Conférences de guerre [1914-1918]
-
-
- p.n.n. - vue 1/44
-
-
-
- p.n.n. - vue 2/44
-
-
-
- M< MABILLEAU. 7 Février 1916
- Mesdames, Messieurs, c
- Le titre donné à cette conférence, l’organisation sociale de l’Allemagne, pour avoir voulu être trop précis risque d être inexact, en ce sens qu’il limite à des considérations sur l’équi-libre des différents éléments composant la société allemande, une recherche qui voudrait aller beaucoup plus loin. En réalité c’est l’organisation allemande que je voudrais essayer de définir, en recherchant quel est le principe commun de toutes les formes , coordonnées de l’activité allemande . C’est sous ce nom
- d'organisation, sous ce terme général et qui n’est précisé, dé-terminé, limité par aucune étiquette, que les 93, vous vous en ez, ont prétendu indiquer la véritable origine de la orité allemande dans le monde et on trouve chez ceux e eux, qui se piquent de philosophie, un essai de défini-tion ou d’explication de ce principe. En les écoutant, en les lisant et surtout en regardant faire les Allemands qui, en ce moment mettent en ouvre tout leur pouvoir dans tous les ordres * de la pensée et de l'activité pour obtenir le résultat cherché,,
- « on peut espérer arriver à une formule. La tâche est ardue; il
- semble pourtant que l’effort de 1’Allemagne,pour se définir en ce moment par une tentative désespérée en quelque sorte pour imposer son influence au monde , soit de nature à nous donner les documents sur lesquels une pareille recherche peut être tentée.
- Le sens du mot «organisâtion"doit être demandé à la nature. Un organisme, c ‘est essent tellement une hiérarchie de fonctions qui se commandent les unes les autres, de la plus simple à la plus compliquée et un organe c’est schématiquement parlant, c ‘est-à-dire réduit à ce qu’il a d’essentiel un ensem-
- Page de titre 1r - vue 3/44
-
-
-
- p.1v - vue 4/44
-
-
-
- (2
- ble, un groupement d’éléments dont chacun est déjà déterminé, c’est-à-dire représente une certaine fonction propre, éléments identiques ou analogues, ces groupements sont subordonnés à une fonction supérieure qui assure l’unité de l’organe, d'où deux termes en quelque sorte dans la définition, des groupements, des éléments du moins, déterminés, et dans une certaine mesure autonomes, c'est-à-dire, ayant leur tâche propre, leur fonction propre, et au-dessus d’eux un organe, une fonction du moins, qui les unifie.
- L’évolution naturelle, l’évolution des espèces qui représente le progrès de complication de la vie depuis la forme d’organismes élémentaires, le polype, si vous le voulez je jusqu'à l’homme, cette évolution, dis-je, obéit à deux lois où se retrouve la constitution dont je viens de parler, La première de ces lois c’est la spécification progressive, c’est la détermination progressive des éléments associés.
- Les exemples vont rendre cela tout simple.
- et la seconde, c’est l’unification progressive également de ces éléments, je veux dire que,dans le polype par exemple, dans l’organisme inférieur, il y a une série de cellules dont chacune a déjà sa fonction propre et pourrait vivre par elle-même; il y a des êtres qui ne sont réduits qu’à l’état de cellules, on les appelle des amibes. Un polype, c’est une réunion de cellules identiques ou analogues qui non seulemat par leur juxtaposition, mais par leur coordination, leur indépendance et surtout par leur subordination à une fonction ,forme'une unité. Un polype , c’est un ensemble de cellules qui vivent ensemble d’une vie sensiblement supérieure à celle qu’avait la cellule. La cellule n’avait que le pouvoir de se nourrir et de se reproduire; toutes ces cellules groupées ensemble en un polype
- /Bib.
- CNANV
- p.2r - vue 5/44
-
-
-
- p.2v - vue 6/44
-
-
-
- 0
- ont le pouvoir de se remuer et de chercher des formes de nutritton et de vie supérieure, c’est un animal, un être vivant. Avec un tas de sable, a dit Herbert Spencer , on ne fait pas un être vivant. Non, pour cela, ilfaut des cellules vivantes, parti-cipant à la vie. Pour que ce soit un être, il faut une fonction qui unisse ces cellules , c’est ce qu’on appelle un organe. Toute la hiérarchie des espèces se développe ainsi par une double opé-ration; plus les éléments sont bien associés, plus les cellules s’élèvent. Avec un polype, vous ne pouvez pas produire la fonction qui correspond à la vie d’un chien, ou d’un chat. Il n’y a pas de coup de baguette qui puisse faire passer un animal inférieur à une catégorie supérieure, il ne s’agit pas d’activité parti-culière, il faut que cette activité soit accomplie par l’état de préparation de l'organisme qui lui sert de base, il faut donc que peu a peu, de gradin en gradin par suite d’unification supérieure, ces cellules montent du polype au poisson, du poisson au mammifère, etc jusqu'à l'homme. Darwin a essayé d’expliquer par l’influence du milieu toute la série des espèces, il faut en tout cas comparer la génération......
