Photos : Revue technique de photographie
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- HL
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- Revue Technique de Photographie
- raissant tous les Z mois
- Te Numéro 3 francs
- R. GUIULEiaXNOT, BŒSPFLUG & C,E
- 22, Rue de Châteaudun PARIS - 9e
- RI" 19
- MAI-JUIN 1930
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- Revue Technique »e Photographie
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- MaJe
- ïlle Ps
- Par M. J. Utucljian.
- Négatif sur plaque Studio-Guil.
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- 3e Vendredi Photographique Gulllemlnot
- L’orthochromatisme, le panchromatisme et les filtres colorés
- L épreuve obtenue en photographie ordinaire (abstraction faite de la photographie directe ou indirecte des couleurs) traduit par des teintes monochromes plus ou moins foncées les diverses tonalités colorées des sujets photographiés et cette traduction ne peut être considérée comme exacte, que sous la condition que les intensités de ces teintes monochromes soient proportionnelles à l’effet produit sur notre œil par les différentes couleurs.
- C’est pour cette raison que les dessinateurs ou les graveurs traduisent, par exemple, les couleurs jaunes, qui sont pour nos yeux des couleurs très claires et très vibrantes, par des teintes très légères, voisines du blanc; et les couleurs violettes qui sont, au contraire, des couleurs sombres pour nos yeux, par des teintes plus ou moins foncées. Il faut que la photographie fasse de même si elle désire rester dans les traditions universellement admises et qui sont, d’ailleurs, parfaitement légitimes.
- Or, si on examine la question de plus près et si on tient compte
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- des mesures scientifiques de la sensibilité de notre œil par rapport aux différentes couleurs, on peut dresser le tableau suivant qui indique la proportion pour cent de blanc pur qui doit se trouver dans une teinte grise pour que cette teinte produise sur notre œil un effet proportionnel à celui de la couleur qu’elle est destinée à traduire :
- Violet et indigo . . 7 0/0
- Rouge foncé .... . 11 0/0
- Bleu et vert foncé . . 13 0/0
- Rouge clair .... . 23 0/0
- Orangé et vert clair. . 43 0/0
- Jaune. ..... . 65 0/0
- Est-ce bien là ce que fait la plaque « ordinaire »; c est-à-dire celle qui n’est ni ortbocbromatique, ni panchromatique? Certainement non, puisque cette plaqne a son maximum de sensibilité dans le bleu et le violet (ultra-violet compris) et qu’elle est, pour ainsi dire, aveugle à toutes les autres couleurs.
- Dans ces conditions, elle rend, sur l’épreuve positive, les jaunes, les verts et les rouges par des teintes beaucoup trop foncées; les bleus et les violets par des teintes beaucoup trop claires. Juste le contraire de ce qu’il faudrait.
- C’est là un très grave défaut qui aurait continué à handicaper fortement la photographie si, en ‘lô/'ô, le savant allemand Vogel n’eût découvert qu’en ajoutant un colorant^approprié à une émulsion photographique, elle pouvait, en outre de sa sensibilité initiale, acquérir une sensibilité supplémentaire pour les couleurs correspondant approximativement à celles qu’absorbe le colorant utilisé.
- C’est ainsi, par exemple, que l’érythrosine qui est rouge et qui absorbe le jaune et le vert, rend les émulsions plus ou moins sensibles au jaune et au vert. Etant bien entendu que cette addition d’érythro-sine ne doit être faite que dans de très petites proportions, car une addition massive absorberait inutilement beaucoup de lumière, en même temps qu’elle teinterait très fortement la gélatine et favoriserait la production d’un voile intense.
- Depuis la découverte de Vogel, l’emploi de nouvelles matières colorantes a permis de rendre les émulsions sensibles à toutes les cou-
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- leurs, rouge (Et même infra-rouge) compris, mais sans pouvoir toutefois annihiler complètement leur maximum de sensibilité pour le bleu et le violet, ce qui nécessite l’emploi d’écrans jaunes destinés à absorber une certaine quantité des radiations bleues et violettes de la lumière solaire.
