Photos : Revue technique de photographie
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- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1031
- P 28
- REVUE Technique Photographie
- Le Numéro 3 francs
- R. GUILLEMINOT, BŒSPFLUG & CIE 22, Rue de Châteaudun PARIS -9e
- DE
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- Revue Technique de Photographie
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- Éléphants du Mat aradjali de Kapurtala (Inde), en tenue de cérémonie
- Négatif sur Radio-Eclair
- Par M . Evrard
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- Plaque Crypta Guilleminot
- C Procédé E. Calzavara)
- La plaque Crypta, procédé E. Calzavara, a été spécialement étudiée pour permettre la photographie ultra-rapide dans le rouge extrême et dans l’infra-rouge immédiat.
- Elle est caractérisée par les propriétés suivantes :
- 1° La sensibilité à l’ultra-violet est presque nulle.
- 2° La sensibilité au bleu présente un maximum à 470 mu- environ.
- 3° La sensibilité au vert présente un maximum à 555 m[J. et tombe très rapidement, en devenant pratiquement nulle à 600 m;j-. La sensibilité augmente ensuite régulièrement jusque 750 m[i et diminue ensuite graduellement pour redevenir nulle aux environ de 900 m|J-.
- Les coefficients des écrans permettant d’éliminer soit la zone du bleu spectral, soit les zones du bleu et du vert spectraux, écrans qui coupent, par conséquent, à 525 et à 600 sont les suivants :
- Ecran jaune coupant à 525 (Ecran jaune Guilleminot G 4) : Coefficient "1,3.
- Ecran rouge coupant à 600 (Ecran rouge Guilleminot pour sélection tricbrome) : Coefficient 2,4.
- Donc, si la pose correcte pour la plaque Crypta utilisée sans aucun écran est égale à l’unité, la pose correcte derrière l’écran jaune G 4 est égale à 1,8 et celle derrière l’écran rouge de sélection tricbrome égale à 2,4.
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- La sensibilité totale est extrêmement élevée. Elle atteint et dépasse facilement 900° H. et D. pour la lumière de 1 acétylène.
- La sensibilité derrière l’écran rouge de sélection tricbrome étant
- 900
- de ———, soit 360° H. et D., est donc à peu près égale à celle des
- J,, et
- plaques dites ultra-rapides du commerce et permet les instantanés, exactement comme avec ces dernières.
- Traitement des plaques Crypta.
- Ces plaques doivent être manipulées dans l’obscurité absolue, et on ne peut songer à s’éclairer en utilisant les écrans de sûreté verts du commerce, vu qu’ils laissent passer la majeure partie des radiations infra-rouges auxquelles les plaques Crypta sont sensibles.
- L’emploi des écrans de sûreté rouges est à prohiber catégoriquement car, même au cours du développement, un examen de la plaque, si rapide qu’il puisse être, provoquerait un voile total.
- On n’a d’ailleurs aucun intérêt à surveiller et à contrôler la venue de l’image si on veut bien se rappeler que lorsque le clicbé a été exposé, il n’y a plus aucune intervention utile possible qui puisse en changer sensiblement le caractère.
- Développement. ----- La meilleure ligne de conduite à suivre
- est la suivante : Développer à température constante (1 ô° C.) pendant un temps déterminé d’avance selon le contraste qu’on désire obtenir.
- Nous recommandons l’emploi exclusif du bain de développement suivant, car les révélateurs usuels ne sont pas utilisables :
- IEau (De préférence bouillie) q. s. pour. 1 litre
- Génol................................... 4 gr.
- 5ullîte de soude cristallisé pur . . . ÎOO gr.
- Hydroquinone. . ................... gr.
- \ Carbonate de soude cristallisé pur . 76 gr.
- Dissoudre les produits dans l’ordre, dans environ 750 c. c. d’eau tiède et compléter ensuite à 1 litre. On a indiqué l’emploi de sulfite de soude et de carbonate de soude cristallisés, parce qu’il est plus facile
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- PEograplne sur plaque iStudio^Guil Par 2Vi. E. Calzavftra
- Ortiioclironiatique sans écran.
