Photos : Revue technique de photographie
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- JUILLET-AOUT 1928
- PHOTOS
- Revue Technique Photographie
- 'araissant tous les St mots
- mmsm
- Le Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration 13, Rue d’Odessa PARIS-14e
- N° 8
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- Le
- Rocher de
- M
- onaco
- par M. R. Barba, reporter-photographi
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- I/ORTHOCHROMATISME PRATIQUE:
- et
- la plaque: AKÉLRA
- La plaque photographique ordinaire ne reproduit pas les couleurs d’un sujet et ne fait que les traduire. Elle procède ainsi à la façon du dessinateur qui ne dispose que d’un crayon noir et d une feuille de papier blanc.
- Le dessinateur ne peut évidemment qu’interpréter ces couleurs en les représentant par des gris plus ou moins clairs ou plus ou moins foncés, et on peut logiquement en conclure qu il y a autant de façons d’interpréter que de dessinateurs. Mais, si chaque dessinateur a sa manière qui lui est propre, il est néanmoins des principes généraux dont il ne lui est pas possible de s’écarter et ce n est pas par convention qu’il est admis que le jaune est une couleur très claire, que les verts et certains rouges sont des couleurs moins claires et que les bleus et les violets sont des couleurs foncées. Ceci résulte de 1 effet produit sur notre rétine par ces couleurs et ce serait un non-sens que de vouloir les traduire autrement que nous venons de le dire puisque ce serait en contradiction absolue avec les perceptions visuelles de tout le monde.
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- La plaque pliotograpliique ordinaire traduit-elle convenablement les tonalités colorées d’un sujet ? Nous pouvons, sans aucune hésitation, répondre par la négative puisque nous savons tous que la plaque ordinaire n’étant que très peu (pour ne pas dire du tout) sensible aux jaunes, aux verts et aux rouges, les traduit sur l’épreuve positive par des teintes très sombres, juste le contraire de ce qu’il faudrait, et qu’étant, au contraire, très sensible et même beaucoup trop sensible aux bleus et aux violets, elle les traduit sur l’épreuve positive par des teintes très claires, juste encore le contraire de ce qu’il faudrait. On ne peut même pas objecter que certains rouges ce viennent » quand même, car ce serait oublier que ceci n est possible que grâce à la quantité plus ou moins grande de rayons bleus ou violets qu’ils réfléchissent toujours.
- Bref, la plaque ordinaire est un bien mauvais outil qui travaille avec un rendement tout à fait anormal et si on s en est accommodé jusqu’à ces derniers temps (en faisant, au besoin, passer la sauce au moyen de retouches compliquées et de maquillages savants), ce n’est pas une raison suffisante pour continuer et, à 1 heure présente, l’emploi de la plaque orthochromatique (1), en attendant que ce soit le tour de la plaque panchromatique, devrait être le cas général et non le cas particulier.
- La Plaque Anécra
- Dans cet ordre d’idées, la Plaque Anécra Guilleminot qui vient d être mise sur le marché, peut, sans aucune complication, donner entière satisfaction ; qu’il s’agisse de paysages, de reproductions, de
- (i) Précisons que par plaque orthochromatique on entend généralement une plaque dont la sensibilité a été étendue au jaune et au Vert,
- rouge non compris et qu’une plaque panchromatique est celle dont la sensibilité s étend à toutes les couleurs, rouqe compris.
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- photographies industrielles, de portraits à l’atelier à la lumière du jour ou à la lumière artificielle.
- Grâce aux nouveaux colorants utilises, la sensibilité au jaune et au vert est considérahle et l’émulsion elle-même joue le rôle d’un filtre jaune qui atténue la prédominance d’action des rayons bleus et violets.
- Cette plaque employée telle quelle, c’est-à-dire sans écran donne un rendu orthochromatique analogue à celui qui serait obtenu avec une plaque orthochromatique ordinaire employée avec un écran jaune multipliant la pose par SI ou par ô. Or, la rapidité de la plaque Anécra étant la même que celle de la plaque Radio-Brom Guilleminot, c’est-à-dire au moins 400° H. et D., on a là un avantage très appréciable grâce auquel l’emploi de cette plaque peut être généralisé.