- En l’état actuel de la question, ô sortes de plaques se partagent les faveurs des photographes :
- 1® Les plaques ordinaires, pratiquement insensibles aux autres couleurs que le bleu, le violet et 1 ultra-violet (Invisible pour notre œil ).
- 2° Les plaques orthoehromatiques, qui sont, en plus, sensibles au jaune et au vert, à l’exclusion du rouge.
- 3° Les plaques panchromatiques, qui sont sensibles à toutes les couleurs, rouge compris.
- Les premières devraient être complètement abandonnées ou réservées a des cas très spéciaux; les secondes ne sont qu’une transition souvent inopérante et seules les troisièmes devraient être universellement employées pour tout et par tous. C’est d’ailleurs ce qu’a parfaitement compris l’industrie cinématographique qui, en accord avec les enseignements de la sensitométrie, utilise maintenant d’une façon courante les émulsions panchromatiques.
- Filtres (Ou écrans) colorés
- Avant d aller plus loin, et parce que nous allons avoir à en causer très souvent, il est indispensable de dire quelques mots des filtres (Ou écrans) colorés.
- Un filtre coloré est constitué par une pellicule de gélatine colorée (Voir « Photos >> n° pctge 28 o) et pour bien comprendre son action, il faut que nous nous reportions à la composition spectrale de la lumière solaire.
- Si on décompose la lumière blanche du soleil au moyen d’un prisme ou de tout autre procédé, on obtient un « spectre >> dont les diverses couleurs sont caractérisées par leurs diverses longueurs d’onde
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- et qui peut être divisé en v3 grandes régions qu on affecte de la dénomination de leur couleur dominante. On obtient ainsi le schéma suivant : ( 1 )
- En conséquence, un filtre vert ne peut être vert que parce qu il absorbe toutes les autres couleurs,^ soit les .2 régions violet-bleu et “rouge et c’est le cas du filtre vert utilisé en sélection tricbrome et dontj.’absorption est figurée ci-dessous :
- Le jaune pur, contrairement à ce qu on croit généralement, n’existe qu’en très petite quantité dans le spectre (Dans la région 600) et la couleur jaune d’un objet résulte surtout de son absorption de la région bleu-violet et, par conséquent, de la transmission simultanée de la région Verte et de la région rouge dont le mélange (Aussi bizarre que cela puisse paraître à première vue) donne un jaune très lumineux (5).
- C’ est, d’ailleurs, bien de cette façon qu’agissent les filtres jaunes, car sur la figure ci-dessous qui représente la zone d absorption de
- (1) Leé cbiffreo portéd dur Le dcbéma donnent Lei Longueurs d’onde\en inilli-nacrond, c’edt-a-dire en nuLLLonièmed de millimètre.
- En joo, existe une bande étroite de couleur bleu-vert.
- En 6oo, exidte une bande étroite de couleur jaune-oranqé.
- (2) Un objet gui ne tranomettrait ou ne diffuderait gue la bande trèd étroite de jaune pur gui exidte dand le dpectre dolaire paraîtrait trèd dotnbre, car il ne tranoinet-trait ou ne diff uderait gu une trèd petite fraction de la lumière dolaire reçue.
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- 1 écran jaune G 2 Guilleminot, nous voyons que cette absorption ne concerne que la région bleu-violet :
- Écran O 2
- r77Trr
- *Si la teinte de l’écran est plus foncée, comme celle de l’écran G 4 Guilleminot, la figure ci-dessoüs nous montre que la région bleu-violet est alors complètement absorbée :
- Écran G 4
- Remarquons incidemment que lorsqu’une source lumineuse ne comporte que peu ou pas du tout de rayons bleus-violets, il est superfétatoire d’utiliser (Avec des plaques cbromosensibles, bien entendu) des écrans jaunes qui allongent alors bien inutilement la pose. G’est le cas, par exemple, des photographies prises au coucher du soleil, moment où la lumière solaire est alors très pauvre en rayons bleus-violets. G’est le cas aussi des ateliers éclairés en lumière? 1 /2 watt, surtout quand elle n’est pas survoltée.
