Photos : Revue technique de photographie
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- SV ifb
- N» *7 JA.WIER-FÉVK1ER t»30
- Revue Technique Photographie
- DE
- issant fous les 2 mois
- Numéro 3 francs
- R. GUILLEIHDCVOT, BŒSPFLVG & C,E
- 22, Rue de Oiâteaudun PARIS - 9*
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- Revue Technique de Photographie
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- Étude.
- Négatif sur Ortho-Radio-Lux.
- Ozolrome sur papier Sédar.
- Par Af. P. Mysse, à Faverges
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- Le “ Diamido-acide ”
- Le chlorhydrate de diamidophénol est un excellent révélateur, de préparation très simple, mais peu employé industriellement parce que ses solutions prêtes à l’emploi ou en cours d emploi deviennent rapidement inactives. (1)
- Ce grave inconvénient a moins d’importance pour un travail intermittent tel que celui de l’amateur ou du photographe portraitiste et, au cours de ces dernières années, on a beaucoup recommandé le « Dia-mido-acide » en lui attribuant sous cette forme des mérites exceptionnels, en particulier, celui de commencer le développement par les couches profondes et non par les couches superficielles de l’émulsion, ainsi que cela se produit avec tous les autres révélateurs.
- C’est ce mode d’action particulier que nous nous proposons d’examiner; mais seulement après avoir bien posé la question,
- car on considère couramment comme formules au diamido-acide des formules qui ne le sont pas et seule la formule de Balagny ci-des-sous, sans aucune modification, peut prétendre à ce titre :
- Formule n°
- I Diamidophénol (chlorhydrate) . . . .
- ^ ' Bisulfite de sor de liquide...........
- j >Sulfîte de soude anhydre............
- ' Eau .... q. s. pour..................
- 10
- 30
- 6 à 8
- 1.000
- gr-
- c. c.
- gr*
- c. c.
- (î) On peut y remédier par une addition d’acide lactique, mais ce produit est malheureusement d’un pnx assez élevé et ne peut probablement pas donner de garanties suffisantes pour un usage industriel.
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- Toutes les autres formules contiennent Beaucoup trop de sulfite de soude anliydre et c’est ainsi que la formule :
- Diamidophénol (chlorhydrate).......... 6 gr.
- Bisulfite de soude liquide............ 30 c. c.
- Formule m° 2 ( >Sulfite de soude anhydre.................. 25 gr.
- Bromure de potassium.................. 2 gr.
- y Eau .... q. s. pour.................... 1.000 c. c.
- qui a toutes les apparences d’une formule au diamido-acide n’en est pas une, car elle contient trop de sulfite et agit comme tous les autres révélateurs, notamment en commençant par développer les couches superficielles de l’émulsion, ainsi qu’il sera loisitle à chacun de le constater. ^
- Pour notre part, nous l’avons contrôle en développant une même émulsion Anéera, d’une part avec le révélateur génol-hydroquinone Guilleminot et d’autre part avec le révélateur, formule n° 2, ci-dessus.
- Les courbes caractéristiques, obtenues après des durées de développement de 2, 4, 6 et ô minutes ne montrent aucun changement dans l’allure de la loi de noircissement et on constate tout simplement une augmentation moins rapide du facteur de développement (gamma) dans le cas du révélateur au diamidophénol additionné de bisulfite.
- D’autre part, nous n’avons nullement constaté au cours de nos essais que, avec la formule n° 3, le développement s’effectuait en commençant par le « dos >> de la plaque.
