Photos : Revue technique de photographie
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- Revue Technique de Photographie
- H10T0S
- A\ 1 » //Æ
- Le Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration 13, Rue d’Odessa PARIS-14e
- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1927
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- Revue Technique de Photographie
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- GKSXOUIX-GRANDTURIX & C" Photograveurs Devant 1 Immensité Par M. Ch. Laurent
- PARIS Report de Bromoil
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- LE REPORT
- Le report est 1 aboutisse Tient logique du Bromoil, mais avant d’y procéder il est indispensable de posséder une technique très sûre car, lorsqu’on encre une épreuve en vue d’un report, on ne se trouve plus dans le cas du compromis habituel entre la dureté de l’encre et le degré de gonflement de la planche ; la nature de 1 encre est imposée et c’est là une difficulté supplémentaire qu on doit être à même de pouvoir surmonter très a:sément.
- Quels sont les avantages du report ? Ainsi qu’il est facile de le constater, un Bromoil, même parfait, offre toujours un aspect luisant en même temps qu un peu terne. Oela tient à ce que, d’une part, la couche de gélatine du papier Bromoil n’absorbe pas complètement la matière grasse de 1 encre, même après un séchage prolongé, ainsi que cela se produit avec les papiers utilisés dans les divers procédés d’impression ; et à ce que, d autre part, cette même couche de gélatine enlève toute la fraîcheur du papier sur lequel elle est couchée. Aussi l’épreuve bromoil terminée, quoique déjà très belle, n’a ni l’éclat, ni la vigueur, ni la profondeur d une gravure au burin ou à 1 eau forte.
- C est à Monsieur Robert Demachy, l’artiste sincère et consciencieux qui a tant fait pour la diffusion de la photographie artistique et que nous connaissons tous, que revient le mérite d’avoir eu le premier 1 idée d utiliser une presse pour transférer l’épreuve sur une feuille de papier non gélatiné ; le bromoil décalqué symétriquement présentant alors toutes les qualités d’une gravure puisqu’il est de substance identique.
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- GONFLEMENT ET ENCRAGE DU BROMOIL DESTINÉ AU REPORT
- <Si on essaie de reporter un bromoil obtenu à l’encre machine pure ou légèrement amollie, on constate que le report se fait très mal et aboutit aune épreuve anémique, même dans les noirs. La raison en est que 1 encre machine adhère fortement à la gélatine et ne veut pas la quitter. Au contraire, un bromoil obtenu à l’encre taille-douce pure ou très légèrement durcie se reporte bien et surtout beaucoup plus facilement.
- On se trouve donc, dans le cas du report, obligé d’employer de l encre tadle^douce et par conséquent privé de la ressource habituelle de 1 appropriation de la dureté de 1 encre au degré de gonflement de la planche. O est pour cette raison qu’il est indispensable, ainsi que déjà dit, de posséder une technique très sûre avant de pouvoir songer à passer au report.
- Il serait peut-être dangereux de ne demander qu’à l’eau chaude .seule le fort gonflement exigé par l’encre taille-douce, car on pourrait être amené à frôler de trop près le point de fusion de la gélatine. Il est préférable de faire d’abord gonfler pendant i5 à 50 minutes dans une eau à 35-40°, puis de transporter la planche dans un bain seulement tiède {à 10-50°) d’ eau ammoniacale à ô ou 10 % dans lequel elle reste encore pendant quelques minutes. On règle 1 action de ce dernier bain en tenant compte que le gonflement est proportionnel à la durée d’immersion et à la concentration en ammoniaque. Nous ne pouvons donner une plus grande précision à ces renseignements car on ne peut, montre et thermomètre en mains, régler des réactions physiques se rapportant à une substance aussi élastique et aussi mal définie au point de vue chimique que la gélatine.
