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Extrait des registres des délibérations du Comité d'instruction publique. Séance du 28 germinal, an 3 de la République
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- LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITE.
- ïnftrufhon publique.
- EXTRAIT
- DES REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS
- BU COMITÉ
- D’INSTRUCTION PUBLIQUE.
- Séance du z8 germinal, an j de la République. «â
- » L E comité confidérant la nécefiité d’cclairer les a citoyens fur les nouveaux poids & mefures adoptés » par la Convention nationale , ARRETE ce qui fuit :
- » Les reprélcntans du peuple chargés de. l’organi-» fation de l’inftruftion publique , feront invités à faire » connoître dans tous les départemens de la république » les avantages & la néceflité des nouveaux poids &
- » mefures».
- Signé au regijlre, Massieü , Delftrf. , Lakanal; Grégoire , Daunou, Baraillon , Rabaud 9 Lalande, Bailleul , Villars.
- A
- SERVE,
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- C * )
- LARAN AL, repréfentant du peuple , chargé par la Convention nationale de l’organifation de l’inf* truûion publique dans les départemenS de Seine 8c Marne , Loiret , Cher , Allier, haute-Vienne , Charente, Dordogne , Corrèze, Gironde, Lot-8c-Ga-ronne , Lot , Gers, Landes , baffes-Pyrénées, hautes-Pyrénées , Tarn , Aude Sc Arriège ,
- ARRETE ce qui fuit:
- Article premier.
- Il fera adreffé aux adminiftrations de diftrifr qui forment l’arrondiffement qui nous eft attribué par la Loi : i.° un vocabulaire des mefures républicaines contenant l’indication de leurs valeurs & de . leurs principaux ufages -, i.° une inftruôion fur le calcul décimal appliqué principalement au nouveau lÿftêmc des poids 8c mefures.
- I I.
- Les adminiftrations de diftrîft demeurent chargées de tranlmettre aux municipalités 8c aux écoles primaires de leur reffort le vocabulaire 8c l’inftruâion mentionnés en l’article précédent.
- i i r.
- Les municipalités les feront connoître aux citoyens par tous les moyens que peut leur infpirer l’amour de la patrie j les inftituteurs primaires les liront « leurs élèves les plus avancés clans la connoiffance des élémens d’arithmétique.
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- C 3 )
- I V.
- Dans chaque diftrift , l’admiriiftration & le jury d’inf-truftion publique furveilleront, chacun en ce qui le compèté , l’exécution du préfent arrêté. Le repréfentant du peuple efpére trouver, en faveur de l’utilité qui doit réfulter pour la chofe publique , de l’uniformité des poids 8c. mefurés , ce concours de volontés 8c de zèle que les fonctionnaires publics 8c tous les bons citoyens doivent apporter aux progrès de cette opération importante.
- Fait en féance, à Orléans, le i.er Floréal du mois de l’an J.e de la république françaife.
- U K A N A L.
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- À 2
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- ®nBBCTRSRXSO(
- VOCABULAIRE
- * , DES
- MESURES RÉPUBLICAINES,
- CONTENANT
- L’INDICATION DE LEURS VALEURS
- E T
- DE LEURS PRINCIPAUX USAGES,
- En conformité de la Loi du 18 germinal, an troijième de la République»
- Mesures de longueur. Valeurs et Usagés.
- —
- Centimètre. . . Centième partie du mètre. C’eft plutôt une fous-divifion qu’une me-lure particulière.
- Décimètre. . . Dixième partie du mètre. Le double décimètre' fait une mefure de poche très-commode.
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- (5 )
- Mesures Valeurs et Usages.
- de longueur.
- METRE... Grandeur de l’étalon des mefures
- <a de la République. Dix millionème partie du quart du méridien , ou longueur d’environ } pieds xi lignes _L * Servira pour l’aunage des étoffes & les toifés. Fait la hauteur ordinaire d’une canne que chacun peut avoir à la main. Le demi-mètre & 1 c double-
- X mètre peuvent être utiles pour diffé-rens mefurages.
- Décamètre. . . Dix fois la longueur du mètre. Environ jo pieds. Propre à faire une chaîne d’arpentage.
- Hettomètre.. . Longueur de cent mètres. Ne fera guère ufitée.
- Kilomètre. . . Équivaut à mille mètres, ou environ SOO toifes.
- Myrïamètre. . . Sa valeur eft de dix mille mètres , ou environ 5000 toiles; ce qui eft un peu plus qu’une pofte. Le kilomètre 8c le myriamètre feront bons pour exprimer les diftances itinéraires 8t régler le placement des bornes pour la tnefure des chemins.
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- ( « )
- Mesures Valeurs et Usages.
- de Capacité.
- .Centilitre* . . On n’a pas befoin de mefure plp* petite de ce genre. On peut fe la représenter comme un petit verre pour l’eau-de-vie & les liqueurs. Son double ferviroit aufli très-bien au même u Sage.
- Décilitre. . . . C’eft à-peu-près l’équivalent d’un gobelet ordinaire. On conçoit aifé-ment à quoi il peut fervir. Sa moitié 5c fon double font analogues à d’autres mefures que l’on emploie maintenant pour les liquides.
- Litre.. . • Sa capacité elt celle d’un décimètre cube. Il diffère peu du litron 8c de la pinte de Paris, 8c fervira aux mêmes ufages , foit pour les liquides , foit pour les matières fèches. Sa moitié 8c fon double feront aufli très-utiles.
- Décalitre. . . . Il peut tenir lieu , ainfi que le double décalitre , du boiffeau pour la mefure du blé 8c de toute forte de graines. Le demi-décalitre remplaceroit le picotin.
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- Mesures de Capacité.
- He£tolitre. .
- Kilolitres.. .
- ( 7 ;
- Valeurs et Usages.
- Servira pour plufieurs matières fèches , telles que les grains, le fel, le plâtre , la chaux , le charbon , Stc, On pourroit par la fuite donner cette contenance 8c fon double aux futailles pour les vins. Le demuheBoli-tre fera aufii fort utile , 8c fpéciale-ment pour les grains.
- ( Capacité égale au mètre cube. C’eft à-peu-près un tonneau de mer d’aujourd’hui, qui eft moins un inftrument de mefure, qu’un mode d’évaluation.
- Le myrialitre eft iuperflu.
- Nota. Si l’on compare aux mefures anciennes la férié des litres décimaux, augmentée des doubles 8c des moitiés de chacun d’eux , on verra que depuis le centilitre julqu’au décalitre , ils conviennent parfaitement pour les liqui-> des ; 8c depuis le demi-litre juiqu’à/ l’hectolitre , pour les diverfes matières sèches.
- ^(3 CN,^
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- C s ;
- POIDS. Valeurs et Usages.
- Centigramme . Le mMigrame feroit un peu moins pefant que le jo.e de grain , par con-féquentdonneroit une exactitude phis grande que les trente-deuxièmes dont on s’eft fervi jufqu’à préfent ; mais comme cette mefure n’eft employée ' que dans des opérations très-délicates, 8c qui ne font pas partie des ufages ordinaires du commerce , on peut fe borner aux poids fuivans. Poids cent fois moindre que le le gramme : environ J, de grain. S
- Décigramme. Pèfe un peu moins que deux grains. Le demi-décigramme e/î donc à-peu-près le grain d’aujourd’hui.
- Gramme. . Équivaut au poids de l’eau fous le volume d’un centimètre cube ; ce qui fait environ 19 grains. Très-analogue au gamma des grecs dont il tire fon nom. Il e£l très-propre à fervir d’unité dans la pefée des matières précieufes, telles que l’or & l’argent, toutes celles qui exigent beaucoup d’exaCtitude.
- Décagramme.. Poids de xo grammes, Sa moitié fait
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- POIDS.
- Hectogramme. Kilogramme. .
