Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique de Photographie
- R. GUILLEMIXOT, BflBSPFLUG A C 22, Rue de Oiâteaudim PARIS. O*
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- Présentation de la plaque « Anecra »
- à la Séance Générale du 26 Octobre 1928 de la Société Française de Photographie
- <Bulletin de la S. JF. M*.f JVovembt e 1928)
- Cette nouvelle plaque rentre dans la categorie des plaques orfha chromatiques sans écran. Elle ne nécessite pas l’emploi d’un écran jaune pour obtenir un rendu satisfaisant des diverses tonalités colorées d’un sujet et donne une correction du halo très largement suffisante dans la majorité des cas.
- Une des dernières venues dans ce genre, elle a pu profiter de tous les progrès réalisés au cours de ces dernières années, tant au point de vue de 1 emploi de nouveaux colorants pour l’amélioration de la sensibilité chromatique, qu’à celui de la rapidité générale et de l’étendue de la gradation.
- Puisque les photographes, tant amateurs que professionnels, commencent à s intéresser à l’étude sensitométrique des surfaces sensibles, nous avons pensé qu’au lieu de leur donner les résultats bruts d essais de laboratoire, il serait plus intéressant de leur présenter les résultats d essais pouvant être faits par n’importe quel photographe avec les instruments réduits dont il peut disposer, mais qui sont néanmoins très suffisants au point de vue pratique.
- Pour une dépense minime, tout photographe s’intéressant à la sensitométrie peut avoir en sa possession au moins le matériel suivant :
- Un jDensitomètrer-fômogra-ph ^Lobel ;
- Un Coin Goldberg 9x12 ( ou à défaut, un des coins fournis avec le densitomètre-filmograph);
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- Une table clés différentes couleurs du spectre solaire, à condition que les couleurs utilisées pour la confection de cette table soient spec-tralement aussi pures que possible, ce qui exclut 1 emploi des couleurs d aquarelle.
- Nous allons donc étudier la plaque Anecra aux quatre points de vue suivants : rapidité, gradation, orthochromatisme, correction du halo.
- 1° Rapidité. — La plaque Anecra est cataloguée 400° H et D, mais faute de posséder un sensitomètre d un modèle quelconque qui coûte fort cber et qui n’a vraiment pas sa place dans le laboratoire restreint du photographe, nous n’allons pouvoir procéder qu à des estimations relatives.
- Dans le cas présent, une grosse faute est souvent commise : on expose une ou deux des nouvelles plaques au petit bonheur, en photographiant un sujet quelconque avec un temps de pose également quelconque et, de l’examen du négatif terminé, on tire avec la plus grande assurance de mirifiques conclusions, en bien ou en mal, mais qui n ont que le grave défaut d’être complètement erronées. C’est, qu en agissant ainsi, on a opéré sans aucun point de comparaison et que sans ce point de comparaison il est logiquement impossible de tirer une déduction quelconque.
- Nous avons donc exposé dans les mêmes conditions de temps de pose et de lumière une plaque A necra et une autre plaque parfaitement connue à tous points de vue et qui puisse servir de terme de comparaison, en l’occurrence la Radio--JBrom (dçuiUeminot, de rapidité reconnue comme égale à 400 H et D. On les a ensuite développées en les amenant à peu près au même degré de contraste par une durée de développement appropriée. On a alors, constaté que les deux négatifs obtenus donnaient les mêmes détails dans les ombres, ce qui permet de considérer la plaque Anecra comme ayant la même rapidité que la plaque Radior-Jürom et, par conséquent, égale à 400 H et D.
- 2° Gradation. — Pour étudier la gradation d’une plaque, il faut nécessairement tracer quelques-unes de ses courbes caractéristiques au moyen du « Densitomètre-Filmograph Lobel ».
- Nos essais on porté sur des durées de développement de 1, 2, ô et 6 minutes à la température de 1 ô° dans le révélateur G(enol^'}Iy--droquinone Gçuilleminot dilué d’un égal volume d’eau.
