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Guide du Musée du Conservatoire des arts et métiers
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- MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
- GUIDE DU MUSÉE DU CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- 292, RUE SAINT-MARTIN
- 19 4 2
- PARIS
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- JOURS ET HEURES D'OUVERTURE
- Le Musée est fermé le lundi.
- Il est ouvert le dimanche : de 10 heures à 17 heures, les autres jours : de 13 h. 30 à 17 h. 30.
- TARIF
- Entrée gratuite le dimanche.
- Autres jours :
- Tarif normal : 3 francs.
- Tarif réduit : 1 franc.
- — Pour les étudiants et les élèves des écoles sur présentation de la carte de scolarité de l’année en cours, munie d’unephotographie.
- — Pour les membres de familles nombreuses et les mutilés, sur présentation de la carte d’identité délivrée par la S. N. C. F.
- — Pour les membres des groupes accompagnés par un conférencier autorisé par le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Entrée gratuite aux enfants de moins de 12 ans accompagnés.
- La gratuité est accordée, sur demande préalable, aux élèves des établissements primaires, secondaires et techniques, conduits par leurs maîtres.
- Une carte d’entrée spéciale peut être remise aux membres des divers ordres d’enseignement sur demande motivée.
- Abonnements : 1 mois : 30 francs.
- 3 mois : 60 francs.
- 1 an : 100 francs.
- Les cartes d’abonnement sont délivrées sur demande écrite accompagnée de deux photographies 4 x 4 du demandeur, de ses nom, prénoms, adresse, du numéro de sa carte d’identité et de l’indication de l’autorité qui l’a délivrée.
- Moyennant le paiement d’une taxe supplémentaire de 15 francs de l’heure, des groupes de 1 à 5 visiteurs peuvent demander à se faire accompagner par un gardien.
- Des visites dirigées organisées par l’administration du Conservatoire, donnent lieu au paiement de taxes variables.
- Il est interdit de photographier, filmer, mouler, dessiner dans l’intérieur du Musée, sans autorisation préalable et paiement de taxes spéciales.
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- PLANS DU MUSÉE
- REZ-DE-CHAUSSÉE
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- PREMIER ÉTAGE
- DEUXIÈME ÉTAGE
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- DÉSIGNATION DES SALLES
- Rez-de-Chaussée
- 1. Grand Escalier.
- 2. Salle de l’Écho.
- Appareils originaux du Laboratoire de LAVOISIER.
- 4. 5. 8. 9. MÉTALLURGIE.
- 4. Aluminium et nickel.
- 5. Production des métaux ferreux.
- 8. 9. Laminoirs et presses.
- 10. Ancienne Église du Prieuré de Saint-Martin-des-Champs.
- TRANSPORTS : Aviation. - Automobile. - Transports par eau. MACHINES DIVERSES.
- 11. AGRICULTURE.
- Premier
- 23. ARTS APPLIQUÉS AUX MÉTIERS.
- 24. MACHINES MOTRICES.
- 25 à 30. PHYSIQUE. - TÉLÉGRAPHIE. - TÉLÉPHONIE.
- 31. 32. MACHINES-OUTILS. -CINÉMATIQUE.
- 12. MUSÉE DE LA PRÉVENTION des Accidents du Travail et d’Hygiène industrielle. Exposition permanente d’appareils de sauvetage maritime.
- 13. ART DES CONSTRUCTIONS. Collection d'outils.
- 14. MATÉRIEL DE TRAVAUX PUBLICS et travail des métaux.
- 15. 16. MENUISERIE
- et CHARPENTE.
- 17. MATHÉMATIQUES.
- 18. MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION. - SERRURERIE.
- 19. GÉODÉSIE.
- 20. TOPOGRAPHIE.-HORLOGERIE.-ASTRONOMIE.
- 21. CHIMIE INDUSTRIELLE.
- Étage
- 33 à 37. CÉRAMIQUE et VERRERIE.
- 37. 38. PHOTOGRAPHIE.
- 39 à 42. CINÉMATOGRAPHIE.
- 46. ARTS GRAPHIQUES et CHIMIE INDUSTRIELLE.
- 47 à 49. FILATURE et TISSAGE.
