Photos : Revue technique de photographie
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- K" 22
- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1930
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- Revue Technique de Photographie
- tssant tous les 2 mois
- Numéro 3 francs
- R. GUILLEMEVOT, BŒSPFLVG & CT 22, Rue de Châteaudun PARIS-9*
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- Coppélius des Contes (l’Hoffll
- Négatif sur Radio-Éclair.
- P ar M. Epli raïm
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- La Sensitométrie à la portée de tout le monde
- La photographie, telle qu’on était forcé de la pratiquer à ses débuts, revêtait un caractère mystérieux qui n’était pas dénué d’une certaine poésie. La fantaisie y trouvait facilement son compte en imaginant toutes sortes de pratiques bizarres et compliquées qu’il était alors absolument impossible de discuter ou de contrôler, puisqu’à cette époque il n existait aucun procédé de mesure et que le « JFlaîr >> était roi.
- Oet heureux, ou ce malheureux temps (Cela dépend du point de vue auquel on se place) n’existe plus, et la sensitométrie, qui permet de mesurer les propriétés des surfaces sensibles, a apporté la précision et la clarté là où il n’y avait que mystères et ténèbres.
- Or, malgré qu’elle soit à la base de tous les progrès réalisés et à réaliser dans la technique photographique, la sensitométrie commence à peine à être connue et ce, plus de trente ans après les premiers travaux de Hurter et Drifiteld. Il y a donc urgence à rattraper le temps perdu et si ce ne sont pas les bonnes volontés qui manquent ( 1 ), il y a, par contre, encore beaucoup trop de timides qui n’osent aborder l’obstacle et se retranchent derrière l’excuse de l’emploi, en sensitométrie, de termes et de procédés de calcul qui nécessitent, disent-ils, une éducation mathématique assez poussée. C’est un tort, car la sensitométrie est très facilement accessible à tous; sous la seule réserve de
- (1) Les nombreux encouragements que nous avons reçus' à la s'uite de nos articles et surtout de la publication dans la 2e Edition du /Hanuel photographique Cillille-minot d’un « Petit Précis de sensitométrie » en xonl une preuve suffisante.
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- bien vouloir lui consacrer quelques heures d étude qui se résument, tout compte fait, à quelques instants d attention.
- La chose la plus importante est de partir du bon pied et de ne pas aborder, par exemple, l’étude de la courbe caractéristique sans s’être préalablement donné la peine d’acquérir les quelques notions préliminaires indispensables. Faire autrement serait mettre la charrue avant les boeufs et c’est pourquoi, aussi fastidieux que cela puisse paraître à première vue, nous allons procéder aussi soigneusement, et aussi simplement que possible, à la définition exacte des termes employés.
- Logarithme (1). — C’est le « maîtr-e^mot », le « mot^
- épouvantail », celui que nous tenons à prononcer de suite. Il ne faut pourtant pas s’empresser de prendre la fuite, puisque, dans le cas qui nous occupe, on peut très bien faire abstraction de toute théorie mathématique et convenir de ne voir dans son emploi qu’un moyen de simplifier les calculs. Il va, en effet, nous suffire de savoir 2 choses :
- 1° Que le calcul logarithmique permet de remplacer 1 opération arithmétique de la division par celle beaucoup plus simple de la soustraction, ce qui peut se traduire par l’égalité :
- Log
- 385
- Log 385 — Log 7.
- Egalité que nous aurons à nous rappeler, sans plus, au moment où nous aborderons l’étude du « facteur de contraste » des négatifs ou du « contraste » des sujets photographiés.
- 2° Que, toute considération mathématique mise à part, les logarithmes des nombres :
- 0,001 0,01 0,1 1 ÎO ÎOO 1.000 10.000
- sont égaux à :
- — 3—2—10 1 2 3 4
- et que, si besoin en est, on peut trouver tous les logarithmes des nombres intermédiaires, avec un nombre plus ou moins grand de décimales, dans des tables spéciales appelées « tables de logarithmes ».
- (i) IL ne à agit que des logarLlbnie.r décimaux.
