Photos : Revue technique de photographie
-
-
- N° 29
- JANVIER-FÉVRIER-MARS 1982
- PHOTOS
- Revue Technique de Photographie
- Paraissant tous les 3 mois
- Le Numéro 3 francs
- R. GUILLEMINOT, BŒSPFLUG & CIE
- 22, Rue de Châteaudun PARrS-9e
- Page de titre n.n. - vue 1/28
-
-
-
- p.n.n. - vue 2/28
-
-
-
- Revue Technique de Photographie
- p.n.n. - vue 3/28
-
-
-
- Négatif sur Radio-Écl air.
- Étude.
- (Jour et électricité combinés).
- Par M . Caron-Cali
- p.674 - vue 4/28
-
-
-
- La Pratique de POrtochromatlsme et du Panchromatisme
- L’utilisation rationnelle des émulsions négatives chromosensibles exige des connaissances assez étendues en tout ce qui touche à la couleur proprement dite, à la composition de la lumière, au rôle exact des écrans colorés et enfin aux propriétés spéciales des émulsions employées.
- Chaque prise de vue, quelle qu’elle soit, constitue un problème particulier soumis à la sagacité du photographe qui doit décider s’il désire ou interpréter, ou traduire correctement le sujet devant lequel il se trouve. Il y a là aussi une question de prix de revient, car l’emploi d’une surface chromosensihle dûment appropriée permet généralement de réduire considérablement le travail de retouche.
- Peu d’ouvrages traitent entièrement de la question et pour acquérir les connaissances nécessaires le photographe se trouverait bien souvent dans l’obligation de se livrer à un assez long travail de compilation que nous allons essayer de lui éviter. Cl)
- (1) Signalons a ion attention :
- 1° L’ouvrage du Dr Keuneth Mecs, paru vers 1905 et intituté : « La photographie des objets colorés ». Cet ouvrage, quoiqu ancien, traite complètement de la question; mais la traduction française qui en a été faite par Æ. L. P. Clerc est épuisée depuis longtemps et on ne peut espérer la trouver que dans les bibliothèques de quelques Sociétés de Photographie.
- 2° L’ouvrage ; « Les reproductions photomécaniques, polychromes, sélections trichromes, orthochromatisme..., etc... » par jJI. L. P. Clerc, chez Gaston Loin, éditeur à Paris.
- p.675 - vue 5/28
-
-
-
- 67 6
- PHOTOS
- La composition de la lumière.
- La lumière blanche du soleil n’est pas une lumière simple, mais la résultante de la juxtaposition d une infinité de lumières colorées. La preuve nous en est fournie par l’expérience classique du prisme qui reproduit toutes les couleurs que nous sommes habitués a voir dans les arcs-en-ciel, couleurs parmi lesquelles une classification beaucoup trop sommaire n a d abord distingué que les sept couleurs suivantes :
- tHolet, indigo} bleu, dert, jaune, orangé et rouge auxquelles il faut ajouter 5 sortes de radiations invisible» : Vultra-•Oiolet qui se révèle par son action sur un écran phosphorescent ou sur une plaque photographique et / infra^rouge qui se révèle par son action calorifique.
- Toutes les autres sources de lumière sont décomposées de la même façon par le prisme et fournissent un “spectre” <1> analogue, mais de composition différente, certaines couleurs pouvant même être absentes, comme par exemple, le rouge dans la lumière fournie par les tubes à vapeur de mercure.
- En assimilant la lumière à un mouvement ondulatoire analogue à celui du son, les physiciens ont constaté que chaque couleur est caractérisée par une longueur d’onde qui lui est propre; longueur d onde qu ils sont parvenus à mesurer avec la plus grande précision, quoiqu’elle soit de l’ordre du millionième de millimètre (ffLilli^micron ou m\s) ou du dix-millionième de millimètre (TJmté jfLngstrôm ou U.jA-.).
- Ils ont ainsi réalisé un progrès énorme, car l’indication de sa longueur d’onde est le seul moyen de désigner sans ambiguité une des multiples couleurs qui composent la lumière solaire et qui se retrouvent en plus ou moins grand nombre, dans toutes les autres lumières.
- La longueur d’onde des radiations visibles varie d’une façon continue de 400 ma ( "Violet extrême) à 700 ma (Jfouge extrême). Au-dessous de 400 my c’est l’ultra-violet; au-dessus de 700 ma c’est l’infra-rouge.
