Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique de Photographie
- JUILLET-AOÛT 1931
- moros
- Paraissant tous les 2 mois
- Numéro 3 francs
- R. GUILLEMINOT, BŒSPFLUG & CIE
- 22, Rue de Châteaudun PARIS-9e
- JUILLET-AOUT 1931
- N° 26
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- Revue Technique de Photographie
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- Exposition Col onialc
- Anécra anti-lialo.
- Le Portugal.
- Négatif sur
- Par M.. P. Bertrand
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- Le Parasoleil
- Quand un objectif est totalement dépourvu de parasoleil ( Ce qut est le cas de fous les objectifs des appareils pliants esctra-plats si à la mode actuellement), il entre dans la cbambre quantité de rayons parasites ne concourant pas à la formation de l’image et qui, en se diffusant sur ses parois (Même quand elles sont peintes en noir mat) y provoquent une illumination générale qui est la cause d un voile plus ou moins accusé qui atténue les contrastes de l’image en supprimant, £'’ ipso facto”, presque tous les détails des ombres du sujet. Le négatif obtenu dans ces conditions peut être si défectueux que 1 emploi d un papier-à fort contraste n’est pas toujours un remède suffisant.
- Ces indésirables rayons parasites résultent :
- 1» De ce que le cbamp éclairé de l’objectif est notablement plus grand que son cbamp net qui est lui-même toujours plus grand que le cbamp strictement nécessaire au format de la plaque afin de permettre les décentrements nécessaires.
- 2" De 1’ arrivée à la lentille frontale, par suite de la suppression du parasoleil, de rayons obliques extérieurs au sujet qui, après réfraction, pénètrent néanmoins dans la cbambre. C’est le cas, par exemple, soit des parties hautes du ciel non comprises dans le sujet, soit des parties basses du terrain, surtout quand ce terrain est violemment éclairé, ainsi que cela se produit quand l’appareil est en station sur une plage de sable ou sur une route blancbe violemment éclairées par le soleil. C’est le cas aussi des rayons du soleil qui atteignent l’objectif, même quand le soleil n’est pas compris dans le cbamp du sujet. (1 >
- (i) Signalons, en payant, qui II y a encore d'autres causeà qui réduisent, éur la ’ilaque sensible, l'intervalle des luminoàités du sujet. Par exemple : La formation
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- Ces 2 causes de voile peuvent être efficacement combattues par l’adjonction d’un parasoleil. Et, c’est pour cette raison que les photographes portraitistes prennent grand soin d’enfermer leurs objectifs dans une sorte de long tunnel en voile noir et que les opérateurs de cinéma munissent les objectifs de leurs caméras de tubes-parasoleils de dimensions parfois imposantes.
- G’est donc chose éminemment regrettable que, pour sacrifier a la mode des appareils extra-plats, les constructeurs d’objectifs se soient trouvés, malgré eux, dans 1 obligation de supprimer un accessoire qu’ils estimaient absolument indispensable. Ils ont bien essayé d’y remédier en mettant sur le marché des parasoleils amovibles et pliants, mais autant en a emporté le vent, car avec le principe actuel du moindre volume, on les a encore trouvés trop encombrants. Les possesseurs de foldings extra-plates peuvent donc faire leur “ mea culpa ” lorsqu’ils constatent, à leur grand désappointement, que leur anastigmat F/4,v5 ne leur donne plus, la plupart du temps, que des négatifs bien inférieurs, quant à la pureté et au brillant, à ceux qu’ils obtenaient auparavant, au temps où les chambres étaient un peu plus encombrantes, il est vrai, mais munies d’objectifs possédant des parasoleils efficaces.
- Plus de parasoleils et pas de dispositifs de remplacement qu’on puisse trouver couramment, soit chez l’opticien, soit chez le marchand d’articles photographiques ! La situation serait sérieuse s’il n’était possible d’y remédier en construisant soi-même un parasoleil de fortune pour chacun des objectifs que l’on possède. Ce parasoleil ne constituera évidemment qu’une solution approchée (1), mais il sera suffisamment efficace pour les besoins de la pratique courante.
