- Accueil
- > Catalogue général
- > [s.n.] - Recueil d'instructions sur les poids et mesures, contenant la collection entière ...
Recueil d'instructions sur les poids et mesures, contenant la collection entière de celles relatives a la fabrication et a la vérification de ces instrumens
-
-
- p.n.n. - vue 1/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 2/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 4/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 6/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 7/216
-
-
-
- RECUEIL D’INSTRUCTIONS
- SUR
- LES POIDS ET MESURES,
- CONTENANT
- LA COLLECTION* ENTIÈRE DE CELLES RELATIVES A LA FABRICATION ET A LA VÉRIFICATION DE CES INSTRUMENT;
- MItYI
- DE LA DESCRIPTION ET DES DESSINS DU NECESSAIRE DES VÉRIFICATEURS.
- m/i'rtane /lar 01
- rdue de &/on SœvûÛen
- eues
- leComte CORBIÈRE,
- MINISTRE SECRÉTAIRE-d’ÉTAT DE l’iNTÉRIEUR, Pour être adressé à tous ies Département*
- CHEZ ANTII5LME BOtICHER , IMPRIMEUR-LIBRAIRE-,
- ; KOÉ OP.8 BON*-liNPA»S , W°. 34j
- ET M"'f. HIIZARD, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,
- U MJ® DE t’ÉPERON-ST.-AKORé-OES-ARTS, »a, 7,
- p.n.n. - vue 8/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 9/216
-
-
-
- RECUEIL D’INSTRUCTIONS
- sun
- LES POIDS ET MESURES.
- p.n.n. - vue 10/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 11/216
-
-
-
- RECUEIL D’INSTRUCTIONS
- SUR
- LES POIDS ET MESURES,
- CONTENANT
- LA COLLECTION ENTIÈRE DE CELLES RELATIVES A LA FABRICATION ET A LA VÉRIFICATION DE CES 1NS-TRUMENSj
- SUIVI
- DE LA DESCRIPTION ET DES DESSINS DU NÉCESSAIRE DES VÉRIFICATEURS.
- ïfÿirt/îtefiar orc/<e c/e SœceÆïnce
- le Comte CORBIÈRE ,
- MINISTRE SECRÉTAIRE-D’ÉTAT DE u'iNTÉRlEUR,
- Pour être adresse h tous les Dénartemens.
- PARIS.
- IMPRIMERIE ANTHELME BOUCHER,
- RUE DES BONS-ENEANS; N°. 34>
- 1827.
- Page de titre n.n. - vue 12/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 13/216
-
-
-
- TABLE.
- Pages.
- Nos. I. Tableau présentant i°. la nomenclature méthodique des mesures métriques , telle quelle a étéfixée par la loi du 18 germinal an III (7 avril 1795); 2°. leur valeur, tant entr elles que relativement au métré; 3°. Vexpression en chiffres
- de leur valeur relative........... 2
- II. Instruction sur la fabrication des
- mesw'es décimales de longueur,. . 5
- III. Instruction sur la vérification des
- mesures décimales de longueur, et des membrures pour mesurer le bois d,e chauffage............... 15
- IV. Instruction sur la fabrication des me-
- sures décimales de capacité poulies grains et autres matières sèches. 3o
- V. Instruction sur la vérification des 111e-sui'es décimales de capacité pour liquides.. ............................ 41
- p.n.n. - vue 14/216
-
-
-
- Pages-
- YI. Instruction sur la vérification et la marque des mesures décimales de capacité.................................... 5<)
- VII. Instruction sur la vérification des poids métriques , des balances ordinaires, soit de magasin, soit de comptoir, des balances bascules et des romaines................................ io4
- Y LU. Extrait de Varrêté du Ministre de Vintérieur, du 28 mars 1812, sur les poids et mesures usuels........... 128
- 1 K. Instruction sur la fabrication des mesures et des poids usuels................. 134
- X. Instruction sur la vérification des mesures usuelles, et sur la conservation des instrumens c01fiés aux vérificateurs............................ l 4(>
- \L Arreté contenant des dispositions pour conserver les objets qui dépendent des bureaux de vérification des poids et mesures....................... 1G8
- XII. Instruction sur la destination et Vu-sage des poinçons , et sur la manière de les appliquer.................... i(>8
- p.n.n. - vue 15/216
-
-
-
- Pages»
- XJII. Description du nécessaire des vérifi-tcurs des poids et mesures , lequel est spécialement employé pour la vérification périodique................... 17f\
- Dessins du nécessaire.
- FIN DE LA TABLE.
- p.n.n. - vue 16/216
-
-
-
- w
- 1
- * *
- ' ' ' '. *’ :•• ^ •*•; ^ . ‘y* • v ^
- •*<* *
- « ' *
- .
- ' **> '^«flfeuïViu lÛ^’V’4'>ïV»V.i*-4
- •' ” ‘ , ' ’ 1 »
- A « *
- 4'
- ♦
- •r
- * * «
- •." ;é> ",*. r *
- ##
- *' * » * f
- «* y*
- r. . * ', -. , ,;..ÿ
- r 0 # • '4
- f
- • ' ; ‘9\ * * *, ' **
- m y*
- i .%
- I t
- M, 'rj.'r *
- * a<
- ! '* •? JK ^
- s* 4r
- <% "Wr
- *m *
- * ‘ *
- # î‘ » . * , » ‘s
- „ ^ ## „ r 1 ! ’.J ' / • * "•
- * * *♦ # • * * • % -.t:* *
- *• .
- i •. ♦ A jék
- > 4
- ~V
- • *
- 4* p' # £ 1 >
- *«*
- • :* t
- !#
- * «
- jr*-
- •4 $•
- «'
- » *
- . «
- 4-
- f •
- * '*
- #'
- t t
- ♦ «
- # -A
- K
- « . .*•
- t •
- * *'
- #
- *4i
- *• f
- , « # •: r*t
- .%* 1
- p.n.n. - vue 17/216
-
-
-
- RECUEIL D’INSTRUCTIONS
- SUR
- LES POIDS ET MESURES.
- p.1 - vue 18/216
-
-
-
- PsX I
- Tableau présentant 3 i°. la nomenclature méthodique des mesures métriques ? telle quelle a ete Jixée par la loi du 18 germinal an III ( 7 avril 1793 ); o.0. leur valeur} tant entr elles que relativement au mèt/'e ; 3°. Vexpression en chiures de la Valeur relative desdites mesures.
- MESURES.
- LINEAIRES
- ou de longueur.
- DE
- SUPERFICIE.
- >
- SOLIDITE.
- DE
- CONTENANCE.
- NOMENCLATURE
- fixée par la loi du 18 germinal an III, (7 avril 1795.7
- Itinéraires. . . . Pour les terrains.
- Générales.
- Myriametre. Kilomètre. . Hectomètre. Décamètre. . Mètre. . . . Décimètre. . Centimètre. Millimètre.
- Pour les grands ter-Ç Myriamètre carré.
- rains........^ Kilomètre carré. .
- Hectare..........
- Are..............
- Centiare.........
- ou
- Mètre carré. . . . Décimètre carré . Centimètre carré.
- TCE. C. .
- Agraires.
- Générales.
- ' Pour
- bois
- de ( ^..câstèrE. . . .
- 1 cliauflage. ... 2 Stère............
- / Charpente......../ DÉCIstÈre. ...
- J r Mètre cube. . .
- / „ , , , ) Décimètre cube.
- v Generales.......j Centimètre cube
- I Millimètre cube.
- Hectolitre . Décalitre.
- Pour les liquides. .
- Litre.. . Décilitre. Kilolitre.
- Pour les matières sèches.............
- Hectolitre. Décalitre. ,
- Litre.. . Décilitre.
- Millier métrique. .
- Quintal métrique. Myriagramme. . Kilogramme. . . Hectogramme. .
- PESANTEUR oc POIDS................^ Décagramme. . .
- Gramme........
- Décigramme. . . Centigramme. .
- Milligramme. . .
- VALEUR DES MESURES ,
- tant entr’elles
- y que relativement au mètre.
- Dix mille mètres. . •
- Mille mètres........
- Cent mètres. .... Dix mètres.. .... Base du système. . . Un dixième de mètre. Un centième de mètre Un millième de mètre.
- Cent kilomètres carrés Cent hectarès, . . .
- Cent ares............
- Cent mètres carrés. .
- Un mètre carré
- I
- Un centième de mètre carré.. Un dix-millième idem . . .
- T3 n uvtlUotàèïïie idem....
- EXPRESSION
- en chiffres de
- leur valeur relative.
- T Dix stères.......................
- Un mètre cube....................
- Un dixième de stère..............
- Un mètre cube....................
- Un millième de stère ou mètre euhe. Un millionième de mètre cube. . . Un billionième de mètre cube. . . .
- Ceut litres ....
- Dix idem...........
- Un décimètre cube.
- Un millième de mètre cube Un dixième de litre . . .
- Mille litres................
- Cent décalitres.............
- Un mètre cube...............
- Cent litres.................
- Dix décalitres..............
- Dix litres..................
- Un décimètre cube. . . .
- Un millième de mètre cube Un dixième de litre. . . .
- Il
- ^ i>Aine -b-iiugraiiimes.................<
- Poids d’un mètre cube d’eau............r
- Cent kilogrammes................
- Dix kilogrammes.................
- Poids d’un décimètre cube d’eau .
- Un dixième de kilogramme . . .
- Un centième de kilogramme. . .
- Un millième de kilogramme. . .
- Poids d’un centimètre cube d’eau.
- Un dixième de gramme............
- Un centième de gramme
- ÿ Un millième de gramme..................À
- ( Poids d’un millimètre cube d’eau. . . . j
- IOOOO mètre». ÎOOO. ioo.
- 10.
- 1. o. i o.oi o.ooi
- lOOOOOO arc5>
- IOOOO.
- JOO.
- I.
- O.OI
- I mètre carré. O.OI O.OOOI o.oooooi ^
- j O stères ou mitr. cab.È
- O. r
- I.
- 0.001 0.00000I O.OOOOOOOOI
- IOO litres. JO.
- I.
- 0.1
- 1000.
- JOO.
- JO.
- IOOO kilogrammes.
- IOO.
- JO.
- - J.
- o. r O.OI
- 0.001
- 1 amendi Jr e1 v uL! i^e "/tÜ.‘r "‘rait de Cel“‘ TV6 tr0UT.e da.n* r?rrétd du ,3 trumaire an IX (4 novembre iSoo', ; on en a retranché
- .. MUfaaire qm étau permise par cet arrête, et <jui a été abrogée de fait par l’adoption des mesures usuelles.
- VE.SV.
- p.dbl.2 - vue 19/216
-
-
-
- p.4 - vue 20/216
-
-
-
- N». II.
- INSTRUCTION
- SUR LA FABRICATION
- DES MESURES DÉCIMALES
- DE LONGUEUR.
- Jæs mesures décimales de longueur sont :
- Le décamètre, qui vaut dix mètres;
- Le mètre;
- Le décimètre, ou dixième de mètre;
- Le centimètre, ou centième de mètre,
- Et le millimètre, ou millième partie du mètre.
- Pour faciliter le mesurage, il y a d’autres mesures, qui sont le double ou la moitié de la plupart de celles indiquées ci-dessus. Ces autres mesures sont le double ou le demi-décamètre ; le double ou le demi-mètre, et le double-décimètre, qui est une mesure de poche.
- Les fabricans auront préalablement soin d’examiner les étalons qu’ils trouveront aux préfectures ou sous-préfectures des départemens, et surtout de s’en procurer des copies exactes, du moins pour le mètre et ses divisions.
- FABRICATION DES MÈTRES.
- ^ous supposerons d’abord qu’on veuille construire
- p.5 - vue 21/216
-
-
-
- (les mètres en bois pour le mesurage des étoffes, et nous dirons brièvement les principales attentions qu’il faut avoir pour qu’ils soient propres à cet usage; nous parlerons ensuite de la construction des autres mesures de longueur.
- Les bois qui conviennent le mieux à la construction de ces mètres, et en général de toutes les mesures linéaires, sont ceux qui sont suffisamment durs, se dressent proprement, et ne se courbent pas sensiblement par l’effet de l’humidité ou de la sécheresse. Tels sont le chêne, le noyer, le cormier et l’alizier, pourvu qu’ils soient bien secs.
- AP rès avoir dressé les bois, soit carrément, soit à pans, soit en forme de canne, on les coupe de longueur. La ligure carrée étant la plus facile pour le dressage, on l’adopte de préférence; et, en donnant a chaque face du mètre la largeur de deux centimètres, il aura toute la solidité et la légèreté nécessaires.
- Pour empêcher les mètres en bois de s’user trop vite à leurs bouts, il est essentiel de les garnir d’un étrier en cuivre, en fer battu ou en tôle; mais il faut tenir compte de l’épaisseur de ces étriers dans la longueur totale : si l’épaisseur de la tôle est de trois millimètres, il faudra que le bois soit coupé à six millimètres de moins que la longueur du mètre-modèle.
- Les étriers s’adaptent aux bouts du mètre, et s’y fixent par le moyen d’une broche rivée d’affleurement; mais, avant de faire les rivures, on s’assurera si la longueur du mètre est, d’une extrémité à l’autre, conforme
- p.6 - vue 22/216
-
-
-
- ( 7 )
- a celle du modèle, ou si la différence n’est pas plus gl ande que celle qui est lolére'e.
- DIVISION DES MÈTRES.
- Pour diviser le mètre, on peut employer plusieurs moyens ; le plus simple est une machine qui d’un seul coup imprime sur la mesure les divisions et les chiffres.
- De dix en dix centimètres, on fiche, au milieu des divisions, un petit clou, et on en met trois au trait du milieuj et afin de connaître encore plus facilement ces marques, on y imprime en creux les chiffres io, AO, 3o, etc., par le procède que nous indiquerons plus bas, en supposant que les divisions soient faites à la main ou de toute autre manière, et que l’on n’aura pas fait usage d’une machine qui simplifierait cette opération.
- Le fabricant est tenu d’imprimer en creux, sur la mesure, le mot mèlre, et en outre son nom ou sa marque (i).
- On sait qu’on imprime de cette manière au moyen de poinçons et d’un marteau. Ce procédé peut servir aussi pour imprimer les chiffres io, 20, 3o, etc., dont nous avons parlé jdus haut.
- Tout ceci étant fait, on présentera le mètre au vé~
- (1) Ces conditions, de même que celle de l’apposition du poinçon royal dont il est question plus bas, sont exigées dans toutes les nouvelles mesures en général.
- p.7 - vue 23/216
-
-
-
- ( s )
- rificateur, qui, après s’être assuré de son exactitude, y apposera le poinçon royal. Sans cette marque, aucune mesure n’est légale, et ne peut être employée dans le commerce.
- DES MÈTRES-CA.NNES.
- Si on voulait construire des mètres en forme de canne, il faudrait suivre une méthode un peu différente de celle que nous venons d’exposer.
- La canne devrait être garnie en haut et en bas, de matières qui ne s’usent pas facilement; la longueur du mètre se trouverait comprise entre l’extrémité supérieure de la garniture d’en haut et l’extrémité inférieure de la garniture d’en bas; et celle-ci devrait avoir un clou très saillant pour garantir cette même extrémité.
- Si on faisait chaque garniture de la canne en deux parties se réunissant à vis et à écrou, la longueur du mètre pourrait alors être comprise entre les extrémités des parties fixes; elle serait donc toujours la même, et la partie mobile de la garniture supérieure pourrait être saillante, en forme de pomme ou de toute autre chose; mais cette construction exige des précautions, et produit une augmentation d’ouvrage et de prix dont on peut se passer (i).
- (i) Si la garniture de la canue était à vis et à e'crou en fer, on aurait de la peine, au bout de quelque temps, d’en séparer la partie mobile, à cause de la rouille que l’humidité produit sur le 1er. Pour empêcher cel eflet, on pourrait faire la vis et
- p.8 - vue 24/216
-
-
-
- ( 9 )
- Pour que la surface de la canne soit lisse et qu’on ne s’aperçoive pas facilement qu’elle est en même temps une mesure, on peut ne la diviser qu’en décimètres, subdiviser le seul décimètre d’en haut en dix autres parties, n’employer pour marquer toutes ees divisions que de petites chevilles en cuivre, en ^°is ou en os, dont la couleur tranche sur celle de la cannc, et les couper à fleur de la surface de celle-ci.
- DES DOUBLES-MÈTRES.
- Deux cannes de ce genre, mais ayant à leurs extrémités, la première une vis et la seconde un écrou, formeraient par leur réunion le double-mètre. Dans ce cas, leur garniture à chaque extrémité pourrait être eu cuivre (i).
- 1 écrou en cuivre ; mais, à moins de donner à la vis une longueur suffisante, et un pas très fin, on risque de perdre la partie mobile, attendu que les secousses réitérées qu'elle reçoit en disant usage de la canne, l’ouvrent un peu chaque fois. Il est possible, cependant, d’éviter cet autre inconvénient, ati moyen d’un ajustage particulier de la vis et de l’écrou. Nous ei1 Pilerons dans la note suivante.
- (0 Pour donner plus de solidité au double-mètre dans les parties qui se joignent, et pour empêcher qu’elles ne se sépa-rent facilement, on pourrait construire la vis et l’écrou de la manière suivante. L’écrou doit être pratiqué dans un canon ou cylindre d’un diamètre plus petit que celui de la garniture à ^af{uelle il appartient, et la vis doit se trouver isolée de la garniture d’une distance égale à l’épaisseur du canon. Par ce moyen, pendant que la vis se place daus l’écrou, le canon
- p.9 - vue 25/216
-
-
-
- ( io )
- DES DÉCAMÈTRES.
- Les décamètres sont des chaînes destinées à la mesure des terrains. Ils se composent de plusieurs chaînons exécutés avec un gros fil de fer. On peut donner à chaque chaînon la longueur de deux décimètres, en y comprenant l’anneau qui unit ces chaînons; les anneaux, de mètre en mètre, doivent être d’un métal dont la couleur tranche avec celle de la mesure.
- Le premier et le dernier chaînon doivent se terminer par une main qui sert à saisir le décamètre, soit lorsqu’on l’applique sur le terrain, soit lorsqu’on le transporte successivement d’un endroit à l’autre, de la longueur que l’on veut y mesurer; et comme celte opération se fait ordinairement en enfonçant dans le terrain intérieurement aux mains, des piquets ou fiches en fil de fer de la même grosseur que celle employée pour les chaînons, il est nécessaire que la longueur totale de cette mesure excède dix mètres de la quantité équivalente à trois épaisseurs du fil de fer du décamètre, dont deux pour celle des mains, et une pour les deux moitiés de celle des liclics.
- Quant aux moyens de construire ces mesures, ils se réduisent à couper de longueur et à courber
- entre dans cet espace; et il en résulte que la vis se trouve entourée de l’écrou du cylindre et d’une douille ou virole, ce qui rend cct ajustage très solide, et que le double hotte-ment de la vis dans l’écrou et du cylindre dans la douille empêche que les deux mètres ne se séparent aisément.
- p.10 - vue 26/216
-
-
-
- ( 11 )
- exactement le bout (les chaînons, les anneaux et les Plains.
- Les doubles-décamètres dont on se sert lorsqu’il s’^git de mesurer de très grandes longueurs, ne dilfè-lent des décamètres, quant à leur construction, que par la grosseur du fil de fer, qui est plus forte, et par la longueur des chaînons, qui est ordinairement dun demi-mètre, au lieu de deux décimètres.
- mètres ou autres mesures plus petites divisées en millimétrés.
- Les fabricans qui voudront construire des mètres, des demi-mètres ou autres parties du mètre dans la division décimale et divisés en millimètres fi), pourront examiner les mesures qui portent le nom de modèle. La division, pour qu’elle soit exacte, est ce qu’il y a de plus difficile dans la construction de ces Uiesurcs; et le moyen de la faire avQC précision et promptitude, est de se servir de machines qui impriment d’un seul coup toutes les divisions, les chiffres
- les inscriptions.
- En examinant les modèles dont il a été parlé, on "rerra que les traits qui indiquent le cinquième, le quinzième et le vingt-cinquième millimètres, etc.,
- (i) Les parties du mètre, indépendamment de sa moitié, qui, suivant celte division , présentent des longueurs commodes pour l’usage , sont le double-décimètre et le décimètre.
- p.11 - vue 27/216
-
-
-
- ( 12 )
- sont un peu plus longs que ceux des autres millimètres, à l’exception des traits qui répondent aux centimètres, qui sont un peu plus longs que les premiers; on y verra aussi que les centimètres et les décimètres sont indiqués par des chiffres.
- Nous ne parlerons pas de la fabrication des mesures de longueur en métal; il suffira aux artistes qui les font ordinairement, de voir un mètre-modèle, pour qu’ils l’imitent parfaitement dans la construction des mesures de ce genre : d’ailleurs, nous serions obligés 1 d’entrer dans beaucoup de détails que ne comporte pas cette instruction, qui ne concerne spécialement que les mesures de longueur décimales employées | dans le commerce. j
- On observe aux fabricans que les mesures décimales ne seraient point admises à la vérification, si elles n’avaient pas les conditions suivantes :
- i°. Si la différence dans la longueur totale était plus grande que celle désignée dans le tableau ci-dessous (i) :
- (i) On rappelle aux vérificateurs que la longueur des décamètres en forme de chaîne , de leur double et de leur moitié, doit être comptée depuis l’extrémité intérieure d’une des poignées on mains jusqu’à l’extrémité intérieure de l’autre , déduction faite de l’cpaisseur de l’un des chaînons.
- p.12 - vue 28/216
-
-
-
- ( >3 )
- ERREURS TOLERABLES.
- En excès ou en plus, pour| les mesures en bois.
- En plus et en moins, pour les mesures en métal.
- Double-Décamètre _ ^ forme
- Décamètre . ^ chaîne. Demi - Décamètre Double-Mètre
- Mètre.. • •
- Demi - Mètre. * • *
- Double-Décimètre
- Décimètre
- Millim. ioes. Millim. iocs.
- a°. Si la longueur des chaînons du décamètre, du double ou de sa moitié, n’était pas d’un, de deux ou de cinq décimètres;
- 3°. Si les mesures brisées n’étaient pas formées de deux, cinq ou dix parties;
- 4°. Si on n’avait pas construit les mesures avec bue solidité telle qu’on n’ait pas à craindre que leur exactitude puisse être promptement altérée ;
- 5°. Enfin, si à l’exception des décamètres formés de chaînons, on avait omis d’y empreindre le nom ou noms destinés à chacune d’elles ; ainsi que le nom 011 la marque des fabricans.
- On no marquera ni la règle d'appareilleur, ni aucun
- p.13 - vue 29/216
-
-
-
- ( 14 )
- autre instrument formé d’une seule pièce, à moins qu’ils n’aient 3a longueur d’une des mesures comprises dans le tableau précédent.
- Cette instruction, qui parut au mois de floréal an ïX ( mai 1801 ), est ici réimprimée avec tout ce quelle renferme d’utile.
- (
- p.14 - vue 30/216
-
-
-
- N®. III.
- INSTRUCTION
- SITU LA VÉRIFICATION
- DES MESURES DÉCIMALES
- DE LONGUEUR,
- ET DES MEMBRURES POUR MESURER LES BOIS DE CHAUFFAGE.
- PREMIÈRE PARTIE.
- Des Mesures de longueur.
- En envisageant les mesures décimales de longueur sous le rapport de la vérification, on peut les regarder conime étant formées de deux genres très distincts. Le Premier comprend le métré, et les mesures au-dessous, fioi sont le demi-mètre, le double-décimètre et le décimètre. Le second embrasse les multiples du mètre ; Ces multiples sont le double-mètre, le décamètre et le double-décamètre.
- Périjication du Mètre et des Mesures au-dessous du Mètre.
- *
- Supposons qu’on veuille vérifier un mètre, on le pose de façon que le bord où aboutissent les traits de
- p.15 - vue 31/216
-
-
-
- ( *6 ) ! la division soit vis-à-vis celui du mètre-modèle, que j l’extrémité à gauche touche le talon, et que la face supérieure soit à la meme hauteur que celle du mètre-modèle. Il est évident que si on aperçoit une coïncidence parfaite entre les traits des deux mesures, le mètre est exact. Mais cette coïncidence peut ne pas avoir lieu dans deux cas : ou la longueur totale de la mesure est plus petite que le mètre, dès-lors la mesure ne peut pas cire admise : ou la longueur totale excède le mètre ; et il faut, pour l’adopter (i) , que l’erreur ne soit pas • plus forte que celle fixée, et qu’elle soit à-peu-près également distribuée dans toute la longueur de la mesure. Nous disons à-peu-près, car il arrive bien ^ souvent de trouver des inégalités dans la répartition de celte erreur.
- En effet, lorsqu’un mètre est divisé par une machine un peu défectueuse, les parties dont la réunion j forme la longueur totale , ne peuvent pas être toutes exactes : la même chose a lieu, assez généralement, dans les mètres divisés à la main. Il est possible, par j conséquent, qu’il y ait de ces parties du mètre où l’erreur soit plus forte que celle fixée par la longueur totale du mètre, ou du moins plus forte que l’erreur admise pour les mesures delà même longueur que celle . où se trouvent ces mêmes parties ; et c’est ce qui arri- '
- i
- —................ .................................. (
- I
- (i) Nous n’entendons parler ici que de ce qui concerne l’exactitude des mètres, attendu qu’une mesure quelconque pourrait, quoique exacte, ne pas ctre admise , si elle n’avait pas les autres qualités requises et prescrites par le règlement.
- p.16 - vue 32/216
-
-
-
- ( <7 )
- Verait, par exemple, si l’erreur, au demi-mètre, excédait six dixièmes de millimètre, différence qu’on tolère pour les demi-mètres.
- Dans toutes ces hypothèses, on ne doit pas admettre cette mesure ; et comme il ne peut qu’être utile aux labricans de connaître la cause de ce rejet pour qu’ils y remédient, il sera bon que les vérificateurs essaient de la trouver. Un des moyens les plus simples, est de comparer ensemble deux de ces mesures, de manière que les premières divisions de l’une soient opposées aux dernières divisions de l’autre; alors on verra aisément les points où les différences sont les plus grandes.
- Toutes les fois qu’il n’y a point de coïncidence entre les traits du modèle et delà mesure qu’on lui compare, les vérificateurs sont obligés d’en évaluer les différences : avec un peu d’habitude, on y parvient assez aisément, sans le secours d’aucun instrument. Au défaut d’habitude , ou si on voulait faire ces évaluations avec précision, il faudrait employer le Dernier, instrument généralement usité pour cet objet.
- Ce que nous avons exposé jusqu’ici, pour vérifier un mètre, peut s’entendre généralement pour toute autre mesure plus petite.
- Vérification clés mesures au-dessus du métré.
- Nous avons déjà fait observer que les mesures au-dessus du mètre sont le double-mètre, le décamètre et le double-décamètre. La première remplace la toise; les deux autres servent à la mesure des grandes longueurs.
- 2
- p.17 - vue 33/216
-
-
-
- ( >« )
- Pour rendre les doubles-mètres plus portatifs , on ]cs construit ordinairement en deux parties égales. Dans ce cas, leur vérification n’est pas plus difficile que celle des mètres, dont il a été question dans l’article précédent. Mais si les doubles-mètres étaient formés d’une seule pièce, et si le vérificateur n’avait pas à sa disposition un étalon de cette mesure , il faudrait, pour les vérifier, faire usage de quelques autres procédés ,* en voici deux :
- , On présente le double-mètre, on en vérifie la moitié et on y marque, avec un crayon, les différences qu’on y a reconnues : on retourne bout à bout le double-mètre, et on vérifie l’autre moitié. Enfin, on tient t compte des erreurs qu’on a observées, en faisant attention que dans la seconde opération, les erreurs remarquées dans la première se trouvent dans une direction opposée ; c’est-à-dire, que si dans la première, ces erreurs étaient en plus, elles paraîtront en moins dans la deuxième.
- Les bouts en fer saillans, qu’on adapte le plus souvent aux extrémités de cette mesure, n’empêchent pas qu’on ne puisse rapprocher les divisions -, il suffit, pour cela, de presser légèrement la mesure contre le mètre modèle.
- Le second moyen consiste à se procurer deux mètres, dont un garni d’un talon, ou un double-mètre qui ait également un talon à l’une de ses extrémités : on place les deux mètres ou le double-mèu-c sur des petits tasseaux posés sur une table, et on approche le double-inètrc de façon qu’il touche contre le talon, et que les
- p.18 - vue 34/216
-
-
-
- ( T9 )
- divisions soient vis-à-vis l’une de l’autre. Il est inutile de faire observer que les deux mètres ou le double-mètre, qui, dans cette circonstance, servent d’objet de comparaison, doivent être divisés avec une grande exactitude.
- Les décamètres , leurs doubles et leurs moitiés sont des chaînes construites ordinairement avec du fil de fer. Leur longueur ne permet guère d’en faire la vérification en les comparant à une seule mesure-modèle de la même étendue ; mais, comme l’exactitude de leurs divisions n’est pas aussi essentielle que celle des autres mesures, on peut procéder à leur vérification en les posant sur une longue bande de papier collée sur un parquet ou un mur bien dressé, et divisé convenablement j et l’opération sera faite en une ou en plusieurs fois , suivant la longueur qu’on aura eu la facilité de donner à la bande de papier.
- On ne doit pas oublier que la longueur de ces mesures doit être comptée depuis l’extrémité intérieure d’une des poignées ou mains, jusqu’à l’extrémité intérieure de l’autre, déduction faite de l’épaisseur d’uh des chaînons (i).
- (i) En voici la raison. Lorsqu’on fait usage d’une chaîne pour mesurer un terrain, on commence par y ficher un premier piquet, autour duquel on adapte la poignée de la chaîne; on tend celle-ci, et on fiche un second piquet, passé d’abord dans l’autre poignée. On ôte le premier piquet et la chaîne : on &dapte la poignée au deuxième piquet ; on tend la chaîne ; on enfonce le troisième piquet passé auparavant dans la poi-
- 2..
- p.19 - vue 35/216
-
-
-
- (20 )
- Règlement pour la vérification des mesures de longueur.
- ARTICLE PREMIER.
- Les mesures de longueur, ainsi que les erreurs qu’il est permis aux vérificateurs de tolérer, sont les suivantes :
- ' " 1 — NOMS. DES MESURES. ERREURS T( En excès ou en pins , pour les mesures en bois. )LÉRABLES. En plus et en moins, poulies mesures en métal.
- Millim. io cs. Millim. iocs.
- Double-Décamètre J f 3. o
- ( en forme 1
- Décamètre \ ^ 2. O
- i de chaîne. |
- Demi - Décamètre 1 ! i. 5
- Double-Mètre i. 5 O. 2 O. 2
- Mètre I. o
- Demi - Mètre o. 6 O. 1
- Double-Décimètre o. 4 0. I
- * •
- Décimètre o. 3 0. 1
- gnée , etc. etc. Ces piquets sont ordinairement formés de fd de fer, du meme diamètre que celui employé pour la construction de la chaîne : il en résulte donc que la vraie longueur mesurée sur le terrain , par ce procédé, se compose de toutes celles qui sont comprises entre les centres des piquets, et que, par conséquent, la longueur de la chaîne doit être celle que nou» avons énoncée.
- p.20 - vue 36/216
-
-
-
- ( »I )
- ART. 2.
- Le décamètre, le double et sa moitié, construits eu forme de chaîne , ne seront admis à la vérification qu’autant que la longueur des chaînons sera de 2 ou de 5 décimètres, et que les anneaux, à chaque mètre, seront exécutés avec un métal d’une couleur différente de celui employé pour les autres anneaux.
- art. 3.
- On ne marquera ni la règle d’appareilleur, ni aucun autre instrument formé d’une seule pièce , à moins qu’ils n’aient la longueur d’une des mesures comprises dans le tableau précédent.
- ART. 4-
- Il sera permis de faire des mesures brisées, pourvu (|ue le nombre de leurs parties soit deux, cinq ou dix.
- ART. 5.
- Toute mesure doit être construite avec une solidité toile qu’il n’y ait pas lieu de craindre que son exactitude puisse être promptement altérée.
- ART. G.
- Les fabricans sont tenus d’empreindre sur chaque mesure, et en majuscules romaines, le nom qui est propre à chacune ; ils sont tenus également d’y appliquer leur nom et leur marque.
- p.21 - vue 37/216
-
-
-
- ( « )
- DEUXIEME PARTIE.