- Myriagramme.
- Valeurs et Usages.
- environ un gros & un tiers. Son double eft un peu moins que les deux tiers d’une once.
- Poids de cent grammes.
- Poids de mille grammes , très-com* mode pour la vente des matières les plus communes. Sa moitié excède notre livre aCtuelle, d’environ j gros.
- Poids de dix mille grammes. Un
- peu moindre que zo livres^ aftuelles.
- 2
- Son double formera le plus gros des poids que l’on fera dans le cas d’employer, 8c remplira cet objet avec avantage.
- Nota- On conçoit combien font utiles les doubles & les moitiés de chacun des poids qui compofent la férié décimale. En formant de tous une feule férié, on voit qu’elle eft très-analogue à celle des anciens poids qu’elle remplacera très- avantageufement dans tous les ufages du, commerce.
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- ( ïo)
- Mesures ValïüHs et Usages.
- agraires.
- Centiare. . « N Le centiare & le déciare ne font que des fous-divifions de l’are. Le premier eft égal à un mètre quarré.
- Dèciare. . . £ Le fécond en vaut dix.
- Are. .... Unité des mefures pour les terrains, ou d’atpentage. C’eft l’équivalent d’un décamètre quarré , ou de cent mètres quarrés ( environ *5 toifes quarrées ). Il eft très-convenable pour la melure des terrains précieux des villes, des jardins & des petites propriétés ou de médiocre étendue.
- Heâare. .... La dénomination de déca-are ou dèeare , en l’yncoparit, ne feroit pref-que d’aucun ufage. C’efl: une fuperficie contenant cent ares. Il peut être employé pour l’évaluation des terrains d’une certaine étendue. L’he£tare eft un peu moins que le double du grand arpent de 100 perches quarrées, la perche étant de 11 pieds. Le Kilare n’eft pas important à considérer.
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- C 11 )
- Mesures Valeurs et Usages.
- Agraires.
- Myriatf • • » • . Étendue de dix mille ares, ou équivalant à un quarré d’un kilomètre de côté ; propre par conséquent à la mei’ure des territoires un peu con-lidérables , tels que celui d’une commune , d?un diftrift, &c., lorique l’on ne voudra pas les exprimer en quarrés des mefures de& longueurs*
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- ( 12 )
- Mesures puur les Bois DE CHAUFFAGE. Valeurs et Usages*
- $ T E R E. . . % Quantité égale au mètre cube* En donnant un mètre de longueur aux bûches , il ne faut pour obtenir le ftère , que les ranger dans une membrure, ou challis quarré , d’un mètre de côté. Si les bûches ont une autre longueur, par exemple » 3 pieds & demi, comme l’exige l’ordonnance des eaux & forêts , il n’y a qu’un lé- ^ ger changement à faire à la hauteur du chaflis, ce qui n’entraîne aucune difficulté. Le ftère fera très-commode ; il fera environ la demi-voie de bois de Paris. Le demi-Jière St le double pourront être auffi employés. Enfin'on pourroit aufli fe fcrvir du déci-Jlère, ou mieux encore du double déci-Jlère , pour régler la grofteur des fagots & la me-fure des cotterets, en déterminant leur longueur convenable. 1 Les autres combinaifons du ftère J ne paroiftent pas offrir d’ufage utile.
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- ( XJ >
- Monnoies. Valeurs et Usages.
- Centime. . . . » Les monnoies font ici confidérées comme monnoies de compte, c’eft-à-dire , fans faire attention à ia valeur propre de T unité principale. Centième partie , ou valeur du centième de franc.
- Décime. . . . Dixième de franc, équivalant à a fous.
- Franc. . . Unît^ principale de la monnoie ; la
- V même que notre livre de zo fous. Elle s’applique aux afiignats confine à tout autre monnoie ; fa valeur ab-folue , c’eft-à dire, ce qu’elle peut procurer d’une certaine marchandife, varie , comme l’on fait, fuivant les circonftances.
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- INSTRUCTION
- SUR
- LE CALCUL DÉCIMAL,
- Appliqué principalement au nouveau fyftême
- DES POIDS ET MESURES;
- A Vufage de ceux qui favent l'addition , la fouftraclioh ? la multiplication & la divijion des nombres Jimples f & pour leur apprendre promptement à faire les mêmes opérations fur les nombres complexes , ou accompagnés de fractions & de fous-efpèces quelconques.
- UTILITÉ DU CALCUL DÉCIMAL.
- HP
- JL ous ceux qui ont eu une éducation un peu foignée, favent ce qu’on appelé communément les quatre règles de l’arithmétique, c’eft-à-dire, l’addition, la fouftraftion, la multiplication & la divifion ; mais la plupart ne peuvent plus effeûuer ces opérations lorf-qu’elles fe trouvent compliquées par des fraftions ou des fous-efpèces diverfement combinées.
- Un des avantages le plus précieux du calcul décimal eft de faire dilparoître cette complication en
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- (,IS)
- ramenant tous les calculs à la même méthode de ceux des nombres entiers, ou nombres Amples.
- On feilt combien de citoyens font intéreffés à ce changement , fur-tou* <:ei'x *ïl,i onr habituellement des irauHittions commerciales à faire , ou qui exercent des profeflîons qüi nécelîitent l’ufage continuel des calculs.
- Quelle facilité d’ailleurs dans l’étude de l’arithmétique ! qui ne voudra pas déformais s’en inftruire foi-même , ou la faire apprendre à fes enfans , lorfque cette connoiffance le réduira aux quatre règle? Amples, que l’on pourra lavoir en peu de jours, & qui iuffiront aux befoins les plus ordinaires de la vie.
- Enfin, combien ne fera-t-on pas content de n’êrre plus forcé de recourir à autrui, pour des objets qui intéreffent effentiellement la fortune de chacun , fes propriétés , fa dépenfe , fes confommations journalières , 8c de n’avoir plus à s’en rapporter à celui qui ne cherche fouvent qu’à tourner à l’on profit notre ignorance ?
- On pourroit expofer les principes du calcul décimal, indépendamment de toute application particulière.
- Mais dans les circonfiances actuelles il fera plus utile de lier cette expoiition avec le fyftême des poids 8c mefures républicaines nouvellement décrété.
- Les anciennes mefures dérivoient très-irrégulièrement les unes des autres. Aufli très-peu de perl’onnes con?-noilTenr les vraies relations qui exiftoient entre la perche , la toife, le pied , le pouce , Sec ; l’aune 8c
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- ( l6 )
- fcs fraûions ; le muid , le fetier , le boiffeàu , là pinte , & toutes les autres mefures de ce genre j la livre, l’once, le gros , le grain 8c les différentes fortes de poids $ enfin entre l’innombrable variété de ces mefures, ou des analogues , dans toutes les localités de la France. De là s’enfuivoient une con-fufion , des embarras fans celle renaiffans dans les affaires, 8c des difficultés extrêmement incommodes dans les calculs
- Les mefures républicaines au contraire dépendent d’un fyflême très-flfnple : dans chaque genre les foas-diviflons font décimales, c’eft-à-dire , fucceffivement dix fois plus petites les unes que les autres ;& leurs dénominations font telles que l’efprit conçoit la valeur des mefures par leurs noms mêmes , que d’ailleurs la mémoire retiendra ou retrouvera toujours très-aifément.
- Bientôt ces mefures feront répandues dans toute la France, &. deviendront d’un ufage obligatoire en vertu de la ldi : les befoins de chacun amèneront alors la ncceflité d’employer le calcul décimal j il eft donc très-important de s’y fniniliarifer. On y réuflira , pouf peu qu’on en ait la volonté , car c’eff une choie très-fimple en foi.