- d’ima g es parasites dues aux réflexioiu dan a l’objectif, réflexions dont le nombre est en rapport direct avec le nombre de ses lentilles indépendantes ; les défauts de polissage; les poussières ; les buées; ainsi que les voiles dûs aux réflexions multiples provoquées par les surfaces de grandes dimensions très éclairées pouvant exister dans te sujet.
- (î) Pour n admettre strictement que les rayons Utiles, c’est-à-dire ceux-là seuls qui concourent à la formation de l’image, le parasoleil devrait être placé à l’intérieur de la chambre et être constitué par un écran d’ouverture rectangulaire, proportionnelle au format de la plaque et mis à une distance de l’objectif qui soit telle qu’il ne laisse passer que les rayons utiles çi-dessus. Ce dispositif, très simple à réaliser, quand l’objectif doit toujours rester centré, serait certainement très compliqué quand L’objectif doit pouvoir être décentré dans les deux sens et c’est ce qui explique que cette solution, qui serait pourtant la seule complètement efficace, n’ait pas été adoptée par les constructeurs d’appareils.
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- Voici comment on peut s’y prendre ; Avec un carton de force moyenne ( JSFous devrons tout à l’Ueuve pourquoi, à propos des écrans de ciel), on construit un tube qui s’adapte à frottement doux sur la monture avant de l’objectif et on a soin de lui laisser une longueur suffisante (Un essai sommaire fait avec un tube de circonstance en papier noir permettra de se renseigner à ce sujet) pour que, à l’examen sur le verre dépoli, son image empiète sur l’image d’un objet quelconque éloigné mis au point avec l’objectif centré et utilisé à son ouverture maxlma. Puis, on en rogne très progressivement les dimensions jusqu’au moment où il n’empiète plus sur l’image. A ce moment, le parasoleil est terminé et il ne reste plus qu’à en noircir les parois intérieures de façon à y éviter toute réflexion. On s’est ainsi constitué à peu de frais un auxiliaire très précieux et dont on constatera avec le plus grand plaisir les beureux résultats. La longueur de ce parasoleil n’est généralement pas excessive (Deux à trois centimètres environ), et il vous sera très facile de le caser soit dans un coin du sac de votre appareil, soit dans une de vos pocbes, après l’avoir protégé des détériorations possibles en le mettant dans une petite boîte ronde ou carrée de dimensions appropriées.
- Avec un peu d’babileté et si vous ne reculez pas devant un peu d’encombrement, vous pourrez donner à ce parasoleil un diamètre supérieur à celui de la monture avant de votre objectif, car un parasoleil protège d’autant mieux soit du ciel, soit des rayons du soleil qu’il est plus écarté de 1 objectif.
- Enfin, si vous devez envisager la possibilité de décentrements importants, il faudra vous assurer à l’avance que votre parasoleil n empiète pas sur l’image et le raccourcir en conséquence ou, ce qui serait préférable, en fabriquer un qui ne serve que pour ces cas spéciaux.
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- Les écrans de elel
- Les catalogues d’accessoires photographiques appellent ainsi des écrans jaunes de forme rectangulaire, qui offrent les particularités
- suivantes :
- De AB en C D leur coloration est uniforme, de C D en EF leur coloration va en décroissant pour devenir nulle à partir de E F. Dans la plupart des modèles la zone dégradée est très réduite.
- Ces écrans s’adaptent devant l’objectif au moyen d’un porte-écran spécial dans lequel ils peuvent coulisser. Un point important à noter est que ces porte-écrans ne placent l’écran de ciel qu’à quelques millimètres de la lentille avant de l’objectif. ( 1 )
- Le hut de c es écrans est de permettre aux photographes paysagistes de réaliser leur très légitime désir de pouvoir enregistrer correctement le ciel en même temps que le paysage, car, à moins que le ciel ne soit exceptionnellement très gris et très somhre, la luminosité du ciel est toujours de beaucoup supérieure à celle du terrain et, dans ces conditions si on pose pour le paysage, le ciel est si considérablement exposé que tous les nuages en sont supprimés et si on pose pour le ciel, c’est le paysage qui est très nettement sous-exposé. De là à rechercher
- (1) S’il existe deà modèles de porte-écranà qui permettent de placer leà écrand de ciel à une plus grande distance de l’objectif, il nous faut avouer ne pas les connaître.
