Conférences d'actualités économiques
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- co pte et, le sor côté, le prod cteur cherche toujours l’en-droi peut retirer e pris :
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- le prix ial espo sans doute 2 o que chose qui es lé né ar. condit n du : ' e ntier arce qu’il s’agit du marché mondial, et par le nivean de la tech-nique à une péri de déterminée.
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- vement des marchandises dans les conditions que je viens de décrire et, tout d’abord, j’ai posé la question devant vous. Mesdames et escieure, la question des échanges.
- L’échange, c’est ce q i se passe, lorsque celui qui prc duit une chandis dérerminée, e quantité CO si léra-ble, c erche à obtenir, oyer r ont échange de cette arc an-dise, l’autres produits ont il a besoin pour sa Co som ati tion, pour son commerce ou pour son industrie. Nous ave rouvé qu’il y a là un fait, — j’ai envie de dire concomi-lutôt décisi ui just i f i Le échanges : : : : ; i t écialisation du travail. En effet le fait de cette production, depuis les temps anciens, était d’observer, de re dre Le i Lus r uctif. La - éci lisation ra-eut lo c lire le producteur, au lieu de roduire jout ce il a be in our 1s0 atic s’attaque à une seule production déterminée, devient un "as" de cette levi t ha qu’il la duit, disons deux, troi q 11 ... r . lus que si cette roduc ion ne faisait qu’une partie de sa besogne, de son travail quo bidien. Tou Tons trouvé 1 , esdames et Messieurs, une ce d’enrichissement prodigieux, car tous les producteurs ne s’attaquant plus à l’ensemble des productions dont ils eurent av ir besc L 9 mais en s’exer an s l’e cercice d’une eule production, peuvent faire la même quantité de marchan dise avec un travail moindie et, en échangeant avec d’autre, rod . $ g Le ie it . é ... : sé: eux : * rod si : e ces roducteurs arrive b ne à subvenir . la ême consomma Lon avec la moitié de travail, ou, si on veut ta ller toujours sur la même échelle, à doubler la mEEEXXkkm production.
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- Nous avons donc vue que l'essentiel des échanges est es ettre spécialisation l'augme: o: du lu travail de telle manière que tout le monde se trouve plus ich • Tableau i leux ! Mais rappel ‘ s nc s avons établi que, de même chef, le fait d échanger devient la préalal de a conse ition. En effet, si quel-: : ne fai i que rod i € les c 1 ' : esoi le : .
- er quelqu’un qui désire les acheter, qui en a besoin, "
- pouvoir se procurer de quoi manger, de quois’habiller, de quoi
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- fumer. En d’autres ter es S: production, la totalité de sa rod ctio : 1 est utile ue s‘ a a ossiblité ie l’é er. . c ' it ex ore une £o s me mise en garde. - S ous sommes dit : "Mais comment arre-t—on donc à échanger ‘oductic : éponse était que cela dépend de coordi ation des productions. Cor ent ? ais, juste ent, e : 11 . . e iens . re 1 )
- : > ion osée, in tre tr isi " e inn, le démontre . .. isme, essayé en rofo leur, de d iscerner derrière l’as ect extérieur des choses leur mécai sme caché, leur fonctionne ent et nous avons posé la question de la production. Et là. Mesdames et es-s, au fait de la spécialisation du travail, qui permet cet enrichissement merveilleux, en raison du rendement supé rieur d vail spécis isé, nous avons vu venir s’ajouter la ique, ense s, 1’ écou igm til, qui augmentent sa force, qui vient suplléer à sa forc Cor orelle ar une source d’énergie autre que l’énerg ie hu-ombic lus c sidérable ! b o avons lit :
- : ource d’enrichissement. I i ité d limin r ncore fois . ' , it e . dant la même consommation, ou bien de travailler autant ( mental , et de combien, la 00 somme ion.
- Mais, encore : C 3, J’étais tout émerveillé, Mes-mes et Messieurs, en évoquant cette vision à ma pensée.