- JJ es Membrures pour mesurer le bois de chaujjage.
- Les membrures destinées à la mesure des bois de chauffage, sont 1 e stère, le double-stère et le demi-déeastère. La première remplace la demi-voie ; la seconde, la voie^ et la troisième, la corde. Nous allons indiquer les moyens d’en constater l’exactitude, ainsi que d’y apposer le poinçon royal.
- Vérification des Membrures.
- Les vérificateurs doivent cire munis d’une règle bien dressée, et assez forte pour qu’elle ne se déjette pas facilement ; d’une équerre qui puisse servir de niveau ; d’une mesure, de la longueur de la sole, entre les deux monlans , divisée au moins en centimètres; et d’un demi-mètre ou d’un double-décimètre, divisé en millimètres.
- Au moyen de la règle et de l’équerre, on choisira un terrain suffisamment de niveau, et, de préférence, dans une cour ; c’est sur ce terrain qu’il faut placer la membrure que l’on veut vérifier.
- Supposons que cette membrure soit un stère.
- Le règlement porte , i°. que la longueur de la sole entre les montans, doit être d'un mètre ; 20. que ces pièces seront bien dressées, à fleur l’une de l’autre, et ajustées d’e'querre ; 3°. que si la longueur des bûches est, par exemple, de 114 centimètres , la hauteur des montans doit être de 88; 4°. que les sous-traits auront
- p.22 - vue 38/216
-
-
-
- ( *3 )
- douze décimètres de longueur, et que leur largeur et leur hauteur seront pareilles à la largeur de la solc , etc., etc.
- Voici la marche qu’il faut suivre pour s’assurer si la membrure dont il s’agit, a les conditions demandées.
- On place le mètre sur la sole, entre les montans et au-dessus de chacune de ses deux arrêtes supérieures, ce qui sert à vérifier récartement des montans sur la sole.
- On remonte le mètre et on le soutient entre les sommets des montans : par ce moyen, on vérifie ^ 1 écartement des montans à leur sommet.
- On adapte le mètre contre chaque montant, à la partie intérieure de la membrure, et parallèlement à l une de ces arrêtes verticales : cette opération a pour objet de vérifier la hauteur des montans.
- On pose la règle sur les n\ontans , et on place verticalement le mètre entre la règle et la sole, pour voir si cette pièce est droite, bombée ou creuse.
- En adaptant l’équerre contre la sole et un des moii-tans, on peut s’assurer si ces deux pièces sont ajustées perpendiculairement l’une sur l’autre (i).
- Avec le mètre et le double-décimètre , on vérifie la longueur des sous-traits.
- Avec le double-décimètre , on examine si leur largeur et épaisseur sont égales à la largeur de la sole.
- (') Cette opération peut être regardée comme une espece de contrôle de <pielcpies-unes des précédentes.
- p.23 - vue 39/216
-
-
-
- ( *4)
- Avec cette même mesure, ori constate la hauteur des entailles.
- Enfin, à la simple vue, on vérifie si la membrure en question aies autres conditions nécessaires.
- Si, dans ces diverses opérations, on ne trouve aucun défaut dans la construction de cette membrure, elle doit être marquée ; si, au contraire, on en trouve, il faut, pour qu’on les tolère, qu’ils soient en plus ou en excès, et dans les limites fixées par le règlement.
- Comme, à l’exception des dimensions des pièces, tant principalesqu’accessoircs, de chaque membrure, leur construction est la même pour toutes, on conçoit que ce que nous avons dit pour la vérification du stère, s’applique également à toute autre membrure.
- Marque des Membrures.
- Le poinçon qui constate la justesse des membrures y doit être empreint à froid, avec force et d’une manière durable.
- Les empreintes doivent être placées , i°. à la jonction de la sole et des montans ; o.°. à la partie supérieure de chaque montant $ 3°. sur les contre-fiches ; 4°. enfin sur chaque sous-trait.
- Si on voulait que ces empreintes fussent plus visibles, on pourrait faire usage d’une encre pareille à celle dont se servent les imprimeurs. On sait qu’elle est formée de noir de fumée et d’huile : on en mettrait avec un pinceau sur un tampon couvert de peau , et 011 presserait le poinçon sur le tampon ainsi imbibé, avant de l’appliquer sur la membrure.
- p.24 - vue 40/216
-
-
-
- Règlement pour la vérification des Membrures destinées il mesurer le bois de chauffage.
- ARTICLE PREMIER.
- Il y a trois sortes de membrures pour mesurer le bois de chauffage , savoir : la première pour le stère , la seconde pour le double-stère y et la troisième pour le demi-dècastère.
- art. 2.
- Les membrures, telles qu’elles se font ordinairement, doivent être construites en bon bois, bien dressé et corroyé, et avec des dimensions et assemblages tels que les pièces qui les composent, n’éprouvent pendant long-temps aucune altération, ni dans leurs dimensions , ni dans leur écartement.
- art. 3.
- Chaque membrure doit être formée d’une sole, de . deux montans et de deux contre-fiches ; elle doit avoir de plus deux sous-traits.
- art. 4*
- La longueur de la sole, entre les montans, sera d’un mètre pour la" membrure du stère, de deux mètres pour celle du double-stère, et de trois mètres pour celle du dcmi-décaslère. Cette même longueur doit se trouver entre les extrémités supérieures des montans.
- ART. 5.
- La bailleur des montans des membrures du slcre et
- p.25 - vue 41/216
-
-
-
- ( afi )
- (lu double-stère est réglée suivant la longueur des bûches, ainsi qu’on le voit dans le tableau ci-après. Ils doivent porter immédiatement sur la sole, sans qu’il y ait aucun vide, l’alïleurer à ses longues faces verticales, et être garnis, à leur sommet, d’une plaque enfer, incrustée à lleur du bois, à recouvrement sur les deux petites faces des montais, ainsi que sur les entailles, et fixée solidement.
- art. 6.
- Il ne sera permis de tolérer que des erreurs en plus ou en excès, pourvu quelles rie soient au total que de cinq millimètres pour le stère , de huit pour le double stère, et de quinze pour le demi-décastèrc. Par exemple, si, dans le stère, la longueur de la sole entre les rnontans était trop forte de deux millimètres, il faudrait que l’excédant de la hauteur des inonlans ne fût que de trois millimètres au plus, etc.
- ART. 7.
- La longueur des sous-traits sera de deux décimètres plus grande que celle de la sole, entre les deux mon-tans ,* leur largeur et épaisseur seront pareilles à la largeur de la sole.
- ART. 8.
- Chaque membrure doit porter le nom qui lui est propre, sur chacun des rnontans, écrit d’une manière lisible et durable. A cet effet, on pourra l’empreindre à froid ou à chaud, au moyen d’un poinçon, ou le peindre à l’huile.
- p.26 - vue 42/216
-
-
-
- ( 2 7 )
- AllT. <).
- Les membrures du stère et du double-stère pourront iuissi être faites en 1er j mais aux conditions générales prescrites pour leur justesse, les fabrieans devront de plus être j.enus de placer plusieurs parcelles d’étain sur c!laque membrure pour faciliter l’application des poinçons.
- Tableau de la hauteur que doivent avoir les montans des membrures du stère et du double-stère, pour les diverses longueurs de bûches, depuis un mètre jusquà cent quarante centimètres.
- LONGUEUR des
- BUCHES.
- 1. 00 o. 98 O. 96 o. 94 o. 93
- O. QI
- O. 89
- O. 88
- o. 86
- o. 85 o. 83 o. 82 O. 81
- o* 79
- o. 78
- Milre.
- I.
- I. 02
- 1. 04 1. 06 1. 08 1. 10 1. 12 i. 14 1. 16 1. 18 1. 20 1. 22 1. 24
- 1. 26 ï. 28 ï . 3o
- HAUTEUR
- des
- MONTANS.
- o. 77
- p.27 - vue 43/216
-
-
-
- 1. 3 a * 0. 7(> nji
- ï. 3,1 <).
- 1. 3(> . . . .
- 1. 38 0. J4* 7 ^
- j. 40 0. 71
- *
- En prescrivant la forme des membrures telle qu’elle est indiquée dans l’instruction, on a eu principalement en vue les chantiers ou magasins de bois à brûler établis dans les villes. Mais si une membrure aussi solide est trop lourde et trop embarrassante pour être transportée, avec le bois même, par les marchands ambulans, obligés de mesurer le bois avant de le livrer, rien 11e s’oppose à ce que l’échantillon en soit diminué. La sole peut être moindre de quelque chose, et il n’est pas nécessaire que pour le double-stère, par exemple, elle s’étende jusqu’à quatre mètres, la partie utile n’en ayant que deux.
- On pourrait aussi employer, sans inconvénient, de simples châssis, formés de deux monlans, qui se placent par des tenons sur la sole, et dont l’écartement est maintenu par une traverse à mortaise par le haut. Ces châssis peuvent être d’une grande légèreté, et faciles à transporter, puisqu’ils se démontent à volonté. On construit dans plusieurs départemens des membrures portatives en fer, qui sont d’un service très sûr et très commode.
- Les vérificateurs devront plutôt constater la solidité et la justesse des membrures que leur forme proprement
- p.28 - vue 44/216
-
-
-
- ( »9 )
- dite. Ils apposeront le poinçon royal sur celles cpn leur paraîtront réunir les conditions suffisantes pour l’usage auquel elles sont destinées.
- Cette instruction fut publiée au mois de messidor an IX ( juillet 1801 ). On en a retranche la description et les dessins de 1’ instrument appelé Fermer, du nom de son auteur, et quelques autres parties qui ne seraient aujourd’hui d’aucune utilité.
- p.29 - vue 45/216
-
-
-
- N». IV.
- INSTRUCTION
- SUR LA FABRICATION
- DES MESURES DÉCIMALES
- DE CAPACITÉ,
- TOUR LES GRAINS ET AUTRES MATIERES SECHES.
- Les mesures décimales do capacité, tant pour les grains que pour les autres matières scelles, sont :
- i°. L’hectolitre, mesure de cent litres ;
- OP. Le décalitre, qui vaut dix litres;
- 3°. Le litre;
- 4°. Le décilitre, dixième de litre.
- Pour la facilité du commerce, il est permis d’employer les doubles et les moitiés de chacune de ces mesures. En conséquence, la série entière se compose comme on le voit dans le tableau suivant, qui présente en meme temps les noms fixés par la loi du 18 germinal an III, et les dimensions qu’elles doivent avoir, la hauteur étant toujours égale au diamètre.
- p.30 - vue 46/216
-
-
-
- NOMS. 1 HAUTEUR K T DIAMÈTRE.
- TTcr'telitre. Milliiuèt. Dixièmes* 5o5 i
- Demi - Hectolitre Double Décalitre Décalitre 399 3 | 294 ..... a 8 255 5
- 1 Demi - Décalitre i85 3
- J Double Tiitrc. i36 6 I
- I Taire 108 4
- 86 0 j
- Double Décilitre Décilitre 63 4 5o 5
- Il faut observer que les dimensions énoncées dans ce tableau ont été déduites, en supposant les mesures parfaitement cylindriques «à fintéricur, et sans aucun corps susceptible d’en diminuer le volume; ce*qui n’a pas lieu ordinairement, tant parce qu’en général les feuilles sont fixées à recouvrement, que parce qu’il y a des mesures qui, par leur volume ou l’usage qu’on en fait, exigent qu’elles soient garnies de potences, de cercles et de boulons en fer. Ainsi, on doit entendre, dans le premier cas, pour diamètre, le diamètre moyen, et pour hauteur, celle qu’il faut donnera une mesure pour quelle ait la contenance requise.
- La première chose que doit faire un fabricant qui veut entreprendre la construction des mesures deci-
- p.31 - vue 47/216
-
-
-
- ( 3?- )
- malos tic capacité pour les grains ou autres matières sèches, c’est de se procurer, sur un mètre exactement divisé, tel que l’étalon en cuivre qui est déposé à la préfecture de chaque département, des verges en fer dans les dimensions prescrites par le tableau ci-dessus, lesquelles lui serviront à déterminer le diamètre et la hauteur de chaque mesure.
- Il prendra aussi communication des modèles de ces sortes de mesures, qui sont déposés au secrétariat de la préfecture ; après quoi, il se trouvera en état de travailler conformément aux instructions suivantes.
- FA.BRICA.TION DES MESURES.
- Choix du Bois.
- Le meilleur bois, en général, qu’on puisse employer pour celte fabrication, est le chêne,* tant par rapport au prix, que parce qu’il lie s’éclate point, et qu’il est peu sensible au* influences de la sécheresse ou de l’humidité.
- A défaut de chêne, on pourra employer le noyer ou le hêtre ; le premier est un bois cher, et tous les deux se déjettent et diminuent sensiblement.
- Quel que soit le bois dont on fait usage, il est nécessaire de le débiter en feuilles, des largeur et épaisseur convenables aux mesures que l’on a en vue de construire,* d’apporter du soin dans celte opération, surtout pour ce qui concerne l’épaisseur, d’où dépend, en grande partie, la régularité des mesures; et de faire
- p.32 - vue 48/216
-
-
-
- ( 33 )
- sécher les feuilles pendant quelques mois avant de les mettre en œuvre.
- Corps de la Mesure.
- Il n’y a que les grandes mesures destinées à mesurer le charbon de bois ou de terre, qui exigent une double iéuille, l’une en dedans, l’autre en dehors, pour construire le corps de la mesure : dans les antres, on n’emploie qu’une seule feuille,* et cependant, comme il serait difficile de se procurer des feuilles de la hauteur des grandes mesures, on est forcé, dans ce cas, de former chaque feuille de deux parties, l’une au-dessus de l'autre, et quelquefois meme de trois, lorsqu’il s agit de l’hectolitre; mais dès-lors il est nécessaire de les ajouter de manière qu’un joint se trouve opposé à un plein, c’est-à-dire que dans les mesures à charbon, le joint d’une des feuilles doit être placé contre le plein de l’autre, et que dans les mesures à grain, le joint de la feuille doit se trouver contre le plein de la bordure inférieure.
- L’épaisseur des feuilles dont on vient de parler, et la longueur de leur recouvrement, doivent être fixées en ayant égard au poids dont chaque mesure est chargée, et à la tendance qu’ont ces feuilles à se développer, d’autant plus grande que le diamètre de la mesure est plus petit.
- Il faut apporter beaucoup d’attention dans le choix des feuilles qui sont destinées à former le corps des mesures; on ne doit pas mettre moins de soin dans la
- 3
- p.33 - vue 49/216
-
-
-
- ( 34 )
- manière de les arrêter, pour que ces instruirions aient la solidité et la régularité nécessaires.
- Bordures.
- Dans les mesures dont le corps est formé d’une feuille en dedans et d’une en dehors, on fait celle-ci plus longue, afin de recevoir le fond et le jable ; dans les autres, on adapte extérieurement au corps de la mesure, une bordure pour remplir le même objet. Un autre motif pour lequel on emploie ces bordures, est d’empêcher que le corps de la mesure ne s’use ou ne se déjette promptement. On y parvient en leur donnant une hauteur et une épaisseur convenables, et en les faisant entrer de force autour du corps de la mesure. Le recouvrement de ces bordures est toujours le même, à-peu-près, que celui des feuilles formant le corps de la mesure. Pour donner une solidité suffisante aux grandes mesures, on les garnit extérieurement, et quelquefois aussi intérieurement, de cercles et de bordures en fer : on en parlera à l’article ferrure,- mais on observera ici que la mesure de deux décalitres et celle de deux litres, doivent avoir une bordure supérieure, en bois, qui affieure la feuille du corps de la mesure.
- Fond.
- La difficulté de se procurer des feuilles de fond dont la largeur soit égale au diamètre des grandes mesures, oblige quelquefois à former ces fonds de
- p.34 - vue 50/216
-
-
-
- (35,
- deux morceaux. Les fonds des autres mesures doivent el.ro d’un seul morceau. Dans les deux cas, cette pièce doit être dressée et coupée de manière que le blé ou autre graine ne puisse se faire jour à travers les joints, entre elle et le corps de la mesure, ou entre les deux parties dont elle est formée.
- Jable.
- Lorsqu’une mesure est remplie de blé, toutlepoids agit sur le fond, et le fond sur le jable. Il est donc nécessaire de donner au jable une solidité suffisante, tant par le nombre et l’épaisseur de ses feuilles, que par la manière de le fixer à la bordure inférieure. Il est nécessaire aussi que le jable serre bien le fond contre le bord inférieur du corps de la mesure.
- Pieds.
- Les grandes mesures à charbon portent ordinairement sur trois pieds. Si on les construit en bois d’orme, on donnera à ces mesures une grande solidité dans toutes leurs parties, principalement aux jables. On Recommande, comme chose essentielle, qu’ils soient garnis de deux viroles en fer forgé, et d’un gros clou a tète à leur bout.
- Ferrure.
- Les mesures pour les grains et autres matières sèches, étant formées de bois en feuille, il faut que celles-ci soient ferrées, afin de leur donner la forme
- 3..
- p.35 - vue 51/216
-
-
-
- ( 36 )
- demandée. Pour cela, on emploie plusieurs objets : on va en faire l’énumération.
- i°. Clous tranchés et rabattus. Ce sont de petits triangles de tôle, qu’on introduit à coups de marteau dans les feuilles perpendiculairement à leurs fibres, la létc à la partie la plus apparente, la pointe à la partie opposée et rabattue de ce meme coté. Ces memes clous servent aussi à arrêter les bordures sur le corps de la mesure, et les jables sur les bordures.
- 9.0. Clous à tête. Ils servent à fixer les bordures et bandes de fer dont il va être question ci-après ; la tête est placée sur le fer, et la pointe est ràbaltue sur le bois, du côté opposé.
- 3°. Broches en fer. On les emploie pour fixer les cercles en fer fcuillard et forgé; on les rive des deux côtés.
- 4°. Boulons à vis et écroux. Ils sont destinés à assujettir les pieds au corps des mesures à charbon ; il faut les construire et les adapter de manière que les têtes et les écroux soient logés dans le bois, et qu’on puisse enlever les uns et les autres. En conséquence, on fait les écroux fendus vers le bord, en deux endroits diamétralement opposés.
- 5°. Bordures et bandes en fer fcuillard. Les bordures supérieures doivent être rabattues pour garantir l’extrémité du corps de la mesure; et les bandes doivent être d’un seul morceau, et serrer fortement toutes les parties de la mesure. Dans les mesures à charbon, les seules où il faille employer, à la partie
- p.36 - vue 52/216
-
-
-
- ( 37 )
- inferieure, des bordures de celle espèce, il n’est pas nécessaire de les rabattre, cette partie étant garantie par les pieds. On peut aussi diminuer la largeur de ccs bandes, à partir de l’extrémité du fond vers son centre.
- 6°. Cercles en fer feuillard et forgé. Les premiers s’emploient dans les grandes mesures garnies de bandes de fer, pour couvrir fet arrêter les extrémités de celles-ci, près du centre du fond. On place les seconds sur la partie supérieurojdes mesures à charbon ; et afin de les lixer solidement aux bordures supérieures, on se sert d’étriers en fer feudlard , qu’on rive d’abord sur le cercle, et qu’on lixe ensuite sur les bordures.
- 7°. Enfin, Potences en fer forgé, pour les grandes mesures à grain, savoir, l’hectolitre ( si on voulait l’employer à cet usage), le demi-hectolitre et le double décalitre. La branche horizontale doit être en contrebas de la mesure, et fixée par des broches rivées à la bordure supérieure : la branche verticale doit d’abord être rivée sur la première, et avoir en outre une :embase uu partie plus large qui s’appuie sur le fond ; partie excédante par-dessous et taraudée pom r.c- v-, : lm écrou, alinque le fond se trouve serré e; ur ? r 7 :
- l’écrou.
- Les fabricans écriront ou graveront sur chaque mesure le nom fixé parla loi du 18 germinal an III (7 avril 1795), et ces noms devront être inscrits de manière à ne pouvoir être effacés promptement. Un
- p.37 - vue 53/216
-
-
-
- moyen simple et expéditif est d’avoir des feuilles de cuivre découpées ; d’employer une petite brosse et de l’encre épaisse, et de passer une couche de vernis blanc sur les noms qui auront été empreints, aussitôt qu’ils seront séchés.
- MARQUE DES FABRICANS.
- Les fabricans ne peuvent se dispenser également de mettre leur marque aux mesures qu’ils présentent à la vérification. Pour l’y appliquer, ils peuvent employer un fer cliaud et l’adapter sur le fond. Celte partie étant plate, reçoit très bien les empreintes faites par ce moyen.
- Conditions pour la réception des Mesures.
- Les mesures présentées à la vérification, 11e seraient point reçues, si elles avaient un ou plusieurs des défauts suivans :
- 1°. Si la hauteur de la mesure, ainsi que le diamètre moyen, pris à un endroit quelconque de cette hauteur, sont faibles, à moins qu’elles 11e soient, l’une en plus, l’autre en moins, et que la différence 11’excède pas d’un vingtième celles désignées dans le tableau ;
- 2°. Si toutes ses parties ne sont pas solidement assemblées , à l’exception de la bordure ou du cercle en fer, près du bord, qui ne seront arretés que pour procéder aux dernières vérifications par la graine j
- p.38 - vue 54/216
-
-
-
- ( 3g )
- 3°. Si le fond n’a pas une épaisseur sulïisante pour empocher qu’il ne bombe, et s’il n’est pas solidement contenu en tre le corps de la mesure et le jablc;
- 4°. Si la tringle horizontale de la potence en fer ne se trouve pas en contre-bas du bord de la mesure, et fci la tringle verticale n’est pas garnie dhinc embase à sa partie inférieure, contre laquelle le fond doit être pressé au moyen de l’écrou par-dessous ; 1 ul<
- 5°. Si, dans les mesures, depuis l’hectolitre jusques et compris le décalitre, les seules où il soit permis de mettre une gorge, cette gorge n’a pas deux centimètres, au moins de hauteur, et si elle n’est point arretée sur la bordure ou la feuille extérieure, par des clous rivés ou rabattus,- *
- h°. Si la partie supérieure du corps de la mesure a été amincie près du bord , et si elle n’est pas à fleur de la bordure;
- 7°. Si enfin le fabricant a omis d’appliquer sa marque sur le fond.
- Dans les mesures garnies de potences ou autres corps saillans, il faudra que la hauteur soit un peu plus forte-que celle désignée dans le tableau, en raison du volume de ces objets.
- Les mesures qui, après vérification faite, auront été trouvées faibles, seront rejetées. Quant aux autres, on ifadmcttra que celles dont les erreurs ne dépasseront pas un centième pour les mesures en chêne, et un cinquantième pour celles en hêtre ou autre bois.
- Enfin, les vérificateurs sont autorisés à garder par-
- p.39 - vue 55/216
-
-
-
- ( 4o )
- devers eux, pendant quelques jours, les mesures qu’ils croiraient être susceptibles de diminuer trop sensiblement de volume en séchant,
- Cette instruction fut publiée en floréal an IX (mai 1801 ). En la réimprimant, on y a fait de légères suppressions : les dessins, qui raccompagnaient et les descriptions de ces dessins., en onç aussi été retranchés comme inutiles.
- p.40 - vue 56/216
-
-
-
- N». V.
- INSTRUCTION
- SUR LA FABRICATION
- DES MESURES DÉCIMALES DE CAPACITÉ
- POTJR LIQUIDES.
- Les mesures décimales, pour les liquides , sont : le litre, le décalitre, mesure de dix litres, et le décilitre, dixième de litre.
- Chacune de ces mesures a son double et sa moi Lié £ ainsi la série entière se compose comme il suit : Double-décalitre.
- Décalitre.
- * Demi-décalitre.
- Double-litre.
- Litre.
- Demi-litre.
- Double-décilitre.
- Décilitre.
- Demi-décilitre.
- Des Mesures (Vétain.
- La forme des mesures en étain est celle d’un ey-
- p.41 - vue 57/216
-
-
-
- lindre, dont la hauteur intérieure est double du diamètre.
- Les unes sont terminées par un rebord qui forme un bec alongé, pour en faciliter l’usage, et par un couvercle fixé par une charnière à la partie supérieure de l’anse.
- Les autres sont sans couvercle ni rebord ; elles sont destinées plus spécialement à l’usage des marchands y cl se distinguent sous le nom de mesures de comptoir.
- Tableau des dimensions que doivent avoir les me-
- sures d'étain, tant en diamètre quen hauteury ainsi que des erreurs dans la contenance quil est permis de tolérer.
- DIMENSIONS
- NOMS INTÉRIEURES. g* 1
- des Mesures décimales. >
- Hauteurs. Diamètres. P
- millira. millim. graui.
- Double-litre 2l6.7 O 00 4^ 3.0 <9
- Litre 172.0 86.0 2.0
- Demi-litre i36.G 68.3 1.5
- Double-de'eilitre 100.6 5o.3 1.0
- Décilitre 79-9 39-9 0.6
- Demi-décilitre 63.4 51.7 0.4
- Les erreurs de contenance sont exprimées en grammes ou fractions de gramme, parce que c’est par le poids que se règle la contenance des mesures. Le litre
- p.42 - vue 58/216
-
-
-
- ( 43 )
- dt contenir un décimètre cube d’eau distillée, dont le poids est d’un kilogramme.
- Ces erreurs ne peuvent être tolérées qu’en plus; toute mesure qui serait trop petite, n’est dès-lors pas admissible.
- Quoique les potiers d’étain puissent trouver dans les règles de leur art des indications pour les guider dans la fabrication des mesures , il est cependant quelques points sur lesquels on croit qu’il est important de leur tracer la marche qu’ils doivent suivre.
- De la construction des Moules.
- Les mesures se font par le moyen des moules propres à cet effet. Ces moules, faits en cuivre , doivent cire disposés de façon que le corps de la mesure soit d’une seule pièce, qu’elle en sorte nette et dans les dimensions réglées, et que le bord supérieur soit régu-liè rement terminé.
- Lorsqu’un fabricant aura construit un moule, il ne s’en servira pas pour faire des mesures avant de l’avoir vérifié , et de s’être assuré par plusieurs essais , que les mesures qui en sortent sont exactes. La marche la plus sûre sera de couler quelques mesures , de les porter au vérificateur, qui en fera la vérification , et indiquera les corrections qui devront être faites en plus ou en moins.
- C’est par un pareil procédé que plusieurs des potiers d’étain de Paris, aidés par le vérificateur du bureau des poids et mesures, sont parvenus à se pro-
- p.43 - vue 59/216
-
-
-
- curer tics moules qui sont d’une exactitude presque rigoureuse.
- Du titre de la matière pour la confection des Mesures.
- Les mesures ne peuvent pas être faites avec de l’étain pur; on y emploie ordinairement de l’étain allie de plomb : mais une trop grande quantité de plomb, eu altérant la qualité du métal, peut devenir en meme temps nuisible à la santé. C’est cette considération qui a déterminé le Gouvernement à fixer la quantité de plomb qui pourrait entrer dans la composition du métal destiné à la fabrication des mesures à iG 1/2 pour 0/0pesant, avecune tolérance d’un et 1 J‘i en sus;en sorte que l’alliage ne doit pas excéder 18 pour °/o > ou, ce qui revient au même , le métal qu’011 emploie à la fabrication des mesures ne doit pas contenir moins de 82 centièmes de fin. Ainsi, des mesures qui seraient faites avec un métal dans la composition duquel il entrerait moins de 82 centièmes de lin, seraient à un trop bas titre; elles ne seraient point admissibles.
- Si les potiers d’étain n’avaient jamais à employer que de l’étaiu pur et du plomb, leurs procédés seraient infiniment simples; ils 11’auraienL qu’à mettre 83 1/2 parties d’étain pur avec iG 1/2 parties de plomb : ils auraient toujours un métal qui serait au titre fixé.
- Mais l’étain qui est dans le commerce est rarement pur, et ce qu’on nomme vieux étain, est toujours allié d’ une quantité plus ou moins grande de plomb.
- p.44 - vue 60/216
-
-
-
- ( )
- Avant. (1 employer de pareilles matières , les potiers doivent donc commencer par s’assurer de leur qualité.
- Des moyens de connaître le litre ou la qualité de V étain.
- Les moyens que les potiers d’étain ont employés jusqu’ici pour apprécier la qualité de leurs matières , étaient si peu sûrs, que souvent les hommes les plus exercés dans leur art n’étaient point d’accord entr’eux sur le degré de pureté des matières qu’ils avaient éprouvées ; l’établissement du système métrique aura encore contribué aux progrès de cet art utile , en donnant l’occasion de chercher des iprocédés plus sûrs pour parvenir à connaître exactement le véritable titre de l’étain, c’esl-à-dire , combien une masse de ce métal contient d’alliage.
- La physique et la chimie offraient différons moyens pour cela j mais il fallait en choisir un dont 1 emploi simple et facile ne mît pas dans la nécessité d’altérer lu mesure : on a préféré, en conséquence, celui-ci.
- 11 consiste à peser d’abord dans l’air, puis dans l’eau, la pièce de métal dont on veut connaître le titre : on compare le poids trouvé dans l’eau au poids trouve dans l’air; on prend la différence, et, par celte différence, on divise le poids trouvé dans l’air. Le quotient de la division indique combien le corps dont il s’agit pèse comparativement avec une quantité d’eau d’un pareil volume ; c’est ce qu’on appelle sa pesanteur spécifique.
- p.45 - vue 61/216
-
-
-
- ( 4G )
- Supposons une pièce de métal, qui, pesée d’abord dans l’air, a donné un poids do 2.352 "ranimes, et pesée ensuite dans l’eau, n’a plus donné que 2o58. Retranchez 2058 de 2352, il vous restera 294,* ce sera la différence du poids dans l'air au poids dans l’eau. Divisez 2.352 par cette différence 294, vous aurez pour quotient 8 : ce sera la pesanteur spécifique du métal ; c’csl-à-dirc, qu’il pèse huit fois autant qu’une quantité d’eau d’un pareil volume.
- On a reconnu par des expériences semblables, que le poids de l’étain pur est à celui de l’eau distillée, dans le rapport de 7«3o5 à 1; c’est à-dire, qu’une masse donnée d’étain pur pèse sept fois et 3o5 millièmes autant qu’une quantité d’eau distillée d’un volume égal, et que le poids du plomb est à celui de l’eau, dans le rapport de 11.299 ;l 1 J c’est-à-dire’, qu’une masse de plomb pèse onze fois et 299 millièmes autant qu’une quantité d’eau d’un pareil volume ; en sorte que le poids d’un décimètre cube d’eau étant d’un kilogramme ou 1,000 grammes, celui d’un décimètre cube d’étain sera de 7,3o5 grammes, celui d’un décimètre cube de plomb sera de 11,299 grammes.
- Il est clair que plus une masse d’étain contiendra de plomb, plus sa pesanteur spécifique augmentera et se rapprochera de celle du plomb (1).
- (1) C’est par le poids seulement que doivent se re'gler les proportions de l’alliage. Une combinaison de métaux qui an-rail pour base leur volume, serait mauvaise , et ne donnerait pas le titre cherché.
- p.46 - vue 62/216
-
-
-
- ( hi )
- CVsl sur ce principe qu’a été construite, d’après dos expériences faites avec le plus grand soin, la table (i) qui donne la pesanteur spécilique de l’étain, selon ses divers degrés d’alliage avec le plomb, évalués en centièmes de la masse totale.
- On voit, par exemple, dans cette table, qu’une masse de matière qui contient 8 parties de plomb contre 92 parties d’étain pur, a une pesanteur spécifique exprimée par 7.496, c’est-à-dire, qu’elle pèse 7 fois ct 496 millièmes autant qu’un pareil volume d’eau ; que celle qui contient 76 parties de plomb contre 24 parties d’étain, aune pesanteur spécilique de 9.838, c’est-à-dire qu’elle pèse 9 fois et 838 millièmes autant qu’un pareil volume d’eau.
- Au moyen de cette table, on peut donc facilement connaître combien une masse d’étain, dontona trouvé la pesanteur spécifique, contient de plomb.
- Supposons quel’onail trouvé la pesanteur spécifique d’une pièce de métal de 7.729, 011 cherchera, dans la colonne des pesanteurs spécifiques, le nombre 7.729, ou du moins, celui qui en approche le plus, qui est 7-734, et l’on verra que les nombres corrcspondans dans les deux colonnes suivantes, sont 8i et 17; d’où Ion conclura que cette pièce contient, à-très peu près, 83 parties d’étain pur et 17 parties de plomb, et qu’ainsi son titre est à 83 centièmes de fin.
