Publication : Laboratoire d'essais
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- BULLETIN
- DU
- LABORATOIRE D’ESSAIS
- 1948 - N° 28
- AX-ABORATOI RE/2
- %
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LABORATOIRE D'ESSAIS
- bu 2
- PUBLICATION N° 119
- (Voir le sommaire au verso)
- Page de titre n.n. - vue 1/12
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- SOMMAIRE
- R. CABARAT — Contribution à la détermination des constantes élastiques des matériaux par un procédé acoustique- - -(à suivre)
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- — 285 —
- LABORRTOIREESSAIS
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS & METIERS
- CONTRIBUTION A LA DÉTERMINATION
- DES CONSTANTES ÉLASTIQUES DES MATÉRIAUX
- PAR UN PROCÉDÉ ACOUSTIQUE. (Suite)
- CHAPITRE II (Suite et fin)
- VIBRATION DE TORSION
- Considérons dons une éprouvette encastrée de longueur L, une tranche d’épaisseur ôz, normale à l’axe (fig. 7). Le moment de l’effort nécessaire pour obtenir une rotation relative 80 des deux faces limitant cette tranche est :
- p.=R4 80 y. étant le module de rigidité de l’éprouvette et R le rayon de celle-ci.
- Etude des oscillations de torsion.
- 1 On ne tiendra pas compte dans cette étude du frottement interne. Appliquons à la tranche ci-dessus le théorème du moment cinétique; on a :
- , 826
- 1 -, = moment des forces agissant sur la
- 5,2 tranche.
- Le second membre est la somme du couple exercé sur la face supérieure : C(z + dz) et celui exercé sur la face inférieure — C (z). d où :
- 2 °0
- 3
- II
- 2 38
- 4
- On sait que cette équation différentielle caractérise une vibration se propageant avec la vitesse :
- z)
- 0
- 14
- II
- 2 09
- A étant la densité de l'éprouvette, on a :
- La solution la plus générale de pulsation 0 correspond donc à la superposition de deux ondes de sens inverse :
- Extrait de la Revue 4 MESURES', n° de novembre 1947.
- B. 28
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- — 286 —
- o 0 0 il
- ©
- + 01 cos
- 9-
- 8
- F"
- (4)
- Nous supposons dans la suite que la barre est encastrée pour z = 0 et qu’à son extrémité libre (Z = /) elle est soumise au couple.
- C (I) = K sin ot.........(5)
- K étant indépendant de la fréquence.
- En tenant compte de ces conditions aux limites dans (4) il vient pour z= 0 :
- @o cos (œt — o) + 0, cos (ot—)) = 0 ....(6) qui doit être vérifié quelque soit t, d’où :
- (7) ,00 Cos Po + 0, Cos 91 = 0 7 (% sin Qo + 0, sin ©t = 0 d’où:
- Qo = K
- qui exige :
- No = 91 ; @o = — 01.......(8) ou :
- o = 0+Kr; 0 = + 0, .......(9)
- Il est facile de voir que les conditions (8) et (9) donnent à (4) la même expression, que nous écrirons par exemple : 0 = 2@o sin v sin (of—p) (10) pour z = l :
- K sin ot = ---- " d’où l’on tire : o = 6, =
- cl cos-ysin (ct—q)......(11)
- 0,
- VK
- S a €
- o o 02
- 4 €
- ou en fonction de la longueur d’onde X :
- 2®0 = -------------AK------ 0 2Tl T2u.R4 cos ——------ (12)
- Il y a résonance quand le dénominateur est nul, ce qui donne :
- Y = (2K + 1)2 c’est-à-dire pour :
- 4/
- 25 2K+1...........•...(13)
- L'amplitude est infinie parce que nous avons négligé les amortissements.
- Palette excitatrice.
- Dans le chapitre précédent, nous avons indiqué un moyen commode pour produire des oscillations de torsion à l’aide d’une palette disposée
- aux extrémités de la barre. Nous allons étudier l’influence de celle-ci sur la fréquence propre de l’éprouvette étudiée.
- En présence d’une palette, le couple agissant sur l’extrémité de la barre est celui qui est exercé par la palette. Nous continuerons à l’appeler K sin cot, tandis que le couple exercé par le milieu extérieur sur la palette sera K'sin (cot— n). Mais c’est K' que nous supposerons constant tandis que K sera sans doute fonction de la fréquence.
