Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- Des
- LABORATOIRE
- D’ESSAIS
- INFLUENCE DE LA CONSTITUTION PHYSICO-CHIMIQUE DES ALLIAGES MÉTALLIQUES SUR LEURS PROPRIÉTÉS ÉLASTIQUES par MM. Robert Cabarat, Léon Guillet et René Le Roux
- PUBLICATION N» 124
- (Extrait des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences
- T. 226 P. 1374-76, séance du 26 Avril 1948)
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- MÉTALLOGRAPHIE. — Influence de la constitution physico-chimique des alliages métalliques sur leurs propriétés élastiques. Note (*) de MM. Robert CABARAT, LÉON GUILLET et RENÉ LE Roux, présentée par M. Albert Portevin.
- L’étude des propriétés physiques des alliages métalliques a souvent permis de confirmer la constitution établie par l’analyse thermique ou cristalline. Cependant, les propriétés élastiques ont été longtemps délaissées à ce point de vue, en raison de la difficulté rencontrée dans leur détermination expérimentale ('), dans le cas des alliages fragiles, bien que certaines lois aient été mises en évidence ces dernières années en ce qui concerne les composés
- 20.000 -
- 10.000 -
- 15.000 -
- 5.000 —
- kg/mm
- AI Cu
- Al Cu
- S
- &
- 84
- O
- définis (2).
- 50
- AL % atomes
- Fig. r.
- Pour cette détermination, il semble que les méthodes dynamiques qui ne soumettent les matériaux qu’à de très faibles déformations de haute fréquence
- (*) Séance du 19 avril 1948.
- (1) P. CHÉVENARD et A. PORTEVIN, Chimie et Industrie, 16, 1926, p. 434.
- (2) A. Portevin et L. GUILLET fils, Comptes rendus, 203, 1936, p. 237; F. FORSTER, Zeits. fur Metallkunde, 29, 1937, p. 116; Druyvesteyn et MEYERING, Physica, 8, 1941, p. 1059; A. Portevin et L. GUILLET, Comptes rendus, 223, 1946, p. 261.
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- (10000 à 50000 p/s) présentent des avantages incontestables en évitant les modifications passagères ou permanentes que toute action mécanique produit sur les solides et qui donnent lieu aux phénomènes bien connus de réactivité et d’écrouissage.
- Nous donnons ici deux diagrammes caractéristiques de l’influence de la constitution sur les propriétés élastiques. Le premier (jig. i) est relatif au module d’Young E des alliages cuivre-aluminium et a été obtenu avec l’appareil Florisson (3) qui utilise les vibrations longitudinales propres d’une éprouvette cylindrique (diamètre 5mm, longueur 6omm) excitée par choc, vibrations détectées par quartz piézo-électrique, et permet de mesurer la fréquence fondamentale par couplage avec un fréquencemètre étalonné. Le second (fig. 2) a trait au frottement interne (caractérisé par le décrément logarithmique 8) des alliages
- 20 -
- o
- 00
- C 0
- O
- C ch 3
- 8
- 6
- x 10-4
- 80 4
- ------1-------r 50 Sn° atomes
- Fig. 2.
- cuivre-étain. Il a été déterminé avec l’appareil Cabarat (4) qui soumet l’éprouvette cylindrique (diamètre 8mm, longueur 1 4omm) à des vibrations longitudinales forcées engendrées par un procédé électrostatique et permet de tracer la courbe des amplitudes de vibrations en fonction de la fréquence des sollicitations, c’est-à-dire la courbe de résonance de l’éprouvette étudiée.
- Les éprouvettes ont été, pour la plupart, moulées en coquille, et recuites
- (3) Société Française des Mécaniciens, février 1938. (*) Comptes rendus, 217, 1943, p. 229.
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- (3)
- pendant 100 heures à la température maxima compatible avec le diagramme d’équilibre, puis refroidies àla vitesse moyenne de un degré par minute. L’absence de solutions de continuité a été contrôlée par radiographie et par comparaison de la densité expérimentale avec celle qu’on a calculée à partir des dimensions de la maille cristalline.
- Ces deux diagrammes confirment l’existence des composés définis déjà mis en évidence par d’autres méthodes, et il est intéressant, en particulier, de noter que les variations du décrément sont parallèles à celles de la conductibilité électrique (5) (6), fait à rapprocher de la théorie de Zener (7) (8). Dans le cas des alliages cuivre-étain, le décrément semble plus sensible aux variations de constitution que le module d’élasticité, le diagramme de cette dernière grandeur ne mettant en évidence que le composé Cu31 Sng (9).
- (s) W. BRONIEWSKI et B. HACKIEWICZ, Revue de Métallurgie, 25, 1928, p. 671.
- (6) Cependant la durée du recuit n’a pas été suffisante pour permettre la formation complète du composé stable Cug Sn2.
- (7) Proc. Roy. Soc., 52, 1940, p. 152.
- (8) On notera que la valeur du décrément du cuivre pur portée sur la figure 2 est plus élevée que celle donnée par divers auteurs; il s’agit d’un cuivre électrolytique contenant moins de 0,01% d’impuretés solubles et 0,007 % seulement d’oxygène.
- (9) A. PORTEVIN et L. Guillet fils, loc. cit.
- (Extrait des Comptes rendus des séances de C Académie des Sciences, t. 226, p. 1374-1376, séance du 26 avril 1948.)
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
- 129395-48
- Paris. — Quai des Grands-Augastins, 55
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