- Les courbes obtenues (voir fig. 1 ) nous ont permis de constater :
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- 1° Que le facteur de développement (gamma) est égal à O,/7 après une minute de développement ; à 1_ après deux minutes 5 à 1,5 après 5 minutes et à 1,6 après 6 minutes ; ce qui correspond à des négatifs légers, moyens, vigoureux et très vigoureux convenant respectivement à des tirages sur papier Étoile, Étero ^contraste, Sedar et J&rOs-mure rapide
- 2° Que la grande étendue de la région rectiligne des courbes,
- ANECRA
- Log. E
- Fig. 1.
- notamment dans les courbes de 5 et 6 minutes, assure, même pour les sujets à grands contrastes, une très grande latitude de pose.
- 5o Qu’il est possible d’obtenir une forte densité, même après un développement peu poussé ou, en autres termes, que la vitesse de développement de l’Anecra est grande ;
- 4° Que la densité du voile qui n’a pas été déduite sur les courbes projetées n’est que de 0,2 après 6 minutes de développement, ce qui est un résultat très remarquable avec une plaque d’une aussi baute sensibilité chromatique.
- 3° Orthochromatisme. — Toutes les plaques dites « Orthochromatiques sans écran>> jouissent dans le monde photographique d’une réputation surfaite, car on croit généralement qu’elles doivent donner
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- une correction chromatique parfaite et qu elles doivent absolument dispenser de T emploi d’un écran, choses qui sont absolument impossibles, vu leur nature.
- Le colorant jouant le rôle d’écran, ajouté dans l’émulsion au colorant sensibilisateur, est destiné à absorber dans l’émulsion l’excès des radiations bleues ou violettes, mais ainsi que 1 écrit M. L. P. Clerc à la page 21 6 de son ouvrage Ta Technique photographique : « Ce colorant jouant le rôle d’écran est nécessairement inefficace pour toute la fraction de l’image enregistrée dans les couches superficielles de l’émulsion et l’image sera constituée, en fait, par la superposition de deux images dont l’une, superficielle, est à peu près identique à celle que l’on aurait obtenue sur une émulsion ortbocbromatique normale en l’absence de tout filtre coloré et par conséquent très peu différente de celle qu’aurait fournie une émulsion ordinaire ; 1 autre, profonde, enregistrée par la lumière déjà filtrée au travers des couches jaunes superficielles et qui, par conséquent, est ortbocbromatique >>.
- Dans les circonstances les plus favorables de pose et notamment de développement poussé à fond, de telles plaques ne peuvent donc donner qu’un résultat voisin de celui qui aurait été obtenu avec un filtre très clair. Il n’est donc pas permis de demander aux plaques orthochromatiques sans écran plus qu’elles ne peuvent donner.
- Les ^.photographies de la table de couleurs ont été faites en utilisant comme source de lumière des ampoules Philips dites « Lumière du jour >> et chaque couleur comprend deux bandes : une bande claire et une bande foncée .
- De l’examen de ces différentes photographies peutj se rendre
- compte :
- 1° (Fig. 2). Que la plaque ordinaire qui est pratiquement insensible aux autres couleurs que le bleu et le violet rend les jaunes et les verts (couleurs claires pour nos yeux) par des teintes foncées, les bleus et les violets (couleurs foncées pour nos yeux) par des teintes claires.
- 2° (Fig. i3). Que la plaque Anecra utilisée sans écran, améliore considérablement le rendu précédent. Les jaunes et les verts viennent plus clairs; les bleus et les violets plus foncés.
- ô° (Fig. 4). Que 1 emploi de 1 écran G 1, absorbant jusque 4.20 et ne multipliant la pose que par 1, ô accentue cette amélioration ;
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- 4° (Fig. 6). Que l’emploi de l’écran G 2 absorbant jusque 4ôO et qui ne multiplie la pose que par 2 donne un rendu tout à fait correct. Le faible coefficient de cet écran, pourtant assez foncé, est la preuve péremptoire de la baute sensibilité chromatique de la plaque A n-ecrx.
- !Nous n’avons pas fait figurer les résultats obtenus avec les écrans
- G ô (absorbant jusque 4.90 et de coefficient ô) et G 4 (absorbant jusque ô2ô et de coefficient 4) car ces écrans donnent une sur-correction qui1 n’est utilisée que dans certains cas spéciaux.
