. Tcheng Tchen
- Tchi. . *
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- Le rapport de Mlle Vera Kovarsky sur Vinspection psychologique scolaire à Montpellier, signale qu’en 1933-34 ont été examinés 1.245 enfants, et relate divers vœux présentés à l’Inspection académique (demandant en particulier de faire examiner les enfants entrant dans les classes en cours d’année et paraissant suspects aux médecins scolaires du point de vue de l’intelligence ou du
- caractère). . *
- * *
- Le Congrès annuel de la Société roumaine de neurologie, psychiatrie, psychologie et endocrinologie s’est tenu à Cluj du 13 au 16 octobre 1934 ; elle a rendu hommage au professeur Parhon pour son 60e anniversaire. Parmi les communications, signalons celles du professeur Marinesco sur l’hérédité dans les maladies
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- nerveuses cl sur l'application du lest de Rorschach à des jumeaux (en collaboration avec MM. Ivreindler cl Coppelmann) et du professeur Stepiianesco-Goanga (en collaboration avec le D1' Oancea-Ursu) sur l’étude de l’hérédité psychique par la méthode des
- jumeaux. • *
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- Le Congrès régional de la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle se tiendra à Saint-Andrews (Ecosse) du 13 au 23 août prochain avec comme sujet l’Education sociale et l’éducation en vue de l’utilisation des loisirs.
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- Le Marché du travail
- De nombreux offices d’O. P. de province ayant demandé à M. A. Rosier, secrétaire général du Bureau universitaire de statistique au ministère de l’Education nationale, de leur faire le service régulier de ses circulaires et avis divers pour les tenir au courant des concours administratifs d’une part et d’autre part, de l’état du marché du travail dans la mesure où celui-ci est connu, nous sommes heureux d’apprendre aujourd’hui à ces offices qu’après accord avec M. Rosier et avec M. Chaintreau, directeur du Centre de renseignements de la Fédération des œuvres laïques du département de la Seine, nous publierons régulièrement ici toutes tes indications pratiques susceptibles de tes intéresser.
- Emplois d’après concours
- I. — Ministère des Affaires étrangères. — 4 places de contrôleur civil stagiaire au Maroc. Concours le 29 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 29 décembre 1934.
- IL — Ministère de VAgriculture. — 4 rédacteurs à l’Administration centrale. Concours 1e 21 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 7 janvier.
- III. — Ministère des Colonies. — 1° 2 chiffreurs à l’Administration centrale : concours 1e 6 février 1935. Inscriptions jusqu’au 22 janvier ; — 2° 4 ingénieurs adjoints stagiaires du cadre général des météorologistes coloniaux : concours tes 5 et 6 février 1935. Inscriptions jusqu’au 5 janvier ; — 3° 5 rédacteurs de 2e classe des services civils de l’Indochine. Concours tes 24, 25, 26 juin 1935. Inscription jusqu’au 15 janvier ; — 5° 20 vérificateurs stagiaires des douanes et régies de l’Indochine. Concours : 27-28 juin 1935. Inscription jusqu’au 15 janvier.
- IV. — Ministère du Commerce et de VIndustrie. — 15 vérificateurs adjoints des poids et mesures : concours 1e 18 mars 1935. Inscriptions jusqu’au 15 janvier.
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- V. — Ministère de VEducation nationale. — 1° 5 professeurs techniques adjoints dans les écoles pratiques du Puy (ajustage), de Marmande (menuiserie), d’Oullins (ajustage, électricité), du Havre (ajustage), de Nîmes (forge et serrurerie). S’adresser aux directeurs de ces écoles.
- VI. — Ministère des Finances. — 00 contrôleurs stagiaires des douanes. Concours : 1er et 2 avril 1935. Inscriptions jusqu’au Ier février.
- VII. — Ministère de la Guerre. — 1° Commis. Concours le 15 mars 1935. Inscriptions jusqu’au 15 janvier (B.E.P.S. exigé).
- 2° Infirmières des hôpitaux militaires. Concours le 25 février 1935. Inscriptions jusqu’au 1er janvier 1935.
