L'attelage automatique Boirault
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- L’Attelage
- Automatique
- Boirault
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- L’ATTELAGE AUTOMATIQUE BOIRAULT
- EXPLICATIONS TECHNIQUES
- L’appareil vu de face montre sa plaque d’accouplement, laquelle présente en diagonale deux tenons munis d’œillères et deux ouvertures correspondantes, encadrées de guides formant entonnoir. Cette plaque se fait en fer
- VERROUS OUVERTS VERROUS FERMÉS
- forgé et peut subir sans rupture un effort de traction de 7 5 tonnes.
- Lorsque l’on pousse deux wagons l’un vers l’autre, les tenons de chacune des plaques sont conduits par les guides dans les ouvertures de l’autre, et le tenon supérieur, qui porte une nervure formant plan incliné, soulève le cliquet et libère les verrous qui, poussés par le ressort conique, à l’aide du balancier, viennent brusquement assurer un double attelage parun quadruple verrouillage.
- Les deux ouvertures que l’on voit sur la plaque d’ac-
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- WAGON ATTELÉ DANS UNE COUSUE DU. MK) MÈTRES
- RUPTURE DATTELACE.
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- couplement correspondent respectivement an frein Westinghouse et au chaull'age à la vapeur.
- Au moment de l’attelage, ces ouvertures se superposent, leur étanchéité est parfaite. (Kn ligne droite comme en courbe. .
- Les chaînes de sûreté sont fixées une fois pour toutes aux appareils et elles remplissent les mêmes fonctions que maintenant. (Voir photographie rupture d’attelage ci-contre. )
- Pour dételer, il sul'lit de tirer sur les chaînes de manœuvres pour dégager les verrous. Cette opération s’effectue indifféremment d'un côté onde l'autre des wagons.
- Après le décrochage, automatiquement, les appareils sont toujours prêts, sans aucune manœuvre, pour un nouvel accouplement.
- L’appareil se compose de deux parties, l'une boulonnée dans le crochet de traction et l’autre coulissantdans la première avec une course plus grande que celle des tampons.
- HISTORIQUE PARLEMENTAIRE
- Le <) février iooâ, M. Gauthier, Ministre des travaux publics, déclarait à la Chambre qu’il prescrirait aux Compagnies l’usage de l’appareil automatique, en raison de son intérêt hautement humanitaire. Comme conclusion au débat soulevé par .MM. Vaillant et Gentil, la Chambre adoptait la résolution suivante :
- « La Chambre, convaincue qu’il est dès à présent possible d’améliorer les conditions de sécurité du travail dans l’exploitation des chemins de fer, invite le Ministre des travaux publics à poursuivre l’adaptation au matériel du système de l’accrochage automatique. »
- Dans son rapport sur le budget des chemins de fer de l’Ktat pour l’exercice 1007, M. Régnier, député, disait :
- « Nous souhaitons vivement, après l'avoir vu fonctionner, que son adoption soit imposée par une loi à toutes les Compagnies et que notre Gouvernement essaye par une entente internationale d'en généraliser partout l'adoption. «
- Dans la séance du 20 novembre 1007, M. Lauraine
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- appelait l'attention de AL le Ministre des travaux publics sui'l’accrochage des wagons, en énumérant combien d’accidents mortels, chaque année, les statistiques nous faisaient connaître.
- M. le Ministre des travaux publics, répondant à Al. Lauraine, déclarait que les Chambres pouvaient compter sur lui pour prendre les mesures nécessaires afin de poursuivre les expériences de l’attelage automatique, qui intéressaient au plus haut degré la sécurité des travailleurs sur tous les réseaux de chemins de fer.
- Dans la séance du 26 novembre 1907, M. Vaillant renouvelait la question posée la veille et Al. Berteaux, président de la Commission du budget, déclara qu’il était tout à fait nécessaire de mettre un terme aux accidents mortels qui se produisaient, hélas! trop souvent.
