Photos : Revue technique de photographie
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- N* 27
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- PHOTOS
- Revue Technique de Photographie
- Paraissant tous les 2 mois
- Numéro 3 francs
- R. GUILLEMINOT, BŒSPFLUG & CIE
- 22, Rue de Châteaudun PARIS - 9e
- SEPTEMBRE-OCTOBRE 1931
- Le
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- Revue Technique de Photographie
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- Le Temp le d A.ngL or.
- Négatif sur Anécra Anti-halo.
- Par Aî. P. Bertrand.
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- L’Indication numérique de la sensibilité des plaques
- Ainsi que nous l’avons déjà signalé ici même (Voir cc JPhotos ” n° 12) la question de l’Indication numérique de la sensibilité des plaques est loin d’être résolue, puisque les différentes méthodes sensitomé-triques qui s’y rapportent (Scheiner, M. et JD., Uder-JrJecht, ... etc...) n’ont entre elles qu’une correspondance très approximative. De plus, si on emploie leurs sources de lumière initiales (JBenxine, hougie, acétate â’amyîe, ... etc...) on avantage indûment les plaques cbromosensibles au détriment des plaques ordinaires, et si on emploie des sources de lumière plus blanche (JMagnésium, ampoules 1/2 xOatt... etc...) les chiffres obtenus avec la même méthode sont très variables d’une firme à une autre, puisque les sources de lumière utilisées sont différentes.
- Enfin, la publicité et la rivalité commerciale s’y mêlant, le photographe se trouve noyé et ne sait plus à quel saint se vouer quand il se trouve dans la nécessité d’utiliser une surface sensible autre outre que celle dont il a l’habitude de se servir.
- Il était donc normal que le VIIIe Congrès International de Photographie qui vient de se tenir à Dresde, du 5 au
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- ô Août 1551, se soit activement occupé le cette question.
- Les résolutions qui y ont été votées concernent : 1° La définition scientifique le l’Etalon lumineux pour sensitométrie ; 2° La
- détermination l’une unique méthode pratique le sensitométrie. Nous avons pensé qu’elles intéressaient les lecteurs de cette revue.
- Etalon lumineux pour Sensitométrie.
- La résolution concernant l’Etalon lumineux pour sensitométrie a été la suivante : ("Il
- « L’unité l’intensité pour la sensitométrie les émulsions néga-« tives est l’intensité l’une source filtrée ayant, après filtration, une 4 intensité lumineuse l’une hougie internationale et produite par une « lampe à filament le tungstène dans le vile, alimentée par lu courant « continu et amenée à la température le couleur le 5.560° K <2>, « associée à un filtre constitué comme suit : Deux solutions étant « préparées conformément aux formules ci-après, le filtre complet est « formé l’une épaisseur le ÎO h 0,06 mm. le chacune le ces « solutions contenues dans une cuvette double constituée par 5 lames « de glace ou le verre optique pratiquement incolore (quand il est « examiné par les tranches) sous une épaisseur n’excédant pas 4 mm.
- f Eau distillée................... 1.000 gr.
- i,Sulfate le cuivre cristallisé pur. 5,707 gr.
- Mannite.......................... 5,707 gr.
- Pyriline purifiée incolore
- (à 9ô 0/0 environ ). 50 c.c.
- (i) Tous les renseignements concernant Le V^IIP Congrès International 3e Photographié, dont empruntés a l’article de AI E. P. Clerc, paru dans led numéros de Septembre et Octobre i()JJ de Science et Industries Photographiques ”. AI. L. P. Clerc assistait a ce Congrès.
- (2) Le degré Kelven ou degré K se rapporte au zéro absolu. Le degré K et le degré centigrade sont liés par La relation : Degré K = Degré centigrade ]- 275.
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- i Eau distillée..........................
- \ 3ulfate double de cobalt et B. < d’ammonium cristallisé
- f ^Sulfate de cuivre cristallisé pur. ( Acide sulfurique (0=1,006).
- 1.000 gr.
- 5(3,057 gr.
- 57,100 gr. ÎO c.c.
