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Guide pratique de télégraphie hertzienne sans fil aux grandes distances
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- GrU-ide ipi'a.'tiQiixe
- DE
- TÉLÉGRAPHIE HERTZIENNE SANS FIL
- f AUX GRANDES DISTANCES
- —--JSrtK/--
- (Notice illustrée de tqoj à consulter)
- E. DUCRETET*
- CONSTRUCTEUR
- TB, Rue Claude-Bernard, PARIS
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- — 1901 —
- (Droits de traduction et de reproduction réservés)-
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- GUIDE. PRATIQUE
- DE
- TELEGRAPHIE HERTZIENNE SANS FIL
- aux grandes distances,
- PAR
- E. DUCRETET*
- CONSTRUCTEUR
- T5, rue Claude-Bernard, PARIS.
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- AOUT-SEPTEMBRE 1901
- GUIDE PRATIQUE
- DE
- TÉLÉGRAPHIÉ HERTZIENNE SANS FIL
- aux grandes distances,
- PA K
- E. DUCRETET*
- CONSTRUCTEUR
- T5, rue Claude-Bernard, PA.RI8.
- (Droits de traduction et de reproduction réservés).
- APPAREILS DÉPOSÉS ET BREVETÉS S. G. D. G., EN FRANCE ET A L’ÉTRANGER
- PREMIÈRE PARTIE
- OBSERVATION GÉNÉRALE SUR LA T. S. F.
- (Notice illustrée de 1901 à consulter).
- Comme tout appareil télégraphique (électrique avec jil, ou optique) chaque poste de télégraphie hertzienne sans fil comprend un transmetteur et un récepteur ayant pour objet d’établir des communications, par signaux du code Morse, entre différents postes, sans qu’il soit nécessaire de les relier l’un à l’autre par un fil de ligne.
- Notre notice illustrée donne tous les détails sur ces appareils : le Guide pratique que nous présentons a pour but spécial de permettre le montage, le réglage et l’entretien des appareils, il s’applique aux types Popoff-Ducretet.
- Ces appareils fonctionnent aux grandes distances ; ils ont été étudiés et mis au point en vue de leur bon fonctionnement pratique, même lorsqu’ils sont mis entre les mains d’employés télégraphistes n’ayant pas d’autre connaissance, mais ayant fait une étude préalable de tous les organes de ces appareils, soit avec notre “ Guide pratique ” soit dans notre Laboratoire et sur nos postes d’essai de la rue Claude-Bernard et du Parc de Montsouris.
- En observant les méthodes prescrites, le personnel arrivera à effectuer rapidement (et régulièrement) la transmission et la bonne réception des signaux hertziens émis à grande distance. Des équipes spéciales pourront être ainsi formées rapidement.
- Les meilleures conditions d’installation des postes et des mâts, “ radiateur-collecteur ”, soit à bord des navires, soit à terre, et elles assurent le succès des transmissions aux grandes distances, seront déterminées par les Officiers et les Ingénieurs.
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- NOTICE DE E. DUCRETET A. PARIS
- INSTRUCTION A.
- POSTE RÉCEPTEUR (fig. f et 2).
- La fig. 1 est celle de la boîte métallique qui reçoit les organes de ce récepteur. La figure % donne le schéma et là disposition générale de ces organes à l’intérieur de cette boîte portative (type 1900-1901). ' ' 1
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- Fig. 1.,
- Cet ensemble constitue le récepteur P opoff-Ducretet.
- Avec cet appareil, la réception des signaux hertziens se fait soit au son (chocs légers du frappeur E F sur le radioconducteur Br), soit avec une sonnerie “ dite à un coup ” placée à distance, soit avec le récepteur Morse automatique de Ducretet, soit avec le modèle ordinaire disposé pour la télégraphie sans fil (Voir le § 12).
- Le succès des transmissions sans fil, aux grandes distances, est assuré par le bon réglage, bien combiné, méthodique, des organes de , ce récepteur : radioconducteur Br, relais B, frappeur automatique EF (fig. g et suivantes) et par la bonne installation des postes, des mâts.“ radiateur-callecteur ” et des prises de terre.
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- NOTICE DE E. DUCRETET A PARIS
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- L’organe principal du récepteur, (fig. i et a) est le radioconducteur.
- Les figures 3 et 4 sont celles du tube à limaille de M. Branly (radioconducteur-cohéreur), Br (fig. i et a) : il est du modèle à réglage de Ducretet, hermétique et démontable ; les avantages pratiques de ce dispositif Ducretet sont d’une importance réelle ; il permet d’obtenir en quelques minutes de très bons radioconducteurs en tous temps et en tous lieux, et ceux-ci peuvent être amenés rapidement à la sensibilité requise ; le contre-écrou CC bloque solidement l’électrode B lorsque le réglage
- est terminé. La limaille L est à l’abri de l’humidité et du renouvellement de l’air.
- Quatre radioconducteurs à réglage, de rechange, préparés à l’avance, suffisent pour le service régulier d’un poste et ils peuvent servir indéfiniment. Ils sont renfermés dans une petite boîte en fer blanc à compartiments.
- Une pratique de quelques heures suffit pour acquérir toute l’habileté nécessaire et être toujours prêt à recevoir (1).
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- (1) Voir l’Observation du § ia, pour les récepteurs de rechange.
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- NOTICE DE E, DUCRETET A PARIS
- Tous ces desiderata ne peuvent être réalisés avec les radioconducteurs à tampons et à électrodes soudées dans le verre sur lesquels les tubes à réglage de E. Ducretet ont d’immenses avantages, dès que l’on sait les manier et c’est facile en suivant notre guide pratique.
- PRÉPARATION DE LA LIMAILLE MÉTALLIQUE.
- Le choix du métal et le mélange de plusieurs limailles varient à l’infini, ainsi que la grosseur de ces grains. Le dispositif Ducretet (fig. 3 et /f) permet leur étude méthodique sur nos postes (fig• i et 2).
- Voici comment nous procédons généralement, à notre satisfaction :
- Au moyen d’une lime plate bâtarde, bien propre, sur laquelle on frotte une plaque de nickel (ou de fer doux) à surfaces préalablement passées au papier émeri sec N° 3, on obtient une limaille à arêtes vives. (La lime et la plaque de nickel, ainsi que les tamis, que nous livrons avec nos appareils, doivent être rentermés dans une boîte en fer blanc (Voir tarif E. Ducretet), ainsi que tous les accessoires, pour les tenir à l’abri de la poussière et de l’humidité).
- Cette limaille qui est recueillie sur du papier blanc bien sec, est ensuite passée au tamis N° 120. La partie qui reste dans le tamis est conservée et passée au tamis N° 80 ; la partie qui passe à travers ce tamis est recueillie avec soin et mise dans un flacon en verre bien desséché.
- OXYDATION DE LA LIMAILLE DE NICKEL.— Mettre la limaille, ainsi doublement tamisée, en couche très fine sur une lame d’acier bien polie au papier émeri N° 2, sec. Cette lame d’acier est ensuite chauffée, très lentement et aussi également que possible,au-dessus d’une lampe à alcool ou d’un bec de gaz. On éloigne rapidement la flamme lorsque la plaque d’acier a pris la teinte JAUNE D’OR, celle-ci ne doit pas être dépassée. Répéter cette opération suivant la quantité de limaille à préparer ; et, au fur et à mesure, sans tarder, verser la limaille ainsi oxydée dans des petits flacons en verre bien propres et bien secs, fermés hermétiquement avec un bon bouchon de liège, très propre et paraffiné à chaud. ( Prendre des bouchons de liège de 1 er choix ; ceux à usages pharmaceutiques sont bons). Toute trace d’humidité peut être enlevée en mettant dans ces flacons soit un petit sachet de soie très fine, bien fermé, soit un petit tube de verre fermé par de la soie fine, ficelée ou collée à la seccotine : l’un et l’autre contenant un desséchant très actif, comme du carbure de calcium en petits grains (E. D. Mai 1899).— Cette limaille ainsi préparée peut également être conservée dans des petits tubes en verre à pointe effilée scellée à la lampe.
- Une provision dé limaille ainsi préparée se conserve parfaitement, elle est très utile dans la pratique de la télégraphie sans fil soit à bord des navires, soit dans les pays éloignés.
- Pratiquement nous remplaçons la lame d’acier à oxyder par un petit appareil spécial, de E. D., à bloc d’acier poli, épais, mobile sur un support à pieds avec cadre en cuivre entourant et dépassant le bloc d’acier. Cet appareil assure l’oxydation lente et régulière des limailles métalliques placées sur le bloc d’acier. A chaque opération, préalablement, polir sa surface avec du papier émeri N° 2 sec, comme nous l’avons dit ci-dessus pour la lame d’acier, afin de la rendre parfaitement blanche. Cette oxydation ne doit pas se faire si on emploie la limaille de fer.
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- NOTJtCE DE E. DUCRETET A PARIS
- Pour obtenir des grains très fins de nickel, de fer doux ou d’acier, d’or, d’argent, etc., etc., nous avons créé un outil à découper spécial (E. D.). Il permet d’obtenir sans tamisage, de véritables grains métalliques, très fins et réguliers, à arêtes vives. Dans la pratique le procédé à la lime suffit (voir plus haut).
- N-B. — Pour se rendre bien compte de l’importance du bon degré d’oxydation, l’opérateur pourra, une fois pour toutes, faire quelques essais avec des limailles différemment oxydées, et en faire varier les quantités ; de même pour les mélanges des limailles entre elles.
- % 2.—MONTAGE DU RADIO CONDUCTEUR A RÉGLAGE DE DUCRÉTET
- (Fig. 3, 4 et 5).
- Le radioconducteur à réglage de E. Ducretet est à électrodes métalliques A B (fig. 3 et 4) 5 elles sont soustraites au renouvellement de l’air à l’intérieur du tube enébonite dur T ; l’ensemble est hermétique et démontable. Les électrodes A B sont parfaitement polies et bien ajustées à l’intérieur du tube T en ébonite • elles ont leurs angles émoussés afin de ne pas rayer l’intérieur du tube T Une de ces tiges-électrodes est fixe (A 1ig. 3 et 4), l’autre (B) est mobile et réglable, à volonté, par le jeu du bouton VV qui termine la partie filetée de la tige-électrode B. Des joints de garde gg’ (cuirs secs) assurent une très bonne herméticité intérieure au moyen des garnitures métalliques EE’ qui servent de prises de contact sur la monture du radioconducteur Br (fig. 2), ainsi qu’il sera dit. L’espace libre en Z, est donc variable à volonté tout en restant bien clos et à l’abri de l’air et de l’humidité ; dans cet espace L nous avons pu conserver intacts, pendant plusieurs mois, des grains de carbure de calcium : c’est la preuve de l’herméticité parfaite de ce tube radioconducteur de Ducretet.
- Suivant les cas,les tiges électrodes^, et B sont en nickel, en fer doux, enmaille-chort, en argent, etc ; elles ont leurs surfaces doublées si elles sont demandées ainsi.Nous avons adopté le nickel pur. La fig. 3 montre les extrémités de A B, en L,k section droite ; une d’elles, A, est à section oblique dans la fig.4, l’autre extrémité B, à réglage, restant droite. Cette disposition de la fig. 4 facilite les déplacements rapides de la limaille en L et elle évite ” le coinçage “ des grains entre eux.
- Pour donner et pour conserver au radioconducteur un maximum de sensibilité, s’il est nécessaire, il est indispensable de bien se conformer à cette instruction ; avec un peu de pratique, très facile à acquérir, quelques minutes suffisent pour avoir d’emblée, en tous temps et en tous lieux, ainsi qu’il a été dit, d’excellents radioconducteurs prêts à servir et assurant le service régulier d’un poste aux grandes distances (Voir page 3).
- Les deux faces des électrodes en L (fig. 3 et 4) doivent toujours être parfaitement polies, très propres, et entretenues ainsi ; ne pas y toucher avec les doigts.
- Si la sensibilité du radioconducteur a diminué, il est nécessaire de frotter, l’une après l’autre, les deux faces de AB (en L), d’abord sur une feuille de papier émeri
- 2 bien sec, bien à plat ; puis sur du papier à lettre (papier écolier blanc), très propre et sec, jusqu’à ce que les faces de A B, ainsi frottées, ne laissent plus aucune trace sur le papier blanc.
- Les radioconducteurs de rechange (page 3) restent ainsi très facilement toujours en bon état, sous la main du télégraphiste, ainsi que la réserve de limaille préparée et oxydée ainsi qu’il vient d’être dit.
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- NOTICE DE E. DUCRETET A PARIS
- Il n’est pas indispensable de renouveler la limaille à chaque opération de nettoyage des faces AB, ainsi qu’il est dit. Si après avoir retiré du tube T les tiges électrodes et la limaille L, quelques grains étaient restés adhérents à la paroi du tube,il faudrait avant de remonter les électrodes, passer à l’intérieur du tube T une petite brosse longue très propre et bien sèche : les petites brosses, bien connues des fumeurs, qui servent au nettoyage des tuyaux de pipe sont d’un très bon usage. A défaut de ces petites brosses à pipe, passer à l’intérieur de T un petit tampon de coton bien sec (coton hydrophile des pharmaciens'), fixé à l’extrémité aplatie et tordue d’un fil de laiton rigide ; du papier de soie bien propre et sec peut être employé à défaut des moyens que nous venons d’indiquer.
- OBSERVATION. — Tous les accessoires ainsi utilisés doivent être renfermés dans une boite en fer blanc tenue bien propre et bien fermée. A l’intérieur, mettre un petit sachet de soie fine contenant un bon desséchant : carbure de calcium (page 4)- La réserve de ce carbure sera mise dans un flacon bien bouché. Tous ces détails ont leur importance, particulières nient dans la Marine et dans les services volants de la Guerre.
- § S.-RECONSTITUTION DU RADIOCONDUCTEUR A RÉGLAGE
- Au début de la manipulation il est nécessaire de connaître la distance intérieure qui sépare en L (fig. 3 et 4) les deux électrodes AB. Avec la pratique elle se reconnaît très bien “ au jugé ”. Ce qui suit n’est donc écrit que pour les
- débutants. La fig. 5 indique le moyen à employer, il ' est très simple :
- j Le tube T étant vide et tenu à la main, am ener en contact les deux électrodes AB (fig.3 et f), en vissant très lentement la vis V à bloc ; puis visser à fond l’écrou C sur la tête E’ suivant la fig. S, il reste alors un certain nombre de filets de pas de vis libres, entre C et V. Découper dans de la carte ou dans du laiton mince un petit gabarit G tel que la partie a s’ajuste dans l’espace libre des filets du pas de vis V(fig. 5) ; de l’autre côté, en b, le gabarit sera découpé de deux millimètres plus large qu’en a (2 millim. à 2 nqm 1|2).
- En dévissant le bouton V (C étant toujours remis à bloc sur E’) la distance sera donc de deux millimètres à 2 millim. Ij2 entre les électrodes AB lorsque le gabarit G, du côté b, s’ajustera sur les filets libres comme l’était précédemment le côté a. Mettre alors le N» d’ordre du tube radioconducteur sur le gabarit G, il sera prêt à être utilisé.
- N. -B. — Les garnitures métalliques EE\ avec leurs joints de garde g g’, doivent être bien mises en place, à fond, avant cette petite opération de calibrage préalable.
- OBSERVATION. — Les radioconducteurs à réglage de Ducretet (fig. 3 et 4), pour éviter les contrefaçons, doivent porter notre marque déposée SE.D.N? avec numéro d'ordre et un nombre de points variant suivant la limaille employée ; ils sont consignés sur un registre spécial.— Ils sont brevetés S. G. D. G, en France et à l’Étranger.
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- § 4 — PRÉPARATION DU RADIOCONDUCTEUR.
- L’intérieur du tube T et les électrodes AB (fig. 3. et 4) étant préparés avec soin, ainsi qu’il vient d’être dit, il faut :
- 13 _ Mettre en bonne place, sur le tube T, la tige-électrode A en vissant bien à fond sa monture i? avec joint de garde g en cuir sec ; à défaut mettre des rondelles de carton mince.
- 2° — Tenir le tube T verticalement (fig- 5) et y introduire rapidement 2 centigrammes de la limaille préparée ainsi qu’il a été dit (page 4)-— Cette pesée, faite une fois pour toutes, permet de connaître “ au jugé” les quantités nécessaires.— La limaille placée sur un petit carré de papier blanc est facilement introduite dans le tube T7. Il faut éviter d’opérer dans un endroit humide ou exposé à la poussièreou au vent.
- 3° — Introduire lentement la tige-électrode B dans le tube T toujours tenu verticalement, en prenant bien soin queleboutomde réglage de la vis V soit complètement desserré sur E\ (cette monture E’ sera vissée bien à fond sur le tube T après qu’on se sera as suré que les cuirs de garde g’ sont bien à leur place).
