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Catalogue général officiel : exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques : section III, Arts et Métiers
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE
- A PARIS.
- Service
- CATALOGUE GÉNÉRAL
- OFFICIEL.
- Exposition rétrospective du Travail
- ET DES
- SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES.
- SECTION III.
- ARTS ET MÉTIERS.
- LILLE,
- IMPRIMERIE L. DANEL.
- MDCCG LXXXIX.
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- Exposition rétrospective du Travail
- ET DES
- SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES.
- SECTION III.
- ARTS ET MÉTIERS.
- I. — Arts et Métiers ayant pour but le captage et l’utilisation
- des forces.
- Forces naturelles directement utilisables. — 1° Homme. Appareils dynamiques primitifs ; outils du travail à la main. — 2° Animaux. Engins de levage : manèges, roues àmarclie. — 3° Air. Voiles ; moulins à vent; trompes ; soufflets ; pompes. — 4° Eau. Réservoirs de chasse ; balances d’eau ; roues hydrauliques diverses ; turbines, machines à colonne d’eau.
- Transformations diverses de l’énergie ; Appareils utilisant directement OU INDIRECTEMENT L’UNE QUELCONQUE DE SES FORMES. — 1° Chaleur. Machines diverses : à feu, à air chaud, à vapeur. — 2° Lumière. Miroirs ; lentilles ; daguerréotype ; photographie. — 3° Electricité. Piles ; machines électriques ; appareils généraux anciens d’électricité.
- II. — Arts et Métiers ayant pour but la recherche, La récolte
- et l’extraction de matières premières.
- Recherche des matières premières. — 1° Chasse et Pêche. Matériel et outillage : pièges, appâts, armes de chasse ; animaux auxiliaires ; procédés de chasse et de pêche fluviale ou maritime : réserves, viviers, etc. — Pêche des éponges. — Pêche du corail.
- Extraction et préparation des matières minérales. — 1° Recherche des matières minérales. Baguette magique, boussole, sondages. — 2° Extraction des 'produits minéraux et des matières minérales autres que les métaux. — Produits gazeux, solides et liquides, etc. — 3° Préparation des produits minéraux. — Métaux. — Matières minérales (sel, soufre, pétrole). Produits chimiques. Minerais employés ; matériel, outillage, procédés.
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- SECTION III.
- Récolte et préparation des matières naturelles non minérales. — Procédés de la culture de la terre : horticulture, arboriculture, viticulture. Cueillette et récolte des produits de la terre ; exploitation des forêts. Outillage des industries agricoles préparant des matières premières.
- III. — A.rts et Métiers ayant pour but l’élaboration et la transformation des matières premières.
- Matières alimentaires. — Conservation des matières alimentaires laitages, viandes, poissons. Procédés de préparation des produits agricoles ; fabrication des matières alimentaires d’origine végétale et d’origine animale.
- Bois. — 1° Bois de construction : a. Bois naturels. Matériel et outillage pour le travail préparatoire du bois. b. Bois peints. Matières colorantes employées ; matériel et outillage. — 2° Bois d'ameublement. Bois naturels, bois préparés; matériel, outillage , procédés pour menuiserie d’art, sculpture sur bois, ébénisterie, placage, tabletterie, vannerie : fabrication des instruments de musique.
- Pierres naturelles et artificielles. — 1° Pierres naturelles. Matériel, outillage, procédés pour sciage, taille et sculpture des pierres fines ; pierres d’ornement et de construction. — 2° Pierres artificielles : a. Pierres non cuites ; Matériel, outillage, procédés pour la fabrication des bétons, enduits et ciments.
- — b. Pierres cuites. Matériel, outillage , procédés pour la fabrication des chaux et ciments ; — c. Pierres diversement préparées. Procédés pour durcissement, stucage, etc. ; — d. Pierres assemblées ; mosaïques.
- Terres cuites, Céramiques, Verrerie. — i° Terres cuites industrielles. Matériel, outillage, procédés pour la fabrication des briques, carreaux, tuiles, tujaux. — 20 Céramiques de terres diverses, grès, faïences, porcelaines. Matériel, outillage pour fabriquer : briques, carreaux et tuiles décorés ou émaillés, poteries de toutes sortes, services de table et de toilette, pièces décoratives.
- — 3° Verrerie et cristallerie. Matériel et outillage pour fabriquer, décorer, tailler, graver : gobeletterie, verroterie, verre filé, perles, imitations de pierres fines, glaces-miroirs, lustrerie, vitraux. — 4° Émaux et émaillerie. Matériel et outillage pour la fabrication des émaux, champlevés et cloisonnés ; laves émaillées ; fontes émaillées. — 5° Mosaïques en verre et émaux. Matériel et outillage pour la fabrication des mosaïques en verre et émaux.
- Métaux. — 1° Elaboration préparatoire. Matériel et outillage pour dressage, apprêt, décapage, étirage, perçage, estampage. — 2° Elaboration finale. Matériel et outillage : a. Pour le travail des métaux fins : orfèvrerie de tous métaux, bijouterie vraie ou d’imitation, joaillerie ; b. Pour le travail des métaux courants : fonte de fer décorative ou industrielle , serrurerie d’art, armes de luxe, dinanderie, poterie d’étain, quincaillerie, ornements fondus ou imprimés pour la décoration des bâtiments, bronzes d’ameublement. Machines et outils pour la fabrication de l’horlogerie et des instruments de
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- précision ; horloges et montres. — 3° Arts et métiers annexes de Vélaboration des métaux. Moulage pour l’industrie ; fonte sur nature, à cire perdue ; à bon creux ; galvanoplastie ; décoration des métaux ; gravure, ciselure sur plan ou ciselure repoussée ; émaillage, damasquinage ; dorure, argenture, nickelage, étamage.
- Ma tières textiles. — Laine, chanvre, soie, coton, jute, ramie ; matériel et outillage pour peignage, décorticage, etc. ; filature, moulinage, retordage, tissage, blanchisserie et apprêts ; teinturerie, imprimerie, corderie.
- Papier. — Matériel et outillage pour la fabrication des papiers bruts, papiers transformés, papiers décorés, papiers imprimés, papiers peints.
- Dépouilles animales. — Matériel et outillage pour préparation et utilisation des peaux, fourrures, crins, cheveux, plumes, corne, baleine, os, ivoire, écaille, boyauderie.
- IV. — Arts et métiers nécessaires à la vie individuelle ou en société.
- Art de se vêtir. —Matériel et outillage pour la fabrication de costumes : linge, vêtements, chaussures, ganterie, chapellerie ; costumes civils, costumes militaires, costumes ecclésiastiques. Entretien du vêtement : blanchissage, dégraissage, repassage, cirage. Entretien et ornement de la personne ; hygiène, toilette, coiffure, etc.
- Art de bâtir. — Outillage et matériel. Terrassement, maçonnerie, charpenterie, couverture, menuiserie, serrurerie, peinture et vitrerie. Habitations temporaires, portatives, permanentes.
- Art de se chauffer. — Outillage et matériel, chauffage des habitations.
- Art de s’éclairer. — Eclairage par appareils indépendants ou de distribution.
- Art de préparer les aliments. — Appareils employés pour la cuisine : fourneaux, tourne-broches, batteries de cuisine, etc.
- Intervention de l’art de l’ingénieur pour la satisfaction des besoins de l’homme vivant en société. — Ventilation des ateliers, des habitations. Alimentation des villes : réservoirs, aqueducs. Captage des résidus : canalisations, égouts. Hygiène. Postes, télégraphes.
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- SECTION III.
- COMPOSITION DU COMITÉ D’ORGANISATION.
- BUREAU:
- MM.
- Laussedat (le colonel), directeur du Conservatoire national des arts et métiers, rue Saint-Martin, 292, à
- Paris.... .................................... Président.
- Proust (Antonin), député, ancien ministre des arts, président de l’Union centrale des arts décoratifs , boulevardHaussmann, 32, à Paris.................... Vice-Président.
- Bouilhet (Henri), vice-président de l’Union centrale des
- arts décoratifs, rue de Bondy, 56, à Paris.... Rapporteur.
- Pernolet, député, avenue de VOpéra, 10, à Paris ... Secrétaire.
- Faucou (Lucien), sous-conservateur de la Bibliothèque et des Collections historiques de la Ville de Paris , directeur de Y Intermédiaire des chercheurs et curieux, 23, rue Sévigné, à Paris................... Secrétaire.
- MEMBRES :
- MM.
- Baltet (Stanislas), député, boulevard de Latour-Maubourg, 58, à Pans. Chéret (Jules), artiste lithographe, rue Brunei, 18, à Paris
- Clérac (H.), inspecteur-ingénieur des postes et télégraphes, rue Bertrand, 24, à Paris.
- Darcel (Alfred), directeur du Musée des Thermes et de l’Hôtel de Cluny, rue du Sommerard, 24, à Paris.
- Davanne, président de la Société de photographie, rue des Petits-Champs, 82, à Paris.
- .Deck (Th.), administrateur-directeur de la Manufacture nationale de Sèvres, à Sèvres (Seine-et-Oise).
- Dreyfus (Gustave), membre de la Commission des monuments historiques et de l’Union centrale des arts décoratifs, boulevardMalesherbes, 101, a Paris,
- Fougeyrol, député, boulevard Saint-Germain, 125, à Paris.
- Gaillard, député du Puy-de-Dôme, rue de Rome, 21, à Paris.
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- Gerspach, administrateur de la Manufacture nationale des Gobelins, avenue des Gobelins, 42, à Paris.
- Guimet (Emile), à Fleurieu, par Fontaine-sur-Saône [Rhône).
- Imbert, député, avenue Flachat, 15, à Asnières [Seine).
- Pihet (Auguste), président honoraire de la Chambre syndicale des mécaniciens, rue Neuve-Popincourt, 8, à Paris.
- Ri îymond (Francisque), sénateur, rue de Naples, 4, à Paris.
- Servois, garde général des Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois, 58, à Paris.
- Vacher, député, rue du Faubourg-St-Denis, 132, à Paris.
- MEMBRES ADJOINTS :
- MM.
- Bourdon (Edouard), ingénieur-constructeur, rue du Faubourg-du-Temple, 74, à Paris.
- Cherville (le marquis de), publiciste, à Noisy-le-Roy (Seine-et-Oise).
- Lindet, docteur ès-sciences, préparateur du cours de chimie industrielle au Conservatoire national des Arts et Métiers, boulevard Saint-Germain, 108, à Paris.
- Lœbnitz, céramiste, rue Pierre-Levée, 4, à Paris.
- Plessis, ingénieur, rue de la Varenne, 23, à Saint-Maur-les-Fossés [Seine).
- Sabatier , chef des travaux agricoles à l’Institut national agronomique , avenue de VObservatoire, 22, a Paris.
- Marmuse (Gustave), membre des Comités d’admission et d’installation de la classe 23 de l’Exposition de 1889, rue du Bac, 26, à Paris.
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- SECTION III.
- INTRODUCTION.
- L’idée d’une Exposition des matériaux de l’Histoire du travail est, à coup sûr, l’une des plus séduisantes que l’on puisse concevoir. Il faudrait, toutefois, pour la réaliser d’une manière tout à fait satisfaisante, lui consacrer beaucoup de temps et entreprendre des recherches considérables. En ce qui concerne notamment l’Histoire des Arts et Métiers, il suffirait d’ouvrir quelques-uns des traités, monographies ou encyclopédies, publiés depuis un siècle seulement pour se rendre compte, sinon de l’impossibilité, tout au moins de l’immense difficulté d’une œuvre de ce genre.
- Le Comité d’installation de la Section III, chargé par la Commission supérieure de rédiger un programme détaillé, ne s’était point fait illusion en y énumérant toutes les professions, tous les arts qui ont devancé et préparé la civilisation actuelle. 11 pressentait bien que, dans la pratique, on serait obligé de renoncer à faire figurer un grand nombre de ces professions, d’abord parce que l’époque de l’Exposition était trop rapprochée et aussi faute de place.
- Après avoir fait, sans grand succès, plusieurs voyages dans quelques-uns des centres industriels où l’on avait des chances de retrouver d’anciens outils ou d’anciens modèles de métiers, après des démarches nombreuses faites auprès des grands collectionneurs parisiens, provinciaux et étrangers, les membres du Comité d’installation invitèrent leur président à faire un projet dans lequel il devait s'efforcer d’utiliser les éléments que l’on était parvenu à réunir et de combler les lacunes les plus importantes en recourant aux collections du Conservatoire des Arts et Métiers déjà mises à contribution par les Sections II et IV, et par les inventeurs et les constructeurs qui réclamaient les appareils ou les modèles qu’ils avaient offerts au Conservatoire et qu’ils désiraient faire figurer dans leurs expositions particulières.
- Ces explications étaient nécessaires pour justifier la manière dont l’Exposition rétrospective des Arts et Métiers a été composée et limitée ; elles serviront aussi, nous l’espérons, à faire comprendre que, pour tout ce qui a été fourni par le Musée du Conservatoire, il ne pouvait être question de reproduire ici les notices déjà publiées dans
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- le Catalogue des collections de cet établissement ou celles qui sont en préparation pour la nouvelle et prochaine édition de ce Catalogue.
- Voici maintenant, en quelques mots, l’exposé du projet présenté par le Président du Comité d’installation et approuvée par ce Comité.
- Le local attribué à la Section III se compose d’un rez de chaussée et d’un étage. Au rez de chaussée, une cour carrée de 19 mètres de côté est entourée d’une galerie de 5 mètres de largeur ; à l’étage, il y a une semblable galerie en terrasse, bordée d’une balustrade à hauteur d’appui.
- La cour et la galerie du rez de chaussée sont mises en communication par des passages de 3 mètres de largeur dont les prolongements ont servi à diviser la cour en quatre carrés à la jonction desquels, c’est-à-dire au centre de la cour, on a élevé une pyramide quadrangu-laire reposant sur un socle octogonal. Dans chacun des quatre carrés on a construit des socles autour desquels on peut aisément circuler et qui portent les modèles et les outils des principales professions que l’on peut qualifier de fondamentales.
- Les quatre faces de la pyramide centrale sont garnies, on peut même dire ornées, d’instruments et d’appareils communs à la plupart des professions ; poids, mesures, instruments d’arpentage et de nivellement, nœuds de cordages.
- Les quatre socles portent les inscriptions suivantes : La terre cultivée, LE ROIS, LA PIERRE, LE METAL.
- Sur le premier figurent des meules de moulins, en pierre, du temps des Romains, un moulin à bras, un moulin à vent, des charrues de plusieurs époques et de plusieurs contrées, des herses, et, en général, les principaux outils de l’agriculteur , de l’horticulteur et de la ferme.
- Sur le second socle, on voit au centre un modèle de scierie à bloc des pays de montagnes dont le moteur est une roue hydraulique, un second modèle analogue, un relief topographique à petite échelle d’une schlitte des Vosges pour le transport des bois sur les pentes, les outils du bûcheron, du charron, du tonnelier, du sabotier, du charpentier, du menuisier et du tourneur, accompagnés d’échantillons de bois en grume ou débités méthodiquement et de spécimens des produits de l’industrie forestière, si utiles et si recherchés depuis la plus haute antiquité.
- Sur le troisième socle, celui de la pierre, faute d’un modèle de l’antique roue à chevilles des carrières, on a mis au centre un modèle de
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- SECTION III.
- carrière à ciel ouvert exploitée par les procédés modernes et, à côté, un four à chaux et un four à briques, des panoplies d’outils du carrier, du maçon, du tailleur de pierres, du ravaleur et du sculpteur, des échantillons de moellons, de pierre de taille, de plâtre, de meulières, de roches de toute espèce, employés dans la construction, de marbres, de briques, de tuiles, de poteries, d’albâtre, de stucs, etc., complètent cette exposition dans laquelle on a même fait figurer une urne antique en marbre blanc qui rappelle l’usage que l’on a pu faire depuis longtemps de cette belle matière.
- Sur le quatrième socle, celui du métal, se trouvent en évidence des modèles de machines d’extraction et de hauts-fourneaux ainsi que des marteaux-pilons à vapeur et des outils de sondage d’origine assez récente, en général; mais nous aurons occasion, tout à l’heure, pour le travail des métaux aussi bien que pour celui du bois et de la pierre et pour l’agriculture, de signaler d’autres engins plus ou moins anciens disposés dans les vitrines qui garnissent les galeries latérales.
- On voit encore sur le même socle un fort beau tour à travailler les métaux, une collection très complète des outils du forgeron, des échantillons de houille et de minerais variés choisis parmi les plus connus, des spécimens de fer forgé, de bronze, de cuivre, d'étain, de plomb et de zinc, fondus, laminés, étirés, etc.
- Dans l’aménagement des galeries latérales, on s’est attaché à rapprocher des groupes d’objets répartis sur ies quatre socles, les engins, machines et matières travaillées qui s’y rattachent plus ou moins directement.
- Ainsi, en venant de la Section IV (Moyens de transport), on voit dans la galerie qui correspond au bois et à la pierre des modèles très soignés de charpente et de coupe des pierres : d’un côté, une vitrine spéciale qui contient une restitution historique de ces deux outils primordiaux, la hache et la scie et, de l’autre, une table en marqueterie composée des échantillons des plus beaux marbres employés dans la construction des édifices et dans l’ameublement.
- Les parois de la même galerie présentent des exemples nombreux de bois sculptés, les uns de provenance étrangère (renaissance hollandaise) et les autres d’origine française et de toutes les époques. Deux belles colonnes de marbre décorent l’entrée de cette galerie dans laquelle on voit encore de merveilleux modèles d’atelier d’ébéniste, de forgeron, de cloutier, de plombier et de fondeur qui appartiennent tous au Conservatoire des Arts et Métiers. Des tapisseries d’une grande
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- richesse et des plans du Conservatoire dans son état actuel et dans l’état où il doit être prochainement, quand on l’aura isolé des constructions qui l’enserrent et en compromettent la sécurité, complètent la décoration de cette première galerie.
- Dans celle qui borde encore la pierre et qui arrive au mêlai, on a placé, du côté de la cour, les machines élévatoires et les anciens modèles de forge, de martinet, etc. On y a intercalé des exemplaires de métaux travaillés, choisis parmi ceux que M. Henri Tresca avait soumis à ses célèbres expériences sur le laminage, l’écrouissage, le rabotage, etc., désignées par lui sous le nom général et caractéristique d’écoulement des solides ; du côté opposé, on voit une suite de modèles représentant les machines mises en jeu par des moteurs animés, manèges, etc., les principaux moteurs hydrauliques et les modèles de machines à vapeur, à gaz et à air chaud, ainsi que des appareils d’expérimentation comme le frein de Prony, le dynamomètre de Morin, l’indicateur de Watt ; les parois de cette galerie sont tapissées de papiers peints représentant l’histoire de cette belle industrie depuis le commencement du siècle.
- Dans la galerie qui va du métal à la terre cultivée, du côté de la cour, on rencontre les machines à épuisement, un modèle de presse hydraulique, puis une série très curieuse et très étendue de modèles de charrues de diverses époques.
- Sur le côté opposé, on a cherché à présenter un résumé de l’histoire de la filature et du tissage, de ce dernier surtout, au moyen de très beaux modèles qui appartiennent au Conservatoire et qui vont des époques les plus reculées jusqu’au métier à la Jacquart ; des spécimens d’étcffes dont quelques-unes très anciennes et toutes intéressantes sont disposés, autant que possible, en correspondance avec les modèles des métiers qui ont servi à les tisser.
- Les parois de cette galerie sont ornées de deux magnifiques tapisseries dont l’une représente la tonte des moutons et l’autre un épisode de la légende de St-Crépin et de St-Crépinien.
- Dans la quatrième galerie, celle qui va de la terre cultivée au bois, on a réuni dans une petite pièce carrée l’histoire de l’éclairage, depuis l’huile jusqu’à la stéarine. On trouve ensuite la restitution d’une jolie cuisine de château du XVIIe siècle, dont les ustensiles, du même temps et la plupart encore familiers malgré leur ancienneté, sont tous d’un excellent effet.
- La seconde moitié de cette galerie, décorée d’une superbe tapisserie
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- du XVe siècle représentant une chasse au faucon, a été consacrée aux armes et engins de chasse et de pêche qui seront décrits dans une notice spéciale.
- Il en sera de même des objets, très curieux et très précieux au point de vue de l’histoire de l’art français, qui figurent dans les ateliers de l’ébéniste, de l’orfèvre, de l’horloger et du forgeron du XVIIIe siècle reconstitués aux angles des galeries que nous venons de décrire, et de l’ameublement d’une salle à manger de style Renaissance suisse qui occupe l’un de ces angles.
- Les entrées des portes de l’enceinte de la Section III. sont ornées de peintures très habilement exécutées qui représentent, d’après des documents authentiques, quelques-unes des principales industries dont on a cherché à rappeler l’histoire ou les plus belles époques.
- Les autres parois extérieures sont décorées de papiers peints, de cuirs de Cordoue, de trophées de chasse ou massacres, d'étoffes imprimées et d’une suite de dessins de mosaïques de la manufacture nationale de Paris. Enfin une série de gravures, choisies dans la collection de M. Lucien Faucou et reposant sur la cimaise de la boiserie, sert à combler un assez grand nombre de lacunes dans l’histoire des arts et métiers.
- Deux cartes synoptiques, dressées l’une parM. Servois et l’autre par M. Pernolet, tous les deux membres du comité d’installation delà Sec tion III, représentant, la première, la France industrielle en 1789, et la seconde, la France industrielle en 1889, sont placées de part et d’autre de la porte principale de la Section III pour le visiteur qui vient du côté de l’École militaire ou de la grande galerie des machines.
- Je ne dois pas omettre de signaler deux rares et curieuses peintures sur cuir apportées de Hollande, tendues sur la paroi de la clôture qui sépare les Sections III et IV, et tournées du côté de cette dernière section.
- On peut voir, par cette rapide description des objets qui figurent dans la cour et dans h s galeries du rez de chaussée, que l’on a eu l’intention de réunir là tout ce qui est devenu pour ainsi dire indispensable à la vie matérielle.
- Le premier étage se trouvait ainsi réservé aux industries de luxe et à celles qui, beaucoup plus récentes que les autres, comme la photographie et la télégraphie, entrent néanmoins de plus en plus dans nos habitudes et deviennent, par conséquent, également nécessaires à notre état de civilisation.
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- Je viens de nommer la photographie et la télégraphie, les dernières venues ; on trouve déplus, au premier étage, des objets d’art sous les formes les plus variées , fabriqués avec des matières plus ou moins précieuses, mais qui ont toutes acquis une grande valeur par la main d’œuvre habile qui leur a été appliquée.
- Le catalogue que l’on va consulter énumère les groupes dans lesquels sont successivement classés ces objets et il est dès lors inutile de les indiquer ici. Nous ajouterons que le lecteur doit s’attendre à rencontrer des lacunes, aussi bien dans l’histoire des arts de luxe que dans celle des arts et métiers proprement dits qui a été essayée au rez-de-chaussée. Tout ce que le comité d’installation de la Section III peut dire pour son excuse, c’est que le temps et la place lui ont fait défaut ; il a la conscience d'avoir fait tout ce qu’il était en son pouvoir, dans les conditions difficiles où il était placé.
- Le devoir du président est de remercier ceux de ses collaborateurs qui ont bien voulu l'aider à accomplir sa tâche, ainsi que les nombreuses personnes qui ont mis leurs riches collections à sa disposition et dont plusieurs ont consacré beaucoup de temps et de soins à faire elles-mêmes leurs expositions.
- Il espère que l’administration voudra reconnaître, comme il convient, le dévouement et la coopération éclairée de ces personnes, dont les noms ne doivent, jusqu’à présent, figurer que dans le catalogue, en attendant qu’un jury spécial soit appelé à apprécier et à récompenser leur zèle.
- Le Président de la Section III de YHistoire rétrospective du Travail,
- A. LAUSSEDAT.
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- SECTION III.
- EXPOSITION RETROSPECTIVE TU TRAVAIL ET DES SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES
- SECTION III Arts et Métiers
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- XPOSITION RETROSPECTIVE DU TRAVAIL ET DES SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES
- SECTION III Arts et Métiers
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- SECTION III.
- SOMMAIRE DES OBJETS EXPOSÉS.
- STATISTIQU E & HISTOIRE GÉNÉRALE
- DU TRAVAIL.
- N° 156 (Extérieur).
- Carte de la France industrielle avant 1789, dressée, d’après les documents d’archives, par MM. Gerbaux et Teulet, archivistes-paléographes, sous la direction de M. Servois.
- Cette carte représente l’état de l’industrie en France de 1661 à 1789 : l’année 1661 a été choisie comme point de départ des recherches pour rappeler, par la date de la nomination de Colbert au contrôle général des finances, la vigoureuse impulsion donnée par lui, à l’industrie nationale. La carte comprend les localités pour lesquelles les documents d’archives ont permis de constater l’existence d’une ou plusieurs industries, à une date quelconque de la période comprise entre 1661 et 1789, et quelle qu’en ait été d’ailleurs la durée : ainsi la manufacture royale de porcelaines, établie d’abord à Vincennes en 1740 et transférée à Sèvres en 1756, est représentée à la fois par les noms de Sèvres et de Vincennes.
- On a adopté dans le classement des industries le cadre fixé par les instructions ministérielles de mars 1885, pour la statistique industrielle : I. Alimentation. — II. Arts chimiques et produits chimiques. — III. Bois (industrie du). — IV. Céramique et verrerie. — V. Cuirs et peaux. — VI. Imprimerie et papeterie. — VII. Industries extractives. — VIII. Industries textiles. — IX. Instruments de précision. — X. Métallurgie. — XI. Vêtements et accessoires. — XII. Divers.
- Les enclaves de la France (Avignon et le Comtat-Venaissin, la principauté de Montbéliard et la République de Mulhouse), ont été indiquées par la teinte plate affectée aux États limitrophes.
- Les documents d’archives qui ont servi à 'Rétablissement de la carte sont, entre autres, les lettres-patentes et brevets du roi, les arrêts du Conseil d’État, les rapports adressés par les inspecteurs des manufactures au contrôleur général des finances ; quelques imprimés ont également été mis à contribution.
- N° 157 (Extérieur).
- Carte de la France industrielle en 1889, dressée par M. Goyecque, archiviste-paléographe , exécutée par la librairie Ch. Delagrave, sous la direction de M. Pernolet.
- Les Préfets transmettent, chaque année, au Ministère du Commerce et de l’Industrie, un état de la situation industrielle de leur département ; ces états sont dressés, d’après un cadre de classement où les diverses industries sont réparties en 15 groupes, comme il suit :
- I. Alimentation. — II. Arts chimiques et produits chimiques. — III. Bâtiment. — IV. Industrie du bois. — V. Carrosserie. — VI. Céramique. — VIL Constructions navales et batellerie. — VIII. Cuirs et peaux. — IX. Imprimerie, papeterie. — X. Industries extractives. — XI. Industries textiles, tissus. — XII. Instruments de précision. — XIII. Métallurgie et construc-
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- tions mécaniques. — XIV. Vêtement et accessoires. — XV. Industries diverses.
- C’est a cette source, dont l’importance et la valeur sont manifestes, qu’ont été puisés les éléments nécessaires pour l’établissement de la présente carte. Celle-ci, en offrant la figuration des éléments essentiels de la statistique dressée sous la direction du Ministère, permet de constater aisément, soit l’importance absolue de telle industrie en particulier , soit l’importance proportionnelle des diverses industries en général, dans un département, dans une région ou par toute l’étendue du territoire.
- N°s 147, 147 biS! 149, 149 bis, 164, 166, 167, 169,171,172 (Extérieur).
- Estampes et dessins des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, relatifs à l’histoire des Arts et Métiers depuis les Égyptiens jusqu’à nos jours.
- (M. Lucien Faucou).
- AG R I C U LT U R E.
- N° 159 (Extérieur).
- Le Labourage. (Panneau décoratif par Charles Toché).
- N° 160 (Extérieur).
- La Meunerie. (Panneau décoratif par Charles Toché).
- Labourage et Récolte.
- Plate-Forme N° 1 (Rez de Chaussée).
- Machine primitive pour le labourage.
- (M. Raulin).
- Joug chinois.
- Joug d’attelage siamois.
- Charrue siamoise.
- Soc en bois pour binot.
- Araire algérien.
- Charrue avec avant-train, de Dombasle.
- Houe à cheval et semoir à bras, de Dombasle* Collection d’outils agricoles.
- Herses de diverses époques ; photographies.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- (M. Th. Pilter).
- N° 5 (Rez de Chaussée).
- Machine à moissonner, employée chez les Gaulois, reconstituée d’après Pline l’Ancien et Palladius ;
- Machine à moissonner écosssaise de Smith (1811);
- Machine à moissonner de Patrick Bell (1826) ; photographies.
- (M. Th. Pilter).
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- SECTION III.
- Vitrine N° 32 (Rez de Chaussée).
- Charrue Dombasle avec avant-train ou tirage simple.
- Charrue Granjé avec avant-train ou tirage simple.
- Charrue de Parmesan avec avant-train ou tirage simple.
- Charrue tourne-oreille de Hugonet avec avant-train.
- Charrue hollandaise.
- Charrue à deux corps, roue devant.
- Charrue simple avec sabot.
- Charrue simple avec avant-train (modèle de 1790).
- Charrue simple (modèle de 1790).
- Charrue fouilleuse (modèle de 1790).
- Scarificateur à 5 coutres (modèle de 1790).
- Herse à trois roues et à mouvement de bascule.
- Rateau à cheval.
- Semoir à palettes (modèles de 1790).
- Étuve avec système de ventilation pour les grains, (modèle de 1790).
- (Petits modèles exécutés et exposés par M. Digeon).
- Battage des grains.
- Plate-Forme N° 1 (Rez de Chaussée).
- Chariot carthaginois pour le battage des grains.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Machine à battre carthaginoise. (M. Marès).
- Vitrine N° 34 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Modèle d’ancienne machine h battre les grains.
- Modèle de machine à égrener le blé (1795), par Roujean.
- Machine suédoise pour le battage des grains, modèle au _L.
- Machine à battre les grains de St Valery-en-Caux, modèle au 1.
- (Conservatoire des Arts et Métiers). Machine à battre les grains, de Ransomes, avec son manège.
- Machine à battre les grains, de Guilleaume.
- Machine à battre les grains, de Dolley.
- (Petits modèles exécutés et exposés par M. Digeon).
- Vitrine N° 36 (Partie supérieure).
- Machine à battre, portative, de Ransomes, modèle au jL
- (Conservatoire des Arts et métiers).
- Outils et travaux agricoles divers.
- Plate-forme N° 1 (Rez de chaussée).
- Pompe d’arrosage à jet continu, par Agard.
- Arrosoir de jardinier. (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Vitrine N° 34 (Soubassement).
- Hotte pour le transport des liquides et pour l’arrosage des plantes repiquées, modèle au A..
- Tombereau pour le transport des engrais liquides, modèle au A.
- Couveuse artificielle, par Bonnemain (1795). (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine de la Plate forme N° 1 (Soubassement).
- Plan de drainage.
- Plan en relief d’une irrigation pour reprise d’eau.
- Plan en relief de l’étang de Montady, près de Béziers, desséché en 1247.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrines Nos 34 et 36 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Hache-paille à levier et cylindres alimentaires.
- Coupe racine à levier.
- Machines à râper les tubercules.
- Pressoir horizontal de Revillon.
- Pressoirs verticaux à une et deux vis.
- Manège portatif.
- Pressoir normand.
- Buttoir en bois.
- Tondeuse de gazon. (Petits modèles exposés et exécutés par M. Digeon).
- Meunerie et Boulangerie.
- Vitrine N° 11 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Moulin à Yent, modèle au (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 1 (Rez de Chaussée).
- Moulin à vent conduisant une paire de meules, par Périer, modèle au Moulin à blé, portatif, de Bouchon.
- Meules anciennes, en pierre, de l’époque gallo-romaine.
- Pétrin mécanique à cames, de Parmentier.
- Pannetons pour la fabrication du pain. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 185 (Rez de Chaussée).
- Pannetière en noyer, du XVIIIe siècle, servant à conserver le pain.
- (Mme Laussedat).
- N° 186 (Rez de Ghausssée).
- Autre pannetière en noyer, du XVIIIe siècle, à dôme.
- (Mme Wallerstein).
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- SECTION III.
- Laiterie.
- Plate-Forme N° 1 (Rez de Chaussée).
- Seaux à traire les vaches.
- Joug pour le transport des baquets à lait.
- Passoire.
- Crémières en bois.
- Boîte à lait, de Boulenger.
- Baratte verticale.
- Baratte horizontale, de de Valcourt.
- Moules à fromage. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Ancien crémomètre usité en Suisse. (M. Bieler).
- Vitrine N° 36 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Baratte horizontale et baratte verticale à engrenages.
- (Petits modèles exécutés et exposés par M. Digeon).
- Vitrine N° 36 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Fers archéologiques des époques celtique, gallo-romaine et du moyen-âge.
- Objets divers, médailles, instruments, monnaies, relatifs à l’histoire de la ferrure des chevaux. (M. J. Paulin).
- Collection d’outils de toutes époques, servant au jardinage et à l’alimentation cognées, haches, pioches, fers de chevaux, instruments aratoires. (M. Fabre).
- CHASSE ET PÊCHE.
- Vitrines Nos 43, 44, 174, 175 (Rez de Chaussée).
- Armes de chasse.
- Les premiers chasseurs se servaient de l’arc, puis ils employèrent la javeline et l’épieu pour le gros gibier.
- Plus tard vient l’arbalète, qui, pour la chasse, était plus légère que celle employée pour la guerre. Il y en avait de deux sortes : 1° l’une à une seule corde servant à lancer des carreaux ; le chasseur portait une ceinture à laquelle pendait un crochet qui servait à bander l’arbalète alors qu’il appuyait avec le pied sur l’extrémité de l’arbalète disposée en étrier. Les carreaux lancés par ces arbalètes étaient munis de deux pennes seulement. La portée était d’environ 150 pas. Les fers
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- des carreaux étaient généralement carrés pour étourdir seulement le gibier ; d’autres, pour le gros gibier, étaient terminés par un fer tranchant en croissant, pour couper les jarrets des animaux. Gomme il était presque impossible de tirer le menu gibier au vol avec l’arbalète, ce qui aurait répondu au tir à balles avec des armes moins justes que celles que nous avons aujourd’hui, il fallait des chiens d’arrêt parfaits qui permissent de découvrir le gibier arrêté au gite ; 2° l’autre arbalète dite à galet ou jallet, dans laquelle la corde était double et dont les deux branches étaient séparées à droite et à gauche par deux petits cylindres en fer ou en ivoire à égale distance des 2 extrémités de l’arc et du centre. Au milieu de cette corde, était une petite bourse appelée la fronde. On garnissait la fronde, l’arme étant bandée, d’un projectile de terre cuite ou desséchée , d’un caillou ou d’un petit lingot de plomb, Cette arbalète était surtout employée pour les menus gibiers ; grives, cailles, perdrix etc. Dans ces dernières l’armement se faisait d’ordinaire à la main à l’aide d’un levier faisant corps avec l’arbalète.
- L’arquebuse date d’environ 1480, mais on mettait alors le feu à la main ; cependant, on se servit encore longtemps de l’arbalète beaucoup plus légère.
