Conférences de guerre [1914-1918]
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- Conférence de M. Pleurent. 9 Novembre 1916.
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- Les conditions de l'organisation et du développement commercial des industries chimiques. Rapport de ces conditions avec les ressources de toute nature dont la France dispose pour l'édification de ces industries. Les méthodes techniques qui doivent leur servir de guide.
- Mesdames. Messieurs.
- La fin de l’année 1916 nous retrouve au même point
- que la fin de l'année précédente: la guerre n'est pas terminée. Soutenue par la puissance de l’organisation allemande, la coalition ennemie ébrannée par les échecs successifs qu'elle a subis sur la Marne, sur l’Yser, à Verdun, en Arménie, sur la Somme et sur le front méridional russe, résiste encore énergiquement à l'étreinte de plus en plus puissante des armées alliées. Les chants de victoire ont cessé de se faire entendre à la tribune du Reichstag, remplacés par des hymnes aux bienfaits de la paix mis en musique tour à tour par les membres de la famille impériale allemande. C'est un signe dont il faut enregistrer pour nous l’heureux augure, à une condition toutefois, c'est que nous n'oubliions pas qu'avec les bêtes qui ont la vie dure, les retours offensifs sont toujours à craindre et que jusqu’à leur dernier souffle, il faut veiller sans cesse aux dangers de leurs convul-
- sions. Et ce serait se leurrer de croire que l'agonie du
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- monstre contre lequel nous luttons se produira sans des efforts multiples et persévérants et sans qu’ainsi notre endurance ne soit mise encore à une dure épreuve; Lorsque, du coté pacifique de la barricade où nous nous trouvons, on envisage l’avenir incertain que laisserait après elle une paix que l’histoire pourrait appeler à nouveau "boiteuse et mal assise ", avenir qui ne serait qu ‘une aggravat ion d‘un cataclysme déjà suffisant, on se rend compte que la défaite complète du militarisme allemand est la seule solution possible de la lutte engagée. L’adversaire le sent; il a mesuré ainsi toutes les conséquences , rui-neuses pour lui, du conflit qu’il a déchaîné, et ce serait le méconnaître inutilement de ne pas prévoir à l’avance, que pour les éviter, il va tendre tous les mus-cles de son organisme dans un suprême effort d’énergie défensive. Les évènements survenus cesttemps derniers sur mer comme sur le front roumain, la création à Berlin d’un Ministère des Munitions, le prouvent surabondamment. Nul ne peut donc, à ce=mocment moment, dire ni à quel endroit la bataille prendra fin ni combien de temps en-core l’héroisme de nos soldats devra prolonger son action. Et ainsi le répit qui nous est laissé depuis le début de la guerre pour réfléchir sur nos actes antérieurs s’allonge encore et cela nous permet, après avoir fixé nos méthodes de réorganisation, de pousser plus avant l’essor des initiatives dont les nécessités ont commandé le déclan-chement. Malgré toutes les difficultés, nées de notre imprévoyance, de nous procurer des matériaux, des matières premières, de la main d'oeuvre, une pépinière d’usines, d'ateniers destinés à pourvoir aux besoins sans cesse
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- croissants de la défense nationale, a surgi du sol en quelques mois et s’est développée avec les exigences im-posées par la puissance, sans cesse accrue aussi de la lutte qui se poursuit.
- Dans nos campagnes, femmes, enfants et vieillards s ‘attellent résolument aux mancherons de, la charrue. Peu. à peu au village comme à la ville, la vie industrielle et commerciale reprend pour revivifier ces sources de richesse taries par la catastrophe, et dont le développement, il faut bien que nous le reconnaissions, est un facteur puis-sant de notre force de résistance.
- Tout cela montre, combien sont profondes les qualités d‘endurance et d’adaptation de la race française et prouve que nous n’avons qu'à vouloir pour profiter des leçons que la guerre nous a données et préparer un avenir digne des sacrifices que la victoire nous aura coûtés.
- Visitant, il y a quelques jours en caravane, nos usines de guerre, un journaliste suisse résumait, ainsi les impressions de son voyage:
- "Demain, la caravane des journalistes sera dis-"persée aux quatre coins de la France, Américains, anglais, "Espagnols, Portugais, Hollandais, Suisses et même Péruvien "(car nous avons un confrère de ce pays éloigné ) enver-"ront aux journaux de leur pays, aux lecteurs de leur "langue, le récit de ce quils ont vu durant cette semaine. "Ils diront leur admiration pour le prodigieux effort de "laFrance , ils mettront leurs compatriotes au courant de "ce qui s’est fait dans une région où l’industrie a dé-"cuplé, où des milliers d’ouvriers travaillent incessam-"ment aux oeuvres de la guerre dans des usines qui, voici "deux ans, n'existaient pas et auxquelles des centrales
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- "électriques, édifiées en même temps qu’elles» fournis-"sent la force nécessaire. Ils diront aussi, ces Jour-"nalistes, que les usines du Dauphiné et de la Savoie ne "chômeront point, la guerre finie et qu'on est fermement "résolu à maintenir sur le terrain économique les con-"quètes faites pendant la guerre. Méthodique, persévérante, "l'avance se poursuivra. Finie, l'ère de la routine, des "hésitations et des irrésolutions. Les ateliers qui, "aujourd ‘hui retentissent du fracas des machines forgeant "canons, obus ou mitrailleuses n'éteindront point leurs "feux et ne licencieront point leurs ouvriers. C'est pour "la paix et pour les oeuvres de la paix que l’on travaillera, "Les progrès immenses réalisés au prix de grands sacrifices "durant ces deux dernières années profiteront à l'indus-"trie nat ionale et dorénavant la France grâce a son gigan-"tesque effort, se suffira à elle-même en bien des do-"maines dans lesquels elle était autrefois tributaire "de l'étranger. Mais ces avantages matériels, de grande "valeur, certes, sont peu de chose encore. Ce qui importe, "c'est la confiance en soi regagnée, les selles qualités "d'énergie et de persévérance de la race remises en valeur, "Tout cela les journalistes le proclameront. Qu‘ils le "fassent savoir, c’est là ce qu’on leur demande, on ne "dira plus à l'avenir, que les Français sont d‘admirables "découvreurs, mais qu’ils s’entendent peu à faire valoir "leurs 'découvertes, Durant les six jours que nous avons «passés à Lyon, à Grenoble, dans le Dauphiné et dans la "Savoie, nous avons pu nous persuader qu’il n’en est plus "ainsi. Le sentiment de légitime fierté qui a inspiré
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- "nos hôtes en nous conviant à voir les merveilles qu’ils "ont réalisées, nous le comprenons et nous le partageons. "Nous voudrions le voir partagé par nos lecteurs auxquels "des notes très imparfaites n’auront malheureusement "donné qu ‘un faible reflet des impressions ineffagables "rapportées de cette tournée aux usines de guerre. Usines «de guerre qui deviendront des usines de paix répartissant "dans tout le monde civilisé les produits de cette admi-"rable industrie française ennemie de tout bluff et de «tout battaze."
