Verre Textile
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- SOMMAIRE
- Pages
- HISTORIQUE................................................... 5
- FABRICATION SILIONNE-VERRANNE................................ 6
- CARACTÉRISTIQUES ............................................ 8
- Présentation ......................................... 8
- Références............................................ 8
- Composition des verres................................ 9
- Calcul du Numéro Métrique............................. 9
- Ensimages............................................. 9
- Mesure du pourcentage d’ensimage...................... 9
- FILS SILIONNE STANDARD....................................... 10
- PROPRIÉTÉS................................................... Il
- TISSAGE...................................................... Il
- Mesure de la résistance des fils et tissus de verre .. 14
- TRAITEMENTS DIVERS.......................................... 16
- APPLICATIONS ............................................... 17
- Électricité........................................... 17
- Ameublement décoration............................... 19
- Tissus de verre enduits............................... 21
- Filtration............................................ 21
- Anti-corrosion, étanchéité............................ 22
- Applications diverses................................. 23
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- HISTORIQUE
- La Fibre de Verre est l’une des plus nouvelles fibres synthétiques. Elle est apparue pour la première fois sous la forme d’un fil au début de 1930, résultant d’un très grand nombre de tentatives de réaliser commercialement une Fibre de Verre réellement flexible.
- ' Les origines du verre et des fibres de verre se perdent dans les
- légendes de l’Histoire Ancienne.
- On dit que les pêcheurs phéniciens, cuisant leurs aliments sur le sable d’une plage, avaient remarqué de petits amoncellements d’un matériau fondu parmi les combustibles du foyer. La chaleur du feu * avait fondu la silice du sable avec l’alcali des cendres du bois et formé
- un verre brut.
- Il est vraisemblable que par un sentiment de curiosité naturelle, l’un de ceux-ci piqua un peu de cette substance étrange avec un bâton qui, étant encore très chaude, s’écoula comme une sorte de ruban : ce fut la première FIBRE de VERRE.
- Beaucoup de siècles ont passé depuis lors : les artisans vénitiens affinèrent des bâtons de verre dans des buts de décoration, mais ce ne fut que vers le XIXe siècle que des résultats « Textiles » furent obtenus.
- A l’exposition de COLOMBIE en 1893, les Etablissements Edward DRUMMOND LIBBEY montrèrent une robe de verre et différents autres articles tissés en soie et fils de verre. Cependant la grossièreté des fibres ne permit pas de donner suite à ces prototypes.
- Les recherches furent poursuivies particulièrement aux environs de l’année 1937 par OWENS CORNING FIBERGLAS, Toledo U.S.A., puis étendues au monde entier, particulièrement en Allemagne, en Angleterre, en France et en Suisse.
- i Ces travaux ont abouti, grâce à la mise au point de procédés spé-
- ciaux, à la réalisation de mèches de fibres discontinues et de fils continus dénommés respectivement VERRANNE et SILIONNE assez souples et résistants pour se prêter à toutes les opérations textiles normales.
- Les deux Leaders de France des industries verrière et textile, la ' Compagnie de SAINT-GOBAIN et le COMPTOIR des TEXTILES
- ARTIFICIELS, ont constitué, dès l’année 1950, une société qui a pris le nom de SOCIÉTÉ du VERRE TEXTILE et installé une importante usine à CHAMBÉRY (Savoie) pour exploiter cette fabrication et en réaliser la diffusion.
- Le Verre Textile qui, comme tous les nouveaux produits, a été quelque peu critiqué lors de son apparition, n’est plus en fait discuté. On peut ou on ne peut pas l’utiliser, mais il n’a plus de détracteurs sur le plan technique.
- Sans aborder une étude approfondie, il importe donc de donner, tant aux profanes qu’aux professionnels, une documentation suffisante pour qu’ils puissent se rendre compte de l’intérêt que le Verre Textile présente pour les industriels aussi bien que pour les particuliers, à des stades différents, bien entendu.
- C’est le but de cette brochure.
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- FABRICATION
- Fig.l. — Machines SI LION NE, partie supérieure (filières).
- Fig.2. — Machines SILIONNE, partie inférieure(bobinoirs).
- Fig* 3. — Machines VE RR ANNE.
- Fig. 4. — Retordage SILIONNE.
- La première opération consiste à « filer » le verre, de compositions diverses en fonction des utilisations. La filature s’obtient par fusion à très haute température dans des fours filières en platine. Les fibres prennent ensuite l’une des deux formes : fibres continues, dénommées SILIONNE (par analogie avec la Rayonne) ou fibres discontinues, dénommées YERRANNE (par analogie avec la Fibranne).
- Dans les deux cas, le verre est d’abord mis sous forme de billes calibrées. Cette présentation facilite les manutentions et permet une alimentation régulière des machines de filature.
- A la sortie du four, le verre en fusion s’écoule par les trous de la filière ; ceux-ci sont au nombre de plusieurs centaines et d’un diamètre d’environ 1 mm.
- La SILIONNE est obtenue dans le titre voulu par l’étirage à grande vitesse, des filets de verre, s’écoulant de la filière. Le diamètre des brins de SILIONNE est de l’ordre de 4, 5, 7, !) ou 10 millièmes de millimètre, l/étirage est produit à la sortie fie la filière, par la traction due à l'enroulement du fil sur un tambour tournant également à grande vitesse.
- Avant de s’enrouler sur le tambour, les brins reçoivent un ensimage qui a pour but :
- — - de coller entre eux les brins d’un même fil ;
- — de les revêtir d’une pellicule lubrifiante facilitant les opérations ultérieures (fig. 1, 2 et 5).
- La YERRANNE est obtenue par étirage des filets de verre s’écoulant de la filière au moyen de jets d’air comprimé dont la turbulence brise les fibres à des longueurs comprises entre 5 et 80 cm. Le diamètre moyen de ces fibres est de 7 ou 8 millièmes de millimètre. (Exceptionnellement 10 millièmes de millimètre) (fig. 3 et G).
- Ces fibres tombent en pluie sur un tambour en traversant un brouillard d’ensimage qui a pour but :
- — de donner aux fibres du « crochet » ;
- — de les revêtir, comme pour la SILIONNE, d’une pellicule lubrifiante.
- La SILIONNE et la YERRANNE sont toutes deux aptes à subir toutes les opérations habituelles de finissage (retordage, bobinage etc...) et de tissage, (fig I).
- 11 est à noter que les fils de verre ne se nouent pas ; le raboutage est fait au moyen d’une colle spéciale à séchage instantané.
- Les fils de SILIONNE ainsi que les mèches et fils de YERRANNE sont désignés par leur numéro métrique, c’est-à-dire le nombre de kilomètres contenu dans un kilogramme de fil.
- Par exemple, un kilo de fil Nm 90 contient 90.000 mètres de fil.
- Les titres standard comportent une gamme très variée flans des diamètres de brins unitaires différents répondant aux besoins des diverses utilisations.
- La gamme des fils SILIONNE standard va du titre 250 au titre 3,75 et celle des brins unitaires de là 10 millièmes de millimètre.
- Les mèches de YERRANNE courantes se font dans les titres 0,5 - 1,5 - 3 - 5 et 8 et les fils dans tous les titres de fils simples, retors et câblés susceptibles d’être obtenus à partir de ces mèches. On peut également par étirage obtenir des fils de titres IG et 21.
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- FILATURE SILIONNE
- Fig. 5
- 1. - - Arrivées des billes de verre.
- 2. - Réfractaire.
- 2. - - Billes de verre.
- •1. - Four filière chauffé électriquement.
- 5. Fibres continues.
- (i. - Fnsimage.
- 7. Fil SIUOXXF.
- <S. - Hélice d’encroisure (va-et-vient).
- 9. - - Manchelle.