- Dans la séance du 2I! mai 1009, M. Betoulle donnait lecture à la Chambre d’une lettre, qui lui avait été adressée par le Syndicat national des Chemins de fer, relatant la catastrophe d’Allassac, catastrophe due à une rupture d’attelage.
- Répondant à cette lettre, M. le Ministre des travaux publics disait : « J’ai promis de faire procéder sur le réseau de l’Llut à des expériences et j’ai expliqué à la Chambre que ces expériences ne pourraient être décisives qu’à la condition d’être assez prolongées. J’ajoute qu’à l’heure actuelle elles ont donné des résultats satisfaisants et que par conséquent je donnerai à ces expériences les suites qu’elles comportent. »
- Le 24 décembre 1909. — AL Rudellc, député, demande à AL le Ministre des travaux publics si, dans les crédits demandés pour le réseau d’Ètat, il y en a pour la généralisation de l’attelage automatique.
- AL Millcrand répond qu’il s’intéresse d’une façon toute particulière à la question, que les expériences ont donné d’excellents résultats et qu’il ne négligera rien pour aboutir le plus vite possible à la généralisation.
- 27 janvier 1910. — M. Bussat rappelle les déclarations favorables apportées à la tribune de la Chambre par MAL lîarthou et Millcrand et il insiste, avec MAL Roblin
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- cl Rudcllc, pour l'adoption immédiate de l'attelage Boi-rault au réseau de l'Etat.
- AI. Millerand indique qu’il a demandé au Comité de l’exploitation technique d’étudier si l’appareil amovible permet d’adopter l’attelage automatique aux wagons d’un ou plusieurs, réseaux et il ajoute que, dès qu’il aura le résultat de cette étude, l’exécution suivra immédiatement.
- Ai janvier 1010. — M. Dubois lit à la Chambre une lettre de cheminots, que lui et son collègue Al. Chailley ont reçue, et qui réclament instamment l’attelage Boirault.
- rr février. — Al. Lhopiteau intervient très longuement; il est appuyé par Al Al. Vaillant, (iroussicr, Allemane, Ales-simy, et la Chambre vote le projet de résolution suivant accepté par le Ciouvernement, d’accord avec la Commis sion du budget.
- « La Chambre invite Al. le Alinistre des travaux publics à prescrire aussitôt que possible l'attelage automatique des wagons sur les divers réseaux et à en faire munir tout d’abord le matériel des chemins de fer de l’Ixtat. »
- 2 avril iqio. — Al. Antide Boyer, sénateur, réclame à nouveau l’appareil Boirault cl Al. Atillcrand. Ministre des travaux publics, déclare que, dès qu’il sera en possession d’un avis favorable du Comité technique, il appliquera immédiatement l'attelage automatique au réseau de
- notât.
- LOXTKAIT DU RAPPORT DU Al. Al.MOXl)
- Si-:NATuun, Rapporteur du Budoet dus Travaux Buhmus (Exercice hjio).
- * Dépense. — L’adaptation de l’appareil d’attelage auto-« matique au réseau de l’Ouest-Etat entraînerait, pour ses « 55 ooo véhicules, une dépense totale d'environ i,5 millions, « compris les io ooo appareils amovibles nécessaires pour « armer les wagons étrangers pénétrant sur ce réseau.
- « Cette dépense, qui pourrait se répartir sur trois années, « serait atténuée par les économies estimées dans le der-« nier tableau ci-dessous :
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- r,
- « DÉPENSES SUSCEPTIBLES n’ÉTKE ATTENUEES PAU LA « GÉNÉRALISATION DK L’ATTELAGE AUTOMATIQUE SUR LE « RÉSEAU « OuEST-JCtAT ». (EXTRAIT DU RAPPORT DE M.
