Bulletin d'orientation professionnelle
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- BULLETIN
- A' ORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- 1945
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- JANVIER-JUIN 1945.
- N° 6.
- Fédération de l’Enseignement Confédération Générale dn Travail
- BULLETIN
- D’ORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- Publié par le
- Syndicat du Personnel des Services d’Orientation Professionnelle et Scolaire et de Psychométrie
- SOMMAIRE
- J. Fontègne................................................ C. Chauffard et S. Chamboulant
- Maurice Halbwachs.
- La morpho-psychologie et l’orientation professionnelle..... S. Bresard
- Orientation professionnelle, enseignement et syndicalisme.. R. Galibert
- L’orientation scolaire et l’O. P........................... P. Naville
- y propos du test Couvé-Lézine....................... G. Palmade et I. Lézine
- LA VIE SYNDICALE
- La transformation du G. P. C. O. et la vie du syndicat. — Compte rendu du premier Congrès National du syndicat. — Statuts du syndicat.
- ANALYSES ET COMPTES RENDUS
- (Numéros 90 à 119)
- NOTES ET INFORMATIONS
- Conférences du Front National universitaire sur l’orientation de l’enfant. — Au Journal Officiel. — L’activité de la commission pour la réforme de l’enseignement. — Préparation au diplôme d’état de conseiller d’état d'O. P. à l’I. N. O. P. — Postes de conseillers d’O. P. à pourvoir. — Mutations et affectations, — Vie du bulletin.
- PRIX : 25 fr.
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- BULLETIN D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE - Janvier-Juin 1945
- Julien FONTEGNE
- Tous les conseillers d’O. P. onl appris avec grand regret la mort-'d’igi des pionniers de 10. P., M. l’inspecteur général Fontègne.
- M. Fontègne, après avoir subi les dures épreuves de la bataille de Caen el l’exode forcé dès derniers jours du mois de juillet, pensait reprendre à Paris; avec son allant habituel toute son activité çt se consacrer entièrement à l'O. P. C est alors que la mort le .surprit brutalement à Clinchamps-sùr-Orne, alors qu’il était dans son bureau et recevait des personnalités de la région afin de traiter de questions relatives à l’O. P. et à l’apprentissage des jeunes, mort digne de sa vie entièrement consacrée aux problèmes des jeunes et à leur orientation.
- C’est celte vie si utile à toute l’Orientation ; professionnelle que nous voudrions brièvement retracer ici.
- Né le 27 décembre 1879 à Ain-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), il est élève do l'école primaire de son pays natal. Puis il entre à l’Ecole ‘normale d’instituteurs d Arras. Il est nommé, à ia sortie, dans une école rurale, mais il n’y reste que quelques mois, car, désirant continuer ses éludes, il demande et obtient, un poste dé répétiteur au collège d’Arras.
- Attiré par l’étude des langues vivantes, il se spécialise dans celle de la langue allemande, et passe deux ans à Coblence et un an a Munich. A son retour en France, il est nommé professeur à l’E. P. S. de Calais, puis à l’Ecole pratique d’Oyonnax. Non s le retrouvons en 1912, à l’Ecole des Arts et Métiers de Lille.
- Dès cette époque, il s'intéresse particulièrement aux questions du travail et de l’O. P. qu’il commence à étudier systématiquement. Mobilisé en 1914 et fait prisonnier à Verdun en 1915, il est interné en Suisse comme malade grave. Dirigé sur Genève, il suit les cours de l’Institut Jean-Jacques Rousseau et travaille avec les maîtres de la psychologie suisse. 11 est appelé à faire des conférences sur le problème de l’O. P. et entreprend .ses premières recherches sur F « Etude du Travail »,-en particulier l’étude sur le « Travail de la téléphoniste », en collaboration avec M. Polari.
- Rétabli, il revient en France en 1918 et est désigné pour organiser à Lyon l'Ecole des Mutilés et Réformés. 11 organise, un peu plus tard à Tourcoing, une école semblable, le « Sanatorium ». En 1920, il se consacre entièrement à l’O. P., puisqu'il est chargé, à Strasbourg, de la direction des services d’O. P. d’Alsace-Lorraine. En 1924, il est appelé comme adjoint du Directeur de l’Enseignement primaire de la Seine, et est très vite après, nommé inspecteur général de l’Enseignement technique, et continue à ce titre à s’occuper activement de tous les problèmes d’O. P. C’est la période ou il publie de nombreux ouvrages et articles.
- Dès 1926, il pense, avec M. Piéron et M. Laugier, à la création d’un Institut d’O. P. Leurs projets se réalisent en 1928, où T Institut national d’O. P. de la rue Gay-Lussac est créé. M. Fontègne s’occupe'de l’Institut comme co-directeur, mais prend aussi une part active *à l’enseignement., et toutes les promotions delèves de l’I. N. 0. P. gardent vivant le souvenir de ses cours, toujours pleins d’animation et de vie. Sa grande expérience, tant pédagogique que des problèmes de l’enseignement technique et de fO.P . lui permet de donner aux futurs conseillers d’O. P. un enseignement riche de conseils auxquels bien des praticiens, encore maintenant et pendant de longues années sans doute, pourront se reporter avec profit.
- Comme inspecteur général de l’Enseignement technique, chargé de la région de Normandie et de Bretagne, il est un animateur infatigable et sait lier les pro-
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- blêmes de l’O. P., du préapprentissage et de l’apprentissage en créant de nombreux centres d’O. P., des centres de formation professionnelle et des écoles d’apprentissage, commençant ainsi à réaliser dans cette région une idée qui lui était particulièrement chère, celle de la continuité (de l’O. P.
- En 1940, à Caen, il organise un Centre de formation de conseillers d'O. P. ; trois promotions ont été formées' dans ce Centre.
- Pendant de nombreuses années, M. Eontègnc s'occupa activement de l’Association française pour le développement de l’Enseignement technique, et en particulier de la revue -Y Enseignement Technique. Nous trouvons son nom dans tous les Congrès internationaux de F Enseignement technique .où il a toujours pris une part active.
- Par toute son activité, M. Eontègnc a contribué pour une part importante à la naissance et au développement de l’O. P. en France. Les orienteurs perdent avec lui un animateur et un conseiller de grande valeur.
- S. Chamboulant.
- C. Chauffard.
- Principaux ouvrages et articles publiés par Julien FONTÈGNE
- Entretien® sur l’O. P. à l’usage des enfants, des parents, des instituteurs et des conseillers de vocation. Strasbourg, 1921. 31 p. —i La Chambre de Métiers d'Alsace et de Lorraine. En collaboration avec M. Ley, 1921. i— L’O.P. et la Détermination Mes aptitudes. Neuchatel-Paris, 1921, 263 p. — Le Choix d’un métier et les aptitudes physiques, 1922. — Le Pôle pédagogique de b’écolc en O. P., 1922. — Manualisme et Education, Paris, 1923 , 259 p. -— Avant d’entrer en apprentissage, 1924. — Nouveaux entretiens sur l’O. P. Paris, 1925, 37 p. — Monographie professionnelle. Paris, lïbr. de TE. T., 1926^ 151 p. — Essai de pédagogie professionnelle. Paris, 1933, 109 p. — L’O. P. et l'apprentissage dans les métiers de la maçonnerie. Le métier de maçon. Paris, Chambre d’appr. de la maçonnerie, 1933, 53 p. — Le facteur humain dam les travaux de maçonnerie, i Paris, 1935, 2 fascicules : 23 p. et 41 p. — L’O. P. au Congrès international de i l’Enseignement technique (Rome). Paris, Chantenay, 1936, 17 p. — L’O. P. et le cinématographe (Conférence du 9 janvier 1936), 12 p, — Questionnaire pour l’établissement des Monographies professionnelles. Paris, Chambre d’apprentissage de la maçonnerie (s. d.), 8 p. — L’apprentissage est une éducation. Extrait de « Feuillets de l’Apprenti », 4 p. — Essai d’O. P. pour apprentis de la grande £ industrie. Paris, les Presses Universitaires de France (s. d.), 7 p. — Essai de psychologie professionnelle. Extrait de la Revue mensuelle de la Ch, Synd. des Entrepreneurs de maçonnerie, 44 p. — Legris et Fontègnc : Le Boulanger, Caen 1942, 96 p. — L’O. P. et l’Ecole. Caen, 1943.
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- Maurice HALBWACHS
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- Parmi les premières nouvelles des internés de Buchenwald se trouvait, hélas, la mort de Maurice Halbwachs. Nous saluons ici avec émotion la mémoire de ce savant, probe et indépendant, que les élèves ide l’I. N. Û. P. ont eu le grand honneur d’avoir comme professeur entre 1941 et 1944. Halhwachs était arrivé à ce point de la vie, du travail et de-la réflexion où il aurait pu se dispenser de faire pour les futurs conseillers d’O. P. un cours d’initiation d’économie politique, et. la collaboration qu’il avait accordée à l’I. N. 0. P. n’en avait que plus de prix.
- Psychologue, sociologue, économiste, Halhwachs s’apprêtait à commencer un cours (de psychologie sociale au Collège de France au moment où la répression nazie l’a abattu. Son œuvre déjà très vaste tourne tout entière autour de la recherche sociologique. Il y rattache, avec plus de finesse que Durkheim, des problèmes de psychologie (Les cadres sociaux de la mémoire, la Théorie de Thomme moyen) et de statistique sociale (La classe ouvrière et les niveaux de vie ; La population et les tracés de voies à Paris ; Les causes du isuicide ; L’évolution des besoins dans les classes ouvrières). Il collabora régulièrement aux Annales sociologiques, fondées par Durkheim, mais plutôt en disciple de Si-Miiand. Il avait d’ailleurs dégagé, de ses patientes enquêtes dans des directions très diverses une conception originale de la « morphologie sociale » (c’est le titre de l’un de ses derniers ouvrages), qui intégrait la science de la population (démographie) dans une science sociale plus large. Son œuvre restera comme un exemple de critique patiente, ouverte à tous les progrès.
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- La morpho-psychologie et I orientation professionnelle
- Beaucoup d’orienteurs ont entendu parler de la morpho-psychologie. Celte méthode, mise au point par le I)1 2' Gorman (I), permet de déceler dans leurs grands traits, ies aptitudes physiques, affectives, intellectuelles d’un sujet, par l’examea de la structure (du visage. Son intérêt est de mettre l’accent sur les tendances directrices du caractère, au lieu d envisager les aptitudes isolées les unes des autres.
- ' Certains confondent encore les anciennes physiognomonies descriptives de Lavater ou théoriques de Call et Spurzlieirn avec la méthode tranmissible de Corman basée sur des travaux des morphologistes du dernier siècle et en particulier sur ceux du Ür Claude Sigaud (2). Mais ceux qui ont vu appliquer la méthode sont revenus de ces erreurs : c’est, ainsi qu’un groupe de membres de l’Enseignement primaire a suivi un cours de morpho-psychologie fait cet hiver à la Fondation française pour l'Etude des Problèmes humains et s entraîne actuellement aux travaux pratiques.
- Avant, d’organiser ces cours, nous avons fait à la Fondation française pour l’Etude des Problèmes humains une série d’expériences comparatives avec d’autres méthodes d’appréciation .psychologique.
- Nous vous donnons dans cet article les diagnostics de trois cas tirés d’une de ces expériences, entreprise avec l’autorisation du Directeur de l’Enseigncmenr primaire.
- Les trois enfants dont il va être question, ont 13 ans et sont dans la classe du C. E. P. Ils ont été examinés :
- 1° Par un morpho-psychologue qui ne les connaissait pas, pendant un quart d’heure, sans leur poser dé question. (Examinateur : Mmc Brésard) ;
- 2° Par un psychotechnicien qui n'avait pas de renseignement sur eux. (Examinateur : Mmo Gilmer)’;
- 3° Ils ont passé le test de Binet Simon. (Examinateur : Dr Simon)*
- 4° Par MUe Combv, médecin inspecteur des écoles, et par le Dr Chappert, secrétaire général de la Commission médico-sportive nationale du Comité national des sports, qui ont noté différents points concernant les aptitudes physiques, en paiticulier : la capacité d’effort, la résistance à Ja fatigue, F adresse, la rapidité ;
- 5° D’autre part, le directeur d'école et l’instituteur avaient fourni leurs appréciations personnelles qui confirmaient les nôtres. Des essais de notation avaient été faits sur des points tels que : compréhension, précision, jugement, courage, générosité, aptitude à diriger, etc... Malgré l’imperfection d’une telle notation, les graphiques ont été dans l’ensemble, parallèles,
- (1) Dr. Corman : Quinze, leçons de Morpho-psychologie.
- : Initiation Morpho-psychologique.
- (2) Claude Sigaud : La force humaine. - 1914.
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- Antoine T.
- - 1. — 1 bis :
- Touches de rétraction de [roui (bouche légèrement « abritée », œil enfoncé).
- Touchas de l'é trac lion lcd craie (aplatissement des joues et des lempes).
- Touches de rétraction de hase (léger amenuisement de la mâchoire, front développé), harmonieusement ordonnées sur un fond dilaté (cadre moyennement large, nez ouvert, chairs toniques).
- Examen .uoiuujo-psychologioue
- Dispositions à l'activité physique. — lléserves physiques moyennes, rytlunfe d’action moyennement rapide et régulier, maîtrisé des instincts.
- Dispositions affectives et morales. Sentiments sains, assez conformistes, franchise, bien adapté à l’ambiance.
- Dispositions intellectuelles. — Application, type du bon élève, pas grande originalité, soin et recherche de précision. \
- Dispositions volontaires. ,— Un bon équilibre physique et m'entai, un bon caractère lui permettant une concentration facile de ses forces dans le travail.
- Nature peu indépendante, qui s’astreint facilement à une discipline, facile ft élever, sédentaire consciencieux, bonne moyenne.
- Orientation Professioxxjîi .i :e
- Visite de la mère. Elle est d’accord sur le diagnostic du caractère de l’enfant que nous lui montrons. Elle nous dit que l’enfant voudrait « faire de l’électricité dans les chemins de fer ». Avant de connaître ce désir qui semble cadrer avec ses aptitudes, nous avions pensé poui; lui à la typographie. Nous reverrons * l’enfant après son certificat d’études primaires.
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- Profit d'Aptrtudes techniques et manuelles
- Antoine T„ 1 3 ans - Q. I. 0,87
- Fiche technique (centile)
- 10 70 30 40 50 60 T0 10 »0 100
- Observation
- et compréhen-
- sion spotiole..
- Imagination
- spatiale
- Intelligence mécanique
- Epreuves manuelles
- Wiggly Block........
- Piorkowski Planches de ( Erreurs Minnesota { Temps
- M1P. .
- 15 et 16 P.
- 14 et 17 P ..
- Graphique d’aptitudes physiques
- , T ( Médecin —n °ir>e—: ( Morpho-psychologue _ 0 1 2 3 4 5
- Capacité d'ellorl.. . Rèsistonce à lo loti-gue ............
- /
- Adresse* ''''
- Rapidité: •...
- Conclusion du Psychoteciinecien Dans l’ensemble :
- — Intelligence vive ,et éveillée, apt'e à saisir facilement les questions d’ordre technique et pratique. De l’initiative sur le plan pratique.
- •— Organisation assez satisfaisante, un peu entravée quelquefois par un certain besoin d’activité qui l’entraîne, mais susceptible de devenir très bonne.
- — Rythme rapide, assez régulier, malgré quelques impulsivités et des moments id'étourderîe qui peuvent être attribués à son âge, car la concentration est généralement bonne.
- — Bonne adresse manuelle, vivacité et précision.
- — Un peu de fatigabilité peut-être pour les exercices monotones ou de longue durée.
- Sujet bien, doué, agréable à faire travailler. Prend une part active à ce qui l’entoure, manifeste volontiers ses impressions. A de l’entrain et de la facilité. Manque parfois un peu de pondération, mais en grandissant deviendra plus posé et réfléchi. Est capable ide devenir un excellent technicien. Il pense actuellement se diriger vers l’électricité en passant le concours d’apprentissage des chemins de fer. Est trop jeune pour réussir, mais pourra se présenter dans un ou deux ans avec chances de succès. Peut être encouragé dans cette voie.
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- René B.
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- V.
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- [U /,
- 2, — 2 bis :
- Rétracté latéral (allongement du cadre, aplatissement marqué des joues, aplatissement du modelé sous les- yeux, profil légèrement aérodynamique).
- Sur fond dilaté \ionique (largeur du cadre, dimension et écartement des yeux, nez.et bouche « étalés » dans le visage).
- ExAmen morpho-psychologique
- Dispositions à l'activité physique. — Très bonnes réserves physiques, endurance, capable de continuité dans l’effort, rythme moyennement rapide, appétits solides, maîtrise des instincts médiocres.
- Dispositions affectives et morales. — Ne manque pas de sociabilité,' sentiments peu différenciés, alternativement entiers et influençables, s’accepte tel qu’il est, s’adapte à l’ambiance.
- Dispositions intellectuelles. — Intelligence logique et concrète, qui comprend vite certains sujets et difficilement d’autres.
- Dispositions volontaires. — Apte à bien réaliser ce qui lui plaît, avec ordre et précision; combattit à l’occasion.
- Garçon physiquement solide, capable de fournir un travail de bonne qualité, mais à affiner et rendre plus consdient. Bonne moyenne. Il serait souhailable qu’il exerce un métier dans lequel le corps ait sa part de mouvement.
- Orientation Professionnelle
- Visite de la mère. Connaît les défaut de .son fils. A constaté des progrès sous l'angle du caractère. 'L’enfant ne voudrait pas continuer ses études. Il aimerait vivre au grand air.
- Ses goûts coïncident avec ndlre diagnostic, nous le reverrons après son certificat d’études primaires.
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- Profit d’Aptitudes techniques et manuelles
- René B., 1 3 ans Fiche technique (cenlile) - O. 1. 0,82 10 20 30 40 50 6 7 8 9 1 30
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- Observation 1 et compréhen- < ^ | \
- sion spatiale., j |j p
- B1P
- Imagination D1 P .
- 15 et 16 P. . Intelligence ( 9 P. .. méconique l 1 4 et 17 P . Epreuves manuelles Wiggly Block
- - -i
- Planches de 1 Erreurs .......
- Graphique d'aptitudes physiques
- Médecin .... Morpho;psychologue
- 0 1 2 3 4 5 6
- Capacité d’eflort . . . Résistance à la loti-
- Adresse. » . 7
- /
- Conclusion du psycuotkchnicien Dans l'ensemble :
- — Manifeste un besoin (de mouvement prononcé, son activité n’est pas toujours bien adaptée à son but, mais il est capable de se discipliner dans la mesure uù il comprend ce qu’on lui demande. «
- ' — Rythme pas vraiment rapide, bien qu’il soit actif.
- — Est vivant et plein d’allant au point de vue physique, mais sur d’autres plans suivrait volontiers les initiatives des autres.
- — Adresse satisfaisante, les gestes sont vigoureux, fermes mais sans délicatesse.
- * ' \
- Sujet assez bien doué qui a des facilités au point de vue technique et manuel, est inscrit dans une école commerciale ; doit pouvoir suivre les études étant donné son niveau, mais nous doutons qu’il s'adapte à une vie de bureau, trop sédentaire ; réussirait mieux dans la représentation.
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- André R.
- 3. — 3 bis :
- Dilaté hypoexcilàble (largeur du cadre avec prédominance des chairs (modelé rond).
- Avec des signes dlalonie (m-ollesse des chairs, narines immobiles, amenuisement. du nez, paupières tombantes, Iront ogival, absence de pommettes).
- Et légère rétraction de. front à l’étage cérébral (œil enfoncé, front redressé)
- Examen morpho-psychologique
- Dispositions à l’activité physique. — Réserves physiques moyennes, nonchalances, gourmandise, nervosité, à la fois passif et nerveux : agitation.
