Photos : Revue technique de photographie
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- SEPTEMBRE-OCTOBRE 191»
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- HIOTOS
- Revue Technique
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- DE PHOTOGRAPHIE
- Paraissant tous les 2 mois
- Le Numéro 3 francs
- Rédaction et Administration 13, Rue d’Odessa PARIS-14e
- SEPTEMBRE-OCTOBRE 1928
- N° 9
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- Revue Technique de Photographie
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- Parc Je la Gratîinière.
- Négatif sur Orlho-Radio-Lux par M. le duc de Sabran-Pontevès
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- LE NÉGATIF-TYPE
- La nécessité d’un négatif-type aurait peut-être pu se faire sentir il y a une bonne quarantaine d’années, au temps où les photographes ne disposaient pour leurs tirages que des papiers albuminés, des papiers au citrate ou des papiers au charbon par transfert, qui ne pouvaient donner de bonnes épreuves qu’avec des négatifs alors qualifiés de 4' brillants et vigoureux” et dont nous précisons actuellement beaucoup mieux la nature en disant que leurs opacités extrêmes sont dans un rapport élevé, voisin de celui de 1 à 5 O.
- Mais, nous n’en sommes heureusement plus là, et, à 1 heure présente nous disposons de papiers de contrastes très divers (papiers donnant plus ou moins doux, tels que le Bromure Rapide 3. F. ou le <Sédar et papiers donnant plus ou moins dur, tels que 1 Aéro-Contraste ou l’Etoile Guilleminot), grâce auxquels on peut tirer le meilleur parti de n’importe quel négatif, à condition d’en faire un choix Judicieux. Il ne viendrait, en tous cas, à l’idée d’aucun photogra phe d’émettre la prétention de pouvoir tirer une bonne épreuve d un unique négatif-type sur n’importe lequel de ces papiers. C est qu en effet la meilleure épreuve, c’est-à-dire celle qui rend le plus exactement possible les rapports des différentes luminosités du sujet, ne peut être obtenue qu’avec un papier dont le 44 contraste et la 44 gradation ” soient exactement appropriés au négatif utilisé (Voir Photos N° ô).
- On voit donc tout d’abord que le cliché-modèle unique est un non-sens absolu, à moins de préciser très exactement la nature du papier auquel il se rapporte, car cela reviendrait, en définitive, à baptiser n’importe quel négatif du nom de cliché-modèle, puisqu’il y aura toujours un papier de tirage qui lui conviendra.
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- La conception du négatif-type universel étant, de ce fait, impossible, il faudrait autant de négatifs-types qu il y a de sortes de papiers, ce qui n’est plus une simplification, mais une complication.
- Mais même avec l’indication du papier de tirage, n’importe quel négatif-type resterait une utopie car, produire un clicbé d’un contraste déterminé (convenant par conséquent à un papier d’un contraste également déterminé) n’est pas chose aussi aisée qu’on se le figure à première vue.
- C’est que, dans l’appréciation Visuelle d un cliché en cours de développement, il entre deux facteurs qui n’ont aucun rapport entre eux :
- »Son intensité (ou densité) générale ;
- <Son contraste.
- *Son intensité générale dépend en grande partie du temps de pose et est d autant plus forte que le temps de pose a été plus largement donné. Cette intensité générale na rten d Voir aVec le “contraste” avec lequel il ne faut pas la confondre et n’entre en jeu qu’au moment du tirage, pour régler la durée du temps d’exposition.
- Xant qu’au contraste, il est mesuré par le rapport des opacités extrêmes du négatif et ne dépend que de la durée du développement. C est lui, et lui seul, qui détermine le choix du papier à employer.
- Or, avec un cliché-type établi pour un papier déterminé, on est amené à comparer visuellement un cliché non débromuré et en cours de développement avec un cliché complètement déterminé, et le but de cette comparaison est d’amener ces deux clichés à se rassembler le plus possible et à avoir par conséquent le même contraste et la même intensité générale.
- La dernière condition est chose très facile et un cliché-type n est nullement nécessaire pour développer un cliché jusqu’au moment où son intensité générale a pris une valeur plus ou moins grande que 1 on peut se fixer à l’avance. Il en est autrement en ce qui concerne le contraste, car c’est déjà chose très difficile d’estimer à vue le contraste d’un cliché entièrement terminé (seules des mesures photométriques le permettent avec précision) et c’est chose pratiquement impossible, même pour un opérateur très entraîné, quand il s agit d’un cliché en cours de développement, surtout s’il opère par comparaison, en lumière inactinique, avec un cliché-modèle,
- car
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- les 2 négatifs à comparer ne vont pas avoir la même intensité générale à moins d’avoir fortuitement reçu des temps de pose équivalents ; et leur comparaison sera encore rendue plus difficile si les deux sujets ne sont pas de même nature et s’ils n ont pas le même contraste.
