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Notice générale sur les courants de haute fréquence et de haute tension; résonateur de M. le Dr Houdin
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- E. DUCRETET
- NOTICE GÉNÉRALE
- SUR LES
- COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE
- ET DE
- HAUTE JTENSION
- RÉSONATEUR de M. le D> OUDIN
- APPLICATIONS MÉDICALES
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- Résonateur du Dr Oudin (fig-.'lG). Résonateur bipolaire Lebailly (page 20).
- E. DUCRETET
- CONSTRUCTEU R
- ^5, rue Claude-ISernard, à PARIS
- (DÉCEMBRE 1900)
- CENTRE DE DOCÜMENTAUON
- D'HISTOIRE DES TECHNIQUES
- J>oc /%
- PRIX : 1 fr. 50
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- Décembre 1900
- COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE
- ET DE
- HAUTE TENSION
- (Note supplémentaire : “La lumière froide”, expériences de Tesla et de Moore).
- Appareils de MM. E. Thomson, Tesla, d’Arsonval et Oudin
- pour les applications thérapeutiques et les expériences classiques
- CONSTRUITS PAR
- E. DUCRETET*
- 75, rue Claude-Bernard, à. PARIS
- GRANDS PRIX aux EXPOSITIONS UNIVERSELLES PARIS 1889.— ANVERS 1894.— BRUXELLES 1897.— PARIS 1900.
- (Voir Le tarif de Décembre igoo annexé à cette notice illustrée).
- Deux procédés sont employés pour obtenir des courants alternatifs à haute fréquence ; le premier consiste à faire usage d’un alternateur, à grand nombre de
- pôles, tournant à grande vitesse. La fréquence étant égale au demi-produit du nombre de pôles par le nombre de tours à la seconde, par ce procédé M. Tesla arrivait à
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- environ 10.000 périodes par seconde, son alternateur ayant 384 pôles et tournant à 3.000 tours par minute.
- Le second procédé, généralement employé, consiste à utiliser la décharge d’un condensateur d’une certaine capacité ; dans ces conditions le courant de décharg e est oscillatoire et à alternances très rapides. La période est d’autant plus courte que la capacité du condensateur et la self-induction du circuit sont plus faibles.
- Les caractères de cette étincelle de décharge peuvent être observés dans un miroir tournant.
- La figure 1 montre le dispositif de Tesla permettant d’obtenir des courants à haute fréquence et des tensions extrêmement élevées ; cette figure est celle de notre petit appareil classique.
- Le courant induit (fil fin) d’une bobine de Ruhmkorff(/?g\3) arrive en ii (fig.i), il charge le condensateur L, lorsque la diflérence de potentiel entre les armatures de ce condensateur est suffisante,une étincelle jaillit en e,entre les sphères de cet oscillateur;
- Fig. 2
- la distance explosive entre les deux sphères doit être réglée convenablement. Cette décharge étant oscillante, un courant alternatif à haute fréquence s’établit dans le circuit où se trouve le primaire, à gros fil, d’un transformateur T (sans fer pour diminuer la self-induction) dont le circuit secondaire,à fil fin, arrive aux tiges de l’excitateur E. Ce circuit secondaire est alors le siège de forces électromotrices d’induction si élevées, qu’on est obligé de placer le transformateur T dans une cuve à huile isolante R, pour éviter qu’il ne jaillisse des étincelles d’une spire à l’autre et pour obtenir le maximum d’effet.
- L’étincelle de haute fréquence et de haute tension jaillit en E ; elle atteint les hauts potentiels que donnent les machines statiques mais avec une plus grande intensité.
- Les effets produits par ces courants donnent lieu à des expériences et à des applications des plus intéressantes.
- Nous en verrons plus loin les applications à la thérapeutique et à la télégraphie sans fil.
- EFFETS PHYSIOLOGIQUES. — En 1881, Ward, aide de Spottiswoode, avait constaté qu’une bobine de Ruhmkorff actionnée par un interrupteur rotatif très rapide, produisant 6.000 interruptions par seconde, donnait des étincelles inoffensives en un point quelconque du corps ; de plus, il observa que “ l’effet statique ” de l’étincelle et des conducteurs était beaucoup plus élevé. (Traité de Gordon, Tome 2 1881, page ioj.)
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- Cette iunocuité est complète avec des décharges de condensateurs, même puissantes, quand elles sont oscillatoires. M. E.Thomson et M. d ’Arsonval ont réalisé à ce sujet de nombreuses expériences dans lesquelles M. le Dr d’Arsonval a montré que, si l’élément douleur était supprimé, l’organisme subissait cependant des actions utilisables en thérapeutique, ainsi que nous le verrons plus loin. Il est facile de mettre en évidence l’innocuité de ces courants, même quand leur intensité est considérable, en prenant rapidement à deux mains les deux conducteurs de l’excitateur E (fig. i), même lorsqu’une étincelle jaillit en E. En tenant une poignée métallique il est possible, sans commotion, de faire jaillir des étincelles entre celte poignée et les tiges de l’excitateur E ; dans les mêmes conditions ces étincelles, jaillissant des conducteurs ii de la bobine de Ruhmkorff, seraient désagréables et même dangereuses pour l’opérateur.
- EFFETS LUMINEUX.— OZONE.— Deux conducteurs métalliques voisins, isolés à une extrémité, fixés à l’excitateur E, prolongeant ainsi les conducteurs du circuit secondaire du transformateur T (plongé dans la cuve à huile) s'illuminent et laissent échapper de belles aigrettes, il se produit en même temps de l’ozone en quantité telle qu’en quelques minutes son odeur caractéristique se répand dans toute la salle. La haute tension du courant secondaire du transformateur T est ainsi démontrée par ces expériences et par celles qui suivent. Nos appareils à ozone, tubulaires, à circulation cl’eau, peuvent être ainsi actionnés par les appareils de Tesla de diverses puissances. (N° 85 du tarif inclus).
- Si nous approchons de E (1ig. i) un long tube de verre, sans électrode; dans lequel
- le vide aura été fait (tube de Tesla) nous verrons le tube s’illuminer. Le corps humain peut lui-même servir de conducteur dans ce cas, tenant d’une main l’extrémité d'un tube de Tesla (ou d'un tube de Geiss~ 1er), on saisit de l’autre une des tiges de l’excitateur ^les deux sphères de décharge étant écartées. Si, dans ces conditions, une autre personne vient à prendre à pleine main l’extrémité libre du tube de Tesla,celui-ci devient immédiatement très lumineux dans toute sa longueur. Avec nos appareils plus puissants (figures 6 et 13) il ^ est possible de faire ainsi une chaîne de plusieurs personnes et d’allumer des lam-pes à incandescence, à filament très fin, placées entre ces expérimentateurs. Dans ces expériences on n’éprouve aucun effet désagréable et cependant l’intensité du courant qui circule est loin d’être négligeable.
- Le tube de Tesla (ou celui de Geissler) peut être illuminé à une certaine distance de E ; il suffit de créer un champ électrostatique en reliant un des pôles à une surface métallique dont les dimensions dépendent de la puissance de l’appareil en expérience. Pour le petit appareil classique de la fig. 1, cette plaque est en S (fig.2) ; le tube de Tesla, ou celui de Geissler, de petites dimensions, tenu à la main par une de ses extrémités s’illumine à une certaine distance de S. — Il ne Jaut pas amener les tubes de Tesla au contact de E, le tube serait percé par Vétincelle.
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- EFFETS DE SELF-INDUCTION.—La force électromotrice d’induction étant proportionnelle à la vitesse de variation du flux, les courants de haute fréquence produisent des effets inducteurs très puissants que montrent les expériences qui suivent et qui ne pourraient être réalisées avec les courants alternatifs ordinaires à basse fréquence.
- La cuve R et son transformateur T étant enlevés, on flxe dans les deux serre-fils A et B, laissés libres, les extrémités A B d’un gros fil de cuivre CO (fig 2) de faible longueur et d’une résistance presque nulle (0 ohm, 0007) recevant en dérivation une lampe à incandescence L. Le gros conducteur présente une self-induction telle qu’elle équivaut à une résistance apparente ne laissant plus passer qu’une faible fraction du courant, et la lampe L s’allume au blanc. Le calcul montre que pour obtenir le même effet avec un courant continu, l’intensité passant dans le gros fil devrait être, la lampe L étant de 4 volts pour le petit appareil classique de la fig. 1 :
- E 4
- 1='—---=.---- = 6.000 ampères environ.
- R 0,0007
- En substituant au gros fil CO un solénoïde H {fig. 2), il est possible d’allumer des lampes L de différents voltages en branchant les fils d’attache de la lampe en différents points du solénoïde : deux spires d’intervalle suffisent pour une lampe de 4 volts. Avec les appareils plus puissants qui seront décrits, ces lampes à incandescence peuvent être encore allumées en intercalant le corps d’une personne comme résistance, sans qu’elle ressente aucune commotion désagréable.
- Une lampe à incandescence L (Ç volts pour l'appareil classique jig. /) reliée aux deux extrémités d’un solénoïde H’(fig. 2) s’allume au blanc lorsqu’on inlroduit à l’intérieur le gros solénoide H parcouru par le courant de haute fréquence. Ici le phénomène est dû à l’induction mutuelle qui se produit entre les deux solénoïdes HH’.
- APPAREILS PUISSANTS — Tous les effets que je viens de décrire
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- sont réalisés avec ce petit appareil classique (/ig\r) il est généralement actionné par une de nos bobines de Ruhmkorff N° 5 (Jig. 3), donnant 70 à 75 % de longueur d’étincelle.
- Les bobines de Ruhmkorff donnant 26, 30, 35, 40 et 50 c/m de longueur d’étincelle sont nécessaires pour réaliser ces belles expériences avec beaucoup plus d’éclat ; elles sont indispensables pour les applications thérapeutiques des courants de haute fréquence.
- La fîg. 4 est celle du modèle que j’ai créé ; la bobine est entièrement renfermée dans une boîte en acajou remplie de notre mélange isolant. Ce modèle est ainsi réellement transportable, solide et élégant. Les étincelles sont très nourries et continues.
- A la demande, les condensateurs de ces bobines sont munis d’un collecteur à manettes, permettant de les fractionner à volonté.
