Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N J. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Janvier *884
- Tyhwns aa
- S O M M A I RE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES (suite).
- L’INDUSTRIE TEXTILE.
- TISSUS IMPRIMÉS.
- LES BREVETS D’INVENTION.
- NOTICÈ SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES (suite) BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU BLEU POUR TEINTURE Par M. Chesnais.
- Ce bleu, propre à la teinture du coton, de la laine, de la soie, s’obtient en transformant l’induline « base » en acétate, sulfate, chlorhydrate ou chlorate, par l’action directe des acides et l’adjonction du bleu de nitroso-dyméthylaniline.
- Le procédé d’application consiste à transformer la couleur noirâtre-grisâtre produite au moyen d’un sel d’aniline (nitrate, azotate, chlorate) avec un sel de chrome, en un vert mousse, que développe le tannate d’étain.
- Au bout de deux heures de traitement et après avoir graduellement chauffé le bain depuis la température ambiante jusqu’au bouillon, on oxyde de nouveau la matière teinte dans une dissolution de sel de chrome.
- IMPRESSION SUR PELUCHES ET VELOURS Par M. Lauronce.
- L’impression lithographique ou chromolithographique sur les velours et peluches pré
- sente d’assez grandes difficultés, parce que la surface de l’étoffe manque de soutien.
- M. Lauronce prépare ladite surface au moyen d’une planche reproduisant la silhouette du dessin et recouverte d’un enduit gommeux. Cette planche s’applique comme toute planche d'impression et a pour effet de fixer régulièrement ou de « plaquer » les parties veloutées qui doivent recevoir la chromolithographie.
- Le breveté obtient un résultat analogue en se servant du balancier à chaud qui est descendu au contact du velours ou de la peluche préalablement saupoudrée de résine. Sous l’influence de la chaleur, la résine fond et immobilise les parties qui doivent être imprimées.
- IMPRESSIONS MATES EN RELIEF SUR TISSUS Par M. Lauronce.
- Le même inventeur s’est préoccupé d’éviter la sensation de « gras » ou de vernis qui se manifeste à la suite d’impressions multiples de couleurs diverses.
- M. Lauronce commence par appliquer sur l’étoffe une couleur lithographique quelconque pour servir à donner les repères. Sur ce fond s’applique une planche enduite d’un mordant épais ; avant que le mordant n’ait eu le temps de sécher, on le saupoudre de laine blanche, de coton ou de soie; on fait usage, de préfé-
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- rence, de tontisse de laine donnant à la fois le blanc nécessaire à la composition du dessin et les effets de relief. Les couleurs sont imprimées ensuite, dans l’ordre voulu, sur la tontisse blanche et donnent un mat parfait. Grâce au procédé, l’impression semble une application de laines diversement colorées.
- SÉCHOIR Par MM. Poron frères, fils, et Mortier.
- Cet appareil est basé sur l’évaporation dans le vide combinée avec la chaleur ; il se compose de deux cloches, au centre desquelles sont suspendus les objets à sécher et fonction-nantàtour de rôle.C’est-à-direquel’unedes cloches est chargée pendant que l’autre +ravaille, et réciproquement. Chacune est mun.2, a la partie inférieure, d’un serpentin de tuyaux de vapeur et communique par un jeu de robinets avec une pompe à air unique. Le couvercle de la cloche est soulevé par un balancier à contrepoids pour faciliter l’ouverture et la fermeture. La cloche hermétiquement close au moyen d’un joint en caoutchouc est mise en çommunication avec la pompe à air, tandis que le serpentin chauffe la même chambre. On obtient ainsi une évaporation rapide à une température modérée, qui n’entraîne pas le durcissement des fils ou des étoffes.
- BLANCHIMENT DES MATIÈRES TEXTILES VÉGÉTALES Par M. Nyssen.
- M. Nyssen réalise le blanchiment sans les opérations préliminaires du « décruage » ou « débouillissage ». Les fils ou les tissus sont traités directement dans un bain composé de 100 k. d’eau, de 2 k. 500 d’hypochlorite de chaux et de 0 k. 500 de crème de tartre.
- On commence par dissoudre l'hypochlorite et, après avoir décanté, on ajoute la crème de tartre. Les proportions ci-dessus peuvent varier avec l’état et la nature des matières à blanchir ; de même, le bain est employé chaud ou froid, suivant les cas.
- Pour les tissus, la machine connue sous le nom de « foulard » convient bien à l’application du liquide; les fils en écheveaux sont plongés dans la cuve au moyen de bâtons ou de corbeilles en usage chez les teinturiers.
- Après une durée variable selon les objets en traitement, les fils ou les tissus sont tout d’abord rincés dans de l’eau légérement acidulée, puis dans l’eau claire, et séchy .
- Il résulte de cette méthode deux effets chimiques signalés par le breveté : en premier lieu, un précipité de chaux provenant non seulement de l’hypochlorite, mais des matières calcaires incrustées dans les fibres végétales et capables de les altérer ; en second lieu, un dégagement de chlore à l’état naissant qui accélère le blanchiment.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, par Achille GILLET.) • { ----
- Ponceau d’aniline (rouge écarlate)
- Parmi les produits d'aniline, le ponceau est un des plus intéressants pour la teinture des lainages. Il fournit un rouge écarlate réunissant les avantages de la cochenille et du lac-dye sans en avoir les inconvénients, c’est-à-dire qu’il donne un rouge aussi vif que la cochenille et aussi solide que le lac-dye ; par contre, il a l’inconvénient du plus grand nombre des produits d’aniline, celui de décharger au frottement (1) et dans les bains émulsion-neux et alcalins des dégraissages ; c’est là l’unique cause pour laquelle il ne convient pas sur des laines destinées aux lisières ou aux rayages dans les tissus blancs, lorsque ces derniers doivent être foulés ou dégraissés après tissage : la couleur tombée dans les
- (1) Si toutefois l’on n’opérait pas des lavages énergiques après teinture, selon les indications données à la suite de ce traité.
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- bains se fixerait en partie et inégalement sur le blanc qu’il tâcherait.
- Le ponceau d’aniline doit être préféré pour les tissus et pour les laines qui sont destinés aux tissus et aux tricots unis et sans mélange, à moins que ces mélanges ne soient de couleur foncée ou noirs.
- Cette préférence est d’autant plus importante que le ponceau est le seul rouge écarlate- qui conserve sa vivacité, lors même que son intensité aurait diminué par suite des lavages et des dégraissages, ce qui donne satisfaction aux consommateurs qui le recherchent sous la dénomination de « rouge vif bon teint ».
- Depuis plusieurs années, le commerce livre le ponceau d’aniline en poudres de couleurs différentes ; les unes sont presque brunes et les autres d’un rouge vermillon ; mais elles donnent l’une et l’autre des résultats semblables par leurs dissolutions et leur emploi.
- Les ponceaux d’aniline sont classés commercialement selon la valeur de leur rendement et leur vivacité de coloration, à l’aide de la lettre R, à peu près comme suit :
- R, rouge très ordinaire ;
- R R, rouge plus pur ;
- R R R, rouge plus riche de colorant et de vivacité ;
- R R R R, rouge très riche de colorant et de vivacité.
- Ce produit étant très soluble à l’eau, on peut se contenter de le dissoudre à l'eau bien chaude, au lieu de la faire bouillir. Pour employer cette dissolution en teinture, on la passe au tamis de soie avant de la verser au bain, comme on doit toujours le faire avec les dissolutions des produits d’aniline, parce que la moindre parcelle non dissoute de ces produits si concentrés tacherait fortement les articles en teinture.
- Malgré sa grande solubilité, et peut-être même à cause d’elle, le ponceau ne peut être employé en teinture aussi facilement que la fuchsine et le violet d’aniline soluble, qu’il suffit d’employer dans de l’eau sans aucun
- auxiliaire pour teindre uniformément ; car le ponceau seul ou accompagné de mordants mal choisis se précipiterait si rapidement sur les lainages qu’il serait impossible de manœuvrer ces derniers assez vivement pour pouvoir obtenir une teinte régulière et uniforme. Il faut donc l’additionner de ce que nous appellerons des mordants possédant la propriété de maintenir cette couleur combinée à l’eau, de telle sorte qu’elle ne puisse se fixer aux lainages que lentement ; de cette manière, elle sera répartie régulièrement sur les lainages qu’il faut trancher (1) le plus possible, notamment les tissus feutrés.]
- Si les mordants sont peu nécessaires à la fixation de cette couleur, ils contribuent puissamment à la vivacité du rouge, et surtout au ralentissement de sa fixation sans laquelle l’uniformité de la teinte serait impossible.
- Parmi les nombreux produits essayés dans ce but, on a donné la préférence au sulfate de soude additionné d’acide sulfurique. C’est celui qui donne les meilleurs résultats.
- Les proportions à employer • sont assez variables, non seulement à cause de la valeur inégale des produits, mais aussi à cause des différentes natures de laines et des divers genres de tissus.
- Le meilleur mode d’opérer, c’est clui qui va être décrit pour les tissus. Seulement, pour éviter ce qui serait ici un abus de manipulation, on opère un peu différemment sur les laines en écheveaux ou en flottes ; ce qui établit les deux procédés suivants :
- Teinture des laines en écarlate, par le ponceau d'aniline.
- Employer, pour 100 kilog. de laine :
- 5 kilog. sulfate de soude ;
- 5 » acide sulfurique ;
- 2 » (environ) ponceau d’aniline.
- Entrer les laines dans ce bain chauffé à 500,
- (1) L’on dit qu’une couleur est bien tranchée; lorsque les fibres et les tissus sont teints à l’intérieur comme à la surface.
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- manœuvrer en chauffant graduellement jus-qu’au bouillon en une heure de temps, lever et bien rincer.
- Sans être absolues, les proportions sus-indiquées doivent cependant servir de base, afin de les établir formellement pour chaque nature ou chaque genre de marchandise que l’on aura occasion de teindre fréquemment, et aussi selon la marque du ponceau que l’on a cru devoir adopter.
- La possibilité d’échantillonner existe si on ajoute au bain du colorant dont on aura soin de remarquer la proportion, afin d’être fixé d’avance pour les mêmes opérations ultérieures ; mais, une fois fixé, il est préférable d’employer le nécessaire pour commencer et d’un seul coup.
- Teinture des tissus (mérinos, flanelles, draps) en écarlate par le ponceau d’aniline.
- En employant les proportions sus-indiquées pour les laines, on obtiendra d’excellents résultats sur certains tissus légers, mais il faut augmenter ces proportions pour les tissus forts et feutrés, puis opérer un peu différemment et de la manière suivante, afin d’obtenir une teinte régulière et bien tranchée :
- Mettre au bain tout le ponceau d’aniline, dont la quantité peut atteindre jusqu’à 4 0[0 ; tout le sulfate de soude, dont la quantité peut atteindre jusqu’à 8 0[0, de même que l'acide *ulfurique ; mais on n’emploie d’abord que le tiers de l’acide sulfurique.
- Le bain étant ainsi préparé, on entre la pièce. Ce bain doit être chauffé à 350; on manœuvre en chauffant graduellement jusqu’au moment où il approche du bouillon, on lève la pièce pour ajouter au bain un autre tiers de l’acide, on y abat la pièce que l’on manœuvre en chauffant le bain jusqu’à ce qu’il soit bien bouillant, et on ajoute le dernier tiers de l’acide, puis on fait bouillir quelques instants.
- Ces manœuvres demandent au moins une heure et demie de temps. Alors on lève, on évente bien et on lave énergiquement dans
- des laveurs à grande eau, ou mieux encore, comme il est dit plus loin.
- Remarques sur la formation des bains par le ponceau d'aniline.
- Au lieu d’être obligé de « faire le bain », comme il a été dit pour les ponceaux de cochenille, il faut toujours opérer sur un bain neuf; ainsi, lorsque la teinture est terminée, on doit vider le bain et on refaire un nouveau pour une autre passe. Il a été constaté qu’en voulant faire des suites sur le même bain, non seulement le rouge diffère pour chaque passe, mais il est moins beau. Ce procédé n’est donc pas praticable.
- Lavage des tissus de ponceau d'aniline après teinture.
- Lorsqu’on mélange un peu de terre glaise à l’eau de lavage pour commencer l’opération, les tissus sont mieux débarrasés du rouge qui pourrait encore décharger au frottement par suite des meilleurs lavages à l’eau pure; mais il est nécessaire de prendre quelques précautions afin de ne pas nuancer les pièces.
- Ces précautions consistent à délayer de la terre glaise avec de l’eau (1) ; on laisse déposer un peu et l’on prend un ou deux seaux du moins épais de cette eau terreuse que l’on mélange bien à l’eau contenue dans le laveur avant d’y mettre les pièces; et, après quelque dix minutes de marche,on fait arriver de l’eau dans laveur,on renouvelle cette eau jusqu’à ce qu’elle en sorte bien claire.
- Reproduction interdite. (A suivre.)
- L'INDUSTRIE TEXTILE
- DANS LE SUD 'DE L'ITALIE
- Nous trouvons dans le Textile manufacturer la lettre suivante, datée de Naples, le 10 juillet dernier :
- (1) Un seau de terre glaise et dix seaux d’eau dans une petite cuve destinée à cet usage,
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- « Quoique le sud de l’Italie ne puisse guère être classé parmi les pays manufacturiers, il s’y trouve néanmoins plus d’industries que bien des personnes ne le pensent. L’industrie textile y est même passablement développée : la laine, le coton et la soie y sont travaillés, teints et finis.
- « Le coton tient nécessairement le premier rang, mais cette industrie est pour ainsi dire concentrée dans Naples et ses environs. Les établissements les plus importants appartiennent presque tous à des étrangers, pour la plupart Suisses, qui sont établis dans le pays depuis longtemps et qui maintiennent leurs usines à la hauteur des progrès modernes. Les paysans et les paysannes du sud de l’Italie portent presque exclusivement des vêtements de coton; la consommation en est donc assez importante. Les guinguans sont fabriqués sur une vaste échelle avec du coton filé importé de l’Angleterre, surtout le n° 40 deux fils. On le teint et ensuite il est distribué pour être tissé à la main. Comme on peut le penser, la teinture se fait généralement avec des couleurs solides, telles que : rouge d'An-drinople, bleu d’indigo, noirs, bruns, jaunes, etc...
- « La teinture du rouge d’Andrinople ne se fait que dans peu d’usines; elle est considérée comme une spécialité et, pour quelques maisons, est une source de bénéfices. Une de ces maisons, dont le propriétaire est un Suisse, jouit d’une grande réputation pour l’excellence de ses rouges, qui, par leur solidité et leur brilant, peuvent supporter la comparaisn avec les meilleurs rouges d’Andrinople de l’Ecosse. Il faut dire en passant que la teinture de cette couleur est une spécialité dans la famille de ce teinturier depuis bientôt cinquante ans.
- « La teinture du rouge d’Andrinople a été introduite dans ce pays, à peu de distance de Naples, il y a cinquante à soixante ans, par des teinturiers suisses. La localité était des plus propices pour cette industrie : il y avait surtout d’excellente eau et en quantité. La première usine fut érigée sur les bords d’une
- source; la garance était alors cultivée dans les environs : impossible à une teinturerie d’être mieux placée. Aussi les propriétaires ne tardèrent-ils pas à devenir très riches.
- « En même temps que la teinturerie, on construisit également une imprimerie pour l’impression sur étoffes qui utilisa la garance du pays, et qui, protégée par des droits d’entrée fort élevés, est restée très prospère jusqu’en 1860. A cette date, les droits d’entrée furent abolis, et les usiniers, ne pouvant lutter contre la concurrence étrangère, furent obligés de fermer leurs établissements, Malgré la disparition de l’imprimerie, la teinturerie de rouge d’Andrinople ne cessa de travailler qu’au moment de l’introduction de l'alizarine artificielle. Elle fut alors fermée pendant quelques années, pour être ensuite rouverte par les petits-fils de l’ancien propriétaire. Il y a bien encore quelques teinturiers près de Naples qui font le rouge d’Andrinople, mais ils sont de peu d'importance. Quant aux autres couleurs, elles sont presque entièrement en-tre les mains de quelques petits teinturier qui travaillent d’une manière un peu primi4 tive, à bon marché et sans soin. En ce mo-ment, du reste, on est en train d’ériger des établissements plus sérieux.
- « Ainsi que nous l’avons dit, le coton est principalement importé d’Angleterre à l’état brut ; mais il est également importé blanchi, quoiqu’il y ait une différence dans les droits du coton brut et du coton blanchi. Il y a bien deux blanchisseries suisses dans les environs, mais le blanchissage anglais est préféré. Quelques petits teinturiers s’occupent aussi du blanchiment ; mais leur travail est peu satisfaisant et ils perdent quantité de bon coton.
- « Le tissage à la main est principalement employé pour les tissus ordinaires que portent les paysans ; mais il y a aussi des établissements munis de métiers mécaniques. Un tissage de cette espèce vient d’être installé à Castellamare. Il y a encore place pour quelques tissages semblables; car cette industrie
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- est très profitable, surtout si elle est accompagnée d’une teinturerie pour teindre le coton filé.
- « La maison « Vonwiller, Hoselmeyer et « Cie » est pour ainsi dire maîtresse de l'in-dustrie cotonnière de l’Italie. Elle est très ancienne et s’est toujours occupée de la fabrication des tissus de coton dans toutes ses branches, filés, tissage, impression et teinture, conjointement à une autre industrie très importante, l’exportation des produits agricoles italiens. A l’origine, cette société n’avait d’usines qu àSolerno; mais il y a quelque temps, profitant de la hausse des droits d’importation sur le coton filé, elle a, en dépensant environ 3 millions de francs, monté de très importantes usines à Nocera, où elle file actuellement le no 40 deux fils, que l’on tirait entièrement de l’Angleterre.
- « Il n’y a que deux imprimeries pour tissus dans le sud de l’Italie, l’une à Solerno, appartenant à la maison dont nous avons parlé, et 1 autre à Messine. Celle de Solerno possède huit machines à imprimer bien installées; la plupart sont anglaises et sortent de la maison Mother et Plaît, de Manchester. L’usine est dirigée par un chimiste, ou plutôt: un coloriste allemand, aidé d’un jeune chimiste de Zurich. Un fait curieux, c’est que tous les directeurs d’usines, filatures, tissages, sont ou Suisses ou Allemands, en un mot, tous étrangers, tandis que tous les ouvriers sont Italiens. Cette maison importe de l’Angleterre des calicots gris, ainsi que tous ses produits chimiques et tinctoriaux, qu’elle achète en gros. Les tissus gris sont blanchis, imprimés et finis à Solerno et, chose étrange ! presque tous exportés. Il y a quelque temps, la même maison faisait une grande exportation de garance et surtout de garancine, qu’elle produisait dans une usine à Castellamare, et ses produits étaient très estimés ; mais, lorsque la culture de la garance a été abandonnée, l’usine a cessé de fonctionner ; elle a été ensuite utilisée pour la fabrication du tartre et de l’acide tartrique ; mais cette fabrication
- ayant donné lieu à des pertes, elle a dû être également arrêtée. Les produits, quoique excellents, ne pouvaient lutter contre les produits anglais ; ceci esc d’autant plus inexplicable que l’usine était admirablement située pour l’acquisition des matières brutes à bon marché et pour la fabrication; que le bâtiment et la plus grande partie du matériel étaient déjà acquis lors de la fabrication de la garance, et que les salaires des ouvriers étaient faibles.
