Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique de Photographie
- Paraissant tons les 2 mois
- Le Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration
- 13, Rue d’Odessa PARIS-14'
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- Le Petit
- AL
- Cliêne et la G
- ausanne la nuit
- are.
- Négatif sur Radio-Eclair.
- Par J. O. TrÈCHE, à Lausanne.
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- L’Indication numérique de la sensibilité des plaques
- Il n’y a pas tien longtemps encore, les ptotograptes se contentaient de savoir, grosso modo, qu une émulsion était plus ou moins rapide ou plus ou moins lente qu’un étalon arbitraire et cette évaluation leur suffisait pour l’exécution de leurs travaux. On y ajoutait parfois des indications en degrés >Scheiner ou autres, mais en leur laissant leur caractère absolu.
- Depuis quelques années, 1 indication numérique de la sensibilité des plaques en degrés Hurler et Uriffît-ld (H. et D.) a fait son apparition et a été très appréciée en raison de sa commodité, puisque dans ce système la sensibilité est proportionnelle au nombre de degrés et qu’on sait tout de suite qu’une plaque faisant, par exemple, 500° H. et D. doit être ô fois plus rapide qu’une plaque faisant 100° H. et D.
- On a ensuite quelque peu... jonglé avec ces degrés et les photographes, devenus gourmands, en ayant par dessus le marché demandé beaucoup, la mode s’est mise aux chiffres astronomiques. Le 1500 est maintenant courant, on a déjà murmuré le chiffre de 5.000 et il n’y a pas de raisons pour s’arrêter en si bon chemin ! Mais toute médaille a son revers et, après avoir navigué dans l’éther incommensurable et impondérable, les photographes, bien obligés de reprendre contact avec les réalités terrestres, désireraient maintenant être mis en possession d’indications précises qui leur permettraient de passer d’une plaque X à une plaque Y avec la certitude de ne point “ gaffer ’ et d obtenir dans les deux cas des négatifs sinon équivalents, du moins utilisables.
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- En autres termes, ils se plaignent du manque d exactitude des données numériques actuelles qui ne correspondent plus à lien quand on les transpose dans le domaine de la pratique. Mais, même en admettant que les indications qu’ils réclament leur soient données avec une parfaite exactitude, il est utile de leur signaler que la réalisation de leurs désirs est cliose beaucoup plus compliquée et beaucoup moins facile qu’elle paraît à première vue ; et c’est pour leur permettre de s en rendre compte que nous allons exposer cette question dans ses grandes lignes et leur laisser le soin de conclure.
- Ce qu’il importe de préciser tout d’abord, c est que, pour l’instant, la sensibilité des plaques semble avoir atteint un stade qui ne semble guère pouvoir être dépassé, et, de fait, les gains réalisés au cours de ces dernières années ont été très minimes comparativement à ceux qui ont été réalisés dans les vingt premières années qui ont suivi l’apparition des plaques au gélatino-bromure. Ceci ne veut pas dire que des découvertes sensationnelles ne nous permettront pas de connaître, dans quelque temps, des plaques d’une sensibilité très exaltée, mais en attendant force nous est de rester sur les positions conquises et si, dans certains cas, les degrés H. et D. ascen-sionnent vertigineusement, ça ne peut être qu’en cavaliers seuls et sans être aucunement suivis de leur monture.
- Les diverses échelles sensit«métriques
- Les divers procédés d’expression numérique de la sensibilité photographique appartiennent aux SI systèmes principaux suivants : ( 1 )
- \ °. Celui de Hnrter et Driffield qui a pour base la mesure de 1’ éclairage (évalué en bougies-mètres-secondes) correspondant (dans le cas le plus simple) à la position sur l’axe des abcisses du prolonqe- (*)
- (*) JL,es autres systèmes ont des hases empiriques qui ne peuvent aVoir actuellement aucune ’Oaleur;
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- ment de la portion rectiligne de la courte caractéristique de de Y émulsion considérée:
- 2° Celui qui a pour base la détermination du “ Seuil de noircissement ” qui est le plus petit éclairage (toujours évalué en bougies-mètres-secondes) auquel correspond, après développement, une densité susceptible d’être différenciée du voile. Dans cette catégorie rentrent tous les systèmes austro-allemands : Eder- Hecht., >Sckeiner, etc...
