Le travail humain
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- ARTICLES ORIGINAUX
- L’ADAPTATION AU TRAVAIL PHYSIQUE
- par Ernst Simonson.
- (Kharkou), Institut du Travail WZSPS.)
- I
- Introduction.
- de travail. L<
- a figure 1 donne le schéma de ces variations, elle représente
- Duree du. travail
- n°rmal de la courbe de la production d’un ouvrier dans n’importe usine. Pour simplifier, on a fait abstraction de l’effet du repos j ^esignons par P l’élévation de la courbe de la production au e la journée de travail : la chute à la fin et la montée au début
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- de la journée représentent une perte de production, dont l’importance est donnée par l’intégrale quadrillée. La décroissance de la production à la fin de la journée de travail est apparemment provoquée par la fatigue; donc, nous appellerons les pertes intervenant à la fin de la journée de travail déperditions par la fatigue. D’une façon analogue, nous appellerons les pertes survenant au début de la journée de travail déperditions d'adaptation. L’expérience montre que les pertes d’adaptation peuvent être aussi importantes que les pertes conditionnées par la fatigue. On peut même dire que les pertes d’adaptation sont souvent le phénomène le plus régulier car, dans certains cas, on trouve même, vers la fin du travail un accroissement de la production (impulsion par la fatigue). Il est étonnant que, jusqu’à présent, la recherche physiologique se soit occupée presque exclusivement des pertes survenant à la fin de la journée de travail, c’est-à-dire des phénomènes de fatigue.
- Pourtant, l’idée s’impose que les pertes d’adaptation, aussi bien que les pertes de fatigue, sont conditionnées par des processus physiologiques. Aussi, cette idée a-t-elle souvent été énoncée, non seulement par les praticiens d’usines, mais aussi par des chercheurs qui s occupaient, au point de vue psychologique, du problème du travail (Kræpeh11’ Lobsien). Cependant, du point de vue physiologique, ce n’était plutôt que des hypothèses. Des bases physiologiques de l’adaptation ont ete décrites pour la première fois par l’auteur et Hebestreit [1] en 1930-Il est intéressant de voir que Hill [2] a douté de nos résultats, d’un p01^ de vue plus théorique : il se basait sur les résultats obtenus sur le musc e •isolé. D’après Hill, nos résultats étaient en contradiction avec rensemble des idées actuelles sur la contraction musculaire ; il a écrit : Th^jl proceeded to mafe experiments on the efficiency of muscular Work. u)hicn' were the results correct, would indeed hâve brought the édifice tumbltâ in ruins. »
- Plus tard, Crowden et Hansen ont également formulé des objection à nos expériences. Nous discuterons plus loin ces objections, nous bornai pour l’instant à constater que les physiologistes les plus compétents °nt nié l’évidence des phénomènes d’adaptation.
- Les remarques de Hill montrent que les processus d’adaptation s°nt un problème d’une portée tout à fait générale pour la physiologie- ^ schéma représenté dans la figure 1 n’est pas seulement valable pouf journée de travail dans l’usine, mais aussi pour n’importe quel autfe processus de travail ; même pour ceux se déroulant dans un temPs beaucoup plus court, avec un développement beaucoup plus rapide e processus d’adaptation et de fatigue.
- On peut brièvement caractériser ainsi les bases des processus d tation : au début du travail, l’organisme se trouve encore dans un e peu favorable au travail. Donc, au début du travail, l’organisme su une série de transformations qui le mettent progressivement dans 1 le plus favorable au travail. Il s’agit non seulement de l’accroisseme
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- quantitatif du rendement des différents organes, mais également de modifications qualitatives, d’intervention de régulations différentes, etc... Ce ne sont pas des processus parallèles dans les organes particuliers (par exemple, 1 adaptation du muscle, de la circulation, etc...) qui interviennent, mais un changement complexe dans l’ensemble de l’organisme, impliquant des dépendances mutuelles entre les processus particuliers. Cepen-finnt, pour connaître l’ensemble, il faut faire l’analyse des processus particuliers. Nous examinerons donc les processus particuliers d’adaptation mtervenant dans les muscles, dans la circulation, dans le système nerveux, dans les organes des sens, dans le métabolisme et, de plus, les facteurs dont dépend l’ensemble de l’adaptation. Les bases physiologiques 1 adaptation n’étant étudiées que depuis cinq ans, nous sommes évidemment au début des recherches. Cependant, une révision de la j'biographie a montré que certains résultats, surtout ceux de la physio-°gie du muscle, s’accordent très bien avec nos idées et qu’ils les continent nettement. Pourtant, les auteurs n’ont pas reconnu l’importance leuys résultats pour le problème de l’adaptation au travail, aussi leur Ispositif n était-il pas conçu en vue de l’étude de l’adaptation. C’est P°urquoi ces résultats particuliers ne prennent toute leur valeur qu’après av°|r e*e classés du point de vue de notre problème. Après avoir considé-a lement élargi notre matériel et profité de la discussion avec d’autres oratoires, nous croyons avoir la possibilité et le droit de donner, d’ores eJa,une brève revue du problème des processus physiologiques d’adap-a mn. Mais le principal but de ce mémoire est d’inciter à de nouvelles j c arches dans ce domaine. Bien qu’au cours de ces dernières années e Problème de l’adaptation ait attiré davantage l’attention des physiolo-fa^t68 ‘^U trava^’ cette question n’a pas été assez développée. Ainsi, le | . SUlvant est-il peut-être caractéristique : le très bon traité de physio-°^.e travail de Konradi, Slonim et Farfel [5], paru il y a quelques .] i > ne traite pas spécialement de la période d’adaptation. Pourtant, thS, ^ d une question d’une importance primordiale au point de vue e°nque aussi bien que pratique.
- II
- L’adaptation des échanges d’énergie.
- le^°US avons insisté sur le fait que l’adaptation de l’organisme pendant (ad • rePrésente une intégrale de différents processus particuliers desaptat\°n ies muscles» de la circulation, du système nerveux, des organes jes ^ ensemble de ces processus doit avoir des répercussions sur
- tnét k ^ énergie, représentant la somme de tous les processus de
- 0 1Sme dans l’organisme.
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- Il est donc facile de comprendre que c’est en examinant les échanges d’énergie qu’on a mis en évidence les processus d’adaptation pour la première fois. L’auteur et Hebestreit ont trouvé qu’au début du travail le coefficient cal/kgm. baisse considérablement, c’est-à-dire que le rendement monte rapidement. Les expériences étaient faites de manière a comparer des efforts uniformes de durées différentes, par exemple de 1/2 minute, 1 minute, 3 minutes, etc..., jusqu’à 20 minutes. Chacun des efforts exécutés a été examiné séparément, et pour chacun on a également examiné la période de restauration. Cette méthode permet seule de fixer, d’une manière précise, l’énergie dépensée pour chaque travail produit.
- FlG. 2. — Diminution du rapport cal/kgm. en fonction de la durée du travail. Sujet He' Charge : 10 kg. Courbe a : debout, les talons joints. Courbe b : assis, avec un bouche sur la poitrine (1). En abscisse : durée du travail en minutes ; en ordonnée : rapPort cal/kgm. (d’après Simonson et Hebestreit).
- Les efforts étaient séparés d’intervalles de 30 minutes chacun. La duree de ces intervalles est aussi importante, nous y reviendrons ultérieurement Crowden, par exemple, a négligé ce facteur, en examinant nos résulta*5. L’élément de travail était une traction horizontale, dans différente8 positions, sur le Arbeitssammler de Dabis (2).
- Nous avons aussi effectué quelques expériences de tâtonnements, co*1 2' sistant en la montée et la descente d’une marche ou en flexions de8 membres inférieurs. Dans les deux cas, nous avons constaté rabaissement du facteur cal/kgm. en fonction de la durée du travail. La figure 2 rept®" sente un graphique du rapport cal/kgm, en fonction de la duree du travail, pris dans mes expériences faites en collaboration avec Hehe
- (1) Le dispositif expérimental est exposé page 137. .js
- (2) Dans le Arbeitssammler de Dabis, les soulèvements isolés s’additionnent, le P01 tombant est freiné, permettant ainsi de ramener librement les bras en avant. De ce^ manière, il n’y a que le travail de soulèvement qui est additionné.
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- streit. La chute du coefficient cal/kgm. la plus marquée est au début du travail ; elle diminue ensuite peu à peu ; enfin, elle n’est plus sensible : e rendement du travail en question a atteint son niveau caractéristique Donc, on ne peut comparer le rendement d’éléments différents de travail qu après la période d’adaptation. Les expériences montrent donc, qu’après a duree, le travail s’effectue d’une manière de plus en plus économique ; avant que 1 organisme ne se soit adapté au travail, le travail se fait aux dépens de processus de métabolisme beaucoup moins appropriés. En analySant ces processus, nous avons mis en évidence la cause du rendement aibJe au début du travail : elle réside dans une dette d’oxygène relati-ement très élevée pour les temps courts de travail. Considérant la dette oxygène comme l ’expression globale des produits accumulés du métabo-•sme, nous arrivons à la conclusion que c’est pendant les premières Minutes du travail que s’en accumule la plus grande partie. Il se pourrait jU ^ ne s agisse ici que de changements purement quantitatifs : au début u travail, les impulsions nerveuses seraient particulièrement fortes, arnenant des échanges chimiques, particulièrement grands, dans les Muscles, la faculté de synthèse étant encore imparfaite. D’autre part, il ^ pourrait bien aussi que les processus de métabolisme, intervenant au e ut du travail, avant que la circulation dans les muscles ait atteint s°u taux maximum, donc dans une période d’anaérobiose relative, — fuient à fait différents des processus ultérieurs. Tel est, par exemple, avis Sacks et Sacks [6]. D’après eux, la formation d’acide lactique Cj,ractenstique de la phase anaérobie ; plus tard, elle est remplacée Par d autres processus de métabolisme. Dans une certaine mesure, on en trouver la confirmation dans les expériences de Wmogradow [7] : j, lno§radow a trouvé que,de deux efforts uniformes, exécutés l’un après a^re, ce n est que dans Je premier qu’il y a formation d’acide lactique, deu ^ V°1S ^aS contra<^,c^on entre les deux interprétations de la 6 ^ j^evee d oxygène au début du travail. Les deux processus existent Pend&b ement Gn m®me temps. H est très intéressant de constater que, ant que le travail continue, une partie des produits de déchets, ^ u*es préalablement, peut-être brûlée, ce qui signifie qu’au cours Pr ü ^ava^ Pr°longé la dette d’oxygène peut même être inférieure à celle c°nfiUlte' ^enc^ant un travail court. Récemment, ces résultats ont été m ,, Par Herxheimer [8]. Nos expériences étaient basées sur un de Ie. ssez vaste (70 séries d’expériences sur 3 sujets, 250 expériences que l^1 SUr c^acun). Nous nous sommes donc cru en droit de conclure Hill ^enomène est d’une portée biologique générale. de p UJ a contesté nos résultats, en s’appuyant sur les expériences mètr °W(aen PJ. Crowden a travaillé, sur un sujet, avec le cycloergo-du t ’ Sans trouver de modification du rendement en fonction de la durée jectio&Vai • ^epencIant» les expériences de Crowden sont sujettes à l’ob-(3 SUlvante : les temps de repos entre les efforts étaient trop petits environ) ; dans ce délai, les processus d’adaptation, mis en jeu
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- pendant le travail, ne sont pas encore réversibles. D’autre part, dans des recherches entreprises avec la collaboration de Sirkina, j’ai pu entiè-rement confirmer les expériences antérieures sur un autre élément de travail (soulèvement de poids à bras tendu). Sur cet élément de travail, nous avons même trouvé des variations du rendement encore plus importantes ; les diminutions du rapport cal/kgm. allaient jusqu’à 1/5e, dans 1/2 minute, tandis que, dans les expériences antérieures, elles étaient à peu près de 50 % de la valeur du début La figure 3 représente la chute du coefficient cal/kgm. sur un de nos sujets, dafiVune expérience de soulèvements de poids à bras tendu. Nous reparlerons plus bas des différentes charges et vitesses des mouvements que nous avons examinées. Cette recherche comprend 225 séries d’expériences, avec environ 1.000 expe' nences sur 4 sujets.
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- i-
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- T 0,5'1'
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- FiG. 3. — Sujet Br. Dette d’oxygène (en cm3) et rapport cal/kgm. en fonction de la duree
- du travail (d’après Simonson et Sirkina).
- La grande élévation du rendement, qui double le plus souvent sa valeur initiale et atteint même parfois 4 ou 5 fois cette valeur, montre l’ampleur et l’importance biologique des phénomènes d’adaptation.
- En 1934, Hansen [4], et également Crowden [10], ont publié de nouvelles expériences sur le cycloergomètre, dans lesquelles le rendement
- n’augmente pas au début du travail. Bien que leurs expériences
- aient
- été moins étendues que les miennes et qu elles ne concernent qu’un seU élément de travail, les auteurs ont conclu néanmoins qu’en général > n’existe pas d’augmentation du rendement et que mes résultats doivent être conditionnés par des facteurs particuliers. D’après ces deux auteufs’ facteurs seraient : grande composante statique, rendement absol
- ces
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- faible, travail technique faible ; Hansen prend aussi en considération des facteurs inhérents à ma méthode, étant donne que toutes les expériences étaient faites avec un appareil respiratoire de mon invention [11].
- Cependant, en faisant des expériences parallèles avec mon appareil et celui de Douglas-Haldane, j ai obtenu, en collaboration avec Sirkina, [12], les mêmes résultats; les mesures de Herxheimer, faites a 1 aide de! appareil de Zuntz-Geppert, montrent également 1 allure typique du rendement au début du travail. Donc, les erreurs de méthodes n’interviennent pas.
- En collaboration avec Berkowitsch [13], J ai examine, sur 4 sujets, le rendement dans la marche sur un tapis roulant a vitesses et pentes differentes. L’élément de travail comporte dans ces conditions experimentales un travail extérieur considérable, un rendement absolu eleve et une composante statique faible. Sur cet élément de travail, nous avons également trouvé une forte augmentation du rendement, jusqu au double et au triple du rendement initial, donc tout a fait dans le meme ordre
- . FlÇ- 4. — Marche sur un tapis roulant (moyennes de 2 sujets). En abscisse : durée du r“Vai‘ en minutes. En ordonnée : rapport cal/m. (d après Berkowitsch et Simonson)
- grandeur que sur d’autres éléments de travail. (Ceci n implique aucunement une augmentation de rendement semblable pour tous les ele-tments de travail ; c’est, au contraire, la variabilité des processus d adap-,atl°n dans des différents éléments de travail qui est intéressante au point e vue de la physiologie du travail.) Dans ces expériences, le coefficient Ml » servi mesure réciproque du rendement. La figure 4 représente al ure du coefficient cal/m. dans cette série d’expériences, sur 2 sujets a ®urs moyennes) ; les résultats obtenus sur les 2 autres sujets étaient
- niables.
- Eans des expériences de montée et descente de quatre marches, com-c r^aia^ donc un élément à grand travail extérieur, nous avons egalement ^ las^te 1 abaissement typique du coefficient cal/kgm. (expériences faites Çs E. lrkina). Enfin, des expériences de Herxheimer et Kost (montée d un ^ a 1er en courant, expériences faites dans un tout autre but, et sur un r*aent de travail à grand travail extérieur) permettent de calculer la
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- chute typique du coefficient cal/kgm. ; la figure 5 montre le comportement du sujet K. Dans ces expériences, il est intéressant de voir avec quelle rapidité la période d’adaptation peut être parcourue : c’est en quelques
- Fig. 5. — Diminution du rapport cal/kgm. dans un travail consistant en la montée dun escalier, calculée d’après les recherches de Herxheimer et Kost. En abscisse : duree travailfen secondes. En ordonnée : rapport cal/kgm.
- secondes. Les expériences de Herxheimer démontrent nettement 1in' fluence de l’intensité du travail sur l’allure de l’adaptation. Nous avon5 aussi insisté sur ce facteur, dans la deuxième série de nos expériences l'J'
- FlG. 6. — Travail au cycloergomètre. 360 kgm. par minute (d’après Herxheim En abscisse : durée du travail en minutes. En ordonnée : consommation d’0J en cm minute.
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- Déjà la première série de nos expériences avec Hebestreit met hors de cause, dans l’accroissement du rendement, la composante statique. e Un de nos dispositifs expérimental était le suivant : le sujet avait à résister à la traction exercée par un bouclier attaché sur sa poitrine et relie au mur derrière lui. La pression du bouclier était mesurée par un ressort. La courbe des pressions, enregistrée de cette façon, se trouve en accord complet avec la courbe de la force, calculée à partir de l’accélération du poids. Donc toute la force agissait sur le bouclier ; le travail statique était hors de cause, dans ce dispositif, au moins était-il plus taible que dans l’effort au cycloergomètre. Dans ce dispositif également, te coefficient cal/kgm. baissait avec la durée du travail (fig. 2). Les expériences faites avec Sirkina montrent aussi que la composante statique ne Peut avoir qu’une importance secondaire pour la phase ascendante du rendement ; elle ne peut aucunement en être la cause.
- Notre riche matériel, pris sur des types d’efforts très différents, permet e conclure que l’exception réside non dans nos types d’effort, mais ^,mquement dans le type de travail choisi par Hansen et par rowden. Il est d’un grand intérêt de noter que, récemment, Herxheimer a Pu mettre également en évidence la montée caractéristique du rendement sur le cycloergomètre, pourvu que la charge ne soit pas trop lourde. a figure 6 représente l’abaissement de la consommation d’oxygène avec a duree du travail dans ces expériences. Nous avons attiré l’attention 7 Çe Point dès notre deuxième publication. Lorsque la charge est trop e evee, 1 adaptation peut se faire si vite qu elle ne peut être mise en évidence avec *a technique utilisée. Toujours est-il que les expériences de Herxheimer Permettent de démontrer que l’ascension du rendement se produit aussi s le travail au cycloergomètre, avec un dispositif approprié.’ Donc, nous nsiderons aujourd’hui l’existence de processus d’adaptation, contestée a °rd par Hill, comme un phénomène absolument certain et d une Portée générale.
- III
- L’adaptation du système musculaire.
- cie^j°US Somrnes partis de la considération que l’abaissement du coeffi-trava'f0 ' c est'^'^*re 1 accroissement du rendement au début du £) j rePresente une intégrale de différents processus d’adaptation. Un r,je travail physique, l’adaptation du système musculaire doit jouer faveurej’^re^0n^^rant ’ nous aU°ns donc résumer les faits parlant en de une adaptation des muscles. Nous y distinguerons l’adaptation (Je Cessus indépendants de la circulation d’une part, et d’autre part °Cessus liés à la circulation. Au début du travail, surtout d’un travail
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- intense, les conditions sont presque anaérobies. Ce n’est que peu à peu, à mesure que se fait l’adaptation de la circulation, que l’approvisionnement en oxygène s’améliore. Nous avons déjà fait remarquer brièvement que probablement une transformation des processus chimiques dans le muscle se produit au fur et à mesure : une formation moins élevée de produits de métabolisme, en particulier d’acide lactique. C est ce que, du reste, font admettre les expériences de Christensen, Krogh et Hansen : lors d’un travail pas trop intense, l’acide lactique, accumule d’abord dans le sang, disparaît dans la suite du travail.
- D’autres données font admettre aussi une adaptation du muscle indépendante de la circulation. Même le simple tétanos ne représente pas, d’après Wedenski [15], une sommation mécanique. Chaque stimulus fait monter l’excitabilité de façon que, la stimulation continuant, l’exci-tabihté augmente. Cette sommation est très prononcée dans le phénomène de l’escalier : lorsqu’on excite le muscle par des stimuli distinctement séparés dans le temps, mais pas trop distants l’un de l’autre, la secousse ainsi produite est plus élevée pour chaque stimulus que pour le stimulus précédent. Cependant, il ne s’agit pas ici de tétanos, mais de secousses isolées. Fischer [16] a mesuré la production de chaleur dans le phénomène de l’escalier, et il a trouvé que la quantité de chaleur dégagée par unité de travail baisse considérablement, c’est-à-dire que le rendement s’élève. L’élévation, allant du simple au double, correspond bien à l’ordre de grandeur des données communiquées dans le premier mémon'e de Simonson et Hebestreit. Fischer établit ainsi le rapport entre ses
- résultats et les nôtres: étant donné les grandeurs égales de l’élévation du
- rendement dans les deux cas, le phénomène jouant dans le muscle serait à la base du rendement de l’organisme entier. Cependant, cette maniet6 de voir ne tient pas suffisamment compte des processus d’adaptation des autres fonctions, particulièrement de la circulation.
- De toute façon, les expériences de Fischer démontrent que, au début du travail, des changements physico-chimiques considérables ont heu, p0^ vant contribuer à l’adaptation du muscle. Hartree et Hill [17] d’abpm* Bronk [18] ensuite, ont montré que la production de chaleur décroît lorsqu’on prolonge l’excitation tétanique, tout en maintenant constant le travail fourni ; donc le rendement monte d’une façon continue. CeS expériences élargissent les résultats de Fischer. Cependant il ne faut pus en conclure, comme l’a fait Crowden, que l’énergie n’est écononms^e en raison de la durée du travail que dans le travail statique. Car, dans travail volontaire, chaque élément de mouvement est tétanique ; d autre part, nous venons de prouver que la composante statique ne joue PaS de rôle décisif dans l’accroissement du rendement au début du travai •
- Fischer ramène les phénomènes d’adaptation du muscle isolé à des chan gements physico-chimiques. Étant donné les rapports entre des processus de fermentation et l’état physico-chimique, il est à supposer qu’on t vera les processus biochimiques également modifiés au début du trava1
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- Nachmansohn [19] a démontré sur le muscle isolé, excité soit par des secousses isolées, soit par des stimuli tétanisants, que la décomposition du phosphagène décroît au fur et à mesure que le travail se prolonge. Cependant, la production d’acide lactique montre, d’après les recherches de Mayerhof etSchulz [20],l’allure opposée. On a supposé que, la formation acide lactique et la décomposition de la phosphocréatine évoluant en sens opposé, 1 ensemble de la production de chaleur dans le muscle en emeure inchangé. C’est là le point de départ des objections que Hill ^ faites a nos expériences. Cependant, les expériences de Krogh, indhard et Hansen, d’après lesquelles le taux de l’acide lactique u sang décroît constamment durant un travail modéré, s’accordent al avec ces résultats. L’explication en est peut-être donnée par les résultats de Okagawa [21] et de Kitano [22] (du Laboratoire de fesser). Ces auteurs ont examiné, sur des muscles perfusés, le taux es acides lactique et phosphorique dans le liquide de perfusion. Le J'avail fourni demeurant constant, le taux des acides est très élevé, dans -étions aérobies et anaérobies, pendant les premières minutes ; £ lminue ensuite, brusquement d’abord, puis plus lentement. Donc, la ^ormation d acides lactique et phosphorique, dans la préparation perfusée, a meme allure que le coefficient cal/kgm. sur l’organisme entier. Sans ^ute, les expériences sur l’organe perfusé s’approchent-elles davantage es conditions naturelles, aussi leur attribuons-nous une valeur plus e> en comparaison des résultats de Meyerhof et Schulz. Nous recon-1Ss°ns donc, dans les processus biochimiques aussi, une influence Nuee de 1 adaptation. Nous avons déjà fait remarquer que nous ne es qu au début des recherches ; des travaux ultérieurs ne man-sérj °nî ^as ^ en compléter le tableau. Mais, dès à présent, les différentes tatioS e resultats tombent d’accord en ceci : pendant la phase d’adap-°n> la décomposition des substances productrices d’énergie et, par J’j ecfoent, la production d’énergie, vont décroissant, l’intensité de t • ^ ®10r] demeurant constante. Ceci ne signifie pas qu’en réalité l’in-nouS; e 1 impulsion demeure constante pendant la période d’adaptation ; nous en occuperons plus loin.
- IV.
- L’Adaptation de la circulation.
- Da
- de jans. ^es efforts brefs et intenses, tel le sprint de 100 m., l’adaptation de tr C1fc^atl°n ne joue probablement pas de rôle essentiel, le temps dire ?n 1 etant plus court que la durée de la révolution sanguine, c’est-à-
- secondes.
- escalier.ef^riences Hentfieirner et Kost sur la montée rapide d’un Voir fig. 3) montrent que l’abaissement du coefficient cal/kgm.,
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- dans de tels efforts, peut être plus rapide que la durée de la révolution sanguine. Pourtant dans tous les efforts prolongés l’adaptation de la circulation représente un des facteurs les plus importants dans l’intégrale de l’adaptation générale de l’organisme. Le processus essentiel pour l’appréciation du travail et de l’adaptation circulatoires est l’approvisionnement en oxygène des organes périphériques donc, dans le cas du travail musculaire, celui des muscles en travail. L’influence de l’approvisionnement en oxygène résulte des anciennes observations de Loewi et Cohnstamm [23]. Ils ont trouvé, à de hautes altitudes, un rendement considérablement diminué, par exemple une diminution de 25 et 61 % à 2.450 m. Cela signifie, dans notre cas, qu’au cours de l’adaptation de la circulation, l’approvisionnement en oxygène s’améliorant au fur et à mesure, le rendement augmenterait aussi progressivement. Cette conclusion s’accorde parfaitement avec nos résultats,
- Cependant, la tension d’oxygène dans le muscle doit traverser un minimum au début du travail. Pendant les premiers mouvements, Ie travail est fourni aux dépens de l’oxygène contenu dans le muscle. Cette réserve ne peut cependant suppléer qu’à très peu de contractions. La consommation de l’oxygène contenu dans les muscles dépend évidemment de l’intensité du travail. Pendant les contractions suivantes, la tension d’oxygène dans les muscles baisse ; le travail est, en cette période, presque entièrement anaérobie. On est donc en droit de considérer les efforts durant moins d’une demi-minute comme des elîorts essentiellement anaérobies. La mobilisation de la circulation ne peut entrer en jeu que quand le travail se prolonge au delà de ce délai.
- L’influence de la tension d’oxygène se manifeste de cette maniere dans une série d’expériences [9] dans lesquelles j’ai comparé l’élévatioo du rendement après des efforts de 15 sec., de 30 sec., et de 60 sec. U s’attendrait à ce que la chute du coefficient cal/kgm. soit plus accentue6, lorsqu’on passe de 15 à 30 sec. Il n’en est rien : la courbe présente une inflexion prononcée au niveau de 15 sec.; l’augmentation du rendement est beaucoup plus faible, en comparaison, lorsqu’on passe de 15 sec^ 30 sec. Sur un sujet, par exemple, l’augmentation du rendement entf6 des durées d’effort de 30 sec. et 1 min. était de 68 % ; la durée de 1 e^'. passant de 15 à 30 sec., l’augmentation n’était que de 15 %. Or, le oe de 15 sec. correspond précisément à la durée du minimum hypotheti^ d’oxygène dans le muscle. Le fait qu’on trouve un rendement inltlf relativement trop élevé s’explique, à notre avis, par la présence simultane de deux processus, dont l’un est continu (l’adaptation physico-chimi^ des fibres musculaires), l’autre discontinu (tension d’oxygène daIlS muscle). Au début de l’effort, jusqu’à la 15e seconde environ, les procès ^ se déroulent en sens opposés ; dès que la circulation est rétablie, ds v° dans le même sens.
- Les processus d’adaptation de la circulation sont, par eux-mêmes» intégrale complexe. Nous nous contenterons ici d’en énumérer les co
- un6
- mp0'
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- santés particulières : l’élévation de la fréquence du pouls, l’élévation du débit cardiaque, l’augmentation du volume de sang circulant, l’élévation de la pression artérielle, l’élargissement des capillaires, l’amélic-lation de l’utilisation de l’oxygène sanguin. Malgré ces connaissances retaillées, nous ne savons que très peu de choses sur l’évolution, dans le temps, de ces processus particuliers au début du travail ; ce qui signifie que les processus fondamentaux d’adaptation de la circulation sont encore Pratiquement inconnus. Car, ce n’est pas l’état de choses, atteint finale-menl, qui nous intéresse, mais précisément la voie qui y mène (de même que,dans notre problème,ce n’est pas le rendement définitif,atteint après uu effort prolongé, qui nous intéresse, mais son accroissement durant e travail). La régulation de la circulation se fait par la voie nerveuse et Par la voie chimique. La régulation nerveuse se fait très vite (comme n°us le savons, par exemple, dans le cas de la fréquence cardiaque), ancus que la régulation chimique prend quelque temps avant d’entrer eu Jeu. Nous ne pourrons déterminer l’intervention de l’ensemble des P enomènes circulatoires avant de connaître les rapports, au début du ravail, des régulations chimiques et nerveuses de toutes les composantes tt'entionnées. On trouvera très probablement des variations dans des ypes differents de travail et même sur des individus différents.
- ^ j1 exposé ailleurs [24] que le processus essentiel dans l’adaptation ,e..a clrculation c’est l’augmentation de volume du sang circulant, c’est-n 1 évacuation des réserves de sang. Mes expériences, faites avec owitsch [13], ont montré que ce phénomène se produit très vite, °nci) «t réglé par la voie nerveuse. Pour mettre cela en évidence, nous o^°ns employé la technique suivante : avant le commencement du travail, dél a-n^?nce au sujet que le travail commence aussitôt. Pendant ce bref
- ai d attente (20 sec. environ), nous avons trouvé une notable diminution rl r \ ,, . ' . .
- de 1’ a 1 oxygene dans 1 air respiratoire ; 1 intervention comme cause arrêt respiratoire a été exclue. Le délai étant trop bref pour que des mèn SSUS Périphériques de métabolisme puissent se manifester, le phéno-du ^GUt ,seu^ement s’expliquer par l’évacuation, de réserves proches coeur, d un sang pauvre en oxygène.
- proc^ ln*e,ressant de savoir que Schlomka [25] a mis en évidence des mernKSUS a^aPtari°n sur Ie cœur. Au début du travail (flexions des qUencres lnférieurs), la. durée de la systole, calculée par rapport à la fré-niène6'L.eS^ Pr°l°ngée. Schlomka rapporte ce phénomène aux phénols S hermodynamiques découverts par Bohnenkamp [26]. Bohnen-lonJ3 e\ ^rns* ont trouvé le « coefficient d’économie » augmenté par la
- OflgUç 1 ~—w V'11L 11UUVC IC vv LUCllILIClll LJ. CLUI1U1I11U " uuginv,mv/ cil ici
- pas t u)1"ee de la systole. Donc, au début de l’effort, la charge n’étant rendp~^ e‘evee> 1 adaptation se fait dans le sens d’une amélioration du
- ' v-nypx- — - —---
- est, q’ , cours d’un effort plus important, par contre, la systole égalen^es Schlomka, relativement raccourcie. Schlomka considère ceci le coeUr corfîrne un processus d’adaptation. Dans ces efforts importants, travaille, non plus dans le sens d’une économie maxima, mais
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- dans le sens d’une augmentation maxima de la circulation. Le remplissage diastolique du cœur est assuré par la prolongation relative de la diastole. Donc, au cours d’un travail modéré, le cœur travaille dans le sens d’une adaptation thermodynamique ; au cours d’un travail intense, dans le sens d’une adaptation hémodynamique. Nous admettons parfaitement la possibilité d’une adaptation échelonnée du cœur. Ceci apporte un nouveau point de vue intéressant dans la recherche de l’adaptation : il serait intéressant d’examiner si d’autres phénomènes d’adaptation permettent aussi d’en distinguer des phases différentes.
- V.
- L’Adaptation du système nerveux.
- Les expériences de Gérard, Hill et Zottermann [27] démontrent que le nerf isolé traverse un stade d’adaptation : lors de l’excitation tétanique’ la production de chaleur dans le nerf décroît en raison de la durée l’excitation ; donc, le phénomène est tout à fait semblable à ce qui se
- -
- g :
- Fig. la. — 10 courbes de mouvements au début du travail (lre minute).
- passe dans le muscle isolé. Récemment, Beresina [28] a confirme ceS résultats. Dans ces expériences, la hauteur de la secousse muscula1^ reste inchangée. Les très intéressantes recherches de Schukow [29] °n mis en évidence l’augmentation de la polarisation des neuro-fibrilles 1° d’un travail modéré. Quand on applique une excitation forte ou prolonge^ c’est le phénomène inverse qui se produit. Peut-être le changement la polarisation, mis en évidence par Schukow, est-il à la base de 1 eC° nomie calorique démontrée par les autres auteurs. De toute façon, il ^ lieu d’admettre que des phénomènes d’adaptation se produisent au sur le nerf périphérique.
- Cependant, l’adaptation du système nerveux central nous irnP° i davantage. Pour la première fois, E. et S. Simonson et A. SokoloW l, ont trouvé des phénomènes d’adaptation en étudiant la coordina ^ motrice. Nous avons montré que, sur une série de mouvements cons cutifs, l’amplitude des variations décroît d’une façon régulière en fonC de la durée du travail. La figure 7 représente le photogramme de lu &
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- vements exécutés l’un après l’autre. On voit qu au début du travail (fig. 7 a), les variations sont beaucoup plus importantes qu après 2 minutes (fig. 7 b). Ce phénomène a été constaté sur 10 sujets et sur 2 types d efforts très différents. Nous considérons ce phénomène comme étant d une portée générale. Nous interprétons la diminution de 1 amplitude des variations de la façon suivante : l’excitation précédente laisse un résidu 4 excitation qui améliore les conditions pour 1 excitation suivante. Sur le reflexe, ce processus amène le phénomène bien connu de la sommation. Cependant, dans le travail volontaire, il ne peut y avoir aucune sommation, 1 innervation concernant uniquement une certaine quantité de mouvements. Par conséquent, c’est l’intensité de 1 impulsion qui diminue.
- F'g- 7 b. JO courbes de mouvements dans la 3e minute du travail.
- ^ autre part, toute excitation dans le système nerveux irradie plus ou
- ^°jns (Pawlow [31], Uchtomski [32]). L’irradiation est une fonction
- j>- 1j-1?sité de l’impulsion. Donc, l’intensité de l’impulsion décroissant,
- J' ao;latlon> c’est-à-dire l’innervation simultanée des centres voisins,
- e^ement- L’excitation étant ainsi centrée, l’innervation simul-
- tud d 6 ^rouPes voisins de muscles diminue et, par conséquent, l’ampli-
- e es variations de mouvements, exécutés l’un après l’autre, diminue aussi.
- ^,^es recherches de Kisselew et Marschak [33] mettent en évidence ^autres processus d’adaptation dans les centres nerveux. En comptant ombre des courants d’action du muscle, on trouve que leur nombre s Ue’ en fonction de la durée du travail, surtout par le raccourcis-J . °es périodes d’innervation. Les périodes d’arrêt de l’innervation Ja ^leîlt donc se prolonger. Pourtant les auteurs indiquent également lrninution de ces arrêts d’innervation. Il s’agit là probablement Kis-rs de calcul ou de reproduction. De toute façon, les résultats de dans ]GW ^ ^arsch&k mettent en évidence des phénomènes d’adaptation e Mécanisme de l’innervation.
- systèm^°lnt VUG nOS ^dées sur ^es Processus d’adaptation dans le réflexee,nerveux central, il est très important de noter que l’excitabilité les S' accr°it Pendant le travail. C’est ce que démontrent, par exemple, exPenences de Tuttle [34] sur le réflexe achilléen (v. tableau I).
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- Tableau I
- Grandeurs moyennes des réponses du réflexe achilléen au cours du travail (flexions des membres inférieurs)
- (Valeurs moyennes, sur 5 sujets entraînés, d’après Tuttle.) Nombre de flexions.... 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
- Élévation du réflexe en mm. 7. 8 8.6 10.4 9.3 9.5 8.2 7.8 7.8 7.1 6.3
- L’amplitude du réflexe va en croissant jusqu’à 100 flexions, pour retomber ensuite au-dessous du niveau de repos, patr suite de la fatigue L’augmentation de l’excitabilité réflexe concerne non seulement les réflexes tendineux, mais également les réflexes conditionnés d’après les
- Moïsnat-
- fl!'il!
- ~FiavaiZ légefr TzovtxùL ûi/tênde
- Fig. 8. — Modifications d’un réflexe conditionné produites par un travail léger et P u.i travail intense. (En ordonnée : nombre de gouttes.) (D’après Alexandrow’)
- travaux d’Alexandrow [35]. L’intensité du réflexe provoqué par stimuli différents (battements de métronome de fréquence variée, stimu optiques, son d’une cloche, stimuli tactiles) augmente au cours effort faible ; dans la fatigue, après un travail intense, l’intensite ^ réflexe tombe au-dessous du niveau de repos. (Les expériences ont ^ faites sur des chiens, d’après la méthode courante de Pawlow.) La représente les résultats des expériences d’Alexandrow ; les colonnes in quent la réaction aux stimuli différents (nombre de gouttes de salive) v
- Étant donnée la nature essentiellement différente des réflexes ten^ neux et conditionnels, la conclusion que l’adaptation consiste en augmentation de l'excitabilité du système nerveux central tout s’impose.
- (1) Nous nous dispensons de spécifier les stimuli, les particularités ayant peu d imP tance pour notre problème.
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- Il serait très important de connaître le comportement de la chronaxie,
- '°ur connaître les variations de l’excitabilité dans le temps. Malheu-eusement, on n’en sait que peu de choses, jusqu’à présent. Quelques onnees parlent en faveur d’une diminution de la chronaxie au début u travail : Covaciu-Ulmeanu [36] trouve la chronaxie diminuée au Lours d un effort de 2 min. 45 sec. Ufland [37] a quelquefois rencontré au début du travail une diminution passagère de la chronaxie, qu’il explique cependant par la fatigue subjective. Marscbak et Massikowa [38]
- °nt trouvé la chronaxie visuelle diminuée au début du travail. Les recher-c es de Golikow et Merkulow (citées d’après Uchtomski [39] mettent jn evidence la diminution de la chronaxie dans la parabiose et au cours
- uu travail.
- j ^es idees d Uchtomski [40] ont une importance particulière en vue / .n°^e Pr°blème : il s’agit de la notion de la rythmicité de l’excitation U ablhte » de Wedenski). La fréquence de l’excitation est une variable.
- ^ a» ^ans 1 organisme, des systèmes de fréquence d’excitation basse e eveey non seulement des systèmes hétérogènes tels que le système ^uro-musculaire, mais aussi des centres nerveux différents. Au cours u travail volontaire, les chaînes fonctionnelles, passagèrement couplées, n accordées sur un rythme commun ; ceci en assure le fonctionnement r onné. L accord se fait d’habitude sur le rythme du centre de la plus .ran e labihté (« appropriation du rythme » d’Uchtomski). On peut er ces processus, dans l’expérience de vibrations, sur les réflexes PHoceptifs. La fréquence d’excitation des cellules motrices de la corne d 1 ,acceP^e le rythme des vibrations induites [41]. Les centres 1 lte initiale faible, ainsi accordés, finissent par répondre à des fré-ences d excitation plus élevées qu'auparavant. Cet accord (« appro-a ion ») des rythmes d’excitation n’est cependant pas un phénomène c-est vebt central ; l’accord se fait également sur l’organe périphérique, r^cerri ^ SUr ^ musc^e‘ e^et* Gorschkow et Gussewa [42] ont tét ment démontré que la labilité musculaire augmente lorsqu’un sur la°f S'6 D’après Djelow [43], l’accord du rythme du muscle
- de recfuence du stimulus donne l’optimum, c’est-à-dire le maximum shmul'traC^°n’ ^°rS ^ une variati°n de la fréquence ou de l’intensité du
- * par ans cet ordre d’idées, le stade d’adaptation nerveux est caractérisé | des .Processus de régulation, mettant au pas les rythmes d’excitation I L^111^ ^onct*onneHes temporairement couplées (centre périphérie). Gp botlon de la labilité n’est pas identique à celle de la chronaxie. ense ,iant’ au point de vue fonctionnel, les deux phénomènes vont élevée fnUne ^cluence élevée d’excitation correspond à une chronaxie
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- C’est pourquoi les quelques résultats sur la diminution de la chronaxie au cours de l’adaptation nous intéressent. Cependant la ressemblance des deux phénomènes est encore plus intime. D’après les dernières théories de Lapicque [44] et de Monnier [45], la chronaxie est aussi réglée par la voie nerveuse. Le centre de la régulation de la chronaxie paraît être situé dans le noyau rouge. Lorsque, par exemple, on tire sur le tendon d’un muscle, sa chronaxie diminue. Mais ce phénomène se
- 35
- 25
- 20
- lij
- 1Ep
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- P
- 10 U 14 16 18 20 22
- NomStede *fû/nu£ù
- ÿzwi
- seconde.
