Photos : Revue technique de photographie
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- riv \$i.
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- Revue Technique
- HOTOGRAPHIE
- issant tous les 2 mois
- Te Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration 13, Rue d’Odessa PARIS-14*
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- Revue Technique de Photographie
- MIOTOS
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- Plaque Ortho-Radlo-Lux
- Contre-jour
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- HARO SUR LG HALO
- Le halo a bien des méfaits à son actif et il est peu de photographes qui n’aient eu maille à partir avec lui, ne fût-ce que dans le cas de portraits de mariées ou de premières communiantes dans lesquels il mange les demi-teintes chatoyantes du voile des premières et de la robe des deuxièmes qui faisaient si bon effet sur le verre dépoli et qu’on est si désagréablement surpris de ne plus retrouver sur 1 épreuve au moment du tirage.
- Les causes du halo sont diverses. Ce sont :
- 1°. — La réflexion sur la face postérieure du support
- (verre ou film) des rayons qui ont traversé la couche sensible.
- 2° — La diffusion de la lumière dans la couche même de l’émulsion, causée par la réflexion des rayons lumineux sur les cristaux de gélatino-bromure d’argent.
- 3° — L’admission dans l’objectif de rayons lumineux ne concourant pas à la formation de l’image. La suppression du parasoleil dans les anastigmats modernes en est une des causes principales, le cas extrême étant celui d’une lumière vive ou d un rayon de soleil venant frapper Ja lentille avant de l’ohjtctif. Ce ‘‘halo d’objectif” cause un voile local ou général dans lequel se trouvent noyées toutes les demi-teintes délicates du sujet photographié.
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- 4° — Les poussières, les tache« graisseuses et notamment les taches de doigts sur les lentilles qui occasionnent un
- voile local ou général de même nature que le précédent. Cette cause est souvant insoupçonnée et on ne lui accorde pas toujours une attention suffisante.
- Nous supposerons que les causes de kalo visées aux ôe et 4 e paragraphes ont été évitées ; nous négligerons celle, ordinairement peu importante du 5e paragraphe, et nous ne nous occuperons que de celle du 1er paragraphe.
- La réflexion des rayons lumineux sur la face postérieure de la plaque ou du film a pour effet de remplacer un point lumineux à contours hien définis par une auréole d autant plus floue et d’autant plu s étendue que le point est plus lumineux ; une plage fortement éclairée et comportant des détails par une plage à contours très flous et dont tous les détails sont absents. Ce sont là choses bien connues de tous les photographes et sur lesquelles il n est point besoin que nous insistions.
- Comment combattre ces effets désastreux, surtout sensibles dans le cas des sujets à forts contrastes ? — Plusieurs moyens sont à notre disposition :
- i° — Donner au pinceau lumineux qui concourt à la formation de chaque point de l’image une si faible intensité qu’après avoir traversé la couche de gélatino-bromu e il soit complètement éteint et ne puisse, par conséquent, donner lieu à aucune réflexion sur la face postérieure du support. On y arrive en diaphragmant fortement l’objectif et ce moyen est bien connu de tous les vieux photographes qui n’avaient que celui-là à leur disposition, au temps où les plaques anti-halo n’avaient pas encore fait leur apparition. Mais ce moyen, s’il est efficace, offre le grave inconvénient de donner la même netteté aux différents plans du sujet et d’exiger une longue prolongation ! du temps de pose qui est inadmissible dans le portrait
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- ou le paysage, à moins que, dans ce dernier cas, il n’y ait pas de
- vent et que pas une feuille ne bouge.., cas trop rare pour pouvoir
- être escompté a 1 avance.
- 2° — Empêcher la réflexion des rayons lumineux sur la face postérieure du support en mettant en contact optique avec lui un produit de même indice de réfraction et capable d absorber la totalité des rayons lumineux. C’est le cas des plaques à enduit anti-halo au dos qui donnent d’excellents résultats ; mais il en résulte une complication parce que si on désire surveiller le développement, il faut enlever cet enduit, d’où manipulation supplémentaire fastidieuse et parfois assez longue.