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- Comme dans le premier cas, 1 emploi du logarithme permet de simplifier puisqu’il remplace l’énoncé de nombres tels que 1.000 ou 110.000, par celui de nombres plus simples et plus accessibles tels que
- 8 ou -4.
- Et puis, c’est tout !
- Est-ce là chose si terrible, si difficile et si transcendantale qu’on doive, à priori et pour un simple mot, se priver délibérément et à tout jamais, du véritable plaisir de pouvoir, enfin, raisonner ses opérations et de se sentir libéré d’un empirisme ancestral dont découle encore tant d erreurs fondamentales et de méthodes désuètes,
- Transparence et opacité. - L ’une est
- 1 inverse de 1 autre, car plus un corps est transparent, moins il est opaque et vice-versa. Etablir un mode de mesure de l’une, c’est donc établir un mode de mesure de l’autre.
- Il a été convenu de dire qu’un corps a, par exemple, une transparence de 1/10* ( un dixième) quand il laisse passer le dixième de la lumière qui le frappe.
- Il s en suit immédiatement, l’opacité étant l’inverse de la transparence, qu un corps ayant une transparence de un dixième a une opacité de 1 O, puisque ÎO est l’inverse de 1/10e.
- Un corps idéalement transparent a une transparence de 1 à laquelle correspond une opacité de 1 •
- Celui qui a une transparence de "I 80e a une opacité de 80.
- Un corps absolument impénétrable aux rayons lumineux a une transparence nulle à laquelle correspond une opacité infiniment grande.
- Densité photographique. — Pour raisonner
- sur des chiffres ronds, choisissons une feuille de papier à calquer dont la transparence soit de 'I/'IO*, correspondant à une opacité de "ÎO, et superposons-lui une 2e feuille du même papier. Cette deuxième feuille ne va laisser passer que le dixième de la lumière qu’a bien voulu laisser passer la première feuille et ce ne sera, en l’occurence, que le dixième du dixième de la lumière initiale. Mais, le dixième d’un dixième, c’est un centième et, en définitive, nos deux feuilles superposées n’auront qu’une transparence de un centième : 'l 'IOOe, correspondant à une opacité de 100.
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- Jtà ign
- on.
- Négatif sur .Radio-Éclair.
- .Par M. Ephraïm.
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- Et maintenant, attention, car voilà les logarithmes ! Mais rassurez-vous, ce sera très simple.
- Convenons d’appeler « densité » la propriété qu’ont nos feuilles de papier de ne laisser passer qu’une certaine quantité de la lumière qui les frappe et prenons la <c densité » d une seule de ces feuilles comme unité. Une feuille prise séparément aura une densité A, deux feuilles accouplées une densité 2, trois feuilles réunies une densité 3 et ainsi de suite. Autrement dit :
- à une feuille d’opacité 1 O correspond une densité A a 2 feuilles superposées d’opacité A O© correspond une densité 2 à 3 feuilles superposées d’opacité "1.000 correspond une densité 3 à 4 feuilles superposées d’opacité 10.000 correspond une densité 4 et ainsi de suite....
- Mais, ainsi que dit plus haut, A étant le logarithme de lO, 2 celui de "lOO, 3 celui de "1.000, 4 celui de 10.000 .... etc..., il est alors tout naturel de convenir que :
- La densité est le logarithme de l’opacité,
- convention qui nous sera très utile pour la simplication et la clarté de nos incursions ultérieures dans le domaine de la sensitométrie.
- Le mot « densité » qui a été choisi par Hnrter et Driffield
- a peut-être été mal choisi, car il peut prêter à confusion vu qu’il n’a aucun rapport avec la densité proprement dite qui, pour un corps donné est le rapport de son poids à celui du meme volume d eau. I) faut donc hien se rappeler que la densité photographique que nous venons de définir n’a rien de commun avec la densité prise dans son sens habituel.