- Coefficient d’un filtre. .— On appelle coefficient d un filtre le rapport des 2 temps de pose qui, avec et sans filtre, donnent des images de même intensité, toutes autres conditions opératoires étant les mêmes (Plaque, éclairage, développement, etc...).
- Pour déterminer ce coefficient, \>n peut opérer de 2 façons ?
- 1° Photographier sur la même plaque, avec et sans filtre, une même échelle de teintes grises, car les blancs, les gris et les noirs conservent alors les mêmes intensités relatives dans les 2 cas. On pose les temps nécessaires et suffisants pour que les 2 négatifs obtenus aient les mêmes opacités, ou même densités, sous les mêmes teintes, et le rapport des 2 temps de pose utilisés est le coefficient cherché.
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- A, E, I, O, U.
- Négatif sur plaque Radio- Écl air.
- Par M.. Cliarrel.
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- 2° .— Exposer la plaque sous un coin Goldberg à moitié recouvert, perpendiculairement à ses lignes isopaques, avec une bande pelli-culaire du filtre à essayer. Après développement ou mesure, en centimètres ; le décalage des seuils ou mieux de 2 points d égale densité 5 on le multiplie par la constante du coin utilisé et le nombre ainsi trouvé est le logarithme du coefficient eberebé.
- Le coefficient d’un écran est fonction de la plaque avec laquelle il est employé et c’est une erreur, encore trop répandue, de croire qu’un filtre coloré puisse être caractérisé par un coefficient invariable. C est ainsi que 1 écran G 2 Guilleminot a le coefficient 2 avec la plaque Anécra et le coefficient 1,6 avec la plaque panchromatique Guilleminot.
- De toutes façons, un filtre coloré absorbe toujours une certaine fraction de la lumière incidente et son coefficient ne peut jamais être inférieur à 1.
- Estimation de la sensibilité chromatique d’une plaque déterminée
- On peut y procéder de ô façons différentes :
- 1° Par la photographie d’une « Charte de couleurs ».
- On n obtient ainsi qu’une estimation qualitative et non quantitative, mais qui est très suffisante pour les besoins de la pratique courante.
- Les « Chartes de couleurs >> sont très peu employées en F rance, quoique certaines d’entre elles existent depuis fort longtemps. Parmi elles nous citerons :
- A. — L.c Cercle chromatique Guilleminot qui se compose de 2 parties séparées :
- a) La charte colorée proprement dite (fig. 1) comprenant ô secteurs, sur lesquels se trouvent les ô couleurs suivantes, en partant du jaune et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre : jaune, vert-clair, vert-bleu, bleu, violet, rouge, rouge-violet et orangé. La couleur jaune est repérée par le prolongement de ses 2 limites jusqu’au centre du cercle.
- b) D’ une cbarte en noir (fig. 2), d’un diamètre plus petit afin de pouvoir au besoin, être facilement reportée sur la première. Cette
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- Cercle chromatique GUILLEMINOT
- charte donne la traduction correcte en noir des differentes couleurs de la charte colorée proprement dite.
- Cette deuxième charte sert en outre de terme de comparaison pour les divers essais qui, naturellement, auront d ahord été tirés sur papier au hromure.
- Nous avons reproduit ci-dessous (fig. 5, 4, ô, 6) les résultats obtenus en lumière du jour sur plaque ordinaire (plaque-type 500), sur plaque panchromatique Guilleminot employée sans écran,
- Figure 3
- Figure 4
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- sur plaque Anécra employée avec écran jaune G 5 et enfin sur plaque panchromatique Guilleminot employée avec écran jaune G 2.
- De leur examen, par comparaison avec la charte en noir, nous pouvons conclure :
- "1° Qu’avec la plaque ordinaire (Plaque-type 500), figure ô, le jaune, l’orangé, le vert et le rouge sont rendus par des teintes beaucoup trop foncées et que le rouge-violacé, le vert-bleu, le bleu et le violet le sont par des teintes beaucoup trop claires.
- 2° Qu’avec la plaque panchromatique employée sans écran, figure 4, le rendu est beaucoup amélioré pour toutes les couleurs, mais que le bleu et le violet sont encore beaucoup trop clairs et que l’ensemble est beaucoup trop uniforme. Ceci résulte de son maximum de sensibilité pour le bleu et le violet qui ne peut être atténué (Comme pour toutes les autres plaques panchromatiques) que par l’emploi d’un écran jaune.
