Photos : Revue technique de photographie
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- W* a JUIUÆT-AOUT 4927
- Revue Technique
- Ee Nnméro 3 francs
- Rédaction et Administration 13, Rue d’Odessa PARIS-f 4-
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- Revue Technique »e Photographie
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- Gesnouin, Grandturin et C Photograveurs, Paris.
- Portrait
- par Studio V. Henry, Paris
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- LE BROMOIL
- (Suite)
- GONFLEMENT
- Un gonflement Lien conduit doit amener la gélatine de 1 épreuve, soit à un degré tel qu elle accepte convenaLlement une encre déterminée, soit à un degré quelconque pour lequel il est nécessaire de composer une encre de dureté appropriée.
- La ire métLode suppose un opérateur averti et connaissant suffisamment son papier et ses encres (surtout quand ce sont des encres de couleur). La 2e métLode est celle à laquelle on aura le plus souvent recours, vu que dame gélatine est essentiellement capricieuse et cLan-geante. Ce n est, d ailleurs, qu à la façon dont une plancLe se comporte à 1 encrage qu on peut reconnaître si elle a été, ou non, correctement gonflée pour 1 encre dont on est en tram de se servir. Le pied de LicLe est-il Lappé par la plancLe ? Y colle-t-il / Le mouvement de tapotement enlève-t-il 1 encre au lieu d en affiner le grain ? La plancLe est trop gonflée. Il faut ou la laisser sécLer pour la faire ensuite moins gonfler ; ou, ce qui est préféraLle et plus rapide, amollir 1 encre.
- L encre s étale-t-elle uniformément et, fait-elle trop facilement taLleau noir, même avec un tapotement assez accentué / La plancLe n est pas assez gonflée. Il faut ou la remettre à 1 eau pour la faire gonfler davantage ou, quand la cLose est possiLle, utiliser une encre plus dure.
- En résumé, disons qu il vaut mieux péclaer par excès que par défaut puisqu il est toujours possiLle d amollir une encre et que 1 inverse est nnpossiLle.
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- De quels moyens disposons-nous pour faire gonfler la gélatine ?
- 1 De la chaleur. — En débutant avec une eau à a 5° environ dont on augmente prudemment la température de façon à ne pas dépasser le point de fusion de la gélatine.
- 2° De Y ammoniaque. — Une solution de 5 pour cent d ammoniaque utilisée à la température ambiante agit plus rapidement et plus eflicacement que 1 eau chaude, mais aussi d une façon plus dangereuse. Une durée d immersion de G minutes est habituellement suffisante. On peut aussi utiliser une eau ammoniacale plus diluée qu on fait alors cbau fier modérément.
- 3° Di
- de
- At
- coup de presse. .— ^liprès 2 ou ô passages à la
- presse a
- reports, la capacité d absorption de la gélatine est augmentée et e lie gonfle d une façon beaucoup plus accentuée quand on la remet à 1 eau.
- Ces 3 procédés conduisent approximativement aux mêmes résultats, mais, au cours de toutes ces opérations et de toutes celles qui précédent, on ne doit pas perdre de vue que la surface de la gélatine est très fragile et qu on doit prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter des accidents irrémédiables.
- Disons enfin qu on peut se rendre compte du degré approximatif de gonflement, soit en examinant 1 épreuve sous une lumière oblique qui permet de se rendre compte des reliefs de la gélatine, soit en promenant les doigts à sa surface : les endroits où 1 encre doit prendre doivent paraître assez rugueux au toucher et, ceux où elle ne doit pas prendre, assez lisses et même légèrement visqueux.
- ENCRAGE
- La palette pour étaler les encres peut être, avec le minimum de frais, constituée par le côté verre d un vieux cliché. Dans un des angles, on met une petite quantité d encre qu on travaille pendant une minute ou deux avec la pointe arrondie d un couteau de cuisine et qu on étale finalement en couche mince et homogène.
- L épreuve, sortie du bain de gonflement, est étalée sur un matelas constitué par 2 ou 3 épaisseurs de papier buvard humide, mais non ruisselant. Xoute la surface en est essuyée (par tapotements légers) avec un linge fin et surtout non pelucheux (La mousseline à beurre est le
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- prototype du genre) de façon à enlever toute trace d eau. En cet état, la planclie est prête pour 1 encrage et c est à ce moment qu une courte leçon pratique vaudrait mieux que toutes les explications que nous allons pouvoir donner par écrit.