- Fig. 9. — En trait plein : relation entre l’économie (/Tt/f/H en unité arbitraire) et fréquence des stimuli. En pointillé : relation entre, d’une part, la tension maximum de loppée durant chaque période de stimulation de 2 secondes et, d’autre part, la freque des stimuli. 18° C. 12. XII. 28 (d’après Bronk).
- produit seulement quand le muscle se trouve en connexion avec le système nerveux central. C’est cette chronaxie de subordination qui est à la base de l’isochronisme chronaxique de la chaîne fonctionnelle centre-pe^ phérie, et de l’hétérochronisme des antagonistes. Les conceptions Lapicque et d’Uchtomski (non seulement semblables, mais comp mentaires) donnent une idée impressionnante des processus d'adaptat'0^ dans le système nerveux, surtout dans le système nerveux centra Cependant, il est nécessaire d’élargir encore le matériel expérimental l
- les
- (1) Remarquons en passant qu’il n’y a pas nécessairement une contradiction enPe ^ résultats de Kisselew et Marschak et la théorie d’Uchtomski-Lapicque. La diminutio1^ la fréquence d’influx au cours du travail, ressortant des expériences de Kisselew-Mars0,
- se fait aux dépens des arrêts prolongés de l’innervation. Dans l’innervation même, quence d’influx peut très bien être augmentée.
- la
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- Nous avons choisi, comme point de départ de nos réflexions, les variations du rendement. La question se pose de savoir quelles sont les repercussions de l’augmentation du rythme d’excitation sur l’économie du travail musculaire. Les résultats de Bronk montrent que le rendement s eleve lorsque la fréquence du stimulus augmente (voir fig. 9). Ce résultat montre très bien,comment les différents processus d adaptation se complètent et s’ajoutent l’un à 1 autre.
- Étant donné la modification du facteur temps dans le mécanisme de 1 innervation, on pourrait admettre, au début du travail, une repercussion sur la sensation subjective de vitesse des mouvements et, par conséquent,
- /"
- ; 2 3 5' i' 3' A1
- du Uav uT Accélërat ion au début du travail (d’après S. Simonson). En abscisse : durée avai* en minutes ; en ordonnée : nombre de mouvements par minute.
- % |j ! ,
- S g. 00ruination motrice dans le temps. En examinant cette question, cjla(j^10|ls.0n a constaté que le rythme du travail volontaire est accéléré e tois que la fréquence initiale a atteint un certain niveau. driq^S notre cas expérimental (transport horizontal d’un vase cylin-18 6 et P°se de ce vase sur un support), ce niveau est atteint avec environ
- r&tion Vf?lents Par minute. Lorsque le rythme est plus lent, l’accélé-t^jon’ Phénomène d’adaptation, ne se produit pas (fig. 10). Or l’adap-qUe cj^e Pr°duit à condition qu’il y ait un résidu d’excitation, c’est-à-dire tatj0n excitation rencontre encore des effets consécutifs à l’exci-réversiyreC^ente' lorsque le rythme est trop lent, le résidu est déjà e au moment où l’excitation suivante se produit. L’adaptation
- ne
- Peut donc plus avoir lieu.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- VI.
- Facteurs influençant l’adaptation.
- La relation entre le rythme du travail et l’adaptation nous conduit aux facteurs qui, d’une façon générale, exercent une influence sur l’adaptation. La recherche de ces facteurs est d’autant plus intéressante qu’elle nous mène à la possibilité de diriger le cours de l’adaptation. Nous avons mentionné, dans l’introduction, la grande importance pratique du pi-0' blême de l’adaptation.
- Déjà la première publication de l’auteur et Hebestreit démontre ks relations existant entre le rythme du travail et le cours de l’adaptation. Nous avons trouvé le rendement assez conforme au nombre de soulèvements. En comparant les deux rythmes différents (I et II, à 20 soulèvements par min. et III et IV, à 10 soulèvements par min.) dans *a figure 3, prise dans mes travaux avec Sirkina . [9], on aperçoit très bien le développement plus rapide de l’adaptation, avec le rythme accéléré En comparaison, la vitesse du mouvement joue un rôle moins important. La même figure montre aussi l’influence de la charge ; l’adaptation ^ fait d’autant plus rapidement que la charge est plus grande. Nous exp11' quons cette influence par le fait que, sous une charge faible, les fib^eS musculaires ne travaillent pas toutes simultanément (Shernngton H0J’ Wachholder [47]). Sous une lourde charge, toutes les fibres travaillent à la fois. L’adaptation du muscle entier doit dépendre de la durée absobe du travail des fibres particulières. Donc, avec une charge lourde, a période de l’adaptation de chacune des fibres sera parcourue beaucoup plus vite. D’autre part, d’après les travaux de Rein [48], la mobilisati°n de la circulation est influencée par l’effort.
- Les recherches que j’ai faites avec Berkowitsch [49] ont nus ^ évidence le fait intéressant que l’inspiration de gaz carbonique, à 5 /“ environ, avant l’effort, peut augmenter la vitesse de l’adaptation. ^ suite de l’inspiration de gaz carbonique, le débit cardiaque augmen|^ et les vaisseaux des muscles s’élargissent (Gollwitzer-Meier). Ce sont des processus qui jouent également dans l’adaptation de la circulât1011 au travail physique. Donc, une partie de l’adaptation est, pour ainsi di parcourue pendant l’inspiration de gaz carbonique. , ^
- Nous avons déjà fait remarquer que la composante statique n a qu influence secondaire sur le cours de l’adaptation. :
- A part ces facteurs extérieurs, il y a aussi des facteurs intérieurs ‘J influencent l’adaptation. Les grandes variations dans le cours de la ^
- tation tiennent pour une partie à la relation variable entre des proce d’adaptation purement musculaires et la mobilisation de la circula 1 ,
- à l’importance variable des masses musculaires mises en jeu dafls^ mouvement, à la tension initiale variable d’oxygène dans le muscle,a
- en
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- variations dans le mécanisme de 1 innervation. Tous ces processus sont certainement très différents pour les différents types de travail, en ce qui concerne leur importance absolue et leurs rapports mutuels. C est là probablement aussi la cause des variations individuelles. Nous croyons que les variations dans le cours de 1 adaptation apporteront aussi des nouveaux points de vue aux questions cliniques, de même que les pheno-mènes qui se manifestent dans le travail et dans la fatigue font depuis longtemps partie de l’examen clinique.
- VII.
- Quelques conséquences pratiques.
- ^ Bien que 1 étude de l’adaptation soit très récente, on peut en tirer, ^es a Présent, quelques conséquences pratiques. L’adaptation dépend .e.a charge et du rythme du travail ; donc, ce n’est pas un phénomène r'gme, fixe d avance. Voici l’erreur des travaux de grande envergure, entrepris par Graf [51], dans le but de fixer la vitesse optima du travail, en relation avec le développement de l’adaptation. Étant donné l’accé-eration initiale du travail, Graf établit une courbe standard pour la oub^6 ^U’ trava^’ T°ut en tenant compte des circonstances réelles, il le qu en abaissant le rythme initial du travail il abaisse en même e^nps la vitesse de l’adaptation. Nos expériences prouvent qu’une pareille de l’1 J0 schématique du problème néglige entièrement le fait que le cours adaptation n’est pas fixé d’avance.
- Part0']06 ^Xera Pas troP Bas le rythme et la charge du travail. D’autre ja £ ’ ? ne faudra pas que le rythme du travail soit trop rapide, pour éviter -j1^116 Prdcoce. Le danger d’une fatigue précoce dans un travail trop qui 6 GS^ ^ autant plus grand que ce travail est fait par un organisme des ne.Se.^rouve Pas encore dans les conditions favorables. La recherche principaux facteurs modifiant l’adaptation permet de régler d’une SCIen^^^ue ^a vhesse du travail, dans le but d’obtenir le maxi-adaptation, sans provoquer la fatigue précoce, dét lrn.P°r^ance de ces recherches est peut-être encore plus grande pour la Pend lna^10n’ Bu point de vue scientifique, de la distribution des pauses. dü ant ^es pauses, deux facteurs principaux interviennent : la valeur ^7- en vue de la restauration et la perte d’adaptation pendant le Perte d l’S rec^ercBes que j’ai faites avec Hebestreit [1] ont montré la 0n j - C adaptation, 30 minutes après la fin d’un travail physique moyen. le pJn term^nera donc le temps de repos de manière que, tout en obtenant rabi s §rand effet possible de restauration, on évite des pertes considé-demeS , adaptation. Il s’agit donc d’effets opposés : l’effet de restauration cisSern & Une prcdongation des pauses et la perte d’adaptation un raccour-ent de celles-ci. L’effet de la restauration peut devenir illusoire si,
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- après le repos, le stade entier de l’adaptation doit être parcouru une I nouvelle fois. Le cours exponentiel de la restauration que j’ai expose | dans mes travaux antérieurs (voir aussi Hebestreit) rend beaucoup plus | facile à concilier, en pratique, ces exigences opposées. Sans bien connaître le cours de l’adaptation pendant le travail et la perte d’adaptation pendant l’arrêt du travail, il est absolument impossible d’arriver à régler, du point de vue scientifique, la distribution des pauses. Nos recherches permettent, dès à présent, de donner quelques directives pratiques. Dans le travail moyen ou lourd, l’arrêt doit être de 10 minute^ environ ; de toute façon, ; il ne doit pas dépasser 15-20 minutes. Dans le travail nerveux, où h coordination motrice joue le rôle principal, la perte d’adaptation se produit d’une tout autre façon, comme le démontrent les travaux de | E. et S. Simonson et Sokolow [30]. Dans ce cas, l’adaptation est entièrement perdue après 5 minutes déjà. Pour tels types de travail, nous recommandons donc, soit des arrêts brefs et répétés, de 2-3 minutes chacun, soit 1 à 2 arrêts prolongés, très espacés.
- Les expériences que j’ai faites avec Berkowitsch sur l’influence de 1 inspiration préalable de gaz carbonique nous ont donné l’idée de faU’e précéder des efforts brefs et intenses, telles certaines performances sportives, par une période d’adaptation. Vu la courte durée de tels efforts (par exemple 12-15 sec. pour la course de 100 mètres), nous croyons que le record n’est pas atteint, lorsque l’organisme effectue un tel effort, en partant de 1 état de repos. Dans les expériences que j’ai faites en collaboration avec Teslenko et Gorkin, à l’Institut des Sports de CharkoW la course de 100 mètres était précédée par une période d’adaptatiou , consistant en quelques exercices. De cette façon, nous avons pu arue' liorer, dans tous les cas (il s agit de bons sportifs), la vitesse dans h course de 100 mètres (voir tableaull).
- Tableau II
- (d’après Simonson, Teslenko et Gorkin). Temps de course de 100 mètres, en secondes.
- Hommes
- Femmes
- avec sans avec sans
- exercice exercice
- préalable préalable
- S. 12, .02 13.04 K. 16.48 16.55
- G. 12, .65 13.20 Sch. 14.50 15.30
- L. 12, .60 13.40 S. 13.78. 14.55
- M. 12. .25 12.60
- (Valeurs moyennes de 5 expériences.)
- Les expériences de Christensen, Krogh et Lindhard démontrent ausS[ la grande importance pratique de la période d’adaptation. Ils ont trouve que le travail maximum au cycloergomètre peut être effectué, beaucoup plus longtemps, lorsqu’on le fait précéder d’un travail semblable, A13'5 d’intensité plus faible.
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- En terminant notre exposé, nous voudrions encore mettre en relief le fait que, dans la fatigue, nous trouvons des changements strictement opposés : rendement abaissé, rythme plus lent, de grands écarts systématiques, labihté diminuée, chronaxie augmentée, etc... Donc les régulations, mises en jeu au début du travail, cessent de fonctionner. J ai récemment exposé [54] que la désintégration des régulations a une part essentielle dans le mécanisme de la fatigue. Par conséquent, la connaissance de la période d’adaptation est essentielle pour comprendre les processus de fatigue. Nous ne comprendrons sans doute pas les effets la perte des régulations avant de connaître leur mise en jeu, au début du travail.
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- 10. 11. 12.
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- 43. Djelow. — Ibid., p. 139.
- 44. Lapicque. — Conférence XVe Congrès Intern. Physiol, Leningrad, 1935.
- 45. Monnier. — Arch. intern. Physiol, 37, 337, 1933.
- 46. Sherrington, Creed, Denny-Brown, Eccles, Liddle et Sherrington. — Reflek
- Tâtigkeit d. Rücjenmarjs, Leningrad 1935 ; voir aussi Adrian, The Mechanism j of nervous action, 1932.
- 47. Wachholder. — Handb. d. norm. u. pathol. Physiol, 15, 587, 1930.
- 48. Rein. — Klin. Wschr., 9, 1485, 1930.
- 49. Berkowitsch et Simonson. — Arb. Physiol., 8, 576, 1935.
- 50. Gollwitzer-Meier. — PJlügers Arch., 220,434,1928 ; 222,104,1929 ; Gollwitzeh-
- Meier et Bohn. — Klin. Wschr., 1930, 872.
- 51. Graf. — Arb. Physiol, 6-8. 1932/1935.
- 52. Simonson. — PJlügers Arch., 215, 716, 1927.
- 53. Hebestreit. — PJlügers Arch., 222, 738, 1929.
- 54. Simonson. — Ergebn. Physiol, 37, 299, 1935.
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- (Laboratoire de Psychologie appliquée de l’École Pratique des Hautes Études et Laboratoire de Psychotechnique du Chemin de fer du Nord. Dirr : J.-M. Lahy.)
- LA FATIGABILITÉ EST-ELLE UNE CAUSE DES ACCIDENTS ?
- par J.-M. Lahy et S. Korngold.
- L hypothèse d’une fatigabilité plus grande chez les « accidentés » que c. les « normaux » a été souvent invoquée. Cette hypothèse était lo-j^que et pourrait expliquer facilement le fait que, sur les divers chantiers e travail, les chefs des services, pourtant expérimentés, n’ont jamais ^U\iCCe er Par ^es *nc^ces objectifs un sujet prédisposé aux accidents.
- 'ious insistons dès maintenant sur une distinction à faire entre ce que nous considérons comme deux notions différentes quoique étroite-meat hees : la fatigue proprement dite et la fatigabilité individuelle. uu a jusqu’à maintenant englobé sous le même nom de « fatigue » °eux notions, ce qui n’a pas contribué à éclaircir ce problème, l’un est plus obscurs et des plus complexes dont la psychophysiologie ait s occuper. On peut considérer la fatigue proprement dite comme un c°mma§e musculaire ou nerveux, consécutif « aux modifications physico-lrmques de la cellule, modifications dues à l’excès de durée ou d’in-ensite du travail ». On a cherché à se servir de la fréquence des accidents °mme une source de renseignements sur la fatigue liée à l’exercice uu métier (1). 0n a pensé que les statistiques d’accidents pouvaient r, v|r comme une sorte de test industriel de la fatigue (2). Mais les et \ atS 0k*enus Par différents auteurs sont tout à fait contradictoires , question de la relation directe, objectivement appréciable, entre la equence des accidents et la fatigue est toujours pendante, les 1°US ne nous occuperons pas ici de cette question qui dépasserait pa 1jIT11^es ce travail. Mais à côté d’autres résultats troublants obtenus , r es divers auteurs et qui contredisent la relation directe entre les ç Ux Phénomènes, nous apportons ici les statistiques obtenues par la Sures^d^n^e ^em^n ^er Nord, relatives à la fréq uence des bles- dont sont victimes les agents au cours des journées qui suivent leur reP°s périodique.
- foévertfio j°Ur ^ bibliographie O. LlPMANN, ouvr. cité, pp. 51 et suiv. ; — F. Mercx, La (2J Htnaccidents par les méthodes psychologiques, Bruxelles, 1933, pp. 56 et suiv.
- ' U V n------ ^ ...........................industrielle.
- 63 et suiv.)
- . (2) Dr y^p.Qcc,den/s par les méthodes psychologiques, Bruxelles, pp.
- Confère H/RS’ des tests proposés pour l’étude de la fatigue industrielle.
- nce Internationale de Psychotechnique, Barcelone, avril 1930, pp.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau I
- Sur 100 blessures, il incombe au :
- 2e jour
- 3e jour
- 4e jour
- 6e jour
- 5e jour
- On constate non seulement une concentration marquée des accidents 1 le premier des jours qui suivent le repos périodique, ce qui pourrait s’expliquer par la fatigue due aux travaux domestiques auxquels se livrent les agents pendant leur jour libre, mais aussi la diminution pr°" gressive au fur et à mesure que le travail continue. On dirait que 1 en' traînement rompu par le repos s’établit lentement par l’activité reprise-
- Quant à la fatigabilité individuelle, le phénomène est excessivement complexe quoique bien connu dans la pratique quotidienne. Maintes fois, en effet, on remarque que chez certains individus se produisent des chutes fréquentes et brusques du rendement indépendamment de la nature du travail effectué. Cette sorte de la fatigabilité nerveuse est bien connue dans la clinique psychiatrique (1). D’autre part, on sait que les instituteurs qualifient les enfants présentant ce caractère,
- « fatigables ».
- Nous ne reviendrons pas ici sur toutes les objections que l’on peUt faire aux tests de fatigabilité. L’étude critique qu’en a fait V. Dhers (2) est tellement complète que nous ne saurions rien y ajouter. Ainsi nous signalons encore une fois que les résultats qui vont suivre ne constu tuent qu’une première recherche, mais qui, croyons-nous, n’est PaS inutile.
- Pour la réaliser, nous avons choisi trois tests : Temps de réaction’ pointage et poinçonneuse. Ces tests ont été appliqués sur deux groupeS de sujets :
- 1° Un groupe qui comprend 200 sujets signalés par l’administrati011 du Chemin de fer du Nord, comme « fréquemment blessés » ,'
- 2° Un groupe de 300 sujets pris au hasard parmi la même categofie d’agents et pour lesquels on n’a pas encore relevé d’accidents (3).
- (1) J.-M. Lahy, La Psychotechnique et la Psychiatrie. {La Prophylaxie mentale, 9e an née, n° 38, 1934, p. 99.)
- (2) Cf. ouvrage cité. .
- (3) J.-M. Lahy et S. Korngold, Recherches expérimentales sur les causes psycn0 giques des accidents du travail. {Le Travail Humain, IV, 1, 1936, p. 23).
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- LA FATIGABILITÉ EST-ELLE UNE CAUSE DES ACCIDENTS ?
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- Le choix des tests a été dicté par un double souci. Il s agissait, d une part, de provoquer l’état de fatigue par 1 exécution même du test, d autre part, d’avoir des épreuves qui font appel, au cours d une période assez prolongée, à la même activité, afin de pouvoir construire des courbes du rendement.
- En outre, le test de temps de réaction étant devenu le test clinique classique de la fatigabilité nerveuse, nous avons eu tout intérêt a savoir quels résultats vont obtenir dans ce test nos deux groupes.
- Tableau II.
- examen de la fatigabilité par la méthode oes temps de réaction
- Nom 8f prénoms • jC
- ^«nesarithmétiques
- s"ip : /3, 8 **+ = tH.S | entre ± ei Différences ; 1'* séries : ^ ^• 0
- \^9n * îprii. -h Q/.ÿ
- 7 / en.rr 3' ci 1** senes : */" 3 • Gj
- 1"Sér,c: /. V5“ * : /. S 0 I Di (Térances : 1 1" séries : "+ 0 3 S-
- LS-0 , 2- séries : O.J-O
- entre 3 e I I" serin. f- / 0 S~
- Age
- o Date
- moyennes arithmétiques un centièmes de seconde
- M3.8 F
- dire consiste en 3 séries de 30 temps de réaction, c’est-à-
- r •, excitations auditives. On calcule pour chacune des 3 séries la t 1 (moyenne arithmétique) et la régularité (écart-étalon) de 30 entre ^ reac^lon# 0° établit ensuite les différences de ces deux valeurs c°mrnt0UteS s^nes se^on fiche ci-jointe. Celle-ci comporte aussi, fat' Ti °n V0lt> Ie graphique individuel. Un exemple d’un sujet très °n a 6 6St Pr®Senté Par Ie tableau II. Dans chacun de nos deux groupes L 2e CljrTlu e les résultats des sujets dont la différence de la rapidité entre de / à. ^re Serie portait le signe +, c’est-à-dire les sujets dont le temps ^ 10n augmentait au fur et à mesure de l’expérience.
- nuaien|.Sl^etS ^ont différence des résultats portait le signe — dimi-rence 3U con*raire leur temps de réaction. Les valeurs de la diffère^ °nt servi à établir une courbe de fréquence (graph. n° I). On Ærla ^ uence des blessés qui augmentent leurs temps de de So°p n est Pas plus élevée que celle des normaux. Mais il est essentiel •gner que les blessés varient beaucoup plus que le groupe témoin
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- autour de la valeur centrale, tant dans le sens de la diminution que dans celui de l’augmentation. Le même phénomène s’observe sur les graphiques nos II et III, qui présentent "respectivement la différence de
- ETUDE DE FATIGABILITE Taapa de réaction - Rapidité
- la 2me expérlonoa
- Différence entre la lr< 1:; ;|normaux
- 0 VnTÆ&iïr.
- ETUDE DE FATIGABILITE Tempe de réaotlon - Rapidité Différence entre la 2me et la Sme expérienoe
- I: : : iNomaux Bleaeéa
- Dlnlnutlc
- Graph. I. Graph. II.
- la rapidité entre la 3e et la 2e expérience et celle entre la 3e et la lre expe' rience.
- Le même phénomène se répète lorsqu’on examine la diminution ou l’augmentation de la régularité au cours de 3 expériences (graph. nos IV< V et VI). La fréquence de variation dans les deux sens est égale pour
- ETUDE DE FATCGABILITB Taapa de réaotlon - Rapidité Différence entre la lre et la Sae expérienoe
- I : i • I Ho maux Bleaeéa
- Graph. III
- les deux groupes de sujets, mais les valeurs de cette variation sont pjuS élevées chez les accidentés que chez les normaux. Ceci confirme résultats expérimentaux d’autres auteurs qui trouvaient très souve le caractère instable chez les « fréquemment blessés (1) ».
- (1) Mayerhofer et KUGLER, Le rôle du facteur humain dans les accidents de la c,r culation. (Sovjetskaja Psychotechnika. VII, 3, 1934, pp. 207-221.)
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- LA FATIGABILITÉ EST-ELLE UNE CAUSE DES ACCIDENTS ? 157
- On ne peut donc parler de la fatigabilité des accidents que si l’on admet que l’instabilité de l’activité soit sa manifestation objective. Mais l’instabilité peut être liée à une multitude de causes. Et si même elle était l’effet de la fatigabilité, il serait bon de limiter l’hypothèse à la fati-
- ETUDE DE FATIGABILITE Temps de réaotlon - Régularité Différence entre la Ire et la 2me expérience
- ( I • ! 1 Normaux
- Graph. IV.
- Sabilite d origine centrale, phénomène dont on attend l’éclaircissement e a physico-chimie biologique de l’avenir.
- Le test de pointage, ainsi que celui de la poinçonneuse, se compose
- ETUDE DE FATIGABILITE
- Temps de réaction - Régularité - Différence entre la 2me et la 2me expérience
- rrm «•>»"> ES3
- Graph. V.
- Ie '0 séries de travail. Les valeurs du rendement sont relevees a la fin ae chaque série, ce qui permet d'établir la courbe du rendement. p°w aborder le phénomène de la fatigabilité qui pourrait se manifes-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- ter dans ces tests, nous avons eu recours à une formule établie spéciale ment pour cette fin (1) :
- _ T„ - T, û T2 (n - !) *
- ou
- T2 représente le nombre de trous pointés à la 2e série du travail ; Tn représente le nombre de trous pointés à la série du travail ; n est le nombre de séries effectuées.
- Si a est positif, l’apprentissage l’emporte sur la fatigue, et d’autant plus que a est plus grand en valeur absolue ;
- Si a est négatif, la fatigue l’emporte sur l’apprentissage, et d’autant plus que a est plus grand en valeur absolue ;
- Exemples :
- 1° Sujet P. R.
- 39
- 56
- = — 0.014 (fatigable).
- 56 x 8 2° Sujet V. V.
- 93—90
- a — nn w o = "b 0.004 (résiste à la fatigue). VU X o
- On remarque que dans les exemples cités la différence (n — 1) dans le dénominateur est égal à 8, malgré que, comme nous avons dit pluS haut, le travail se compose de 10 séries. En voici l’explication.
- ETUDE DE FATIGABILITE
- Temps de réaction • Régularité - Différence entre la Ire et la 2ae expérience
- ED i»™»*
- Graph. VI.
- Les premiers sondages ont montré que, si l’on fait intervenir la vale^r de la première série Ti comme une sorte de valeur de repère, les coetn cients obtenus par la majorité des sujets étaient très bas. Ceci semblé
- (I) Nous remercions M. Raoul Husson qui a bien voulu se charger d’établir cette mule.
- for*
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- LA FATIGABILITÉ EST-ELLE UNE CAUSE DES ACCIDENTS ? 159
- indiquer que tous les sujets résistaient à la fatigue. Or, ce fait ne concordait pas du tout avec l’allure des courbes individuelles d’expérience. L analyse de ces courbes nous a montré qu au cours de la première
- ETUDE DE FATIGABILITE Pointaga
- I: ; :l Normaux 'W/A Bleaaéa
- assistent k la fatigue
- Graph. VII.
- erie, 1 apprentissage du travail jouait encore un rôle important, malgré ^ e’ . ans I application, chaque test comportait une période préalable -p miSe en train. Ainsi nous nous sommes décidés à remplacer Ti par -> comme 1 indique la formule. Le nombre de séries entrant en ligne compte s est trouvé ainsi réduit à 9.
- Etude de Fatigabilité Poinçonneuse - Rapidité
- rapidité
- Graph. VIII.
- S.raphique n° VII montre que dans le travail de pointage la différence entre les deux groupes est insignifiante. La capacité du train^ --ble donc pas plus atteinte par la fatigue chez les « fréquem-' ’a CSSes 9ue chez les « normaux ».
- Spect de deux courbes (graph. nos VIII et IX) relatives à la
- Le
- qui
- vail
- L’
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- rapidité et à la précision dans l’épreuve de la poinçonneuse est plus intéressant encore. Ce test laisse au sujet la liberté de régler la cadence du travail selon sa tendance naturelle. Cette épreuve est d’autant plus précieuse que très souvent, après avoir travaillé pendant 10 minutes, les sujets se plaignent de la fatigue nerveuse due à la monotonie de la tâche, et de la fatigue musculaire due aux mouvements des bras.
- Or, nous voyons qu’à la fin du travail la majeure partie des sujets tant «accidentés» que «normaux» gagne en rapidité (graph. n° VIII) et perd en précision (graph. n° IX). Le gain en rapidité est moins élevé chez les « blessés », mais le phénomène est net et uniforme dans les deux
- ETUDE DE FATIGABILITE Poinçonneuse - Coefficient de précision
- L • -1 Normaux g^Bleaaée
- m
- 7777, ::: iüi
- m E22 m lui
- § § § 8 g |l§|i§°il§l g g g g g § g § 3 § g
- Graph. IX
- groupes. Pour pouvoir mieux en suivre l’évolution au cours du trava> progressif, nous avons eu recours à la méthode suivante :
- Pour éliminer toute influence tant de l’apprentissage du début que e la fatigue excessive sur la moyenne arithmétique de la rapidité, no^s avons calculé cette moyenne en n’utilisant que les valeurs des 4e, 5e» et 7e expériences. On a calculé ensuite, en gardant leurs signes, les ecart à cette moyenne de chacune des 10 expériences. Les écarts en P1, signifiaient un gain de rapidité, les écarts en moins une perte de celle'^ Pour chaque expérience, on a tracé un histogramme de fréquence ces écarts. Le graphique n° X présente la succession de ces hist° grammes.
- On voit comment, autour de la limite 0 entre les écarts de signe opposés, les écarts négatifs des premières expériences disparaissent fur et à mesure qu’on s’approche des expériences médianes pour cons tituer un bloc des écarts positifs au cours des dernières séries. .r
- La méthode identique, appliquée au coefficient de précision ref'. au même travail, a donné des résultats tout à fait opposés. Il est c qu’ici les écarts en moins indiquent un gain de la précision, tandis Q les écarts en plus représentent une perte (graph. n° XI).
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- On ne remarque nulle part une différence appréciable entre les deux groupes de sujets.
- On pourrait alors conclure, en faisant toutes les réserves en raison de la durée très limitée de l'expérience (10 minutes), que le groupe des « accidentés » ne se montre pas plus fatigable que celui des « normaux ».
- Par contre, la fatigue provoque chez tous les sujets une sorte de destruction de la précision, destruction concomitante d’une augmentation de la rapidité. Cette dernière assertion n’est valable que pour la duree déterminée. Il est infiniment probable qu’avec l’allongement du travail, la rapidité commencerait aussi à diminuer.
- Toutefois, si le phénomène de la fatigabilité atteint directement par ce premier sondage n’est pas plus accusé chez les « fréquemment blesses que chez les « normaux », on pourrait peut-être l’atteindre indirectement en admettant que 1 instabilité de temps de réaction est un,.effet de b fatigabilité nerveuse. Ce caractère de 1 instabilité est, nous l’avons vu, très affirmé chez les accidentés.
- Quoique n’étant pas essentiellement positive, cette conclusion nous permet d’engager de nouvelles recherches dans une voie qui pourrait être féconde.
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- (Laboratoire de Physiologie du Travail du Conservatoire National des Arts et Métiers
- Dirr : H. Laugier.)
- recherches sur le pouvoir de discrimination
- DES RYTHMES DES MOUVEMENTS VOLONTAIRES
- par G. IaWORSKI et W. LlBERSON.
- INTRODUCTION
- Lorsqu on invite un sujet à faire des mouvements sur des rythmes de P us en plus rapides, quelle est la loi qui régit leur accélération progressé6 ? C est cette question que nous nous sommes posée dans le présent ravail. De nombreuses recherches, issues des travaux classiques de Weber et e Fechner sur les perceptions en général, ont été consacrées à la dis-crimination des courts intervalles de temps à l’aide de divers appareils --Is, [1, 2, 3 et 4.] Nous n’en connaissons aucune concernant la erenciation par un sujet des rythmes volontaires qu’il produit lui-même. a loi de l’accélération des rythmes des mouvements volontaires Jj^UrraL être identique à celle de leur perception. On sait l’importance r°le joué par les messages sensoriels dans la coordination d’un ^ vement et en particulier dans celle des mouvements volontaires.
- ans la discrimination des mouvements de plus en plus rapides, la rjeH mancie volontaire pourrait être guidée par la différenciation senso-f des rythmes perçus. Si la loi qui régit l’accélération des rythmes . était identique à celle de la perception par l’un ou l’autre ' ei sensoriel des rythmes de plus en plus rapides, on pourrait ,Uedement déterminer l’organe de sens le plus intimement lié à la mination des mouvements rythmiques. On sait en effet que les tem antes ^es lois présidant à la perception des courts intervalles de lyj . ne sont pas les mêmes pour tous les appareils sensoriels. rTles^ais 1® loi de la production des rythmes pourrait, dans une certaine n°^e’ etre indépendante de celles qui régissent leur perception. De raient;reUSeS lnteracti°ns réciproques centrales et périphériques pour-^ assurer une certaine autonomie à la commande volontaire, des 6 t,°ute ^Çon, il est important d’étudier le pouvoir discriminateur senté lmeS vol°ntairement créés. En dehors de l’intérêt théorique pré-e Par 1 etude de ce problème, il semble bien qu’elle a une certaine
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- utilité du point de vue pratique. Parmi les tests qui sont utilisés en vue de caractériser les aptitudes motrices d’un individu, on fait fréquemment usage de l’épreuve du rythme volontaire maximum, que le sujet est capable de réaliser (« Tapping test »). Il est facile de concevoir un autre test qui mettrait en évidence la faculté de différenciation des rythmes des mouvements volontaires. Un tel test peut trouver une application immédiate à l’étude des aptitudes musicales ; il pourrait se révéler par la suite comme présentant une utilité dans d’autres professions. Les tests de dextérité utilisés actuellement font surtout appel à la précision des mouvements dans l'espace. Il ne serait peut-être pas inutile d’en avoir un autre, à l’aide duquel on pourra juger de cette précision dans le temps. A ces diverses recherches théoriques et pratiques nous avons voulu fournir, par ce travail, les premiers éléments de base expérimentale.
- EXPOSÉ DES FAITS CONSTATÉS
- Au cours des recherches que nous exposons dans ce mémoire, nous avons pu nous rendre compte de l’intervention des divers facteurs qul déforment ou masquent les lois qui président à l’accélération progressive des mouvements rythmiques volontaires. Ce sont, par exemple, l’influence exercée par le degré d’entraînement des sujets examinés ou celle de h fatigue musculaire. Les résultats les plus cohérents n’ont été obtenus qu’après plusieurs dizaines d’expériences effectuées sur le même sujet’ Nous croyons utile cependant de donner ici les résultats de toutes nos expériences. Cela nous permettra de mettre en évidence, à côté deS faits principaux qui font l’objet de nos recherches, un certain nombte de phénomènes connexes, dont l’importance reste cependant très grande
- Ainsi nous exposerons successivement :
- 1. La technique générale des expériences ;
- 2. Le rôle joué par l’entraînement ;
- 3. Les phénomènes qui masquent la loi de l’accélération progressé des rythmes volontaires ;
- 4. Les méthodes qui permettent de mettre en évidence ces lois.
- Nous exposerons les résultats concernant respectivement : a) les nu011’"
- vements de la main et b) les mouvements des bras, les uns après leS autres.
- MOUVEMENTS DE LA MAIN
- Technique générale des expériences.
- 1 -
- Un sujet, assis devant une table, est invité tout d’abord à suivre » battements d’un métronome en faisant les mouvements rythmiques flexion de la main au niveau du poignet. Afin de pouvoir inscrire fréquence de ces mouvements, nous avons demandé à nos sujets d'appuy"
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 165
- en même temps par la paume de la main sur une clef de Morse actionnant un signal électromagnétique. L’inscription de ce signal, de même que celle du temps, se faisait sur le papier enfumé par une technique habituelle. La fermeture de la clef par la paume de la main, et non pas par les doigts, exclut la possibilité de l’intervention des mouvements se produisant dans les articulations de la main autres que celle du poignet.
- Le métronone est réglé à 60 battements par minute. Le sujet suit ces battements pendant 2 minutes. Au bout de ces 2 minutes, un repos ue 15 secondes est ordonné, en même temps que Ion arrête le métronome ; puis le sujet est invité à exécuter les mêmes mouvements rythmiques sur un rythme un peu plus rapide que celui qu’il vient de suivre, mais aussi peu accéléré qu’il le pourra. Il est bien entendu que le métronome n’est pas remis en mouvement. Les mouvements rythmiques spontanément produits sont effectués pendant 1 minute. Un repos est de nouveau ordonné ; puis la même consigne est à l’accélération du rythme des mouvements. Ainsi se succèdent les périodes de repos et de mouvements rythmiques, de plus en plus accélérés, jusqu’au moment où le sujet atteint le rythme maximum. 1-Jn repos de longue durée (une demi-heure, environ) est alors ordonne ; Puis, une nouvelle expérience est effectuée dans les mêmes conditions
- ae l-> secondes donnée, relativ
- que précédemment. ,
- Nous verrons plus loin que certains détails relatifs a la méthode expe-r,nientale décrite ci-dessus ont été modifies dans le cours de nos recherches. Nous le mentionnerons dans chaque cas particulier.
- Sujets examinés.
- pl • _
- usieurs sujets nous ont servi pour cette recherche. Chez certains, n°us nous contentions de faire une ou deux expériences initiales pour n°us rendre compte grossièrement de leur capacité de produire des u^s volontaires de plus en plus accélérés. Au cours de ces essais, avons cherché à mettre en évidence le nombre de rythmes distincts j., e sujet pouvait produire, lorsqu’il abordait pour la première fois ePreuve de discrimination des rythmes volontairement créés. a ' Series d’expériences de longue durée, dont l’analyse quantitative ®te faite çje plusJeurs manières, ont été effectuées sur trois sujets : L., 19 ans, étudiant, bien doué musicalement, mais sans éducation
- 2S1CM Spéciale’
- y jVh» 35 ans, de profession libérale, sans aucune culture musicale. ne • ’’ ^ ans> étudiant, possédant une certaine culture musicale, mais J°uant d aucun instrument.
- Résultats obtenus.
- d
- a) Comportement initial des sujets es rythmes volontairement créés.
- abordant l'épreuve de discrimination
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- • I. Nombre d'échelons. — Tous les sujets auxquels nous avons demandé pour la première fois de faire des mouvements rythmiques progressivement accélérés, dans les conditions décrites plus haut, montrent un comportement analogue. Entre le rythme initial et le rythme final (le plus rapide réalisable) 3 à 5 rythmes sont habituellement produits. Le rythme initial étant de 60 mouvements par minute et le rythme final de 300 à 400, l’accélération des rythmes successifs ne se fait que par échelons (1) assez élevés.
- II. Fractions différentielles et accroissements des rythmes successifs. " Soit R/ un rythme quelconque produit au cours d’une série de rythmes successifs, progressivement accélérés. Soit Ra le rythme qui a succède au rythme R,-. Appelons, suivant une terminologie généralement admise, « fraction différentielle » l’expression suivante :
- R„ - R,
- R,
- R _j_ R
- L’expression 1 — ——~-----------— traduit par conséquent le coefficient
- . K/ . . .i
- d’accélération dont il faut multiplier un rythme R/ pour obtenir Ie rythme Ra qui lui succède.
- Sur la figure 1, nous avons représenté :
- Sur l'axe des abscisses : Les valeurs de tous les rythmes que les sujets ont produit au cours d’une première série expérimentale constituée, respectivement, de 23 expériences effectuées sur le sujet I (courbe supérieure) et de 22 expériences effectuées sur le sujet M (courbe inférieure)-
- Sur r axe des ordonnées : Les valeurs des fractions différentielles. Ces fractions ont été calculées pour chaque rythme représenté sur l’axe des abscisses en partant de la valeur du rythme qui lui succédait dans une série de mouvements de fréquence de plus en plus rapide.
- On sait que la loi de Weber exige que les fractions différentielles soient (en moyenne) les mêmes, quelle que soit l’abcisse considérée. Or, 1 inS" pection de la figure 1 montre que :
- 1° Il existe une dispersion considérable des valeurs des « fractions différentielles ». Autrement dit, pour un rythme donné, les valeurs ue l’accélération que présente le rythme suivant sont très différentes d une expérience à une autre.
- 2° Cette dispersion diminue au fur et à mesure que l’on s’élève su l’échelle des rythmes.
- (1 ) Nous appellerons échelons les accroissements successifs des rythmes, suivant la ter1»1' nologie généralement admise par les physiologistes et les psychologues qui s’occupent».® la discrimination des perceptions sensorielles. Ainsi le premier rythme accéléré, Pr°»ul par le sujet apres le rythme initial, dans une série de rythmes accélérés, corresponde.3 premier echejon ; le rythme suivant correspondra au deuxième échelon et ainsi de suite; Le nombre d échelons d une série de rythmes dépasse d’une unité celui des rythmes covri^/L entre le rythme initial et le rythme final ; il est dépassé lui-même d’une unité par le nom total des rythmes produits.
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- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 167
- 3° Loin d’être les mêmes pour toute l’échelle des rythmes, les valeurs moyennes des « fractions différentielles » diminuent manifestement pour les rythmes rapides.