- A titre de renseignement, disons de suite que les dépôts d argent réduit qui constituent l’image des négatifs photographiques ont des opacités variant de à A à 10.000 et plus; et ont, par conséquent, des « densités » variant de O à 4 et plus. « Densités >> qui sont d’ailleurs proportionnelles à la quantité d’argent réduit.
- Unité d’intensité lumineuse. — Nous
- ne pouvons la définir en nous contentant d’approximations qui seraient trop dangereuses quant aux conclusions que la fantaisie de chacun pourrait en tirer, il a donc été absolument nécessaire de faire le choix d’une unité d’intensité lumineuse parfaitement définie. O est ce qu a
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- fait la Commission d’éclairage de 1921 qui a adopté la Bougie internationale ou Bougie décimale (1), dont on peut se faire une idée en sachant que la Bougie de 1 Etoile, de la sorte dite ô au paquet, vaut 1,.2 Bougie décimale.
- La nature de la source de lumière, autrement dit sa composition spectrale, n’est pas indifférente en photographie puisque la plaque sensible réagit très inégalement sous les diverses radiations. Il nous suffira de savoir que ce coté très important de la question n’a pas été oublié et qu’il est actuellement sur le point d’être complètement réglé par 1 emploi de sources lumineuses bien définies dont la composition spectrale a été ramenée à celle de la lumière du jour au moyen de filtres colorés.
- Incidemment, signalons que la Bougie allemande à 1 acétate d’Amyle {3f[-efn-er\er'ze) ne vaut que 0,9 bougie internationale. Or, comme les lampes électriques allemandes à l’incandescence sont évaluées en « Hefnerkerze >>, une ampoule allemande de lOO Bougies ne donne en réalité que 50 Bougies internationales.
- Unité d’éclairement* — Une source d’intensité lumineuse déterminée éclaire plus ou moins les objets suivant qu’elle en est plus ou moins éloignée. Pour fixer l’unité d’éclairement, il est donc absolument nécessaire de tenir compte de la distance.
- L unité choisie a été le c< Lux » qui correspond à l’éclairement produit par une bougie internationale sur une surface située à 1 mètre et disposée pour recevoir les rayons lumineux perpendiculairement à leur direction.
- Unité d’éclairage ou de quantité
- d’éclairement. •— L’action d’une source lumineuse sur une surface sensible est plus ou moins marquée suivant qu’elle dure plus ou moins longtemps ; il est donc indispensable de tenir compte d’une troisième variable qui est le temps.
- On a pris comme unité d’éclairage le Lux ci-dessus (*Soit 1 Bou-
- (i) Cette unité est représentée par des lampes électriques a incandescence conservées dans les laboratoires de pbotométne et fonctionnant dans des conditions 1res exactement déterminées.
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- gie à 1 mètre) agissant pendant une seconde et on 1 a appelée : « Bon-gie-mètre-seconde » ou, en abrégé : c< B. M. S. ».
- Si donc on indique que le seuil d’une émulsion est de 0,03 B.M.S., cela veut dire que la plus faible densité qui puisse se différencier du voile cbimique est donnée par un éclairage de 0,03 Bougie internationale agissent pendant une seconde à la distance de 1 mètre.
- Voici quelques résultats de comparaison entre le seuil et la sensibilité en degrés H. et D. :
- Seuils / 1() en B. M. S. ( 22 45 02 190 300 800
- Sensibilités ) } ü & «9 en H. et D. ) 0,2 5 0,12 0,06 0,03 0,046 0,008
- Procédés de mesure des densités
- ou opacités (l). ^ Notre œil ne nous permet pas d appré-
- cier les opacités en valeur absolue, il ne peut les apprécier que par comparaison. En regardant deux opacités juxtaposées il nous est impossible de les chiffrer séparément, nous pouvons seulement distinguer laquelle des deux est la plus (ou la moins) forte. Il a donc fallu créer une échelle chiffrée d opacités à laquelle on puisse se reporter pour déterminer, par comparaison, les opacités des dépôts d’argent réduit obtenus dans les diverses opérations photographiques.
- V échelle la plus employée en sensitométrie est le 66 Coin Gold-berg ’* du nom de son inventeur, qui réalise une échelle continue d’opacités (5).