- Tou 1 étant émex illé ar la puis cette possibilité, par ce acilité sans effort pénible de er des choses bien faites, si j’ose ainsi dire, parfaitemen idaptées aux besoins huma S. Tout en étant émerveillé, j’ai évoquer d e de Li an tout o nri-shissement par la spécialisation, qu’est-ce que cela signifie Toujours la même chose ; la possibilité de réduire le trava r ra > )I . .. . , : ar rit , 1 . '. e ir le bje
- iles ou agréables avec moins de travail. Mais, la technique
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- utiliser les ac lines, les outils, our utiliser cette sour-omérer, il faut coordonner beaucoûp ent. Il f 5 qu’ils travail-lent, soumis à une discipline déterminée et surtout soumis à ne, présence e . s e le sourc d’ér
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- je dis : "Attention" aux chefs d’er reprises, aux iri, eant économiques. Les résultats € •
- ne leur revenu, c’e t-à-dire com e la monnaie qu'ils pourront tirer de ces ctivités. Et l'enrichissement résultant de écialisation due aux échanges, résultant de la technique due 2 l'inve tior humaine, cet enrichisse me : exct sez-moi, urs, due à la spécialisation et la tech-nique, eut se résenter à leur esprit non pas cor ne la dimi-po r chaque ouvrier, mais com-me l.a di inutior du nombre d'ouvriers.
- Chacun va travailler la même quantité d'heures, ............ il y aura moiis d'ouvriers dans l'entreprise. De chef, à quoi arriv e-t-on ? C’e: 5 un po n :
- bre justifié pour l'entreprise isolée, mais certainement par our l'enser : , car, i uoi
- rive-t-on ? A réduire le travail, c'est entendu, mais en te tempi ' Lire la ons ati n. Donc la fc ile qui
- ' 1 ‘enrichissement du à la écialisation et à
- la bi hnique, la for ule le...ire d 11 zvail r • . 03 à la consommait............... faussée et ceci parce qu'il y a ré-di ction du travail, du volume du travail, on pas u cha wrier, mais parce qu'il y a simultanément réduction du colume de la consommation. Nous avons dit en outre, Mesda-mes et Messieurs, qu'il y a un autre danger.
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- il arrive quand cet arbitre se présente com quelqu’un qui impose tou rs le prix 1 is bas T trouver des débou-és sur le marché me l, il arrive que E lueteun t la tente 1 de recourir à la cour d’appel, si vous vou-lez, de l’économie nationale, en
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- ‘ IL y a enquelque 801 : cti re x mondial, qui, de par la nature des choses, est toujours le pl ts bas, pour rechercher le rin : L dans les fron-ières nationales. Vous vous souvenez peut-être. Mesdames et Messieurs, qu’à notre premier entretien, parlant de c
- d‘ bitre - role omati e -
- les grandes places internationales, des capitales, vous vou s souvenz eut-être que noue avons signalé l’i rte ( rme
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- de cet arbitrage c vie à l’intérieur d
- nation, so 1s réserve bien en tendu , et c’est la réserve s : ice du marché ondial, sous y serve d’u-e liberté suffisante du commerce et d’une différence des io/ ? ays. Qu’est-ce qui se asse zut é tonale, s’il n‘ a as cet
- roducteurs se Ci tissent Les agr lteurs peuven misés d’une façàn d-éterminée ; avoir eurs repré ‘in-lus....... organisée elle aussi ; dans les frontières d’un st
- sociaux, directement exprimés. Le ut lire : "Je - me ou é à w
- 2 Li rej ésen rémunération suffis "et i industriel peut dire : "Je peux avoir de l’infl ence sur un gouvernement ; je vais lui demander de s’arranger pour 1 pri é", alox mue un pays a d frontières suffisamment transpa-rentes (pour ainsi dire) l’arbitre impersonnel du mal mondial est là r imposer : i
- Que voulez- s faire lorsqu’il y a le blé argentin Le 1, 00 - : Canada ou le mériqu 1 - le fri -
- orifiée de la Nouvelle Zélande ou le beurre du Danemark, comment vouez-vous e ssayer d’agir sur un gouvernement, si chaque jour r: trent L‘i ision, le t :
- cet effort ; tout cela bien ex tendu, lesda es et essieups. e. C’ z une 0 clusion importante ; aussi du. prix mondial cesse, chaque économie nationale se trouve rivée d’un instrument de répartition et.................. e doit se tour son gouvernement ur 3 erc r le..................tions. Voi .
