Conférences d'actualités économiques
-
-
- MS 237 (L)
- Conserv ire National des A s et Métie
- COMPERE CES D’AC! ALITES ECONO LQUES
- fér de Mc sieur AVACHINE :
- - RC : DES GRA DES PLACES I : F AT10 LES
- Prc Lèrc Confé .
- S La Présidence de M. A. de MONZIE
- L 30 janvier 1935
- (Applaudissemen
- PRESIDENT. - Mesda Messieurs, vient à l’emprit, en constatant que notre amphithéatre n’est as aussi rempli qu’à l’ordinaire, que particulièrement au-jo - ui Le b: ts ont t. ' isa . oonfére 2 l’act .li é 0 n : s, c’e . ‘un élibéré . it a
- e M. Dimitri Navachine. Non pas simplement en raison de tior i i . : éri éni e i eut O pénéfi i rC dans les quelques années qui marquent son intimité avec les ili ' 11 , ls C: . ais, M. ine - : . a rté un appoi rèmeme s origi 1, n certain s s . réel une c inc ossibilité de éfinir e nov ions ris ‘habi d’acce 1 to ter fait
- D ! oment résent, j’s i ist e j‘ insiste: i reprises, l’intérê
- conférences économiques, c’est de procéder suivant notre éthode cartésienne, de repartir, à la faveur d’un doute mé-odique, simplement des constatations du réel, pour recons-
- p.1r - vue 1/36
-
-
-
- p.1v - vue 2/36
-
-
-
- to :
- ruire ce que nous avions trop facilement, trop aisément, sfo- é er ne og tis :
- na tional.
- (
- . diti 11 : ssé et ui 7 i f ti
- d’une place internationale.
- difficile, cela suppose que nous renonçons à un certai réj is i ent : .. : : j é
- ne très obl iscend ce évoluti
- vis enfin, ce sont tout de même des préjugés contre lesqudle il convient de réagir pour avoir le goût et la curiosité d ce qui es : divers en nous.
- 237
- ’ ‘heure pré
- e t une é
- S .11 3 Lire de La crise, S ans avoir je bé ce regard circul lire r 1 ble les Ca s, le: : /s,
- tront de conclure, de prendre no
- p.2r - vue 3/36
-
-
-
- p.2v - vue 4/36
-
-
-
- solutions nationales pour un redressement de notre économie, nsée. CI emble le ifs que j’ai laisir
- . Tavachine a eu le courage, à un c L: ‘on n’a
- natt re, ; ublier par un CC u € taire atten tif des grandes statistiques, à ses risques et périls intellectuels et maté.... riels, me tude laquelle on a peu à peu fait appel. Puis e parc ‘
- Et nous avons fait appel à vous. Monsieur Navachine, parce que nous avions besoin de vous pour un enseignement compl
- s pouvoir donner à cet admirable public qui r prolonger les labeurs de la journée en ei — tell Le . C . ... . rt:
- Voilà pourquoi je vous salue avec .....isir et, par avance, itude.
- laudisse
- M. NAVACHINE. — Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, Laissez-moi tout d’abord remercier M. de Monzie les propos si bienveillants qu.... ‘ont ému et me rendent cor este justi: rt ' - ati
- randes ...... intion . S. Q .
- . : i e b . - . . on rit . / je hercha :
- façon convenable de € rter devant vous, je m’ cachais chercher une définition que je n’ai pu trouver. Aussi me uis-je dit que le procédé le mieux approprié serait de par ‘ escri L et 1 1 ie définition. V lez-vous
- donc me permettre d’essayer, par une fiction de l’esprit, de reconstituer ce quétaient les grandes places internationale avant la guerre, car il faut se demander si leur rôle est
- par le passé, s’il existe toujours. Or, quand is parlons des grandes places internationales, involontai-rement, l’imagination se dirige vers Londres. Nous allons
- : ituer ne Le le Lon re 1913.
- 0
- • 4 6 C. 02 0 4 S C 02 6 0
- p.3r - vue 5/36
-
-
-
- p.3v - vue 6/36
-
-
-
- arrefours, de ce quartier relativement ancien. Car, aussi curieux que cela puisse paraître, il n’y a pas à Londres d /ment anc 1 n’y a pas, dans
- nci es ; ù
- ingt-dix-neuf ans : la ville est rebâtie tous les quatre--neuf ans. Es : nét
- s, lans une bureau, dans u e boutique, ar « en
- là où l’on ‘occupe de blé.
