Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique »e Photographie
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- Etude
- Report de Bromoil par .M. C. DE Santeui.
- Gesnouia, Grandturin et C Photograveurs. Paris.
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- LE BROMOIL
- Le procédé Bromoil a, au cours de ces dernières années, presque définitivement conquis la laveur du inonde photographique, y compris celle des photographes professionnels. Et c est justice, car on ne trouve dans aucun autre procédé une aussi grande facilité d interprétation, une aussi grande puissance et une aussi belle matière ; sans oublier son inaltérabilité absolue.
- D’ ailleurs, au dernier iSalon International de la Photographie, à Pans, sur 386 œuvres dont le procédé d impression a pu être identifié d une façon certaine, on a relevé 160 œuvres exécutées aux encres grasses. C est, sans phrases, le meilleur plaidoyer qui puisse être fait en faveur du procédé Bromoil.
- Grâce à lui, 1 artiste photographe, qu il soit professionnel ou amateur, dispose de possibilités de contrôle local et d interprétation qui, tout en conservant à ses œuvres une fidélité parfaite, lui permettent de révéler sa personnalité et son talent.
- Ce procédé 11 est pas difficile, mais beaucoup de difficultés peuvent provenir de 1 emploi d un papier qui ne lui soit pas approprié. Il fallait donc tout d abord mettre à la disposition des photographes des papiers convenables. G est chose faite depuis la mise sur le marché des nouveaux papiers au bromure Guilleminot, spéciaux pour Bromoil et dont on trouvera plus loin la désignation exacte.
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- LE MATÉRIEL
- Il est impossible Je Lien travailler avec du matériel Je qualité inférieure et ce serait aller au rebours J une économie bien entenJue que Je lésiner sur les premiers Jébours à effectuer ; nous Jisons même que ce serait aller au Jevant J un échec à peu près certain.
- Nous allons examiner successivement la question Jes pinceaux, Jes encres et Ju papier au bromure.
- PINCEAUX. - O n travaille plus vite et surtout beaucoup mieux avec un gros pinceau qu avec un petit. Les* petits pinceaux Joi-vent Jonc être réservés aux encrages locaux.
- Les poils Jes pinceaux Joivent être serrés, très fins et suffisamment élastiques. — Serrés : cela implique une fabrication parfaite et Jes pinceaux qui ne perJent pas leurs poils ; Jéfaut tellement gênant qu il constitue, à notre avis, un vice réJhibitoire. — Xrès fins et suffisamment élastiques, Jeux qualités qui ne peuvent être obtenues qu avec Jes poils Je putois. Le prix Jes pinceaux s en ressent et est malheureusement assez élevé ; mais on ne Joit pas se laisser tenter par Jes pinceaux Je qualité inférieure. On a essayé, penJant un moment, J utiliser Jes pinceaux en poils J ours, mais ils sont trop grossiers et ne permettent pas J affiner suffisamment le grain.
- Comme forme, la forme en pieJ Je hiche est la seule qui soit nécessaire, car tout ce que fait le (c putois Jroit » peut être fait par le ce putois pie J Je hiche », tanJis que la réciproque n est pas vraie.
- A titre J mJications, voici les numéros et le Jiamètre en millimètres Je quelques putois pieJ Je hiche :
- N uméros a 4 G 8 10 12 1 \
- Diamètre en % j 9 11 13 16 ry 19
- Pour encrer commoJément Jes épreuves 18X2^, il fauJrait au moins un N° ou 20 et un N° G ou 8.
- Quels sont les soins à Jonner aux pinceaux? Afin Je leur conserver leur forme et leur élasticité, tout en les tenant à 1 abri Je la poussière, on Joit les conserver Jans Jes étuis coniques en papier fort, obtenus en enroulant en biais Ju papier autour Jes pinceaux et en collant les Jernières spires.
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- Après usage, le nettoyage doit se faire exclusivement au savon Liane de JVLarseille et non à 1 essence minérale ainsi qu il est assez souvent conseillé, car 1 usage prolongé de 1 essence durcit les poils et les rend cassants. Pour nettoyer au savon, on trotte doucement les pinceaux mouillés sur un gros Lloc et on prolonge 1 opération jusqu au moment ou, après rinçage, la mousse oLtenue soit parfaitement Llanclie. Il est ensuite indispensaLle de Lien les égoutter et de les suspendre pour activer leur dessication.
- L emploi de 1 essence doit être réservé au cas, très rare, où le nettoyage au savon serait inopérant.
