Le travail humain
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- ARTICLES ORIGINAUX
- LE LABORATOIRE DU TRAVAIL > CHEMINS DE FER DE LÉTAT FRANÇAIS
- par H. Laugier et D. Weinberg.
- I. Les buts du laboratoire.
- ection des Chemins de fer de l’État a créé, en mai 1933, à la it-Lazare, un laboratoire pour l’étude des problèmes du tra-ain. Ce laboratoire n’a pas été conçu comme un simple orga-
- application de-les nom-
- données acqui ®»
- n au person-t être en outre ble organe de îs ayant pour aire progresser ;nt les méthodes 2chmques rela-1 utilisation ra-e de la main-re* dans une e entreprise.
- p i , . . épreuve
- . part, 1 attitude de bâche installé ad noc.
- très libérale, . ,
- Direction du Réseau, nous a permis d’orienter ce laboratoire dans
- 0le quelque peu nouvelle, qu’il nous importe de’définir brièvement
- publier les divers mémoires expérimentaux correspondant
- ^cherches en cours.
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- FiG. 1. — Les premiers essais ont eu lieu en camp volant, dans une école d’apprentissage de la banlieue parisienne. Certaines épreuves avaient lieu dans la cour de l’école, sous un toit
- de bâche installé ad hoc.
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- Parmi les problèmes nombreux que pose l’utilisation du facteur humain dans une Compagnie de Chemins de fer, celui de la répartition judicieuse de la main-d’œuvre aux différents postes de l’entreprise est, de toute évidence, le plus pressant et celui qui requiert tout d’abord une attention vigilante. S’il existe en effet un certain nombre de fonctions moyennes pour lesquelles des individus à aptitudes moyennes sont en première approximation interchangeables, il existe au contraire un nombre important de fonctions, hautement spécialisées, et qui exigent des individus appelés à les remplir des aptitudes très différenciées et éminentes. Réaliser cette adaptation aussi exacte que possible des individus à leurs fonctions, c’est donc un problème de base auquel on doit s’efforcer d’apporter des solutions tous les jours plus satisfaisantes. Ces solutions ne peuvent résulter que d’une confrontation, aussi serrée que possible,
- des aptitudes requises
- par l’accomplissement
- exact des diverses fonc-tions, avec les aptitudes présentées par les can didats. Connaissance des fonctions, connais sance des hommes-A cette stricte adap tation des hommes aux fonctions, les services médicaux des gran e| entreprises app°rte'1 d’une façon permanen.f' une contribution
- sive. En effet, des e bérations de technicj^ du réseau et de me
- Fig. 2. — Laboratoire du Travail des Chemins de Fer de l'État Aspect extérieur, côté jardin.
- cins ont fixé les déficiences physiologiques, les tares pathologiqyeS ^ constituent des inaptitudes éliminatoires pour les diverses sPeCl^.ette professionnelles. Dans les grandes Compagnies de Chemins de fçr’^ et sélection médicale préalable fonctionne généralement avec exactitu ^ se trouve en évolution et en perfectionnement continus. De sorte Q personnel, qui a franchi les examens médicaux particuliers prevus P les diverses spécialités professionnelles, est constitué par des présumés normaux, ou tout au moins ne présentant aucune c indication ou inaptitude rédhibitoire peur les spécialités envisage^.^s C’est ce personnel jugé apte (ou plutôt non inapte) par les se £n médicaux que les laboratoires du Travail se doivent d examiu effet, ces sujets qui se présentent alors à l’entrée des spécialités ^ sionnelles, pour «normaux» qu’ils soient, sont différents les ü^eS: autres, au point de vue de leurs caractéristiques biologiques et m
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- il faut étudier ces différences, en vue de déterminer quels sont les sujets qui, par leurs aptitudes, par leur caractère, par leur comportement général devant le métier, sont les mieux adaptés aux diverses professions; quels sont par conséquent ceux qui, par leur constitution biologique, présentent le plus de chances de succès dans l’accomplissement de leur tâche quotidienne. II n’est pas besoin d’insister longuement pour montrer qu’un tel effort d’adaptation des individus à leur métier fonctionne au profit du travailleur, comme au profit de la collectivité. Au profit du travailleur lui-même, parce que le métier formant un des centres principaux, sinon le centre essentiel des préoccupations, la joie au travail et l’équilibre physique et mental des individus, dépendent pour une large part des satisfactions qu’ils retirent de l’exercice de leur profession. Au profit de la collectivité, puisque ces examens biologiques préalables peuvent éviter des dépenses d’apprentissage stériles, éviter des accidents et contribuer à assurer un fonctionnement régulier et exact de tous les services.
- C’est donc une véritable classification différentielle des individus qu’un laboratoire du Travail doit prendre en charge, en vue d’une répaf' tition judicieuse de la main-d’œuvre, dans les fonctions plus ou moins spécialisées de l’entreprise.
- II. Les principes de la classification différentielle des individus.
- Sur quels principes doit se fonder cette classification différentielle ? C’est ici que nous devons exposer en toute clarté le point de vue q^11 inspire et anime les recherches du laboratoire des Chemins de fer “e l’État français, point de vue que nous croyons juste et qui, sous rapport méthodologique, différencie assez nettement, nous semble-t'1 » ce laboratoire d’un grand nombre de laboratoires industriels similaireS'
- S’il est une notion qui a été solidement établie par la biologie moderne» c’est celle de l’étroite interdépendance des différentes fonctions d organismes vivants. Liées les unes aux autres par des mécanismes très divers de nature nerveuse ou humorale, ces diverses fonctions solidai^eS contribuent toutes, avec des poids divers, à définir la personnalité bio gique et psychologique des individus. De sorte que, sans méconnaît l’intérêt de pure connaissance qui peut s’attacher à classer les indivi par rapport à un seul caractère (indice crânien par exemple) ou a groupe de caractères (morphologiques, physiologiques ou psychotec^ niques), nous pensons qu’une classification ne peut espérer avoir portée théorique profonde et ne peut développer des conséquences Pra tiques que si elle se fonde sur une description synthétique aussi plète que possible de tous les caractères différentiels des individus, la réaction d’un individu devant les faits, son comportement P.^ sionnel ou social sont à chaque instant fonction d’un nombre consi
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- rable de facteurs, qui interviennent dans cette intégration avec des poids différents, mais dont aucun ne saurait être a priori systématiquement négligé. Ce point de vue, que confirment les données expérimentales de la biologie la plus récente, est d’ailleurs en parfait accord avec les e fournit l’observation quotidienne intuitive des individus, es abondent de cas où des qualités d’esprit brillantes sont par des insuffisances somatiques même légères, respiratoires, circulatoires, digestives, endocrinologiques ou autres; les exemples ne sont pas moins nombreux de cas où des aptitudes biologiques definies sont valorisées ou dévalorisées par des qualités ou des troubles de
- caractère.
- icùuuais qu Les exempl dévalorisées
- Aussi, il nous parait qu’un progrès méthodologique important doit
- être accompli dans la définition et la classification des individus d types humains, si, au lieu d’utiliser, comme on l’a trop souvent fait jusqu’ici, un groupe restreint de mesures Portant sur un groupe limité de caractères, on oriente les recherches dans les voies de la biotypologie, en s’efforçant d’intégrer dans les techniques de classification toutes les données d’une biométrie différentielle, caracté-
- risant tous les domaines Fig. 4.
- biologiques accessibles ; La cabine de Faraday où l’on enregistre les electrocardiogrammes.
- Par exemple : mesures .
- anthropométriques, mesures physiologiques, force musculaire des diffe-rents segments, indices de fatigabilité, indices respiratoires, indices Clrculatoires, réactions à l’effort, tonus vago-sympathique, réflectivité, e*(c,,0» mesures chimiques portant sur les humeurs (urines, sang, liquide cÇphalo-rachidien), mesures psychologiques (aptitudes sensorielles, jlsi°n, audition, tact, dextérité manuelle, temps de réaction simple et de choix, attention, mémoire, tests d’intelligence logique, d intelligence technique, d’imagination, etc.), # . .
- A nous paraît donc urgent d’introduire ce point de vue biotypologique e description, aussi exhaustive que possible de la personnalité, dans la Ossification des individus ; mais nous pensons également que ce point I e Vue doit orienter toutes les recherches ayant pour but de caractériser ?j ,.rse* Professions sous le rapport des aptitudes quelles exigent e de l’influence qu’elles exercent sur l’organisme humain. Il n est pas
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- vraisemblable que, dans les qualités biologiques qui sont nécessaires pour 1 accomplissement exact des divers métiers, n’interviennent pas, d une façon plus ou moins décisive, à côté des caractéristiques psychotechniques, surtout etudiees jusqu ici, les qualités du système circulatoire, du système respiratoire, du système digestif, des glandes à sécrétion interne, du système neuro-vegétatif, etc., etc.; de même que doivent intervenir les traits du caractère et du psychisme supérieur. Ainsi le point de vue biotypologique doit pénétrer aussi bien l’étude des spécialités professionnelles que l’étude de l’homme.
- Devant un laboratoire ainsi orienté s’ouvrent de vastes horizons de
- recherche, comme aussi la perspective d un travail- biométrique étendu et fertile. Pour qu’un chiffre correspondant à une mesure biologique déterminée permette de classer un sujet par rapport aux autres sujets, il faut que le chiffre obtenu puisse être immédiatement inséré dans un étalonnage portant sur un nombre aussi grand que possible d’individus ; pour que les données biométriques, caractérisant chez un sujet une fonction biologique, puissent être utilisées dans la sélection des individus à l’entrée d’une spécialité professionnelle, il faut que le rôle de cette fonction ait été précisé et chiffré, soit par la mise en évidence de liaisons entre ladite fonction biologique et le succès profes-
- sionnel, soit par l’établissement
- Fig. 5. — Salle pour examens collectifs.
- profils définissant, par des examens
- biotypologiques complets, l’ensemb|e
- di-
- des caractères biologiques qui con tionnent le succès professionnel.
- On voit l’importance du champ de recherches à explorer, si J on ve recueillir les documents indispensables pour satisfaire aux ^iverj^ exigences d’étalonnages et de mises en corrélation, sinon pour tous indices biométriques possibles, du moins pour un nombre surns d’indices représentatifs des divers champs biologiques accessibles a ^ mesure. De toute évidence, à moins de disposer d’immenses moyens matériel et en personnel, il faut sérier les problèmes, établir un ° d’urgence et procéder, dans la récolte et l’élaboration des docume par étapes successives. C’est pourquoi, utilisant sans délai, P°ur j ^ besoins de la sélection effective, les méthodes et techniques déjà c siques de classification par les fonctions psychomotrices et leS,a^ ' tudes mentales élémentaires, nous avons, dès les premiers examens, >n
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- dans les épreuves toute une série de mesures de base morphologiques, physiologiques et sensorielles, pour préparer, ces élaborations bioty-pologiques ultérieures, qui nous paraissent necessaires. e or boration de ces données brutes porte d’abord sur les fonctions circulatoires, qui sont sans doute quelques - unes des plus importantes, ayant le retentissement le plus direct, le plus extensif sur les autres fonctions et qui se prêtent à une première sene de mesures relativement simples. C’est la une première étape ;
- Un effort continu sera
- f •
- Fig. 6. — Salle où les employées dépouillent les résultats des épreuves psychophysiologiques.
- lait pour que tous les caractères de la personnalité biologique des
- individus entrent progressivement dans les profils qui servent de base
- a la classification et à la sélection du personnel.
- Ajoutons que si les besoins de sélection des spécialistes (aiguilleurs,
- mccaniciens, conducteurs d’autorail, etc.), sont les plus pressants, ils
- sont loin d’être les seuls
- qu’un laboratoire du Travail se doit d aborder. Déjà, parallèlement à ces recherches de biotypologie appliquée à la répartition du personnel, d’autres travaux sont en cours : conseils d’orientation professionnelle aux jeunes candidats qui n’ont pu réussir au concours d’aptitudes aux écoles professionnelles du Réseau; perfectionnement des examens d’aptitudes techniques à l’entrée de
- ? ^oles ; étude du facteur humain dans la prévention des accidents du 3Vai . mesures de la résistance de la peau et application es resu tats a
- \ 7
- tl‘qUeTtestn(lCandidat subit l’éPreuve d’aptitude à la méca
- montage d’objets).
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- Fig. 8. — Mesure de l’acuité auditive. On détermine l’intensité du son le plus faible que le sujet peut tout juste percevoir.
- la prévention des accidents électriques. Mais bien d’autres problèmes se poseront et seront abordés au fur et à mesure des possibilités : contrôle de la croissance physique et de l’apprentissage technique des jeunes
- apprentis ; étude des conditions du travail dans les diverses spécialités, etc... On a trop souvent oublié que, si merveilleux que soient
- les perfectionnements
- techniques de 1 époque machiniste, il y a t0T jours, jouant le ^le décisif, des cerveaux qul conçoivent, des systèmes nerveux qui Singent, des muscles qul exécutent ; que les conditions matérielles u travail peu vent êtreame nagées, modifiées, sou vent dans de larges mesures ; tandis que l’être humain est une donnée de ta susceptible, sans doute, d’une certaine adaptation, mais dans une mat§e fort étroite, et que c’est autour de cette donnée de fait que doivent être ame nagées, organisées les conditions du travail.
- Nous avons l’espoir que ces « documents humains », que le laboratoire du Travail établit ainsi peu à peu pour tout le personnel de l’entreprise, deviendront un outil indispensable pour l’hygiène générale du travail, conçue au sens le plus large; l’organisation rationnelle du travail se confondra ainsi avec une « Humanisation du Travail » fondée sur la connaissance biologique du personnel et elle contribuera ainsi largement à la conservation en santéP J que et en équilibre mental des individus de la grande collectivité « cher*1111
- • e Je H
- Fig. 9. — Épreuve des réactions de choix. Le PuPltrj£ c»ntf ratrice qui permet la commande des signaux e oSCopeT des réactions du sujet. A côté, cadran du c‘lt’0, réactl° mettant de lire en 1/100e de seconde le temPs
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- NI. Organisation matérielle.
- Les locaux. — Les premiers travaux du laboratoire ont été eff ec-tués dans un « camp volant », dans l’enceinte de l’École d’Apprentissage du Réseau, située à La Garenne-la-Folie.
- Là furent examinés, en juin 1933, les candidats apprentis de la Région Parisienne. Dans la cour, un abri sous bâche, dressé à cet effet, a servi à des examens d efficience physique ;
- Ls salles de classe et
- ÏtiKS examens individuels et semi-ccUectifs (fi* !)• ‘ * 111
- Fig. 10. — Au sous-sol, des contacteurs mus par des moteurs synchrones commandent le déroulement de stimuli visuels et auditifs qui apparaissent dans la salle d’examens où s’effectuent les épreuves de réaction et d’attention.
- -utilisés pour divers examens individuels ci ocu.. ,____
- g près ce premier essai, le laboratoire fut installé dans le bâtiment du
- ervice Matériel et Traction, rue de Rome. Des locaux y ont été aménagés aussi bien que le
- permettait l’exiguïté des lieux.
- Cependant, les méthodes de sélection psychophysiologique faisant leurs preuves, elles s’étendaient progressivement à de nouvelles catégories professionnelles.
- Le « débit » du laboratoire augmentait sans cesse. Devenue effective, la sélection des catégories professionnelles, telles que les
- gatoj apprentis, devait obli-
- éc°lese,^ent fmkrasser toute la masse des candidats pour toutes les p°jnt ^ u Réseau dont le nombre, après élimination des inaptes au e vue médical, dépasse encore largement le mille : 1.345 candi-
- j:11. — ï
- attente auC Jar^‘P ùui. pendant la belle saison, sert de salle x candidats apprentis et leurs parents.
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- ats en 936. Ces examens, pour des raisons d organisation scolaire, SC r:rCcUVeint concei?trés ^ans un ^aPs de temps relativement court, hnnn, les Chemins de fer du P.-L.-M., désireux d’introduire les me-
- thodes psychophysiolo-giques dans la sélection de certaines spécialités professionnelles, nous ont demandé d’assurer les examens de leurs agents, ayant pensé avec raison que l’utilisation, — avec participation aux dépenses, —" deS services d’un labora* toire déjà outillé en personnel spécialise et
- matériel constituait une
- solution à tous points de vue plus rationnelle serait h
- Fig. 12. — Épreuve de la force de traction lombaire.
- que ne
- le
- création d’un petit laboratoire particulier. ,
- Actuellement (fig. 2) le laboratoire se trouve installé dans un immeu du Réseau voisin de la gare de Viroflay (rive gauche) relié à Paris par trois lignes (Montparnasse, Invalides, Saint-Lazare, 17 à 24 minutes de tra jet suivant les trams). Le bâtiment, dans un local désaffecté (occupe anciennement par le laboratoire électrotechnique du Réseau transféré ailleurs pour les besoins du trafic). Il comporte un sous-sol éclairé et un vaste rez-de-chaussée. La plupart des salles d’examen se trouvent dédoublées.
- Le rez-de-chaussée (voir le plan fig. 3) comporte sept salles pour examens individuels, dont l’une destinée aux déterminations des courants d’action du cœur,
- contient une chambre de Faraday (fig. 4) ; deux salles pour exa collectifs et semi-collectifs (fig. 5) ; une salle d’attente pour les can . une grande salle pour les travaux de dépouillements (fig. 6) et une pe
- Fig. 13. — Épreuve de capacité pulmon3
- mens
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- laboratoire du travail des chemins de fer de l’état 267
- K T ’ '
- 'a sélection ie^reuve de réactions et d’attention utilisée dans lavement J* c°nducteurs d’autorails ; le sujet réagit par un jjon de stinî i-a^^es une consigne conventionnelle, à l’appari-^Preuve U 1 VlsHe^s et auditifs ; pendant toute la durée de ’ °n enregistre le pouls radial.
- qui comporte les machines à écrire et à calculer. Au rez-de-chaussée paiement, le bureau du chef de laboratoire, une petite salle d’attente, une salle réservée aux travaux de recherches, enfin la loge de la concierge.
- Le sous-sol comporte une salle d’examens pour les épreuves de réaction de choix (chambre noire) ; une autre pour l’examen de l’audition, où une cabine « insonore » a été aménagée sur les indications de MM. Kagan et Lubszynski, ingénieurs du son. Une chambre noire pour développements photopc u graphiques, un petit
- atelier de réparations, le vestiaire du personnel et la salle des archives ont également trouvé leur U ( place au sous-sol (fig. 3).
- tie n *e^ect°ire aménagé dans une partie du sous-sol qui réalise en par-L ’ §race a une dénivellation du sol extérieur, l’aspect d’un rez- de-aussee et une petite
- metlne équiPée> Per"
- Q • ei|lt au personnel „ ' , e souhaite de r, r' sur place le Cpas * midi.
- C?"Parallè-
- |"deb“du laboratoire,
- de ersonnel a dû évi-Paient *4.
- "•enté, n !tre aug-
- actuell compose
- Curemenl d> di-
- de Scientifique et t°ire.^,c^e^ de labora-sies ’ ^ployéeschoi-les ^relaPluPart dans
- été soi ^ personnel des bureaux (en service ou candidates), qui ont Physioi e.Usement entraînées à l’application en série des épreuves psycho-S'ques, ainsi qu’aux méthodes de dépouillement et de calcul des
- Fig. 15. — Analyse des électrocardiogramrres.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- résultats ; d’un sous-chef de bureau, chargé de la direction administrative; d’un classeur, d’un ouvrier mécanicien-électricien et d’une concierge. En outre, des collaborateurs scientifiques attachés au Laboratoire de Phy-siologie du Travail viennent effectuer des recherches sur des questions qui présentent un intérêt pour la biométrie différentielle et la biotypo-logie et intéressent le Réseau par leurs applications pratiques.
- Les travaux. — Les travaux du laboratoire feront objet d’une série àe publications spéciales. Disons seulement qu’ils ont porté sur 1 étude psychophysiologique des diverses spécialités professionnelles, sur h mise au point des méthodes de sélection et le contrôle expérimental de leur efficacité ; enfin, sur un certain nombre de problèmes particuliers. Les applications pratiques portent sur la sélection des conducteurs d’autorails, de conducteurs-électriciens, d’aiguilleurs, d’apprentis a l’entrée des écoles d’apprentissage du Réseau ; sur l’orientation P1"0' fessionnelle des candidats apprentis qui, faute de place, ne peuvent être admis dans ces écoles. Le tableau ci-dessous fournit une statistique succincte de ces travaux d’application.
- Statistique des examens psychophysiologiques.
- Apprentis Candidats Conducteurs d’autorails et conducteurs électriciens Aiguilleurs et garde-signaux Cas SPÉCIAUX
- 1933 (dern. semestre) 141 — — —
- 1934 376 207 182 26
- 1935 601 495 205 15
- 1936 (1er semestre). 1.392 617 221 8
- Total
- 141
- 791
- 1.316
- 2.238
- *
- * *
- Nous ne pouvons terminer ce court article introductif sans reme
- rci«r
- refl'
- chaleureusement tout le personnel du Réseau, chez qui nous avons contré, dans tous les services, à tous les degrés de l’échelle des ronc ^ un esprit de cordiale collaboration, et souvent un intérêt précis, grandement facilité notre tâche et nous ont permis de travaille1" ar ment à ces recherches ardues, mais passionnantes.
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- ÉTUDE ET ORIENTATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES DÉLINQUANTS :
- UN LABORATOIRE AMBULANT DE PSYCHOPHYSIOLOGIE
- par H. Laugier et D. Weinberg.
- es recentes dispositions du Ministre de la Justice prévoient une réorganisation importante des maisons d’éducation surveillées, destinées,
- . ® sait, au redressement moral et à la formation professionnelle et
- • e ,ectuelle des jeunes délinquants de 13 à 21 ans. A l’ancienne orga-les^1011 r®a^se surveillance* mais non l'éducation des jeunes pupilles, s nouvelles dispositions substituent des méthodes qui supposent une c°nnaissance approfond îe de l'individu et réalisent une action théra-p lc*uf et pédagogique judicieusement choisie et adaptée, armi les diverses mesures qu’entraîne logiquement cette réorgani-^es méthodes propres à étudier l’individu dans sa personnalité °gique, affective et mentale, occupent, on le conçoit, une place imitante Eli
- s • es pn^ pour but pratique de faciliter le triage et l’observation des inrP^ja'nS* ^Ue cE°ix de méthodes éducatives adaptées à chaque cas lin 1 Ue ’ e^es visen^ plus particulièrement à donner aux jeunes dé-!• an;s Une orientation professionnelle rationnelle, en accord avec de eiT1°|e de leurs aptitudes physiques et mentales ; . elles permettront Cati^°ntr^er’ Par des examens périodiques, les progrès de l’action édu-
- <Je ] milite des renseignements fournis par le laboratoire dans l’étude d’^r—^ humaine« si elle existe partout où se pose la question tnen|lCÏ,upr ïa jeunesse et de l’orienter vers un métier, est particulière-ter evidente pour la jeunesse délinquante : ce milieu semble présen-térô ?• , * au P°int de vue psychophysiologique, des caractères d’hé-étencj neite et de complexité que, faute d’études assez précises et assez des UCS’ nous ne pouvons pour le moment que pressentir, mais que évJ(jeXamenf Psychophysiologiques ne manqueront pas de mettre en rammnCe' ^ autfe part, des examens psychiatriques, déjà pratiqués cou-^ttïirTr ' -nS nornEreuses organisations pour la prévention de la P°rtion q6 ^uv®n^e* ont révélé parmi les jeunes délinquants une prouvée de sujets qui présentent des troubles plus ou moins graves
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- du caractère. Or, il est évident que des sujets déjà atteints dans leur équilibré affectif exigent une attention particulière pour que soient évitées dans l’organisation de leur vie toutes nouvelles inadaptations. Un metier qu’on n’aime pas et qu’on exerce mal, faute d’y être apte, est certainement supporté et poursuivi moins facilement par un sujet qui présente de l’instabilité, des impulsions, de grosses variations d’humeur, que par un sujet moyen, de caractère stable. Et les satisfactions morales et matérielles que comporte un travail que l’on réussit, parce qu’on y est doue, constituent un élément affectif de stabilité et de réussite particulièrement important là où des tendances affectives initiales présentent un certain caractère pathologique plus ou moins prononcé. ,
- L’importance de l’étude de la personnalité du jeune délinquant na pas échappé, d’ailleurs, à ceux qui se sont penchés sur le problème ne l’enfance délinquante. Depuis 1909, aux États-Unis des « ChniqueS Psychologiques », créées sous l’impulsion du Dr Healy, ont pour tache notamment d’assurer l’examen psychologique et psychiatrique des enfants délinquants. Dès 1925, les trois quarts des tribunaux d enfanjs situés dans des villes de plus de 10.000 habitants avaient institue tels examens (1). En Europe, des œuvres diverses d’assistance aux en fants délinquants ont, pour la plupart, établi des embryons de Iabora toires psychologiques. A Paris, le service de neuro-psychiatrie inran dirigé par le Dr Heuyer constitue un centre d’examens et d’observations, où laboratoires et consultations spécialisées assurent l’examen du jeUl,e délinquant.
- Désireux de rendre immédiatement possible l’étude continue approfondie du jeune délinquant pendant qu’il séjourne dans les ce^f de redressement, le législateur a prévu par des dispositions déjà ci l’organisation d’un laboratoire psychophysiologique ambulant, inst3|eS dans un camion automobile. Nous avons été chargés d’en dresser plans dont les lignes qui suivent indiquent l’essentiel.
- Le camion-laboratoire.
- (Organisation générale).
- Destiné à assurer l’examen psychophysiologique des jeunes ^ t quants dans divers centres pénitentiaires, le camion- laboratoire^ , outillé et aménagé en salle d’examens individuels, toujours P u fonctionner après l’arrivée sur place, sans autres installations co ^ mentaires que l’aménagement d’un fil volant destiné à ame ^ camion le courant du secteur électrique de la localité. L’outillage P s permet de réaliser un examen psychophysiologique de base; leS eX
- (1) Cité d’après Burt.
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- ORIENTATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES DELINQUANTS 271
- chimiques et sérologiques devant être provisoirement assurés par des laboratoires privés ou municipaux, comme il en existe dans chaque
- ville
- un peu importante.
- Aspect et équipement général et thermique.
- Le plan général du camion comporte, outre la cabine réservée au conducteur, une salle de 5 m. 80 de long, de 2 m. 35 de large (dimensions extérieures) ayant 2 m. 10 de hauteur intérieure. Une partie cloisonnée a 1 arrière devant la porte d’entrée constitue un vestibule avec vestiaire et lavabo ; elle permet d’éviter l’excessif refroidissement, en hiver, par ouverture de la porte d’entrée.
- Les baies du laboratoire et du vestibule, toutes à double vitrage, fer-mees avec joints de caoutchouc, s’ouvrent vers l’intérieur; des rideaux opaques va-et-vient permettent de réaliser l’obscurité pour les expériences qui ont intérêt à être effectuées à éclairage constant, en évitant es variations importantes de la lumière du jour.
- La nécessité de maintenir une température convenable en été et en 'Ver, en dépit des grandes variations de la température extérieure dans j.es diverses régions de la France où le laboratoire peut être appelé à °nctionner, a fait prévoir un isolement thermique des parois au moyen o matériau spéciaux.
- Le liège couramment employé dans la construction des camions fri-r'nques, et que nous avions d’abord envisagé, a été remplacé, sur le c°nseil du carrossier, par un produit nouveau, constitué par de minces sed* ' ^ a^uminmm froissé (1’ « Alfol »), d’une faible conductibilité,
- uisant par son extrême légèreté.
- °ur maintenir une température intérieure de 20° par température ^.xterieure pouvant descendre jusqu’à — 10 (1), et compte tenu des divers jeteurs de déperdition autres que la conductibilité des parois, un mode t- C aiffage assez important devait être prévu, et, sur ce point, la solu-°A1 n S ^aS immédiate.
- ^ °rs que le chauffage de l’automobile en marche a atteint un haut c^Sre Perfection, le chauffage pendant l’arrêt n’a pas préoccupé les t°ut ^CS Procédés de chauffage pendant la marche qui tirent
- ne GU^ énergie, plus ou moins directement, du moteur en marche,
- H
- qui
- Pouvaient être raisonnablement retenus pour le chauffage à 1 arrêt.
- °Us av°ns préféré aussi éliminer d’emblée les procédés encombrants importent ^es installations volumineuses, comme la chaudière,
- Petlte> d un chauffage central dit « individuel »; ceux aussi qui vertsSSltent Ie transport des matières inflammables, et des foyers ou-’ Cornme ce serait le cas pour un chauffage au gaz butane. Le chauf-
- j^**lquantCan[1*C>”^"laboratoire pourrait être appelé à desservir non seulement la jeunesse hais d’6’ n?ais aussi la jeunesse scolaire des petites communes, qui ne peuvent faire Stagne U° oratoire d’O. P. ; il pourrait, en particulier, stationner dans les régions Uses de France.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- fage électrique, qui eût été sans doute le plus élégant, n’a pu être envisagé, exigeant soit la présence dans le camion d’un groupe électrogène assez puissant, soit l’utilisation du courant du secteur à l’aide de canalisations d’un débit bien supérieur à celui qu’on peut escompter trouver dans la plupart des établissements de province. Finalement, le procède de chauffage au gaz-oil, étudié par Schneebelli pour le chauffage des véhicules non équipés en générateurs de calories, paraissait convenir le mieux pour le chauffage à l’arrêt. Il comporte un foyer au gaz-oil, placé au-dessous de la caisse ; un système de ventilateurs et d aspira' teurs qui assure le renouvellement d’air et le tirage des conduites dair chaud et bouches de chaleur. (Le plan des installations de chauffage n’est pas indiqué sur les fig. 1 et 2.)
- L'équipement électrique, dont le plan a été établi par M. Roulleau, ingénieur-conseil, comprend d’une part l’équipement normal du châssis, soit une batterie de 12 volts avec sa dynamo de recharge pour 1 usage normal de l’automobile (démarrage, phares, plafonnier dans la cabine du conducteur, essuie-glaces électrique, indicateurs de changements de direction); et, d’autre part, un équipement spécial pour l’éclairage du laboratoire et le fonctionnement des appareils pendant l’arrêt du véhicule. Il comprend deux batteries de 6 volts, montées en série avec chargeur qui se branche sur le secteur électrique de la localité ; ^eUX réducteurs unipolaires et des prises de courant à broches permettent d’obtenir pour l’alimentation des appareils des tensions de 2, 4, 6, • 10 ou 12 volts, à volonté. L’éclairage est assuré par des lampes de bas voltages qui peuvent être branchées à volonté sur la batterie ou sur transformateurs branchés sur le secteur (fig. 3).
- Mobilier.
- Au fond du camion, un espace contigu à la cloison de l’entree occupé par un placard à double porte de 1 m. 23 de large et de 35 de profondeur, destiné à recevoir les dossiers, les tests imprimes tous ceux des appareils qui ne pouvaient être fixés sur les tables (fig- J sur l’une des portes se trouve fixé le tableau pour mesure de 1 acUl visuelle de Landolt, dont un plafonnier avec projecteur (fig. 0 Per d’assurer l’éclairage convenable. • -f de
- A l’extrémité opposée, l’équipement prévu pour un disposai mesure des temps de réactions simples et de choix, ainsi que dlV épreuves d’intelligence ; le mobilier comporte une chaise a na ^ réglable pour le sujet, chaise mobile de l’opérateur ; deux table ^ hauteur fixe, munies chacune d’abattants, qui permettent de rea au besoin des surfaces importantes, et de tiroirs destinés à recev petit matériel et des appareils utilisés sur place et fixés à demeure , dimensions des tiroirs étant calculées de manière à permettre u ^ fonctionner certains appareils sans leur faire quitter le tiroir. I3ne, je spéciale à hauteur réglable supporte des appareils destinés à 1 etu
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- Légende /
- Fig. 2. — Plan du camion-laboratoire montrant la disposition des tables d’examen
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- Schéma des connexions électriques.
- Fig. 3
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- bo
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- Fig. 4. — Plan du placard renfermant une partie d’appareils et de tests.
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- 1 habileté manuelle. Les passages de roues arrière, qui forment une proéminence, sont utilisés pour former: l’une, une table d’examen pour les fonctions respiratoires ; l’autre, une table à écrire pour l’opérateur ; les deux renferment au-dessus des passages de roues des placards d une quarantaine de centimètres de hauteur.
- Détermination Appareils Poids kg. Observations
- h Mensurations corporelles. Taille .... 1° Toise murale. 1
- Poids .. 2° Rase il le médicale
- Dimensions crâniennes et Boulitte. 16
- autres segments, éventuellement 3° Compas Papillault. 0,5 env.
- H- Fondions respiratoires.
- Capacité pulmonaire .. . Débit respiratoire maxi- 4° Spiromètre à cadran de Boulitte. 5,1
- mum. . 5° Masque manomé-trique de Pech.
- 1,6
- llb Fonctions circulatoires.
- •cession artérielle 6° Oscillomètre de Bou-
- litte. 1,5
- raquence cardiaque et
- •orme du pouls radial. 7° Polygraphe portatif. 4,5
- IV c • r onctions neuro-muscu-
- ciliaires. ression de la main 8° Dynamomètre sim-
- Traction lombaire pie. 9° Dynamomètre à trac- 0,1
- tion verticale. 1,3 L’appareil nécessite
- recision sensori-motrice. 10° Pointage. 20,0
- 11° Enfilage des ron- courant 6 vts, con-
- déliés. somme environ 0,2 AH par sujet exa-
- ^ordination des mouve- miné.
- m rnents des deux mains. emPs de réaction visuels 12° Tourneur. 21,0 Courant et consom. comme app. 10.
- aoditifs simples et de choix. 13° Dispositif spécial comprenant le chro- Courant 6 vts, 0,4
- AH par sujet pour
- noscope de d’Arsonval, le chronoscope, 2
- un contacteur à 30 lampes sur courant
- contacts, 2 marteaux frappeurs, 2 lampes avec écrans, 2 pédales, 15,0 secteur.
- 2 manettes.
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- RAVAIL HUMAIN
- t
- X'c
- Détermination Appareils Poids kg.
- V. Fondions visuelles.
- Acuité non corrigée à 5 m. 14° Tableau de Land oit
- sur toile. 0,5
- Acuité corrigée pour myo-
- pie ou hypermétropie. 1 3° Boîte de verres gra-
- dués. 2 kg.
- Champ visy^uQ 16° Périmètre spécial. 3 kg. env.
- Sensibilité chromatique. 17° Tableaux d’Ishihara,
- de Blum et Shaaf. 0,05
- VI. Fonctions auditives.... 18° Audiomètre électrique pour sons de hauteur moyenne (du
- laboratoire éleclro-
- acoustique de Neuilly). 10 kg. env.
- Sensibilité aux sons ai- 19° Monocorde de
- gus. Struychen. 10,5 env.
- VII. Fonctions perceptrices et intellectuelles. Épreuves diverses d’at-
- tention et de perception. 20° Barrage de Toulouse et Piéron, identification rapide des formes, couleurs, coup d’œil (imprimés pour 300 sujets et petit matériel).
- Intelligence verbale 21° Tests imprimés (cahier 8 p. de Piéron) pour 300 sujets).
- Intelligence pratique. .. . 22° Test spécial.
- Aptitudes techniques... 23° Planchettes de Dear-born. 24° Montage d’objets (10 boîtes pour examens collectifs de 10 sujets). 25° Tests imprimés (Vi, Va, ITi, IT2) pour 300 sujets.
- Accessoires communs. 26° 2 compte-secondes cylindriques Auricoste.
- Observations
- Appareillage.
- L’appareillage a été prévu, comme i ndiqué plus haut, de maniè1^ permettre un examen psychophysiologique de base, avec le souci associer des éléments susceptibles d’éclairer l’orientation professionn® Nous reproduisons la liste des appareils et imprimés, avec mcuc de leur rôle dans le schéma d’examen.
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- Conclusions.
- Le camion-laboratoire contient déjà, on le voit, dans un espace réduit, une installation assez complexe et qui permet d’assurer un examen psychophysiologique assez important, renseignant sur les principales aptitudes de l’individu.
- Sans doute, une organisation complète devrait comprendre un Centre de Recherches doté de divers laboratoires, — de chimie biologique, de sérologie, de physiologie et de psychologie, — annexé à un centre de triage et d observation où les jeunes délinquants seraient étudiés et observes Pendant une période « d’essai » avant d’être dirigés vers un établissement approprié. Les maisons d’éducation surveillées posséderaient, en outre, chacune un embryon de laboratoire qui assurerait les examens les plus courants, répétés périodiquement, afin de suivre l’évolution des Pupilles, leur développement biologique et mental. Un laboratoire anibulant ne comprendrait plus alors que des installations ou les plus coûteuses ou destinées à résoudre des questions spéciales d’un emploi moins courant.
- Cette organisation n’aurait pas seulement pour objet d assurer les exarnens immédiatement utiles ; elle aura pour mission de promou-V01r les recherches susceptibles de préciser nos connaissances sur les Problèmes complexes relatifs aux causes sociales et biologiques de la
- criminalité.
- Tel qu il est conçu actuellement, le camion-laboratoire n enlève rien a ces Possibilités d’avenir. Et il constitue sur le passé un énorme progrès.
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- (Laboratoire de Psychologie appliquée de l’École Pratique des Hautes Études et Laboratoire de Psychotechnique du Chemin de Fer du Nord. Dirr : J.-M. Lahy.)
- SÉLECTION DES OPÉRATRICES DES MACHINES A PERFORER « SAMAS » ET « HOLLERITH »
- par J.-M. Lahy et S. Korngold.
- SOMMAIRE :
- OQI
- I. La machine.................................................................L „
- II. Succession des opérations ................................................. L,
- III. Causes d’erreurs........................................................... L,
- IV. Analyse psychologique du travail........................................... L-
- a) La souche.......................................................... .„i
- b) Le clavier.......................................................
- Les facteurs : 2g4
- 1° de caractère.................................................. 294
- 2° psychomoteurs................................................. 294
- c) Le dispositif indicateur.........................................
- d) Groupement psychologique des sujets observés : 295
- lre catégorie.................................................... 295
- 2e catégorie..................................................... 295
- 3e catégorie...............................................•••• 296
- V. Choix des tests .......................................................... 286
- a) L’attention ....................................................... 286
- b) La mémoire......................................................... 286
- c) L’intelligence................................................... 286
- d) L’équilibre psychomoteur ......................................... 286
- e) La résistance à la fatigue ....*................................... 286
- /) La force et l’ambidextrie.......................................... 286
- g) Comportement du sujet pendant les tests............................ y#!
- VI. Classement professionnel...............................................
- VII. Valeur prédictive de la batterie des tests : 288
- a) machines Samas..................................................... 289
- b) machines Hollerith ..............................................
- Étude du travail des opératrices aux machines a perforé « Samas » et « Hollerith ».
- L’étude du travail a été faite sur les deux machines Samas et ^ rith. Au cours de cette double étude, nous nous sommes rendu c° ^ que si la construction mécanique des deux machines est différente-
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- travaux -qu elles effectuent sont analogues et les fonctions auxquelles ffs font appel chez les opératrices sont identiques.
- Afin de ne pas compliquer cet exposé, nous limitons 1 analyse psychologique du travail aux seules machines Samas par lesquelles nos recherches ont débuté.
- Nous reviendrons aux machines Hollerith en donnant sous forme ^ un tableau (n° II) la valeur prédictive de la batterie des tests choisis Par nous.
- I. — La machine « Samas ».
- ^ ^ machine est constituée par une table sur laquelle se trouve, en face e * opératrice, le bloc perforateur. Le bloc est de la grandeur de la
- c e a perforer (fig. 1) et il est composé de petites colonnes métalliques
- Mobiles.
- PARCOURS
- Ch
- qu’ell^116 co^onne correspond à un des chiffres d’une rangée de la fiche ^ le perfore.
- t°üch r-e de 1 opératrice se trouve un petit clavier consistant en 15 les i-e\ rangées par 4 sur 3 colonnes. Il y a 10 touches pour les unités, taires1ZaineS et ^es cent;aines et 3 autres pour les opérations complémen-
- (jn
- l°rsqu’ll0teUr electnque, placé à gauche de la machine, se met en marche c j °n aPPuie sur un contact. Tout le travail se fait automatiquement, c°pie et le placement du stylet indicateur (voir plus loin pour
- De°vrgane)-
- clUel]eV^’lt !6 ^oc perforateur est placée une première boîte dans la-sUr °Peratnce met un stock de fiches à perforer. Lorsqu’on appuie Pej-for 6 touche du clavier, une fiche vierge vient se mettre sous le bloc eur- On effectue alors la copie des chiffres donnés.
- sauf
- cet
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- LE TRAVAIL
- HUMAIN
- On appuie une deuxième fois sur la même touche. La perforation s accomplit. La fiche perforée est repoussée dans une seconde boîte placée derrière la machine et une autre fiche vierge vient se mettre en même temps sous le bloc perforateur.
- Tout cela se fait automatiquement sans aucun arrêt de l’opératrice.
- Toutes les indications concernant les primes, les parcours, le combustible, etc., nécessaires pour faire un décompte ont été exprimées par des chiffres.
- Les chiffrçs, qui doivent composer un décompte, sont inscrits sur deS feuilles de deux dimensions (grandes et petites) qu’on appelle « souches •
- Les opératrices doivent copier ces chiffres sur le clavier, de manière à les placer sur les fiches dont le modèle est ci-joint (fig. 2), d’après les indications établies en haut des fiches et dans les rangées correspondantes.
- 40 PARCOURS 30 30 30 30 30 30 30 iTLOCÏTÎôiisso''' pool SUBCHAB6ES 10 0 0_°_?
- OEPÎT N- DE LA 30 MACHINÉ VOYAGEURS DT VOYAGEURS MARCHANDISES Dr MARCH— 20 H. L. P. 20 PARCOURS 20 TOTAUX ÉCLAIRAGE 20 CHAUFFAGE 20 20 DÉDUCTIONS
- 0 0 o o •• 0 0 0 # 0 o • 0 0 0 0 0 0 0 io Q 0 io 0 0 18 0 0 0 10 0 0 io 0 0 10 0 0 0
- 1 1 i i i i • 1 1 ! i i i 1 1 1 1 I I I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 i i i i 1 • i | | 1 1 1 2 2 #2 2
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- 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 • 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5® 5 ® 5 5 5 5 ® 5 5 5 5 5
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- 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 9 8 • 8 8 8 8 8 ® 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 3 8 8 8
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- Pour cela, un index est placé au-dessus ou au-dessous du bloc Per rateur, en face de l’opératrice et à hauteur de sa vue. t ju
- Une « pièce de règlement », sur laquelle est imprimé le schéma travail à faire, est apposée contre la machine dans un encadrement.
- L’index se déplace à chaque frappe le long de la pièce de règ*e ^ où ses arrêts sont réglés par des cavaliers placés d’avance par ^ °^e trice pour chaque travail donné. Je
- La remise de l’index à son point de départ, au commenceme ^ la pièce de règlement, ramène automatiquement toutes les co perforatrices au zéro. - ||e
- Si, par exemple, au cours du travail, l’opératrice s’aperçoit ^ s’est trompée, il lui suffit de ramener le stylet au point de depart ja annuler toutes les frappes. On peut aussi ne ramener l’index ja colonne qui précède la faute commise et la rectification s opere même manière.
- Cela permet un contrôle pour éviter des fautes de décalage.
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- MACHINES A PERFORER « SAMAS » ET << HOLLERITH »
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- II. — Succession des opérations.
- L opératrice remplit la boîte vierge, regarde la souche posee sur la table à sa gauche, copie les chiffres, appuie sur la touche spéciale qui execute la perforation. La fiche perforée se déplacé et une nouvelle fiche vierge se met simultanément à sa place.
- De temps en temps (cela dépend des informations trouvées sur la souche), l’opératrice est obligée de placer 1 indicateur non pas au point départ, mais en face des diverses colonnes correspondant aux ren-Seignements fournis par la souche.
- III. — Causes d’erreurs.
- Dn peut discerner trois catégories d erreurs :
- Q) Erreurs de décalage.
- Des erreurs sont les plus graves. Elles peuvent provoquer des pertes énormes à la Compagnie, car on peut ainsi substituer de grandes sommes a des petites. Cette catégorie d’erreurs peut être systématique ou fortuite.