- Deuxième Étage
- 50. 51. CHAUFFAGE. - ÉCLAIRAGE. -APPAREILS D’OBSERVATIONS MÉCANIQUES.
- POIDS ET MESURES.
- 52. MACHINES A CALCULER.
- 53. DESSINS DE MACHINES.
- 54 et 56. TÉLÉCOMMUNICATIONS.
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- Echauguette de l'enceinte de l'ancien Prieuré de Saint-Martin-des-Champs. XIVe siècle. Visible Salle 39
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- LE CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- C’est en 1060 que commença la construction du monastère de Saint-Martin-des-Champs; des bâtiments de cette époque, ii reste encore le chœur de l'église qui date de 1133. La fondation reçut d'abord le titre d'Abbaye, puis, en 1079, celui de Prieuré Royal ; elle fut supprimée en 1790.
- Ce couvent succédait lui-même à une autre construction dont on connaît peu de chose, sinon qu'elie existait au VIIIe siècle et qu’elle fut détruite en 885 par les Normands : Saint-Martin-des-Champs, comme Saint-Germain-des-Prés, était en effet situé en dehors de la ville.
- C’est le troisième prince capétien, Henri Ier, qui releva l’église et y attacha des chanoines réguliers, en leur faisant don des terres qui l’entouraient.
- Eh 1079, le roi Philippe Ier, d’accord avec les chanoines, fit donation de l'abbaye à l'ordre de Cluny qui suivait la règle de Saint Benoit; l’illustre Saint Hugues, grand érudit, constructeur de la célèbre église de Cluny aujourd’hui détruite, en était alors l’abbé. L'Abbaye n'eut plus dès lors que le titre de Prieuré, mais avec un rang privilégié dans la hiérarchie de l’ordre clunisien.
- Les prieurs s'y succédèrent pendant sept cent dix ans; certains furent illustres : THIBAULT devint évêque de Paris en 1150 et Guillaume d’ESTOU-TEVILLE fut archevêque de Rouen au XVe siècle; deux prieurs furent cardinaux : Pierre Ancelin de MONTAIGU dit le cardinal de Laon, et Armand-Jean du PLESSIS, le Cardinal de RICHELIEU.
- Les moines de Saint-Martin-des-Champs se consacraient suivant l'habitude bénédictine à des travaux intellectuels : théologiques, littéraires, scientifiques et historiques.
- L'enceinte de Paris, construite par Philippe-Auguste (de 1190 à 1211), laissait Saint-Martin-des-Champs hors de la ville; l’Abbaye,ne fut à l’intérieur de Paris qu’après la construction de l'enceinte d’Étienne Marcel (commencée en 1358, terminée en 1383). Ses parages étant peu sûrs, Hugues, sixième prieur, avait fortifié le couvent de murailles pourvues de tours qui furent rebâties vers 1273. On peut voir encore actuellement, de l'intérieur du musée (salle 39), un grand pan de mur avec une échauguette.
- La tour qui est située à l’angle de la rue du Vert-Bois et de la rue Saint-Martin est une reconstruction qui date de 1880.
- Le réfectoire des moines (aujourd’hui Bibliothèque) date du XIIIe siècle. Ce réfectoire extrêmement bien conservé est de la plus haute valeur pour l'histoire de l’art; il comporte deux nefs aux voûtes retombant sur six colonnes baguées très fines, que l’on retrouve à l'église des Jacobins de Toulouse.
- La chaire à prêcher, particulièrement remarquable, a été le sujet d’une étude de VIOLLET-LE-DUC.
- D’un cloître attenant à la Bibliothèque, il ne reste que la porte d’entrée de la bibliothèque; ce cloître du XIIIe siècle a été détruit vers 1702.
- Une partie des bâtiments qui contient le musée a été achevée en 1742 par ANTOINE, l’architecte de la Monnaie.
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- La charte fondamentale du Conservatoire National des Arts et Métiers est le texte suivant, voté par la Convention sur le rapport de GREGOIRE, qui devint le décret du 18 Vendémiaire, an III (10 octobre 1794) :
- « Art. 1er. — Il sera formé à Paris, sous le nom de Conservatoire des Arts et Métiers et sous l'inspection de la Commission d'Agriculture et des Arts, un dépôt public de machines, outils, modèles, dessins, descriptions et livres de tous les genres d’arts et de modèles; l'original des instruments, des machines, inventés et perfectionnés, sera déposé au Conservatoire.
