Avis sur les instruments de chirurgie en gomme élastique
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- LES INSTRUMENS DE CHIRURGIE
- EN GOMME ÉLASTIQUE,
- ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES ET D’EXPLICATIONS SUR LEUR USAGE;
- PAR FÉBURIER,
- Fournisseur des Hôpitaux civils et militaires de la Marine et des principales villes de la France, rue du Bac, n° 5i, a Paris.
- •L'es essais variés et les sacrifices que j’ai faits pour me rendre de plus en plus digne de la confiance du public, clans la confection des Instrumens de Chirurgie, tant en métal qu’en gomme élastique , m’ont valu de la part des plus habiles maîtres qui les emploient, des témoignages trop flatteurs pour ne pas leur en offrir ici mes remercîmens.
- C’est à leur encouragement que je dois en partie le succès et l’étendue de l’établissement que j’ai formé. Je ne parlerai pas des difficultés que j’ai eues à surmonter pour rendre la gomme élastique propre à remplir les différentes vues qu’on se propose , pour en étendre l’application à toutes sortes d’instru-mens, pour en soumettre l’emploi aux objets les plus délicats? pour la mettre dans le cas de résister long-temps sans altération , soit à Faction des organes où elle séjourne, soit à l’ac-
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- tion des liquides dont elle procure l’issue, pour en calculer enfin le retrait. La note insérée ci-après à l’article qui concerne les précautions à prendre pour conserver aux instrumens de gomme élastique leur poli et leur souplesse, fera connaître combien les variations de l’atmosphère influent sur ces corps résino-gommeux , et achèvera de convaincre que le choix et la confection de ces instrumens ne peuvent être regardés comme indifférens.
- J’ai senti également , à l’occasion des sondes de gomme élastique destinées aux maladies des voies urinaires, combien il est important pour les malades et pour les chirurgiens qui les dirigent, de pouvoir déterminer d’une manière précise et absolue, quelle doit être la grosseur des sondes qu’ils désirent se procurer : j’ai fixé leurs diamètres sur un gradornètre, depuis le n° i jusqu’à 12. Il n’y aura donc plus d’équivoque dans leurs commandes ; ils seront assurés de les voir remplies avec la plus-stricte exactitude. ( Voyez la planche n° 1.)
- Le nombre considérable et la fréquence des maladies qui réclament et rendent quelquefois très-pressant l’emploi des instru-mens de gomme élastique; F usage général qu’en font aujourd’hui tous les hommes de l’art instruits , m’ont déterminé à établir un dépôt dans chaque chef-lieu de département : je rends par-là plus faciles et plus prompts les secours qu’ou retire de ces instrumens*
- L’état actuel de ma fabrique et son grand approvisionnement, comporteraient même que la classe des négocians connus sous la qualification de commissionnaires pût étendre ses spéculations sur l’envoi des objets de ma fabrique tant en France qu’à l’étranger : alors je seconderais d’autant plus volontiers leurs vues, en leur accordant les remises et délais de payemens d’usage pour les opérations de commerce de ce genre, que leur industrie tournerait encore au profit des malades.
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- Il manquait à l’histoire de l’art un cadre qui renfermât les inventions des modernes en instrumens de gomme élastique, pour faire suite à l’arsenal des instrumens métalliques décrits par plusieurs auteurs. C’est ce que j’ai essayé de faire dans la notice que je publie : peut-être avais-je plus de facilité que tout autre pour tenter ce travail. La première éducation de ma jeunesse ayant été dirigée vers l’étude de l’anatomie et de la chirurgie, j’ai du acquérir un fonds de connaissances préliminaires sans lesquelles je n’aurais pu communiquer aux maîtres de l’art mes idées sur la correction ou l’invention de quelques instrumens, ni saisir ni exécuter les leurs.
- Quoique séparé de l’art, j’aurai toujours à me féliciter de n’être pas resté étranger à ses progrès, et d’avoir pu lui offrir par intervalle le tribut de mes réflexions. C’est ainsi, par exemple, que, dans le traitement des maladies des voies urinaires, les corps emplastiques ayant été abandonnés par la chirurgie moderne , qui leur a substitué avec tant d’avantage les sondes et bougies de gomme élastique, j’ai dû suivre avec empressement la route nouvelle qu’elle venait de tracer, et diriger mes réflexions vers le perfectionnement des sondes et bougies qu’elle venait d’adopter.