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- Avant de pousser plus loin notre étude, il est très important de faire nettement ressortir qu’un révélateur au diamido ne contenant que du bisulfite serait parfaitement inactif si la couche superficielle de gélatine de l’émulsion à travers laquelle il pénètre ne jouait le rôle d’un filtre chimique qui le transforme en révélateur sulfitique neutre et par conséquent actif. Ce ne sont donc que les couches profondes de 1 émulsion qui peuvent être révélées puisque les couches superficielles ne sont soumises qu’à l’action d’un révélateur inactif et ne servent qu’à sa transformation en révélateur actif. ( 1 )
- La réaction ci-dessus est malheureusement très lente et conduit à des durées de développement excessivement longues, pouvant aller jusque 54 heures. Pour y remédier, on a été naturellement conduit à ajouter des quantités croissantes de sulfite; mais si on dépasse la quantité maxima de la formule de Balagny (Formule n° 1), la réaction du diamido en solution sulfitique neutre devient prépondérante et le mode d’action spécial du « Diamido-acide >> se trouve complètement annihilé.
- 3ous les réserves ci-dessus, nous pouvons maintenant examiner le mode d action d’un vrai révélateur ou diamido-acide.
- 1° Cas d’un cliché à pose correcte.
- Dans un tel cliché, les grains développables des parties correspondantes aux ombres sont surtout en surface. Donc, le diamido-acide loin de « donn-er d’abord les détails et les parties faiblement impressionnées >> ainsi qu’il a été écrit à ce sujet, ne pourra les faire venir que vers la fin d’un développement très prolongé, alors que les hautes lumières dont les grains développables sont disséminés dans toute l’épaisseur de l’émulsion auront déjà acquis une forte densité et un fort contraste.
- Ce n’est pas là ce qu’on recherche habituellement et on eût obtenu plus facilement et plus rapidement (Time is money) un bien meilleur résultat avec le diamido-neutre ou tout autre révélateur.
- (i) Celle action spéciale de la gélallne a été contrôlée en recouvrant l’émulsion proprement dite d’une couche de gélaline pure qui, jouant le rôle que nous venons d’indiquer, permet aux couches superficielles de l’émulsion d’être révélées les premières.
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- eux amis.
- Négatif sur Radio-Eclair.
- Par Aï. Pertkuis.
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- 2° Cas d’un cliché sous-exposé.
- Dans ce cas, les inconvénients du diamido-acide sont encore bien plus marqués et on peut même dire qu’il va complètement à l’encontre du but puisque les ombres dû sujet, encore plus en surface que dans le cas précédent, risquent de ne pas être développées si on ne prolonge pas suffisamment le développement et ne pourront, en tous cas, l’être qu après les hautes lumières qui auront alors pris un contraste exagéré.
- 3° [Cas d’un cliché surexposé.
- On peut admettre que, dans un tel négatif, les grains développables des ombres intéressent toute l’épaisseur de l’émulsion et qu’ils pourront, par conséquent, être atteints dès le début. *Si donc, on ne prolonge pas trop le développement, en le limitant par exemple au tiers ou à la moitié de l’épaisseur de la coucbe de gélatino-bromure, les ombres pourront acquérir des opacités à peu près proportionnelles a celles des luminosités qui les ont engendrées alors que les hautes lumières n’auront pu prendre un contraste trop exagéré.
- Cette fois, l’attaque par le côté verre aura été avantageuse, quitte à renforcer ultérieurement; mais il faut également remarquer que, comme dans le cas d’un cliché à pose correcte, un résultat équivalent eût été plus facilement et plus rapidement obtenu au moyen du diamido-neutre ou d’un révélateur quelconque fortement bromurés.
- Le diamido-acide serait également avantageux dans le cas des plaques «| orthochromatiques sans écran » qui, telles que l’Anécra, ne peuvent avoir leur véritable image ortbocbromatique que dans les couches profondes de l’émulsion (Voir 44 Photos ”, n° 1 ô), mais il faudra alors être très patient et se résoudre à des durées de développement excessivement longues.
- Par contre, le diamido-acide est nettement contre-indiqué pour le développement des plaques non protégées contre le halo, vu que le halo est surtout localisé dans les couches profondes de l’émulsion et qu on consacrerait alors un temps énorme à l’obtention d’un très mauvais résultat.