- é>) Erreurs de frappe.
- Certaines colonnes sont faciles à vérifier, parce que les fiches apparent à un même dépôt doivent avoir les perforations situées au même
- enJr°E (par exemple le numéro du dépôt).
- Mais des fautes dans les autres colonnes ne sont vérifiées que par Une opération spéciale dont nous ne parlerons pas ici.
- ^ Erreurs de lecture.
- Ces erreurs sont dues :
- n des transpositions de chiffres,
- à des chiffres faussement retenus, .
- i0 fi une fausse lecture, les souches étant parfois très mal écrites.
- IV. — Analyse psychologique du travail.
- rés iatten^0n du sujet doit se porter essentiellement sur 3 objets, sépa-dans l’espace :
- b) H s°UcEe — à gauche,
- c) cuvier — à droite,
- e dispositif indicateur — au milieu.
- a) £^s°ns chacun de ces éléments.
- à J’ a Sotlche demande une bonne acuité visuelle pour ne pas obliger ocher devant les yeux avec la main gauche.
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- La lecture de la souche exige une excellente mémoire visuelle immédiate de chiffres, car l’opératrice doit pouvoir regarder par instant les autres éléments du travail et y fixer son attention, sans cesser de travailler.
- Même si l’opératrice parvenait comme les excellentes dactylographes à frapper les chiffres sans regarder le clavier, elle devrait encore fixer son attention sur le dispositif indicateur.
- b) Le clavier. Plus les mouvements sont automatisés, plus vite s accomplit le travail. La mémoire cinétique et la mémoire topographique jouent ici un rôle assez important au cours de l’apprentissage. Mais il y a d autres facteurs qui peuvent ralentir le rythme du travail. Ce sont :
- 1° les facteurs de caractère ;
- 2° les facteurs psychomoteurs.
- 1° Facteurs de caractère. Une remarque relative à l’un de nos sujets va nous permettre de préciser l’importance de ces facteurs. Le sujet Sat (Cf. tableau I, colonne 1), qui a un caractère très scrupuleux et une extrême timidité, ne parvient pas à automatiser complètement ses mouvements. On sent qu’elle craint d’appuyer sur la touche : une gtan méfiance à l’égard d’elle-même et une crainte exagérée de commette6 des fautes l’obligent à regarder continuellement le clavier.
- D’autre part, sa scrupuleuse timidité provoque chez elle une Pe^e de temps, car elle s’arrête à chaque regard qu’elle porte sur sa souc Ces inhibitions ont des répercussions sur son attitude psychomotnc® Elle montre une maladresse nerveuse dans l’organisation du travai. une sorte de précipitation pour rattraper par des mouvements brusq11^ et souvent inutiles, le temps qu’elle perd ailleurs. Par exemple» e rajuste continuellement la souche avec sa main droite, ce qul in
- rompt le travail, elle fait des mouvements prononcés de la tête,
- du cia'
- vier à la souche, et de la souche au clavier. Ces mouvements s eten
- dent
- parfois au bras et au corps.
- idéra'
- 2° Facteurs psychomoteurs. La vitesse de frappe peut être cons1 ^ blement diminuée par les mouvements mal adaptés au travail- ^ bonnes opératrices restent tranquillement à leurs places et ne trava1 ^ qu’avec la main et le poignet. Les mauvaises agitent leurs bras et nn ^ parfois leur corps. Cela se voyait surtout chez le sujet Saor, c|ul rythme de frappe particulièrement lent. .i
- c) Le dispositif indicateur. Cet élément exige, au cours d un
- idant
- un
- habituel, une vérification intermittente par le regard. Mais, penua ^ travail exceptionnel, il doit être vérifié sans arrêt. Il faut le vérme v.^ attentivement lorsqu’on déplace l’indicateur pour le mettre au F de départ. _ pS
- Chez le sujet Sar, un excès de scrupule provoque une perte cl ^ pendant le déplacement de l’indicateur ; la vérification est trop jjs, gée. L’opératrice regarde plusieurs fois, tantôt la souche, tantôt
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- MACHINES A PERFORER « SAMAS » ET « HOLLERITH »
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- Positif, et les compare sans pouvoir se décider. Le pourcentage de ses fautes est cependant assez élevé.
- Un autre sujet, le Sa,,, regarde au contraire trop rarement le dispositif, ce qui diminue la valeur de son travail comme exactitude.
- Ua perfection dans le travail serait atteinte si l’attention du sujet Pouvait être fixée simultanément sur les divers éléments du travail. Psychologiquement, la chose n’est pas possible. C’est du moins le résultat auquel nous avons provisoirement abouti dans une recherche expérimentale faite à notre laboratoire.
- Pour pallier à cette impossibilité psychologique, le cerveau humain muise des moyens de compensation. Ce sont surtout la rapidité d’appré-ension, la mémoire et l’automatisation de l’exécution.
- L-es conditions idéales dans le cas présent consisteraient à pouvoir exclure du champ de l’attention au moins un élément sur les trois suivants :
- a) La souche. Cette direction de l’attention ne peut jamais être complément exclue, mais l’effort qu’elle demande peut être facilité par une °[*ne mémoire visuelle des chiffres.
- . 1 Ue clavier. Si l’automatisation est suffisante, on peut réduire au ^nimum 1 attention qui s’y porte. La perfection serait atteinte, comme ex les dactylographes, par le travail en aveugle, j j fe dispositif indicateur. Lorsque le travail est habituel, il se réduit lit y1”111®1116 au minimum; néanmoins, la rapidité d’appréhension faci-ç eaucoup le contrôle des positions occupées par le stylet. ejj e 9UI caractérise les bonnes opératrices, c’est donc la façon dont gl^s ^placent leur attention d’un élément vers l’autre. Leurs regards deT611* ^Une man!ére excessivement rapide et presque imperceptible, a souche vers l’indicateur, sans le moindre effort, sans faire de mou-So^tet?ts’ Sans arrêter le travail. Puisque des états d’attention simultanés u H lmP°8sibles, l’aptitude à déplacer rapidement son attention est n c es caractères psychologiques essentiels pour la réussite dans cette
- Profession,
- d) C1
- KjrouPement psychologique des sujets observés. rens°US avons eu a observer 8 sujets sur lesquels nous avons eu des çei?nernents professionnels détaillés.
- JtT ° sujets peuvent être classés en 3 catégories, tout Catésorie‘ — Employées bonnes et aptes qui se caractérisent sur-SoutPar Une grande concentration sur le travail et par un effort longtemps ]a s enu- Elles travaillent sur le clavier sans le regarder, ne lèvent jamais droit^j6 à ^auteur de leurs yeux, n’éloignent pas inutilement la main Ifa ^ c^av^er> vérifient sans efforts l’indicateur. aVonsC(î^0r'e- — Opératrices qui ne possèdent pas les qualités que nous et s enumérées plus haut, mais elles ont une concentration soutenue U fa °Ut,Une grande volonté de bien faire.
- catégorie. — Ces sujets se défendent contre la fatigue et la mo-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- notome du travail par des distractions et des repos continuels. Nous avons remarqué que le sujet Sai„ signalé comme lent par l’administration, ne l’était pas du tout dans son rythme de travail. Mais à chaque instant elle interrompt son travail, lève la tête à la moindre occasion, promène ses regards autour d’elle, arrange ses tiroirs, reste inerte pendant plu sieurs minutes. Elle profite de chaque occasion pour se lever, transpor-ter quelque chose, aller au vestiaire...
- V. — Choix des tests.
- Nous avons décidé d’adopter les épreuves suivantes pour tester les fonctions psychomotrices et mentales que nous avons jugées nécessaires pour ce travail :
- a) L'attention : 1° Test de barrage.
- 2° Attention concentrée avec réactions manuelles.
- 3° Test de dissociation des mouvements.
- b) La mémoire : 1° Mémoire immédiate des chiffres.
- 2° Mémoire d’évocation des mots associés.
- 3° Mémoire d’évocation d’un récit.
- 4° Mémoire de reconnaissance.
- 5° Mémoire immédiate visuelle des nombres (!)•
- c) L'intelligence : Intelligence logique.
- d) L'équilibre psychomoteur : 1er Temps de réaction (rapidité et régulai
- 2° Pointage.
- 3° Poinçonnage.
- 4° Dissociation des mouvements. t
- 5° Observations prises par les opérateurs Pen . ces 4 tests et conformément *au questionna établi à cet effet.
- e) La résistance à la fatigue : 1° Poinçonneuse.
- 2° Dynamographe — Endurance.
- 3° 3 séries de temps de réactions.
- f) La force et l'ambidextrie.
- • l eSt
- g) Comportement général : Au cours de toutes ces épreuves, le sU^ s,
- observé par l’opérateur conformément 'a un tionnaire établi à cet effet.
- (I) Faute d’outillage au moment de nos premières expériences, cette épreuve pas dans la présente étude.
- n e'
- ;ntre
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- MACHINES A PERFORER « SAMAS » ET « HOLLERITH »
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- VI. — Classement psychotechnique et professionnel.
- Certains tests ne pouvaient pas être utilisés dans le classement car, sur 8 sujets, 2 avaient une vue si défectueuse qu’elles en étaient nettement défavorisées dans ces épreuves.
- Ce sont :
- °) Indice de précision dans le test de la poinçonneuse.
- Test d’attention concentrée avec réactions manuelles.
- Certains tests comme ceux d’ambidextrie et de pointillage, ainsi que k rapidité dans les tests d’intelligence et de barrage, ne semblent pas avoir de valeur prédictive.
- Par contre, l’analyse des résultats montre qu’il y a lieu d’affecter un coefficient de pénalisation aux tests de mémoire et à celui d’intelligence.
- Nous l avons fait empiriquement de la manière suivante :
- a) en élevant au carré les déciles correspondant à ces tests ;
- h) en calculant la moyenne des valeurs obtenues après l’opération a;
- c) en ajoutant cette moyenne à celle établie d après les valeurs des tests qui ne subissent pas la pénalisation.
- Nous obtenons ainsi un classement qui met bien en renef 1 împor-t&nce du groupe mémoire-intelligence pour ce genre de travail.
- Pour avoir un classement professionnel objectif et stable, nous avons 1 0lSl comme base d’appréciation la rapidité et la précision du travail.
- a Peut voir ces données au tableau nG I qui présente le contrôle de la Va eur prédictive de la batterie des tests choisis en ce qui concerne les °Peratrices aux machines « Samas » et au tableau n° II en ce qui con-Cerne les opératrices aux machines « Hollerith ».
- VII. — Valeur prédictive de la batterie des tests.
- par !predictivité de notre batterie de tests a été amplement exposée çje j; • Oudot, sous-chef de l’Exploitation de la Compagnie du Chemin Qé ?r j Nord, dans une conférence qu’il a faite à la Confédération j^era e de la Production Française le 24 juin 1936.
- ^bl °US ne Pouvons mieux faire, pour interpréter les données de ces expo^ 9ue de reproduire certains passages du texte même de cet
- *ableau n° I fait ressortir un accord entre le classement psycho-cela Nue et le classement professionnel; s’il y a certaines divergences, est f 6nt, au Que classement professionnel, tel qu’il a été chiffré, aussé par Jes traits caractère de certaines opératrices et ne con-
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- corde pas toujours avec l’aptitude professionnelle réelle. C’est notamment le cas pour les sujets Sa.i, Sae et Sar.
- Tableau I.
- Tableau du rapport entre les classements psychotechnique et professionnel (machines perforatrices Samas).
- Classement professionnel Classement
- psychotechnique
- (tests de mémoire et
- Rang d’intelligence affectés Observations
- Sujets Rapidité Précision moyen calculé d’un coefficient de pénalisation) Remarques du Chef de Service
- (moyenne horaire) ,(% d erreurs) d’après la rapidité et la Valeurs ~~ '
- numé- Rangs
- précision riques
- Saa 367 1,36 1 11,3 1
- Sab 343 2,72 2 21,05 3
- Sac 257 2,40 3 33,1 5 Rendement très régu
- Sad 235 2 4 15,92 2 lier et peu d’erreurs- mais arrêts fréquents-
- Sae 239 2,40 5 21,35 4 Travaille irrégulière
- ment.
- Très mal doué. IN’atteint un ren
- Saf 260 4,29 6 58,75 8 ment supérieur 2e groupe qu a de zèle et d’assidu^
- Sag 230 4,43 7 35,17 6
- Sah 185 5,36 8 38,57 7
- » Le tableau n° II fait ressortir que les deux opératrices les meiHeur et les deux opératrices les plus mauvaises se distinguent d une y extrêmement nette. . e
- » En ce qui concerne l’opératrice Hi„ le classement psychotecnn la met sur le même pied que l’opératrice H, bien que son rende ^ professionnel soit inférieur. Or, d’après les renseignements fournis le service, l’opératrice H„ quoique très bien douée, travaille moins dûment que l’opératrice H,. u,-
- » Les résultats obtenus ont donné des renseignements suffisants permettre de faire la sélection d’agents utilisés aux machines Pe trices Hollerith : Service de la Statistique de l’Exploitation.
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- MACHINES A PERFORER « SAMAS » ET « HOLLERITH »
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- » Ce service comprend ainsi à l’heure actuelle 37 perforatrices dont 15 sont tenues par du personnel déjà ancien et non sélectionné par la Psychotechnique et 22 par du personnel sélectionné.
- Tableau II.
- Tableau du rapport entre les classements psychotechnique et professionnel (machines perforatrices Hollerith).
- Classement professionnel Classement psychotechnique (tests de mémoire et d’intelligence affectés d’un coefficient de pénalisation)
- Sujets Rapidité (moyenne Précision ,(% d erreurs) Rang moyen d’après la rapidité et la précision Observations Remarques du Chef de Service
- quoti- dienne) Valeurs numé- riques Rangs
- Ha Hb 1.000 1 1 14,67 1 Très bien douée, tra-
- 800 1 2 11,97 O vaille moins assidûment que Ha.
- Hc 850 2 3 80,18 3
- Hd 750 2 4 87,76 4
- assez ^ -ÿfféren ^^igmficat;ve ce des vale urs numéri ues entre les 2 sujets Ha et Hb n’est pas
- pour que nous distinguions ces 2 sujets par des rangs différents.
- nel a?S ^ ensemble, Ie rendement moyen de ces deux séries de person-l’ont , ,e même. Cela provient de ce que les 15 agents non sélectionnés gressiete en professionnellement puisque le service a éliminé pro-Mais Vemerî,t tas agents qui ne donnaient qu’un rendement insuffisant. la g. C.e 9u on peut préciser, c’est que si, jusqu’en 1934, le Service de qUej lstlque a dû retirer de la perforation pour inaptitude, au bout de cUn m°is d’apprentissage, 4 ou 5 agents, on n’a eu par contre au-$é|e ,* C , a noter depuis 1934 jusqu’à maintenant parmi les 22 agents p°Ssikinnes Par la psychotechnique. Il n’est malheureusement pas retlcj 6 ftanner plus de précisions, bien que nous connaissions le de l^gj61^ î^y611 journalier de tous ces agents : le travail du Service transi atlst*9ue a subi en effet dans ces dernières années de nombreuses de n 0rrTîations successives : la dernière date du 1er janvier 1936 et ^r°chai 6 63 mDc^cattans sont encore envisagées pour le 1er juillet » M
- °Us noterons cependant qu’avec 12 jeunes gens embauchés à leur
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- retour du service militaire, en janvier 1936 à ce service, après sélection par la psychotechnique, on a obtenu des rendements très satisfaisants dépassant au bout du quatrième mois le double du rendement du premier mois.
- » Dans ces conditions, on peut estimer que des économies ont été reahsees du fait de la disparition des insuccès d’apprentissage, des temps d apprentissage plus courts et du meilleur rendement obtenu par les agents sélectionnés. Ces économies n’auraient pu être chiffrées que si le travail était resté sensiblement constant, depuis 1934.
- » Par aiHeurs^le Service de la Voie et des Bâtiments, qui utilise une vingtaine de machines Hollerith, a fait appel à la psychotechnique il y a quelques mois, à un moment où il avait besoin de remplacer 4 opératrices.
- » On a pu lui fournir 4 jeunes gens qui, dès les premiers mois, ont obtenu des rendements très satisfaisants avec un pourcentage d’erreurs très acceptable.
- » De 1 avis même de ce service, ces jeunes gens donneront dans 1 ave' nir des résultats excellents comparables à ceux des meilleures opératrices déjà en service.
- » L exposé ci-dessus montre succinctement les résultats obtenus par la Cie du Nord dans 1 application des méthodes psychotechniques a a sélection du personnel mécanographe.
- » Il ne s’agit que d’un début : cela tient à ce que le laboratoire ne date que de 1932 et que son activité a été surtout absorbée par les études sur la sélection du personnel affecté à des métiers de sécurité (aiguiHeurs’ conducteurs d automotrices, mécaniciens, accidents du travail, etc.-*)*
- » II convient d ajouter d’ailleurs, ainsi que nous l’avons indique P ^ haut, que les services qui utilisent la mécanographie ont un personne relativement stable qui n’a pas permis de faire jouer sur une gran échelle la sélection des . agents mécanographes, mais il ne semble PaS douteux que, dans les années qui vont venir, cette sélection pourra à° ner des résultats encourageants tout en permettant de perfectionner méthode du fait que le nombre des sujets qui auront passé 1 examel
- psychotechnique sera de plus en plus élevé.
- d ec°'
- » Ainsi que nous l’avons fait ressortir, en dehors de la question nomie (suppression des insuccès d’apprentissage, amélioration dement, etc.), la sélection psychotechnique présente un intérêt pr* dial puisqu’elle doit permettre d’éviter au personnel inapte a çe
- mof'
- trava'*
- particulier une fatigue excessive et un effort hors de proportion
- aveC d’aiHeUrS
- les moyens dont il dispose. Le personnel reconnu inapte peut - - ^ être dirigé vers des fonctions correspondant mieux à ses Cette sélection contribuera ainsi, au fur et à mesure de ses p°sS guie d’extension, à l’orientation rationnelle du personnel à 1 intérieur des entreprises qui utilisent les méthodes psychotechniques-
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- SIGNIFICATION DES TEMPS DE REPRISE EN PSYCHOLOGIE GÉNÉRALE ET LEUR VALEUR D’UTILISATION PSYCHOTECHNIQUE
- par Mario PoNZO (Rome).
- En dépit de nombreuses méthodes mises au point par les psycho-e,C,. lclens appliquées en vue de la sélection des conducteurs de enicules rapides, le travail de recherche dans ce domaine n’est pas encore arrivé à son stade final.
- Nous ne possédons pas actuellement un ensemble suffisamment c°mplexe d’épreuves susceptibles d’apporter une solution au problème institue par les rapports de la personnalité du conducteur avec la chine qu’il doit diriger dans les circonstances les plus variées. Vu°n me permette une autre constatation préliminaire : l’obser-Vahon des principales méthodes de sélection des conducteurs montre h y en a une commune : celle des temps de réaction. Ceci est la preuve eijtaine de la nécessité de cette épreuve.
- ,n 1 appliqUant d’une façon constante, les psychotechniciens se sont ]a , ®nus> au fond, dans le cadre de la psychologie expérimentale de Peri°de wundtienne. Ils ont étudié la durée de l’acte de réaction en Port avec une tâche plus ou moins complexe (temps de réactions les ^ 6S -e* complexes) e* aussi en rapport avec des changements dans ^c°nditions objectives et subjectives de l’acte de réaction.
- 11 general, dans l’acte de réaction on a reconnu deux phases dont la
- Premi
- j0 ere aurait une influence sur la seconde 2q j~“a phase d’attente d’un stimulus ;
- Je
- e a attente a un a phase de préparation de la réaction motrice.
- ne crois pas qu’on ait envisagé jamais une troisième phase, celle
- Phie 6 de la réaction motrice, et même si, dans la bibliogra-
- restéesS^C^°teC^n^Ue’ ^ ex^sta^ des recherches à ce sujet, elles sont jj t sans suite, parce que leur valeur n’a pas été comprise. s’®hie \a ^onc Pas Eeu de s’étonner si, en entendant parler d’une troi-peut j P7*fse de l’acte de réaction, certains se demandent comment on dans j terminer et à quoi peut servir son éventuelle détermination
- tes psychotechnique.
- exPeriences que j’ai entreprises en collaboration avec M. 1 ’In-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- génieur Gatti, pendant ces dernières années (1), répondent à ces questions.
- J’ai employé pour ces expériences la méthode graphique déjà proposée, il y a bien des années, par M. Patrizi pour enregistrer les temps de réaction à des stimuli sensoriels, se succédant à intervalles brefs (2).
- Pour cela, il est nécessaire de donner au cylindre enregistreur non seulement un mouvement rotatoire, mais aussi un déplacement latéral uniforme. Ces deux formes de déplacement combinées permettent a une pointe appuyée sur le papier noirci de tracer une ligne blanche continue de formé hélicoïdale.
- Nous avons effectué les expériences dans un grand atelier-école, avec des moyens techniques autres que ceux déjà mentionnés. On en trouvera, en note, une description sommaire (3).
- Les réactions du sujet au stimulus étaient constituées par la pression la plus rapide possible de l’index droit sur une manette de réaction.
- (1) Les résultats de ces expériences ont été communiqués en manière d’essai à la XX
- Réunion de la Société Italiana per il Progresso delle Scienze (Rome, fasc. X, octobre I " et plus récemment à la VIIIe Conférence Internationale de Psychotechnique (Prague, septembre 1934. « Les temps de réaction et les temps de reprise dans la sélection des conducteurs de véhicules rapides. » C. R. pp. 284-291). On en trouvera le texte dans les volumes des Actes de ces deux congrès. Cette question a été traitée plus longuement et plus SP^ cialement en rapport avec l’influence de la durée des temps d’attente sur les temps réaction : (E. Gatti, Mario PONZO, « Risultati e prospettive nuove da determinazioni cto nometriche in officina condotte a mezzo di un tornio. » Organizzazione sdentijtco Lavoro, 1933.) A l’Institut de Psychologie de l’Université de Rome, le Dr Hirsch a u^ rieurement développé les expériences en employant une technique différente. ((j: ‘
- HlRSCH, « Nuove ricerche sui cosi detti tempi di ripresa ». (Archivio italiano di rsicom
- vol. XIII, 1936.) . . , . . . Bi0,
- (2) M. PATRIZI, « Le graphique psychométrique de 1 attention. » (Archives ital- de
- logie, t. XXII, 1894.) nos
- (3) Conformément au principe adopté par l’ingénieur Gatti et moi-même dans
- précédentes recherches psychotechniques, à savoir l’utilisation des moyens techni'H disponibles dans les ateliers (E. Gatti, M. PONZO, « I lavori d’officina in rapporto con °r* s tamento professionale. » Archivio ital. di Psicologia, vol. VIII, 1930), nous nous s0lT1 s servis, pour les présentes recherches, d’un tour usuel d’atelier, auquel nous nous so contentés d’apporter quelques modifications. Le tour était mis en mouvement Par , ^ courroie de transmission. Un cylindre recouvert de papier au noir de fumée était i entre la pointe et la contre-pointe du tour et recevait un mouvement rotatoire c?rne|nJeK s’agissait d’une pièce à tourner. Le mouvement de réaction du sujet (pression de ^ droit sur un bouton) faisait soulever le cylindre tournant, vers la pointe d un sty , au porte-outil ; ce style remplaçait donc l’outil pour les expériences. Ce porte-outi, .
- mandé par la vis principale du tour, se déplaçait au cours de l’expérience d’un mouv ,^e uniforme de translation de 3 mm. par tour du cylindre tournant, parallèlement a s{ principal du tour et vers l’une de ses extrémités. Par conséquent, la pointe du s
- on l’avait maintenue abaissée, aurait tracé sur le papier noirci une ligne blanche con en forme d’hélice du pas de 3 mm. , , tef à
- Les autres renseignements sur les modifications apportées au tour, pour la ^j,
- l’enregistrement des temps de réaction, se trouvent dans l’étude suivante : y- . teC. M. PonZO « Sull’utilizzazione di un tornio di officina ai fini di determinazioni P .re, niche », dans la revue L’Organizzazione scientifica del Lavoro, fasc. X, 1933. L Lette^ ment, le tour a reçu du technicien M. Bozzola de nouvelles modifications, qui de K de varier les intervalles entre un stimulus et 1 autre en vue d ecarter 1 influenc succession rythmique. Les divers dispositifs employés feront l’objet d une Pu spéciale dans cette revue.
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- DES TEMPS DE REPRISE EN PSYCHOLOGIE GENERALE
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- Ce mouvement déterminait, à son tour, l’éloignement du style de la surface noircie.
- On a obtenu ainsi des graphiques dans le genre de ceux que je présente ici (fig. 1 et 2) : la ligne verticale blanche indique les endroits.
- Fig. 1. — Série des réactions du sujet Z. V.
- cylindre qui correspondent à l’apparition de stimuli successifs. eux-ci se succédaient à brefs intervalles établis d’avance pour toute a duree de la série des réactions.
- Fie. 2. — Série des réactions du sujet G. F.
- ^es points « f » où s’interrompent les traits blancs horizontaux repré-,.er|t les débuts de la réaction. Les diverses longueurs de ces traits a,cWent la durée, mesurable, des temps nécessaires pour que la réac-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- tion s’amorce. (Temps de réaction.) Les points d’interruption sont suivis d’espaces où l’on n’observe aucun tracé sur le papier noir. Ces intervalles sont à leur tour limités par des points de reprise du tracé des lignes blanches, qui marquent les moments auxquels le sujet a de nouveau détaché l’index de la manette, interrompant alors le contact du style sur le papier.
- La longueur de ces intervalles varie pour chacune des réactions successives d’un même sujet.
- La figure formée par l’ensemble des intervalles entre le début de la réponse au stimulus et le début de la reprise des tracés constitue un profil dont les signes caractéristiques deviennent clairs, quand on les compare à ceux qui sont obtenus dans des conditions différentes pouf le même sujet ou dans des conditions identiques pour des sujets differents (voir fig. 1 et 2). Nous reviendrons plus loin sur ce point.
- L’existence de ces intervalles nous engage à en chercher la signi»' cation (1).
- Les intervalles pourraient être attribués à la durée nécessaire de 1 acte réflexe qu’il faut pour relever le doigt, immédiatement après avorï appuyé sur la touche de réaction.
- A cette interprétation, qui donnerait à l’intervalle la signification o temps employé pour un mouvement musculaire réflexe, s’oppose, façon décisive, le fait de sa durée.
- En effet, les expériences de contrôle faites selon la méthode du (( ping » ont montré que les temps qui s’écoulent entre la pression sur manette et le moment de la relaxation la plus rapide possible sont beaU coup plus brefs que les intervalles constatés sur nos graphiques (//;
- Déjà l’existence de cet intervalle n’avait pas échappé à 1 attenti011 de Patrizi (3). Il l’avait interprété comme étant une caractéristique Per
- (1) A propos de ces expériences, il y a lieu de faire remarquer qu’on avait donné consigne aux 15 sujets de l’étude de presser avec leur index le bouton de la mane . ^ qu’ils apercevraient le stimulus visuel, mais on ne leur avait donné aucune ma> ^Ji sur le mouvement à faire pour relever le doigt. Ils savaient seulement que ces s ^ se succédaient à intervalles relativement brefs. Quelques expériences préliminaireS<a]ors servaient d’apprentissage. Il s’agissait de jeunes gens qui n’avaient pas eu jusqu
- la moindre idée d’expériences relatives aux temps de réaction. t- le
- (2) J.-M. Lahy a longuement étudié dans ses diverses publications ce qu il a aP^ c0l]-« temps mort », à propos de l’étude du travail des dactylographes. Ce « temps m°r uyé siste en une période qui se place au cours de la frappe, période où le doigt demeure • ue sur la touche entre deux frappes successives (cf. entre autres : « Le facteur psycy sSim>le dans la construction des machines à écrire », Année Psychologique, 1927, p. 245). J t0|re ce « temps mort » à celui qui a été constaté lors de recherches faites dans mon la. rZial> selon la méthode du Tapping. (Voir à ce sujet : D. Vampa « Tempi totali e temp1 2 3 "
- di lavoro », Archivio Italiano di Psicologia, vol. XIII, 1936.) , ,. 1924>'
- (3) M. PATRIZI, Braccio e Cervello ; Recanati ; Stamperia L. et J. Simo°1'
- page 97, Patrizi formule ainsi ses observations : jt per-
- « Outre le profil, il y a lieu de relever, dans ces autodiagrammes, un autre ( |a sonnel et une sorte de geste habituel : le temps que la main droite met a A Pt manette télégraphique, apres avoir ébauché la reaction, est variable... et c es jjVers d’un acte musculaire que l’on mesure ainsi. Or cette durée était différente selon j-eU)î, sujets, selon la nature du mouvement qui leur était demandé ; mais, pour chac
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- sonnelle différente de celle constituée, selon lui, par le profil de la série des réactions, c’est-à-dire par la durée d’une action musculaire volontaire.
- Il résulte de mes recherches qu’on peut aller plus loin dans l’interprétation de cet intervalle.
- Cet intervalle, à mon avis, a la signification d’un second temps de réaction sui generis qui se produit entre le moment de la réponse au stimulus lumineux et l’instant où, ensuite, le sujet relève le doigt de dessus la touche.
- En faveur de cette hypothèse on peut citer, outre certaines caractéristiques, les mesures des durées de la réponse qui tendent, suivant les cas, vers des valeurs de temps de réaction simple, ou vers celles de reactions plus complexes, présentant des écarts aux valeurs moyennes en général plus amples et plus irréguliers que ceux qu’on observe dans les reactions sensorielles ordinaires.
- Selon moi, un nouvel acte réactionnel est détermine par la représentation de la nécessité d’une adaptation aux taches qui vont suivre immédiatement les stimuli lumineux successifs. Cette nécessité apparaît dans la conscience du sujet à un certain moment apres la première reac-tion constituée par la pression de la manette. E élaboration impulsive du nouveau mouvement devrait en général demeurer très brève, si elle ne dépendait que d’un seul motif. On peut admettre qu il en est ainsi dune manière accidentelle ou même constante chez certains sujets, ^dais la durée beaucoup plus longue qu on constate dans bien d autres cas me fait penser que, dans une première phase (plus ou moins longue) du nouveau temps de réaction, doivent se produire aussi des phénomènes de Persévération des processus concomitants à la reaction déjà effectuée aJ* stimulus lumineux. Ces phénomènes dé perseveration ne cesseraient ^uez le sujet qu’à l’imminence d’une nouvelle adaptation motrice en vue ljne tâche prochaine (1).
- Eu confirmation de cette interprétation nous est apportée par les Sondes différences interindividuelles en ce qui concerne la duree des lntervalles. Nous y reviendrons plus loin.
- ai tant de cette manière de voir, j ai donne a cette phase de l acté reactionnel le nom de « réaction de reprise » et a 1 intervalle celui de Période d élaboration de la réaction de reprise ». Pour abréger, on peut aPpeler aussi « temps de reprise » pour le distinguer du temps de reaction. Ee choix de ce terme fait principalement ressortir que le nouveau fmPs de réaction s’identifie avec le passage entre deux états d accommo-datl°n : 1° adaptation à l’acte qui s’achève, et 2° adaptation nécessitée ^ar 1 lrnminence d’un nouvel acte à accomplir.
- cette ri >
- etlc°re (J66 S? mamtenait à peu près la même, non seulement dans une série entière, mais (1) ^çans fs graphiques des journées différentes. » étionsSifec"er.cEes de mon assistant, le Dr Hirsch (v. ci-dessus), ont établi que, dans les htujg j association, les temps de reprise deviennent plus longs, ce qui démontre l’exac-e cette manière de voir.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- D’après les considérations développées précédemment, l’acte classique de réaction le plus simple, considéré ainsi qu’il se présente, en réalité, dans sa globalité, ou, si l’on veut, dans sa Gestalt, doit être considéré comme constitué par trois phases indissolublement liées :
- 1° L’attente (1).
- 2° L’élaboration du stimulus et l’exécution de la réaction.
- 3° L’effacement de la persévération d’adaptation nécessité par l’acte accompli. Ce processus se réalise par le passage à une adaptation nouvelle, conditionnée par des exigences différentes.
- Cette dernière phase fait suite à chacune de nos réactions ; aucune de ces réactions ne pouvant se concevoir autrement que liée en quelque sorte aux suivantes.
- Dans un schéma, on pourrait donc représenter graphiquement b marche d’une réaction par une ligne droite divisée en trois parties. La partie centrale serait occupée par le temps de réaction classique et les deux parties extrêmes par les périodes d’attente et de reprise. Les points qui servent objectivement à délimiter les trois segments seraient les suivants : 1° Le signal de l’avis préalable ; 2° l’apparition du stimula et la réaction qu’il entraîne ; 3° la réaction de reprise.
- Dans les expériences conduites par moi-même, les réactions se succédaient les unes les autres en l’absence d’un signal d’avis préalable. Le commencement de la phase d’attente coïncidait avec le début de 'a réaction de reprise, qui provoquait chez le sujet une adaptation en vue de la réponse imminente au prochain stimulus.
- L’allure de ces expériences me permet l’emploi d’un schéma
- diffé-
- rent de celui qui précède pour symboliser d’une façon plus évident l’unité fondamentale et permanente d’un acte réactionnel. Le scheu13 de la spirale, en effet, met bien en relief le cycle des phases d’une rea^ tion et le renouvellement des mêmes phases dans une succession ces actes. f
- Une phase d’attente, c’est-à-dire une attitude de préparation, Prece un événement particulier. Ce dernier, au moment où il se developP ’ donne l’impulsion à la réaction motrice. Cette impulsion est s ^ d’une période employée à la reprise d’une attitude d’attente d un 3 mulus à venir et d’adaptation à une nouvelle réaction, et ainsi de su* En employant ce schéma, chaque phase apparaît unie à celle Qul précède et à celle qui la suit. Chaque acte est à son tour inséparable lié à celui qui le suit dans une représentation cyclique en forme a raie qui relie les actes particuliers dans des « touts » toujours plus va ^ Il n’y a donc dans un même acte ni parties distinctes, ni, cornu16
- te
- (1) Sur la nécessité de considérer le temps d’attente comme partie intégran réaction dans son déroulement et dans sa totalité, voir les travaux de G. DWELJans & G. Della Valle, Breitweiser, Woodrow, dont W. WlRTH a traité amplement ; récente publication sur les temps de réaction. (Handb. der norm. u. path. f » Verl. J. Springer, 1926).Voir aussi mon travail en collaboration avec M. GaTTI (ci e r
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- DES TEMPS DE REPRISE EN PSYCHOLOGIE GENERALE
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- pourrait le penser, si l’on adoptait le symbole du cercle fermé, une répétition identique, mais une continuelle variation à travers les insensibles passages d’une courbe à l’autre dans une spirale sans fin.
- La loi du cycle, formulée si clairement il y a quelques années par Sancte de Sanctis (1), trouve dans le domaine des réactions la plus typique illustration. Le symbole de la spirale est conforme non seulement au cas simple de mes expériences, mais aussi à la plupart des situations de L vie, qui exigent un rapport continuel entre elles et un éternel renouvellement qui n’est pas seulement une répétition.
- *
- * *
- Je remets à une autre occasion un exposé plus complet des considérations précédentes sur les trois phases de 1 acte de reaction et sur leur cycle.
- Après avoir décrit les expériences qui m ont conduit a une mesure temps de reprise, on peut se demander quelle importance ces der-n’ers peuvent avoir pour la pratique psychotechnique de la sélection des conducteurs d’automobiles.
- Af.
- Tableau I.
- °yennes arithmétiques générales, en centièmes de seconde, des temps moyens probables de Téaction et des temps moyens probables de reprise, obtenues dans les diverses conditions expérimentales ( Variation des temps d attente), pour chacun des sujets.
- Sujets
- A. M. Ar• M. h- M.
- S- c-
- C. V.
- F. F.
- S- F-
- L. M.
- G. Fl.
- L. Fr.
- 2- K-
- fi- E S. L. V- P.
- 2- V.
- Temps de réaction Temps de reprise
- Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
- arithmétique arithmétique arithmétique arithmétique
- + e. p. — e. p. + e. p. — e. p.
- 19,36 — 18,61 26,65 - 25,36
- 20,78 - 19,75 28,21 — 27,06
- 17,66 - 16,74 15,75 — 15,04
- 19,34 - 17,78 18,84 — 17,43
- 19,17 - 18,07 17,83 — 16,28
- 26,18 - 25,48 15,93 — 14,75
- 21,39 - 20,55 13,85 — 13,48
- 19,42 - 18,58 24,14 - 21,65
- 22,18 - 21,33 22,81 — 22,20
- 17,76 — 17,10 16,03 — 14,83
- 23,10 - 22,42 14,69 — 14,26
- 22,15 - 21,20 19,65 - 18,87
- 21,51 — 20,83 14,09 - 13,53
- 17,87 — 16,83 20,05 — 19,27
- 22,15 — 21,26 29,26 — 28,04
- (I) g
- Aic0/Oo- °E S.anCTIS, Su di una legge psicologica : La legge del ciclo, Archivio ital. di
- Sla' vol. x, 1926.
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-
- C’est justement, parce qu’à mon avis les temps de reprise rentrent, au sens large, dans le domaine des temps de réaction, qu’il reste encore à démontrer si leur détermination peut être utile pour la sélection des conducteurs.
- Coefficients de corrélation ordinale entre les temps de réaction correspondant à des durées
- différentes d'attente.
- Temps de réaction
- Durées d’attente en 100e de seconde 338 131 113
- 131 0,6429 ±e. p. 0,107
- 113 0,6336 ±e. p. 0,104 0,6336 ±e. p. 0,104
- 94 0,6679 ±e. p. 0,101 0,6679 ±e. p. 0,101 0,6679 ±e. p. 0,101
- J’ai réuni dans le tableau I les moyennes arithmétiques des telT1^ moyens probables de réaction et de reprise, exprimée en centième^ seconde (1). Ces valeurs ont été obtenues par quatre séries d accomplies pour chaque sujet dans des conditions diverses. La x ^ sité de ces conditions consistait dans des différences des tentlpStjonSl tente du stimulus : ces temps étaient, pour chaque série de 18 reaC£tant respectivement de 338, 131, 113 ou 94 centièmes de seconde. donné que les diverses durées des périodes d’attente du stimulus pe ^ déterminer des variations caractéristiques des temps de reacti°
- nje a
- (1) La valeur des temps moyens probables de réaction en centièmes de secorljs par 1e obtenue par la formule : a (A ± e), où : a est le temps en centièmes de sec. . j^tiqae style pour tracer sur le papier noirci un segment de 1 mm. ; A, la moyenne an c0l-reS' des longueurs des arcs mesurés (Z) pour déterminer les retards des signahsatio ^ vo‘r pondantes ; e, l’erreur probable de la moyenne. (Pour plus amples informa E. Gatti, M. Ponzo, op. cit.)
- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau II
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- DES TEMPS DE REPRISE EN PSYCHOLOGIE GENERALE 299
- peut-être aussi des temps de reprise, il m’a semblé opportun, pour donner une vue d’ensemble des rapports des durées entre les temps de réaction et les temps de reprise, de reproduire ce tableau.
- On voit clairement par ce tableau que ce n’est pas la durée absolue qui peut servir pour différencier les temps de reprise des temps de
- réaction.
- Tableau III.
- Coefficients de corrélation ordinale entre des temps de reprise correspondant à des durées différentes d’attente.
- Temps de reprise
- Ê! § os UJ Q Durées d’attente en 100e de seconde 338 131 113
- 131 0,6821 ie. p. 0,097
- te 1 fi 113 0,5857 ie. p. 0,119 0,900 rte. p. 0,034
- 94 0,7071 rte. p. 0,091 0,8571 rte. p. 0,048 0,9428 ie. p. 0,020
- Ch
- ez Un des 15 sujets examinés, j’ai obtenu un temps de réaction ce r m°yenne de l’ensemble des quatre séries de réactions) de 17,7 tièmlemes seconde ; chez un autre, un temps de réaction de 26,2 cen-e 11168 seconde. Chez les autres sujets, les valeurs se répartissent £6 Ces deux limites.
- ch(\ce qui concerne les temps de reprise, les deux valeurs extrêmes, Seco^es sujets différents, sont respectivement: 13,9 et 29,3 centièmes de
- r ?S différences de durée entre les temps de réaction et les temps de h.,. e ne sont donc pas des critères suffisants pour distinguer un phé-^eue de l’autre.
- de n?lse en valeur pratique de ces deux ordres de données (temps rePnse) est possible parce que, chez un nombre limité de sujets seule-
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- ment, il y a correspondance entre les valeurs des temps de réaction et des temps de reprise.
- Les tableaux II, III, IV, V nous permettent de constater les rapports entre les indices de corrélation par rangs : A) entre les temps de réaction et les temps de réaction ; B) entre les temps de reprise et les temps de reprise ; C) entre les temps de réaction et les temps de reprise.
- La détermination des indices de corrélation ordinale entre les gmn' deurs des temps de réaction dans les différentes situations expérimentales (intervalles différents dans la succession des stimuli) permet de constater que ces indices sont élevés (variant de + 0,6429 à + 0,8223)-
- Tableau IV
- Coefficients de corrélation ordinale entre les temps de réaction et les temps de reprit correspondant à des durées différentes d’attente.
- Temps de réaction
- Durées d’attente en 100e de seconde .338 131 113
- 338 0,2178 ±e. p. 0,173
- 131 0,2283 ±e. p. 0,191
- 113 0,1464 ±e. p. 0,186
- 94 •L
- 94
- On constate aussi des indices de corrélation par rangs assez ^ entre les grandeurs des temps de reprise, dans les différentes situa expérimentales (variant de + 0,5857 à + 0,9428). , très
- On obtient, au contraire, des indices de corrélation ordina ^ bas ou nuis, même parfois de coefficients de signe négatif entre ^je grandeurs des temps de réaction et celles des temps de reprise
- + 0,2178 à — 0,2285).
- Au point de vue des valeurs des temps de réaction comparées
- ce
- lies
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- DES TEMPS DE REPRISE EN PSYCHOLOGIE GENERALE
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- des temps de reprise, nous avons pu classer les sujets examinés en quatre catégories :
- Rapides dans les temps de réaction et aussi rapides dans les temps de reprise (sujets : L. Fr. ; B. M.).
- Lents dans les temps de réaction et lents aussi dans les temps de ceprise (sujets : G. Fl. ; Z. V.).
- Tableau V.
- Coefficients de corrélation ordinale entre les diverses moyennes des temps de réaction et celles des temps de reprise.
- Temps de réaction Temps de reprise Moyenne de Temps de réaction
- Durée d’attente en 1003 de seconde
- 338 338 338, 131, 113 et 94 131, 113, et 94
- ! 338, 131, 113 et 94 0,8223 rte. p. 0,059
- 131, 113 et 94 0,6464 ±e. p. 0,106
- | 338, 131, I 1 113 et 94 | 0,8107 rte. p. 0,062 - 0,1080 rte. p. 0,184
- 131, 113 et 94 0,6625 rte. p. 0,102 0,1125 rte. p. 0,180
- F u
- gB
- c «
- S “a
- O w
- il
- r0>
- . Rapides dans les temps de réaction et lents dans les temps de
- ^ (sujets : A. M. ; G. M.).
- j Lents dans les temps de réaction et rapides dans les temps de ' rePnse (sujets : F. F. ; G. F. (I).
- (l) P
- Ou j e^e différenciation entre individus rapides ou lents dans les temps de. reaction des syst'CeUx rePrise n’a de valeur démonstrative, pour les sujets examines, qu a propos Conjon de mouvements expérimentés ; on ne peut donc pas affirmer que dans d autres sujets C Ures de réactions motrices mettant en jeu d autres groupes de muscles, les mêmes ftiotj'iç.g6 ^^Porteraient de la même manière. Ce n est que par rapport, aux reactions types le ,ree**ement expérimentées que l’on peut parler, en se basant sur l’expérience, de Sudr * 0u.rapides- Les recherches du Dr Hirsch, mentionnées plus haut, tendent à trices g6 c^ftains de ces problèmes, en particulier celui de 1 influence des habitudes rno-^'clUerCC*U-Ses Par un l°n8> exercice sur les temps de reprise, influence qui semble s ap-Ur>iquement à la forme particulière du mouvement exécuté.