- Le résultat auquel on arrivera sera sûrement quelconque et on se sera livré inutilement à une opération compliquée, fastidieuse et, par dessus le marcké, source d’erreurs, ainsi que nous allons le voir par les deux exemples qui suivent.
- Le clické-modèle que l’on possède est un clické de paysage normal, sans grandes oppositions ; qui a reçu une pose correcte moyenne et qui a été amené au contraste nécessaire pour fournir une konne épreuve sur Sédar. 3a densité générale est donc moyenne et son contraste de l’ordre du rapport de 1 à 50.
- Nous avons exécuté un portrait d’intérieur à fortes oppositions et dont la pose a été correcte, mais juste à la limite inférieure de cette pose correcte. 3a comparaison avec le clické-type va être très difficile, car les 2 sujets ne sont pas les mêmes et n ont pas du tout le même contraste, et, en surplus, la densité générale du portrait montera très lentement parce que le temps de pose aura été juste à la limite de ce qu’il pouvait être. Dans ces conditions, à quoi va nous conduire la comparaison visuelle des deux clickés ? Les 2 sujets n’ayant aucun rapport, ni comme nature, ni comme temps de pose, nous serons complètement désarmés pour juger de la valeur véritakle de leurs contrastes respectifs et, malgré nous, nous serons amenés à égaliser leurs intensités générales et par conséquent à trop pousser le développement du clické de portrait. Résultat : Un clické keaucoup trop contrasté et dont le moindre des défauts sera qu’il ne contiendra pas du fout à un tirage sur Sédar. Notre ckcké-modèle ne nous aura donc pas seulement conduit à côté du kut poursuivi, mais nous aura, par dessus le marcké, fait commettre une grosse faute de développement, puisque le négatif d’un sujet très contrasté et peu posé ne doit pas être très poussé afin d’éviter d’accentuer encore ses contrastes déjà trop forts.
- Si nous avions exécuté une vue panoramique (sujet très peu contrasté) et dont la pose eût été largement donnée, nous eussions eu un clické dont l’intensité générale eût monté très vite, et sa comparaison avec le clické-type nous eût amené à commettre la faute d en interrompre keaucoup trop tôt le développement, en akoutissant
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- Portrait.
- Négatif sur plaque Studio-Guil.
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- à un cliché ne convenant pas du tout au >Sédar, et pas assez développé pour le sujet auquel il se rapportait.
- En résumé, on se rend parfaitement compte :
- I ° Que le négatif-type ou cliché modèle 66 omnibus ” est un mythe puisqu’il ne se rapporte à rien de précis.
- 2° Que le négatif-type pour un papier de gradation
- déterminée est une utopie, puisqu’avec lui on arrivera, dans la presque totalité des cas, à un contraste très différent de celui qui aura été recherché et qui sera même souvent nuisible au rendu correct de 1 objet photographié.
- La conclusion s’impose : Au lieu de rechercher une chose inutile, compliquée et allant souvent à l’encontre du but poursuivi, reportons tous nos efforts sur la détermination correcte du temps de
- pose qui, en nous évitant la surexposition et surtout la sous-exposition, nous conduira beaucoup plus sûrement au but, puisqu’il nous suffira, après un développement de durée appropriée ayant amené le négatif à un contraste quelconque, de choisir le papier dont le contraste conviendra le mieux au négatif obtenu.
- Opération d’ailleurs très simple puisqu’elle ne nécessite aucun appareil de mesure (en cas d’erreur, on change de papier dans le sens indiqué et voilà tout) et qu’il suffit d avoir sous la main au moment du tirage les 3 papiers suivants :
- Bromure rapide »S. F., pour négatifs très contrastés ;
- 5édar pour négatifs à contrastes moyens (négatifs normaux) ;
- Etoile, pour négatifs à faibles contrastes ; qui s impressionnent aoec la même source de lumière, se traitent de la même façon et dans les mêmes hatns.
- Avant de terminer, précisons que 1 industrie cinématographique a, elle, parfaitement résolu le problème de la production du négatif d’un contraste déterminé ; mais par un tout autre moyen que celui du cliché-type.