- PNC R ILS. — Les encres en tuLes dirent les inconvénients suivants : O u elles sont d origine étrangère et renferment du siccatif, ce qui implique une façon de travailler dont on n a pas 1 liaLitude en France ; ou elles sont trop molles et offrent moins de latitude au moment de 1 encrage, car s il est très facile d amollir une encre déterminée, il est par contre parfaitement împossiLle de la durcir. Beaucoup d insuccès ayant été causés par 1 emploi d encres en tuLes, il faut sans tergiverser donner la préférence aux encres en Loîtes, de composition très constante et toujours plus dures que les encres en tuL es.
- Il sera rationnel de faire les premiers essais avec les encres noires qui existent en deux qualités :
- L encre « noir-macliine », qui est 1 encre dure.
- L encre ce noir- taille-d once », qui est 1 encre molle.
- Les encres de couleurs n existent qu en une seule qualité, intermédiaire, comme dureté, entre celle du noir-maclime et celle du noir-taille-douce.
- On adjoint liaLituellement à la collection d encres, un petit tuLe de ce médium » qui permet de fluidifier 1 es encres quand Lesoin en est. Cas d ailleurs assez rare.
- Pour empêclier les encres de durcir on peut les conserver sous 1 c
- lurcir on peut les conserver sous 1 eau.
- LE PAPIER AU BROMURE SPÉCIAL POUR
- BROMOIL. - L es Usines Guilleminot en faLriquent deux sortes :
- i° Le Bromoil cliamois rugueux, pouvant au cours du gonflement supporter des températures de ^5-5 o .
- 2° Le Bromoil cliamois lisse mat, ne supportant que des tempé-ratures plus Lasses, 35 au maximum.
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- Report de
- Bromod
- par
- M. C. de Santeui.
- Gesnouin, Grandturîn et Cie Photograveurs Paris
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- Les deux sortes peuvent être indistinctement utilisées pour le bromoil direct ou le bromoil avec report ; quoique la sorte n° 2 soit ordinairement préférée pour le report.
- Les deux supports sont assez épais et correspondent comme force et épaisseur à celles de la carte.
- OBTENTION
- DE L’ÉPREUVE AU BROMURE INITIALE
- La succession des opérations pour 1 obtention d une encre grasse par le procédé Bromoil est la suivante :
- i° Obtention de 1 épreuve au bromure initiale, son développement, son fixage et son lavage.
- 2° Blanchiment de 1 épreuve et lavage.
- 3° Séchage.
- 4° Gonflement.
- 5° Lncrage.
- Pour la première de ces opérations, le papier bromure Guillemmot, spécial pour Bromoil, a très approximativement la même gradation et la même sensibilité que le papier Sédar de la même marque. On peut donc 1 utiliser soit pour le contact, soit pour 1 agrandissement, et les clichés qui lui conviennent le mieux sont les clichés normaux (plutôt légers quand ils sont destinés à 1 agrandissement).
- L épreuve doit être tirée à la manière habituelle, mais quand elle est destinée à fournir un report, elle doit être inversée, chose très facile à faire dans le cas de 1 agrandissement puisqu il suffit de retourner le cliché.
- Quel révélateur employer i Xous les révélateurs sont bons à condition qu ils 11e tannent pas la gélatine. Le révélateur au diamidophénol convient donc parfaitement, ainsi que celui au métol-hydroquinone. Il faut pourtant éviter d utiliser des solutions trop usagées parce que les produits d oxydation pourraient tanner la gélatine.
- L épreuve destinée au bromoil, avec ou sans report, doit être une bonne épreuve au sens habituel du mot et il est indispensaable qu elle soit absolument exempte de voile, car un voile quelconque, même léger, marquerait à 1 encrage. aSi besoin en est, il faudra préalablement enlever le voile, soit au moyen de 1 eau iodée, soit au moyen du réducteur de Farmer.
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- Il importe également, pour la lionne qualité Je 1 épreuve future, que les noirs puissent tous se Jiflérencier entre eux et que, par conséquent, on n ait pas poussé le développement jusqu à 1 olitention du noir maximum que peut donner le papier, quand de tels noirs existent dans 1 épreuve. On ne doit surtout pas clierclier ce résultat par une surexposition suivie d un développement écourté, on irait ainsi complètement à 1 encontre du but poursuivi. Résumons-nous en disant que 1 épreuve doit être correctement posée, mais que les grands noirs, quand il y en a> devront être tenus un peu en-dessous de leur valeur ; ce, au moyen d un développement très peu écourté.