- 4° — Le tube T étant toujours tenu verticalement, visser lentement le bouton Vde la tige électrode B ( fig. 3 et 4) et arrêter ce mouvement lent lorsque l’espace libre entre C et V(fig. 5) sera celui du large côté b du gabarit G ; l’écrou C étant amené au contact de E’. On est ainsi assuré que l’espace en L, entre A et B, est alors de deux millimètres à 2 mill. 1/2 d’écartement, espace dans lequel se trouve la limaille. A ce moment placer le radioconducteur sur la monture du récepteur Br (fig. i et 2), dans ses pinces à ressorts de contact et d’arrêt et fermer les interrupteurs IF en les mettant sur leurs plots de contact Ra et F (fig. 2).
- Dans nos modèles de 1901,cette monture comprend deux pinces à ressorts reliées par une barrette en ébonite (page 10) ; à l’intérieur d’une de ces pinces se trouve un arrêt en reliet ; il s’eogage en avant dans une rainure faite sur la monture E du radioconducteur (fig. 4)i de telle sorte que la section oblique de l’électrode fixe A occupe la position de la figure 4 qui est une coupe faite suivant un plan vertical passant par la rainure indiquée par la flèche. C’est ce modèle de tube figure 4 que nous préférons dans la pratique.
- On procède ensuite au RÉGLAGE DU RADIOCONDUCTEUR : '
- 5° — Le réglage se fait aisément au moyen du petit radiateur d’essai (fig. 6) muni en RA d’un fil de cuivre vertical de 50 c/m de hauteur et 2 % 1/2 de diamètre, c’est une antenne radiatrice type. Un conducteur vertical, de même hauteur et de même diamètre, se fixe sur la borne à fiche L du récepteur en CA (fig. 1), c’est l’antenne collectrice type.
- Pour procéder à ce réglage il faut donc enlever du récepteur (fig. 1) le conducteur du mât (antenne collectrice) et la mise à la terre en T (fig. 1 et 2). Les réglages du frappeur EF et du relais R auront été effectués ainsi qu’il sera dit, en tenant bien compte que ces réglages, avec
- Fig. 6.
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- celui du radioconducteur, doivent être combinés méthodiquement.
- N.-B.— Dans la pratique, cette longue description, lorsqu’on possède tous ses détails purement manuels, est réduite à quelques minutes de travail n’offrant aucune difficulté (Pages i et 3).
- 6® — Le mouvement de sonnerie électrique de ce petit radiateur d’essai (modèle E. D. fig. 6), est actionné par un seul élément de pile P du genre Leclanché, à liquide immobilisé, contenu dans cette botte portative ; le poussoir interrupteur I ferme le circuit momentanément et c’est la petite étincelle de rupture (extracourant) qui jaillit en e, qui excitera à distance le radioconducteur à régler placé sur le récepteur ( fig. i et a).
- N.-B — S’assurer de temps en temps de l’état de la pile P ; de même pour toutes les piles du poste récepteur ainsi qu’il sera dit au chapitre spécial.
- Les interrupteurs IV, étant sur leurs plots de contact Ra et F, figure 2, tenir à la main cette boîte d’essai ( fig. 6), les deux antennes verticales de 50 centimètres ( radiatrice et collectrice types) disposées aux deux postes sans mise à la terre ; presser sur le poussoir I par contacts successifs “ brefs et longs ” et serrer graduellement, très lentement, le bouton de réglage VV du radioconducteur à régler Br mis en place sur le récepteur (fig. i, 2). La distance en L (fig. 3 et 4)> qui était d’environ 2 %, est ainsi lentement diminuée jusqu’à ce que le marteau frappeur F du récepteur réponde exactement aux signaux transmis par le petit radiateur d’essai (fig. 6). La dislance entre ces deux postes étant au début de cet essai d’environ 50 centimètres, par exemple, au fur et à mesure que l’on serre le bouton de réglage V(jig. 2), très lentement, il est possible d’augmenter peu à peu la distance limite à laquelle le radiateur d’essai peut faire fonctionner le récepteur. Cette distance limite maxima est atteinte lorsque les chocs “ brefs et longs ” du marteau frappeur F deviennent confus et tendent à se prolonger au-delà de la durée d’émission des ondes produites par le petit radiateur d’essai : le radiocon" ducteur est alors trop sensible et on ne doit pas continuer à visser davantage l’électrode mobile B (fig. 3 et 4)- Si on dépasse cette limite on risque de tasser la limaille, et celle-ci n’étant plus assez libre en L, le radioconducteur ne fonctionne plus convenablement.
- N.-B. — Le gabarit G (fig. 5), en a, permet de se rendre compte de la distance amenée ainsi en L.
- Ce tassement se produit plus facilement avec le dispositif de la figure 3 qu’avec celui de la figure 4 ; pour y remédier, il faut démonter le tube radioconducteur à nouveau, le nettoyer ainsi qu’il a été dit ci-dessus et procéder à une nouvelle préparation. Ce tassement peut être facilement évité par une pratique rapidement acquise (page 1 et § //).
- En dévissant lentement le bouton de serrage V (fig. 3 et 4) on écarte les électrodes l’une de l’autre et le radioconducteur devient moins sensible ; en les rapprochant lentement la sensibilité augmente, mais il faut éviter d’arriver jusqu'au tassement de la limaille, ainsi qu’il vient d’être dit.
- 7°.— Lorsque le radioconducteur est bien réglé, le radiateur d’essai (fig. 6) peut actionner le poste récepteur (fig. 2), disposé pour ces essais de réglage, ainsi qu’il a été dit, à une distance de 3 à 4 mètres et môme à près de 0 mètres en donnant encore des signaux bien nets par points et par traits. Cette distance peut
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- NOTICE DE E. DUCRETET A PARIS
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- être sensiblement augmentée si on se contente de signaux irréguliers ne permettant plus la réception de signaux du Gode Morse, mais de simples appels à grande distance pouvant être utilisés en recevant les dépêches “ au son ” avec le récepteur radiotéléphonique de Popoff-Ducretet (U. ite/whis de VAcadémie des Sciences du 3 t Xbrê igoo. Voir aussi le chapitre spécial de ce guide).
- Il est utile pour le réglage des radioconducteurs, d’opérer autant que possible dans un local peu encombré et toujours au même endroit pour avoir des chiffres de comparaison exacts ; en opérant dehors, toutes choses égales d’ailleurs, les distances obtenues ci-dessus augmentent.
- Le réglage du tube terminé, avoir soin de serrer à bloc le contre-écrou c (fig. 2, 3 et 4) pour éviter le déréglage accidentel du radioconducteur, et le mettre en réserve dans son étui ou dans sa boîte métallique (Br’ fig. 1 et page 3).
- N.-B. — A insi que nous l'avons indiqué ailleurs, il nous est possible de munir nos radioconducteurs à réglage {fig. 3 et 4) d’un réservoir à fermeture hermétique recevant un desséchant (carbure de calcium) et disposé pour obtenir son changement rapide ; mais, pour les raisons données à la page 5, ce dispositif additionnel n'est pas indispensable avec nos tubes hermétiques évitant le renouvellement de l’air à l'intérieur du radioconducteur en L.
- Comme suite à la page 4i nous devons dire que nous avons fiait usage, avec succès, de grains d’acier très durs : aciers alliés au chrome, à l'or, à l'argent, nu platine, etc. Ces grains très durs obtenus par écrasement, puis tamisés, donnent d'excellents résultats : mais, à cause des difficultés que l’on rencontre pour les produire, nous donnons la préfiérence aux limailles que nous avons décrites ci-dessus.
- § 5 — RADIOCONDUCTEUR A ÉLECTRODES SOUDÉES
- DANS LE VERRE ET A RÉGLAGE. TYPE DE E. DUCRETET
- (Breveté S. G. D. G. en France et à l'Etranger).
- Ce tube radioconducteur Ducretet n’est pas muni de tàmpons à électrodes soudées dans le verre, mais d’électrodes â fils parallèles et voisins soudés dans le verre et amenés au fond d’une ampoule suivant la figure 7. Un réservoir latéral reçoit la provision de limaille.
- Ce radioconducteur possède tous les avantages de ceux que nous venons de décrire, mais comme son réglage est obtenu par le renversement de R vers R’, et vice versa, ce réglage ne peut être obtenu pendant le fonctionnement du récepteur (/7g-. 1 et 2) ; c'est son seul inconvénient.—Fixésur une monture spéciale, le choc du marteau F7 se fait soit directement, soit indirectement sur le radioconducteur, à volonté.
- Les limailles (ou les grains métalliques), préparées ainsi qu’il a été dit, sont en réserve en R, elles sont amenées en L au contact des électrodes intérieures a b, en quantité convenable suivant la sensibilité exigée. Un dessiccateur d est annexé au tube : la fermeture B, hermétique et démontable, peut être remplacée par une fermeture à la lampe. Différents gaz mis en présence des limailles ont été étudiés avec ce tube ; de même que l’action du vide dans les radioconducteurs.
- B
- EOUCRETET
- PARIS
- Fig. 6
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- § 6. — FRAPPEUR AUTOMATIQUE SUIVANT POPOFF (1895) MODÈLE E. DUCRETET.
- Les figures 1 et 2 donnent les détails de ce frappeur (décohéreur automatique );
- il dérive de celui de M. Popoff (1895). L’étincelle de rupture, en r, se produit
- au moment où le tube Br, excité par l’onde hertzienne, est conducteur,- au moment du choc (décohéreur) le circuit est fermé en r. Le modèle Ducretet (fig. 2) possède divers organes de réglage que nous allons décrire. Cette partie du récepteur a une très grande importance pour son bon fonctionnement aux grandes distances.
- La monture du radioconducteur, ainsi que nous lavons dit (page y), comprend deux pinçes à ressorts reliées par une barrette en ébonite ; à volonté le choc du frappeur F (fig. 2) se fait soit sur cette barrette (choc indirect), soit directement sur le radioconducteur Br ; dans ce dernier cas le marteau F doit être réglé avec soin, ses coups doivent être très légers, à peine perceptibles. Par leur effet mécânique seul, des coups trop violents sur le tube Br, altèrent rapidement la limaille mise en L (page y).
- RÉGLAGE DU FRAPPEUR AUTOMATIQUE (décohéreur).
- 1° — La vis de contact V’ sur le ressort antagoniste (fig. 2) doit être réglée de manière à couper le courant en r un peu avant que la palette de fer doux n’arrive au contact des noyaux de fer doux de l’électro-aimant E. A l’état de repos le marteau F doit appuyer franchement sur le tube Br (fig. 2).
- On règle la force du choc par le ressort à boudin Res, au moyen du tendeur Te.
- 2° — Pour régler la course du frappeur F il faut agir sur la vis de contact V’ ; en marche une course de 0 millim. 5 peut suffire. Eu serrant cette vis V’ on prolonge la durée du contact et on augmente la course du frappeur.
- 3° — L’électro-aimant E est monté sur une équerre mobile Po qui permet de l’approcher plus ou moins de son armature suivant le courant qui l’actionne en marche, l’armature ne doit pas venir frapper les noyaux de l’électro-aimant E. Trois éléments genre Leclanché (pile P’ fig. 2) suffisent pour la résistance que nous donnons à E, même lorsque le récepteur Môrse est branché sur le poste en RR.
- 4o __ Pour éviter le collage de la palette sur l’électro-aimant E (magnétisme rémanent) une feuille de papier est collée sous la palette dé fer doux ; s’assurer de ce détail. Les réglages terminés, fixer les organes de réglage par un bon serrage des contre-écrous et des vis latérales.
- 5° — Avec le radiateur d’essai (fig. 6) placé à la distance maximum, ainsi qu’il est dit à la page 8, une émission très courte, produite par le poussoir i, doit donner un seul choc en F sur le radioconducteur Br (fig. 2), si le frappeur est bien réglé. Il doit donner de 500 à 700 coups à la minute. Le frappeur de nos postes et leurs radioconducteurs sont ainsi réglés par nous à leur livraison ; le frappeur avec chocs directs très légers sur le radioconducteur).
- 6° — L’étincelle de rupture en r (fig. 2) étant très faible, les contacts se conservent parfaitement propres pendant longtemps ; toutefois, si un arrêt accidentel venait à se produire, il suffirait de gratter très légèrement avec un canif les surfaces-de ces contacts.
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- 7° _ OBSERVATION. — Nous avons indiqué ailleurs plusieurs dispositifs (Dépôts de E. Ducretet) de frappeurs automatiques ; certains produisant la rupture automatique du circuit du radioconducteur, un autre appliquant le principe du court-circuit automatique ; ils donnent de très bons résultats. Bien réglé, celui ci-dessus décrit donne satisfaction.
- § 7 — RELAIS MAGNÉTO A CADRE MOBILE, suivant Siemens (1884-1885), type de E. Ducretet.
- (Breveté S. G. D. G, en France et à VEtranger).
- (Brevet français du 3 janvier ïgoi).
- Le relais polarisé de Siemens (R fig. i) a été employé avec succès, à ce jour, par divers expérimentateurs et nous-même, pour la réception des signaux hertziens émis aux grandes distances ; malgré cela, il faut reconnaître que le relais polarisé de Siemens, ‘‘ s’il ne le cède à aucun autre comme sensibilité lorsque son réglage est bien fait ”, perd toutes ses qualités si ce réglage n’est pas fait avec le plus grand soin, et il est très délicat.
- Dès le début de la télégraphie hertzienne sans fil nous avons indiqué, dans notre brevet français de Novembre i8gyt notre préférence pour les relais à cadre mobile comme donnant de bons résultats et offrant des avantages dans leur application à la télégraphie sans fil. Dans cette voie nous avons apporté plusieurs perfectionnements importants au relais à cadre mobile imaginé par Siemens en 1884 et employé avec
- succès, dès 1885, tant en France qu’en
- Angleterre, sur les lignes sous-marines. Nous lui conserverons le nom de relais magnéto de Siemens donné par son auteur ; il est en R du schéma de la fig. 2.
- Le schéma de la fig. 8 est celui du type Ducretet, il montre les organes qui lui assurent une grande sensibilité, un réglage rapide et facile, ainsi qu’une très grande fixité pendant le fonctionnement du relais. Son support est entièrement métallique, ainsi que son recouvrement. La partie mobile
- est en Ci Ci, c’est un cadre galvanométrique de Thomson suspendu entre pointes fines, des contre-poids (non indiqués sur la fig. 8) équilibrent parfaitement ce cadre mobile placé dans le champ magnétique homogène que donnent les pôles du puissant aimant Ai disposé suivant la figure 8,
- Le levier de contact L est fixé au cadre mobile. Le courant, amené par les
- bornes -)--, arrive en 1 et 2 aux fines attaches qui terminent le fil conducteur enroulé
- sur le cadre mobile Ci.
- Le courant local est amené aux bornes 3 et 4.
- Un ressort antagoniste Nramène le cadre Ci à sa position d’équilibre lorsqu il en a été écarté par l’action du courant qui traverse le circuit mobile.
- Les vis de butée p’ p” limitent la course du cadre ; elles sont réglées par construc-
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- tion, il n’y a pas lieu d’y toucher ; de même pour les vis qui reçoivent les pivots de suspension du cadre mobile ; celle de la partie supérieure est en p.
- RÉGLAGE DU RELAIS MAGNÉTO SIEMENS-DUCRETET.
- Le relais étant la partie la plus délicate de l’appareil récepteur de télégraphie sans fil (fig. i et 2), doit être l’objet d’une attention toute particulière. Ne pas toucher aux boudinettes d’entrée et de sortie du fil du cadre mobile, ces boudinettes doivent être bien libres entre le cadre et les attaches pour bien laisser au cadre toute sa mobilité et ne pas troubler son équilibre. Dans le même but, la vis p du pivot supérieur est réglée pour laisser au cadre un peu de jeu dans le sens vertical. Tous ces réglages sont observés avec soin parle constructeur ; mais il faut les connaître.
- 11 est utile de s’assurer qu’aucune poussière ou limaille ne s’est interposée entre le cadre Ci et l’aimant Ai Ai. Il suffira, de temps en temps, de passer une feuille de papier blanc, mince, dans l’intervalle. La boîte de recouvrement (avec œilleton O, fig„ 9), ff11* recouvre le relais, est métallique, elle préserve le relais des poussières ; le réglage extérieur que permet le bouton B assure la même garantie aux organes du relais.
- Les organes du relais sont très accessibles, l’appareil comporte deux réglages essentiels :
- ) 1° Réglage des contacts entre L et C du ressort R.
- | 2° — du ressort antagoniste S.