- Quand on faura opérer pour un genre de mefures, on le laura également pour toutes, puifque leurs divifions font toutes dans un ordre femblable. En un mot, on fera amplement dédommagé de la peine qu’on aura prife dans cette étude, par la commodité Sc les avantages que procurera la réformation des mefures ;
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- fos ; changement déliré depuis fi long-temps par les hommes éclairés de toute* les nations , & que le Vœu de la France ne celte de réclamer depuis la révolution.
- EXPOSITION DE LA MÉTHODE DES DÉCIMALES J
- On appeœ décimales ou fractions décimales, les parties d’un tout divii’é en dixièmes , centièmes , millièmes , dix millièmes , &c.
- Les nouvelles mefures républicaines font décimales, parce que li l’on conlidére celles d’un même genre rangées par ordre de décroiffement y chacune eft dix fois plus petite que celle qui la précédé immédiate-• ment, & dix fois plus grande que celle qui la fuit.
- On Toit qu’il n’eft pas queftion ici des doubles 8c des moitiés de chacune de ces meiures » que l’on ai jugé à propos d’intercaler dans leurs fériés, pour lai facilité des mefurages proprement dits, mais qui n’influent aucunement fur le calcul.
- Si l’on écrit une fuite de chiffres femblables, par exemple } j j ? j , chacun de ces chiffres eft décimal de celui qui le précédé immédiatement par lai gauche, c’eft-à-diréy en repréfente la dixième partie.
- Si les chiffres font différerts , comme 5 s î 8 j , chacun exprime des unités dix fois plus petites que celles du chifîre précédent.
- Ainfi , dans notre exemple , 8 lignifie huit unités , dont chacune eft dix fois plus petite que celles du nombre j.
- JB
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- Les unités de 8 font aufii cent fois plus petites que celles du pombre 2 , qui eft de deux places en avant de 8 ; elles font mille fois plus petites que celles du chiffre 5 , 8t dix fois plus grandes que celles du chiffre 7. La raifon en eft fenffble: ce font les principes mêmes de l’énuniératiort.
- Pour écrire des décimales plus petites que les quantités que l’on confidére comme unités (impies dans un nombre entier, on écrit le nombre qui en exprime les décimales à la fuite du nombre entier, e* plaçant entre deux Un point ou une virgule pour ligne de la féparation ; ainfi quarante-deux plus vingt-cinq centièmes s’écriyent 42.2 s»
- Il vaut mieux marquer la féparation des décimales par un point que par une virgule , cette dernière étant fréquemment ufitée dans les comptes de finances ou autres, pour faciliter l’énonciation des fommes conli-dérables.
- Cette féparation, lorfqu’il s’agira de mefures, même de monnoies, pourra être encore cara&érifée par la lettre initiale de l’efpèce de mefure, placée au-deflus de la ligne des chiffres 8c vis-à-vis le point)
- Par exemple, ifo mètres sj Centièmes fe marque-roient ainfi: 150 5J.
- Si la quantité ne contient que des décimales fans nombre entier, elles s’écrivent par un zéro qui déligue la place des entiers, 8c le point qui fait la féparation comme à l’ordinaire j ainfi o. 19 lignifie <iix-neuf centièmes.
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- Il potwrrbit n’y avoir pas de dixièmes dans les fractions à exprimer , comme dans huit centièmes , alors oiî mettroit 0.1S. Neuf millièmes s’écriroient 0.009.
- Les zéros que Ton ajoute à la droite des décimales n’«n changent aucunement la valeur ; ainfi o.s—— o.5o«»o.soo font abfolument la même chofe : on conçoit en effet que cinquante centièmes équiva* lent à cinq dixièmes, ou à cinq cens millièmes.
- Dans l’ufage des poids 2c mefures républicaines , il faudra faire enforte de n’avoir jamais plus de deux décimales a confidérer , c’eft-à-dire ,. qu’il ne faudra pas employer des fraftions plus petites que les centièmes. On en fera toujours le maître, parce que l’on peut toujours choiflr à volonté la mefure à employer comme unité , 8c faire ce choix de manière qu’un centième de plus ou de moins foit de nulle importance , foit dans les quantités des matières, foie par rapport à leur prix.
- Il fuffira donc pour les cas les plus communs', de t favoir faire les opérations fur les nombres qui lie feront accompagnés que de deux chiffres décimaux*
- Cela pofé , paflons aux opérations de quatre règles.
- L’addition ou la fouftraftion des décimales ou des dbmbres accompagnés des décimales , fe fait d’après les mêmes principes que fl les nombres 11e contenoient que des entiers. Il faut feulement faire attention d’écrire ces nombres les uns fous les autres, de manière que les unités de même efpèce, 8c par conséquent les décimales du même ordre, le correfpondent daflfc une même colonne verticale'.
- Lorfqtie le rélultat de l’addition ou de la fouftrnc-
- B t
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- ( 20 ;
- tion eft trouvé , on en iepare par un point Un nomb# de chiffres égal à celui du nombre qui en contient le plus parmi ceux fur lelquels on a opéré ; & par cette Réparation, le résultat exprime exactement les entiers & les décimales dont il eft compofé. Voici des exemples :
- Addition * 13.42
- 1 7*24 548.1 0.76
- Soujlraciion.
- 63882, s 2578.36
- 3804.09
- 589.52
- Le rélultat de l'addition eft , Comme l’on voit , cinq cens t quatre-vingt-neuf unités , cinquante-deux centièmes j & celui, de la foultraftion, trois mille huit cens quatre unités , fix centièmes.
- Si le nombre dont on veut fouftraire ne contenoit que des dixièmes, taudis que celui à feuft aire por--teroit des centièmes, on écriroit dans le premier nombre un zéro à côté des dixièmes, ce qui , comme on l’a vu, n’altéreroit nullement fa valeur, & la fouf-traétion fie feroit enluite comme dans les autres cas*
- Ainfi la différence de 7.5 à o.t$ fe trouvera en
- écrivant;............................- • • 7.50
- & failant la fuuftraCtion à l’ordinaire , . . 0.25
- 7*2 5
- Avant d’expliquer la multiplication en général » il eft bon de faire connoître une des propriétés pré-cieufes des décimales.
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- On fait que pour multiplier un nombre entier pat dix , il fuffit d'écrire un zéro à la fuite de ce nombre. '
- Ainfi jj multiplié par dix donne jjo.
- De même pour le multiplier par cent on 'écriroit j j oo ; en le multipliant par mille ce feroit jjooo ,
- ^ 8t ainli de fuite.
- Si le nombre contient des décimales, la multiplication par dix fe fera en reculant le point décimal d’un rang vers la droite.
- Si l’on veut rendre le nombre cent fois plus grand, on reculera le point de deux rangs ;
- Si c’eft mille fois que l’on délire, on changera le point de trois places.
- Ainli 2.354 multiplié fucceflivement par dix , par cent, par mille, deviendra 2j.54 235,4 & 2354.
- Par une raifon fenablable, un nombre eft rendu dix fois, cent fois, mille fois plus petit, en réparant par un point décimal un , deux ou trois chiffres par la droite, en avançant fucceflivement le point d’après la même règle.
- Par exemple, 2.5 efl dix fois plus petit que 25 , de même 0.25 fêta égal à 25 divifé par centj 0.037 fera la millième partie de 37 ; St ainli dans tous les autres cas.
- Maintenant on concevra aifément que la multiplication des nombres décimaux doit 1e faire comme celle des nombres entiers , & qu’il fuffira dans le produit de féparer par le point décimal autant de chiffres qu’il y a de décimales dans le multiplicat|ur 81 le multiplicande pris enfemble. Exemple : multipliez
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- v (.lz)
- 514.17 par 15.6*. Voici l’opération figurée ;
- 524.17
- 15 *62 1048J4
- 31450»
- 262085
- 5»4I7
- *187.5354
- On a féparé quatre chiffres décimaux dans le produit , parce qu’il y en a deux dans le multiplicande & deux dans ie multiplicateur : la raifon en eft , qu’en faifant l’opération fans confidérer le point décimal dans les deux termes ou fatteurs de la multiplication , on les fuppofe l’un 8t l’autie cent fois plus grands qu’ils ne font réellement ; le produit fe trou-veroit donc dix mille fois trop grand. C’efl pour de ramener à la vraie valeur , qu’on en fépare les quatre derniers chiffres par le point décimal.