- Examinons séparément chacune de ces méthodes.
- nJ.
- La méthode H. et D.
- Elle était exacte au temps de H. et D. où il n’existait que des émulsions de rapidité moyenne, non orthochromatiques, dont les courbes caractéristiques affectaient toujours la même forme et qui étaient, par conséquent, parfaitement comparables entre elles
- Il n’en est plus de même aujourd hui avec les émulsions chromosensibles ou très rapides qui n’ont plus la même sensibilité chromatique et dont les courbes caractéristiques aflectent des formes très différentes, surtout dans la région de sous-exposition qui est souvent très développée. Et si la méthode de H. et D. reste et restera toujours excessivement féconde pour l’étude des propriétés des surfaces sensibles, il lui est absolument impossible de représenter leur rapidité par un seul nombre qui ne se rapporte qu’à une seule portion de la courbe caractéristique.
- Dans ces conditions, la sensibilité exprimée en H. et D. devient nettement illusoire et on peut souvent constater qu’il n’y a aucune relation exacte entre cette expression de la sensibilité et la sensibilité résultant d’essais pratiques.
- Voici, par exemple, une émulsion cataloguée 300 * H. et D. et une émulsion 300° H. et D. La première de ces deux émulsions devrait être la plus rapide et pourtant, aux essais pratiques, elle se révèle nettement comme la moins rapide. Pourquoi ? Sûrement parce que
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- 1 indication du degré H. et D. n’a pas pu tenir compte de la zone de sous-exposition qui est certainement beaucoup plus développée dans la plaque 500° que dans la plaîjue 300\
- Voici une émulsion dont la courbe caractéristique a 2 régions rectilignes (Le fait n’est pas rare de nos jours) et dont chacune correspond à une sensibilité déterminée. Qu’on choisisse la plus forte ou la plus faible de ces 2 sensibilités, le renseignement fourni sera forcément faux.
- Il importe, d’autre part, de ne pas omettre de signaler que la source lumineuse utilisée par Hurter et DrifField était une bougie de paraffine qui à dû être abandonnée parce que sa grande richesse en rayons jaunes avantageait trop les plaques chromosensibles au détriment des plaques ordinaires. Mais, ce remplacement n’étant pas encore réglementé, les sources de lumière utilisées par chaque laboratoire sont naturellement. très diverses, d’où il s’ensuit que les chiffres indiqués ne sont nullement comparables en passant d’une marque à une autre.
- Pour que l’estimation de la sensibilité en degrés H. et D. puisse être valable, il serait indispensable qu elle soit accompagnée d une foule d autres renseignements tels que :
- Les courbes caractéristiques correspondant à diverses durées de développement, avec courbe spéciale de la région de sous-exposition.
- L indication du gamma infini.
- La composition spectrale de la lumière ayant servi aux essais.
- La composition exacte du révélateur ainsi que sa température d emploi, etc.... etc...
- Tous renseignements qui sont indispensables à des études de labo-toire, mais dont le photographe n’a qu’un besoin limité dans la pratique courante.
- En résumé, la sensibilité exprimée en H. et D. réduite à un seul chiffre n’a qu’une valeur très relative et même fausse dès qu’elle est transposée dans le domaine de la pratique courante.
- Obligées par la force des choses de suivre la mode du jour, les Usines Gailleminot ont, elles aussi, exprimé la rapidité de leurs plaques en dîgrés H. et D ., mais on doit leur rendre cette justice qu’elles sont restées dans de très justes limites et qu’en cataloguant, par exemple,
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- ôôO° H. et D. leur Studio tisiil, elles ont été très modestes puisque cette plaque s’est révélée, au cours d’essais pratiques comparatifs plus rapide que d autres cataloguées 700.