- 4° Correction du halo. — A ce sujet, il nous faut formuler des restrictions de même ordre que pour l’ortbocbromatisme, car une plaque orthochromatique sans écran, sans plus, ne peut donner
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- qu'une correction du Italo et non une suppression du halo. Les rayons qui ont traverse la couche sensible et se sont réfléchis sur la face postérieure du verre sont jaunes et par conséquent parfaitement capables d impressionner encore 1 émulsion, et ce, d autant mieux que l’émulsion sera plus orthochromatisée et par conséquent plus sensible aux rayons jaunes.
- Pour nous en rendre compte, nous avons utilisé la méthode de M. Mange qui consiste à impressionner une plaque sous un coin (iolil-
- bcrg avec interposition d un papier noir dans lequel a été pratiquée une fente de 1 mui de largeur.
- En voici les résultats d’après essais faits avec des plaques de même sensibilité et ayant été exposées absolument dans les mêmes conditions :
- La figure 6 représente le halo obtenu avec une plaque Radio-Brom, la figure 7 avec une plaque Anecra et la figure ô avec une plaque ©rtlio-radio-Iux sans écran.
- On voit nettement que la plaque Anecra diminue le halo, mais ne le supprime pas ainsi que le fait la plaque ©rtho-radio-Iux sans écran qui, étant pourvue d’un antibalo, est celle à laquelle on devra avoir recours quand on aura à photographier des sujets exceptionnellement contrastés, tels qu’intérieurs, portraits en appartement, scus-bois avec portions de ciel visibles, etc.
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- Quelques jpréclsions ; sur Remploi des {écrans C ou filtres ) 9 colorés
- (Suite et fin)
- Nature des [écrans
- Un écran coloré, correctement établi, peut s employer avec n’importe quelle plaque, sous la seule condition que cette plaque soit sensible aux rayons colorés qu elle transmet. Ce serait un non-sens que d’utiliser un écran rouge avec une plaque ordinaire ou avec une plaque ortboebromatique qui ne sont, ni l’une ni l’autre, pratiquement sensibles aux rayons rouges. Il en serait de même si on utilisait un écran jaune avec une plaque ordinaire, non ortboebromatique. On aboutirait dans les deux cas à une prolongation très considérable du temps de pose sans en retirer aucun bénéfice [au point de vue du rendu chromatique du sujet.
- Un e erreur assez couramment répandue est de croire qu’un écran coloré puisse être caractérisé par un coefficient invariable, alors qu’au contraire, le coefficient d un écran est essentiellement "Oariable, non seulement suivant le genre de plaque, mais encore suivant sa marque.
- C’est ainsi que l’écran jaune G 2 a le coefficient 2 quand il est employé à la lumière du jour avec la plaque Anecra, ce qui ne veut pas dire qu’il doive avoir le même coefficient si on l’emploie avec une autre marque de plaque, même ortboebromatique.
- Le coefficient^d’un écran est, d’autre part, fonction de la sensibilité chromatique^ de la plaque avec laquelle il est utilisé et peut
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- Négatif sur Moret-sur-Loing.
- plaque Anecra.
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- servir, en quelque sorte, de pierre de touche, car, plus il sera petit, meilleure sera la sensibilité chromatique de cette plaque.
- En ce qui concerne la plaque Anecra, les coefficients des écrans jaunes Guilleminot, en lumière du jour, sont les suivants :
- Ecran G 1 — Coefficient 1,5
- » G 2 - » 2
- » G3 ^ » 3
- » G 4 — » 4
- coefficients très petits par rapport à l’ahsorption très marquée de ces divers écrans.
- Ces écrans jaunes ne sont d’ailleurs à utiliser que lorsque l’on désire une correction plus forte que celle qui est déjà donnée par la plaque Anecra utilisée telle quelle, c’est-à-dire sans écran, et on verra plus haut (page 296) que l’emploi de 1 écran G 2, ne multipliant la pose que par 2, donne une correction qui peut être considérée comme optima.