- it un br , un courtier, soit gent ce si ire ; Le Cf e es sse ‘ el
- it toujours pour le
- ur son propre compte, parce qu’
- 1: rantie pour les achats ou ventes qu il opère. Su -sons donc que le matin, devant son courrier (ce n’était pas ote la période du téléphone, mais des télégrammes et C ettres) notre courtier ou notre agent commissionnaire S trouve saisi d’un certain nombre de dema....es ou d’offres de lé. Il parait de prime abord que pour lui, la questic
- devrai résoudre f . t. Il yi rt les offres
- les exportateurs de blé de Russie, d’outre-mer, de Hongrie,
- - ques - - ' 3 1 01 a d‘ itre
- lait ' inentau •
- semble qu’il n’ait : : ron es
- 6
- la
- o
- +23
- p.4r - vue 7/36
-
-
-
- p.4v - vue 8/36
-
-
-
- annéevec une réc lte abondante et d’une trè s onne quali té • F ssie, tout . t . se bl nt é: 1 pri .
- tre cc lier va • cher le oye le -ace: se où, à 1a Bourse, les offres affluent parti-culièrement ; ou les offres apparaissent prévaloir, où les ri sont donc lu vorable: l’achet
- Si la uan té de lé es ins le il ir ... urse . cc 1 que l’on 1 Lte les quant 3 relati . . : Il 1 001 T le thé, pour le caoutchouc, our le zinc, pour le cui re, pour le cot on 3 pour la laine, c’est déjà un eu dif-férent, parce que la bourse de la lai ne traite ne archan-e dispol ible, déposée da de Londres : les rar : s s’y f ar enchère répétée plu urs fois au cours de l’année.
- Eh bien , Mesdames e - Messie urs, en con inuant cet te promenade, nous verrons le client de notre commissionnair e . . D e ce qu’il a le blé acheté pour lui, soit en Argentine, soit au Etats core en Russie, il doit
- réoccu r de . le faire arveni: à desti
- ; pour cela, il va s’adresser à un autre œurtier qui, 2 son tour ira retrouver ses confrères, ses collègues dans le même immeuble Baltic, ne c’est é a des affrêtements. Là, vous verrez une fois de plus l’arbi-trage impersonnel réalisé ar l’ensemble des offres et des de andes d’ ffrê ( t c‘ : -à-dire des a ux, des piliers bu des vapeurs, et vous verrez là encore unebeuvre, un tra-il méticuleux, astucieux, qui consiste à choisi: i maintes proC si si or s, la plus opportune.
- Si, par exemple, il s’agit d’envoyer dans C ......ac - qui sité de blé, il faudra t . . jui s . ive aussi : 10 our ue la dé pêche q il lui i onne l’ordre de ver ir chercher
- Lé, ob ige as à faire v arc....s ro rand et bruler inutilement du charbon qui, lui aussi, représente de l’ar zen t. Mais ce 1 ‘est pas ton t. Du nomer q ‘on a le
- bateau, il fa it s’assurer de la c. rgison. Vo 18 verrez une
- p.5r - vue 9/36
-
-
-
- p.5v - vue 10/36
-
-
-
- I :
- ois ( cor : rtier isi r bre : . y hétiqu
- - cell eté le blé - ler Ro, ing
- Qu’est-ce que la Bourse royale où se rencontrent tous les reu chercher , toujours € onfrontan et la demande , la Société d’Assuranc i eut offrir s conditions les meilleures et qui, dans la personne ses courtiers, va répartir su . a be e livres par exemple, ce socié-té va en céder la moitié à une autre société qui, à son 0 r, rétrocédera à deux ou trois autres sociétés anglaises, nor-végiennes, suisses, françaises ou allemandes une part de cette e laçor e pou aque société i ne représente plus, ur argaise ée, ( 1 ô -soit en toute hypothèse un supporter.
- is ver ' ,
- Bourse les irs des ac1 .
- : différ - sociétés Ton rrons
- té comme mar se ' e 0 blé
- à 1 Bi rse tchouc, 2 celle - to , : cell . .•
- O : des assuran ces ............st résenté el des T : itres qui varient ex consé nce de la pr érité les sociétés ayant trait aux opérations en cause. Et vous errez également que cette correspondance, cette symétrie, cette interdépendance est décisive, puisque toute augmenta-cl Lf: ' ffair rad .. ' ntat des actions. Somme toute, ce sont deux systèmes : on ré partit les marchandises et on fait ressortir la répercussi de la répartition des marchandises et des services de l’s . ... sua ... ... i sti les entre ris . ... tives.
- lais ce n’est : ut. On $ acheté on a chargé, on a le bateau, on l’assurance, il faut payer.
- Comment va-t-or yer ? On s’adre se AUx 1 ues et là, je voudrais faire ressortir une partie lati é de 1 ] Le •• ‘à présent pour
- 0
- ( 0 oJ
- Londres, je pourrais le répéter en VOUS demandant de me - i-re par la pensée à Marseille, au HÂvre, à Roubaix- Tourcoing Bov aine à D zig our é.