- Le* méthodes basées sur le seuil de noircissement
- D’ après le Dr. Eder, et sous certaines réserves concernant la valeur de la densité à partir de laquelle on peut faire partir le seuil de noircissement, les valeurs de la sensibilité obtenues d après cette méthode sont beaucoup plus conformes aux résultats pratiques. Et cela se comprend facilement puisque toute impression lumineuse supérieure au seuil s’inscrira sur la plaque, sans faire abstraction, comme cela ie produit dans la méthode de H. et D., de la région de sous-expcsition qui peut avoir une importance considérable.
- On eût pu uniformiser les résultats obtenus en adoptant comme valeurs relatives de la sensibilité des nombres inversement proportionnels aux valeurs du seuil. Mais ceci n’a pas été réalisé et chaque expérimentateur a créé un degré arbitraire à sa convenance, ce qui fait que le photographe n a en sa possession que des renseignements «l’ordre absolu et non immédiatement comparables entre eux. Il n’est pas, par exemple, possible de savoir, autrement qu en îe livrant à un calcul, combien de fois une plaque faisant 1 7° «Scheiner est plus rapide qu’une plaque faisant 11° >Scheiner La chose devient encore plus compliquée quand il faut comparer une plaque estimée en degrés 7cheiner à une plaque estimée en degrés Eder- Hecht ; et à plus forte raison en Wynne ou en Watkins ou en H. et D.
- De plus, il ne faut pas oublier que les modes opératoires et les source de lumière utilisées dans chaque méthode sent différentes, ce qui compliqué encore la question, sans avoir d ailleurs une bien grande répercussion pour les besoins de la pratique courante.
- Le sensitomètre Eder-Hecht, peu connu en France, est bon marché et d un emploi relativement facile. Il permettrait de faire de nombreuses vérifications, j compris celles de la sensibilité aux couleurs et
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- du coefficient des filtres colorés que l’on peut avoir à utiliser avec une plaque de marque déterminée. Il serait à souhaiter qu’il soit utilisé ou qu’une nouvelle méthode simplifiée, dérivant elle aussi du coin Goldberg, soit mise à la disposition des photographes en leur constituant une méthode pratique, rapide et exacte pour les comparaisons qu’ils auraient besoin de pouvoir entreprendre. ^Souhaitons qu’une pareille méthode soit prochainement innovée et qu’elle permette un contrôle qui mette les photographes à 1 ahri des exagérations et des surestimations qui sont susceptibles de leur causer de réels préjudices.
- A u moment de mettre sous presse, nous lisons dans le n 4 en date du 23 janxHer i_92$, du journal allemand Die photographische Industrie, un article traitant du même sujet et dont nous donnons ci-dessous la traduction.
- Nos lecteurs pourront ainsi se rendre compte que la question de l indication numérique de la sensibilité des plaques ne préoccupe pas que les photographes français.
- JPour leur permettre de mieux, comprendre les indications données dans cet article, nous l aidons fait suvCre d’une table de correspondance, d après le D’ Eder, des degrés Eder-plecht et des degrés Schetner et nous y ado ns ajouté la correspondance en degrés N. et P)., d après
- M. L. P. Clerc.
- Incidemment, signalons que nous ai)ons fraudé dans les pages de publicité de Die photographische Industrie une plaque (pas allemande) indiquée comme faisant iOS° Eder-plecht ou au moins 2ff° Scheiner (i), ce qui traduit en N. et P), fait au moins 5.163 °N. et JD.
- (1) D’après le Dr Eder, go° Eâer-EIecht correspondent à 2o'J Scheiner et, d après PI. L. j. . Clerc, équidalen t à y2p° D. et D. -- Or, d’après le Dr Eder, une plaque faisant 1060 Eder-Hecht w une sensibilité relative de pî3 0 et une plaque faisantgo° Eder-Hecht une sensibilité relative de iS2s°
- Donc, la plaque ios° Eder-Hecht est ?i3° = 4,38 fois plus rapide que la
- plaque _po 0 Eder-Hecht, ce qui, en degrés D. et D. fait p2p X 4,38, soit le chiffre coquet de 0 10 3" Et. et D. !!.,...
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- Ht dans les pages de publicité du journal : Allgemeine photogra-phische Zeitung, de Vienne, n du /' décembre 1928, une autre plaque
- indiquée comme, faisant 2y° Scheiner !...... TJ ne %) évitable marche à
- l’étoile !