- Essayons néanmoins de préciser les principaux mouvements d encrage : Prélèvements d encre sur la palette, mouvements d apport, tapotements, cliocs et balayages.
- Pour cliacun de ces mouvements, le pinceau doit être tenu au dessus de la partie renflée du manclie de façon à pouvoir agir avec élasticité et souplesse.
- Pour prélever de r encre, on appuie légèrement, à 3 ou 3 reprises, le pinceau sur 1 encre qui est étalée sur la palette et on égalise sa cliarge en tapotant ensuite à un endroit propre. Point important à observer : on ne doit prendre que très peu d encre à la fois.
- Pour apporter l’encre sur la planclie, on appuie le pinceau sur la partie à encrer en lui imprimant un léger mouvement de torsion accompagné de glissement ; puis, cessant 1 appui, on laisse le pinceau revenir, grâce à son élasticité, à sa position initiale et, sans quitter la planclie, on passe à la région voisine. O n ne doit amener 1 épreuve que très progressivement à son intensité définitive et il est préférable qu à aucun moment on ne soit amené à enlever un excès d encre car alors la matière n a plus la même qualité.
- Ces mouvements d apport n ont donné qu une ébaudie qui a besoin d être affinée, ce à quoi on procède au moyen des tapotements : très petits cbocs répétés, presque sans quitter la planche, et à fa suite desquels on doit voir 1 image se dégager avec ses plus fins détails.
- C est surtout au cours de ces tapotements qu on sent, au bout des doigts qui tiennent le pinceau, si le degré de gonflement de la planclie est en accord avec 1 encre utilisée. S il y a lieu de 1 amollir, on ne doit le faire que très progressivement en ajoutant à 1 encre initiale de très petites quantités d encre plus molle ou de médium.
- Pour éclaircir une région ou décaper des blancs, on peut procéder par cbocs : le pinceau presque complètement décliargé d encre (ou un pinceau n ayant pas encore été utilisé) étant projeté verticalement et avec assez de force sur les régions que 1 on désire éclaircir.
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- On arrive au même résultat par le « coup de balayage » rapidement donné avec le biseau du pinceau tenu incliné. Dans ce cas, on cliasse 1 encre vers les noirs voisins qui s en trouvent ainsi renforcés. Ce mode d action n est donc pas complètement identique à celui du clioc qui enlève plus uniformément 1 encre sur la région traitée.
- Pour encrer localement de petits détails ou ce surencrer » de petites régions, on se sert de pinceaux de grandeurs appropriées et on peut même utiliser une encre plus molle que celle qui sert pour 1 ensemble de la planclie.
- L encre grasse ne sécbant que très lentement, 1 épreuve terminée doit être mise à séclier pendant quelques jours, bien à l abri de la pous~ siere avant de pouvoir être montée ou mise en album.
- Si on recbercbe la matité complète, on peut dégraisser 1 épreuve. Pour ce faire, 1 épreuve étant presque sèche, (c est-à-dire au moins a ^ heures après son encrage) on la plonge pendant quelques secondes dans un bain de tétrachlorure de carbone ou d essence minérale. Le tétrachlorure est préférable car il est ininflammable, ne provoque pas de coulées et peut resservir plusieurs fois ; son seul défaut est de coûter plus cher que 1 essence.
- REMARQUES DIVERSES
- Il faut travailler à 1 ahn de la poussière car 1 encre grasse la happe avec la plus grande facilité. Ln tous cas, il ne faut pas essayer de 1 enlever (soit avec la pointe d une aiguille, soit avec celle d un grattoir) avant la dessication complète, car on abîmerait presqu à coup sûr la surface de la gélatine.
- Les grattages, le repiquage et la retouche se font, d e préférence,, sur 1 épreuve sèche. On utilise pour repiquer des petits pinceaux d aquarelle très fins et de 1 encre très molle.
- Le nettoiement des marges, si on a tiré 1 épreuve avec marge, se fait sur 1 épreuve encore humide au moyen d une touffe de coton hydrophile mouillée mais non ruisselante.
