Photos : Revue technique de photographie
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- riLm
- Revue Technique de Photographie
- R. GTOLLEHÏINOT, BŒSPFLUG & C,E
- 22, Rue de Châteaudan PARIS - 9*
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- Revue Technique de Photographie
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- Kglise
- (Vue prise
- iSt-Front à
- «lu sommet de
- Périgueux. la grande Tour)
- Négatif sur plaque Anécra.
- Par M. P. B.
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- Vendredis Photographiques Gullleminot
- Les causeries photographiques suivantes, auxquelles étaient cordialement invités tous les photographes (Amateurs et Professionnels), ont eu lieu aux dates ci-après dans la Grande >Salle de Réunion de la Société Française de Photographie, ô 1, Rue de Clichy, de 16 h. 50 à 1 ô heures :
- Vendredi 1 7 janvier. .— L’Indication numérique de la sensibilité des plaques.
- Vendredi 31 janvier. — La Gradation des Papiers.
- Vendredi 7 février. — L’Orthochromatisme, le Panchromatisme et les Ecrans colorés.
- Vendredi 21 février. — La désensihilisation et le Développement rationnel suivant les enseignements qui découlent des travaux de Hurter et Driffield.
- Nos lecteurs trouveront le résumé du premier vendredi dans le numéro du 15 février 1950 de la « Photo-Revue » et nous leur donnons ci-dessous celui du deuxième :
- La Gradation des Papiers
- La classification actuelle des divers papiers en papiers doux, extradoux, normaux, durs, supra-durs, hypercontrastes..., etc... est beaucoup trop fantaisiste et ne vous fournit aucun renseignement précis ; surtout quand vous devez passer d’une marque à une autre, car le papier doux
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- d’une marque peut très bien correspondre au papier dur d une autre marque et vice-versa.
- Grâce à la *Sensitométrie, vous pouvez être beaucoup mieux renseignes que par ces appellations hyperboliques en chiffrant vous-même la « douceur >> ou la « dureté » d’un papier; ce qui vous met en possession d’une estimation précise, quelle que soit 1 origine ou la marque du papier que vous vous proposez d’utiliser.
- Il serait certainement beaucoup plus simple, me direz-vous et ce, avec juste raison, que les fabricants vous fournissent ces chiffres, ce qui
- simplifierait considérablement le problème., mais ne le résoudrait pas,
- puisqu’à l’beure présente, il n’existe aucune méthode parfaitement définie pour la détermination de la gradation d un papier et que les chiffres qui pourraient vous être donnés par les divers fabricants présenteraient, de même que leurs diverses appellations, toujours le grave défaut de ne pas être comparables entre eux.
- La même critique s’applique aux divers tableaux qui ont été publiés et vous avez pu constater que les valeurs attribuées à la gradation d’un même papier sont discordantes, et même très discordantes, puisqu’il ne faut pas oublier que la gradation est exprimée en logarithme et qu’une décimale prend, de ce fait, une importance non négligeable, quand elle est transformée en rapport d’opacités.
- Il vaut donc mieux que vous opériez vous-même, suivant la méthode qui se trouve décrite plus loin, même si le « Coin >> dont Vous Vous serVez. n’est pas rigoureusement étalonné, même si Vous commettes quelques petites erreurs; car comme le coin et l’opérateur resteront les mêmes, vos erreurs resteront à peu près constantes et si vous obtenez des résultats faux en valeur absolue, vous aurez néanmoins obtenu des résultats comparatifs suffisamment exacts pour vos besoins. Mais n’oubliez pas que les résultats ainsi trouvés n’ont une valeur véritable que pour vous, que pour votre coin et que pour votre façon d’opérer, car, mis entre les mains d’un autre photographe, ils n’auraient aucune valeur s’il voulait les faire entrer en ligne de compte avec ses essais personnels, même s’ils avaient été faits avec la même méthode.