- Il se rencontre quelquefois , dans la pratique , des circonstances où le rétrécissement de l’urètre est tel, que l’introduction de la sonde la plus déliée devient impossible, soit qu’on laisse le mandrin , qui doit lui donner la force de. surmonter l’obstacle, soit qu’on cherche à l’introduire sans stylet.
- Je n’ai trouvé jusqu’ici d’autres ressources contre cette difficulté, que de substituer aux sondes des bougies creuses , garnies intérieurement d’un métal assez résistant pour vaincre les obstacles, assez flexible pour se plier aux différentes courbures du canal. On ne doit pas craindre de faire une fausse route; la
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- puissance de la sonde n’est point assez forte pour percer la membrane muqueuse de l’urètre, et on peut sans inconvénient en confier l’introduction au malade lui-même.
- Dans diverses déviations du canal de l’urètre, et dans quelques états pathologiques de la prostrate, lorsqu’il est nécessaire d’introduire de grosses sondes, et par conséquent de se servir de gros mandrins, le cathétérisme est difficile, et les malades éprouvent , quand on retire le stylet, des douleurs assez vives. Voyant qu’il était impossible d’accommoder les stylets solides aux courbures accidentelles du canal, j’ai inventé une sonde qui, introduite dans celle de gomme élastique, a l’avantage particulier, au moyen d’un mécanisme, de se courber et de se redresser à volonté, de pouvoir être rendue flexible lorsqu’elle est parvenue dans la vessie, et même lorsqu’elle a franchi seulement une portion du canal. MM. les Chirurgiens apprécieront l’utiiité de jcei instrument dans le cours de leur pratique.
- Emploi des Instrumens de gomme élastique , et précautions à prendre pour leur conservation.
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- * Les journaux de médecine ont rendu compte des améliorations que j’ai apportées dans la confection des sondes et des bougies de gomme élastique. Je vais indiquer les précautions nécessaires pour l’usage et la conservation de ces instrumens. Je crois ces détails utiles aux personnes qui sont obligées de se servir elles-mêmes de ces instrumens en l’absence de MM. les Chirurgiens.
- . Ce que nous avons à dire est relatif à la conservation des ins~ trumens mis en dépôt, et aux précautions qu’il faut prendre au. moment même de s’eit servir.
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- i°. Le froid dessèche et durcit les instrumens dé gomme élastique ; il faut alors leur rendre la souplesse et le poli qu’ils * avaient, pôur qüe leur application lie- devienne pasdütilüttreuse : ainsi ipài^fiBra, “pour les ramollir, de les plonger quelques m-Stans dans f eàu èhaude, * ou de les approcher-du feu.
- 2°. "Ces iiistrumens doivent être conservés dans Un endroit sec, car ia moindre humidité les déformé et Oxyde les mandrins des isdrides. jPour prévenir Cet inconvénient, il faiit huiler lés mandrins ou stylets, et ne les introduire dans la sonde qu’au moment de s’éii servir.
- 3°. Si les instrumens ont été exposés à une trop grande sécheresse et à la poussière, il est nécessaire alors de les enduire de suif ou d’huile, et de les frotter avec un morceau de drap, qui leur réndra leur premier poli.
- 4°. Lorsque la cire des sondes ou bougies est cassée, on fait fondre, en l’exposant à la lumière, de la cire à cacheter, qu’on tourne peu à peu autour de la sonde ou de la bougie, puis on présente l’instrument à la flamme, et avec un stylet on forme le petit collet ou rebord que l’on y Voit. (N° i.)
- Plusieurs praticiens n’emploient plus la cire à cacheter, parce que, venant à se détacher, les liens abandonnent la sonde, qui peut ainsi sortir de la vèssie. 11 est donc préférable de nouer immédiatement le coton ou petit ruban sur la sonde ; l’Urine, qui mouille bientôt ce lien, en serre lenoêud et l’empêche de glisSér.