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- On pourrait encore établir d’autres différenciations en tenant compte des écarts des valeurs de la moyenne, soit dans les temps de réaction, soit dans ceux de reprise.
- La comparaison entre les deux graphiques (fig. 1 et 2) peut servir comme exemple des rapports différents entre la durée des réactions et celle des temps de reprise chez deux sujets.
- Sans même s’astreindre à la mesurer, la différence de grandeur de l’espace noir délimité par les interruptions des tracés visibles chez certains sujets exprime l’énorme variation des rapports entre les temps de réaction et les temps de reprise.
- La nécessité s’impose donc, dans une sélection professionnelle des conducteurs de véhicules rapides, fondée sur les aptitudes individuelles, d’envisager la mesure des temps de reprise, et non pas seulement celle des temps de réaction à des stimuli.
- D’après mes expériences, il ne suffit pas, en effet, que les chauffeurs sachent réagir rapidement et d’une manière constante à certains stimuli déterminés. Les exigences professionnelles leur imposent souvent des réactions très diverses à des stimuli qui se présentent dans une succession rapide et imprévue ; il est alors nécessaire que leurs réactions de reprise s’exécutent très rapidement. Souvent, en effet, les accidents de circulation peuvent être attribués au retard avec lequel se font les adap' tâtions motrices, nécessitées par une nouvelle situation qui peut se produire après une première réaction rapide, conforme à la situation initiale.
- Cela me ramène à examiner les résultats de mes expériences sous un angle plus général.
- Étant donné que je considère le temps de reprise comme le passage d’une adaptation motrice à une autre, adaptations déterminées Par succession des stimuli, ce temps de reprise peut constituer un des exemp e les plus clairs des phénomènes que K. Marbe et son école appehen Einstellung et Umstellung.
- Ces périodes de transition d’un accommodement à un autre, d une fonction à une autre se succèdent continuellement dans notre vie taie, mais d’une manière différente suivant les sujets. (
- Jusqu’ici la psychologie générale et la psychologie appliquée se s peu occupées de ces recherches. ja
- Selon moi, dans le domaine des temps de réaction considérés P3^ psychotechnique, il faut sans doute étudier les différences individue dans les réactions simples et dans celles de choix ; mais il faut plus en analyser la conduite des sujets dans une succession d’actes réaction^ à savoir, comment et avec quelle rapidité s’accomplissent les raC dements et les passages de l’un à l’autre.
- Les expériences que j’ai rapportées ici et qui servent d intro
- ducti°n
- à l’étude de ces phénomènes dans le domaine de la sélection pt° nelle laissent entrevoir de grandes possibilités de recherches
- fessi°n'
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- (Laboratoire de Physiologie du Travail du Conservatoire des Arts et Métiers :
- Dirr : H. Laugier.)
- REVUE GÉNÉRALE
- ÉLECTRENCËPHALOGRAPHIE TRANSCRANIENNE CHEZ L’HOMME
- par W. Liberson.
- Introduction.
- j est à Berger (1929) que revient le mérite d’avoir découvert chez l’homme P^csence, à la surface du crâne, des variations du potentiel électrique 0rigme cérébrale. Depuis cette découverte, plusieurs physiologistes ont 'trouvé les faits décrits par Berger et en ont apporté d’autres dans ce ,nenie domaine. Ces différentes recherches ont incité Berger à rattacher le | Rnomène en question à des fonctions très élevées de l’activité corticale, Actions dites « psychophysiques », en particulier à celle que l’on désigne ^°us le nom d’attention (Berger, 1929-1934). Certains autres faits ont permis a^c autres auteurs (Adrian et Matthews) de rattacher à l’activité propre de p0rtex visuel (occipital) les phénomènes électriques les plus manifestes encéphalogramme transcranien.
- p lnsi, sur ce terrain encore si peu exploré, des théories s’affrontent déjà.
- °nrtant, un certain nombre de faits décrits sont sujets à contestation ; tail 9lneS autres données expérimentales commencent seulement à se cris-j> 1Ser et à prendre une forme définie; bien des inconnues subsistent et ç> utres apparaissent au fur et à mesure que les recherches progressent, tit^ i Connaissance trop partielle des phénomènes en question qui cons-daJje i de notre tâche. C’est pourquoi nous avons pensé utile,
- ac S. es Pages qui suivent, de séparer nettement l’exposé des données donll^eS ( 6 ce^ des théories qui se rattachent à l’interprétation de ces p]am®es- Dans le même but, nous avons cherché à ne pas mettre sur le même et o deS ^ts dont l’étude a été l’objet des recherches de plusieurs auteurs lesquels nous avons un minimum de recul indispensable, et d’autres, à sjj1 °,n^ été communiqués que tout dernièrement ; nous nous bornerons gnaler ces faits récents sans les exposer en détail.
- Phénomènes électriques décrits par Berger peuvent être classés lome suit :
- attjr a, dont la fréquence est de 10 par seconde ; phénomène ayant
- de n ,e Plus d’attention des auteurs, et, partant, le mieux étudié (« Rythme berger »)
- 2o
- sec
- Ondes
- ,°nnde et
- oo p
- ondes rapides, se succédant à un rythme de 25 à 40 par eriodicité lente dans la production des ondes .a, périodicité dont la
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- phase est de l’ordre d’une seconde. Ce phénomène, le moins fixe, est encore peu étudié.
- Avant d’exposer les résultats de recherches concernant ces différentes manifestations électriques, disons quelques mots de la technique expérimentale employée par divers auteurs.
- Technique expérimentale.
- 1° Appareils qui servent à Venregistrement des potentiels d'action d’origine cérébrale.
- Les potentiels d’action d’origine cérébrale, enregistrés à la surface du crâne, oscillent entre quelques microvolts et 0,1-0,2 millivolts. C est dire que les galvanomètres destinés à les mesurer et à les enregistrer doivent être extrêmement sensibles. Mais en plus de la sensibilité, ces appareils enregistreurs doivent être capables de suivre fidèlement la forme des variations de potentiel recueillies sur la surface du crâne. En d’autres termes, ils doivent être capables de les suivre dans le temps. Or, la durée de ces variations de potentiel oscille entre des limites assez larges.
- Les variations les plus lentes ont été peu étudiées sur l’homme. Certains graphiques concernant l’encéphalogramme animal (Bremer, 1936) laissent présumer de l’existence de variations de potentiel, dont la durée est u1 l’ordre d’une seconde ; il est possible qu’il en existe de plus lentes encore-Il convient cependant d’indiquer que, dans les conditions de l’expérimen tation sur l’homme, il est très dilficile, sinon impossible, de distinguer ces variations lentes du potentiel d’origine cérébrale, si elles existent, des osci lations électriques traduisant les réflexes dits « psychogalvaniques » ; ct^ dernières oscillations, témoins de phénomènes très complexes, sont hees, comme on le sait, à des variations réflexes (ou quelquefois apparemmC spontanées) de la conductibilité ou de la polarisation de la peau.
- La période des ondes les plus caractérisées de l’encéphalogramme huma111' ondes a, oscille entre 80 et 250 a (en prenant en considération les cas logiques) ; les ondes (3 ont une fréquence de 25 à 40 par seconde. La bv veté des ondes les plus rapides peut être, du moins a priori, du même or de grandeur que celle des courants d’action d’origine périphérique ; d’autres termes, elle peut être de l’ordre d’un millième de seconde. .
- Par conséquent, pour inscrire fidèlement la forme de potentiels d ac 1 ^ d’origine cérébrale, les appareils utilisés doivent pouvoir suivre dallS ^ temps aussi bien les oscillations électriques lentes que des variation® ^ potentiel extrêmement rapides, à moins que l’on ne désire délibérem se cantonner dans l’étude des oscillations dont la durée est comprise des limites étroites (oscillations a, par exemple). De tels appareils h,^eS n’ont été utilisés que depuis un temps relativement récent. Les prenl recherches de Berger ont été effectuées à l’aide d’un galvanomètre à c° . n appareil à sensibilité relativement faible, interdisant toute représenta fidèle des phénomènes trop brefs. Actuellement, on se sert presque e-sivement des oscillographes enregistrant des potentiels d’actions (et n0’! * . des courants d’actions) amplifiés considérablement grâce aux amp1^ caS teurs à lampes de T. S. F. Ces amplificateurs peuvent permettre, dans ^ de certains montages, d’enregistrer fidèlement les potentiels d’action, (l -g^s que soit la durée du phénomène à inscrire ; d’autres montages sont u lorsque l’on désire se limiter à l’étude d’une telle ou telle bande 1 eI1t quences des influx : les fréquences plus lentes ou plus rapides se tr° , ainsi éliminées (par exemple, les variations lentes du réflexe psycmV
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- nique et les variations rapides', dues au courant d’action d’origine musculaire). On trouvera les schémas des différents amplificateurs dans diverses publications (par exemple : Scheminsky, 1928 ; Fessard, 1933 ; Matthews, 1934 ; Jasper et Andrews, 1936) ; nous n’y insisterons pas.- Ces amplificateurs commandent des oscillographes de différente construction : bifilaire, 3e Dubois, cathodique, à encre, etc. Ces différents oscillographes se distinguent les uns des autres par plusieurs caractéristiques ; en particulier, 3s se distinguent dans leur pouvoir d’enregistrer les fréquences rapides. A ce point de vue, l’oscillographe cathodique se trouve à une extrémité 3e l’échelle ; il permet, en effet, d’enregistrer des fréquences aussi élevées lue possible, bien plus élevées en tout cas que celles que l’on rencontre en physiologie. L’oscillographe à encre occupe l’autre extrémité de l’échelle, la Séquence maximum qu’il permet d’enregistrer sans déformer les ondes n’étant 3Ue de 30 par seconde environ. Puisque le « rythmq de Berger » (ondes a) présente une période de l’ordre de 0,1 sec., un certain nombre d auteurs se contentent d’utiliser un tel appareil, du moins dans les recherches où (es ondes font l’objet unique de leurs études (Adrian et Matthews 1934; (,>bbs et Davis, 1935). Dans tous les autres cas, l’enregistrement photographique des oscillogrammes devient une nécessité.
- Signalons enfin que certains auteurs emploient des haut-parleurs comme m°yen adjuvant de dépister les potentiels d’action ; malgré leur fréquence ’clativement lente, les ondes a peuvent être ainsi rendues audibles (Adrian et Matthews, 1934).
- 2° Électrodes.
- ti î Us,frurs espèces d’électrodes ont été employées pour enregistrer les poten-e°s d action d’origine cérébrale à la surface du crâne. Berger (1929-1934) P oie des aiguilles en argent chloruré, qu’il pique sous la peau ou dans le m t°me (sous anesthésie locale). Dans d’autres cas, il se sert de plaques tis a j*9Ues de grande dimension, séparées de la peau par une couche de thSu hydrophile imbibé d’eau salée chaude (Berger 1932). Adrian et Mat-diIWs (1934) se sont servis d’électrodes analogues, mais de plus petites Veriar\Slons- Adrian et Yamagiwa (1935) ont utilisé des électrodes qui déri-tL ce^es de d’Arsonval, bien connues des électrophysiologistes : une t|0n e,n argent chloruré plonge dans un petit récipient contenant de la solu-3°nt 1 mélangée avec de la gélatine. Ce récipient présente un orifice
- i e diamètre est de l’ordre d’un demi-centimètre. Cet orifice est bouché
- p^j, i “‘“'•ne csl uc i uiuic u uu ucixii-uciiliiuclic. cci uhiili; csl jjuui/iil
- s0nt U Coton hydrophile imbibé d’une solution de NaCl. De telles électrodes bonn(f0]U frolarisables et assez commodes à manier. Elles permettent une aiguiu l0cabsati°n de la région explorée et n’ont pas l’inconvénient des genre °S \nacess^P d’une anesthésie locale). Ce sont des électrodes du même 9Ul sont employées par Jasper et Andrews (1936).
- Les
- 3° Emplacement des électrodes réceptrices.
- sujets une
- ^cs premières recherches de Berger ont été conduites sur des suj ePaaés, présentant, par conséquent, une solution de continuité dans w éS°n quelconque du crâne. Sur ces sujets, les électrodes de Berger (aiguilles) J ent .piquées au niveau de la région trépanée. Plus tard, Berger a pris ascillogrammes transcraniens éur des sujets normaux ; dans ce cas, brodes étaient piquées dans le périoste, à deux extrémités opposées rane- Le plus habituellement, l’une des électrodes est placée au niveau 0S frontal, l’autre au niveau de l’os occipital, ipsilateral ou contrala-
- 3es
- les
- 3u
- 3e
- 20
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- téral. Dans certains cas, cet auteur utilise une dérivation bipariétale. Dans ce cas, il obtient des potentiels d’action plus bas.
- Depuis les recherches d’Adrian et Matthews (1934), on se sert fréquemment des électrodes placées à courte distance l’une de l’autre, au niveau d une région déterminée du crâne, même chez les sujets non trépanés. Nous verrons plus loin à quels résultats cette méthode a permis d’aboutir.
- Ces différentes dérivations ont été considérées (Berger) comme des dérivations bipolaires, étant donné que l’emplacement de chacune des deux électrodes se projette sur une région de l’écorce cérébrale qui, l’une comme l’autre, peuvent êiré envisagées, du moins a priori, comme également actives ; en d’autres termes, toutes les deux peuvent donner lieu simultanément ou alternativement à des potentiels d’action. A cette méthode bipolaire, certains auteurs opposent la méthode « unipolaire » (Berger, 1935). Ici, une électrode appelée «indifférente» est placée sur le lobule de l’oreille, la deuxième étant fixée sur la région du crâne à explorer (Gim>s et Davis, 1935). Cette deuxième électrode est désignée alors comme élef trode « active ».
- Cette distinction entre l’électrode « active » et l’électrode « indifférente peut paraître cependant assez artificielle. Comme nous le verrons tout a l’heure, pour Adrian et Matthews (1934), seul le cortex occipital est geneia teur des oscillations a, enregistrées à la surface du crâne. Il en résulte que> lorsqu’une électrode est fixée sur la région occipitale et la deuxième sU' une région antérieure du crâne, la première électrode peut être jugée c°mI^ « active » et la deuxième comme « indifférente » ; une telle dérivation ^ considérée cependant généralement comme « bipolaire ». Inversement, électrode fixée sur le lobule de l’oreille n’est séparée de la surface du (ra que par quelques centimètres de tissu sous-cutané ; dans les condi de la dérivation transcranienne des potentiels d’action, ces quelques ce mètres peuvent ne pas entrer en ligne de compte, d’autant plus que la 5,1 l ‘e tion des électrodes physiologiques réelles est difficile à déterminer dans cas avec certitude..
- 4° Attitude des sujets examinés.
- Dès le début des recherches sur les potentiels d’action, Berger a r ^ rendre compte que, pour mettre en évidence l’activité électrique du ceTyQ^s. de l’homme, le sujet doit se trouver au repos mental complet, dans curité ou les yeux fermés. Tous les facteurs pouvant attirer son attf- ues, tels que des excitations lumineuses, auditives, tactiles et psycn doivent être supprimés. Pour des raisons techniques, il est souventi ; pensable que le sujet se trouve dans une cage de Faraday, faute c * . l’oscillogramme enregistré peut montrer la présence d’oscillations l .jf sites », dont la source la plus habituelle est fournie par le courant al de ville.
- Exposé des faits observés par divers auteurs
- 1° Ondes a (« Rythme de Berger
- or»®1
- i t sens°. -
- A) Définition. — C’est dans ces conditions de repos mental ci jfite absolu que l’oscillogramme transcranien montre avec la plus gran la présence des oncles a. Rappelons que ces ondes, témoins les p*a ^ sec festes de l’activité électrique du cerveau, ont une durée d’environ ’ ]qués Leur fréquence est de 10 par seconde ; leur amplitude est de d
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- dizaines de microvolts, pouvant atteindre, dans certains cas, 200 micro-volts. La figure 1, tirée d’un mémoire de Berger, représente ces ondes enregistrées à une vitesse relativement lente du papier sensible. La figure 2 Contre un enregistrement personnel effectué à une vitesse plus rapide dans d’autres conditions expérimentales. Chez un sujet au repos, les oscillations électriques se succèdent d’une façon continue ou intermittente, suivant les individus. Elles disparaissent cependant ou diminuent simplement d’amplitude, après un certain temps de latence, sous l’influence d’un grand nombre de facteurs. Plus loin, nous passerons en revue tous ces facteurs ; pour le moment, nous envisagerons les recherches effectuées dans le but de localiser la production des ondes a à une région déterminée du eerveau, dans la mesure où cela peut se faire par la méthode transcranienne.
- Fig
- „r *G‘ *' "7- En haut : un éleclrocardiogramme ; au milieu : un électrencéphaio-tem UUe Pr*s a l’aide d’aiguilles chlorurées (dérivation fronto-occipitale) ; en bas : ps en l/10e de seconde. (D’après Berger.)
- ) localisation des ondes a à une région particulière de la surface du crâne.
- ses^91'! ^ ^®r*vation « bipolaire » fronto-occipitale, utilisée par Berger dans hod °-^erC^eS SUr ^eS suJe^s non trépanés, la distance entre les deux élec-pro eS CSt relativement grande ; on pourrait recueillir ainsi des courants Sllr]enant des différentes régions du cerveau. Cependant, dans ses recherches de CS ^raPanés, cet auteur s’est servi d’électrodes séparées l’une de l’autre l°cali ’GS centimètres seulement ; il pouvait, par conséquent, mieux hén 1SC,r ^ °rigine des potentiels enregistrés. Or, quelle que soit la région U °e examinée, Berger a toujours retrouvé la présence des ondes a. de y ,<0nclut que ces ondes peuvent provenir de n’importe quelle région C’eeC°rrce eérébrale.
- °Cci e.st ^ënnies (1933) qui semble avoir été le premier à localiser au cortex ^atth 9 ^ 0Iagine de l’oscillogramme transcranien. Mais ce sont Adrian et de(1934), puis Adrian et Yamagiwa (1935) qui ont apporté le plus Ad*'8 Cn ^aveur d’un tel point de vue. sUrfaplan, Matthews se sont servis d’électrodes présentant une petite Seul(. 6 de Contact et séparées l’une de l’autre par quelques centimètres les éleCnt' ont étudié systématiquement les potentiels a en déplaçant iïlêmoe^rodes sur la surface du crâne, soit toutes les deux, en gardant la pr°gr ,stance réciproque, soit une seule, en augmentant cette distance Ces auteurs ont observé le maximum du potentiel r os électrodes réceptrices, distantes l’une de 1 autre de 3 cm., ont
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- été placées sur la région occipitale. Ils suggèrent, comme nous l’avons déjà signalé, que, pour enregistrer le « rythme de Berger » sur la surface du crâne, il suffit de fixer une électrode au voisinage de la protubérance occipitale ; l’endroit où l’on place dans ce cas la deuxième électrode est indifférent.
- Fig. 2. — Un encéphalogramme pris à l’aide de deux petites électrodes impo-larisables appliquées sur la région occipitale gauche. Temps en 1/50e de seconde (Enregistrement personnel.)[ 0
- Des recherches encore plus minutieuses ont été effectuées dans le ùiême but par Adrian et Ùamagiwa (1935). Ces auteurs se sont servis d’une «batterie » de trois ou quatre oscillographes reliés à autant d’amplificateurs. L’entrée de chaque amplificateur est en relation avec une paire d’électrodes. ()n dispose une série d’électrodes à égale distance l’une de l’autre, soit suivant une direction allant de la glabelle et prolongeant vers la Pr0
- lîYî'H'è
- Fie. 3. — Trois enregistrements simultanés pris à distance variable de la gja |^sj les distances sont indiquées sur ce graphique pour chaque enregistrement (en m (D’après Adrian et Yamagiwa.)
- tubérance occipitale la ligne médio-frontale ; soit suivant une ligne h°rlZjeS taie allant de la tubérosité occipitale vers la région frontale. Ces ^eCîl,°ent sont réunies, deux à deux, à trois ou quatre ampli ficateurs utilisés. On o } ainsi une série d’enregistrements du « rythme de Berger », pris sim ^ nément sur la même feuille de papier sensible ; on peut comparer 8 °y0ici potentiels des ondes a, dérivées de différents endroits du crâne, les constatations faites par ces auteurs : . ))Uni
- a) Le potentiel maximum s’observe dans la région occipitale ; le mi|Ul
- correspond à la région frontale. nédi°'
- b) Lorsqu’on étudie la distribution des potentiels suivant une ligne < ,jeS crânienne, on constate l’existence de deux régions au niveau des i ^ il se produit une inversion du sens de la variation du potentiel . ‘ jta], instant donné. Ces régions sont situées, l’une au niveau de 1 os oCn*egis-l’autre au niveau de l’os frontal. Ainsi, lorsqu’on compare deux ! jeu* trements des ondes oc pris simultanément, d’une part à l’aide électrodes placées respectivement à 25 et à 33 cm. de la glabelle et, ^ ju part, à l’aide d’électrodes distantes respectivement de 33 et de al
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- même point, le sens des ondes est opposé sur chacune de ces deux courbes. Il en est de même pour les électrodes placées sur la région frontale, quoique ici l’inversion soit plus dilïicile à saisir. L’inversion occipitale s’expliquerait, d’après ces auteurs, par la localisation du foyer générateur des ondes a à une région du lobe occipital (cortex visuel) sous-jacente à l’endroit du crâne distant de 33 cm. environ de la glabelle. Cette inversion serait due à la convergence des lignes de force vers ce point du crâne (voir fig. 3 et 4). L’inversion frontale se produit à 15 cm. environ de la glabelle ; elle serait due à la divergence des lignes de force issues du cortex occipital, divergence que la figure 4 montre mieux qu’une description.
- PlG- 4. — Schéma des lignes de force issues du foyer occipital. Le point
- neutre » N représente le lieu de divergence de ces lignes. (D’après Adrian et Yama-giwa.) r n \ i
- ^c) Ces points d’inversion, en particulier le point d’inversion occipitale, sont pas fixes ; ils peuvent se déplacer au cours même d’un enregistre-pent- Ainsi, on constate que l’augmentation des ondes a observée sur un des enregistrements simultanés peut être contemporaine d’une dimi-mn de ces mêmes ondes sur un autre enregistrement pris à un autre r°it du crâne. Ces modifications inverses peuvent survenir graduelle-t ou brusquement, d’une façon passagère ou alternée. Ce phénomène, les auteurs rattachent au déplacement du foyer cortical puisant, ne et YPaS ^re Prov°qué artificiellement. Les tentatives faites par Adrian soit arnaS^a pour le provoquer (suivant la direction médio-cranienne), l’a S(?uf 1 influence d’une excitation sensorielle, soit sous l’action de mentale, ont échoué.
- ] ' ^ étude de la distribution du potentiel des ondes a, faite suivant une c^e horizontale, montre deux points d’inversion symétrique disposés de de ?U<rde la ligne médiane dans la région occipitale (à 3-5 cm. environ Ce a "gne médiane). Dans certains cas, ces auteurs ont observé le dépla-exeit^^ ^°yer Pu^sant vers la ligne médiane sous l’influence des facteurs
- buC&nS ^ même travail, Adrian et Yamagiwa (1935) ont étudié la distri-O potentiels électriques à la surface du crâne chez un cadavre, fici pUe ^ 0n P^eait entre l’écorce cérébrale et les os crâniens une source arti-W- e de variation de potentiel. Ces auteurs ont constaté la même distri-la s1'"1 f^U Potentiel que celle que l’on observe chez l’homme normal, lorsque ç,.Urce du potentiel était placée entre le cortex occipital et le crâne. Jas18nalons> enhn, que les recherches de ces auteurs, ainsi que celles de resnPer et Andrews (1936), ont montré que les variations de potentiel cor-hin ndant aux ondes a se font d’une façon synchrone aux points syme-‘Ucs du crâne.
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- C) Influence des excitations sensorielles.
- Toute excitation extérieure, susceptible d’attirer l’attention du sujet, provoque un arrêt des ondes a et une modification de l’aspect de l’encéphalogramme. Parmi ces excitations sensorielles, pouvant troubler l’encéphalogramme transcranien de l’homme, il faut envisager : a) des excitations tactiles ; b) des excitations auditives et tout particulièrement : c) des excitations visuelles.
- a) Excitations tactiles. — La figure 5 montre la modification de l'encéphalogramme consécutive à une piqûre de doigt effectuée chez un sujet normal. On remarque qu’après un temps de latence très appréciable, de l’ordre de 0,3 sec., les ondes a disparaissent et sont remplacées par des oscillations de petite amplitude et de fréquence rapide que Berger appelle : ondes (J. Puis, au bout d’une à deux secondes, les ondes réapparaissent, augmentent d’amp}1" tude, et le rythme normal s’installe de nouveau. On peut constater d ailleurs une modification analogue de l’encéphalogramme lorsque, au lieu d une piqûre, on touche simplement la peau du,sujet. Dans ce cas, la modification de l’encéphalogramme est moins durable ; les ondes a peuvent diminuer seulement d’amplitude sans disparaître complètement. 11 convient d ajoutei que jamais de telles excitations n’affectent la durée de chaque onde : S1 elles subsistent, elles conservent leur rythme et leur période normale.
- e l’électrencéphalogramme Iiuiu1*" de la piqûre est marqué par UI1
- dieu : un électrencéphalogranu110
- Fig. 5. — Cette figure montre la modification de l’électrencéphalogramme consécutive à une piqûre de doigt. Le moment de la piqûre est marqué Mèche. En haut : un électrocardiogramme ; au milieu : un électrencéphalogi en bas : temps en 1 /10e de seconde. (D’après Berger.)
- b) Excitations auditives. — Les excitations auditives entraînent > modification analogue du « rythme de Berger ». Il est souvent difhcl*e faire la part de ce qui revient dans ces cas à l’excitation auditive à priment parler, et celle d un choc émotif ou d’une impression de surprise ('
- Durup et Fessard, 1936). Durup et Fessard (1936) ont déterminé sU^joJl sujet le temps de latence qui sépare l’excitation auditive la suspe
- J..___4.1_____ Tl___4 A OC X A t^A_____
- il est utile cependant, pour la discussion de la signification du «y de Berger », d’avoir présente à l’esprit l’observation suivante, falt( Adrian et Matthews (1934). Nous avons déjà signalé que ces auteurs se servis d’un haut-parleur pour rendre audible le rythme de Berger, t peut « entendre », les yeux fermés, ses propres ondes a. La perce
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- auditive des bruits d’un haut-parleur ne suffit donc pas pour abolir le rythme de Berger.
- Pas plus que les excitations tactiles, les excitations auditives ne sont capables de changer le rythme ou la durée des ondes a, lorsque celles-ci persistent.
- c) Excitations visuelles. — Les excitations visuelles sont les plus efficaces et les mieux étudiées. Ce sont Adrian et Matthews (1934) qui ont apporté le plus de faits positifs relatifs à l’influence exercée par ces excitations sur le <( rythme de Berger » ; ce dernier auteur a vu cependant des phénomènes essentiels dès le début de ses recherches.
- Les ondes a sont présentes soit dans l’obscurité, soit dans un champ lumineux uniforme. Ce qui détermine, d’après Adrian et Matthews, leur suspension, c’est la perception des formes et des objets et non pas celle de lu lumière. Un sujet ayant les yeux fermés peut dire si la pièce où il se trouve est éclairée ou obscure ; même si elle est éclairée, le rythme a Persiste. Inversement, même dans l’obscurité, le fait de chercher à perceur les objets suffit à entraîner l’arrêt de l’activité électrique du cerveau examinée par la méthode transcranienne. D’autre part, c’est surtout la Vlsion centrale qui est efficace à ce point de vue. Le sujet peut se rendre compte de la présence d’ombres à la périphérie d’un écran éclairé uniformément dont il fixe du regard la région centrale sans que le rythme de ’erger soit suspendu ; il suffit que ces ombres viennent vers le milieu
- de 1
- écran pour que les ondes a disparaissent.
- m
- PlG
- moyen Exemples de réaction d’arrêt d’un encéphalogramme à un'éclairement et Sails U1' ou faible (S2) proche du seuil. Le redoublement de S est accidentel ’dend Le signal ne reproduit fidèlement le stimulus ni en amplitude,
- ^urunUl0en n sienal de la réaction motrice. Temps en 1 /15e de seconde. (D’après p et Fessard.)
- p
- vi*me P0lir d’autres excitations sensorielles, l’effet de la perception est far.;i,nVe fait sentir qu’après un certain temps de latence. Le phénomène des sy-1 6 a observer en fermant et en ouvrant les yeux. Pour la plupart l’°cclu ‘ ^thme de Berger apparaît une demi-seconde environ après Veux 10n ^es yeux (Adrian et Matthews, 1934). Après l’ouverture des ^ans1Cntla*nant disparition des ondes a, leur réapparition ne se fait '^aUhe\v 193^ ^urraneux uniforme qu’après quelques minutes (Adrian et
- teiïlpsrU,P et Lessard (1936) se sont attachés à déterminer la variation du les dy e, *atenee en fonction de l’intensité de l’éclairement des yeux. Voici Utl sui tGeS au,nériques que nous tirons de leurs déterminations faites sur 1 Présentant un encéphalogramme particulièrement régulier :
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- Intensités relatives Latences moyennes Nombre de n
- (centièmes de sec.)
- 1 16,8 34
- îo'1 . - 22,9 17
- 10'2’5 26,5 17
- 10-3 31,0 15
- "4 • •/ 10 (voisinage 35,7 25
- du seuil)
- La loi est sensiblement logarithmique. Signalons que, dans ces ex]
- r ” — i 1 # j l
- c est l’éclairement plus ou moins intense des yeux (fig. 6).
- Nous avons vu jusqu’à présent qu’aucune excitation tactile ou auditive n’était capable de modifier le rythme et la durée des ondes a, lorsque Ces excitations ne les suppriment pas complètement. Il en est de même des excitations visuelles envisagées ci-dessus. Adrian et Matthews (1934) ont montré qu’une lumière vacillante a, à cet égard, une action tout a tal particulière. Ainsi, si l’on soumet un sujet à l’influence des fluctuations rapides de l’éclairement de ses yeux, les ondes a se mettent à puiser sur e rythme de la lumière vacillante. On peut ainsi augmenter la fréquence du « rythme de Berger » jusqu’à 25 par seconde. Lorsque la fréquence vacillement est voisine de 10 par seconde, on constate des irrégularités dans la production des ondes a jusqu’au moment où les deux rythmes (celui de l’éclairement intermittent et celui de Berger) se synchronise • Lorsque la synchronisation s’effectue, les ondes augmentent d’arnpnt et deviennent d’une extraordinaire régularité. Dans ce cas, l’activité « serait pas affectée par la vision des objets ni par d’autres excitations I turbatrices. On ne saurait exagérer l’importance de ces constatations.
- I'xg. 7. — Influence de l’activité mentale sur l’électrencéphalogramme. Dériya frpnto-occipitale. En A, début du calcul mental. Temps en 1/10e de sec°’ (D’après Berger.)
- aS les
- D) Activité mentale. — Les excitations sensorielles ne sont pd ^ue seules capables de troubler le rythme a. Berger (1929-1934) a m°ntr -gte l’activité mentale était également efficace. L’expérience classique c y à demander au sujet en expérience de faire un calcul mental. La all
- montre un exemple de modification de l’activité électrique cervic ^ début d’un calcul mental ; la figure 8 correspond à la fin de ce en Agirt voit avec une remarquable netteté la suspension de l’activité * 1 l’effort mental. ^dri811
- A ce propos, il convient de rapporter des observations faites paI
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- et Matthews. D’après ces auteurs, ce sont des questions posées à l’impro-viste, chez un sujet particulièrement impressionné au cours d’une première séance d’oscillographie, qui sont surtout efficaces, entraînant un arrêt du « rythme de Berger ». Au cours des séances ultérieures, un travail mental assez important peut se faire sans que ce rythme soit affecté. Ainsi, pendant une conversation légère ou une récitation de poèmes bien appris, °n ne constate tout au plus qu’une diminution de l’amplitude initiale des ondes a. Ces expérimentateurs ont pu, dans certains cas, prendre des oscillogrammes sur eux-mêmes sans que la préoccupation mentale qui en résultait ait entraîné la disparition de ces ondes.
- î, A •i1!, ! » | } ! ! ' ; " : iji!ïj'fi ii i
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- j ?IG- k- '— Influence de l’activité mentale sur l’électrencéphalogramme. La flèche lcIUe hn du calcul mental. (D’après Berger.)
- l\(\or)Psc^° Sraphie transcranienne pendant le sommeil naturel. — Berger » Adrian et Yamagiwa (1935), Jasper (1936), Loomis, Harvey et o art (1935) ont examiné les encéphalogrammes pendant le sommeil Ure^- berger a constaté, sur un sujet, une heure et demi après le début e Sornrneil, une diminution marquée de l’amplitude des ondes, sans modi-o , 10n5 de leur durée. Adriati et Yamagiwa montrent que la réduction des ]e es s observe au cours d’un sommeil léger; pendant un sommeil profond, “pythme de Berger» est suspendu. Jasper constate un ralentissement du érr î me a Pendant le sommeil ; l’amplitude et la régularité des ondes sont cm ernerd atteintes. On constate des trains d’ondes isolées dont la fré-J]enc? est de 3, 6 ou 7 par seconde au niveau de la région occipitale (rythme a (rvth ’ e^e serait de 12 à 14 par seconde au niveau de la zone rolandique \U me P ralenti ?). Des faits analogues ont été constatés par Loomis, ,1vey et Hobart. .
- mçjl es^ lr,téressant de rapprocher des observations faites pendant le som-n0se C pjes ^ites par ces mêmes auteurs (1936) sur les sujets en état d’hyp-aiêm i CZ de te^s sujets> ori Peut provoquer l’apparition des ondes a, qu’ü6 lorsqu’ils ont les yeux ouverts ; il suffit pour cela de leur suggérer rPo * ne votant rien. Les ondes disparaissent dès qu’on leur suggère qu’ils ftirneneent à voir clair.
- ^yna -ftuences pharmacodynamiques. — Diverses influences pharmaco-tiarCf1î!1(IUes ont été étudiées ; en particulier, celle des anesthésiques et des P0Uv°tlCIUeS-‘ ^es faits ainsi constatés ont dépassé les prévisions que l’on faire a priori:
- prévisions que
- dèé anesthésiques. L’anesthésie à l’éther ou au chloroforme Cepen[j1( activité électrique enregistrée par la méthode transcranienne. l’ainp]-911.^ cetfe suppression est précédée d’une phase d’exagération de tion " Ude des ondes a, exagération qui coïncide avec un état d’excita-atale et motrice que l’on observe au début de l’anesthésie. Le
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- « rythme de Berger » réapparaît après le réveil du sujet anesthésié. Berger s’est attaché à suivre tout particulièrement ce parallélisme de l'activité psychique et des manifestations électriques de l’encéphalocrramme et il en donne quelques exemples saisissants au début et à la fin de l’anesthésie.
- Cet arrêt de l'activité spontanée électrique du cerveau pendant l’anesthésie ne s’observe pourtant pas pour tous les anesthésiques, et c’est là le fait fondamental. Berger (1933) a montré que l’anesthésie ou le sommeil réalisés par l’administration des barbituriques entraînent au contraire une exagération de l’activité électrique de l’écorce cérébrale. Ainsi, l’amplitude des ondes oc se trouve augmentée ; ces ondes se succèdent régulièrement et sont souvent entrecoupées de périodes de silence plus ou moins prolongées. Bremer (1935) a retrouvé, indépendamment de Berger, des faits similaires en expérimentant sur les animaux. Les barbituriques entraînent les mêmes modifications de l’encéphalogramme animal que celles consécutives à une section cérébrale séparant l’écorce du reste du tronc cérébro-spinal (section mésencéphalique) (Bremer 1936).
- Parmi les autres facteurs amenant la perte de connaissance, notons 1 action des inhalations d’azote, celle de l’abaissement considérable de la pression artérielle, celle de l’hyperventilation pulmonaire. Dans ces différents cas, Gibbs et Davis (1935) ont retrouvé un ralentissement du «rythme de Berger » jusqu’à 1 à 5 par seconde.
- b) Action des autres substances médicamenteuses. L’administration de la cocaïne entraîne, d’après Berger (1932), une augmentation de l’activité *• Cette augmentation est contemporaine de l’exagération de l’activité ps)‘ chique. On ne constate aucune modification de la fréquence et de la duree des ondes. Berger a étudié en outre l’action de la scopolamine sur les malades atteints d’un syndrome maniaco-dépressif. 11 semble bien que cette substance (associée à la morphine; scop. 0,001 -f-morphine 0,02) réduit considérablement l’amplitude des ondes a chez des malades présentant a van l’injection un état d’agitation psychique et motrice susceptible d’être caD11* par cette médication. Enfin, notons que l’administration de l’adrénah11 ou celle du nitrite d'anujle sont restées inefficaces (Berger 1931).
- G) Influence de Vâge. — Berger (1932) a examiné 17 enfants, dont 1 a"(’ variait entre 8 jours et 5 ans. Chez 6 enfants âgés de 8 à 13 jours, 1 aU|tU' n’a pas trouvé de traces d’ondes oc, ni d’ailleurs d’autres phénomen -électriques d’origine cérébrale. Chez un enfant de 25 jours, cet auteu pu constater la présence de ces ondes. Leur durée était cependant relatif ment longue (160 cr). De telles ondes ralenties ont été constatées égalen1^ chez d’autres enfants, plus âgés. L’auteur considère comme anorm l’absence des ondes a chez les enfants âgés de plus de 2 mois. Loo'j^ Harvey et Ilobart (1936) signalent l’absence fréquente des ondes * 1 les enfants. jeS
- II) Différences individuelles. — Tous les auteurs signalent chez ^ adultes l’existence de différences individuelles importantes, relatives ^ caractère de l’encéphalogramme. Ces différences concernent les a®P .g multiples de l’activité électrique spontanée du cerveau, ce qui reIlCl ]l6s. difficile la classification des individus d’après leurs encéphalogi‘al"
- En effet, ces différences concernent : l’amplitude des ondes a, la regu de leur apparition, la durée du temps de latence qui sépare une exci sensorielle de la modification de l’oscillogramme. C’est ainsi, par eX<jeI„ps qu’Adrian et Matthews (1934) notent les différences concernant le % de latence qui sépare la fermeture des yeux de l’apparition des on.iJll0é'
- Ainsi, chez l’un de ces auteurs (A), un train d’ondes apparaît presque u"||eS diatement après l’occlusion des yeux (une demi-seconde environ) ? up sont alors assez régulières. Chez M..., le temps de latence est b( c
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- Pus long et les ondes se succèdent irrégulièrement. Chez un troisième s?J,et> Ie temps de latence est relativement long ; cependant, une fois déelen-(ue, le «rythme de Berger» se maintient avec une régularité parfaite.
- Ces différences individuelles peuvent concerner également la région du Craae où les ondes a présentent le potentiel maximum. Jasper (1936) signale (ju il est dilïicile quelquefois de se rendre compte, d’après une seule séance, u caractère différentiel d’un encéphalogramme. Des sujets, présentant au Cours d une première séance des oscillations peu marquées, peuvent juontrer un oscillogramme plus manifeste au cours des séances ultérieures. Quelquefois, il suffît pour cela de soustraire le sujet aux influences des jruits extérieurs ou autres excitations, même assez faibles. La variabilité >s aspects des oscillogrammes chez certains sujets est signalée également jjar (Tff°'rn*S’ 1Iarvey Hobart (1936). Enfin, il convient de souligner que es différences individuelles systématiques concernant la durée des ondes a JU eur rythme n’ont pas été observées.
- ucun auteur n’a réussi à rapporter ces différences individuelles à des acteres biotypologiques déterminés. Il est vrai qu’aucune recherche sys-atique n’a été entreprise jusqu’à présent dans ce but. des Path°l°giques. — Nous avons vu que la durée et la fréquence
- ç s °fdes a sont les caractères les plus stables du « rythme de Berger ». tèerta-s états pathologiques affectent cependant manifestement ces carac-'nPeV1 s aSÎt dans tous les cas d’un ralentissement de la durée de ces ondes. taantVJt>.ce ralentissement est total, concernant toutes les ondes enregistrées ;
- °t, il ne se produit que par périodes, intéressant quelques trains d’ondes e . ( I1U;nt. La durée des ondes anormales, observées chez les malades, oscille da/- ] ^ a' te^es ondes ont été observées par Berger (1931-1932)
- chi 6 CaS dune hypertension intracrânienne accompagnée de troubles psy-la T«UfS’ de somnolence, etc. ; dans la démence chez les épileptiques ; dans dans at"e ^ Alzteimer ; pendant les périodes aiguës de la paralysie générale ; gra Un cas de méningite séreuse locale (dérivation locale de l’encéphalo-Psv ’ dans un cas de sclérose cérébrale multiple avec des troubles niques graves ; dans des cas de démence sénile, etc., etc. de « F <j°ntre> Ie ralentissement des ondes a n’a pas été trouvé dans les cas tie'; nc maniaco-dépressif ; chez certains schizophrènes ; dans l'idio-
- de P n8nmtale (chez les adultes) ; chez les malades présentant des séquelles mala nceP,haüte épidémique; chez les paralytiques généraux soumis à la menjPlat^l®rapie et dans toutes les affections en foyer. Il faut noter seule-tie c av,ec. Berger, que dans certaines affections, en particulier dans l’idio-de f’ n»eaitale et dans la paralysie générale, on trouve une petitesse extrême réell0'] ltude des ondes a. Quoiqu’il soit dilïicile de juger de l'intensité vati0 deS ondes cérébrales en partant des données obtenues par une déri-l0gran trariscranienne, Berger insiste sur ce caractère de certains encépha-qui lll,nes pathologiques. Cependant, c’est le ralentissement des ondes a obserY ConsLtue le caractère dominant. Si, de temps en temps, l’on peut °n ne ^ m^me cbez un sujet normal, une onde a particulièrement lente, c’est i Constate jamais à l’état normal de trains d'ondes ralenties, comme ont étpe ,Cas, da 1’ encéphalogramme pathologique. De telles modifications le r,a e eSalement trouvées par Berger (1932) sur les sujets intoxiqués par Jas ( ( éclairage.
- droit et Andrews (1936) signalent l’asynchronisme de l’encéphalogramme crises ej>^aVclle dans certains états pathologiques. Enfin, au cours des Humain epdePsie> des modifications importantes de l’encéphalogramme 1936, ppnt été observées (Berger 1932 et 1934 ; Jasper et Andrews, Wges ]jlle.s se traduisent par l’apparition des variations de potentiel très et lrrégulières. Des oscillations de grande amplitude, survenant
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- avant que la crise épileptique se déclenche, ont été signalées par Gibbs et Davis (1935).
- Adrian et Matthews (1934) ont constaté l’absence des ondes a chez des aveugles qu’ils ont eu l’occasion d’examiner. Pourtant ce cas ne semble pas être général (Loomis, Harvey et Ilobert, 1936).
- 2° Ondes
- La présence des ondes a sur 1 oscillogramme transcranien de l’homme au repos mental et sensoriel constitue la traduction la plus manifeste de 1 activité électrique spontanée de l’écorce cérébrale. Celle des ondes P semble etre plus discutable. Aussi nous ne nous y arrêterons pas longtemps’ D après Berger, chaque fois que les excitations extérieures ou l’activité mentale entraînent la fixation de l’attention du sujet, les ondes # s011^ remplacées par un train d ondes plus rapides et sensiblement moins amples qu il a appelées : ondes p (voir fîg. 5). Leur amplitude serait d’enviroi' 10 à 50 microvolts ; leur fréquence est de 25 à 40 par seconde. D’ailleurs, d’après Berger, ces ondes persistent d’une façon continue, quel que soit 1 état mental ou sensoriel du sujet. Cependant, à l’état de repos, elles sont en partie masquées par les ondes a ; c’est ainsi que s’explique, d aprô Berger, le fait que le rythme P ne devient apparent que lorsque l’encéphalogramme se trouve perturbé.
- ent
- fie. J. En haut : temps en 1 /25e de seconde. Au milieu ; un enregis<re.meiV) effectue au niveau de la région occipitale. En bas : un enregistrement pris M®01 lancment au niveau de la région rolandique. (D’après Jasper et Andrews.)