- 3° Qu’avec la plaque Anécra employée avec écran Jaune
- G 2, figure ô, le rendu est correct, sauf pour les rouges qui sont beau-
- Figure 5 Figure 6
- coup trop foncés. Résultat qui était à prévoir puisque la plaque orthochromatique n est pas sensible au rouge.
- 4° Qu avec la plaque panchromatique Guilleminot employée avec écran jaune G 2, figure 6, on peut considérer le rendu comme très satisfaisant.
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- Négatif sur plaque Ortlio-R.adio-Liux.
- Par M. Ltbert,
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- B. — Par la photographie de la Charte de couleurs
- llford (fig. 7) dans laquelle, en face des differentes couleurs situées dans la moitié gauche et allant du rouge au violet en commençant par le haut, sont indiquées dans la moitié droite les teintes grises par lesquelles doivent être rendues les couleurs quand leur traduction est correcte.
- La figure 7 est la reproduction de cette charte photographiée sur plaque panchromatique Guilleminot employée avec écran jaune G 1, reproduction qui peut être considérée comme satisfaisante.
- C. — Par la photographie du «Neutrale Farbeitkreis» du 1)'' Rup-precht Matthaei, figure ô, dans laquelle les plages colorées en forme de V sont inscrites dans les teintes grises par
- lesquelles elles doivent être reproduites si leur traduction est correcte.
- La répartition des couleurs dans cette charte est la suivante, en partant de la partie blanche du haut et en tournant dans le sens des aiguilles d une montre : Jaune citron, jaune de chrome, orangé, rouge, rouge-violacé, violet, bleu foncé, bleu clair, bleu-vert, vert-bleu, vert et vert clair.
- La figure ô, qui est la reproduction de la photographie de cette charte sur Plaque panchromatique Guilleminot avec son écran rouge de sélection trichrome, permet de constater que l’écran rouge a parfaitement joué son rôle sélectif, puisqu’il a éteint toutes les couleurs comportant du rouge en les traduisant par des teintes plus ou moins claires en partant du rouge pur qui a été traduit par du blanc ( 1 ).
- (i) II ne faut paô, en effet, oublier que Le négatif obtenu avec L'écran rouge, éert à l iaiprégion de la couleur complémentaire du rouge qui eot le bleu-vert.
- Fi
- gure
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- L’emploi de ces différentes chartes de couleurs est exclusivement simple et si on n’chtient, ainsi que déjà dit, qu’une appréciation qualitative de la sensibilité chromatique des plaques, on a néanmoins des renseignements exacts qui peuvent être considérés comme très suffisants pour les besoins de la partie courante.
- Cette méthode a une valeur réelle. On ne peut en dire autant de celle que nous avons lue tout récemment et qui, pour estimer la sensibilité chromatique d’une plaque, a consisté à ne pas même exécuter « le cliché classique du bouquet de fleurs de pissenlits (Pris certainement ici dans un sens péjoratif) et de bleuets » et à se contenter de prendre « diverses Vues de plein air et quelques intérieurs » qui ont été ensuite jugées comparativement avec les mêmes vues prises sur des plaques d’une autre marque. D’où on a déduit qu’on avait obtenu des clichés « au moins égaux, >> dans les 2 cas et incomparablement plus « modelés >> (1) dans les « Verdures » sur la plaque essayée que sur la plaque ayant servi de terme de comparaison.
- Dans ce cas concret, il est à se demander sur quoi on a pu juger, quant à la sensibilité chromatique, notamment dans le cas des clichés paysages, car il ne faut pas oublier que les « Verdures » renvoient à peine 1 v5 °/o des radiations vertes qu’elles devraient totalement réfléchir ou diffuser et que leur inscription sur la plaque photographique résulte surtout de la lumière blanche qu’elles réfléchissent.