- VII. — Ministère de la Guerre. — Commis. Concours le 15 mars 1935. Inscriptions jusqu’au 15 janvier (B.E.P.S. exigé).
- VIII. — Ministère de VIntérieur. —- Préfecture de la Loire-Inférieure. Ingénieurs adjoints du service vicinal. Concours le 4 février 1935.
- IX. — Ministère des P. T. T. — 1° 100 jeunes agents des services extérieurs. Concours le 21 février 1935. Inscriptions jusqu’au 21 janvier (18 à 21 ans).
- 2° 15 darnes sténo-dactylo à l’Administration centrale et à la Direction de la Caisse d’Epargne. Concours le 28 janvier. Inscription jusqu’au 5 janvier.
- X. — Ministère du Travail. — 1° Actuaire contrôleur adjoint (accessible aux femmes). Concours le 15 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 15 décembre 1934 ; — 2° 10 rédacteurs stagiaires à la Caisse générale des garanties (accessible aux femmes). Concours le 14 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 22 décembre.
- XI. '— Divers :
- 1° Banque de France. — Commis titulaires. Concours : le 3 mars 1935. Inscriptions jusqu’au 15 janvier.
- 2° Préfecture de Seine-cl-Oise. — 2 contrôleurs des fonds de chômage. Concours sur titres. Inscriptions jusqu’au 1er janvier 1935.
- 3° Ville de Paris. — Un chimiste au laboratoire municipal. Concours le 13 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 15 décembre 1934.
- 4° Ville de Saint-Brieuc. — Commis des bureaux des Services municipaux. Concours le 15 janvier 1935. Inscriptions jusqu’au 5 janvier.
- Offres d’emplois. — On demande : Dans le Bas-Bhin : du personnel domestique à demeure. — Dans la Charente : de la main-
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- d’œuvre juvénile agricole. — Dans la Côte-d’Or : des laboureurs, des charretiers, des bûcherons, des charbonniers, des scieurs de long. — Dans la Nièvre : des scieurs de long. — En Algérie, à Alger : du personnel domestique à demeure. —< Au Maroc, à Rabat : des spécialistes de l’automobile. — Léone Bourdel.
- N. B. — Pour tous renseignements complémentaires, s’adresser directement aux ministères, aux préfectures ou aux administrations intéressés. ’ *
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- La Vie de l’Institut National d’O. P.
- M. Henry directeur de l’Office d’O. P. du Mans, a soutenu, le 3 décembre 1934, devant un jury composé de MM. Fontègne, président, Laugier et Wallon, un travail sur la préorientation professionnelle par l’école primaire, qui lui a valu l’obtention du certificat d’études spéciales de l’I.N.O.P.
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- La Vie de l’Association des anciens élèves de l’Institut National d’O. P.
- Le Conseil directeur s’est réuni le 26 octobre. Etaient présents : Mmo Favre, MM. Vial, Pivert, Beaume ; excusées : Mlles Benoit, Lévi et Mamelle.
- Il a été décide de demander à M. Masbou, directeur de renseignement, une audience à propos de la place à faire à l’O. P. au moment de la réorganisation des Cours complémentaires ; et de faire la même démarche auprès de M. Luc et de M. Contenot, président du Conseil municipal.
- • La question du banquet d’hiver, banquet officiel, fut également examinée, ainsi que celle de la présidence de ce banquet.
- Un apéritif était offert aux élèves de la Quinzaine, mais à leur vif regret et au nôtre, un cours qui les obligea à un déplacement les empêcha de se rendre à cette invitation.
- Audience Masbou. — Mlle Mamelle, MM. Pivert et Beaume exposèrent qu’il convenait, à leur avis, de profiter de la réorganisation des cours complémentaires pour établir un commencement d’organisation de l’O. P. et aussi dans les cours A. M. le Directeur n’y est pas opposé, au contraire, mais il faut une entente avec l’Enseignement technique, la municipalité ; d’autre part..., des
- crédits- C.-G. Beaume.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Gérard Boudouresoue. — IA Orientation professionnelle. Matière d’enseignement. (Organisation de l’O. P. sur le plan scolaire : essai tenté dans les établissements d’enseignement public de la
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- ville de Marseille). — Marseille, Imprimerie Méridionale, 1933, in-12 de 205 pages.