- FILATURE VERRANNE
- Fig. 6
- 10. — Arrivée des billes de verre.
- 11. - - Réfractaire.
- 12. - - Jiilles de verre.
- 13. — Four filière chauffé électriquement.
- 14. — Air comprimé.
- 15. -- Pulvérisation d’ensimage. l(j. — Jupes métalliques.
- 17. - Fibres discontinues.
- 18. - - Tambour métallique perforé.
- 19. - Anneau rotatif (fausse torsion).
- 20. - - Bobine de mèche.
- 21. — Guide-fil (va-el-vienl).
- 22. — Mèche VFRRAXXF.
- 23. — Aspiration.
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- CARACTÉRISTIQUES
- PRÉSENTATION
- Les Fils SILIONNE simples ou câblés (NC ou C) sont présentés uniformément sur cops de 24 cm (fig. 7).
- Les poids unitaires sont variables suivant les titres et figurent sur les tarifs correspondants.
- Remarque importante : Ces cops ont un enroulement dont la croisure est à déplacement alternatif d’origine. Dans le cas où il serait nécessaire d’éliminer quelques couches superficielles sur un cops, il est indispensable de dévider l’enroulement fil à fil par une des extrémités du cops. Le dévidage par éboulement ou par sectionnement des couches superficielles est absolument à proscrire si l’on veut éviter un déchet important. (Un papillon rappelant cette remarque figure dans chaque carton de fils SILIONNE).
- Les cordonnets SILIONNE sont présentés en bobines cylindriques de 1 kg à 1,500 kg sur tubes carton de 160 x 15,8 mm (fig. 8).
- Les mèches V ERRA N N E sont présentées en bobines cylindriques à flancs droits ou à flancs inclinés sur tubes carton de .‘560 x 50 mm (fig. 9). Les poids unitaires sont variables suivant les titres et figurent sur les tarifs correspondants. Les mèches VERRANNE tordues sont livrées en Rolls cylindriques de 1,500 kg environ sur tubes carton de 200 x 25,4 mm (fig. 9 bis).
- RÉFÉRENCES
- 1° Fils et Mèches.
- Les fils SI LIONNE sont désignés par des références de la forme ES5 90 NC :
- E - - La première lettre désigne la qualité de verre utilisée (voir « Composition des verres » page 9).
- S — La deuxième lettre désigne la nature de la fibre : S pour la SILIONNE.
- 5 — Le chiffre qui suit indique, en microns (millièmes de
- millimètre) le diamètre moyen des fibres unitaires composant le fil : 4, 5, 7, 9 ou 10 pour la SILIONNE. 90 — Ce chiffre désigne le numéro métrique (nombre de kilomètres au kg de fil) final théorique du fil. (voir paragraphe « Calcul du numéro métrique » page 9). NC — Les indications NC ou C comprises dans les références indiquent qu’il s’agit d’un fil simple (torsion non compensée) ou d’un fil retors ou câblé (torsion compensée)
- Les mèches VE RR ANN F ont des références analogues, telles que GV8 1,5 NF :
- G Désigne la composition du verre.
- V — La deuxième lettre désigne la nature de la fibre : V pour la VERRANNE.
- 8 — Le chiffre qui suit indique en microns (millièmes de
- millimètre) le diamètre moyen des fibres unitaires composant la mèche : 7 - 8 ou 10 ? pour la VERRANNE.
- 1,5 - - Représente le numéro métrique de la mèche.
- NF - Les indications F (Filable) ou NF (Non Filable) signifient que la mèche peut ou ne peut pas subir, avant torsion, un étirage permettant d’obtenir un numéro de fil plus fin que le numéro de la mèche.
- Exemple : une mèche GV7 5 F est une mèche titrant 5.000 mètres au kg. et permettant, par étirage, d’obtenir des fils plus fins tels que le numéro métrique 16 ou le numéro métrique 24.
- 2n Rovlng, Fils Coupés, Stratimats.
- Voir Brochure « Renforcement des Plastiques », page 6
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- COMPOSITION DES VERRES
- Les verres spéciaux utilisés pour la filature de la SILIONNE sont actuellement de deux types :
- — le verre E, qui est un borosilicate, est pratiquement exempt d’alcali et son emploi est recommandé pour les applications électriques. Il peut être filé en SILIONNE comme en VERRANNE.
- — le verre G, est un verre alumino-sodique convenant bien à toutes les applications non électriques des fibres de verre. Ce verre n’est pratiquement utilisé qu’en VERRANNE.
- CALCUL DU NUMÉRO MÉTRIQUE
- Le Numéro Métrique (Nm) figurant dans les références d’un fil est un chiffre théorique résultant, lorsque le fil considéré provient de l’assemblage de plusieurs fils de base, de la division, par le nombre de fils, du Nm du fil de base sans torsion.
- En réalité, il faut appliquer à ce numéro un correctif dû •— à la présence de l’ensimage qui diminue le Nm ;
- — à la contraction provoquée par la torsion du fil.
- Ce correctif est au total de l’ordre de 5 % en moins.
- Exemple : un fil ES5 90 C, qui résulte du câblage de 2 fils 180, a un Nm réel de 90 — 5 % = 85,5. C est à ce nombre, auquel sont appliquées les tolérances figurant sur les tarifs, que doit être comparé le Nm mesuré sur le fil retordu ensimé.
- ENSIMAGES
- Il existe en SILIONNE comme en VERRANNE divers types d’ensimages adaptés à l’utilisation finale des fils et mèches.
- SILIONNE
- — Les ensimages T sont destinés à donner aux fils SILIONNE pour tissage les meilleures qualités textiles. Ces ensimages comportent généralement des produits collants amylacés et des produits gras végétaux.
- Les ensimages T, tels que l’ensimage T2, ne sont généralement pas compatibles avec les résines ou produits d’enduction, d’où la nécessité de désensimer les tissus obtenus.
- — Les ensimages T surensimés (référence de la forme T2-i) sont principalement utilisés pour faciliter le tissage des fils SILIONNE simples et peu tordus de numéros fins. Ils comportent, outre la présence de l’ensimage T2, appliqué lors de la filature, un surensimage généralement à base d’huile minérale ou végétale. Ce surensimage contient en outre un produit tensio-actif permettant son élimination dans les mêmes conditions de désensimage que l’ensimage de base du fil.
- - Les ensimages P comportent des produits collants et lubrifiants compatibles avec un certain nombre de résines et notamment les résines polyesters.
- Ils contiennent en outre généralement des produits de liaison avec ces résines doués également de qualités hydrofuges contribuant à améliorer les caractéristiques mécaniques à l’état humide des stratifiés. Ces produits sont soit des complexes chromiques tel que le Volan (chlorométacrylate de chrome) soit des Silanes.
- — Les ensimages P surensimés (référence de la forme P2-2) sont utilisés sur les Roving destinés au tissage. Ils comportent l’application, au cours du bobinage, d’un surensimage compatible, comme l’ensimage lui-même, avec les résines polyesters.
- VERRANNE
- - - Les ensimages II, de même que les ensimages T en SILIONNE, sont destinés à donner aux mèches et fils VERRANNE pour filature et tissage les meilleures qualités textiles. Ces ensimages sont généralement constitués par des émulsions d’huile minérale ou végétale.
- Les ensimages IL tel que l’ensimage 112, ne sont généralement pas compatibles avec les résines ou produits d’enduction d’où la nécessité de désensimer les tissus obtenus.
- — Les ensimages L, tel que l’ensimage L2, contiennent des produits lubrifiants compatibles avec un certain nombre de résines cl notamment les résines polyesters.
- Ils peuvent en outre, comporter, comme l’ensimage L3. des produits de liaison avec ces résines doués également de qualités hydrofuges contribuant à améliorer les qualités mécaniques à l’état humide des stratifiés, ('.es produits sont les mêmes que ceux utilisés dans les ensimages SILIONNE P (Volan ou Silane).