- Messieurs, ne négligeons rien pour réaliser tout ce que ces appréciations élogieuses contiennent de sens pratique. Vous savez qu‘en ce qui concerne plus particulièrement nos industries chimiques, c’est là le but que j'ai depuis deux années inlassablement poursuivi.
- Dans une première série de conférences, j'ai comparé devant vous au point de vue général, les méthodes de travail française et allemande, et je vous ai montré le résultat avantageux de celle-ci. Dans une seconde série, pénétrant dans le détail d’applications des procédés allemands de production et d’expansion économique, j'ai fixé devant vous les réformes profondes que nous devons apporter a nos organismes économiques et techniques, si nous voulons reconquérir le rang que nous avons perdu aussi bien sur notre propre marché que sur le marché du monde, et en meme temps réparer les ruines que la guerre va laisser derrière elle.
- C’est la partie en quelque sorte analyt ique du travail à accomplir. L'analyse, vous le savez, conduit
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- à la synthèse. Aussi je voudrais, en ce qui concerne les industries dont l’enseignement m’est plus particulièrement réservé au Conservatoire , apporter quelques matériaux à son entreprise. Le mieux que je puisse faire pour cela, c’est de poser d'abord au point de vue général, les grands principes directeurs sur lesquels toute industrie, l'in-dustrie chimique en particulier, doit être construite pour vivre et prospérer; puis de passer en revue les grandes exploitations chimiques, de montrer les liens qui les unissent soit entre elles, soit aux autres industries de transformation, de dénombrer les ressources dont elles disposent soit en France, soit dans nos colonies, d'étu-lier enfin dans leurs grandes lignes, leurs procédés de travail, tout cela devant permettre d'établir la puis-sance à laquelle ces industries peuvent prétendre, la place qu’elles doivent occuper dans l’équilibre de la production nationale en même temps que le rôle qu’elles peuvent être appelées à jouer après la guerre sur le mar-ché extérieur.
- C’est ce que je me propose de faire aujourd ‘hui et au cours des 9 conférences qui suivront tous les jeudis jusqu’au 18 janvier inclusivement.
- Ce soir, c’est une vue d’ensemble sur les grands ' principes directeurs qui régissent les industries en général que je veux particulièrement projeter.
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- Les industries chimiques sont un des facteurs, on pourrait dire même le facteur essentiel de l’activité et par conséquent de la richesse des nations. Il est facile en quelques mots de vous en donner la preuve. La vie domestique journalière nécessite l'emploi , pour les divers besoins du ménage du savon, de l’eau de Javel, des cristaux de soude, des produits pharmaceutiques et d’un grand nombre de produits dans le détail desquels il serait trop long d'entrer. Si nous quittons ce domaine pour pénétrer dans le domaine industriel, nous rencontrons d'abord les industries alimentaires: industries qui conservent les produits végétaux ou les produits tirés du règne animal, l’industrie qui extrait le sucre de la betterave ou de la canne, l’industrie qui extrait 1 amidon des céréales ou la fécule de la pomme de terre, puis les industries multiples qu’on désigne sous le nom général d’industries de fermentation qui préparent le vin, la bière et toutes les boissons alcoolisées. Toutes ces industries sont non seulement dirigées par des méthodes chimiques mais elles ont besoin pour la conduite deleurs procédés, de produits variés que l’in-dustrie chimique leur prévare.
- Passons à d’autres industries de transformat ion: industries du blanchiment, de la teinture, industries diverses du vêtement, de la verrerie, de la céramique, de la papeterie, du travail des métaux; toutes ces industries elles aussi ont besoin de produits chimiques, d’acides, de bases, de sels, de mordants, de produits colorants, etc, de telle sorte que ces industries qui sont un des facteurs si considérable de notre richesse nat icnale , ont leur existence directement liée à celle ( ONA
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- à celle des industries chimiques et au développement de ces dernières. L’industrie des explosifs est une industrie chimique dont la nécessité ne se fait pas seulement sentir pendant le temps de guerre; pendant le temps de paix elle est chargée de fournir à l’industrie des carrières, à l'industrie des mines, les explosifs nécessaires pour l’extraction, soit des pierres de construction, soit des minerais qui vont aller à l’usine métallurgique pour la production des divers métaux» Je n’ai pas besoin d'insis-ter sur la puissance que cette industrie prend au cours de la guerre; et cependant, en tout temps, elle ne peut vivre qu'à l'abri, avec le concours des Industries chimiques qui lui préparent différents produits, acide sulfu-rique, nitrique, chlorate, carbures d'hydrogène, etc, qui lui sont nécessaires pour les produits qutelle-même doit manufacturer.
- Ainsi, vous le voyez, toutes les industries, quelles qu’elles soient, dans une mesure tantôt grande, tantôt petite, mais toujours, font appel aux industries chimiques et celui qui a dit que le développement ou que la puissance économique d'un pays est en fonction directe de la consommation des produits chimiques de ce pays a énoncé une vérité absolue et qu’il est plus que jamais nécessaire d'enregistrer.
- Sans ces industries toutes celles que je viens d’énumérer, autrement dit l’activité même du pays star-rèterait. Si je voulais vous en donner la preuve, il me suffirait de remonter à deux années en arr 1ère, après le mois d'août 1914; aussitôt que la guerre a menacé de
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- durer et qu’elle a commencé à prendre cette tournure industrielle que nous lui voyons encore conserver au moment où je parle, nous nous sommes rendus compte de l’erreur que nous avions commise en ne développant pas nos industries chimiques comme nous l’aurions dû, c’est-à-dire en ne fabriquant pas un gaand nombre de ces produits chimiques que nous allions chercher à l’étranger et plus parti-culièrement en Allemagne. Du jour au lendemain ces produit nous ont manqué et nous avons vu s’arrêter immédiatement les industries qui les consommaient. Ces industries durent se trunner de tous côtés pour les réclamer de façon à pouvoir rouvrir leurs portes, donner du travail aux ouvriers qui n'étaient pas mobilisés et aux ouvrières et essayer tout de même de maintenir cette activité intérieure qu'il est nécessaire de développer autant que nous le pourrons, parce que c’est évidemment le maintien de notre commerce et de notre industrie, autant que le système de mobilisa-tion peut nous le permettre , qui est le facteur important de notre résistance financière.