- Cependant, pas plus que les fractions différentielles, les accroissements des rythmes, considérés en valeurs absolues, ne sont identiques d un bout à l’autre de l’échelle envisagée. Pour un rythme initial d environ
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- *
- 5 0-/00.7/1 = 0,55 10 0-1 50: m-0,53 15 0-200.777=0.56 200-250 m* 035 250-300./»= 0,23 300-350:m* 0,13
- »•<
- 0,5
- O
- 50 100 15 0 200 250 300 350
- 50'1 OO-.rn-OjBI 100-150: m^O,55 150-200 m=0,50 200-250. m= 0,33 . • 250-300: m=0,21
- • •••* . • 300-350 m=0,15
- 5 0 700 150 200 250 3 0 0 350
- nombre de mouvements par min.
- Fig. 1.
- et pavements par minute, la fraction différentielle est d’environ 0,55 Va]e^cr°lssernent absolu est de 33 mouvements chez I ; chez M, ces JnjtiaiSs°nt respectivement de 0,60 et de 36 mouvements. Pour un rythme de q2| Plus rapide, la fraction différentielle est respectivement
- valeur ^ chez I et chez M ; les accroissements considérés en
- de 54^ a^s°lues sont chez les mêmes sujets, respectivement, de 63 et 40 jdnouvements par minute.
- des f ^eux sujets montrent une évolution sensiblement analogue (d^dui^r Ctl°nS ^^drentielles en fonction des rythmes. Nous pouvons en que cette évolution répond à des phénomènes identiques.
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- "
- LE TRAVAIL HUMAIN
- III. Individualisation de deux régions de l'échelle des rythmes. — Un examen attentif de la figure 1 montre qu’en réalité il n’existe pas de loi unique qui pourrait s’appliquer d’un bout à l’autre de l’échelle des rythmes considérés. En fait, les « fractions différentielles » moyennes sont approximativement les mêmes pour un segment important de cette échelle. Ainsi, pour les rythmes ne dépassant pas 200 mouvements par minute, les fractions différentielles sont de 0,55 environ pour les deux sujets examinés. A partir du rythme de 200 mouvements par minute, les fractions différentielles successives diminuent rapidement.
- s met
- suj et
- —: 2
- O 1 2 3 4 5 6 7
- O 1 2 3 4 5 6 7 8
- échelons
- Fig. 2.
- La figure 2 traduit ces faits d’une façon différente. Sur cette hg^re' nous avons représenté sur l’axe des abscisses, par des distances e^lVje lentes, les rangs occupés par les échelons successifs dans une sérié mouvements accélérés. Sur l’axe des ordonnées, nous avons figur® , logarithmes de l'inverse de la fréquence des mouvements correspon ^ au 1er, 2e, ...ne échelons. L’inverse de la fréquence étant Y intervalle les ordonnées représentent par conséquent les logarithmes des interva
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-
- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 169
- moyens entre deux mouvements successifs effectués au cours d’un même essai (1).
- Si le rapport d’un rythme donné au rythme qui le précède (le rapport
- Ra \ f**i ij ,
- ^7 / etait toujours le même ou, en d’autres termes, si les « fractions
- différentielles » étaient identiques sur toute l’échelle des rythmes observés, es logarithmes des intervalles moyens, considérés en fonction des éche-ons, auraient décrit une droite. Que trouvons-nous en fait ?
- Sur la figure 2a et sur la figure 2c, nous avons représenté quelques expériences isolées, effectuées respectivement sur I et M. Les courbes gurees montrent que les rythmes s’accélèrent par 4, 5 ou 6 échelons, suivant 1 expérience. Sur la figure 2b et sur la figure 2d, nous avons représenté les moyennes tirées des expériences effectuées sur les mêmes suJets, au cours desquelles 4, 5 ou 6 échelons ont été constatés. Ces moyennes sont calculées en tenant compte des essais correspondant au •L^me échelon dans chaque série des rythmes croissants. Les tableaux I et bis donnent les valeurs des « fractions différentielles » correspondant a ces graphiques.
- nous voyons, d’après ces tableaux et ces figures, que :
- Pour une certaine région moyenne de l’axe des abscisses, on constate Une relation approximativement linéaire entre les moyennes des loga-1 mes des intervalles et les échelons. La loi de Weber ne s’observe donc ^Ue d&ns une portion seulement de l’échelle des rythmes et à condition considérer les moyennes tirées de plusieurs expériences. Pour les m23 trop len|-s et SUrtout trop rapides, la droite s’incurve ; l’ensemble c^Crit Une courbe en S renversé, plus ou moins allongé. Ceci tient à P°ur ces rythmes, les fractions différentielles sont plus petites r th P°ur ^s rythmes de fréquence « moyenne ». La discrimination des s* .rTl“s volontairement produits paraît se faire le plus finement lorsqu’il ^git des rythmes extrêmement rapides, là où le contrôle volontaire, ou moins conscient, semble s’exercer le moins. Notons, à propos de cette rejls j atl°n d apparence paradoxale, qu’en ce qui concerne divers appa-,e Perception, c’est toujours dans une région moyenne de l’échelle jj^imuh que la discrimination est la plus fine. c°urh r^^me correspondant au premier échelon étant mis à part, les deux 6S' ^GS ^gures ^b et 2d confirment par conséquent l’existence de lents reS1°ns l’échelle des rythmes : celle des rythmes relativement lin' ’ Caractérisés sur l’échelle semi-logarithmique par une relation rapi^lre ^es intervalles en fonction des échelons, et celle des rythmes es ou cette relation linéaire ne s’observe plus.
- r*ence .°Us.^e nom d'essai, nous désignerons chaque rythme effectué au cours d’une expé-®cHelonsSUlVant Cette tern(iinologie, les essais successifs correspondent aux paliers des ^Uct>on iSUccessifs. En d’autres termes, les essais successifs ne traduisent pas la repro-Ve,nent „ U!f rythme toujours le même, mais bien la production des rythmes progressi-
- 11 accélérés.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau I
- Expérience du
- Moyenne de
- N° de l’échelon
- 27-5-33 (N° 44)
- 29-5-33 (N° 49)
- 2-6-33 (N° 6)
- 4expér.à 4 échel
- 12 exp.a
- 5 échel.
- 5 exp. à
- 6 échel
- Nombre de mouvements.
- Fraction différentielle.
- Nombre de mouvements.
- Fraction différentielle
- Nombre de mouvements
- Fraction différentielle
- Nombre de mouvements
- Fraction différentielle
- Nombre de mouvements
- Fraction différentielle
- Nombre de mouvements
- Fraction différentielle
- Nombre de mouvements
- Fraction différentielle
- SU J ET
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- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 171
- Tableau I bis
- N° de l’échelon Expérience du Moyenne de
- 22-5-33 (N° 29) 31-5-33 (N° 67) 23-5-33 (N° 55) 3 exp.à 4 échel. 16 exp. à 5 échel. 7 exp.à 6 échel.
- 0 Nombre de mouvements. 57 57 59 56 55 57
- Fraction différentielle. 0,65 0,38 0,20 0.98 0,53 0,32
- 1 Nombre de mouvements. 94 79 71 111 84 75
- F raction différentielle. 1,17 0,50 0,48 0,96 0,67 0,41
- 2 Nombre de mouvements. 204 118 105 218 140 106
- Fraction différentielle. 0,50 0,84 0,50 0,48 0,66 0,50
- 3 Nombre de mouvements. 305 218 157 315 233 159
- ___ Fraction différentielle. 0,12 0,38 0,45 0,14 0,31 0,55
- 4 Nombre de mouvements. 342 300 228 360 305 247
- Fraction différentielle. 0,23 0,24 0,22 0,30
- 5 Nombre de Mouvements. 370 283 372 321
- faction différentielle. 0,37 0,18
- 6 Nombre de Mouvements. 387 379
- il
- SUJET
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- 172
- LE TRAVAIL HUMAIN
- 2° Il existe une grande dispersion des rythmes correspondant à un échelon donné dans une série d’expériences à nombre d’échelons îdeu-tiques. Les figures 2b et 2d ne montrent que les moyennes des intervalles correspondant à chaque échelon. Pour rendre compte de la dispersion des valeurs trouvées dans chaque expérience, nous avons constitue le tableau II. Sur ce tableau sont consignées les données de deux sériés d’expériences à 5 échelons effectuées sur nos deux sujets I et Mi chaque série comporte 12 expériences.
- En résumé. — Au cours d’une première série d’expériences, on constate sur chaque sujet que :
- 1. — Le nombre d’échelons séparant le rythme le plus rapide réalisable du rythme initialement donné (60 par minute) est relativement peu éleve. Ce nombre oscille généralement entre 4 et 6.
- 2. — Il existe une grande dispersion des rythmes produits dans jeS mêmes conditions au cours des expériences successives. Cette dispersion est surtout marquée pour les rythmes lents.
- 3. —- Les fractions différentielles ne sont pas les mêmes d’un bout; l’autre de l’échelle des rythmes. Leurs valeurs sont cependant vement constantes pour les rythmes ne dépassant pas 200 par minu^ La discrimination des rythmes volontairement produits semble etre plus fine pour les rythmes les plus rapides.
- 4. — Lorsqu’on représente les logarithmes des intervalles moyen entre deux mouvements successifs produits au cours d’un essai, en f°n<; tion du rang occupé par cet essai dans une série de rythmes progre^sl
- rtion
- Je
- vement accélérés, on trouve une courbe en S retourné, dont une p° plus ou moins étendue se confond avec la droite. Ceci à condition considérer les moyennes de plusieurs expériences. La portion re. correspond à la région de l’échelle des rythmes où la discrimination ^ la nnnns fins. La fraction différentielle est, à ce niveau, de 0,40 à ’ environ. t
- 5. — Les résultats obtenus sur deux sujets différents sont sensiblertl identiques.
- Nouvelles séries d’expériences : intervention de l’apprentissa^ Caractères de l’apprentissage observé.
- Jes
- L’un des aspects caractéristiques de l’étude de la production rythmes volontaires se traduit par la faculté d’apprentissage d011^ sujets en expérience témoignent au bout d’un temps relativement c°
- Voici les caractères de cet apprentissage
- de
- le
- 1. Il est très marqué. Ainsi le sujet I qui, comme nous venons ^ voir, a commencé par faire 5 échelons seulement entre les ja extrêmes, a fini par en produire facilement 10. Un autre sujet (L/> ^ commencé par produire dans les mêmes conditions 5 à 7 échelons»
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-
-
- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 173
- Tableau II
- N°de l’éche- lon Expérience du
- co CO l m ô 04 N. 26 CO CO vn 04 N. 34 CO CO LO L N. 36 § 24-5-33 £ ^r CO LO 04 N37£ CO t LO 04 N. 45 co CO l LO 04 N. 43 CO CO l LO l O 04 N. 49 CO co LO L ON 04 N.51 CO CO LO t ON 04 N. 56 CO CO NO 04 N. 62 co co l NO Nt- N. 74
- ''Jomb re de mouve ments par r ninute
- 0 64 54 57 57 57 59 57 59 56 59 56 55 2
- 1 106 68 66 68 88 81 66 77 105 115 108 91 H HJ
- 2 D
- 139 109 129 121 160 169 114 108 153 147 171 134 en
- -— -
- 3 232 177 187 187 231 269 162 213 251 188 257 230
- 4 299 256 276 269 294 348 285 300 315 265 333 329
- 5 394 360 373 365 375 398 357 356 359 362 365 379
- Expérience du
- ,N° de eche~ Ion co CO *o On N. 22 CO m < es N. 42 CO co LO 1 TT 04 N. 46 CO CO 1 LO 1 TT 04 N. 50 CO CO LO ^r 04 N. 52 CO LO On 04 N. 61 CO CO 1 LO L 04 N. 64 CO CO L LO L CO 04 N. 67 CO CO l LO L On 04 N. 69 CO CO L LO ON 04 N. 73 CO co i NO 04 N. 75 CO CO 1 NO N. 78
- ^omb re de mouve ments par n ninute
- 0 57 56 57 55 54 55 55 56 54 54 54 56 _
- 1 118 83 70 71 90 82 76 79 88 83 84 72 H W
- 2
- 229 159 128 112 151 147 113 118 153 152 141 117 en
- 3 298 246 209 226 220 244 195 218 282 241 240 182
- 4 356 307 290 300 313 306 300 300 311 296 302 288
- 5 382 382 373 374 378 376 366 370 383 367 365 365
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-
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- Numéro de l’échelon
- 174
- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau III
- SUJET E
- Expérience du Moyennes de
- CO O CO -— ’ ék ^Cs! d-k 9-7-33 (N° 89) 8-11-33 (N° 172) 17-11-33 (N° 191) 6 exp.à 5 échel. 3 exp.à 7 échel. 8 exp.à 1 1 échel. 7 exp.à 1 5 échel. . ü M; incO
- Bras droit Main droite Bras droit Main oroite Bras gauche Mai" gjjçM
- Nombre de mouvements .. 59 60 57 60 60 58 60 60 58 60
- Fraction différentielle . . 0,66 0,15 0,98 0,17 0,13 0,56 0,22 0,17 0,48 022
- Nombre de mouvements .. 98 69 113 70 68 92 73 70 86__ JL
- Fraction différentielle . . 0,40 0,17 0,44 0,29 0,15 0,42 0,31 0,21 0,42 026
- Nombre de mouvements . . 137 81 163 90 78 131 96 85 122 JL
- Fraction différentielle .. 0,58 0,17 0,37 0,21 0,18 0,56 0,30 0,22 si 020
- Nombre de mouvements .. 216 95 224 109 92 205 125 104 186 JL
- Fraction différentielle . . 0,27 0,15 0,22 0,12 0,12 0 26 0,50 0,36 0^39 033
- Nombre de mouvements . . 275 109 274 122 103 258 187 199 258 JL
- Fraction différentielle .. 0,41 0,17 0,24 0,25 0,11 0,43 0,39 0,27 0,34 0
- Nombre de mouvements . . 387 127 340 153 114 368 260 176 347 218,
- Fraction différentielle . . 0,47 0,46 0,10 0,25 0,29 030,
- Nombre de mouvements .. 187 223 126 326 227 j83.
- Fraction différentielle .. 0,16 0,35 0,16 0,21 0,23 036
- Nombre de mouvements .. 217 302 146 394 279 Jl9
- Fraction différentielle . . 0,20 0,16 0,11 0,19 oj.
- Nombre de mouvements .. 261 349 162 333 406,
- Fraction différentielle .. 0,14 0,05 0,20 0,09
- Nombre de mouvements .. 298 366 195 364
- Fraction différentielle .. 0,09 0,15 0,16 0,08
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-
- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 175
- Tableau III (Suite)
- SUJET E
- c o-2 Expérience du Moyennes de
- Numér de l’éche 18-7-33 (N° 110) 9-1-34 (N° 216) 9-7-33 (N° 89) 8-11-33 (N° 172) 17-11-3 (N° 191) 6 exp.à 5 échel. 3 exp.à 7 échel. 8 exp.à 1 1 échel. 7 exp.à 5 échel. 5 exp. à 8 échel.
- Bras droit Main droite Bras droit Main drol e Bras (fauche Main 'auctie
- 10 Nombre de mouvements .. 324 420 226 395
- . ^ Fraction différentielle .. 0,06 0,09
- II Nombre de mouvements .. 239 432
- Fraction différentielle . . 0,07
- 12 Nombre de mouvements .. 284
- 13 14 b raction _ différentielle . . Nombre de [Mouvements .. Fraction ^différentielle . . Nombre de _pouvements .. — 0,10 313 0,11 347 — —
- —- Fraction différentielle .. 0,02
- 15 Nombre de __ Mouvements .. 354
- —- r1 raction ^différentielle .. 0,10
- 16 Nombre de - Mouvements .. 388
- 17 fraction ^ff^entielle .. Nombre de ^T^yements . . — 0,04 404
- Fraction -différentielle \i_ r—•—1 1 0,14
- Nombre de —iUmyvements .. 461
- 18 Faction -différentielle \1_i — 1 0,07
- Nombre de Mouvements .. 492
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-
- 176
- LE TRAVAIL HUMAIN
- arrivé à en produire 17 à la fin de nos expériences. La partie gauche du tableau III montre sur ce dernier sujet quelques expériences isolées, effectuées aux époques différentes de la période d’entraînement. La partie droite de ce même tableau montre les moyennes des rythmes avec les fractions différentielles correspondantes, considérées en fonction du rang occupé par ces rythmes au cours d’une série des mouvements rythmiques accélérés,
- 2. Comme le montre le tableau III, l’augmentation du nombre d’échelons se fait principalement aux dépens de l’amélioration du pouvoir discriminateur des rythmes progressivement accélérés. La marge des rythmes produits n’augmente que relativement pieu. Ainsi le rythme de
- échelons
- Fie. 3.
- Les courbes a et b sont tracées d’après les expériences effectuées sur les mouvei
- mouve^;
- de la main gauche du sujet I (4 expériences à 8 échelons pour-la courbe a et 9 expenen à 9 échelons pour la courbe b). Les courbes c et d expriment les moyennes de 4 expene à 9 échelons portant sur les mouvements de la main gauche du sujet E et celles de jy e.v riences à 11 échelons portant sur la main droite du même sujet. Voir les exphea
- dans le texte.
- 340 mouvements par minute est séparé du rythme initial par 5 éche^ dans l’expérience du 8 juillet 1933, et par 14 échelons dans celle 17 novembre 1933. ^
- 3. La dispersion des valeurs des « fractions différentielles » p°ur ^
- rythme donné diminue considérablement avec l’apprentissage, surto pour les rythmes relativement lents. .
- 4. Lorsqu’un sujet montre une augmentation du pouvoir discrim11^ teur, en s’exerçant à produire les mouvements rythmiques progresSl vement accélérés d’un segment de membre, l’entraînement anal°e ^ concernant les mouvements d’un autre segment de membre est g ^ dement facilité. Ainsi, l’un de nos sujets (E) a commencé par s’exerÇ^ faire les mouvements rythmiques d’abduction-adduction du bras ;
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-
-
- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 177
- qu il a été invité à faire des mouvements rythmiques progressivement accélérés de flexion de la main, le nombre d’échelons a augmenté très
- rapidement de 5 à 11.
- t Après 1 entraînement, la constance des « fractions différentielles » s observe pour une région de l’échelle assez étendue. Cependant, même chez les sujets entraînés, on retrouve dans certains cas les faits décrits dans le dernier paragraphe : l’inégalité des fractions différentielles qui sont plus petites pour les rythmes trop lents et, surtout, trop rapides. La figure 3 montre les courbes représentant les logarithmes des intervalles en fonction du nombre d’échelons franchis à partir du palier de ePart, chez les sujets déjà entraînés. La loi n’est pas toujours la même P°ur les différentes régions de l’échelle des rythmes (courbes b et d).
- lNous avons pensé qu’un certain nombre de phénomènes secondaires Pourraient influencer l’aspect de ces courbes et masquer une loi plus s,uaple.
- Recherche d’une loi élémentaire.
- Phénomènes qui masquent la loi des accroissements des rythmes volontaires produits.
- Les expériences que nous venons d’exposer ont été conduites de la je n SUlvante : le sujet effectue un certain rythme au cours d’un essai ^ une minute, puis il se repose pendant 15 secondes ; il est ensuite invité Pâli 0CTlre un rythme légèrement accéléré qui, à son tour, servira de ,0*^ Repart pour le rythme suivant. En cherchant à évaluer les frac-eff erentielles, nous avons rapporté l’un à l’autre deux rythmes ^tues au cours de deux essais successifs. rythm Une Question se pose : lorsque le sujet est invité à produire un Do accéléré, a-t-il gardé le souvenir de l’intervalle moyen corres-Pour&nt aU r^tbme qu'd venait de produire ? Ou a-t-il, au contraire, sifs r !rrme comparaison les intervalles entre les mouvements succes-car' ec*Ues ù la fin de son dernier essai ? La question est d’importance, con t°US avons trouvé que le sujet n’arrive pas toujours à maintenir , s ante la fréquence de ses mouvements au cours d’un même essai
- uLne minute.
- mouevtableau IV montre, pour les sujets M et I, que les fréquences des en ements volontaires varient au cours d’un même essai d’une minute, d’aprè SlC^eran^ Ies périodes de 10 en 10 secondes. On voit également, f0nj. S Ce tableau, que les modifications constatées des rythmes ne se qJ- d une façon similaire pour les différents échelons. de ^ toutes les expériences ne soient pas identiques à ce point même ’ 0r\ constate, en général, que les accélérations à l’intérieur d’un 40 m GSSai Sont surtout manifestes pour les rythmes moyens, de 20 à 40-5q Vements Par 10 secondes. Par contre, les rythmes supérieurs à Par 10 secondes sont sensiblement plus homogènes ; les rythmes
- 12
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-
-
- 178
- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau IV
- N° de l’échelon Période considérée Sujet M. Expériences N08 Suiet I. Expériences N°s
- 34 37 b 45 74 46 61 67 78
- Nom jre de nouvem ents par 10 sec andes
- 1. De Oà 9" 9 10 10 9 9 9 10
- 2. De 10 à 19" 9 9 10 9 9 9 9
- n 3. De 20 à 29" 9 9 10 9 9 9 9 9
- U 4. De 30 à 39" 9 10 9 9 9 10 10 9
- 5. De 40 à 49" 9 9 10 9 9 9 9 9
- 6. De 50 à 59" 9 9 10 10 9 9 10 10
- 1. De Oà 9" 11 14 13 15 13 • 14 13 12
- 2. De 10 à 19" 11 14 13 15 13 14 13 12
- t 9. De 20 à 29" 11 15 13 15 13 14 13 12
- i 4. De 30 à 39" 12 15 14 15 13 13 13 12
- 5. De 40 à 49" 11 15 14 15 13 14 13 12
- 6. De 50 à 59" 12 15 14 15 14 13 14 12
- 1. De Oà 9" 18 22 26 21 21 22 19 19
- 2. De 10 à 19" 18 23 27 22 21 23 19 19
- 9 3. De 20 à 29" 19 26 28 23 21 24 19 20
- Z 4. De 30 à 39" 18 27 30 23 22 25 20 19
- 5. De 40 à 49" 18 28 28 22 22 27 20 20
- 6. De 50 à 59" 18 28 30 23 21 26 21 20
- 1. De Oà 9" 27 32 43 34 31 39 34 30
- 2. De 10 à 19" 30 38 43 36 53 39 34 30
- 'i 3. De 20 à 29" 29 38 45 40 35 40 36 30
- j 4. De 30 à 39" 30 39 45 40 35 41 37 31
- 5. De 40 à 49" 30 41 43 40 38 42 38 30
- 6. De 50 à 59" 31 43 44 40 37 43 39 31
- 1. De Oà 9" 42 48 58 54 48 50 49 48
- 2. De 10 à 19" 42 49 59 55 49 51 50 40
- A 3. De 20 à 29" 42 50 58 54 48 51 50 4o
- 4. De 30 à 39" 43 49 58 54 48 50 51 40
- 5. De 40 à 49" 44 49 58 53 49 52 50 40 Afi
- 6. De 50 à 59" 43 50 57 53 48 52 51 40
- 1. De 0 à 9" 60 66 66 63 64 63 62 64 L(\
- 2. De 10 à 19" 61 64 63 62 62 , 63 62 OU lÇ\
- c 3. De 20 à 29" 61 63 63 62 63 63 OU l{\
- J 4. De 30 à 39" 60 61 62 61 62 61 OU <s\
- 5. De 40 à 49" 60 61 62 62 62 62 OU
- 6. De 50 à 59" 59 60 62 61 60
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 179
- les plus rapides montrent même une tendance au ralentissement, probablement sous l’influence de la fatigue. Puisqu’il n’existe pas de relation simple et constante entre les valeurs des fréquences terminales et celles des rythmes moyens, pour tous les points de 1 échelle des rythmes, les fractions différentielles correspondant aux divers segments de cette échelle pourraient ne pas être comparables. Ainsi la constatation de cette instabilité des rythmes produits pouvait expliquer, du moins partiellement,
- 1 aspect des courbes exprimant les fractions différentielles en fonction des rythmes. C’est pourquoi nous avons cherché à éviter cette cause d erreur. Deux méthodes ont été mises en œuvre à cet effet ; nous allons les envisager l’une après l’autre.
- Méthodes mises en œuvre afin de mettre en évidence les caractères de la loi des accélérations des rythmes volontairement produits.
- 1 • La première méthode permet de maintenir la technique experimen-tale exposée antérieurement. Cependant, au lieu de rapporter 1 une a autre les valeurs moyennes des rythmes successifs, nous avons tenu
- <0
- 50- 700: m~0, 798 700- 750: m*0,200 150- 200: m*0,192 200 - 250: mO , 7 87 250-300: m~0 J 35 300-35 0: m=0, 127 350-400: mO. 157 400-45 0: m=OJ16
- <5
- <L
- i-
- T----I---1----1---’ 1
- 200 250'300 350 400 450
- 100 150
- nombre de mouvements par min
- O
- c>te, pour calculer les fractions différentielles, des fréquences obser-Vees Pendant les 10 premières secondes d'un essai (d une minute) (I) <:l' es dix dernières secondes de celui qui le précédait.
- L» figure 4 montre l'exemple des valeurs expérimentales calculées de Ce“e façon. Elle représente les « fractions différentielles » exprimées en
- ,(I>PI« Précisément, nous avons considéré des intervalles de 10 secondes qui suivaient Premières 5 secondes pendant lesquelles le sujet s adaptait a la tache a effectuer.
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- 180
- LE TRAVAIL HUMAIN
- fonction des rythmes constatés au cours de 22 expériences sur le sujet E, déjà entraîné antérieurement. Les points noirs de grand diamètre traduisent les moyennes des fractions différentielles correspondant aux segments successifs de l’échelle des rythmes (de 50 à 100, de 100 à 150, de 150 à 200, de 200 à 250, de 250 à 300, de 300 à 350, de 350 à 400 et de 400 à 450 mouvements par minute). On voit que la méthode de calcul appliquée ici permet de constater que :
- 1° La dispersion des valeurs des « fractions différentielles » est moins étendue que celle constatée antérieurement.
- 2° Les valeurs moyennes des fractions différentielles ne diminuent que relativement peu en fonction des rythmes. Pour un segment de l’échelle des rythmes ne dépassant pas 250 mouvements par minute, elle est de 0,196 zb 0,005. Pour cette région de l’échelle, la loi de Weber s’applique rigoureusement, étant donné que les fractions différentielles moyennes ne varient ici que de 0,187 à 0,200 pour les rythmes présentant entre eux un rapport de 1 à 5. Pour les rythmes supérieurs à 250 mouvements par minute, la moyenne des fractions différentielles est de 0,139 zh 0,004. Elle est par conséquent nettement plus petite que pour la région précédente. La différence entre ces deux valeurs doit être tenue pour significative, car elle est plus de 10 fois plus grande que son erreur probable (E.P. = ztz 0,006). On voit d’autre part que, pour ce segment de l’échelle, la loi de Weber se vérifie également assez bien, puisque les valeurs moyennes des fractions différentielles se maintiennent à un niveau relativement stable. La méthode employée nous a donc permis de retrou* ver des lois relativement simples, masquées par l’intervention des facteurs secondaires. L’inégalité du pouvoir discriminateur des rythmes lents ou rapides se trouve ainsi confirmée de la façon la plus manifeste.
- 2. Deuxième méthode. — Des résultats semblables ont été retrouves au cours de nouvelles séries d’expériences effectuées suivant une deuxieme méthode d’étude de l’accélération des rythmes (1). Au cours de ces expe" riences, nous avons supprimé les périodes de repos entre les essais succès sifs. D’autre part, pour éviter les effets de la fatigue, nous avons réduit la durée de chaque essai à 15 secondes. Enfin nous n’avons tenu compte que de fréquences constatées pendant les 10 dernières second de chaque essai.
- Les figures 5 et 6 montrent sous la forme habituelle l’évolution d fractions différentielles en fonction des rythmes, respectivement P°u| les sujets E et I. Quoique le nombre d’expériences de cette série s très restreint, on voit sur ces figures, d’une façon nette, qu’il existe deU* segments de l’échelle des rythmes, caractérisés chacun par une valel|r moyenne particulière de la « fraction différentielle ». La région interme
- (1) Nous avons commencé à appliquer cette méthode après de nombreux tâtonnern*^ Ainsi, plusieurs dizaines d’expériences ont été effectuées sur divers segments de rnen^ t en réduisant la durée de chaque essai à 30', le repos intercalaire étant conserve, la méthode que nous exposons dans le texte qui semble être la meilleure.
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 181
- diaire située entre ces deux segments de 1 échelle des rythmes se trouve au voisinage de la fréquence de 250 mouvements par minute, chez les deux sujets. La « fraction différentielle » caractérisant le premier segment de l’échelle est de 0,194 ± 0,005 et de 0,232 d= 0,006, respectivement, pour E et pour I ; celle caractérisant le deuxième segment (rythmes rapides) est, respectivement, pour ces sujets de 0,126 i 0,06 et de 0,16 ± 0,006.
- Cr
- m
- S
- 5 05.
- o
- O «U
- £
- O
- 50-/00 100-150 15 0-200 200-250 250-300 300-350 350-400 400-450
- m = 0/80 /r? = 0,788 m - 0234 m* 0,194 m= 0,153 m - 0.11Q m - 0.107 m -- 0142
- 'T-fT
- r—— ---- ----- -
- --".v
- 50 100 150
- S
- $
- «O 05 C:
- !
- S
- o
- 2 00 250 300 350 400
- nombre de mouvements par min. Fig. e>.
- 50-/00. m = 0,220 JOO-1 50: m = 0.227 150-200: m = 0265 200-250: m = 0,235 250-300. m = 0.177 300-350. m =0,156 350-400: m =0.17 7 400-45 0. m = 0.136
- 45C
- 50 /o O 150
- 200 250 300 350 400 450
- nombre de mouvements par min. Fig. 6.
- t ^0Us discuterons plus loin de la signification possible de cette consta-a |°n. Disons seulement ici que :
- , 10 La différence entre les fractions différentielles correspondant aux deux segments de l’échelle des rythmes semble être tout à fait signiti-?tlVe- Elle est 9 fois plus grande que son erreur probable, pour les eux sujets.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- 2° On trouve des différences individuelles lorsqu’on compare nos deux sujets, le sujet E présentant un pouvoir discriminateur plus élevé que le sujet I.
- 3° Après l’entraînement des sujets et l’introduction des nouvelles méthodes exposées ci-dessus, les fractions différentielles ont diminue considérablement. Ainsi, celles qui correspondent aux premiers segments de 1' échelle ont diminué plus que de moitié.
- Comme nous l'avons vu, des résultats analogues ont été obtenus sur les mouvements de la main gauche (fig. 3). Le nombre relativement restreint d’expériences ne nous permet pas cependant de conclure s il existe ou non une différence dans le pouvoir disériminateur des rythmes pour les mouvements de la main droite et ceux de la main gauche.
- Étudions maintenant rapidement les faits concernant les mouvements rythmiques volontaires des bras.
- MOUVEMENTS RYTHMIQUES VOLONTAIRES DES BRAS
- Les résultats expérimentaux concernant les mouvements des bras sont, d’une façon générale, moins nets que ceux trouvés sur les mouvements de la main.
- Nous allons les exposer sommairement :
- Technique expérimentale. La technique expérimentale est ici analogue à celle décrite antérieurement. Le sujet est assis, le plan frontal du corps étant perpendiculaire au bord d’une table placée à côté de lui. Son bras est étendu ; en faisant les mouvements d’abduction-adduction du bras, il appuie rythmiquement sur une clef par le bord cubital de son avant" bras. Les phénomènes de fatigue étant ici plus prononcés et plus précoces que pour les mouvements de la main, nous avons, dès le début de nos recherches, diminué la durée de chaque essai. Ainsi, dans les séries d eX" périences avec repos intercalaire entre chaque essai, la durée pendant laquelle le sujet suivait le rythme initial des battements du métronome était réduite de 2 à 1 minute. Dans les séries d’expériences conduites sans repos intercalaire, cette durée a été réduite jusqu’à 30 secondes-
- Première série d'expériences. Comme pour les mouvements de la maim les sujets produisaient un nombre relativement restreint d’échelons au coûts des premières séries d’expériences (notamment de 5 à 6). Le graphiÇ|ue supérieur de la figure 7 montre comme précédemment toutes les fractions différentielles exprimées en fonction des rythmes constatés au cours des 28 expériences effectuées sur le sujet E. Le graphique inférieur de cette figure exprime les résultats de 23 expériences sur le sujet I. Étant donne que les résultats trouvés sur les bras droit et gauche sont sensiblemeIlt identiques, nous les avons réunis sur les mêmes graphiques.
- Ainsi que pour les mouvements de la main, les fractions différentiel6 moyennes varient entre 0,40 et 0,55 pour le segment d’échelle des rythmeS
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 183
- ne dépassant pas 200 mouvements par minute. Les fractions différentielles sont les plus élevées pour la région moyenne de ce segment (pour le sujet E). Ce fait est probablement en rapport avec l’instabilité du rythme produit au cours d’un même essai, instabilité qui est la plus marquée justement au niveau de cette région de l’échelle des rythmes, comme nous 1 avons montré antérieurement.
- Pour les rythmes rapides, les fractions différentielles moyennes sont plus petites. Elles vont ici de 0,30 à 0,40. Elles sont par conséquent, dans
- -«o
- Qj
- I
- 6
- c;
- a
- cj
- S
- 50-1 O O: m = Q44 100-1 50: m = Q54 150-200 : m = Q40 200-250 : m =0,29 250-300: m =029
- Q 5. /'• • . •
- •* • ’ v >•:
- 50 100 150 200 250 300 350
- K
- 0,5:
- 5 0-1 OO: m 100-150: m 150-200: m 200-250: m 250-300: m
- • •
- = Q45 = 0,48 = 0.46 = 0,47 = 032
- 50 100 150 200 250 300 350
- nombre de mouvements par min.
- Fig. 7.
- <je Prernière série d’expériences, supérieures à celles constatées au début ryth°S rec^lerclies concernant les mouvements de la main. D’ailleurs, le ^fne maximum réalisable est moins élevé pour le bras que pour la main. aUssi 1SP.ers!°n des valeurs isolées des fractions différentielles est ici ces d C°?SlderabIe que pour les mouvements de la main. Comme pour frniers, elle est la moins étendue pour les rythmes les plus rapides. sujet y e comparative des fractions différentielles trouvées sur nos deux discrj .et ^ GSt instruct*ve> Alors que le sujet I a abordé l’épreuve de quel lnatî°n des mouvements rythmiques du bras après avoir effectué qUes dizaines d’expériences concernant ceux de la main, le sujet E
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- a abordé la même épreuve sans aucun entraînement. Or, on constate que les fractions différentielles moyennes se maintiennent entre des limites plus étroites pour le sujet I que pour le sujet E. La dispersion des valeurs isolées de ces fractions est également plus petite pour le premier sujet que pour le second.
- Sur la figure 8, nous avons représenté l’évolution des moyennes des logarithmes des intervalles en fonction des rangs occupés par des échelons successifs. On voit que les droites exprimant fa relation entre ces variables ne se confondent pas pour les différentes régions de l’échelle des rythmes, du moins sur la plupart des graphiques représentés sur |a figure. Nous signalons ce fait, quoique, d’une façon générale, les diffe-
- e chef on s 9 l
- 4-P
- 1 2 3 4 5 6 échelons
- Fig. 8.
- Les courbes a, b, c et d concernent les expériences effectuées sur le sujet E (bras ch0*, 6 expériences à 5 échelons ; hras gauche : 7 expériences à 5 échelons ; bras droit : 0 e riences à 6 échelons et bras gauche : 3 expériences à 6 échelons). Les courbes e et / concéda les expériences effectuées sur le sujet I (bras droit : 10 expériences à 5 échelons et gauche : 9 expériences à 5 échelons). Voir les explications dans le texte.
- rences entre les deux régions de l’échelle des rythmes soient moins rna( quées pour les mouvements du bras que pour ceux de la main l, plus loin). D’autre part, ces graphiques montrent que la différencia^ des rythmes est la moins fine dans la région moyenne de l’échelle rythmes.
- Influence de l’entraînement. Comme précédemment, l’influence de ^ traînement se fait sentir. On en trouve la preuve dans les expeïie consignées dans le tableau III. ,
- Rzchzrche des lois élémentaires. La première méthode d’élaborati°n données expérimentales, décrite plus haut, a permis de constater suf sujets entraînés : a) une diminution des fractions différentielles moyen ^ b) un rétrécissement de la marge de dispersion des valeurs isoiee
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- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 185
- c) une apparition des lois plus simples régissant la discrimination des rythmes produits.
- La figure 9 montre l’exemple d’une série de 15 expériences effectuées sur le sujet I. Des fractions différentielles ont été calculées comme précédemment, en ne tenant compte que des premières et des dernières périodes de 10 secondes pour chaque essai. On voit sur ce graphique que les fractions différentielles moyennes oscillent entre 0,175 et 0,209 pour toute 1 echelle des rythmes, excepté le segment correspondant aux fréquences de 150 à 200 mouvements par minute. Pour ces fréquences, la fraction
- 5 0-/00: ÏOO-1 50: 150-200: 200-250: 250-300 : 300-35 0:
- m = 0,1 Q m = 0,19 m = 033 m = 0.2/ m c 0,21 m = oi 8
- 50 100 150
- 20 0 250 300 350 400
- nombre de mouvements par min.
- Fig. 9.
- diffi
- etreGrentl.e^,e est relativement élevée (0,335). Cette dernière valeur doit puj C°nsi(^eree comme étant entachée d’une erreur probable importante Cen j e nomLre d’expériences dont elle est tirée est très restreint, à ce ' ant’nous croyons que l’augmentation de la fraction différentielle qne 7eau 1 échelle des rythmes est significative. En effet,
- nous verrons
- autres séries expérimentales montrent un phénomène analogue,
- aux ^Ue attenué- De plus, si l’on étudie les graphiques correspondant acCr(7UVemen*s de la main, on remarque dans certains cas un léger et6.)uement, des fractions différentielles à ce niveau. (Voir les figures 5 a slgnification réelle de ce phénomène nous échappe actuellement.
- La d v
- des rvikUXleme méthode d’étude mise en œuvre pour éviter l’instabilité et I au mes au cours de chaque essai a été appliquée à nos deux sujets E ti^uient01]11^ ^eux séries expérimentales comportant chacune respec-Chezd ^ ^ expériences.
- e sujet E (fig. 10), il semble bien que l’on puisse différencier deux
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- régions de l’échelle des rythmes, comme nous l’avons fait précédemment en considérant les mouvements de la main. Pour la première région, la valeur moyenne de la fraction différentielle est de 0,271 ± 0,008 ; pour la deuxième, elle est de 0,185 zh 0,01. La différence entre ces deux valeurs
- 50-7 00 /7) = 0,23
- 100-1 5 0. m = 0,33
- 150-200. m = 0.31
- 200-250m = 0,23
- 250:300. m = 0.17
- 300-350. m = 0.17
- . 350-400. m = 0.21
- nombre de mouvements par mm-
- Fig. 10.
- est donc égale à 6 erreurs probables. Toutes les deux sont nettement supérieures à celles trouvées pour le même sujet sur les mouvements de la main. En plus, l’homogénéité des valeurs est bien moins nette en ce qui concerne les mouvements du bras qu’en ce qui concerne les mou vements de la main. Ainsi, pour les rythmes variant de 60 à 250 mou
- 50-7 OO-.m =0.21 100-1 5 O-.m =025 15 0-200.m =0,26 200-25O-.m =0,19 250-3OO-.m = 027 300-35 O-.m = 020 350-400: m = 0,13
- Q|
- 50 700 750
- 20 0 250 300 350
- nombre de mouvements par min.
- :
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- RECHERCHES sur le pouvoir de discrimination des rythmes 187
- vements par minute, on constate les valeurs des fractions différentielles successives suivantes : 0,23 ; 0,33 ; 0,31 ; 0,28.