- L’arquebuse ayant la platine h serpentin ou à mèche prit naissance au commencement du XYIe siècle. L’ordonnance des chasses de François 1er de l’année 1515 fait mention d’haquebuttes et échopettes comme instruments de chasse ; c’est la plus ancienne où il en soit parlé. Ce ne fut que vers la fin du XVIe siècle que l’arbalète fut à peu près abandonnée, lorsqu’on eut perfectionné l’arquebuse au point de pouvoir tirer au vol.
- La platine à rouet fut inventée à Nuremberg vers 1520. Dès 1617 il est déjà question de platines dans le genre de celles dites à silex ; il est fait mention dans les voyages de Pietra délia Yalle, à cette date, de pistolets avec la platine à pierre ; néanmoins , le rouet n’était pas encore complètement banni vers 1670, puisque Yita Bondafini, dans un ouvrage intitulé La Caccia d’ell’ Arcobiegio imprimé à Bologne en 1672, parle d’arquebuses à rouet dont quelques chasseurs se servaient encore et des arquebuses à fonte, c’est-à-dire à silex, qui étaient préférées de beaucoup aux autres. On se servait donc en même temps des arquebuses à mèche, à rouet et à pierre.
- A la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe siècle, on chercha à remplacer la pierre par un fulminant pour enflammer la
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- SECTION III.
- poudre et obvier aux inconvénients de l’inflammation de la charge par la poudre contenue dans le bassinet.
- Dans les premières années de ce siècle Le Page et d’autres créèrent plusieurs modèles dans lesquels on employait pour enflammer la charge des boulettes fulminantes composées de cire et de chlorate de potasse, (une platine de ce système figure à l’exposition de l'histoire du travail).
- Vers 1810, on inventa la capsule en cuivre munie de fulminate de mercure ce qui donna naissance au fusil à piston.
- Vers 1812, Pauly inventa un fusil se chargeant par la culasse qui fut le point de départ des fusils Robert, Pattel, Le Page, Lefaucheux et de tous ceux en usage aujourd’hui. (Dans l’exposition de l’histoire du travail se trouve un fusil à un coup à pierre se chargeant par la culasse portant la date de 1771 et signé de Dupont).
- Fauré Le Page.
- Objets prêtés.
- 1. — Épieu de chasse aux armes d’Autriche.
- 2. — Épieu de chasse.
- 3. — Arbalète à galet.
- 4. — Arbalète à galet.
- 5. — Arbalète à galet.
- 6 — Arbalète à galet.
- 7. — Petit modèle d’arbalète en fer.
- 8. — Six carreaux pour arbalète.
- 9. — Trois appeaux pour faucons.
- 10. — Arquebuse à mèche, 1532.
- 11. — Porte-mèche pour arquebuse.
- 12. — Fusil indien à mèche.
- 13. — Arquebuse à rouet incrustée ivoire.
- 14. — Arquebuse à rouet garnitures cuivre de
- (M. le Comte de Montaigu).
- (M. Bachereau). (M. le Comte de Montaigu).
- (M. Bachereau).
- (M. Pille). (M. Duboc).
- (M. Riggs).
- (M. Duboc). (M. Fauré Le Page).
- Antoni Sabert.
- (M. René Le Bertre).
- 15. — Arquebuse de 1665 crosse sculptée.
- 16. — Arquebuse garnitures en cuivre platine gravée, fonds creux de Doisend,
- Munich 1779.
- 17. — Arquebuse incrustations ivoire sujets gravés. (M. Pille).
- 18. — Arquebuse incrustations, ivoire. (M. le Comte de Montaigu).
- 19. — Arquebuse garnitures cuivre ciselées de Heintz, platine ciselée, fonds damas-
- quinés
- 20. — Arquebuse dont toutes les pièces sont ciselées en acier, fonds damasquinés
- de Marcus Telner.
- 21. — Fourche pour arquebuse. (M. Duboc).
- 22 à 30. — Neuf poires à poudre et amorçoirs.
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- 31. — Amorçoir en ivoire. (M. René Le Bertre).
- 32 à 36. — Cinq poires à poudre diverses. (M. Hermann Léon).
- 37 à 43. — Sept poires à poudre, travail suisse, gravée à la pointe, du XVIIIe siècle. (M. Chabot-Karlen).
- 44. — Fusil à 1 coup à pierre de Michelle Batista, manufacture Royale de Naples
- 1776.
- 45. — Poire à poudre du fusil ci-dessus portant les mêmes inscriptions et même
- ornementation.
- 46. — Fusil à 1 coup à pierre, appliques cuivre ciselés sur le bois.
- (M. René Le Bertre).
- 47. — Fusil à 1 coup à pierre de Dupont se chargeant par la culasse, de 1771. (Le
- (M. Fauré Le Page).
- 48.
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- 60. 61. 62.
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- (M. de Songeons) (M. Warin).
- (M. Bricard). (M. René Le Bertre).
- (M. Pille). (M. Hermann Léon).
- bassinet fait partie de la cartouche).
- — Fusil à 1 coup h pierre garni argent.
- — Fusil semblable au précédent.
- — Carabine à 1 coup à pierre de Félix Meier.
- — Fusil revolver à pierre garnitures cuivre.
- — Fusil à 1 coup à pierre Louis XV garni argent.
- — Fusil à 1 coup à pierre de Boutet, Versailles.
- — Fusil double h pierre, garni argent, de Boutet.
- — Petite carabine à 1 coup à pierre, de Boutet.
- — Tromblon à 1 coup à pierre de Boutet.
- — Tromblon à 1 coup de Frachetti Monetti, crosse brisée.
- (M. Coffinières de Nordeck).
- — Tromblon à 1 coup à pierre de Martinoni, crosse brisée.
- — Fusil à 1 coup à pierre de Le Page, 1789.
- — Fusil à 1 coup à pierre de Le Page.
- — Fusil double à pierre de Galand. (M. Fauré Le Page).
- — Fusil à pierre à répétition et à armement automatique de Bouillet à Paris.
- (M. Géveiot).
- — Fusil double à pierre de Le Page, canon tournant.
- (M. le général de Lignières).
- (Mlle Darcel). (M. ***). (M. Mauzaize). (M. de Moulignon). (M. Chabot-Karlen).
- (M. Bachereau). (M. John Fullerton).
- — Fusil double à pierre de Arlot à Paris.
- — Fusil double à pierre de Dugenne de Saint-Étienne.
- — Espingole à pierre.
- — Fusil à 1 coup à pierre de Pacholikh de Presbourg.
- — Briquet à pierre.
- — Bayonnette de fusil de chasse.
- — Platine d’arme à boulette fulminante de Le Page.
- — Fusil à 1 coup à boulette fulminante de Blanchard.
- — Fusil double de Cosset à pistons, chiens sous le canon.
- (M. le général de Lignières).
- — Fusil double h cartouches, culasse mobile de Pauby.
- — Fusil double à cartouches, culasse mobile de Robert. (M. Fauré Le Page).
- — Fusil double à percussion centrale à baguette de Le Page, 1836.
- — Fusil double à percussion annulaire et armement automatique de Le Page,
- 1839. (M. le général de Lignières).
- — Fusil à vent. , (M. Fauré Le Page).
- — Carabine double à aiguille incrustée or.
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- SECTION III.
- 79. — Épée de veneur.
- 80. — Couteau de chasse argent Louis XVI.
- 81. — Couteau de chasse cuivre avec petit couteau et fourchette.
- 82. — Petit couteau en fer damasquiné. (M. René Le Bertre).
- 83. — Couteau de chasse, poignée ivoire sculptée. (M. Pille).
- 84. — Couteau de chasse, manche en cristal, ayant appartenu à Henri III, Roi de
- Pologne. (M. le Comte de Montaigu).
- 85. — Deux couteaux de chasse, dont 1 en argent et 1 en cuivre.
- (M. Fauré Le Page).
- 86. — Couteau de chasse cuivre, avec petit couteau.
- 87. — Couteau de chasse Tonkin. (M. Bachereau).
- 88. — Couteau de chasse argent, avec petit couteau et fourchette.
- (M. Hermann Léon).
- 89. — Couteau de chasse. (M. Warin).
- 90. — Couteau de chasse cuivre, avec petit couteau et fourchette. (M. ***).
- 91. — Couteau de chasse , garnitures argent, repercées de Simson avec ses
- bélières en argent. (M. ***).
- 92. — Quatre couteaux de chasse.
- 93. — Poignard. (M. le Marquis de Gherville).
- 94. — Couteau garni cuivre faisant bayonnette. (M. Bricard).
- 95. — Olifant, corne garni argent.
- 96. — Olifant, corne sculptée.
- 97. — Sifflet, ivoire sculpté. (M. René Le Bertre).
- 98. — Olifant, ivoire. (M. Mussot).
- 99. — Paire de Pistolets Louis XIV.
- 100. — Paire de petits pistolets, garnis argent, guirlandes de fleurs argent,
- incrustées dans le bois.
- 101. — Paire de pistolets de tir à pierre, en boîte, de Le Page , donnés par l’Em-
- pereur. (M. Fauré Le Page).
- 102. — Sporran (Gibecière Ecossaise). (M. René Le Bertre).
- Vitrine N° 44 (Rez de Chaussée).
- Histoire de la fabrication du fusil de chasse à St-Étienne.
- Tube de mire à hure de sanglier pour grosse arquebuse à mèche.
- Hausse dioptrique avec élévateur gradué.
- Hausse avec fil à plomb et planche mobile à mouvement horizontal.
- Sous-gardes exécutées, ciselées et damasquinées par Drutel, Faure, Gonon, Lamotte et Roule (XIXe siècle).
- Platines ciselées par Jalabert et Bonnaud.
- Platines à silex.
- Platines à pistons bridés à jour, de Ghassaing (1825).
- Platines à tabatières.
- Platines à languettes, à mèche et à rouets.
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Plaques de couche gravées et ciselées par Drutel et Lestrat.
- Capuches ciselées et gravées par Roule.
- Diverses pièces d’armes ciselées.
- Bois de fusils sculptés.
- Contre-corps à jours et uni.
- Doubles détentes (systèmes divers).
- Cables préparés pour la fabrication du canon.
- Canon fabriqué avec cinq baguettes en fil de fer.
- Boutes de canons de divers dessins.
- Canons divers de Rouchard, Fraissenon, Veyron, Bonnet.
- Tubes de différents dessins non ajustés.
- Canons de Fournier, Fayolle. Ribaud-Montillet, Couturier, etc.
- Arbalète et pistolet de Jean Garde.
- Pistolet à détente cachée de Vincent.
- Pistolets à balle forcée, à l’Écossaise, de Berthéas, à 4 coups, de Chevalier. Pistolets-revolver de Dessaigne et Penel.
- Pistolet à la Mandrin inventé en 1780 par Blanc.
- Éprouvette à silex graduée.
- Briquet en forme de pistolet.
- Fusil de Bruyères et Beau, sous-platine, canon en acier.
- Fusil à silex de Cessier. (Ville de Saint-Étienne).
- N° 41 (Rez de chaussée).
- Plan en relief de la fabrique de canons de fusils Léopold Bernard, existant à Paris, 120, avenue de Versailles.
- Reproduction exacte de l’outillage et de l’installation nécessités pour cette fabrication spéciale. (M. Fauré Le Page).
- Vitrine N° 183 (Rez de chaussée).
- Petit atelier d’armurier, fait par Antoine Voûtât de Saint-Étienne.
- (Ville de Saint-Étienne).
- Nos 170 et 173 (Extérieurs).
- Panoplies de Chasse.
- Si, dans le principe, le but de la chasse était de fournir la nourriture aux premiers hommes, celle-ci devint plus tard un exercice où les plus adroits, les plus courageux faisaient montre de leur adresse et de leur énergie ; la peau des animaux capturés ne servit plus alors uniquement aux besoins de Ja vie, on en fit des trophées qui rappelaient l’habileté des chasseurs, on commença à clouer les bois de cerf et les crânes de sanglier sur les murs de la salle de chasse , puis on apprit à conserver les peaux avec les poils et on les plaça au-dessous ; en
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- SECTION III.
- perfectionnant toujours on est arrivé de nos jours, à faire ces magnifiques panoplies avec de riches étoffes artisternent drapées com me celles exposées par la maison Deyrolle ; au lieu du massacre seul, on conserve la tête entière avec toute l’expression de la vie et l’on obtient ainsi de véritables ornements pour les salles de chasse et les appartements.
- D.
- N° 45 (Rez de Chaussée).
- Fauconnerie.
- En réunissant dans la section III de l’histoire du Travail un certain nombre d’objets de fauconnerie et de gravures illustrant l’art de dresser les oiseaux de proie pour la chasse, ’es fauconniers contemporains n’ont pas eu la prétention de faire l’histoire rétrospective complète d’un mode de chasse dont l’origine remonte à la plus haute antiquité , mais ils ont voulu montrer que la fauconnerie n’est pas abandonnée en Europe, comme on le croit généralement, et que les traditions des d’Acussia , des Franchières , des Boissoudan et autres illustres fauconniers du moyen âge, ont été soigneusement con servées pendant le siècle qui vient de s’écouler. On peut, sans hésiter, dire qu’il n’est pas probable que, même aux beaux temps de l’art de la volerie , il y ait eu des fauconniers de profession plus habiles, ou des oiseaux mieux dressés que ceux que l’on rencontre aujourd’hui. Il y a plus, détrônée comme moyen de chasse et d’approvisionnement par les engins destructeurs des temps modernes , la fauconnerie n’en conserve que davantage son caractère noble et artistique. Ilne s’agit plus pour elle de pourvoir aux nécessités matérielles de la vie, mais de vaincre des difficultés, qui sembleraient insurmontables au premier abord, par la persévérance, la patience, la douceur, l’habileté, qualités qu’elle est éminemment propre à développer chez ses adeptes et qui trouvent leur application ailleurs que dans les simples plaisirs des champs. Les fauconniers modernes estiment en outre, qu’en conservant ce vieux modo de chasse, ils concourent à augmenter l’attrait de la vie rurale et ils s’efforcent de faire partager à leurs contemporains un enthousiasme qui n’a pour objectif ni l’appât du lucre , ni la satisfaction de passions malsaines.
- Le catalogue des objets et gravures de faucTuerie qui figurent à
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- l’Exposition, n’est donc qu’un tableau abrégé de l’Histoire de la fauconnerie pendant le dernier siècle. On y suivra la transformation des tenues et des équipages de chasse au vol depuis les somptueux vêtements et uniformes du XVIIIe siècle jusqu’au veston démocratique des temps modernes. Les portraits des fauconniers les plus célèbres figurent dans cette galerie. Puis, autour de cette histoire par images, on a groupé les ustensiles usités non seulement en Europe, mais jusqu’au Japon depuis les temps les plus reculés et qui ont peu changé de forme, et enfin les traités modernes de fauconnerie qui ne sont pas de simples compilations, mais le résultat d’une pratique sérieuse et des observations personnelles de leurs auteurs.
- Pierre-Amêdêe Pichot.
- Objets prêtés.
- Exposant : Le Jardin Zoologique d'Acclimatation de Paris , représenté par M. A. Porte, Secrétaire du Conseil. (Le Jardin d’Acclimatation a beaucoup aidé à la renaissance de la fauconnerie en France, en facilitant aux amateurs les moyens de se procurer les oiseaux et les ustensiles de chasse et en plaçant à plusieurs reprises, sous les yeux de ses nombreux visiteurs, des oiseaux dressés).
- 1. — Cage de fauconnerie. — On désigne sous ce nom un cadre muni de bretelles
- et rembourré sur les bords, qui sert à porter les oiseaux de vol à la chasse.
- 2. — Gibecière de fauconnier en drap vert. — Cette gibecière est montée au
- moyen d’un touret, sur un ceinturon de cuir, de façon à pouvoir être maniée facilement dans tous les sens. Elle a de nombreuses poches commodément disposées pour placer les leurres morts ou vifs et les engins de chasse. Le spécimen exposé se fabrique en Hollande.
- 3. — Dix chaperons de faucon de différentes tailles, de fabrication hollandaise.
- 4. — Un chaperon de « rust» servant pour le dressage et qu'on laisse à poste fixe
- sur le faucon que l’on vient de prendre sauvage.
- 5. — Boîte au pât en fer blanc servant a contenir le repas du faucon et qui se
- place dans la gibecière.
- Exposant : M. Paul Gervais.
- 1. — Dix chaperons de fabrication hollandaise.
- 2. — Un chaperon de « rust » pour le dressage.
- 3. — Un chaperon arabe en velours et broderies d’or, qui provient d’un chef arabe
- de grande tente (Algérie).
- 4. — Un gant de fauconnier arabe avec crispin en velours et brodé d’or. — Même
- provenance.
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- SECTION III.
- 5. — Une longe arabe pour faucon avec tourillons. — Se fixe aux pattes du faucon
- par des coulants (Algérie).
- 6. — Filet de soie. — Panneau pour prendre les faucons sauvages.
- 7. — Filet de corde. — Même usage.
- 8. — Chaperon d’aigle kirghise. — Ce chaperon appartenait à l’aigle doré rapporté
- du Turkestan par MM Benoit-Maichin et de Mailly-Nesle. Il a vécu longtemps à la fauconnerie de Rosoy. Dressé pour le loup et autre gros gibier on lui faisait prendre des chats sauvages et des renards.
- 9. — Un cadre réunissant six photographies de l’équipage de Rosoy dont trois
- sont faites d’après l’aigle ci-dessus
- Exposant: M. Tony Conte.
- 1. —
- 2.
- 3.
- 4.
- 5.
- 6.
- 7.
- 8. 9.
- 10.
- 11.
- 12.
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- Collection d’ustensiles japonais.
- Deux « frist-frast » japonais, bâtonnets terminés par un pinceau de crin végétal usités au Japon pour lustrer les plumes et nettoyer le bec et les pattes des faucons.
- — Pelle en bois pour donner à manger aux faucons.
- — Une longe et ses jets. — Tresse de soie blanche pouréperviers.
- — Longe et jets. — Tresse en soie orange.
- — Gant de fauconnier japonais en daim blanc.
- — Gant de fauconnier japonais en daim blanc.
- — Gant de fauconnier japonais en daim blanc.
- — Petite bobine de soie dite « filière » pour tenir le faucon.
- — Grande bobine de soie dite « filière » pour tenir le faucon.
- — Petite boîte au pât en laque noir et son étui.
- — Grande boîte au pât en laque noir et son étui.
- — Flacon en bambou, pour porter la provision d’eau du faucon.
- — Panier à pât en jonc tressé.
- — Panier à pât en jonc tressé.
- — Sachet de fauconnier pauvre au Japon. — (En grosse toile, avec un marron
- d’inde pour coulant).
- — Bambous pour dévider des filières.
- — Jets japonais et grelot pour faucon.
- — Sifflets à pigeon, qu’on fixe sur la queue des pigeons pour effrayer les
- oiseaux de proie qui les poursuivent.
- Exposant : M. le Comte Roy de Puyfontaine.
- Collection de photographies faite par lui-même d’après la collection de M. Pichot, pour illustrer l’histoire de la Fauconnerie.
- 1. — Fauconniers anglais de la fin du XVIIIe siècle, d’après le tableau de Ansdell,
- de l’Académie Royale.
- 2. — Le Colonel Thornton (1757-1823), d’après le portrait appartenant à Lord
- Roseberry. Ce célèbre fauconnier anglais vint se fixer en France vers 1814. 11 fut locataire du Château de Chambord et propriétaire de Pont-le-Roi, (aujourd’hui aux Casimir Périer). Il mourut à Paris le 10 Mars 1823.
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- 3. — Le même Colonel Thornton en maître d’équipage (vers 1800). — D’après un fameux tableau de Reinagle (Ac. R.) qui a été gravé par Scott sous le titre de : « The fox breaking cover, le débuché du renard).
- 4 à 7. — Fauconnerie anglaise en 1830-1840. — Quatre scènes de chasse au vol, d’après les estampes coloriées de Turner. Intéressantes pour les costumes des sportsmen de l’époque.
- 8. — Le « Royal Loo Hawking Club » (1840-1852), d'après le grand ouvrage
- in-fol. de Schlegel. — Deux planches représentent le vol et la prise du héron sur les bruyères qui entourent le château royal et la héronnière du Loo (Pays-Bas). Tous les personnages qui figurent dans ces scènes sont les portraits des sportsmen célèbres de l’époque, français, anglais et hollandais, qui faisaient partie de cette célèbre association de chasseurs. On y reconnait le dernier fauconnier de Louis XVI, F. Van den Heuvel, et les Mollen qui piègent encore des faucons de passage à Valkenswaard pour la remonte des équipages. Les membres de la famille royale de Hollande y figurent aussi. Dans le même cadre on a joint un portrait de la Reine Sophie des Pays-Bas, dans le costume d’amazone qu’elle portait aux chasses du Loo.
- 9. — L’Equipage de fauconnerie de Champagne (1861), société de fauconnerie,
- sous la présidence de M. le Comte A. Werlé de Reims, qui était établie au camp de Châlons ; portrait d’un des sociétaires et des fauconniers. — Le fauconnier en chef était le fameux fauconnier écossais John Barr, ancien fauconnier du Maharajah du Punjab : Dhuleep Singh.
- 10. — Wm Corbet, célèbre fauconnier irlandais contemporain.
- 11. — Fauconnier arabe à cheval, d’après l’eau forte du tableau de Fromentin
- 12. — Fauconniers arabes sous la tente, d’après le tableau d’Hédouin.
- Exposant : M. Ed. Barrachin.
- 1. — Un Chaperon arabe à coulisse.
- 2. — Chaperon de Tunisie en cuir rouge et soie.
- 3. — Chaperon de Tunisie en cuir rouge et soie.
- 4. — Une paire de jets tunisiens en cuir rouge : lanières qui restent à poste fixe
- sur les pattes du faucon.
- 5. — Un Jet tunisien, monté sur une patte de lanier pour faire voir le mode
- d’attache.
- 6. — Un Gant de fauconnier européen en daim gris.
- 7. — Un Gant de fauconnier européen en daim jaune.
- 8. — Un Gant de Tunisie, orné de broderies de soie.
- 9. — Un gant japonais.
- 10. — Un cadre de six photographies de l’équipage de Beauchamp. Une des photographies représente un des deux aigles de l’équipage. Ils sont dressés à prendre le lièvre et le lapin.
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- SECTION III.
- Exposant : Le Major J. Hawkins Fisher.
- 1. — Plusieurs photographies représentant son équipage , qui, après celui des « Old Hawking Club » de Leeds, est le plus important d’Angleterre. Il vole la grouse et le corbeau. Il a pris 150 grouses pendant la saison dernière.
- Exposant : M. Gerald Lascelles, Maître d’équipage du « Old Hawking Club » de Leeds, un des plus importants équipages de fauconnerie qu’il y ait aujourd’hui en Angleterre.
- 1. — Photographie d’un tableau de Howe qui représente le célèbre équipage de
- M. Fleuring de Barrochan Towers en 1815. Dans ce tableau , outre M. Fleuring, nous voyons son fauconnier John Anderson et son aide Harvey.
- 2. — Photographie du portrait du susdit Anderson dans le costume du temps de
- Jacques I. C’était la livrée de la maison d’Athol et il la revêtit au couronnement de Georges IV, le 19 juillet 1821, pour faire hommage au roi, selon l’usage, d’un couple de faucons dont les ducs d’Athol étaient redevables à la Couronne comme tenanciers de l’île de Man.
- 3. — Photographie d’une planche rare intitulée « Hawking » , publiée en 1780 et
- dédiée aux membres du Falconer’s Club , que présidait le colonel Thornton. Il y est représenté reprenant un faucon sur un héron.
- 4. — « Empress » photographie d’un célèbre faucon du « Old Hawking Club »,
- d’après une peinture de Keulemans en 1873.
- 5. — Portrait-photographie de John Frost, le fauconnier en chef actuel du
- « Old Hawking Club. »
- Exposant : Le Capitaine Biddulphe.
- 1. — Faucon sacré des Indes (Cherug), portrait d’un oiseau ayant appartenu au
- Capitaine et qui était remarquable pour le vol du milan.
- 2. — « Dauntless », jeune faucon passager indien au Capitaine , ayant pris dans
- sa dernière saison 21 hérons, 11 aigrettes, 11 ibis.
- 3. — Tiercelet de faucon indien.
- 4. — « Bifli », faucon shakeen des Indes (falco babylonicus) , même équipage.
- Prises de la saison : 73 canards et pies.
- (Ces portraits sont des peintures à l’aquarelle par le capitaine Biddulphe lui-même, qui passe pour un des meilleurs dessinateurs d’oiseaux de l’Angleterre).
- Exposant : M. Th. J. Mann.
- 1. — Quatre photographies représentant son équipage. Son fauconnier est A. Frost, le frère de J. Frost.
- Exposant : Le Major Watson.
- 1. — Deux photographies d’une remonte de 17 pèlerins, mais élevés «au Tacquet» pendant la saison de 1887, par M. Clibbornn à Clonmel, à Tipperary (Irlande)
- Exposant : M. Pierre-Amédée Pighot.
- 1. — Jets, longes et sonnettes pour faucons.
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- 2. — Chaperons pour émerillons.
- ; 3. — Le Bouton de l’ancien équipage de Champagne. .
- 4. — Un fauconnier de l’équipage de Champagne en grande tenue, 1866; Aquarelle de S. Arcos.
- 5 — Plaque d’écritoire persan ; peinture laquée représentant des fauconniers et des chasseurs.
- 6. — Photographies de fauconniers contemporains.
- 7. — Traités de fauconnerie moderne, par les auteurs contemporains : Sourbets,
- Belvallette, Cerfon, Foye, Magaud d’Aubusson, Comte Le Coulteux de Ganteleu, St-Marc, Pichot.
- 8. — Traité de fauconnerie japonaise.
- 9. — L'Ornithologie de Salerne : Paris, Debure, 1767 ; reliure et coloriage des
- figures de l’époque de l’édition. Curieux pour le frontispice de Martinet qui représente des fauconniers et des pêcheurs au cormoran.
- 10. — Un dessin représentant un officier de la fauconnerie royale à l’entrée du
- Dauphin, à Paris, en 1770.
- 11. — La maison des fauconniers au Loo, d’après une esquisse à l’aquarelle de
- Sonderland.
- 12. — A. de la Rue, Inspecteur des forêts, d’après le portrait de Bakalowicz.
- 13. — Aquarelle japonaise d’un fauconnier approchant en bateau des bois sau-
- vages. Il cache le gibier à son oiseau au moyen d’un écran jusqu’à ce qu’il soit à portée.
- 14. — Armoiries sur vélin d’anciennes familles de fauconniers. Peinture sur vélin
- de M. V. Bouton qui a fait de nombreux travaux sur les généalogies et le blason des familles qui se sont signalées dans la vénerie.
- Exposant : M. Riggs.
- 1. — Trois cornets en corne dont se servaient autrefois les fauconniers pour rappeler leurs oiseaux. — Ces cornets sont figurés dans les planches de Ridenger, et il en est fait mention dans les chroniques des Ducs de Bourgogne.
- Exposant : M. le Comte de Toulgoet.
- 1. — Une tapisserie de la fin du XVe siècle, représentant les déduicts de la chasse au faucon.
- Exposant : M. Deyrolle, a placé sur la cage quelques types des faucons employés pour la chasse, le gerfaut, le faucon pèlerin, l’émerillon, l’autour.
- Exposant : M. Crète de l’arbre.
- 1. — Deux bras de fauconniers avec gantelets, supportant le premier un faucon chaperonné, et l’autre un autour chaperonné, prêts pour la chasse.
- Pêche.
- La pêche a été de tout temps pratiquée par l’homme ; aussi, depuis longtemps, on n’a plus été à même d’apporter de perfectionnement dans les engins destinés à capturer les poissons, ou du moins ces perfec-
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- SECTION III.
- tionnements ne reposent-ils que sur des détails de construction et de fabrication plus ou moins importants.
- Les filets fabriqués autrefois à la main sont maintenant exécutés par des machines qui donnent plus de régularité ; les textiles employés choisis et préparés avec soin sont plus solides , les hameçons grossiers en os, en écaille et en bois ont été remplacés par des aciers fins et résistants, mais ce sont des perfectionnements de détail déjà anciens.
- Les anciens attirails de pêche n’ont pas été conservés, les filets sont usés ou pourris, les lignes et les hameçons perdus. Il n’a donc pu être exposé de ces instruments employés autrefois, si ce n’est quelques modèles de bateaux et d’agrès d’une date relativement récente.
- La pêche à la baleine ou aux grands mammifères cétacés a reçu des perfectionnements plus importants, la destruction que l’on a fait de ces énormes animaux les a rendu rares au point qu’on peut considérer comme imminente leur prochaine disparition de notre globe et que l’on peut prévoir le jour où cachalot et baleine ne pourront plus être appréciés que par leurs dépouilles conservées dans les musées.
- Autrefois le port du Havre armait des bateaux pour la pêche à la baleine, et la ville du Havre a bien voulu exposer (N° 178), le modèle d’une barque de ces bateaux baleiniers munie de tous ses agrès; mais actuellement la Norwège seule s’occupe encore de la capture des baleines.
- M. le professeur Pouchet, quia été sur place dans les mers du Nord de l’Europe étudier les mœurs des baleinoptères, a rapporté de son voyage quelques documents intéressants qui figurent à l’exposition rétrospective du travail, entre autres un modèle réduit d’une barque norvégienne (N° 179), pour la pêche à la baleine avec harpons et tous les accessoires, ainsi qu’une grossière arbalète avec une flèche destinée à marquer les cétacés. Dès que l’un des intrépides pêcheurs a aperçu un cétacé, il fait voile vers lui, tend son arbalète et lance au monstre une flèche d’environ cinquante centimètres de longueur, où ses initiales sont marquées; si l'engin pénètre bien la peau et les chairs et y reste fixé, il devient possesseur d’une part delabête,lejour où elle sera capturée;le gibier n’est plus res nullius comme dansle droitromain; tous ceux qui lui planteront leur flèche dans le lard ont droit à une part du butin.
- Les harpons et autres instruments primitifs qui servaient autrefois à capturer les baleines donnaient si peu de résultats que leur pêche serait abandonnée si ces seuls engins devaient être employés ; c’est le canon
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- et les projectiles éclatants perfectionnés qui détruisent actuellement ces animaux; M. le professeur Pouchet a rapporté aussi un obus qui a tué l’un des baleinoptères qu’il a rapportés de son exploration, le projectile a éclaté, mais on en a rapproché les morceaux qui ont pu être retrouvés dans les chairs de l’animal. Cet obus a une pointe en acier triangulaire à trois angles très coupants ; on comprend que, lancé par un canon, ce projectile doit pénétrer profondément dans l’animal, lorsqu’il ne se trouve pas hors déportée ; après l’obus est fixé un harpon à trois branches qui s’écartent, et lui même est relié au bateau par un câble. On comprend qu’avec de pareils procédés de chasse, tout animal approché à distance est pris, et nous n’étonnerons pas nos lecteurs en leur disant qu’un seul armateur, en 1886, a capturé grâce à ces projectiles, 77 baleines ou cachalots pendant la saison de 1886.
- M. Servant a présenté à celte exposition (N° 180), un canot en cuir de la tribu de la Protowance, usité sur la rivière de la Fièvre, près de Mary Fall, dans le Missisipi ; un seul homme pouvait y prendre place , l’avant et l’arrière forment boîte à air ; il est donc insubmersible ; il montre aussi un autre canot provenant, celui là, du Groenland ; il est en écorce de bouleau cousue et calfaté avec de la résine; il comprend tous les agrès de pêche. rames, lance, harpon, appui pour lancer le harpon, bouée etc.; il était certainement destiné à capturer les grands cétacés, à en juger par ses engins.
- Deyrolle.
- ALI M ENTATION.
- N° 187 (Rez de Chaussée).
- Ustensiles de cuisine en usage au Cachemire (Inde).
- Deux hartans (chaudrons) ornés d’inscriptions.
- Châdan (Théière), repoussée, niellée et ciselée.
- Autre châdan (en forme de vidrecome).
- Coupe à fruits avec couvercle, niellée et ciselée.
- Clepsydre en cuivre rouge.
- Lota (vase à lait) repoussé, niellé et ciselé.
- Petit bartân, servant de coupe, avec inscription persane. (Mme Ujfalvy-Bourdon).
- N° 42 (Rez de Chaussée).
- Cuisine du XVIIIe siècle.
- Cette cuisine, qui a été reconstituée avec soin, parM. Lebailly, décorateur,
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- SECTION III.
- d’après les documents graphiques du XVIIIe siècle, a été entièrement aménagée avec des objets des XVIIe et XVIIIe siècles, appartenant à Mme Badin. Elle renferme les objets suivants :
- 1-2. — Fontaine en cuivre avec son pied en bois, dite Chardin, XVIII4 siècle.
- 3. — Grand gril en fer forgé, poignée tordue, XVIIIe siècle.
- 4-5. — Grande crémaillère à trois branches en fer tordu, avec couronne et fleurs de lys, XVIIe siècle. Étrier pour poser la marmite.
- 6. — Petit coquemard, XVIIIe siècle.
- 7. — Grand coquemard avec garniture enfer, XVIIe siècle.
- 8 - - Poissonnière, cuivre martelé avec dessins, XVIIe siècle.
- 9-10. — Landiers en fer, XVIIIe siècle
- 11. — Gril en fer pour cuire les pommes, XVIIe siècle.
- 12. — Gril articulé pour cuire les pommes, XVIIe siècle.
- 12 bis. — Gril tournant.
- 13. — Tube en fer pour soufflerie feu.
- 14. — Tourne-broche avec sa poulie, sa chaîne et sa poulie de tirage et sa mani-
- velle, XVIIe siècle.
- 15. — Broche et poulie.
- 16. — Bassinoire, cuivre repoussé, manche en bois, XVIIe siècle.
- 17. — Bassinoire à armoiries, XVIIIe siècle.
- 18. — Pot d’étain avec anse, figurines pour la dîme, XVIIIe siècle.
- 19. — Grande mesure en étain, XVIIIe siècle.
- 20. — Mesure en étain, XVIIIe siècle.
- 21. — Mesure en étain, XVIIIe siècle.
- 22. — Petite mesure, XVIIIe siècle.
- 22 biS. — Grande mesure, XVIIIe siècle.
- 23. — Pot en étain, XVIIIe siècle.
- 24. — Casserole en cuivre, manche en fer, pour cuire la bouillie, XVIIIe siècle
- 25. — Écumoire en cuivre, manche en fer tordu, XVIIe siècle.
- 26. — Écumoire étamé, manche en fer tordu, XVIIe siècle.
- 27. — Petite cuiller en cuivre jaune, XVIIe siècle.
- 28. — Passoire à long manche en fer, XVIIe siècle.
- 29. — Petite cuiller en laiton avec inscription, XVIIe siècle.
- 30. — Lèche-frite en fer à deux poignées, XVIe siècle.
- 31. — Réchaud en cuivre, XVIIIe siècle.
- 32. — Petit réchaud, fer et cuivre, XVIIe siècle.
- 33. — Lampe en terre de Savignies, petit village près Beauvais, renommé pour sa
- poterie, depuis l’époque romaine; XVIIe siècle.
- 34. — Petite écuelle à oreille, Savignies, XVIe siècle.