- Adrian et Matthews (1934) et Adrian et Yamagiwa (1935) n’ont Pa' retrouvé, au cours de leurs recherches, la présence de ces ondes. Cepen<jan; tout récemment, Jasper et Andrews (1936) ont pu enregistrer les ondes/
- au niveau de la projection sur le crâne de la région rolandique (voir &8‘ elles seraient affectées par les excitations tactiles. De nouvelles recn sont nécessaires pour préciser ce point.
- 3° Périodicité lente dans l'activité électrique spontanée du cerve chez l'homme, enregistrée par la méthode tr ans crânienne.
- iistatée
- Enfin, il convient de dire quelques mots de la périodicité lente ǰ J> par Berger au cours de ses recherches sur l’oscillographie transcranje . j0. figure 10, extraite d’un mémoire de Berger (1932), montre une tel a dicité d’une façon particulièrement évidente. On constate que jfC.eSgioi'. peut passer spontanément par des périodes d’exagération et de d V>ndeS ^ Les trains d’ondes de petite amplitude alternent avec les trains • d’ondeS potentiel nettement plus élevé. D’autre part, pour chaque train ^,ul)e de grande amplitude, l’on constate une croissance progressive sui jurées décroissance du potentiel. Il est facile, d’ailleurs, de déterminer re<ü; qui séparent les ondes de potentiel le plus eleve. Ces durees son beS vement, dans le cas de la figure 10, de 1,0; 1,9; 1,3; 1,0; 1,2 et
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- Jurées de chaque train d’ondes amples sont ici respectivement de 0,5, 0)6 ; 0,5 ; 0,5 ; 1,1 et 0,7 sec. La périodicité apparaît donc dans cet exemple dune façon manifeste. Dans d’autres cas, la périodicité lente se traduit Amplement par la succession de trains d’ondes d’amplitude égale et des Périodes de silence complet ou marquées simplement par l'activité (J.
- Tins
- us.
- '---ir.---»,—,j-—, —u-—,4 w-------*
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- f/vü/V;
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- iA,V \
- I f1^. 10. —• Périodicité lente dans l’activité électrique spontanée du cerveau.
- ' après Berger ; voir les explications dans le texte.)
- ^ans certains cas, enfin, cette périodicité s’exprime par une ondulation c la ligne de zéro (voir la fig. 1). De tels phénomènes ont été d ailleurs ‘trouvés sur les animaux traités par les barbituriques (Bremer 1036).
- . .^pendant, sur la plupart des graphiques publiés, une telle périodicité ai^ défaut. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas suffisamment étudié.
- Interprétation de l’encéphalogramme humain.
- 1° Preuves de l'origine cérébrale.
- ProuvnSeipk^ .^e O116 nous venons d’exposer sullit amplement pour
- en Ceer • origine cérébrale de l’oscillogramme transcranien, du moins Petit '^Ul ?oncerne les ondes a. Cependant,ces faits n’ont été établis que Induit ’ divers auteurs ont cherché à voir si le « rythme de Berger » a étud' '°Ul °U non> l activité électrique du cortex. Berger lui-même (1931) et le oP uVCC Une 8randc minutie les rapports entre l’encéphalogramme que j^etdysmogramme cérébral ; il n’en a pu trouver aucun. 11 en conclut vaso- Phénomènes électriques observés n’étaient pas en relation avec la ^etnen°^riC^é cérébrale. Il en est de même des réflexes pilo-moteurs, du trem-Le r^je ae ^.a tête, du clonus éventuel des muscles oculaires, etc., etc. euviSa , P°ssible joué par des contractions musculaires a été également f}uoi f Par Adrian et Matthews (1934) et par Jasper et Andrews (1936). iiUpopt 6 lou^es ces recherches aient nécessité un effort expérimental très intérêt eVsomme toute, fort utile, elles ne présentent maintenant qu’un S’il f ,!s*oriflue ! nous n’y insisterons pas. die esj.a ,ai^ av°ir une preuve absolue de l’origine cérébrale des ondes a, analoP ,nnêe d’une façon indiscutable par la présence des potentiels
- gieale^ a 1& surface du cerveau mis à nu pendant les opérations chirur-
- >naaife .rger; Foerster et Altenburger, 1935). On retrouve d’ailleurs des °Uvert. a310ns électriques tout à fait similaires sur les animaux à crâne étions CS su^)’'ssent ici les mêmes influences et montrent les mêmes modi-(BretnerS Bue chez l’homme, en ce qui concerne l’action des anesthésiques les Cou^ _ 36). Le problème est donc définitivement réglé par l'affirmative :
- ants de Berger traduisent bien une activité électrique du cerveau.
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- 2° Interprétation des ondes et.
- Les faits que nous avons résumés jusqu’à présent fournissent la base expérimentale à quelques discussions qui partagent les physiologistes au sujet de la signification à donner à l’encéphalogramme de l’homme et aux perturbations qu’il subit sous diverses influences. Deux points de vue se sont nettement affirmés : celui de Berger et celui d’Adrian et Matthews.
- A) Point de vue de Berger. — Pour Berger, les ondes et traduisent une manifestation des processus d’excitation qui se rattachent aux phénomènes dits « psychophysiques » (attention) ; elles en seraient une expression positive ; elles se rapporteraient, quoique indirectement, à l’état conscient ou subconscient de l’individu. Les excitations sensorielles que nous venons de passer en revue entraîneraient une exagération locale de l’activité électrique de l'écorce ; mais cette exagération est trop localisée pour pouvoir etic décelée sur l'encéphalogramme. C’est au contraire une suspension de 1 aC tivité a que l’on observe à la suite d’une excitation sensorielle ou pendan un travail mental ; la contradiction qui se manifeste ainsi entre les fai^ et la doctrine ne serait, d’après Berger, qu’apparente. Cet auteur adin que l’état d’excitation locale survenant au niveau d’un centre très localise impliqué au cours d’une telle ou telle réaction sensorielle ou menta > s’accompagne d’une inhibition des autres centres, beaucoup plus nombrejC et étendus à la surface de l’écorce cérébrale. Comme la dérivation ha tuelle employée par cet auteur ne permet pas une localisation des électro ^ réceptrices au niveau d’un centre particulier, se trouvant à l’état d ex*1 tation présumé, l’encéphalogramme ne montre qu’un effet seconda > négatif, inhibiteur, de l’activité électrique du reste de la corticahte ; ce inhibition se traduit par une suspension ou une diminution d’amph 1 des ondes et. .
- Celles-ci étant l’expression naturelle de l’activité dite psychophysiq ’ leur présence serait liée à l’état conscient ou subconscient de 1 mdiv L’hypothèse de Berger expliquerait pourquoi on trouve un Para entre, d’une part, l’amplitude des ondes et, et, d’autre part, l’état d ^ tation ou de dépression psychique au cours de certaines affections °u début et à la fin de l’anesthésie, ainsi qu’à la suite de l’admnustr de la cocaïne, etc. Elle cadrerait bien avec le fait que, seules, les allée généralisées de l’écorce cérébrale peuvent entraîner une modificatio1!^ l’encéphalogramme, alors que les affections en foyer sont inefficaces, permet, d’après cet auteur, d’expliquer l’absence du rythme a che ^ nourrissons âgés de moins de deux mois, par le défaut de la myélmlsa^rS de l’écorce cérébrale à Cüt âge. Elle prendrait un appui sur le fait qu au d’un sommeil léger, on constate la présence de l’activité et, quoiqu un * ^ affaiblie, les théories de l’activité subconsciente et celles des rêves p° être invoquées. , per-
- LTne contradiction peut sembler apparaître entre cette hypothèse <• ger et les faits trouvés par ce même auteur, relatifs à l’action des ha ^ riques sur l’oscillogramme transcranien. L’action dépressive de 1 anetojre. sie générale à l’éther ou au chloroforme sur l’encéphalogramme est ria jjée La suppression de l'activité a pendant une telle anesthésie a été ra ^ par Berger, depuis longtemps, à l’état non conscient de l’indivi • r. le même état peut être obtenu sous l’influence des barbituriques e ^rger, tant, on constate ici une exagération des trains d’ondes et. E°ul Jjque cette constatation paradoxale ne le serait qu’en apparence. ^.pSpar (1933) l’exagération de l’activité a sous l’influence des barbitunq une sorte de désinhibition subie par l’écorce cérébrale ; à l’état
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- ÉLECTRENCÉPHALOGRAPHIE TRANSCRANIENNE
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- le cortex serait sous l’influence inhibitrice du thalamus. Or, c’est le thalamus qui semble, d’après les recherches antérieures, être le premier atteint par les barbituriques. L’état conscient ne serait donc pas directement lié à 1 activité a. Berger formule une hypothèse suivant laquelle 1 état conscient résulterait d'une certaine relation entre l’intensité du fonctionnement de diverses régions corticales ; nous n’y insisterons pas.
- H Point de vue d’Adrian et Matthews. — D’après Adrian et Matthews (1934), le « rythme de Berger » (ondes a) serait la traduction de 1 activité électrique synchrone des cellules de l’écorce occipitale (cortex visuel) au repos. Ces auteurs croient, en effet, qu’au repos, les causes entraînant 1 activité électrique de ces cellules agissent d’une façon uniforme sur elles ; dès lors, les potentiels d’action rythmiques dont elles sont le siège se synchronisent facilement, phénomène fréquemment observé par es électrophysiologistes. Les potentiels d’action cellulaires se surajoutant
- les
- uns aux autres, le potentiel global devient aisément décelable, même à
- desSlfr a°e cr"ne‘ L°rS(Iue l’activité visuelle, en particulier la perception s ormes, se traduit par un fonctionnement inégal des cellules de l’écorce cequtale, la synchronisation devient impossible ; quoique les influx nais-je d J>en(^ant nette période active soient plus nombreux ou plus intenses, ( yaut de leur synchronisation ne permet pas d’en déceler la présence des 3 .m<:t^0(^e transeranienne : à chaque instant déterminé, la somme j) Aariations asynchrones du potentiel est plus petite que celle qui résulte n n fonctionnement synchrone (ondes a). La suspension du «rythme de 1 ergd- n serait donc l’expression de la phase active du fonctionnement de °ice cérébrale ; contrairement à l’opinion émise par Berger, cette sus-Umoh en serait ja traduction directe et non pas une manifestation de l’in-nih*hon secondaire.
- ülit J13n ^att^ews s’appuient sur la constatation du maximum d’am-^ e des ondes a au niveau de la région occipitale et sur le fait que les efli atl0ns visuelles, en particulier la perception des objets, sont les plus ‘aies pour produire la suspension du « rythme de Berger ». La possibilité justTUlre.Une ^fluence élevée des ondes a par une lumière vacillante 1 lerait directement le point de vue de ces auteurs. anaiorian Matthews rapprochent le phénomène de Berger des phénomènes la . £Ues que l’on peut constater sur le ganglion optique du dytique ou sur éje . Ine des vertébrés. Ces formations nerveuses montrent des « pulsations » frè( 1(fUes semblables à celles décrites chez l’homme et se succédant à une batt ,*nce voisine. Lorsque l’œil est éclairé d’une façon non uniforme, les Ainsn,entS s>:nchrones sont suspendus et l’activité asynchrone s’établit. cep 1 analogie entre les pulsations et les ondes de Berger est frappante ; la fr. 1 anL elle n’est pas totale. Lorsqu’on éclaire l’œil, même uniformément, est i (lUence des pulsations recueillies sur la rétine ou sur le ganglion optique rieil |!Sse ! eette fréquence s’accélère dans l’obscurité. Nous avons vu que et <! ,Semblable ne s’observe sur l’encéphalogramme humain (Adrian ^atthews 1934).
- cortc1^111-6 0Ccipitale, synchronisation des potentiels de repos des cellules du de gX Vlsuel, tel est le point de vue d’Adrian et Matthews sur le « rythme Bersïer^er Ces auteurs ne contestent cependant pas les faits relatés par autp0gr c‘oncernant la suppression des ondes a entraînée par des excitations excitât-^Ue ^es ^pressions visuelles. Ils pensent seulement que de telles faits (jV??8 ?ont relativement moins efficaces. Ils s’appuient en cela sur les assez ( la signalés, à savoir la possibilité d’accomplir un travail mental faç0lt ItnP°rtant sans que l’oscillogramme soit perturbé, du moins d’une tlles a "raWe. Lorsque de telles excitations non visuelles sont trop intenses, K'ssent à distance sur les cellules de l’écorce occipitale, en provoquant
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- la désynchronisation de leur activité électrique. D’ailleurs, outre la désynchronisation des variations des potentiels électriques cellulaires, entraînant la suspension du « rythme de Berger », Adrian et Yamagiwa admettent un mécanisme différent ; c’est celui qui s’observe pendant l'anesthésie ou au cours d un sommeil profond : celui d’une inhibition.
- Telles sont les deux théories en présence. Si l’on veut rester sur le terrain expérimental strict, il semble bien que l’on doive conclure que : toute excitation extérieure brusque, comportant un élément de surprise ou un élément émotionnel, est efilcà,ce, qu’elle soit ou non d’origine visuelle; une activité visuelle « inégale », qui ne semble pas comporter de tels éléments, est malgré cela particulièrement agissante ; une activité intellectuelle ou des perceptions auditives, qui paraissent nécessiter un certain degré d’« attention », n’entraînent pas, dans bien des cas, l’arrêt du « rythme de Berger ».
- 3° Ondes $
- Nous sommes encore moins fixés sur la signification des ondes (i. D aPreS Berger, ces ondes traduiraient une manifestation vitale, métabolique, non fonctionnelle de toutes les cellules corticales. Adrian et Matthews, ainsl qu’Adrian et Yamagiwa, n’ont pas retrouvé la présence de ces ondes sur le graphiques. Berger emploie des aiguilles comme électrodes; les aute cités emploient des électrodes simplement fixées à la surface du erane > ces auteurs pensent que c’est peut-être cette différence entre les metn° expérimentales utilisées qui explique leur échec à mettre en évidence ondes. <
- Cependant, Jasper et Andrews, opérant dans les mêmes conditions e F rimentales qu’Adrian et Yamagiwa, ont retrouvé la présence de ces .0I\jre Ils attribuent l’origine des ondes fi à la zone rolandique. A vra932)' l’analyse mathématique des graphiques de Berger, faite par üietseh montre qu’il s’agit là de fréquences d’ordre bien différent ; le rytn correspondrait alors à un ensemble de phénomènes distincts.
- 4° Périodicité lente«
- inme
- Disons enfin que Berger rattache la périodicité lente de l’encéphalogiaI.'^ humain aux fluctuations de l’attention; ces fluctuations présentera d’après les recherches des psychologues, des durées analogues.
- BIBLIOGRAPHIE
- Adrian et Mattiiews (1934). — Brain, t. LVII, pp. 355-385.
- Adrian et Yamagiwa (1935). — Brain, t. LVIII.
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- Dietsch (1932). — Pjl. Arch., t. CCXXIX. . f 756-
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- Jasper (1936). — Science, t. LXXXIII, n° 2150, pp. 259-260.
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- — (1936). — Science, p. 239.
- Matthews (1934). — ./. Physiol., LXXXI, p. 28. ^ . j[ef* **’
- Scheminsky (1928). — In Abderhalden Hand. biol. Arb., Abt. III, Ie1 Tônnies (1933). — J. f. Psycli. u. Nerv., XLV, p. 159.
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- (Publication de fa Société Médicale Belge d’Éducation Physique et des Sports.)
- LE CONTROLE MÉDICO-SPORTIF VADE-MECUM DU PRATICIEN
- En corrélation avec les efforts du Gouvernement belge, du Conseil Supérieur ( éducation Physique et des Sports créé récemment à son initiative, avec la élaboration du Comité Olympique Belge, la Société Médicale Belge d'Édu-éion Physique et des Sports a créé un utile mouvement de propagande pratique.
- nlle a tenu ci initier les médecins aux questions d'éducation physique et 1 e sports et elle a déclenché une propagande par conférences destinées à renseigner le corps médical tout entier et à lui donner possibilité de remplir tous ses devoirs.
- Avec l'aide de la Fédération Médicale Belge, elle a publié un vade-mecum °nt nous saluons l'esprit de réalisation pratique. Ce vade-mecum a été distri-Ue a cinq mille médecins belges et a été remis aux dirigeants des fédérations
- sportives.
- telles réalisations méritent d'être signalées, d'autant plus que la Société eaicale Belge d'Éducation Physique et de Sports entretient avec nos milieux I nçais les meilleures relations et qu elle a eu l'attention d'agréer en qualité 1 ass°ciés étrangers ;
- 1/ ^6 ^roi' Ch- Laubry (Paris) ;
- le Commandant de Chaise-Martin (Joinville) ;
- - le Prof. H. Laugier (Paris) ;
- • le Prof. L. Hédon (Montpellier).
- INTRODUCTION
- sj( ans sa séance du 16 mai 1934, le Comité Supérieur d’Éducation Phy-a 1 e et des Sports, présidé par M. le Ministre de l’Instruction Publique, SDn*C(*pté à l’unanimité le système d’organisation du contrôle médical d élaboré au sein du Comité National Olympique Belge, jo ||,roiet comporte :
- BeUUn modèle de certificat présportif (texte de la Fédération Médicale
- V
- r
- 3° tt moc*^e de fiche de mensurations ;
- i texte donnant les instructions à suivre (texte de la Commission lcale du Comité Olympique).
- E
- Il „n cIu°î consiste ce projet ? Comment doit-on envisager son application ? l06 (:aractérise par :
- s0n tle..cer}ificat médical présportif : Obligation pour quiconque sollicitant '|Ue ] 1 lat'*on à un club sportif de produire un certificat médical attestant Parti r SP°ft ne constitue pas pour lui une contre-indication, s’il désire Oo )1>er a une compétition.
- Le contrôle médical exercé dans les clubs : Établi, au nom de chaque
- N. B.
- Ce « Vade-Mecum » est réservé uniquement aux docteurs en médecine.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- membre, suivant le système dit de « fiches », ce contrôle, qui devrait être obligatoire, restera provisoirement facultatif.
- Le médecin apparaît ainsi comme le collaborateur le plus actif dans cette organisation. Parfois peu ou mal préparé à cette mission, il peut être nécessaire de l’éclairer exactement, de le documenter sur le rôle qu’il a à remplir, bref de l’aider à la pratique des épreuves proposées à l’interprétation des résultats obtenus. ,
- C’est ce que s’efforce de réaliser la Société Médicale Belge d’Education Physique et de Sports en adressant aux praticiens du pays ce vade-mecum restreint.
- Le contrôle médical sportif, tel qu’il se conçoit, comporte donc :
- 1° Un examen clinique initial avant l’affdiation ;
- 2° Un examen signalétique avant et au cours de la pratique des sports. Envisageons successivement chacun de ces examens.
- IL — EXAMEN CLINIQUE
- Un sujet quelconque désire-t-il s’inscrire à un club en vue d’une compe tition sportive ? Il doit, au préalable, se présenter chez un médecin de son choix, pour y subir un examen clinique et obtenir un certificat attestant que son état de santé ne présente, à ce moment, aucune contre-indication pour le sport.
- Le praticien ne doit pas se méprendre sur sa mission : il s’agit d’examine1 le candidat et de rechercher si celui-ci n’est porteur ni d’une affection) n d’une infirmité lui interdisant formellement ou conditionnellement un eim physique. Le médecin n’a pas à déterminer si le sujet peut faire tel spo'^ plutôt qu’un autre, ni à fixer dans quelle limite il peut s’adonner à un sp° déterminé. Il doit néanmoins tenir compte de l’âge et du sexe.
- Le problème à résoudre est donc tout à fait général. ^
- Cet examen n’est rien d’autre qu’une observation clinique habituelle chaque praticien conserve toute sa liberté, en portant toutefois son atten particulière sur l’état du cœur et des poumons.
- Nous pensons cependant faire œuvre utile et aider nos confrères en a rant leur attention sur quelques points particuliers et en préconisai! certain ordre à suivre pour cet examen.
- Cette façon de procéder aura l’avantage d’unifier le plan d< médicale et de faciliter l’enquête que nous nous proposons l’avenir, soit pour apprécier la valeur de ce contrôle dans sc soit pour l’améliorer éventuellement dans le cadre de l’expérience aC1U]qjé
- Nous avons choisi l’ordre suivi dans le Carnet Sanitaire qui sera pu incessamment par la Fédération Médicale Belge :
- Antécédents héréditaires et familiaux.
- Antécédents personnels.
- Taille. — Poids.
- Nez. — Gorge. — Oreilles.
- Bouche. — Dentition.
- Appareil visuel.
- Système ostéo-articulaire.
- Muscles.
- Peau.
- Cœur et vaisseaux.
- Sang.
- Voies respiratoires.
- ; f observation
- de faire dan n appHcat10"’
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
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- Voies digestives.
- Système nerveux.
- Psychisme.
- Puberté.
- Systèmes endocriniens.
- Maladies infectieuses.
- Vaccinations et résultats.
- Lxamen sommaire des urines.
- Il est bien entendu que ce ne sont là que des points de repère destinés u orienter l’esprit du praticien dans la conduite de son examen et que tous les signes qu’il aura relevés appartiennent à son observation personnelle et ne doivent pas être divulgués à l’intéressé.
- Vis-à -vis du sujet examiné, le praticien n’est tenu qu’à délivrer, dans les eas favorables, un certificat rédigé suivant le modèle de la Fédération Médicale Belge, accepté par le Conseil Supérieur d’Éducation Physique et libellé de la manière suivante :
- date ................... (Timbre fiscal)
- JE SOUSSIGNÉ...................... DOCTEUR EN MEDECINE A...............
- .......................]NJO.....CERTIFIE AVOIR EXAMINÉ AUJOURD’HUI
- M........................... CARTE D’IDENTITÉ N° ........ DE LA COMMUNE
- DE .................. ET NE L’AVOIR TROUVÉ ATTEINT D’AUCUNE MANIFES-
- TATION ni de SÉQUELLE PATHOLOGIQUE DE NATURE A LUI INTERDIRE LA PRATIQUE °ES SPORTS EN GÉNÉRAL.
- ^ 1& suite de cet examen, quatre éventualités peuvent se produire :
- Le sujet est bien portant : le certificat est délivré. j ‘J° Le sujet est atteint d’une affection contre-indiquant formellement sport : le certificat n est pas délivré.
- 0 Le sujet est atteint d’une maladie interdisant provisoirement et le mentanément le sport : le certificat n est pas délivré et le praticien indique wornent auquel Vintéressé devra subir un nouvel examen. s Le sujet est porteur d’une affection qui contre-indique la compétition I Uive, mais autorise un entraînement progressif par la gymnastique ou la «que modérée des sports : le praticien ne délivre pas le certificat mais j) ei^e à Vintéressé de se préparer physiquement et de se représenter plus tard. l,,3?8-06 cas particulier, le praticien doit bien insister auprès du sujet sur ait que son inaptitude n’est que temporaire.
- pouan* les premières éventualités, le praticien n’éprouvera pas de difficultés autre^ren^re UnG décision. H n en sera Pas toujours de même dans les deux îT * *
- libm 'Cffe-t’ si chaque praticien conserve le droit d’interpréter, en toute tat^0’ su*Vant ses connaissances personnelles et sa conscience, les manifes-ejj1]011? Pathologiques qu’il a relevées, il faut cependant éviter d’être trop I‘en/Sl ^t d’écarter du sport des sujets porteurs de maladies qui ne les jl or,t inaptes que conditionnellement ou temporairement.
- Par ^aut Pas oublier que certaines affections peuvent aussi s’améliorer ]eur 1 es exercices physiques bien dosés et conduits progressivement dans PourSUCCeSsion> comme c’est le cas dans la gymnastique pédagogique. C’est deilx <!Vlter cet écueil que nous vous présentons un tableau comportant PRtlî ?° ,nnes et contenant par système organique, d’une part les affections fiant 0giqU?s évaluant l’inaptitude au sport et, d’autre part, celles justi-L n,,Ulîe Préparation préalable par la gymnastique éducative ou permettant atique modérée et surveillée du sport.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Ce tableau n’est ni impératif ni définitif ; il est forcément incomplet et
- c’est avec l’expérience de tous que de le compléter.
- Affections pathologiques entraînant l’inaptitude aux sports de compétition :
- nous serons capables, dans l’avenir,
- Affections pathologiques n’excluant pas nécessairement la pratique de la gymnastique éducative ou celle des sports sous surveillance médicale.
- Affections des or genres respiratoires.
- Crise d’asthme, emphysème pulmonaire, lésions évidentes ou suspectes de tuberculose pulmonaire évolutive.
- Difformités ou affections chroniques du nez et du nasopharvnx gênant la respiration nasale ; convalescence d’affections aiguës (bronchite, pneumonie, pleurésie, sinusite, etc.). Affections chroniques des voies respiratoires, dda' tation des bronches, sclérose pub monaire. Rigidité thoracique ou ampliation thoracique insuffisante. Tuberculose fibreuse.
- Affections des organes digestifs.
- Hernies caractérisées, ulcération du tube digestif, appendicite chronique, affections aiguës de la vésicule, lithiase.
- Dyspepsies chroniques, ptose viscérale ; troubles fonctionnels h'1 foie.
- Affections des
- Toute manifestation inflammatoire de cardiopathie au début ou en cours d’évolution ; insuffisance myocardique, varices volumineuses.
- Hypertension artérielle marquée.
- organes circulatoires.
- Troubles fonctionnels du cœur' Cardiopathies stabilisées et compensées.
- Hypotension.
- Affections des
- Lésions tuberculeuses du testicule ou de l’épididyme ; hydrocèle volumineuse, ectopie testiculaire fixée au devant du pmbis.
- Chez la femme : affection inflammatoire de l’utérus et des annexes.
- Grossesse. — Allaitement.
- Prolapsus utérin.
- Affections des
- Néphrites, tuberculose, lithiase rénale, suppuration des reins.
- organes génitaux.
- Afîe'ctions ou lésions bénigneS ^ll testicule, du cordon, du scrotum e de la prostate.
- organes urinaires.
- Albuminurie ; urémie légere’
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
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- A ffections du squelette et des muscles.
- Toute affection grave et incurable des os ou des articulations, pied bot.
- Myosite évolutive. — Eventration.
- Deformation de la colonne vertébrale et des os ; convalescence de rhumatisme articulaire aigu ; manifestations permanentes de rhumatismes chroniques ; crampes musculaires récidivantes ; pieds plats ; atrophie musculaire d’un membre.
- Affections constitutionnelles.
- Hémophilie, diabète grave, leucémie, lymphadénites ; cachexie.
- Convalescence de maladie infectieuse, obésité, hypotrophie musculaire ou débilité constitutionnelle, taille, poids et périmètre thoracique insuffisants, rachitisme.
- Maladies de la peau
- Affections contagieuses, lésions spécifiques de la peau et des muqueuses.
- Affections cutanées rebelles et récidivantes (ichtyose, psoriasis étendu, eczéma chronique).
- Cicatrice gênant le mouvement.
- Cicatrices opératoires vicieuses de l’abdomen.
- Maladies du système nerveux.
- Epilepsiej chorée, tétanie, para-}sies ; affections mentales.
- Séquelle de méningite et d’encéphalite, névralgies récidivantes, névrose.
- Affections neuro-endocriniennes.
- Troubles graves du système ner- Troubles fonctionnels frustes,
- veux végétatif ou endocrinien, en particulier de la thyroïde.
- Organes des sens.
- Otites aiguës, suppurations de Otite moyenne chronique,
- oreille, myopie forte. Forte dimi-nution de l'acuité visuelle.
- ‘^marque*. - 11 est Recommander• d'mtenta
- hque du sport à tout sujet en puissance d a Vcrdalite etc
- Wex. : coryza, bronchite, grippe, angine,, rhumatismes, amygdalite, etc.
- III. — EXAMEN SIGNALÉTIQUE
- A. — Définition — Modèle de fiches.
- signé11S ^ suPPosition °ù 1° sujet, reconnu apte et porteur du certificat ClUré,^ai ^ m®decin de son choix, s’affilie à un club sportif, il doit à son (< subir un nouvel examen par le médecin du club. Cet examen a pour
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- but de relever et de noter les caractéristiques individuelles du sujet afin de réaliser un véritable profil constitutionnel de sa force, de sa robusticitc et de son endurance.
- Répété par la suite périodiquement, il permettra, par le jeu de comparaison, de constater ou l’amélioration de l’état de santé, ou éventuellement un fléchissement de la résistance, ou le réveil de quelque affection pathologique sous l’influence de l’effort.
- Cet examen se déduit de la fiche adoptée par le Conseil Supérieur D’Éducation Physique et de Sports, ainsi que par le Congrès International de Médecine appliquée à-d’Éducation Physique et aux Sports tenu au mois de septembre 1934 à Chamonix.
- Les épreuves qu’elle comporte n’ont pas pour but d’intégrer l’individu dans une formule susceptible de définir sa santé et sa résistance. Elles ne sont que, par leurs résultats comparés, des témoins capables d’orienter le médecin sur le comportement de l’individu au cours de l’entraînement sportif.
- La fiche comporte :
- Nom et prénoms ;
- Date de naissance ;
- Age au moment de l’examen ;
- Taille ;
- Poids ;
- Périmètres thoraciques (statique ; en inspirât, max. et expirât, max.) ;
- Ampliation thoracique ;
- Temps d’apnée ;
- Spirométrie ;
- Epreuve cardiaque (épreuve de Martinet).
- L’examen signaléticjue, qui ne comporte que la constatation des résultats obtenus, est indépendant de l’examen médical. Le premier complète Ie second et ne l’exclut pas.
- B. — Technique des Mensurations et des Épreuves.
- La taille.
- Pour mesurer la taille, on se sert de la toise. Le sujet déchaussé, le torse nu, s’y adosse, le corps droit en attitude du « garde à vous », et la hgn° partant du point d’origine supérieur du lobe de l’oreille et aboutissant <l la commissure palpébrale se trouvant dans un plan horizontal. L’éque,re de la toise doit être placée bien horizontalement sur le sommet du crâne • à titre de contrôle, il convient de reprendre cette mesure à deux ou tro -reprises. On l’exprime en millimètres.
- A défaut de toise, on peut fixer au mur, au moyen de grosses punaiseS> un ruban métrique métallique d’une longueur de deux mètres, en aya^ soin de mettre le 0 de la graduation au niveau du sol et en veillant a ^ que le mur sur lequel est fixé le ruban soit dépourvu de plinthe. On le t°ls au moyen d’une équerre en bois de chêne bien sec.
- Le poids.
- Le sujet, porteur d’une culotte ou d’un pantalon, sera pesé toujours la même heure du jour, assez loin des repas, après évacuation des mtc et de la vessie. La bascule sera régulièrement vérifiée. Exprimer le cil en kilogrammes et en hectogrammes.
- wanaBnen
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
- Le périmètre thoracique statique ou moyen.
- Le sujet est debout, dans la même position que pour la mesure de la taille ; il relève les bras, on place le ruban métrique en arrière sous l’angle inférieur des omoplates, en avant sous le mamelon ; il ramène ensuite les liras le long du corps et compte lentement à haute voix. Le chiffre est lu a la fin de l’expiration. Le ruban métrique doit être souple et non trop •endu. Par précaution, un aide peut soutenir le ruban dans le dos, en plaçant son index au-dessous du ruban pour éviter que celui-ci ne descende. Exprimer le chiffre en millimètres. Chez la femme, le périmètre se prend de ta même façon, mais en plaçant le ruban métrique dans le plan de l’appen-diee xiphoïde.
- Ampliation thoracique.
- 1- est la mesure du périmètre thoracique à la fin d’une inspiration maxi-jnum et d’une expiration complète ; la différence indique l’étendue et ampleur du jeu costal, c’est-à-dire l’ampliation thoracique. Cette mesure peut être prise au niveau des aisselles, du mamelon ou de l’appendice •phoïde ; habituellement, on le prend au niveau du mamelon. (Cette façon e procéder présente certains inconvénients quand elle est appliquée au Sexe féminin ; alors on mesure l’ampliation thoracique au niveau de l’ap-Pendice xiphoïde.)
- Un procède à cette mesure en plaçant le ruban métrique bien horizonta-(ttenl sur le plan mamelonnaire du thorax, de manière à ce que l’extré-
- I C, ruhan se trouve au milieu du sternum, maintenue par la main dgUf 6 mensurateur, devant laquelle devra se déplacer, sous l’influence
- mrces respiratoires, le reste du ruban tenu par la main droite du mensu-eVr- Éviter de trop serrer le ruban contre la poitrine ou de trop le relâcher ;
- II aide peut éventuellement soutenir le ruban en se plaçant derrière le sujet.
- a invite le sujet : 1° à inspirer lentement et le plus profondément J .Slk e et on note (sur la partie mobile du ruban) le chiffre devant lequel ')0r°'UVe son extrémité fixe ;
- ]e ~ a expirer lentement et complètement ; on note de la même manière l’a nTeau c^^re obtenu. La différence entre ces deux chiffres indique pnation thoracique. Exprimer chaque fois le chiffre en millimètres.
- Temps d'apnée.
- ensifi SUJ6t GSt à expirer aussi profondément que possible, à faire
- (|U’ij e Une profonde inspiration et retenir sa respiration aussi longtemps Phr peut> ies narines pincées entre le pouce et l’index de la main droite. resn- °motrer la durée de l’apnée (entraîner le chronomètre dès que la sa r a ,10n.est suspendue, arrêter l’instrument aussitôt que le sujet reprend l’éDr Plr&tion). Il importe de ne donner aucune explication sur le but de il ^ c}'UVe' Noter l’état du sujet pendant l’épreuve et la raison jmur laquelle ti0n Cesser son état d’apnée. Eblouissement, vertige, sensation de conges-le J.S?nt. ^es impressions subjectives anormales qui sont intéressantes pour e ecm et qu’il convient de noter.
- Spirométrie.
- la pW* est placé debout devant le spiromètre ; l’aiguille bien verticale, Soientn e pia()ée au 0 du cadran. Éviter que le cou, la poitrine ou l’abdomen c°mprimés, que la tuyauterie reliant l’embout de verre mis en bouche
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- par le sujet et le spiromètre ne présente ni fuite ni coudure. Demander au sujet de faire une profonde inspiration, de pincer, aussitôt après, les narines entre l’index et le pouce de la main gauche, de mettre immédiatement en bouche l’embout de verre tenu par la main droite, sans relâcher l’inspiration, d’expirer lentement, complètement et profondément.
- Noter exactement le chiffre du cadran devant lequel s’arrête l’aiguille.
- Il est à recommander d’expliquer préalablement l’épreuve au sujet, d’en faire la démonstration devant lui, de la faire recommencer trois fois de suite en laissant entre chaque épreuve un repos de 1 à 2 minutes ; on ne retient que le chiffre-maximum atteint par le sujet.
- Nous recommandons les spiromètres à eau, qui sont plus exacts que les spiromètres à sec.
- L'épreuve cardiaque.
- Celle-ci est destinée à juger des réactions du cœur vis-à-vis de l’effort.
- On a choisi l’épreuve de Martinet, parce qu’elle est simple, précise dans les mouvements qu’elle comporte et n’exige aucune instrumentation.
- Le sujet est confortablement assis pendant quelques minutes, on compte le pouls jusqu’à ce que deux mesures donnent le même chiffre ; il se lève et se tient debout, on pratique de la même façon la numération du pouls. Il exécute 20 flexions profondes des jambes, les mains devant chaque fois toucher le sol, un temps d’extension et un temps de flexion des jambes par seconde. Après l’exercice, le sujet se rassied. On prend et on note h pouls de minute en minute, pendant 5 minutes.
- Il est bon de pratiquer cette épreuve, à la même heure de la journée, à assez longue distance des repas, en prenant soin de faire exécuter ces exercices la veille de l’épreuve afin d’éliminer toute hésitation dans l’exe-cution des mouvements.
- Il est indispensable de noter : l’aspect extérieur du sujet (traits tirés, pâleur, turgescence des veines), l’apparition d’une douleur angineuse, d une polypnée intense prenant l'allure de dyspnée; par l’auscultation du coeur, on recherchera les modifications d’intensité des bruits, la présence de bru*4* surajoutés ou de souffles. L’apparition de ces signes après l’épreuve d effor fait présumer une adaptation insuffisante de l’état cardio-pulmonaire (>u sujet à l’effort.
- C. — Conduite de l’examen signalétique.
- de
- Pour effectuer commodément ces épreuves, il est utile de dispose cinq mensurateurs. . • • ra
- Le médecin effectuera lui-même le choix de son personnel, 1 inl ^ lui-même à la technique des mensurations en lui rappelant que ce s0lî geI1t moyens d’investigation précis et que les résultats auxquels elles aboutis^ n’ont de valeur que par l’exactitude avec laquelle les mesures ont été Pr Le médecin s’assurera que cette technique aura été bien comprise. A jg de contrôle, il fera appliquer, en sa présence, les épreuves sur deux ou sujets bénévoles. Il pourra ainsi, rapidement, se rendre compte du c cient d’erreur inhérent à chaque mensurateur. 'deci*1’
- La mesure de la tension artérielle sera toujours effectuée par le nu et ne peut être confiée à un aide. .
- Les mensurations, pour être exactes, doivent toujours être prises les mêmes conditions : heure du jour, temps écoulé après le dernier état de repos, de fatigue, de maladie du sujet.
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
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- Il est à recommander, pour les clubs, d'effectuer ces mensurations le dimanche matin, après 8 h. 30, et de noter sur la fiche l’état du sujet, au moment de l’épreuve.
- Les appareils doivent être installés et vérifiés avant l’épreuve, chaque opérateur se trouvant près de l’appareil dont il doit se servir. Il ne peut m se déplacer, ni se rendre chez un autre opérateur. Le local où se pratiquent les mensurations doit être chauffé, afin d’éviter tout refroidissement, et présenter la tranquillité et le calme indispensables à toute mesure.
- Le sujet se présente à chaque opérateur, le torse nu, sans chaussures, et fiche en main. L’opérateur effectue la mesure et l’inscrit sur la fiche.
- Les appareils doivent être disposés de façon à établir un sens unique et dans un ordre tel que la mensuration ne soit pas pour le sujet une cause do fatigue pouvant modifier le résultat de la mesure suivante.
- L ordre suivant des mensurations est conseillé : taille, poids, périmètre thoracique statique, périmètre thoracique en inspiration et en expiration, (,niphation thoracique, spiromêtrie, temps d'apnée, mensuration du pouls (le Sujot étant resté assis) ; épreuve cardiaque.
- . Quant à l interprétation des résultats, elle relève exclusivement du méde-Ctl1) qui devra, toutefois, les envisager dans un esprit clinique, sans oublier cI"e si les mesures chiffrées, pour tout ce qui se rapporte à 1 homme, sont 1111 guide précieux pour orienter l’esprit, elles restent dépourvues de toute Valeur explicative et n’excluent jamais ni la déduction, ni le raisonnement.
- Chaque fiche doit être examinée par le médecin qui se fera présenter, pour examen plus détaillé, les sujets pour lesquels il aurait relevé une anomalie.
- L examen sio’nalétiuue n’a de valeur crue s il complète 1 observation
- clinique.
- IV. — TABLEAUX DES MOYENNES DES DIFFÉRENTES MENSURATIONS
- Il esT ( l^e-aUX su^vants doivent servir à faciliter la tâche du médecin: p]airesSoilhaitable que chaque cabinet médical sportif en possède des exem-tj0ns S> ( e luçon à pouvoir comparer les chiffres obtenus lors des mensura-jl aux chiffres moyens. Nous avons puisé aux meilleures sources.
- Sont eS^ Ce.Pendant de toute évidence que les chiffres que nous donnons ne s’jjjj has immuables ; nous estimons, au contraire, que des corrections sP°rtifM * °n* lorsque, par suite de l'extension du contrôle médical des sont S’ nous disposerons de données suffisantes. Les tableaux ci-dessous j lll( °mplets, faute de documentation exacte.
- (c0]Ol tab]eau I, établi pour le sexe masculin, nous donne, d’après l’âge (chijp n<l ’ ^es chiffres moyens de la taille (colonnes 2, 3 et 4). La colonne 3 Offres8d°UliginéS) d onne la moyenne arithmétique stricte, tandis que les Hi0,le S des colonnes 2 et 4 délimitent les données extrêmes d’une classe classe*^ nous semble plus judicieux de nous baser sur les données d’une l es ,ü^enne cIue de nous laisser fasciner par un chiffre moyen unique, dans 7 llu'ines considérations s’appliquent aux données du poids exprimées Ces ? Co!onnes 5, 6 et 7.
- en l924°nn<^es sont extraites des échelles établies d’après l’enquête dirigée Leg Par la Commission For Relief in Belgium Edueational Foundation. L’é] CO‘°îlnes 8 et 9 nous donnent le périmètre thoracique. cDép ,stlcité thoracique ou la mesure de l’ampliation thoracique est indi-tla"s la colonne 10.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- La capacité vitale, ou respiratoire, ou spirométrique est consignée dans la colonne 11 (d’après le Prof. E. Spehl).
- Les chiffres fournis par ce tableau permettront de confirmer un état déficient déjà soupçonné par l’examen médical, ou pourront attirer l’atten tion du médecin et l’inciter à un examen médical approfondi.
- D’autre part, ils permettront de suivre les progrès du pratiquant des sports, lors des examens et mensurations répétées et, éventuellement, aideront à dépister un fléchissement de la santé.
- Le tableau II contient les chiffres relatifs aux différentes mesures s appL quant au sexe féminin
- (sexe masculin)
- Lableau
- TAILLE (Classe moyenne en mm. (1)
- POIDS (Classe moyenne) en kg. (1)
- Ampl. Thor. en mm
- Périm
- THORAC
- Moyen.
- Moyen. Max.
- 0.991
- 1.047
- 1.096
- 1.145
- 1.198
- 1.235
- 1.280
- 1.318
- 1.357
- 1.400
- 1.463
- .628
- .633
- 1.038
- 1.097
- 1.150
- 1.205
- 1.248
- 1.295
- 1.341
- 1.382
- 1.430
- 1.483
- 1.536
- 1.554
- 1.594
- 1 645(2
- 1.674
- 1.683
- 1.084
- 1.148
- 1.204
- 1.265
- 1.307
- 1.355
- 1.402
- 1.446
- 1.503
- 1.567
- 1.610
- 1.728
- 1.738
- 15.—
- 16.33
- 17.73
- 19.65
- 21.42
- 23.11
- 25.02
- 27.06
- 29.02
- 31.57
- 35.91
- 16.72
- 18.44
- 20.28
- 22.35
- 24.34
- 26.37
- 28.79
- 31.22
- 33.98
- 37.90
- 41.42
- 45.5
- 49.7
- 57.—
- 61.—
- 18.44
- 20.55 22.83 25.05 27.26 29.63
- 32.56 35.38 38.94 44.23 46.93
- 30-40
- 30-40
- 40-70
- 50
- 60-100
- 0900
- 1140
- 1380
- 1550
- 1730
- 1860
- 2060
- 2290
- 2460
- 2630
- 2910
- 3110
- 3280
- 3380
- 3400
- 3420
- 3430
- 3450
- 3460
- 3480
- 3480
- 3480
- 3480
- 3420
- 3420
- 341°
- (1) D’après les travaux de la Commission d’Étude de la C. R. B- (19-1/-
- (2) D’après Mac Aulifîe : Développement et Croissance — Paris.
- (3) D’après le tableau du Prof. E. Spehl.
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- Tableau II (sexe féminin)
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- AGE TAILLE (U POIDS (1) Périm. Ampl.
- (classe moyenne) (classe moyenne) Thorac. Thorac.
- en mm. en kg.
- Min. Moyen. Max. Min. Moyen. Max.