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- de se procurer des produits de ce genre plus purs que les produits analogues à l’état antydre. 5i on n’en a pas sous la main, remplacer les ÎOO gr. de sulfite de soude cristallisé par 50 gr. de sulfite de soude anLydre de tonne qualité et les 75 gr. de cartonate de soude cristallisé par 28 gr. de cartonate de soude antydre de tonne qualité.
- On peut admettre que la durée optima de développement, pour un dicté tarmonieux, est de ÎO minutes à 18° C.; mais on peut, sans crainte de voile nuisit le prolonger le développement jusque 15 et même 20 minutes.
- Il est à remarquer que le tain de développement n’est pas bro-muré, ce qui, d’après les ctifïres ci-dessus, prouve que la résistance au voile ctimique de la plaque Crypta est considératle.
- Cavage. — Après développement, laver rapidement avant de procéder au fixage.
- Fixage. — Fixer dans le tain suivant :
- Eau q. s. pour........................ 1 litre
- Hyposulfîte de soude cristallisé . . . gr.
- Bisulfite de soude à 54o B . . . . 50 c. c.
- Le fixage est assez lent. Néanmoins, au tout de 3 minutes, on pourra éclairer le latoratoire et examiner le dicté. Laisser fixer pendant 20 minutes environ et terminer par un ton lavage.
- Le dicté restera légèrement teinté en jaune, mais ceci n’a aucune importance au point de vue pratique.
- Durée de conservation. — La durée de conservation de ces plaques spéciales n’étant pas indéfinie, il est recommandé de ne pas en faire de grosses provisions à l’avance et de les utiliser dans un délai de six mois.
- 1 Emploi des plaques Crypta.
- En raison de leur sensitilité ctromatique spéciale, les plaques Crypta ont leur emploi tout indiqué pour les recterctes scientifiques de toute nature : spectograptie, micrograptie, ptotograptie astrono-
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- mique.etc. Leur enregistrement spectograpliique dans le rouge extrême et dans l’infra-rouge peut facilement atteindre 825 m|x avec un maximum très marque à 7 50 et un maximum secondaire à 690 environ. Voir ci-dessous leur courbe spectograpliique.
- Leur facteur de développement ( Çjamma) atteint facilement 2,6; valeur élevée très précieuse dans le cas de la pliotograpliie des lointains ou de la pliotograpliie aérienne, puisqu’on a alors besoin d’obtenir le maximum de contrastes. Dans ces deux derniers cas, on arrive très facilement à supprimer complètement le balo dû au Voile atmotsphérîque ” en opérant en instantané avec un objectif ouvert à F : 4,ô muni d’un écran rouge.
- au moins
- En photographie courante (Paysageo, portraits, photographie des objets colorés.., etc...), les clichés obtenus sans écran sont très supérieurs à ceux obtenus sur plaques panchromatiques avec un écran jaune intense. Comparer à cet effet les 2 photographies dn même paysage obtenues, avec le même temps de pose, l’une sur une plaque orthochromatique sans écran 650° H. et D. et l’autre sur plaque Crypta sans écran.
- Dans cette dernière, la netteté des lointains et 1 absence de voile sont frappants, ainsi que la vigueur de l’image obtenue.
- Dans le portrait, le rendu parfait du rouge permet de réduire considérablement la retouche et ce, sans avoir besoin d’augmenter la pose par l’emploi d’un écran correcteur, car la plaque Crypta donne, sans écran, un résultat qui ne saurait être atteint par les meilleures
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- Photographie sur plaque Crypta Par M.. E, Calzavara
- sans (adjonction d’aucun écran.
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- plaques panchromatiques qu’avec un écran jaune assez foncé dont le coefficient serait voisin de 5. En autres termes, pour obtenir des résultats du même ordre avec une plaque panchromatique, celle-ci devrait avoir une sensihité réelle d’environ 5.000° H. et D. Ce dernier chiffre permet de mesurer le progrès qui a été réalisé.