- « Dans toutes les publications mentionnant l’emploi de l’étalon « lumineux pour sensitométrie des émulsions négatives, l’éclairement « de la coucbe sensible devra être spécifié. >>
- Le révélateur ci-après est très recommandé pour sensitométrie de précision, car il voile moins que les révélateurs au pyrogallol et donne généralement des courbes caractéristiques dont les régions rectilignes convergent en un même point de l’axe horizontal des éclairages.
- Eau q. s. pour faire 1.000 c.c.
- Chlorhydrate de paramidopbénol. 7,55
- *Sulfïte de sodium anhydre pur. 50 gr.
- Carbonate de sodium anhydre pur 50 gr.
- Ainsi qu’on le voit, cet exposé règle avec une précision rigoureuse la constitution de l’étalon lumineux pour sensitométrie. Mais, tel quel, il demande quelques explications complémentaires.
- Remarquons tout d’abord que la précision qui va jusqu’au milligramme pour la pesée des corps entrant dans la constitution des filtres était absolument nécessaire pour l’établissement d’un étalon lumineux destiné à des mesures scientifiques, vu qu’à quelques milligrammes près la composition spectrale de la lumière ainsi filtrée pouvait présenter des variations non négligeables.
- Le but poursuivi était, de créer une source lumineuse artificielle qui puisse donner une lumière comparable à la lumière solaire,
- non utilisables en raison de ses constantes variations.
- Or, si on cbaufïe un corps solide, ce corps commence par émettre des radiations infra-rouges auxquelles viennent s’ajouter, au fur et à mesure
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- Portrait.
- Par M. J. Utudjian.
- Négatif sur Studio-Guil
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- que la température s’élève, les radiations rouges, orangées, jaunes, vertes, bleues, violettes et ultra-violettes. Pour qu’il émette les mêmes radiations que celles qui constituent la lumière solaire, il faudrait le porter à la température du soleil, soit environ 5.000° C. C’est malheureusement là chose impossible, car les moyens les plus puissants dont nous disposons ne nous permettent que d’atteindre la température de 3.000° C., et c’est pour cette raison qu’on a dû s’arrêter à la température de 2.360° K., soit 2.087® C., pour le filament de tungstène de 1 étalon lumineux. Ce filament n’étant, en conséquence, pas porté à une température suffisante émet une lumière trop riche en rayons rouges, jaunes et verts et trop pauvre en rayons bleus, violets et ultra-violets. Il à donc fallu éliminer les rayons rouges, jaunes et verts qui étaient en trop grande quantité de façon qu’après cette soustraction, la lumière émise eût, sinon la même intensité, du moins la même composition spectrale que la lumière solaire. C est là le rôle joué par les 2 écrans liquides de couleur bleue qui absorbent une proportion bien définie des rayons rouges, jaunes et verts tout en laissant passer librement les rayons bleus et violets. C’est d ailleurs ce qui se passe avec les ampoules électriques Philips, dites Lumière du jour ” dont le verre bleuté ramène leur lumière à avoir une composition voisine de celle de la lumière du jour.
- Nous n insisterons pas plus longuement sur cette question qui intéresse surtout les laboratoires de recherches scientifiques, mais il était néanmoins nécessaire qu’elle fût portée à la connaissance des photographes.
- Méthode pratique de sensitométrie.
- « Les Comités allemand, américain, anglais, français et russe « d’unification des méthodes sensitométriques devront étudier les pro-« positions de la Commission allemande de sensitométrie et prendre « parti à leur sujet, dans un délai de six mois se terminant le « 15 Février 1932. Les résultats de ces essais seront discutés par « un Comité de trois membres au plus de chacun des pays ci-dessus « nommés, comité dont les décisions seront communiqués au plus « tard le 1 ô Août 1-95.2, au ^Secrétaire du Comité International « d’unification des méthodes sensitométriques.