- Avant d’aller plus loin, il faut que je vous signale deux erreurs qui ont généralement cours et qui ont faussé les idées de quelques photographes :
- 1» Un papier « à contraste >> (Que ce soit un papier par développement ou un papier par tirage à la lumière du jour) n’est pas un
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- papier qui ne peut et ne doit donner que des épreuves heurtées constituant une juxtaposition hurlante de blancs et de noirs.
- Le comprendre ainsi, c’est oublier qu’un papier « à contraste >> peut et doit, tout comme un papier « doux >>, donner une même gamme de teintes qui s’éclielonne du gris le plus faible au noir le plus profond. La seule chose qui différencie ces deux papiers, c’est le rapport des opacités sous lesquelles ils peuvent donner les deux termes extrêmes de la gamme ci-dessus.
- C’est ainsi qu’un papier « doux. >> ne peut donner son échelle complète de teintes que sous des opacités qui soient, par exemple, dans le rapport de 1 à é)0, tandis qu’un papier « à contrast-e >> n’exige que des opacités qui ne soient, par exemple, que dans le rapport de 1 à 1 ô.
- Si vous voulez tirer avec un papier « doux >> un négatif dont les opacités extrêmes sont dans le rapport de 1 à 1 ô (Négatif léger dont la différence des densités extrêmes n’est que de 1,1 Z) vous ne pourrez obtenir une bonne épreuve, car, que vous posiez pour les hautes lumières ou pour les ombres du sujet, vous n’utilisez qu’une partie de la gamme de teintes que le papier « doux >> est capable de donner et vous aurez une épreuve très plate qui sera soit très grise, soit très noire suivant la pose que vous aurez donnée, mais qui, en aucun cas, ne pourra contenir à la fois un blanc pur et un noir profond.
- 2» Un papier « à contrast-e >> n’est pas forcément un papier lent, car un papier rapide au bromure d’argent tel que l’Etoile est aussi « contraste >> qu’un papier très lent au chlorure d’argent, tel que le Oinox n° •4. La rapidité intrin<-sèque d’un papier na rien à •Ooir ai)ec sa gradation.
- Définition sensitométrique de la
- gradation d’un papier
- Au sens de Jones, Nutting et Mees qui font autorité en la matière, la gradation d’un papier est la partie de l’axe des éclairages qui correspond aux points C et D pour lesquels le facteur de développement est égal à 0,-2 :
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- L enlèvement de Déjanire, par Aiarqueste. (Jardin des Tuileries)
- Négatif sur plaque Ortlio-Radio-Lux.
- Par Ai. Chapuis.
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- Gradation = Log E4 .— Log Ej et on admet généralement la classification suivante :
- Papiers doux s Ceux qui ont une gradation plus grande que
- 1,4.
- Papiers normaux : Ceux qui ont une gradation comprise entre 1,3 et 1,4.
- Papiers durs : Ceux qui ont une gradation plus petite que 1,3.
- Il est à remarquer que la gradation ainsi définie ne comprend ni le seuil S, ni le noir maximum N et que, si elle était définie comme s étendant entre ces 3 limites, elle aurait des valeurs plus fortes.
- De plus, comme une épreuve doit, à moins de cas particulier, pouvoir montrer à la fois un blanc pur et un noir maximum nous sommes dans l’obligation (Au contraire de ce qui se passe pour les plaques négatives) d’utiliser la courbe caractéristique dans toute son étendue, y compris les zones dans lesquelles le rendu est incorrect. Or, comme le rendu ne peut être correct que dans la partie rectiligne de la courbe caractéristique, on a été naturellement amené à définir l’aptitude d’un papier a traduire correctement les opacités sous lesquelles il est tiré, aptitude qu’on a dénommée : « Proportion de rendu fidèle ».
- Gette proportion de rendu fidèle est égale au rapport de la projection de la partie rectiligne sur l’axe des éclairages à la gradation, soit :
- Proportion de rendu fidèle =-°g Ea ~ L°g-E2 .