- Un très grand nombre de nos bobines ainsi disposées (ftg. 4)> sont en service courant, à l’entière satisfaction des opérateurs, pour la haute fréquence, la production des rayons X de Roentgen, la télégraphie sans fil et les expériences du cours de
- Fig. 5
- physique. ( Voir lesnoticesspéciales). Il en est de môme pour l’interrupteur-trembleur (fig. 5) qui doit actionner les fortes bobines d’induction, ou transformateurs à
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- haute tension. Cet interrupteur (fig. 5) est indépendant dé la bobine d’induction ; un petit moteur électrique M P produit le va-et-vient à vitesse variable de la tige T, à l’intérieur du mercure contenu dans le godet Hg ; sa forme et sa disposition assurent le bon fonctionnement de cet interrupteur. 11 obvie à tous les inconvénients bien connus des interrupteurs et il réalise à merveille tous les desiderata. (G. R. Académie des Sciences, N° 24, I4 /Mîn T^97)- Un rhéostat permet le réglage de la vitesse du m oteur.
- Une notice spéciale est livrée avec chaque interrupteur. La fig. 12 représente le montage des appareils sur un circuit distribué à no volts.
- La fig. 6 montre l’ensemble d’un appareil puissant :
- Bo — Bobine d’induction (Fig. 4) actionnée par l’interrupteur fig. 5.
- e — Oscillateur pour la décharge oscillante.
- Co — Condensateurs(bouteilles deLeyde)en double série. Quatre bocaux suffisent pour une bobine de 26 c/m d’étincelle.
- S — Solénoïde servant de source de courant de haute iréquènce à utiliser pour les expériences ou pour les applications thérapeutiques. La fig. 13 montre ce solénoïde S avec son système de réglage ; dans tous les cas, une des extrémités peut être mise à la terre.
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- E DUCRETET A PARIS
- Avec une bobine de 26 c/m de longueur d’étincelle, il est possible d’allumer, au travers du corps de l’expérimentateur, une lampe à incandescence de 120 à 150 volts et 0 amp.2. Cenombre est augmenté avec une bobine plus forte et avec l’alternateur représenté fig. 13.
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- La fîg. 6 montre la disposition des poignées métalliques P tenues par l’opérateur ; celle P Pa est en deux parties réunies par la lampe L, qui est ainsi intercalée dans ce circuit humain. La forme de cette poignée Pt est actuellement différente de celle indiquée par la figure. Nous avons remplacé la lampe P par une lampe cylindrique très longue à électrodes très écartés. Le bouton de serrage qui termine la poi gnée
- Fig. LU
- Fig. 11
- simple P sert à introduire dans le circuit une chaîne de lampes L. Le solénoïde S, (fig. 6 et i3) est utilisé en thérapeutique pour les applications directes, sur le sujet, de la haute fréquence ; en augmentant entre PetP1 le nombre de spires, les effets deviennent plus énergiques.
- Ce solénoïde S peut être de dimensions très variables et assez grand pour recevoir le corps entier d’un homme (voir le tarif), pour les traitements par autoconduction (M. d’Arsonval). Celui S de la fig.9 est en ébonite ou en micanit,son diamètre intérieur est assez grand pour recevoir le bras ; il est muni de glaces de fermeture et de trous pour la circulation de l’air ; dans ces conditions on peut mettre un animal dans l’intérieur de ce solénoïde.
- Pour mettre en évidence les courants induits qui prennent naissance à l’intérieur età l’extérieur de ce solénoïde (/z#1 g), on faitusagedes circuits représentés parles fig.10 et 11 aveclampe à incandescence; celle-ci s’allume sous l’influence du courant qui circule en S.
- Les accessoires des fig. 2 et 7 permettent, ainsi qu’il a été décrit, de démontrer les phénomènes de self-induction. : le voltage des lampes à incandescence varie suivant la puissance de l’appareil.
- APPLICATIONS MÉDICALES.- P our les applications thérapeutiques, le grand solénoïde est d’un emploi fréquent.Fixé au plafond, il peut être, par le jeu de poulies, abaissé sur le patient au moment et pendant la durée de l’application de la haute fréquence.
- Ce solénoïde est enroulé sur une carcasse rigide ou pliante à volonté, ayant environ 130 7m de hauteur totale et 80 c/m de diamètre à la base ; les deux extrémités de ce conducteur sont prolongées par des conducteurs souples amenés en A et B (fig, 6, i3). Le corps du sujet introduit à l’intérieur de ce solénoïde devient le siège de courants induits puissants qui se développent et circulent profondément dans l’organisme, tout en supprimant l’application d’électrodes. Ainsi que je l’ai dit, M. le Dr d’Arsonval donne le nom “ d’autoconduction ”à ce mode de traitement.
- P our manifester d’une manière sensible l’existence des lignes de force du champ électrique ainsi produit, le sujet, placé dans l’intérieur du solénoïde, tient à la main (ou autour du cou) une grande bobine de fil de cuivre isolé dont les extrémités sont fixées à une lampe à incandescence de 120 à 150 volts. Cette lampe s’illumine au blanc
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- lorsque le plan des spires de la bobine est parallèle au plan des spires du grand solénoïde ; elle reste sombre dans le plan perpendiculaire.
- Pour constituer un indicateur d’induction bien visible,sur les indications de MM. les Drs Gautier et Larat, nous enroulons à la partie supérieure du grand solénoïde d’autoconduction quelques spires d’un deuxièmefil isolé du premier et dont les extrémités sont fixées à une lampe de 110 à 120 volts. L’éclat de cette lampe permet de se rendre compte de l’énergie des courants de haute fréquence utilisés. En agissant sur la distance explosive de l’étincelle de décharge, en e (fig. 6, i3), il est possible de graduer les effets en observant l’éclat de la lampe indicatrice qu’on peut amener ainsi du rouge sombre au blanc.
- Pour les Cliniques et le cabinet des Docteurs, un bahut en bois, fait à la demande, reçoit à l’intérieur : la bobine de Ruhmkorff Bo (fig. 6) ou le transformateur TR de la fig. 13 et la batterie de condensateurs Co. A l’extérieur, le dessus du bahut reçoit l’interrupteur à mercure (fig. 5), les rhéostats, le solénoïde S et l’excitatenr à décharges oscillantes E (fig. 6). Les communications sont faites avec des conducteurs très isolés. Dans le cas de la fig. 13, les appareils de mesure et de réglage trouvent une place convenable. ( Voir Le tarif spécial).
- ONDES HERTZIENNES.— Le solénoïde S (fig. 6 et i3) peut aussi être utilisé pour la production des ondes hertziennes employées en télégraphie sans fil.
- Pour cela, une des extrémités est reliée au sol ; l’autre, qui est fixe dans la figure 6 et variable à volonté dans la figure 13, sert de point de départ au fil vertical aérien “radiateur” ; l’ordre de ces connexions peutêtre inversé. Ce dispositif permet l’accord entre les postes de télégraphie sans lil (notice spéciale).
- Ces conditions d’expérience offrent un double avantage ;
- 1° Le fil aérien ne peut pas prendre un état de charge sous l’influence de l’électricité atmosphérique puisqu’il est en communication avec le sol.
- 2° On peut impunément saus crainte de commotions, toucher au conducteur radiateur pendant la transmission, le solénoïde n’étant lui-même parcouru que par des courants de haute fréquence et par suite inoffensifs (juillet iSqS').
- Ce procédé permet d’utiliser les courants alternatifs industriels à la production des ondes hertziennes (fig. i3).
- EXPÉRIENCES A HAUTE TENSION.— Toutes les expériences décrites et réalisées avec l’appareil classique (fig. i), peuvent être reproduites très brillamment avec nos appareils puissants, fig 6 et i3. Celles qui suivent ne sont plus du domaine thérapeutique mais du domaine expérimental. Ainsi qu’il a été dit, pour obtenir, en même temps qu’une très grande fréquence, une tension très élevée, il faut faire usage d’un deuxième transformateur TR’ (fig. 8), de dimensions appropriées à la puissance de la source d’énergie électrique à basse fréquence. Ce transformateur plonge dans la cuve à huile isolante H.
- Après avoir enlevé le solénoïde S(fig. 6 et i3), le primaire àgros fil c cdeTR’ (fig.8} fixé aux bornes AB se met en connexion avec les conducteurs a: y, et le circuit secondaire à fil fin c’ ç\ avec les tiges de l’excitateur E.
- Avec une bobine de Ruhmkorff BO (fig 6) de 26 c/- de longueur d’étincelles, celles de haute fréquence et de haute tension qui éclatent en E sont très nourries, bruyantes et elles atteignent 8 à 10 c/" de longueur. Ces effets sont considérablement
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- augmentés avec des bobines plus fortes et avec l’alternateur Al (fig. i3).
- L’innocuité de ces courants est rendue évidente, avec ces puissants appareils, en approchant des tiges mm’ de l’excitateur E une poignée métallique tenue à la main : sans aucune sensation désagréable, il est ainsi possible de tirer des étincelles qui jaillissent alors sur la poignée métallique. Si on approchait simplement la main non munie de cette poignée métallique, l’étincelle de ces puissants appareils, jaillissant directement sur la peau, produirait une brûlure et une piqûre désagréables.
- Avec les poignées métalliques de la fig. 6 mises en contact avec les conducteurs mm’ de l’excitateur E (le solénoïde S a été enlevé de l'appareil) il est possible d’allumer une ou plusieurs lampes à incandescence de 120 à 150 volts, le courant traversant ainsi le corps d’un ou de deux expérimentateurs ; ils doivent être légèrement isolés du sol en se plaçant sur un tabouret en bois.
- A la lampe à incandescence peut être substitué un tube de Tesla droit, de 90 à 100 c/m de longueur. Ce tube est sans électrode, le vide presque parfait y est fait sur l'acide carbonique. Tenu d’un bout, à pleine main, par un 1er opérateur mis en communication avec une des tiges de l’excitateur E au moyen d’une poignée métallique, le tube de Tesla s’illumine, même si son autre extrémité reste libre ; mais son intensité lumineuse devient bien supérieure si un 2- opérateur saisit l’autre extrémité du tube et s’il se met, comme le 1er opérateur, en communication par une poignée métallique avec la 2‘ tige de l’excitateur E.