- « Art. 2. — On y expliquera la construction et l’emploi des outils et machines utiles aux Arts et Métiers ».
- Les cours, la bibliothèque et le musée étaient créés.
- C'est seulement le 22 Prairial, an VI (10 juin 1798), qu'une loi promulguée par le Directoire, établit le Conservatoire dans les bâtiments de l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs, qui furent occupés le 13 Germinal, an VII (2 avril 1799).
- Chevet de l'Eglise de Saint-Martin-des-Champs
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- De 1854 à 1858, la nef et le chœur de l'église furent restaurés par Léon VAUDOYER. La reconstruction du bas-côté nord de l’abside, avec les chapelles absidiales et la chapelle de la Vierge, n'a été terminée qu’en 1880.
- Les parties anciennes du musée en dehors de l'église de Saint-Martin-des-Champs sont occupées au rez-de-chaussée par les salles portant les numéros 2, 4, 5, 8, 9,11,20, 21, qui contiennent les modèles relatifs à la chimie industrielle, à l’astronomie, aux constructions civiles et à l’agricuiture; au premier étage par les salles 23, 24, 26, 27, 46 qui contiennent les modèles relatifs aux machines motrices, aux arts graphiques et à la physique.
- L’escalier à double révolution, d’une ligne très pure qui, de la porte d'entrée, donne accès au rez-de-chaussée et au premier étage est d’ANTOINE.
- L’entrée actuelle du musée a été percée dans cet escalier en 1853, au moment de la construction de la porte principale du Conservatoire sur la rue Saint-Martin. On pénétrait auparavant au Conservatoire et dans le Musée par un jardin intérieur en bordure de l’actuelle rue Vaucanson.
- HISTORIQUE DES COLLECTIONS
- L’origine des collections du Conservatoire des Arts et Métiers date de VAUCANSON, qui légua au roi Louis XVI, en 1782, la collection de machines, instruments et outils « destinée à l’instruction de la classe ouvrière » qu’il avait constituée à l’hôtel de Mortagne, rue de Charonne, dans le faubourg Saint-Antoine. Elle contenait notamment le métier à tisser la soie qui plus tard inspira JACQUARD et contribua tant à la merveilleuse prospérité de l'industrie lyonnaise.
- A cette collection s'ajouta plus tard celle de l'hôtel d'AIGUILLON, et en 1807 un grand nombre d’objets provenant de l'Institut de France.
- Ferdinand BERTHOUD légua en 1807 au Conservatoire son beau cabinet d’horlogerie; l’Etat acheta la même année, pour lui donner la même destination, le cabinet de physique de CHARLES, le plus complet qui existât alors, et dont une bonne partie provenait de celui de l’abbé NOLLET. Les machines, outils et instruments du physicien ROCHON furent acquis de 1806 à 1812. Le premier catalogue général des collections, commencé en 1816, fut publié en 1818.
- Aux anciens fonds constitués par la Première République, sous le Consulat et pendant le Premier Empire, sont venus successivement s'ajouter les apports de l’Académie des Sciences, de divers Ministères, de la Chambre de Commerce de Paris, de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, les dons de manufacturiers, d'inventeurs ou de savants, les achats de l’Etat et de modèles présentés aux Expositions universelles.
- Chaque année les industriels donnent au Conservatoire les objets de leur fabrication, témoins de l’évolution des techniques et des perfectionnements des métiers.
- Le nombre des appareils et modèles figurant dans les galeries d'exposition s’élève à plus de 17.000.
- Un catalogue détaillé, vendu à l’entrée du Musée, est en cours de réimpression ; les nouveaux fascicules: Machines et Instruments de calcul, Poids et Mesures, Filature et Textiles, sont en vente.
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- Intérieur de l'Eglise de l'ancien Prieuré de Saint-Martin-des-Champs
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- VISITE DU MUSÉE
- L’accès au Musée a lieu par un escalier situé dans la Cour d’Honneur du Conservatoire, en tace de la porte principale. Cette porte est flanquée, à droite et à gauche, des statues de la Science et de l'Art (1853).