- Il est obtenu en coulant entre 2 glaces formant entre e1les un très petit angle une solution de gélatine colorée en gris neutre au moyen d’un mélange d’encre de Chine et d’une matière colorante bleue-noire. Lorsque la solution a fait prise, on la détache, avec la glace supérieure, de la glace inférieure qui a reçu dans ce but une préparation spéciale à
- (i) Nous emploierons indifféremment le mot densité ou le mot opacité, puisque nos lecteurs connaissent l'exacte relation que ces deux mots ont entre eux.
- (a) Et non discontinue, comme celle que l’on pourrait obtenir par la superposition de plusieurs morceaux de papier a calquer disposés en échelons.
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- base d’albumine, on la fait sécher et on la recouvre finalement soit d’une nouvelle glace dont on maintient l’adbérence au moyen de Baume de Canada, soit d’une feuille de celluloïd qui, elle n’est généralement pas collée, mais peut, comme dans le coin qui constitue le sensitometre Eder-Hecht, avoir été préalablement revêtue d’une graduation appropriée, en traits noirs sur fond blanc.
- CliOn a ainsi réalisé une coucbe prismatique représentée scbémati
- quement par la figure ci-contre et j dont l’opacité (Et, par conséquent, la densité) va en croissant d’une manière continue de A en D.
- A B est l’arête du coin et les lignes telles que A’ B’ et A” B” qui lui sont pa~ rallèl es ont pratiquement la même opacité sur toute leur étendue et sont appelées des « tsopaques >>
- L’accroissement de la densité en partant de l’arête du coin peut être plus ou moins rapide suivant la plus ou moins grande quantité d’encre de Chine mise dans la gélatine et on différencie les coins entre eux par l’indication de leur « constante » qui est l’accroissement de la densité par centimètre, compté perpendiculairement à leur arête.
- C’est ainsi, par exemple, qu’un coin de constante 0,5 a une densité qui augmente de 0,5 par centimètre compté perpendiculairement à son arête.
- Les coins de faible constante, voisine de 0,3, servent habituellement à l’étude des papiers ou de la région de sous-exposition des plaques; ceux de constante plus élevée <0,4 à 0,5) à celle de l’étude des plaques dans leur région de pose correcte.
- Les coins Goldberg sont généralement fabriqués dans les formats 9X42, 2X12 ou 2X® centimètres et, dans chacun de ces formats, en diverses constantes s’échelonnant de 0,25 a 0,5. Leur prix est assez élevé, cent francs environ, mais ne peut être inférieur en raison des soins très minutieux qui doivent être apportés à leur fabrication.
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- Au Bois de Boulogne.
- Négatif sur Ortho-Radio-Lux.
- Par Al. P. Cadars.
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- Tous les photographes, professionnels ou amateurs, devraient être en possession de ce petit instrument qui, au moyen d’expériences très simples, permet de faire quantité de constatations très intéressantes et suffisamment précises pour les besoins de la pratique courante.
- Avec un coin Goldberg il va nous être possible de chiffrer la densité d’un point quelconque d’un négatif photographique en opérant par comparaison au moyen d’appareils spéciaux {JD-ensograph-es ou d-ensitomètres) qui font apparaître côte à côte dans le champ d’une lunette et le point du négatif dont on veut mesurer la densité et un point quelconque du coin qui, à cet effet, a été rendu mobile au moyen d’un dispositif spécial. Quand on a réalisé l’égalité visuelle des 3 plages, il ne reste plus qu’à noter l’opacité (ou la densité) du point du coin qui lui a donné lieu.
- Résumons les connaissances que nous venons d’acquérir.
- Logarithmes. .— Nous les considérons simplement comme un procédé de simplification des calculs.
- Transparence. — On dit qu’un corps a une transparence de t/lO quand il ne laisse passer que le dixième de la lumière qui le frappe.
- Opacité. — O’est l’inverse de la transparence.
- Densité photographique. .— O’est le logarithme de l’opacité.