- Comme le sujet E, le sujet I (figure 11) montre une inégalité des fractions différentielles pour ce segment de 1 echelle. D ailleurs, chez ce sujet, on n’arnve pas à différencier nettement les deux régions de 1 echelle des rythmes. Voici les valeurs successives des fractions différentielles Moyennes trouvées sur ce sujet : 0,21 ; 0,23; 0,26; 0,19; 0,21 ; 0,20 et 0>13. On voit par conséquent que les fractions différentielles croissent d abord légèrement, puis décroissent ensuite. Les valeurs les plus elevees s observent pour la portion de 1 échelle correspondant a 100-200 mouvements. Ces résultats sont en somme voisins de ceux trouves sur le méme sujet par la première méthode utilisée (voir fig. 9). Pourtant, les fluctuations constatées des valeurs des fractions différentielles sont relancement faibles. Pour les rythmes qui présentent entre eux un rapport e 1 à 7, ces fractions ne varient que de 0,19 à 0,26. Ce n est que pour e.s ^bmes dépassant 350 mouvements par minute que les fractions 'flerentielles diminuent notablement, atteignant la valeur moyenne de
- 13.
- dation entre les accroissements moyens des rythmes et la dispersion de leurs valeurs isolées dans une série d’expériences.
- des j^US av°ns déjà signalé que tous les facteurs agissant sur la grandeur fle$ ^Ctlon^ différentielles agissent en même temps sur la dispersion série GU^S- 1So^es ^es accroissements des fréquences, observées d’une c°nstat^eriInen^a^e a Une au*re Pour Ie même rythme. Nous avons Une Gn ^|U-S C*U ^ existe une relation étroite entre ces variables pour rythme- Serie expérimentale aux différents niveaux de l’échelle des
- SernentsSfî^UreS 13» nous avons représenté les moyennes des accrois-des éc&Srt 6S ^requences, considérées en valeurs absolues, en fonction m°ye S quadratiques moyens, calculés sur les distributions dont ces qui Sont tirées. Voici comment nous avons procédé. Les données
- expérjp °nt serv* a construire le graphique 12 sont fournies par les droit deC{S f^ectu®es sur les mouvements de la main gauche et du bras à deux ^GS ^eux séries expérimentales utilisées ici ont donné lieu rangs 0 C°Ur|îes similaires des fractions différentielles, en fonction des la figuré}1?68 Par les échelons successifs. Chaque moyenne figurée sur Riou
- ïiouve c°rrespond aux accroissements absolus de la fréquence des
- Irhi*.. > Constatais nmir* unA ratArrnnp Jac ruftimpc variant pntrp ripe
- >rnites 't constatés pour une catégorie des rythmes variant entre des Vertlents 1 GS ’• ^ar exemPÏe> pour les rythmes variant de 55 à 65 mou-Par ^inut^ n?lnute ou Pour ceux variant de 250 à 280 mouvements e’ Amsi, pour les rythmes relativement lents, l’intervalle de
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- classe des valeurs des rythmes dont nous avons étudié la dispersion et la moyenne des accroissements était de 10 mouvements par minute; pour les rythmes plus rapides (à partir de 145 mouvements par minute), il était de 30 mouvements par minute.
- Après avoir ainsi obtenu les couples des valeurs des moyennes et des0 des accroissements des rythmes, nous les avons portés sur le graphique en question, sans nous soucier du niveau de 1 échelle des rythmes auxquels
- -o ^O-
- éca rts
- quadrati ques moyens mouvements par min.
- Fie. 12.
- correspond chacun de ces couples. Nous avons voulu ainsi etu ,e^fS valeurs moyennes des accroissements des rythmes, considérés en absolues, en fonction de leur dispersion à chaque niveau de eC ^ des rythmes, sans que cette échelle soit figurée explicitement courbes. Nous avons procédé de la même façon pour construire ^ f phique 13. Pour cela nous nous sommes servis des données fourn £ les expériences faites sur les mouvements de la main droite du sU Nous donnons ces graphiques à titre d’exemples. Des graphiqueS
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- recherches sur le pouvoir de discrimination des rythmes 189
- logues ont été obtenus sur toutes nos séries expérimentales, se prêtant par le nombre d’expériences effectuées à ce genre de calculs (1).
- On voit, d’après ces figures, qu il existe une relation très étroite entre •es deux variables examinées. Notamment, les moyennes des accroissements des rythmes s’expriment en fonction de leur dispersion par une droite. Dans le cas de la figure 12, cette droite passe par l’origine ; s°n coefficient angulaire est égal à 2,5 environ. Dans le cas de la figure 13,
- , |U JU «U
- écarts quadratiques moyens
- nombre de m ouvements par min.
- Fig. 13.
- la dr ’
- Passant ^asfe Un Peu au-dessous de l’origine. Cependant, une droite assez or*g*ne’ ayant 2,25 pour coefficient angulaire, représenterait
- len 1 ensemble des points représentés sur le graphique (2).
- |?,s Nombres1 rfrej P^ac^ au-dessus de chaque point expérimental (fig. 12 et 13) indiquent ' uae faç0n ,e,déterminations auxquelles correspondent ces points. Ces nombres sont, ^Ots. Jsj0us ^enerale, peu élevés ; dans certains cas, ils peuvent paraître nettement insufflas calcup V°nf, Pens^ utde de donner, à titre documentaire, toutes les valeurs que nous a!l0fts. ees> u autant nlns «pmlilpnt Kipn radrpr avec l’ensemble de nos obser-
- autant plus qu’elles semblent bien cadrer avec l’ensemble de nos obser-
- nfles exPérim C déterminations faites pour chaque rythme au cours des toutes dernières *5 PU mettre60 ’S-^Sans reP°s) étant insuffisant pour ce genre de calcul, nous n’avons j '9 Autrp^ en ,®vidence dans ces séries d’expériences le phénomène décrit ci-dessus V ...-Ornent dit --------------- ? K „ 1«
- sujet„ dit, chaque moyenne vaut respectivement 2,5 et 2,25 (7 environ pour les
- s examinés.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Il importe de bien nous rendre compte de la signification de ces droites. Disons tout d’abord que la présence d’une relation fixe entre les variables examinées n’est pas évidente a priori.
- Sur le diagramme de la figure 14, nous avons représenté par la droite AB l’axe des rythmes (1). La droite CD porte l’axe des rythmes accélérés pa* rapport aux fréquences représentées sur l’axe AB. Soit R,- un rythme donné pris sur l’axe AB. Nous savons que les rythmes accélérés par rapp°rt à un rythme donné ne sont pas toujours les mêmes dans les expériences successives. Ainsi, dans une série d’expériences, on constatera qu’au merIie rythme R/ succéderont les rythmes RaA -..., RRaJ__... suivant les I
- J J u — n 7 um 7 “ T- n , \
- jours. Si la courbe des fréquences décrite bar ces différents rythmes etai
- Fig. 14.
- normale, le rythme R„m serait observé avec la plus grande frequen Par contre, les rythmes Ra_n et Ra+ n ne seraient observés qu excep nellement. Le rythme Rflfn répondrait au rythme accéléré moyen R0m — R, = A, à l’accroissement moyen considéré en valeur at>
- La courbe des fréquences a serait en plus caractérisée par 1 *n<^ulle dispersion ?a. Or, on ne voit pas a priori la raison de la présence relation linéaire étroite entre l’accroissement moyen A et 1 éten ^ la dispersion d’indice ; on pourrait admettre a priori 1 éventu^en d’une autre distribution b, caractérisée par le même & et par ^ plus rapide (A' plus élevé). Or, l’expérience montre qu’une telle re existe. Quelle en est la signification réelle ? ^
- Nous pouvons formuler la constatation qui ressort de 1 examen
- (1) Cette représentation nous a été suggérée par le travail de Thurstone [5]»^ d’ailleurs très riche d’idées suggestives pour la discussion ci-dessus.
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 191
- figures 12 et 13 en termes suivants. Quel que soit le niveau de l’échelle des rythmes, et quelle que soit la fraction différentielle, les différences ja R/ (R/ étant un rythme donné, qui précède Rfl dans une série
- rythmes accélérés) constatées au cours des expériences successives écrivent une distribution dont la moyenne s’exprime en par une valeur identique.
- En d autres termes, l'écart réduit représenté par /’accroissement moyen
- ^ur cette fi
- Par ]es i hgure, les différents segments de l’échelle des rythmes sont représentés rePrésentée<s'teS ^ » A-B et A "'-B". Sur les segements C-D\ C-D et C -D sont
- ?f,c®lérés nS C0ITlrne sur la figure précédente, les courbes de dispersion des rythmes R” 3r rrrR°rt aux rythmes R/, R /, R”/, avec les moyennes correspondantes % et R 0m> Voir les explications dans le texte.
- Fig. 15.
- du
- mhT
- La £ nme est c°nstant quel que soit le niveau de l’échelle des fréquences. faites^6 ^ m°ntre schématiquement les constatations que nous avons
- ^eman(^e à un sujet d’accélérer un rythme donné, il est
- «:r°b?bi* qu’au lieu de l’accélérer, il le ralentit ou le répète ^Ventual‘6l't ^ énoncée ci-dessus montre que la probabilité de cette ette exactement la même, quel que soit le rythme de départ.
- r° abihté est de 6 sur 1.000 pour le sujet I et d’environ 12 pour
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- 1.000 pour le sujet E. Tout se passe comme si, dans l’épreuve des acce-lérations des rythmes, la commande volontaire était faite de façon a laisser toujours la même probabilité, d’ailleurs minime, à cette éventualité. Les rythmes accélérés produits au cours des expériences successives ne seraient pas quelconques. Non seulement leur moyenne se plierait à des règles très simples, mais leur dispersion paraît également être régie par une loi élémentaire.
- Nous arrêtons ici cette discussion que l’on pourrait pourtant appi°' fondir davantage. Une discussion trop détaillée sortirait des cadres de ce mémoire. A vrai dire, pour qu elle le soit, le nombre d’expériences doit être beaucoup plus élevé qu’il ne l’est encore. Aussi le raisonnement que nous venons de faire ne serait-il entièrement valable que si les distributions des accroissements des rythmes suivaient la loi de Gauss. Le nombre restreint d’expériences effectuées ne nous permet pas de nous faire une opinion ferme sur ce point.
- Conclusions et Discussion.
- Loi de Weber. — Ainsi lorsqu’on réussit, sinon à éliminer, du moins à réduire au minimum les facteurs qui contribuent à masquer les lois l’accélération progressive des mouvements rythmiques de la main.^ , loi de Weber se trouve vérifiée. Cependant, la constante de cette (« fraction différentielle ») n’est pas la même pour les rythmes re,a vement lents et pour les rythmes rapides. Pour les rythmes ne dépassa pas 250 mouvements par minute, elle est égale à 1/5 environ. Enc°^ trouve-t-on certaines différences individuelles. Pour les rythmes tre rapides, elle est sensiblement plus petite, pouvant atteindre 1/8 Il existe ainsi un rythme « critique » qui est voisin de la fréquence 250 mouvements par minute.
- Cette constatation soulève les questions suivantes :
- 1. Cette différence entre les deux segments de l’échelle des ryf*1 est-elle réelle ou est-elle conditionnée par les contingences experiin ^ taies ? En effet, une objection peut être formulée, à savoir que, dans cas des rythmes rapides, le sujet n’arrive pas à maintenir constant®^ fréquence accélérée ; il pourrait ralentir le rythme au cours d un 111 essai, même très court (de 15 secondes). ^
- Nous ne croyons pas que cette objection réponde à la réalité des 3 Quoique notre technique expérimentale ne nous permette pas d apP^j, la constance des intervalles entre deux mouvements isolés au cours même essai de 15 secondes, celle-ci est rendue presque certaine pa
- •j $eber
- (1 ) Il importe cependant de faire la remarque suivante : la constatation de la loi .^es au niveau du premier segment de l’échelle ne peut prêter à aucune équivoque, me seg<‘ variant ici dans un rapport assez eleve (de 1 a 7). Par contre, pour le deuxiem je la de l’échelle, ce rapport n’atteint même pas celui du simple au double. La consta fraction différentielle à ce niveau est ainsi bien moins significative.
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 193
- observations indirectes : a) nous avons constaté, et le tableau IV en donne I exemple, que les fréquences des mouvements même très rapides, examinées de 10 secondes en 10 secondes, se maintiennent au même niveau Pour les périodes comprenant plusieurs dizaines de secondes. Si quelquefois un ralentissement est observé, on ne le constate qu’à la fin de essai d une minute (sur un sujet bien entraîné). Nous avons pu confirmer cette observation sur plusieurs dizaines d’expériences. Or si le rythme, Sentie très rapide, reste constant pour une période de quelques dizaines e secondes, il doit l’être a fortiori pendant une période de 15 secondes. / Les phénomènes de fatigue susceptibles d’entraîner éventuellement Un ralentissement d’un rythme rapide sont bien plus marqués pour le bras que pour la main. Or, nous avons constaté que les fractions différentielles correspondant aux rythmes rapides sont plus élevées dans les mouve-ments du bras que dans ceux de la main.
- 2- La différence entre les deux segments de l’échelle étant supposée ee e» quelle en est l’origine ? Nous avons déjà dit, dans l’introduction, que s| la commande volontaire était uniquement guidée, dans l’épreuve e u îee dans ce travail, par la discrimination effectuée au niveau des appareils de perception, on pourrait identifier, par la comparaison des constantes des lois observées, les récepteurs les plus intimement liés à , ^erenciation des rythmes des mouvements volontaires. Dans un ecent travail [6], l’un de nous a apporté des faits qui montrent que l’inter-tlr-1*10*1 ^es perceptions tactiles peut modifier du tout au tout les carac-Wes de Ja commande motrice des mouvements rythmiques. Pour faire tionent*c?t.i°n en question, il aurait fallu étudier dans les mêmes condi-par 1 eXLerimenta^es perception des rythmes progressivement accélérés diff,eS ^.!^eren^s organes récepteurs. Après avoir déterminé les fractions les Cre?tle^es’ d’une part, pour les rythmes perçus et, d’autre part, pour produits, on pourrait faire des comparaisons utiles. Cepen-j ’ a defaut de ces données, on peut déjà présumer, d’après les résultats dansT reF^erc^es> de dualité des mécanismes récepteurs intervenant „•!!* a discrimination des rythmes produits, les fractions différentielles n Pas les mêmes pour les deux régions de l’échelle des rythmes.
- Mais I
- vis ' • 13 comrnande volontaire pourrait garder une certaine autonomie
- s’ a Vls des messages sensoriels ; il est possible que cette autonomie ^ aill 6 d&Vantage pour l’une des deux régions de l’échelle des rythmes, qu’il 6Ur^’ ^6S *mPressi°ns subjectives du sujet sont différentes, suivant cas jaCCe. re ^es rythmes relativement lents ou rapides. Dans le premier ren'ci' SUjet a k sentiment d’une commande plus consciente et diffé-fract\ee • ,dans second, plus globale. Ceci malgré la diminution des ns différentielles pour le deuxième segment de l’échelle des rythi
- unes.
- v°lonta'Ve ^ra^ue pouvoir discriminateur des rythmes des mouvements res. Nos recherches montrent qu’une épreuve pratique de dis-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- crimination des rythmes est facile à réaliser (1). En pratique, ce sont les rythmes lents qu’il est le plus important de différencier. La fraction différentielle moyenne étant sensiblement constante pour ces rythmes, quel que soit le niveau de l’échelle envisagé, nous pouvons comparer le pouvoir discriminateur des rythmes en prenant pour point d’origine n’importe quelle fréquence choisie dans cette région de l’échelle. Pour plus de sécurité, on pourrait fixer le rythme initial à 80 mouvements par minute, par exemple. La fraction différentielle moyenne obtenue, en demandant au sujet de produire les rythmes légèrement accélérés et légèrement ralentis, pourra, nous semble-t-il, constituer un indice précieux de 1 aptitude individuelle à la précision dès mouvements dans le temps'
- Mouvements rythmiques du bras. — Les recherches que nous avons effectuées sur les mouvements du bras ont donné des résultats moins nets que ceux obtenus sur les mouvements de la main. Il semble bien que, d une façon générale, les fractions différentielles moyennes sont plus élevées pouf le bras que pour la main. D’autre part, la constance des fractions diffe' rentielles pour les différents rythmes n’est pas ici aussi nette que sur les mouvements de la main. D’ailleurs, nos deux sujets ont montré a ce point de vue un comportement différent. Enfin il est apparu que leS fractions différentielles maxima correspondent ici à une région, toujou>s la même, de l’échelle des rythmes (au voisinage de 150 mouvements par minute), même au cours des dernières séries expérimentales. H eS possible que les particularités qui caractérisent les courbes des fractions différentielles en fonction des échelons doivent être rapportées à 1 imp°s' sibilité d’éliminer diverses causes d’erreur d’une façon aussi comp^te que nous avons pu le faire pour les mouvements de la main. De nouvel^ expériences sont nécessaires pour le confirmer.
- Rappelons enfin qu’il semble exister une relation linéaire étroite entre les accroissements moyens des rythmes, considérés en valeurs absoLeSl et la dispersion de ces accroissements. La discussion concernant cette constatation a été faite dans le chapitre précédent.
- Résumé.
- duire
- 1. Lorsque les précautions expérimentales sont prises pour re ^ au minimum les effets perturbateurs de la fatigue, de 1’entrainefl1 ^ de l’instabilité des rythmes reproduits au cours d’un essai, etc., on tf°
- uv«
- . Jg
- (1) Cette épreuve est facile parce qu’elle n’exige qu’un nombre relativement P déterminations. La quantité restreinte d’expériences concernant chaque série . je
- effectuées au cours de notre travail doit sans doute surprendre tous ceux qui ont 1 ha u6i d’étudier la discrimination des perceptions sensorielles. Nous avons vu cependan malgré un nombre assez limité de données numériques concernant chaque série . ne riences sur les mouvements de la main, nous avons pu arriver à des conclusions je peuvent pas prêter, nous semble-t-il, à contestation : l’évaluation des erreurs proba nos moyennes en témoigne.
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- RECHERCHES SUR LE POUVOIR DE DISCRIMINATION DES RYTHMES 195
- que l'accélération progressive des fréquences des mouvements volontaires de la main est soumise à la loi de Weber. En d autres termes, lorsqu on demande à un sujet de produire les mouvements de flexion-extension de la main sur les rythmes de plus en plus rapides, le rapport de deux rythmes successifs est en moyenne sensiblement le même pour une grande étendue de l’échelle des rythmes.
- 2. Ce rapport n’est cependant pas identique pour les rythmes relativement lents et pour les rythmes rapides. Pour les rythmes ne dépassant pas 250 mouvements par minute, ce rapport est de 1,20 environ ; pour les rythmes supérieurs à 250 mouvements, il est de 1,13 a 1,16 environ. Il existe par conséquent une fréquence (( critique » qui séparé deux segments de l’échelle des rythmes. Cette constatation laisse supposer 1 existence de deux mécanismes différents de la commande volontaire de 1 accélération des mouvements rythmiques.
- 3. De légères différences individuelles ont été constatées a ce point de vue sur les sujets examinés.
- 4* Il semble exister une relation linéaire fixe entre les moyennes des accroissements des fréquences des mouvements, considérés en valeurs absolues, et la dispersion de ces accroissements pour un rythme donne. Cette relation est indépendante du niveau de 1 échelle des rythmes.
- 3. Une épreuve pratique du pouvoir discnminateur des fréquences es mouvements volontaires, facile à réaliser, est indiquée.
- b- Les résultats obtenus sur les mouvements du bras sont moins nets que ceux trouvés sur les mouvements de la main. Pourtant, la encore, es fractions différentielles moyennes constatées pour les differents rythmes °scillent entre des limites relativement étroites.
- BIBLIOGRAPHIE
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- (Laboratoire de Physiologie du Travail du Conservatoire National des Arts et Métiers!
- Dirr : H. Laugier.)
- UNE NOUVELLE APPLICATION DU QUARTZ PIÉZOÉLECTRIQUE : PIÉZOÉLECTROGRAPHIE DE LA MARCHE ET DES MOUVEMENTS) VOLONTAIRES
- par W. Liberson.
- C’est Pierre Curie [1] qui a mis en lumière les propriétés piézoelec' triques du quartz : lorsqu’on soumet une lame de ce cristal, convena' blement taillée, dont les faces sont perpendiculaires à l’un de ses axeS électriques, à une traction ou à une pression s’exerçant suivant la direction de cet axe, on observe sur ses deux faces l’apparition des charges elec' triques égales et de signes contraires, proportionnelles à l’effort exerça-Si la lame est taillée de façon à rendre ses faces perpendiculaires à 1 aXf électrique et contenant la direction de l’axe optique parallèlement a l’un de ses bords, l’effort exercé suivant la direction normale à la f01®a l’axe optique et à l’axe électrique permet également de recueillir charges électriques sur les deux faces du quartz, la quantité d’électnc>te étant proportionnelle à l’effort exercé.
- Les propriétés du quartz ont été utilisées en physiologie pour 1 >nS cription de la pression artérielle [2 et 3] et pour celle de la tension deV^ loppée par un muscle pendant sa contraction [4 et 5]. En ce qui concern ^ myographie, nous en avons préconisé récemment [6] l’empl01 * l’homme et nous avons déjà obtenu, en collaboration avec Covadu Ulmeanu et Olivier [7], des résultats intéressants.
- Dans la note préliminaire présente, nous proposons d’utiliser ces Pr° priétés dans l’étude de la marche et celle des mouvements volontai
- Recherches de Bernstein sur la marche.
- 10 î
- Les recherches de Mareiy [8], de Braune et Fischer [9 et
- celles plus récentes de Bernstein et ses élèves [12 et 13] ont P .
- d’obtenir une image mécanique fidèle de la marche, grâce à 1 aPP^c0|e de la méthode chronophotographique. Ce sont les recherches de e , russe, dont les résultats sont consignés dans deux ouvrages recein
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- UNE NOUVELLE APPLICATION DU QUARTZ PIEZOELECTRIQUE 197
- parus, qui ont apporté les données les plus précises sur cette question. La technique cyclographique de Bernstein consiste à photographier une dizaine de petites ampoules électriques fixées au niveau des articulations importantes d’une moitié du corps, ainsi qu’à la tête et à 1 extrémité antérieure du pied. Grâce à l’emploi d’un obturateur, chaque ligne du cliché photographique, correspondant à une ampoule, est représentée Par un pointillé. La distance entre deux points successifs correspond au chemin parcouru par une articulation donnée pendant une duree connue, 1/60 de seconde, par exemple. L’analyse mécanique des cyclo-grammes obtenus se fait suivant deux axes, vertical et horizontal. Ainsi °n peut calculer et construire, pour les centres de gravite de tous les Segments de membres ainsi que pour ceux de la tête et du corps entier, Ls courbes des distances parcourues, des vitesses, des accélérations, des efforts appliqués, dans la direction verticale (axe des y) et dans la direction horizontale (axe des *). Ces courbes indiquent les valeurs de toutes ces
- Fig. 1.
- - a chaque moment de la marche. Ce sont les courbes des efforts nUesC*UeeS ,aUX ^^érents centres de gravité qui sont, parmi celles obte-Co S ?ar ^ an&lyse directe des cyclogrammes, les plus importantes à aitre. Ce sont elles d’ailleurs qui nécessitent le nombre le plus
- Ces aWe ^ CaIcuk
- le caT C°Ur^es sont très complexes. Sur la figure 1, nous avons représenté conc C'Ue de ^ Une deS cour^es données dans l’ouvrage de Bernstein [12], sui Grnant ^es efforts appliqués au centre de gravité du corps entier Une ' •Un^ direction horizontale. On voit que cette courbe présente acc.ferie d accidents et d’irrégularités. La présence de la plupart de ces la • *1*? est constante pour les sujets normaux. Il importe d’en trouver dser j catl0n physiologique. D’autre part, cette courbe peut caracté-dém a,marc^e d’un individu ; elle est profondément modifiée dans la enf Che Philologique ; elle est tout à fait différente chez les jeunes n s » elle subit des perturbations sous l’influence de la fatigue, etc...
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Si bien qu’elle peut caractériser la locomotion d’un individu, tout comme un électrocardiogramme caractérise son activité cardiaque.
- Or, malgré les simplifications et les perfectionnements apportés par Bernstein et ses élèves à la méthode cyclographique, l’analyse mécanique des cyclogrammes est extrêmement laborieuse, ce qui a retardé la diffusion de cette méthode pourtant si utile pour l’étude de la marche et des mouvements. C’est là que les propriétés piézoélectriques du quartz peuvent rendre des services méconnus jusqu’à présent.
- La piézoélectrographie de la marche.
- Les efforts appliqués aux centres de gravité des différents segments du corps pendant la marche doivent vaincre principalement les forces d’inertie et celles de la pesanteur. Aussi les équations de ces efforts sont-elles différentes, suivant qu’il s’agit des forces analysées d’après h direction horizontale (axe des *) ou verticale (axe des y). Voici ces équations :
- [A„ + g]
- F* = A,
- [1]
- [2]
- où F = force ; A = accélération ; P = poids du segment de membre étudié et g — l’accélération de la pesanteur. . ,
- Pour déterminer les efforts appliqués aux différents centres de gravltej il faut donc connaître à chaque moment leurs accélérations. Aussi es1''1 naturel d’avoir recours aux appareils permettant d’inscrire une cour des accélérations (accélérographes). Ces appareils sont pour la plupar inutilisables dans l’étude de la marche, surtout à cause de leur fréquence propre, généralement trop basse. Cependant les accélérographes à quart^ piézoélectrique, dont le principe est connu depuis plusieurs années, s0 exempts de ce défaut, Nous nous sommes servi d’un vibrographe cons truit récemment par Gondet et Beaudouin [13]. Sur notre deman cet appareil, fabriqué par Ch. Beaudouin (Paris), a été modifie P0^ pouvoir être appliqué à l’étude de la marche : son poids qui, dans cas du vibrographe décrit, est de 2 kg., a été ramené à 800 gr. envu'°Ifj la sensibilité restant la même. La description détaillée de cet appare^ sera faite ultérieurement. Nous nous contenterons ici d’en indiquer principe. , . ^
- Soit L (fig. 2) la lame de quartz fixée sur un support S, lui-mÇ solidaire du corps dont on étudie le mouvement. La masse d inerte est appliquée contre un bord de cette lame de quartz et est fixée au sU^ port S par l’intermédiaire des ressorts Ri et Ri. La lame de quartz taillée de telle façon que, lorsqu’elle subit les pressions suivant la direc
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- UNE NOUVELLE APPLICATION DU QUARTZ PIEZOELECTRIQUE 199
- parallèle à la flèche, les charges électriques proportionnelles à ces pressions apparaissent à ses deux faces. Lorsque le corps auquel est fixé l’ensemble fait par le support, la lame de quartz et la masse d’inertie (constituant ainsi un détecteur à quartz) se déplace, suivant la direction contenant *a Hèche, les forces d’inertie apparaissent. Ces forces sont proportionnelles à 1 accélération subie par le corps dans cette direction et à la masse I Poids P. Lorsque l’accélération se fait dans le sens indiqué par la flèche, e poids P a tendance à se décoller de la lame de quartz ; la pression constante exercée par les ressorts Ri et Ri, appliquant la masse d’inertie contre le quartz, sera donc diminuée par suite de cette accélération. Lorsque accélération se fait dans le sens contraire à celui indiqué par la flèche, a pression exercée par le poids sur la lame de quartz augmentera. Les ress°rts sont choisis de façon à développer une tension bien supérieure
- Fig. 2.
- QUx orces qui, naissant pendant le mouvement du corps, s’y ajoutent j^S en ^tranchent, suivant le sens de l’accélération, la Varia^lons de la charge électrique apparaissant aux deux faces de c a^e de quartz, proportionnelles aux pressions du poids P et par Slir S.e<^Uent proportionnelles à l’accélération du corps (1), sont inscrites am iecPap*er sensible, grâce à l’emploi d’une lampe électromètre, d’un dét^ 1^1Cateur a courant continu et d’un oscillographe de Dubois. Le trie C 6Ur a ^uartz doit se trouver dans la même boîte métallique protec-const0,116 ^ ^ampe électromètre, afin d’éviter les pertes de charge. La ante de temps du détecteur est de quelques minutes. La fréquence L G, eAs*- ^e plusieurs milliers par seconde, fixée b°lte protectrice> longue de 25 cm. et large de 6 cm., peut être SUr la poitrine ou sur le dos du sujet dont on étudie la marche.
- ^0ri<ie de b pesanteur exercée par le poids sur la lame de quartz étant soit cons-cale soit constante respectivement pour les composantes horizontale et verti-
- 68 efLrts appliqués.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- On s arrange de façon que la flèche indiquée sur le dessin schématique de la figure 2 se trouve, soit dans la direction horizontale, soit dans la direction verticale ; on peut la faire correspondre à un niveau déterminé du tronc. On peut fixer simultanément deux détecteurs à quartz sur le sujet ; ils sont disposés alors perpendiculairement l’un à l’autre, pet' mettant d inscrire simultanément deux piézoélectrogrammes,«horizontal et « vertical ». Les fils allant des détecteurs aux amplificateurs sont places dans un tube métallique flexible ; ils peuvent être assez longs pour ne pas gêner les mouvements du sujet.
- Lorsque la détection se fait dans la direction horizontale, le piézoélec' trogramme obtenu traduit directement les accélérations, proportionnelles aux forces d inertie. Lorsque la détection se fait dans la direction verticale, la pesanteur intervient sous la forme d’une constante additive-L’accélérogramme se trouve simplement décalé par rapport à l’axe des x, si on le compare à la courbe traduisant les efforts appliqués suivant la direction verticale (voir les équations 1 et 2).
- 1 *Sec
- Fig. 3.
- Ainsi, lorsqu’on étudie les efforts appliqués au tronc, les deux « P^eZ° électrogrammes » de la marche, vertical et horizontal, présentent les caractères que les courbes calculées par Bernstein ; ils ont l’avantage pouvoir être obtenus en quelques minutes. La figure 3 montre un P1^ électrogramme horizontal de la marche, le détecteur étant apphque a tronc du sujet. Il suffit de le comparer à la courbe donnée par Berns (fig. 1) concernant le centre de gravité du corps entier, pour cons leur ressemblance. L’économie de temps réalisée est considérable-
- Fixé sur la cuisse, le détecteur à quartz permet d’inscrire les e"° s’exerçant, soit tangentiellement à la portion de l’arc décrite par le cen^ de gravité de ce segment de membre, soit radialement. Ici, la force la pesanteur, variant suivant la loi sinusoïdale, se surajoute aux i° ^ d’inertie. Les courbes obtenues ne peuvent pas être superposées a ce ^ de Bernstein, qui sont calculées suivant les composantes honzonta ^ verticale des efforts. Les piézoélectrogrammes de la marche, pris au n1^ de la cuisse, présentent donc des caractères particuliers qu’il est m sant à mettre en lumière.
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- UNE NOUVELLE APPLICATION DU QUARTZ PIEZOELECTRIQUE 201
- Le poids du détecteur n’autorise pas de le fixer sur la jambe : le caractère de la marche s’en trouverait affecté.
- Ce n’est donc pas dans le but de remplacer, dans tous les cas, la méthode cyclographique que nous proposons la nôtre ; c est pour la suppléer dans certains cas. C’est d’ailleurs grâce aux recherches cyclographiques antérieures que nous pouvons déterminer les phases de la marche auxquelles correspondent tels ou tels accidents du piézoélectrogramme chez les sujets normaux. Dans d’autres cas, 1 association de la cinématographie a L piezoélectrographie de la marche pourrait nous renseigner sur les Positions du corps dans l’espace. Enfin, l’inscription simultanée des électromyogrammes et du piézoélectrogramme pendant la marche pourra Sans doute apporter des éléments d’explication très importants des divers accidents des courbes des efforts appliqués au niveau des différents centres de gravité, courbes décrites par Bernstein.
- Extension de la méthode piézoélectrographique à l'étude des autres mouvements.
- ^ La méthode que nous proposons pourra d’ailleurs s’appliquer à l’étude mauvements en général, celle de certains exercices sportifs, etc... vu0t- maitre, le Prof. Henri Laugier, ayant entrepris des recherches en cb ] i Preciser les différences individuelles concernant la discontinuité a commande ^nerveuse des mouvements volontaires, mise en lumière
- 1 S&C.
- Fig. 4.
- Par Lehm
- trique ' i’?nn’ nous avons cherché à appliquer la méthode piézoélec-grarn a etude de ce phénomène. La figure 4 montre un piézoélectro-mis en du gouvernent d’abduction-adduction du membre supérieur bras la jextension complète. Le détecteur à quartz est placé sur l’avant-SuPèrieuarne ^ ^uartz étant dirigée suivant la verticale lorsque le membre c°Urbe * CSt ^evé jusqu’à l’horizontale. La portion ascendante de la 0^ Vojp°rresP°nd à l’abduction ; sa portion descendante à l’adduction. di$c . ^Ue ^es efforts appliqués au bras pendant ce mouvement sont Us> surtout pendant la descente. Il est facile de compter la fré-
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- 202
- LE TRAVAIL HUMAIN
- quence des « pulsations » de l’effort moteur, fréquence qui pourrait éventuellement se révéler comme caractéristique pour un segment de membre étudié et pour un sujet examiné.
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- NOTES ET INFORMATIONS
- U LÉGISLATION FRANÇAISE DU TRAVAIL EN 1935
- Revue analytique et répertoire alphabétique (1)
- par G. Ichok.
- Accidents du travail.
- du~‘n^ati°n des divers fonds, prévus par la législation sur les accidents qUe ravad [4], fait l’objet du décret du 28 juin. Nous apprenons ainsi > Pour 1 année 1936, le taux de la contribution des exploitants assurés situ' eVon sur toutes les primes d’assurances, acquittées pour des risques du t6rSa en France ou en Algérie, au titre de la législation sur les accidents 1o pVai ’ est fixé comme suit, pour chacun des fonds à alimenter :
- 2q p0n<^s de garantie (art. 24 de la loi du 9 avril 1898) : 5 p. 1.000 ; 19'lfi'i s de prévoyance des blessés de la guerre (loi du 25 novembre 30 p 2 P- 10.000 ;
- a) p0-n<^S de majoration des rentes (loi du 15 août 1929) :
- Par 1 ,filn?es autres que celles assurant des risques purement agricoles, visés
- b) pp du 15 décembre 1922 et 30 avril 1926 : 11 p. 100 ;
- 15 j - 1TÎ?es assurant des risques purement agricoles, visés par les lois du 40 p ,re 1022 et 30 avril 1926 (loi du 27 juillet 1930) : 5 p. 100 ;
- En (.°n • de rééducation (loi du 14 mai 1930) : 0,15 p. 100. autres ^Ul ,cPncerne taux de la contribution des exploitants non assurés, rentes dU,G ^ employeur, à percevoir sur les capitaux constitutifs des il es^ ’ rnises à leur charge pour les risques situés en France ou en Algérie, 1° p1X<î c°mme suit, pour chacun des fonds à alimenter :
- 2° pands de garantie (art. 24 de la loi du 9 avril 1898) : 13 p. 1.000 ; l9lJI!(,S de prévoyance des blessés de la guerre (loi du 25 novembre
- >P»n,,P-,10'ft00’ .
- a) p j . de majoration des rentes (loi du 15 août 1929) :
- 15 dpr»^ P.01tants autres que les agriculteurs, visés par les lois des J «embre 1922 et 30 avril 1926 : 27 p. 100 :
- (l°i du^0-7 • teurs visas Par les lois des 15 décembre 1922 et 30 avril 1926 4° p j Juillet 1930) : 12 p. 100 ;
- mds de rééducation (loi du 14 mai 1930) : 0,60 p. 100.
- °nt donn^l*-^ dus au travail avec des courants électriques et leur prévention e lleu> d’une part, à un décret détaillé et, d’autre part, aux arrêtés
- , P) Les n .
- °U ^es diverUrner°S’ ^ndiqués dans la revue analytique, se rapportent au répertoire ^r°üPés narS act®s législatifs, qu’ils soient analysés par nous ou non, se trouvent, matière, dans Tordre chronologique. *
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- et instructions ministériels. D’après le décret [6], les installations électriques doivent comporter des dispositifs de sécurité en rapport avec la plus grande tension de régime existant entre les conducteurs et la terre. Dans les installations triphasées, cette tension est évaluée par rapport
- au point neutre ; elle est représentée par V=
- U
- \/3"
- la tension U étant la
- tension efficace entre phases.
- Suivant leur tension ainsi définie, les installations électriques sont classées en trois catégories :
- Première Catégorie :
- A) En courant continu :
- Les installations dans lesquelles la plus grande tension ne dépasse pa> 600 volts.
- B) En courant alternatif :
- B1 : Celles pour lesquelles la plus grande tension efficace ne dépossC pas 150 volts ; .
- B2 : Celles pour lesquelles la plus grande tension efficace excède 150 vo sans dépasser 250 volts. .
- Les installations de première catégorie qui fonctionnent sous une tens ne dépassant pas, soit 50 volts en courant continu, soit la valeur efi1<j de 24 volts en courant monophasé, soit, en courant triphasé, la va ^ efficace de 24 volts entre phases, si le neutre n’est pas mis à la terre,
- 42 volts entre phases, si le neutre est mis à la terre et qui répond d ( part à certaines conditions, sont dites, pour l’application du présent dec « à très basse tension ».
- Deuxième Catégorie :
- Les installations dans lesquelles la tension dépasse les limites c‘'^eSaS„t sans atteindre 60.000 volts en courant continu et 33.000 volts en c°ur alternatif.
- Troisième Catégorie :
- Les installations dans lesquelles la tension égale ou dépasse 60.000 '
- olts
- en courant continu et 33.000 volts en courant alternatif.
- duc'
- Les installations dites à très basse tension ne doivent avoir aucun t teur sous tension câblé avec d’autres conducteurs actifs. Elles ne 1 .^ef. pas non plus être alimentées, à partir de tensions plus élevées, par médiaire de résistances ou d’autotransformateurs. j^e
- Dans tout circuit électrique, parcouru par des courants de de1 - je catégorie, aboutissant à un appareil récepteur d’utilisation qui ei°s OU courant doit pouvoir etre coupe simultanément sur tous les pôles toutes les phases. i(;I1)jère
- Il en est de même lorsqu’il s’agit d’un circuit électrique de P1 catégorie : . ge d
- 1° Pour tout appareil récepteur autre qu’un appareil d eclai o consommant une puissance supérieure à 500 watts ; . nui**""
- 2° Pour tout appareil récepteur amovible, quelle que soit la pu ou la nature de l’appareil. j^is,!1
- Dans tous les autres cas, les interrupteurs unipolaires seront a
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- ‘ ondition d’être toujours placés sur le conducteur de phase ou sur le conducteur principal.
- Les appareils d’interruption seront aisément reconnaissables et disposés
- de
- manière à être facilement accessibles.
- L isolement des installations électriques mises à terre, les canalisations, es machines, transformateurs, tableaux, appareils, lampes électriques, les dispositions particulières à certains locaux et emplacements de travail, les mesures à prendre contre le danger d’incendie, les appareils amovibles, le Voisinage de conducteurs d’énergie électrique avec des lignes de télécommunication, enfin la surveillance et l’entretien des installations électriques ""travaux à proximité des conducteurs, le matériel d’isolement pour parer imx accidents, tout cela est examiné dans le décret dont les moindres détails . 1Vent etre pris en considération si l’on veut éviter les accidents. Notons 11 spécialement l’ordre de service qui impose l’obligation :
- °) Aux préposés à la conduite des machines et appareils électriques de des'h*' *r®<ïueinment à l’examen des connexions des conducteurs de terre, atls et pièces conductrices des machines et à l’examen des conducteurs P es des appareils amovibles et de leurs fiches de prise de courant ;
- de^ ^ V,n préposé expressément désigné à cet effet, dans les installations Première catégorie où le neutre n’est pas à terre et qui comportent des lem?Urs ^ une puissance totale de 5 kilowatts au moins, de vérifier journel-ent aux tableaux de distribution qu’il n’existe pas d’écart anormal de co /eu entre chaque pôle ou phase et la terre, les appareils destinés à ce 'me ne devant être branchés que le temps strictement nécessaire, fu’il con1;muité des conducteurs de terre doit être contrôlée aussi souvent au s?ra utile. La vérification de la résistance des terres doit être faite moins tous les ans par une personne qualifiée. étaPl'11' 6S ^nstaLations électriques n’appartenant pas à la très basse tension, desVeS -^anS ^es l°caux °ù, Pai suite de l’humidité, de l’imprégnation par d0 . lclUlues conducteurs ou du dégagement de vapeurs corrosives, il est l)rés 6UX Un i'soiernent suffisant puisse être maintenu si ces installations mpn n Gn^ ^es con(iucteurs ou appareils accessibles, leurs isolements par qualité ' ^ ^ ^en>e sont vérifiés au moins tous les six mois par une personne
- vériflf! I’ieSU tatS! tant des vérifications de la résistance des terres que des n°m et 10ns. ^isolement, ainsi que la date de chaque vérification et les Un pe„- (IUabté de la personne qui l’a effectuée, doivent être consignés sur à l’anr, -r? SPécial. En tête de ce registre doit être indiquée, avec croquis initiaig ’ & ^a^0n d°nt sont constituées les prises de terre et leur résistance
- Allocations familiales.