- « Le sud de l’Italie ne produit aucune matière colorante, ou du moins la production en est si minime qu’elle ne mérite pas d’être notée ; quant aux produits chimiques, l’acide sulfurique est seul fabriqué en assez grandes quantités; tous les produits chimiques sont importés de l’étranger.
- « Depuis quelques années, la hausse dans les droits d’importation rend possibles quelques industries qui auparavant ne pouvaient réussir, et le blanchiment est de celles qui donnent le plus de profits. On importe le calicot gris de l’Angleterre pour le blanchir, le finir et le vendre ici, où il a un bon débit. Ce commerce a été expérimenté avec succès, près de Rome, par une maison de Manchester, et il pourrait l’être avec encore plus de succès près de Naples, où il y a de si grandes facilités pour la fabrication et le transport, et où le débit serait encore plus grand. »— M. P.
- TISSUS
- IMPRIMÉS ET CONFECTIONNÉS
- Le directeur général des douanes vient d’adresser aux directeurs de son service dans les départements la circulaire suivante :
- « Aux termes du tarif, les vêtements et articles confectionnés en tissus sont imposés au droit du tissu le plus fortement taxé entrant dans leur composition, avec une majoration de 10 0[0 en ce qui concerne la confection.
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- « La question s’est élevée de savoir si, pour les tissus imprimés, cette majoration doit porter sur le droit du tissu écru, seulement, ou si elle doit porter également sur la surtaxe afférente à l’impression.
- « C’est à cette dernière solution qu’il faut s'arrêter. Aux termes, en effet, de la loi et des traités, la majoration de 10 0[0 afférente à la confection, vise le tissu tel qu’il entre dans la composition des vêtements. »
- LES BREVETS D’INVENTION
- Depuis quelques mois, la difficulté d’obtenir communication des brevets au ministère du commerce est devenue plus grande encore que par le passé. Beaucoup d’industriels s’en sont plaints et la situation ne se modifie pas au détriment de tous, industriels et inventeurs.
- A la dernière séance de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, tenue le mois dernier, M. Ed. Simon s’est fait l’écho de ces plaintes et nous nous associons pleinement aux termes des observations qu’il a présentées.
- Voici l’incident de la séance tel que le donne le procès-verbal :
- M. Simon fait part de quelques observations relatives à la communication des brevets au ministère du commerce :
- « Messieurs,
- « Parmi les travailleurs qui sont en droit de compter sur le concours de la Société d’encouragement et qui ont toujours reçu des membres du Conseil un accueil empressé, il n’en est pas de plus intéressants que les inventeurs.
- « Si, dans le nombre, certains esprits se laissent égarer par des illusions, par des données fausses ou insuffisantes, la Société d’encouragement intervient encore pour leur montrer l’écueil et réussit quelquefois à interrompre des travaux stériles.
- « Un danger non moins redoutable pour l’inventeur est de consacrer de longues années à la conception et à l'exécution d'une œuvre déjà créée par les chercheurs qui l’ont précédé.
- « Avec les progrès industriels, les perfectionnements de détail se multiplient et la connaissance des antériorités devient de plus en plus indispensable. Aussi ne saurait-on trop déplorer la lenteur qui préside, en France, à la publication des brevets d’invention, publication incomplète et toujours en retard de plusieurs années.
- « Ne pouvant se procurer, comme en Angleterre, pour un prix modique, les patentes imprimées et les dessins des appareils brevetés, les intéressés avaient, jusqu’ici, la ressource de consulter les brevets déposés au ministère du commerce et d’en noter les points essentiels. — Depuis le 13 juin dernier, un ordre de service entrave complètement les recherches. Aux termes de cet ordre, il n'est permis de prendre aucune note sur les brevets communiqués. Un règlement rendu en vertu de la loi du 5 juillet 1844 exige, il est vrai, le dépôt préalable d’une somme de 25 francs pour avoir le droit de copier, à ses frais, un brevet quelconque, mais autre chose est de prendre copie d’une spécification ou de noter l’objet de divers brevets successivement communiqués.
- « La personne intéressée n’est pas toujours à même de se transporter au bureau des brevets. Nombre d’industriels, notamment, habitent la province et ne peuvent se rendre à Paris pour consulter les spécifications dont il leur importe, cependant, de connaître la portée; ils chargent des correspondants de faire ces recherches et de les renseigner. Comment ces correspondants sauraient-ils s’acquitter de leur mission, s’ils ne marquaient, séance tenante, les particularités revendiquées sauf à demander ultérieurement, suivant besoin, la copie in extenso 2
- « La mesure édictée par M. le ministre du commerce est le résultat d’abus auxquels il eût été facile de remédier par des instructions
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- moins rigoureuses. Le personnel chargé de la surveillance des brevets communiqués au public eût aisément déjoué les agissements des personnes peu délicates qui cherchent à éluder le droit de copie.
- « Sans discuter la loi de 1844, qui devra être revisée en vertu même des conventions internationales auxquelles la France vient d’adhérer pour sauvegarder la propriété industrielle, il est permis de regretter que l’Administration se montre aujourd’hui moins libérale que précédemment vis-à-vis d’une catégorie de chercheurs utiles au développement industriel et à la prospérité du pays.
- « Si les différents comités de la Société d’encouragement voulaient bien, après examen de la question, donner à notre réclamation l’appui de leur autorité, il est vraisemblable que l’Administration prescrirait, en vue de la communication des brevets au public, des me sures plus conformes aux besoins actuels de l’industrie et nullement préjudiciables aux intérêts du Trésor. »
- M. Bérard demande à présenter quelques observations en réponse à la note de M. Simon qu’il trouve bien sévère pour l’Administration. ' ” ' '
- En ce qui concerne la première partie des réclamations, il ne faut pas oublier qu’il résulte de la loi de 1844 que les brevets ne peuvent être publiés qu’au bout de deux ans; en outre les ressources budgétaires limitent à 35 pour 100 environ la publication des brevets délivrés sans que les spécifications puissent être toujours imprimées in extenso et l’insuffisance de ces mêmes ressources apporte un nouveau retard à l’impression.
- Il s’est produit dans la communication des brevets au public de nombreux abus, comme l’a fait observer M. Simon, et ces abus ont motivé l’ordre de service dont on se plaint.
- M. Simon répond que la publication des brevets n'est pas seulement en retard de deux années, puisque des brevets délivrés en 1878 n’ont été imprimés qu’en 1883.
- L’insuffisance des ressources budgétaires,
- signalée par M. Bérard comme la cause de la publication incomplète et tardive des brevets, serait une raison de plus pour faciliter les recherches des travailleurs sérieux. La législation de 1844 exige un droit de copie fixé à 25 francs. Mais dans le cas d’une simple communication, qui, pour une séance,peut s’étendre à 10 ou 15 brevets, il n’a pas été interdit de noter les points revendiqués par les brevetés. Si les instructions administratives n’ont eu pour but que de viser la répression des abus, leur interprétation a pour résultat d’entraver les recherches sérieuses.
- M. Bérard insiste sur les facilités apportées par l’administration dans les recherches faites par le public ; le Catalogue notamment a été l’objet d’une classification méthodique et les différents brevets sont maintenant rangés par spécialité.
- M. Simon demande le renvoi de sa communication à l’examen des comités.
- M. le président charge le comité du commerce d’étudier la question.
- NOTICE
- SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES ARTIFICIELLES, EMPLOYÉES DANS L'INDUSTRIE DE 1860 à 1882,
- Par M. Ch. Kopp, professeur
- Avec le concours de M. Em. Grieu, chimiste.
- (Bulletin de la Société industrielle de Rouen)
- (Suite.)
- De là les premières fabriques d’impression, établies d’abord en France en 1650. Après l’édit de Nantes, des exilés français portèrent leur industrie dans les pays voisins. C’est ainsi que fut fondée, en 1689, à Boudry, près Neufchâtel, en Suisse, une manufacture d’impressions sur calicot. Oberkampf, après avoir appris la teinture chez son père, à Arau, fit son apprentissage dans la fabrique de Boudry. Cet établissement, ainsi doublement his-
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- torique, existe encore ; il a été transformé il y a quelques années en une teinturerie par un élève de l’école de chimie de Mulhouse. La première fabrique d'indiennes de Mulhouse, Kœchlin, Schmalzer et Dollfus, ne fut créée qu’en 1746.
- Au commencement du XVIIIe siècle, le Bleu de Prusse vint augmenter les ressources de l’art tinctorial. Mais ce n’est qu’à la fin du siècle que les nouveaux procédés de teinture et d’impression, introduits par l’emploi du bleu de Prusse, furent appréciés et généralisés, grâce à la découverte du chrome et de ses sels par Vauquelin.
- Puis quand, vers 1830, VOutremer bleu artificiel fut livré au commerce, l’industrie s’en empara avec succès, pour créer de nouveaux types d’étoffes imprimées.
- Enfin, vers 1860, s’ouvrit la brillante période des couleurs artificielles, dérivées des produits de la distillation de la houille, dont l’examen est le sujet de cette notice.
- § II. — L’Indigo.
- Les indigos naturels ne sont pas des produits simples, même ceux de Bengale, de Java et de Guatemala, dans les qualités les plus estimées. Un riche indigo de Bengale ne contient que 70 0[0 d’indigotine. Le reste sont des matières extractives brunes et rouges dont les teinturiers apprécient les propriétés, puis des matières complètement inertes pour la teinture, dont la grande proportion caractérise les indigos de qualités inférieures. Le chimiste industriel détermine donc la valeur de l’indigo qu'il veut employer, soit par teinture, soit par un examen physique et chimique.
- Nous adoptons, comme examen chimique, l’analyse par l’hypermanganate de potassium, et comme examen physique, l’analyse spectrale.
- La préparation de l’indigotine est restée un travail de laboratoire scientifique jusqu’en 1880, où M. A. Bayer a découvert, après de longs et sàvants travaux sur un grand nombre
- de composés de la série aromatique, Y Indigo-tine artificielle.
- La préparation de l’indigotine de M. Bayer est l’objet d’une fabrication industrielle à Lud-wigshafen. Son emploi, en impression, a eu un légitime succès, seulement il est encore d’un prix trop élevé pour être employé souvent. La fabrique Meister, Lucius et Cie, à Hoechst, a pris à son tour, en juin 1882, un brevet pour la fabrication de l’indigo artificiel au moyen de la Mono-benzylidine-acétone-orthonitrée et de ses produits de substitution .
- Nous examinerons quatre indigos. L’analyse chimique a donné :
- Pour Y Indigo artificiel de M. Bayer, 99,2 0[0 d’indigotine pure.
- Un Indigo sublimé n’a donné que 64,0 0[0 d’indigotine pure.
- Un Indigo Bengale a donné 64,0 0[0 d’indigotine pure.
- Un Indigo Coromandel a donné 50 0[0 d’indigotine pure.
- Examinés au spectroscope, ces indigos ont donné des séries de spectres d’une très grande analogie, qui les identifient comme matières colorantes et qui servent à en évaluer la ri-chesse. Ils laissent apparaître, suivant leurs qualités, plus ou moins tard, un rouge et un bleu violacé, très sombres et séparés par une bande d’absorption noire. Puis le vert apparaît; les couleurs s’étendent et prennent, quoique bien assombries, leurs dimensions normales. La bande noire se restreint et se transforme en une bande brune qui occupe l’espace spectral réservé à l’orangé et au jaune. Le jaune se développe le premier, l’orangé reste brun et ne prend sa teinte normale qu’avec des dilutions considérables pour l’indigotine pure et pour les indigos de qualités supérieures.
- Le rouge, le vert et le bleu, tous très sombres, ne se présentent pour l’indigo artificiel qu’à la dilution 16, pour le Bengale à la dilution 8 et pour le Coromandel à la dilution 4.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le spectre devient à peu près normal, quoi que assombri, pour l’indigo Bayer à la dilution 256, pour les deux autres indigos à 128 et à 64. Ce sont donc surtout les nuances successives du jaune et de l’orangé qui fournissent une base pour l’analyse exacte des indigos par le spectroscope.
- Malheureusement, ces deux couleurs ont dans le spectre une si petite étendue que l’on ne peut, qu’avec difficulté, juger les variations de leurs nuances.
- A l'Ecole de chimie de Mulhouse, j’avais essayé de classer par le spectroscope 14 indigos naturels, dosés à l’hypermanganate par M. Jeanmaire, et dont la richesse comparée à un indigo-type variait de 65 à 79 0|0, mais sans succès. Les spectres étaient trop simples et ne présentaient aucun accident assez remarquable pour établir 14 démarcations nettes.
- S’il ne s’agit que de séparer le supérieur du bon, du moyen et du médiocre, le spectroscope réalise cette tâche avec facilité.
- En représentant l’intensité colorante de l'indigo tine par 100,celles des indigos Bengale et Coromandel seront, d’après le spectroscope, 50 et 25, pendant que le tirage donne 99,64 et 50.
- Des essais de teinture pourraient seuls décider lesquelles de ces évaluations sont les meilleures. En tout cas, l’analyse par l’hypermanganate tend à donner des chiffres trop favorables, surtout pour les indigos inférieurs, puisque les matières extractives et surtout les glucosides inertes prennent, par leur quantité, une part rapide à la réduction.
- Nous avons essayé si la densité pourrait servir à l’évaluation des indigos. Par la méthode du flacon nous avons obtenu :
- *
- Densité de l’indigo artificiel... 1,32
- — — Bengale... 1,43
- — — Coromandel 1,82
- En ne tenant compte que des décimales, ces densités sont dans le rapport inverse de 100, 74, 39. C’est une approximation que le spec
- troscope donne plus facilement et plus rapidement.
- § III. — Les Bleus d’aniline.
- Ils ont pour point de départ la Rosaniline. Ces couleurs sont très nombreuses.Le Bleu de Lyon est la première qui fut offerte, en 1861, à l’industrie.
- Leur type est la Rosaniline triphénylée, d’un bleu très pur. Sa préparation théorique peut être représentée par la formule :
- C20H21A.z30+-3(CSH7Az)
- Rosaniline Aniline
- =C20H«s(C6H5)3Az3O-|-3(AzH3) Rosaniline triphénylée
- Nous allons brièvement rendre compte de la formation des diverses Rosanilines phény-lées.
- Comme la formule développée de la Rosaniline :
- C20H21A230=OH— C | — C7H6AzH2 - —C —C6H4AzH,
- - -C 1 — CHAAzH2 est un peu compliquée ; nous prendrons celle de la Pararosaniline :
- C«Hi2Az3O=OH—C 1 —C6H5AzH2 - | —CH’AzH-
- — | —C6H‘AzH2
- Or l’un des H de chaque résidu d’aniline peut fixer, en réagissant sur une molécule d’aniline et en dégageant de l’ammoniaque, une molécule CH5,
- CSH‘AzH2+CSHSAzH2 =C6H4Az | — C6H5
- — 1 —H +AzH:
- On peut donc préparer des Rosanilines mono, di et triphénylées.
- Le premier terme de la phénylation est un violet rcuge, le deuxième un violet bleu, le troisième est d’un bleu pur. Ce dernier produit est seul d’un grand intérêt et on le consomme en quantités très considérables.
- La triphénylrosaniline est insoluble dans
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- l’eau et peu soluble dans l’alcool, mais on parvient à la solubiliser en la traitant par l’acide sulfurique, d’après le procédé de Nichol-son, en formant des acides sulfoconjugués. Les acides ainsi produits sont :
- L‘Acide monosulfoconjugué,dont les sels alcalins sont peu solubles dans l’eau froide mais solubles dans l’eau chaude. Le se1 de sodium, le plus soluble, est connu sous le nom de Bleu alcalin ds Nicholson.
- L’Acide bisulfoconjugué donne des sels alcalins assez solubles dans l’eau freide. Le sel de sodium constitue le Bleu d’aniline proprement dit.
- (A suivre.)
- BIBLIOGRAPHIE
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- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique. — Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après tissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur métier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages. — Description du transpositeur. — Étude théorique (du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Etude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28- Année, N° 2. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Janvier- 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURE ET-DÉGRAISSAGE
- COULEURS.
- VENTILATION DES ATELIERS.
- SAVON A DÉTACHER.
- CORRESPONDANCE.
- NOTICE SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES (suite)..
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES,
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- N^us donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPRÊT DES DRAPS ET AUTRES TISSUS Par MM. Rousseau et Grosselin.
- Il existe divers moyens d’obtenir, par l’apprêt des tissus tirés à poil, des rayures longitudinales alternativement mates et brillantes. L’un des plus simples consiste à placer sur l’étoffe une feuille mince de métal découpée, dans le sens de la longueur, en bandes ajourées plus ou moins larges et à soumettre le tout à l’action d’un cylindre garni de pointes élastiques ou chardon métallique. La garniture du cylindre relève les filaments partout où elle rencontre la surface drapée, et si l’on fait ensuite passer le tissu sous la lame héli-çoïdale d’une tondeuse, les rayures veloutées par le chardon métallique sont rasées, tandis que les parties précédemment recouvertes par les pleins de la plaque conservent l’aspect primitif.
- MM. Rousseau et Grosselin se sont proposé de réaliser les mêmes effets en travers de l'é-toffe, soit en combinaison avec les premiers, soit isolément; ils disposent, dans ce but, au-
- dessous du rouleau de chardon métallique,une table de même construction que les tables de tondeuses, mais douée d'un mouvement périodique d’ascension et de descente. Ce double mouvement, obtenu par l’intermédiaire de leviers en communication avec des cames placées latéralement, a pour résultat de rapprocher et d’écarter alternativement, du cylindre velouteur, l’étoffe cheminant sur la table, par suite de déterminer , dans le même rapport et en des points déterminés, le relèvement transversal des fibres superficielles.
- DÉCORATION ARTISTIQUE DES TISSUS Par M. Tausin.
- Le procédé repose sur la composition et l’exécution, au moyen de couleurs spéciales, sur les rideaux blancs ou écrus, mousselines brodées ou brochées, guipures,vénitienne, etc., de tous sujets obtenus en « mats ».
- L’application de cette espèce de peinture décorative s’exécute sur « chevalets ».
- MOYEN D’OBTENIR ET DE PRÉPARER LES ACIDES GRAS POUR LA FABRICATION DU SAVON
- La décomposition des gras neutres pour les changer en acides gras a lieu : 1» par la saponification avec de la chaux ; 2 en les traitant avec de l’acide et les distillant ensuite au
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- moyen de vapeur surchauffée ; 3 en les traitant avec de l’eau à une haute pression.