- MESURE DU POURCENTAGE D’ENSIMAGE
- Un échantillon de fil, mèche ou tissu d’un poids d’environ 10 g est séché pendant une heure à 80°. Après séchage le poids de l’échantillon est P. l’échantillon est ensuite introduit dans un four à moufle chauffé électriquement à une température de 550° à 600° pendant 5 minutes. Après passage au four, le poids de l’échantillon est devenu p. Le % d’ensimage est donné par la formule suivante :
- P
- P —
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- REMARQUES :
- 1° Prendre soin pendant la mise au moufle de tenir constamment l'échantillon avec une pince en inox sans qu’il y ait contact entre l’échantillon et le four.
- 2° Cette méthode n’est valable que pour les ensimages à base de produits combustibles.
- 3° Les pesées sont faites sur une balance avec une précision de 1 /10e de milligramme.
- FILS SILIONNE STANDARD
- 1 Références 1 Hamètre des fibres en millième de mm Numéro métrique Torsions Tours/mètre Mésistances minima en grammes
- 1 r«' torsion sens Z 21' torsion sens S
- ES 4 250 NC 4 250 90 225
- ES 5 180 NC 5 180 90 — 250
- ES 5 180 NC 5 180 40 — 250
- ES 5 00 NC ; ) 00 00 — 500
- ES 5 00 NC f) on 40 500
- ES 5 00 C 5 «00 200 180 150
- ES 5 45 C 5 45 200 180 1.000
- ES 7 45 NC 7 45 70 — 900
- ES 7 45 NC 7 45 40 — «.)()()
- ES 7 45 C 7 45 200 180 900
- ES 7 22,5 C / 22,5 200 180 2.000
- ES 9 30 NC 9 30 40 — 1.100
- ES 0 30 C 0 30 100 150 1.200
- ES 0 15 C 9 15 100 150 2.500
- ES 9 7.5 C 0 7,5 1(>0 150 5.000
- ES 9 3,75 C 0 3,75 100 150 10.000
- Ces résistances sont données à titre indicatif et sans garantie.
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- PROPRIÉTÉS
- Ce sont naturellement les propriétés d’un produit qui en déterminent les emplois.
- Quand il s’agit d’un matériau de création relativement récente, comme c’est le cas pour le VERRE TEXTILE, l’étude de ces propriétés est particulièrement importante.
- Il est capital de noter, d’une façon générale, que la fibre de VERRE TEXTILE conserve les propriétés du verre, plus ou moins caractérisées selon la composition du mélange de base dont elle est issue.
- Les plus importantes sont :
- Ininflammabilité : De par sa nature même, le verre est ininflammable et incombustible.
- Résistance aux hautes températures : Exemple : la résistance des fils de verre E s’accroît légèrement entre la température ambiante et 200°. Elle décroit ensuite, mais est encore de 50 % de sa valeur initiale à 370°. La destruction du fil par la chaleur n’intervient qu’au delà de 600°.
- Fil utilisé Résistance à la traction après 24 heures d’exposition
- à 20° C i à 100° C à 150° C à 200° C | à 250° C
- ES9 15C kg kg kg 3,560 3,800 4,170 1 kg kg 3,540 2,420 1
- Hygroscopicité pratiquement nulle : Le verre n’absorbe aucunement l’humidité. Il peut seulement en retenir un très faible pourcentage en surface (environ 0,3 %).
- Imputrescibilté.
- Grande résistance mécanique : 250 kg au mm2 de section pour une fibre de 5:* contre 40 kg au mm2 pour la soie et 100 kg au mm2 pour l’acier.
- Inextensibilité.
- Qualités électriques élevées : qui font du VERRE TEXTILE un support de haute qualité pour toutes les formes d’isolants électriques.
- Insensibilité aux rayons ultra-violets.
- Résistance à la corrosion et aux insectes, rongeurs, etc...
- Inattaquabilité aux huiles et, dans certaines conditions, à un grand nombre d’agents chimiques.
- Stabilité parfaite.
- TISSAGE
- Le VERRE TEXTILE, comme la soie naturelle, est un textile noble et, à ce titre, demande à être traité avec certaines précautions au cours des opérations d’ourdissage, de cannetage et de tissage.
- Ces précautions sont commandées par la relative fragilité au frottement des fils de verre. On évitera donc, autant que possible, les embarrages, renvois, freinages par frictions etc...
- Pour ceux qui ne pourront être évités, on aura soin de n’utiliser que des passages sur des matériaux très durs et parfaitement polis, tels que l’acier chromé dur, et ne présentant pas d’angles vifs.
- Bobinage. Cette opération est à éviter en raison de la fatigue supplémentaire qu’elle entraîne pour le fil. C’est dans ce but que le cops 24, support direct de filature, a été adopté pour tous les fils SILIONXE ; il doit toujours être utilisé directement sur les cantres d’ourdissage.
- Ourdissage. L’ourdissage est l’opération la plus importante «ans la fabrication des tissus de verre. Il est indispensable que le fil conserve une tension rigoureusement uniforme, pendant toute la durée du travail. Les cantres à la défilée du type rayonne ou coton peuvent être utilisées pour tous les fils SILIONNE C et les fils VERRANNE retors.
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- Fig. 10. — Contre à la défilée. Vue d'ensemble.
- Fig. 12. - ('.antre à la déroulée. Vue d’ensemble.
- Fig. 13. - ('.antre à la déroulée. Détail du montage des cops.
- En SILIONNE, le cops 21 doit être monté directement Il s’adapte facilement sur les cantres à cônes classiques. La tension est donnée par passage du fil sur des pivots réglables en porcelaine et entre deux assiettes (fig. 10 et 11).
- Pour les fils simples (NE) de numéros fins, il est indispensable d’utiliser une contre à la déroulée, dérivée du type soierie. l:ne contre de ce genre peut-être facilement aménagée de façon à utiliser à la déroulée les cops 24 qui sont prévus à cet effet. Ils sont, dans ce cas, garnis d’un poids de fil proportionné à la résistance du fil. Les broches sont freinées dans leur rotation, ce qui permet d’obtenir une tension convenable sans avoir recours à aucun dispositif de freinage direct sur le fil (fig. 12 et 13).
- L’emploi de l’ourdissoir sectionnel à grand tambour est indiqué pour tous les titres. Des mises de 400 fils peuvent être faites pour les gros titres, mais il est préférable de réduire le nombre de fils pour les titres plus fins ou les fils simples (fig. 14).
- Four l’ourdissage des rubans, l’ourdissoir direct est recommandé (cantre à la défilée ou éventuellement à la déroulée suivant le cas) ; la tension de la nappe de fils est donnée par une série de rouleaux.
- Celle-ci est enroulée sur un rouleau avec un mouvement d’encroisure.
- Pliage. — Comme pour les autres textiles, le pliage s’effectue sur ensouples avec ou sans flasques.
- Sur ensouples sans flasques, pour les fils fins, il convient d’intercaler des cartons tous les 100 mètres environ pour éviter des pénétrations de fils dans les couches inférieures.
- Sur ensouples à flasques pour les gros fils, il est recommandé d’éviter les pénétrations ou l’accumulation des fils sur les bords.
- Au début du pliage, il faut maintenir une forte tension qui pourra être diminuée par la suite.
- Encollage. — 11 n’est pratiquement jamais fait usage d’encollage sur les chaînes de SILIONNE et de VERRANNE. Toutefois, en fils simples YERRANNE certains résultats intéressants ont été obtenus avec des encollages à la gélatine. En SILIONNE, les fils NC surensimés et les fils C ne nécessitent aucun encollage.
