Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique de Photographie
- •atasant tous les 2 mots
- Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration T 3, Rne d’Odessa PARIS-14*
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- Portrait
- par *Studio Mertens-Auradon Paris-Auteuil
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- MARQUER LE PAS, C’EST REGULER
- (suite et fin>
- Voyons maintenant la façon d’opérer.j
- On prépare la solution désensibilisatrice en faisant dissoudre T décigramme d’Ecarlate basique N dans un litre d’eau. Afin d’éviter des pesées aussi petites qui nécessitent 1 emploi d’une balance très sensible, il est préférable de préparer une solution de réserve en faisant dissoudre 1 gramme d’Ecarlate basique dans 500 centimètres cubes d’eau dont il faudra 50 centimètres cubes pour préparer un litre de désensibilisateur.
- Il est recommandable, quoique non indispensable, de faire cette dissolution à l’eau cbaude. Elle se fait ainsi mieux et plus vite.
- L’opéra tiop de la désensibilisation peut être faite de deux manières très différentes :
- 1°. — Par désensibilisation préalable.
- On plonge la plaque pendant 1 à 5 minutes dans le bain désensibilisateur, opération qui doit se faire en lumière inactinique (Plaques ordinaires) ou a l’obscurité complète (Plaques panchromatiques).
- La plaque, sommairement rincée à 1 eau pure, est ensuite introduite dans le révélateur et à partir de ce moment on peut donner la lumière rouge clair ou jaune foncé.
- 2°. — Par désensibilisation et développement conjugués.
- Le révélateur dont on a l’babitude de se servir et qui est ordinairement préparé en solution concentrée à diluer d’un égal volume d’eau au moment de l’emploi, est dilué avec un égal volume de la solution désensibilisatriee.
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- Après y avoir introduit la plaque dans les mêmes conditions d éclairage que pour le premier cas, on attend 1 à .2 minutes avant de donner la lumière rouge clair ou jaune foncé.
- Dans ce cas, on n opère plus qu’avec une solution désensibilisatrice, au vingt-millième au lieu du dix-millième, mais on ne peut dépasser cette concentration sans risquer la précipitation de l’Ecarlate basique, notamment avec les bains révélateurs contenant de l’bydroquinone. La désensibilisation est néanmoins suffisante, puisqu’elle se continue pendant toute la durée du développement, sans oublier que la coucbe de révélateur coloré qui se trouve au-dessus de la plaque constitue une protection supplémentaire.
- Le révélateur ayant servi doit être jeté, car l’Ecarlate basique en est complètement précipité au bout de quelques heures. Il peut pourtant être conservé pour être utilisé comme vieux bain, mais il ne faut pas oublier qu’il a alors perdu toutes ses propriétés désensibilisatrices.
- D ans les deux cas, le développement est un peu moins rapide qu à 1 ordinaire, mais le point essentiel à noter est que la désensibilisation ne produit aucun affaiblissement de l’image latente et ne peut, par conséquent, occasionner aucune perte de détails dans le sujet photographié.
- Après séchage, la plaque n’accuse ordinairement aucune coloration. 3 il en était autrement, ceci ne constituerait aucun inconvénient pour le tirage des épreuves.
- En raison des divers insuccès qui ont été signalés dans 1 emploi des bains révélateurs au diamidophénol acide, on devra en éviter l’emploi quand on désirera désensibiliser.
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- DE ÇI, DE LA
- LE VOILE BLANC DLS CLICHÉS SÉCHÉS A L’ALCOOL
- Quand on est pressé, le séchage à l’alcool est d’autant plus pratique qu’on peut, sans aucun inconvénient, utiliser de Y alcool à hrûler ordinaire. Son odeur n’est pas très suave, mais c est là un inconvénient sans véritable importance, vu le prix très élevé de 1 alcool bon goût.
- Le procédé est fort simple : A la sortie du lavage, sommaire ou prolongé suivant les circonstances, la plaque égouttée est passée à l’alcool pendant quelques minutes, quatre au minimum, en prenant le soin d’agiter la cuvette de temps en temps afin de renouveler l’alcool à la surface de la gélatine. Retirée de ce bain, la plaque prend rapidement l’aspect mat d une plaque sèche, mais il ne faut pas être trop pressé et s’y laisser tromper, car on aurait des surprises désagréables au moment du tirage. Il faut, en tous cas, bien se garder de vouloir activer le séchage en mettant la plaque auprès d’un feu ou en l’exposant au soleil, car on provoquerait à coup sûr la fusion de la gélatine.