- Mais ce n’est pas seulement pour les produits chimiques que nous avons déterminé cette infériorité; tous nous l’avons constaté dans les domaines les puus divers lorsque, nous présentant chez les commerçants, nous avons dû renoncer à l'acquisition des produits que nous avions l’habitude de trouver facilement avant la guerre et qui n’existaient plus parce que "ces produits étaient fabriqués en Allemagne".
- Vous savez que cette situation a duré longtemps et qu'il a fallu s’ingénier pour tâcher de faire venir des marchés neutres, de Suisse, d’Espagne, d’Amérique, ces
- produits qui, petit à petit, ont permis la réouverture
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- des usines. Malgré tout, un grand nombre de produits que nous consommions avant la guerre manquent encore et il a fallu, au prix de quelques difficultés trouver le moyen de nous en passer.
- Vous voyez donc le lien qu’ont toutes les in-dustries avec l’industrie des produits chimiques. Et ainsi se pose immédiatement le problème qu’il est nécessaire de résoudre en France et qui se définit de la ma-nière suivante: c’est qu’une nation doit avoir une cer-taine indépendance et posséder au moins les industries . nécessaires aux besoins de sa vie normale et à la lutte pour son existence lorsque celle-ci vient à être menacée Tous nos efforts doivent être dès maintenant tendus vers ce but, nécessaire, je vous le montrerai en conclusion , non seulement pour nous libérer autant que possible de l’étranger, mais pour développer notre commerce extérieur. C’est en effet sur la base de la production intérieure que nous pouvons travailler à améliorer les prix de revient et songer à aborder, à,parité avec les autres mations, les marchés de l’étranger.
- quelles sont les données sur lesquelles nous devons tabler pour essayer d’atteindre le but que je viens de définir, c’est ce que nous allons examiner maintenant.
- Les industries chimiques ne créent rien; elles transforment ou dégagent des produits des associations qui les contiennent , soit à l'état de liberté, soit en puissance . La nature est le grand réservoir dans lequel elles puisent aussi bien leurs matières premières que leurs procédés de travail. On conçoit donc que leur existence comme leur variété soit favorisée par la puissance même
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- des ressources énaturelles que le sol et le sous soi d’un état peuvent mettre à leur disposition.
- A ce point de vue, la France possède un cer-tain nombre d’avantages:
- La superficie de la France est de 53.646.000 hece sur lesquels on rencontre:
- 25.885.000 hectares de terres labourables, 6.557.000 hectares de prairies 1.730.000 hectares de vignes , 477. 000 hectares de jardins.
- Le climat de notre pays est un climat tempéré qui se prète sur cet ensemble de terrains agricoles à de multiples cultures et par suite à des récoltes variées. Nous en fixerons l’importance dans une de nos prochaines conférences, mais dans tous les cas nous pouvons dire d'avance que la France avec près des 2/3 de son territoire comme territoire agricole a de ce fait des ressources naturelles extrêmement importantes dont un certain nom-bre d'industries peuvent trouver l'exploitation.
- La France est un pays de montagnes, un pays de plaines; de ces montagnes descendent des cours d’eau, cours d'eau qui, soit dans ces montagnes mêmes, soit dans leur descente vers la mer nous offrent un certain nombre de sources naturelles de force que nous allons mieux cno us, fixer dans un instant. Le sous-sol de notre pays'offre également au point de vue minier des ressources assez variées. Enfin, la France possède un domaine colonial, sous des latitudes diverses, lequel peut mettre à sa disposition un complément important de matières premières industrielles et alimentaires. C'est là un des résultats de la prévoyance de notre politique coloniale, politique,
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- qui, vous le savez a été à certains moments extrêmement discutée, mais dont nous pouvons remercier les hommes d‘tat qui l’ont entreprise. Aujourd’hui, en effet, nous en voyons le double bénéfice . Au point de vue de la guerre, les colonies sont une réserve d’hommes dans laquelle nous pouvons puiser; d’autre part si nous savons les mettre en valeur au point de vue des matières premières qu’elles peuvent nous fournir et au point de vue des ressources commerciales que nous pouvons y trouver, elles sont pour demain un facteur important du surcroît de nos exportations et du développement de notre richesse. Nous verrons au fur et à mesure de nos industries incurs ions dans les différents domaines des industries chimiques le bilan des ressources dont nous pouvons disposer sur notre sonet sur celui de nos colonies. Cet ensemble nous permettra de constater un certain nombre d’avantages naturels importants qui doivent devenir pour nous des facteurs de richesse. Pour cela il faut seulement que nous sachions mieux les utiliser que par le passé.
- Ceci nous conduit d’abord à grouper les données générales sur lesquelles repose l’édification des Industries qu’elles quelles soient et à en déterminer la valeur pour notre pays.
- Tour d'abord, les industries ont besoin de force motrice; c’est là une des premières conditions que nous devons examiner, et il est évident que cette force motrice J elles doivent la rechercher au meilleur marché possible. Jusqu'ici pour la produire, on a eu recours à deux sources ; le combustible, en particulier la houille, et l’énergie
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- naturelle qu’on trouve soit dans les chutes, soit dans les cours d’eau. Pendant longtemps et jusqu’à ces derniers temps encore, la houille a été évidemment l’agent princi-pal de la production de la force motrice par la production de la vapeur.
- Notre consommation de houille s'établit comme suit daprès les statistiques du Ministère des Travaux Publics en 1912:
- Métallurgie de gros oeuvre ... 11.125.000 tonnes Chemins de fer . 8.966.000 tonnes Industrie des mines ........ 4.921.000 tonnes Usines à gaz (la moitié de la con-sommation retourne à l'indus-trie sous forme de coke) . . 1.520.000 tonnes Marine marchande .... . 1.160.000 tonnes Consommation domestique. ..... .11.775.000 tonnes industries diverses ........ 18.020.000 tonnes
- Total. .... 60.677.000 tonnes
- Comment faisons-nous face à cette consommation ?
