Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- COMPTEUR BINAIRE
- A PROCESSUS ADDITIF ET SOUSTRACTIF COMMANDÉ PAR IMPULSION
- par M. A. Peuteman.
- PUBLICATION N° 148
- (Extrait des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences,
- T. 232 P. 1082-1084. -Séance du 12 Mars 1951)
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- ÉLECTRONIQUE. — Compteur binaire, à processus additif et soustractif commandé par impulsion. Note (*) de M. André PEUTEMAN, présentée
- par M. Gustave Ribaud.
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- 2 7, 2
- Un compteur binaire est constitué de plusieurs échelles de deux, ou bascules, montées en série; chaque échelle comporte deux tubes à vide interconnectés de façon que, si l’un est conducteur, l’autre ne conduise pas le courant. La bascule a deux états stables A et B, correspondant à la conduction de l’un ou l’autre des deux tubes. Dans le processus additif habituel, on couple chaque bascule à la suivante, de façon que le passage de l’état A à l’état B d’une bascule entraîne le changement d’état de la suivante, qui reste au contraire indifférente au passage de B en A; ce couplage unilatéral est obtenu en mettant à profit la faculté que possède une bascule de discriminer, sous certaines conditions, le signe des impulsions de commande. Si l’on affecte aux bascules successives les coefficients i, 2, 4, ..., 2P-1, . .., P étant le numéro d’ordre de
- la bascule, compté à partir de l’entrée du compteur, et que l’on convienne de ne tenir compte d’un coefficient 2P-1 que si la bascule correspondante est dans l’état A, le nombre d’impulsions qui ont pénétré dans le compteur est égal à la somme des coefficients des bascules qui sont dans l’état A.
- Supposons que, sans changer ce mode de décompte, on fasse en sorte quece soit, au contraire, le passage de l’état B à l’état A d’une bascule qui provoque le basculement de la suivante, le passage de A en B la laissant indifférente; on aura obtenu le processus soustractif : si la bascule de rang n est la première N rencontrée dans l’état A et si > est la somme des coefficients des bascules n+1 suivantes dans l’état A, le compte est
- N N=2+> . n+1
- Une impulsion supplémentaire à l’entrée du compteur provoque le passage de l’état B à l’état A de la première bascule : ce basculement provoque celui de la deuxième, et ainsi de suite, jusqu’à la nième inclusivement, qui passe de A en B,
- (*) Séance du 5 mars 1951.
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- (2)
- N
- ce qui laisse toutes les suivantes indifférentes; X reste inchangé et l’on a le n+1
- nouveau compte :
- n—1 N
- N=X2-1 +o+2 1 n+1
- Comme
- 22= 2—1, n — 1
- on voit que
- N'=N- i.
- L’impulsion a été retranchée; il en sera de même des suivantes, le cas ci-dessus étant général.
- En pratique, on emploiera, pour le processus additif, des bascules sensibles aux impulsions négatives et non aux impulsions positives, et les connexions entre échelles seront établies de façon que le passage de A en B d’une bascule se traduise par l’envoi d’une impulsion négative à l’échelle suivante (fig. i a). On passera au processus soustractif en sensibilisant toutes les bascules, sauf la première, aux impulsions positives et non aux impulsions négatives; de cette façon, c’est le passage de B en A d’une bascule qui produira le basculement de la suivante (fig. i b).
- Fig. 2.
- La sensibilisation au signe d’impulsion désiré s’obtient en polarisant plus ou moins les grilles de la bascule : les états stables d’une bascule sont à l’intersection de la droite de charge E = V+ RIp (R, résistance de charge), avec la courbe en S du dipôle actif que constitue une bascule (fig. 2). Avec une polarisation élevée (courbe 1) la bascule sera plus sensible aux impulsions négatives, celles-ci faisant passer le maximum de la courbe en S au-dessous de la droite de charge : on a le processus additif. Avec une polarisation faible
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- (courbe 2), la bascule sera plus sensible aux impulsions positives, et l’on aura le processus soustractif. La commande addition-soustraction se ramène donc à celle d’une tension continue, qui peut s’effectuer par une impulsion brève de signe donné appliquée à une bascule auxiliaire.
- Cette commande évite l’inversion mécanique de circuits employée habituellement et accroît la cadence de fonctionnement possible sans perte d’impulsion. Elle pourrait être utilisée avantageusement dans les machines à calculer arithmétiques.
- (Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. 232, p. 1082-1084, séance du 12 mars 1951.)
- GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.
- Paris. —
- 139657-51
- i des Grands-Augustins, 55.
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