- On nous a parfois demandé, depuis que nous traitons du Bromoil dans “ Pbotos” d’indiquer avec précision les températures maxima auxquelles peuvent être soumis les deux papiers Bromoil Guilleminot : Bromoil lisse et Bromoil rugueux. La seule chose que nous pouvons indiquer avec certitude est qu’ils doivent être traités à des températures nettement plus élevées que celles nécessitées par les papiers similaires de marque étrangère et que les indications données dans les pochettes : soit ôô° pour le Bromoil lisse et ôô° pour le Bromoil rugueux, ne sont que très approximatives puisqu’elles sont dépendantes des traitements auxquels la gélatine a pu être soumise avant l’opération du
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- gonflement, traitements qui sont fonction de la façon d opérer de chacun, depuis le premier développement jusqu au lavage consécutif au dernier bain de fixage. D’autre part, il est impossible de généraliser, puisque deux émulsions de numéros différents n’ont pas forcément été fabriquées avec le même lot de gélatine et peuvent donc avoir des points de fusion différents. Bref, un opérateur consciencieux qui désire avoir des renseignements précis sur la température critique du point de fusion devra la déterminer lui-même par prélèvement préalable d’un petit morceau sur une des épreuves blanchies, d une même série et du même numéro d’émulsion. Cette petite expérience est très facile et ne demande qu un thermomètre, qui n a même pas besoin d être précis, pourvu que ce soit le même que l’on emploie à la surveillance de la température de gonflement.
- Nous avons intentionnellement passé sous silence le gonflement au moyen de coups de presse à blanc ; le procédé est parfait, mais exige l’emploi d’une presse taille-douce dont le prix est actuellement assez élevé et qu il n’est nullement indispensable d’acquérir, à moins d’avoir en vue une grande production.
- 5i, après gonflement, 1 encre taille-douce ou une encre de composition très voisine, ne convient pas, le plus sage est de tout effacer au moyen d une touffe de coton imbibée d essence minérale. On remet de suite l’épreuve dans 1 eau et on recommence toutes les opérations du gonflement en les modifiant dans le sens indiqué par les résultats du premier encrage.
- Les blancs de l’épreuve à reporter doivent être absolument purs si on désire qu’ils conservent toute leur fraîcheur sur le report, il y aura donc lieu, si besoin en est, de les décaper soit au pinceau d’aquarelle mouillé, soit à la gomme mie de pain.
- Prendre bonne note que 1 épreuve au bromure destinée au report doit forcément être inoersée. Cette inversion n’offre aucune difficulté quand on procède par agrandissement puisqu’il n’y a qu’à retourner le cliché dans le châssis porte-clichés. Dans le cas du tirage direct, on doit préalablement pelliculer le cliché et procéder à son retournement.
- De toutes façons, cette épreuve au bromure doit être tirée sans marges car il faut, qu’après blanchiment, l’épreuve soit légèrement tannée sur toute sa surface afin d éviter que ses bords ne puissent adhérer trop fortement au papier de report, ce qui risquerait de provoquer des arrachements de la gélatine. Par contre, au momen t de Ven-
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- ort
- Par
- M. Cil- Laurent
- Report
- de Bromoil
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- orage, il est d’une très bonne pratique de réserver des marges blanches au moyen de bandes de papier ou d’équerres en zinc très mince qu’on enlève aussitôt l’encrage terminé. On régularise ensuite les marges ainsi obtenues par des coupes appropriées et, au report, les bords de la feuille donnent par pression un coup de planche 8 qui encadre avantageusement le sujet; ce coup de planche étant à marges plus ou moins grandes suivant les marges blanches qu’on aura laissées à 1 épreuve encrée.
- Signalons enfin que la même planche peut serx)ir à quelques reports dont le nombre (que nous ne précisons pas avec intention) est fonction des soins et des égards avec lesquels elle aura été traitée.
- Le premier report, de même que le dernier, n est pas toujours le meilleur et on remarque que la planche qui vient de donner un report et qu’on remet à l’eau chaude pour procéder à un nouveau gonflement prend un relief très accusé qui, au cours des nouveaux encrages, augmente les contrastes de 1 image.
- D’autre part, ce n’est pas toujours l’épreuve qui paraîtra la plus belle qui donnera le meilleur report et le (< coefficient personnel » de l’opérateur entre pour une grande part dans l’aspect et la valeur du report terminé. Le procédé n est pas difficile, il importe de le spécifier nettement, mais ne réussiront que ceux qui en posséderont parfaitement la technique et auront eu la sagesse de ne pas être trop pressés et de n’avoir pas voulu mettre la charrue avant les boeufs.
