Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- LABORATOIRE
- DESSAIS
- ÉLECTROTECHNIQUE
- RÉGULATEUR DE TENSION ALTERNATIVE EFFICACE par M- Louis Le Blan
- PUBLICATION N° 108
- (Extrait des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences T. 224 P. 643-645, séance du 3 Mars 1947)
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- ÉLECTROTECHNIQUE. — Régulateur de tension alternative efficace.
- Note (1) de M. Louis Le BLAN, présentée par M. Jean Cabannes.
- Un schéma de principe de l’appareil est donné sur la figure. Il a pour but de régulariser la tension efficace aux bornes de l’appareil d’utilisation U, résistance pure. Il est alimenté par le générateur G, de tension aux bornes V, à travers l’enroulement PQ, dont l’impédance apparente joue le rôle de rhéostat automatique.
- L’automatisme est ainsi obtenu : un pont de Wheatstone R,R,R,R, est connecté en parallèle sur U. R, et R, sont en alliage à faible coefficient de température, tandis que R, et R, sont en fil très fin de nickel tendu dans le* vide, et s’échauffant notablement au passage du courant. L’équilibre du pont n’est alors réalisé que pour une valeur donnée Eo de la tension E. On règle R, et R, de manière que E0 soit la valeur désirée pour E. Pour E = E, une
- (1) Séance du 17 février 1947.
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- tension apparaît entre X et Y, dont la phase dépend du signe de E —. Eo. Cette tension est amplifiée par un amplificateur à lampes A, avant d’être appliquée aux grilles des tubes L, et L2 montés symétriquement. Pour caractériser cette partie de la chaîne régulatrice, on posera : VG — Vs =— g(E — Eo).
- Au secondaire MN de Ta existe une certaine tension alternative, due au courant l dans le circuit d’utilisation. Pour la simplicité de l'exposé, T2 est supposé remplir les conditions du transformateur parfait. On donne au déphasage de A une valeur telle que les tensions grille et plaque de L, et L2 s’annulent en même temps. Dans ces conditions, l’impédance apparente de PQ est une résistance pure p‘. En effet, grâce à la symétrie du montage de L, et E2, ces tubes sont équivalents à une seule triode travaillant en un point du domaine linéaire. La résistance R, outre un effet de contre-réaction qui atténue la distorsion, permet le fonctionnement avec tensions grille et plaque en phase, tant que V&— Vs ne dépasse pas une certaine valeur, la tension aux bornes de R empêchant la grille de devenir positive par rapport à la cathode.
- En désignant par u. et p, le coefficient d’amplification et la résistance interne des triodes, par m, le rapport du nombre de spires de la moitié de MN à celui de PQ, park, le rapport (V— Vs/VX— V.), par e et =, la force électromotrice et l’impédance du générateur, par eo, la valeur de e pour laquelle E = Eo, et I la valeur correspondante de I, il vient
- E — Eo — ----I e — eo— I I— Io UZ+------,----% ‘
- m
- Sur cette formule on voit que tout se passe comme si l’on avait affaire à un générateur fictif dont l’impédance interne serait, en posant =1 + g/m,
- z_ 1 z+ 2+R(1) .
- Désignons par r la résistance de U, il vient
- Ci ~
- II g
- °
- +
- +
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- En général, pour une question de rendement, le facteur entre crochets au dénominateur est petit devant r. On peut donc écrire sensiblement
- E_E=e-€.
- En conclusion, l’action du générateur a pour effet de remplacer G par un générateur fictif dont l’impédance interne serait Z' et dont les fluctuations de force électromotrice seraient celles de G divisées par a. Le nombre a peut être rendu grand par un choix convenable de A, pour g>> 0, ce qui implique un
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- sens déterminé dans les connexions de la chaîne régulatrice. Si donc l’on sait réaliser un pont de Wheatstone très stable, il est possible, grâce à ce résultat, d’obtenir une tension E dont les fluctuations autour de la valeur E0 soient très petites en valeur relative, qu’elles soient dues aux variations de e ou à une variation de r, c’est-à-dire de la puissance demandée au générateur.
- En pratique, on est limité pour les valeurs de a par l’apparition d’oscillations spontanées. Nos expériences nous ont permis jusqu’à présent d’atteindre en fonctionnement très stable a = i ooo, la constante de temps étant de l’ordre de quelques dixièmes de seconde. Exceptionnellement, nous sommes parvenu à a)> 2000. Nous avons étudié le processus d’entretien des oscillations qui fait intervenir la variation avec la fréquence du déphasage causé par l’amplificateur A.
- Nous nous proposons d’appliquer une variante de ce dispositif à la stabilisation d’une tension continue par utilisation d’une tension alternative auxiliaire.
- (Extrait des Comptes rendus des séancesde CAcadémie des Sciences,
- t. 221, pp. 643-645, séance du 3 mars ig4~-)
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉME DES SCIENCES 1251)44-47 • Paris. —- Quai des Grands-Augus ins, 55.
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