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- l’HOTOS
- « La plaque sera exposée pendant l/2 Oe de seconde derrière « un écran sensitométrique à 30 densités uniformes échelonnées en « progression arithmétique de raison 0,1 (Ecran gris-neutre constitué « par du graphite dispersé dans la gélatine). Le développement « sera effectué dans un révélateur au génol-hydroquinone pendant le temps le plus favorable à l’émulsion expérimentée. La sensibilité « sera exprimée en fonction de la quantité de lumière correspondant à « la production d’une densité supérieure de 0,1 à la densité du voile, « toutes mesures étant effectuées au contact d un verre opale. >>
- Oette unification de l’expression numérique de la sensibilité des plaques était considérée par le Comité allemand, ainsi que par les principales firmes productrices allemandes, comme absolument urgente afin de mettre un terme, éventuellement par recours aux: lois allemandes sur les fraudes commerciales, aux surenchères actuelles dans la publicité des plaques et pellicules.
- Le Comité allemand présentait en même temps un 5ensitomètre et un Photomètre, appropriés a cette méthode, réalisés par la firme Zeiss-lkon sur les indications du Professeur Goldberg et signalait que les coins et écrans préparés à partir d’une dispersion de graphite dans la gélatine avaient donné une neutralité satisfaisante pour les besoins de la pratique. Tant qu’au révélateur au génol-hydro-quinone, il avait été choisi parce qu’il était de beaucoup le plus utilisé et donnait pratiquement des résultats suffisamment précis.
- La source de lumière à utiliser est, bien entendu, une ampoule électrique avec filament de tungstène dans le vide, fonctionnant sous un régime déterminé et munie de filtres compensateurs appropriés, analogues à ceux de l’étalon lumineux pour sensitométrie.
- La pose de 1/.20e de seconde est obtenue au moyen d’ün obturateur à guillotine fonctionnant en chute libre et non au moyen de ressorts, afin d’avoir un temps de pose qui dans les différents exemplaires mis en service, puisse toujours être rigoureusement le même.
- 1
- Tel quel, le projet d’unification de méthode pratique de sensitométrie permettrait, de fournir aux photographes des renseignements précis quelle que soit l’origine de la plaque utilisée et il nous
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- paraît très désirable à tous points de vue qu’il soit réalisé dans les délais qui viennent d’être indiqués.
- Voici quelques-unes des observations qui ont été présentées
- Le Comité français a accepté en principe. M. Lobcl, Directeur du Laboratoire français d’Etudes pbotocbimiques créé par la presque unanimité des fabricants français et par plusieurs gros consommateurs de films cinématographiques s’engage à expérimenter le procédé sensito-métrique du Comité allemand et à communiquer le résultat de ses essais au dit Comité ainsi qu’aux fabricants français, en vue de la réalisation d’un accord qui, faute de mieux, et vu les réticences signalées plus loin, pourrait être provisoirement limité à l’Allemagne et à la France. M. L. P. Clerc insiste pour que, dans tous les cas, les essais soient effectués sur échantillons normalement acquis dans le commerce et non sur échantillons remis par les intéressés.
- Le Dr Shcppard indique que les fabricants américains sont opposés, sans en faire connaître la raison, à toute expression de la sensibilité numérique des plaques et formule quelques objections aux propositions allemandes.
- Le professeur Küst, de Zurich, accepte volontiers, au nom du Comité Suisse, les propositions allemandes.
- Le Dr Ollendorf, d’ après sa correspondance avec le IV Mecs, Directeur des Laboratoires de recherches Kodak, croit que, si le Dp Nees est opposé à l’expression numérique individuelle de la sensibilité de chaque paquetage de couches sensibles, il accepterait volontiers la répartition des préparations sensibles en un certain nombre de catégories de même sensibilité moyenne, chacune de ces catégories étant désignée, par exemple, au moyen d’une lettre, car il est nécessaire de lutter contre <c l'inflation des degrés Scheiner ”.
- M. le Dr O. Bloch transmettra très volontiers aux fabricants anglais les propositions allemandes auxquelles il n’a personnellement aucune objection à formuler, puisqu’il n’est pas douteux qu’une
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- méthode de laboratoire, ne puisse, étant utilisée dans des conditions convenables, fournir des renseignements directement utilisables dans la pratique.