- plus H mars 1932 sur les allocations familiales élargit de plus en
- 1er aVrii lqqamP cl activité. Sa date de mise en application est fixée au Ja catéffrW ° dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise et pour leurs /^^professionnelle des marchands au détail de combustibles livrant Liles j-gj rchandises par moyens de transport hippomobiles ou automo-
- f>ans ]p .
- (afion ri f ca^égories professionnelles ci-après, la date de mise en appli-e a loi du 11 mars 1932 est fixée au 1er juillet 1935 [10] :
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Sous-groupe 4 J c.
- N° 4.644. — Saboterie, fabrique de sabots.
- N° 4.6441. —- Fabrique de galoches.
- N° 4.645. — Fabrique de crépins en bois, articles en bois pour chaus-
- sures.
- N° 4.6450. — Formier.
- N° 4.6451. — Fabrique de formes en bois pour la chapellerie.
- Sous-groupe 6 Ad.
- N° 6.220. — Commerce d’alimentation, etc...
- N° 6.222. — Marchand au détail aux halles.
- Sous-groupe 6 A k.
- N° 6.578. — Marchand d’objets en caoutchouc.
- N° 6.5S . — Marchand de quincaillerie au détail, marchand d’article® et d’ustensiles de ménage.
- Le 1er octobre 1935, les allocations familiales sont entrées en vigueur [LJ' 1° Dans toute la France pour les catégories professionnelles suivante» • Station service.
- Marchand au détail d’essence de pétrole, de mazout, d’huiles, de graissa pour voitures automobiles.
- Dans le sous-groupe 4 J c de la nomenclature des industries et professic'1-de la statistique générale de la France :
- N° 4.64. — Fabrique d’articles, objets, ustensiles, outils en bois-N° 4.642. — Tonnellerie.
- N° 4.646. — Fabrique de modèles pour la mécanique, la fonderie. N° 4.6460. — Modeleur.
- N° 4.652. — Fabrique de grillages, treillages et treillis en bois.
- N° 4.654. — Fabrique d’archets.
- Dans le sous-groupe 5 B c (transports maritimes) :
- N° 5.6 . — Navigation maritime.
- N° 5.60. — Marins.
- N° 5.61. — Compagnie de navigation. N° 5.62. — Remorquage en mer.
- 2° Dans les départements autres que la Seine et Seine-et-Oise,
- )0Ür
- les catégories professionnelles suivantes : g par
- Marchands au détail de combustibles livrant leurs marchandise moyens de transports hippomobiles ou automobiles.
- Dans le sous-groupe 4 B h de la nomenclature : rjses
- N° 4.185. — Préparation de triperie, à l’exception des entiel vendant au public en détail. uj)lic
- N° 4.19. — Charcuterie, à l’exception des entreprises vendant au P en détail. , caté*
- 3° Dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise pour a gorie professionnelle suivante :
- Dans le sous-groupe 6 A c de la nomenclature :
- N° 6.215. — Marchands de lait, laitiers.
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- lRTISANAT.
- Le rôle de l’artisanat ne peut guère être sous-estimé lors de l’organisation nationale du travail. Malheureusement, le chômage frappe, d’une manière Particulièrement dure, cette catégorie de travailleurs. Aussi, le décret prévoit-il Vassistance aux artisans sans travail [16]. Il est apparu que le euleur moyen d’aider les artisans privés de travail serait de leur faire ^erser des indemnités par des caisses mutuelles constituées entre artisans le ^U1 e*erceraient plus aisément et plus efficacement qu’un service public contrôle nécessaire. Malheureusement, la crise elle-même a été un obstacle j a Creation de telles caisses. 11 importe cependant, pour des raisons d’une ute valeur sociale et dans l’intérêt même des finances publiques qui auraient à supporter les charges de l’assistance nécessaire aux artisans j 1Ves de travail, que des mesures soient prises pour parer à l’insuffisance e^,cais®es mutuelles artisanales.
- des &PreMe nouveau décret, les chambres de métier suppléeront à la carence / °rganismes existants. Elles pourront créer, en vue de permettre aux ores de métier d’assurer, sans attendre la rentrée des ressources cons-1,. r es Par les centimes additionnels spéciaux au principal de la patente, int' ?Ctl0nnemeiit des caisses qu’elles auraient créées; des avances sans tin i P?urront leur être accordées sur les disponibilités du fonds de dota-$urV 6 ^ ai>.tisanat, institué par l’article 2 de la loi du 27 décembre 1923 ,e crédit à l’artisanat. Ces avances seront attribuées par décision du de j1S Je. c^u Iravail, après avis de la Commission instituée par l’article 6 de . du 27 décembre 1923. Elles seront remboursables dans un délai par j01® „ a.n® au maximum, suivant les modalités qui seront déterminées lesrr ,| ecisi°n d’attribution. Cette décision pourra fixer les conditions dans tisse CS ^6S subventions attribuées par l’État seront employées à l’amor-nent des avances accordées.
- Assurances sociales.
- La lo'
- décrets1 ]S^r ^es Assurances sociales continue à se développer. De nombreux Vera leû °'1S et arrêtés [17-33] ont ainsi vu jour. Dans le répertoire on trou-quela,] F eaumération ; qu’il nous soit permis seulement de passer en revue La c ,.ecre_ls qui nous paraissent mériter une attention spéciale. Sernents rflna^on du régime d’assurance des ouvriers des arsenaux et établis-in^port mai>ine avec le régime général des Assurances sociales est
- de Ce n e dans ce sens qu’elle ouvre la voie à une série d’autres mesures Caraeté [" r cette façon, les Assurances sociales finiront par avoir un b’a d une grande institution nationale, le pers0tS i ^acret [22], dans les arsenaux et les établissements de la marine, re$te Z1 , ouvrier des deux sexes, régi par le décret du 1er avril 1920, Soins a, Ce- Pour l’ensemble des risques assurance-maladie, maternité et Le Co X 1.nvalides sous le régime de ce décret, de 10 aiis'l0lnl non assuré et les enfants à charge qui sont âgés de moins Santle$ ne Sont Pas salariés, ainsi que les pupilles de la Nation remplis-°U iemu11»' meS Conditions, placés sous la tutelle du cheî de famille (homme cLaqUe -eL °nt droit à des avantages équivalents dans l’ensemble, pour rrialaclie 1St^Ue’ a Ceux que prévoit la loi du 30 avril 1930 pour les risques Les pr., paternité et pour les soins aux invalides, d^s 0uVr- atl0ns médicales et pharmaceutiques seront assurées aux familles lers et des ouvrières de la marine comme si ces derniers étaient
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- eux-mêmes affiliés obligatoirement aux Assurances sociales. Les dispositions des conventions passées entre les caisses départementales des Assurances sociales et des syndicats des médecins, pharmaciens, sages-femmes, et,les hospices, pour bénéficier des tarifs de responsabilité de la caisse départementale où sont domiciliés les intéressés, leur seront étendues.
- Les familles des ouvriers et ouvrières de la marine ne seront pas admises en traitement dans les hôpitaux de la marine.
- Les décrets du 30 octobre, qui ont modifié la législation à tant de points de vue pour être taxés, par certains, de révolutionnaires, n’ont pas laisse de côté les Assurances sociales [29-31].
- Dans son rapport qui précède le nouveau décret, le ministre du Travai indique que, d’après les derniers renseignements recueillis, on peut évalué à 8.800.000 le nombre des assurés ; plus de 7 millions de salariés donnent lie11 à des versements, et 5 millions 1 /2 cotisent régulièrement, malgré les circoïc tances économiques défavorables et l’ampleur d’une crise de chômage sans précédent.
- De 1930 à 1934, les assurés ont subi sur leur salaire des retenues atlej gnant 7 milliards 300 millions, les employeurs ont versé de leur côté ' 1111 liards 600 millions, la contribution de l’État s’est élevée à 2 inunal 500 millions. Pendant la même période, 4 milliards 1 /2 ont été affectes règlement des prestations, prévues en cas de maladie, de maternité et décès; 1 milliard 800 millions ont servi au paiement des pensions d’invau' ' et des retraites ouvrières; 400 millions ont couvert les dépenses de geS 1 _ des caisses, le surplus constitue aujourd’hui la fortune des 1.200 organisé chargés du service des prestations. . j
- Au 31 décembre 1934, l’actif des caisses de répartition était de 1 nu 900 millions, celui des caisses de capitalisation de 5 milliards 200 nuD° celui de la Caisse générale de garantie de 3 milliards. A la même .j 1 milliard restait encore à la Caisse des dépôts et consignations et represen le reliquat des cotisations non ventilées. _ -eS
- Les fonds disponibles ont été placés conformément aux règles, irnP° jfS par la loi, en rentes sur l’Etat, en obligations du Crédit Foncier ou Chemins de fer, en prêts aux départements et communes, etc... . depuis le 1er juin 1934, les trois quarts des ressources des caisses de cy i5 lisation et du fonds de majoration et de solidarité sont affectés à un ^ commun de travail et ont permis la mise en œuvre d’un plan de lutte c . n le chômage d’environ 10 milliards, dont l’exécution se poursuivra juS(l
- 1940.
- Chômage.
- onoi)ft
- La lutte contre le chômage a inspiré souvent le législateur qui s’est pr pour de grands travaux [41]. afitib
- Les travaux à exécuter sont de trois ordres : les grands travaux u les travaux départementaux et les travaux communaux. eo
- Par travaux d’État, il faut entendre les travaux publics : ce s0Jl Vc-ordre principal, des travaux d’entretien, de développement ou de Pe tionnement de l’outillage national. s0li5-
- L’aide financière de l’État sera subordonnée à l’avis favorable de ia ^ commission technique de la Commission nationale des grands tia > siégeant au ministère du Travail, à laquelle sera adjoint un repi’ du ministre de l’Intérieur.
- tra'
- ésenta11
- Deux décrets ont pour objet de préciser les conditions dans
- lesque
- tenu
- seront effectués les prélèvements sur les ressources dégagées par ^a^jjqUe de 10 p. 100 et les conditions dans lesquelles la sous-commission te
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- de la Commission des grands travaux et la caisse de crédit aux départements et aux communes pourront coordonner et faciliter 1 œuvre des collectivités locales.
- Conseil National Économique.
- Le Conseil national économique qui a si souvent, peut-être même pas assez souvent, l’occasion de se prononcer sur les problèmes vitaux du travail, v°it sa composition légèrement modifiée. L’arrêté du 26 juillet [44] est Codifié ainsi qu’il suit :
- Sont désignées les organisations suivantes pour déléguer des représentants au Conseil national économique :
- Travail de Direction, c) Commerce.
- . Comité national des conseillers du commerce extérieur. Ln délégué titulaire.
- Association nationale d’expansion économique. - Un délégué suppléant. Comité d’action économique et douanière. •— Un délégué suppléant.
- Métiers urbains et ruraux.
- Artisans.
- Confédération générale de l’artisanat français. — Un titulaire ; deux SuPpléants.
- Comité d’entente et d’action artisanale. — Un titulaire ; un suppléant, oion des artisans français. — Un suppléant.
- Enfant, Travail.
- Ç
- navan^lneS métropolitaines sur la protection de l’Enfance vont doré-L’a ;rouver leur application aux colonies.
- ^anin,reS ^e,décret [51], les lois suivantes sont déclarées applicables à la (lue, a la Guadeloupe et à la Réunion :
- dans i 01 *du ^ décembre 1874 sur la protection des enfants employés es Professions ambulantes.
- P)
- 01 du 23 décembre 1874 sur la protection des enfants du premier âge.
- et atm °* ^ avrü 1898 réprimant les violences, voies de fait, cruautés
- ntats commis envers les enfants.
- t>) T .
- les lois"0/ deS ^ novembre 1921 et 23 juillet 1925 modifiant et complétant Naîtrait'CS juillet 1889 et 27 juin 1904 sur la protection des enfants es ou moralement abandonnés.
- E)
- Plants °j ^ décembre 1904 interdisant l’assurance en cas de décès des de moins de 12 ans.
- 14
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Exposition du Travail.
- Le décret du 16 janvier 1935 [57] institue auprès du ministère de l’Éducation nationale un Comité permanent des expositions du Travail dont les membres sont nommés par arrêté ministériel qui fixe la date, arrête la classification de 1 Exposition nationale et répartit les industries en groupes et les professions en classes. En plus, il propose à l’agrément du ministre la nomination des présidents et des vice-présidents de groupes et de classes et deâ membres du jury de l’Exposition nationale. Il reçoit du jury les propositions de récompenses et arrête définitivement la liste de celles-ci ; il sur' veille, contrôle et approuve l’exécution, par le comité chargé de l’organisation de l’Exposition nationale, des décisions prises par lui et l’emploi dos sommes mises par l’État à sa disposition.
- Une Lommission interministérielle, dont les membres sont nommés pal le ministre ayant dans ses attributions la direction générale de l’enseigne‘ ment technicjue, est chargée d’assurer, en liaison avec le Comité permanent des expositions du travail, la collaboration de tous les départements minlS' tériels intéressés.
- Chaque groupe de l’Exposition nationale du travail est placé sous l’auto rité d’un président et de vice-présidents nommés par le ministre aya'1’ dans ses attributions la direction générale de l’enseignement techmque’ sur la proposition du Comité permanent.
- Les présidents et les vice-présidents de groupes, les présidents de classes et les délégués des expositions départementales et régionales, réunis e"
- un
- assemblée générale par le Comité permanent, nomment, pour trois ans^ Comité de l’Exposition nationale chargé de l’organisation de celle-ci et d la composition sera fixée par arrêté. Ce comité d’organisation reçoit dons et subventions, arrête son budget, établit le règlement général et programme des concours, fixe le nombre et la qualité des récompenses attribuer et, le cas échéant, propose l’allocation de bourses aux candi pour la préparation de leur travail à exposer. -s
- Les comités départementaux de l’enseignement technique sont cha e de stimuler et de coordonner les initiatives régionales, d’organiser les e r sitions du premier degré, de proposer à la nomination des préfets les coin saires généraux, de fixer les conditions d’admission, de nommer les Ju^ de déterminer les récompenses et primes à attribuer aux lauréats, de re . cher les ressources nécessaires aux opérations de l’exposition, d'arrêter budget, de correspondre avec le Comité permanent et de recevoir ses tives.
- LIeures supplémentaires.
- Les heures supplémentaires intéressent à la fois le médecin, qui s °cC^e de la lutte contre le surmenage, et l’industriel dont la production augm®^ nécessite un rythme plus rapide. Vu la crise économique, un facteur no -est intervenu : la nécessité de procurer du travail aux chômeurs^ ^ comprendra-t-on aisément l’utilité du décret [59] du 6 avril I935>)t sur la proposition du ministre du Travail et qui suspendra jusqu , date qu’il fixera, soit pour l’ensemble des professions, industries e u.
- merces, soit pour certains d’entre eux, Y utilisation du crédit d’heures s mentaires ouvert aux chefs d’établissements industriels et commercia - -e les décrets pris pour l’application de la loi du 23 avril 1919 sur la J° jes de huit heures, en vue de permettre à ces entreprises de faire face surcroîts de travail extraordinaires.
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- P°ur les établissements dans lesquels l’utilisation du crédit d’heures supplémentaires est suspendue, l’inspecteur du travail compétent peut autoriser des heures supplémentaires dans certaines limites, lorsque le chef c etablissement justifie qu’il ne lui est pas possible de faire face à un surcroît üe travail extraordinaire par d’autres moyens, tel que l’embauchage d’un personnel supplémentaire.
- Les décrets et arrêtés ministériels, pris en vertu de la réglementation en '^ueur pour suspendre l’utilisation des heures supplémentaires, dans certaines catégories d’établissements industriels et commerciaux, cessent avoir effet dès la mise en application de la présente loi.
- uisque, en dehors des dérogations à la durée légale du travail, le Code u travail autorise les employeurs à suspendre, dans certains cas, le repos e, omadaire de leur personnel, un nouveau décret [61] du 30 octobre 1935 piesente la mise au point indispensable de notre législation sur le repos e domadaire. Il rendra impossibles la plupart des abus auxquels la loi, ns son texte actuel, pourrait donner lieu. Certaines dérogations sont Opprimées purement et simplement, les autres ont été considérablement faites ou soumises à des conditions plus strictes.
- ^orsqu il sera établi que le repos simultané, le dimanche, de tout le per-j n,nel de 1 établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait soit°nC^10nnemen^ normal de cet établissement, le repos peut être donné, 11 toute 1 année, soit à certaines époques de l’année seulement ou bien :
- a) un autre jour que le dimanche à tout le personnel de l’établissement ; ^ du dimanche midi au lundi midi ;
- c) le dimanche après-midi avec un repos compensateur d’une journée r feulement et par quinzaine; d, par roulement à tout ou partie du personnel, p es autorisations nécessaires doivent être demandées conformément aux y riPtions et ne pourront être accordées que pour une durée limitée, pli n.lefdernent d’administration publique déterminera les modalités d’ap-conf l0n du rePos hebdomadaire, dans les usines à feu continu ou à marche Co ,.nue> aux spécialistes occupés aux fabrications ou aux opérations en nu?s- Les repos auxquels les spécialistes auraient droit pourront être sous réserve que, dans une période donnée, le nombre à celu'^°|S de v*nf>t'cluatre heures consécutives soit toujours au moins égal ait le * J Semaines comprises dans ladite période et que chaque ouvrier gn P Us possible de repos le dimanche.
- Pour CaS de travaux urgents, dont l’exécution immédiate est nécessaire nepts°r®aniser des mesures de sauvetage, pour prévenir des accidents immi-aux jp/'V réparer des accidents survenus au matériel, aux installations ou Pour jltlments de l’établissement, le repos hebdomadaire peut être suspendu Cet/ l»ersonnel nécessaire à l’exécution des travaux urgents. l'entre-6 • de suspension s’applique, non seulement aux ouvriers de
- autre ^r'Se °d. ^es travaux urgents sont nécessaires, mais aussi à ceux d’une l)ans (. t rePriSe faisant les réparations pour le compte de la première. pensateu e,fecande entreprise, chaque ouvrier doit jouir d’un repos com-°Uvriers 1 ' Une dorée égale au repos supprimé. Il en est de même pour les betien a Première entreprise préposés habituellement au service d’en-Les fi- de Réparation.
- de IX „ rogations prévues ne sont pas applicables aux enfants de moins f et femmes.
- ^adaij-f. °Ut établissement industriel ou commercial qui a le repos hebdo-•fUe demp1 merne j°ur pour tout le personnel, ce repos peut être réduit à Journée pour les personnes employées à la conduite des généra-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- teurs et des machines motrices, au graissage et à la visite des transmissions, au nettoyage des locaux industriels, aux soins à donner aux chevaux, et généralement à tous les travaux d’entretien qui doivent être faits nécessairement le jour du repos collectif et qui sont indispensables pour éviter un retard dans la reprise normale du travail.
- Les industries traitant des matières périssables ou ayant à répondre, a certains moments, à un surcroît extraordinaire de travail et qui seront déterminées par un règlement d’administration publique, pourront suspendre le repos hebdomadaire de leur personnel deux fois au plus par mo>s et sans que le nombre de ces suspensions dans l’année soit supérieur à six.
- Les heures de travail ainsi effectuées le jour du repos hebdomadaire seront considérées comme heures supplémentaires et imputées sur le crédit d’heures supplémentaires, prévu par les décrets déterminant les conditions d’application des dispositions légales relatives à la durée du travail.
- Hygiène et Sécurité.
- Le rôle des délégués régionaux à la sécurité des agents des Chemins de fer dont s’occupe le décret [64] du 22 mai 1935 consiste, en cas d’accioen ayant occasionné dans le service la mort ou des blessures graves à uD ou plusieurs agents, ou ayant pu compromettre la sécurité de ces ageijts' à faire une enquête et à établir un rapport sur les conditions dans lesque l’accident s’est produit. ^
- Le réseau avise, dans le plus bref délai, le ou les délégués intéresses °e circonscription régionale où s’est produit l’accident et les fait accomp3"1 dans leur enquête par un représentant qualifié, de façon à permettre a délégués, en dehors de toute ingérence dans l’exécution du service, de 131 toutes les constatations nécessaires.
- Les rapports des délégués régionaux sont établis sur des registres SP ciaux, fournis par le réseau, déposés aux endroits désignés par le valîlï»^e des Travaux publics dans l’enceinte du chemin de fer, où ils peuvent6 consultés par les agents de groupes correspondants. Deux doubles de c^a l[e rapport sont adressés par le délégué régional, l’un à l’ingénieur du con^jjs. de l’exploitation technique, du matériel et de la traction dans l’arro» sement duquel est survenu l’accident, l’autre au directeur du r®®eal!’ur Dans les divers réseaux et pour l’ensemble d’un réseau, le dire désigne, pour une durée de trois ans, parmi tous les délégués régi01]3 ‘ la sécurité des agents, un délégué technique titulaire et un délégué teC suppléant à la sécurité auprès du directeur. Ces délégués cessent tement leur fonction s’ils perdent leur qualité de délégué régional.
- Les réseaux doivent déférer aux demandes adressées par les direc ^ les ingénieurs en chef, les ingénieurs ordinaires du contrôle des Chenu ^ fer d’intérêt général, à l’effet d’être accompagnés dans leurs enqlie • dans leurs tournées de surveillance ou de faire accompagner un f°n . e5 naire, qu’ils désignent à cet effet, par un ou plusieurs délégués tecn ^ à la sécurité auprès du directeur, ou par un ou plusieurs délégués rcg1 à la sécurité des agents. nue
- Ces demandes peuvent être consécutives à une proposition ^ jes justifiée par lesdits fonctionnaires du contrôle, à eux adressée p3r délégués à la sécurité. ujte à
- Tout fonctionnaire du contrôle procédant à une enquête faisant s un accident pourra se faire accompagner par les délégués régionaux c ) tents. Dans ce cas, il adressera sa demande au chef de service r^j|]égU(1 La qualité de délégué régional à la sécurité des agents ou de
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- technique à la sécurité auprès du directeur ne dispense pas les intéressés d’exercer les fonctions de leur emploi au réseau. Il est à noter que des facilités permanentes de circulation sont délivrées par le réseau aux délégués titulaires à la sécurité. Les délégués suppléants reçoivent les facilités de circulation qui leur sont nécessaires, le cas échéant, pour 1 accomplissement de leur mission.
- Maladies professionnelles.
- ai ^ aPr<^s nouveau décret [74] du 16 octobre 1935, les cas de maladies l, f11} caractère professionnel que les docteurs en médecine ou officiers de c^n e doivent déclarer, aux termes de l’article 12 de la loi du 25 octobre 1919,
- 1 Vue la prévention des maladies professionnelles et de l’extension cfieure de ladite loi, sont les suivantes :
- ^ 7 outes les maladies ayant un caractère professionnel, causées par : .
- A) Agents chimiques.
- lo P^omk> ses alliages et ses combinaisons ;
- 3o mercure, ses amalgames et ses combinaisons ;
- ^o ^ arsenic et ses combinaisons ;
- pL Phosphore, les phosphures, les chlorures de phosphore, l’hydrogène _sphoré et l’anhydride phosphorique ;
- (]o Su^ure de carbone ;
- ~o t aci^e ehromique et ses combinaisons, avec les métaux alcalins ;
- | S.e^s oickel ;
- Qo t G .°xyde de manganèse et la pyrolusite ; et (jan e Zlnc dans la fusion de ce métal, dans la fabrication de ses alliages lOo i 6 travad au chalumeau de tôles galvanisées ;
- Ijo ^uor’ l’acide fluorhydrique, le fluorures et les fluosilicates alcalins ; rnent dérivés halogénés des hydrocarbures de la série grasse, notam-le >. chlorure de méthylène, le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, ^achloréthane, le di- et le trichloréthylène, le bromure de méthyle ; halorr' 'G ^nzène et ses homologues (toluène, xylène, etc.) et leurs dérivés zènes .es’ n[trés et aminés, notamment les chlorobenzènes, les nitroben-trotohr° (ain^,tl’°' et le trinitrophénol (acide picrique), le dinitro- et le trini-napj^tpjf6’ ^ aniline et ses dérivés, le paraphénylène diaminé, les chloro-
- l3o T ’
- n°tam jCS gaz et vapeurs irritants, asphyxiants, caustiques ou toxiques, rupe []|;ncnt * oxyde de carbone et ses combinaisons, le chlore et l’oxychlo-^aiarno Car^one (phosgène), le brome, l’hydrogène sulfuré, le sulfhydrate atumon-niacfUe’ 1 anhydride sulfureux, les vapeurs nitreuses, les vapeurs f°rmi lacales, l’acide cyanhydrique et les dérivés du cyanogène, l’aldéhyde TC ^ orm<d)> l’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique, l’acide nitrique ; à s^, Peintures et vernis cellulosiques et autres peintures et vernis 15° rapide dans leur application ; l’aiamo G-S alcalis caustiques et substances analogues, notamment la soude, Jgo t lacIUe> la chaux, les chaux hydrauliques, les ciments ; les parafp ^ra^s’ les goudrons, le bitume, l’asphalte, les huiles minérales, l7o t lnes et autres produits irritants pour la peau ou cancérigènes ; h ses .Z" ^a,^cation ou la manipulation de l’émétine, la quinine, la cocaïne Uccédanés et les alcaloïdes de l’opium.
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- B) Agents physiques.
- 18° Les radiations de courte longueur d’onde par rapport à la lumière, notamment les rayons X et les rayons ultra-violets ;
- 19° Le radium et les autres substances radio-actives ;
- 20° Les variations brusques de pression de l’air en dehors des cas considérés comme accidents du travail.
- C) Agents végétaux.
- 21° Les bois exotiques irritants.
- D) Agents animés.
- 22° La bactéridie charbonneuse, le bacille de la morve, le spirochète ictérohémorragique, le bacille du tétanos et les brucellæ en dehors <LS cas considérés comme accidents du travail ;
- 23° L’ankylostome.
- IL — Les cas professionnels ;
- 1° De dermatoses chroniques ou récidivantes, autres que celles déclarées du chef d’une des causes énumérées ;
- 2° D’affections pulmonaires déterminées par l’inhalation de poussières, d’origine minérale, végétale ou animale, notamment les pneumokonioses, causées par les poussières siliceuses, argileuses, calcaires, sidéreuses e charbonneuses et par les poussières de coton, de laine et de crin ;
- 3° D’inflammation du tissu cellulaire sous-cutané de la main ou du geno» (main battue, genou battu), de bursite aiguë du coude (coude battu) e d’inflammation de la gaine synoviale et des gaines tendineuses de 1 artl culation du poignet, causées par les attitudes particulières nécessitées Par le travail ; d’arthrites chroniques du membre supérieur, causées par J secousses des marteaux pneumatiques ;
- 4° De surdité causée par les bruits industriels chez les chaudronnier les riveurs et les batteurs de cuir ; .
- 5° D’affections oculaires causées par les sources industrielles intenses chaleur et de lumière, les vapeurs irritantes ou caustiques et les poussières;
- 6° De nystagmus, notamment chez les mineurs.
- R
- EEDU CATION PROFESSIONNELLE.
- En vertu du nouveau décret [81] du 26 janvier 1935, la rééducation fessionnelle des mcirins du commerce, victimes d’accidents du travail, P®1 i se faire dorénavant. Les inscrits maritimes et les agents du service geI\ qui désirent bénéficier d’un apprentissage spécial en vue de leur rca tation ou de leur rééducation professionnelle doivent être titulaires c pension sur la caisse de prévoyance. tal
- Les demandes sont adressées, par l’intermédiaire du Comité départent ^ des mutilés et réformés de la guerre du lieu de résidence des candio9 l’Office national des mutilés combattants et victimes de la guerre, an 1 il appartient de statuer et de prendre les dispositions nécessaires. j.
- Le fonds spécial de rééducation des marins peut recevoir, outre la 1(1 ^ bution patronale, prévue par le règlement d’administration pubhqu 29 janvier 1933 :
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- Les revenus d’arrérages et les produits du remboursement de valeurs acquises à l’aide des disponibilités ;
- jes revenus des sommes avancées, à titre de prêts d’honneur, aux marins u commerce rééduqués ;
- b etablissement national des invalides de la marine notifie, à la fin de j'naque année, à l’Office national des mutilés, combattants et victimes de a guerre, le crédit inscrit pour l’année suivante au budget du fonds spécial de rééducation.
- L Office national des mutilés, combattants et victimes de la guerre der?sse> en. février de chaque année, à l’établissement national des invalides a marine, un état résumant les renseignements statistiques afférents a 1année précédente.
- __ es bienfaits de la rééducation seront particulièrement ressentis par les ^^neU-rs’ grace au décret [83] du 30 octobre 1935. Il prévoit qu’à titre allô6 ' 10nnel’ iuscIu’au décembre 1936, des subventions pourront être uees par le ministre du Travail aux centres de formation professionnelle de!j chômeurs.
- voir jCentres formation professionnelle des chômeurs ne pourront rece-min' 6 su^venti°ns 9ue s’ils ont obtenu préalablement l’agrément du dev*S re ^ ravail. A l’appui de leur demande d’agrément, les centres fournir les renseignements suivants :
- ,jev indication de la localité où le centre sera installé, cette localité pris^ 6^re s^u^e dnns les départements ou parties de départements com-9o p1]8 ane liste arrêtée par le ministre du Travail ; profes .ln<f^cafi°n des professions qui doivent faire l’objet de la formation la d S,10nneHe ù donner aux chômeurs et, pour chacune de ces professions, 3°U^ Probable de cette formation ;
- dis lndication des ressources en personnel et en matériel dont le centre 40 T6ra P°ur la formation professionnelle ; c0ril •es1 Prévisions détaillées de dépenses et de recettes du centre, y ou i S . ex°nérations de taxe d’apprentissage dont le centre bénéficie natur rrait bénéficier. Ces prévisions pourront être établies, selon leur 50 t’ S01t globalement, soit par ouvrier à former ; h°raiPeas Pr°grammes d’apprentissage qui seront appliqués, ainsi que les °Uvriers ^ Proërammes des cours professionnels, qui seront suivis par les
- seraierq611]^68 <fevronf) en outre, fournir toutes autres indications qui leur L’arr , ^mandées par le ministre du Travail, après avis du comité. minisf ei^en^ donné à un centre peut être retiré à tout moment par le;
- Lesre au Travail.
- agréés Ce.n^,res de formation professionnelle de chômeurs susceptibles d’être ’hdustr' 1 recevoiv des subventions peuvent être organisés, soit par de» Publicn16 S cfa,ns leurs propres établissements, soit par des collectivités. chôma (départements, communes, établissements publics, fonds de et foncC ’ S°^ Par <des Institutions d’enseignement technique organisées °r§anis t°nnant en conformité de la législation sur la matière, soit par des dations l0nS Pr°fessi°nnelles de patrons ou d’ouvriers, soit par des asso-Les c a^ant P°ur objet la rééducation professionnelle. devront tFeS f°rmation professionnelle qui demanderont leur agrément Travail ^ Soi!rnettre au contrôle des agents désignés par les ministres du de l’Air PteS binances, de l’Éducation nationale, de la Guerre, de la Marine, henw. clul auront pour mission de vérifier les conditions de fonction-
- , Ttres-
- “Q-ns un decret [84] du 31 octobre 1935, les chômeurs français admi&
- Centre de rééducation professionnelle agréé parle ministre du Travail
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- et fréquentant régulièrement ce centre, pourront continuer à recevoir les secours alloués par les fonds publics de chômage qui les secouraient au moment de leur admission dans le centre, conformément au décret du 28 décembre 1926 modifié. Les secours ainsi alloués pourront entrer en compte pour la subvention de l’État dans les conditions ci-après.
- Pour avoir droit au maintien des secours, le chômeur devra produire a la fin de chacune des périodes fixées par le fonds, et au moins à la fin de chaque quinzaine, un certificat du directeur du centre indiquant :
- 1° Que le chômeur a fréquenté régulièrement le centre ;
- 2° S’il a reçu, pour la période considérée, une rémunération : le montant de celle-ci.
- Les secours pourront être intégralement maintenus pendant les trois premiers mois de la formations professionnelle. Passé cette période, h Commission de contrôle du fonds de chômage devra examiner la situation de chaque chômeur admis dans un centre de formation professionnelle et présenter des propositions en vue du maintien total ou partiel, ou de la suppression des secours. En cas de maintien total ou partiel des secours, cet examen sera renouvelé à intervalles n’excédant pas deux mois.
- Afin d’éclairer la Commission dans les examens auxquels elle doit pr0‘ céder, il lui sera donné connaissance, en plus des informations émanant des centres eux-mêmes, des rapports fournis par les agents chargés du contrôle du fonctionnement des centres, rapports qui devront indique' notamment si la rémunération, versée à l’ouvrier en cours de formatif professionnelle, est au moins égale au salaire que recevrait pour le trava' fourni un ouvrier occupé normalement.
- Le secours de chômage devra être supprimé lorsque la rémunératio" versée à l’intéressé atteindra le montant du salaire normal et coura' d’un ouvrier de la profession dans laquelle le chômeur est rééduque.,
- La Commission devra proposer la suppression des secours lorsqu e constatera, d’après les informations fournies par le centre et, le cas échean , les rapports des agents chargés du contrôle des centres : 1° que la reçu1, cation du chômeur est achevée et que celui-ci est susceptible d’être Pla dans la profession qui a fait l’objet de cette rééducation ; 2° que le chô'11^ ne fréquente plus le centre ou qu’en raison de son manque d’aptitu de l’insuffisance de son travail ou de sa conduite, le chômeur n’est pl admis à fréquenter le centre. ja
- Les chômeurs dont les secours cessent d’être maintenus au titre d® fréquentation des centres de rééducation professionnelle peuvent e réadmis aux secours dans les conditions normales après avis de la Com" sion d’admission, s’ils remplissent les conditions requises à cet effet, et ’ notamment, il ne peut leur être procuré un emploi.
- Statistique.
- les
- Le décret [90] du 30 octobre 1935, ardemment souhaité de t?.Ujont statisticiens, touche les divers ministères, y compris celui du Travail ^ on veut unifier et coordonner les méthodes de travail et les résulta . documentation. A l’heure actuelle, on se trouve devant une regre ^ dispersion d’efTorts dont la législation ne peut que pâtir. Aussi faut-il eSljgj0ll que le nouveau décret trouve son application rigoureuse sous l’imp11 r du Conseil supérieur de statistique, qui a pour mission de préparer la ce . e lisation et la coordination méthodique de la documentation éconoi h ^ et statistique, utiles au Gouvernement et aux Pouvoirs publics, en ass l’unité de vues indispensable dans la collaboration des administra^
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- etablissements publics, des organismes soumis au contrôle de l’État, et aussi des institutions privées dont le concours apparaîtra désirable. Cette coordination s’étend à l’Algérie, aux colonies, aux pays de protectorat et aux Pays sous mandat.
- Le Conseil supérieur délibère et donne son avis :
- 1° Sur le choix des sources de renseignements à utiliser, sur les programmes enquêtes à entreprendre, sur les méthodes à suivre pour les relevés et dépouillements statistiques, pour l’analyse et la publication des résultats ;
- -40 Après consultation des organismes intéressés, sur les statistiques actuellement publiées et sur les améliorations qu’elles pourraient recevoir, SuM utilisation des éléments statistiques dont disposent les administrations ; 3° Sur les statistiques nouvelles qui lui paraîtraient nécessaires pour l’in-fination des Pouvoirs publics et pour le développement de l’activité aationale ;
- 4° Sur les questions relatives à l’enseignement et aux intérêts généraux
- üya statistique ;
- ° Sur les autres questions qui lui seraient soumises par le Gouvernement.
- RÉPERTOIRE ALPHABÉTIQUE Accidents du travail.
- Arrêtés des 7 mars 1935 et 16 avril 1935, nommant des membres de la Commission du tarif des frais médicaux et pharmaceutiques en matière d’accidents du travail. J. O. 9 mars 1935, p. 2826, et 19 avril 1935, p. 4364.
- 4 Arrêté du 2 mai 1935, complétant l’arrêté du 21 juillet 1923, portant réorganisation de la Commission chargée de l’élaboration des tarifs de remboursement t.es liais médicaux et pharmaceutiques en matière d’accidents du travail
- 3 J °- 5 mai 1935, p. 4857.
- Arrêté du 11 février 1935, fixant la valeur estimative des titres constituant, au 31 décembre 1934, la réserve mathématique des Sociétés d’assurances ^dtre les accidents du travail et des syndicats de garantie. J. O. 13 février , 1935> p. 1881.
- * ï) ’
- e°ret du 28 juin 1935, fixant pour l’année 1936 les taux des taxes à percevoir P°ur 1 alimentation des divers fonds prévus par la législation sur les acci-
- 5 ^nts du travail. J. O. 30 juin 1935, p. 6923.
- °crets des 27 mai 1935 et 4 novembre 1935, nommant les membres du Comité iqo~u tatif des assurances contre les accidents du travail. J. O. 13 juin
- 6 ^ d5’ P- 6330 et du 13 novembre 1935, p. 12046.
- ^ociet du 4 août 1935, concernant la protection des travailleurs dans les éta-'ssements qui mettent en œuvre des courants électriques et commentaire
- 7 ecunique de ce décret. J. O. 27 août 1935, p. 9471.
- rete du 3 octobre 1935, portant suppression temporaire de la production les Cert.a,ns documents statistiques, imposés aux sociétés d’assurance contre p apaidents du travail et aux syndicats de garantie. J. O. 5 octobre 1935,
- ^ A 1
- e rete.s efc instruction ministérielle du 27 novembre 1935, déterminant les raits-du décret du 4 août 1935 à afficher dans les locaux contenant des t a atl°ns électriques de deuxième ou de troisième catégorie et fixant les de t?6S ,^e 1 instruction sur les premiers soins à donner aux victimes des acci-jq ,s, électriques. J. O. 7 décembre 1935, p. 12893. Rectificatif, J. O décembre, p. 13054
- 9- D
- Allocations familiales.
- l939Ct ^ mars 1935, fixant la date de mise en application de la loi du 11 mars iq<jr Sur les allocations familiales à de nouvelles professions. J. O. 12 mars p. 2922.
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- Décret du 20 mars 1935, fixant la date de la mise en application de la loi du 11 mars 1932 sur les allocations familiales à de nouvelles catégories professionnelles. J. O. 24 mars 1935, p. 3370.
- Rectificatif au décret du 20 mars 1935, fixant la date de la mise en application de la loi du 11 mars 1932 sur les allocations familiales à de nouvelles catégories professionnelles, J. O. du 22 juin 1935, p. 6654.
- Décret du 26 juillet 1935, fixant la date de mise en application de la loi du 11 mars 1932 sur les allocations familiales à de nouvelles professions. J• 0. 30 juillet 1935, p. 8279.
- Décret du 30 octobre 1935, relatif à l’application des allocations familiales aux associations agricoles et à certaines personnes exerçant des professions connexes à l’agriculture. J. O. 31 octobre 1935, p. 11659.