- « Craigne, député, sur le budget général des chemins « de fer de l’Etat, pour l’exercice iqio. »
- ÉTAT OUEST TOTAUX
- Machines de manœuvre (Ouest : pages 258 et 2S>). (État pages a 1.4 et =o5) OTS.noO 1,7)05.200 5 . O U .1*0(1
- Chevaux de manœuvre (Ouest; pages 251! cl :5<j). (Etal : pages 2<r| et 2! ir). - . SX.1)00 400.000 4(1-4,000
- 1 ndemnités pour avaries, retards (Ouest : pages 2?!! 2?iR. (Etal: p. 2up 21 c) 1.90(1,1100 .1.020.000 ti.S20.000
- Entretien des voilures et wagons (Ouesu pages 2G1-261). {Ivtat: p.guU-2071 . 7).".‘iO.OI 10 in.:iii».ooo 1-4.510. II! Kl
- Indemnités pour accidents (Ouest : pages 2611-204. ( Etat ; page jf>). , • 2 El'l;I(l ;i29.0'i0 740.(100
- Totaux (i.orwi.üio -in 171. m 2*141)1, SllO
- « Ce chilire de 52Q.n5n francs acté obtenu pmportion-« nellement au chilire indiqué pour l’Ktat. »
- « Economies actuelles qui pourraient être réalisées
- Ci SUR LES DÉPENSES CI-DESSUS PAR L’ADOPTION DE L’aT-« TKLAGE AUTOMATIQUE AU RÉSEAU OüEST-KtAT ».
- Machines de manœuvre, 3oenviron
- sur .E041.200 francs.............i.oio.cnx)
- Chevaux de manœuvre, 5 % environ
- sur 404.000 francs ................ 2.5.000
- Indemnités pour avaries et retards,
- 20 environ sur 5.820.000 francs. 1.164.000
- Entretien des voitures et wagons,
- 10 “/n environ sur i4.d10.ooo francs. 1.400.000 Indemnités pour accidents, 3o"„ environ, de 74Q.000 francs, pour tenir compte des accidents 11e provenant pas d’attelages................. , . 224.700
- A Reporter.............4.320.700
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- Report.
- 4.020.700
- A déduire :
- Une somme de Soo.ooo francs représentant, approximativement, les frais de manutention des appareils amovibles aux gares de transit . , 000.noo
- Total des économies. . . Lrs. 4.823.700
- « Les frais de manutention des appareils amovibles dis-« paraîtront au fur et à mesure de la généralisation sur les « autres réseaux.
- t 11 nous est difficile de ehilfrer les économies résultant « de la diminution delà main-d’œuvre, ces dépenses n’étant « pas isolées dans le projet de budget.
- «Au moment où le réseau d’Élat s’engage dans une « dépense globale de plus de Oon millions pour des travaux « de premier établissement, il nous a semblé indispensable « d’appeler l’attention sur une question étudiée par lui et « qu’il serait nécessaire de résoudre définitivement. »
- Ce rapport consacre officiellement les avantages suivants que présente l’appareil BOIRAULT.
- AVANTAGES DE TOUTE NATURE
- L’installation des appareils définitifs sur wagons se fait en quelques minutes, sans entraîner aucune modification aux véhicules.
- L’axe de traction reste indépendant du système d’attelage, puisque tout l’effort passe par IVcil de chacun des crochets.
- Tout danger de disjonction imprévue est écarté, même en cas de rupture du gros ressort conique, car les verrous conjugués par le balancier ont leur mouvement parallèle et de sens opposé.
- L’accouplement des wagons munis de l’attelage automatique s'effectue sans le secours de personne, en serrant les uns contre les autres les wagons à accoupler. Par suite, quelle que soit l’importance de la rame, l’accouplement de tous les wagons qui la composent se fait d’un seul mouvement soit à bras, soit à la machine, selon le
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- cas. Le désaccouplement s’elVectue à l’aide d'une chaîne manœuvrée par un agent en dehors des tampons, d’un côté ou de l'autre des véhicules. La sécurité absolue du personnel chargé des manœuvres se trouve ainsi assurée.