- (1) Cette table est placée à la suite de l’instruction sur la vérification des mesures décimales pour les liquides.
- p.47 - vue 63/216
-
-
-
- Des moyens de connaître quelles sont les quantités d’étain à différons titres que l’on doit allier, pour en faire un métal qid soit au titrefixé.
- Lorsque le fabricant sera parvenu à connaître la qualité des matières qu’il se propose d’employer, il aura encore une opération importante à faire ; c’est de déterminer en quelle proportion il doit les mélanger pour en former un métal qui soit au titre fixé.
- Supposons que l’on ait deux sortes de matières, dont l’une est au titre de 90 centièmes de fin, et l’autre au titre de 67, et que l’on désire savoir combien on doit prendre de l’une et de l’autre pour en faire un métal à 83.
- On écrira ces trois nombres comme on les voit ici :
- Ç 9°—1 i 07—
- 23
- On cherchera quelle est la différence de 83 à 90. Cette différence est 7, que l’on écrira à coté de 67 ; on cherchera ensuite la différence de G7 à 83, qui est iG, et on l’écrira à coté de 90.
- Ces deux nouveaux nombres indiqueront les quantités de l’un et l’autre métaux que l’on doit prendre, savoir : iG parties de métal à 90, et 7 parties de métal ^67. Le mélange que l’on fera dans celte proportion, sera au litre de 83 centièmes.
- p.48 - vue 64/216
-
-
-
- ( 49 )
- On on aura la prouve, si, après avoir multiplie 90
- par iG, ce qui donne......................i44°
- et Gy par 7, qui font..................... 4.G9
- et divisé le total..........................I9°9
- par 23, somme des parties qui font le mélange, on a pour quotient 83, comme on l’aura effectivement.
- Supposons maintenant qu’apres avoir trouvé qu’il faut prendre iG parties de métal à 90, et 7 de métal à 67, on désire savoir combien, dans cette proportion, on doit prendre de l’un et de l’autre pour en faire une masse d’un poids déterminé, par exemple, de 75 kilogrammes ou ySooo grammes.
- On commencera par additionner les deux quantités trouvées, iG et 7, ce qui fait 23, après quoi on fera cette proportion : 23 cstày5ooo grammes, comme iG, nombre des parties proportionnelles du métal au plus îiaut titre 90, est à la quantité de grammes qu’il en faut prendre; comme 7, nombre des parties proportionnelles du métal au plus bas titre G7, est à la quantité de grammes qu’il faut en prendre, proportion qui
- s’écrira ainsi :
- 23 : y5oo o :
- Ç 16 : oc '' l 7 : x
- On multipliera y5ooo par iG, ce qui donne . ........................................... 1200000
- • F* F*
- puis 7^000 par 7, ce qui donne. 020000
- On divisera ensuite chacun de ces deux nombres
- 4
- p.49 - vue 65/216
-
-
-
- ( 5o )
- par 23, et l’on trouvera 5a 174 pour lo nombre de grammes qu’il faut prendre du -mêlai à qo, el 22826 pour le nombre de grammes qu’il faut prendre du mêlai à 67 ; en sorte que si l’on allie 52174 grammes de me'tal à 90 ,
- et 22826 grammes de métal à 67,
- on aura 75000 grammes, ou 75 kilogrammes de métal à 83.
- Il arrivera souvent que les potiers d’étain ayant une quantité déterminée de métal à un titre quelconque , désireront savoir quelle est la quantité d’étain pur et de plomb, ou d’étain déjà allié de plomb dans une proportion connue que l’on doit y ajouter, pour amener ce métal ou le réduire à 83 centièmes de fin. L’opération qu’ils auront à faire pour cela, se comprendra mieux par les exemples que nous allons en donner, que par des explications.
- Premier exemple.
- Supposons qu’on ait une masse de matière du poids de 3 myriagrammes à 87 centièmes de fin, et que l’on veuille réduire cette matière à 83, en y ajoutant la quantité de plomb nécessaire, c’est-à-dire, de métal à 0 de fin.
- On commencera par chercher, comme nous l’avons indiqué plus haut, quelles sont les quantités proportionnelles de métal à 87 et de métal à o, que l’on doit allier pour en faire un métal à 83. On écrira à cet
- p.50 - vue 66/216
-
-
-
- ( Si )
- effet les nombres qui expriment les trois litres, ainsi qu’il suit :
- 83
- § 87 — 83
- ) o— 4
- Puis 011 écrira, à côté de 87, le nombre de 83, qui exprime la différence de o à 83, et à côté de 0, le nombre 4, qui exprime la différence de 83 à Sy.tGed nombres indiqueront que, pour faire un métal à 83, ïl faut a jouter 83 parties de métal à 87 avec 4 parties de métal à o, c’est-à-dire, de plomb. On fera ensuite cette question : si, pour faire une quantité quelconque rie métal à 83, il faut prendre 83 parties de métal à 87 contre 4paï>liesào, combien, pour une quantité déterminée de 3 myriagrainmes ou 3ooo<igrammes, faudra-t-il prendre de plomb? ce qui donnera cette
- proportion, 83 : 4 : : 3oooo : x.
- > : "
- On multipliera 3odoo par 4, ee qui donnera 120000 : on divisera ce dernier nombre par 83, et le quotient 144^ sera Ie nombre de grammes de plomb qu’il faudra ajouter aux 3 myriagramraes dont il s’agit.
- Second exemple.
- On propose de porter à 83 centièmes de lin une niasse de 4 kilogrammes de matière à 72, en y ajoutant ta quantité nécessaire d’étain, c’est-à-dire, de matière à 100.
- 4-
- p.51 - vue 67/216
-
-
-
- ( 5a )
- En opérant comme nous l’avons indiqué plus haut, on trouvera le résultat suivant :
- 72—17
- 83 c’est-à-dire, qu’il faut allier 11 par
- ioo — il 1 1
- lies.d’étain pur avec 17 parties d’étain à 72 pour en faire un métal à 83 5 après quoi on fera cette proportion, 17 : 11 : : 4ooo grammes : X. Après qu’on aura multiplié 4ooo par 11, et divisé le produit 44°°° par 17, 011 aura pour quotient, c’est-à-dire pour la valeur deÆ, 2588 grammes; ce sera la quantité d’étain pur qu’il faudra ajouter à la masse donnée, pour la porter à 83 centièmes de fin.
- Troisième exemple.
- Soit maintenant une masse de 12 kilogrammes de matière à 83 centièmes de fin, que l’on veut réduire à 83, en y ajoutant de f étain' à 87; voici l’opéra lion :
- c 85— iG..... ' ’ ' '
- (G7—2 .,
- lO :
- 12 : I .0
- D’où il résulte que pour faire du métal à 83 avec deux métaux, dont l’un est à 85 et l’autre à 87, il faut ailier 18 parties du premier avec 2 parties du dernier, et que, suivant cette proportion, il faut ajouter 1.5 kilogrammes ou i5oo grammes de matière à 87, aux 12 kilogrammes dont il s’agit, pour en réduire le titre de 85 à 83.
- p.52 - vue 68/216
-
-
-
- ( 53 )
- Quatrième exemple.
- Enfin, on suppose qu’il soit question de porter à 83 centièmes de lin une niasse de métal à et du poids de 718 kilogrammes, en y ajoutant la quantité nécessaire de métal dont le titre est à 94 centièmes de lin; voici l’opération :
- 83 11
- 47 — 11
- t 94 -36
- : 36 : : 718 : 2349-8
- D’où il résulte que l’on devra ajouter , aux 718 kilogrammes dont il s’agit, 2349-8 kil. de matière à q4 centièmes de lin.
- Ces exemples suffiront pour diriger les fabricans dans tous les cas où ils auront à s'occuper de pareils alliages ; ils pourront au surplus s’aider des avis des vérificateurs, qui les dirigeront, tant dans ces opérations que dans les procédés qu’ils devront suivre pour parvenir à connaître le titre de leurs matières, par le moyen de la pesanteur spécifique.
- De la fabrication des mesures.
- Après avoir indiqué aux fabricans les moyens qu’ils doivent prendre pour la construction de leurs moules, pour connaître le titre des matières qu’ils voudront employer , et pour en former des alliages qui soient conformes au titre prescrit, nous n’avons rien a ajouter pour ce qui concerne la fabrication, que de les ren-
- p.53 - vue 69/216
-
-
-
- ( 54 )
- voyer au* modèles qui sont déposés près des préfectures , et aux règles de leur art pour ce qui est relatif à la fonte des matières’, au coulage des mesures, à leur extraction du moule, à l’achèvement au tour, et à l’addition du bec , de l’anse et du couvercle.
- Nous avertirons seulement les fabricans qu’ils doivent avoir la précaution de bien remuer le métal lorsqu’il est en fusion dans la fosse, chaque fois qu*ils en veulent prendre pour en garnir les moules; autrement le plomb, qui est plus pesant que l’étain, resterait au fond de la fosse, et les dernières mesures seraient à un titre fort inférieur à celui des premières.
- On doit aussi avoir l’attention de maintenir la fonte dans un degré de^clialeur constant, afin d’éviter les souillures et autres aceidens qu’occasionnerait le trop ou le trop peu de chaleur.
- Le cylindre qui forme le noyau du moule étant très difficile à retirer des plus grandes mesures, il convient que la pièce qui sert à cette manœuvre puisse se tourner un peu, afin de faciliter par-là le dégagement du cylindre.
- Il est à propos aussi de conserver un trou au milieu du fond de la mesure, afin de donner de l’air, sans quoi oïl éprouverait beaucoup plus de difficulté à retirer le cylindre , le fond de la mesure rentrerait, et la capâfeité de la mesure serait d’autant diminuée» Ce trou se bouche ensuite facilement avec de Jaf soudure.
- p.54 - vue 70/216
-
-
-
- ( 55 )
- De la fabrication des décalitres, doubles et demi-décalitres.
- Les mesures d’un décalitre, d’un double et d’un demi-décalitre , qui seront construites en étain, sont assujetties aux memes règles que les mesures de détail, pour ce qui concerne le titre de la matière.
- Ces mesures se construisent ordinairement en forme de brocs. Le fabricant aura soin que le bord supérieur de la mesure, qui en règle la contenance, soit bien circulaire et régulièrement terminé, et que le versoir qui «’élève au-dessus en soit détaché.
- De la fabrication des mesures a lait.
- Les mesures pour la vente du lait se construisent en ler-blanc ; leur forme est celle d’un cylindre, dont la hauteur est égale au diamètre, et diffère peu. de celle qu’avaient les anciennes mesures destinées au mémo objet.
- Voici le tableau des noms de ces mesures, de leurs dimensions, et des erreurs qui peuvent être tolérées dans leur ajustage.
- NOMS. DIMENSIONS (les hauteurs et diamètres. ERREURS qui peuvent être tolérées.
- millirn. gramraci.
- Double-litre i56. 6 4 • »
- Litre 108. 4 5. o
- Demi-litre 86. o 2. 0
- p.55 - vue 71/216
-
-
-
- ( 5G )
- Chaque mesure est formée, i°. d’un corps qui doit être d’une seule feuille , à l’exception du double-litre, auquel on ajoute une bande fortement soudée ;
- 2°. D’un fond qui doit être aussi d’un seul morceau dont le diamètre doit excéder de six millimètres celui du corps de la mesure, afin de pouvoir être lixé à recouvrement au pourtour;
- 3°. D’un cercle qui doit être lixé à ras du bord supérieur, et avoir une hauteur suffisante pour que l’on puisse y inscrire lisiblement le nom de la mesure.
- Les bords de ce cercle doivent être rabattus de manière à former un double cordon, afin d’ajouter à la solidité delà mesure. Il ne sera définitivement fixé d’al-flcurcmcnt au bord de la mesure, qu’après qu’on se sera assuré de l’exactitude de sa capacité. A un endroit de la jonction du fond avec le corps de la mesure, il sera placé une goutte d’étain aplatie pour recevoir le poinçon royal; il en sera placé une semblable près du bord supérieur, préparée pour recevoir l’empreinte de la lettre annuelle.
- Toutes ces mesures doivent avoir une anse, formée d’une bande de fer-blanc d’environ deux centimètres de largeur, dont les bords sont rabattus. Pour le litre et le double-litre, celle anse sera dans la forme d’un carré long; elle sera fixée au haut de la mesure d’une part, et de L’autre , à deux ou trois centimètres au-dessus de la base.
- Dans les autres mesures , cette anse formera une espèce de crochet élevé d’environ sept centimètres au-dessus de la mesure.
- p.56 - vue 72/216
-
-
-
- ( 57 )
- Inscription des Jioms sur les mesures.
- Les mesures, de quelque forme, de quelque madère qu’elles soient faites , doivent porter leurs noms inscrits lisiblement.
- Pour les mesures d’étain , ces noms seront inscrits, ou sur le corps de la mesure, ou sur la partie plate de l’anse.
- Le nom ou la marque du fabricant sera insculpé sUr le fond de la mesure; on aura la précaution de soutenir ce fond, afin qu’il ne se renfonce point par l'impression de cette marque.
- Pour les mesures a lait, le nom de la mesure et celui du fabricant., ou sa marque, seront placés sur le cercle qui sc place auprès du bord supérieur, il sera bon d’inscrire ces no/ns sur la bande qui doit former ce cercle, avant de la courber et de la souder.
- Conditions pour la réception des mesures.
- Les mesures que les fabricans présenteront à la vérification, ne seront point reçues, si elles ont un ou plusieurs des défauts suîvans :
- i°. Si les mesures, qui seront faites en étain, ne sont pas au titre prescrit, c’est-à-dire, si elles contiennent plus de 18 centièmes d’alliage, ou moins de 82 centièmes de fin.
- 20. Si les dimensions intérieures des mesures, de quelque matière qu’elles soient faites, 11e sout pas exactement observées.
- p.57 - vue 73/216
-
-
-
- ( 58)
- 3°. Si leur contenance est trop faible de quelque quantité que ce soit, ou si elle excède les erreurs tolérées.
- 4°. Si les mesures ne conservent pas le liquide.
- 5°. Si elles ont des soufflures, des cavités, ou autres imperfections remarquables.
- 6°. Si la surface intérieure ou le bord supérieur ont été altérés par l’outil, et si on n’y aperçoit plus le mat que donne la fonte.
- 7°. Si les mesures ne portent pas leurs noms et la marque du fabricant.
- Celte instruction est du mois de thermidor an IX ( août 1801). La table qui la terminait, et qui fait connaître la pesanteur spécifique de l’étain à ses divers degrés d’alliage avec le plomb, en a été retranchée, parce qu’elle se trouve dans l’instruction suivante ; on y a fait également quelques autres suppressions et corrections de peu d’importance.
- p.58 - vue 74/216
-
-
-
- N°. VI.
- INSTRUCTION
- SUR LA VÉRIFICATION ET LA MARQUE
- DES
- mesures décimales de capacité.
- Les mesures décimales de capacité sont de deux sortes, les unes destinées à la vente des grains et autres matières sèches, et que l’on désigne vulgairement sous le nom de mesures de boisselerie, soit parce qu’elles sont faites en bois, soit parce que la mesure, assez généralement usitée jusqu’à présent pour la vente des grains, portait le nom de boisseau ou boissel. Les autres sont destinées à la vente des liquides ; elles sont construites en étain : on en fait aussi en fer-blanc*
- Dans la première partie de cette Instruction, on 1udiqucra les moyens de procéder à la vérification des Mesures de capacité de la première classe j on expliquera, dans la deuxième, la méthode qui doit être suivie pour' vérifier les mesures de capacité de la seconde*
- p.59 - vue 75/216
-
-
-
- ( fio )
- PREMIÈRE PARTIE.
- Des mesures de hoissclene.
- La série tics mesures décimales de boisselevie se compose de l’hcctolilre, du demi-hectolitre, du double-décalitre, du décalitre, du demi-décalitre, du double-litre, du litre, du demi-litre, du double-décilitre et du décilitre.
- Le litre est une mesure dont la capacité est égale à un décimètre cube. Le décalitre vaut dix litres, Thec-lolitre vaut dix décalitres ou cent litres, le décilitre est un dixième de litre.
- Les mesures destinées pour le commerce doivent être construites en bois, dans la forme d’un cylindre, dont la hauteur intérieure est égale au diamètre. Les autres conditions de leur construction sont réglées par l’Instruction qui a été publiée sur cet objet. Le vérificateur doit avoir cette Instruction sous les yeux, ainsi <pte le règlement ci-après; et avant de procéder à la vérification des mesures qui lui seront présentées, il doit s’assurer d’abord si elles remplissent toutes les conditions prescrites, tant pour la régularité que pour la solidité de leur construction. Lorsque le vérificateur aura reconnu des défauts qui ne permettront pas d’admettre la mesure, quand même sa contenance serait exacte, il se dispensera d’en faire une plus ample vérification; il ne s’occupera que de celles qui rempliront toutes les conditions du devis de fabrication.
- p.60 - vue 76/216
-
-
-
- De la vérification des dimensions.
- Les dimensions des mesures sont fixées par le règlement ci-après. Pour s’assurer si la mesure qui est soumise à la vérification est exactement construite dans ses dimensions, le vérificateur sera muni d’une jauge ou règle de cuivre, ayant plusieurs parties saillantes, ^ont le côté, coupé d’équerre, marque la hauteur
- le diamètre de chaque espèce de mesure.
- On introduit l’extrémité de cette jauge dans la mesure, et on l’applique contre son bord, perpendiculairement au fond. Lorsque l’extrémité étant appuyée sur le fond, le côté d’équerre delà partie saillante relative à cette mesure en arrase le bord , la hauteur est
- Exacte.
- On présente ensuite la meme règle sur le diamètre supérieur de la mesure, et si ce diamètre est juste, ta mesure est construite dans les dimensions réduises.
- Gomme les mesures ne sont pas parfaitement cy-lind riques, il est bon de présenter la jauge à différons
- points.
- Il peut arriver que le fabricant ait tenu sa mesure llO peu haute, tant pour se faciliter le moyen de l’ajuster, que pour compenser la diminution que peuvent occasionner, dans la capacité, les inégalités du bois. Le vérificateur aura égard à ces petites différences qui, lorsqu’elles ne sont pas trop sensibles, peuvent se com-
- p.61 - vue 77/216
-
-
-
- (fc> )
- penser, et qui ne le dispenseront pas de vérifier la mesure à Ja graine.
- De la vérification à la graine.
- L'expérience a appris que le moyen le plus sûr pour vérifier la contenance des mesures de boisseleric, est de se servir d’une graine ronde, très menue, bien \ sècbe et coulante,* la graine de navetle, bien nettoyée de paille, de poussière et de tout corps étranger, est la plus convenable à cet objet.
- On fait tomber cette graine dans la mesure qui sert de modèle ou d’éla'lon, par l’ouverture inférieure d’une trémie qui en règle la chute ; on passe ensuite une radoire ou règle de bois, sur les bords de la mesure, pour que la graine la remplisse exactement , et pour faire tomber ce qui est de trop, de manière que la mesure soit pleine exactement et à ras du bord.
- On verse ensuite dans la trémie la graine contenue j dans l’étalon; on la fait tomber delà meme manière | dans la mesure soumise à la vérification, et on y passe la radoire. Si la graine ne remplit pas exactement cette dernière mesure, elle est trop grande; s’il y a de la graine de plus, la mesure est trop petite.
- Dans ce dernier cas, la mesure n’est point admissible ; dans le premier cas, le fabricant peut la rajuster en enlevant une portion convenable du bord.
- p.62 - vue 78/216
-
-
-
- ( «3 )
- Des précautions que Von doit prendre dans la vérification des mesures, au moyen de la graine.
- i°. Le choix de la graine est important; il faut qu’elle soit très menue, ronde, sèche et propre ; on évitera de la tenir dans un lieu humide, ou exposée à la poussière.
- 2°, Il faut avoir attention de ne mettre dans la tremie que la quantité de graine nécessaire pour remplir la mesure qu’on doit vérifier. A cet effet, on commence par en remplir la mesure-modèle d’une manière quelconque, puis on la verse dans la trémie; on place la mesure-modèle sous la trémie, on y fait couler la graine, on passe la radoire, après quoi on remet la graine dans la trémie, pour servir aux opérations que l’on peut avoir à faire.
- 3°. Il est essentiel que l’ouverture inférieure de la trémie soit fermée pendant que l’on y verse la graine, afin d’éviter les erreurs qui pourraient résulter de la chute irrégulière de la graine.
- 4°. Il faut que la mesure dans laquelle on veut faire couler la graine, soit placée de manière que la graine tombe bien au milieu et se répande régulièrement vers les bords. On s’écartera cependant de cette règle pour les mesures qui sont garnies d’une potence, parce que la graine qui tomberait sur la barre de la potence rejaillirait au- dehors.
- 5°. Avant d’opérer, il faut avoir l’attention d’uter
- p.63 - vue 79/216
-
-
-
- ( Ci )
- tlu tiroir ou de la pièce de bois sur laquelle on pose lit mesure , la graine qui peut y être restée des opéra-lions précédentes, afin d’avoir la facilité de recueillir celle qui sera rejetée de la mesure par l’ellèt de la radoire, et d’en apprécier, s’il est besoin, la qua utile.
- b°. Il ne faut pas mettre d’intervalle après la chute tic la graine pour passer la radoire sur la mesure, parce que la graine se tasse peu à peu, et que si l’on tardait trop, une mesure juste paraîtrait trop grande.
- 7°. Par la même raison, si les trémies sont établies sur un plancher, il faut éviter de marcher pendant l’opération, parce'que le mouvement du plancher produit des secousses qui occasionnent un tassement dans la graine. !
- 8°. La radoire doit être passée légèrement et promptement, alin d’éviter de fouler la graine : on doit, en conséquence, commencer parla poser sur le bord de la mesure; on conduira ensuite la graine de manière à ce qu’elle remplisse exactement tous les vides qui restent, surtout vers les bords, après quoi on fera tomber le surplus dans le tiroir.
- ()°. Il est à propos de repasser fréquemment la graine dans l’étalon, tant pour y ajouter, s’il est besoin, ce qui peut s’être perdu dtms une suite d’opérations multipliées, que pour en enlever ce qui peut être de trop, l’expérience ajant appris qu’après quelques opérations, la graine sc rcnlle par l’clfet de la chaleur qit’y produit le frottement et occupe plus de
- p.64 - vue 80/216
-
-
-
- ( fi* )
- place; en sorte que, sans cette précaution, on courrait risque (le rejeter, comme trop petites, des mesures qui seraient justes, ou d’en admettre de trop grandes.
- Manière de juger si une mesure est admissible.
- t
- Aucune mesure trop petite ne peut être reçue. Ainsi, toutes les fois que la mesure en expérience ne pourra pas contenir toute la graine qui était dans la trémie, et que l’on sait être égale à ce qui doit remplir l’étalon, cette mesure devra être rejetée sans plus d’examen.
- L’erreur qui peut être tolérée en plus, est d’un centième sur les mesures en chêne, et d’un cinquantième sur les mesures en hêtre ou autre bois c’est-à-dirc :
- Pouf En thène. En titre oq antre boii.
- L’hectolitre........... i tilre........... 2 litres.
- Le demi-hectolitre... . £ litre. ...... 1 litre.
- Le double-décalitre.. . 2 décilitres. .. 4 décilitres.
- Le décalitre............. 1 décilitre.... 2 décilitres.
- Le demi-décalitre.... 2 décilitre.... 1 décilitre.
- Le double-litre......... 2 centilitres.. . 4 centilitres.
- Le litre............ 1 centilitre.... 2 centilitres (1).
- Lors donc qu’une mesure soumise à la vérification
- (1) L’erreur fixée par le tableau ci-dessus étant le maximum de la tolérance, toute mesure qui l’excède cesse dès-lors d etre Exacte; on ne doit admettre que celles qui sont réellement au-dessous. Ainsi, pour un décalitre en chêne, l’erreur ne doit pas excéder un décilitre.
- 5
- p.65 - vue 81/216
-
-
-
- («>)
- so trouvera un peu plus grande que l’étalon, ce qu’on reconnaîtra aux vides qui resteront après que l’on aura passé la radoire, on y ajoutera la quantité de graine portée parla tolérance, suivant le tableau ci-dessus ; on passera de nouveau la radoire, et si les vides ne sont pas encore remplis, ce sera une preuve que l’erreur excède celle qui est tolérée, et la mesure ne devra pas être admise.
- De la vérification des modèles ou étalons en bois.
- Les vérificateurs qui ne seront pas pourvus d’étalons en métal pour les mesures de capacité au-dessus du décalitre, devront, au moins deux fois chaque année, vérifier l’exactitude de leurs grandes mesures en bois, qui sont sujettes à s’altérer par l’effet de la sécheresse ou de l’humidité. Voici comment ils devront procéder à cette vérification :
- Ils rem [diront avec beaucoup de soin le décalitre-modèle en cuivre, deux fois de suite, et verseront à chaque fois son contenu dans la trémie,* ils feront ensuite tomber cette graine dans le double-décalitre en bois, dont ils désirent vérifier la contenance,* ils répéteront cette opération plusieurs fois : si la mesure est exactement pleine sans excès et sans vide, et si à chaque fois on a le meme résultat, on sera assuré que la mesure est juste; si elle se trouve trop petite, on recueillera soigneusement la quantité de graine qui sera tombée dans le tiroir : on la versera dans une pc-iile mesure, et toutes les fois que l’on voudra se servir
- p.66 - vue 82/216
-
-
-
- («7 )
- du double-décalitre, jusqu’à ce qu’il soit ou rajusté eu remplacé par un autre, on ajoutera, à son contenu, une quantité de graine égale à cet excès.
- Si la mesure se trouvait trop grande, on tiendrait compte de cet excès de grandeur, en appréciant l’erreur de tolérance, c’est-à-dire, que si ce double-décalitre-modèle se trouvait trop grand d’un décilitre, on ne devrait, dans les vérifications que l’on fera par ce moyen, tolérer d’erreur que d’un de'cililre sur des mesures semblables.
- Lorsqu’on aura obtenu, par ce moyTen, un double-décalitre juste, il sera facile de sc procurer, de la meme manière, un demi-hectolitre exact. On n’aura qu’à prendre deux fois la quantité dë graine contenue dans le double-décalitre, plus ou moins, deux fois la quan-,lté qui s’est trouvée en excès on en defaut, et y ajouter celle du décalitre, ce qui fera cinq décalitres. Si cette Quantité de graine versée par la voie de la trémie dans le demi-hectolitre, le remplit exactement, cette dernière mesure sera juste, et en la doublant par o semblable procédé, on aura la contenance de 1 hectolitre.
- Reglement pour la vérijicalion des Mesures de capacité en bois.
- ARTICLE PREMIER.
- Les dimensions des mesures de capacité pour les
- p.67 - vue 83/216
-
-
-
- ( 08 )
- grains et autres matières sèches ; sont réglées ainsi qu’il suit :
- NOMS DES MESURES DÉCIMALES. HAUTEUR ET DIAMÈTRE. J
- Millimèt. Dixièra.
- Hectolitre 5o3. .... 1
- Demi-hectolitre 399.; .... 3
- 1 Double-décalitre 294. .... 2
- Décalitre a33. .... 5
- Demi-décalitre i85. .... 3
- Double-litre i3 6. .... 6
- Litre. 108. .... 4
- Demi-litre • 86. .... 0
- Double-décilitre 63. .... 4
- Décilitre 5o. .... 5
- Demi-décilitre 39. .... 9
- ART. 2.
- Dans les mesures garnies intérieurement de potences ou autres corps saillans , la hauteur sera un peu plus forte que celle désignée dans l’article précédent, en raison du volume de ces objets.
- art. 3.
- Les défauts qui doivent faire rejeter une mesure a la vérification 7 sont les suivans :
- i°! Si la hauteur et le diamètre de la mesure uc
- p.68 - vue 84/216
-
-
-
- ( «!) )
- sont pas conformes à ce qui est régie par l’article Ier., ^ moins que les différences ne soient l’une en plus, l’autre en moins, et pourvu qu’elles n’excèdent pas le vingtième de la grandeur fixée ;
- 2°. Si toutes ses parties ne sont pas solidement assemblées, à l’exception de la bordure ou cercle en fer j qui ne seront arretés que lorsqu’on voudra procéder aux dernières vérifications par la graine;
- 3°. Si le fond n’a pas une épaisseur suffisante pour empêcher qu’il ne bombe , et s’il n’est pas solidement contenu entre le corps de la mesure et le jablc ;
- 4°. Si la tringle horizontale de la potence en fer ne se trouve pas en contre-bas du bord de la mesure, et si la tringle verticale n’est pas garnie d’une embase à sa partie inférieure, contre laquelle le fond doit être pressé par l’écrou placé au-dessous ;
- 5°. Si, dans les mesures , depuis l’hectolitre jusques et compris le décalitre, les seules où il soit permis de mettre une gorge, cette gorge n’a pas deux centimètres au moins de hauteur , et si elle 11’est point arrêtée sur la bordure ou la feuille extérieure par des clous rivés ou rabattus ;
- 6°. Si la partie supérieure du corps de la mesure a cté amincie près du bord, et si elle n’est pas à fleur de la bordure ;
- 7°. Si le nom ouïes noms de la mesure ne sont pas écrits en majuscules romaines, d’une manière lisible et durable.
- p.69 - vue 85/216
-
-
-
- ( 7» )
- 8°. Si enfin le fabricant a omis ("rappliquer sa marque sur le fond.
- ART. 4*
- Lorsqu’une mesure n’aura aucun des defauts énoncés ci-dessus, elle sera admise à la vérification, qui aura lieu par le moyen de la graine de navelle ou autre , conformément à ce qui est prescrit aux vérificateurs dans les Instructions précédentes.
- ART. 5.
- Les mesures qui, après la vérification faite, auront été trouvées faibles, seront rejetées. Quant aux autres dont la contenance serait forte, on n’admettra que celles dont les erreurs lie dépasseront pas un centième pour les mesures en chêne, et un cinquantième pour celles en hêtre ou autre bois.
- art. 6.
- Les poinçons destinés à cette espèce de mesures, seront appliqués à fleur du bord de la face extérieure, lorsqu’elles seront garnies d’une bordure en bois,- pour celles qui ont une bordure en fer, à la partie extérieure : les poinçons seront appliqués au-dessous de la bordure.
- ART. 7.
- Les vérificateurs sont autorisés à garder pardevers eux, pendant quelques jours , les ifiesurcs qu’ils croiraient être susceptibles de diminuer trop sensiblement de volume en séchant.
- p.70 - vue 86/216
-
-
-
- ( 71 )
- DEUXIÈME PARTIE.
- Des Mesures pour les liquides.
- Les mesures décimales pour la vente des liquides , sont le DÉCALITRE, le LITRE et le DÉCILITRE.
- Le lilre est égal à un décimètre cube, le décalitre est une mesure de dix litres, le décilitre est un dixième de litre. \
- Chacune de ces mesures a son double ou sa moitié; ainsi la série entière se compose du double-décalitre, du décalitre, du demi-décalitre, du double-litre, du litre, du demi-litre, du double-décilitre, du décilitre et du demi-décilitre.
- Il y a de plus le double-centilitre et le centilitre, qui est un centième de litre.
- Quoique l’on comprenne dans la série des mesures dont il s’agit ici, le décalitre, son double et sa moitié, cependant, comme leur volume considérable ne permet, ni de les construire dans la forme des autres mesures et de la meme matière, ni de s’en servir dans la vente des liquides en détail, il faut les considérer comme formant une classe particulière.
- Ainsi les mesures pour la vente des liquides au détail, se réduisent au double-litre, au litre et autres mesures au-dessous.
- Ces mesures, communément construites en elam ,
- seront dans la forme d’un cylindre, dont la bailleur intérieure est double du diamètre.
- p.71 - vue 87/216
-
-
-
- ( 7X )
- Les mesures dites de comptoir, pour l’usage des marchands de vin, sont sans couvercles ; les autres sont surmontées d’un rebord dans lequel est pratiqué un bec, et sont fermées par un couvercle qui s’appuie sur le bord intérieur de la mesure.
- Les mesures pour le lait sont en fer-blanc, dans la forme d’un cylindre, dont la hauteur est égale au diamètre : leurs dimensions sont les mêmes que celles des mesures à grains.
- Avant de procéder à la vérilication de la capacité des mesures, le vérificateur doit examiner si elles remplissent exactement les conditions prescrites par le règlement : celles qui auraient quelques-uns des défaut s ou vices de construction qui y sont indiqués, doivent être rejetées sans examen ultérieur; les autres seront admises à la vérilication.