- Décret du 13 novembre 1935, fixant les dates d’application de la loi du 11 mars 1932 sur les allocations familiales à un certain nombre de catégories professionnelles. J O. 16 novembre 1935, p. 12149.
- Artisanat.
- Loi du 17 janvier 1935, réservant aux coopératives d’artisans d’art et d’artistes une partie des travaux faisant l’objet des adjudications et marchés de gre a gré passés au nom de l’État, des départements, des communes et des établissements publics de bienfaisance et d’assistance. J. O. 18 janvier 1935, p. 562.
- Décret du 8 août 1935, tendant à organiser l’assistance aux artisans sans tra vail. J. O. 9 août 1935, p. 8700. Rectificatif J O. 10 août 1935, p. 8746.
- Assurances Sociales.
- Loi du 20 janvier 1935, portant approbation de la convention, conclue ^ 23 août 1930, entre la France et la Belgique, au sujet des Assurances sociale3 J. O. 23 janvier 1935, p. 714.
- Décrets du 12 févirer 1935, relatifs aux conditions d’attribution de la médaille de la prévoyance sociale et de la médaille des Assurances sociales J- ( 16 février 1935, p. 1989.
- Arrêté du 6 mars 1935, concernant l’application de l’article 17 de la loi sur les Assurances sociales. J. O. 9 mars 1935, p. 2826.
- Décret du 7 mars 1935, fixant pour l’année 1934 le taux de la contributif patronale pour le salarié visé à l’article 2, paragraphe 6, de la loi du 30 avril 1-W sur les Assurances sociales. J. O. 10 mars 1935, p. 2863.
- Décret du 12 mars 1935, fixant dans certaines circonscriptions industriel* le chiffre limite de salaire ou de gain annuel, prévu par la loi du 30 avril lu sur les Assurances sociales. J. O. 13 mars 1935, p. 2950.
- Décret du 16 mars 1935, fixant les règles de coordination du régime d’assuranC® des ouvriers des arsenaux et d’établissements de la marine avec le reSin général des Assurances sociales. J. O. 20 mars 1935, p. 3199.
- Décret du 6 avril 1935, fixant les taux d’intérêt maxima pouvant servir base aux tarifs des caisses d’Assurances sociales. J. O. 11 avril 1935, p. 4072. Décret du 3 mai 1935, fixant les règles de ventilation applicables aux c°* sations d’Assurances sociales. J. O. 10 mai 1935, p. 5000.
- Arrêté du 29 avril 1935, modifiant l’arrêté du 21 janvier 1931, relatif demandes de liquidation de pension de vieillesse formées par les assurés socia J. O. 18 mai 1935, p. 5325.
- Décret du 29 mai 1935, modifiant le décret du 27 août 1930, relatif aux ments donnant lieu à des avantages supplémentaires sous le régime des A-rances sociales. J. O. 4 juin 1935, p. 6062.
- Loi du 10 juillet 1935, instituant les dispositions transitoires pour l'ouve du droit aux pensions de vieillesse et d’invalidité prévues par la loi sur Assurances sociales. J. O. 11 juillet 1935, p. 7403.
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- Décret du 16 juillet 1935, réduisant la contribution de l’État à la caisse de garantie des Assurances sociales, J. O. du 17 juin 1935, p. 7665.
- Décret du 30 octobre 1935, modifiant le régime des Assurances sociales (régime applicable aux assurés du commerce et de l’industrie). J. O. 31 octobre 1935, p. 11588. Rectificatifs J. O. 7 novembre, p. 11895 ; 13 novembre, P- 12042 ; 20 novembre, p. 12250.
- Décret du 30 octobre 1935, modifiant le régime des Assurances sociales (régime applicable aux assurés de l’agriculture). J. O. 31 octobre 1935, p. 11606. Rectificatifs J. O., 3 novembre, p. 11609; 7 novembre, p. 11895 ; 20 novembre, P. 12250.
- Décret du 30 octobre 1935, modifiant le décret du 18 décembre 1933 et la loi du 13 décembre 1926 et relatif au décompte des frais médicaux et pharmaceutiques (Assurances sociales des marins). J. O. 31 octobre 1935, p. 11695. Décret du 10 décembre 1935, fixant la composition de la section permanente du Conseil supérieur des Assurances sociales. J. O. 11 décembre 1935, P- 13019. Rectificatif, J. O. 12 décembre, p. 13054.
- Décret du 22 août 1935, fixant le nombre et les circonscriptions des services régionaux des Assurances sociales. J. O. 27 décembre 1935, p. 13655.
- Chômage.
- Décret du 29 janvier 1935, admettant aux bénéfices de la subvention de l’État
- les
- primes allouées par les fonds de chômage aux employeurs qui embau-
- meraient des personnes régulièrement inscrites aux fonds de chômage J. O.
- 61 Janvier 1935, p. 1250.
- D ' 1
- ecret du 15 février 1935, relatif à l’admission au bénéfice de la subvention e 1 Etat des salaires versés aux chômeurs employés à des travaux de chômage.
- ' • O. 16 février 1935, p. 1988. Rectificatif, J. O. 19 février, p. 2169.
- Ci.r?ulaire du 23 février 1935, relative au plan des grands travaux contre le
- chômage J. O. 26 février 1935, p. 2399.
- uecret du 30 mars 1935, instituant une section permanente de la Commission ationa]e des grancis travaux contre le chômage. J. O. 31 mars 1935, P- 3645.
- cleCf<|t>^u mai 1935, étendant le bénéfice des subventions du fonds national chômage aux sommes versées par les fonds de chômage aux chômeurs, (n de laciliter leur retour et leur établissement dans la région d’où ils sont gmaires. J- O. 23 mai 1935, p. 5437.
- ^ecret du 15 juin 1935, relatif au recrutement de la main-d’œuvre nécessaire tr;'vaux de construction et de réfection des routes nationales, financés r e fonds commun de travail J. O. 18 juin 1935, p. 6489.
- ^ rete du 28 juin 1935, fixant le taux des subventions aux caisses de secours
- P c^ma&e Pour le deuxième semestre 1935. J. O. 25 juillet 1935,
- CetS du 8 août 1935, relatifs à l’exécution de grands travaux destinés à er contre le chômage. J. O. 9 août 1935, p. 8692.
- s ^ du 30 octobre 1935, relatif au contrôle des subventions aux caisses •cales et mutuelles de chômage. J. O. 31 octobre 1935, p. 11574.
- Conseil National Économique.
- cet du 26 février 1935, modifiant la composition du Conseil National Éco-A°r ‘que- J- O. 7 mars 1935, p. 2738.
- senti6,-du 26 ^uillet 1935’ modifiant l’arrêté du 9 avril 1925, relatif à la repré-1935' * m 3es Oroan>sations au Conseil National Économique. J. O. 3 août ’ P- 8434
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Écoles de Commerce et d’Industrie. Écoles Professionnelles.
- 45. Décret du 14 février 1935, modifiant le décret du 12 juillet 1921 sur les écoles pratiques de commerce et d’industrie. J. O. 20 février 1935, p. 2205.
- 46. Décret du 2 août 1935, modifiant les conditions de recrutement des professeurs des écoles nationales professionnelles. J. O. 8 août 1935, p. 8569.
- 47. Arrêté du 22 mars 1935, modifiant les conditions du classement et des examens de sortie des élèves des écoles nationales professionnelles. J. O. 23 mars 1935, p. 3324.
- 48. Arrêté du 25 mars 1935, fixant le nombre de places d’élèves mises au concours dans des écoles nationales professionnelles. J. O. 31 mars 1935, p. 3632.
- 49. Arrêté du 26 novembre 1935, portant modification au règlement du concours d’entrée dans les écoles nationales professionnelles, J. O. du 29 novembre 1935i p. 12563.
- 50. Arrêté du 7 décembre 1935, modifiant le prix de la pension dans les écolo nationales professionnelles. J. O. 8 décembre 1935, p. 12943.
- Enfants — Travail.
- 51. Loi du 27 juin 1935, rendant applicables aux Antilles et à La Réunion diverses lois métropolitaines sur la protection de l’enfance. J. O. 29 juin 1935, p. 6874.
- Enseignement technique.
- 52. Décret du 10 février 1935, relatif à l’organisation du Conseil supérieur de 1 cU seignement technique. J. O. 13 février 1935, p. 1871.
- 53. Avis de concours pour le recrutement de professeur technique adjoint, d oU vriers instructeurs et de maîtresses ouvrières dans les établissements d’enso gnement technique. J. O. 25 septembre 1935, p. 10418.
- Établissements dangereux, insalubres et incommodes.
- 54. Décret du 5 mai 1935, étendant à l’Algérie le décret du 15 mars 1930,
- à la protection des établissements dans lesquels sont entreposés ou mampu certains liquides particulièrement inflammables. J. O. 10 mai 1935, p. 499/-
- 55. Décret du 4 décembre 1934, relatif aux mesures particulières de protectiojj
- applicables aux établissements dans lesquels sont préparés, manipules ^ employés les corps radioactifs et à ceux où sont mis en œuvre les rayons -J. O. 1er janvier 1935, p. 28. j|
- 56. Décret du 13 novembre 1935, portant extension à l’Algérie de la loi du 20 1932 et des décrets des 3 août 1932 et 30 août 1934 sur les établissent dangereux, insalubres et incommodes. J. O. 19 novembre 1935, p. 1222
- Expositions du travail.
- 57. Décret du 16 janvier 1935, réglementant l’organisation des expositions ual
- nales du travail. J. O. 22 janvier 1935, p. 685. et
- 58. Arrêté du 7 janvier 1935, nommant les membres du Comité perman^^, fixant la composition du Comité d’organisation et de la Commission ministérielle des expositions du travail. J. O. 12 février 1935, p-
- Heures supplémentaires.
- tair^
- 59. Loi du 6 avril 1935, tendant à suspendre l’utilisation des heures suppléme ggj, dans les établissements industriels et commerciaux. J. O. 9 avril 1935, P' j0es
- 60. Décret du 9 avril 1935, suspendant les heures supplémentaires dans ce ^ industries. J. O. 10 avril 1935, p. 4015. Rectificatif J. O., 11 avrl
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- Décret du 30 octobre 1935, suspendant la faculté d’accorder des heures supplémentaires. J. O. 31 octobre 1935, p. 11586.
- Hygiène et Sécurité.
- Décret du 5 mai 1935, appliquant à l’Algérie la loi du 9 mars 1931, modifiant l’article 68 du Code du travail relatif aux mises en demeure en matière d’hygiène et de sécurité du travail J. O. 10 mai 1935, p. 4996.
- Arreté du 12 février 1935, relatif aux mesures particulières de protection et de salubrité, applicables dans les chantiers du bâtiment et des travaux publics C O. 14 février 1935, p. 1915.
- Décret du 22 mai 1935, portant règlement d’administration publique et remplaçant le décret du 18 avril 1931 qui a institué des délégués à la sécurité, des agents des chemins de fer J. O. 24 mai 1935, p. 5564. Rectificatif, J- O. 6 juin, p. 6135.
- Décret du 5 mai 1935, appliquant à l’Algérie la loi du 25 juillet 1925, accordant le repos hebdomadaire par roulement au personnel affecté à la rédaction dans les entreprises de journaux et d’information. ./. O. 10 mai 1935, p. 4997. Décrets du 4 août 1935, relatifs à l’hygiène et à la sécurité des travailleurs de diverses professions. J. O. 14 août 1935, p. 9030.
- Décret du 13 juillet 1935, portant règlement d’administration publique pour l’exécution du décret du 19 avril 1934, relatif à la coordination de transports ferroviaires et routiers (transport de marchandises). J. O. 17 juillet 1935, P- 7683.
- Décret du 11 septembre 1935, modifiant le décret du 10 mars 1925, relatif au taux des indemnités pour risques professionnels allouées aux personnels des eorps techniques de l’aéronautique. J. O. 28 septembre 1935, p. 10494
- Inspection du travail.
- Arrêté du 8 juillet 1935, modifiant l’arrêté du 21 octobre 1930, portant répartition des sections territoriales d’inspection, attribuées aux inspecteurs et lnspectrices départementales du travail. J. O. 12 juillet 1935, p. 7438.
- Journée de 8 heures.
- Décret du 2 mars 1935, modifiant le décret du 27 juillet 1923 relatif à l’application de la loi sur la journée de huit heures dans les banques et tous établissements de finance, de crédit et de change. J. O. 17 mars 1935, p. 3114. Décret du 12 mars 1935, portant règlement d’administration publique tendant a la révision du décret du 30 août 1919, appliquant la loi de la journée de lu't heures dans les industries du livre. J. O. 21 mars 1935, p. 3241.
- Décret du 20 mars 1935, portant règlement d’administration publique pour application de la loi sur la journée de huit heures dans certaines industries. 29 mars 1935, p. 3563. Rectificatif, J. O. 31 mars , p. 3651.
- Dé
- Maladies professionnelles.
- ccret du 10 mai 1935, portant renouvellement partiel de la Commission Sllpérieure des maladies professionnelles. J. O. 16 mai 1935, p. 52-i6.
- Décret du 16 octobre 1935, relatif à la déclaration obligatoire des maladies 1 origine professionnelle. J. O. 19 octobre 1935, p. 11085.
- Mines.
- Loi du 9 février 1935, relative à l’introduction de la législation minière française, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. J. ü. 12 février 1935, p. 1826.
- Arrêté du 7 avril 1935, réglementant l’allocation des subventions aux Sociétés üe secours mutuels approuvées, aux unions approuvées de Sociétés de secours
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- mutuels et aux Sociétés de secours des ouvriers mineurs. J. O. 10 mai 103a, p. 5002.
- 77. Décret du 8 août 1935, sur les caisses de secours des ouvriers mineurs. 0.0 9 août 1935, p. 8695.
- 78. Décret du 30 octobre 1935, portant nouvel aménagement de l’assurance professionnelle des ouvriers mineurs d’Alsace et de Lorraine. J. O. 31 octobre 1935, p. 11610.
- Poids des colis.
- 79. Loi du 6 mars 1935, tendant à la ratification du projet de convention concernant l’indication du poids sur les gros colis transportés par bateau, adopte paI la Conférence internationale du travail dans sa douzième session, tenue a Genève du 30 mai au 21 juin 1929. J. O. 8 mars 1935, p. 2770.
- 80. Loi du 27 juin 1935, introduisant dans le livre II du Code du travail des disp0 sitions spéciales concernaïyt l’indication du poids sur les gros colis transporta par bateau. J. O. 28 juin 1935, p. 6842.
- Rééducation professionnelle.
- 81. Décret du 26 janvier 1935, concernant la rééducation professionnelle des marin du commerce, victimes d’accidents du travail. J. O. 30 janvier 1935, p-1177-
- 82. Rectificatif au décret du 26 janvier 1935, relatif à la rééducation professionnel des marins du commerce, victimes d’accidents du travail. J. O. 12 ie'r 1935 p. 1830.
- 83. Décret du 30 octobre 1935, relatif à la rééducation professionnelle des chômeur J. O. 31 octobre 1935, p. 11578.
- 84. Décret du 31 octobre 1935, relatif au maintien des secours de chômage aU' chômeurs français admis dans un centre de rééducation professionnelle ag par le ministre du Travail. J. O. 5 novembre 1935 p. 11838.
- Retraites ouvrières.
- 85. Décret du 8 août 1935, tendant à permettre la mise à la retraite anticipée ^ ouvriers et ouvrières des manufactures de tabac et d’allumettes •
- 11 août 1935, p. 8802. Rectificatif J. O. du 14 août 1935, p. 9018. ^ ^
- 86. Décret du 30 octobre 1935, relatif à la limitation des exemptions fiscales ^
- jouissent les contrats passés par la caisse nationale des retraites pour la lesse, la caisse nationale des assurances en cas de décès et les caisses auton mutualistes. J. O. 31 octobre 1935, p. 11418. .
- 87. Décret du 30 octobre 1935, relatif à la mise à la retraite anticipée des °u^j3re soumis au régime de retraites de la loi du 21 mars 1928. J. O. 31 oC 1935, p. 11521.
- 88. Décret du 30 octobre 1935, créant un privilège au profit de la caisse de re 11
- des ouvriers mineurs. J. O. 31 octobre 1935, p. 11584. ,
- 89. Décret du 30 octobre 1935, relatif au régime des retraites des chcm1 J. O. 31 octobre 1935, p. 11684.
- Statistique.
- p J.0‘
- 90. Décret du 30 octobre 1935, relatif à la statistique générale de la l ranc •
- 31 octobre 1935, p. 11409, et .7. O. 5 novembre, p. 11826.
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE PSYCHOTECHNIQUE
- COMMISSION DES TRANSPORTS
- Résumé des travaux des 24-28 mai 1935. Paris.
- La Commission s’est réunie à Paris, du 24 au 28 mai 1935. Les séances or>t eu lieu, en ce qui concerne les questions relatives aux transports sur route, au siège de la Société des Transports en Commun de la Région parisienne, 53 ter, quai des Grands-Augustins, Paris, (6e) et, en ce qui con-oerne les transports ferroviaires, au siège de la Compagnie des Chemins e ter du Nord, 18, rue de Dunkerque, à Paris.
- Allemagne
- Angleterre
- Autriche ;
- ^gique :
- Espagne :
- Etats-Unis Efance •
- Balle .
- • M.
- Membres de la Commission ;
- • M. Franz BERTHOLD, de Berlin.
- M. C. MILES, Directeur du « National Institute of Industrial Psychology », Londres.
- M. HACKL, Directeur de l’Institut Psychotechnique, à Vienne.
- M. le Docteur STASSEN, Médecin en chef de la Société Nationale des Chemins de fer Belges, Bruxelles.
- M. le Docteur José GERMAIN, Director de l’Instituto National de Psicotecnica (excusé), Madrid.
- M. MARTI-LAMICH, représentant le Docteur Germain et le Ministre de l’Industrie d’Espagne, Madrid.
- M. SILVELA, représentant le Ministre des Travaux publics d’Espagne, Madrid.
- M. BUCETA, membre de la Commission interministérielle du Code de la Route, Madrid.
- d'Amérique : M. le Docteur VIJELES, Professeur de Psychologie appliquée à l’Université de Pensylvanie, à Philadelphie.
- J.-M. LAIJY, Directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée à l’École pratique des Hautes Études, Président. ABRAITAM, Ingénieur principal à la Compagnie des Chemins de fer du Nord.
- GUYOT, Ingénieur principal à la Société des Transports en Commun de la Région Parisienne, ex-chef du Laboratoire Psychotechnique.
- Mme S. KORNGOLD, Chef de travaux au Laboratoire de Psychologie appliquée à l’École Pratique des Hautes Études de Paris.
- M. Bernard LAHY, Chef de travaux au Laboratoire de Psychologie appliquée à l’École Pratique des Hautes Études de Paris.
- GEMELLI, Professeur de Psychologie industrielle à l’Université Catholique, Milan.
- M.
- M.
- M.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- M. le Docteur FILIPPINI, Chef du Service Psychotechnique des Chemins de fer italiens, Rome.
- M. le Docteur PONZO, Professeur de Psychologie expérimentale à l’Université de Rome, Directeur du Centro psicotecnica di Consulfenza et di ricerche dell E. N. I. 0. S.
- Pays-Bas : Mlle R. A. BIEGEL, Directrice du Laboratoire de Psychotechnique des P. T. T., à La Haye.
- Pologne : Roumanie : Suisse :
- M. WOJCIECHOWSKI, Chef du Service Psychotechnique des Chemins de fer polonais, Varsovie.
- MM. DRAGANESCU et FILITTI, représentants de la Direction des Chemins de fer roumains, Bucarest.
- M. HEINIS, Directeur de l’Institut d’Orientation Profes-sionnelle, Genève.
- Tchécoslovaquie .- M. José VANA, Chef du Service de Psychotechnique des Tramways électriques de la Ville de Prague.
- U. R. S. S. : Mme A. KOLODNAJA, Directrice du Service de Psychotechnique des Chemins de fer de l’U. R. S. S., Moscou.
- Ont bien voulu assister également à l’une des séances de la Comnussi°n
- M. FI. PIÉRON, Professeur au Collège de France, Par’s\ M. R. FIUSSON, Statisticien à la Statistique générale ^ la France, assistant du Laboratoire de Psycholog appliquée à l’École Pratique des Hautes Études de ParK'
- A. Des mesures générales de sélection des automobilistes.
- Les représentants des divers pays exposent les dispositions prises P0^e assurer la sécurité des transports, dans la mesure où ces dispositions rapportent au facteur humain. Il résulte de cet exposé que :
- a) La sélection psychotechnique des conducteurs d’autos, de quehl11 catégorie que ce soit, n’est appliquée que dans peu de pays : ^
- Hollande. — Un projet de loi prévoit la sélection psychotechnique gêner3> mais déjà les chauffeurs des Postes et Télégraphes de la caPf0re ou de certaines villes sont astreints à ces examens. Il n’y a paS e d’examens périodiques.
- Espagne. — Les examens psychotechniques — en outre des exa^°qiii médicaux —sont obligatoires pour tous conducteurs, sauf ceuXgXa. conduisent leur propre voiture pour leur usage personnel. Les mens sont faits par les offices de l’orientation et sélection Pr j,. sionnelles sous le contrôle d’un Institut National de Psych?.. js-nique. Tous les services de Psychotechnicjue dépendent du tère de l’Instruction publique. , ,
- • ,rrandeS
- France. — Les transports en commun de Paris et de quelques g villes font cette sélection. Quelques essais de firmes partie utilisant des conducteurs d’autocars et de camions.
- Tchécoslovaquie. — Seuls les transports publics de Prague font cette ® e tion. Un projet de loi prescrit la généralisation de cette ,,
- Allemagne. — L’examen psychotechnique n’est pas obligatoire J I et
- présent en Allemagne, mais les grandes entreprises particuJi
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- notamment les services de la Poste et des Chemins de fer du Reich, la Société des transports de Berlin, l’effectuent pour leur compte.
- Par contre, l’examen médical destiné à déceler les contre-indications graves tend à se généraliser, mais surtout en ce qui concerne les services publics de transports en :
- Hollande. — Pour tous conducteurs et par n’importe quel médecin.
- J rance. — Transports publics seulement et par n’importe quel médecin.
- Italie. — Pour tous conducteurs, sauf ceux qui conduisent leur propre voiture. Les médecins sont militaires ou miliciens, ou encore appartiennent aux services des Chemins de fer.
- Angleterre. — Aucun examen médical n’est exigé par la loi. Certaines Compagnies de transports font faire cet examen.
- Allemagne. — Par une nouvelle ordonnance du 28 mai 1934 relative à la circulation sur route, on a supprimé la nécessité du certificat médical exigé autrefois pour le permis de conduire.
- Pagne. —- Tous les conducteurs qui n’appartiennent pas aux services publies et, par conséquent, ne subissent pas l’examen psyehotech-mque, ont besoin d’un certificat médical d’aptitudes physiques et sensorielles qui peut être délivré par n’importe quel médecin.
- nnuiiiie. •— Aucun examen, mais une sélection médicale et psychotech-nique est en voje d’organisation.
- Se• L’examen de connaissance pour le permis de conduire est com-
- plété par un examen de la vue et de l’audition. Une forte campagne est menée pour la création d’un examen médical et psychotechnique.
- ec°slovaquie. — A Prague, la sélection médicale est obligatoire. Un projet de loi prévoit son extension à tout le pays.
- C\ T i t t
- f8 °us les pays acceptent comme âge minimum du permis de conduire, de ans: ^ Lspagne accepte 18 ans pour les services privés et 23 ans (âge junte légale) pour les services publics.
- sau| cas des mutilés n’est généralement pas pris en considération, voit pn Espagne. Dans ce pays, l’article 273 § 3 du Code de la Route pré-auront*UtOI1Sat^°n concluire Pour certains mutilés, sous la réserve qu’ils exécut»Une Vo*ture adaptée à leur mutilation, grâce à laquelle ils pourront r0nt er tous les gestes nécessaires à la conduite et que, en outre, ils subi-
- L’\lp exainen psychotechnique, recevront un permis de conduire spécial, "'ais ietnatSne délivre en principe un permis de conduire à un mutilé,
- Cett atlUe cas est examiné individuellement. relati e enquête se continue, non seulement pour recueillir les informations les rn, e,Sraux Pays qui ne les ont pas encore fournies, mais aussi pour suivre les +r 1 llCations que chaque pays apportera à son régime de sécurité dans
- ç^ansports.
- son i^-U-e Membre de la Commission se tiendra en rapport à ce sujet avec de re CSl.j ®nt- L’Institut Central de Psychotechnique de Paris est chargé
- A ja e .r toutes les informations relatives à cette enquête, la Corf,81!1^ cet inventaire des dispositions prises dans chaque pays, Un Outij11,ssion considère que l’automobile devient pour les transports relation VSu?l> comrne l’est pour l’écriture la machine à écrire, pour les s a distance le téléphone, etc... Mais, étant donné que l’automobile
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- engage la sécurité des routes, la Commission, qui reconnaît l’importance et la valeur des mesures techniques prises par les pouvoirs publics pour régler la circulation, demande que les mesures relatives au facteur humain soient l’objet d’études approfondies confiées à des spécialistes qualifiés et que les décisions à prendre le soient en accord avec les techniciens des véhicules sur route et les psychotechniciens.
- Les mesures immédiatement applicables sont les suivantes :
- 1° Un examen médical précédant tout autre examen (de connaissance ou psychotechnique) doit être imposé à tout conducteur de véhicule. Cet examen, qui ne peut donner que des contre-indications formelles, doit etre passé par des médecins dont la situation professionnelle garantit l’indépendance à l’égard du sujet examiné.
- 2° La sélection psychotechnique, qui détermine les aptitudes à conduire des automobiles, doit devenir obligatoire, au moins pour les transporteurs publics : personnel et messageries. L’examen psychotechnique des conduf teurs de voitures particulières doit être conseillé. Le sujet peut en effet recevoir d’utiles indications sur ses aptitudes réelles et sur sa manière de conduire.
- 3° Les examens psychotechniques ne doivent être confiés qu’à deS psychotechniciens qualifiés et à des opérateurs placés sous la direction et le contrôle d’un service central scientifique de Psychotechnique analogue à celui qui a été créé à Paris par M. J.-M. Lahy.
- La Commission insiste sur le fait que, si la qualification médicale n’est pas contradictoire avec la qualification psychotechnique, elle n’est pas suffisante pour se substituer à elle. Le psychotechnicien doit subir une formation spéciale.
- 4° Les mutilés ne peuvent pas être privés a priori de l’usage de l’aut0‘ mobile. 11 y a lieu de pratiquer pour eux des études techniques de la voit111'1’ dont ils se servent personnellement pour déterminer si les modificatiou8 qui y sont apportées permettent un ajustement de leur validité relatif avec les nécessités des règlements de la route.
- Des examens psychotechniques spéciaux doivent être obligatoires
- pouf
- duite
- les mutilés. Ces sujets doivent être soumis à des conditions de cono ( déterminées par la forme et la gravité de leur mutilation, chaque cas éta« jugé individuellement.
- 5° Pour tout conducteur, public ou privé, impliqué à quelque titre <PC ce soit dans un accident, un examen psychotechnique doit être obligatolU
- B. Des tests psychotechniques utilisés pour la sélection des chauffeurs.
- Après une discussion, amorcée par MM. Gemelli et Ponzo sur analytiques, analogues et synthétiques, la Commission se met
- les test) d’acco''.11
- équl‘
- pour que les tests analytiques et analogues soient considérés comme e valents, à condition que tous les tests soient choisis après une minu 1 er analyse psychologique du travail professionnel. Les tests doivent me un comportement psychologique particulier, caractéristique de la re dans la profession. rer
- Il est entendu que presque toujours un seul de ces tests ne peut me une aptitude professionnelle. Une batterie de tests est nécessaire. jre
- La batterie à employer pour la sélection des chauffeurs doit compr jce au moins : la recherche du minimum d’intelligence nécessaire à 1 ^
- de la profession, la mesure des réactions simples, de l’attention di de l’appréciation des vitesses et des distances, de la suggestibilité. ^ ^
- Ces tests, leur technique d’application, la méthode d’utilisation d® ^ données, qui font l’objet de perfectionnements spontanés continuels, s
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- étudiés en commun lors de la prochaine reunion de la Commission. .Quant aux tests dits « synthétiques » représentant en miniature le travail professionnel, ils font trop intervenir une attitude psychologique de «jeu» et peuvent ainsi fausser le comportement du sujet.
- Des tests nouveaux sont à l’étude, notamment celui qui se rapporte à la durée de la réaction lorsque plusieurs excitations se succèdent (temps uiorts et temps de reprise). MM. Ponzo et Gemelli, Lahy et Ivorngold sont chargés de l’étude théorique du problème psychologique soulevé par cette
- question.
- Le problème plus général de l’émotivité continuera à etre étudié expérimentalement dans chaque laboratoire et les résultats seront confrontés a la prochaine réunion.
- Enfin, l’étude de l’influence du caractère sur le comportement professionnel reste — quant aux méthodes — du domaine de chaque psychotechnicien. Toutefois, il est recommandé :
- a) D’utiliser des fiches d’observation au cours des diverses épreuves Psychotechniques et d’en confronter les résultats, ou d employer toute autre méthode d’étude du caractère ;
- h) De ne pas tenir compte d’une manière formelle des résultats ne pouvant etre transformés en valeurs numériques, pour 1 établissement de la Mesure des aptitudes professionnelles. Les renseignements ainsi recueillis Peuvent être retenus — à titre consultatif — pour diriger une étude psychotechnique des sujets qui se signalent par un comportement nettement Errant. Mais il serait utile d’appliquer aux résultats d’observation des 'ucthodes statistiques afin d’aboutir à leur évaluation quantitative, et
- précisé, comme le font les auteurs américains.
- ^°Qm^ssi°n estime qu’il y a lieu de développer et d’utiliser autant passible toutes les données qui peuvent être transformées en mesures es intégrer ensuite dans les protocoles d’examens psychotechniques.
- Ue la signalisation.
- dealer aura^ Eeu d’adopter les couleurs maintenant admises par les Chemins Prén • rou£e Pour l’arrêt, le vert pour la route libre, le jaune pour la emnl •°n’ Cependant, on doit tenir compte du fait que, tandis que les des °“ iS ^es Chemins de fer sont sélectionnés au point de vue de la vision le sont UrS’ ^eS conducteurs d’automobiles, de même que les piétons, ne coule L Eas,> ^ % environ d’entre eux n’ont pas une vision normale des PortiUrS ^ autre part l’achromatopsie acquise avec l’âge atteint des pro-la po s ,très fortes, particulièrement chez les hommes. En conséquence, coulpmmis^°n demande que la signalisation soit faite à la fois à l’aide des Verts rS et ^es f°rmes ; ou encore par des positions relatives des disques y et rouges.
- exeni iautre difficulté consiste à unifier l’emplacement des signaux, par qUegt e’ rouge en haut, jaune au milieu, vert en bas. D’autre part, la et si p Se Pose de savoir si ces trois couleurs doivent être maintenues utilisa +n ne Pourrait pas les remplacer par deux couleurs seulement, en à Uiu> Un si§nal lumineux ou une aiguille qui se déplace d’une couleur nationalUt[e a> Jnesure que la circulation va devenir libre. Le Comité inter-arrêtô H « ^Eclairage, qui poursuit ses études dans ce domaine, n’a rien rappel G ^finitif jusqu’à présent. Notre Commission devrait se mettre en La (’ avec. lui pour collaborer à ces recherches. deUx c|‘°mmission préconise l’étude d’un dispositif nouveau composé de rouges ?(Iu.es verts verticaux pour signaler la route libre et de deux disques °riz°ntaux pour signaler l’arrêt. Ce dispositif ne peut être adopté
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- que dans les villes, mais il aurait l'avantage de rendre plus perceptibles les couleurs peu visibles en plein jour. La question de la troisième couleur est réservée.
- De la signalisation sonore.
- L’emploi intensif du klaxon produit chez les auditeurs un désordre psychologique plus ou moins grand, mais non négligeable. A ces influences s’ajoutent aux carrefours les signaux sonores précédant les signaux visuels. Les bruits occasionnés par la signalisation sonore rendent la vie pénible et souvent les avertissements de ces appels peu efficaces.
- Dans certaines villes, à Rome, à Stuttgart et à Genève, par exemple on a supprimé toute signalisation sonore. Après un ralentissement de la circulation pendant quelques jours, l’écoulement, normal des véhicules s’est rétabli. Le nombre dçs accidents tend à diminuer, d’après les statistiques des premiers mois. Actuellement, la suppression du klaxonnage est étendue à toutes les grandes villes de l’Italie. L’office allemand de la circulation se propose de prendre la même mesure.
- La Commission engage les divers pays à tenter des expériences analog1105 en accord avec des psychotechniciens.
- Signalisation mécanique et signalisation manuelle.
- ment
- Après une discussion qui a porté sur les expériences faites notann en Italie, en Allemagne et en Angleterre, la Commission décide que a signalisation mécanique doit être combinée avec la signalisation humain^ car si les défaillances peuvent se produire chez l’homme — surtout chez 1 homme mal doué à cet égard —- les dérangements des machines s0"^ toujours à craindre.
- Le rapport de ces deux formes de signalisation doit être étudié d ap|eS les particularités locales et avec la collaboration d’un psychotechniciej1' Ajoutons qu’il y a lieu de rendre les agents de la circulation visibles a nuit, au moyen de vêtements spéciaux.
- De la limitation des vitesses.
- • t
- Le problème du rapport de la vitesse de la voiture avec la duree e forme des réactions humaines est un de ceux qui intéressent le plus ai tement le psychotechnicien. Toutefois, l’avis de la Commission est 1
- ,S iblè^
- dans l’état actuel de la construction des automobiles, il n’y a pas entt
- lieu d’imposer des limites à la vitesse, mais qu’il est urgent que le pr° soit posé dès à présent. s
- Le principe généralement admis, que le conducteur peut adopter te vitesses qu’il lui plaira, sous la réserve d'être toujours maître de sa v°l ! est une solution tout à fait simpliste. La psychotechnique peut y api’01 des précisions.
- Les voitures automobiles atteignent maintenant des vitesses
- ou
- les
- donc
- accidents deviennent d’une gravité inconnue jusqu’à ce jour. On est maître de sa voiture dans la mesure où les freins sont assez puissa ^0. la stabilité du véhicule suffisante pour que les arrêts soient quasi 1,1 tanés. Les constructeurs de véhicules et les services de travaux ont bien compris cela et ils ont réalisé des progrès incontestable cette direction. Il ne faut pas oublier que le freinage rapide, techmfi11 je réalisable lorsqu’on a des freins excellents, peut lui-même provofi1 graves accidents. La voiture, au lieu de heurter un obstacle ^e,vaInlin®r peur devenir à son tour un obstacle pour la voiture qui la suit. DeteI
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- une vitesse limite pour chaque voiture et par là même accorder à certaines voitures des vitesses très grandes, n’est pas une solution du problème. La joree du véhicule, son poids, la faculté de perception du conducteur de , voiture qui suit sont différents de l’ensemble de ces facteurs relatifs u la voiture qui freine. Les statistiques faites en Allemagne montrent que beaucoup plus d’accidents sont provoqués par une collision de voitures C{U1 se suivent que par les accidents au cours de croisements. La modération e vitesse sera plutôt atteinte par un moyen indirect, par exemple, la defense du klaxonnage.
- Il, y a un autre aspect de la question que l’on a toujours négligé : c’est a limite psychophysiologique des réactions humaines.
- La Commission insiste sur le fait que le facteur psychologique qui différencie les individus acquiert aux grandes vitesses une importance toujours accrue. Un conducteur est maître de sa voiture dans la limite où son fonc-/onnement mental et psychomoteur peut réaliser l’acte nécessaire pour éviter 1 accident : sensations, perceptions, jugement et réactions exactes •vent se succéder dans un espace de temps mesurable, mais qui varie jVec chaque sujet. C’est ainsi que la Société des Transports en Commun e la Région Parisienne a dû rendre sa sélection plus sévère lorsque ses '°jtures sont passées de 25 à 45 km. à l’heure dans Paris.
- Commission estime que les performances des coureurs sur pistes ou sur utes libres ne correspondent pas aux conditions normales du trafic. e Se propose de rechercher pour chaque vitesse donnée les qualités •. ornotrice8 nécessaires pour que, en toutes circonstances, le conducteur puisse être maître de sa voiture.
- 1 ( Programme de recherches doit être entrepris dans chaque pays par
- Ser Psyc^10techniciensj en collaboration avec les ingénieurs chargés des !ces des routes et avec les constructeurs de véhicules. n déterminera ainsi les vitesses à tolérer en fonction de l'équipement, lat' °nna.£e des voitures, des profils de la route, de l’intensité de la circu-JL ainsi qu’en fonction de l’équipement psychomoteur et mental du
- °nt p rnesures sembleront trop limitatives pour la liberté que les citoyens fesse ]'lSer d’abuser de leurs biens ; mais la sécurité des transports inté-D’a'ii ensemble de la population et le matériel routier est un bien collectif. jes eurs>.des limitations de vitesse sont décidées par les gouvernements • Municipalités, mais sans hases expérimentales précises. La Commission fesi 6 raL°naliser ces mesures, y compris celles qui fixent les distances à Parf entre deux véhicules allant à vive allure, et faire entendre aux bient l *erS clue ^eui sort dépend de la connaissance de leurs possibilités p a es et psychomotrices.
- père °e ^u* concerne les transports publics, cette limitation peut être ^ftoire. C’est sur elle que doit se baser la sélection des aptitudes de
- 68 c°üducteurs.
- La r
- Ibesu,.g'nn?missi°n estime que la visite périodique des véhicules est une techni necessalre pour donner à l’étude des vitesses tolérables une base de fjxflue sufflsante< p’ état mécanique de toutes les voitures doit permettre 01 &Hure générale de la circulation.
- e 1 Pairage des routes.
- En p
- r°utes panCe.’ en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, des ( essais pour l’éclairage ont été établies. Dans certains pays, les
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- LE TRAVAIL
- HUMAIN
- psychotechniciens n’ont pas encore été appelés à collaborer aux études que permettent ces routes. Il y aurait lieu, dans chaque pays, de faire des recherches sur l:s problèmes psychologiques que posent les divers systèmes d’éclairage : vision des obstacles, troubles de la perception pouvant aller jusqu’à l’hallucination, recherche des conditions qui permettent une perception distincte et en relief des véhicules qui approchent, etc...
- De Véblouissement.
- Cause d’accidents très graves, l’éblouissement a paru être dû à une inaptitude particulière de certains conducteurs.
- La question reste à l’étude. Mlle Biegel à La Haye, M. Germain à Madrid et Bernard Lahy à Paris, sont chargés de cette étude.
- M. H. Piéron fait remarquer que ces études sont particulièrement ardues en raison de la complexité du phénomène. La rétine étant organisée dille-remment pour la vision centrale et pour la vision périphérique, très souvent les dispositions prises pour éviter l’éblouissement direct peuvent aggravei l’éblouissement indirect.
- C’est pour cette raison que la Commission insiste de nouveau pour qlK les Pouvoirs publics contraignent les possesseurs de voitures, quelles qu en soient les dimensions, à fixer dans une position indéréglable leurs pliait à la même hauteur du sol.
- Cette mesure n’évitera pas toujours l’éblouissement exagéré, notamrnen lorsque les voitures franchissent un dos d’âne, mais elle limitera autant que possible les circonstances défavorables. L’abaissement et le relèvement auto matiques des phares lors des croisements seront à étudier par les techm ciens. Des remèdes techniques généraux doivent être recherchés par ellX’ car, l’éblouissement gênant tout le monde, une sélection faite sur cette base risquerait d’éloigner trop de sujets de la conduite des voitures.