- Mesda ee et ' essieurs que 1 o: ét 0s a re en .
- tiens, invoqué: o e s.
- uel est l’mnseignement des faits que nous wons alignés ? Quel est l’argument, la portée des quelques considération nt nous avons accompagné ces faits.
- ' - : 8. ' : ' » 3 an ou 1 é
- m’effraie même comme vous .e ‘heu e. L ar-
- ché mondial, dans la personne des grandes places internatio:
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- nales é tai t un instrument merveilleux de rogrès. Ce sont en effet ces places qui ont fait ressortir les prix de toutes les marchandises du monde, qui ont répandu le proghs dans le Bt : e ' s 3 e 1 : C I ions les pli : perfc c o : lonc ma 4 ndial qui - ermis de réd tra-ail de l’hum nité par rapport à la consommation et le role le ces grandes pla ces internationales éta e surveiller leur oeuvre, ( 1 ner :
- : que transaction sur l’affrêtement, dans cha-que hè : i é ( ' e banque inter ion la êne taxe soit n. ujours a liquée, que ne soient prises que les - r-.s . s ; 1 . s fa ( et av c les méthodes les c la mar-ndise la meilleur marché. De cotte manière, en ne permet- ] i les rai entreprises plus favora blement situées que les autres et possédant un meilleur ou-i épa tissait e i aux.
- En effet où va l’argent ? Il va vers les entrepr ises qui e agner, donc qui vendent facil i des prix plus interessants que les autres. Que se passait-il en effet avant la Guerre ? Par exemple dans n ' où ‘ ric 1 ir était troublée ar 1 bo arché iaux, dans ce pays, la I pulation . ait rmes et ses c hamps pour al e ans : ) des terres vierges donnaient un moyen de subsister avec plus de chances. Seulement, et c’est l’enseignement ite et des considérations que nous avons donnés, seulement il y avait un danger, tout d’abord le danger de cette faute ce able, danger considérable et qui me fait penser , Mesdames et Messieurs, tout en m’excusant beaucoup, que j’ai oublié de vous ré sumer notre quatrième entretien.
- - 6 do dire notamment qu’il faut ajouter aux écha : rces c é les l’e richissement offei tes par ces deux adaptations, une tro isiè-hose : e fai a ité des 1 -, Le 2 ment ; qu’est-ce-que cela veut-dire ? Cela veut dire que, i ‘of ’ contre une autre, tout d’abord
- ma m ndise contr une quantité dé inée naie qui mepermet en suite de prendre sur le marché toutes les
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- ‘évoluti n-naie. Cor ient, d’abord matérielle elle est devenue le billet, pour devenir, grâce au crédit, grâce à l’aptitude à se con-tenter d’une promesse de payer, une monnaie fiduciaire ou scripturale, c * est-à-dire au crédit inscrit dans une banque. Et c'est là une nouvelle source d'enrichissement. Pourquoi ? Parce que, grâce au crédit, grâce à la monnaie créée par les banques on ha. plus besoin d'épargner péniblement, d'attendre des années, puisque, dès qu'on a le crédit dans une banque on peut tout de suite se procurer un outillage perfectionné et que, de cette façon, ayant augmenté une fois encorele rende-ment du travail, la facilité du travail, on augmente son re venu,
- Cette par en thèse fermée t es excuses renouvelées, je revi , Mesdames et Messieurs i ‘en é Je voulais vous dire quels sont les dangers, quels so rt les teurs désagrégeants qui ont attaqué le n arché mondial. D' bord l'erreur comptable, ce danger toujours préser t d'opérer, de réaliser l'enrichissement, c'est-à-dire la possibil i é réduire le travail, non comme durée, mais comme réduction du nomk ‘o inution du nombre des cons . donc diminution du prix de vente pour une marchandise qui ne rencontre plus de consommateurs possibles, d'où réduction nê-me de l'objectif de l'effort car, si je veux produire daval tage c'est pour trouver les consom ateurs pour cette produo-tion. Mais, si en réduisant le travail je réduis le nombre , je réduis l'objectif même de mon effort. Ceci posé 9 voyons un autre dar ger.