- 1° — Pour avoir des signaux bien francs et rapides, il est nécessaire que le ressort de contact R, de forme recourbée, fléchisse légèrement sous la poussée du levier de contact L fixé au cadre mobile et ce contact entre L et C (de R) doit se faire un peu avant que le cadre mobile n’arrive à la butée fixe p’, le contacta ainsi une durée plus grande, le léger glissement qui se produit entretient la propreté des contacts. L’élasticité de notre ressort cintré R, renvoyant vivement le levier L aussitôt que le courant cesse de passer, permet d’obtenir des signaux à successions très rapides.
- Le petit chariot Ch sert au réglage initial, il reçoit la monture du ressort cintré R qu’il est facile de déplacer au moyen de la vis derappel V à mouvement lent (seservir d'une petite broche aiguille).Ou amène ainsi très facilement les contacts, entre L et C, en présence et à la pression convenable entre eux.
- Lorsque le courant ne circule pas dans le cadre mobile Ci, le ressort antagoniste S amène le cadre mobile sur la vis de butée p” et l’intervalle libre entre les contacts L C doit être de 0 mill. 5 au plus; un intervalle de ^ de millim. est trop grand et inutile. 3
- Le premier réglage est ainsi fait une fois pour toutes. — Un simple grattage, très léger, est nécessaire, de temps en temps, pour entretenir le bon état des contacts de L et de C. Le passage entre eux d’une simple feuille de papier peut suffire.
- 2® — Le second réglage se fait à l’aide du bouton extérieur B (fi,g. 2, 8 et g), sans avoir besoin d’enlever la boîte de recouvrement du relais ni de toucher à ses organes extérieurs.
- Le premier réglage ci-dessus a dû être effectué dans la position normale du cadre Ci qui correspond au milieu de la course du bouton de réglage B qui agit sur la raquette D portant le ressort spiral S. — Dans ces conditions, le contact C du ressort cintré R étant amené très près du contact-levier L, en agissant sur le bouton B,
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- N°
- \» \P\ \®
- *bv
- en le dévissant de quelques tours, on produit le contact entre L et C et la fermeture du courant local amené en 3 et 4 : le frappeur (décohéreur) automatique E F du poste récepteur (fig. i et 2) entre alors en mouvement.
- En tournant le bouton B en sens inverse on produit la rupture des contacts et on augmente progressivement la force antagoniste du ressort S (ressort en
- spirale ou en hélice).
- Le maximum de sensibilité est obtenu lorsque la rupture des contacts se produit ; mais, généralement, il est inutile dans la pratique d’atteindre cette grande sensibilité et il suffît alors de continuer à tourner le bouton B, dans le même sens, de un ou deux tours pour avoir une sensibilité moyenne assurant une bonne rupture rapide des contacts L C et la pureté des signaux reçus et enregistrés sur le morse ordinaire ou sur le modèle automatique de Ducretet.
- En agissant sur le bouton B vers A dans le sens de la flèche, on augmente la sensibilité du relais ; elle diminue en tournant B dans le sens opposé.
- Le cadre de notre relais étant parfaitement équilibré par ses petites masses auxiliaires, le relais fonctionne parfaitement à bord des navires.
- La fig. 9 montre ^gtre dispositif antivibratoire ; le relais R est entièrement
- libre dans l’intérieur de la boîte du récepteur : il est posé librement sur un coussin épais antivibratoire, les conduc-. teurs fixés aux bornes 3)4,—,+, sont souples. Il suffit de dévisser le Ca sabot de calage Æa^sur sa monture G fixée sur le couvercle du récepteur, pour assurer au relais cette liberté. Ce dispositif Ducretet assure le bon fonctionnement du relais ; il est très utile à bord des navires et sur les chemins de fer. t
- Pour le transport de l’appareil récepteur, il suffit de remettre en place, à bloc, le sabot de calage Sa, suivant la, fig. 9.
- Pour refermer le couvercle Co de la boite (fig. 9)> ^ faut dévisser la monture du sabot de calage ; elle sera revissée à bloc pour le transport de l’appareil, ainsi
- qu’il est dit ci-dessus.
- Les résistances nécessaires au bon fonctionnement du relais, mises en série et en dérivation, ne sont pas indiquées sur la figure 8 ( Voir le § 11 page 15).
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- SENSIBILITÉS DU RELAIS MAGNÉTO SIEMENS-DUCRETET
- A.
- B.
- G.
- N.-B. — Chaque relais est livré avec notre marque et un n° d'ordre ; et ses constantes sont inscrites sur un registre.
- Observation. — Il faut éviter de mettre en court-circuit les bornes RR (fig. 2) du récepteur qui reçoivent les conducteurs allant au morse, de même il ne faut pas mettre ces conducteurs en court-circuit, afin d’éviter le passage direct de la pile P’ dans le relais R (fig. 1 et 2).
- Pendant le transport des appareils, et quand ils ne sont pas en service, ouvrir les interrupteurs IF (Jig. 1 et2).
- § 8. -- FICHE INTERRUPTRICE AUTOMATIQUE
- La fiche à tête d’ébonite L (fig. 1) reçoit le conducteur Ca (conducteur"radiateur-collecteur”), elle se fixe en L (fig. 2) dans une double monture à séparation isolante ; par suite, la fiche L, en même temps qu’elle fait la liaison entre Ca et le radiocon-ducteur Rr, réunit aussi deux parties consécutives du circuit “ radioconducteur Rr, pile P, relais R ”. En enlevant la fiche L, pour la mettre au transmetteur, on coupe automatiquement le circuit du radioconducteur et on empêche le fonctionnement du récepteur pendant la transmission.
- § 9. — PILE DU RADIOCONDUCTEUR (P fig. 2) à faible voltage
- Dans notre brevet français de Nov. 1897, nous avons indiqué qu’il était -nécessaire de ne laisser passer dans le radioconducteur qu’une partie de la force électromotrice d’un élément de pile (Daniell, Leclanché) en faisant usage d’un potentiomètre (réducteur de potentiel). Dans la pratique il est préférable de remplacer le potentiomètre par une pile à faible voltage P formant le circuit du radioconducteur Br et du relais R (fig. 2). Les transmissions à grandes distances réalisées avec nos appareils par M. le Lieutenant de vaisseau V. Colin, ont démontré l’utilité pratique d’une pile à faible voltage P. Celle que nous avons réalisée à cet effet donne E=fl volt 25. Elle comprend (dépôt E-D ) : Une solution à35 0/0 dépotasse caustique, immobilisée par notre procédé, reçoit les deux électrodes ; celle -f- en étain et celle — négative en zinc amalgamé. Le tout dans un flacon avec bon bouchon en ébonite ou en porcelaine. Une couche de vaseline tondue peut être versée sur cette solution caustique. Cette pile P est ainsi transportable ; elle nous donne satisfaction après avoir été soumise à des épreuves rigoureuses. Cette pile P (ainsi que celles P’) a sa place dans le compartiment arrière du poste récepteur (fig. 1) ; il faut avoir soin de bien relier le pôle -j- de cette pile à la borne marquée -f- sur l’appareil
- Grande sensibilité Sensibilité moyenne
- 1 volt
- 200.000 ohms 1
- 200
- 1
- de milliampère.
- 100.000
- Sensibilité pour petites distances—
- 100
- 50.000
- 50
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- afin que le sens du courant dans le relais P soit conforme aux signes +
- 1
- <et — marqués sur ses bornes. — Vérifier cette pile au voltmètre en——
- ^ iO
- § 10. - PILES DU FRAPPEUR ET DU MORSE (P’ Jig. 2).
- Cette pile P’ (Jig. 2), comme celle ci-dessus P, a sa place dans le compartiment arrière du poste récepteur {Jig. 1) ; trois éléments genre Leclanché à liquide immobilisé suffisent pour actionner le frappeur et le récepteur Morse mis en RR (Jig. 2) En faisant usage de piles placées en dehors de la boîte du récepteur, le nombre peut être porté à six éléments et être d’un type de plus grandes dimensions assurant une plus longue durée. Des bornes intérieures (fig. 1 et 2) permettent les connexions avec ces piles placées ainsi extérieurement.
- La vérification de ces piles (comme pour P’) doit être faite rapidement à l’ampère-
- mètre et au voltmètre en ---,chaque élément isolément. —Bien vérifier tous les
- 10
- contacts et leur serrage. Ces vérifications doivent être fréquemment faites ; les éléments ne donnant plus que 0 ampère 0 seront rechargés ou remplacés.
- § 11. -RÉSISTANCES AUXILIAIRES
- Les résistances auxiliaires nécessaires à la bonne marche du relais R ont été indiquées par divers auteurs (Gulley 1882) et par nous-mêmes. Celles Re,Re’(Jig. 2) sont sans self-induction ; après avoir fait usage de résistances liquides, puis de lampes à incandescence, nous avons adopté les résistances rectilignes “ dites céramiques”, ou avec barreaux en silicium fixés dans les boîtes ad hoc Pc (Dépôts E. D.). Celle qui est marquée Re ” est avec self. Il est possible d’ajouter dans le circuit du radioconducteur celles (A B) dessinées dans ce but dans le Mémoire Popoff de 1895 (Fig. 6 de la notice illustrée de igoi).
- Dans le cas où l’étincelle de rupture apparaîtrait aux contacts du relais en L (Fig. 8) ce qui ne doit pas se produire, notre type de résistance rectiligne Re étant à V abri de V air et des chocs {dépôts E. DJ,il suffira d’enlever cette résistance Pc (fig. 1 et 2) et de la vérifier (la valeur en ohms de ces résistances est poinçonnée sur chacune).
- Il sera possible de la remplacer momentanément par une simple lampe à incandescence de 110 volts, 16 bougies, que l’on fixera entre les bornes PP (fig. 2) du récepteur Morse
- M. A. Popoff, suivant ses idées émises en 1895, intercale directement entre la fiche L qui reçoit l’antenne Ca et la prise de contact qui la reçoit (fig. 1, 2, 10, ri), une boîte-fiche avec bobines de résistance à self-induction, à manette, variables de 0 à 700 ohms environ ; ainsi intercalées directement entre l’antenne collectrice Ca et le radioconducteur Br, ces résistances variables servent de réducteur de sensibilité pour la réception des ondes hertziennes émises aux petites distances (Voir les § 13 et 21).
- § 12— OBSERVATIONS SUR LES RÉCEPTEURS (fig. 2, 10).
- La fiche mobile à tête isolante L (fig.2, 10, 11) se place rapidement à volonté soit sur ces récepteurs, soit au transmetteur (fig. 2fi) ainsi qu’il sera dit, si on lait usage d’un seul mât-antenne, ce qui est le cas le plus fréquent dans la pratique des postes doubles de télégraphie sans fil.
- 11 peut être L utile d’avoir à chaque poste de T. S. F. un récepteur complet de
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- rechange (fig. 2 et io) réglé et prêt à être substitué à ceux en service pour éviter tout arrêt dans la réception des messages hertziens {page 3).
- Il est toujours possible de recevoir (en T. S. F.) des dépêches de postes fixes ou de navires, même ennemis, s.e trouvant à grande distance dans le rayon d’action des appareils de télégraphie sans fil, cela réciproquement ; mais il est certain que chaque pays, chaque escadre, aura un code secret ne pouvant être lu que si on en possède la clef ( Voir le § iÇ).
- § 13. — RÉCEPTEUR RADIO-TÉLÉPHONIQUE POPOFF-DUCRETET
- (Breveté S.G.D.G. en France et à l’Etranger).
- M. A. Popoff, au congrès d’électricité de Paris en 1900, a présenté un mémoire important mettant en évidence les avantages pratiques de sa méthode radio-téléphonique appliquée à la télégraphie sans fil aux grandes distances ; ses premières applications dans des conditions particulièrement intéressantes et humanitaires purent assurer un service régulier entre des postes distants de 50 kilomètres et privés de tout moyen de communication entre eux. Cette distance n’est pas à sa limite à beaucoup près.
- Fig. 10
- La fig. 10 est celle du type Popoff-Ducretet (1901) C. Rendus de l'Académie des Sciences de décembre igoo. La fig. II donne le schéma de ses communications et la figure 10 montre l’appareil prêt à recevoir les ondes hertziennes.
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- Cet appareil étant spécialement destiné aux réceptions des messages sans fil aux grandes distances, on ne devra pas s’étonner des insuccès que l’on pourrait rencontrer dans les essais de laboratoire ou dans les réceptions à petite distance.
- Le grillage en fils métalliques fins (ou les grains d’acier dur à plusieurs états ' d’oxydation) mis en Br, constituant l’organe récepteur sensible, est à l’état de repos plus conducteur que le radioconducteur des postes à relais (fig.i et a) ; des ondes hertziennes trop puissantes auraient pour effet d’impressionner trop fortement le radiotéléphone Br qui ne reviendrait plus assez rapidement, de lui-même, vers sa résistance initiale. Il est bon de donner de temps en temps avec le doigt quelques légers coups sur la boîte Br du radiotéléphone ; pendant le fonctionnement, il faut chercher la meilleure inclinaison à donner au support articulé delà boîte Br pour obtenir une bonne réception aux téléphones T T’ ; aux grandes distances, il est nécessaire de placer les deux téléphones aux oreilles et de s’isoler de tout bruit extérieur.
- De temps en temps il faut secouer assez fortement la boîte Br po ur nettoyer et renouveler les points de contacts microphoniques.
- Le compartiment arrière de la boîte portative (fig. io) reçoit deux éléments de
- piles, genre Leclanché, à liquide immobilisé (un seul peut suffireLe débit de cette pile P (fig. il) étant très faible sur le radioconducteur Br (environ j^Sfmilliampères)
- Fig. il
- la durée delà pile est assez longue. La vérification de cette pile se fera rapidement
- v % 1
- à 1 ampèremètre et au voltmètre en — ainsi qu’il est dit au § 10.
- Il faut s’assurer de la bonne fermeture avec joint,de la monture du radioconducteur Br, afin d’éviter l’introduction de l’air et surtout de l'air humide à l’intérieur. Le réservoir démontable fixé sur le côté de Br reçoit un petit tube dessiccateur avec carbure de calcium, fermé avec de la soie fine, amsiqü’ü'aT été dit au paragraphe 1.
- Si les postes “ transmetteur et récepteur ” sont à courte distance, pour les raisons données ci-dessus, il faudra : soit réduire la hauteur de l’antenne réceptrice, soit supprimer le fil de terre en le remplaçant par un simple fil capacité non relié au sol ;
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- od peut aussi faire usage de la boîte-fiche, avec résistances variables, servant de réducteur de sensibilité suivant la note du §11. Il est aussi possible, et c’est un avantage pour les postes volants militaires, de réduire la puissance de la bobine de Ruhmkorff employée au transmetteur.
- Lorsque le radiotéléphone Popoff-Ducretet est au repos, ouvrir l’interrupteur I et placer le radioconducteur Br à l’intérieur de la boîte portative sur la colonne de calage C (fig. io). Voir les% 8, io, 11 et ia ; ils s’appliquent à cet appareil.
- § 14. — AVANTAGES DE LA MÉTHODE RADIOTÉLÉPHO NIQUE
- Le radiotéléphone complète les appareils à relais (fig. 1 et a) ; lorsque ceux-ci cessent de fonctionner régulièrement, la distance limite étant atteinte pour eux, le radiotéléphone Popoff-Ducretet (fig. 10) continue à recevoir nettement: c’est alors un appareil de contrôle et de secours ; sa mise en ligne est immédiate.
- La lecture au son des signaux Morse, courante en Amérique et en Angleterre, n’offre aucune difficulté ; en France elle commence à se généraliser.
- Le radiotéléphone ne comporte ni relais ni décohéreur automatique. Il est d’une grande sensibilité, d’une fixité parfaite et il ne se dérègle pas ; il est toujours prêt à recevoir les signaux hertziens.
- Cet appareil portatif convient aux postes volants militaires des armées de terre et de mer ; il peut être employé seul. A bord des navires (ou des chemins de fer), cet appareil Popoff-Ducretet n’est pas influencé par les trépidations, ni par le roulis et le tangage.
- Avec les appareils ou dispositifs destinés à établir le réglage ou l’accord des postes entre eux, le radiotéléphone permet de déterminer exactement les points les plus favorables pour le branchement du radioconducteur ; de même pour la réception “ simultanée ” avec une même antenne collectrice (§ ai).
- Le caractère vibratoire spécial à chaque interrupteur périodique employé au transmetteur peut être reconnu dans le récepteur radiotéiéphonique. Un poste peut être ainsi distingué d’un autre ; au point de vue militaire cette particularité a son importance. — N.-B.— Voir le paragraphe 1 a.