- Certains photographes sont encore réfractaires à 1 emploi des plaques chromosensihles, avec ou sans écran, parce qu ’lls sont Ivypno-ftsés par le temps de pose le plus court possible. Ils ont grand tort, car ils perdent ainsi bénévolement le bénéfice d une amélioration très sensible du rendu chromatique du sujet photographié; ce qui, notamment dans le cas du portrait, les dispenseraient d au moins OÜ °/o de leur travail de retouche habituel, d’où économie de temps et d’argent.
- De plus, dans le cas d’ateliers éclairés avec des ampoules demi-watt, dont l’usage se répand de plus en plus, ils seront agréablement surpris de constater que l’emploi d’une plaque de grande sensibilité au jaune, loin d’augmenter le temps de pose, leur permettra des poses beaucoup plus courtes qu’avec une plaque ordinaire.
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- Ull oasis en Tunisie. Par M. Maurice Meys.
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- ÉPREUVES SÉPIA RAMENÉES AU NOIR
- *Si, après virage en sépia, le ton obtenu ne plait pas, l’épreuve n est pas perdue car on peut la ramener au ton noir primitif au moyen du traitement suivant :
- Blanchir complètement l’épreuve dans :
- Eau. . . q. s. pour . . . 1.000 c. c.
- Permanganate de potasse. 2 gr.
- Acide cblorbydrique pur . 10 c. c.
- Puis, laver sommairement et enlever la teinte brune dûe au permanganate dans un bain de bisulfite de soude liquide à 20 pour cent.
- Laver encore sommairement et développer au grand jour dans un bain révélateur neuf quelconque, à l’e acception de bains à l’acide pyrogallique.
- On ne ramene ainsi au noir que les épreuves virées en sépia par un procédé quelconque de sulfuration (monosulfure, bypo et alun, polysulfures alcalins, etc.)
- Ce procédé ne convient pas aux épreuves virées en sépia au moyen du sélénium.
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- POSITIVES SUR VERRE DE TOUTES TONALITÉS AU MOVEN DES
- MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES (Couleur* d’aniliiie)
- Les positives obtenues par ce procédé sont actuellement très à la mode, tant pour la décoration intérieure des magasins ou des appartements, que pour mettre un peu de diversité dans les séances de projection au cours desquelles les spectateurs sont vite lassés si toutes les vues projetées sont de la même tonalité.
- Le point de départ est une positive à tons noirs ou à tons cbauds, obtenue au moyen des manipulations habituelles.
- Les insuccès seront certains [si on n observe pas scrupuleusement les points suivants :
- 1 ° Les-positives à soumettre à la teinture devront être absolument exemptes de voile, car le moindre voile, même s’il n’est aucunement gênant pour une positive ordinaire, sera très marqué après teinture.
- On devra donc prendre systématiquement la précaution de dévoiler les plaques, soit au moyen de l’eau iodée (Voir « (Photos >> n° y, page -isy), soit au moyen d’un passage rapide à la sortie du fixage dans un bain très dilué de ferricyanure (prussiate rouge) de potassium. (Voir (Manuel Gçuilleminot, /'' (Edition, page yc>).
- 5° On doit faire un cboix judicieux des matières colorantes employées, car les seules qui conviennent sont les matières colorantes dites basiques, à 1 exclusion de celles dites « acides » qui teintent uniformément la gélatine. Dans le doute, on fera bien de se limiter aux matières colorantes indiquées plus loin.
- 3° Il sera prudent de ne se servir que de bains peu concentrés, beaucoup moins concentrés que ceux qui sont généralement indiqués, car, au temps de teinture près qui est naturellement plus long avec un bain faible qu’avec un bain fort, le résultat final sera le même, mais la décoloration des blancs de 1 image s’obtiendra beaucoup plus facilement.
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- 4° L emploi d’une seule couleur est à déconseiller parce qu’elle conduit le plus souvent à des tonalités très crues et il est préférable de procéder par mélange. Presque toutes les teintes peuvent être obtenues au moyen des trois couleurs suivantes : Rhodamine >S (Rouge), Bleu méthylène (Bleu) et Thiofîavine X (Jaune).