- La porte du Musée est ornée des bustes de COULOMB et de CHAPTAL.
- A gauche, dans la Cour, se trouvent deux statues, l’une due à HIOLLE, celle de Nicolas LEBLANC (1742-1806), inventeur des procédés de fabrication de la soude et l’autre due à Aimé MILLET, celle de Denis PAPIN, inventeur de la marmite bien connue et de la première machine à vapeur.
- A droite, dans la Cour, se trouve la bibliothèque, ancien réfectoire, considéré comme l’un des chefs-d'œuvre de Pierre de MONTEREAU, architecte et constructeur de la Sainte Chapelle.
- REZ-DE-CHAUSSÉE
- De la porte d’entrée du Musée, en descendant l'escalier à double révolution, on parvient à la salle 2, dite de l’Écho, ainsi nommée parce qu’en se plaçant dans l'un des angles on entend très distinctement dans l'angle diagonalement opposé les mots prononcés à voix très basse dans le premier.
- Cette salle contient : le Laboratoire de LAVOISIER et différents appareils originaux de GAY-LUSSAC, etc., ainsi que les bustes de POUILLET, du Général MORIN, de TRESCA, d’HERVÉ MANGON, du Colonel LAUSSEDAT, de Charles DUPIN, de COULOMB, et de J.-B. SAY, anciens directeurs et anciens professeurs du Conservatoire des Arts et Métiers.
- A droite, en se dirigeant vers l’Église de Saint-Martin-des-Champs (salle 10), on trouve les salles suivantes :
- Salle 4 : MÉTALLURGIE.
- Modèles en métaux légers, et objets divers obtenus au moyen de la soudure autogène.
- Réduction de la nacelle du ballon siratosphérique du Professeur PICCARD.
- Un tableau des principaux alliages d’aluminium.
- Salle 5 : GROSSE MÉTALLURGIE.
- Fabrication de l'acier, du fer, du cuivre, etc.
- Un haut-fourneau avec ses accessoires. - Une aciérie Martin.
- Une aciérie Thomas. - Une aciérie au creuset.
- Un creuset et un dispositif utilisés en 1877 par SAINTE-CLAIRE-DEVILLE pourfondre les alliages destinés à la confection des mètres étalons en platine.
- Nombreux échantillons de produits métallurgiques divers.
- Salle 8 : MODÈLES DE LAMINOIRS ET COLLECTION
- D’ÉCHANTILLONS DE DIFFÉRENTS MÉTAUX.
- Dans une vitrine se trouvent les résultats des expériences de TRESCA sur le filage du plomb et sur les déformations permanentes des métaux ; ces expériences ont permis l’établissement de la théorie générale de déformation des corps solides de DUGUET.
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- Bustes de RUOLZ-MONTCHAL, inventeur des-procédés actuels de galvanoplastie industrielle, et de JACOBI, illustre mathématicien.
- Salle 9 : ÉLABORATION DES MÉTAUX.
- Presses à forger. - Marteaux-pilons.
- Salle 10 : ANCIENNE ÉGLISE DU PRIEURÉ DE SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS.
- Cette salle contient de nombreuses machines de diverses catégories :
- MACHINES ÉLECTRIQUES :
- Premiers moteurs et dynamos électriques. - Marteau-pilon électrique. -Transformateur de GAULARD, inventeur du transport d'énergie électrique à distance.
- MACHINES MOTRICES :
- Machine à gaz de LENOIR. - Moteurs d’aviation rotatifs et fixes.
- AVIATION :
- Avions d’ADER (1890), de BLÉRIOT (1908), de BRÉGUET (1910), REP (1910) (Robert ESNAULT-PELTERIE).
- VOITURES AUTOMOBILES :
- Voiture à vapeur de CUGNOT (1770).
- Voiture à vapeur de SERPOLLET (1888).
- Automobiles à essence de PANHARD, PEUGEOT, DE DION (1893 à 1896).
- COLLECTION DE CYCLES ET DE VÉLOCIPÈDES :
- Bicycle à roues caoutchoutées d’ADER, inventeur des avions et des appareils téléphoniques modernes.