- <1> On appelle 44 spectre ” le faisceau étalé cl coloré fourni par la décomposition par le prenne d’un fui pinceau lumineux projeté dur une de,) faces de ce prisme.
- p.676 - vue 6/28
-
-
-
- Cliâteau Je Coucj-le-Cliâteau
- (Détruit par les Allemands en 1
- (Aisne).
- 9V)-
- Négatif sur Radio-Broin.
- P ar M. Le fébure.
- p.677 - vue 7/28
-
-
-
- 678
- PHOTOS
- Afin de permettre d’étudier simplement, quoiqu’avec une précision suffisante, les divers phénomènes relatifs a la notion de couleur, notamment en ce qui concerne la photographie trichrome, on a partagé le “spectre” de la lumière solaire en ô régions d’égale étendue, dans lesquelles les variations de couleurs sont peu prononcées. Ces <3 régions sont les suivantes :
- 1° Une région bleue-violette s’étendant de 400 a ôOO ma.
- 2° Une région verte s’étendant de ôOO à 600 ma.
- 3° Une région rouge s’étendant de 600 à 7OO ma.
- et constituent ce qu’on est convenu d’appeler les 3 couleurs primaires.
- Pour la bonne compréhension des lignes qui vont suivre, il faut que le lecteur fasse abstraction complète de toute autre notion (notamment de la classification en 7 couleurs que nous avons indiquée plus haut) et qu’il aît toujours présent a l’esprit le schéma ci-dessous des ô couleurs primaires de la lumière solaire. <1 >
- Bleu-Violet
- Vert
- 400 500
- 600
- y00 mji.
- Après avoir désomposé la lumière solaire au moyen d’un prisme, il est possible de la recomposer au moyen d’un dispositif appproprié (lentille convergente et prisme) qui ajoute toutes les lumières colorées les unes aux autres; on constate alors, en recevant le faisceau résultant ainsi obtenu sur une feuille de papier blanc, qu’on a de la lumière blanche, chose qu’il était d’ailleurs facile de prévoir. <2>
- <1> La transition d'une région à la suivante à effectue assez brusquement par des bandes étroites : bleue-verdâtre vers 5oo m'a et jaune-orangée vers 6oo m'a; mats dont il ne sera point besoin de tenir compte dans la suite.
- (2) Bien remarquer quil s’agit ici d’addition de lumières colorées et non de pigments colorés; comme, par exemple, des couleurs d’aquarelle, car le résultat serait tout autre ainsi que nous le verrons plus loin : l’addition de 5 pigments ayant les couleurs des j couleurs primaires, donnant du noir et non du blanc.
- p.678 - vue 8/28
-
-
-
- PHOTOS
- 679
- Mais si nous opérons la reconstitution en supprimant une certaine quantité de radiations colorées, nous obtiendrons un faisceau qui, cette fois, sera coloré et dont la couleur sera fonction des suppressions qui auront été faites.
- *Si nous supprimons toute la région Lieue-violette, l’addition des régions verte et rouge nous donnera un Jaune pnr très brillant et très lumineux. C’est là un résultat qu’il faut bien retenir car, généralement, on considère le jaune comme une couleur simple, alors que le jaune pur existe en si petite quantité dans le spectre solaire (d peine un centième âe la luminosité totale) qu’un pigment coloré qui ne diffuserait que ces seules radiations nous paraîtrait à peu près aussi sombre que le noir pur. Le jaune que nous venons de définir étant le “complément qu il faudrait ajouter à la région bleue-violette pour obtenir de la lumiùre blancbe est, de ce fait, la “ couleur complémentaire” du bleu-violet.
- De meme, si nous supprimons toute la région verte, l’addition des régions bleue-violette et rouge nous donnera un rose, quelquefois appelé rouge magenta, et dont la couleur est très voisine de celle qui est fournie par des solutions moyennement concentrées de Rboda-mine S ou d’Erytbrosine. Notons donc que le rouge-magenta est la couleur complémentaire du vert.
- De même encore la suppression de la région rouge nous donnera
- du bleu-vert, qui est la couleur complémentaire du rouge.