- Le vrai diamido-acide jouit—il de propriétés particulières pour le
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- développement des papiers, notamment en vue du Bromoil, ainsi que cela est assez souvent conseillé? Nous ne le pensons pas et nous ne voyons dans son emploi que le désavantage de longues durées de développement qui ne sont compensées par aucun autre avantage nettement prouvé. D’ailleurs, même si on utilise les pseudo- formules au diamido-acide qui, ainsi que nous l’avons fait remarquer, ne sont que des formules au diamido-neutre à retardement, on perd du temps et il est plus rationnel d’utiliser tout simplement la formule ordinaire pour papiers (Formule Glover) :
- 3ulfite de soude anhydre............ 25 gr-
- Diamidophénol (chlorhydrate) .... () gr.
- Bromure de potassium................ 0,2 gr.
- Eau..........q. s. pour. . . . . . 1.000 c. c.
- Bref, sous la réserve expresse de ne pas se laisser prendre à fdes apparences et de ne pas considérer comme formules au diamido-acide des formules qui ne le sont pas, on peut conclure que le vrai diamido-acide ne peut convenir qu’à quelques cas très particuliers et que, même dans ces cas, les avantages de son emploi sont largement handicapés par les très longues durées de [développement auxquelles il conduit.
- Avant de terminer, signalons que la fausse formule au diamido-acide (Formule n° 2) que nous avons donnée plus haut, convient merveilleusement aux plaques ©rUio-Radio-Lux-GuilIeminot, dont la sous-couche anti-halo est complètement décolorée après un séjour de 5 à 3 minutes dans ce hain, ce qui permet d’en suivre le développement comme avec les plaques ordinaires.
- La durée totale du développement n’excède pas (3 à 7 minutes à lôc ’, pour l’ohtention d’un négatif dont le contraste convient à un tirage sur papier Sédar.
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- Possédez-vous le Sens stéréoseoplque ?
- Si vous faites de la stéréoscopie, il doit vous être arrivé de constater que certaines personnes auxquelles vous désiriez faire admirer vos œuvres, déclaraient ne rien y voir ou, si elles y voyaient quelque cliose, n’avoir aucunement la sensation du relief, même si vous l’aviez savamment amorcé au moyen d’un premier plan bien étudié. Dans certains cas même, la personne intéressée pour arriver à y voir enfin quelque cliose se résignait, à votre grand désespoir, à fermer un œil et à examiner monoculairement un sujet qui perdait ainsi la plus grande partie de son charme.
- Enfin, sans vous en douter, vous ne possédez peut-être pas vous-même une acuité stéréoscopique suffisante.
- Notre attention avait été souvent attirée sur ces différents points que nous nous expliquions très mal; aussi est-ce avec le plus grand intérêt que nous avons lu l’article sur “ Le sens stéréoscopique ” publié par M. le Docteur Dioclès, Chef d u Laboratoire de Radiologie de la Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu dans le Journal de Radiologie et d’Electrologie. (N uméro de Février 1.9.2.9).
- Avec sa très aimable autorisation, nous allons en reproduire quelques extraits et quelques figures qui, nous en sommes certains, ouvriront des horizons nouveaux aux stéréoscopistes et leur permettront des vérifications qui leur occasionneront, peut-être, des surprises.
- L’intégrité et l’acuité du sens stéréoscopique sont absolument indispensables aux radiologistes car, « A l’heure actuelle, les
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- P ortrait.
- Négatif sur Studio-Guil.
- Par M.. Triquet de M.ontès? à Dieppe.
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- « perfectionnements de la technique radiologique, en ce qui concerne la « stéréoradiographie (qui prend de jour en jour plus d ampleur et plus « d’expansion), font que ceux qui ne présentent pas les aptitudes phy-« siologiques nécessaires pour obtenir une bonne vision plastique, sont « fortement handicapés lorsqu’il s agit de localisations et d interpréta-« tions délicates où la stéréoscopie joue un rôle capital ; notamment « pour guider le chirurgien dans des interventions pour lesquelles la « localisation d’un corps étranger, d’un calcul, d un abcès pulmonaire « ou d’une tumeur doit être faite avec précision. >> D où, nécessité absolue de contrôle.