- 3° — Introduire dans l’émulsion elle -même une matière colorante jaune qui, dans le cas des plaques 66 orthochromatiques sans écran” , est en même temps destinée à jouer le rôle d’écran. Mais, pour les plaques de cette nature la solution est boiteuse, car les rayons réfléchis par la face postérieure du support ont forcément une coloration jaune dont l’actinisme est encore très suffisant pour donner du balo, surtout avec une plaque ortbocbromatique beaucoup plus sensible aux rayons jaunes que la plaque ordinaire. Ce moyen ne permet qu’une correction dn halo (cas de la plaque Anécra Guilleminot) et si les plaques de ce genre (toutes les plaques de ce genre) sont capables de rendre de très bons services en photographie courante, elles ne sont plus suffisantes dans le cas de sujets à très grands contrastes tels qu intérieurs, contre-jours, sous-bois avec portions de ciel visibles, portraits en appartement, etc...
- 4o — Diminuer l’intensité des rayons lumineux qui ont traversé la couche de gélatino-bromure : c est le moyen utilisé dans les plaques dites “à double couche”.
- Cette double couche est incolore et généralement constituée par une émulsion aux sels d’argent pratiquement insensible, mais cette solution est loin d être radicale car la double couche n’éteint pas les
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- Plaque Ortho-Radiô_Lux
- Autel de
- la Chapelle du Château de la Grafïlnière
- par M. le Duc de Sabran-Pontf.Vk
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- rayons lumineux qui émanent de l’objectif et peut encore être traversée par ces mêmes rayons, après leur réflexion sur la face postérieure du verre. Elle ne fait donc qu’atténuer les inconvénients du balo sans pouvoir les supprimer complètement (Voir la figure <3 qui accompagne cet article).
- 5° — Tout différent est le mode d’action de la sous-couche colorée, car si sa couleur et son intensité ont été convenablement choisies (ce qui est le cas de la plaque Radio-Lux ou Ortho-Radio-Lux) les rayons lumineux qui, non absorbés par elle, l’ont traversée peuvent, sans aucun inconvénient, se réfléchir tant qu’ils le voudront sur la face postérieure du verre, car ils sont alors devenus complètement inactiniques et inoffansifs, même pour une émulsion ortbocbromatique. On peut alors dire que la correction du balo est totalement obtenue.
- Ges plaques offrent, au surplus, de même que les plaques à double coucbe, le grand avantage de ne nécessiter aucune manipulation supplémentaire, car la décoloration de la sous-coucbe est automatiquement obtenue dans le bain de fixage, à condition qu’il soit bisulfïté. C’est la sécurité absolue jointe à la plus grande simplicité d’emploi.
- Nous trouvons la confirmation de l’excellence des résultats obtenus au moyen de la plaque Radio-Lux ou de la plaque Ortbo-Radio-Lux dans une communication sur tc l’Etude et la mesure du balo” faite le ô Novembre 1936 par Monsieur R. Mauge à la Section scientifique de la Société Française de photographie. Dans cette étude, la plaque Ortho-Radio-Lux était signalée comme ayant une résistance au halo de 5.000 alors que la mieux corrigée des plaques à double couche n’offrait qu’une résistance de 350 (1).
- Les essais relatifs à cette résistance au halo avaient été effectués
- %
- (1) Ges nombres n’ont qu’une valeur comparative.
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- en impressionnant les plaques sous un coin Goldberg (2) avec interposition d’un papier noir opaque dans lequel avait été pratiquée une fente de un millimètre de largeur.
- Afin de permettre aux lecteurs de “Photos de se rendre compte des résultats obtenus, nous avons, à leur intention, reproduit les expériences de Monsieur R. Mauge.
- Nous avons donc exposé différentes plaques dans les mêmes conditions, en prenant comme base de comparaison une plaque ordinaire (Radio-Brom ) de rapidité égale à 400° H. et D. qui a été exposée pendant 20 secondes, à 2ô centimètres dune ampoule électrique Philips de ôO bougies, dite tC lumière du jour . Pour rendre les expériences comparatives, on a tenu compte de la rapidité des autres plaques en leur donnant une exposition proportionnelle à leur sensibilité ; façon de procéder rationnelle puisqu une plaque lente doit, par exemple, pour conduire à un négatif de même valeur, être posée plus longtemps qu’une plaque rapide. C’est ainsi qu’une plaque cataloguée 6ôo° H. et D. a été exposée 13 secondes et qu une autre plaque cataloguée 200° H. et D. a été exposée 40 secondes.
- La figure 1 correspond a une plaque ordinaire (Radio-Brom).
- La figure 2 à une plaque orthochromatique sans écran.
- (SJ) Ainsi que déjà dit dans “ Photos ” n° 3, le coin gris-neutre dégradé Goldberg qui est très utilisé en sensitomètrie est obtenu par coulage entre deux plaques de verre formant entre elles un très petit angle d’une dissolution de gélatine colorée en noir. On obtient ainsi une série d’opacités variant d’une façon continue qui sont très petites vers le sommet de l’angle formé par les deux plaques et de plus en plus grandes au fur et à mesure qu’on s’en loigne.