- II est d’abord fait une étude sensitométrique complète des émulsions négatives et positives à utiliser, étude de laquelle on déduit la meilleure durée de développement du film négatif, afin de l’amener au contraste qui convient le mieux à celui du film positif.
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- L’OBJECTIF D’ARTISTE
- ( Suite)
- (Voir JPîIOTOS Nü 6)
- Un autre procédé consiste à employer des objectifs anachromatiques, dans lesquels les diverses radiations lumineuses qui constituent la lumière blancbe et qui se dispersent à travers l’objectif, au lieu d’être regroupées sur l’image restent dispersées au voisinage de la plaque, les rayons de chaque coloration formant une image dans des plans différents. Avec ces objectifs, on met au point sur les radiations les plus sensibles à l’œil (radiations jaunes) et comme ce sont les radiations violettes qui impressionnent surtout la plaque et que ces radiations forment une image dans un plan ^différent de celui de l’image jaune, on obtient en plaçant la plaque dans un plan décalé par rapport à celui de la mise au point un résultat analogue au précédent. L’effet pour agréable qu’il puisse être quand un opérateur babile a su manier l’instrument n’en n’est pas moins sans réel caractère artistique car l’estompage des lignes est trop régulier et monotone.
- En outre ces instruments sont difficiles à manier et exigent pour
- obtenir un effet agréable une correction de la mise au point avant d’opérer.
- Le photographe ne peut en rien présumer de l’effet qui sera obtenu, l’image sur le cliché sera autre que celle observée au dépoli.
- Aussi, si des artistes ont su par leur habileté et certains artifices en tirer d’heureux effets, quels insuccès et quelles déceptions réservent en général tous les instruments que nous venons de citer !
- A notre sens ils sont insuffisants, car si le professionnel aspire à
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- mettre en valeur dans un ensemble adouci le trait dominant de la physionomie qui a retenu son attention, du moins désire-t-il travailler à coup sûr et pouvoir observer sur son dépoli l’image qu’il va saisir et qu’il désire fixer telle qu’il la voit dans sa chambre photographique.
- O est pourquoi le problème de l’objectif d’artiste se pose comme suit :
- L objectif d artiste doit remplir les deux conditions suivantes :
- a) Il doit permettre de juger sur le dépoli si l’effet cherché est obtenu ; c est-à-dire que l’image que doit fixer la plaque doit être celle-là même qu’on observe sur le dépoli. L’objectif ne doit donc pas nécessiter de correction de mise au point, et pour cela être corrigé chro-matiquement.
- h) Il doit donner une image non uniformément floue, car sans cela il ne fait que remplacer une image sèche et froide par une image imprécise et cotonneuse, et il doit, en plus, permettre une mise au point précise sur la partie de la physionomie que l’on désire mettre en valeur, les autres restant estompées.
- Ce serait aux opticiens de résoudre le problème, si à notre sens, il ne l’était déjà, car c’est ce problème bien compris qu a résolu depuis longtemps le fameux objectif “EIDOSCOPE” que notre grande marque française ' :t HERMAGLS ” a répandu parmi les professionnels du monde entier et qu’elle vient de lancer récemment dans les milieux d amateurs.
- Cet objectif donne entière satisfaction car il est suffisant en même temps que nécessaire de faire attentivement, (à la loupe même) la mise au point sur le trait de physionomie à mettre en valeur, pour obtenir sans artifice aucun, une image où le trait choisi apparait précis au milieu d’un ensemble adouci et atténué. Presque rien à faire ensuite pour parachever le portrait. La retouche est pratiquement inutile.
- Le bon résultat est certain et le succès de cet objectif est assuré sous la seule condition de s’en servir soigneusement avec les mêmes précautions qu’avec n’importe quel objectif ordinaire. Nous avons vu de beaux portraits d’EIDCXSCOPE faits par des portraitistes de tous les coins du monde, chacun y ayant ajouté son sens personnel du beau, son interprétation du modèle, et tous faisaient ressortir la mise en valeur de la * 'dominante” au milieu d’un ensemble plus ou moins adouci suivant le diaphragme utilisé et suivant le choix du plan de mise au point.
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- DE CI, DE LÀ
- La récupération de l’argent des vieux bains de fixage et de développement
- Le prix actuel de l’argent légitime parfaitement cette opération, mais avant de l’entreprendre il faut bien noter :
- 1 ° Quelle ne peut être lucrative qu’à la condition de porter sur une quantité importante (Au moins cinq kilogrammes de résidus desséchés) en raison des frais d’affinage qui sont les mêmes pour une petite ou une grande quantité.