- FIXAGE DE L’ÉPREUVE AU BROMURE INITIALE ET LAVAGE
- Il faut continuer à éviter soigneusement de tanner la gélatine, cette prescription impose la suppression de 1 adjonction de tout produit tannant dans le bain de fixage, donc, ni alun ordinaire, ni alun de clirôme. Le bisulfite de soude exerce une action tannante tellement légère qu il peut sans inconvénient être ajouté au bain de fixage dans la proportion lia bituelle de 15 à 20 centimètres cubes par litre. Ce faisant, on aura 1 avantage de sunp Mer 1 es opérations (chose qu on ne doit jamais manquer de faire quand on le peut) puisque le bain de fixage'à utiliser après le blancbiment doit être acide et que le même bain pourra ainsi servir pour les deux opérations.
- Le lavage se fait à 1 a façon habituelle et n offre rien de particulier.
- BLANCHIMENT DE L’ÉPREUVE ET LAVAGE
- L épreuve au bromure, bien lavée, est mise dans le bain suivant :
- Sulfate de cuivre cristallisé............
- Bromure de potassium.....................
- I Solution d acide cliromique à îo %........ 20 c.c.
- 1 Eau q. s. pour............................
- Dissoudre dans 1 ordre et faciliter la dissolution di cuivre en 1 écrasant en petits morceaux.
- Ce bain 11e peut resservir indéfiniment. Il est à renouveler après le blanchiment de (1 épreuves du format de la cuvette employée, quand, dans cette cuvette, la hauteur de la solution 11e dépassait pas 2 centimètres de hauteur.
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- 18 Sr-
- 20 c.c.
- 1 litre
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- E épreuve au bromure sortant du lavage (ou mise préalablement à 1 eau si elle avait été sécliée) y est donc plongée et on laisse agir la solution pendant 2 minutes, au minimum. Elle en est retirée quand 1 image a complètement blancln en 11e laissant que quelques traces jaunâtres dans les grands noirs. On lave ensuite abondamment pendant une dizaine de minutes (lavage très important).
- Cette opération doit se faire à une lumière atténuée car 1 image blanclne est sensible à la lumière et pourrait noircir. Ce noircissement, ne disparaissant pas dans le bain de fixage qui va suivre, pourrait être un inconvénient pour 1 encrage en constituant une teinte parasite qui apparaîtrait sous 1 encre grasse.
- C est au cours de cette opération de blancliiinent que les différentes parties de 1 image sont tannées proportionnellement à la quantité d argent réduit qu elles contenaient, et c est ce tannage qui va permettre 1 encrage après gonflement, car la gélatine 11e pourra prendre 1 encre qu aux endroits où elle n aura pas gonflé, c est-à-dire qu aux endroits qui auront été tannés.
- FIXAGE APRÈS BLANCHIMENT
- O 11 ne doit procéder à ce fixage qu après le bon lavage que nous venons de préciser et le bain à utiliser doit être un bain acidi fié au bisulfite de soude liquide ; 1 addition de bisu lfite ayant pour but de faire disparaître les traces jaunes laissées par le bain de blanclinnent. TJn fixage d une durée de cinq à dix minutes est suffisant.
- Après ce fixage, il faut laver à nouveau, mais ce lavage a une importance relative car, s il reste quelques traces d fiyposulfite, elles sont beaucoup moins dangereuses puisque 1 épreuve future ne doit pas être constituée par de 1 argent réduit.
- SÉCHAGE
- Il est absolument indispensable, qu avant encrage, 1 épreuve ait été sécliée au moins une fois. On peut sécfier soit après le ier développement, soit après le bl ancfinnent ; cela dépend de la façon dont 011 veut conduire les opérations. En principe, le sécfiage après blanclinnent paraît préférable et il est utile de préciser qu il 11 y a aucun inconvénient à sécfier deux fois.
- Le sécfiage préalable permet à la gélatine de 1 épreuve d être plus résistante et de mieux supporter les opérations de gonflement et d encrage.
- (A suivre.)
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- Porte de 1 Hôtel-de-Ville
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- Bromoil
- par M. C. de
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- RECETTES & TOURS DE MAIN
- LES VIRAGES SÉPIA
- La question des virages sépia a déjà fait couler beaucoup d'encre et en fera probablement corder beaucoup encore, car il ne se passe, pour ainsi dire, pas de courrier que nous ne recevions des demandes de renseignements à ce sujet, accompagnées du récit de nombreuses infortunes qui ne se seraient pas produites si nos correspondants n’étaient passés à la pratique qu après avoir étudié quelque peu la technique du procédé.