- 11 est possible, avec le matériel de la fig. 13, de faire ainsi une chaîne de plusieurs opérateurs ; ils doivent se placer sur un sol mauvais conducteur.
- L’opérateur, mis en communication d’une main avec une des tiges de E, et tenant de l’autre main le tube de Tesla, peut allumer un beç de gaz avec l’extrémité libre du tube sans ressentir aucune commotion. Le bec de gaz doit être métallique et relié au sol.
- Des lampes de Tesla spéciales, placées dans les mêmes conditions, deviennent très lumineuses.
- CHAMP ÉLECTROSTATIQUE.-En reliant l’une des tiges del’excitateuriï'(/j,g\<5) à une grande surface métallique isolée, suspendue à environ deux mètres du sol, on pourra créer un champ électrostatique entre la plaque et le sol : tous les tubes de Geissler, Crookes, Tesla, placés dans ce champ s’illumineront sans être en communication avec l’appareil ni avec la plaque. L’effet sera maximum lorsque les tubes de Tesla seront tenus à la main, verticalement, par une extrémité, l’autre extrémité amenée au voisinage (sansy toucher) de la plaque. Ainsi, un grand nombre de tubes pourront être allumés et l’effet produit est des plus curieux.
- En déplaçant le tube tenu à la inain, plus ou moins rapidement de droite à gauche et vice versa, l’intermittence du courant est mise en évidence par la multiplicité des images du tube lumineux ainsi agité et observé dans l’obscurité. La méthode stroboscopique peut être appliquée pour observer cette intermittence.
- Les expériences si remarquables de Tesla permettent donc la réalisation d’un nouveau mode d’éclairage « par la lumière froide ». Il faut aussi rappeler que ce savant a entrevu, avec ces courants, la possibilité de télégraphier dans l’espace, sans fil, et a décrit plusieurs dispositifs pratiques (1893).
- N. B.— Ainsi que je l'ai dit ci-dessus, il ne faut pas amener les Tubes et les lampes de Tesla au contact des tiges de l'excitateur E, ni de la plaque de champ ; ils seraient percés par l'étincelle, qu'il faut éviter de faire jaillir en les tenant à une certaine distance.
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- AIGRETTES. — OZONE.— La tension du courant le long des fils émergeant du secondaire c’ c’ (fig. 8), fixés à l’excitateur^, est si grande que l’on observe, dans l’obscurité, une illumination et des aigrettes du plus bel effet. Ces fils, partant de E, sont isolés à leur autre extrémité ; ils sont tendus parallèlement, au voisinage l’un de l’autre, à une distance que l’étincelle ne doit pas franchir. On observe alors une véritable nappe de feu et il se produit, en même temps, une quantité d’ozone telle qu’en quelques minutes son odeur caractéristique se répand dans toute la salle.
- (Voir au N• 46 du tarif, l'appareil à deux cercles concentriques)
- La longueur de ces fils métalliques dépend de la puissance de l’appareil.
- Nous décrirons plus loin d’autres procédés pratiques pour la production de l’ozone par les courants de haute fréquence. Nos appareils à ozone, tubulaires et à circulation, d’eau, peuvent être actionnés par les puissants appareils de Tesla. ( Voir le tarif).
- TRANSFORMATEUR A HAUTE TENSION SANS CUVE A HUILE -
- Une partie des expériences sur les effets produits par les hautes tensions peut être effectuée au moyen d’un transformateur fonctionnant à l’air libre, sous l’influence des courants de décharge oscillante. Le circuit primaire à gros fil de la bobine immergée dans l’huile est remplacé par quelques spires de très gros lil et de grand diamètre, qui sont parcourues par les courants de décharge des condensateurs. A l’intérieur de ces. spires se trouve un solénoïde à fil fin et à spires plus nombreuses sur lesquelles agit par influence le courant de décharge parcourant le circuit primaire. Les extrémités de ce solénoïde sont soigneusement isolées, et la différence de leur potentiel est si élevée qu’il est possible d’en tirer de longues étincelles, soit à la main, soit entre deux fils qui y sont reliés.
- Ces courants sont également susceptibles d’applications médicales ou industrielles-(ozone, télégraphie sans fil, etc.).
- UTILISATION DU COURANT DISTRIBUÉ A 110 OU A 120 VOLTS . —
- Les bobines de Ruhmkorff peuvent être actionnées directement par le courant con -tinu d’une dynamo de laboratoire ou par celui qui est distribué à 110 ou à 120 volts. Dans les deux cas il suffit d’introduire dans le circuit de l’inducteur de la bobine avec le courant de la dynamo ou de la distribution, un ampèremètre et un rhéostat.
- £ . DUCRETET à PARIS.
- à curseur mobile capable d’amener le débit à une intensité de 3 à 8 ampères suivant la
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- paissance de la bobine employée. Dans ce cas il est préférable d’employer, pour le trembleur interrupteur, une petite batterie d’accumulateurs indépendante, d’un type portatif.
- Si on veut utiliser le courant de la dynamo ou de la distribution pour le fonctionnement de la bobine Bo et de l’interrupteur-trembleur, sans employer d’accumulateurs, la fig. 12 donne le dispositif à employer.
- Le rhéostat R’ sert à réduire l’intensité du courant à la valeur convenable, ainsi qu’il vient d’être dit : il faut toujours introduire la plus grande résistance avant de fermer le circuit ; on la réduit ensuite, peu à peu, pour atteindre le régime normal.
- Le rhéostat R”, à trois bornes, sert de réducteur ; il permet de prendre une dérivation de quelques volts, sur le circuit principal, pour actionner le moteur du trembleur ; le curseur mobile du rhéostat règle la vitesse du moteur.
- Un ampèremètre, plomb fusible, et interrupteur double, sont employés, ainsi qu’il est décrit. — (N.-B. — Nous préférons assurer Vindépendance du circuit du moteur par l’emploi de la petite batterie d’accumulateurs).
- GRAND APPAREIL AVEC ALTERNATEUR
- Les effets les plus puissants, pour les applications tant thérapeutiques qu’expérimentales, sont obtenus avec l'alternateur, l’énergie en jeu étant plus considérable. La figure 13 est celle qui représente l’ensemble de ce matériel, il comprend :
- (220 votif1}
- 111 b
- Af
- Fig.14
- Al— Alternateur. L’inducteur est mobile, il est à 4 pôles ; des bagues de frottement avec balais y amènent le courant d’excitation Acc.
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- L’induit, sans fer, est à huit pôles : il est lixe. Il donne un courant à courbe sinusoïdale.
- L’excitation est produite par un courant continu de 25 à 30 volts et 6 à 8 ampères que donne une batterie d’accumulateurs ou une petite dynamo indépendante de l’alternateur.
- A la vitesse de 1000 tours à la minute on obtient, avec cet alternateur, une différence de potentiel de 110 à 120 volts, avec 66 périodes complètes par seconde. L’intensité du courant est d’environ 8 ampères.La force absorbée est d’un chevalX environ, plus celle nécessaire à l’excitation (25 à 30 kilogrammètres) si ce courant est produit par une petite dynamo excitatrice.
- In — Interrupteur bipolaire.
- b — Plombs fusibles.
- A — Ampèremètre pour courants alternatifs (10 à 12 ampères).
- R — Bobine de self-induction à réglage variable ; elle sert à régler le débit du courant ainsi amené au circuit primaire 1 du transformateur TR (fis-». i3)
- N. B. — L’emploi de cette bobine de self-indaction nous a été indiqué, en 1898,par M. le Dr Gautier ; la description de cette application était déjà publiée dans “La lumière électrique” de 1891.
- TR — Transformateur à haut potentiel ; son circuit induit est complètement renfermé dans une boîte remplie de notre mélange isolant. Il multiplie par 125, environ, la tension de l’alternateur Al ; on obtient donc environ 15.000 volts aux bornes du transformateur, en iï.
- e — Oscillateur pour la décharge oscillante.Cette étincelle doit être soufflée dans le cas de l’emploi de l’alternateur. Nous verrons comment ce soufflage est obtenu efficacement.
- Co — Condensateurs (bouteilles de Leyde) en double série.
- N. B. — Nous préférons après essais comparatifs suivis, l’emploi des bouteilles de Leyde à celui des condensateurs plats à lames de verre oudemicanit. A cause des efets destructeurs produits par l’ozone et la chaleur, l’emploi de ces bouteilles est bien préférable et il est économique ; notre modèle est spécial.
- S. — Solénoïde de haute fréquence avec réducteur RE ; le circuit à utiliser est en hh’. La flg. 13 donne exactement le schéma des communications.
- P. S.—Il est dangereux de touchèr aux pièces métalliques, non isolées, qui se trouvent à la. sortie du transformateur TR, en ii’ ; ce circuit étant parcouru par un courant de très haut potentiel et à basse fréquence. Les manches des tiges mobiles de E sont en ébonite.
- L’alternateur Al peut être remplacé par le courant alternatif distribué à domicile à 110 ou iao volts : les conducteurs de cette distribution sont alors simplement amenés aux bornes d’arrivée a b, indiquées sur la fig i3.
- SOUFFLAGE DE L’ÉTINCELLE DE DÉCHARGE.—Pour obtenir les plus puissants effets de la décharge oscillante, dans le cas de l’alternateur (fig. i3), il est nécessaire de souffler sur l’étincelle qui éclate en e. Il suffit d’amener entre les deux sphères de l’oscillateur un courant d’air sous pression (IX à. 2 atmosphères), dirigé sur e par un petit chalumeau en verre fixé sur un support articulé. Nous construisons des pompes et réservoirs permettant d’avoir une provision d’air ainsi comprimé,avec réducteur de pression pour le débit.
- Avec un réducteur de pression il est possible d’utiliser le gaz acide carbonique, ou l’oxygène comprimé que l’on trouve dans le commerce.
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- Le soufflage de l’étincelle peut encore s’obtenir en plaçant l’oscillateur dans le champ magnétique d’un petit électro-aimant de Faraday FA (fig. i3 et fig'. 14), excité par le courant Acc'. Si la distance explosive est convenable, le soufflage de Tétincelle la rend caractéristique et par sa forme et par son bruit sec ; elle devient oscillante.
- L’appareil ainsi décrit convient aux applications thérapeutiques, et tout ce qui a été décrit pour la fig 6 s’applique au matériel de la fig. 13; la mise en action est simple.