- 35. — Plat de Savignies, jaune verni, XVIIIe siècle.
- 36. — Grand plat, brun foncé, XVIIIe siècle.
- 37. — Grand plat jaune, dessin et inscription, XVIIIe siècle.
- 38. — Petit plat percé de trous, vert, passoire, XVIIIe siècle.
- 39. — Petit plat jaune clair, XVIIIe siècle.
- 40. — Plat jaune clair, avec coq rouge, XVIIIe siècle.
- 41. — Plat jaune colombe et décor rouge, XVIIIe siècle.
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- 42. — Chocolatière cuivre rouge, XVIIIe siècle.
- 43. — Grande cuiller en fer.
- 44. — Grande cuiller en fer.
- 45. — Fourchette en fer, manche gravé et tordu, XVIIIe siècle.
- 46. — Chandelier en fer tordu, XVIIe siècle,
- 47. — Plaque de cheminée en fonte aux armes de France et de Navarre, XVIIe
- siècle.
- 48. — Gril tournant en fer forgé, XVIe siècle.
- 49. — Hôpital en fonte, XVIIIe siècle.
- 50. — Crescet en fer avec sa tige, XVIIe siècle.
- 51. — Bassin en cuivre avec pied, XVIIIe siècle
- 52. — Potière-buffet en chêne, XVIIe siècle.
- 53. — Chaise en bois à la gerbe, paillée, XVIIIe siècle.
- 54. — Pincette en fer, XVIIe siècle.
- ÉCLAIRAGE.
- Vitrine N° 40 (Rez de Chaussée).
- Lampes romaines. (M. V. Smith).
- Lampes en fer.
- Lampes en bronze.
- Porte-chandelles
- Chandeliers.
- Lanterne des morts.
- Pince-chandelles.
- Mouchettes, etc., des XVIII et XIXe siècles. (M. Fabre).
- Application h une lampe de la suspension dite de Cardan.
- Lampe d’Argand et Lange.
- Lampe de Garcel et Carreau.
- Lampe à suspension, à niveau constant, de Jarrin (1814 Lampe modérateur, de Franchot Lampe Gotten.
- Lampe solaire, par Chabrié Lampe h modérateur, par Hadrot.
- Lampe Silvant.
- Lampe en verre, de Lécuyer.
- Lampe de Châtel jeune.
- Lampe à veilleuse, de Jobard.
- Lampe de Levavasseur.
- Lampe de sûreté de M. Gosset-Dubrulle. (Conservatoire des Arts et Métiers). Deux quinquets, style Empire (1810) provenant de la maison Quinquet.
- (M. F. Follot).
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- Vitrine N° 184 (Rez de Chaussée).
- Modèles de machines et appareils divers employés pour la fabrication de la Stéarine et de la Bougie.
- Premier appareil industriel pour mouler les bougies par enfilage continu des mèches, imaginé et construit par M. Morane aîné (1854).
- (M. Morane aîné).
- Appareil à distiller les corps gras, du système Petit, modèle au "g .
- Presse à chaud pour l’acide stéarique, de M. Morane aîné, modèle au -g-.
- Presse à froid pour l’acide stéarique, de M. Morane aîné, modèle au -g-.
- Machine à couler les bougies, dite parisienne , de M. Morane aîné, modèle demi-grandeur.
- Autoclave pour la saponification des corps gras, par le procédé de Milly, modèle au ^ (Conservatoire des Arts et Métiers).
- LE BOIS.
- Plate-Forme N° 2 (Rez de Chaussée).
- Collection d’échantillons de bois forestiers.
- Spécimens des principales espèces de bois employés dans la charpente.
- Spécimens de bois de placage.
- Scierie hydraulique en usage dans les pays de montagne, modèle au
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Portion du chemin de schlitte de la ville de Barr(Alsace) avec un traîneau chargé.
- (École Forestière).
- Scierie forestière, force six chevaux, rendement annuel 15,000 planches, 3m57 sur 0m37. (École Forestière).
- Outillage du bûcheron, du charpentier et du menuisier. (M. Chouanard).
- Outillage et matériel du sabotier, depuis la bille de bois jusqu’au sabot achevé.
- (M. E. Bertier).
- Banc de tonnelier du XVIIe siècle, en bois sculpté. (Ville de Paris).
- Bigorne et outils anciens du tonnelier. (M. L. Dard).
- Modèle de machine à scier les douves de tonneau, par le chevalier Guyon.
- (Conservatoire des Arts et Métiers). Spécimens de travaux de vannerie. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Menuiserie et Ébénisterie.
- Vitrine N° 50 (Rez de Chaussée).
- Scie circulaire du type usuel pour le travail du bois, modèle au 1. Chevalet et scie de scieur de long, modèle au 1.
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- Scierie mécanique, modèle au ji.
- Scie horizontale pour débiter le placage, modèle au .
- Scie à ruban de MM. Périn, Panhard et Gie, modèle au -1.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 52 (Rez de Chaussée).
- Petit modèle d’atelier de menuisier. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-forme N° 2 (Rez de Chaussée).
- Outillage de menuisier, vilebrequin, varlope, rabots, guillaumes, feuilleret, gorget, bouvet, gouges, machine à percer en usage au XVIIIe siècle.
- (M. et Mme Mongin).
- Plate-forme N° 2 (Rez de Chaussée).
- Outils de tourneur, XVIe siècle. (M. Plée).
- Tour à bois et métaux, en acajou et bois de rose massif, XVIIIe siècle.
- (M. Carbonnier).
- Autre tour à bois et métaux, en noyer massif, avec ses instruments, XVIIIe siècle.
- (M. Bonduelle).
- Modèle de tour pour balustres rampants, 1749.
- Modèle de chaire à prêcher, en bois tourné.
- Vase d’ivoire, chef d’oeuvre de tour.
- Pièces de tour, exécutées par Barreau, 1799. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 50 (Rez de Chaussée).
- Haches et scies diverses à main et mécaniques, indiquant l’évolution de ces deux outils.
- Tous les outils à travailler le bois peuvent, sans exception, se ramener à trois types théoriques, le coin, le couteau et le grattoir, et en simplifiant davantage on peut considérer le coin comme le type synthétique de tous les outils à travailler le bois, le couteau et le grattoir n’étant autre chose que des coins travaillant sous des angles différents.
- La hache étant à la fois un outil fendeur et coupeur, et la scie le type principal des outils gratteurs, il a paru intéressant d’indiquer succintement l’évolution de ces deux outils.
- L’industrie de l’homme se simplifiant, à mesure que l’on remonte dans le passé, on trouve les types théoriques à l’origine de l’humanité.
- Pendant l’âge de la pierre l’outil conique de la première époque de la période paléolithique affecte la forme du coin ; avec la deuxième époque apparaissent le couteau et le grattoir ainsi que la forme embryonnaire de la scie.
- Dès le commencement de la période néolithique, la hache et la scie se caractérisent par l’emmanchement et la monture ; l’emmanchement de la hache est tantôt transversal, tantôt longitudinal ; les scies de silex sont de très petites dimensions.
- Pendant l’âge du bronze, cinq types différents de haches se succèdent, tous à emmanchement longitudinal ; la scie est rare et de faible dimension, on n’a pas de preuves directes qu’elle ait été bandée.
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- SECTION III.
- Les haches des temps protohistoriques de l’âge du fer sont semblables, comme formes, au dernier type de l’âge du bronze; ce n’est qu’avecles tempshistoriques que réapparaît l’emmanchement transversal, et que la forme actuelle se dessine; la scie se perfectionne par le bandage et atteint de grandes dimensions, les gallo-romains employaient la scie de scieur de long telle qu’elle existe aujourd’hui.
- La date des premières tentatives de sciage mécanique n’est pas déterminée ; la scie mécanique alternative à moteur hydraulique était en usage au XVIe siècle, dans les pays de montagnes, c’est vers la même époque que paraît avoir été imaginée la scie circulaire; enfin la scie à ruban, le dernier et le plus important perfectionnement de la scie mécanique, date de la fin du siècle dernier.
- N° 54 (Rez de Chaussée).
- Collection de bois d’ébénisterie. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 6 (Rez de Chaussée).
- Panneau de marqueterie, composé de bois offrant des couleurs variées naturelles, composé et exécuté par M. Hunsinger. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 141 (Premier étage).
- Outils servant à débiter les bois parfumés au Japon.
- Marteau en argent à tête de pavot ciselé.
- Ciseau à main.
- Couteau et scie à main en fer taché d’or.
- Pointe à tracer en argent ciselé.
- (Mrae Henri Bouilhet).
- N° 55 (Rez de Chaussée).
- Atelier d’Ébéniste du XVIIIe siècle.
- Cet atelier a été reconstitué par MM. Plessis et Roux, d’après les documents graphiques, avec les outils du XVIIIe siècle, prêtés par MM. Allègre, Dients, Eliaères, Lampre , Lhoste, Meukar, Mongin et Cie, Offermans, Rouve et Verchère.
- La spécialisation du travail n’existait à cette époque qu’à l’état rudimentaire. Chaque corps de métier prenait alors la matière première , à peu près telle que la forêt la lui fournissait, pour l’amener à l’état d’objet usuel. Aussi l’atelier d’ébéniste , comprend-il six industries ou professions différentes, aujourd’hui divisées : la fabrication du placage, celle des moulures , la marqueterie, l’ébénisterie proprement dite, le tournage et la sculpture.
- N° 39 (Rez de Chaussée).
- Boiserie faisant partie d’une salle à manger des incrusteurs gougeurs en bois plein, du XVIe siècle.
- Cette salle est, avec celle du prince Soltykoff, le plus complet représentant de ce genre de travail qui ne dura qu’environ 40 à 50 ans dans l’histoire de la Renaissance. Les gougeurs disparurent devant l’applique , comme cette dernière devant la marqueterie.
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- Cette salle mesure environ 25 mètres carrés avec plafond, fourneau, vitraux et rideaux du même temps.
- Ce fut le cadeau de noces de Thibeaud d’Erlach à sa fiancée Marguerite 'de Watteville.
- Le musée industriel de Mulhouse possédait un tableau représentant ce d’Erlach entrant dans la ville en 1585 à la tête des troupes confédérées , empêchant ainsi le puissant parti des patriciens de la livrer au Saint-Empire.
- En 1587, commandant des gardes du Roi de Navarre , il assistait à la bataille de Coutras et quittait Henri IV après son abjuration en 1593. Il administrait le bailliage de Miorges en 1594 ; en 1606, il devenait Heimlicher des Burger de Berne, le grand conseiller secret de l’Etat, et en 1607, président du Sénat Bernois et propriétaire du fief d’Oberbofen, sur les bords du lac de Tbun, où, après son mariage, il fit placer cette salle à manger.
- Comment, de cet opulent château, propriété actuelle de la famille Albert de Pourtales, elle passa dans la modeste demeure du paysan bernois Yaggi où le possesseur la découvrit en 1868, ce serait s’engager dans l’histoire des révolutions politiques du canton, et voire même, complétant ce qui précède , dans celle de l’annexion de l’Alsace à la France, en 1648, à laquelle un neveu de Tbiébaud, mort à Versailles, maréchal de camp , venait, sous Turenne , de prendre une glorieuse part.
- Cette salle appartient à M. Ghabot-Karlen, de Fontenay-le-Comte (Vendée).
- N° 46 (Rez de Chaussée).
- Collection de seize colonnettes de fenêtre, en bois de chêne sculpté, datées de 1537 et provenant d’une maison démolie à Delft (Pays-Bas) ; travail de la renaissance hollandaise. (M. Scbouten).
- Nos 47 et 204 (Rez de Chaussée).
- Échantillons divers formant une histoire complète du bois sculpté français du XVe au XVIIIe siècle. (M. Montvallat).
- N° 39 (Rez de Chaussée).
- Table d’une ancienne famille du Simmenthal, XVIIe siècle. (M. Ghabot-Karlen).
- Vitrine 41 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Quatre râpes pour pulvériser le tabac, paire de flambeaux et coffret en bois sculpté, attribué à Bagard. (M. Duhamel).
- Le Bois dans les Constructions.
- Plate-Forme N° 2 (Rez de Chaussée).
- Ferme pour comble à la Mansard ;
- Ferme à faux entrait pour grande portée ;
- Ferme à entrait pour faible portée ; modèles de démonstration.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- SECTION III.
- Vitrine 48 (Rez de Chaussée, Partie Supérieure).
- Modèle d’escalier demi-anglet jusqu’au premier quartier tournant avec limon débil-lardé et marche palière.
- Modèle de comble à la Mansard avec ferme et fermette.
- Charpente de l’Abbaye de St-Germain des Prés, modèle au
- Charpente du dôme de l’Hôtel des Invalides, modèle au Modèle de comble en fer de grande largeur.
- Modèle de comble d’église surmonté d'une lanterne.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 48 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle de charpente exécutée à l’Abbaye de Saint-Denis.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Tabletterie.
- Vitrine 111 et 112 (Premier Étage).
- Peignes en buis de l’époque de la Renaissance.
- Peignes écaille et corne en usage en Chine, Cochinchine, Turquie, Perse, etc. pour la plupart du XIXe siècle. (M. Ravenet aîné).
- Vitrine 110 (Premier Étage).
- Collections de peignes en usage au Japon. (M Ring).
- LA PIERRE.
- Plate-Forme N° 3 (Rez de Chaussée).
- Appareil pour extraire les roches des carrières, modèle au
- Four coulant pour la chaux, modèle au
- Modèle de four annulaire à briques, du système Hoffmann.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 14 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle de roue de carrière. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 3 (Rez de Chaussée).
- Outillage du carrier. (MM. Riffaud et Civet).
- Échantillons de granit, de marbre et d’albâtre.
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Vase antique en pierre. (M. Parfonry).
- Application du stuc sur ciment de Portland, par le procédé de M. Combe-Marin.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 53 (Rez de Chaussée).
- Table d’échantillons de marbre. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 208 et 208 bis (Rez de Chaussée).
- Colonnes en marbre sculpté, XVIe siècle. (M. Montvallat).
- Vitrine 12 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Machine à scier et à polir le marbre de Vitorelli, de Borgo-Valsugarra (Tyrol), modèle au ^j. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- A.rt des Constructions.
- N° 150 (Extérieur).
- La Construction. (Panneau décoratif par Toché).
- Plate-Forme N° 3 (Rez de Chaussée).
- Échantillons de pierres généralement employées dans la construction des maisons et monuments de Paris.
- Spécimens de briques et de poteries. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Outils du tailleur de pierres, du ravaleur et du bardeur-poseur.
- (MM. Riffaud et Civet).
- Vitrine 14 (Rez de Chaussée).
- Modèle de mouton pour enfoncer les pieux.
- Modèle de mouton avec treuil, engrenage et déclic.
- Modèle de grue de Padmor.
- Grue roulante à vapeur, du système Chrétien, modèle au Chèvre roulante à vapeur, du système J. Cousté, modèle au A.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 49. (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Échafaudage de maçon, modèle à l’échelle de 0™03 pour mètre.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 12. (Rez de Chaussée).
- Modèle du chemin qui a servi au transport du rocher de la statue de Pierre le Grand h Saint-Pétersbourg.
- Modèle des appareils employés par Lebas pour l’érection à Paris de l’obélisque de Louqsor.
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- SECTION III.
- Chariot du système Folacci, à plateau de déchargement pour les lourds fardeaux, modèle au -A. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 16. (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Montage, par M. Baudet, d'une partie des fermes intérieures du Palais de l’Exposition universelle de 1878, modèle au -A- . (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 14. (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Modèle d’un appareil de M. Beaudemoulin pour le décintrement des ponts au moyen du sable. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 49. (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Voûte romaine (Voie appienne) ;
- Voûte d’arêtes des thermes de Dioclétien;
- Voûte byzantine, modèles à l’échelle de 0m06 pour mètre.
- Balustres circulaires et balustres carrés. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine 49. (Rez de Chaussée , Partie supérieure).
- Constructions diverses en pierre et petits modèles de stéréotomie.
- Arrière-voussure de Marseille.
- Trompe en niche dans un mur cylindrique.
- Voûte d’arêtes en tour ronde.
- Voûte d’arêtes barlongue.
- Voûte d’arêtes en arc de cloître.
- Berceau coudé.
- Descente droite rachetant un berceau.
- Ponceau droit avec voussure d’évasement et mur en aile.
- Escalier vis à jour.
- Escalier à courbe rampante.
- Escalier de la cathédrale de Metz. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 8 (Rez de Chaussée) .
- Tableau indiquant les variations du prix des matériaux de construction depuis 1805 jusqu’en 1889 (Extraits du Moniteur général). (M. Ajasson de Grandsagne).
- MOSAÏQUE
- L’Antiquité a fait un grand usage de la mosaïque décorative dans les pavements surtout, mais c’est la religion catholique qui a donné à cet art toute l'extension dont il est susceptible. Le Moyen-Age et, dans
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- une mesure plus restreinte la Renaissance, ont tenu la mosaïque en honneur ; après avoir joui d’une faveur moindre, elle a été l’objet d une reprise marquée. En 1798 le gouvernement français installa à Paris un atelier de mosaïque qui disparut après une quarantaine d’années sans faire école ; en 1846 l’empereur Nicolas créa à Saint-Pétersbourg un semblable établissement qui subsiste toujours ; en 1876 enfin le gouvernement de la République fonda une Manufacture nationale de mosaïque décorative; la fabrique pontificale du Vatican n’a jamais cessé de travailler. A côté de ces trois manufactures officielles, les ateliers de Venise sont en activité ainsi que plusieurs ateliers français qui maintenant rivalisent heureusement avec les Italiens.
- Une exposition rétrospective de mosaïque est forcément restreinte à cause de la nature des ouvrages très généralement fixés contre les murs des édifices. La IIIe section cependant a pu réunir quelques morceaux authentiques du moyen-âge et montrer des reproductions modernes de la Renaissance, elle a joint à ces pièces quelques estampages en couleur, une mosaïque en cours d’exécution avec l’outillage et les matériaux qui n’ont varié depuis l’antiquité que par l’invention du fonds d’or qui remonte aux premiers siècles du moyen-âge.
- Gerspach.
- N° 7 (Rez de Chaussée).
- Travail de Mosaïque en cours d’exécution, (outillage et matières premières).
- (Manufacture nationale de Mosaïque).
- (Extérieurs).
- Calques en couleur de Mosaïques de la Sicile du XIIe siècle, (chapelle Palatine, Monreale, Martorana).
- (Extérieurs).
- Chromolithographies des Mosaïques des Eglises de Rome du IVe au XIVe siècle. Extrait de l’ouvrage de M. de Rossi, Mosaici christiani delle chiese di Roma.
- (Manufacture Nationale de Mosaïque).
- Ornement d’après la Mosaïque de la basilique de St-Jean de Latran, à Rome, XIIIe siècle.
- (Reproduction exécutée par la Manufacture Nationale de Mosaïque).
- Tête de génie d’après la Mosaïque de Raphaël à. Sainte-Marie du Peuple, à Rome, XVIe siècle.
- (Reproduction exécutée par la Manufacture Nationale de Mosaïque). Plaque d’après une Mosaïque de Pompéï.
- (Reproduction exécutée par la Manufacture Nationale de Mosaïque).
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- SECTION III.
- Vitrine N° 94 (Premier Étage).
- Mosaïque Vénitienne du XIIe siècle, tête de Femme.
- Mosaïque Vénitienne du XVe siècle, tête d’homme. (M. Gerspach)
- Estampage en couleur d’un fragment de la Mosaïque de la basilique de St-Jean de Latran, à Rome, (XIIIe siècle), Frère Camerino, mosaïste, travaillant à son métier. (M. Gerspach).
- Estampage en couleur d’un fragment de la basilique de St-Jean de Latran, à Rome, (XIIIe siècle). Tête de la Madone, par Torriti. (M. Gerspach).
- CÉRAMIQUE.
- Il était difficile de faire entrer dans quelques vitrines les objets capables de donner une idée de l’histoire de la technique de la céramique.
- Nous ne pouvons donc présenter au public qu’une récapitulation des plus incomplètes, mais qui offre pourtant les types les plus caractéristiques des productions de chaque pays et de chaque époque.
- Nous nous sommes adressés aux musées et aux grandes collections pour choisir les spécimens qui nous étaient utiles. Nous sommes heureux de témoigner ici toute notre reconnaissance à ceux qui ont bien voulu faciliter notre tâche et enrichir notre exposition. Leur nom figure dans la courte nomenclature qui va suivre. Mais nous devons remercier particulièrement M. Gasnault, qui a bien voulu, non seulement nous indiquer les collectionneurs et nous aider auprès d’eux de son influence, mais, encore sortir pour nous, plus de 300 pièces de ses collections et présider lui-même au classement et au rangement des objets.
- Nous avons suivi un ordre historique, autant que cela était possible avec les objets que nous avions réunis au moment où notre installation ne pouvait plus être retardée.
- Depuis, de nouveaux prêts sont venus augmenter les premières séries et en former de nouvelles. Nous les avons placés autant que nous avons pu, à proximité de la place qu’ils auraient dû occuper.
- D’ailleurs de nombreuses étiquettes donnent la provenance des objets et complètent nos indications.
- Vitrine N° 135 (Premier Etage) (Compartiment de droite)
- Céramique égyptienne.
- (M. Guimet).
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- (Compartiment de gauche).
- Moules et épreuves ; céramique gallo-romaine. (Musée de Moulins).
- Vitrine N° 83 (Premier étage)
- (Les deux compartiments).
- Moules et épreuves ; céramique gallo-romaine. (M. Bertrand).
- Vitrine N° 85 (Premier Étage)
- (Les trois compartiments de droite).
- Antiquités parisiennes, païennes et chrétiennes. (M. Toulouse).
- ( Troisième compartiment).
- Poteries parisiennes, époques préhistoriques gallo-romaine et française.
- (M. Rivière).
- (Quatrième compartiment).
- Poteries parisiennes, X]Ie et XVIIe siècles. (M. Rivière).
- Vitrine N° 86 (Premier Étage)
- (Les deux compartiments).
- Poteries parisiennes XIIé et XVIIe siècles. (M. Rivière).
- Vitrine N° 136 (Premier Étage).
- (Compartiment de gauche).
- Poteries gallo-romaines de Clermont et de Trion.
- (Musée de Clermont, M. Guimet).
- (Compartiment de droite).
- Marques de potiers gallo-romains. (M. Guimet).
- Vitrine N° 137 (Premier Étage).
- (Compartiment de gauche).
- Poteries péruviennes et mexicaines. (M. Guimet).
- (Compartiment de droite).
- Poteries de Rhodes, Chypre et poteries étrusques et de Nola.
- (Madame Veuve Léman).
- Vitrine N° 87 (Premier Étage).
- (Les deux compartiments).
- Moules en terre cuite du XVIIe siècle et épreuves tirées dans ces moules.
- Vitrine N° 88 (Premier Étage).
- (Les deux compartiments).
- Moules en terre cuite du XVIIe siècle et épreuves tirées dans ces moules.
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- SECTION III.
- Vitrine N° 84 (Premier Étage).
- (Compartiment de droite).
- Moulages de carreaux de Nuremberg d’après les dessins de Goltzius.
- (Compartiment de gauche).
- Spécimens, montrant les différentes phases de la fabrication des carreaux en terre, incrustés au XVIe siècle. — Autres spécimens, montrant la mode de fabrication des poteries d’Oiron, dites Henri II. (M. J. Loebnitz).
- Nous avons réservé pour la seule vitrine verticale dont nous disposions et pour les vitrines qui l’entourent, les produits les plus décoratifs de l’art céramique.
- Vitrine verticale N° 92 (Premier Étage).
- Côté faisant face à l’intérieur de la galerie.
- (Premier compartiment à gauche).
- Faïences persanes, de l’Asie Mineure et Hispano-Mauresques.
- (MM. Antiq, Dreyfus et Guimet).
- (Deuxième et troisième compartiments, rayons du haut).
- Grès Mosans et Rhénans. (MM. Gasnault, Chabot-Karlen et Mannheim).
- (Mêmes compartiments, rayons du bas).
- Faïences de Palissy. (MM. Gasnault, Nollet, Mannheim et Mlle Muller).
- Parmi celles-ci :
- Une statuette de la fabrique d’Avon. (M. Guimet).
- Un vase en forme de barillet, fab. de La Ghapelle-aux-Pots. (M. Chabot Karlen). Des vases en grès émaillé bleu, fab. de Beauvais. (M. Gasnault).
- (Quatrième compartiment).
- (MM. Mannheim, Nollet).
- (Tout à fait en bas).
- (M. Gasnault et Madame la Comtesse de Flaux).
- Même Vitrine.
- Côté faisant face à l’extérieur.
- (Premier compartiment à gauche).
- (MM. Coteau, et Baron de Soultrait).
- (Deuxième compartiment).
- (M. Antiq. Gasnault et Madame la Comtesse de Flaux).
- (M. le docteur Warmont).
- (Rayon du haut, à gauche).
- St-Amand-les-Eaux.
- Faïences de Nevers.
- Faïences de Rouen. Faïences de Sinceny.
- Une assiette faïence de
- Faïences italiennes. Faïences espagnoles.
- (M. Warmont).
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- (Troisième compartiment).
- (M. Nauch et Madame la Comtesse de Flaux).
- (M. Gasnault).
- Faïences de Strasbourg.
- Faïences des Islettes.
- Faïences de Marseille.
- (MM. Mannheim, Gasnault et Madame la Comtesse de Flaux). Faïences de Moustiers.
- (M. Mannheim, Madame la Comtesse de Flaux et M. Fouque). Faïences d’Apt. (M. Fouque).
- Faïences de Clermont-Ferrand. (Madame la Comtesse de Flaux).
- Faïences de Delft. (MM. Mannheim etGuimet).
- (M. Gasnault). (M. Gasnault).
- (Quatrième compartiment, rayon du haut).
- Porcelaines de St-Pétersbourg.
- Faïences anglaises.
- (Même compartiment, deuxième rayon).
- Porcelaines dures étrangères : Saxe, Berlin, Venise, Lomsbourg.
- (MM. Gasnault et Mannheim).
- (Même compartiment, troisième rayon).
- Porcelaines tendres françaises. Vincennes et Sèvres. (MM. Gasnault et Mannheim). (Même compartiment, quatrième rayon).
- Porcelaines tendres françaises : St-Gloud, Mennecy, Chantilly, Bourg la Reine, Arras (MM. Gasnault, H. Charles et Mouchet).
- Vitrine N° 91 (Premier Étage).
- (Compartiment de gauche).
- Porcelaines dures françaises : Sèvres, Paris, Strasbourg, Orléans, Bordeaux,
- Lorient. (M. Gasnault).
- Porcelaines tendres : Arras, Chantilly. (M. Gasnault).
- (Deuxième compartiment).
- Porcelaines dures françaises : Paris, Marseille, Orléans, Limoges, Strasbourg, Niederviller. (M. Gasnault).
- (Troisième compartiment).
- Porcelaines dures étrangères : Saxe, Frankenthal, St-Pétersbourg, Amsterdam, Zurich, Nyon (Suisse), Alcora (Espagne), Derby, Chelsea (Angleterre).
- (M. Gasnault).
- Deux coupes et un pot à thé à M. Gasnault, un vase cylindrique à anse à M. Chabot-Karlen, représentant les premiers essais de Bottcher, le futur inventeur des porcelaines de Saxe.
- (Quatrième compartiment).
- Faïences de Sinceny, Paris et Ghoisy.
- (M. le Docteur Warmont).
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- SECTION III.
- Vitrine N°96. (Premier Etage).
- (Compartiment de gauche et moitié du deuxième compartiment). Porcelaines chinoises.
- (Compartiment de droite, moitié droite).
- Porcelaines japonaises.
- Vitrine N° 93 (Premier Etage).
- (Compartiment de droite).
- Faïences et plaques de revêtement hispano-mauresques.
- (MM. Guimet, Duseigneur et Auzière).
- (Deuxième compartiment).
- Faïences françaises : Moustiers, Moulins,Niederviller, St-Omer.
- (MM. Gasnault, Mme la Comtesse de Flaux, Musée de Moulins).
- (Troisième compartiment).
- Faïences étrangères.— Italie: Naples, Savone ; Suède: Marieberg, Rôrshand Stralsund.
- (Quatrième compartiment).
- Faïences de Delf. (MM. Gasnault, Mannheim et docteur Warmont).
- Vitrine N° 91 (Premier Étage).
- (Les deux compartiments).
- Faïences moulées et émaillées de Rubelles. (M. Gasnault).
- Vitrine N° 90 (Premier Étage).
- (Compartiment de gauche).
- Faïences moulées et émaillées de Rubelles. (M. Gasnault).
- (Deuxième compartiment).
- Faïences moulées et non emaillées de Rubelles. (M. Guimet).
- N° 109. — Entre les Vitrines Nos 93 et 96 (Premier Étage).
- Épi de faîtage (fin du XVIe siècle). (M. Leroi).
- N° 138 (Encadrés). — Entre les Vitrines Nos 90 et 93.
- Pavés vernissés du XIIIe siècle, fabrique de Molay-Bacon. (M. J. de Mely).
- N° 139 (Encadrés). — Entre les Vitrines Nos 89 et 91 (Premier Étage). Carreaux émaillés du XVIe siècle, fabrique du Pré-d’Auge. (M. J. de Mely).
- N° 190 (Rez de Chaussée).
- Grand poêle en faïence, peintures camaïeu de Gnemb (1760), représentant dix-huit vues du Rhin. (M. le Marquis de Falletans).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Céramique ancienne du Japon.
- Les Japonais sont les rois de la poterie comme les Chinois le sont de la porcelaine. Au point de vue de l’invention du décor, de la maîtrise, de la technique et de la variété des procédés , ces deux peuples sont sans rivaux dans le domaine céramique. Par goût et par tempérament, les Japonais se sont adonnés à la poterie, non qu’ils n’aient créé, eux aussi, d’admirables porcelaines, dans les deux grands centres de production de la province de Hizen : Imari et Hirato, mais parce que c’est avec le travail des terres argileuses et le jeu des couvertes émaillées qu’ils ont surtout affirmé leur éclatante supériorité. Un instinct merveilleux des lois décoratives leur a fait comprendre que la poterie avec ses formes, ses ressources, ses moyens infinis, offrait un champ incomparable à l’expansion de leur fantaisie.
- Depuis plus de cinq cents ans, le Japon est possédé, si je puis dire, du délire céramique. Pratiquée successivement dans toutes les provinces et jusque dans les plus petites bourgades, cette industrie y a pris un merveilleux essor. Au XVIIe siècle, qui est le grand siècle de l’art et surtout pendant la période Genrokou (1688-1710), la céramique devient avec le travail du laque, l’industrie nationale par excellence.
- Jusqu’en ces derniers temps, nous ne connaissions de la céramique japonaise, que les porcelaines fabriquées à Imari et à Arita, dénommées vieux Hizen, dont les trafiquants hollandais avaient inondé l'Europe. Avant la révolution de 1868, qui a ouvert le Japon aux Européens,pas un spécimen de ces fabrications originales n’avait pénétré chez nous. Les Japonais ne peuvent s’empêcher de sourire lorsqu’en parcourant les grands musées de La Haye et de Dresde, où les fastueuses pièces de porcelaine, aux trois tons rouge, bleu et or, se comptent par milliers, iis ne rencontrent pas un seul témoignage véritable de leur génie, pas un seul de ces beaux grès d’Owari à couvertes flambées, pas un de ces vieux truités de Kioto aux fines craquelures, pas un de ces Koutani aux émaux étincelants , pas un de ces Satsouma anciens au galbe si délicat, pas une seule pièce enfin qui permette d’entrevoir la personnalité du goût japonais en matière céramique. C’est comme un musée français qui ne contiendrait ni un Nevers, ni un Rouen, ni un Moustiers, ni une pâte tendre de Sèvres.
- L’étude de ces questions est d’ailleurs très nouvelle. Il a fallu l’esprit d’initiative et de recherche de MM. Ninagava, au Japon, Franks,
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- SECTION III.
- en Angleterre, S. Bing, en France, et spécialement de M. Edward Morse, en Amérique, pour y apporter la lumière. La multiplicité des genres, la vérité des types, l’individualité des mains, tout concourait à rendre les classifications difficiles. Aujourd’hui, il est permis d’aborder dans leurs lignes essentielles et avec quelque sécurité, l’histoire et la géographie des poteries japonaises.
- Nous avons essayé de donner une idée de cette admirable industrie, en groupant, dans la vitrine 95 et dans les vitrines bijoutières Nos 1,2 et 3 de la Section III, un certain nombre de pièces choisies parmi les plus caractéristiques de notre propre collection, depuis le XVe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe.
- Les spécimens primitifs des principales fabrications, les exemples des procédés les plus hardis, des combinaisons de glaçures et d’émaux les plus savantes, les plus imprévues, des réussites de cuisson les plus curieuses, des colorations les plus riches, les plus profondes et les plus rares, s’y trouvent réunis. On remarquera l’originalité des formes, leur grâce robuste, élégante et souple ; on sera frappé par la logique du décor qui dérive si naturellement de l’usage même des objets, (midzousashis, bouteilles à saké, porte-bouquets, brûle-parfums, etc.),et est obtenu, non par les artifices d’un dessin superficiel, mais par la distribution des matières fusibles et le jeu de leurs épaisseurs. Nulle céramique au monde n’offre de plus fines et de plus solides pâtes, plus propres à recevoir ces coulées grasses, chatoyantes, translucides qui débordent aux flancs des vases en nappes, en filets, en gouttelettes, comme une sève généreuse, et rivalisent d’éclat avec les pierres dures.
- Nous nous sommes efforcé de présenter un type au moins de chaque centre céramique et de ses dérivés les plus importants : Séto, Karat-sou, Owari, Kioto, Bizen, Takatori, Tamba, Nagato, Iga, Shigaraki, Satsouma, Haghi, Imado, Odo, Sôma, Yatsoushiro, Sanda, et de ses artistes les plus célèbres : Ninseï, Shinnô, Oribeï, Kenzan, Kinkozan, Kiteï, Hôhô, Tokonabé, Dôhatshi, Yeïrakou.
- Nos préférences pour la poterie ne nous ont pas fait oublier les porcelaines aristocratiques d'Imari et de Hirato, dont le décor offre des modèles d’une grâce accomplie. Nous recommandons à notre fabrique de Sèvres, qui se débat dans des recherches bien souvent stériles, l’étude de ces délicieuses porcelaines dures de Hirato où s’épanouit la grâce la plus raffinée et cet adorable sentiment de nature qui est la gloire des Japonais.
- Louis Gonse.
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- Vitrine verticale N° 95 (Premier Étage).
- 1. — Grande bouteille en vieux Kioto (XVIIe siècle).
- 2. — Midzousashi en Imado (commencement du XVIIIe siècle).
- 3. — Pitong en Shigaraki (fin du XVIIIe siècle).
- 4. — Jardinière en vieux Séto (XVIIe siècle).
- 5. — Porte-Bouquet en Haghi (XVIIe siècle).
- 6- — Grande gourde en vieux Satsouma flambé (commencement du XVIIIesiècle).
- 7. — Midzousashi en grès de Kioto (XVIIIe siècle).
- 8. — Bouteille carrée en grès de Kioto (XVIIe siècle).
- 9. — Midzousashi en vieux Séto (XVIIe siècle).