- it
- Dans les calculs' ordinaires , relatifs aux poids 8c meftires, comme on n’a pas befoin d’une précifion plus grande que les centièmes, on fupprimera des réfultats tout ce qui excède les fra&ions des centièmes.
- Ainfi , dans l’exemple précédent , après avoir trouvé le produit , on £e contentera de l’énohcer comme il fuit: 8x87.55 ; c’eft-à-dire que l’on retranchera les deux derniers chiffres 54.
- On ne doit pas craindre que ce retranchement donne une erreur fcnfible ou préjndic'able \ car les calculs n’ayimt lieu dans les ufages courans qu’en conséquence des /i«|iurages effeftifs , ce l'eroit un Scrupule dé-
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- C )
- placé que de prétendre donner aux calculs plus d’exaftirude que n’en comportent les inftrumens donc on s’elt fervi pour inefurer. Or l’on fait bien qu’en mefurant plufieuts fois , par exemple , un tas de blé ' avec une petite mefure, on trouveroit quelques différences dans les quantités énoncées. De même des pefées répétées, fur-tout avec une balance grofiière , donneront quelques inégalités, ne fut-ce que par le trait que l’on a coutume de paffer pour la bonne mefure. Semblablement ce qui s’attache des liquides dans les vafes , ou ce qui fe renverfe, produit une perte légère qu’on n’a jamais regardée comme importante, & qui d’ailleurs eft inévitable. C’çft même une des raifons qui fait augmenter le prix chez les détaillans, afin que ces petites pertes fe trouvent compenfées pour le marchand , qui à la longue s’en trouveroit ' léfé.
- Si l’on veut donner un peu de précifion , ce qtti eft poflible fans rien changer à ^opération même, on aura attention lorfqu’on fupprimera dans les réfultats ^es décimales au-delà des centièmes , d’augmenter d’une unité ces centièmes , fi le chiffre des millièmes eft $ ou au-deflus. Alors, dans un certain nombre d’opérations, les parties négligées fe compofent à très-peu-, près.
- Ainfi , dans-la multiplication faite précédemment, on porteroit le produit à 8187.54, an lieu de 8187.5.5.
- II eft à remarquer que dans la plupart des opérations relatives aux ventes des marchandifes , les mul. tiplications deviennent néceffaires fur des queftions analogues à celle-ci: la mefure de telle marchandifc
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- (.O
- coûte tant, combien vaudront un certain nombre de mel'ures de la môme marchandée ? Par exemple , à Sj francs l’aune de drap, combien coûteront 6x aunes ? Képonft. Multipliez 62 par s s ;
- Le produit eft 5410, par conféquent le$ 6z aunes vaudront $410 francs.
- S’il fe trouvoit quelques décimale^ après le nombre des aunes, par exemple, ij centièmes, ou qu’il fut queftion de 6t aunes.* s , & que lé prix de l’aune fut de js francs. 1 s r au lieu de 55 francs; le prix total feroit de même le réfultat de la multiplication ci-jointe, $43 francs.08 , en fupprimant les deux derniers chiffres qui foqt fuperflus.
- 61 a .1J 5?f-»5
- i 1 1 1 5 <5 1 1 S 3 t 1 2 S J I 1 2 5
- Î4H-°87Î
- Or l’opération qui vient d’être faire par les décimales , ert l ien plus courte , plus aiféc que s’il
- avoit fallu multiplier 6» au. un quart par $ 5 1. 3 s. qui équivalent rcfpeftivemcpt aux données précédentes.
- On verra plus bas comment cette converfion dç décimales en fraftions , ou de fraâions en décimales, peut fe faire. Pour le moment, on fe contente -d’ob-ferver que dans le commerce on ne tient guère compte d’une petite fraftion , lorlque la quantité de la marchandise eff conlidérable, ou que l’on 11e re-
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-
- Cf)
- garde pas i quelques fous , lorfque le prix principal eft un peu élevé. Il y a tant de caufes qui produi-roient des erreurs ou des pertes plus grandes » & le commerçant a tellement befoiq de contenter ceux avec qui il traite , & d’expédier largement les affai* res , que le plus louvent il porte en nombres ronds toutes les fournies qu’il a à compter. Par-là les calculs fe Amplifient : & pour le détail, ou les petites affaires , dans lefquelles les chiffres ne font pas nombreux , les opérations n’entraîneront pas d’embarras par les décimales, & encore biçn moins que par toute autre méthode.
- Pour divifer l’un par l’autre deux nombres dont l’un feulement, ou tous les deux contiennent des décimales, la règle à fuivrp eft très-fimple.
- Elle confifte à confidérer toujours le divifeur comme un nombre entier, & à faire dans Le dividende les changemens convenables. Cela eft fondé fur ce principe, que fi l’on multiplie ou l’on divife par une même quantité les deux termes d’une divifion , avant de l’effe£tuer , on ne change pas la valeur du quotient.
- Ainfi , fi les deux termes ont le même nombre de décimales, on fupprimera dans chacun le point, & l’on opérera comme fur des nombres entiers. Exemple : pour divifer i 20.62 par 34.1 j, on procédera comme s’il s’agifïoit de faire la divifion de 12062 par 3415*
- S’il y a plus de décimales dans un terme que dans l’autre , on les égalifera en ajoutant des zéros aux décimales les moins nombreufes, ce qui n’altère pas leur valeur , & l’on fupprimera enfuite de part & d’au-r tre le point décimal. Exemple : 247** étant à divifer
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- ( )
- par » on récrira d’abord le dividende de ma*
- nière : j47.ro , puis on opérera comme pour divifer at47*o par S7*J.
- Mais fi c’eft le divifeur qui a le moins de décimales , on pourra fe contenter d’en fupprimer dans le dividende un nombre pareil à celle du divifeur. Ainfi, «u lieu de 36*4) à divifer par 11.5 , on confidérera ces nombres 364.j à divifer par 225. Nous ^verrons dans tm moment comment ces fortes de divifiotis doivent s’achever.
- Enfin , lorfque les décimales fe trouvent feulement dans le divifeur, on fupprime le point, 8c on ajoute au dividende autant de zéros qu’il y avoit de décimales au divifeur. Exemple*. 2000 à divifer par 14.2s fe confidérera comme 200000 à divifer par 1425.
- On voit donc que la queftion fe réduit maintenant à faire la divifion , par un nombre entier , d’un autre nombre qui contient ou ne contient pas, des décimales.
- Obfervons aufli que la plupart des queftions mercantiles font analogues à l’èxemple qu’011 va citer : combien pour 20Ç0 francs auroit-on de livres de fu-cre à 14 francs s fous la livre, ou autrement dit, à 24 francs 25 l Pour donner la réponfe , il s’agit de divifer 2000 par 14.2 5- Transformons d’abord ces nombres de cette manière : 200000 8c 142S i & figurons ici la divifion :
- 142S
- 200000
- 5 7 S0 $00
- 140
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- C *7 )
- On trouve d’abord 140 pour quotient; & il relie Soo, qui étaqt plus petit que 1425 , ne peut plus donner que dçs fraftions. Mais ces fractions peuvent être importantes à connoître, 8c voici comment on les obtient. Reprenons l’opération.