- Le professeur Goldberg signale que, bien que tous les fabricants anglais utilisent l’expression H. D. de la sensibilité, il ne lui a pas été possible de se procurer en Angleterre le matériel nécessaire et que les fabricants allemands ne peuvent attendre jusqu’à la réunion du prochain Co agrès, soit <3 ans encore, l’unification nécessaire des méthodes d’expression pratique.
- Le professeur Luther après avoir constaté un accord très satisfaisant entre les résultats fournis par la méthode provisoire et les résultats pratiques ne considère pas que cette méthode soit idéale et signale que le Comité allemand acceptera volontiers toutes suggestions pour son perfectionnement ultérieur. Il précise, en outre que les écarts de neutralité des nouveaux coins de graphite sont beaucoup plus faibles (variations de transmission de moins de 1 à l,Qô) que ceux des coins préparés à partir d’encre de chine et de matières colorantes (variations de l’ordre de 1 à ô).
- Signalons, pour terminer, que, pour marquer l’accord qui s’était d’abord seulement réalisé entre les Comités français et allemand, ce dernier a proposé le nom de cc JSFiedag ”, initiales des deux noms Niepce et Da guerre, pour le nouveau degré sensitométrique.
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- Je Cassel.
- Epreuve sur papier Pirguil
- Procédé Actinogravure de M. Lutlg neaux, à Lille.
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- Le papier au Charbon par transfert
- La photographie, comme la mode, serait-elle un éternel recommencement? On serait tenté de le croire à voir certaines spécialités (Comme les papiers pelliculables, les papiers négatifs pellicula hles ou non, les émulsions négatives sur support épais de celluloïd, £C Vîtroses ” d’hier, <c portraits films ” d’aujourd’hui, etc...) revenir à intervalles réguliers. Pour l’instant, c’est au tour du papier au charbon, oublié depuis une bonne trentaine d’années, d’avoir les honueurs de la résurrection et nous ajouterons que ce n’est que justice, car ce papier méritait mieux que l’oubli dans lequel on l’avait laissé tomber vu qu’il a sur le papier au bromure, roi du jour, des avantages très marqués parmi lesquels nous ne citerons que la beauté de sa matière, son inaltérabilité absolue et la franchise de ses différentes teintes, sans oublier qu’il peut fournir des preuves sur les supports les plus variés : papiers ordinaires, papiers dorés, papiers argentés, verre, porcelaine, plaques opales, métal, bois.., etc.., chose impossible avec le papier au bromure ou le papier au citrate.
- Les tirages au charbon n’offrent aucune difficulté sérieuse
- pour le photographe professionnel ou le photographe amateur, mais, à l’inverse du papier au bromure qui la supporte très bien, du moins quand on n’est pas difficile, le papier au charbon ne souffre pas la médio-
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- crité : c’est tout tien ou tout mal et il n’y a pas de milieu. De plus, pour “ tirer au charbon ” il faut des études préalatles et on ne s’improvise pas tc charbonnier ” du jour au lendemain comme on peut, en quelques teures, s’improviser tireur au tromure.... de mauvaise qualité tien entendu, mais tireur au tromure quand même. Le papier au ctarton, lui, ne pardonne rien, pas la moindre petite faute de tectnique et, pour en tirer un parti prêsentatle, il faut de la pratique, la connaissance exacte des réactions qui le régissent et teaucoup de soins. O’est le papier du ptotograpke sérieux, aimant son métier et ne sacrifiant pas la quantité à la qualité.
- Avant d’aller plus loin, il nous paraît indispensatle de tien préciser ce que nous entendons par « Papier au charbon par transfert », car il existe plusieurs sortes de papier au ctarton qui, d’après les demandes de renseignements que nous avons reçues, ne semtlent pas parfaitement connues de nos correspondants.