- C’est par la marche progressive d’une espèce inférieure que l’espèce supérieure se forme et c’est cette marche progressive qui lui permet d‘aller jusqu'en haut . Could
- M. Coste, Professeur au collège de France avait ,à ce su-jet, une thèse intéressante. Il veut trouver dans l’histoire de l'embryon les diverses fa phases des diverses espèces où avait passer la génération antérieure à cet individu.
- Ainsi l'embryon présente quelque chose d'analogue à la vie des polypes, vit quelques heures seulements, puis 11 se forme les premiers linéaments des vertèbres, puis successivement en quelques Jours,l‘être parcourt toute l'évolution des espèces
- /Bib. ,
- CNAM
- p.3r - vue 7/44
-
-
-
- p.3v - vue 8/44
-
-
-
- qu’il résume en lui, héritier qu'il est de la nature tout entière, et dont il est le représentant le plus élevé» Il faut donc deux mouvements, coordination, autonomie des éléments, coordination et unification de ces éléments.
- Mesdames, Messieurs, le résultat de cette évolution qui est linéaire , si l’on peut dire, c’est-à-dire directement progressive, d’espèce en espèce, par le travail de la nature, se différencie pourtant, dans ses résultats, suivant la constitution particulière de tel ou tel des éléments,qui entrent dans leurs fonctions, c ‘est-à-dire, que toutes les espèces aboutissent à des formes, analogues , identiques, mais l’activité qui en résulte n’est pas identique; Ainsi l’évolution animale aboutit d’un côté à des fauves, à des bêtes de proie, d’un autre côté à des êtres dociles, à des êtres faciles à apprivoiser; ailleurs ce sont les espèces supérieures, des êtres chez qui le système nerveux prédomine et arrive à être le siège de la pensée et de 1' action supérieure.
- Voilà ce qu’on peut dire de l’organisation, eh bien: Messieurs que penser d’un système qui a laprétention de dégager ' de l’examen de la nature et de la nature de la nation qu’il a en vue, les lois mêmes de sa vie sociale. Répondons tout de suite que c’est là une idée intéressante, hardie, légitime. Légitime, car la société humaine présente une liaison telle entre ses membres co sidérer qu’on peut la eomparer, qu’on l’a cemparée considérée, c ’ est un système qui s’appelle l’organisme) comme un ensemble d’êtres épars, d’unités organiques éparses, une cité, c’est un groupement d’êtres dont les fonctions sont tellement entrelaéées les unes aux autres 00 chacun, chacun de ceux qui travaillent, tout au moins, est nécessaire aux autres et cette solidarité a permis aux organismes dont Je parle et dont M.
- /6b.
- p.4r - vue 9/44
-
-
-
- p.4v - vue 10/44
-
-
-
- (5
- est un des plus brillants représentants aujourd’hui, à considérer l’humanité comme une des espèces supérieures aussi parfaitement une dans son développement que les espèces inférieures le peuvent être.
- Donc on peut considérer la Société comme un organisme et l’on peut chercher à lui appliquer les lois de l’évolution naturelle, et comme il s’agit d’une société particulière, ici nous considérons la société allemande qui a pris un certain Jend-wd de ses dispositions internes , de sa nature propre, on peut admettre qu’ayant approfondi les lois internes de son existence, elle cherche à les appliquer à tous ses actes, à tous ses modes d’activité et telle est la prétention des fameux intellectuels, ceux d’entre eux qyi se piquent de philosophie.
- Messieurs, que vaut une pareille méthode? Elle vaut autant qu’elle sera exacte amna/s l’intuition des lois réelles et profondes de la nature et ensuite autant que la nature se trouvera présenter un des êtres normaux et supérieurs de l’humanité. Le problème est assez difficile a résoudre et nous allons par un examen de psychologie technologique en faire comprendre tout l’intérêt.
- De ce que j’ai essayé de préciser quant aux conditions de l’organisme naturel il se trouve que dans un organisme il y a deux éléments: dans une société il y a des individus et l'état. L'état, prouvant la raison d’être de la société, le centre qu’elle s'est donnée, le moteur commun des lois , le principe qui est chargé de la direction générale d’un groupement dont chacun reste dans une certaine mesure libre de ses actes en ce qui le concerne.
- Eh bien ! entre l’individu et l’état ainsi entendus, quel parti ont pris les sociétés civilisées du type que nous connaissons, latines et alliées des latines, en ce moment? Sur ce point veuillez vous souvenir des données très intéressantes que
- p.5r - vue 11/44
-
-
-
- p.5v - vue 12/44
-
-
-
- 3
- contient un livre qui date de 20 ans, mais qui n’a pas perdu sa valeur, et qui s’appelle "l’individu ehl'état". Ce sont les deux nom sociaux et politiques des éléments qui entrent dans des i ndividusy l'organisation; il faut toujours des élémentsydes cellules et quelque chose qui dirige ces cellules, qui leur imprime une certaine force; il semble que la société latine aillent de plus en plus vers cette concept ion qui fait de l'état un moyen, un moyen pour l’élévation et le progrès des individus.