- Voici la traduction de l art cle dont nous causons plus haut :
- La course au clocher pour le plus haut degré Scheiner
- La technique de la fabrication des émulsions photographiques a fait en ces derniers temps des progrès très marqués et qui sont indéniables, si on compare les propriétés des anciennes émulsions à celles des émulsions actuelles. C’est chose remarquable que d avoir pu porter la sensibilité générale, ainsi que la sensibilité chromatique à un aussi haut degré, sans que cela ait nui aux autres propriétés importantes. Mais, cette augmentation semble être arrivée à un point qui donne à réfléchir et il semble nécessaire, dans l intérêt même de l industrie, d exam ner brièvement cette question.
- A partir du moment où on commença à fournir des plaques de rapidité supérieure ou inférieure à 30° >Scheiner, un grand nombre de fabriques de plaques allemandes ou étrangères se montrèrent ardentes, soit à élever cette rapidité, soit à ne pas la dépasser. Il est intéressant d’examiner : 1 ° Quelle signification peut avoir, pour le praticien, un
- matériel d’une aussi haute sensibilité, et Q° ce qu’il faut en faire. Nous désirons répondre brièvement, dans les lignes suivantes, à ces deux questions, en nous plaçant sur le terrain de nos expériences et de nos recherches.
- Répondons d’abord à la première question, celle qui concerne la sensibilité. Il est hors de doute qu’il est tout à fait précieux, tant pour les photographes professionnels que pour les amateurs, d’avoir sous la main un matériel d’une sensibilité maxima. Mais cela ne va pas toujours sans inconvénients et il paraît peu convenable de placer cette haute
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- sensibilité comme une condition indispensable dans tous les cas, car, si nous prenons une sensibilité exaltée au maximum, il est à penser que ceci ne va pas sans nuire aux autres propriétés. Nous devrions d abord faire la constatation, au moyen de mesures sensitométriques, que la portion rectiligne de la courbe caractéristique n’est pas notoirement plus courte que dans la plupart des plaques de rapidité moyenne ; ou en autres termes, que ces plaques de très haute sensibilité possèdent bien une gradation aussi étendue} sinon, elles seraient beaucoup moins avantageuses, notamment pour l’amateur. De plus, il est clair qu une plaque de sensibilité très exaltée doit montrer une plus forte tendance au voile chimique et doit, pour le moins, être manipulée au laboratoire avec beaucoup plus de précautions qu une plaque ordinaire. Tout cela fait que l’amateur a plus d’insuccès, insuccès qui lui fournissent matière à de nombreuses réclamations qui sont encore plus désagréables au revendeur qu’au fabricant. Notre avis, là-dessus, est qu il est préférable de ne conseiller 1 emploi de plaques de très haute rapidité que si elles sont absolument indispensables et non susceptibles d être remplacées par des plaques de moindre rapidité. On épargnera ainsi à 1 usager maints insuccès, ainsi que d inutiles et souvent rageuses réclamations.
- Examinons maintenant la deuxième question : A la suite de nombreuses demandes émanant des lecteurs delà Photographie für alle(\), nous avons soumis à des essais vérificatifs un assez grand nombre de plaques allemandes et étrangères de toutes rapidités. Et c est alors que nous avens compris pourquoi on nous posait si souvent la question de savoir combien de fois on pouvait moins poser avec une plaque 2ô° «Scbeiner qu’avec une plaque i ô° «Scbeiner. Nous nous sommes également rendu compte, au cours de nos recherches, qu’il n’était pas nettement démontré que la fabrication puisse livrer à coup sûr des émulsions dé plus haute rapidité que 50° >Scheiner. Car, si on trouve aux vérifications des différences en moins de ô-10° Eder-Hecht (soit 4° 3cbei-ner), qui ccrrespondent à des rapidités dans le rapport de 1 à 3, en ne peut se les expliquer que par le fait que si les rapidités en question ont été atteintes au cours d’essais, elles n’ent pu être maintenues en fabrication courante, ce qui occasionne des insuccès à l’usager qui considère
- ( i) Cette phrase semble indiquer que cet article paru dans la Ph ctogra-phische Industrie était lui^même la rept eduelion d’un article paru dans le journal Photographie für aile.