- Tout irait néanmoins très bien si on ne constatait parfois la formation d’un voile blanc paraissant situé entre verre et gélatine. Oe voile ne serait,aucunement gênant s’il était total et régulier, car il ne ferait qu’augmenter le temps d’exposition au moment du tirage ; mais il est presque toujours irrégulier, ce qui rend le cliché inutilisable. On croit
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- alors ce dernier complètement perdu, alors qu’il n’en est rien, car il suffit de le remettre à l’eau ou même de projeter l’iialeine dessus pour lui voir reprendre presqu’instmtanément sa transparence initiale.
- Mais, il y a heureusement beaucoup mieux à faire ; c est d éviter complètement cet accident qui n est nullement occasionné par 1 alcool (que ce soit de l’alcool bon goût ou de l’alcool à brûler) mais uniquement par la forte teneur en sels calcaires des eaux utilisées pour le lavage.
- Connaissant le mal, le remède est facile à appliquer. Il consiste à passer les clichés, à leur sortie du lavage, dans un bain acidulé avec de l’acide chlorhydrique à raison de ÎO c. c. de cet acide pour un litre d’eau, pas plus, afin de ne pas provoquer d accident à la gélatine, puis à les immerger directement dans 1 alcool.
- »Si donc les eaux que vous employez sont calcaires, chose dont vous pourrez vous assurer le plus facilement du monde en allant donner un coup d’œil à la bouilloire du ménage qui aura des dépôts calcaires sur ses parois, n’oubliez pas de prendre la petite précaution supplémentaire _{ue nous venons de vous indiquer et vous n’aurez plus de voile à redouter lorsque vous sécherez vos clichés à l’alcool.
- Le bain acide doit être franchement acide, si non son action serait nulle et, comme son prix de revient est insignifiant, il serait illogique de se montrer parcimonieux dans son emploi II suffit d ailleurs que les clichés y restent pendant 15 à 20 secondes pour que 1 acide produise complètement son effet.
- BAIN RÉVÉLATEUR
- AU PARAMIOOPHÉNOL-HYDROQUINONE
- L’usage des bains révélateurs au génol-hydroquinone provoque quelquefois des accidents cutanés sous forme d eczémas digitaux très gênants, très persistants et très douloureux. La plupart des photographes en sont généralement exempts ; par contre, certains ne peuvent toucher à un bain contenant du génol sans en avoir immédiatement.
- Ceci devient heureusement de plus en plus rare en raison de la
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- pureté de plus en plus grande du produit, mais quand l’accident se produit, il y a qu’une cbose à faire qui vaut mieux que tous les remèdes que nous pourrions indique? : c est d abandonner définitivement l’usage du génol.
- On peut alors remplacer les tains au génol-bydroquinone par le bain suivant au paramidopbénol-bydroquinone qui ne donne lieu à aucun accident cutané :
- «Sulfite de soude anbydre................... 50 gr.
- Paramidopbénol (cblorbydrate)................ 3 gr.
- Hydroquinone................................. 5 gr.
- Carbonate de soude anbydre • 50 gr.
- Bromure de potassium...................... 't gr.
- Eau. .... q. s. pour - .................... 1 lit.
- Ce révélateur est d’une bonne conservation, donne les mêmes résultats que le révélateur au génol-bydroquinone et convient parfaitement aux papiers.
- Pour l’emploi, on le dilue d une égale partie d’eau pour les plaques et de deux à trois parties pour les papiers. «Si ôn désire obtenir des clichés plus doux, on porte à ô grammes la quantité de paramidopbénol.
- ENLÈVEMENT DES TACHES JAUNES PRODUITES PAR LES DOIGTS SUR LES PAPIERS
- Ces tacbes sont bien connues et se produisent lorsqu’on manipule les papiers vierges, avant ou pendant le tirage, avec des doigts qui ont été mal lavés et mal essuyés après avoir été en contact avec les b ans de fixage
- On peut y remédier de la façon suivante :
- A la sortie du lavage (car il faut qu il ne r- ste plus d’byposulfïte), on passe sur les endroits tacbés une touffe de coton bydropbile imprégnée d une solution de permanganate de potasse à 1 ou 2 grammes pour 1 litre d eau, et on laisse agir cette solution pendant quelques instants.