- La. république, telle que nous l’entendons, a pour but d’assurer à chaque citoyen ((lisons à chacun de s membres de la société humaine, car nous ne voulons pas laisser croire que nous parlons d’électeurs en disant citoyens, ) le maximum de bien être, de valeur morale, de vie intellectuelle, de manière à élever le niveau ou comme le diâsit J.Jaurès, pour amener tous les individus à l'élite; il semble qu’il y ait une contradiction dans les termes. Qui dit élite, dit quelque chose qui dépasse la moyenne, Jaurès entendait que l’élite doit toujours monter et qu’il s'agit d'amener à l’état d’élite ceux qui étaient en dessous, en sorte que le niveau général s'élève jusqu'au mo-mentoà il y aurait saturation, équilibre et où le développement intellectuel, moral et matériel de l’humanité pourrait être: considéré comme parvenu à un étiage, ce qui ne saurait être maintenant encore; n’en parlons que pour mémoire.
- La conception latine de la civilisation est certainement celle-là. Les individus ne doivent pas chercher à produire un résultat extérieur à eux. Nous n’admettons pas qu’ilssoient uti -lisés pour autre chose que pour euxfêmes
- Kant veut que chacun soit une fin en soi, que chacun pense, considere que son développement soit le but suprême de la civilisation, à laquelle nous participons, d’où 11 se trouve que le progrès se trouve éparpillent que l'état se trouve dispersé
- /Bib.A
- CENAM
- p.6r - vue 13/44
-
-
-
- p.6v - vue 14/44
-
-
-
- ^ I (3 5
- entre tous ses membres, qu’aux termes on trouverait une democratie c’est la République de fin ? comme parlait Kant.
- Il semble que ce soit de ce côté que notre civilisation s’oriente, et je dirais que les nations qui se sont alliées à nous, dans la lutte qui se poursuit en ce mc= moment, s’engagent aussi dans cette voie. L'Angleterre, en un sens nous y a précédés, et depuis la Révolution nous y accompagne; la Russie y est entraînée par nous, et l’Italie également. Toutes ces nations tendent à un idéal de liberté, de bien être et de justice, par l'é-quilibre qui exclut toutes fins extérieures de domination, d’une unité étrangère aux consciences, et à laquelle il s’agirait de soumettre ces consciences pour rendre cette unité plus grande et plus forte.
- Oui, Messieurs, voilà dans quel sens l’imitation d’un système organiciste pourrait être défini par la civilisation que nous représentons.
- Tout autre est le cas de l’Allemagne. Cherchez les inverses de tout ce que Je viens de dire et vous le trouvez. Je vais maintenant aborder ce cas pour voir dans quel sens elle s’est dirigée et se maintient.
- Messieurs, la conception sociale, générale, politique, économique, philosophique de l’Allemagne est subordonnée depuis 40 ans a un fait qui marque une date profonde de son histoire et qui l’a amenée à se renouveler, c’est 1 • empire, allemend
- L’empire allemand a créé quelque chose de nouveau.
- Cet empire a été créé par la Prusse et il participe naturellement au caractère de la race qui a ainsi pris l’hégémonie: violence , domination, esprit de conquête et de proie, symbolisé par le fameux aigle des Hohenzollern. Voilà l’esprit de la Prusse, l’empire créé par la Prusse a nécessairement donné une unité orientée de
- Ce cole
- GO
- CNAW
- p.7r - vue 15/44
-
-
-
- p.7v - vue 16/44
-
-
-
- (8
- Jai dit tout à l’heure que les nations latines et alliées des latinsprésentait des caractères tout autres. A peine est-il be-soin de remarquer que leur évolution a été tout-à-fait inverse de celle de l’Allemagne. La France a évolué de la monarchie abso-lue puis relative,et de l’esprit de conquète, représenté par Louis XIV et puis par Napoléon à un état de démocratie, à une recherche pour elle-même et pour les autres des principes de Liberté, Egalité, Fraternité. L’Angleterre a fait demame ainsi que la Russie, vous savez depuis quand, dans quelle mesure, elles 2 Abu des ont. évolué dans le même sens etVl'Italie qui, elle aussi, vient de se constituer peu de temps avant l’Allemagne, mais sur un tout
- autre terrain; le but de l’Italie, le but de la monarchie ita
- lienne a été l‘affranchi s s emat des anciens états et l’effort p pour leur permettre de retrouver =a flambeau de l’antique civi-ex ~wdo luwi qu lisation et de l'ant ique puissance, des droits traces de just ice
- et de prospérité qui en BwLété la marque et l’honneur.