- La correction du halo donnée par la plaque Anécra est largement suffisante dans la majorité des cas puisque le halo n’atteint une valeur importante que dans le cas exceptionnel de sujets à très grands contrastes. D’ailleurs, quand on désirera une correction absolue du halo, on aura toujours la ressource d’utiliser la plaque Ortho-Radio-Lux, anti-halo et sans écran qui s’emploie dans les mêmes conditions.
- Employée pour la photographie des paysages, la plaque Anécra traduit correctement les verts qui viennent toujours trop foncés avec la plaque ordinaire et permet de conserver les ciels, surtout si on prend la précaution de ne pas prolonger outre mesure la durée du développement.
- La reproduction de photographies ou de gravures d une autre teinte que le noir est généralement assez difficultueuse, principalement quand on a affaire à des tonalités sépia ou sanguine. On obtient au contraire de très bons résultats avec la plaque Anécra.
- Il en sera de même pour la photographie industrielle qui comporte souvent des objets diversement colorés dont les différentes tonalités doivent être rendues d’une façon exacte afin de ne pas nuire à leur représentation correcte.
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- Rue Hanunam-Touta, à JMlelti
- par M. Chambon, à Fez.
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- *Si, dans certains cas, il est necessaire d obtenir une correction chromatique encore plus marquée que celle donnée par la plaque employée telle quelle, on peut parfaitement utiliser la plaque Anécra avec un écran jaune dont le rôle est d atténuer davantage la prédominance d’action des rayons bleus et violets.
- Dans ce cas, il est loisible d’utiliser l’un des écrans suivants qui peuvent être fournis soit sous forme d’écrans pelliculaires en gélatine, soit sous forme d’écrans montés entre deux glaces (carrés ou ronds).
- Désignation Absorption Coefficient avec
- de l’écran jusque : la plaque Anécra
- G, 450 1,5
- Go 450 » 2
- G ;i 490 » 5
- G4 626 » 4
- Les petit coefficients de ces écrans, dont le G 3 est pourtant déjà un écran foncé, sont une preuve de la haute sensibilité chromatique de l’Anécra.
- L’écran G 2 donne une correction très suffisante tout en ne doublant que le temps de pose. Les écrans G 3 et G 4 donnent une forte correction qui n’est utile que dans certains cas particuliers.
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- LE DÉVELOPPEMENT DES NEGATIFS
- {Suite et fin) (1)
- Cas particuliers
- Tout ce que nous venons de dire s’applique au mieux au développement des plaques qui ont reçu une pose correcte (2), pose qui peut d’ailleurs varier dans d’assez larges limites : environ du simple au sextuple avec la majorité des émulsions dans le cas d’un sujet à contrastes moyens.
- Quant aux plaques qui ont reçu une exposition incorrecte, soit par suite de sous-exposition, soit par suite de surexposition, il est indispensable de rappeler, (ainsi que déjà dit au début de cet article) que les travaux d’Hurter et Driffield ont prouvé d une façon indiscutable qu’aucun artifice de développement (quoi qu on continue encore à écrire à ce sujet) ne peut donner une image correcte d’un sujet dont la pose n’a pas été elle-même correcte. Il y aura trop de contrastes dans le cas de la sous-exposition et pas assez dans le cas de la surexposition.
- De ces deux maux, quel est le moindre ? A choisir, la surexposition parait préférable puisque si elle diminue dans le négatif les contrastes
- (1) Voir “ Photos ” nos 5 et 6.
- (-21 Pa pose correcfe est celle qui est comprise dans la région rectiligne de la courbe caractéristique de lémulsion employée et c’est l’étendue de cette région rectiligne qui renseigne sur la latitude de pose qui est elle -même Oariable cùûec les contrastes du sujet photographié. Pour plus amples détails à ce sujet, x)oir le Manuel Photographique Ouilleminot page 9 et suivantes. ;
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- du sujet, il est, par contre, loisible de les récupérer dans Vépreuve positive par le choix judicieux d’un papier à contrastes. Et, si le remède existe, il est utile de faire ressortir que le développement n’y est pour rien.