- Ecrivons l’équation du mouvement de la palette, dont le moment est I.
- Elle est soumise de la part de la barre au cou-ple — K sin cot, et de la part de l’excitation au couple K' sin (cot— n); son mouvement est donné par :
- / d2® N
- l1(dt2 ). - K' sin (ot — 7]) — K sin o... (14)
- mais on a : 242 0 = 20 sin — sin of (15) et : /d20\ , . 2ml dt2 1 = 2@o sin > sin cot (16) d’où : 2-l — 2110002 sin —— sin wt = K' sin (cot — n) A1
- — K sin cot.........(17) Pour n = 0, il vient :
- 2ml
- — 21100002 sin )— =K — K....................(18)
- Nous cherchons à avoir la relation liant 26, et K' indépendamment de K. Eliminons celui-ci entre (12 et 18), il vient : K’ 72p.R4 2ml 2=/(19) 5 cos L 02 sin —— Il y a résonance pour : 2-l 2,102
- cots V = TZAR................(20)
- Soit I0 le moment d’inertie de la barre autour de son axe,
- d’où :
- 2*l L Z
- cotg= 2. ....(22)
- En pratique, I./I est infiniment petit. Par exemple, pour des éprouvettes étudiées en laiton de 10 mm de diamètre, on a :
- R = 0,5 cm, A = env. 8,5, l = 12 cm,
- I0 & 10 unités C.G.S.
- Dans nos mesures, la barre est excitée par une palette rectangulaire en laiton, longueur 2 cm, hauteur 0,6 cm et épaisseur 0,03 cm pour laquelle :
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-
-
- — 287 —
- I1 = 0,20 C.G.S.
- d’où :
- & 2.10-2
- Si / est du même ordre que )1, on peut écrire (22) ainsi’:
- KT + 2 d’où :
- II
- 1
- A
- (23)
- .. (24)
- avec (13), on a :
- à _ _1 _ ^ - F,
- Nous avons, pour la fréquence vraie, calculée :
- F - + H.F, = 1,02 F,
- -o
- F, étant la fréquence lue sur le cadran de l’oscillateur quand l’amplitude des oscillations de torsion passe par un maximum.
- 1
- )
- À
- D
- CHAPITRE III DESCRIPTION DES APPAREILS UTILISÉS
- Nous décrirons successivement :
- 1° Le dispositif mécanique supportant la barre et les électrodes;
- 2° La chaîne d’amplificateurs permettant l’auto entretien des vibrations longitudinales dans l’éprouvette;
- 3° Le démultiplicateur de fréquence utilisé pour la mesure de la fréquence propre de l’éprouvette et la détermination de la courbe de résonance;
- 4° Le montage électrique de l'amplificateur permettant d’enregistrer à l’oscillographe la courbe d’extinction des vibrations;
- 5° Le générateur basse fréquence.
- 1° Le dispositif mécanique.
- L’éprouvette E est fixée en son milieu par trois vis d’acier trempé terminées en pointe, dont les axes sont décalés de 120° dans un plan perpendiculaire à l’axe de l’éprouvette. Ces vis sont fixées sur une rondelle épaisse R en laiton, fendue suivant une génératrice, pour assurer une certaine élasticité pendant le serrage des pointes sur l’éprouvette (fig. 8). Ce mode de fixation permet de disposer l’éprouvette à l’intérieur d’un tube cylindrique en bronze, entre les deux électrodes A et B. La rondelle R repose sur la partie S du tube et est rendue immobile par la pièce P qui se visse sur le tube principal.
- L’éprouvette se trouve donc disposée suivant l’axe du tube principal et cet ensemble la met à l’abri de toutes perturbations électriques extérieures. L’électrode A est vissée sur la partie supérieure de la pièce P, tandis que l’électrode B est vissée sur la partie inférieure du tube principal.
- Ce dispositif assure cette condition importante : les axes des électrodes A et B sont toujours confondus avec l’axe de l’éprouvette.
- L’électrode A est soigneusement isolée de son support par un canon et une rondelle en stéatite moulée; cet isolant résiste très bien aux températures que nous aurons à considérer. Le support de cette électrode est également en laiton.
- Il est fileté extérieurement et percé d’un trou permettant le passage du canon de stéatite. Ce support, comportant une embase molletée, se visse à l’intérieur de la pièce P; le filetage, dont le pas est de 0,5, mm permet un réglage commode et précis de la distance entre l’électrode A et l’extrémité supérieure de l’éprouvette.