- Au contraire, l'évolution allemande a été d’une certaine liberté éparse, d’une certaine indépendance éparse à un faisceau
- puissant de domination et l’unité s’est concrétée,, par une chance extraordinaire-qui est peut-être le comble des malheurs, mais pour le développement dont il s’agit cela a été une chance-
- par la rencontre d’une race, j’entends celle de Prusse et de
- Hohenzollern, fait e pour commander; il serait puéril de ne pas reconnaître le mérite de cette race au point de vue de la civilisation qu’elle tend à donner.
- Nous sommes enclins à voir le vice, la monstruosité de l’esprit qui gouverne toutes ces choses, il convient cependant * den reconnaître la méthode, lapuissance exempte de tout scmupule et de tout souci des moyens et l’étonnante faculté de commande-ment , d’unification.
- Le fait que c’est la Prusse qui a fait l’Allemagne a
- 2 2 % 5
- p.8r - vue 17/44
-
-
-
- p.8v - vue 18/44
-
-
-
- S
- déterminé a direction ce cette civilisation nouvelle, en a fait une bête de proie. Le fait que ce sont les Hohenzollern qui dirigent la Prusse et par conséquent 1 ‘Allemagne lui a donné une audace, une clairvoyance dans le but, une ténacité, une subordi-nation des idées à ce but, qui a été favorable à l’éclosion de la monarchie dont nous constatons en ce moment les effets en même temps que l’abominable grandeur.
- Voilà le premier point , l‘empire, auquel il s’est trouvé un empereur. Guillaume 1er n’avait pas été au sens absolu un em-pereursurtout pour cette doctrine, mais il a eu Bismark et de Moltke.
- Guillaume II n’a pas eu Bismark ni de Moltke, mais il s’est imprégné de leur doctrine, de leur exemple, pour poursuivre avec ténacité et violence le but qu’il s’était marqué. Un "empire et un empereur” voilà les lois de ce développement.
- En second lieu, comparons considérons les comme un grand copps, comme un organisme; il y prétend, parce que l’effort de la civilisation de l'Allemagne, c’est d’arriver à être un être monstrueux et puissant
- La deuxième circonstance favorable c’est la faiblesse des éléments qui constituaient cet empire. Elle était favorable non pas pour un vrai progrès mais pour ce développement prodigieux de puissance moment anée, qui le conduira à la décadence et à la chute certaine, mais enfin pour le résultat immédiat qu'il s’agissait d’obtenir, c'est-à-dire, la subordination à cette unité, l’empire et l'empemüer, de tous les éléments que contenaient l’Allemagne, il importait que les composantes de l'empire allemand, les 27 ou 28 états, qui y sont entrés, fussent faibles; s’il y avait eu une Bavière forte, une Saxe, puissante, etc, l’empire ne se serait pas fait. Toutes les composantes de la société allemande étaient faibles, Enumérons-les;
- (Bib.
- CNAM )
- p.9r - vue 19/44
-
-
-
- p.9v - vue 20/44
-
-
-
- Q
- wauslet rT
- 0J
- Les Etats: Aucun qui puisse tenir devant la Prusse;
- ils avaient été ou vaincus, ou éblouis, ou asservis ou conquis par des mariages, des alliances ou des associations .D ‘ailleurs ces états, et c’est le chef d’oeuvre de Bismark, et on n'y réfléchit pas assez,ont disparu en Allemagne devant le principe d’une surAllemagne qui domine l‘autre,qui n’est que géographique et n’a aucune importance.
- L'armée, et à côté d’elle et à elle liée, l’Administration assimilée à elle-même l’armée par le fait qu’un docteur est colonel ;tout le monde dans l’armée est fonctionnaire.
- Son commerce, son industrie et surtest=ee=qui=eété-n — awsoi
- de beaucoup la grande puissance de l’Allemagne; ce fut l’unification de tous ses éléments. Tous les ouvriers allemsnds sont soumis au même règlement et bénéficient des mêmes assurances. C’est le chef d’oeuvre de l’assurance sociale; c’est une raison puissante d’inspiration de la foi gouvernementale et c’est là un collec-tiwisme d’état qui fait de chaque ouvrier un fonctionnaire de dette machine industrielle et commerciale qu’est l’Allemagne qui lui assure toutes les assurances, maladie, accident, vieillesse, avec un réseau d'institutions préparées qui font qu’il n’y a plus aucune place ni pour l’individu ni pour l’association. Toutes les associations ont été englobées en une série de. comités où participent patrons et ouvriers, sous la surveillan-ce de l’état représentant l’unité. Par conséquent, il n’y a qu’une Allemagne, il y a l’ouvrier allemand, comme il y a la loi allemande comme il y a le fonctionnaire allemand.