- Nous avons dit que le marché ondial po IV ait fonction- autom bi ent 20 ion u'il ‘ ai t 1 rei -
- tion, que les prix régissent le marché d’une façon souveraine. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’on choisisse la marchandise la meilleur marché s’en qu’aucun pouvoir humain ou indi-duel puisse intervenir. Or, le crédit peut intervenir. En effet, si quelqu’un a prodi it une marchandise dà de meilleures bon marché, c’estlui qui obtiendra la monnaie, il arrivera à vendre sa marchandise. Mais, si quelqu’un ayant produit plus cher que les autres peut profiter du crédit ban-caire, le résultat est le mhê.., il aura de la monnaie, il au-ra le evenu, jusqu’à nouvel r re bien . ,
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- par le prix mondial des productions suivant le prix le plus avantageux. Voilà quels sont les dangers que nous avons si-gnalés.
- Et maintenant, il nous suffit, au fond, de regarder les faits présents, de voir l’actualité pour se rendre compte que les avantages du marché mondial, que les fonctions des grandes places internationales disparaissent. C’est là l'ac-tion des facteurs destructerurs que je viens de signaler. Il y a la crise qui signifie un état de choses où le revenu réalisé en monnaie par les producteurs ne suffit plus pour acheter, donc pour consommer la production. Nous avons dit, s en souvenez, que les échanges sont une belle la spécialisation du travail qui en est résultée est une sour ce merveil leurse d'enrichi ssement, sous cond ition seulement
- « nt ir la produc ion parceles échanges deviennent le conditic préalab et nous voyons, dans les conditions de crise actuell semment, cette situation où la production cesse d’être échan-gée et, de ce fait, cesse d’être consommable. Cette crise qu’est-ce qu’elle signale ?
- Cette crise, comme beaucoup d’autres qui ont éprouvé l’humanité, signifie justement - v " ue e avons dit l’état du marché mondial, le rôle dirigeant des randes pl es i ternationales, que but ‘était vpisoire com De toutes les choses humaines, on peut donc croire que la crise actuelle signifie : - u Le facteur:
- 2 : 5 un ( nt € ra L : des ' - . - € ; : - : 1 6 L ; et nous touchons à la fin d'une période caractérisée par le pri règne du prix mondial, par le rôle domine: 1 internationales.
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- Il y a là. Mesdames et Messieurs, une question à pan à laquelle je ve irais arrêtez otre attention, c'est l'agri-culture. En effet, du premier coup d’oeil, il apparaît com e a : . iç, là où -
- où sont concentrés et agglomérés les nombreux ouvriers, il est facile de concevoir comment l'homme pe nt être frustré des
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- est le danger ? Il n’y a as le nombre x o vriers,il y a beaucoup d’exploitations fal i-liales, comment lonc le marché mondial peut-il être nuisible - ce n’est pas le mot - disons : comment son organisation peut-elle ne pas être parfaite, ne pas être efficiente pour l’agriculture ? La réponse, autant que je vois. Mesdames et Messieurs, est dans ce fait que, pour l’agriculture en général, la spécialisation du travail et le perfectionnemer t technique l été moin gissant que po ir l’industrie. Donc la producti-vité du travail dans l’agriculture l’a pas gagné autant que dax s l’industrie. Sans doute, à l’heure présente, l'agricul-bure est probablement la seule branche de la productivité où les muscles, où l'effort personnel de l'homme, de sa femme, de ses enfants, considérakle.