- Dispositions affectives et morales. — Egoïsme, indifférence affective, se situe mal par rapport à l'ambiance, plutôt amoral.
- Dispositions intellectuellen. — ffrtelligence assez différenciée, capable de finesse mais très subjective, une certaine sensibilité artistique.
- Dispositions volontaires. — Capable d’accomplir convenablement un travail, mais à stimuler. A peu le sens de ses responsabilités.
- Enfant dont les tendances à l’apathie et à la nervosité semblent être pathologiques. Ce qui déforme ses aptitudes, mais il ne manque pas d’intelligence, d un certain sens artistique (peut-être embryonnaire).
- Orientation professionnelle
- Visite de la mèré, qui nous confirme l’extrême apathie de l’enfant. Nous lui conseillons de le faire soigner avant toute orientation professionnelle.
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- Profit d'Aptitudes techniques et manuelles
- André R, 13 ans - Q. I. 0,83
- Fiche technique (centile) / H1 1 2 ) 3 0 4 0 5 6 0 0 8 0 9 0 1
- Observation ( j^|p
- et compréhen- / jj — ’
- sion spaliple.. ( j | p — ~-A
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- Imagination 1 D1P
- • spatiale ) M1P........ \ 15 et 16 P. . Intelligence f 9 P. •
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- fnécanique l 14 et 17 P . . Epreuves manuelles Wiggly Block
- Piorkowski
- Planches de i Erreurs ........ N
- Minnesota ( Temps U
- Graphique d’aptitudes physiques
- . , , q / Médecin .... ——LÉ ; ( Morpho-psychologue __ 0 1 2 3 4 5
- Capacité d’elfort . - -Résistance à la latn gue Adresse. •
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- Rapidité.» y
- * Conclusion du psyciiotechnicien
- L’ensemble du travail est caractérisé par :
- — Un rythme régulier : périodes de calme et même d’apathie alternant avec des moments d’agitation ; rendement aussi faible d’ailleurs dans l’un ou l’autre cas ; agitation purement physique qui ne révèle nullement une plus grande activité intellectuelle.
- — Lenteur de réalisation même quand il semble le plus actif.
- i— Manque total d’organisation- quel que ce soit le travail proposé, mais particulièrement ,dans le travail manuel.
- — Maladresse des gestes qui sont à la fois brusques et sans réelle fermeté, jamais bien adaptés à leur but. Ne peuvent se plier à un exercice minutieux.
- A beaucoup de bonhomie et d’apparente bonne volonté, mais sans énergie suffisante pour qu’on puisse avoir prise sur lui. Il n’aime pas les difficultés, fait preuve de beaucoup de mollesse et son'esprit reste Volontiers inactif. Bien que 'seules des épreuves techniques et manuelles lui aient été données, nous doutons qu’il ait une meilleure efficience dans d’autres domaines.
- Personnalité encore peu formée — développement insuffisant pour son âge et réactions très enfantines.
- Toute orientation serait prématurée. André a tout intérêt à rester en classe au moins un an encore. De toutes façons, aucun métier manuel ne lui conviendrait, ni un métier exigeant des études tl^oriques poussées — pourra faire un travail s’accommodant de son rythme lent, si possible dans une ambiance qu, i stimulerait.
- En orientation professionnelle, l’intérêt de la rftorpho-psychologie apparaît de plusieurs façons.
- Voici quelques exemples :
- La résistance ù la fatigue n’est pas seulement dépendante du degré de force musculaire, mais aussi du rythme du travail. Un homme très robuste fait pour une tâche monotone (type Dilaté hypoexcitable tonique) se fatiguera s’il y a trop de diversité dans son travail. Ên revanche, un homme moins robuste que lui se fatiguera moins à exécuter le même travail divers si ses tendances se rattachent à celles du « Dilaté hyperexcitable; » ou du « Rétracté Latéral », mais il se fatiguerait très vite à un travail moins dur mais monotone.
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- D'autre part la résistance à la fatigue, est favorisée par une bonne organisation du travail qui ten,d vers une bonne économie des forces, donc par des signes marqués de « Rétraction de Front ». Autre exemple :
- Il existe une, catégorie d'individus « Rétractés, de Front du 3me degré », très intériorisés qui, sur le plan de l’activité physique ont des inhibitions et ont besoin id’être accoutumés à une ambiance pour donner leur maximum. Mais d’autre part, ils ont des gestes d’une extrême précision lorsqu’ils sont familiarisés avec un travail. Les garçons de ce type sont défavorisés par les tests. Ils peuvent devenir d’excellents ouvriers de précision malgré la nervosité qu’ils manifestent quand on change leurs habitudes. C’est donc l’examen élu type général qm permettra les remarques importantes que nous venons ide signaler, qui permettent de préciser comment seront utilisées des aptitudes particulières.
- Encore un exemple (il faut nous limiter à cause de la place qui nous manque) ;
- La sociabilité indifférenciée ou sélective, la susceptibilité sont des éléments de l’affectivité que précise l’examen morpho-psychologique ; il n’est pas besoin d’insister sur l’importance de ce facteur clans les divers métiers.
- Signalons enfin que le scrupule et la conscience professionnelle sont l’apanage fortement marqué de « Rétraction de Front ».
- La morpho-psychologie ne prétend pas se substituer aux tests, mais elle pourrait dans bien des cas, guider leur choix et éviter des pertes de temps. Elle permet d’autre part une évaluation globale de l'efficience de l’individu en fonction de la puissance, de la diversité et de l’harmonie de ses diverses tendances (1).
- S. Rresard.
- (1) Le morpho-psychologue examine successivement dans, le visage :
- 1° le' cadre, formé des parties osseuses, de. la mâchoire, du front et des joues. (Sa largeur le renseigne sur les réserves de force,s physiques. Un cadre très amenuisé au niveau des mâchoires est l’indice d’une, grande fatigabilité).
- 2° les vestibules sensoriels, yeux, nez, bouche, oreilles, —.c’est à leur niveau que s'effectuent les échanges entre les divers appareils et le monde, extérieur. Ilsj représentent ce que nous engageons, de nous-même, dans l’action présente. Des vestibules, fins et dessinés vont de pair avec des réflexes plus prompts, un sens des nuances, plus, délicat que si ces vestibules étaient épais.
- 3° le 'modelé, aux formes rondes s’associent des notions d’hypoexcitabilité et d’anabolisme — aux formes plates d’hyperexcitabilité et de catabolisme.. La tonicité et l’atonie des chairs font partie de l’examen du modelé.
- 4° le profil, les vestibules ouverts, du « Type Dilaté » qui fait face au milieu traduisent des tendances à la perméabilité et l’impulsivité, des. vestibules. « abrités » des types, a Rétractés » des tendances au contrôle, à la conscience, de soi, à l'intériorisation.
- 5» les deux parties, gauche et droite du visage, nous renseignent sur les symétries (dé structure et de mimique).
- 6° les trois étages :
- l’étage, inférieur ou digestif (mâchoi-es, menton, bouche! dont les détails examinés précédemment (cadre, vestibule, modelé, profil) renseignent plus, particulièrement le morphopsychologue' sur la vie active et instinctive du sujet.
- l’étage moyen ou respiratoire qui renseigne plus particulièrement sur la vie affective du sujet.
- l'étage supérieur ou cérébral qui renseigne plus particulièrement s.ur les aptitudes intellectuelles du sujet.
- Ces notions d'étages sont reprises a l’ancienne physiognomonie statique mais ne. sont pas l’essentiel de la méthode qui est avant tout synthétique.
- Il faut compter un an d’études sérieuses et de pratique pour manier la méthode morpho-psychologique.
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- Orientation Professionnelle! Enseignement et Syndicalisme
- (Rappel)
- Au moment ofi l’on parle tant d'une réforme de 1 Enseignement dans laquelle l’Orientation scolaire et l’Orientation professionnelle auraient une place grandissante il n’est pas inutile de rappeler ce que pensait, avant la guerre, sur ce sujet la classe ouvrière organisée dans la Confédération Générale du Travail. 1
- A la suite du Congrès Confédéral de 1929, une Commission de l’Enseignement etrde l’Education ouvrière se livra à une élude détaillée qui dura deux ans. L’ensemble des rapports fut présenté au Congrès de 1931. Etaient traités, enlr’aulres sujets : la prolongation de la scolarité, l’enseignement post-scolaire et l’éducation populaire, l’orientation professionnelle, l’enseignement .professionnel, T apprentissage.
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- Dans une sorte d’exposé de principes, un rapporteur souligne que « la gratuité des études secondaires posera demain la question de la sélection et de T orientation. La collaboration des éducateurs de's divers degrés et des représentants du travail organisé sera nécessaire pour assurer à l’enfant la garantie d’une appréciation objective de ses aptitudes et à la collectivité J a garantie d’une orientation libérale et humaine. »
- Et dans le préambule de son rapport consacré! à 10. P., .1. Lapierre note d’abord que « l’Orientation Professionnelle n’est en réalité qu’une partie du problème général de la sélection envisagée dans le projet d'organisation de l’école unique. » 11 définit ensuite le but poursuivi, non seulement « conseiller T enfant au moment du choix de sa profession » mais en outre le suivre de près, là où. il aura été placé (patron, coqrs, écoles) ; le conseiller et le cas échéant, modifier l’orientation primitive. »
- Trois facteurs interviendront dans l’O. P. : la nature de l’enfant, les exigences des professions, l’état du marché du travail. Aussitôt, à propos du premier, il est précisé : « Bien connaître Tentant, cela suppose qu'on l’aura suivi de très près depuis son entrée à l’école, qu’on aura noté ses. défaillances, ses points faibles du point de vue physique, qu’on aura, en un mot, un résumé''exact de son développement. »
- « Ce résultat ne sera atteint qu’autant qu’on aura rendu obligatoire et qu’on aura véritablement organisé l’inspection médicale .scolaire et la fiche médicale et pédagogique. »
- « C’est là une revendication posée depuis longtemps par le mouvement ouvrier organisé et nous ne saurions trop insister sur ,1a nécessité impérieuse de la faire aboutir si Ton.-veut vraiment et. utilement organiser l’orientation professionnelle. »
- Suit un développement sur les moyens utilisés pour connaître. Tentant ; la nécessité du préapprentissage, de l’initiation manuelle est bien marquée. « Ainsi se dégage l’impérieuse nécessité d’obtcmT la collaboration éclairée et régulière des médecins (qui auront surtout à signaler des contre-indications) des parents et des maîtres de classe, instituteurs et professeurs. »
- Le paragraphe sur la connaissance des professions par monographies n’apporte d’intéressant que la volonté de répandre à profusion, sous forme de tracts, brochures qui iront à domicile solliciter l’attention et la réflexion, les renseignements empruntés à toutes les compétences.
- Ces deux points acquis, des contre-indications peuvent être formulées, mais il restera la plupart du temps la possibilité de réussir dans plusieurs autres professions, d’où connaissance du marché du travail, de son état présent et de ses chances de développement.
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- Ainsi apparaissent comme particulièrement précieuses la collaboration régulière des offices municipaux ou syndicaux de placement et le contact étroit avec la profession organisée, c’est-à-dire avec les organisations syndicales. La discussion a amené le Congrès à préciser que, « en auctin cas les offices d’orientation ne devront faire de placement. »
- Après cet exposé théorique vient le projet concret de réalisation.
- L’organisme esscntiel.sera « l’Officé municipal cl’O.P. » dont les tâches sont d’abord résumées :
- — recueillir la documentation,
- — grouper les éléments contribuant à la connaissance de l’enfant et, s’il en est besoin, procéder à un examen psycho-physiologique approprié, — tirer les conclusions en confrontant les deux éléments précédents;
- — donner le conseil en tenant compte du marché du Travail.
- Des représentants de la ville, du corps médical, du personnel enseignant, des syndicats ouvriers et patronaux, de l’Office de placement, constituent le Conseil d’administration du Centre Municipal.
- « L’Office d’O. P. doit être un organisme régulier et obligatoire. Les dépenses qu’il occasionne devront donc figurer parmi les dépenses obligatoires des communes. »
- « Il doit étendre son action sur toutes les professions, aussi bien manuelles qu’intellectuelles, « aux anormaux, arriérés pédagogiques, faibles d’esprit. »
- Le rapporteur revient sur les opérations à organiser, au cours de l’année scolaire et entre un peu dans le détail. On peut relever encore :
- La collaboration des membres de renseignement. « De tout temps, les maître* de la jeunesse ont été, avec des moyens insuffisants et imparfaits, des conseillers de vocation écoutés des familles. Ils seront donc les meilleurs collaborateurs de l’œuvre nouvelle : la direction de l’Office peut être sûre d’être entendue quand elle leur demandera d’apporter tout leur savoir et tout leur cœur à l’observation attentive de l’enfant et de consigner avec soin et méthode les observations de tonte nature qu’ils pourraient être amenés à recueillir sur son activité physique et intellectuelle. »
- la part de l'Office de placement et des différents, organismes intéressés qui devront fournir la liste approximative des places d’apprentissage (à l’atelier, dans les cours ou les écoles professionnelles.)
- l’importance considérable qu’il faudra attacher 'à la fiche- Sanitaire de l’enfant et plus particulièrement à la dernière visite médicale scolaire, d’où obligation d’organiser cette visite médicale,
- la possibilité de soumettre les enfants à un examen psycho-professionnel si le besoin en, était reconnu,
- et l’intérêt qu’il y a fréquemment à contrôler, à compléter les données de tontes sortes par un examen des facultés mentales et motrices, examen dans lequel l’importance de T observation et celle do l’expérimentation seront varia--blés,
- les conseils aux parents sur l’opportunité qu’il y a à faire /continuer leurs études à des enfants, sur les débouchés divers offerts aux jeunes gens suivant la nature de leurs études.
- Un Office départemental doit coordonner les efforts des offices municipaux» dont il suscitera la constitution dans toutes les villes importantes-du département, et ceux des municipalités. Il sera administré par un comité dont les membres suivront de près les opérations d’orientation de fin d’année. (?)
- Le Directeur, sera chargé d’établir une liaison entre les divers offices muni-
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- cipaux et les municipalités, de les guider, de leur préparer toute documentation utile ou de leur indiquer les moyens par lesquels ils pourront se la procurer.
- Organisme régulier, l’Office départemental (de l’O. P. devra être doté sur ie budget départemental. ' ,
- Enfin, un Office national d’O. P. achèverait l’édifice. Il concentrerait les études scientifiques, les statistiques, la documentation, assurerait les liaisons avec les organismes de recherches (I. N. O. P., etc...), conseillerait et contrôlerait les offices départementaux. 11 fonctionnerait sous l’impulsion d’un comité composé de représentants des. divers ordres d’enseignement, de la main-d’œuvre, des organisations patronales et ouvrières.
- Telle est la position prise par la C. G. T. en 1931. Ce projet est assez complet et cohérent. Dans « les Principaux problèmes de l’Orientation professionnelle » Bouvier-Ajam le signale et ajoute' que les texte's élaborés en 1938-1939 en ont visiblement été inspirés.
- On peut formuler diverses autres remarques.
- Aucune organisation régionale n’est prévue. Le rôle de Directeur de l’Office départemental paraissais devoir être tenu par le Secrétaire départemental.
- L’établissement de la fiche médicale d’O. P. par l’inspecteur médical scolaire ne devrait pas être un pis aller rétribué. C’est l’aboutissement d’une inspection médicale continue. Tout le livret médical doit servir à l’orientation et il était bien conçu en ce sens à l’origine. Il est bon de le rappeler au moment où il faut proposer une rétribution supplémentaire pour obtenir de l’inspecteur médical scolaire et de l’assistante sociale scolaire l’établissement de la fiche médicale d’O. P.
- Il serait bon de donner toute sa valeur au livret médical dans la formule établie au début de ]’inspection médicale scolaire, vers 1932, sauf erreur. II constitue un ensemble très complet. Mais, jusqu’ici, une très, petite partie seulement est utilisée, pour inscrire la date des visites lorsque la scolarité est commencée. Ne pourrait-on assurer sa délivrance par la mairie dès la naissance ? Serait-il impossible d’arriver à ce que les parents guidés et encouragés par Tes assistantes sociales le tiennent à jour dès le début ? On peut bien espérer que les médecins apporteront, sans scepticisme excessif, leur concours à cet effort de redressement.
- Le fait que la connaissance psychologique de l’enfant doit commencer le plus tôt possible n’a .pas échappé à la Commission d’études. Celte préoccupation rejoint celle de factuelle Commission de la réforme de l’enseignement qui pense organiser l’orientation scolaire et introduire la psychologie appliquée à l’école.
- L’école doit, apporter son concours. Les services d’orientation, que celle-ci soit professionnelle ou scolaire, ne peuvent se .séparer de l’école.
- Le problème du recrutement et de la formation des orienteurs n’est, pas posé. Aujourd’hui pour l'O. P. on a pu recourir aux instituteurs qui, ne paraissent pas inférieurs à leurs collègues venus d’autres horizons. Pourquoi ne le pourrait-on pas pour la psychologie- appliquée à l’école ? Celle-ci, bien que moins ancienne, ne se révèlera-t-elle pas d’une généralisation plus facile que l’orientation professionnelle elle-même ? Qu’elle soft appliquée à la connaissance de l’écolier ou à l’adaptation pédagogique, elle reste dans le cadre des techniques plus familières aux membres de l’enseignement que la connaissance psychologique approfondie des métiers. Cette dernière a encoée une* part assez maigre dans l’O. P. actuelle. Ce retard risque de se maintenir longtemps de sorte que des trois facteurs : 'connaissance de l’individu, connaissance des professions, connaissance du marché du travail, le premier est le moins en retard. Ou’iï se rdace à la fin de la scolarité primaire n’empêche pas qu’il procède surtout de la psychologie de l’écolier. L’insuffisance de personnel, donc de temps à consacrer à chaque enfant et l’insuffisance d’équipement en appareils psychotechniques
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- accentuent le caractère scolaire clés investigations auxquelles se livrent les orienteurs.
- Enfin, si les conseillers d’O. P. ne sont pas bien préparés à l'extension de la psychologie appliquée dès le début de la scolarité, ce sont ceux qui le sont le mieux — ou le moins mal. C’est donc à eux qu’il semble logique de confier, au début ces tâches nouvelles. Un plan aussi 'séduisant soit-il doit s’appuyer sur les possibilités réelles. Parler de recruter .des gens ayant une formation tout à fait, spéciale est une illusion au moment où le recrutement des membres de l’enseignement s’avère plus difficile, au moment où l’on hésite à offrir des traitements susceptibles d’attirer l’élite ù l’enseignement et à tout ce qui s’v attache.
- Ainsi cette rétrospective sur les débats constructifs de la C. G. T. durant l’entre deux guerres s’intégre bien dans les préoccupations actuelles : rénovation de renseignement avec le souci d’élever l’individu et le placer selon son mérite* là où, atteignant le développement maximum en tous domaines avec le plus de satisfactions possibles, il rendra le plus de services à la collectivité.
- La classe ouvrière organisée doit êtrë la grande bénéficiaire <de cette trans- . formation. Elle l’a compris avant la guerre. Elle doit continuer à donner tout son appui à l’école. Les maîtres appartenant pour la plupart à la C. G. T. ne peuvent se désintéresser de cette grande tâche, encore moins s\v montrer hostiles. Ils doivent au contraire revendiquer et mériter la place qu’on a parfois tendance à leur contester.
- » R. Galibert.