- Le contenu de ce petit volume dépasse de beaucoup les cadres d’un simple compte rendu auquel1 pourrait faire s’attendre son sous-titre. Ecrit avec beaucoup de talent et de verve par le chef de l’Office d’O. P. marseillais, il est à la fois une excellente initiation aux problèmes les plus urgents de l’orientation et un moyen de propagande de premier ordre.
- Le texte même ne couvre que 115 pages ; les 90 qui restent contiennent des annexes qu’un orienteur consultera toujours avec fruit. On y trouve un essai de classification des professions d’après les aptitudes requises, avec les contre- indications, un autre classant les professions par objet, des spécimens des dossiers (fiches, questionnaires, circulaires) en usage à l’Office de Marseille, etc.
- C’est dans l’avant-propos que l’auteur nous initie aux grandes lignes de son essai (c’est lui qui en est le principal auteur). Les statistiques ayant signalé depuis plusieurs années un écart considérable entre le nombre d’enfants venant consulter l’Office et la densité de la population juvénile de l’agglomération marseillaise, on a conclu à l’insuffisance de la préorientation scolaire et de la propagande. Pour y remédier on a établi un plan de travail hardi et original. Il s’agissait d’incorporer dans les programmes scolaires, dès la classe du certificat, des cours d’O. P. considérée comme l’une des matières d’enseignement obligatoire. A ces cours (dont l’A. donne le programme pour l’année 1932-1933), complétés par des devoirs, des démonstrations de films, des visites aux usines et ateliers, devaient suivre des examens physiologiques et psychologiques, des enquêtes à l’école et au domicile. Tout ce travail s’échelonnait sur trois degrés, le premier correspondant à la classe du certificat, le deuxième aux cours supérieurs de lia 2° année et aux cours complémentaires de préapprentïssage, le troisième à l’école primaire supérieure, aux lycées et à l’école professionnelle. A la fin du premier degré on avait à diriger les élèves, à l’intelligence verbale prédominante, vers les cours supérieurs, ceux à l’intelligence technique vers les cours complémentaires de préapprentissage. Le choix d’un métier devait être fait à la fin de cette deuxième période et contrôlé dans la suivante.
- Les trois chapitres iqui suivent cette introduction traitent le premier de la pré orientation (contenant un exposé fort vivant des cours et des méthodes de propagande aux trois degrés), le deuxième de la connaissance de Vélève (détermination des aptitudes à l’aide de la Fiche psychologique de Piéron et d’une fiche d’aptitude technique, usage très étendu de fiches scolaires et d’enquêtes, celles-ci poussées très loin grâce à la collaboration des
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- assistantes sociales, témoignages de camarades, examens physiologique et médical fait en trois étapes : par l’inl'irmière-visitcuse, par le médecin général et par le psychiatre, entretiens directs avec les enfants, analyse de leurs devoirs, etc.), le 3e du choix de la profession. Une brève conclusion nous donne, enfin, un aperçu sur les résultats atteints pendant celte première période, allant d’octobre 1930 à juillet 1933 : nombre de consultations fortement accru (en 1932 sur 1.613 enfants à diriger, 1.288 soit 78,3 °/« sont venus à l’Office ; avant l’essai, le nombre de consultants a été d’environ 5 enfants par école), l’idée de la nécessité d’une orientation rationnelle se propageant de plus en plus, etc.
- Tout cela, avons-nous dit, n’a point l’aspect d’un compte-rendu aride et hérissé des chiffres. Des observations fort judicieuses, des exemples vivants en font l’étoffe, le tout imprégné d’une profonde connaissance autant du côté pratique de la question que de la psychologie des adolescents et de leurs milieux, d’un amour, enfin, très vif de cette profession de conseiller que l’auteur exerce avec tant de maîtrise. A chaque page de ce livre, de lecture si attrayante, on est tenté de formuler la réflexion qu’un bon travail d’orienteur relève autant, ou plus peut-être, de l’art que de la science exacte.
- A. ll.-G.