- p.6r - vue 11/36
-
-
-
- p.6v - vue 12/36
-
-
-
- hag ue pour mair tes 1 archandises, le blé, le beurre, la ar-, à Marseille pour les matières oléa i
- Odessa pour le blé encore, pour les tourteaux, en particulie: pour les tourteaux de tournesol qui repré: aient ne gran-le marchandise internationale. Mais là je touche à une par-ic larité € Lond . : Le réglemi . Cor ent -t-o: ayer la marchandise, l’affrètement, l’assurance, tout ce qui se rapporte à l’opération que nous avons suivie dans ses diverse s phases.
- Nous entrons donc dans une banque anglaise et pour fair e > i: wV a e art ité aq le m’ attache, supposons que n us entrons dans cet be banque en la personne d’un continental, d’un Français, d’un Danois, ou d’un Suédois qui pénètre pour la première fois dans une anglaise, posséder un ettre de cré ‘une impor-thi -le livres par exemple, et sa lettre. Notre homme ne veut pas encaisser l’argent et demande : "Je vous prie de m’ouvrir un compte courant ; je laisse mon argent chez vous". A quoi l’employé empressé épc ira : "Nous regrettons, vous conn lissons pas ; nous ne pouvons vous o vrir un co ip-te courant, parce qu’il faudrait que nous vous donnions un chéquier et notre chéquier est un témoigna, e d’amitié, une recommandation en elle-même. ‘
- Sup osons encore que notre continer tal puisse se référer à un ami brillant, important et dise : " lez-vous que je à . fère à notre mbassadeun : Ex ce c l’ém-ployé de la banque enverra le client au près du Dix ec eur jui, à son tour, répondra : "Oui, votre ambassadeur ; je ir de le connaitre ; nous avons 01 ascadeur et nous ne voulons pas avoir affaire au Gou-ne ent. Mais vous avez peut-être un r, e d’af , blé, un ho
- cupe d’affrêtel ent, que nous connaissons depuis tre te ou cinquante ans : voilà la référence qui ferait notre affaire" ontinen L a la chance ‘avoir n ami de cette na re, un roker qui le reco d’initiation, une cérémonie émouvante ; il sera reçu par le Directeur, un grand livre de parchemein sera ouvert, sur le-
- p.7r - vue 13/36
-
-
-
- p.7v - vue 14/36
-
-
-
- Co
- 1
- quel il écrira de sa . ain tremblante son nom, son adresse, près quoi le Directeur lui serrera la main et lui dira "Voilà le chéquier, vous êtes un ami." Le sens de ces pro-ra le suivant : "M r, ce chèque peut vous servis danc tc t les . ye lu . ide. Il n‘y a pas un droit où un èque tiré [ res - t pas cepté comme un paie e.N
- tell é-ba ‘o: misation incair basée prof le maissa les homm le es, sur une habitude pas très ancienne cependant, comme je le ferai re. Ce l t penser qu’en parl le 1 iss ic . erc , le l’affrê - etc., j‘ i eut-êt omis de : ign da c . . satior l’impor tance énox . onnel, de la connaissance par ce pers la qual ême, des • mille des clients.
- : Si ien quelques jo s après 2 le ême banque pour encaisser m chèque, il sera salué par le caissier qui lui donnera son nom, ui lui de res ctueusc it s’il pleut ou S: temps est beau et qi i, sans rie . vérifier dans les livres, sans ic lui de . Lui . illets de e de la caisse en échange de son chèque, parce qu’il est déci ce qu’il est admis une fois pour toujours qu’un homme re-connu comme client dans une banque est un homme honnête et un homme sérieux.
- (T ch
- Q1 cl mues jours après, le nouveau client de la banque Lt d ne Le ul ie: arrive q . lossiere 0 ies papiers épinglés les uns aux aut s. D’abord un ier d transport — imaginons qu’il s’agisse de blé d’Argentine -. f cri tion du bateau, le nom du capitail , la date de départ, la quar bi té de blé ui a été ée sur le bateau. Ensuite la police d’assurance et la
- i > oi st signalé ue blé chargé : . bel Ve . à telle date, est assuré pour telle somme. E....in, une trait
- été tiré pa la banque de l’expéditeur qui . vend:
- lis et ensemble de documents, cette pape-
- p.8r - vue 15/36
-
-
-
- p.8v - vue 16/36
-
-
-
- O r O
- (D * *H f—!