- Ce matériel permet d’alimenter plusieurs grands solénoïdes à haute fréquence pour les traitements par l’autoconduction de M. d’Arsonval. Le bahut, qui a été décrit ci-dessus, reçoit tous les appareils qui composent ce matériel puissant.
- Ce matériel puissant permet d’obtenir la production industrielle de l’ozone, ainsi que nous l’avons démontré. (Voir le tarif spécial).
- EXPÉRIENCES DIVERSES
- Ce matériel puissant permet de réaliser une très intéressante expérience de double transformation. Cette expérience exige l’alternateur Al ( fig.i3), deiix transformateurs à long fil induit TR et un excitateur E ( fig. S). Le courant de l’alternateur circule dans le circuit primaire du premier transformateur dont le circuit secondaire est relié au circuit secondaire du 2° transformateur, directement d’une part, et par l’intermédiaire de l’excitateur E d’autre part. Le circuit primaire du second transformateur est relié à une série de lampes à incandescence. Entre les boules de E jaillissent des étincelles à haute tension ; les lampes s’allument sous l’influence du courant deux lois transformé ; on retrouve ainsi la tension première du courant de l’alternateur (Voir N°$ 2947 et 3233 cle notre catalogue général, 3‘ partie, Electricité).
- On peut aussi réaliser une curieuse expérience de self-induction. Pour cela il faut en plus des appareils nécessaires à l’expérience ci-dessus, deux bouteilles de la batterie Co (fig.i3).Le courant de l’alternateur circule dans le circuit primaire du premier transformateur. Les circuits secondaires des deux transformateurs sont reliés entre eux, d’une part directement, d’autre part au moyen de l’excitateur E dont les boules, écartées de quelques centimètres,communiquent respectivement chacune avec l’armature interne d’un des bocaux de Leyde ; les armatures externes sont reliées par une plaque métallique. Dans ces conditions, si on retire l’inducteur mobile du 2° transformateur, une étincelle jaillit entre les deux boules de E. Cette étincelle est longue, très chaude, jaunâtre, sans éclat, entourée d’une petite auréole et peu bruyante. Si on remet l’inducteur avec fer doux du 2e transformateur, l’étincelle devient très bruyante, assourdissante, très brillante et plus courte, les bouteilles se déchargent constamment avec une étincelle brayante caractéristique.
- PRODUCTION DE L’OZONE— La fig. 15 montrele transformateur TR( fig.i3) directement relié à un producteur d’ozone à plaques multiples Co en verre ou en micanit, sorte de condensateur à circulation d’air ou d’oxygène. Une véritable pluie de feu se manifeste entre toutes les plaques ; elle électrise le gaz qui circule entre elles. (Journal les Mondes, 18ji. Traité de M. Mascart, tome 2, i8j6).
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- EXPÉRIENCES A HAUTE TENSION
- Si on relie directement à un excitateur E ( fig 8), les deux sorties ii’du transformateur TR (fig. i3) actionné par l’alternateur Al ou par le courant alternatif d’une distribution à 110 ou à 120 volts, en éloignant peu à peu l’une de l’autre les boules de l’excitateur E, on verra jaillir entre elles une flamme jaunâtre et très chaude qui pourra atteindre 4 à 5 centim. de longueur ,, (Cette étincelle de basse fréquence, mais à haut potentiel d’environ i5.ooo volts, est dangereuse ; ainsi que nous Vavons dit, ne pas toucher aux pièces non isolées de ce circuit).Cette flamme est susceptible d’allumer instantanément du papier ou du bois,et d’amener à l’incandescence des corps réfractaires qui y sontsoumis: magnésie, zircone, débris démanchons de becs Auer, etc., etc.
- Les expériences à très grande fréquence et à haute tension, réalisées avec l’appareil de la fig. 13, qui vient d’être décrit, sont extrêmement brillantes. Ainsi qu’il a été dit pour la fig. 6 : après avoir enlevé le solénoïde S (fig. i3), le primaire à gros fil cc de TR’ (fig. S),fixé aux bornes AR, se met en connexion avec les conducteurs xj, et le circuit secondaire à fil fin cc’ avec les tiges de l’excitateur E.
- Ce transformateur Tesla TR\ avec sa cuve à huile isolante, doit être de dimensions appropriées.
- Si l’étincelle de décharge oscillante e (soufflée par les procédés que j’ai indiqués) est bien réglée, on doit obtenir en E (fig. 8) un flux d’étincelles vives, chaudes, continues, pouvant atteindre de 20 à 25 centimètres de longueur ; elles permettent la réalisation très brillante des expériences précédemment décrites sur lesquelles il est inutile de revenir (Voir le tarif pour le détail des appareils employés).
- EFrETS DE LA FOUDRE. — En groupant en quantité les bouteilles de Leyde Go (tig. i3), le transformateur de Tesla TR’ (fig. 8) disposé comme précédemment (le Solénoïde S étant enlevé ), les étincelles qui jaillissent en E deviennent extrêmement vives et bruyantes ; elles atteignent 28 et 30 cent, de longueur et elles se divisent en nombreux traits dont la forme rappelle celle des éclairs. Cette étincelle permet de reproduire certains effets que l’on constate dans les coups de foudre. En reliant les boules (le l’excitateur E aux extrémités d’un bâton de bois, d’environ 20 c/m de longueur, l’étincelle se fraye un chemin tantôt à la surface du bois, tantôt en suivant des veines intérieures et en décrivant des sinuosités capricieuses ; en quelques secondes le bois lance des flammes de tous côtés en présentant une ligne de points incandescents, et finit par se déchiqueter. En coupant ce bois en deux parties dans le sens de la largeur on retrouve à l’intérieur le passage de l’étincelle.
- Le soufflage de Vétincelle (par les moyens indiqués) n’est pas nécessaire avec ce dispositif ; mais il faut bien régler la distance explosive en e.— Pour grouper les condensateurs Co en quantité, il suffit, suivant la fig. i3, de mettre le conducteur x en communication avec la borne i reliée à toutes les armatures extérieures de Go et de fixer ensemble les bornes 2 et 3 avec la tige f ; les autres connexions restent suivant la figure i3. Cette combinaison est rapidement faite avec la disposition de nos appareils. Avec ce dispositif de quantité, le nombre de périodes étant moins élevé, il nestplus possible de recevoir le courant au travers du corps sans s’expoàer à des commotions désagréables que ne donnent pas les dispositif s précédents.
- Dans tous les cas (fig. 6 et i3), il est possible de faire varier rapidement par le feu des tiges tt, le nombre de bouteilles de Leyde jnises en action : on peut ainsi comparer les effets obtenus.
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- COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE ET DE HAUTE TENSION
- OBTENUS AVEC LE
- RÉSONATEUR DU Dr OUDIN
- Note extraite cle celle du Dr Oudin, à l'Académie des Sciences. N° a3 du 6 juin i8g8.
- C’est en 1892 que M. le Dr Oudin a fait connaître le principe de l’élévation de tension des courants de haute fréquence par la résonance ; depuis, il a fait subir plusieurs modifications à son appareil primitif et il le présente aujourd’hui sous la forme d’un solénoïde unique de fil de cuivre rouge, non isolé, enroulé autour d’un cy^ lindre de bois paraffiné.
- La haute fréquence est produite, soit par une machine à influence, soit par un quelconque des dispositifs de Hertz ou de Tesla. (qui viennent d’être décrits) ; M. le Dr
- Fig. 16
- Oudin donne la préférence à celui imaginé par M. d’Arsonval dans lequel l’étin. celle oscillante éclate en E ; les sphères de cet oscillateur E sont reliées aux armatures internes de deux bouteilles de Leyde Co Co’ (fig iy) dont les armatures extérieures A B sont reliées au résonateur O. Un curseur muni d’une petite poulie mobile
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- sur le fil permet de faire varier le point d’attache au résonateur pour le régler, en modifiant sa capacité et sa self-induction, suivant chaque cas de son fonctionnement.
- On sépare ainsi le solénoïde du résonateur en deux groupes qui se font suite l’un à l’autre. Dans le premier, le pins court, prennent naissance les oscillations de haute fréquence, en même temps que sont fermés en court circuit les courants de basse fréquence qui se produisent concurremment ; dans le second, plus long, la haute fréquence agit seule et atteint, par self-induction, l’énorme tension que l’on constate à l’extrémité libre du résonateur, sans qu’il soit nécessaire, pour l’obtenir, de faire usage de la cuve à huile isolante de Tesla.
- L’isolement complet du résonateur Oudin ne présente en effet aucun intérêt; quand
- son réglage est bon,on voit de toute sa dernière spire, et même de son extrémité libre, et rien que de là, jaillir des gerbes d’effluves qui ne ressemblent en rien à ceux de la machine statique. Au lieu d’une lueur continue, ces effluves offrent l’aspect d’aigrettes violacées sinueuses, de 15 à 20 centim. de longueur et couronnant la circonférence supérieure du résonateur d’une auréole lumineuse très brillante dans l’obscurité. C’est donc toujours de la dernière spiie seule, et des conducteurs divers qui y seront reliés, que s’échappent ces belles aigrettes. La réaction des autres spires les unes sur les autres empêche cette projection d’elfluves à l’air libre, à moins qu’on n’en approche une capacité quelconque, la main par exemple. (Pour éviter les brûlures que ces étincelles produisent, tenir en main une poignée métallique sur laquelle jaillissent les étincelles.
- La figure 16 est celle du résonateur que nous avons construit sur les savants conseils de son auteur, M. le D1' Oudin, en n’y apportant des modifications que dans la construction de ses organes ; il convient aux bobines de Ruhmkorff de 26, 30, 35, 40 c/m de longueur d’étincelle, et au-dessus, de notre modèle en boîte (jig. ^), actionnées par l’interrupteur à moteur (fig. 5). Il comprend :
- En 0,1e résonateur proprement dit; c’est un cylindre en bois fileté, sur lequel se trouve enroulé le solénoïde unique,en gros fil à la partie inférieure. Un seul diamètre de fil peut être employé pour ce solénoïde O.Ce cylindre O est fixé sur le socle T, il ne tourne pas. Le galet O, à gorge, du genre de ceux des rhéostats de Jacobi, à l’inverse de ceux-ci, se transporte autour du cylindre O ; en suivant les spires du circuit inférieur il prend un mouvement vertical sur la monture R fixée sur le socle T’.