- 10. — Midzousashi en Karatsou-Hizen (XVIIe siècle).
- 11. — Porte-Bouquet en Shigaraki (XVIIIe siècle).
- 12. — Bouteille en Takatori (XVIIIe siècle).
- 13. — Midzousashi en Yamato (XVIIIe siècle).
- 14. — Bouteille en Shigaraki (XVIIe siècle).
- 15. — Bouteille en Takatori (XVIIIe siècle).
- 16. — Bouteille à saké en Avata-Kioto (XVIIe siècle).
- 17. — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- 18. — Midzousashi en Takatori (XVIIIe siècle).
- 19. — Bouteille en Takatori (XVIIe siècle).
- 20. — Bouteille à saké en grès de Kioto (XVIIe siècle).
- 21. — Porte-Bouquet en Shigaraki (XVIIe siècle).
- 22. — Coupe à saké en grès de Kioto (XVIIIe siècle).
- 23. — Porte-Bouquet en porcelaine par Yéîrakou (commencement du XIXe siècle)
- 24. — Bouteille en grès d’Owari (XVIIIe siècle).
- 25. — Grande gourde en vieux Satsouma (fin du XVIIe siècle).
- 26. — Brûle parfum en vieil Imado (fin du XVIIe siècle).
- 27. — Petite bouteille en Sôma (XVIIIe siècle).
- 28. — Shibatshi en vieux Banko (commencement du XVIIIe siècle)
- 29. — Petite bouteille par Oribei (XVIIIe siècle).
- 30. — Porte-Bouquet en vieux Bizen (XVIIe siècle).
- 31. — Bouteille à saké en vieux Hizen (XVIIe siècle).
- 32. — Grande bouteille en Takatori (XVIIe siècle).
- 33. — Brûle parfum en Yatsoushiro (XVIIe siècle).
- 34. — Bouteille en Takatori (XVIIe siècle).
- 35. — Theière par Oribei (XVIIIe siècle).
- 36. — Porte-bouquet en grès de Kioto (XVIIIe siècle).
- 37. — Porte-bouquet en vieux Tamba (XVIIe siècle).
- 38. — Midzousashi en vieux Séto (XVIe siècle).
- 39. — Midzousashi en vieux Karatsou (XVe siècle).
- 40. — Porte-bouquet par Hô hô (XVIIIe siècle).
- 41. — Bouteille en grés de Kioto (XVIIe siècle).
- 42. — Porte-bouquet en faïence de Kioto (XVIIIe siècle).
- 43. — Midzousashi en vieil Owari (XVIIe siècle).
- 44. — Midzousashi de Rakovr-Tozan (XVIIe siècle).
- 45. — Bouteille à saké en vieux Kioto (XVIIe siècle).
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- SECTION III.
- 46. — Midzousashi en vieux Séto (XVIIé siècle).
- 47. — Porte-bouquet par Shiounzan (XVIIe siècle).
- 48. — Midzousashi en Avata-Kioto (XVIIe siècle.).
- 49. — Bouteille à saké à vieil Owari (XVIIe siècle).
- 50. — Grande coupe en faïence d’Akahada (XVIIe siècle).
- 51. — Bouteille en vieil Owari (XVIIe siècle).
- 52. — Porte-bouquet en Bizen primitif (XVIe siècle).
- 53. — Bouteille de Rakou-Tozan (XVIIe siècle).
- 54. — Vase à couvercle de forme cylindrique en grès de Kioto , par Kitëi (XVII
- siècle).
- 55. — Bouteille par Kinkozan (fin du XVIIe siècle).
- 56. — Midzousashi par Kenzan (commencement du XVIIIe siècle)
- 57. — Bouteille en vieux Satsouma flambé (XVIIe siècle).
- 58. — Midzousashi par Dôhatski (fin du XVIIIe siècle).
- 59. — Bouteille à huile en vieux Séto (XVe siècle).
- 60. — Bouteille à huile en vieux Kioto (XVIIe siècle)
- 61. — Bouteille à huile en Haghi (XVIIe siècle).
- 62. — Coupe par Dôhatshi (fin du XVIIIe siècle).
- 63. — Bouteille en vieux Kioto (XVIIe siècle).
- 64. — Petit porte-bouquet en faïence flambée de Kioto (XVIIe siècle).
- 65. — Brûle parfum en porcelaine de Bizen (XVIIe siècle).
- 66. — Vase quadrangulaire en Shigaraki (XVIIIe siècle).
- 67. — Pitonie en vieux Banho (fin du XVIIe siècle)
- 68. — Midzousashi en Takatori (XVIIIe siècle).
- 69. — Midzousashi en Nagato (XVIIe siècle).
- 70. — Gourde en Shigaraki (XVIIe siècle).
- 71. — Vase balustre en Haghi (XVIIe siècle).
- 72. — Vase balustre en Séto (XVIIe siècle).
- 73. — Midzousashi en vieux Zézé (XVIe siècle).
- 74. — Bouteille à reflets métalliques en vieux Karatsou (XVI siècle).
- 75. — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- 76. — Grand vase porte-bouquet en Takatori primitif (XVIe siècle)
- 77. — Bouteille en saké en Takatori (XVIIe siècle).
- 78. — Petit midzousashi par Kenzan (fin du XVIIe siècle).
- 79. — Bouteille à saké en Nagato (XVIIe siècle).
- 80. — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- 81. — Bouteille à saké, par Shinnô R* (XVIe siècle).
- 82. — Brûle parfum en grès de Kioto, par Ninseï (XVIIe siècle).
- 83. — Midzousashi en Owari (XVIIIesiècle).
- 84. — Midzousashi en faïence craquelée, par Ninseï (XVIIe siècle)
- 85. — Midzousashi en faïence d’Ivakoura (XVIIe siècle).
- 86. — Figure d’Hôtei en Satsouma blanc (XVIIIe siècle).
- 87. — Porte-bouquet en grès de Kioto, par Ninseï (XVIIe siècle).
- 88. — Midzousashi en faïence de Kioto (XVIIe siècle).
- 89. — Bouteille à saké, par Kinkozan (XVIIIe siècle)
- 90. — Coupe en Takatori (XVIIe siècle).
- 91. — Bouteille en grès de Kioto (XVIe siècle).
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- — Bol, par Ofouké (Owari) (XVIIe siècle).
- — Pitong en Shigaraki (XVIIe siècle).
- — Midzousashi en Séto (XVe siècle).
- — Bouteille déprimée, par Hôhô (XVIIIe siècle).
- — Grand vase en Shigaraki (XVIIIe siècle).
- — Midzousashi en Shigaraki (XVIIe siècle).
- — Bouteille en grès de Bizen, décorée à Takatori (XVIIe siècle).
- — Midzousashi, par Tohonabé (XVIIe siècle).
- — Bouteille à saké, par Tokonabé(XVIIe siècle).
- — Midzousashi en vieux Séto (XVIe siècle).
- — Midzousashi en vieux, par SMounzan (XVIIe siècle).
- — Bouteille à huile, par Oribel (XVIIe siècle).
- — Porte-bouquet en vieux Séto (XVIe siècle).
- — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- — Bouteille en Takatori (XVIIe siècle).
- — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- — Bouteille à huile en vieux Kioto (XVIe siècle).
- — Midzousashi, par Tohouzan (XVIIIe siècle).
- — Vase en vieux Sôma (XVIIe siècle).
- — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- — Gourde aplatie en vieux Séto (XVIIe siècle).
- — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- — Petit Midzousashi en vieux Karatzon (XVe siècle)
- — Midzousashi en Takatori (XVIIe siècle).
- — Midzousashi en Avata-Kioto (XVIIe siècle).
- — Gourde à saké en Takatori (XVIIe siècle).
- — Bouteille en Owari (XVIIe siècle).
- — Grande Coupe, par Dôhatshi (fin du XVIIIe siècle)
- — Bouteille à huile en faïence de Kioto (XVIIIe siècle).
- — Bouteille en Takatori (XVIIe siècle).
- Vitrines Bijoutières Nos 1, 2 et 3 (Premier Étage).
- — Porte-bouquet en grès de Bizen argenté (XVIIe siècle).
- — Porte-bouquet en grès de Bizen brun (XVIIIe siècle).
- — Coupe en faïence de Kioto, par Kenzan (XVIIIe siècle).
- — Boîte en Satsouma ancien (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hizen (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hizen (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Takatori (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hirato (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hirato (XVIIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hizen (XVIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Koutani (XVIIe siècle).
- — Coupe en porcelaine de Hizen XVIIIe siècle',.
- — Coupe en porcelaine de Hizen (XVIIIe siècle).
- — Boîte à parfum en Hirato (commencement du XIXe siècle).
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- SECTION III.
- 136. — Coupe en Hizen (XVIIe siècle)
- 137. — Coupe en Hizen (commencement du XVIIe siècle).
- 138. — Petit plateau en Koutani (XVIIIe siècle).
- 139. — Coupe en Hirato (XVIIe siècle)
- 140. — Coupe en Hirato en Koutani (XVIIe siècle).
- 141. — Coupe en Hirato en Koutani (XVIIe siècle).
- 142. — Coupe en Hirato en Koutani (fin du XVIIe siècle).
- 143. — Assiette en Hizen (fin du XVIIe siècle).
- 144. — Boîte en forme de nœud en Imado (XVIIIe siècle).
- 145. — Encrier en Hirato bleu sur le dessin de Hokousaï (commencement d
- XIXe siècle).
- 146. — Petite boîte en forme de guitare, par Kiou-Rakou (XIXe siècle).
- 147. — Petite boîte en Hirato (XVIIe siècle).
- 148. — Petite boîte en Imari (XVIIIe siècle).
- 149. — Petite boîte, par Shinnô (fin du XVIe siècle).
- 150. — Porte-bouquet en vieux Kioto (XVIIe siècle)
- 151. — Porte-bouquet, par Ninseï. XVIIe siècle).
- 152. — Petite coupe par Rokoubeï (fin du XVIIIe siècle).
- 153. — Porte-bouquet en grès de Bizen brun (XVIIIe siècle).
- 154. — Porte-bouquet en grès de Bizen brun (XVIIIe siècle).
- 155. — Boîte par Kenzan (commencement du XVIIIe siècle).
- 156. — Coupe en ancien Satsouma (commencement du XVIIIe siècle).
- 157. — Plateau en Imari (XVIIIe siècle).
- 158. — Plateau en Hirato (XVIIIe siècle).
- 159. — Coupe en Hirato (XVIIIe siècle).
- 160. — Coupe en Hirato (XVIIIe siècle).
- 161. — Coupe en Hirato (XVIIIe siècle).
- 162. — Coupe en Hirato (XVIIIe siècle).
- 163. — Bol par Banko (XVIIIe siècle).
- 164. — Petite boîte par Kenzan (commencement du XVIIIe siècle).
- 165. — Petite boîte en faïence de Ohi (XVIIIe siècle).
- 166. — Coupe en grès de Bizen (XVIIIe siècle).
- 167. — Petite boîte en Hizen à décor rouge (XVIIe siècle).
- 168. — Petite boîte en forme de nœuds par Ninseï (XVIIe siècle).
- 169. — Porte-bouquet en Shigaraki (XVIIe siècle).
- 170. — Petite boîte en Imari (XVIIe siècle).
- 171. — Encrier rond par Kinkozan (fin du XVIIe siècle).
- 172. — Plateau par Kenzan (XVIIIe siècle).
- 173. — Plateau en Owari (VNIIe siècle).
- 174. — Petite chimère en porcelaine de Hizen (XVIIIe siècle).
- 175. — Brûle-parfum en faïence de Kioto (XVIIIe siècle).
- 176. — Porte-bouquet par Orïbeï (XVIIe siècle).
- 177. — Petite boîte en vieux Hizen (XVIIe siècle).
- 178. — Petite boîte en vieux Hizen (XVIIe siècle).
- 179. — Petit plateau en Imado (commencement du XIXe siècle).
- 180. — Coupe oblongue en céladon de Sanda (XVIIIe siècle).
- 181. — Petit sanglier en Hirato blanc (XVIIIe siècle).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- 182. — Coupe en Haghi (XVIIIe siècle).
- 183. — Coupe en faïence d’Idzoumi (XVIIIe siècle).
- 184. — Petite boîte par Kenzan (XVIIIe siècle).
- 185. — Coupe en Owari en forme de feuille roulée (XVIIe siècle).
- 186. — Boîte par Kenzan (XVIIIe siècle).
- 187. — Plateau en losange en céladon de Kioto (XVIIe siècle).
- 188. — Petite boîte par Shinnô (XVIIe siècle).
- 189. — Petite boîte en forme de fleur de chrysanthème en Hô-Rakou (commen-
- cement du XVIIIe siècle).
- 190. — Coupe en faïence de Kiomidzou-Kioto (XVIIe siècle).
- 191. — Boîte h poudre de thé par Rokoubei (fin du XVIIIe siècle).
- 192. — Plateau par Orïbei (XVIIe siècle).
- 193. — Brûle-parfums en porcelaine d’Imari, monté en argent aux armes impériales.
- (XVIIe siècle).
- (M. Louis Gonse).
- VERRERIE.
- Le verre est certainement l’une des plus belles conquêtes de l’homme sur la nature, mais il ne peut être classé parmi les plus anciennes.
- La céramique a précédé la verrerie et c’est probablement en mettant contre le feu des terres mélangées par hasard avec des matières fondantes que le verre a fait son apparition.
- L’antiquité le tenait en haute estime et nulle pièce de verrerie moderne ne peut égaler , en tant qu’œuvre d’art , certains vases antiques en verre.
- Les Romains se servaient du verre pour les usages domestiques de la maison, pour la parfumerie, dans les cérémonies religieuses et même aussi dans une mesure très restreinte, comme carreaux de fenêtres.
- L’Orient poussa très loin la fabrication de la verrerie de luxe ; les verres arabes en témoignent; puis, vers le XIIe siècle, Venise entre en ligne et tient cette industrie pendant cinq à six cents ans, d’abord comme une sorte de monopole, puis concurremment avec la Bohême, l’Allemagne, l’Angleterre et la France.
- On a trouvé, dans notre pays, des vestiges de verreries datant de l’occupation romaine. Au XVe siècle, nos verreries de l’Est et de l’Ouest étaient déjà prospères ; mais c’est au XVIIIe siècle surtout que la verrerie française se manifeste avec éclat.
- Gerspach.
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- SECTION III.
- N° 163 (Extérieur).
- La Verrerie.
- (Panneau décoratif, par Charles Toché)
- Vitrine N° 95 (Premier Étage).
- Série de verres français du XVIIIe siècle. Collection de verres français du XVIIIe siècle.
- (Mme de Penne). (M. Chabot-Karlen).
- Les 254 numéros de cette vitrine ne composent qu’environ le tiers de cette collection consacrée à l’histoire populaire du Verre dans l’Europe centrale au XVIIIe siècle.
- L’absence des vitraux peints et des geschiffenglass des verres aiguisés est à regretter. Aussi mettant de côté ces deux séries différentes du travail des verriers nous ne mentionnerons d’abord que la verrerie suisse que nous classerons en deux catégories.
- La première celle des verres blancs, peints et émaillés.
- La seconde celle des coloriés ou opales.
- Quelques rares pièces faites pour des patriciens bernois représentent seules la première série ; quant à la seconde nous croyons que c’est la première fois qu'une exposition publique offre un aussi nombreux groupe opalin.
- Les quarante et quelques pièces qui le composent sont-elles suisses ?
- Le Milchglass d’Herzogenbuchsée, village bernois de la vallée de l’Aar, touche Lorselina du canton du Tessin où se réfugièrent les premiers ouvriers heureusement échappés de Murano ; puis passant le Rhin, nous voilà dans la porcelaine époque de la Souabe et de la Haute-Bavière, avec un travail de plus en plus ordinaire, primitif même ; à côté de quelques pièces de Venise de cette vitrine n’avons-nous pas ce qui pourrait être de la pâte Martin, de la porcelaine de Réaumur ; des verreries opaques du Midi, catalogués au Southkensington sous le nom de Cataluna et enfin de nos verreries du centre ou mirifiques d’Auvergne ?
- Quand M. Benjamin Fillon, découvrit la faïence d’Oiron, il nous démontra comment avec les ouvriers verriers amenés en France par le châtelain de Thouars, après les guerres d’Italie, dont un notamment Pierre del’Apostole, dit Lapostolet : la tradition des Bysantins arriva sur les bords de la Loire.
- Si, à des italiens francisés , nous devons l’opale et peut être nos mirifiques, pourquoi le massif des Alpes ne devrait-il pas à Venise son verre de lait, son Milchglass Suisse. Autant de questions à poser.
- Les dates qui vont de 1709 à 1789, les inscriptions en français, en allemand, dialecte bernois, les formes, les tons si multiples et si chauds, les motifs décoratifs si variés et pourtant si curieux à suivre dans leurs buts et leurs origines, ne sont-ils pas là, sous nos yeux, pour nous aider à la solution de ces points encore indécis.
- Il y a dans cette vitrine dix, vingt pièces qui mériteraient une note spéciale, que ce rapide exposé ne nous permet pas de développer ici. Nous recommanderions celles aux motifs décoratifs dit des trois couleurs ou aux marabouts, avec l’inscription : quand cet oiseau chanterat mon amour cesserat. Ne serions-nous pas sur la trace de nos mirifiques ?
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Autant de points d'interrogation dans cette si intéressante question de l’histoire de l’art du verrier, qu’un avenir proche peut maintenant résoudre par l’étude des pièces que cette curieuse et précieuse collection met sous les yeux des chercheurs et des érudits.
- FILATURE, TISSAGE, TENTURES DIVERSES.
- Vitrine N° 25 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Peigne pour le peignage à la main du lin et du chanvre.
- Peigne superfin pour machine à peigner, par John Ward.
- Peigneuse Heilmann, perfectionnée par M. Meunier, modèle au X.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 27 (Rez de Chaussée).
- Machine à peigner le lin, de Philippe de Girard (1810).
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 25 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Rouet de style Louis XIII.
- Rouet de style Louis XVI. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Ancien rouet à filer, XVIIIe siècle. (M. Fabre).
- Nos 193, 195 (Rez de Chaussée).
- Collection de quenouilles et de fuseaux, en bois sculpté, en usage dans le Cantal. XVIIIe et XIXe siècles. (M. Fabre).
- N° 144. (Extérieur).
- Le Tissage en Égypte. (Panneau décoratif, par Charles Toché).
- Vitrine N° 25 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Passettes ou métiers sculptés servant à tisser, en usage en Auvergne. Photographie de montagnards tissant avec lapassette.
- XVIIIe et XIXe siècles. (M. Fabre).
- Vitrine 29 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Modèle de métier égypto-grec.
- Métier chinois à la tire , modèle au b.
- Métier de Jean-le-Galabrais (XVe siècle), modèle au X.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- SECTION III.
- Vitrine N° 31 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Métier mécanique à tisser de De Gennes (1678), modèle au A.
- Métier à bouton, dit petite tire, de Galantier et Blache (1687), modèle au A.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 35. (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Métier Falcon (1728), modèle au A. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 33 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Métier de Vaucanson (1745), modèle au A. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 25 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle de métier continu à filer pour vingt-quatre broches, (1799).
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 35 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Métier Jacquart (1804), modèle au A. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 29 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle de métier à tisser sénégalais. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 35 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Etoffe byzantine ou holo sericum du IXe ou du Xe siècle, tissé, liseré, de couleur pourpre tarentine, représentant une impératrice de Constantinople sur un char triomphal attelé de chevaux blancs.
- Etoffe byzantine en soie du Xe ou du XIe siècle, représentant, sur un champ violet foncé à reflets bleus, une suite de médaillons circulaires, dans chacun desquels se trouve un dragon ailé à queue de paon.
- Etoffe byzantine du XIe siècle, tissu épais et souple, représentant des caissons disposés symétriquement et inscrivant chacun deux lions affrontés (type oriental); l’espace compris entre ces caissons est occupé par des animaux (chiens danois et renards) contournés et superposés, et par un him ou arbre sacré de la Perse.
- Bourse carrée en toile d’or très mince de la fin du XIVe siècle (tissu de Constantinople) comportant sur chaque face six rangs de 8 écussons armoriés qui semblent être découpés et réunis par une fine couture. Ces écussons, bien que chargés de symboles héraldiques paraissent être de fantaisie, à l’exception de ceux portant d’azur à trois fleurs de lys d’or, qui sont les armes de France.
- Ces étoffes avaient enveloppé jusqu’en 1857, les reliques des évêques de Verdun, conservées dans le trésor de la cathédrale de cette ville. (M. Liénard).
- Vitrines Nos 31, 33 et 35 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Collection d’échantillons d’étoffes des XVIe, XVIIe, XVIIIe, et XIXe siècles.
- (MM. Beer et Tresca).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- N° 202 (Rez de Chaussée).
- Planche à imprimer les étoffes provenant de la manufacture d’Oberkampf, XVIIIe siècle. (M. Follot).
- Vitrine 33 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Quatre carnets d'échantillons de tissus de la manufacture de Jouy, XVIIIe, XIXe siècles. (M. B o ussenot).
- N° 162 (Extérieurs).
- Echantillons d’impressions diverses des XVIIIe et XIXe-siècles, sur étoffes et tissus différents, de la fabrique Bonvallet.
- En 1752, Jacques Bonvallet, inventeur de l’impression en relief, fondait sa manufacture à St-Maurice-lès-Amiens. Cette manufacture obtint en 1786, le titre de manufacture royale. Dirigée en 1806 par Armand Bonvallet, elle continua ses impressions sur tissus. (M. Bonvallet).
- Soierie lyonnaise (XIXe siècle).
- Velours de Gênes, brocarts, brochés, lampas, etc., fabriqués par MM. Grand frères, de Lyon, sous le premier Empire et la Restauration, exposés par leurs successeurs, MM. Cbatel et Tassinari.
- Vitrine N° 98 (Premier Étage)
- (Côté de la cour intérieure)
- Brocarts.
- Fonds crème, avec trophées de casques et de sabre.
- Fonds bleu avec ors.
- Fonds rouge avec ors, ayant pour motifs des croix de la Légion d’honneur.
- Fonds crème, losanges violet et or, exécuté pour la Chambre de Napoléon Ier au palais de Versailles.
- Fonds rouge avec or, semé d’étoiles et d’abeilles, exécuté pour la salle du Trône aux Tuileries.
- Fonds rouge avec or, semé d’N.
- Fonds crème et or, coq et oiseaux.
- Broché, fond jaune, losanges violets, exécuté pour le petit salon de l’Impératrice Joséphine à Versailles.
- Brocart bleus et argentés, exécutés pour le grand salon de l’Impératrice Joséphine à St-Cloud.
- Brocart, fond aurore, exécuté pour le salon de musique, au palais des Tuileries Portrait de Napoléon I°r sur satin rouge.
- Étoffe exécutée pour le salon du Roi de Rome.
- Recueil d’échantillons et de calques d’étoffes.
- Vitrine N° 98 (Premier Étage)
- (Côté du palais).
- Gros de tours, gris semé or, bordure pompéienne.
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- SECTION III.
- Lampas Louis XVI.
- Tentures brochées, exécutées pour la chambre de la Reine Marie-Amélie.
- Panneaux de brocart à fond rouge exécutés pour la salle du Trône aux Tuileries (1819).
- Brocart exécuté pour la chambre de la Duchesse d’Angoulême.
- Brocart vert et or pour la chambre du Roi d’Espagne.
- Broderies au Coq Gaulois.
- Brocart rouge et or exécuté pour la salle du Trône.
- Brocarts divers.
- Vitrine N° 99 (Premier Étage).
- Brocart havane et argent avec sujets grecs.
- Brocarts bleus et argent pour la chambre de la Princesse Bonaparte.
- Portrait de la Duchesse d’Angoulême.
- Lampas semé d’instruments de musique.
- Portrait du Comte de Chambord.
- Broché formant tableau et représentant un paysage italien.
- Broché avec intérieur pompéien.
- Brocarts et velours de Gênes.
- Vitrine N° 143 (Premier Étage).
- Échantillons de broderies d’habits.
- Portraits tissés de Louis XVI et de Marie-Antoinette.
- Portrait (tissé sur velours) du Cardinal Grégoire.
- Brocarts.
- Vitrine N° 104 (Premier Étage).
- Rideaux velours imprimé avec motifs de fleurs et fruits.
- Damas, lampas, velours et brocarts.
- Velours imprimé exécuté pour la chambre de Napoléon 1er, à Fontainebleau.
- Velours rouge et or exécuté pour le cabinet de Napoléon 1er, à St-Cloud.
- Velours et damas exécutés pour le Palais de St-Cloud.
- Vitrine N° 188 (Rez de Chaussée).
- Brocart rose de Chine et or fin, feuilles de lauriers.
- Brochés et brocarts.
- Vitrine N° 189 (Rez de Chaussée).
- Lampas et brocarts.
- Brochés, fond blanc, exécutés pour la chambre de la Reine Marie-Amélie
- Vitrine N° 38 (Rez de Chaussée).
- Lampas vert exécuté pour un salon du Palais de St-Cloud.
- Broché rouge et or exécuté pour l’Hôtel de Ville de Lyon.
- Brochés et brocarts.
- Vitrine N° 37 (Rez de Chaussée)
- Brochés et damas.
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Vitrine N° 102 (Premier Étage).
- Soieries anciennes du Japon.
- Le tissage des soies est depuis longtemps une des plus remarquables spécialité de l’industrie japonaise. On conçoit le rôle qu’ont joué les étoffes de soie chez un peuple qui avait la passion des vêtements somptueux, dans un pays où la matière première est abondante et de qualité supérieure.
- La ville de Kioto a toujours été le centre de cette industrie , que les auteurs japonais s’accordent à regarder comme étant déjà très florissante au XIIIe siècle.
- Brochés en or ou en couleurs dans la trame, les dessins affectent d’abord un caractère régulier et géométrique ; ce sont des signes héraldiques, des grecques, des palmettes, des entrelacs, presque toujours de petites dimensions. On peut voir notamment, à gauche, dans la vitrine N° 102 une pièce décorée de mufles de liou, (Chien de Corée), qui est certainement antérieure au XIIIe siècle; elle fait penser à nos anciens tissus du moyen âge. Au XVe siècle, le style s’élargit. L’influence venue de la Perse apparaît dans les étoffes plus encore que dans toute autre branche de l’art : les arabesques et les rinceaux à base florale apportent leurs motifs élégants. Au XVIe siècle, les dessins prennent plus d’ampleur et deviennent purement japonais. Mais c’est au XVIIe siècle que le costume atteint son apogée de faste et de noblesse. Los procédés du tissage ont réalisé tous leurs progrès. C’est l’époque de ces brochés épais, éclatants et mâles, de ces velours épinglés qui ont la douceur et l’harmonie des vieilles tapisseries. Le XVIIIe siècle sème enfin sur cette industrie ses grâces féminines. La fantaisie, la richesse, le raffinement sont portés à leur comble ; c’est un feu d’artifice éblouissant.
- Dans toutes ces étoffes, depuis les austères brocarts de cour jusqu’aux vêtements à ramages des courtisanes, ce qui étonne, ce qui séduit plus encore que la hardiesse capiteuse des couleurs et la délicatesse infinie des gamines, c’est la splendeur, l’originalité, la variété des dessins. Le goût inventif des tisseurs japonais tient réellement du prodige ; et ce goût a été servi par une technique incomparable. L’œuvre d’industrie est à la hauteur de l’œuvre d’art; les plus grands peintres, Kôrin, Morosohou, Kano-Yousen, Hokousaï, lui ont d’ailleurs prêté leur collaboration.
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- SECTION III.
- Nous avons exposé, dans la grande vitrine à double face N° 102, un nombre considérable (robes, ceintures, carrés d’autel et simples fragments ) de ces tissus anciens devenus si rares , qui sont, à juste titre , si recherchés des Japonais, et dont la possession est aujourd’hui au Japon le privilège de quelques familles princières.
- Louis Gonse.
- Vitrine N° 143 (Premier Etage).
- Bonnets Alsaciens.
- Les origines des bonnets des femmes alsaciennes ne sont pas encore très clairement définies ; il en est qui rappellent les coiffures hollandaises, d'autres ont un cachet très local, il paraît même que le bonnet à grand flot noir en papillon, devenu légendaire, n’a guère qu’un siècle d’existence.
- La collection commence par le simple bonnet noir uni pour arriver à la coiffure complètement brodée d’or ou d’argent en passant par les bonnets brodés en partie seulement de soie de couleur et garnis de verroteries colorées. Les dessins sont généralement inspirés par les fleurs que les Alsaciens cultivent de préférence dans leurs jardins, le narcisse, la fritillaire et l'œillet. Une suite de devants de corsets dans un style correspondant à celui des bonnets complète la collection.
- M. E. Muntz.
- Vitrine N° 104 (Premier Etage).
- Rubannerie de Saint-Étienne.
- Échantillons de gazes perlées et façonnées par chaînes, de rubans brochés et roque-tins tissés à la main, de rubans brochés sur taffetas, de rubans-taffetas façonnés avec franges, tissés sur haute et basse lisses, de rubans de velours épinglés, façonnés, imprimés et tissés sur métiers à double pièce, et de tous genres. Spécimens de la fabrication stéphanoise, 1818-1863. (Ville de Saint-Étienne)
- Vitrines Nos 105 et 106 (Premier Étage).
- Dentelles.
- Spécimens de tous les pays de production :
- Egypte : Coiffures de femmes trouvées dans les tombeaux égyptiens.
- Italie : Travaux du XVe siècle, datés et exécutés à fils tirés.
- Travaux du XVIe siècle, exécutés sur toile ciselée, d’après les modèles en carti-sane découpée.
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Travail delà dentelle avec fuseaux de Gênes, etc., XVIe siècle.
- Copie aux fuseaux de tous les points de Venise.
- Travail à l'aiguille de tous les points de Venise ; points à gros reliefs, à brides, points de roses, points d’ivoire, points de mousse, points plats des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Belgique et Flandres : Dentelles aux fuseaux.
- Travail du point d’Angleterre.
- Travaux des fabriques de Bruges, Malines, etc., des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Bruxelles : Travail du point a l’aiguille, XVIIe et XVIIIe siècles.
- France : Point de France ou d’Alençon à l’aiguille.
- Histoire complète du travail d’Alençon avant et à l’époque de l’établissement du point de France, par Colbert jusquà nos jours, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
- Valenciennes : Dentelles aux fuseaux des XVIIe et XVIIIe siècles.
- (M Dupont-Auberville).
- Morceau laus, brodé en soie, XVIe siècle. (Mme Lefébure).
- Point d’Alençon. — Dentelles de la fabrique d’Alençon, XVIIIe et XIXe siècles.
- (Ville d’Alençon).
- Dentelles diverses.— Point de Venise.— Mazarin. (M. l’abbé Lanusse, Mme Franck).
- Vitrine N° 25 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Première machine à coudre, construite par Thimonnier (1830).
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Tapisseries.
- N° 145 (Extérieur).
- La Tapisserie au moyen âge. (Panneau décoratif, par Charles Toché).
- Nos 134 et 134 bis (Premier Étage).
- Aquarelles peintes à la Manufacture des Gobelins, d’après d’anciennes tapisseries
- de diverses fabrications. — Suisse, Flandres, Allemagne, Italie, Aubusson,
- Gobelins, Flandre, XVe-XVIIIe siècles
- (Manufacture Nationale des Gobelins).
- Rez de Chaussée
- Saint-Crépin donnant son bien aux pauvres (H. 4 ; L. 5,25).
- Pièce qui faisait autrefois partie d’une tenture offerte à l’église Notre-Dame de Paris par la corporation des cordonniers parisiens. Cette tenture représentait la vie de Saint-Crépin et de Saint-Crépinien, patrons de la corporation. Elle avait été tissée dans l’atelier de l’hôpital de la Trinité, rue St-Denis, vers 1630.
- Les autres pièces ont disparu dans l’incendie de 1871 ; il ne reste que celle-ci qui fait partie du musée historique de tapisseries aux Gobelins et qui porte dans la bordure inférieure l’inscription suivante :
- « St-Crespin et St-Crespinien enfants d’un sénateur romain après avoir vendu et distribué leurs biens aux pauvres viennent en France, etc.-»
- Deux bandes latérales de tapisseries des Gobelins , l’une de la galerie de St-Cloud, l’autre des mois Lucas (avec médaillons en camaïeu) ; (M. Salagnad).
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- SECTION III.
- Juin, la tonte des moutons (H. 4,25 L. 2,50).
- Sixième pièce d’une suite de douze sujets appelés les mois Lucas, parce que l’invention en fut longtemps attribuée à Lucas de Leyde. Les originaux exécutés dans les manufactures flamandes du seizième siècle furent recopiés à diverses reprises par les tapissiers des Gobelins sous Louis XV.
- La pièce exposée, remarquable par sa bordure à ornements jaunes sur fond bleu, avec écoinçons aux L. enlacées accostéees de guirlandes de fleurs au naturel, porte la signature du tapissier Audran dans la lisière inférieure.
- Nos 184, 206, 207 (Rez de Chaussée).
- Sujets tirés de l’ancien testament (David et Saül ? Lejeune Tobie devant son père).
- Quatre tapisseries en laine et soie, rehaussées d’or ; personnages plus petits que nature, bordure formée d’ornements réguliers or et rouge, genre arabe sur fond bleu (?)
- Manufactures flamandes (?), modèles italiens, milieu du XVIe siècle.
- (M. Lowengard).
- N° 176 (Rez de Chaussée).
- Chasse au faucon.
- Des seigneurs et des dames en costumes de la fin du XVe siècle se livrent au divertissement de la chasse au vol, dans un paysage semé de bouquets d’arbres. Des faucons volent dans les airs ou se précipitent sur des hérons Bergers et moutons dans le fond, bordure à têtes et grotesques sur fond bleu.
- Tapisserie flamande du XVIe siècle. (M. le Comte de Toulgoet).
- N° 63 (Rez de Chaussée).
- Animaux dans un parc.
- Divers quadrupèdes parmi lesquels on a placé des animaux fantastiques comme des licornes, courent et se jouent, dans un parc ombragé d’arbres. Le paysage est encadré par de minces colonnettes au pied desquelles sont assis des enfants, XVIe siècle. Fabrique flamande.
- (M. Lowengard).
- N° 39 (Rez de Chaussée).
- Tapis au passé, dit sarrasinois.
- Ce travail fut introduit en Suisse par les réfugiés de la St-Barthélemy. Il y prit au XVIIe siècle une certaine importance, comme en témoignent plusieurs pièces du Musée de la Bourgeoisie de Berne (XVIIe siècle).
- (M. Chabot-Karlen).
- Nos 56 et 56 bis (Rez de Chaussée).
- Deux tapis en cuir doré peint et estampé à la main, provenant d'une maison de Dordrecht (Pays-Bas). XVIIe siècle. (M. Schouten).
- Ncs 148 et 148 bis. ( Extérieurs , Rez de Chaussée).
- Collection de cuirs dorés et repoussés, XVIIIe-XIXe siècle.
- (M. Salagnad).
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- ARTS ET MÉTIERS
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- Papiers peints.
- N° 201 (Rez de Chaussée) et 146 et 146 bis (Extérieurs).
- Spécimens de papiers peints à la main.