- Le violet de métbyle fait exception à la règle ci-dessus et peut être employé seul.
- ô° Il sera souvent avantageux de ne pas blanchir complètement l’image avant de la soumettre à la teinture, car on laissera ainsi subsister un peu d’argent réduit dont la coloration atténuera très favorablement la crudité de certaines teintes.
- MODE OPÉRATOIRE
- Le procédé repose sur la transformation de 1 image argentique obtenue par le développement habituel, en un composé susceptible de fixer ou de « mordancer » les matières colorantes artificielles « basiques ».
- 1° Mordançage. — Le positif obtenu parla méthode habituelle, qu il soit à tons noirs ou a tons chauds, est soumis, sec ou préalablement mouillé, à l’action du bain suivant (r'Formule â-e Chnstens-en) :
- Sulfate de cuivre pur....................
- Citrate neutre de soude (ou de potasse) .
- Acide acétique cristallisable............
- Sulfocyanure d’ammonium..................
- Eau. . . q. s. pour......................
- -40 gr.
- 60 gr. 30 c. c. 20 gr.
- 1 litre
- Un point très important à noter est que le sulfocyanure d’ammonium doit être dissous à part et ajouté seulement après dissolution de tous les autres produits. On procède à cette addition par petitesXractions et en agitant.
- Le sulfate de cuivre employé doit être pur et de bonne qualité. La qualité commerciale courante ne convient pas.
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- Ce bain donne un précipité très abondant de sulfocyanure cuivreux qui se rassemble au fond de la bouteille après un repos de quelques heures, on décante alors la partie claire surnageante dans laquelle on plonge le positif à mordancer. L’action est assez rapide et on la prolonge plus ou moins suivant qu’on désire un blanchiment complet ou partiel.
- Le positif est ensuite lavé, soit en eau courante, soit en eau renouvelée, jusqu’à décoloration complète des blancs de 1 image.
- Ce bain de mordançage s’épuise assez rapidement et a une durée de conservation limitée à quelques semaines. Le professeur R. Namias a indiqué la formule suivante qui donne un précipité moins abondant et peut se conserver pendant plusieurs mois :
- *Sulfate de cuivre pur...................
- Citrate neutre de soude ou de potasse.
- Acide acétique cristallisable............
- /Sulfocyanure d ammonium.................
- Eau. . . q. s. pour......................
- 20 gr. 60 gr.
- 25 c. c.
- 20 gr.
- 1 litre
- Mêmes prescriptions que précédemment concernant le sulfocyanure d’ammonium.
- Quand, après usage, ce bain travaille lentement, on peut le régénérer en ajoutant d’abord ô grammes de sulfate de cuivre, puis ô à 1 O grammes de sulfocyanure d’ammonium préalablement dissous dans un peu d’eau.
- 2° Teinture.
- au procédé :
- [.Voici quelques matières colorantes convenant
- Cbrysoidine (Brun rouge).
- Fuscbsine, Rbodamine 3, Rbodamine B, /Safranine (Rouge).
- Vert malachite.
- Bleu méthylène, Bleu Victoria.
- Brun Bismark encore appelé Brun Helvétie. Violet de méthyle.
- On en prépare des solutions de réserve à raison de ô grammes pour un litre d’eau et on utilise de l’eau chaude, presque bouillante, afin d’activer et faciliter la dissolution.
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- Le bain de teinture se prépare en diluant plus ou moins les solutions de réserve, mais il faut alors avoir soin d’ajouter environ tO c. c. d’acide acétique cristallisable par litre de bain de teinture. Oette addition a pour but d empêcher la fixation de la matière colorante sur la gélatine et peut être augmentée si on constate que les blancs de l’épreuve se décolorent difficilement au cours du lavage final.
- La concentration du colorant dans le bain de teinture peut varier de O gr. 2, à ô grammes. Quelques essais auront vite renseigné à ce sujet, mais l’essentiel est d éviter, pour les raisons déjà données au début de cet article, l’emploi de bains trop chargés en couleur.