- Le collet de cire peut néanmoins être remplacé d’une manière plus solide, éri adaptant aux Sondes un pavillon en argent que j’ai inventé (planché i), ét qui, aù tnoÿén de trois âhnéau± que j’y ai ajoutés, sert à fixer la sonde soit avec des liens de coton , soit avec des lanières de gourme élastique, que l’on attache d’abord aux anneaux-, ét qu’On fixe ensuite à la racine de la verge par une autre iâiiiêre aussi de gomme élastique. Chaque
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- lanière doit passer sous cet anneau , et y être maintenue par des bouts de fils.
- Plusieurs Chirurgiens ont mis ce procédé en usage avec succès, toutes les fois que les malades ont été tourmentés par de fréquentes érections. Ces lanières s’allongent en raison du développement de la verge 5 ce que l’on ne peut obtenir avec les liens de fils, dont on fait usage assez habituellement. Les pavillons d’argent que je fabrique sont préférables aux anciens, parce que ceux-là, se vissant sur la sonde, n’ont pas l’inconvénient d’en diminuer le diamètre intérieur, et par conséquent ils ont l’avantage incontestable de procurer une issue facile aux urines, à la matière muqueuse, abondante chez les vieillards, plus abondante encore dans les catarrhes de la vessie,, et qui oblige à désobstruer fréquemment la sonde, souvent niême à en introduire Une nouvelle. j. : i : ,M, , ?
- Ce n’est pas assez qu’une sonde ou une bougie dure long-temps, il faut encore qu’elle,soit bien élastique, bien polie, bien ronde à son extrémité, que les ouvertures soient proportionnées à son diamètre, et surtout .point gercées.. iLes praticiens savent fort, bien .que plus les ouvertures sont .grandes et plus- elles fatiguent; cependant, dans les paralysies de la vessie,ron recommande de faire usage dè sondes dont les yeux soient très-grapds’ pour faciliter l’issue de l’urine et du mucus qu’elle entraîne. Peut-être serait-i'î plus conyenable de n’employer des sondes qu’à une. seule ou-verhiic.
- Mais la première et laplus importante des qualités d une sonde ou d’une bougie , c’est la solidité. Soit indifférence, soit raison d’économie, beaucoup de malades mettent peu d’attention, dans le choix de ces instrumens. Il s’est établi pour leur fabrication une lutte funeste à f humanité ce. n’est point à faire^bien que s’attachent quelques.Lçmmesj c’est agacer Jeu^s concurrens, en
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- mettantleurs instrumens au rabais * et cesinstrumens, mal confectionnés et. peu solides, s’altèrent promptement, së cassent, et de*là résultent les accidenS les plus graves. Les ouvrages de chirurgie ne contiennent yu’un trop grand nombre ofiexemples. d’opérations de laltàille, pratiquées pour extraire de la vessie des débris de sondes ou bougies, où une pierre dont cés corps étrangers ont été la cause et l’origine. Les personnes qui sont dans la nécessité de se servir de ces instrumens doivent consulter leurs chirurgiens sur le choix du fabricant en qui ils doivent
- ïpettre leur confiance.................. • ......
- Ayant d’introduire une sonde où une bougie, il faut là bien tremper dans-l’huile, ou l’oindre de céràt; si c’est une bougie dont on veut se servir, ou une sonde sans mandrin , on doit la prendre par son extrémité inférieure, la rouler doucement jusqu’à ce qu’elle ait pénétré dans la vessie 3 et si avant d’y-parvenir on rencontre quelque obstacle, on appuie, 011 presse le bout de l’instrument sur l’obstacle, en exerçant toujours de légers mouvemens de rotation 3 si néanmoins 011 ne peut vaincre la résistance, on suspend ses tentatives pour les reprendre au bout de quelque temps. Les malades ont souvent dû à leur patience et les Chirurgiens à leur persévérance ,1e bonheur d’arri ver au but sans beaucoup de peines, et d’éviter une opération douloureuse. Prix des sondes.................... 2 fr. ( Koyez pl. 1. }
- 52°. Les sondes à pavillon d’argent ont les mêmes usages
- que les précédentes.............. 4 fr. ( V'oyez pl. 1.)