- L’expérience a montré qu’un seul homme peut facilement désaccoupler une rame de 100 tonnes en un point quelconque des voies en pente des paires de triage. Cette faculté permet aux agents chargés de diriger les manœuvres de choisir, sur le plan incliné, le point d’où ils doivent lâcher les véhicules pour que ceux-ci ne parcourent que la longueur de garage disponible devant eux. Cette façon d’opérer, en supprimant pour ainsi dire les chocs entre les véhicules, réduit dans une très grosse proportion les avaries causées au matériel roulant et aux marchandises par le triage à la gravité tel qu’il sc fait actuellement. Les économies qu’une Compagnie de chemins de fer réaliserait de ce fait amortiraient rapidement les dépenses qu’entraînerait l’adoption de l’appareil d’attelage automatique faisant l’objet de cette notice.
- Ln outre, à l’heure actuelle, les gares de triage importantes deviennent toutes assez rapidement trop petites pour faire face au trafic sans cesse croissant. Il en est ainsi, parce que, avant de conduire les trains à la butte de triage, il est nécessaire de les garer pour enlever les chaînes de sûreté et relâcher l’attelage central. Avec la possibilité de conduire les trains directement au triage, la capacité des gares intéressées s’augmenterait de toutes les voies de garage sur lesquelles on prépare les attelages, sans compte]' que les wagons triés, qui pourraient à volonté être accouplés au fur et à mesure des manœuvres, occuperaient sur les voies le minimum d’emplacement.
- A tous ces avantages, il convient d’en ajouter un autre qui a également une très grosse importance : c’est celui résultant de la grande rapidité des manœuvres, rapidité qui ne saurait être contestée.
- L’accouplement de tout un train et la mise en tête de la
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- machine sont simultanés; le üésaccouplement n’exige que quelques secondes par attelage. Cette rapidité dans les manœuvres est un gros facteur de régularisation de la marche des trains; elle permettrait, en outre, une meilleure utilisation des véhicules, dont le séjour serait abrégé dans les stations sur le parcours des trains, ainsi que dans les gares de triage. De ce fait, une Compagnie de chemins de fer augmenterait la capacité d.e transport de son matériel roulant.
- L’automaticité de l’appareil se suspend et se rétablit très facilement. Ces opérations, ainsi que celle du désac-couplement, peuvent toujours s'effectuer par un seul homme, sans qu’il ait jamais besoin de passer d’un côté à l’autre du train.
- RÉPONSE A TOUTES LES OBJECTIONS
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- SOLIDITE OC L'APPAREIL
- L’appareil d’attelage automatique BOIRAULT se fait, maintenant, en entier en fer ou en acier forgé, ce qui permet de porter sa résistance bien au delà de celle envisagée pour les tendeurs : la Compagnie de l’LST, qui demande le plus, impose aux tendeurs une résistance d’essai de 05 tonnes à la traction. L’attelage automatique 1501-RAULT peut supporter une résistance de plus de
- tonnes.
- [I
- MANŒUVRES DANS LES GARES DE TRIAGE
- On conçoit très bien qu’un appareil nouveau améliore par de petits changements les méthodes suivies.
- Ainsi, par exemple, un train attelé automatiquement peut passer, sans aucune préparation préalable, au triage. On gagne, de ce fait, tout le temps employé actuellement au desserrage des tendeurs et au décrochage des chaînes de sûreté.
- A l’heure actuelle, il faut que les voies dans les gares de triage soient notablement plus longues que les trains à
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- former, attendu que les wagons, ne s'attelant pas entre eux, laissent toujours des intervalles inoccupés.