- Il y a six ans, on croyait encore que la décomposition directe et parfaite des graisses, au moyen de l’acide sulfurique, était impossible sans le secours de la distillation, à cause de la présence des tissus cellulaires dans les gras neutres. Si la graisse est d’une origine végétale, ce tissu cellulaire consiste en cellulose, résine, albumine, etc.; mais s’il est d’origine animale, le tissu consiste en albumine, tissu gélatineux, fibrine, etc.
- En la traitant avec de l’acide sulfurique, l’albumine se trouve être coagulée et, par suite, les difficultés mécaniques et chimiques n’existent plus.
- Par la saponification avec de la chaux, les tissus sont dissous et, par suite, il faut une plus grande quantité de chaux, qui ne serait pas nécessaire autrement, soit 14 à 16 0[0, au lieu de 9 0[0.
- Après la décomposition du savon de chaux, le tissu se retrouve dans le sulfate de calcium.
- Le traitement avec l’acide est seulement une opération préliminaire qui déshydrate les tissus cellulaires, les carbonise et les rend po-reux, et permet ainsi la décomposition des corps gras. Ceci est évident par le fait que, si le produit obtenu par le traitement avec de l’acide à froid est lavé, le gras se retrouve parfaitement neutre et sans changement. Les téguments des cellules grasses sont d’une couleur brune et, par suite, le gras est foncé. En faisant bouillir les acides gras avec du permanganate de potasse, ils deviennent parfaitement blancs et ils se liquéfient à 3o ou 4° de plus que ceux produits par toute autre méthode.
- La glycérine ainsi obtenue est d’une très bonne qualité et la perte est très minime. — M. P.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- Nettoyage d’ouvrages à l’aiguille, tels que : voiles de fauteuils, tapisseries en laine sur fonds en coton ou en soie.
- Prenez tous les ouvrages apprêtés pour être nettoyés, triez-les et faites des lots, afin de commencer par ceux qui ont les nuances les plus tendres.
- Apprêtez d’avance tous les baquets pour les eaux de savon et pour les rinçages. Les deux premiers baquets doivent contenir la liqueur de savon préparée complètement à froid, et on ne doit en aucun cas se servir de la soude ; le troisième doit être d’eau de rinçage tiède, et le quatrième, d’eau de rinçage froide.
- Un cinquième baquet doit contenir une troisième eau de rinçage, additionnée avec 1 décilitre 50 d’acide acétique, pour fixer les couleurs.
- Passez les objets aussi rapidement que possible dans les eaux de savon, ensuite dans les eaux de rinçage; pressez-les bien pour enlever autant que possible tout le savon, avant de les passer dans la liqueur fixatrice, afin de permettre à l’acide d’agir sur les couleurs et de les fixer.
- Bien des nettoyeurs sont embarrassés pour ce genre d’ouvrage, par suite du coulage des couleurs, inconvénient qui provient presque toujours de ce que les objets ont été imparfaitement rincés et de ce qu’ils contiennent en-encore du savon lorsqu’ils sont trempés dans le fixateur.
- Pressez bien les objets avec les mains pendant qu’ils sont dans la liqueur fixatrice, et lorsque vous avez nettoyé, par exemple, six voiles de fauteuils, mettez les rouleaux en caoutchouc sur ce dernier baquet, ployez les objets dans la liqueur et faites-les passer entre les rouleaux avec autant de pression que possible ; ployez-les ensuite en sens contraire et faites-les passer de nouveau entre les rouleaux, afin qu’il n'y reste que peu ou pas d'eau.
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- Secouez les bien et séchez dans une chambre froide, ou, si cela est possible, à l'air.
- C’est une grosse erreur que de faire sécher trop vivement ce genre de travail, car les fleurs ou ornementations sont généralement plus épaisses que le fond, et, par suite, sè-chent plus lentement. Aussitôt que le fond est soc, il attire l'humidité restée dans les fleurs et, avec l’humidité, les couleurs. Telle est la cause qui fait couler souvent les couleurs pendant le séchage, surtout avec les soies vertes ou jaunes.
- Les soies cramoisies qui ont été teintes avec du magenta donnent souvent beaucoup de mal.
- Toutes les fois qu’une couleur déteint dans la liqueur de savon, il faut rincer de suite l’objet et le passer entre les rouleaux, au lieu de le laisser poser dans la liqueur fixatrice.
- Cette partie du nettoyage est excessivement importante, et beaucoup de nettoyeurs ont recours au blanchiment pour les voiles de fauteuils, et ensuite ne les rincent pas convenablement ; il en résulte que, lorsqu’ils passent entre les mains des finisseurs, il se forme des trous, ce qui provient de ce qu’ils contiennent encore de la chaux. — M. P.
- COULEURS
- Action de la lumière du jour et de la lumière ÉLECTRIQUE , SUR LES COULEURS EMPLOYÉES EN TEINTURE ET EN PEINTURE A l’eAU et a l’huile, par M. Decaux, directeur des teintures des Gobelins et de Beauvais (1).
- L’étude de la résistance des couleurs à la lumière du jour et du soleil, ainsi qu’à la lumière électrique à arc voltaïque, dont j'ai communiqué les résultats à la Société d’encoura-
- (1) Cette seconde communication est la suite d’une première faite sur une méthode raisonnée de l'étude de la teinture, que nous avons publiée en 1882.
- gement dans sa séance du 10 mars 1882, est le complément naturel de la méthode succincte de teinture que j’ai donnée dans celle du 24 avril 1882.
- Elle a fixé depuis longtemps l’attention des praticiens, des artistes et de quelques savants. Les procédés divers d’essais ont été proposés pour le classement, sous le rapport de leur solidité, des couleurs employées en teinture. D’anciens règlements administratifs, en proscrivant, sous les peines les plus sévères, quelques-unes de ces matières colorantes, les ont divisées en deux catégories distinctes de couleurs de grand teint et de couleurs de petit teint, et il fut interdit aux artistes de métiers d’employer indistinctement les unes ou les autres de ces matières colorantes dans les teintures qu’ils produisaient.
- Le travail de Dufay et de Hellot sur les débouillis sembla avoir résolu la question et servit à déterminer le classement des teintures en solides et fugaces, mais les règlements ne tardèrent pas à tomber en désuétude et entraînèrent pour leur part la suppression des maî-trises qui, malgré leurs inconvénients graves de restreindre la liberté industrielle, présentaient, cependant, l’avantage de ne pas permettre de gaspiller les matières premières par une mauvaise fabrication, et de conserver l’honorabilité com merciale de l'industrie qu’une liberté sans frein compromet si profondément aujourd’hui.
- Action de la lumière du jour sur les couleurs employées en teinture.
- Les couleurs fixées sur les tissus doivent résister, autant que possible, aux agents atmosphériques de la lumière du jour ou du soleil, de l’air, de l’eau, et aux lavages quelquefois .
- En outre, les tissus doivent, pour satisfaire à l’usage dans d j bonnes conditions, être teints en couleurs d’intensité, d’éclat et de solidité différents suivant les conditions variables de l’emploi auxquels ils sont destinés. Ainsi les étoffes pour fleurs artificielles, les tissus lé-
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- gers pour toilettes de femmes pour soirée et bal, devant servir peu de temps et n’être soumis qu’à la lumière artificielle, pourront être teints en couleurs fugaces brillantes et à des tons peu élevés, tandis que ceux employés pendant l’été, ne doivent admettre autant que possible que des couleurs solides à la lumière. Elles pourront être brillantes suivant le goût et d’un ton assez élevé pour subir peu d’altération,surtout si elles ne peuvent être très résistantes. Enfin, le temps de leur usage et le prix du tissu devra fixer sur la solidité des couleurs à employer.
- Les mêmes qualités des couleurs s’appliqueront aux tissus pour habillement d’homme, sauf l’éclat, qui n’est pas ordinairement exigible, excepté pour les draps de troupe et les tissus pour pavillon.
- Les étoffes pour ameublement et tapisserie doivent être teintes en couleurs qui réunissent toutes les qualités : richesse et éclat de la nuance joints à la plus grande résistance possible à l’altération de la lumière, ces étoffes étant souvent d’un prix fort élevé et d’un usage très prolongé.
- La classification des couleurs d’après la résistance de leurs nuances aux agents extérieurs est d’autant plus urgente que malheureusement, aujourd’hui, l’industrie de la teinture emploie les couleurs ditas du goudron pour toute espèce de tissu, non seulement pour les fleurs artificielles (magnifique bouquet de roses de l’Exposiiion de 1878 qui, en quelques semaines, à la lumière diffuse, a perdu l’éblouissante beauté de ses nuances pour prendre une nuance livide), mais aussi pour les étoffes servant à l’habillement des femmes, les draps pour homme et les tissus pour ameublement.
- J’ai entrepris cette étude en cherchant le procédé d’essai des couleurs le plus expéditif et surtout le plus certain pour être fixé à ce sujet.
- J’ai disposé des tableaux de tissus de laines, teints en couleurs diverses, de même intensité et considérées comme solides, parallèlement
- à des couleurs semblables mais fugaces; j’ai masqué par un écran opaque la moitié de chaque échantillon, et j’ai exposé un de ces tableaux à la lumière du jour et du soleil sous verre mince pendant un mois d’été.
- En observant le résultat de cette exposition, et comparant la partie d’un même échantillon qui a été garantie de la lumière par l’écran, à celle qui y a été exposée, on remarque l’énorme différence de résistance des couleurs. Toutes, cependant, présentent des traces d’altération; mais, sous ce rapport, la plupart des anciennes teintures obtenues avec l’indigo de cuve, le bleu de Prusse, la cochenille, la garance, la gaude et même le bois de Cuba sont beaucoup plus résistantes que celles au bleu de Ni-cholson,au 1ouge de fuchsine et au jaune d’or et d’acide picrique extraits du goudron de houille.
- Il est toutefois une autre remarque importante à faire en observant le tableau de vingt-quatre échantillons; c’est que quatre de ces couleurs extraites du goudron se séparent nettement de leurs congénères sous le rapport de leur stabilité : le ponceau dit carmin de naph-tol, d’un rouge magnifique, correspondant au 2e rouge ; un orangé dit no 2, au 4e rouge orangé; la. chrysoïne, au 2e orangé de la table chromatique de M. Chevreul, sont à peine altérés, surtout les deux dernières, de nuances très précieuses à cause de leur éclat; enfin, une quatrième couleur, l’alizarine artificielle qui aujourd’hui a presque complètement fait abandonner la garance, est plus solide que cette ancienne couleur si renommée.
- Ces quatre couleurs, par leur beauté et leur solidité sur laine, font espérer que la chimie pure est appelée à rendre à l’art de la teinture des services considérables, et même à le transformer complètement en le dotant enfin de couleurs aussi solides que brillantes. Comme la résistance de ces couleurs dépend probablement de leur préparation, il est bon de consigner ici qu’elles m’ont été données par la maison Poirrier et Compagnie, de
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- Saint-Denis, qui les fabrique en quantité considérable, sous la savante direction de M. Ro-senstiehl.
- Action de la lumière électrique à arc voltaïque sur les couleurs.
- Le rapport de résistance des couleurs à la lumière du jour se constate par leur exposition simultanée ; mais il ne peut en être de même de leur exposition successive, bien que tenant compte du temps de cette exposition, attendu invariabilité de l’action de la lumière, selon les saisons, ou la pureté du jour.
- Un exemple frappant de cette variabilité d’action est présenté par un échantillon de tissu teint à l’acide picrique qui, exposé «pendant une journée » soit en hiver, soit en été, soit par un ciel radieux ou sombre, donne des résultats complètement différents.
- Il devenait donc nécessaire de chercher un agent lumineux constant dans son action qui devait être, de plus, semblable à celle de la lumière du jour. Je pensai à la lumière électrique à arc voltaïque.
- Je soumis des tissus d’essai aux foyers de l’éclairage Jablockof ; mais je ne pus alors que constater l’action altérante de cette lumière sans pouvoir la proportionner au temps d’exposition, attendu son irrégularité, et malgré la complaisance des ingénieurs de cette Société.
- Je dus à la bienveillance de l’administration des Phares de Franc, et particulièrement à celle de son inspecteur général, la possibilité de faire en octobre 1880 de nouveaux essais aux phares de la Hève, près du Havre. Pen-daut une période d’un mois, j’exposai plusieurs échantillons semblables dans chacun de ces deux phares pour en contrôler les résultats, et avec inscription exacte des heures d’exposition. Il va sans dire que, pendant le jour, ces couleurs étaient préservées de l’action de la lumière par un drap noir épais, qui les recouvrait complètement.
- L’influence de l'action de cette lumière élec-trique de quatre-vingt-dix becs carcel, à 55
- centimètres de distance, fut faible encore, et insuffisante pour déduire rien de bien concluant.
- Enfin l’Exposition universelle d'électricité me fournit les moyens de suivre mes expériences.
- Dans le phare central,d’une puissance éclairante de mille becs carcel, mais malheureusement à une distance de 30 centimètres seulement du foyer, je pus faire une expérience rapide, mais dans des conditions excessives, à cause de la température de 80 à 90 degrés à laquelle étaient soumises les étoffes teintes.
- Aux phares de la Hève ainsi qu’à cette exposition, j’ai employé des cartes couvertes de tissu de laine teinte en trois couleurs, dont deux, les plus altérables à la lumière, étaient le rouge d’éosine qui blanchit, et le jaune d’acide picrique qui brunit ; enfin la troisième, la plus intéressante de toutes, était le bleu de Prusse, qui fonce légèrement dans les mêmes conditions.
- En neuf heures, j’obtins, sous l’action énergique de cette lumière intense, une profonde altération des deux couleurs fugaces ; le bleu lui-même était légèrement bruni. Dans quelques expériences les couleurs étaient roussies; c’est pourquoi j’ai fait des essais de température, qui ont donné les chiffres de 80 à 90 degrés. J'exposai des tissucs blans qui ne furent que très légèrement jaunis ; enfin, dans la cage de l’appareil des disques de Fresnel dans laquelle j’étais obligé de me tenir, j’observai que dans la partie moyenne supérieure la radiation lumineuse était moins énergique, et que les résultats étaient meilleurs.
- • J’observai également que le bleu de Prusse et l’acide picrique semblaient être plus roussis que l’éosine ; aussi ai-je remplacé ces deux couleurs par le bleu de cuve d’indigo et le jaune de curcuma, correspondant pour l’altérabilité aux deux couleurs auxquelles ils étaient substitués.
- La conclusion de ces derniers essais a été qu’une exposition de quinze à vingt heures serait suffisante pour détruire les couleurs fu-
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- gaces et produire un commencement d’altération sur les plus stables.
- Je fis une autre expérience dans la serre d’essai d’arboriculture où M. Dehérain, professeur au Muséum, voulut bien me donner asile.
- Je présente le tableau qui y fut exposé sous verre mince pendant quinze cents heures, à une lumière à arc voltaïque de deux cents becs, et à une distance du foyer de 1 m. 50.
- J’y déposai des couleurs fixées par la teinture sur tissu de laine. Ces couleurs représentaient les six couleurs principales : le rou-ge, l’orangé, le jaune, le vert, le bleu et le violet, chacune sur deux échantillons, l’un en couleur solide, l'autre en couleur fugace, enfin en demi-teinte, et en clair, tous autant que possible égaux de tons entre eux dans les deux séries.
- Je joignis sur le même tableau des échantillons de couleurs de peinture à l’eau, enfin,une troisième série de couleurs à l’huile, des mêmes nuances, et des mêmes tons.
- Un tableau identique fut exposé à la lumière du soleil et du jour, pendant le mois de juin 1881, dans un jardin découvert, rue Notre-Dame-des-Champs.
- La comparaison de ces deux tableaux permet de constater que l’action de la lumière électrique peut être regardée comme semblable à celle du soleil, et que dans les conditions de l’expérience, elle est environ quatre fois plus faible.
- Je fis encore une autre expérience à l’Exposition anglaise de Crompton sur un carton de vingt-quatre couleurs de teinture sur laine, à une lumière de deux cents becs également, mais à une distance de 25 centimètres seulement et sous verre mince, pendant cent une heures. L’observation de ce carton est en tout conforme à celle des expériences précédentes.
- Je ferai remarquer que dans toutes ces expériences je reconnus, au moyen de papiers convenables, la présence d’une notable quantité d’ozone; mais que les couleurs, recouvertes
- d’un verre qui n’empêchait pas cependant la circulation de l’air, n’avaient pas subi d’altération dans les parties préservées de la lumière par un écran opaque.
- Conclusions.
- Relativement aux teintures sur laine, ce qui précède permet de les diviser en couleurs solides et en couleurs fugaces avec tous les degrés intermédiaires de résistance.
- Quatre couleurs extraites du goudron ont été reconnues solides au moins autant que les anciennes et tout particulièrement d’une qualité de nuance très précieuse par leur éclat, comblant ainsi une lacune existant dans les rouges orangés et les orangés solides sur laine.
- Relativement aux couleurs pour la teinture, classification de ces couleurs, tant à l’eau qu’à l’huile, en trois catégories de résistance permettant de conserver, malgré le temps, aux œuvres artistiques, leur harmonie générale.
- L’action de la lumière électrique à arc voltaïque sur les couleurs fixées sur la laine par la teinture, ainsi que sur celles de peinture à l’eau et à l’huile, est semblable à celle du jour, et peut être utilisée pour leur classement sous le rapport de leur résistance à la lumière du jour ; d’où il résulte qu’il y aurait des inconvénients très notables à exposer à cette lumière électrique les tissus teints, ainsi que les peintures à l’eau ou à l’huile.
- En terminant cette communication, je formule le désir que l’administration puisse mettre à ma disposition un foyer électrique de trois à cinq cents becs carcel, tels qu’ils seront installés dans les nouveaux phares à foyer intense que l’administration de la marine va établir sur nos côtes ; que des dispositions soient prises pour qu’en même temps qu’ils garantiront la sécurité de la navigation, la lumière en partie perdue du côté de la terre soit, sans dépense supplémentaire, utilisée à ces expériences, qui intéressent au plus haut degré l’industrie et les beaux-arts.
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- VENTILATION DES ATELIERS
- DE TEINTURE
- Généralement les procédés de teinture exigent l’emploi de liquides chauds ; il se forme alors une certaine quantité de vapeur qui remplit l'atmosphère des ateliers au grand détriment du travail et de la santé des ouvriers ; et bien qu'ordinairement ces locaux soient pourvus d’ouvertures dans la toiture, il n’y a rien d’installé pour éloigner la vapeur en dehors de sa tendance naturelle à monter.
- Par le froid ou dans les temps humides, les buées deviennent encore plus denses, enveloppent les appareils, empêchent la libre circulation et en se condensant sur les parois froides du bâtiment produisent des gouttes dangereuses pour les marchandises.
- Un teinturier a essayé de remédier à ces inconvénients et son installation a entièrement répondu à son attente sans provoquer une dépense hors de proportion avec le but à atteindre.