- § 15. — ENREGISTREURS MORSE, ORDINAIRE et AUTOMATIQUE
- 1* — Le Récepteur Morse ordinaire (fig. ia) est du modèle réglementaire dont l’électro-aimant E a été modifié et la vitesse de déroulement de la bande de papier réduite à 75 centimètres environ à la minute (70 à 80 centimètres). Les conducteurs R du récepteur Morse, câblés et mis sous enveloppe métallique flexible, sont amenés aux bornes RR du récepteur (fig. a). La sonnerie d’appel S est dite à un coup ; le commutateur à manette I, par sa position en a ou en b, permet de mettre, à volonté, dans le circuit de RR (fig. a), soit la sonnerie S, position de repos, soit le Morse M (fig. ia). La sonnerie S, étant à un coup, sert d’appel et aussi de répétiteur, à distance, des signaux hertziens reçus au poste récepteur.
- L’électro-aimant E du Morse est actionné par la pile locale P’ mise en jeu par le relais R ( fig. a) ; les interrupteurs II’ étant mis sur contact, ainsi que celui (i) du récepteur Morse (Jig. ia).
- N .-B.—L’antenne collectrice Ca et la mise à la terre T doivent être convenables pour les réceptions à grande distance,
- Le réglage du Morse et sa bonne marche seront assurés ea suivant les prescriptions contenues dans les Manuels spéciaux que l’on trouve dans le commerce.
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- 2°—Encre pour les récepteurs Morse.— L’encre généralement employée pour l'appareil Morse est l’encre grasse dite « oléique » ; l’usage de cette encre n’est pas sans inconvénient : ou elle est trop fluide et elle donne des tracés mauvais
- Fig. 12.
- et sales, ou elle se fige par le froid et les signaux sont encore défectueux. L’encre que nous employons donne des tracés très nets et elle ne tache pas le papier ; elle est composée d’encre d’imprimerie noire mélangée avec de l’huile d’horlogerie de façon à bien délayer l’encre. Il n’y a pas de proportions définies pour le mélange, plus il fait chaud moins il faut d’huile ; l’hiver elle ne fige pas. Cette encre se prépare à l’avance et elle se conserve dans des petits flacons en verre bien fermés. Le tampon encreur du Morse reste plus propre avec cette encre ; quand il a besoin d’être nettoyé, il faut le faire avec l’huile qui sert à la composition de l’encre.
- Avec un pinceau, déposer celle-ci bien régulièrement sur le tampon encreur. 3° — Enregistreur Morse du système automatique de E. Ducretet.
- (Breveté S. G. D. G. en France et à VEtranger))
- La notice illustrée donne tous les détails sur cet appareil automatique (fig. t3)
- UÜUüU E.DUCRETET * PARIS.
- Fig. 13.
- et elle met [en évidence ses avantages pratiques dans certaines applications de la télégraphie sans fil (C.R. Académie des sciences 2 Mai i8g8). Tout ce qui a été dit
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- pour le récepteur Morse ordinaire (fig. i.2) s’applique au récepteur Morse automatique de E. Ducretet. Les conducteurs R seront amenés, ainsi qu’il a été dit, aux bornes RR du récepteur (fig. 2). Une résistance sans self-induction, rectiligne, est en p”, elle est semblable à celle Re de la fig. 2(Voir le § 11).
- Le déclancheur automatique est en Ar, son électro-aimant E” est actionné par la pile locale P” mise en jeu par le relais R’ commandé par le levier d’impression.
- N.-B. — Pour le réglage et la bonne marche du récepteur Morse automatique, une notice spéciale, avec figures, est fournie avec chaque appareil. (Voir § ai et a5).
- 4° — Enregistreur météorologique des décharges atmosphériques.
- (A. Popoff, 1894-1890). 1
- Etant automatique, l’enregistreur Ducretet (fig. i3) convient à la réception et à l’enregistrement des décharges atmosphériques, même très lointaines et faibles (C.R. Académie des sciences, juin 1898). Seul, de lui-même, l’enregistreur automatique fait dérouler sa bande de papier dès que les ondes électriques arrivent au mât collecteur Ca (fig. 1 et 2 et troisième partie) ; elles s’enregistrent et l’appareil s’arrête encore de lui-même dès que ces ondes cessent de se présenter. Il en est de même pour la réception et l’enregistrement des messages hertziens lancés dans l’espace à grande distance. La présence du télégraphiste pour la réception immédiate des ondes et des signaux n’est pas nécessaire avec l’enregistreur automatique de Ducretet (fig. i3).
- Pour les observations continues il convient de faire usage d’un enregistreur ou chronographe à marche lente, avec inscriptions horaires. Cet instrument comporte un cylindre sur lequel se fixe le papier graphique, il fait un tour en 24 heures et le mouvement d’horlogerie qui le commande se remonte tous les huit jours. La plume à encre est montée sur une palette de fer doux articulée sur un électro-aimant, isolé de la masse ; il se meut le long d’une vis sans fin commandée par le mouvement d’horlogerie lui-même. Le tout est renfermé dans une boîte à paroi vitrée.
- Il suffit de relier les deux bornes del’électro-aimant du chronographe par un double conducteur câblé aux bornes RR du récepteur (fig. 2) La plume trace une ligne continue régulièrement espacée : chaque onde reçue, par le jeu combiné du relais R et du frappeur F, ainsi qu’il a été dit ci-dessus (§ 1 à y), ferme le circuit de l’électro aimant du chronographe, la palette de fer doux est attirée et la plume qu’elle porte trace un petit trait perpendiculaire à la ligne continue du tracé. Si les décharges atmosphériques ne sont pas trop rapprochées, ces traits ne se superposent pas et le diagramme donne l’indication des heures et des jours de ces décharges atmosphériques. En combinant le chronographe avec lienregistreur automatique (fig. i3), les décharges très rapprochées entre elles pourront être inscrites.
- Comme pour la réception des messages hertziens, il faut mettre la borne L en communication avec l’antenne Ca et T avec la terre (fig. 1 et a).
- 5°— Le radiotéléphone Popoff-Dunretet (jig. 10, 11, § 13, permet d’entendre les décharges atmosphériques, même très lointaines.
- go _ OBSERVATION. —En cas d’orage voisin de l’antenne Ca, en service soit comme “récepteur, soit comme transmetteur ” il est prudent de ne pas toucher aux appareils et de mettre Vantenne Ca en communication directe avec la prise de terre si Corage est trop violent.
- N.-B. — Voir la 2e partie pour les dispositifs destinés à établir l’accord des postes eqtre eux ; de même pour les voitures militaires (§ a3).
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- DEUXIÈME PARTIE
- INSTRUCTION B
- POSTE TRANSMETTEUR
- La fig.l4est celle du poste transmetteur complet ( figure extraite du Bulletin de la Société d’Encouragement, décembre 1898). Ce transmetteur comprend : une bobine d’induction Bo ; un interrupteur périodique / ; une clef de manipulation M
- Fig. 14
- et l’oscillateur O. Nous allons décrire chacun de ces organes en vue de leur bon fonctionnement pour les transmissions des ondes hertziennes aux grandes distances, dans l’espace.
- § 16 — BOBINES DE RUHMKORFF, types E. D.
- (Transformateurs à haut potentiel)
- La bobine de Ruhmkorff est un véritable tranformateur de l’énergie électrique permettant au moyen d’un courant de grande intensité, produit par un générateur de faible force électromotrice (piles, accumulateurs, dynamo), d’obtenir sur le fil induit de la bobine une force électromotrice considérable capable de donner de longues étincelles. Ces transformateurs conviennent à la télégraphie hertzienne sans fil.
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- Autrefois toutes nos bobines de Ruhmkorff étaient construites en électro, dissymétriques, dites unipolaires (1). M. le Professeur Mouton, dans sa remarquable thèse de 1876, sur “les phénomènes d’induction”, a parfaitement décrit les bobines d’induction dissymétriques donnant un “pôle zéro et un pôle tension”.
- Pour les fortes bobines nous donnons la préférence aux bobines cloisonnées, à surfaces décroissantes aux extrémités de la bobine (circuit induit). Dans notre modèle cet induit est entièrement plongé dans l’isolant qui remplit la boîte que l’on voit en Bo (fig. iff) ; notre isolant étudié avec un appareil spécialement créé à cet effet,est d’une très grande résistivité.L’inducteur est démontable et son grand isolement permet l’emploi de dynamos à 80 volts, avec rhéostat^réducteur s’il est nécessaire.
- Nos bobines de Ruhmkorff, ainsi construites (Types E. D. 1900), sont très transportables et elles ne le cèdent à aucune autre comme énergie et endurance. Des expériences comparatives, suivies et récentes, ont montré que nos bobines de
- £ DUCRETET* PARIS
- '§) A(
- Condensateur de rechange A O
- Fig. 16.
- 50c/m, toutes choses égales d’ailleurs, pouvaient nettement transmettre les signaux
- (1) Nos moyennes bobines de Ruhmkorff, et celles pour moteurs à gaz, sont ainsi construites.
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- hertziens à 75 kilomètres, avec des mâts peu élevés, tandis que les signaux transmis ne pouvaient atteindre cette distance avec une bobine, de même puissance, du type non cloisonné recommandé pour la télégraphie sans fil. Du reste, un grand nombre de nos bobines de Ruhmkorff sonten service courant en tous pays.
- Suivant les distances à Iranchir, les bobines de Ruhmkorff que nous proposons pour la télégraphie sans fil donnent des étincelles continues et puissantes de 26/30/35/40/50 centim. de longueur. Pour les postes militaires volants, des modèles plus petits sont employés pour des distances pouvant atteindre 5 à 10 kilomètres environ, sur terre, (fig. 22).
- La mise à la terre (T fig. i5) d’un des pôles de la bobine Bo n’offre aucune difficulté ; aux § 18 et 24 nous reviendrons sur ce détail.
- Au § 22 nous indiquons l’énergie électrique qui est nécessaire pour le fonctionnement de nos bobines de Ruhmkorff.
- ACCOUPLEMENT DES BOBINES DE RUHMKORFF.
- Il est possible et pratique d’accoupler ensemble deux de nos bobines ci-dessus de /26/30/35/40/50/ centim., on obtient ainsi des postes transmetteurs très puissants et transportables ; ces groupes conviennent à la production des courants de haute fréquence et de haute tension de grande puissance (§ 20).
- Pour cet accouplement de deux bobines, leur polarité bien reconnue, il suffit de réunir les induits en quantité (par leurs pôles de même nom) ; les inducteurs {gros fil, primaire), suivant la source d’énergie électrique dont on dispose, seront réunis, soit en quantité, soit en série, il faudra, dans ce dernier cas, une force électromotrice double, Les condensateurs seront groupés en surface {quantité).
- N.-B. — Le § 32 indique l’énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement de nos bobines ci-dessus. Les figures i5, 18, ig, montrent les connexions des différents organes, entre eux, du poste transmetteur ; nous y reviendrons en décrivant les interrupteurs périodiques. Il est prudent d'introduire un plomb fusible Pb (.fig. i5) dans le circuit primaire (inducteur) de la bobine de Ruhmkorff BO.
- POLARITÉ DU CIRCUIT SECONDAIRE (induit).
- Si dans le gros fil {circuit primaire) delà bobine de Ruhmkorff Bo (fig. i5, la mise à la terre T et la connexion en Ca étant enlevées) on fait passer un courant périodiquement interrompu et rétabli, on recueille aux extrémités du fil fin (circuit secondaire) deux courants induits de sens contraire, égaux en quantité, mais très inégaux en tension. Pour une certaine distance explosive, le courant direct passe seul et continue à passer seul lorsque cette distance explosive est amenée au maximum. La bobine fournit alors, sous forme d’étincelles puissantes, un courant interrompu toujours de même sens, qui peut charger une batterie de bouteilles deLeyde ou éclairer des tubes de Rœntgen (rayons X). En télégraphie sans fil, nous le verrons, il est nécessaire de se rendre compte si cette polarité + et — marquée sur la bobine, est réellement obtenue en lançant le courant primaire dans l’inducteur ; la direction doit en être convenable : cette direction serait facilement changée s’il en était autrement. Il faut dire que nos bobines fonctionnent quel que soit le sens du courant primaire ; pour obtenir de la bobine Bo le maximum de longueur d’étincelle la pointe sera mise au pôle positif et le disque au pôle négatif (fig. i5 et 22) les mises à la terre et à l’antenne Ca étant enlevées pour procéder à cette vérification.
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- Pour l’accouplement des bobines entre elles et la mise à la terre, il est
- utile de reconnaître rapidement les pôles -|-du secondaire : il suffît de faire jaillir
- l’étincelle entre deux fils de fer fin, d’environ 45/100, fixés aux extrémités i ï ([figif, i5) de l’induit. L’extrémité du fil de fer relié au pôle négatif (—) rougira au blanc et fondra en formant une petite boule incandescente semblant fuir l’étincelle. Le pôle négatif (—) sera ainsi rapidement reconnu une fois pour toutes et amené au signe — gravé sur la bobine. Ne plus changer le sens des connexions.
- CONDENSATEUR DES BOBINES RUHMKORFF.
- Le condensateur d’une bobine de Ruhmkorff (Co, Co’ fig. i5) se compose d’une série de feuilles de papier d’étain séparées par des feuilles de papier paraffiné, toutes empilées les unes sur les autres et renfermées dans le socle de la bobine Bo, ou en Co’,(fig. 15) s’il est indépendant.
- Toutes les feuilles d’étain de rang pair sont reliées ensemble et forment une même armature ou surface : toutes les feuilles de rang impair sont reliées de la même façon et forment la 2e armature du condensateur. Ces armatures arrivent isolément aux bornes Co Co de la bobine (fig. id, 18, ig), puis à l’interrupteur périodique aux pièces de contact où se fait la rupture du courant (R E c, fig• *9)-
- L’étincelle de rupture (extra-courant) charge le condensateur ; par suite de cette dérivation de l’extra-courant, si le condensateur est de surface convenable, l’effet maximum de la bobine est assuré etl’étincelle de rupture entre RE, en c(fig. ig), est considérablement diminuée, (de même aux interrupteurs périodiques décrits au § i y).
- Nos condensateurs ont une grande endurance, malgré cela (fait très rare), s’ils venaient à être percés par l’étincelle de rupture, le fonctionnement de la bobine deviendrait défectueux et de vives étincelles se produiraient aux pièces de contact de l’interrupteur périodique ; il faudrait alors changer le condensateur. S’assurer du bon contact des armatures en Co Co {fig. i5, 18, 19).
- Le condensateur de nos bobines destinées à la T. S. F. est démontable, le socle à tiroir (y fig. f-5)le reçoit. Des condensateurs de rechange, indépendants (Co’ fig. i5) ont leur utilité. Un collecteur à manette (ou à fiches) permet de fractionner le condensateur et de faire varier la capacité (surface) mise enjeu.
- § 17. — INTERRUPTEURS PÉRIODIQUES. - MANIPULATEUR.
- 1° — INTERRUPTEUR A MOTEUR ÉLECTRIQUE ET A MERCURE
- (Fig. 16, iy).
- Le courant qui traverse le circuit primaire (gros fil) de la bobine de Ruhmkorff Bo (fig. 14 et i5) doit être rendu intermittent par le jeu d’un interrupteur périodique dont le rôle est des plus importants dans le fonctionnement de la bobine. Le modèle que nous avons créé, très répandu maintenant, réalise à merveille tous les desiderata (C. Rendus Académie des Sciences du 14 juin 1897). Les figures 16 et 17 sont celles de cet interrupteur ; pour son emploi dans la télégraphie sans fil, le commutateur inverseur IN (fig. iy) doit être supprimé ( fig.i4j, i5, 18) afin de ne pouvoir changer la direction du courant, à cause des mises à la terre T et à l’antenne Ca, ( fig. p5), une fois qu’elle est bien déterminée. Les interruptions périodiques
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- ont lieu entre une tige de cuivre rouge T, amalgamée, et une surface de mercure, en Hg, recouverte de pétrole ou d’alcool amylique ( fig. 16). La tige T’ amène le
- Fig. 17
- courant à la tige interruptrice T, le mouvement alternatif est communiqué à ce système par le petit moteur électrique M (fig. ij et 18) ; il suffit de placer sur contact l’interrupteUr V pour mettre le moteur en marche, les connexions étant faites suivant le schéma de la ligure 18.
- Veiller à ce que les balais a b appuient bien sur le collecteur du petit moteur électrique ; et, de temps en temps, mettre une goutte d’huile sur les parties frottantes et dans les godets graisseurs (huile fine d'horlogerie).
- L’interrupteur J’(fig. 18) est celui du circuit de 1 inducteur de la bobine Bo.
- Le mercure ne doit remplir que le fond de la partie étroite du grand godet métallique Hg( fig.iô) sur une prof ondeur de 15 %, pas plus ; au-dessus, jusqu’à un centimètre du bord du godet, mettre de l’huile de pétrole à brûler (et non pas de l'essence de pétrole). Le godet étroit Hg’ contient du mercure jusqu’à moitié de sa hauteur, pas plus (.fig. 16), et, par dessus le mercure, est mise une hauteur de 10 % environ d’huile de pétrole à brûler, pour éviter la projection de gouttelettes de mercure. En marche la tige T’ ne doit jamais sortir du mercure (godet étroit Hg'). Cette tige T' (comme T1) est en cuivre rouge amalgamé.