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- Exposilion Col oniale : Te Théâtre J eau.
- Négatif sur Ortho-Radio-Lux anti-halo.
- Par Al. 1* Bertrand.
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- un dispositif spécial qui retarde uniquement 1 avait qu’un pas et c’est ainsi qu’ont été créés les
- a venue du ciel, il n’y
- CC y «t , / 99
- écrans de ctel .
- Le mode d’emploi de ces écrans serait le suivant : on les fait coulisser dans leur monture de façon que l’image du ciel soit seule soumise à l’action de leur partie colorée et que l’image du terrain lui soit raccordée par une zône dégradée. Dans ces conditions l’image du ciel, seule soumise à l’action de la partie colorée de l’écran,
- •Horizon
- du ciel situés en dessous de lui ce, jusqu’au point du ciel situé sur l’écran sera minima.
- serait seule retardee et ainsi amenée à s’inscrire sur la plaque avec une intensité égale à celle du terrain.
- Ceci serait parfait s’il en était véritablement ainsi, ce qui n’est pas le cas quand l’écran du ciel, mis en place avec son porte-écran habituel, n’est qu’à quelques millimètres de l'objectif.
- 5i, en effet, nous supposons la ligne d’borizon sur l’axe optique de l’objectif, on voit l) :
- 1 * Que le point le plus baut du ciel C qui est enregistré par la plaque n’est que partiellement soumis à l’effet de la zone colorée de l’écran et que tous les points le seront encore moins que luij l’borizontale pour lequel l’action de
- 2° Que le point le plus bas du paysage P qui est enregistré par la plaque et qui, théoriquement, devrait être entièrement soustrait à l’action de la partie colorée de l’écran est néanmoins soumis à cette action et que tous les points du paysage situés au-dessus du point P le seront davantage que lui, ce, jusqu’au point du paysage situé sur l’borizontale pour lequel cette action sera maxima.
- «3° Que la partie dégradée de l’écran de ciel, loin de jouer exclusivement au raccordement du ciel et du terrain, joue d’une façon
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- à peu près égale sur toutes les parties de l’Image, ciel ou terrain. Un écran à transition brusque aurait joué le même rôle et comme il en sera de même dans les considérations qui vont suivre, nous ferons dorénavant complète abstraction de cette partie dégradée qui complique inutilement la fabrication des écrans de ciel.
- Examinons maintenant ce qui va se passer quand l’écran de ciel ainsi simplifié est mis à une certaine distance de l’objectif que nous supposerons, pour fixer les idées, être approximativement égale à deux fois le diamètre de la lentille avant de l’objectif.
- En supposant toujours la ligne d’borizon située sur l’axe optique, nous voyons {Ftg. 2) :
- 1° Que pour le point C, le plus baut du ciel, l’action de la portion colorée de l’écran est complète, que cette action demeure complète jusqu’en C* et qu’elle va en diminuant au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’bo-rizon.
- 9° Que pour le point P, le plus bas du paysage, l’action de la portion colorée de l’écran est nulle; quelle reste nulle jusqu’en P’ et qu’elle va en augmentant au fur et à mesure qu’on se rapproche de 1 horizon.
- En résumé : Pour le ciel, action complète de C en C’; pour le terrain action nulle de P en P’ et zones de raccordement progressif égales : d’une part entre le point du ciel C* et l’horizon et d’autre part entre le point du paysage P’ et l’horizon.
- Cette fois, l’écran de ciel a parfaitement joué son rôle qui est de retarder uniquement l’impression du ciel et de le raccorder par une zone progressive au terrain.