- Mais il y a un autre fait, c'est que le progrès tech-seulement encore aux moyens de transport et que, au mi lieu d siècle demi ier, plutôt vers la fin, la technique a apporté à l'huna-nité les bateaux à vapeur, les che mins de fer, la facilité de transport des grandes voies avec des frais minimes et que, de ce chef, l'autom: arc é mondial, son mécanisme choisit toujours la marchandise la meilleur marché a été ap-pliqué à l'ensemble des agri cultures du monde , devenues d'em-an ican s ce 1 a é nouvelle d tr nsport, en sorte que les vieux propriétaires de l’Europe, - des fa-milles qui depuis des siècles et des siècles étaient attachées à un : é, habituées à trouver leur subsistance, le plus souvent très odeste, - étaient co frontées avec de grands fermiers, avec des gens disposant les terrains il-
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- limités des nouveaux pays, des terrains vierges qui ne leur coutaient rien. Les prix de revient y étaient pli s bas, qu’il s’agisse du blé, ou des autres céréales, ou de la viande si nous parlons d’élevage , du boeuf j du beurre, parce qu’il ne s’agissait pas, seulement de la facilité des transports, mais encore de la facilité de conservation. Somme toute, il fallut une transformation, une adaptation précipitée de toute l’a-griculture du vieux monde de 1 ‘Europe, j’entende dire pour ne pas périr (dans l’acception directe du mot) dans quelques années devant le bon marché naturel et q i ne signifie pas une perte pour les grandes économies d’outre mer.
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- Voilà la pre ière alerte, si vous voulez, le pre ier inconvénient où l’auto atisme ‘C é il n’ a.s trouver une solution. Peut-être il était en train de la tr ver (excusez cette façon de pe 01 co
- ondial), peut-être, dis-je, était-il en train de la trouver, parce qu’en effe com ent se présentait le pro..... blème avant-guerre ? Si un cultivateur polonais, russe, alle mand, italien, anglais, espagnol, ne se trouvait plus capa-ble de vivre envendant du blé, ou du lait, mais il s’en allai là où les conditions de production étaient meilleures, il partait en Amérique, il partait en Australie. Il y avait des anné es avant guerre où deux millions d’Européens quittaient leur vieux pays. Et puis vint la Guerre qui arrêta cela.
- Nous avons parlé dans notre derx ler entretien de cela Que vir t-il ensuite ? Il vint un phénomène que nous signaler, la résurrection de l’Etat national, l’insurrec tion du producteur contre le prix mondial, la tentative de re, non pas en obéissant aux lois arché : i non pas en essayant de les suivre, c’est-à-dire en produi-sant toujours dans les conditions de meilleur marché et le cas échéant de quitter son pays pour aller dans le pays où l’on peut produire meilleur mauché, non ! )n ‘est insi é. on ne veut plus dans un pays essayer de payer le prix le plus bas, mais rechercher le prix supérieur, ensorte que. Mesdames et dessieurs, on peut li que l’agriculture a été le point de départ de la crise d’un coté, mais de loutre de départ de l'insurrection contre les prix mondiaux.
- Et pris cette parenthèse ouverte, laissez- oi m'ar-rêter sur deux faits que j'ose à peine traiter, parce que ce ne sont pas des faits proprement économiques, mais ma curio-sité a été bien attirée ar cet Ca s 4 o aitron
- peut-être aussi intéressante qu'à moi-même. Il y a une chose • eut près certaine, c'est un parallélisme, c'e interdépendance entre l'action et le développement du marché mondial dans son role que nous ve ns le ir , i rné : les • les places internationales, et les régimes poli-tiques. Il y a. quelque chose qui dit : le marché mondial tel qu’il était avant Guerre est, disons le régime libéral.
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- Et ce quelque chose, selon moi, c’est justement ce fait que le marché mondial offrait à chaque nation un arbitre automa-tique, impersonnel, en sorte qu’on n’avait pas besoin de se préoccuper au point de vue de la politique de l'économie. Tout problème économique était arbitré , était jugé par le prix mondial qui ne dépendait d'aucun homme, qui était créé par une confrontation des offres de tous les producteurs cherchant à échanger leur production.