- Pour les mesures qui seront construites en étain, la vérilication de la contenance doit encore être précédée d’une opération préalable, qui constate le litre de la matière dont elles sont construites.
- Ou titre de Cétain.
- L’étain ne peut pas être employé pur à la fabrication des mesures, parce qu’il est trop cassant; il est indispensable d’y ajouter du plomb; on y mêle aussi d’autres matières, mais en très petite quantité.
- Mais en augmentant lu ductilité de l'étain, le plomb en altère la pureté, le rend plus pesant, et, ce qui est un inconvénient plus grave, lorsqu’il s y trouve eu
- p.72 - vue 88/216
-
-
-
- ( 73 ) :
- trop grande quantité, il peut être nuisible à l’économie animale.
- Il fallait donc trouver le point juste où le plomb peut être allié à l’étain, pour en faire des mesures dont l’usage ïie soit pas nuisible à la santé. Des expériences faites avec le plus grand soin, par l’ordre du gouvernement, ont fait connaître que l’on peut sans danger allier jusqu’à dix-luiit parties de plomb avec quatre-vingt-deux parties d’étain. D’après cela, le titre de l’étain pour la fabrication des mesures a été fixé, par un arreté du gouvernement, à 83 i/a centièmes avec une tolérance de i 1/2. Ainsi, le métal dont les mesures peuvent être fabriquées, ne doit pas contenir moins de 82 centièmes d’étain pur, ou , ce qui revient au meme, le plomb ne doit pas y être allié à l’étain dans une proportion plus grande que de dix-huit centièmes du poids total de la niasse.
- Moyen de connaître le titre de Vétain.
- Il ne suffisait pas d’avoir ainsi fixé les proportions de l’alliage de l’étain pour la fabrication des mesures; il était essentiel de trouver un moyen par lequel ou put reconnaître facilement et sûrement, sans altérer la mesure, si ces proportions ont été observées dans la composition du mélange des matières dont elles sont faites.
- La physique a olïèrt ce moyen; il consiste a trouver la pesanteur spécilique de la mesure, cest a-due,
- p.73 - vue 89/216
-
-
-
- ( 74 )
- combien pèse celle mesure, comparativement avec un pareil volume d’eau.
- Pour parvenir à connaître la pesanteur spécifique d’un corps plus pesant qu’un pareil volume d’eau, comme sont tousles métaux, on le pèse exactement dans l’air, ensuite on le pèse dans l’eau, en avant attention de l’y tenir entièrement plongé; et comme alors il perd une partie de son poids, égale au poids du volume de fluide déplacé, il est facile de juger, par la comparaison des deux pesées, combien de fois le poids du corps dans l’air contient le poids d’un pareil volume d’eau ; ce nombre de fois est la pesanteur spécifique du corps.
- On a reconnu, par l’expérience, qu’un mélange d’élain et de plomb, dans lequel l’étain entre pour 82 centièmes du poids de la masse entière, perd dans l’eau 7“! Je son poids ; c’est-à-dire, que si la masse pèse dans l’air 10000, elle ne pesera dans l’eau que 8712, de sorte que la pesanteur spécifique de cette masse est -—"ff ou 7.764. Toute masse alliée au même degré, perdra dans l’eau de son poids; elle en perdrait une plus grande partie, si elle contenait plus d’élain, et réciproquement la perte de poids serait moins forte , si l’étain y était en moins grande quantité.
- D’après ces données, on s’est trouvé en état d’apprécier la qualité du métal des mesures; voici l’appareil dont doivent cire pourvus les vérificateurs pour celte opération.
- p.74 - vue 90/216
-
-
-
- (
- \
- 7^ )
- Appareilpour la vérification du titra de /'étain.
- On aura une balance sensible et capable de porter deux kilogrammes environ de chaque cote.
- Cette balance, portée par un pied en fer, sera posée sur une table, spécialement destinée à ces opérations, sur laquelle on placera un vase cylindrique ou seau en ler-blanc, qui doit être assez grand pour que l’on puisse y introduire les plus grandes mesures, sans qu’elles touchent aux parois, et qui sera à cet effet placé à droite sous 1’un des bras de la balance.
- Un des bassins de cette balance sera suspendu au bras, comme à l’ordinaire, à une petite distance de la table; mais l’autre bras, celui de droite, portera deux bassins : l’un servira pour peser la mesure dans l’air , et il doit être suspendu assez haut au-dessus du vase pour ne pas toucher à l’eau que ce vase contiendra; l’autre bassin est formé par plusieurs fils de laiton croisés, ou par une plaque percée qui est soutenue au moyen de trois chaînes de cuivre attachées au bord du bassin supérieur ; ce second bassin est destiné à recevoir la mesure, lorsqu’après l’avoir pesée dans l’air, on voudra la peser dans l’eau, dont le vase ou seau doit être rempli jusqu’à une petite distance de sa hauteur , et dans laquelle le dernier bassin doit toujours rester plongé.
- L’eau dont on se servira pour faire ces opérations, sera de l’eau distillée, s'il est possible, ou du moins de l’eau de rivière ou de pluie bien filtrée.
- p.75 - vue 91/216
-
-
-
- ( :<•> )
- On aura de plus des poids liés exactement divises jusqu’au demi-centigramme,.
- On inscrira sur un cahier le résultat des pesées.
- Manière d’opérer pour la 'vérification du titre de L* étain.
- Toutes choses étant disposées comme on vient de l’expliquer, on meltra dans le bassin supérieur la mesure que l’on voudra vérilier, et on placera dans le bassin opposé, des morceaux de plomb ou autre métal pour en faire la tare.
- Lorsque l’équilibre sera établi, ou ôtera la mesure du bassin, et on la remplacera par des poids dont la somme exprimera le poids de la mesure dans l’air ; nous appellerons ce poids A.
- On introduira ensuite la mesure dans l’eau du vase, et on la placera dans le bassin qui y est plongé, de manière qu’elle y soit entièrement submergée.
- Il faudra alors ôter du premier bassin les poids qui s’y trouvent de trop; ceux qui y resteront après que l’équilibre sera rétabli, seront la différence du poids dans l’air au poids dans l’eau j ce sera la quantité de son poids que la mesure aura perdu dans l’eau : nous la nommerons P.
- Il s’agira ensuite de connaître en quel rapport le poids P , que la mesure a perdu dans l’eau, se trouve avec le poids A, qu’elle avait dans l’air. Si le nombre P surpasse ,'-77, ou simplement 77Ô0 de A, le
- p.76 - vue 92/216
-
-
-
- C 77 )
- tilre sera bon; s’il est moindre, le titre sera trop na*, ♦'t la mesure contenant moins de 82 centièmes de fin , ne pourra être admise.
- Méthode pour apprécier le rapport du poids perdu dans teau avec le poids dans l’air.
- Le moyen le plus direct pour savoir immédiatement a combien de millièmes du poids trouvé dans l’air correspond le poids perdu dans l’eau, serait de diviser ce dernier nombre par le premier, c’est-à-dire, P par A.
- Supposons qu’une mesure se soit trouvée dans l’air du poids de 2472 grammes 32, et que, pesée dans l’eau, elle y ait perdu 3i8 grammes q5, on divisera ce dernier nombre par le premier, et l’opération faite, on trouvera au quotient 129 millièmes ; ainsi le titre de la mesure sera bon.
- Quelque simple que soit cette opération, on a pensé qu’il serait bon d’en abréger le travail aux vérificateurs, et c’est dans cette vue qu’on a dressé la table suivante, qui réduit tous les calculs de ce genre à de simples additions. La première colonne à gauche exprime des poids quelconques. O11 trouve dans la seconde, la quantité que la pièce que l’on éprouve doit perdre dans l’eau pour chacun de ces poids; en sorte que l’on voit d’abord que pour une unité de poids, quelle qu’elle soit, une masse d’étain doit perdre 129 millièmes de ce poids, c’est-à-dire, pour un kilogramme, 129 grammes; pour un hectogramme,
- p.77 - vue 93/216
-
-
-
- 178 )
- 19.9 dccigrammcs, etc., que pour deux unîtes elle doit perdre9.58 millièmes; c’est-à-dire, pour 2 kilogrammes, 258 grammes, et ainsi de suite.
- Xable pour connaître ce que Vétain allié doit perdre dans ï eau, du poids (pi il avait dans l’air y son titre étant à 8 2 centièmes de fin.
- POIDS dans l’air. PERTE dans l’eau. POIDS dans l’air. PERTE dans l’eau.
- 1.... 0.129 2000.... 257.566
- •2.... 0.250 3ooo.... 580.549
- 3.... 0.388 4000.... 5i5.i52
- 4.... o.5i5 5ooo.... 643.915
- 5.... 0.O44 Oooo.... 772.698
- G.... 0.773 7000.... 901.481
- 7.... 0.901 8000•... io5o.2O4
- 8.. .. 1 .o3o 9000.... 1159.047
- 0' • • • 1.159 10000.... 1287.83
- 10.... 1.288 20000"... 2575.66
- 20.... 2.576 5oooo.... 38657,9
- 5o.... 3.803 40000.... 5i5i.52
- 40.... 5.151 5oooo-•• 6439.i5
- 5o.. . 6.459 60000.... 772O.98
- 60.... 7.727 70000*• • • 901481
- 70.... 9-oi5 80000.... io3û2.64
- 80.... io-3o3 90000.... 11590.47
- 90.... 11.590 ÎOOOOO- • . • 12878.3
- 100.... 12878 200000 .... 25756.6
- 200.... 25.557 3ooooo.... 58654-9
- 7)oo.... 38.635 400000.... 5i5i3.2
- 4oo.... 5i.5i3 5ooooo.... 64391.5
- 5oo.... 64 392 Cooooo...• 77269 8
- 600.... 77-270 700000.... 90148.1
- 700.... 90.148 800000.... 103026.4
- 800..., io3.026 900000.... 115904.7
- 900.... 1000.... 115.905 128.785 1000000 .... 128785.
- p.78 - vue 94/216
-
-
-
- ( 79 )
- L’usage de cette table est très simple, comme on cn^a juger par les exemples suivans.
- PREMIER EXEMPLE.
- Le poids d’une mesure en étain s’étant trouvé dans l’air de 73?.5 grammes, on prendra dans la table :
- Pour 7000, ci.............901.481
- — 3oo.................. 38.635
- — 20................... 2.576
- — 5................... 0.644
- L’addition faite, on aura pour total . . 943.336
- Ce sera la quantité de son poids que la mesure devra perdre, lorsqu’elle sera pesée dans l’eau; si elle perd davantage, l’étain contiendra plus de 82 Centièmes de Un; si elle perd moins, ce sera une preuve que l’alliage ne contient pas une assez grande quantité de fin, et la Mesure ne pourra être admise.
- On introduira donc la mesure dans l’eau, on compara les poids qui seront restés dans le bassin, et ces poids s’ét.ant trouvés, par exemple, de943 grammes 4, °u de 944*6, nombres plus grands que 943.336, on en conclura que le titre est bon; si la diminution n’était (fne de g43.2, le titre ne serait pas admissible.
- DEUXIÈME EXEMPLE.
- Soit encore une autre mesure, dont le poids dans 1 air s’est trouvé de 8549 déeigrammes :
- p.79 - vue 95/216
-
-
-
- ( «O )
- On promira dans la table,
- Pour 8000 . . io3o.aG4
- — 5oo . . 6/{.3<)9.
- — 4° • • 5.i5r
- — 9 . . 1.159
- Total .... 1100.9GG
- Ce sera le nombre de décigrammes que cette mesure doit perdre dans l’eau, si son titre est à 82 centièmes de fin.
- Si les poids qui resteront dans le bassin supérieur après la pesée dans l’eau excèdent 1100.9GG, le titre sera bon y il ne sera point admissible , si la somme de ces poids est moindre.
- Lorsqu’on aura à vérifier beaucoup de mesures , présentées en meme temps par le meme fabricant, comme il est à présumer qu’elles auront toutes été fabriquées du meme mélange, le vérificateur pourra se contenter d’en prendre dans le nombre quelques-unes au hasard,* et s’il 11e trouve pas de variation dans leur titre, il passera de suite à la vérification de la contenance.
- Dcslnstrumens pour la vérification de la capacité des mesures.
- A l’époque de l’émission des nouvelles mesures on se servit pour leur vérification des instrumens décrits ci-après. Comme il serait probablement difficile de
- p.80 - vue 96/216
-
-
-
- ( )
- sc procurer des carafes semblables, qui n’ont été conservées que dans quelques bureaux , les vérificateurs emploieront au besoin les moyens analogues qui sont indiqués à la suite de cette description.
- Les carafes ou bouteilles de verre blanc, seront terminées par un col alongé, dont le diamètre intérieur ne doit pas avoir plus de deux centimètres pour les plus grandes, et d’un centimètre pour les moindres, qui peuvent être de très petites fioles à médecine.
- La grandeur de ces carafes sera proportionnée à celle des mesures qu’elles doivent vérifier , de manière que l’eau de la mesure y étant versée, elle parvienne environ jusqu’au milieu du col.
- Avant de pouvoir employer ces instrumens, que nous nommerons vérifie atoires, il faut commencer par les ajuster; voici de quelle manière on procédera à cet ajustage.
- On remplira d’caul’étalon de l’espèce de mesure dont on veut ajuster le vérilicatoirc, jusqu’à ce que l’eau surmonte un peu le bord. On introduira la barbe d’une plume dans l’eau, et on la passera contre les parois de l’étalon , pour en détacher les bulles d’air qui peuvent y adhérer.
- On appliquera ensuite sur cette mesure un disque de glace (i); on essuiera, avec une éponge humide,
- (0 Chaque mesure-modèle doit avoir son disque, qui servira aussi à la vérification des mesures usuelles de meme espece. Ce disque» est un morceau de glace taillé circulaircment du diamè-
- 6
- p.81 - vue 97/216
-
-
-
- ( «» )
- l’eau ({no le disque aura fait tomber, et on transvasera dans le vérilicatoire , au moyen d’un entonnoir , toute l’eau contenue dans l’étalon.
- On recueillera avec une éponge humide, mais bien purgée, l’eau'qui peut être restée , soit à la surface du disque, soit dans l’intérieur del’étalon ; on l’exprimera dans l’entonnoir, et lorsqu’on jugera que toute l’eau de l’entormoir est bien égouttée , on marquera sur le col de la carafe, soit avec une lime line, soit avec du noir ou du vermillon broyé à l’huile et au vernis, le point où l’eau sera parvenue ; ce point sera celui au-dessous duquel les mesures soumises à la vérification ne devront jamais se trouver.
- Il s’agit maintenant de régler le point supérieur jusqu’où il est permis d’en porter la contenance ; c’est, ce qu’on appelle les limites de la tolérance.
- Cette tolérance est fixée, par le règlement ci-après, à trois grammes pesant d’eau pour le double-litre, deux grammes pour le litre, etc. Il faut donc avoir un moyen pour introduire une quantité exacte de trois grammes d’eau dans le vérificaloirc du double-litre, de deux grammes dans le vérilicatoire du litre, etc. Le voici :
- On aura un tube en verre de six à huit millimètres
- lie extérieur de la mesure, cl ail centre duquel doit être atla-hé avec du mastic une espèce de bouton , au moyen duquel on puisse l’enlever lorsqu’on s’en sert pour les mesures à couvercle?.
- p.82 - vue 98/216
-
-
-
- tic diamètre, dressé à finie de ses extrémités, et terminé à l’autre par une pointe.
- On fermera l’ouverture inférieure par un morceau de cire molle, puis on le placera dans Je bassin d’une balance, entre les cordons duquel on aura passé un fil pour pouvoir tenir ce tube dans uue situation à-peu-près verticale.
- On fera la tare, et lorsqu’on aura établi l’équilibre, °n placera dans le bassin opposé un poids d’un demi-gramme.
- On aura une petite seringue pleine d’eau avec laquelle on introduira de l’eau dans ce tube, goutte à goutte, jusqu’à ce que l’équilibre soit rétabli. Alors on le retirera de la balance , et l’on marquera d’un léger trait de lime le point jusqu’où l’eau y sera parvenue.
- On remettra ensuite le tube dans la balance , on placera un autre demi-gramme dans le bassin opposé , et on introduira de nouveau de l’eau dans le tube jusqu’à ce qu’il y ait équilibre.
- On aura alors un gramme d’eau, et l’on en marquera la hauteur. On continuera ainsi jusqu’à ce qu’on ait la hauteur de trois grammes ; après quoi on divisera chaque intervalle en cinq parties , dont chacune représentera un décigrainme; on distinguera les demi-grammes par des traits un peu plus longs que les autres, et les grammes par des traits plus grands encore.
- Lorsque cet instrument sera ainsi préparé, on pourra s’en servir pour introduire dans les vérificatoires
- 6..
- p.83 - vue 99/216
-
-
-
- ries grammes d’eau ou de moindres quantités. On s’ert •ert de meme que de la cliamplure ; on le plonge ouvert dans l’eau jusqu’au trait qui marque la quantité d’eau que l’on veut avoir ; après quoi on bouche l’orifice supérieur avec le doigt, et on enlève ainsi l’eau dont on a besoin; on l’introduit dans le vérificatoire en levant le doigt pour la laisser tomber.
- On introduira, par ce moyen, trois grammes d’eau dans le vérilicatoire du double-litre , deux grammes dans celui du litre, etc. On marquera le point jusqu'où l’eau se sera élevée-par cette addition, ce sera le maximum de la tolérance ; on sera alors en état de vérifier les mesures qui seront présentées.
- Manière de vérifier la capacité des Mesures.
- Pour procéder à la vérification de la capacité d’une mesure , on remplira cette mesure d’eau jusqu’à ce qu’elle s’élève un peu au-dessus du bord; on passera la plume pour détacher l’air adhérent aux parois; après quoi on placera le disque, et on enlèvera avec une éponge toute l’eau surabondante que l’application du disque aura fait refluer.
- On versera ensuite dans le vérificatoire l’eau contenue dans la mesure , on recueillera avec une éponge préalablement bien purgée , l’eau qui sera restée attachée , soit au disque, soit aux parois intérieurs de la mesure, et on l’exprimera encore dans le véri-iicaioirc.
- Si l’eau ne s’élève pas dans le vérificaloire jusqu’au
- p.84 - vue 100/216
-
-
-
- ( 8-5 )
- premier trait, la mesure sera trop petite; si elle s'éleva au-dessus du second trait, la mesure sera trop grande. La mesure sera recevable lorsque l’eau se tiendra entre les deux traits.
- Pour vérifier les nlesures au-dessus du double-litre ; savoir, le décalitre, son double et sa moitié, en quelque forme qu’elles soient construites, à défaut de 'vérificatoires propres à ces sortes de mesures, on se servira des vérificatoires du litre et du double-titre. Ainsi, pour vérifier un décalitre , on versera d’abord Une partie de l’eau qui sera contenue dans le vérifi-catoire du double-litre, jusqu’à ce qu’elle s’élève entre les deux traits qui marquent la tolérance. On videra cet instrument, on l’égouttera bien , puis on recommencera l’opération jusqu’à cinq fois. Si à la cinquième fois l’eau ne s’élève pas au-dessus du second trait, le décalitre sera bon; si elle excède, il sera trop grand ; mais si elle ne parvient pas au premier , le décalitre sera trop petit.
- On procédera de meme à la vérification du double et du demi-décalitre, en remplissant dix fois le véri-licatoire du double-litre pour un double-décalitre; et pour un demi - décalitre, en remplissant deux fois le vérificatoire du double-litre, et une fois celui du litre.
- Lorsque beaucoup de mesures en étain seront présentées en même temps par le même fabricant, comme il sera à présumer que toutes ces mesures auront été faites avec les mêmes moules, le vérificateur pourra se dispenser de les \entier toutes; il en prendra seule-
- p.85 - vue 101/216
-
-
-
- ( «i )
- nient au hasard quelques-unes de chaque espèce : il devra cependant vérifier la hauteur et le diamètre de toutes, afin de s’assurer que, dans le nombre, on n’en a pas mis de trop petites.
- La vérification des mesures à lait se fera de la meme manière que celle des mesures d’étain ; mais il sera indispensable qu’elles soient toutes vérifiées , ainsi que les mesures, en général, qui seront faites en fer-blanc.
- Procédés a T aide (lesquels on peut, à défaut de 'vérificatoires, constater également la justesse des mesures pour les liquides.
- Supposons qu’il s’agisse de vérifier un litre :
- On verse de l’eau pure dans l’étalon du litre jusqu’à ce qu’elle bombe un peu au-dessus du bord; on promène une barbe de plume le long de la surface intérieure pour en chasser les bulles d’air qui peuvent s j trouver attachées; on applique sur ce bord un disque en glace dépolie : on absorbe avec une éponge toute l’eau que l’application du disque en fait sortir; ensuite onôiele disque, on le laisse égoutter dans lelitre soumis à la vérification, dans lequel on transvase aussi toute l’eau contenue dans l’étalon, et on chasse, s’il y en a , les bulles d’air adhérentes à sa surface intérieure. Enfin on place le disque sur le litre que l’on vérifie, en le faisant glisser doucement sur le bord.
- Plusieurs cas peuvent arriver :
- 1°. Lorsque le disque laisse tomber un peu d’eau ,
- p.86 - vue 102/216
-
-
-
- ( 87 )
- ia mesure étant absolument pleine, c’est une preuve <pic le litre est faible, et par conséquent il doit être rejeté conformément au règlement.
- a°. Lorsqu’on aperçoit une ou plusieurs bulles d’air a travers le disque, c’est ce qui a lieu toutes les fois <iue le litre est un peu fort, on absorbe avec une petite seringue un peu d’eau du tube (décrit à l’article des vérificatoires) ; on glisse le disque de manière qu’il laisse à découvert une faible partie de l’intérieur de la ftiesure : on verse de l’eau avec la seringue, on remot le (1 isque à sa place, on recommence l’opération s’il le faut jusqu’à ce qu’on ait fait disparaître les bulles d’air et on vide la seringue dans le tube. La différence qu’il y avait auparavant avec celle qui s’y trouve après, indique de combien le litre est trop fort.
- 3°. Lorsqu’on ne voit aucune bulle d’air, à travers le disque, ni d’eau à la surface extérieure de la mesure, on doit croire alors que cette mesure est sensiblement forte, et pour s’en assurer on ôte le disque; s’il n’est pas mouillé dans toute l’étendue de sa surface, c’est une preuve que l’eau ne parvient pas jusqu’au bord de la mesure. Les procédés dont on a parlé, dans le cas précédent, servent à faire connaître la quantilé dont cette mesure est trop forte.
- 4°. Enfin, lorsqu’on n’aperçoit aucune bulle d’air et qu’on voit que la partie par laquelle on a poussé le disque est mouillée; ou bien si, en reculant un peu le disque, on voit que l’eau touche partout la surface inférieure, c’est une preuve que la mesure est exacte.
- p.87 - vue 103/216
-
-
-
- (•«« )
- Dans la deuxieme et troisième hypothèse , dont nous venons de parler, c’est toujours le tube que les vérificateurs peuvent se procurer ou faire eux-mêmes, qui sert à indiquer les erreurs qui existent dans la contenance du litre présenté à la vérification.
- On peut également bien vérifier les mesures décimales, pour les liquides, au poids de l’eau qu’elles contiendront. Ges poids, ainsi que les différences cil plus dans leur capacité , qu’il est permis de tolérer, sont fixés dans le tableau annexé au règlement.
- Précautions a prendre dans la vérification du titre de Vétain et de la capacité des mesures.
- On doit apporter beaucoup d’attention à ce qu’il ne reste aucune bulle d’air adhérente à la mesure, lorsqu’on la pèse dans l’eau. Il sera bon, à cet effet, de passer la plume contre ses parois, tant intérieures qu’extérieures, pour en chasser l’ài'r.
- Lorsque l’on voudra faire des pesées, soit dans l’air, soit dans l’eau, on aura soin d’examiner préalablement si la balance est en bon état, si rien ne gène ses mou-vemens; au moyen de la méthode que nous avons indiquée précédemment, il importe peu qu’elle soit en équilibre, on l’y mettra suffisamment en faisant la tare.
- Le frottement de la mesure contre les parois du vase dans lequel on la pèse, pouvant occasionner de grandes erreurs, on l’évitera soigneusement.
- L’eau du vase où se font les pesées, doit être renou-
- p.88 - vue 104/216
-
-
-
- (8<>)
- velee fréquemment; on doit surtout veiller à ce qu’il ne s’y mêle aucune substance étrangère, particulièrement des substances salines qui en augmenteraient la densité. Il faut que, dans les intervalles des opérations, le vase reste couvert; mais, pour plus de sù-ï'eté, on aura un aréomètre qu’on y plongera avant d’opérer, afin de s’assurer si elle est de la même densité.
- Le changement de température y produit quelques diffé rences dont on tiendra compte, en observant que, par un temps froid, le litre peut paraître meilleur que par un temps chaud, parce que le métal perd plus de son poids dans l’eau froide que dans l’eau chaude. La table que nous avons donnée, a été dressée dans la supposition que les expériences seraient toujours faites à une température de douze à quinze degrés.
- Dans la vérification de la capacité des mesures, oh doit avoir soin qu’il ne reste point d’air dans la mesure : il est également essentiel qu’il ne reste point d’eau dans le vérificatoire ou dans le modèle ; cependant il est important que les parois de ceux-ci soient bien purgées d’air et même un peu liumides. Eli conséquence, avant d’opérer, on pourra y passer un peu d’eau; on les fera ensuite bien égoutter.
- On doit aussi laisser à l’eau que l’on aura versee par l’entonnoir, le temps de s’égoutter dans le verdi-caloire ou dans le modèle.
- p.89 - vue 105/216
-
-
-
- ( 9° )
- Delà marque des Mesures pour les liquides.
- On poinçonnera les mesures à vin et à lait au moyeu d’une presse et d’une bigorne.
- Les empreintes des mesures à vin doivent être exécutées à leur rebord, dans une partie qui présente une petite surface droite,* ce qu’on trouve toujours vers le milieu du bord entre le bec et la charnière.
- Quant aux mesures a lait, il faut que les empreintes soient faites, d’une part, sur la goutte d’étain que les i'abricans sont tenus d’appliquer à la jonction du fond avec le corps de la mesure, et de l’autre sur la seconde goutte d’étain qui doit être placée près du bord.
- Le décalitre, le double et le demi-décalitre qui seront construits dans la forme de broc, pourront cire vérifiés s’ils portent l’indication de leur contenance; ils devront même l’être pour le titre, lorsqu’ils seront construits en étain ; mais l’application du poinçon ne se fera que sur ces derniers, et plus spécialement pour constater la qualité de la matière, car, en général, les mesures en forme de broc ne sont point susceptibles d’être poinçonnées, parce que la forme de ces vases, qui peut être altérée facilement après coup, 11e permet pas de les considérer autrement que comme des mesures de confiance , à l’usage particulier de celui qui les emploie, pour se rendre compte à lui-même, soit de la contenance d’une futaille, soit des quantités de liqueur qu’il veut y introduire.
- p.90 - vue 106/216
-
-
-
- Moyen pour connaître la quantité de plomb contenue dans un alliage d’étain et de plomb.
- Nous avons indiqué, dans celte Instruction, le uioyen de connaître si l’étain dont une mesure est construite, ne contient pas moins de 82 centièmes de lin. Là se bornent les fonctions des vérificateurs. 11 arrivera cependant que quelques-uns pourront être consultés par les fabriçans pour les diriger dans la iorrnation de leur alliage, leur faire connaître le titre des matières qu’ils voudront employer, et leur indiquer les quantités qu’ils devront en mêler ensemble pour en faire un métal qui soit au-dessus de 82 centièmes de fin. Nous avons cru devoir ajouter ici cet article, pour leur expliquer les procédés qu’ils devront suivre à cet égard.
- On pèsera exactement, dans l’air libre, la pièce présentée à l’examen; on la pesera ensuite dans l’eau. Lorsque l’on connaîtra, par le résultat de ces deux pesées, i°. ce que la pièce.pèse dans l’air, a", ce qu’elle a perdu de son poids dans l’eau, on divisera le plus grand nombre par le plus petit, c’est-à-dire, le poids trouvé dans l’air par celui que la pièce aura perdu dans l’eau : le quotient sera la pesanteur spécifique de cette pièce, c’est-à-dire, le rapport de son poids avec une quantité d’eau cl’un volume égal dont on suppose toujours le poids égal à 1; en sorte que si le quotient est 8, on dira que la pesanteur spécifique de cette lüècc est, à celle de l’eau, comme 8 est a I, c’cst-à-
- p.91 - vue 107/216
-
-
-
- ( 9'2 )
- dire, qu’elle pèse liuit fois autant qu’un pareil volume d’eau.
- La pesanteur spécifique de la pièce étant connue, on cherchera dans la table ci-après, le nombre qui l’exprime ou celui qui en approche le plus, et ce nombre étant trouvé, on verra, indiqué dansla colonne voisine, le titre correspondant. Ainsi, pour une pesanteur spécifique de 8, on prendra, dans la table, le nombre 8.oo3 qui en diffère le moins, et on verra eii meme temps, dans la colonne voisine, que le titre correspondant est 74? d’où l’on conclura que la pièce soumise à l’examen contient 74 centièmes de fin contre ‘26 de plomb.
- Soit, par exemple, une masse d’étain du poids de 45o grammes, et qui, pesée dans l’eau, y a perdu Go grammes 5 dixièmes.
- O11 divisera 4^0 par 60.5, et l’on aura au quotient
- 7.438.
- O11 cherchera, dans la table ci-après, le nombre 7.438 ou celui qui en approche le plus,- ce nombre étant entre et 7-447? et les titres corresporulans
- c)4 et on en conclura que la masse soumise à l’examen contient de q4 à centièmes de fin contre 5 ou G parties de plomb.
- Il s’agit maintenant de trouver quelle quantité de plomb le fabricant peut ajlier à ce métal pour en former un mélange qui soit de 82 à 83 1/2 centièmes de fin, soit 83.
- Le titre de la matière éprouvée étant exprimé par 94, parce qu’elle contient 94 centièmes de fin, nous
- p.92 - vue 108/216
-
-
-
- ( 9^ )
- exprimerons le litre du plomb pur par o, après quoi nous opérerons ainsi.
- Nous écrirons les deux titres donnés, 94 et °> au-dessus l’un de l’autre, et le titre cherché séparément, comme on le voit ici :
- ( 1
- 94
- Nous chercherons ensuite la différence de o à 83, que est 83, el nous l’écrirons à côté du plus haut ti-tre 94.
- Nous chercherons de meme la différence de 83 à 94 qui est 11, et nous l’écrirons à côté de o.
- Les nombres posés à côté de chaque titre exprimeront les quantités qu’il faut prendre de l’un et de J’autre pour en former un mélange qui ne contienne pas plus de 17 centièmes d’alliage. Ainsi il faudra mêler 11 parties de plomb à 83 parties du métal éprouvé.
- Supposons qu’un fabricant apporte au vérificateur deux alliages qui, éprouvés séparément, se sont trouvés, l’un à 89 centièmes, l’autre à 5o, et qu’il veuille savoir combien il doit prendre de l’un et de l’autre pour en former 5oooo grammes à 83 centièmes.
- On écrira les titres donnés comme on le voit ici,
- 83
- ç 89. — 33 ( 5o. —- C)
- 89
- p.93 - vue 109/216
-
-
-
- au
- ( 94 )
- on cherchera la différence du plus haut titre 89 titre moyen 83, et cette différence étant G, on l’écrira à’ côté du plus bas titre 5o. On cherchera ensuite la différence du titre le plus bas 5o au titre moyen 83, et cette différence étant 33, on l’écrira à côté du titre le plus haut 89. On verra par-là qu’il faut prendre 33 parties de métal à 89 centièmes , contre 6 parties à 5o, pour en faire un mélange à 83 centièmes.
- Si l’on veut s’assurer de l’exactitude de ce résultat, on n’a qu’à multiplier 89 par 33, ce qui don-
- nera...................................., . . 2937
- Puis 5o par 6, ce qui fait.................. 3oo
- et diviser ensuite le total................... 3a3y
- par 39, somme des parties proportionnelles de l’un et l’autre métal, on aura pour quotient 83, qui est le titre demandé.
- Il s’agit maintenant de trouver combien, dans celte proportion, on doit prendre de grammes de l’un et de l’autre, pour en faire une masse de 5oooo grammes ou 5 myriagrannnes.