- Nous possédons à l’heure actuelle, 236 concessions minières de houille et d'anthracite, dans la région du Pas de Calais, du Nord, de la Loire, de Saône et Loire, dans la région du Gard, de l’Aveyron, du Tarn, du Puy de Dôme et de l’Allier. La production en 1912 a été de 10.394.000 tonnes, ce chiffre mis en regard de la con-sommation nous indique un déficit de 20 millions.
- Nous y faisons face par les importations: 9.951.000 tonnes nous viennent d'Angleterre, 6.282.000 tonnes, d'Allemagne, 4.129.000 tonnes, de Belgique 342.000 tonnes, de divers pays.
- Total .. 201704.000 tonnes.
- Une exportation de 1.689.000 tonnes réduit à environ 20.000.000 de tonnes la quantité de houille que (Bb ) CNAM/
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- nous sommes obligés d’importer de l’étranger.
- Notre production de combustible fossile est complété par une certaine quantité de lignite. Le lignite est formé par le bois enfoui sous le sol et qui subit une transfor-mation un pau analogue à celle qui conduit à la houille et qui l’enrichit peu à peu en carbone. Le pouvoir calorifique de la houille oscille pour la houille de bonne sorte entre 8,200 et 8.500 calories. Le pouvoir calorifique du lignite est plus faible , 11 oscille, suivant l’état plus ou moins avancé de décomposition du bois, entre 6.000 et 6.500 calories.
- Voici comment s’établit la production du lignite en 1912.
- Provence (Bouches du Rhône . , . 712.000 tonnes (88 %)
- Vosges ............. 8.400 tonnes
- Vaucluse. . . .................. 21.000 tonnes
- Sud-Ouest ( Aveyron)......... . 9.220 tonnes
- Haut-Rhône et divers . 3.800 tonnes
- Total . . 751.000 tonnes
- Comme supplément se combustible nous pouvons nous adresser à la tourbe. La tourbe , qui est elle-même formée par la décomposition de certains végétaux noyés sous l’eau, a un pouvoir calorifique, lorsqu’elle est sèche, inférieur encore à celui du lignite et variant de 5.000 à 5.900 calories, suivant l’état de décomposition des végétaux.
- La production en est localisée en France dans les departements de la Somme, de la Loire Inférieure et du Cantal.
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- Nous possédions en 1912:
- 122 tourbières communales produisant 27.583 tonnes (15.652 dans la Somme 207 tourbières particulières produisant 15.116 tonnes
- Total .. 12.699 tonnes
- La production s’élève quelquefois à un chiffre plus élevé; souvent il atteint 60.000 tonnes; en 1911 11 a été exactement de 58.500 tonnes.
- Mais le lignite et la tourbe servent surtout au chauffage domestique ou au chauffage industriel sur place, de telle sorte que c’est la houille qui reste le grand producteur de vapeur et de force industrielle. Il n'en est pas de même pour l'Allemagne où la production de lignite atteint plus de 30 millions de tonnes et où. un certain nombre d’industries sont basées uniquement sur l’utilisation à pied d'oeuvre de ce lignite.
- Vous voyez par conséquent qu’au point de vue de la houille et de l'anthracite réunis notre production est inférieure à celle de nos concurrents: voici d’ailleurs la production comparative de la houille, de l’anthracite et du lignite en 1912 pour les grandes nations:
- Etats-Unis. .... 556.948.000 tonnes
- Grande Bretagne . . 264.582.000 tonnes
- Allemagne ..... 255.800.000 tonnes
- France ....... 41.115.000 tonnes
- Autriche ...... 42.000.000 tonnes
- Belgique ...... 22.972.000 tonnes
- Mais nous pouvons songer peut-être à une situation plus favorisée si nous écoutons des suggestions qui se font jour depuis un certain temps dans le domaine industriel; en effet, 11 n’est pas impossible, si nous obtenons comme il me paraît certain la victoire que nous
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- attendons, que nous puissions trouver , par une combinai-son sur laquelle je n’ai pas à insister, les moyens de disposer du bassin houiller ou tout au moins de la,production du bassin houiller de la Sarre qui à lui seul nous apporterait presque le complément du déficit que nous avons reconnu tout à l’heure puisque son extraction cor-respond à environ 15 millions de tonnes de houille. N’ou-blions pas que le pétrole aussi est un facteur important de la force motrice . En Russie , par exemple, aux Etats Unis, aussi où ille pétrole est abondant, il remplace très souvent la houille pour la production du-pétrole de la force.La France elle-même n’est pas très favorisée au point de vue de la production du pétrole bien qu'elle ait quelques mines locales de naphte; mais en revanche l'Alsace, sur le domaine de Pechelbronn possède des sources dont la production annuelle est évaluée à 100.000 tonnes de naphte lourd, ce pétrole brut est de composition analogue au pétrole russe; il donne dans la distillation: 5 % d'essence
- 25 % d'huile lampante
- 65 % à 75 % de pétrole lourd, de mazout comme on dit et qui pourrait être utilisé comme huile de graissage ou pour la production de la force.
- Voilà donc encore un élément de force qui viendrait s’ajouter à celui que nous pourrons obtenir avec la récolte de la houille du bassin de la Sarre.
- La houille, vous le savez, est aussi utilisée pour sa distillation, en particulier pour la fabrication du coke métallurgique et du gaz d’éclairage, et vous savez qu'elle donne ainsi, par ses goudrons et ses eaux ammoniacales, des produits extrêmement utiles à l'indus-trie et à l'agriculture; j’y ai déjà fait allusion dans •
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- une étude spéciale l’année dernière; je n’insiste pas, je reviendrai d’ailleurs en quelques mots sur la question au moment où je traiterai de l’industrie des goudrons.
- Quoi qu’il en soit, vous voyez que si jusqu’ici nous som-mes défavorisés au point de vue de la production de la force motrice , par l’intermédiaire de la houille, nous pouvons cependant songer, après la paix, à une amélio-ration sensible sur ce terrain par la possession d’une quantité de houille égale à celle dont nous avons besoin maintenant pour notre consommât i on. Mais il faut prévoir aussi que cette consommation peut s’agrandir et fort heureusement nous pouvons trouver dans ce cas un large complément dans l'utilisation de nos forces naturelles et en particulier dans l’utilisation des chutes que présentent nos cours d’eau soit sur leur parcours, soit surtout à leur origine, en particulier dans la région des Alpes et dans les Pyrénées.