- LES PAPIERS DE REPORT
- On peut employer presque toutes les sortes de papiers utilisés dans les arts graphiques ou dans les procédés d’impression mécaniques, mais on arrive plus facilement à de bons résultats en limitant d’abord son choix aux papiers mi-colle ou sans colle tels que les papiers Hollande et les papiers d’Arches qui sont fabriqués en plusieurs teintes dans les .2 catégories que nous venons d indiquer.
- Pour les reports sans presse, qui sont les seuls que nous décrirons pour l’instant, ces papiers ne sont généralement pas humidifiés, car l’humidification préalable offre 1 inconvénient d’atténuer les contrastes de l’image. 3i on désire néanmoins y procéder, les feuilles de papier, rapidement plongées dans 1 eau sont immédiatement essorées par pression entre quelques épaisseurs de buvard non plucheux.
- (A suitire).
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- JM-anne-jum de la jM.atson tSiegel
- Cliché A. G. P. Paris
- Reproduction d’un agrandissement obtenu avec “ Otofox '
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- DE ÇI9 DE LA
- EPREUVES D’ESSAI
- Ces épreuves sont parfois livrées sur papier au citrate (ou similaire) sans être fioeées. De plus, elles ne sont généralement tirées que très légèrement, de façon à éviter qu’on ne puisse les passer au bain de virage-fixage et se constituer ainsi, à bon compte, quelques épreuves supplémentaires.
- Mais cette dernière façon de procéder est mauvaise, car elle nuit à la bonne présentation des épreuves et il est préférable de les tirer à leur juste dateur ; quitte, avant livraison, à exécuter à leur surface, de çi, de là, sur la figure notamment, quelques légers frottis de parafiîne qu’on prend soin d étaler avec le bout des doigts et qui, si on n’a pas eu la main trop lourde, sont ainsi complètement m-Oîsîbles.
- Quand on passe de telles épreuves au bain de virage-fixage, le bain ne peut pénétrer (ou ne pénètre que très irrégulièrement) là où il y a eu de la matière grasse et il se produit des tacbes irrémédiables rendant l’épreuve inutilisable.
- MAQUILLAGE A LA SANGUINE
- C’est un excellent et très expéditif procédé, pourtant assez peu connu.
- Il consiste à frotter avec de la sanguine en pouâre très fine la gélatine du clicbé, là où on désire retarder l’impression.
- Pour obtenir de la poudre très fine, on frotte un crayon sanguine comme celui dont on se sert habituellement pour le dessin, sur un verre dépoli après y avoir déposé quelques gouttes d alcool bon goût ou dénaturé. Après évaporation de cet alcool, on prélève la poudre de sanguine au moyen d’une estompe en peau (une estompe en papier pourrait rayer le clicbé) ou d’une touffe de coton bydro-
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- phile et on l’applique sur la gélatine sèche du cliclié en suivant soigneusement les contours des régions qui doivent être retardées, puis on régularise l’action de l’estompe ou du tampon de coton avec le Bout des doigts.
- >Si le travail effectué ne plaît pas, on peut l’effacer en trempant le clicBé dans l’eau pendant quelques minutes, puis en frottant sous l eau avec le Bout des doigts. >Si on est pressé, on frotte avec un tampon de coton BydropBile imBiBé d’alcool à ,90 degrés qui sècke presque instantanément.
- REMPLACEMENT OU BISULFITE DF SOUDE UIQUIOF
- Le Bisulfite de soude liquide est de plus en plus utilisé pour être ajouté aux Bains de fixage à la dose de 30 à 30 centimètres cuBes par litre et les Bains de fixage ainsi additionnés de Bisulfite comportent de nomBreux avantages :
- Ils maintiennent la pureté des Blancs, soit des clicBés, soit surtout des épreuves, en détruisant de suite les petites quantités de révélateur dont ils sont encore imprégnés, même après un lavage sommaire, au moment où on les transporte dans le Bain de fixage.