- L’usage de tels coins (dont le prix est peu élevé) commence à se répandre en raison de leurs nombreuses applications pratiques, notamment pour l’évaluation comparative de la graduation des papiers et de leur sensibilité. Nous publierons prochainement une étude qui mettra leur emploi à la portée de tous.
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- Résistance au halo
- de différentes plaques .
- FR_R
- Plaque ordinaire.
- Plaque ùrtho sam, écran.
- FR5
- Plaque à
- douùle couche,
- Fig. 4
- Pellicule en hobine,
- Fig. 5
- ûytho Radio-Lux
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- (Anécra). La correction du halo est sensible, car l’origine du halo est reportée à 1 ô millimètres sur la gauche.
- La figure 3 correspond à une plaque à double couche. On voit nettement que la correction du halo donnée par cette plaque est loin d être comparable à celle donnée par la plaque Ortho-Radio-Lux ou à celle donnée par une bonne plaque à enduit anti-halo au dos.
- La figure 4 correspond à un film (Pellicule en bobine) et on peut constater que, malgré l’opinion généralement admise,
- le film n est nullement corrigé du halo qui, s’il est peu étalé en raison de la faible épaisseur du support, se fait néanmoins sentir aux mêmes intensités lumineuses que pour les plaques. (L’étalement commence, en effet, à peu près à la même distance que dans la ffgure 4).
- Les agrandissements du halo obtenu sur plaque et sur film ( Voir figures 7 et 8) font voir que pour la plaque les deux réflexions de la fente donnent, de part et d’autre de cette fente, 5 lignes lumineuses A et B qui lui sont parallèles et qui en seraient d’autant plus éloignées que la plaque serait plus épaisse. Dans le cas du film, sa faible épaisseur ne donne pas lieu à ces deux images parasitaires de la fente qui se confondent avec la fente elle-même et ne donnent lieu qu’à un ^étalement”.
- De la remarque qui précède, Monsieur de La Palice aurait conclu sans aucune difficulté que, lorsqu’on ne peut faire autrement, il y a intérêt pour diminuer le halo à se servir de plaques minces et éventuellement des plaques les plus minces d’une boîte.
- La figure 5 correspond à la plaque Ortho-Radio-Lux et les résultats obtenus prouvent que cette plaque n a rien à envier à la meilleure des plaques à enduit anti-halo au dos (figure €*), tout en offrant une manipulation moins compliquée.
- Toutes ces expériences peuvent être facilement reproduites et contrôlées par tout possesseur d’un coin Goldberg.
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- Voilà deux instruments presque toujours oubliés dans le devis d installation d un laboratoire photographique, malgré leur rôle très important et les nombreux insuccès et déconvenues qu’ils permette t d’éviter.
- Prenons quelques exemples.
- Le révélateur génol-bydroquinone est celui qui, en raison de ses qualités et de sa facilité d’emploi, est le plus couramment utilisé. Or, il ne peut donner de bons résultats qu à une température vo sine de 1 ô° centigrades et ce, pour les raisons suivantes :
- L’hydroquinone développe mal et très lentement à une température inférieure à 14° et son action est presque nulle au-dessous de 10°. Par contre, au-dessus de 1 ô°, sont action est beaucoup plus rapide que celle du génol.
- Le génol n offre pas les mêmes inconvénients et est beaucoup moins sensible aux mêmes variations de température.
- L’ hydroquinone employée seule pousse à la dureté, le génol employé seul donne, au contraire, des clichés doux et légers, à moins que sa durée d’action ne soit, contrairement à ce que l’on a l’habitude de faire, notablement prolongée.
- Comme tous les autres révélateurs, chacun de ces deux révélateurs, mais surtout l’hydroquinone, donne un voile chimique très accentué au-dessus de 22°.
- >Si donc on utilise un révélateur génol-bydroquinone à une température inférieure à 1 ô°, l’action du génol sera prédominante et en dessous de 14° l’action de l’hydroquinone devra même être considérée comme nulle.
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- Au contraire au-dessus de 1 ô , c’est l’action de 1 hydroquinone qui sera le plus marquée et, de plus, génol et hydroquinone occasionneront tous deux un voile chimique très préjudiciable au rendu correct des sujets photographiés.