- Ce numéro est le dernier de l’année 1934. Nous serions heureux si nos abonnés, désireux de nous éviter des frais de recouvrement, voulaient nous adresser dès à présent le montant de leur abonnement pour 1935 en un chèque postal :
- PARIS G/G 1444-79
- ou par tout autre moyen à leur convenance.
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- TABLE DES MATIÈRES
- TOME VI
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- ARTICLES
- Bonnardel (R.) et Laugier (H.) : Grilles pour l’orientation et la sélection professionnelle. — N° 1, p. 8.
- Bruyère (J.) : Quelques données sur lesi résultats d’une application scolaire des tests d’intelligence. — N° 8, p. 208.
- Fée (M.) : L’Orientation professionnelle au Congrès de Barcelone. — N° 7, p. 176.
- Fourier (Charles) : Sur l’utilisation professionnelle des penchants et les dangers de leur simple répression. -- N° 2, p. 33.
- Korngold (S.) : Contribution à l’élude de la dextralilé. — N" 1, p. 1, et N° 2, p. 29.
- Lahy (B.) : Essai d’application des lests musicaux de Seashore à la sélection des radiotélégraphistes. — N" 8, p. 201.
- Larcher (P.-L.) : L’Organisation départementale de l’Orientation professionnelle. — N° 3, p. 53.
- Laugier : Voir à Bonnardel.
- Piéron (Henri) : La Chronaxie vestibulaire peut-elle servir à l’exploration fonctionnelle du labyrinthe. — N° 4, p. 92.
- Piéron (Mrae Henri): Instructions pour l’emploi de la fiche d’aptitudes techniques. — N" 6, p. 137 cl n° 7, p. 165.
- Sinoir (G.) : Quelques observations sur une application du test de Sten-q’uist. — N° 4, p. 81.
- Terrien (Dr F.) : L’Orientation professionnelle en fonction du degré de vision. — N° 9, p. 233 et N° 10, p. 265.
- Weinberg (D.) : Les tests de montage d’objets pour la détermination des aptitudes au travail manuel qualifié. — N° 5, p. 113.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Accidents du travail — La fréquence relative des accidents du travail. — N° 1, p. 11.
- Analyse des facteurs. — Les facteurs de groupe dans les tests mentaux. — N" 1, p. 13.
- Aptitude Musicale. — Les tests d’aptitude musicale de Maurice Chevais. — N° 7, p. 180.
- Arriération mentale — L’âge de la marche cl l’arriération mentale. — n° 9, p. 251.
- Attitudes professionnelles. — Attitudes professionnelles des étudiants américains. — N° 10, p. 278.
- Bruit. — La mesure des bruits. — N" 4, p. 98.
- Cardiaques. — Utilisation des cardiaques en Orientation professionnelle. — N" 7, p. 179.
- Carrières intellectuelles. — Quelques données statistiques sur les candidats aux carrières intellectuelles. — N° 3, p. 61
- Carrières libérales. — Voir à Types d’inlérêls.
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- Chambres des métiers. — Les Chambres des Métiers dans quelques pays d’Europe. — N° 5, p. 120.
- Choix professionnel. — Le mécontentement de la profession. — N° 8, p. 212. — La raison du choix professionnel chez les adolescents New-Yorkais. — N° 8, p. 211.
- Chômage. — Les grandes écoles d’ingénieurs et le chômage. — N° 6, p. 157.
- Ghromatopsie. — Voir à Vision des couleurs.
- Commerce. — Qualités professionnelles des employés de commerce. — N° 4, p. 90.~
- Conférence Internationale de Psychotechnique. — L’Orientation professionnelle à la VIIIe Conférence internationale de Psychotechnique. N° 9, p. 248.
- Congrès. — (Voir aussi à Conférence). Ve Congrès pédagogique Tchécoslovaque. — N° 9, p. 251.
- Couleurs. — Voir à Vision des couleurs.
- Criminalité. — Profession et criminalité. - N* 7, p. 186.
- Diabétiques. — L'O. P. des diabétiques. - N" 10, p. 278.
- Employées de commerce. — Voir à Commerce.
- Encyclopédie. — La nouvelle Encyclopédie. — N° 9, p. 247.
- Enseignement supérieur. — Voir à Sélection.
