Publication : Laboratoire d'essais
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- •RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D’ESSAIS
- LABORATOIRE
- DESSAIS
- LA LUTTE CONTRE LE BRUIT
- Nouvelles études sur les matériaux insonores
- PUBLICATION N° 25
- (Extrait de «Recherches et Inventions» - Mai-Juin J 936)
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- Correctif
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- RÉDACTION
- du Maréchal-Gallieni
- ELLEVUE (s.-&-o.)
- année. - N° 260
- lai-Juin 1936
- ADMINISTRATION,ABONNEMENTS ET PUBLICITÉ:
- 10. Rus Vallier - LEVALLOIS-PERRET (Seine)
- Téléphone : WAGRAM 42-05 - PEREIRE 21-40 et 21-41
- ABONNEMENTS POUR UN AN :
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- Autres pays .... 70 frs
- La lutte contre le bruit
- Nouvelles études entreprises sur les matériaux dits 44 Insonores
- CONCOURS
- organisé en 1935 par le Touring-Clu b de F rance
- avec la co
- de 1 Office National des Recherches et Inventions
- et
- du Laboratoire d Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers
- INTRODUCTION
- Dans certains pays particulièrement soumis aux inconvénients du bruit, on se préoccupe de plus en plus de rechercher les moyens de les atténuer. En France, l’initiative en a été prise par le Touring-Club de France, qui a constitué une Commission spéciale de la « Lutte contre le bruit », présidée par M. Auscher, vice-président du T. C. F., et dont les premiers effets se sont traduits par des réglementations dont l’efficacité est manifeste.
- Mais cette Commission a estimé que ces règle
- ments resteraient insuffisants si, techniquement, il n’était pas possible de se protéger à l’intérieur des constructions, des divers « tapages » de la rue ou des voisins. Il est, en effet, indispensable d’avoir le repos chez soi et, pour cela, d’y avoir sa tranquillité.
- A cet effet, il y a quelques années, un très grand nombre de matériaux dits « insonores », de natures les plus diverses, avaient été mis sur le marché.
- Aussi, en 1931, le Touring-Club de France prit
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- RECHERCHES ET IN VENT ION S
- l’initiative d’une « consultation » sur ceux de ces matériaux susceptibles d’être employés dans la construction pour diminuer l’importance de la transmission des bruits au travers des murs, des cloisons, des planchers.
- Les expériences, confiées au Laboratoire d Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, et dirigées par son directeur, M. Cellerier, avaient porté sur environ 80 échantillons de matériaux divers. et se sont poursuivies de 1931 à 1933, tant en laboratoire que sur des cloisons faisant partie de construction.
- La Commission avait retenu 11 de ces matériaux comme étant susceptibles, tant au point de vue de leurs qualités d’affaiblissement du son qu’au point de vue de leur résistance mécanique, de leur conductibilité calorifique, de leur degré d’hygroscopicité, etc..., de pouvoir être pris en considération pour les constructions à isoler le plus possible des bruits.
- Cette « consultation » étant une information purement technique, il n’avait été fait mention dans les résultats publiés, ni du nom commercial du produit étudié, ni du nom de la firme qui l’avait déposé.
- Depuis cette époque, et à la suite des renseignements obtenus dans ces premiers essais, de nouveaux matériaux ont été trouvés qui présentent de sérieuses qualités d’insonorité.
- Organisation d’un concours de « matériaux insonores ))
- Le Touring-Club de France, encouragé par les résultats obtenus par ces premières recherches, a cru opportun d’organiser, en collaboration avec l’Office National des Recherches Scientifiques et des Inventions, et le Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers un concours parmi les fabricants de matériaux simples ou composés, permettant d’atteindre une amélioration sensible dans la construction des immeubles, en ce qui concerne la transmission des bruits, de quelque part qu’ils viennent.
- Les matériaux de construction auxquels il s’intéressait étaient ceux qui pouvaient être utilisés, non pas exceptionnellement, mais d’une manière courante dans la construction soignée, pour constituer les murs et les cloisons des pièces d’habitation, ainsi qu’ils avaient été définis lors des premières recherches, par les explications suivantes :
- « Ceci signifie spécialement que les matériaux envisagés doivent être d’un approvisionnement facile, donc couramment offerts sur le marché, que leur utilisation n’entraîne pas de dimensions anormales pour les éléments de la construction, que leur composition et leur constitution n’aient pas d’inconvénients au point de vue de la mise en oeuvre, de la conservation, de l’incendie et, enfin, que le prix de revient et d’entretien des ouvrages dans lesquels ils sont mis en œuvre, reste modéré. »
- Ce concours a, alors, été établi sur les bases suivantes :
- L’étude desdits matériaux devra rester dans le plan de la pratique courante et limiter ses buts à l’étouffement des bruits qui se produisent habituellement à l’intérieur et à l’extérieur des locaux habités, observation faite, toutefois, que si, pour tous ces locaux, les bruits extérieurs sont, jusqu’à un certain point, comparables, par contre, les bruits intérieurs peuvent se manifester d’une manière assez différente suivant les conditions de la vie en commun.
- Le concours comportera deux séries d’épreuves ; ces dernières étant terminées, il sera suivi d’une exposition de matériaux.
- Première série d’épreuves. — Etudes techniques en laboratoire des différents échantillons présentés, suivant un programme d’essais défini plus loin.
- Cette étude permettra au jury du concours de se rendre compte des matériaux présentant un intérêt suffisant et de choisir, parmi ces derniers, ceux d’entre eux qui auraient à subir la deuxième série d’épreuves.
- Deuxième série d’épreuves. — Les matériaux étant ainsi sélectionnés, il sera édifié avec chacun d’eux des cloisons permettant de se rendre compte de la façon dont il se comporte une fois mis en œuvre.
- Ces études techniques seront faites par les soins du Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Exposition des matériaux retenus à l’issue des épreuves du concours
- Dans le but de faire connaître au public, et en accord avec l’Office National des Recherches Scientifiques et des Inventions, ceux de ces matériaux qui auraient donné les meilleurs résultats, tant au point de vue pratique qu’au point de vue esthétique, seront exposés au Salon des Arts Ménagers de 1936, où ils serviront à édifier des cellules-types montrant aux usagers leur utilisation pratique.
- Programme général des essais
- Les essais seront effectués au Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, sous la direction personnelle de M. Cellerier, directeur du laboratoire, et suivant un programme étudié en commun avec la Commission de la lutte contre le bruit du Touring-Club de France. Ils seront effectués à l’aide d’une cabine aussi étanche que possible aux bruits, et dont une partie des parois sera constituée par l’échantillon à essayer.
- 1° Essais en laboratoire :
- Ces essais sur la transmission du son comporteront pour chaque échantillon de matériau :
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- RECHERCHES ET IN VENT IONS
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- a) L’émission successive de sons purs, de hauteurs différentes, en nombre suffisant pour qu une courbe puisse être établie ;
- b) La détermination, pour chaque son émis, de son affaiblissement après passage au travers de l’échantillon du matériau. A cet effet, les sons transmis seront reçus à l’intérieur de la cabine, sur des appareils de mesure adéquats.
- Le jury éliminera d’office les matériaux qui, à ces essais préliminaires en laboratoire, donneront, suivant les épaisseurs, un affaiblissement insuffisant qui sera défini au règlement ;
- c) Des essais et observations complémentaires portant sur :
- — l’aspect, le mode de présentation, le poids de la matière au décimètre cube et au mètre carré ;
- — les caractéristiques de résistance mécanique ;
- — la perméabilité et la porosité à l’eau ;
- — la détermination du coefficient de conductibilité calorifique aux températures moyennes ;
- — la tenue au feu.
- En outre, le jury se réserve d’effectuer tous autres essais spéciaux qu’il jugerait nécessaires ;
- d ) L’établissement par le Laboratoire d’Essais, et pour chaque échantillon, des résultats obtenus à la suite des observations faites dans des conditions d essais exactement comparables ;
- 2 ° Essais phoniques pratiques sur cloisons montées :
- D’après ces résultats, les déposants des meilleurs matériaux seront admis par le jury du concours à édifier, avec ces derniers, des cloisons dans un local agréé par le jury.
- Ce concours eut lieu conformément au règlement suivant :
- Règlement
- Les demandes de participation au concours que le T ouring-Club de France a organisé cette année, avec la collaboration de l’Office National des Recherches Scientifiques et des Inventions et du Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, devront être adressées au siège social du Touring-Club de France, 65, avenue de la Grande-Armée, à Paris, le 30 juin au plus tard. Il sera accusé réception de ces demandes.
- Les demandes devront être accompagnées des indications suivantes :
- — Nom du fabricant, lieu de fabrication (emplacement des dépôts) ;
- — Description des matériaux que le fabricant a l’intention de présenter aux essais, mode de présentation habituel, mode d’exposition (emballage nécessaire, etc...). Délais de livraison normaux ;
- Chacun des constructeurs pourra soumettre :
- — Deux échantillons différents pour l’isolement des murs ;
- — Deux échantillons différents pour l’isolement des cloisons; 1
- Chacun des échantillons devra être accompagné de son double.
- Les dimensions en sont fixées à 50 x 50 centimètres. Il est, en outre, demandé que les échantillons soient très exactement équarris et à grandes faces exactement parallèles et planes.
- Les échantillons, complètement finis et parements terminés, constitués par un seul ou plusieurs éléments, soit matériaux propres, soit revêtements, pourront avoir une épaisseur de six, huit ou quinze centimètres, en vue d’établir facilement des comparaisons entre les concurrents.
- La Commission éliminera d’office les échantillons qui n’auraient pas fourni aux essais préliminaires de laboratoire, un affaiblissement au moins égal à 35 décibels pour une épaisseur de six ou de huit centimètres, et au moins égal à 40 décibels pour une épaisseur de quinze centimètres.
- Tous ces échantillons devront parvenir au plus tard le 30 juin 1935 au Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin, à Paris.
- La Commission examinera les diverses caractéristiques des matériaux présentés, entre autres la transmission de la chaleur, la résistance mécanique, la perméabilité, la porosité, la fragilité, la constitution chimique, etc., etc...
- Un classement sera établi par ladite Commission, fonctionnant comme un jury, à scrutin secret, à la majorité des voix, celle du président étrant prépondérante. La décision du jury sera sans appel et les concurrents s’obligent, par leur participation au concours, à en accepter le règlement.
- Sur la liste des concurrents, ainsi retenus, les premiers classés, dont le nombre sera laissé à l’appréciation du jury, seront désignés pour l’édification, à leurs frais, de constructions démonstratives à l’Exposition des Arts Ménagers de 1936.
- Les concurrents ainsi désignés pour réaliser ces constructions démonstratives recevront des instructions auxquelles ils devront se soumettre pour obtenir des résultats satisfaisant l’aspect décoratif en même temps que le côté utilitaire.
- Les concurrents s’engagent à accepter les décisions du jury, de quelque nature qu’elles soient.
- Le jury est ainsi constitué :
- MM. Cellerier (J.-F.), président, directeur du Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers ; Bailly, architecte décorateur : Balas, président de la Chambre syndicale des Entrepreneurs de couverture-plomberie, président de l’Union des patrons installateurs sanitaires et couvreurs de France ; Bloc, rédacteur en chef de Y Architecture d’aujourd’hui; Breton, commissaire général du Salon des Arts Ménagers et des Inventions, Grand-Palais ; Closset, architecte, représentant de la Préfecture de police ; Expert,
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- architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux ; Genouville, vice-président de la Chambre syndicale des Constructeurs en ciment armé de France ; Genermont, architecte du Gouvernement, S. A. D. G. S. C., président de 1 Association provinciale des Architectes Français ; Guillaume, ingénieur, directeur des services techniques de la Chambre nationale de l’hôtellerie ; Jamard, vice-président de l’Association provinciale des Architectes Français, président des Architectes communaux ; Lopin, architecte ; Loup, président de la Commission technique de la Chambre syndicale de la Maçonnerie ; Martin, architecte ; Mercié, Antonin, architecte, diplômé par le Gouvernement ; Nessi, ingénieur des Arts et Manufactures, membre de la Chambre syndicale du Chauffage ; Poirrier, architecte ; Rouquayrol (assistant chef), ingénieur au Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers ; Veissière, secrétaire général de la Société Centrale des Architectes.
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- Fig. 1. — Etude de transmission des sons. Schéma du montage des appareils.
- La date extrême de remise des échantillons avait été portée au 31 juillet 1935. En sorte que les essais en laboratoire ont eu lieu en août et septembre suivant.
- ETUDES TECHNIQUES
- Ces études techniques ont comporté :
- A) Une série d’expériences en laboratoire ;
- B) Une série d’expériences phoniques pratiques, sur des cloisons édifiées avec une sélection de matériaux ayant donné en laboratoire les plus satisfaisants résultats.
- A. — Expériences en laboratoire
- Conformément au règlement, ces expériences ont porté, comme lors de la première consultation sur les matériaux insonores, sur des déterminations de transmissions de sons à travers des panneaux; du coefficient de conductibilité calorifique, ainsi que sur leurs qualités de résistance
- à la compression, d absorption d eau par hygrosco-picité ou capillarité, et d ininflammabilité et incombustibilité.
- A cet effet, les essais suivants ont été effectués :
- Transmission du son ;
- Densité apparents ;
- Conductibilité calorifique :
- Rupture, écrasement ;
- Hygroscopicité ;
- Capillarité ;
- Essai du clou ;
- Tenue au feu.
- 1° Etude de transmission de son à travers un matériau (Echantillon de 50 x 50 cm.) (Courbe moyenne de transmission de sons entre 50 et 3.000 périodes par seconde environ.)
- Principe de la méthode employée
- Facteur de transmission phonique o
- Le principe de la méthode employée consiste à émettre une série de sons aussi purs que possible, et à déterminer pour chacun d’eux le rapport des intensités sonores transmises, d’une part, au passage au travers du matériau, et d’autre part directement.
- A cet effet, on substitue aux procédés de mesures acoustiques, des procédés de mesures électriques susceptibles d’une très grande sensibilité et indépendantes de l’opérateur.
- Le carré du rapport des intensités i et I du courant électrique dans les deux cas n’est autre que le rapport des intensités sonores :
- intensité sonore transmise i
- o = -------------—-----------:------= (—)2
- intensité sonore directe 1
- o, qui caractérise l’isolement phonique des matériaux, est désigné par M. Cellerier comme facteur de transmission phonique.
- L’affaiblissement « n » du son au travers du matériau, exprimé en décibels, est relié au facteur de transmission phonique a par la relation : n = 10 log o
- (Revue Générale de l’Electricité du 29 octobre 1932.)
- Les expériences ont porté sur des sons de fréquences diverses, comprises entre 50 et 3.000 périodes par seconde environ. Une courbe dite « moyenne » a été tracée, passant à 1 intérieur des points expérimentaux ainsi obtenus.
- Pour un son déterminé, l’aptitude d un matériau à isoler du son est d’autant plus grande que le facteur o est plus petit, ou que le nombre, n, est plus grand en valeur absolue.
- Mode opératoire
- Les essais ont été effectués en adoptant un mode opératoire dont le montage expérimental est représenté par la figure I.
- Ce montage comprenait :
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- 1° Un dispositif émetteur de sons ;
- 2° Une cabine isolante des sons ;
- 3° Un dispositif de réception et de mesure des intensités des courants électriques résultant de la transformation des phénomènes acoustiques.
- Le dispositif émetteur de sons était constitué par un diffuseur électro-dynamique, alimenté par un oscillateur à fréquences musicales à hétérodynes, suivi d’un amplificateur de puissance.
- La cabine était constituée par plusieurs chambres isolantes séparées les unes des autres par une sensible épaisseur de matériaux particulièrement isolants du son et sans liaisons métalliques.
- La chambre intérieure, pratiquement étanche aux sons, était munie d’un couvercle carré de 50 centimètres de côté, portant une fenêtre circulaire de 15 centimètres de diamètre, couvercle sur lequel pouvait être fixé le panneau à essayer de façon à recouvrir l’ouverture.
- Le dispositif de réception était constitué par un microphone dépourvu de résonance dans la gamme des sons utilisés pour les expériences. Il était disposé dans la chambre intérieure, le pavillon tourné vers la fenêtre et à une distance invariable.
- Le circuit de ce microphone aboutissait à un dispositif potentiométrique de précision suivi d’un amplificateur et d’un appareil de mesure.
- Les divers appareils étant ainsi disposés, l’expérience a consisté à :
- a) Emettre un son d’une fréquence connue ;
- b) Recevoir sur le microphone récepteur de la
- 1 cabine le son ainsi émis ; mesurer le rapport —
- I de l’intensité i du courant microphonique après le passage au travers du matériau, à l’intensité I du courant microphonique sans l’interposition du matériau ;
- c) Déduire la valeur du carré de ce rapport, soit :
- 1
- d) Calculer 1’ « affaiblissement » n = 10 log o pour le son considéré ;
- e) Répéter ces opérations pour un grand nombre de fréquences comprises entre 50 et 3.000 périodes par seconde environ ;
- f) Tracer la courbe « moyenne » passant à l’intérieur des points expérimentaux ainsi obtenus.
- Ces « courbes moyennes » ont permis d’obtenir les affaiblissements moyens :
- 1° Pour les sons graves entre 50 et 500 périodes par seconde ;
- 2° Pour les sons aigus entre 500 et 3.000 périodes par seconde.
- 2° Etudes des diverses caractéristiques physiques et mécaniques des matériaux de construction dits « insonores »
- Parallèlement à l’étude de la transmission des sons au travers des matériaux ont été effectuées sur chacun de ceux qui auraient paru intéressants, la détermination des coefficients de conductibilité calorifique, des essais d’imperméabilité, d’incombustibilité, d’hygroscopicité, de porosité, de résistance mécanique.
- Pour les modes opératoires, nous renvoyons aux précédents rapports, concernant la première consultation du Touring-Club de France sur les matériaux dits insonores, effectués au cours des années 1931 à 1933. Ces rapports ont été publiés dans la brochure La Lutte contre le Bruit, éditée par la Revue Mensuelle de la Chambre Syndicale des Entrepreneurs de Maçonnerie, Ciments et Béton armé de la Ville de Paris et du Département de la Seine, 3, rue de Lutèce, à Paris.
- Dans les résultats mécaniques, les pressions à l’écrasement ou à la rupture sont exprimées en unités légales, c’est-à-dire en hectopièzes :
- 1 hectopièze = 1,02 kg, par cm2 et 1 kg. par cm2 = 0,98 hectopièze.
- Les diverses expériences furent réalisées au Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, dans le courant de l’année 1935, sur 140 échantillons différents de matériaux isolants présentés au Touring-Club de France par les fabricants.
- En outre, il a paru indispensable, comme bases de comparaisons pratiques, d’effectuer les mêmes expériences sur deux échantillons représentatifs des anciens matériaux habituellement employés dans la construction :
- Un échantillon de briques creuses ;
- Un échantillon de carreaux de plâtre.
- L’entreprise E. Renouf, chargée de la construction des bâtiments où ont été effectués les essais sur cloisons, a bien voulu préparer ces divers échantillons.