- 2o — Qu’elle doit être faite en dehors du laboratoire parce
- qu’elle dégage de l’bydrogène présente le grave inconvénient voiler irrémédiablement plaques
- sulfuré qui sent très mauvais et qui de pouvoir, même en petite quantité, et papiers vierges.
- Le matériel à employer est fort simple : Un tonneau d une capacité minima de cent litres dont on a enlevé un des fonds et qu’on place sur un support constitué par quelques pierres ou quelques morceaux de bois.
- On y pratique deux ouvertures : l’une en A, à peu près au quart de la hauteur à partir du bas et qu’on munit d’un robinet en bois ; l’autre en B, assez large et munie d’une bonde, également en bois.
- Ce tonneau sert à recueillir tous * les vieux bains de fixage et tous les ’ vieux bains de développement. Quand
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- il est plein, on y ajoute autant de fois dix grammes de mono&ulfnre «le sodium qu’il contient approximativement de litres de vieux tains et on trasse le tout énergiquement et à plusieurs reprises au moyen d’un ta ton ou mieux encore d’un manche à talai.
- L’argent est alors précipité sous forme de toue noirâtre qui s’accumule dans le fonds du tonneau.
- Afin d’être sûr qu’on a tien précipité tout l’argent, on laisse reposer le tout pendant quelques teures et on prélève un verre du liquide clair surnageant auquel on ajoute un peu d’une solution concentrée de monosulfure. >S’il se forme un précipité brun-noirâtre, aussi léger qu’il soit, c’est qu’il reste encore des sels d argent dissous et on les précipite en ajoutant une nouvelle dose de monosulfure, dose qui peut alors être réduite à 2 ou ô grammes par litre de solution à traiter. Après cette seconde précipitation, on fait encore la vérification que nous venons d’indiquer et on ajoute, si besoin en est, de nouvelles doses de monosulfure. Signalons néanmoins que la première dose de 10 grammes par litre est généralement suffisante.
- Après un repos de un ou deux jours, on fait écouler le liquide clair par le robinet^ et sans vider le dépôt de boue noirâtre, on recommence à remplir le tonneau avec les vieux bains de fixage et de développement.
- Ce n’est qu’après plusieurs opérations de précipitation que le niveau de la boue noirâtre se rapproche de celui du robinet et c’est alors le moment de recueillir cette boue (constituée en grande partie par du sulfure d’argent) en enlevant la bonde B.
- Cette boue est desséchée à 1 air libre et conservée dans des récipients quelconques jusqu’au moment de son envoi au fondenr, c’est-à-dire jusqu’au moment où on en a une quantité suffisante : quatre à cinq kilogrammes au moins, ainsi que nous 1 avons dit au début de cet article.
- Il est prudent de ne pas compter sur un rapport supérieur à 40 % du poids des boues bien desséchées, surtout si les bains de fixage utilisés étaient des bains alunés.
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- La jMLoàe en 1913.
- Clické Séeberger frères, Paris.
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- La jMLocLe en 1938.
- Cliché Séeberger frères, Paris.
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- Un peu de précision
- O est toujours avec le plus grand plaisir que ^Photos” répond aux nombreuses demandes de renseignements qui lui parviennent, mais c est parfois cbose bien difficile en raison du manque absolu, ou du peu de précision des indications qui les accompagnent.
- Qu on en juge par ces quelques exemples :
- Un lecteur nous a adressé deux reproductions de trait obtenues sur plaques £CCollodium” en nous signalant, sans plus amples explications, que les blancs de ces ilégatifs étaient voilés ; ce qui était d’ailleurs parfaitement exact. Avant d’incriminer la plaque Collodium dont la parfaite pureté des blancs est une des propriétés caractéristiques, nous avons demandé des précisions sur les conditions d’opération et nous avons appris que les reproductions avaient été faites en très vive lumière, (celle de .2 ampoules % Watt de a500 Bougies, placées 1 une à droite et 1 autre à gaucbe des documents à reproduire et un peu en arrière de 1 objectif de façon à ce qu elles ne puissent lui envoyer aucune lumière directe), mais que les documents avaient été épinglés sur un fonds de papier blanc qui était le seul coupable, car il avait provoqué à travers 1 objectif une illumination générale de 1 image, cause du voile constaté. Ce fonds blanc avait, en somme, joué un rôle analogue à celui d un rayon de soleil venant frapper directement la lentille avant d’un objectif. Nous conseillâmes d’opérer sur fonds noir mat. (Papier ou tissu) et le voile constaté ne se produisit plus.