- Dans l’un et l’autre cas, on perd tout le bénéfice de l’association des deux agents révélateurs et on obtient des
- résultats médiocres ; qu’il s’agisse de plaques ou de papiers.
- Il y a donc nécessité motivée de contrôler la température des bains révélateurs au génol-hydroquinone, et cette nécessité s’applique, pour des raisons diverses, quoiqu aussi impératives, àl ensemble des opé-r tions photographiques dont les réactions sont facilitées et toujours améliorées à la témpérature photographique ” de 1 ô°
- L’emploi d’un chronomètre n’est pas moins recommandable, car il renseigne beaucoup mieux et d une façon beaucoup plus précise qu’une estimation à vue. C’est ainsi que, si on se sert de la plaque Anécra et eu iédélateur au génol-hydroquinone, formule Guilleminot, on sait eue cotte plaque acquiert a 1 ô°, après une durée de développement de ô minutes ( Voir la notice qui se trouve dans chaque boite de plaques) le contraste nécessaire pour un bon tirage sur papier bromure Sedar ou sur papier au citrate. On arrive à ce résultat beaucoup mieux et beaucoup plus facilement en consultant son thermomètre et son chronomètre qu’en examinant le cliché à la lumière de la lanterne car 1 aspect qu’il présente est très trompeur, vu qu’on n’a pas toujours affaire ni au même temps de pose (qui tout en ayant été correct peut avoir été plus ou moins largement donné), ni au même genre de sujet. Le chronomètre associé au thermomètre est, en définitive, un guide très sûr qu’on ne devrait jamais négliger dès qu’il s’agit d’amener une plaque à un contraste déterminé pour un tirage sur une sorte de papier choisi a l’avance.
- L emploi d un chronomètre est encore indispensable dans le cas du développement d un certain nombre d’épreuves du même sujet ; car pour être certain d’avoir des épreuves qui soient toutes bien pareilles, il est plus sûr et en même temps plus économique de s’en rapporter à ses indications qu à son flair ou à une estimation visuelle toujours difficile à la lumière jaune plus ou moins foncée d’une lanterne de laboratoire.
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- Un ton virage sépia ne peut être obtenu que par un temps de pose correct et un développement suffisamment prolongé
- qui, dans le cas du révélateur génol hydroquinone Guilleminot dilué avec 2 parties et utilisé à 1 ô°, doit être d' une durée minima de une minute à une minute et quart. Dans ce cas encore, le chronomètre vous renseignera mieux qu’une estimation à vue, car si vous êtes obligés d’interrompre trop tôt le développement, par suite d’une exposition exagérée, vous pouvez être sûrs d’avance que le virage en sépia ne vous donnera que de très mauvais résultats sous forme d épreuves anémiques et à tonalités jaunâtres, quelque belles qu’elles aient pu vous paraître en noir, avant d’être virées.
- Bref, thermomètre et chronomètre sont deux instruments qu’on devrait toujours avoir sous la main et sous les yeux, puisque se priver de leurs services, c’est aller délibérément au devant d’insuccès certains.
- Mais, il est nécessaire de choisir des instruments convenables, notamment en ce qui concerne le thermomètre et, à priori, on doit éliminer les thermomètres à bon marché fixés sur une planchette en bois ou en tôle émaillée, dont les graduations sont souvent un peu trop fantaisistes et qui sont, au surplus, d’un emploi très incommode parce qu’ils tiennent trop de place dans les cuvettes photographiques. Votre choix devra se porter sur des instruments plus sérieux : thermomètres gradués sur tige ou thermomètres dont la tige est entourée d’une enveloppe en verre dans laquelle se trouve une graduation tracée sur une feuille de papier. Ces thermomètres peuvent être plongés entièrement dans les cuvettes en y tenant peu de place et, si vous désirez un thermomètre à alcool, donnez la préférence à celui qui aura son alcool coloré en bleu ou en noir, car la lecture d’un thermomètre à alcool coloré en rouge est pratiquement impossible à la lumière rouge de la lanterne du laboratoire.
- Point n’est besoin d un thermomètre de précision, qu’il soit à alcool ou à mercure, et point n’est aussi besoin d une graduation étendue, car une graduation de O à ôO° suffît parfaitement, même pour le cas des tirages au charbon; mais, dans tous les cas, il sera indispensable de vérifier le zéro du modèle que vous aurez acquis, opération qui se fait le plus facilement du monde en mettant le réservoir (ou mieux encore le thermomètre tout entier) dans de la neige ou de la glace
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- fondante ( Cette dernière prescription est très importante) et suivant les résultats constatés, vous saurez, une fois pour toutes, que les degrés lus devront toujours être systématiquement augmentés ou diminués du même nombre de degrés.