- 3° Choix de matériaux pour les essais phoniques sur cloisons
- Les expériences en laboratoire terminées, les matériaux essayés ont été classés de manière à permettre au jury de faire un choix en vue des essais phoniques sur cloisons.
- Le nombre d’échantillons de matériaux présentés aux essais s’élevait à 140. Ils ont été conformément au texte du règlement divisés en trois groupes, suivant l’épaisseur des cloisons auxquelles ils étaient normalement destinés :
- Premier groupe dit de « 6 cm. » d’épaisseur. Matériaux pour cloison de 6 cm. ;
- Deuxième groupe dit de « 8 cm » d’épaisseur. Matériaux pour cloison de 8 cm. ;
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- Troisième groupe dit de « 15 cm. » d’épaisseur. Matériaux pour cloison de 15 cm. ;
- Le premier groupe comportait 60 échantillons ; le deuxième 46, et le troisième 34, soit au total 140 échantillons.
- Conformément au règlement, le jury a éliminé d’office les matériaux qui n’avaient pas fourni aux essais préliminaires en laboratoire, un affaiblissement du son au moins égal :
- Pour les premier et deuxième groupes : à 35 décibels ;
- Pour le troisième groupe : à 40 décibels.
- Dans ces conditions, 42 échantillons ont été éliminés. Parmi les 98 restant, 60 ont retenu l’attention du jury. Ces derniers ont été classés provisoirement en donnant, à chaque nature d’essais, une note et en affectant chaque résultat d’un coefficient différent, suivant sa nature.
- En outre, pour le choix définitif, le jury a tenu compte d’un certain nombre de qualités non chif-
- Fig. 2. — Matériaux retenus pour les essais sur cloisons.
- Ces 21 matériaux sont les suivants :
- N° du panneau Nom du Déposant Référence (tableaux la et P annexe A) Désignation commerciale du matériau
- 1 Société anonyme « Rubéroïd ». g Phonisol
- 2 Société « Les Produits Siliceux ». P Diatomite pleine
- 3 Société « L’Everite ». i Cloison Insonit
- 4 « Les Matériaux Cellulaires ». n Cellogypse
- 5 M. G. Stein. h Parquisol Standard
- 6 Etablissements Krug, Ballis et Cie. 1 Ballisol
- 7 Berger Cadet et fils. i N’a pas ind. de dés. commerc.
- 8 t (Ib)
- 9 Société « Les Produits Peroxydés ». f Béton isolant cellulaire
- 10 « Les Matériaux Isolants et Hydrofuges ». 0 Isolcrète
- 11 M. B. Gruzelle. k N’a pas ind. de dés. commerc.
- 12 u (P)
- 13 v (PI
- 14 Cie Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite ». e Procédé Kahub
- 15 Société « Eternit ». d N’a pas ind. de dés. commerc.
- 16 MM. Lambert frères. m do
- 17 X (Ib)
- 18 Société « Enduipeinture ». C N’a pas ind. de dés. commerc.
- 19 Planchers « Briluxfer ». a d°
- 20 M. A. Dousselin. b
- 21 y (ib) Aggloponce
- Le jury a adopté les coefficients définis dans le tableau ci-dessous :
- Nature des résultats Coefficients
- Densité apparente 8
- Affaiblissement du son 40
- Conductibilité calorifique 16
- Rupture. — Ecrasement 20
- Hygroscopicité 8
- Capillarité 8
- Total 100
- frables, telles que : l’inflammabilité, l’incombustibilité, l’essai au clou, etc...
- Parmi les meilleurs matériaux au point de vue phonique, il s’en trouvait un certain nombre qui, s’ils n’avaient pas toujours donné de très bons résultats au point de vue de la résistance mécanique, de l’hygroscopicité, de la capillarité, etc., méritaient cependant d’être pris en considération par les architectes et usagers, moyennant quelques précautions d’emploi, notamment pour leur utilisation dans les locaux non humides.
- Le jury a estimé que ces imperfections n’étaient pas une cause d’élimination, sous réserve seulement que les usagers en soient avertis.
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- Dans ces conditions 21 matériaux ont été désignés par le jury, dans sa séance du 9 octobre 1935, pour subir la deuxième série d’épreuves pratiques sur cloisons.
- Sur ces matériaux, 5 n’ont pas subi cette série d’épreuves. Les 16 autres ont permis d’édifier chacun une cloison particulière.
- Ils ont été classés par ordre alphabétique en deux catégories :
- Catégorie A : matériaux ayant donné satisfaction pour l’ensemble ;
- Catégorie B : spéciale.
- A ces matériaux ont été ajoutés, comme base de comparaison pratique, les deux échantillons signalés plus haut, représentatifs des anciens matériaux habituellement employés dans la construction :
- a) Carreaux de plâtre Lutèce et plâtre 50x50x8 cm.
- b) Briques creuses Lutèce I 1 x ] | x 20 cm. hour-dées au plâtre avec enduit de plâtre fin sur chaque face (épaisseur totale : 15 cm. environ).
- I. — Matériaux n’ayant pas subi la deuxième série d’épreuves pratiques sur cloisons
- Nature du matériau Epaisseur en cm. Catégorie
- Carreau plâtre et mâchefer creux se composant de 10 cavités circulaires, et armé sur une face de plaque de plomb de 1,5 mm. d’épaisseur (avec enduit plâtre) 6,0 A
- Lamelles de bois appuyées sur un enduit de ciment magnésien enrobant les lamelles de bois, et plaque de liège (sans enduit) 6,0 A
- Plaque de liège expansé pur de 3 cm. environ d’épaisseur, enrobé de plâtre et de sable 7,2 A
- Plâtre cellulaire entre revêtement plâtre moulé 7,2 B
- Deux épaisseurs de paille très fortement comprimée avec une feuille de plomb intercalaire (avec enduit plâtre) 15,0 B
- IL — Matériaux ayant subi la deuxième série d’épreuves pratiques sur cloisons
- Nom et adresse du déposant Désignation commerciale du matériau Nature du matériau
- 1° Matériaux de Société des Produits Pieroxydés, 75, quai d’Orsay, Paris (7e). Société Anonyme Rubéroïd, 12, rue du Moulin-Vert, Paris (14°). Georges Stein, à Troyes (Aube). CATEGORIE A 6 cm. d'épaisseur. 1er groupe — pour Le Béton isolant cellulaire. Phonisol. Parquisol standard. cloison de « 6 » Béton cellulaire (sans enduit). Plâtre et Pouzzolane, bitume, feutre amiante bitumée, plomb. Lames de bois de 0,010 m. d’épaisseur agglomérées à des carreaux de terre cuite poreuse de 0,035 m. d’épaisseur.
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- Nom et adresse du déposant Désignation commerciale du matériau Nature du matériau
- 2° Matériaux de Société Enduipeinture, 52, rue des Envierges, Paris. 8 cm. d'épaisseur. 2e groupe — pour N’a pas indiqué de désignation commerciale. cloison de « 8 » Ardoise explosée, diathomée, ciment Portland, asphalte (avec revêtement).
- Société Anonyme Française Eternit, à Prouvy-Thiant (Nord). N’a pas indiqué de désignation commerciale. Amiante, ciment cellulaire (sans enduit).
- Compagnie Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite », 75, avenue des Champs-Elysées, Paris. Procédé Kahub. 2 plaques Héraclite, 1 plaque Absor-bit (avec enduit plâtre).
- 3° Matériaux de 1 Planchers Briluxfer, 86, avenue Félix-Faure, Paris. 5 cm. d'épaisseur. 3® groupe — pour N’a pas indiqué de désignation commerciale. cloison de « 15 » Corps creux en céramique (sans enduit).
- M. A. Dousselin, 10, rue Paul-Chena-vard, Lyon (Rhône). Aggloponce. Aggloponce et ciment (sans enduit).
- Matériaux qui, bien que pré nique, de l’imperméabilité, de la p de l’affaiblissement du son. 1° Matériaux de Berger Cadet et fils, à Bollène (Vaucluse). CATEGORIE B. — SPECIALE sentant quelques légers défauts au pc orosité, etc., donnent néanmoins entièr 6 cm. d'épaisseur. 1er groupe — pour N’a pas indiqué de désignation commerciale. int de vue de la résistance méca-ement satisfaction au point de vue cloison de « 6 » Moulage au ciment fondu (sans enduit).
- Société Française de l’Everite, 1, rue Jules-Lefebvre, Paris. Insonit. Ossature de bois revêtue sur toutes ses faces d’un matériau à base de ciment et d’amiante.
- M. R. Gruzelles, 8, rue des Moines, Paris. N’a pas indiqué de désignation commerciale. 2 faces en contreplaqué avec isolement acoustique intérieur en feuille de plomb (sans enduit).
- Etablissements Krug Ballis, à Valen-tigny (Aube). Ballisol. Céramique cellulaire cuite au four continu.
- Les Matériaux Cellulaires, Aubergenville (Seine-et-Oise). Cellogypse. Plâtre cellulaire (sans enduit). Béton cellulaire, cellules séparées par de très minces parois de ciment imperméable (sans enduit).
- Les Matériaux Isolants et Hydro-fuges, rue Sadi-Carnot, Saint-André-lez-Lille (Nord). Isolcrète.
- Société des Produits Siliceux, 94, bd Latour-Maubourg, Paris. Diatomite. Plaque diatomée, pleine, revêtue de plâtre.
- 2° Matériaux de Lambert frères, 82, rue Saint-Lazare, Paris. 8 cm. d'épaisseur. 2e groupe — pour N’a pas indiqué de désignation commerciale. cloison de « 8 » Plaque genre Pulpo et intérieurement plâtre cellulaire (avec enduit plâtre).
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- Les expériences en laboratoire eurent lieu sous la direction de M. Cellerier, directeur du Laboratoire d’Essais, aidé :
- Pour la partie des essais physico-mécaniques, par MM. LecaRME, chef du service ; ROUQUAYROL, assistant chef ; HeyBERGER, assistant ;
- Pour la partie des essais physico-mécaniques : MM. Cheval, chef du service ; Leroy, assistant.
- Résultats
- Les résultats des expériences en laboratoire forment l’objet des annexes A, B, D et E, au présent rapport.
- B. — Expériences phoniques pratiques sur cloisons Emplacement des essais
- Le nombre relativement important de matériaux désignés pour les essais phoniques sur cloisons et la nécessité de pouvoir les monter tous d’une manière identique, ont rendu indispensable l’utilisation d’un nombre important de locaux présentant entre eux une identité aussi bonne que possible, tant de situation que de dimensions.
- Grâce à l’activité de M. Mercié, architecte D.P. L.G., et de M. Bloc, rédacteur en chef à l'Archi-tecture d’aujourd’hui, commissaire général à l’Exposition de l’Habitation au treizième Salon des Arts Ménagers, et aux nombreuses recherches auxquelles ils se sont livrés, l’immeuble nécessaire aux expériences envisagées a pu être trouvé.
- MM. H. Sellier, directeur, et F. Dumail, architecte S.A.D.G. de l’Office des Habitations du département de la Seine, acceptèrent de mettre à la disposition du Touring-Club de France une partie de l’immeuble Cité-Jardin, sise au Pré-Saint-Gervais (Seine), 68-70, rue Danton. Qu’ils en soient ici remerciés.
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- BY N9 Ln' A- -
- Fig. 3. — Vue de l’immeuble en construction ayant servi aux essais phoniques sur cloisons.
- Les cloisons ont ainsi pu être montées de manière aussi identiques que possible entre elles, quoique les conditions générales fussent un peu moins favorables que dans la première consultation de 1931-1932 (annexes G et H).
- Cinq des vingt et un concurrents, dont les matériaux étaient désignés par le jury pour subir la deuxième série d’épreuves, ne se sont pas présentés au moment des expériences. Les seize autres ont constitué leurs cloisons avec le matériau correspondant à l’échantillon étudié en laboratoire.
- Il était intéressant d’effectuer des essais comparatifs sur des cloisons-types montées à l’aide de matériaux de construction courants et anciens. C est ainsi que de telles cloisons furent édifiées, l’une avec du plâtre Lutèce et des carreaux de plâtre, l’autre avec des briques creuses Lutèce hourdées au plâtre avec enduit plâtre fin ; les échantillons correspondants ont été étudiés en laboratoire.
- Ces essais ont été effectués conformément au règlement suivant établi par le jury.
- Règlement des expériences phoniques pratiques sur cloisons
- En vue de l’examen des qualités d’insonorité des matériaux retenus par la sous-commission du bruit, il sera effectué de nouveaux essais.
- Ces essais seront exécutés dans l’immeuble en construction, rue Danton, au Pré-Saint-Gervais, mis gracieusement à la disposition du Touring-Club de France, par l’Office Public des Habitations à Bon Marché du département de la Seine, et dont l’entreprise est confiée à la maison Renouf.
- Le bâtiment dans lequel se feront les essais est constitué par des murs en briques et des planchers en béton.
- ArticLE PREMIER. — Des séparations devront être construites par les concurrents par leur propre moyen, suivant toute méthode ou procédé qui puisse leur être propre.
- Art. 2. — La maison Renouf, en vue de faciliter le travail des concurrents, met à la disposition de ceux-ci, contre remboursement du prix de revient, les matériaux courants se trouvant sur le chantier (sable, plâtre, ciment ou chaux), dont ils pourraient avoir besoin.
- Il en est de même pour la main-d’œuvre, manœuvre ou ouvrier, étant bien entendu que le travail est exécuté sous la direction des concurrents et que l’Office Public des Habitations à Bon Marché du département de la Seine, la maison Renouf et le Touring-Club de France ne peuvent être tenus pour responsables en aucun cas ni en aucune sorte.
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- RECHERCHES ET IN VENT 10NS
- Art. 3. — Le personnel des concurrents, autre que celui fourni éventuellement par la maison Re-nouf, comme exposé à l’article 2, devra être assuré contre les accidents pouvant survenir tant de leur fait que du fait du travail au chantier.
- Art. 4. — Les séparations sont classées par catégorie et numérotées ; elles seront attribuées aux concurrents par voie de tirage au sort. Une cloison sera mise à la disposition des concurrents pour les matériaux de revêtement.
- ART. 5. — Les emplacements des séparations seront mis à la disposition des concurrents à partir du 24 octobre 1935. Dans un délai d’un mois, les séparations devront être montées.
- Art. 6. — Tout concurrent ne réalisant pas sa construction dans les délais prévus, sera considéré comme abandonnant sa participation au concours.
- Art. 7. — Les journées de gelées seront exclues des délais impartis dans la construction.
- Art. 8. — Les concurrents remettront sous pli, à la sous-commission, les indications concernant les procédés de montage de leur matériau. Sur demande du concurrent intéressé, le procédé pourra ne pas être divulgué.
- Art. 9. — Les concurrents devront sceller, dans la séparation construite avec leur matériau, une plaque de cuivre portant les indications de leur nom et du produit utilisé.
- La dimension en sera de 0,075 x 0,10 m., l’emplacement en sera uniforme pour tous les concurrents.
- ART. 10. — La séparation ainsi montée restera la propriété du concurrent jusqu’aux essais. Après les essais, la séparation deviendra la propriété de l’Office des Habitations à Bon Marché du département de la Seine, matériau compris, qui se réserve le droit de la conserver ou de la détruire sans que le concurrent puisse élever quelque réclamation.
- Art. II. — Essais. — Dans le délai d’un mois après le montage, c’est-à-dire dans le courant de décembre, la sous-commission du bruit procédera aux essais.
- Les précautions seront prises, autant que possible, pour empêcher les bruits parasites.
- Les séparations en matériaux spéciaux à essayer étant toujours prises entre deux salles A et B, il sera émis dans l’une, A, un bruit étalon.
- Les mesures d’intensité du bruit transmis seront mesurées dans la salle B, au moyen de la sonde phonique du Laboratoire d’Essais des Arts et Métiers, et seront exprimées en décibels.
- Art. 12. — Les essais seront conduits comme suit :
- Première expérience, intensité sonore dans la chambre A ;
- Deuxième expérience, intensité sonore dans la chambre B ;
- Troisième expérience, même expérience que la première.
- L’intensité du bruit dans la chambre d’émission A, sera considérée comme la moyenne des intensités obtenues dans les expériences I et 3.
- Art. 13. — Les résultats pourront être divulgués sur autorisation du concurrent avec indication de la firme.
- Art. 14. — Des expériences analogues seront exécutées sur des cloisons construites en matériaux-types, placés dans des conditions identiques.
- Art. 15. — Le droit de participation aux expériences sur cloisons est fixé à 100 francs. Cette somme devra être versée à l’avance au Touring-Club de France, 65, avenue de la Grande-Armée, Paris (16e).
- ART. 16. — Le fait de participer au présent concours constitue l’acceptation du présent règlement.
- Types de cloisons utilisées. — Etant donné le plan des bâtiments en construction mis à la disposition du Touring-Club de France pour ces essais, deux types de cloisons ont dû être utilisés :
- 1° Type A : cloisons séparatrices de petites pièces, dimensions approximatives, 2,25 x 2,60 m.
- Ces cloisons ont été réservées aux matériaux pour cloisons de 6 cm. d’épaisseur. Elles comportaient une huisserie métallique pour porte, scellée de part et d’autre au plancher et au plafond. L’emplacement de la porte était fermé par le matériau à essayer.
- 2° 1 ype B : cloisons séparatrices d’appartements ou de grandes pièces d’environ 4,50 x 2,60 m.
- Ces cloisons ont été réservées aux matériaux pour cloisons de 8 et de 15 cm. d’épaisseur.
- Ordre de montage des cloisons. — Le règlement adopté, le tirage au sort fut effectué. Et les cloisons de séparation furent affectées dans l’ordre indiqué par le tableau suivant où figurent seulement les 16 cloisons qui ont été montées.
- Après vérification du montage des cloisons, les essais furent effectués du 13 au 17 décembre 1935.
- Ils furent exécutés sous la direction de M. Celle-rier, directeur du Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers, assisté de M. Rouquayrol, assistant chef au même établissement.
- Exécution des expériences sur cloisons Dispositions générales des locaux et des cloisons
- L’immeuble situé au Pré-Saint-Gervais, 68-70, rue Danton, faisait partie d’une cité-jardin, dans un emplacement où les bruits urbains étaient relativement faibles (annexes G. et H).