- -p « 24 ? -H 1 I o C3 02 E • S S 0 02 f H *O) 02 O O O 01 O S G
- C3 - 02 0) 0 O r
- 0 U2 res O -
- 03 - P 0 03 O CD • S
- - a — H 3 0 Co ' NO O 0 r O CB O r OD r 01 00 — •
- D 2 P C 6 m 0 - r- 0) S U2 04 0 03 P
- di A r 02 O ; A P S H S 0 0 © 4 NO — O : S 8 O P 0
- 03 02 C 8 -P A2 02 S H
- - 02 H O C3 es 044
- — H E H Q 02 O C3 02 O — 02 G
- C 0. ) O) CB 3 r - C Q) 0
- d C 2 02 C. of A S E 0) G O ( C3 ro O P H
- .p 0 8 02 e- - O S ro 4 > S -O D p| r- 02 S O o C O — O 84
- > — 0) C3 A 094 P AC) 2 02 - S 02 C O C O Q
- (G - 03 B S 02 C 0 02 + O O
- C4 C3 ci O -R F (D) C Gr—| 0)
- • A Ci ° C S O AH G - 0) S S A Q 7 02 O 0)
- - en E . bd C 0) O ES 02 Co * cf 0- s O 2 -P O O NO) of C3
- 0.2 — C C O O O C) 02 4 C4
- 0Q O co ro S U2 *O -P -— ,Q e- 0) 0 ( O • O Q) C3 O 02 0) C2 03 5 0 B C3 2
- d O (3 F S cl o’ 0) oi r 0) cf 0) > A 0) ND E 0.
- 0 0) -p C O C3 ro • r ol A © r3 ,C3 A - AQ U2 ,Q A A
- C3 02 -2 ( % A +
- O r O 3 9 0 H Co , O O J2 0)
- C C3 0) - 53 ,—8 0) — r—1 CO C
- 4 S C2 ci 02 4 - A4 4
- o G C3 O OD O C2 A G D S 0
- 2 0 - — - A P C Q • Cd 8
- GH 0 4 co 0 of A- -H (D -A S NO O /D - ro 02 ro
- -P 4 O Ps - S G 0 0) 00 l — & O O D) 0 0 0 r r- O Co A
- r ) p — P O P $4 8 %) 0 4 A - E A 02 ND C2 -2
- Q, g 0 • Md O J C .4 « P 02
- M S C 02 Q • Co VH X 02 0
- O O 02 G 0) O 6H ro * 0 O -
- -F A OA $ • 0
- 03 02 ( - ro $4 O Q) O) S S
- rB • 4 3 G 02 0) OOP
- CO C3 HO H 0 0) N O
- g r ex L 0 84 - 0 -2 -P • A ci 80 4 1 -HO AH 1 C3 A S
- D O) O 03 rO G- O AQ C 02
- Pour vous donner une idée. Mesdames et Messieurs, de l’im portance ce genre de réglement, laissez-moi vo S q ‘ fin de 1913 par e il y i it une ra aine : : rds d frai forme d’acceptation des banques anglaises, c’est-à-dire un seul mot écrit à travers une traite, où la ban ue anglaise i "J’accepte de payer" et qu’en même temps le stoc d’or de la Banque d’Angleterre n’était que de quatre mi r s, c’est-à-dire à peine un dizième. Or immobilisé dans les caves de la banque, tandis que c’était Les arante mil iar : d’aco ptation: 4 i rése taient ent , l’instrument de paiement, qui permet baient le mouvement des n i r. En effet, ce as le nt ntr l’Ar gleterre et les différents autres pays que le commerce faisait de cette nar ière, mais entre tous les états, entre la France et la Grèce, entre l’Amérique et la Turquie, tre la Russie C le Japon.
- C’est pourquoi, 1 our Co pléter le tableau Le lres que nous som es en train de tracer, il faut encore qi e je vous 7 : elle que ans les rues d la "City" vous ir toutes les banques du monde, outre les banques anglais randes 1 vires, 1 sb « co a cit : ri ées ions (
- i I s C je, . , s ro i ains , : : le an y ef 1 ng ic
- p.9r - vue 17/36
-
-
-
- p.9v - vue 18/36
-
-
-
- Scandinaves, russes, américaines, toutes les banques des ient là leurs succursales et leurs ts, parce que la place internationale de Lon jouait un rôle unique, parce qu’elle était la chambre de compensation du monde entier.