- Cannetage. Four le cannetage du Verre Textile, notamment en SILIONNE, il faut bien entendu tenir compte des recommandations figurant ci-dessus au chapitre Robinage.
- En outre, il est important d’obtenir des canettes dures et bien croisées afin d’éviter les éboulemenls, la SILIONNE étant une matière très glissante. Il est quelquefois nécessaire, notamment pour les fils SILIONNE très fins, d’utiliser des canettes légèrement raccourcies pour éviter qu’au cours de son déroulement le fil n’accroche l’extrémité du tube, subissant ainsi un frottement supplémentaire.
- Tissage. — a) Ihibans.
- Les rubans de verre peuvent se lisser sur tous les métiers à rubans ordinaires, à navettes droites ou circulaires.
- Sur les métiers « rubans Soierie », chaque ruban est appelé individuellement par un jeu de deux rouleaux entraîneurs, le premier en caoutchouc granité, le second en drap.
- b) Tissus.
- Les tissus de verre se tissent normalement sur les métiers de soierie, automatiques ou non, de construction légère dans les conditions suivantes :
- 1° Les tissus en fils fins sont plus facilement équilibrés sur les métiers à enroulage direct que sur ceux à enroulage indirect. Four ce dernier type garnir les rouleaux entraîneurs de caoutchouc granité afin d’éviter les éraillements et glissements du tissu.
- 2° Intercaler un rouleau en acier, sur l’avant du métier à la hauteur du peigne, afin d’éviter un éraillement éventuel du tissu sur la poitrinière.
- 3° Utiliser un peigne droit en acier bien poli.
- 4° Les navettes ordinaires avec tendeurs Soierie devront être garnies de fourrure (peau de chat).
- 5° Rentrer les fils sur les mailles ordinaires, type Soierie, torsadées et non soudées et, pour les comptes serrés, sur des mailles plates à œillets ovales « Grobs ».
- 0° Réduire la chasse pour éviter les éboulcmentsde canettes.
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- Fig. 14. — Ourdissoir sectionne!.
- Fig. 1.').
- Templet Broll.
- 7° Pour la SILIONNE, le chemin de la navette doit être recouverl de velours. Pour la VERRANNE, le chemin de la navette doit être garni, en plus du velours, d’un papier, pour faciliter l’évacuation de la bourre.
- 8° Les cordes à piano facilitent le tissage des lisières mais usent les dents du peigne. Mettre une barrette en acier, facilement changeable, pour supprimer le frottement de la corde à piano sur les dents, ou utiliser des templets à pointe, de préférence à des templets à rouleau. I.a figure 15 représente un modèle de templet à pointe particulièrement bien adapté aux tissus de verre.
- 9° Adopter une tension de chaîne moyenne.
- Mise en roule. Faire directement sur métier les opérations de remettage et de piquage au peigne afin d’éviter les casses et les mariages de fils. Conserver une tension constante des fils simples (NC), pendant toutes ces opérations, pour empêcher la formation de vrilles. Cette tension sera obtenue en fixant un poids à chaque mise.
- Vérification, métrage et enroulage. En aucun cas, les tissus de verre ne doivent être pliés. Au cours de toutes les opérations avoir soin de les enrouler sur supports carton.
- Réparation des fils cassés. Les fils de verre ne se nouent pas, sauf dans les très gros titres. Les rattaches s’effectuent par épissure, d’environ 5 cm, et collage, au moyen d’une colle spéciale à séchage rapide fournie sur demande. L’une des compositions donnant satisfaction est la suivante :
- 24 % MétacrylaLe de Méthyle ( « Diakon » de IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES)
- 33.3 % Méthylisobutylcétone
- 40.3 % Trichloréthylène 2,4 % Phtalate de butyle
- Contextures. Le tableau ci-dessous donne un certain nombre de contextures types de quelques tissus SILIONNE classiques.
- Chaîne XT Nombre de fils Nm au cm Trame XT Nombre de fils Nm 1 au cm Armure Epaisseur approximative mm Poids kg/m2
- 250 33 250 28 Toile 0,025 0,024
- 180 28 180 28 A 0,04 0,031
- 90 28 90 24 » 0,06 0,058
- 90 30 90 27 » 0,07 0,063
- 45 24 45 22 » 0,08 0,102
- 45 30 45 26 » 0,10 0,124
- 45 44 45 31 Satin de 5 0,175
- 22,5 16 22,5 14 Toile 0,12 0,133
- 22,5 18 22,5 18 » 0,13 0,160
- 22,5 27 22,5 20 » 0,15 0,209
- 15 16,5 15 12,5 » 0,15 0,190
- 15 22,5 15 21 Satin de 8 0,21
- 7,5 13 7,5 9 Toile 0,25 0,293
- 7,5 19,5 45 12 Satin de 4 0,23
- Tissages spéciaux. Certains tissus ont été réalisés en partant du Roving* ou de mèche YERRANNE sans torsion (fig. 16). Il s’agit de tissus à compte de l’ordre de quelques fils au centimètre, en chaîne et en trame.
- * Voir brochure « Renforcement des Plastiques », Page 7.
- 'ig. 16. — a) Tissu Silionne.
- b) Tissu Verranne.
- c) Tissu Roving.
- d) Tissu Verranne sans torsion.
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- Fig. 18. — Canlre pour lissage direct de Hoving.
- En chaîne, il y a souvent intérêt à éviter l’opération d’ourdissage et à utiliser une cantre placée directement derrière le métier.
- La figure 17 montre un râtelier utilisé pour le tissage des mèches VERRANNE sans torsion présentées sur tubes de 3(50 x 50 m/m.
- La figure 18 montre un autre dispositif utilisé pour le tissage de Roving (50 présenté en bobines (1,200 kg) sur tubes de 170 x 55 m/m.
- En trame, deux solutions sont également utilisées : soit l’emploi, sur métier classique, de cocons dans des navettes transformées à cet effet (fig. 19), soit l’emploi de métiers spéciaux, sans navette, tel que le métier RALLRE.
- MESURE DE LA RÉSISTANCE DES FILS
- ET TISSUS DE VERRE
- L’une des principales propriétés du VERRE TEXTILE est sa grande résistance à la traction. La mesure de cette résistance s’effectue sur des dynamomètres courants en prenant toutefois la précaution de protéger les parties des éprouvettes serrées dans les mâchoires. Pour les fils, la méthode la plus simple consiste à enrouler plusieurs fois le fil sur un cylindre métallique fixe, d’assez gros diamètre, solidaire de la mâchoire du dynamomètre avant de le serrer dans cette mâchoire. Ce serrage doit-être atténué par l’interposilion de feuilles de caoutchouc (fig. 20).
- Pour les tissus, le mode opératoire suivant est le plus couramment utilisé :
- a) Opérations préparatoires.
- 1° couper un échantillon de tissus de dimensions 30 x 20 cm ;
- 2° couper une feuille de papier Kraft de dimensions 35 x 25 cm ;
- 3° étendre le papier Kraft sur une planche de bois, puis centrer le tissu de verre sur le papier.
- 4° fixer dans les quatre coins à l’aide de 4 punaises le tissu de verre et le papier sur la planche de façon que les fils chaîne et trame soient à angle droit.
- h) Opérations d’encollage.
- 1° tirer deux traits parallèles dans le sens de la grande dimension distants de 10 cm sur le tissu de verre
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- avec un crayon très doux pour ne pas érailler les fibres, en laissant le môme intervalle entre chaque trait et le bord du tissu.
- 2° la partie centrale comprise entre les deux traits restera vierge. De chaque côté et au delà de cette partie centrale, encoller le tissu au pinceau avec de la colle LUCANOL X» 2664 (SAINT-GOHAIX) sur une distance d’environ 3 cm.