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- I. — MATÉRIAUX DITS « INSONORES »
- Numéro D’ORDRE CLOISON Épaisseur (cm.) Type NoM DU CONCURRENT Désignation sommaire DU MATÉRIAU Référence Anne es A et C Batiment Annexe G Étage
- 1 9 3 4 5 6 8 10 11 12 1 2 4 6 2 3 6 6 6 6 6 6 6 7,5 6 G 8 10 8 8 15 15 A A A A A A A A A A B B B B B B CLOISONS DE «6 cm. » Les Produits Siliceux ....... Société Éverite..... R. Gruzelle. ............... Les Produits Peroxydés ..... Berger cadet et fils ......... Etabl. Krug-Ballis et Cie .... Les Matériaux Isolants et et Hydrofuges ...... Société Rubéroïd ........... Les Matériaux Cellulaires ... Georges Stein CLOISONS DE « 8 cm.» Société Enduipeinture....... Compagnie Nationale des Matériaux isolants Héraclite Société Éternit ............. Établ. Lambert frères ....... CLOISONS DE « 15 cm. » Planchers Briluxfer.......... A. Dousselin .............. Diatomée pleine............ (Avec enduit.) Ciment et amiante.......... (Sans enduit.) Contreplaqué et plomb...... (Sans enduit.) Béton cellulaire............. (Sans enduit.) Moulage au ciment fondu ... (Sans enduit.) Céramique cellulaire... (Avec enduit.) Béton multicellulaire........ (Sans enduit.) Carreau plâtre et pouzzolane, bitume, amiante bitumée, plomb................... Béton cellulaire... (Sans enduit.) Lames bois agglomérées à des carreaux de terre cuite po-reuse ................... Ardoise explosée, diatomée, ciment Portland, asphalte. .. 2 plaques Héraclite, 1 plaque Absorbit................. (Avec enduit.) Amiante, ciment cellulaire.... (Sans enduit.) Plaque genre Pulpo et plâtre cellulaire Corps creux en céramique. .. (Avec enduit.) Aggloponce................ (Sans enduit.) P ] k f i 1 0 g n h C e d m a b Al AI AI AI A2 A2 A2 A2 A2 A2 Al AI Al Al AI Al 4e 1er 2e 3e rez-de-chaussée 1er 3e 1er 2e 3® rez-de-chaussée 1er 3e 3e 1er 2e
- IL — MATÉRIAUX ANCIENS DE CONSTRUCTION
- 8 15 A B Établ. Renouf.............. Établ. Renouf........ Plâtre Lutèce et carreaux de plâtre Briques creuses Lutèce, 11x 11x20 cm., hourdées au plâtre avec enduit plâtre fin r s Al Al rez-de-chaussée 4e
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- ci
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- Deux bâtiments A1 et A2 sur les trois constituant ledit immeuble, comportaient des cloisons à étudier, lesquelles étaient disposées comme l’indique le tableau ci-dessus.
- Au moment des essais, les sols étaient bruts de ciment ; les plafonds comportaient un enduit de plâtre ; les portes, les fenêtres et leurs châssis n’étaient pas posés.
- Des panneaux de feutre sur châssis plein en bois furent préparés et placés devant les fenêtres, portes et tous orifices divers.
- ment qui ont été identiques pour tous les concurrents.
- La cloison à étudier séparait les deux chambres I et II.
- Chambre I, dite « émettrice ». — Dans la chambre I, dite « émettrice », était disposée la source sonore constituée par un avertisseur sonore électrique du Laboratoire d’Essais, type pour automobile, fonctionnant sous 12 volts et fournissant un bruit dont le spectre de fréquences est reproduit par la figure 4.
- r 1 LJ
- L J
- LJ
- T
- Fig. 5. — Schéma d'essai d'une cloison type A.
- S, source sonore, M M’, microphones, P, emplacement de porte fermé par le matériau de la cloison. F, panneaux de fermeture.
- S 2
- Ré Ë
- . A :
- :
- 3,35 m
- . H,60m
- aselwaier .
- A
- Chawlec Emeitsic
- Fig. 6. — Schéma d'essai d’une cloison type B.
- S, source sonore. M M’, microphones, F, panneaux de fermeture. S, sonde phonique. C, source de courant (12 volts').
- Essais proprement dits
- Les intensités auditives des bruits ont été mesurées à l’aide de la « sonde phonique » de M. Cel-lerier.
- Celle-ci comprend essentiellement deux microphones récepteurs bicônes Mi et M2, un amplificateur à lampes à trois électrodes, un appareil de mesures des intensités de courant, un dispositif d’affaiblissement réglable et des sources nécessaires de courants électriques. Les résultats sont exprimés en unités auditives pratiques (décibels).
- La méthode suivie a consisté essentiellement à émettre un bruit continu dans la chambre I, dite « émettrice » (fig. 5 et 6), à en mesurer l’intensité, puis à mesurer dans la chambre II, dite « réceptrice », l’intensité de ce bruit après son passage au travers de la cloison.
- La différence des mesures en décibels donne une valeur de l’affaiblissement du son au travers de la cloison considérée dans des conditions d’isole-
- La source était disposée, comme l’indiquent les figures 5 et 6, au voisinage du mur opposé à la cloison étudiée, mais sans le toucher et à une hauteur de 1 m. 20 environ au-dessus du plancher. Près de la cloison à étudier était disposé, à la même hauteur, un premier microphone Mi de la sonde phonique.
- 100
- 20
- O 0
- 60
- 6
- 100
- 200
- 10 000
- 11m
- 400
- I II I IIII 11.1 2000 4000 6000
- Fig. 4. — Spectre acoustique de la source sonore ayant servi aux essais phoniques sur cloisons (en pression acoustique).
- 1111
- 600
- Ill|l.
- 1000
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- Chambre II, dite « réceptrice ». — Dans la chambre II, dite « réceptrice », était disposé, en son milieu et à 1 m. 20 environ au-dessus du plancher, un deuxième microphone M2 de la sonde phonique.
- Sonde phonique. — L’appareil de mesure de la sonde phonique et les sources de courant se trouvaient dans le couloir de l’immeuble ; seuls, les fils traversaient les portes, toutes précautions étant prises pour éviter les fuites sonores. Le bruit dans la chambre I était mesuré à l’aide du microphone Mi, celui ayant passé dans la chambre II à l’aide du microphone M2, compte tenu de la très légère différence provenant de la non identité absolue des deux microphones.
- Résultats
- Les résultats des expériences sur cloisons forment l’objet de l’annexe C au présent rapport.
- Ils ont, avec les précédents résultats des essais en laboratoire, servi de conclusion au présent concours.
- C. — Exposition des matériaux retenus au 13e Salon des Arts Ménagers 1936 dans la section
- « Le Silence dans l’Habitation »
- Il a paru au Touring-Club de France, qu’il était du plus grand intérêt de montrer au public, sous une forme attrayante, l’utilisation pratique qui pouvait être faite des matériaux dits « insonores ».
- C’est pourquoi, à la suite de ces diverses épreuves et répondant à l’invitation qui lui avait été faite très aimablement par M. Breton, commissaire général du Salon des Arts Ménagers, auquel nous adressons nos plus sincères remerciements, il a été procédé au Salon de 1936 à l’édification d’un certain nombre de studios-types dans le groupe de « l’Habitation » (annexe I).
- Cet ensemble, étudié spécialement au point de vue architectural par M. Bailly, architecte, membre du jury du concours, a formé la section du « Silence dans l’Habitation ».
- L’emplacement forcément limité à l’intérieur du Grand-Palais n’a pas permis de présenter tous les matériaux ayant subi la deuxième série d’épreuves sur cloisons, augmentés, à titre de comparaison, des deux matériaux anciens de construction.
- Il a donc été, de ce fait, nécessaire au jury de restreindre à 10 le nombre des exposants admis à monter des cellules, lesquelles constituaient une simple exposition de matériaux présentant, dans l’ensemble, les meilleures qualités d’emploi.
- Cette exposition a été organisée conformément au règlement suivant :
- Règlement
- Les différentes Sociétés retenues par le jury du concours des matériaux insonores pourront parti
- ciper à l’Exposition « Le Silence dans l’Habitation », en s’engageant à respecter le présent règlement particulier de cette section et le règlement général de l’Exposition.
- Plan général
- Le plan général de la section comprend : d’une part, une série de cellules, construites avec les matériaux retenus, situées autour du centre d’émissions de bruits et, d’autre part, une série de panneaux indiquant les caractéristiques de chaque matériau et enfin un grand panneau résumant l’activité du 1 ouring-Club de France, du Laboratoire d’Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers et de l’Office National des Recherches Scientifiques et des Inventions dans la « lutte contre le bruit ».
- Edification des cellules
- Les concurrents retenus devront construire, à leurs frais, une cellule suivant les plans indiqués (cloisons, sol et plafond).
- L’épaisseur des cloisons de la cellule correspondra, pour chaque constructeur, à l’épaisseur de l’élément retenu par le jury.
- La porte et l’huisserie donnant accès à cette cellule seront fournies par le commissariat du Salon, ainsi que la décoration générale, la peinture extérieure, le tapis intérieur et l’éclairage de chaque cellule. La porte et l’huisserie devront être posées par le constructeur de la cellule, suivant les indications portées aux plans fournis.
- Panneaux de matériaux
- Les panneaux réservés autour de la salle pour chaque matériau seront fournis par le commissariat général avec un encadrement et l’enseigne concernant ce matériau, l’intérieur de ces panneaux étant réalisé par chaque concurrent, suivant les directives données par M. Bailly, architecte de la section.
- ^4 dhésion
- Chaque exposant remplira une feuille d’adhésion de l’Exposition et versera une somme forfaitaire de 500 francs.
- L’exposant aura le droit d’avoir en permanence un représentant pouvant fournir toutes les explications et distribuer les catalogues et prospectus.
- Les dix exposants suivants, après désignation par le jury, ont édifié chacun une cellule.
- Catégorie A. — Matériaux ayant donné satisfaction pour l’ensemble :
- Planchers Briluxfer, 35, rue Le Marois, Paris (16e) ;
- M. A. Dousselin, 10, rue Paul-Chenavard, Lyon ;
- Société Eternit, Prouvy-Thiant (Nord) ;
- Compagnie Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite », 75, avenue des Champs-Elysées, Paris (8' ) ;
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- Société des Produits Peroxydés, 75, quai d Orsay, Paris (7°) ;
- Société Rubéroïd, 12, rue du Moulin-Vert, Paris (14e) ;
- M. G. Stein, Troyes (Aube).
- Catégorie B (spéciale). — Matériaux qui, bien que présentant quelques légers défauts au point de vue de la résistance mécanique, imperméabilité, porosité, etc., donnent néanmoins entièrement satisfaction au point de vue de l’affaiblissement du son :
- Etablissements Berger-Cadet, Bollène (Vaucluse);
- Etablissements Krug-Ballis, Valentigny (Aube) ;
- Les Produits Siliceux, 94, boulevard Latour-Maubourg, Paris.
- En outre, les matériaux anciens de construction : briques creuses Lutèce II x11 x 20 cm., enduit au plâtre fin, carreaux de plâtre et plâtre Lutèce, ont été présentés par MM. Lambert frères, 82, rue Saint-Lazare, Paris.
- Ainsi, au total, 12 cellules furent édifiées en cercle, conformément à l’annexe I, au centre duquel se trouvait un haut-parleur reproduisant des disques.
- Le matériau lui-même était exposé à l’intérieur de sa cellule, qui comportait une porte en bois avec petite fenêtre vitrée montée sur huisserie métallique, et fournie par l’Administration du Salon.
- Au cours de cette Exposition eut lieu un radioreportage par M. Géville, émis par le poste d’Etat de radiodiffusion des Postes et Télégraphes. M. Cellerier, directeur du Laboratoire d’Essais, y a exposé les buts et les résultats généraux du concours, et a permis aux auditeurs du poste d’Etat de percevoir la différence des bruits qui existait à l’intérieur et à l’extérieur des cellules, et de se rendre compte ainsi de l’efficacité de ces matériaux.
- Observations générales
- Confirmation des enseignements de la première consultation 1931-1932
- Les épreuves du présent concours confirment les observations générales, auxquelles avait donné lieu la « consultation » effectuée sur les matériaux insonores sur l’initiative du Touring-Club de France en 1932.
- A cette époque, 82 échantillons avaient été examinés, sur lesquels 33 matériaux seulement avaient été considérés comme présentant un intérêt suffisant au point de vue phonique, c’est-à-dire donnant un affaiblissement non inférieur à 27 décibels ; une quinzaine d’entre eux seulement, soit 19 % du total, auraient eu un affaiblissement sonore qui n’était pas inférieur à la limite de 35 décibels fixée pour le présent concours.
- Nous rappelons brièvement les observations auxquelles avait donné lieu cette première consultation :
- a) Matériaux organiques à base végétale ou animale (liège, paille, fibres diverses de provenance végétale, caoutchouc, laine, tapis).
- Résultats très variables et dépendant non seulement de la qualité des éléments mis en œuvre, mais aussi des procédés de fabrication et de conservation.
- b) Matériaux minéraux (matériaux courants, plâtre, briques, béton, etc.) ; matériaux spéciaux (béton poreux de divers systèmes, etc...).
- Bons résultats en général, au point de vue phonique. Toutefois, un assez grand nombre d’entre eux laissaient à désirer pour la résistance mécanique, la capillarité, etc., éléments dont il faut tenir compte dans la construction.
- c) Matériaux combinés provenant de combinaisons très variées des deux premières catégories.
- C’est ce dernier groupe qui avait paru le plus susceptible de fournir des solutions multiples et satisfaisantes.
- Pour chacun de ces produits, la fréquence du son intervenait, les sons graves passant généralement plus facilement que les sons aigus au travers de la matière.
- D’autre part, les expériences sur cloisons avaient révélé l’importance de la mise en œuvre, celle de la liaison des éléments entre eux ou avec les planchers et plafonds.
- Elles avaient fait pressentir également l’influence même des dimensions et de la constitution de la cloison.
- Progrès réalisés dans les matériaux « insonores ».
- En ce qui concerne le présent concours, sur les 140 échantillons présentés, 98, soit 70 % du total, ont atteint ou dépassé la limite de 35 décibels pour une épaisseur de 6 ou 8 cm., et de 40 décibels pour une épaisseur de 15 cm.
- On voit ainsi les progrès réalisés dans la fabrication des matériaux présentés sur le marché, progrès dus aux enseignements fournis par la première consultation, particulièrement en ce qui concerne la combinaison des divers matériaux.
- Remarques générales nouvelles.
- Quelques remarques générales nouvelles paraissent se dégager.
- a) Matériaux poreux. — Degré de porosité. Tout d’abord, la transmission d’un son de hauteur déterminée au travers d’un matériau est souvent facilitée par le degré de porosité et par les dimensions relativement grandes des vides. Il en résulte que l’application extérieure d’enduits comportant des pores de petites dimensions est favorable, à ce point de vue, à l’insonorité des produits poreux qu’ils recouvrent.
- En outre, pour une même hauteur de son, le degré d’affaiblissement est souvent d’autant plus élevé que l’épaisseur est plus grande.
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- C’est là une confirmation des travaux théoriques des physiciens, et des résultats qu’avait présentés le physicien lord Rayleigh.
- b) Influence des enduits. — Ainsi qu’il avait été pressenti dans la consultation précédente, un échantillon constitué par un matériau recouvert d’un enduit serré gagne très sensiblement, sauf cas spéciaux, en qualité d'affaiblissement.
- C’est ainsi que la plupart des concurrents qui, antérieurement, avaient utilisé des matériaux légers et plus ou moins poreux, ont ajouté des enduits relativement épais (généralement du plâtre) et ont obtenu ainsi des résultats sensiblement meilleurs.
- c) Densité. — La densité joue un rôle important ; plus elle est élevée, et plus le matériau a des chances, toutes choses égales d’ailleurs, d’affaiblir le son.
- C’est ainsi, par exemple, qu’un même matériau, tel que le liège, voit souvent augmenter ses qualités d’affaiblissement lorsqu’il est aggloméré avec un produit lourd et comprimé, de manière à ce que sa densité apparente soit augmentée.
- d) Corps mous. — Depuis la première consultation, de nouvelles combinaisons de matériaux, dits « insonores », ont fait leur apparition, par l’emploi de corps mous, soit sous forme métallique, comme le plomb, soit sous forme cotonneuse, comme la laine de laitier, ou visqueuse, comme le bitume. Les résultats obtenus ont été excellents au point de vue de la transmission phonique.
- e) Influence de la flexibilité de la cloison. — Dans nos études antérieures, nous avons signalé l’influence de la flexibilité de la cloison par la transmission du son d’une pièce à l’autre.
- Nous nous étendrons plus longuement sur cette question au prochain chapitre.
- f) Matériaux anciens (plâtre, briques creuses). — Au point de vue phonique, les bons résultats obtenus confirment sensiblement ceux donnés antérieurement.
- Toutefois, étant donné les progrès réalisés dans les matériaux insonores, un certain nombre de ces derniers paraissent aujourd’hui supérieurs aux matériaux anciens, notamment si l’on tient compte en outre des autres qualités, telles que le poids, la conductibilité calorifique, la tenue à l’eau ou à l’air humide.
- Remarques particulières sur les résultats obtenus Généralités techniques
- Soit une source sonore S, un observateur O et, entre les deux, le matériau étudié M. Le son parti de S, pour aboutir en O, peut suivre trois chemins principaux distincts.
- 1° Phénomène de « transmission » au travers du matériau (chemin n° I).
- Le son tombé sur la face a avant pénètre dans le matériau, le traverse et en sort par la face b
- arrière. Phénomène proprement dit de la transmission.
- 2° Phénomène de « vibration » du matériau (chemin n° 2).
- Le son tombant sur le matériau produit, sur la face a, des variations de pressions qui ont pour effet d’entraîner la plaque tout entière, et de la faire vibrer comme une « peau de tambour » ; ce sont là des vibrations d’ensemble de la plaque.
- Fig. 7. — Etude des bruits. Sonde phonique.
- 3
- 3° Phénomènes de « fuite » (chemin n° 3).
- Etant donné, en particulier, les phénomènes de diffraction si importants pour les sons, ces derniers peuvent arriver en O, sans avoir rencontré la plaque, mais en la contournant. C’est ce que l’on peut appeler le phénomène de « fuite ».
- 4° Enfin, chacun des trois phénomènes indiqués peut éventuellement réagir sur l’un au moins des deux autres; par exemple, le son transmis par les conduites traversant une cloison, faisant vibrer ces conduites, peut entraîner certaines vibrations de la cloison qui viennent se superposer à celles du paragraphe 2 ; et réciproquement, les
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- vibrations du paragraphe 2 peuvent entraîner éventuellement celles de la conduite.
- Si l’on représente par :
- W, la puissance sonore mécanique émise par S, Wt, la puissance sonore mécanique transmise en O par transmission au travers du matériau, Wv, la puissance sonore mécanique transmise en O par la vibration de la plaque, Wf, la puissance sonore mécanique transmise en O par le phénomène de fuite, Wo, la puissance totale reçue en O, on poura écrire, au moins en première approximation, pour un son complexe :
- Wo - Wt + Wv + Wf (1)
- I. — Essais de transmission de son sur un échantillon de petites dimensions, effectués en laboratoire
- Le Laboratoire d’Essais a essayé d’éliminer les puissances sonores transmises par vibrations ou par fuites :
- 1° En prenant des plaques aussi rigides que possible, c’est-à-dire telles que le rapport de l’épaisseur aux autres dimensions soit le plus grand possible. A cet effet, l’épaisseur étant déterminée par celle des cloisons normales, il a été pris des plaques de dimensions réduites, mais compatibles cependant avec une bonne exécution des essais, et pour lesquelles il a été adopté la forme carrée de 50 cm. de côté ;
- 2° En montant ces plaques sur une cabine étanche au son, dont elles ferment l’orifice d’une façon aussi parfaite que possible ; cette cabine enferme l’observateur O, ou ce qui en tient lieu.