- Facteurs. — Voir à Analyse des lâcheurs.
- Génie. — Le danger de la méconnaissance scolaire du génie à propos de la vie de Rœntgen. — N" 2, p. 35.
- Goûts professionnels. — (Voir aussi à Attitudes). — Goûts professionnels des enfants américains. — N° 3, p. 67.
- Goûts professionnels de quelques .enfants de Paris. — N° 1, p. 14’.
- Goûts professionnels de la jeunesse ouvrière de Léningrad. — N° 10, p. 280.
- Graphologie. — Etude de la personnalité et graphologie. — N° 1, p. 14.
- Hérédité intellectuelle. — Ressemblances familiales au point de vue intellectuel. — N° 2, p. 40.
- Ingénieurs. — Voir à Chômage.
- Intelligence. — Quelques remarques à propos de la mesure de l’intelligence chez les écoliers. — N" 3, p. 64.
- Intérêts professionnels. — Tests d’intérêts professionnels. N° 6, p. 159.
- Voir aussi à Goûts pro[essionnels et à Types d’intérêts.
- Jumeaux. — Intelligence comparée de jumeaux. — N° 10, p. 282.
- Maisons de correction. — Voir à Orientation Professionnelle.
- Mécontentement de la profession. — Voir à Choix professionnel.
- Mesures d’intelligence. — Voir à Intelligence.
- Milieu professionnel. — Influence du milieu professionnel dans l’application du test P. V. n° 1 du Dr Th. Simon. — N° 7, p. 181.
- Orientation Intellectuelle. — (Voir aussi à Carrières Intellectuelles) et à Orientation professionnelle.
- La C. G. T. et l’Orientation Intellectuelle. — N° 2, p. 39.
- L’opinion de Paul Valéry sur la nécessité de l’Orientation Intellectuelle. N° 3, p. 60.
- Orientation professionnelle. — L’orientation professionnelle dans les maisons de correction. — N° 5, p. 124.
- L’Orientation professionnelle des étudiants d’après les intéressés. — N° 3, p. 63.
- Personnalité. — Voir à Graphologie.
- Pronostics. — Pronostics des succès scolaires et professionnels. — N° 3, P. 65.
- Qualités professionnelles. — Voir à Commerce.
- Quotients intellectuels. — L’avenir des enfants de haut quotient intellectuel. — N° 10, p. 277.
- Ressemblances familiales. — Voir à Hérédité intellectuelle.
- Roeitgen — Voir à Génie.
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- Sélection. — La sélection dans l’enseignement supérieur et la formation des techniciens. — N° 2, p. 3G.
- Silicose. — Discussion sur la silicose. — N° 5, p. 123.
- Techniciens. — Voir à Sélection.
- Tests. — Une double application des tests à dix ans d’intervalle. — N° 4, p. 93.
- Types d’intérêts. — Carrières libérales et types d’intérêts. — N" 2, p. 41.
- Vision des couleurs — La fréquence des anomalies de la vision des couleurs chez les écoliers de Bâle. — N° 1, p. 11.
- QUELQUES DONNÉES INTÉRESSANT L’O. P.
- D’APRÈS LES ANALYSES DE L’ANNÉE PSYCHOLOGIQUE
- Chant (S. N. F.). — Measuring t,he factors that make a job intersting. — N° 3. p, G9.
- Dolgolova et Gogouchkine. — Le travail du chef dragueur et sa description psychologique. — N0 3, p. G8.
- Dyer (J.-R.). — Source and permanence of vocalional interests of collège men. — N“ 3, p. 69.
- Ey (IL). — La notion de construction. — N° 3, p. 70.
- Kohler (O.). — Industrielle Unfallverhutung auf psycholechnischer Grund-lage. - N" 3, p. 69.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- L’accès à l’enseignement supérieur médical en U. R. S. S. — N° 3, p. 73.
- Le certificat d’études dans l’Ecole unique. — N° 3, p. 70.
- Les concours, p. M. le Dr Wahl.
- La docimologie et le Syndicat national des Instituteurs. — N" 8, p. 213.
- Un écho des études anglaises sur les examens. — N° 2, p. 42.