- Papiers provenant de la manufacture royale de Réveillon (1785-1786) dessinés par J.-B. Fay, Cietti et Prieur.
- Panneau dit de la toilette de Psyché, (1814), par Laffite.
- Rideaux, style empire (1808-1810).
- Panneaux des Fêtes Grecques (1820), fabriqué dans la maison Joseph Dufour, par Mader Père.
- Rideau pailleté d’or fin (1825) et tenture dite du Saint-Esprit (bleu royal) (1818) de la maison Jacquemard.
- Dessins, capitons et veloutés (1832-1835).
- Lambrequins (1828).
- Panneau de l’exposition de 1844, composé par Wagner, de la maison Lapeyre.
- Ces spécimens ont été très soigneusement choisis et forment une histoire complète du papier peint jusqu’en 1840. (M. Follot).
- Histoire du papier peint à la Machine.
- (Échantillons exposés par MM. Isidore Leroy et Fils, 1842-1878).
- Nos 199 et 200 (Rez de Chaussée).
- 1. — Première machine à imprimer les papiers peints par le cylindre gravé en
- relief.
- 2. — Machine à imprimer trois couleurs simultanément.
- 3. — Machine à foncer.
- 4. — Machine à rouler les papiers imprimés.
- 5. — Deux cylindres gravés en relief.
- Spécimens de fabrication de 1842 à 1862.
- 6. — Gravure représentant une machine à imprimer douze couleurs, munie d’une
- prise de baguette et d’une accrocheuse automatique imprimant le papier sans fin (1865).
- 7. — Spécimens de dessins fabriqués avec cette machine de 1867 à 1873.
- 8. — Fragments de décoration imprimés également à la machine en 1878, à 12, 18
- et 26 couleurs, par des cylindres de 120 de pourtour et 80 centimètres de largeur.
- Grand Vestibule du Palais des Arts Libéraux, entre les classes XI et XVI. Décor mosaïque 1885.
- Tapisserie XVIe siècle, représentant le jugement de Salomon, dimension de 4m50 sur 2n>50.
- Imitations de faïences de Sarreguemines, exécutées à la machine.
- Carte des chemins de fer de l’Europe en 1889, exécutée à la main, avec l’emploi de 365 planches, de 5m20 de largeur sur 3m25 de hauteur.
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- SECTION III.
- MÉCANIQUE.
- Sur les principaux modèles exposés par le Conservatoire des Ajrts et Métiers et spécialement sur ceux qui se rapportent aux progrès de la mécanique.
- L’histoire des progrès de la mécanique ne saurait être même ébauchée dans cette notice, dont l’objet est simplement de justifier le choix qu’on a fait d’un certain nombre de machines et de modèles pour représenter les principales étapes d’une science qui, par ses merveilleuses applications, a contribué et contribue encore, plus qu'aucune autre, à transformer si rapidement les conditions de la vie, dans les sociétés modernes.
- Il n’est assurément pas besoin de faire remarquer que tous les outils, même les plus primitifs, dont l’homme s’est servi de tous temps, doivent être rangés parmi les machines ; seulement ces outils ont été d’abord naturellement très grossiers et l’histoire de la hache et de la scie, faite par M. Plessis et présentée au chapitre du bois, peut servir à donner une idée des tâtonnements par lesquels il a fallu passer pour porter les instruments manuels ou mécaniques, nécessaires aux innombrables professions que l’on pratique aujourd’hui, au degré de perfection où nous les voyons parvenus.
- D’un autre côté, si l’esprit d’observalion, l’ingéniosité et l’adresse ont été depuis longtemps l’apanage de quelques natures privilégiées auxquelles on doit les premiers engins mus par des forces naturelles : leviers, coins, lanières, cordages agissant par leur tension et par leur flexibilité, chars attelés, poulies, engrenages, roues plongées dans l’eau courante, voiles gonflées par le vent et faisant avancer des bateaux ou tourner des arbres garnis de meules, l’étude théorique de ces engins, qui a permis de se rendre compte de la meilleure manière de les mettre en œuvre, n’a été entreprise que beaucoup plus tard, et c’est elle qui a constitué à proprement parler, la science delà mécanique industrielle.
- Indépendamment des outils et instruments des différents métiers groupés sur la pyramide, sur les quatre plate-formes et dans les ateliers, on trouve dans la galerie de la Section III :
- Des modèles de manèges divers actionnés par des hommes ou des animaux, pour élever l’eau ou pour exécuter d’autres travaux, un
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- moulin à vent, des pompes, des norias ou chapelets dont l’invention est attribuée aux Arabes, une vis d’Archimède et enfin le hèlier hydraulique de Montgolfier, destinés encore à élever l’eau, ce qui a toujours été l’un des premiers besoins de l’homme civilisé, agriculteur ou citadin (1).
- Viennent ensuite les machines hydrauliques, dans lesquelles on a utilisé la force de l’eau courante et celle des chutes naturelles ou artificiellement produites par des barrages. Ces précieuses machines ont été imaginées également pour exécuter des travaux de première nécessité comme la mouture des grains, mais leurs applications se sont étendues depuis à toutes les industries dont le développement a été singulièrement favorisé dans les contrées où l’eau est abondante ; ce sont les roues à arbre horizontal et les roues à arbre vertical ou turbines, de formes et de dispositions variées, depuis les plus anciennes, que l’on rencontre encore dans certains pays de montagne et dans le Nord de l’Afrique, jusqu’aux plus modernes qui sont aussi les plus parfaites.
- Avant daller plus loin, il convient de signaler les engins destinés à remuer les fardeaux et les machines élévatoires et autres, employées dans la construction des édifices, dans les ports et dans les travaux publics, en général ; on les a présentés, autant que possible, dans un ordre logique, en allant des plus simples aux plus compliqués : leviers, rouleaux, palans, treuils, cabestans, moutons, chèvres, grues, etc. On peut rapprocher de ces dernières 1 epont roulant que l’on, voit sur la plate-forme de « la pierre, » employé à l’exploitation d’une carrière et qui est un spécimen de tous ceux du même genre, si répandus aujourd’hui dans les plus grands chantiers et dans les usines. On a également exposé un modèle de la perforatrice de Sommeiller qui a servi au percement du tunnel du Mont-Cenis, mais les dimensions du modèle de Vexcavateur de Couvreux, employé aux travaux du canal de Suez, n’ont pas permis de le faire figurer dans la Section III, non plus que d’autres machines destinées spécialement à l’exécution de travaux hydrauliques, que l’on peut voir, d’ailleurs, à la Section IV et sur lesquelles il n’y a pas lieu d’insister ici.
- On connaissait, depuis l’antiquité grecque, la théorie des machines simples, au nombre desquelles se trouvent la plupart de celles qui
- (1) Il sera question plus loin des autres machines à élever l’eau, imaginées principalement dans le but d’épuiser les mines.
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- SECTION III.
- sont énumérées dans le paragraphe précédent, mais on s’était à peine préoccupé jusqu’au commencement du siècle actuel, et malgré les grandes découvertes du XVIIe et du XVIIIe siècles, de la meilleure utilisation des forces naturelles.
- L’emploi de plus en plus fréquent du combustible minéral, devenu indispensable par suite du défrichement des forêts, combustible qu’il fallait aller chercher à grand’peine dans les profondeurs du sol, au moyen de puits que les eaux souterraines envahissaient sans cesse , vint contraindre ceux qui avaient à diriger ces dangereux travaux à s’ingénier pour les rendre praticables. On inventa alors la machine à colonne d’eau, dont un modèle se voit dans l’une des vitrines de la Section III ; on perfectionna surtout la machine à vapeur, déjà essayée pour un autre usage, et le problème de l’épuisement à toutes les profondeurs se trouva résolu de la manière la plus satisfaisante. On sait avec quelle rapidité et sur quelle échelle inouies s’est généralisé l’emploi de cette dernière, désignée d’abord sous le nom de machine à feu.
- Un modèle classique de la machine de Watt accompagné de celui de sa chaudière nous ont paru suffisants pour représenter cette grande invention (1). Il eût été impossible de mettre sous les yeux du public tous les essais, toutes les dispositions qui ont été plus ou moins en usage et dont les modèles existent au Conservatoire des Arts et Métiers. L’Exposition universelle est d’ailleurs assez riche en machines à vapeur de tous les types pour qu’il fût utile de multiplier le nombre de ces modèles dans une exposition consacrée simplement à donner une idée générale de l’histoire du travail.
- La nécessité de tenir compte de la dépense qu’entraînait l’usage d’une machine qui consomme précisément en grande partie le combustible qu’on a tant de peine à se procurer fit examiner de très près les moyens de la faire travailler le plus économiquement possible, et les efîorts réunis des ingénieurs et des physiciens ont été dirigés vers ce but, surtout depuis un demi-siècle.
- L’attention éveillée de ce côté , on se demanda si l’on n’avait pas, jusqu’alors, gaspillé les autres forces dont on disposait, et les machines hydrauliques et autres furent soumises à des expériences qui apprirent qu’effectivement on perdait beaucoup de force avec la plupart de
- (1) On y a joint seulement une petite machine de Périer.
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- celles qui étaient en usage. On en construisit de nouvelles , en s’attachant à éviter les défauts que l’on apercevait dans les anciennes et l’on parvint peu à peu à de bien meilleurs résultats.
- Pour effectuer ces expérience-s ou ces essais des machines de toute nature, il a fallu imaginer des instruments de mesure connus sous les noms de freins et de dynamomètres , souvent associés aux manomètres, aux indicateurs de pression, aux compteurs de tours. On a exposé les plus anciens et les plus connus d’entre les nombreux appareils de ce genre, dans les mêmes vitrines qui contiennent déjà les modèles dont il a été question plus haut.
- Il convient encore de rappeler que, parallèlement à la découverte et à la mise en usage de ce nouvel agent, la vapeur d’eau, d’heureuses innovations et des perfectionnements importants s’introduisaient dans les arts mécaniques. On savait depuis longtemps emmagasiner de la force, soit en élevant des poids, soit en armant des ressorts, qui étaient eux-mêmes une invention capitale, et l’horlogerie, l'arque-buserie et la serrurerie principalement avaient tiré le plus grand parti de ces précieuses ressources. Mais ce n’est pas tout, les organes de transmission du mouvement étaient eux-mêmes étudiés avec soin et leur nombre s’accroissait tous les jours, à ce point qu’ils ont fini par constituer une science nouvelle , celle des mécanismes (1).
- On peut voir au Conservatoire des Arts et Métiers une très riche collection de ces mécanismes considérés isolément, mais il ne pouvait pas être question de la transporter, en toutou en partie, au Champ de Mars , et le visiteur de la Section III de l’histoire du travail devra se contenter de les reconnaître ou de les soupçonner dans les modèles de machines et dans les appareils, horloges, montres, armes, pièces de serrurerie, etc., qui s’y trouvent en assez grand nombre pour les contenir à peu près tous, ou du moins les plus importants.
- On a enfin représenté plusieurs grandes inventions relativement récentes (quoique le principe de l’une d’elles remonte a Pascal), dont les applications sont déjà nombreuses et tendent à se multiplier.
- Ainsi, l’on trouve réuni dans un même modèle un accumulateur et une presse hydraulique au moyen desquels une force médiocre, mais que l’on peut faire agir pendant assez longtemps, finit par produire des effets considérables, d’une puissance qui semble même extraordinaire à ceux qui ne sont pas initiés.
- (1) Désignée aussi sous le nom de cinématique.
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- Une machine à gaz de Lenoir et une machine à air chaud d’Ericsson sont deux spécimens des principales machines thermiques distinctes de la machine à vapeur et dont la première, déjà perfectionnée et qui est en train d’être transformée (1), rend de très grands services partout, tandis que la seconde, également perfectionnée, est très commune aux Etats-Unis et ne tardera pas à se répandre en Europe et particulièrement en France où on la construit depuis quelques années déjà avec succès.
- La machine à coudre de notre compatriote Thimonnier complète ce groupe spécial et mérite l’attention du visiteur, car elle paraît avoir précédé les inventions si nombreuses et si variées qui viennent d’Amérique et qui existent aujourd’hui par milliers, ou pour mieux dire par millions, dans toutes les parties du monde.
- Nous aurions voulu exposer dans la Section III une autre invention française tout aussi importante, le premier enregistreur de la direction et de la vitesse du vent {anémomètre enregistreur de D’Ons-en-Bray) qui date du milieu du siècle dernier et que possède le Conservatoire des Arts et Métiers ; mais la Section II nous l’a réclamé comme ôtant un instrument scientifique et nous n’avons pas cru devoir le lui refuser. Le visiteur pourra d’ailleurs facilement le trouver là, mais nous avons tenu à en rappeler l’existence dans cette notice consacrée à la mécanique, parce que l’enregistrement des mouvements des machines, aussi nien que celui des phénomènes météorologiques, physiologiques, acoustiques, balistiques, etc., dérive vraisemblablement de cette première et très ingénieuse tentative et qu’il a la plus grande importance au point de vue de l’étude du rendement, c’est-à-dire au point de vue économique qui est l’un de ceux dont on doit le plus se préoccuper aujourd’hui (2).
- Les instruments enregistreurs sont le dernier mot du principe général de Vautomatique, dont les applications sont innombrables dans les machines imaginées pour accélérer le travail. Il faudrait citer ici pour
- (1) C’est ainsi qu’on a, assez récemment, essayé de substituer le pétrole au gaz.
- (2) Nous ne saurions omettre, à ce propos, de mentionner spécialement l’usage de plus en plus fréquent que l’on fait, sur les chemins de fer et sur les paquebots à à vapeur, des enregistreurs qui fournissent de si précieux renseignements sur la marche des trains et des navires, et par conséquent sur la vigilance et l’habileté des mécaniciens d’où dépendent la sécurité des voyageurs et la préservation du matériel.
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- ainsi dire toutes les industries ; nous nous bornerons à signaler l’imprimerie el certains instruments de musique qui sont du domaine de la Section II, les locomotives, les bateaux à vapeur et beaucoup d’autres moyens de transport qui appartiennent à la Section IV ; enfin, dans la Section III, Vhorlogerie, qui a été la première à recourir au principe dont il s’agit et qui a mis un grand nombre d’organes à la disposition des autres industries, les machines de la filature et du tissage si les machines agricoles.
- Nous avons essayé, pour les deux industries fondamentales du vêtement et de la nourriture, de présenter un résumé aussi complet que possible des progrès accomplis depuis les temps les plus anciens de la civilisation jusqu’à une époque très rapprochée de la nôtre. Nous avons dû toutefois renoncer à exposer des modèles de filature mécanique dont les dimensions étaient trop considérables. L’Exposition universelle achèvera, au surplus, pour ces deux grandes industries comme pour les autres, d’édifier le visiteur qui voudra prendre la peine de faire les rapprochements nécessaires.
- En revenant sur nos pas et en cherchant à reconstituer une histoire des machines, nous trouverions que la statique et Y hydrostatique, qui comprennent la théorie des machines simples et celle des corps flottants, ont été créées par Archimède, que la dynamique, la balistique, et Y hydrodynamique, qui ont servi à se rendre compte du fonctionnement des machines en mouvement et à mesurer le travail qu’elles effectuent, datent de l’époque de Galilée , mais qu’elles ont reçu de grands perfectionnements de la part de ses successeurs, enfin, que la thermodynamique, qui a eu d’abord pour objet l’étude des machines à vapeur, est une science toute récente qui sert aujourd’hui à celle des autres machines thermiques.
- On n’a pas cru devoir faire figurer dans l’histoire du travail les machines dynamo-électriques dont la vogue est cependant si grande en ce moment, et l’on s’est contenté de présenter au public une série assez considérable quoiqu’incomplète d'appareils télégraphiques , en commençant par ceux qui ont été imaginés avant et même depuis la découverte des courants électriques et qui sont désignés sous les noms de télégraphes aériens et de télégraphes optiques.
- L’emploi de l’électricité pour produire de la chaleur et de la lumière, pour opérer des décompositions chimiques {galvanoplastie, etc.,) pour transporter la force à distance, la production de l’électricité par le mouvement et le mouvement lui-même produit par des efforts muscu-
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- laires, par la chaleur ou par la pesanteur (chute d’eau, etc.) ont donné naissance à une science qui domine toutes les précédentes et qui traite des transformations de ce que l’on est convenu d'appeler Y énergie.
- L’Exposition universelle offre surabondamment au visiteur les occasions de voir en marche toutes les machines fondées sur les propriétés de l’électricité, et il eût été puéril de prétendre attirer son attention en lui montraut quelques modèles en repos.
- Nous n'avons pas moins cru devoir compléter le tableau général que nous nous sommes efforcé de faire de l’ensemble des auxiliaires mécaniques dont nous disposons aujourd’hui, en mentionnant le dernier venu et, à coup sur, le plus inattendu et le plus intéressant de tous. On nous permettra sans doute d’indiquer quelques unes des réflexions auxquelles semble devoir inviter l’examen des objets, dont il a été question dans cette notice, et aussi celui des autres parties de l’exposition de l’histoire du travail.
- Si, malgré l’immense quantité de richesses de toute nature accumulées dans les galeries de l’Exposition universelle, on a jugé utile de réunir, sous ce titre peut-être un peu ambitieux <YHistoire du Travail, quelques spécimens d’outils, d’instruments, de machines et de produits imaginés ou obtenus dans la suite des temps et chez les différents peuples pour représenter leurs industries successives, ce n’est sans doute pas seulement pour exciter la curiosité du public. Il est bien probable, d’ailleurs, que, cette curiosité une fois satisfaite, la comparaison des époques antérieures avec la nôtre, dont l’exposition entière est en quelque sorte la floraison, fait pressentir de nouveaux et importants progrès qui doivent avoir pour point de départ l’état actuel de nos industries.
- Un dépôt, un musée dans lequel se trouveraient exposés et classés méthodiquement les machines, les procédés que l’on emploie aujourd’hui pour fabriquer toutes les choses essentielles à la vie et celles qui servent à la rendre agréable, serait donc d’une utilité évidente pour tous ceux qui sont à la recherche des perfectionnements désirables. Ce musée existe à Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers , dont l’influence sur les progrès de l’industrie Française a été considérable depuis soixante-dix ans surtout, c’est-à-dire depuis qu’il est expliqué dans des cours publics et par des professeurs de grand mérite. Les étrangers qui en créent d’analogues viennent sans cesse s’inspirer de son organisation largement conçue et soutenue par la sympathie des industriels qui n’oublient pas ce qu’ils lui doivent.
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- Il importe que cette institution soit maintenue avec un soin jaloux, par les pouvoirs publics, à la hauteur de sa mission. Le petit nombre de modèles quelle a exposés, dans la Section III, suffit à démontrer avec quelle scrupuleuse exactitude ils sont construits pour bien faire comprendre au public tous les détails des objets qu’ils représentent. La participation qu’elle a prise à l’œuvre commune de l’histoire du travail, avec un grand empressement, bien qu’avec une discrétion commandée par la nécessité de ne pas trop dégarnir ses galeries si fréquentées tout le long de l’année, lui attirera, nous l’espérons, à l’occasion de l’Exposition universelle, les dons auxquels elle a été accoutumée à la suite de toutes les expositions précédentes et les subsides qui lui sont indispensables pour l'aider à atteindre le but qui lui est assigné.
- Deux plans du Conservatoire national des Arts et Métiers, l’un représentant l’état actuel de ses bâtiments et l’autre les améliorations projetées et en cours d’exécution sont exposés dans l’une des galeries latérales du rez do chaussée de la Section III.
- A, Laussedat.
- Manèges et machines hydrauliques.
- Vitrine N° 11 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Manège pour le puits de Bicêtre, modèle au attribué à Vaucanson.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- (Même Vitrine, Soubassement).
- Modèle de manège à plan incliné. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 17 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Roue de coté à double aubage, pouvant marcher dans les deux sens, employée dans les ruines, modèle au (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 17 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Roue hydraulique à aubes courbes, de Poncelet, premier tracé, modèle au j1 .
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 17 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Turbine arabe, modèle au -3-. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 21 (Rez de Chaussée).
- Turbine Fourneyron, modèle au y exécuté d'après les turbines des moulins de St-Maur. (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- SECTION III.
- N° 28 (Rez de Chaussée).
- Machine à colonne d’eau, établie à 111 sang (Bavière), par Reichenbach, modèle au -j-.
- (Conservatoire des Arts et Métiers'».
- N° 23 ÉRez de Chaussée).
- Presse hydraulique, avec accumulateur de M. Jouffroy.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 30 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Vis d’Archimède hollandaise à enveloppe fixe, petit modèle.
- Noria pour élever les eaux, système Gateau, modèle au * .
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 17 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Bélier hydraulique de J. de Montgolfier, petit modèle.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 11 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Machine à élever l’eau, formée de deux pompes actionnées par une roue, modèle au
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 26 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Modèle de la machine élévatoire du château de Crécv (Eure-et-Loir).
- Modèle d une pompe proposée pour remplacer la pompe de la Samaritaine et la pompe du pont Notre-Dame, à Paris, XVIIIe siècle.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 30 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Machine élévatoire h force centrifuge, par le Demours, (1732), modèle de démonstration. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 30 (Rez de Chaussée, Partie supérieure)
- Pompe hélicoïdale dite pompe spirale de Wettmann (1756).
- Machine de Véra, à mouvement d’horlogerie (1780), modèle de démonstration.
- Petite pompe rotative de Conté.
- Pompe dite des Prêtres, modèle de démonstration.
- Organe principal d’une pompe centrifuge d'Appold.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 16 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle au -j,, par Wagenseil, d une pompe à incendie à deux corps, avec soupapes coniques, sans réservoir d’air.
- Pompe à incendie de la Ville de Paris, modèle au
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Machines thermiques.
- Grand Vestibule du Palais des Arts Libéraux. N° 210.
- Chaudière à Tombeau de Watt, construite au Creusot, 1786-1787.
- Largeur........... (haut) lm780.
- Largeur........... (bas) lm650.
- Longueur................4“800.
- Épaisseur des tôles....... 0m01128. (MM. Schneider et C10).
- N° 209.
- Cylindre à vapeur d’une machine, système de Watt (1782).
- (MM. Schneider et Cie).
- Vitrine N° 15 (Rez de Chaussée, Partie Supérieure).
- Chaudière et machine à vapeur de James Watt, modèles au -1-.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 15 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Machine à vapeur, par Périer. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 19 (Rez de Chaussée).
- Petite machine à air chaud, d’Ericsson. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 13 (Rez de^Chaussée).
- Machine à gaz, de M. Lenoir. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Instruments de mesure.
- Vitrine N° 15 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Manomètre à air libre et à colonnes multiples, de Richard.
- Manomètre métallique de Bourdon.
- Frein dynamométrique de Prony (1826), modèle demi-grandeur.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 17 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Dynamomètre de traction enregistreur, du général Morin, avec fusée compensatrice et moteur chronométrique. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Résultats d’expériences.
- Vitrine N° 20 (Rez de Chaussée).
- Échantillons relatifs aux expériences de M. H.-E. Tresca, sur l’écoulement des corps solides : 1° Écoulement concentrique ; 2° Écrasement et poinçonnage ; 2° For-geage ; 4° Laminage ; 5° Rabotage. (MM. Alfred, Édouard et Gustave Tresca).
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- SECTION III.
- MINES & MÉTALLURGIE.
- N° 152 (Extérieur).
- La Mine. (Panneau décoratif, par Charles Toché).
- Mines.
- Engins divers et modèles d'exploitation ; échantillons de Minéraux.
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Outils de sondage et raccords de tringles.
- Modèle de sondage à bras, modèle au * .
- ° 1
- Chèvre pour retirer les sondes dans les mines, par Billon (1786), modèle au .
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 18 (Rez de Chaussée, Partie Supérieure).
- Modèle d’ancien mouton à déclic employé dans l’exploitation des mines.
- Ancien appareil de sondage, modèle au ~ .
- Perforatrice à air comprimé, du système Sommeiller, employée dans les travaux du Mont-Genis, modèle au | . (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Vitrine contenant le plan extérieur et intérieur de la mine du Puits Chatelus. Fait par M. Couland, ouvrier de la mine.
- Hauteur..............................0'n75.
- Longueur. ... ...................... lm05.
- Largeur.............................. 0m85.
- (Ville de Saint-Étienne)
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Chevalement d’un puits d'extraction des mines de Carmaux (Tarn), modèle au -1
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 18 (Rez de Chaussée , Partie supérieure).
- Machine à molettes pour l’extraction de la houille, modèle au — .
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 18 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Ventilateur du système Fabry, modèle au ^ .
- Lampe de Davy.
- Lampe de sûreté, de M. Museler. (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Collections de minerais de fer, de cuivre, d’étain, de plomb et de zinc.
- Échantillons de houille d’Australie. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 18 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Modèle de bocard pour broyer le minerai. (Conservatoire des Arts ét Métiers).
- Métallurgie.
- Arts du Fondeur et du Forgeron.
- N° 153 (Extérieur).
- Le Forgeron. (Panneau décoratif, par Charles Toché).
- Vitrine N° 22 (Rez de Chaussée, Partie supérieure).
- Trompe soufflant un feu catalan, modèle au i _
- Marteau de forge à la catalane, avec sa roue hydraulique et son ordon, modèle au | . (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée, Vitrine).
- Modèle de fourneau pour le grillage du minerai à l’aide du gaz des hauts fourneaux.
- Modèle de haut fourneau suédois pour la fabrication du fer.
- Modèle de haut fourneau muni d’un appareil pour l’utilisation de la flamme du gueulard. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Premier marteau-pilon construit aux usines du Creusot par MM. Schneider frères et Cie (1841), modèle au^j. (François Bourdon, inventeur) :
- Poids de la masse active.................. 2m500 k.
- Chute du marteau... 2m009
- Diamètre du cylindre....................... 0m440
- Écartement entre guidage.................. 0m320
- Écartement inférieur des jambages.......... 2m500
- Poids de la chabotte.................. ... 9.000 k.
- Hauteur totale du pilon au-dessus du sol.. 7m460
- Profondeur des fondations au-dessous du sol.. 2m800
- Poids maximum du paquet à forger.......... 1.500 k.
- Marteau-pilon construit au Creusot par MM. Schneider et Cie , en 1877 , modèle
- au 1/20 :
- Poids de la masse active................. 100.000 k.
- Chute du marteau........................... 5m000
- Diamètre du cylindre....................... lm900
- Écartement entre guidage................... lm900
- Écartement inférieur des jambages......... 7ra520
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- SECTION III.
- Diamètre de la soupape d’admission......... 0m345
- Diamètre de la soupape d’émission ......... 0m470
- Poids de la chabotte....................... 700.000 k.
- Poids du pilon............................. 550.000 k.
- Poids total des parties métalliques ...... 1.250.000 k.
- Hauteur du pilon au-dessus du sol......... 21m065
- Profondeur des fondations au-dessous du sol. 10m000 Poids maximum du lingot d’acier à forger.... 120.000 k.
- (MM. Schneider et Cie).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Forge portative avec son outillage complet. (M. Gautier).
- Même plate-forme (Vitrine).
- Train de laminoirs à fers ronds et carrés, modèle au
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Trois pièces de forge exécutées dans les ateliers de la Compagnie d’Anzin (1730). Métaux travaillés sous diverses formes. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 154 (Extérieur).
- Le Fondeur. (Panneau décoratif, par Charles Toché).
- Vitrine N° 22 (Rez de Chaussée, Soubassement).
- Atelier de moulage en terre et en sable, petit modèle.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- N° 51. (Rez de Chaussée).
- Ateliers de fondeur en sable, de plombier et de fondeur en balles de plomb , petits modèles. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 4 (Rez de Chaussée).
- Cloche datée de 1713. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- (Rez de Chaussée).
- Boulets en fonte de divers calibres, provenant d’essais de tir faits avec les canons fabriqués par la fonderie du Creusot (1796).
- Buste de Pernolet, directeur de la fonderie du Creusot (1811).
- (MM. Schneider et Cie).
- N° 52. (Rez de Chaussée).
- Ateliers de cloutier et de serrurier, petits modèles.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- N° 24 (Rez de Chaussée).
- Atelier de Forgeron-Serrurier au XVIIIe siècle.
- Reconstitué par MM. Moreau frères.
- MM. Moreau frères se sont attachés à donner aux divers objets, pour la plupart anciens, qui constituent cet atelier, la disposition généralement adoptée au XVIIIe siècle.
- On remarque d’abord la forge proprement dite, supportée par une arcade à soubassement, surmontée de sa hotte et munie de son grand soufflet à bran-loire et de sa tuyère.
- En avant est placée une auge à eau, contenant des écouvettes pour rassembler les charbons et arroser le feu.
- Auprès de la forge, ou sur son foyer même, se trouvent des pelles pour le chargement du combustible, des tisonniers pointu et à crochet pour la manœuvre du feu, et des palettes servant à dégager la tuyère et à sablonner le fer.
- Au mur et de chaque côté sont disposés un grand nombre d’outils ; tenailles de toutes formes et de différentes grosseurs , ciseaux , tranches , étampes , mandrins ronds, carrés et ovales ; limes carrées, rondes, demi-rondes ; limes carreaux, demi-carreaux et carrelettes, etc., etc.
- Au premier plan se trouvent une servante à crémaillère, un chandelier et deux enclumes en fer forgé ; l’une de l’année 1600 environ, pour petites pièces et à billot bas, l’autre, de plus grand format, datant du commencement du XIXe siècle et montée sur billot en bois fretté ; contre les enclumes, des marteaux à devant et à main ;
- A droite, contre le mur, un établi porte un étau de résistance et un étau à patte, tous les deux construits vers le milieu du XVIIe siècle.
- A gauche enfin, appliqués ou attenant au mur, on voit une console Louis XV et un fléau de balance des premières années du XVIIe siècle, dont les chaînes et les plateaux sont de restitution moderne.
- Pour compléter cet intéressant ensemble, MM. Moreau frères exposent une importante série d’objets de ferronnerie artistique, appartenant à leur collection personnelle et dont nous énumérons ci-après les principaux en indiquant leurs emplacements respectifs :
- A. — Mur de fond de l’atelier.
- Deux panneaux d’imposte circulaire, style Louis XIV, avec couronne du cale surmontant un chiffre entrelacé.
- Petit bénitier : travail français des XIVe et XVe siècles.
- B. — Grille de clôture de l’atelier.
- Deux landiers en fer forgé, paraissant, d’après leur dessin, remonter au XIVe siècle. Deux panneaux de rampe Louis XIII, martelés et calibrés h chaud.
- Panneau d’imposte à grands enroulements, travail saxon du XVIe siècle
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- SECTION III.
- C. — Murs latéraux.
- Gril flamand, avec fourchette, cuillère et cuillère à pot.
- Tableau en tôle repoussée, représentant un Calvaire ; style roman . travail italien du XVe siècle.
- Panneau en bois sculpté servant de support aux armes de la Serrurerie : deux levrettes accostant un écusson entouré de feuilles, surmontant une tête et traversé de deux clés croisées ; travail du XVIIIe siècle.
- Deux feuilles en tôle repoussée, style Louis XVI, paraissant provenir d’un fronton de grille.
- Croix de cimetière, du XVIIIe siècle, formée d’enroulements successifs terminés par des rosaces et encadrant une peinture religieuse.
- D. — Vitrine de milieu, N° 24.
- Clés gauloises en fer, à longs pannetons et anneaux soudés ou enroulés formant ornement.
- Clés romaines en bronze fondu, à pannetons ajourés et coudés et anneaux de formes diverses.
- Clés gallo-romaines, à tiges en fer et anneaux en bronze.
- Clés en fer et en cuivre, de toutes dimensions et pour la plupart richement décorées; XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.
- Petit coffret du XIVe siècle.
- Grand coffret, de la même époque, à appliques découpées et fermoir très orné.
- Petite poignée de coffre, du XIVe siècle.
- Deux tire-bouchons à. fiole d’odeurs, décor serpents ; XVIe siècle.
- Drageoir de forme ronde, en fer embouti et damasquiné d’argent ; dessin Henri III, XVIe siècle.
- Drageoir de la même époque, en fer sculpté dans la masse ; dessin « oiseaux et rinceaux. »
- Drageoir en fer repoussé et ciselé ; dessin « Enlèvement d’Europe ».
- Cachet à lettres, du XVIe siècle.
- Couteau de table, de la même époque.
- Casse-noisettes en fer forgé et gravé ; XVIIe siècle.
- E. — Vitrines Nos 196 et 197.
- Série de coffrets, de cadenas et de targettes.
- Collection de serrures de divers styles, dont un certain nombre ayant appartenu à des crédences, à des bahuts et à des portes d’entrée : toutes pièces originales par leur composition et leur travail.
- Ferronnerie artistique.
- Vitrines Nos 60, 61, 62, 63 (Premier Étage)
- Les organisateurs de cette Exposition spéciale ont réuni, dans les vitrines de la ferronnerie, les spécimens les plus beaux de cette industrie.
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- Pièces remarquables de forge, soudure et martelage.
- Travail de lime, ajustage et reperçage.
- Types d’objets faits au repoussé en fer et en acier.
- Nombre de plaques ciselées.
- Petits modèles de fonte artistique.
- Quantité de pièces d’outillage.
- Cet ensemble, qui comprend le Moyen-Age, la Renaissance, les XVIIe et XVIIIe siècles et une partie du XIXe, jusqu’à 1830, donne comme modèle et ornementation un champ d’observations, qui permet à l’artiste et à l’ouvrier d’y puiser d’utiles renseignements.
- Nous devons une grande partie des ces objets à MM. Le Secq des Tournelles, Rivière, Compagnon et Lacoste, qui nous ont permis de choisir dans leurs belles collections.
- Marmüse.
- Histoire pratique et professionnelle de la coutellerie
- (1540 à 1840).
- Vitrines N0s 61 et 72 (Premier Étage).
- Réunion classée d'environ 1,500 pièces anciennes et de 2,000 estampes, dessins ,
- photogravures , etc.
- Cette histoire de la coutellerie organisée par un coutelier , a pour but d’initier les patrons et les ouvriers de cette corporation , aux procédés de la fabrication ancienne et artistique que nous ont laissée nos maîtres des siècles passés.
- Chacun y trouvera des documents, des renseignements, et profitera de comparaisons fécondes ; certaines pièces, ingénieuses par leur mode de travail, pourront suggérer des idées applicables à notre fabrication moderne.
- Ces divers types maintiendront le bon goût, la forme, la proportion qui est un des éléments de 1 élégance, l’exécution soignée et la qualité, qui ont souffert de la production à outrance, de la concurrence étrangère, du bon marché quand même , et de l'emploi des moyens mécaniques.
- Depuis quelques années, certains consommateurs des classes riches ou aisées commencent à réagir eux-mêmes contre cette production, et cherchent, dans la coutellerie du XVIIIe siècle, une fabrication plus artistique et plus originale.
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- SECTION III.
- Le genre des couteaux du XVIIIe siècle date de la Régence ; il est éminemment français ; ses modèles sont tout à la fois simples, élégants, et d’une fabrication soignée ; car le coutelier fabriquait son couteau entièrement lui-même, et les manches, lames et garnitures faisant corps, le travail n’en pouvait être divisé. Les garnitures en or ou en argent étaient habilement filetées et cannelées. Il en était de même souvent pour le dos des lames.