- Ils ne se colorent pas après usage, ainsi que le font les Bains non Bisulfités.
- Ils permettent éventuellement l’adjonction d’alun de cfirôme ou d’alun ordinaire sans avoir à redouter une décomposition de 1 Byposulfite qui serait très préjudiciaBle à la Bonne conservation des épreuves. Rappelons ici que l’alun ordinaire et surtout l’alun de cfirome tannent la gélatine et l’empêcfient de devenir -Oîsqueuse au cours des lavages pendant la saison cBaude.
- Ils permettent la décoloration de la sous-coucfie antifialo des plaques Radio-Lux et OrtBo-Radio-Lux-Guilleminot, sans avoir recours à une manipulation supplémentaire.
- On a dit que l’adjonction de Bisulfite tannait légèrement la gélatine, mais cette réaction n’est pas très caractérisée.
- Dans l’ensemBle, l’adjonction de Bisulfite n’offre que des avantages et il est compréfiensiBle que l’emploi de ce produit se généralise.
- Dans les villes, on le trouve assez facilement, soit cBez le droguiste, soit cBez le marckand de produits pkotograpBiques, dans un état de pureté très satisfaisant et à une concentration voisine de 33°
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- Les Chansons
- GESNOUIN - GRANDTURIN & C1’
- Photograveurs }
- PARIS
- Par M. M. Meys Paris
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- Baume qui est celle prévue par les formules. Mais il n en est plus de même à la campagne ou dans les petites villes. Les magasins en sont souvent démunis et quand ils en ont, n’en ont généralement qu’un débit très restreint, ce qui ne leur permet de ne livrer que du bisulfite « éventé », ne sentant plus du tout «le soufre^ et n’ayant plus alors aucune efficacité.
- Dans ces cas, pour éviter d’en faire venir de l’usine productrice, ce qui occasionnerait des frais de port et d’emballage assez élevés, il est préférable de le remplacer par des produits équivalents de même efficacité qu’il est facile de se procurer dans un état de pureté suffisante.
- Le premier de ces produits auxquels on peut penser est le bisulfite de soude sec et en poudre, mais il est ordinairement impur et se transforme très facilement à 1 air en sulfate de soude et sulfite de soude inactifs, il est, de plus, d un prix assez élevé.
- Il n en n’est plus de même avec le métabisulfite de potasse qui coûte moins cber et existe en gros cristaux, d’une stabilité très satisfaisante. On prépare avec ce produit une solution à 20% (200 gr. pour un litre d’eau) dont 20 cent, cubes remplacent ÎO cent, cubes de bisulfite de soude liquide. Bien noter que la dissolution de méta-bisulfite de potasse doit se faire à Veau froide et non à 1 eau cbaude, de façon à éviter une décomposition partielle de ce produit.
- On peut, si l’on désire, préparer soi-même le bisulfite de soude liquide en partant du sulfite de soude anbydre que tous les photographes ont dans leur laboratoire. Pour cela on verse la solution :
- Eau 200 cent, cubes
- Acide sulfurique à 66° Baumé.. 20 » »
- la solution :
- ♦Sulfite de soude anbydre ÔO gr.
- Eau, q. s. pour ÔOO cent, cubes
- On obtient ainsi une solution de bisulfite de soude dont 20
- cubes remplacent ÎO cent, cubes de bisulfite de soude liquide à ôô° Baumé.
- Bien noter que l’acide sulfurique doit être versé peu à peu, et en agitant, dans l’eau. Il est très dangereux de faire Vin-Oerse.
- Toutes ces solutions doivent, comme le bisulfite de soude, avoir nettement une odeur c< de soufre ”, si non, elles sont éventées et doivent être jetées, car elles seraient d’une inefficacité absolue.
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- RÉSERVES DANS LES RETOUCHES A L’AÉROGRAPHE
- Il arrive souvent d’avoir besoin de faire des réserves sur des photographies au cours de leur retouche à l’aérographe et on utilise fréquemment dans ce but des caches en papier que 1 on découpe suivant les contours de la surface à protéger.