- 3° laisser sécher la colle soit à l’air libre pendant 1 heure, soit à l’étuve à 80° pendant 10 minutes ;
- 4° enlever les punaises et détacher le papier support de la planche.
- c) Préparation des éprouvettes.
- 1° découper l’échantillon en bande de 6 cm parallèlement au côté le plus court de façon à obtenir 5 bandes de dimensions 20 x 6 cm ;
- 2° effilocher la partie centrale non encollée et cela de chaque côté de l’éprouvette jusqu’à une largeur de 5 cm.
- il) Détermination de la résistance.
- 1° couper le papier support ;
- 2° fixer l’éprouvette dans les pinces du dynamomètre de manière à faire affleurer les traits aux pinces ;
- 3° mettre le dynamomètre en marche.
- Les figures 21 et 22 illustrent la préparation, décrite ci-dessus, des éprouvettes et leur montage sur le dynamomètre.
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- TRAITEMENTS DIVERS
- La fabrication des fils de YERRE TEXTILE a atteint un degré de perfection qui a permis de le faire bénéficier, comme lous les autres textiles, de traitements conférant aux tissus les qualités correspondant aux exigences des utilisateurs.
- Ces traitements sont les suivants :
- DESEN SIM A GE. qui peut-être soit thermique, soit chimique, soit une combinaison des deux procédés. On exige habituellement d’un bon désensimage qu’il ne laisse subsister sur la fibre qu’un pourcentage de produits organiques inférieur à 0,1 ou 0,2 % du poids du tissu, suivants les applications. Ce pourcentage est mesuré suivant une méthode décrite page 9.
- AFPRÊ TS POUR PL A S TIQUE. Ces apprêts qui suivent habituellement le désensimage, sont destinés à assurer une bonne liaison entre le verre et la résine. Us jouent également le rôle de traitement hydrofuge afin d’éviter la reprise d’humidité par capillarité des pièces de stratifiés. Ils sont principalement de deux sortes :
- -- les traitements au Volan (chlorométacrvlate de chrome) connus aux U.S.A. sous les noms de Finishes 114 et 139 (ou Yolan A).
- — les traitements aux Silane (vinyltrichlorosilanc ou vinyltriéthoxysilane) connus aux U.S.A. sous les noms de Finishes 130. Garan ou Rjorkstcn).
- CORON IS A T ION. Les opérations de colonisation sont les traitements de base de tous tissus d’ameublement en VERHE TEXTILE. Ils comportent des traitements thermique et chimique assez délicats qui donnent aux tissus de verre le toucher et le tombant d’une soierie. La figure 23 montre une vue d’ensemble de la machine spécialement conçue pour ces traitements.
- T El N Tl1 RE. La teinture des tissus de verre peut être faite sur Jigger après désensimage ou mieux coronisation. La gamme des teintes obtenues est actuellement limitée aux coloris clairs.
- IMPRESSION. Les impressions au cadre et au rouleau peuvent être réalisées sur tissus désensimés. Les procédés d’impression des tissus coronisés son! à l’étude.
- ENDUCTION. Le YERRE TEXTILE peut être enduit de caoutchouc naturel ou synthétique, ainsi que de résines synthétiques tel que le Cl’Y. Les meilleurs résultats sont obtenus par enduction au métier à gommer, de préférence à la calandre. Des procédés permettant d’obtenir une bonne adhérence entre les principaux produits d’enduction et les tissus de verre ont été mis au point.
- Fig. 23. — Machine à coroniser.
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- APPLICATIONS
- ÉLECTRICITÉ
- Les propriétés particulières du VERRE TEXTILE, énoncées précédemment, le désignent tout naturellement pour les applications habituelles des libres textiles à l’industrie électrique.
- Sa tenue à la chaleur le range dans les matériaux de la classe R ainsi que dans les classes F et H créées récemment. Les fils de VERRE TEXTILE sont « pur verre » et, de ce fait, totalement incombustibles. Les titres très fins dans lesquels ils peuvent être filés, permettent d’obtenir de faibles surépaisseurs inaccessibles jusqu’alors aux matériaux classe B, offrant ainsi de nouvelles possibilités aux constructeurs. Leur conductibilité thermique élevée est un facteur intéressant de refroidissement pour les bobinages.
- Utilisé avec des vernis spéciaux, tels que les silicones ou résines éthoxylines, le VERRE TEXTILE autorise la réalisation de machines extrêmement poussées en vue d’applications spéciales. Pour les machines de conception courante, il présente l’intérêt primordial d’accroître considérablement la sécurité de marche, notamment pour les machines avant à subir de fréquents à-coups de démarrages ou des surcharges momentanées. Il supprime les incidents dus à la dégradation du support textile des isolants, généralement « cuit » par un long service aux températures élevées de fonctionnement et qui entraîne la détérioration mécanique des isolants. Les isolants en VERRE TEXTILE sont particulièrement intéressants sur les machines subissant des conditions de fonctionnement très sèvères.
- GUIPAGE
- Les fils de SILIÜNNE peuvent être guipés sur les machines habituelles. Il est important de veiller à réduire autant que possible le nombre de points de frottement des fils sur la machine et de n’employer que des passages extrêmement bien polis et très durs.
- Lorsque le doublage est effectué à l’Usine de guipage, il convient, pour obtenir le meilleur résultat, de régler également les bobinoirs en tenant compte de la nécessité d’éviter tous les frottements inutiles. En particulier le freinage des fils par passage sur une surface de panne ou de feutre est à proscrire.
- Pour les fils les plus fins, il est recommandé d’appliquer sur le fil un léger surensimage au moment du bobinage. Le meilleur dispositif de surensimage consiste à faire passer le fil sur les barreaux d’une cage d’écureuil en acier inoxydable. Cette cage d’écureuil, dont la partie inférieure trempe dans un bac contenant un produit de surensimage, est animée d’un mouvement de rotation lent au moyen d’un petit moteur électrique et d’un réducteur (fig. 24).
- Le produit de surensimage est habituellement soit une huile minérale, soit de l’alcool laurique. Ce dernier produit est utilisé pour ses propriétés anti-statiques.
- Tous les fils guipés au VERRE TEXTILE doivent être obligatoirement imprégnés immédiatement après guipage. Cette imprégnation a pour but :
- — de coller le guipage sur le cuivre afin de l’empêcher de glisser ;
- —- de revêtir le guipage verre d’une couche protectrice renforçant sa résistance au frottement.
- Il importe bien entendu de choisir un vernis d’imprégnation ayant une bonne tenue aux hautes températures. Certains vernis synthétiques répondent bien à cette condition et les principaux fabricants ont établi des qualités spéciales pour cet usage.
- En outre, les vernis aux silicones utilisés comme imprégnants des guipages verre permettent de réaliser un matériel à hautes performances.
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- L’imprégnation peut être effectuée soit en continu comme rémaillage, soit en traitant les couronnes de fil guipé comme des bobinages et en les imprégnant sous vide.
- A titre d’exemple, voici quelques surépaisseurs obtenues avec les fils les plus couramment utilisés pour le guipage; il s’agit le plus souvent de fils simples (NC) à faible torsion donnant, pour un numéro métrique déterminé, le meilleur étalement et la plus faible surépaisseur.