- Un autre lecteur nous a soumis une formule de développement au pyrogallol pour plaques positives qui donnait bien ££plus fin” que toute autre formule. 3on affirmation, quoique partant d’un excellent sentiment, nous ayant laissé quelque peu sceptique, nous avons fait préciser qu il s agissait de plaques positives obtenues par agrandissement qui avaient été, toutes, développées avec le bain préconisé, sans développement comparatif avec un autre agent révélateur. La comparaison jde la finesse obtenue avait été faite sur d’autres positives, agrandissements du même sujet, mais obtenues dans une séance antérieure et développées avec un autre bain. L erreur devenait alors patente : La mise au point n avait pas été la même dans les deux séries, et celle de la série développée au pyrogallol avait été la mieux réussie. Par consé-
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- quent la nature du révélateur ainsi que les constituants de la formule utilisée n’avaient été pour rien dans les résultats annoncés.
- Un autre encore, nous a envoyé des cartes postales tirées sur “Pirguil” et virées à “l’Hémos” en se plaignant sans donner aucun autre détail, que les blancs de ces cartes étaient teintés. Dans ce cas, le diagnostic était facile, mais avant de donner une réponse définitive nous avons fait préciser que cet accident ne se produisait que d’une façon irrégulière et qu’il n’était employé qu’un seul bain de fixage renouvelé au petit bonbeur et, par conséquent, utilisé parfois jusqu’à épuisement complet. O était lui le coupable, car neuf, il donnait des épreuves avec des blancs bien purs et, quand il commençait à être épuisé, ne pouvait plus conduire qu’à des épreuves avec blancs teintés. Remède: Renouveler à temps les bains de fixage, c est-à-dire quand ils ont fixé environ ÎOO cartes postales par litre, ou mieux : l'tiliser la méthode dite du double fixage.
- Un autre enfin nous a envoyé des cartes postales “ Sedar” virées en sépia par le monosulfure de sodium qui étaient criblées de petits points bleus et présentaient même une légère coloration bleue générale. Toujours pas d’explications, on nous avait envoyé le corps du délit, sans plus. Des petits points bleus peuvent parfois se produire quand des parcelles microscopiques de fer se trouvent dans la pâte du papier, mais ils sont alors isolés et en très petit nombre, tandis que dans le cas qui nous était soumis ils étaient très nombreux, et circonstance aggravante, accompagnés d’une teinte bleue générale. Il nous eût été complètement impossible de deviner à distance la cause de cet insuccès sans les précisions qui nous furent données : Le virage s’effectuait dans des cuvettes en tôle émaillée qui avaient servi à des virages en bleu aux sels de fer mais qui, après un nettoyage trop sommaire, étaient restées fortement colorées en bleu. En raison des traces de sel de fer restées adhérentes aux parois des cuvettes, c’était évidemment là 1 unique cause des dommages constatés, mais il était absolument impossible de la déduire du seul examen des cartes.
- Puisque 1 occasion s’en présente, signalons que le nettoyage de cuvettes ayant servi aux virages en bleu au moyen des sels de fer doit être fait avec des alcolès caustiques (Potasse, *Soude ou Ammoniaque) qui enlèvent instantanément la coloration bleue occasionnée par de tels virages.
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- Dans ces 4 cas, pris parmi de nombreux cas analogues, nos correspondante s étaient contentés de nous signaler leurs insuccès sans nous fournir aucune explication susceptible d’éclairer notre diagnostic, ce qui nous mettait dans l’impossibilité absolue de leur répondre.
- Ainsi donc, si vous avez besoin d’un conseil, n’oubliez pas de nous renseigner exactement sur votre façon d’opérer et n hésitez pas à entrer dans les plus petits détails qui ont souvent une importance insoupçonnée. Nous pourrons alors vous répondre de suite, au lieu d’engager une correspondance qui nous est toujours agréable mais dont le moindre défaut est de vous faiie perdre beaucoup de temps. Nous ne causons pas du notre qui ne compte pas, car il vous est tout acquis.
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- Etang Je Cliartrené
- Négatif sur Ortho-Radio-Lux par M. le Duc de SabrAN-PontevÈS,
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- CESSION ET SOUS-LOCATION
- DE BAIL
- Clause portant interdiction
- ('Suiîe)
- (Voir PHOTOS N° ô)
- Des sanctions au cas de violation de la clause d’interdiction
- Que se produira t-il maintenant si la clause d’interdiction de céder le bail ou de sous-louer a été manifestement violée par le locataire ?