- Bougie internationale. .— Unité d intensité lumineuse.
- Lux. — Unité d’éclairement : Eclairement produit par une bougie disposée à 1 mètre sur une surface orientée de façon à recevoir les rayons lumineux perpendiculairement à leur direction.
- Bougie Mètre-Seconde. — Unité d’éclairage ou de quantité d’éclairement : Une bougie à 1 mètre, agissant pendant une seconde sur la surface sensible.
- Coin Goldberg. — Dispositif réalisant une échelle chiffrée de densités (Ou d’opacités).
- Tout ceci étant bien posé, nous allons pouvoir aborder avec clarté l’étude de la *Sensitométrie.
- (A suivre)
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- Les plaques chromo sensibles et le portrait
- Les plaques chromosensibles sont relativement peu employées par les pliotograplies portraitistes, probablement parce que ces derniers, habitués depuis longtemps ainsi que leur clientèle aux résultats fournis par les plaques ordinaires, (Si incorrects qu’ils soient dans la majorité des cas), estiment qu’il n’y a aucune nécessité de changer quoi que ce soit aux habitudes acquises.
- Il est également probable que s’il en est ainsi, c’est que les avantages procurés par l’emploi des plaques chromosensibles ont pu leur échapper à la suite d’essais n’ayant pas été conduits avec toute la rigueur nécessaire. C’est que, en effet, on se contente généralement pour essayer une nouvelle plaque d’exécuter rapidement quelques portraits qui ne sont ensuite jugés, à vue, que sur le seul aspect des négatifs obtenus. Ce faisant, on perd tout moyen de contrôle, car il est impossible de contrôler quoi que ce soit ; d’abord parce que le négatif est le but et non le moyen et qu’il eût tout au moins fallu juger sur une épreuve, et ensuite, parce que, en opérant ainsi, on ne dispose d’aucun point de repère ou de comparaison. Un véritable essai doit toujours comporter un essai comparatif et, dans le cas qui nous occupe, il eût fallu exécuter le même portrait et dans les mêmes conditions, d’abord sur plaque ordinaire, puis sur plaque chromosensible, en ayant grand soin de se placer chaque fois dans les conditions optima de temps de pose et de durée de développement. Ceci ne va pas sans quelques tâtonnements, on ne réussit pas toujours du
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- premier coup, mais on n’y perd pas son temps puisqu on se renseigne en même temps sur les .2 produits comparés. Une fois les 2 négatifs obtenus, il ne faut pas s’en contenter, car un « h-eau >> négatif peut donner une mauvaise épreuve et vice-versa, et il est absolument nécessaire de tirer une bonne épreuve de chacun d eux (Au besoin en employant des papiers de gradations différentes) et ce n’est qu’à ce moment qu’il est possible de porter un jugement définitif et motivé.
- C’est là évidemment chose très longue et qui demande beaucoup de soins, mais qui veut la fin veut les moyens et tout jugement porté à la suite d’essais conduits autrement ne peut raisonnablement être pris en considération.
- Nous avons aussi entendu formuler les objections suivantes :
- '1° Les plaques cbromosensibles ne sont pas aussi rapides que les plaques ordinaires.
- C’est, de parti pris, oublier qu’il existe des plaques cbromosensibles très rapides qui, telles que la Studio-Guil Guilleminot, ortbo sans écran, font 650° H. et D , rapidité plus que suffisante pour satisfaire les plus difficiles.
- 2» LJ emploi des filtres (Ou écrans) colorés conduit à des prolongations de temps de pose qui sont incompatibles avec la rapidité d’exécution requise pour le portrait.
- Il y a évidemment des cas où la rapidité prime tout (Photographies de jeunes enfants, par exemple) ; mais, même dans ces cas, un écran jaune tel que le G 2 (Qui donne une très bonne correction chromatique) ne multiplie la pose que par 2 lorsqu’il est employé avec la
- Studio-Guil, l’Auécra ou l’Ortho-Radio Lux anti halo Guilleminot et si, par suite de son emploi, on est amené à poser A 5e de seconde là où il eût fallu poser l/10e de seconde, le sacrifice n’est pas d’une importance telle qu’il ne puisse être consenti.