- I-'ils utilisés Surépaisseur
- sur 0 en mm
- 2 couches E SI 250 NC verni 0,10
- 2 couches E S 5 180 NC verni 0,12
- 1 couche K S 5 180 NC 1
- 1 couche E S 5 00 NC ^ verni 0,15
- 2 couches E S 5 00 NC verni 0,18
- 1 couche E S 5 00 NC 1 0,23
- 1 couche E S7 15 NC ^ venu
- 2 couches II S7 15 NC verni 0,28
- RUBANS ECRUS
- Des rubans d’épaisseurs allant de 0,03 mm jusqu’aux plus fortes sont également réalisables avec les fils de VERRE TEXTILE. Ces rubans, de contextures variées, ont une résistance à la traction très élevée, compte tenu de leur épaisseur, comme le montre le tableau ci-dessous dont les chiffres n’ont qu’une valeur d’indication moyenne :
- mm à 20° C
- 0,025 8 kg'
- 0,05 24 »
- 0,08 32 »
- 0,12 36 »
- 0,10 40 »
- 0,25 78 »
- (Ces résistances sont données pour des bandes d’une largeur de 15 mm.)
- Ces rubans peuvent être, soit tissés sur métiers à rubans ordinaires, soit découpés dans des tissus préalablement encollés.
- ISOLANTS SOUPLES 0)
- L’apparition sur le marché des fils de VERRE TEXTILE a mis à la disposition des fabricants d’isolants des fils et des tissus leur permettant de reproduire, en isolants de classe élevée tous les isolants organiques traditionnels. On a ainsi reproduit les toiles huilées, biais ou droit fil, et les tissus micacés classiques en utilisant des tissus de SILIONNE dont l’épaisseur varie, pour les articles courants, de 2,5 à 12/100e de millimètre. On obtient des isolants dont la résistance à la traction est supérieure à celle des produits qu’ils remplacent et subsiste aux températures de service les plus élevées.
- Ils sont un peu moins élastiques, ce qui conduit pour les toiles vernies à utiliser parfois des rubans découpés en biais de préférence aux rubans « droit fil ».
- Les toiles vernies les plus courantes ont des épaisseurs de 5 à 30/100e de millimètre ; les catalogues des fabricants français d’isolants font couramment état des chiffres suivants pour des rubans de 10,100e de mm d’épaisseur :
- — Résistance à la traction : 8 kg/cm
- — Rigidité diélectrique : 0.500 Volts
- Les rubans de verre micacés les plus courants ont des épaisseurs de 7,5 à 18/100e de millimètre avec une rigidité diélectrique de l’ordre de 2.700 Volts pour un ruban de 10/100e de mm ; il est important de noter que le pourcentage de produits combustibles est de l’ordre de 15 % dans un ruban SILIONNE-mica contre 45 % dans les rubans micacés fins à support organique et jusqu’à 00 % dans les rubans épais.
- Il en est de môme pour les isolants plus complexes tels (pie les isolants d’encoches dont il existe des contre tvpes sur support VERRE TEXTILE.
- Fig. 25 .— Isolants rigides Stratifiés (T.V.T.).
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- ISOLANTS RIGIDES STRATIFIÉS 0)
- Les Tissus de verre permettent la fabrication de planches, tubes et pièces moulées en combinaisons avec les différentes résines couramment ulilisécs pour cet usage : résines phénoliques, polyesters, inélamines, éthoxylines, silicones, etc...
- Ils confèrent à ces pièces une grande résistance mécanique de l’ordre du double de celle obtenue avec les supports organiques, persistant après une exposition de longue durée à une température élevée.
- L’absorption d’eau qui a une influence importante sur les qualités électriques est largement à l’avantage du VERRE TEXTILE comparé aux autres supports organiques ou inorganiques, surtout lorsqu’il est associé avec des résines convenables ; à litre d’exemple, l’absorplion d’eau d’un stratifié VERRE TEXTILE/silicone de 3 mm d’épaisseur après 8 jours d’immersion dans l’eau à 20° est de moins de 0,1 %.
- Les faibles pertes diélectriques du VERRE TEXTILE ont conduit à l’utiliser dans de nombreuses applications en haute fréquence, en particulier en association avec les Silicones. A titre indicatif, pour un stratifié VERRE TEXTILE Silicone tg 6 - 0,008 à 20° C. Il est recommandé de n’utiliser pour ces emplois que des fils de VERRE TEXTILE de qualité E en SILIONNE comme en VERRANNE (Voir « Composition des Verres », page 9).
- GAINES TRESSÉES - FILS ET CABLES SOUS TRESSE
- Tous les fils SILIONNE retors sont utilisables sur les matériels habituels de tressage ; les fils simples donnent également d’excellents résultats sur certains matériels.
- Les gaines creuses peuvent être utilisées soit écrues, soit vernies, comme les gaines faites avec d’autres matières textiles. Des fils de verre teints peuvent être incorporés dans les tresses comme repères.
- Les fils de bobinage sous tresse SILIONNE doivent être obligatoirement vernis immédiatement après tressage, comme les fils guipés et pour les mêmes raisons.
- Les câbles sous tresse SILIONNE sont généralement vernis ou revêtus d’un enduit conférant à la tresse de VERRE TEXTILE une bonne résistance au frottement.
- BOURRAGE DE CABLES ÉLECTRIQUES
- De grosses mèches de VERRANNE sont utilisées dans les câbles électriques, soit comme bourrage longitudinal, soit comme matelas sous armure ; elles apportent leurs propriétés d’incombustibilité et d’imputrescibilité.
- La protection extérieure des câbles électriques peut également être assurée par des filins de VERRANNE, imprégnée de compound ininflammable, qui leur confère une excellente résistance au frottement tout en conservant leur qualité d’ininflammabilité. Leur imputrescibilité assure la permanence de cette protection après des années de service.
- FRETTAGE
- Des cordonnets de SILIONNE constituent, pour les parties tournantes des machines électriques (chignons, ne/ de collecteurs), un frettage particulièrement efficace en raison de leur grande résistance à la traction et de leur faible extensibilité.
- Le tableau ci-dessous indique les caractéristiques de 4 cordonnets parmi les plus couramment utilisés :
- Références Numéro métrique (x 1000 m kg) Diamètre mm Résistance de rupture kg Allongement de rupture 0o
- 23.005 1,0 0,8 25 2
- 23.010 0,8 1 40 2,o
- 23.020 0,37 1,8 80 3 à 4
- 23.030 0,2 2,6 150 4 à 5
- Le même rôle peut être joué par des rubans de SILIONNE à forte chaîne.
- AMEUBLEMENT - DÉCORATION
- Les tissus de verre, en raison de leurs qualités intrinsèques, conviennent tout particulièrement à la confection de rideaux, vitrages (genre marquisette ou voile) et tissus pour recouvrement mural.
- Ils sont, en effet, ininflammables, imputrescibles, inattaquables par les rayons solaires, les rongeurs et les insectes: toutes propriétés essentielles, particulièrement dans les pays chauds et humides. Un procédé spécial dit « Traitement Thermique et Chimique » (voir § traitements divers) ou « Coronisation » donne au verre, sous sa forme textile, la souplesse, le toucher soyeux et le tombant qui lui manquaient au début de sa fabrication et le rend maintenant comparable aux autres textiles tels que : la soie, la rayonne, le coton etc...
- Ce traitement confère en outre aux tissus de verre une facilité exceptionnelle de nettoyage : un simple trempage dans un bain d’eau tiède savonneuse les remet à l’état de neuf en quelques minutes. Le séchage, très rapide, ne provoque pas de retrait et il est inutile de les repasser.
- (1) Les chiffres donnés dans ce s paragraphes sont extraits des catalogues des principaux fabricants d’isolants français et donnés à titre indicatif sans engagement.
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- ŒUVRE POUR U SECURITE
- rr l'OMANiunoN ou secouk
- OBJET
- nm. h 19 mm 19$J
- CERTIFICAT D'ESSAI n* i.u»
- coMoIim m »• 1592* E . *>
- LABORATOIRE DU FEU DE BELLEVUE
- Enregistré le 12 Mrs 1J53
- Oemsndé pat X* 3oolété du Verra Textile - *
- 4, rue de Bobs . um
- Référence : lettre TI&0/5 du 10 février 195Î relatif rux eustie d'inriciBaablHté de tieeua de verre.