- 1 2 3 4 5 1 6 7 8 9
- 5 0.983 1.029 1.674 14.65 16.35 18.05
- 6 1.043 1.092 1.140 15.09 1805 20.11
- 7 1.095 1.147 1.200 17.32 19.85 22.38
- 8 9 10 H 12 13 14 15 1,140 1.119 1.258 18.94 21.69 24.44
- 1.184 1.245 1.306 20.76 23.83 26.90
- 1.234 1.304 1.374 22.67 26.46 30.27
- 1.276 1.348 1.420 24.21 28.97 33.73
- 1.324 1.400 1.476 26.93 32.22 37.51
- 1.385 1.458 1.531 29.81 36.17 42.55
- 1.441 1.568 1.576 33.95 39.39 46.83
- 1.465 1.535 1.605 36.11 43.24 50.37
- .Le tableau III établit pour chaque taille le poids et le périmètre thora-Cl1Ue> d’après les recherches faites par les Drs Sillevaerts et A. Govaerts SUrles miliciens de 1926, déclarés aptes au service (2).
- Temps d'apnée.
- Ch
- ne]j Cz Un adulte normal, ce temps varie'de 20 à 25 secondes, exception-àl’a •etl3 de 30 à 35 secondes (J. Sabrazès). Flaek considère comme inaptes Chez ]aLl0n sujets qui ne peuvent rester en apnée plus de 45 secondes, osoi’u S sPortifs âgés de 20 à 25 ans, on constate une moyenne de 40 secondes, jpan\ entre 30 et 50 secondes.
- Wt^rèS ^chard et Léon Binet, toutes les fois qu’il y a trouble de la 1 aPnéeU resP*ra^°^re5 Par atteinte du poumon ou par défaillance du cœur, de l’ait ;Volon^a^re se trouve diminuée à un degré qui traduit l’importance sens era^10n de cette fonction ; ces variations ne se font pas dans le même v°l0n ? Celles de la capacité pulmonaire. Pratiquement, la durée d’apnée re traduit la puissance respiratoire du sujet.
- V. — PHARMACIE OU BOITE DE SECOURS
- No
- la disposition exclusive du médecin)
- sous dn • • •
- 'leVraient°nn0nS 1C* ^ste des médicaments et du matériel de secours qui lrtlP°rtan S6 trouver dans la pharmacie de chaque club sportif de quelque ^clical Ce’ Cette pharmacie trouve sa place toute indiquée au cabinet Sa Co sP°rtif annexé aux installations du club.
- Position nous a été dictée par l’enseignement de la pratique.
- (2i p après les travaux de la Commission d’Étude de la C. R. R. (192i).
- H0yal du Recueil des Mémoires couronnés et autres Mémou es, < u - ca emie e Médecine de Belgique, tome XXIV, 1930.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau III (sexe masculin)
- Taille Poids : Minimum en kg. Moyen Maximum Périmètre thoracique : en cm. Minimum Moyen Maximum
- 1 .54 46.4 52.4 58 .4 76.41 80.41 84.41
- 1 .55 47.0 r 53.0 59, .0 77.17 81.17 85.17
- 1 .56 47.6 53.6 59, .6 77.58 81.58 85.58
- 1 .57 48.2 54.2 60, ,2 77.91 81.91 85.91
- 1 .58 48.8 54.8 60, .8 78.09 82.09 86.09
- 1 .59 49.4 55.4 60, .8 78.30 82.30 86.30
- 1 .60 50.0 56.0 62, .0 78.77 82.77 86.77
- 1. .61 50.6 56.6 62, .6 79.25 83.25 87.25
- 1. .62 51.2 57.2 63, ,2 79.27 83.27 87.27
- 1. .63 51.8 57.8 63, ,8 79.30 83.30 87.30
- 1. .64 52.4 58.4 64. .8 79.72 83.72 87.72
- 1. .65 53.0 59.0 65, ,0 80.05 84.05 88.05
- 1. .66 53.6 59.6 65, ,6 80.25 84.27 88.2/
- 1. .67 54.2 60.2 66, ,2 80.67 84.67 88.67
- 1. .68 54.8 60.8 66, ,8 80.68 84.68 88.68
- 1. .69 55.4 61.4 67, ,8 80.93 84.93 88.93
- 1, .70 56.0 62.0 68, ,0 81.20 85.20 89.2(1
- 1. .71 56.6 62.6 68, ,6 81.33 85.33 89.33
- 1. .72 56.8 62.8 68. ,8 81.55 85.55 89.55
- 1. .73 57.4 63.4 69. ,4 , 81.72 85.72 89. G
- 1. .74 58.0 64.0 70. .0 81.84 85.84 89.84
- 1. .75 58.6 64.6 70. ,6 82.11 86.11 90.H
- 1. .76 59.2 65.2 71, 2 82.65 86.65 90.8° aa 78
- 1. . 77 59.8 65.8 71. ,8 82.78 86.78 90. /°
- 1. .78 60.4 66.4 72. 4 83.23 87.23 91 • i0
- lie
- Ether sulfurique — Teinture d’iode (inaltérable d’après la je
- pharmacopée) — Eau oxygénée 12 vol. —: Alcool camphre Goulard — Teinture d’arnica —- Oxycyanure dç mercure en cotfip
- Ea“
- rimés
- i —- uxycyanure ae mercure en r ollr Pommade iodée simple et au salicylate de méthyle — Solution coliy lavage des yeux (Rp. Oxycyanure d’hydrargyre : 10 cg. ; Chjo n. sodium : 7 g. ; Eau : 500 g.) -—- Acide acétylsalicylique — Vaseim tholée en tube — Poudre digestive alcaline. , *c de
- Matériel de pansements. — Gaze aseptique — Bandes de car jrap dimensions diverses : 3, 5, 7, 10, 15 cm. —- Ouate hydrophile — yP jc ou caoutchouté simple du Codex — Pansements au sparadrap S1 .jUgc'1 élastique de dimensions diverses : 4, 6, 8 cm. — Vaseline antisep
- tube- . • -îles ino*)"
- Deux seringues (une de 5 cm3 et une de 10 cm3) avec aigun ^rée
- dables — Sérum antitétanique — Ampoules de caféine — Huile c£0pP i0jis Éther — Une pince à poser et à enlever les agrafes — Agrafes de ni ^ ^ajrc diverses -—- Un bassin émaillé pour solutions antiseptiques ' j^js oü de ciseaux — Attelles métalliques pour fractures ou planchettes 011 g^ti1!11!’ gros carton — Coton brut — Liqueur de Fehling A et B —- Aclt e ycrrcs a dilué — Lampe à alcool ou bec Bunsen — Tubes à réaction pied (pour recueillir les urines). . orta>’ls
- Une civière devrait être à la disposition pour les accidents 1 (fracture des membres inférieurs).
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
- 333
- Le tableau VII traitant des premiers soins à donner en cas d’accidents devrait être affiché près de la pharmacie.
- vi. — installations du cabinet médical sportif
- Le cabinet médical, qu’il serait souhaitable de voir installé dans chaque c'ub sportif, peut être aménagé à peu de frais.
- Nous y trouverons le matériel suivant :
- Une table d’examen (pouvant servir également de table de massage).
- Un bureau ou simple, table.
- Quelques sièges.
- Un spiromètre.
- Une bascule.
- Une toise (au besoin un double mètre métallique avec une équerre ou "ue planchette suffiront).
- Un lavabo ou bassin avec serviettes.
- Un tableau pour mesurer l’acuité visuelle (gradue en dixièmes).
- Un jeu de spéculum de Toynbee.
- Lampe ou miroir frontal.
- Un abaisse-langue.
- Un appareil pour mesurer la tension artérielle (appareil genre \ aquez °u Pachon à double manchette).
- Pn ruban métrique inextensible.
- Un stéthoscope.
- . P est à remarquer que chaque médecin possède actuellement la plupart ces derniers instruments pour son propre usage.
- Les divers tableaux reproduits plus haut, ainsi que celui (les premiers Sl,lns adonner, trouveront leur place toute indiquée dans le cabinet médical sPortif.
- . ^i on désire mesurer la hauteur du tronc et établir le coefficient thora-"fne, U faut disposer d’un tabouret de hauteur connue (30 cm.).
- |. e même, pour l’envergure, on peut appliquer un double mètre meta (lue ou du papier millimétré sur le mur.
- VU. __ PREMIERS SOINS EN CAS D’ACCIDENTS
- tableau qui suit ne s’adresse pas aux médecins, mais aux dirigeants fUx délégués du club, afin de leur indiquer la conduite à tenir et les soins Çnner dans les cas d’accidents les plus usuels, en attendant 1 arrivée i u Jdecin. R est utile de l’afficher près de la pharmacie du club et d en placer exemplaire dans les valises de secours dont sont munis les délégués ou . gneurs accompagnant les équipes sportives en déplacement. On peut ^ ' Tient en distribuer des exemplaires aux dirigeants.
- j, est évident que chaque médecin peut modifier les données de ce tableau )Pres ses propres conceptions et nous ne le lui présentons qu a titre SCatlf- Nous avons éliminé toutes les interventions, exclusivement n6es au médecin.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Tableau IV Soins d’urgence
- en attendant l’arrivée du médecin.
- Remarques importantes. — Dans l’éventualité de blessures décrites dans ce tableau, avertir le médecin. Si celui-ci ne peut se rendre immédiatement sur place, donner les premiers soins suivant les indications décrites ci-après. Inviter le blessé à se faire examiner par le médecin et avertir celui-ci des soins donnés.
- 1. — Contusions.
- 2. — Entorses.
- 3. — Plaies. — Eraflures.
- 4. — Plaies plus profondes.
- 5. — Luxations.
- 6. — Fractures.
- 7. — Syncope et tendances syncopales.
- 8. — Tour de reins.
- 9. — Saignement du nez.
- 10. — Crampes musculaires.
- 11. — Contusions musculaires.
- 12. — Indigestion. — Crampes d’estomac.
- 13. — Souillures de l’œil.
- 14. — Dents.
- 15. — Asphyxie par submersion (noyade).
- D. : Définition — S. : Signes — T. : Soins.
- 1. — Contusions. —D. Lésions des tissus sans ouverture des téguments (peau)
- S. Gonflement — Douleur — Ecchymose (bleu). . e
- T. 1. Application de compresses chaudes ou froides (à l’eau de Goulard -f- tein
- d’Arnica).
- 2. Frictions à l’alcool camphré.
- 3. Badigeonnage à la teinture d’iode.
- 4. Pansement ouaté légèrement compressif.
- S.
- - Entorses. — D. Lésions (distension, rupture, déchirure, déplacera moyens de fixation des articulations.
- Commémoratif de l’accident.
- ent)
- la nuit-
- Douleur immédiate forte, se calme assez rapidement, mais exacerbation Gonflement progressif.
- Limitation et douleur des mouvements spontanés et provoqués. > f , • ure Ecchymose (bleu, bleuâtre, noirâtre, verdâtre, jaunâtre) tardive si de avec hémorragie.
- 1. Immobilisation.
- 2. Compresses froides à l’eau de Goulard.
- 3. Badigeonnage teinture d’iode.
- 4. Bandage ouaté compressif.
- 5. Bains et compresses chaudes à la maison.
- 6. Renforcer l’articulation par le port d’un bandage.
- 7. Consulter le médecin pour l’utilité et le mode de massage.
- 3. — Plaies — Éraflures. — D. Lésions superficielles de la peau- aUl/3)-T. 1. Si souillées par la terre : nettoyage à l’eau oxygénée (pure ou diluée *
- 2. Si pas souillées, badigeonner directement par la teinture d’iode. _ appÜ'
- 3. Si suintement sanguin ou danger d’adhérence de tissus dans la plfll
- quer de la vaseline antiseptique isolante.
- 4. Pansement aseptique.
- 5. Bandage ou pansement adhésif (sparadrap). . -eCiiofl “6
- 6. Recourir d’urgence au médecin pour juger de la nécessité d’une ' /
- sérum antitétanique si les plaies sont souillées de terre.
- 4. — Plaies plus profondes et attrition (broyement de tissus). .. , T. 1. Nettoyage soigné à l’eau oxygénée diluée au 1 /3 dans l’eau lie
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
- 335
- 2. Application de teinture d’iode sur la plaie et autour.
- 3. Gaze aseptique (avec vaseline antiseptique si la plaie est très suintante).
- 4. Bandage de maintien ou pansement adhésif.
- 0. Recourir d’urgence au médecin.
- — Luxations. — D. Lésions des articulations avec déplacements (déboîtement) des surfaces articulaires.
- d. Douleur spontanée et provoquée.
- 2. Déformation (bosses anormales de l’articulation).
- 3. Déviation et position anormale des membres.
- 4. Mouvements limités de l’articulation.
- Mouvements anormaux.
- Immobilisation par bandage approprié.
- T. 1.
- T
- 2. Recourir au médecin pour procéder à la réduction.
- 6- — Fractures.
- • Douleur extrêmement aiguë — Déformation — Déviation —• Impotence pour certains mouvements.
- Douleur à la pression, surtout à l’endroit de la fracture.
- Mobilité anormale (des fragments).
- Appareils provisoires destinés au transport du malade (civière) ou pour lui permettre de se rendre chez le médecin.
- !• Attelles de fortune — Lattes — Cartons.
- Attelle de treillis métallique.
- l'aire un pansement ouaté épais, fixé par des bandages. Encastrer les lattes dans e bandage de façon à immobiliser l’articulation en amont et aval de la fracture et 0lLte.nir le membre fracturé.
- ^ aire le transport (civière) en évitant au blessé les chocs et les heurts ; bien caler naembre fracturé (coussins, couvertures).
- 3. Avertir d’urgence le médecin.
- " Syncope et tendances syncopales — Commotion cérébrale. — D. Perte subite
- f connaissance.
- Pâleur.
- • Sueur froide — Titubation, y . • Chute ou défaillance.
- t)’ donner de l’air et écarter les curieux. ,
- • Coucher sur le dos, tête plus basse que les épaules.
- , • Enlever les vêtements serrant, dénuder la poitrine, j- ' Eaire respirer éther ou ammoniaque.
- flageller ou asperger par eau froide (éponge, essuie-mains) visage et poitrine, compresses froides (eau ou eau vinaigrée) sur front et tempes.
- _• Respiration artificielle — Traction de la langue.
- t • Petites gorgées de liquides chauds (grog, vin chaud, café chaud, cognac g ou rhum).
- Recourir d’urgence au médecin.
- Par
- T.
- To
- urs de reins.
- Rupture fibrillaire au niveau des muscles des reins ^nii mouvement exagéré et par suite de fatigue.
- 2' ^mobiliser pendant un peu de temps.
- '• frictionner à l’alcool camphré.
- 4* V^hphquer pommade iodée au salicylate de méthyle.
- - ' ‘'lettre bandage ouaté légèrement compressif.
- Consulter le médecin.
- T, J Saignement du nez.
- 2 Comprimer les deux narines.
- -lettre les tampons d’ouate trempés d’eau oxygénée dans les narines.
- . 1°. _ r
- P, -j p crampes musculaires.
- 0 le malade. . . , ,
- faire des mouvements d’extension ou de flexion (antagonistes des muscles
- contracturés).
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- 3. Faire léger massage ou frictionner à l’alcool camphré.
- 4. Faire des mouvements spontanés progressifs.
- 11. —• Contusions musculaires.
- S. Douleur subite et violente dans un groupe musculaire survenant à la suite
- d’un choc.
- T. 1. Compresses humides chaudes.
- 2. Frictionner légèrement à l’alcool camphré.
- 3. Appliquer largement un emplâtre adhésif, par exemple emplâtre adhésif
- caoutchouté, simple du Codex.
- 12. — Indigestion — Crampes d’estomac.
- 1. Finir le dîner ^au moins deux heures avant le match.
- 2. Ne pas manger de mets peu digestes (graisse, bœuf bouilli, fdet de hareng)
- côtelettes de porc, carbonnades flamandes, pommes frites, ragoût), ni des quantités d’aliments trop grandes.
- 3. Bicarbonate de soude ou poudre alcaline quelconque dans un peu d eau.
- 4. Quelques gouttes d’éther sur un morceau de sucre.
- 13. — Souillures de l’œil.
- T. Laver avec tampons d’ouate ou à l’aide d’une œillère, avec le liquide sui vant : Rp. Oxycyanure d’hydrargyre 10 cg. ; Chlorure de sodium 7 g- • Eau 500 g. (signé par le médecin). — Envoi sans retard au spéciale
- 14. — Dents. — En cas d’ébranlement des incisives, ne pas arracher la dent,
- même très mobile. Recourir rapidement aux soins du dentiste.
- 15. — Asphyxie par submersion (noyade). — Coucher le noyé sur le dos, un peu tourné sur le côté droit. Lui débarrasser la bouche des mucosités et des sou» u qui l’encombrent; le réchauffer et le frictionner avec une flanelle chaude. jlf , sous son nez un flacon rempli d’ammoniaque étendue et pratiquer, sans delà1» respiration artificielle. Pour celle-là, on saisit les bras au niveau des coudes et exerce une légère compression sur la poitrine ; on les écarte ensuite du tronc P les ramener contre la poitrine en pressant à nouveau légèrement sur celle-ci. ReP
- ce mouvement 15 à 18 fois par minute. Avertir d’urgence le médecin.
- VIII.
- CONSEILS ET NOTIONS D’HYGIÈNE
- Il importe que le médecin veille à l’hygiène des installations spoit|v. Il insistera pour que les locaux répondent aux exigences de la propre*' ’ t l’aération et du chauffage en période hivernale ; il réclamera éventuelle ^ des désinfections périodiques. Les douches et autres installations . «= niques retiendront son attention. . pllts
- Dans les sports collectifs où le club fournit ordinairement les équipeI11 aux joueurs, on insistera particulièrement pour qu’un lavage sera |r désinfectant écarte tout danger de contagion. En effet, nous avons 'u ^ des petites épidémies de dermatoses contagieuses (par exemple l’érythr transmises par les effets des joueurs. Ju
- C’est pourquoi il est souhaitable que chaque équipier, dans la meï?Ueffet. possible, porte toujours les mêmes équipements numérotés à (,et je Le médecin fera une surveillance discrète pour dépister les porte ^ lésions contagieuses : chancre dur, syphilides contagieuses, chance ^ blennorragie, dermatoses infectées, épidermomycoses, phtiriase, ga • j0p. ces cas, il imposera des mesures nécessaires pour empêcher toute coi ” nts Il recommandera aux directeurs des compétitions et des entrai d’empêcher les sportifs de se coucher sur le sol durant le repos. Jlîmentl* lera la nécessite, surtout par intempéries, de regagner immédiate vestiaires après les exercices et d’y passer sous les douches chaU VordrC Il semble également utile de suggérer des réponses à des questions
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
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- pratique qui sont fréquemment posées par les dirigeants des clubs ou par les sportifs.
- Après les entraînements ou compétitions, l’athlète évitera de demeurer dévêtu et immobile. Il prendra, si possible, une douche d’eau chaude. Ensuite, après un massage léger ou une friction énergique au gant de crin ou avec une serviette, il absorbera de préférence des boissons chaudes (thé, café).
- Quand et comment le massage s’impose-t-il ?
- Nous estimons qu’il est erroné de soumettre les sportifs à un massage intensif et profond avant les compétitions. S’il est favorable de faire un massage superficiel (effleurage, frictions superficielles) pour réchauffer une musculature durcie par le travail et pour ne pas l’exposer trop brusquement n des efforts violents (source de déchirures musculaires), il faut éviter d autre part de fatiguer les muscles par un massage trop violent. Nous ne 'oyons que trop souvent ces procédés appliqués par des soigneurs empi-riques ou d’occasion. Par contre, après les efforts sportifs intenses, un mas-Sage modéré et des frictions, vigoureuses peuvent aider à décongestionner libérer les muscles engorgés des produits de déchet du travail.
- Quant à l’alimentation des sportifs, nous conseillons de veiller en général a ce que le repas précédant l’entraînement ou la compétition ait pris fin au moins deux heures avant ceux-ci.
- Nous exigeons deux heures et demie pour la natation. On défendra tout °xercice violent immédiatement après les repas. Pour la nature ou la composition des repas avant les compétitions, il est préférable que 1 athlète se conforme à ses habitudes, tout en évitant certains aliments de digestion I Ofieuse. Si les sportifs en déplacement dînent en groupe, nous conseillons e menu suivant :
- otage léger, peu gras, peu abondant — un plat de viande - des pommes 1 o terre — fruit comme dessert. Le tout doit etre servi individuellement Par plat séparé à chaque joueur (ceci pour des raisons d ordre psychologue). Ni apéritif, ni bière, ni café-filtre après le repas. Eau minérale (°mme boisson. Nous défendons également le tabac.
- endant la période d’entraînement intense et de compétition, nous 'n^.mniandons un usage assez copieux d’hydrates de carbone ou glucides, piments azotés d’assimilation rapide (lait, œufs) et reminéralisants.
- ^ °mme lé sujet bien entraîné a diminué notablement ses réserves, une ''cellente source d’énergie, nécessitée par le travail intense, est constituée sar Une alimentation supplémentaire journalière de 40 à 50 grammes de Ucre dans un liquide chaud (café, thé, lait).
- ANNEXES
- Ne
- deiiv US insél>ons, en annexe, un modèle de certificat médical présportif et il m°dèles de fiches.
- et a0c CXt,e Certificat Médical Présportif a été élaboré par la F. M. B.
- pr .3^° Par le Conseil Supérieur d’Éducation Physique et des Sports, dpçjit clUament, la marche de l’examen médical présportif et la délivrance Un ^Cerllficat se feront de la façon suivante :
- *-eüx-ej ncil^a3 sportif se présente aux dirigeants d’un club pour s’y affilier. 0rtlPét'aVer^lront candidat que pour permettre l’affiliation en vue d’une h sport 1 Vi*1’ doit se pourvoir d’une attestation médicale lui autorisant
- l’en ’ * s foi remettront un exemplaire du certificat médical présportif •eiopii °aSeant a se fa>re examiner par le médecin de son choix et à faire r et signer le certificat.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Le candidat en possession de ce certificat se représentera chez les dirigeants du cercle et leur remettra ce certificat dûment rempli et signé ; celui-ci sera conservé dans les archives du club comme pièce justificative vis-à-vis des fédérations sportives et, éventuellement, de l’autorité légale.
- Si le sollicitant préfère se faire examiner par le médecin attaché au cabinet médical du club, la fiche médicale proprement dite, que nous reproduisons, servira à consigner les résultats de l’examen et de ceux qui seront faits ultérieurement. Le modèle de certificat présportif peut être reproduit au verso et rempli par le médecin du club après examen.
- Cette fiche médicale proprement dite est rédigée d’après l’ordre adopte dans le carnet sanitaire mis à l’étude par la F. M. B.
- Il est évident que ces fiches seront conservées par le médecin et resteront à sa seule disposition.
- Le deuxième modèle, celui de la Fiche Signalétique suit les données du Comité National Olympique Belge et du Conseil Supérieur d’Éducation Physique ainsi que les résolutions du Congrès International de Médecine appliquée à l’Éducation Physique et aux Sports, de septembre 19o4, a Chamonix.
- La partie laissée libre au bas de la fiche peut servir à d’autres mensura tions au gré du médecin. Le verso peut être utilisé pour l’établissement coefficients ou de formules diverses (rapport entre taille et poids ; rapp01 entre capacité vitale — spirométrie •— et taille ou poids).
- Au point de vue pratique, nous rappelons que les carrés réservés a c° de l’en-tête peuvent recevoir des annotations bien visibles traduisant p des signes conventionnels le résultat de l’examen. Par exemple : DaI?® carré de gauche : D = défense de pratiquer du sport ; S = à survei • Dans le carré de droite : E = excellent ; B = bon ; M = moyen : I = 1 oU rieur. Sur la fiche, on peut souligner de rouge les résultats inférieurs mauvais et de bleu les données témoignant d’une constitution anatonu 1 ou d’une valeur fonctionnelle remarquablement supérieure. . t
- Il est nécessaire de faire imprimer les fiches sur papier cartonné r®slf s et de dimensions courantes, par exemple : 14 centimètres sur 21 centime
- Certificat Médical Présportif.
- JE SOUSSIGNE...................... DOCTEUR EN MEDECINE A.
- CAMINÉ AUJOUrD
- RUE........................N°.........CERTIFIE AVOIR EXAMINE
- M................................. CARTE D’iDENTITÉ N° ..........
- COMMUNE DE ............................... ET NE L’AVOIR TROUVE
- d’aucune MANIFESTATION, NI DE SÉQUELLE. PATHOLOGIQUE DE NATURE a LL DIRE LA PRATIQUE DES SPORTS EN GÉNÉRAL.
- ’llL'I
- DË
- iA
- ATTëI'
- JI UPDATE ET SIGNATURE
- Timbre
- fiscal.
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- LE CONTROLE MEDICO-SPORTIF
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- Fiche Médicale.
- ^om et prénoms...........................
- Date de naissance .......................
- Adresse
- Antécédents héréditaires et familiaux ... Antécédents personnels ..................
- Date ....
- Age
- Ltat général...............
- faille......
- Poids ....
- Nez ....
- Gorge ....
- Oreilles..................
- Douche ................
- Dentition..................
- Appareil visuel ...........
- gUlté visuelle.............
- Jstème ostéo-articulaire.
- Muscles .
- Peau ..."..................
- Cceur
- paisseaux . ! ! ” ”
- ^ano-
- Y .........................
- 0les respiratoires........
- V,
- °'es digestives .,
- ^s,èm3 nerveux
- î sychisnae ..
- Pubç
- Sv
- 3erté
- ystènai
- e endocrinien.
- Vap&^es infectieuses . .. dation et résultats
- Xamen des urines :
- Alb.......
- Gluc.
- Ob:
- Servations
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- Fiche Signalétique.
- Nom et prénoms
- Date de naissance
- Adresse
- Age
- Taille
- Poids
- Périm. thorac. :
- a) Statique
- b) Insp. max.
- c) Exp. max.
- Ampliat. thorac.
- Spirométrie Apnée volontaire
- Épr. card. Martinet : Repos lre minute 2e minute 3e minute 4e minute 5e minute
- Tens. art. Min. Max.
- Tens. art. Min. Max.
- Pou
- Tens
- s. art.
- Min.
- Urines :
- Album.
- Gluc.
- Observations
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- NOTES ET INFORMATIONS
- DACTYLOGRAPHIE « SANS REGARDER LE CLAVIER
- par J.-II. Estoup, Ingénieur E. C. P.
- nombreux professeurs emploient pour enseigner la dactylographie, sans regarder le clavier», des systèmes divers. Un certain nombre utilisent Ce* machines à clavier muet et obligent les élèves à regarder, pendant CIU eaets tapent leurs exercices, un tableau mural qui reproduit le clavier °n clair. D’autres disposent au-dessus du clavier une sorte de petit banc (llli permet de taper sans voir le clavier ni les mains.
- ^es partisans de ces procédés ne nient pas la gêne considérable qu’ils Ij°v°quent chez l’élève et reconnaissent qu’elle retarde leur apprentissage. s>., arguent que l’élève doit apprendre à «taper sans regarder le clavier» 1 Veut atteindre une bonne vitesse de copie, yette théorie repose sur une idée raisonnable, mais déformée.
- 1 est exact qu’on n’apprend que les gestes qu’on fait. Lorsqu’un élève appris à taper en regardant le clavier, il est obligé, au moment où sa ^ esse devient trop élevée pour qu’il puisse continuer à le faire, de procéder j^un nouvel apprentissage. Il perd à ce moment un temps considérable, j e Pms, l’effort est tellement pénible que beaucoup reculent et se contentent Ce qu ils font, donnant les pseudo-professionnels qu’on est navré de ren-trer en grosse majorité dans presque tous les bureaux. ensuit-il qu’on doive enseigner à taper en aveugle ety— qu’on excuse e toute petite exagération — à copier les yeux fermés ? Evidemment non. j . e® dactylographes rapides ne copient pas n’importe comment. Leur texte être placé dans une position déterminée. L’habitude la plus courante macU ^ ^°Ser a plat sur table à gauche et le plus près possible de la
- fix^e dactylographe, lorsqu’il copie dans cette position, tenant ses yeux qS sur le texte à reproduire, n’aperçoit-il pas le clavier ?
- I ,n s’excusera de rappeler quelques notions physiologiques, jett humain est composé, en gros, d’une lentille, le cristallin, qui pro-Cene .image des objets extérieurs sur la membrane sensible, la rétine. aett°'Cl fomP°rte en son centre une tache jaune, la fovea, où la vision est n’est ^ eSt e^e fIue l’on dirige vers l’objet qu’on veut regarder. Mais elle r., Pas seule à permettre la vision.
- rédu°‘Ut aut.our de la fovea se trouve une large plage de sensibilité plus suffjto> fIld permet une perception grossière, sans netteté, mais réelle. 11 en ] de tenir ses yeux fixés sur un objet pendant qu’on déplace sa main a ^menant derrière sa tête, pour se rendre compte qu’on perçoit les
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- NOTES ET INFORMATIONS
- mouvements de la main presque jusqu’à la perpendiculaire avec la direction du regard.
- On comprend ainsi le geste réel de la copie dactylographique. Le dactylographe tient bien ses yeux fixés sur le texte à reproduire ; mais il aperçoit tout de même grossièrement le clavier. Il distingue en particulier la position de ses mains et de ses doigts.
- 11 en résulte que la dactylographie, avec un clavier muet ou caché, est une acrobatie qui n’aura jamais d’utilité. Le dactylographe n’aura jamais à le faire plus tard.
- Si elle n était qu’inutjle, on pourrait en parler avec indulgence. Le malheur est qu’elle exige de l’élève un très gros effort, qu’elle le retarde, le plus souvent le dégoûte de l’effort excessif qu’on lui demande et aboutit en fin de compte, généralement, au même résultat que l’apprentissage en regardant le clavier.
- Que faire, me demandera-t-on ? C’est très simple : faire exécuter par 1 elève le geste professionnel. On le fera taper sur des machines normales) sans quitter des yeux le modèle placé dans la position même qu’occuperont plus tard les textes qu’il aura à reproduire.
- Au début, le professeur ne l’obtiendra qu’au cours des répétitions de mots, puis de phrases. Il fera bien de ne pas s’acharner à l’obtenir avec des copies de textes. L’élève y perdrait du temps sans profit. Au bout de trois ou quatre mois à une heure par jour, le professeur pourra exige1 que l’élève fasse toutes ses répétitions de textes en tenant ses yeux fixf sur le livre placé à plat sur la table, le plus près possible et à gauche (( la machine.
- L élève qui aura subi cet enseignement, sans qu’on ait exigé de lu1 uU effort anormal et inutile, accomplira son apprentissage sans dégoût, avec le maximum d’efficacité, gardant toujours devant ses yeux le seul bu qu il doive poursuivre : dactylographier le plus vite et le plus correcteinen possible.
- CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- (ROME, 28, 29 et 30 Décembre 1936.)
- Le prochain Congrès International de l’Enseignement Techmqlie tiendra à Rome, les 28, 29 et 30 décembre 1936. • t du
- Dès maintenant et jusqu’au 15 septembre prochain, le Secretari ^ B. I. E. T., 2, place de la Bourse (Paris-2e), recevra tous les rapp°r communications se rapportant à cette manifestation. ]3oursC
- Les adhésions seront reçues jusqu’au 15 novembre, 2, place de la (Paris-2e). _ t difîusés
- Le Règlement et le Programme des travaux du Congrès seront incessamment dans tous les pays.
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- BIBLIOGRAPHIE
- Généralités, p. 343; Psychologie du travail, p. 343; Physiologie du travail (généralités, système musculaire et système nerveux, métabolisme et Aspiration, système circulatoire), p. 356 ; École et travail scolaire, P- 368; Orientation et sélection professionnelles, p. 376; Hygiène du travail, p. 379; Éducahilité et apprentissage, p. 380; Maladies professionnelles, p. 381 ; Psychologie de la réclame, p. 382.
- Auteurs des Analyses : R. Bonnardel, J. Calvel, A. Derosier, R. Dupont, D. Feller, A. Harkavy, R. Husson, G. Iaworski, G. Korngold, B. Lahy, R. Libersalle, W. Liberson, P. Marquès, L. Meller, B. Néoussiicine, E. Schreider.
- GÉNÉRALITÉS
- ^ H- CKAWKINA et P. B. C H KOLNI KO W A. De la rationalisation e l’attitude de travail. (En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 5, pp. 27-29.
- Lorsqu’il s’agit de faire le choix entre la position assise et la position déco • P,0ur rationaliser les conditions du travail, il convient de prendre en vai] '^erat^on R rayon d’action de l’ouvrier. Lorsque le « champ de tra-dc | " CS-t Rniité, la position assise est plus rationnelle (sans doute en raison 0 ,.a diminution de l’effort statique), à condition de réaliser une distance mium entre le niveau de la chaise et celui de la table (26-28 cm. pour les 1 J s examinés). Lorsque « le champ de travail » est suffisamment étendu, Position debout est préférable. W. L.
- PSYCHOLOGIE DU TRAVAIL
- S XvfERARDA- Étude de psychologie expérimentale. Rev. Ens. Péd., L 1935, tirage à part.
- fantsau.teur donne les résultats d'une enquête faite sur plus de 2.000 en-Utilis, ans le ^ut d’étudier l’évolution du jugement moral. Le matériel b0lls ° <:°nsistait en 9 séries d’actes plus ou moins mauvais ou plus ou moins les f •* oncernant chacune une vertu ou un vice. L’enfant devait classer lts de chaque série en indiquant pour celui mis en tête le motif du
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- I (£ l îïï
- I > H
- classement. Les réponses furent relevées par groupes d’âge et des courbes établies de 9 à 19 ans.
- L’analyse des attitudes mentales permet de conclure qu’il existe une évolution normale du jugement moral suivant des paliers d’âge : 8 ans, 9 ans, 10 à 12, 12 à 14, 14 à 16, 16 à 20. Cette évolution présente un grand parallélisme avec l’évolution psychologique générale et subit l’influence des habitudes et de l’expérience personnelles ainsi que celle du milieu et de l’opinion courante. En ce qui concerne les motifs de classement invoqués, on constate une évolution avec l’âge, du concret à l’abstrait, du fait extérieur au fait de conscience. R. L.
- A GATTI. Prima relazione suila efficienza lavorativa dei disoccupati (metallurgici ). (Premier rapport sur la capacité de travail des chômeurs (.métallurgistes.) Ar. it. Psic., XIII, 1935, pp. 67-91.
- L’auteur expose les résultats d’une enquête portant sur 398 ouvriers métallurgistes en chômage inscrits à l’Office de placement. L’examen comprenait, outre un entretien particulier et, dans certains cas, une visite médicale, l'étude de la capacité de travail : force et résistance à la fatigue, perception (vue, tact, ouïe), aptitudes motrices (temps de réaction, tremblement, travail bimanuel, etc.), aptitudes psychiques (attention, mc‘ moire, émotivité, intelligence technique, esprit d’observation, etc.).
- Dans la répartition par âge, on remarque que le pourcentage le }AuS élevé de chômeurs dans le groupe total se rencontre entre 16 et 35 ans.
- Mais il faut distinguer entre le chômeur provisoire et le chômeur permanent.
- Sur les 398 ouvriers, 76 restèrent sans travail à la fin de l’enquête. On cons tate que le pourcentage des chômeurs permanents s’accroît notablemei avec l'âge. La principale raison de ce chômage dans le groupe envisagé est l’incapacité au travail (58 %) et celle-ci est due souvent à la seni i précoce. Les autres causes sont : condamnations pénales, métiers trop sPe cialisés, illettrés, moralité douteuse, ignorance de tout métier, etc...
- En outre, l’enquête a mis en évidence la multiplicité des métiers exei par les ouvriers pendant leur vie de travail, l'adaptabilité de la lTialI1(i d’œuvre en chômage, la nécessité d’un placement rationnel, 1 importa0^ qu’il y aurait à déterminer les facteurs directs ou indirects réduisant capacité de travail et, en particulier, les causes de la sénilité préco«('
- R. L-
- A. GATTI. Ricerche sulle componenti psicologiche del signif'0®^
- delle parole. (Recherches sur les éléments psychologiques du seus
- mots.) Ar. it. Psic., XIII, 1935, pp. 92-120.
- L’auteur a voulu déterminer la genèse et l’importance des P)r0Ce^0t psychologiques qui constituent les éléments individuels du sens ^ulljn(b' et, en admettant que ces éléments soient le résultat des expériences , viduelles, rechercher si ce sont les expériences du passé ou celles dl 1 sent qui exercent la plus 'grande influence. . ]e
- Dans une première série d’épreuves, les sujets avaient à îndifl souvenir le plus ancien lié aux mots de sens variés qui leur étaien^ .jg sentés. Dans une deuxième série, ils avaient à formuler une phrase yg intercalaient le mot présenté. Ils devaient en outre indiquer les pr psychologiques accompagnant l’accomplissement de leur tâche. . je D’après les résultats recueillis, l’auteur distingue deux categor .jf mots : 1° Ceux où le sens n’est pas accompagné d’un schéma repreS ,>u,i net ; la richesse des images et des affects empêchant la formation complexe représentatif. Dans ce cas, le substrat subjectif du m°
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- 1 état d évolution et sur le point d’acquérir une valeur psychologique particulière étroitement liée aux contingences de la vie individuelle. 2° Les mots où le sens est lié à un complexus schématique des images dues à l’expérience du passé, — ce qui se produit surtout dans les mots concrets qui n’ont qu’un faible contenu affectif, — ou à l’expérience du présent, lorsque les mots ont un contenu affectif ou lorsque les schémas résultent d’habitudes mentales ou professionnelles. Dans tous les cas, il est possible de distinguer le sens individuel du mot de son sens logique. Les mots, dans leur sens psychologique le plus large, ne représentent pas seulement des images verbales, des symboles de concepts, mais ils sont des synthèses, auxquelles participe la conscience entière, avec toutes ses dispositions, ses affects, ses expériences. R. L.
- I1 L. WELLS. A glossary of needless reading errors. (Un glossaire des erreurs de lecture n ayant pas un caractère de nécessité absolue.) J- Exp. Ed., 1933, pp. 34-43.
- 1 outes les erreurs de lecture ne présentent pas le même caractère de Nécessité, certaines peuvent être rectifiées par l’enfant lui-même sans aucune intervention. C’est cette catégorie qui a été étudiée par l’auteur.
- établit la liste des erreurs rencontrées dans ses recherches avec leur fréquence. Ces erreurs dénotent un abaissement du degré de tension intellectuelle qui peut résulter de causes variées. Le mot lu à la place du mot réel est celui dont le seuil est le plus bas, à ce moment, et les facteurs qui con-nouent à l’abaissement de ce seuil sont nombreux et ne s’excluent pas : aspect général du mot, mêmes lettres au début ou à la fin du mot, signi-cation, associations plus ou moins récentes, etc. Ces erreurs sont dues gaiement à la différence qui existe dans la plupart des langues, mais par-j Chèrement en anglais, entre les symboles visuels et auditifs du langage. "e mot devient un symbole phonétique, un idéogramme et ses éléments lle sont pas analysés. R. L.
- ‘^ARlA BONAVENTURA. Ausdruck der Persônlichkeit in der Prechstimme. (Expression de la personnalité dans la voix parlée.) Ar- ges. Ps., XCIV, 1935, pp. 501-570. j,.L auteur étudie le rôle de l’expression dans la relation existant entre pJmage et la voix et la possibilité d’établir un rapport entre certaines voix v Certains types de structure corporelle (classification lvretschmer). Elle * Ut également établir des repères de discrimination pour les différents v(yS et découvrir s’il est plus facile de reconnaître à qui appartient une d’après la photographie entière du sujet que d’après la photographie ou Vi1Sa8e- ^4 juges (22 hommes et 22 femmes), choisis parmi des étudiants Vo' - PS Pers°nnes exerçant des carrières libérales, eurent à apprécier la Un'X ^cgistrée de 12 personnes (6 appartenant à un milieu cultivé, 6 à milieu ouvrier) dont on avait également pris les photographies. a concordance entre la photographie et la voix fut mesurée par la f°rmu]
- e suivante R — 100 * P , où w = accord complet exprimé par lOO fv — p
- l’aepr^j ~~ désaccord complet exprimé par 0, s = valeur empirique de q rc °.u désaccord.
- Ce è° Jî'er)t ainsi un coefficient de 30,4 à 48,8. au •°e^1cient s’élève à 81,7 et 82,3 pour la concordance de classement
- ^our'V’^ VUe de de l'âge-
- *aPrès |montrer que l’on peut reconnaître le type de structure du corps a voix, l’auteur a choisi des types pyeniques, leptosomes et athlé-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- tiques bien marqués. Elle obtient alors des coefficients de concordance de 21,6 à 36,4. Le coefficient de concordance s’élève considérablement lorsqu’il s’agit d’attribuer une voix à une personne d’après la photographie du corps en entier, 22,2 à 66,7. D’après la photographie du visage, elle était de 5,3 à 55,0. Cette concordance se constate aussi bien pour les ouvriers que pour les intellectuels.
- On constate enfin que les jugements portés sont de deux natures. Sur 489 jugements, 42,2 % sont des jugements intuitifs ; 18,4 % des jugements analytiques et 37,4i% sont mixtes. Les proportions de jugements exacts et inexacts sont dahs ces trois catégories : 1° Jugements intuitifs : exacts, 98,9 % ; inexacts, 1,1 %. 2° Jugements analytiques : exacts, 51,4% 5 inexacts, 48,6 %. 3° Jugements mixtes : exacts, 64, 2% ; inexacts, 35,8 jo-L’exactitude des jugements portés par les femmes est très légèrement supérieure à celle des jugements portés par les hommes. S. K.
- A. COSTA. Influsso di sensazioni cinestetiche su concomitants Per' cezioni visive. (Influence des sensations cénesthésiques sur les perceptions visuelles concomitantes.) Ar. it. Psic., XIII, 1936, pp. 145-173.
- L’étude avait pour but de contrôler systématiquement et quantita tivement des observations empiriques faites sur l’influence des sensations cénesthésiques dans le champ des perceptions visuelles. Dans une premier® série d’expériences, il s’agissait d’observer les modifications apportées a la perception visuelle de cartons portant des dessins géométriques ou a reproductions de personnages et de paysages, en noir et en couleurs, paI l’effort consistant à soulever un poids à l’ergographe de Mosso en le nl.ain tenant jusqu’à la fatigue. D’après les déclarations faites par les suje > au nombre desquels était l’auteur, les figures s’accentuent et devienn plus claires dès le début de la flexion ; elles se présentent en relief JusCll!^_ l’apparition de la fatigue où elles s’aplatissent graduellement. Des 'aI tions souvent très rapides de forme se produisent à chaque sensation 1° culaire imprévue. On constate une plus grande facilité d’analyse et synthèse, une perception plus rapide de la signification du stimulus- ^ Dans une autre série d’expériences, l'auteur étudia l’influence de 1 ® ^ sur une illusion optique. L’épreuve consistait à apprécier deux segnn ^ ^ l’un vertical, l’autre horizontal, selon que l’effort était exécuté da^s rcer ou l’autre de ces directions. Un système de poulies permettait d eXt.|r(je tantôt horizontalement, tantôt verticalement une traction sur une portant un poids de 1 kilo. Les stimuli étaient des segments de long11 différentes, dessinés sur du papier blanc. Pour chaque longueur du vertical, on présentait au sujet un stimulus horizontal que l’on . aI j%ns jusqu’à ce que le sujet le trouve de même longueur que le premier-une première série présentée sans effort concomitant, on constata un® ^ taine surestimation de la verticale. Avec un effort exercé vertica ^ cette surestimation augmenta constamment ; avec un effort h°rlZ elle diminua, et alla jusqu’à renversement de l’illusion. oSc
- L’auteur qui, dans la première partie de son article, a fait un e/S0ll. historique du problème, discute aussi les interprétations qui ont paffir-nées de phénomènes de ce genre. Il croit pouvoir conclure pal . qui mation d’une influence, qui peut être provoquée volontairement, nu ^ s
- agit continuellement dans l’activité perceptive, même si l’on n ®n ^ette conscience, par les sensations musculaires sur la perception visue • joJi-influence ne se produirait pas seulement par association entre u( ^ ^uS. nées sensibles différentes, mais par intervention directe des sensatm ^gs , culaires sur les perceptions visuelles par des qualités traduisibles en
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- visuels. Il faut tenir compte aussi d’autres facteurs : intervention de modifications physiologiques qui, toutefois, n’ont pas une importance considérable dans ce qui concerne l’appareil visuel, et processus de l'attention qui ne peut être dirigée sur un double champ sensoriel sans qu’il se produise quelque altération dé l’un et de l’autre. R. L.