- Log E4 — Log Ei
- Gette proportion varie de 0,3 à O,G; et peu de papiers ont une proportion de rendu fidèle égale à 0,6.
- Les papiers a contraste ont généralement une proportion de rendu fidèle assez
- élevée, et c’est ce qui explique _ . _ -------
- t .u ^ F ^ Papier n*l Papier Wl
- que les meilleures epreuves
- soient obtenues avec eux, conformément a ce qu’on constate dans la pratique courante, et pourvu quîls soient utilisés atec des négatifs qui leur contiennent
- Voici deux exemples de cette variation de proportion de rendu fidèle (V oir ci-dessus) :
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- Ces 2 papiers ont approximativement la même gradation et le même noir maximum ; mais, alors que le premier qui possède une très longue partie rectiligne peut traduire correctement toutes les opacités du négatif sous lequel il sera tiré ; le second, qui n’a qu’une très courte partie rectiligne rendra très mal et les ombres et les hautes lumières du sujet.
- La valeur du noir maximum d’un papier est également un élément important à considérer, car, plus le noir maximum d’un papier est élevé, plus grande peut être sur l’épreuve la différence de densité entre 5 opacités voisines du négatif; ce qui correspond à une meilleure différenciation entre .2 luminosités voisines du sujet photographié.
- Voici un tableau récapitulatif des qualités de ô papiers :
- Noir maximum Gamma Gradation Proportion de rendu fidèle
- Dinox N° 4 2 6,5 0,7 0,6
- iSedar 1,3 1,2 1,4 0,45
- Charbon autotype (teinte foncée) . 1,4 1,1 2 0,3
- Tableau qui va nous servir dans les considérations qui suivent.
- Toute l’étude que nous venons de faire eût été complètement inutile si elle n’avait eu pour but de vous permettre d’en tirer les conclusions nécessaires pour le tirage de vos épreuves.
- Or, de simples considérations géométriques que vous trouverez dans tous les traités de sensitométrie et dont nous ne retiendrons que le résultat, ont permis d’aboutir a cette conclusion très importante que, pour obtenir une épreuve correcte, il faut employer un papier dont la gradation soit égale au contraste du négatif, contraste qui est lui-même égal à la différence de ses densités extrêmes. (Ciel ordinairement non compris (1).
- Il ne peut donc exister, quoi qu’on en dise, de papier qui puisse être décrété la « JBonne à fout faire >> du laboratoire de tirage ou d agrandissement, et avec lequel il soit possible de tirer un bon parti de n’importe quel négatif.
- (i) Le Denàitomètre Filmograpb L. Lobel permet treô facilement et tred rapidement de teLled meàureâ.
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- Cette appropriation n’a, dans la pratique courante, pas besoin d’être rigoureusement et mathématiquement exacte et il n’est pas absolument nécesssaire d avoir à sa disposition une gamme complète de papiers de gradations diverses. On peut très bien se tirer d’affaire, soit
- avec :
- ^ Le Bromure rapide S. F. . . Doux
- Le Sedar................... Normal
- [ L’Etoile................. Dur
- soit avec :
- ^ Le Dinox n° 2............ Doux
- , Le Dinox n° 3.............. Normal
- f Le Dinox n° 4............ Dur
- qui sont, les premiers, 3 papiers au gélatino-bromure et les seconds, 3 papiers Gasligbt qui, dans chaque série, se traitent de la même façon et dans les mêmes bains, et avec lesquels il est possible de se rapprocher suffisamment de la condition énoncée.
- Malheureusement, le bonheur parfait n’est pas de ce monde, car la gradation d’un papier par développement est rarement supérieure à 1, ô et ne permet, par conséquent, de traduire que des opacités qui soient dans le rapport extrême de 1 à 32 ; ou si, ce qui revient au même la différence des densités extrêmes d’un négatif est supérieure à 1 ,ô, il n’existe aucun papier qui soit capable d’en donner une traduction correcte. Dans ce cas, c’est à vous de décider la nature du sacrifice à consentir : soit celui des ombres, soit celui des hautes lumières.