- Un moyen plus rapide consiste à recouvrir ces surfaces avec une solution de tcpara” (caoutchouc naturel, non Vulcanisé) dissous dans de la benzine cristallisable dans la proportion de 2/ô de para pour 1/3 de benzine. La dissolution demande 10 à 13 jours environ. On l’étend au pinceau sur toute la surface à protéger. Après le séchage, qui est presque instantané, il se forme une légère pellicule facilement détachable par la suite, soit en la roulant sous les doigts, soit en gommant.
- U épreuve doit être parfaitement propre et ne présenter aucune tache graisseuse à sa surface. La benzine et le caoutchouc doivent être de première qualité et il ne faut employer que la benzine cristallisable. L’usage de la dissolution de caoutchouc vendue en tubes pour la réparation des chambres à air est à déconseiller.
- MÉTHODE TRÈS RAPIDE DE PELLICULAGE DES NÉGATIFS
- La méthode que nous allons décrire est très simple, très rapide et très sûre. Elle ne comporte aucun aléa et on peut 1 adopter en toute confiance.
- Inciser d’abord la gélatine du cliché à 1 ou 3 X des bords, l’incision doit être bien franche et aller jusqu au Verre. La gélatine du cliché, mis à plat sur une table, est ensuite recouverte bien régulièrement au moyen d’un tampon de coton hydrophile du mélange suivant :
- Solution de fluorure de sodium à 4 .. 2 vol.
- Formol (aldéh yde formique à 40 %). .. 1 vol.
- Au bout de 1 minute et demie à 2 minutes, on recouvre la surface du cliché avec une feuille de solide papier pour machine à écrire préalable-ment mouillée qu’on fait adhérer au moyen d’un coup de raclette. La pellicule de gélatine peut alors s’enlever facilement aVec le papier, en facilitant son départ par un des angles au moyen de la pointe d’un canif.
- >Si, avant le transport définitif sur une feuille de celluloïd ou une plaque de verre, on désire inverser la pellicule, on la transporte sur une deuxième feuille de papier par le même mode opératoire.
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- Étude
- Cliché Blanc et Demilly
- Lyon
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- LES LOIS
- QU’IL FAUT CONNAITRE
- DES RÉPARATIONS EN FIN »E LOCATION
- L’expérience de la vie judiciaire démontre qu’une des sources les plus importantes des procès réside dans les rapports existant entre bailleurs d’immeubles et locataires au sujet des réparations. Question irritante s’il en fût. En cette matière les parties confrontent toujours avec âpreté leurs points de vue opposés. Ici le litige prend naissance autant dans la recbercbe d’une satisfaction d’amour-propre que d’un intérêt strictement pécuniaire.
- Il nous a donc paru utile d éclaircir quelques notions généralement trop peu connues et de fournir à nos lecteurs sur ce point des indications pratiques.
- Les difficultés en cette matière surgiront généralement à la fin du bail ou de la location. A ce moment, conformément à l’article 1 /ôÇ) du Code civil, le locataire doit restituer la chose louée telle qu il l a reçue.
- Toute la question se ramène donc à savoir dans quel état le bailleur a délivré l’immeuble au commencement de la location. Tout serait très simple si, conformément au vœu de la loi, les parties avaient dressé au moment de l’entrée en jouissance un écrit, l’état des lieux, indiquant l’état dans lequel la maison a été livrée au preneur. Pratiquement cette formalité, pourtant très utile, n est jamais oh serrée.
- A d éfaut d’état des beux, la solution est donc assez rigoureuse pour le locataire. Il est présumé en effet avoir reçu Vimmeuble en bon état de réparations de toute espèce. Et pour s’exonérer de cette présomption le locataire serait tenu de rapporter la preuve contraire, avec
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- tout ce que cette obligation représente pour lui d incertitudes, voire d’impossibilités.
- Le plus souvent, au départ du locataire, les difficultés auront pour objet la détermination des réparations dites locatives qui devront être mises à la charge du locataire.
- A cet égard et conformément à l’article l^v54 du Code civil l’usage local est souverain. Et cependant cet article donne quelques exemples de ces réparations. Sont réparations locati-Oes : Celles à faire .