- Qui garderait l’illusion d'abattre cette puissance. Renvoe yer l’Allemagne à son unité primitive, ce n’est plus possible, il faudrait détruire cette armature construite par la main géante et pleine de duplicité de Bismark; mais tant que ces institutions dureront, l’unité de l’Allemagne est faite.
- Toutes les Vereines ont été transformées, préparées à /Bib.
- • ÇNAL
- p.10r - vue 21/44
-
-
-
- p.10v - vue 22/44
-
-
-
- r d
- nouveau, pénétrées d’un esprit spécial de lucre et de conquète. Ce sont des trusts , des entreprises d‘une puissance considérable.
- Parlons maintenant de l’individu:
- L'individu allemand est précisément ce qu’il faut pour rendre cette centralisation possible, si exagérée , si monstrueuse qu’elle soit.
- De nature , il est brutal, par conséquent disposé d'a vance à admirer, à aimer et surtout à écouter qui lui fera jouer du poing et user de sa force; il est d’avance un élément de lutte de bataille et debataille aveugle; il est d’avance un de ces hommes qu’on peut lancer contre les autres. C’est yun foyer de haine aveugle, avant toute réflexion.
- En deuxième lieu, il est docile, étonnamment docile, sans critique, 11 admet que lahiérarchie est juste , équitable, né-cessaire, et depuis qu’il est satisfait, depuis qu’il est assuré / depuis qu’il n’a plus rien à craindre,parce qu’il est entretenu, s’il chôme, qu’il est soigné, s’il est malade, qu’il aura une pension s’il est invalidé, il se dit membre de l'Etat. L'Etat est là, tout lui est égal. Rien à espérer de sa part, malgré les doctrines, malgré les doct chimères dont son esprit était farci, il n'a pas capitulé devant les erreurs auxquelles on le faisait participer et ceux-là mêmes qui pendant des années, ont pu pousser des cris de justice, ont été les .premiers à aplaudir à l’écrasement de toutes liberté et de toute justice.
- Enfin l’Allemand n’est pas indifférent, il est mystique tout de même,; il est mystique parce que comme ceux qui t rouve n’ont pas d'esprit, il ne trove pas en lui-mëme sa raison d’être; un peuple, commele peuple latin, n'a pas besoin de mys-ticité, il en peut avoir , mais il trouve en soi cet- son idéal, il se charme lui-même : un être borné aux int érèts mat ériels sent vaguement qu’il a besoin d’autre chose, sa docilité même
- /Bib.
- CN AW/
- p.11r - vue 23/44
-
-
-
- p.11v - vue 24/44
-
-
-
- lui fait chercher autour de lui à qui obéir ; on lui fournit tou-tes les raisons de mysticité; lapremière c’est lagrandeur de l‘Allemagne "Deut schland uber Alles »
- L’orgueil allemand chauffé à blanc. Messieurs, par le mensonge, par le bluff, par l'exagération, par une espèce de coalition de tout ce qui pense en Allemagne=st qui conduit ce qui ne pense pas à obéir à cet orgueil immodéré. Puis il y a le souverain et ceux qui sont attachés à lui et en fin le Dieu, leur dieu qui leur a promis le monde pour oublier, pour jouir, pour s‘enrichir,pour taper, pour exercer leur force. Voilà les raisons du mysticisme allemand et elles sont exactes.
- Voilà des conditions bien favorables pour le développe-ment d une organisation spéciale calquée sur la nature du peuple allemand.
- En voici une autre de laquelle je ne dirai qu’un mot. C’est la nouveauté du cadre. L’Allemagne s’est organisé à nouveau parce vieille 7 qu'elle a trouvé à s’organiser. Quand unercivilisation se crée lentement, sa coquille, son outillage se forme peu à peu et il lui est très difficile d’en sortir. Quand l’outillage est lié à une baraque, qui lui a servi autrefois, quand on ne peut pas mettre le feu à la boutique, on est bien empêtré de sa supériorité passée, c’est comme lorsqu’on a de vieux meubles de famille, on ne peut pas les jeter.L'Allemagne au contraire était un pays neuf ports où tout était à créer. Brême et Hambourg sont des=pays=neufs vieux
- Nous, nous avons des ports , de vieilles usines, de vieux chemins de fer. Il y a 50, 60, 80 ans, nous étions les premiers du monde pour tout. Ce n’a pas été facile de s’arracher à ces restes de supériorité périmée et il est clair que la nouveauté de l’oeuvre a permis à l’Allemagne de tailler dans le vif.
- Un des hommes qui a écrit les choses les plus judicieuses, les plus documentées et quelquefois les plus intéressantes sur
- ( 60b.) CNAM
- p.12r - vue 25/44
-
-
-
- p.12v - vue 26/44
-
-
-
- l’Allemagne, est M. Victor Cambon, qui a publié en 1913 "Les récents progrès de l’Allemagne". C’est le dernier mot sur l'Allemagne.