- Pour obtenir un bon réglage du résonateur Oudin, il suffît d’agir sur T’ mobile autour de l’axe fixe du cylindre O ; on amène ainsi, rapidement, le galet mobile G à la position convenable sur la partie inférieure du solénoïde.
- En dessous de T’, au moyen d’un ressort à galet, un cercle fixé sur le socle T établit la communication entre la bouteille de Leyde L et la monture R du galet mobile. La deuxième bouteille de Leyde V communique directement avec l’axe fixe du cylindre O mis en contact direct avec l’extrémité inférieure du solénoïde O.
- L’excitateur-oscillateur pour les étincelles de décharge, dans notre modèle actuel, est disposé suivant E (fig. avec colonnes isolantes. Les sphères de décharge
- Fig. 17
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- sont garnies de platine et préparées de façon à ne pas être attaquées par l’acide azoteux qui se produit pendant les décharges.
- Une boîte en bois spéciale, avec couvercle, recouvre le tout ; des chicanes intérieures masquent les étincelles de décharge. Cet ensemble, ne touchant en aucun point aux tiges de l’oscillateur E, ne nuit pas aux décharges des fortes bobines de Ruhmkorff.
- Les bouteilles de Leyde LU (fig. 16), Go Co’ (fig. ij), ne servent pas de supports aux tiges de décharge de l’oscillateur E, elles restent indépendantes. Un tube de carton entoure chaque bouteille pour masquer les décharges lumineuses qui jaillissent sur les bords de leur armature extérieure.
- Le circuit à haut potentiel (induit) de la bobine de Ruhmkorff est amené en ii (jig 16) aux tiges de l’oscillateur E (ne pas toucher à ce circuit).
- L’extrémité supérieure du solénoïde O (fig. 16) est libre, elle est fixée à la monture B B’ disposée pour recevoir, entre ses boules, divers accessoires d’expériences. Le conducteur Co, qui se rend aux excitateurs divers (fig. 18), destinés aux applications médicales de ces courants qu’ils transportent, est maintenu à distance du solénoïde O par la colonne isolante S’ servant de guide.
- Dès que le réglage de la distance explosive des sphères de décharge (et la position du galet G) est obtenu, les effets indiqués par M. le Dr Oudin se produisent au maximum ; ils sont très brillants. Le résonateur Oudin crée dans toute la pièce où il est placé un champ électrostatique alternatif très puissant. (G. Bendus de VAcadémie des Sciences, du 6 Juin i8g8). Des tubes de Tesla, sans électrodes, des tubes de Crookes, de Geissler, etc, s’illuminent à distance.— Les longs tubes de Tesla sans électrodes, que nous avons décrits, s’illuminent dans l’obscurité lorsqu’ils s ont tenus à la main ou placés dans le voisinage de l’appareil. Ces hautes fréquences permettent de produire la lumière sans chaleur que nous avons indiquée aux expériences de Tesla. ( Voir le traité de M. P. Janet, i8g3, page 263). A la fin de cette notice nous reviendrons sur ces expériences.
- Le long condticteur souple Co métallique (fig. 16), s’illumine très brillamment dans toute sa longueur lorsque le résonateur est bien accordé. Il suffit de fixer son extrémité libre dans le manche isolant, droit, de la fig. 18 (N° 2).
- Agités dans Vobscurité, les tubes et le conducteur métallique Co donnent une multiplicité d'images lumineuses d’un très bel effet.Ces expériences stroboscopiquesscwtf des plus intéres. santés et elles varient à l'infini au gré de l'opérateur ; nous les avons déjà indiquées dans notre notice sur les “Rayons X de Rœntgen” et dans la description que nous venons de Jaire des belles expériences de Tesla. Tous ces appareils sont en permanence dans notre laboratoire.
- L’effluve que donne le résonateur Oudin a une force de pénétration très grande : il traverse une lame diélectrique quelconque, verre ou ébonite, de 2 à 3 mm. d’épaisseur. '
- J’ai indiqué comment j'utilise le résonateur Oudin pour l’émission et la transmission des ondes électriques destinées à la Télégraphie hertzienne sans fil et les résultats obtenus (modèles de dispositifs E. D. déposés). Notre notice spéciale donne tous détails sur cette application des courants de haute fréquence et de haute tension.
- L’action prolongée de l’effluve de haute fréquence sur la peau produit des lésions analogues à celles produites par les rayons X de Roentgen : épaississement, fendillement de l’épiderme, etc., etc. Ces courants produisent une vive révulsion sur la peau.
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- Pour ces raisons, il faut éviter de faire jaillir trop longtemps ces étincelles directement sur la main, ainsi qu’il a été dit ci-dessus.
- APPLICATIONS MÉDICALES
- MM. les :Docteurs Oudin et Doumer ont mis pratiquement en évidence les services que les courants de haute fréquence peuvent rendre en thérapeutique dermatologique. La fig. 18, en (1), est celle de l’excitateur que M. le Dr Oudin emploie en thérapeutique (Bulletin de la Société de Dermatologie da 3 août 189 f). — Le pinceau métallique P, fixé par un cordon métallique souple à la partie supérieure du résonateur Oudin (fig. 16), est promené en présence de la partie du corps à traiter ; de chaque fil partent des aigrettes ou des effluves diffusant, pour ainsi dire, l’action électrique sur une plus grande surface. Dans notre modèle le pinceau métalli-
- Fig. 18
- que P s’enlève rapidement de sa monture à boules, où il est fixé par une tige excentrée ; ce pinceau peut être, du reste, remplacé à volonté par des pointes, simples ou multiples, ou par des plaques, des boules et des disques de divers diamètres ; ces excitateurs se placent sur la boule B qui termine le manche isolant M.
- La fig. 18, en (3), est celle de l’excitateur que nous avons construit sur les indications de M. le Dr Doumer et qu’il emploie avec succès pour le traitement de la
- fissure sphinctéralgique par les courants de haute fréquence et de haute tension.
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- L’électrode métallique D, fixée par le bouton de prise B recevant un long conducteur souple Go, isolé (fig. 16), peut être entourée de manchons en verre dont le diamètre varie de 6 à 12 %. — M. le Dr Doumer a publié les résultats obtenus par lui : ils sont des plus concluants.
- Nous construisons également, sur les indications de M. le Docteur Albert-Weill, de Paris, un excitateur médical (fig. iq) pour les traitements internes au moyen des courants de haute fréquence produits soit par les courants statiques induits (Voir notre notice sur l'Electricité statique)? soit par le résonateur Oudin. Le tube en ébonite T, gradué, qui glisse à frottement doux dans un manchon M en verre épais, permet de se rendre compte de la longueur d’effluve direct que l’on applique au malade; les accessoires A, B, C, D,E, de formes variées, permettent l’emploi de cet appareil en différents cas.
- Nous avons aussi une série d’excitateurs dus au docteur Oudin et dont l’emploi se rapproche de celui des excitateurs du docteur Weill.
- La pointe de M. le Dr Doumer, l’excitateur à décharge pour les courants de Morton, et l’excitateur du Dr Vigouroux (voir le tarif), sont également d’un bon emploi avec le résonateur Oudin. Il en est de même de l’excitateur en forme de cône que nous décrirons plus loin.
- N. B. Dans l'emploi de tous ces excitateurs, il faut enlever le plateau métallique du haut du résonateur, il absorbe les effluves.
- Dans l’application médicale des courants de haute fréquence et de haute tension, la technique opératoire consiste le plus souvent à promener l’effluve du résonateur Oudin sur la surface du corps dans les parties soumises au traitement. — Pour obtenir une action efficace de ces effluves au travers du corps dans une direction voulue, il suffit de placer vers une autre région du corps, et même à l’opposé de celle où se trouve l’excitateur qui amène l’effluve du résonateur, un autre excitateur de forme appropriée (plaque souple métallique) mis en communication avec le sol, le sujet étant de préférence placé sur un tabouret isolant. Ce procédé est simple (Académie de Médecine, séance du iy juillet iqoo). Tout aussi bien que la méthode de Finsen qui utilise les l’ayons chimiques concentrés, plusieurs Docteurs ont reconnu que l’effluve du résonateur Oudin convenait au traitement du lupus vulgaire.
- Ainsi qne je l’ai indiqué dans mon tarif de Janvier 1899, le résonateur O (fig. i (J) peut être rendu indépendant de l’appareil de décharge (Jig. ij) qui comprend les condensateurs et l’oscillateur à étincelles E. Ce dispositif permet tous les groupements possibles à la volonté des opérateurs. Dans mon dépôt légal d’octobre 1900, j’ai indiqué le moyen d’obtenir un système bipolaire en groupant deux résonateurs indépendants (O fig. 16) avec un oscillateur à trois sphères, celle du milieu étant mise à la terre.
- Ce système, rendu bipolaire par l’emploi de deux résonateurs groupés, permet d’obtenir dans certains cas d’excellents résultats thérapeutiques, mais il est compliqué, coûteux et très encombrant. M. Lebailly, pour obvier à ces inconvénients, a imaginé un résonateur Oudin bipolaire, il donne d’excellents résultats ; no us allons décrire ce nouveau transformateur.
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- RÉSONATEUR OUDIN BIPOLAIRE DE M. LEBAILLY
- {Blé S. G. D. G.).
- M. le Docteur Doumer, après une série de nombreuses et remarquables observations, a mis en évidence l’action efficace des effluves du résonateur Oudin sur la tuberculose pulmonaire chronique, et cette action est rendue encore plus active soit en dirigeant les effluves à l’intérieur du corps, dans une direction voulue ainsi qu’il est dit ci-dessus, soit en taisant agir au travers du corps des effluves bipolaires.
- Cette double polarité, de signes contraires, est obtenue avec le nouveau résonateur Oudin du système Lebailly : il permetd’utiliser l’énergie totale qu’il est susceptible de fournir, et d’obtenir à volonté une tension plus grande à l’un de ses pôles.