- Orientation professionnelle et orientation scolaire
- Le professeur.H. Wallon a publié dans La Pensée (n° 1, oct.-déc. 1944) un important article sur l’orientation scolaire qu’il nous paraît indispensable .de résumer ici. M. Wallon estime que l’orientation professionnelle et l’orientation scolaire sont deux choses bien distinctes. Le but de l’O. P., écrit-il, « est de mettre en rapport chaque individu avec la profession qui répond le mieux à ses aptitudes. Elle regarde à la fois vers la profession et vers les aptitudes. Elle implique l’analyse des techniques professionnelles, et, de plus, l'homme n’étant pas lui-même un pur instrument, mais un organisme et une personne, elle doit envisager le régime de vie lié à chaque profession, son hygiène particulière, les habitudes qu’il requiert, les goûts qu’il peut satisfaire ou frustrer. » Telle qu’elle, l’O. P., polarisée vers le choix d’une profession, ne saurait se substituer à l’orientation scolaire dont les buts « pourraient être Rajustement plus exact de l'enseignement au cas de chaque élève, la raison de ses échecs étant, mieux déterminée : insuffisances variables de l’activité intellectuelle, troubles divers de T attention, obstacles dus ù l’affectivité et au caractère. Mais ils seraient aussi d’orienter l’enfant à l’école. La nécessité d’une orientation résulte de la diversité des programmes enlre lesquels il faut maintenant choisir. »
- Il existe évidemment entre ces deux formes d’orientation des « articulations nécessaires ». Néanmoins, l’orientation scolaire ne peut être commandée par l’O. P. : « Les rapports peuvent en bien des cas sembler lointains entre une profession déterminée et chacun des programmes ou cycles scolaires. Si, néanmoins, il y avait des présomptions de correspondance, ce qui importe avant tout n’est pas de savoir-vers quelle profession. acheminer l’enfant, mais les études les plus propres à utiliser ses aptitudes au mieux de son développement. » M. Wallon examine ensuite dans quelle mesure peuvent différer les méthodes de l’O. P. ét celles de l’orientation scolaire.
- Il est certain que les problèmes posés par l’orientation scolaire, surtout dans les premières années de la scolarité,-sont distincts de ceux ,du choix d’une profession précise, et nous ne pourrons que nous féliciter de voir enfin intro
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- duites à l'école des préoccupation d'orientation, et non plus seulement de pédagogie pure. Néanmoins, il existe entre la préparation scolaire de l’enfant et son avenir professionnel certaines relations continues qui peuvent rendre dangereuse^ une séparation radicale entre les deux. Dans Les cadres actuels de la société, il est certain que le choix de telle ou telle branche scolaire orientera finalement l’enfant vers certains groupes de professions plutôt que vers certains autres.
- Dès 11 ans, dit lVl. Wallon, la sélection s’opérera « entre ceux qui vont être orientés vers les techniques manuelles de l’usine et des champs, et ceux que leurs aptitudes permettent d’orienter vers les techniques intellectuel lep ». Il admet donc que dès 11 ans s’opérera la distinction entre les ouvriers et... les autres. « Pour les enfants qui sont acheminés vers les métiers, les matières de l’ensei-ment commun auront le caractère concret et simplifié qui les rendra accessibles à tous. Le reste de leur temps sera consacré à des occupations où déjà sç pose le problème de leur orientation professionnelle ». Par conséquent,- entre 11 et 15 ans 1 orientation scolaire sera déjà pour les futurs ouvriers une orientation professionnelle, ce qui prouve bien qu’en pratique, et pour la majorité des enfants, il n’est pas possible . de faire une distinction radicale entre O. P. et orientation scolaire. La raison en est que le milieu scolaire ne peut pas être-considéré comme le milieu unique de détermination de l’avenir de l’enfant. Même pour guider un enfant dans telle ou telle branche de connaissances et d’instruction, il faut connaître ses conditions de vie extra-scolaire (en particulier le genre de vie et la classe sociale des parents). D’autre part, l’école n’observe 1 enfant que quelques heures par jour, et toute l’activité de l’enfant chez lui ou au dehors lui échappe presque complètement. En ce sens l’observation scolaire ne saurait se suffire à elle-même. Il serait donc en définitive dangereux de séparer arbitrairement ces deux aspects de l’orientation, scolaire et professionnelle. L’expérience le montrera bien.
- Toutefois, l’organisation de l’orientation scolaire aura un aspect positif ; c’est qu’elle aidera à intégrer l'école dans un cycle général d’orientation, et que l’enfant n’arrivera plus au Centre d’O. P., à 14, 15 ans ou plus, sans qu’on sache rien à son sujet. La tâche de l’aiguillage décisif s’en-trouvera donc facilitée et son rendement amélioré. Les parents et les maîtres, au lieu de ne se préoccuper que des examens, seront amenés à s'intéresser aux études des enfants non plus seulement sous l’angle des connaissances brutes., mais sous l’angle de l’utilisation des connaissances en vue d’une future activité professionnelle. Qu’on le veuille ou non, le principal bénéfice de l’orientation scolaire sera de poser les problèmes de l’orientation professionnelle, d’une façon plus concrète et plus approfondie. C’est là le côté le plus intéressant de l’orienta lion scolaire, et c’est d’ailleurs sous cet aspect; qu’elle a commencé à pénétrer dans l’enseignement secondaire actuel.
- Toutefois, une question se pose dès à présent, qui est celle de la formation des cadres de l’orientation scolaire. M. Wallon a suggéré pour eux le titre de psychologues 'scojaires. Mais quel sera leur recrutement, leur formation ? Seront" ils simplement des maîtres spécialisés, ou» auront-ils) une activité indépendante ? Sous quelle forme seront-ils rattachés aux Ecoles et aux Centres d’O., P. ? Tl serait évidemment inutile d’aborder concrètement ces questions avant que la réforme de l’enseignement, qui nécessitera l’utilisation de psychologues scolaires, soit elle-même au point. On peut cependant formuler dès à présent quelques principes directeurs qu'il nous'paraît intéressant de ne pas perdre de vue.
- Pour les raisons exposées brièvement plus haut, il paraît d’abord indispensable que le psychologue scolaire reçoive une formation dé base semblable à celle du conseiller d’O. P., à laquelle s’ajouteraient des stages et études particulières relatives à l’enfant d’âge scolaire et à la pédagogie. Il serait parfaitement erroné de donner aux psychologues scolaires une formation entièrement indépendante, qui aurait pour seul effet de briser une,solidarité de méthodes et d’aptitudes qui découle de la communauté des objectifs du stade scolaire et préprofessionnel de l’orientation. Cela serait d’autant plus regrettable que sur le
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- plan pédagogique on s'efforce de lier les branches technique, pratique et théorique. D’autre part, une liaison organique doit être prévue entre les psychologues scolaires et les centres d’orientation professionnelle ; d’ailleurs, il est trop évi dent que pendant longtemps encore les fonctions idu psychologue scolaire devront être remplies par des conseillers d’orientation professionnelle., en particulier dans' les petites villes et les,bourgades, voire à la campagne. Car s’il est possible que dans de grands établissements secondaires existe un psychologue scolaire attitré, par contre il est certain qu’un psychologue scolaire pourra s’occuper d’un ensemble d'écoles primaires,, et parfois de toute une région. Dans ce cas, on voit très bien les psychologues scolaires et les conseillers d’orientajtion rattachés à des centres d’orientation municipaux communs, contrôlés par le ministèr de l'Education nationale (et dans ce cas, l’orientation, scolaire et professionnelle, pourrait être détachée de la Direction de l’Enseignement technique, et constituer une direction indépendante). De toute façon, la formation des psychologues scolaires — si l’on veut qu ils soient à la hauteur de leur tâche, et n'en courent pas les critiques qui sont si libéralement faites aux conseillers d’O. P. — demandera du temps et des moyens considérables. La question du recrutement devra elle aussi être posée dans toute son ampleur, et l’on verra à la pratique qu’elle n’est pas distincte de celle du recrutement des conseillers d’O. P.
- En résumé, nous pensons qu’en posant le principe de la nécessité d'une orientation scolaire, M. Wallon aura beaucoup fait pour le progrès de V orientation juvénile en général, scolaire et pré-professionnelle. Il importe toutefois do ne pas pratiquer une opposition entre l’étape scolaire et l’étape pré-profession nelle de l’orientation. Bien au contraire, nous sommes persuadés que la question ne fera de sérieux progrès que lorsqu’on aura pleinement compris que l’orientation doit être continue. L’enfant n’est, pas une entité purement « psychologique » ; il est aussi — et avant tout peut-être — une unité sociale. En ce sens les tritères qui président à son développement ne sont, pas purement psychologi ques, puisqu’ils empruntent une part capitale de leur signification au milieu social auquel appartient l’enfant. Il faut en tenir compte dès l’école, et en ce sens des préoccupations extra-scolaires et professionnelles doivent intervenir sans tarder. L1 serait vain de croire que dans le régime social actuel l’enfant puisse en définitive «choisir» un métier vers 15 à 18 ans en fonction des études qu’il aine faites elles-mêmes selon ses tendances psychologiques. C’est là peut-être une chose souhaitable. Mais l’expérience nous apprend tous les jours qu’il en va en général tout autrement, et c’est pourquoi il vaut mieux partir des réalités que de semer des illusions que la réalité se chargerait bien vite de démentir.
- P. Naville.
- Remarques sur une étude d'adaptation du test de Couvé à la sélection des employés de bureau
- Nous avons reçu de M. G. Palmade, collaborateur du Bureau de Psgcho* logie industrielle de la Cégos, une étude critique du travail de MIle Lézine sur le lest de Couvé, parue dans nos deux précédents numéros. Fùdèles à notre désir de provoquer des échanges fructueux de points de vue entre orienteurs, psgeho-métriciens et psychologues, nous reproduisons ci-descous l'essentiel des flelmar*-ques de M. Palmade, en nous excusant de ne pouvoir les publier dans leur totalité, faute de place. Nous publions ensuite une mise au point de Ml]e Lézine.
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- Epreuve de classemenl
- i Dans l’étalonnage de celte épreuve, la question des erreurs scrhblç avoir éle consciemment négligée. .Nous trouvons cependant un étalonnage qui porte silices erreurs à 1 exclusion du temps. Mais un système de pénalisation ne serait-il pas préférable ? Est-il logique»de classer indilïéremmeiit à OU les sujets ayant coin-mis une faute, les temps mis pour effectuer la tâche étant par exemple aussi différents que 5’ 5'" et JU , il ne nous le semble pas. Un ne nous précise du reste pas si l'étalonnage par erreurs se substitue entièrement à i’élalonnago en fonction »du temps dans le cas où il y a faute, ou si au contraire on se trouve alors devant deux étalonnages distincts dont il faut simultanément tenir compte.
- (Jette critique n’ayant qu’une portée restreinte puisque les erreurs de classement sont très rares.
- Mais dans un domaine: voisin nous voyons une objection qui nous semble un peu plus importante.
- Vous, lisons qu au. cinquième temps : « Un place devant le sujet la boite à plan incliné à remplit et la pile de jetons qu il n a pu prendre à temps. À Cieci fait, on lui demande de sortir les jetons ides cases et de les grouper. Il est aussi entendu qu'il « joindra à chacun .des tus qu'il aura devant lui ceux qu'il n'a pas pu prendre à temps ».
- Or, c’est là un réel travail supplémentaire qu'on lui impose, une sorte cle pénalité. 11 n y a pas dot raison de mettre les sujets ayant moins bien effectué le premier temps (travail sur un rythme) dans de plus mauvaises conditions pour effectuer le cinquième (classement). Celui-ci se présente bien comme une épreûve indépendante. Cette épreuve devrait s’effectuer dans des conditions exactement semblables pour la totalité des sujets. Procéder autrement, c’est risquer d’introduire systématiquement des causes d’erreurs.
- On peut prétendre que les erreurs ainsi déterminées sont faibles. Pour un sujet ayant bien ou moyennement réussi au premier temps, elles doivent l’être en effet. Mais pour des sujets qui n’ont pas plus placer de 10 à 23 jetons, elles sont certainement plus sensibles'. Il est possible de. se demander jusqu’à quel point on n’introduit pas en procédant de cette façon une corrélation supplémentaire entre les résultats à la première épreuve et les résultats àv la dernière.
- De toute façon, on aurait pu très facilement supprimer foute possibilité de contestation en clemandant.au sujet de placer les jetons résiduels dans les fentes avant de passer à l’épreuve de classement.
- Venons-en maintenant à des critiques qui nous semblent plus graves, parce qu’elles mettent en jeu la portée même de celte épreuve :
- Nous lisons que cette épreuve donne des renseignements sur « l’originalité dans les méthodes ». Ainsi, l'originalité consisterait sans doute à ranger par ordre de grandeur des- chiffres que l’on doit classe*. Nous pensons que c’est se satisfaire un peu facilement en fait d’originalité. A notre avis, de cette épreuve, on peut simplement tirer que le sujet sait se servir à propos d’une méthode simple.
- Nous pensons qu’une telle distinction a son importance.
- Nous voudrions aussi indiquer que les conditions particulières dans lesquelles s’effectue ce classement donnent à cette épreuve des caractères particuliers qui n’existent pas forcément,dan,s la pratique.
- Quand le sujet fait son classement, dans cette cinquième épreuve, il sait qu’il aura autre chose à faire ensuite. D’autre part, il est chronométré, le temps presse.
- Il arrive sans doute, dans le travail d’employé de bureau, que l’on sait obligé de faire'rapidement un classement en vue d’une tâche immédiate. Mais très souvent, dans la vie, on classe dans le calme. La notion même de classement évoque pour beaucoup les précautions, l’ordre, la réflexion. Pour classer, on prend son temps.
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- Le classement rapide, bousculé, celui qu on fait en vue d!une activité immédiate, n’est sans cloute pas le plus fréquent.
- Enfin, pour le sujet, il n’y a pas tellement de raison (de penser que le temps utilisé pour le classement sera rattrapé au moment de la mise en ordre. A priori, il n’est donc pas plus rationnel d’insister sur cette opération.
- Si l’on nous a suivi, on .sera d’accord pour reconnaître que cette épreuve est bieh spéciale, et qu’elle doit faire entrer en jeu quantité d’éléments-complexes, les qualités nécessaires pour le travail de bureau n’étant peut-être pas dominantes parmi ces éléments. En tous cas, on admettra que les renseignements qu’on en peut tirer relativement à i’originalité des méthodes doivent être bien fragmentaires et assez hypothétiques.
- Coup d'œil et mémoire. —. Nous nous demandons ce qu’on pourrait penser, au point de vue du bon sens, d’un professeur d’histoire qui, ayant posé à deux candidats les deux questions : à quelle date a été prise la Bastille, à quelle date est mort Vivaldi, mettrait 2/20 à celui qui lui aurait bien répondu à la première, mais mal à la deuxième, sous prétexte que la première question est vraiment très facile, et mettrait 18/20 à celui qui n aurait bien répondu qu’à' la deuxième. Il est évident que la deuxième question est beaucoup plus difficile’ que la première.
- La correction qu’on nous propose pour les épreuves de coup d’peil et mémoire s’inspire cependant, semble-t-il, des principes idc ce professeur hypothétique. Examinons par exemple la première ligne du tableau de correction pour le coup d’œil.
- 0,5+1 2+4 1 + 4 0.5+2 •
- 25 - 58 47 * 24
- Nous voyons qu’en ayant trouvé '58 (4 -t- 2) on obtient plus de points qu’en ayant trouvé'25 et 24 (0,5+ 1 + 0,5 + 2). Si beaucoup de gens retiennent 25 et 24 tels que ceux-ci sont placés, c’est qu’ils occupent des positions importantes, privilégiées, pour la majorité des observateurs, les oublier, c'est donc oublier quelque chose qui est primordial, élémentaire, pour cette majorité. C’est commettre une faute grave qui doit être au moins autant pénalisée que l’oubli du 58.
- Si on nous répond que tous ceux qui trouvent 58 trouvent aussi 25 et 24 nous ne voyons pas l’utilité de forcer les points à attribuer à ceux qui trouvent le premier ; et comme ce « tous » est presque certainement inexact, il semble bien que le bon sens condamne franchement le tableau de corrections propose Nous voudrions indiquer cependant combien nous semble^ intéressant le tableau de fréquence établi par L Lézine. Si celle-ci ne paraît pas en avoir tiré dans ce cas des conclusions très heureuses, il n’en reste pas moins qu’un travail poursuivi dans ce sens doit permettre d’étendre notre connaissance dans des domaines peu éxplorés. Précisons, ce que signifie à notre avis un tel tableau.
- Il indique que la majorité des sujets retrouve plus fréquemment certains numéros que d’autres, ces numéros occupant des positions particulières. Est-ce dire que ces numéros sont plus faciles à retenir ? Nous ne le pensons pas. Une chose n’est pas obligatoirement plus difficile parce qu’elle est moins fréquente . A. notre avis, les numéros donnés le plus fréquemment sont ceux qui sont normalement vus d’abord. Mais lorsque.ee sont d’autres numéros qui sont retenus il y a simplement une anomalie dans l’ordre des perceptions, il n’y a pas de dit-ficulté supplémentaire. L’ordre des fréquences nous donne simplement la façon dont se répartit l’attention sur une figure. 11 nous donne la structure de l’attention dans un champ. , ' • • '
- Une expérience décisive serait la suivante. On ferait deux tableaux, chaque tableau comprenant la modié des numéros. Le premier' porterait les’ chiffres retenus le plus fréquemment, le deuxième des chiffres retenus le moins fréquemment. Dans chaque tableau les chiffres occuperaient leur position primitive. On ferait une série d’épreuves de mémoire pour chaque tableau. L’importance de
- ÎZSSM*;:
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- lu différence entre les moyennes obtenues pour chaque série nous renseignerait au sujet de la difficulté à retenir un groupe par rapport a l'autre. . .
- De toute façon, on voit ki portée pratique de telles recherches. Nous savons maintenant -où placer, dans un -carré, ce .sur quoi nous voulons insister, c’est-à-dire, si nous avons raison, les régions sur lesquelles l'attention se porte le plus habituellement. 11 y aurait toute une étude à ouvrir des structures d’attention liées aux diverses ligures.
- Si l'on nous, a suivi dans ce deuxième temps, on arrivera à la conclusion qu'une correction simple est sans doute meilleure pour celte épreuve que la cotation proposée, les tableaux donnés n’étant vraiment pas satisfaisants.
- Il serait possible de mettre au point une méthode rigoureuse et très complexe, mais le faire serait vraiment sortir du cadre de ces quelques remarques et demanderait une véritable élude expérimentale.
- Tendance à la Iriclie. — Nous arrivons maintenant à une interprétation de J. Lézine qui nous semble 'très audacieuse et subjective.
- Pour elle, le fait de continuer à placer des chiffres sur le plan, alors que le souvenir de ces chiffres est imprécis ou inexistant, est indicatif de «'tendance à la triche ».
- Si l’on veut placer la question sur le terrain psychologique, nous pensons que celle correspondance est loin d être évidente.
- On demande en effet au sujet un résultat et il est normal que celui-ci fasse tout ce qu'il peut pour donner le meilleur résultat possible. Lorsqu’un enfant fait, une dictée, si l’orthographe cl’un mot lui échappe, il ne laisse tout de même pas ce mot en blanc, il court, sa chance et l’écrit d’une certaine façon. Cela signifie-t-il qu’il a tendance « tricher ? On nous dit d’autre part que le test était pratiqué dans tics examens d embauche. 11 est normal dans ces conditions que les sujets s’efforcent de mettre le plus de. chances possibles de leur côté.
- On prétend distinguer par lu simple étude du comportement entre le sujet dont le souvenir esl imprécis et celui cpii met un chiffre au hasard. Celui qui met des chiffres au hasard le ferait après de longues hésitations, après avoir épuisé tous ses souvenirs vrais. Mais si le souvenir esl réellement imprécis, il y aura bien évidemment les mêmes hésitations.