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- Fait curieux, et je me souviens d’avoir VU, avant la Guerre et pendant la Guerre en visitant les pays scandinaves, l'indiférence complète d'agents économiques, de-s hommes saisis par les choses économiques, à l'endroit de la poli-tique et des pouvoirs publics. Fait curieux, je me souviens qu'au Danemark pa exemple, où j’assistais à une conversation dans laquelle il ét it question du sort de quelques jeunes gens présents. D'un côté, il était émis cette opinion : "Ce sera un gran d politique" - "Mais non, mais non, ne di-A09 minuez' le jeune homme, il sera au moins le directeur d‘une brasserie". Pourquoi ? Parce que dans l'esprit de ces braves danois, la politique est indifférente. Qu'est-ce que l'on peut demander à un gouvernement ? Il faut fai oi ? Suivre le prix mondial, produire bon marché pour pouv ir ven-dre un prix intéressant sa production. Et au contraire, j’ai pu noter, pendant la Guerre déjà et surtout âpres la Guerre, quand a eu lieu cette insurrection contre le prix mondial, les producteurs on tenu à s'adresser au go verne national après la décision de l’arbitre ondial et la proxi-nité des grands de ce onde est devenue la bénédiction du ciel. J'ai vu ainsi les chos vait des
- licences, des contingentements, il y avait des limitations. On se disait : "quand ême le gouvernement compte bien ( : quelque chose. Je vais faire arranger le contingentement pour mes concurrents, ou je vais me procurer une licence, ou je vais arriver à me faire ouvrir un crédit à la Banque gou-vernementale, là où les autres n’en ont pas.
- De cette façon, on a vu le pouvoir public être expo-sé à des sollicitations, à des pressions, à des intérêts geAnts, mais différents comme i C . Aus a-t-on tout de suite commencé à p rler de pouvoir fort, c’est à-dire d’une puissance qui aurait la mê ie autorité de décider
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- sans appel que le marché mondial, par son arbitrage imperson-nel, par le prix qu’il impose. Voilà le grave problème qui se posa. Comment vouez-vous en effet qu'un pouvoir oublie qui relève du suffrage universel décid entre les aciéries et roducteurs de lait, entre les producteurs de fromage et les forgerons, entre ceux qui s'intéressent à l'exportation les meubles simili antiques et ceux qui ne veulent pas l'im-portation des poulets ou des oeufs ; il est excessivement dit ficile de décider. Jadis, c'était le prix mondial qui le faisait : si l'on peut produire le meuble à un prix int éres, sant, on va 1 1 ex porter, sinon aucune force humaine et divine ut vous aider. Si à l'ét fs • m . 1 e
- marché que dans votre pays, vous allez les il orter, c'est t tout. Sur le marché mondial, on ne peut pas trouver des amis des tuyaux, des protections, des lettres le recom andation. Mais s’il y a l'insurrection contre le prix ion lial, si on s'adresse aux pouvoirs publics de son pays pour décider s'i faut, oui ou non, importer des oeufs, les choses de viennent plus graves et le pouvoir doit être indépendant de toute pression possible. Voilà le premier fait, que je vous expose avec une certaine hésitation, comme je viens de le dire.
- Voici l'autre : chose très curieuse, si vous exami-nez ce fait, - je le situe dans le domaine des idées -Mesdames et Messieurs, si vous examinez les idées politiques et sociales d'après guerre, il y a une haine de tout de qui représente le marché mondial, son agencement. P e:
- Russie, la doctrine communiste : elle parle de
- si haine pour Le banquier international. Po rquoi le banquier international est-il pire que tous les a s, pourquoi ?
- Je ne sais pas. Prenez le Facisme ; lui aussi il cherche son ennemi dans les finances internationales. Prenez l'Hitlérisme même : son . sémitisme est nuancé de la haine contre le bousier international, par définition juif bien en-tendu dans les écrits hitlériens. En France mê e j'ai dû me rendre compte que la littérature, disons des associ at ions a-gricoles parle aussi d'une La.: ie - a le rna-
- on activité. Donc, suivant les hasards le tempérament, de lieu ou du ; 3, il y a la même c ose,
- y a l' nsurrection , il a la révolte contre le marché mondial et le désir de trouver une solution dans les fron-
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- tières nationales. Eh bien, quelle solution ?