- M. le Docteur Dioclès expose ensuite avec beaucoup^ de clarté et de précision les conditions d’une bonne vision binoculaire et il en conclut que :
- « L’acuité stéréoscopique, ou finesse d’appréciation du relief, est « la capacité que possède un sujet déterminé d évaluer le relief et les « distances en fonction d’une différence entre les images fournies par « chacun des deux yeux.
- « Deux facteurs principaux interviennent surtout :
- « 1° L'acuité visuelle des deux yeux, etj
- « 2° Le fonctionnement correct des muscles ocu-« laires.
- « Cette capacité est variable suivant les sujets et l’étude de cette « fonction fournit un intéressant élément de comparaison. De plus, « elle varie chez un sujet donné suivant l'entrainement » et l'exercice. On peut ainsi, grâce à l’entraînement et par « des exercices méthodiques, en mettant en jeu les divers organes « qui concourent au sens stéréoscopique, affiner dans une mesure « très importante son acuité stéréoscopique propre.
- « Cette amélioration est due vraisemblablement :
- « i° a r entraînement spécial des muscles de l’oeil qui con-« courent à la formation des images sur la fcrd-ea centraUs, par des « mouvements combinés de convergence plus ou moins accusés, suivant « l’écart séparant les points homologues.
- « 2° Par l’amélioration de l’interprétation mentale des photo-« réceptions. >>
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- D’autre part, il est utile de signaler aux observateurs pressés qui prennent à peine le temps de mettre les yeux devant un stéréoscope qu’il s’agit « non d’un processus instantané, mais d’une « comparaison et d’une interprétation mentale. Il faut donc pour que le « sens stéréoscopique atteigne son maximum chez un sujet donné, que « les yeux fixent successivement les premiers et les derniers plans et « explorent successivement tous les plans intermediaires, en réalisant « ainsi une véritable 46 palpation stéréoscopique **.!
- Nous voici donc fixés. Pour voir stéréoscopiquement il faut non seulement avoir une bonne acuité visuelle et un bon fonctionnement des muscles oculaires, mais il faut encore se donner la peine de regarder et d’interpréter. Si donc certains sujets voient mal ou pas du tout, ils ne doivent pas jeter le mancbe apres la cognée car, à moins de conditions physiologiques défectueuses, ils pourront avec de l’entraînement acquérir le sens qui leur manque ; net ceci est très consolant pour tous ceux qui, après avoir examiné et 66 palpé stéréoscopiquement ” les tests qui accompagnent cet article, auront constaté que leur sens stéréoscopique laisse à désirer. Ils pourront alors procéder à un entraînement progressif en examinant d’abord des vues photographiques peu compliquées et dont ils n’auront que 1 embarras du choix, soit dans leur propre collection, soit dans celle de leurs amis.
- Examinons maintenant par quels moyens il est possible de constater si on possède ou non un bon sens stéréoscopique.
- « 1 0 D’abord au moyen du test de Cantonnet (Expérience du « trou dans la main de Cantonnet) qui réalise simplement et très rapi-« dement le contrôle de la vision binoculaire.
- ^ Si 1 on fixe un objet de l’œil gauche avec une feuille de papier « enroulée en cylindre et si l’on place ensuite la main droire ouverte « sur le côté du tube, la main semblera perforée d’un trou dans lequel « se trouve 1 objet fixé. Ce trou paraîtra ou situé au centre de la main « ou placé en un autre point. La vision binoculaire sera considérée « comme normale dans la première éventualité et anormale dans la « seconde., >>
- Nous conseillons de faire cette expérience à la lumière du jour et non le soir à une lumière artificielle. De plus, c’est bien sur le côté du tube de papier qu il faut mettre la main et non devant.
- .2° Au moyen de différents tests. Soit ceux du ttp C. Pnlfrich,
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- publiés en 1900 par Karl Zeiss d’Iéna qui sont tout-à-fait remarquables et dont nous reproduisons deux d’entre eux (Tests n° 1 et n° 9). Soit ceux du Laboratoire du Service géographique de l’Armée, parmi lesquels celui que nous reproduisons (Test n° ô) est destiné à mesurer l’acuité stéréoscopique des sujets destinés à devenir aviateurs, télémétristes.., etc...