- , 5°. Les sondes de femmes sont plus courtes que celles des hommes : on lés préfère aux sondes d’argent dans quelque cas d’accouchement, ou toutes les fois que les organes sont dans
- un état pathologique.............. 1 fr. 5o c. ( Voyez pl. 1. )
- 4°. Les sondes œsophagiennes sont longues de vingt à trente pouces * elles gpjnt destinées à enfoncer dans l’estomac un corps
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- étranger qui serait engagé dans l’oesophage ; et dans d’autres cas , à introduire des alimens liquidés , lorsque le malade, par une cause quelconque, ne peut avaler aucun ; aliment... 6; fr>
- ( Voyez pl. 5. )
- 5°. Les sondés pour, la fistule lacrymale sont très?courtes, elles ; servent à faciliter récoulement des larmes. par les voies ordinaires , et à tenir dilaté le sac lacrymal et le canal nasal. Quelques praticiens les emploient de préférence; à celles d’argent, parce qu’elles s’accommodent plus facilement à la forme du
- sac...................................... i fr. ( Voyez pl. ï. )•
- 6°. Les sondés dé Laforetont les mêmes usages que celles d’argent qû’il employait dans les mêmes circonstances.......... i fr.
- ( Voyez pl; i . )
- 7 i Sonde susceptible de se courber et se redresser à volonté au moyen d’un mécanisme............ aêlfr. ( IK-oyez pl. i. )
- S°.; Les bougies creuses diffèrent des sondes , en ce qu’elles; n’ont pas d’yeux à leur extrémité : elles sont d’usage dans, les: maladies des voies urinaires de préférence aux bougies pleines $ si elles! sont très-petites et trop flexibles, on les rend. plus, fermes en les remplissant d’un mandrin • de ferou d’une bougie de corde à boyaux. Gés bougies conviennentparticu-* lièrement aux. personnes peu, habituées j aq cathétéHsmepari leur .moyen, dn .'évite, toujours, de. .faire, de fausses,mutés. Lorsqu’il est nécessaire d’avoir recours aux bougies d’un, grand 4iamètre , il est. reconnu que les. bougies pleines^, passé: le n°. 5 y deviennent; trop dures, fatiguent les malades y et: dans, ce .cas ? on préfère} les, bougies creuses, quiiont, l’avantage d’êtreplus élastiques. et> dont on peqt faire usage jusqu’au.'HjfNalaq. si le
- cas le requiert..... .................. afc(yVoyez pl. i. )
- 9® j Les bougies creuses à mandrins métalliques sont flexibles, conservent ln courbure qu’on leur donne, efc peuvent être
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- employées dans tous les cas qui exigent l’usage des bougies ; on les introduit, plus facilement que les pleines, surtout; celles-des petits numéros : elles présentent avec un petit diamètre > une bien plus grande résistance sans avoir d’ineonvéhient. *•«... sfr. 5o c, ( ployez pl. i, )
- io°. Les bougies pleines, servent à remédier au rétrécissement du. canal de l’urètre occasionné par un état; variqueux , > des) excroissances >; ou; dansf toute autre; circonstance) que;Ife .Gfii-rurgfén seul; peut [déterminer, *. J. *,* i. fr.: 5o^() Voyez pb: m):
- Les; bougies pour ierétrécissement du; rectum sonfctrès* variées par leurs dimensions elles ont de circonférence), depuis qùatre pouces jusqu’à un , et depuis trois pouces de longueur jusqu?à neuf. Elles sont employées avec succès dans certaines ; affections de l’intestin r . et sent , préférables auxi uféefiea dei dbarpie ; de, • • .« * • v «« (.VojffZ^ÿ]. 5î )
- ,ii9. Les canules à ; layemens -, sont; utiles ; aux: ; personnes su jettes aux hémprifioïdes , aux femmes en couche , aux en-* fans , aux vieillards,, à.toutes, fes personnes qui ont eu des.; maladies: du, rteqfum.: On| ne peuf| trop ( préconisiez cet instrument [, et lorsqu©; futilité en sera bfén reconnue ^ if sera exclusif ventât ewiuyé>îs.p kVf>y&Zi$h'5i$<\
- .LesieanufessequrbeS; sontfcüusçeptibilesdde) ss’adapteiu sur /touted espèep; de; seringue $. il ne ; s’agit; que de préparer, la vis pour lesreceveiiï!fi*;«;^>>« •*!• • • 4 «/..**>>;«..7& {Voyez,pf 3,;)
- ;i2°, Les. canules, à fractures ^Mkbeaueéwpj plus dongues^: elles servent à donner des lavemens( aùx personnes ;qui ne ; peuvent) changes:, de position^ dans!j leur lit,. èommedanSola paralysie, j, et dans fraeturesidesîpartie^nfériSuyesr* ..