- Le réglage de la plongée de la tige interruptrice T dans le mercure du grand godet Hg, se fait pendant la marche en agissant sur le grand bouton en ébonite B (fig.iô) qui commande la crémaillère, jusqu’à ce que l’étincelle de la
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- bobine soit bien régulière. La vitesse du moteur est réglée par le jeu d'un rhéostat. Une batterie de 4 accumulateurs Acc' ( âg. 18) suffît.
- Fig. 18
- +
- Le réglage de la plongée de T se fait en descendant complètement le godet H g , au moyen du bouton à crémaillère B (Fig. 16) de façon à ce que la tige T reste franchement en dehors du mercure pendant la marche du moteur. Puis, peu à peu, on élèvera le godet jusqu’à ce que les étincelles jaillissent bien régulièrement entre les pôles du circuit secondaire de la bobine de Ruhmkorff Bo (Fig.i8) ou entre les sphères de l’oscillateur (Fig. 2/Ç) ; s’il se produisait des crachements dans le mercure, il faudrait diminuer peu à peu la plongée de T. Suivant le schéma de la fig. 18 le circuit n’est fermé sur l’inducteur de la bobine qu’en mettant F sur contact et en appuyant sur le manipulateur Ma (Fig. t5, 18).
- Une vitesse de 600 à 800 tours à la minute, donnée par le rhéostat R’ delà fig. 15 et R de la fig. 18, est convenable pour obtenir des étincelles continues. Une vitesse plus grande exige plus de courant dans l’inducteur de la bobine Bq ; dans ce cas il convient d’ajouter au circuit un rhéostat de réglage R (Fig. i5)
- Cet interrupteur périodique (Fig-. 16, iy) est d’un réglage rapide et facile, il convient aux fortes bobines de Ruhmkorff de 30 à 50 c/m de longueur d’étincelle et aux bobines accouplées (§ 16). C’est le modèle qui permet d’employer de grandes intensités de courant en donnant la plus longue durée de contact, et, par suite, d’obtenir les plus longues étincelles aux grandes vitesses de l’interrupteur périodique.
- En observant bien ce qui vient d’être dit pour les hauteurs de mercure en H g et Hg’ (Fig. 16), cet interrupteur périodique à moteur est d’un bon fonctionnement à bord des navires. Cet appareil doit être fixé sur une table solide, sans tiroir, de façon à éviter les vibrations. Une feuille de feutre ou de caoutchouc placée sous le socle de cet appareil (ijig. iy) est d’un bon usage. Toutes les pièces de cet interrupteur doivent être fixées solidement par leurs vis et boulons,cette vérification est nécessaire pour la colonne qui supporte le moteur.
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- Les figures 15 et 18 donnent le schéma complet des connexions des appareils entre eux ; ils sont tous réunis sur un même socle en ardoise, (Fig.i8) type russe T.S.F. 1900-1901 ; soit :
- M.— Interrupteur périodique à moteur {fig. 16 et ly.)
- 1.— Interrupteur du circuit du moteur.
- B.— Rhéostat circulaire id id .
- /’. — Interrupteur du circuit de l’inducteur de Bo.
- Ma.— Manipulateur {Fig. a 3).
- Pb.— Plomb fusible.
- Acc’.—Batterie de 4 éléments pour le moteur de M.
- Acc.— » pour l’inducteur de la bobine Bo.
- N.-B.—Pour cet inducteur, il est utile d'ajouter au circuit le rhéostat à curseur R et l'ampèremètre Amp {Fig.iô)
- 2° — Nettoyage du godet Hg et du mercure (fig. 16 et 47).
- Le godet Hg de l’interrupteur {Fig. 16) sera nettoyé lorsque les parois commenceront à se recouvrir d’une boue noirâtre, soit après 15 heures démarché environ (ions les huit jours si l’interrupteur marche 2 heures par jour). Pour cela, au moyen de la crémaillère qui commande le godet, amener celui-ci au bas de sa course retire la tige T, en dévissant le bouton et faire tourner Hg de façon à pouvoir le retirer de sa monture à baïonnette. Le disposer avec son contenu sous un fort robinet d’eau jusqu’à ce que le pétrole {ou l’alcool amylique) et la boue noirâtre qui s’est formée aient été entraînés par le courant d’eau. Verser tout ce qui reste dans un cornet fait avec de la toile à tissu très serré {la peau de chamois convient aussi), contraindre le mercure à traverser le tissu en le pressant énergiquement au-dessus d’un vase en verre bien propre. Laver le mercure à l’acide chlorhydrique du commerce, puis à l’eau, et refiltrer comme ci-dessus ou dans un cornet en papier à ouverture très fine faite avec une aiguille.
- Le godet lavé à l’eau, sera passé rapidement à l’acide chlorhydrique dilué, puis à l’eau ; l’essuyer avec un linge sec et le remettre en place sur l’appareil.
- N.-B.—Si on fait usage d’alcool amylique, ne pas le prendre dénaturé, il ne conviendrait pas.
- 3° — INTERRUPTEUR PÉRIODIQUE A CONTACTS SOLIDES DANS LE PÉTROLE
- Cet interrupteur {fig. 19) est construit pour fonctionner directement, sans courant auxiliaire, dans le circuit même de la bobine Bo.
- L’électro-aimant puissant El est du nouveau type E. D. (Bté S. G. D. G. en Erance et à L’Etranger), il est muni d’un très faible entrefer ee’ entre lequel se déplace la pièce de fer doux fixée à l’extrémité du ressort vibrant B, avec petite masse additionnelle m pour son réglage. La rupture du courant se fait en c (vis V) entre deux fortes tiges de cuivre rouge. La vis V’ sert au réglage de la tension du ressort R.
- Les bornes 1, a, 3, servent aux connexions entre la batterie Acc, la bobine Bo et son condensateur Co , et avec les appareils du transmetteur fixés sur le socle en ardoise S : Ma manipulateur, / interrupteur, Pb plomb fusible; suivant le schéma complet de la fig. 19.
- Cet interrupteur étant à démarrage immédiat, la bobine, par le jeu du manipulateur Ma(M Jig. 23), est toujours prête à fonctionner.
- Cet interrupteur est rapide, par suite, pour obtenir toute la longueur d’étincelle des bobines, il faut élever le voltage de la source d’énergie électrique Acc. Un inter-
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- rupteur lent, donnant moins d’étincelles dans le même temps, exige évidemment moins d’énergie électrique. Les interruptions rapides conviennent à la T.S.F.
- Fig. 19
- L’appareil complet, placé dans une cuve ad hoc, est immergé jusqu’en nn dans de l’huile de pétrole à brûler (et non dans Vessence de pétrole'). Les trois bornes i, a, 3, sont sur des tiges longues qui émergent franchement au-dessus du liquide, ainsi que les boutons de réglage F F’ et celui de montage U de la colonne Y.
- Le support E’ qui reçoit le ressort vibrant R s’enlève facilement pour la vérification des contacts en c; il suffit de dévisser entièrement le bouton U et de soulever la colonne Y qui émerge du liquide, après avoir éloigné le contact supérieur (vis V), et de tourner ensuite le tout vers la droite (trait pointillé) pour dégager complètement la monture de R et la sortir de la cuve.
- Le réglage de l’interrupteur se fait au moyen des deux boutons FF’. On peut ainsi régler d’une part la distance de l’armature en fer doux, de l’autre la tension du ressort R jusqu’à ce que la marche soit parfaitement régulière. La petite masse additionnelle m sert à modifier la période des vibrations de manière à obtenir un fonctionnement bien régulier du ressort R.
- (Serrer les vis i et a pour éviter le déréglage de F et F’).
- Cet interrupteur est très robuste ; les tiges de cuivre de contact en c, peuvent se remplacerrapidement lorsqu’elles sont devenues trop courtes. Ces contacts peuvent se conserver longtemps en bon état.
- Cet appareil est d’un très bon fonctionnement pour les bobines de RuhmkorfF jusqu’aux types de 26 c/m ; au delà, l’interruptèur à moteur (fig. 16, i y) est préférable, ainsi qu’il a été dit.
- N.-B.—En remplaçant les tiges de contact, en cuivre rouge, par des tiges C en platine dur, l'interrupteur fonctionne à l'air, sans la cuve à pétrole, mais nous préférons son fonctionnement dans le pétrole avec les contacts en cuivre.
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- 4» — INTERRUPTEUR A MERCURE, A MOUVEMENT DE SONNERIE
- {suivant M. Bichat, i8y5).
- Cet interrupteur périodique {fig. 20, 21) est beaucoup plus simple, comme organes, que celui à moteur (fig. 16, 1 y), mais il exige un réglage plus précis pour fournir une grande course de contacts intermittents dans le mercure du godet Hg de
- Fig. 20.
- notre modèle {fig. 17), et il ne permet de faire varier la vitesse que dans des limites peu étendues.
- Sans avoir les avantages de l’interrupteur à moteur {fig. 16, iy), il peut néanmoins servir au fonctionnement des bobines de Ruhmkorff destinées à la T. S. F., mais avec des courants d’intensité moyenne.
- Les connexions à suivre sont celles de la fig. 115 ; pour le godet Hg, et son réglage, il faut se reporter à ce qui vient d’être dit pour notre interrupteur à moteur {fig. 16, 1 y) que nous préférons dans la pratique des fortes bobines de Ruhmkorff.
- 50 __ INTERRUPTEUR a marteau de neef, type POPOFF,
- à durée de contact prolongée.
- Les postes militaires volants transportables (§ 14, 15, 23), créés par M. le
- 4? CO
- E.mCRETET*PARlS.
- Professeur A Popoff, comprennent des bobines de Ruhmkorff de dimensions plus
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- réduites que celles que nous avons décrites au § 15. La longueur des étincelles qu’elles donnent varie entre 4 et 15 centimètres. La figure 22 montre le trembleur-interrupteur adopté par M. Popoff pour ces bobines. Il est à démarrage immédiat et le réglage du champ magnétique se fait par le déplacement du faisceau inducteur F parle jeu du bouton à vis V’(du type des bobines de moteurs à gaz, deE. D-). Sans autres explications, il est facile de se rendre compte que le double ressort Rr, fixé sur E, prolonge la durée du contact en G pendant l’attraction de la palette de fer doux Co par le faisceau F.
- La petite masse additionnelle m règle la période de vibration du ressort R. {Le trembleur est plus rapide en rapprochant, par construction, la vis VB de la masse additionnelle m).
- De temps en temps limer les faces des contacts C en platine dur. Par le réglage combiné des boutons B et F’ on obtient rapidement le maximum de longueur d’étincelles continues que la bobine doit donner entre i et i'(Jig. 22). Voir au § 16 (i Polarité du circuit secondaire {induit) ”.
- Ainsi qu’il a été dit, mettre un plomb fusible dans le circuit de l’inducteur de la bobine Bo.
- 60 — MANIPULATEUR (clef Morse) TYPE E. D.
- POUR FORTS COURANTS.
- Les figures 14 et 23 montrent cette clef Morse M spéciale à la T. S. F. Les figures lo, 18 et 19, en Ma, donnent le schéma de la mise en circuit de ce manipulateur ; cette
- clef Morse a pour but de produire des fermetures et de s ouvertures “ brèves ou longues ” du courant ainsi lancé dans le circuit inducteur de la bobine de Ruhmkorff Bo, par suite, des étincelles oscillantes, de même durée, jaillissent entre les boules de l’oscillateur-radiateur (fig. 1i5,2/f): les ondes hertziennes qui en résultent, ainsi qu’il sera dit, agissent à grandes distances sur le radioconducteur des récepteurs Popoff-Ducretet (fig- 1, 2, 10, 11).
- Les contacts se produisent entre deux tiges de cuivre rouge, à l’intérieur du pétrole que reçoit le godet L {fig. 23). {Employer pour ce godet L de l’huile de vaseline ou de l’huile de pétrole).
- La course de la partie mobile du manipulateur est jÿréglable, une course de 2 à 3 % suffit. Serrer vigoureusement le bouton P, une fois ce réglage obtenu.
- De temps en temps démonter les deux tiges de cuivre et limer bien à plat leurs extrémités formant contact. Un contact défectueux amènerait des ratés dans la production des étincelles qui jaillissent entre les sphères de l’oscillateur-radiateur (fig. 24) et troublerait la netteté des signaux hertziens lancés dans l’espace.
- S’assurer du bon état de la communication métallique souple qui relie la colonne €’ à la tige mobile T. Ges^colonnes CC’, isolées entre elles, sont reliées aux bornes d’entrée et de sortie du courant. La poignée M est en ébonite, la main devant être isolée des pièces métalliques du manipulateur.
- Fig. 23.
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- Le nettoyage du godet L doit se faire de temps eu temps : le laver, l’essuyer avec soin et y remettre de l’huile de vaseline ou de pétrole propre après s’être assuré de l’état des contacts, ainsi qu’il vient d’être dit.
- Tenir les parties isolantes en parfait état de propreté (§ ig).
- § 18 — OSCILLATEUR-RADIATEUR DE H. HERTZ.
- Cet appareil (fig. 2/f type Popoff-Ducretei), comprend essentiellement deux colonnes solantes BB’ avec tiges métalliques fi, fi’, terminées par deux sphères B B’ platinées
- dans la partie centrale des faces en regard. Elles sont à écartement variable. Celle de gauche étant fixée, on déplace celle de droite B au moyen du bouton à crémaillère Cr. Une boîte de recouvrement# (facultative) recouvre le tout ; les parois extrêmes sont mobiles, elles sont en matière isolante. Les figures 14 et 15 montrent cet oscillateur-radiateur O relié à la bobine de Ruhm-korff Bo, au conducteur aérien isolé Ca,et à la terre T par le conducteur Ca’ (Tesla 1893) ; dans ces conditions, Ca et Ca’ T jouent bien le rôle de capacités électriques.
- (Voir le § 2/f).
- N.-B.— Mettré^à la terre (T) la tige ti, à crémaillère, ajin que Von puisse toucher sans crainte le bouton Cr pendant le fonctionnement de Voscillateur.
- L’aspect de l’étincelle de décharge qui éclate entre les boules BB' en X (fig.zÇ} change complètement dès que les boules de l’oscillateur sont reliées à la terre et au conducteur aérien Ça (fig. 15) ; ces capacités modifient les étincelles : celles-ci deviennent courtes, brillantes, et elles font entendre un bruit caractéristique que l’on reconnaît facilement dès que l’on possède la pratique des appareils de T.S.F. Ces décharges sont oscillantes, elles engendrent des oscillations électriques transmises dans l’espace par le conducteur aérien (antenne radiatrice)
- Fig. 24.
- RÉGLAGE DE L’ÉTINCELLE DE L’OSCILLATÈUR-RADIATEUR.
- Vérifier si la bobine de Ruhmkorff donne bien sa longueur d’étincelle avec l’énergie électrique employée ; pour cela il faut procéder ainsi qu’il a été dit au § 16, en détachant l’antenne radiatrice Ca et le fil de terre Ca’ de la bobine. La bonne marche de l’interrupteur périodique et sa vitesse seront ainsi vérifiées en même temps.
- Remettre la bobine et l’oscillateur-radiateur en connexion avec Ca et Ca’ et rapprocher les boules B B’ (fig. 2 4) de manière à obtenir une étincelle aussi longue que possible >• bien continue et régulière, ayant les caractères que nous venons d’indiquer.
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- Si l’étincelle en X (fig. 24) n’est pas blanche et bruyante, c’est l’indice évident que la mise à la terre est défectueuse et que les supports isolants de l’antenne radiatrice Ca(fig. i5) sont en mauvais état d’isolement. Remettre l’un et l’autre dans les conditions requises (§ 2f) et de temps en temps, nettoyer la surface des sphères de l'oscillateur avec du papier émeri fin et sec et les laver avec du papier à jiltrer imbibé d’éther. — Tenir les colonnes isolantes en parfait état de propreté ( § igi).
- RÉGLAGE DE LA DISTANCE EXPLOSIVE ET DU DIAMÈTRE DES SPHÈRES DE L’OSCILLATEUR-RADIATEUR.
- La période des oscillations électriques développées dans le circuit transmetteur varie avec la capacité, la hauteur de l’antenne radiatrice et avec la longueur de l’étincelle oscillante qui jaillit entre les boules BB’de l’oscillateur : suivant les distances à franchir, il faut tenir compte de ces facteurs.