- Tous les tons peuvent être obtenus par mélange des couleurs indiquées, et on effectuera les mélanges en partant des solutions de réserve, en ayant soin de noter les proportions de chaque couleur, afin de pouvoir retrouver facilement les teintes qui auront particulièrement plu.
- Au lieu de procéder par mélange, on peut également procéder par teintures successives avec rinçages intermédiaires.
- La teinture se fait plus ou moins rapidement suivant le degré de mordançage, l’intensité de la coloration désirée et la concentration de la matière colorante.
- Quand l’effet désiré est obtenu, on lave à plusieurs eaux jusqu’à décoloration des blancs ; on passe ensuite très légèrement une touffe de coton hydrophile mouillé à la surface de la gélatine et on met finalement à sécher à la façon habituelle.
- REMARQUES DIVERSES
- Une image trop intense peut être affaiblie par passage rapide dans une solution très diluée d ammoniaque (2à4c.c. par litre d’eau).
- Une image trop faible peut être remise à la teinture.
- Si, après teinture, les blancs se décoloraient mal, on pourrait essayer de passer très rapidement la positive dans le bain suivant préparé au moment de 1 emploi :
- ( Eau. . . q. s. pour faire.................... 1 litre
- \ Solution à 1 °/o de permanganate dépotasse. 400 c. c.
- ( Solution à 10 °jo d’acide sulfurique concentré. 20 c. c.
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- Négatif sur plaque Haclio-Écl air.
- D,
- Mél
- omancs.
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- Ce tain agit énergiquement et doit être employé avec teaucoup de circonspection. Il communique généralement une légère teinte trune à la gélatine, teinte qu’on fait disparaître avec une solution de tisulfite de soude liquide à raison de 40 à ôO c.c. de tisulfite pour un litre d eau qu’on ne laisse agir que quelques secondes.
- La décoloration des tlancs peut encore, en cas de tesoin, être tentée au moyen de solutions très étendues d’acide acétique et même de tisulfite de soude 5 mais ce ne sont là que des procédés de fortune à employer avec teaucoup de prudence, et il vaut teaucoup mieux prendre la précaution de n’utiliser que des positives atsolument exemptes de voile.
- 3i on désire que l’image soit très transparente, on peut éliminer le sel d’argent dans le tain suivant préparé au moment de l’emploi :
- Eau. . . q. s. pour faire ... 1 litre
- Hyposulfite de soude............. 80 gr.
- Acétate de soude................. 20 gr-
- ,Sulfate de cuivre pur........... 30 gr.
- Acide acétique cristallisatle . . 10 c.c.
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- PAPIER BROMURE RAPIDE ATRES GRANDS CONTRASTES
- EST $AN5 RIVAL
- POUR
- LE TIRAGE OU L AGRANDISSE MENT DES NEGATIFS GRIS VOILES OU SUREXPOSES^
- Existe en mat blanc, demi-brillant blanc et brillant blanc (Papier et cartoline)
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- eys.
- Portrait.
- Par M. Alarcel ,AÏ<
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- La Nouvelle Plaque
- ANECRA
- ihm €400° H. et D.) hhh
- ORTHOCHROMATIQUE SANS ÉCRAN, — CORRIGEANT LE HALO-
- VOUS PERMETTRA
- -SANS AUCUNE COMPLICATION D'ÉCRAN, SANS AUCUNE RESTRICTION DE RAPIDITÉ qoo H. et D.)
- 1111 rendu correct
- DES DIFFÉRENTES TONALITÉS COLORÉES DE N'IMPORTE QUEL SUJET
- Fous devez Vutiliser
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- en, un j'euf bain
- INCOLORE
- inodore:
- et aprér imfavage trènsommaire à fa sortie du, fixage
- voilt donnera de magnifiquer
- TONS SEPIA
- avec fer papiers
- PI R.GUIL
- R.GU ILLEM IM OT.BOEy PFLU G«Cie
- 2.Z RUE DE CHÂTEAUDUN. PARI/
- R.C. SEINE - N 9 78.267 .
- Editions Torcy, Paris.
- 7* Gérant ; Paul CADARS.
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- Les Éditions TORCY
- 17, Rm Bréala
- PARIft-IV
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