- M. Victor Cambon signale qu’il n’y a pas de routine dans l'admi-nistration allemande, qu’il n’y en a pas dans les usines, qu’il n’y en a pas dans la méthode de l’empire allemande, ni même dans l’industrie allemande, et vous savez pourquoi,là encore l'Alle-magne est servie par les conditions propres de sa nature, voilà les conditions dans lesquelles se meut la vie allemande.
- Tout l'édifice social n’a désormais qu ’un but, celui de l’unité: science, philosophie, droit,religion , spéculation, industrie, commerce, transport, navigation, etc. toute la vie économique, tout le développement social du pays, tout cela sera réglé par une cause que nous venons d’indiquer, et par la loi qui se dégage d’une organisation dont voilà les termes: plus rien de libre, de désintéressé, plus de souci des moyens, le but est une domination toute matérielle, comment faudrait-il dire ? une espèce de panthéisme polyformique qui a pour but la domination matérielle et pour instrument l’armée à laquelle tout est subor-donnée.
- Voyons maintenant les applications de cette méthode par une revue extrêmement rapide;
- Si rapide et par conséquent si superficielle qu’elle puisse vous paraître, j’espère que vous reconnaîtrez que si l’expression en est trop générale, elle correspond à des conclusions tirées des faits eux-mêmes, et qu’elle n’a nullement le caractère d’une théorie en l'air.
- La production allemande a dépassé depuis 30 ans, exactement depuis 1885, toutes les prévisions possibles, et vous allez voir encore comment les circonstances se prêtent à favoriser l'Allemagne, Elle a les matières propres de tout travail économique dans
- p.13r - vue 27/44
-
-
-
- p.13v - vue 28/44
-
-
-
- (14
- son sous-sol. Elle a la houille et les métaux, c’est là.une des conditions essentielles pour la prospérité et la puissance économique d’un pays. Nous sommes loin d’être déshérités à ce sujet Les découvertes du bassin de Briey dans l’Est et de l'Anjou pour le fer et la houille, mettent notre pays presque au pair avec l’Allemagne. En revanche d’autres pays, l’Italie par exemple, sont à jamais subordonnés à cause de leur manque de houille, et doivent demander à nos voisins( à nous, maintenant, j’espère ) la houille instrument même de tout travail.
- Après la matière, l'ouvrier.
- Un ouvrier excellent pour le machinisme auquel l’Allemagne s est très rapidement décidée, c'est-à-dire, musculeux, résistant, sans imagination et essentiellement discipliné, auquel l’assistance sociale a enlevé la révolte. S’il rêve encore d’un collectivisme plus complet «i-f on lui dit que ce sera le terme nécessaire qui fera l’Allemagne riche, car il n'yy a pas d’institutions sociales qui ne puissent se dispenser d’une industrie prospère , c’est ce que les ouvriers ont compris, et de ces ouvriers dépendent la prospérité de l’industrie et parconséquent la leurpropre.
- La matière, l’ouvrier, puis la science:
- La séceece allemande a une couleur particulière, une disposition particulière qui la distingue de toutes les autres, surtout de la science française; elles est uniquement utilitaire et subordonnée non seulement à des fins qui lui sont indiquées mais a des institutions dont elle apparaît comme l’instrument proprement dit . Les universités allemandes que jeconnais bien présentent un caractère contraire au nôtre, qu’elles appellent le mandarinat, qu’est-ce que c’est que le mandarinat. C’est u e institution qui repose sur cette croyance qu’un certain développement de l’esprit humain est nécessaire pour faire quoi que ce soit et que ce développement doit être désinterressé.
- afin que l'homme qui paraît suivre telle profession
- p.14r - vue 29/44
-
-
-
- p.14v - vue 30/44
-
-
-
- (15
- SS
- afin que l’homme quand il voudra suivre telle ou telle profession ait .-
- atteint déjà un degré de culture supérieur a celui qu’il eut trouvé dans la pratique du travail; c'est une idée que les Chinois ont appliqué a ‘une façon un peu ridicule ; jusqu ’à 30 ans ils apprennent l'alphabet, ils cultivent leur esprit, ce n’est qu'ensuite qu’ils passent des examens absomument désintéressés; alors on leur fait prendre les armes, l’état d’ingénieur, de médecin, etc. Traduisez autrement, ce système signifie que l’homme en tant qu‘homme , doit profiter du travail de l’héritage de l'humanité pour élever son esprit et agrandir son coeur. C’est beau; on dit en Allemagne quand un enfant entre à l’école, il est en ligne et travaillera à atteindre son but, entre des barreaux et des pieux qui lui marqueront la route; des écoles d’apprentis sage remplacent nos lycées et nos collèges.
- Dans nos lycées on fait du mandarinat. Jusqu ’à 18 ans, on ne s’occupe de rien, on lit des vers latins, du grec. A 22, 23 ans, un homme n’a jamais reagrdé la vie en face, mais il a fouillé l'antiquité qu’il ne connaîtra jamais.