- »Si au lieu de supprimer les régions entières des 3 couleurs primaires on supprimait seulement une partie de ces régions prise à un emplacement quelconque ou si on supprimait des parties prises simultanément dans 2 ou 3 régions différentes, on obtiendrait toutes sortes de couleurs qui permettraient de reproduire toutes celles que l’on retrouve dans la nature.
- La notion de couleur.
- Pour quelles raisons un corps transparent (verre coloré, par exemple) ou un corps opaque (étoffe de couleur, par exemple) nous paraissent-ils colorés?
- Les considérations qui précèdent vont nous permettre de répondre avec précision à \a question posée.
- p.679 - vue 9/28
-
-
-
- Ile B
- reliât.
- Négatif sur Ortho-Radio-Lux
- Par M. A. Duthilleul
- p.680 - vue 10/28
-
-
-
- PHOTOS
- 681
- Le verre coloré, s’il est jaune à la lumière du jour, nous apparaît tel parce qu’il absorbe au passage toutes les radiations bleues-violettes de la lumière solaire et ne laisse passer que l’ensemble des radiations vertes et rouges.
- L’étoffe de couleur, si elle est rouge en lumière du jour, nous apparaît telle parce qu’elle absorbe toutes les radiations bleues-violettes et vertes et ne réfléchit, par conséquent, que les radiations rouges de la lumière solaire.
- La couleur d’un corps quelconque doit donc être considérée comme le résultat de l’absorption par ce corps d’une certaine quantité des radiations de la lumière à laquelle il est examiné, et cette conception de la couleur est la seule logique, car si la même étofle de tout-à-l’beure était examinée à la lumière d’un tube à vapeur de mercure, elle nous paraîtrait noire puisqu’elle absorbe la totalité des radiations de la lumière émise par ce tube, lumière qui ne contient aucune radiation rouge qui puisse être réfléchie par l’étofïe.
- Cette conception de la couleur est particulièrement indispensable pour comprendre avec netteté le rôle exact joué par les écrans colorés lorsqu ils sont utilisés pour photographier des sujets éclairés avec une lumière dont la composition est différente de celle de la lumière du jour.
- L’emploi d’un écran jaune est, par exemple, absolument inutile pour photographier un paysage à la tombée du jour, car, a ce moment, la lumière solaire ayant à traverser, avant de nous parvenir, une couche d’air beaucoup plus épaisse qu’au moment où le soleil est à son zénith, est pauvre en rayons bleus et violets. La couche atmosphérique ayant joué le rôle d’un écran jaune léger, ce dernier est devenu sans objet et allongerait inutilement la pose.
- La couleur étant le résultat d une absorption, on comprend également que le coefficient d’un écran ne puisse jamais être égal à l’unité, puisqu’après son passage à travers cet écran, l’intensité de la lumière est toujours forcément diminuée.
- (^Æ suivre).
- p.681 - vue 11/28
-
-
-
- Le papier au Charbon par transfert
- fSuite)
- Préparation du négatif.
- Il ne faut pas tirer “en plein ”} car les bords du papier au cbarbon impressionnés sous les marges blanches du négatif seraient tellement insolubilisés qu’ils n’auraient aucune adhérence avec le papier de transfert et se décolleraient pendant le dépouillement, en entraînant une plus ou moins grande partie de l’image.
- Pour tirer avec une petite marge blanche, il n’est nullement nécessaire de “bo râer ” le négatif, ainsi que cela a été souvent conseillé, car c’est là une longue opération complètement inutile, vu qu un cache en papier noir, de grandeur et de forme appropriées, peut facilement remplir le même office. De préférence, il faut placer ce cache sur le côté verre du cliché et non sur le côté gélatine, afin que ses bords s’impriment avec un très léger dégradé qui contribue, lui aussi, à éviter le décollement des bords.
- Choix du châssis-presse.
- Le papier au charbon étant, après séchage, beaucoup plus rigide que les papiers au citrate ou au bromure, on ne peut obtenir des images bien nettes qu’avec des châssis-presses munis de ressorts suffisamment
- p.682 - vue 12/28
-
-
-
- PHOTOS
- 683
- forts. Le modèle dit : « Châssis français >>, avec glace et barres de fermeture munies de ressorts ou de vis de pression, convient parfaitement.
- Chargement des châssis-presses.