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- ces rapidités comme exactes. Il est à penser que cet inconvénient est encore plus marqué pour les 70 ou ÔO % des amateurs qui se basent sur ces rapidités pour calculer leur temps de pose avec des tableaux qui deviennent ainsi tout à fait inexacts.
- L’exemple suivant permettra de se rendre comp(e jusqu à quel point on est allé dans la lutte commerciale pour le plus baut degré >Scheiner. Une firme étrangère indique dans sas notices une de ses plaques comme ayant une rapidité de 2ô° «Scheiner à la lumière du jour. A la suite de nombreuses réclamations justifiées, nous nous sommes procuré une boîte de ces plaques et à notre grand étonnement nous n’avons trouvé sur l’étiquette de cette boîte qu’nne indication de 700° H. et D. ce qui, d’après la table du DJ Eder, ne correspond plus qu’à une rapidité de 30-3 1° <Scbeiner. Mais ce n’est pas tout, car si nous poursuivons nos investigations, nous constatons une nouvelle atténuation de la rapidité annoncée. Un certificat du laboratoire de la fab rique de cette plaque est en effet joint et sur celui-ci la rapidité de la plaque atteint d>00 Walkins, soit 1 ô(3 W^ynne, sensibilité qui traduite en >Scbeiner donne 17° jScbeiner. Nos essais personnels nous ont conduit à 1 ô° 3cbeiner à la lumière du jour, valeur qui est en accord avec celle donnée par les essais de la fabrique et qui ne pourrait être contestée par elle. Des différences de rapidité aussi grandes peuvent rester ignorées de 1 usager et, en fait, nous avons directement reçu de nombreuses questions au sujet de cette plaque.
- Nous pourrions multiplier ces exemples, nous croyons pourtant, d’après ce que nos recbercbes nous ont permis de constater, qu il est dans l’intérêt de 1 industrie aussi bien que dans celui du commerce de ne pas aller trop loin dans la lutte pour le plus baut degré Scbeiner et qu’il est indésirable de mettre dans le commerce un matériel sensible avec un facteur de sensibilité inexact.
- Nous serions reconnaissants à l’industrie photographique de prendre nos desiderata en considération.
- Nous avons vu, en consultant les tableaux temps de pose du “PU oto Prexind publiés par l’imprimerie Guido Hackebeil de Berlin, à quelles erreurs on peut aboutir avec la surestimation actuelle de la rapidité des plaques. Dans ces tableaux de temps de pose, on a mis en vis-à-vis les chiffres donnés par les fabricants et ceux obtenus à la suite
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- de vérifications faites par le Professeur Dr Neugebauer. On constate des différences en moins allant jusque 6° <Scbeiner. L amateur se trouve alors en face du dilemme suivant : Dois-je calculer mon temps de pose d’après la sensibilité donnée par les fabricants ou d’après celle donnée parle Dr Neugebauer ?... ^Signalons que nous avons soumis à vérification les chiffres donnés par le Dr Neugebauer et que nous les avons trouvés exacts dans la plupart des cas. On voit, d’après cet exemple, combien il serait indispensable de réformer l’indication numérique de la sensibilité des plaques.
- Table de correspondance
- Degrés Eder-Heclit Degrés «Scbeiner (d’après Eder' Degrés H, et D. (d’après L.-P. Clerc) Degrés Eder-Hecbt Degrés «Scbeiner (d’après Eder) Degrés H. et D. (d’après L.-P. Clerc)
- 56 6 24 77 14 170
- 58 7 31 80 15 216
- 61 8 40 82 16 276
- 64 9 50 84 17 351
- 66 10 64 86 18 448
- 68 11 82 88 19 570
- 71 12 104 90 20 727
- 74 13 133
- N. B. — Les différentes tables publiées ne vont pas plus loin que 50° Eder-Hecbt.