- D. YAMPA. Tempi parziali e tempi totali di lavoro. (Temps partiels cl temps totaux de travail.) Ar. it. Psic., XIII, 193G, pp. 200-230.
- L’auteur recherche comment varient, dans la répétition constante d une •ueme opération de travail, la forme et le temps du travail ainsi que les •apports existant entre les mouvements simples isolés qui constituent cette opération. Le travail étudié fut le tapping, travail comportant seulement deux phases : soulèvement, abaissement. Un maximum d ellort était demandé au sujet pendant que se déroulait le cylindre qui enregistrait les deux phases. L’élaboration statistique des données recueillies permet à fauteur les conclusions suivantes : Il existe un principe de compensation entre la durée des mouvements simples d’une opération complexe. Il y a '•ne plus grande probabilité pour que les temps totaux de travail se manifestent selon une durée type que les temps élémentaires indiquant la durée des mouvements simples isolés dans lesquels peut être décomposée une opération complexe. La forme du travail individuel change continuellement dans le temps par l’adaptation continue et progressive de 1 individu à la s'tuation complexe du travail. Enfin, on ne peut attribuer une valeur cons-
- tant
- aux temps élémentaires du travail.
- R. L.
- '•fl-LAMES. Restrictions of thevisuai field as handicaps to learning.
- [Les réductions du champ visuel causes de retard dans le développement molaire.) J. Ed. Res., XXIX, 1936, pp. 460-466.
- r diamètre de la fovea est d’environ 0,3 à 0,4 millimètres, ce qui cor-Çs P°nd a un angle de 1°30’ et, à une distance normale de lecture, «à un sp i Ce ,^e ineh. Peu de mots sont assez courts pour être perçus dans une p U e. fixation si la zone extérieure à la fovea n’entre en jeu, mais alors jes j;e visuelle diminue. Dans l’étude présente, on mesura sur 4 diamètres Caamps visuels de 85 sujets présentant des difficultés de lecture, de desSuJefs n°n sélectionnés et de 12 sujets reconnus normaux. On constata (| ^hamps visuels moins étendus dans le premier groupe que dans le “, lerïle dans le deuxième que dans le troisième. Les différences étaient Poi ra.ernenf plus grandes pour l’œil gauche. Les champs visuels réduits *'ette^lent développés par un traitement agissant sur les causes de netnC lnfumité, donc différent suivant les cas, mais également par un entraî-lün ent de lecture consistant à faire reconnaître des mots de plus en plus L& plus forte augmentation obtenue portait sur l’œil non domi-visi ] ' n ,n’ un rapport fut constaté entre le développement du champ e et 1 amélioration du travail scolaire. R. L.
- Lv' HIRSCH. Nuove ricerche sul cosiddetti « tempi di represa ».
- n. °Uvte^cs recherches sur les « temps de reprise). Ar. it. Psic., XIII, 1936,
- PP. 174-199.
- tem au|eur rappelle les résultats des recherches faites par Ponzo sur le ^iner • rePrfse, puis expose les résultats de l’étude qu’il a faite pour déter-ConrivSl et c°mment ce temps varie quand les expériences se font dans des
- Jdmons différentes.
- 1° ape s^rfes d’épreuves furent faites sur 10 sujets.
- ) Le sujet devait réagir le plus rapidement possible à un stimulus
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- acoustique en appuyant l’index droit sur une touche. La corrélation recherchée entre les rangs obtenus par les sujets d’après les temps de réaction et d’après les temps de reprise est plutôt basse -f- 0,30. L’auteur retrouve les types décrits par Ponzo : Temps de réaction et de reprise rapides, temps de réaction et de reprise lents, temps de réaction rapides et temps de reprise lents, temps de réaction lents et temps de reprise rapides.
- 2° B) Au signal acoustique, le sujet devait soulever l’index maintenu abaissé pendant le reste de l’épreuve. C) Le sujet devait fermer un interrupteur en tirant à lui un levier. D) Il devait le fermer en poussant le levier. Dans les épreuves C et D,les temps de réaction et de reprise étaient plus longs que dans l’épreuve A. La corrélation entre les rangs des sujets d’après leurs temps de réaction et d’après leurs temps de reprise est pour B — 0,26, pour C -j- 0,46, pour D -j- 0,49. La corrélation entre les rangs des sujets d’après les temps de réaction des épreuves A et B est assez élevée, -j- 0,71; entre ceux des épreuves C et D, elle est de -j- 0,55.
- 3° E) Le sujet devait à la fois répondre le plus vite possible par le pre' mier mot qui lui venait à l’esprit à un stimulus constitué par un mot appa" raissant sur le mnémomètre de Ranschburg et appuyer le doigt sur a touche comme en A. F. L’opération était la même, mais le sujet levait le doigt comme dans B. Dans ces deux épreuves, les temps de réaction deviennent plus longs et les temps de reprise presque égaux.
- 4° Une quatrième épreuve avait pour but de mettre en jeu des groupe!; musculaires plus importants ; le mouvement de réaction était constitu* par la pression du pied sur une pédale qui restait baissée après chaque PreS sion. Le mouvement de reprise consistait en une traction de la main sui un levier qui remettait la pédale en place. Les basses corrélations entre rangs obtenus d’après les temps de réaction et d’après les temps de repr confirment les résultats des autres épreuves.
- L’auteur conclut que le temps de reprise varie dans des situations eXU rimentales différentes, mais présente des caractères presque constants c le même individu dans des situations analogues. Les temps de reprise ^ longent selon la complexité de la réaction motrice et également si ajoute à une réaction motrice, même simple, un processus psychoche La réaction de reprise peut avoir parfois une rapidité qui la rappr(? d’un réflexe; cela se produit chez des individus dont certaines succès complexes de mouvements ont acquis un caractère unitaire, mais, S1 changement se produit chez ces individus dans l’ensemble de la r^a ' et de la reprise, le temps de reprise devient plus long.
- EDUARD BENA et GEORG MAYERHOFER. Fahrtüchtigke't
- Neurose. (La faculté de conduire et la néorose.) Kwart. Ps., ' b
- PP. 173-220. f ose et
- C’est une suite des travaux de Mayerhofer et Rothe sur la nevr, r0Se les accidents chez les conducteurs. Selon l’avis des auteurs, la ^g est dans la plupart des cas la véritable cause des accidents. Les res :sent que donne un neurasthénique à l’examen psychotechnique se carac teIîips par : 1° Une grande instabilité de rendement ; 2° une variabilité des un de réaction beaucoup plus élevée que celle des sujets normaux, -on> nombre très élevé d’erreurs ; 4° la difficulté de concentrer son a jeS
- En outre, le sujet neurasthénique se montre très influençable P conditions extérieures. ; tyPeS
- L’auteur s’attache à étudier si les différents résultats des difîeren neurasthéniques présentent aussi des divergences et il pousse à i°n lyse de l’instabilité du rendement.
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- L’appareil de Fôrster (mesure des temps de réaetion de choix) et celui •le Piorkowski (mesure de l’attention distribuée) servirent comme appa-reillage. Au lieu des 20 excitations préconisées par Fôrster, on fit 150 excitations, afin de pouvoir étudier l’adaptation et l’effet de l’exercice sur le .sujet.
- Parallèlement à l’examen psychotechnique, chaque sujet était soumis a, 1 examen médical qui comportait un examen psychiatrique, somatolo-£ulue, celui de l’excitabilité du système nerveux végétatif. Les deux examens — psychologique et médical — se poursuivaient indépendamment et ce n’est qu’après un certain délai que le psychologue et le médecin échangeaient leurs opinions.
- Afin d’étudier l’influence des conditions extérieures, on provoquait . ez le sujet l’état d’une dépression psychique et on analysait les varia-t>°ns de rendement qui auraient pu se produire à la suite de ces dépressions.
- Ln. constate que : 1° chez la plupart des neurasthéniques, la rapidité des Pmps de réaction est plus petite que chez les normaux ; 2° l’effet d’adap-Pition des neurasthéniques est inférieur à celui des normaux ; 3° l’insta-iuté du rendement se manifeste pendant toute la durée de l’expérience. •'Près de courtes phases d’augmentation, on observe de brusques chutes rendement.
- Lu peut classer les différents types de neurasthéniques selon les carac-Lres de leurs courbes de rendement. 1° Les surmenés, épuisés par un tra-yaiJ prolongé, présentent d’abord une augmentation du rendement due ,l., Captation, mais rapidement la fatigue diminue l’effet de cette der-mefe 2° Les sujets caractérisés par une hypotension montrent une insta-1 rte statique. Grand nombre d’erreurs et diminution continue du rende-ment. 3o Les anxieux travaillent avec beaucoup de précautions, commettent Pjm.de fautes, mais leurs temps de réaction sont très élevés. 4° Sujets mnts de phobie : leur rendement est bon à condition qu’on ne provoque Pas chez eux un état maladif. 5° Les hystériques présentent une instabilité n ulatoire des temps de réaction et des erreurs en relation avec leurs utes d’humeur. 5° Les basedowiens, caractérisés par une grande excita-rrV*)<- cardiaque, présentent une instabilité ondulatoire du rendement, en
- pelat
- Jat
- !°n avec le fonctionnement du cœur. 7° Les «aggravants » et les simu-
- A. IL
- °",s donnent des résultats paradoxaux.
- AtAcKERMANN. Die wissenschaftlichen Grundlagen der Psycho-
- t , n,k. (Les fondements scientifiques de la psychotechnique.) Psycho-fhnik, Angewandte Psychologie. 1 vol. 16 X 24, pp. 11-25. Ed. Max v lc'hans, Zurich-Leipzig, 1935.
- pSy ?Uteur indique les 15 méthodes principales utilisées dans le diagnostic ratoj ecnnique. En dehors des techniques employées par chaque labo-1’histoeirPSyC^°-echniqUe’ 11 indique notamment l’examen de l’écriture, de Préfé '.r° ln<^viduelle, des premiers souvenirs, des idéals, des distractions L’aut ees> de la constitution et du comportement au cours de l’examen. ni([Ues r examine les sciences, ainsi que les différentes doctrines et tech-itiine Lsychologiques qui se trouvent à la hase de ces méthodes. Il exa-°u Ir e,lsnite les caractéristiques psychophysiques pouvant être signalées CauSes ,reas pnr ces méthodes. Enfin il parle des cas qui, pour différentes Ls aD’ ec.PPent à telle ou telle méthode utilisée : ainsi, par exemple, cerne j reds de mesure ne conviennent pas aux femmes. En ce qui con-23 tech^ ^octrines utilisées, l’auteur énumère d’une façon éclectique la seier)niqUes et doctrines différentes. La psychotechnique est située entre °e et la pratique. La science psychologiqiie ne peut pas rechercher
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- une causalité, elle ne peut que donner des hypothèses, des fictions, des comparaisons. Mais, de plus en plus, toutes les sciences dites exactes trouvent que leur prétendue exactitude n’est qu’une illusion. L’auteur, qui suit le raisonnement du néokantisme, est convaincu que les « choses en soi » nous échappent nécessairement et que tout notre raisonnement, mais aussi nos expériences ne sont que fictives. Il indique d’ailleurs comme une caractéristique de l’esprit français l’illusion de pouvoir faire des recherches exactes. Puisque la totalité d’un individu ne correspond pas à la somme de ses particularités, c’est à la caractérologie qu’incombe finalement la tâche de donner ugie, synthèse historiquement plausible. L’exactitude des examens psychotechniques est diminuée en outre par le fait que la même expérience ne convient pas à tous les individus, de sorte qu’il faut préalablement faire un diagnostic avant de choisir les expériences convenables.
- R. B. HERSEY. Psychology of workers. [La psychologie des travailleurs.) Pers. J., XIV, 1936, pp. 291-296.
- L’auteur a étudié les répercussions que peuvent avoir sur le rendement des travailleurs les variations de leur état émotionnel, variations qui son, principalement dues au travail, à l’état physique et à la vie extérieure a l’usine. Plusieurs enquêtes successives lui ont permis de trouver les pun eipaux sujets de mécontentement. 11 pense qu’il est possible de modin l’attitude des travailleurs par rapport à leur travail et par rapport à la vl(f mais pour cela, chaque cas doit être analysé et traité individuellemci • Si le travailleur est aidé à résoudre les difficultés temporaires qui le 1'°u blent, les autres problèmes d’organisation et de coordination se résoudr facilement. L-
- IL K U PCZYKOWNA WALAWSKA. Analiza psychologiczna wycj-nanek dzieci w wieku przedszkolnym. (Analyse psychologique ^ découpage d'images par les enfants à Vâge préscolaire.) PoL Ar. l>s-> ' ’
- 1935-1936, pp. 15-63.
- Les études expérimentales sur le développement de l’habileté de fant dans le test du découpage. L’auteur observe les variations de tC^g habileté en fonction de l’âge et en rapport avec l’aptitude au dessin, considérations se basent sur l’examen individuel de 56 enfants d âge P scolaire (de 4 à 5 ans). L’examen s’effectue en 2 séances dont la prC1 ^re comprend : 1° En découpage d’une image au choix de l’enfant, 2° un a découpage d’une image d’un homme. Pendant la deuxième séance, l > lieu quelques jours après,on demande à l’enfant de faire des dessins sentant les mêmes sujets. . gUj.
- L’analyse des matériaux ainsi recueillis a conduit aux conclusions . vantes : L’évolution de l’habileté à découper à l’âge préscolaire comi ^ 3 stades : 1° gribouillage, 2° formation d’un schéma, 3° un sc^crng^ades boré, donc les mêmes 3 stades qu’on peut déceler dans le dessin. LeS f jeS ont cependant dans le découpage un caractère différent, étant “°nntravail difficultés techniques que l’enfant y rencontre. La technique du ^rd passe par les modifications successives suivantes : l’enfant applique jé* au découpage la technique du dessin, ensuite la technique du a® coupage et finalement la technique du découpage proprement dit. L pCr loppement de l’habileté au dessin devance de beaucoup celle a . je les images, qui n’apparaît que vers la 3e ou 4e année de la vie. La
- ces 3 périodes dans la technique, du travail est aussi plus longu® ejit qui concerne le découpage qu’en ce qui concerne le dessin. Particu
- ce
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- longue est la phase de la formation de schéma, où le découpage se libère (le l’influence du dessin. Ce développement tardif du découpage et l’extension relative de tous ces stades résultent des difficultés techniques qui influencent également la forme et le sujet du découpage. Ceci se traduit par la réduction des éléments du schéma, par la déformation de ces éléments et par la manière analytique de l’exécution. En outre, les difficultés techniques obligent l’enfant à choisir, parmi la multitude de sujets qui se présentent à son esprit, ceux qui sont les plus faciles à réaliser. Le schéma ( u découpage se montre aussi plus simple que celui du dessin. Il est formé ( e lignes droites, tandis que, dans le dessin, l’enfant utilise des cercles et des arcs.
- . Quant à la manière de travailler, l’auteur distingue : la manière synthé-tique et analytique, la première rencontrée le plus fréquemment à tous les stades de développement. D’autre part, tenant compte de la disposition nans 1 espace, l’auteur distingue le découpage spatial du découpage silhouetté. Chose curieuse, ce premier se rencontre souvent dans la première Phase du développement pour céder la place au type silhouetté. A. H.
- MIRA. Les oligofrenies. (Les oligophrénies.) Riv. Psic. Ped., III,
- '935, pp. 19-41.
- C article, qui est un extrait du nouveau manuel de psychiatrie publié Par ] auteur, résume les théories modernes sur les problèmes cliniques de °hgophrénie. Il traite de l’étiologie, de la symptomatologie, du diagnos-", du pronostic et du traitement des différentes formes de l’idiotie, de 1 imbécillité et de la débilité mentale, et il montre les faits les plus impor-dnts qu’on a découverts dans ce domaine au cours des dernières années.
- H. L.
- L. OHICK. Influence de l’éclairage et de l’obscurité sur le seuil galvanique de l’excitabilité optique (phosphènes). (En russe.) J. of 1 h- U. R. S. S., XVIII, 1935, pp. 231-236.
- "e seuil galvanique de l’excitabilité optique (phosphènes) s’élève réguliè-t 'ne,lt dans l’obscurité (3 sujets examinés). Dans certains cas, une augmenta de la brillance de l’écran placé devant le sujet en expérience entraîne e modification du seuil dans le même sens. W. L.
- K- R liber. Die Vokalmischung und das Qualitâtensystem der °kale. (La fusion des voyelles et leur système qualitatif.) Ar. ges. Ps.,
- aCI, 1934, pp. 142-199.
- si/ ^Uteur clmrche à démontrer (pie deux ou plusieurs voyelles frappant mtanément l’oreille forment une sensation nouvelle ayant sa structure fl °Pre et son unité. Il trouve une analogie entre le système créé par la p^10" (jes voyelles et le système créé par le mélange des couleurs de base. hne^U'G- système de voyelles fusionnées possède un caractère propre et d Ser‘t de nuances selon le degré d’intensité de l’une ou de l’autre des Pn‘x v°yelles qui le composent. Les voyelles se différencient des tons. Uni • , ’ seIon leur position dans la série harmonique et leur caractère
- SUsSlCal, les tons forment un système unidimensionnel de qualités non d- feptibles de fusion qui ne peuvent provoquer de sensations int
- s non intermé-
- airrs T s — ‘"“u“ 9U1 rv'VITV'**” —; — --------------- ,
- , U auteur étudie les modes de création des voyelles composées :
- di;
- 1° r
- sensa^Si°logicIuement’ dans les organes périphériques ou centraux des et p °ns- Ce premier mode présente des difficultés considérables d’étude 2° pi 1 ,Ur rendra compte ultérieurement du résultat de ses recherches ; hysiquement, par la fusion des ondes sonores déterminées par les
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- voyelles prononcées ou chantées. L'expérience consistait à faire chanter deux voyelles différentes par deux chanteurs dont les voix s’accordaient au point de vue du timbre et de la sonorité. Les sons étaient dirigés dans un tuyau de 6 mètres de longueur et de 3 centimètres de diamètre, pourvu d’une coulisse tachistophonique à ouverture et fermeture automatique ; le temps d’ouverture était une demi-seconde. Les modifications apportées à la longueur ou au diamètre du tuyau n’agissaient pas sur la sensation finale. L’auteur analyse les caractères de toutes les sensations intermédiaires qui se produisaient entre la sensation des deux voyelles composantes entendues séparément et la sensation de ces deux voyelles complètement fusionnées. Un graphique essaie de présenter synoptiquement la série des effets vocaux dus à la fusion de deux voyelles composantes d’intensite variable. S. h.
- D. G. PA1LRSOÎN et M. A. TINKER. Studies of topographical factors
- influencing speed of reading. (Études sur les facteurs typographique influençant la rapidité de lecture.) J. Ap. Ps., XX, 19313, pp. 128-131.
- Les auteurs étudient 1 influence de la teinte et du degré de glaçage du papier sur la rapidité de lecture. Les résultats qu’ils obtiennent confirment ceux d etudes precedentes. Une légère différence de teinte et. une différence très marquée dans le degré de glaçage n’influencent pas la rapidité de lecture lorsqu il s agit de périodes relativement courtes. Il est possible qu aveC un temps plus long de lecture une certaine fatigue se produise avec le papier glacé et diminue la rapidité. R. L.
- A. GRAINADA et .J. ANYO. Els defectes fisics en l’individu. ijfs déficiences physiques et Vindividu.) Rev. Psic. Ped., III, 1935, pp. 42-56. Résultats de 5.759 examens, faits au laboratoire médical de l’Institut psychotechnique de Barcelone. Les déficiences physiques et les maladies ont été classées selon leur localisation organique, et d’après l’âge des sujet1’ (11 à 39 ans). Les chiffres sont donnés sans aucune conclusion ; car d était dans 1 intention des auteurs de présenter seulement des données statis tiques, afin de suggérer des études scientifiques.
- H. L-
- R. ZABLUDOWSKA. Test siatek szescianow. (Test des réseaux de.cub(S-Psychot., IX, 1935, pp. 1-8.
- Un test de réseaux de cubes, inventé par Baley et destiné à 1 étude de 1 titude à la visualisation, a été mis en application par le Laboratoire chotechnique Municipal de Varsovie. Le matériel consiste en ‘ Ve cubes ayant des arêtes de 4 cm. Ces cubes sont faits de réseaux tract® du papier, découpés et ayant des bords réunis par des coutures bienvisi ^ Les cubes sont numérotés de 1 à 7. La personne examinée regarde d les cubes, peut même les prendre dans la main et, sans couper les cou t dessine la figure plane qu’elle juge conforme à chaque cube. Le ^esS1^tits effectué sur du papier quadrillé et chaque arête correspond à deux 1’ j carrés de ce papier. Sous chaque dessin, on met le numéro du cube a ^ il se rapporte. Ce test fut appliqué à l’examen de plusieurs dizaines d des écoles primaires ainsi qu’à 200 candidats aux écoles munimpa ^ arts et métiers. Pour évaluer les résultats, on tenait compte, d je
- du temps mis pour l’exécution du dessin et, d’autre part, du nom ^
- réponses justes, en attribuant à chaque dessin exact la valeur d un *\eSts Les corrélations (formule Bravais-Pearson) de ce test, avec d autres ^ de visualisation (cubes de Yerkes, test des figures géométriquesinolirCen* que le coefficient r le plus élevé existe avec le test de Yerkes. Le p1
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- tage de la fréquence des solutions pour chaque réseau particulier ainsi que la courbe des difficultés montrent que ce test satisfait aux exigences théoriques relatives à la différenciation des difficultés des problèmes partiels composant l’ensemble du test. En faisant intervenir l’introspection (dans les examens d’adultes) et en analysant les dessins, on a pu classer les solutions en deux types : le type des silhouettes et le type des facettes, tous deux exigeant une aptitude à la visualisation. Les défauts de ce test sont : sa durée trop longue et la dispersion relativement peu élevée des aPpréciations. Ses avantages consistent en ce qu’il se prête bien aux épreuves collectives, qu’il est facile à préparer et que les résultats obtenus sont faciles à apprécier. A. H.
- f• TRIMBLE et D. H. ASPERGER. The récognition spans of good
- nnd poor readers. [La longueur de Vunité de reconnaissance chez Les bons et chez les mauvais lecteurs.) J. Ap. Ps., XIX, 1935, pp. 665-683.
- Plusieurs tests de lecture furent appliqués à 43 enfants d’une classe du o degré ; les cinq meilleurs lecteurs et les cinq plus mauvais furent alors choisis comme sujets de l’étude. On mesura leurs temps de réaction, d’abord comme entraînement, avec des stimuli visuels simples et des mots de différentes longueurs. Le test consistant à mesurer les réactions à des mots et es phrases de différentes longueurs fut alors présenté. Les auteurs tirent es données recueillies les conclusions suivantes : 1° Les bons et les raau-Vf!ls lecteurs diffèrent grandement dans leurs temps de réaction à des sbmuli visuels simples ou à des mots et des phrases ; les différences sont P us grandes avec ces deux dernières catégories. 2° La familiarité avec les stimuli tend à raccourcir et à égaliser les temps de réaction des bons et es mauvais lecteurs. 3° La longueur du matériel utilisé a toujours une action sur les temps de réaction, elle agit légèrement sur les bons, d’une Çon plus marquée chez les mauvais. 4° Le temps nécessaire à la recon-hmssance d’un mot est pour les bons lecteurs de l’ordre de 3 à 4/ 100e de s^°onde et de 18 à 30/100e chez les mauvais. Le temps de reconnaissance J* ,c^ez les bons lecteurs plus long pour les phrases que pour les mots, aïs le temps de reconnaissance des mots dans les phrases est générale-ent plus court que celui des mots isolés. Pour les mauvais lecteurs, la connaissance est beaucoup plus longue pour les phrases que pour les es et la reconnaissance des mots dans les phrases est généralement beau-VPr plus longue que pour les mots isolés. Les bons lecteurs lisent par leq. CS mots ou de phrases tandis que les mauvais tendent à lire par
- P iv
- • N- STANTON et H. E. BURTT. Influence of surface and tint of
- P^per on the speed of reading. (Influence de là, qualité de la surface la, teinte du papier sur la rapidité de lecture.) J. Ap. Ps., XIX, 1935,
- PP- 683-694.
- sj^es auteurs utilisent un test de rapidité de lecture consistant en un texte ® divisé en 30 sections de 30 mots. Dans chacune des sections, le sujet t}a barrer un mot placé à tort. Deux séries de ce test furent présentées difp 6 m^me ordre : l’une sur du papier blanc glacé, l’autre sur six papiers téese^ts, blanc ou ivoire et plus ou moins glacé. Les différences consta-flc .entre les moyennes ne sont pas assez importantes pour être signi-Pas lVes,_ les auteurs concluent que la rapidité de lecture ne se trouve ok^^blement influencée par les différences de teintes et de qualités Servees. F R. L.
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- JASNORZEWSKA et KUNICKA. Proba badanïa poczuc moralnych dzieci przestepczych testem kur. (Essais d'examen par le test des poules du sens de la moralité chez les enfants criminels.) Pol. Ar. Ps., VII, 1934-1935, pp. 97-117.
- Les examens ont été institués au Laboratoire Pédagogique du Patronage pour les enfants criminels, accusés de vol, de vagabondage, etc... Il s’agissait d’établir un test mettant en évidence le sens moral seul sans que l’intelligence intervienne. Le test devait être : a) facile à comprendre ; h) composé de telle/sorte que l’enfant ne se rende pas compte du but de l’examen.
- Les auteurs partent de ce point de vue qu’il faut plutôt prendre en considération la mimique que la réaction verbale du sujet, la première étant plus franche et plus immédiate que la dernière. Nous verrons que les résultats de l’expérience infirment cette hypothèse.
- Le test élaboré par le professeur Baley avait pour but d’observer la réaction des enfants en face d’une cruauté. Le sujet du test est très simple-C’est un méchant tour que font les garçons aux poules en attachant 4 moi ceaux de pain à 4 bouts de ficelles croisés. Les poules se précipitent p°u chercher le pain et se trouvent finalement pendues sur une branche ou elle meurent après de vains efforts pour se libérer. Cette petite histoire es présentée à l’enfant sous forme de dessins colorés. L’enfant regarde ces dessins successivement. Les premiers, plutôt comiques, provoquent presque toujours le rire. Il s’agit d’observer la réaction que détermine la suite crue de cette histoire. On complète ces observations par des questions PoStjc à l’enfant de façon à éviter toute suggestion. En outre, on tient compte la réaction verbale spontanée des enfants.
- On a vérifié la valeur diagnostique de ce test en comparant le reSU.,| d’examen avec les renseignements fournis sur l’enfant par sa *arnljeS Étant donné que le test concerne les animaux, on se renseigne chez parents sur la sensibilité de l’enfant à la souffrance humaine d’une pa^ > à celle des animaux d’autre part. Les résultats ont été concordants 70 % des cas. La concordance est plus grande avec les réactions ver qu’avec les réactions mimiques. Le coefficient de corrélation entre rt réaction mimique et verbale comporte + 0,65. On a étudié aussi le r£jPPest entre la valeur diagnostique du test et l’intelligence, en appliquant le ^ à un groupe d’enfants débiles et à un autre groupe d’enfants noi ?ijclir au-dessus de 14 ans, ces derniers ayant obtenu un niveau mental suPe à 80. Le test permet de diagnostiquer mieux lorsqu’il s’agit des en jg débiles, car la réaction mimique chez eux l’emporte sur la réaction ver ^ Les enfants plus âgés et plus intelligents masquent plus facilement c sentiments. Les « imbéciles » ne comprennent pas le test, il faudrai élaborer pour eux un test spécial. A-
- S. IvORNGOLD et A. LÉVY. La conduite psychologique devant left
- :---r jj (je ]a VHJe Conférence Internationale. r e
- mental imposé. C
- 1934, pp. 126-131.
- abou
- tit
- La notation des épreuves par application des tests mentaux - . nes à quatre sortes de résultats : réponses exactes, erreurs, omissions, c .ggj0iis non suivies. Les auteurs se sont particulièrement intéressés aux o -et( car, si les réponses exactes donnent une indication sur la valeur j-ffjcult^-les autres résultats représentent sa manière de réagir devant la ^^ppod Il s’agissait de rechercher si les omissions étaient seulement en ^ g]leS avec les facteurs affectifs et le caractère (timidité, scrupulosité) teSts résultaient du niveau intellectuel. On disposait de trois séries
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- d’intelligence. La recherche porta sur des sujets d’âge, de niveaux intellectuels et de milieux différents, répartis en plusieurs groupes : enfants de 9-14 ans, élèves des écoles professionnelles, adultes de classe sociale ayant reçu une instruction élémentaire (ouvriers) et de classe sociale cultivée (étudiants, professions libérales). On analysa au total 3.696 épreuves. On adopta pour la notation un système particulier qui consistait à séparer d’abord les réponses exactes de l’ensemble des échecs. Parmi les échecs, on nota séparément : 1° les erreurs ; 2° les omissions ; 3° les consignes non suivies. On calculait ensuite le pourcentage de chaque forme d’échecs par rapport à l’ensemble des échecs. Ces recherches ont démontré que : 1° l’attitude passive devant l’effort mental imposé se rencontre le plus fréquemment chez les sujets les plus jeunes; 2° cette tendance passive n’est pas liée à l’âge lui-même, mais au niveau intellectuel des sujets, de sorte qu’à l’intérieur des groupes d’âge homogène la tendance passive se manifeste dans une proportion de plus en plus élevée à mesure qu’on approche des niveaux intellectuels les plus faibles ; 3° les mêmes sujets placés dans des conditions d’inégale difficulté réagissent activement devant l’effort qui est à leur portée, et adoptent l’attitude passive sans aucune tentative de résoudre le problème, devant une difficulté accrue ; 4° les adultes se comportent à peu près de la même manière sans qu’il y ait une différence appréciable entre les sujets cultivés, entraînés à l’effort du raisonnement abstrait et ceux appartenant à une classe de culture élémentaire. On peut considérer d’une manière générale que l’infériorité intellectuelle est une des causes les plus importantes de l’attitude passive devant l’effort mental
- imposé. A. H.
- F J. AL1ER I GOMEZ. Résultats obtinguts amb el qüestionari intim del Prof. Mira. (Résultats obtenus par le questionnaire confidentiel du professeur Mira.) Riv. Psic. Ped., III, 1935, pp. 57-74.
- Compte rendu des résultats obtenus par le questionnaire spécial (confidentiel) de Mira pour l’étude de la personnalité de sujets normaux. Il Paraît qu’à l’aide de ce questionnaire on peut déceler : a) 1 attitude géné-rale du sujet envers son ambiance et envers ses propres tendances; b) 1 importance de l’extraversion ou de l’intraversion ; c) le degré de conscience duÇ possède le sujet de ses sentiments sur lui-même (ex. : sentiments d in-oriorité). Les auteurs attachent une attention spéciale à 1 étude des rÇponses de différents groupes de sujets, groupes formés selon le niveau intelligence. Ils concluent à l’utilité de ce « questionnaire intime » qui Paraît être un bon test pour l’étude de la personnalité normale et anormale.
- P- FRANKEL et D. BENJAMIN. Die Kritik der Versuchsperson keim Rorschachschen Formdeutversuch. (La critique par le sujet » du test d’interprétation de formes de Rorschach.) Schw. Ar. Neur. Psych., XXXIII, 1934, pp. 9-14.
- i^ans le test de Rorschach, on utilise comme résultats les^ interpreta-.l0ns données par le sujet. Jusqu’à présent, on a trop négligé 1 observation e. a iaçon dont se font ces interprétations. La forme dans laquelle le ,UJet donne son interprétation est quelquefois aussi révélatrice que cette arnière. Certains sujets joignent des critiques du test à 1 interprétation ,!s formes. Les auteurs étudient ces critiques et concluent qu elles in-ra?Uent cpez le sujet des sentiments d’infériorité et qu elles révèlent géné-ement le type maniaque. F-
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- 0. BOBERTAG. Bemerkungen zum Verifikationsproblem. (Remarques sur le problème de la vérification.) Z. a. Ps., XLVI, 1934, pp. 246-249.
- L’auteur remarque que les systèmes caractérologiques n’ont pour la plupart qu’une valeur assez douteuse. Il est très difficile, sinon impossible, de donner une idée claire et une analyse nette du caractère d’un individu. Celui-ci est, en effet, dirigé par toutes sortes de sentiments et de jugements qu’il est toujours très malaisé de définir et de déterminer d’après l’attitude du sujet. Celle-ci n’est qu’un aspect global, une synthèse. H. L.
- M. COLLINS et J. DREVER. Psychology and practical life. (La psychologie et la vie pratique.) 1 vol. 12 X 18, 307 pages. University of London Press Ltd., Londres, 1936.
- Ce livre est une introduction à la psychologie appliquée dont il donne une vue d’ensemble. Il s’adresse à l’étudiant, à l’éducateur, à l’industriel et à tous ceux qui, dans le grand public, s’intéressent aux applications pratiques de cette science. Les principaux problèmes de la psychologie y sont tour à tour brièvement traités : psychologie individuelle, psychologie de l’enfance, de l’adolescence, mesure de l’intelligence, étude de la personnalité et du caractère, apprentissage, orientation, applications de la psy* chologie au travail, à la publicité, à la santé et aux problèmes sociaux. Chacun de ces divers chapitres est une étude rapide et claire. On y trouve l’exposé de la question, le résumé des principales recherches faites jusqu’alors, les épreuves utilisées, les résultats obtenus. R- L.
- PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL
- a) Généralités.
- G. KUNZE. Rhythmische Erscheinungen bei biologischen Vorgangen-
- (.Phénomènes rythmiques des processus biologiques.) Arb. Ph., IX, ’
- pp. 36-42.
- L’auteur a dosé chaque jour pendant 3 mois la quantité de P'O de glycogène dans le muscle du lapin. Les résultats ont montré que quantités de ces substances présentent des variations d’un jour à 1 aU 1 j Sur la courbe de ces variations journalières on peut distinguer une afP^ rition rythmique des minima. On peut distinguer ici une périodicité ^ 22-23 jours, sur laquelle se surajoutent des périodes plus petites de de 5 jours et demi. Ces intervalles correspondent à des périodes rnete ^ logiques de la région où furent effectuées les expériences. L’influence ^ conditions météorologiques semble être très grande sur les phén°iri^^g biologiques. Ainsi on a remarqué, au cours des dosages qui furent habituellement sur deux lapins, qu’à certains jours les quantités ueS s is stances trouvées chez les deux animaux présentaient des écarts plus gr , qu’à d’autres. Les jours où ces écarts étaient plus prononcés étaient râlement les jours d’orage. Les différences entre les résultats seraien ditionnées par des variations individuelles de la sensibilité à 1
- B. t’-
- N. F. GALANINE. Influence de l’énergie rayonnante sur la tetfiP
- rature de la peau. (En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 5, pp. I-1' ' ^
- L’indice objectif de la durée supportable de l’action du rayoi>nC,‘ein. calorifique est donné par l’évaluation de la température cutanée. L on pérature limite est de 44-46° dans 75 % 'des cas. A ce point de v ’
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- peut établir la graduation suivante de l’intensité du rayonnement calorifique : 1° Rayonnement donnant lieu au dégagement de 0,4-0,8 cal. par cm2 de peau : peut être supporté pendant un temps indéfini. 2° Dégagement de 0,8 à 1,5 cal. par cm2 : la durée supportable est de 3-4 min. 3° Dégagement de 1,7 à 2,25 cal. : la durée supportable est de 1 min. 4° Dégagement de 2,3 à 2,8 cal. : la durée supportable est de 30 sec. 5° Dégagement de 3 à 4 cal. : la durée en question est de 10 à 20 sec. Enfin 6°, Dégagement de 4,2 cal. : la durée supportable ne dépasse pas 4 à 7 secondes. Des différences individuelles sont signalées. W. L.
- J. A. CHEIDINE. Dynamographe à mercure. {En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVIII, 1935, pp. 621-025.
- La compression de la poire du dynamographe de Henry ne se fait pas pour tous les sujets de la même manière, ce qui constitue une source d’erreurs dans la comparaison de leur force musculaire et de leur ténacité. Description d’un dispositif par l’intermédiaire duquel le sujet examiné exerce la pression sur la poire. W. L.
- S. J. KAPLUN. Les problèmes de Physiologie du Travail et le Ve
- Congrès de Physiologie de l’U. R. S. S. Ilyg. séc. trav., 1934, 5, pp. 76-83.
- Le Ve Congrès des Physiologistes de l’Union Soviétique a consacré un certain nombre de ses séances aux problèmes intéressant le travail humain. Le professeur Kaplun a fait un compte rendu de ces débats, dont voici un résumé succinct.
- Le rapport d’Ouchtomsky avait pour titre De la nature de la fatigue. Le rapporteur se refuse de faire une théorie générale de la fatigue ; il convient de distinguer plusieurs facteurs à l’origine de cet état physiologique. Il insiste sur la différence entre l’inhibition et la fatigue, confondues par certains dans l’explication de quelques manifestations de la fatigue. Il s élève contre les auteurs qui cherchent dans 1 épuisement de certaines substances une cause essentielle de la fatigue. Les réserves de phospha-gène peuvent être épuisées ; cela n’empêche pas les autres phosphates de les remplacer. La disparition du glycogène assure la restauration de certaines autres substances. De telle sorte qu’en fait, le jeu de restauration des potentiels énergétiques pourrait assurer un travail continu. Le facteur temps a été sous-estimé jusqu’à présent. Le travail musculaire est lié a une série de processus évoluant dans le temps ; pour que 1 activité musculaire conserve sa structure physique et chimique normale, il faut qu’une phase s°it terminée dans un laps de temps déterminé pour que la phase suivante commence au moment où la première se trouve déjà achevée, et ainsi de suite. Une désorganisation dans le temps de cette activité serait un facteur Primordial de la fatigue. La lutte contre cet état physiologique ne devrait ans aucun cas être symptomatique. La sensation subjective de fatigue est un signal précieux nous avertissant de la presence des processus nocifs 0ltt la suppression est urgente.
- Lolladine a fait un rapport*>ayant pour titre : Recherches sur la biochimie e l activité musculaire. Le taux relatif du glutation. musculaire oxydé et réduit se modifie pendant un travail musculaire intense. L entraînement diminue l’importance de ces modifications. Il agit également favo-rablement sur le taux de catalase de muscle, sur le potentiel d oxydo-reduction et sur les processus protéolytiques. Un régime alimentai! e appro-Prié contribue à cette action favorable.
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- La question à l’ordre du jour de la section du travail du Congrès était la suivante : Normalisation technique et rationalisation du régime du travail. Pour Kagan, il convient avant tout de faire : a) une détermination et une standardisation du facteur durée dans la normalisation du travail ; b) une répartition des périodes de travail et de repos ; et c) une élaboration des méthodes rationnelles de l’apprentissage. En ce qui concerne le premier point, l’attention doit être attirée sur : 1° la rapidité de certains gestes professionnels et la durée de certains efforts élémentaires ; 2° leur succession dans le temps (rythme) ; et 3° la durée des micropauses qui séparent les manipulations professionnelles les unes des autres. Les facteurs suivants doivent être pris en considération : A) Physiologiques; intensité des modifications fonctionnelles de l’organisme ; fréquence et durée des gestes professionnels ; micropauses ; variabilité et succession des manipulations, etc. ; B) Psychologiques : attention concentrée ; responsabilité ; émotivité, etc. ; et C) Hygiéniques : facteurs météorologiques, intoxications, etc. Deux problèmes sont, d’après le rapporteur, à l’ordre du jour : 1° Normalisation des repos intercalaires à l’atelier et 2° Typologie professionnelle. D’après Winogradov, l’erreur commise jusqu’à présent par les physiologistes est d’avoir abordé le problème de fatigue industrielle avec des hypothèses, faisant jouer aux facteurs présumés nuisibles un rôle fondamental dans la genèse de cet état. Le régime du travail ne saurait être établi qu’en s’appuyant sur l’évolution réelle des modifications physiologiques pendant le travail à l’atelier. Sans doute les recherches portant sur le travail, « motorisé » en grande partie, présentent-elles de grosses difficultés : a) les méthodes actuelles ne sont pas adaptées à de telles études ; et b) les examens effectués à l’atelier en vue d’établir le régime optimum du travail entraînent une perturbation de ce régime, d ou un cercle vicieux. Il convient donc d’élaborer les méthodes nouvelles, susceptibles de rendre compte de l’état de l’ouvrier sans perturber son travail. En attendant l’élaboration de telles méthodes, l’auteur propose de tenir compte : 1° de l’évolution de la courbe de la rapidité du travail au cours de la journée ; et 2° du coefficient de réussite dans le travail, exprime par le rapport entre la quantité de travail fourni pendant les 6 premières heures de la journée à celle effectuée pendant la première heure. En ce qui con cerne les repos intercalaires, le rapporteur insiste sur le fait que les pauses trop courtes ou trop longues peuvent être préjudiciables pour le rendemen du travail. Marschak rend compte des méthodes de laboratoire étudiées sous sa direction, susceptibles de contribuer à la détermination du régime optimum du travail. Ces méthodes sont surtout applicables à l’activité musculaire modérée. Ses recherches montrent : a) une exaltation des reac tions vaso-motrices pendant le travail, telles que les conditions de the molyse ne suffisent pas à les expliquer ; b) une exaltation également de sensibilité des organes des sens; et c) une modification des caractères groupements des courants d’action musculaires. Toutes ces modificatm témoigneraient de processus évoluant dans le système nerveux cent • L’analyse de ces perturbations aiderait à l’établissement du régime °P mum du travail et des pauses intercalaires. Il en est de même de 1 ana ^ du rythme du travail, dont la modification traduit dans bien des cas défaut de coordination des mouvements. Le rapporteur aborde ensi le problème du « repos actif ». Le repos absolu ne saurait pas être consi ^ comme un état en quelque sorte « normal » auquel il conviendrait d °PP ser le travail. S’il fallait faire de telles distinctions, c’est plutôt le contr qui serait vrai. Les facteurs psychologiques créés dans l’Union Sovic U contribueraient à cette manière de voir. L’introduction des exercices P^ tifs pendant les périodes de repos intercalaires répond à ce point de v
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- Cependant, le rapporteur déplore l’insuffisance des recherches physiologiques sur ce sujet.
- Une autre question inscrite à l’ordre du jour du Congrès était la suivante : Les méthodes de détermination de la chronaxie et Vétude des organes des sens. Kektcheev, rapporteur, rend compte des recherches de son laboratoire. Voici ses conclusions : Dans le travail musculaire intense, la plus grande part revient aux informations de sensibilité proprioceptive. Il en est d’ailleurs de même dans le travail avec les outils motorisés ou semi-motorisés. Chez les ouvriers du transport, le rôle principal est joué par la vision et l’audition. Toute diminution de l’activité de ces récepteurs retentit inévitablement sur la coordination des mouvements. Chez les sujets soumis à l’action du rayonnement calorifique, ainsi que chez les sujets fatigués, les seuils de perceptions sensorielles sont abaissés. Kravkov a fait un rapport ayant pour titre : L'œil en tant qu objet de la physiologie du travail. Le rapporteur conclut que de toutes les méthodes susceptibles de caractériser l’état de fatigue de l’appareil visuel, la meilleure est celle de Ferree et Rand ; les courbes de la diminution de la perception visuelle obtenues grâce à l’application de cette méthode permettent de caractériser quantitativement les conditions d’éclairage ainsi que celles de caractère et de régime du travail de l’appareil visuel. Magnitsky a fait un rapport sur la chronaxie. U’après lui, celle-ci ne peut pas être considérée comme une mesure d’excitabilité. Elle ne traduit que partiellement la « mobilité fonctionnelle » des hssus ; la durée de la phase réfractaire et la vitesse de la conduction de l’influx sont également à considérer. D’après le rapporteur, les modifications de la rhéobase permettent, dans bien des cas, de mieux caractériser l’excitabilité que ne le font celles de la chronaxie. La modification de cette dernière chez l’homme pendant le travail témoigne des perturbations survenues dans la structure colloïdale des muscles, perturbations résultant elles-mêmes des processus chimiques de la contraction. Ufland, Latma-nisova et Chamarina ont rapporté leurs recherches dont voici les résultats. Les modifications de la chronaxie musculaire constatées après le travail statique sont moins marquées que celles survenant après le travail dyna-m|que; cependant, le retour aux valeurs de repos est plus lent dans le pre-cas que dans le second. Alors que la valeur maximum de la chronaxie s observe 5 à 10 minutes après la fin du travail dynamique, elle est atteinte dès la suppression du travail statique. Kisselev et Marschak communiaient les faits suivants : pendant le travail musculaire, 1 augmentation lrJ!tiale de l’amplitude des courants d’action est suivie de sa diminution, ^lnsi que du ralentissement de leur fréquence. D’autre part, la durée pen-laquelle on observe des courants d’action au cours du soulèvement et de l’abaissement d’un poids est différente chez les sujets entraînés et ?,°J entraînés : elle est plus courte chez les premiers (surtout pendant aoaissement du poids).