- Dans la photographie courante, il faut d’ailleurs employer les divers écrans correcteurs avec beaucoup de circonspection, car on aboutirait en fin de compte à des clichés ou l’on reconnaîtrait difficilement le sujet tel que nos yeux le voient. O est ainsi que, sur la photographie du même paysage que précédemment exécutée avec une plaque Crypta et un écran jaune coupant à 525, le ciel est devenu très sombre, les moindres nuages ont pris un aspect orageux, les ombres sont devenues trop épaisses et le paysage a pris un aspect tragique. Par contre, les lointains sont devenus d’une clarté extrême.
- Tant qu’à la photographie prise avec un écran de Woodi »° 88, coupant à 7 30 et ne laissant passer que l’infra-rouge immédiat, elle a pris un aspect irréel et les feuillages sont devenus d un blanc éclatant, comme s’ils étaient couverts de neige. On peut avec un tel écran obtenir les effets les plus imprévus avec des sujets tout à fait normaux.
- En résumé, la plaque Crypta permet de profiter de tous les avantages obtenus jusqu’ici avec les plaques panchromatiques et ceci sans aucun écran, tout en disposant d’une sensibilité très élevée. En outre, l’emploi d’écrans judicieusement choisis, lui permet de dépasser largement les limites imposées aux plaques panchromatiques et d’interpréter les sujets à photographier suivant une technique tout à fait nouvelle.
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- La Pellicule Guilleminot
- La Pellicule Guilleminot qui sera très prochainement introduite sur le marché photographique, a été spécialement étudiée pour être la
- Pellicule la mieux adaptée à la photographie d’amateurs.
- Elle sera très rapide, sans trop, car avec les objectifs actuels à très grande ouverture qui permettent des poses très courtes dans les plus mauvaises conditions de lumière, il n est nul besoin de mettre en service une surface sensible de rapidité exaltée dont les risques de voile général ou de voile chimique peuvent devenir considérables entre des mains peu expérimentées.
- Provisoirement, pour les raisons qui ont été exposées dans le numéro 27 de « Photos » (TVoir l article sur VIndication numérique de la sensibilité des Plaques), il ne sera fourni aucun chiffre concernant sa sensibilité, soit dans le système H. D., soit dans le système Scheiner, soit dans le système Éder-Hecht. Il sera suffisant de savoir qu’elle peut être considérée comme ayant une rapidité effective au moins égale à celle de la Plaque Anécra Guilleminot, rapidité qui lui assure, par conséquent, un excellent rendement.
- Il fallait d’autre part qu’elle puisse remédier dans la plus large mesure aux grosses erreurs commises dans l’évaluation du temps
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- de pose, erreurs qui sont la cause la plus fréquente des insuccès des amateurs. C’est pourquoi on s’est imposé, comme qualité essentielle, de lui donner une gradation très étendue qui lui permette de supporter (,TDans le cas de sujets moyens ) de grands écarts de pose sans cesser d’assurer un rendu correct des différentes luminosités du sujet pkotograpkié.
- En outre, le grand développement dù “ pied de sa courke caractéristique lui permet de rémédier d’une façon efficace au pécké mignon de l’amateur qui, commê ckacun le sait, est le pècké de sous-exposition. Dans ce dernier cas, le clické sera évidemment très léger, mais il différenciera parfaitement tontes les demi-teintes du sujet au lieu de les confondre, ainsi que cela se produit avec la plupart des émulsions ordinaires. Inutile d ajouter, car nos lecteurs connaissent tout l’intérêt qu’il y a à savoir approprier exactement le genre du papier au genre du clické à tirer, que l’emploi du Papier Etoile Guilleminot sera alors nettement indiqué afin d’oktenir une épreuve
- s que vigoureuse.
- La question de l’Orthocliromatisme n’a pas été oukliée et la Pellicule Guilleminot n’aura rien à envier à la Plaque Anécra dont dont les kautes qualités ckromatiques ont été si appréciées au cours de ces dernières années.