- On y parviendra par une simple proportion ou règle de trois, savoir: 39, somme des parties proportionnelles de l’un et l’autre métal, est à 5oooo grammes, quantité demandée, comme 33, nombre des parties du métal le plus pur, est à la quantité de grammes que l’on doit en prendre, comme 6, nombre des parties du métal le moins pur , est au nombre de grammes qu’il en faut prendre pour que la masse totale soit de Soooo grammes ou 5 myriagrammes.
- p.94 - vue 110/216
-
-
-
- ( 93 )
- Ou trouvera, par le résultat de.cette opération, qu31 faut prendre 4‘^3o8 grammes du métal le plus pur, 7692 grammes du métal le moins pur, comme on le v°it ici :
- 3<) : 5oooo
- C 33 : 4a3o8 t G : 7G92
- Total égal» . . 5oooo.
- p.95 - vue 111/216
-
-
-
- ( & )
- Tjble de la pesanteur spécifique de Vétain à ses divers degrés d'alliage avec le plomb y depuis ioo, qui est le titre de Vétain pur y jusqua o, qui est celui du plomb.
- PARTIES PARTIES
- PESANTEUR PESANTEUR
- SPECIFIQUE. d’étain. de plomb. SPECIFIQUE. d’étain. de plomb.
- r* / • 5o5 IOO 0. 8. °9:> 7» 29.
- r / * 528 99 1. 8. 126 70 00.
- 7- 55 a 98 2. 8. 169 G9 5i.
- n j * 575 97 5. 8. 192 22Ü G8 32.
- 7- 399 9G 4- 8. 67 33.
- / • 422 95 5. 8.s 259 GG 54.
- r> / • 447 94 G. 8. 292 G5 55.
- r* / • 472 93 n . / 8. 520 64 56.
- n / • 49G 92 8. 8. 559 63 _ ÙJ.
- r* J * 521 91 9- 8. 593 62 58.
- r? J • 54G 90 10. 8. 4 26 Gi 59.
- r» / * 5-5 «9 11. 8. 4Go Go 40.
- n y 597 88 12 • 8. 494 59 41.
- / • 620 87 i5 • 8. 528 58 42 •
- 7- 649 8G 14. 8. 5G2 67 43. 44.
- 7- 678 85 i5- 8. 596 63 0 56
- 7- 708 84 16- 8. 55 45.
- f? . / • 704 85 17. 8. GG8 54 46.
- 7- 765 82 18. 8. 70G 55 47 •
- rr. * 79° 8! 19- 8. 743 52 48.
- 7- 817 80 20 • 8. 781 5i 49-
- n . J 848 79 21 • 8. 819 5o 5o.
- r? , / «79 78 22 • 8. 854 49 5i.
- 7- 91° nn / / 25 . 8. 889 48 52 .
- 7- î)41 7G 24. 8. 925 47 55.
- 7- 973 73 25. 8. 9Go 46 54.
- 8. oo5 7+ 2G. 8. 995 45 55.
- 8. o54 75 27. 9- o55 44 56.
- 8. 064 73 28. 9- 072 45 57.
- p.96 - vue 112/216
-
-
-
- ( 97 )
- PESANTEUR SPÉCIFIQUE. (l’étain. de plomb.
- 9- 1 10 42 58
- 9- J 49 41 59
- 9- 187 40 60
- 9- 227 59 61
- 9- 267 58 62
- 9- 507 57 65
- 9- 547 56 64
- 9- 587 55 65
- 9- 428 34 66
- 9- 4t>9 55 67
- 9- 510 52 68
- 9 551 5i 69
- 9- 592 5o 70
- 9- 652 29 7i
- 9- 67 2 28 72
- 9- 7)5 27 73
- 9- 755 26 74
- 9- 795 25 75
- 9- 858 24 76
- 9- 9- 885 25 77
- 928 22 78
- 9- 975 21 79
- PESANTEUR SPÉCIFIQUE. PAR «l’étain. riES j de plomb.
- 10 . 018 20 80
- 10 . 066 »9 8l
- 10 . 115 18 82
- 10 . 161 *7 85
- 10 . 208 16 84 i
- 10 . 256 i5 85
- 10 . 515 14 86
- 10. 575 i5 87
- 10 . 452 12 88
- 10. 49° 11 89
- 10. 549 10 90
- 10. 617 9 9l
- 10. 685 8
- 10 . 754 r> y 9a fi
- 10 . 822 6 94 1
- 10. 890 5
- 10. 972 4 96 1
- 11. o54 3 97 I
- 11. i55 2 98 E
- 11. 217 1 99 1
- 11. 299 0 10° |
- Règlement pour la vérification des mesures décimales pour les liquides.
- ARTICLE PREMIER.
- Les mesures décimales pour les liquides, ainsi que les dimensions qu’elles doivent avoir intérieurement, et les différences dans leur capacité; qu’il est permis de tolérer , sont les suivantes :
- 7
- p.97 - vue 113/216
-
-
-
- ( 9* )
- Tableau des Mesures à vin.
- 1 NOMS S dos MESURES DÉCIMALES. n 1 M E K des m prises inter Hauteurs. 3 I 0 N S usures mûrement. Diamètres. Poids de l’eau que doit contenir la mesure. erreur tolérable
- niillim. millim. gramm. grAinm
- Double-litre. k . . . ai G,7 108,4 2000 3,o
- Litre 172,0 86,0 1000 2,0
- S Demi-litre i36,6 68,3 5oo i,5
- a Double-décilitre.. 100,6 5 o,3 200 1,0
- g Décilitre 79)9 39)9 100 0,6
- K Demi-décilitre. . . 63,4 31,7 5o 0,4
- 3 Double-centilitre. 46,8 23,4 20 o,3
- 3 Centilitre. 57,0 i8,5 10 0,2
- ART. 2.
- Les erreurs, en ce qui toncerne la contenance, indiquées dans le tableau ci-dessus, ne seront admises qu’autant qu’elles se trouveront en plus ou en excès.
- art. 3.
- Indépendamment du degré d’exactitude requis et désigné dans le tableau précédent, il ne sera admis à la vérification aucune mesure qui aurait un ou plusieurs des défauts ci-après indiqués :
- i°. Si, étant construite en étain, le Vitre de ce
- p.98 - vue 114/216
-
-
-
- ( 99 )
- métal est au-dessous de 82 centièmes de fin; c’cst-à-dir e, si elle contient plus de 18 centièmes de plomb;
- 20. Si on apercevait des soufflures à la surface extérieure ou intérieure de l’étain ;
- 3°. Si elle ne conservait pas parfaitement toute l’eau dont on la remplit ;
- 4°. Si à sa surface intérieure, y compris le bord supérieur, on avait altéré la venue du moule , c’est-à-dire , le mat qu’on voit constamment à la surface de tous les objets fondus, lorsqu’on n’y a appliqué aucune espèce d’outil ;
- 5°. Si elle avait des bosses ou autres imperfections remarquables (1);
- 6°. Enfin, si le fabricant avait négligé d’y appliquer «a marque, ainsi que le nom de cette mesure.
- ART. 4-
- Lorsque les mesures n’ont que de légers défauts, susceptibles d’étrc corrigés, les vérificateurs doivent les rendre aux fabricans telles que ceux-ci les ont présentées ; mais si ces défauts ne sont pas de nature à
- (1) Pour que les fabricans évitent les pertes qu’ils éprouveraient par le rejet de leurs mesures en les présentant à la vérification, le vérificateur les invitera, i°. à suivre exactement dans la construction des moules , les dimensions des modèles; 2°. à ne finir ces moules que lorsqu’ils se sont assurés que les mesures qui en résulteront auront les conditions requises ; 3°. à ne faire leurs coulées qu’après avoir reconnu que le métal est au titre fixé.
- 7-
- p.99 - vue 115/216
-
-
-
- ( 100 )
- èlre rectifiés, les vérificateurs devront déformer les mesures pour qu’elles soient remises à la fonte.
- ART. 5.
- Dés qu’une mesure a toutes les qualités exigées, on doit la marquer du poinçon royal. Ce poinçon s’adapte h une presse : l’empreinte doit être placée vers l’extrémité supérieure du corps de la mesure et près du rebord de la face extérieure.
- Mesures décimales en fer-blanc , pour les liquides , tolérées provisoirement.
- 11 y a des pays où l’on n’est point à portée de se procurer des mesures d’étain et où l’on est dans Dusage de faire les mesures en fer-blanc. Cet usage est mauvais , en ce que ces mesures sont bientôt corrodées par les liqueurs éju’on y laisse séjourner. La tolérance, provisoirement maintenue dans les localités où l’on sc sert depuis long-temps de mesures en fer-blane, ne peut dispenser les vérificateurs de chercher à généraliser promptement, de concert avec l’autorité locale, l’emploi des mesures en étain.
- On n’admettra provisoirement à la vérification que les mesures en fer-blanc, qui réuniront les qualités suivantes :
- i°. Elles devront être établies suivant les mêmes dimensions que celles désignées au tableau précédent, pour les mesures en étain, et. avoir également dans leur contenance l’exactitude requise pour les mesures de liquides en général.
- p.100 - vue 116/216
-
-
-
- ( 101 )
- 2°. Pour qu’on uo puisse en altérer la contenance après la vérification, soit en les coupant par le haut, soit en exhaussant le fond, le bord supérieur de la feuille qui forme le corps de chaque mesure devra être t'abattu extérieurement, de manière à faire une bordure suffisante pour que le nom de la mesure puisse y être inscrit lisiblement ; et le fond, dont le diamètre doit excéder celui de la mesure elle-même de six millimètres , doit pareillement être rabattu sur le corps de la Uiesure, a fin de pouvoir être fixé à recouvrement au pourtour, et former également un petit cordon à la base de la mesure. A un endroit de la jonction du fond avec le corps de la mesure, il sera mis une goutte d’étain ; il en sera placé une semblable près du bord supérieur.
- 3°. Les mesures en fer-blanc doivent, comme toutes les autres, porter le nom et la marque du fabricant.
- On recommande aux vérificateurs d’apposer le poinçon de marque de vérification première, à la fleur-de-\ys, spécialement sur la goutte d’étain qui doit être idacée à la jonction du fond avec la mesure.
- Des Mesures à lait.
- Les mesures à lait, les dimensions qu’elles doivent avoir intérieurement, et les erreurs dans leur contenance qui sont admissibles, sont consignées dans le tableau suivant :
- p.101 - vue 117/216
-
-
-
- ( 10* )
- V, M
- Tableau des Mesures à lait.
- NOMS DSS MESURES. „ DIMENSIONS des hauteurs et des diamètres prises intérieurement. ERREURS dans la contenance qu’il est permis de tolérer.
- millim. a graram.
- Double-litre i36,6 4,0
- Litre 108,4 3,0
- Demi-litre . . 86,0 2,0
- Lçs erreurs dont il est question ci-dessus, ne sont admissibles que dans le cas seulement où elles seraient en plus ou en excès.
- Indépendamment des autres causes de rejet indiquées pour les mesures de liquides en général, et applicables à ce genre de mesures, excepté ce qui concerne le titre de l’étain, lorsque ces mesures ne sont pas construites avec ce métal, on ne recevra également aucune mesure qui aurait les défauts suivans :
- i°. Si, étant exécutée en fer-blanc, elle n’avait pas à sa partie supérieure une bordure formée du meme métal, arrondie en liant et en bas, et fixée au corps de la mesure, de façon à en affleurer le bord, et si le fabricant avait omis de couler deux gouttes d’étain, l’une sur la bordure et l’autre à la jonction du fond avec le corps de la mesure.
- a°. Si elle était construite en cuivre ou en tout
- p.102 - vue 118/216
-
-
-
- ( «03 )
- autre métal malfaisant, meme en étain où il y aurait du plomb en plus grande quantité que celle admise par le règlement concernant le titre de l’étain.
- On a retranche de celte instruction, qui parut au mois de messidor an IX (juillet 1801), les planches qui y e’taicnt jointes, et l’explication de ces planches. Il v a été fait d’autres légères suppressions, et quelques corrections; mais ce qui la distingue le plus de ce qu’elle était au moment de sa première publication , consiste dans des additions relatives i°. aux procédés à l’aide desquels on peut, à défaut de vérificatoires , constater la justesse des mesures de liquides ; 2°. aux mesures de fer-blanc.
- p.103 - vue 119/216
-
-
-
- N". VII.
- INSTRUCTION
- SUR LA VERIFICATION
- DES POIDS MÉTRIQUES,
- DES BALANCES ORDINAIRES, SOIT DE MAGASIN, SOIT DE COMPTOIR, DES BALANCES-BASCULES ET DES ROMAINES.
- Des Poids en général.
- Les poids doivent être en fer ou en cuivre; dans quelques départcmens on en a fait en plomb; dans d’autres on était dans l’usage de les faire en marbre. Ces dernières méthodes sont vicieuses: des poids en marbre ou en plomb sont trop sujels à altération.
- On construit en fonte de fer des poids depuis celui de cinq myriagrammes jusqu’à l’hectogramme ou à sa moitié. On fait aussi, en cuivre, des poids depuis le myriagrainme, ou son double, jusqu’au gramme.
- Les fractions du gramme se font avec de petits morceaux de feuilles de laiton.
- Les poids en 1er ont des anneaux attachés avec des lacets, dont les extrémités sont recouvertes par le plomb qui sert à les ajuster.
- Les poids de cuivre, en forme de cylindre, sont surmontés par un bouton.
- p.104 - vue 120/216
-
-
-
- ( ‘“S )
- Chaque poids doit porter le nom qui exprime sa valeur.
- La vérification des poids se lait par le moyen des balances.
- Règlement pour la vérification des poids métriques.
- Poids en fer.
- ARTICLE PREMIER.
- Les poids en 1er, ainsi que les erreurs dans leur exactitude, qui peuvent être tolérées dans la vérification, se trouvent désignés dans le tableau suivant :
- NOMS DES POIDS MÉTRIQUES. ERREURS tolérables. U
- Cinq myriagrainmes 20 ' grammes. 0 i
- Double-myriagramme 10 0
- Myriagrainme 6 o ;
- Dcini-inyriagramme 4 o
- Double-kilogramme 2 0 i
- Kilogramme 1 o i
- Demi-kilogramme 0 5
- Double-hectogramme. . 0 5 f
- Hectogramme. . 0 2 [
- Demi-hectogramme 0 1 f
- p.105 - vue 121/216
-
-
-
- ( >«ü )
- ART. 2.
- Les erreurs dont il est question dans l’article précédent, ne seront tolérées que dans le cas seulement où elles seraient en plus ou en excès.
- art. 3.
- On ne recevra également que les poids qui réuniront les conditions suivantes :
- i°. Que l’anneau soit en fer forgé, rond, et avec un jeu suffisant dans le lacet; que de plus il entre sans dilïiculté dans la rainure pratiquée pour le recevoir.
- 2°. Que le lacet soit construit en fer forgé et d’une manière solide, tant au sommet qui embrasse l’anneau, qu’aux extrémités de ses branches, lesquelles doivent, en même temps, être rabattues par-dessous, et garnies de petites parties saillantes et crochues, pour retenir facilement le plomb dont il va être parlé ci-après.
- 3°. Les poids, pour être admis, ne doivent point laisser apercevoir à la surface des bavures'faciles à casser, des soufflures ou chambres dans lesquelles il serait aisé do couler du plomb ou du fer.
- 4°. Il ne doit point se trouver dans les soufflures, ou autres parties des poids, du sable qui y soit adhérent.
- 5<>. 11 faut que la fonte ne soit point tellement aigre ou cassante, que le moindre choc puisse enlever une pari ie du poids.
- p.106 - vue 122/216
-
-
-
- ( I07 )
- 6°. Les extrémités du lacet doivent être garnies d’une quantité de plomb suffisante pour recevoir les empreintes des poinçons; il ne faut pas qu’on y aperçoive des pièces r apportées qu’il serait aisé d’enlever après la vérification.
- 7°. Le poids doit porter le nom et les chiffres qui indiquent sa valeur, ainsi que la marque du fabricant.
- Art. 4*
- Les poids qui rempliront ces conditions , seront marqués du poinçon rpyal. Ce poinçon sera appliqué sur le plomb seulement, à la partie inférieure des poids; mais autant de'ïbis qu’il sera nécessaire pour couvrir presque totalement sa surface, surtout dans les endroits d’où l’on aurait enlevé de cé métal, pour donner à ces memes poids l’exactitude nécessaire.
- Poids en cuivre.
- Art. 5.
- Les poids en cuivre sont désignés dans le tableau suivant, à coté desquels on voit les erreurs qu’il sera permis de tolérer.
- p.107 - vue 123/216
-
-
-
- ( 10H )
- NOMS | DES l’OlDS MÉTRIQUES. ERREURS tolérables.
- centigrammes.
- Double-myriagramme i5o. 0
- Myriagramme 80. 0
- Demi-myriagramme 5o. O
- Double-kilogramme 25 . 0
- Kilogramme 15. 0
- Demi-kilogramme 10 . 0
- Double-hectogramme 5. 0
- Hectogramme » 5. 0
- Demi-hectogramme 2 . 5
- Double-décagramme 2 . 0
- DécagramYne 1 . 5
- Demi-décagratnmc 1 . O
- Double-gramme 0 . 4
- Gramme Demi-gramme Double-décigramme Décigramme Demi-décigramme 0 . 2
- Double-centigramme Centigramme
- ^tT.
- Les erreurs dont il esl parlé dans l’article précc-
- p.108 - vue 124/216
-
-
-
- ( I09 )
- dent, no seront tolérées que lorsqu’elles se trouveront être en plus ou en excès seulement.
- ART. 7.
- Lorsque les poids à bouton seront creux, le fabricant sera tenu, avant de les présenter à la vérification, de river le bouton avec une cheville ou vis à fleur do la surface, de façon à pouvoir y appliquer l’empreinte du poinçon.
- art. 8.
- Les poids de forme parallélipipède doivent être construits de telle manière que la réunion de toutes les parties qui composent une série forme un parallélipipède régulier , semblable à celui qui représente une unité. Les poids décuples ou sous-décuples les uns des autres doivent être de figure semblable.
- art. 9.
- La surface des poids de ce genre, à bouton ou autrement, sera nette, sans qu’on y aperçoive aucun corps étranger qu’dn aurait chassé dans le cuivre, ni aucune souillure qui permettrait d’en introduire.
- art. 10.
- Lesfabricans sont tenus d’appliquer aux poids les noms et les chiffres qui les désignent, ainsi que la marque dont ils font usage pour cet objet de commerce. Ils doivent aussi ménager à la partie supérieure des poids , un espace suffisant pour y placer le poinçon.
- p.109 - vue 125/216
-
-
-
- ( 110 )
- ART. II.
- Toutes les fois que les poids en cuivre auront les conditions requises clans les articles précédens, ils seront marqués du poinçon royal.
- ART. 12.
- Les vérificateurs pourront se dispenser d’apposer le poinçon aux poids au-dessous du gramme.
- Des Balances pour la vérification des poids.
- Des balances de trois sortes sont nécessaires aux vérificateurs.
- La plus forte pour la vérification des gros poids, depuis le double-myriagramme jusqu’au demi-myria-gramniCj ou au double-kilogramme.
- Une autre d’une moindre portée pour les poids depuis le double-kilogramme jusqu’au demi-hectogramme ou au double-décagramme.
- La troisième , du genre des balances dites d’essai, pour la vérification des plus petits poids , depuis le double-décagramme jusqu’aux fractions du gramme.
- La vérification des poids étant une opération qui exige beaucoup de précision, il est indispensable d’avoir des balances bien choisies. La sensibilité est la qualité qu’elles doivent avoir par-dessus toute autre; mais il est essentiel aussi qu’elles soient oscillantes, et l’on choisira, par préférence, celles dont les lléaux auront les plus longs bras.
- La longueur des bras du fléau d’une balance con-
- p.110 - vue 126/216
-
-
-
- ( 1 *1 )
- Mbue beaucoup , non seulement à sa sensibilité, mais encore à sa précision. Mais en choisissant de préférence une balance dont les bras auront le plus de longueur, on aura l’attention d’examiner en meme temps si le fléau est assez fort pour porter, sans fléchir, les plus gros poids que l’on soit dans le cas de mettre dans les bassins. On préférera, toutes choses égales d’ailleurs, cell^dont le fléau , suspendu sur son champ, sera le plus large, parce qu’il sera d’autant moins flexible sans être trop pesant.
- On reconnaîtra qu’une balance est oscillante, lorsque l’addition d’un petit poids l’ayant fait incliner d’un côté, on la verra remonter, puis descendre, remonter encore , et continuer ce mouvement jusqu’à ce qu’en fin elle prenne son repos dans une situation un peu inclinée du côté où l’on aura mis le poids. Une balance que l’addition d’un très petit poids ferait tomber tout-à-fait sans qu’elle se relevât, serait du genre de celles qu’on appelle trèbuchets ; elle ne serait point propre aux opérations de la vérification.
- Ce défaut, dans lequel tombent quelquefois les balanciers, lorsqu’ils cherchent à donner une grande sensibilité à leurs balances, peut être corrigé facilement. Il ne s’agit que de descendre un peu les couteaux de suspension des bassins jusqu’à ce que la balance oscille.
- Après que la balance aura été éprouvée de cette manière, il s’agira de déterminer jusqu’à quel point elle est sensible. A cet effet on la chargera des plus forts poids qu’elle est destinée à porter, et lorsque l’equili-
- p.111 - vue 127/216
-
-
-
- ( 112 )
- bro sera établi, on ajoutera à l’un des bassins la vingt millième partie du poids qui y est placé , c’est-à-dire, que si la balance est chargée de deux kilogrammes de chaque côté, on placera dans l’un des bassins un dé-cigrammc.
- Si alors la balance s’incline sensiblement , et, après quelques oscillations, indique cette augmentation de poids d’un des bassins , elle aura la sensibilité nécessaire pour la vérification. Elle serait encore propre à la vérification des poids de fer (i), quand meme eilc ne serait pas sensible, à moins d’un dix millième du poids placé dans l’un des bassins.
- L’égalité des bras du fléau est une autre qualité requise dans les .balances. Mais au moyen du procédé que nous indiquerons tout à l’heure, elle est peu importante pour les opérations de la vérification, dans lesquelles des balances à bras fort inégaux peuvent être employées sans inconvénient, peut-être même de préférence.
- Au surplus, on connaît si les bras du fléau d’une balance sont égaux de la manière suivante, et c’est un examen que les vérificateurs doivent toujours faire
- (i) Les poids que l’on construit en fer étant plus particulièrement destines à de grosses pesées, ou à peser des choses communes et grossières, n’ont pas besoin d’être ajustés avec la même précision que les poids en cuivre; aussi l’erreur que l’on peut tolérer dans leur vérification est-elle plus grande que celle qu’il est permis de passer dans la vérification des poids en cuivre.
- p.112 - vue 128/216
-
-
-
- ( i'3 )
- •ivant d’cniployer une balance, encore que la manière «iloui ils s’eu serviront les dispense d’avoir égard à l’inégalité des bras..
- Soit une balance dont nous désignerons les bassins, celui à gauche par la lettre À et celui à droite par la lettre B, et deux poids, par exemple, deux kilogrammes, que nous désignerons par les lettres G et P.
- Nous commencerons par placer le poids G dans le bassin A, et le poids D dans le bassin B.
- Supposons que ces poids ne paraissent pas égaux, que le poids G semble plus pesant, et que, pour rétablir l’équilibre, il faille placer dans le bassin B un décigrainme de j) lus.
- Changeons maintenant ces poids de bassin, enlevons le poids G du bassin A, mettons-le dans le bassin B, et transportons dans le bassin A le poids D avec le dé-cigramme que nous y avons ajouté.
- Si l’équilibre subsiste, les bras de la balance sont égaux, et l’erreur d’un décigramme en plus ou en moins appartient à l’un des deux poids.
- Mais si c’est encore le bassin A qui s’incline, et que l’équilibre ne puisse être rétabli qu’après que l’on aura transporté dans le bassin B le poids d’un décigramme que nous avions d’abord ajouté au poids C, ce sera une preuve que les poids sont égaux et que l’erreur appartient aux bras du fléau, dont l’un, celui auquel est suspendu le bassin A, est plus grand que l’autre dans le rapport de 10001 à 10000. En sorte que, pour faire des pesées exactes avec une pareille balance, il faudrait toujours avoir le soin d’ajouter dans le bassin B un
- 8
- p.113 - vue 129/216
-
-
-
- ( "4 )
- dix millième du poids que l’on y aurait placé pour faire équilibre avec les corps placés dans ta bassin À, ce qui serait très embarrassant et pourrait donner lieu à des erreurs. On verra bientôt comment il est possible de remédier à cet inconvénient.
- De la Vérification des Poids.
- Lorsque 1e vérificateur sera muni des balances propres à ses opérations, et qu’il se sera assuré quelles ont la sensibilité nécessaire, il pourra s’occuper de la vérification des poids.
- Mais avant de les soumettre à l’épreuve de la balance, il devra s’assurer s’ils sont bien et régulièrement construits. Il aura donc sous tas yeux Je règlement précédent, et lorsqu’il aura reconnu que les poids qui lui sont présentés en remplissent exactement toutes les conditions, il passera à la vérification delà pesanteur. Voici la méthode qu’il devra suivre à cet égard. Nous supposons que le vérificateur se sert de balances dont les bras ne sont pas très sensiblement inégaux.
- On place, dans l’un des bassins de la balance, le poids-modèle ou étalon, auquel il s’agit de comparer le poids soumis à la vérification,- on fait sa tare en mettant dans le bassin opposé autant de menus grains de plomb, ou autre matière pesante, qu’il en faut pour établir l’équilibre ; après quoi on enlève le poids-modèle du bassin, et on lui substitue le poids à vérifier.
- Si alors l’équilibre subsiste, ce poids est évidemment conforme au modèle; si ce poids est trop faible, il
- p.114 - vue 130/216
-
-
-
- ( ”5 )
- n’est pas recevable. Si, au contraire, il est trop fort, il s’agira d’apprécier la différence. À cet effet, on mettra dans le bassin opposé la quantité de poids réglée par le tableau de tolérance précédent. Si cette addition suffit pour rétablir l’équilibre ou faire penclier la balance de ce côté, le poids sera à la vérité un peu fort, mais il sera dans les limites de la tolérance, il pourra être reçu et poinçonné ; mais si cette addition ne suffit pas, le poids sera trop fort, il faudra le rendre au fabricant pour être rajusté.
- Soit, par exemple, à vérifier un kilogramme en cuivre. Placé dans le bassin de la balance que nous désignons parla lettre B, après le kilogramme-modède dont on a fait la tare dans le bassin A, il se trouve un peu fort. On ajoute alors dans le bassin A un déci-gramme et demi ou quinze centigrammes, ce qui est la quantité de l’erreur tolérable pour un kilogramme on enivre ; si cette addition fait pencher à son tour le bassin A, le poids sera dans les limites de la tolérance ; si cette addition ne suffit pas pour rétablir l’équilibre, le poids sera trop fort, il devra être rajusté.
- Lorsqu’un vérificateur aura beaucoup de poids semblables à vérifier, il fera bien de sc pourvoir à l’avance de lares toutes faites. Ces tares sc feront avec de petites masses de plomb, ou des morceaux de laiton, qu’il sera facile d’ajuster.
- Mais dans le cas où un vérificateur se servirait ainsi de tares préparées à l’avance, il est essentiel qu’il les mette toujours dans le même bassin , et qu’il place aussi le poids à vérifier dans le bassin opposé. On
- 8..
- p.115 - vue 131/216
-
-
-
- ( 116 )
- peut prendre pour règle générale de faire toujours la tare dans le bassin gauche, et de placer le poids dans le bassin droit.
- Si l’inégalité des bras de la balance était telle que l’on dût craindre qu’elle n’eut quelqu’irdluence sur la quantité de l’erreur de tolérance , voici ce qu’il faudrait faire»pour prévenir cet inconvénient.
- On placera dans le bassin de droite le poids-modèle, plus la tolérance, et l’on fera la tare du tout dans le bassin opposé.
- On substituera ensuite au poids-modèle , le poids à vérifier, plus la tolérance ; si alors il paraît faible, il ne pourra être reçu : si, au contraire, il est trop fort, on ôtera la tolérance, et si malgré cela il paraît encore trop fort, il devra être rajusté ; il ne sera admissible que dans le cas où après la suppression de la tolérance, il se trouverait en équilibre ou un peu faible.
- Des précautions à prendre dans la vérification des Poids.
- Les poids sont l’espèce de mesures qui exigent le pins de précision. Si les fabricans doivent «apporter un soin particulier à les ajuster , les vérificateurs doivent aussi prendre beaucoup de précautions dans la vérification qu’ils en font.
- i°. Ils ne doivent pas perdre de vue que la justesse de leurs opérations dépendra principalement de celle des balances qu’ils y emploieront; mais ils observeront aussi que les meilleures sont sujettes à des varia-
- p.116 - vue 132/216
-
-
-
- ( "7 )
- lions assez frequentes, dont on a souvent beaucoup de peine à découvrir les causes, ce qui fait dire des balances, comme de certaines personnes, qu’elles sont capricieuses.
- Le vérificateur doit donc examiner ses balances pour s’assurer si elles n’ont pas souffert de variations, et pour y remédier, non seulement toutes les fois qu’il veut s’en servir, mais plusieurs fois encore dans une suit# d’opérations.
- 2°. Il doit, s’il se sert de lares toutes faites, les comparer de temps en temps aux étalons, afin de s’assurer si aucun accident n’en a altéré la justesse.
- 3°. Il est à propos, lorsque l’on fait une pesée, de placer toujours la charge au milieu des bassins ou de ly répartir également. L’inobservation de cette règle peut occasionner des différence^ et des erreurs sensibles.
- 4°. Les balances doivent être suspendues à des potences ou autrement; on doit éviter de les déplacer.
- 5o. On aura soin que dans les intervalles des opérations les balances soient maintenues en repos , soit par le moyen des coussins qui seront placés sous leurs bassins, soit par des bras d’appui sur lesquels devra reposer le fléau, tant afin de diminuer la pression du couteau sur ses coussinets, que pour éviter les frotte-raciis qu'occasionnerait un mouvement continuel.
- f)°. Il faut éviter de laisser les balances exposées à l'humidité; on aura soin aussi de n’y laisser tomber ni
- p.117 - vue 133/216
-
-
-
- ( «>» )
- de fléau, ni aucune autre liqueur qui pourrait attaquer le métal. En général on les tiendra toujours dans une grande propreté.
- 7°. On évitera avec beaucoup détention de charger les balances de poids plus considérables que ceux qu’elles sont destinées à porter, de crainte de fausser le lléau, ou de faire égrener le couteau.
- L’expérience indiquera les autres précautions que devront prendre les vérificateurs, selon les temps, les lieux et les circonstances,* on ne parle ici que de celles qui sont générales*
- De la vérification des Balances.
- Les vérificateurs doivent vérifier les balances du commerce, soit qu’elles leur soient présentées parles f'abricans, ou qu’ils procèdent à leur vérification chez les personnes qui en "feront usage, soit qu’ils en soient requis par les officiers de police ou les tribunaux ; il convient de leur tracer ici la marche qu’ils auront à suivre.
- Les balances sont de trois sortes: iô. les balances ordinaires à bras égaux ; 2°. les balances-bascules; 3°* les romaines tolérées.
- Des Balances a bras égaux*
- Avant de vérifier une balance à bras égaux, on commencera par en examiner la construction.
- 11 faut que le fléau soit régulièrement fait,*que les»
- p.118 - vue 134/216
-
-
-
- ( 119 )
- pailles correspondantes soient assez semblables pour que l’œil ne soit pas choqué de leur discordance.
- Il convient que le lle'au soit large, cl reçoive sa force de sa position de champ plutôt que de sa grosseur, qui le rendrait trop pesant.
- Le couteau doit être solidement fixé dans le fléau ,. ainsi que l’aiguille qui sert d’index.
- 11 ne faut pas que le fléau vacille dans la chape, de manière qu’il puisse porter tantôt sur un point, tantôt sur un autre.
- Il est essentiel qu’une balance soit sensible; on se servira, pour en apprécier la sensibilité, des moyens que nous avons indiqués ci-dessus en parlant du choix des balances destinées au service des vérificateurs.