- Fig. 9. — Modes de fixation des éprouvettes utilisées.
- La réalisation de l’électrode B est identique à celle de l’électrode A; sauf que le diamètre de son support est légèrement plus grand.
- Pour éviter la possibilité de courts-circuits accidentels entre l’éprouvette et les électrodes A et B, on a disposé sur celles-ci une mince feuille de mica, maintenue par un écrou spécial qui facilite le remplacement de celle-ci.
- Nous rappelons que l’électrode A reçoit la tension alternative basse fréquence et exerce une attraction électrostatique périodique sur l’éprouvette, produisant dans celle-ci des vibrations longitudinales. L’électrode B sert de microphone électrostatique, les variations de tension micro-
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- phonique étant produites par le déplacement de l’extrémité inférieure de l’éprouvette.
- Toutes les pièces mécaniques de ce dispositif
- %
- 49
- 3
- 6
- {
- 6 Cr
- C
- 3
- « I
- 0 0
- préamplificateur
- B
- fek
- Mica
- 3
- 0
- 00
- 2
- e 3 o
- ont été construites en laiton pour nous permettre de faire des mesures du module d’élasticité en fonction de l’aimantation.
- L’ensemble est fixé verticalement sur une platine en tôle, derrière laquelle sont disposés les amplificateurs et les cellules d’alimentation (fig. 10).
- Pour ne pas nuire à la sensibilité’ de l'appa
- reil nous avons dû prendre certaines précautions dans le câblage. La capacité du microphone électrostatique constitué par l’extrémité de l’éprouvette et l’électrode B étant très faible (quelques y.y-f), nous avons été obligés de rendre la connexion entre la grille et l’électrode du micro phone aussi courte que possible et de la blinder soigneusement. Comme l’indique la figure 8, ce blindage a été réalisé de telle sorte qu’il ne peut gêner le réglage de l’électrode B.
- Cette disposition des différentes parties de ce montage remplit bien les conditions de principe décrites dans le chapitre I : l’éprouvette est au potentiel du sol et parfaitement blindée.
- * 1 mil.
- Fig. 10 et 11. — Aspects de l'oscillateur mécanique constitué par l'éprouvette (à gauche) et du rack d'am-plificateurs (à droite).
- Le montage électrique du microphone et de la chaîne d’amplificateurs que nous avons utilisé est représenté par la figure 12. L’interrupteur 1, placé entre les bornes B2 et B3, permet dans la position de fermeture l'auto-excitation de l’éprouvette E et, dans la position d’ouverture, l’excitation de celle-ci en oscillations forcées.
- 2" Amplificateurs.
- L’étage préamplificateur comporte trois lampes triodes antimicrophoniques, à faible pente, du type 864, reliées entre elles par résistance et capacité. Elles sont disposées dans un blindage épais en duralumin coulé. Le gain de ce préamplificateur est faible, mais par contre le bruit de fond est réduit au minimum. Le transformateur de sortie du préamplificateur est branché aux bornes d’un amplificateur comportant une 6J7 reliée par résistance et capacité à une 6C.5 dont la plaque est en série avec le primaire d’un trans-formateur-déphaseur. Ce système déphaseur est nécessaire pour rattraper les déphasages successifs produits dans chaque étage amplificateur quand le disposiitf est auto-entretenu. L'ampli-cateur et le préamplificateur sont alimentés par la même cellule redresseuse dont la tension a été soigneusement filtrée.
- Nous avons relevé la courbe de réponse de l’ensemble préamplificateur et amplificateur en injectant aux bornes du microphone une tension d’amplitude réglable par l’intermédiaire d’un système potentiométrique (microvolter R.C.A.-Général Radio) alimenté par un oscil-
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- lateur. La courbe (fig. 13), tension de sortie en fonction de la tension d’entrée, a été relevée à la fréquence de 9 000 p.p.s.; cette fréquence cor-correspondant approximativement à la fréquence
- à la tension de crête. Dans notre montage, cette tension continue est fournie par une valve du type 80. La tension redressée est filtrée par une ré-sistance de 50 000 w et une capacité de 0,1 p.f.