- Les seuls points communs à tous les papiers au ctarton sont les suivants :
- 1° Leur mode de traitement qui découle d’une des propriétés de la gélatine tickromatée découvertes par Poitevin en 1855 dont nous donnons ci-dessous l’énoncé :
- « La gélatine bichromatée deotenf insoluble, plus ou moins profanai dément dans Vépaisseur de la couche, proportionnellement à l intensité « lumineuse qui l a pénétrée. »
- 2° Leur fatrication avec des matières colorantes (JMbinérales ou Végétales, à Vexclusion presque complète des matières colorantes artificielles ou “ couleurs d’aniline ”) d’une inaltératilité complète à la lumière du jour. <1>
- Voici maintenant les différentes sortes de papiers au ctarton :
- 1° Papiers au charbon par transfert dans lesquels la matière colorante est incorporée dans la gélatine, cette gélatine
- (D La dénomination “ an charbon ” provient de ce que, au début, on n'utilisait que le noir de fumée comme matière colorante incorporée a la gélatine.
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- ainsi cc misetionnée ” étant ensuite étendue en épaisseur assez forte sur un papier.
- Avec les négatifs obtenus à la façon habituelle, ces papiers, ainsi que nous le verrons plus loin, nécessitent une opération spéciale appelée « double transfert » sans laquelle on obtiendrait des images inversées, c’est-à-dire des images dans lesquelles la droite serait à gauche et vice-versa. Ces papiers se ct dépouillent ” par traitement dans l’eau chaude dans laquelle la gélatine bicbromatée non insolubi-lisée par la lumière se dissout.
- 2° Les papiers au charbon Fresson, Ar ligues et Arvel
- qui sont constitués par une mince couche de gélatine pure, sans aucune addition de matière colorante, étendue généralement sur un support-papier et à la surface de laquelle, alors qu’elle est encore humide, on répand avec un tamis très fin ou avec une machine soufflante, de la matière colorante en poudre impalpable.
- Après bichromatage, insolation et mise de ces papiers dans l’eau chaude, la gélatine durcie par la lumière retient plus ou moins fortement la poudre colorante déposée à sa surface, tandis que les parties non insolées et pouvant, par conséquent, gonfler dans l’eau chaude ne la retiennent que très peu.
- Le “ dépouillement de ces papiers se fait généralement avec un mélange d’eau et de sciure de bois. Depuis quelque temps, on y procède également soit avec de T eau de Javel très diluée {Méthode de M- Scbweiizer), soit avec un mélange d’eau et de « Photobiase » {Méthode microbienne tout récemment mise au point par la Société Rapidase, à Seclm, Mord). Ces papiers ne nécessitent aucune opération de transfert et donnent directement une image droite.
- 3° Les papiers à la gomme bicbromatée constitués par un mélange de gomme arabique et de matière colorante et qu’il faut préparer soi-même, car ils ne se trouvent pas dans le commerce. Ct)
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- (i) On a vendu., Il y a environ une vingtaine d’années, deà papiers dénomméà : « Papiers à la gomme bicbromatée » qui n en avaient que le nom, car ilô n étaient tout bonnement que deà papiers Freààon.
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- A. O. F. - Côte d I voue AFosquée Je Kong.
- Négatifs sur Radio-Brom.
- Par M.. G. Lerat.
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- Ces papiers se dépouillent à 1 eau pure, à la surface de laquelle il fufïît généralement de les laisser flotter.
- Comme les précédents, ces papiers ne nécessitent aucune opération de transfert et donnent directement une image droite. Leur préparation et leur traitement, sont très délicats et malgré leur réelle beauté, ces papiers sont très peu employés.
- Par contre, les papiers Fresson, Artigues et Arvel qui se trouvent couramment dans le commerce sont beaucoup plus robustes et plus employés. Ils diffèrent des papiers au cbarbon par transfert par leur matité absolue et, quand ils sont bien réussis, par leur “ fi-eur ” et leur véritable aspect de gravure. Utilisés conjointement avec les papiers au cbarbon par transfert, ils permettent aux photographes de varier très agréablement leur production, ce qui n est pas a dédaigner pour les besoins de la clientèle.