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- On peut exciter localement le relief de la gélatine en la frottant très doucement au moyen d une petite éponge trempée dans une solution ammoniacale à cinq pour cent. Ceci sert quand on désire augmenter les contrastes d une région déterminée.
- Ne pas utiliser la solution d acide sidfunque à un ou deux pour cent, assez souvent conseillée jiour faire disparaître, après blanchiment, les traces jaunâtres de 1 image quand il en reste, car ces traces ne peuvent influencer en rien 1 encrage et servent même à le guider ; à vouloir les faire disparaître par un traitement à 1 acide sulfurique on court le risque (si les lavages après blanchiment n ont pas été suffisants} de provoquer un tannage général de la gélatine, ce dont on n a nul besoin.
- Pour le blanchiment, il est indispensable (pour éviter des réactions secondaires nuisibles à 1 efficacité du bain} d utiliser des cuvettes Lien propres. Il faudra donc, si besoin en est, les nettoyer préalablement soit avec une solution de bichromate à îo ou iS pour mille additionnée de 20 à 3o c. c. d acide sulfurique ; soit à 1 acide chlorhydrique pur.
- Ainsi que déjà dit, il sera préférable de faire ses premières armes avec des encres noires dont les 2 qualités : noir machine et noir taille-douce, offriront plus de ressources que les encres de couleurs qui sont souvent assez molles et n existent qu en une seule qualité. La teinte un peu froide du noir machine ou du noir taille-douce peut être relevée par une pointe de bleu ou de terre de jSienne.
- Une épreuve ratée à 1 encrage peut être recommencée après en avoir enlevé toute 1 encre au moyen d un tampon de coton hydrophile imbibé d essence minérale, opération à laquelle il est loisible de procéder sous 1 eau, si on le désire.
- En utilisant les papiers Bromoil Guillemmot dont les hautes qualités ont été reconnues par tous ceux qui les ont employés et en suivant les instructions qui précèdent, on évitera les alternatives de succès et de réussite que connaissent fatalement tous ceux qui changent constamment de formules et de produits ou qui s embarrassent dans des complications qui, quoique décrites dans certains traités, sont parfaitement inutiles, quand elles ne sont pas nuisibles.
- Dans un prochain article, nous étudierons le report ” des épreuves obtenues par le procédé que nous venons de décrire.
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- P ortrait
- par
- Studio V. Henry
- Paris
- Gesnouin, Graodturin et C Photograveurs, Paris
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- RECETTES & TOURS DE MAIN
- LES VIRAGES SÉPIA <suite)
- III. __ VIRAGES DIVERS EN UN SEUL BAIN
- °n a clierelié à simplifier les manipulations précédentes en les réduisant à une seule produisant son effet à froid ou, tout au moins, à une température suffisamment tasse pour que la gélatine n’ait pas tesoin d’être préalablement tannée.
- Plusieurs méthodes peuvent être envisagées, soit qu’on s’adresse aux propriétés du sélénium, soit à celles des polysulfures alcalins, soit enfin à celles du soufre colloïdal U>.
- A. — Virage au séléno^lramure
- Faire fondre, à une chaleur modérée, dans une capsule de porcelaine le mélange :
- ( Monosulfure de sodium.................... to gr.
- [ 3élénium en poudre . .... ............... 3 gr.
- et, après dissolution du sélénium, compléter le volume à 260 c.c. avec de 1’ eau. On conservera cette solution de réserve dans des flacons sinon pleins, du moins bien bouebés, de façon à la mettre le plus possible à l’abri de l’action de l’oxygène et de l’acide carbonique de l’air.
- (i ) On dit que le soufre est à l état colloïdal quand il est dans un état de division tel qu’il -peut demeurer indéfiniment en suspension dans l’eau sans se déposer ou précipiter.
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- Pour l’emploi, on fait une solution diluée avec 2 ou 3 volumes d’eau dans laquelle on plonge les épreuves sommairement lavées. Une légère augmentation de température facilite le virage dont la durée peut varier de 10 minutes à une demi-heure. Après virage, procéder aux lavages habituels.
- Ce virage ne marche bien qu’avec les papiers au chloro-bromure (Pirguil Guilleminot) ou au chlorure (Dinox Guilleminot), papiers dont le grain d’argent réduit est relativement fin.