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- Les endroits touchés prennent une coloration Brune dont il ne faut pas s’inquiéter, car elle disparaît rapidement et complètement dans une solution de bisulfite de soude à ÎOO c.c . pour un litre d’eau dans laquelle on plonge l’épreuve directement et sans lavage intermédiaire.
- >Si une première opération n’a pas donné le résultat désiré, on peut la recommencer après un lavage de quelques instants destiné à éliminer la plus grosse partie du bisulfite de soude
- Pour terminer, un lavage sommaire est suffisant puisque le bisulfite ne peut nuire à la bonne conservation des épreuves au même titre que l’hyposulfite et qu’il n’a, en somme, été introduit que superficiellement L’action prolongée ou répétée du permanganate, ainsi que l’emploi d’une solution plus concentrée que celle que nous avons indiquée, pourrait ronger les demi-teintes ; c est là un point qu’il ne faut pas perdre de vue.
- Bien noter que c est une solution de permanganate, sans addition d’aacun acide, qu’il faut employer.
- TRACÉ D’UNE ÉCHELLE DE MISE AU POINT
- La seule opération à effectuer est la mise au point sur l’infini, c’est-à-dire sur des objets très éloignés qui, pour un objectif 9 X 12, doivent être au moins à 40 mètres ; pour un objectif 1 ô X 1 ô au moins à ÔO mètres et pour un objectif 1 ô 24 au moins à 160 métrés.
- Cette mise au point ayant été très soigneusement faite, on trace un trait en face du repère qui aura été choisi et il ne reste plus qu’à obtenir, au moyen d’un calcul très simple, la valeur des écarts entre ce trait et les traits de mise au point sur les différentes distances désirées.
- Pour cela, il suffit de multiplier la longueur focale par elle-même et de diviser le produit obtenu par les nombres égaux à la différence entre cette même distance focale et les distances pour lesquelles on veut obtenir la mise au point. Il faut, pour ce calcul, avoir bien soin d’évaluer tous les nombre3 avec la même unité de mesure mètre, centimètre ou millimètre.
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- Exemple numérique pour un objectif de 510 millimètres de longueur focale :
- Le trait de repère pour la mise au point sur l’infini ayant été tracé, on désire trouver les traits de repère pour les mises au point sur 50,
- 50, ÎO et 5 mètres; soit 50.000, 50.000, 10.000 et 5.000 millimètres
- Le produit 510 x 510 est égal à 44.100. 11 faut le diviser successivement par 50.000 — 510, 50.000 .— 510, 10.000 - 510 et 5.000 - 510.
- On obtient ainsi les nombres l,4ô; 5,55; 4,50 et .9,50.
- Les repères correspondants aux distances de 50, 50. ÎO et 5 mètres devront donc être tracés à 1 ; 5'^,55; 4^,50 et
- 9^,50 du trait de mise au point sur l’infini.
- Cette façon de procéder permet, en outre, de contrôler la précision avec laquelle a été établie une échelle déjà existante; ce ne sera parfois là ni chose inutile, ni temps perdu.
- LES TONS SÉPIA AU MOYEN DU VIRAGE “HÉMOS”
- Tous les photographes savent par expérience que si certaines méthodes de virage-sépia donnent de bons résultats avec les papiers au bromure (Bromure rapide 5. F., 3édar ou Etoile Guilleminot), il n’en est généralement plus de même lorsqu’elles sont appliquées aux papiers au cbloro-bromure dont le tc Pirguil ” Guilleminot est un des types les plus appréciés.
- Ceci résulte de la différence de grosseur des grains d’argent réduit constituant l’image initiale qui, relativement gros dans les papiers au bromure, sont beaucoup plus fins dans les papiers au cbloro-bromure.
- Et, c’est aussi cette différence de grosseur de grain qui explique que, réciproquement, des formules de virage-sépia convenant très bien aux papiers au cbloro-bromure, ne conviennent plus du tout dès qu’on cherche à les appliquer aux papiers au bromure.