- N’oublions pas, avant de terminer, de signaler aux photogra Ph es désireux d’utiliser la méthode des chartes de couleurs qu’ils ne doivent pas essayer de les remplacer par des cartes d’érfiantilloiis de pein-tiire ou par des chartes fabriquées par eux-mêmes au moyen de couleurs d’aquarelle, car leurs essais serâient entachés d erreurs assez importantes, vu que les couleurs pigmentaires sont généralement très impures (Au seul point de vue couleur, naturellement) et diffusent beaucoup de couleur blanche. C’est ainsi, par exemple, que beaucoup de rouges pigmentaires contiennent une quantité assez forte de violet qui vient naturellement fausser les résultats obtenus.
- 2° Au moyen du sensitomètre Eder-Hecht qui constitue, en somme, une charte de 4 couleurs (violet-bleu, vert, jaune et rouge)
- (i) Cliché « modelé » eôt une expreôdion dont on uâe très àouvent en littérature photographique, oatu qu’il Mit poMible de la définir exactement.
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- photographiée par transparence, ce qui élimine «ipso facto» les réflexions de lumière blanche qui peuvent se produire dans le cas précédent. De plus, comme cette impression se fait sous un coin étalonné, on obtient des mesures quantitatives en même temps'Lqne qualitatives.
- Voici, par exemple, les résultats obtenus en lumière du jour, d’une part avec la plaque Radio-Brom et d’autre part avec la plaque
- Anécra.
- La figure 9 donne la reproduction des résultats obtenus avec la plaque Anécra, mais la similigravure n’a pas permis de rendre suffi-
- Figure 9
- samment les demi-teintes légères de l’original pour qu il soit possible de chercher à y lire d’une façon exacte les divisions qui se rapportent a cette plaque.
- Deg rés Eéer^Heclit
- A nu Bleu Vert Jaune Rouge
- 86 72 42 52 »
- 88 72 60 80 46
- Radio-Brom. Anécra .
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- Du tableau ci-dessus, on déduit :
- 1° Que la rapidité générale à la lumière du jour de la Radio-
- B rom est de 0(5° E. H. (Ou 400° H. D.) et celle de l’Anécra de ôô° E. H. (Ou 460° H. D.)
- 2° Que les sensibilités aux couleurs ramenées au bleu pris comme unité sont les suivantes :
- Bleu Vert Jaune Rouge
- Radio-Brom . 1 0,06 0,15 »
- Anécra 1 0,33 2,09 0,08
- Oeci résulte de ce que les rapidités relatives correspondant aux degrés Eder-Heeht trouvés (Voir tableau accompagnant chaque 3ensi-tomètre Eder-Hecbt) sont les suivantes :
- Bleu Vert Jaune Rouge
- Radio-Brom . 308 19 48 »
- Anécra 308 102 645 28
- 3° Que ces mêmes sensibilités ramenées au bleu pris comme
- unité, mais sous filtres idéalement transparents (Voir instruction accompagnant chaque *Sensitomètre Eder-Hecbt) sont les suivantes :
- Bleu Vert Jaune Rou<;e
- Radio-Brom . 1 0,13 0,06 »
- Anécra 1 0,67 0,83 0,07
- Ce sont ces derniers nombres qui, faisant abstraction de l’absorption de lumière résultant de l’emploi des filtres colorés utilisés dans le 3ensitomètre Eder-Heeht, donnent une mesure exacte de la sensibilité chromatique de ces .2 plaques ; étant bien entendu que ces nombres n ont une valeur que dans le système Eder-Heeht.
- 3° — Au moyen des courbes spectrographiques qui donnent des renseignements d une précision absolue, mais pour l’obtention desquelles il faut utiliser des appareils d’un prix élevé qui ne peuvent avoir leur place dans le laboratoire du praticien ou de 1’ amateur.
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- Le débarquement du poision à Boulogne-sur- Mer.
- Négatif sur plaque Radio-Éclair.
- M. Faivre.
- Par
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- La figure ÎO donne un spécimen de courbes spectrographiques se rapportant à une plaque orthochromatique. Les longueurs d’ondes y
- Figure 10
- ont été automatiquement inscrites par 1 appareil lui-même et on peut constater que cette plaque accuse un minimum de sensibilité dans* la région v500 qui correspond au vert.