- M le Lieutenant de vaisseau V. Colin a démontré que le diamètre des boules de l’oscillateur n’était p*as négligeable et qu’il y avait un avantage réel à augmenter sensiblement le diamètre de la sphère B’ reliée à l’antenne Ca (fig. 24), la sphère B reliée à Ca’ (terre) restant de faible diamètre.
- N.-B. — Les sphères de rechange que nous livrons avec nos oscillateurs-radiateurs {fig. af) permettent ces réglages ; chaque oscillateur comprend : 2 sphères de 20 millim.de diamètre, une de 40 millim., une de 60 millim. et une de 80 mill. , avec cette dernière il faut enlever la boîte de recouvrement H.
- § 19.- OBSERVATIONS SUR LES TRANSMETTEURS.
- Soins à donner aux appareils.
- Les isolants des appareils : le couvercle, les bouchons de l’inducteur et les colonnes enébonite de la bobine de Ruhmkorff Bo (fig. i4)> les colonnes en ébonite de l’os-cillateur-radiateur (fig. 24), la séparation isolante du manipulateur (fig. 23), seront maintenus très propres, à l’abri delà poussière et de l’humidité. Les essuyer avec un linge bien sec puis avec un linge légèrement imbibé d’huile de pétrole.
- De même pour les isolateurs des antennes pour lesquels d’autres soins seront indiqués au § 24.
- Pour le transport local de la bobine de Ruhmkorff, ne jamais la prendre par les colonnes en ébonite i V de l’induit (fig 14)1 Ri Par les bouchons en ébonite de l’inducteur. La prendre par le socle.
- A la demande, tous les appareils <£ transmetteur et récepteur ” sont placés dans des boîtes de transport solides, à poignées ; ces boîtes sont indispensables pour les postes militaires.
- La fiche mobile à tête isolante Fi (fig. 24), ainsi qu’il est dit au § 12, se place à volonté, rapidement, sur les récepteurs (fig. 1, 2, 10), dans ce cas l’antenne radiatrice Ca devient collectrice (poste double). Cette fiche mobile évite l’emploi d’un commutateur pour les courants de très haute tension, il est inutile dans la pratique de la T. S. F.
- N.-B. — Toutes ces conditions de réglage et de mise en train ne varient plus pour une même installation ainsi bien mise au point.
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- § 20. — COURANTS de HAUTE TENSION et de HAUTE FRÉQUENCE APPLIQUÉS A LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Ayant été le premier constructeur, en France, des appareils de M. E. Thomson et de M. N. Tesla (Courants de haute tension et de haute fréquence) et des appareils de télégraphie sans fil, d’après M. A. Popoff, il était naturel pour nous d’appliquer à la télégraphie sans fil ces courants dont nous connaissions la puissance inductrice, les appareils destinés à leur production étant en permanence dans notre laboratoire.
- Nos brevets de 1897 indiquent nettement l’application de ces courants à la télégraphie sans fil, application déjà prévue du reste par Tesla en 1893.— Nos notices spéciales de 1898 et de 1900, ainsi que nos dépôts légaux de 1900, après expériences suivies entre nos postes d’essai, mettent en évidence l’importance pratique des résultats obtenus par nous, en T. S. F. avec les courants de haute tension et de haute fréquence. Dans ces notes successives nous avons fait ressortir : que ces courants augmentent la portée des ondes et facilitent leur réception aux grandes distances ; qu’ils permettent le réglage (accord) des postes entre eux ; Que le conducteur aérien (antenne) ne peut prendre un état de charge sous l’influence de l’électricité atmosphérique, étant en communication avec le sol ; que le conducteur (iantenne radiatrice) peut être impunément touché pendant les transmissions, les courants de haute fréquence et de haute tension étant inoffensifs. La capacité des condensateurs de ces appareils pouvant varier dans des limites très étendues, ainsi que la self-induction des circuits, il est possible d’obtenir la résonance convenable et des longueurs d’ondes suffisamment longues pour que les phénomènes de diffraction deviennent très sensibles et puissent permettre la transmission des ondes hertziennes à grande distance en mer, malgré l’interposition d’obstacles matériels : courbure terrestre, îles et collines interposées, etc., etc.. Les ondes très courtes, ou de petite période, se propagent en ligne droite ; elles ne peuvent, par suite, contourner les obstacles d’une certaine étendue.
- Nos notices de 1898 et 1900 cc courants de haute tension et de haute fréquence » donnent tous les schémas et les explications sur ces appareils, ils sont construits ad hoc pour la télégraphie hertzienne sans fil ; leur puissance dépend de l’énergie électrique à haut potentiel mise en jeu et des bonnes conditions de réglage préalable de leurs organes. Il faut rappeler que M. Tesla (1892), dans ses remarquables mémoires sur « les courants alternatifs de grande fréquence et de haute tension », insiste sur l’importance pratique du réglage exact de la capacité des condensateurs et des bonnes conditions de self - induction, de capacité et de résistance, pour obtenir les résultats à leur maximum d’eflet.
- Le nombre de spires des circuits “primaire et secondaire”, ainsi que la capacité des condensateurs, seront déterminés expérimentalement pour chaque cas.
- M. Tesla (1892) recommande l’emploi de condensateurs à huile, avec plaques métalliques «ajustables ». Les conducteurs qui amènent le courant à ces plaques mobiles doivent être très fins, isolés, puis recouverts d’une armature métallique. Ces condensateurs Tesla sont d’un très bon emploi pour le réglage de la capacité ; entre les plaques mobiles nous plaçons une lame de micanit.
- Ces condensateurs à huile, à réglage, conviennent aux transmetteurs à étincelle condensée pour faire varier la période des oscillations.
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- N.-B —Notre catalogue illustré indique nos divers dispositifs de condensateurs à capacité variable, à réglage.
- L’efficacité des appareils à haute fréquence est certaine s’ils sont bien appropriés aux distances à franchir. Ils conviennent aux distances devant dépasser 75 kilomètres environ, les mâts, surtout à bord des navires, ne pouvant sans inconvénient s’élever à une certaine hauteur. Il n’en est plus de même lorsque l’on peut faire usage de ballons (libres ou captifs) ou de cerfs-volants disposés pour la T. S. F. et pouvant élever de longues antennes dépassant facilement une centaine de mètres ( § 24 ).
- N.-B.—Les appareils “récepteur et transmetteur” que nous avons décrits, restent les mêmes : les appareils de haute fréquence et ceux d’accord ( § 21 ) n’étant que des appareils additionnels.
- § 21. — DISPOSITIFS de E. DUGRETET pour le RÉGLAGE (ACCORD) DES POSTES DE TÉLÉGRAPHIE HERTZIENNE SANS FIL.
- (Brevetés S. G. D G. en France et à l’Etranger).
- Aux § 18 et 20 nous avons dit que la période des oscillations électriques développées dans le circuit transmetteur variait avec la self, la capacité, la hauteur de l’antenne et avec la longueur de l’étincelle oscillante qui jaillit en X (fig. 24).
- La période T7 des oscillations électriques est
- (Formule de Thomson)
- L et C étant la self et la capacité du circuit.
- S’il est possible de faire varier les mêmes éléments L’C’ du circuit récepteur, et d’obtenir que T = T’, la résonance du transmetteur et du récepteur sera réalisée et les postes seront accordés entre eux.
- Par suite d’émissions d’ondes secondaires, parasites, cet accord entre les postes n’est qu’imparfaitement réalisé dans la pratique : puisqu’il est possible de recevoir des signaux hertziens avec des récepteurs “ non accordés ” placés entre les postes et que les récepteurs “ accordés ” peuvent eux-mêmes recevoir les ondes d’appareils transmetteurs quelconques placés à diverses distances (§ 12 et 14). Les dispositifs d’accord assurent néanmoins un meilleur réglage des appareils, réglage ayant certainement pour effet d’augmenter la distance entre les postes en utilisant les ondes principales de longue portée. Ces dispositifs permettent de recevoir simultanément, avec la même antenne, deux télégrammes hertziens, distincts, lancés dans l’espace par deux transmetteurs émettant des ondes de périodes très différentes.
- Les dispositifs d’accord que nous avons réalisés permettent d’obtenir ce réglage ; ils s’appliquent aux appareils récepteurs et transmetteurs que nous avons décrits ci-dessus. Ces dispositifs seront prochainement décrits dans une notice spéciale.
- CIRCUITS AUXILIAIRES POUR L ACCORD DES ANTENNES
- {Modèles Dncretet - Déposés)
- Ainsi que je l’ai dit dans ma notice de 1898 (T. S . F.), le conducteur isolé (antenne) pour les postes doubles, soit à la main, soit par le jeu d’un commutateur (§ 12, 19), remplit alternativement les deux fonctions “ colle cteur et radiateur La longueur
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- du conducteur de chaque poste varie suivant la distance à Iranchir et elle doit être accordée : à cet effet une bobine de self-induction bien isolée (§ 11), ou un résonateur de M. le Dr Oudin, à haute fréquence, (tous deux à réglage), ajoutés aux appareils, entre ceux-ci et l’antenne, donnent de bons résultats (F. D.i8g8).
- 11 est nécessaire, dans les transmissions à grande distance, que le radiocon-ducteur soit placé en un point du circuit correspondant à un ventre d’oscillations électriques,position qui assure le maximum d’effet. Il est commode, pour cet usage, de disposer à proximité des appareils un ou deux grands cadres muraux S
- Fig. 25), en bois verni, servant de support à un long fil de cuivre. Notre modèle a
- un mètre de hauteur et il reçoit
- j___________-_______________________a, 100 mètres de fil disposé
- en zigzag : dans ces conditions la self de ce fil est faible et elle n’est pas comparable à celle d’un même fil enroulé (solénoïde).Deux curseurs mobiles à ressorts Gu Cu’ se déplacent sur la barrette R le long du fil du cadre. Les bornes i, 2,3,4 servent aux connexions.
- Le récepteur radiotélépho-nique Popoff-Ducretet (fig. io, % il) permet de rechercher et de déterminer rapidement les points T les plus favorables pour le branchement du poste récepteur avec radioconducteur et relais (fig. i et 2). Il suffit en effet, les téléphones T T’ étant placés à l’oreille (§ i3 et 14), défaire glisser les curseurs Cu Cu’ le long delà barrette R pour percevoir distinctement le point où le son est au maximum d’intensité (dans certains circuits un seul curseur est utilisé).
- Pour ces expériences d’accord entre nos postes d’essai, et dans le but de ne pas immobiliser notre personnel pendant le cours de ces essais, nous faisons usage au poste récepteur de notre Morse automatique (fig. i3) ; au poste transmetteur nous employons un manipulateur automatique avec roues à cames produisant des contacts intermittents pour forts courants ; ces émissions de courant £# courtes ou longues ”, servent ainsi à la transmission dans l’espace, automatiquement et périodiquement, de signaux hertziens conventionnels. Ces roues sont mises en mouvement soit par un rouage d’horlogerie, soit par un petit moteur électrique ; l’un ou l’autre avec déclanchement électrique à distance, s’il est nécessaire. Ce transmetteur automatique de signaux du “ Code Morse ”, construit par nous en 1890 pour la Marine, vient d’être heureusement appliqué parM. le Commandant Moritz (en France), et par M. J. Gardner (en Angleterre) pour la transmission automatique, par temps de brume, de signaux hertziens entre les phares ouïes sémaphores et les navires au large, assurant ainsi la sécurité de ces derniers (§ 14 et %5).
- Ces dispositifs automatiques trouveront d’autres applications.
- Notre circuit auxiliaire (fig. 2 5) peut recevoir en 1 la fiche Fi de l’antenne Ca (fig. 2, 11), avec mise à la terre directement en 1, suivant MM. Slaby et Arco. Les prises de contact L et T (fig. 2, 11) reliées aux curseurs Cu Cu’, sont mises en
- Fig. 25.
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- position convenable sur le fil du cadreS (fig. 25). Entre la borne T et le curseur respectif introduire un petit condensateur si le circuit est fermé sur le zigzag ou sur la terre. Dans d’autres cas, l’antenne Ca mise en .r, la mise à la terre se fait en 2 ou en un point quelconque du zigzag. La réception se fait aussi sans terre, et celle-ci peut être remplacée par un condensateur à réglage. Les connexions varient au gré de l'opérateur, suivant les cas.
- Nos cadres (fig. a5), seuls ou accouplés, permettent toutes les combinaisons possibles et la réception simultanée sur deux appareils, avec la même antenne (§ 14, 21) avec des transmetteurs disposés comme il vient d’être dit.
- § 22. — SOURCES D’ÉNERGIE ELECTRIQUE.
- Les effets à distance, qui caractérisent la télégraphie hertzienne sans fil, ne mettent en jeu aux récepteurs (fig. r, 2, 10, 11) qu’une très faible énergie électrique ; les § g et 10 ont été consacrés aux piles nécessaires au fonctionnement des récepteurs.
- Il n’en est pas de même pour la bonne marche des transmetteurs (fig. îfi, i5, 18,19); ils exigent une puissante énergie électrique fournie soit par une batterie d’accumulateurs, soit par une dynamo. Si on possède le courant nécessaire à leur recharge, les accumulateurs seront toujours employés de préférence à toute autre source d’énergie électrique. Dans tous les cas, le courant à utiliser devra être proportionné à la puissance de la bobine de Ruhmkorff employée au transmetteur (§ iü) où un rhéostat et un ampèremètre (R et Amp fig. i5) seront ajoutés au circuit pour pouvoir amener le courant à l’intensité requise.
- ACCUMULATEURS.
- Note.— Pour le montage et l'entretien des accumulateurs, suivre la notice que nous remettons à chaque livraison. Chaque accumulateur sera vérifié isolément ; si,de suite après la charge, on observait sur un élément une force électromotrice inférieure à 2 volts, un contact accidentel se serait produit entre deux plaques et il serait nécessaire de passer une tige de verre entre les plaques pour les séparer ou faire tomber les parcelles métalliques qui se seraient détachées des plaques et établiraient des courts circuits à l’intérieur de l’accumulateur. 11 faut veiller à la propreté des contacts et à leur serrage énergique ; un mauvais contact entre les éléments produit une résistance anormale qui se signale par un éehauffement local pendant la charge ou la décharge et produit des irrégularités dans le fonctionnement de la bobine.
- Lorsque l’accumulateur est chargé, sa f. é. m., pour chaque élément, doit être de 2,5 volts, mais ce voltage tombe à 2,2 volts quelques instants après la séparation de l’accumulateur de la source qui le charge. Lorsque l’accumulateur n’accuse plus que 1,85 volt, il faut arrêter la décharge et procéder à une nouvelle charge.
- Ainsi qu’il est dit sur la notice spéciale, il ne faut employer que de l’acide sulfurique au soufra, parfaitement pur, à 66°, pour préparer beau acidulée à 26<> Baumé ; prendre de l’eau distillée et y verser lentement l’acide sulfurique en remuant constamment avec une baguette de verre. Laisser refroidir. Le liquide versé dans les bacs doit dépasser les plaques de l’accumulateur de plusieurs millimètres
- OBSERVATION. — Nous expédions toujours les accumulateurs portatifs déchargés et vidés de leur liquide.— Si on les maintenait dans cet état, ils se détérioreraient rapidement et seraient bientôt hors de service.— 11 est donc
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- important de procéder à leur remplissage, comme il a été dit ci-dessus, aussitôt leur réception, et de les charger immédiatement. — S’ils ne devaient pas être mis en service tout de suite, ou s’ils devaient rester un temps assez long sans être employés, il faudrait d’abord les charger à refus, puis les recharger tous les deux mois, au moins.— Ces précautions sont absolument indispensables pour conserver les accumulateurs en parfait état de service.
- COURANT ÉLECTRIQUE POUR LA CHARGE des ACCUMULATEURS.
- Les accumulateurs que nous proposons pour les postes de télégraphie sans fil sont du type de 72 amp. heures ; ils sont disposés dans des boîtes portatives de 4 ou de 5 éléments. Le régime de charge et de décharge, pour ce type de 72 amp. h., ne doit pas dépasser 8 ampères ; dans les deux cas il peut être au-dessous de 8 amp. suivant le débit dont on dispose pour la charge et celui qui est nécessaire au fonctionnement des appareils transmetteurs.
- Si on ne possède pas le courant nécessaire à la charge des accumulateurs, nous proposons une petite dynamo à courant continu, excitée en dérivation ; cette dynamo peut débiter 5 ampères sous 42 volts.
- Un petit moteur à gaz (où à pétrole), de 3/4 de cheval, commande cette dynamo.
- Un tableau de distribution mural comprenant ; voltmètre, ampèremètre, rhéostat, interrupteur, complète ce groupe électrogène d’une puissance suffisante pour un poste de télégraphie sans fil.