- Je vous ai déjà entretenu l’année dernière de cette question de l’utilisation des chutes d’eau, lorsque nous avons parlé de la fabrication synthétique des engrais et des explosifs et je vous ai montré la comparaison qu’on peut établir à ce sujet entre la Norvège et la France. Je vous ai montré que la Norvège est particulièrement favorisée puisque sur des pluviomètres restreints elle possède des chutes d’eau qui peuvent fournir jusqu’à 500.000 chevaux utilisables , correspondant par conséquent à un prix d’utilisation plus élevé . Il n’en est pas moins vrai que nous avons là des réserves de force sur lesquelles nous pouvons baser beaucoup d’avenir dans l’organisation progressive de nos industries. Le tableau suivant que
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- j’ai emprunté aux travaux de n. de la Brosse, Ingénieur en Chef des Forces Hydrauliques de France et de M. Barbillon, Directeur de l‘institut Electrotechnique de Grenoble donne comparativement le prix du cheval-heure, obtenu avec la houille blanche et le charbon ou houille noire.
- Moteurs de
- 1 à 50 H.P 51 à 150 H.P 150 H et plus
- Houille blanche: Utilisat ion sur place 0,0375 0,015 0,012
- Courant transporté au 4 loin 0,06 0,045 0,03
- Houille noire: Turbines à vapeur ,, 0,09 0,045
- Machines à piston 0,09 à 0,12 0,102 0,055
- Gaz de ville 0,066 0,081 0,054
- 0,057 0,072 0,019
- Toutes choses restant égales, l’utilisation de la houille blanche représente une grande économie sur celle de la houille noire et nos chutes d’eau peuvent donc nous aider à compenser l’infériorité que nous venons de constater. C’est là un grand avantage que nos industries de guerre ont d'ailleurs parfaitement compris en allant s’installer , comme je vous le montrais tout à l'heure par la lecture de l’article du Journal suisse, dans la Savoie et dans le Dauphiné pour y construire leurs usines.
- Si nous estimons les forces naturelles totales de France (chutes d'eau et chutes des cours d'eau) d’après les évaluations du service hydraulique, nous constatons que ces forces s’élèvent à environ 10 millions de H.P. dont la moitié provient de la région des Alpes. On consi-
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- dère que sur ces 10 millions, 5 millions sont utilisables sans dépense excessive d’installation. D’après une statistique récente publiée par le service des grandes forces hydrauliques des Alpes, la puissance des chutes utilisées s’établirait pour cette région à 718.000 chevaux au 1er septembre 1915.
- D'après une autre statistique publiée il y a quelques jours par la Chambre de commerce de Grenoble, il faudrait ajouter:
- Bassin de l'Isère: en construction le 1er mars 1916 * . . 47.400 H.P. en projet 98.000
- En projet:
- Bassin de la Savoie:
- Maurienne ............ 70.000 Tarentaise ..................15.000
- Durance ............... 150.000
- Total . • , 110.400
- Si on les ajoute aux 718.000 chevaux dont je parlais tout à l’heure, on voit que nous allons disposer dans quelque temps d'une utilisat ion de chutes d’eau correspondant à 1 million 128.000 H.P.
- ce qui nous rapproihe des chiffres de 1.500.000 qui sera évidemment obtenu à bref délai.
- "Même quand ce résultat sera acquis, disait "M. Lévy-Salvador, le 27 Novembre 1915, à la Société "d ‘Encouragement pour l’industrie Nationale, la puissance "totale aménagée dans tout le pays atteindra au plus "3 millions de chevaux, c’est-à-dire le 1/3 de nos res-"sources en eaux moyennes. Un vaste champ d’activité res-"tera donc encore ouvert et l'on peut être assuré, quelque "rapide que puisse être le développement des utilisations, "que les disponibilités resteront très longtemps supérieurs "aux besoins."
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- Vous voyez donc que nos sources naturelles offrent un fonds considérable de force dans lequel nous pouvons puiser à notre avantage et sur lequel nous pouvons , sans crainte, baser un développement, non seulement de nos industries en général, mais de nos industries chimiques en particulier. Dans son ensemble, par conséquent, la production de la force motrice, après la guerre, ne se présentera donc pas comme prix et comme quantité, dans des conditions trop désavantageuses pour notre industrie.
- J’ajoute et c’est un point sur lequel je reviendrai, qu’il ne faut pas oublier que la culture de la betterave nous permet d’obtenir également un complément important de force motrice au moyen de l'alcool , qui doit évidemment, je vous l'ai montré, subir pour cela des modifications de régime fiscal, si nous voulons l’utiliser comme on l’a fait en Allemagne.
- Ceci étant dit, le problème se pose, lorsqu’on envisage la création d'une industrie, de savoir où on va l'installer. L'idée la plus naturelle est de choisir la proximité de la force motrice elle-même. Ceci cependant n’est pas tout à fait exact parce qu’il y a d’autres facteurs dont il faut également tenir compte: question d'arrivée des matières premières , voisinage des débouchés et quelquefois aussi recherche d'une main d’oeuvre spéciale. Tout cela doit entrer en ligne de compte dans les calculs de la société qui veut établir son industrie et c’est évidemment la résultante de toutes ces forces qui fixe l'endroit le plus favorable; mais il ne faut pas oublier non plus que l’ouvrier, que la main d’oeuvre en un mot, est aussi un élément de la force nécessaire à
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- l’usine. Certainement le développement du machinisme que nous verrons nécessairement s’accroître après la guerre, réduit le nombre des ouvriers à employer; il en est de même de la distribution bien comprise des ateliers dé-pendant les uns des autres et dans lesquels on essaye de rendre aussi automatique que possible la marche des opérations. Mais malgré tout les machines demandent des hommes; certains travaux secondaires aussi ne peuvent pas s’en passer; il faut donc considérer que la main d’oeuvre restera toujours un facteur important du prix de revient. La vieille loi qui fut posée par je ne sais plus quel économiste et qui dit: quand deux ouvriers courent après un patron, les salaires baissent, quand au contraire deux patrons courent après un ouvrier, les salaires augmentent, aura donc après la guerre plus de force que jamais.