- Par la figure 3, on se rend facilement compte que la zone de
- Horizon
- Ecidn
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- Exposition Coloniale : Les Lions du Jardin Zoolo
- S1(P
- Négatif sur Anécra anti-lialo.
- Par M, P. Bertrand.
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- raccordement progressif est d’autant moins étendue que l’écran de ciel est plus éloigné de l’objectif, car 1 angle PEC est manifestement plus petit que l’angle P’E’C*.
- On aura donc un ciel d’autant mieux corrigé et une zone de raccordement d’autant plus petite que l’écran sera plus éloigné de l’objectif.
- Par la figure 4, on se rend également facilement compte que si l’objectif, au lieu de travailler à sa pleine ouverture A B, est diaphragmé jusqu’en A* B* ; l’action de la partie colorée de 1 écran sera quand même complète pour des points du ciel tels
- que C”. On pourrait faire une observation analogue en ce qui con-Cf cerne le terrain, et on peut en conclure que diaphragmer revient à diminuer l’étendue de la zone de raccordement progressif.
- On dispose donc de 2 moyens : éloignement de 1 écran et réduction de l’ouverture de l’objectif, pour diminuer l’étendue de la zone de raccordement; mais il ne faut pas aller trop loin dans cette voie afin d’éviter des zones de démarcation trop nettes qui pourraient, par exemple, être la cause d’une diminution d’intensité trop marquée pour les objets (Toit d’une maison, par exemple) qui pourraient se profiler au-dessus de la ligne d’horizon. Cet inconvénient est heureusement de peu d’importance pour le sommet des arbres, du moins en belle saison, car les écrans jaunes laissent passer librement les radiations vertes des feuillages qui, de ce fait, ne subissent aucun retard dans leur impression.
- Des considérations qui viennent d’être exposées, il résulte :
- 1 ° Que la zone dégradée des écrans de ciel est inutile et qu’un écran de ciel à brusque transition est suffisant.
- Fig. 4.
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- 9° Que les écrans de ciel (Dégradés ou à brusque transition) ne peuvent jouer leur rôle qu’à condition d’être placés à une certaine distance de l’objectif.
- ô° Que leur éloignement progressif de l’objectif ainsi que la réduction de l’ouverture de ce dernier diminuent la zone de raccordement progressif du ciel et du terrain.
- Mais, si on peut facilement jouer du diaphragme il est beaucoup plus difficile de faire varier la distance de l’écran à l’objectif, puisqu’il n’existe actuellement dans le commerce aucun modèle de porte-écran qui le permette. On adoptera donc une solution moyenne en se contentant de jouer du diaphragme lorsqu’on le pourra et en se construisant soi-même un dispositif qui permette de maintenir 1 écran de ciel à une distance fixe de l’objectif.
- On le réalise très facilement en se servant du tube-parasoleil en carton de notre article précédent tube, que dans ce but, nous avons conseillé de construire avec du carton de force moyenne. On met donc au bout de ce tube un des modèles ordinaires de porte-écran Guil-leminot (Le modèle rond ou le modèle carré), modèles dans chacun desquels on peut très facilement faire coulisser les écrans de ciel. On a ainsi un écran de ciel suffisamment efficace dans la majorité des cas et dont le tube-support n’empiètera certainement pas, de par sa construction (Voir article précédent) sur l’image. (1 )
- Si on désirait, au moyen d’un dispositif analogue, placer l’écran de ciel à une plus grande distance que celle permise par le parasoleil ci-dessus, il faudrait construire un tube de diamètre plus grand que celui de l’objectif et s assurer préalablement qu il n’empiète pas sur l’image.
- Dans tout ce qui précède, nous avons supposé que la ligne d’horizon était au centre de la plaque, mais on serait arrivé aux mêmes conclusions si on l’avait supposée au-dessus ou au-dessous.
- Il est d’autre part, évident que si la ligne d’horizon était inclinée sur l’horizontale, il serait nécessaire d’incliner l’écran de ciel en faisant tourner le porte-écran autour du tube-parasoleil.