- La pratique du double fixage est nécessaire pour éviter d’avoir des blancs teintés. Si on en obtenait quand même, on pourrait, après virage en sépia, plonger les épreuves pendant quelques minutes dans une solution de bisulfite de soude ordinaire à dix pour cent dans laquelle les blancs reprendraient leur pureté.
- B. — Virage au poly sulfure de sodium
- Dans un récipient en verre ou en porcelaine, faire bouillir la solution :
- \ Monosulfure de sodium.............................. 5o gr.
- ( Eau................................................ 5o c.c.
- et lui ajouter petit a petit 8 à 10 grammes de soufre en canons pulvérisé (pas de soufre en fleur). Tout le soufre dissous, compléter le volume à 100 c.c. avec de 1’ eau et conserver dans des flacons bien bouchés.
- Les épreuves très sommairement rincées après fixage sont virées dans une solution obtenue en diluant le bain de réserve ci-dessus dans 1 o volumes d’eau. Le virage dure assez longtemps (une 1/2 heure environ) et dépend de la nature des papiers. Ne pas utiliser une solution plus concentrée que celle que nous venons d’indiquer afin de ne pas courir le risque d’attaquer et de désorganiser la gélatine des épreuves.
- Pour vérifier le ton des épreuves, il faut les sortir du bain, dont la couleur jaune brun assez accusée est un obstacle a cette vérification. Les épreuves n’atteignent leur ton définitif qu’au cours du lavage.
- Ce procédé est très économique et convient habituellement à toutes sortes de papiers, notamment aux papiers au cbloro-bromure et aux papiers au chlorure (Gasligbt).
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- O. — "Virage au poly sulfure d’ammonium
- Dans une petite quantité de suif hydrate d ammoniaque contenue dans une bouteille, faire dissoudre, jusqu’à refus, du soufre en fleur. La dissolution se fait par petites fractions à la fois et en agitant. Petit à petit, le sulfbydrate d’ammoniaque prend une belle coloration rouge-rubis et quand la petite portion de soufre qu’on viendra d’ajouter refusera de se dissoudre, ce sera l’indice que la saturation complète aura été obtenue.
- Il suffît de 10 à i 5 gouttes (pas plus) de la solution concentrée dans une cuvette 18 X 2 4, à peu près remplie d eau, pour avoir un bain de sulfuration suffisamment actif. Les épreuves sommairement lavées y sont introduites une à une, mais il n y a aucun inconvénient à les entasser les unes au dessus des autres et point n est besoin d’agiter constamment le bain. Le virage se fait assez lentement. On doit le faciliter par une légère augmentation de la température qu’on peut porter vers 3o ou 36° sans courir le risque de faire fondre la gélatine des épreuves. Le virage ne dure alors qu’une dizaine de minutes.
- Oe virage est, comme le précédent, très pratique et très économique mais ne convient pas à tous les papiers, certains refusant complètement d’y virer. Il faudra procéder à un essai préalable en n oubliant pas l’augmentation de température que nous avons conseillée.
- D. -
- 'Virage au soufre colloïdal
- Préparer la solution :
- ; Hyposulfite de soude ....
- J Dextrine (blonde ou blancbe)
- I Acide cblorbydrique.........
- Eau, q. s. pour............
- 1 261 gr. 125 gr.
- 5o c. c. 1 litre
- dans laquelle on peut plonger l’épreuve au bromure, après un rinçage très sommaire, à sa sortie du bain de fixage. Après une demi-beure de séjour, le ton ne semble souvent pas modifié, néanmoins le virage se poursuit et se termine au cours des lavages auxquels il est nécessaire de soumettre les épreuves. Ce virage peut convenir à toutes sortes de papiers.
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- LES LOIS
- QU’IL FAUT CONNAITRE
- LA PROPRIÉTÉ COMMERCIALE
- Loi du 22 Avril 1927 complétant la loi du 30 Juin 1926
- Comme il fallait s’y attendre et comme nous le laissions prévoir dans le numéro précédent, le législateur a remis sur le chantier son œuvre très imparfaite. .. .
- La plus importante des modifications apportées par la loi du 2 2 Avril 1927 est certainement celle qui a trait aux délais pour
- former la demande en renouvellement.