- Cette manière d’opérer rend nécessaire l’existence d’une cavité que l’on rend aussi réduite que possible, mais qui entraîne de ce fait certaines résonances.
- Il y a lieu, en conséquence, d’avoir une idée de l’importance de ces derniers phénomènes pour les diverses fréquences auxquelles on peut avoir affaire.
- Pour cette étude préliminaire, il a été pris comme matériau échantillon un produit constitué par du liège granulé enduit de plâtre ; la source a été constituée par un oscillateur permettant d’obtenir toutes les fréquences comprises entre 50 et 3.000 périodes par seconde.
- Courbe dite « réelle ». — Les mesures ont été conduites comme indiqué au mode opératoire des expériences phoniques en laboratoire. Les points expérimentaux obtenus ont été portés sur une courbe, dite « réelle », qui a une allure ondulée.
- Courbe dite « moyenne ». — On a ensuite tracé une courbe régulière, dite « moyenne », passant à l’intérieur des points expérimentaux.
- Ces diverses courbes ont été établies pour deux dimensions différentes de la cavité contenant le microphone qui jouait le rôle de l’observateur O. Les résultats obtenus sont reproduits sur la figure 8.
- On peut ainsi effectuer les constatations suivantes :
- 1° Les ondulations de chacune des deux courbes « réelles » sont complètement déplacées les unes par rapport aux autres, en sorte que, pour an même matériau et une même fréquence, on peut obtenir dans les résultats d’affaiblissement des écarts en décibels considérables, dépassant 10 décibels ;
- 2° Les deux courbes dites « moyennes » ne diffèrent entre elles que de deux ou trois décibels. A cette approximation près, elles sont les mêmes :
- 3° Pour une fréquence déterminée, les résultats expérimentaux bruts et les résultats déterminés sur la courbe, dite « moyenne », peuvent différer d’une dizaine de décibels, soit dans un sens, soit dans l’autre.
- 8
- 60
- 8
- 200
- 2000 3000
- 400 600 1000
- Fig. 8. — Transmission des sons à travers un matériau pour des fréquences variant de 50 à 3.200 pps. Matériau : Liège granulé et plâtre. Epaisseur 71 mm. Densité 0,89. Courbes correspondant à deux positions différentes du microphone récepteur par rapport à la face inférieure du matériau.
- Ir — —--------------Courbe réelle obtenue pour la position (1) du microphone récepteur.
- 2 r-----------------Courbe réelle obtenue pour la position (2) du microphone récepteur.
- 1 m----------------- Courbe moyenne tracée pour la position (1) du microphone récepteur.
- 2 m-----------------Courbe moyenne tracée pour la position (2) du microphone récepteur.
- On voit donc ainsi qu’il se produit à l’intérieur de l’appareil des résonances, et pour que les expériences aient une valeur scientifique, il est indispensable d’établir la courbe dite « moyenne ».
- C’est dans ces conditions que les courbes moyennes ont été déterminées pour les matériaux présentés au présent concours.
- Remarque sur les essais de transmission de sons effectués en laboratoire
- Des nombreuses courbes d affaiblissement de sons par transmission ainsi établies sur les matériaux présentés, il semble se dégager quelques enseignements.
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-
-
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 125
- Les courbes rappellent, d’une manière générale, celles de résonance ou de filtres, comme le représentent les annexes B et E.
- a) Matériaux pleins. — Les courbes sont généralement aplaties et présentent un maximum M. Lorsque l’épaisseur augmente, les courbes s élèvent, et le maximum M tend à se déplacer vers les fréquences basses. Pour les épaisseurs relativement faibles, M peut se trouver en dehors de l’intervalle étudié 50 à 3.000 périodes par seconde, en sorte que la courbe présente simplement une branche ascendante. L’élévation de cette courbe en fonction de l’épaisseur est d’autant moins rapide que le matériau est plus conducteur du son. Cette élévation est une fonction directe du coefficient d’absorption du matériau à la transmission.
- Les matériaux à base minérale et particulièrement à base de matériaux courants (plâtre, béton, ciment, etc.), paraissent être compris parmi les matériaux relativement conducteurs du son ; en sorte que, les variations des résultats que peuvent donner ces matériaux pour des épaisseurs diffé
- 0
- O
- 50
- 40
- 100
- 200
- 400 600 1000 2000 3000
- Fig. 9. — Courbe indicative d'affaiblissement. En abcisse, fréquences [périodes par seconde). En ordonnées, affaiblissement en.décibels.
- 30.
- 50
- rentes, sont faibles. C’est ainsi que, d’une manière générale, les améliorations d’affaiblissement par transmission obtenus avec l’épaisseur, ont été d’une importance relativement faible, constatation qui a frappé le jury.
- Quand l’épaisseur devient un peu grande, des anomalies peuvent se présenter dans la modification des courbes de transmission, provenant notamment du fait qu’il est d’autant plus difficile d'ob-tenir une qualité homogène que l’épaisseur est plus grande.
- Quand l’épaisseur diminue, tant que le matériau ne vibre pas, la courbe de transmission tend vers une position limite ; les valeurs correspondantes des affaiblissements constatés ont alors une relation directe avec le coefficient du matériau à la réflexion du son, c’est-à-dire, le coefficient de Sabine relatif au matériau lui-même, s’il est homogène, au revêtement, s’il y en a un.
- b) Matériaux creux. — L’influence des creux ou couches d’air se fait sentir sur ces courbes en les incurvant au point que, dans certains cas, elles présentent d’une façon particulièrement nette la forme d’un filtre acoustique « passe bas », pour
- lequel pourrait être déterminée une fréquence dite de « coupure ».
- La courbe de la figure 9, donnée à titre d’exemple, comporte deux maximums séparés par un minimum, dans la zone de fréquences 50 à 3.000 périodes par seconde.
- II. — Essais phoniques pratiques sur cloisons montées
- Pour les cloisons montées, la relation
- Wo = Wt + Wv + Wf (1) précédemment établie, prend tout son intérêt. Dans ce cas, la source S et l’observateur O sont tous les deux dans une salle séparée par la cloison à étudier, S se trouvant dans la salle dite « émet-trice » et O dans la salle dite « réceptrice ».
- Soient : W, la puissance sonore émise par la source I, S, A, respectivement l’intensité sonore mécanique, l’intensité auditive et le nombre d’unités d absorption à la réflexion (nombre de Sabine) de la salle « émettrice » ; Wo, la puissance sonore entrant dans la salie « réceptrice », comme indiqué dans la relation (1), l’, S’, A’, l’intensité sonore mécanique, l’intensité auditive et le nombre d’uni-tés d’absorption à la réflexion de la salle « réceptrice ».
- Nous pouvons écrire les relations suivantes :
- — dans la salle « émettrice » :
- 1
- S = 10 log--------(Définition du décibel) lo
- W
- 1 = 4-------(d’après Sabine), A
- — et dans la salle « réceptrice » :
- I'
- S’ = 10 log ---------
- lo
- Wo
- I' = 4---------
- A’
- L’affaiblissement mesuré de la cloison est :
- I'
- S’ — s = 10 log -------
- I
- I' Wo W Wo A
- or, ------------ • ' = —
- 1 A’ A w A’
- et par suite (I)
- Wo A
- S’ — S = 10 log ( X )
- w A’
- Wo A
- = 10 log — + 10 log
- w A’
- (I) L affaiblissement S’—S, en dehors des absorptions A et A , dépendent aussi des diverses résonances des deux salles contiguës, résonances analogues à celles indiquées précédemment, mais généralement plus faibles.
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- RECHERCHES ET IN VENT IONS
- On voit par là que cet affaiblissement dépend, d’une part, de la cloison proprement dite (Wt et Wv), de la construction générale du bâtiment (Wf) et des revêtements des deux salles (A, A’), lesquelles réagissent sur Wo, notamment par les différences de pressions acoustiques qu elles peuvent entraîner dans les deux salles (Wv). Ces pressions acoustiques dépendent en effet de l’absorption de ces salles.
- On se rend compte, dès lors, de la complexité du problème posé par l’isolement phonique des cloisons.
- Admettons que les diverses cloisons à étudier séparent deux salles qui, pour chacune des cloisons, présentent le même revêtement et les mêmes
- A dimensions ; le rapport ------est alors pratique-A’
- ment constant, comme ce fut le cas, très sensible-
- A
- ment, au cours des essais ; le terme 10 log ------
- A’ devient alors un terme correctif pratiquement constant.
- Les variations des affaiblissements S’ — S pro-Wo
- viennent du terme 10 log —, c’est-à-dire du rap-W
- Wo
- port----, et comme W était sensiblement le même, w
- elles proviennent de la quantité Wo.
- L’affaiblissement est d’autant plus élevé que le Wo
- log ---- est plus grand en valeur absolue, c’esc-à-
- w
- dire que Wo est lui-même plus petit.
- La relation (1) montre que pour qu’il en soit ainsi, il faut diminuer le plus possible chacun de ses termes : Wt, Wv, Wf.
- Il sera nécessaire de se rendre compte des termes les plus importants ; par exemple, il est inutile d’avoir un matériau de tout premier ordre si, par sa mise en œuvre, la cloison doit vibrer d’une manière considérable, ou si son séchage peut entraîner des fissures graves aux joints, entre éléments ; mais, par contre, il sera tout à fait inutile de chercher à avoir un bon isolement si le matériau est lui-même de qualité insuffisante.
- Terme Wt (phénomène de transmission). — Pour diminuer sa valeur, prendre un matériau qui donne en laboratoire un bon résultat. Il est, à cet effet, particulièrement recommandé d’établir la courbe de transmission.
- Nous renvoyons aux enseignements généraux des essais en laboratoire que nous avons succinctement indiqués plus haut.
- Terme Wv (phénomène de vibration). — Ce terme est dû principalement à la différence de pressions acoustiques qui règnent dans les deux salles ;
- ces différences entraînent, en effet, les vibrations mécaniques de la cloison qui joue alors le rôle de lame vibrante.
- Il est souvent le terme principal dans la formule (!) pour les cloisons, généralement de faibles épaisseurs et de dimensions importantes, quand, toutefois, ces dernières ne contiennent ni portes, ni fenêtres, ni d’une manière générale d’ouvertures plus ou moins mal fermées.
- Pour le diminuer, il est nécessaire, en particulier, d’examiner avec le plus grand soin les liaisons entre les éléments formant la cloison et de faire en sorte que les vibrations rêmes de ces éléments se transmettent le plus difficilement possible à leurs voisins, en un mot, de s’attacher à les rendre les plus indépendants possibles les uns par rapport aux autres (au point de vue vibratoire).
- Essai de calcul. — M. Lachenal, ingénieur à Genève, a tenté de mettre en équation le difficile problème des cloisons.
- Dans le cas simple d’une émission normale à une cloison rectangulaire et sans parois latérales pouvant fournir des ondes réfléchies, il propose la formule théorique suivante (1) :
- r i R2b4
- I 2 R'KJe
- dans laquelle, d’après l’auteur, les lettres représentent :
- I, l’intensité sonore mécanique d’émission ;
- I’, l’intensité sonore au delà de la cloison ;
- R, la « résistance vive » du milieu ambiant ; R’, la « résistance vive » du matériau ;
- b, la plus petite dimension de la cloison (hauteur ou largeur);
- K, un coefficient dépendant du rapport de la plus grande à la plus petite dimension de la cloison ;
- J, le moment d’inertie d’une section verticale de hauteur e et de largeur 1 cm., par rapport à un axe passant par le centre de gravité et parallèle à la largeur ;
- e, l’épaisseur totale de la matière.
- R, qui représente la « résistance vive » du milieu considéré, est tel que :
- R2 = Ep
- dans laquelle E est le coefficient d’élasticité et p la masse spécifique.
- M. Lachenal donne les valeurs suivantes pour K :
- Rapport des deux )
- dimensions de la 1 1,25 1,50 1,75 2 oc cloison )
- Valeur de K 3.000 2.081 1.721 1.564 1.492 1.440
- (I) Il y aurait avantage à remplacer le nombre 1/2 par un
- coefficient m à déterminer empiriquement à la suite d’un
- nombre d’essais relativement important.
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-
-
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- 127
- Pour l’air : R = 0,042.
- Pour un matériau plein, cette formule peut encore se mettre sous la forme :
- I’ R2be4
- — = 6 ------------
- I R’2Ke4
- Si nous y remplaçons R par Ep (Ep s appliquant au matériau considéré), elle pourra s écrire : P R2b4 R2b4 — = 6 = 6 I KE’p’e4 KE’pe3 p représentant le poids au m2 du matériau. L’affaiblissement de la cloison sera ainsi : P
- S’ — S = 10 log---------
- I
- Ces formules donnent lieu aux remarques suivantes :
- L’affaiblissement sonore sera d’autant plus grand, toutes choses égales d’ailleurs, que le rap-
- P
- port ---- sera lui-même plus petit, c’est-à-dire :
- I
- 1° Que le moment d’inertie de la cloison sera plus élevé ;
- 2° Que sous une même épaisseur, le matériau aura une densité plus élevée, ou encore que son poids au m2 sera plus élevé (2) ;
- 3° Que le coefficient d’élasticité sera plus grand ;
- 4° Que son épaisseur sera plus grande ;
- 5° Que le rapport de ses dimensions linéaires à e
- son épaisseur sera plus faible (rapport —) ;
- b
- 6° Que ses dimensions linéaires seront plus voisines l’une de l’autre (coefficient K) ; la cloison carrée serait ainsi la meilleure. Dans le cas d’une cloison longue, on aurait intérêt à augmenter l’épaisseur.
- (2) Poids au m2 en kg = pe, où e est exprimé en milli-
- mètres.
- Terme Wj. — Ce terme est dû aux phénomènes que nous avons appelés « de fuite ». Il représente les puissances sonores qui font le tour de la cloison. Ces dernières dépendent essentiellement de la construction du bâtiment : portes, fenêtres, planchers, murs, gros œuvre, conduites d’eau, de gaz, chauffage central, etc...
- Chacun de ces éléments doit être étudié spécialement, en particulier les portes.
- Les diverses observations formulées montrent tout l’intérêt que présente l’étude technique des cloisons, notamment tant au point de vue de leurs dimensions qu’à celui des caractéristiques des matériaux avec lesquels elles sont construites.
- Si l’on veut éviter des déboires dans l’isolement phonique, il convient de prendre des précautions que nous avons déjà indiquées antérieurement : canalisations, jointage des divers éléments, trous, etc...
- En résumé, les résultats obtenus dans le présent concours permettent de se rendre compte du progrès très sensible réalisé dans la fabrication des matériaux dits « insonores », depuis la première consultation du 1 ouring-Club de France de 1931-1932.
- Ils ont démontré qu’il existe aujourd’hui dans le commerce un choix important de matériaux présentant, au point de vue de l’isolement phonique, de sérieuses qualités.
- Toutefois, parmi les meilleurs d’entre eux, il s’en trouve un certain nombre qui, s’ils n’ont pas toujours donné de très bqns résultats au point de vue de la résistance mécanique ou de l’absorption de l’humidité ou de l’eau, méritent cependant nettement d’être pris en considération, moyennant quelques précautions d’emploi, notamment par leur utilisation dans des locaux non humides.
- Il appartient aux architectes, aux constructeurs et aux usagers de se documenter pour chacun de ces matériaux sur l’ensemble des résultats techniques obtenus, tant au point de vue mécanique, calorifique, etc., qu’au point de vue phonique.
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-
-
- so CI -
- RECHERCHES ET IN VENT ION S
- Conclusions du
- du concours
- Le Touring-Club de France, avec sa largeur de vues coutumière, a pris, en organisant depuis 1931 des études systématiques sur les matériaux insonores, une initiative féconde dont il doit être hautement remercié.
- Ces études ont eu immédiatement un résultat tangible qui a été souligné dans ce qui précède : l’amélioration considérable de la qualité des matériaux présentés dans la seconde série d’expériences, par rapport à ce qui avait été constaté dans la première « consultation ».
- Les nombreux et complexes éléments du problème d’isolation des bruits sont encore insuffisamment dégagés pour être concrétisés en des formules mathématiques simples, mais l’étude raisonnée des résultats déjà obtenus peut fournir aux techniciens de la fabrication, comme aux techniciens de l’utilisation, des repères sérieux et leur indiquer, d’une façon suffisamment nette, le sens dans lequel leurs recherches peuvent être utilement dirigées. L’avenir verra encore beaucoup d’études et sera marqué par bien des perfectionnements : le grand mérite du Touring-Club de France aura été d’en ouvrir le chemin, en attirant l’attention sur ce problème et en en faisant préciser les facteurs les plus importants.
- Parmi ceux-ci, le prix de revient est trop une question d’espèces pour pouvoir, malgré son intérêt primordial, entrer dans le cadre des travaux demandés par le Touring-Club de France, mais il paraît bien évident qu’il sera particulièrement
- conditionné par la création d’une technique appropriée. Il ne convient pas que les matériaux isolants soient mis en œuvre comme les matériaux de construction courants : leurs particularités intrinsèques doivent être utilisées en corrélation avec celles des éléments voisins, de manière à obtenir une adaptation adéquate au programme que l’on se propose de réaliser tant pour la construction elle-même que pour l’étouffement des bruits.
- Le prix de revient dans lequel la cherté de certains éléments se trouvera contre-balancée par des simplifications logiquement apportées aux parties de la construction qui leur sont liées, deviendra alors parfaitement acceptable.
- Est-il superflu d’indiquer que l’évolution même de la mode ou des habitudes joue un rôle dans la solution du problème ? La répudiation de toutes tentures lourdes, de tous revêtements souples, la profusion des surfaces planes et lisses sont des conditions exactement contradictoires avec celles qu’il faut réunir pour obtenir un assourdissement satisfaisant des sons.
- En terminant, le jury du concours tient à donner un souvenir ému à la mémoire de M. Cellerier, que la mort a brutalement emporté avant qu’il ait pu mettre la dernière main au rapport dont il avait rassemblé tous les éléments.
- M. Cellerier a été le savant organisateur et le dévoué animateur de tous les travaux entrepris sur l’initiative du T.-C.F. et le jury du concours ne saurait l’oublier.
- Le 11 avril 1936.
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- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 129
- ANNEXE A
- Tableaux I (I A - I B)
- des Résultats des Expériences effectuées en Laboratoire et sur Cloisons par le Laboratoire d Essais du Conservatoire des Arts et Métiers, sur les 21 matériaux désignés par le Jury du Concours 1935 du Touring-Club de France, pour les essais phoniques sur cloisons.
- (Classement par ordre alphabétique)
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- 130
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- RECHERCHES ET INVENTIONS
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- I. — MATÉRIAUX
- CATÉGORIE A. — MATÉRIAUX
- DITS " INSONORES"
- SATISFAISANT DANS L’ENSEMBLE
- Référence NoM ET ADRESSE DU DÉPOSANT Désignation COMMERCIALE DU MATÉRIAU Nature DU MATÉRIAU • Épaisseur — DE L ECHANTILLON Densité Apparente 6 Poids Au METRE carré ÉTUDES PHONIQUES - Conductibilité CALORIFIQUE RÉSISTANCE A LA COMPRESSION
- EN LABORATOIRE SUR CLOISON
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS Affaiblissement (décibels) Type de la cloison
- s Rupture , H. P. Z. ’ Ecrasement jusqu a S 1/2 épaisseur-H.‘.Z.