- Cela a été notre grandeur, la beauté de notre civilisation, c’est en cela que nous représentons le phare de l’imagination et de l’esprit.
- Mais en face de ces chiens enragés qui sont de l’autre côté , il est impossible de nous berser de tant d’illusions. 11 faut prendre la pique en mains et prendre la voie pratique où ils se sont engagés. Ils doivent leur supériorité relative au fait qu’ils ont méprisé ce qui faisait notre grandeur l’instrument et considéré ce qui faisait linstrument de leur dangereuse pet 1-tesse
- 0
- p.15r - vue 31/44
-
-
-
- p.15v - vue 32/44
-
-
-
- (16
- Des conditions de la science, je ne dirai qu’un mot. Chez nous la science se fait par un travail individuel; il y a tout au plus quelques écoles, quelques laboratoires , il y a eu Pasteur, Berthelot, Claude Bernard, avant eux. Je ne veux pas compter les vivants; 11 y a des établissements scientifiques, celui-ci par exemple, qui est le siège de plusieurs de ces écoles
- C’est d'ici que sont sorties plusieurs des découvertes qui ont fait la grandeur et la prospérité de notre pays, qui fon t notre honneur et notre force .
- Rien de semblable en Allemagne; il y a des plans d‘apti-où
- tude que=lesquels on marque les points sur lesquels il reste des découvertes à faire et des perfectionnements à établir; les perfectionnements pratiques, voilà exactement le but de la science allemande à tous ses degrés. Il n’y a presque pas de découvertes proprement dites. En Allemagne, on l'a démontré ces temps-ci, les découvertes sont rares. Elles sont pourtant le principe essentiel de la marche de la science. Eh bien en Allemagne, il y en a peu. Les découvertes que nous avons faites, ils les ont pris et ils ont cherché à en faire sortir tout le fruit.
- Les explosifs, c’est avec Berthelet que la science française en a créé la théorie. C’a été la mélinite, c’est Turpin qui hier, aujourd ‘hui, peut-être a trouvé la principale matière dont ils se servent.
- Les sous-marins ont été construits en France, et c’est Zeppelin qui les utilise.
- Faut-il parler de l’aviation:
- Les premiers ballons s’appelaient des Montgolfières, le
- Paris a vu les Zeppelinsfbombarder, sans que nous ayons de quoi, leur répondre. Les avions, c’est un latin, un grec, Icare, qui a tenté l’ascension des cieux. C’est Léonard de Vinci qui a donné la formule du vol, c’est en France que les premiers inventeurs ont réalisé des vols, et ce sont les Aviatiks qui remplissent le ciel.
- /Bib.
- ENAW
- p.16r - vue 33/44
-
-
-
- p.16v - vue 34/44
-
-
-
- (17
- Toutes ces découvertes c’est nous qui les mettons au monde, ce sont eux qui les retournent contre nous.
- Messieurs, voyons très 'brièvement les résultats économiques auxquels cette méthode a conduit les Allemands:
- Les mines leur fournissent tout ce qu illeur faut, mais ceist surtout dans le traitement de la matière qu’ils ont été maitres.
- C’est dans la chimie, la métallurgie, la mécanique et l’électricité qu’ils ont pris une telle avance que leurs grandes usines jouissent d une espèce de monopole.
- Osons le dire, ce monopole pèse sur nous tellement, en ce moment que nous sommes obligés de renouveler tout notre outillage car nous nous ne doutions pas que nous étions sous une telle dépendance vis à vis d’eux.
- quelle est le principe qui leur a servi à cela. C’est la constitution du groupement des forces dans les industries.
- Ces groupes, ce sont Krupp, c’est, pour la chimie , la Badische Anilin et la Coda Fabrik qui avait une centaine d’ouvriers, et qui maintenant en a 20.000 =*. Celle-là a accumulé, je ne dis pas les découvertes mêmes, mais les applications pratiques de nos découvertesc’est nous qui avons donné les premiers la formule de
- la fabrication de l’acide sulfurique. Il a fallu 10 ans et quelques millions à la Soda-Fabrik pourra briquer industriellement . Les matières colorantes ont été étudiées par les Français. Chevreul et son école ont donné les premiers la théorie de l’assimilation des explosifs et de la houille aux dérivés de la houille.
- Aujourd ‘hui les matières coloran tes et les produits pharmaceutiques sont devenus presque un monopole des industries dont je parle; c’est au point que Lyon n’a plus de couleurs pour ses scies et on a dû créer des usines en France et en Italie.
- / Tout ces développement industriel a abouti à l’Exposition
- p.17r - vue 35/44
-
-
-
- p.17v - vue 36/44
-
-
-
- de Leipzig en 1913 qui a été une révélation. Elle faisait suite à 1 Exposition de Dresde. C’est une exposition du travail humain, non pas dans une exposition universelle, mais sur sur des points où elle est restée maïtresse,sur les progrès faits depuis 20 ans. C’est une espèce de synthèse du travail humain covrdonné.