- En passant, que je n’oublie pas de vous signaler une cause d’insuccès très fréquente dans le tirage des papiers au charbon par transfert
- (Papiers au charbon de la Cie Autotype de Londres).
- L’ examen du tableau que nous avons donné plus haut nous apprend que la gradation de ce papier, dans les teintes foncées, est de 2 ; ce qui implique l’emploi d’un négatif d’un contraste qui soit aussi égal à 2 et par conséquent d’un négatif « Oigoureuæ, >>, chose trop souvent oubliée par les débutants et qui leur occasionne des épreuves grises et enterrées. La recommandation que nous avons faite à ce sujet à la page lOô du Manuel photographique Guilleminot se trouve donc « densitométrique^ ment » légitimée.
- La même observation peut être faite au sujet des papiers au
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- Négatif sur plaque Anécra.
- Couclier du soleil sur la côte Basque.
- Par M. P. B.
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- citrate et donne l’explication des mauvaises épreuves obtenues avec ces papiers quand ils sont utilisés avec des clicliés à trop faible contraste.
- Détermination pratique de la gradation des papiers
- La détermination exacte des qualités ainsi que de la gradation d’un papier ne peut se faire qu’après en avoir tracé la courbe caractéristique; mais c’est la un procédé très long et très coûteux, en raison des appareils spéciaux qu’il exige, et vous ne pouvez songer à l’utiliser pour vos besoins courants.
- Un autre procédé plus simple, plus rapide et moins coûteux, quoique moins précis, consiste dans l’emploi d’un Coin Goldbcrq, gradué ou non, d’une constante voisine de 0,5ô et d’un format minimum de 5 X 15 ou 5 X 5 centimètres.
- La façon d’opérer est la suivante :
- Dans un cbâssis-presse lôxlô muni d une glace, ABC D, vous introduisez un morceau de carton épais E F G H un peu plus petit que le plus petit côté du cbâssis et dans lequel vous aurez découpé 1 emplacement du coin que vous vous proposez d’utiliser ; emplacement que vous aurez eu soin de border sur 5 mm. environ avec du papier noir (ceci afin d’éviter les infiltrations de lumière entre le coin et le carton).
- Après avoir découpé un morceau du papier à essayer un peu plus grand que le coin lui-même, vous l’exposez sous ce coin pendant un temps suffisant pour que, après développement, ce morceau montre à la fois le « seuil » et le a noir maximum » (U n essai ou deux auront vite fait de vous renseigner sur le temps de pose à donner pour qu’il en soit ainsi) ; puis, afin d’y inscrire une bande noire qui vienne se superposer par un de ses bords à l’impression du coin, vous en exposez un des côtés à nu, en le faisant dépasser du morceau de carton qui sert de support au coin et qui, pour cette raison a été tenu moins large que le petit côté du cbâssis-presse.
- Il faut ensuite avoir grand soin de développer jusqu’à obten-
- ez?
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- tion du noir maximum, ce qui exige une certaine duree de développement quon détermine à l’avance par le développement dans le même tain d’une épreuve tirée sous un négatif de portrait ou de paysage.
- Finalement on ottient le résultat ci-dessous, sur lequel A marque
- le « seuil ^ et B le noir maximum, points dont la détermination se fait par comparaison d une part avec la tande tlancte et d’autre part avec la tande noire. On mesure alors en centimètres la distance de ces 2 points, on la multiplie par la constante du coin utilisé et le produit ottenu donne la valeur de la gradation.
- Exemple: Le coin employé avait une constante égale à 0,2ô, la distance A B a été trouvée égale à 3,6 centimètres. La gradation du papier essayé est égale à 0,23 X 3,6; soit 0,5; ce qui correspond à un papier à contraste.