- La forge et la lime étaient donc les seuls agents de fabrication. Les principaux centres de cette fabrication étaient Paris, Langres, Nogen , Moulins, Gosne, Caen et Chatellerault. Les maîtres les plus renommés étaient à Paris : De Berge, Durand, Dulots, Gallois, Gavet, Guelard, Jutot, Langlois, Michaud, Michel, J.-J. Perret, Personne, Quatre-homme, Ricard, Vigneron, etc. ; à Langres : Béligné, Carteret, Desgrey, Humbert, Menassier, Populus, Secretier, etc. ; à Moulins : Boiron, Garnier, etc. A cette époque, nos concurrents étrangers ont vainement tenté de copier ce genre de fabrication qui paraît cependant bien simple, les rares spécimens que nous possédons à cette Exposition nous en donnent la preuve ; c’est Namur, ancien centre de la fabrication belge, qui a le mieux réussi, mais la qualité de ses produits laissait à désirer. Il en a été de même des modèles du premier Empire encore désignés sous le nom de « Couteaux à la Française ».
- Le coutelier produisait encore de nombreux objets en dehors de tranchant. L’ouvrage que nous a laissé J.-J. Perret, maître coutelier, rue de la Tisseranderie, à Paris (1), vient confirmer notre assertion.
- Nos confrères espèrent d’ailleurs, qu’outre les documents que nous possédons personnellement et que nous serons heureux d’abandonner en partie, les collectionneurs, pour une oeuvre toute nationale, nous donneront quelques pièces destinées à former les premiers éléments d’un musée industriel des plus précieux pour notre corporation.
- En résumé Y Histoire pratique et professionnelle de la Coutellerie dont nous ne pouvons faire un Catalogue détaillé, contient un grand nombre d’objets curieux (2) par leur forme leur nature, leur destination ou leur emploi. Leur examen attentif fournit de précieuses indications sur les usages et les moeurs de nos ancêtres.
- Marmuse.
- (1) L'Art du Coutelier, par J.-J. Perret, 1771, trois volâmes comprenant environ 530 pages de texte, 172 planches, plus de 1500 modèles.
- (2) Voir, aux dénominations qui suivent, les diverses pièces historiques.
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- Objets prêtés par divers Collectionneurs de Paris.
- Couteaux, fourchettes et ciseaux des XVIIe et XVIIIe siècles. (Mme H. Adam).
- Couteaux, fourchettes, pièces diverses et outillage des XVIIe et XVIIIe siècles.
- (M. Henri d’Allemagne).
- Couteaux, fourchettes, ciseaux en or et pièces diverses du XVIIIe siècle, Douze couteaux à dessert à manches variés en poudre de corne teinte imitant les pierres fines et les laques ; les garnitures en or également variées comme ciselure.
- (M. L. Bouquet).
- Quelques pièces remarquables en or et en argent couteaux et ciseaux du XVIIIe siècle. (Mme la Vicomtesse de Brimont).
- Vingt pièces permettant de suivre les grands progrès de la chirurgie par l’aspect de ces instruments. (M. Collin).
- Une riche boîte d’instruments pour l’amputation et la trépanation', don de Louis Philippe au Dr Baudens en 1838. Un miroir en acier poli, offert à Louis XV le 24 septembre 1769. par J.-J. Perret, maître coutelier à Paris, première grande pièce exécutée et finie du poli noir. XVIIIe siècle, Premier Empire et Restauration. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Couteaux fermants et pièces diverses des XVIIe et XVIIIe siècles et du premier Empire. (M. Paul Dablin).
- Manches divers fondus en argent du XVIIIe siècle, couteaux en or et en argent de la fin des XVIIe et XVIIIe siècles. (M. Ernest Dongé).
- Instruments divers et primitifs de chirurgie des XVIIe et XVIIIe siècles. Boîte de bistouris ayant servi à l’autopsie de Napoléon 1er.
- Bistouri ayant servi à Maréchal pour opérer Louis XIV de la fistule anale.
- ( Faculté de médecine, Musée Orfila).
- Pièces d’outillage du coutelier, laque d’enseigne de la Mère des Compagnons du Marteau.
- Une bigorne de la fin du XVe siècle.
- Un étui en forme de poisson contenant des couteaux à manches en ivoire sculpté, avec personnages du commencement du XVIIe siècle.
- (M. Forgeron).
- Divers couteaux du XVIIIe siècle ; l’un d’eux a été donné par Launay, gouverneur de la Bastille, à Mme de Jumilhac, sa fille, lors de son mariage. (M. Filleau).
- Diverses pièces remarquables en émail,en or et en argent des XVIIe et XVIIIe siècles.
- (M. Froment-Meurice)
- Quelques pièces intéressantes des XVIe et XVIIe siècles.
- Un couteau du service de Henri II.
- 21 dessins de manches de couteaux de Th. de Bry et de Le Blon.
- (M. Paul Garnier).
- Diverses pièces dont deux paires de couteaux jumeaux à manches en argent dans leur étui, travail de la fin du XVIe siècle, d’après Th. de Bry (voir derrière la vitrine des dessins de ces manches par Th. de Bry appartenant à M. Paul Garnier).
- (Mme Jules Hanon).
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- SECTION III.
- Diverses pièces de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle.
- Une ceinture de chasteté d'un travail original ne remontant pas au delà de 1775 ; les deux serrures à crémaillère permettent de modifier la hauteur et le tour de taille. ( M. Lacoste).
- Couteaux fermants, canifs, rasoirs et ciseaux des XVIIe, XVIIIe siècles, du premier Empire et de la Restauration. ( M. A. Portier).
- Treize couteaux dont les manches ont été exécutés sur des matrices appartenant à la maison Queillé. (premier Empire et Restauration). (M. Queillé).
- Couteaux fourchettes, canifs, ciseaux et objets divers de travail pour darnts. châtelaines, tire-bouchons, casse-noisettes, râpes à tabac, instruments de fumeur, instruments de chirurgie, petit outillage etc.
- Belle collection des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.
- (M. Le Secq des Tournelles ).
- Couteaux, ciseaux et forces, Coffret en bois marqueté, orné de riches ferrures en acier au chiffre de Marie-Antoinette, et aux armes des Bourbons, marqué Boiron, coutelier du Roi à Moulins.
- Ce coffret d’ornementation de l’époque Louis XV paraît avoir contenu la fourniture de couteaux, tire-bouchons et objets divers faits par Boiron à Moulins, lors du passage de l’Archiduchesse d’Autriche dans cette ville, à l’occasion de son mariage avec le Dauphin en 1770. ( M. le Dr Venet)
- Fourchettes, couteaux divers de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècles.
- (M. Jules Wœrtnitz).
- Diverses pièces de coutellerie anciennes : Un remarquable couteau de la Restauration fait par son aïeul. — Matrices pour manches de couteaux du premier Empire et de la Restauration. — Couteaux anciens et modernes exécutés sur les anciens outils. (M. Cardeilhac).
- Matrices pour manches de couteaux et pour ciseaux, datant de la Maison Gavet, vers 1750. — Epoques Louis XVI, Directoire, premier Empire et de la Restauration. (M. Languedocq).
- Couteaux, fourchettes, canifs, ciseaux, châtelaines, tire-bouchons, rasoirs, instruments divers, etc. — Matrices et diverses pièces d’outillage, Emblèmes, enseigne et marques de fabrique des XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles, du 1er Empire et de la Restauration. — Collection d’estampes, gravures, photogravures réunissant plus de 2000 modèles divers de coutellerie et d’outillage. — Divers ouvrages anciens et modernes traitant de la coutellerie. (M. Gustave Marmuse).
- Pièces diverses du 1er Empire, de la Restauration et jusqu’à 1840 : Couteaux, fourchettes, sécateur, couteaux de chasse, etc. — Un couteau de poche à manche en argent gravé, dit saute-ouvert, tire-bouchons, dit à tombeau, s’ouvrant au moyen d’un ressort à recouvrement. (M. E. Vauthier).
- Diverses pièces du XVIIIe siècle. (M. de Clérambault).
- Diverses pièces du XVIIIe siècle. (M. Fabre).
- Ciseaux et divers couteaux du XVIIIe siècle. (M. Gillard).
- Divers couteaux, fourchettes et ciseaux des XVIIe et XVIIIe siècles.— Couteaux de table fabriqués dans la manufacture d’armes de Chatellerault vers 1838, par les ouvriers couteliers. (M. le Marquis de la Roche-Thulon).
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- Un couteau de poche à deux lames, sans ressort, dit à la Berge, lame et monture en or, incrustations sur nacre, ayant appartenu à Marie-Antoinette. Ce couteau serait resté en réparation chez Langlois, coutelier du Roi, lors de l’arrestation de la Reine.
- Environ dix pièces, couteaux, rasoirs et instruments de chirurgie des XVIIIe siècle et de la Restauration. (M. Bonnaud).
- Environ 120 pièces, couteaux fermants , couteaux et fourchettes fixes, canifs, rasoirs, etc., de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècles, du premier Empire et de la Restauration. (M. Victor Chemin).
- Ciseaux et rasoir du XVIIIe siècle (M. Chollat).
- Dix pièces diverses, couteaux montés en or et en argent, du XVIIIe siècle.
- (M. Abel Guerre).
- Diverses pièces de coutellerie, estampes, marques de fabrique de cette ancienne maison. (M. Charles Guerre).
- Environ dix pièces de coutellerie diverse de la fin du XVIIIe siècle, du premier Empire et de la Restauration. (M. Vauthier-Asselineau).
- Sept poinçons, marques et emblèmes d’anciens couteliers.
- Le Musée national de Naples, deux planches d’instruments de chirurgie trouvés à Pompée, texte en français.
- Abrégé du même ouvrage, texte en anglais. (M. Dominico Monaco).
- Album comprenant 60 planches en photogravure et la reproduction de plus de 350 types des meilleures époques. Texte en allemand par Arthur Pabst.
- (M. Richard Zschille).
- Ouvrages anciens et modernes traitant de la coutellerie.
- L'art du coutelier, par J.-J. Perret, coutelier à Paris, 1777,3 volumes avec planches.
- L'art du coutelier en ouvrages communs, par Fougeroux de Bondaroy.
- Album de F. Cluley, instruments de chirurgie anglais.
- Album de la collection Richard Zschille, de Grossenhain (Saxe), texte en allemand par Arthur Pabst, 60 planches en photogravure.
- Le Musée National de Naples, par Dominico Monaco, conservateur, avec le concours de E. Montagne, un volume texte en français, un autre en anglais.
- Le livre des collectionneurs, par Maze-Sencier, les couteaux et les couteliers.
- Les corporations ouvrières de Paris du XIP au XVlLe siècle, par Francklin (avec les armes de la corporation).
- Les couteliers de Langres au moyen-âge, par Adrien Durand.
- La coutellerie dans la Haute-Marne, par Arthur Daguin.
- Statuts de la corporation des couteliers de Chatellerault, en 1570. — Réformation des statuts de la coutellerie de Thiers en 1614 et 1615, par H. Guillemot.
- Rapport de E. Vernier, délégué des ouvriers en chirurgie de Paris. (Exposition de Philadelphie en 1876).
- Mémoire sur la fabrication de l'acier fondu et damassé, par H. de Luynes, (1844).
- Huit bulletins de la défense des intérêts des couteliers de France, par A. Guenot et Larivière.
- Extrait du règlement de la Communauté des couteliers de Moulins, au XVIIIe siècle.
- Liste des Couteliers de Chatellerault, en 1772. (MM. Pagé, frères)
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- SECTION III.
- Vitrine N° 59 (Premier Étage).
- Fers et métaux travaillés japonais.
- Collection d’ornements, de poignées de sabre en bronze, or et argent, gardes de sabre en fer, en bronze et en métaux divers, travaillés et façonnés au Japon. Période ancienne. (M. Montefiore).
- Vitrine N° 80 (Premier Étage).
- Collection d’objets d’étain.
- Les objets en étain que nous présentons dans les vitrines du premier étage reproduisent la série de presque toutes les applications de l’industrie de l’étain. La plus importante, celle des objets d’orfèvrerie, pièces de haut goût de la Renaissance, contient des plats et des aiguières, dont l’un d’eux, œuvre de François Briot de Montbéliard est resté, de toutes les pièces d’orfèvrerie de l’époque du XVIe siècle, la mieux conçue. A côté de ce chef-d’œuvre, d’autres plats français dont il n’existe guère d’épreuves que celles exposées par l’Histoire du Travail : citons particulièrement le plat de Suzanne et des deux vieillards et celui de l’enfant prodigue.
- Parmi les grandes pièces allemandes, le plat et l’aiguière d'Enderlen représentant Mars et celui non moins beau sans signature représentant les douze empereurs. Enfin, pour terminer cette série d’œuvres d'art, signalons une aiguière sans signature, ni date, ni lieu de fabrication, la plus belle de ces pièces , qui parait avoir été faite sur les dessins d’Etienne Delaulne.
- L’art des pièces d’étain diminue sensiblement au XVIIe siècle ; il fut alors d’un travail moins fin ainsi qu’on en peut juger par des assiettes fabriquées à Nuremberg et représentant des sujets religieux, des empereurs ou la figure de Gustave-Adolphe.
- Au XVIe siècle, à côté des plats et des aiguières on exécuta un certain nombre d’objets du culte ou d’objets usuels, représentés ici par des choppes et des chandeliers fabriqués en France, et par deux choppes et deux verres avec couvercles de Nuremberg et d’Augsbourg.
- On fabriqua souvent, depuis l’antiquité, des jouets d’enfants en étain, cette collection en possède un certain nombre de spécimens, particulièrement des assiettes de poupées fabriquées à Nuremberg en 1617.
- L’étain, comme le plomb, servait aussi a conserver les modèles des pièces d’orfèvrerie importantes. On coulait le métal sur des empreintes prises sur les pièces elles-mêmes. Ce procédé ne s’appliqua pas seulement sur des objets de métal, on conserva aussi par le même moyen,
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- des modèles de bijoux et de pièces de joaillerie les plus remarquables ; aussi les vitrines de la section III possèdent-elles une série complète de modèles de fonds de coupes des XYIC et XVIIe siècles et surtout des représentations de pièces de joaillerie qui ont été exécutées par Georges-Michel Bapst et Georges-Frédéric Bapst pour le trésor de la Couronne au XVIIIe siècle. (Ces dernières pièces appartiennent à l'ancienne Maison Bapst, joailliers de la Couronne, aujourd’hui Bapst et Falize).
- ORFÈVRERIE, BIJOUTERIE. HORLOGERIE.
- N° 9 (Rez de Chaussée).
- Atelier d’Orfé vre-Bijoutier au XVIIIe siècle,
- Par MM. Boin et Duhamel.
- Un atelier d’orfèvre avait sa place absolument indiquée à l’Exposition de l’histoire du travail. Nous avons choisi comme cadre le XVIIIe siècle en raison des chefs-d’œuvre produits à cette époque avec des moyens relativement restreints. La pluparts des outils exposés sont authentiques et les autres sont une copie exacte de ceux qui ont servi à l’illustre Thomas Germain.
- Désireux de faire une reproduction fidèle, nous avons consulté tous les ouvrages susceptibles de nous renseigner à ce sujet. En visitant cet atelier, on se rend parfaitement compte de la différence qui existe entre les fourneaux à gaz employés aujourd’hui pour la fonte des métaux précieux et le système en usage au siècle dernier, et que nous reproduisons.
- On remarque également que le mode de fabrication a totalement changé. Des besoins nouveaux et multiples ont nécessité la création de moyens rapides d’exécution, et le tour qui donne au métal en quelques instants la forme désirée a remplacé presque entièrement le marteau.
- Objets exposés.
- A. — Dessins et Outillage.
- Trois dessins, pièces exécutées par Thomas Germain, orfèvre-sculpteur du Roy,
- signature authentique à la date du 3 février 1734. (MM. Bapst et Falize). Claies pour préserver la limaille d’or ou d’argent tombée sur le sol.
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- SECTION III.
- Etabli à deux places avec les peaux et les chevilles.
- Deux porte-scies, un étau à main, six bouterolles, deux drilles, trois pattes de lièvres, deux compas, deux compas d’épaisseur, trois cisoires, trois pinces diverses.
- Un dé à emboutir en bois, un dé à emboutir en cuivre, un billot à emboutir.
- Banc à tirer au moulinet à sangle et sa tenaille.
- Filières à trous ronds et carrés de 1751. Filière à billes.
- Armoire en fer.
- B — Fonte d’or au soufflet.
- Forge, soufflet, deux serre-feu, creusets, cuiller en cornet pour la descente des déchets dans le creuset pendant la fonte.
- Lingotières diverses taillées au ciseau, baquet à refroidir.
- Pincette droite, tenaille à creuset.
- Lampe à souder à huile, couvre-lampe, cuiller à huile.
- Chalumeau.
- Tas à planer et son billot.
- Billot à bigornes, huit bigornes diverses.
- Quatorze marteaux, sept maillets.
- Étau, vingt limes diverses, six triboulets.
- Balance, boîte de poids anciens (marcs).
- Lampe d’Argand à mèche plate.
- Deux bocaux pour concentrer la lumière.
- Une pendule bronze doré rocaille.
- C. — Pièces d’Orfévrerie.
- Une paire de flambeaux, style Louis XV.
- Un saint-ciboire style Louis XIV Un pot à eau, argent.
- Un huilier, argent, style Louis XV.
- Un sucrier, époque Louis XVI.
- Deux timbales, argent.
- Un coquetier, style Louis XV.
- Une timbale.
- Une cafetière ancienne.
- Une paire de flambeaux style Louis XV.
- Une cafetière.
- Trois salières rocaille.
- Une salière style Louis XIV.
- Une salière style Louis XV, couvercle coquille.
- Un plat d’étain.
- Une boîte à poudre.
- Quatre pièces d’orfèvrerie représentant les phases de la fabrication d’une cafetière. Une saucière en fabrication-.
- Un pot à eau non terminé.
- Un coquemar, argent ancien, avec trépied en fer.
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- Un couteau crosse vermeil.
- Service de table.
- Un couteau, manche crosse argent.
- Service de table.
- Deux couteaux de table, filet coquille.
- Deux couteaux, un lame acier et un lame argent, manches argent et tracé ciselé Cinq plats argent, anciens contours ordinaires.
- N° 10 (Rez de Chaussée).
- Atelier d’Horloger au XVIIIe siècle,
- Par M. P. Durier, horloger du Conservatoire national des arts et métiers.
- En face de l’atelier d’orfévre bijoutier, et en conservant la même époque de la fin du XVIIIe siècle, si féconde et si glorieuse pour l’art français, on a reconstitué avec le plus grand soin un atelier d’horloger.
- On sait que cette époque et plus spécialement le règne de Louis XVI dont on a rappelé le style dans la devanture de boutique , tandis qu’on avait choisi le style de Louis X V pour la boutique de l'orfévre-bijoutier, est celle pendant laquelle les horlogers français ont réalisé les plus grands progrès, résolu les problèmes les plus délicats abordés par leur profession, en construisant les premiers chronomètres capables de donner la longitude en mer, en même temps qu’ils continuaient à produire des chefs d’œuvre de goût dans toutes les branches de leur art.
- Tous les objets réunis avec autant de persévérance que de compétence par M. Durier, datent de la seconde moitié du siècle dernier, depuis les outils et les remarquables pièces d’horlogerie qui garnissent et ornent l’atelier jusqu’au mobilier composé d’un établi de quelques sièges, de flambeaux, des portraits peints ou gravés des célèbres horlogers, Julien Leroy et Ferdinand Berthoud et de celui de l'astronome Ghappe d’Auteroche.
- Objets prêtés :
- Établi en bois de rose à deux corps de tiroirs, portant son étau, 1785.
- Casier en bois de rose et amaranthe garni de montres pour le réglage.
- CM. P. Durier)
- Tabouret de travail, 1786.
- Fauteuil garni en velours frappé, 1780.
- Chaise garnie en soie à fleurs, dos à gerbe, 1786.
- Baromètre à cadran de Pierre Gafü, à Paris, 1785.
- Une plaque de foyer Louis XVI, 1786.
- Lampe d’Argand pour horloger, 1788.
- (£) -Applique, branche d’épines en bronze doré.
- Deux appliques avec figures, XVIIe siècle.
- (M. Dupressoir).
- (M. Bridou fils).
- (M. Prétot). (M. Marchandin).
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- SECTION III.
- Flambeaux Louis XVI, en bronze doré.
- Portrait de Ferdinand Berthoud, 1765.
- Portrait de Ghappe d’Auteroche, 1765.
- Gravure ancienne représentant Julien Le Roy, 1740.
- Médaillon en biscuit de M. de Sartines, 1750. (M. P. Durier).
- Horloge religieuse de Jacques Suchet, XVIIe siècle. (Mme Delacour).
- Horloge avec gaine en marqueterie de Clouzier, a Paris, XVIIe siècle.
- (M. P. Durier).
- Petit cartel en bronze doré de Courieult, 1786. (M. Ferté).
- Horloge sur chevalet couvert, cadran a cartouches, appliques aux armes de France au nom de Hurther, à Argenteuil, 1785.
- Horloge sur chevalet, applique avec écu fleurdelisé et coq, 1780.
- Horloge à forte sonnerie et une aiguille, 1770.
- Horloge marchant 8 jours, applique avec soleil et coq.
- Horloge à ancre, a pendule, Louis XVI, appliques avec armoiries et portrait. Régulateur de Julien Le Roy, à équation, devise latine sur le cadran : « Solem arte sequor, » 1740. (M. P. Durier).
- Horloge de Michel-Basile Lepaute, présentée au concours décrété parla Convention Nationale en 1794, avec la transformation du cadran au système décimal.
- (M. Gustave Tresca).
- Pendule en bronze doré de la fin du XVIIIe siècle, époque de transition du style Louis XVI.
- Sphère avec mouvement d’horloge de Legros, 1785.
- Montre à. répétition ayant appartenu à l’illustre chimiste Michel-Eugène Chevreul, membre de l’Institut. (M. P. Durier).
- Nécessaire à tiroirs, portant un tour, un drille, une balance et un mouvement de montre. (Ville de Paris).
- Mouvement à sonnerie sur chevalet de réglage.
- Trois mouvements sans leurs cadrans.
- Pendules, cordes et poulies du régulateur de Julien Le Roy.
- Tas sur un billot.
- Quatre tours à l’archet, archets, outils à percer, filières, règles, marteaux, clefs de pendule, lunettes, style de cadran solaire, sablier, plateau d'établi, porte-loupe, outils, mouvements de montres, cadrans, etc., etc. (M. P. Durier).
- Outils divers placés sur l’établi, à l’usage d’un horloger rhabilleur.
- (M. Boucher).
- Outils et travaux d’horlogerie
- Vitrine N° 69 (Premier Étage).
- Outil à planter à une pointe et plateau mobile.
- Outil â fileter les fusées de montres.
- Machine à fendre les roues de rencontre de montres.
- Compas d’épaisseur pour les pivots de pendules.
- Levier pour mesurer la force des ressorts de montres 2 Outils à planter d’Abraham Borel, 1780.
- 1 Outil à fileter les fusées de montres.
- Porte-loupe et loupe.
- (M. Méaume). (M. Dupressoir). (M. Marchandin). (M. Minoggio).
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- 2 Presses pour serrer et façonner les pièces de montres.
- Outil pour maintenir droit l’équarrissoir pendant l'équarrissage. (M. P. Durier). Outils pour le travail des pierres employées en horlogerie, 1760-1800.
- (M. Bacqueville).
- Outil h percer droit, 1790. (M. Huant).
- Tour universel de la fin du XVIIIe siècle. (M. Ernest Marchandin).
- Petit compas à engrenage.
- Pied divisé de Lennel, 1774. (M. P. Durier).
- Vitrine N° 124 (Premier Étage).
- Outils à l'usage des horlogers du XVIIIe siècle.
- Tour à l'archet avec broches. (M. P. Durier).
- Etau à main Pince à coulant.
- Compas à ressort.
- Marteau rond et plat. (M. Minoggio).
- 6 Petits marteaux.
- Limes à arrondir et à roues de rencontre Brunissoirs à pivots.
- Limes h pivots.
- 4 outils à goupilles.
- 4 filières.
- 4 maîtres à danser.
- 1 lampe à esprit de vin.
- Boîte à bec pour le borax en poudre.
- Outil à percer droit.
- Equarrissoirs dans leurs manches.
- 4 archets en baleine.
- 5 calibres dont un à 2 becs.
- 2 champignons pour redresser les boîtes de montres.
- Oiseau domestique.
- Noisette pour river les verges de balancier.
- 2 chalumeaux.
- 2 outils h finir les cylindres.
- 1 porte-fraises et fraises.
- Poinçon pour chasser les goupilles.
- Paquet de bois de fusains du XVIIIe siècle.
- 3 Equerres.
- Micromètre indiquant le 48e de ligne de Louis Berthoud.
- Cuivrots à vis, en cuivre et en acier.
- Petits forets à pivots.
- 2 porte-forets.
- Brucelles à spiraux.
- Outil à river.
- (M. P. Durier).
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- SECTION III.
- Vitrine N° 123. — (Premier Étage).
- Cadrans en cuivre, à cartouches en émail, des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Cadran d’horloge, à double cartouches en émail, chiffres bleus sur fausse plaque en cuivre.
- Cadran d’horloge, à doubles cartouches.
- Cadran d’horloge, à cartouches, pour une aiguille, appliques portant le sceau royal et : Vegeas à Savigny. ^
- Cadran d’horloge, à cartouches simples, applique a» Soleil, au nom de : Lefébure, à Paris.
- Cadran de petite horloge, en cuivre poli, applique découpée et gravée : Harbillon à Paris.
- Grand cadran, gravé et ciselé sans cartouches.
- Cadran d’horloge à cartouches d’émail, chiffres noirs, applique genre rocaille. Cadran du XVIIe sièele sans ses cartouches.
- Cadran de réveil de grosse horloge. (M. P. Durier).
- Vitrine N° 125. (Premier étage).
- Cadrans de régulateurs et d'horloges, en cuivre et en étain, des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Cadran de régulateur, en cuivre poli, au nom de : Le Vasseur à Paris.
- Cadran d’horloge, en étain, à quantième.
- Cadran d’horloge, en cuivre doré, division de minutes en chiffres Cadran de régulateur en étain.
- Cadran d’horloge, en étain sur fausse pla jue en cuivre gravée, belle aiguille décou pée, époque de la Régence.
- Applique de cadran d’horloge ayant subi la mutilation de ses fleurs de lys.
- Vitrine N° 66 (Premier Étage).
- Cadrans, mouvements de montres, montres, chronomètres, deux porte-montres, clés de montres, des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
- Cadran de régulateur, en porcelaine avec rosace gothique dorée, fond vert, cartouches bleus.
- Cadran d'horloge, en faïence, chiffre romains.
- Cadran de cartel Louis XV, chiffres romains noirs, en émail.
- Cadran de montre, en or, chiffres romains.
- Cadran de montre, en or chiffres émaillés.
- Cadran de montre, en argent, signé Leroy.
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- Mouvements de montres des XVIIe et XVIIIe siècles des Horlogers dont les noms suivent.
- Garrigues, à Genève.
- Pecquet, à Paris.
- Glouzier, à Paris.
- Julien Leroy, à Paris. Jean-Baptiste Dutertre, k Paris. Hory, à Paris.
- Pillon, a Paris.
- Etienne Le Noir, k Paris. Jouard, à Paris.
- Boussot de Villeneuve le fils, à Paris. Boucher, horloger du Roi, à Paris. Pierre l’Huillier, k Paris.
- Félix Borle, à Paris.
- Ferdinand Berthoud, à Paris.
- Louis Morin, à Paris.
- Bréguet, k Paris.
- Quare, k Londres.
- Ed. Scales, k Londres.
- Mouvements k répétition de ;
- Montanrouge, k Garouge. Chailly, k Lille.
- Hubert, k Niort.
- Bellard et Mestral, k Marseille. Lieutaud, k Paris. o’uvju îx. •
- %
- Montre exécutée entièrement par Thévenin, horloger k Paris.
- Montre en argent, mouvement de Gudin, horloger k Paris, époque de la Régence.
- (M. P. Durier).
- Chronomètre de Louis Berthoud. (M. Boucher).
- Chronomètre de Motel. (M. Majoury).
- Porte-montre en bois sculpté, doré, avec médaillon pour portrait, gaine en galuchat k petits grains (pour montre).
- Clefs de montre du XVIIIe siècle, du premier Empire et de la Restauration.
- (M. P. Durier).
- Clefs de montres k manivelle, du XVIIe siècle.
- Clefs en or, du XVIIIe siècle. (M. Paul Garnier).
- Vitrine N° 67 (Premier Étage).
- Cadrans des émailleurs peintres : Coteau, Dubuisson, Huard, Vincent, Droz, XVIIP et XIXe siècles.
- Cadran de pendule, en émail, or en relief, signes du zodiaque en couleur, division de calendrier, de Coteau, 1786.
- Cadrans de chromomètres, au nom de Louis Berthoud, division décimale et duodécimale, de Dubuisson.
- Cadrans de montres, chiffres romains, arabes, k quantièmes, etc., de Huard, Vincent, Droz.
- Cadran de cartel, en émail de la fin du XVIIIe siècle. (M. Huart )
- Cadran en émail, ors en relief, division astronomique et civile, quantièmes et âge de la lune, de Coteau.
- Cadran en émail, division du jour, signes du zodiaque en couleur, mois et quantièmes, de Coteau.
- Cadran de montre, chiffres romains, division du jour, carte du pôle antarctique, de Coteau, 1786.
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- SECTION III.
- Cadran en émail, division de 24 heures, nimbe céleste et carte du pôle arctique, de Dubuisson, an IX.
- Cadran à division décimale, mois et jours, de Dubuisson.
- Cadran de 24 heures, carte du pôle antarctique, de Dubuisson.
- Cadran de cartel, chiffres romains bleus, minutes noires, arabes, du XVIIe siècle.
- Plaque de nom pour cadran, en émail bleu or et perles : A. Janvier, aux Menus Plaisirs.
- Cadran ovale pour mouvement sur bague, au nom de Gavelle l’aîné, à Paris.
- Deux petites cartouches, à nom et aigle. (M. Paul Garnier).
- Cadran de pendule, en émail, chiffres arabes rouges et noirs alternants, de Coteau, 1780.
- Cadran de pendule, chiffres romains et quantième.
- Cadran d’horloge ordinaire.
- Cadran, chiffres arabes à quantième de Huard, sur son mouvement k répétition, aiguilles en or.
- Cadran de montre, chiffres arabes très déliés sur son mouvement.
- Cadrans de montres, chiffres romains, arabes à quantièmes avec noms, heures fortes et heures fines, de Huard et Droz, 1775-1780.
- Vitrines Nos 64 et 65 (Premier Étage).
- Collection de montres anciennes et cadrans émaillés avec peintures constituant une histoire du cadran peint depuis son début, 1787-1788, jusqu’en 1830.(M. Roblot).
- POIDS ET MESURES, INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES ET INDUSTRIELS DIVERS.
- Pyramide N° O (Rez de Chaussée).
- Cette pyramide, placée au centre du rez de chaussée, présente sur les côtés nord et sud l’Histoire des Poids et Mesures.
- Mesures.
- Pyramide N° O (Rez de Chaussée, Côté Nord).
- Aunes de Paris (1554, 1668 et 1732).
- Toise divisée sur les quatre faces, par Chapotot.
- Règles divisées, pour le jaugeage des tonneaux.
- Anciennes mesures à charnière, buis et cuivre, de construction anglaise.
- Chaîne d’arpenteur.
- Décamètre en cuivre.
- Mètre composé de maillons.
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- Mètre pliant en bois noir (1793).
- Mesures de capacité du XVIIIe siècle , provenant du Musée de la Marine à Cherbourg.
- Pintes, chopine et demi-setier (1747).
- Mesures de capacité en étain, avec anse et couvercle.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Plate-Forme N° 2 (Rez de Chaussée).
- Mesures de capacité en bois, pour les grains.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Poids.
- Pyramide N° O (Rez de Chaussée, Côté Sud).
- Poids en terre cuite de l’époque romaine.
- Balances romaines. (M V. Smith).
- Balances, romaines, poids, pesons à ressort, marcs de toutes espèces et de toutes formes, des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. (Ville de Paris).
- Instruments divers.
- Vitrine N° 63 (Premier Étage).
- Collection d’instruments scientifiques, astronomiques, géographiques, etc. Astrolabes , Horloges, Sphères, Boussoles, Cadrans solaires, Instruments de nivellement, Balances, Microscopes, Calendriers, Sextants, Lunettes, etc., XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. (M. Roussel).
- Pyramide N° 0 (Rez de Chaussée, Côté Est).
- Collection de nœuds et d’amarres, 1849.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 71 (Premier Étage).
- Collection d’outils de métier.
- Séries de règles, équerres, compas simples, d’épaisseur et de proportion, casse-noisettes, pinces, tenailles, scies, jauges, filières, tours, étaux, sécateurs, hachettes, etc., XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. (M. Roussel).
- Pyramide N° O (Rez de Chaussée, Côté Ouest).
- Collection d’instruments d’Architectes et de Géomètres, XVIIe et XVIIIe siècles.
- (M. Spitzer). (Madame Duval).
- Marteau, tenailles et compas du XVIe siècle.
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- SECTION III.
- PHOTOGRAPHIE.
- Dans Je classement de l’Exposition rétrospective de photographie, on s’est efforcé de suivre à peu près l’ordre chronologique des inventions, perfectionnements et transformations en montrant quelques spécimens des appareils et des résultats obtenus.
- Vitrine basse N° 1 (Premier Etage).
- Epreuves et appareils de Nicéphore Niepce : Premiers essais (1814 à 1824). — Plusieurs gravures rendues transparentes par un vernis (Nos 9, 13, 14, 15) ont servi pour obtenir sur planches de métal, le plus souvent sur planches d’étain couvertes de bitume de Judée, les premières photogravures (Nos 4,5, 6, 7). Celle du portrait du Cardinal d’Amboise (Nos 7, 9, 10), est la mieux réussie; elle a été obtenue en 1824.
- A droite, dans la vitrine, se trouve une face de chambre noire sur laquelle Nicéphore Niepce a disposé un diaphragme qu’il désigne dans sa correspondance sous le nom de pupille artificielle et que nous retrouvons comme une invention nouvelle sous le nom de diaphragme iris ; un second spécimen également dû à N. Niepce, a été placé dans la vitrine à côté N° 14, il porte l’étiquette 22 et est placé à côté d’un rouleau d'imprimeur dont se servait Niepce (N° 25).
- (Musée de Châlon-sur-Saône).
- Vitrine basse N° 2 (Premier Étage).
- Appareils divers construits par Nicéphore Niepce ou lui ayant servi pour ses expériences. On remarquera principalement deux chambres noires à soufflet de cuir (N°s 20 et 21).
- Une liasse renfermant la copie authentique des lettres adressées par Nicéphore Niepce à son frère Claude, dans lesquelles il lui fait part de ses diverses inventions et les lui décrit.
- Parmi des appareils d’usage inconnu, se trouvent deux cadres de bois enclavés l’un dans l’autre et faisant bascule, ils semblent construits pour faciliter la mise au point comme les bascules actuelles des chambres noires.
- Sur ces objets on a placé une copie photographique du traité intervenu en 1829, entre Niepce et Daguerre et fixant les conditions de leur association.