- De plus, comme il est impossible de dételer, avec l’attelage avis, sur une pente, il faut lancer tous les véhicules ou toutes les rames du haut de la butte de triage, ce qui entraîne pour les agents une manœuvre de freinage ou de calage, assez dangereuse, pour éviter les chocs violents d'accostage qui se produisent assez souvent malgré le zèle de tous.
- Avec l’attelage automatique lUHRAULT il n’en va pas de même. Les agents chargés de diriger le triage peuvent choisir, sur le plan incliné, les points d'où il conviendrait de lâcher les véhicules pour que ceux-ci parcourent la longueur de garage disponible devant eux.
- Les attelages se faisant automatiquement au fur et à mesure de la manœuvre, on gagnerait encore de ce chef, par rapport à ce qui existe, tout le temps employé pour l’attelage des wagons à l’aide de l’attelage à vis.
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- MAN (Kl J VUES PAR REFOULEMENT
- Lorsqu’il s’agit de lancer un wagon par refoulement, il n’est pas nécessaire, comme certains peuvent le croire, de séparer les wagons et de fermer les verrous. Il suffit pour cela soit de décrocher et de refouler, soit de décrocher au moment où le refoulement commence. Cette dernière façon d’opérer est même à recommander, car on évite ainsi, dans tous les cas, d’avoir à vaincre une réaction des attelages,
- Les manœuvres par refoulement peuvent aussi se faire parce que l’armement automatique de l’attelage ne peut être réalisé qu’après la séparation des véhicules, de sorte que. tant que la séparation ne s’est pas produite, on peut appuyer tant que l’on veut sur les véhicules sans qu’ils s’attellent.
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- TRAVERSES DE TÊTE
- L’attelage automatique BOIRAULT se montant sur la barre du crochet de traction sans apporter le moindre
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- changement à sa façon de travailler, il s’ensuit que les traverses de tête n’ont pas plus à souffrir de l'attelage automatique qu’elles n’ont à souffrir de l’attelage actuel.
- De plus en laissant aux appareils un mouvement de va-et-vient supérieur à celui des tampons, les chocs sont toujours supportés par ces derniers et les traverses de tête iront pas plus à en souffrir que maintenant.
- Y
- ATTELAGE EN COURBE
- Les appareils s’accrochent indifféremment en ligne droite ou en courbe : les guides permettent des différences de direction de 1O0 millimètres.
- Mais il est à remarquer que, dans les courbes, les tampons situés vers le centre peuvent être parfois en contact avant que les appareils puissent être accrochés; il faut alors comprimer une tile de tampons si ces derniers ne sont pas montés avec balancier. Dans ce cas, il faut un loger choc à la vitesse d'un homme au pas.
- 11 y a en service, aux Mines d’Ànzin, des attelages automatiques BOIRAULTqui s'attellent dans des courbes oii il faut desserrer le tendeur pour y passer avec l’attelage ordinaire.
- Aux Tramways de la Vendée, des appareils servant de tampon central et assurant automatiquement la jonction des freins fonctionnent normalement, sans ratés, dans des courbes de 5o mètres de rayon.
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- ENTRETIEN
- Ainsi que nous vous l’avons déjà dit, des appareils d’attelage automatique sont en service aux Mines d'Anzin. sur des wagons affectés spécialement au transport du charbon et, malgré un service très dur, ils ont toujours fonctionné normalement, sans autre entretien que celui donné aux tendeurs.
- Vil
- RABATTAGE ET RELEVAGE DE L’APPAREIL
- Pour n’apporter aucune perturbation dans le service et
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- pour que, sur chaque réseau, les agents n’aient à sc préoccuper que d’un genre d’aitclage, il est nécessaire :
- D’une part, que, sur un Réseau n’ayant que l’attelage à vis, un wagon qui y est entré muni d’attelage automatique puisse s'atteler avec le wagon muni seulement de l’attelage à vis ;
- Et, d’autre part, que, sur un Réseau ayant adopté l’attelage automatique, un wagon venant du dehors non muni
- AI-l’AHKJI. AMOVIBLE PERMETTANT LARMER UN WAGON EN MOINS IIUNE MINUTE
- d’attelage automatique puisse s’atteler automatiquement.