- Le papier au cbarbon sensibilisé et sec ayant a peu près la même sensibilité que le papier au citrate, ne doit pas être manipulé en pleine lumière. Il faut procéder au chargement des cbâssis soit dans le coin le plus sombre de la pièce clans laquelle on se trouve, soit au laboratoire, en lumière jaune clair ou en lumière artificielle (arc électrique exclus).
- Exposition.
- Cette opération se fait généralement a la lumière du jour. On peut néanmoins avoir recours soit à l’arc électrique, soit aux tubes à vapeur de mercure, à l’exclusion des ampoules 1 jQ watt dont la lumière, pauvre en radiations bleues et violettes, conduirait à des durées d’exposition beaucoup trop longues.
- L’image n’étant pas visible, il est impossible d’en suivre la venue, ainsi que cela se pratique couramment avec les papiers au citrate, et on se trouve dans la nécessité d’employer des moyens détournés. Cl>
- Une première solution consiste à impressionner, en même temps que le châssis-presse contenant le papier au cbarbon, un deuxième châssis-presse chargé avec un papier au citrate et un négatif de même valeur. Quand l’image du papier au citrate est parvenue à la valeur qu’elle devrait avoir après virage et fixage, l’impresssion du papier au cbarbon (surtout quand il a été sensibilisé aoec notre formule à T acide citrique et à l ammoniaque) est généralement suffisante. Un premier essai aura vite renseigné a ce sujet et on tiendra ensuite le papier au citrate plus ou moins foncé, suivant les résultats obtenus. Cette méthode n’est évidemment pas très précise, mais elle est
- <1 > La rapidité des papiers a a charbon pouvant varier avec leur teinte, nous recommandonà aux débutantd de n utiliser tout d'abord que dev papier.) d’une àeule teinte : noir gravure, noir chaud, noir bleu ou bleu foncé de préférence.
- p.683 - vue 13/28
-
-
-
- 684
- PHOTOS
- néanmoins suffisante, vu qu’au dépouillement il est généralement possible de rattraper les petits écarts d’exposition qui en résultent.
- Une deuxième méthode, un peu plus précise, consiste à se servir d’un 66 photomètre ” d un modèle quelconque. Malheureusement, cet accessoire ayant, du moins pour l’instant, presque complètement disparu du commerce d’articles photographiques, voici le moyen de s’en constituer un à peu de frais :
- Découper comme indiqué (Voir fy. 1) une feuille de papier à calquer assez opaque ou, mieux, de fin papier pour machine à écrire, puis plier ce papier en accordéon de façon à obtenir une bande (ibtr fig. 2)
- Fi} i Fi$ 2
- dans laquelle le numéro A correspond à "I épaisseur de papier, le numéro 2 à ^ épaisseurs de papier et ainsi de suite.
- On devra s’arranger de façon à avoir au moins A 2 numéros et on donnera de la cohésion à l’ensemble en le doublant, recto et verso, avec une feuille du même papier, pliée en deux, qu’on collera par un de ses bords.
- C’est sur ce papier de doublure qu’on inscrira à l’envers avec de l’encre de Chine (afin qu ils s’impriment dans leur vrai sens sur la feuille de papier au citrate) les numéros "i, 2, 3, etc...
- Le photomètre ainsi constitué a 3 épaisseurs de papier pour le numéro ï, 4 épaisseurs pour le numéro 2 et ainsi de suite.
- p.684 - vue 14/28
-
-
-
- PHOTOS
- 685
- Des échelons de \ centimètre de hauteur et de 2 a 3 centimètres de largeur sont suffisants.
- Pour l’emploi, le photomètre est introduit dans un châssis-presse muni d’une glace, charge avec une hande de papier au citrate et exposé cote à côte avec le châssis contenant le papier au charbon.
- On dit que le photomètre marque le numéro W quand, sous l’échelon portant ce numéro, le papier au citrate accuse un léger eommeneement d’impression.
- Quelques essais préalables (qu an peut parfaitement contrôler par remploi simultané de la première méthode) auront vite renseigné sur le numéro à atteindre pour avoir, avec un négatif déterminé, une épreuve au charbon correctement impressionnée. On aura soin de noter ce numéro qui, toutes autres choses égales, servira pour les tirages ultérieurs du même cliché.