- La technique ? Un grand mot pour une bien petite chose dans le cas qui nous occupe, car il suffit d’un peu de bon sens et d’un peu de soins pour éviter tout mécompte et tout malentendu.
- Avant d aller plus loin, rappelons que les papiers par développement peuvent se diviser en 3 grandes classes :
- Les papiers au gélatino-bromure (genre Sédar Guilleminot).
- Les papiers au chloro-bromure (genre Pirguil Guilleminot).
- Les papiers au chlorure (gaslight) (genre Dinox Guilleminot).
- Gette distinction est nécessaire et doit être retenue, car un procédé de virage qui convient parfaitement à une sorte de papier convient habituellement beaucoup moins bien à une autre sorte. Cette considération ne doit pas être perdue de vue dans toute 1 étude qui va suivre.
- QUALITÉS INDISPENSABLES AUX ÉPREUVES DESTINÉES A ÊTRE VIRÉES EN SÉPIA
- Elles sont au nombre de trois pour n’importe quelle sorte de papier :
- 1 L absence complète de Voile, car le moindre voile noir, même peu visible à 1 œil nu, marquera au virage.
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- Le cas échéant, il est donc indispensable de ce dévoiler « l’épreuve, soit au moyen de 1 eau iodée, soit au moyen du réducteur de Farmer.
- 2° Un figeage parfait, ce qui implique l’emploi d’un bain de fixage n ayant pas fixé plus de î ^ épreuves 9X12 par litre (solution peu économique) ou l’emploi du double fixage qui consiste à fixer d’abord 1 épreuve dans un bain usagé ; puis, après un rinçage très sommaire, à la fixer dans un second bain neuf, ce bain neuf devenant après quelque temps bain usagé.
- <Si le fixage n’est pas parfait, les blancs de T épreuve seront teintés. On peut tricher quand on emploie des papiers chamois, mais c’est chose impossible avec des papiers blancs.
- 3 Une pose correcte, conduisant à un développement de durée normale. Une épreuve surexposée ne peut donner lieu qu’à un développement écourté, et ne pourra jamais donner que de très mauvaises tonalités : des tonalités ce pisseuses 9 comme on dit en terme d’atelier.
- Des papiers très pauvres en argent ne donnent également que de très mauvaises tonalités, mais le photographe qui les aura employés ne pourra que faire son « mea culpa 9 car il aura acheté, par une économie mal entendue, des papiers de second choix ou d’une provenance douteuse.
- Nous allons maintenant examiner les différents procédés.
- I. — VIRAGE EN DEUX BAIN5
- L’épreuve bien lavée, sèche ou encore mouillée, est d’abord blanchie dans le bain suivant :
- | Ferricyanure de potassium..................... 13 gr.
- I Bromure de potassium.......................... gr.
- \ Eau, q. s. pour............................... 1 litre
- qui se conserve très bien à l’abri d’une trop forte lumière et peut servir jusqu’à épuisement.
- L’épreuve y est maintenue jusqu’à disparition complète des grands noirs (pas plus longtemps) et mise à l’eau. Trois ou quatre changements d’eau suffisent pour la débarrasser de la teinte jaune qui lui a été communiquée par le ferricyanure de potassium et elle est alors mise dans un bain de sulfuration obtenu en versant dans un litre d’eau environ 40 c.m.c. (pas plus) de la solution de réserve :
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- ( Monosulfure de sodium........................ 20 gr.
- ( Eau, (j. s. pour............................. 100 c.m.c.
- Il est essentiel de ne pas faire un bain de sulfuration plus fort que celui que nous venons d indiquer, car on risquerait d’avoir des cloques et la gélatine pourrait devenir visqueuse.
- L’image, virée en quelques secondes, est immédiatement mise à laver.
- Le bain de sulfuration doit être jeté après usage et ne doit jamais être conservé.
- La solution de réserve de monosulfure ne doit pas être faite (en dehors du laboratoire) à une concentration moins forte que celle qui a été indiquée car elle pourrait, au contact de l’air, se transformer en hyposulfite qui affaiblirait les épreuves au moment du virage.
- Si des taches mates se manifestent sur l’épreuve sèche, on les fait facilement disparaître par passage dans un bain acide très faible, par exemple : d c.m.c. d’acide chlorhydrique dans un litre d’eau.