- Et en effet, quand on considère que la guerre fauche surtout les jeunes, ceux qui non seulement repré-sentent le nombre mais aussi la véritable qualité, il faut bien se rendre compte que notre pays sera particulièrement touché par cette question du manque de main d’oeu-vre. C’est là un gros problème sur lequel il n.est pas dans l’ordre de mes études d’insister, que celui de la dépopulation de la France dont, vous le savez avant la guerre, le nombre des habitants non seulement n’augmentait pas mais tendait sans cesse à diminuer. C’est là une question dont la résolut ion demandera beaucoup d’énergie, parce que si nous n’arriverons pas à le résoudre , à augmenter chez nous la natalité, il faut bien se dire
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- que nous serons en état d’infériorité vis-àvis de nos concurrents et que, dans un avenir qu’il est impossible de fixer, en cas de conflit, nous pourrons nous voir sub-mergés par le nombre de nos ennemis.
- Ceci étant dit, après la force motrice, le fac-teur le plus important que nous rencontrons dans l'orga-nisation de l'industrie est l’approvisionnement en matières premières. ces matières sont de deux ordres: elles proviennent soit des produits naturels tirés du règne végétal, du règne animal ou du règne minéral, mais elles peuvent être aussi des produits de transformation venant d'autres industries. L’industrie chimique par exemple utilise le sel, matière naturelle minérale. Pour l’industrie de la papeterie, la soude que l’industrie chimique fabrique avec ce sel est aussi une matière première; pour le fabricant de produits chimiques, la pyrite est une matière première; pour l’industrie du blanchîment des tissus, par exemple ou pour la fabrication de la bougie stéarique, l’acide sulfurique qui est fabriqué à l’aide de la pyrite ou les chlorures décolorants provenant du sel deviennent également des matières premières. Autrement dit ce qui est matière fabriquée pour une industrie devient matière première pour une autre. C’est là une considération qu’il ne faut pas perdre de vue.
- Quoi qu’il en soit, plus un pays est riche en matières premières, plus son industrie est facile et variée, et plus il peut prétendre à une grande extension économique. Il faut pour cela qu’il mette intégralement en valeur son sol et son sous soi, son sol par le développement régulier et scientifique de l’agriculture, son
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- sous-sol en ne laissant aucune de ses richesses minières inexploitées; il faut aussi que la législation économique facilite la circulation des matières premières par un tarif douanier bien conçu et par de bonnes conditions de transport. J’ai déjà examiné ces dernières questions l’année passée et si j’y ajoute la question agricole de même que l’exploitation des richesses minières, cela nous montre de plus en plus, le rôle que l’Etat doit jouer dans l’organisation économique de la nation française. Il faut qu'il développe de plus en plus 11 enseignement agricole, qu'il le fasse pénétrer dans le dernier des villages jusqu’au coeur même du dernier des paysans. Je reviendrai dans une de nos prochaines conférences sur ces questions et je vous montrerai combien sur le terrain de la production agricole, nous avons de progrès à faire par l'utilisation desengrais,l‘amélioration des cultures, la sélection des graines, etc...
- De même lorsque nous faisons le bilan de nos richesses minières nous voyons que les exploitations de toutes sortes sont nombreuses. Mais tout ce que nous entendons dire, surtout depuis que la guerre a posé ces problèmes d'une façon plus particulière, nous montre que dans un grand nombre de départements on signale des richesses minières extréement importantes et nous sommes obligés de reconnaître que ces richesses sont à peine connues, que leur prospection, leur évaluation n’est pas faite et que si elleltétait nous aurions là des sources de nouvelles quantités de charbon, de minerai de fer, de produits de toutes sortes qu’il est absolument nécessaire
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- que nous connaissions, si nous voulons en tirer parti plus tard. C’est à l’Etat qu'incombe cette mise en oeuvre, c’est lui qui doit pousser le corps des Mines à évaluer dans tous les départements, les richesses minières qu’on lui signale, de façon que l'industrie française,tionne tenue au courant de leur existence, puisse en profiter large-ment.
- An sujet de ces matières premières, nous pouvons puiser à deux sources: notre sol et le territoire de nos colonies. Les réflexions que je viens de faire au sujet des richesses de notre sol q'appliquent aux richesses de nos colonies» J'aurài l’occasion de vous montrer que souvent, au point de vue de nos produits coloniaux, nous ne savons pas bénéficier des avantages que nous offrent certaines de nos possessions.
- Mais pour en revenir au point particulier qui nous occupe, il est bien certain qu'au premier rang des conditions onéreuses des installations des industries, il faut tenir compte du prix de la construction des bât iments et des appareils.
- Ce prix d’établissement entraîne naturellement des amortissements plus ou moins élevés qui jouent un rôle plus ou moins avantageux dans le prix de revient. Il est évident que plus la construction sera à bon marché, plus grand sera l'avantage de nos industriels.
- Parmi les matériaux nécessaires à la construc-tion nets devons placer au premier rang les métaux, le fer en particulier, puis la pierre , les calcaires et argiles puis leurs produits de transformation: chaux, ciments, tuiles, briques, etc...
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- Je n’ai pas besoin d’insister longuement sur la production du fer en France. Vous savez que nous sommes richement favorisés par l’existence des bassins de Nancy, de Briey, de Longwy d’où nous extrayons un minerai phos-phoreux dont le traitement est aussi avantageux pour l’a-griculture puisqu’il lui fournit, par les scories de dé-l’augmentation de phosphorat ion, un engrais nécessaire à la production, puis viennent les bassins de la Normandie, de la Bretagne de l’Anjou sur lesquels les Allemands avaient mis la main avant la guerre. Citons encore, dans le sud, la ré-gion des Pyrénées Orientales, du Gard, de l’Ariège. etc...
- La production des minerais de fer en 1912 pouvait s’établir ainsi:
- 108 concessions .......... 19.160.000 tonnes Algérie (32 exploitations) ..... 1.240.000 tonnes Tunisie. ............. 478.400 tonnes
- Importations ............ 1.155.000 tonnes Exportations ( Angleterre, Allemagne, Belgique, Hollande, etc) . . . 8.324.000 tonnes Minerai consommé en France .... 12.291.000 tonnes.