- >Si vous exposez divers papiers dans les mêmes conditions, c’est-à-dire avec le même temps de pose sous le coin, vous obtiendrez du même coup le rapport de leurs rapidités, car il suffit de mesurer, toujours en centimètres, le décalage des seuils (1), puis de le multiplier par la constante du coin. Les produits ainsi obtenus sont les logarithmes des nombres qui mesurent les rapidités relatives de ces papiers. (Cette dernière opération n’est exacte qu à la condition que la constante du coin utilisé soit elle-même exacte).
- Exemple : Trois papiers exposés pendant le même temps sous un coin Goldberg de constante égale à 0,2ô ont donné :
- Un décalage des seuils de 2,3 centimètres du 2e papier par rapport au premier.
- Un décalage des seuils de 3,ô centimètres du 3° papier par rapport au premier.
- Les logarithmes des rapports de rapidité du 1e' papier par rapport
- au 2e et au 3e sont égaux à 0,373 et 0,07ô.
- Les nombres correspondants à ces logarithmes étant 3,72 et 7,3, il s’en suit que le 2e papier est 3,72 fois plus ou moins rapide
- . (l)
- claire, an
- On doit avoir, au préalable, prié le éoin de tracer dur le coin, danà àa partie trait de repère avec de l’encre de Chine trèô épaiéàe.
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- que le premier et que le ôe papier est 7,3 fois plus ou moins rapide que le premier suivant que le décalage des seuils de ces papiers est à gauche ou à droite du seuil du premier papier.
- C’est ainsi que pour la position respective des 3 seuils, telle qu’elle est figurée ci-contre, le P2 Pi P*
- 2 e papier est 3,72 fois moins I I I
- rapide que le 1er et le 3&, 7,3 fois plus rapide que le premier.
- En opérant avec 2 coins différents; j’ai trouvé, par la méthode qui vient d’être décrite, les valeurs suivantes :
- Gradation Rapidité relative
- 1er Coin 2e Coin 1er Coin 2e Coin
- (Sedar 1,8 1,62 1 \
- Etoile * 1,2 1,07 9,4 fois moins rapide 7,6 fois moins rapide
- Comme elles ne sont pas les mêmes, c’est que l’un des coins, au moins, n’est pas exactement étalonné et ceci vous montre le danger de généraliser et de donner comme absolument exactes des valeurs obtenues de cette façon; mais, pour des essais se réduisant à des comparaisons pratiques, on n’a pas besoin d’une exactitude mathématique et on peut se contenter des résultats trouvés, à condition que, ainsi que déjà dit plus haut, vous les conserviez pour votre usage strictement personnel. Que vous ayiez opéré avec le 1er ou le 2e coin, pourvu que vous vous serviez toujours du même, vous aurez obtenu des renseignements suffisamment précis pour vos tirages; Ce qui est le but.
- Quant à la valeur intrinsèque de cette méthode, elle est très discutable, ainsi que vous le verrez dans le petit précis de sensitométrie qui se trouve dans le Manuel Guilleminot et je me contenterai de vous faire remarquer :
- "1° Que la gradation ainsi estimée est plus forte que la gradation que nous avons définie puisqu’elle comprend le seuil et le noir maximum.
- 2° Que la détermination de l’emplacement du seuil et du noir maximum varie avec l’expérimentateur et qu’il y a là un coefficient d’interprétation personnelle qui ne permet d’employer cette méthode que pour des essais comparatifs devant servir à une même personne.
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- Négatif sur plaque Radio-Éclair.
- nvirons
- Toulon
- Par M. Cliapuis.