- Par contre, la sous-exposition a un défaut irrémédiable : Les détails des ombres n’ayant pas été inscrits dans la plaque au moment de l’exposition, ce n’est ni le développement, ni le choix du papier de tirage qui pourront faire apparaître ce qui n’existe pas et la conclusion immédiate s’impose : Il faut éviter à tout prix la sous-exposition et on doit la fuir au même titre que la peste. Aussi, au moment de la pose est-il opportun de se rappeler qu’on doit poser pour les ombres du sujet et qu’il vaut même mieux pécher par excès que par défaut puisqu’une légère surexposition peut être facilement corrigée au moment du tirage.
- Dans le cas d’une surexposition, rien d’autre à faire au moment du développement que d’ajouter du bromure ( 1 ) et ne pas s’effrayer de la montée rapide de l’image en se rappelant qu’en prolongeant la durée du développement on augmente les contrastes, ce qui est une excellente chose dans le cas présent. Le négatif obtenu sera exagérément couvert, c’est chose entendue, mais il n en résultera qu’une augmentation du temps de pose au moment du tirage et c’est là un inconvénient d ordre tout à fait secondaire. Bien entendu, le tirage se fera, ainsi que suggéré plus haut, sur papiers à contrastes tels que l’Aéro-Contraste ou l’Etoile, ce dernier étant le sauveur inespéré des négatifs surexposés et manquant de contrastes, qu’ils soient légers on très couverts.
- Dans le cas d une sous-exposition, en prolongeant la durée du développement on augmente des contrastes qui sont déjà trop accusés et c’est là un remède pire que le mal. C’est pourtant celui qui est presque toujours appliqué sous le fallacieux espoir de voir se révéler ce qui ne peut être révélé puisque la lumière ne l’a pas inscrit dans la plaque. Résultat : un négatif tellement heurté qu’il est absolument impossible d’arriver à en extirper une image quelque peu présentable, même après toutes sortes de maquillages ou d’artifices de tirage dont le moindre inconvénient est de faire perdre beaucoup de temps.
- (1) Le bromure joue un connu sur lequel nous aurons
- rôle fout à fait particulier et généralement peu Voccasion de retenir.
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- Le mieux, dans ce cas, si on pouvait le faire, serait de ne laisser agir le révélateur que dans les ombres du sujet après avoir supprimé son action dans les hautes lumières au moment où ces dernières auraient atteint une intensité suffisante. Ce serait parfait ; mais, en photographie comme ailleurs, il y a parfois loin de la coupe aux lèvres et ce problème ne peut comporter qu’une solution approchée. La meilleure consiste à mettre la plaque dans l’eau au moment jugé opportun. Les hautes lumières ont vite fait d’épuiser le révélateur emporté par la couche de gélatine de la plaque, et ne montent plus, tandis que les parties les moins posées restent soumises à son action. On évite ainsi d’accentuer les contrastes tout en assurant le maximum d’action du révélateur dans les parties qui en ont besoin. Cette intervention, qui peut être renouvelée si on le désire, aboutit généralement à des négatifs légers et peu couverts mais qui respectent beaucoup mieux les valeurs relatives du sujet. D’ailleurs, on a toujours la ressource d’approprier le papier de tirage aux résultats que l’on désire obtenir et l’emploi d’un papier à gradation étendue tel que le 3édar donnera souvent des résultats intéressants.
- Dans les cas désespérés, et quand il n est pas possible de recommencer la photographie, le mieux est de tirer la meilleure épreuve possible qu’on retouche, qu’on maquille et qu on reproduit. On obtient ainsi un bien meilleur négatif que le négatif initial et on gagne beaucoup de temps au tirage, ce qui n’est pas à dédaigner.
- Tant qu’aux correctifs du développement, tels qu’on les entend ordinairement, c’est-à-dire le renforcement et l’affaiblissement, ils constituent des opérations très délicates cl ordre chimique qui risquent de détériorer irrévocablement un cliché, même entre les mains les plus expertes. Ce sont des pis-aller auxquels il vaut mieux ne pas avoir
- recours et puis, ils font perdre beaucoup de temps......beaucoup plus
- que celui qui eut été bien mieux employé au calcul du temps de pose.