- GRAVES DE 50 à 500 P. P. S. (décibels) AIGUS DE 500 à 3.000 P. P. S. (décibels)
- a Planchers Briluxfer, 86,avenue Félix-Faure, Paris (15e)» N’a pas indiqué de désignation commerciale. Corps creux en cé-mique......... (Avec end. plâtre.) 15,0 1,67 251,4 - 46 -52 - 42 B 0,61 78,1
- b M. A. Dousselin, 10, rue P.-Chenavard, Lyon (Rhône). Aggloponce. Aggloponce et ciment pour murs. (Sans enduit.) 15,0 1,24 186,8 - 45 - 52 - 42 B 0,42 125,0
- C Soc. Enduipeinture 52, rue des Envierges, Paris. N’a pas indiqué de désignation commerciale. Ardoise explosée diatomée, ciment Portl., asphalte .. (Avec revêtement spécial.) 8,0 0,64 51,2 - 42 - 45,5 - 39 B 0,17 11,5
- d Soc. Éternit, Prouvy-Thiant (Nord). d° Noyau central en amiante, ciment cellulaire coulé entre des faces et des champs en me-nuiserite de 8 mm. d’épaisseur.... (Sans enduit.) 7,7 0,85 66,0 - 41 -46 - 33 B 0,185 15,9
- e f Comp. Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite » 75, avenue des Champs-Elysées, Paris. Procédé Kahub 2 fois Héraclite. 1 fois Absorbit. Au centre, plusieurs épaisseurs de carton ondulé bitumé, enrobé de fibres de bois agglomérées de ciment. (Avec end. plâtre) 10,0 0,70 70,8 - 43,5 - 51 - 40 B 0,129 69,0
- Soc. des Produits Peroxydés, 75, quai d’Orsay, Paris. Béton isolant cellulaire. Béton cellulaire, type léger, sans enduit......... . (Fines cellules.) 6,0 0,58 35,0 - 43,5 - 43,0 - 32 A 0,15 15,8
- Hygroscopicité Absorption d’humidité Capillarité INFLAMMABILITÉ INCOMBUSTIBILITÉ ESSAI DU CLOU
- Durée DE L’ESSAI % EN POIDS | D’EAU ABSORBÉE Durée DE L’ESSAI % EN POIDS D'EAU ABSORBÉE
- 24 heures 0,1 24 heures 5,7 Le matériau ne s’enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 0,1 1 semaine 10,0 de la flamme du brûleur et après l’essai charge pendant dix
- 2 semaines 0,3 2 semaines 10,7 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° 0,3 0,3 3 d° 4 d° 11,6 11,6 combustion. poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,1 24 heures 1,9 Le matériau ne s'enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 0,3 1 semaine 4,0 de la flamme du brûleur et après l’essai charge pendant dix
- 2 semaines 0,5 2 semaines 4,8 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° 0,6 0,7 3 d° 4 d° 5,0 5,4 combustion. poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,5 24 heures 6,9 Le matériau ne s'enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 1,7 1 semaine 11,0 de la flamme du brûleur et après l’essai charge pendant dix
- 2 semaines 22 2 semaines 18,6 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° 2,4 2,6 3 d° 4 d° 21,3 21,3 combustion. poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,1 24 heures 3,4 Le matériau ne s'enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 0,5 1 semaine 7,6 de la flamme du brûleur et après l’essai charge pendant dix
- 2 semaines 0,6 2 semaines 8,8 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° 0,9 0,9 3 d° 4 d° 9,5 10,5 combustion. poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,4 24 heures 17,5 Grésillement au contact de la flamme du Le matériau a tenu la
- 1 semaine 0,9 1 semaine 28,3 brûleur, de la matière bitumineuse du charge pendant dix
- 2 semaines 1,2 2 semaines 32,6 panneau intérieur. minutes sous un
- 3 d° 4 do 1,5 1,5 3 d° 4 d° 34,2 34,8 Après le retrait du brûleur, flamme persistant pendant 10 secondes pour la ire opération, 5 secondes pour la 2e et la 3e. Pendant chaque opération, coulée de matière bitumineuse fondue et dégagement de fumée. poids de 10 kgs.
- 24 heures 3,3 24 heures 5,0 Le matériau ne s’enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 4,8 1 semaine 9,9 de la flamme du brûleur et après l’essai charge pendant dix
- 2 semaines 6,9 2 semaines 12,5 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d" 7,9 8,6 3 d° 4 d° 14,3 16,2 de combustion. poids de 10 kgs.
- Observations
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-
-
-
- 132
- RECHERCHES ET 1N VENTIONS
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- Référence
- NoM ET ADRESSE DÉSIGNATION
- DU COMMERCIALE
- DÉPOSANT DU MATÉRIAU
- Soc. anonyme Rubéroïd, 12,rue du Moulin-Vert Paris (14e).
- h Georges Stein, Parquisol
- Troyes (Aube). Standard.
- Phonisol.
- Nature DU MATÉRIAU s Épaisseur - DE LECHANTILLON Densité Apparente 66 Poids au mètre carré ÉTUDES PHONIQUES - Conductibilité CALORIFIQUE RÉSISTANCE A LA COMPRESSION
- EN LABORATOIRE SUR CLO SON
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS Affaiblissement (décibels) TYPE DE LA CLOISON
- • Rupture * H. P. z. < Écrasement jusqu'à P 1/2 épaisseur-H.P.Z.
- GRAVES DE 50 à 500 P. P. S. (décidels) AIGUS DE 500 à 3.000 P. P, S. (décibels)
- 1 couche bitume. 1 épaisseur feutre amiante bitumée. 1 couche bitume. 1 feuille de plomb, épais. 5 /10 mm. 1 couche bitume. 1 feuille de plomb, épais. 5/10 mm. 1 couche bitume. 1 épais, feutre amiante bitumé. 1 couche bitume, (enrobé de plâtre et pouzzolane...) 7,5 1,28 96,4 - 45 -49 - 45 A 0,22 60,7
- Lames de bois agglomérées à des carreaux de terre cuite poreuse.... 5,6 1,02 57,4 - 42,5 500 à 1.000 P.P.S. - 47,5 - 40 A 0,18 131
- 133
- Hygroscopicité Absorption d'humidité Capillarité INFLAMMABILITÉ INCOMBUSTIBILITÉ ESSAI DU CLOU Observations
- Durée DE L’ESSAI % EN POIDS D’Eau ABSORBÉE Durée de l’essai % EN POIDS D’EAU ABSORBÉE
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 0,3 0,4 0,5 0,5 0,5 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 6,9 11,3 12,4 13,0 13,1 Petite flamme persistant pendant 45 sec. après le lre retrait du brûleur. Après le 2e retrait, pas de flamme persistant. Après le 3e retrait, petite flamme persistant pendant 25 secondes. Pendant chaque opération, coulée de matière bitumineuse fondue. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 0,1 0,3 0,6 0,8 0,8 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 15,9 24,7 26,1 27,8 27,9 Le matériau présentait, après le retrait du brûleur : 1° A la ire opération : des points en ignition ne s’éteignant qu’après 1 min. 45 sec. env. 2° A la 2e opération : une combustion superficielle avec flamme persistant pendant 15 sec. environ et des points en ignition ne s’éteignant qu’après 3 min. environ. 3° A la 3e et dernière opération, une combustion superficielle avec flamme persistant pendant 3 minutes 15 sec. environ et des points en ignition ne s’éteignant qu’après 2 minutes 30 secondes. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs. A la suite d’un incident fortuit, le matériau s’étant détérioré, la courbe " moyenne ” n’a pu être poussée au delà de la fréquence de 1.000 périodes par seconde.
- CATÉGORIE B. — MATÉRIAUX SATISFAISANT (à employer dans
- AU POINT DE VUE " INSONORE" les endroits secs)
- i Berger, Cadet et fils, Bollène (Vaucluse) N’a pas indiqué de désignation commerciale. Moulages au ciment fondu..... (Sans enduit.) 6,0 0,75 45,2 - 42,5 - 48,0 - 39 A 0,15 20,4
- j Soc. L’Éverite, 1, r. J.-Lefebvre, Paris (9e). Cloison Insonit. Ciment et amiante. (Sans enduit.) 6,5 1,04 68,0 - 43,5 - 47,5 - 33,0 A 0,13 3,2
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 1,8 4,0 5,3 5,8 5,8 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 12,5 44,0 46,4 47,4 47,8 Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur et après l’essai ne présentait aucune trace de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,3 24 heures 3,1 Le matériau ne s’enflammait pas au contact Léger fléchissement
- 1 semaine 0,4 1 semaine 9,2 de la flamme du brûleur, et après l’essai sous la charge d’un
- 2 semaines 0,6 2 semaines 12,0 ne présentait aucune trace apparente de poids de 10 kgs
- 3 d° 1,1 3 d° 14,2 combustion. pendant 10 minutes.
- 4 d° 1,6 4 d° 16,0
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- ** Co P
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- 135
- Référence Nom Et Adresse DU DÉPOSANT Désignation COMMERCIALE DU MATÉRIAU Nature DU MATÉRIAU 6 Épaisseur - DE LECHANTILLON Densité apparente 6 Poids au mètre carré ÉTUDES PHC EN LABORATOIRE INIQUES SUR CLOISON _ Conductibilité CALORIFIQUE RÉSISTANCE A LA COMPRESSION
- AFFAIBLI MOYEN O O — : ‘ C Sa . AA A O 6 r 10 C Aro W — A AIGUS ( g g DE 500 à 3.000 1 M g P. P. S. 125 (décibels) • H Affaiblissement (décibels 1 J | Type de la cloison W 5 Ni E A (2) 6 É rasement jusqurà — 1/2 épaisseur-H.P.Z.
- k M. R. Gruzelle, 8, rue des Moines Paris (17e). N’a pas indiqué de désignation commerciale. Deux faces en contreplaqué avec isolement acoustique, intérieur en feuille de plomb. (Sans enduit.) 6,0 0,44 26,45 - 40,0 - 46,0 - 31,0 A 0,055 3,1
- 1 Établ. Krug, Ballis et Cie, à Valentigny (Aube). Ballisol. Céramique cellulaire cuite au four continu .... (Avec end. plâtre.) 6,0 1,15 69,0 - 45,0 - 47,0 - 32,0 A 0,20 35,7
- m Lambert frères, 82, r. St-Lazare, Paris. N’ont pas indiqué de désignation commerciale. Extérieurement : plaque amiante, ciment et carton, genre Pulpo. Intérieurement : plâtre cellulaire.. (Avec end. plâtre.) 8,0 0,64 51,2 - 43,5 - 47,0 - 38,0 B 0,165 13,8
- n Les Matériaux Cellulaires, 27, rue des Petites-Écuries, Paris. Cellogypse. Dalle simple de plâtre cellulaire . (Petites cellules.) (Sans enduit.) 6,0 0,57 34,4 - 43 - 46,5 - 33,0 A 0,150 10,9
- 0 Les Matériaux Isolants et Hydrofuges, St-André-lès-Lille (Nord). Béton multicellul. Isolcrète. Béton cellulaire, cellules séparées par de très minces parois de ciment imperméable.... (Sans enduit.) 6,0 0,955 57,28 - 44 - 46 - 30 A 0,16 8,6
- P Soc. les Produits Silicieux, 94, boulevard Latour-Maub., Paris. Diatomite pleine. Plaque diatomée pleine ......... (Avec end. plâtre.) 5,7 0,593 33,84 - 42 - 46 - 37 A 0,14 20,7
- Hygroscopicité Absorption D'HUMIDITÉ Capillarité
- Durée N POIDS ABSORBÉE Durée N POIDS ' absorbée
- DE L’ESSAI 5 0 a A de l’essai % E D’EAU
- 24 heures 0,6 24 heures 5,1
- 1 semaine 2,6 1 semaine 13,0
- 2 semaines 3,4 2 semaines 15,3
- 3 d° 3,8 3 d° 17,1
- 4 d° 4,4 4 d° 18,3
- 24 heures 0,4 24 heures 19,2
- 1 semaine 0,6 1 semaine 35,6
- 2 semaines 1,0 2 semaines 36,9
- 3 d° 1,3 3 d° 37,4
- 4 d° 1,5 4 d° 37,8
- 24 heures 0,7 24 heures 39,2
- 1 semaine 1,2 1 semaine 62,3
- 2 semaines 1,4 2 semaines - .
- 3 d° 1,6 3 d° sagi lion
- 4 d° 1,6 4 d° A°
- (3) (3)
- 24 heures 0,7 24 heures 58,6
- 1 semaine 1,2 1 semaine 82,4
- 2 semaines 2,0 2 semaines 83,0
- 3 d° 2,4 3 d° 83,4
- 4 d° 2,7 4 d° 83,4
- 24 heures 0,8 24 heures 3,1
- 1 semaine 2,6 1 semaine 6,4
- 2 semaines 2,9 2 semaines 7,2
- 3 d° 3,1 3 d° 7,4
- 4 d° 3,4 4 d° 7,9
- 24 heures 1,5 24 heures 36,1
- 1 semaine 2,1 1 semaine 74,0
- 2 semaines 2,7 2 semaines 74,8
- 3 d° 3,1 3 d° 75,7
- 4 d° 3,1 4 d° 76,5
- INCOMBUSTIBILITÉ
- INFLAMMABILITÉ
- ESSAI DU CLOU
- Observations
- Après le retrait du brûleur : ire opération : flamme persistant pendant 2 minutes et grésillement au contact de la flamme. 2e opération : flamme persistant pendant 2 minutes 30 secondes. 3e opération : flamme persistant pendant 2 minutes 45 secondes. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- Après le retrait de la flamme du brûleur, le matériau présentait une calcination superficielle à la première opération et, à chacune des deux autres opérations, points en ignition. Léger fléchissement sous la charge d’un poids de 10 kgs pendant 10 minutes.
- Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Fléchissement sous la charge d’un poids de 10 kgs pendant 10 minutes.
- Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
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- 136
- RECHERCHES E7 IN VENTIONS
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- 137
- IL — A TITRE
- MATÉRIAUX ANCIENS.
- DE COMPARAISON
- TYPE COURANT
- Référence Nom ET ADRESSE DU DÉPOSANT Désignation Commerciale DU MATÉRIAU Nature DU MATÉRIAU • Épaisseur 2 de l'échantillon Densité apparente 6 Poids au mètre carré ÉTUDES PH EN LABORATOIRE ONIQUES SUR CLOISON Conductibilité CALORIFIQUE RÉSISTANCE A LA COMPRESSION
- AIGUS sE DE 50 à 500 0” P. P. S. / 25 (décibels) ( ZE SSEMENT DES SONS O O 000 884 A Affaiblissement (décibels) Type de la cloison < Rupture i H. P. z. ( < Écrasement ju qu’à ; — 1/2 épaisseur-H.P.Z.' :
- r Entrepr. E. Renouf, 77, r. St-Lazare, Paris. Plâtre Lutèce et carreau de plâtre. 8,0 0,98 79,0 - 38,5 - 48,0 - 32 B 0,320 36,5
- s Entrepr. E. Renouf, 77, r. St-Lzaare, Paris. Briques creuses Lutèce, 11 x 11 x 20 cm., hourdées au plâtre. ...... (Avec enduit plâtre fin.) 14,0 1,15 167,6 - 41,5 - 49,0 - 38 B 0,510 65,7
- HYGROSCOPICITÉ Absorption D'HUMIDITÉ Capillarité INFLAMMABILITÉ INCOMBUSTIBILITÉ ESSAI DU CLOU Observations
- Durée DE L’ESSAI % EN POIDS D’EAU ABSORBÉE Durée DE L’ESSAI % EN POIDS ’ D’EAU ABSORBÉE
- 24 heures 2 2 24 heures 36,5 Le matériau ne s’enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 5,0 1 semaine 53,4 de la flamme du brûleur, et après l'essai charge pendant dix
- 2 semaines o ♦ 2 semaines 54,6 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° M O Q M 3 d° 4 d° 55,1 55,7 combustion. poids de 10 kgs.
- 24 heures 0,2 24 heures 23,2 Le matériau ne s’enflammait pas au contact Le matériau a tenu la
- 1 semaine 0,7 1 semaine 29,0 de la flamme, du brûleur et après l'essai charge pendant dix
- 2 semaines 1,0 2 semaines 31,3 ne présentait aucune trace apparente de minutes sous un
- 3 d° 4 d° 1,4 1,7 3 d° 4 d° Désagré-ton de l’enduit plâtre combustion. poids de 10 kgs, le clou n'ayant pu être enfoncé que dans l’épaisseur de l'enduit, soit 15 mm.
- (1) Unités: mètre - mètre carré - millithermie (pratiquement: 1 millithermie = 1 calorie kg.), heure - degré centigrade.
- (2) 1 hectopièze = 1,02 kg-cm2.
- 1 kg-cm2 =0,98 h. p. z.
- (3) De nouveaux essais d’hygroscopicité et de capille et ont donné les résultats suivants :
- HYGROSCOPICITÉ %
- 24 heures .............................................. 0,6
- I semaine .............................................. 0.8
- 2 ~ 1,0
- 3 — 1.0
- 4 — 1.0
- rité ont été effectués après dessiccation du matériau à 50° C.
- Capillarité %
- 24 heures .............................................. 43,9
- I semaine .............................................. 59,0
- 2 — 61,1
- 3 — 61,6
- 4 — 61,9
- Toutefois, en ce qui concerne les essais de capillarité, il n’a pas été constaté de désagrégation du matériau comme dans les premiers essais effectués après dessiccation à 100-1100 C.
- Il semble que 1 on peut attribuer cette désagrégation au fait que le chauffage préalable du matériau, en vue de sa dessiccation, a été opéré dans les premiers essais à une température trop élevée, étant donné la composition spéciale du matériau.