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- Le coin Goldberg et ses applications
- {Suite et fin)
- Préparation «l’un coin Goldberg
- Le coin Goldberg est obtenu en coulant entre 2 glaces formant entre elles un très petit angle une solution de gélatine colorée en gris-neutre au moyen dun mélange d Encre de Obine et d une matière colorante bleu-noir. Lorsque cette solution a fait prise, on la détacbe aVec ta glac-e supérieure de la glace inférieure qui a reçu dans ce but une préparation spéciale a base d albumine ; on fait sécber et on recouvre finalement soit d’une nouvelle glace dont on maintient 1 adhérence au moyen de Baume de Canada $ soit d une feuille de celluloïd.
- Comparaison de la sensibilité de diflérentes plaques par rapport à une plaque déterminée choisie comme étalon
- Après avoir pris soin de tracer sur le coin, dans sa partie claire, un trait de repère avec de l’Encre de Chine très épaisse, on expose toutes les plaques sous ce coin, dans les mêmes conditions; c’est-à-dire même source de lumière, et même temps d’exposition à la même distance (1).
- (i) Quand on utiliée La lumière électrique, il eét bonde à adjurer au moyen d’un voltmètre que la tendon du courant rede coudante pendant toute la durée deé opéra-tioné. Il ed prudent de ne paé eboiéir l’heure de ‘ la pointe ” qui coïncide avec le moment ou, oar éuite de Iallumage deé lumière,) deé magaéiné et deé maiéoné particulier eé, la tenéion du rééeau de diétribution peut éubir d’aééez forteé variationé.
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- Toutes ces plaques doivent ensuite être développées au même contraste, voisin de gamma infini; ce qui exige que, dans cliaque cas, la durée du développement soit appropriée à la nature de l’émulsion.
- On se rend compte de cette durée par des essais préalables faits en développant des clicbés de portraits ou de paysages ayant reçu une pose aussi correcte que possible, calculée au moyen des premières données que 1 on possède au sujet de la rapidité relative de ces plaques. Oe procédé n’est évidemment pas très exact, mais, en opérant soigneusement, il est suffisamment précis pour les besoins de la pratique.
- Les échantillons, développés ainsi qu’il vient d’être dits, sont fixés et mis à sécber.
- <Si on ne possède pas de Densitomètre Filmograpb, on marque la position du « seuil » de chaque émulsion et on mesure en centimètres la distance qui le sépare du trait de repère tracé sur le coin. Puis, on fait les différences absolues de toutes les distances ainsi trouvées avec celle qui a été trouvée pour la plaque de comparaison et on les multiplie finalement par la constante du coin.
- Les nombres ainsi trouvés sont les logarithmes des rapports de sensibilité des différentes plaques et de la plaque prise comme terme de comparaison.
- >Si on dispose d’un JDensîfomèfre JFilmograph, 1 opération est beaucoup plus précise et, dans ce cas, on estime, non plus la position des seuils (Position qui est toujours assez indéterminée, surtout quand la plaque a donné lieu à un voile chimique marqué), mais la position des points d’égale densité, densité qu’on a soin de choisir assez faible sur le coin qui, dans le Densitomètre Filmograpb, sert de terme de comparaison.
- Exemple : Supposons que nous ayions trouvé les distances suivantes, soit par la méthode du seuil, soit par celle des points de même densité : (Constante du coin utilisé = 0,5ô).
- ô,ô Centimètres pour la plaque de comparaison 4,6 H- pour la plaque X
- 7,4 >> pour la plaque Y
- Les différences absolues de ces distances sont : ô,ô — 4,6 = 0,7 pour la plaque X 7,4 — Ô,3 == 2,1 pour la plaque Y
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- et ces différences, multipliées par la constante du coin, donnent respectivement :
- 0,7 X 0,55 = 0,245 2,1 X 0,55 = 0,755
- Comme log 1,76=0,245 et log 5,44^0,755, la plaque
- X (Dont le seuil ou le point de même densité sont à gauclie de ceux de la plaque de comparaison) est 1,76 fois moins rapide que la plaque de comparaison et la plaque Y (Dont le seuil ou le point de même densité sont à droite) est 5,44 fois plus rapide que la plaque de comparaison. (1)
- Pour éliminer les risques d’erreur, il est indispensable de ne pas se borner à un seul essai, mais d en faire au moins deux 5 soit dans des conditions identiques; soit, mieux, dans des conditions différentes.