- La loi du 30 juin avait accordé, pour former cette demande, un délai de 3 mois aux locataires dont les haux étaient expires ou avaient une durée de moins de 1 ô mois. Beaucoup de commerçants ayant laissé passer la date du 1 O octobre 1 9 2Q sans introduire leur demande, se trouvaient donc forclos à bénéficier de la loi.
- La loi du 22 avril a accordé un nouveau délai de trois mois, a partir
- du 13 avril 19 2/. Le délai viendra donc à expiration le 15 Juillet 1927.
- Ite perdez pas de vue cette disposition essentielle, vous dont le bail est expiré ou a encore une durée moindre de 16 mois.
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- La nouvelle loi a aussi tranché une question qui divisait profondément la jurisprudence : celle de l’expulsion du locataire en référé lorsque le propriétaire entendait reprendre l’immeuble.
- La loi décide c^vl aucune expulsion ne pourra aVoir lieu si les parités n onf pas comparu d’abord en conciliation. En outre, des délais de grâce pourront être accordés aux locataires de bonne foi. Ges dispositions sont de nature à adoucir dans la pratique, pour le locataire, les rigueurs de la loi du 3 O juin i 9 2 G.
- Sfr
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- Loi du 30 Juin 1020 (suite)
- Examinant dans la première partie de cette étude les effets de la demande de renouvellement du bail commercial, nous avons vu l’hypothèse la plus simple : accord des parties deVant le magistrat conciliateur.
- Mais le cas qui se présentera le plus fréquemment sera celui du désaccord. Alors les solutions varient suivant :
- 1° que le propriétaire accepte le principe du renouvellement en se bornant à contester seulement les conditions de ce renouvellement (conditions de prix et de durée, notamment) ;
- 2° que le propriétaire refuse formellement tout renouvellement.
- lre Hypothèse : ^Désaccord portant seulement sur les conditions du renouvellement (Prix,, durée, etc.).
- La loi a institué alors la procédure d arbitrage. Chaque partie désigne un arbitre à l’audience de conciliation ou dans un délai de 15 jours. A défaut des parties, le Président y pourvoit d office. Ce sont ces arbitres qui déterminent les nouvelles conditions du bail.
- Prix.. Ils le feront en s’entourant de tous les renseignements de fait, de conditions économiques, de la situation, de 1 importance, de l’état de l’immeuble. Plais à la différence des locaux à usage d’halte tation (loi du ltl avril 1926), il n y a pas tci de prix limite. Les arbitres examineront en outre la valeur et la sincérité des offres qui pourraient être faites au propriétaire par des tiers désireux de louer l’immeuble. *Si le locataire occupant ne peut faire une offre au moins égale, il sera évincé au profit du tiers. Cependant, si l’offre du tiers est jugée disproportionnée avec la valeur réelle du loyer, le locataire évincé
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- aura droit à une indemnité que le tribunal civil fixera et qui devra être payée par le nouveau locataire, adant son entrée en jouissance.
- jDurée. Le nouveau bail aura une durée égale à celle du bail primitif. Toutefois, il ne devra pas dépasser 9 ans.
- Si les arbitres ne peuvent se mettre d accord, 1 affaire revient devant le Président du Tribunal qui entend les parties assistées de leurs conseils, avocats ou avoués. Il confère également avec les arbitres et il rend une ordonnance motivée. Cette ordonnance pourra d’ailleurs être frappée d’appel devant la Cour dans le délai de 1 ô jours après sa signification.
- Ainsi les conditions du renouvellement seront fixées, suivant le cas, par trois décisions juridictionnelles : 1° Décision des arbitres ;
- Ordonnance du Président ; ô° Arrêt de la Cour d’Appel.
- JVfais aucune de ces décisions ne constituera le nouveau bail. Seulement dans les 1 ô jours qui suivront cette décision, les parties devront procéder à la rédaction d un nouveau bail écrit, conforme naturellement aux conditions arrêtées dans la décision juridictionnelle.
- Hypothèse : JLe propriétaire refuse absolument tout renou-1Oellemenî\
- C’est son droit. Mais il devra alors à son locataire une indemnité qui sera égale au préjudice causé par le défaut de renouvellement.
- Solution très rigoureuse, puisque cette indemnité comprendra le dommage total éprouvé par le locataire et portant sur tous les éléments corporels et incorporels du fonds (clientèle, achalandage, pas de porte, etc.) et même les frais de déménagement.