- Mais nous pouvons songer également à la mise en valeur plus grande de nos mines de Normandie et de l’ouest, à la prospection et à la concession de nouvelles mines;à l’utilisation de ces mines de l’Ouenza Algérien dont on a tant discuté pendant ces derniers temps et dont la puissance est considérable; aux mines qu’on nous a signalées au Maroc et enfin celles que nous rapporterait le retour de la Lorraine annexée.
- La production allemande en 1912 a été de 27 millions de tonnes de minerai sur lesquelles le bassin lorrain a fourni à lui seul 21.136.265- tonnes
- Si, après la guerre, nous ajoutons ensemble
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- toutes ces richesses en minerais de fer nous pourrons compter avoir entre les mains près de la moitié du minerai de fer existant dans le monde; notre rang viendrait très près de celui des Etats Unis qui ont extrait en 1912, 60.500.000 tonnes. Nous pouvons donc compter sur une industrie métallurgique extrêmement puissante qui pro-curerait de grands avantages à la construction des bâti-ments et du matériel à laquelle je faisais allusion tout à l’heure.
- La production de l’aluminium français se trouve également tout à fait favorisée pa la production de la bauxite qui est le minerai de ce métal.
- La production de la bauxite en 1912 était ainsi répartie:
- Ariège. .. 3.100 tonnes
- Bouches du Rhône . . 6.500 tonnes Hérault . 46.000 tonnes
- Var . 203.329 tonnes
- Total . • . .258.929 tonnes
- La production de l’aluminium indigène s’est élevée à 10.200 tonnes et le reste de la bauxite a été exporté en particulier vers l’Allemagne.Cette bauxite joue aussi un rôle important dans la fabrication de cer-tains produits chimiques, alumine, alun, sur lesquels je reviendrai dans une prochaine conférence.
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- Pour les autres métaux, mettons en regard la consommation et la production en 1912
- (52 usines occupant 8.966 ouvriers )
- Consommation Production
- Plomb .... 122.100 t. 31086 t dont 16152 des mineras
- indigènes
- Zinc..... 49.800 62651 ,, 12 758 »,
- Cuivre ... 101.400 11907
- Etain.... 1.960
- Nickel .. 3.680 1725
- régule
- Antimoine . . . 2.860 5 406 et oxyde 923
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- 4 Vous voyez qu’à ce point de vue nous nous trou-
- vons pour certains produits en état d’infériorité; mais nous pouvons améliorer cette situation si nous nous rendons compte que, par exemple, certains minerais de nos colonies n'ont pas été utilisés en totalité»
- Ainsi je relbve ces chiffres:
- Algérien: Tunisie
- @ Minerai de plomb = 19.5007 dont 4,000 traités à l'étranger 51.300
- Zinc = 74.000 dont70.000 ,, 37.400
- Etain = 4.660 dont 2.000 traités en Belgique
- Nous avonsdonc là des ressources que nous devons essayer d'utiliser nous-mêmes et qui viennent en diminution dans notre déficit.
- La production nationale des matériaux de construction proprement dits: pierres, terre, argiles, etc., qui fournissent par transformation les chaux, les ciments les briques, tuiles, etc... nous place aussi dans une situation avantageuse. Pour s'en rendre compta, il suffit , de lire les tableaux de leur commerce intérieur et exté-
- rieur en 1912:
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- Carrières souterraines : 3*793 occupant
- Carrières à ciel ouvert : 33*280 occupant
- 21.936 ouvries
- 112.131 ,,
- Product ion Importat ions Export at i 01
- Pierres à bâtir 11.150.262 t . 52.205.665- 143.080 205.916
- Sable et gravier 5.304.981 9.238.811 140.465
- Chaux grasse 561.673 7.169.222 222.577
- Chaux hydraulique 2.215.923 32.954.078 280.972 221.688
- Ciment 1.924.377 18.9421294 115.286 361.367
- Plâtre 1.730.787 16.815.258 7.171 174.486
- Latte pour toitures 313.173 22.243.174 224.578
- Schiste 9.786 150.760 2.271
- Argile pour brique 7.617.418
- et tuile 6.248.951
- Nos exportations sontdonc bien supérieures à nos importations; à ce point de vue nous sommes donc évidem-ment favorisés et nous le serons encore plus si nous met-t ons en oeuvre toutes les mines, toutes les carrières dont on a signalé l’existence dans ces derniers temps et su r l’exploitation nécessaire desquelles j’insistais il n* y a qu’une minute. Ainsi donc, vous le voyez au point de vue de la construction proprement dite, des bâtiments et des appareils nous possédons des matériaux qui nous mettent dans une situation tout à fait avantageuse et main-tiennanb le compte d’amortissement en faveur de nos prix de revient.
- Mais il faut aussi que nous nous habituions à construire nous-mêmes nos appareils , notre outillage. Je n’ai pas besoin d’insi ster longuement pour vous montrer ou pour vous rappeler qu zà ce point de vue encore au début de la guerre nous nous sommes trouvés très sérieusement en état d’infériorité; nous avons constaté que icest bien souvent à l'étranger que pour le matériel nous étions obligés de nous adresser et nous avons dû faire des efforts considérables pour arriver à établir nous-mêmes l'outillage spéciale de nos industries de guerre.
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- Mais ce n’est pas tout de fabriquer des produits; il faut aussi les vendre; l'industriel doit donc se préoccuper des débouchés non seulement sur le marché national, mais sur le marché extérieur; c'est la valeur de ces débouchés qui détermine évidemment la puissance actuelle de l'usine à construire ou tout au moins la puis-sance qu'elle pourra prendre dans l'avenir. Ici nous nous retrouvons encore en face de la question doua nière; il est bien évident que plus la loi douanière sera intel-ligemment faite, sachant ménager l'entrée des matières premières et en même temps protéger le marché national par des droits habilement établis, plus le commerce et la circulation des produits seront faciles. Les consommation intérieure et extérieure doivent donc entrer en ligne de compte ainsi que la consommation coloniale dans le calcul des débouchés.