- Il a commencé par renoncer aux toitures ouvertes et par clore hermétiquement ses ateliers ; puis il a disposé, au-dessus des cuves à teindre, des cheminées d’appel avec enton-noi”, et dans ces cheminées il a activé le tirage en y entretenant continuellement des becs de gaz allumés. Tel fut son mode d’évacuation.
- Mais il fallait remplacer cet air expulsé par de l’air sinon chaud, du moins tempéré, c’est-à-dire à 20° environ. A cet effet il couvrit et ferma hermétiquement le dessus de ses générateurs de manière à les mettre à l’abri des cendres et des poussières pouvant provenir de la salle de chauffe, tout en laissant dans le mur une ouverture suffisante pour admettre l’air extérieur nécessaire. Dans cette chambre fermée, l’air se chauffe au rayonnement des chaudières et de leur maçonnerie, sans exiger une dépense supplémentaire de combustible. Un ventilateur Root aspire cet air chauffé et l’introduit dans les ateliers qui sont alors aussi
- clairs l’été que l’hiver et où il ne se produit plus de gouttes.
- Cet arrangement est si simple qu’on se de -mande pourquoi il n’a pas été trouvé plus tôt ; et comme généralement les teintureries sont en rez-de-chaussée et couvertes d'un simple toit, les frais d’installation sont bien minimes.
- L’idée d’introduire de l’air chaud et d’expulser en même temps les buées n’est pas seulement applicable à la ventilation des teintureries. Beaucoup d’industries pourraient et devraient s’en servir, car en dehors de tous autres avantages, il est maintenant journellement reconnu que le bien-être des ouvriers est synonyme de meilleur ouvrage.
- SAVON A DÉTACHER
- Un savon à détacher doit pouvoir enlever toute espèce de taches faites sur des vêtements, des tissus, etc., quelle que soit l’origine de la tache, de façon à donner aux articles l'apparence du neuf.
- Le marchand prétend généralement qu’il en est ainsi pour le savon qu’il vend; mais, après examen, on trouve le plus souvent que le savon en question n'est autre que du savon de noix de coco et qu’il ne contient pas trace soit du fiel de bœuf, soit de la térébenthine, etc., qui pourraient le rendre propre à détacher.
- Pour démontrer que le savon est réellement capable de détacher, le vendeur ne manquera pas d’enlever une tache de goudron existant sur un morceau de calicot ; mais le goudron ayant été préalablement mêlé à un acide, il pourrait être enlevé tout aussi bien sans savon.
- Un bon savon à détacher devrait toujours avoir l’odeur de fiel de bœuf ou de térébenthine. Un savon très parfumé n’est jamais un savon pour détacher, car.malgré tous les soins apportés pour parfumer un savon à détacher bien préparé, l’odeur du fiel et de la térébenthine se feront toujours sentir au bout de quelques jours.
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- Pour le nettoyage des gants, il importe que le savon soit de bonne qualité. Cependant tou-tesles méthodes déjà employées pour la fabrication d’un savon destiné à cet usage sont imparfaites, car aucune ne contient une quantité suffisante des substances propres à enlever les taches.
- Nous donnons ci-dessous quelques formules qui, pensons-nous, pourront répondre à toutes les exigences.
- Prenez 10 kil. du meilleur savon blanc et coupez-le en copeaux minces, mettez le savon dans une chaudière avec 4 kil. d’eau et 6 fiels de bœuf, couvrez la chaudière et laissez-l'y toute une nuit. Le lendemain, faites un feu doux sous la chaudière, pour que le savon puisse se dissoudre sans remuer.
- Lorsque le tout est en fusion et qu’une partie de l’eau se trouve vaporisée, ajoutez 250 grammes de térébenthine et 150 gr. de benzine et mélangez le tout.
- Le savon étant encore dans la chaudière, colorez avec du vert d’outremer dans de l’ammoniaque ; puis versez dans des formes, couvrez et laissez ainsi jusqu’au lendemain. Ce savon est un excellent produit.
- Voici un autre procédé, plus difficile à appliquer que le précédent, le savon ayant une tendance à se séparer, si on le remue, surtout si le fiel est froid. On doit, dans ce cas, le recombiner en le couvrant et le laissant en repos, ou en le chauffant.
- Prenez :
- 12 kil. 500 d’huile de noix de coco ;
- 1 kil. de suif;
- 2 kil. de talc onctueux ;
- 7 kil. de lessive (38° B.);
- 2 kil. 750 de fiel de bœuf ;
- 125 gr. de térébenthine ;
- 40 gr. de benzine ;
- 50 gr. de vert brillant ;
- 20 gr. de vert d’outremer.
- Faites fondre les graisses, mettez le talc et la couleur; laissez refroidir à 2705 C. et ajoutez alors la lessive. Lorsque le tout est bien
- combiné, ajoutez graduellement le fiel, en remuant constamment pour bien mélanger.
- Si le savon se décompose, couvrez un instant la chaudière, et si la combinaison ne se refait pas, mettez-la sur le feu et remuez le savon de nouveau.
- Lorsque le tout est bien combiné, on ajoute la térébenthine et la benzine. Mettez alors dans les formes, couvrez et laissez jusqu’au lendemain.
- Ce savon est également très bon.
- Un petit morceau de ce produit, mis dans le bouillon du linge lorsqu’on le lave, lui donne une blancheur éclatante et le nettoie parfaitement; à froid, il enlève parfaitement les taches; quand on l’étend avec une brosse, il enlève sans difficulté les taches de goudron, de cambouis et autres. — M. P.
- CORRESPONDANCE
- Monsieur le Directeur du Moniteur de la Teinture,
- Permettez-moi d'attirer votre attention sur une fraude de Vémétique, ou tartrate de po tasse et d’antimoine.
- Depuis quelque temps, des fabricants allemands vendent dans nos grands centres industriels, Lyon, Saint-Etienne, Lille, etc., sous le nom d’émétique, un mélange ou un produit qui n’est pas de l’émétique.
- La Chambre syndicale des produits chimiques de Paris s’en est émue et, dès le 14 novembre, a signalé des émétiques de provenance allemande, contenant :
- 41 à 46 0[0 d’acide oxalique sous un état quelconque.
- La même fraude vient d’être signalée en Allemagne. — D’après la Chemiker Zeitung de Cœthen du 22 novembre, on a introduit dans le commerce, de différents côtés et principalement de Saxe et du Wurtemberg, sous le nom de sel d'émétique, un
- Oxalate de potasse et d'antimoine ne renfermant pas trace d'acide tartrique,
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- Cet oxalate contenait : oxyde d’antimoine, 23,67 00,
- L’émétique véritable : oxyde d’antimoine, 43,70 0[0.
- Yi émétique est ainsi deux fois plus riche en oxyde d'antimoine qui en constitue la matière active et utile.
- L’avantage pour le teinturier ressort des chiffres suivants :
- 10 kilog. émétique, tartre de potasse et d’antimoine remplacent, sans action nuisible :
- 19 hilog. oxalate ou pseudo-émétique allemand.
- Le teinturier doit aussi tenir compte de la solubilité complète de l’émétique et remarquer que les oxalates d’antimoine donnent un bain laiteux, avec précipitation d’oxalate de chaux et d’oxyde d’antimoine inerte, ne se fixant pas sur la fibre. De plus, l’acide oxalique ou le sel d’oseille, rendu libre, vient détériorer ou détruire la plupart des matières colorantes.
- mode d’essai.
- Cette fraude est très facile à reconnaître, il suffit en effet de :
- Dissoudre l’émétique dans l’eau distillée ;
- Ajouter de l’acide acétique pur;
- Verser du chlorure de calcium liquide.
- La dissolution d’émétique, tartrate de potasse et d’antimoine reste claire et sans précipité.
- La dissolution d’émétique mélangé d’acide oxalique sous un état quelconque, ou l’oxalate de potasse et d’antimoine donne un précipité plus ou moins abondant d’oxalate de chaux, insoluble dans l’acide acétique
- J’ai rencontré aussi des émétiques mélangés de phosphate de soude. L’essai en étant plus difficile, je suis à votre disposition pour faire analyser, sans frais, dans mon laboratoire, lés échantillons que vous voudrez bien me confier.
- Veuillez agréer, etc.
- John CASTHELAZ.
- NOTICE
- SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES ARTIFICIELLES, EMPLOYÉES DANS L’iNDUSTRIE DE 1860 à 1882,
- Par M. Ch. Kopp, professeur
- Avee le concours de M. Em. Grieu, chimiste.
- (Bulletin de la Société industrielle de Rouen)
- (Suite.)
- Puis les Acides tri et tétrasulfoconjugués, dont les sels alcalins sont très solubles dans l’eau. On voit qu’à mesure que les molécules d’acide sulfurique, combinées au bleu, augmentant, la solubilité des sels alcalins devient plus grande, mais en même temps augmente aussi l’altérabilité à l’air et à la lumière.
- La rosaniline fournit les bleus, non seulement avec l’aniline, mais avec les homologues de cet alcaloïde, toluidines, xylidines, etc. Le nombre des combinaisons possibles de cette classe de matières colorantes est donc bien grand et elles peuvent fournir les nuances les plus variées, depuis le rouge violacé jusqu’au bleu le plus pur.
- Premier groupe. — Bleus lumière.
- On appelle Bleus lumière des bleus d'aniline tout à fait privés de violet et qui conservent à la lumière artificielle une nuance franchement bleue. Ce sont ordinairement des bleus de rosaniline triphénylée bien purs. Nous prendrons comme types de ces couleurs les Bleus lumière de J.-R. Geigy, l’un soluble dans l’alcool, l’autre soluble dans l’eau. Leurs spectres sont les mêmes. A la dilution 8, le rouge apparaît,et à la dilution 16, le vert et le bleu, mais séparés du rouge par une bande noire. Au spectre 32, les couleurs spectrales, quoique assombries, ont pris leur développement; l’orangé et le jaune sont bruns. Le spectre 128 est presque normal, l’orangé est bien distinct, mais le jaune est encore brunâtre.
- Un Bleu lumière soluble dans l’eau, de Lud-wigshafen, présente les mêmes caractères,
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- mais sa puissance colorante est quatre fois plus faible que celle du bleu analogue de Geigy, car le spectre est déjà complètement développé à la dilution 32.
- Deuxième groupe. — Bleus alcalins solubles dans l'alcool et dans l'eau bouillante, insolubles dans l’eau froide.
- Nous prendrons comme type le Bleu alcalin 5 B de Ludwigshafen. A la solution 4 apparaît une raie rouge, très sombre, séparée par une bande noire, d’un vert et d’un bleu très sombres et peu étendus. A la dilution 32 le rouge n’a pas encore son extension normale, une bande brune occupe la limite du rouge, l’orangé et le jaune; le vert est développé ainsi que le bleu; le violet apparaît. A 64 le spectre est complet quoique assombri, l’orangé est presque normal, pendant que le jaune reste très sombre comme dans les bleus lumière. Comme comparaison nous citerons le Bleu alcalin D, soluble dans l’alcool, deLud-wigshafen. Ce bleu présente les mêmes caractères que le bleu précédent, sauf quelques légères nuances do couleurs dans les réactions chimiques. Son intensité colorante n’est que les trois quarts de celle du bleu 5 B.
- Troisième groupe. — Bleus alcalins solubles dans l’eau froide.
- Leur type est, par exemple, le Bleu alcalin, 5 BS, de Ludwigshafen. Ses spectres sont les mêmes que ceux du bleu alcalin 5 B soluble dans l’alcool, seulement les couleurs spectrales se développent plus rapidement. Sa puissance colorante est la moitié du bleu 5 B car le spectre 32 de 5 BS est le même que le spectre 64 de 5 B. Le même tableau peut donc représenter les types de deux groupes alcalins. Le Bleu alcalin I de Ludioigshafen, tout en ayant une puissance colorante un peu plus forte, a la plus grande analogie avec le bleu 5 BS.
- (A suivre.}
- BIBLIOGRAPHIE
- LE MOUVEMENT COOPÉRATIF EN ANGLETERRE, par M. Edouard Simon, membre de la Société des ingénieurs civils, du Comité des arts mécaniques de la Société d’encouragement pour l'in-dustrie nationale, etc.
- Au moment où la question des associations, des sociétés coopératives de production, des syndicats professionnels, est à l’ordre du jour et préoccupe à bon droit l’opinion publique — car de la solution dépendent en grande partie l’avenir de la production nationale et la suppression des malentendus entre le capital et le travail, — il est intéressant de savoir ce qui a été fait par nos voisins, de connaître les causes du développement des associations en Angleterre.
- M. Edouard Simon qui déjà, en 1876, avait communiqué à la Société des ingénieurs civils une note fort intéressante sur les Sociétés coopératives de production en Angleterre, vient de présenter à la même Compagnie un travail complémentaire instructif sur les origines, l’organisation, le développement de la coopération dans ce pays.
- Sous une forme concise, l’auteur présente avec une grande netteté les difficultés de nature à entraver le mouvement coopératif, les mesures propres à éviter ces écueils, mesures qui ont assuré le succès des associations anglaises et qui sont parfaitement compatibles avec la législation française et les habitudes de nos ouvriers.
- L’étude que nous signalons à l’attention de nos lecteurs n’existant pas dans le commerce, nous nous sommes assuré un tirage à part de la brochure que nous tenons à la disposition de nos abonnés contre l’envoi de un franc cinquante centimes en timbres-poste.
- MAISON de TEINTURE et NETTOYAGES A CÉDER
- ENSEMBLE OU SÉPARÉMENT Grand Atelier et Succursale
- S’adresser à M. Morel, 42, rue du Bac, à Paris.
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- 28» Année, IV 3. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Fémer 4884
- SOMMAIRE
- 1 PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- I PROCÉDÉS PRATIQUES.
- I EXPOSITION NATIONALE DE ROUEN.
- I PROCÉDÉS DIVERS.
- TEINTURE DES CHAPEAUX.
- I COMPOSITION SÈCHE D’INDIGO.
- NOTICE SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES (suite).
- I TRIBUNAUX.
- BREVETS D’INVENTION.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVELLE MÉTHODE POUR LE BLANCHIMENT
- DES SOIES ET DES LAINES
- M. F.-V. Kallab a mis dernièrement en usage en Allemagne une nouvelle méthode pour le blanchiment des soies et des laines, au moyen de l’acide hyposulfureux et de l’indigo, pouvant produire un bleuté qui résiste à l’air, à la lumière et au foulage.
- Sa manière de procéder est la suivante :
- Les étoffes bien nettoyées sont plongées dans un bain d’eau propre, ayant une tempé-ture modérée et contenant 1[2 à 1 gr. de bleu d’indigo rougeâtre, finement pulvérisé, pour chaque 100 litres d'eau.
- Après avoir laissé les étoffes pendant quelque temps dans ce bain, on les tord et elles sont prêtes pour le bain à blanchir.
- Ce bain, préparé dans une cuve se fermant hermétiquement, est composé d’une solution d’hyposulfite de soude, toute fraîche, ayant la densité de 1.0069 à 1.0283, suivant que cela est nécessaire. On y ajoute de 5 à 20 c.c.m.
- d’acide acétique 50 0[0 ne contenant aucun acide minéral.
- Une fois les étoffes mises dans ce bain, on le ferme hermétiquement, et l’indigo, changé en indigo soluble bleu, est absorbé par les fibres ; l’acide sulfureux mis en liberté par l’action de l'hyposulfite produit le blanchiment. Lorsqu’elles sont restées dans le bain de 12 à 24 heures, on retire un échantillon que l'on lave, et s’il se trouve être d’un blanc bleuâtre, on enlève les étoffes, on les égoutte et on les sèche à l’air. — M. P.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE Par M. Matton.
- Le procédé consiste à précipiter chimiquement, dans la fibre textile, des sels métalliques insolubles, capables de donner des couleurs vives et solides. Ce résultat s’obtient par double décomposition, en mordançant les filaments à l’aide d’une dissolution saline, dont la base doit faire partie du sel à précipiter, en teignant ensuite avec un autre sel, dont l’acide doit s’emparer de cette base.
- Si, par exemple, il convient de teindre du coton en chromate de plomb, le mordant employé sera l’acétate de plomb, et le bain de teinture, du chromate de potasse. L’acide chromique se combinera (dans les fibres mêmes) avec le plomb; l’acide acétique formera avec la potasse une nouvelle dissolution et
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- le chromate de plomb insoluble fixé à l’intérieur de la matière végétale constituera une teinture absolument résistante.
- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT
- Par MM. Thompson et Rickmann.
- Cette méthode convient au traitement des toiles de lin et de coton; les premières, toutefois, doivent être préalablement soumises à l’ébullition dans un bain contenant 15 grammes de cyanure de potassium pour 5 litres d’eau. Cette opération dure environ trois heures, est suivie d’un lavage et d’une seconde ébullition dans un bain-décomposition identique. Le but est de faire disparaître les matières résineuses qui s'opposeraient au blanchiment.
- Le traitement des tissus de coton par le cyanure de potassium n'est utile que dans le cas où ces tissus se trouveraient accidentellement tachés d’huile. Encore la durée de l’ébullition devrait-elle être limitée à deux heures et la dose de cyanure réduite de moitié.
- Les tissus sont ensuite placés dans un vase hermétiquement clos, sorte de cloche rectangulaire calculée à raison de 30 centimètres de côté pour 4 kilogrammes d’étoffe. Le chargement une fois terminé, on fait arriver sous pression une dissolution de chlorure de chaux contenue dans 15 grammes de ce chlorure pour 5 litres d’eau.
- Dès que les toiles de lin ou de coton sont bien mouillées, un jeu de robinets permet d’effectuer la vidange du liquide et de remplacer la dissolution de chlorure par du gaz acide carbonique.
- La même opération se renouvelle jusqu’à blanchiment complet.
- Les tissus lavés et exprimés présentent alors une teinte légèrement jaunâtre, qui tient à des traces d’oxyde ferrique. On les plonge dans un bain renfermant 50 grammes d’acide oxalique pour 5 litres d’eau et on les soumet, à mesure qu’ils sont extraits de la cuve, à l’action de rouleaux exprimeurs.
- Pour compléter le blanc, il est bon de faire passer les tissus dans une dissolution de « triéthylrosaniline » ou violet d'aniline, à raison de 16 milligrammes dudit violet pour 5 litres d’eau.
- Enfin on immerge encore une fois dans un bain d’acide oxalique de même composition que celle précédemment indiquée, on lave à grande eau, on passe aux rouleaux essoreurs, on lave une fois encore et l’on termine par l’ « apprêt ».
- COTON CÂBLÉ GLACÉ VERT POUR REMISSES OU LISSES Par M. Fouquier-Duhard.
- Depuis longtemps on a proposé de remplacer la soie par le coton câblé glacé dans la fabrication des lisses ou des remisses de tissage, mais sans parveniràdes résultats satisfaisants. Les diverses nuances appliquées sur le coton câblé ne s’assimilaient pas suffisamment au glaçage pour conserver aux fils toute leur sou plesse, toute leur élasticité. M. Fouquier-Du-bard revendique l’usage des divers tons de « vert » comme ne présentant pas les mêmes inconvénients. Les nuances vertes ont, en outre, l’avantage de ne pas fatiguer la vue et de faciliter au tisserand la recherche des fils de chaîne qui cassent pendant le travail.