- /
- 200000 5 7 5°
- 50000
- 7250 125
- Suppofons que l’on n’ait pas d’intérêt à la pouffer plus loin que les centièmes , j’ajoute 2 zéros à 500, 8c je continue la divifion. J’obtiens au quotient deux; nouveaux chifïres formant 35 , 8c je les fépare des précédens par le point décimal. Le quotient vrai, ou la réponfe à la queftion propofée eft que, d’après les données, on aura 140 livres de fucre 8c î5 cen» tièmes de livre.
- On voit que l’adjon£tion des z zéros à joo a multiplié le dividende par cent , 8c que le placement du point a divifé le quotient par la même quantité , donc la valeur que devroit avoir le quotient ne fe trouve pas altérée. Il eft évident que l’on auroit pu , avant de commencer l’opération , augmenter le dividende primitif de deux zéros, 8c que cela fut revenu parfaitement au même.
- De là fe déduit cette règle bien aifée à retenir : ajoutez au dividende autant de zéros que vous voulez avoir de décimales au quotient} ou fi le dividende contient lui-même des décimales 7 opérez comme fi le
- 1425
- 140.35
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- ( t8 )
- tout ne formoit qu’un nombre entier, & fép are z dans le quotient autant de chiffres, par le point , que vous aviez de décimales au dividende. On conçoit également que l’on pourroit augmenter ces décimales au dividende par l’addition d’un nombre de zéros à volonté , & que cela détermineroit de même le nombre des décimales du quotient.
- Enfin fi au dernier refie où l’on juge â propos de s’arrêter, on ajoutoit encore un «éro , & que le quotient de ce refte , ainfi accru, donnât un chiffre égal à 5 , ou plus grand , on auroit un peu plus de jafteflc dans le réfultat total , en augmentant fon dernier chiffre d’une unité. Cela eft analogue à ce qui a été dit en parlant de la multiplication. Dans l’exemple cité, le refie izj , devenu 115 o , 8c divifé par 1425 , ne donnant pas d’entier , ou donnant moins que 1 , il n’y a pas lieu d’augmenter le dernier chiffre $ du quotient.
- Il fuffira maintenaut pour compléter la connoiflan-ce à donner des décimales, relativement aux ufages les plus familiers , de faire remarquer que la conver* fion des fractions ordinaires ou des fous-elpèces des anciennes mefures, en décimales , n’eft autre chofe qu’une divifion à faire 8c à pouffer à telle exactitude que l’on délire.
- Ainfi la fraûion 5-6.mes indique la divifion de J par 6,8c comme elle ne peut pas fe faire en nombre entier, on ajoutera à 5 autant de zéros que l’on voudra, par exemple , deux , 8c l’on fera la divifion comme il fuit :
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- C *9 )
- 500
- 10
- i
- Le réfoltat indique 83 centièmes, puifque le dividende joo éroit formé de 5 , rendu 100 fois plus grand. Le quotient ou la valeur de la fraftion î-6.mes, eft o. 9$ , 8c il ne s’en faut pas d’un centième que fon exa&itude ne l'oit rigoureufe.
- De même, C l’on vouloir convertir 3 onces de l’ancienne livre , en décimales , on diroit, 3 onces , ou 3-i6.mes de livre, font la même chofe. Faifant la divifion 8c la portant aux centièmes, on auroit ,
- 3 Onces égalent 18 centièmes de livre, qui pour-roit s'écrire ainli o.liv. 18. Cotame le relie , iz , mul-'* tiplié par 10, qu devenu izo,puis divifé par 16, donneroir 7 au quotient , il l'eroit plus exaft de dire, 3 onces égalent oliv. 19.
- An furplus, le befoin de la converfion des fractions ou i'ous-efpèces de nlefures , en décimales, ne fe préfentera pas fréquemment dans les tranfaûions journalières du commerce 3 8c 11 cela arrivoit dan» les premiers temps de l’introduftiorr des nouveaux poids 8c mefures, on s’en tireroit avec beaucoup de * facilité par les échelles graphiques qui liront eonf* truites pour l’évaluation des rapports avec les anciennes mefures.
- On pourra même donner au public ent méthode
- C N A frj
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- C î° )
- très-ingénipufé au moyen de laquelle toutes les multiplications St les divifions fe font par la fimple infpeûion dé la coïncidence des deux règles portant une graduation , que ceux qui connoilTent les logarithmes comprendront parfaitement j 8c qui n’en donnera pas moins une très-grande facilité à ceux qui fe contenteront de fe fervir de l’inftrument tout fait.
- En revenant à l’objet des fraûions , ori aura bientôt appris , & de manière à ne plus l’oublier , la valeur des fraftions qui s’offrent le plus ordinairement.
- On va les donner ici.
- 1 , ,/ . ;
- ~ eft égal à o.j j c’eft-à-dire J dixièmes.
- i
- vaut. . o.2j f ou z5 centièmes.
- ï
- ~ valent.. 0.75, ou 7$ centièmes.
- 1
- ~ vaut à-peu-près 0.35; la partie que Ton néglige
- étant un peu moindre que î millièmes, 8c de nulle conféquence dans les affaires communes.
- 2
- "J équivalent à-peu-près à 0.67 j la partie négligée eft encore moindre que 3 millièmes.
- 1
- eft égal à e.z.
- 1
- "J . .... a 0.4*
- Ainfi des autres.
- 1
- vaut 0.17 , à moins de 3 millièmes près
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- C u )
- 1
- ~ eft le même que 0.08 , ou 8 centièmes j foa
- exactitude eft approchée comme le précéêent. i
- Enfin eft â-peu-près o. o6.
- La mémoire retiendra aifément ces nombres déci-maux , fur-tout ceux qui expriment la moitié , les tiers , & les quarts qui font prefque les feules frayons t|ue les anciennes habitudes ramènent fréquemment.
- R É S V M Ê.
- De même que pour repréfenter un nombre entier, quelque grand qu’il ibit, on écrit une fuite de chiffres dont la valeur de chacun devient dix fois plus grande, à mefure que la place qu’il occupe fe trouve plus avancée d’un rang vers la gauche ; ainfi l’on peut exprimer des parties plus petites que l’unité , quelles qu’elles foient, en mettant à la fuite du chiffre des unités, & après les en avoir féparées par un point, d’autres chiffres dont chacun vaut dix fois moins a mefure qu’on le recule d’un rang vers la droite.
- Ces chiffres fur-ajoutés après le point s’appelent des décimales. Ils forment avec les entiers une férié non interrompue , dont chaque chiffre , outre fa valeur propre , en a une dépendante de la place qu’il occupe , & qui s’augmente dans une proportion décuple , en allant de droite à gauche.
- Les zéros que l’on ajouteroit à la gauche d’un nombre entier, n’influeroient nullement fur fa valeur ; ceux que l’on écriroit à la fuite des décimales , n’y produiroient non plus aucun changement.
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- ( 3* )
- Toutes les opérations poffibles fur les nombres entiers le font également, & par les mêmes métho-* ^es, fur lés décimales.
- L’addition & la fouftrattion des nombres qui en contiennent, n’exigent dans l’écriture que la corref-pondance des unités de même ordre dans une colonne verticale. Alors le point décimal dans le réfultat fe trouve fous la colonne des points.
- On multiplie un nombre entier par dix , par cent ou par mille , &c. , en écrivant à fa droite , un, deux ou trois zéros, & ainfi de fuite. On divife ce nombre par dix , par cent ou par mille ^ eil lui retranchant Un , deux ou trois zéros , s’il y en a à fa droite.
- Par une raifon femblable, on rend dix -fois plus grand un nombre qui a des décimales , en reculant le point d’un rang vers la droite ; le nombre fera cent fois plus grand II on recule le point de deux rangs , mille fois fi c’eft de trois rangs. Il deviendra fucceflivement dix fois, cent fois , mille fois plus petit, fi le changement du point fe fait, d’une , de deux, de trois places par la gauche , & d’autant plus qu’on avancera davantage.