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- 138 RECHERCHES ET INVENTIONS
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 139
- MATÉRIAUX DÉSIGNÉS PAR POUR SUBIR LA 2e SÉRIE D’ÉPREUVES, MAIS
- z o — • z • : CARRE ÉTUDES PHONIQI EN LABORATOIRE JES SUR CLOISON - Es Résistance A LA
- Référence NATURE DU MATÉRIAU • ÉPAISSEU: • DE L’ÉCHANTI Densité APPARE & Poids au mètri AFFAIBLI MOYEN GRAVES DE 50 à 500 P. P. S. (décibels) SSEMENT DES SONS AIGUS DE 500 à 3.000 P. P. S. (décibels) AFFAIBLISSEMENT (décibels) | Type de la cloison ‘ RE 26 A4 Z * 60 0 (1) Êu Rupture J : • (F £ ÉCRASEMENT» : So JUSQU’A( g 1/2 ÉPAISSEUR / 2
- t Carreau de plâtre et mâchefer creux, comportant 10 cavités circulaires et armé sur une face de plaque de plomb de 1 mm. 5 d'épaisseur.......................... (Avec enduit plâtre.) 6,0 1,38 83,2 — 42 — 48 non édifiée 0,28 31,4
- u Liège expansé pur, épaisseur 3 cm., enrobé de plâtre et sable formant 5 cm. d'épaisseur environ. (Avec enduit plâtre.) 7,2 0,98 70,4 — 43,5 — 47 non édifiée 0,125 7,0
- V Lamelles de bois appuyées sur un enduit de ciment magnésien spécial (2 cm. d’épaisseur), enrobant les lamelles de bois en même temps qu’il adhère fortement au béton sous-jacent. Plaque de liège de 1 cm. adhérant au béton ...... (Sans enduit.) 5,0 0,79 39,6 — 40,5 — 43,5 non édifiée 0,115 27,7
- X Plâtre cellulaire entre revêtement de plâtre moulé ............................. 7,2 0,81 58,6 — 43,0 — 44,5 non édifiée 0,180 7,1
- y 2 épaisseurs de paille fortement comprimée, avec 1 feuille de plomb intercalaire .... (Enduit plâtre 2 cm.) 15,0 0,55 83,0 — 44 — 54 non édifiée 0,170 44,7
- (1) Unités : mètre - mètre carré - millithermie (pratiquement (2) 1 hectopièze == 1,02 kg.-cm2. 1 kg-cm.2 = 0,98 hectopièze. 1 millithermie = 1 calorie kg.) - heure - degré centigrade.
- LE JURY DU CONCOURS
- N’AYANT PAS PARTICIPÉ A CES ÉPREUVES
- Hygroscopicité Absorption D’HUMIDITÉ Capillarité INFLAMMABILITÉ ESSAI DU CLOU
- 1 Durée | DE L’ESSAI ( % EN POIDS D’EAU ABSORBÉE Durée ! DE L’ESSAI ’ % EN POIDS D’EAU ABSORBÉE INCOMBUSTIBILITÉ Observations
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d" 4 d” 0,3 0,5 0,5 0,5 0,5 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 5,7 12,9 15,4 18,0 18,6 Le matériau ne s’enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4e d° 1,8 2,0 2,2 2,3 2,3 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 17,0 29,6 31,0 32,0 32,6 Après le retrait du brûleur : lre opération. Incandescence : 10 secondes. 2e — — 20 secondes. 3e — — 30 secondes. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d” 4 d° 0,4 1,3 2,0 2,1 2,2 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 2,8 5,7 7,2 8,5 8,7 Pas d'inflammation. Carbonisation superficielle avec points d’incandescence persistant pendant 2 minutes après le retrait du brûleur. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 0,1 0,2 0,4 0,4 0,4 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d° 4 d° 13,8 27,9 30,5 31,8 32,9 Le matériau ne s'enflammait pas au contact de la flamme du brûleur, et après l’essai ne présentait aucune trace apparente de combustion. Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
- 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 semaines 4 d° 0,2 0,3 0,4 0,7 1,O 24 heures 1 semaine 2 semaines 3 d" 4 d° 19,5 33,1 35,9 45,8 56,5 Après le retrait du brûleur : lre opération. Flamme : 10 secondes, points d’incandescence : 3 secondes. 2e opération. Flamme : 7 secondes, points d'incandescence : 2 minutes 3/4. 3e opération. Flamme : 7 secondes, points d'incandescence : 2 minutes 3 /4. (Avec dégagement de fumée.) Le matériau a tenu la charge pendant dix minutes sous un poids de 10 kgs.
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-
-
- 140
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- ANNEXE B
- Courbes moyennes d’affaiblissement de sons
- par transmission au travers 21 matériaux désignés pour les essais phoniques sur cloisons
- et prises en
- laboratoire sur échantillon de 50 X 50 cm.
- Catégorie 4
- Matériaux ayant donné satisfaction
- 60
- Matériaux spécifiés à l’annexe A
- pour 1 ensemble
- Catégorie B
- Spéciale
- 2-b
- I
- 4-d
- 5-e
- 8- .
- 50
- I
- 50
- 6
- O
- 40
- 30
- 50
- 30
- 60
- 30
- 30.
- 50.
- 600 800 1000
- 200
- g
- 8
- 3000
- R
- 8-p
- O
- T
- 0
- 100
- 400
- 50
- 200
- 200
- 100
- ©
- 40.
- 100
- 200
- 400
- 200
- 50
- o
- 200
- 8
- 8
- 2000
- 50
- O
- 8
- 8
- 8
- 2000
- 50
- 50
- 2
- 6
- 200
- 100
- 200
- • 8
- 50
- 50
- 40
- 40
- 30
- 100
- 200
- 200
- 100
- 50
- 6
- 8
- 100
- 50
- 6
- 100
- 200
- 2000 3000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 2000 3000
- o % o 8
- 2000 3000
- O
- 30 _
- 50
- ou o
- 30 _
- 50
- 30 _
- 50
- 30 ._
- 50
- 30 _
- 50
- o &
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 400 ' 630 1000
- 400 ’ 600 ’ 1000
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 430 ’ 600 1000 ‘ 2000 ’ 3000
- 400 600 1000
- 8 0
- 8 CD
- 8
- 400 600 1000
- 60.
- F
- 10
- 7
- 00
- 60
- 6
- 1000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 400 600
- 400 600
- -o
- 50
- 30 _
- 50
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-
-
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 2-—
- Courbes moyennes d affaiblissement de sons par transmission au travers de 21 matériaux employés
- LÉGENDES DES COURBES DE LA PAGE 140
- (en abcisses, fréquence [périodes par seconde] ; en ordonnées, affaiblissement en décibels)
- Catégorie A. — Matériaux ayant donné satisfaction pour l’ensemble.
- 1. Référence a. — Matériau déposé par « Planchers Bri-luxfer », 86, avenue Félix-Faure, à Paris. {Epaisseur 15 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 46 décibels.
- — — (500 à 3.000 pps) 52 décibels.
- 2. Référence b. — Matériau présenté par M. A. Dous-selin, 10, rue Paul-Chevanard, à Lyon. [Epaisseur 15 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 45 décibels.
- — — (500 à 3.000 pps) 52 décibels.
- 3. Référence c. — Matériau déposé par la Société Endui-peinture, 52, rue des Envierges, Paris. {Epaisseur 8 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 46 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 52 décibels.
- 4 Référence d. — Matériau déposé par la Société Eter-nit, Prouvy-Thiant {Nord). {Epaisseur 7,7 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 41 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 46 décibels.
- 5. Référence e. — Matériau déposé par la Compagnie Nationale des Matériaux Isolants Héraclite, 75, avenue des Champs-Elysées, Paris. {Epaisseur 10 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 43,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 51,0 décibels.
- 6. Référence f. — Matériau déposé par la Société des Produits Péroxydés, 75, quai d’Orsay, Paris {béton isolant cellulaire). {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 43,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 43,0 décibels.
- 7. Référence g. — « Phonisol
- Société Rubéroïd, 12, rue {Epaisseur
- Affaiblissement moyen { 50 — — (500
- », matériau déposé par la du Moulin-Vert, Paris.
- 7,5 cm.)
- à 500 pps) 45 décibels.
- à 3.000 pps) 49 décibels.
- 8 Référence h. — Parquisol Standard, matériau déposé par M. G. Stein, à Troyes {Aube). {Epaisseur 5,6 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 42,5 décibels. — — (500 à 1.000 pps) 47,5 décibels.
- A la suite d’un incident fortuit, le matériau s’étant détérioré, la courbe « moyenne » n'a pu être poussée au delà de la fréquence de 1.000 périodes par seconde.
- Catégorie B. — Spéciale.
- Matériaux satisfaisant au point de vue insonore {à employer dans les endroits secs.)
- 1. Référence i. — Matériau déposé par MM. Berger, Cadet et fils, à Bollène {Vaucluse). {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 42,5 décibels.
- — — (500 à 3.000 pps) 48,0 décibels.
- 2. Référence j. — Insonit, matériau déposé par la Société l’Everite, 1, rue Jules-Lefebvre, Paris. {Epaisseur 6,5 cm.)
- Afaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 43,5 décibels.
- — — (500 à 3.000 pps) 47,5 décibels.
- 3. Référence k. — Matériau déposé par M. R. Gruzelle, 8, rue des Moines, Paris. {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 40 décibels.
- — — (500 à 3.000 pps) 46 décibels.
- 4. Référence 1. — Matériau déposé par MM. Krug, Ballis et Cie, à Valentigny {Aube). {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 45 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 47 décibels
- 5. Référence m. — Matériau déposé par MM. Lambert frères, rue Saint-Lazare, Paris. {Epaisseur 8 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 43,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 47,0 décibels.
- 6. Référence n. — « Cellogypse », matériau déposé par « Les Matériaux Cellulaires », 27, rue des Petites-Ecuries, Paris. {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 43,0 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 46,5 décibels.
- 7. Référence 0. — « Isolcrète 0,9 », matériau déposé par « Les Matériaux Isolants et Hydrofuges », à Saint-André-lès-Lüle {Nord). {Epaisseur 6 cm.)
- Affaiblissement moyen { 50 à 500 pps) 44 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 46 décibels.
- 8. Référence p. — « Diatomite pleine », matériau déposé par la Société des Produits Siliceux, 94, boulevard Latour-Maubourg, Paris.
- {Epaisseur 5,7 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 42 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 46 décibels.
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-
-
- 142
- RECHERCHES ET IN VENT ION S
- I.
- Matériaux anciens (type courant).
- Matériaux Jesignes par le Jury pour suiir la 3 serie d épreuves, mais n ayant pas participé
- à ces épreuves.
- 50
- 2-3
- 1-2
- 50
- 200
- 1000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 400 600
- 400 600
- 304I
- 50
- 60.
- O
- 100
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- o
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- II
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- 400 600
- 30 _
- 50
- 30._
- 50
- 30._ 50
- 30. _
- 50
- I
- Matériaux anciens. — Type courant.
- 1. Référence r. — Carreau de plâtre, type courant. [Epaisseur 8 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 38,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 48,0 décibels.
- 2. Référence s. — Panneau en briques creuses avec enduit de plâtre sur chaque face. (Epaisseur 14 cm.)
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 41,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 49,0 décibels.
- II
- Matériaux désignés par le jury du concours pour subir la deuxième série d’épreuves, mais n’ayant pas participé à ces épreuves.
- 1. Référence t. — Epaisseur 6 cm.
- Affaiblissement moyen [ 50 à 500 pps) 42 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 48 décibels.
- 2. Référence u. — Epaisseur 7,2 cm.
- Affaiblissement moyen [ 50 à 500 pps) 43,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 47,0 décibels.
- 3. Référence v. — Epaisseur 5 cm.
- Affaiblissement moyen [ 50 à 500 pps) 40,5 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 43,5 décibels.
- 4. Référence x. — Epaisseur 7,2 cm.
- Affaiblissement moyen [ 50 à 500 pps) 43,0 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 44,5 décibels.
- 5. Référence y. — Epaisseur 15 cm.
- Affaiblissement moyen ( 50 à 500 pps) 44 décibels. — — (500 à 3.000 pps) 54 décibels.
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-
-
-
- RECHERCHES ET IN VENT IONS
- 143
- ANNEXE C
- Tableau II des résultats des expériences effectuées par le Laboratoire d Essais du Conservatoire des Arts et Métiers sur cloisons
- (2e série d’épreuves)
- Ces cloisons ont été retenus par le Jury France et
- construites avec 16 matériaux dits insonores du Concours de 1^5 du Touring-Club de 2 matériaux anciens type courant.
- 6 matériaux désignés par le Jury du Concours pour subir la deuxième série d’épreuves, n ont pas participé à ces épreuves.
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-
-
- ** ** —
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- L — MATÉRIAUX DITS «INSONORES »
- CATÉGORIE A. — MATÉRIAUX SATISFAISANT DANS L’ENSEMBLE
- RÉFÉRENCE dans la première série d'expériences (Annexe A) Tabl. IA Épaisseur de la cloison (en cm.) Type DE LA CLOISON NoM ET ADRESSE DU DÉPOSANT Désignation COMMERCIALE DU MATÉRIAU Nature DU MATÉRIAU
- a 15,0 B Planchers « Briluxfer », 86, avenue Félix-Faure, Paris (XVe) N'a pas indiqué de désignation commerciale Corps creux en céramique (Avec enduit.)
- b 15,0 B M. A. Dousselin, 10, rue Paul-Chenavard, Lyon (Rhône) Aggloponce Aggloponce et ciment pour murs................ (Sans enduit.)
- C 8,0 B Société Enduipeinture, 52, rue des Envierges, Paris N’a pas indiqué de désignation commerciale Ardoise explosée diatomée, ciment Portland-asphalte (Avec revêtement spécial)
- d 8,0 B Société Eternit, Prouvy-Thiant, (Nord). d° Noyau central en amiante, ciment cellulaire coulé entre des faces et des champs en « menuiserite type n° 2» .......... (Sans enduit.)
- e 10,0 B Compagnie Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite » 75, av. des Champs-Élysées, Paris. Procédé Kahub 2 fois Héraclite 1 fois Absorbit Au centre, plusieurs épaisseurs de carton ondulé bitumé, enrobé de fibres de bois agglomérées au ciment .............. (Avec enduit plâtre.)
- f 6,0 A Sté des Produits Peroxydés, 75, quai d'Orsay, Paris. Béton isolant cellulaire Béton cellulaire, type léger ............... (Sans enduit.)
- S 7,5 A Sté Anomyne Rubéroïd, 12, rue du Moulin-Vert, Paris. Phonisol 5 couches bitume, 2 épaisseurs feutre amiante bitumé, 2 épaisseurs de plomb 5/10 mm., enrobé de plâtre et pouzzolane...........
- h 6,0 A Georges Stein, Troyes (Aube). Parquisol Standard Lames de bois agglomérées à des carreaux de terre cuite poreuse....
- — 42,0
- — 39,0
- — 40,0
- — 32,0
- — 45,0
- SEMENT
- Affaib:
- 8
- Observations
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-
- RECHERCHES ET IN VENT 10NS
- 145
- CATÉGORIE B. — MATÉRIAUX SATISFAISANT AU POINT DE VUE “ INSONORE” (à employer dans les endroits secs)
- RÉFÉRENCE dans la première série d’expériences (Annexe A) Tabl. IA Épaisseur de la Cloison (en cm.) Type DE LA CLOISON NoM ET ADRESSE DU DÉPOSANT Désignation COMMERCIALE DU MATÉRIAU Nature DU MATÉRIAU Affaiblissement (décibels) Observations
- i 6,0 A Berger, Cadet et fils, Bollène (Vaucluse). N’a pas indiqué de désignation commerciale Moulage au ciment fondu. (Sans enduit.) — 39,0
- j 6,0 A Société Française l'Everite, 1, rue Jules-Lefebvre, Paris. Cloison Insonit Ciment et amiante . .... (Sans enduit.) — 33,0 -
- k 6,0 A M. R. Gruzelles, 8, rue des Moines, Paris. N’a pas indiqué de désignation commerciale 2 faces en contreplaqué avec isolément acoustique intérieur en feuille de plomb ........... (Sans enduit.) — 31,0
- 1 6,0 A Et. Krug, Ballis et Cie, Valentigny (Aube). Ballisol Céramique cellulaire cuite au four continu....... (Avec enduit plâtre.) — 32,0
- m 8,0 B Etabl. Lambert frères, 82, rue Saint-Lazare, Paris. N’a pas indiqué de désignation commerciale Extérieurement : plaque amiante, ciment et carton genre Pulpo. Intérieurement : plâtre cellulaire............... — 38,0
- n 6,0 A Les Matériaux Cellulaires, 27, rue des Petites-Ecuries, Paris. Cellogypse Dalle simple de plâtre cellulaire. .............. (Sans enduit.) — 33,0
- 0 6,0 A Les Matériaux Isolants et Hydrofuges, Saint-André-lès-Lille (Nord). Béton multicellul. Isolcrète Béton cellulaire, cellules séparées par de très minces parois de ciment imperméable......... (Sans enduit.) — 30,0
- P 6,0 A Société des Produits Siliceux, 94, boulev. Latour-Maubourg, Paris. Diatomite pleine Plaque diatomée pleine avec enduit plâtre..... — 37,0
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-
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 146
- IL — MATÉRIAUX ANCIENS - TYPE COURANT A TITRE DE COMPARAISON
- RÉFÉRENCE dans la première série d'expériences (Annexe A) Tabl. Ta Épaisseur de la cloison (en cm.) Type DE LA CLOISON NoM ET ADRESSE DU DÉPOSANT Désignation COMMERCIALE DU MATÉRIAU NATURE DU MATÉRIAU Affaiblissement (décibels) Observations
- r 8,0 A Etablissements E. Renouf, 77, rue Saint-Lazare, Paris. Plâtre Lutèce et carreau de plâtre............ — 32,0
- s 14,0 B Etablissements E. Renouf, 77, rue Saint-Lazare, Paris. Briques creuses Lutèce, 11x11x20 cm., hour-dées au plâtre........ (Avec enduit plâtre fin.) — 38,0
- III. - MATÉRIAUX DÉSIGNÉS PAR LE JURY DU CONCOURS pour subir la deuxième série d'épreuves, mais n'ayant pas participé à ces épreuves
- RÉFÉRENCE • tableau IB Annexe A 6,0 A Carreau plâtre et mâchefer creux, comportant 10 cavités circulaires et armé sur une face de plaque de plomb de 1,5 mm. d'épaisseur. (Avec enduit plâtre.)
- U 8,0 B Liège expansé pour : épaisseur 3 cm., enrobé de plâtre et sable formant 5 cm. d'épaisseur. (Avec enduit plâtre.)
- V 6,0 A Lamelles de bois appuyées sur un enduit de ciment magnésienspécial (2 cm. d’épaisseur) enrobant les lamelles de bois en même temps qu’il adhère fortement au béton sous-jacent. Plaque de liège de 1 cm. d’ép. adhérant au béton. A (Sans enduit.)
- X 8,0 B Plâtre cellulaire entre revêtement de plâtre moulé.
- y 15,0 B 2 épaisseurs de paille fortement comprimée avec une feuille de plomb intercalaire. (Avec enduit plâtre 2 cm.)
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- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 147
- ANNEXE D
- Tableau IIIJes Résultats des expériences de Transmissions de sons effectués en Laboratoire sur échantillons par le Laboratoire d Essais du Conservatoire des Arts et Métiers, sur les matériaux ayant attiré 1 attention du Jury du Concours, mais non désignés pour les essais phoniques sur cloisons.