- Enfin, la Pellicule Guilleminot sera anti-kalo par enduit dorsal rouqe, ne se roulera pas dans les kains, se tiendra parfaitement plane quand elle sera sècke et aura un système spécial de numérotage qui évitera toute fausse manœuvre au moment de la prise de vue.
- En résumé, la Pellicule Guilleminot mettra entre les mains de tous les pkotograpkes en général et des amateurs en particulier, une surface sensikle de premier ordre dont toutes les qualités, harmonieusement amalgamées, mettrpnt toutes les ckances de réussite de leur côté.
- harmonieuse en meme temp
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- Le papier au Charbon par transfert
- (Suite)
- La sensibilisation du papier au charbon passe, à tort, pour une opération compliquée; elle n’est, en réalité, ni longue, ni difficile et ne nécessite aucun matériel spécial.
- Préparation du bain de sensibilisation. — On peut employer l’un des deux bains suivants :
- En été : Eau q. s. pour
- Bichromate de potasse
- En hiver : Eau q. s. pour
- Bichromate de potasse
- 1.000 c.c.
- 40 gr.
- 1.000 c.c. 60 gr.
- Personnellement, nous préférons et nous recommandons, en toutes saisons, le bain suivant :
- Eau q. s. pour . . . . 1.000 c.c.
- } Bichromate de potasse .... 2 O gr.
- ) Acide citrique ...... 5 gr.
- ! Ammoniaque.................. 16 à lô c.c.
- On cesse d’ajouter de l’ammoniaque, quand la couleur de la solution est franchement passée de la teinte rougeâtre initiale à une teinte jaune citron, indice certain de la neutralisation de son acidité.
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- Les papiers sensibilisés dans ce bain peuvent se conserver pendant une huitaine de jours (Effet de l acide citrique) et se dépouillent avec beaucoup de facilité en fournissant des blancs bien purs {Effet de Vammoniaque); tandis que les papiers sensibilisés au bicbromate de potasse seul ne peuvent se conserver que .2 ou ô jours et se dépouillent plus difficilement en fournissant des blancs parfois voilés, surtout si on a employé du bicbromate impur contenant des acides étrangers, qui peuvent provoquer une insolubilisation spontanée partielle de la gélatine bicbromatée, effet qui ne peut se produire avec notre formule, puisque ces acides sont neutralisés par l’addition d’ammoniaque. Par contre, notre formule conduit à des papiers un peu moins rapides, mais ce n’est là qu’un léger inconvénient largement compensé par ses autres avantages.
- Le bicbromate de potasse, surtout lorsqu’il est en cristaux, se dissout assez difficilement dans l’eau froide, on fera donc bien de préparer ses bains à l’avance, au besoin avec de l eau cbaude, de façon à ne pas perdre de temps au moment de la sensibilisation.
- Avant emploi, les bains doivent être filtrés sur coton ou tout au inoins décantés, car il se produit toujours un léger dépôt qui, en aucun cas, ne doit être mis en contact avec le papier au cbarbon.
- Les bains neufs se conservent sans précautions spéciales. Quant aux bains ayant servi, on doit les Jeter, car ils sont rapidement oxydés par les petites quantités de gélatine, de sucre ou de glycérine qui s’y sont forcément dissoutes. L’emploi de bains neufs est absolument indispensable si on veut obtenir des papiers au cbarbon qui, toutes choses égales d’ailleurs, aient toujours la même rapidité et se dépouillent correctement.