- Avantages résultant «le remploi «les plaques cltromosensibles
- Ainsi que nous le disions au début de cet article, 1 emploi de la plaque ordinaire, aveugle aux autres couleurs que le bleu et le violet, devrait être complètement abandonné, sauf dans quelques cas très spéciaux; et l’emploi des plaques cbromosensibles, notamment celui de la plaque panchromatique, devrait être la règle et non l’exception.
- Il n’y a à cela aucune objection valable, même au point «le vue «le la rapidité, car on fabrique actuellement des plaques orthochromatiques et même des plaques ortho-sans-écran, telles que la Studio-Gu il, qui sont d’une rapidité suffisante pour pouvoir être employées par tous, y compris les photographes-reporters.
- Examinons maintenant très rapidement quelaues-uns des avantages des plaques chromosensibles.
- 1° Rendu plus correct des tonalités colorées des sujets photographiés.
- Les figures 11 et 15 de la page 4v51 nous montrent la même nature morte photographiée sur plaque ordinaire (fig. 1 1) et sur plaque Anécra (fig. 15).
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- Figure il
- Figure la
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- Avec la plaque ordinaire, il est impossible de reconnaître si on a photographie une grappe de raisins hlancs ou une grappe de raisins noirs, et les hananes ainsi que le citron sont venus en noir.
- Par contre, la plaque Anécra a beaucoup mieux rendu le sujet. La lumière joue dans les grains de la grappe de raisins et on se rend parfaitement compte qu on a affaire à une grappe de raisins hlancs ; de
- Figure i3 Figure
- plus le citron, les hananes ainsi que les autres fruits sont venus à leur juste valeur.
- Les figures 13 et 14 ci-dessus sont les reproductions de la page de couverture du Catalogue 'Vilmorin 1.952.9, obtenues l’une (fig. 13) sur plaque ordinaire, l’autre sur plaque panchromatique Guilleminot avec écran jaune G 2.
- Le fonds de cette page de couverture est noir, le zinnia du haut est jaune clair, le zinnia du bas est rouge, les feuilles sont vert clair et le texte du haut en lettres jaunes. Ces précisions données, nous pensons qu’il est inutile de commenter les résultats obtenus.
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- 2° Possibilité d’accentuer ou d’atténuer le rendu d’une couleur déterminée.
- En voici .2 exemples concrets :
- A. — Ecriture bleue sur fonds blanc.
- Si nous en effectuons la photographie au moyen d’une plaque ordinaire ou au moyen d’une plaque panchromatique sans emploi d’écran approprié, l’écriture hleue se détachera très peu du fonds hlanc et sera à peine visible car le hleu (Couleur très actinique) est alors rendu, sur 1 épreuve positive, par une teinte très claire.
- Si, au contraire, nous effectuons cette photographie sur plaque panchromatique Guilleminot utilisée avec son écran rouge de sélection trichrome, le hleu n’impressionnera pas la plaque et viendra par conséquent en noir sur l’épreuve. On aura ainsi obtenu le même résultat que si on avait photographié une écriture noire sur fonds hlanc.
- Pour cette opération on ne peut songer à utiliser une plaque ordinaire avec écran rouge puisque cette plaque n est pas sensible au rouge.
- B. — Corrections à l’encre rouge sur texte écrit à la machine à écrire avec une encre violette.
- Si on photographie ce texte avec une plaque ordinaire, on obtiendra une épreuve sur laquelle le rouge viendra en noir et le violet en gris clair.
- Avec la plaque panchro et son écran vert de sélection tri-chrome, le rouge et le violet seront traduits comme du noir : texte et corrections seront également lisibles.
- Avec la plaque panchro et son écran rouge de sélection trichrome, le violet sera rendu comme du noir, mais l’encre rouge se différenciera tellement peu du papier blanc que les corrections seront supprimées du texte, surtout après un renforcement approprié qui les fera complètement disparaître.
- 3* Diminution du temps de pose pour les ateliers éclairés en lumière 1/2 watt.