- Quand on a employé du papier trop transparent pour la confection du photomètre, le numéro "12 peut être atteint avant que 1 impression du papier au charbon soit suffisante. On y remédiera en doublant le photomètre sur toute sa longueur avec un certain nombre de bandes du même papier.
- Un seul photomètre permet de surveiller la venue de plusieurs épreuves au charbon, car il suffit d’arrêter l’exposition de chaque épreuve au moment où le photomètre atteint le numéro qui leur convient.
- La précision de ce photomètre est d’autant plus faible que le numéro à atteindre est plus élevé mais, comme dans le cas de la première méthode et pour les mêmes raisons, elle est néanmoins suffisante.
- Que r on emploie l’une ou l’autre des deux méthodes que nous venons de décrire, on peut employer n’importe quel papier au citrate, même vieux et jauni; mais il est très important d’employer toujours le même, afin d’avoir toujours le même terme de comparaison.
- Bien noter que les papiers impressionnés doivent être dépouillés dans les 24 heures, car l’insolubilisation de la gélatine se continue après l’exposition.
- p.685 - vue 15/28
-
-
-
- Ile Bréliat.
- Négatif sur Ortko-Raclio-Lux.
- Par M.. A. Duthilleul.
- p.686 - vue 16/28
-
-
-
- PHOTOS
- 687
- Papiers pour transferts.
- On peut obtenir des épreuves au charbon sur des supports très divers (Papier, Verre transparent, oerre opale, hois, cuir, métal, etc...)', mais, pour simplifier, nous ne donnerons tout d’abord que la description des transferts avec les papiers prêts à 1 emploi que fournit la Cie Autotype.
- 1° Papiers pour simple transfert.
- A
- M° 78
- ATO 79
- 108 A° 109
- B
- X° 9
- ir 12
- M#13 Kn 21
- 91
- En rouleaux, ou
- Papier mince, teinté.
- en pochettes de 12 feuilles i3Xi8 ou 18x24
- lisse,
- A° HO Papier blanc à grain fin.
- Papiers Rives, pour portraits, blanc.
- Papier mince, blanc.
- Papier teinté, mince, à grain fin.
- ai» 116 Papier fort pour
- agrandissements.
- 300 Papier blanc, lisse,
- épaisseur moyenne.
- 764 Papier teinté, grain
- moyen.
- Exclusivement en feuilles d enViron 55X^3 cm. :
- Crème rugueux. Jaune pâle, lisse. Gris moyen, lisse. Vélum Japonais. Jaune antique vergé.
- M° 833 Blanc rugueux. I¥° 834 Vert moyen. M° 835 Jaune orange. N» 838 Bleu pale.
- IVe 840 Argenté.
- Tous ces papiers ont une de leurs faces recouverte d une mince couche de gélatine fortement alunée. Cette préparation spéciale a pour but :
- 1° D’éviter la fusion de leur couche de gélatine dans l’eau chaude du dépouillement, fusion qui entraînerait avec elle toute l’image.
- 2° De faciliter leur adhérence avec les papiers au charbon.
- p.687 - vue 17/28
-
-
-
- 688
- PHOTOS
- 3° De les rendre imperméables à l’air afin d’éviter que, pendant leur accouplement, des bulles d’air ne puissent se former par endosmose entre le papier au cbarbon et le papier de transfert.
- A sec, le côté gélatiné est brillant et se reconnaît très facilement, mais il n’en est plus de même dans l’eau. Avant toute opération, il sera donc prudent de marquer le côté non gélatiné par une croix au crayon.
- 2° Papiers pour transfert provisoire.
- Ce papier est catalogué sous la dénomination de tc •SaxOy-er s support fieszibl'e ’ et n existe qu’en une seule qualité, lisse et épaisse. Ce support n’est utilisé que dans le cas où il y a lieu de procéder à 2 transferts successifs, destinés à rétablir l’image dans son vrai sens.
- Comme le papier simple transfert, ce papier a été insolubilisé et imperméabilisé sur une de ses faces. Il est résistant et peut servir plusieurs fois.
- 3° Papiers pour double transfert.
- En rouleaux ou en pochettes de 1S feuilles 1 ô Xlô ou 16x54.
- N° 76 Pap ier blanc, à grain fin.
- HI° 7 7 Papier teinté, à grain fin.
- 86 Papier mince blanc.
- M° 87 Papier Rives pour portraits, mince, blanc.
- X° 80 Papier teinté, lisse et mince.