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- 14«
- RECHERCHES ET IN VENT IONS
- Référence NATURE DU MATÉRIAU • Épaisseur de • l’échantillon Densité APPARENTE < Poids AU MÈTRE CARRÉ ÉTUDES PHONIQUES PAR TRANSMISSION EN LABORATOIRE
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS
- GRAVES 50 A 500 P. P. S. (déc AIGUS 500 A 3.000 P. P. S. bels)
- a PREMIER GROUPE DIT DE « 6 en MATÉRIAU POUR CLOISC Céramique cellulaire cuite au four continu........ (Avec enduit plâtre.) n.» D’ÉPA )N DE 6 < 5,0 ISSEUR :m. 1,068 53,4 — 44,5 — 46,0
- b Plaques diatomées creuses............................. (Avec enduit plâtre.) 6,0 0,63 37,8 — 42,0 — 46,0
- C Plâtre courant « Pouzzolane » et armature de plomb pliée en queue d'aronde ................................. (Sans enduit.) 6,0 1,50 95,68 — 42,5 — 47,5
- d Isolant minéral, composé de plaques de contreplaqué; au centre, bourrage de laine de laitier . (Sans enduit.) 6,0 0,323 19,4 — 43,5 — 48,0
- e Isolant minéral, composé de plaques de fibro-ciment ; au centre, bourrage de laine de laitier (Sans enduit.) 6,0 0,533 32,0 — 42,0 — 47,5
- f Béton de ciment et de pierres multicellulaires ........... (Sans enduit.) 6,0 0,533 32,0 — 40,0 — 44,0
- g Panneau constitué par : chaux hydraulique, sable, varech lavé, sciure de résineux, farine de bois, eau hydro-fugée. (Sans enduit.) 5,5 1,3 56,8 — 42,5 — 46,5
- h Lamelles de bois appuyées sur un enduit de ciment magnésien spécial, enrobant les lamelles de bois en même temps qu’il adhère fortement au béton sous-jacent.. (Sans enduit.) 4,0 0,85 34,0 — 38,0 — 45,5
- i Lames de bois chêne et acajou, épaisseur 1,1 cm. sur briques, épaisseur 4,5 cm.............................. (Avec enduit côté briques.) 5,6 1,2 66,8 — 44,0 — 48,0
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- RECHERCHES ET INVENTIONS
- C. =
- RÉFÉRENCE NATURE DU MATÉRIAU 6 Épaisseur de S • LÉ‘CHANTILLON Densité APPARENTE • POIDS 06 " AU MÈTRE CARRÉ ÉTUDES PHONIQUES PAR TRANSMISSION EN LABORATOIRE
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS
- GRAVES 50 A 500 P. P. s. (déc AIGUS 500 A 3.000 P. P. S. bels)
- DEUXIEME GROUPE DIT DE « 8 cm . » D’ÉPAI SSEUR
- MATÉRIAU POUR CLOISON DE 8 cm.
- a Moulage au ciment fondu .............................. (Sans enduit.) 8,0 0,80 64,0 — 41,5 — 4-7,0
- b Plâtre avec âme trapézoïdale en fibro-ciment de Poissy et alvéoles d’air ...................................... 8,0 0,89 71,6 — 42,5 — 45,5
- (Avec enduit plâtre.)
- c Briques creuses assemblées au plâtre..................... (Sans enduit.) 7,5 0,69 52,2 — 42,0 — 44,0
- d Béton cellulaire, cellules séparées par de très minces parois de ciment.......................................... (Sans enduit.) 8,0 0,84 67,32 — 43,5 — 47,0
- e Plâtre cellulaire ....................................... (Avec enduit plâtre.) 8,0 0,65 52,2 — 44,5 — 44,5
- f Plâtre cellulaire ................................... 8,0 0,57 46,0 — 44,0 — 45,0
- (Sans enduit.)
- g Laine minérale (entre plâtre moulé) ..................... (Avec enduit plâtre.) 7,2 1,04 75,2 — 43,0 — 44,5
- h Plâtre pouzzolane et double armature de plomb 0,5 mm. pliée en queue d’aronde. ............................ 8,7 1,40 122,4 — 40,5 — 47,0
- i Aggloponce et ciment... (Sans enduit.) 8,0 1,23 98,8 — 41,5 — 47,5
- k Plaque de nature spéciale et plâtre cellulaire .............. (Avec enduit plâtre.) 8,0 0,67 53,8 — 44,0 — 48,0
- 1 Aggloméré d’amiante et de mica, avec bourrage de laine de roche 8,0 0,39 31,2 — 40,5 (500 à 1000 p.s.) (1) — 42,5
- (Sans enduit.) •
- m Granulé de liège expansé aggloméré de plâtre ............ (Avec enduit plâtre.) 7,2 0,66 47,8 — 43,5 — 45,0
- n Plâtre gâché serré, extérieurement. — Plâtre gâché clair, intérieurement .................................... 8,0 0,84 67,2 — 42,0 — 45,0
- (1) Le matériau s'étant détérioré au cours des essais, la courbe « moyenne riodes par seconde. » n’a pu être poussée au delà de la fréquence 1.000 pé-
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- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 150
- Référence NATURE DU MATÉRIAU S Épaisseur de B — L’ÉCHANTILLON Densité APPARENTE Poids . AU METRE CARRE ÉTUDES PHONIQUES PAR TRANSMISSION EN LABORATOIRE
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS
- GRAVES 50 A 500 P, P. Si (déci AIGUS 500 A 3.000 P. P. S. dels)
- TROISIÈME GROUPE DIT DE « 15 cm. » D’ÉI AISSEUR
- MATÉRIAU POUR CLOISON DE 15 cm.
- a Moulage au ciment fondu ............................. (Sans enduit.) 15,0 0,756 113,6 — 42,5 — 46,0
- b Béton multicellulaire et plâtre multicellulaire formant enduit. 13,7 0,548 75,08 — 40,0 — 43,5
- C Briques creuses assemblées au plâtre................ (Sans enduit.) 11,0 0,695 76,0 — 42,5 ((500 à 1000 p.s.)(l) — 44,5
- d Béton cellulaire.................. (Sans enduit.) 15,0 1,04 156,0 — 44,0 — 48,5
- e Fibres de bois agglomérées au moyen d'un liant minéral. ... (Avec enduit plâtre.) 10,0 0,708 70,8 — 43,5 — 47,5
- f Constitué par 2 panneaux en pâte de bois................ (Avec enduit plâtre.) 9,7 0,560 52,2 — 41,0 — 48,5
- g Deux épaisseurs de paille fortement comprimée et tenues par des fils de fer galvanisé.............................. (Avec enduit plâtre 2 cm.) 15,0 0,493 74,0 — 43,0 (500 à 1000 p.s.) (1) — 50,0
- h Deux épaisseurs de paille fortement comprimée, avec 1 feuille de plomb entre 2 épaisseurs de feutre..... (Avec enduit plâtre.) 15,0 0,472 70,8 — 42,0 (500 à 1000 p.s. (1) — 47,0
- i Une couche de béton ponce de 4 cm. et une couche de béton
- gros grain de 8 cm (Sans enduit.) 12,0 1,437 172,45 — 45,5 — 49,0
- k Sable siliceux et mâchefer, composé de 3 agglo de 0,15 cm. épaisseur de 0,16 cm., 5 hauteurs jointoyées au ciment et sable. Chaque agglo comporte 3 vides de 0,12 x 0,15 ; chaque vide comporte 2 rainures asphaltées dans lesquelles est engagée une feuille de plomb de 1,5 mm., dont une extrémité est repliée sur 2 cm. environ (Enduit plâtre.) 15,8 1,31 206,8 — 42,5 | — 50,5
- 1 Aggloponce et ciment revêtu de plâtre sur la face destinée à l’intérieur de l’immeuble et d'un enduit d’aggloponce très fine sur la face destinée à l’extérieur de l’immeuble.. (Avec enduit plâtre.) 15,0 0,970 146,8 — 41,0 — 45,5
- (1) Le matériau s’étant détérioré au cours des essais, la courbe moyenne n’a pu être poussée au delà des fréquences 1.000 périodes par seconde.
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- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- 151
- Référence NATURE DU MATÉRIAU s Epaisseur de " L’ÉCHANTILLON Densité APPARENTE , Poids 06 AU MÈTRE CARRÉ ÉTUDES PHONIQUES PAR TRANSMISSION EN LABORATOIRE
- AFFAIBLISSEMENT MOYEN DES SONS
- GRAVES 50 A 500 P. P. s. (déci AIGUS 500 A 3.000 P. P. S. bels)
- m Élément de mur isolant mixte, béton et plâtre, avec âme trapézoïdale en fibrociment de Poissy et alvéoles d’air.... 15,0 1,274 151,2 — 47,0 — 49,5
- n Élément de mur ou cloison isolante en plâtre, avec âme trapézoïdale en fibrociment de Poissy et alvéoles d’air .... 15,0 0,833 125,0 — 43,0 — 45,5
- 0 Lave volcanique et ciment............................. (Sans enduit.) 15,0 1,0 158,0 — 41,5 — 51,5
- P Élément composé de briques, asphalte, cello-béton, chape en ciment............................................ (Sans enduit.) 15,0 1,122 168,4 — 44,5 — 48,5
- r Élément composé de plâtre cellulaire enrobé de plâtre à l’extérieur, comprenant à l’intérieur une couche d’un matériau spécial ...................................... (Enduit plâtre, 2 faces.) 15,0 0,633 95,0 — 42,0 — 50,0
- S Brique creuse en céramique, ayant une tubulure centrale remplie d’un matériau isolant : béton cellulaire......... (Enduit plâtre sur chaque face.) 15,5 0,975 153,6 — 43,0 — 48,5
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- 152
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- ANNEXE E
- Courtes moyennes J affaiblissement de sons par transmission au travers des matériaux ayant attiré 1 attention du Jury, mais non désignés pour des essais phoniques sur cloisons. Matériaux spécifiés à l annexe D
- (en abcisses, fréquence [périodes par seconde] ; en ordonnées, affaiblissement en décibels).
- Légendes page 154
- 50
- 6
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- 8
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- 50
- __0
- 400 600
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- 50
- 1 o
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- 30 , 50
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- 30 .
- 50
- 30
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-
-
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- ANNEXE E
- Courbes moyennes d affaiblissement de sons par transmission au travers des matériaux ayant attiré 1 attention du Jury, mais non désignés pour les essais phoniques sur cloisons.
- Matériaux spécifiés à 1 annexe D
- (en abcisses, fréquence [périodes par seconde]; en ordonnées, affaiblissement en décibels).
- Légendes page 154.
- 8
- 17-h
- sr
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- &
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- 30 J_____________,______________,................................
- 50 100 200 400 600 ' 1000 ‘ 2000 ' 3000
- 50,
- 40
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- 50
- 30.______________.____________,..................................... .
- 50 100 200 400 600 1000 2000 3000
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- 3000
- 100
- 200
- 2000
- 100
- 200
- 2000
- 400 600 1000
- 400 600 1000
- 00
- I
- Ce
- 50 100 200 400 600 1000 2000 3000
- Un 0
- 6
- 40
- 100
- 200
- 1000
- 2000 3000
- 2000 3000
- 30
- 50
- 400 600
- 400 600
- 30.
- 50
- 40.
- 30 1_______,_________,____._____________________ ,
- 50 100 200 ' 400 600 ’ 1000 ‘ 20003000
- 29
- 28-f
- 0
- 70
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-
-
-
- —
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- ANNEXE E
- Courbes moyennes
- d’affaiblissement de sons par transmission au travers des matériaux
- ayant attiré 1 attention du Jury, mais non désignés pour les essais phoniques sur cloisons. Matériaux spécifiés à 1 annexe D
- (en abcisses, fréquence [périodes par seconde]; en
- ordonnées, affaiblissement en décibels).
- un
- O
- 30
- 33-1
- 6
- 2000 3000
- 50
- 8
- 200
- 400 600 ' 1000
- A = Affaiblissement moyen 50 à 500 pps.
- A,= — — 500 à 3.000 pps.
- I. — Matériau pour cloison de 6 cm.
- S
- S =
- 50.
- 40
- 10010000
- S gccSco.t il il il il il il il il II <-444 gég:
- 10 C %
- 5
- 02 c O D œ. C 0 0 6 E —
- 2 3
- 4 5
- 6 7
- 8 9
- 1 1 1 1 1 1 I
- 9 09 o% 804
- 6,0
- 6,0 6,0 5,5 4,0 5,6
- cm. cm. cm. cm. cm. cm.
- A, = 46,0 A, = 46,0 A.: = 47,5 A,= 48,0 A,= 47,5 A,= 44,0 A,=46,5 A, = 45,5 A'= 48,0
- 37-p
- 35-n
- O
- 36-0
- 40.
- 30E
- 50
- 30
- 50
- 50
- 30
- 50
- 50,
- 1000 2000 3000
- 2000 3000
- 100
- 200
- 400
- 200
- 100
- 200
- 100
- 400 600
- 400 600 1000
- U P
- 100
- 200 400 600 1000 2000 3000
- II. — Matériau pour cloison
- cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm. cm.
- 1000 2000 3000
- 10 — a — 8,0
- 11 — b — 8,0
- 12 — c — 7,5
- 13 — d — 8,0
- 14 .— e — 8,0
- 15 — f — 8,0
- 16 — g — 7,2
- 17 — h . — 8,7
- 18 — i — 8,0
- 19 — k — 8,0
- 20 — 1 — 8,0
- 21 — m — 7,2
- 22 — n° — 8,0
- de 8 cm.
- A,=41,5
- A, =42,5 A1 = 42,0
- A, =43,5
- A, =44,5 A v = 44,0
- A1 = 43,0 A1 = 40,5
- A, =41,5 A1 = 44,0 A(= 40,5
- A, =43,5 A, =42,0
- P******* Lo Lo 1o Lo Lo Lo Lo Lo 1 Lo 1 15 Lo II II II II II II II II II II II II II
- 1
- tgtpCRRU o o 000000000
- 30 _
- 50
- 8
- 50.
- 38-r
- S
- 1—
- 23
- 24
- 25
- 26
- 27
- 28
- 29
- 30
- 31
- 0
- 200
- 1000
- 2000 3000
- 400 600
- 40.
- 50
- 100
- 200
- 1000
- 2000 3000
- 400 600
- 30
- 50
- 34
- 35
- 36
- 37
- 38
- 39
- III. — Matériau pour cloison
- — a — 15,0 cm. Ax = 42,5
- — b — 13,7 cm. A,= 40,0
- — C — 11,0 cm. A, =42,5
- — d — 15,0 cm. A1=44,0
- — e — 10,0 cm. A1 = 43,5
- — f — 9,7 cm. A1 = 41,0
- — g — 15,0 cm. A1 = 43,0
- — h — 15,0 cm. A, =42,0
- I — 12,0 cm. A, =45,5
- — k — 15,8 cm. A =42,5
- — 1 — 15,0 cm. A, =41,0
- — m — 15,0 cm. Ax = 47,0
- — n — 15,0 cm. A,= 43,0
- — 0 — 15,0 cm. A,= 41,5
- P — 15,0 cm. A, =44,5
- — r — 15,0 cm. A,= 42,0
- — s — 15,5 cm. A =43,0
- de 15 cm.
- A,= 46,0 A“ = 43,5 A.; = 44,5 A’= 48,5 A>47,5 A” = 48,5 A~ = 50,0 A, =47,0 A“ = 49,0 A.'= 50,5 A, = 45,5 A'= 49,5 A'= 45,5 A., = 51,5 A, =48,5 A, =50,0
- A’= 48,5
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-
-
-
- RECHERCHES ET IN MENTIONS
- 155
- ANNEXE F
- Tableaux IV /
- IV A
- IV B
- Annexes des coefficients de conductibilité calorifique de matériaux divers déterminés au Laboratoire d Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- A l’occasion de l’étude de la transmission des sons, il a été effectué, au laboratoire d’essais, des recherches des caractéristiques physiques d’un assez grand nombre de matériaux de construction, en plus de ceux considérés comme « insonores ».
- Le mode opératoire, en ce qui concerne le coefficient de conductibilité calorifique, est indiqué dans la brochure La lutte contre le bruit, éditée par la Revue mensuelle de la Chambre syndicale des Entrepreneurs de Maçonnerie, Ciment et Béton armé, de la Ville de Paris et du Département de la Seine (3, rue de Lutèce, Paris), page 19.
- Il a été exposé à l’Association Française pour l’Essai des Matériaux, par M. Heyberger, assistant au laboratoire d’essais.
- Les tableaux ci-après fournissent, pour chaque matériau, le coefficient de conductibilité calorifique en unités pratiques et à une température moyenne choisie suivant les cas.
