Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D’ESSAIS
- UN SPECTROPHOTOMÈTRE ENREGISTREUR
- DE CONSTRUCTION SIMPLE
- par G.A. Boutry et J. Gillod
- PUBLICATION N° 51
- (Extraits des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences
- T. 213 - P. 235 - II Août 1941)
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- PHOTOMÉTRIE. — Un spectrophotomètre enregistreur de construction simple.
- Note (') de MM. GEORGES-ALBERT BOUTRY et JEAN GILLOD.
- Les cellules photoélectriques utilisées jusqu’à présent pour la comparaison des flux lumineux, même lorsqu’il s’agit de cellules à vide, ne sont pas toujours fidèles et leurs réponses ne sont qu’approximativement proportionnelles aux flux reçus. L’amplification des courants obtenus peut introduire de nouvelles déformations et causer de l’instabilité. Aussi a-t-on le plus souvent renoncé, dans l’exécution de mesures que l’on voudrait précises, à la méthode si simple et si séduisante de l’enregistrement direct des courants fournis par la cellule ou de ces mêmes conrants amplifiés. C’est pourquoi les spectrophotomètres photoélectriques les plus souvent décrits utilisent des méthodes de déviation constante (2) ou des méthodes différentielles à deux cellules (3). Les mesures exigent alors des pointés longueur d’onde par longueur d’onde, ce qui est fastidieux et parfois aléatoire; quand on veut le rendre enregistreur, l’appareil devient très compliqué (*). Dans les deux cas la précision limite que permet la méthode est rarement atteinte, si l’on tient compte des nombreuses erreurs accidentelles introduites par des montages aux réglages multiples et ardus. Aussi la plupart de ces appareils ne se sont guère répandus.
- Pour construire un spectrophotomètre enregistreur précis aussi simple et robuste que possible, nous sommes revenus à la méthode de simple déviation (mesures croisées), ce que l’emploi de cellules photoémissives d’un type nouveau, fidèles et capables de fournir des courants proportionnels à mieux que 1/ 1000e près aux flux lumineux qu’elles reçoivent, semble permettre de faire (5). Les courants photoélectriques sont envoyés
- (1) Séance du 4 août 1941.
- (2) Von HALBAN et SIEDENTOPF, Zeit. f. Phys. Chem., 100, 1922, p. 208; PERFECT et Dobson, Phys. Soc. London, 1930, pp. 174 et 185.
- (3) FOLLET, Proc. Phys. Soc., 46, 1934, p. 499; WOODWARD, Proc. Roy. Soc., 114, 1934, p. 118.
- (4) MULDER et RAZEK, Jour. Opt. Soc. Am., 20, 1930, p. 155; HARDY, ib., 18, 1929, P- 96.
- (5) BOUTRY, Comptes rendus, 204, 1937, p. 120; BOUTRY et GILLOD, ib., 206, 1938, p. 1807; Philos. Mag., 7° série, 28, 1939, p. 163.
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- dans un amplificateur de courants continus à un seul étage dans lequel un montage très simple permet d’annuler pratiquement la dérive et d’obtenir une très bonne stabilité (6). Le courant amplifié reste proportionnel au courant initial, avec une erreur variant de i à 5/ioooe lorsque l’amplification de son intensité croît de 4o à 40000.
- En associant cette cellule et cet amplificateur à un monochromateur double, un dispositif mécanique évident nous a permis d’enregistrer directement en fonction de la longueur d’onde les courants photoélectriques
- II
- Fig. ’
- amplifiés et mesurés par un galvanomètre robuste. Pour chaque longueur d’onde, l’ordonnée sur la courbe obtenue est proportionnelle au flux lumineux monochromatique reçu par la cellule.
- La figure i est la reproduction d’un des clichés photographiques ainsi obtenus. Les courbes I et III sont obtenues pour deux amplifications différentes, en éclairant la fente d’entrée du monochromateur avec la lumière blanche d’une lampe à ruban de tungstène alimentée à tension constante. Les courbes II et IV sont obtenues avec les mêmes amplifications lorsqu’on interpose sur le trajet du faisceau lumineux fourni par cette source dans des conditions identiques un filtre coloré (verre de didyme). En fait ces deux dernières courbes ont été enregistrées deux fois sur le même cliché, dans des conditions rendues délibérément défavorables : leur superposition renseigne immédiatement, pour une grande part, sur le degré de fidélité et de précision de l’appareil.
- On comprend que les quotients obtenus en faisant le rapport des
- (6) GILLOD, Comptes rendus, 208, 1939, p. 1080..
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- ordonnées correspondantes des courbes I et II d’une part, III et IV d’autre part, sont à la fois indépendants de la composition et de l’intensité de la lumière fournie par la source, de la transparence du monochromateur, de la sensibilité spectrale de la cellule, de l’amplification utilisée, pourvu que cet ensemble reste invariable pendant le tracé des courbes. La figure 2, déduite de la mesure de ces quotients, donne les variations du facteur de transmission du verre de didyine utilisé avec la longueur d’onde. La durée
- Fig. 2.
- 2
- 8
- 6
- 5 E
- X
- de l’enregistrement de l’ensemble des quatre courbes ne dépasse pas 10 minutes.
- Dans les expériences actuelles, la largeur de la bande transmise par le monochromateur vers le milieu du spectre visible est de l’ordre de 25Â. La construction des monochromateurs doubles actuels permet difficilement de diminuer beaucoup cette largeur. Nous espérons y parvenir avec un monochromateur simple d’un type nouveau, dont la construction est en cours et appliquer le nouvel ensemble à la photométrie des sources lumineuses fortement colorées.
- (Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences,
- t. 213, p. 235-238, séance du il août 1941).
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
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- Paris. — Quai des Grands-Augustins, 55,
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