- ( Voyez pl. 5. )
- 13°. Celles À bidets droites/oUc eu araosoirarêniléjesa efepertées de divers i petits itrüus ; 4>o sonrfb emploÿééso pernyi;
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- injecter ;• le; vvâgiii>e%la^mal.riç0 • - .-ü;]?.. v. 4 ( Voye&yA. 5. ) <
- i#*»* ^es) coüsrbes onflès: mêmes*usages .ij. .v ; > ^ fr.f
- iiio-r' a'; '/}/,; : H-?)i : ; ;ofh : ; : • : ii .ju: ; ;[
- . Les .camblès pourila 'taille ^usent deifbrme conique - elles;5 conviennent particulièrement clans le cas( d’hémorrhagie à la suite; de cèttë opérationet pour, faciliter l’issue de l’urine et des: caillots de sang.. .ij;. ;....•....... .,v 5 fr. ( Voyez pl. 3. )
- - dfô. Les trois- quarts îdroits poùr la ponction , sont faits commej ceux d’argent, et ont- les mêmes usages y on peut cependant les remplacer = avec avantage en passant seulement dans la cânulle du trois-quart eh argent, une sonde que l’on ; peut y laisser à demeure; pour cela; on retire aussitôt la canulle ,' et on fixe sur la sonde) un pavillon à vis que l’on retient au moyen d’tih bandage de' corps» ............. 7 fr,
- 170, ’l^es pessaires ronds et- ovales s’introduisent dans le vagin, et lorsqu’ils sont placés * convenablement , ils soutiennent la matrice dans sa position naturelle. On en fait de diverses
- dimensions .................................... 5 fr. ( Voyez pl. 6. )
- ' 180* Ceux à bondon ont à peu près la forme qu’indique leur nom ; ils ont les mêmes usages que les précédens. Plusieurs praticiens les recommandent; parce que pouvant être fixésf aux moyen de bretelles > ils ne font « que soutenir la matrice , sans s’appuyer sur le pourtour du vâgin, et n’excitent point l’écoulement muqueux que détermine souvent la compression constante des pessaires ronds et ovales... ». t. de 4 à ï5 fr. ( ( J^oyez pl. 6. ) -'i-
- 1 ÿy Les pessaires1 à cuvette servent dans lés mêmes cireon?? ? stances,^ et ne diffèrent des autres que par leur forme. ». V 8 fr,
- ( Voyez pl. 6. )
- 20°. Les suppositoires sont employés lorsqu’il y a constipation aye© T’elâc^ement du y mi lorsqu’il fadt comprimer des
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- hémorrhoïdes... .v.... v................ 5 fr. {Voyez pl, 5. )
- ai0. Les bouts de sein (n° 3 ) remplacent les mamelons et les développent même chez les femmes qui nourrissent^,our: la première fois, ou qui .naturellement les ont très-courts ,j }fis proviennent les douleurs que Iq femme éprouverait par la; succion, op lorsqu’il y a une vive sensibilité des mamelons ; enfin fis sont encore très-utiles lorsqu’il existe des dépôts ou crevasses : fis préviennent les douleurs de,lu mère, et empêchent que l’enfant ne se lasse du,sein j mais on conseille,ayant S^eil> ®eî-Y^r j d’enduire avec du miel le bout du sein artificiel j afin d’ha-bitüer l’enfant à ce nouveau mamelon ; on s’en sert encore
- pour sevrer les enfans......................a fr. ( Voyez pL 5. )
- Ceux de gomme élastique en nature, n° 1 , paraissent, par leur forme et leur flexibilité ÿ devoir être préférés ; aux premiers. Les mères devront â ce nouveau ?procédé, le moyen, bien précieux de continuer l’alaitement qui souvent est interrompu par la=, presque-impossibilité de pouvoir se procurer des bouts de sein qui remplissent comme ceux-ci toutes les conditions avantageuses dont il vient d’être fait mention,. ....... ,. * %. «♦*•••*; • • «r* • ^Vpyez pl.fi.,)
- Les, bouts de sein de . gomme élastique en: nature,. n% a, doiyent être portés, quelques mois; avant l’aceoucfienient par ;les femmes qui se disposent à nourrir, et , qui • n’ont. ppiqi; encore eu d’enfans, et chez lesquelles le, bout du sein n’est ; pas assez développé. Ils ; se.jfixent autour du pprps au moyen d’une bande .percée' d’untrou qui laisse passer je ; bout du sein
- 22°, Iiesrrprands . boutts. de sein . sont employé^ ;pcpr ,façili|ter la résolution de l’engorgement de la glande mammaire.,. 12 fr.