- (i) Le même dl.?podllif peut être utiLi.?é avec les écrans ordinaire.?, ce qui permet de profiter dan.r toud le.? cad de La protection fournie par Le paradolell.
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- Examinons maintenant quelques cas particuliers.
- Quelle doit être la coloration de l’écran de ciel? Comme il s’agit le plus souvent de paysages, nous pensons qu’un écran jaune absorbant jusque 450, tel que l’écran G 2 Guilleminot, sera suffisant avec une bonne plaque ortbocbromatique telle que l’Anécra Guilleminot ; mais il sera prudent d’avoir sous la main un deuxième écran, tel que le G 3 ou le G 4 Guilleminot, de façon à pouvoir augmenter dans de notables proportions la correction du ciel quand il en sera besoin.
- Remarquons que les écrans de ciel employés à une certaine distance de l’objectif n’augmentent aucunement le temps de pose ainsi que cela se produit avec les écrans ordinaires ou avec les écrans de ciel utilisés au contact de l’objectif, car le terrain n’est pas soumis à leur action. C’est un point important à noter.
- L’emploi rationnel des écrans de ciel permet d obtenir des résultats qui n’écbapperont pas aux photographes paysagistes car un beau ciel nuageux complète toujours harmonieusement un paysage et, seul, l’écran de ciel bien manié peut permettre de l’obtenir à sa juste valeur, sans nuire au bon rendu du terrain.
- Nous avons seulement examiné l’emploi de 1’ écran de ciel pour le ciel d’un paysage, mais il est évident que ce même écran peut permettre de retarder la venue de n’importe quelle partie de l’image enregistrée par l’objectif. Par exemple : Vue de montagne avec paysage au premier plan.
- On pourra enfin se constituer très facilement et très économiquement une trousse d’essai d’écrans de ciel en opérant comme suit :
- Pour un écran de ciel devant aller dans un porte-écran Guilleminot pour écrans carrés 40 X 40 millimètres, on coupe dans de vieilles plaques débarrassées de leur gélatine deux morceaux 40 X OO millimètres, choisis autant que possible sans défauts, sans bulles et sans stries. Puis on découpe dans un écran pelliculaire un morceau 40 X 40 qu’on fait adhérer par 2 légers points de colle en A et en B. On réunit ensuite les 2 morceaux 40 X OO et on les borde à la façon habituelle avec une bande de papier noir.
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- Les qualités optiques des écrans de ciel ainsi obtenus ne seront évidemment pas bien fameuses, mais seront néanmoins largement suffisantes pour les essais auxquels on désirerait pouvoir se livrer; quitte ensuite, si besoin en est, à acheter des écrans de ciel, dégradés ou non, de bonne qualité.
- Comme il est toujours indispensable de se faire une opinion sur des bases solides, nous vous conseillons de vous livrer aux 5 expériences suivantes :
- Hw Avec un écran de ciel quelconque, dégradé ou non, mais utilisé avec un porte-écran qui ne le place qu’à quelques millimètres de l’objectif, constater, sur le verre dépoli, que l’image a une teinte jaune générale (Plus ou moins foncée suivant que la partie teintée couvre plus ou moins 1 objectif) quelle que soit la position de l’écran.
- 2” Avec le parasoleil de fortune que nous avons décrit qui place l’écran de ciel à une certaine distance de l’objectif, constater qu’il existe une zone complètement dénuée de toute coloration, zone qu’on peut faire varier par le coulissement de 1 écran dans son porte-écran. Au cours de la même expérience, faire varier le diaphragme et constater ce qui se passe.
- I:
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- Exposition Coloniale : Lç Grand iSignal.
- Négatif sur Anécra anti-halo.
- Par M.. P. Bertrand.