- Rea 3
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- 15
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- R1 - 10 wo
- Ra = 20 MO
- R3-7M
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- R3 - 450.000 eu
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- R3- €90.0006
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- C1- 20.000cm C2 - 40 000 cm C3 = 10 000 cm C4= 40.000cm C5= 0,1 MF Cé= 10 MF 50V C7 = 2 Mi eoov ea - 20 000em
- orèRist Il U il II II II II Ro a NN T -O -00000 2530003 5 0.0 U. 00.300 O OS 3.0
- C16 = 20 000cm
- C1 = 8 MF 600v C18 = 8 MF 600V
- C19 = 8MF 600v CEO = 12MF 600v C21 = 12 Mf 600V C28 = 8 MF 600V
- Fig. 12 (ci-dessus).
- propre des éprouvettes cylindriques que nous avons utilisées. L’examen de la courbe montre que celle-ci cesse d’être linéaire pour une tension de sortie supérieure à 10 volts correspondant à une tension d’entrée de 4 millivolts environ. Dans nos mesures, nous n’avons jamais dépassé 10 volts.
- L’électrode A reçoit la tension amplifiée d’un générateur basse fréquence. L’amplificateur uti-lisé comprend deux étages : une 6C5 reliée à une 6V6 par résistance et capacité. L’impédance de charge de cette dernière lampe est un transfor-mateur de sortie dont le secondaire, à haute impédance, se trouve placé dans le circuit d’un redresseur dont le but est de polariser l’élec-trode A.
- En effet, l’attraction électrostatique de l’élec-trode A étant proportionnelle au carré de la ten-sion alternative basse fréquence, il faut, pour
- entretenir le mouvement, que la fréquence de la force d’attraction soit égale à la fréquence four-nie par le générateur. On parvient à ce but en superposant à la tension de sortie basse fré-quence une tension continue de valeur supérieure
- Fig. 13 (ci-dessous).
- AUTO-ENTRETIEN DES VIBRATIONS LONGITUDINALES DANS L’ÉPROUVETTE.
- Le montage précédent que nous avons utilisé pour la production de vibrations longitudinales
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- est complété comme suit : la tension micropho-nique produite par le déplacement de l’éprouvette est amplifiée et appliquée à l’électrode A. On réalise ainsi un oscillateur dont la fréquence est définie par la longueur de l’éprouvette. Comme nous allons le démontrer, pour obtenir une stabilité maximum en fréquence il est nécessaire de pouvoir régler la phase de la tension basse fréquence par rapport à la phase du mouvement de la barre. On arrive à ce résultat en utilisant un système déphaseur placé dans le circuit de la chaîne d’amplificateurs et un transformateur de sortie dont le rôle est précisé ci-après :
- La tension de sortie alternative appliquée à l’électrode est de la forme :
- U = kA sin (~t — (p)
- A étant l’amplitude de la tension basse fréquence, k le gain de l’amplification et ( un déphasage dont nous préciserons ensuite la valeur.
- Si" Un est la tension de polarisation, la tension totale agissant sur l’électrode A et l’extrémité supérieure de la barre sera :
- U, = U. + kA sin (ct — <).
- La force qui entretient le mouvement a pour valeur :
- [U0 + kA sin (bot—012
- 1 8r (e.— a sin t)2
- a étant l’amplitude de la barre,
- S la section, e la distance entre l’électrode et l’extrémité de la barre.
- Soit, en développant et en ne conservant que les termes du premier ordre en a/e :
- S -2 F == 8re2 J Uo + kA sin (o/ °)
- 1 + 2 e sin o"
- F= [A-V+2 “Uysinul kAaU, + 2kAU0 sin (et— o) 4 —e— sin ont sin (ct — Q)
- + k2A2 sin 2 (ct — Q)
- et voisin de x/2, que nous avons utilisé un transformateur de sortie. En effet, la tension basse fréquence est en phase ou en opposition de phase avec le mouvement, il faut donc insérer dans le montage de la lampe amplificatrice un élément qui introduise un déphasage de x/2 : c’est l’objet du transformateur de sortie qui, débitant sur la seule capacité constituée par l’électrode A et l’extrémité de la barre, peut être considéré comme un circuit ouvert. Le primaire se comporte comme une forte self, de sorte que la tension au primaire est en quadrature avec le courant-plaque. Les autres éléments du montage lampe, etc... n’introduisent que des variations de phase de T. Il est possible de passer du déphasage + #/2 au déphasage — x/2 en intervertissant les bornes de sortie du transformateur. On peut parfaire le réglage en agissant sur le rhéostat du déphaseur.