- La multiplication des décimales, ou des nombres avec décimales, fe fait d’abord comme fi les nombres étoient entiers , c’eft-à-dire, comme fî aucun point n’en, diftinguoit les décimales ; enfuite on place dans le produit un point, de manière qu’il fépare autant de décimales , que l’on en compte dans le •multiplicande 8t le multiplicateur réunis. *
- Sans cette féparation le produit feroit autant de
- fois
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- ( n )
- fois multiplié par dix, qu’il fc trouvoit de chiffres décimaux dans les deux termes ou fafteurs de la multiplication.
- Lorfqu’il s’agit de faire la divifion entre des nom. bres décimaux , il faut premièrement ramener le divi-feur à l’état du nombre entier, ce qui fe fait par la fuppreffion du point , & multiplier le dividende par dix autant de fois que l’on a ôté de décimales au divifeur , c’eft-à-dire , ajouter au dividende autant de zéros s’il tft un nombre entier, ou s’il ne l’eft pas, reculer fon point décimal d’autant de places vers la droite ; en fécond lieu , la divifion s’effe&ue comme à l’ordinaire ; en troifième lieu, on fépare dans le quotient autant de décimales qu’il en reftoit dans le dividende après fa transformation ; quatrièmement, on aura un quotient plus exaft, & d’autant plus qu’on le voudra , en 'ajoutant au dividende ( l'oit qu’il ait ou n’ait pas de décimales ) autant de zéros , ensemble ou fucceffivement, que l’on voudra avoir de nouveaux chiffres au quotient, puis on continuera la divifion, 8c on obtiendra par ce moyen une augmentation de décimales au quotient, qui l’approcheront de plus en plus de fa valeur rigoureufement vraie ; on s’arrêtera au point où la partie négligée devient de nulle conséquence pour l’objet que l’an fe propole.
- Les fraâions , ou fous-efpèces quelconques , fe convertirent en décimales , par une divifion pouffee à l’exaâitude que l’on défiie.
- Enfin, par rapport au nouveau fyftêtrie des poids Si mefures, les calculs font femblables pour chaque genre de mefures > parce que, dans tous , les fous-
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- ( i4 ;
- divifions font décimales. Les opérations fe font mé* me fans égard à l’efpèce de mefure , & comme fi les nombres étoient abftraits. Pour plus de fimplicité , on reftreint les décimales aux deux premières t c’eft-à-dire aux dixièmes & aux centièmes. Ainfi , dans les réfuhats , on lupprime tout ce qui efl. au-delà 9 & , l'on augmente, fi l'on veut , le chiffre des centièmes d’une unité , dans le cas où celui des millièmes fcroit au-delTus de s , ce qui donne un peu plus de précifioii , *t compenl'e les parties retranchées dans une fuite de calculs. Enfin l'on écrit de mémoire Ja moitié, les tiers, ouïes quarts, lorfque l’occafion fe préfente de les exprimer en décimales ; car ces nombres font fi remarquables qu’il n’efl pas poffible de les oublier quand on les a fus.
- Telles font les principales confidérations à faire fur le calcul décimal , pour les ufages ordinaires. Ces avantages font immenfes ; & fon introdu&ion générale dans toutes les parties de la France, fera pour la poftérité une des preuves les plus frappantes de la raifon humaine, à l’époque glorieufe de la fondation de notre république.
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-
- (C ïj )
- ((Mf'mmm... ' IèU.i . mi—
- ARRÊTÉS
- DES COMITÉS
- DE LA CONVENTION NATIONALE,
- Obligatoires pour les Autorités conftituées,
- )
- En vertu de l'article XXXI du décret du 7 fruclidor, l'an i.e de la république françaife , une & indivifible.
- mm^mmmmmmwwt » n iiiiaaBMBPM——
- COMITÉ D’INSTRUCTION PUBLIQUE.
- Réglement pour la Police interne des Ecoles primaires ,
- /irrité par le Comité d'injlruclion publique , dans fa féance du 24 germinal, l'an iroifème de la République françaife , une & indivifible.
- Imprimé par ordre du représentant du peuplé
- LAKANAJL.
- Article premier.
- EL» E S clafles de chaque sèxe feront tenues dans des falles diftinftes.
- 1 I-
- Lés écoles fituées dans des communes dont la population eft au-deflous de mille hubitans , ne feront ouvertes qu’une fois par jour 5
- Et celles qui fe trouvenr dans les communes qui ont une population excédente, ouvriront deux fois par jour( 1)
- ( r) Cet article eft motivé fur les inconvéniens qu’il y aüroit à faire revenir deux fois dans un joür des en-fans dont le domicile, pourrait erre allez éloigné de la commune où l’école eft établie.
- C 2
- gTü c N A M Resehve.
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-
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- ( I« )
- 11 r.
- La durée des clafles, tant des écoles qui ne s’ouvriront qu’une fois par jour , que celles qui s’ouvriront deux fois, fera réglée par le jury d’inftru&ion.
- I V.
- Le temps des clafles fera employé de manière que les élèves apprennent le plus promptement pofiible à lire, à écrire 8c à calculer.
- V.
- Toute punition corporelle eft bannie des écoles primaires (i).
- V I.
- Lçs écoles primaires vaqueront les jours de décade ; 8c dans les communes de campagnes , pendant le temps des grandes récoltes du canton où elles font fituées, c’eft-à-dire , pendant la fenail'on , la moiflon 8c les* vendanges.
- Le temps 8c la durée de ces vacances feront déterminés par le jury.
- Les Membres compofant le comité d’injlruclion publique.
- DELEVRE , préfixent *, LAKANAL , DAUNOU , BARAIL-
- lon , Bailleul, Curée, Rabaud, Lalande, Du-
- LAURE.
- tonwrnmmmmm*^m
- (i) Cet article eft le plus difficile à généralifer ; c’eft le chef-d’œuvre de l’éducation particulière , que de produire les meilleurs effets avec les plus légères punitions 8c le bon emploi des récompenfes.
- Les Repréfentans donneront eux-mêmes le mode à fuivrc pour atteindre ce but, dans les diverfes écoles qu’ils organiferont.
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- 3LA COMMISSION
- EXÉCUTIVE
- DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ,
- Aux Adminifirations de Dijlricl de la République.
- IMPRIMÉ PAR ORDRE DU REPRÉSENTANT DU PEUPLE, LAKANAL.
- o U S avez dû recevoir, Citoyens, un arrêté du Comité d’inftru&ion publique , en date du 18 brumaire , joint à » une circulaire de la commiffion , dans laquelle on a développé les motifs qui doivent porter les bons citoyens à concourir à l’exécution du décret fur les écoles primaires, en montrant les heureux réfultats qui en découleront néceflairenient.
- Pour rendre cette exécution plus facile & plus uniforme , nous croyons devoir mettre fous vos yeux quelques obfervations importantes, qui peuvent fervir de bafe aux travaux que vous aurez à faire pour l’emplacement des écoles de votre diftrift.
- L’intention des légiflatcurs eft fans doute de mettre tous les citoyens à portée de jouir du bienfait des écoles primaires ; mais, pour s’y conformer examinent, il y a deux écueils à éviter; l’un de rendre ces établiffemens trop rares, & l’autre de les multiplier trop. Les dangers du premier fe font alfez fentir, puifqu’il en réfulteroit que beaucoup d’habitans de
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-
- C (8 )
- la campagne ne pourvoient pas envoyer leurs enfynç à des écoles trop éloignées du lieu de leur demeure ; quant à ceux du fécond , ils ne feront pas moins évidens , lorfqu’on y fait un peu d’attention.
- Les écoles primaires, trop npmbreufes , donneroient lieu à une dépenfe énorme , qui abforberoient à elle feule une partie des revenus publics , beaucoup plus confidérable que ce que leur étendue permet de cpn-r facrer aux frais de l’inltruftion en général.