- PROCÉDÉ D’ÉPOUTILLAGE MÉCANIQUE Par M. Overend.
- Habituellement les laines sont épaillées ou époutillées après désuintage et lavage, soit que l’on ait recours aux traitements chimiques ou à des égrateronnages ou échardonnages mécaniques. D’après M. Overend, le lavage des laines offre l’inconvénient d'assouplir les matières végétales et, par suite, de les laisser échapper à l’action brisante des agents chimiques ou des lames échardonneuses.
- Pour y obvier, le breveté soumet les laines brutes, c'est-à-dire en suint, à un premier
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- cardage; il est nécessaire que les fibres soient bien sèches avant l’opération et si, par une cause quelconque, elles contiennent de l’humidité, il faut procéder à un séchage préalable.
- A la sortie du «doffer» ,M.Overend fait usage de deux cylindres cannelés, dont les surfaces travaillantes se trouvent faiblement écartées par des épaulements cylindriques laissés en bout. Cet écartement est tel que les matières végétales contenues dans la nappe cardée sont écrasées sans que les filaments soient brisés ni même fatigués par le laminage.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, par Achille GILLET.)
- Des rouges sur lainages (suite.)
- Rouge garance.
- Le rouge garance se fait peu sur les tissus de laine, parce qu’il serait presque impossible d’obtenir de bons résultats, tandis qu’il se fait parfaitement sur la laine en flottes et sur la laine filée.
- Sur la laine en flottes, on obtient un rouge bien tranché et solide, à toute épreuve ; après quoi on file la laine pour en tisser du drap qu’il faudra ensuite fouler, tondre et apprêter c’est ainsi que l’on fabrique le drap rouge garance pour la troupe française.
- Sur la laine filée, on obtient également un rouge solide à toute épreuve ; mais cela entraînerait à plus de frais de main-d’œuvre qu’avec la laine en poils, et la couleur serait moins tranchée; puis,comme il est nécessaire que cette laine soit bien dégraissée avant de la teindre, le foulage du drap s'efiectuerait mal ; cet obstacle disparaît en opérant avec la laine en poils qui doit également être bien dégraissée avant de la teindre, mais qu'il faut ensimer ensuite pour la mettre en filature; ce
- graissage permet alors d’opérer convenablement au foulage pour obtenir une bonne fabrication. La laine filée que l’on teint en rouge garance est employée pour les lisières des draps de grand prix et notamment pour les droguets rayés et fabriqués pour les habitants des pays vignobles ; il se servent de ces tissus pour des vêtements, des jupes rayées rouge et bleu, rouge et vert, etc. Ces vêtements sont presque inusables ; ils résistent plusieurs années à la fatigue qu’ils subissent dans de rudes travaux effectués en plein soleil, ce qui explique la préférence que ces habitants accordent aux couleurs solides sur les couleurs modernes, qui ne supporteraient pas de pareilles épreuves.
- Rouge garance sur laines en flottes (en poils)
- La première opération est des plus impor-tantos : elle ne consiste cependant qu’à bien dessuinter la laine par un dégraissage parfait, exécuté conformément aux descriptions données aux articles 16 et 17, pages 35 et 36 de mon Traité pratique du dégraissage et du blanchiment, puis on procède au mordançage de la manière suivante :
- Mordançage. — Pour 100 kilog. de laine, mettre dans le bain d’eau bouillante :
- 25 kil. d’alun ;
- 12 kil. 500 de tartre ;
- y entrer la laine, faire bouillir pendant trois heures. Après quoi on cesse de chauffer et on rafraîchit le bain avec un peu d’eau froide, puis on y enfonce la laine de manière qu’elle ne puisse surnager et on l’y laisse tremper toute la nuit; c’est pourquoi il est bon de faire ce mordançage vers la fin de la journée. Le lendemain, on lève la laine et, lorsqu’elle est bien refroidie, on peut la laver de suite énergiquement et à fond.
- En opérant ainsi, il est absolument inutile de mettre de côté la laine mordancée pendant plusieurs jours avant de la laver. Ce système, trop préconisé, n’offre aucun avantage ; il entraîne, par contre, certains désagréments, entre au-
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- Ci
- très celui d’encombrer les ateliers et de retarder le travail inutilement.
- Teinture. — Chauffer un bain d’eau propre jusqu’à la chaleur du sang ou de 25 à 30 C.; distribuer sur ce bain, en l’émiettant à la main, de la bonne garance, marque FF ou SFF ; en employer 35 kilog. pour 100 kilog. de laine à teindre. Pallier énergiquement le bain et y entrer de suite la laine mordancée et bien lavée, l’y manœuvrer sans cesse en chauffant modérément le bain jusqu’au bouillon, et cela dans l’espace d’une heure et demie, puis faire bouillir pendant quatre à cinq minutes seulement. Lever la laine promptement, l’éventer et bien la laver.
- Il est nécessaire de faire observer que si l’on entrait la laine au bain de teinture à une chaleur trop élevée on n’obtiendrait qu’un vilain rouge, tout nuancé de teintes fauves et brunes ; le même effet se produirait si l’on opérait trop vivement pour atteindre le bouillon. De plus, les quelques minutes de bouillon qui sont nécessaires pour terminer convenablement cette teinture ne peuvent se prolonger plus longtemps sans que le rouge brunisse.
- Rouge garance sur laines filées (en écheveaux)
- La laine filée étant bien dégraissée et bien lavée se teint en rouge garance en opérant exactement comme il vient d’être dit pour les laines en poils, sauf la manœuvre. Cependant, si on voulait obtenir une nuance plus nourrie, il faudrait ajouter au bain de teinture une décoction faite avec 4 kilog. de bois de Brésil pour 100 kilog. de laine ; si, au contraire, on voulait obtenir une nuance plus claire et plus vive, on verserait au bain de teinture 4 kilog. de dissolution d’étain n° 1. Mais en général il est inutile de recourir à ces deux auxiliaires qui n’offrent d’avantages sérieux à aucun point de vue.
- Genre garance sur laines
- On imite le rouge garance sur des laines en
- poils et sur des lisières destinées à la fabrication des chaussettes, puis sur des laines filées pour les lisières des draps de bas prix ou de flanelles grossières, etc. Voici le procédé qui donne le meilleur résultat en vue du bas prix de cette teinture et de sa solidité. Du reste, elle supporte suffisamment le foulage de ces articles :
- Opérer autant que possible sur un reste de bain de ponceau et de préférence de ponceau par le lac-dye (dont les procédés ont été décrits tout récemment dans le Moniteur de la teinture, aux pages 288, 289 et 290, année 1883). Ajouter à ce bain et pour 10 kilog. de laine :
- 600 gram. tartre ;
- 600 gram. lac-dye qu’il est bon de préparer; 1 kilog. 500 orseille ;
- 1 kilog. alun ;
- 200 gram. curcuma.
- Faire bouillir le bain, le pallier et y entrer les laines que l’on manœuvre pendant trois heures au petit bouillon. Lever et bien rincer.
- Nota. — Si l’on n’a pas occasion de se servir d’un reste de bain de ponceau, il faudra opérer sur un bain frais ; dans ce cas, on devra ajouter au bain 150 gram. de dissolution d’étain no 1, ou bien 50 gram. de sel d’étain et 50 gram. d’acide oxalique.
- Reproduction interdite. (A suivre.)
- EXPOSITION NATIONALE DE ROUEN
- La commission d’organisation de l’Exposition nationale et régionale de Rouen a l’honneur de prévenir les intéressés que tout produit se rattachant d’une manière quelconque aux industries du coton et de la laine, « et provenant d’un département français », est accepté dans ses galeries ; tels sont : les machines et les accessoires de filature, de tissage, de blanchiment, d’impression et de teinture, les matières premières et fabriquées de ces industries, les matières tinctoriales et en général toute matière ou outil concourant à la
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 29
- fabrication ou aux apprêts des tissus de laine et de coton.
- De même tout appareil ou produit concernant l’électricité en tant que production de force et de lumière sont reçus « de tout département français ».
- Les demandes d’inscription et de rensei -gnements doivent être adressées à Rouen, 24, place de la Haute-Vieille-Tour.
- PROCÉDÉS DIVERS
- Mandarine pour coton filé.
- Pour 25 kil. de coton :
- Préparez le coton de la manière habituelle, avec du sumac et de l’antimoine.
- Mettez dans un bain à 40° C., contenant : 750 gr. de mandarine ;
- 1 kil. d’alun.
- Elevez graduellement la température à 50 ou 550 C. Manœuvrez pendant 40 minutes.
- Finissez.
- Nota. — Pour faire servir de nouveau le même bain, il n’y a qu’à ajouter 187 gr. des matières colorantes.
- Vert foncé pour coton filé fin de Venise.
- Pour 50 kil. de coton :
- Lavez et mettez dans un bain à 50o C. contenant :
- 15 kil. de sel de Glauber ;
- 3 kil. 500 d’huile de vitriol ;
- 2 kil. d’alun ;
- 1 kil. 250 d’acide picrique;
- 4 kil. de pâte d’indigo;
- 15 gr. d’acide vert.
- Elevez la température à 100° et manœuvrez pour obtenir la nuance désirée.
- Lavez bien et séchez.
- Bleu clair pour soie torse.
- Pour 50 kil. de soie :
- Premier bain, contenant :
- 1 kil. 250 de borax ;
- 31 gr. de bleu de Nicholson 3 B.
- Faites faire trois tours et lavez dans de l’eau froide.
- Deuxième bain, contenant 3 kil. d’huile de vitriol.
- Portez la température à 50° C.
- Enlevez, lavez et finissez.
- Bleu foncé peur soie torse.
- Pour 50 kil. de soie :
- Premier bain, contenant :
- 1 kil. 250 de borax ;
- 125 gr.- de bleu de Nicholson 3 B.
- Faites faire huit tours, enlevez et lavez.
- Mettez dans un deuxième bain, contenant : 3 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber;
- 2 kil. de pâte d’indigo.
- Manœuvrez pendant 20 minutes à 50° C.
- Enlevez, lavez et finissez.
- Cannelle pour coton filé de Venise.
- Pour 50 kil. de coton :
- Lavez bien, mettez sur des bâtons et faites faire quelques tours dans de l’eau chaude.
- Premier bain, contenant ;
- 1 kil. de chrome ;
- 250 gr. de crème de tartre.
- Manœuvrez constamment pendant 45 minutes.
- Lavez et mettez dans un deuxième bain. Remplissez la cuve à moitié et mettez : 30 kil. de fustique ;
- 5 kil. d'hypernique.
- Faites bouillir pendant 45 minutes, enlevez, remplissez la cuve d’eau froide, remettez et chauffez graduellement pour arriver à la nuance désirée.
- Jaune pour coton filé de Venise.
- Pour 50 kil. de coton :
- Lavez le coton et mettez dans un bain bouillant, contenant :
- 15 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’alun ;
- 2 kil. 500 d’huile de vitriol ;
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- O
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 93 gr. de naphtol jaune L. ;
- 62 gr. de pâte d’indigo ;
- 2 kil. de liqueur d'Archil. - M. P.
- TEINTURE DES CHAPEAUX
- OBSERVATION SUR LA TEINTURE MARRON
- Depuis qu’on, a abandonné les anciens procédés pour se livrer à des procédés plus expéditifs, on est arrivé à ne produire que des teintes maigres et qui n’ont aucune solidité et dont la care blanchit à la moindre usure, usure. Nous croyons devoir, dans l’intérêt de l’article, conseiller de revenir aux anciens procédés qui consistent au procédé que voici :
- Eau : 200 litres pour 100 chapeaux
- Bois campêche, coupe d’Espagne. 5k Bois Ste-Marthe, — 3
- Bois jaune Cuba, — 3
- Orseille violette.................... 4 500
- Couperose neutralisée............... 3
- Verdet gris cristallisé............. 1
- Laisser bouillir le bois pendant deux heures, retirer le sac qui le contient, y ajouter l'or-seille préalablement ramollie dans l’eau chaude, ainsi que la couperose et le verdet. Ne jamais mettre les deux sels pendant la cuisson des bois.
- Observations. — Les chapeaux doivent être dégorgés avant teinture avec des cristaux de soude à raison de 500 grammes dans 100 litres d’eau chaude, afin de neutraliser l’acide prus-sique pris à la foule.
- Si pendant l’opération, qui consiste à donner trois bouillons d’une heure chaque, on trouve que la teinture soit maigre et tire sur le rouge, ce défaut est aù à la potasse de l’acide pris à la foule. Il faut alors ajouter quelques cristaux de soude; on s’apercevra qu’il se produit une effervescence dans le bain.
- S’il s’agissait des chapeaux belle qualité, la nuance serait bien mieux si on foulait les chapeaux avec dem. verre de sulfate d’indigo dans
- une foule à six places, bien entendu qu’en ce cas, il ne faedrait pas mettre de l’acide sulfurique; le sulfate suffit.
- Se rappeler ce que nous avons déjà dit plusieurs fois d’avoir en réserve du bain de teinture pour alimenter le bain pendant la teinture.
- COMPOSITION SÈCHE D’INDIGO
- Dans un des numéros précédents du Moniteur, nous avons dit que la chimie tinctoriale s’acharnait tantôt contre une matière végétale, tantôt contre un colorant appartenant au règne animal.
- La lutte ouverte aujourd’hui est celle du Bleu artificiel contre VIndigo de nos pères.
- L’invention du professeur Bayer est encore dans les capsules du laboratoire; on n’est pas encore parvenu à fabriquer en grand l’indigo artificiel, mais nous espérons que bientôt nous pourrons nous passer des envois de Java et de Calcutta et que nos fabriques du continent sauront approvisionner nos imprimeurs sur calicot, nos teinturiers sur laine et sur coton.
- Mais si le brevet Bayer n’est pas encore exploité, nous avons de nouveaux colorants, disons plutôt des combinaisons, pour être dans le vrai, qui remplacent le carmin d’indigo et le sulfate d’indigo, quelquefois appelé : Composition d’indigo.
- La composition d’indigo est un mélange d’acide sulfurique très concentré et d’indigo broyé.
- Moins vif que le carmin, le sulfate servait pour les nuances foncées, il y avait économie; mais le transport de ce colorant était dangereux ; souvent les touries sautaient et plus souvent encore les ouvriers qui se servaient de la composition se brûlaient.
- La chimie industrielle est parvenue à remplacer cette pâte par la composition sèche, nouveau colorant qui se manie facilement et qu
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- s1
- 1
- 30 grammes de composition sèche
- 1 a
- 180 grammes composition liquide, à 3 fr. le kil.
- 10 grammes composition sèche.
- 10 » curcumine.
- 20 » substitut d’orseille.
- 2 a
- 60 grammes composition liquide, à 3 fr.
- 10 » curcumine.
- 20 » substitut d’orseille.
- 3
- 120 grammes composition liquide.
- fuchsine acide
- 25 grammes composition sèche.
- ide.
- curcumine 13
- Pour 1 kil. de laine
- Pour 1 kil. de laine.
- curcuma 132.
- substitut d’orseille 333
- 20 grammes composition sèche
- 20 » fuchsine acide.
- 10
- et 5
- 10
- et 5
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- donne une teinture meilleur marché et plus solide.
- Afin de donner des preuves palpables de ce que nous avançons, nous avons teint des échantillons avec l’ancienne composition à fr. 3 le kilogramme et la nouvelle composition sèche (en poudre) à fr. 12 le kilogramme, fabrication Max Singer, Tournât.
- Il est aisé de voir que la composition sèche de M. Max Singer est un produit en tous points avantageux, et nous ne doutons pas que le Moniteur de la teinture aura rendu service à ses abonnés en leur soumettant ce nouveau colorant.
- NOTICE
- SUR QUELQUES MATIERES COLORANTES BLEUES ARTI-FICIELLES, EMPLOYÉES DANS L'INDUSTRIE DE 1860 A 1882,
- Par M. Ch. Kopp, professeur
- Avec le concours de M. Em. Grieu, chimiste, [Bulletin de la Société industrielle de Rouen)
- [Suite.)
- § IV. — Bleus de diphénylamine.
- Vers 1870, les bleus d'aniline, toujours bien appréciés, furent enrichis de couleurs bleues d’un genre un peu différent. Ce sont les bleus de diphénylamine. On obtient de la diphénylamine ou aniline secondaire en chauffant en autoclaves, molécules égales de chlorhydrate d’aniline et d’aniline libre :
- CSASAzH2,HCI + CSHSAzH2 Chlorhydrate Aniline ou d’aniline monophénylamine.
- = (CSHS)2AzH + AzH3,HCl. Diphénylamine.
- Puis, par oxydation ou déshydratation de la diphénylamine, on obtient des couleurs bleues qui présentent des variétés tout aussi nombreuses que celles d’aniline, puisque l’on peut
- traiter de la même manière les dérivés alcooliques ou aromatiques de la diphénylamine, tels que la méthylidphénylamine, la benzyldiphé-nylamine, etc., où l’hydrogène de la diphénylamine est remplacé par le radical méthylique ou benzylique. Ces couleurs sont insolubles dans l’eau ; on les solubilise en formant des acides sulfoconjuguées, dont les sels sont les matières colorantes industrielles.
- Comme type de ces couleurs, nous prendrons le bleu de diphénylamine de Poirier, gros cristaux bleus, solubles dans l’eau acidulée par l’acide sulfurique. Solution bleue. Les spectres 1, 2, 4 sont noirs. Au spectre 8, le rouge, le vert et le bleu apparaissent séparés du rouge par une bande noire. Au spectre 16, le bleu et le violet sont déjà beaux. Au spectre 32, le rouge est très sombre encore, la bande noire a fait place à une bande brune; le vert, le bleu et le violet sont beaux. Au spectre 64, la bande brune occupe la place de l’orangé et du jaune, qui restent encore, les deux, beaucoup plus assombris que les autres couleurs dans le spectre 128.
- Le bleu de diphénylamine, soluble dans l’alcool, de Geigy, poudre bleue, solution bleue, est faible en couleur. Son spectre 1 correspond au spectre 8 de Poirier, et son spectre 16 donne, comme le spectre 128 de Poirier, un orangé et un jaune plus assombris que le reste des couleurs.
- Le bleu de diphénylamine soluble dans Veau, de Geigy, « poudre bleue violacée, solution bleue » se développe comme les précédents. Son spectre 16 correspond au spectre 64 de Poirier; son spectre colorant est donc le quart de celui de Poirier.
- Quant au bleu de diphénylamine pour coton, soluble dans l’eau, de Geigy « poudre bleue, solution bleue », il n’a pas dans son allure spectrale une analogie complète avec les bleus précédents; cependant le caractère spécial à ces bleus est conservé, car dans son spectre 16 l’orangé et le jaune sont assombris tous deux d’une manière beaucoup plus forte que dans les autres couleurs spectrales.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Tous ces bleus donnent les mêmes réactions chimiques. Toutefois, il faut que le réactif et la couleur soient dans une proportion convenable, sans cela l’excès de l’un ou de l’autre produit une coloration anormale, mais qu’on rectifie aisément.
