Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- LABORATOIRE
- D’ESSAIS g
- INFLUENCE DE LA CONSTITUTION PHYSICOCHIMIQUE DES ALLIAGES CUIVRE-ZINC SUR LES PROPRIÉTÉS ÉLASTIQUES par MM. R. Cabarat, L. Guillet et R. Le Roux
- PUBLICATION N° 128
- (Extrait des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences T. 227 P. 681'683, séance du 4 Octobre 1948)
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- MÉTALLOGRAPHIE. — Influence de la constitution physicochimique des alliages cuivre-zinc sur les propriétés élastiques. Note de MM. Robert CABARAT, Léon GUILLET et René Le Roux, transmise par M Albert Portevin.
- Les alliages de cuivre et de zinc offrent un exemple typique de l’influence de la composition chimique sur la constitution. L’étude de leur structure cristalline permet de mettre en évidence trois phases intermédiaires : (cubique centrée), Y (cubique géante) et e (hexagonale).
- Nous avons déterminé à la température ambiante avec l’appareil Cabarat (‘) le module d’élasticité de Young E (fig. i) et le frotement interne caractérisé par le décrément logarithmique 8 (fig. 2) de ces alliages en fonction de leur composition chimique. L’appareil Cabarat soumet une éprouvette cylindrique (diamètre 8mm, longueur 140mm) à des vibrations longitudinales forcées de haute fréquence engendrées par un procédé électrostatique et permet de tracer la courbe des amplitudes de vibrations en fonction de la fréquence des sollicitations, c’est-à-dire la courbe de résonance de l’éprouvette étudiée.
- Les alliages ont été préparés à partir de métaux électrolytiques; jusqu’à 36 % de zinc inclus, les éprouvettes ont été prélevées dans des barres laminées et de 36 à 100 % de zinc, elles ont été coulées et recuites. On a vérifié l’absence de discontinuités par radiographie et en comparant la valeur de la densité expérimentale avec celle qui est calculée à partir des dimensions de la maille cristalline. Bien que le laminage de la phase B soit possible à haute température, il est préférable d’utiliser des éprouvettes obtenues par coulée (2), car cette phase présente une forte anisotropie élastique (3) et la présence d’une texture,
- (1) Comptes rendus 217, 1943, p. 229-
- (2) Pour obtenir un grain fin, on ajoute à l'alliage liquide une faible quantité de titane (0,25 % environ). Un grain grossier ferait apparaître l'anisotropie élastique de la phase 3 et conduirait à des valeurs du module trop basses. Il n’en est pas de même pour la phase y dont le module est indépendant des dimensions du grain.
- (3) W. WEBB, Phys. Rev., 55, 1939, p. 297.
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- N
- E
- E
- 9 Lu
- 10.000 —
- 15.000 —
- 5.000
- 50
- 100
- Fig. 1.
- & Y & 0-0
- “deprpeepm_LEA-ames
- 4 o OJ
- 15 H
- 10 —
- 5 -
- & 3 1 Zn % atomes
- . Shisonssssserssesas E ASS—KCSSS----------------A--------------
- 1 25 50 75 100
- Fig. 2.
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- même peu accentuée, conduit à des modules trop bas et à des valeurs du décrément très dispersées (4)
- La phase B, de caractère métallique très marqué, présente un maximum relatif de frottement interne pour une teneur en zinc inférieure à celle qui correspond au composé CuZn, et les alliages titrant plus de 48,8 % contiennent tous un peu de phase Y, comme l’a montré l’examen au microscope. La phase E se révèle également par un maximum relatif du décrément. La phase Y, de caractère métallique peu marqué, présente au contraire un minimum du décrément et un maximum absolu du module d’élasticité. Ces résultats concordent parfaitement avec ceux que nous avons obtenus dans l’étude des alliages cuivre-étain (5) pour les phases £ (hexagonale) et 8 (cubique multiatomique). Ici encore, les variations du décrément suivent une loi analogue à celle de la conductibilité électrique.
- (*) Si l’on calcule à l’aide de la formule de Bruggeman (Zeits.f. Phys., 92, 1934, p. 561) le module d’élasticité de la phase 3 d’après les valeurs déterminées sur cristal unique, on trouve lo ooo à ii 53o kg/mm2, chiffres peu supérieurs à celui que nous avons obtenu
- (s) R. CABARAT, L. GUILLET et R. Le Roux, Comptes rendus, 226, 1948, p. 1374.
- ( Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. 227, p. 68i-683, séance du 4 octobre 1948.)
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- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SEANCES DE L’ACADEMIE DES SCIENCES
- Paris. — Quai des Grands-Augustins. 55.
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