- En ce qui concerne le choix de la source lumineuse, il faut tenir compte que les sources riches en rayons jaunes (Bougie, lampe à pétrole, ampoules 1/2 watt) favorisent indûment les plaques chromosensibles par rapport aux plaques ordinaires. Dans la majorité des cas, il sera donc préférable d’utiliser des ampoules électriques dites « Lumière du Jour » dont la composition spectrale de la lumière se rapproche beaucoup de celle de la lumière du j our ; à moins qu on ne désire explicitement comparer la rapidité des plaques à une lumière déterminée : Tubes à vapeur de mercure, ampoules 1 /2 watt survoltées ou non, arc électrique à nu..., etc...
- Calcul du coefficient d’un filtre coloré pour une plaque déterminée
- Pour cette opération, il est nécessaire de posséder une bande pelliculaire du filtre coloré à essayer, suffisamment longue et large pour recouvrir une des moitiés du coin dans le sens de la longueur.
- Le coin ayant été recouvert sur sa moitié et dans le sens de la longueur avec une bande pelliculaire du filtre à essayer, on expose la plaque sous cet ensemble pendant un temps quelconque, mais suffisant
- ( 1 ) Ces déterminations dont encore plus faciles a faire et beaucoup plus précioed quand on possède un coin Eder-MecM. Il n’y a alors qu’a se conformer aux instructions qui accompagnent chacun de ces instruments ou à se reporter au livre :
- « Ein nettes Granleeil-Eftolometer » dit D* J.-iMT. Eder.
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- pour au on obtienne les 2 seuils sur l’essai : seuil de T exposition à nu, seuil de 1’ exposition sous le filtre colore.
- Après développement, fixage et lavage ; on mesure en centimètres, l’intervalle qui sépare soit les Q seuils, soit, au moyen du Densitomètre Filmograpb, deux points d’égale densité et on mu ltipl ie l’intervalle ainsi trouvé par la constante du coin.
- Le chiffre ainsi obtenu est le logarithme du coefficient du filtre pour la plaque avec laquelle il a été utilisé.
- Le choix de la nature de la source lumineuse a employer dans cette opération n est pas indifférent, car le coefficient obtenu ne sera valable que pour cette lumière. Ainsi que déjà dit plus haut, les ampoules électriques « Lumière du jour >> donnent des résultats sensiblement équivalents à ceux de la lumière solaire.
- Exemple : Coin de constante égale à 0,2ô — Plaque Anéera — Ecrans jaunes G fl, G 2, — >Source lumineuse -. Ampoule « Lumière du Jour ».
- Le décalage avec écran G fl est de 0,7 centimètre
- Le — G 2 est de fl ,23 centimètre
- Ces décalages multipliés par la constante (0,25) du coin utilisé donnent respectivement O,fl 7 et 0,30 qui sont les logarithmes de 1,5 et de 2. Donc les coefficients des écrans G fl et G 2 utilisés à la lumière du jour avec la, plaque Anécra sont respectivement de fl,5 et
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- Rue Mont-C enis à jMlontmartre. (Alars 152a)
- Négatif sur Radio-Brom.
- Par Aü. Bouclier,
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- assors.
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- UILLENINOT
- PAPIER BROMURE RAPIDE ATRES GRANDS CONTRASTES
- EST SANS RIVAL
- POUR
- LE TIRAGE OU L'AGRANDISSE MENT DES NEGATIFS GRIS VOILES OU SUREXPOSES
- Existe en mat blanc, demi-brillant blanc et brillant blanc (Papier et cartoline)
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- Nouveauté!
- BROMOGUIL S. F.