- MOTOCYCLETTES :
- Première motocyclette de Félix MILLET (1878) à moteur rotatif et allumage électrique.
- TRANSPORTS PAR EAU :
- Modèles de canaux.
- L’église contient, en outre, un pendule de FOUCAULT, seul appareil permettant de démontrer la rotation de la terre; le plan d'oscillation du pendule tourne à Paris, autour de la verticale d’un angle de 180° en seize heures environ. La sphère a servi à faire l’expérience du Panthéon en 1850.
- Buste de Biaise PASCAL. - Monument GRAMME. - Stèle à la mémoire de BEAU DE ROCHAS, inventeur du cycle à quatre temps. - Réduction de la statue de la Liberté, œuvre de BARTHOLDI, en cuivre rouge martelé, qui se trouve à l'entrée du port de New-York (hauteur 35 mètres).
- En revenant sur ses pas et en traversant la salle 9, on pénètre dans la salle 11 qui contient les modèles relatifs à l’agriculture.
- Salle 11 : OUTILLAGE AGRICOLE.
- Bêches. - Pelles. - Scarificateurs. - Extirpateurs.
- Machines agricoles : charrues, faucheuses, moissonneuses, faneuses, batteuses, etc. - Machines pour l’égrenage des céréales, leur nettoyage et leur'conservation. - Écrémeuses. - Matériel de laiterie et de fromagerie. -Pulvérisateurs et appareils divers pour la destruction des insectes.
- A l’extrémité de la salle 11, on pénètre, après avoir traversé le porche, dans la salle 12 qui contient : une exposition permanente d’appareils,
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- de sauvetages maritimes faisant partie du MUSÉE DE LA PRÉVENTION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET DE L’HYGIÈNE INDUSTRIELLE.
- Cette salle contient les appareils les plus divers : Masques respiratoires. -Bateaux et appareils divers de sauvetage. - Appareils de sécurité, etc.
- Un certain nombre de machines peuvent être mises en marche pour montrer les méthodes de prévention des accidents qui leur correspondent.
- Bustes de Léon DROUX et d'Engel DOLLFUS, créateurs des méthodes de prévention des accidents.
- En traversant le porche et en montant quelques marches, on pénètre dans les salles 13-14-15-16 relatives aux
- TRAVAUX PUBLICS.
- Salles 13-15 et 16 :
- Outils pour les différents métiers du bâtiment. - Appareil de levage. -Modèles de ponts et de voûtes. - Modèles de charpentes et modèles réduits de machines servant à la fabrication du ciment.
- Salle 14 :
- Modèles de portes et fenêtres, de charpentes, de grues. - Coupe d'égouts. -Modèles relatifs à la décoration des bâtiments. - Moulages en plâtres de mosaïques, faïences, etc.
- Salle 17 : GÉOMÉTRIE.
- Collections de modèles de mathématiques en particulier :
- Collection de MONGE relative aux intersections des différentes surfaces algébriques du second degré, conoïdes, etc.
- Modèles de polyèdres. - Buste du géomètre MONGE.
- Salle 18 :
- Collection d'échantillons de marbres, - Collection de serrures.
- Appareil permettant de déterminer |es efforts dans les éléments d’une voûte.
- Salles 19 et 20 : ASTRONOMIE, GÉODÉSIE, TOPOGRAPHIE, HORLOGERIE.
- Ces salles contiennent un grand nombre d'horloges de très grande valeur tant au point de vue technique qu’au point de vue artistique, en particulier horloges de BERTHOUD, de LEPALJTE et de JANVIER, célèbres horlogers du XVIIIe siècle.
- Une pendule en marbre à cadran mobile, provient du bureau de Louis XVI à Versailles.
- Pendules diverses avec personnages animés.
- Pendule ayant appartenu à Marie-Antoinette avec calendrier par ROQUE (1780).
- Collection de différents organes de pendules, tels que échappements libres, etc.
- Tympanon de Marie-Antoinette par KINTZING (1750). - Premier régulateur de marine de BREGUET. - Collection de petits automates dits « Bonshommes Martin ». - Buste de BRÉGUET.