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- Ceci est d’ailleurs parfaitement logique puisque <c la matière initiale ” du virage, en l’espèce l’argent réduit obtenu par le premier développement, n’est pas la même dans les .2 cas, et il est très naturel qu une formule de virage sépia ne puisse convenir indifféremment à n'importe quelle sorte de papier. C’est donc avec juste raison que le photographe averti, soucieux d’obtenir des résultats parfaits, emploie pour chaque genre de papier, le bain de virage qui lui est le mieux adapté.
- G’est dans ce but qu’a été créé le virage 66 Hémos ” pour les papiers au cbloro-bromure en général et le papier 66 Pirguil ” en particulier.
- Ge virage jouit de remarquables propriétés dont les plus importantes sont les suivantes :
- 1°. .— Il n’est ni coloré, ni opalescent; mais parfaitement incolore et limpide comme de l’eau, ce qui permet de juger de la valeur exacte du ton sans avoir besoin de sortir les épreuves du bain et de les passer à 1 eau.
- 2°. — Il est parfaitement inodore, n’accuse aucune odeur, même légère, d’hydrogène sulfuré (odeur du monosulfure), et par cela même est complètement inoffensif pour les provisions de plaques ou de papiers vierges auprès desquelles il peut être manipulé. Tout le monde sait en effet que la moindre trace d’hydrogène sulfuré est capable de provoquer des voiles irrémédiables et que tout virage accusant la moindre odeur doit être manipulé en dehors de l’emplacement où sont emmagasinés plaques et papiers. Votre intérêt vous commande de faire soigneusement cette vérification.
- 3°. — Il se conserve parfaitement, soit en flacons entamés, soit en solution en cours d’usage et on ne doit le jeter qu’après 1 avoir épuisé complètement, ce qui permet de réaliser une économie appréciable, surtout par rapport aux bains qui, une fois préparés, doivent être jetés après quelques heures, qu’il aient été utilisés ou non.
- Ces 3 trois remarquables propriétés suffiraient, à elles seules, à légitimer la vogue dont jouit le virage Hémos auprès de tous les professionnels ; mais, il ne faut, en outre, pas oublier de signaler :
- Que les tons obtenus sont brun-sépia, tonalité très recherchée pour le portrait.
- Que le virage à l’Hémos peut-être arrêté à n’importe quel moment et donne à chacun de ses stades des tonalités très agréables variant
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- La Brune
- par iStudio Mertens-Auradon Paris-Auteuil
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- et la Blonde
- par iStudio Mertens-Aura don Paris-Auteuil
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- entre le ton noir-chaud initial donné par le papier Pirguil et le ton brun-sépia final ci-dessus.
- Que les épreuves peuvent être virées immédiatement à leur sortie du bain de fixage, après un rinçage très sommaiie simplement destiné à ne pas surcharger le bain Hémos de quantités importantes, quoique non nuisibles, d’hvposulfite de soude.
- Qu’il est d’un emploi très économique, puisqu’un litre permet de virer environ cent épreuves 13 X 1 ô et que sa bonne conservation permet de l’épuiser complètement avant de le jeter.
- Que, comme pour tous lés autres bains utilisés en photographie, sa rapidité d’action est fonction de sa température et qu’en hiver il sera toujours d’une excellente pratique de le réchauffer entre 1 ô et 20° centigrades.
- REPRODUCTION DE PHOTOGRAPHIES SÉPIA OU SANGUINE
- On ne peut obtenir que de Très médiocres résultats en se servant de plaques ordinaires, lentes ou rapides, pour la reproduction de photographies tirées sur papiers au citrate ou auto-vireurs, sur papier au chloro-bromure à tons chauds ou sur papiers au bromure virés sépia ou sanguine.
- Dans ce cas particulier, il faut utiliser des plaques orthochromatiques ou mieux des plaques panchromatiques utilisées avec écran jaune approprié de façon à obtenir une assez forte correction chromatique.
- On se trouve dans les mêmes conditions avec les épreuves à tons noirs sur papier chamois.