- Des batteries de piles peuvent être employées pour la charge des accumulateurs portatifs, mais la solution est moins économique. Dans ce cas, les piles que nous proposons sont de deux types :
- Ie- Pile primaire à un seul liquide renouvelable et à distributeur du liquide, du Dr A. Vincent. Le liquide excitateur de cette pile est composé de bichromate de soude, d’acide sulfurique et d’eau ordinaire. Zinc amalgamé. — Des provisions de produits et de zincs peuvent être laites pour l’entretien des postes éloignés.
- Le réglage du débit de la pile se fait en faisant varier la plongée des zincs par le jeu de la manivelle du bâti. Dans certains modèles de la pile de M. le Dr A. Vincent un distributeur spécial assure le remplissage automatique des éléments.
- A circuit ouvert la force électromotrice (E) de chaque élément est de 2 volts ; l’intensité (I), suivant la plongée des zincs, peut atteindre 20 ampères avec les piles du grand modèle. (Notice spèciale).
- 2* - Piles à réaction Leclanché, type spécial à grande surface, à liquide non immobilisé. Cette pile comprend : un vase en verre de 25 à 26 qm de hauteur et 13 cpn de diamètre ; ce récipient reçoit un zinc circulaire amalgamé de 15 qui de hauteur et un vase poreux spécial avec dépolarisant et charbon, de 25 cjm de hauteur. Le liquide excitateur est une solution de sel ammoniac pur et d’eau.
- | E = 1,52 à circuit ouvert.
- Constantes de cette pile. } T ia , JO . . . ..
- r l I = 12 a 13 amperes en court circuit.
- (Notice spéciale).
- N.-B.—Les piles à grande surjace, à liquide non immobilisé, pour les postes fixes, sont d'un meilleur emploi et plus économiques que celles à liquide immobilisé.
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- Énergie électrique nécessaire au fonctionnement des bobines de Ruhmkorff (§ i6>
- N0' d’ordre iouree d’énergie électrique Constantes nécessaire VOLTS du courant au primaire j AMPÈRES * Tours à la minute de l’interrupteur (Fig. iy). de l’étincelle en centimètres OBSERVATIONS
- Accumulateurs 16 3,5 600 26 Voir § ifj.
- 8 bis » 14 4 » » Ces régimes peuvent être
- » 12 4,5 U 9 forcés.
- 20 3,5 » 30
- 9 » 16 4,5 il » »
- )) 12 5 » »
- » 20 4 » 35
- 10 » 18 4,5 » )) »
- » 16 5 » 9
- » 24 5 » 40
- » 20 6 » » »
- 11 » 16 7 )) »
- Dynamo 40 8 » » Avec rhéostat (§ 16).
- A ccumulateurs 46 5 » 50 Augmenter la plongée de la
- » 26 6 ï) » tige dans le mercure de
- » 18 7 800 » l'interrupteur (Fig. iy).
- 12 )) 1 14 8 » D —
- Dynamo 80 4 9 0 Avec rhéostat (§ 16. Fig. i5).
- » 60 4,5 » 9
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- Les bobines accouplées (§ 16) exigent une énergie double. Si les inducteurs sont reliés en tension (série), il faudra 32 volts au lieu de 16 volts, mais l’intensité restera la même = 4,5 à 5 ampères (exemple pris sur le tableau pour une bobine N° g ; il s'applique àtoutesles autres). Si les inducteurs sont reliés en quantité (surface), il foudr a. (exemple ci-dessus) IQ volts, mais l’intensité sera doublée, soit environ 10 amp. au lieu de 5 ampères.
- Suivant le réglage de la plongée dans le mercure de la tige de l’interrupteur (fig.ip), ces régimes varient. L’interrupteur à ressort vibrant (fig. 19), ainsi qu’il a été dit; exige plus de courant.
- N.-B. — Suivant la section donnée aux fils enroulés sur les bobines de Ruhmkorff, le débit en ampères varie.
- % 23. - VOITURES MILITAIRES pour les SERVICES en CAMPAGNE.
- Nous avons fait, pour divers pays, une étude complète de ces voitures militaires en vue de la télégraphie hertzienne sans fil et de l’utilisation du matériel qu’elles reçoivent. Les détails qui suivent réunissent tous les desiderata.
- La voiture sera soit à traction animale, soit automobile avec moteur à essence de pétrole ou avec machine à vapeur à vaporisation rapide, d’une puissance minimum de 10 chevaux. Le moteur de la voiture automobile peut actionner la dynamo, mais il est plus pratique de faire usage d’un petit moteur à essence de pétrole indépendant, actionnant cette dynamo.
- La voiture militaire est ainsi composée :
- A. — GROUPE ÉLECTROGÈNE. — Moteur à essence de pétrole de 4 che-
- vaux Yî, actionnant directement une dynamo pouvant débiter 18 ampères sous 110 volts. Un môme socle en fonte réunit ces deux'machines. — Tableau de distribution. — Batterie de 25 accumulateurs portatifs de 72 amp. h. — Distribution avec lampes à incandescence pour le service intérieur de la voiture.
- B. - PROJECTEUR ÉLECTRIQUE de CAMPAGNE, du type de 30 c/m de
- diamètre, avec lampe à arc actionnée par la dynamo ci-dessus ; pied mobile démontable. — Tambour et 100 mètres de câble à lumière. — Clef pour signaux optiques.
- C. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL. — “ Appareils Popoff-Ducretet ”, trans-
- metteur et récepteur, tels qu’ils viennent d’être décrits. Avec deux bobines de Ruhmkorff de 30 centim. de longueur d’étincelle (ou autres N03 à la demande), employées isolément ou accouplées.
- D. — RAYONS X du PROFESSEUR Dr RŒNTGEN, pour les applications
- médicales et chirurgicales en campagne. Le groupe électrogène et les bobines de Ruhmkorff de la voiture militaire seront utilisés pour cette application spéciale au “ Service de santé de l’Armée ”. Il faudra ajouter : quelques tubes bianodiques ; fluoroscopes ; écran fluorescent monté en entoscope permettant l’observation, en plein jour, de l’intérieur du corps des malades ou des blessés (Notice illustrée spéciale). Accessoires divers.
- E. — CERFS-VOLANTS MILITAIRES ; types puissants du genre Hargrave,
- démontables. Ces cerfs-volants peuvent s’accoupler entre eux —Bobine dérouleuse avec manivelle et fort cliquet d’arrêt ; cette bobine reçoit 500 mètres de fil métallique nu, en bronze phosphoreux ou en bi-métal (§ 24, D). Ce fil métallique sert de cordage de retenue et d’antenne radiatrice-collectrice ”. — Système
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- de quatre isolateurs forts dérouleuse et l’isolant de la terre et
- avec cordes paraffinées fixant cette bobine dérouleuse et l’isolant de la terre et de la voiture militaire. ~ Isolateurs d’entrée et d’antenne. —Piquets de terre ; cordes ; tendeurs ou ridoirs. — Conducteurs
- isolés.
- N.-B. — Ce système laisse une grande liberté à la direction du conducteur de retenue, quelle que soit Vorientation du vent. Il s'applique aux ballons cerfs-volants {page 43).
- F. - BAMBOUS pour CONDUCTEUR ISOLÉ ‘RADIATEUR-COLLECTEUR’
- Série de 8 bambous de diamètres décroissants, de 3 à 4 mètres de longueur, s’em. boitant les uns dans les autres, avec nouveaux colliers de raccord à bride de serrage, et trois porte-tiges assurant la solidité des raccords des bambous entre eux (ces tiges sont en acier fort) ; ces colliers sont munis d’anneaux pour les haubans. Ces bambous, avec les nouveaux colliers de raccord deE. D. {déposés), permettent d’obtenir très rapidement des mâts d’une hauteur de 25 mètres environ, avec traverse finale en bambou ; une drisse de pavillon reçoit les isolateurs et le conducteur isolé {antenne), § 24. — La base du premier bambou se place soit directement sur la voiture militaire disposée à cet effet, soit avec mise en terre par l’addition d’un boulin cerclé. — Piquets de terre et tendeurs pour les haubans.—Conducteur isolé et isolateurs.— Plaques de terre. — Cordages.—Deux échelles de 3 mètres —Vaseline.—Trousse de ciels et d’outils .
- G. - AUTOMOBILE MILITAIRE A MARCHE RAPIDE — Le type de cet automobile est quelconque ; il reçoit, renfermés dans trois cantines à fortes ferrures :
- 1°. — Transmetteur avec bobine portative (Jig. 22, § iy N°5) ; sur la même tablette se trouvent le manipulateur et l’oscillateur, modèles spéciaux.
- 2°. — Récepteur complet fig. 1 et 2, avec morse ordinaire {Jig. 12). Le poste récepteur peut être réduit à l’appareil radio-téléphonique Popoff-Ducretet, fig. 10 et 11 (§ 13, 14 et 25).
- 3« Deux batteries d’accumulateurs portatifs (§ 22), de 72 amp. h. Ils seront chargés soit dans une localité possédant Vénergie électrique, soit par le groupe électrogène de la voiture militaire (A).
- 4o. — Série dé bambous accouplés suivant le dispositif décrit en E. La longueur des bambous est celle de la voiture automobile ; la voiture sert elle-même de premier support à ce mât démontable. — Pour les petites distances, employer notre mât à tirages, avec tubes métalliques rentrant les uns dans les autres, le premier est fixé avec an isolant sur la voiture même, le dernier est muni d’une capacité. Cernât sert d’antenne directe.
- N.-B.— Cet ensemble peut être installé sur les voitures télégraphiques à traction animale.
- OBSERVATION. — La composition de ces voitures militaires varie suivant le but qu'elles doivent atteindre (§ 14, 15, 16, 17 N° 5).
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- TROISIEME PARTIE
- INSTRUCTION C
- § 24.—CONDUCTEUR ISOLÉ “ RADIATEUR-COLLECTEUR ” {antenne).
- (Voir la notice illustrée de igoi).
- 1°. — Il est utile de rappeler en quelques lignes les travaux des divers expérimentateurs qui ont successivement fait usage, dans le même but, de ces conducteurs aériens :
- 1878.—Le Professeur Loomis fixe les conducteurs métalliques à des cerfs-volants ; il transmet et il reçoit les “ pulsations électriques ” à 16 kilomètres {signaux du code Morse).
- 1885.—M. T. Edison lait usage d’une bobine de Ruhmkorff dont les courants induits, à haute tension, produisent les “ impulsions et les signaux électriques ” lancés dans l’espace ; un des pôles est relié à la terre, l’autre à un conducteur isolé fixé à l’extrémité d’un mât placé soit à terre, soit à bord d’un navire. Dans certains cas ce conducteur est maintenu en l’air par un ballon captif. L’extrémité supérieure du conducteur est terminée par un treillis ou par un cylindre à fils multiples formant capacité.
- 1893.—M. N. Tesla, pour la “ télégraphie et la transmission de l’énergie électrique, sans fils, dans l’espace, met à la terre un des pôles de l’oscillateur {fig. 24), l’autre pôle étant relié à un conducteur isolé formant surface ou capacité.
- 1895. —M. le Professeur A. Popoff met à la terre un des pôles du radioconduc-teur de son appareil {fig- 6 de la notice de 1901), l’autre pôle'étant relié à un conducteur isolé se dressant le long d’un mât.
- (Mémoire de M. A. Popoff, de i8q5, sur les “ vibrations électriques ” ).
- 1889.—M. le Professeur Lodge, dans sonimportant mémoire sur les “ décharges électriques et les paratonnerres ”, met en évidence les effets produits par les conducteurs multiples: ils diminuent la self-induction en augmentant la capacité électrique. De même pour les conducteurs tubulaires etpourlesconducteurs enruban plat.
- Toutes ces données sont primordiales dans leur application à la télégraphie hertzienne sans fil.
- 2°. — Dans la pratique de la T. S. F., ce conducteur isolé {antenne), soit à la main, soit par le jeu d’un commutateur, remplit alternativement les deux fonctions : radiateur s’il transmet les ondes dans l’espace, collecteur s’il reçoit ces ondes (§21). Un poste de T. S. F., le plus souvent, ne comprend, donc qu’une seule antenne (fig. i5 et 26 et figure de la couverture).
- Ce conducteur antenne Ca (fig. i5 et 26) doit être amené aussi verticalement que possible à l’extrémité du mât qui le reçoit : il peut être maintenu en l’air par un cerf-volant ou par un ballon (§ 20, 23).
- L’extrémité inférieure de Ca est amenée, ainsi qu’il a été dit, alternativement à un des pôles de l’oscillateur {fig. 14, i5, 24) ou à une des électrodes du radio-conducteur (fig. 1, 2, 10, 11, 25). Dans tous les cas, suivant ces figures, la mise à la terre, C a’ et T, se fait à l’autre pôle de l’oscillateur et à l’autre électrode du radioconducteur.
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- 3°. Le conducteur-antenne Ca doit être éloigné des objets conducteurs et
- même de ceux qui sont semi-conducteurs, lorsqu’il est transmetteur ; cet éloignement est indispensable pour éviter les déperditions de l’énergie électrique à haute tension qui charge le conducteur Ca.
- 4°. — A bord des navires, une ou plusieurs antennes Ca sont quelquefois directement fixées aux drisses de pavillon placées sur le câble horizontal ([maroquin) qui réunit les deux grands mâts dans le sens de la longueur du navire. — Ces conducteurs Ca arrivent ainsi directement à la cabine-poste en évitant les cheminées. Mais cette disposition ne permet pas de donner le maximum de hauteur à l’antenne Ca.
- La disposition avec mâtereau m (fig. 26) fixé au grand mât, assure une plus grande hauteur totale à l’antenne Ca et sa partie supérieure, la plus efficace, est ainsi franchement au dessus des mâts et des cheminées du navire. Dans ce cas l’antenne Ca sera éloignée du grand mât et surtout du câble horizontal ( maroquin) ; si ce câble est métallique, il faudra le faire remplacer par un filin goudronné ou paraffiné à chaud. La suppression du maroquin, si elle est possible, sera préférable pour les raisons données ci-dessus.
- L’antenne Ca, partant du mâtereau m (fig.26), peut avoir sa partie supérieure très inclinée pour passer par dessus les cheminées du navire, et ensuite descendre verticalement au dessus de la cabine-poste du pont. Un filin tendeur fixé au deuxième grand mât avec isolateurs, assurera la fixité de cette longue antenne ainsi disposée.
- 5° —Avant d’arriver à l’isolateur d’entrée du poste (fig. 2g, 3o) soit à terre, soit à bord du navire, l’antenne Ca sera maintenue bien fixe par des filins tendeurs, bien paraffinés à chaud et isolés de leurs supports d’attache par des bâtons en ébonite (fig. 28).
- 6° — Le conducteur des antennes Ca, suivant les cas, est ainsi constitué :
- A. —Câble à un conducteur cuivre composé de 7 fils de 9/10 à 10/10 ; avec enveloppe très isolante. Ce câble à lumière est le plus employé pour les antennes.
- B. — Même câble, mais plus léger ; il est composé d’un conducteur de 7 fils de 7/10.
- C. — Câble à deux conducteurs de 10/10, isolés entre eux; avec une enveloppe isolante réunissant les deux conducteurs.
- D. — Conducteurs légers à un seul fil métallique nu de 5/10 à 10/10 de diamètre
- (§ 23, E).
- 7°—Pour les grandes distances il y a avantage à faire usage d’antennes multiples (doubles, triples ou quadruples) ; ces conducteurs, éloignés les uns des autres par des croisillons ad hoc, sont réunis à la partie supérieure isolée et à la partie
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- inférieure avant leur rentrée dans la cabine-poste où se trouvent les appareils de T. S F.
- N.-B.— En janvier 18gg, après expériences suivies entre nos postes d'essai, nous) avons recommandé l’emploi de ces antennes multiples. Certains expérimentateurs préfèrent les isoler entre elles à leur partie supérieure.
- 8° —Après essais suivis, comparatifs, nous avons adopté pour nos postes d’essai le dispositif de E. D. (déposé), représenté fig. 26 ; il est efficace et il permet de réduire la hauteur des antennes. Il comprend : Ca conducteur-antenne amené aux appareils “transmetteur et récepteur” ainsi qu’il est dit ci-dessus. Ce conducteur est fixé à un disque d communiquant avec une série de conducteurs Co formant antenne multiple" d’une longueur arbitraire.
- Ces conducteurs Co sont eux-mêmes fixés au grand disque horizontal Dca formant capacité ; ce grand disque est en toile métallique avec cadre et nervures légères. L’ensemble est très léger et se laisse traverser par le vent. A l’intérieur un filin (6) donne la rigidité à ce système ; le tirage sur Ca ne s’exerce pas ainsi sur l’antenne multiple ni sur son grand disque Dca fixé à l’isolateur 7” avec cordes de soutien (5).
- Cet ensemble est fixé au double isolateur 77’ puis au mâtereau m par l’intermédiaire delà drisse Dr et de ses poulies PP’.Toutes les cordes oulesfiiins(i,â,3,^,5,6)
- sont paraffinées à chaud.