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- DE ÇI, DE LA
- Le Ki*oinoil
- Beaucoup de photographes, après avoir décide de se mettre au hromoil, ont été rapidement découragés par les nombreux insuccès qu’ils ont rencontrés dans la mise en œuvre de ce procédé. Ceci est très normal, car le hromoil est un procédé capricieux, si capricieux même que les maîtres en cette matière ne sont pas à l’ahri de ses sautes brutales de caractère. Tout marche bien pendant de longues périodes, puis, brusquement, un beau jour rien ne va plus ou plutôt tout va mal. C’est qu’il y a là, en efïet, des questions d’exposition, de développement, de blanchiment (Surtout) et de gonflement qui ne sont pas encore complètement élucidées parce que pas encore scientifiquement résolues et qui laissent une telle marge d’inconnu qu’il n’est pas toujours possible de diagnostiquer à coup sûr la cause d’un insuccès.
- Que les débutants ne perdent donc pas courage et ne se hâtent pas de jeter le manche après la cognée, car la qualité primordiale d un “ 'bromotUste ’ doit être la persévérance et la continuité dans l’effort.
- Voici, en tous cas, à l’adresse des débutants, les causes principales de leurs insuccès :
- 1° Technique trop sommaire des procédés d’encrage.
- Il faut bien se dire que cette technique ne peut s’acquérir que par
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- l’étude préalable de 1’ “ huile directe ”, car, pourvu que l’exposition du papier gélatiné bicbromaté ait été à peu près correcte (Chose très facile à réaliser) la planche de gélatine obtenue par ce procédé est toujours beaucoup plus facile à encrer qu’une planche de bromoil, même très correctement traitée.
- Il en résulte que, sur cette planche, il est beaucoup plus facile d’acquérir le tour de main nécessaire pour le maniement du pinceau. 3i on n’obtient pas du premier coup une épreuve parfaite, on obtient néanmoins quelque chose de présentable et on est ainsi engagé à persévérer; tandis qu’avec le bromoil il n’y a souvent, pour un débutant, pas de juste milieu : c’est très bien ou c est très mal.... et comme c’est le plus souvent très mal, ça ne donne aucune envie de continuer.
- De plus, avec la planche de gélatinç bichromatée on peut beaucoup mieux étudier l’effet dés encres molles, car cette planche est beaucoup plus souple que la: planche de bromoil qui a un caractère beaucoup plus susceptible et n’accepte généralement que la sorte d encre pour laquelle elle a été spécialement préparée.
- Enfin, avec une planche de gélatine bichromatée, il est beaucoup plus facile de discerner la part d’insuccès qui revient soit à l’opérateur, soit au procédé lui-même; ce qui est un avantage très précieux pour un débutant.
- C’est pour toutes ces raisons qu’à tous ceux qui désirent tâter” du bromoil, nous donnons les conseils suivants :
- 1° Acheter le magistral ouvrage du C* Puyo : « X^e procédé aux -encres grasses >> Cl> et 1*étudier consciencieusement car ils y trouveront tous les renseignements et tous les conseils qui peuvent leur être nécessaires.
- 2° Commencer par l’huile directe. C’est évidemment plus long, mais c’est beaucoup plus sûr.
- 3° Toutes autres choses égales, défense absolue d’essayer
- (i) Chez P. JIonteL, Publicationé photographiques, 185, Rue Saint-Jacques a Parié (f). — Prix ; 6 francé.
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- Exposition Coloniale : Ee Temp le (1 An gis. or.
- Négatif tur Anécra anti—lialo.
- Par AI. P. Bertrand.
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- l’interprétation avant d’être à même d’obtenir couramment une épreuve correcte qui puisse être considérée comme la réplique exacte d’un bon bromure.
- En un mot, on ne s’improvise pas bromoiliste, de sérieuses études préliminaires sont indispensables.
- 2° La qualité des pinceaux employés. .— La première chose à faire est de se munir d’un matériel de bonne qualité, notamment en ce qui concerne les pinceaux <c pied de Toictie
- Les pinceaux “ pied de bicbe ” doivent, à notre avis, être en poils de putois, à l’exclusion de tous les “ ersatz que 1 on trouve couramment dans le commerce, car seuls les pinceaux en putois peuvent avoir la finesse, la rigidité et l’élasticité nécessaires ; encore faut-il qu ils soient bien serrés et ne perdent pas leurs poils.