- J'ai insisté aussi, l'année dernière, sur la question des capitaux et sur notre organisation bancaire que nous devons modifier/ (pour mettre ces capitaux à la disposition des manufacturiers» Je n'y insiste pas aujourd'hui, si ce n'est pour dire que l'évaluation du capital à mettre dans l'entre-prise ne doit pas être pas= excessive et ne doit-pas dépasser les conditions de rémunération que cette entreprise peut donner; mais elle doit être cependant suffisante pour vaincre les difficultés qu'on rencontre au cours d'une existence industrielle. Beaucoup d’usines se sont construites sur la base de procédés ayant de la valeur et qui, cependant faute du capital nécessaire, ont été obligées de s’arrêter dès le début ou au bout d’un certain temps parce que l’argent leur a manqué pour vaincre les diffi-
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- cultés qu’elles ont rencontrées. Et cependant, repris ailleurs avec d’autres conditions financières, les mêmes procédés ont donné tout leur rendement. Il y a donc là un juste équilibre à établir.
- Toutes les données précédentes étant précisées, on choisira facilement l'emplacement de l'usine; le mieux dans tous les cas, est de l'établir à proximité des mo-yens de circulation, chemins de fer, cours d’eau naviga-bles, etc... ceci pour éviter des manipulât ions onéreuses, grevant 11 exploitât ions de dépenses inutiles.
- Pour terminer, je voudrais vous dire un mot sur les méthodes de travail et ici nous rentrons d’une façon plus précise dans la question des industries chi-miques.
- La méthode de travail peut être une méthode dans laquelle domine le souci commercial; c’est un peu la méthode qui a été employée en France et elle consiste surtout, à la faveur des tarifs douaniers ou à la faveur d’organisations spéciales à encercler la clientèle pour lui imposer les prix, et réaliser de cette façon de gros bénéfices. Ce procédé a été appliqué en France pour un certain nombre de produits chimiques et en particulier pour des produits de grosse consommation qui sont des matières premières importantes pour d’autres industries. 11 faut bien dire que cette méthode n’a pas été favorable au développement en France des industries chimiques secondaires , ces industries chimiques ayant été ainsi tributaires de matières premières d’un prix trop élevé.
- Je dois dire aussi que cette méthode a un très
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- gros défaut. Basée plutôt sur la force qui emprisonne la clientèle et l’empêche de passer à travers le réseau qu’on a mis autour d’elle, elle fait fi des procédés technique de sorte,que, petit à petit la routine n’évite
- domine dans la fabrication, et r±hés±te pas ainsi à la nation , malgré les bénéfices réalisés par quelques uns, l’écueil de la concurrence étrangère. La méthode dans laquelle domine le souci du perfect ionnement technique est, à mon sens, la seule applicable aux industries chimiques, C’est le système allemand. Malheureusement pour eux, les Allemands l’ont faussé par des moyens commerciaux factices qui les ont entraînés à la surproduct ion et ainsi à des besoins d’extension qui ne pouvaient aboutir qu’à la guerre ou à la faillite. Rationnellement appliquée, cette méthode place l’usine sous le contrôle scientifique ayant pour but , par le perfectionnement des méthodes de travail d’abaisser sans cesse les prix de revient. Elle est basée sur l’emploi des techniciens et la mise à leur disposition dans l’usine dôme de laboratoires bien outillés. Ce n'est pas de cette manière que l’industrie a en général travaillé en France. Aussi si nous voulons sortir de l’infériorité dans laquelle nous nous sommes trouvés, la méthode technique doit devenir la règle normale .
- La chimie doit appartenir aux chimistes, " Toute fabrication de produits chimiques devrait, le bon sens, l’indique, être confiée à des techniciens appropriés ou tout au moins soumise à leur contrôle." C’est ainsi que parle M. Duchemin . Rapporteur au Syndicat général desProduits chimiques de la question des tarifs douaniers, et je suis absolumen t de cette opinion.
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- Naturellement nous nous retrouvons ainsi ramenés en face de l’Etat qui doit développer l’enseignement technique chargé de former le personnel indispensable au laboratoire des usines. A ce sujet, dans ces derniers temps, une controverse s’est établie: les uns ont soutenu que l'en-seignement technique devait surtout développer le côté construction des appareils, le côté ingénieur. D'autres, au contraire ont soutenu qu'il fallait développer le côté chimiste; il est évident qu'il est difficile de trouver un technicien rompu à son métier, qui soit à la fois un chimiste initié à toutes les méthodes de contrôle et de recherches et aux difficultés de la construct ion. Clest là une double fonction qui ne peut s’acquérir qu’à la longue et par des années nombreuses passées en contact avec l'industrie. Et si un tel homme se rencontre , il sera spécialisé dans une fabrication. Toute l’histoire du dé-veloppement de l’Industrie chimique en France et plus par-t i cul i/è rement de l'industrie chimique allemande montre que le laboratoire a été le berceau de tous les procédés transportés à l’usine, de leur perfectionnement qui a permis de porter l’expansion économique à un si haut point.
- Certes, le rôle de l’ingénieur est important et la collaboration de ce dernier s’impose pour aider à la mise en oeuvre aussi économique que possible des pro-cédés de fabrication, mais c’est le procédé chimique qui est la base, et la construction ne vient qu'après. Lors-que le procédé est réalisé , c’est encore le chimiste qui, en surveillant son application le perfectionnera et en-traînera les modifications nécessaires au dispositif
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- atexécution; c’est donc le rôle du chimiste qui doit pré-valoir, Bt clest son savoir que doit développer l’en-geignement. Si celui-ci, en même temps qu’il développe les principes de théorie, les bonnes méthodes d’analyse et de contrôle, entraîne sans cesse, par des descriptions détaillées d‘ industries diverses, par des visites d'usines, des travaux d'application, l’esprit de l’élève vers le but pratique qui doit être la conséquence de ses études, il aura rempli sa tâcheet l’usine fera le reste rapide-ment. e
- A côté de 1 ‘enseignement technique chimique proprement dit, il reste donc une grande place pour nos grandes écoles d'ingénieurs à la condition de diriger aussi leur enseignement vers une spécialisation pratique qui leur a manqué jusqu’ici.
- Alors se formeront non pas en adversaires, mais en amis, deux grands corps de techniciens qui en-traîneront notre industrie chimique vers un développement en r apport avec tous les moyens physiques et moraux que nous possédons.
- Tels sont, Mesdames et Messieurs, les principes généraux desquels doivent s’inspirer nos industries non seulement pour s’édifier mais pour développer leur commerce extérieur et intérieur et rémunérer les capitaux engagés.
- Je tenais à vous les rappeler avant de les app±1-quer à l’utilisation destressources dont nous disposons, pour ériger les fabrications d'ordre chimique dont nous commencerons l’étude dans, notre prochaine conférence.
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