- 1° Aux âtres, contre-cœurs et chambranles des cbeminése — Les chambranles et tablettes de menuiserie détériorées par le feu sont à la charge du locataire. De même, les tablettes de marbre qui ont été cassées par un choc, à moins cependant que ces cassures proviennent d’un vice dans la matière (p. ex. fils dans le marbre...') Même solution pour les tables et buffets avec couverture de marbre. Le locataire est tenu aussi à réparer les plaques de fonte des contre-cœurs de cheminée cassés, ainsi que leur scellement et aussi le scellement des ce croissants » du foyer destinés à retenir pelle et pincettes. — Doivent être entretenus et restitués en bon état par le locataire, les carreaux cassés devant le foyer, les réchauds potagers et les grilles cassées.
- Signalons dans cet ordre d’idée que le locataire est tenu du ramonage fréquent des cheminées.
- .2" Le recrépiment du bas des murailles des appartements à la hauteur d’un mètre est aussi à la charge du locataire.
- ô° Il doit encore réparer les pavés et carreaux des chambres ou appartements s’il y en a seulement quelques-uns de cassés. Mais si le pavage ou carrelage était tout entier à refaire il y aurait présomption de détérioration résultant de l’humidité ou d un vice de construction, et obligation par suite pour le propriétaire seulement. — *Sauf bien entendu preuve contraire .— On appliquera la même solution pour les planchers et les parquets.
- Les pavés des cours destinées à recevoir des charrettes et des voitures sont toujours à la charge du propriétaire.
- 4° Les réparations des vitres, à moins qu elles ne soient cassées par la grêle pu autres accidents de force majeure, incombent naturellement au locataire.
- Ô° De même les réparations aux portes, croisées, planches de cloisons ou de fermeture de boutiques, gonds, targettes et serrures. Il
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- faut étendre cette obligation à toutes les fermetures en fer. Le locataire qui a fait percer un judas dans une porte doit remettre une planche entière là où le trou a été foré.
- Il doit encore les réparations des balcons et grilles de fer auxquels manqueraient des barreaux. Par contre les gouttières et tuyaux de descente des eaux pluviales ou ménagères incombent exclusivement au propriétaire.
- Il arrivera fréquemment que 1 immeuble loué comportera aussi la location d’un jardin attenant. Voici les obligations du locataire au départ : les allées seront rendues dressées et sablées, les gazons, bordures et plates-bandes en bon état. Les arbres et arbrisseaux doivent être rendus en même nombre à moins de prouver qu’ils ont dépéri naturellement. —- Pour les treillages, tonnelles et berceaux le locataire n’en est pas moins responsable, à moins qu’il ne soit évident que leur destruction est due au fait d’une personne. — .S’il y a des bassins et jets d’eau le locataire est responsable des dégradations causées aux robinets par la gelée.
- X *
- Telle est 1 énumération la plus générale qui puisse être donnée des réparations locatives. Pour celles qui ne sont pas indiquées ici il sera facile de résoudre les difficultés en raisonnant par analogie.
- C’est une charge qui peut être fort lourde pour le locataire. Aussi nous engageons très vivement nos lecteurs, avant d entrer en jouissance d’un immeuble quelconque, à dresser avec le propriétaire un état des lieux eæact, compte t et minutieuse,. Bien des procès seraient évités, si 1 on observait cette élémentaire précaution.
- Si par impossible, le propriétaire refusait de se soumettre à cette légitime demande, le preneur devrait agir en justice à cet effet. Et cette action serait régie par les règles ordinaires de la compétence.
- Mais le plus souvent, le propriétaire ne ferait aucune difficulté, forcé qu’il serait de reconnaître le caractère très équitable d’une mesure qui n a rien de désobligeant pour lui. Et bien des surprises désagréables encore une fois seront évitées ainsi à nos lecteurs s’ils veulent bien entendre ces quelques conseils pratiques.
- Louis Cadars,
- Avocat a la Cour cPAppel de Bordeaux.