- (Musée de Châlon-sur-Saône).
- Vitrine haute N° 2 (Premier Étage).
- 1. — Un cadre renfermant des épreuves positives sur papier, faites par M. Bayard d’après les procédés employés par lui, en 1839, avant la divulgation des procédés de Daguerre. Des spécimens de ces procédés ont été exposés publiquement le 24 Juin 1839 (voir le Moniteur officiel du 22 Juillet 1839).
- Les moyens de fixage étant encore inconnus à cette époque, ces épreuves se sont altérées lentement à la lumière.
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- 2. — Épreuve sur plaqué d'argent, par Nicéphore Niepce.
- 3. — Épreuves sur plaque Daguerrienne, par M. le Comte O. Aguado.
- (Société française de Photographie).
- 4. — Épreuve originale faite par M. Daguerre. (M. Forest).
- 5. — Épreuve daguerrienne représentant une mosaïque de portraits des principaux
- personnages de 1840. (M. Dartot).
- Vitrines hautes Nos 3, 4 et 5 (Premier Étage).
- Archives de la Société française de photographie, dans lesquelles se trouvent des spécimens de presque tous les procédés, obtenus le plus souvent par les auteurs eux-mêmes.
- Vitrine basse N° 3 (Premier Étage).
- Objets divers ayant servi h Daguerre. — Boîte à produits. — Chambre noire et autres. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Chambre noire et boîte à mercure de petites dimensions. (M. Français).
- Vitrine basse N° 4 (Premier Étage).
- Ensemble des appareils employés pour faire les épreuves daguerriennes moins la chambre noire.
- Planchettes à. polir. — Polissoir. — Boîte jumelle à ioder et bromer. — Châssis et intermédiaires pour diverses grandeurs de plaques. — Boîte à mercure. — Pied et accessoires pour passer les plaques au sel d’or. — Boîtes à plaques.
- (M. Davanne).
- Vitrine basse N° 5 (Premier Étage).
- 1. — Dans un cadre vertical à gauche, cinq épreuves négatives de F. Talbot, les autres par Sherrington.
- (M. Petersen, Président de la Société photographique de Copenhague).
- 2, 3 et 4. — Epreuves positives directes, obtenues par M. Ad. Martin sur verre, sur
- planche de nature quelconque, principalement sur métal, pouvant servir à la gravure. (Voir les Comptes-rendus de VAcadémie des Sciences des 5 juillet 1852 et 18 juillet 1853). Ce procédé a donné naissance aux ambrotypes, ferrotypes, etc. etc. (Société française de Photographie et M. Ad. Martin).
- 5. — Epreuve positive, d’après un négatif au papier humide, par Humbert et Molard. (Société française de Photographie).
- Vitrine haute N° 6 (Premier Étage).
- Grand portrait obtenu avec le grand objectif de Désiré Lebrun, placé dans le soubassement. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Deux grands portraits sur papier, dont un négatif et un positif obtenu par Van Monckhoven.
- (M. Petersen, Président de la Société Photographique de Copenhague).
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- SECTION III.
- Vitrine basse N° 6 (Premier Étage).
- Négatifs sur papier ciré sec, par Legray et Mestral.
- Négatifs sur papier ciré sec, par Legray et Mestral, dans la vitrine correspondante N° 10. (M. Moutrille, de Besançon).
- Vitrine basse N° 7 (Premier Étage).
- Divers clichés au collodion albuminé, dont un très grand, par Taupenot, faits au Prytanée militaire de La Flèche (1855) ; quelques-uns de ces clichés ont été pris presqu’ instantanément. Plusieurs épreuves positives, par Taupenot.
- (M. Buguet, professeur de physique h La Flèche).
- Cadre contenant les portraits photographiques sur émail de Nicéphore Niepce, Daguerre et Poitevin, faits par M. Mathieu-Deroche, et offerts par lui à la Société française de Photographie.
- Vitrine haute N° 7 (Premier Étage).
- Grand émail sur lave, représentant un paysage, photographie vitrifiée , par M. Lafon de Camarsac, exposé par lui.
- Vitrine basse N° 8 (Premier Étage).
- Série d’émaux photographiques de grandeurs et de couleurs diverses, par M. Lafon de Camarsac. Les deux médaillons ronds à droite et à gauche sont sur lave.
- (M. Lafon de Camarsac).
- Un ovale suspendu, portrait de femme, épreuve obtenue par substitution métallique et vitrifiée, par le procédé de MM. Tessié du Motay et Maréchal de Metz.
- (Société française de Photographie).
- Au-dessus de la vitrine 8, un spécimen d’épreuve positive obtenue par le procédé dit au charbon, par M. A. Chardon.
- Vitrine haute N° 9 (Premier Étage).
- Spécimens montrant la série des manipulations inventées par M. Ducos du Hauron, pour obtenir les clichés négatifs du jaune, du rouge et du bleu, qui, par leur mélange, forment l’ensemble des couleurs, et pour en tirer les trois épreuves qui, par leur superposition, reproduisent indirectement les sujets avec leurs couleurs. (Société française de photographie).
- Vitrine basse N° 9 (Premier Étage).
- Spécimens du procédé de Photoglyptie.
- Pellicule dure de gélatine avec ses épaisseurs diverses obtenues au moyen d’un cliché photographique.
- Moule en plomb dans lequel la gélatine a formé, par compression, des creux proportionnels à ses reliefs.
- Épreuve en gélatine teintée donnée par le moule b.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- a. —
- b. —
- c. —
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- Vitrine haute N° 10 (Premier Étage).
- Specimens de reproduction indirecte des couleurs, par la superposition ou le mélange de trois couleurs (procédé analogue au précédent), exécutés par Ch. Cros, au moyen de divers procédés de son invention. (Docteur Cros).
- Vitrine basse N° 10 (Premier Étage).
- Un écrin renfermant une plaque argentée sur laquelle M. Niepce de St-Victor a obtenu la reproduction des couleurs du spectre solaire. (M. L. Vidal).
- Cadre renfermant un spécimen de la reproduction naturelle des couleurs, par M. A. Chardon (voir, au dessus de la vitrine N° 16).
- 2. — Un écrin renfermant un spécimen de reproduction des couleurs naturelles, par Niepce de St-Victor. (M. Léon Vidal).
- Série d’épreuves obtenues par le procédé de photochromie de M. Vidal, prêtées par l’auteur.
- Divers clichés sur papier ciré sec, par Legray et Mesfral comme dans la vitrine correspondante N° 6. (M. Moutrille).
- Vitrine haute N° 11 (Premier Étage).
- Photogravure par Ch. Nègre.
- a. — Planche d'acier sur laquelle une première réserve au bitume de Judée, obtenue
- photographiquement avec une épreuve négative, a permis de faire une contre réserve par un dépôt galvanique d’or et d’obtenir ainsi, parla morsure de l’eau-forte, une planche gravée en creux sans passer par l’épreuve positive.
- b. — Gravure tirée avec la planche a.
- c. — Grande gravure du portail de la cathédrale de Chartres obtenue par le même
- procédé. (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Dans le soubassement grande gravure d’un détail du même portail. (M. Davanne).
- Vitrine basse N° 11 (Premier Étage).
- Spécimens du procédé de gillotage employé pour la gravure en relief ou typographique.
- a. — Planche de zinc portant, sur la première moitié, le dessin à graver obtenu photo-
- graphiquement sur une couche de bitume de Judée ; la seconde moitié a été encrée et a subi une première morsure à l’acide nitrique très faible.
- b. — Planche ayant reçu les encrages et les morsures successives pour creuser le
- métal et laisser aux traits le relief nécessaire pour l’impression typographique.
- c. — Épreuves tirées avec la planche terminée.
- (Spécimens donnés par M. Gillot au Conservatoire des Arts et Métiers)*
- Vitrine haute N° 12 (Premier Étage).
- Photocollographie, procédé d'impression analogue à la lithographie dit, à tort, Phototypie.
- a.— Epreuve négative pelliculaire.
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- SECTION III.
- b. — Glace forte sur laquelle adhère une couche de gélatine que l’action de la lumière
- en présence du bichromate de potasse a rendue plus ou moins imperméable à l’eau, ce qui modifie inversement l’affinité de la surface pour l’encre grasse.
- c. — Image à l’encre lithographique, obtenue par l’encrage de la surface b.
- (Spécimens donnés par MM. Berthaud frères au Conservatoire des Arts et Métiers).
- Dans cette même vitrine, au-dessus, un agrandissement d’une épreuve de paysage fait par Bertsch avec ses procédés et appareils.
- (Société française de Photographie).
- Vitrine basse N° 12 (Premier Étage).
- Ensemble des appareils de Bertsch.
- 1. — Chambre automatique’ordinaire toute en métal.
- 2. — Chambre automatique ordinaire avec la boite à escamoter pour le changement
- des plaques sensibles.
- 3. — Chambre automatique avec son viseur.
- 4. — Chambre automatique toute en métal pour stéréoscope.
- 5. — Chambre automatique avec les objectifs.
- 6. — Appareil pour copier, agrandir et mettre en place par le retournement, les
- épreuves stéoroscopiques obtenues avec la chambre 4.
- 7. — Microscope solaire avec héliostat.
- 8. — Appareil solaire avec héliostat pour les agrandissements.
- K (MM. Duterme, Sewitz et Thouroude).
- Vitrine haute N° 13 (Premier Étage).
- a. Spécimen de gravure typographique, par M. Manzi.
- b. Spécimen de Photolithographie obtenue sur pierre lithographique, en 1853, par
- MM. Barreswil, Lerebours, Lemercier et Davanne. (M. Davanne).
- Vitrine basse N° 13 (Premier étage).
- Chambre noire et boîte à mercure, à parois brisées, par Ch. Chevalier, spécimens d’ébénisterie du temps de Daguerre. (M. Faller).
- Vitrine haute N° 14 (Premier étage).
- Suite de spécimens montrant la série des opérations par lesquelles M. Ch. Guillaume Petit transforme une épreuve photographique de teintes dégradées et fondues en une épreuve de traits ou points pouvant donner une épreuve typographique. (Colletion donnée par M. Petit au Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine basse N° 14 (Premier étage).
- Appareils tels que les construisait M. Giroux sur les données de Daguerre.
- (M. Sewitz).
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- Vitrines de coté Nüs 15 et 16 (Premier étage).
- Objectifs divers.
- 1. — Objectif double de Ch. Chevalier à foyers multiples, combiné pour portraits et
- paysages, avec son étui rigide en cuir disposé pour servir de parasoleil.
- (M. Pector).
- 2. — Monture à tirage pour l’emploi d’objectifs simples de divers foyers ; avec
- diaphragme rotatif exécuté vers 1853 par M. Darlot pour M. Davanne.
- 3. — Objectif de M. Jamin dit à cône centralisateur, diamètre des lentilles 4 et 5 pouces, avec lentilles de rechange pour foyers multiples.
- 4. — Objectifs de constructions diverses.
- Vitrine N° 16 (Premier Étage).
- 1. — Trousse très complète comprenant les objectifs pour stéréoscopes, vues et
- portraits et une série d’objectifs dont la longueur focale varie de 0,10 à 0,60, construite par M. Darlot pour M. Davanne. ( M. Davanne).
- 2. — Petit objectif panoramique de Busch.
- 3 et 3bis. — Objectifs dits triplets de Dallmeyer, objectif simple du même.
- Au-dessus de cette vitrine est un cadre A, contenant une épreuve de reproduction des couleurs naturelles sur papier par M. Chardon. (Prière de lever le couvercle pour regarder l’épreuve et de le laisser retomber, les couleurs naturelles obtenues par l’action seule de la lumière ne pouvant encore être fixées et s’altérant au jour).
- Vitrine N° 17 (Premier Étage).
- Divers appareils anciens.
- a. Revolver de M. Thompson.
- b. Chercheur photographique de M. Duboscq.
- c. Appareil polyconographique par le même.
- d. Appareil pour photographie micrographique de Tisserandot.
- (M. Duterme).
- Vitrine N° 18 (Premier Étage).
- Objectif simple de M. Dallmeyer.
- Objectif triplet du même.
- Objectif double de Voigtlânder. (M. Puech).
- Autre appareil polyconographique de Duboscq. (M. Duterme).
- Cadre 3 au-dessus.
- 1° Spécimens de photographie sur albumine, épreuves négatives et positives obtenues en 1853, par Ferrier père. (M. Ferrier fils).
- 2° Épreuves de micrographie par Ravet (de Surgères), Phylloxéra et divers.
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- SECTION III.
- Vitrine N° 19 (Premier Étage).
- Photographie de l’appareil présenté et employé dès 1852, par M. Laussedat pour le lever des plans.
- Photographies de l’appareil employé en Italie pour le lever des plans.
- Cadre au dessus, photographie de la disposition des épreuves obtenues avec l’appareil de M. Laussedat pour dresser le plan.
- (Conservatoire des Arts et Métiers).
- Vitrine N° 20 (Premier Étage).
- Panoramas divers des Alpes, envoyés avec les photographies de l’appareil topographique italien. Epreuves micrographiques de minces lamelles prélevées sur des poteries antiques, par M. Bleicher, professeur à l’école de pharmacie de Nancy.
- Vitrine N° 21 (Premier Étage).
- Épreuves diverses obtenues par M. Nadar père, à la lumière électrique, en 1858. Portraits, vues prises dans les égouts et dans les catacombes de Paris.
- Au-dessus dans un cadre, première vue photographique, prise en ballon par M. Nadar père.
- Épreuve positive agrandie. (M. Nadar).
- TÉLÉGRAPHIE.
- Vitrines Nos 76, 77, 81 (Premier Étage).
- Bien que l’une des dernières venues dans la grande famille des sciences appliquées, la télégraphie y occupe une place considérable. C'est à la France que revient l’honneur de lui avoir ouvert la voie ; le 15 août 1794, le télégraphe aérien de Chappe inaugurait son service par l’annonce d’un succès militaire, la reprise du Quesnov sur les Autrichiens. Ce début était encourageant, et, malgré des difficultés de toute nature, de nombreuses lignes télégraphiques sillonnèrent bientôt la France. L’Europe nous imita, et pendant un demi-siècle le télégraphe aérien rendit de grands services.
- Il était loin, pourtant, de satisfaire à tous les besoins ; son débit était lent ; il ne fonctionnait pas la nuit, et pendant le jour sa marche était souvent entravée par les phénomènes atmosphériques.
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- La solution complète du problème devait être fournie par l’électricité.
- Dès 1753, l’écossais Marshall proposait de transmettre la pensée à distance à l’aide du fluide électrique accumulé dans une bouteille de Leyde. En 1774, Lesage expérimentait à Genève un télégraphe formé de 24 balles de sureau reliées à un même nombre de fils métalliques , et mises en action par une machine électrique à plateau.
- Un peu plus tard, en 1787, Lomond essayait de réduire à un seul le nombre des conducteurs, en employant comme récepteur un électromètre à cadran dont chaque division portait une lettre de l’alphabet. D’autres tentatives signalèrent la fin du siècle dernier ; elles étaient basées sur les effets lumineux de l’électricité, sur la propriété qu’elle possède d’enflammer la poudre, de faire détonner des mélanges gazeux, etc. Mais, pour des causes diverses, aucun de ces systèmes n’était susceptible d’application. Tous se heurtaient, d’ailleurs, à l’insuffisance de la machine à frottement comme source régulière d’électricité.
- Yolta, en créant la pile (1800), combla cette lacune, et Sœmmering put, en 1811, réaliser le premier télégraphe électro-chimique.
- La découverte d’Oersted (1819) fut l’origine del’électro-magnétisme, et les travaux de savants illustres tels qu’Ampère , Faraday, Arago , Ohm, Stenheil, Becquerel, Wheatstone, Pouillet, etc., en établissant sur des bases solides la science électrique, préparaient la voie aux inventions modernes.
- De 1832 à 1845 naquirent les télégraphes à aiguilles , les appareils alphabétiques et le télégraphe Morse, qui tous ont fourni une brillante carrière. Plus tard, on perfectionna les types primitifs et l’on imagina, utre divers systèmes à signaux, des appareils imprimant les dépêches en caractères typographiques. On reproduisit même en fac simile les télégrammes originaux.
- Dans ces dernières années (1876) on recula encore les bornes du possible en transportant la parole à distance.
- Dans les premiers temps de latélégraphie, il fallait, pour transmettre un télégramme, accoupler ensemble plusieurs conducteurs ; on arriva bientôt à n’en employer qu’un seul ; mais ce résultat parut insuffisant et l’on voulut que ce fil unique donnât simultanément passage à plusieurs dépêches. Ce but est aujourd’hui complètement atteint.
- Les lignes furent aussi l’objet d’études incessantes, et, malgré des difficultés sans nombre, on parvint non seulement à assurer aux plus longs conducteurs terrestres la continuité et l'isolement nécessaires à leur fonctionnement, mais, encore à relier les deux mondes à travers l'Océan,
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- SECTION III.
- Enfin, la production de l’électricité, si incertaine au début, est devenue tout-à-fait régulière.
- Cet ensemble de travaux, accomplis en moins d’un siècle, constitue l’histoire de la télégraphie. On aurait voulu la retracer à l’aide des appareils originaux témoins des découvertes et des perfectionnements successifs qui ont marqué chacune des étapes parcourues ; mais beaucoup de ces précieux instruments de travail n’ont pas été conservés par leurs auteurs ou, du moins, n’ont pu être retrouvés. On a pu, cependant, en réunir un nombre suffisant pour offrir aux visiteurs un champ d’études des plus étendus. Grâce à l’intervention de la Commission Britannique de l’Exposition Universelle et à celle de la Société des Ingénieurs Electriciens de Londres , l’Angleterre, qui a pris une si grande part aux progrès de la télégraphie, se trouve dignement représentée. En ce qui concerne la France, on a surtout puisé les éléments de son exposition dans les collections du Conservatoire des Artset Métiers et dans celles de l’Administration des postes et des télégraphes.
- La nomenclature ci-après donnera une idée de l'importance de cette partie de l'Exposition rétrospective.
- Clérac.
- Appareils exposés par le Conservatoire des Arts et Métiers de Faris.
- Télégraphe aérien de A. Breguet et T. Bettancourt, 1792.
- Cet appareil est une variante du télégraphe de Ghappe.
- Télégraphe optique de campagne, construit par M. Ducrétet en 1873, sur les indications de M. le colonel Laussedat.
- Sonnerie pour bureau télégraphique, construite par Wheatstone vers 1840.
- Le courant électrique n’intervient ici que pour faire déclencher le mouvement d’horlogerie actionnant le timbre.
- Télégraphe alphabétique de L. Breguet.
- Cet appareil, de construction très ancienne, a servi de type aux télégraphes à cadran encore en usage dans les gares de chemin de fer.
- Manipulateur pour télégraphe à cadran, construit par L. Breguet en 1847
- Cet appareil porte, au lieu de lettres, des noms de stations et les phrases conventionnelles les plus usitées dans le service des chemins de fer.
- Manipulateur à cadran, disposé pour la transmission des signaux de Ghappe, construit par Breguet en 1848.
- A été employé sur la ligne de Troyes.
- Télégraphe alphabétique de Siemens et Halske.
- Le transmetteur et le récepteur sont réunis en un seul appareil. Le premier
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- est formé d’un clavier circulaire dont le jeu se combine avec celui d’un mouvement d’horlogerie qui déclenche chaque fois que l’opérateur abaisse une touche ; ce déclenchement détermine l’émission des courants nécessaires à la production du signal.
- Au poste récepteur, la rotation de l’aiguille placée au centre du cadran alphabétique est provoquée par les mouvements de l’armature de l’électro-aimant.
- Télégraphe h cadran pour la démonstration, construit par Breguet.
- Télégraphe alphabétique à cadran de T.-W. Henley (1861).
- Les courants alternatifs émis par le poste transmetteur sont engendrés par une petite machine magnéto-électrique mise en mouvement par le manipulateur.
- A l’arrivée, ces courants actionnent une armature polarisée qui fait tourner directement l’aiguille du récepteur au centre d’un cadran alphabétique. Quand le manipulateur arrive sur la lettre à reproduire, l’aiguille du récepteur, qui suit tous ses mouvements, s’arrête dans la même position et l’observateur lit le signal transmis.
- Télégraphe à une seule aiguille, de G. Henley.
- Les lettres sont formées suivant le code Morse, par des battements de l’aiguille à droite ou à gauche, selon que le signal élémentaire à produire représente un point ou un trait.
- Le levier-clef du transmetteur envoie des courants induits obtenus par le déplacement d’un électro-aimant en face des pôles d’un aimant puissant.
- Télégraphe électrique à deux aiguilles, de Régnault, construit par Breguet, (en 1852).
- Cet appareil a)été employé dans le service des chemins de fer, pour annoncer le passage des trains.
- Plusieurs télégraphes écrivants de Pouillet, construits par Froment, (en 1845).
- Dans ces appareils, un crayon fixé à l’armature d’un électro-aimant frotte constamment sur une large feuille de papier enveloppant un cylindre animé d’un double mouvement de rotation et de translation ; la trace hélicoïdale laissée par le crayon n’a de valeur que lorsqu’elle est brisée par le jeu de l’armature, provoqué lui-même par un courant. Le nombre et le groupement des brisures donnent au signal sa signification.
- Le manipulateur est circulaire ; le nombre des courants qu’il envoie dépend de l’angle dont on le tait tourner.
- L’un de ces appareils est muni d’une sorte de cryptographe destiné à composer et à traduire les signaux.
- Il comprend aussi un transmetteur et un récepteur à cadran, dans lesquels les lettres, les chiffres et les signaux de Chappe sont disposés sur trois circonférences concentriques. Cet appareil, qui peut fonctionner seul, ne paraît pas se rattacher nécessairement au précédent.
- Télégraphe Morse militaire suisse, construit par Hipp, (en 1855).
- Le poste complet est logé dans une boîte en bois de petites dimensions. Les signaux reçus sont enregistrés sur la bande par une pointe d’acier qui gaufre le papier.
- Télégraphe Morse électro-chimique de Pouget - Maisonneuve , construit par Loiseau, (en 1855).
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- SECTION III.
- La trace des signaux Morse était laissée sur la bande de papier par la décomposition du cyanoferrure de potassium dont cette bande était imprégnée.
- Télégraphe Morse de Thomas John, construit par Breguet, (en 1857).
- Ce récepteur imprime les signaux Morse à l’aide d’une molette plongeant en partie dans un encrier; chaque fois que l’électro-aimant est actionné , la molette est poussée contre le papier et y laisse une trace, brève ou longue , suivant la durée du courant
- Télégraphe imprimeur de Breguet, (en 1847).
- Les vingt-cinq lettres de l’alphabet sont gravées en relief sur la circonférence d’un disque en cuivre , divisé en secteurs ; elles passent successivement en regard d’une bande de papier, sous l’influence d’un mécanisme d’horlogerie qui échappe d’une dent chaque fois que le poste correspondant envoie un courant. Quand la lettre voulue est parvenue en face du papier, celui-ci est poussé contre elle par un électro-aimant spécial et l’impression se produit.
- Télégraphe imprimeur de Digney.
- Dans ce système , la roue des types est amenée dans la position d’impression par une succession de courants alternatifs. L’action de la pile est alors suspendue, et une deuxième armature, située à l’autre extrémité des noyaux de l’électro-aimant de ligne, est rappelée par un ressort à sa position de repos; dans ce mouvement, elle ferme le circuit d’un électro-aimant local qui déter mine l’impression en pressant le papier contre la roue des types.
- Tendeur pour fils télégraphiques.
- Spécimens de câbles télégraphiques souterrains, fabriqués par Henley.
- Spécimens d’isolateurs pour fils télégraphiques aériens.
- Ghronographe électrique muni d’un compteur à pointage, construit par Breguet.
- Appareils exposés par la Direction générale des Postes
- et Télégraphes.
- Matériel télégraphique.
- Divers modèles du télégraphe aérien de Ghappe.
- Le télégraphe aérien de Ghappe était formé d’une barre transversale ou régulateur, mobile autour de son centre de figure et portant à ses extrémités des barres plus petites ou indicateurs ; le tout était fixé au bout d’un mât. Le régulateur et les indicateurs, manœuvrés à l’aide de cordes et de poulies, pouvaient prendre chacun huit positions différentes autour de leur axe de rotation ; d’où un nombre considérable de combinaisons de signaux, qu’un vocabulaire approprié permettait de traduire. Ges signaux, observés à l’aide de lunettes puissantes, étaient répétés de proche en proche par les postes échelonnés sur les routes télégraphiques. Le télégraphe de Ghappe, inauguré en 1794, a cessé de fonctionner en France en 1853.
- Télégraphe aérien proposé par Monge.
- De nombreuses modifications ont été proposées au système primitif de Ghappe, notamment par Monge; elles ne sont pas entrées dans la pratique du service.
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- Lunette, avec son support, employée dans la télégraphie aérienne.
- Lunette jumelle, du P. Chérubin, 'capucin d’Orléans, construite par J. Chapotot, à Paris, vers 1680.
- Télégraphe électrique à deux aiguilles, de sir Ch. Wheatstone, 1844.
- Ces aiguilles obéissent respectivement à des barreaux aimantés placés au centre de cadres multiplicateurs du courant. Le sens et le nombre de leurs battements donnent au signal sa signification. C’est le premier appareil électrique qui ait fait un service régulier.
- Télégraphe électrique à deux aiguilles, construit par Breguet vers 1845.
- Même principe que le précédent.
- Télégraphe électrique à deux indicateurs, reproduisant les signaux de la télégraphie aérienne, 1844.
- Cet appareil, qui a inauguré en France la télégraphie électrique, marque une période de transition. 11 est dû à la collaboration de M. Foy, alors directeur du service télégraphique et de M. Breguet.
- Chaque émission de courant produit l’échappement d’un mécanisme d’horlogerie qui sollicite l'aiguille indicatrice considérée à tourner de 45 degrés sur un écx*an blanc. La combinaison formée par les deux aiguilles parvenues à leur position définitive, indique le signal transmis par le correspondant.
- Télégraphe électrique à un seul indicateur, reproduisant les signaux de la télégraphie aérienne.
- Même principe que le précédent. Chaque signal est formé en deux fois, par deux déplacements successifs de l’aiguille unique.
- Télégraphe écrivant, à signaux conventionnels, du docteur Dujardin, (1849).
- Les signaux, formés de points convenablement groupés, sont tracés sur une large bande de papier entraînée par un mouvement d’horlogerie, à l’aide d’une plume plongeant dans un encrier. Cette plume est elle-même commandée par l’armature d’un électro-aimant qui reçoit les courants venant de la ligne : chaque courant détermine l’impression d’un tracé élémentaire.
- Télégraphe écrivant à signaux conventionnels, de Pouillet, construit par Froment, en 1849.
- Les signaux sont enregistrés sur une feuille de papier par un crayon fixé à l’armature d’un électro-aimant. Ce crayon frottant constamment, la trace est continue ; mais chaque courant la brise, et ce sont les brisures qui forment les signaux.
- Télégraphe alphabétique à cadran, de sir Ch. Wheatstone, (1840).
- Une aiguille, placée au centre d’un cadran alphabétique et commandée par les courants venant de la ligne, est conduite de proche en proche jusqu’à la lettre transmise par le poste expéditeur ; on l’arràte dans cette position pendant un temps suffisant pour permettre la lecture.
- Les courants actionnant le récepteur sont produits par une machine d’induction que met en mouvement le manipulateur.
- Ces appareils ont longtemps desservi, en Angleterre, les lignes d’intérêt privé.
- Télégraphe alphabétique à cadran, construit par Froment vers 1850.
- Les courants de pîle émis par le poste expéditeur sont distribués à l’aide d’un manipulateur à clavier. A l’arrivée, l’électro-aimant qu’ils actionnent agit directement sur l’aiguille indicatrice,
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- SECTION III.
- Plusieurs télégraphes alphabétiques à cadran, de Breguet (1844).
- Ces appareils, les premiers qu’ait construit Breguet, ont servi de modèles au télégraphe à cadran encore en usage dans le service télégraphique des chemins de fer.
- Le rôle de l’électricité est réduit, ici, à sa plus simple expression : le courant provoque simplement l’échappement d’un rouage, dont le dernier mobile conduit l’aiguille indicatrice placée au centre du cadran alphabétique.
- Télégraphe à cadran portant en double les signaux alphabétiques et ceux de Chappe, réalisé par Cacheleux, vers 1852.
- Appareil proposé, au début de la télégraphie électrique pour transmettre à volonté en clair ou en signaux secrets les dépêches d’Etat.
- Télégraphe à cadran à caractères arabes, construit par Digney, (1862).
- Cet appareil était destiné à l’empereur du Maroc.
- Télégraphe à aiguilles de Foy et Breguet, transformé en télégraphe musical, par Sudre, vers 1863.
- Les huit positions que l’aiguille est susceptible de prendre sous l’influence du courant, correspondent aux sept notes de la gamme et à un repère. Sudre donnait à chacune de ces notes une valeur conventionnelle,et, en les combinant, il constituait un langage télégraphique assez varié pour satisfaire aux besoins de la conversation.
- Premiers types de télégraphe Morse employés en France (1852).
- Les signaux (points et traits) enregistrés par ces appareils étaient gaufrés sur la bande de papier à l’aide d’une pointe d’acier émoussée, fixée à l’armature de l’électro-aimant ; celui-ci était actionné par une pile locale, mise en œuvre par un relais.
- Télégraphe Morse à tire-lignes, à encrier et à sonnerie, de Cacheleux, (1854).
- M. Cacheleux remplaçait les traces gaufrées peu lisibles, ainsi obtenues, par des des signaux plus apparents formés par un tire-ligne qu’alimentait un encrier.
- Télégraphe Morse, à composition préalable et à transmission automatique, de Marcfoy (1860).
- Les signaux à transmettre étaient composés autour d’un cylindre à l’aide de petits blocs métalliques mobiles, disposés en hélice. Ce tambour, qu’on soumettait ensuite à un double mouvement de rotation et de translation, amenait successivement tous les points de la ligne hélicoïdale ainsi formée, en regard d’un stylet relié au fil de ligne, et chaque rencontre du stylet par un bloc saillant déterminait l’émission d’un courant bref ou long, selon que le bloc atteint était simple ou double.
- Ce mode de transmission pouvait, pour l’époque, être considérée comme rapide.
- Télégraphe Morse, à composition préalable et à transmission automatique, de Digney, (1859).
- Le composteur était ici une bande de papier percée de trous convenablement espacés, à l’aide d’un perforateur à trois touches. La bande ainsi préparée glissait entre un rouleau et un stylet métallique reliés respectivement à la pile et à la ligne : chaque fois qu’un trou passait en regard du stylet, celui-ci touchait le rouleau et un courant était émis dans le fil conducteur.
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- Appareil Morse portatif construit aux ateliers de l’Administration des Télégraphes, (1864).
- Cet appareil , qui forme un poste télégraphique complel , comprenant récepteur, transmetteur, galvanomètre, paratonnerre, etc., a été étudié par M. Charles en vue des besoins de la télégraphie militaire. Il est construit en aluminium et ses organes, de dimensions réduites, sont très condensés ; par suite, son poids et son volume se trouvent notablement diminués.
- Appareil Morse portatif de Gaiffe et Darlot, 1870.
- Dispositif réduisant également le poids et le volume du poste Morse de campagne.
- Télégraphe Morse électro-chimique de Bain, (1851).
- L’appareil de Bain est le premier qui ait reproduit les signaux Morse par la décomposition d’un sel.
- Sur une feuille de papier imprégnée de cyanoferrure de potassium, glissait lentement une pointe de fer en communication ayec la ligne : chaque fois qu’un courant était reçu du poste expéditeur, il traversait le papier pour s’écouler h la terre et, dans son passage, laissait sur la feuille une trace bleue, brève ou longue selon la nature du signal élémentaire.
- L’interposition d’un relais entre la ligne et le récepteur avait permis d’affecter au travail de décomposition électro-chimique un courant plus intense puisé à une pile locale.
- Télégraphe Morse électro-chimique de Pouget-Maisonneuve, 1855.
- Au lieu d’une feuille de papier, Pouget recueillait les signaux ainsi obtenus sur une bande Morse ordinaire également préparée au cyanoferrure de potassium, mais conservée humide par l’addition d’azotate d’ammoniaque.
- Télégraphe Morse électro-chimique à composition préalable et h transmission automatique de Chauvassaignes et Lambrigot (1867.)
- Les signaux Morse sont composés, au départ, à l’aide de résine étendue à chaud sur une bande de papier d’étain. Par un dispositif spécial, le courant est envoyé sur la ligne chaque fois que le stylet frotte sur la résine ; il cesse lorsque cette pointe rencontre le métal de la bande. A l’arrivée, la bande de papier sans colle est imprégnée d’iodure de potassium au moment même où s’effectue la réception des courants.
- Télégraphe imprimeur à échappements du Docteur Dujardin (1863).
- La roue des types, entraînée par un mécanisme d’horlogerie, avance d’une division chaque fois qu’un courant est émis par le poste expéditeur. Lorsque l’envoi de ces courants, alternativement positifs et négatifs est suspendu, la roue des types s’arrête, l’armature d’un électro-aimant jusque-là immobile fonctionne, et l’impression se produit.
- Télégraphe imprimeur à échappements de d’Arlincourt (1873).
- La roue des types est également conduite par un rouage dont l’échappement est produit par l’envoi de courants alternatifs. Quand cette roue est parvenue dans la position voulue, tout courant cesse, et une réaction magnétique connue sous le nom de coup de fouet détermine l’impression du caractère transmis.
- Télégraphe autographique de Caselli (1861).
- Il est basé sur l’identité de position que conservent deux stylets animés de mouvements synchroniques, situés aux deux postes correspondants ; l’un de ces stylets balayant la feuille de papier métallique sur laquelle la dépêche a été
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- SECTION III.
- écrite avec une encre isolante, l’autre parcourant symétriquement à la première la surface d’une feuille de papier sensibilisé par du cyanoferrure de potassium. Par suite d’une disposition convenable des communications électriques, chaque fois que la pointe expéditrice rencontre l’écriture, le courant s’écoule sur la ligne et la pointe réceptrice laisse sur le papier chimique une trace colorée ; l’ensemble de ces traces reproduit en fac simile la dépêche originale.
- Télégraphe autographique de Lenoir (1865).
- Dans ce système, les réactions électro-chimiques sont remplacées par l’emploi d'une plume de forme spéciale garnie d’encre à base de glycérine, qui trace une hachure à l’endroit voulu de la feuille de papier, à chaque réception d’un courant. Ce système exige, comme le précédent, la marche synchronique, des deux appareils correspondants.
- Appareil ayant servi à MM. Fizeau et Gounelle, pour déterminer la vitesse de propagation de l’électricité.
- Relais translateur double, enregistreur de Froment.
- Cet appareil, placé sur le trajet des longs fils, permet de relayer les courants qui les parcourent, c’est-à-dire de substituer, à ceux qui arrivent affaiblis du poste transmetteur, des courants nouveaux fournis par la pile du bureau translateur. Il permet, en outre, au poste intermédiaire, de prendre en passant copie de la dépêche expédiée.
- Sonnerie d’appel de Henley.
- Le courant électrique fait déclencher un mouvement d’horlogerie, dont le dernier mobile actionne un marteau frappant sur un timbre.