- Enfin,- une dernière indication de I. Lézinè nous trouble beaucoup. Afin de rendre le caractère qu’elle étudiait plus apparent, elle écrit avoir invité tous les sujets à faire effort à ne rien oublier, à rendre le meilleur résultat possible. C’est fausser entièrement les conditions de l’épreuve. On introduit ainsi un facteur ,de‘suggestibilité qui n’a certainement rien à voir avec la tendance à la triche.
- Notre critique n’.eut pas été possible si l’on avait établi une-table de correspondance entre le caractère des sujets et l’apparition de numéros ajoutés au souvenir. Ce travail n’a pas été fait. Il faut noter que pour se faire une juste idée d’un trait de caractère tel que « tendance à la triche » une observation longue et scrupuleuse est nécessaire.
- I. Lézine prétend que le comportement des enfants ayant ajouté des chiffres aurait révélé, pendant le passage d© Fexamen (d’orientation professionnelle, des traits de caractère tels que «vanité» ou «dissimulation». Mais elle ne nous donne pas de table de correspondance de telle sorte qu’on ne peut se faire aucune idée sur l’intensité de cette liaison.
- De plus; nous ne savons pas si la personne faisant passer le test de Couvé conservait la totalité de l’examen. Nous n’avons aucune précision sur ce sujet et pourtant dans de telles conditions les résultats risqueraient d’être systématiquement faussés.
- Enfin,'la simple étude du comportement nous semble insuffisante pour déceler des traits de caractère tels que « dissimulation » ou « vanité ». Pour le faire, à notre avis,, il faut pratiquer des examens spéciaux ou étudier le comportement dans des situations très révélatrices. Or, on ne nous donne pas la composition des examens pratiqués. Il semble bien que ceux-ci ne comportaient pas d épreuves décisives à ce point de vue.
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- Aussi, pouvons-nous conclure que très probablement ic comportement signalé par 1. Léziné, ne correspond à une tendance à la triche que de façon, exceptionnelle, et qu’en toute rigueur nous ne pouvons rien dire dans l’état.actuel des choses au sujet de l’existence d'une telle liaison.
- Mise au point
- G. Palmade,
- J’ai lu avec intérêt l’article de Al. Palmade, ses critiques sont pertinentes et seront je l’espère suivies de recherches expérimentales précises permettant de donner une forme définitive 'à une épreuve que nous avons dégrossie sur un nombre relativement restreint de sujets comptant sur de concours dès orienteurs pour nous fournir des matériaux plus abondants.
- Les difficultés théoriques soulevées par M. Palmade ne nous ont pas échappé, elles soulèvent des problèmes importants dans le domaine de la psychologie générale et pour une théorie des méthodes, mais elle se heurtent à des mises au point délicates et impraticables alors que ce test nous a donné, tant en orientation que dans le domaine de l’expérience clinique, des résultats suffisamment indicatifs pour que nous puissions souhaiter qu’un travail plus approfondi permette de rendre également des services à la sélection où les recherches rigoureuses se sont montrées jusqu’à présent assez rares.
- En ce qui concerhe èn particulier la question des fréquences pour le coup d’œil et la mémoire, nous nous sommes tellement bien rendus compte des difficultés d’un tel tableaui et des problèmes, qu’il pose, que nous avons entrepris depuis deux ans au laboratoire de psychobiologie de l’enfant, des recherches sur la structure du champ perceptuel qui engloberont les observations que nous avons pu faire à partir du Couvé. Les suggestions de M. Palmade retrouvent donc .simplement des recherchés qui sont déjà en cours,
- Nous serons heureux de communiquer ces résultats lorsque nous les aurons mis au point et félicitons YL Palmade ciel l’excellente disposition dans laquelle il entreprend ses observations. Nous remercions votre Bulletin de cette.occasion de rappeler que les distances qui peuvent exister entre les laboratoires ne sont pas infranchissables là où les chercheurs sont animés du désir de se connaître et de collaborer utilement pour les progrès de leurs travaux.
- I. Lézine.
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- LA VIE SYNDICALE
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- La transformation du G. P. C. O. et la constitution du syndicat
- Nos lecteurs savent que le Groupement Professionnel des Conseillers d.’Orientation se propsait de défendre les intérêts de la profession, et son action a largement servi au cours des ideux dernières années à regrouper les orienteurs. Depuis la libération, la question se posait donc d’intégrer l’action du G.P.C.O. au mouvement syndical. Pour cela, il devint nécessaire de consulter ses membres và cette fin et de réaliser en accord avec le Syndicat du Personnel des Conseillers d’O. P. constitué à Paris. - \
- La majorité des membres du G.P.C.O. s'est prononcé, après référendum, pour la transformation du G.P.C.O. en syndicat adhérent à la C.G.T, La majorité du Conseil Directeur et du Bureau se prononça dans le même sens. En conséquence la décision de transformer le G.P.C.O. en syndicat et de réaliser immédiatement une fusion avec le syndicat parisien fut prise. Jusqu’à l’Assemblée nationale dont nous donnons plus loin le compte-rendu, 3 membres du Bureau de l’ex-G.P.C.O. furent adjoints au Bureau provisoire du syndicat, et l’Assemblée nationale fut préparée en commum. Finalement, cette assemblée confirma à F unanimité la création du Syndicat du personnel des Services d’Orientation scolaire, professionnelle et de psychométrie.
- Tous nos amis se réjouiront de cette unité et de cette concentration des efforts. Notre tâche est lourde-, car elle consiste'à organiser vraiment la profession, g y faire pénétrer l’esprit de coopération et d’action sur tous les plans, à sortir de l’attitude purement « amicaliste » qui ne convient plus aux besoins actuels. Le syndicat crée un milieu de préoccupations communes, permet de confronter de manière sérieuse et. organisée les points de vue et de prendre des décisions mûries. .Comme on le Verra d'après les statuts adoptés, le syndicat se propose d’élargir son recrutement au maximum. Il voudrait grouper dans son sein, en dehors de toute tendance idéologique, tous ceux qui collaborent à un titre ques-conque à l’œuvre d’orientation du jeune homme et de l’enfant : il ne fait pas appel seulement aux Conseillers d’O. P. diplômés, mais aux psychométriciens, aux sélectionneurs, aux secrétaires, aux psychologues praticiens, qu’il organisera en sections. Il ne vise pas à particulariser,/mais à unifier les efforts de tous. C’est une tâche de longue haleine, à laquelle le dévouement de tous est nécessaire.
- Nous regrettons que se soit plus tard constitué sur une base confessionnelle un syndicat adhérent à.la Confédération des Travailleurs Chrétiens, mais nous ferons en sorte de collaborer avec nos collègues C.F.T.C. chaque fois que cela sera nécessaire, afin de conserver le maximum d’unité à notre action professionnelle.
- Tous nos amis de province doivent sans tarder se mettre en rapport.avec M. Doladille, secrétaire général du syndicat, 106, rue de Paris, à Saint-Denis (Seine).
- Notre premier Congrès syndical
- Le premier congrès national de notre jeune organisation syndicale a tenu ses assises les mardi 3, mercredi 4, jeudi 5 avril, à TI.N.O.P., à Paris.
- .11 est réconfortant de constater que de toutes les régions de la France malgré les difficultés actuelles de déplacement, malgré les lourds frais ôcca-
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- sionnés et. que la pauvreté de n'otee organisation débutante n’a pas permis de rembourser, nos collègues de province ont tenu à apporter leur . concours à nos travaux.
- Enfin notre organisation syndicale vit d’une façon plus officielle. Le congrès a jeté les bases de l’organisation interne du syndicat, a fixé les relations intersyndicales, entériné notre affiliation à la Fédératiorr générale de l’Enseigneifient. Nous voici donc intégrés à la grandtPfginille qu’est la Confédération Générale du Travail. Nous y serons bien accueillis, nous y serons aidés sans doute et nos collègues à tous les échelons de T organisation syndicale apporteront à leur tour leur concours aux -organismes confédéraux, locaux, régionaux, nationaux. Il est indispensable et il est urgent que le monde du travail organisé sur le plan de la revendication constructive , nous connaisse pour nous apprécier et nous aider. Nous comptons pour cela sur l’effort effectif de tous les syndiqués.
- Le congrès a étudié les problèmes, qui nous sont si cliers, de T organisation de notre profession. L’accord a pu se faire dans tous les domaines, des résolutions nettes, des plans d’action définis, sont issus de nos travaux. On en trouvera le détail dans le compte-rendu des séances.
- Le Bureau élu connait toutes les difficultés de la tâche mais mettra tout en oeuvre pour obtenir le maximum de résultats dans le sens indiqué par les résolutions de notre Assemblée souveraine.
- Il reste syndicaleincnt une grande tâche à accomplir. Il est urgent que les sections régionales se constituent et désignent leur responsable. Il est urgent que. les secrétaires de sections syndicales régionales se mettent^en rapport avec le bureau national. 11 faut accentuer la propagande pour que notre syndicat augmente le nombre de ses adhérents aussi bien chez les conseillers d’orientation professionnelle qu’auprès des secrétaires de Centres, qu’auprès des sélectionneurs industriels.
- Un mot d’ordre immédiat :
- Syndiquez-vous, groupez-vous régionalement, envoyez vos cotisations au secrétaire-adjoint trésorier Louis Abraham, Directeur du Centre du 18“e Art. (156, avenue de St.-Ouen, Paris). Compte chèque postal n° 213339 Paris.
- C’est a cette condition seulement que vos responsables pourront travailler efficacement à la défense de vos intérêts et de ceux de notre profession.
- , Pour le bureau :
- Le Secrétaire Général,
- J
- Cii. Doladille.
- Compte rendu du Congrès National de Pâques
- Séance du mardi 3 avril
- La séance est ouverte à 14 h. 30 sous la présidence de Pierre Naville, assisté de MUo Varin, secrétaire de séance.
- L’Ordre du jour porte :
- Rapport moral,
- Nominations des commissions d’ctiide. .
- 1. — Rapport moral
- Doladille, secrétaire général provisoire fait un bref historique do la création du syndicat et rappelle le chemin parcouru depuis., 1,’œuvre hésitante d‘il y a
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- huit mois, depuis les premières démarches au lendemain de la libération alors qu’il fallait indiquer aux nouveaux dirigeants l’existence de l’Orientation professionnelle et son caractère d’antériorité vis à vis de l’œuvre viehyssoise.
- Il rappelle ensuite brièvement les raisons qui ont empêché dans la Seine La transformation réalisée en province du G.P.C.O. en syndicat, il indique comment un syndicat national unique a pu être constitué grâce aux efforts du bureau de la section de la Seine et de quelques membres du bureau du G.P.C.O.
- Ensuite, il passé à l’examen des travaux de la .commission de réorganisation de l’O. P. présidée par le Pr. Wallon. Cette commission consultative, nommée par le Ministre, et réunie par les soins de M. le Directeur de l’Enseignement Technique, comprend, en.tant que conseillers d’O. P., Gille, Naville, Mme Çham-bouland, Mme Courthial et Doladille. Doladille, secrétaire syndical provisoire, pense qu’il est de son droit et de son devoir d’informer' le syndicat des travaux en cours.
- Il déplore tout d’abord qu’on n’ait pas voulu, aborder le problème quant au fond, c’est-à-dire.procéder à une véritable réforme de l’O. P., en supprimant la législation existante, qui appàrait comme l’obstacle le plus sérieux au développement souhaitable de l’O. P.
- Il indique que dès le début, malgré une critique excellente de l’état de chose actuel présentée par M. Le Rolland qui avait tenu compte de façon très large des observations présentées par les représentants du personnel la commission a limité son champ d’activité à l’étude des possibilités de réorganisation à l’intérieur de la législation existante.
- C’était condamner ses travaux à une imperfection qui est apparue très vite et contre laquelle les représentants du personnel se sont élevés à chaque occasion. Malgré'ces conditions défavorables, des résultats positifs, ont. été acquis.
- Un statut général du personnel pour la France a été étudié et ..accepté. Le rapporteur en indique les grandes lignes. Normalisation de la rémunération, qui devient, équivalente tant au point de vue traitements qu’indemnités, à celles des à professeurs d’enseignement technique du cadre normal. Le statut étudié serre de très près le statut des professeurs d’enseignement technique. Possibilité reste aux conseillers d’O. P. d’accéder à la section supérieure.
- C’est un pas modeste vers T organisation d’un véritable service public d’O.P. pris en charge de façon effective et totale, par l’Education nationale par l’intermédiaire de l’Enseignement technique. Mais encore faut-il que ce statut ait l’approbation du Ministère des Finances. S’il est approuvé, et rien ne-permet, de dire qu’il ne le sera pas, son application en sera imposée aux comités gestionnaires des Centres par la Direction de l’Enseignement technique qui refusera sa subvention aux organismes qui n’accepteraient pas cette normalisation.
- Le rapporteur .étudie le détail du statut qui sera publié dans le Bulle tin dès son approbation par le Ministère des Finances.
- Ensuite, il fait ressortir tous les inconvénients qu’une telle règlementation laisse encore subsister : caractère incertain du financement des budgets des Centres, lequel risque de ne pas permettre dans la pratique les augmentations de salaires autorisées par l’application du nouveau statut, impossibilité de normaliser le mouvement du personnel à cause du défaut de centralisation administrative et du caractère d’agents contractuels que nous conservons. Doladille pense que l’action entreprise devra recevoir l’assentiment du congrès pour qu’elle puisse être continuée d’une manière efficace. Il croit avoir montré qu’en l’état actuel des choses, le seul remède à la situation précaire de nos organismes et de notre profession est la prise en charge dè façon totale par1 l’Etat des services d’O. P. publics ave-' fonctionnarisation du personnel. Il ne semble pas qu’il y ait d’autres solutions
- Le Rapporteur souligne l’émotion qui s’est emparée de nos collègues lorsqu’ils ont appris que la commission de réforme de l’enseignement qui siège auprès du Ministère de l’Education Nationale, étudiait la création d’un corps de psychologues scolaires chargé (Rassurer l’orientation scolaire, indépendamment des cadres de l’Orientation professionnelle. Il indique que cette question
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- pourra être étudiée au cours de la réunion commune avec nos collègues C.F.T.C.
- Il indique également que certains projets ont été rejetés par la Commission consultative d’O. P. et qui visaient à intégrer' F orientation professionnelle dans un vaste office public de documentation, créé auprès de l’Education nationale et géré par les représentants de différents ministères intéressés.
- Le Rapporteur indique qu’il y a peut-être là une solution possible pour FO. P. dans le cas où la création d’un servicerpublic de psychologues scolaires limiterait le champ d’action de F orientation professionnelle au secteur orientation vers le travail ef dans le cas où l’éducation nationale se refuserait à créer un véritable^ service public d’orientation professionnelle. Le terrain est peu sûr tout, autour de nous, il faut agir avec prudence et en tenant compte des. aspects très rapidement différents que prennent toutes ces questions dans la phase de construction que nous abordons.
- La discussion s’engage sur le rapport moral.
- Galibert présente de nombreuses observations au sujet-du travail effectué par la Commission de réorganisation de FO. P. On a tort, dit-il, d’être timoré, FO. P. est régie par un texte ambi u. A-t-il môme été approuvé par le Parlement d’avant-guerre ? Il critique le bureau provisoire qui g manifesté une certaine satisfaction d’avoir obtenu la promesse d’une assimilation aux professeurs de l’enseignement technique:
- Dans la rétribution d’une fonction, il y a autre chose, dit-il que le salaire perçu, il y a les avantages tels que congés, retraites, il faut également que la rétribution tienne compte du standing de vie que doit nécessairement avoir un Directeur de service départemental. D’ailleurs cette question doit s’intégrer dans celle du reclassement, dans l’échelle des traitements, de toutes les fonctions ou emplois relevant de l’Education nationale. Ce reclassement devra revaloriser l’importance absolument primordiale 'dans la nation (fie tous ceux qui contribuent à la formation de la jeunesse. Il doit être défend ia par la Fédération de l’Enseignement et la O.G.T. toute entière. Le recrutement dans tous les ordres d’enseignement et, par suite, l’avenir du pays est en jeu.
- Il craint que nos revendications soient trop timorées et que même satisfaites, elles rendent impossible le recrutement, souhaité par divers textes, d’inspecteur du Travail, de médecins, etc... Même celui des membres de F Enseignement primaire sera difficile. Les instituteurs restent hésitants ; ils ne sont pas suffisamment attirés. Oui donc le sera ? Il indique enfin qu’il est excessif et illogique de retenir pour le calcul de F ancienneté seulement les 2/3 des services publics préalablement exercés alors qu’on retient la totalité des services militaires.
- Doladille indique pourquoi le statut actuel -prévoit des règles de reclassement analogues à celles de la fonction, publique.
- Gustin indique qu’il faut, défendre les intérêts de tous les syndiqués et non seulement les intérêts de ceux qui sont originaires de là fonction publique.
- ' Galibert regrette qu’on ne soit pas au courant de façon précise de la Rétribution de tous les orienteurs. — Sinoir : « Ces indications paraîtront dans le Bulletin régional ».
- Imbert pense que la création de 18 secrétariats régionaux est une ineptie inutile. En province, là où il n’y a pas de secrétariats d’O. P. les Directeurs de Centres peuvent assurer ces fonctions. Il pense qu’on pourrait, donc les titulariser à ce litre et amorcer ainsi une titularisation générale.
- Beudin remarque que le souci dominant de la Commission exécutive a été le statut de la profession, la création d’un service public fonctionnarisé. Il décrit l’expérience de l’Oise où FO. P. avec l’accord du Comité départemental de libération a obtenu une place privilégiée à l’intérieur de l’organisalion de l’apprentissage. 11 condamne le principe des subventions aux Centres. Il préconise la prise en charge par l’Etat du personnel, les collectivités locales gestionnaires assurant les frais de fonctionnement des Centres. Selon lui, FO. P.,
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- l’apprentissage, l’enseignement post-seolaire sont inséparables. L’O. P. ne peut que se faire par l’école et iL est souhaitable à son sens que le conseiller soit issu de l’enseignement. 11 pense que le niveau de situation que prévoit le statut actuel peut donner satisfaction à tous.
- Sinoir répond à Imbert. Il critique le rôle des secrétaires départementaux, il voudrait que l’on supprime même la. jonction ; il souhaite l’abrogation du décret du 24 mai 1938.
- Mme Chamboulant remarque l’accord de tout le monde- suj; certains points, et souligne à l’intention'de Galibert, que toutes les objections qu’il soulève ont été faites en vain par les représentants du personnel à la Commission de réorganisation de l’O, P. Elle regrette que certains rétrécissent la fonction de conseiller d’O. P. en voulant limiter le recrutement aux instituteurs. L’O. P. doit viser à étendre son domaine et il ne faut pas hésiter a en avoir une conception très large.
- Galibert explique qu’il ne croit pas avoir étriqué le sujet; mais ce n’est, en aucune façon, son intention» bien au contraire. Mais ce n’est pas sa faute si le recrutement des instituteurs, qui constitue déjà une sélection dont peu de corps bénéficient au même point, n’est pas facilité par l’offre de conditions insuffisantes. -
- Mme Chamboulant estime que la Commission de réorganisation de l’O. P. voit cependant les choses d’une façon assez large.
- Mme P.ourdieu regrette que les secrétaires de Centre soient conduites à faire du travail de conseiller d’O. P. sans contrôle suffisant. ,
- Vivien pense que si nous demandons des traitements supérieurs à l’échelle proposée nous n’aurons aucune chance d’être fonctionnarisés.