- RCBAITI110I3
- *
- Le* échantillons «ouais »ux ee.cii portant le* nuairo. de réfél 1E0, 121, 100 et 200, et oo.-ra «pondent >-ux qvr îltée suivante# l
- *>
- Référence» 46 - Tiasu -llionne Jte 22,5, de.-'neiaé et teint oolecl*. vert.
- Référence 120 - Tl» u «llionne to 45 SC, et Ut désetmlaé.
- Référence 121 • Tlutu sillonne Ht 45 SC, .atln écru.
- Référence 100 - Tletu .llionne écru et laprlaé.
- Référence 200 - Tieeu enduit support : tietu sillonne éaru endnatlé n ij onlorure de poljvlmjle, oolorle vert.
- tee éonentill ne fourni» ont été déooapée ............................ " lité
- ________________________ _ éprouvettes de >00 l|A
- KOa/m et soumis é.l'essel d'lnfleantbillté de» tissus et l**#s «ou-Lee ée faible épaisseur décrit é X'arrêté du Itlulstèr* ée l'Intérieur ( i eeyteobre 19£l ( J.O. du 9 ootobre 1951, P»6« 10.245) » le olasssmant , été effeotuéeeion le» articles 9 é 1} de oe aSas Irrité» .
- (Surface Mire le cn2
- Trecee de fuelec
- Rurfaoe noir oie » 5,5 eut Surface légèrement jaunit de fusion é le
- llelêre Inférieure de l’éprouvette.
- Traces
- Etonnai
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- •ion ni li
- par la fltaoa »~J0 oa2 ,er * ‘ - - - -
- lisière inférieure de 1'éprouvette^
- 00
- face oaroonleée
- le eurfaoa Jauni# per la fluiae 7 e.t à peina visible et déoelable surtout parosqu» le» de.stns é raar.gss oleua 7 sont devenue noirs; elle set de J6 oa2.
- Trsoee de fuelon à la partie inférieure de l'éprouvette. V
- lMn3ànUSMfôa§nt de fueéa
- turfeoe earbonisV* v JO oa2 * »
- ur une surfaoe » nslblsaoat égale et entourant la taohe carbonisée, le Mviteaent de ahlorurt de polTVinjle « fondu (disparition d*s raufragas et surface brillant»)
- Trace de fusion du verre é le lisière Inférieure de l’éprouvette.
- Jtaoun au oour» l'ignitlon*
- in de» 4 tlekue ni* 46,100,120 et 1.21 n'a pré» ntl d'infUaaation de l'essai, ni, é fortiori de porsi.taaos é l'inflauBctlon ou é
- SS.
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- Ai de surface oerbonieée é proprement parler -turfaoa déoolerée • 31 ont . .., „
- Traoee de fusion d la lisière inférieure de l'épi|pve«te»
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- Il n'a. pee été non plna noté de déeebecunta de fusée.
- 1 ZI est ourieux de remarquer que le tissu dé.enslué ni 120 ( le aoint souple de» tleeue présentés) est celui qui e présenté la trace le plue n> te de Rolrolsaeaent sous 1'sotion de la fl usas d’aloool.alar» que les tl* oao éorus (It 121 et 100) ne pri.**ntent qu'une faible variation de teint* sur 1a surfaoe léohé* par le flaaae.
- la résistance mécanique du tls.u e.t naturalisent modifié* d l'en* droit sovale è le flamme, mais reste enoore très appréciable (pas da dé-edi rement Aa tissu nu cours des 'es.aie).
- L'éahantillon ni 200 a présenté le dégagement de fumée, la medlfloe %Stja As flaaae et la oarboclsatlon foisonnante habituels au ohwxurm d* pslrvlnyla. v
- , UKWÿU? -
- . toe 5 échantillons tournis aux présente estais sont è olmemer dans U catégorie - lonin fl amiable Urt.J é» Déoret).
- B» Mnotattr^mVlâaodéTOZM 00 nr
- «dm MaoftR».
- Fig. 2fi. Fac-similé du CERTIFICAT du * LABORATOIRE du FEU» de RELUE VUE.
- 11 est donc- naturel que, de ce fait, les tissus de verre soient très recherchés pour la décoration des paquebots, cinémas, théâtres, cliniques, vitrines de magasins, et même des maisons particulières.
- Dans le domaine de la décoration, il faut cependant tenir compte de la résistance relativement faible du YEHHE TEXTILE au frottement ; par contre, une enduction appropriée, par exemple, en chlorure de vinyle, en fixant les fibres, permet de réaliser d’excellents simili-cuirs, moleskines et linoléums légers, d’un aspect aussi riche qu'artistique, dont l’emploi est tout indiqué pour le recouvrement des sièges, meubles etc...
- Sous toutes ses formes, le YEHHE TEXTILE reste ininflammable, même enduit, quand le produit d’enduction l’est lui-même, et constitue un excellent moyen de protection contre la propagation du feu en cas d’incendie. Certes, d’autres matériaux de décoration sont incombustibles, mais aucun 11e se prête à autant de fantaisies de tissage, de teinture, d’impression et d’enduction cpie le YEHHE TEXTILE.
- L’ininflammabilité du YEHHE TEXTILE est attestée par le CEHTIKICAT du LAMOHATOIHE du EEE de MELLEYl’E reproduit ci-dessus (fig. 2(5).
- Les figures 27 et 28 ci-dessous montrent des réalisations intéressantes : cabine de paquebot et salle de cinéma.
- Fig.
- 27. — Cabine de lre classe du paquebot Ile-de-France.
- Tentures murales en Verre Textile.
- Fig. 28. — Cinéma « Le Colisée * à Paris. Rideaux de scène, tentures murales en satin de Silionne (Société Marocaine de Constructions Mécaniques).
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- Fig. 29. - Fenêtres de façade du Laboratoire de recherches des Glaceries de la Compagnie de Saint-Gobain. Stores extérieurs en Verre Textile enduit (52, Bd de la Villetle, Paris).
- TISSUS DE VERRE ENDUITS
- Le VERRE TEXTILE, non protégé par une enduction, est peu résistant au frottement et aux plis.
- Par contre, en raison de ses propriétés et en particulier de sa grande résistance mécanique, le tissu de verre est un support idéal pour enduction. Revêtu d’une pellicule plus ou moins épaisse soit de caoutchouc naturel ou synthétique, soit de chlorure de vinyle, les tissus de verre, non extensibles ou déformables, trouvent des débouchés dans de nombreuses applications, dont les plus importantes sont actuellement :
- — les simili-cuirs pour revêtement mural, rectification acoustique, recouvrement de sièges, tabliers de protection et les stores.
- SIMILI-CUIRS
- Les tissus destinés au revêtement mural n’exigent pas une grande résistance à la traction, mais simplement une bonne stabilité dimensionnelle, aussi emploie-t-on couramment un support en VERRE TEXTILE composé en chaîne et en trame de fil SILIONNE Nm 45.
- Les simili-cuirs destinés au recouvrement des sièges et banquettes demandent une grande résistance mécanique et à la déchirure. L’utilisation d’un tissu SILIONNE chaîne et trame minimum Nm 22,5 est alors nécessaire.
- Recouverts de chlorure de vinyle ininflammable, ces tissus peuvent être fabriqués en tous coloris et en tous grains (grain box, toile, basane, etc...).
- TABLIERS DE PROTECTION
- Des essais pratiques ont conduit à établir différents types de tissus, selon leur utilisation.
- Ainsi pour les tabliers de protection, deux types de supports sont couramment utilisés, l’un pratiquement indéchirable, l’autre plus léger.
- La composition et les caractéristiques de ces tissus sont indiqués dans la rubrique * Contextures types ».