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- Quelques précisions sur l’emploi des écrans Cou filtres) colorés
- Les nombreuses demandes de renseignements que nous recevons au sujet de l’emploi des écrans colores, depuis la création de la plaque Anécra Guilleminot qui a mis entre les mains des praticiens un matériel orthoehromatique de premier ordre, nous incitent à aller au devant des questions de nos lecteurs et à leur résumer les quelques notions indispensables à l’emploi des divers écrans colorés dont ils peuvent avoir besoin au cours de leurs travaux.
- Nature des écrans
- Il en existe de .2 sortes : Les écrans en gélatine et les écrans en verre coloré dans la masse.
- Ecrans en gélatine. — Ces écrans sont obtenus par coulage à cbaud sur une glace mince tenue horizontale d une quantité déterminée, proportionnelle à la surface à couvrir d’une solution titrée de gélatine colorée.
- Si la pellicule colorée ainsi obtenue est détachée de la glace sur laquelle elle avait été coulée, on obtient un écran pelltculatre.
- Si la glace portant la pellicule colorée est recouverte d une seconde glace qui est ensuite collée au Baume de Canada, on obtient un écran en glaces. Ce genre d’écran existe soit sous la forme ronde, soit sous la forme carrée- Les bords en sont toujours assemblés avec
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- une tan de de papier gommé qui a pour tut de maintenir le collage des glaces et, surtout, d’empêcker l’introduction de la lumière par leur trancke.
- Les écrans sont fakriqués soit avec des glaces ckoisies, soit avec des glaces optiquement travaillées de fa çon à oktenir un ensemkle à faces rigoureusement parallèles. Ces derniers coûtent teaucoup plus cker que les premiers, mais ne sont indispensakles qu aux travaux scientifiques ou aux travaux de pkotograpkie trickrome qui exigent une grande précision. — En pkotograpkie courante, on peut parfaitement se contenter d’écrans ordinaires.
- Écrans en verre coloré clans la niasse. — On trouve actuellement des écrans en verre coloré dans la masse, tien supérieurs aux premiers écrans fakriqués de cette façon et qui aksorkaient inutilement une quantité considérakle de lumière. — Il est à supposer que l’emploi de pareils écrans se généralisera au fur et à mesure des progrès qui pourront être réalisés dans leur fakrication ; mais, pour l’instant, on ne trouve couramment dans cette catégorie que des écrans jaunes.
- Soins à donner aux écrans
- Écrans pelliculaires. — Ils doivent être conservés dans une c îemise de papier klanc kien lisse (afin d éviter les rayures) et manipulés exclusivement par leur trancke afin d éviter que les doigts ne puissent y laisser leurs empreintes.
- Écrans en glaces. — (En gélatine ou en verre coloré dans la masse). — Ils doivent être très propres, car toutes tackes graisseuses, toutes traces de doigts, toutes traces de poussières occasionneraient des troukles sérieux dans la formation des images.
- Leur nettoyage se fera avec un vieux linge usé et kien propre, à l’exclusion des peaux de ckamois souvent recommandées mais qui sont généralement grasses et qui peuvent, en outre, contenir dans leurs pores des petits corps durs parfaitement capakles de rayer le verre.
- HIi.se à l’abri de la lumière. — Les écrans en gélatine colorée doivent, quand ils ne servent pas, être conservés à l’alri de la lumière car ils se décoloreraient petit à petit et perdraient ainsi toutes leurs propriétés. On doit les mettre soigneusement en koîte et ne pas
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- les laisser traîner à découvert dans un coin de 1 atelier. — Les revendeurs ne doivent pas les mettre à découvert dans leur vitrine, mais les laisser dans leur boîte d’origine.
- Emplacement des écrans
- 1°. - Écrans pellioulaires. — On les met habituellement à l’intérieur de l’objectif dans un plan voisin de celui du diaphragme à iris et ils prennent alors appui sur un petit épaulement généralement situé en avant de ce diaphragme. Pour les mettre en place, il est évidemment nécessaire de dévisser la lentille avant de 1 objectif.
- Leur faible épaisseur n’apporte aucun trouble dans la formation des images et ne nécessite aucune correction de mise au point.