- I1 faut rappeler. Mesdames et essieurs, q e tout cela était au fond très reciotut, toute cette organis tior ont ce mouvement des marchandises, des traites, des paie-: datait de la deuxième moitié dix • vième siècle, disons mêr e de 1860-1870. Comr ent le commer-ce ét ait-il organisé auparavant ? C’était quelque chose de férent par sa nature même. D'un côté, c'était le commer-ce régi ait 1: endai vivres à des villes relativement petites et i ve ait une fois par semaine ou une fois par mois po ir vendre sa mar-chandise et e iercher ce dont il avait besoin ; quelques tissus, un peu de sel, du tabac, du sucre. A côt villes, on trouvait les foires, les grands march nissaiont une fois ou deux par an peut-ê tre les populations, les marchés tout à fait différentsde l'organisation que je viens de décrire: on arrivait avec la marchandise effc etive en la palpait, on la touchait, on la vendait, or l'achetait
- 1 n'y . v i t rien le ce ) re a : . nu . ti a s b : . -pre È La 1 - e. qui présent : 201 otidienne qui ne s’ez : as sur une marc L ' diateme réser mais sur une marchandise qui est dans tous les ays lu non-de, qui navigue sur toutes les rout es et sur toutes les voie
- Pourquoi cette transformation s’est—elle faite ? Pour des raisons techniques, en raison des transports, en rai: les facilités apporté par les chemins de fer, les wteaux + vapeur • la mécanisati . abordt b
- ts dans les ports. Donc, changement qui correspond une civilisation techniqu rofondément, en-bièrement transformée, dont le propre est le continu. En e: fet si j’ai réussi à faire revivre devant vous les bourses de Londres ou de Dantzig, du Hâvre, de Marseille ou de Co-ristique, c’est l’évènement quotidien,
- 1 it que chaque jour par l’intermédiaire de cour-
- tiers et de ze dises et où i—L faut les offrir , 1‘c
- p.10r - vue 19/36
-
-
-
- p.10v - vue 20/36
-
-
-
- confrontées, les prix mondiaux établis. Ce sont des prix lui ne dépendent plus des contingences locales, qui ne dépendent plus de la situation d’un pays donné, mais de l'ensemble des récoltes mondiales.
- Aussi, je crois que je puis conclure devent vous que dans ces conditions, le rôle des grandes places internationa-les était de répartir la production, de faire appel aux en-droits où les prix étaient le meilleur marché, les plus in-téressants, pour cansliserles marchandises vers les débouchés les plus profitables pour le vendeur , pour susciter des cou-rants entre les marchandises bon marché et les archés lus chers et simultanément, par l'intermédiaire des bourses des valeurs, de faire en sorte que le capital soit réparti en rai-é as la production. J'entend parler naturel-e la qualité économique, c'est-à-dire de la possibi té de produire la meilleure qualité aux meilleur compte.
- Si, dans ces conditions, le blé est meilleur marché au Canada que n'importe où, l'argent disponible français, an-glais, américain, italien va aller au Canada pour y construire des chemins de fer, des orts, des docks, parce qu'on eut gagner de l'argent. Donc, d'un côté, répartition du produit courant, pour ainsi dire,; répartition de l'autre côté du la main-d'œuvre, parce que, si 0: travailler davantage au Canada, des Anglais, des Polonais, des
- s, vont y aller pour gagner leur vie. En somme, s'il y avait un état mo dial socialiste, dirigé par une volonté, par une raison, je ne crois pas que les choses seraient orga
- t. Dans son souci de faire vivre aussi bien que pos-sible l'humanité, ce gouvernement mondial aurait fait la mê-me chose : il aurait dit "Produisez du blé, là où cette pro-duction est la plus facile, produisez du coton là où c'est le plus commode, travaillez dans les mines de cuivre qui sont les plus riches." Mais la différence est que cette multitu gens : i nous occupe: b ne savaient pas ... qu'ils fa sa t. Dans leur esprit, loin était le souci de répartir les marchan-dises ou de faire suivre les capitaux là où la production ren-contrait les conditions les plus avantageuses. Ils cherchaien
- p.11r - vue 21/36
-
-
-
- p.11v - vue 22/36
-
-
-
- 1 À N
- 1
- onement à gagner leur vie, àréali des bénéfices.
- C‘ était une merveilleuse organisation automatique qui avait pour résultat de repartir d’une part les productions d'autre part les capitaux et les industries. ais, il y avait les douanes, me direz-vous, la défense jalouse par certaines nations de ce que l'on appelle le marché national, c'est-à-dire de réserver pour soi la possibilité de vendre. Ma réponse sera d'abord qu'avant guerre il y avait des droits d e douanes beaucoup moins importants que de r ps, surtout que ces droits de douanes variaient relativement peu, en sorte qu'on s'accommodait de leur existence, en sorte qu'ils n'apportaient d'éléments inattendus . commerce. Il y avait aussi un agencement particulier qui s'appelle la clause de la nation la plus favorisée, ce qui veut dire qu'à peu près toutes les nations civilisées étaient liées par des accords, par des traités qui leur défendaient de donner à quelqu’un des avantages, sans que ceux-ci ne pro-fitent immédiatement à toute autre nation ayant participé à l'accord. Donc, il n’y avait pas de fluctuations, de chan-LX dans les mouvements de marchandises.
- D'autre part, le marché de Londres dont nous avons déjà parlé, le n arché anglais qui, à lui seul, représentait ait un marché absolument libre, un marché qui n’avait pas de droit d'entrée, ni de droit de douane, aussi, pour tous les Stats, y avait-il tou-intérêt à s'adresser à ce marché, avec ses banques, ventes, ses achats qui déterminent le marché mondial la formation du prix mondial. Je crois qu'ici il est indiqué de se demander quel était Le rapport entre le marché mondial tel que nous venons de le déterminer et les économies nationales, ou les marchés nationaux.