- Si le vérificateur veut déterminer le degré de justesse de la balance, il appréciera sa sensibilité en millièmes ou centièmes. C’est-à-dire, que si, par l’expérience qu’il en aura faite , il a reconnu qu’une balance étant chargée du plus fort poids qu’elle puisse porter , par exemple, cinq kilogrammes, l’équilibre ne peut être rompu que par l’addïtion d’un gramme, il dira que celle balance chargée n’est sensible qu’à un cinq millième de son poids.
- De même, pour l’inégalité des bras, il la déterminera en millièmes ou centièmes. C’est-à-dire, que si, par l’expérience qu’il en aura faite, il a reconnu que deux poids égaux d’un kilogramme chacun, no peuvent être mis en équilibre que par l’addition d’un centigramme dans l’un des bassins, il dira que les bras
- p.119 - vue 135/216
-
-
-
- ( «O )
- sont entre eux dans le rapport de 100001 à 100000; c’est-à-dire, que l’un est plus grand que l’autre d’un cent millième.
- Des principaux signes auxquels on reconnaît que La première fabrication d’une balance a bras égaux, ne renferme pas de vices qui nuisent a son exactitude.
- i°. Elle doit être solidement et régulièrement construite.
- n°. Elle doit être oscillante, ce qu’on reconnaît par les moyens précédemment indiqués à cet clïèt pour les balances de vérification.
- d°. La sensibilité d’une balance doit être au moins d’un deux millième d u poids d’une portée. Lorsque l’addition de celte quantité ne fait pas incliner le iléau du côté où elle est placée, la balance est du genre de celles qu’on appelle Sourdes, et n’est pas suffisamment exacte ; à ce sujet le vérificateur aura à observer l’usage auquel oi^la destine, si elle est line ou commune, afin de fixer convenablement et respectivement le plus ou le moins de sensibilité dans de justes proportions.
- 4°. On reconnaît qu’une balance est de l’espèce de celles qu’on appelle Folles, lorsque l’addition d’un très petit poids la fait tomber sans qu’elle puisse se relever , bien qu’on retire pe petit poids pomoconstaler évidemment l’inexactitude de l’instrument.
- o". L’égalité des liras du fléau étant une qualité
- p.120 - vue 136/216
-
-
-
- ( 1“ )
- essentielle et requise pour les balances du commerce, le vérificateur s’en assurera en plaçant (après l’avoir préalablement tarée s’il est nécessaire) deux poids semblables, dûment étalonnés dans les bassins : si l’équilibre subsiste, les bras de la balance sont égaux.
- Des B a lances-b a seule s.
- Ces sortes de balances sont autorisées exclusivement dans le commerce en gros.
- L’indication en kilogrammes de leur portée, qui ne peut être au-dessous de cent kilogrammes, devra être gravée sur une plaque de cuivre incrustée dans le montant en bois.
- Le vérificateur s’assurera d’abord si la balance-bascule est solidement et régulièrement construite, et, si les oscillations en sont suffisamment perceptibles.
- Il constatera la justesse de cet instrument en plaçant, après l’avoir préalablement taré, deux poids métriques étalonnés, dont l’un sur le tablier sera décuple de l’autre sur le petit plateau ; si l’équilibre subsiste la balance est exactement dans le rapport d’un à dix, condition expresse et de rigueur pour l’exactitude des pesées.
- Le vérificateur devra encore apprécier la sensibilité de ladite balance, qui doit être au moins d’un mii-.iièinc du poids d’une portée.
- Les poids spéciaux à l’usage de la balance-bascule, doivent porter en abrégé l’indication rie leur valeur
- p.121 - vue 137/216
-
-
-
- ( la* )
- réelle et de leur valeur représentative : il suffit que cette inscription soit lisible. Ces sortes de poids sont, soumis comme les autres poids du commerce aux marques de vérilication première et de révision annuelle ; mais on aura soin de procéder très exactement et sans tolérance à leur vérilication.
- t
- Des Romaines tolérées.
- La romaine est un instrument qui l’ait en même temps fonction de balance et de poids; c’est une sorte de balance dont les deux bras sont fort inégaux. A l’extrémité du petit bras est suspendu un crochet ou bassin, destiné à supporter les marchandises ou autres objets qu’on veut peser; le long de l’autre bras, glisse un poids constant que l’on approche ou que l’on éloigne du point d’appui, jusqu’à ce qu’il fasse équilibre avec la marchandise ou le poids quelconque mis de l’autre coté. 11 est à observer que l’équilibre, dans la plupart des instrumens de cette espèce, 11e se manifeste pas par des repos ou des oscillations égales, comme dans la balance ordinaire : il se fait sentir seulement par une égale disposition du système à incliner des deux cotés. C’est une suite de leur construction analogue à celle de la balance folle et très propre à favoriser la fraude.
- Le grand bras est divisé en parties égales qui doivent indiquer des nryria grammes, kilogrammes et au-dessous, selon la force de rinslruuicnt.
- Pour que la romaine soit juste, il faut: i°. quelle ait
- p.122 - vue 138/216
-
-
-
- ( 1*3 )
- beaucoup Je mobilité à sa suspension, c*est-à-dire, que le couteau auquel elle est suspendue ait une arête assez bue pour que les mouvemens du fléau soient bien libres j 2<>. que l’équilibre soit facile à saisir et se manifeste par des oscillations ; 3°. que le levier ait assez de force pour ne pas flécliir sous le poids dont il doit être chargé,- 4°. que l’aiguille dont le levier est traversé par le haut, ne frotte pas dans la chape ; 5°. en-ün, que les divisions du bras soient égales entre elles.
- Si ces conditions sont remplies, il ne restera qu’à vérifier la division en deux points différons, et de préférence au premier et au dernier. Celle vérification est très simple, et ne dépend pas du poids curseur qui peut être à volonté. Si la romaine est destinée à peser depuis un kilogramme jusqu’à vingt, il faut qu’elle porte sur le grand bras, des divisions principales de kilogramme en kilogramme, numérotées i, a, 3 etc., jusqu’à 20, et que chaque intervalle soit subdivisé en dix parties égales pour marquer les hectogrammes. On s’assurera de leur justesse, en mettant dans le bassin ou en accrochant successivement un kilogramme et un double-nryriagramme modèles, et en cherchant l’équilibre avec le poids curseur, qui dans le premier cas doit s’arrêter au point n°. i, et dans le second au point n°. 20.
- L’instrument sera bon et recevable, si l’équilibre a lieu dans les deux cas. Il sera encore recevable quand même, pour établir l’équilibre, on serait obligé d’ajouter au bassin ou au poids accroché, un poids qui n’excéderait cependant pas 3’- du] poids qui s’y
- p.123 - vue 139/216
-
-
-
- ( I2à )
- trouve ; savoir, deux grammes au plus lorsque le poids luis dans le bassin ou accroché, est un kilogramme; et quatre déeagrammes lorsqu’il est un double-my-riagramme.
- Cette tolérance , bien plus forte que celle des balances ordinaires, a été ainsi fixée, parce que les romaines , dans l’état actuel de leur fabrication , ne sont pas considérées comme des instrumens d’une grande justesse ; mais cet instrument est d’un usage fort répandu, il suiïit dans un grand nombre de circonstances , et il a l’avantage d’être beaucoup plus expéditif que la balance ordinaire.
- Les romaines dont la portée s’élèvera à plus de cinq kilogrammes, étant destinées au commerce en gros, doivent essentiellement être divisées suivant le système décimal.
- L’usage des romaines pour le commerce de détail présente plusieurs inconvéniens ; cependant il y a des pays où il est tellement établi qu’il a paru indispensable de le tolérer jusqu’à ce que le public, mieux instruit sur ses véritables intérêts , se soit peu^à-peu accoutumé à lui préférer celui des balances à bras égaux ; c’est un but vers lequel les vérificateurs doivent se diriger crise rendant plus difficiles dans la vérilieation de ces sortes d’instrumens, à mesure qu’ils observeront que l’emploi des balances à bras égaux prévaudra.
- Les romaines qui ont deux points de suspension au moyen desquels on a un enté fort et un coté faible, sont d’une construction plus diÜicilc et d’un service moins
- p.124 - vue 140/216
-
-
-
- ( )
- sur que colles qui n’onl qu’un cote el un seul point de suspension, et en général les romaines oscillantes sont les meilleures.
- Outre les romaines dont nous venons de parler, on fait encore usage de pesons à ressort.; mais ces instrumens, qui varient beaucoup dans leur construction, sont fort sujets à erreur, tant parles défauts de fabrication que parce que les ressorts perdent peu-à-peu de leur force, et en perdent surtout lorsqu’ils sont chargés d’un poids plus grand qu’ils 11e peuvent le supporter. Les vérificateurs doivent donc s’abstenir d’apposer le poinçon royal sur les pesons à ressort de quelque forme qu’ils soient. D’ailleurs l’usage en est interdit en général pour le commerce. Toutefois si les vérificateurs étaient appelés à constater l’exactitude des mesures et des poids des établissemens publics, soit civils, soit militaires, où les instrumens de ce genre qu’ils pourront y trouver, ne sont employés qu’au service particulier et intérieur de ces établissemens, ils procéderont à la vérification des pesons en suspendant au crochet ou au bassin différons poids-modèles, et ils examineront si la division s’accorde avec le poids mis en expérience.
- De la Marque des instrumens de pesage.
- Les balances ordinaires, à bras égaux, de magasin et de comptoir; les balances-bascules et les romaines tolérées doivent porter la marque de vérification première : à cet effet les fabricans sont tenus de présenter
- p.125 - vue 141/216
-
-
-
- ( 12(5 )
- préalablement au bureau de vérification de leur arrondissement les instrumens de pesage qu’ils fourniront au commerce , et qui sont d’un transport facile.
- Les vérificateurs procéderont au domicile des fabri-cansà la vérification des gros fléaux, balances-bascules et romaines de forte portée, sous la condition que ceux-ci seront munis de la quantité nécessaire de poids dûment étalonnés, vérifiés et poinçonnés, ainsi que des autres instrumens propres à l’opération.
- Quant aux balances et romaines anciennement fabriquées et répandues dans le commerce, le devoir des vérificateurs est de s’assurer de leur justesse par les moyens précédemment indiqués , et d’en exiger lo rajusiage si elles sont trouvées vicieuses.
- Les instrumens de pesage ne sont pas soumis à la marque de la révision annuelle.
- Le poinçon à la fleur-dc-lys sera frappé sur chacun des instrumens de pesage neufs autorisés ou tolérés , dont on aura constaté la justesse. On recommande aux vérificateurs d’apporter toutes les précautions convenables pour ne pas endommager les instrumens. L’empreinte pourra être placée, soit au-dessous du couteau d’appui, au cul-de-lampe ou au clief du fléau, soit sur l’un des bras pour les balances et romaines.
- Tous les instrumens de pesage indistinctement, autorisés ou tolérés, devront à l’avenir porter le nom ou la marque du fabricant.
- Les fabricans ne sont pas tenus de présenter à la vérification les balances à bras égaux, toutes montées
- p.126 - vue 142/216
-
-
-
- ( I27 )
- et garnies de leurs plateaux ; il suffît que les fléaux seulement de ces sortes de balances soient soumis à la vérification et au poinçonnage.
- La première et la plus considérable partie de cette Instruction , qui est relative à la vérification des poids métriques, fut publiée au mois de messidor an IX (juillet 1801 ), à la suite de la pre'cédente qui traite de la vérification et de la marque des mesures décimales de capacité. On donne ici cette partie, à-peu-près telle qu’elle parut d’abord. Des additions très importantes y ont été faites, i°. sur les principaux signes auxquels on reconnaît que la première fabrication d’une balance à bras égaux ne renferme pas de vices qui nuisent à son exactitude; 30. sur les balances-bascules; 3°. sur les romaines; 4°- sur la marque des instrumens de pesage. L’arrêté du ministre de l’intérieur du 28 août 1824 y sa circulaire du 29 octobre suivant, et une autre circulaire du 3i décembre i8a5, ont été consultés utilement pour ces additions, en ce qui concerne les balances, les balances-bascules et les romaines.
- p.127 - vue 143/216
-
-
-
- N°. VIII.
- EXTRAIT
- DE L’ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR,
- 1)U ^8 MARS lBl'A,
- SIJR LES POIDS ET MESURES USUELS.
- ARTICLE PREMIER.
- Il est permis d’employer pour les usages du commerce,
- 1°. Une mesure de longueur égale à deux mètres, qui prendra le nom de toise, et se divisera en six pieds ;
- 20. Une mesure égale au tiers du mètre ou sixième de la toise, qui aura le nom de pied, se divisera en douze pouces, et le pouce en douze lignes.
- Chacune de ces mesures portera sur l’une de ses faces les divisions correspondantes du mètre ; savoir, la toise, deux mètres divisés en décimètres , et le premier décimètre en millimètres,* et le pied, trois décimètres un tiers, divisés en centimètres et millimètres; en tout, millimétrés 333 i/3.
- art. 2.
- Le mesurage des toiles et étoffes pourra se faire avec
- p.128 - vue 144/216
-
-
-
- ( '»!) )
- lino mesure égale à douze décimètres, qui prendra le nom d'aune. Cette mesure se divisera eu demie , quarts, huitièmes et seizièmes, ainsi qu’en tiers, sixièmes et douzièmes; elle portera sur l’une de ses faces les divisions correspondantes du mètre en cen~ timètres seulement, savoir, cent vingt centimètres numérotés de dix en dix.
- art. 3.
- Les mesures dont il est question dans les articles précédens, pourront être construites d’une seule pièce, ou brisées à charnière, ou de toute autre manière qu’il conviendra, pourvu que les fractions soient des parties aliquotcs desdites mesures, et ne puissent, par aucune combinaison, reproduire les anciennes mesures locales qu’elles doivent remplacer.
- art. 4-
- Les grains et autres matières sèches pourront être mesurés, dans la vente au détail, avec une mesure égale au huitième de l’hectolitre, laquelle prendra le nom de boisseau, et aura son double, son demi et son quart.
- Chacune de ces mesures portera son nom, et, en outre, l’indication de son rapport avec l’hectolitre;
- savoir;
- Le double-boisseau . . ,
- Le boisseau ... v» id.
- Le demi-boisseau . . . . . . i/i6 id.
- Le quart de boisseau . . . . l/32 id.
- 9
- p.129 - vue 145/216
-
-
-
- ( '3o )
- ART. 5.
- Pour la vente en détail des graines, grenailles, la-
- ânes, légumes secs ou verts, le litre pourra se diviser
- «n demies, quarts et huitièmes , et chacune de ces mesures portera son nom indicatif de son rapport avec le litre.
- art. 6.
- Les mesures dont l’usage est permis par les articles 4 et 5, seront construites en bois, dans la forme cylindrique , et auront le diamètre égal à la hauteur.
- art. 7.
- Pour la vente en détail du vin, de l’eau-de-vie et autres boissons ou liqueurs, on pourra employer des mesures d’un quart, d’un huitième et d’un seizième de litre.
- Ces trois dernières mesures seront construites, comme les autres mesures de liquides, en étain, au titre fixé ,• leur forme sera cylindrique, et elles auront la hauteur double du diamètre.
- Pour la vente du lait, elles seront en fer-blanc, et dans la forme propre à ces sortes de mesures.
- Chacune desdites mesures portera son nom indicatif de son rapport avec le litre.
- art. 8.
- Pour la vente au détail de toutes les substances dont h; prix et la quantité se règlent au poids, les mai'-
- p.130 - vue 146/216
-
-
-
- ( 131 )
- cîiands pourront employer les poids usuels suivans, savoir :
- La livre , égale au demi-kilogramme ou cinq cents grammes, laquelle se divisera en seize onces,-
- L’once, seizième de la livre, qui se divisera en Luit gros,-
- Le gros, huitième de l’once, qui se divisera en soixante-douze grains.
- Chacun de ces poids se divisera , en outre, en demies , quarts et huitièmes.
- Us porteront, avec le nom qui leur sera propre, l’indication de leur valeur en grammes ,
- SAVOIR :
- . Grammes.
- La livre......................... 5oo.
- La demi-livre..................... a5o.
- Le quart de livre ou quarteron.. . 125.
- Le huitième ou demi-quart......... 62. 5.
- L’once............................. 3i. 3.
- La demi-once....................... i5. 6.
- Le quart d’once ou deux gros. ... 7. 8.
- Le gros............................. 3. 9.
- Ces poids 11e pourront être construits qu’en fer ou en cuivre; l’usage des poids en plomb ou toute autre matière est interdit.
- art. 9.
- Les mesures et les poids mentionnés aux articles précédens, ne pourront être mis dans le commerce
- 9-
- p.131 - vue 147/216
-
-
-
- ( >32 )
- qu’après avoir été vérifiés et poinçonnés dans les bureaux établis à cet effet.
- ART. io.
- Afin de faciliter et régulariser la fabrication des mesures et des poids dont l’usage est permis par le présent arreté, il en sera adressé des modèles à MM. les Préfets des départemens, qui les feront déposer dans les bureaux de vérification , pour être communiqués aux fabricans qui voudront en prendre connaissance, et servir ensuite, comme étalons , à la vérification des mesures et des poids qui seront mis dans le commerce.
- art. il.
- Chacun de MM. les Préfets fixera l’époque à laquelle le décret du 12 février dernier et les dispositions ordonnées par le présent arreté, devront être exécutés dans son département, de manière que le terme le plus éloigné ne passe pas le iC:. août prochain; et, à cette époque, tous les marchands devront être pourvus des poids et mesures susmentionnés, chacun en ce qui concerne son commerce.
- art. 12.
- A compter de la même époque, toute demande de marchandise qui sera faite en mesures ou en poids anciennement en usage, sous quelque dénomination que ce soit, sera censée faite en poids ou en mesures analogues dont l’usage est permis par le présent arrêté; et, en conséquence,tout marchand qui, sous le
- p.132 - vue 148/216
-
-
-
- ( >33 )
- prétexte de satisfaire au désir de l’acheteur, emploierait des combinaisons de mesures ou de poids décimaux ou autres pour former le poids ou la mesure ancienne dont l’emploi est prohibé, sera poursuivi conformément aux articles 4^4? 479? 4&° et48i du Code pénal, comme ayant fait usage de poids et mesures autres que ceux voulus par la loi.
- ART. l3.
- Les dispositions du décret du i a février et du présent arreté, n’étant relatives qu’à l’emploi des mesures et des poids dans le commerce de détail et dans les usages journaliers , les mesures légales continueront à être seules employées exclusivement dans tous les travaux publics, dans le commerce en gros, et dans toutes les transactions commerciales et autres.
- En conséquence , les plans, devis , mémoires d’ouvrages d’art , les descriptions de lieux ou de choses dans les procès-verbaux ou autres écrits , les marchés, factures , annonces de prix courans , états de situation d’approvisionnemens , inventaires de magasins, les mercuriales , les lettres de voiture et chargement, les livres de commerce, les annonces des journaux, et généralement toutes les écritures , soit publiques, soit privées, contiendront l’énonciation des quantités en mesures légales, et non en mesures simplement tolérées.
- Le système légal sera aussi seul enseigné, dans toute son intégrité, dans les écoles publiquos, y compris les écoles primaires.
- p.133 - vue 149/216
-
-
-
- N». IX.
- INSTRUCTION
- SUR LA FABRICATION
- DES MESURES ET DES POIDS USUELS.
- Mesures linéaires.
- Les mesures linéaires usuelles sont la toise, le pied et l’aune.
- Chacune de ces mesures peut avoir sa moitié; en conséquence, on peut construire des demi-toises, des demi-aunes, des demi-pieds. On peut aussi faire des mesures de deux et quatre pieds.
- Ces mesures peuvent être d’une seule pièce , brisées ou ployantes, pourvu que leurs brisures présentent des parties aliquoles de l’unité, et ne puissent, par aucune combinaison , reproduire les anciennes mesures locales qu’elles doivent remplacer.
- Elles peuvent être construites en bois ou en métal, et dans la forme qui conviendra le mieux aux usages auxquels elles seront destinées; la seule condition exigée, est que les aunes et les pieds soient garnis, à leurs extrémités, d’étriers en fer ou en cuivre, ainsi qu’il est prescrit dans l'instruction sur la fabrication des
- p.134 - vue 150/216
-
-
-
- ( '35 )
- ïuetres. Il n’cst pas permis de garnir les extrémités des aunes de boîtes en mêlai qui, étant fermées par leurs quatre faces latérales, empêcheraient de voir si le bois applique exactement contre celle qui forme le bout de la mesure. La boîte, dont peuvent être garnies les extrémités des toises ou demi-toises rondes, sera, de plus, terminée par un disque saillant en fer ou en acier. On suivra, au surplus, pour la fabrication de ces mesures, ce qui est réglé pour les mesures décimales.
- La toise sera divisée, d’un côté, en six pieds , l’un des pieds en douze pouces, et chaque pouce en douze lignes.
- De l’autre côté, elle sera divisée en décimètres, l’un des décimètres en dix centimètres, et chaque centimètre en dix millimètres.
- Le pied sera divisé, d’un côté, en douze pouces, et chaque pouce en douze lignes; et de l’autre côté, en centimètres et millimètres.
- L’aune sera divisée, d’un côté, en demies, quarts, huitièmes et seizièmes , ainsi qu’entiers, sixièmes et douzièmes; de l’autre, en centimètres seulement.
- Dans toutes ces mesures, les divisions seront tracées jusqu’au bord de la mesure, sans aucun intervalle. Lorsque ces mesures seront bordées de cuivre, le trait sera continué sur le métal.
- Les divisions seront numérotées des chiffres convenables , et indiquées, de plus , sur l’aune et sur la toise , par de petits clous.
- Les traits qui sépareront les chiffres indicatifs des fractions de l’aune ne seront point parallèles à la Ion-
- p.135 - vue 151/216
-
-
-
- ( i3(i )
- gueur, mais inclinés de droite à gauche comme dans celte fraction %.
- La toise, l’aune et le pied porteront sur le côté qui présentera les divisions usuelles, leur nom de toise, d’AUNÈ et de pied, en majuscules romaines. Sur la face qui présentera les divisions de la mesure légale, la toise portera les mots deux mètres; la demi-toise, le mot mètre; l’aune et la demi-aune, le mot centimètres, inscrit à l’une de ses extrémités, avant les chiffres io ; le pied et le demi-pied, les mots parties
- Dû MÈTRE.
- Mesures de capacité pour les Grains.
- Ces mesures sont le double-boisseau, le boisseau, le demi-boisseau, le quart, le litre, le demi-litre, le quart et le huitième de litre.
- Elles se construisent communément en bois ; elles sont formées d’une éclisse ou feuille mince de chêne, de noyer ou de hêtre, courbée sur elle-même et fixée par des clous ; elles sont renforcées en haut et en bas par des bordures semblables, et le fond est soutenu par un jable d’une hauteur suffisante.
- Les grandes mesures sont, de plus, garnies de cercles et de bandes latérales en fer battu. Le double-boisseau peut avoir une potence, qui est une traverse en fer, soutenue au milieu par une tringle aussi en fer.
- frayes,j pour la construction de ces mesures, l’instruction sur la fabrication des mesures décimales,
- p.136 - vue 152/216
-
-
-
- ( ’3ÿ )
- dont les règles s’appliquent également aux mesures Usuelles.
- Dans les pays où, soit par habitude , soit par défaut de bois convenable ou d’ouvriers exercés à ce genre de fabrication, on est dans l’usage de construire les mesures à grains avec des douves réunies par des cercles, on pourra conserver cette méthode, mais à condition que le diamètre supérieur ne différera que le moins possible du diamètre inférieur, et que le diamètre moyen sera égal aux dimensions ci-après.
- Il serait à désirer meme que lesfabricans fussent dirigés par les vérificateurs des poids et mesures, à construire ces mesures de telle sorte que l’épaisseur des douves étant un peu diminuée extérieurement vers le haut, les cercles pussent les serrer sans qu’il y eût de différence entre le diamètre supérieur et le diamètre inférieur.
- Chacune de ces mesures doit porter son nom inscrit en caractères indélébiles et en majuscules romaines , et en outre l’indication de son rapport avec l’unité légale, et un double trait d’union exprimant l’égalité , savoir :
- Le double-boisseau. * douHle-boisseAU . . . = i/4 d’heclolitre.
- Le boisseau....... boisseau..............— 1/8 d’hectolitre.
- Le demi-boisseau . .. demi-boisseau....= i/jG d’hectolitre.
- Le quart. quart de boisseau . = i/3^ d’hectolitre.
- Le litre et les divisions du litre porteront seulement les noms Litre,
- Demi-litre ou 1/2 litre,
- p.137 - vue 153/216
-
-
-
- ( '38 )
- Quant de litre ou i/4 litre,
- Huitième de litre ou i/8 litre.
- Les dimensions intérieures de ces mesures sont, celles d’un uylindre'dont la hauteur est égale au diamètre; elles sont réglées ainsi qu’il suit :
- S NOMS. HAUTEUR V, T DIAMÈTRE.
- Millimèt. Dixième!’
- Double-boisseau 017 0
- Boisseau ü5i 6
- Demi-boisseau !99 7
- Quart de boisseau 158 5
- Litre
- Demi-litre , 8U 0
- Quart de litre G8 5
- I Huitième de litre .. 54 2
- Mesures de capacité usuelles pour les liquides. *
- Ces mesures sont le litre, Io»demi-litre, le quart de litre , le huitième et le seizième de litre.
- Les réglés prescrites pour la fabrication des mesures décimales s’appliquent également à la fabrication des mesures usuelles.
- Ces mesures se construisentle plus ordinairement en étain, et ce métal doit être au titre fixé, c’est-à-dire qu’il ne doit pas contenir moins de qiialrc-vingl-deu*
- p.138 - vue 154/216
-
-
-
- ( ,39 )
- centièmes de fin, ou plus de dix-huit centièmes d’alliage. Quelques fabricans se sont beaucoup reiàche's à cet égard , et ils doivent être avertis qu’il y sera dorénavant apporté la plus sévère surveillance.
- Plusieurs ont aussi considérablement diminué l’épaisseur de ces mesures ; il convient de les prévenir qu’elles 11e seront plus admises à la vérification, si elles n’ont au moins le poids ci-après, savoir :
- NOMS. SANS AN SE ni couvercle. AVEC ÀTVSE sans couvercle. AVEC ASSR et couvercle.
- Double-litre gramm. 1,219 gramm. 1,920 gramm. «,278
- Litre 800 1,100 1,55o
- Demi-litre 5a5 65 0 800
- Quart île litre 565 570 510
- Huitième de litre. ...... 225 260 555
- Seizième de litre i5o 160 205
- Trente-deuxième de litre. 75 98 125
- Les pesanteurs indiquées dans le tableau ci-dcssus sont de rigueur, et les vérificateurs doivent refuser toutes celles qui pèsent moins. Les fabricans devront dès-lors les tenir un peu plus fortes.
- Les mesures de capacité usuelles pour les liquides doivent avoir la forme cjlindrnjue et la hauteur intérieure double du diamètre, ainsi qu’il suit :
- p.139 - vue 155/216
-
-
-
- ( >4» )
- NOMS. HAUTEUR. DIAMÈTRE.
- Litre millim. 172 . dixiêm. . . 0 millim. 86 .. dixièm. . . 0
- Demi-litre i36 . .. 6 68 .. .. 3
- Quart de litre., 0 cc • • 4 54 .... 2
- Huitième de litre. .. 86 . .. 0 43 .... 0
- Seizième de litre.. . 68 . .. 3 54 .... 2
- Cliacune de ccs mesures doit porter son nom insculpé en creux ou en relief et en majuscules romaines.
- ♦
- Mesures usuelles en jèv—hlanc, tolérées provisoi-
- rement.
- Les mesures usuelles pour les liquides qui seront laites en fer-blanc, doivent avoir la forme cylindrique et les dimensions indiquées ci-dessus pour les mesures en étain.
- Les régies prescrites pour la fabrication et la véri-ücation des mesures décimales en fer-blanc, s’appliquent également aux mesures usuelles construites de cette matière. Voyez aussi les observations sur l’usage de ces mesures, provisoirement tolérées dans quelques localités.
- p.140 - vue 156/216
-
-
-
- ( <4i )
- Poids usuels.
- Les poids usuels sont la livre, la demi-livre, le quart, le huitième ou demi-quart, l’once, la demi-once, le quart d’once, le gros, le demi-gros, les poids de douze grains, de huit grains, de six, de quatre, de trois, de deux et d’un grain.
- On peut en outre construire des poids usuels de deux, quatre, six, huit et dix livres, qui seront spécialement destinés au commerce de détail.
- Les fabricans ont la faculté' de donner à ces poids toutes les formes qu’il leur plaît : cependant il est une chose à laquelle ils sont assujettis, c’est de déposer au bureau de vérification de leur arrondissement, un modèle de celle ou de celles qu’ils ont adoptées, et de s y conformer exactement dans l’exécution, de manière que les divisions soient semblables à Funité. Celte règle a pour objet d’éviter la bigarrure et le désordre qui en résulteraient, comme, par exemple, si la livre étant ronde, la demi-livre était carrée, etc.
- Les formes les plus généralement adoptées sont, pour les poids en fer, celle d’une pyramide hexagonale ou quadrangulaire tronquée, ou celle d’un cône tronqué. Le poids est percé au milieu, d’un trou destiné à recevoir le lacet qui tient l’anneau. Ce lacet est rivé par-dessous dans une cavité destinée à ceb»effet, et la rivure doit être couverte par le plomb au moyen duquel se fait l’ajustage et sur lequel s’applique le poinçon.
- p.141 - vue 157/216
-
-
-
- ( i4» )
- Pour les pouls en cuivre , on leur donne assez ordinairement la forme d’un cylindre surmonté d’un boulon,- mais il serait à désirer que l’on pût faire prévaloir, dans le commerce, celle d’un cône tronqué renversé, et surmonté d’un bouton, telle que la présentent les étalons.
- Ces poids offrent plusieurs avantages : d’abord de pouvoir se renfermer aisément, dans les cases d’une boîte où on les place et d’où on les relire sans frottement, ce qui les met à l’abri des alt érations qu’éprouvent les poids cylindriques. En second lieu , si un poids de ce genre est renversé sur le côté, il tourne sur lui-même et n’est pas exposé à s’altérer dans sa clmte ou à blesser quelqu’un.
- Les poids les plus usités sont dans la forme de godets coniques qui s’empilent les uns dans les autres et se trouvent ainsi tous renfermés dans une espèce de boîte qui est elle-même un poids.
- Celte forme est extrêmement commode, parce que chaque poids étant égal à tous ceux qui y sont contenus, et étant la moitié de celui dans lequel il est renfermé lui-même, il suffit d’en connaître un pour connaître tous les antres ; et elle convient parfaitement aux poids usuels dont la division est binaire.
- On peut construire, dans ce genre, des poids d’une, de deux, quatre et buit livres; on peut aussi faire des piles d’utie demi-livre et de quatre onces. La seule condition qui est imposée aux fabricans, c’est *le ne point faire dans cette forme des poids isolés qui ne puissent, pas aisément trouver leur place dans line pile,
- p.142 - vue 158/216
-
-
-
- ( '43 )
- et on général que les dimensions de ces poids soient, assez, régulières pour qu’on en puisse transporter un d’une pile dans une autre.
- Les divisions du demi-gros en grains se font ordinairement avec des morceaux de feuilles de laiton minces, coupés carrément, et dont un angle est ployé pour qu’on puisse les saisir avec une pince.
- Quelque l'orme qu’aient les poids, ils doivent porter, non seulement leuryiom, mais encore l'indication de leur valeur en poids décimaux, ainsi qu’il suit :
- 10 Livres 8 Livres f> Livres
- kilogrammes.
- 5.
- 4-
- 3.
- 4 Livres............................ 2.
- 2 Livres............................ i.
- grammes.
- Livre........................... 5oo.
- Demi-livre..................... 2ao.
- Quart de livre................. i‘i5.
- Huitième ou deux onces........... G2. o5.
- Once. ........................... 3i. 2.L
- Demi-once.........................i5. G3.
- Quart ou deux gros................ 7. 82.
- Gros............................. 3. 91.
- Demi-gros......................... 1. <j5.
- Les grains 11c présentent pas une surface qui permette d’y mettre cette double indication; il suffît d’en marquer la valeur, soit par des cliilfrcs, soit par un nombre de points convenable.
- p.143 - vue 159/216
-
-
-
- ( J44 )
- Romaines tolérées.
- Les romaines tolérées pour la vente en détail, doivent porter la division décimale sur une face, et les divisions en livres et fractions de la livre usuelle sur l’autre. Les coches destinées à recevoir le poids curseur seront faites conformément à cette dernière division ; et des traits seulement numérotés de dix en dix indiqueront la valeur décimale.