- Sous la réserve des 3 conditions que nous avons indiquées, ce mode de virage convient parfaitement aux papiers au gélatino-bromure Il réussit généralement moins bien avec les papiers au chloro-bromure. ou au.chlorure, surtout avec ces derniers qui donnent presque toujours des tonalités peu agréables.
- II. — VIRAGE HYPO'ALUN EN UN SEUL BAIN
- Les épreuves destinées à être virées par ce procédé doivent être tannées, soit au moyen d’un bain de fixage à l’alun de chrome ; soit par passage, après fixage, dans un bain d’alun de chrome à 5 % .
- *Si elles paraissent un peu foncées, cela n’en vaut que mieux car elles baissent légèrement au virage.
- Préparer la solution : ,
- Hyposulfite de soude............................. 100 gr.
- Alun ordinaire........... ....................... 35 gr.
- Eau, q. s. pour.................................. 1 litre
- qu’on porte à la température de Go à yo° après dissolution des composants. On obtient un liquide laiteux qui se conserve indéfiniment et qu’il ne faut ni filtrer, ni jeter après usage, car plus le bain est vieux, mieux il agit.
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- Le bain neuf doit, avant emploi, être « mûri » car, sans cette précaution, il rognerait les demi-teintes des premières épreuves qui y seraient traitées. Le mûrissement s’obtient en y plongeant de vieilles épreuves ou en lui ajoutant un peu de nitrate d argent ; un gramme environ, dissous préalablement dans un peu d’eau de pluie.
- Le virage des épreuves s’effectue en les mettant face en dessous dans la solution qu’on a fait chauffer vers do et dont on maintient la température par un dispositif quelconque. Il dure entre 5 et 10 minutes. Au cours du lavage, on passe un tampon de coton hydrophile sur la surface des épreuves pour les débarrasser du dépôt de soufre qui aurait pu se produire.
- Ce mode de virage est celui qui convient le mieux à toutes sortes de papiers. Néanmoins si les résultats obtenus avec une sorte de papier déterminée n’étaient pas satisfaisants, il y aurait lieu de ne procéder au virage de ce papier qu’au moyen du procédé qui lui convient le mieux et qu’on trouvera décrit au cours de cette étude.
- (A suivre.)
- Certes, si l on considère tes nombreuses applications de la Photographie et son rôle de plus en plus important dans le domaine des sciences et des industries, la photographie d’amateur paraîtra chose bien modeste. Plie mérite de ûiûre cependant, parce qu inutile dans un monde utilitaire, désintéressée dans un monde positif, elle apprend à regarder la nature, par suite d en goûter le charme et d en apprécier les beautés : ajouterai-je qu un de ses bienfaits est aussi d unir les hommes par le lien d un idéal commun. çy çg Puyo
- Extrait d’un Rapport présenté au 6e Congrès international de Photographie, (Paris 1925).
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- L’Etang Je Villelt (
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- Salon International de Photographie Paris 1925
- par M. P. C. Studio Torc^', Paris.
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- LES LOIS
- QU’IL FAUT CONNAITRE
- LA PROPRIÉTÉ COMMERCIALE CLoi «lu 30 Juin 1926)
- >S*il est une question qui présente un intérêt vital pour tous les commerçants c est bien celle de savoir comment il leur sera possible d’obtenir le renouvellement des baux s’appliquant aux locaux ou immeubles ou s’exerce leur commerce ou leur industrie. Cette question en effet met en cause la continuité même de leur existence professionnelle.
- Il nous a donc paru indispensable de réserver au seuil de cette rubrique nouvelle une étude, forcément sommaire mais complète tout de même, de la loi du <30 juin 1526 dite loi sur la Propriété Commerciale qui régit cette importante matière.
- Les brèves explications que nos lecteurs vont trouver ici sont donc destinées à leur faire connaître l’essentiel de leurs droits.
- A titre d’observation préliminaire il convient d’ailleurs d’observer que les locations d’immeubles à usage commercial ou industriel peuvent fort bien être régies par une loi autre que celle du 50 juin 1526.
- Ce sera le cas — cas qui tend d’ailleurs à devenir maintenant assez rare — de toutes les locations consenties dans la période d a%)ant-guerre (c’est-à-dire antérieurement au 2 août 1514) à des commerçants auxquels le bailleur n’aura pas donné congé à partir du 24 octobre 1515 (décret de cessation des hostilités), et qui par suite n auront pas encore été amenés à formuler une demande quelconque de prorogation.
