Publication : Laboratoire d'essais
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- F 5 ro 4
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D’ESSAIS
- APPLICATIONS OPTIQUES DES MATIÈRES ORGANIQUES TRANSPARENTES
- par G.A. Boutry et J. Doucerain
- PUBLICATION N° 50
- (Extraits des Comptes Vendus de l'Académie des Sciences
- T. 211 - P. 557 - 2 Décembre 1940)
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- OPTIQUE APPLIQUÉE. — Applications optiques des matières organiques transparentes. Note de MM. Georges-Albert BoUTRY et Jacques DOUCERAIN.
- Les propriétés optiques remarquables de certaines matières organiques transparentes (résines synthétiques ou verres organiques) ont suscité, au cours des dernières années, assez d’intérêt pour qu’en divers pays on ait tenté à différentes reprises de les mouler en forme de lentilles et de prismes.
- Nous avons pu réussir, à partir de dérivés acryliques, à confectionner par moulage direct des lentilles atteignant jusqu’à 7™ de diamètre. Le poli des surfaces reproduit fidèlement celui qu’on a donné aux faces du moule utilisé. La transparence est au moins égale à celle d’un crown léger. L’homogénéité de la substance est assez parfaite pour que son indice de réfraction moyen np soit défini à 0,00004 près en général. L’aberration principale de sphéricité est du même ordre que celle que fournissent des lentilles de verre de même forme exécutées avec la même précision. Les qualités des éléments obtenus au cours de ces premiers essais sont déjà supérieures à celles des meilleurs verres employés actuellement en lunetterie.
- Les biréfringences accidentelles dues à des tensions résiduelles établies dans la matière en cours de fabrication sont négligeables tant que les épaisseurs restent faibles. Elles apparaissent quand l’épaisseur atteint 4mm et deviennent gênantes vers io”‘m.
- Il faut tenir compte, quand on envisage l’emploi de ces lentilles, des inconvénients qu’elles présentent : la dureté superficielle est faible et le poli ne se conserve longtemps parfait qu’à condition d’user de précautions dans la manipulation des pièces; le coefficient de dilatation de la matière est presque dix fois plus grand que celui du verre et il existe un point de
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- transformation vers 120°; ces deux faits interdisent l’emploi de ces lentilles à densité d’énergie très élevée (dans des lanternes de projection, par exemple).
- Par contre, on peut leur donner des qualités qu’il est impossible d’atteindre avec des verres normaux. C’est ainsi qu’il nous a été possible de préparer et de reproduire, à partir de dérivés acryliques, des séries d’échantillons dont les coefficients
- np — 1 V = ------ Zip — nc
- varient régulièrement entre 67 et 41, alors que les indices moyens se maintiennent entre 1,490 et 1,510. Ces caractéristiques ne se retrouvent pas chez les verres minéraux existants. Il paraît possible d’étendre encore le domaine de variation de v du côté des fortes dispersions, réalisant ainsi des matières présentant l’indice d’un fluor-crown ou d’un crown très léger avec la dispersion d’un flint extra-dense. Des applications possibles sont évidentes et les recherches continuent dans cette voie.
- (Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. 211, p. 557-558, séance du 2 décembre 1940.)
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS. DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
- 114770-40
- Paris. — Quai des Grands-Augustins, 55.
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