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- Le temps de pose correct
- Il est actuellement tien acquis que le développement est une opération de second plan et que n’importe quelle méthode de développement ne peut, en aucun cas, rétablir des valeurs faussées par un temps de pose incorrect. Tous les beaux discours, car ce ne sont que des discours, qu’on continue à lire au sujet des merveilleuses propriétés de tel ou tel révélateur qui développe fond ou qui donne c<plus fin” que tel autre et qui, manipulé dans un nombrë respectable de cuvettes, a la singulière vertu de pouvoir corriger les méfaits d’une sous-exposition ou d une surexposition, ne sont qu un leurre ou un trompe l’œil ; car, ne s appuyant que sur la vertu magique du verbe et non sur des résultats scientifiquement enregistrés, contrôlés, montrés et surtout comparés, ils ne peuvent avoir que la valeur de propos en l’air. Si on peut, à la rigueur, apporter au développement diverses améliorations d’ordre mécanique, on ne peut rien changer à l’allure de sa réaction chimique et à la loi qui lie la valeur des contrastes à la durée du développement.
- Et qu’on ne nous fasse pas dire ce que nous ne voulons pas dire. L étude des révélateurs et de leur mode d’action est et restera toujours d actualité: Tous les révélateurs ne se comportent pas de même façon ; ils se conservent plus ou moins bien, soit en sels, soit en solutions ; la valeur des contrastes qu’ils permettent d’obtenir n’est pas toujours la même ; ils donnent plus ou moins de voile chimique ; ils développent plus ou moins bien les très faibles impressions lumineuses (Seuil d’inertie) ; certains donnent une coloration spéciale au dépôt d’argent réduit ; l’effet de la température est variable d un révélateur à un autre,...etc...
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- etc... ; bref, le révélateur n’est pas un et il est normal d’exercer un choix. Leur étude sera donc toujours très intéressante et très profitable, mais quoi qu’on fasse et quoi qu on continue à vouloir écrire ; jamais, eu cours d’action, un révélateur ne pourra ni corriger, ni ramener à la norme les effets d’une pose incorrecte. O est là une vérité qui, à l’heure présente, ne devrait plus avoir besoin d’être discutée. Laissons donc aux cbimistes le soin de nous tenir au courant des propriétés cbimiques de chaque agent réducteur ; aux physiciens, celui de nous faire connaitre la loi qui lie leur durée d’action à la valeur des contrastes du négatif obtenu et restons, nous photographes, dans notre véritable domaine : L’évaluation aussi précise que possible du temps de pose correct qui, seul, peut donner à nos négatifs des contrastes en rapport avec les luminosités des sujets photographiés et qui, seul, peut nous en donner des reproductions fidèles.
- L’excuse parfois invoquée de et l’interprétation artistique qui psrmet (?) d’extirper une épreuve présentable (Et toujours artistique dans ce cas là) d’un négatif aux valeurs faussées, n’est le plus souvent qu un paravent derrière lequel s’abrite une ignorance absolue des règles fondamentales d’une bonne technique photographique. Il est d’ailleurs très facile, à qui voudra s en donner la peine par des expériences comparatives, de s assurer qu on arrive plus facilement à un beau et artist que résultat avec un bon négatif qu’avec un mauvais, et que c'est mettre la charrue avant les boeufs que de dédaigner la très simple opération dé 1 évaluation du temps de pose pour aboutir finalement à un cliché qu on devra soumettre à toutes sortes de manipulations longues et compliquées pour en rétablir (3i possible) les valeurs faussées.
- L’évaluation du temps de pose correct est-elle une opération si délicate, si compliquée et si difficile qu’on doive systématiquement s’y dérober ? Elle le serait, certes, si elle demandait une précision mathématique de l’ordre du centième de seconde ; xl n en est heureusement rien, sans quoi la photographie n eût jamais pu entrer dans le domaine pratique. Geux qui ont quelques notions de sensitomètrie, pour lesquelles il n’est nul besoin d’être familiarisé avec les logarithmes décimaux ou Népériens, savent que si le temps de pose donné à une plaque doit, pour être correct, inscrire les impressions lumineuses reçues dans la région rectiligne de sa courbe caractéristique, cette région rectiligne a heureusement une étendue suffisante pour permettre de très larges estimations, surtout dans le cas de sujets à contrastes moyens,
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- jM_antes~la- Jolie
- Bromoil par Monsieur Maire.
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- La preuve en a été faite, il y a déjà fort longtemps, par Monsieur L. LOBEL qui, après avoir photographié le même sujet avec des temps de pose corrects s’échelonnant dans le rapport de 1 à «33 et après avoir développé toutes les plaques ainsi obtenues pendant le même temps dans le même révélateur, en a obtenu des épreuves positives identiques. La pratique a donc été en complet accord avec la théorie et a confirmé qu’il n’y a pas de raison valable de se refuser au calcul du temps de pose correct.