- Nous avons travaillé avec une tension de polarisation de 500 à 600 V., la valeur de la tension basse fréquence aux bornes du transformateur était inférieure à 350 V., soit une tension de crête de 500 volts environ.
- Stabilité.
- Le dispositif d’auto-entretien des vibrations dans la barre constitue un oscillateur mécanique.
- Nous avons remarqué que pour une variation de température de la salle de quelques degrés, la fréquence propre de la barre varie environ de 1.10-4 par degré centigrade. Ce système auto-en-
- Fig. 14,et 15.
- Des cinq composantes de la force F, on remarque que seuls les termes en sin ct et sin («/•— ) sont actifs. D’ailleurs, on remarque que le terme en sin ot.sin (œ/— q) contribue très peu à l’entretien, car il est infiniment petit. Il ne reste donc en définitive que la force :
- SkAU .
- F3 = ——0 sin (œf — cp)
- 3 4we2 T
- qui doit être en avance de phase sur le déplacement, comme le montre l’expression de son travail au cours d’une période :
- On a :
- T3 = | F3 | ad sin cp.
- L’efficacité de la force sera d’autant plus grande que cp sera voisin de x/2.
- C’est pour remplir cette condition : cp positif
- tretenu permet donc, à température constante, son utilisation comme étalon de fréquence.
- La tension obtenue est parfaitement sinusoïdale, comme le montrent les photographies prises sur l’oscilloscope, pour différentes vitesses du balayage (fig. 14 et 15).
- 3" Démultiplicateur de fréquence.
- Mesure de la fréquence
- PROPRE DES ÉPROUVETTES.
- La tension alternative fournie par l’oscillateur est amplifiée par l’amplificateur A, qui a été décrit précédemment. La tension micropho-nique est maximum à la résonance et est amplifiée par le préamplificateur suivi de l’am-
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- plificateur II (fig. 16). Un voltmètre à lampe, branché aux bornes de ce, dernier, permet de mesurer la tension microphonique amplifiée en fonction de la fréquence au voisinage de la fréquence de résonance. La mesure de cette tension microphonique, proportionnelle à l’amplitude de la barre, permet de tracer la courbe de résonance en fonction de la fréquence F de l’oscillateur.
- Etant donné l’acuité de la courbe de réso-
- 15
- ! 1 &
- «
- 5
- Q
- 1
- S
- W 5
- 2
- AmplifceteurI Voltmetre a lampe
- Oscillateur BF
- Démulbi plicateur
- de fréquence Oscilloscope
- o
- Fig. 16. — Montage utilisé pour la détermination de la courbe de résonance.
- nance, la lecture de la fréquence sur le cadran n’étant plus suffisamment précise, nous avons ajouté à notre montage un démultiplicateur de fréquence dont le facteur de démultiplication est in = F/f, m étant un nombre entier, et f la fréquence étalon de comparaison (1 000 p/s du I^a-boratoire national de radio-électricité).
- 0) ) 0o
- C O
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- 3320 OWn : U U U U »
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- 88888 4 0 8 8 8 % 09 > S — 00000
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- 5 5 2 2 2
- Pour réaliser cette condition, nous avons, pal-approximations successives, diminué la longueur de l’éprouvette de façon que sa fréquence propre soit environ : F = m x 1 000. La tension fournie par l’oscillateur, dont la fréquence est démultipliée, attaque les plaques verticales d’un oscilloscope à rayons cathodiques; les plaques horizontales sont réunies à la source, de fréquence étalon 1 000 p/s. Les figures de Lissajous obtenues permettent, à l’aide d’un chronomètre, de définir avec précision la fréquence de l’oscilla
- teur pour des fréquences voisines de la fre-quence propre de l’éprouvette étudiée.'
- Le démultiplicateur de fréquence (fig. 17,18) est un oscillateur de relaxation synchronisé du genre multivibrateur. Le principe de cet appareil repose sur les considérations suivantes :
- Si un oscillateur est attaqué par une force électromotrice périodique imposée de fréquence un peu différente, et si cette force électromotrice a une amplitude suffisante, il se synchronise sur l’oscillation forcée, l’oscillation libre disparais-sont : d’où « une plage de synchronisation » si la fréquence incidente varie. D’autre part, si l’attaque a lieu par une force électromotrice périodique de fréquence voisine d’une harmonique de celle de l’oscillateur libre, pour une amplitude suffisante de la force électromotrice à démultiplier, l’oscillateur se synchronise sur la fréquence sous-harmonique de l’oscillation forcée la plus voisine de la sienne.