- Rennes : « L’O. P. n’aura sa véritable efficience que quand elle sera faite à l’école et par l’école. Il faut donc chercher à obtenir l’assimilation aux maîtres de l’enseignement. » . . f
- Naville pense que le statut de l’O. P. peut être modifié en fonction de la réforme de renseignement: Nous devons en tenir compte. Nous avons été placés par l’enseignemeilt technique devant un état de fait. Le statut est déjà accepté. La législation existante n’est pas touchée. Peut-on préparer sur cette base un autre projet autour duquel on créera un mouvement d’opinion ? Et l’O. P. scolaire ? A son sens les opérations d’orientation scolaire et d’O. P. peuvent se coordonner dans les centres d’O. P. Il ne faut pas disperser les efforts.
- Doladille clôt, le débat. On entend trop parler de titularisations ; ce qui a guidé l’action du bureau a été au premier chef le souci d’assurer la vie matérielle de l’O. P. Il ne semble pas qu’il y ait d’autre solution que la création d’un service public. Tout le reste est secondaire et découle de ce principe-là. Tout pourrait alors, mais alors seulement, être réglé.
- En l’état actuel des choses, il indique l’impossibilité de demander plus cpie ce que nous demandons. Il indique que la création d’un service public d’O. P. peut d’ailleurs être envisagé aussi bien sous la forme d’un service interministériel que d’un service de l’enseignement public. Cela mérite d’être étudié. Il penche pour le maintien de l’O. P. à l’Education \
- nationale.
- Les commissions d’études sont., ensuite désignées de la façon suivante :
- Commission de réforme de VO. P. :
- Mm'es Bünncau, Xydias, Paucot ; ,
- MM. Imbert, Vivien. Autran, Carrère, Guslin, Doladille, Renriçs, Abraham, Beudin, Galibert» Beaume. d
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- . Commission des méthodes d'examen :
- Mmja DuchaptrMichel, Imbert ;
- Samper, Lévy-Bruhl.
- > Commission de vérification des comptes, des statuts et du Biçlletin :
- Mlle Varin ;
- MM. Naville, Planche, Sinoir.
- La séance est levée à 18 h. 30.
- Séance du mercredi 4 avril .
- La séance est ouverte à 14 h. sous la présidence de Mme Chamboulant. MUe Varin est secrétaire de séance.
- Rapport de la commission des statuts :. .
- Le rapporteur est Sinoir. Le statut ïnis au point par la Commission et lu par le rapporteur est voté article par article. On en trouvera plus loin le texte in-extenso.
- Des discussions s’engagent sur certains points.
- Titre I. — Sinoir estime que le texte ne devrait pas permettre l’adhésion au syndicat du personnel des secrétariats régionaux ou départementaux d’O. P.
- Doladille, Galiberl et Vivien pensent qu'on ne peut exclure une catégorie à priori. On vote et le texte est adopté par onze/voix pour, dix contre, et trois abstentions, en ce qui concerne les secrétaires départementaux.
- En ce qui concerne le personnel des secrétariats départementaux, le vote donne quatorze voix pour leur affiliation possible au syndicat et huit contre.
- Titre II. — Accepté sans discussion.
- Titre III. — Lue discussion s’engage à l’article V au sujet de l’adhésion des sélectionneurs de l’industrie non diplômés de l’I.N.O.P. Le principe de leur adhésion est accepté par vingt voix contre trois après'une discussion à laquelle participent Beaume, Naville, Doladille et Autran.
- Les Titres suivants sont acceptés à l’unanimité sans discussion.
- Commission des méthodes.
- Rapporteur : Mme Duchapt-Michel. Mme Duchapt-Michel expose le but que se propose la Commission d’étude des méthodes d’examen.
- Son action s’est jusqu’ici limitée à la région parisienne, maisd’action commune d’information sur les méthodes employées et les résultats qu’elles donnent dans les différents centres d’investigations au sujet de l’insuffisance technique de la plupart de nos organismes, de mise au point en commun d’un matériel de fiches d’examens psychologiques ou de tests de différents genres adaptés exactement aux besoins des centres peut et doit être étendue à la province.
- A la suite de la discussion, Mlle Charlin, Mmes Imbert et Lévy-Bruhl, MM. Thomas, Carrère, Vivien, offrent leur concours à Mme Duchapt-Michel.
- Commission du Bulletin.
- Le rapport est présenté par Naville. — Après discussion il est décidé que jusqu’à nouvel ordre le Bulletin National du Syndicat paraîtra quatre fois par an. Pour les informations courantes les sections régionales devront éditer au moins mensuellement des circulaires de liaison.
- Commission de réforme de T O. P.
- Imbert rapporte ]çs conclusions des discussions qui ont eu lieu le matin en «commission.
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- La ligne générale adoptée est la suivante :
- Il faut obtenir La création d’un service public d’O. P. pris en charge et contrôlé par l’Etat.
- Il est souhaitable que ce service public dépende de l’Éducation Nationale. Il pourrait être assisté par une commission interministérielle chargée de la liaison effectuée avec les divers ministères intéressés. Il est également souhaitable que ce service puisse être intégré au projet de réforme de l’enseignement acluelle-rnent à l’étude.
- Il faut tenter d’éviter qu’à l'occasion de celte réforme, la création d’un corps de psychologues scolaires isole complètement l’O. P. de la psychologie scolaire. Les deux sont jumelles, complémentaires et si elle nécessitent des spécialisations différentes on ne peut tenter de les séparer sans nuire à Tune .ou à l’autre. De même qu’il faudra, à la limite, prévoir des liens très étroits avec la psychologie industrielle.
- L/étude de l’enfant et de l’homme, du travail sous toutes ses formes ne se divisent pas. Il ne faut pas multiplier les services de psychologie, mais organiser solidement ceux qui existent, spécialiser leur personnel de manière qu’il puisse faire face à toutes les tâches. En un mot, il est souhaitable que l’on construise le service public de psychologie que les besoins du pays nécessitent en idévelop-pant et en outillant ce qui existe déjà et qui est le fruit d’une expérience pénible, longue, mais qui peut sortir de la période de tâtonnements si on le lui permet financièrement.
- Il faut demander l’une des trois solutions suivantes :
- 1. —- Prise en charge totale des Centres par l’Etat, (solution idéale à rechercher).
- '2. •— A défaut prise en charge du personnel des Centres par l’Etat-et du matériel et des locaux par des collectivités gestionnaires.
- 3. — A défaut encore prise en charge des Centres par le département ; ce dernier reçoit les subventions et les taxes et est dijns l’obligation de combler le déficit, si les dites subventions ne couvrent pas les frais du Centre.
- Ces points auxquels il faut ajouter les vœux présentés par la région de Tou-ionse, constituent les conclusions de la Commission qui sont adoptées en séance à l’unanimité.
- Vœux présentés par la région de Toulouse.
- L’Assemblée estime que l’Administration doit assurer la vie financière des Centres d’O. P. Si cette mesure ne peut être- obtenue nationalement il y aurait lieu d’imposer aux départements un équipement minimum des Centres avec budget correspondant.
- La perception et la répartition de la taxe d’apprentissage devraient être réorganisées et devenir en quelque sorte automatiques. Il semble qu’un contrôle efficace devrait en ce domaine augmenter considérablement les ressources. Ces tâches ne paraissent pas devoir appartënir à d’autre administration que celle des finances.
- Le conseil d’O. P. devrait être complété par la possibilité de placer le» jeunes. A cet effet, les prescriptions relatives à la liaison avec les offices publics de placement devraient être rappelées de façon formelle et réellement mises en vigueur.'
- Il faudrait que le Directeur du Centre soit membre de droit, en plus du Comité départemental de l’Enseignement Technique, du Conseil départemental du Travail et de la main-d’œuvre, de la Commission départementale du Travail, des Comités de Patronage, de la Commission Administrative du service (départemental de la main-d’œuvre. Mieux encore, il devrait être entendu que tout ce qui concerne leé mineurs de moins de 18 ans après leur scolarité primaire relève de l’O. P. En particulier, il y a un intérêt majeur à ce que les Directeurs de Centre d’O. P. soient les inspecteurs de T apprentissage.
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- Il faut bien souligner que l’O. P. ne doit pas s’opposer à l’orientation scolaire dont ellè n'est que le prolongement. Ainsi l’orientation scolaire ne peut être organisée en dehors de l'orientation professionnelle, de même que l’O. P. ne peut être efficace et se développer en dehors d’une collaboration totale, sans arrière-pensée, avec l'école à ses divers échelons.
- Commission de vérification des comptes.
- Le rapport financier est adopté. Il est regrettable que si peu de nos collègues aient acquitté le montant de leur cotisation syndicale pour 1945. Un pressant appel est fait à tous nos amis pour qu’ils versent sans tarder leur cotisation, afin que nous jouissions d’un poids maximum dans la Fédération de l’Enseignement.
- Le compte-rendu de la trésorerie en date du 4 avril s’établit comme suit :
- Recettes,..... 18.189 50 Dépenses..... 5.421 90
- En caisse..
- 12.767 60
- Nombre de syndiqués en 1944 : 92. Pour 1945, 59 collègues seulement ont versé leur cotisation au 30 mars. ,
- En fin de séance il est procédé à l’élection à bulletins secrets du Conseil syndical national.
- Sont élus : Doladille, Navillc, Beàussier, Gustin, Abraham, Sinoir, Galibert, Imbert, Borglii, Rennes, Beaume. Mmes Varin, Chamboulant, Bonneau, Duchapt-Michel'.
- Aux membres ainsi désignés s’adjoignent de droit les secrétaires des sections régionales de province.
- Le bureau du syndicat est ensuite élu par les membres présents du Conseil syndical :
- Doladille, secrétaire générât,
- MUe Varin et Gustin, secrétaires adjoints.
- Abraham, trésorier.
- Galibert, trésorier-adjoint.
- La séance est levée à 18 h. 30.
- Séance du jeudi 5 avril
- La séance est ouverte à 14 h. 45 sous la présidence de Gustin. Mlle Varin assure le secrétariat de séance.
- Le capitaine Cohain, du service psychotechnique de 1 Armée, apporte à nos collègues des informations du plus haut intérêt, dont: nous publierons par ailleurs le détail, au sujet, de ce service et des possibilités qu’il offre à nos collègues des deux sexes.
- On passe ensuite aux questions inverses.
- Une discussion s’engage au sujet du Bulletin régional de la Seine dont le premier numéro vient de paraître. L’expérience montrera s’il est possible de le continuer sous sa forme actuelle.
- Quelques questions diverses sont ensuite soulevées.
- En fin de séance, la motion suivante, présentée par Mme Lévy-Bruhl, est adoptée :
- Les membres du Syndicat du personnel des services d’orientation professionnelle, scolaire et de psychométrie réunis en Assemblée nationale, déplorent
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- la situation faite à leurs adhérents, situation qui porte atteinte à la valeur du diplôme de l’Institut national d Orientation professionnelle et par contre coup aux maîtres qui l’ont institué et à leur enseignement:
- En effet, l’orientation scolaire est à la veille de leur échapper, La Commission de réforme de l’enseignement qui attache le plus grand prix à l’orientation des écoliers qui doit se poursuivre durant plusieurs années, n’admet pas d’orienteurs en son sein et ne semble pas envisager que celte orientation puisse être faite avec leur concours.
- D’autre part, dans le monde du travail, la situation est aussi critique ; rares sont les services qui.font appel aux orienteurs pour le reclassement des chômeurs ou pour le recrutement des apprentis ; la plupart des grosses entreprises organisent eux-mêmes leur sélection, faisant appel à un personnel parfois peu qualifié ou à des psychotechniciens trop souvent formés par des méthodes étrangères ou françaises répandues par des maîtres qui, n’ayant pas la valeur et la pondération scientifique des nôtres, n’hésitent pas à utiliser sans réserve propagande et réclame pour introduire dans l’industrie des élèves qui attaquent et ruinent les principes que nous nous essayons de défendre, fidèles à l’enseignement qui nous a été donné.
- Qu’offre-t-on à notre activité ? le domaine de l’Enseignement technique auquel nous sommes rattachés. Est-ce vrai ? Les écoles professionnelles et les cours complémentaires- industriels et commerciaux recrutent par concours ; seuls les centres de formation professionnelle (peut-être parce qu’issus du Ministère de la Jeunesse) font parfois appel à nous, mais nos certificats d’orientation professionnelle, la plupart du temps, n’ont que la valeur d’un certificat médical, seules les contre-indications physiques sont retenues ; quand à nos évaluations des aptitudes motrices ou mentales, rares sont les directeurs qui en tiennent compte, ou les enfants sont admis dans leurs cenlres parce qu’ils présentent un certain niveau scolaire, où, l’orientation'professionnelle se fait à l’intérieur même du centre, ou le centre n’est qu’un vaste fourre-tout où on essaye simplement de former les moins mal doués.
- Les possibilités d’aiguillage sur différentes professions que nous offrent ces centres sont d’ailleurs très limitées.
- D’où vient le discrédit qui nous est attaché ?... Les orienteurs souvent ne se sont pas montrés à la hauteur de leur tâche, mais s’est-ori soucié de leur fournir les moyens de la réaliser ? Est-il possible à un . orienteur qui a vingt ou trente écoles dans sa circonscription d’effectuer seul ou peu secondé un travail sérieux et scientifique ?
- Devons-nous donc voir les orienteurs diplômés d’Etat abandonnés par leurs. tnaîlres parce qué les réalisations pratiques ne répondent pas à l’idéal scientifique conçu par eux et sans qu’il soit cherché une application possible et rationnelle de leurs principes ? D’autre part,, les services du Travail envahis par un personnel non qualifié, répondent plus ou moins aux exigences pratiques des entreprises et risquent de faire considérer l’Orientation professionnelle et même la sélection comme une vaste duperie. En dehors des torts personnels faits aux diplômés d’Etat, ne peut-on pas redouter et déplorer à l’heure où il est question de rénovation nationale, de voir tomber un service social entre les mains des « puissances -d’argent », l’administration se refusant à assurer l’indépendance des centres qui devraient en principe assurer toute l’orientation future de_nos enfants ? ' . *
- sDevons-nous détourner les jeunes de la formation qui nous a été réservée et 1 abandonner nous-mêmes puisqu’elle ne nous offre aucune garantie professionnelle, scientifique bu sociale ? Telle est la question posée.
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- Staiufs
- du Syndicat du personnel des services d'orientation scolaire et professionnelle et de psychométrie
- I. Titré. — durée. — siège social.
- Article premier. — Un syndicat, dont les présentes constituent les statuts est constitué pour grouper les conseillers titulaires d’un diplôme d’Etat d’orientation professionnelle, les membres du personnel des Services d’orientation légalement ouverts, et dés Services de Psychométrie.
- Art. 2..— Le syndicat prend le nom de « Syndicat du Personnel des Services d’Orientation Scolaire et Professionnelle et des Services de Psychométrie. » Son siège-social est fixé, 8, rue André-Messager, mais peut être transféré en tout autre lieu par délibération du Conseil National.
- Art. 3. -— La durée du syndicat est illimitée.
- IL — Objet
- Art. 4. — Il a pour objet :
- a) d’étudier les questions se rapportant à la profession tant au point de vue technique que syndical.
- b) de sauvegarder et d’améliorer le niveau professionnel.
- c) de représenter la profession et, d’en défendre les intérêts.
- Le syndicat pourra faire tous actes judiciaires correspondant à ce but ou tendant à la gestion de son patrimoine sans autres limitations à sa capacité que celles qui résulteraient de la loi ou des présents statuts.
- III. — Membres. — admission. — radiation. — adhésion. — cotisation.
- Art. 5. — Le syndicat comprend clés membres actifs groupés en catégories selon la forme de leur activité professionnelle :
- Conseillers d’Orientation^ professionnelle et conseillers d’Orientation scolaire.
- Secrétaires.
- Sélectionneurs. —
- D’autres catégories pourront être recohnues par le Conseil National.
- Art. 6. —- L’admission des premiers membres du syndicat résulte de leur participation à l’Assemblée générale' consultative ; postérieurement à celle-ci, toute nouvelle admission sera ratifiée par le Conseil National. Pour les Conseillers d’O. P. les mêmes conditions de diplômes! que celles qui sont prévues par la loi pour l’exercice de la profession sont exigées.
- Art. 7. — Les membres du syndicat acquitteront mensuellement une cotisation dont le montant sera fixé chaque année par l’Assemblée générale.
- Art. 8. -—- Chaque syndiqué peut se retirer librement du syndicat après paiement des cotisations des années échues et de moitié au moins de la cotisation de l’année en cours.
- La démission pour arrêter le cours des cotisations doit-être donnée par lettre recommandée adressée au Secrétaire général. Elle fait perdre au démissionnaire fous les droits qu’il avait en tant que syndiqué, —- toutefois le démissionnaire continue à faire partie des sociétés de secours mutuel auxquelles il avait cotisé, s’il continue de cotiser régulièrement.
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- Art. 9. — Les membres du syndicat peuvent être radiés par simple décision du Conseil National s’ils ont lardé de six moid à cotiser.. Ils pourront, d’autre part, être exclus par l’Assemblée générale pour violation soit des présents statuts, soit d’une décision antérieurement prise par l’Assemblée générale sous conditions que l’exclusion soit prononcée à la majorité des deux tiers des suffrages. exprimés et après que le membre du syndicat aura été laissé à même de présenter sa défense. Lef membre du syndicat exclu perd Ions ses droits à tous les services du syndicat, des œuvres annexes et même des sociétés de secours mutuel que celui-ci aura fondées.
- Art. 10. — La réintégration d’un membre du syndicat démissionnaire ou radié est décidée par le Conseil syndical et comporte pour l’intéressé obligation de ver$er intégralement le montant des cotisations que, s'il avait continué à faire partie du syndicat il aurait régulièrement acquittées pendant le temps écoulé entre sa démission ou radiation et sa réintégration.
- IV. — Administration.
- 1° Conseil National
- Art. 11. —• Le syndicat à la majorité absolue est administré par un Conseil National composé de 15 membres élus par l’Assemblée générale auquel s’adjoignent les secrétaires des Sections régionales constituées. Le Conseil national désigne son bureau composé de : un secrétaire général, deux secrétaires-adjoints, un trésorier général et un trésorier adjoint. Le secrétaire général sera élu à la majorité par le Conseil National et pris dans son sein.
- Art. 12. — Les membres du Conseil National et le secrétaire général sont soumis en totalité chaque année à de nouvelles élections mais demeurent rééligibles sans limitation.
- Art. 13. — Le. Conseil National se réunit, toutes les fois que le secrétaire général le juge utile, pour délibérer et expédier les affaires courantes, statuer sur les admissions, démissions, radiations, exclusions ou réintégrations, établir l’ordre du jour de l’Assemblée générale, effectuer toutes démarches auprès des pouvoirs publics. Les délibérations du Conseil National sont prises à la. majorité absolue des voix, — elles sont constatées par un procès-verbal, comme il est; dit à l’article 14.
- 2° Secrétaire général et adjoints :
- Art. 14. — Le secrétaire général assisté des secrétaires-adjoints, reçoit les demandes ou suggestions des syndiqués et les transmet au Conseil National, rédige la correspondance, les convocations aux réunions du Conseil National et de l’Assemblée générale, prépare les affaires à soumettre aux délibérations de ces organismes, procède à toutes déclarations légales, rédige les procès-verbaux de délibération du Conseil National et de l’Assemblée générale qui doivent être signés .chaque fois par les membres du bureau, assume la confection des cartes des membres adhérents, la rédaction et l’expédition des affaires courantes et la conservation des archives.
- Le secrétaire général représente le syndicat auprès de la fédération générale, à laquelle il est affilié, de la Confédération Générale du Travail, des Pouvoirs Publics, en justice et dans tous autres actes juridiques il intente toutes actions et y défend sans autre autorisation que celle du Conseil National, laquelle est également nécessaire et suffisante pour l’exercice au nom du syndicat d’un recours quelconque contre une décision judiciaire.