- Le rapport de Kagan, Koustanovitch, Borchtchevsky et Choub con-Cerne. leurs recherches sur les corrélations entre le débit cardiaque, la Pression artérielle, le pouls et la consommation d’oxygène pendant le ravail musculaire. Voici le phénomène fondamental observé : les corrélations réciproques entre ces différents facteurs ne sont pas de meme force
- quelquefois sont de signe différent pendant le travail et le retour au Calme. W. L.
- If- LANGE. Methodische Untersuchung des ScMagens d®
- Hammer. (Recherche méthodique sur le travail au marteau.) y
- 1934, PP. 145-169.
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- II s’agissait d’abord de trouver la meilleure hauteur pour placer un objet travaillé avec deux marteaux pesant respectivement 0,15 et 0 kg. 5. Les expériences ont porté sur 13 sujets. Pour déterminer le meilleur niveau d’après les observations des sujets eux-mêmes, l’auteur a suivi la méthode des valeurs-limites et la méthode des constantes. Pour déterminer l’influence du niveau sur le rendement mécanique du marteau, il a enregistré la force de chaque coup ainsi que le nombre de coups par minute pour chaque sujet, et c’est ainsi qu’il a fixé pour chaque sujet le rendement par minute. Cette recherche a été complétée par une série d’essais, dans lesquels le sujet devait déployer le maximum de force jusqu’à fatigue complète ; c’est ainsi que l’auteur a pu déterminer l’influence du niveau sur le sentiment subjectif de la fatigabilité. Enfin il a employé des méthodes photographiques telles que la chronocyclographie (Braune et Fischer) et la kymocyclographie, (Bernstein). On peut distinguer trois niveaux optima : l’optimum subjectif l’optimum physiologique, enfin l’optimum du rendement, ce dernier se trouvant entre les précédents. L’auteur a pu déterminer comme niveau optimum le placement de l’objet à une hauteur de 54,3 % de la hauteur du corps du travailleur. Les recherches ultérieures portent sur l’influence du poids du marteau ainsi que de la longueur du manche sur le rendement, enfin sur la corrélation entre le mouvement et le rendement. L’auteur se sert de la kymocyclographie. En triplant le poids du marteau, on obtient une augmentation de 100 % du rendement par minute, l’augmentation du rendement étant 66% de l’augmentation du poids. De même, par rallongement du manche de 22 cm. à 28 cm. ou de 28 cm. à 34 cm., 0,1 obtient une augmentation du rendement d’environ 11,6 %. Les formes du mouvement restent les mêmes pour tous les sujets et pour tous les poids et elles sont très peu influencées par la fatigue. Les meilleures formes de mouvement combinées au minimum de forces déployées sont obtenues par des marteaux dont le manche mesure 29 cm. D. F.
- b) Système musculaire et système nerveux.
- G. BENETATO et N. MUNTEANU. L’influence de l’excitation faradique répétée sur le pouvoir tampon du muscle. C. R. S. B., CXl*’ 1935, pp. 441-442.
- L’excitation des muscles de la grenouille, répétée pendant plusieurs jours (la durée de l’excitation étant de 5 minutes chaque jour) augmj1 leur pouvoir tampon. J"
- M. B. KIRSON. Influence du travail sur la dureté du muscle. {En
- russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVIII, 1935, pp. 605-620.
- Application de la méthode de Gildemeister à l’étude de la dureté muscle biceps de l’homme avant et après : a) un court travail à l’ergograf ^ b) un effort répété et très modéré de soutien d’un poids de 500 gr- ; travail à l’ergographe, l’avant-bras étant chargé du même poids, les conclusions de l’auteur : 1° La dureté d’un muscle relâché, chez un ^jelir se trouvant au repos complet (physique et psychique), est une relativement stable. 2° Le travail à l’ergographe entraîne une augiuta-tion brusque et de courte durée de la dureté musculaire ; cette aU^n1tcnSe, tion est suivie de diminution prolongée. Ainsi, après un travail in je, les valeurs de la dureté musculaire se trouvent au-dessous de la n°, ^eS même 30 à 40 minutes après la fin de l’exercice. 3° Les surcharges rep du muscle au repos amènent des modifications de dureté musculan > . g jettes aux variations individuelles. D’une façon générale, un musc
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- « faible » (sujet non entraîné) donne lieu dans ce cas à une augmentation plus marquée et plus rapide de sa dureté qu’un muscle plus puissant (sujet entraîné). 4° Cependant un muscle « faible », à la fois surchargé et fournissant un travail à l’ergographe, montre au cours de la période de « retour au calme » un comportement différent de celui d’un muscle puissant. Alors que, chez le sujet non entraîné, le muscle surchargé présente après le travail une dureté moins prononcée que celle de repos, chez les sujets entraînés la dureté du muscle revient rapidement après le travail à sa valeur de repos, ou même la dépasse. 5° Les facteurs musculaires circulatoire et nerveux doivent être tenus pour responsables de la modification de la dureté musculaire après le travail. Le facteur musculaire se traduit par le fait, d’apparence paradoxale, suivant : dans certains cas, le soutien d’un poids s’accompagne d’un durcissement moins marqué du muscle après le travail qu’à l’état de repos. Le facteur circulatoire ne paraît exercer son influence que pendant les quelques minutes qui suivent la fin du travail. Enfin, c’est au facteur nerveux (diminution du tonus, d’origine centrale) que serait due, d’après l’auteur, la diminution prolongée de la dureté du muscle, constatée après le travail. On voit ainsi que la période de « retour au calme » qui suit la fin d’un exercice musculaire est plus prolongée que cela n’est suggéré par l’évolution des phénomènes énergétiques et circulatoires après le travail. W. L.
- A. RUDEAMJ. Rôle des canaux semi-circulaires dans la coordination des mouvements. C. R. S. B., CXIX, pp. 497-499.
- 1° L’ablation bilatérale des canaux semi-circulaires entraîne, chez la grenouille, une égalisation des chronaxies des antagonistes des deux côtés (seuils des contractions des muscles gastrocnémien et tibial), excités par intermédiaire de leurs nerfs moteurs. 2° L’ablation unilatérale produit Une égalisation du côté opposé à la lésion. 3° L’égalisation se produit toujours par l’augmentation de la plus petite chronaxie. 4° Il existe une corré-ntion étroite entre le comportement de l’animal et le rapport des chronaxies ues antagonistes. W. L.
- G CORNELLI. Ricerche sperimentali sulla influenza dei suoni e dei rumori sull’attivita umana. (Recherches expérimentales sur l in-jluerice clés sons et des bruits sur l'activité humaine.) Org. Sc. Lav., X,
- 1935, pp. 1-14.
- L auteur a comparé l’exécution de tâches simples (barrage de signes, a Citions) pendant le silence et sous l’influence de bruits, de sons purs j't de musique. Les expériences furent faites sur 5 sujets. On constata que e rondement des additions était plus grand pendant les périodes de troubles Rustiques et s’accroissait dans l’ordre suivant : bruits, musique, sons. ,o ce qui concerne le barrage, l’augmentation de rendement suivait 1 ordie 1 ^Près : bruits, sons, musique et l’exactitude progressait dans le même r'o. Dans d’autres expériences, les sujets accomplissaient leur tâche ondant 40 minutes dans le silence, puis pendant 10 minutes dans le bruit, ^ ^versement pendant 40 minutes dans le bruit et 10 minutes dans le Dans le premier cas, on constata pendant la période de bruits e augmentation de rendement de 27 % pour les additions et de ob /0 dpUr^e barrage, avec peu de changements dans 1 exactitude. Dans e , Uxième cas, le rendement pendant la période de silence ne fut que o7,J /0 IV ren(fement pendant le bruit pour les additions et 92,5 pour le barrage, Us ctitude restant à peu près constante. Au point de vue physiologique, suîets furent examinés, au début de l’expérience, après 45 minutes
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- de travail dans le bruit, après 15 autres minutes de travail dans le silence et ensuite de 5 en 5 minutes jusqu’à retour à la normale. On nota une diminution de la pression du sang, une augmentation de la température, des modifications du pouls analogues à celles qui accompagnent les périodes d’intensité psychique intense. Une atténuation de ces phénomènes se produisait pendant la période de silence. L’auteur conclut que le bruit n’a pas un effet directement nuisible sur l’activité. Celle-ci est au contraire accrue sans diminution sensible de l’exactitude. Mais les effets physiologiques constatés établissent que le travail dans le bruit oblige à une plus grande dépense d’énergie et cause une plus grande fatigue générale, indépendamment des troubles de l’audition qui peuvent en résulter dans certains cas. Ft. L.
- N. BERNSTEIN, W et P. SPIELBERG.
- A. BASLER. Ueber das Marschieren mit gekreuzten Schritten und dessen Zweckmâssigkeit. (Sur la marche par des pas croisés et son utilité.) Arb. Ph., IX, 1935, pp. 119-124.
- En adaptant un dispositif approprié, l’auteur a enregistré les rencontres des membres supérieurs des personnes voisines l’une de l’autre au cours des différents types de marche. D’après ces expériences, il semble bien que la forme de la marche habituellement adoptée par l’armée, où toutes les per sonnes commencent par le même pied, est moins rationnelle que la marclie où les personnes voisines commencent l’un par le pied d’un côté, 1 autI/ par le pied du côté opposé. Dans cette dernière forme de la marche, e nombre de rencontres est moindre et elles sont moins intenses que dans première. B-
- LAVRENTIEW, P. PAVLENKO, T. POPOVA
- V/U i . l^/JL IJJJJUUllVJ. Recherches sur la biodynamique de la
- motion. Publié sous la direction de N. Bernstein par l’Institut de e decine expérimentale de TU. R. S. S. 1 vol., Moscou, 1935, 243 pa»e (En russe.)
- Ce volume contient plusieurs mémoires consacrés par Bernstein et collaborateurs à l’étude de la marche de l’homme. Dans le premier chapi > Bernstein fait un court aperçu historique des recherches sur la naar Après l’étude des frères Weber, n’ayant conservé actuellement qu un i . rêt historique, ce sont les travaux de Marey et de ses collaborateurs 1.^ ont rendu possible une analyse de la marche par sa chronophotograp Les recherches de Braune et Fischer ont projeté ensuite plus de lu sur la dynamique de la marche. L’élaboration mathématique des resu _ effectuée par ces auteurs à partir de quelques clichés a pris un temps ^ sidérable. Les méthodes des micromesures des images obtenues on mises au point, permettant la détermination des distances parcourues^^ divers segments de membre, chaque 25e de seconde environ. Les v1 et les accélérations correspondantes ont été calculées. L’évaluati fg poids de ces segments, pratiquée sur les cadavres, a permis à ces au ^ de déterminer les efforts appliqués à chaque instant de la marc ' 0.
- centres de gravité respectifs. Les résultats de ces recherches ont ete cff0rt, sés dans un travail publié en 6 volumes. Malgré l’importance de cet ^ une erreur fondamentale a été commise. Au lieu de donner aussi Q ment que possible les courbes empiriques obtenues, ces auteurs, au dernier stade de leur travail, ont cru pouvoir « polir » leurs coui 1 ^pli-ils ont fait disparaître diverses « sinuosités » qui leur paraissaient goPt quer la pureté dynamique de la marche. Bernstein et son école placés à un autre point de vue. Au lieu de chercher à ramener tous
- les P
- lie'
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- nomènes observés à un jeu purement mécanique de réactions, vibrations, etc. laissant à l’intervention des mécanismes nerveux le moins de place possible, ils se sont attachés à faire une description « morphologique » de la marche, aussi fidèle que possible. Ils ont pu constater alors que toutes ces «sinuosités » dont Fischer et Braune se sont débarrassés avec tant de désinvolture représentent en fait des accidents quasi constants, se retrouvant chez tous les sujets normaux examinés. Ces accidents traduisent sans doute une série de commandes et de réponses neuro-musculaires coordonnées, dont la plupart ne peuvent pas trouver dès maintenant une explication satisfaisante. Pour arriver à cette conclusion, il a fallu examiner la marche de quelque soixante sujets normaux, depuis 10 ans environ. Cela ne pouvait Se faire sans une simplification et une rationalisation des méthodes cyclo-grammétriques. Bernstein est revenu à la technique cyclographique de Marey ; il a augmenté le.nombre de « vues » (points lumineux pour une même articulation) jusqu’à 70 à 100 par seconde. Enfin, une nouvelle méthode de Prises des cyclogrammes et d’analyse a été élaborée, dont certains points sont envisagés par Lavrentiev et Pavlenko dans le troisième chapitre de (e livre. Dans le quatrième chapitre, Bernstein étudie les traits essentiels de la marche normale de l’homme. Les courbes des efforts, des accélérants, des vitesses et des déplacements des centres de gravité de tous les Segments des membres ainsi que de la tête et du corps entier, sont discutées 'ans les plus menus détails. Il ressort de cette discussion que certains accidents principaux de ces courbes se retrouvent avec une régularité surprenante sur tous les segments de membres, du moins au-dessus des genoux. Ainsi l’organisme entier est pour ainsi dire livré à une meme périodicité c°niplexe et constante qu’il faudra bien un jour expliquer dans tous ses ôtails. On peut dire dès maintenant que la constance de cette périodicité ne peut être obtenue qu’au prix d’une coordination parfaite des multiples C|)mmandes nerveuses. Chez l’enfant qui commence à marcher, cette pério-1(hté est bien moins complexe. Chez un sujet pathologique, 1 évolution .es courbes dans le temps est perturbée. Enfin 1 auteur a trouvé une rela-tl0n étroite entre la valeur relative de la composante verticale des efforts appliqués au centre de gravité du-corps, rapportée au poids de l’individu
- A '
- A
- P J et le carré de la fréquence du pas par seconde (n2) : Q — p -2- = 0,092
- lui rn°Jenne). Dans le cinquième chapitre, Popova fait l’analyse biodyna-Port'6 la marche d’un sujet transportant des fardeaux. Les poids trans-dUr^s Varmient de 50 à 225 kg. Voici les conclusions de l’auteur. 1° La al0r„e au double appui (avec les deux pieds) croît avec le poids du fardeau, Wn C*Ue durée relative du temps de déplacement du pied diminue. La ticau Uj C^U Pas diminue également. 2° L’amplitude des déplacements ver-3» pe du centre de gravité du corps diminue avec les poids croissants. tU(jee |ravail par pas décroît avec l’augmentation de la charge. 4° L’ampli-chez Ce ^a. composante verticale du mouvement du genou est diminuée de ]aUn sujet chargé. 5° L’amplitude relative (par rapport au poids total) de ]a ) °mposante horizontale des efforts diminue avec l’augmentation 6° LesCaarge- Par contre, sa valeur absolue reste sensiblement constante. qués Caractères de la courbe de la composante verticale des efforts appli-Wdea Ceatre de gravité du corps entier se modifient dans le transport des hrati0UX‘ ^°Pour des charges très lourdes, la composante verticale des accé-^ s dans le « demi-centre » de gravité du fardeau diminue sensiblement.
- Le quotient _A_
- des eff Pn2
- (où A est l’amplitude de la composante verticale IOrts appliqués au centre de gravité de l’homme chargé ; P, son poids
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- avec la charge et n la fréquence des pas par seconde) augmente pour les charges moyennes et diminue pour les fardeaux très lourds. Dans une autre série expérimentale, l’auteur a étudié l’influence exercée par le rythme de la marche sur ses caractères biodynamiques. Le poids transporté a ete le même dans toutes ces expériences : 129,9 kg. Voici les conclusions de l’auteur : 1° La longueur du pas augmente jusqu’au rythme de 120 par minute. Elle diminue pour les rythmes supérieurs. Les valeurs relatives du temps de déplacement du pied et la durée de l’appui double restent constantes. 2° L’amplitude maximum du déplacement vertical du centre de gravité de l’homme chargé augmente d’abord, puis diminue avec 1 accélération du rythmei II en est également ainsi de la composante horizontale de l’accélération des membres inférieurs. 9° Les amplitudes des composantes horizontale et verticale des efforts présentent un maximum poUI les rythmes moyens. 4° Une augmentation exagérée du rythme agit sui le mécanisme de la marche comme aurait fait un fardeau en surcharge, n’amenant pas d’accélération réelle, mais perturbant complètement « morphologie normale » de la marche. Enfin, dans le dernier chapitre, Spielberg étudie les phénomènes de fatigue dans la marche à vide et dan celle des sujets chargés. \\.
- A. SCHILLER. Théories of handedness. (Théories sur les gauchers.) J. Ap. Ps., XIX, 1935, pp. 694-704 et XX, 1936, pp. 77-93.
- L’auteur rappelle et discute les différentes théories concernant les ga*j chers. 11 conclut que les théories mécaniques, telles que celle de la disp tion viscérale, celle des artères sous-clavières, etc., ont été en général a données ; que les théories basées sur l’habitude, comme celle de la p0®1 de l’enfant dans les bras de la mère, ont peu d’importance et se rame ^ à la théorie de la pression sociale qui, tout en agissant sur la gaucherie, ^ peut en être considérée la cause. Le rôle de l’hérédité apparaît de plu plus évident à l’origine de cette particularité et la théorie de la domi ^
- cérébrale est très répandue aujourd’hui.
- c) Métabolisme et respiration.
- N. LOSANOW. Étude de l’indice rhino-pneumométrique cl?eZm35, coureurs de fond. (En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVHb pp. 222-230.
- 11 _ _ _ . j’éva'
- Description d’une technique de rhino-pneumométrie permettan ^
- luer la perméabilité des voies respiratoires nasales. Cette métho j^s
- appliquée à 90 coureurs avant et après une course de grande distan sge. groupes comprenant chacun 10 sujets ont été constitués d’après leur _0. ment au cours de la course. Les valeurs moyennes des indices rhino-p polIr métriques avant la course ont été calculées pour chaque g.r0UP rela' les 4 premiers groupes de sujets (coureurs les plus rapides), il existe neSde tion inverse manifeste entre la vitesse de la course et les valeurs moy jrès l’indice rhino-pneumométrique. Pour le reste des coureurs, des va ^ ainsi divergentes de l’indice rhino-pneumométrique ont été observées. eUni°' par exemple, que le 7e groupe de coureurs montre un indice rhmo-p . métrique moyen supérieur à celui du 1er groupe. Ce fait a 1
- être
- id
- rattaché par l’auteur à la constatation chez certains sujets aPPaj,jnJice à ce groupe de lésions de rhinite atrophique. Après la courSoe,LWice rhino-pneumométrique moyen a augmenté pour 7 groupes SUr ier gr°uPe constaté après la course est nettement plus élevé pour le prem "g je: que pour les autres. L’auteur a pratiqué en outre les détermina
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- 1° La perte d’eau au cours de la course ; 2° la capacité vitale et 3° la force des muscles respiratoires. La confrontation de toutes ces données avec celles résultant de l’étude de l’indice rhino-pneumométrique n’a montré aucune corrélation significative. Enfin, une certaine corrélation (inverse) existe entre les fréquences cardiaques et respiratoires, d’une part, et l’indice rhino-pneumométrique, de l’autre, leur détermination étant faite avant la course. W. L.
- E. ATZLER und G. LEIIMANN. Die Wirkung von Lecithin auf Ar-beitsstoffwechsel und Leistunsfàhigkeit. (L'influence de la lécithine sur le métabolisme du travail et sur la capacité physique de Vindividu.)
- Arb. Ph., IX, 1935, pp. 76-93.
- Sous l’influence de la lécithine végétale administrée journellement à ta dose de 22 à 83 grammes, pendant 2 à 4 mois, on a observé chez 4 sujets, Parmi 6 sujets étudiés, une augmentation de la capacité physique au tra-vail. La quantité de travail effectué pour une même intensité de ventilation dans la période de reconstitution allait en augmentant. La force et l’endurance du sujet, mesurées au dynamomètre, augmentaient également, fendant la période où fut administrée la lécithine, les dépenses énergétiques du travail étaient diminuées, de même que le Q.R. de travail. On n a pas noté d’effet net sur le métabolisme et le Q.R. de repos. On a observé d’autre Part, pendant l’administration de la lécithine, une augmentation de la pâleur globulaire, une diminution des leucocytes, avec augmentation re-tative des lymphocytes. La fréquence du pouls présentait une légère baisse, a pression systolique n’était pas modifiée et la pression diastolique était tagèrement augmentée. Il n’y avait pas d’augmentation de poids ; l’état général des personnes ayant absorbé de la lécithine était bon. Il s agit °nc ici d’une substance utile pour l’alimentation et pour la thérapeutique.
- B. N.
- 11 fABRE, R. LOUBATÏÉ et J. GRONDEAU. Les modifications péri-"^etriques et spirométriques au cours de l’essoufflement. C. R.
- **• B-> CXVIII, 1935, pp. 15-42.
- ^ éterminations périmétriques et spirométriques effectuées sur 30 sujets . repos et au cours de l’essoufflement. Les auteurs arrivent aux conclu-s suivantes : 1° Au cours de l’essoufflement, les périmètres moyens de la 8e thoracique et de l’abdomen sont accrus par rapport à leur valeur de pos ; 2° Les périmètres correspondant à l’inspiration forcée diminuent f ,ant l’essoufflement ; 3° Les périmètres correspondant à l’expiration p augmentent chez un sujet essoufflé; 4° La capacité vitale diminue sut ant Eessoufflement. Ces différentes modifications tiennent, d’après les 1Y UrS’ ^ ce ff116 Eair courant se déplace progressivement dans la zone de
- lr complémentaire. W. L.
- \y .
- p.SCHOCHRIN. Ueber Atmungsfrequenz und -reaktion bei d^Uen unc* Mânnern. [Sur la fréquence respiratoire et sur la réaction Respiration chez les femmes et chez les hommes.) Arb. Ph., IX, 1935, Pp. 70-75. ; ’
- 0Uvres déterminations de fréquence respiratoire ont été faites chez des tena1+rS' k°mnies et femmes (1.000 sujets environ) âgés de 29-49 ans, appar-pas , a.des groupes professionnels différents. Les résultats ne montrent feniii}6 d^érence nette entre la fréquence respiratoire des hommes et des cEez f8' ^‘ette fréquence est, au repos, en moyenne 18,1-18,9 par minute es femmes, et 17,8-18,9 par minute chez les hommes. Les 2/3 de
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- toutes les femmes avaient une fréquence respiratoire inférieure à 18 p. m. Au point de vue de l’âge, le groupe comprenant les sujets âgés de moins de 29 ans (hommes et femmes) semble avoir une fréquence respiratoire plus grande que le groupe des plus âgés. Ici, il faut faire une exception pour les souffleurs de verre et les tourneurs, dont la fréquence respiratoire tend plutôt à augmenter avec l’âge ; ce fait serait dû à des lésions professionnelles de l’appareil respiratoire. Sous l’influence de l’effort, la respiration s’accélère davantage chez les femmes (augmentation de 22,2-29,9%) que chez l’homme (augmentation de 11,8-12,3 %). Chez les souffleurs de verre, l’effort produit une augmentation de fréquence de 22,5 %. Le retour à la fréquence respiratoire de repos se fait un peu plus lentement chez les hommes que chez les femmes. B. N.
- W. S. FARFEL. Échanges respiratoires pendant le travaM statique-
- [En russe.) J. of Ph. U. R. S. S., XVIII, 1935, pp. 468-4/7.
- Le phénomène de Lmdhard (étudié sur 4 sujets à l’aide d’un appureI^ spécialement construit pour les recherches sur le travail statique) dépend des facteurs suivants : 1« Durée des prises de gaz au début du « retour au calme » : le phénomène est le plus net lorsque cette durée est courte. 2° Importance du travail statique : le phénomène est surtout manifeste pour le travail d intensité moyenne. 3° Durée du travail : la diminution de cette durée ne conduit pas toujours à l’atténuation du phénomène en question. 4° Degré de l’entraînement du sujet examiné : le phénomène est moins net chez les sujets entraînés. Pourtant, pour un même sujet, le phénomène serait plus net après une répétition des expériences comportait un effort statique étudié. Le phénomène de Lindhard serait dû : a) à 1 in" suffisance de l’apport d’oxygène aux tissus pendant le travail statique ; b) à une hyperventilation pulmonaire résultant d’une hyperexcitabiH1' des centres respiratoires ; c) a un décalage dans le temps entre les echangeS énergétiques et les échanges respiratoires et d) à l’absence de la composait® dynamique de travail. \V. L-
- d) Système circulatoire.
- W. KNOLL, L. GIRONES und W. GOERKE. Experimentelles Frage der Bedeutung der Zacken des EKG. [Contribution eXP \ mentale au problème de la signification des ondes de Vélectrocardiograi
- Arb. Ph., IX, 1935, pp. 1-4.
- Les auteurs ont enregistré chez le chien, en même temps que 1 ®Ject cardiogramme, les mouvements du cœur mis à nu (cinématograpm /^g comparaison des images ainsi obtenues montre que le compleX°. ju tombe au moment de remplissage du cœur. Le début de la contrac 1 ^ cœur correspond avec l’apparition de Fonde T.
- . iintm’'
- A KOCH. Einige Untersuchungen über die Pulsfrequenz irn ^éfié.) druck. [Quelques examens de la fréquence du pouls en milieu d air r
- A la suite des observations faites par Hartmann (expédition ^^^aSse 1931), l’auteur donne les résultats des examens faits en chambre a^.on pression sur 18 jeunes hommes de 18 à 40 ans, tous sains et de con eü\e normale. Les conclusions sont les suivantes : la fréquence du pouls au °la avec la diminution de la pression ; après 326 mm. de pression Bg» eSt quence du pouls augmente considérablement ; l’adaptabilité dU R. t'importante.
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- E. M. KAGAN et B. J. KOUSTANOVITCH. Application de la méthode de Bock, Dill et Talbott à l’évaluation du débit cardiaque pendant le travail. [En russe.) J. of Ph. U. R. S. S. XVIII, 1935, pp. 463-467.
- L’application de la méthode de Grollmann à l’étude du débit cardiaque pendant le travail présente d’importantes difficultés pratiques. La méthode décrite par Bock, Dill et Talbott est préférable à ce point de vue. Les auteurs confirment que les résultats obtenus comparativement avec l’une et l’autre méthode sont sensiblement identiques (la consommation d’oxygène variant de 700 à 2.000 cm3 par minute). Ils introduisent pourtant une modification dans la méthode de Bock, Dill et Talbott. Au lieu de se baser dans les calculs sur une valeur standard de la pente de la courbe de dissociation du C.02, proposée par ces auteurs, il convient de la déterminer dans chaque cas particulier (au repos et pendant le travail). Si l’on ne prenait pas cette précaution, les chiffres obtenus pourraient être enta-ehés d’une erreur allant jusqu’à 20 %. w T
- W. L.
- G- P. KONRADI, O. J. MARGOLINA, A. G. PONOUGAIEVVA et A. D.
- SLONIM. Influence du régime du travail musculaire sur les
- Modifications biochimiques du sang. [En russe.) J. of Ph. U. R. S. S.,
- XVIII, 1935, pp. 479-485.
- Ces recherches portent sur plusieurs sujets et concernent les exercices vivants : 1° Travail sur le cycloergomètre pendant 2 minutes ; 2° Montée sur un tabouret (40 cm. de hauteur) au rythme de 25 par minute, même durée du travail ; 3° Même exercice, mais à un rythme plus lent (15 fois par minute) avec des pauses de durées égales après chaque montée (même durée totale de l’exercice) et 4° Abaissement et soulèvement du tronc au rythme de 20
- par minute avec les pauses intercalaires d’égales durées entre deux soulèvements successifs (même durée de l’exercice). Au cours de tous ces exercices, une même consommation d’O2 a été observée : environ 2 litres en 2 minutes de travail. La teneur du sang veineux en acide lactique et a. réserve alcaline ont été déterminées : a) avant chaque exercice et b) en-plr°u 1 minute après l’exercice. Il a été constaté systématiquement que ucide lactique sanguin augmente après les exercices ne comportant pas e Pauses intercalaires entre deux mouvements successifs ; lorsque les Pauses ont eu lieu, une diminution sensible du taux d acide lactique a
- été
- constatée.
- W. L.
- ^ TIITS0 und A. PE MAP. Ueber den Einfluss der Kôrperarbeit
- die Pulsfrequenz. [L'influence du travail musculaire sur la fré-quence du pouls.) Arb. Ph., IX, 1935, pp. 51-61. en?a enregistrant à l’aide de l’appareil de Fleisch la durée de l’intervalle et 0 es pulsations, les auteurs ont étudié la fréquence du pouls au repos l5P-dant l’effort physique. L’étude a porté sur 20 hommes, âgés de Pend ans,re^ectuant un exercice physique sur la bicyclette ergographique vJc) an!\^ minutes. La quantité de travail fourni était, suivant les indi-roti S’ kgm. Avant le début du travail, on a pu noter une accélé-
- ré ^ Passagère du pouls de nature psychogène, au moment où le sujet ^éb f a effectuer le travail (en réponse au signal « attention »). Au
- e°Urs ] trava^> Ie pouls s’accélérait. La fréquence du pouls atteinte au suje(. au travail était plutôt en relation avec l’état d’entraînement du Pouy 3Uavec l’intensité du travail fourni. Ainsi, la fréquence cardiaque 870 T11 atre ^a mome dans un travail de 187 kgm. et dans un travail de 2m. Chez des sujets physiquement entraînés au cours d’un travail
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- d’une même intensité, la fréquence du pouls reste stable, et augmente lorsque le travail devient plus intense. Chez des sujets non entraînés, une accélération progressive et continue du pouls s’observe même pour l’effort d’une même intensité. La vitesse avec laquelle est atteinte la fréquence maxima du pouls au cours de l’effort, ainsi que le retour à la valeur de repos une fois l’exercice terminé, semblent dépendre de la valeur absolue de la fréquence du pouls de l’effort.
- Lorsque cette fréquence est de 100-140 par minute, elle est atteinte en 3-15 secondes après le début du travail, et le retour à la valeur de repos s’effectue en 30 secondes. Les fréquences plus élevées (200 par min.) ne sont parfois atteintes qu’en 2 minutes et, une dizaine de minutes apres l’arrêt de l’exercice,Qfe pouls reste encore accéléré. Dans tous les cas, l’accélération du pouls commence avec le début du travail; il s’agirait ici d un réflexe partant de la musculature du corps au centre cardiaque inhibiteur. L’enregistrement continu des durées des intervalles entre les pulsations met en évidence les oscillations du rythme du pouls causées en partie par la respiration. Cette arythmie semble être moins prononcée pendant 1 effort qu’au repos; elle ne disparaît, pour un certain moment, qu’à la sy , des efforts ayant conditionné un pouls très accéléré (200 par min.). Généralement., ces arythmies sont particulièrement accentuées dans les périodes de retour au calme qui suivent l’effort. Aucune relation n a ete trouvée par les auteurs entre le degré de ces oscillations du rythme d11 pouls (variations de la durée des intervalles entre les pulsations autour de la durée moyenne de l’intervalle) et la capacité physique de l’individu. Les arythmies les plus prononcées ont été observées chez des PerS,°~ne! jeunes (15-18 ans) ayant donné un rendement faible au cours de 1 ellor physique. Par contre, les individus plus âgés (30-40 ans), indépendamrne de leur capacité physique, avaient un pouls plus régulier. • B.
- P. RIJLANT. Technique de l’exploration oscillographique du cceur chez l’homme. C. R. S. B., CXIX, 1935, pp. 1185-1186.
- Description d’une technique permettant d’enregistrer non pas les di ® rences de potentiel existant entre les différentes électrodes des dériva i ^ classiques (main droite, main gauche, pied gauche), mais les variation potentiel apparaissant sous chacune d’elles. L’étude des courbes a obtenues permet de préciser les différentes ondes rapides ou lentes decr antérieurement par l’auteur; ces ondes sont considérablement amp]acée lorsqu’on étudie les variations du potentiel sous-jacentes à l’électrode sur le thorax.
- ÉCOLE ET TRAVAIL SCOLAIRE
- H. ORMIAN. Wyniki badan testowych a szacowanie intelig®^/j przez nauczycieli. (Les résultats des examens par les tests et l #PP jpp tion de Vintelligence par les professeurs.) Kwart. Ps., VI, 193o, PP-Comparaison des résultats obtenus en appliquant à l’examen, de ^ telligence chez les élèves deux méthodes : les tests, qui mettent eïl.eV1.tent l’intelligence plutôt réactive, et les observations du professeur, qul P sur l’intelligence spontanée se manifestant chez l’élève au cours seignement. , jyCée
- Un a soumis à l’examen de l’intelligence deux classes d’élèves a ? de filles de Lodz, classes correspondant aux 10e et 11e années d ens »gn ment. Les examens furent faits deux fois dans l’intervalle de 15 ^'jgjjore1' d’obtenir les données nécessaires, les professeurs furent charges u
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- deux listes de classement : une où les élèves étaient rangées dans l’ordre de leur intelligence et une seconde, où l’intelligence de chaque élève était exprimée par une note (1 à 5). Pour mieux différencier les sujets, on introduisit encore les signes et —, ainsi que des observations personnelles du professeur concernant la forme de l’intelligence de l’élève, sa facilité de raisonnement, de compréhension des problèmes nouveaux, etc...
- D’autre part, ces deux classes furent soumises aux tests élaborés par Baley. On calcula le coefficient de corrélation entre les deux séries d’appréciations. Pour la classe A, plus avancée et plus nombreuse (23 élèves), r fut trouvé égal à 0,78 et pour la classe B (12 élèves), à 0,5. Le deuxième examen effectué après 15 mois donna pour la classe Â, r = 0,81 et pour la classe B, r = 0,64.
- Étant donné que les mêmes professeurs enseignaient dans les deux classes pt que les élèves étaient soumises simultanément aux mêmes tests, il faut interpréter la différence entre les deux coefficients, non seulement par la différence de l’intelligence entre ces deux groupes, mais aussi par le fait que le petit nombre d’élèves de la classe B rendait plus difficile la différenciation d’une élève par rapport aux autres.
- En comparant les résultats de ces deux méthodes, on remarqua que, dans certains cas, les appréciations présentaient des écarts assez marqués. Certaines élèves ayant bien réussi les tests étaient moins bien notées par les professeurs, et inversement. Ces cas difficiles, interprétés par 1 auteur d une façon très détaillée, coïncidaient presque toujours avec une divergence d’opinion des différents professeurs sur le même élève. L auteur attire l’attention sur ce fait que, dans leurs appréciations de l’intelligence, les professeurs sont parfois guidés par l’application plus ou moins grande de 1 élève et par le rapport qui existe entre 1 effort fourni et le résultat °f*tenu. Ainsi l’élève intelligent mais paresseux sera relativement mieux noté qu’un élève non intelligent mais travailleur.
- Les appréciations données par les différents professeurs étaient en géné-r^l assez concordantes. L’auteur étudie aussi, à 1 aide des méthodes sta-hstiques et de l’analyse qualitative, l’acte même de 1 appréciation par le Professeur. En comparant les listes des professeurs des matières différentes ( ettres et sciences), ensuite les listes de deux professeurs (professeur ordi-?aire et stagiaire) enseignant dans la même classe et à la même époque .? meme matière, et enfin les listes de deux professeurs, hommes et femmes, 1 trouve que, dans le premier cas, r est égal à 0,96; dans le second cas, ^varie entre 0,85 et 0,95 et enfin, dans le dernier cas, r est égal à 0,97.
- . ^rrc, les écarts de l’appréciation sont plutôt de nature individuelle et ^dépendants de la matière enseignée et du sexe du professeur. D autres Part, les variations intra-individuelles étudiées par la comparaison des notes °ïïnées par le même professeur, au cours de deux examens successifs, Présentent un coefficient de corrélation variant entre 0,96 et 0,98, ce qui Prouve une stabilité de jugement.
- Les résultats des examens par les tests (ces derniers appliqués avec un fttervalle de 15 mois) montrent une constance assez elevée. Le choix des f]esls de la deuxième série était assez délicat, puisqu il s agissait de choisir parallèles mais plus difficiles en faisant intervenir des objets puérents. De plus, l’auteur avait changé le mode de notation en affectant n coefficient aux tests difficiles et en faisant intervenir le temps néces-pour la solution du problème. Maigre ces modifications, la corréla-°n entre les deux résultats se maintient à 0,/6. tolr°Ur conclure, l’auteur insiste sur le fait que, pour la mesure de 1 în-,Agence, il faut employer plusieurs méthodes dont les résultats se com-1 etent. La collaboration du professeur, qui a la possibilité d’observer
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- LE TRAVAIL HUMAIN
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- l’intelligence de son élève, et du psychologue qui mesure les phénomènes, analyse et rassemble les faits du point de vue théorique est indispensable. Il faut évidemment que les professeurs possèdent une préparation suffisante pour pouvoir rassembler les matériaux nécessaires pour cette étude.
- A. H.
- F. SAUER. Abhângigkeit der Handgeschicklichkeitsleistung von Lebensalter und Geschlecht. Untersuchungen an Volksschulern in Alter von 7 bis 13 Jahren. (Influence de l’âge et du sexe sur les performances d’habileté manuelle. Recherches sur les enfants d’écoles primaires
- de 7 à 13 ans.) Z. a. Ps., XLVIII, 1935, pp. 361-387.
- Pour rechercher l’influence de l’âge et du, sexe sur le rendement dans des travaux d’habileté manuelle, l’auteur a examiné 97 garçons et 94 fil* lettes de 7 à 13 ans des écoles primaires de Schweinfurt, en appliquant diverses épreuves : Pliage de fil de fer, formation d’un solide en argile plastique, enfilage de perles sur un fil, vissage de vis, introduction de petits pois dans le goulot d’une bouteille, dessin simple. En divisant les sujets en trois groupes suivant leur âge, l’auteur observe une forte relation entre le rendement dans chacun de ces tests et l’âge. Ce phénomène se maintient lorsqu’on pousse la différenciation par âge plus loin en formant 7 groupes* Seule l’épreuve des petits pois à introduire dans le goulot d’une bouteille fait exception : le rendement diminue jusqu’à 11 ans pour remonter ensuite. L’auteur explique ce fait par les défauts de caractère : le soin, Ja prudence, la patience manquent de 7 à 11 ans. En comparant les résultats des garçons à ceux des filles, on peut conclure à une supériorité des garçons pour les travaux où l’on utilise un matériel difficile, demandant une execu tion prudente et soigneuse. Les filles réussissent aussi bien que les garçons en ce qui concerne la coordination des mouvements rapides et habiles 1 ( mains et des doigts. H. L.
- IL H. IISIAO. A study of color-blindness among chinese school
- children. (Étude du daltonisme chez les écoliers chinois.) J* Ap* s'’
- XIX, 1935, pp. 641-646.
- • *i fré-
- L’auteur expose les résultats d’une étude faite pour déterminer ja quence du daltonisme chez des écoliers chinois (305 garçons et 171 ni e h de 4 à 15 ans. Le matériel utilisé était celui du test de Ishihara. Les p° centages des cas de daltonisme relevés sont de 5,57 chez les garçons^ 0,58 chez les filles; il s’agissait seulement d’une achromatopsie P^rtI^
- L. PECK. An experiment with drawing in relation to the prédit® of school success. (Une expérience sur la valeur du dessin pour ta / diction du succès scolaire.) J. Ap. Ps., XX, 1936, pp. 16-43.
- L’étude a pour but de déterminer le rapport existant entre la dessiner et le succès scolaire chez les enfants, ainsi que les facteurs spc influençant ce rapport. On avait déjà constaté que la réussite en au-dessous de 8-10 ans, dépendait plutôt d’une aptitude générale qlie ^ talent spécial. Dans l’expérience présente, deux variantes d’un tes verbal, comprenant exclusivement des dessins, furent données a ; c0,.ré-fants de langue anglaise et de langue espagnole, âgés de 6 à 8 ans. La ^ lation entre ce test et le test de lecture de Gates est de 48; avec gjnet. mations des maîtres, elle est de 30. Elle est basse avec la révision On constate en outre que les filles ont en moyenne des notes pluS e »cjje. et que les garçons sont plus inégaux dans l’accomplissement de Ie111
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- Les enfants de langue anglaise ont, à tous les âges, des notes plus élevées. On ne constate aucune supériorité dans les dessins des enfants atteints de surdité ; ils présentent, au contraire, un retard d’environ un an sur les autres. Contrairement à l’opinion exprimée par certains auteurs, les enfants copient les détails des modèles qui leur sont présentés et les notes concernant le nombre de détails imités présentent une corrélation de 62 avec le test de lecture. Jusque vers 9 ans, l’amélioration du dessin suit le développement de l’intelligence générale ; après, on constate un aplatissement marqué de la courbe. On peut enfin découvrir certaines différences entre les sujets « visuels » et les sujets « verbaux ». R. L.
- V. ATCHOULERE. Les principes et les méthodes pour la formation
- de groupes dans les écoles professionnelles en U. R. S. S. [En
- russe.) Psy. Sov., VTI, 1934, pp. 38-47.
- C’est un essai pour généraliser la pratique du service de pédologie attaché à un groupe d’écoles professionnelles de Leningrad. La formation de groupes d’élèves a pour but, selon l’auteur, de trouver à chaque élève une place correspondant à son instruction préalable, i son âge, etc. On parle généralement de former des groupes homogènes. L’expression n est pas tout à fait exacte puisque chaque groupe doit être homogène quant à certains caractères, hétérogène quant aux autres. Les opinions des auteurs, concernant les critères d’après lesquels on doit constituer les groupes, sont extrêmement divergentes. Dans le cas en question, il est indispensable de tenir compte qu’il s’agit d’une école professionnelle polytechnique, où Jcs adolescents poursuivent des études spécialisées très différentes, ce cpii mflue sur le plan de travail. L’âge des candidats ainsi que leur instruction préalable, présentent également de grosses différences. Enfin le temps qui ® est écoulé entre la sortie de l’école du 1er degré et 1 entrée à 1 école professionnelle n’est pas le même pour tous les candidats. En tenant compte de tous ces facteurs, l’auteur établit les critères suivants pour la formation des groupes d’élèves : 1° Le groupe doit être composé d’élèves poursuivant es mêmes études généralisées. 2° Le groupe doit etre composé d élèves ayant le même niveau d’instruction, c’est-à-dire le même nombre d années Scolaires (exception faite pour des élèves de classes voisines, si, d après es tests, leur niveau mental est à peu près pareil). 3° Le degré des connaissances acquises des élèves d’un groupe doit être aussi analogue que pos-yfcle. La présence d’élèves en retard ou trop bien doués gêne la marche travail. 4° Il est utile de réunir dans la meme classe des élèves de différents milieux sociaux pour que l’influence idéologique des éléments prolé-!ariens sur les éléments semi-prolétariens puisse s exercer plus facilement. ° groupes doivent être composés d’enfants des deux sexes, mais du ferrie âge. Cette dernière condition n est pas encore réalisée, puisqu on rencontre dans la même classe des élèves de 15 à 18 ans. 6° Il est désirable lu,; chaque groupe comprenne un certain nombre de membres des jeunesses . cnimunistes et des pionniers. Vu la complexité de tous ces critères, il faut nsister sur les plus importants pour le but donné, c est-à-dire sur les quatie Premiers. Le problème suivant, et qui est capital, est celui du choix des ^Preuves (examen des connaissances et examen psychotechnique) devant ^re subies par le candidat. Pour que le travail du groupe soit couronné de Uccès, d eS£ indispensable que, non seulement les connaissances des . eves soient homogènes au début de 1 annee scolaire, mais aussi que tous es élèves soient aptes à poursuivre leurs études à la même cadence. L au-eur analyse les opinions de plusieurs pédologues soviétiques et amcri-ains pour faire voir qu’ils ne sont pas fixés sur la valeur pronostique des
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- tests et surtout sur le choix des tests d’intelligence et la vérification des connaissances scolaires. Il cite, entre autres, l’opinion de Kelley. Selon cet auteur, il faut grouper les candidats suivant leurs connaissances, parce que : a) les connaissances et les capacités ont une corrélation très forte, environ 0,90 ; b) la valeur pronostique des tests de connaissance est plus grande que celle des tests d’aptitudes. L’étude, faite par Atchoulère et ses collaborateurs du service pédologique d’une des grandes écoles professionnelles de Leningrad, confirme en grande partie les thèses de Kelley. Même en supposant que la valeur pronostique des tests d’intelligence soit égale à celle des tests de connaissance, ces derniers sont supérieurs aux autres puisqu’ils fournissent aux pédagogues des données indispensables comme point de départ du travail scolaire. L’auteur n’est point satisfait des tests d’intelligence dont on se sert actuellement. Il attire l’attention des psychologues sur la nécessité d’entreprendre une étude de ces tests, en vérifiant s’ils correspondent exactement aux fonctions psychiques qu’ils sont censés mesurer. Tous les matériaux réunis au cours du travail de formation des groupes doivent être utilisés par les pédagogues. L’auteur propose de le faire de la manière suivante : a) Tracer la courbe de fréquence pour les résultats de chaque test ou discipline scolaire et la comparer aux courbes analogues ; b) pour chaque test, calculer le pourcentage des problèmes résolus ; c) autant que possible, analyser les erreurs ; ce dernier point a une grande importance pour le pédagogue en lui permettant de se rendre compte des côtés faibles de ses élèves. Tous ces travaux auxiliaires doivent être exécutés avant le commencement de l’année scolaire pour que le pédagogue puisse en tirer parti, au moment de commencer l’enseignement.