- Ce qui frappe mon esprit, Mesdames et Messieurs, c'est le fait suivant. Si nous examinons une économie nationale isolée, n'ayant - par hypothèse - aucun rapport avec d'au-très économies ni avec le marché mondial, vous y verrez, je crois que vous devez y rencontrer un conflit permanent des
- p.12r - vue 23/36
-
-
-
- p.12v - vue 24/36
-
-
-
- - 13 -
- intérêts pour cette simple raison qu’il est humain pour cha-que être de désirer vendre sa amarchandise aussi cher que 01 sùble tout en voulant acheter d'autres marchandises aussi bon marché que possible et qu’il y a, dans chaque économie nationale un centre de pouvoir politique. Il y a un gouver-nement auquel on peut demander des faveurs, qu'on peut mena-cer, qu’on peut flatter, qui peut avoir pour agir des raison politiques ou même, qui peut être mu par l'esprit de justice par des sentiments parfaitement honorables. Dans un éconon i l'agriculteur peut dire : "Je veux vendre à un prix • en vendant moins cher je serai ruiné, malheureux" et si vous voulez avoir une agriculture forte dans un prospère, si vous voulez avoir des consommateurs pour les marchandises de voir industrie, vous Gouvernement, vous devez vous arranger de façon à assurer à ces agriculteurs ce prix équitable et éco nomiquer ent justifié.
- Il est tout à fait possible que dans un pays où l'ag culture et l’industrie se balancent il y ait de véritables conflits, les uns voulant vendre le blé à un prix de, les au très désirant qu'il soit meilleur marché ; on se disputera sur les prix que ce soit ceux des tissus, des machines ou de métaux. Je vois donc difficilement, Mesdames et Messieurs, comment dans une économie isolée il serait possible de lais-ser libre jeu à l’offre et à la demande, à la concurrence, comment on pourrait disposer d’une force établissant un prix d'une façon parfaitement incontestable. Il faudra toujours bitre. Eh bien, l’économie mondial précise
- l’arbitre impersonnel, qui s'impose d’une façon infaillible, irrésistible, car, si dans un pays quelconque, on veut cote: une marchandise plus cher qu’elle n’est cotée par ailleurs, automatiquement, si les droits de douane ne sont pas trop élevés, la marchandise étrangère viendra, suivant les lois naturelles, imposer le prix mondial, le prix moyen. Et si les droits de douane entravent cette péréquation, vous verrez toutes les autres marchandises de ce pays renchérir, de telle sorte que ce pays se trouvera aux prises avec de graves difficul tés pour pouvoir exporter et qu’une longue série de souffrances, de gêne, de malaise finira par imposer la raison.
- 1 w
- p.13r - vue 25/36
-
-
-
- p.13v - vue 26/36
-
-
-
- Les rar ports de l’écono nie nationale et de l’écono ie mondiale vous prouvent une foi s de plus que les Nations coopèrent sans savoir ce qu’elles font. Une fois encore, par le jeu des lois automatiques, les nations coopèrent pour établir un prix moyen, un prix qui, foréément, correspond à des conditions plus favorables de la production. D’où peut parvenir en effet une marchandise plus abondante et ie illeur compte ? D'un pays plus riche : disons, si il s'agit d'agriculture d'un pays qui a sel est parti culièrement favorable à la production des céréa-les, d'où la nécessité pour un pays plus ancien et dont le sol est moins riche, ou déjà épuisé, soit d'achetér à l'é-ranger ces produits qui sont meilleurs marché et plus facile à produire, soit de transformer sa production.
- Ainsi donc, cet arbitre impersonnel qu'est le marché mondial devient en même temps un puissant facteur de progrès. Il devient le facteur de l'effeort continu vers l'améliora-tion des conditi ns de toutes les productions. Laissez-moi en outre vous rappeler que cet arbitre impersonre 1 peut, sans faire entrer de considérations poli tiques, sentimental es ou autres, établir le prix mondial, le prix qui correspond aux conditions les eilleures de la production $ Je crois donc qu'on pourrait donc envisager une loi qui veut que toute grande civilisation soit internationale, c'est-à -dire où l'effort vers le perfectionnement et l'arbitrage continu entre les différentes productions soit opérée par le marché ndial. Do te g and ivi isation doit tendre vers le régime collectiviste et forcément vers un régime où voir politique doit coordonner les productions , imposer les prix, prendre les décisions.