- Série d'appareils et de modèles pour les observations astronomiques tels que télescopes, méridiens équatoriaux. - Calendriers perpétuels, -Sphères célestes et terrestres. - Cadrans solaires.
- Sphère de BURG, sphère de REINHOLD datant du XVIe siècle. Dans la salle 19 on trouve des armoires renfermant de l’outillage d’horlogerie.
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- A l’extrémité de la salle en descendant l'escalier on pénètre dans la salle 21.
- Salle 21 : CHIMIE.
- Modèles de fabrication de produits industriels courants, tels que bière, vinaigre, sucres de canne et de betterave, raffinage du sucre. - Brasserie. -Distillerie. - Rectification des alcools. - Féculerie. - Amidonnerie. - Meunerie. - Savonnerie. - Tannerie.
- A l’extrémité de la salle on retrouve la salle de l’Écho, point de départ de la visite du rez-de-chaussée.
- Poursuivre la visite en entrant dans la salle 21, à droite. Monter l’escalier E, et pénétrer dans les salles 47-48-49 relatives à la filature et au tissage.
- PREMIER ÉTAGE
- Salles 46-47-48-49 : FILATURE ET TISSAGE.
- Matières textiles et filées. - Préparation de la soie, du lin et du chanvre, du coton et des laines. - Métiers à filer. - Essais des fils et tissus. - Armures diverses.
- Mécanique JACQUARD. - Rubans et velours. - Gaze, chenille, dentelle, tulle, bonneterie et tricot, etc. - Draperie. - Chapellerie, etc. - Machines à coudre. - Collections de tissus unis et façonnés. - Tapisseries.
- Métiers originaux de VAUCANSON (n° 17) et de JACQUARD (n° 6325), inventeurs des métiers mécaniques.
- Spécimens de tapisserie des Gobelins et de Beauvais. - Buste de Philippe de GIRARD, inventeur de la machine à filer le lin. - Tableau représentant le portrait de JACQUARD, tissé en soie.
- Première machine à coudre de THIMONNIER (n° 4899). - Testament de Louis XVI, tissé en soje.
- Modèle pouvant être mis en marche, représentant une usine de rayonne.
- Poursuivre et entrer dans la salle 46.
- Dans cette salle, à droite, matériel employé pour le blanchiment.
- Appareil ayant servi à BOUSSINGAULT, dans les laboratoires du Conservatoire des Arts et Métiers, pour l’étude de la nitrification.
- Modèle réduit des appareils de fabrication de l'air liquide par le procédé
- Georges CLAUDE.
- Différents modèles d'appareils pour la fabrication du gaz d’éclairage. En poursuivant dans la salle, vers la gauche :
- Matériel relatif aux impressions et aux arts graphiques.
- Gravures lithographiques et imprimerie.
- Une des premières machines rotatives de MARINONI.
- Outillage pour la fabrication des assignats.
- En poursuivant, Salle 37, dans les premières vitrines :
- Appareils de DAGUERRE et de NIEPCE. - Collection d'objectifs.
- Salie 37 : PHOTOGRAPHIE.
- Anciens appareils pour la photographie au collodion et au bromure. En poursuivant, à gauche :
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- Salles 38-39-40-41 :
- CINÉMATOGRAPHIE.
- Appareils de MAREY, de LUMIÈRE, de GRIMOIN-SANSON, premiers inventeurs du cinéma.
- Salle 42 :
- Appareils pour L’UTILISATION SCIENTIFIQUE DES PROCÉDÉS PHOTOGRAPHIQUES.
- Photographies aériennes pour l’établissement de cartes. - Photographies en couleurs, etc. Une partie de ces appareils sont dus à LAUSSEDAT, ancien directeur du Conservatoire des Arts et Métiers.
- En revenant sur ses pas, pénétrer dans la Salle 37 qui contient, outre des modèles relatifs à la daguerréotypie, une partie de la section de la céramique.
- Salles 35-36 et 37 : CÉRAMIQUE.
- Fours et appareils divers pour la fabrication des briques, de la faïence et de la porcelaine. - Poteries réfractaires mates et vernissées, faïences émaillées, grès-cérames. - Collection d’assiettes et de poteries diverses, de différentes usines françaises et étrangères.