- Le bicbromate d’ammoniaque, généralement plus pur que le bicbromate de potasse, peut être utilisé au lieu et place de ce dernier. >Son emploi n’offre aucun avantage marqué et, comme il coûte plus cher, on ne l’utilise que pour la préparation de bains additionnés d’alcool destiné à accélérer le séchage et dont nous causerons plus loin ; chose qu’on ne peut faire avec le bicbromate de potasse qui est précipité de ses solutions, quand on y ajoute de 1 alcool. Notons en passant que le bicbromate d’ammoniaque ne peut remplacer, poids pour poids, le
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- P Iiotcn* rapine sur plaque Crypta avec écran laune G. 4
- Par M.. E. Calzavara
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- bichromate de potasse dans les formules que nous venons d’indiquer, car on aboutirait à des papiers beaucoup plus sensibles.
- Que vos préférences personnelles aillent à 1 une ou 1 autre des formules indiquées, il est un point très important à noter, celui que les bains de sensibilisation doivent être employés à une température aussi basse que possible et, en tous cas, jamais supérieure à lô° c. Si non, les papiers y abandonneraient une trop importante partie de leurs constituants (Gçélafine sucre, glycérine, etc...) et y deviendraient trop mous et très lourds, ce qui rendrait leur manipulation difficile. Sans oublier que, dans cet état, leur gélatine fond très facilement sous les doigts.
- Un contact prolongé de la peau avec les solutions de bicho-mate peut provoquer des accidents cutanés assez sérieux, surtout cbez certains sujets. Aussi est-il prudent de se passer les mains à 1 eau et de se les essuyer très soigneusement, chaque fois qu’on les a introduites dans les bains de sensibilisation. >Si la peau a des érosions quelconques (Ecorchures ou coupures) cette dernière précaution n est plus suffisante et, dans ce cas, il est absolument indispensable de mettre des doigtiers et même des gants en caoutchouc.
- Sensibilisation. — Cette opération peut se faire en pleine lumière, lumière du jour ou lumière artificielle.
- On se sert des cuvettes habituelles. Leur format sera un peu plus grand que celui du plus grand morceau à sensibiliser et elles seront abondamment remplies de la solution sensibilisatrice afin de pouvoir y travailler à l’aise.
- Il ne faut sensibiliser qu une feuille à la fois, car on doit pouvoir observer avec précision le moment où la feuille doit être retirée du bain, chose qu’il serait impossible de faire avec plusieurs feuilles superposées. Ce n’est pas là du temps perdu, car c’est le seul moyen d’obtenir une sensibilisation bien régulière, toujours égale et aboutissant à une sensibilité toujours la même. >Si on désire gagner du temps, le seul moyen consiste à sensibiliser des grandes feuilles qu’on découpe au format voulu après séchage.
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- Lorsque le papier est introduit, gélatine au-dessus, dans le tain de sensibilisation, il a une tendance très marquée à se recroqueviller et à s’incurver, et il faut le maintenir dans le bain, soit avec les doigts, soit avec des morceaux sufisamment lourds de baguette de verre. Après quelques instants d’immersion, il se produit des petites bulles d’air a la surface du papier, on doit les cbasser soigneusement, soit avec les doigts, soit avec un blaireau ou un pinceau (De préférence sans monture métallique). Puis, lorsque le papier s’est suffisamment aplani, on le retourne et on fait subir a son verso la même opération que ci-dessus. Ceci fait, on remet le papier gélatine au-dessus en continuant à le maintenir bien immergé et, tout en agitant la cuvette, on observe avec soin le moment où il est devenu bien plan et commence à s’incurver dans l’autre sens : C’est le moment exact où il faut le sortir de la cuvette*
- Si ce sont des morceaux de petites dimensions, il suffit de les saisir par un de leurs coins, d’y adapter une pince avec crocbet et de les suspendre à une ficelle tendue entre deux murs. La solution en excès s’écoule facilement par le coin opposé et on facilite le départ des dernières gouttes en les touchant légèrement avec le bout du doigt.