- La diminution de la dépenfe n’eft pas la feule con-üdération qui doive vous déterminer à fuivre la route qui va vous être tracée : l’économie des perfonnes s’y joint encore. La difette d’hommes en état de remplir les fondions d’inftituteurs, a beaucoup contribué à l’inexécution du décret fur les écoles primaires ; & plus ces érabliffemens feront multipliés au-delà du befoin , plus cette difette fe fera fentir. Enfin il faut que le nombre des enfans dans chaque école foit luffi-fant pour entretenir l’émulation des élèves & des maîtres.
- En fe pénétrant de ces idées , vous trouverez dans le texte même de la loi, des moyens d’éviter les inconvéniens que nous venons d’expol'er.
- D’après l’article II , la néceffité d’établir deux écoles primaires ne commence qu’avec une population de deux mille habitans , lorfque cette population n'eft pas difperfée.
- En appliquant ce principe aux villes de votre reffort, vous n’y établirez aucune école primaire qui ne comprenne au moins j,$oo à 1.800 individus dans fon
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- C 39 )
- drrondifiement, car il eft évident que- cette proportion pourra fuffire.
- L’article IV de la loi permet, à la vérité , d’établir deux écoles pour une population de 2.000 habi-tans complets, trois pour 5.000 , ainfi de fuite j mais elle n’y oblige pas : & toutes les fois qu’il fera pof-fible d’en uler avec plus d’économie , fans nuire à l’inftruftion , il eft indifpenfable de le faire.
- Les fauxbourgs attenant aux villes, & les villages qui en font très-voifins, doivent être compris dans la population de ces dernières j & les écoles doivent être formées en conféquence.
- Pour les campagnes, l’article II de la loi citée au-torife à établir une école primaire à raifon de 1,000 habitans , St c’eft afin d’éviter les inconvéniens qu’une trop grande difperfion cntraîneroit avec elle. Cependant les adminiftrateurs peuvent & doivent concourir à l’économie générale St à la régularité de l’enfemble, d’une manière efficace , en choififfant pour centre de l’arrondiflement de chaque école primaire , non pas la plus grande commune , mais celle qui fe trouve placée de manière à réunir autour d’elle un nombre d’habitans plus approchant de 2,000. Il eft donc bien important de ne pas tiret au fort celle des communes d’un canton qui doit pofleder l’école primaire.
- Cette mefure que quelques municipalités paroiftent vouloir adopter , feroit entièrement contraire à l’économie & à la bonne diftrtbution des écoles.
- Le reffort d’une école primaire peut s’étendre fans inconvénient jufqu’à une lieue de a,000 à 5,000 toifes à la ronde.
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- ( 40 }
- En failant fur la carre, d’après ces principes > 1% divifion de votre diftrift pour l’établiffement des écoles primaires, vous obtiendrez un résultat iatisfaifant 8c qui remplra le but d’économie propofée.
- Enfin quand la population fera trop dilperfée polir qu’on puiflTe former un enfemble de i,ooo habitans dans l’étendue d’une lieue à la] ronde, ce qui fait environ trois lieues quarrées de furface, la loi a pref* crit la forme que doivent tenir les adminiftrations de diftri& pour demander rétabliffement d’une fécondé école primaire.
- Liiez l’article II du décret, vous y verrez qu’il faut que cette demande foit motivée, & qu’elle ne puifCe être accordée que par un décret de l’afTemblée nationale.
- Telles font les bafes fur lefquelles doit s’appuyer la formation des écoles primaires : nous vous invitons à vous y conformer , & à nous rendre compte des réfultats , de la manière prelcrite par l’arrêté du comité d’inftruftion publique , qui fe trouve en tête de notre circulaire.
- Vous voudrez bien y joindre un état nominatif des arrondiflemens de vos écoles primaires , contenant la population de chacun d’eux en particulier, pour nous mettre à portée de juger jufqu’à quel point vous vous êtes conformés aux difpofitions de la loi.
- Salut & Fraternité,
- GARAT , GOINGÜENÉ , CLEMENT DE RlS.
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- ( 41 ) ‘
- INSTRUCTION
- SUR LES ÉCOLES PRIMAIRES,
- adressée
- PAR LE REPRÉSENTANT DU PEUPLE ,
- L A K A
- Aux départemens qui lui
- Questions préfentées par les adtnmifirations de dif-triêl, ht jurys d’infiruclion & les ïnjlitutturs des écoles primaires , fur la loi d’or-ganifation de cas écoles.
- i.® Sera-t-il alloué des indemnités aux jurés d’inf-truftiou \ De quelle manière Si fur quels' fonds fera-t-il pourvu à ces indemnités & aux frais de bureau /
- N A L,
- font attribués par la loi.
- in wib uni niiiw
- RÉPONSES du repréfentant du peuple chargé de l’exécution des lois fur l’inf-tru&ion publique.
- i.° Les fonctions de juré d’infiruclion juppufent, dans ceux que la confiance des difiricis en aura revêtus , du \èle, des lumières & l’amour de la patrie ; ces fonclions peuvent s’allier à tous tes autres emplois de la fociété , & n’exigent quune furveillarue peu la-borieufe & très-facile : l’intention de la loi n’a pas été d’allouer des indemnités à cet honorable minifière.
- Quant aux frais de bureau
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- (40
- leur extrême modicité doit les faire ranger parmi les dépenfes de Vadminif ration, dans lefquelles ils ne peu-vent produire une augmentation fenjible«
- 2.0 Dans les commîmes où il n’y a qu’un presbytère & où la population s’élève à plufieurs mille ha-bitans, fera-t-il accordé une indemnité aux inltitu-teurs fit initirutrices pour le logement, lorfqu’iî ne fe trouvera pas de mail’on nationale propre à recevoir les inftituteurs 8c leurs élèves ?
- ?.° Les presbitères ajfe\ communément , & à très-peu d'exceptions près , ont, dans les communes , une p* vpvr ciunnelle lu
- population. S'il étoit cependant impojfible de loger l'injlituteur & l'injlitutrice, conformément au vœu de la loi, les communes peuvent louer provifoirement , aux frais de la nation , le bâtiment néctfj'aire à l'établif-fement, d'après les principes de cette économie févère que prefcrit impérieufement le ranci intérêt de la république.
- Nous ajouterons que comme on réunira affe\ fouvent plufieurs communes pour former l'arrondijjèment d'une école primaire , on pourra difpofer pour la même école de plujieurs presbytères , & , dans ce cas , on t placera l'inftituteur dans un & l'inf-titutrice dans un autre.
- 1* Plufieurs municipa- } ° Si le presbytère ejl lités fe croient autorii'ées afj'ey grand pour recevoir par la loi qui met les prei- l'injlituteur & l'injlitutrice x bytères à leur difpoiïtiun , & fcrvir aux féances de la
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- à n’accorder a l’inftituteur qu’une chambye pour fon ulage , & une pour les
- élèves j à garder le relie pour les iéances de la » commune ou bien à le louer à l'on profit. Sera-tril fait droit aux réclamations des inftituîeurs contre les municipalités ï
- 4.0 Dans plufieurs communes il exifte des maifons d’école , on demande qu’el-ies continuent à avoir la même deftination, 8c que le presbytère ferve aux féances de la municipalité & aux affemblées générales de la commune.
- commune i toute réclamation contre elle ferait mal fondée ; jnais , dans aucun, cas , la location des pref-bytères ne peut être per-mife qu’au profit de la république ; au refie cefi aux adminifirations de difiricl à concilier avec fagefie ce qu’exige la loi avec ce qu’on peut accorder aux individus, en ne perdant jamais de vue que les intérêts particuliers doivent toujours fléchir devant l’intérêt général.