- Collection de porcelaines chinoises, japonaises et anglaises. - Collection de porcelaines, faïence et de grès de Sèvres.
- Une tête de Balzac, en grès de Sèvres, par RODIN.
- Salles 33 et 34 : VERRERIE.
- Matières premières, outils de verrier, pièces diverses moulées et gravées. Modèle réduit représentant la fabrication des glaces.
- Fabrication des pierres précieuses artificielles, due à Verneuil. Collection de terres cuites provenant d’un tombeau romain de Vaison.
- Salles 31 et 32 : MÉCANIQUE.
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- Machines hydrauliques.
- Reproduction de la machine de Marly qui servait à élever l’eau destinée aux bassins et jets d’eau de Versailles.
- V Béliers hydrauliques divers.
- Bélier de MONTGOLFIER.
- Nombreux modèles d’engrenages et mécanismes de transformations des mouvements de rotation et de translation rectiligne. - Changements de vitesses. - Herpolhodographe, etc.
- Machines-outils de toutes catégories : tours, machines à raboter, etc. Dans la salle 31, tour à portrait utilisé par Louis XVI.
- Une des premières machines à reproduire.
- Salle 30 : PHYSIQUE, TÉLÉPHONIE, TÉLÉGRAPHIE SANS FIL. Détecteurs de BRANLY et de FERRIÉ.
- Tubes à rayons X et de GESSLER. - Nombreux instruments d’optique.
- Microscope du Duc de CHAULNES (XVIIIe siècle).
- Instruments divers pour l’étude de l’acoustique.
- Premier phonographe d’EDISON.
- Piano-forte ayant appartenu à Mme de MAINTENON.
- Un clavecin ancien du XVIIIe siècle.
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- Salle 29 : INSTRUMENTS DE MUSIQUE DIVERS.
- Harpes, clavecins et instruments à cordes.
- Une viole de gambe de VOBOAM (1730). - Une contrebasse de Simon Bongard (1663).
- Clavecin de Joachim Swann (1786).
- Salle 28 : MÉTÉOROLOGIE.
- Baromètres. - Thermomètres. - Hygromètres. - Magnétomètres. - Anémomètres. - Appareils électrométriques divers. - Anciennes machines d'électricité statique dont quelques-unes datent du XVIIIe siècle, en particulier :
- machine de VAN MARUM.
- Salle 27 : ÉLECTRICITÉ, CHALEUR.
- Deux appareils pour la détermination électrodynamique de l’ampère, l’un de PELLAT, l’autre de JOUAUST. - Machines électrostatiques diverses :
- Machine de NAIRNE.
- Moteurs électriques anciens dus à AMPÈRE et à DEPREZ.
- Vitrine des travaux de Gaston PLANTÉ, inventeur des accumulateurs électriques.
- Au centre de la salle, nombreux appareils pour l’étude des courants électriques. - Anciens appareils de production de lumière électrique.
- Machines pneumatiques. - Machines pour l’étude de la compressibilité, de l'élasticité, de la capillarité, des propriétés physiques des corps : chaleur, dilatation, vapeur, conductibilité, chaleur rayonnante, et de la calori-métrie. - Machines pour l'étude de l’hydrostatique. - Appareils de mesure des pressions et écoulements des liquides et des gaz.
- Appareils provenant des cabinets de physique de CHARLES et de l’abbé NOLLET (XVIIIe siècle).
- Salle 26 : MÉCANIQUE PHYSIQUE.
- Pesanteur. - Chute des corps. - Centre de gravité. - Chocs des corps. -Parallélogrammes des forces. - Leviers.
- Appareil du Général MORIN pour l’étude de la chute des corps.
- Salle 24 : MACHINES.
- Locomotives et matériel roulant divers.
- Machine de Marc SEGUIN, première locomotive à tubes de fumée.
- Locomotive et tender de STEPHENSON.
- Locomotive « Pacific ».
- Autorail Bugatti.
- Série de modèles de chaudières de toutes catégories : chaudières à bouilleurs, tubes de fumée, tubes d’eau.
- Machines à vapeur, en particulier diverses machines marines.