- Les conventions collectives de travail et les participations au nom du syndicat à des caisses ou à des œuvres philanthropiques exigent l’assentiment préalable de l’Assemblée générale.
- Tous les'autres actes sont librement passés par le secrétaire général.
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- Art.. 15. — Le secrétaire-adjoint alsiste ou. remplace, si nécessaire, le secrétaire général clans l’exercice de ses fonctions.
- 3° Le Trésorier : ••
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- Art. 10. — Le trésorier général reçoit les fonds du syndicat et en paye les dépenses. Il donne valablement quittance de toute somme due au syndicat. 11 peut faire sans .assistance tous paiements correspondant à des obligations nées à la charge du syndicat. Les autres paiements ne résultant pas d’obligations préexistantes doivent être spécialement mandatées par le secrétaire général.
- Les comptes sont, obligatoirement vérifiés chaque année par une Commission de contrôle désignée par P Assemblée générale.
- Art. 17. — Les fonds libres du syndicat devront être placés exclusivement à la Caisse d'Epargne ou en compte-courant postal, le trésorier général étant valablement autorisé à faire sans limitation toutes opérations de dépôt, virements, retraits de.fonds, etc... > . •
- 4° Assemblée générale :
- Art. 18. L’Assemblée générale se compose de tous les syndiqués qui peuvent prendre part à toutes les délibérations, mais seuls peuvent valaldement participer aux voles : '
- a) les adhérents à jour de leurs cotisations.
- b) les délégués des sections qui disposent chacun d’autant de voix qu’ils détiennent de mandats sous condition d’être porteurs de pouvoirs .régulièrement établis, approuvés et signés par Tous leurs mandants.
- Les délibérations de l’Assemblée générale sont prises à la majorité absolue des suffrages exprimés toutes les fois que les présents statuts n’en décident pas autrement ; elles sont constatées par un procès-verbal comme il est dit à l’article 14.
- Art. 19. — L’Assemblée générale peut être convoquée sur l’initiative du secrétaire général ou du Conseil National da.ns les cas où ils le jugent utile, elle doit l’être si plus des deux tiers des syndiqués sont d’accord pour demander cette convocation par écrit... Il est tenu au moins une,Assemblée tous les ans, à Pâques. Les membres du syndicat doivent être convoqués deux mois auparavant par lettre portant indication de l’ordre du jour.
- L’Assemblée générale se tient sous la présidence du secrétaire général. Toutefois, si ce dernier est démissionnaire ou empêché, l’Assemblée générale est présidée par le* secrétaire-adjoint. Si une Assemblée générale réunit moins du tiers des syndiqués présents ou représentés comme il est dit à l’article 18,. elle ne pourra délibérer valablement, — il y aura lieu alors d’en convoquer une autre quinze jours après, qui pourra délibérer quel que soit le nombre des syndiqués présents ou représentés.
- Art. 20. — Les statuts du syndicat ne pourront être modifiés qu’à la majorité des deux tiers des membres du syndicat par une Assemblée générale de l’objet de laquelle les syndiqués auront dû être prévenus dans l’ordre du jour joint à la convocation.
- De même la dissolution du syndicat ne pourra être prononcée qu’à la majorité des deux tiers des membres du syndicat par une Assemblée générale de l’objet de laquelle les syndiqués auront été prévenus dans l’ordre du jour joint à la convocation.
- Cette Assemblée générale aura pouvoir déTrégler dans les limites légales l’affectation des biens du syndicat et déterminera par qui la liquidation en sera effectuée.
- Art. 21. — Toutes discussions politiques, confessionnelles ou étrangères aux buts du syndicat demeurent formellement interdîtes au cours des Assemblées générales ou des Commissions.
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- Art* 22. —• Le syndicat commencera à fonctionner aussitôt après le vote des présents statuts par l’Assemblée générale constitutive qui devra obligatoirement décider de l’adhésion du syndicat à une Fédération générale affiliée à la Confédération Générale du Travail.
- V'. —<• Organisation régionale.
- Art. 23. — Il est constitué dans le ressort do chaque région d’O.. P. une -section du syndicat qui désignera un délégué régional où un bureau .dont le secrétaire a les privilèges de délégué régional.
- Réunion commune avec le syndicat adhérent à la Confédération des travailleurs chrétiens
- La séance est. présidée par Sinoir.
- Le secrétariat oje séance est assuré par Mlle Varin.
- Dolladille rapporte en ce qui concerne la réforme de l’O. P. le point de vue tde notre syndicat, tel qu’il a été fixé plus haut.
- M. Tamiatto (C. F. T. C.), au cours d’un rapport très précis, indique les inquiétudes des conseillers d’O. P. face aux projets de création d’un corps de psychologues scolaires à l’intérieur meme des écoles. Il souhaite que de telles réalisations s’effectuent avec prudence et tiennent compte de l’existence de
- l’O. P. actuelle.
- Sinoir donne lecture de l’article du professeur ‘Wallon dans La Pensée, où est résumée de façon claire la réalisalion envisagée. ^ . :
- Rennes précise l’esprit de cet article et la différenciation qu'il établit entre l’orientation scolaire et l’O. P.
- Sinoir pose la question de façon nette : doit-on envisager la création de deux corps différents d’orienteurs ou maintenir un seul corps avec deux spécialisations différentes ?
- Une discussion très vivante à • laquelle participent Mm& Chamboulant. Mlle Samper, le capitaine Cochain, Rennes, Mma Duchapt-Michel, Tamiatto, Mlle Cordelier, Galibert, Dolladille, Vengage et se prolonge longtemps.
- Il en ressort qu’il parait souhaitable que. l’orientation scolaire telle qu’elle paraît être conçue dans les projets en cours gagnerait sans doute à être effectuée par des techniciens spécialisés. Mais ces techniciens devraient de préférence être rattachés à des centres de psychologie conçus sur le modèle de nos centres d’O. P. Ils pourraient là confronrer reurs expériences, collaborer utilement 'et, dans les mêmes centres, assurer la lidTson indispensable avec les psychologues d’O. P. ou de sélection industrielle, qui seraient eux aussi intégrés à ce nouveau personnel de l’Education nationale.
- Il est décidé que la discussion sera reprise et mise aji point en tenant compte des avis exprimés en séance, par les bureaux des deux syndicats qui présenteront un rapport commun au, Ministre de l’Education nationale.
- Dolladille remercie au nom de notre Syndicat.nos camarades de la C.F.T.C. d’avoir bien voulu apporter leur concours à cette discussion.
- La séance est levée à 18 h. 30.
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- ANALYSES
- ET COMPTES RENDUS
- Orienfation Professionnelle et apprentissage
- 90. — Centre technique de documentation et d'orientation professionnelle de Marseille : L’orientation professionnelle. Service social. L'expérience ,de Marseille 1936-1944. (Presses Universitaires, 1944).
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- Ce rapport, comme le titre l'indique, nous donne les travaux d’orientation professionnelle effectués dans le sens service social, et non pas simplement orientation-placement. Il donne les résultats de l’activité proprement dite du Centre : statistiques établies, enfants examinés, etc., etc... mais aussi des études plus particulières faites poqr différents organismes. 4 .
- C est ainsi qu’il cite une étude du caractère pour le Commissariat aux Sports sur 78 enfants ; les épreuves utilisées, lests de YVoo,dworth, adaptation Heuyer, tests Binet Simon révision Terman ont donné des résultats intéressants quoique
- à la connaissance de trois métiers, spécialisés des radineries et la constatation des services rendus par le service, la sélection du personnel ayant apporté une amélioration de 33 % dans le rendement des postes et moins de fatigue pour'le personnel. Citons également les statistiques des examens de candidats envoyés par l’Office régional du Travail qui 11e vaut que pour cette région et un tableau des résultats des examens médico-psychiatriques dont on pourrait tirer des observations intéressantes. . ' •
- Ce qui peut le plus intéresser le conseiller d’orientation, c’est la première partie qui rappelle toute la législation relative à l’orientation et à la formation professionnelles. Celte note comprend non seulement les lois et décrets, mais également toutes les circulaires et noies administratives qui ont été adressées aux centres d’orientation professionnelle. On nous y donne également les différents points de vue sur 10. P. : du Travail, de l’Economie nationale, de la Chambre de commerce de Marseille, de l'Humanisme et des Usagers. Quoique quelques-uns de ces points puissent dater (1943-1944) il est intéressant de les signaler.
- Le Centre d’orientation professionnelle de Marseille rencontre là un bon nombre de conseillers d’orientation qui comme lui considère l’O. P. comme « le fruit td’une action continue et d’une observation de durée qui permette de faire la synthèse de la personnalité du sujet, de ses possibilités d’adaptation, de persévérance dans l’eflorf, de ses capacités de compensation compte tenu de ses intérêts, de ses tendances et de ses inclinations ».
- S. Chamboulant.
- 91. — J. Des4\rdins. — A propos de l'orientation scolaire. Indications
- pour Le trimestre deiùdcs communes de la classe de sixième. (Bulletin off. du Ministère de VE. N., n°. 7* 16 novembre 1944).
- Cette circulaire vise l’orientation à opérer au 1er trimestre de la sixième pour le choix entre classique et moderne. Malheureusement les instructions sont tout à fait vides et vagues et évidemment n’ont rien (de commun avec ce que
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- pourrait- être l'o. scolaire continue. Du point de vue des méthodes d’examen, l’auteur ne retient que (d’intuition » qui seule peut percevoir « l’élan vital » des enfants vers tel ou tel intérêt ; il s’agit bien entendu de découvrir la « personnalité profonde » et la « passion de chacun ». Les épreuves significatives seront donc celles qui révéleront ses curiosités et ses indifférences instinctives, en lui laissant à lui-même la faculté d’un choix autonome : choix, par exemple, de quelques vers à réciter, d’une image, d’un document d’histoire à décrire et à commenter, choix d’iine observation de sciences naturelles, d’une chanson à apprendre, d’un dessin à faire. » Mais l’auteur, bergsonien attardé, repousse la méthode des tests étalonnés comme trop analytique. Cependant, il ne dit absolument rien des raisons « intuitives » de choix de la branche classique plutôt que moderne.
- 92. — Roger G al. — Quelques suggestions sur l: orientation scolaire.
- (Bulletin off. du Ministère de VE. N., n° 7, 16 novembre 19*44).
- Le rapport de M. Gai est le fruit d’une expérience directe, riche de suggestions. Cette expérience a porté sur les 6-premiers mois de la classe de sixième, mais l’auteur insiste sur la nécessité de compléter cette première orientation par une orientation eontinue les mois et années suivants. Il souligne aussi la nécessité de ne pas considérer les branches classique et moderne en fonction du niveau intellectuel général, mais en fonction d’aptitudes plus ou moins spécifiques. Du point de vue méthodologique, le maître doit élargir son enquête aux activités périscolaires de l’enfant, à ses jeux, à ses camarades, à sa famille, en débordant des cadres d’observation des programmes scolaires. 11 insiste sur la valeur de tous les .signes d’extériorisation spontanée* de l’enfant,' au détriment peut-être des signes « d’introversion »; qui sont aussi souvent bien indicatifs. Du point de vue des techniques, il recommande à la fois l’utlisation de lests analytiques et de comportement, et l’observation intuitive, en cherchant à ramener toutes les informations à une compréhension globale de la personnalité de-l’enfant. Il s’élève contre la division classique mais erronée entre l’esprit littéraire et l’esprit scientifique, et insiste pour qu’on cherche quels sont les goûts, intérêts et tendances spontanées des enfants. Le rapport de M. Gai a une valeur particulière lorsqu’il recherche, au sein de l’attitude fondamentale de l’enfant., le jeu analytique des fonctions par rapport à celte attitude. Toutefois, ne Doublions pas, son expérience n’a été faite que sur les enfants d’un Lycée, c’est-à-dire dans un milieu qui a subi une sélection sociale préalable. — P. N.
- 93. — J.-B. Piobetta. —• Education nationale et Instruction publique.
- (Paris, 1944. — 204 pages.)
- M. Piobetta consacre un chapitre de son livre à l’orientation des élèves., mais il n’en découle aucune vue bien précise* M. Piobetta est éclectique en la matière ou plutôt sceptique. On a l’impression assez nette que l’éducation traditionnelle lui paraît, par elle-même, un facteur d’orientation suffisant. Il voit dans la recherche des aptitudes « l’éternel mot d’ordre de la pédagogie », et les autres chapitres de son livre nous montrent qu’il se fait de la pédagogie elle-même une idée très traditionnelle, en particulier parce qu’il conserve la structure du primaire avec le C.E.P. puis du secondaire. Cependant, il paraît en dernière heure s’être un peu inspiré du projet de réforme de la Commission d’Alger.
- 94. — Mémento des maladies d'origine professionnelle, publié par lins- ,
- titut National d’Action Sanitaire des Assurances Sociales.. Paris, Berger-Levrault, 1944. — 174 pages, 75 frs.)
- Ce manuel très complet, contient un chapitre sur les Assurances Sociale? et les maladies professionnelles, puis un exposé de la loi du 25 octobre 1919 complétée par la loi du 1er janvier 1931. On trouve ensuite la liste complète des
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- maladies actuellement indemnisables, présentées par tableaux où l’on indique en détail les travaux susceptibles de provoquer ces diverses maladies, avec le pourcentage d’invalidité reconnu par la loi. La' deuxième partie présente cp détail la liste des principaux produits, agents physiques et agents infectieux ou parasitaires susceptibles d’entraîner les affections professionnelles. La troisième partie étudie les principales maladies professionnelles et leurs causes, et dans la quatrième on trouve une liste des principaux métiers, de leurs insalubrités et des maladies professionnelles qui leur sont propres. Enfin, le volume présente une série de renseignements divers d’ordre légal' et relatifs à une documentation plus complète. C’est un Mémento indispensable à tous les conseillers d’O. P.
- 95. — Le Service Médical d’Entreprise. (Brochure rédigée par le Comité Français d’Etudes « Prévention et Sécurité », 23, rue de la Pépinière, Paris. — 107 pages. 50 frs.)
- Cet ouvrage très complet, concerne l’activité des services médicaux d’enlre-prises et interentreprises. On y trouve toutes les références légales et les indications pratiques les plus détaillées sur la marche de ces services (qui n’existent d’ailleurs le plus souvent qut^ dans la grosse industrie). Les auteurs estiment qu’il revient au Médecin d’Ûsine d’orienter les nouveaux embauchés en fonction de leur valeur professionnelle et de leurs aptitudes. De ce point de vue ils ne considèrent que les aptitudes physiques, et aboutissent à la notion de « valeur biologique », celle-ci étant un moyen terme entre les aptitudes physiques et, les intolérances (mot peut-être plus juste que contre-indications). La fiche d’aptitudes comprendra essentiellement la cotation de « coefficients partiels » (robustesse, résistance à l’effort, tolérances) correspondant à la résistance du sujet à certaines inclinations particulières, et d’où « coefficient global » exprimant l’aptitude physique générale du sujet. On voit l’aspect borné de cette notion de « valeur biologique.))
- Tfl
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- M. Bellanger. — Apprentissage et problème des leunes travailleurs. (Bulletin des Services Médic. et Soc. du Travail, n° 2, Nov.-
- Déc. 43).
- Le Directeur des Forges d’Ivry, Secrétaire général de la Société Châtillon-Commcntry-Fourchambault relate en détail les méthodes d’apprentissage utilisées dans ses usines. Il se sert des systèmes- à mi-temps, c'est-à-dire que chaque apprenti passe alternativement, une semaine à l’usine et une semaine au Centre de Jeunesse. Ce système n’est, pas appliqué aux-jeunes sélectionnés pour préparer le G.A.P. Les apprentis mi-temps ne sont pas payés lors de leur séjour au Centre de, jeunesse, de sorte que le système consiste tout simplement à avoir une main-d’œuVre de 14 à 17-18 ans qui travaille comme un manœuvre spécialisé adulte et qu’on paye à ce tarif, biais qui fait, des mois de 15-jours. Ce qui faisait l’affaire de la Direction. Tout le reste n’est que de la saucé paternaliste.
- 97. ,— Orientation biologique de la main-d’œuvre. — Rapport présenté . • aux Journées d’information de la Médecine du Travail des 11
- et 12 octobre 1943. (Bulletin des Services Médic. et Soc. du Travail, n° 2, Nov.-Déc. 43).
- Ce rapport présente sous une forme très détaillée la technique de, l’étude de poste dans la grande industrie, telle que- la conçoivent les Médecins du Travail de l’école Carrel. Cette étude comporte une définition de poste en précisant si c’est, un poste pour homme ou pour femme, ainsi que les âges limites compatibles avec le poste; une indication sur la nature de l’atelier ou du lieu de travail ; une indication sur le gabarit humain requis pour le poste ; l’évaluation
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- des aptitudes physiologiques minima ; l’évaluation du degré d’exposition à certaines nuisances ; les conditions de travail (horaire, lieu) ; une indication sur le temps moyen d’adaptation au poste ; un ordre de grandeur du salaire moyen.
- L’étude. des aptitudes physiologiques comporte l’examen sensoriel (vue, fatigue, aptitudes manuelles), les risques, les ambiances de travail (trépidations, irritants respiratoires, conditions climatiques, .aggressions toxiques, irritants cutanés). L’étu(de des conditions sociales de travail concerne surtout les horaires, les déplacements, le travail en équipe, etc... Des barêmes détaillés sont donnés pour chacun des points examinés ainsi qu’une technique de l’examen. Chaque point présente 5 côtes. On établit finalement des fiches d’études de poste et des fiches d’aptitude. — Voici par exemple comment est étudiée l’aptitude manuelle : « L’aptitude manuelle est fonction de deux facteurs : l’un, local, intégrité musculaire et articulaire ; l’autre, central, dextérité et précision des mouvements. »
- Barême
- En fonction de l’examen médical :
- Cote 1. Mains en parfait état, rapides dans l’exécution des mouvements (épreuves des marionnettes se faisant avec aisance parfaite). Exécution correcte . des mouvements associés et dissociés des mains.
- Cote 2. Mains en bon état ou avec très légères séquelles de blessures sans altération fonctionnelle. Sujet plus lent ; moins de légèreté.
- Côte 3. Séquelles de blessures des mains aySnt laissé des troubles fonctionnels diminuant la rapidité, mais non la force ; mains lourdes. (Association de mouvement des coudes et des épaules à l’épreuve des marionnettes).
- Cote '4. Séquelles importantes à une seule main, avec impotence fonctionnelle grave. Tremblement des extrémités.
- Cote 5. Séquelles importantes des deux mains ; mouvements très limités ; incoordination complète ; manchot.
- En fonction du poste à tenir :
- Cote î. Sujet spécialament qualifié pour tous les postes exigeant une grande dextérité manuelle.
- Cote 2. Sujet apte à tous postes réclamant une aptitude manuelle normale.
- Cote 3. Sujet inapte aux travaux fins et rapides.
- Cote 4. Sujet lent et maladroit.
- Cote 5. Sujet ne pouvant tenir un poste exigeant des opérations manuelles (poste de surveillance possible).
- Notons qu’au cours de toute cette étude il n’est tenu compte à aucun moment des aptitudes psychologiques et caractérielles, le sujet n’étant envisagé que d’un point de vue étroitement « biologique ». Cela ne peut qu’inciter à la méfiance envers les Médecins du Travail qui prétendent se réserver l’epcnmen' général de l’orientation.
- 98. — M. S. — Orientons.... Orientons... (L’Hôpital, janv. 1945).