- J. K.
- C. MITCHELL. Prognostic value of intelligence tests. (La valeur pr0'
- nostique des tests d'intelligence.) J. Ed. Res., XXVII, 1935, pp. 577-58-.
- L’auteur étudie la valeur pronostique des tests d’intelligence appliffucS aux élèves entrant dans une high school pendant la période 1921-1981.; 1.146 élèves furent ainsi observés. Voici ses conclusions : Un élève qul> dans le test d’intelligence, se range dans le troisième cinquième de sa classe, a trois fois plus de chances d’aller jusqu’au bout de ses études que celui q111 est dans le cinquième inférieur, et l’élève qui est dans le cinquième supérieur a 21 fois plus de chances que ce dernier. Les élèves ayant un Q- I-100 ou plus, sont presque certains de réussir leurs examens d’algèbre e d’anglais. Ceux qui n’atteignent pas 90 ne doivent pas être encourages faire des études d’algèbre. Les élèves ayant un Q. I. bas ne peuvent p10^ fiter de l’enseignement d’une high school que si des dispositions spéciales son
- R. b-
- prises pour les aider.
- L. C. GILBERT. A study of the effect of reading on spelling-
- de l'influence de la lecture sur l'orthographe.) J. Ed. Res., XXVIU> pp. 570-578. ^
- L’étude fut faite sur 380 étudiants des deux sexes. Un test compre^^g 54 mots difficiles fut administré à un groupe d’essai et les 20 mots tro ^ les plus difficiles furent divisés en deux séries. Deux tests d’environ ^ mots, traitant d’un sujet susceptible d’intéresser les étudiants, furen préparés, chacun contenant les mots d’une des séries. On fit alors «à l’ensemble des étudiants le test des 54 mots, puis, les deux textes . remis à des groupes différents. Les sujets devaient les lire à une vl^esS^raité male, dans le but de répondre à des questions concernant le sujet ^ots dans le texte. Une fois ces réponses faites, on dicta de nouveau les -
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- difficiles. On put constater ainsi que l’orthographe s’améliore par la lecture, même quand l’attention n’est pas fixée sur ce but. Les sujets bons en orthographe acquièrent davantage par la lecture que les sujets faibles ; cette différence ne résulte pas de la vitesse de lecture, qui varie peu entre les sujets qui acquièrent beaucoup et ceux qui acquièrent peu par la lecture.
- R. L.
- W. LINE et J. S. GLEN. Some relationships between intelligence and achievement in the public school. (Quelques rapports entre l'intelligence et le succès scolaire dans une public school.) J. Ed. Res., XXVIII, 1935, pp. 582-589.
- L’auteur étudie le rapport entre l’intelligence, mesurée par le National Intelligence Test, et le succès scolaire chez les élèves d’une public school. Le degré de corrélation varie selon les classes et semble dépendre de l’action plus ou moins stimulante des méthodes d’éducation. Il résulterait de cette étude que la corrélation entre g et le succès scolaire pourrait être utilisée comme un moyen d’étudier l’efficience des procédés d’éducation.
- R. L.
- J. WACIITEL. Un monde de perceptions nouvelles. L’éidétisme et les problèmes pédagogiques connexes. Publié par la Société Scientifique de Pédagogie. Varsovie, 1935, 1 vol. 13 X 19, p. 158.
- L’auteur décrit et définit les phénomènes éidétiques. Il discute la typologie de l’éidétisme admise par Jaensch et rapporte des données concernant lu fréquence de ce phénomène. Lui-même a entrepris des recherches sur 457 enfants, à Lodz, et a pu établir que 38 % des sujets examinés étaient éidétiques et que dans 8 % des cas, il s’agissait d’éidétisme intense. Pour apprécier le degré de la faculté éidétique, il se sert de l’échelle suivante : A- Êidétisme intense. Dominance des images éidétiques fidèles par rapport aux images fragmentaires. Netteté des images, évocation régulière dans toutes les conditions expérimentales. Les images indépendantes représentant des ensembles l’emportent sur les mêmes images représentant des objets isolés. B. Êidétisme moyen. Dominance des images éidétiques fragmentaires par rapport aux images fidèles. Netteté des images. Les images sont évoquées dans toutes les conditions expérimentales ou après avoir fait certaines adaptations. Les images représentant des objets isolés l’emportent sur celles représentant des ensembles. C) Êidétisme faible. Images éidétiques fragmentaires. Netteté. Les images sont évoquées dans les conditions indiquées à B. Images indépendantes représentant des objets isolés. .) Êidétisme rudimentaire. Images fragmentaires confuses. Les images éidé-hques ne sont souvent pas évoquées dans les conditions expérimentales ordinaires, ni après avoir fait des adaptations.
- ,. L auteur passe ensuite à la discussion des théories sur les phénomènes eidétiques et attire l’attention sur le parallélisme entre l’éidétisme et la Perception. Il cite h ce propos l’incongruence de la rétine, la loi de l’identité es directions de la vision (Jaensch), le phénomène de la covariation Jaensch, Reich, Freiling), l’expérience consistant à mêler les couleurs de image et de l’écran (Jaensch et Herwig), le phénomène de Purkinje dans ,es images éidétiques (Jaensch et Broer), le réflexe pupillaire éidétique (Jaensch et Kohler). L’auteur a étudié ce parallélisme dans les déplacements et les déformations des images éidétiques dans 1 espace en miroir.
- expérience consiste à évoquer des images éidétiques et des images consécutives dans un miroir. Il a pu observer ainsi la transposition de 1 en-Semble de l’image par l’apparition sur l’écran réfléchi d’une image éidétique
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- en miroir correspondant à l’image optique en miroir du modèle. Dans un miroir concave, on peut voir des déformations des images éidétiques. On voit parfois apparaître le phénomène rare de l’induction des transpositions et des déformations, consistant en ce que « le facteur catoptrique est maintenu » après que l’image éidétique a passé de l’écran réfléchi sur l’écran réel. Le parallélisme se manifeste encore chez certains sujets par les illusions optico-géométriques. Selon l’auteur, à côté d’éléments représentatifs, l’image éidétique contient certainement des éléments perceptifs ; elle occuperait une fonction intermédiaire entre la perception et la représentation. Le groupe des phénomènes éidétiques est d’une grande importance psychologique pour l’étude de la vision subjective, car il permet des recherches expérimentales. L’auteur étudie également les problèmes pédagogiques en connexion avec l’éidétisme et examine les rapports entre l’éidétisme et les différentes branches de l’enseignement. R. L.
- J. HOREJSI. The psychological aspect of the socalled practical exercises in secondary schools. (L’aspect psychologique des exercices dits pratiques dans les écoles secondaires.) C. R. de la VIIIe Conférence Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, pp. 747-749.
- L’auteur étudie la valeur des exercices pratiques dans les écoles secondaires. Il analyse, d’une part, les raisons psychologiques de leur succès : désir d’activité, curiosité pour un nouveau mode de travail, contraste avec les études théoriques, désir d’approcher des hommes compétents et d’observer leurs méthodes, opportunité de certaines distractions, etc., et, d’autre part, celles de leur échec partiel : manque d’intérêt, attente déçue, impuissance à résoudre les problèmes, donc à s’y intéresser et, une fois la première curiosité satisfaite, dégoût du travail régulier, de la collaboration, répugnance à compléter la partie pratique par des études théoriques, inexpérience des études indépendantes, etc. Malgré ces inconvénients, l’auteur conclut que les résultats de ces exercices sont relativement bons et peuvent être améliorés par certaines mesures qu’il indique.
- R. L.
- Th. SIMON. Trois cents cas de délinquance juvénile. Essai de psychologie et de conclusions d’ordre pratique. B. Soc. A. Binet, n08^’ 313, 1935, pp. 118-142.
- I. Les sujets, prévenus libres de 13 à 18 ans, subissent, au mo>CI1 des tests Binet-Simon, un examen psychiatrique et un examen de me ^ cine générale. 1° Tests. L’auteur les considère avant tout comme u occasion de pouvoir observer l’enfant ; son attitude, ses gestes, sa v0 ’ et, dans ce qu’il répond, tout ce qui est sentiment plutôt qu’intelhgea ^ retiennent davantage l’attention du Dr Simon que de savoir si 1 en a j présente ou non un niveau mental de son âge. Le caractère imperson0 de l’examen est rassurant, d’autant plus qu’aucune critique des repu du sujet ne lui est faite ; il est simplement remercié de les donner. 2° men psychiatrique : porte sur l’histoire du fait incriminé et des fautes cédentes. En conclusion, l’opinion personnelle sur chaque cas indivi est indispensable lorsqu’il s’agit de donner des conseils. yue
- IL Les cas ont été classés au point de vue médical et au point c t ^ médico-psychologique. 1° Les constatations d’ordre médical porten ^ les cas suivants : maladies vénériennes, faiblesse générale et, surtout ^ les filles, développement physique prématuré. 2° Peu de troubles men avérés, peu d’individus ayant un niveau mental inférieur (11 a jamais trois groupes : a) Les quasi-innocents, peu différents des enfan s
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- nêtes, confiants, plus coupables de fait que d’intention : environ 30 % des cas; b) Les paresseux, hostiles, méfiants, caractères paranoïaques semblant victimes d’un complexe d’infériorité (Adler). « Ils sont désireux de jouir sans attendre davantage et en se donnant le moins de mal possible ; environ 20 % des cas; c) Un groupe intermédiaire, les fougueux, les enfants lourds et lents, les impulsifs, les instables, qui manquent de sentiment moral. «Le volé, à leurs yeux, n’est pas tant une victime qu’un maladroit.» Cause de ce sentiment est due généralement au milieu, milieu familial en particulier. Enfin, souvent le délit est un produit d’âme collective des comparses et meneurs d’une même bande.
- III. Discussion de l’organisation actuelle, liberté, liberté surveillée, patronage et internat, qu’il faudrait adapter aux besoins médicaux, professionnels et aux besoins de réadaptation. Nécessité d’une formation appropriée du personnel destiné à cette tâche. Le délinquant a besoin de prendre goût au travail, d’élan vers le bien (fierté de soi-même obtenue Par la pratique des sports, et surtout d’une éducation morale qui dépend fle l’influence personnelle de celui qui la donne). La fréquentation scolaire serait un moyen de prévention, mais le milieu scolaire se rendrait difficilement aimable aux élèves dont il est question dans cet article.
- A. D.
- E. S. DEXTER. The effect of fatigue or boredom on teachers’marks.
- (L'influence de la fatigue ou de Vennui sur les notes des maîtres.) J. Ed. Res., XXVIII, 1935, pp. 664-668.
- Pour éliminer le plus possible l’élément subjectif, on fit porter l’étude sur les notes données à des échantillons d’écriture, à l’aide de l’échelle de Thorndyke. Trente étudiants furent préalablement exercés à ce travail de correction afin que leurs notes correspondent à celles qui auraient été données par un maître. Ils eurent alors à noter des épreuves d’écriture Pendant trois heures consécutives. On constata des variations dans les valeurs des notes données au même travail, que ces notes aient été données Pur des correcteurs différents ou par le même correcteur. Ces variations ne Se font pas au hasard. Il y a chez chaque correcteur une tendance très net'te à évoluer, soit vers une sévérité, soit vers une indulgence de plus en plus grande au cours de son travail. Les notes des correcteurs présentent plus d’accord entre elles au début du travail qu’à la fin. R. L.
- E- DRAKE. A comparison of two methods of teaching high school 9©bra. (Comparaison de deux méthodes d'enseignement de l'algèbre «ans une high school.) J. Ed. Res., XXIX, 1935, pp. 12-17.
- R une étude comparant les résultats de deux méthodes pour enseigner 1 algèbre, l’auteur conclut que la méthode d’enseignement et de travail Par groupe donne de meilleurs résultats qu une méthode plus individuelle, temps d’étude nécessaire en dehors des classes est à peu près le même ans les deux cas, mais les étudiants, qu ils soient de capacités supérieures °a médiocres, atteignent un niveau d’instruction plus élevé par la premièie Méthode. R- L-
- ^ EXARCIIOPOULOS. Rapport sur les recherches scientifiques du laboratoire de pédagogie expérimentale de l’Université d,Athènes pendant les années 1923-1933. (En grec.) Praktika de Académie d’Athènes, IX, 1934, p. 38.
- Ees recherches portent : 1° Sur le développement corporel de l’enfant fec; 64.276 mesures ont été effectuées sur 6.356 enfants des deux sexes, e tous âges au-dessous de 20 ans, et ont permis de dresser un tableau du
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- développement normal de l’enfant grec et de le comparer à ceux établis dans les autres pays. 2° Sur le développement psychique de l’enfant. Application de l’échelle Binet-Simon-Terman en vue de son adaptation aux conditions grecques ; étalonnage des nouveaux tests introduits dans cette échelle. Recherches comparatives de l’intelligence entre des enfants de classes sociales différentes, de pays différents. Recherche de la corrélation entre le degré de réussite dans les diverses matières de l’enseignement et l’intelligence. Étude du développement de certaines aptitudes et établissement de psychogrammes détaillés. Établissement de tests pour la mesure des diverses fonctions psychiques, de méthodes pour diagnostiquer le degré de maturité psychique et physiologique des enfants, de tests d’instruction destinés à remplacer les examens en usage. Les données recueillies ont déjà inspiré un certain nombre de publications énumérées par l’auteur. En outre, l’École expérimentale de l’Université poursuit des recherches d’ordre pédagogique concernant les meilleures méthodes d’enseignement et d’organisation du travail scolaire, l’établissement de dossiers réunissant tous renseignements utiles pour le diagnostic des traits particuliers et de l’aptitude professionnelle de chaque élève. Des publications spéciales résument l’ensemble de ces recherches. R. L.
- ORIENTATION ET SÉLECTION PROFESSIONNELLES
- K. KUCHYNKA. La sélection des employés de l’administration publique par les examens psychotechniques. C. R. de la VI
- Conférence Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, PP- k*1' 134.
- L’auteur attire l’attention sur l’intérêt qu’il y a à introduire des critères objectifs dans le choix des employés afin de rationaliser l’administratio publique. Un tel critère est fourni par les examens psychotechniques d ac mission et de sélection qui permettent d’éliminer les individus inaptes et de déterminer la sphère d’activité convenant le mieux aux aptitu des candidats choisis. L’activité de chaque service peut en effet être décom posée en une hiérarchie de fonctions, pour lesquelles on peut, par 1 ana y psychologique, établir le degré d’intelligence nécessaire.
- Ces méthodes ont été appliquées par l’Office Statistique de la Répubnq Tchécoslovaque dès l’année 1928 jusqu’à 1932 : 1.009 candidats ont .e^ examinés, 617 ont été engagés, dont 455 auxiliaires, embauchés tempora ment pour le recensement de la population. Le plus grand nombre de 0/^ 455 employés auxiliaires avaient le Q. I. compris entre 111 et 115 ; jc d’entre eux atteignaient même 116 et 120. On a étudié le rapport degré d’intelligence et les notations obtenues dans le service par les c didats : 2,2 % de personnes embauchées avaient obtenu des notes de râbles malgré leur degré d’intelligence assez élevé. Le fait s’exphquai F les troubles de caractère de ces employés ou par leur moralité. Car ? bieïl 4 travailleurs avec un degré d’intelligence peu élevé avaient été très -, notés parce que leur travail, plutôt mécanique, leur avait permis d a^tre rir rapidement la routine nécessaire. Le coefficient de corrélation l’intelligence et la notation des employés auxiliaires se montre re ,g ment peu élevé (0,218). Ceci s’explique par le fait que : 1° parmi les enq ^ sélectionnés, il y en avait un nombre considérable ayant une instru^^ secondaire. 2° les travaux auxiliaires n’avaient pas tous la meme .^tej]j-et ils n’ont pas permis à tous les employés de mettre en valeur ^eUV»cDjt'f
- gence. Par contre, lorsqu’il s’agit des employés nommés à titre <- j>jn-et chargés de travaux plus qualifiés, le rapport se montra élevé en
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- telligence et la manière de travailler. Cette méthode, purement scientifique, de sélection paralyse efficacement le jeu néfaste de la protection privée et politique. A. H.
- 0. HLAYAC. A contribution to the psychotechnical analysis of a physician and a stomatologist. (Contribution à l'analyse psychotechnique de la profession de médecin et de stomatologiste.) C. R. de la VIIIe Conférence Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, pp. 628-639.
- En Tchécoslovaquie, la médecine dentaire n’est pas indépendante, c’est une spécialité de la médecine générale qui ne peut être exercée que par un docteur en médecine. L’auteur étudie, au point de vue de l’orientation, quelles sont les qualités physiques, mentales, techniques et de caractère nécessaires pour un médecin spécialisé en stomatologie.
- R. L.
- Ch. DIETZ. La sélection des élèves de l’Enseignement secondaire. Recherches de statistique mathématique et de psychologie expérimentale. 1 vol. 16 X 25, 117 pages. Thèse de la Faculté des Sciences, Paris, 1934.
- Substituant aux épreuves scolaires le test d’intelligence logique de J--M. Lahy, en tant que moyen de comparaison des élèves entre eux, tout en conservant le critère de l’admission aux bourses comme indicatif de ^aptitude à l’enseignement secondaire, l’auteur se propose de déterminer la proportion de jeunes Français, dans l’ensemble des jeunes élèves de chaque ordre d’enseignement en particulier, qui seraient aptes à 1 enseignement secondaire, tel qu’il ressort des règlements officiels actuellement an vigueur. Les conclusions que donnent les épreuves au baccalauréat écrit, tant avec le test qu’avec les compositions trimestrielles, par leur faiblesse, ne témoignent pas en faveur de la grande validité de cet examen, (( Pivot de notre hiérarchie intellectuelle et, partiellement, de notre hiérarchie sociale et politique ». Il faudrait incriminer l’influence de l’émotivité des candidats, le surmenage et les conditions mal défîmes de la correction , s compositions. Des expériences faites sur les élèves appartenant aux etablissements d’enseignement les plus divers amènent aux constatations Rivantes : Ie Différence de niveau intellectuel entre les enfants provenant e couches sociales différentes. 2° Accentuation progressive de cette diffé-Çerice avec l’âge, par le fait d’une grande inégalité dans la rapidité du développement. 3° Grandeur du phénomène et répercussions qu’il aurait sur a <( sélection » si l’on ne tenait compte, pour cela, que du niveau inteJlec-Uel exclusivement. L’examen des discordances entre le test et les résultats paires en établit les différentes causes : scolarité antérieure troublée (maladies chroniques, séjours à l’étranger, etc.), troubles neurologiques Psychiques divers, paresse, dans les cas où la réussite scolaire était infé-rieure aux résultats que le test permettait d espérer. Dans, le cas contraire, ertaines différences sont imputables à de légères défectuosités, remédiables, a test ; d’autres décèlent des sujets dont la réussite est due à une mémoire Pr°pice, au « bachotage ». Un seul cas où le pronostic défavorable fut nette-^ent démenti semble être dû à un brusque développement en relation tfVec 1 évolution pubertaire. En conclusion, des recherches faites sur des »afÇons de provenances diverses : lycéens (boursiers ou non), elèves d écoles . 'maires supérieures, de cours complementaires, d ecoles communales, de eUnes apprentis, il ressort que la proportion de jeunes garçons parisiens Ucs à l'enseignement secondaire s’établit aux environs de 10 /0 pour
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- les enfants d’origine populaire suivant l’école communale, de 59 % pour les jeunes garçons de la classe aisée suivant le lycée (les enfants ayant passé avec succès le concours des bourses non compris). Une telle étude permet d’espérer que le soin de sélectionner les élèves sera confié un jour à des experts-orienteurs scolaires, qualifiés par de sérieuses études.
- A. D.
- R. MÜHL-KUHNER. Analyse und Prüfung der Tàtigkeit des Melders.
- (.Analyse et examen de Vactivité de Vagent de liaison.) 1 vol. 15 X 22,5, 41 pages. Werkbunddruckerei, Wurtzbourg, 1935.
- Analyse de l’activité de l’agent de liaison dans l’infanterie. Celui-ci aurait d’abord besoin de toutes les qualités et aptitudes nécessaires pour un bon soldat, et ceci à un très haut degré. Une bonne mémoire des rapports logiques, une bonne mémoire visuelle, une aptitude à l’établissement de rapports entre les faits sont indispensables. A côté de ces trois aptitudes principales, l’auteur demande à l’agent de liaison de l’attention distribuée, une adaptation rapide de l’attention concentrée, de la présence d’esprit, une aptitude à l’observation, une aptitude à distinguer la direction des bruits ainsi que leur cause, et une bonne sensibilité olfactive (gaz !). A l’aide d’une batterie de 9 tests, l’auteur a examiné ces aptitudes chez U soldats de la Reichswehr qui avaient subi une formation spéciale d agent de liaison. Il a obtenu un bon accord avec le jugement des chefs. Seul le test d’adaptabilité auditive et visuelle a donné une corrélation négative avec le jugement des préposés. La corrélation, calculée d’après la formuie de Spearman, est surtout élevée pour les tests relatifs à la mémoire des rapports logiques, à la mémoire visuelle et à l’aptitude de la perception des rapports. L’auteur croit que ces trois tests suffisent pour une selec tion pratique des agents de liaison — à condition que les autres aptitud nécessaires pour chaque soldat soient représentées chez le sujet à un degre satisfaisant. H. b.
- G. IL MILES. Psychological considérations involved in the aPP*1 cation of motor driving tests. (Considérations psychologiques c0^fre liant Vapplication de tests pour la conduite des autos.) C. R. de la V Conférence Internationale de Psychotechnique. Prague, 1934, pp- -262.
- L’auteur recherche les raisons qui empêchent les organisations de t,a^_ port et le public en général de faire usage des tests établis par les psU techniciens et, en particulier, par le N. I. I. P. pour apprécier l’aptitu conduire. Il constate que beaucoup de gens ne comprennent pas la va des tests pour la détermination de cette aptitude et croient qu’elle ne P.reg être appréciée que lorsque le sujet conduit effectivement. Mais il est d aU objections d’ordre praticjue faites à ces tests et auxquelles il faut U° ^ une solution si l’on veut que l’usage des tests se généralise. Le psycho , nicien doit envisager de réduire ses épreuves au minimum indispen7s^or, de simplifier les appareils de façon à les rendre moins coûteux et s cer de réduire le temps nécessité par l’examen. Il faut également avantages de l’examen psychotechnique soient mieux connus. Ces ^ tages, prouvés par les statistiques, intéressent les entreprises de tran E e mais aussi les propriétaires de véhicules privés qui, se rendant _c de leurs points faibles, seront plus à même de prendre les précautu» cessaires pour éviter les accidents. 1 '
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
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- HYGIÈNE DU TRAVAIL
- M. K. DAL. Influence des poussières d’apatite sur les animaux de laboratoire. [En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 2, pp. 16-23.
- Recherches portant sur 15 cobayes respirant pendant plusieurs mois de l’air contenant des poussières d’apatite. Sur ces animaux, on ne constate aucun signe d’anémie. Par contre, l’examen de l’appareil pleuro-pulmo-naire a montré la présence d’agglomérations de grains d’apatite sur les animaux soumis à l’influence des poussières depuis plus de trois mois et demi. Ces agglomérations se trouvaient électivement au niveau des lobes inférieurs, immédiatement sous la plèvre. Chez certains animaux, on a constaté des lésions d’emphysème diffus. 11 n’y a pas de parallélisme entre a durée de l’absorption des poussières d’apatite et l’importance des lésions constatées. Le mode de réaction individuelle constitue par conséquent un facteur de première importance. En outre, chez quatre animaux, °n a trouvé des lésions de rhinite catarrhale. Chez deux animaux, on a pu faire le diagnostic histologique d’une bronchite. Dans tous les cas, on n’a Pas trouvé de lésions de sclérose diffuse, caractéristique de la silicose.
- W. L.
- E- M. SAMACHOWSKAJA, B. J. MARTZINKOWSKY et E. S. SYRO-TCHKOWSKY. Action sur l’organisme du fluorure de béryllium.
- [En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 2, pp. 23-32.
- I. La production industrielle du béryllium se fait en deux temps : 1° Production de sels de béryllium et 2° électrolyse de ces sels. L’auteur a déterminé dans Pair des ateliers d’une usine : a) la teneur en fluor, b) la teneur e.n béryllium, c) le taux du Zn, d) la quantité du CO2 et e) celle de pousse. Les grains de poussière ne dépassent pas en général deux microns ; ’i en est exceptionnellement qui atteignent 10 microns (moins de 1 p. 100). b analyse chimique des poussières a montré la présence des éléments suints : F, Be, Zn, Si, Pb, Fe et Cu. Le taux du fluor dans l’air_ variait de u,0009 à 0,021 mg. par litre ; celui du béryllium, de 0,005 à 0,372 mg. par • II. 13 cas d’intoxication aiguë ont été observés à 1 usine, dont 3 dans ^atelier de production des gels, 8 dans celui où 1 on fait 1 électrolyse et )autres dans l’atelier des mécaniciens se trouvant a coté du précédent.
- ' auteur décrit en détail les symptômes de cette intoxication, qui évolue trois périodes : celle de frissons répétés ; celle de rémission (de 2 à 18 Durs) et celle d’atteinte broncho-pulmonaire. La durée de 1 affection est e 35 à 115 jours. L’auteur propose un certain nombre de perfectionne-îïlents techniques à introduire dans l’industrie en question afin d assurer a sécurité des travailleurs. W. L.
- ^ La durée du travail et des repos des conducteurs de véhicules automobiles. R. I. T., XXXII, 1935, pp. 777-796.
- E essor considérable des transports par route au moyen de véhicules l,tornobiles a provoqué, depuis la fin de la guerre, des réglementations ^ans 1^ plupart des pays. Ces réglementations sont motivees par trois sortes
- a) raisons
- «isons,‘les deux premières, d’ailleurs, intimement liees : rrd« physiologique et soeial (la ligue des conducteurs) ; b) raisons d ordre 0c'«l (sécurité publique) ; c) raisons d’ordre économique (concurrence le rail et il route). Si les premières, et surtout les secondes de ce •>?, ont nécessité des réglementations, les dermeres ont egalement 1res sérieusement envisagées, les chemins de fer represen
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- chesse nationale créée par des capitaux provenant en grande partie de l’épargne publique. Le plus grand nombre des réglementations établissent une limite de la durée du travail sur la base de la journée de 8 heures ou de la semaine de 48 heures. Toutefois, les heures autorisées, dans la plupart des cas, peuvent être réparties dê 'façon inégale sur des périodes de durées très diverses, allant de la semaine au semestre, sans qu’il soit permis d excéder une limite journalière généralement fixée à 10 ou 11 heures. Plus récemment, le temps pendant lequel un conducteur peut conduire sans arrêt a été limité entre 5 et 6 heures. Le repos quotidien, de nuit dans la mesure du possible, s’il peut être réduit à 8 heures, se trouve le plus souvent fixé entre 10 et 13 heures. Le repo.s hebdomadaire, de 24 à 30 heures, peut être accordé un jour de semaine. Un salaire majoré de 25 %, de 50 % et quelquefois plus, est prévu pour rétribuer les heures supplémentaires.
- A. D.
- B. B. KOIRANSKY. Influence exercée par le facteur météorologique sur la fréquence des affections dites «a frigore » (Du «microclimat dynamique »). {En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 5, pp. 15-23.
- L’influence directe des facteurs météorologiques sur le déclenchement des affections telles que la grippe, l’angine, les bronchites, etc., est actuellement mise en doute. Pourtant l’analyse physiologique des réactions cir* culatoires de l’organisme aux modifications lentes ou rapides de ces teurs fournit une base solide à l’ancienne interprétation des faits climqueS, (avec prise en considération des différences individuelles dans l’efficacJte des réactions vaso-motrices). L’étude des statistiques des affections « grlP pales » montre un parallélisme frappant entre l’évolution des facteui^ météorologiques et la fréquence de ces affections. D’autre part, cette jr quence est nettement plus élevée dans les ateliers dont le chauffage n e pas rationnel. L’auteur attire l’attention des hygiénistes sur le Prf du « microclimat dynamique » ; il convient d’après lui de créer à 1 ate 1 des dispositifs permettant une « pulsation rythmique » du climat, qui c0in penserait celle des facteurs météorologiques. En même temps, des disp0^ tifs devraient être créés dans le but « d’éduquer » les réactions rapides appropriées des vaso-moteurs. W-
- ÉDUCABILITÉ ET APPRENTISSAGE
- S. G.HELLERSTEIN. The foundations of psychotechnics as apP^‘® to the field of industrial psychology in the U. R. S. S. (Les fondent ^ de la psychotechnique appliquée au domaine de la psychologie en U. R. S. S.) C. R. de la VIIIe Conférence Internationale de I syc technique. Prague, 1934, pp. 103-107. ^ g
- Le grand développement de l’enseignement professionnel en U- je a mis en évidence l’importance des questions concernant les métho ^ cet enseignement. La psychologie et la psychotechnique jouent un important dans la théorie et la pratique de ces problèmes. L etu processus psychologiques mis en action par l’apprentissage est essen elle est à la base des recherches entreprises par les psychotechniciens fl. tiques. Les lois fondamentales de la psychologie élaborées par la P,S"j0gie logie pédagogique sont de la plus haute importance pour la psyc. je de la formation professionnelle : lois de la répétition, de la fixati ’ .qD l’effet, du transfert d’apprentissage, etc. L’analyse et l’expérime -oir psychologique s’appliquent aux problèmes de l’entraînement pr° j^jeté nel en se modifiant selon les tâches spécifiques : acquisition de I 1
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- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 381
- professionnelle, formation des habitudes, courbes d’apprentissage, etc. Toutes ces données permettent de définir le contenu de l’éducation professionnelle et ses méthodes. L’auteur et ses collaborateurs ont étudié en particulier la formation des travailleurs de l*acier, des teinturiers, du personnel de surveillance dans l’industrie chimique, etc. R. L.
- MALADIES PROFESSIONNELLES
- M. M. MIKOULINA et Z. P. GETMAN. De l’influence de la benzine sur les graisses et les lipoïdes du sang. [En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 3, pp. 11-17.
- Recherches portant sur 53 femmes et 28 hommes travaillant dans l’air
- vicié par des vapeurs de benzine et sur des lapins soumis à l’action
- des mêmes vapeurs. On constate que l’intoxication lente par la ben-
- 2lne entraîne une augmentation de la teneur du sang en graisse et en
- üpoïdes. On peut noter encore : 1° que la quantité de la graisse neutre,
- celle des esters de la cholestérine et celle de la cholestérine augmentent en
- général et 2° que la quantité des phosphatides et celle de la cholestérine
- libre diminuent. L’auteur conclut que l’augmentation des graisses du sang
- est une réaction de défense de l’organisme contre l’action dissolvante de
- 'a benzine.. W. L.
- \
- J* D. MICHENINE. De l’absorption de l’acétone par les voies respiratoires. [En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 3, pp. 17-21.
- Recherches portant sur les chiens respirant de l’air vicié par l’acétone. Lorsque le séjour de l’animal dans l’air vicié est prolongé (jusqu’à 6 heures ; teneur en acétone dans l’air inspiré : 11 mg. par litre), sa quantité s’accumule dans le sang (à la fin de la 6e heure : 144 mg. p.l00gr.).La courbe de la concentration de l’acétone dans l’urine est sensiblement analogue à celle de sa teneur dans le sang. On constate en même temps l’augmentation du taux d’ac. p-oxybutyrique dans le sang et dans l’urine. Lorsqu’on sus-Pend l’action de l’acétone, la désintoxication se fait d’abord rapidement, Puis lentement : elle est complète en général au bout de 24 heures.
- W. L.
- J> P- PETROW. Silicose en tant qu’une maladie générale de l’organisme. [En russe.) Hyg. séc. trav., 1934, 5, pp. 8-12.
- Courte revue générale des recherches effectuées par 1 auteur et ses colla-°rateurs sur la silicose. Ces recherches, conduites sur les animaux de ^oratoire, montrent que la silicose ne peut pas etre considérée comme une a ‘action localisée à l’appareil pleuro-pulmonaire. Des lésions destructives es Parois des vaisseaux pulmonaires permettent aux combinaisons solubles 11 Si de passer dans la circulation générale. Des lésions caractéristiques ?nt été retrouvées dans le foie et dans les reins, sans qu’on ait constaté ? niveau de grains de poussière. De telles lésions évoluent pourtant paial-Renient à l’évolution des lésions pulmonaires. Il a été constaté ensuite que Activité du ferment lipolytique du sang est fortement diminuée chez les arilmaux soumis à l’action des silicates. Enfin l’index phagocytaire, déter-jné ^ l’égard du bacille de Koch, baisse sensiblement chez ces animaux, ailleurs, les recherches directes ont montré que la tuberculose expéri-?ntale du lapin présente une évolution plus grave chez les animaux sou-à l’action des silicates. Les recherches effectuées sur 1 homme montrent *Ue fe taux du SiO2 sanguin passe chez les ouvriers soumis a 1 intoxication
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- LE TRAVAIL HUMAIN
- lente, mais cliniquement indemnes, de 10,4 mg. p. 100 (chiffre normal) à 15,9 mg. p. 100. Ce résultat confirme l’opinion de l’auteur considérant que la silicose atteint l’organisme tout entier. W. L.
- PSYCHOLOGIE DE LA RÉCLAME
- A. ROSENTHAL. Les magasins à prix uniques, méthode nouvelle de vente. Org., XXV, 1934, pp. 365-368.
- Historique des magasins à prix uniques. W. Woodworth ouvre aux Etats-Unis, vers 1880, les premiers magasins à prix uniques (4 et 10 cents). Développement rapide en 1926, introduction en Allemagne où, en 1933, il existe déjà plus de 550 magasins analogues. Les premiers magasins a prix uniques ouverts en France en 1929-1930 atteignent, en 1934, le nombre de 200 environ. En Allemagne, il y eut dès le début 4 ou 5 de ces magasins dont les prix uniques furent remplacés par une échelle de prix plus étendue, qui aujourd’hui atteint jusqu’à 30 échelons et même davantage. L’essentiel de cette organisation ne réside donc plus dans les « prix uniques » mais dans : 1° Une centralisation d’achat et une centralisation d’admims-tration ; l’achat est centralisé non seulement parce qu’on rassemble les petites commandes, (cela se fait aussi dans les autres organisations analogues, mais parce qu’on crée un véritable acheteur en gros. 2° Une vente massive • assortiment limité, mais varié, surtout articles de consommation quoti dienne, de luxe modeste, étalage de tous les objets devant l’acheteur qul peut librement regarder de près. 3° Prix bas : on ne vend que les « best seller ». 4° Frais réduits. Les traitements des vendeurs sont très bas (pcl sonnel sans formation pour la vente en masse). H. L-
- ABRÉVIATIONS DES PÉRIODIQUES
- Act. aer.
- Act. Ps.
- Am. J. Ph.
- Ann. I. P.
- Ann. Méd. Ps.
- Ann. Ph. Phys. Ch. biol. Ann. Ps.
- Arb. Ph.
- Ar. Dr. Méd. Hyg.
- Ar. ges. Ps.
- Ar. int. Ph.
- Ar. it. Biol.
- Ar. néèrl. Ph.
- Ar. Ps.
- Ar. of Ps.
- Ar. Opht,
- Ar. Sc. biol.
- Ar. gen. Neur. Psichiat.
- Ar. Sc. biol.
- Ar. it Psic.
- Acta Aerophysiologica.
- Acta Psychologica.
- American Journal of Physiology.
- Annales de l’Institut Pasteur.
- Annales médico-psychologiques. _ , , rr>
- Ann. de Physiol. et de Physico-Chimie bm o Année psychologique.
- Arbeitsphysiologie.
- Archives du Droit médical et de l’Hyg1®116' Archiv für die gesamte Psychologie.
- Archives internationales de Physiologie. Archives italiennes de Biologie.
- Archives néerlandaises de Physiologie. Archives de Psychologie.
- Archives of Psychology.
- Archiv für Ophtalmologie. rUsse)’
- Archives des Sciences biologiques (en 1 e Archivio générale di Neurologia, Psicm3 Psicoanalisi.
- Archivio di Scienze biologiche.
- Archivio italiano di Psicologia.
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-
- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
- 383
- Ar. arg. psic. norm. pat.
- Ar. Ass. Ps.
- Biotyp.
- Br. J. ps.
- B. Ac. Méd.
- B. I. I. O. S. T.
- B. I. N. O. P.
- B. Min. Trav.
- B. Stat. gén. Fr.
- B. S. M. Ed. Fiz. B. Purd. Un.
- Sch. Ed. I. Un.
- B. Serv. soc. Enf. 8. Soc. A. Bin.
- 8. Soc. fr. Péd. 8har. Pers.
- Séc. Ind. Commerce.
- C- H. Acad. Sc.
- R- S. B. h?°P- int.
- Bif. soc.
- Ed.
- Electr. Rad.
- Bnd. pat. cost. ^°rm. prof.
- Cl Dev.
- [W Fact.
- 8yg- Ind.
- 8yg. séc. trav.
- • H. R. B.
- H ch.
- Psychot.
- |nd- Welf. n • Comm. rom.
- } 8h. Path.
- !: S. fiS."»
- V °f Ph.
- J* pf Ph; U. R. ! jA- sychiat. app. flln- Woch.
- çrt-Ps-4 T&.
- Rat
- Archivos argentinos de psicologia normal, pato-logia, etc.
- Arquivos da Assistencia a Psicopatas de Per-nambuco.
- Biotypologie.
- British Journal of Psychology.
- Bulletin de l’Académie de Médecine.
- Bulletin de l’Institut international d’Organisation du Travail.
- Bulletin de l’Institut national d’Orientation professionnelle.
- Bulletin du Ministère du Travail.
- Bulletin de la Statistique générale de la France. Bul. Societatii Méd. de educatie fizica.
- Bulletin of Purdue University.
- Bulletin of the School of Education Indiana University.
- Bulletin du Service social de l’Enfance. Bulletin de la Société Alfred Binet.
- Bulletin de la Société française de Pédagogie. Character and Personality.
- Chronique de la Securité industrielle. Commerce.
- Comptes rendus de l’Académie des Sciences. Comptes rendus de la Société de Biologie. Coopération intellectuelle.
- Difesa sociale.
- L’Éducation.
- Bulletin de la Société française d’électrothérapie et de radiologie.
- Endocrinologia e patologia costituzionale. Formation professionnelle.
- Growth and Development.
- Human factor.
- Hygiène et Industrie.
- Hygiène et sécurité du travail (en russe). Industrial Health Research Board.
- Industrial Chemist.
- Industrielle Psychotechnik.
- Industrial Welfare.
- Informations de la Commission romande de Rationalisation.
- Journal de Physiologie et de Pathologie générale. Journal of applied Psychology.
- Journal of Educational Research.
- Journal of Industrial IJygiene.
- Journal of IJygiene.
- Journal of Physiology.
- Journal of Physiology of U. R. S. S.
- Journal de Psychiatrie appliquée.
- Klinische Wochenschrift.
- Kwartalnik Psychologiczny.
- La Medicina argentina.
- La Médecine du Travail.
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- 384
- LE TRAVAIL HUMAIN
- Med. Lav.
- Med. Trab. Hig. ind. Mouv. san.
- Occ.
- Org.
- Org. Sc. Lav.
- Pers. J.
- Pf. A.
- Ph. rev.
- Pol. Ar. Ps.
- P. M.
- Prob. nut.
- Prob. tr.
- Prot.
- P. F. R.
- Psychot.
- Psych. Zt.
- Psy. sov.
- P. I. I. O. S. T.
- Rass. Med. app. lav. ind.
- R. Ace. It.
- R. T. I. O. S. T.
- K.
- Rep. Inst. Sc. Lab.
- Rev. crim. psiq. med. leg. Rev. jur. Cat.
- Rev. Org. Cient.
- Rev. Psic. Ped.
- R. Hyg. Méd. Soc.
- R. I. T.
- R. Ps. ap. E.
- Riv. mar.
- Riv. Psic.
- Riv. Psic. Ped.
- Riv. ped.
- Riv. Soc.
- Riv. Soc. Ar. Soc.
- S. A. S.
- Schw. Ar. Neur. Psych. Schw. Zt. Unf. Ber.
- Sec.
- Trab. Prev. soc.
- Trav. Rat.
- Un.
- Z B. Ps
- Z. Gew. Unf. W.
- L’Imprimeur-G^i ^ So
- Medicina del Lavoro.
- Medicina del Trabajo e Higiene industrial.
- Le Mouvement sanitaire.
- Occupations.
- L’Organisation.
- Organizzazione scientifica del Lavoro. Personnel Journal.
- Pflüger’s Archiv für die gesamte Physiologie. Physiological reviews.
- Polskie Archiwum Psychologji.
- Presse Médicale.
- Problems of nutrition.
- Problèmes du travail (en russe).
- Protection.
- Przeglad Fizjologji Ruchu (en polonais). Psychotechnika.
- Psychotechnische Zeitschrift.
- Psychotechnique soviétique (en russe). Publication de l’Institut international d’Orga-nisation scientifique du Travail.
- Rassegna di Medicina applicata al lavoro industriale.
- Reale accademia d’Italia.
- Recueil des Travaux de l’Institut d’Organisation scientifique de Kazan (en russe). Report of the Institute for Science of Labour.
- Japon. .
- Rev. de criminol., psiquiatria y medicina légat Revista juridica de Catalunya.
- Revista de Organizacion Cientifica.
- Revista de Psicologia i Pedagogia.
- Revue d’LIygiène et de Médecine sociales. Revue internationale du Travail.
- Revue de Psychologie appliquée de l’Est. Rivista maritima.
- Rivista di Psicologia.
- Rivista di Psicologia i Pedagogia.
- Rivista pedagogica.
- Rivista di Sociologia. .
- Rivista di Sociologia et Archives de Sociol°8 Bulletin du S. A. S. (Comité international P la Standardisation des méthodes et leur ) thèse en Anthropologie. . . je<
- Schweizer Archiv für Nécrologie ùnd Psych13^^ Schweizerische Zeitschrift für Unfallmedizin Berufkrankheiten.
- Securitas.
- Trabajo y Prévision social.
- Le Travail rationnel.
- Unity.
- Zeitschrift für angewandte Psychologie- ^ Zeitschrift für Gewerbehygiene und J 1 veStTHung. Wien.
- i CHANTENAY.^^Cî^hç de l’Abbé-Grégoire, Paius
- ifisnr,
- /'T
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