- Ces commerçants seront alors fondés à se prévaloir, et ce à partir du congé, lorsqu’il leur sera donné, non pas de la loi du 50 juin 1526
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- mais bien de celle du 5 mars lô dans son article 6. C’est dire qu’ils pourront bénéficier de la prorogation légale de s ans et 84 jours.
- Avantage considérable, il est à peine besoin d’insister, notamment en ce qui concerne la majoration du prix de la location et le droit de reprise du propriétaire lui-même qui ne pourra pas s’exercer.
- Il va d ailleurs sans dire que, cette prorogation légale expirée, le locataire pourra se placer sous l’égide de la loi du 50 îuin 1556 qui fait l’objet de cette étude.
- I. Pour se prévaloir tout d abord de 1 application de la loi nouvelle, trois conditions sont exigées :
- 1° P’existence d’un bail à loyer portant sur des locaux ou immeubles. J"3ail d loyer est pris ici dans son acception vulgaire ; il est synonyme de bail écrit. Mais il est beaucoup de baux verbaux ? Pour ces derniers, le locataire verbal sera tenu de justifier d’une jouissance consécutive d au moins neuf ans (art. 1 7).
- 5° JL,e fonds de commerce ou d industrie doit être exploité dans le local depuis au moins deux, années
- La loi, en effet, a voulu protéger la clientèle et l’acbalandage.
- «3 11 faut que la question des renouvellements soit souleVée par
- Varrivée du terme d’expiration du bail ainsi défini. Entendez par là que le bail ne doit pas tomber sous une cause de résiliation, par exemple pour abus de jouissance ou toute autre cause. L’ expiration est la fin nor-male du bail, la résiliation en est la rupture.
- II. Personnes auxquelles s applique la loi :
- L’art. 5 de la loi les énumère. Ce sont : le locataire, le cession-naire ou leurs ayants cause. Par ce dernier mot entendez : les héritiers, les sous-locataires et les créanciers, au cas de faillite du locataire commerçant.
- C’est au locataire qu’il appartient naturellement d adresser à son propriétaire une demande en renouvellement. La règle générale est que cette demande doit être adressée au plus tôt deux ans aVant l expiration du bail, au plus tard dix huit mois aVant son expiration. Pt ceci à peine de déchéance, il faut bien le noter.
- Il est à signaler aussi que la loi avait prévu toute une série de mesures transitoires relatives aux baux expirés alors que le locataire était resté dans les lieux par tacite reconduction ou prorogation et aux baux
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- verbaux. Elle avait fixé les délais dans lesquels devait être formulée par le locataire la demande en renouvellement. ALais ces délais qui étaient de trois mois ou de six mois, à peine de forclusion, à compter de la promulgation de la loi, sont maintenant expirés. Par suite, ces dispositions de la loi ont perdu tout intérêt pratique. Ceci, sous réserve des modifications que le Parlement pourrait apporter à son œuvre fort imparfaite, modifications que nous ^analyserons ultérieurement.
- III. vSows quelle forme faut^il faire la demande P
- La demande en renouvellement peut être formée par une lettre recommandée avec accusé de réception ou par un exploit d’buissier. Ce dernier mode nous paraît devoir être préféré, en raison des facilités de preuve qu’il ne manquera pas d’offrir par la suite, au cas de contestation.
- EFFETS DE LA DEMANDE DE RENOUVELLEMENT
- La loi décide tout d’abord qu à partir de la demande ainsi notifiée, les parties ont un délai de deux mois, qu elles peuvent utiliser pour trouver un terrain d’entente.
- A défaut d’accor d, le dél ai de deux mois expiré, l’instance débute par le préliminaire de conciliation. La partie la plus diligente saisit de la demande le Président du Tribunal civil de la situation de l’immeuble, seul compétent, au moyen d’une déclaration au greffe ou par une lettre recommandée. Le greffe du Tribunal convoque alors les parties en conciliation.
- Les parties comparaissent en personne devant le Président. Elles peuvent se faire assister, ou même se faire représenter, en cas d’excuse valable, par un avocat ou un avoué.
- »Si les parties, après échange d explications, se mettent d’accord devant le magistrat, tout est terminé. Un procès verbal est dressé qui sera désormais la cbarte des parties. <Si le désaccord persiste au contraire, le magistrat dans le procès verbal de non-conciliation, fait consigner les prétentions respectives des parties.
- (d suivre)
- Louis Cadars,
- Avocat à la Cour d’Appel de Bordeaux.
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- Le Gérant : Paul CADARS. R. C. Seine 345.119
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