- Le bailleur pourra opter entre deux solutions :
- 1 ° Par la voie du référé il pourra poursuivre le sous-locataire directement et requérir son expulsion, comme étant un occupant sans titre. Dans cette bvpotbèse le preneur initial resterait bien le locataire, tenu comme tel à toutes les obligations du contrat.
- 2° Ce sera pratiquement cette solution qu’il choisira. Il actionnera en Justice son locataire en résiliation du bail pour inexécution des conditions (art. 116 4 et 17 4 1 Code civil) en expulsion et en dommages-intérêts.
- Les tribunaux saisis de cette action, liés par la clause d’interdiction “ qui est de rigueur ’” (art. 1 7 1 7 Code civil) ne pourront faire autrement que de prononcer la résiliation et l’expulsion, même si le bailleur ne justifie en la circonstance d’aucun intérêt.
- Toutefois et ptenant texte de l’art. 116 4 du Code civil, les tribunaux ne sont pas tenus de prononcer immédiatement et purement et simplement la résiliation demandée Ils pourront en efïet accorder au locataire un délai pour réintégrer les lieux cédés ou sous-loués et se conformer désormais strictement aux conditions du bail. On comprend toute l'importance de cette restriction. Elle tempère sérieusement les rigueurs dont pourraient être tentés d’user certains propriétaires.
- Et cependant les tribunaux perdraient ce pouvoir de surseoir à la résiliation s’il est indiqué dans la clause d’interdiction que <c la résiliation du bail s’opérera de plein droit par le seul fait d’une cession ou d’une
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- sous-location ”. Dans ce cas la résiliation opère ipso facto avec toutes ses conséquences.
- Cette situation permet de saisir toute l’importance que présente — comme nous le disions au début de cette étude — la rédaction de la clause d’interdiction. Nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs pour les inviter, en semblable occurrence, à s’entourer du maximum de précautions, et recourir, au cas de doute, aux conseils autorisés des praticiens.
- Et .si ce trop court aperçu avait seulement pour conséquence d inciter tous ceux qui le liront à se montrer circonspects à l’avenir, il ne devrait pas être considéré comme absolument inutile, pour si incomplet qu’il puisse paraître.
- Louis CAMKK,
- Ji.xlocat à la Cour d’^Appel de ^Bordeaux..
- Nouveau mode de réclamation en matière de Contributions directes
- La loi du Si 7 décembre 1 S) 2 7 a apporté les modifications et améliorations suivantes ;
- A partir du 1" juillet 1.9 .2 ô , les réclamations de toute nature, qui seront présentées par tes contribuables et qui étaient jusqu alors adressées au Préfet ou au Sous--Préfet, devront, dans les formes et délais prêt)us par les dispositions législatives et réglementaires antérieures, toujours en Vigueur, être adressées à la JDirection des: Contributions Directes, dont dépend le lieu de Vimposition ; il en sera déliVré un récépissé sur la demande qui en sera faite.
- Pars que les décisions du directeur ne feront pas intégralement droit aux. réclamations des contribuables, le motif d&Vra leur en être indiqué et leur être notifié. Ils auront alors la faculté de porter l affaire deVant le Conseil de Préfecture dans le délai cl’un mois, à partir du jour de la natif cation de la décision.
- Sursis de paiement
- Pes contribuables, qui contestent, dans des réclamations introduites dans les conditions indiquées ci-dessus, le bien-fondé ou la quotité des impositions mises à leur charge, pourront surseoir au paiement de la partie contestée des dites impositions, à la condition formelle de demander le bénéfice des dispositions de l’article 1 ô de la loi du 27 décembre 1 9 27 et de constituer des garanties propres à assurer le recouVrement de l impôt différé.
- P défaut de constitutions de garanties, les contribuables qui ont demandé le bénéfice du sursis de paiement ne pourront être poursuivis par la ooie de Vente et le. percepteur ne pourra, jusqu à ce que la décision soit interVenue, que prendre des mesures conserVatoires pouVant aller jusqu à la saisie inclusivement.
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- Les Plaques Positives
- au lactate «Tardent
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- Guilleminot
- donnent les meilleurs et les plus artistiques résultats
- --------------- pour --------------
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- £n employant:
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- 'J
- K. * v
- * jY
- Les Editions TORCY
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