- C’est ainsi que la Commission signale aux techniciens de la voituie l’intérêt qu’il y aurait à pouvoir supprimer, lors du croisement de ue^j véhicules, l’éclairage intensif à l’avant pour y substituer l’éclairage later • Des expériences de ce genre ont été faites en Espagne et en Italie et, a1 que les résultats ne soient pas concordants, il y aurait lieu de les reprend Dans le même ordre d’idées, on peut envisager une construction lampes telle que le changement de l’intensité de la lumière pourrait e supprimé. Certaines réalisations récentes approchent de ces desider3^ Au Brésil, le phare le plus proche du milieu de la route est pourvu d lampe projetant une lumière verdâtre ressemblant à la lumière de la lu Cette question est à l’étude au Comité International de l’Eclairage-Enfin, les recherches les plus récentes relatives à la supériorité des pn à lumière monochromaticjue jaune sur les phares à lumière blanche 1 ,
- firment les faits cjue l’éclairage jaune améliore la visibilité par broun et brume, éblouit moins et, pour ces raisons, leur usage devrait être gen lisé, au moins à titre provisoire.
- Nocturnéité.
- Un test dit de noturnéité serait aussi nécessaire pour écarter de la c0 duite de nuit les sujets atteints d’héméralopie.
- De Vappréciation des vitesses et des distances.
- i c lab0'
- Les appareils, dits tachodomètres, en usage actuellement dans les • ratoires de psychotechnique, sont caractérisés par deux petits mobile
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- NOTES ET INFORMATIONS
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- se déplacent à des vitesses différentes et dont le sujet doit indiquer le Il0'nt de jonction. Ces appareils donnent des indications provisoirement sutlisantes, mais que l’augmentation des vitesses de la circulation rend pré-< aires. La Commission estime que deux dispositions doivent être prises : la première est relative à la création d’un nouveau test (J.-M. Lahy est chargé e ce travail) ; la seconde est relative à l’éducation des conducteurs. Le conducteur a en effet tendance à sous-estimer ou à surestimer les vitesses e °n qu augmente ou diminue l’allure ; il est donc nécessaire de s’en rapporter aux compteurs de vitesse, surtout en cas d’incidents imprévus : passage à niveau, doublement à vive allure, etc... Il importe de mettre les nducteurs en garde contre les illusions de vitesse et de placer les comp-e,!rs d une manière très apparente et facile à. lire.
- )a a Commission rappelle que les vitesses actuelles de déplacement posent question très délicate du rapport entre la vision stéréoscopique et la ]°n a distance. Ceci demande des études approfondies. La Commission ée ]re e®.a^ement être appelée à contrôler les dispositions que les techniciens la ^ ,yaiture ne manqueront pas d’être amenés à prendre pour améliorer 1Slmlité, depuis la place du chauffeur dans les conduites intérieures, à Ure que s’accroissent les vitesses.
- champ visuel.
- £ r<de du champ visuel dans la conduite des voitures 'n’a pas été suf-à t e*61* atudié. En ce qui concerne la circulation dans les agglomérations d a m lntense> l’étendue du champ visuel semble intervenir comme facteur la ' car la mobilité des yeux et de la tête n’est que relative pendant nm ,.uite. La Commission décide de faire une étude sur ce sujet pour la P,0ch«ne réunion.
- D‘l'edi
- dation des piétons.
- Les
- s'eurs °r^an|Sations qui s’occupent de cette question existent dans plu-LiTiatr ^ ^a ^te desquels se trouvent l’Amérique, l’Angleterre et l’Al-Sabn S'-,. Pr°blème a fait l’objet de la dernière réunion à Londres de la Les trurSt Organisation.
- le Con î 1 )unaux estiment, a priori, que sauf preuve évidente du contraire, Lour a. eur es^ toujours responsable de l’accident survenu à un piéton, nière (ie C-Une réaction légitime contre les excès des chauffeurs, cette ma-techni(n,iUfr n>st Pas équitable. Il faut donc, ou enrayer les progrès °u donn!! dans les transports sur route — ce qu’on ne peut accepter — bans °r consÇÎence au piéton de sa propre responsabilité, lo pf,te dernier cas, deux questions se posent : des rtiov ,Service® publics doivent donner aux piétons (comme aux cyclistes) Lur êtr eilS' <^e c^rcu^er sans risques sur des parties de la route qui doivent des Pn,° r.eservées. La Commission soumet cette remarqué à l’attention 2° H eVs0lrs, publics.
- aUx pi,'.|CSt nécessaire de donner une éducation particulière non seulement l|°n ailj ns> mais aussi aux cyclistes, aux conducteurs de véhicules à trae-trata\vay n °U humaine, aux chauffeurs d’automobile ou wattmen de ^ h ne faut jamais oublier que la circulation est un phénomène lart,\„-+x • __ , ,...A_____ ________________* T U____
- Par
- créé eaces
- APrès
- activité commune de tous ceux qui y prennent part L îgno-e. la plupart des usagers de la route a été démontrée par des expertes à l’Office allemand de la circulation.
- en gpSexamen des méthodes employées en Italie, en Suisse, en U. Il.>
- l’agne, la Commission demande :
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- 1° Qu’une réglementation soit établie pour que chaque usager de la route (ou de la rue) ait sa place assignée. Lorsque, par exemple, il n’existe pas de trottoirs, le piéton devrait prendre le côté opposé à son sens de circulation, afin de voir le véhicule qui vient en face de lui.
- 2° Que soient encouragées les campagnes d’éducation du piéton par la'" fiche, les schémas, expositions, conférences... On peut s’inspirer à cette du programme de la Safety First Organisation, qui paraît complet.
- 3° Que l’éducation de tous les usagers de la route commence dès le jeune âge, à l’école : savoir se conduire sur la route et dans la rue est une tecr nique aujourd’hui usuelle.
- Des sanctions.
- Deux thèses ont été en présence : 1° Punir les fautes contre le règlernen^ même lorsque l’accident n’a pas eu lieu, selon la méthode italienne ; 2° * sanctionner que les fautes qui ont déterminé l’accident, comme cela -l passe en France.
- La majorité de la Commission pense que les sanctions applique^ toutes les fautes contre les règlements constituent un des moyens les p1 efficaces d’éduquer tous les usagers de la route.
- Quant à la méthode pour appliquer les sanctions, la majorité de la mission pense que le paiement immédiat d’une amende minime est pre râble à une amende plus forte, différée jusqu’au moment du jugement'
- Statistique des accidents.
- La Commission constate que, jusqu’à présent, les renseignements recueil sur les accidents, soit par les agents de la force publique, soit par les L° 1 gnies d’assurances, avaient pour unique tendance de dégager la reS)|]jr sabilité de l’un ou l’autre des adversaires. Il serait nécessaire de fecueljeS des renseignements susceptibles de permettre une étude statistique conditions des accidents pour en déterminer les causes.
- La nouvelle fiche italienne répond en grande partie à ce désir. Elle P • au recto la date, l’indication géographique de l’accident, le type des ^ tures, l’état civil des conducteurs et des témoins, Au verso, elle P°ri}jon-principales causes d’accidents et leurs circonstances. C’est un (^U^g que naire de 77 questions devant lesquelles figurent deux petits carl^Sellt : l’agent verbalisateur n’a qu’à cocher. Ces divers paragraphes concert
- — l’inobservation des règlements......................... 16 quest*
- — les actes d’imprudence................................. 16
- — l’état physique et psychique des conducteurs............ 4
- — la défectuosité des véhicules........................... 4
- — les causes variées................................... . 1
- — les positions au moment de l’accident................... H
- — le profil et F état de la route ........................ 4
- — les conditions de la route.............................. 4
- — les obstacles de la route.... 0......................... 6
- — les conditions atmosphériques.......................... 6
- — l’éclairage (diurne ou nocturne) ....................... 6
- Cette nouvelle fiche, qui constitue une amélioration sur l’ancicp^ ^eS, semble toutefois pas encore contenir tous les renseignements Çc Elle devra faire l’objet d’une discussion lors de la prochaine réunion- ^ \e temps, la Commission prendra avis de deux de ses membres ex professeur Marbe, de Wurtzburg, et M. Berthold, de Berlin.
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- NOTES ET INFORMATIONS
- bêleras.
- “ LE TRAVAIL RATIONNEL ”
- pin nouveau périodique : Le Travail Rationnel, organe de la Section .. Frgologie de l’Institut des Hautes Études de Belgique, vient de paraître ; ' est consacré aux problèmes théoriques et pratiques de l’Ergologie ou ‘ Clence du Travail. L’Apprentissage : psychotechnique pédagogique (enseignement général technique, professionnel), présélection et sélection professionnelles, recrutement civil, militaire, sportif. Le Travail ; psychotechnique rgplogiquej appropriation professionnelle (aptitudes, conditions d’organi-sation, hygiène et médecine du travail, éducation physique), législation nationale et internationale du travail. Les Affaires ; psychotechnique écono-m'!iue, organisation rationnelle, psychotechnique de la vente, mécanogra-I le) publicité, etc. Prix de l’abonnement annuel, étranger
- PUBLICATION DES COMPTES RENDUS DE LA VIIIe CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE PSYCHOTECHNIQUE A PRAGUE
- p N IIIe Conférence Internationale de Psychotechnique s’est tenue _ ^e. au mois de septembre 1934. Jusqu’à présent, nous n’avons pas nousle/eS comptes rendus de diverses communications qui y ont été faites, - reservant de ne faire ces comptes rendus crue d’après les textes définitifs "j® par leurs auteurs.
- à . s actes de la Conférence ayant paru, nous commençons dès à présent les Uner> aux diverses rubriques de la bibliographie du Travail Humain, ^comptes rendus de ces actes et communications, à p l>eut se procurer la publication intégrale des Travaux de la Conférence Sfi-ra"Ue> à la Librairie Orbis, 62. Fochova, Prague, XII, 1 vol. 16 X 25, ** Pages. Prix . 100 francs.
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- BIBLIOGRAPHIE
- Généralités, p. 234; Psychologie du travail, p. 234; Physiologie du travail (généralités, système musculaire et système nerveux, métabolisme et respiration, système circulatoire), p. 238 ; Effort. Fatigue, p. 244 ; École et travail scolaire, p. 245 ; Orientation et sélection professionnelles) p. 246; Hygiène du travail, p. 247 ; Maladies professionnelles, p. 248, Accidents du travail ; prévention, p. 249 ; Organisation rationnelle du travail, p. 251 ; Éducation physique et sports, p. 252 ; Méthodes et techniques, p. 252.
- Auteurs des Analyses : R. Bonnardel, J. Calvel, A. DerosiU1)
- R. Dupont, D. Feller, A. IIarkavy, R. Husson, G. IaworsK1»
- S. Korngold, B. Lahy, R. Libersalle, W. Liberson, P. MarQueS’ E. Meller, B. Néoussikine, E. Schreider.
- GÉNÉRALITÉS
- F. BAUMGARTEN-TRAMER. Principielles zur Anwendung d®
- Psychologie in der Praxis. (Les principes de Vapplication de la PSJ^ chologie à la pratique.) C. R. de la VIIIe Conférence Internationale Psychotechnique. Prague, 1934, pp. 37-41.
- L’auteur insiste surtout sur le côté social des applications de la ps)l^r logie au travail. Il souligne le rôle prophylactique de ces applications I ^ l’hygiène mentale tant des individus que des sociétés entières. D part, les applications ont ouvert à la recherche psychologique des hoi'i tout à fait nouveaux en ce qui concerne les sensations, la vie affect! ’ l’intelligence, etc. A.
- PSYCHOLOGIE DU TRAVAIL
- G. MAYERHOFER et R. PAULI. Die Dynamometer Reaction. {RlCI tion au dynamomètre.) Ar. ges Ps., XCI, 1934, pp. 241-258.
- Les auteurs étudient le comportement total du sujet pendant la réa»- 1 à la fois au point de vue de la durée et au point de vue de l’effort 1 mum, Ils se servent de l’appareil d’Exner pour l’enregistrement du te e combiné à celui de Collin pour la mesure de la force. Les sujets, au uo
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- e 11, dont 4 femmes, subirent 40 épreuves d’une réaction musculaire, sensorielle, et d’une réaction de choix accompagnées par la mesure de la pression maxima. Ils constatèrent une relation directe entre la durée de a reaction et la force, surtout dans les réactions de choix. Chez certains uividus et pour des formes de réaction peu complexes, la relation était lllverse, il se produisait de fréquentes anticipations, les auteurs voient là J'jie manifestation d’irresponsabilité. Une diminution de la durée et l’affaissement de la pression accompagnent les fausses réactions dans les réac-,'°ns de choix. Ces relations s’expliquent par des inhibitions qui peuvent ^produire à un moment déterminé, manquer ou prendre des valeurs exa-~n ce qui concerne la force de pression, on distingue deux types : iaible (470 gr.), un très fort (1.070 gr.). Les sujets féminins et deux Je s masculins à allure féminine appartenaient au premier type. Ces types _ I ndraient non seulement de la structure musculaire, mais du système . eux central qui dirige l’exploitation de la force musculaire. Trois gra-)a JUe,s montrent les trois sortes de comportement qui apparaissent dans ch î Fee. et !a f°rme de la réaction. On peut tirer de la durée et de la forme intU r.eact*ori> et particulièrement de la période de repos, de précieuses citions sur le développement de la réaction suivante.
- S. K.
- ‘,R Experimentelle Untersuchungen über das Schiessen.
- 15(T lerc^es expérimentciles sur le tir.) Ar. ges. Ps., XCIY, 1935, pp. 123-
- pJ ne action ne peut être rythmée que si les facteurs dont elle dépend Quatre f0t UOe certa*ne constance. L’action du tir est déterminée par Le acteurs : Ie tireur, l’arme, l’adversaire et les moments dangereux. deUj. ^lriler varie selon les conditions physiologiques de l’organisme, les ciCe et<pniers sont essentiellement variables. On peut toutefois, par l’exer-larité au*°matisation des mouvements du tir, obtenir une certaine régu-derices ^f Constance du temps nécessaire à leur accomplissement. Des expé-bile ^ 1 “ren( faites avec des armes de petit calibre, tir couché, but immo-entre l matres, 3 coups d’essai, 20 coups observés. On mesura le temps très cli{f^Ue C0UP et 'a durée de chaque tir. Les temps personnels sont Hiaxim eren*s- Selon les sujets, la différence entre les temps minima et longs et^ar^G- de ^ % a 31,9 %. Les meilleurs tireurs sont les plus tage ’ a dispersion chez eux est plus grande, car ils s’adaptent davan-du n0lnp Conditions subjectives de chaque tir. La différence en pourcent Le pouL^? des Pulsations avant et après l’expérience va de 36 % à 2,2 %. prit • des ^ons tireurs s’accélère davantage par suite de la tension d’es-diverses resPlren^ profondément et complètement avant la détente. Ces temps n C0fnstatations montrent qu’il n’y a pas d’intérêt à égaliser les depnis ],/ iorce* Si on divise le temps personnel en deux phases : 1° temps et 2° t. rnornent où le tireur épaule jusqu’au moment où le coup part ^nilnum P! ,d,actio.n sur la détente, la différence en pourcent entre le '06 o/ , ^t \q maximum du premier temps partiel est, selon les sujets, de C,Jllstaté 0//° et’ Pour Ie deuxième temps partiel, de 160 à 50 %. On ne tiels . Ças de rapport entre les variations individuelles des temps par-
- fit
- le s clu temps total. La comparaison du temps entre l’épaulement
- l déchar r C ,C0UP> du temps d’action sur la détente et du temps entre ]°ngs j et ^ épaulement suivant, montre que les bons tireurs sont plus l'! tr°isièm GS mauvais dans les deux premiers temps et plus rapides dans (:ufs e* Lorsque le tir est accéléré, les meilleurs tireurs diminuent Sotlt très d environ 60 % et leur justesse de 9 %, les mauvais tireurs °ublés. La durée de l’examen n’influe pas sur la justesse si le
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- nombre des tirs n’est pas trop grand. Pour une expérience de 40 coups, la justesse est inférieure à la fin. La fatigue réduit la justesse par accélération du pouls et de la respiration. Avec des armes de gros calibre, la durée du tir est plus longue, surtout chez les mauvais tireurs. La meilleure façon d’apprécier un tireur est de lui faire exécuter des tirs de 10 coup8 au moins, mais sans dépasser 20 coups. En ce qui concerne la formation du soldat, il y a lieu de tenir compte du temps et de l’observation, il faut éviter les règles trop rigides. S. K.
- B. SONNECK. Der Satz als Einheit und die Satzarten. (La phrase comme unité et les espèces de phrases.) Ar. ges. Ps., XCIV, 1935, pp- 4au* 477.
- •
- L’auteur étudie l’essence même de la phrase. Dans l’analyse des troc formes de phrases : interrogative, impérative, expressive, il s’inspire beau coup des théories de Bühler sur le langage et, en particulier, des notion8 des champs environnants synsémantique et synpratique. Il cherche <> déterminer théoriquement le but et le domaine d’application de chafp" type de phrase pour expliquer sa création, ses modalités, la structure '1 ses éléments et le caractère des activités auxquelles il est lié. S. K-
- N. R. F. MAIER. An aspect of human reasoning. (Un aspect dura' sonnement humain.) Br. J. Ps., XXIV, 1933, pp. 144-156.
- L’expérience avait pour hut de déterminer si une direction habitufj^ de l'esprit est une fonction bloquant la direction correcte ou si elle n présente qu’en l’absence d’un processus plus utile ; 384 étudiants de ps>1 logie furent divisés en un groupe expérimental et un groupe de contr On présenta aux deux groupes les mêmes problèmes, mais le Pre", ]., groupe avait eu une conférence de 20 minutes, suivie de suggestions 811 ^ manière de raisonner avant que les problèmes leur soient présentes, constata que les notes du groupe expérimental étaient de 24,1 /o.* élevées que la note moyenne du groupe de contrôle. Une autre experl ^ avait pour but de mesurer la capacité d’un groupe d’individus à reS0»|e)i deux problèmes (un problème expérimental et un problème de cont^jOIis de difficultés égales, mais pour l’un desquels, le deuxième, des suggeS., e sur la façon de raisonner avaient été faites. Avec ces suggestions, le ^eU*oDs-problème fut réussi par deux fois plus de sujets que le premier. On put (^|])S tater également que les suggestions étaient aussi profitables .aU,X.elirr qu’aux mauvais raisonneurs, que les femmes se montraient ^erl*Les' aux hommes dans la découverte des solutions, mais qu’une fois les s % tions faites, leurs notes s’élevaient beaucoup plus cpie celles des hofl1
- A. G. CHRISTIAENS. L’habileté manuelle. C. R. de la VIH®
- fr
- Cofl
- rence Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, pp-
- Le problème est envisagé ici du point de vue de l’O. P. des adoleSC^uS seulement. Les facteurs communs de l’habileté manuelle signalés faV j|eté ceux qui se sont occupés de la question sont les suivants : 1° L manuelle dépend en tout premier lieu des fonctions motrices ; elle pr^ ^0-une parfaite synergie dans la mise en action des muscles qui doive r5 duire les mouvements nécessaires. 2° Cette synergie représente l’aboutissement, d’un apprentissage assez long, parfois même • Tes aPrè-3° Les mouvements exécutés journellement deviennent automatiqu , j]ete un certain temps. Les caractères particuliers de l’utilisation de l’amP11"1' manuelle (spécialisation) se groupent en trois categories : 1° 1
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- le la force, la direction des mouvements varient suivant le genre de travail observé ; 2° un et parfois plusieurs appareils sensoriels sont toujours mis a contribution ; 3° l’intelligence intervient toujours, mais elle est de nature Plus ou moins élevée suivant le métier envisagé. Si les autres fonctions sont trop faiblement développées, elle ne font que diminuer la valeur d’em-P oi de l’habileté manuelle. L’importance des deux premiers facteurs mentionnés est tellement grande qu’elle constitue la source principale de abileté manuelle et c’est elle qu'il faut dépister en tout premier lieu, j es ^onctions n’existent chez le tout jeune enfant qu’en puissance, dans constitution intime du tissu nerveux. Leur qualité et la possibilité de Ur perfectionnement sont déterminées par l’hérédité. C’est alors cette erniere qui est à la base des différences individuelles. Puis l’éducation jnotrice — c’est-à-dire les circonstances dans lesquelles se forment les CP C ifiS motrices chez l’enfant — vient s’ajouter aux autres facteurs. / ez les adolescents, dont l’évolution organique n’est pas achevée, les san° 10nS mo*'iaces peuvent être examinées et on peut révéler leur état fecC tou^°*s préjuger jusqu’à quel point elles sont susceptibles de per-0n l0nnement- C’est pourtant ce dernier point qui importe dans l’O. P.
- » Peut atteindre le phénomène d’éducabilité en soumettant le sujet au G aPrès l’intervalle de 24 heures et considérer le progrès éventuel 016 1 effet de l’apprentissage raccourci. A. IL
- \UEMMERMANN. Die Konstanz und die Ubbarkeit von Denklei-ngen. (La constance et la perfectibilité dans les travaux intellectuels.)
- ' a- Ps., XLYI, 1934, pp. 3-87.
- L’a
- toü. uteur reprend la thèse de Kerm : la constance dans les tests d’in-étucfenCe CSt tr®s ^hle, et ^a répétition joue un très grand rôle. Après une Ker ecxPcnmentale poussée, il met en doute les résultats obtenus par Prises >r Un grouPe de 30 garçons et de 24 fillettes de 9 à 10 ans, à 6 re-O’Ebb’ SCPar®es chacune d’une semaine, il appliqua le test de lacunes au„ ln^aus et le test des phrases en désordre. La difficulté des épreuves tesi iCntait a chacune des séances. A la lre et à la 6e séance, on ajouta un subir G °a^cu^ et un test de « contraires » ; à la 2e et à la 5e séance, on fit IjyU aux enfants, en plus des autres, un test de lacunes de Bobertag-et brié H tCSt synonymesJ une épreuve de mémoire de mots associés rnièr Üe m°^s en trop. Une très grande constance se montre dès la pre-^ultat HPPUcation- La moyenne de coefficients de corrélation entre les ré-const S- C 0 séries est de : 0,80 pour les garçons ; 0,79 pour les filles. Cette Un 11Ce. n augmente pas pour les applications suivantes, mais devient cati0ns P US ^evae S1 l °n prend les résultats moyens de plusieurs appli-rendP SUccessives. La moyenne des coefficients de corrélation entre le 0,90 en^ moyen de deux séries consécutives (test d’Ebbinghaus) est de : 0,86 n°Ur es garÇons ; 0,95 pour les fdles ; (test des phrases en désordre) : titJon Tf °S &arǰns ; 0,90 pour les filles. Pour montrer l’effet de la répé-gr°up as tests, on fit passer les tests de la lre et de la 6e séance à un pare iCs , ^ garçons et de 27 filles (groupe de contrôle). Si l’on comptasses resuJtats ainsi obtenus dans le test des lacunes et dans celui des P°Ur le 1er désordre, on voit que le coefficient d’apprentissage est plus élevé trôlgj ( • groupe, qui a fait les 6 séances, que pour le 2e (groupe de Corinne ’8 h11 n a subi que 2 applications. Les fonctions intellectuelles peuvent «kns b. Per^ectionner. On peut aussi montrer l’influence de l’apprentissage devée est des contraires. L’influence de l’exercice est malgré tout peu des VaL ar- ^ augmentation moyenne du rendement n’atteint pas la valeur a,1°ns intra-individuelles. Il ne ressort pas de cette étude la pré-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- tendue « loi différentielle de l’exercice ». L’influence de l’apprentissage »e semble pas être plus accentuée pour les sujets faibles que pour les sujets forts. La valeur diagnostique des tests employés a paru très élevée, 1 a°' cord avec les jugements des instituteurs a été très satisfaisant. D’autre part, les coefficients de corrélation entre l’application de ces tests et 1 application, l’année précédente, de tests semblables variaient entre 0,bi et 0,91. H. L.
- E. KNOBLAUCH. Vergleichende Untersuchungen zur optischen Auffassung hochgradig schwachsinniger und normaler Kinder.
- (Études comparées de la perception optique d'enfants imbéciles et d'enfants normaux). Z. a. Ps., XLVII, 1934, pp. 305-375.
- L’auteur a montré qu’il existe une différence de nature dans la percep tion optique entre enfants imbéciles et enfants normaux, les imbécile étant surtout frappés par la valeur de l’étendue d’une tache, les enfant normaux et les adultes étant, par contre, frappés par la forme de la tacn vue. Le test se compose de différentes boîtes portant différents dessin5' Le sujet doit choisir entre deux boîtes dont l’une a un cercle noir et 1 a111." une figure différente. Lorsque le sujet choisit la boîte avec le cercle n01/ un jouet se met à fonctionner, méthode d’intérêt nécessairement utuis pour permettre l’étude du choix chez les enfants imbéciles. Lorsqu0 période de dressage (choix de la boîte au cercle noir) est terminée, on c0j^ mence une série d’épreuves. Cela consiste à montrer deux boîtes avec figures différentes (cyclindre, carré, sphère, cône, ellipses), de diffcren grandeurs. L’enfant doit choisir ce qui ressemble le plus, d’après lul» ^ cercle noir, pour voir le jouet sortir. Les imbéciles choisissent la figurCj(. plus étendue (angulaire aussi bien que ronde), les normaux choisissent figures rondes (volume, trou aussi bien qu’ellipse). B.
- PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL
- a) Généralités.
- of
- F. A. HELLEBRANDT et R. IL TEPPER. Studies on the influer^ exercise on the digestive work of the stomach. Il» It®.6 t;0n in emptying time. (Recherches sur Vinfluence de l'exercice sur la digc’ ^ stomacale. II. Effet sur la durée de Vévacuation.) Am. J. Ph., C V R, pp. 355-363. js
- Étude radioscopique de l’ombre gastrique après un repas d’épreuve .1^ immédiatement avant ou après un exercice musculaire. L’ombre £aS*|j1j|ïé-a été calquée, puis mesurée à l’aide d’un planimètre au cours des ^ rentes phases de l’évacuation de l’estomac. L’exercice d’intensité m<P accélère le temps d’évacuation, surtout s’il suit le repas d’épreuve. exercice violent inhibe le péristaltisme stomacal dans la première P de l’évacuation de l’estomac. Cependant cette phase d’atonie ou ( ,^va. tonie est suivie d’une phase d’hypertonie. Ainsi le temps total ue -eS, cuation n’est pas augmenté. Des ondes antipéristaltiques ont été oJCsertj0nS Il semble bien qu’il existe un certain parallélisme entre les modu' ‘ motrices et sécrétoires entraînées par l’exercice musculaire.
- F. A. HELLEBRANDT et L. L. DIMMITT. Studies in the inflÿt of exercise on the digestive work of the stomach. III» , „Sjlprchd
- on the relation between secretory and motor function
- sur l'influence de l'exercice sur la digestion stomacale. III. EU1’1
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- relation entre les facteurs moteurs et sécrétoires.) Am. J. Ph., CVII, 1934, PP. 364-369.
- L’étude simultanée de l’acidité du suc gastrique et de la motricité de 1 estomac au repos et après un exercice musculaire montre un parallélisme remarquable entre ces deux facteurs. W. L.
- F- A. HELLEBRANDT, H. D. BAERNSTEIN et S. L. IIOOPS. Studies ln the influence of exercise on the digestive work of the stomach. IV. its relation to the physicochemical changes in the blood.
- [Recherches sur Vinfluence de l'exercice sur la digestion stomacale. IV. Relation avec les modifications physico-chimiques du sang.) Am. J. Ph.,
- 1934, pp. 370-377.
- Les déterminations simultanées de 1 acidité gastrique, du sucre sanguin, des bicarbonates et du pH du sang ont été effectuées au repos et après exercice musculaire. Il ne semble pas qu’il y ait une relation constante de cause à effet entre les modifications physico-chimiques du sang et la imposition du suc gastrique. W. L.
- F L. FISCHER. Physiologische Wettereinflüsse. (Influence physiolo-Slque des facteurs météorologiques.) Arb. Ph., VIII, 1934, pp. 347-358.
- de Z1 constate une certaine corrélation entre, d’une part, les modifications bil a Pre^on barométrique et, d’autre part, le quotient respiratoire, le n de 1 azote et des phosphates. Notamment à une augmentation de la tient10n ^.arorridtrique correspond le plus souvent une diminution du quo-n . resPlratoire, de l’élimination de l’azote et des phosphates. Une dimi-11 pression barométrique s’accompagne de phénomènes inverses,
- pre -Ie bien que, lorsqu’il se produit une brusque augmentation de la Crojt °a atmosphérique, la combustion des albumines et des graisses s’ac-Co é Lorsqu’il se produit une brusque diminution de cette pression, la croit Ustlon5 des hydrates de carbone devient prépondérante. L’auteur ne les has d’ailleurs que la pression atmosphérique influence directement cate 11 JUStions. Les modifications de la pression ne servent cpie d’indi-toétal^r CS Iïl°difieations du temps ; le facteur principal influençant le 30 isme reste encore à déterminer. W. L
- E
- 'Æ’U'b bergmann, O, GRAF, H. KRAUT, G. LEHMANN Arl ^AI<ALL. Phosphat und Arbeit. (Le phosphate et le travail.) L • lh-> VIII, 1935, pp. 621-694.
- phate !?Uteura °nt étudié durant plusieurs mois le métabolisme du phos-flu tp f e et de F azote de l’organisme : 1° au repos, 2° sous l’effet
- feates Z11 et 3° au cours de l’administration de phosphates sous diffé-2 h0rnr orrnes> Les comptes rendus détaillés des données obtenues sur taux 4 femmes et sur 3 chiens, ainsi que des protocoles expérimen-
- te peut^ aPPortas dans le présent mémoire. Le phosphate anorganique dans p ]<?°mPen.ser que d’une façon imparfaite le manque de cet élément grande Une.ntation. Le phosphate anorganique s’élimine rapidement en tle Far ^eS ur3nesJ en partie moindre par les matières fécales, •tuelg c e travail physique (bicyclette, travaux à la pelle, travaux ma-Celui de P0Ur le chien), le bilan des phosphates baisse par rapport à de truv -j9350*6; ceci s’observe surtout au cours des premières semaines c°Hditioai ^ administration de phosphate organique pendant le travail Phate. L’IlC]Ur^ abaissement de bilan de l’azote par rapport à celui du phos-administration de calcium peut conduire à une augmentation
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- I
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- de la rétention du phosphate pendant un même régime alimentaire, de même que l’administration d’une grande quantité de phosphate peut être suivie d’augmentation dans la rétention de calcium. L’administration des phosphates semble avoir exercé une influence favorable sur le rendement du travail. B N.
- P. M. KAPLAN. Ueber den Einfluss der Arbeit auf die Gallenabson-derungsfunktion der Leber. (L'influence du travail sur la sécrétion de la bile par le foie.) Arb. Ph., VIII, 1935, pp. 695-704.
- Des expériences effectuées sur le chien ont montré une diminution de la sécrétion de la bile sous l’influence de l’effort physique. Cette diminution s’observe même après administration de cholagogues. Après l’arrêt de 1 e fort la sécrétion reprend normalement. L’effet inhibiteur de l’effort ne' vient moins net vers la fin d’un exercice physique très prolongé. ^
- P. SPIELBERG. Die Aenderungen der Bewegungskoordinationen
- im Gange wàhrend des Arbeitstages. II. IVIitteilung. (Les mont fications de la coordination du mouvement de la marche pendant la ion’ née du travail. IIe communication.) Arb. Ph., VIII, 1935, pp. 783-o
- L’enregistrement cyclographique de la marche de l’homme non chair1 et chargé d’un fardeau, dans les différents moments de la journée, per de déceler des modifications dans la coordination des mouvements s l’influence de la fatigue. Les signes de fatigue se traduisent par des m° _ fications qualitatives et quantitatives des cyclogrammes. Les modi î tions qualitatives consistent dans le changement de la forme des cour > indiquant que, dans l’organisme fatigué, les forces de soutien sont da tage mises en jeu que dans l’organisme à l’état de repos. Les modifie8 quantitatives consistent dans la diminution de l’amplitude des c°u ^ tracées par le déplacement des articulations, et principalement des 8 culations du membre inférieur, et par le raccourcissement et le raie sement du pas. Quand on décharge le sujet de son fardeau, on not(“ 1 j dant environ 75 minutes une accélération et un allongement du pa“>
- une augmentation de l’amplitude des courbes.
- B. N.
- R. FABRE et H. HIRIBERRY. Variations physiologiques de la ten1
- pérature humaine. C. R. S. LL, CXVIII, 1935, pp. 701-703
- nlet.
- U
- Etude portant sur 25 sujets normaux se trouvant au repos comp* .e température rectale a été déterminée toutes les heures pendant la J,nUra. et même parfois jour et nuit. On trouve assez fréquemment des teII1P nt tures maxima et minima s’écartant sensiblement des valeurs classup1 admises de 37°5 et 36°5, respectivement. Ainsi, dans trois caS, a rfpkr pérature maximum était de 38°-38°2 et la température minimum ü 37°8. Chez trois autres sujets, la température maximum était de 3o et la température minimum de 35°7-37°9.
- ESCHER-DESRIVIÈRES, FAILLIE, JONNARD ET VIAL.
- psychomotrices visuelles en relation avec l’éblouisseiTie projecteur d'automobile. C. R. A. S., CXCVII, 1933, p. 6"- ^ de
- Dans cette note sont publiées des courbes de fréquences de tenfl^’ijOe réaction psychomotrice visuelle d’observateurs soumis à Tinfluen(t gSer source éblouissante. Une glace au sulfure de cadmium ne laissa110*
- * * 1 , r '• ' K OOÔ A* ^
- que des radiations dont la longueur d onde est supérieure a 5.3u(
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 241
- interposée dans une série d’expériences entre la source éblouissante et yeux de l’observateur. De nouvelles courbes de fréquences de temps ‘ e reaction psychomotrice visuelle ont été déterminées en se servant de jet écran. Les auteurs concluent que l’emploi d’une glace jaune améliore es temps de réaction psychomotrice visuelle d’un sujet ébloui par un projecteur d’automobile. ' W. L.
- ESCHER-DESRIVIÈRES, FAILLIE et JONNARD. Réactions psychomotrices visuelles, consécutives à une illumination intense de l’œil. C. R. A. S., CXCVIII, 1934, p. 1325.
- . Ce travail porte sur la mesure des temps de réaction psychomotrice Quelle de sujets soumis à un éblouissement intense (6.200 lux sur le plan I pupille, pendant 30 sec.). Les expériences ont été effectuées soit en miere blanche, soit en lumière sélective jaune, obtenue grâce à l’emploi
- un écran opaque au bleu spectral jusqu’à 5.000 A. Le sujet est invité à j.iprecier le départ de l’aiguille du chronoscope immédiatement après °Ulssem,ent. On constate un temps de cécité complète de durée notable umière blanche, et généralement nul en lumière sélective jaune. Par ]e'n r.e’ temps de restauration de l’acuité visuelle est resté sensiblement O ^ucme avec ou sans écran. D’autre part, dans l’intervalle de temps de des m*nutes après l’extinction du projecteur, les courbes de distribution j S, temps de réaction psychomotrice visuelle sont plus étalées et plus tio guheres en lumière blanche qu’en lumière jaune. Les temps de réac-,[Ue (n°yens sont, au cours de cette période, plus longs dans le premier cas Ve ans le second. Ce travail semble prouver que la perception du mou-do lGnt I mguiHe ne dépend que peu de l’acuité visuelle mais surtout a protection de la région fovéale. W. L.
- ^BRANDIS, Z. D. GORKIN et M. J. GORKIN. Analyse physio-9'que des exercices physiques ; leur influence sur la capacité su trava‘ * - 2® communication. a capacité du travail.
- yd5« pp. 205-221.
- Influence des exercices physiques
- [En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVIII,
- D
- d’eXenS ce mémoire, les auteurs étudient l’influence des différentes séries tpav °es srur Ie rendement technique et énergétique de trois genres de x- 10 Travail sur la bicyclette ; 2° transport de briques (interven-
- tion cle 'iaJ . - . • - . - .
- action a c°mp°sante statique importante) et 3° travail à la manivelle
- chères Une roue tournant à vide. Dans la première partie de ces réveil eff ’ 6S aut;eurs étudient l’influence des exercices sportifs sur le traies e"uec.tUe après ces exercices. Dans le cas du travail sur la bicyclette, séries d’ 1CGS R ont aucune influence sur la capacité du travail. Certaines Etpie f exeCClces entraînent une légère diminution du rendement énergétique eplnes séries n’ont aucune influence. Dans le cas du transport des 4’exerei au^mentation du rendement technique pour certaines séries eertains CS Se cBRïre par 1 à 3 %. Le rendement énergétique présente dans r?cherd ,CaSi Une diminution notable. Dans la deuxième partie de leurs si({ues . ,s’ *es auteurs envisagent l’influence de quelques exercices phy-actif ^ r,es modérés, effectués au cours des pauses intercalaires (« repos
- ?e di
- G b constatent que, quel que soit le travail examiné, on ne trouve pas ^ nution du rendement énergétique et de la capacité de travail après
- r6nr, .
- Va‘l lé(r * *• Dans certains cas, et surtout en ce qui concerne
- terw ,ëer. a la
- Hieat d’ u a manivelle, la Vapacité du travail augmente, Vnp.ti ailleurs (de 0,5 à 5 %). Il semble bien que l’origi
- av°nabl
- apres le tra-assez modes-onmne des effets
- es constatés en pratique après l’introduction à l’usine des exercices
- 16
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- physiques doit être recherchée dans les facteurs sociaux et psychologiques. Le « repos actif » peut être recommandé seulement lorsqu’il s’agit d’un travail comportant une composante statique importante. W. L.
- b) Système musculaire et système nerveux.
- S. DIONESSOW, A. LEBEDINSKY et J. TOURTZAEW. Influence exercée par les excitations réflexes (froid) sur la sensibilité à la lumière de l’œil d’un sujet adapté à l’obscurité. (En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVII, 1934, pp. 23-31.
- Chez un sujet resté depuis un certain temps dans l’obscurité, on fait des déterminations répétées de seuils lumineux. Puis on fait plonger ses avant-bras dans l’eau froide. On constate alors, dans la plupart des cas, une augmentation de la sensibilité de l’œil à la lumière. Dans certains cas on observe, en plus, que la vitesse de l’adaptation de l’œil à l’obscurité est modifiée elle -même à la suite d’une excitation cutanée par le froid. W. L.
- G. GERCHUNI, A. LEBEDINSKY et A. WOLOCHOW. Sur l’excitation électrique de l’appareil auditif. (En russe.) J. of Ph. U. R. S. S.(
- XVII, 1934, pp. 168-175.
- 1° Le conduit auditif externe est rempli de solution physiologique dans laquelle on plonge une électrode en argent. Une autre électrode est tenllP par le sujet. L’excitation de l’appareil auditif se fait dans ces condition8 en utilisant la méthode des décharges des condensateurs de LapiccIlU' Le seuil d’excitation est un bruit sec perçu par le sujet. La courbe voltage temps est déterminée. La chronaxie est de O,^ 1 en moyenne. Les auteui8 concluent qu’il se produit dans les conditions décrites une excitation clireitt du nerf auditif. 2° Dans les mêmes conditions expérimentales, on fait paSSfl un courant alternatif. On constate alors que, à partir de 300 périodes P® seconde, la perception auditive de l’excitation électrique est similaire à ce de son audition par l’intermédiaire d’un téléphone, et ceci jusqu’aux n quences de 14.500 v. d. W. b-
- M. KISSELEW et H. MARCIIAK. Les courants d’action des musCjg de l’homme enregistrés pendant un travail prolongé. RÔIe. a l’entraînement. (En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVIII, 1935, pp-18
- 190.
- Étude des électromyogrammes enregistrés sur le muscle biceps brac pendant un travail de soulèvement de poids au rythme de 15 à - ^. minute. Le poids soulevé à une certaine hauteur est placé sur un supp puis le sujet le descend et le remet à sa place initiale. Les électrodes ie je trices appliquées sur la peau recouvrant le muscle biceps sont de 2 crn^tre diamètre. Les courants d’action sont enregistrés à l’aide d’un galvanoWU^ à corde. Les expériences portent sur un sujet non entraîné ; le me nie est de nouveau examiné après un à deux mois d’entraînement. Ce o . n entraîne la diminution de la durée pendant laquelle les courants d a sont présents dans le muscle au cours du mouvement ; leur nombre nue également. Après l’entraînement, les courants d’action ne ,tfi> ceptibles que pendant le soulèvement du poids et au début et a D „t sa descente. Chez un sujet non entraîné, les courants d’action se ^cependant toute la phase de la descente. Quel que soit le degré d en ]e ment du sujet, la fréquence des influx diminue au fur et à mesure 1 ^ travail se prolonge. Dans les mêmes conditions leur amplitude
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 243
- c) Métabolisme et respiration.