- C’est le tribunal civil de la situation de 1 immeuble qui fixe l’indemnité Le locataire engagera son action suivant les règles de la procédure habituelle : assignation dans les quinze jours qui surdent le procès-Verbal de non-conciliation. Délai d appel : 1 ô jours.
- Mais pratiquement, l’hypothèse du refus pur et simple de renouvellement par le propriétaire se présente rarement, parce qu’elle comporte pour celui-ci des conséquences rigoureuses.
- Louis Cadars,
- (a SUlVre) Avocat à la Cour d’Appel de Bordeaux.
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- Le R
- epos de
- la Danse
- Mlle Rousseau de l’Opéra
- par M. P. C.
- Studio Torcy
- Paris
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- LE MONTAGE DGS EPREUVES
- Modernisez la présentation de vos épreuves
- A une époque déjà lointaine, où la pkotograpkie n était pas encore une profession encomkrée, il suffisait d avoir quelque talent ou même un peu de goût pour connaître le succès ; à 1 keure actuelle, ces mêmes qualités demeurent nécessaires, mais il faut y ajouter, en outre, un sens très averti des exigences de la clientèle. Il ne suffit plus de livrer de keaux portraits, il faut en outre les présenter dans un cadre élégant, car le goût du luxe a envaki peu à peu les classes de la *Société ; le moraliste peut déplorer cette évolution, mais le commerçant, 1 industriel et même l’artiste — le pkotograpke possède en effet cette triple personnalité — sont okligés de se mettre à 1 unisson ou de disparaître.
- Cette nécessité de présenter les portraits sur un support de luxe offre d’ailleurs moins d’inconvénients qu on ne pourrait le croire, et nous réserve même quelques compensations très appréciakles. Tout d akord, les procédés modernes : collage à sec, montage sous passe-partout ou dans un portefeuille n’offrent aucune difficulté et permettent même de livrer les épreuves dans un délai keaucoup plus court ; ils se prêtent à une grande variété, laissant à ckaque opérateur la faculté de se créer une (c manière personnelle », un style individuel qui constitue en quelque sorte une marque de fakrique ; enfin, ils ajoutent une valeur commerciale à la ^valeur artistique du portrait, la douklent en quelque sorte, si kien que le support qui vous a peu coûté, permet d’augmenter de 25 à 3o % le montant de la facture.
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- >Si vous avez une clientèle élégante, montez donc vos épreuves avec goût et présentez-les même avec luxe, car le succès ne peut manquer de couronner vos efforts.
- L’industrie photographique tient d’ailleurs à votre disposition les procédés de montage les plus variés, depuis le collage à sec jusqu au montage sous chemise ou sous passe-partout.
- Malheureusement, le travail intensif est devenu la règle de toutes les industries, il faut aller toujours plus vite pour satisfaire aux exigences des clients, et le collage à sec — hien plus rapide que le collage humide — est encore parfois trop lent. D’où la nécessité de ne consacrer que quelques minutes au montage, il n’en faut pas plus pour insérer une épreuve dans un portefeuille ou pour la fixer par le hord supérieur dans une chemise, avec un filet de seccotine. Dans les deux cas cependant la présentation peut être impeccable, et l’effet des plus heureux, car les soins apportés au montage prouvent que le photographe attribue une réelle dateur à la photographie elle-même, tant au point de vue artistique qu’au point de vue commercial.
- Il convient de rappeler que les Etablissements Tochon-Lepage et C^e, de Paris, dont la fondation remonte à l868, sont spécialisés depuis près d’un demi siècle (exactement depuis l880) dans la fabrication des supports pour épreuves photographiques, et qu en incorporant la Maison Derepas en 1919 ds ont acquis le droit d exploitation des brevets concernant le collage à sec (presses, adhésifs , supports artistiques). Leur fabrication actuelle comprend en outre les types de supports les plus variés : portefeuilles, chemises, passe-partout.
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- Portrait
- par H. Manufx
- Broderies de la Maison Marescot, Pans
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- PIRGUIL
- R. GUILLEMINOT, BŒSPFLUG ET Cie 22, Rue de Châteaudun - PARIS-IXe
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- Le Gérant: Paul CADARS.
- R, C. Seine 3^ô.ii q
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- Les Editions TORGY
- 13, Rue d'OdtMa PARIS-1**
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