- Quant au chronomètre, une montre ordinaire avec petit cadran pour les secondes n’est généralement pas suffisante, car la lecture en est trop difficile à la lumière du laboratoire, et il est de beaucoup préférable de se munir d’un “chronographe” qui déclenche au moment opportun une grande aiguille marquant les secondes sur le même cadran que celui des heures. A l’heure présente, cette dépense est presque somptuaire et on peut se contenter d’un simple “ compteur à secondes ” organisé comme le chronographe, mais qui rend les mêmes services tout en étant d un prix beaucoup moins élevé.
- L emploi d un métronome battant la seconde, souvent conseillé, ne peut rendre les mêmes services qu’un chronographe, car il oblige à ;ompter mentalement ce qui, à la longue, constitue une opération fastidieuse et fatigante.
- FIN
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- MARQUER IÆ PAS, C’EST RECULER
- Depuis quelques années, notamment depuis 1.9.24, il a été réalisé de sensibles progrès dans la pratique de la désensibilisation, mais il semble que les photographes ne veulent pas imiter leurs collègues en cinématographie et dédaignent de suivre le mouvement, quoique 1 ensemble des avantages de la désensibilisation soit suffisamment alléchant. Et c’est en vain qu’on se demande pourquoi la grosse majorité des photographes y reste réfractaire. Nous ne chercherons pas à résoudre cette énigme et nous nous contenterons de donner toutes les indications nécessaires, dans l’espoir de parvenir à décider les hésitants.
- Disons de suite que la désensibilisation n est ni longue, ni compliquée, ni coûteuse. Par contre, c’est la seule méthode qui permette de s’éclairer très largement, sans aucun risque de voile pour la surveillance du développement et c’est également la seule qui puisse être employée avec les plaques panchromatiques qui, sensibles à toutes les couleurs, ne pourraient, sans elle, être développées qu’en pleine obscurité. De plus, elle supprime complètement le voile d’oxydation atmosphérique, voile qui se produit quand, pour examiner une surface sensible en cours de développement, on la sort du bain révélateur. Elle n’exerce enfin, à condition d utiliser un désensibilisateur convenable, aucune action nuisible sur l’image latente et atténue le voile de développement.
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- Les substances désensibilisatrices sont en assez grand nombre et leur nombre va toujours en augmentant, car la «Science n’a pas dit son dernier mot à ce sujet. JUes citer toutes serait compliquer inutilement la question, aussi ne retiendrons-nous pour l’instant que l’écarlate basique IV de la «Société anonyme des Matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, qu’on peut très facilement se procurer, qui est très bon marché, très efficace et d’un maniement très simple. Son emploi a été indiqué en 1 S)2,4 par les Laboratoires Patbé-Cinéma.
- En raison de la très faible dilution du bain désemibilisateur, il est indispensable de signaler de suite que les eaux potables de certaines villes sont stérilisées à Veau âe Jwûel, ce qui, même aux doses infiniment petites auxquelles elle est employée, peut nuire à l’action de l’Ecarlate basique N. Si on se trouve dans ce cas, il ne faudrait les utiliser qu après les avoir fait bouillir avec une petite quantité d’ammoniaque (ô à 6 centimètres cubes par litre). On évitera ainsi des insuccès qui, à priori, paraîtraient absolument inexpl cables.
- Il est d’autre part avantageux de pouvoir, par un disposif quelconque, disposer de deux éclairages de laboratoire. L’un rouge très foncé et d’inactinisme vérifié, pour la période de désensibilisation ; l’autre beaucoup moins foncé (rouge clair ou jaune orangé suivant les préférences de chacun) pour la surveillance du développement en bonne lumière. Etant bien entendu que, pour les plaques panchromatiques, la période de désensibilisation ne pourra se faire que dans l’obscurité complète ou à une lumière verte très atténuée. «Si on ne peut disposer des deux sortes d’éclairage que nous venons d’indiquer, il n’y aura qu’à toujours pratiquer la période de désensibilisation dans l’obscurité, ce qui n 'offrira aucun inconvénient majeur puisqu on n’a besoin de surveiller le développement qu’après une ce taine durée d’ac.ion du bain révélateur.
- (A suiVre.)
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- Plaque Ortho-Radio-Lux
- Entrée du Château de la Graffinière
- par JM. le Duc de Sabrais1-Pcntf.vks.
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