- Tous les autres pinceaux ne résistent pas à quelques instants d’encrage car ils s’encrassent rapidement en perdant leur souplesse et, en cet état, sont complètement incapable^ d affiner le grain de 1 encre déposée sur l’épreuve.
- Les <c putois ” coûtent cber, c’est là leur seul défaut; mais qui veut la fin doit vouloir les moyens.
- Beaucoup d’insuccès au sujet desquels nous avons été consultés reconnaissaient comme cause principale, on pourrait même dire unique, la mauvaise qualité des pinceaux employés, pinceaux que nous avions heureusement demandé aux intéressés de bien vouloir nous montrer, car, sans cela, nous aurions pu passer en revue toutes les causes d insuccès sans pouvoir jamais tomber sur la bonne.
- 3° La taille des pinceaux est également à prendre en considération car, même pour de petites épreuves, on travaille beaucoup mieux avec un gros pinceau qu’avec un petit. De plus, on va beaucoup plus vite, ce qui n’est pas à dédaigner, surtout en été quand les planches sèchent assez rapidement.
- Avec un budget limité, un gros pinceau vaut mieux que deux petits.
- 4° La qualité des encres joue aussi de vilains tours aux débutants car, s’il les achètent en tubes, elles sont généralement trop
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- molles, surtout l’encre noir ^machine. Pour un début, il faut limiter son ambition à l’emploi de l’encre noir-machine et de l’encre noir-faille-douce, achetées en bottes et non en tubes afin d’avoir à coup sûr des encres à la consistance voulue.
- Nous déconseillons formellement aux débutants l’emploi des encres de couleur qui, meme en boîtes, n’existent généralement qu’en une seule qualité plus molle que l’encre-noir-machine car s’il est possible de les amollir il est, par contre, complètement impossible de les durcir.
- Pour terminer, précisons que pour l’buile directe, la Cie Autotype de Londres (Dépositaires exclusifs pour la France et les Colonies : MM. R. Guilleminot, Bwspflug et Cle) fabrique des papiers gélatinés spéciaux de très bonne qualité et très variés comme supports, papiers avec lesquels on peut travailler en toute sécurité et produire d’excellentes épreuves.
- Pour le Bromoil, la marque Guilleminot fabrique un papier au bromure spécial appelé “ Bromoil ” qui existe en 2 surfaces : mate lisse et demi-brillante sur cartoline cbamois.
- C’est intentionnellement que nous n’avons pas, en cours de cet article, prononcé le mot de “ Report ”, bien qu’il soit, à notre avis, le seul aboutissement logique du procédé aux encres grasses, car le report ije peut être abordé qu’une fois en possession d’une technique très sûre. On en trouvera d’ailleurs tous les éléments dans l’ouvrage du C* Puyo.
- La Photographie de unit
- Les magnifiques illuminations de l’Exposition Coloniale ont remis la photographie de nuit à l’ordre dit jour, car nombreux sont les photo-
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- graphes qui désirent en conserver un souvenir personnel. Rien de plus facile, à condition de prendre quelques précautions élémentaires.
- A ° Emploi de plaques chromosensibles et anti-halo.
- Chromosensibles, cela va de soi puisque la lumière électrique, moins riche en rayons bleus et violets que la lumière du jour, est beaucoup plus riche que cette dernière en rayons jaunes. On a donc tout intérêt à les utiliser puisque leur sensibilité spéciale au jaune, sensibilité que ne possèdent pas les plaques ** ordinaires ”, permet un meilleur rendu du sujet en même temps qu’une diminution très sensible du temps de pose.
- La plaque ortbocbromatique sera généralement suffisante, car ce n’est qu’exceptionnellement ou temporairement (Comme pour le Temple d’Angkor) qu’on trouvera des sujets éclairés en rouge et pour lesquels l’emploi d’une plaque panchromatique serait de rigueur.