- On réalise la première condition en rabattant l’appareil d’attelage automatique et en se servant des tendeurs.
- Pour réaliser la dernière condition, on se sert d’un appareil d’attelage automatique amovible qui peut s’ins-
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- tallcr en quelques secondes sur n’importe quel wagon.
- l/une et l’autre de ces opérations se faisant dans les gares de transit par des équipes spécialisées, qui disparaîtraient d’ailleurs au lur et à mesure de la généralisation, ces espèces d’équipes volantes ne sauraient donc faire partie du personnel des Compagnies.
- Le Comité de l'Exploitation technique, dont le Président est le Ministre des travaux publics, a donné, en 190,5, un avis très favorable au sujet de la généralisation de l’appareil Boirault et. en examinant la question de rabattage et de relevagc de l’attelage automatique, il a émis l’avis qu’il convenait de suspendre le tendeur à la caisse du wagon au lieu de le laisser reposer sur l'attelage auto-matiq ue.
- La généralisation de l’attelage automatique, par zones étendues ou par réseau, n’apporterait aucune perturbation ni aucune gène dans le service, en faisant exécuter, comme nous l’avons dit, les diverses manœuvres de transition par des équipes spécialisées.
- Les essais qui ont eu lieu sur les diverses compagnies ont été faits avec un nombre insuffisant d’appareils, de sorte qu’il en est résulté de fréquents mélanges de wagons munis et de wagons démunis, et comme conséquence un nombre de relevages et rabattages d’appareils hors de proportion avec le nombre d’appareils en service. De plus, lorsque le tendeur n'était pas suspendu à la caisse du wagon, ces opérations étaient assez pénibles, car il fallait à la fois soulever l’appareil et le tendeur.
- Pendant un an. tous les véhicules à marchandises destinés aux Sables-d’Olonne ou aux stations intermédiaires de la ligne de La Roche-sur-Von aux Sables-d'Olonne ont été munis d’attelages automatiques amovibles à leur départ de La Roche-sur-Yon, de sorte que toutes les manœuvres sur la ligne se faisaient à l’attelage automatique. Au retour, les wagons étaient démunis à leur arrivée à La Roche-sur-Yon. Pendant l’année d’essais, les retards avaient notablement diminué sur la ligne intéressée.
- qtîo autocoupleurs amovibles ont été employés et plus
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- I
- de iooixk) (cenl mille) armements ou désarmements Je wagons ont été faits.
- APPROBATIONS OUVRIÈRES CORPORATIVES ET SYNDICALES
- Il faudrait des volumes pour indiquer ici toutes les approbations données à l’appareil Boirault par les agents intéressés et pour citer les viens émis sur tous les réseaux et par tous les syndicats en faveur de son application.
- Citons entre autres :
- V<eu émis le 10 juin 1904 par le o" Congrès du Groupe syndical lètat en faveur de l’adoption au réseau de l'Llat de l’appareil automatique Boirault, qui réalise un progrès considérable sur te système actuel d’attelage et supprime d’une façon absolue les causes d’accidents et de morts si fréquents sur toutes les voies ferrées.
- 14 septembre 1004. - Vœu du groupe de La Roche-sur-Yon (Syndicat national), en faveur de l’appareil Boirault.
- b octobre 1904. — De la Section de Thouars (Syndicat national), - Vœu réclamant l’appareil Boirault.