- Il apparaît en Allemagne comme solidaire en toutes ses parties. On dit à telle usine ce qu'il faut faire,parce qu’on fait telle autre chose dans une autre. C’est vraiment Messieurs, comme ües cellules d’un organisme énorme qui travaille chacune pour elle-meme et pour le résultat final.
- Deux mots sur les échanges et sur l’exportation:
- Le commerce a dépassé celui de l'Angleterre, il l’a dépassé depuis quelques années et c'est en moins de 30 ans qu’elle y ait arrivé, aidéepar des groupements industriels dont chacun
- organise les produits qu’il met à jour par les moyens politiques et diplomatiques. Tout consul ast un agent commercial. Il n’en est pas ainsi des autres peuples.
- Cela aboutit à la foire de Leipzig, foire d’échantillons, où tous les pays sont venus chercher les types des différents se
- mettant ainsi à la remorque de l’Allemagne qui avait des types tout prêts , c’était plus commode que de les chercher nous-mêmes,fct
- parce qu’il y avait quelque’un qui cherchait pour nous, nous nousy
- hobituias. habituions.
- Les transports:
- Les chemins de fer atteignent une longueur de 57 mille kilomètres, au lieu de 27 ou 29 chez nous. Et leur réseau augmente de mille kilomètres par an. Ce système de chemins de fer est entre les mains de l’étatqui en fait un instrument de tactique, de stratégie militaire, en même temps que de prospérité commerciale.
- 0 4 Z r % 7
- p.18r - vue 37/44
-
-
-
- p.18v - vue 38/44
-
-
-
- 0
- Les ports: quelques chiffres:
- Hambourg a *r1.300 mille habitants.
- Commerce des ports:
- New-York qui est le premier port fait un commerce de 9870 millions de francs par an»
- Londres, 8965 millions. Hambourg: 8.375
- Marseille, 3.300 millions
- Hambourg a un outillage extraordinaire créé à nouveau.
- Il possède des grues uniques, M. V. Cambon raconte la stupeur de la Commission,qui y était allée pour je ne sais quel sujet, [décharger •
- en voyant un paquebot dans un certain nombre de tonnes, pour lesquelles il nous aurait fallu plusieurs jours.
- La flotte:
- Autrefois c’était la grande Compagnie anglaise qui tenait le marché. Maintenant c’est la Hambourg America Line avec 1307 mille t onnes; la Nord....... les Messageries avec .......
- Finances :
- Elles ont un développement considérable, a cause de la mise dans les affaires du crédit; toute caisse de capital est une caisse de crédit; le revenu prussien et Lallemand a augmenté considérablement.
- M. Ministre des Finances détermine par les
- impôts de la Prusse,à 2+ millards par anet ,d ‘après les assurances à, 46 millards.
- Partout meme - subordinat ion, même suberdinatienco ordination =e====me=cert± même servitude à un but unique et l’on peut dire comme art icle de foi que tous les Allemands sont Allemands.
- L’armée est disciplinée, et il y faut joindre toute une administration publique assimilée. Le monde industriel et commer-gant dépend du gouvernement. Les institutions sont auxha.ins de
- /Bib.
- CNAW
- p.19r - vue 39/44
-
-
-
- p.19v - vue 40/44
-
-
-
- l’Etat. Le monde ouvrier est discipliné, empressé, rassuré, et
- non seulement rassuré mais contenu par cette organisation., véritable police qui se confond avec l’organisation sociale.
- Voilà, Messieurs, la bête de proie qui a raison de se croire un organismgpuisque toutes les cellules collaborent à l’appétit qui est la raison de son existence.
- Où est la faiblesse de cette organisation: dans ce fait que tout est subordonné à la tête, l’empereur et l’armée.
- Si cela croule, tout croulera.
- Tout est subordonné à cette condition politique , sociale et internationale; c’est la tête qu’il faut frapper.
- Je relisais, l’autre jour, les Travailleurs de la Mer, et je marrêtais à un passage admirable: le combat du ul avec la pieuvre. QJLab est entré dans l’eau pour aller voir les étoiles; la pieuvre se jette sur lui; en quelques instants,
- des tentacules sans nombre sortent de la ttè tête. Chacun suce
- pour son compte, et est commandé par l'oeil vague,
- trouble et
- lumineux pourtant qu’il aperçoit
- dans l'ombre. Ils l’enlacent ======
- et t.l
- à se dégager;
- t ombent,
- ne peut se dégager;
- d’un sews coup du
- . S se
- GUab weespire regarde le ciel.
- 0 PomniSc
- Un de ses bras pourtant parvient abat la tête, les tentacules
- p.20r - vue 41/44
-
-
-
- p.20v - vue 42/44
-
-
-
- p.n.n. - vue 43/44
-
-
-
- p.n.n. - vue 44/44
-
-