- Les couleurs solubles dans l’alcool donnent souvent des précipités qui sont redissous par une addition d’alcool. Une dissolution concentrée du réactif permet d’obtenir la réaction définitive.
- Les analyses spectrales ont été faites dans des conditions tout à fait industrielles, car je me suis servi d’un instrument médiocre et j’avais comme éclairage un simple bec de gaz. Mais j’ai toujours pu voir, avec netteté,'les bandes d’absorption d’un verre bleu de cobalt, qui me sert pour régler l’éclairage, afin de rendre les observations comparables.
- § V. — Bleu de méthylène.
- Les recherches pour remédier à certains défauts des couleurs d’aniline et les efforts pour doter l’industrie de couleurs bleues d’un caractère nouveau n’ont pas manqué. Mais le succès de ces ingénieuses combinaisons n’a jamais eu de longue durée, car tantôt les nouvelles couleurs ne réalisaient pas les conditions d’une fabrication avantageuse, tantôt elles ne réunissaient pas les qualités exigées par les progrès de l’industrie manufacturière.
- En 1878, la fabrique de Ludwigshafen présenta un nouveau bleu, qui a de suite conquis une place importante dans la fabrication des étoffes imprimées. Le Bleu de méthylène appartient, par sa composition, à la classe des composés sulfurés, découverts par M. Lauth. Il est unique dans son genre.
- On l’obtient industriellement suivant un procédé indiqué par M. Caro. La diméthyla-niline est traitée en solution chlorhydrique par le nitrate de sodium : on forme ainsi la nitrosodiméthylaniline.
- CSHSAz(CH*)2,HCI+-AzO2Na+ACI= chlorhydrate de diméthylaniline.
- CoH4 | —Az(CH3)2 HCI-+NaCI+I20
- — | —AZOr,
- Chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline.
- En réduisant ce produit par le zinc, on obtient la phénylène diamine diméthylée ou di-méthylphénylène diamine.
- cH ! -AzCH»), ou coHtoAza
- — I —Az’H
- Ce composé, oxydé en présence de l’hydrogène sulfuré, fournit la matière colorante
- 2(C8H12Az2)4'H2S-|-4O=:C16H18Az4S-|-4H2O
- Le produit commercial est un sel zincique, dans lequel on trouve, en outre, du fer, de l’alumine et de la magnésie, restes des produits employés dans la fabrication.
- 14. Nous prendrons comme types, le bleu de Méthylène 3 R de Poirier, un bleu de Lud-wigshafen, et le bleu AA de Geigy. Ils donnent les mêmes réactions et les mêmes spectres, sauf de très légères différences dans les limites des couleurs spectrales, lorsqu’elles n’ont pas encore leur étendue normale.
- Les spectres 1 et 2 sont noirs. Le spectre 4 présente un vert et un bleu à peine visibles. Au spectre 8, le vert, le bleu et même le violet se dessinent franchement. Au spectre 16, le rouge apparaît et avec lui la bande d’absorption dans le rouge, si caractéristique pour les couleurs méthylées.
- Le rouge spectral occupe les divisions « 25 à 45 ». La bande d’absorption caractéristique a son milieu sur la division 30. Elle est d’abord large, puis elle se rétrécit peu à peu et dans le spectre 256, ce n’est plus qu’un petit ruban brunâtre plus ou moins large, selon les types. Puis elle disparaît
- § VI. — Bleu D’ALIZARINE.
- En 1877, M. Prud’homme, en faisant réagir sur diverses matières colorantes de la série de l’anthracène un mélange de glycérine et d’acide salfurique, découvrit une nouvelle couleur bleue. Cette couleur se rapprochait alors à la fois de l’indigo et du campêche.
- Les procédés de fabrication ayant été per-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- fectionnés, la fabrique de Ludwigshafen a fourni une matière colorante qui, quoique dérivée de l’anthracène, se rapproche cependant plus de l’indigo, puisqu’elle contient de l’azote.
- (A suivre.) |
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE COMMERCE D’ELBEUF Audience du 14 décembre 1883.
- Affaire Richard contre Schull, Weill et Cie et Bachelet.
- Le fait par un négociant en draperies de recevoir une collection d’échantillons d’un fabricant de draps et de faire copier un de ces échantillons par un autre fabricant et de le faire fabriquer en son nom, constitue de la part du négociant et du fabricant qui a exécuté son ordre, une concurrence déloyale à l’encontre du fabricant qui a soumis sa collection d’échantillons, même lorsque les dessins par lui présentés ne sont pas protégés par un dépôt au conseil des prud’hommes, conformément à la loi du 18 mars 1806.
- Attendu que, répondant aux questions qui leur étaient posées dans le jugement du 19 octobre 1883, les experts ont déclaré :
- 1o Que l’article déposé par Richard était déjà tombé dans le domaine public ;
- 2o Que les minimes modifications apportées dans cet article par Richard n'avaient donné à son étoffe aucun caractère spécial de nouveauté capable de lui assurer, comme inventeur, un véritable droit de propriété ;
- 3° Qu'ils comprenaient difficilement comment un fabricant avait pu, sans le connaître, reproduire l'article dont s’agit d’une manière aussi conforme, pour le dessin comme pour les nuances;
- 4o Qu’en montant l’article déposé, Schull, Weill et Cie, ainsi que Bachelet, ne l’ont pas légalement fait contrefaire ou contrefait, mais
- que dans cette reproduction il faut voir u» acte d’indélicatesse éminemment préjudiciable au demandeur et tout à fait contraire à la loyauté qui doit inspirer les relations commerciales ;
- Attendu que si le dessin incriminé sur lequel Richard prétendait avoir un droit de propriété résultant du dépôt au secrétariat du conseil des prud'hommes à la date du 20 février 1883, était tombé dans le domaine public, il a été établi, au cours des débats, que la reproduction de ce tissu Casimir aux effets similaires en chaîne et en trame avait été faite par Richard en étoffes d’hiver, alors qu’au-paravant ces mêmes dessins avaient été mis dans le commerce en étoffes d’été ou demi-saison ;
- Attendu qu’il est inadmissible que deux fabricants puissent se rencontrer dans la production d’étoffes identiques et comme séries de nuances et comme conformité absolue de dessins, alors que dans ces dessins il existe des combinaisons particulières de nuançage ; que pour arriver à la reproduction presque textuelle des étoffes fabriquées par Richard, il a fallu que Bachelet ait eu connaissance du genre de fabrication de ce concurrent ; que le dépôt fait par Richard au secrétariat du conseil des prud’hommes est bien antérieur à l’époque où Bachelet a fait procéder au tissage de sa marchandise, ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte par l’examen du livre de comptoir de celui-ci ; que ce fabricant qui a établi son étoffe à un prix de vente notablement inférieur à celui de Richard ne justifie d’ailleurs en aucune façon avoir fait des essais préparatoires avant l’époque du dépôt précité et du moment où Richard lui-même avait fait ses échantillons ; que ni Bachelet, ni Schull, Weill et Cie, n’ont pu indiquer la date précise à laquelle avait été donnée la commission d'hiver comprenant l’article incriminé ;
- Attendu que.Schull, Weill et Cie, à qui Ri -chard avait soumis sa collection courant février 1883, ont choisi parmi elle un certain nombre d’articles, qu’ils n’ont pas commis-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- sionné le dessin objet du litige, qu’ils l’ont, au contraire, moyennant un prix inférieur à celui coté par Richard, fait fabriquer pour leur compte exclusivement, à Bachelet, qui a consenti à marquer les pièces en leur nom, qu’ils s’en sont ainsi réservé la propriété exclusive et l’ont mis en vente sachant parfaitement qu’il était l’imitation, sinon la copie, de l’article de Richard ; qu’ils savaient, à n’en pas douter, en livrant cette étoffe à la consommation, la confusion qui, de la part de l’acheteur, pourrait être faite des deux articles;
- Attendu que les agissements de Bachelet et ceux deSchull, Weill et Cie, constituent vis-à-vis de Richard une concurrence déloyale qui lui a causé un préjudice dont il lui est dû réparation ;
- Attendu que dans les circonstances particulières de la cause, en tenant compte de la manière dont la saisie des pièces incriminées a été pratiquée à la requête de Richard, du nombre des pièces montées par Bachelet qui, depuis la saisie, a arrêté sa fabrication et n’a plus mis de nouvelles pièces en œuvre, le tribunal a tous les moyens d’appréciation nécessaires pour établir le dommage causé à Richard ; qu’en l’état actuel des choses la condamnation de Schull, Weill et Cie et de Bachelet aux dépens de l’instance et dans lesquels seront compris les frais et conséquences de la saisie, servira à Richard de juste réparation ;
- Attendu qu’eu égard à la nature de concurrence déloyale faite à Richard par Bachelet et par Schull, Weill et Cie, il n’y a pas lieu d’accorder à ces deux parties en cause l’une contre l’autre recours et récompense des condamnations prononcées.
- Par ces motifs :
- Reçoit Schull, Weill et Cie, ainsi que Bachelet , reconventionnellement demandeurs, joint leurs demandes reconventionnelles à la demande principale de Richard et statuant sur le tout par un seul et même jugement,
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- Entérine le rapport des experts,
- Rejetant comme mal fondées les autres conclusions des parties en ce qu’elles ont de contraire au présent, dit et juge que Bachelet en fabriquant l’article saisi , et Schull, Weill et Cie en le mettant en vente, ont fait une concurrence déloyale à Richard ;
- En conséquence, condamne Schull, Weill et Cie ainsi que Bachelet conjointement et solidairement en tous les dépens de l’instance, lesquels comprendront également les frais et suites de la saisie du 25 juillet 1883.
- BREVETS D’INVENTION
- 153937. 26 février; Matton. — Procédé nouveau de teinture sur soie, coton, etc., qui consiste à précipiter chimiquement, dans la fibre textile, des sels métalliques insolubles, et au moyen duquel on obtient une infinité de couleurs magnifiques et solides.
- 153977, 27 février ; Thompson et Rickman. — Perfectionnements dans les procédés et appareils employés pour le blanchiment et l’apprêt des fils de coton et des étoffes de fibres végétales.
- 154076. 3 mars ; Société Boca-Wulveryck frères. — Application d’agitateurs-diviseurs mécaniques aux bacs à dégraisser la laine.
- FABRIQUE DE DENTS D ENGRENAGES
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- FÉCULES POUR APPRÊTS
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- *ées, sans tension.
- Machines à exprimer avec mouvement de va-et-vient.
- Cuves à vaporiser. Double-jiggars accouplés.
- Machines à broyer l’indigo et les couleurs.
- Cuves continues, pour bleus envés, perfee-ionnées.
- Chambres chaudes (Hot-Fluë). Cuisines à couleurs.
- Appareils à cuire les apprêts.
- Machines à apprêter d’un seul ou des deux côtés.
- Machines à foularder et à placarder.
- Machines à lustrer les étoffes.
- Machines à satiner, dites Beetle.
- Machines à moirer de différents systèmes.
- Machines à gratter les étoffes.
- Machines à enrouler et à brosser.
- Machines à humecter, brev. S. G. D. G
- Machines à imprimer aux rouleaux de 1 à 12 couleurs.
- Calandres et cylindres à rouleaux en papier et en toile.
- Machines à sécher circulaires et horizontales.
- Rames continues à picots et à pinces à grande production pour apprêter, élargir, mttre à fil droit et sécher, à air chaud, sans contact, tous genres de tissus, brev. S. G. D. G.
- Rames fixes à pinces et à déraillage mécanique, breve Garnier et Welter.
- Presses hydrauliques.
- Presses à vis et à crémaillères.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28 Année, Ne 4. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Février 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- BREVETS ANGLAIS.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE.
- NOTICE SUR QUELQUES MATIÈRES COLORANTES BLEUES (suite et fin).
- BIBLIOGRAPHIE.
- TRIBUNAUX.
- BREVETS D’INVENTION.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- ORNEMENTATION SUR TISSUS Par MM. Jarrosson et Monnier.
- Les décorations sur tissus s’obtiennent habituellement à l’aide de mordants liquides ou visqueux de deux sortes, les uns à base de résines en dissolution dans l’huile, l’essence, l’alcool ou l’éther, les autres à base de gomme, de fécule ou d’amidon en dissolution dans l’eau.
- MM. Jarrosson et Monnier revendiquent la substitution de la voie sèche à la voie humide : si, par exemple, il convient de faire adhérer au tissu des poudres de laine, les brevetés recouvrent ces tontisses soit d’une feuille de gutta, soit de gutta en poudre, puis ils soumettent le tout à la pression d’une planche ou d’un cylindre gravé, chauffé par l’eau chaude ou de toute autre façon. Les points en relief produisent l’adhérence de la laine sur le tissu par l’intermédiaire de la gutta amollie sous l’influence de la chaleur.
- Il est facile de fixer de même des ornements dorés ou argentés. L’avantage du procédé est de conserver la souplesse de l’étoffe.
- DÉCORATION MURALE Par Mme veuve Jairy-Albaret.
- La base des décorations murales brevetées par Mme Jarry-Albaret est la toile écrue. Les moyens d'ornementation sont multiples. Un premier procédé consiste à imprimer un mélange de glu marine, de bronze en poudre, de blanc de baleine, additionné de matières colorantes pulvérisées, le tout préalablement fondu sur un feu doux. Après impression, les parties bronzées sont rendues brillantes soit au moyen de la lisseuse mécanique, soit à l’aide de la pierre à brunir des doreurs sur bois.
- Pour les tons unis, Mme Jarry-Albaret se borne à appliquer sur la toile écrue des couleurs en solution dans l'eau gommée, puis, par-dessus ce premier apprêt, des couleurs ordinaires détrempées à l’huile.
- Lorsque les tentures sont exposées dans des locaux humides, l’envers est enduit à la cire.
- APPAREIL SERVANT A NETTOYER LA LAINE Par MM. Walker et Beaumont.
- MM. Walkeret Beaumont disposent, à là suite du peigne détacheur des cardes à laine dites « briseuses » ou « brisoirs », deux plateaux horizontaux de longueur égale à l'ara-sement de la garniture.
- La nappe cardée passe entre ces armatures
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- et, durant ledit passage, est soumise à l’action d’une ou plusieurs rangées de dents montées sur une barre horizontale à mouvement vertical de va-et-vient très rapide.
- Si les dents doivent pénétrer de haut en bas dans la masse cardée, la barre est établie en dessus de l’armature supérieure, à travers laquelle règne une fente transversale ad hoc ; si l’on préfère agir de bas en haut, la barre est disposée en dessous de l’armature inférieure et c’est ce dernier plateau qui est fendu sur la longueur pour livrer passage aux dents. Dans les deux cas, les pointes métalliques attaquent et brisent les corps étrangers contenus dans la laine, sans emmêler la nappe maintenue entre les plateaux.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- Noir pour laines garnies de soies.
- Pour 10 costumes :
- Trempez dans un bain ayant la chaleur de la main, pendant 20 minutes, avec 1 kil. de soude.
- Enlevez et rincez dans une eau chaude.
- Mettez dans un autre bain à 100C., avec 75 grammes d’acide sulfurique.
- Manœuvrez pendant 10 minutes.
- Enlevez et lavez dans deux eaux chaudes.
- Préparez un bain contenant :
- 6 kil. de couperose;
- 750 gr. de tartre brut;
- 625 gr. de pierre bleue;
- 375 gr. d’extrait de fustique.
- Faites bouillir le tout pendant 5 minutes; coupez la vapeur ou retirez le feu, suivant le cas.
- Mettez les costumes et manœuvrez doucement pendant 5 minutes ; laissez-les dans le bain pendant une heure et demie, en les tournant de temps en temps.
- Enlevez, aérez, et ensuite rincez dans trois eaux tièdes, la dernière aditionnée de 125 gr. d’ammoniaque, pour faciliter la séparation de
- la couperose et donner de l’uni au noir après la teinture.
- Teignez dans un bain contenant :
- 7 kil. de campêche;
- 500 gr. de savon à l’hnile.
- Manœuvrez pendant 20 minutes ; ajoutez alors 500 gr. de savon et manœuvrez pendant encore quelques minutes; laissez les costumes dans la teinture en tout pendant une heure.
- Les préparations, ainsi que le bain de teinture doivent avoir 100. C. lorsqu’on y met les articles, mais il ne faut les laisser bouillir en aucun cas après les y avoir mis.
- Laissez dans la teinture pendant une heure; ensuite enlevez, aérez et nettoyez dans une forte eau de savon.
- Finissez dans un autre bain, avec assez de savon et 500 gr. de campêche.
- Tordez et séchez dans une chambre chaude.
- Beaucoup de teinturiers ont du mal à faire assortir le noir de la soie avec celui de la laine. Gela peut provenir de diverses causes. Dans bien des cas, la soie a été traitée avec du sumac, et à moins qu’il ne soit enlevé, la soie ne prendra pas la nuance de la laine.
- Une autre cause, c’est que quelques teinturiers font bouillir les articles dans les préparations, ce qui empêche la soie d’être suffisamment mordancée pour produire un beau noir.
- Vert olive pour laines.
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du savon et de la soude, et rincez dans de l’eau chaude.
- Pour 4 costumes :
- Préparez un bain contenant :
- 625 gr. de bleu d’indigo;
- 875 gr. de curcuma;
- 437 gr. de cudbeard;
- 125 gr. d’acide sulfurique;
- 250 gr. de sel de Glauber.
- Faites bouillir pendant 30 minutes, enlevez et rincez dans deux eaux froides.
- Tordez et séchez.
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- Autre vert olive pour laines.
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du savon et de la soude, et rincez dans de l’eau chaude.
- Pour 4 costumes :
- Préparez un bain à 100° C., contenant :
- 187 gr. de chrome;
- 125 gr. de tartre brut.
- Faites bouillir pendant 30 minutes, enlevez et rincez dans deux eaux froides.
- Préparez un bain de teinture contenant : 750 gr. de campêche ;
- 2 kil. 500 de copeaux de fustique ;
- 45 gr. de pierre bleue;
- 187 gr. de cudbeard ;
- 62 gr. de tartre brut.
- Faites bouillir pendant 25 minutes, enlevez et rincez dans une eau froide.
- Tordez et séchez.
- Marron pour velours de coton noir
- Nettoyez dans de l’eau chaude avec du savon et de la soude, ensuite faites bouillir dans un bain contenant 1 kil. de soude, enlevez et rincez dans de l’eau chaude.
- Faites dégorger dans de l’acide sulfurique et nitrique à 1000 C.
- Enlevez et rincez dans de l'eau chaude.
- Pour deux costumes :
- Faites échauder 1 kil. 500 de sumac et mettez dans un baquet d’eau.
- Plongez-y les velours, manœuvrez et laissez pendant une nuit.
- Enlevez et alcoolisez dans un bain d’esprit d’étain à 1 degré et demi environ pendant 20 minutes.