- Si les morceaux sont d’une taille supérieure à 18 X 24, il n’est plus possible d’opérer ainsi, car le papier est tellement lourd qu’il s’arracherait, si on l’attachait par un de ses coins. Dans ce cas, on sort la feuille de papier en la saisissant par un de ses cotés et, sans lui laisser le temps de s’égoutter, on la transporte sur une feuille de verre bien propre sur laquelle on l’étend, gélatine contre le verre. Un coup de raclette en caoutchouc, pas trop appuyé, en chasse l’excès de la solution, puis on la transporte sur 5 ou ô épaisseurs de papier buvard, Dans ce cas, c’est évidemment le verso du papier et non le côté gélatiné qui doit être en contact avec le papier buvard. Une heure ou deux après, on peut la reprendre avec des pinces à crochet pour la suspendre à une ficelle tendue entre deux murs, ceci afin d’en activer le séchage qui s’effectue alors par les deux faces. On peut néanmoins laisser le séchage se terminer sur le matelas de papier buvard, il est seulement un peu plus long.
- Une question qu’on pose souvent est celle-ci : Combien de temps le papier doit-il séjourner dans le bain de sensibili-
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- Piotograplne sur plaque Crypta avec écran de \Coocl n° 88 (Infrarouge)
- Par M. E. Calzavara
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- sation? Il nous est impossible d’y- repondre d’une façon précise, car ce temps dépend du degré de dessication du papier au cbarbon au moment de sa sensibilisation. Un papier très sec demandera plus de temps qu’un papier contenant encore quelques traces d’bumidité, tel qu’il est généralement livré par le fabricant, et le seul moment convenable pour sortir le papier du bain de sensibilisation est celui que nous avons indiqué. Il est généralement atteint entre 2 et 4 minutes à la température de 4 5° C.
- Séchage du papier sensibilisé.
- Tout ce qui précède peut, ainsi que nous l’avons dit, se faire en pleine lumière, lumière du jour ou lumière artificielle, car le papier bumide n’est pas sensible. D’ailleurs, même quand il est sec, sa sensibilité n’est pas beaucoup supérieure à celle du papier au citrate et il n’est nul besoin de le mettre à sécber dans une obscurité absolue. Une pièce dont on a fermé les volets et tiré les rideaux convient parfaitement. Dans une pièce close, on peut même laisser une ampoule électrique allumée en prenant la seule précaution d en éloigner le plus possible les papiers en cours de sécbage et, pour les papiers suspendus à une ficelle, de tourner leur face gélatinée du côté opposé à celui de la lumière.
- Une très bonne façon de procéder est de sensibiliser ses papiers le soir, de clore la pièce où on les met à sécber et de les reprendre le lendemain matin à une lumière artificielle quelconque. (Lampe, bougie ou ampoule électrique, arc électrique exclus).
- Dans une pièce à la température ordinaire, le sécbage est ordinairement 'terminé en un laps de temps de 4 heures, ce qui est un bon temps moyen. <Si non, il faudra chauffer modérément la pièce, car des papiers au cbarbon qui ont sécbé trop lentement conduisent généralement à des épreuves voilées. Une température élevée, 50° C. centigrades par exemple, accélérerait notablement le sécbage, mais
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- pourrait provoquer la fusion partielle de la gélatine, il faut donc rester dans un juste milieu.
- Nous avons insisté sur les opérations de sensibilisation et de sécbage parce que, correctement faites {Et il n’y a à cela aucune âijjjî^ culte sérieuse) elles permettent d’obtenir du papier au cbarbon d’une sensibilité régulière et qui se dépouille avec la plus grande facilité.
- Conservation du papier sensibilisé.
- Le papier sensibilisé doit être tenu à l’abri de la lumière du jour et ne peut plus être manipulé qu’à la lumière jaune des lanternes de laboratoire ou à la lumière artificielle (arc électrique exclus).
- Le moyen le plus simple de le conserver est de mettre les feuilles bien à plat dans un livre qu’on charge d’un poids suffisant pour l’empêcber de s’ouvrir. Afin d’éviter le contact des caractères d’imprimerie avec la coucbe gélatinée bicbromatée sur laquelle ils pourraient se décalquer, on doit interposer une feuille de papier blanc.