- Nous allons maintenant nous occuper exclusivement du traitement des papiers au cbarbon par transfert, sans hésiter à entrer dans les plus petits détails qui, à première vue, pourraient paraître inutiles ou superflus, mais qui sont néanmoins indispensables, car la réussite est a ce prix.
- Nécessité du transfert.
- Tout d’abord, légitimons la nécessité du transfert. Après insola-
- tion sous le négatif, la gélatine colorée bicbromatée, est devenue insoluble plus ou moins profondément, suivant les opacités du négatif sous lesquelles elle s’est trouvée. Dans la figure 1 les parties insolubilisées
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- ont été recouvertes d'un pointillé. En AB, correspondant à un grand noir du négatif, la gélatine n a pas du tout été insolubilisée ; en CD, correspondant au gris le plus léger du négatif, elle a été insolubilisée jusqu au papier.
- Que se passerait-il si on mettait le papier, tel quel, dans 1 eau cbaude? Les parties non insolubilisées, figurées par du blanc sur la figure, fondraient, mais en entraînant les parties insolubilisées qui se trouvent au-dessus d’elles. On n’obtiendrait donc aucune image.
- Supposons, au contraire, qu’on ait tranféré la coucbe de gélatine colorée bicbromatée par son autre face sur une autre feuille de papier de façon à ce qu’elle se présente comme dans la figure 2.
- Pâfi ier
- Cet ensemble, mis dans l’eau cbaude, permettra à la gélatine non insolubilisée de se dissoudre ®sans entraîner avec elle les parties insolubilisées. Par contre, si on veut bien comparer les deux figures, on voit immédiatement que ce qui était à droite dans le sujet se trouve à gaucbe sur l’image et vice-versa. Pour rétablir le sujet dans son vrai sens, il faudra procéder à un deuxième transfert de l’image sur une deuxième feuille de papier.
- Il ne faut pas s’exagérer la difficulté ou la complication de cette double opération, elle sont plus apparentes que réelles.
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- On peut d’ailleurs réduire la manipulatoin à un seul transfert :
- 1° - 3i on emploie un négatif inversé obtenu par voie directe (Ex.position de la plaque par le dos) ou par voie indirecte (Eahrication après coup d’un contretype in-Oerse). jMétbode très avantageuse quand on a besoin de tirer un sujet à de nombreux exemplaires.
- 2° - >S’il n’y a aucun inconvénient à ce que le sujet soit inversé, ce qui peut, par exemple, se présenter dans le cas des paysages non destinés à constituer des documents.
- Sensibilisation «lu papier au charbon.
- Le papier au cbarbon, qu il soit en rouleaux ou en pochettes, est toujours vendu non sensibilisé et sa sensibilisation incombe toujours à l’usager.
- On a bien essayé de vendre du papier au cbarbon sensibilisé, mais il offrait le grave inconvénient de devoir être utilisé dans un délai très restreint, tandis que le papier non sensibilisé peut se conserver plusieurs
- (a sui-Ore)
- années.
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- r»» 0it^f ^ ZJff * t&M*
- Msrmm
- UILIENINOT
- PAPIER BROMURE RAPIDE ATRES GRANDSCONTRAS TES
- EST SAtU RIVAL
- POUR
- LE TIRAGE OU L'AGRANDISSE MENT DES NEGATIFS GRIS VOILES OU SUREXPOSES =1
- Existe en mat blanc, demi-brillant blanc et brillant blanc (Papier et cartoline)
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- PLAQUES ET PAPIERS PHOTOCRAPHIQUES
- GUUIEMNOT
- Veuillez prendre bonne note que :
- Pour satisfaire à tous vos desiderata,
- Les plaques
- STUDIO -GUIL et ANECRA
- existent maintenant en 2 séries distinctes :
- 1° Ordinaire.
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- Pour vos tirages positifs sur verre,
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- SERIEUSES ECONOMIES
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- Négatif sur OrtLo-RaJio-Lux.
- Par AI. P. Bertrand.
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- papier au cnarocn
- de la 'Compagnie «\utolype «le £en«li*es
- (39 teintes différentes)
- papier pour simple
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- (24 sortes différentes)
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