- Je crois. Mesdames et Messieurs,( que pour la recher-cher, il n’y a pas d'autre moyen que de rever ir par la pensé au point in itial, au fait décisif de tout effort économique, c’est-à-dire de v ir (par la pensée bien entendu) le producteur primitif qui travaille avec ses mains et qui est lui-même le conso amateur de sa propre production. C'est la seule façon d'isoler un fait simple, comme disent les philo-sophes. Lorsque nous r isonnons, que voyons-nous ? que cha-que perfectionnement de technique, chaque faculté de spécia-liser son travail, arce que le même travail peut-être spécia-lisé en • 1 t que l'aptitude de f ire d'abord, dison s, le bu-
- • : . le tisserand. Ceci se traduit par l'augmentation de la productivité du travail, de son ende ent, par conséquent par la faculté de rétrécir le travail par rapport à la conso ation. C'est très simple, c'est net, je crois que c'est irréfutable. On ne peut pa imaginer une autre chose. Un homme qui habite sur les champs ou dans une forêt quand il arrive à travailler d'une manière plus efficace a le choix : soit qu'il augmente sa consommation en travaillant le même nombre d'heures, soit qu'il diminue son nombre d'heures de travail tout en continuant de consommer comme auparavant.
- Bh bien, si nous prenons l'économie moderne avec tou
- tes ses complications, avec la spécialisation énorme, dans l’industrie automobile par exemple, où chaque petite pièce pour l'engrenage, pour un phare, pour les pneus, il y a dix usines séparées qui ne font qu'un mouvement, au fond, avec
- toute la complication de sa technique, le
- point de vue reste
- le même si vous le regardez, non pas même du point de vue de
- l'humanité, mais du point de vue de l'ensemble des
- producteurs
- Quel est le problème ? Je travaille, nous travaillons, tout
- S
- , ?
- le monde travaille et si les procédés de ce travail sont plus efficaces ou nous consommerons davantage, ou nous travaillerons moins : tel est le problème. Seulement il y a l'échan-ge, le règlement, la monnaie, l'erreur, le danger de l'erreur comptable. Et au fond, Mesdames et Messieurs, quel est le barême, quel est le moyen de juger quand on est dans le vrai
- et quand on est dans le faux.
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- Supposons qu’en produisant avec tous les moyens d e la technique perfectionnée, en échangeant avec des chè ques, de grands bateaux, avec tout ce que l’on a maintenant, on arrive à avoir moins qu'en travaillant sur un lambeau de terre avec ses dix doigts. Eh bien, il ne vaut pas la peine d avoir la technique perfectionnée, plus la peine de complique: la vie pour avoir moins que dans une forêt vierge où l'on travaillait avec une petite pelle, enfin sur quelques : de terre. C'est l'évidence, je le crois au moins. En fait le marché mondial est paralysé, toute l'organisat ior n erveil-leuse des échanges et des règle ents, toutes les possibili tés pratique ient illimitées de diriger les capitaux sur tel point de la terre, toutes les possibilités d'y diriger des ingéni qui sont de grands savants, de pouvoir transformer même les conditions naturelles du sel pour susciter n'importe quelle production qui apparaît opportune, certes ces possibilités qui sont à la disposition des grandes places internationales, sont pour le moment paralysées, inemployées. On n'y pense pas ; il n'y a pas de nouvelles affaires ; on ne cherche rien ; on ne fait rien ; on est angoissé ; on est aralysé devant le fait srupéfiant et absurde d'avoir trop de toutes
- les n archandises et de voir vendre chaque m irchandise si bon t pas payer les ouvriers, qu'on ne peut les dettes, qu'on ne peut pas amortir l’outilla e son me ut u'on ne : er un revent fiss t.