- Comme dans les figures 16 et 17, ce résonateur bipolaire comprend un appai’eil à décharge E relié à l’induit d’une bobine de Ruhmkorff {transformateur à haut potentiel), le» condensateurs et le résonateur O ; mais ce solénoïde unique O au lieu d’être divisé en deux groupes est divisé en trois groupas ; le groupe pris vers la partie média-necomporte un nombre restreint de spires, et c’est cette région qui constitue le primaire ou inducteur de ce double résonateur. Les spires des deux régions extrêmes fournissent le courant induit utilisé aux extrémités libres du solénoïde ; l’induction s’exerçant en même temps sur ces deux régions, ainsi parcourues chacune par un courant de nom contraire, et en raison de leur position respective parrapport à la partie médiane inductrice, l’appareil est ainsi bipolaire avec un solénoïde unique dans son ensemble.
- Des curseurs mobiles permettent de taire varier à volonté le nombre de spires de la partie médiane inductrice et sa position par rapport à la totalité des spires du solénoïde O.
- Si la partie inférieure du solénoïde est plus courte que la partie supérieure, la tension à l’extrémité inférieure sera plus faible qu’à l’extrémité supérieure et l’effluve qui jaillira à la première sera plus court qu’à la seconde. Parle réglage convenable des curseurs mobiles il est ainsi possible, et c’est un avantage dans la pratique médicale, de mettre à l’aide d’excitateurs appropriés, l’une des parties du corps à traiter en contact immédiat avec l’extrémité du solénoïde réglé à effluves courts,et de faire jaillir sur l’autre partie du corps des effluves d’une plus grande longueur émanant d’un excitateur placé à distance convenable. Les effluves alternativement -P et — traversent ainsi le sujet en allant à la rencontre l’un de l’autre.
- Avec le système bipolaire de M. Lebailly, s’il est bien accordé, les effluves de résonance peuvent atteindre une longueur de 30 centim. avec une bobine de Ruhmkorff N8 B bis de 26 centim. de longueur d’étincelle ; cette longueur augmente avec la puissance de la bobine de Ruhmkorff employée avec le résonateur.
- Les excitateurs divers que nous avons décrits servent avec le résonateur bipolaire. M. Lebailly, dans certains cas, remplace le pinceau métallique P {fig. 18, N° i) par uu petit cône de métal à surface creuse, il est vissé en B sur le manche isolant M, Co étant le conducteur métallique souple. Il s’échappe des bords amincis du cône une gerbe volumineuse de longs effluves qui se dirigent à la rencontre du pôle opposé.
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- Pour certaines applications médicales, un cordon souple met en communication le solénoïde du résonateur, dans sa partie inférieure la plus courte, avec une plaque mé-tallique posée sur le plancher ; le sujet à traiter se place sur cette plaque, les pieds nus. Il suffit de relier la partie supérieure du solénoïde, par un 2e cordon souple Co (fig. 18, N° i) au manche M sur lequel on visse en B, soit le pinceau métallique P, soit le cône métallique ci-dessus ; ces excitateurs sont ensuite dirigés, à distance, sur les diverses parties du corps à traiter. Dans d’autres cas les excitateurs sont disposés ainsi qu’il a été dit à la page 19.
- Suivant le type adopté, le résonateur bipolaire de M. Lebailly est disposé soit verticalement, soit horizontalement ; il peut être indépendant de l’appareil de décharge (fig. if). Une notice accompagne chaque appareil.
- Ses applications, comme pour celui de M. le Dr Oudin (fig. 16), sont générales, elles peuvent s’étendre à la télégraphie sans fil ; un des pôles peut être mis à, la-terre et l’ordre des connexions peut être inversé.
- OZONÊ
- Les courants de haute fréquence et de haute tension, nous l’avons vu, conviennent à la formation de l’ozone ; mais, pour éviter la production d’acide azoteux, les décharges, sous formes d’effluves, doivent être silencieuses et obscures, ainsi que l’a démontré M. le Professeur Berthelot ; il faut, de plus, éviter l’élévation de la température par une circulation de liquide réfrigérant.
- Eu 1894 (Bulletin de la Société française (ïElectrothérapie, février i8gf), M. le Dr Oudin a décrit un générateur d’ozone fonctionnant parfaitement avec les courants de haute fréquence ; il convient au résonateur de la fig. 16. Ce générateur d’ozone se compose d’un ' cylindre extérieur de verre autour duquel est enroulée une spirale de fil que l’on relie au secondaire du résonateur ; à l’intérieur de ce cylindre,parallèlement à son axe, se trouve un tube de verre dans lequel on a fait le vide et qui sert de seconde armature à l’appareil.Dans le cas de l’emploi du bipolaire,une deuxième spirale peut être employée, elle est fixée à l’intérieur d’un deuxième tube de verre : l’air ou l’oxygène à électriser circule entre ces tubes de verre traversés par les effluves.
- Nos appareils à ozone,tubulaires, à circulation d’eau, peuvent être actionnés par les résonateurs ci-dessus ; il en est de même pour celui à grand débit (2V° 3og8 de notre catalogue d’Electricité de igoo), ce modèle convient à l’électrisation de l’air d’une grande salle et aux inhalations à prises multiples. (Voir notre catalogue d'Electricité, 38 Partie, igoo, et le tarif qui termine cette notice .
- N. B. — Cette longue notice démontre que les courants de haute fréquence et de haute tension, obtenus avec les appareils décrits, permettent la réalisation de brillantes expériences dont les applications nous réservent encore bien des surprises ; ils constituent un puissant moyen d’action pour les applications thérapeutiques. Il convient de vulgariser ces appareils devenus classiques. — Voir le tarif à la fin de cette notice.
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- EMPLOI DES MACHINES STATIQUES
- POUR LA PRODUCTION DES
- COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE & de HAUTE TENSION
- Notre tarif-notice de Mai 1899 : “ Electricité statique. — Machines de Wims-hurst ”, donne la description complète des appareils et dispositifs qu’il convient d’employer. Se reporter à cette notice. Les effets dermatologiques obtenus avec ces machines sont bien moins puissants que ceux donnés par les résonateurs qui viennent d’ètre décrits.
- APPAREIL POUR RÉALISER LES EXPÉRIENCES
- SUR LA
- LUMIÈRE FROIDE DE MOORE
- {Voir le tarif qui termine cette Notice)
- Les belles expériences de Tesla ont montré la possibilité de rendre les gaz raréfiés assez lumineux, sous l’influence des courants de très haute fréquence, pour permettre de prévoir un éclairage nouveau appelé « lumière sans chaleur », (pages Q-if), dont la production économique serait une question de l’avenir.
- Récemment, aux Etats-Unis, M.M. F. Moore a repris ces expériences intéressantes que l’appareil de la fig. 20 permet de reproduire ; il comprend dans son ensemble :
- Fig. 20
- T. — Lampe à lumière froide : c’est un simple tube de Geissler, avec le vide des tubes de Tesla.
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- H est le transformateur de l’énergie ; il est à un seul circuit et il fonctionne par extra-courant,semblable ainsi à celui imaginé, vers 1853,par le Prof. A. de la Rive, sous le nom de condensateur électrique. Le trembleur-interrupteur périodique employé par M. Moore est en N : c’est un trembleur ordinaire de Neef, mais il est entièrement renfermé dans un tube en verre, vide d’air ; il supprime ainsi, en grande partie, l’étincelle de rupture des interrupteurs ordinaires, périodiques, employés avec les bobines d’induction de Ruhmkorff.
- En 1884, (Lumière électrique, Tome XIII, page 2y), M. C.Kirn, pour exciter une bobine d’induction, a décrit un interrupteur à mercure, dans le vide, qui lui aurait donné les résultats les plus satisfaisants, même après un temps de service assez considérable.
- L’appareil de la fig. 20 fonctionne avec un courant de faible débit.
- E- DUCRETET.
- P.S. — Consulter notre notice illustrée sur les appareils de M. le Professeur Elihu Thomson, des Etats-Unis, pour répéter ses belles expériences : Répulsions et rotations électrodynamiques par les courants alternatifs produits soit avec l’alternateur Al (ci-dessus fig. 13),soit avec les courants alternatiJ s distribués à domicile,ainsi qu’il a été dit ci-dessus.
- Consulter aussi les notices de £. Ducretet, spéciales, énumérées à la fin du tarif qui termine cette notice.
- .ç.-
- Tarif, page 2L
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- Décembre igoo.
- TARIF
- COURANTS DE HAUTE FREQUENCE
- ET DE
- HAUTE TENSION
- Appareils de MM.E. THOMSON, TESLA, D’ARSONVAL Résonateurs de M. le Docteur OUDIN Résonateur bipolaire de M. LE BAI LL Y
- CONSTRUITS PAR
- E. DUCRETET*
- 75, Rue Claude - Bernard, à PARIS (5* 1 2 3 4 5 6 7 8 9 *)
- GRANDS PRIX AUX EXPOSITIONS UNIVERSELLES
- PARIS 1889 — ANVERS 1894— BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- Les N0* de figures indiqués sont ceux de la notice illustrée. Elle est terminée par une note sur la « Lumière froide de Moore ».
- N. B. — Les frais de port et d'emballage sont à la charge de l'acheteur et les marchandises voyagent à ses risques et périls.
- SÉRIE fl
- Francs.
- 1. Appareil de Tesla, petit appareil classique (fig. i) avec les accessoires (fig. a) nécessaires aux expériences décrites. Le transformateur T'est isolé dans une cuve à huile isolante. Prix sans l’huile, ni la lampe L' ... . 180 11
- 2. Huile minérale isolante, 5 kilogs, à 1 fr. 40........................... 7 »
- (Le bidon se facture en plus).
- 3. Poignées métalliques (page 3), nickelées. La paire...................... 6 »
- 4. Tube de Tesla sans électrode. Petit modèle.............................. 5 »
- 5. Lampe de Tesla à filament long et fin, à 2 électrodes. Modèle cylindrique . 8 50
- 6. Tubes de G-eissler à poudres phosphorescentes, la pièce................. 6 »
- 7. — — à liquide fluorescent, la pièce....................... 7 »
- 8. — — à dessins variés ; série de 6 tubes N» 2.............. 15 »
- 9. Bobine de Ruhmkorff N- 5: trembleur de Neef simple, inverseur Bertin
- du modèle classique. Cette bobine d’induction donne des étincelles de 75^
- de longueur....................................................... 225 »
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- TARIF DE E. DUCRETET A PARIS
- 25
- 10. Même modèle, N° 6 ; donne des étincelles de 100”/m de longueur..........