- Moteur de l’avion « Éole », premier avion construit par ADER (1890). Accessoires.de machine à vapeur; régulateurs, organes de distribution, etc. Appareil de démonstration du fonctionnement des tiroirs.
- Modèles de machines à vapeur de WATT, CORLISS et de nombreux inventeurs.
- Moteur à gaz de haut-fourneau. - Différents moteurs à explosion et moteurs DIESEL. - Turbines à vapeur.
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- Machines hydrauliques motrices : roues à aubes, turbines.
- Machines à vent.
- Bateau donné par la Ville de Paris au Roi de Rome à l'occasion de son baptême.
- Salle 23, dite Salle d’honneur : ARTS APPLIQUÉS AUX MÉTIERS.
- Bustes de LAVOISIER, d’ALEMBERT, DELAMBRE, J.-M. de MONT-GOLFIER, MONGE et CONTÉ inventeur des crayons Conté et administrateur du Musée du Conservatoire au début du XIXe siècle, duc de LA ROCHEFOUCAULD.
- Marmite de Denis PAPIN.
- Différentes pièces historiques relatives au Conservatoire sont présentées dans les vitrines situées autour de la salle.
- Portrait de Silbermann peint par HENNER.
- DEUXIÈME ÉTAGE
- Pour atteindre le deuxième étage, prendre l'escalier E, à l’extrémité de la salle 26.
- Dans cet escalier se trouve un assez grand nombre de tableaux contenant des dessins de machines thermiques et de leurs accessoires (machine à vapeur, à gaz; voir la suite de cette collection salle 50 et dans l'escalier descendant à l’Eglise, salle 10).
- Salle 50 : CHAUFFAGE. - ÉCLAIRAGE.
- Appareils d’éclairage à l’huile et au pétrole. - Cuisinières. - Appareils de stérilisation.
- Collection de dessins.
- Salle 51 : POIDS ET MESURES.
- Collection de mesures anciennes et modernes.
- Mètre de BORDA et BRISSON.
- Fac-similés des mètres étalons.
- Mesures de volumes. - Balances, bascules.
- Balance de Van der Walt (1650)..
- Différentes balances destinées à des usages particuliers.
- Balances de laboratoire. - Balances d'essais, etc.
- APPAREILS DE MESURES POUR LES OBSERVATIONS MÉCANIQUES.
- Dynamomètres. - Indicateurs de pression, manomètres, compteurs de tours, compteurs à eau, anémomètres.
- ANCIENS APPAREILS ÉLECTRIQUES.
- Piles de VOLTA.
- Appareil original de COULOMB pour la détermination des lois de l’électrostatique et du magnétisme.
- Accessoires pour la démonstration de l'électricité statique. - Anciens appareils d’électricité statique du XVIIIe siècle.
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- Salle 52 : INSTRUMENTS et MACHINES A CALCULER.
- Machines de PASCAL. - Machines à additionner et multiplier. -Machines de Statistiques. - Machine de BOLLÉE. - Machine de TCHEBICHEFF.
- Règles à calculs, modernes et anciennes, l'une d’elles date de 1650. -Abaques.
- Bâtonnets de NEPER et de GENAILLE.
- Machines à intégrer.
- Salle 53.
- Cette salle contient des meubles renfermant des dessins de machines historiques diverses; ils peuvent être communiqués après autorisation sur demande écrite.
- Salles 54 et 56 : APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES ET TÉLÉPHONIQUES.
- Ancien appareil pour la télégraphie aérienne de CHAPPE. - Appareils MORSE. - Appareils HUGHES.
- Appareils multiples Baudot.
- Appareils pour la transmission télégraphique automatique au moyen de papier perforé.
- Ancien appareil de CASELLI pour la transmission télégraphique autographique.
- Collection d’appareils divers ayant servi à Ader pour créer les téléphones modernes.
- Appareils télégraphiques à clavier de machines à écrire.
- Télétype Morkrum.
- Chapiteau du XIIe siècle de l'Eglise de Saint-Martin-des^Champs
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- REPRODUCTION INTERDITE
- 2® ÉDITION
- IMPRIMERIE DE MONTMARTRE 4, Place J.-B.-Ctémer*t, Pars
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