- 9°—HAUTEUR DES ANTENNES.-^jLa hauteur à donner aux antennes est fonction de la distance à franchir, de l’énergie électrique à haute tension mise en jeu, du bon réglage des appareils et de l’influence du milieu interposé entre les postes. Aucune formule précise ne peut être pratiquement donnée.
- Avec une de nos bobines de 50 centim. de longueur d’étincelle (N° 12), ou avec deux de nos bobines de 30 centim. (N°9) accouplées suivant le § 16 et la fin du § 22, la distance nettement franchie (bons signaux) a été de 75 kilomètres entre la côte et un navire, les mâts avaient 35 et 32 mètres donnant une hauteur d’antenne efficace bien inférieure. Entre deux navires, cette hauteur efficace d’antenne était d’environ 28 mètres au transmetteur avec des étincelles oscillantes de 6 à 7 c/m de longueur, bien continues ; même distance franchie.
- Il est évident qu’il faut des mâts très élevés, donnant une grande hauteur efficace d’antenne, pour dépasser cette distance de 75 kilomètres. Sur terre ces mâts sont faciles à élever ; à bord des navires il faut supprimer le maroquin (§ 24, n*1 4), et a jouter au grand mât un petit mât supplémentaire avec mâtereau oblique.
- Dans la pratique, la hauteur à donner aux antennes peut être préalablement déterminée par l’emploi de cerfs-volants spéciaux (§ 23) ou de petits ballons captifs. § 20, 23,24, 25). — N.-B. — Les ballons captifs de forme cylindrique dits “ ballons
- cerfs-volants ” conviennent parjaitement à la télégraphie sans fil et aux observations météorologiques ; ils sont, pour cette application, préférables aux ballons sphériques (§ 23, E).
- HE—ISOLATEURS POUR COURANTS DE TRÈS HAUTE TENSION.—
- Les isolateurs d’antenne exigent une attention toute particulière ; le bon fonctionnement du transmetteur, pour son rendement, repose sur le parfait isolement de l’antenne, ainsi qu’il a été dit. Ces isolateurs sont au nombre de cinq types.
- Fig. 26.—L’isolateur 77’ est celui que nous employons le plus souvent pour la suspension de l’antenne Ca. Ce double isolateur est d’un très bon isolement et il prend le minimum de hauteur, ses cylindres d’ébonite 77’ étant horizontaux. Ces cylindres d’ébonite fort reçoivent au milieu de leur longueur les poulies de porce-
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- laine sur lesquelles s’enroulent les cordes de suspension {i et éfi). Les cordes de suspensions intérieures {2 et 3) sont doublées ; toutes ces cordes sont paraffinées à chaud et éprouvées au dynamomètre.
- Fig. 27 et 28 — Ces isolateurs peuvent être substitués à celui de la fig. 26. lien faut au moins deux de chaque placés à la suite l’un de l’autre ; ils réduisent, par suite, la hauteur de l’antenne pour un màt donné. Celui de la fig. 27 est un long bâton d’ébonite fort I avec cloche T en porcelaine ou en ébonite ; G et C’ sont les cordes de suspension. L’isolateur de la fig. 28 est identique, mais sans cloche isolante T. Cet isolateur {fig. 28)sert aussi pour les tendeurs d’entrée du poste.
- Pour les cerfs-volants l’isolateur de la fig. 28 se tait en petit diamètre (16 m/m). Toutes les cordes {filin) sont paraffinées à chaud (§ 23, E).
- Fig. 29.— Isolateur d’entrée du poste, il se place sur le toit de la cabine-
- poste. Cet isolateur se fait en deux modèles, avec tube I en ébonite fort ou avec tube I en porcelaine. Ils sont de grandes dimensions, ainsi que la cloche en porcelaine T qui recouvre la partie supérieure de ce tube droit. La tige métallique intérieure est entourée d’un bon isolant. La plaque P, de grandes dimensions, est en opaline ou en ébonite fort. Des feuilles de caoutchouc souple facilitent le serrage.
- Fig. 30. — Isolateur d’entrée du poste, il se place sur le côté de la cabine-poste ; cet isolateur a les mêmes dimensions que celui de la fig. 29, mais le tube en porcelaine I est recourbé à angle droit ; ce tube reçoit la cloche /’ et il est fixé sur une large plaque isolante P, verticale, semblable à celle de la fig. 29.
- La tige métallique fixée à l’intérieur du tube droit {fig- 2g) et du tube recourbé (fig. 3o) est terminée à l’extérieur par une garniture métallique B formant un double écrou sur la tige intérieure.
- Les conducteurs de l’antenne C'a, antenne simple ou à conducteurs multiples, se fixent dans les divers trous à vis de serrage ménagés sur B.
- A l’intérieur du poste, la borne A {fixée sur la lige et sur B) reçoit le conducteur Ca qui continue l’antenne extérieure ; ce conducteur est alternativement mis en communication avec le poste transmetteur ou avec le poste récepteur, ainsi qu’il a été dit.
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- Ho _ SOINS à DONNER aux ISOLATEURS D’ANTENNES—Ainsi qu’il a été dit au § 19 pour les isolateurs et les pièces isolantes en ébonite du transmetteur (bobines, oscillateur, etc,, d’un entretien facile, ces pièces étant sous la main à l’intérieur de la cabine-poste), les isolateurs d’antennes doivent être tenus à l’abri de l’humidité et de la poussière, cela est indispensable pour le succès des transmissions aux grandes distances. Il faut essuyer fréquemment ces isolateurs avec un Jinge sec, puis avec un linge imbibé de pétrole. Par les temps de pluie, de brouillard, de neige, ces surfaces, ainsi bien essuyées avec un linge sec; seront ensuite recouvertes de vaseline ordinaire ou mieux d’huile de pétrole épaissie à chaud avec de la paraffine ou avec de l’ozokérite ; cette pâte isolante ethydrofuge s’étend parfaitement avec un linge, à froid, sur les surfaces à préserver de l’humidité.
- Les isolateurs placés à l’extrémité de l’antenne (fig. 26, 23, 28), avec drisses, seront amenés pour être ainsi traités ; ceux d’entrée du poste sont accessibles. Toutes les cordes et les filins auront été traités dans un bain de paraffine ou d’ozokérite très chaud ; ces cordes et filins seront passés à la pâte isolante ; ces conditions de bon entretien des isolateurs sont nécessaires pour éviter les déperditions de l’énergie électrique à haute tension.
- 12° —- PLAQUES de TERRE. —Les mises à la terre ( Ca' et T, Jig. 1, 2, 10, 11, 14, i5, 24)5 doivent être établies avec la plus grande attention : elles assurent le succès de la T. S. F. aux grandes distances. Il faut procéder ainsi :
- Fixer à l’intérieur du poste (sur terre et sur les navires') une large bande de cuivre rouge arrivant très près des appareils récepteurs et transmetteur ; un gros fil à lumière (A ci-dessus), aussi court que possible, reliera cette bande de cuivre à la borne (terre) des appareils, ainsi qu’il a été dit.
- A bord des navires cette bande de cuivre sera parfaitement fixée à la coque mé tallique du navire dans les parties bien en contact avec la mer. ( Bien mettre le métal à nu, grattage sec, aux endroits qui seront en bon contact avec la bande de cuivre).
- A terre cette bande de cuivre sera amenée aux plaques de terre enterrées horizontalement dans un bon sol, à diverses profondeurs et aussi près que possible du poste ; ces plaques de terre seront reliées entre elles par plusieurs gros conducteurs à lumière (A ci-dessus). Les soudures, faites avec soin, seront vernies. Nettoyer à sec les surfaces des plaques avant leur mise en terre.
- 'Il faut au moins six grandes plaques de cuivre ou de zinc ayant 1 mètre sur deux mètres. Ne pas craindre d’augmenter la surface totale de ces plaques de terre bien reliées entre elles et à la bande de cuivre du poste par de gros conducteurs multiples (A ci-dessus) — Mouiller fréquemment le sol.
- Sur les rochers ou sur le sable (mauvaise terre), étendre près du poste un certain nombre de ces plaques métalliques et les relier entre elles et avec la bande de cuivre du poste par des conducteurs multiples, comme ci-dessus.
- Dans le cas de mauvaise terre, l’addition d’un condensateur de forte bobine de Ruhmkorff (Nos g à 12) est efficace.
- 13° — POLARITÉ de la MISE à la TERRE. — Le plus souvent c’est le pôle négatif (—) de la bobine qui se met à la terre (§ 16) ; l’antenne Ca (ûg. i5, 2/4, 2 G) étant au pôle positif (-j-).
- Lorsque le pôle + de la bobine est relié au sol et le — à l’antenne, l’étincelle à l’oscillateur (fig'. 24) est plus courte, mais elle est plus brillante, essayer celle inversion aux grandes distances et maintenir le sens qui donne le meilleur résultat dans cet essai préalable entre les postes (§ 18).
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- § 25. APPLICATIONS DIVERSES DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- 1° — T.S.F. ENTRE LA TERRE ET UN BALLON LIBRE.-En juillet ' 1899, à Newburg, des expériences de T.S.F. furent réalisées avec succès entre la terre et un ballon libre et des signaux très nets étaient échangés à une distance de 20 kilomètres (Journal Pearson's Magazine d'octobre i8gg). Un conducteur' antenne était fixé à l’enveloppe du ballon et un conducteur pendentif de 18 mètres de longueur, libre dans l’espace, remplaçait le fil de terre ; ce conducteur pendentif était terminé par un réservoir d’eau laissant échapper une pluie fine.
- Ainsi que nous l’avons dit dans nos notices et dépôts légaux, le résonateur de M. le Dr Oudin, en dimensions convenables et bien accordé (courants de haute tension et de haute fréquence § 20), ou mieux nos dispositifs d’accord (§ 21) avec un seul conducteur pendentif terminé par une capacité (fig. 26), permettent la T. S F. entre la terre et un ballon libre. Dans ce cas, le radiotéléphone Popoff Ducretet(§ 13, 14), utilisé comme récepteur au son, permet l’emploi d’un matériel plus réduit plaçé dans la nacelle du ballon (G, § 23). Il est prudent de faire jaillir en vase clos les étincelles du transmetteur.
- 2“APPAREIL AUTOMATIQUE ASSURANT LA SÉCURITÉ DES NAVIRES ENTRE EUX ET AU VOISINAGE DES COTES PAR TEMPS DE BRUME
- Cette application humanitaire de la T. S. F. a été réalisée en France par M. le CommandantMoritz et en Angleterre par M. J. Gardner. Il suffit d’installer dans les phares et les sémaphores (de même à bord des navires') un transmetteur automatique tel qu’il est décrit à la fin du§ 21. La roue à cames de ce transmetteur automatique comporte alors, par points et par traits, le nom du phare ou du navire, ou tel autre mot conventionnel donné par un code international signalant aux bâtiments en détresse au voisinage des côtes ou d’un autre navire qu’ils ne peuvent apercevoir par temps de brume, le nom du phare ou du bateau qu’ils doivent connaître. Les combinaisons varient à Vinfini. — Les navires ne possédant pas tout le matériel de télégraphie sans fil, n’auront alors à leur bord qu’un appareil radiotéléphonique Popoff-Ducretet (§ 13, 14), et une antenne de fortune leur permettant de recevoir au son mais non de transmettre.
- 3°— T. S. F. PAR ONDES ÉLECTRIQUES ET PAR TERRE. (Système deM. le Colonel E. de Pilsoudski).-— Nous ne pouvons terminer notre Guide pratique de T. S F., sans parler des récentes et intéressantes expériences de M E. de '‘Pilsoudski réalisées, avec nos appareils transmetteurs et récepteurs, entre deux postes dissimulés à l’intérieur d’habitations. L’installation de ces postes, réalisée au Vésinet avec le concours de M. l’Ingénieur Popp, comprenait :
- Un transmetteur avec bobine d’induction ayant son pôle — relié à une grande plaque de terre, son pôle -f- amené à un large condensateur-sol. Les fils, bien isolés,, étaient mis de suite au sol. Le récepteur comprenait une même installation : une électrodedu radioconducteur reliée à la plaque de terre, l’autre électrode à un condensateur de sol. Pas de conducteur antenne aux deux postes.
- Les signaux étaient parfaitement reçus entre les deux villas distantes de 500 mètres environ. Sans tirer aucune conclusion, il est possible de dire que la méthode Pilsoudski aura une importance considérable, au point de vue militaire, lorsqu’elle sera réalisée aux grandes distances ; cette distance ne serait-elle que d’une vingtaine de kilomètres.
- 4° — OBSERVATION FINALE.- Notre Guide pratique sera complété, au fur et à mesure, par des notes successives rendant compte des perfectionnements réalisés.
- Voir notre notice illustrée de 1901.
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- TABLE DES MATIERES
- PREMIÈRE PARTIE
- Pages.
- Observation générale sur la T.S.F. .............................. 1
- INSTRUCTION A.— Poste récepteur “Popoff-Ducretet” 2
- § 1 —Radioconducteurs. ... ................................ 3
- Préparation de la limaille métallique ...................... 4
- § 2—Montage du radioconducteur à réglage de E. D .... 5
- § 3—Reconstitution du radioconducteur à réglage.................. 6
- § 4—Préparation du radioconducteur............................... 7
- § 5—Radioconducteur à électrodes soudées dans le verre, de E. D. 9
- 1 6—Frappeur automatique Popoff-Ducretet.........................10
- § 7—Relais magnéto à cadre mobile................................11
- Réglage du relais magnéto...............................12
- Sensibilité du relais magnéto...........................14
- S 8—Fiche interruptrice automatique........................14
- § 9—Pile du radioconducteur..................................14
- §10—Piles du frappeur et du Morse................................15
- § 11—Résistances auxiliaires.............................. . 15
- 112—Observation sur les récepteurs...........................15
- § 13—Récepteur radio-téléphonique Popoff-Ducretet .... 16
- §14—Avantages de la méthode radio-téléphonique A. Popoff . 18
- § 15—Enregistreurs Morse et enregistreur météorologique . . 18
- Enregistreur Morse ordinaire............................18
- Encre pour les récepteurs Morse.........................19
- Enregistreur Morse automatique de E. D. ....................19
- Enregistreur météorologique des décharges atmosphériques. . . 20
- DEUXIÈME PARTIE
- INSTRUCTION B.—Poste transmetteur............................21
- § 16—Bobine de Ruhmkorff, types E. D...............- . • 21
- Accouplement des bobines de Ruhmkorff.................23
- Polarité du circuit secondaire........................23
- Condensateur des bobines de Ruhmkorff . . . ..............24
- § 17—Interrupteurs périodiques. — Manipulateur .... 24
- Interrupteur à moteur électrique et à mercure.............24
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- Pages.
- Interrupteur à contacts solides dans le pétrole...............27
- Interrupteur à mercure, à mouvement de sonnerie...............29
- Interrupteur à marteau de Neef, type Popoff...................29
- Manipulateur E. D. pour forts courants . .............. 30
- § 18—Oscillateur-radiateur de H. Hertz...............................31
- Réglage de l’étincelle de l’oscillateur-radiateur.............31
- Réglage de la distance explosive et des sphères...............32
- § 19—Observations sur les transmetteurs.......................32
- § 20—Courants de haute tension et haute fréquence, en T.S.F. 33
- § 21—Dispositifs E. D. pour le réglage (accord) des postes. . 34
- Circuits auxiliaires pour l’accord des antennes........34
- § 22—Sources d’énergie électrique ................................36
- Accumulateurs .............................................36
- Courant électrique pour la charge des accumulateurs. .... 37
- Energie électrique nécessaire au fonctionnement des bobines . . 38
- § 23—Voitures militaires pour les services en campagne . . 39
- Groupe électrogène.— Projecteur.—Automobiles...........39
- Cerfs-volants militaires...............................39
- Mâts démontables.......................................40
- Automobile militaire à marche rapide...................40
- TROISIÈME PARTIE
- INSTRUCTION C.
- § 24—Conducteur isolé “radiateur-collecteur” (antenne). . . 41
- Conducteurs d’antennes simples ou multiples...........42';
- Hauteur des antennes.—Distances franchies..............43
- Cerfs-volants et ballons captifs......................... 43
- Isolateurs d’antenne...................................... 43
- Soins à donner aux isolateurs..........................45
- Plaques de terre ... 45
- Polarité de la mise à la terre.........................45
- § 25—Applications diverses de la télégraphie sans fil . . . 46
- T. S. F. entre la terre et un ballon libre....................46
- Appareil pour la sécurité des navires par temps de brume. . . 46
- T.S.F. par ondes électriques et par la terre...........46-
- Observation finale.....................................46.
- FIN
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- 40277. — Imp. Baré a Guise (Aisne).
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