- 11. Petit appareil de M. le Docteur d’Arsonval pour l’application thérapeu-
- tique des courants de haute fréquence et de haute tension à l’électrisation par autoconduction {pages 3 et y de la notice). Il comprend le solénoïde {fig. g, N-' ag) et l’appareil à décharge {fig. iy) ; il fonctionne avec les bobines ci-dessus...................................
- (Voir le tarif complet “Rayons X” et notice)
- S É R I JE i%'° »
- AVEC FORTES BOBINES DE RUHMKORFF, (fig-4àis).
- Les premiers en France, nous avons réalisé les brillantes expériences de Tesla, avec les appareils de notre construction, au fur et à mesure de la publication des savants travaux des auteurs. Nos notices successives ont rendu compte de ces expériences.
- Les bobines de Ruhmkorff (transformateurs à haute tension) nécessaires pour réaliser cette seconde série d’expériences, doivent être puissantes : nos nouveaux modèles conviennent {fig. f). Ces transformateurs de l’énergie électrique donnent des étincelles chaudes, nourries et continues et les effets obtenus sont plus puissants que ceux que donnent les modèles à étincelles se rapprochant de celles des machines statiques, l'énergie en jeu étant moins grande dans ce dernier cas.
- 12. Série A — Bobine de Ruhmkorff N’ 8 grand modèle classique, avec deux
- trembleurs-interrupteurs sur le socle Donnant 20c/,n de longueur d’étincelle
- 13. Série B. — Bobines de Ruhmkorff {fig. j et 6), à trembleur-interrupteur
- indépendant : N° 7 ter, de 20 c/m de longueur d’étincelle
- N° 8 bis, de 26 —
- N" 9, de 30 — —
- N» 10, de 35 — —
- N° l'J, de 40 — —
- N» 12, de 50 — —
- 14. Addition d’un tiroir recevant le condensateur de la bobine . 15 — 17 — 20 —
- 14 bis. Addition au condensateur des bobines NuS 11 et 12 d’un collecteur à manettes {page 5 de la notice)..................................................
- 15. Excitateur double, à charnières EE’ (Jig. ia), en aluminium. Il sert à
- limiter la longueur de l’étincelle, suivant le N° de la bobine. (Tarif
- Rayons X).......................................20 » — 25 » —
- 16. Interrupteur à mercure, indépendant, à moteur ; suivant la notice et la
- ûgure ...............................................................
- 17. Barrette isolante avec borne et plomb fusible formant coupe-circuit. Elle
- se place directement sur la borne d’entrée du courant dans l’inducteur des bobines.....................................................6 » —
- 290 »
- 100 »
- 600 »
- 400 » 500 » 700 » 850 » 1000 » 1500 » 25 »
- 80 )>
- 30 )>
- 235 »
- 7 »
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- NOTICE DE E. DUCRETET A PARIS
- 18. Rhéostat à curseur mobile. Il sert à faire varier la vitesse du moteur de
- l’interrupteur N° 16 actionné par une petite batterie d’accumulateurs.
- Avec curseur mobile à la main ou au moyen d’une manivelle. 35 » — 45 »
- 19. Le même, pour faire varier le courantqui circule dans l’inducteur des bobines
- ci-dessus..................................................35 » — 45 »
- 20. Le même à trois bornes, pour l’emploi de l’interrupteur n° 16 directement
- avec le courant continu distribué à 110 volts (fig. 12). ... 40 » — 50 »
- N. B. — Pour les accessoires et pour l’énergie électrique : accumulateurs, courant distribué, dynamos, piles, etc., voir notre catalogue d’Electricité et les tarifs spéciaux. Les piles du Dr Vincent sont d’un bon emploi (tarif spécial).
- 21. Oscillateur e pour la décharge oscillante (Jig. 6)...................... 25 »
- 22. Condensateurs (bouteilles de Leyde) Co, en double série suivant la ûg. 6.
- Modèle de 4 bocaux moyens............................................. 55 »
- — 6 bocaux plus grands........................................ 70 »
- N. B —Nous préférons, après essais comparatijs suivis, Vemploi des bocaux de Leyde à celui des condensateurs plats à lames de verre ou de micanit, suivant détails de la page 12 de la notice.
- 23. Solénoïde S servant de source de courant de haute fréquence à utiliser pour
- les expériences ou pour les applications thérapeutiques. Sur socle,
- avec colonnes et bornes ; en gros 111 de cuivre rouge (S fig. 6)...... 25 »
- 24. Le même avec réducteur (RE jig. i3)....................................... 50 »
- 25. Poignées en laiton nickelé, avec borne d’attache (P. fig. 6). La paire ... 6 »
- 26. Poignée en laiton nickelé, modèle double Pi P-2 (fig- 6), avec douille
- interposée pour lampe à incandescence L ; avec lampe spéciale cylindrique de forme longue, disposée parallèlement à la poignée. Les 2 électrodes, très éloignés Vun de Vautre, évitent l'inconvénient de laisser passer les décharges entre eux.............................................. 25 »
- 27. Lampes spéciales de 120 à 150 volts. Seules............................... S 50
- 28. N. B. — A la demande nous construisons des bahuts en bois, au choix des
- Docteurs ; ils reçoivent à l’intérieur et sur le dessus les appareils décrits (page 8 de la notice).
- 29. Solénoïde S (fig. g) pour recherches physiologiques (page y), avec glaces
- de fermeture et trous pour la circulation de l’air.......................... 45 »
- 30. Solénoïde pour la tête ou pour le cou d’un homme.......................... 22 »
- 30 bis. — le bras d’un homme (page y)................................. 25 »
- 31. — le corps entier d’un homme, pour les traitements par auto-
- conduction (M. le Dr d’Arsonval).Les dimensions sont données à la page
- 7 de la notice. Avec poulies. Double circuit (suivant MM. les Docteurs Gautier et Larat)...........................................................ICQ »
- 32 Solénoïde pour le corps entier d’un homme, modèle pliant, facilement
- transportable. Sans système de suspension.................................. 250 »
- 33. Résonateur de M. le Dr Oudin ; il s’emploie directement avec les bobines d’induction ci-dessus, (fig. 16 à ig). Il fera l’objet d’un chapitre spécial ; de même pour le modèle bipolaire ..................................................... » »
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- NOTICE DE E. DUCRETET A PARIS
- EXPÉRIENCES A HAUTE TENSION
- Les appareils de la première partie de cette Série 2 servent aux traitements médicaux parla haute fréquence. Pour les recherches physiologiques et les expériences de cours et de conférences il faut ajouter ceux qui suivent :
- 34. Accessoire I pour les effets de self-induction, avec une lampe (fig. y) . . 8 »
- 35. — I — — avec deux lampes (Jig. y). . 10 »
- (Le solênoide S est celui ci-dessus N° a3).
- 36. Boucle I allant dans l’intérieur de S (fig. g), avec la lampe (/ig. io) ... 8 )»
- 37. Transformateur T R’ (fig. 8), avec cuve à huile isolante H de dimen-
- sions moyennes. Sur socle avec bornes, sans l’huile isolante.........115 »
- 38. Huile minérale isolante (suivant len• a) : il en faut lOkilog........... » »
- 39. Excitateur É (fig. 8), pour les étincelles transformées (page 8}........ 40 »
- 40. Poignées métalliques des n‘s 25 et 26 et la lampe n- 27................. » »
- 41. Tube de Tesla (page 8) sans électrodes ; semblable à celui du n° 4 mais plus
- long. Il a 90 à 103 c/m de longueur (voir au n° 8j )................. 6 »
- 42. Lampe de Tesla à filament long et fin, à 2 électrodes (N° a y).......... 8 50
- 43. — — à un filament et une seule électrode . ............... 6 »
- 4L Tube de Geissler avec électrodes ; de 70 c/m de longueur................ 10 »
- 45. Tubes de Geissler divers . ...............12 » — 15 » — 20 ;> — 25 »
- 46. Appareil à 2 cercles métalliques, concentriques, pour produire la nappe de
- feu et l’ozone, suivant la page 10 de la notice. Avec supports et colonnes pour prise de courant . .................................. 40 »
- (Dans certains cas, iljaut mettre un des cercles à la terre).
- 47. Grande surface métallique,servant de champ électrostatique (pages g et io)
- Avec fils de suspension isolants. Dimensions 100 X 60 centimètres (variables à la demande). . . ............................................. 18 »
- 48. Dispositif pour réaliser l’emploi du transformateur à haute tension sans
- cuve à l’huile (page io). Les 2 solénoïdes réunis sur un même socle, avec bornes. Sans l’appareil à décharge (fig. i et iy).................125
- N° 3
- GRAND APPAREIL AVEC ALTERNATEUR
- Les effets les plus puissants, pour les applications tant médicales qu’expérimentales, sont obtenus avec un alternateur, l’énergie électrique en jeu étant plus considérable. Les figures 13 et 14 montrent les appareils em-ployés (page il). Soit :
- 49. Alternateur Al (jig. i3) ; il donne un courant alternatif de 110 à 120 volts, 8 ampères (page n). Seul.....................................
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- TARIF DE E. DUCRÉTET A PARIS
- 50. Ampèremètre thermique, pour courants alternatifs ; allant à 12 ampères.
- 51. Voltmètre thermique, pour courants alternatifs allant à 120 volts . .
- N. B. — Les voltmètres et ampèremètres thermiques conviennent aussi au courant continu ; ils sont apériodiques (voir le catalogue général).
- 52. Petite dynamo à courant continu pour l’excitation de l’alternateur Al, elle
- est de 25 volts et 8 ampères (page ia)..........................
- Cette excitation peut être obtenue par une batterie de i5 accumulateurs 0voir le catalogue général).
- 53. Interrupteur bipolaire In (fig. i3), en boîte.......................
- 51. Plomb fusible ; coupe-circuit b, sur porcelaine......................
- 55. Bobine de self-induction R, (Jig. i3, page ia) à réglage............
- 56. Transformateur à haut potentiel (T R Jig. i3); son circuit induit est en-
- tièrement renfermé dans une boîte remplie de notre mélange isolant(page72)
- 57. Oscillateur e, pour la décharge oscillante..............• . . . .
