Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D’ESSAIS
- ANALYSE THERMOÉLASTIQUE DES TRANSFORMATIONS DES BRONZES D’ALUMINIUM
- par M.M. R. Cabarat, L- Guillet, R. Le Roux et A. Portevin.
- PUBLICATION N° 144
- (Extrait des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, T. 231 P. 1373-1375. - Séance du 18 Décembre 1950)
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- INSTITUT DE FRANCE.
- ACADÉMIE DES SCIENCES.
- ( Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. 231, p. 1373-1375, seance du 18 décembre 1950.)
- MÉTALLOGRAPHIE. — Analyse thermoélastique des transformations des bronzes d’aluminium. Note de MM. Robert CABARAT, LÉON GUILLET, RENÉ Le Roux et Albert PORTEVIN.
- Au moyen des appareils précédemment décrits (1), (2), (3) qui permettent de déterminer le module d’élasticité E et le décrément logarithmique 0 des alliages métalliques, ainsi que leurs variations en fonction de la température©, nous avons étudié les transformations à l’état solide que peut subir un alliage de cuivre et d’aluminium, titrant 11,95 % d’aluminium en poids et contenant 1150 grains par centimètre carré (").
- Cet alliage donne lieu à la formation de trois solutions solides : 3 (cubique centrée désordonnée stable au-dessus de 565°); 3. (cubique centrée ordonnée) et B' (hexagonale stable au-dessous de 280°) (5). Enfin, au-dessous de 565° l’état physicochimique correspondant à l’équilibre (état recuit)est un mélange des phases a (cubique à faces centrées titrant 9,4% d’aluminium) et Y (maille cubique géante à 52 atomes titrant 15,6 % d’aluminium), dont les modules
- (1) R. CABARAT, Comptes rendus, 217. 1943, p. 229.
- (2) FLORISSON, Société Française des Mécaniciens, février 1938.
- (:i) R. CABARAT, L. GUILLET et R. Le Roux, Comptes rendus, 226, 1948, P- I 374.
- (4) L’alliage a été coulé en lingotière de graphite sous la forme de baguettes de 8mm de diamètre et de 150mm de longueur; à l’état laminé, il présente une texture très prononcée qui influe sur les propriétés en raison de l'anisotropie.
- (5 ) G. WASSERMANN, Metallwirtschaft, 13, 1934, p. 133.
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- d’élasticité à 20° sont respectivement égaux à 10400 et 20400 kg/mm2. Entre ces diverses phases existent des réactions réversibles, en particulier -Y
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- 1500
- g
- 600
- 7 500 0
- à 565° du type perlitique et 3, - B' entre 280° et 380° du type martensilique(c).
- Un alliage recuit subit au chauffage la transformation a-Y-B avec
- E , kg/mm2
- 8000
- 7000
- 0 100 200 400 600 *e°c
- Fig. ». diminution du module. Le décrément prend des valeurs considérables avant et pendant la transformation, phénomène qui n’a été signalé jusqu’à présent que
- (6) G. KURDJUMOW et V. MIRIESKIY, J. Techn. Phys. (U.S.S.R.), 8, 1938, p. 1777.
- La complexité de ces phénomènes avait été signalée antérieurement dans l’analyse dilatométrique par A. Portevin et P. Chevenard (Comptes rendus, 182, 1926, p. 1142).
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- pour les alliages ferromagnétiques (fig. i). Le module de la phase 3 suit la loi des mélanges à 600° si le grain de l’alliage est assez fin pour réaliser la pseudo-isotropie.
- Un alliage refroidi à l’air à partir de 700° est à l’état martensitique. La figure 2 représente les variations de son module en fonction de la température au cours d’un cycle de chauffage et de refroidissement et met en évidence la transformation réversible 3, - B', à condition que les vitesses de chauffageet de refroidissement soient suffisantes pour éviter la décomposition des solutions B' et 3, en agrégat a—Y qui se révélerait par une modification irréversible du module. On voit que l’apparition de la martensite au refroidissement est accompagnée d’une diminution sensible du module d’élasticité.
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES. 138473-51 ' Paris. — Quai des Grands-Augustins, 55.
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