- Le papier bien sec est cassant et devra être manipulé avec précaution. On ne devra surtout pas essayer de le redresser comme on le fait pour les épreuves au gélatino-bromure, car il se produirait fatalement des cassures qui marqueraient sur 1 épreuve et demanderaient ensuite une retouche très délicate.
- Pour la durée de conservation, voir ce que nous en avons dit plus haut, néanmoins, il vaut toujours mieux opérer avec du papier bien frais et, par conséquent, ne pas en préparer une trop grande quantité à l’avance.
- Notons enfin, que le sécbage doit s’effectuer dans une atmosphère aussi pure que possible, car les émanations provenant d’une fuite de gaz d’éclairage, ainsi que celles provenant d’un poêle à mauvais tirage provoqueraient un voile accusé et même l’insolubilisation totale de la gélatine bicbromatée.
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- Choix du négatif.
- Nous arrivons maintenant à une question très importante, car beaucoup d’insuccès de début proviennent du mauvais choix d’un clicbé auquel on demande obstinément de donner ce qu’il ne peut pas donner.
- Contrairement à ce qui existe avec les papiers “ Gças Ught ou les papiers au gélatino-bromure, le papier au cbarbon n’existe qu’en une seule gradation à laquelle ne peut convenir qu’une seule sorte de clicbé. Un opérateur très babile peut parfois tirer parti d’un clicbé défectueux en faisant varier la concentration du bain sensibilisateur qui tend à donner des épreuves d’autant plus contrastées qu’il est moins concentré, mais ce n’est là qu’un pis-aller approximatif et jamais on n’obtiendra de cette façon des épreuves aussi belles que celles obtenues avec un clicbé correct. Quand on veut “faire âu charhon” il faut faire ses clicbés en conséquence et s’imposer plus de soins dans la détermination du temps de pose et dans celle de la durée de développement.
- Quel est donc le meilleur cliché pour le charbon?
- La sensitométrie va nous permettre de répondre immédiatement à cette question, car la gradation du papier au cbarbon, ton noir, ayant, d’après le Professeur E. Goldherg, une valeur égale à 2,2 ; il s en suit que les négatifs qui lui conviennent le mieux doivent avoir un contraste de 2,2, c’est-à-dire que la différence de leurs densités extrêmes doit être égale à 2,2. Ce sont par conséquent des clicbés vigoureux dans le genre de ceux qui donnent de bonnes épreuves avec les papiers au citrate ou avec les gélatino-bromures très doux et on doit impitoyablement éliminer tous les négatifs de contraste plus faible, qui ne peuvent convenir qu’aux papiers par développement (Gasligbt ou gélatino-bromure) dits ££ durs ou £* à contrastes ”.
- Puisque nous venons de causer sensitométrie, signalons en passant que la courbe caractéristique du papier au cbarbon est presqu’une droite dans toute son étendue, et que c’est ce papier qui permet le rendu le plus fidèle des différentes luminosités du sujet photographié.
- (J{. suivre).
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- PLAQUES ET PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES
- GWLLEMINOT
- Veuillez prendre bonne note que :
- Pour satisfaire à tous vos desiderata.
- = Les plaques
- STUDIO-GUIL et ANECRA
- existent maintenant en 2 séries distinctes :
- 1° Ordinaire.
- 2“ Anti-halo, supprimant complètement le halo, grâce à un enduit dorsal rouge qui se dissout très rapidement et très facilement dans tous les révélateurs.
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- Kanltan (G uinée)
- Négatif sur ffatlio-Brom
- Par M. Monnet
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- papier au enaroen
- Je la 'Compagnie «\alotype Je CcnJres
- (39 teintes différentes)
- • • 1
- papier peur simple
- et douille transfert
- (24 sortes différentes)
- papier spécial peur support provisoire
- IIUIIIIMIMII.IiraiLU
- SEULS DÉPOSITAIRES POUR LA FRANCE
- Notice et prix-courant sur JemanJi
- Le Gerant ; Paul CADARS
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- 17. RUE BRÉZIN PARIS - XIV'
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