- Cet oscillateur, semblable à celui du n~ ai, peut se placer dans le champ magnétique du Faraday N- 6a.
- 58. Condensateur Go (suivant le n’ aa) de six bocaux (fig. i3)..........
- 59. Solénoïde S, avec réducteur (R E fig. i3) ; prix du n- 24...........
- '60. Chalumeau en verre pour souffler en e sur l’étincelle de décharge (page ia). Avec pied articulé et pied lourd....................................
- 61 Détendeur-régulateur de pression ; amenant à basse pression réglée, au chalumeau n* 60, les gaz comprimés servant au soufflage de l’étincelle. (Ce détendeur est celui de la Jig. 3 de la notice des autoclaves stérilisateurs et machine d’Armstrong simplijiée par E. Ducretet).
- 62. Electro-aimant de Faraday; modèle vertical FA et EE’ (fig. i3 et 14, page /3).Pour le soufflage magnétique de l’étincelle ene; modèle simplifié. (U faut 6 accumulateurs pour actionner ce Faraday).
- N. B. — En ajoutant à ce grand appareil les solénoïdes divers des nos ag à 3a, ainsi que les poignées métalliques des n-*a5 et 36, le matériel puissant est complet pour les applications thérapeutiques.
- EXPÉRIENCES A HAUTE TENSION
- Les appareils qui suivent, ajoutés à ceux ci-dessus de la série 3, permettent de réaliser des expériences de cours et de conférences des plus brillantes (page ia de la notice).
- 63. Transformateur TR’ (fig. 8) avec cuve à huile isolante H, de plus grandes
- dimensions qu’au n° 37. Sur socle avec bornes (pages 8 à i3 pour détails)
- 64. Huile minérale isolante (suivant le n° a) : il en faut 15 kilogr..
- 65. Excitateur E (Jig. 8). Comme au n° 39.............................
- N. B. Pour produire les effets delà foudre, suivre les instructions données à la page ij de la notice “haute fréquence”.
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- TARIF DE E. DUCRETET A PARIS
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- Les tubes de Tesla, de Geissler, etc.,pour ce grand appareil, ainsique les champs électrostatiques n°s 46 et fy restent identiques,de même pour les divers accessoires.Pour les grandes bobines de Ruhmkorfl de ôo et de8o centim. de longueur d'étincelle, nous construisons des transformateurs 1R' de plus grandes dimensions qu'au N° 63 ci-dessus.
- SÉRIE ^
- RÉSONATEUR DE M. LE D' OUDIN
- Résonateur bipolaire de M. Lebailly
- Notre notice à la page i5 (fig. 16,) donne les détails de construction de cet appareil (déposé). Le cylindre O est fixe, les bouteilles de Leyde ne servent pas de support aux boules de Voscillateur, la monture du galet mobile G (déposé) évite Véchappée du galet sur le jil du cylindre O, qu'il ne doit pas quitter pendant son déplacement sur le solénoïde. La boite de l’oscillateur telle qu'elle est disposée évite les inconvénients qui résultent de la formation d'acide hypoazotique pendant les décharges.
- Le résonateur de M. leD1' Oudin donne une transformation beaucoup plus élevée que celle donnée par les transformateurs de Tesla que nous venons d’énumérer, aussi donne-t-il des effluves et non des étincelles de la nature de celles qui peuvent jaillir en E (fig. S) avec les Tesla. Nous avons indiqué l’emploi du résonateur Oudin pour la télégraphie hertzienne sans fil. Il fonctionne parfaitement avec les bobines de Ruhmkorjf de 25 à 5o c!m de longueur d’étincelle. Nos matériels avec bobines 8 bis étanttrès répandus (Rayons X), ce matériel peut être ainsi aisément complété.
- Par de récentes applications thérapeutiques MM les Drs Oudin, Doumer, Jennings, A. Vincent, Ed. Xavier, ont montré que l'emploi du résonateur du Dr Oudinpouvait se généraliser avec succès.
- Dans notre modèle actuel, le résonateur O peut être rendu indépendant des bouteilles de Leyde LL',comme dans la fig. iy. Il est alors possible de faire divers groupements et de mettre en AR les solénoïdes n°s a3, 2g, 5g, et de reproduire, par suite, quelques-unes des expériences de Tesla indiquées aux pages 6 et y de la notice et d’actionner les appareils à ozone du Dr Oudin et divers.
- On peut aussi, de cette façon, faire l’application du résonateur double, en accouplant en tension deux résonateurs proprement dits, indépendants, avec wiseul oscillateur à 3 boules accompagné de 2 bouteilles de Leyde.Ces organes étant aussi montés sur un socle indépendant.
- 66. Résonateur de M. le Dr Oudin ci-dessus décrit et de construction très soignée (fig. .......................................................
- 67. Résonateur double, suivant la notice. II comprend :
- A. — S résonateurs proprement dits, seuls, montés chacun sur un socle indépendant, chacun à 230 ..........................................
- B. — 1 Oscillateur à 3 sphères,avec 2 bouteilles de Leyde (fig. iy) sur le
- même socle ; suivant la notice...............................
- >67 bis. G. — Oscillateur à 3 sphères ; celle centrale, isolée, peut se mettre à la terre ; sans condensateurs...........................................
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- 68. Résonateur Oudin bipolaire deM. Lebailly (Bté S. G. D. G.) ; ses avan-
- tages sur le résonateur unipolaire et sur le double, pour les applications médicales, sont indiqués dans la notice. Complet suivant la üg. 16 pour l’ensemble. Avec deux curseurs mobiles. Avec notice............
- 69. Excitateur à pinceau métallique, de M. le Dr Oudin (A0 i,Jig. 18). . . .
- 70. Excitateur à cône métallique : le cône seul (page ao)...................
- 71. Excitateur sonde de M. le JDr Doumer (3,Jig. 18)................ . .
- 72. Excitateur pour fil souple (a, fig. 18) ; avec 2 mètres de ganse métallique
- lorsée (page iy de la notice).......................................
- 73. Ganse métallique torsée, le mètre . :...................................
- 74. Pointe de M. le Dr Doumer, de 20 cm de longueur et 4 cm de diamètre à
- la base. Pour les effets de tension. Sans support...................
- 75. Excitateur à plaque métallique souple et manche isolant, pour diriger les
- effluves des résonateurs au travers du corps (page ig). Prix suivant les dimensions de la plaque........................... 14» —
- 76. Excitateur médical de M. le D1' Albert-Weill (fig. ig). Sans ou avec écrin
- gainé................................................... 45 » —
- 7 7. Excitateur à décharge pour l’application des courants de Morton. Il peut servir avec les résonateurs Oudin...........................................
- 78. Excitateur de M. le Dr Vigouroux........................................
- 79. Excitateur de M. le Dr Oudin (page ig) sans ou avec écrin gainé. . 50 »
- 80. Conducteur souple très isolé, avec gutta et caoutchouc, pour courant de
- haute tension (tarif Rayons X). Le mètre............. ..............
- 81. Bahut en bois noir, à portes vitrées, recevant le matériel nécessaire pour /
- lse expériences de Haute fréquence et les Rayons X. Bobine, rhéostats, résonateur Oudin, trembleur à moteur, accumulateurs, petit tableau de distribution avec voltmètre, ampèremètre, interrupteur, coupe-circuit, communications très isolées. Le Bahut seul, y compris les frais de montage des appareils........................................... ....
- N. B. —A la demande nous adressons une photographie de ce bahut complet.
- MACHINES STATIQUES et DIVERS
- Lumière froide de Moore
- 82 Machines de Wimshurst disposées pour obtenir les courants de haute fréquence suivant M. le Professeur Dr Leduc (de Nantes) et M. le Dr Weill (de Paris) page 22 de la notice et tarif spécial des Machines de Wimshurst.
- 83. Appareil de démonstration pour réaliser les expériences sur la lumière froide
- a dite de Moore » ; fig. ao, seul..................................
- 84. Tubes de Tesla (T Jig. ao). Série de trois tubes, la pièce.............
- 350 » 25 » 5 50 20
- Y»
- 15 » 1 30
- 10 »
- 16 ».
- 60 »
- 40 »
- 40 »
- 65 »
- 4 »
- 180 »
- 70 » 10 »
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- TARIF DE E. DUCRETET A PARIS
- 31
- PRODUCTION DE L’OZONE
- ( Voir le tarif spécial)
- 85. Générateur d’ozone, tubulaire, à double circulation d’eau de réfrigération
- (modèle E. D. déposé). Complet avec éprouvette à pied et robinet à la partie inférieure...................................................
- N. B. — Cet appareil est d’un très bon rendement ; plusieurs de ces générateurs peuvent être groupés en batterie. Ainsi qu’il est dit dans la notice ci-dessus, les courants de haute fréquence et de haute tension peuvent être employés, (de même pour les N°s 86 et 8p) pour actionner les générateurs dozone.
- 86. Bobine de Ruhmkorff donnant 30 % de longueur d’étincelle. Avec inverseur.
- N. B. — Il faut une de ces bobines par générateur d’ozone s’ils sont groupés en batterie. Bobines plus fortes aux N0’ g. io, 12, i3.
- 87. Transformateur marchant directement sur le courant alternatif distribué
- à 100 et 110 volts qu’il élève à environ 4000 volts. Il peut actionner directement les générateurs d’ozone. Ce transformatexir se branche directement sur la distribution comme une lampe de 16 bougies..............
- (Nos 2g5f — 3og6 du catalogue d’électricité de igooj.
- 88. Accumulateurs, piles diverses et piles de M. le Dr Vincent, rhéostats, etc.
- etc. ; voir le catalogue d’électricité de 1900 et le tarif spécial des appareils à ozone et accessoires.
- E. DUCRETET.
- N. B. — Consulter la liste des notices illustrées éditées (en venté) par la maison E. Ducretet. Elles sont remises gratuitement aux acquéreurs des appareils décrits.
- 40 »
- 130 »
- 125 »
- E. D.
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- 39. 937. — lmp. BARÉ à Guise (Aisne)
- p.n.n. - vue 34/36
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- p.n.n. - vue 35/36
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- 39.937.-
- Imprimerie
- BARÉ à Guise (Aisne).
- p.n.n. - vue 36/36
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