- Je ne m'arrêterai pas à ce point. Je ne m'y arrê-terai pas, car il faut tout de si ite se rappeler d'une part ce que je viens de dire : à savoir que cet agencement du marché mondial et des marchés nationaux et des écono ies nationales représente quelque chose de relativement récent, né vers 1860 et qui a vécu jusqu'à la Guerre, c'est-à-dire pendant une période qui représent à peine la vie d'un homme, cinquante, soixante ans. D’autre part que, de toute évi
- p.14r - vue 27/36
-
-
-
- p.14v - vue 28/36
-
-
-
- cette organisation ne pouvait fonctionner que
- tions bien déter
- fallait d’abord toute
- et bien particuliè les conditions tec
- En effet
- O 0 8 0 H. 0 O B 02
- organisation bancaire
- qui existaient et qui existent encore aujourd’hui. Mais fallait également des différences de prix, tout ce va et
- des marchandises, tout ce mouvement qu
- courants engendrés par un bon ressante de la marchandise, c
- aclé
- i correspondait a 0 par une qualité int
- ant dirigé vers un endroit
- où la nême marchandise était plus cela supposait qu’il existait des
- chère ou moins bonne, tout différences entre les prix
- Si nous prenons l’exemple
- des taxations, des prix
- fixes, comme
- exemple de nos
- jours cela se fait dans cer
- tains pays.
- il va de soi que le marché mondial
- 34
- ne pourra p.11
- jouer ni son rôle d’arbitre, nements, l’attraction et 1’1
- ni
- pulsion
- dans un pays ou il y a une taxation ait manque de marchandises, ce qui 1 toute cette organisation. Mesdames
- y ait un manque tout on manque Admettons, en e
- erTeC GLC
- es prix nie jouant I 1. LS
- Il faut enfin qu’il y au fond le postulat de
- Messieurs 9
- o
- +
- 6
- -
- ontinuel et perpétuel.
- $
- herche à acheter
- tous les pays du monde.
- miracle quelconqu complète abondanc
- 9 toute
- 64
- : -
- 0
- 5 20 H O p. P 02 (D
- le S marchandi se 3
- a tir a 1 u
- e trouvent en ché mondial, le
- d t
- S1 U
- absurdité. Une dernière condition, on pourrait d’ailleurs en énumérer beaucoup d’autres encore. Il faut qu’il y ait
- 1 P. ci 13.
- stabilité plus ou moins grande, qu
- 12 CO O 4 O -1-
- continue, sinon
- étuelle, suf
- t prolongée, et qu’il y ait des difféx
- condition
- naturelles des pays qu’il y ait des te
- idionale
- ouvelle-Orléar
- d 11
- d 1
- C 1 U xe
- o O — G (0
- du
- Il faut au
- quelque chose d ‘unique
- e monde
- 2 A • 7
- pour que de
- Os
- 8 (3
- 3 C 22 $ &
- bâtir des port
- tablir des
- 0 + o
- que la technique, que la science
- chemins de C
- G o
- B E
- L. 0
- C2 (D
- 00 •
- 0 — U.
- (D C
- C2 0
- 12 B
- p.15r - vue 29/36
-
-
-
- p.15v - vue 30/36
-
-
-
- que une vérité à l’heure actuelle, la technique permet d’éli-miner l’azote, de concentrer l’azote de l’atmophere et on peut ne plus aller au Chili pour le trouver. Dans ces condi-ions. Mesdames et essieurs, le marché mondial devient enco-re quelque chose qui, pour ainsi dire, est sans objet s 1e problème a des déterminantes toutes différentes : il ne s‘ -it plus de se conformer aux conditions naturelles, il ne s’agit le cher se urra trouver tel mé1 a tel autre, dans quel pays les conditions sont les plus f a à la culture lu blé ou des fruits, à l’élevage du mouton.
- Il s’agit tout' simplement de disposes d’outillage, t que, de ques années, l’action des conditions naturelles est de plus en plus atténuée, de plus en plus arrêté . fait que l’o .ge prime, si j’os re. Il est beaucoup plus avantageux de disposer de capi-et de........adhines que de conditions naturelles particuliè-ce qu’on peut chauffer, parce qu’on peut des : du minerai beaucoup plus pauvre que -fois.
- Donc, il faut bien le dire, le rôle des grandes place internationales tel que nous venons de le peindre, c’était lqu le conditionnel, de déterminé par l’ense le . col d.ti .. que je vous ai énu érées ; le rôle des gra le places internationales étaitdde répartir la marchandise, : . production courante, en conformité avec la nature de cette production les capitaux. Les grandes places internationales incarnaient donc un arbitrage impersonnel et continu qui per-mettait dans chaque éconc nationale d’éviter les conflits entre les producteurs qui devaient s’incliner devant le fac-teur idéal, qui ne pouvaient se battre pour les prix puisq y avait un arbitre qui était le marché mondial. Ce rôle me faisait que les grandes ces rna ic s incarn le progrès ; CC aise nt es irchandises, pays, les ho mes, les moyens de communication et ceux de productions, c’étaient ces places qui décidaient du placement des c C’est là qu’on cherchait, si vous voulez, la pe
- vrir une mine en Yougoslavie, ou d’établir un chemin de fer a Canada, ou de faire un port quelque part dans les pays du Da
- p.16r - vue 31/36
-
-
-
- p.16v - vue 32/36
-
-
-
- nube pour permettre l’exportation du pétrole ; c'étaient ces places qui, toujours sans savoir ce qu'elles faisaient, cher-chant seulement à réaliser des bénéfices, organisaient, géraient le marché mondial. C'est ainsi que ce facteur de perfectionnement qu'était le marché mondial opérait une édu-cation continue des marchés nationaux par la souffrance.