- Le coefficient d emploi d’un écran étant toujours fonction de la qualité des plaques avec lesquelles il est employé et étant d’autant plus élevé que leur sensibilité chromatique est moins bonne, l’argument que nous venons de citer n a vraisemblablement pu s’appliquer qu’à des plaques dont la sensibilité cbromatique était insuffisante.
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- 3° Parmi les plaques chromosensibles, la plaque panchromatique serait trop délicate à traiter, parce que, sensible à toutes les couleurs, rouge compris, elle ne peut être manipulée que dans 1 obscurité ou à une lumière verte très atténuée; ce qui est très gênant pour la surveillance du développement.
- C’est cbercber la difficulté là où elle n’existe pas, puisque, grâce à 1 opération, très simple et sans aucun aléa, de la désensibîlisation préalable, il est' possible de s’éclairer largement et même plus largement qu’avec les plaques ordinaires non désensibilisées.
- Ce court préambule terminé, examinons quelques-uns des cas particuliers qui se présentent dans 1 exécution d un portrait.
- La chose la plus importante à obtenir dans un portrait est une bonne traduction des teintes de la cbair dont les tonalités sont exclusivement rosées, rougeâtres ou brunâtres, que ce soient celles du visage ou du corps. Or, la plaque ordinaire qui n’est pratiquement sensible qu’au bleu et au violet rendra, sur l’épreuve, ces tonalités par des teintes trop foncées et en accentuera tellement les contrastes, que les différences de pigmentations de la peau, invisibles à l’œil nu, seront rendues par un granulé spécial que les retoucheurs connaissent bien, puisqu’ils doivent travailler pendant de longues heures à le faire disparaître.
- Tout autres eussent été les résultats avec une bonne plaque cbromosensible qui, sans écran ou mieux encore avec un écran jaune léger (Tel que l’écran jaune G 2 ne multipliant la pose que par 2 avec la plaque Studio-Guil) eût permis une traduction monochrome beaucoup plus correcte et avec une telle atténuation des contrastes que le travail de retouche en eût été considérablement simplifié (1).
- Une bonne traduction de la nuance des cheveux est également nécessaire, parce qu’elle fait partie intégrante des traits caractéristiques du modèle, mais elle sera chose impossible avec la plaque ordinaire qui
- (i) Qu’on ne nous fasse pas• dire à ce s'itjel ce que nous ne coulons pas dire car si, d’une part, il y a des’ retouches très fastidieuses' qui peuvent être évitées par l’emploi des plaques chromosensihles, il existe, d’autre part, un travail de correction des traits (Suppression des pattes d’oie, rectification d’un nez, amincissement d’une bouche.., etc...) qu’il est absolument impossible de supprimer.
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- Bretons de Landivisiau (Finistère).
- Négatif sur Anécra
- Par M. P. Bert rantl
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- rendra, par exemple, des cheveux hlonds par une teinte tellement foncée qu’on croira avoir affaire à des cheveux noirs. De plus, dans ce cas, le modelé de la chevelure disparaît si complètement qu il est très difficile, pour ne pas dire impossible, au retoucheur le plus adroit de le rétablir d’une façon satisfaisante.
- Et que dire des visages affectés de taches de rousseur qui sont transformés par la plaque ordinaire en une véritable « écumoire », devant laquelle le retoucheur doit s’armer d une véritable patience de Bénédictin.
- Nous en savons déjà assez pour pouvoir nous faire une opinion précise de la question en procédant avec soin aux 2 expériences comparatives suivantes :
- A. — Photographions sur Plaque Radio-Eclair, ôôO° H. D. (Plaque ordinaire) et sur Plaque Studio-Guil, 660° H. D. (Plaque ortho sans écran) employée avec l’écran jaune G 2 qui ne multiplie la pose que par 2, une personne aux cheveux blonds en toilette décolletée de couleur rose vif ou de couleur bleue pas trop foncée.