- Or, dans les conditions monétaires, telle est l'évi
- dence même, pour que les échanges aient un intérêt pratique il faut que l'expression monétaire du travail soit égale à ire del'ensemble de cette produc C'est seulement à cette condition qu'on peut profiter du ren
- dement supérieur du travail et qu'on : eut produire beaucoup grâce à l'organisation meilleure de ce travail et qu’on eut enfin répartir entre les travailleurs cette production. Si l'expression est faussée, si le revenu monétaire est tel-lement petit qu' on n'arrive pas à répartir la production lis-ponible, tout ce mécanisme ne sert à rien. Th bien, quoi ? Frontières nationales ? Retour à l'écono Le
- pression de cet arbitrage, ou si vous voulez de cette dictati re, parce que lorsque nous parlons au point de vue national ce n'est plus l'arbitre, c'est plutôt le dictateur. On se
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- renferme dans les frontières nationales. Mais, nous venons de rai sonner sur ce sujet, Mesda mes et Messieurs, et nous avor qu’il n’y a plus d’automatisme, plus d’arbitre et ons et les métiers intéressées s’adressent aux Gouvernements en demandant de la répartir. Donc quoi ? Un genre de communisme ? Mais le prix devient absurde et nous venons de voir que cette insurrection contre le marché mondial et son prix le plus bas signifie la recherche du prix plus haut. Ce n’est plus le prix, pour ainsi dire, e
- c’est c ntre la natur ême du prix ; donc, c’est une répar-tition aut ar : ons lie e r le prix.
- ndre ? Permettez-moi, Mesdames et ess
- de me limiter, de ne borner à l’observation suivante : si le goût, le tempérament, l’expérience combien heureuse du passé, ; ensée, vers l’automatisme imper: ne du marché mondial, il faut reconnaître, en toute impartialité, qu’on a e invention nouvelle, et je m’explique. Inventi nouvelle ! Quelque chose de même nature que ce qu’on a déjà trouvé quand le déveloy : léj
- trouvé arrêté ou paralysé, quelque chose comme l’invention de la traite, du chèque, de l’assurance, je ne sais pas quoi, irce que chacune de ces inventions mondial de s’épanouir, de nouveau, de puiser une vitalité nouvelle. Donc, si vous voulez, le monde apparaît être dans l’attente d'une invention permettrait au marché mondial de redevenir l'instrument mer-illeux du progrès qu'il a été pendant un peu moins de cent ans, car n'allons-nous pas vers des i. LS ne : cela n'a pas duré très longtemps.
- Ou bien, mesdames et Messieurs, c'est l'état national et ce qui ! tr buble c'est que, pour dissocier le marché j dial dans les états nationaux, on s'adresse à un pouvoir public qui doit répartir le travail dans les cond plus convenables. Pourquoi ne pas dissocier l'état national lui-même ? Il y a d'ores et déjà des exemples. Il y a ain i en France des départements qui croient discerner des intérêts économiques départementaux, qu'ils désirent défendre par rap-t à l'e lu pays. Si nous allons aussi loin, ima-ginez—vous un instant les usines Renault, dans le départemen &
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- de la Seine, qui deviendraient une autarchie. C’est impos-sible. Plus loin encore, si les échanges deviennent sans intérêt, dans ces condition , on en reviendra à la famille, à la production d irecte pour sa propre consommation, en tout cas où la production divisée du travail sera infiniment in-férieur
- Voilà le problème. Et je termine en vous remerciant très sincèrement. Mesdames et Messieurs, pour votre attention surtout ceux que j'ai eu le plaisir de reconnaître d'un en-tretien à l'autre. Je crois qu'on ne peut pas tout savoir dans ces choses, mais on peut se dire que jamais il n'a été sable de répandre des connaissances écor es, le mécanisme économique, la connaissance des faits, les quelques considérations et les quelques interprétations bien sil ples que nous pouvons nous permettre, parce que l'hum anité est davant ce choix redoutable. Donc, pour rendre les hom-mes et les femmes capables de faire ce choix, en connaissance de cause, il faut leur soumettre les éléments d'appréciation. Et c'est une tâche qui me fait désirer rendre hommage devant vous à l'initiative de M. de Monzie qui a tenu à organiser les Conférences d'Actualitéé Econo niques et le remercier de m'avoir confié une partie, une petite partie de ce travail, comme je vous remercie encore une fois. Mesdames et Messieurs
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