- A l’heure présente, il est excessivement rare, grâce à la diversité des papiers mis à notre disposition, de ne pouvoir tirer parti d’un négatif et nous sommes en cela beaucoup plus favorisés que nos précurseurs qui, au temps du collodium ou du début du gélatino-bromure, ne disposaient que du papier albuminé ou du papier au charbon-transfert qui exigeaient impérativement des négatifs très purs et très vigoureux, ayant
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- iSports <1 Hiver à
- iSaint-AT aunce
- par
- MM. Seeberger Frères
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- leurs opacités extrêmes dans un rapport élevé. Mais, ce n’est pas une raison suffisante pour nous croire délivrés du souci du calcul du temps de pose qui reste au contraire la question la plus importante de la photographie, à tous les points de vue.
- Conclusion
- Contrairement à ce qui se fait habituellement, cette étude sur le développement ne va pas se terminer par l’énoncé de formules bizarres et extra-compliquées ou par celui de pratiques mystérieuses que l’on se chuchote dans l’ombre, bagage inutile et encombrant qui correspond au geste de l’autruche se mettant la tête sous l’aile pour ne pas voir le danger !... Non, notre étude sur le développement ne peut logiquement se résumer qu’en ces 2 mots :
- Posez correctement
- C’est là tout le secret d’un bon développement, car seule une pose correcte peut permettre 1 obtention d’un négatif également correct.
- Le temps de pose est tout, le développement est une opération de second plan.
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- CESSION ET SOUS-LOCATION
- OE BAIL
- Clause portant Interdiction
- La cession et la sous-location de bail constituent deux operations juridiques distinctes qui, dans l’activité commerciale actuelle, tiennent deux places de plus en plus importantes. Point n’est besoin d’insister sur 1 intérêt qu’ont les commerçants à avoir sur cette question des notions, sommaires sans doute, mais précises qui, le cas échéant, leur permettront d être fixés exactement sur l’étendue de leurs droits comme de leurs obligations.
- C’est tout l’objet de cette étude.
- T
- L.e principe. — Distinguons tout d’abord la cession de la sous-location. La cession du bail constitue une véritable vente; la sous-location au contraire n’est qu’une nouvelle location. Les conséquences de cette distinction sont importantes car les règles qui régissent la vente. sont toutes autres que celles qui régissent le louage. Il importe donc aux parties lorsqu’elles signent un contrat de cette nature de ne pas perdre de vue le but qu’elles se proposent, pour opter, en connaissance de cause, entre la cession ou la sous-location.
- Le principe général qui domine toute la matière s énonce ainsi : la faculté de céder ou de sous-louer la chose louée (immeuble, usine, magasin, etc.) est entière pour le preneur. Le bailleur ne peut s’opposer à cet acte de disposition de son locataire,
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- F ontaine
- arabe a
- par M. Chambon, à Fez.
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- sous une réserve cependant, c est que cette cession ou cette sous-location n’aggravent pas la situation du tailleur en exposant par exemple la chose louée à un risque plus considérable, ou en changeant encore la destination de la chose.
- En principe donc, et sous cette réserve de stricte justice, le droit du preneur, c’est-à-dire du locataire est absolu. Mais il faut ajouter qu’en pratique la convention des parties peut apporter — et en fait apporte chaque Jour — à cette règle de très importantes et nombreuses exceptions.
- De l’article 1717 du Gode Civil. — L interdiction de céder le bail ou de sous-louer est parfaitement licite aux termes de l’article 1 71 7 du Code civil, quoique contraire aux effets naturels du contrat. Cette interdiction peut être faite pour le tout ou pour partie. Mais, elle doit être expresse.
- Il appartient donc au bailleur, lorsqu il loue la chose, d’agir avec une extrême circonspection. La rédaction de la clause d interdiction déterminera le champ d’application de cette prohibition. Il doit donc prévoir aussi exactement que possible ce qu il entend précisément interdire. Car cette clause sera toujours interprétée par les tribunaux dans un sens restrictif (Paris 1 ô mars 1692. D. P. 92-2-621).
- Lorsque par la suite un conflit surgira entre le bailleur ou le preneur sur le point de savoir si la clause d’interdiction a été violée, on restreindra l’application de la prohibition aux seules hypothèses prévues par le contrat initial. D’autre part, c’est dans l’ensemble des faits qu’on recherchera l’interprétation de cette convention, en tenant compte notamment “ de la nature de la chose louée, de la profession du preneur, etc. ” (Labori. Rep. Pratique V° Bail).