- û3°. Les plqques à cautère, non garnies , s’appliquent mé-diatemppt suivies yé^içutoires : et les cautères; ils rgarant,isseijt
- artificiel.
- 5 fr.
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- du pus le linge et'les! vête mens y on en fait aussi usage pour couvrir les ulcères variqueux, les anciennes cicatrices à la suite dè pMés â7afTiiès à fèu yelleslbrtiïïunl; là pékuy èt calment "les dOuleiirS 'paie léür Ontituoteité , et l’espécede bain de J^péùr'bôtrtfnii^ddcëà^iHïhiîé; pat leur préseheef.... 5 fr. 5o c.
- ' ^4°. Celles que Ton garnit en soie servent aux mêmes usages........... ....... 4 fr. 5o c. ( Voyez pl. 6. )
- 25°. Les plaques non garnies pour la cuisse sont plus grandes : on les emploie pouir lés cautères et les vésicatoires..... 6 fr.
- 26®. Celles garnies en soie.................... 7 fr. 5o c.
- 270. Les semelles en gomme élastique garantissent de l’humidité du sol, conservent une chaleur doüce et continuelle : elles sont ^nécessaires aux personnes sujettes aux affections de poitrine, aux Catarrhes, à la goutte, et à celles qui souffrent
- du ffoid aux pieds........... . ....................... 9 fr.
- 28°. Les dilatatoirespour Fimperforation de l’anus, servent à tenir l’orifice de l’intestin ouvert, et à faciliter l’issue des
- matières fe'cales........................ 6 fr. ( Voyez pl. 5. )
- 29°. Les urinaux sont destinés aux personnes affectées d’in-continencè d’urine. Xes urinaux dont le prix ’e&t de 27 fr., n° 2 , reçoivent une épongé fils sont plats , et de forme ovale 5 s’ils ont quelquefois l’inconvénient de laisser échapper l’urine lorsqu’on est Couché, ceux de 72 fr, ri° 1 , montés en argent, la retiennent, quelque position que le malade prenne ; ils sont aussi d’un usage plus commode , et empêchent les exhalaisons fétides de l’utine... .. j. .V......... 27 et 72. ( Voyez pl. 4. )
- X’uriiial pour homme, *n° 1, se fixe' autour "dé I4 cuisse , au moyen d’une lanière 'bouclée , et s’attache au corps par une ceinture à laquelle sont cousus deux corsets qui reçoivent chacun un crochet fixé sur une lanière attachée à l’ürinal ; quelques malades préfèrent soutenir leur caleçon au moyen de
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- bretelles, et y font adapter un gousset de trois pouces de pro- < fondeur, destiné à recevoir et à contenir l’urinal. Ce moyen paraît plus convenable , surtout pour les personnes qui sont obligées de sortir, et qui portent cet instrument le jour.
- En tirant le bouton qui se remarque à sa partie supérieure , l’urinal se trouve fermé par une soupape, et en le poussant, il permet aux urines de s’écouler ; on le vide , en dévissant le dé et retirant le bouchon qui se trouve à la partie inférieure.