- Examinons donc comment nous pouvons opérer. Plusieurs solutions peuvent être envisagées :
- tw Le flair. — On se met la tête sous le voile noir, on examine l’image sur le verre dépoli et on en déduit la pose à donner.
- O’est là un moyen empirique qui peut se justifier par une longue pratique de la photographie, mais avec lequel les plus malins se trouvent complètement désarmés dès qu’ils sortent des cas habituels, ce qui se produit presque constamment en photographie industrielle.
- Cette façon de faire est néanmoins presque toujours adoptée par de nombreux photographes qui se croiraient déshonorés ou tout au moins amoindris dans leur prestige devant leur clientèle s ils osaient, au moment d’opérer, sortir de leur poche un instrument quelconque destiné à mieux les renseigner.
- 2° L’usage des tableaux de temps de pose. — Il en
- existe de très nombreux modèles. Le plus simple et le plus pratique nous paraît être celui par nombres additifs de MM" Huillard et Cousin ; à moins qu’on ne lui préfère celui qui, possédant des transmissions mécaniques, dispense ainsi de tout effort de calcul.
- »Si tous les instruments de ce ^enre peuvent rendre de très bons services en plein air, il n’en est généralement plus de même pour les
- photographies d’intérieur, de sous-bois, de portraits en appartement.
- etc..., car il est alors très difficile de préciser exactement la lumière pour tous les cas qui peuvent se présenter.
- 3° Les aetinomètres qui permettent de mesurer l’actinisme de la lumière reçue par le sujet au moyen de la durée de noircissement d’un papier spécialement sensibilisé dans ce but. Ces instruments rendent d’excellents services, surtout dans les cas embarrassants, et devraient être dans toutes les poches.
- Ils sont de modèles très divers, sous forme de réglettes, de carnets, de montres...etc..., et sont généralement d’un emploi très simple pour
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- lequel il n y a qu’à se conformer aux indications très précises qui sont fournies avec cliacun d eux.
- Alors que les tableaux de temps de pose ne sont généralement établis que pour une latitude déterminée, ces instruments sont d’un emploi plus général et peuvent être utilisés à Tombouctou aussi bien qu à Paris.
- 4° Les posemètres optiques qui permettent de mesurer la lumière diffusée par le sujet.
- Dans ces instruments, on vise le sujet à travers un système optique dont on diminue la luminosité soit en le diaphragmant, soit en interposant des prismes de verre coloré sur le trajet des rayons lumineux, jusqu’au moment ou on voit les détails disparaître dans les ombres.
- Ils donnent également de très bons résultats, quoiqu’ils soient d’un maniement assez délicat.
- Aucun de ces instruments n est capable de donner des mesures scientifiquement précises (qui sont d’ailleurs parfaitement inutiles dans le cas qui nous occupe, étant donné la latitude de pose de la plaque photographique), mais leur emploi donnera toujours des temps de pose utilsables et évitera des erreurs grossières ; surtout si on prend le soin d’estimer largement leurs indications, car il ne faut pas oublier que la faute la plus grave que 1 on puisse commettre est celle de la sous-exposition qui est irrémédiable, tandis qu’il est presque toujours possible d atténuer les effets d une légère surexposition par 1 emploi d un papier à contraste convenablement approprié, chose actuellement très facile vu le choix qui existe dans cette catégorie de papiers.
- Quand les négatifs sont exclusivement destinés à être tirés sur un papier bien déterminé ; ils doivent, pour donner de bons résultats, avoir un contraste également bien déterminé et c est alors que la détermination du temps de pose doit être faite avec une plus grande précision et que l’usage des instruments que nous venons d’indiquer devient une obligation.
- ^Soyons logiques avec nous-mêmes et par un sentiment de fausse honte qui ne s’explique pas (Car il vaut mieux « prévenir que guérir », même en photographie) ne refusons pas de parti-pris le secours d’instruments qui, très ingénieusement et même très scientifiquement conçus peuvent nous rendre les plus précieux services.
- Le temps de pose est tout, le développement ne peut être qu’une opération de second plan.
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