- Appareils destinés au rappel des postes télégraphiques, par M. de Coincy (1862).
- Ce système est basé sur la propriété des tiges vibrantes, dont le mouvement est produit électriquement, de n’être actionnées que par des courants ayant une période correspondant à leur propre note.
- Appareil destiné au rappel des postes télégraphiques de M. Callaud.
- Appareil destiné au rappel des postes télégraphiques, de M. de Meaux.
- Paratonnerres divers destinés à la protection des appareils télégraphiques.
- Types divers d’isolateurs anciens, pour fils télégraphiques.
- Modèles de ligne télégraphique souterraine (1878).
- Ce modèle indique le procédé de raccordement des câbles revêtus d’une enveloppe de coton, logés dans des tuyaux en fonte placés en tranchée, avec des câbles armés d’un tube de plomb, circulant en égoût.
- Fragment de la première ligne télégraphique souterraine établie à Paris (1858).
- Les conducteurs étaient formés de fils de fer de 4 millimètres de diamètre noyés dans un bloc de bitume.
- Fragments de lignes souterraines, de provenance anglaise.
- Dans l’un de ces spécimens, les conducteurs métalliques sont incrustés dans un bloc de bois ; dans un autre, ils sont logés dans un tube en fer après avoir été préalablement isolés par un mastic spécial ; enfin, dans le troisième, les fils sont enveloppés par une toile bitumée placée dans une conduite en bois.
- Divers spécimens de câbles télégraphiques sous-marins, retirés du service après un long séjour au fond de la mer.
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- Matériel postal.
- Dessins représentant les divers types de voitures servant au transport des dépêches avant l’établissement des chemins de fer.
- Plan de l’ancien hôtel des Postes de Paris.
- Livres et brochures anciens, ayant trait au service des Postes et appartenant à M. Blanqué, chef de bureau à l'administration des Postes et des Télégraphes.
- Appareils exposés par « l’Institution of electrical Engineers » de Londres.
- Premier télégraphe à cinq aiguilles de Gooke et Wheatstone (1837).
- Dans ce système, chacun des cinq fils conducteurs aboutit à un cadre multiplicateur agissant sur un petit barreau aimanté auquel est fixée une aiguille indicatrice. Les cinq aiguilles placées sur une même ligne horizontale, se meuvent sur un écran où sont inscrites les lettres de l’alphabet disposées en quinconces. Pour désigner une lettre, on déplace les deux aiguilles occupant la base du triangle au sommet duquel elle est située , de manière à les faire converger vers elle.
- Le transmetteur est formé de cinq touches pouvant émettre, à la volonté de l’opérateur, des courants positifs ou négatifs. Deux de ces touches interviennent dans la transmission de chaque lettre.
- Le retour des courants à la pile s’effectue par un sixième fil.
- Télégraphe à deux aiguilles avec sonnerie d’appel, de Gooke et Wheatstone, 1844.
- Les deux aiguilles se meuvent, ici, sur un écran blanc. La lettre transmise n’est plus formée d’un seul jet comme dans le cas précédent; elle est désignée, suivant une convention , par le nombre et le sens des oscillations qu’impriment aux aiguilles indicatrices les courants provenant du poste expéditeur, ce nombre ne dépassant pas trois mouvements par signal.
- L’appareil exp'osé est celui qui a fonctionné , pour démontrer l’invention, entre Paddington et Slough (1844).
- Un commutateur sert à mettre la ligne en communication avec la sonnerie ou l’appareil selon que le poste est en attente ou en travail.
- Télégraphe à une seule aiguille, de Gooke, (1845).
- Get appareil, qui n’employait qu’un seul fil conducteur , repose sur le même principe que le précédent ; il exige, pour désigner chaque lettre, un nombre double de battements de l’aiguille indicatrice.
- Manipulateur à deux touches et à double courant tapperkey, 1848. °
- L’abaissement d’une touche détermine l’envoi d'un courant positif, l’autre touche sert à émettre le courant négatif.
- Ce manipulateur a été employé successivement comme transmetteur pour l’appareil à aiguille de Highton et pour celui à double timbre de Bright.
- Télégraphe magnéto-électrique à deux aiguilles de Henley (1848).
- Dans ce télégraphe, qui dérive de celui de Gooke et Wheatstone , les courants destinés à l’appareil récepteur, sont engendrés par une petite machine d’induction mise en mouvement par le manipulateur Les aiguilles ne se déplacent que dans un sens. On peut faire mouvoir l’une ou l’autre ou toutes les deux à la fois.
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- SECTION III.
- Télégraphe à deux timbres, de Bright (1855).
- Ces timbres, de tonalité différente, sont actionnés par des courants de sens contraire. Le nombre et le mode de groupement des coups frappés constituent des signaux analogues à ceux du code Morse.
- Les courants du poste transmetteur sont émis à l'aide d’un manipulateur inverseur à deux touches.
- Télégraphe alphabétique de Cooke et Wheatstone, (transmetteur et récepteur), (1840).
- L’aiguille indicatrice, placée au centre d’un cadran alphabétique, est mise directement en mouvement par l’armature d’un électro-aimant, à l’aide d’une roue à rochet et de deux cliquets. On l’arrête lorsqu’elle arrive en face de la lettre voulue.
- Les courants de transmission sont engendrés par une petite machine magnéto-électrique actionnée par le manipulateur.
- Pile employée par Sir Humphry Davy, pour la décomposition des alcalis.
- Anneau avec lequel Faraday a obtenu la première étincelle magnéto-électrique.
- Cet anneau, en fer doux à joint soudé, porte deux hélices en fil de cuivre recouvert de coton, occupant chacune un secteur distinct. La première d’environ 23 mètres de longueur, est actionnée par la pile, aimante l’anneau et, par suite, induit le deuxième circuit. Des extrémités de celui-ci, terminées par deux morceaux de charbon, jaillit pour la première fois l’étincelle électrique.
- Hélice de fil de cuivre isolé entourant un barreau aimanté , construite par Faraday, pour produire des courants magnéto-électriques.
- Ce fil est enroulé sur un tube en carton dans lequel on fait glisser un barreau d’acier aimanté : les mouvements du barreau induisent, dans le fil, des courants dont l’existence et le sens sont accusés par un galvanomètre placé dans le circuit.
- (Ces appareils appartiennent à la Royal Institution of Great Britain).
- Hémisphères diélectriques ayant servi à Faraday, pour démontrer l’induction électrostatique.
- Aimant en fer à cheval, avec bobine plate munie d’un axe servant à la manœuvrer.
- Construits par Faraday et ayant servi à ses études sur la production de l’étincelle magnéto-électrique.
- Barreau en verre employé par Faraday, pour démontrer la rotation du plan de polarisation.
- Appareil original employé par Cromwell Varley, pour déterminer a priori les dimensions à donner au premier câble transatlantique projeté, en vue d’obtenir la vitesse maximum de transmission.
- (Propriété de l’École d’Électricité et de Télégraphie sous-marine de Londres).
- Galvanomètre-marin à miroir, de sir William Thomson, ayant servi à bord de YAqamemnon et du Niagara lors de la pose du premier câble transatlantique, en 1858.
- (Propriété de sir William Thomson, Président de l’Institution des Ingénieurs
- électriciens de Londres).
- Premier électromètre portatif construit par sir William Thomson, pour observer les phénomènes d’électricité atmosphérique.
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- Télégraphe à cadran de sir Francis Ronalds.
- Modèle original construit par l'inventeur et ayant servi à l’exécution de son télégraphe à cadran.
- Portion de la ligne télégraphique originale posée par Ronalds à Hammersmith.
- Cette ligne était formée d’un fil de cuivre isolé par un tube en verre, noyé lui-même dans un mastic résineux.
- Isolateurs pour fil télégraphique, employés par Morse, en 1832.
- Types originaux en métal, fondus par le professeur Morse et ayant servi à composer les premières dépêches transmises par son appareil, 1832.
- Ces types ont été offerts par Morse à sir Ch. Bright en 1848, ainsi que le constate l’autographe qui les accompagne.
- (Propriété de M. Latimer Clark, ancien Président de l'Institution of civil Engineers).
- Fragment d’une ligne télégraphique posée par Cooke et Wheatstone entre Euston et Camden en 1837.
- Cette ligne se composait de cinq fils de cuivre recouverts de coton goudronné, logées dans des rainures pratiquées sur les trois côtés d’une tringle en également goudronnée. Les rainures étaient bouchées par des baguettes.
- Cette ligne, qui était enterrée, desservait le télégraphe à cinq aiguilles précédemment décrit.
- Fragment du premier câble sous-marin posé entre l’Angleterre et la France, 1850.
- Ce câble constitue la première tentative de télégraphie sous-marine.
- Il était simplement formé d’un seul brin de cuivre isolé par une forte gaine de gutta-percha. Malgré cette faible protection, la pose put être menée à bien et quelques dépêches furent échangées entre les deux rives.
- Horlogerie électrique.
- Appareils exposés
- Pile à siphon, de Luigi Ciniselli.
- Chaque couple, placé de champ, est formé d’une plaque de zinc séparée de l’électro de cuivre par des feuilles de papier imbibées du liquide excitateur.
- Ce liquide, contenu dans une cuve installée au dessus de la pile, est distribué goutte à goutte par des siphons aboutissant au-dessus des éléments ;c après avoir rempli son office, il tombe dans une cuvette de décharge.
- Cette pile est l'une des premières qui aient été employées pour les usages chirurgicaux. (Docteur Tripier).
- Divers types d’horloges électriques, inventés et construits par Ch. Mildé, de 1866 à 1873.
- 1. _ Régulateur électrique à 4 émissions de courant par minute.
- Ce régulateur est à échappement à demi-rouleau, fourchette libre et à aplomb constant. Le mouvement de la roue d’échappement est entretenu par un ressort spiral fixé sur son axe. Ce ressort, appelé par M. Mildé, «répartiteur,» est maintenu constamment par un déclenchement électrique automatique qui
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- SECTION III.
- se produit quatre fois par minute ; ce déclenchement est obtenu au moyen d’une bascule qui sollicite une tige de cuivre à se placer devant un contact fixé sur la tige du balancier.
- 2. — Régulateur à deux émissions de courant par minute.
- Il diffère du précédent en ce que le ressort moteur, se trouve fixé sur la roue du centre et se remonte deux fois par minute.
- 3. — Régulateur à une émission de courant par minute.
- Dans cet appareil, le ressort répartiteur est également fixé sur la roue du centre, mais le remontage ne s’effectue qu’une seule fois par minute; le principe est le même que celui des régulateurs ci-dessus ; la position des pièces, seule diffère.
- 4. — Régulateur à colonnes.
- Ce régulateur est le premier qui ait été construit par M. Mildé, il est surtout remarquable par sa grande simplicité ; tous les ressorts de rappel, sont remplacés par des contre-poids. Le remontage a lieu automatiquement une seule fois par minute.
- 5. — Régulateur à sonnerie et répétition.
- En outre du mouvement basé et construit sur le même principe que le N° 3 ci-dessus, ce régulateur sonne les heures et les quarts, sur deux timbres différents ; les effets de sonnerie sont obtenus par un seul marteau actionné par le même électro qui entretient la marche du mouvement. (M. Mildé).
- SECTION BELGE.
- Cuisine Flamande.
- 1. — Poids en bronze de forme cylindrique, s’évasant légèrement dans le haut ;
- les anses formées par deux têtes d’animaux chimériques, XVIe siècle.
- 2. — Rougeoir en cuivre gravé et ciselé ; le manche orné de figures de guerriers
- dans des niches, se termine par un muffle de lion, XVIIe siècle.
- 3. _ Panier à salade de forme sphérique, divisé en deux parties par une bande
- moulurée. Il porte quelques ornements et la date 1743.
- 4 _ _ per à repasser, orné dans sa partie supérieure d’ornements de style rocaille, en cuivre doré, XVIIIe siècle.
- 5. _ Petit panier en cuivre (laiton), orné d’une frise repoussée et ciselée,
- XVIIIe siècle.
- 6. — Chaufferette hexagone. La partie supérieure représente un pot de fleurs,
- découpé à jour et gravé, XVIIIe siècle.
- 7. _ Mortier en bronze. Les oreillettes formées par deux dauphins, XVIe siècle.
- (M. Gustave Vermeersch, à Bruxelles).
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- 8. — Broc en étain formé par une figurine de bonne femme, le col entouré d’une
- collerette tuyautée, XVIIe siècle.
- (M. Léon Lambert, à Bruxelles).
- 9. — Cuvette à beurre en bois sculpté, ornée sur la panse d’une frise de feuillages,
- XVIIIe siècle.
- 10. — Moulin à poivre à pans coupés en bois de chêne, XVIe siècle.
- (Commandant Lambert, à Bruxelles).
- 11. — Porte-cuillères en chêne sculpté. La partie ajourée est surmontée d’un groupe
- représentant la Sainte Famille, XVIIe siècle.
- 12. — Moulin à café en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 13. — Petit broc en bois, cerclé de cuivre gravé, XVIIIe siècle.
- 14. — Boîte à sel en chêne sculpté, XVIIIe siècle.
- 15. — Couronne a viande en ferronnerie, XVIIIe siècle.
- 19. — Cage à oiseaux en laiton repoussé et gravé. Le plateau et le dôme ajouré sont ornés de sujets cynégétiques. Très beau travail dinantais, XVIIe siècle.
- 17. — Chaudron en bronze, porté sur trois pieds. Inscriptions: 1° sur la panse :
- Bonaventer Furstemberg , anno domini 1593 ; et 2° sur le couvercle : Si Deus pro nobis quis contra nos Anno Domini, anse corsadé en fer.
- 18. — Étouffoir en laiton repoussé, XVIIe siècle.
- 19. — Hotte en cuivre rouge. La partie supérieure du dorseret est ornée d’un
- médaillon repoussé représentant l’Annonciation, XVIIe siècle.
- 20. — Marmite à poisson en cuivre rouge, XVIIIe siècle.
- 21. — Râpe en laiton.
- 22. — Pannetière en cuivre rouge, XVIIIe siècle.
- (Docteur Van den Corput, à Bruxelles).
- 23. — Plat hexagone en cuivre repoussé.
- 24. — Plat en cuivre repoussé, XVIIe siècle. (M. Arthur Slaes).
- 25. — Presse à linge en chêne et ébène, XVIIe siècle. (M. Janlet, à Bruxelles).
- 26. — Grand poêle flamand, dit : « poêle de Louvain. » XVIIIe siècle.
- 27. — Cheminée en pierre avec linteau en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 28. — Grand meuble flamand à deux corps en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 29 — Bahut en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 30. — Porte-essuie-mains en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 31. — Rouet en bois tourné, XVIIIe siècle.
- 32. — Dévidoir en bois tourné, XVIIIe siècle.
- 33. — Deux chandeliers à quatre branches, alignées dans un même plan. La tige est
- surmontée d’un aigle à deux têtes, XVIIe siècle.
- 34. — Chaufferette en cuivre repoussé. c
- 35. — Chaufferette plus petite.
- 35. — Porte-ustensiles en fer.
- 36. — Quatre plats en cuivre repoussé.
- 37. — Deux planches à aiguiser.
- 38. — Trois archelles en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 39. — Tamis en laiton.
- 40. — Deux bras de lumière en laiton.
- 41. — Bouillotte en cuivre repoussé.
- 42. — Bassinoire en laiton et cuivre rouge. Le couvercle ajouré et repoussé,
- XVIIIe siècle.
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- SECTION III.
- 43. — Bac à charbon en pierre, une des faces sculptée, XVIIIe siècle.
- 44. — Crémaillère porte-bougie en ferronnerie.
- 45. — Ecumoire en cuivre.
- 46. — Petit lustre en bronze, formé par une lampe juive, surmontée de deux rangs
- de lumière, XVIe siècle.
- 47. — Berceau en bois, orné de peintures, XVIIe siècle.
- 48. — Petite chaise d’enfant, XVIIe siècle.
- 49. — Grand panier de marché en laiton repoussé et gravé, XVIIIe siècle.
- 50. — Objet semblable au précédent, mais de plus petit format.
- 51. — Bénitier en laiton, ornée d'une armoire repoussé, XVIIIe siècle.
- 52. — Couvre-feu en laiton repoussé, XVIIe siècle.
- 53. — Botte d’asperges en faïence de Bruxelles. Fabrication de Corneille Mom-
- baerts, qui produisit à Bruxelles, pendant la première moitié du XVIIIe siècle, un grand nombre de pièces en faïence figurative.
- 54. — Cinquante-trois vases et cruchons en grès de Raeren et Bouffioulx.
- 55. — Grand nombre d’ustensiles de ménage et de cuisine : rafraîchissoirs, chan-
- deliers, bouteilles, plats et assiettes en faïence flamande et de Delft, ustensiles en ferronnerie, etc., etc.
- 56. — Deux fauteuils en chêne, recouverts de cuirs, de forme dite Rubens, XVIIe
- siècle. (M. Malfait, à Bruxelles).
- 57. — Soupière sur son plateau en étain, XVIIIe siècle.
- 58. — Deux fers à repasser. (M. Volant, à Bruxelles).
- 59. — Grande canette en cuivre ciselé. Le goulot orné d’un mascaron barbu,
- époque Louis XVI.
- 60. — Grand rafraîchissoir en cuivre, XVIIe siècle.
- 61. — Vase d’honneur de corporation en étain, orné autour de la panse de muffles
- de lions, auxquels sont suspendues des médailles portant le nom des chefs de la corporation, XVIIe siècle.
- 62. — Idem.
- 63. — Idem avec médailles en argent.
- 64. — Fer à galettes avec ornementation en creux, XVIIe siècle.
- 65. — Grand mortier en bronze avec frise d’ornements, XVIIe siècle
- 66. — Seau en cuir avec cartouche peint, portant les armoiries de la ville de Liège.
- 67. — Grande fontaine avec son bassin en cuivre rouge, orné d’une armoire ayant
- pour supports deux licornes, XVIIe siècle.
- 68. — Bahut flamand en chêne sculpté, XVIIe siècle.
- 69. — Cordon de sonnette en fer forgé, XVIIe siècle.
- 70. — Soupière en forme de chou (faïence de Bruxelles); fabrication d’Artoisenet
- qui, vers 1750, succéda à Mombaerts dans la production des faïences figuratives. ( M. Cools, à Bruxelles ).
- Varia.
- 1. — Voile de Bénédiction, représentant la Vierge entourée d’anges portant les
- instruments de la Passion.
- 2. — Voile de Bénédiction, représentant l’archiduchesse Isabelle, souveraine des
- Pays-Bas, agenouillée et recevant une bulle des mains du Souverain Pontife. La traîne de la princesse est portée par un jeune Indien. Des
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- dignitaires civils et ecclésiastiques assistent à cette scène qui se passe sous des dais d’une riche et élégante architecture. — Ces deux chefs-d’œuvre de vieille dentelle de Bruxelles aux fuseaux, sont des dons princiers, offerts à l’ancienne église du Béguinage de Bruxelles.
- ( Mme Daimeries, à Bruxelles).
- 3. — Deux cabinets en marqueterie genre Boule, cuivre, étain et écaille. Ils sont
- posés sur des consoles en bois sculpté et doré, et proviennent de la résidence des souverains d’Espagne et des Pays-Bas, àMariemont (Belgique). Le panneau central représente Philippe V , roi d’Espagne, assis sur un trône et entouré des trophées d’armes et de drapeaux des nations conquises. Les seize tiroirs représentent des épisodes de la guerre de la succession d’Espagne. Dans les quatre médaillons sont représentées les parties du monde. Dans les frontons se trouve un groupe représentant la paix terrassant la guerre, époque de Louis XIV. (M. Reusse, à Enghien).
- 4. — Quatre tapisseries représentant des scènes villageoises, d’après Téniers.
- Fabrication d’Audenaerde, XVIIe siècle. (M. Gools, à Bruxelles).
- Salon Liégeois.
- A la fin du XVIIIe siècle, une école se fonda dans l’ancienne principauté des princes évêques de Liège, qui sembla appelée à régénérer l’art de la sculpture sur bois, toujours si populaire en Belgique. La ligne générale de ces meubles séduisants laisse parfois à désirer, et le sculpteur, entraîné par une incomparable habileté, prodigue souvent avec trop d'abondance des ornements d’un goût douteux; mais les détails d’ornementation : trophées d’instruments de musique, de chasse ou de pêche, attributs gracieux et coquettes dentelures rocailles, sont traités avec une perfection qui rappelle les chefs-d’œuvre de ciselure sur métaux des maîtres français du XVIIIe siècle.
- 1. — Grand buffet à deux corps en chêne sculpté. La partie inférieure est de forme
- contournée etla partie supérieure est ornée de glaces, époque de Louis XVI
- (MH® Virginie Doneux, à Liège).
- 2. — Buffet à deux corps en chêne sculpté. Le corps supérieur est vitré, époque
- de Louis XV.
- 3-4. — Deux petits buffets à deux corps et de forme droite en chêne sculpté, époque de Louis XV.
- 5. — Encoignure en chêne sculpté, époque de Louis XIV.
- (M. Malfait, à Bruxelles).
- 6. — Commode de forme contournée avec entrées de serrures et menottes en
- cuivre ciselé. — Époque de Louis XV. (Mme Sabourain, à Paris).
- 7. — Table console en chêne sculpté, époque de Louis XIV.
- (M. Malfait, à Bruxelles).
- 8. — Table à quatre faces en chêne sculpté, époque de Louis XIV.
- (M. Slaes, à Paris).
- 9. — Table à quatre faces en chêne sculpté, époque de Louis XV.
- 10. — Cheminée en chêne sculpté. Le trumeau renferme un tableau de fleurs et de fruits, époque Louis XV. (M. Malfait, à Bruxelles).
- 11 * — Deux fauteuils, garnis de tapisseries, époque de Louis XV.
- (M. Gools, à Bruxelles).
- 12. — Un fauteuil et neuf chaises en chêne sculpté, garnis de velours et de soieries, époques de Louis XIV et de Louis XV.
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- 13. — Grande caisse d’horloge en chêne sculpté, époque de Louis XIV.
- (M. Malfait, à Bruxellles).
- 14. — Pendule forme violon, en vernis Martin, ornée de cuivres ciselés, époque
- de Louis XV. (M. Cools, à Bruxelles).
- 15. — Vase rocaiilé en faïence de Bruxelles. (M. Malfait, à Bruxelles).
- 16. — Deux statuettes en terre cuite : Enfants représentant la Justice et la Vérité,
- par Laurent Delvaux. — Laurent Delvaux naquit à Gand en 1695, et mourut à Nivelles en 1778. (M. Tulpinck, à Paris).
- 17. — Statuette en terre cuite, XV1IP siècle.
- 18. — Terme en terre cuite, époque de Louis XIV.
- (M. Malfait, à Bruxelles).
- 19. — Groupe en terre cuite représentant Diane etEndymion, par Luc Faid’herbe,
- né à Malines en 1617, dans la rue Ste-Catherine. Il mourut le 31 décembre 1697.
- 20. — Groupe en terre cuite, signé Gilles. (M. Slaes, à Paris).
- 21. — Lustre en verre liégeois, XVIIIe siècle. (M. Volant, à Bruxelles).
- Porcelaines de Tournai.
- En 1750, François Carpentier et François-Joseph Peterink établirent une faïencerie h Tournai. Dès l’année suivante, Carpentier céda sa part à son associé. Le 3 août 1751, celui-ci obtint un privilège de trente ans pour l’exploitation d’une manufacture de porcelaine à pâte tendre, faïence, etc, Le 20 septembre 1780, ce privilège fut renouvelé pour un nouveau terme de vingt-cinq ans ; Peterinck éleva rapidement l’usine tournaisienne au premier rang des fabriques de porcelaine et, en 1774, le nombre des ouvriers arriva à 400. En 1757, l’impératrice Marie-Thérèse avait anobli l’industriel qui porta « de gueules aux deux épées croisées d’argent à poignées d'or, cantonnées de quatre croisillons d’argent » Ces armes désormais servirent de marque de fabrique au beu de la tour empruntée à l’écusson de la ville de Tournai qui avait servi auparavant. Ces deux épées sont peut-être une allusion à la carrière militaire de Peterink, qui avait été soldat avant de devenir un céramiste éminent.
- Parmi les peintres qui exécutèrent d’une touche fine et spirituelle ces oiseaux réels ou chimériques, ces sujets galants, ces paysages ou fleurs variées, nous citerons Duvivier, qui travailla de 1763 à 1771, de la Murellerie , remplacé par Joseph Mayer, qui exécuta, en 1690, sur commande du duc d’Orléans un service à fond bleu de roi et décoré d’oiseaux dans la manière du fameux service de Buffon, de la Manufacture de Sèvres ; Claude Borne, un des meilleurs peintres des faïenceries de Sinceny et de Rouen, travailla aussi à Tournai. Parmi les modeleurs qui exécutèrent de charmants groupes en biscuit ou émaillés, nous citerons Gilles de Valenciennes et surtout Nicolas Lecreux de Tournai.
- La porcelaine de Tournai, avec sa blancheur si douce et si laiteuse, ses dorures ciselées au burin, ses fonds bleus de roi et rose Dubarry, peut être comparée aux meilleurs produits de la Manufacture de Sèvres.
- 1. — Service à café composé de quinze pièces : Fond au grand feu légèrement, fouetté, décoré de bouquets de roses en or et en argent ciselés. Dans les réserves, des bouquets de fleurs en or ; ces pièces sont marquées au revers de la tour en or. Ce procédé de décor, obtenu par le mélange de l’or et de l’argent, est des plus rares. M. le comte Cornet de Grez)^
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- 2. — Deux assiettes creuses à bord rocaillés avec bordure formée par des
- Grecques en or, sur fond bleu de roi. Au centre, dans un médaillon circulaire, un papillon. Pâte très laiteuse, ors épais et ciselés. Marquées à la tour.
- 3. — Deux compotiers, décor de paysages polychromes; bordure dentelée en
- or mat.
- 4. — Compotier. Au centre, dans un médaillon de style Louis XVI, les initiales
- de la famille Goethals en or sur fond bleu de roi.
- 5. — Assiette, décor, fleurs. (M. Cools, à Bruxelles).
- 6. — Assiette, décor de paysages en camaieu rose, marquée aux épées.
- 7. — Assiette, décor d’oiseaux chimériques, marquée aux épées.
- 8. — Assiette, décor en camaïeu bleu. Au centre Saint-Georges terrassant le
- dragon.
- 9. — Assiette, bordure bleu de roi. Au centre, oiseau.
- 10. — Cinq assiettes de décors variés. (Mme Bauwens, h Paris).
- 11. — Tasse et soucoupe, décor d’oiseaux polychromes.
- 12. — Tasse et soucoupe, décor de fleurs.
- 13. — Deux statuettes en porcelaine blanche. (M. Volant, à Bruxelles).
- 14. — Deux groupes en porcelaine blanche ; sujets galants. (M. Slaes, à Paris).
- 15. — Plat ovale en porcelaine dure de Bruxelles. Fabrication de Cretté qui, à la
- fin du siècle dernier, habitait la rue d’Aremberg, à Bruxelles, et qui produisit des porcelaines genre Meissen (Saxe). (M. Volant à Bruxelles).
- 16. — Deux fraisiers et plateaux, décor vannerie ajourée, rehaussée de bleu.
- Faïencerie de Sept-Fontaines, près de Luxembourg, fondée en 1766 par les frères Dominique et Pierre-Joseph Boch.
- (M. Gustave Vermeersch, à Bruxelles).
- Objets exposés par le Musée Plan tin, d’Anvers.
- I. Dessins.
- Pupitres.
- Erasme Quellin (1607-1678), titre de Jean Caramuel Lobkowitz, Philippus Prudens (Plantin 1639 in-f°) Idem, armes du roi de Portugal (idem).
- Jean van Orley, deux planches de Missel.
- Jean van Orley, deux vignettes de bréviaire.
- Jean Claude De Cock, (1705), deux vignettes de Bréviaire.
- Adam vanNoort (1557-1641), quatre vignettes pour Biverus, Sacrum Oratorium (1634, 4°).
- Godefroid Maes (1649-1700), deux titres de Missel.
- Erasme Quellin, Résurrection.
- Corneille Josse d’Heur (1707-1762), deux fleurons.
- Benonet (1764), un fleuron.
- Planche gravée sur cuivre, par G. Galle.
- B. Corderius, Job Elucidatus (Plantin 1640).
- Imago primi seculi societatis Jesu (Plantin 1640).
- Rodericus de Arrioga, Disputationes theologicœ (Plantin 1643).
- Jacobus Caterus, Virtutes cardinales 1646.
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- SECTION III.
- Gravures sur bois.
- A. Deux grands cadres, quatre petits cadres, deux planches de Missel, douze
- planches d’herbiers , six planches d’animaux, douze emblèmes.
- B. Deux marques de l’imprimerie Plantinienne, six grandes lettres clichées, vingt-
- une lettres d’un alphabet historié, douze lettres d’un alphabet à rinceaux, vingt-trois lettres d’un alphabet historié, vingt et une petites lettres.
- G. Huit médaillons d’empereurs romains, gravés en camaïeu. Huit planches de Aguilonius, Optica, quatre cartes de la Terre-Sainte.
- Fonderie de caractères.
- Les poinçons et les matrices du caractère ” Grand canon d’Espagne”, six outils divers, deux moules.
- Privilèges de l’imprimerie Plantinienne.
- Privilège de Philippe II pour Galvetus Stella, manuscula et autres. 1578.
- Autorisation accordée par les archiducs Albert et Isabelle, à Jean et Balthasar Moretus, d’exercer le métier d’imprimeur (27 octobre 1610).
- Privilège accordé par Philippe II pour imprimer : Estienne, la Maison rustique et autres livres (18 août 1564). Autorisation accordée par Clément VIII, à Jean Moretus d’imprimer la Vulgate (11 mars 1597).
- Octroi d’imprimeur accordé par l’impératrice Marie-Thérèse à Marie-Thérèse-Joséphine Borrekens, veuve de François-Joseph Moretus (9 novembre 1770).
- Licence accordée à Balthasar et à Jean-Jacques Moretus par l’évêque d’Anvers d’imprimer les livres liturgiques (25 février 1726).
- Impressions Plantiniennes.
- Biblia Regia Plantin (1568-1573 in f°) tomus quartus, novum Jesu Christi testa-mentum (Texte syriaque avec traduction latine, texte grec avec traduction latine, au bas de la page, texte syriaque en caractère hébreux) Gregorius Nazianzenus Sentintiœ et Regulœ Vital Plantin 1568-8°, texte grec.
- Heures de Notre-Dame Plantin 1565 in-8°. Planches et encadrements gravés sur bois.
- Laurentius à Villavicentio De Œcanomia sacra circa pauperum curam, Plantin 1564, in-8°.
- Rembertus Dodonacus, Frumentorum, Leguminum Palustrium et Aquitilium Herbarum historia, Plantin 1566-8°.
- Pontus de Heuiter, Niderduitse orthographie, Plantin 1581, in-8°.
- Seneca Decem tragœdiæ, Plantin 1589, in-16 (avec correction pour une édition ultérieure).
- Sambuens Emblemata, Plantin 1566, in-16°.
- Missale Romanum Plantin (B. et J. Moretus, 1618 in-f°).
- S. Dionysius Opéra, tome I. 1634.
- Officium beatæ Mariœ Yirginis, 1606-4°.
- Maffæus Barberinus (Urbain VIII), Poemata, 1634-4°.
- Index librorum qui ex typographia Plantiniana prodierunt, 1615-8°.
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- Varia.
- 1. — Almanach de 1583 imprimé par Plantin (français).
- 2. — Règlement de l’imprimerie Plantinienne (flamand).
- 3. — Catalogue manuscrit des livres imprimés par Plantin jusqu’au 1er Janvier 1576,
- écrit par Jean Moretus (latin).
- 4. — Vue phototypique du Musée Plantin.
- 4 bis. Vue de la Cour du Musée Plantin.
- 5. — Impressions Plantiniennes ; Portraits de Plantin et de Baltazar Moretus I.
- 6. — Caractères Plantiniens.
- AU MILIEU DU COMPARTIMENT.
- Anciennes presses Plantiniennes.
- Casses de lettres « Grand canon d’Espagne ».
- Écussons.
- Marques typographiques de Plantin.
- Armoiries de la famille Moretus.
- Catalogues du Musée Plantin.
- Plantin, imprimeur Anversois par Max Rooses (Anvers, Maes, 1882).
- Het huis van GhristofFel Plantyn door Emm. Rossels (Maes 1886)
- "Registres.
- Certificats d’imprimeurs délivrés par Plantin, 1570-1576.
- Livre de Caisse 1589-1590.
- Inventaire des lettres de l’imprimerie 1575.
- Minutes de lettres de Balth. Moretus 1620-1625.
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- ARTS ET MÉTIERS.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Programme spécial............................ ........................ 3
- Comité d’organisation ................................................ 6
- Introduction.......................................................... 8
- Plans de l’Exposition................................................... 14
- Sommaire des objets exposés............................................... 16
- Statistique et Histoire générale du Travail........................... 16
- Agriculture (Labourage et récolte. — Battage des grains. — Outils agricoles divers. — Meunerie et Boulangerie. — Laiterie)....................... 17
- Chasse et Pêche. — Armes de chasse. — Fabrication du fusil de chasse à St-Étienne.— Panoplies de chasse. — Fauconnerie. — Pêche................. 20
- Alimentation.......................................................... 33
- Éclairage................................................................. 35
- Le Bois. — Menuiserie et Ébénisterie. — Atelier d’ébéniste du XVIIIe siècle. — Le bois dans les constructions. — Tabletterie.................. 36
- La Pierre............................................................. 40
- Art des constructions................................................. 41
- Mosaïque.............................................................. 42
- Céramique............................................................. 43
- Céramique ancienne du Japon............................................... 49
- Verrerie.............................................................. 55
- Filature, Tissage, Tentures diverses.................................. 57
- Soierie lyonnaise (XIXe siècle)........................................... 59
- Soieries anciennes du Japon.......... ................................ 61
- Rubannerie de St-Étienne.............................................. 62
- Dentelles................................................................. 62
- Tapisseries........................................................... 63
- Papiers peints........................................................ 65
- Mécanique. — Manèges et machines hydrauliques. — Machines thermiques. — Instruments de mesure. — Résultats d’expériences................. 66
- Mines et Métallurgie.................................................. 76
- Atelier de Forgeron-Serrurier du XVIIIe siècle........................ 79
- Ferronnerie artistique............................................. 80
- Histoire pratique et professionnelle de la Coutellerie............. ... 81
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- SECTION III.
- Pages.
- Collection d’objets d’étain................................................... 86
- Orfèvrerie, Bijouterie, Horlogerie............................................ 87
- Atelier d’Orfévre-Bijoutier au XVIIIe siècle.................................. 87
- Atelier d’Horloger au XVIIIe siècle (exposition d’horlogerie)................. 89
- Poids et mesures, Instruments scientifiques et industriels divers............. 94
- Photographie.................................................................. 96
- Télégraphie.................................................................. 102
- Section Belge................................................................ 114
- Cuisine Flamande............................................................. 114
- Salon Liégeois............................................................... 117
- Porcelaines de Tournai....................................................... 118
- Objets exposés par le Musée Plantin, d’Anvers................................ 119
- Lille Imp.LDaml.
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