- M° 1160 Papier épais, lisse blanc.
- Ces papiers sont destinés à bapper l’immage qui a été obtenue sur support provisoire et, dans ce but, ont une de leurs faces recouverte d une coucbe de gélatine assez épaisse, non alunée et ayant, par conséquent, conservé toutes ses propriété adbésives.
- Les papiers pour double transfert, d’une nature toute différente de celle des papiers pour simple transfert, ne peuvent être employés
- au lieu et place de ces derniers. La réciproque est également
- vraie.
- p.688 - vue 18/28
-
-
-
- PHOTOS
- 689
- Obtention d’une épreuve par simple transfert.
- C’est l’A, B, C du procédé au cbarbon et c’est par là qu’il faut débuter, même si, de par la nature du négatif {Voir plus has) on ne doit aboutir qu’à une épreuve inversée.
- Le matériel nécessaire est le suivant :
- Une cuvette d’un format au moins double de celui de 1’ épreuve à traiter, de façon à pouvoir y travailler à l’aise.
- Un rouleau en caoutcbouc de dimension à peu près égale à celle du plus petit coté de l’épreuve.
- Un morceau de verre, d’un format au moins double de celui de l’épreuve.
- La cuvette ayant été remplie d’eau froide et dont la température ne soit pas supérieure à lv5° C, on y introduit la feuille de papier simple transfert destinée à recevoir l’épreuve au cbarbon, feuille qui, afin de pouvoir être facilement manipulée sans courir le risque d abîmer l’épreuve qui va y être reportée, doit être un peu plus grande que cette dernière.
- On la retourne plusieurs fois, en ayant soin de cbasser avec le doigt les bulles d’air qui pourraient se former sur 1 une ou 1 autre de ses faces, et quand elle est suffisamment détrempée et devenue souple (ce qui, aVec les papiers épais, demande toujours un certain temps) on l’abandonne à elle-même sur le fond de la cuvette, après avoir pris la précaution de placer son côté gélatiné au dessus.
- Ceci fait, on introduit à son tour dans la cuvette le papier au cbarbon impressionné, en ayant soin, comme précédemment, de cbasser avec le doigt les bulles d’air qui pourraient se former sur l’une ou l’autre de ses faces. Au début, la feuille de papier au cbarbon a une tendance très marquée à se recroqueviller gélatine en-dedans et il faut insister avec les doigts pour la maintenir dans l’eau. Au bout d’une ou deux minutes, elle devient plus souple et, au moment précis où elle est bien plane et sans attendre qu’elle montre une tendance à s’incurver dans le sens contraire du précédent, on l’accouple sous l’eau, gélatine contre gélatine, avec la feuille de papier transfert restée dans la cuvette. Puis, on saisit cet ensemble par un de ses coins
- p.689 - vue 19/28
-
-
-
- Négatif sur Ortlio-lfadio-Lux.
- Hannion
- Par M. A. Dutlulleul
- p.690 - vue 20/28
-
-
-
- PHOTOS
- 691
- et, tout en continuant à maintenir avec les doigts les deux papiers assemblés, on le sort de la cuvette et on le transporte sur le morceau de verre, papier de transfert en-dessous.
- Bien noter que la seule opération qui demande à être effectuée en lumière jaune clair ou en lumière artificielle est celle de 1 introduction dans l’eau du papier au cbarbon impressionné, car à partir du moment où ce dernier a été mouillé, il est devenu insensible et on peut travailler en pleine lumière du jour et même en plein soleil si on le désire.
- >Si l’opération que nous venons de décrire a été bien faite, aucune bulle d’ air n’a pu se glisser entre les deux papiers et il ne reste plus qu’à cbasser de suite l’excédent d eau interposée, au moyen de quelques coups de rouleau en caoutcbouc. Aucune trace d’eau ne doit rester apparente et il faut en éponger les dernières traces avec un tampon de linge.
- La pression du rouleau en caoutcbouc doit être suffisante pour cbasser l’eau, mais n’a nul besoin d être très forte, car 1 adhérence des deux feuilles est uniquement provoquée par la succion de la gélatine humide sur la face imperméabilisée du papier transfert. Cette succion ne se produit pas quand la gélatine du papier au charbon a été mouillée trop longtemps et c’est pour cette raison qu’il. faut accoupler les deux papiers au moment précis que nous avons indiqué.