- Souffrance chère aux partisans de l'économie libérale!
- Ce que je viens de décrire correspond, justement, à l’idée de l’économie libérale, du laisser-faire laisser-passer en sui-vant le prix, en faisant confiance à l’arbitrage du marché mondial, sagesse impersonnelle et automatique. Ci tait bien, en effet, une cruelle souffrance qui, vers 1860, lorsque l’in-vention et le perfectionnement les bateaux à vapeurs permi-rent de faire venir le blé d’outre-mer, atteignit des milliers des dizaines de mille de familles paysannes qui trouvaient auparavant dans le blé leur principale source de revenu. Souffrance d’autant plus lourde que ces malheureuses familles en même temps qu’elles voyaient disparaître leur source de revenu devaient chercher une nouvelle manière de pouvoir ga-gner leur vie. Prenons, si vous le voulez, l’exemple du Dane-mark, où le blé a énormément baissé vers 1870 : on a su, dans ce pays, en quelques années, transformer l’économie, tre au premier plan l’élevage qui était ar une par-ticularité de l’économie russe, à savoir la production des tourteaux de tournesol. L’extraction de l’huile de tournesol
- se faisait en Russie avec des machines d’une mauvaise ca aci-apte) té, d’un, médiocre fonctionnement, si bien qu’avoir pressé le tournesol, ce qui restait - le tourteau - était encore très riche en matières grasses. Le Danemark ayant découvert ce fait devint le consomm ateur de ces tourteaux de tournesol qui servaient à la nourriture du bétail, d’où la production con-sidérable de beurre au Danemark, dont Le consomm ateur était
- Cet exemple permet donc de saisir sur le vif d’une part l’accident qui, bien souvent, réglait l’économie d’un pays, d’autre part, comment le Danemark ast isse
- du prix du blé à trouver une autre production plus perfection-née, plus intéressante, l’élevage, le beurre qui devint l’ob-jet d’un commerce international. Mais, cependant, ce : ec-
- p.17r - vue 33/36
-
-
-
- p.17v - vue 34/36
-
-
-
- tionnement par la souffrance, ce progrès qui ne procède que par la ruine, puisque pour inculquer la raison par le prix il faut ruiner ceux qui produisent cher, cette raison imper-sonnelle et automatique représente quelque chose contre quoi s’insurge et s’afflige notre esprit. Est-il possible que pour faire amprendre aux paysans danois qu'ils doivent aban-donner la culture du blé et s’occuper d'élevage, il faille dix ans de ruine, dix années de souffrance, pour que les gens se réadaptent, pour aboutir enfin, trente ans plus tard à une guerre qui arrêtera les fournitures de tournesol, après quoi le Danemark devra se jeter par exemple sur la production des pâtes.
- Laissez-moi vous rappeler une fois encore que cette organisation merveilleuse, je l'a pelle cependant merv eil-leuse en raison de l'ampleur, de la toute puissance du marché mondial, cet arbitre impersonnel et automatique, cette organisation merveilleuse, que représente-t-élle ? Cinquan te ans de la vie de l'hu anité. Auparavant comme nous venons de le dire c'était tout à fait différent, c'était une organi-sation tout autre. Il est permis de croire qu'au bout de quelques années, il y aura, peut-être, une autre organisation tout à fait, différente. Permettez-moi de vous dire, en ter-minant, que cette organisation était conditionnée par un gran nombre de facteurs. Il fallait qu’il y ait une différence des prix, il y avait la prédominance des conditions naturel: e et non celle de l'outillage, et, plus généralement, il devait y avoir toujours, en permanence, un besoins de marchandises, sans quoi cette organisation du marché bâti sur le mouvement des marchandises serait devenu sans objet.
- Voilà en quelques mots les rôle des grandes places internationales tel que nous pouvons le situer, le décrire, le rôle dans les échanges, dans la production, dans les rè-glements. Dans quelques conférences qui vont suivre nous allons, si vous le voulez bien, Mesdames et Messieurs, nous attacher plus particulièrement au rôle des grandes places dans les échanges, puis dans la production et ensuite dans les règlements, pour arriver, en fin de compte, 2 nous demander quel est ce rôle dans les conditions actuelles, en quoi ce rôle est changé et s'il est toujours de ê e import in
- p.18r - vue 35/36
-
-
-
- p.18v - vue 36/36
-
-