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-
-
-
- 8
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- IV A. - Tableau annexe
- des Coefficients de condu ctibil ité calorifique déterminés au Laboratoire d Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers
- ISOLANTS USUELS ET MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION COURANTS
- Matériaux
- EXAMINÉS
- COMPOSITION
- DES
- ÉCHANTILLONS EXAMINÉS
- A) ISOLANTS COURANTS
- Bourrelet d'amiante...................... . 0,36
- Pibres d’amiante bleue. ................... 0,057
- Amiante | Fibres d'amiante blanche .................. Bourre d’amiante enveloppée dans une toile 0,057
- d’amiante ............................. 0,27
- Bourre d'amiante enveloppée dans une toile
- .de laiton .............................. 0,30
- Carton d’amiante......................... 1,00
- Caoutchouc Caoutchouc mousse 0,09 à 0,20
- MOUSSE Ebonite mousse. ......................... 0,13 à 0,22
- Dalle de diatomite sans joint............... Dalle de diatomite pleine, revêtue de plâtre 0,38 à 0,40
- sur les deux faces ...................... 0,59
- Dalle de diatomite creuse, revêtue de plâtre sur les deux faces ...................... Briques de diatomite assemblées sans liant 0,63
- (maintenues par un cadre métallique) ..... 0,70
- I DiATOMITE Briques de diatomite assemblées par un liant
- | (maintenues par un cadre métallique) ..... 0,60
- Briques de diatomite assemblées au plâtre.... 0,45 à 0,48
- Briques de diatomite assemblées au plâtre.... Plaques diatomées pleines, revêtues de plâtre 0,47
- sur les deux faces ...................... Plaques diatomées creuses, revêtues de plâtre 0,593
- sur les deux faces 0,630
- Terre floconneuse...... 0,20
- Kieselguhr — ............ 0,27
- Magnésie ............................... 0,20
- Matelas magnésie et amiante. .............. 0,19
- Coquilles magnésie et amiante.............. 0,19
- Terre d’infusoires......................... 0,150
- I Isolants Kapok de Java........................... 0,0157
- DIVERS Bourrelet de jute ......................... 0,094
- Varech de roche.......................... Feuilles de carton ondulé maintenues dans un 0,15
- cadre en bois .......................... 0,129
- Tourbe fibreuse .......................... 0,073
- Éponges artificielles....................... 0,042
- | Colle cellulaire...................... 0,033
- Densité
- COEFFICIENT DE Intervalle Température
- CONDUCTIBILITÉ
- CALORIFIQUE EN DE MOYENNE
- UNITÉS PRATI-
- QUES : CALORIES, température tm: t1+t2 °C
- KILOGRAMME,
- M2, HEURE, M,°C. 'ti-t2 °C. 2
- 0,130 412,0—129,0 270,5
- 0,048 35—0 17,5
- 0,054 35 — 0 d°
- 0,097 60 — 14 37,0
- 0,145 54 — 18 36,0
- 0,091 53 — 20 36,5
- 0,026 à 0,062 70 — 20 45
- 0,029 à 0,034 64 — 12 38
- 0,067 à 0,115 53 — 17 35,0
- 0,140 46 — 17 31,5
- 0,185 45 — 16 30,5
- 0,165 618 — 54 336,0
- 0,170 588 — 60 324,0
- 0,097 à 0,140 50 — 17 33,5
- 0,180 489 —113 301,0
- 0,140 46 — 17 31,5
- 0,185 45 — 16 30,5
- 0,045 54 — 16 35
- 0,048 54 — 17,5
- 0,053 44—0 22
- 0,111 347,0— 56 201,5
- 0,093 337,0— 49 193,0
- 0,047 45,0— 0 22,5
- 0,034 48,0— 0 24,0
- 0,055 64,0— 20 42,0
- 0,041 84,0— 17 50,5
- 0,055 49,0— 0 24,5
- 0,037 37,5— 0 18,75
- 0,044 42,5— 11,0 26,7
- 0,042 90,0— 13,0 51,5
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-
-
-
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- 157
- A) ISOLANTS COURANTS
- Matériaux
- EXAMINÉS
- Lièges
- Magnésie
- Verre FILÉ
- Laine MINÉRALE
- COMPOSITION DES ÉCHANTILLONS EXAMINÉS • Densité COEFFICIENT DE COMBUSTIBILITÉ CALORIFIQUES EN UNITÉS PRATIQUES : CALORIES, KILOGRAMME, M2, HEURE, M, ° c. INTERVALLE DE : TEMPÉRATURE Tempéfature Moyenne tm : t1+t2 °C 2
- tl-t2 C
- Liège expansé pur........... 0,08 à 0,20 0,034 à 0,047 50 — 15 32,5
- Liège aggloméré au brai ................... 0,11 à 0,20 0,035 à 0,050 48 — 14 31,0
- Liège aggloméré à la caséine................ 0,12 0,044 48 — 12 30,0
- Liège aggloméré au ciment ................ 0,25 à 0,87 0,085 à 0,180 53 — 18 35,5
- Liège aggloméré au ciment magnésien ....... Liège de 2 cm. d'épaisseur, intercalé entre 0,36 0,084 38 — 12 25,0
- 2 couches de ciment..................... 1,06 0,150 57 — 15 36,0
- Une plaque de liège entre 2 plaques de fibro-
- ciment ................................ 0,45 0,057 103 — 21 62,0
- Panneau constitué par une plaque de liège
- placée entre 2 feuilles métalliques maintenues écartées par 2 fers en U ................ 0,49 0,25 36,0— 15,0 25,5
- Paroi constituée : a) par un panneau de liège dont chaque face
- est recouverte d’une plaque de tôle galva-• nisée ................................ 0,41 0,100 45,0— 15 30,0
- b) par une plaque de carton. -
- Panneau composé de 5 cm. d'épaisseur de
- granulé de liège expansé aggloméré de plâtre et revêtement en plâtre sur 4 faces ........ 0,663 0,160 51 — 19 35,0
- Un liège de 5 cm. d’épaisseur recouvert sur
- une face d’un vernis bakélite et sur l'autre d’une plaque métallique de 2 mm. d'épaiss.. 0,651 0,042 48 — 0 24,0
- 0,13 0,039 66 — 16 41
- Laine minérale........................... d° 0,041 168 — 20 94
- d° 0,045 252 — 19 135,5
- d° 0,052 376 — 29 202,5
- 0,30 0,049 151 — 30 90,5
- Laine minérale.......... d° 0,060 253 — 42 147,5
- ===- d° 0,069 354 — 48,5 201,5
- d° 0,079 475,5— 58,5 267,0
- Plaque de carbonate de magnésie amianté .... 0,20 0,070 189,0— 20 104,5
- 0,102 0,060 195,5— 48 121,7
- 85 % de mélange de carbonate de magnésie 1 d° 0,065 275,0— 61 168,0
- et 15 % d’amiante ! d° 0,070 418,0— 81 249,5
- Verre filé avec enveloppe en toile d'amiante. . Un matelas renfermant de la soie de verre et 0,15 0,044 62 — 14 .38
- des feuilles d’aluminium enveloppés dans une toile d’amiante......................... 0,16 0,039 54 — 18 36
- Un matelas renfermant de la soie de verre en-
- veloppée dans une toile d’amiante ........ 0,16 0,034 62 — 18 40
- Soie de verre en coquilles.................. — 0,060 160 — 27 98,5
- d° — 0,072 232 — 40 136,0
- d° ................... — 0,079 286 — 43 164,5
- d° — 0,081 283 — 44 163,5
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-
-
-
- St
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- Matériaux
- COMPOSITION
- DES ÉCHANTILLONS EXAMINÉS
- EXAMINÉS
- Béton Béton multicellulaire . Béton cellulaire ..... Béton ponce ........
- Briques creuses assemblées au plâtre ........ d° ........
- Briques creuses avec enduit plâtre sur chaque face ..................................
- Briques rouges d'argile .
- Briques blanches silico-calcaires ............
- do
- d° assemblées au plâtre..
- B) MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
- I Briques silico-ardoises ....................
- I Briques de silice d'infusoires...............
- Briques Briques réfractaires ......................
- d° .......................
- | d° .......................
- I d° ....................................... d° .......................
- I d° .......................
- Briques creuses en céramique, ayant une cavité centrale remplie de béton cellulaire .......
- Une lame de bois chêne, épaisseur 1 cm. 1 sur briques d’une épaisseur de 4 cm. 5 ........
- ( Verre mousse. ........................... Verre mousse . .
- / Briques de verre mousse agglomérées au platre
- PLATRE 3
- Plâtre cellulaire
- Plâtre ........
- Fibres DE
- BOIS AGGLOMÉRÉES
- ! Fibres de bois comprimées sans enduit.......
- Fibres de bois avec enduit de ciment sur chaque face .........................
- Fibres de bois avec ciment Portland .........
- Fibres de bois comprimées et agglomérées au ciment magnésien......................
- . ( Asphalte coule, non sable
- Asphalte 2 .......
- / Asphalte coule, sable....
- VERRE
- ( Deux plaques de verre de 2 mm. d’épaisseur, entre lesquelles est emprisonné un matelas
- [ d’air de 22 mm. d'épaisseur................
- Parquet ( . ..
- ( Parquet sans joints ..
- SANS JOINTS 1
- Densité COEFFICIENT DE CONDUCT IBILITÉ CALORIFIQUES EN UNITÉS PRATIQUES : CALORIES, KILOGRAMME, M2, HEURE, M. °C. INTERVALLE DE TEMPÉRATURE tl-t2 °C Température moyenne tm : t1+t2 °C 2
- 0,30 à 0,60 0,063 à 0,124 50 — 16 33
- 0,40 à 1,04 0,115 à 0,425 54 — 18 36
- 0,76 à 0,79 0,215 à 0,250 46 — 14 30
- 0,98 0,290 55,5— 18,0 31,7
- 0,69 0,197 à 0,206 48,0— 20,0 34,0
- 0,95 0,325 46,0— 16,0 31,0
- 0,60 0,966 28,0— 0 14
- d° 0,895 24,0— 0 12
- 1,78 0,443 51,0— 16 33,5
- 0,60 0,795 24,0— 0 12
- 0,295 0,086 30,0— 0 15
- 0,48 0,080 114,0— 15 64,5
- d° 0,087 233,0— 19 121,0
- d° 0,092 326,0— 22 174,0
- d° 0,097 470,0— 29 248,0
- d° 0,110 570,0— 60 315,0
- d° 0,130 832,0— 80 456,0
- 0,975 0,395 49,0— 20 34,5
- 1,02 0,180 41,0— 21 31,0
- 0,49 0,107 60 — 24 42
- 0,52 0,140 45 — 16 30,5
- 0,67 0,166 50 — 15 32,5
- 0,57 à 0,96 0,136 à 0,333 50 — 18 34
- 0,29 0,076 56,0— 15 35,5
- 0,376 0,111 93,0— 22 57,5
- 0,37 0,070 51,0— 15 33,0
- 0,28 0,081 49,0— 16 32,5
- 1,54 0,239 41,0— 20 30,5
- 1,65 0,352 32,0— 17 24,5
- 0,66 0,106 32,0— 15 23,5
- 1,16 à 1,70 1 0,118 à 0,354 36—0 18,0
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-
-
-
- RECHERCHES ET IN VENTIONS
- 159
- l B) MATÉRIAUX C) DIVERS I DE CONSTRUCTION _ ATÉRIAUX XAMINÉS PAILLE COMPRIMÉE Matériaux DIVERS COMPOSITION DES ÉCHANTILLONS EXAMINÉS Paille comprimée ............... ) Une épaisseur de paille comprimée (enduit de I plâtre sur les 2 faces) ................... Roseaux comprimés assemblés par fils de fer . Dalle de carborandum .. Caoutchouc ............................. Ébonite. .................. Panneau constitué extérieurement de deux plaques de fibrociment, intérieurement de 15 mm. de laine minérale et au centre de 20 mm. en bourrage souple, laine de laitier. Dito, mais contreplaqué à la place de fibro-ciment................................ Lames de bois de sapin de 15 mm. d’épaisseur, sur une face enduite de plâtre de 6 mm., fixé sur toile métallique, un espace d'air de 5 cm. entre bois et plâtre ..................... Panneau constitué par : 1 couche de bitume ; 1 épaiss. feutre amiante bitumé; 1 couche de bitume ; 1 épaisseur de plomb 5/10 mm. 1 couche de bitume ; 1 épaiss. feutre amiante bitumé; 1 couche de bitume..................... Deux épaisseurs de paille comprimée avec une épaisseur de feutre intercalaire (enduit plâtre sur les 2 faces). ........................ Deux épaisseurs de paille comprimée avec une feuille de plomb entre 2 épaisseurs de feutre (enduit plâtre sur les 2 faces).... Panneau constitué par : 1 couche de soie de verre recouverte de bitume ; 1 couche de fibres de bois ; enduit plâtre sur les deux faces ........... Échantillon en laine minérale entre revêtement plâtre moulé, avec enduit sur chaque face.. Échantillon plâtre cellulaire entre revêtement de plâtre moulé, avec enduit sur chaque face Élément de mur ou cloison isolante en plâtre, avec âme trapézoïdale en fibrociment et alvéoles d’air Panneau constitué par : 1 couche de plâtre 6 cm.; 1 épaisseur de briques de 6 cm. ; 1 couche de ciment de 3 cm. ............. Densité 0,246 0,567 0,246 2,40 1/3 0,07 à 0,12 0,533 0,323 0,34 1,493 0,463 0,472 1,010 1,044 0,813 0,833 1,67 COEFFICIENT DE CONDUCTIBILITÉ CALORIFIQUE EN UNITÉS PRATIQUES : CALORIES, KILOGRR MME, M2 HEURE, M, °C. 0,067 0,155 0,050 2,63 0,280 0,020 à 0,025 0,071 0,066 0,177 0,062 0,160 0,175 0,170 0,240 0,180 0,370 0,61 INTERVALLE DE TEMPÉRATURE tl-t2 °C 30,0— 0 58 — 16 49,0— 0 604,0—377,0 50 — 30 30—8 45 — 18 41 — 17 43 — 0 44 — 23 56 — 16 62 — 15 49 — 16 41 — 18 47 — 19 43 — 16 44,0— 18 Température MOYENNE tm : t1+t2 °C 2 15 37,0 24,5 490,5 40 19 31,5 29,0 21,5 33,5 36,0 38,5 32,5 29,5 33,0 29,5 31,0
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-
-
- 160
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- IV B. - Tabl eau annexe :
- des Coefficients de déperdition calorifique d une cloison déterminés au Laboratoire d Essais du Conservatoire National des Arts et Métiers
- C d’une paroi est la quantité de chaleur en grandes calories (ou calories-kilogrammes) qui passe en 1 heure au travers d’une surface de 1 m2 de cette paroi, lorsque la température de l’air calme au contact de ses faces présente une différence de température de 1° C.
- Remarque importante. — Ce coefficient ne tient pas compte de l’épaisseur de la paroi.
- Si, à travers une surface de S m2, pendant T heures, il passe Q calories, lorsque la différence de température de l’air au contact des 2 faces est 1—12, le coefficient
- Q
- C=----------------
- ST (ti—t2)
- Unités. — Grandes calories - mètre - mètre carré - heure - degré C.
- DÉSIGNATION DE LA PAROI 1 Températures moyennes EN DEGRÉS C DE L’AIR EN CONTACT QUANTITÉ DE CHALEUR q EN MILLITHERMIES, TRANSMISE EN I HEURE A TRAVERS UNE SURFACE DE I M 2 DE LA PAROI Q q = ST COEFFICIENT DE DÉPERDITION CALORIFIQUE DE LA PAROI q C = tl-t2 UNITÉS : MILLITHERMIE, MÈTRE, MÈTRE CARRÉ, HEURE, DEGRÉS C Observations
- AVEC LA FACE INTÉRIEURE DE LA PAROI tl AVEC LA FACE EXTÉRIEURE DE LA PAROI t2
- Cloison en béton armé d’environ 2 m. x 2 m. x 0m.06 d'épaisseur, dans laquelle étaient encastrés 89 pavés de verre cylindriques, à double paroi, soudés à l’étain. 40 23,5 99,8 5,97
- Cloison en béton armé d’environ 2 m. x 2 m. x 0 m. 06 d'épaisseur, dans laquelle étaient enchâssés des pavés à matelas d’air.......................... 36 18,5 97,8 5,58
- Cloison en béton armé de mêmes dimensions que la précédente, mais ne comportant pas de pavés de verre. ................................... 45 24,0 104,9 4,99
- Mur de 2 m. X 2 m. x 0 m. 315 d’épaisseur, construit avec des briques creuses de 29 cm. 5 x 14 cm. 5x 14 cm. 5, ayant 3 rangées de 6 carreaux de section carrée, mesurant 3 cm. 5x3 cm. 5 environ. Ces briques ont été assemblées à joints croisés, avec un mortier de chaux hydraulique, recouvertes sur la face intérieure d’un enduit plâtre de 1 cm. et sur la face extérieure d’un enduit au ciment. .. 48 27 43 2,05
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- ERRA TUM
- (Recherches et Inventions N° 261, Mai-Juin 1936 page 160)
- Au lieu de : Lire:
- Désignation de la paroi Désignation de la paroi
- Cloison en béton armé, d’environ 2m x 2m x Om, 06 d’épaisseur, dans laquelle étaient encastrés 89 pavés de verre cylindri ques, à double paroi, soudés à l’étain Cloison en béton armé, d’environ 2m x 2m x 0m, 06, sans pavés de verre
- Cloison en béton armé, d’environ 2m x 2m x Om,06 d’épaisseur, dans laquelle étaient enchâssés des pavés à matelas d’air Cloison en béton armé, d’environ 2m x 2m x Om,06 d’épaisseur,dans laquelle étaient enchâssés des pavés à matelas d’air
- Cloison en béton armé de mêmes dimensions que la précédente mais ne comportant pas de pavés de verre Cloison en béton armé d’environ 2m x 2m x Om,06 dans laquelle étaient encastrés 89 pavés de verre cylindriques, à double paroi
- Mur de 2m x 2m x 0m,315 d’épaisseur construit Mur de 2m x 2m x 0m,315 d’épaisseur construit
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- RECHERCHES ET INVENTIONS
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- DÉSIGNATION DE LA PAROI Températures moyennes EN DEGRÉS C DE L’AIR EN CONTACT QUANTITÉ DE CHALEUR q EN MILLITHERMIES, TRANSMISE EN I HEURE A TRAVERS UNE SURFACE DE I M 2 DE LA PAROI Q q = ST COEFFICIENT DE DÉPERDITION CALORIFIQUE DE LA PAROI q C= tJ-t2 UNITÉS : MILLITHERMIE, MÈTRE, MÈTRE CARRÉ, HEURE. DEGRÉS C Observations
- AVEC LA FACE INTÉRIEURE DE LA PAROI tl AVEC LA FACE EXTÉRIEURE DE LA PAROI t2
- Une charpente métallique de 2 m.50 x 2 m. X Om. 105 présentant des alvéoles carrées d’environ U m. 45 de côté, qui ont été successivement remplies par : 1° des panneaux de 0 m. 08 d'épaisseur, pesant 5.270 grammes, obtenus en projetant sur une plaque de fibrociment de 0 m. 425 X 0 m. 425 de l'amiante imprégnée de liquides et de ciments spéciaux 19 62,25 2,49
- 2° Un triple vitrage constitué par 3 verres carrés de 0 m. 006 d’épaisseur, de 0 m. 475 x0 m. 450 x 0 m. 425 de côté respectif; ces trois verres, disposés verticalement, étaient séparés par deux matelas d'air de 0m.030 d'épaisseur 44 19,5 53,90 2 22
- 3° Des panneaux constitués par des fibres d'origine minérale: ces panneaux pesaient, après essais, 9.300 grammes Tous ces panneaux et vitrages étaient maintenus verticalement dans les alvéoles de la charpente métallique au moyen d'un même ciment spécial. 50 21,0 54,90 1,89
- - Une paroi de 2 m. 40 de largeur, 2 m. 20 de hauteur et 0 m. 06 d’épaisseur, constituée par 11 dalles de 0 m. 80x0 m. 60x0 m. 06, asssemblées au ciment. Chaque dalle était constituée par une plaque de fibres de bois comprimées, de 5 cm. d’épaisseur, recouverte sur toutes ses faces d’un enduit de ciment de 5 mm. d’épaisseur ; elle présentait sur les faces latérales une gorge de section demi-circulaire de 12 mm. de rayon - 22 96,4 2,1
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- F3
- RECHERCHES ET INVENTIONS
- ANNEXES G et H
- Plans des immeubles ayant servi aux essais phoniques
- sur cloisons
- Plan de situation des immeubles, rue Danton Pré-St-Gervais (Seine)
- AVENUE JEAN JAUGES
- “Do
- Bâtiments ayant servi aux essais A1 et A2
- Plan d'étage courant.
- gangr
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- RECHERCHES ET IN VENT IONS
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- ANNEXE I
- Exposition
- des matériaux - XIIIe Salon des Arts Ménagers
- Le silence dans
- Fig. 10. — Exposition des Ménagers 1936. Le silence se rapportant au
- 0
- matériaux. 13e Salon des Arts dans l'habitation. Références tableau I&, annexe A.
- 1. Etablissements Lambert frères: Plâtre « Lutèce » et carreaux de plâtre.
- 2. Etablissements Lambert frères: Briques creuses « Lutèce » hourdées au plâtre avec enduit plâtre fin.
- 3. Société des Produits Peroxydés : Référence f, béton isolant cellulaire.
- 4. Planchers « Briluxfer » : Référence a.
- 5. Société « Eternit » : Référence d.
- 7. Société « Les Produits Siliceux »: Référence p, diatomite pleine.
- 8. Compagnie Nationale des Matériaux Isolants « Héraclite » : Référence e, procédé Kahub (2 fois Heraclite, 1 fois Absobbit).
- 9. M. A. Dousselin : Référence b, « Aggloponce ».
- 10. Société anonyme « Rubéroïd » : Référence g, « Pho-nisol ».
- 11. Etablissements Krug Ballis et Cie : Référence 1, « Ballisol ».
- 6. Berger Cadet et fils : Référence i.
- 12. G. Stein : Référence h, « Parquisol Standard ».
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