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- IÆ MONTAGE DES EPREUVES
- Le Collage à sec (Suite)
- 2°. préparation du support. •— Pour être tien faites les opérations de la préparation du support demandent une certaine tabileté, beaucoup de temps et beaucoup de soins. O est ce qui explique que presque tous les photographes, se rappelant avec à-propos que tC Le temps est de l’argent ”, préfèrent acheter leurs supports tout préparés, soit d’après un modèle spécial qui leur est réservé, soit après avoir fait leur choix dans la très importante collection de modèles établie par la Maison Tochon-Lepage et O’ù
- 11 y a néanmoins des cas où aucun support préparé à 1 avance ne peut convenir : il faut alors pouvoir 1 établir soi-même et c est à cette occasion que nous signalerons (parce qu il ne nous semble ni très connu, ni très employé) l’emploi d un petit instrument qui permet de couper des sous-teintes rectangulaires très exactement calibrées en différentes largeurs. Ce petit instrument, c est la ta pige
- Elle est constituée par une petite barrette en laiton de 6x l,ô ™ environ, relevée à ses deux extrémités de façon à faciliter son glissement dans le sens longitudinal. Dans sa partie médiane, elle porte une série d’entailles plus ou moins éloignées des bords et dans lesquelles on peut engager la pointe (ou la molette) du coupe-épreuves.
- On s’en sert comme suit : Après avoir calibré 1 épreuve munie de son adhésif, on coupe des sous-teintes plus ou moins grandes en utilisant le même calibre, mais en appuyant contre ses bords la pige après avoir engagé la pointe (ou la molette) du coupe-épreuves dans une de ses ouvertures. On obtient ainsi très facilement et avec beaucoup de précision des sous-teintes très régulièrement calibrées.
- Pour découper des sous-teintes rondes ou ovales, la pige ne peut être commodément utilisée et il faut disposer d une série de calibres
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- dont les dimensions vont en augmentant de quelques millimètres en passant d’un modèle au suivant.
- 3°. Assemblage de l éprewOe et de son support. .— L’épreuve calibrée et munie de son adhésif est mise très exactement en place sur son support, puis, en continuant à la maintenir, on relève un peu un de ses coins et on fixe 1 adkésif au support au moyen d’une toucke du petit fer ckaufïé. Cette opération est faite au moins à deux coins diamétralement opposés.
- Tous les supports munis de leurs épreuves sont empilés les uns sur les autres en attendant le moment du collage définitif.
- 4°. Collage de l épreu-ûe. — Pendant qu’on termine l’opération précédente, on fait ckaufïer la presse et on porte sa température vers 70-60°, en tenant compte que la température la plus élevée est celle qui convient le mieux aux épreuves tirées sur papiers épais.
- Une température un peu trop élevée ne peut être dangereuse pour les épreuves que si celles-ci ne sont pas parfaitement sèches. Par temps de pluie, ou quand les épreuves ont séjourné quelque temps dans un local kumide, il est prudent de les exposer à l’air likre près d’une source de ckaleur artificielle afin qu elles puissent se débarrasser des dernières traces d’kumidité dont elles peuvent être imprégnées. On doit également veiller à ce que les supports soient aussi secs que poss ikle.
- En collant des épreuves qui ne sont pas sèckes, on risque des accidents définitifs et souvent irrémédiables. C est ainsi que le zinc qu’on met au-dessus de l’épreuve peut adkérer à cette dernière et que les épreuves mates peuvent devenir brillantes par places ou dans leur totalité. (Accident qui se produit également quand, malgré que l’épreuve soit bien sècke, la température de la presse est vraiment beaucoup trop élevée).
- On peut parfois remédier au dernier accident que nous venons de signaler, quelle qu’en soit la cause, en frottant 1 épreuve avec un tampon de coton hydrophile saupoudré de pierre ponce en poudre fine.
- il était indispensable d’insister sur ces petits détails qui peuvent être méconnus ou sous-estimés et être ainsi la cause d’insuccès assez sérieux. En résumé, il faut bien se dire que tc le collage d sec est Vennemi de Vhumidité ’, petite vérité qui a tout l’air d’une Lapaliss ade mais qu’il était néanmoins très utile d énoncer.
- (A suvOre).
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