- Ces trois tests sont a examiner par réflexion ou par transparence dans un stéréoscope 6X15 après avoir été découpés suivant les lignes qui les encadrent. Afin de ne pas gêner leur vision par transparence, la feuille qui les porte n’a reçu aucune impression au verso.
- Dans le test n° 1, un chiffre 7 doit se détacher et venir en avant.
- Dans les tests n° 3 et n° 5, chacune des figures ou silhouettes doit apparaître à une distance différente et on doit pouvoir indiquer quelle est la silhouette la plus rapprochée, puis celles qui se présentent successivement.
- U épreuve qui permet d’étudier de très près 1 acuité stéréoscopique ne vient qu’ensuite :
- Dans le test n° 9, on doit pouvoir situer dans l’espace les différents détails qui accompagnent chaque figure.
- Dans le test n° ô, au voisinage de chacune des silhouettes se trouvent 4 repères stéréoscopiques : trait, croix, triangle et ballon. Chacun de ces repères est soit en avant, soit en arrière ou sur le même plan que la silhouette avoisinante.
- Les différences des repères ponr la silhouette ô sont très faibles et se rapprochent des limites de la vision stéréoscopique parfaite. Pour les autres silhouettes 1, 5, ô, 4, ô, G et 7, les différences de profondeur sont 9, ô, 4, ô, G, 7 et ô fois plus grandes que pour la silhouette ô
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- Négatif sur Radio-Écl air,
- Boul
- ouiogne-
- sur-
- -Mer,
- Par M. F. Faivre.
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- Le coin Goldberg et ses applications
- Nous avons reçu un grand nombre de demandes de renseignements au sujet du coin Goldberg auxquelles il nous a été impossible de répondre individuellement en raison du volumineux courrier qu elles nous auraient imposé. Nous espérons que le présent article pourra donner satisfaction à tous ceux qui nous ont écrit.
- Le coin Goldberg (Du nom de son inventeur : le Prof. Dr. E. Goldberg) réalise un très simple et très parfait instrument de mesures sensitométriques qui devrait être entre les mains de tous les photographes désireux de ne plus pratiquer la photographie à l’aveuglette et avec les moyens empirigues auxquels étaient malheureusement réduits nos prédécesseurs dans la carrière; avant que les travaux de Hurter et Driffield n’aient donné au photographe les procédés de mesure qui lui manquaient.
- Ce petit instrument ne se trouve pas couramment dans le commerce et, à notre connaissance, il ne figure que dans quelques rares catalogues de maisons spécialisées. >Son prix s’inscrit dans les environs de ÎOO francs, prix qui peut paraître assez élevé mais qui correspond pourtant à sa valeur réelle, car sa préparation exige de longues manipulations très délicates et qui doivent être conduites avec beaucoup de soins et de précision.
- Un coin de format 3X5 ou .2 X 15 centimètres, de “ constante ” appropriée aux travaux que l’on a en vue est très suffisant dans
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- la majorité des cas. Pour des travaux plus particuliers, il existe egalement des coins du format 9 X 12 ou 15 x 12 centimètres dont le prix n est pas beaucoup plus élevé que celui des précédents, car ce n’est pas le coût de la matière première qui fait le prix d’un coin, mais celui des soins apportés à sa préparation, soins qui sont les memes pour un coin S) X 12 que pour un coin 2 X9.
- En France et en Allemagne, les coins sont généralement vendus nature et ne portent aucune graduation. En Autriche, les coins 44 Eder-Hecht ” (Fabriqués à Vienne, par la ^Maison Herlango) qui sont des coins Goldberg appropriés aux mesures spéciales de la méthode du Dp. «f.-M. Eder, sont toujours munis d une graduation. Le coin 9x12 qui constitue le sensitomèfre Eder-flectif ” comporte, en outre, des bandes colorées qui sont utilisées pour la mesure de la sensibilité chromatique des plaques.