- Il faut savoir les découper soi-même. Pour cela, on prend, avec un compas à 5 pointes, le diamètre exact de 1 épaulement sur lequel ils doivent reposer ; on trace un cercle de meme diamètre sur une feuille de papier pliée en deux dans laquelle on inclut 1 écran pelliculaire et on découpe l’écran en même temps que les .2 feuilles de papier. On évite ainsi toutes taches de doigts sur la pellicule colorée.
- Les écrans pelliculaires rendent d’excellents services et sont les plus économiques, mais leur changement demande beaucoup de temps et de soins ; de plus il faut, chaque fois, dévisser la lentille avant et il est à craindre que cette opération, trop souvent répétée, ne soit préjudiciable aux barillets des lentilles, surtout quand ils sont en aluminium. On ne peut donc conseiller leur emploi que pour un service permanent ou pour des essais.
- 2°. - Écrans en glaces.'—• (En gélatine ou en verre coloré dans la masse). — Ces écrans se mettent en avant ou en arrière de l’objectif au moyen de porte-écrans appropriés. Les écrans carrés et les porte-écrans carrés sont les plus commodes et sont également ceux qui coûtent le moins cher.
- *Si on fait la mise au point avec l’objectif muni de son écran, mis en avant ou en arrière, il n’y a aucune correction à faire et c’est ainsi qu’on devrait toujours opérer.
- L’ écran mis en aoantaprès la mise au point, ne nécessite pratiquement aucune correction.
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- Coucher cle S olei
- Photo Antony à ’ Osterde.
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- L écran mis en arrière, après îa mise au point, nécessite un allongement du tirage très approximativement égal au tiers de 1 épaisseur de y /
- 1 écran.
- Du rôle de l’écran et des différentes sortes d’écrans
- >Si un rayon de lumière blanche tombe sur un écran coloré, celui-ci ne se laisse traverser que par certaines radiations et absorbe les autres. C’est ainsi, par exemple, qu un écran rouge absorbe toutes les radiations autres que les radiations rouges et ne transmet que ces dernières.
- L’absorption des radiations d’une couleur déterminée peut être complète. C’est le cas des écrans pour sélection tricbrome ou des écrans dits à contraste.
- Elle peut n être que partielle, c’est le cas de la plupart des écrans jaunes qui, s’ils sont de bonne qualité, n’absorbent complètement que l’ultra-violet et laissent passer une quantité plus ou moins grande de radiations bleues et violettes.
- Tous les écrans jaunes Guilleminot absorbent complètement l’ultra-violet. L’écran G 1 absorbe totalement le violet. L’ écran G 2 absorbe en plus une partie du bleu, 1 écran G 3 une plus grande partie du bleu et l’écran G 4 la presque totalité du bleu. Ces écrans sont de plus en plus foncés en allant de 1 écran G 1 à 1 écran G 4.
- De toutes façons, l’adjonction d un écran correspond toujours à une augmentation du temps de pose, d autant plus petite que la plaque avec laquelle il est employé est plus sensible aux rayons de la meme couleur que lui.
- . (.SI suivre.)
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- Le Virage Sépia, EN UN SEUL BAIN
- HÉMOS
- Très économique,
- Limpide comme de l’eau. Absolument inodore.
- N’est pas une nouveauté parmi Ses produits
- GUILLEMINOT
- Car il existe depuis quelques années et a fait ses preuves en donnan t toujours entière satisfaction à tous ceux qui l’ont utilisé.
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- PIRGUIL
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- Désirez-vous une excellente Plaque pour l’atelier ?
- LA
- GUILLEMINOT
- Qui est d’une extrême rapidité, vous donnera sans aucune d fficuLé les clichés
- HARMONIEUX et DÉTAILLÉS
- qui sont le rêve
- de tout photographe portraitiste
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- Les Plaques Positives
- au lactate «Tardent
- (Tons noirs et tons cliauds>
- Guilleminot
- donnent les meilleurs et les plus artistiques résultats
- --------------- pour -------------“
- Vues de projection et Vues stéréoscopiques
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- Existent en :
- TRANSPARENTES f Verre premier choix)
- OPALINES fSupprimant te verre dépoli)
- OPALES f Imitation porcelaine, tons noirs seulement)
- Le Gérant : Paul CADARS. R. C. Seine 404-700
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- Les Editions TORGY
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