- L’adjonction d’un écran coloré quelconque est inutile, vu la nature du sujet.
- La nécessité d’une bonne plaque anti-halo ne se discute également pas, puisqu’il s’agit de l’enregistrement de grandes surfaces très éclairées, sans oublier les sources lumineuses à nu qui peuvent être incidemment comprises dans lê champ de l’objectif, quoique ces dernières soient a éviter autant que possible.
- En conséquence, la plaque Anéera anti-halo ou la plaque Ortho-Radio-Lux anti-halo (Suidant tes préférences de chacun, car ces 2 plaques ne diffèrent entre elles que par leur mode de protection contre le halo ; enduit dorsal rouge ou sous-couche colorée hrune) sont d’un emploi tout indiqué et donneront entière satisfaction à tous points de vue, étant bien entendu que la plaque Panchromatique anti-halo Guilleminot peut être également employée, avec cet avantage supplémentaire qu’elle peut être utilisée avec des éclairages rouges.
- 2° Mise de l'appareil sur pied et pose au bouchon dans le cas oh l’obturateur a besoin d’être armé pour fonctionner à la pose en 2 temps ; ce, pour permettre d’interrompre la pose en cas de besoin sans courir le risque de faire bouger l’appareil.
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- Ces 2 précautions prises, voici quelques temps de pose :
- sujet TEMPS de pose à F/10 OBSERVATIONS
- Fontaines très lumineuses Ensemble de la Cité des In-formations et de la Porte de Picpus : Temple d’Angkor (Lumière 1 seconde 20 secondes Fontaine du Miroir, par exemple. Du haut de la passerelle qui va au Ml usée des Colonies.
- jaune) 1 minute De face, à 30 mètres.
- Grand Signal sur le lac . . . Théâtre d’eau (Vert, jaune 1 mm. 20 s. A 50 mètres.
- et indigo) . . . . 2 mm. 10 s. A i 50 mètres.
- Ponts d’eau. ...... Impossible Le temps de pose à F/10 serait trop long car les jets se confond draient. Opérer à F/4,5 avec 4 secondes de pose et profiter de l’instant où les ponts sont blancs.
- Fontaine delàc c Belle Flenr ^ 3 minutes L’appareil étant en station près du Stand Tiranty,
- Pour opérer à d’autres ouvertures, poser 2 fois plus à F/14; 0,4 fois moins à F/6,3, et 0,2 fois moins à F/4,ô.
- On peut réduire les temps de pose qui viennent d’être indiqués et obtenir quand même un résultat admissible, car tout dépend de l’effet qu’on désire enregistrer. Il faudra néanmoins éviter de surexposer les effets d’eaux, car ils seraient alors rendus d’une façon trop confuse.
- Kn opérant avec un diaphragme moyen, le temps de pose est suffisamment long pour que les promeneurs en mouvement ne s’inscrivent pas sur la plaque. 5i un promeneur, s’arrêtait dans le cbamp de l’objectif, interrompre la pose pendant tout le temps de sa station.
- 5e méfier des pbares d’automobiles en mouvement qui laissent sur la plaque une longue traînée lumineuse qu’il est préférable de ne pas enregistrer en interrompant la pose pendant tout le temps de leur passage.
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- Exposition Coloniale : L oasis devant le Pavill on de 1 Algérie.
- Négatif sur Anécra anti-halo.
- Par M. P. Bertrand.
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- PHOTOS
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- Veuillez prendre bonne note que :
- Pour satisfaire à tous vos desiderata,
- PLAQUES ET PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES
- OUUEMINOT
- Les plaques
- STUDIO-GUIL et ANECRA
- existent maintenant en 2 séries distinctes :
- 1° Ordinaire.
- 2° Anti-halo, supprimant complètement le halo, grâce à un enduit dorsal rouge qui se dissout très rapidement et très facilement dans tous les révélateurs.
- Voir explications plus détaillées dans le présent numéro
- Le Gerant ; Paul CADARS
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- 17. RUE BRÉZIN PARIS - XIV*
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