- Celui du n° a. se fixe de la même manière que Vurinai du n° i. Il est essentiel, pour conserver plus long-temps à ces urinaux leur souplesse, de le^ frotter de temps à autre avec du suif ou de l’huile. %
- Les urinaux pour femme, nos 1 et 2, se fixent au moyen d’une ceinture soutenue par des bretelles (voyez pl. 7)5 et le récipient s’attache, comme ceux des urinaux d’homme, autour de la cuisse. On les fabrique soit en argent, soit en gomme élastique.
- 3o°. Les urinaux qui servent aux femmes ont les mêmes usages que ceux-ci ; mais ils ne peuvent être fabriqués que de commande, et d’après les dimensions données d’une manière exacte par MM. les Chirurgiens... i5o à 260 fr. (Voyez pl. 7.)
- 3iü. Les fuHiigatoires , comme leur nom l’indique, portent les fumigations sur différentes parties du corps........... 36 fr.
- 32°. Les cornets acoustiques sont nécessaires aux personnes atteintes d’affaiblissement de l’organe de l’ouïe. Ils peuvent quelquefois être substitués très-utilement à ceux de métal... 24 fr. (Voyez pl. 5. )
- 33°. Les bouchons d’ivoire ou de corne, pour sondes , servent à empêcher la sortie de l’urine.... a5 centimes. (Voyez pl. 1.)
- 34°. Les lanières élastiques , pour fixer les sondes, sont préférables à toute espèce de liens , toutes les fois que le malade est >
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- tourmenté par des érections...........75 c. {Voyez pl. 1.)
- Le gradomètre en cuivre est destiné à déterminer la grosseur
- des sondes ou bougies dont on peut avoir besoin......3 fr.
- ( Voyez pl. 1. )
- Outre les instrumens de chirurgie de gomme* élastique., on trouve, dans mon atelier, toute espèce d’instrumens de chirurgie en or, en argent et en platine.
- Je me suis particulièrement livré à l’acoustique ; j’ai consulté une partie des meilleurs auteurs qui ont traité de l’organe de l’ouïe. J”ai cru remarquer qu’ils avaient écrit savamment sur tout ce qui a rapport aux maladies de cet organe ; mais que par la difficulté de faire concorder avec la pratique, des principes certains que l’on pût soumettre aux lois de l’acoustique, on s’était borné à développer la théorie, et qu’on avait négligé de se procurer les divers modèles proposés par plusieurs sa vans.
- J’ai donc fait fabriquer une partie de ces instrumens, et j’ai pu m’assurer qu’on 11e pouvait établir une théorie qui fixât d’une manière invariable la forme des cornets. Cette forme doit être subordonnée au degré de surdité , et ce n’est qu’en essayant plusieurs de ces instrumens qu’on peut parvenir à connaître celui qui convient le mieux. E11 effet, il est arrivé que tel malade entendait avec un cornet, et que tel autre au contraire ne pouvait s’en servir : souvent des cornets bizarres dans leurs formes, ont produit le meilleur effet. Ce 11’est donc qu’en variant la dimension et la figure des cornets, et en employant divers métaux , au premier rang desquels je mets le platine, non - seulement pour cet instrument , mais encore pour les sondes qui exigent de petites dimensions et beaucoup de force, que je suis parvenu à trouver dans le grand nombre des cornets que j’ai fabriqué , tout ce qui peut avoir rapport
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- à cette partie de la prothèse, tout ce qu’elle peut présenter d’utile.
- J’ai cru devoir entrer dans tous ces détails, pour les personnes qui me font l’honneur de m’acGorder leur confiance.
- Je me propose de faire graver incessamment d’autres instrumens de gomme élastique, que le temps ne m’a pas permis de joindre aux planches que je publie aujourd’hui.
- On est invité à affranchir les ports de lettres.
- AVIS.
- SOUSCRIPTION.—Nouvelle Traduction des OEuvres d’Hyppocrate. S’adresser à Paris, chez Eberhart, Imprimeur des langues étrangèï-es, rue du Foin-Saint-Jacques, n° 12.
- DE L’IMPRIMERIE DE CRAPELET.
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- Dessiné et Gravé par Zoimet/Rue Galande* JV?Sx
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- Dessiné et Qrctoépar Louvet, Rue/ &alakde,LŸŸ*ôi
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- Dessine et Grave, par loicoet, ^tue Gulànde, N?
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