- Le support fabriqué en fil SILIONNE Nm 22,5 enduit sur ses deux faces de chlorure de polyvinvle convient particulièrement pour la confection de tabliers de protection destinés au personnel des usines (fonderies, produits chimiques, certains postes de soudure etc...) et des maisons d’alimentation. Dans les laboratoires ainsi que dans certains ateliers où le tablier ne subit pas un gros effort mécanique, un support plus léger en fil SILIONNE Nm 45 peut suffire.
- STORES
- Le VERRE TEXTILE qui, en outre, n’est pas attaqué par les rayons solaires, constitue un support d’enduction de choix pour la confection de stores extérieurs et intérieurs (fig. 29 ci-dessus). Il ‘est nécessaire dans ce cas, d’utiliser un tissu très résistant, (minimum : fil SILIONNE 22,5 C).
- Le nettoyage de ces stores s’effectue avec une très grande facilité, par simple brossage à l’eau savonneuse.
- FILTRATION
- Dans ce domaine, l’utilisât ion des tissus de verre a permis de résoudre de nombreux problèmes, en particulier dans les cas où la filtration s’effectue à température élevée. En raison de sa structure, la VERRANNE a donné les meilleurs résultats et couvert une large gamme d’emplois.
- La SILIONNE pure a été plus rarement utilisée dans la filtration. Elle ne s’est imposée que dans le cas où l’on désirait avoir des éléments filtrants à haute résistance mécanique. Elle a parfois été associée à la VERRANNE.
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- Etant donné l'intérêt du VERRE TEXTILE pour la filtration à température élevée, c’est surtout dans les cas de filtration de gaz ou de vapeur qu’il est utilisé. Produit ininflammable, moins onéreux que les feutres habituellement employés, il permet un décolmalage aisé, soit par contre-courant, soit par aspiration ou trempage dans une solution légèrement acide.
- Lors du montage des éléments filtrants, certaines précautions sont à prendre. 11 faut en particulier éviter tout écrasement entre les parties métalliques.
- Il est préférable d’employer, pour les coulures, des fils de coton ou de nylon, suivant la température, afin d’éviter toute déchirure dans le cas où le décolmatage se ferait par vibrations répétées.
- Sous forme de manches ou d’éléments montés sur cadres métalliques, les tissus VEHHANNE conviennent aux filtrations faites dans les mines, les hauts fourneaux, les centrales électriques, les cimenteries, etc... (fig. 30 ci-contre).
- Suivant les porosités demandées et la qualité de la filtration, de nombreuses contextures peuvent être réalisées.
- A titre indicatif, l’un des tissus VERRANNE le plus courant arrêtant des particules de 25/1000® de mm est un satin de 1.150 g/m'2 comportant en chaîne du fil VERRANNE 5/2 (14 fils au cm) et en trame du fil VERRANNE 3/1 (9,5 coups au cm).
- 11 serait prématuré d’employer actuellement le VERRE TEXTILE pour la confection de serviettes de filtres-presses, les fibres de verre n’ayant pas une bonne tenue à l’écrasement, sauf lorsque cet inconvénient peut-être éliminé par l’adjonction d’un joint en plastique.
- Fig. 30. — Appareil de dépoussiérage ci secouage mécanique équipé en manches de Verranne (NERVUS).
- ANTI-CORROSION - ÉTANCHÉITÉ
- 'toute une gamme de tissus de verre, généralement à larges mailles (fig. 31 ci-dessous) a été mise au point pour servir d’armature aux protections bitumineuses dont sont revêtues les canalisations enterrées, terrasses, etc... Ces tissus sont imputrescibles et résistent à l’attaque des micro-organismes et des champignons.
- Sous forme de tissus d’armature, le VERRE TEXTILE, possède une résistance à la traction et une déformation très supérieures à celles des supports non tissés. Cette résistance facilite grandement les manipulations au cours de la pose du revêtement sur les canalisations, sur les chantiers ainsi que pour la protection des parties de canalisations à formes irrégulières telles que les raccords, les coudes etc...
- La résistance de ces tissus n’est pas affectée par leur passage dans un bain de bitume chaud. Il en résulte une grande facilité de marche sur les machines utilisées pour la protection des canalisations. Complètement noyés dans l’enduit bitumineux, ces tissus donnent un revêtement très homogène et d’épaisseur régulière.
- Les qualités diélectriques du VERRE TEXTILE contribuent également à rendre ces tissus intéressants dans les revêtements de protection contre les courants vagabonds.
- Ces mêmes tissus sont utilisés pour l’armature des revêtements de terrasses auxquels ils apportent la supériorité de leur faible reprise d’humidité, évitant ainsi la formation de cloques, et leur imputrescibilité sur les matériaux traditionnels.
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- APPLICATIONS DIVERSES
- ARMATURE DE PAPIER
- Les fils el fibres de VERRE TEXTILE, en raison de leur grande résistance mécanique, sous un volume réduit, conviennent particulièrement au renforcement des papiers d’emballages, qu’il s’agisse de papiers contre-collés, gommés ou adhésifs. Dans ce dernier domaine, il faut citer des rubans adhésifs renforcés, beaucoup plus résistants, à poids égal, que le feuillard métallique. Ces rubans ne nécessitent aucun outillage spécial pour la pose ou la dépose et épousent les formes les plus variées des colis.
- Ces rubans adhésifs, armés de VERRE TEXTILE, simplifient grandement les problèmes d’emballage.
- CAOUTCHOUC
- INDUSTRIE
- Dans de nombreuses industries et particulièrement dans certaines mines ainsi que dans les ateliers où l’on doit travailler dans une atmosphère humide ou transporter des produits chauds ou corrosifs, on recherche des courroies transporteuses imputrescibles et dont le support textile résiste à la chaleur et à la corrosion.
- Les courroies dont le support est en verre satisfont à toutes ces conditions. Elles sont en outre, inextensibles et peuvent être plus légères et par conséquent plus souples, du fait de la très grande résistance à la traction du VERRE TEXTILE. Ces propriétés améliorent le rendement des courroies sans fin.
- L’agrafage des courroies en plusieurs pièces demande des soins particuliers.
- On peut remédier à cette sujétion en utilisant un support constitué de S1LIONNE en chaîne et de coton en trame.
- Pour la même raison, des fils et tissus de verre ont été utilisés pour la confection de tuyaux de caoutchouc, imputrescibles ou devant résister à des températures élevées. Leur grande résistance mécanique permet en outre de réaliser des tuyaux supportant des pressions élevées.
- Des tuyaux étanches, composés de couches de tissus de verre imprégnés, équipent le matériel de climatisation des avions modernes.
- ASSOCIATION AVEC D’AUTRES TEXTILES
- La S1LIONNE et la VERRANNE se montent avec n’importe quels autres fils (amiante, coton, fibranne, jute, laine, lin, nylon, rayonne, rhovyl, sisal, soie, etc...). Les rôles du verre dans ces assemblages sont très variés; il peut s’agir aussi bien de renforcement de la résistance mécanique que de la recherche d’effets décoratifs.
- PANSEMENTS PLASTICHIRURGICAUX
- Les textiles de verre ne collent pas aux plaies, ne sont pas absorbants et se prêtent aux stérilisations les plus efficaces. Ces avantages les ont fait adopter comme pansement pour tous les types de plaies, en particulier pour les brûlures.
- Associés à des produits adéquats, ils servent à la confection de bandes semi-rigides ou rigides, facilement mises en forme et principalement pour les réductions des fractures.
- TAPIS
- Les tapis fixés au sol sont l’un des éléments les plus fréquents de la propagation du feu. Four remédier à ce danger il est maintenant tout indiqué de remplacer les matières inflammables du « dossier » du tapis par du VERRE TEXTILE.
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