- 0 octobre 1904. - Vœu émis par le (? Congrès général du Réseau du Midi du Syndical national :
- « Après avoir pris connaissance du texte d’une pétition adressée par les employés des chemins de fer de P létal au Ministre des travaux publics;
- « Considérant les nombreux et graves accidenis qui surviennent très fréquemment dans les manœuvres d’attelage et de dételage des véhicules;
- « Lmct le vœu que le système d’accrochage actuellement en usage sur les réseaux ferrés soit révisé;
- « Décide de faire pétitionner, sur le réseau du Midi, en faveur de l'attelage automatique Roirault, dont l’essai qui se poursuit sur le Réseau de P létal, depuis 1001, a donné les meilleurs résultats. »
- Signé : A. Saint-Gku,mai.\.
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- à) octobre 1004. — Vœu de la Section de Séverac-le-Chàleau (Syndicat national).
- i3 mai kjo5. — 7e Congrès du Croupe syndical Ktat.
- - V(eu en faveur de la généralisation de l’attelage lloiraulL sur tous les réseaux. — Copie adressée au Ministre des travaux publics, au Directeur des chemins de fer de F Ktat, aux Sénateurs et Députés qui s’étaient occupés de la question.
- Le Congrès international des Travailleurs des Transports, qui se tint à Milan en ioo5, émit à l'unanimité le vœu suivant :
- « Les délégués des Travailleurs des chemins de fer remercient M. Doîrault de sa démonstration concluante: ils estiment que son appareil d'attelage automatique, d’une simplicité remarquable et d’un fonctionnement rapide, résout pratiquement le problème de l'attelage automatique et ils émettent le vœu que cet appareil soit appliqué au matériel des chemins de fer de tous les pays. *
- Depuis iqo5, les vieux de ce genre ont été de plus en plus nombreux.
- "bons les Congrès nationaux du Syndicat national s’occupèrent de l’attelage automatique Doirault.
- Lors du Congrès d’avril rooo, 200 membres du Congres vinrent en corps à Vaugirnrd assister à des expériences et émirent un vœu unanime en faveur de la généralisation de l’attelage qu’ils avaient vu fonctionner.
- A la lin des expériences en grand faites sur la ligne de La Roche-sur-Yon aux Sables-d’Olonne et qui durèrent un an, du 22 novembre iqoP au 22 novembre iqoq, tous les agents de la ligne, syndiqués et non syndiqués, émirent à l’unanimité le vœu suivant :
- « Les employés et ouvriers syndiqués et non syndiqués des gares de La Roche-sur-Yon et des Sables-d’Olonne, réunis à l’occasion de la clôture des expériences de l’attelage automatique dit « système Doirault » :
- « Après avoir suivi, pendant un an, avec le plus vif intérêt,' ces expériences définitives qui ont donné des ré-
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- h;
- sultats absolument concluants et s’être rendus compte des immenses avantages que présente l'attelage automatique, au point de vue de la sécurité des travailleurs de la voie ferrée ;
- « Confirment tous les v<eux émis depuis plusieurs années et, comptant de façon ferme sur les promesses des Pouvoirs publics, émettent le vœu que cet attelage soit généralisé de façon immédiate sur le réseau de l’Ltat;
- « Ils décident que ce venu sera adressé directement à ,\\. Millerand, Ministre des travaux publics, à M. Beaugey, directeur des chemins de fer de l’Ltat et à tous les membres du Parlement. »
- Les délégués du personnel auprès de la Direction des chemins de fer de l’Ltat ont toujours, depuis trois ans, inauguré leurs travaux en émettant un vœu pressant pour la généralisation de l’attelage Poirault au réseau de l’IMat.
- PLulin le dernier Congrès national du Syndicat national émit le i5 avril iqio, à l’unanimité, le vœu suivant :
- « Le Congrès, partisan de l’attelage automatique pour garantir les travailleurs des chemins de fer contre les nombreux accidents que produit le système de travail actuel ;
- « Demande au Conseil d’Administration qui va prendre fonctions de faire toutes démarches utiles en vue de faire obtenir au plus tôt l’appareil automatique Poirault qui répondrait au vœu de tous, et passe à l’ordre du jour. »
- l’iti'licalions Lucien Anfry. Paris.
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