- Les deux feuilles accouplées sont enfin enlevées de la plaque de verre et mises sur une feuille de papier buvard en attendant le moment du dépouillement. >Si on a effectué plusieurs transferts successifs, on peut empiler les couples obtenus en les séparant par une feuille de papier buvard. Le temps de contact doit être au moins de ÎO minutes mais peut, sans aucun inconvénient, être prolongé, à condition de ne pas aller jusqu'à la déssiccation.
- Il n’est, d’autre part, nullement nécessaire de maintenir les couples sous pression, puisque l’adhérence des deux feuilles de chaque couple n’est pas le résultat d’une pression mécanique.
- Les opérations que nous venons de décrire sont excessivement simples et s’exécutent en un temps bien plus court que celui que nous avons mis à les décrire.
- p.691 - vue 21/28
-
-
-
- PHOTOS
- 692
- Pour terminer, rappelons que le simple transfert ne peut donner une image droite qu’avec des négatifs inversés (soit par pelliculage, soit par exposition par le dos) ou avec des négatifs sur pellicules minces (comme celle des bobines ou des films-packs) qu’i1 est possible d exposer par le dos, sans nuire à la netteté de l’image.
- Passons maintenant à l’opération du dépouillement, encore plus facile que la précédente.
- La cuvette qui vient de nous servir est maintenant remplie d’eau cbaude à une température comprise entre ôô et 40° O, pas plus. U ce degré, elle ptq-ue un peu les doigts). Un de nos couples précédents y est introduit, papier au charbon au-dessus et en ayant soin de cbasser avec le doigt les petites bulles d’air qui pourraient se former. Au bout de une à deux minutes, la gélatine colorée commence à fuser sur les bords du papier au cbarbon, on maintient alors le couple sous 1 eau au moyen de la main gaucbe et, saisissant avec la main droite le papier au cbarbon par un de ses coins, on le sépare par traction et sans temps d’arrêt du papier de transfert toujours maintenu sous l’eau. La feuille de papier au cbarbon ainsi retirée n’est plus bonne à rien et doit être jetée. Tant qu’à la feuille de papier transfert restée dans la cuvette, elle offre l’aspect d’un placard coloré n accusant qu une vague trace d’image.
- (A sutVre)
- p.692 - vue 22/28
-
-
-
- PHOTOS
- 693
- PLAQUES ET PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES
- GUILIEMINOT
- Veuillez prendre bonne note que :
- Pour satisfaire à tous vos desiderata,
- I
- ===== Les plaques
- STUDIO-GUIL et ANECRA
- existent maintenant en 2 séries distinctes :
- 1° Ordinaire.
- 2° Anti-halo, supprimant complètement le halo, grâce à un enduit dorsal rouge qui se dissout très rapidement et très facilement dans tous les révélateurs.
- p.693 - vue 23/28
-
-
-
- 694
- PHOTOK
- LA
- Pellicule GUILLEMINOT
- est
- la Pellicule la mieux adaptée à la Photographie d*Amateur
- Existe en deux séries distinctes :
- lo EXTRA-RAPIDE
- 2° ULTRA-RAPIDE, plus rapide que la précédente
- Toutes deux ortho sans écran et complètement corrigées du halo par enduit dorsal rouge.
- p.694 - vue 24/28
-
-
-
- A Equiken (P.-de~C.).
- Négatif sur Radio-Brom.
- Par M. Lefébure.
- p.695 - vue 25/28
-
-
-
- 696
- PHOTOS
- ^ll11II.Il 11111111111 II1111111111111...11111111111111111111111111111111111111] 11111111 il 11111111111111111111111111111111111111 il
- I Plaque CRYPTA
- GUILLEMINOT
- Procédé E. CALZAVARA
- N-
- Fobmat
- permet la pliotograpliie instantanée dans le rouge extrême et ^ 1 Inlra-rouqe immédiat.
- Titllllltiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
- 1/Imprimeur-Gérant : R. GIRARD & C^e
- £_ 111111111 111111111111111111111111111111111111111M i M111111111111111111111 111111111111111111111 1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 « 111111111111111111
- p.696 - vue 26/28
-
-
-
- p.n.n. - vue 27/28
-
-
-
- p.n.n. - vue 28/28
-
-