- La description du coin Goldberg que nous allons donner ci-dessous, se trouve également dans la 2 e Edition du Manuel Photographique Guilleminot auquel nos lecteurs pourront se reporter s’ils désirent de plus amples explications au sujet de la Sensitométrie.
- Pour étudier 1 action de la lumière sur les surfaces sensibles, on peut les soumettre soit à un même éclairement agissant pendant des temps croissants, soit à des éclairements croissants agissant pendant le même temps (1). G est ce dernier mode d’action, le plus commode des deux, que réalise très économiquement le coin Goldberg.
- Dans un tel coin, constitué par une couche prismatique très mince, de teinte neutre et sans grain, la densité va en croissant d’une manière continue de l’endroit le plus blanc à 1 endroit le plus noir et, dans un coin de bonne qualité, cette augmentation doit être identique sur toutes les lignes qui sont perpendiculaires à son arête.
- Constante d’un coin.
- que
- Si la^ densité d’un coin augmente de O,S par centimètre, ce coin a une 44 constante ” de 0,0.
- on dit
- (i) En éuppo.sant qu’on puLdM pratiquement Biuuen et Kojcoë comme exacte.
- o:uidérer la Loi de réciprocité de
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- Les coins de faible constante, voisine de 0,5, servent habituellement à l’étude des papiers et de la région de sous-exposition des plaques. Ceux de constante plus élevée, soit 0,4 ou 0,5, à celle de 1 étude des plaques.
- Un coin de constante égalé à 0,25 qui a une longueur de 13 centimètres a une densité maxima de 13X0,25 = 3,25, réalise des opacités dans le rapport 1 à 1.700, environ.
- Un coin de constante égale à 0,5 qui a une longueur de O centimètres à une densité maxima de 9 X 0,5 = 4,50, réalise des opacités dans le rapport de 1 à 30.000 environ (1).
- On voit donc que la gamme des lumosités (Inverses de leurs opacités), auxquelles les coins permettent de soumettre les surfaces sensibles peut varier dans des limites très étendues.
- (A suidre.)
- ( i) Ceci réôulle du fait que La denéité eét le logarithme décimal de l'opacité, relation que noué ne éignaloné que tout-a-fait incidemment, car elle n eét nullement indié-penàable aux conéidéralioné qui vont éuiore.
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- Le Manuel
- - Photographique -
- GUILLEHINOT
- (2e Édition)
- EST PARU
- Élégant volume du format 9x14 cm. Relié et cartonné 256 pages de texte Nombreuses illustrations
- Le chapitre VIII de ce Manuel constitue un petit Précis \de Se ns it orné trie, complètement
- indépendant du reste de’ l'ouvrage•
- j Prix : 4 (Francs
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- PAPIER BROHURE RAPIDE ATRES GRANDS CONTRASTES
- EST SANS RIVAL
- POUR
- LE TIRAGE OU L'AGRANDISSE MENT DES NEGATIFS GRIS VOILES OU SUREXPOSES^
- Existe en mat blanc, demi-brillant blanc et brillant blanc (Papier et cartoline)
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- Le
- petit R
- amoneur.
- Négatif sur Ortfio-Radio-I/ux Bromoil.
- Par M. P. Afysse, à Paverges,
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- Ecran»
- LABO
- GUILIÆÏMNOT
- existent dans les teintes suivantes :
- Jaune
- Rouge
- Vert
- Bleu-Vert CPanchro)
- Existent en feuilles de 50 > 05 em. Prix s O fr. 75
- R. Guilleminof, Bwipfluq & C'e
- 22, rue de Châteaudun - PARIS <lXe)
- R. C. Seine S’ 78.287
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- TEST D’ACUITE STÉRÉOSCOPIQUE
- TEST 0’ACUITE STEREOSCOPIQUE
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- Éditions Torcy, Paris.
- Le Gérant ; Paul CADARS
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- Les Éditions TORCY
- 17f Rue Bréxln PARIS-14*
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