- Fig. 18. — Vues extérieure et intérieure, du démultiplicateur de fréquence.
- 1
- osoini
- Nous avons utilisé un multivibrateur à octode : une lampe 6A8. Afin d’obtenir une bonne synchronisation de l’oscillateur, le réglage précis de l’amplitude de la tension basse fréquence à démultiplier était obtenue à l’aide d’un potentiomètre de 500 000 ® placé sur la grille de la partie triode de la lampe.
- Cette méthode nous a permis de tracer avec précision la courbe de résonance des éprouvettes étudiées dans ce travail.
- 4 Amplificateur permettant d’enregistrer à l’oscillographe la courbe d’extinction des vibrations.
- Dans un chapitre précédent, nous avons montré que le frottement interne pouvait être défini par la valeur du décrément logarithmique des oscillations : pour le calculer, on peut utiliser soit la courbe de résonance, soit la courbe de décroissance exponentielle de l’amplitude en fonction du temps. Nous avons préféré cette dernière méthode, car elle permet de se rendre
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-
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- compte comment varie le décrément logarithmique en fonction de l’amplitude.
- Pour relever les courbes d’extinction des vibrations, nous avons utilisé le montage d’auto-entretien des vibrations. La tension microphonique produite par le déplacement de la barre est appliquée à l’électrode A après avoir été amplifiée. A l’aide d’un interrupteur placé en sérié avec l’électrode A, on coupe l’action de la force d’entretien sans arrêter le fonctionnement du microphone qui permet alors de suivre l'amortisse-
- que de courant de sortie en fonction de la tension d’entrée aussi linéaire que possible.
- Pour vérifier la distorsion en amplitude causée par la chaîne d’amplificateurs utilisée depuis le microphone jusqu’à l’oscillographe, nous avons tracé la courbe de réponse de l’ensemble en injectant à l’entrée du préamplificateur une tension alternative de fréquence 9 000 p.p.s., d’amplitude connue. Le déplacement du spot de l’oscillographe en fonction de la tension appli-quée au microphone est représenté par la courbe
- Fig. 19 (ci-contre)
- 2
- Go ’
- fia
- R3
- R4 fis
- Rs = 100 000 -R7 - 500 000 w
- O Ro a 060: 8888 € € € €
- /=
- Rh1
- Rh2
- 0
- 6 O 888 € € €
- 2) 8 <o „8
- 88 € €
- ? n 8 8
- £
- ment des vibrations de l’éprouvette. On enregis-ire à l'oscillographe, après détection, la courbe d’amortissement des vibrations. L’échelle des temps est fournie par un diapason à 100 p.p.s. entretenu électriquement et connecté aux bornes d'un second oscillographe. Les courbes ainsi enregistrées permettent de mesurer graphiquement la constante de temps et de calculer le décrément logarithmique des oscillations.
- A la sortie de l’étage préamplificateur, la tension est amplifiée par un amplificateur à résistance et capacité comprenant (fig. 10) une 6J7 dont la résistance de plaque élevée de 100 000 « permet d’obtenir une tension alternative de 100 volts environ qui est ensuite détectée à l’aide d’un tube GH6. La tension détectée est amplifiée par un étage de puissance à réaction : une 6F6 polarisée par une batterie de 20 volts. Une batterie de compensation permet d’annuler le courant continu de plaque I0 débité par cette lampe. L’oscillographe n’est donc parcouru que par un courant proportionnel à l’amplitude de la tension détectée.
- Dans la réalisation de cet amplificateur, nous nous sommes efforcés d’obtenir une caractéristi-
- (fig. 20). On remarque que pour des tensions mi-crophoniques faibles le déplacement du spot n’est plus linéaire. Ceci est dû au fait que la
- Fig. 21.
- détection diode devient quadratique pour de faibles amplitudes. Aussi pour déterminer avec précision la constante de temps, nous avons dû corriger légèrement les courbes d’extinction des vibrations enregistrées à l’oscillographe (fig. 21). Pour obtenir l’amplitude réelle, maximum, nous avons fait, sur la courbe enregistrée, la correction : CD = 3 mm.
- R. CABARAT.
- (A suivre.)
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