- Cet article fait partie de ces « papiers » que nous lisons de temps en temps dans la presse et qui sont visiblement rédigés par des gens qui ignorent tout de l’O. P. Une rapide visite dans un Centre, la lecture d’une ou deux brochures leur suffisent. Ces articles de vulgarisation lamentable font plus de mal que de
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- bien à l’O. P. En tout cas, l’auteur de celui-ci n’a p,as caché son point de vue :
- « C’est aux employeurs en définitive que devra profiter la sélection professionnelle. Il est dès maintenant souhaitable que ceux-ci s’en rendent compte et qu’ils viennent collaborer avec l’O. P. publique, à moins qu'ils ne créent leurs propres services d’O. P- » Nous ne saurions trop pour notre part nous élever contre cette conception patronale.
- 99. —: Examen des enfants arriérés. (Bulletin du Comité d’Etudes et d’Action pour la diminution du Crime, n° 56, Sept.-Déc. 1944).
- Cet article fournit un schéma précis et simple de premier examen d’enfants arriérés légers, qui sera utile aux conseillers d’O. P.
- 100. H. Donnedieu de Vabres. — La nouvelle loi relative à Venfance
- detinquante. (Bulletin du Comité d’Etude et d’Action pour la ' diminutio'n du crime, n° 57, janv.-Fév. 1945).
- L’auteur étudie et commente l’ordonnance du 2 février 1945 (</., O. du 4 février 1945) qui a- remplacé la loi du 27 juillet 1942, et institué le «juge des enfants » spécialisé, habilité à faire procéder aux enquêtes et examens, et qui peut trancher la question ou la renvoyer au tribunal pour enfants. Ce juge nouveau a donc un rôle de filtrage très important.
- «•"
- 101. — La psychotechiïique et le problème des cadres. — Orientation dans
- l’industrie d’une promotion d’ingénieurs de l’école Bréguet.
- (Cégos, 1944).
- Après un examen attentif des fonctions des ingénieurs électriciens l’auteur distingue 14 classes de postes distribués en 5 groupes : dominante scientifique (Services de recherches scientifiques pures et de conception) ; dominante pratique et scientifique (bureaux d’études, essais) ; dominante pratique sans contacts humains (méthodes, services administratifs) ; dominante pratique et contacts humains (atelier de fabrication, entretien, surveillance, exploitation et distribution, travaux extérieurs) ; dominantes contacts humains (services commerciaux). Chacun de ces types de poste donne lieu à une analyse qui fait apparaître les aptitudes physiques et manuelles, les tendances caractérielles, les aptitudes intellectuelles, le comportement social et le système des valeurs, les habitudes de travail. — Quels sont les moyens d’investigation de l’auteur : les tests de la « valise Carrardj », des tests de mémoire, de logique, de série, de vision dans l’espaée, de différences, d’associations verbales, de préférence (Pressey), de dessin, le test de Rorschach, éfifîn morphologie et graphologie. Les résultats sont confrontés avec l’opinion des professeurs de Bréguet, avec celle des sujets eux-mêmes et contrôlés dans la pratique industrielle
- 102. — Le Gtjielant. — L’Enfance déficiente. (Le Médecin français, 25 avril 1945).
- Le Docteur Le Guillant plaide en faveur de la neuro-psychiatrie infantile et de son application aux problèmes de l’enfance déficiente. Il montre que sur ce terrain une collaboration est nécessaire entre le pédagogue et le médecin, et que le psychiatre doit se tourner vers les aspects sociaux du problème, deux conditions qui ne sont pas toujours remplies, mais qu’il faut s’efforcer de réaliser.
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- -J. Vialatel. — La sélection professionnelle des ouvriers. (Homme? et Techniques, janvier 1945).
- Court résumé de la conception « carrariste » de la ^élection, qui montre que depuis cinq ans, les méthodes ont connu un recul plutôt qu’un progrès, parce qu’en général elles sont utilisées pur un personnel de faible compétence scientifique et d’un empirisme à courte vue.
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- 104. Les métiers de la construction métallique. (Cire, du) Centre Nat. de Doc. Prof., n° 32). — Monographie étendue concernant la main-d’œuvre et les ingénieurs.
- De 20.000, la main-d’œuvre est tombée à 8.000 ; on estime qu’elle devra remonter à 15.000. Notons que cette monographie a été établie en liaison avec la section de la construction métallique du Comité d’Organisation du Bâtiment, et des Travaux Publics, sans participation des organisations ouvrières.
- - G. Samper. —- Pourquoi un enfant choisit-il un métier ? (Cire, du
- Centre Nat, de Doc. Prof.,' n° 31).
- MUe Samper a étudié 666 rédactions d’enfants du 14e arrondissement, à Paris, sur le choix d’un métier. Son examen .a porté sur les raisons données de ce choix, qui sont, par ordre d’importance décroissant : Famille dans le métier, avenir du métier, goût des voyages, pour le métier lui-même (ces 4 catégories groupent 50°/o des cas), gains, goût de l’effort, s’établir à s.on compte, altruisme, métier facile, pas fatiguant, sociabilité, bouger en travaillant, patriotisme, propreté, aventures, tranquillité, utilité personnelle, risque, intérêt pour le produit, etc... L’auteur considère que les garçons révèlent un esprit utilitaire, routinier, suggestible, alors que les filles manifestent plus d’enthousiasme et d’esprit créateur. Sans doute serait-il intéressant de compléter de telles enquêtes par Ta recherche des causes d’une telle appréciation par les enfants de1 leur avenir professionnel.
- - Les métiers ménagers. (Cire, du Centre Nat. de Doc. Prof., n° 31). Monographies détaillées.
- - Officier de pont de la marine marchande. (Bul. du Min. de TE. N., n° 22, 8 mars 1945). Monographie succincte et précise.
- 108. — Le Vétérinaire, iBul. du Min. de VE. N. Monographie succincte et précise.
- n° 22, 8 mars 1945).
- - L’Orientation scolaire. (Bul. du Min. de VE. N., n° 20, 22 fév. 1945).
- Compte-rendu d’une expérience d’orientation faite au Lycée de jeunes filles de N (?) à la fin du premier trimestre de l’année scolaire 1944-45. Dans la présentation, le rédacteur du Bulletin déclare : « L’orientation n’est pas simplement une méthode de salut provoquée par une crise momentanée. Elle s’inscrit nécessairement comme une fonction capitale dans tout programme de réforme de l’enseignement. Parmi les exigences inévitables auxquelles doivent, répondre ces programmes il faut noter, d’une part, T adaptation approximative de l’Institution scolaire et universitaire aux besoins sociaux (que sera la France de demain, quelle part sera faite à la grande industrie, à l’agriculture, au commerce, etc... ?) et, d’autre part, l’adaptation de) plus en plus étroite de la pédagogie à la diversité des tempéraments individuels...»
- L’expérience a été faite en fonction de la circulaire du 4 octobre 1944, pour le choix entre classique et moderne au niveau de la 6°. Le professeur de langue vivante et d’enseignement général s’est chargé de l’ensemble de l’orientation et
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- parait s’être inspire des méthodes classiques en cherchant la différenciation des deux groupes sur le plan des aptitudes, du caractère et du milieu plutôt que sur celui du niveau intellectuel (les classiques' étant supposés supérieurs aux modernes) Méthodes utilisées : « Au lieu des devoirs à la maison, toujours suspects, nous avons pratiqué le travail dirigé, c’est-à-dire l’exercice fait en classé qui permet au professeur de prendre) contact avec l’esprit de l’élève en face de la difficulté ; nous axons employé les lents scolairesi, c’est-à-dire des exercices bien choisis, à travers dix erses disciplines, révélant soif l'acquis, soit l’attention, soit la logique, soit La finesse de l’enfant ; enfin nous avons organisé de multiples activités extra-scolaires (bibliothèques, œuvres sociales, plein air, ouvroir, fête du Lycée) qui nous ont permis de voir l’élève activé, vivante, responsable, hors de l’atmosphère traditionnelle de la salle de classe. » Le professeur s’est tenu aussi en contact .avec ses collègues et les parents.-29 élèves ont été proposées pour'le classique et 31 pour le moderne. Sur 60 h milles, 8 seulement n’ont pas .suivi le conseil donné. Malheureusement, il semble qu’en dépit du résultat positif l’expérience a été menée sans méthode suffisamment objective, c’est-à-dire telles qu’elles puissent .être facilement généralisées.
- 110. — La carrière d'architecte. (Bulletin du Min. de VE. Y., n° 17, 1er février 1945). — Monographie à jour.
- Un certain nombre de revues et d’ouvrages américains consacrés à, l'O. F et aux problèmes connexes sont maintenant arrivés en France. Mous publions ci-dessous quelques notices consacrées à ces travaux, dont nous présenterons un plus grand nombre dans notre prochain numéro.
- 111. — Dame, Brinkman et Weaver. — Frognosis, guidance and place-
- ment in business éducation. (Cincinnati, 1944, 210 pages). (Pronostic, orientation et placement au cours de l’éducation pour les affaires).
- Cet ouvrage expose les méthodes particulières, telles que : conférences professionnelles, cinéma, prospectus, démonstrations, visites. II discute aussi les normes •professionnelles, l’analyse des professions °et la personnalité nécessaire.
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- 112. — Smitii, M. —- The Iland booh of industrial psychology (Nexv-York,
- 1944, 304 pages).
- Ce volume présente des rapports relatifs aux principaux problèmes traités depuis 20 ans par la National Institute of Industrial Psychology de Londres. Voici les pages consacrées aux différentes recherches : fatigué, 25'; milieu de travail et social, 06 ; sélection et apprentissage, 47 ; étude des temps et des mouvement, 19 ; tempéraments, 29; accidents et maladies, 47 ; méthodes de recherches, 20. .
- 113. — Stigers, M. et Reed, E. — The fhé’ory and praticc of job rating.
- (Nexv-York, 1944, 186 pages). (Théorie et pratique de l’évaluation des métiers).
- L’auteur évalue les professions (ou emplois) en 3 étapes : analyse des facteurs, mesure de «leurs force ou valeur en points, et conversion des points en valeurs argent. Les emplois sont évalués en fonction de 36 éléments, (par exemple : précision du mouvement ou de la position). Lorsqu’on a trouvé l’un de ces éléments dans une occupation, on établit un questionnaire pour découvrir dans quelle mesure il affecte l’occupation. Le questionnaire permet de déterminer
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- les points à donner en fonction d’une échelle. Après avoir terminé l’évaluation pour un groupe d’emplois, on se sert d’une méthode de comparaison des facteurs pour assurer la fidélité maximum des évaluations. Le livre contient deux exemples d’analyses de ce genre, avec des modèles de questionnaires et des tables de valeurs.
- 114. — Kikpatrice, F. et Boeanovitch, D. — .Dircclioml lests for. édu-
- c'ational guidance. (Proc. Ind. Acad. Sci. 1944, p. 150). (Tests directeurs pour l’orientation scolaire).
- Les auteurs soulignent la confusion courante entre aptitude et réussite dans un test. En partant de la définition de l’aptitude de Warren, ils séparent l’aptitude et l’habileté, celle-là étant une disposition à acquérir l’habileté, et celle-ci étant une capacité de fournir une réponse à un moment donné. De nombreux tests dits d’aptitude ne sont donc que des tests d’habileté. C’est à l’école en particulier qu’on commet la confusion en utilisant des tests d’habileté comme tests d’aptitude et des tests de capacité scolaire comme mesure de la capacité à apprendre. « Il faut trouver des méthodes de mesure qui découvrent la capacité d’apprendre cachée. »
- 115. — Murphy, L. et Ladd, IL —. Emotional factors in learaiag (New-
- York, 1944. 410 p.). (Les facteurs émotionnels dans l’apprentissage).
- Cet ouvrage présente les résultats d’une étude de 4 ans sur le développement scolaire des jeunes filles. Les points discutés sont les suivants : l’éducation comme développement des capacités individuelles ; rôle du diagnostic dans l’orientation scolaire ; évaluation des intérêts exprimés par l’étudiante en termes de fies besoins scolaires, en rapport avec son développement général ; attitudes relatives à la fréquentation scolaire ; expérience de chocs et rythme de croissance; influence des conditions familiales, sociales et sanitaires sur les études ; étiplogie thérapeutique des troubles de la lecture, de l’écriture et du travail pratique ; étudiantes spasmodiques ou superficielles ; rapports entre la réussite et l’insécurité ; attitude vis-à-vis des autorités, etc... Sur 11 cas précis les auteurs montrent en détail les effets des facteurs émotionnels sur le, (développement scolaire.
- 11G. — Coleman, II.-A. — Rapports de la situation sociale économique et du succès scolaire dans l’enseignement secondaire (High
- School). Journ. exp. Educ. 1940.
- L’auteur conclut : 1) il existe un rapport précis entre la situation sociale-économique et les succès scolaires. 2) Les sujets appartenant à des milieux inférieurs s’adaptent moins bien. 3) Le nombre et le genre de difficultés dépendent de cette, situation.
- 117. — Edwards, R. — Orientation professionnelle et de métier. New-
- York, 1940. 117 pages.
- « Quoiqu’il s’agisse d’un problème psychologique, dit l’auteur, il ne peut être résolu que dans un groupe social, ce qui comporte de nombreuses conséquences. »
- 118. —« Leydourne, G.-G. and K. White. — Education et taux de nais-
- sance : un dilemne social. Londres, 1940. 375 pages).
- L’auteur, .qui a étudié pour le Population Investigation Committée le coût de l’éducation et son influence sur l’importance de la famille, estime que l’histoire* des différents types d’école en Angleterre montre que celles-ci ont servi de cartal
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- vers les distinctions sociales et de fortune plutôt que d’instruments d’instruction pour tous. Il s’ensuit que les coûts de plus en plus élevés des études supérieures ont contribué à limiter le nombre des enfants. Les auteurs concluent à la nécessité de faciliter les études à l’ensemble des enfants.
- 119. — W'ECHSLER, D. — T/id m^asurement of adull intelligence. (La mesure de l’intelligence adulte). (Baltimore, 1944. 258 p.).
- Dans la première partie l’auteur discute de la nature et de la classification de l’intelligence en général ; dans la seconde, il décrit et évalue les échelles d’intelligence de Bellevue, puis donne les instructions pour leur usage.
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- NOTÉS ET INFORMATIONS
- Un cycle de conférence du Front National Univers:taire sur l'orientation de l'enfant
- Au cours du mois de mars, la section parisienne du F. N. U. a organisé à Paris (Musée Pédagogique), un cycle de. Conférences relatives à P Orientation de l’enfant. La première conférence a été consacrée, le Ier mars, par M. H. Wallon à Vorientation scolaire. Après avoir indiqué que l’orientation est née en réaction contre la •sélection, M. Wallon rappelle à quels obstacles elle s’est heurtée. Elle a enrichi nos connaissances sur l’homme et sur l’enfant, et oblige à tenir compte de bien autre chose que du résultat des tests : goûts et caractère des enfants, connaissance des métiers, etc... La question la plus actuelle est de savoir comment étudier l’enfant. L’Orienteur doit-il entrer à l’Ecole ? 11 y a du danger à cela, d’abord parce que l’Q. P. n’est pas admise partout : elle doit donner des preuves de technicité parfaite. Les- tests utilisés ne sont pas encore vraiment psychologiques, et l’on peut craindre que les erreurs soient' exploitées avec malice. 11 y a aussi un danger pour l’Ecole, qui doit rester la maison du maître et de l’enfant, alors qu’on a trop tendance à y introduire des personnes extérieures. Des conflits se sont produits entre des Directeurs d’Ecole et ides Orienteurs. Cela ne signifie pas que l’orientation ne doit pas pénétrer à l’école,, mais elle doit s’appuyer surtout sur le maître et être faite par des psychologues scolaires, qui fassent partie du personnel enseignant, et suivent le développement de l’enfant pendant toute sa scolarité. Les matières d’études sont tout autre chose que les professions et (Supposent une analyse différente ; car nous ne savons encore à peu près rien sur les aptitudes pour telle ou telle branche d’études. M.. Wallon esquisse ensuite les lignes générales du projet de réforme de l’enseignement qu’il soutient, et qui donnerait matière à orientation grâce au système des options dès le 1er cycle secondaire.
- Le 8 mars, M. Naville traita le sujet suivant : dans quelle mesure peut-on parler de vocations et d’aptitudes chez l’enfant ? Il convient, à son avis, de se demander si la notion psychologique de vocation ou d’aptitude peut servir de fondement à une orientation objective. L’idée de vocation, d’origine théologique, reste intuitive et purement subjective, et ne peut être confondue avec les goûts ou penchants des enfants, dont les causes sont multiples. Quant à la nofion d’aptitude psychologique, qu’elle soit atteinte par des tcsls de niveau analytiques, ou par l’analyse factorielle, elle ne parait p.as pouvoir être généralisée sans risque de rester purement.formelle. En fait, le test n’éprouve que la capacité du sujet à réagir correctement dans le test lui-même. Une des raisons de cette situation réside dans le fait que l’aptitude concrète n’npparait qu’à l’occasion d’un exercice professionnel réel, dans un cadre économique et social donné. Dans ce cas, l’orientation est une technique sociale autant, qu’une technique psychologique. Elle ne se fonde pas tant sur la recherche d’aptitudes en elles-mêmes, que d’adaptations spécifiques acquises peu à peu. De ce point de vue, il n’y aurait pas lieu d’opposer orientation scolaire à orientation professionnelle. Le milieu scolaire n’est pas isolé pour l’enfant du milieu familial, professionnel. Le caractère encore assez hypothétique de nos conclusions sur ces points n’est pas une raison suffisante pour écarter de l’école toute orientation, ou de confiner celle-ci à un aspect purement psychologique. Au contraire, des expériences de masse sont nécessaires, à charge pour l’Etat démocratique de contrôler 1 ’activité des Conseillers d’Orientation Professionnelle.
- Enfin, les 15 et 22 mars, M. Giraud, secrétaire départemental d’O,. P., lit un exposé sur l’organisation dé F CLP. en France et à l’Etranger, et M. Frénaud
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- parla sur les classes de perfectionnement et l’éducation des déficients, çn réclamant énergiquement que les instituteurs spécialisés' soient les seuls à intervenir dans cette éducation, à l’exclusioi: des médecins extérieurs aux écoles.
- Au » Journal Officiel »
- Suppression des classes primaires el élémentaires des Lycées et Collèges. — L’ordonnance du 3 mars 1945 (</. O. du 4 mars: 1945) décide la suppression des classes primaires et élémentaires des Lycées et Collèges, dans les locaux desquels pourront ctre installées les écoles primaires publiques.
- Formation professionnelle militaire. — Le Ministère de la Guerre envisage l’instruction de 15.000 spécialistes (classe 44) avant incorporation ; ils recevraient un brevet technique (conducteurs de véhicules automobiles, mécaniciens-dépanneurs, électro-mécaniciens, radio-électriciens, ouvriers du bois et du fer, sténo-dactylos, etc... 2.000 moniteurs seraient necessaires, 200 moniteurs les cadres de l’L. T. suivroîit à cet effet un stage d’information au Centre de formation des cadres professionnels de la rue bureau, et feront à leur tour partagçr leur instruction à 10 autres instructeurs. (Bal. du Mon. de l 'E.N.,, n° 23).
- Adresse de U Enseignement Technique. Notez que les Services c!e la Direction de l’Enseignement Technique sont installés, depuis le 1er février 1945, 8, me Ccgnac-Jay, Paris, 7me (tél. Inv. 78-02 et Ig suite) .
- Les secrétariats d'Ü. P. dépendent du 1er bureau (sous-direction des écoles techniques).
- Le Gme bureau s’occupe de LO. P. (sous-direct(on de l’apprentissage).