- Les romaines dont la portée sera de plus de dix livres, étant destinées au commerce en gros, ne porteront point les divisions en livres, mais seulement les divisions décimales.
- (Voyez pour la construction des romaines tolérées, l'article balances dans l'instruction sur les poids métriques.
- Règles générales.
- Toutes les mesures et les poids, ainsi que les romaines, doivent être construits de bonne matière ; on ne doit employer, pour les mesures en bois, que des bois durs et compactes, qui soient bien secs et dégagés de leur aubier. Les mesures de longueur doivent être bien dressées et polies. Les feuilles dans lesquelles il y aurait des éclats ou de trop grandes sinuosités, ne peuvent être employées à la fabrication des mesures de capacité. Les mesures d’étain et les poids dans lesquels il y aurait des souillures, doivent être remis à la fonte.
- Toutes les mesures et les poids doivent être ajusté^
- p.144 - vue 160/216
-
-
-
- ( >45 )
- par les fabricans avec la plus grande exactitude. Pour y parvenir, les fabricans se présenteront au bureau de vérification, avec un modèle qu’ils y ajusteront avec une rigoureuse précision, et qu’ils conserveront pour leur servir d’étalon.
- Ils doivent avoir, pour leur propre usage, les ins-trurnens de vérification convenables; savoir : pour les mesures de longueur, des règles en fer à talons; pour les mesures de capacité en bois, des trémies; pour les mesures des liquides, une balance hydrostatique et des poids exacts, à l’effet de déterminer, par la pesanteur spécifique, le titre de la matière; enfin des balances ordinaires pour ajuster les poids. Ils recevront, à cet égard, des vérificateurs toutes les instructions dont ils auront besoin.
- Les mesures et les poids, ainsi que les romaines, porteront le nom ou la marque du fabricant.
- Cette instruction a été' publiée eu novembre 1812.
- ÏO
- p.145 - vue 161/216
-
-
-
- N». X.
- INSTRUCTION
- SUR LA VERIFICATION
- DES MESURES USUELLES,
- ET SUR LA CONSERVATION
- DES INSTRUMENS CONFIÉS AUX VÉRIFICATEURS
- Les instructions sur la vérification des mesures décimales , sont applicables aux mesures usuelles • les vérificateurs doivent les avoir sans cesse présentes, pour s’y conformer exactement dans toutes leurs opérations. Le peu de soin que quelques-uns y ont apporté jusqu’ici, a donné lieu à des abus et a eu de graves inconvéniens. Les vérificateurs ne doivent pas perdre de vue que la moindre négligence de leur part sur un point aussi important, peut compromettre les interets et l’iionneur des marchands, et les exposer eux-mêmes à des peines rigoureuses, dont la moindre est la perte de leur emploi.
- On n’ajoutera ici que ce qui sera nécessaire pour diriger les vérificateurs dans l’application qu’ils doivent en taire aux mesures usuelles.
- p.146 - vue 162/216
-
-
-
- I *47 ).
- /!/rsures linéaires.
- Avant de procéder à la vérification des mesures de longueur , qui sont la toise , Faune et le pied, le vérificateur doit commencer par examiner si elles sont bien et régulièrement construites. S’il observe des dé-lauls graves, soit dans la matière , soit dans la fabrication , ou dans l’ordre des divisions, leur numérotage ou les inscriptions, il les rejettera sans autre examen. 11 rejettera de meme les aunes dans lesquelles l’étrier en 1er ou eu cuivre dont elles sont garnies n’appliquerait pas exactement contre le bois.
- il présentera ensuite la mesure à la règle à talons. Si la mesure présentée y entre trop librement, elle sera rejetée sans examen ultérieur, parce que l’on ne doit admettre aucune mesure dont la différence serait en moins. Si elle a de la peine à entrer, on pourra procéder à sa vérification.
- La vérification des mesures linéaires usuelles se fera d’une manière analogue à celle indiquée pour les mesures décimales; on peut aussi employer un comparateur disposé à cet effet, et qui a été envoyé en 1812 dans tous les bureaux des chefs-lieux des département. Cet instrument consiste en un établi en bois porté sur des pieds, d’une hauteur suffisante pour que le vérificateur puisse opérer debout, et sans être obligé de s’incliner beaucoup. La hauteur convenable de Fins-trument est d’environ io4 centimètres; il doit être placé devant une fenêtre pour recevoir la lumière nécessaire.
- 10..
- p.147 - vue 163/216
-
-
-
- ( ifl» )
- On pose l’étalon de la mesure à vérifier sur la partie dormante de l’établi et dans la feuillure pratiquée pour cela; de manière qu’il appuie par un bout contre le talon en fer, et dans toute sa longueur contre le bord saillant de la feuillure.
- On place ensuite la mesure à vérifier sur la pièce mobile, que l’on fait descendre ou monter au moyen de la vis qui la supporte, jusqu’à ce que les deux mesures soient exactement à fleur l’une de l’autre. On fait alors appuyer par un bout la mesure à vérifier contre le talon en fer, et l’on examine d’abord si elle a la longueur requise; ce qui se reconnaît par l’exacte concordance des extrémités.
- Une mesure peut être juste sur un bord et ne l’être pas sur l’autre : on la retournera de manière que le bout à droite vienne à gauche; et si, dans la comparaison qu’on en fera , on trouve dans la longueur une différence qui ne s’était point manifestée la première fois, ce sera une preuve que la mesure n’est point coupée d’équerre.
- On répétera la même opération sur les diverses faces de la mesure; et si le défaut d’équerre est notable, on se dispensera d’un examen ultérieur : la mesure 11e sera pas recevable.
- Lorsque la mesure aura été trouvée d’équerre, ou n’aura laissé apercevoir à cet égard qu’une très petite différence, on en vérifiera les divisions , dont l’exactitude se reconnaîtra par la parfaite coïncidence des traits qui marquent ces divisions avec ceux de l’étalon.
- p.148 - vue 164/216
-
-
-
- ( >4y )
- Pour estimer les différences, on peut egalement se «servir de la pièce ele enivre en forme d’équerre en P, qui porte de chaque côté une petite échelle divisée en dix parties, dont chacune répond à un dixième de millimètre.
- Celle pièce se place sur l’étalon, de manière que, tandis que le talon de l’équerre appuie contre le bord extérieur de cette mesure, la partie saillante qui est droite s’applique sur la mesure à vérifier.
- Si la division que l’on veut vérifier est plus grande ([lie celle de l’étalon à laquelle elle doit correspondre, on place l’équerre de manière que son bord saillant à gauche soit exactement dans la direction du liait marqué sur la mesure à vérifier, cl l’on voit par le numéro des divisions marquées sur l’échelle où elle coupe le trait de l’étalon, de combien de dixièmes de millimètre la division esL trop grande.
- Si la division est trop petite, on fait la meme opération avec le bord à droite de l’équerre.
- Les divisions d’une mesure ne se vérifient point entre elles , mais à partir des extrémités. Ainsi il peut arriver que presque toutes les divisions d’une mesure soient justes, et cependant qu’elle ne soit point admissible , parce qu’elles seront eu général trop éloignées ou trop rapprochées du point de départ , et qu’il y en a nécessairement une trop grande et une trop petite aux extrémités.
- Les erreurs tolérables sur les mesures de longueur usuelles, sont réglées ainsi qu’il suit :
- p.149 - vue 165/216
-
-
-
- ( i3o )
- MESURES
- NOMS. IX BOTS, en plus seulement. F. N M T AI. , 0 en plus 1 et en moins.
- Toise millimètres. 1. 0 millimètres. o. a
- Demi-toise o. 6 0. a
- Pied o. 4 o. î
- Demi-pied o. 3 0. î 8
- Aune. 1 . o o. a 1
- Demi-aune.. .. o. 6 0. 3 1
- Mesures de capacité usuelles pour les Grains.
- Avant d’admettre ces mesures à la vérification, le vérificateur doit les examiner d’abord sous le rapport de la construction. Il verra si elles sont bien et solidement faites , et particulièrement si le fond est fixé de manière à ne pouvoir pas être relevé après la vérification.
- Il examinera si le bois est bon ; il rejettera celles auxquelles on aurait employé du bois de mauvaise qualité, du bois trop vert, ou dans lequel il se trouverait des parties d’aubier.
- Si le bois ne lui paraît pas parfaitement sec, mais imprégné d’humidité, il pourra conserveries mesures pendant quelques jours, pour ne les véritier qu’après leur entière dessication.
- p.150 - vue 166/216
-
-
-
- ( i5i )
- Il vérifiera ensuite les dimensions à la jauge. Si les différences sont considérables, la mesure sera rejetée sans autre examen. La mesure ne sera admise à la vérification à la graine que lorsque les dimensions auront paru justes ou du moins assez rapprochées pour qu’il y ait lieu de présumer que les différences se trouvent compensées , c’est-à-dire , que le défaut dans la hauteur est balancé par un excès dans le diamètre ou par les inégalités du corps de la mesure.
- La vérification à la graine se fait à l’aide de trémies.
- Les erreurs que les vérificateurs peuvent tolérer , ne peuvent jamais être en moins, et ne doivent pas excéder en plus un centième pour les mesures en chêne, et un cinquantième pour celles en hêtre, ainsi qu’il suit :
- Erreurs tolérables en plus.
- MESURES
- NOMS.
- EN CHENE.
- Double-boisseau
- Boisseau........
- Demi-boisseau... Quart de boisseau Litre...........
- Demi-litre
- p.151 - vue 167/216
-
-
-
- ( 152 )
- Mesures de capacité usuelles pour les Liquides,
- On n’a rien à ajouter à ce qui a été dit sur cet article dans l’instruction pour la vérification des mesures décimales, si ce n’est une invitation pressante aux vérificateurs , de donner beaucoup de soin à la vérification du litre de l’étain employé à la confection de ces mesures. Leur négligence sur ce point intéressant, les rend complices d’une faute qui peut compromettre la santé des citoyens, et ils doivent apporter la plus rigoureuse surveillance à réprimer les écarts des fabricans à cet égard. Les vérificateurs ne doivent pas perdre de vue un seul instant, qu’ils sont responsables des accidens qui pourraient résulter de l’emploi de mesures dont le litre ne serait pas bon.
- Les vérificateurs doivent aussi rejeter, sans autre examen, les mesures en étain qui seraient trop faibles de matière, et n’auraient pas au moins le poids fixé.
- Dans les pays où l’on est dans l’usage d’employer des mesures de fer-blanc, avant de les vérifier à l’eau, les vérificateurs en examineront d’abord la construction , afin de s’assurer si les conditions prescrites pour la fabrication ont été observées.
- Ils en vérifieront ensuite les dimensions à la jauge, observant toutefois que, si les différences ne sont pas considérables, elles peuvent se compenser, et qu’ils ne doivent rejeter sans vérification ultérieure que celles dont les dimensions seraient évidemment finisses.
- La vérification à l’eau , soit de ces mesures , soit de
- p.152 - vue 168/216
-
-
-
- ( >53 )
- celles en étain, se fait suivant les procédés décrits dans l’instruction concernant les mesures décimales.
- On vérifiera aussi fort bien à la balanqe, les mesures de l’mic et l’autre espèce, au poids de l’eau qu’elles contiendront.
- Ce poids, ainsi que les erreurs que les vérificateurs pourront tolérer en plus seulement, sont réglés ainsi qu’il suit :
- j NOM S. roms <le l’eau. TOLÉRANCE en phis.-
- grammes. grammes.
- B Lilre 1,000. 0 2. 0
- j Demi-litre 5oô. 0 1. 5
- Quart de litre ; a5o. 0 1. 0
- Huitième de litre...... 1 25. 0 0. 7
- Seizième de litre ; 62. 5 0. 5
- Mesures usuelles autorisées, représentant le poids de l’huile pour la vente en détail.
- Les mesures représentant le poids de l’huile ont été établies sur le principe qui a réglé les autres mesures de capacité. On a combiné leur volume d’après le rapport existant entre la pesanteur spécifique de l’eau et de l’huile j d fallait également déterminer l’adhérence de l'huile attachée aux parois des mesures pour que l’huile livrée à l’aide de ces mesures fût exactement au poids que chacune d’elles représente. On trouvera
- p.153 - vue 169/216
-
-
-
- ( <54 )
- dans le tableau suivant les indications suffisantes pour constater l'exactitude des mesures à l’imile.
- Tableau des dimensions des mesures représentatives des poids usuels pour la vente de L'huile en détail.
- (le l’huile 11-vrée , inoinij ce qui restes adhérent aj la mesure, I
- Hauteur.
- gramra.
- Quarteron. . Deux onces. Once........
- Demi-once. .
- Ces mesures devront être faites en fer-blanc; les vé-
- rificateurs réadmettront que celles qui réuniront les qualités suivantes indépendamment des prescriptions énoncées au tableau précédent.
- i°. Elles devront avoir un cercle rabattu d’une largeur suffisante pour que le nom de la mesure, le poids en grammes qu'elle représente, et la marque du fabricant y soient estampés lisiblement : chaque mesure devra être garnie d’une anse aussi en fer-blanc.
- a0. La lettre M devra être également estampée sur la face extérieure du corps des mesures pour le service de l’huile à manger; la lettre B distinguera dé la
- p.154 - vue 170/216
-
-
-
- ( 153 )
- mémo manière celles qui sont destinées à la veille de l’imile à brûler.
- 3°. Deux gouttes d’étain devront être apposées sur chacune desdites mesures,* Tune placée à l’aflleurc-menL du fond recevra la marque de vérification première, -et l’autre près du bord extérieur sera préparée pour y recevoir rempreintc de la let tre annuelle.
- La jauge en cuivre destinée à cette espèce de mesure, indique d’un coté la hauteur et de l’autre le diamètre de chacune d’elles; les vérificateurs pourront admettre sans procéder à la vérification au poids de l’eau qu’elles doivent contenir, toutes les mesures qui réuniront les qualités prescrites, et dont les dimensions prises intérieurement concorderont avec les indications de la jauge.
- Pouls usuels.
- La vérification des poids est celle qui exige le plus d’attention de la part des vérificateurs, parce que la moindre négligence dans les opérations qui y ont rapport , peut avoir des elïcts nuisibles. ,
- Ces opérations sont décrites fort en détail dans les instructions sur la vérification des mesures décimales; et l’on n’a rien à ajouter ici qu’une nouvelle invitation aux vérificateurs, de ne jamais procéder à la vérification première des poids, autrement que par voie de substitution, c’est-à-dire, en faisant d’abord la tare de l’étalon, et eu substituant ensuite à ce poids celui qui est à vérifier.
- Cette méthode est la seule qui puisse procurer des
- p.155 - vue 171/216
-
-
-
- ( '50 )
- résultats certains,* elle est un peu plus longue que ia simple comparaison des deux poids dans les bassins opposés mais elle seule convient aux vérificateurs qui, au reste, lorsqu’ils auront beaucoup de poids à vérifier, trouveront une grande économie de temps à se servir de la tare d’un poids pour vérifier de suite tous les poids semblables avec une grande célérité ; comme, par exemple, de la tare de la livre pour vérifier immédiatement et sans interruption toutes les livres présentées dans le meme temps, de cotte de l’étalon de l’once pour vérifier toutes les onces, etc.
- Les vérificateurs pourront même avoir des tares toutes faites d’avance en une seule masse, pour les diverses sortes de poids - mais ils ne feront jamais usage de ces tares sans leur avoir comparé d’abord l’étalon, afin de reconnaître si elles sont toujours justes, si elles n’ont reçu aucune altération en plus ou en moins : en moins, par le maniement fréquent, en plus, par l’accumulation de la poussière ou l’oxidalion du métal dont elles seront formées.
- Il est superflu de répéter qu’avant tout les vérificateurs doivent examiner les poids qui leur sont présentés sous le rapport delà construction, et rejeter sans autre vérification ceux qui seraient défectueux, soit dans leur forme ou la matière, soit dans leur confection, et où les conditions de la fabrication ne seraient pas observées.
- Les erreurs tolérables, en plus seulement, sont indiquées au tableau ci-après :
- p.156 - vue 172/216
-
-
-
- ( «5; )
- NOMS. POUR L1 EN FER. 2S POIDS 1 EN CUIVRE.
- centigrammes. centigrammes.
- La livre 25. 0 5. 0
- La demi-livre i5. o 4- 0
- Le quart 12 . 0 3. 0
- Le demi-quart 8. o 2 . 0
- L’once •• 5. o 1 . 5
- Lu demi-once \. . . 5. o 1 . o
- Le quart d’once 2. o 0. 6
- Le gros 1 . 0 0. 5
- Le demi-gros 1 . 0 0 . 4
- Application du Poinçon.
- Le poinçon de marque de vérification première ne doit être appliqué sur les mesures et sur les poids qu’après leur vérification. Il est gravé à la fleur-de-lys.
- Ce poinçon sera apposé sur les mesures de longueur, dans l’endroit le plus apparent et sur chacune des faces divisées.
- Il sera appliqué sur la face extérieure des mesures de capacité, en bois, à fleur du bord, lorsqu’elles seront garnies d’une bordure en bois, et au-dessous de la bordure, lorsqu’elle sera en fer.
- Sur les mesures de capacité , en étain, le poinçon
- p.157 - vue 173/216
-
-
-
- ( '58 )
- sera appliqué vers l’extrémité supérieure du rebord saillant, ou de la plate-bande, si elle n’a point de rebord.
- *
- Pour les mesures de fer-blanc, le poinçon sera appliqué sur la goutte d’étain mise à la réunion du fond avec le corps de la mesure.
- L’application du poinçon aux poids en fer chargés de plomb , se fera sur le plomb, et; plusieurs empreintes en couvriront la surface.
- Lorsque les poids en fer seront ajustés sans plomb , le poinçon sera posé sur l’anneau, à l’endroit aplati d’avance à cet effet.
- Pour les poids en cuivre à bouton, l’application du poinçon se fera à Pcndroit de la surface supérieure le plus apparent, et où il sera le plus commode de le faire ; on le mettra sur les poids à godets , au fond de chaque godet.
- ( 7 oyez pour ta vérification et ta marque <le vérification première des romaines tolérées dans le commerce de détail, i°. l’article rornâmes, qui suit ce qui est prescrit pour la fabrication des poids usuels j 2°. l’article balances, placé à la suite de l’Instruction sur la vérification des poids métriques.)
- Conservation des Etalons et des Instrumens de vérification.
- Étalons.
- Les vérificateurs doivent considérer les étalons des mesures et des poids comme des choses très précieuses
- p.158 - vue 174/216
-
-
-
- ( «59 )
- et en quelque sorte sacrées , dont le maniement. ïi est permis qu’à eux seuls, et qui ne doivent jamais être déplacées. Un vérificateur qui se permettrait de conlier un étalon, soit à un fabricant, soit à tout autre, encourrait la peine de la destitution , sans préjudice des autres condamnations auxquelles l’exposerait la perte ou la détérioration des étalons.
- Les vérificateurs doivent eux-mêmes apporter de grandes précautions dans l’emploi qu’ils lont des étalons , parce que la moindre altération peut leur faire perdre toute leur valeur.
- La clmtc, sur le pavé, d’un étalon de la toise ? de l’aune ou du pied , peut le mettre absolument hors de service , soit en le faussant, soit en repoussant ou eu cassant un angle. On doit donc éviter avec le plus grand soin ces accidens.
- On évitera, autant qu’il sera possible , de poser ces mesures debout contre un mur ; mais on les placera toujours à plat sur une table, ou dans une armoire ou dans une boîte destinées à les renfermer , lorsqu’on n’en fera pas usage.
- La rouille attaque promptement le fer, et l’on ne peut en préserver les étalons construits de cette matière que par des soins continuels. Le premier est de ne point les déposer dans un lieu humide , le second est de les frotter de temps en temps d’huile.
- Mais cette précaution a elle-même un inconvénient ; l’huile se coagule à la longue , et forme une espèce de vernis qu’il faut avoir l’attention d’enlever
- p.159 - vue 175/216
-
-
-
- ( 1<io )
- en essuyant la mesure avec un linge lin, imbibé lui-même d’huile. Lorsque le vernis sera trop tenace, on l’enlèvera avec un peu d’essence de térébenthine ; mais on ne doit jamais employer à cette opération ni limes , ni sablon , ni émeri, ni couteau.
- Les.étalons des mesures de longueur et de capacité en cuivre cl les mesures en étain , n’exigent pas autant de soins, du moins en ce qui concerne l’oxidation du métal, dont^on garantira les mesures de capacité en n’y laissant point séjourner d’eau , en les essuyant chaque fois avec un linge fin , et en les faisant sécher avant de les renfermer' mais on ne doit pas apporter moins d’attention à préserver les unes et les autres de tout choc ou d’une chute, qui, en altérant leur forme, altérerait également leur longueur ou leur capacité, et les mettrait hors d’état de servir.
- Les étalons des poids sont ceux qui doivent être conservés avec le plus de précautions.
- L’usage continuel des mêmes poids les altère promptement. Quoique la forme qui a été donnée aux étalons ait eu pour objet principal de prévenir la diminution qu’ils éprouvent nécessairement par le frottement, lorsqu’on les met dans leur case ou lorsqu’on les en retire , il en reste encore assez pour qu’un long usage puisse opérer une diminution sensible ; d’ailleurs on doit essuyer souvent des poids dont on se sert habituellement pour enlever la poussière qui s’y attache, et, dans cette opération , on enlève aussi toujours un peu de matière. C’est un fait dont chaque vérificateur peut aisément s’assurer lui-même sur les
- p.160 - vue 176/216
-
-
-
- ( Ifil )
- premiers poids en cuivre qui lui seront présentés; en les frottant avec un linge fin, seulement assez pour rendre le métal plus brillant, il leur fera perdre plusieurs milligrammes de leur poids.
- Pour prévenir tous ces inconvéniens, il est donc indispensable que chaque bureau de vérification soit pourvu d’une série d’étalons usuels pour son service journalier, tandis que les véritables étalons seront conservés soigneusement dans leur coffre, pour n’y recourir qu’au besoin, et pour vérifier de temps en temps , comme par exemple tous les six mois, les éta-* Ions usuels auxquels on fera*alors les réparations convenables pour les remettre d’accord avec les premiers, lorsqu’on aura reconnu quelque altération.
- Instrumens de vérification.
- La conservation des instrumens de vérification exige autant de soins que celle des étalons.
- Il faut avoir attention de préserver de la rouille les objets en fer, et on les frottera de temps en temps avec un linge imprégné d’huile.
- Les objets en bois, tels que doubles des étalons, etc., doivent être préservés autant que possible de l’humidité.
- Les jauges en cuivre n’exigent également d’autre attention que de ne pas en laisser altérer les extrémités par une chute.
- La seule précaution à prendre à l’égard des trémies , est de s’assurer de temps en temps si elles laissent écouler toute la graine.
- il
- p.161 - vue 177/216
-
-
-
- ( 165 )
- Quant aux radoires, elles s’usent nécessairement vers les extre'mités dans un service journalier, et on veillera à les faire redresser.
- La conserva lion des balances demande beaucoup d’attention et des soins délicats.
- Le maintien de l’égalité des bras des balances qui servent à la vérification première , est une chose qui n’intéresse nullement les vérificateurs, parce que ne procédant a cette opération que par voie de substitution , ils se serviront aussi bien d’une balance dont les bras seraient très sensiblement inégaux, que de celle dont les bras auraient l’égalité la plus parfaite.
- Ce qui leur importe essentiellement, c’est que leurs balances aient toujours la même sensibilité , sans être trébuchantes.
- La sensibilité d’une balance diminue par l’altération que les couteaux éprouvent dans un service continuel ; elle peut aussi être diminuée par la rouille qui *e sera attachée , soit aux couteaux, soit aux coussinets sur lesquels ils s’appuient.
- Les vérificateurs feront donc de fréquentes expériences pour s’assurer de la sensibilité de leurs balances : lorsqu’ils auront remarqué une diminution notable dans cette sensibilité, ils en chercheront la cause et proposeront d’y apporter le remède canve-nable.
- Cette instruction a etc publiée en novembre 1812, avec la précédente ; il V a été fait quelques changemens, et en outre ine addition sur les mesures usuelles autorisées, représentant e poids de l’huile pour la vente en détail.
- p.162 - vue 178/216
-
-
-
- N°. XT.
- ARRÊTÉ
- DK SON EXG. LE COMTE CORBIÈRE,
- MINISTRE SECRETAIRF.-d’ÉTAT DE L’iNTÉRIEUR,
- COSTKNANI
- RES DISPOSITIONS POUR ASSURER LA CONSERVATION DES OBJETS QUI DÉPENDENT DES BUREAUX DE VERIFICATION DES POIDS ET MESURES.
- Nous, Ministre secrétaire-d’état au département de l’intérieur ,
- D’après les ordres donnés pour fournir et compléter, dans tout le royaume , les objets qu’exigent le service des bureaux de vérification des poids et mesures , tant en étalons, modèles, assortimens de poinçons, qu’en, instruinens appelés nécessaires des vérificateurs, meubles de bureau, registres, etc. -,
- Voulant assurer par des moyens réguliers, uniformes, constans et efficaces , la conservation de ces objets, dont la totalité s’élèvera à une valeur d’autant plus considérable, que le nécessaire des vérificateurs,
- u..
- p.163 - vue 179/216
-
-
-
- ( >64 )
- dont chaque bureau doit cire pourvu, coule à lui seul environ six cents francs ;
- Nous avons arrêté et arrêtons ce qui suit :
- ARTICLE PREMIER.
- Aussitôt qu’un bureau de vérification des poids et mesures aura reçu et possédera les meubles, étalons, modèles, poinçons, etc., nécessaires à son service, il en sera dressé un inventaire en bonne forme, qui indiquera, dans le plus grand détail, la nature, l’espèce, le nombre et l’état de chacun des objets mis à la disposition du vérificateur, et confiés à sa garde et à sa responsabilité.
- ART. 2.
- Dans le bureau placé au chef-lieu d’un département, l’inventaire sera fait par le vérificateur et par un délégué du préfet, qui l’arrêteront et le signeront l’un et l’autre.
- « y sera procédé, de la même manière , par le vé-rificateur et par un délégué du sous-préfet, dans le bureau dépendant d’une sous-préfecture.
- ART. 3.
- A la suite de l’inventaire arrêté et clos, le vérificateur écrira et signera une déclaration portant qu’il se charge de tous les objets y compris, et qu’il s’oblige en outre à les conserver et entretenir avec soin , et à les représenter à la première réquisition de l’auLorité compétente.
- p.164 - vue 180/216
-
-
-
- ( i65 )
- ART. 4-
- Les inventaires seront faits triples dans les bureaux de vérification des chefs-lieux de préfecture, et quadruples dans les autres bureaux.
- Un des originaux de l’inventaire sera gardé par le vérificateur : le préfet nous adressera le second , et fera déposer le troisième aux archives du département.
- Dans les sous-préfectures, le quatrième original sera retenu par le sous-préfet.
- art. S.
- Tous les ans, dans la première quinzaine de novembre, il sera procédé au récolement des inventaires des bureaux de vérification des poids et mesures. Le récolement devra être fait, comme l’inventaire, par le vérificateur et par un délégué du préfet ou du sous-préfet, suivant le lieu de la situation du bureau. 11 en sera dressé un procès-verbal qui fera connaître si les objets inventoriés existent tous et en bon état, ou s’il y en a qui se trouvent soit détériorés, soit hors de service : les articles reconnus être dans un de ces tleux cas, seront rappelés nominativement, et mention sera faite tant des causes qui auront produit la détérioration ou la mise hors d’usage, que de l’aperçu de la dépense nécessaire pour opérer les réparations ou les rcmplaceincns.
- art. 6.
- Les préfets nous transmettront, Avant le premier
- p.165 - vue 181/216
-
-
-
- ( >w: )
- janvier de chaque année, des copies des procès-verbaux de récolement, accompagnées de leurs observations et de leurs avis ; ils y joindront également, en ce qui concerne les bureaux de vérification des sous-préfectures, les observations et avis des sous-préfets.
- art. 7.
- Ce ne sera,qu’à la vue de ces pièces, que nous autoriserons, s’il j a lieu , les dépenses à faire dans les bureaux de vérification des poids et mesures, pour la réparation des objets qui auraient subi des dégradations , ou pour le remplacement de ceux qui n’y seraient plus d’aucun usage,
- ART. 8.
- Si, par le décès du vérificateur, un bureau devient vacant, le préfet ordonnera de procéder à un récolement extraordinaire , les héritiers du défunt présens ou dûment appelés. Cette opération terminée, il nous en rendra compte immédiatement, afin que nous puissions prescrire telles dispositions qu’il appartiendra.
- art. 9.
- 11 y aura également lieu à un récolement extraordinaire , toutes les fois qu’un vérificateur sera révoqué ou se démettra de ses fonctions,* dans l’un et l’autre cas, le successeur du démissionnaire ou du destitué y procédera avec lui, en présence d’un délégué du préfet ou du sous-préfet. À la fin du procès-verbal de récolement, le nouveau titulaire se chargera des objets
- p.166 - vue 182/216
-
-
-
- ( >67 ),
- reconnus exister au bureau , et en donnera décharge à l’ancien.
- A. RT. 10.
- M. le Conseiller-d’état, directeur de l’administration générale des haras , de l’agriculture, des subsistances , du commerce et des arts et manufactures, MM. les préfets et sous-préfets, et MM. les vérificateurs des poids et mesures, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de notre présent arreté.
- Fait à Paris, le 6 avril 1837.
- Le Ministre Secrétaire-d3état au département de Vintérieur,
- Signé CORBIÈRE.
- Pour ampliation :
- Le Conseiller-d’état, Secrétaire-général, Signé Baron CAPELLE.
- p.167 - vue 183/216
-
-
-
- Nu. XII.
- INSTRUCTION
- SUR
- LA DESTINATION ET L’USAGE DES POINÇONS ,
- ET SUR LA MANIÈRE DE LES APPLIQUER*
- L’assortiment complet des poinçons uniformes destinés aux opérations de marque de vérification première et annuelle pour le service d’un bureau de vérification, est composé de vingt poinçons : plusieurs portent des numéros.
- Il y en a onze gravés à la fleur-de-lys, et neuf gravés à la lettre annuelle.
- Poinçons à la Jleur-de-lys et a main.
- 3N°. I. Il sert à la marque de vérification première des gros poids en fer.
- N°. 2. Pour les mesures de longueur en bois.
- N°. 3. Pour les moyens et petits poids en fer.
- N°. 4* Pour les balances de magasin, balances-bascules et romaines de forte portée.
- \
- p.168 - vue 184/216
-
-
-
- ( l(i9 )
- N°. 0. Pour les balances de comptoir et petites romaines tolérées.
- N°. 6. Pour les gros et moyens poids en cuivre.
- N°. 7. Pour les petits poids en cuivre.
- Le poinçon à main gravé à la fleur-de-lys de la plus grande dimension , sert à la marque de vérification première des membrures en bois du stère.
- Poinçons à la fleur-de-lys , s’adaptant à une presse.
- Ils sont au nombre de trois :
- Ci
- Celui de la plus grande dimension sert à la marque des grandes mesures en boisselerie.
- Celui de la deuxième dimension sert à la marque des moyennes et petites mesures en boisselerie.
- Le plus petit sert à la marque des mesures d’élain.
- Poinçons a la lettre annuelle , à main.
- N°. r. Pour les gros poids en fer.
- IS|°. 2. Pour les mesures de longueur en bois.
- N°. 3. Pour les moyens et pelils poids en fer.
- N°. 6. Pour les gros et moyens poids en cuivre.
- N°. 7. Pour les petits poids en cuivre.
- Le poinçon à main, gravé à la lettre annuelle de la plus grande dimension, sert à.la marque de révision des membrures en bois du stère.
- p.169 - vue 185/216
-
-
-
- ( ’7° )
- Poinçons a la lettre annuelle s*adaptant à une presse.
- ïis sont au nombre de tro.is :
- Celui de la plus grande dimension sert aux grandes mesures en boisselerie.
- Celui de la deuxième dimension pour les moyennes et petites mesures en boisselerie.
- Le plus petit sert à la marque des mesures d’étain et de fer-blanc.
- Application des Poinçon
- Les poinçons à main doivent être tenus perpendiculairement à la surface de l’objet à marquer ; on frappe le poinçon au moyen d’un marteau. Il faut surtout éviter les bavures qui se forment à chaque partie saillante de l’empreinte, lorsque le coup est donné trop fortement ou lorsque l’on n’apporte pas l’attention convenable. La conservation des poinçons dépend beaucoup de l’adresse qu’on apporte à cette opération.
