Publication : Laboratoire d'essais
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- DISPOSITIF
- Permettant une ascension linéaire de la température d’un four en fonction du temps
- par P. Dubois
- PUBLICATION N° 33
- (Extrait du « Bulletin de la Société Chimique de France » 5e Série T. 5 N°3-Mars 1938)
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- N" ^7. — Dispositif permettant une ascension linéaire de la température d’un four en fonction du temps, par M. Pierre DUBOIS.
- (31 Janvier 1938.)
- L’intérêt du dispositif est de permettre la réalisation, à bon marché, d’un régulateur robuste pour l’ascension linéaire, en fonction du temps, de la température d’un four électrique.
- Il est assez utile, dans l’étude de la décomposition thermique des combinaisons à l’aide d’une balance à enregistrement photographique et dans l’analyse dilatométrique, non différentielle, d’avoir une ascension linéaire de la température en fonction du temps.
- Indépendamment du four à cycle thermique imposé, de Chévenard, qui permet de régler, dans des conditions variées, l’évolution de la température d’un four, plusieurs dispositifs ont été réalisés au laboratoire de M. Guichard, pour obtenir une ascension linéaire de la température en fonction du temps.
- P. Vallet (1) a utilisé un régulateur à mercure placé dans un four auxiliaire, monté en série avec le four principal. Schreiber (2) avait imaginé, aussi, un système de réglage assez voisin.
- J’avais utilisé (3) un dispositif un peu différent. Le four principal était réglé par une sorte de dilatomètre à air, chauffé par
- (1) P. Vallet, Bull. Soc. Chim. (5), 1936, 3, n° 103.
- (2) Schreiber, Thèse Strasbourg 1932.
- (3) P. Dubois, Bull. Soc. Chim. (5), 1936, 3, n° 151.
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- un courant pris en dérivation sur ce four. Le montage en dérivation permettait, d’ailleurs, d’utiliser le régulateur pour un four quelconque (4).
- Le dispositif que je viens de réaliser est basé sensiblement sur le même principe. L’emploi d’un bilame permet de se passer du mercure dont la surface est rapidement souillée par l’étincelle de rupture. Par ailleurs, le montage est facile et peu coûteux.
- Voici, avec quelques détails de construction, la description du fonctionnement de ce nouveau régulateur.
- nov.
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- Le moteur d’horloge électrique M est alimenté par le secteur alternatif. La poulie, fixée sur l’arbre, permet de soulever, avec une vitesse constante, une lame de verre guidée par une fente pratiquée dans le bilame et maintenue verticale par un léger contrepoids. Avec un jeu de poulies on peut, ainsi, soulever de 6 cm3 environ, en un temps variable, cette lame de verre. L’extrémité d’un fil de platine, fixé sur la lame, est, de temps à autre, au cours du chauffage, en contact avec une lamelle de platine, fixée en regard sur le bilame. Ce dernier est tenu par un support
- (4) L’idée du four auxiliaire à régulateur de mercure, monté en parallèle avec le four principal, pouvant fonctionner à température, élevée et constante, est due à Lombard. Thèse Paris 1928.
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- rigide, S à l’intérieur du four auxiliaire, Fa. Le courant d’alimentation de ce four auxiliaire et du four principal, Fp, est interrompu comme le montre le schéma, quand le circuit du secondaire du transformateur, où se trouve une f.e.m. de 6 volts, se ferme au contact pointe-lame de platine. Une résistance importante, R, diminue l’étincelle de rupture. Le four auxiliaire est traversé par un courant d’environ 3 ampères qui chauffe l’enroulement bobiné, en utilisant une méthode que m’a indiquée G. Valensi, sur la paroi interne du four.
- On réalise ce bobinage en disposant sur un cylindre de grosseur convenable plusieurs épaisseurs de papier filtre sur lequel on fait l’enroulement de nichrôme. On applique, sur cet enroulement, une épaisseur d’environ un centimètre d’une pâte faite avec du silicate de soude et de l’alumine. Un petit courant sert au séchage progressif du four. Un courant plus fort permet, ensuite, de brûler le papier et de séparer le four du cylindre support. La partie arrière du four est obturé avec la pâte précédente mais on ménage, au centre du disque, une fente pour le passage du bilame. L’obturation partielle, en avant du four, est réalisée en laissant, suivant un diamètre, une ouverture formant une bande un peu plus large que le bilame. C’est dans cette ouverture que ce bilame s’incurvera sous l’action de la chaleur.
- Le four auxiliaire, ainsi construit, s’échauffe et se refroidit rapidement. La température maximum à laquelle il est porté est de l’ordre de 350°. Le four principal, bientealorifugé, doit évidemment avoir une puissance suffisante pour atteindre la température maximum fixée dans le temps minimum adopté.
- En choisissant convenablement la vitesse de soulèvement de la pointe de l’interrupteur en platine et en agissant sur le rhéostat Rh on peut réaliser une gamme de vitesses de chauffage du four principal extrêmement variées.
- (Laboratoire d’Essais du Conservatoire des Arts et Métiers.)
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