- Enlevez et rincez dans deux eaux chaudes et teignez ensuite dans un bain ayant la chaleur de la main, contenant :
- 15 gr. de magenta ;
- 125 gr. de curcuma ;
- 1 kil. 500 gr. de campêche.
- Manœuvrez pendant 20 minutes et rincez
- dans deux eaux, la première tiède et l’autre froide.
- Egouttez et ensuite séchez dans une chambre chaude.
- Cette teinture produit un marron clair. Si l’on désire une nuance plus foncée, il faut ajouter au bain 125 gr. d’alun, remettre le velours et manœuvrer pendant dix minutes.
- Bordeaux pour velours de coton.
- Nettoyez et préparez comme pour le marron.
- Pour quatre costumes :
- Echaudez 3 kil de sumac et mettez-le dans un baquet d’eau.
- Plongez le velours et laissez passer la nuit.
- Enlevez et mordancez dans de la liqueur de fer pour noir.
- Enlevez, aérez, ensuite rincez dans deux eaux froides.
- Teignez dans un bain chaud contenant :
- 30 gr. de magenta ;
- 250 gr. de campêche.
- Manœuvrez pendant 30 minutes, rincez dans une eau froide, égouttez et séchez dans une chambre chaude. — M. P.
- BREVETS ANGLAIS
- Parmi les inventions de l’année dernière, qui ont été garantis par une protection provisoire, il s’en est trouvé plusieurs qui méritent d’être signalées.
- Nous en donnons quelques-unes.
- Un nouvel écarlate pour la teinture des fibres végétales ou de soie, par M. Dan Dawson.
- Cette invention consiste dans la découverte de la nouvelle couleur, et aussi de sa production sous forme de précipité, de telle sorte qu’elle peut être utilisée pour l’impression sur calicot, etc.
- Lorsque cette couleur doit être mise sur des fibres de coton ou de soie, on ne commence
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- pas par la préparer et ensuite l’employer pour la teinture, comme cela se fait pour la plupart des couleurs, cette nouvelle couleur écarlate étant produite pendant l’opération de la teinture des fibres de coton ou de soie.
- Ce but est obtenu en faisant réagir de l’acide azotique sur de larosaniline et en mettant le produit de cette réaction en présence d’une solution de naphtol alcalin, de préférence 7 parties et demie de sel de rosaniline (magenta ordinaire) dissous dans 1,000 parties d’eau et 40 parties d’acide hydrochlorique.
- On additionne ensuite à la solution de nitrate de soude, jusqu’à ce que tout le magenta ait été détruit, et lorsque l’on est arrivé à ce but on ajoute encore un tiers de nitrate de soude. Afin de connaître si tout le magenta est détruit, pendant que l’on met le nitrate dans la solution, on enlève de temps en temps quelques gouttes du liquide que l’on laisse ensuite tomber sur du papier à filtrer; s’il reste existe encore du magenta dans la solution, les taches causées parle liquide surle papierafiltrer seront bordées de rouge, mais si après quelques secondes cette bordure rouge ne paraît pas, on peut en conclure que tout le magenta est détruit.
- Cette solution ainsi préparée forme le bain no 1. On prépare ensuite une autre solution, en faisant dissoudre du naphtol dans une solution de soude caustique (la soude sera légèrement en excès). La force peut en être variée suivant les circonstances, mais, la couleur se produit bien lorsqu’il y a du naphtolate de soude en excès. Cette solution constitue le bain no 2.
- J-.es objets que l’on veut teindre sont en premier lieu passés dans le bain no 1, et étant bien pressés ou tordus sont mis dans le bain no 2, dans lequel on les lave; la couleur se trouve ainsi fixée sur les fibres.
- Pour l’impression sur calicot ou fibres textiles, la solution no 1 ayant été convenablement épaissie est imprimée sur le tissu, que l’on passe ensuite dans le bain no 2 où elle se rouve fixée.
- I
- Une nouvelle composition utile dans la teinture, par W.-C. Akroyd.
- Cette invention consiste dans un mélange chimique de gélatine, d’albumine et de savon, qui permet d’employer un composé acide avec le savon, sans que ce dernier soit décomposé, résultat très désirable pour travailler la soie.
- Perfectionnement dans le procédé pour teindre en rouge d'Andrinople le coton cardé ou filé, par CARL SEEBER, de Schrop-pheim.
- On place d’abord les articles que l’on veut teindre dans une solution bouillante de cendres de soude et de résine, à peu près 5 kil. de cendres et 2 kil. 500 de résine pour 50 kil. de coton. On leur fait subir ensuite l’action d’une huile verdâtre, composée de 5 kilog. d’huile de rouge d'Andrénople préparée, 45 litres d’eau, 375 gr. de stannate de soude et 125 gr. de liqueur d’ammoniaque pour chaque 50 kil. de coton.
- On passe ensuite les articles dans un mordant d'alun, préparé comme suit :
- Pour chaque 300 kil. de coton, à peu près 50 kil. de sulfate d'alumine, 35 kil. de soude en cristaux, 10 kil. de sel d'Epsom et 5 litres d’acide acétique.
- Les articles sont ensuite trempés dans un bain de craie.
- M. Seeber prétend que ce procédé donne une économie de 100 0[0 sur le temps employé et a en outre plusieurs avantages sur les autres systèmes.
- Méthode pour donner aux fibres végétales le lustre de la soie, par M. W.-E. Gedge.
- 10 La fibre (coton, lin, chanvre ou jute) est traitée avec de la soude caustique à 12° Bé, pendant à peu près 4 heures.
- Le bain est maintenu pendant cette opération à la température de 80 C. au moyen de la vapeur.
- 2o La fibre doit avoir pris une couleur jaune, par suite des ingrédients gommeux et
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- autres qui ont été dissous pendant le traite ment. Cette couleur est facilemnent enlevée au moyen d’une solution tiède d’acide muriatique 6° Bé.
- La matière doit être ensuite lavée avec soin, jusqu’à ce que l’eau reste parfaitement neutre au contact du papier de tournesol,
- 30 La fibre est alors traitée avec une solution de chlorure de sodium jusqu’à ce que la couleur ait complètement disparu.
- . 40 La matière, après avoir été séchée, est mise dans une solution chaude de sucre ou de glucose à 80 Bé, où on la laisse pendant quatre ou cinq heures. Elle est ensuite parfaitement séchée.
- 50 On place les fibres dans un appareil contenant un mélange de gaz hypoazotique et d’acide sulfurique.
- Le sucre sur les fibres est alors changé en nitrosaccharose et la fibre en binitrocellulose.
- Les matières sont alors mises dans un hydro-extracteur, et ensuite trempée dans un bain chaud de savon et lavées.
- 60 L'acide tannique ou toute autre substance tannique (sumac, noix de Galles, etc.) produira le tannin sur les fibres. Celles-ci sont traitées dans un bain préparé avec une des substances ci-dessus, où on les laisse pendant cinq heures à une température de 30 C.
- 70 Les fibres sont ensuite traitées avec une solution de tartre émétique contenant 3 0r(). (L’oxymuriate d’antimoine fera probablement aussi bien.) Pendant cette opération, les fibres végétales transmettent de l’antimoine sur les fibres de soie qui sont mêlées avec les fibres végétales, diminuant ainsi leurs qualités poreuses et extractives. Dans ces conditions, la teinture des fibres animales et végétales est faite ensemble en une seule fois, dans un hain froid.
- 8» La fibre végétale est ensuite cardée, soit seule, soit mélangée de soie ou de déchets de soie. Pour cette opération, elle est humectée avec de l’eau pure et du savon d’huile d’olive, de la glycérine et de la cire vierge,
- combinées afin de former une espèce de sirop. •
- Suivant la qualité de la fibre, on met dans ce mélange plus ou moins de cire.
- PROCÉDÉS DIVERS
- Or olive pour soie mi-torse.
- Pour 50 kil. de soie.
- Lavez bien avec du savon.
- Préparez un bain avec :
- 4 seaux de liqueur de Savon ;
- 3 kil. d’huile de vitriol ;
- 4 kil. de curcuma ;
- 750 gr. d’acide picrique ;
- 155 gr. de pâte d'indigo ; -
- 437 gr. de liqueur d'Archil.
- Mettez la soie à 100° C., faites faire 12 tours, lavez dans de l’eau acidulée avec de l’acide acétique. Finissez.
- Rouge brique pour soie mi-torse.
- Pour 50 kil. de soie.
- Lavez avec du savon et rincez dans de l’eau.
- Préparez un bain contenant :
- 15 kil. de sel de Glauber ;
- 4 kil. d’huile de vitriol ;
- 3 kil. de curcuma ;
- 2 kil. de liqueur d’Archil ;
- 150 gr. de pâte d’indigo ;
- 12 gr. d’acide magenta.
- Mettez la soie, faites faire 12 tours,
- Lavez et finissez,
- Chamois clair pour soie mi-torse.
- Pour 50 kil. de soie.
- Lavez avec du savon et rincez dans de l’eau.
- Préparez un bain composé de :
- 4 seaux de vieille liqueur de savon ;
- 45 gr. de jaune naphtol ;
- 75 gr. de pâte d’indigo ;
- 125 gr. de cudbeard.
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- Chauffez à 100° C., mettez la soie, faites faire 12 tours.
- Lavez dans de l’eau acidulée avec de l’acide acétique.
- Finissez.
- Chamois rougetre pour coton cardé.
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 5 kil. de sumac ;
- 500 gr. d’extrait de campêche ;
- 60 gr. d’extrait de fustique ;
- 2 kil. 500 d’hypernique ;
- 2 kil. 500 d'alun ;
- 2 kil. 500 de sel de Glauber;
- 125 gr. de vitriol bleu.
- Chauffez à 650 C., mettez le coton, élevez la température et faites bouillir pendant 40 minutes.
- Olive jaune pour eoton cardé.
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 10 kil. de sumac;
- 3 kil. d’extrait de campêche ;
- 3 kil. d’extrait de fustique ;
- 10 kil. de bois de Bar ;
- 1 kil. de vitriol bleu ;
- 2 kil. d’alun.
- Chauffez à 82oC., mettez le coton, élevez la température et faites bouillir pendant 45 minutes.
- Laissez refroidir dans le bain. — M. P.
- . SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DU NORD DE LA FRANCE COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES
- Séance du 20 décembre 1882.
- M. Roussel décrit un procédé nouveau dont il est l’auteur et qui, d’après les échantillons nombreux de son application, échantillons qu'il met sous les yeux du comité, doit changer complètement les anciens procédés
- de teinture et de tissage des tissus fantaisies.
- Pour faire les belles fantaisies d’ameublement, robes, etc., on sait que l’on teint les fils (laine, soie et coton), de couleurs différentes et le tissage, en mariant ces couleurs, obtient les dessins les plus variés. Le procédé de M. Roussel consiste au contraire à tisser écru et à faire de la fantaisie par la teinture de la pièce, en employant certaines matières colorantes qui teignent la laine sans toucher à la soie ou inversement, de sorte qu’un tissu composé de différentes fibres écrues (laine où soie), peut donner au bain de teinture les effets les plus multiples, suivant la disposition de ces différentes fibres au tissage écru.
- Nous nous sommes étonné, il y a quelque temps, que l’industrie des couleurs dérivées delà houille fût peu développée en France, alors qu’elle était si largement établie en Allemagne. Sans prétendre donner de ce fait une explication complète, peut-être la situation de cette fabrication suffit-elle à justifier l’abstention de nos grands établissements de produits chimiques.
- En Allemagne, cette industrie, dont les origines remontent à peine à 15 ans, présente ce trait caractéristique qu’à peu d’exceptions près, les prix de tous ses produits ont graduel-lementbaissé pendant les dix dernières années, à ce point que, pour certains articles, les prix de vente se sont sensiblement rapprochés des prix de revient. Les causes de ce fait se trouvent dans l’excès de production des fabriques, dans le relèvement des tarifs de quelques pays étrangers importateurs et dans le manque d’entente des fabricants quant aux prix à réclamer des consommateurs indigènes et étrangers.
- On peut donc dire que la situation commerciale est devenue moins bonne qu’à ses débuts; néanmoins l’Allemagne occupe toujours une bonne place dans la fabrication de l'alizarine et des couleurs d’aniline.
- L’alizarine donne les couleurs dont on se
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- sert pour la teinture des étoffes en rouge turc et des cotonnades imprimées. En Allemagne, sa production a lieu dans huit grandes usines. Elle s’effectue en extrayant du goudron de charbon de terre les anthracènes qui s'y trouvent, d’après le procédé inventé en 1868 par les chimistes allemands Græbe et Liebermann. Réalisant d’abord des profits considérables, les fabricants, pour soutenir la concurrence, se sont vus obligés d’abaisser leurs prix de vente à un tel point qu’ils couvraient à peine leurs frais. Pour mettre fin à cette situation, les huit grandes usines allemandes et la plus grande fabrique anglaise ont signé, le 6 septembre 1881, une convention par laquelle elles s’engageaient à s’entendre sur les prix de ven tes. Cette convention a déjà eu d'excellents résultats pour ces établissements, bien qu’on n'ait pu atteindre de nouveau les prix largement rémunérateurs de 1869-1873.
- La fabrication des couleurs d’aniline a acquis en Allemagne une importance bien autrement grande que celle de l’alizarine. Il existe actuellement 14 fabriques qui apportent sur le marché des quantités considérables de couleurs d’aniline et qui fournissent les combi -naisons les plus variées de fuchsine et leurs dérivés. On tire l’huile d’aniline des benzols, dont 80 0[0 proviennent d'Angleterre ; le reste est fourni par 6 ou 7 distilleries allemandes. Le charbon anglais peut fournir à la distillation un goudron se prêtant mieux que le goudron allemand à la production des benzols.
- L’Allemagne s'est quelquefois adressée à la France et à l’Amérique pour ses fournitures de benzols, et il est possible qu’actuellement elle en fasse venir des Etats-Unis. Mais les chimistes américains font de grands efforts pour mettre les usines de leur pays en mesure de soutenir la concurrence.
- En France, il n’existait jusqu’à ces derniers temps qu’une usine où l’on préparât ces cou -leurs dont la teinture fait une si forte consommation : il est peu probable que dans les conditions ci-dessus indiquées, cette industrie prenne quelque extension, et cependant elle a
- acquis en Suisse assez d’importance pour que les produits de ce dernier pays fassent chez nous concurrence aux produits allemands.
- Ph. DELAHAYE,
- NOTICE
- SUR QUELQUES MATIERES COLORANTES BLEUES ARTI-FICIELLES, EMPLOYÉES DANS L'INDUSTRIE DE 1860 à 1882,
- Par M. Ch. Kopp, professeur Avec le concours de M. Em. Grieu, chimiste. (Bulletin de la Société industrielle de Rouen)
- (Suite et fin.)
- MM. Prud’homme et Horace Kœchlin ont présenté cette couleur en 1878 à la Société industrielle de Mulhouse, sous la forme d’aiguilles d’un noir bleu, insolubles d’ans l’eau et dans l’alcool mais solubles dans l'acide sulfurique.
- Cette couleur si orginale a reçu d’abord les noms de bleu d’Anthracène et d’alizarine bleue; elle porte aujourd’hui le nom de Bleu d'alizarine.
- Il est insoluble dans tous les dissolvants ordinaires. Il se dissout, il est vrai, dans l’acide sulfurique, mais cette dissolution ne se laisse pas diluer par l'eau, qui précipite immédiatement la couleur.
- M. Brunck a réussi à rendre cette couleur soluble dans l’eau froide, en la combinant avec le bisulfite de sodium. C’est le bleu d’alizarine S. L’analyse de cette combinaison a donné pour formule :
- C17H9AzO4+-2SOs — Na
- — - II
- (Beriehte der D, Chemisch. Gesellsch., 1882, p. 1783.)
- Elle se mélange à froid avec l’acétate de chrome, sans produire de précipité. Mais si on chauffe à 60°, il se forme une laque chromée, d’un beau bleu, qui est employée en teinture et en impression.
- Le produit commercial, dissous dans l’eau,
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- que nous avons examiné, a donné à l’analyse qualificative beaucoup de sodium, un peu de potassium et des traces d’aluminium et de magnésie. La solubilité ne s’est pas maintenue. Après 24 heures, presque tout le bleu était précipité, la solution légèrement brunâtre s’est complètement décolorée après 48 heures, en fournissant encore un petit dépôt de couleur bleue. Les spectres de la dissolution brune du bleu d’alizarine S sont assez remarquables. Le spectre l donne le rouge, l’orangé et le jaune en bruns, suivis d’un vert très sombre. Le spectre 2 présente ces mêmes couleurs avec leurs nuances, quoique très assombries. Le spectre 4 donne le spectre complet, mais le bleu et le violet sont très sombres. Le spectre 8 est normal ; cependant le bleu et le violet sont encore assombris.
- § VIL Bleu indophénol.
- M. Horace Kœchlin a fait à la Société une communication sur ce bleu dont il est l’auteur et dont la fabrication est confiée à MM. Durand et Huguenin, à Bâle et à Lyon, et à M. Cassella, à Francfort. Pour les propriétés de l’indophénol nous nous référons audit mémoire. (Bull, de la Soc. ind. de Rouen, 1883, p. 88). L’indophénol que nous avons examiné est une poudre noire, soluble dans l'alcool et qui a fourni les spectres suivants :
- 1 et 2 sont noirs. Au spectre 4, le vert et le bleu apparaissent vaguement, mais déjà le spectre 8 est complet, il ne manque que le violet. Le spectre 32 est normal, mais le rouge, l’orangé et le jaune sont encore bien assombris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de l’Histoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie, par MA-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une indus-rie aussi importante que la teinture des soies,
- capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marins Moyret est l’A rf de la teinture en soie, par M. Macquér. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct :
- Le chapitre 1er est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture ; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent
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- l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micro-graphiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouit, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de proto chlorure d'é-tain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à Fart du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d'aniline daus la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
- Envoi franco contre mandat-poste de 21 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- LE MOUVEMENT COOPÉRATIF EN ANGLETERRE, par M. Edouard Simon, membre de la Société des ingénieurs civils, du Comité des arts mécaniques de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, etc.
- Au moment où la question des associations, des sociétés coopératives de production, des
- syndicats professionnels, est à l’ordre du jour et préoccupe à bon droit l’opinion publique — car de la solution dépendent en grande partie l’avenir de la production nationale et la suppression des malentendus entre le capital et le travail, — il est intéressant de savoir ce qui a été fait par nos voisins, de connaître les causes du développement des associations en Angleterre.
- M. Edouard Simon qui déjà, en 1876, avait communiqué à la Société des ingénieurs civils une note fort intéressante sur les Sociétés coopératives de production en Angleterre, vient de présenter à la même Compagnie un travail complémentaire instructif sur les origines, l’organisation, le développement de la coopération dans ce pays.
- Sous une forme concise, l’auteur présente avec une grande netteté les difficultés de nature à entraver le mouvement coopératif, les mesures propres à éviter ces écueils, mesures qui ont assuré le succès des associations anglaises et qui sont parfaitement compatibles avec la législation française et les habitudes de nos ouvriers.