- La minime différence de sensibilité des 2 plaques et 1 emploi de 1 écran G 2 ne constitueront pas une grosse difficulté à vaincre pour obtenir dans chaque cas des négatifs de pose correcte et développés très approximativement au même facteur de contraste. Puis, sans retoucher ces 2 négatifs, tirons-en la meilleure épreuve possible et, seulement â ce moment, comparons les résultats obtenus en n oubliant pas d’estimer le travail de retouche que nous aurions eu à exécuter pour amener le négatif obtenu sur plaque Radio-Éclair à nous fournir la même épreuve que celle qui nous a été donnée par le négatif obtenu sur plaque Studio-Guil avec écran G 2.
- B. — Pour bien nous rendre compte de la correction fournie par un écran coloré dans un cas spécial, photographions dans les mêmes conditions que ci-dessus un sujet dont le visage est affecté de taches de rousseur.
- *Si les taches de rousseur sont très marquées, il se pourra qu elles apparaissent quand même. >Sans nous lasser recommençons l’expérience avec un écran G 3 (Coefficient : 3) et même, au besoin, avec un écran G 4 (Coefficient : 4). Et comme dans le cas précédent ne jugeons que
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- sur épreuves et ayons soin d’estimer 1 économie de travail de retouche qui aura été réalisé.
- Dans les 2 cas, portons notre attention sur le rendu de la couleur de la toilette et nous ferons là aussi d’instructives constatations.
- Poursuivons maintenant notre petite étude.
- Les portraits de personnes âgées exécutés sur plaques ordinaires accusent généralement une exagération très marquée des rides. C est que les rides sont bordées sur chacun de leurs bords d’un mince liseré rougeâtre qui, venant en noir sur l’épreuve, en accentue considérablement la profondeur. Ici, une correction assez forte est nécessaire, il faut au moins un écran G 3 avec plaque orthochromatique ou mieux un écran rouge léger avec une plaque panchromatique.
- Les personnes de la campagne ont, de par leur vie continuelle au grand air, un teint rubicond qui viendra en noir sur 1 épreuve tirée d’après un négatif exécuté sur plaque ordinaire. Ici encore, plaque
- orthochromatique ou mieux plaque panchromatique, avec écrans appropriés nous rendront les plus grands services.
- Il est encore un point très important à ne pas négliger : le rendu correct et même flatteur de la toilette, surtout quand il s’agit d’une toilette féminine. Essayez de photographier sur plaque ordinaire une toilette blanche aux rayures bleu clair ou une toilette rouge aux garnitures noires, votre modèle ne vous fera certainement pas de compliments, car tout le charme vaporeux de la première sera traduit par une teinte blanche uniforme et les gracieux motifs de la deuxième seront noyés dans une teinte noire générale.
- Il ne nous est évidemment pas possible d’examiner tous les cas qui peuvent se présenter dans le portrait, car ils sont légion et chacun d’eux constitue un problème particulier soumis à la perspicacité du photographe portraitiste. Il faudra même, dans certains cas, qu’il sache consentir des sacrifices, car si un écran peut améliorer, il ne peut néanmoins être considéré comme une panacée universelle capable de résoudre toutes les difficultés qui peuvent se présenter.
- Ainsi que nous l’avons déjà signalé ici même (« Photos » n° 19, page 4 5©) on peut avoir de précieuses indications sur la couleur et la
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- force <ie l’écran à utiliser en examinant le sujet à travers divers écrans dont on aura pu se constituer à bon marché une importante collection au moyen d’écrans pelliculaires qu’on aura monté soi-même entre deux verres ordinaires, écrans qui, montés de cette façon, doivent être exclusivement réservés à cet usage.
- Notons pour terminer que les résultats acquis ne seront valables que pour la lumière utilisée dans votre >Studio, car le choix des écrans peut varier en passant, par exemple, d un atelier éclairé avec des lampes à vapeur de mercure à un atelier éclairé avec des ampoules électriques 1/2 watt.
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- 17. RUE BRÉZIN PARIS - XIV*
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