- 4.° La. mefure propofé* pourroit entraîner de graves inconvéniens. Elle diminuerait à pure perte les revenus nationaux & retrancherait de la fortune publique des domaines fouvent précieux par leur pofition. C’efi aux adminifirations de difiricl à accorder aux municipalités & aux inf-tituteurs ce qu’il leur faut , mais non pas plus qu’il ne leur faut. Ils doivent fur-tout tenir la main à la fé-vère exécution de la. loi.
- J.° Les jardins , dépendances des presbytères 8c en faifant partie intégrante, peuvent-ils être mis à la dil'pofmon des inftituteurs primaires 3 Quelques plans envoyés confiaient qu’une
- S.° La nation ne fe montrera pas moins généreufe envers les minifires de l’inf-truSion publique , qu’elle ne le fut envers les minifires d’un culte particulier, à qui la nature de leurs fonctions
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- jnelure contraire rendroit rendait moins necejjairç fa ïmpoffible la jouiffance des jouijjancc d’un jardin, presbytères, & jnille in-
- convénient préfentés fol-Jicitent une application pré-cife fur le fens de la loi.
- 6.° Eft.il tellement né-«refiaire que les arrondiffe-xnens des écoles primaires foient de mille habitans, que Ton ne puiffe , félon les localités , eu former d’inférieure à «© nombre , fous un feul inftituteur ?
- 6.° La circulaire de la cornmijjion exécutive de l’inf-truciion publique , en date du z 5 nivofe ; & dont copie fera txrinexJc « /a prJJente injlruclion , a déjà répondu, en détail, à cette quejlion• Voyez au furplus notre arrêté du n.° 4.
- 7.0 La dilette d’inftitu-trices étant plus.fenfible, & ‘la réunion des enfans des deux l’exes n’offrant point d’inconvénient dans les populations diiperfées , il y auroit de l’écoJiomie , au lieu de divil’er les écoles en deux fettion>, d’au-torifer les diftrifts à établir deux inftiruteurs. Ce lèroit aufli prévenir les demandes multipliées d’une féconde école, dans les cas prévus par la loi.
- 8.° les réparations premières 8c locatives nécef-faires pour rendre les presbytères propres à recevoir les inftituteurs & les élèves, feront-elles fupportées par la nation , ou feront-elles - à la charge des inftituteurs 1
- 7.0 L’intérêt des meeurs exige l’exétution févère de la loi ; d’ailleurs dans les cas où l’on adopter oit la mefure propofée , il fe pré* fenteroit de nouvelles difficultés à réfoudre , lequel des deux înjlituteurs , par exemple, n’auroitque 1,000 liv, de traitement ?
- 8.° Les premières répa* rations indifpenfables feront feules à la charge de la ré* publique ; mais les autorités conjlituées feront refponfa-bles des dépenfes qui ne Jt-roient pas rigoureufement nécejjaircs.
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- 9.0 L’art |7 du décret du *4 juillet 1791 , v. s. porte que les bénéficiers qui auront reçu de leurs prédécefleurs des valeurs pour fe charger des réparations y feront tenus de prouver qu’ils ont rempli leurs engagemens. Les municipalités miles en pofiel-lion de presbytères demandent que ceux qui les ont pofiedés les leur remettent en bon état ; les ad-miniftrations de département demandent fi elles peuvent faire exécuter la loi, attendu que les mi-niltres du culte ont celfé d’être lalariés par la nation.
- io.B Une inftru&ion du comité de lalut public , en date du 28 prairial , enjoint aux inftituteurs de la langue françaife , de tenir en même-temps des écoles primaires. Le traitement accordé à ces inf-tituteurs, par décret du 8 pluviôle y eft de 1,500 liv. le traitement accordé par la loi du 27 brumaire n’étant que de 1,200 liv., ceux qui jouUTent de 1,500 1. ne fe préfenteront pas pour les écoles primaires ; ce qui ajoutera à la difette d’hoin-mes inftruits.
- 9*° Cette demande efl étrangère à la loi d’orga-nifation des écoles primaires; mais il n'y a pas de doute que les adminif rations doivent faire exécuter la loi.
- io.° La loi du 27 brumaire dernier rapporte toutes les difpojitions qui pourraient contrarier fon exécution ; en conféquence , le traitement accordé aux inftituteurs de langue françaife doit ceJJ'er dès que les écoles primaires feront or-ganifées. D’ailleurs, conformément aux articles 2 Gr 4 de la toi du 27 brumaire y V enfeignement ne doit fe faire qu’en français, &• les idiômes des dijférens pays ne peuvent être employés que comme moyens auxiliaires : les injlituteurs de langue françaife deviennent conféquemment inutiles,
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- & leurs traiïemens doivent être fupprimés.
- n.°Par les arrondiffé-riiens détermines par la loi du 27 brumaire , il y aura plufieurs communes où les presbytères relieront va-cans, les adminiftrations demandent à vendre ou à louer ces maifons pour en
- acheter OU louer d’autres
- là où il ne fe trouve pas de presbytère pour loger les inliituteurs.
- ii.° Les adminiftrations de diftrift , les jurys d’inf-truftion 8c les inliituteurs des écoles primaires réclament le réglement de police interne de ces écoles, que le comité d’inftru&ion publique a été chargé de publier, par l’article i? du chapitre 4 de la loi du 2j brumaire.
- 11.°. On-he doit pas pré-fumer que les adminijlrations placeront les écoles primaires dans des communes où Von ne pourroit loger les injlitu-teurs, tandis que dans une commune voijîne on pourroit fe procurer cët avantage i Le placement des paroifi'es ,
- lors de la réunion , a dû fe faire en raifon des centralités , il doit en être de même des écoles primaires. Les presbytères qui ne font pas rigoureufement néccjjaires à l'exécution de la loi d'orga-nifation des écoles primaires rentrent dans la claffe des autres domaines nationaux , & doivent être aliénés au profit de la nation, dans les formes preferites par les lois.
- Au furplus , v. l'art. 2 de la préfente infiruciion.
- 11.° Le comité d'inftruc-tion publique , fidèle d remplir les devoirs que la loi lui a impofés, a arrêté ce réglement dans la féance du 24 germinal ; les admi-xifirations de di/lricl en recevront , avec la préfente infiruciion , un certain nombre d'exemplaires, & chacune d'elles efi chargée de le faire réimprimer, & d'en afjiirer la difiribution.
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- i}.° Les jurys d’inftruc- 13.0 Un concours a été tian & les inlütuteurs de- ouvert, par décret de la mandent les livres élémen- Convention nationale , pour taires à l’ufage des écoles la compojition de ces ouvra-primaires, annoncés par ges ; un jury d'examen a l’art. 8 du chap. 3 de la été organijé , & il a dû faire loi d organifation de ces fon rapport définitif au co-etabli/femens. mité d'injtruelion publique ,
- dans la féance du 2 floréal.
- Le comité d’injlruclioti publique a prévu le cas oit le concours ne ptoduiroit pas le bien qu'on a lieu d'en attendre ; il a chargé depuis trois mois des favans g* des hommes de lettres difiingués de compofer ces livres élémentaires. Ils font terminés, & la nation ne fera pas longtemps privée de ces ouvrages précieux.
- La commijfion d'infiruc-tion publique fait , en ce moment, par ordre du comité d'infiruciion , un choix def meilleurs ouvrages élémentaires qu'on peut mettre pro-vifoirement entre les mains des élèves des écoles primaires. Ces ouvrages feront in-cefj'amment envoyés aux inf-tituteurs.
- Nous ajouterons qu’il fera fait incefj’amment à la convention nationale un rapport fur les livres élémentaires.
- Donné A Orléans , le i.er du mois de Floréal, l’an troilième de l*i république françaife.
- L A K A N A L.
- A CONDOM , chez B. D v P o v Y , Imprimeur.
- CNA IV
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