- Les poinçons à fleur-de-lys doivent être seuls apposés sur les poids, mesures et instrumens de pesage présentés à la vérification première.
- Les poinçons uniformes ne doivent pas être appliqués à chaud; ils sont disposés pour être employés à froid. La marque à froid est généralement prescrite pour constater la vérification première et annuelle sur toutes les espèces de poids et mesures; on pourra se
- p.170 - vue 186/216
-
-
-
- V. J
- servir de noir et d’un tampon, pour donner plus d’apparence aux empreintes des mesures en bois.
- Les poinçons à la fleur-de-lys, préparés pour être adaptés aux presses , ont à leur tige, qui est cylindrique , une encoche pour recevoir la pointe d’une vis, laquelle fixe le poinçon; cette vis doit avoir une tête et être placée sur le devant de la presse, de manière à pouvoir être serrée et desserrée à volonté au moyen d’un lourne-vis. L'ajustage des poinçons, conformément à cette indication, nécessitera quelques changemens dans la construction des presses actuellement existantes, mais seulement à la partie delà presse destinée à recevoir les poinçons, qui doit être disposée d’après la dimension de leur tige cylindrique, et essentiellement, parce que des dispositions sont faites pour qu’à l’avenir cos tiges soient conshunineut de même calibre : la presse étant ainsi établie, on adaptera , sans qu’il soit nécessaire d’y apporter aucune modification, un poinçon envoyé en remplacement d’un autre qui serait brisé ou mis hors de service.
- On trouvera dans la description du nécessaire, pour la vérification périodique, les explications relatives aux poinçons à la lettre annuelle, qui s’adaptent à la presse contenue dans ce nécessaire. Leur ajustage est disposé et conforme à celui qu’on indique ci-dessus pour les poinçons à la lleur-de-lys.
- Dans le cas où un bureau serait dépourvu de presse fixe, il n’y aura aucun inconvénient à se servir de la petite presse pour les marques de vérification première des mesures de capacité, les trois poinçons à la fleur-
- p.171 - vue 187/216
-
-
-
- ( i7> )
- de-lys s’y adaptant également. Toutefois on recoin' mande, pour l’une ou l’autre Opération, d’appliquer légèrement le poinçon et de ne donner à cet elîet qu’une pression suffisante, et on fait observer quel’obli' gation de rendre celte presse aussi légère que possible, n’a pas permis de l’établir avec plus de force que celle reconnue strictement nécessaire.
- Les poinçons à la lettre annuelle devront pour la plupart être appliqués sur les poids et mesures à côté des marques , soit de vérification première , soit des années précédentes ; les vérificateurs auront soin de se référer aux observations applicables à chaque espèce de poids et mesures.
- Les fabricans sont tenus d’apposer sur les mesures en fer-blanc, deux gouttes d’étain, l’une appliquée à la jonction du fond avec le corps de la mesure et l’autre près du bord; c’est sur la première que doit être placée l’empreinte de la Heur-de-lys : comme il serait difficile de disposer des presses propres à cette opération, on procédera au poinçonnage de ces sortes de mesures, en les posant intérieurement sur un tas bigorne ; on se servira ensuite du poinçon à main à la fleur-de-lys , n°. G , et au moyen du marteau on formera l’empreinte. L’application de la lettre annuelle se. fera sur l’autre goutte d’étain qui doit se trouver près du bord de la mesure; on emploiera à cet effet la petite presse et le poinçon destiné à cette espèce de mesures, conformément aux détails contenus dans la description du nécessaire.
- Les vingt poinçons composant rassortiment doivent
- p.172 - vue 188/216
-
-
-
- ( 173 )
- suffire à toutes les opérations de la marque des poids, mesures et instrumens de pesage ; les vérificateurs se conformeront à ce qui leur est prescrit pour l’emploi respectif de chaque poinçon, et ils se serviront, par analogie , de ceux les plus appropriés à l’espèce de mesures qu'ils auront à poinçonner hors les cas prévus dans le cours de cette instruction/
- Celte instruction est nouvelle, et n’avait pas encore été publiée.
- \
- p.173 - vue 189/216
-
-
-
- N». XIII.
- DESCRIPTION
- DU NECESSAIRE
- DES VÉRIFICATEURS DES POIDS ET MESURES,
- LEQUEL EST SPECIALEMENT EMPLOYE POUR L\ VERIFICATION PERIODIQUE.
- Les vérificateurs devront, bien se pénétrer de tous les détails contenus dans la description suivante; ils en feront l’objet d’une étude pratique pour le placement , le déplacement, et l’emploi des pièces que renferme le nécessaire.
- Cette description est divisée en deux parties distinctes : l’une sous le titre de Description technique des objets qui composent le Nécessaire, fera connaître la lorme de chaque objet et la place qu’il doit occuper dans le nécessaire.
- L’autre, sous le titre : Usage des instrumens qui composent le Nécessaire, indiquera l’objet que chacun doit remplir, et les précautions à prendre pour s’en servir.
- p.174 - vue 190/216
-
-
-
- ( ll
- \
- J
- lre. Section. —Description technique des objets qui composent le Nécessaire (i).
- Ce necessaire est renferme' dans une boîte à com-parlimens dans laquelle on place les divers objets • elle est garnie de poignées qui en facilitent le maniement, d’une serrure et de deux crochets pour la fermer.
- La fig. 1 représente cette caisse ouverte. Dans la partie inférieure ABCD, sont indiquées les places de chaque instrument, et dans la partie supérieure ADEF, les coussinets en liège recouverts de drap, qui empêchent les objets de balloler lorsque la caisse est fermée. On y a aussi placé quelques outils secondaires.
- La fig. 2 représente la caisse fermée; elle a alors ifi cent, de hauteur, 27 cent, de largeur, et 1 mètre de longueur. Dans la partie inférieure se trouvent les objets suivans (2) :
- Fig. 1, n°. ï. Une balance avec ses plateaux.
- Les deux plateaux seulement se mettent dans la place circulaire n°. 1, en pliant les chaînons et les ren-
- (1) Une planche gravée est jointe à la Description.
- (2) Chaque objet a un numéro d’ordre qui correspond à la case qu’il occupe dans la boîte. Ces numéros d’ordre seront également suivis lorsqu’on expliquera l’usage de chaque instrument. L’échelle de détail des instrumens est double de celle de la caisse, fig. 1 et 2 , et des nos. 24, 25, 26 et 27. Le n°. 28 est représenté d’après sa grandeur réelle.
- p.175 - vue 191/216
-
-
-
- ( "7e )
- fermant entre les deux plateaux. Le plateau qui recouvre est retenu par trois petits tasseaux. Les branches de la balance se posent ensuite dans les compar-timens a et b.
- Jî». 2. Poids en pile a godets, renfermant onze poids, savoir : un poids de i gramme, deux de 2 grammes chacun, un de 5 grammes, deux de io grammes, un de 20 grammes, un de 5o grammes, deux de 100 grammes, et le dernier, qui sert de couvercle, de 200 grammes. Le tout est d’un poids de 1/2 kilogramme.
- N°. 3. Autres poids en pile à godets, renfermant deux poids de 1/2 gros chacun, un poids de 1 gros, un de 2 gros , un de 4 gros, un de 1 once , un de 2 onces, un de 4 onces, et le dernier de 8 onces. Le tout d’un poids égal à la livre usuelle.
- N°. 4- Presse en cuivre, composée d’une manivelle c, d’une vis d, et d’une vis de pression e, qui fait mouvoir une plaque tournante garnie de cuir, et qui permet d’adapter solidement la presse à une table. A droite et à gauche delà vis d, sont deux petits cylindres conducteurs qui font toujours agir la vis parallèlement à elle-riiême. La partiey'portc une vis à tête, terminée en pointe, laquelle fixe les poinçons qui s’adaptent à la presse en se plaçant dans l’encoche préparée à cet effet sur chaque tige de ces sortes de poinçons.
- Cette presse se pose dans le compartiment n°. et ceux désignés par la lettre h. Le n°. 4 la représente
- p.176 - vue 192/216
-
-
-
- ( «77 )
- dans la position qu’elle prend quand on la fixe à une table ou à un objet solide.
- N®. 5. Tas cylindrique sur lequel on pose les poids semblables à ceux qui forment les divisions du demi-kilogramme et de la livre usuelle. Ce petit cylindre se visse dans un des compartimens n°. 5 de la plaque fig. 3, et peut ainsi recevoir le clioc d’un coup de marteau qui se donne lorsqu’on poinçonne.
- N0. 6. Tas conique, plus petit que le précédent, pour recevoir les petits poids.
- JN®. 7. Tas cylindrique servant à la pression, et qu’on ajuste à la presse en cuivre lorsqu’on veut poinçonner.
- Les noS. 8,9, 10, sont des poinçons. Le premier se voit en projection verticale, et les deux autres en projection horizontale. On distingue la lettre z, qui était la lettre de l’année 1826.
- Avant de parler des poinçons à main, nous devons fixer l’attention sur la fig. 3. C’est une plaque qu’on peut poser sur une table, et sur laquelle sont plusieurs trous circulaires. On a fait connaître l’usage des trous ncs. 5 et 6 ; les autres reçoivent les divers poids à bouton, qu’on retourne et qu’on marque par-dessous. Le plus grand de ces trous peut contenir les poids ordinaires en cuivre qui se marquent dessus et à la portée du bouton.
- Cette plaque se place dans la boîte 5 elle est retenue par le compartiment placé entre le n°. 7 et le n°. 10, et celui q, avoisinant le n°. 19.
- N°*. 11, 12, i3, i4, i5 et 16. Divers poinçons à
- 12
- p.177 - vue 193/216
-
-
-
- ( >78 )
- main et a marteaux. On les voit ici représentes en hauteur verticale et en projection horizontale. Cette dernière fait voir la lettre z gravée au bas des poinçons.
- N°s. 17 , 18 et 19, désignent deux tasseaux et une bigorne. Ils s’adaptent à la partie j de la presse ? et reçoivent sur leur partie sphérique les mesures de capacité qu’il faut poinçonner. Ces pallies sphériques sont confectionnées de manière que la superposition se fait le plus exactement possible.
- N°. 20. Poids curseur. On Je voit en projection verticale (fig. 2) fixé à la branche de la romaine.
- N°. 21. Plateau de la romaine (fig. 2). Il se place dans la case désignée sous ce numéro lorsqu’il est décroché de la romaine, et la patte en bois kl entre, en s’abaissant, dans la tête du plateau, et l’empêche de vaciller.
- N°. 22. Support en fer de la romaine (lig. 22). Il a un pied garni d’une vis, dont la hauteur a 16 millimètres. Il entre dans un écrou pratiqué dans l’épaisseur de la caisse. Ce support est terminé par un crochet qui reçoit l'anneau de la cliapc supérieure de la romaine.
- I' se place dans la caisse en mettant la longue branche entre les tasseaux m et n} et la petite entre les tasseaux n et p.
- N°. 2-3. P ras et chapes de la romaine (lig. 2).
- Ce bras et les deux chapes ne font qu’un. Le tout se pose longitudinalement dans la caisse, et repose
- p.178 - vue 194/216
-
-
-
- ( >79 )
- sur les compartimens désignés par la lettre q (fig. i).
- N°. 24. Jauge en cuivre servant aux mesures usuelles de capacité. D’uu côté sont marqués les diamètres et les hauteurs que doivent avoir les mesures usuelles à grains. On y lit 1/8 de litre , i/4 de litre, l/4 de boisseau, 1/2 boisseau, 1 boisseau, double-boisseau.
- Sur l’autre face de la règle , employée pour les mesures usuelles des liquides, sont marqués les hauteurs et les diamètres de 1/1 G, i/S, i/4 de litre. Cette règle est soutenue le long de la caisse par les deux tasseaux m et o.
- N°. 25. Jauge en cuivre servant aux mesures métriques a grains et aux mesures de liquides. Du côté des mesures à grains on lit la progression 1,2, 5, 10, 20, 5o et 100 litres, et l’autre progression o,5, 0,2 , 0,1, o,o5 de litre.
- Sur l’autre face de la règle, où sont les mesures de liquides, à gauche, sont gravés les diamètres O,o5, 0,1, 0,2, o,5, i litre, 2 litres; et à droite sont les hauteurs, 2 litres , 1 litre, o,5, 0,2, 0,1, o,o5.
- Cette règle est soutenue le long de la caisse par les deux tasseaux r et s.
- N°. 2b. Jauge en cuivre pour les mesures a huile. D’un côté sont les indications des diamètres ï/a once, 1 once, 2 onces, i/4 de livre, 1/2 livre , 1 livre; au revers sont les hauteurs 1/2 once, 1 once, 2 onces, i/4 de livre, 1/2 livre, 1 livre.
- Cette règle s’applique contre un des côtés de la caisse, entre les tasseaux u et v.
- 12..
- p.179 - vue 195/216
-
-
-
- ( l8° )
- N°. 27. Double-décimètre divisé en millimètres. Il se place le long d’un des côtes de la caisse, entre les tasseaux t et q.
- N°. 28. Deux petits poids curseurs; ils sont de forme semblable, quoique de pesanteur différente : l’un d’eux porte les chiffres 10 et 9.0; ils se placent séparément aux crans de la romaine, marqués par la lettre T.
- Ainsi la boîte renferme vingt-huit instrumens dif-férens.
- Son couvercle en contient quelques-uns^, dont voici l’énumération :
- N°. 29. Gros marteau pour la marque des poids et mesures.
- N°. 3o. Petit marteau pour le meme objet.
- N°. 31. Tourne-vis à l’usage de la presse en cuivre.
- Toutes les parties ponctuées représentent la position des coussinets cnliége qui, lorsque la caisse est fermée, empêchent les objets sur lesquels ils s’appuient de ballotter et de se mêler.
- N*. 82. Règle en bois formée de deux parties. Quand elles sont réunies, ces deux parties, dont chacune est une demi-aune, font une longueur totale de 120 centimètres en 120 divisions.
- Sur une seconde face , cette règle présente les divisions 1/2, i/4, 1/8, 1/16, i/32 d’aune, d’une part, et de l’autre les divisions i/3, 1/6, 1/12, 1/24 d’aune; sur la troisième face de la même règle, est tracé le pied divisé en pouces et en lignes.
- p.180 - vue 196/216
-
-
-
- ( 1*1 )
- IIe. Section.—-Usage des instrumens qui composent le Nécessaire.
- Le vérificateur, avant de commencer ses operations , doit enlever de la boîte tous les outils dont il a besoin, les poser avec soin sur une table , fermer la boîte à clef et avec les crochets, pour qu’elle ne vacille pas.
- La première opération est de fixer le pied en fer k équerre ( n°. 22) sur la boîte fermée ( fig. 2 ).
- On sait déjà que ce pied porte à sa base une tige à vis. On l’introduit jusqu’à la portée dans l’écrou en cuivre ajusté sur le couvercle de la boîte, et ce pied étant ainsi fixé, la petite branche doit être parfaitement parallèle à la longueur de la caisse (fig. 2). Dans cet état on peut y suspendre, soit la balance à plateaux, soit la romaine.
- Balance à plateaux , n°. 1. Elle sert à la vérification des poids métriques et usuels, depuis le kilogramme jusqu'au gramme , et même au-dessous.
- On suspend le fléau de cette balance au pied en fer. Lorsque les crochets et les plateaux sont convenablement placés, l’aiguille doit se trouver à zéro, ou les oscillations doivent être égales de chaque côté. Si cela n’était pas, le vérificateur tarerait le plateau de manière que l’aiguille revînt à zéro.
- Quoique la méthode de peser par substitution ou par tare, recommandée dans les instructions, se rapporte plus spécialement à la vérification des poids neufs, les vérificateurs feront bien de préparer des
- p.181 - vue 197/216
-
-
-
- ( i8* )
- tares à l’avance lorsqu’ils devront opérer dans le siège des mairies j mais ce mode aurait quelques ineonvé-nienspour les comparaisons faites a domicile. D’ailleurs les poids qui sont soumis «à la révision doivent déjà porter la marque delà vérification première j il s’agit de constater principalement s’ils n’ont pas perdu de leur justesse primitive.
- La balance est donc construite de manière à présenter une égalité de bras aussi parfaite que possible.
- Le vérificateur placera le poids étalon (n°. a ou n°. 3) dans l’un des plateaux, et le poids à vérilicr dans l’autre. Cette opération étant une simple comparaison des deux poids dans les bassins opposés , ne réclame aucune autre explication.
- Presse en cuivre , n'\ 4- Le vérificateur l’adapte à une table, à un banc ou à tout autre objet résistant, au moyen de la vis de pression e, qu’on fait monter ou descendre au moyen de la clef.
- La presse étant ainsi fixée solidement, on procède au poinçonnage de toutes les mesures de capacité en boisselerie, en étain ou en fer-blanc.
- Des pièces en cuivre de courbures proportionnées à celles qu’olfrent les diverses mesures de capacité, et qu’on voit sous les nos. 17, 18 et 19, s’ajustent à frottement dans la partie inlérieurey du corps de la presse. Le vérificateur aura soin de choisir préalablement celle de ces pièces (17, 18 ou 19) qui se rapporte à la mesure de capacité qu’elle doit supporter, et cela en rapprochant avec la main les deux objets. Il verra de suite si les courbures se superposent.
- p.182 - vue 198/216
-
-
-
- ( i»3 )
- Les poinçons, au nombre de trois (nos. 8,9, 10) , portant la lettre annuelle, s’adaptent successivement dans la partie f du n°. 4? au moyen de la petite vis à pointe qui doit entrer dans l’cncoelie faite sur chaque lige des poinçons, on les fixe solidement.
- La presse ainsi préparée, on place l’épaisseur de la mesure de capacité qu’on veut poinçonner entre la pièce en cuivre et le poinçon ; on fait tourner la clef jusqu’à ce que l’empreinte de la lettre annuelle soit faite sur ladite mesure, on ayant soin de ne donner qu’une pression strictement nécessaire. La conservation de la presse exige essentiellement qu’on procédé avec beaucoup de précaution.
- Au moyen du tourne-vis, n°. 3i (fig. 1), on place et on déplace à volonté les poinçons dont on se trouve avoir besoin.
- Pour les deux plus petites mesures, qui ne peuvent se placer sous la vis, parce que leur diamètre ne le permettrait pas, voici les précautions qu’on prend :
- Line pièce de fer à tige cylindrique ( no. 17 ) s’ajuste dans la partie inférieure j de la presse. Cette tige sert de point d’appui à ces deux plus petites mesures , qu’on marque au moyen d’un des poinçons à main, n°s. i4 , 15 ou 16, et du petit, marteau n°. 3o, üg. 1.
- Pour obtenir une plus grande solidité pendant l'opération, on descendra la vis d de manière à laire porter sur celle pièce de support le petit mandrin de la forme d’un poinçon, n°. 7, qu’on adaptera préalablement dans la parliey’; alors le petit cylindre du ny. 17 sera en état do recevoir sans se déranger le
- p.183 - vue 199/216
-
-
-
- ( i«4 )
- petit coup de marteau qu’on frappera sur la partie circulaire de la mesure.
- Avant d’expliquer les moyens de se servir de la romaine, nous parlerons des tas à compartimens pour le poinçonnage des poids en fer et en cuivre
- (fis- 3).
- On place sur une table la plaque fîg. 3, dont l’une des faces présente une surface plane.
- Sur cette face, on pose les gros poids en fer et en cuivre qui seront successivement frappés d’un des poinçons ( nos. 11, 12 ou i3 ) , et au moyen du marteau n°. 29, fig. 1. On pourra aussi poinçonner les mesures de longueur en les posant sur la meme face de la plaque.
- Sur l’autre face de la plaque sont des trous circulaires : le plus grand peut contenir les poids ordinaires en cuivre, qui se marquent dessus à la portée du bouton.
- Les trous autres que ceux 5 et 6, sont disposés pour contenir les diverses espèces de petits poids. Ces poids se renversent et reçoivent la marque dessous.
- Pour les poids à godets et en pile (nos. 2 et 3), on vissera sur la meme face le tas cylindrique n°. 5 ou le tas conique n°. G. On renversera les poids à godets et on les marquera par-dessous y au moyen des poinçons a main et des marteaux.
- Tous les poids de cette forme et en pile, y compris le kilogramme, pourront être marqués de la même manière.
- Poinçons à main et a marteaux. Le vérificateur
- p.184 - vue 200/216
-
-
-
- ( '85 )
- aura soin pour les conserver long-temps, de tenir les poinçons perpendiculaires à la surface de l’objet à marquer , et de frapper légèrement sur le poinçon au niojen du marteau, afin d’éviter les bavures qui, sans cette précaution , se formeraient à chaque partie saillante de l’empreinte.
- Romaine oscillante (lig. 2 ). Elle sert à la vérification des poids en fer et en cuivre de 1 , 2,3,4, 5, 10 et 20 kilogrammes.
- Le corps de la romaine est composé de deux chapes en cuivre et d’une verge en fer graduée.
- L’anneau de la chape supérieure se met dans le crochet de la branche de la tige en fer n°. 22, après qu’on a disposé cette tige ainsi qu’on l’a expliqué plus haut, c’est-à-dire que la petite branche a été placée parfaitement parallèlement à la longueur de la caisse.
- La chape inférieure reçoit le plateau en cuivre et à chaînes.
- Le vérificateur doit prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les chocs violens ; il importe beaucoup, pour l’exactitude des pesées, que les couteaux de suspension de la romaine conservent leurs angles qui ne tarderaient pas à s’égrener si l’on n’apportait pas l’attention suffisante dans le maniement de cet instrument ou dans le cours de l’opération.
- Les diverses pièces étant suspendues , on doit d’abord observer si rien ne s’oppose à la mobilité de l’instrument ; par exemple lorsque l’angle d’un couteau touche à l’une des plaques d’acier, on obtient moins de sensibilité. Il faut donc avoir soin de ramener à la
- p.185 - vue 201/216
-
-
-
- ( «#» )
- jnainles divers points de suspension, de manière qu’iJs se trouvent à leur place respective, avant de procéder à la vérification des poids.
- Quand la romaine est parfaitement en équilibre , l’aiguille doit se trouver à zéro, c'est-à-dire au milieu des deux branches de la chape de suspension ; et lorsque toutes les parties sont placées convenablement, les oscillations doivent se répéter également des deux côtés de la chape supérieure.
- Dans le cas où. la romaine aurait perdu de sa justesse primitive, il sera facile de la rectifier en ajoutant une feuille de métal au plateau, s’il avait éprouvé une diminution de poids.
- Si, au contraire, ce plateau, ou tout autre objet dépendant, a acquis une augmentation de poids , on ôtera , au moyen d’un grattoir, les corps étrangers qui auraient pu s’y attacher pendant le cours des opérations.
- Cette romaine est d’une grande justesse , et il est utile de le démontrer aux vérificateurs.
- La lig. 4 représente la face et la coupe d’une partie de la chape supérieure; a est la partie de ia chape laite en acier fondu, trempé dur, et sur laquelle repose le couteau à, formé par deux biseaux. Ce couteau a un tranchant proportionné à la charge qu’il doit porter ; et il ne touche que par un point le segment fait en acier , c’est-à-dire que de l’autre côté de la romaine et sur la prolongation dudit couteau, il n’y a aucun autre poinL de contact. La longueur du couteau est d’ailleurs plus courte que la distance qui
- p.186 - vue 202/216
-
-
-
- ( 187 )
- séparé les branches antérieures et postérieures de la chape.
- 11 en est de meme pour la chape inférieure fig. 5. Le couteau b ne porte que sur un point du segment en acier a.
- Enfin le plateau de la balance porte sur un troisième segment en acier d, pour rendre plus doux le frottement.
- On conçoit dès-lors que la plus petite différence entre les poids doit se montrer d’une manière très sensible et occasionner un grand écartement de l’aiguille. Dans l’usage ordinaire, on couvre les ouvertures par lesquelles on voit ces couteaux.
- On doit remarquer que sur la branche de la romaine , sont figurés des petits crans marqués parla lettre T et situés entre les autres crans qui désignent la véritable place des poids de i , 2 , etc. , kilogrammes.
- Cette lettre T signifie tolérance.
- lie Irait T, placé à la droite des chiffres représentatifs des poids, indique exactement la limite de la tolérance, fixée seulement en plus pour chacun d’eux.
- S’il n’y a pas équilibre lorsqu’on a placé Je polit poids curseur à l’un de ces crans marqués T, le poids qu’on vérifie doit être rejeté.
- lly a deux petits poids curseurs n°. 28, à l’usage de la romaine ; celui qui porte les nos. 10 et 20 est destiné spécialement à constater la limite de la tolérance des poids de 10 et 20 kilogrammes; l’autre petit curseur sert pour le même objet à tous les poids, depuis un
- p.187 - vue 203/216
-
-
-
- ( >88 )
- kilogramme jusqu’à cinq kilogrammes inclusivement. Il sera facile de distinguer au premier coup-d’œil celui des deux curseurs qu’il convient d’employer, suivant le poids mis en expérience sur le plateau.
- Voici le tableau des tolérances accordées :
- Pour i kilogramme on accorde I gramme.
- 2 2
- 3 2 1/2
- 4 3
- 5 4
- IO ()
- 20 IO
- Maintenant supposons qu’il soit donné un poids de io kilogrammes à vérifier.
- On le mettra sur le plateau ( n°. 21, lig. 2 ), et l’on suspendra à la branche de la romaine le poids curseur n°. 20, en le plaçant au cran n°. io correspondant au poids de io kilogrammes.
- Si l’équilibre subsiste, ou si les oscillations de l’aiguille se répètent également des deux côtés de la chape supérieure, le poids est juste.
- Le poids sera trop fort si l’aiguille de la romaine est entraînée du côté où il est posé; mais comme l’on accorde une tolérance de 6 grammes en plus pour les 10 kilogrammes, on s’assure du degré de justesse du poids en plaçant au trait T Je plus rapproché du cran n°. io, et à la droite, le petit curseur d’acier, n°. 2#, dont on doit se servir uniquement pour constater la limite de la tolérance.
- Lorsque ^l’addition de ce curseur rétablit l’cqui-
- p.188 - vue 204/216
-
-
-
- ( '«9 )
- libre, ou fait incliner le cote de la verge, le poids mis sur le plateau est recevable et peut être poinçonné ; dans le cas contraire, il est trop fort et doit être rajusté.
- Le poids qu’on vérifie sera au contraire trop faible si le contre-poids mobile en cuivre, placé au cran n°. io de la tige, entraîne la verge et l’incline ; et dans ce cas il devra être rajusté.
- Les observations qui précèdent et le même mode d’opération sont applicables à chacun des autres poids à vérifier.
- Ainsi pour les deux kilogrammes, on place le contre-poids mobile au cran n°. 2,
- Pour les 3 kilogrammes, au cran n°. 3,
- Pour les 4 kilogrammes, au cran n°. 4,
- Pour les 5 kilogrammes, au cran n°. 5,
- Pour les 10 kilogrammes, au cran n". 10,
- Pour les 20 kilogrammes, au cran n°. 20.
- Il est très essentiel de ne pas perdre de vue que pour vérifier un poids au moyen de la romaine, il est de règle de le placer premièrement sur le plateau et de suspendre ensuite le contre-poids en cuivre au grand bras de la romaine et au cran qui s’y rapporte • mais après la comparaison faite il faut procéder comme il suit: i°. retirer du cran le contre-poids et le posera droite; 2°. enlever du plateau le poids qu’on vient de mettre en expérience. Il est surtout à observer que la chute du contre-poids et conséquemment son altération seraient inévitables, si le poids était retiré du plateau avant qu’on eût décroché de la romaine le contre-
- p.189 - vue 205/216
-
-
-
- ( *9° )
- poids à son usage. On croit devoir indiquer ci-après un moyen simple et facile de prévenir toute espèce d’inattention dans la vérification des poids.
- Les vérificateurs pourront faire établir avec très peu de frais un support mobile eu bois ; à la base il s’adaptera sur le couvercle de la boîte, et à l’extrémité on lui donnera la forme d’une fourche à l’effet de soutenir le grand levier entre les nos. io et 20. On devra aussi, calculer la hauteur de la portée supérieure de ce support en raison de la distance qu’il convient de réserver pour les oscillations de l’instrument. Le support étant ainsi préparé, on conçoit que si par une cause quelconque le poids mis en expérience était indûment et primitivement retiré du plateau, le grand levier entraîné par le contre-poids en cuivre ne pourrait plus parcourir que la distance réservée à la liberté de ses mouvemens, et qu enfin le contre-poids en cuivre resterait fixé à son cran sans qu’on eût à craindre aucun accident. Au surplus ce support ou tout autre objet équivalent 11’ayant d’autre but que de prévenir un manque d’attention, les vérificateurs examineront s’ils doivent en faire l’acquisition.
- 11 nous reste à parler des jauges et des mesures de longueur.
- Jauges eu cuivre. Elles sont au nombre de trois (nos. 24; ^5, 26).
- L’une sert à la vérification des mesures de capacité métriques, n°. 2.5; l’autre pour les mesures de capacité usuelles y 110. ‘il[, et la troisième pour les mesures représentatives du poids de C huile f n°. 26.
- p.190 - vue 206/216
-
-
-
- ( '91 )
- Los vérifications ont pour but de s’assurer de la hauteur et du diamètre que doivent avoir chacune de ces trois espèces de mesures.
- Pour la vérification des hauteurs, il suffit de placer la règle verticalement dans la mesure de capacité et le long du cylindre. S’il s’agit de mesures à grains on regarde si le cercle supérieur de cette mesure correspond à l’encoclie marquée sur l’un des cotés de la règle vis-à-vis de laquelle est le chiffre qui exprime cette hauteur. Pour une mesure de liquide, c’est au trait marqué et chiffré sur l’autre côté de la règle que l’on compare la dimension de la hauteur.
- Pour la vérification des longueurs des diamètres, on place horizontalement la règle en cuivre; on l’appuie contre le cercle supérieur en la promenant jusqu’à ce que l’encoche atteigne l’autre extrémilé du diamètre; vis-à-vis de ’l’cncochc est le chiffre qui exprime le diamètre que doit avoir la mesure. Pour les mesures de liquides, c’est au trait marqué et chiffré sur l’autre côté de la règle que l’on compare les dimensions des diamètres.
- La jauge pour les mesures représentatives du poids de l’huile ne diffère des deux autres que parce que les encoches expriment d’un côté les diamètres, et les traits placés sur l’autre côté les hauteurs.
- Les mesures de capacité à grains doivent avoir le diamètre égal à la hauteur, et les mesures pour les liquides la hauteur double du diamètre; cependant lorsque les inégalités dans les dimensions ne seront pas trop sensibles et qu’elles paraîtront se compenser,
- p.191 - vue 207/216
-
-
-
- ( *9^)
- les mesures pourront être admises à la vérification pé* riodique.
- Aune en bois. On réunit au moyen d’une vis les deux parties égales qui forment l’aune, et l’on vérifie toutes les mesures de longueur en les appliquant contre cette règle : s’il s’agit d’un mètre ou de scs divisions, on fait l’application du coté où est gravé le mètre • s’il s’agit de pieds, on fait une application semblable du côté où sont ces divisions.
- Double-décimetre en buis. Il sert aux vérificateurs pour prendre de petites dimensions, pour constater et pour exprimer en mesures métriques les différences qu’ils trouvent pendant le cours de leurs opérations.
- Lorsque le vérificateur a terminé toutes les vérifications, il doit essuyer avec soin les instrumens dont il s’est servi, les replacer dans chaque case de la boîte, et toujours dans la même position ; la fermer doucement pour ne rien forcer, et ne pas oublier de faire usage de la serrure et des crochets.
- Il sera utile de mettre à cette caisse une enveloppe de cuir ou de toile cirée, pour empêcher que la pluie n’y pénètre. Elle peut facilement se transporter à dos d’homme d’une localité dans une autre, son poids total n’étant environ que de 32 kilogrammes.
- La planche suivante, où. le ne'cessaire des vérificateurs est représenté dans son ensemble et dans tous ses détails, a déjà paru dans les Annales mensuelles de l’industrie manufacturière, agricole et commerciale, de la salubrité publique et des beaux-ans. Voir le n°. Ier. de cet ouvrage périodique, janvier 1827.
- p.192 - vue 208/216
-
-
-
- pl.1 - vue 209/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 210/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 211/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 212/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 213/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 214/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 215/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 216/216
-
-