- ^ 1IITSO. Vergleichende Untersuchungen über die Geschwin-digkeitskurve der menschlichen Atmung bei Ruhe und Kôrper-arbeit. (Études comparatives sur la courbe de vitesse de la respiration c'lez l’homme au repos et pendant Veffort physique.) Arb. Ph., IX, 1935,
- Le pneumotachogramme (enregistrement de la vitesse de déplacement e *air respiré an cours de la respiration) fut obtenu chez 7 hommes bien portants, âgés de 20 à 33 ans, au repos et pendant l’exercice physique sur rffC7c^oerë°graphe. L’étude des résultats a permis de faire ressortir des ‘ erences entre les mécanismes respiratoires du repos et de l’effort. Au repos, le temps d’expiration est égal à 116 % du temps d’inspiration. ,-e ';emPs d’inspiration est, en moyenne, 1,52 seconde, et celui de l’expira-°n r,/6 seconde. Pendant l’efTort., le rapport de temps d’inspiration au ornps d expiration devient : 100/108 ; la différence entre le temps d’ins-ation et d’expiration est donc moins grande dans ce dernier cas. La fré-du 1106 ^-eS mouvements respiratoires augmente en fonction de l’intensité travail. Le volume d’air respiré est plus considérable pendant l’effort jL au rÇpos, sans qu’il y ait ici de proportionnalité étroite entre ce volume et j ensité du travail accompli. Au repos, le rapport de la vitesse maximale de d 1 acfment d’air dans une phase respiratoire donnée, à la vitesse moyenne ind^.j P^acement (indice de la phase respiratoire), présente des différences pi/u UC^es considérables. Cet indice oscille entre 1,27-1,72 pour l’ins-et entre 1,33-2,00 pour l’expiration. Sous l’influence de l’effort, !’ ' '. erencës individuelles, ainsi que les différences entre l’expiration et Piration, s’estompent, les valeurs de l’indice se trouvent entre 1,4-1,5. mê H( ant l'effort, l’expiration ainsi que l’inspiration se font dans des ha r* °onditions mécaniques. Tous les deux se produisent par les con-c ,0ns musculaires actives. B. N.
- d) Système circulatoire.
- Q
- teSCHL0MKA. Das Belastungs Elektrokardiogramm. III. Mit-el ^H^ersuchu ngen uber Korrelationen im Belastungs-
- nic 'okardiogramm. [Uélectrocardiogramme de Veffort. IIIe Commu-fort ^tu(^es sur des corrélations dans Vélectrocardiogramme de Vef-
- cd Arb. Ph., VIII, 1935, pp. 705-741.
- Dans io î • •
- ritiiejw Ls neux premiers mémoires, l’auteur a exposé les résultats expé-l^daïu'p °Ltenus dans l’étude des électrocardiogrammes enregistrés l'élal C^.or^ physique. Dans le présent travail, il apporte les résultats part su*01]9^011 statistiffue de ces résultats. L’étude statistique porte d’une d’autrer différentes phases des électrocardiogrammes de travail, et celai de^ar^ Sur comparaison des électrocardiogrammes de repos avec tuent ch, travad- Sous l’influence de l’effort, il se produit un raccourcisse-cissen '* ,emPs de conduction, ainsi que la durée de la systole. Ce raccour-cleotr0(, rSt Su*vi d’un allongement dans les périodes de repos. Dans les L d;, ai d/ogtmmmes d’effort on a trouvé une corrélation positive entre tude cje ”.,10n de QS et celle de R. De même entre les variations d’ampli-courcjs a systole ventriculaire et les modifications de sa durée. Le rac-d’untantUl<int systo^e dans la tachycardie de l’effort semble être
- hiUe. j L,us prononcé que la diminution de l’onde T a été plus impor-comparaison des électrocardiogrammes de repos et de travail
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- a montré tout d’abord certaines relations dans la prédominance de ventricule droit ou gauche de l’individu. Une corrélation positive avait été trouvée entre l’amplitude au repos de l’onde T et la modification de cette onde sous l’influence de l’effort. Plus l’amplitude de cette onde est grande au repos, plus est prononcée sa diminution sous l’influence de l’effort. Les résultats montrent que le raccourcissement de la systole sous l’influence de l’effort est d’autant plus prononcé cjue la durée de la systole était grande par rapport à celle de diastole au repos. Le raccourcissement de la systole pendant l’effort étant considéré comme un signe de bonne adaptation fonctionnelle du cœur, la grande durée de la systole au repos pourrait indiquer un bon état du système circulatoire. En comparant l’aspect des électrocardiogrammes de repos et de travail, l’auteur conclut que les modifications observées neÆeffvent pas s’expliquer par des phénomènes physicotechniques, mais doivent être interprétées comme des réactions fonctionnelles. L’étude de ces modifications peut donner des indications pratique8» utiles pour apprécier l’état fonctionnel du cœur d’un individu donné. Cette étude peut également apporter des renseignements intéressants sur h' mécanisme de l’activité cardiaque. B. N.
- G. SCHLOMKA und Cl. LAMMERT. Das Belastungs Elektrokar-diogramm. IV. Mitteilung. Das Verhalten der Herzstromkurve bei der Pressdruckbelastung nach Burger (Valsalva Elektro-kardiogramm) (Uélectrocardiogramme de Ve]fort. IVe Communication Les variations de potentiel du cœur au cours de /’augmentation de la preS' sion intrathoracique d'après Burger.) (Electrocardiogramme de ValsaLo-l Arb. Ph., VIII, 1935, pp. 742-777. '
- les
- euve
- On a enregistré sur 80 hommes bien portants, âgés de 19-41 ans électrocardiogrammes au repos et pendant l’épreuve de Valsalva, epr* de pneumomanométrie qui consiste à faire maintenir par le sujet une pr sion de 40 mm. de Hg, pendant 20 secondes à l’expiration. Les électro diogrammes pris pendant l’épreuve de Valsalva présentent certa différences par rapport aux électrocardiogrammes pris au repos. 1 en g cette épreuve, on note une diminution d’amplitude des ondes R et ^ avec une tendance à l’augmentation du rapport S/R. Parfois on voit ail raître des modifications d’ordre pathologique. L’apparition de signes I thologiques indique une insuffisance fonctionnelle du cœur de 1 mai t:0n On aurait donc, dans l’épreuve de Valsalva, un test utile pour la sele des travailleurs dans des carrières telles que : aviation, transport de deaux, etc. B. N-
- EFFORT. FATIGUE
- S. LANG. Der Gehalt des Blutes an Zucker und organischen S&ü . nach der Arbeit unter verschiedenen Umstànden. (La conce ^ tion du sucre et des acides organiques dans le sang sous Vinfluence ^ vail effectué dans différentes conditions.) Arb. Ph., IX, 1935, pp- ^
- Chez des chiens entraînés à l’effort physique, en bon état de nutu pas un exercice physique assez intense, sans toutefois être épuisant, ,jes
- produit de modifications sensibles dans la concentration du sucre .epS acides organiques du sang. Le même effort a conditionné chez ^eS entraînés, mais en mauvais état de nutrition, une diminution de U c
- org1
- or
- ai'
- tration du sucre et une augmentation de la concentration des aC^e^ntri niques du sang. Chez des chiens en bon état de nutrition, mais non ^ nés à l’effort physique, cet effort a produit le même effet que c
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 245
- chiens en mauvais état de nutrition : la concentration du sucre sanguin s abaisse, celle des acides organiques s’élève. Après une période d’entraînement, l’exercice physique n’a plus modifié la concentration du sucre et nés acides organiques du sang. Chez des chiens qui ont été empoisonnés par le phosphore, l’exercice physique a toujours diminué la concentra-t'on du sucre sanguin et augmenté celle des acides organiques. Le dosage nu sucre et des acides organiques du sang à la suite de l’exercice physique peut donc servir de test pour évaluer l’état de nutrition ou d’entraînement de l’animal. B. N.
- ÉCOLE ET TRAVAIL SCOLAIRE
- ^ SALISBURY. A study of the transfer effects of training in logical
- organisation. (Étude des effets de transfert de Ventraînement acquis dans l- * * ~ * ' ~ ~ — ----- ---- ~ " ‘
- organisation logique de la pensée.
- ^0o.
- J. Ed. Res., XXVIII, 1934, PP. 241-
- L étude avait pour but de déterminer si une habitude fondamentale? e que l’habitude de souligner les passages importants dans une lecture, I Sei8née comme méthode consciente pour l’analyse de la pensée et la Vacation des données dans un but spécial, peut modifier la manière ^apprendre des élèves, de faç on à influencer d’autres études ou leur mode j er*al de pensée. L’expérience fut faite dans quatre high schools, dans ms classes du 7e, 9e et 12e degré ; elle porta sur 474 élèves, garçons et filles. n rechercha l’effet produit sur les notes d’intelligence, l’âge mental, la les ^rC-,nsion dans la lecture, la vitesse de lecture, le raisonnement et sur matières d’enseignement général, par 30 leçons soigneusement préparées, „ rant par des exemples pratiques tirés de sujets scolaires l’intérêt
- * Y a à souligner certains passages dans une lecture et à résumer. On
- ]et 'S ata que cette forme d’entraînement, qui consistait à acquérir une habi-et Üa^s.^a méthode d’apprendre, se transférait sur d’autres genres d’études rai 0C*UlSa^ également une amélioration de la puissance de pensée et de jajrenaement dans des questions ne concernant pas l’enseignement sco-de 1 n Constata un progrès dans la lecture, un ralentissement de la vitesse Préf|CC^re ^es matériaux d’une étude et d’un accroissement de la com-pp easioa- L’effet sur les notes d’intelligence ne fut pas très accusé et le tarer raalisé peut être attribué à l’amélioration de la capacité de lec-r£Suj et entraînement peut être donné avec fruit dès le 7e degré, mais les Üe HpI8- les plus significatifs apparaissent dans les classes du 9e et du outre; 11 semble plus efficace lorsqu’il est donné d’une façon Penr|SlVe Pédant une courte période que d’une façon intermittente ant une période plus étendue. R. L.
- c
- éc i Bosser, why are vocational schools? (Pourquoi y a-t-il des
- , * professionnelles?) Occ., XIII, 1935, 7, pp. 605-618.
- si°I^lîî:eur expose et réfute certaines critiques faites aux écoles professés 0n leur reproche de ne pas former des ouvriers pour les tâches
- est de^L la^Saes particulières à chaque industrie, mais le rôle de l’école SaiPe j Vel°PPer l’habileté mécanique, la compréhension, l’initiative néces-ae,Uei fnS ^ taclies spécialisées. Il lui est impossible de donner un entraî-l’usj^1 Pratique pour chacune de ces tâches, ceci ne peut être fait qu’à certaj ' reproche également aux écoles professionnelles d’enseigner °Uvrje Cs matières : mathématiques, dessin industriel, etc., inutiles aux üfîés nrS- les statistiques établissent le grand nombre d’ouvriers qua-P°ur lesquels ces connaissances sont nécessaires. R. L.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- A.-B. MARFAN. Sur une forme de céphalée habituelle des écoliers.
- P. M., 1935, n° 60, pp. 1193-1195.
- Cette céphalée est sous la dépendance de dysfonctionnement endocrinien ; elle s’accompagne habituellement d’hypotension artérielle, de diminution de la capacité de l’effort physique et d’albuminurie intermittente. Cet état commande des exercices physiques modérés ; par contre, il contre-indique la grande fatigue et la pratique des sports. La suspension totale des études n’est pas nécessaire, mais les vacances seront longues et se pas* seront au grand air. P. M.
- ORIENTATION ET SÉLECTION PROFESSIONNELLES
- M. B. STOTT. The limitations of the postal questionnaire in occupation analysis. [Les limites du questionnaire postal dans Vanalyse des professions.) Hum. Fact., IX, 1935, pp. 350-357.
- L’auteur expose les avantages et les inconvénients des questionnaire* envoyés par la poste pour obtenir des informations sur les tâches et les conditions de travail dans une profession donnée, ainsi que sur les qualités nécessaires pour y réussir. Il conclut que cette méthode peut donner de* renseignements utiles quoique limités, mais seulement pour certaines pr0 fessions. Même dans ce cas, elle doit être complétée par d’autres méthodes, entretien, observation, renseignements de l’employeur et tests, quand cela est possible. En outre, le même questionnaire ne doit pas être utilisé P0111 se procurer des renseignements objeêtifs sur les tâches et les condition de travail ou pour obtenir des informations d’ordre psychologique suc leS travailleurs. R. L.
- L. S. 11EARNSHAW. The présent position of sélection tests. [La sd^
- tion actuelle des tests de sélection.) Hum. Fact., IX, 1935, pp. 395-4W».
- Selon l’auteur, l’analyse des métiers a été souvent une des parties de la technique des tests de sélection. Pour l’améliorer, trois procédés so à envisager : 1° faire non seulement l’analyse de l’opération normale,111,' aussi celle des erreurs et des difficultés rencontrées ; 2° faire l’observa directe de la tâche en précisant les éléments de connaissance ou leS ments moteurs impliqués ; 3° utiliser les méthodes de la statistique P l’analyse des facteurs. Si ces méthodes ne peuvent être utilisées p°1!1 j raisons d’ordre pratique, des tests complexes et analogues à la tâche peuV être utilisés, à condition que les notes soient complétées par des ohse tions. Il est important également d’établir dans le test une situation F mettant l’appréciation des qualités du caractère. L’auteur fait une 3 ^ description d’une batterie de tests pour travailleurs des produit® ^ miques, dont les résultats ont donné une corrélation de 0,615 —- £ avec le classement fourni par le surveillant.
- The recruitment and sélection of personnel suitable for high
- nistrative positions. [Le recrutement et la sélection du personne1 ^ pètent pour les hautes situations administratives.) Communication^ National Institute au Sixth International Congress for scientim nagement. Londres 1935, Hum. Fact., X, 1936, pp. 14-23.
- • no r VjPflU'
- Les qualités nécessaires pour les hautes fonctions peuvent difi^reI jallt coup suivant le genre et l’importance de ces fonctions ; il est cef)e,|c]1er, possible d’établir la liste des qualités essentielles et on peut reC l((,aI1di-d’une façon scientifique, à quel degré elles se rencontrent chez leS 1
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- (tats. Le recrutement des jeunes gens destinés à suivre un entraînement spécial pour la préparation aux postes élevés peut se faire soit à l’extérieur, soit <à 1 intérieur de l’entreprise. Dans le premier cas, les méthodes employées Par 1 Institut ont montré l’intérêt qu’il y avait à ce que les candidats aient reÇu une formation universitaire, à ce qu’ils subissent des tests d’intelligence générale et d’information générale et aussi d’autres épreuves appropriées aux cas spéciaux; à ce qu’une échelle d’appréciation standardisée soit utilisée pour leur interview successif avec deux ou trois membres de a direction et enfin «à ce que l’entraînement nécessaire soit ensuite donné une façon systématique. En ce qui'concerne le recrutement intérieur, serait bon d’établir pour chaque employé une fiche sur laquelle seraient notes les cas où celui-ci aurait fait preuve de capacités spéciales, d’établir Ul1 système de rapports annuels, faits par deux personnes au moins, au m°\cn dune échelle d’appréciation soigneusement préparée; de prévenir Personnel de toute vacance de poste possible, afin de susciter les candi-lires ; de faciliter à chaque individu paraissant doué l’exercice d’une les °n ^US ^evae a titre d’assistant provisoire; de préparer enfin, pour ». Jeunes gens les plus capables, des groupes de discussion où pourraient aPPréciées des qualités ne pouvant se manifester dans les postes subal-
- B- R. piïilip. A comparison of an electric circuit tracing test ^th the O Connor Wiggly Block Test. (Comparaison entre un test Te ni°ntage de circuit électrique et le « Wiggly Block Test » de O'Connor.)
- • AP- Ps., XIX, 1935, PP. 148-165.
- nia autcur présente une étude comparative entre deux tests de perfor-tasr e,]P°ur. adultes : d’une part, une épreuve de compréhension des mon-seiriKl e ectriques qu’il a construits lui-même et, d’autre part, un test d’as-WilE f°rmes décrit par O’Connor (Born that Way, Williams and
- d*». Baltimore, 1928.) L’intérêt de ce travail réside non seulement com a description d’un nouveau test, mais surtout dans l’analyse du de 1 rteme,nt des sujets dans l’exécution de ces tâches, analyse qui sert [leeesSe,a 1 interprétation des résultats statistiques. Notons quelques-uns diant resu tats : a) les étudiants exécutent ces tests aussi bien que les études L 5 ^ a^0rs 9u,d est possible d’utiliser la méthode des essais et erreurs Pour Cl]teSt d’O’Connor, cela est impossible' dans le test électrique, puisque, est la hUIner Une seu^e lampe, il y a 128 combinaisons dont une seule Pari f °nne j c) une mesure relative de la fidélité des tests a été calculée ECp 0rmnle de Spearman : pour le test O’Connor, r = 0,67 et pour le test prnrXr,= 0,59. Étant donné le choix préalable des sujets, ces valeurs sont ement minimum. B. L.
- HYGIENE DU TRAVAIL
- E.P,
- V
- ELINN. Diet and efficiency. (Le régime alimentaire et le rendement.
- ers- J- XIV, 1935, pp. 126-131.
- H. H U]qQUr résume et discute les résultats de deux études faites, l’une par
- par q azzard et L. A. Greenberg sur « Le régime et le rendement », l’autre dépense j> Xerne Freeman sur « Les variations diurnes de l’activité et la l’acor0; , energie ». Il montre le rôle de la nourriture et du repos dans culier Sernent ou la diminution de l’énergie de travail et signale, en parti-pepas’ ( °nunent l’augmentation de la teneur en sucre du sang, résultant de Produ('<priVena^ement espacés, accroît le rendement musculaire et la ori> B y aurait, semble-t-il, intérêt à ce que la quantité habituelle
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- de nourriture, répartie généralement en trois repas, le soit en cinq, mais il faudrait cependant que le menu de ces repas soit bien équilibré.
- R. L.
- A. FEIL. Conditions hygiéniques du travail dans les ardoisières.
- P. M., 1935, pp. 1641-1643.
- Près de 3.000 ouvriers sont, en France, occupés dans des ardoisières. L’exploitation de l’ardoise à ciel ouvert est aujourd’hui à peu près abandonnée. Toutes les sociétés ardoisières ont adopté la « méthode souterraine en remontant », méthode qui consiste à abattre le schiste par gradins renversés. Le gisement est exploité de bas en haut, la chambre d’exploitation étant remblayée à mesure qu’elle se creuse. Au point de vue de la pathologie professionnelle, il iaut séparer les ouvriers du jour qui travaillent m plein air ou dans des ateliers, et les ouvriers du fond qui sont soumis aux inconvénients habituels du milieu souterrain. Pour tous les ouvriers travaillant dans les ardoisières, le danger est l’inhalation de poussières à la-quelle tous sont soumis, quoique à des degrés différents, et qui est la causf de la schistose ou maladie des ardoisières. P. M-
- G. HAUSSER. Les prises de sang chez les automobilistes ayant par' ticipé à un accident. P. M., 1935, pp. 2117-2118.
- Ces prises de sang ont pour but de doser l’alcool éthylique. On sait que l’alcool diffuse dans tous les organes et humeurs d’une façon à peu PreS homogène ; d’autre part, les doses d’alcool ingérées sont éliminées en tota lité dans les 24 heures. On a toujours considéré que l’ivresse était circonstance aggravante pour l’appréciation de la peine encourue a suite d’un acte délictueux. La pratique des prises de sang permet de con firmer l’état d’ivresse d’un individu, ou au contraire évite d’incrinun ^ des sujets intempérants ou qualifiés tels par des témoins. Les prises de sa = à la suite d’accidents de la circulation se pratiquent aux États-h ms dans certains pays d’Europe, tels que la Suède et la Suisse. Dans le can de Berne, sur 168 prises de sang effectuées en 1934, plus de 100 conc naient des personnes chez lesquelles la concentration d’alcool éthyUjl révélait l’ivresse. P- 1
- MALADIES PROFESSIONNELLES
- L. DAUTREBANDE. La paralysie du système vaso-moteur les solvants volatils industriels (benzol, éther de pétrole, a°e d’amyle, vernis cellulosique). P. M., 1935, pp. 1081-1085.
- L’usage des solvants volatils prend une extension de plus en plus Sra^jlt dans l’industrie ou ils servent non seulement de solvant, mais égale*11 # comme véhicule de substances étrangères en pulvérisation au « pista . jje L’action rapide et intense de l’action du benzol sur la tension artCcaro-est très nette sur un chien rendu hypertendu par ligature des deux tides. L’action du benzol est rapide mais fugace. L’hypotension ProV°C|el)r par les solvants volatils s’explique par paralysie du système vaso-m par action sur les fibres lisses des vaisseaux. Cette propriété parai) ^ affecte d’ailleurs tous les muscles, depuis le gastrocnémien et le c(f tj0]1 grenouille jusqu’à l’intestin et l'utérus isolé. L’adrénaline en ufr ^ pendant l’intoxication par le benzol et l’éther de pétrole provoqu®^^ syncope mortelle. Le danger auquel expose l’usage des solvants v jf demande une réglementation hygiénique basée sur une étude série
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- ^intoxication aiguë et chronique pàr ces produits et des moyens de la prévenir. P. M.
- ACCIDENTS DU TRAVAIL. PRÉVENTION
- X. Nouvelle réglementation des générateurs d’acétylène. Prot., 1935, pp. 23-28.
- Publication in extenso du décret ministériel (Ministère du Commerce) 30 août 1934 réglementant l’utilisation de tous les générateurs d’acéty-Rne, quelle que soit leur pression de marche. Ce décret fixe les prescriptions générales concernant les générateurs d’acétylène rangés en 3 classes : 10 prescriptions concernant les locaux ; 2° prescriptions concernant les aPpareils ; 3° dispositions générales. R- D-
- X- Les ceintures de sécurité. Prot., 1935, pp. 62-69.
- Extrait d une étude faite par M. P. Mesnil faisant connaître les essais résultats (avec croquis à l’appui) entrepris aux Mines Domaniales de asse d Alsace et le nouveau modèle mis en service. R. D.
- J- ttUSSEL. Accidents dus aux échelles et leur prévention. Prot., pp. 69-77.
- ^ RlEDER. Couvercle pour creusets servant au transport de la nte liquide. Prot., 1935, pp. 91-94.
- de neSCr!ption> avec photographies à l’appui, d’un dispositif permettant pro ° Ser R personnel de fonderie contre les accidents consécutifs à des c0nJ- 10ns de métal fondu en cours de transport de celui-ci. Ce dispositif sant - e, en un couvercle fermant le creuset à sa partie supérieure s’oppo-rayona , projection pendant le transport, tout en résistant à la chaleur tions J66 991 contenu du creuset et sans gêner aucunement les opéra-( e garnissage du creuset et de transvasement. R. D.
- A. t j
- ‘Uj- *-a prévention des accidents par l’application des phénols nes thermo-électriques. Prot., 1935, pp. 161-176.
- électp- ° ^ ordré technique tendant à appliquer les phénomènes thermo-des iîVes au contrôle des divers risques industriels : tension électrique datls ] es ou fils, les terres sur les canalisations électriques, les pressions par *? conduites d’ eau, de gaz, etc., les radiations agissant à distance des Ca 10(ls Physiques ou chimiques, l’écoulement des fluides à l’intérieur leute ]ea lsaR°ns, le degré du vide, les charges statiques, la combustion l’ûXy’^8 Phénomènes pyrophoriques, les poussières, les isolants thermiques, tious ]e<te ?arhone et autres gaz nocifs, les vapeurs explosibles, les vibra-CriptionS i^ltasses dangereuses, etc., etc... (étude accompagnée de la des-Oetaillée des appareils, croquis et photographies de ceux-ci).
- r> t\
- H. pYp
- Cb ^Nouvelle méthode danoise de respiration artificielle. Ind.
- De ’ 1935> p. 279.
- Xielsçj^P1’011 d une nouvelle méthode de respiration artificielle due à C*Ue dans h0SRi°n du corps du patient, dans cette méthode est la même ^Uégards.celle de Schafer, mais les deux méthodes diffèrent radicalement ^étboçjg *]' P°sition de l’opérateur et à ses mouvements. Avec la nouvelle ’ °Pérateur s’agenouille à la tête du patient, au lieu d’être à che-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- val au-dessus de ses hanches, et exerce sa pression sur les omoplates, au lieu de l’exercer sur les côtes, et à la fin de chaque pression, glisse ses mains le long des bras du patient et les élève très légèrement. Ce simple mouvement, apparemment sans importance, est la caractéristique essentielle de la méthode Nielsen, car elle supprime le poids du torse et dilate le thorax au point de permettre aux poumons d’absorber 90 % d’air de pluS à chaque aspiration que ne le permet la méthode Schafer.
- Voici le détail de la technique préconisée : Étendre le patient la iaL'c' vers une surface plane dure. Si la surface est une pente, mettre la tête au point le plus bas. Plier les bras du patient au coude, croiser les mains à pla l’une sur l’autre, et les placer directement sous le front du patient. Placer, si possible, un mouchhiç sous les mains et le visage, pour prévenir 1 introduction de poussière, et isoler du sol le nez et la bouche. Placer un vêtemen ou un tissu épais près de la tête, pour le genou de l’opérateur. L’opérateur, debout à la tête du patient, place alors un genou près de la tête sur le tis»11 plié, et place l’autre pied près du coude. L’opérateur frappe ensuite f°rt® ment du plat de la main entre les omoplates, deux ou trois fois, afin e faire tomber la langue. Si la langue ne tombe pas, l’opérateur doit al" ouvrir la bouche du patient et la tirer. Il doit à tout moment s’assur^ que la langue reste en avant. L’opérateur pose ses mains ouvertes sur dos du patient, de façon que ses paumes soient exactement sur les plates, et que les pouces soient exactement sur le bord supérieur. L °1H rateur commence la respiration artificielle d’abord en balançant son aofi^ en avant, avec ses bras tendus. Il se déplace lentement en exerçant ^ pression progressive. La pression est produite uniquement par le P° du corps de l’opérateur. Il faut que ce mouvement soit exempt de *° musculaire. Il continue d’exercer la pression et le mouvement en a jusqu’à ce que les bras soient presque verticaux. L’opérateur cons ^ cette position tout en comptant 1, 2, 3, 4, et à 4 cesse la compression balançant son torse en arrière. L’opérateur alors déplace ses mains le ° des épaules et des bras du patient jusqu’à ce qu’il puisse saisir le 1111 du bras proprement dit. Il se balance encore légèrement en arrière, I voquant une légère élévation des bras du patient. Seuls, les bras du pa ^ doivent bouger dans ce mouvement, la tête et le torse restant absolu immobiles. Les bras sont maintenus dans la position « levée » pendan ^ l’opérateur continue à compter 5, 6, 7, 8. Ce second mouvement s e encore entièrement sans force musculaire. L’élévation des bras du P‘ ^ et doit s’effectuer entièrement sans aucune flexion ou élévation des o fl. des mains de l’opérateur, qui doivent rester raides ; l’élévation 11 j’^pé-duite que par le balancement en arrière du torse de l’opérateur. A joUj)le rateur replace ses mains dans la position de départ, et répète le . )ar mouvement. Cette répétition du double mouvement a lieu 7 à *s 11 ^ul,er minute. Le premier mouvement, pression sur les omoplates, do1 2 sec. 1/2 en comptant jusqu’à 4, et à 4 la pression doit cesser, et les . de l’opérateur doivent glisser sur les bras du patient. L’élévati°J1^ ^ mence avec 5 et se continue pendant encore 2 sec. 1/2, jusqu’à 8. ,c0u-
- compter lentement et régulièrement et, à 8, 7 secondes doivent etr®^ et lées depuis 1. Ceci donne 2 sec. 1/2 pour la pression et ponr l’éleva ^ suffisamment de temps pour passer aisément, sans hâte, de la Pr *tre à la seconde position, et inversement. Le traitement ne doit arrête avant qu au moins 4 heures de respiration artificielle minte ijlfe a aient été exercées, à moins naturellement, que le patient ne com1 rapide' respirer fortement. Avant tout, l’opérateur ne doit pas travailla1 * je ment. La respiration artificielle doit être poursuivie, même apres j^gè-patient donne les premiers signes de vie par son aptitude à resp»
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- Jument par lui-même
- , mais, à partir de ce moment, l’opérateur doit cesser at, l’élévation. L’opérateur continue seulement le sur les omoplates, mais en augmentant sa fréuuence
- iuuuvciiiciHj i cicvtiiiun, i_i ujjcrtticur continue seulement 16 premier mouvement sur les omoplates, mais en augmentant sa fréquence 'le 9 à 10 fois par minute. Si l’élévation était continuée après ce moment, le patient serait sérieusement surventilé. R. D-
- ORGANISATION RATIONNELLE DU TRAVAIL
- *L OAVALLINI. Un impianto razionale di trasporto automatico ln Una R. IVI anifattura dei tabacchi. (Une installation rationnelle ,rausports automatiques dans une manufacture de tabacs.) Orer. Sc. Lav.,
- X. 1935, pp. 330-336 S
- L auteur montre les progrès réalisés dans une manufacture de tabacs (|e a rationalisation de la fabrication et, en particulier, par l’installation ransports automatiques qu’il décrit. Les avantages techniques et «*ques obtenus sont une plus grande uniformité et constance du sûr 1 ’ UI^6 utilisation plus complète de la matière première, une économie
- u r es ^rais de production s’élevant à environ 65.000 litres par an pour e Production de 720.000 kg. de cigarettes. R. L.
- • HlERG. Hand und Maschine. [La main et la machine.) C. Marhold, ° ?lt‘, Halle a. S., 1935, 1 vol., 159 pages. ra auteur fait une étude du machinisme et de la machine en général en basenant toutes les différentes opérations des machines à la main, des , ot Prototype de tous les perfectionnements de la mécanique et la ni U- S rï.e construction des machines. Il étudie, de ce point de vue, de ]^ysi°logie et la mécanique de la main, la technique et paléotechnique (pr-, ma.ln> structure et articulation des mains et des outils et machines le u •llSlon et sustentation) ; l’outil a une signification double : d’un côté, (consVu Vue manuel> de l’autre le point de vue efficience du travail c°rnb' e.ra^10n des différentes machines-outils et autres machines ; machines c°nsi(|1'e^S ’ l°ëirIues de manufactologie ; les autres organes des sens c°ntr'îPeS Co;mme organes de transmission (la vue, l’ouïe, le goût, etc..) ; LautÜ e de 1 habileté manuelle ; travail à la main et travail à la machine. disposy conclut par le vœu que le pouvoir politique, l’État, prenne les à b0r * U)ps d’autorité que, seul, il est susceptible de prendre et de mener actuç]]1'0 ,n’ en vue de réaliser une unité de vues et la suppression du conflit le er!Jent existant entre l’homme et la machine, le travail manuel et ai mécanique, et ce, par des pouvoirs dictatoriaux. R. D.
- p PSYCHOLOGIE DE LA RÉCLAME
- penJ^ljljLR. Verkaufs und Reklame Psychologie. (Psychologie de la ZurjpL / . ^a publicité.) 1 vol. 16 X 24, pp. 196-200. Ed. Max Nicnans, Dp ^'Leipzig, 1935.
- de la prat- lernps le commerçant a été psychologue. La collaboration étroite CeUe psv avec ^a science expérimentale a permis aujourd’hui de rendre f9nt Ses'^ a°logie pratique plus efficace en indiquant ses lois et en élabore scicp" t^°(?es’ H auteur donne un aperçu de l'étendue de cette nou-'ude du < e‘ L’analyse du marché doit donner des indications sur l’atti-rtl°yeas ^ns°mmateur devant une marchandise déterminée. L’examen des S|JCcès n e PuLlicité (affiches, annonces, prospectus, etc.) doit prédire leur a,,Srnento°]îa^ <!’ La sélection psychotechnique du personnel de vente es qualités de celui-ci Cette sélection est suivie d’une forma-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- tion psychologique des vendeurs. Les résultats de cette sélection et de cette formation sont contrôlés par des agents inconnus se présentant à eux comme des clients. Les chefs du personnel, eux aussi, doivent être sélectionnés et formés d’après des méthodes psychotechniques. Enfin le psychologue peut .intervenir dans l’administration de l’entreprise, pour écarter les difficultés qui peuvent, pour des raisons psychologiques, entraver une bonne organisation. H. L.
- ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTS
- W. KNÜLL. Kinematographische Bewegungsstudien. IX. Mitte'-lung. Skisprung. d.Études cinématographiques du mouvement. IA. ke saut des skieurs.) Arb. Ph., IX, 1935, pp. 5-13.
- Le saut en ski se différencie des autres formes de saut sportif par le falt que le skieur peut utiliser pendant le saut des forces aérodynamique L’étude des courbes obtenues par l’enregistrement cinématographe111 du mouvement montre, qu’ici comme dans les autres formes de sau,si c’est le départ qui détermine la réussite. Les chutes sont souvent cause( par la déficience du départ et non pas par une mauvaise arrivée. Laut® ne voit pas de raison pour indiquer des limites à la hauteur et à 1 cten du saut. Si les voies de la course sont construites d’après des règles de minées, on peut permettre au sportif, sans danger pour lui, d’effectuei sauts de plus en plus étendus. B- 1 '
- MÉTHODES ET TECHNIQUES
- TH. F. MORAN. A brief study of the validity of a neurotic ,nven!g3",
- [Brève étude d'un questionnaire psychiatrique.) J. Ap. Ps., XIX, ’
- pp. 180-188. t
- L’étude présente a pour but de mettre en relief la façon dont reP01! iaU. les sujets et si leurs réponses correspondent i leurs vrais sentiments. ^ teur a donc établi une liste de 50 questions concernant les PrinC1ft:c]e « ennuis » que l’on rencontre dans les actes quotidiens de la vie. Cet a est en somme bien plus une critique de la méthode des questionnaires \ chiatriques que la réelle élaboration d’un questionnaire mieux ^ £
- du®15
- D. LOPOUKBINE. Un essai d'application d’examens indiv' ^34, à la construction d’un test collectif. (En russe.) Psy. sov., VH;
- pp. 149-160.
- dlecti
- if =
- L’auteur distingue huit .étapes dans la construction d’un test c° ja 1° L’explication exacte du but du test, la définition psychologique jnt fonction à mesurer. 2° La construction d’une batterie de test pour J jeS de départ. 3° Le contrôle préalable de cette batterie en vue ^ ^ irnIexactrs tests Jes plus défectueux. Ce contrôle doit servir aussi à rendre pluS e ^efl5 les règles mêmes de la composition des tests. Il doit se faire par des e individuels, qui, seuls, permettent d’observer comment procède e fec-pour résoudre le problème donné. Cette étape a pour résultat foie aveî tionnement du test. 4° La constiuction d’une batterie expérimen ^pd des tests interchangeables. 5° Le contrôle définitif du test sur nombre de sujets en vue de calculer les coefficients de validité et pfe; la difficulté des différents problèmes. 6° Les problèmes doivent e qu1 sentés avec plusieurs variantes. 7° Le calcul des différents coefficl^_typd font d’un test un instrument de mesure. 8° L’examen de ër,?u^rUctio1’’ pour l’établissement de normes relatives à l’âge, au niveau d ms
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- 40S»T
- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 253
- au miheu social, etc. La pratique prouve malheureusement que les auteurs (les tests ne se soucient pas de toutes ces épreuves. L’auteur de l’article question se préoccupe de la troisième des étapes. Il fait la description . Application de ce contrôle à un test et essaie de généraliser les conclusions qu’il a pu en tirer. Ce test est celui des « analogies de figures » de leilli et de Thorndyke, complété et adapté par lui. 200 problèmes furent examinés ; chaque sujet avait 30 à 40 problèmes à résoudre. La durée de examen était d’environ 50 minutes, le nombre des sujets, 25. A la fin ju travail, chaque sujet devait fournir des explications sur les motifs et s raisons de la solution donnée, ce qui permettait souvent de corriger les I eiauts des problèmes. Parfois on lui posait des questions supplémentaires ; operateur observait et notait la conduite du sujet au cours de son travail, esultats du contrôle : en premier lieu, les explications des sujets ont aidé éliminer les problèmes auxquels, outre la réponse prévue par l’auteur, Pouvait donner une autre solution, aussi ou presque aussi juste. D’autre on s’est aperçu que certaines défectuosités de la présentation des des-s er^pêchaient l’exécution de la tâche, bien que le sujet ait parfaitement Pios la façon dont il fallait répondre. Certaines fautes de la solution 1 aaes à la manière même dont procède le sujet. Il comprend rapidement teur*1 èm,e’ ma^s oublie dans la solution de tracer quelques détails. L’au-jj est d’avis que ce type de réponse doit être apprécié comme exact. (l(iarilVe Parfois que lorsqu’on demande au sujet d’expliquer sa manière S(. ra.v. 1er, il corrige spontanément les erreurs commises. C’est un effet L ndaire du contrôle des tests et qui n’est possible qu’au cours des exa-me«s individuels. J. K.
- r MAN. Coordination of research on personality. (La coor-
- des recherches sur la personnalité.) C. R. de la VIIIe Confé-
- 46-52.
- ^nce Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, pp
- Üté ?“teVr constate l’échec des trois principales doctrines de la personna-facteUrg° , ^orme> des facultés, des éléments. Reste la doctrine des
- caract'S’ ^ ah°rd limitée à la sphère de la connaissance, puis étendue au an ce développement de la technique de la factorisation présente
- leur ain Ranger en l’absence d’un solide fondement psychologique. L’au-de ]a 1 °mse une coopération entre les diverses procédures pour l’étude P°Ur f l1ersonnahté. La théorie psychologique doit intervenir d’abord fier s ,ÎUlIer des hypothèses. Les mathématiques servent ensuite à véri-tions g’ GS ^a^ts valeur de ces hypothèses. Dans le cas où les observa-’"«hém^rdent avec des hypothèses rivales, de nouvelles déductions qa’une alKIUes ou d’autres observations seront poursuivies jusqu’à ce science i ,e hypothèse reste inébranlable. C’est ainsi qu’a progressé la le pro- c e la personnalité par la doctrine des facteurs.- L’auteur rappelle série de t thorndyke de chercher à caractériser un individu par une rab]es raits différentiels unitaires et les travaux mathématiques considérante111 ^ S0lr*: résultés. Lui-même a entrepris avec flolzinger une im-(|Ués ^ j /nJ16 d’expériences sur des enfants : 97 tests ont été ainsi appli-de la •-RIO enfants de 7 à 18 ans, tests se rapportant surtout à la sphère encorP n.naissance, mais l’élaboration des données recueillies n’est pas
- „ achev«e. r. L.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- et en intercalant ceux-ci là où le comportement n’exige pas la fixation sur la pellicule, l’auteur obtient une observation aussi complète que possible de 1 activité libre d’un sujet et particulièrement d’un enfant. Il donne comme exemple l’observation illustrée de 16 images, faite par lui sur un enfant de 9 mois et 21 jours. S. K.
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- L’étude avait pour but de rechercher jusqu’à quel point un test ou un problème dans lequel le sujet révèle certaines de ses caractéristiques peu| faciliter les débuts d’un entretien avec des adultes L’auteur s’est servi des images de Schwartz. Ces images sont au nombre de 9. Les sujets étaient des délinquantes. Bien que ces images fussent destinées à des enfants, <>n a pu constater qu elles amenaient le sujet à s’exprimer franchement beau coup plus rapidement que par des questions directes. Le test pourrait être adapté avec profit aux adultes et des images appropriées permettraient11 découvrir des caractéristiques du sujet impossibles à connaître autrement.
- R. L.
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