- Papier au Bromure pour travaux industriels
- — R.GUILLEMINOT.BCESPFÜJG PARIS —
- Existe en Mat, Demi-brillant et Brillant sur support Papier ou Cartoline dans les 3 Gradations :
- 1° Bromoguil S. F. N° 1, doux, pour clichés
- vigoureux et agrandissements.
- 2° Bromoguil S. F. N° 2, normal, pour clichés
- normaux.
- 3° Bromoguil S. F. N° 3, dur, pour clichés
- légers.
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- Côte Basque.
- sur plaque Anécra.
- Profil Je la RL
- Par M. P. B.
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- Table des Matières
- (Numéros 1 à 18 inclus)
- Agrandisseurs verticaux (Les). .......................... . .
- Articles Juridiques :
- Cession et sous-location de bail .....................
- lia propriété commerciale. ......................... .
- Réparations en fin de location........................
- Bisulfite de soude liquide (Remplacent du)..................
- Bromoil (Le procédé) et Report..............................
- Coefficient de température (Le)...............................
- Coin Goldberg (Le) et ses applications ........ ............
- Collage à sec (M............................................
- Désensibilisation...........................................
- Développement :
- Le développement des négatifs..................... ...
- La politique de l’intervention en cours de développement
- Thermomètre et chronomètre............................
- Eau Iodée (L’), bonne à tout faire du laboratoire.........
- Echelle de mise au point (Tracé d’une) . . ..............
- Eclairage (L) rationnel du laboratoire......................
- Enlèvement des taches jaunes sur les épreuves...............
- Epreuves d’essai............................ ...............
- Halo (Haro sur le) .............................. . . ......
- Indication (L’) numérique de la sensibilité des plaques.....
- Maquillage à la sanguine ...................................
- Mise au point des agrandissements...........................
- Pages
- £7.112-160
- l8l'2 ÎO
- 8?
- 82
- 3'27-73-lo3
- 35i
- 399
- 61-109-163 333-263
- 99-13o-i 76
- 363 228 167 249 339 247 81 219
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- PHOTOS
- Page
- JVlontage des épreuves............................ . . .
- Négatif-type (Le).....................................
- Nettoyage des objectifs.......................... ...
- Objectif d’artiste (I/)...............................
- Orthochromatisme :
- L’orthochromatisme pratique et la plaque Anécra.
- 1/orthochromatisme dans le portrait ............
- Quelques précisions sur l’emploi des écrans colorés. Papiers :
- La gradation des papiers........................
- Les papiers à contraste.........................
- Le papier Pirguil...............................
- Pelliculage rapide des négatifs.......................
- Plaq ues :
- Présentation de la plaque Anécra à la S. F. P. .
- La plaque du débutant...........................
- Positives sur verre par mordançage.........
- Poudres magnésiques (Précautions à prendre). .........
- Récupération de l’argent des vieux bains de fixage....
- Reproductions à la chambre noire . ...................
- Reproduction des photographies Sépia et sanguine......
- Retouches à l’aérographe (Réserves dans les)............
- Révélateurs :
- Diamido-acide.................................. . . .
- P aramidophénol- Hyd roejumone..................
- Sens stéréoscopique (Possédez-vous le)................
- Temps de pose correct (Le) . ......................
- Un peu de précision...................................
- Virages :
- Kpreuves sépia ramenées au noir................... .
- Insuccès dans les virages sépia.................
- Ton sépia avec le virage Hémos..................
- Virages sépia divers. ... .....................
- Voile (Le) blanc des clichés séchés à l’alcool........
- 4Z
- 196 i85
- 128-200
- 171 345
- 280-2^8
- 3i5
- 5i
- 123
- 83
- 2 q 1 377 3o3 3zt) 202 3bq 2 54
- 85
- 38 7 2 46 393 255 206
- Jo2 323 2 5o
- 11-3^'bb 2^5
- Éditions Torcy, Paris
- Le Gérant ; Paul CADARS
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- Les Éditions TORCY
- 17, Rue Bréxla PARIS-14*
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