- Un essai de perfectionnement technique des notes d’examens scolaires. —
- N° 1. p. 15.
- Les moyens pratiques d’examiner les connaissances acquises à l’Ecole de
- base et d’établir une orientation dans les établissements scolaires du
- degré suivant. Rapport général par L. Dumas. — N° 7, p. 187.
- La nécessité des examens et des' concours d’après Ch. Maurain. — N° 4, p. 99.
- Les postulats du baccalauréat/ — N° 8, p. 213.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L'Adaptation grecque de l'échelle Binet-Simon. — N" 4, p. 100.
- Circulaire concernant l'O. P adressée aux instituteurs en Australie. — N* 8, p. 214.
- Contribution à l'élude de la profession de pilote aviateur. — N° 9, p. 252.
- Examens psychotechniques des bacheliers et des étudiants en Tchécoslovaquie. — N° 2, p. 43.
- L’Orientation professionnelle des bacheliers en Allemagne. — N° 1, p. 16.
- L'Orientation professionnelle et la préparation des maîtres à Birmingham. — N° 5, p. 128.
- A TRAVERS LES REVUES
- A travers les revues. — N° 1, p. 18 ; N° 2, p. 45 ; N° 3, p. 74 ; N° 4, p. 105 ; N° 5, p. 130 ; N° G, p. 160 ; N" 7, p. 194 ; N° 8, p. 217 ; N° 9 p. 253 ; N° 10, p. 282.
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- INFORMATIONS
- INFORMATIONS. — N° 1, p. 22 ; N* 2, p. 48 ; N° 3, p. 78 ; N° 4, p. 108 ; N° 5, p. 132 ; N° 6, p. 162 ; N® 7, p. 197, N“ 8, p. 219 ; N0 9, p. 256 ; N° 10, p. 285.
- MARCHÉ DU TRAVAIL. - N° 10, p. 288.
- NÉCROLOGIE. — N® 2, p. 52.
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE. — N® 8, p. 219 ; N® 9, p. 261 ; N° 10, p. 290.
- VIE DE L’AMICALE — N° 1, p. 24 ; N” 2, p, 50 ; N° 3, p. 109 ; N° 5, p. 135 ; N° 8, p. 229 ; N® 10, p. 290.
- LA VIE DES CENTRES D’O. P. — N° 2, p. 49 ; N“ 3, p. 79.
- BIBLIOGRAPHIE
- Androuin (M.-J.). — La formation des apprentis mécaniciens pour l’industrie moderne. - N" 8, p. 232.
- Barbara (Mario). — I fondamenti délia craniologia constituzionalistica. — N° 1, p. 26.
- Baumgarten (F.). — Die Charaktereigenschaften. — N° 7, p. 199.
- Boudouresque (G.). — L’Orientation professionnelle, matière d’enseignement, n' 10, p. 296.
- Filho (Lourenço). — Tests A. B. C. — N" 6, p. 161.
- Fontèg.ie (J.). — 1° Essai de Psychologie professionnelle. — 2° L’Orientation professionnelle et l’apprentissage dans les métiers de la maçonnerie, 1. Le métier de maçon. — 3° Essai de pédagogie professionnelle — N° 2, p. 51.
- Labbé (E). — L’Enseignement technique au service du pays. — N° 9, p. 263.
- Lahy-Hollebecque. — L’Enfant, Une cause d’avenir. — N° 3, p. 80.
- Madariaga (César de). — La formacion profesional de los trabaj adores. N° 4, p. 112.
- Mallart (José). — La orientacion professionnal en Espana. — N" 3, p. 80.
- Pierce (W. O’D.). — Individual différences in normal colour vision. — N°
- 5, p. 136.
- The sélection of colour workers. — N° 8, p. 231.
- Schreider (E.). — Facteurs physiologiques et psychologiques de la prédisposition aux accidents. — N° 9, p. 263.
- Vogel (Léon). — L’intervention médicale dans l’orientation professionnelle des adolescents. — N° 8, p. 231.
- Bibliothèque de l’I. N. O. P. (Quelques livres entrés à la). — N° 1, p. 27 ; N° 7, p. 200 ; N° 8, p. 232 ; N® 9, p. 261.
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