- Orientation scolaire et professionnelle. — Une circulaire du Ministre de TE. N. (second degré, 1er bureau), 10 février 1945, attire l’attention des recteurs « sur T intérêt qu’il y aurait à apposer dans les bulletins trimestriels de notes transmis aux familles des; élèves des établissements d enseignement du second degré un papillon ou un timbre humide signalant brièvement la nature de l’aide qui peut leur être apportée -par les Centres régionaux de R. U. S. ainsi que l’adresse de cés Centres. » Texte proposé : Le Centre régional du B.U.S. pour
- i'Universil.é de ....se tient à la disposition des patents pour leur communiquer
- tous les renseignements relatifs à l’orientation .scolaire et professionnelle de leurs enfants.
- \ »
- Brevet professionnel d'opticien ide précision. —. (J. O. du 31 janvier 1945). Il est institué un brevet professionnel d’opticien de précision.
- Subvention de VE. T. aux Centres d'O. P. — Par circulaire n° 3 du 10 janvier 1945, le Directeur général de TE. T. a fait connaître dans quelles conditions (analogues à celles de Tannée précédente) devaient être établies les demandes de subvention. (Bal. Off. du Min- de I E. N., n° 18, 8 février 1945).
- Examen d'entrée en classé de 6mc. — Le D. E. P. P. ayant été supprimé et remplacé provisoirement par un examen d’entrée en 6me, une circulaire du
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- Ministre de l’E. N. (20 janvier 1945) luit connaître le modèle du dossier scolaire qui doit être établi à cette occasion pour chaque enfant. Il doit comprendre le relevé .des résultats de la dernière année Scolaire, une appréciation d’ensemble sur l’aptitude de l’enfant à entreprendre des études du 201 degré et éventuellement l’indication des aptitudes particulières que le maître aurait pu déceler chez l’enfant au cours de la scolarité primaire. Les épreuves de l’examen, ajoute-t-on, auront « beaucoup plus pour objet de vérifier le dossier que d’apprécier dans l’absolu la valeur du candidat. »
- Le Centre de reclassement professionnel. ( C.R.P.), 39 rue de Bcrri, à Paris, et 131, avenue de Saxe, à Lyon, s’occupe, en liaison avec la Direction de l’E. T. de la création dans les écoles - de F Enseignement technique, de Centres de reclassement professionnel accéléré dans les métiers manuels, des français et des réfugiés étrangers sans emploi avant exercé jusque là une profession libérale. Une circulaire de l’E. T. (8 février 1945) indique que « les méthodes d’orientation, de sélection et de formation appliquées par ces Centres se sont révélées excellentes. »
- Pur arrêté du 10 janvier 1945 il est créé au Ministère de l’Education Nationale, sous l’autorité du. Dr de l’E. T., un Comité d’Action pour le développement des Centres d'apprentissage, chargé d’assurer la liaison avec tous les organismes publics ou privés intéressés à F apprentissage, et d’étudier et proposer toutes mesures susceptibles de favoriser la création et le développement des Centres d’apprentissage. En font partie M. Loisy, inspecteur général de l’E. T., président, Mlle Simonin, inspectrice générale de Î’E. T. et le commandant Rollet, sous-directeur de l’apprentissage au Ministère de l’E. N.
- Par -arrêté du 27 décembre 1944 il a été institué un Certificat d’aptitude professionnelle ainsi qu’un brevet professionnel de mécanographe.
- M. Lacroix, professeur au Lycée Henri IV, à Paris, rapporteur de l’Enseignement au Congrès du M. L. N., déclare dans un interview ÇVEnseignement, 1er février 1945) : « Il y a deux orientations, scolaire ét professionnelle. L’une consiste à déterminer les aptitudes d’un enfant pour voir quelles études if est apte à suivre avec fruit. C’est différent de l’Orientation Professionnelle. Celle-ci se déterminera à la fin des études, avec le choix d’une profession ; car il m’apparaît que la profession, à cause du machinisme, est destinée à tenir moins d’importance dans le monde de demain que dans celui d’hier. »
- Le Bureau Universitaire de Statistiques nous signale que des Recueils des statistiques scolaires et professionnelles de I93G à 1942 sont à la disposition: de nos collègues, 49, rue de Bellechasse. Nous attirons leur attention sur l’intérêt quô présentent ces statistiques relatives aux répartitions dans F Enseignement.
- Nous sommes très heureux d’annoncer la reparution prochaine du Bulletin de l’LÏÏ.O.P., interrompue depuis le début de 1940. Le Bulletin de VI.N.O.P. compte paraître 6 fois par an. Abonnement, : 150 francs pour la France et 225 francs pour F étranger. Lés abonnements doivent, être adressés au C.C.P. de l’I.N.O.P., .1444.79, Paris. La correspondance doit-être adressée à M1”0 Henri Piéron, 41, rue Gay-Lussae, Paris.
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- Par arrêté en date du 18 janvier 1045 un C. départ, obligatoire d’O. P. est créé à Tours. L’administration de ce Centre sera assurée par le département d’Indre-et-Loire. (J. O. du 23 janvier 1945).
- , Par arrêté du 27 décembre 1944, un Centre d’O. P. obligatoire a été créé à Auxerre (Yonne). (J. O. du 4 janvier 1945)..
- Le Bulletin Ofjiciel du Ministère de T Education Nationale du 4 janvier 1945 (n° 13) a donné les précisions suivantes sur l’O. P. Il existe ai présent 5 secrétariats d’O. P. groupant 30 départements où fonctionnent des Centres obligatoires. 13 départements dépourvus de secrétariat comportent un Centre. 39 Centres facultatifs sont ouverts. Au total 80 Centres d’O. P. fonctionnent en France. 13 secrétariats d’O. P. doivent être ouverts en 1945, et 22 Centres d’O. P. nouveaux doivent fonctionner.
- Par arrêté en date du 23 décembre 1944, est créé tin Centre d’O. P. obligatoire h'Saint-Etienne (Loire). (/. O. du 29 décembre 1944).
- Enquête sur la possibilité d’instituer des cours pour la formation de Conseillers d’Orientation dans les Facultés. Par circulaire du 5 décembre 1944, les Recteurs ont été appelés à donner leur avis sur la possibilité de mettre sur pied, dans le ressort de leur académie, « des cours qui doivent conduire à l’obtention du diplôme d’Etat de Conseiller d’Orientation. » Le Ministre indique qu’il attache « la plus grande importance à l’organisation et, au développement de l’O. P. qui doit fermement contribuer à la nïide en place et ci la sélection de la main-d'œuvre dont Véconomie' (nationale a besoin. » Jf.es cours régionaux n’auront à recevoir chaque année qu’un nombre restreint d’élèves (de 20 à 25), et pourraient être rattachés à d’autres Instituts.
- Par décret en date du 9 novembre 1944, le décret du 24 mai 1938 relatif à l’orientation et, la formation professionnelle est rendu applicable à l’Algérie. (J. O. du 7 novembre 1944)..
- Par décret, du 6 novembre 1944 les secrétaires d’O. P. sont, pour 1’,application de la loi du 3 août 1943, relative à la classification générale des traitements, rangés dans l’échelle 16 b. .
- L'activité de la Commission pour la réforme de l’enseignement
- Le Bulletin du Ministère de l’E. N. publie dans son n° 23 (15 mars 1945) un procès-verbal des travaux de cette commission. Voici le passage qui concerne l’orientation : « Les disciplines manuelles et artistiques, comme instruments de culture, devront faire partie de l’enseignement du 1er degré et de la partie commune à tous dans le 1er cycle du second degré. Les options manuelles (préapprentissage) ne devront pas, dans ce même cycle, prendre, au préjudice, des enseignements généraux, plus de temps que les autres options de caractère plus abstrait.
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- « L’orienlation, dont les méthodes devront êlre précisées et développées aura pour hase, en réalité, tout l’ensemble des résultats obterius et des observations, faites au cours de la scolarité, cl se poursuivre tout au long' de celle-ci. Il faut éviter surtout de la fixer prématurément. Elle prendra une importance particulière pendant les 4 années de premier cycle du 2me degré, et l’on s’efforcera de rendre aussi facile que possible les rectifications ultérieures.
- « La sélection, qui admet ou écarte, connexe de l’orientation qui répartit, devra elle aussi utiliser très largement le carnet scolaire, et s’appuyer sur l’opinion des -maîtres, de manière à réduire à son minimum le caractère aléatoire des examens ou des concours qui sont, les moyens habituels de sélection. »
- Sur celte base, la 2"ie sous-commission a pour tâche, en particulier, de « fixer les principes et les méthodes d’après lesquels devra se f^ire l'orientation aux différents degrés de renseignement ; déterminer les moments où devra s’effectuer la sélection par examens ou concours et la manière dont ceux-ci devront être compris et organisés. » Ajoutons qu’aucun Conseiller d’Orientation n’a été appelé à participer aux travaux de celte sous-commission.
- Préparation au diplôme d'Etat de Conseiller d'orientation professionnelle de 1*1. N. O. P.
- L’année scolaire a débuté, le 15 novembre 10il, 68 élèves ont régulièrement suivi la. période probatoire qui a duré du 15 au 30 novembre. A l’issue de la période probatoire, 54 élèves, ont été définitivement admis : 36 femmes et 18 hommes.
- Hommes Répartition par âge des 54 élèves admis Femmes
- 22 - 25 ans.. .. 9 . 19
- 25 - 30 .. 6 . "Il >
- 30 - 35 35 - 40 ’ .. 1 3
- .. 1 o
- 40 - 45 . . 1 1
- 1 18 36
- Répartition suivant tes diplômes des 54 élèves admis
- Hommes
- Femmes
- Aucun..............
- B. E. . ...........
- B. S. ., . . ......
- Baccalauréat. . . . Bac. ou B. S. plus
- un certif. de licence............. ))
- Bac. ou B. S; plus, plusieurs certif. (h; licence.....: 3
- Sciences politiques.................................... 1
- Licence. . . • ....................................... 2
- Licence plus diplôme d’Etat . d’Assistante Sociale.... »
- Licence plus Sciences Politiques ...................... 1
- Certificat de Physiologie du Travail et Organisation Scientifique du Travail. . • ....................... 1
- 18
- 1
- 1
- 10
- 14
- »
- 2
- J»
- 6
- o
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- Répartition des 54 élèves admis suivant leurs occupations au 1er novembre 1944.
- Hommes Femmes
- Etudiants .. ; 5 ...... 8
- Maîtres d’internats 1 .... »
- Enseignement libre . • • .. ... 9
- Instituteurs. o 10
- Assistantes Sociales. • . ............................. » ................. 4
- Assistants ('entre de Documentation )
- 1 l'a\ii i ( 'oimucreia 1 o ))
- ( .'entres de Jeunesse » ....... l’
- p. y. y. 7. ........ » ]
- ( 'omilé d apprentis 1 * »
- Professeur enseignement ménager )) . 1
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- En oulro, une circulaire ministerielle <1 u 23 novembre tO'il a prévu 1 attribution de bourses de 3.000 francs par mois pour les candidats suivants : instituteurs, licenciés ou ingénieurs ayant au moins 25 ans. Les demandes d’admission pouvaient parvenir jusqu’au 15 décembre. De, très nombreuses demandes sont, parvenues à l’I. N. O. P., 3i demandes ont été retenues provenant de membres de l'enseignement primaire, ce qui porte à 85 le nombre des élèves de l’I. N. O. P. pour l’année scolaire 1944-45. •'
- Postes de Conseillers d'0. P. à pourvoir
- Departement de seine-et-oise : trois conseillers d’O,. P. (Hommes ou Femmes).— S’adresser à Mme Petit, secrétaire départemental, Préfecture de Versailles.
- Puteaux : Un conseiller d’O. P. (Homme de préférence). •— S’adresser à M. Stoerckel, directeur du C. d’O. P. de Puteaux, Mairie de Puteaux.
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- Ivry : Un conseiller d’O. P,. (Femme). — S’adresser à M110 Dalleux, directrice du C.d’Ivry, 29,. rue Barbes, Ivry-s-S.
- Boulogne-sur-seixe : Un conseiller d’O. P. (Homme). -— S’adresser à M“e Varin, directrice du G. d’O. P. de Boulogne-s-Scme, 32, rue Fessart, Boulogne-s-S.
- Bois-Colombes : Un conseiller d’O. 1*. (Femme de préférence). — S’adresser ù M. Montifroy. directeur du G. d’O. P. de Bois-Colombes, 07, rue Gbarlcs-Duflos, Bois-Colombes.
- 2Q-0'Arrondissement : Un conseiller d’O. P. (Homme ou Femme). •— S’adresser • à Mlle Cordelier, directrice du G. d’O. P. du 20e arrondissement, 9, rue Henri-Poincaré, Paris, 20e.
- Centre de Documentation et d’O. P. : Un conseiller d’O. P. (Femme). — S’adresser à Mlle de Sercey, directrice du Centre, 101, rue St.-Dominique, Paris, 7 .
- Aubervii.i.iers : Un conseiller d’O. Pi (Homme). — S’adresser à M. Cambus, •directeur du C. d’O. P., 52, rue St.-Denis.
- Caisse de Compensation de la région parisienne : Plusieurs conseillers d'O. P. (Hommes ou Femmes). — S’adresser à Mlle Courtbial, 14, rue Viala, Paris XIV", directrice du Centre d’O. P., de la C. C. R. P.
- Grenoble : Plusieurs, conseillers d’O. P. (Hommes ou Femmes). — S’adresser à M. Sa.utin, directeur du Centre d’O. P. de Grenoble, 8, rue de l’ancien Champ de Mars, Grenoble.
- Châlons-sur-Marne : Plusieurs conseillers d’O. P. (Hommes ou femmes). — S'adresser à M. l’Inspecteur d’Académie de la Marne, Chalons-s-M.
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- Besançon : Un conseiller d’Ô. P. (Femme). —S’adresser à M. Guenot, directeur du Centre d’O. P., 6, rue de la Madeleine, Besançon (Doubs).
- Chateauroux : Association départementale pour la formation des jeuneè travailleurs : Un conseiller d’O. P. (Homme). —- S’adresser à M. le directeur de l'Association..., 26, avenue de la Châtre, Chateauroux (Indre).
- Roubaix-tourcoing : Un conseiller d’O. P. (Femme). — S’adresser à M. Penne], Comité Interprofessionnel d’Apprenlissage de Roubaix-Tourcoing, 2, rue du Château, Roubaix (Nord).
- Reims : Un conseiller d’O. P. (Femme). — S’adresser à MUo Burnod, directrice du Centre de Documentation et d’Orientation Professionnelle, 1, rue Werlé, Reims.
- Le*Mans : Un conseiller d’O. P. (Homme ou Femme). -— S’adresser à M. Henri, directeur du Centre d’O. P., Préfecture de la Sarthe, Le Mans (Sarthe).
- Délégation Régionale (Limousin-Marche-Berry-Périgord) Service du Travail des jeunes, Ministère de l’Education Nationale : Plusieurs conseillers d’O. P. pour les départements de la Haute-Vienne, la Creuse, la Dordogne, la Corrèze. —- S’adresser à M. le Délégué Commissaire Régional, 6 ter, cours Jourdan, Limoges (Haute-Vienne).
- Limoges : Un conseiller d’O. P. (Homme ou Femme).S’adresser à M. le Directeur du Centre d’O. P., 8, place Jourdain, Limoges (Haute-Vienne).
- Clermont-ferrand : Un. directeur (Homme). —- S’adresser à M. le. Directeur du Centre d’O. P. de Clermont-Ferrand, 25, rue St.-Hérem, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). .
- Avignon : Un conseiller d’O. P. (Homme ouj Femme). — S’adresser à Madame la Directrice du Centre Technique de Documentation et d’Orientation Professionnelle du département du Vaucluse, 1, rue Victor-Hugo, Avignon (Vaucluse).
- Région de Rouen : Un. conseiller d’O. P. (Homme). — Pour le service de l’apprentissage. Inspection régionale de Normandie. —- S’adresser à M. Jean Crame, commissaire régional de l’apprentissage, 18, boulevard Sébastopol, Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure).
- Toulouse : Trois conseillers d’O. P. (1 Homme, 2 Femmes) pour le C. d’O. P. deToulouse ; Un conseiller d’O. P. (Homme) pour le Secrétariat Interdépartemental d’O. P. — S’adresser à M. Gambier, secrétaire d’O. P., 3, rue Maletache, Toulouse.
- Cahors : Un directeur (Homme de préférence) pour le C. d’O. P. — S’adresser à M. Gambier.
- Saint-etienne : Deux conseillers d’O. P. (Homme ou Femme). — S’adresser à M. Joliet, directeur du C. d’O. P., 24, rue Rouget-de.-lTsle, Saint-Etienne.
- Nîmes : Un conseiller |d’0. P. (adjoint, Homme). — S’adresser à M. Granier, Secrétaire régional d’O. P., 5, rue de la Croix-d’Or, Montpellier (Hérault).
- Rodez : Un directeur (Homme). — S’adresser à M. Granier, meme adresse.
- Béziers : Un directeur-conseiller (Homme), un conseiller d’O. P. adjoint (Femme) — S’adresser M.,Granier, même adresse., v
- Marseille : Deux conseillers d’O. P. (Femmes de préférence). — S’adresser à Mlle Jaur, directrice dm Centre Technique d’O. P., 2, rue Saint-Jacques, Marseille. - .
- Aubervilliers (Seine) : Un conseiller d’O. P. (Femme de préférence). — S’adresser à M. Cambus. C. O. P., 52. rue Saint-Denis, Aubervilliers.
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- Mutations et affectations
- Mlle Lorette, (I.N.O.P.)*est nommée conseillère au Centre d’O. P. de Melun.
- M. L)es.maret. (Caen 1942), directeur du C.O.P. du Tarn est nommé directeur du C.O.P. de. Haute-Garonne (Toulouse).
- Mlle Duprat, (Clermont 1944) et M. Dupont (Caen 1944) ont été nommés conseillers d’O. P. stagiaires à Toulouse.
- M. Villemir, (I.N.O.P. 44) a été nommé directeur-orienteur ,au C.O.P. d’Albi, en remplacement de M. Desmaret.
- M. Bietry, (Caen 44), a été nommé directeur-orienteur à Montauban,'en remplacement de. Mme Goldenberg, qui a donné sa démission.
- Mme Mothu n’appartient plus au C.O.P. de Toulouse à la date du 31 ,déc. 1944.
- Vie du Bulletin
- La première Assemblée nationale du Syndicat a décidé que le Bulletin paraîtrait. quatre fois par an. Les conditions actuelles d’impression ne permettent pas une périodicité plus, fréquente. Ce numéro* est donc le premier de l’année 1945. On comprendra aussi que nous demandions à tous nos amis de s’abonner sans retard. Le prix de l’abonnement est fixé à 100 francs par an, pour les quatre numéros. Tous les abonnements partent de janvier. Les abonnés en cours d’année recevront donc les numéros déjà parus au moment de. leur abonnement.
- Tous les versements doivent être faits au C.C.P. : Abraham — 2433.39 Paris.
- Toute la correspondance doit être, adressée désormais à M. Abraham, administrateur du Bulletin d'O. P., 156, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Nous, invitons tous nos collègues à pous. adresser régulièrement leurs publication et documentation (bulletins, rapports, circulaires, travaux divers) qui seront utilisés pour la. rédaction du Bulletin.
- La suite de l’article de notre collègue Gille n’a pu paraître dans ce numéro. Notre ami Gille est alité depuis plusieurs mois. En lui souhaitant un rétablissement aussi prompt que possible, nous espérons pouvoir publier la fin de son étU)de dans le prochain numéro.
- POUR PARAITRE EN OCTOBRE
- PIERRE NAVILLE
- Théorie de l’Orientation Professionnelle
- LIBRAIRIE GALLIMARD
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- IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE (312.318)
- Dépôt légal ly44. 4* trimestre, n° 8.
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