- A titre d’exemple, citons quelques cas particuliers qui permettront à nos lecteurs d’éclairer ces notions, compliquées seulement en apparence.
- L’interdiction de céder le bail ou sous-louer s’oppose à ce que le locataire prenne des pensionnaires ou loue des appartements en garni. A ce qu’il se substitue aussi une société, même s’il en faisait partie. Enfin, il faudrait aussi décider que le preneur d un immeuble où il exploiterait un fonds de commerce ne pourrait par la suite installer à sa place un tiers en la qualité de gérant.
- Au contraire, la clause d’interdiction ne saurait faire obstacle au droit par le locataire de faire occuper l’immeuble par des domestiques
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- OU des personnes de confiance, à en concéder même la jouissance à un ami à titre bénévole.
- De quelques hypothèses. — Il est évidemment difficile de prévoir tous les cas où des difficultés pourront surgir sur l’interprétation de la clause.
- Citons seulement à titre indicatif les cas suivants qui sont les plus usuels :
- 1° Le bailleur aura stipulé que le preneur ne pourrait céder ou sous-louer sans son consentement. Cette stipulation revient à dire que le bailleur aura la faculté absolue de donner ou. de refuser son consentement, sans avoir à faire connaître ses motifs ou raisons. Les tribunaux eux-mêmes ne pourraient apprécier leur mérite.
- Dans d’autres hypothèses, le bailleur aura stipulé qu’il se réserve le droit “ d’agréer les personnes qui seraient proposées par le preneur comme cessionnaires ou sous-locataires ”.
- Les décisions judiciaires offrent alors quelques contradictions. Certains tribunaux ont considéré que la prohibition restait à la liberté entière du bailleur. D’autres, au contraire, ont estimé que cette formule moins rigoureuse leur permettait d’examiner et de contrôler les motifs invoqués par le bailleur pour refuser.
- 3° Le bailleur aura stipulé que son consentement écrit serait nécessaire pour valider la cession ou la sous-location.
- Dans cette hypothèse, certains tribunaux ont jugé cependant que la ratification du bailleur peut s’induire tacitement de l’attitude qu’il aura prise.
- D’ une manière générale, d’ailleurs, le bailleur sera réputé avoir renoncé à invoquer la clause de prohibition selon les circonstances de la cause et les agissements des parties (par exemple : emménagement du sous-locataire sans opposition du bailleur — paiement des loyers effectués directement par le sous-locataire et délivrance des quittances à ce sous-locataire par le bailleur, etc...)
- ( suî-Ore).
- Louis Cadars,
- Avocat à la Cour d’Appel de Bordeaux.
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- DE CI, DE LA
- Comment nettoyer un objectif
- Le nettoyage d’un objectif demande beaucoup de soins, car si le résultat d’un nettoyage mal fait n’est pas immédiatement apparent, (ce qui incite à la négligence) il n’en est plus de même au bout d un certain temps.
- Il arrive qu’on soit surpris de constater qu’un objectif qui avait d’abord donné entière satisfaction ne donne plus que des résultats très imparfaits. On incrimine alors l’objectif, au lieu de faire son mea culpa, car c’est la longue série de nettoyages mal faits qui a eu raison du poli des lentilles et est la seule cause du mal constaté, c’est-à-dire la production constante d’images floues et indécises, analogues à celles que donne un objectif recouvert de poussière, ou de buée, ou de tacbes graisseuses.
- Parfois, il y a eu plus grande faute encore, car on a manqué des précautions les plus élémentaires : Tantôt l’objectif a traîné dans un coin où il n’a pas tardé à être recouvert de poussière ; tantôt il a été nettoyé au même titre et avec les mêmes moyens que le mobilier de la salle de pose ; tantôt il a voisiné dans le sac de 1 appareil avec les objets les plus divers capables de lui causer de sérieux dommages.... etc.; mais n’insistons pas davantage.
- Pour nettoyer correctement un objectif, on doit procéder comme
- suit :
- 1° — On l’époussette d’abord avec un blaireau, de façon à enlever complètement la poussière qui peut se trouver à sa surface.