- A intensité équivalente, la lumière 1 /2 watt est beaucoup plus riche en rayons jaunes que la lumière du jour. Comme ces derniers n’ont aucune action sur la plaque ordinaire, on perd tout le bénéfice de leur présence; tandis qu’avec de bonnes plaques orthochroma-
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- tiques, telles que 1 Anécra ou la Studio-Guil qui sont très sensibles au jaune, l’action des radiations jaunes existant dans la lumière 1/5 watt s’ajoute à celle des radiations bleues et violettes; ce qui revient à pouvoir poser à peu près moitié moins.
- Il en serait de même avec la plaque panchromatique Guille-minot et c’est dans les deux cas, un avantage très sérieux qui ne doit pas être perdu de vue par les photographes portraitistes.
- 4° Pour le paysage, la plaque ordinaire ne peut rendre ni les verts, ni les jaunes, ni les rouges. Par contre, elle traduit les bleus et les violets par des teintes beaucoup trop claires. De plus, la plaque ordinaire ne permet pas de traduire les nuages blancs d’un ciel bleu et aplatit considérablement le rendu des paysages lointains par suite de l’effet produit par le « voile atmosphérique ». Tous inconvénients qui peuvent être atténués, complètement ou en partie, par l’emploi d’une plaque cbromosensible et d’un filtre de couleur appropriée qui, le plus souvent, est un écran jaune tel que le G 1 ou le G 5.
- Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet que nous nous proposons de traiter plus longuement dans un des prochains numéros de
- « Photos ».
- 5° Pour le portrait, l’avantage de la plaque cbromosensible est tellement marqué qu’on se demande, mais en vain, pourquoi les photographes boudent à son emploi ; à moins qu on ne se 1 explique par la force de l’habitude.
- Dans ce cas particulier, la plaque chromosensible conduit toujours à une simplification du travail de retouche, car la plaque ordinaire accentue les défauts de la peau et donne une traduction incorrecte des diverses tonalités colorées du sujet photographié à laquelle les truquages les plus habiles ne permettent pas toujours de remédier.
- G’est ainsi qu’une chevelure blonde sera irrémédiablement traduite comme si elV était une chevelure brune sans aucunes demi-teintes, que les détails d’une toilette (Et les photographes savent par expérience toute l’importance qu’on y attache) seront très mal rendus quand ils reposent sur des oppositions de couleurs, etc...
- D’ailleurs, pour le portrait, la plaque panchromatique devrait être la seule employée, nous reviendrons également sur ce sujet.
- ti° Pour la photographie des objets colorés (Tableaux.,
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- Négatif sur plaque
- Ortlio—R. a clio—Lux.
- Par M. H. Jérôme.
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- meubles, tapisseries, etc...), amélioration du rendu, et ce, dans le sens voulu, quand les effets du sujet sont dûs à des contrastes de couleurs.
- C’est ainsi, par exemple, qu’il n’est possible de « faire "Oenir » le dessin des veines du bois d’un meuble en acajou que par l’emploi d’une plaque panchromatique et de son écran rouge de sélection tri-chrome.
- Choix du filtre à utiliser
- Le rendu « correct », c’est-à-dire celui qui conduit à des gris scientifiquement proportionnels à l’effet visuel est obtenu dans la majorité des cas, et avec de bonnes plaques cbromosensibles, par l’emploi d’un filtre jaune plus ou moins foncé. Mais ce rendu « correct » est parfois à éviter quand on désire créer des contrastes ou interpréter un sujet et il faut alors ou surcorriger par l’emploi de filtres jaunes très foncés ou se servir de filtres de couleurs autres que le jaune.
- Dans ce cas, des considérations théoriques en permettraient le choix rationnel; mais, pratiquement, on peut se contenter d’avoir un jeu complet de filtres au travers desquels on regarde l’objet à photographier. On choisit alors le filtre à travers lequel on voit le mieux, dans le sens désiré, l’objet que l’on se propose de photographier. On obtient ainsi une solution suffisamment approchée que les résultats d’un premier essai permettront éventuellement de modifier dans le sens désiré.
- Éditions Torcy, Paris
- Le Gérant ; Paul CADARS
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- J'r
- IRAR
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