Publication : Laboratoire d'essais
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- 8: Ku. 47 (JT)
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- LABORATOIRE
- CD ESSAIS
- INFLUENCE D’UN CHAMP MAGNÉTIQUE SUR LE FROTTEMENT INTÉRIEUR DES FERRONICKELS RÉVERSIBLES par MM. Ch. Apert et R. Cabarat
- PUBLICATION N° 131
- (Extrait des Comptes Rendus de l'Académie des Sciences T. 228 P. 490-92, séance du 7 Février 1949)
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- MÉTALLOGRAPHIE. — Influence d’un champ magnétique sur le frottement intérieur des ferronickels réversibles. Note. (*) de MM. Charles Apert et Robert CABARAT, présentée par M. Pierre Chevenard.
- Le frottement intérieur des'ferronickels réversibles a fait l’objet d’une étude déjà ancienne de M. Chevenard et de ses collaborateurs, pour une aimantation nulle du métal (‘); aussi avons-nous jugé intéressant de voir ce que devient cette propriété si l’on soumet les barreaux-éprouvettes à un champ magnétique longitudinal.
- Ces éprouvettes, fournies par les Aciéries d’Imphy, et dont les teneurs en nickel s’échelonnent de 30% à 99 %, ont été recuites à 800° pendant 7 heures. Le frottement intérieur a été mesuré à température ambiante, au moyen de l’appareil à vibration longitudinale forcée et à entretien électrostatique imaginé par l’un de nous (2). L’éprouvette cylindrique (diamètre iomm, longueur 250mm) étant soutenue par 3 points dans le plan qui contient le nœud de vibration , les pertes d’énergie par ébranlement des supports sont pratique-quement nulles. L’amplitude, très faible, des oscillations met en jeu des contraintes de l’ordre de o,i kg/mm2.
- Si l’on coupe l’excitation, l’amplitude des oscillations décroît suivant une loi exponentielle, dont le décrément o caractérise le frottement intérieur. Ces oscillations sont détectées au moyen d’un microphone électrostatique suivi d’un amplificateur à réponse logarithmique : la courbe « tension de sortie-temps » s’enregistre sous forme d’une droite, dont le coefficient angulaire permet de calculer o : la précision des mesures est estimée à 5 % environ. L’expérience semble montrer que, sous la très faible amplitude des vibrations, le décrément 8 est quasi indépendant de l’élongation initiale, compte tenu de l’incertitude de = 5 %. Comme ce résultat semble contredire les observations de Snoek(3), de Kornetzki(*), de Boulanger(5), nous nous proposons de reprendre l’étude plus approfondie du phénomène dans un proche avenir. Le champ magnétique longitudinal, dont l’intensité peut varier de o à 400 œrsteds, est sensiblement uniforme sur la longueur de l’éprouvette.
- On constate que le frottement intérieur commence par croître rapidement
- (*) Séance du 31 janvier 1949.
- (1) Revue de Métallurgie, janvier 1928.
- (2) Comptes rendus, 217, 1943, p. 229.
- (3) Physica, 1941, n° 7, p. 745-747.
- (*) Zeits. für Physik, 1943, P- 560-573.
- (5) Comptes rendus, 226, 1946, p. 1341.
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- pour de faibles valeurs du champ, passe par un maximum et décroît ensuite fortement, pour tendre vers une limite pratiquement atteinte sous 3oo œrsteds. Les résultats trouvés sont donnés en fonction du champ JC et de la teneur en nickel x : on détermine ainsi la surface
- o=F(x, JC) par ses lignes de niveau x = const.
- La mesure de l’intensité d’aimantation J en fonction du champ pour chaque éprouvette a permis de construire en outre les courbes 8 =f(J) (voir figure)
- S
- 50
- 30.
- O CJ
- 5 N 1
- 100
- 200
- 800
- 1100 1200 I
- 500 400
- 500 600 700
- 2 N
- pour les différentes teneurs en nickel : ces courbes mettent également en évidence l’existence d’un maximum de 2. Cette singularité, jusqu’à présent difficile à expliquer, nous semble pouvoir être rapprochée d’une particularité analogue relative à la magnétostriction du fer. Ce sont des exemples suggestifs de l’influence du magnétisme sur les propriétés mécaniques des corps ferromagnétiques.
- Signalons que toutes nos mesures ont été effectuées à la pression atmosphérique : sous le vide, on obtiendrait des valeurs notablement plus faibles de 8 lorsque celui-ci devient inférieur à io~3. La vraie valeur limite de 8 est donc inférieure à celle que nous avons mesurée.
- (Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. 228, p. 490-492, séance du 7 février 1949.)
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
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- Paris. — Quai des Grands-Augustins, 55. < '.' ’'
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