- 2°. — On r essuie ensuite doucement avec un vieux linge usé et très propre. Si la surface de l’objectif présente des tacbes graisseuses (tacbes de doigts, par exemple) le linge est alors très légèrement
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- imbibé d’alcool, d’étber ou.. ...de salive, aussi bizarre que puisse paraître l’emploi de ce dernier ingrédient qui convient pourtant très bien.
- L’époussetage préalable est absolument indispensable car il a pour but d’enlever les poussières dans lesquelles il y a presque toujours des corps durs parfaitement capables de rayer le verre. Or, le poli des objectifs doit être aussi parfait que possible et constitue une de leurs qualités essentielles. On doit donc prendre les plus grandes précautions à ce sujet.
- En aucun cas, quand un objectif est abîmé, on ne doit cbercber à le polir soi-même car, quelqu’ingrédient que 1 on emploie, on ferait sûrement pire que mieux. Il ne faut pas oublier que le polissage des lentilles d’un objectif est une opération très délicate qui ne peut être faite que par le fabricant lui-même.
- Il faut éviter d’employer de 1’ alcool dénaturé qui, parfois, précisément à cause de la nature de son dénaturant, laisse des tacbes graisseuses.
- *Si besoin en est, on ne doit pas bésiter à dévisser les lentilles, car (tout au moins dans les objectifs de marque) leur pas de vis est établi avec une telle précision, qu elles peuvent, sans aucun aléa, supporter parfaitement cette opération ; il faut, par contre, revisser avec soin, sans franchissement du pas et sans forcer le serrage afin de ne pas risquer de nuire au centrage ou à la libre dilatation des verres.
- Les verres actuels sont généralement plus fragiles que les anciens verres et, pour les protéger efficacement contre la poussière, l’bumidité, et même la lumière, l’emploi d’un bouchon d’objectif devrait être la règle générale et non 1 exception.
- Au bord de la mer, l’air salin et bumide exerce une action très corrosive sur les lentilles et les objectifs en service doivent être journellement nettoyés si on désire conserver toutes leurs qualités.
- L’emploi de la peau de cbamois est souvent conseillé, mais doit être rejeté, car les peaux de cbamois sont parfois graisseuses et renferment presque toujours des corps durs. Rien ne vaut le vieux linge usé et bien propre.
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- Portrait
- Par Studio Torcy, Paris.
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- N oubliez pas
- que
- le P api
- apier
- ETOILE
- Gélatino-Bromure rapide
- Â TRÈS GRANDS CONTRASTES
- utilisable pour le contact et 1 agrandissement
- sauvera
- VOS
- NÉGATIFS
- GRIS FAIBLES VOILÉS
- OU
- SUREXPOSES
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- CARTOLINE ANTIQUE CHAMOIS
- eLILLC^TIIMOT
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- C4EICIIHE AMICIE CHAMIIS
- SURFACE GROS GRAIN EMULSION SEDAR
- * R.GuiLLEmiNOT Bœspflug&C'Bwis Formai Feuilles
- Kniulslon
- Support
- Surface
- genre Sédar, convenant à la majorité des clichés et donnant de très beaux noirs.
- discrètement teinté en chamois, épais et légèrement grenu.
- demi-brillante (donnant aux ombres un relief très accentué) ou mate.
- Vfraffe Sépia très facile et conduisant, par n’importe quelle méthode, à de très jolies tonalités.
- R. GUILLEMINOT. BŒSPELÜG & (? _ Paris
- R. C. Seine N° 78.287
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- en. un œuf bain
- INC O LORE INODORE
- et aprer unfavage trèwTsommaire à fa sortie du fixage
- voar donnera de magnifiques
- TONS SEPIA
- avec fer papier/
- PI R.GUIL
- R.GU ILLEM IN OT. BOEyPFLU G*Cit
- ZZ RUE DE CHÀTEAUDÜN. P/XRIV'
- R .C . SEIME-N9 78.287 .
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- Sur Les Quais
- par M. P. C., Paris,
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- La Nouvelle Plaque
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- Les Editions TORGY
- 13r Rue d’Odeua PARIS-***
- p.n.n. - vue 28/28
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