- L’étude que nous signalons à l’attention de nos lecteurs n’existant pas dans le commerce, nous nous sommes assuré un tirage à part de la brochure que nous tenons à la disposition de nos abonnés contre l’envoi de un franc cinquante centimes en timbres-poste.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE COMMERCE D’ELBEUF
- Présidence de M. Victor Pat allier, président.
- Audience du 28 décembre 1883.
- VENTE DE PEIGNÉS ÉCRUS. — RECLAMATION TARDIVE POUR DES FILAMENTS VÉGÉTAUX TROUVÉS DANS LE FIL. — PAS DE VICE CACHÉ. — APPLICATION DE L’ARTICLE 1.648 DU CODE CIVIL.
- Jugement.
- Attendu que les fils peignés vendus par
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- vha.
- Marteau frères à Lemercier et sur lesquels ce dernier fait porter ses réclamations, lui ont été livrés en février, mars et avril 1883, qu’à la réception de ces marchandises et dans le temps normal où la vérification utile pouvait s'en faire, Lemercier n’a signalé aucun défaut, aucune imperfection pouvant amener la résolution de la vente ou une diminution quelconque sur le prix d’achat;
- Attendu que le défaut; aujourd’hui signalé par Lemercier, ne saurait, à aucun point de vue, constituer un vice caché de la chose vendue; que si, au premier abord, il paraît difficile qu’une simple inspection ait pu faire distinguer les fils peigneux dont la présence dans le fil est incriminée par le demandeur, il est certain qu’un examen attentif et une expérimentation rentrant dans les procédés ordinaires de la fabrication, en eussent facilement amené la découverte, et auraient alors permis, dans une grande limite, l’atténuation des défauts qui se sont produits en l’étoffe fabriquée;
- Attendu que si quelques restes des filés vendus sont actuellement représentés au tribunal, il a été reconnu que la majeure partie des étoffes fabriquées a été mise en vente par Lemercier en dehors de Marteau frères; qu’on ne saurait admettre que l’envoi de quelques pièces ou coupons isolés, fait par Lemercier à ses vendeurs, ait pu engager leur responsabilité et leur acquiescement aux prétentions de leur acheteur; que Lemercier n’a plus aujourd’hui que quelques coupes et coupons de ces étoffes; que, par conséquent, en l’état actuel du procès en litige, une expertise, si elle était ordonnée, ne pourrait porter sur la totalité de lu marchandise fabriquée avec les fils incriminés, et ne saurait permettre aux experts d’asseoir leur appréciation sur des bases certaines et d’indiquer sûrement à qui doit remonter la responsabilité ;
- Attendu que des considérations qui précèdent, il résulte que les vices reprochés aux fils peignés étaient des vices apparents; qu’à tort, par conséquent, Lemercier a intenté son action contre Marteau frères;
- Attendu que les diverses parties appelées successivement dans la dépendance de l’instance doivent être mises hors de cause; qu'en tout cas, ni Desplanques et Cie, vendeurs de la laine mère, ni Holden, peigneur à façon, ne sauraient être rendus responsables : le premier, d’un vice qui n'aurait pu se produire qu’au cours de la transformation de la laine en matière fabriquée; le second, de défauts qui n’auraient été reconnus et ne lui auraient été signalés que bien longtemps après leur travail terminé et payé.
- (Art. 1648 du Code civil.)
- Par ces motifs,
- Statuant sur la demande principale de Lemercier et sur les différentes mises en cause, dit Lemercier mal fondé en son action, l’en déboute et le condamne aux dépens.
- BREVETS D’INVENTION
- 154165. 10 mars; Jarry-Albaret(dame Vve). —Nouveaux systèmes d’emplois divers appliqués sur toutes «espèces de tissus pour la décoration murale.
- 154233. 13 mars ; Jarrosson et Monnier. — Application, par la voie sèche, de toute ornementation sur toutes espèces de tissus.
- 154590. 2 avril ; Pruvot et Duquesne. — Nouveau système d’arrêt de métier mécanique à tisser pouvant s'adapter à tous les métiers.
- 154614. 2 avril; Imbs. — Nouveau moyen d’impression multicolore sur tissu.
- 154632. 6 avril; Vignet, ses fils et Cie.— Système de feutrage des étoffes sans grains.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28 Année,Ne3. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- —... ....-- - 1.— -...— -..« • 1 ------------------
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- L’EFFET DE LA LUMIÈRE DANS LA TEINTURE.
- COMBUSTION SPONTANÉE.
- MORDANTS ET EMPOIS EXTRAITS DES PLANTES MARINES.
- SUR L'INDOPHÉNOL et LE VIOLET SOLIDE DE M. H. KŒCHLIN
- LE NICKEL DANS L’OUTILLAGE DE LA TEINTURERIE.
- EXPOSITION DE LA NOUVELLE-ORLÉANS EN 1884
- TARIF DES DOUANES.
- JURISPRUDENCE.
- BIBLIOGRAPHIE.
- oe 3 fis c mee C© Co 4s*
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX. '
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- FIXATION DES TEINTURES SUR LES LAINES Par MM. Lambotte et Sandron.
- Le moyen revendiqué consiste dans l’emploi de sulfures alcalins, d’acide sulfhydrique ou de sulfhydrate d’ammoniaque dissous dans l’eau pour apporter à la laine un complément de soufre et convertir entièrement en sulfures colorés les oxydes ou hydrates métalliques qui, parles procédés ordinaires, se trouvent seulement alliés à la substance grasse. Dans le dernier cas, les teintures obtenues par oxydes ou hydrates métalliques varient de nuance avec l’élévation de la température et communiquent par contact leur coloration à d’autres objets.
- FEUTRAGE DES ÉTOFFES SANS GRAIN Par MM. Vignet, ses fils et Cie.
- Ce brevet ne s’applique pas, comme le titre pourrait le laisser supposer, au feutrage des tissus de laine, mais à l’apprêt des soieries, particulièrement des satins , et a pour objet de
- remplacer les machines à polir par les calandres à moirer ou appareils analogues.
- Le rouleau chargé de l’étoffe à « feutrer », aussi serrée que possible, est placé entre les plateaux de la calandre, où il subit une forte pression. Simultanément, l’avance et le recul des plateaux impriment au rouleau un mouvement de rotation progressive.
- Au bout d’un temps relativement court, l’étoffe est parfaitement feutrée et l’on a évité les rayures, éraillures et déchirures qui se produisent parfois avec les divers systèmes de polisseuses en usage. .
- APPAREIL A CONCENTRER ET SÉCHER LES BOIS DE TEINTURE
- Par M. Ricard.
- L’appareil de M. Ricard est surtout destiné à la concentration des extraits. Il se compose d’une sorte d’autoclave métallique à cloche et à double fond. A l’intérieur est disposé un serpentin fixe et un certain nombre de lentilles creuses montées parallèlement entre elles sur un axe horizontal tournant. Cet axe est creux et partagé en deux chambres, dans le sens de la longueur.
- Au début de l’opération, la vapeur qui a traversé le serpentin passe dans l’une des chambres longitudinales de l’arbre et de là dans les lentilles qui tournent d’un mouvement lent ; l’eau de condensation sort des mêmes lentilles
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- par l’autre chambre axiale et se rend dans le double fond de l’appareil. Il s’établit ainsi une circulation continue et régulière. Lorsque le liquide commence à prendre assez de consistance pour craindre qu’il n’empâte le serpentin, on cesse de faire arriver la vapeur dans cet appareil et on l’introduit directement à travers l’arbre des lentilles, au moyen d’un robinet spécial.
- Il n'est pas inutile d’ajouter que les lentilles sont munies, vers les bords opposés, de palettes ou cuillers qui déversent le liquide sur toute la surface desdites lentilles, de manière à accélérer l'évaporation; que les brasures de ces mêmes lentilles sont partout remplacées par des rivures simples, doubles ou triples.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- Bordeaux pour soies.
- Nettoyez dans l’eau chaude avec du savon et de la soude, ensuite étalez sur une table et brossez bien.
- Echaudez dans un bain à lOOoC. contenant du savon et un peu de soude.
- Alcoolisez dans un autre bain à 100oC. contenant 375 gr. d’acide sulfurique ; manœuvrez pendant 5 minutes ; enlevez et rincez dans l’eau froide.
- Pour 2 costumes.
- Teignez dans un bain contenant :
- 750 gr. de cudbeard ;
- 187 gr. de curcuma ;
- 4 gr. de méthyl violet ;
- 4 gr. d'acide vert ;
- 125 gr. de crème de tartre.
- Toutes les drogues étant dans la cuve, faites bouillir pendant quelques minutes ; coupez la vapeur, mettez-y les soies et manœuvrez doucement pendant 25 minutes.
- Rincez dans de l’eau froide additionnée de 75 centilitres d’acide acétique.
- Tordez et rincez dans une chambre chaude.
- Vert olive pour soies
- Nettoyez et rincez comme pour le bordeaux.
- Faites dégorger l'ancienne couleur avec de l’acide nitrique ; rincez bien dans deux eaux chaudes.
- Pour 3 costumes.
- Teignez dans un bain contenant :
- 500 gr. de cudbeard ;
- 750 gr. de curcuma ;
- 8 gr. d’acide vert ;
- 8 gr. de violet,
- et quelques gouttes d’acide sulfurique.
- Faites bouillir le mélange ; coupez la vapeur ; mettez les soies et manœuvrez pendant 30 minutes.
- Rincez dans de l’eau froide comme pour le bordeaux.
- Tordez et séchez.
- Vert olive pour soies japonaises.
- Nettoyez, rincez et dégorgez dans un bain à 100oC. contenant un peu d’acide sulfurique.
- Rincez dans de l’eau froide et manœuvrez dans une liqueur froide de cachou, puis laissez passer la nuit dans la liqueur; le lendemain, entrez et passez pendant 30 minutes dans une liqueur noir de fer.
- Enlevez, aérez et rincez dans de l’eau chaude.
- Pour 2 costumes.
- Préparez un bain à 100oC. contenant 15 gr. de chrome ; manœuvrez pendant 10 minutes, enlevez et rincez dans l’eau chaude.
- Préparez un autre bain à 100oC. contenant :
- 1 kil. de fustique ;
- 15 gr. de vert malachite ;
- 62 gr. de crème de tartre ;
- 30 gr. de pierre bleue.
- Mettez les étoffes et manœuvrez pendant 20 minutes.
- Noirs pour soie Tussah
- Echaudez avec de la soude et rincez dans l’eau chaude ; dégorgez avec de l’acide nitrique et rincez dans deux eaux chaudes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 1
- Préparez un bain à la chaleur de la main, contenant du nitrate de fer, jusqu’à 50oTw.
- Mettez les soies, manœuvrez pendant quelques minutes et laissez passer la nuit.
- Le lendemain, enlevez et rincez dans une eau froide et deux eaux chaudes, la dernière étant additionnée d’un peu d’ammoniaque.
- Pour 2 costumes.
- Préparez un bain de teinture avec :
- 3 kil. de campêche ;
- 1 kil. 500 de fustique.
- Faites bouillir ensemble le campêche et le fustique dans à peu près 27 litres d’eau pendant 15 minutes et laissez refroidir à la chaleur de la main.
- Mettez les soies et élevez doucement la chaleur à 100oC. Manœuvrez pendant 20 minutes, ajoutez alors 500 gr. de savon à l’huile et manœuvrez pendant encore 10 minutes.
- Enlevez et rincez dans de l’eau tiède additionnée d’un peu de savon et de campêche.
- Tordez et séchez dans une chambre chaude.
- Brun pour des mélanges de soie, laine et coton.
- Nettoyez dans de l’eau avec du savon et de la soude ; rincez dans deux eaux chaudes ; puis manœuvrez dans de la liqueur de cachou et laissez passer la nuit dans la liqueur.
- Le lendemain, enlevez et passez dans de la liqueur noir de fer pendant 20 minutes ; ensuite rincez dans une eau chaude.
- Pour 8 costumes.
- Préparez un bain à 100oC. contenant 250 gr. de chrome.
- Mettez les étoffes, manœuvrez pendant 10 minutes, enlevez et rincez dans de l’eau froide.
- Préparez un bain de teinture contenant :
- 2 kil. de fustique ;
- 375 gr. de campêche ;
- 30 gr. de brun Bismarck ;
- 8 gr. de magenta;
- 60 gr. de couperose, et quelques gouttes d’ammoniaque.
- Mettez les étoffes et manœuvrez pendant 20 minutes à 1000C.
- Enlevez, aérez et rincez dans deux eaux froides.
- Tordez et séchez.
- Il est toujours utile d’avoir en prévision un baquet de liqueur de cachou.
- Dans une vieille cuve, mettez 10 kil. de cachou et 1 kil. de pierre bleue et faites bouillir jusqu’à ce que tout le cachou soit dissous ; il est alors prêt à mettre dans les autres baquets à cachou servant pour la teinture.
- Maintenez la liqueur de ces baquets toujours à force égale, en y ajoutant de temps en temps ce qui est nécessaire.
- Tamisez bien pour enlever les feuilles avec lesquelles le cachou est généralement emballé.
- Vert foncé pour mélanges de soie, laine et coton.
- Nettoyez dans de l’eau chaude avec du savon et de la soude, en ayant soin de ne pas trop frotter les étoffes,telles que les popelines; rincez dans de l’eau chaude.
- Pour 4 costumes.
- Préparez un bain contenant :
- 60 gr. de bleu 4 B.;
- 125 gr. de borax.
- Mettez les étoffes à 100oC. et manœuvrez pendant 40 minutes.
- Enlevez et rincez dans de l’eau tiède.
- Préparez un autre bain ayant la chaleur de la main et ajoutez un décilitre et demi d’acide sulfurique.
- Mettez les costumes, manœuvrez pendant 7 minutes ; enlevez et rincez dans de l’eau froide.
- Préparez un autre bain à 100°C. et ajout % 500 gr. de curcuma.
- Mettez les étoffes, manœuvrez pendant minutes, enlevez et rincez dans une eau froide.
- Mettez ensuite dans le bain de cachou froid, manœuvrez pendant quelques minutes et laissez dans le bain pendant une nuit.
- Le lendemain, enlevez et rincez dans de l’eau froide ; mettez ensuite dans le bain de fer, manœuvrez pendant 30 minutes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ga «O
- Enlevez, aérez et rincez dans deux eaux froides.
- Finissez dans un bain propre ayant la chaleur de la main, dans lequel vous avez mis 95 gr. de vert d’iodine en dissolution, et manœuvrez pendant 20 minutes ; enlevez et rincez dans une eau froide.
- Tordez et séchez dans une chambre chaude.
- Pour rafraîchir du velours de coton noir.
- Pour 6 costumes.
- Trempez pendant 15 minutes dans un bain tiède avec 1 kil. de soude ; enlevez et rincez dans une eau chaude.
- Préparez un bain à la chaleur de la main, contenant 1 kil. 500 de bois de Campêche.
- Mettez les velours, manœuvrez pendant 10 minutes et laissez-les pour la nuit dans le bain.
- Le lendemain,enlevez, ajoutez au hain 60gr. de/couperose et remettez-les; manœuvrez pendant 15 minutes ; enlevez et rincez dans de l’eau tiède.
- Suspendez sur des crochets pour égoutter et ensuite séchez dans une chambre chaude.
- - A. M.
- L’EFFET DE LA LUMIÈRE
- PANS LA TEINTURE
- L’effet de la lumière dans la teinture a été un peu négligé depuis qu’il en a été question tout d’abord, c’est-à-dire depuis quelques années la découverte, et cependant d’une grande importance, et il est surprenant que l’on n’y ait pas porté plus d’attention.
- Quelque élémentaires que soient les connaissances en teinture, on sait que bien des couleurs sont matériellement influencées par les rayons solaires.
- N’est-il pas possible d’utiliser ce phénomène?
- Le docteur Kohler, du Centralblatt für tek-lit Industrie, répond affirmativement et il re
- commande aux teinturiers d’étudier ce sujet.
- On ne connaît que peu de chose sur les effets variés des lumières artificielles, telles que : le gaz, l’huile et l’électricité; cependant ce qui est connu pourrait fournir de précieuses indications aux teinturiers.
- Dans un de ses ouvrages, Muspratt parle de l’effet des rayons du soleil sur les matières traitées avec du chromate de potasse. Par exemple, si l’on prend une plaque de verre sur laquelle a été dessiné un sujet en couleurs non transparentes et que l’on place cette plaque sur une étoffe saturée d’une solution de chrome, l’effet produit est très curieux. En exposant l’étoffe avec la plaque pendant quelques minutes à la lumière et en la portant ensuite dans une chambre obscure, si l’on enlève la plaque et qu’on lave le tissu, le dessin paraît très visible sur l’étoffe.
- M. Wilhelm Grune, ancien éditeur du Mus-ter Zeitung, a fait des recherches sur ce phénomène et a publié tout dernièrement un compte rendu de ses expériences.
- Il a fait dissoudre 120 gr. de bichromate de potasse dans 1 kil, d’eau et, après addition de 60 gr. d’acide sulfurique, il a saturé de cette solution des étoffes blanchies, de soie et de laine, et ayant tordu ces étoffes dans une chambre sombre, afin de leur enlever l’excès de la solution, il les a exposées aux rayons du soleil pendant 10 à 20 minutes ; elles se sont trouvées colorées en jaune brun.
- Au lieu de bichromate de potasse, le savant chimiste a employé ensuite du ferrocya-nide de potassium et la couleur produite a été un bleu moyen.
- M. Grune a découvert que l’on pouvait produire des nuances solides en chamois, bleu, vert et gris en employant du ferrocyanide de potassium; et en brun, violet, noir et vert olive en employant les chromâtes.
- Pour le bleu, la formule suivante a bien réussi :
- 60 gr. de ferrocyanide de potassium ;
- 80 gr. d’acide tartrique ;
- 84 gr. de sels roses,
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Co ir
- En exposant les étoffes’à la lumière pendant plus ou moins de temps, on obtient des nuances variées.
- Un vert peut être obtenu avec le mélange suivant :
- 60 gr. de prussiate de potasse jaune ;
- 40 gr. d’acide sulfurique;
- 40 gr. de sel d’ammoniaque.
- Le chamois pur peut être obtenu à l’aide de la formule pour le bleu, à la condition de tremper ensuite les étoffes dans une solution de soude caustique.
- Les gris et d'autres couleurs peuvent être obtenus par l’emploi de la noix de Galles et du campêche.
- Les étoffes doivent, dans tous les cas, être mouillées lorsqu’elles sont exposées à la lumière.
- Un autre fait à remarquer, c’est que les étoffes ainsi traitées sont devenues imperméables; qu’elles soient en soie, lin ou coton, les effets sont exactement les mêmes.
- Des tissus traités avec un mélange de gélatine et de bichromate de potasse, soit un quarantième de bichromate, et ensuite exposés à la lumière pendant quelques minutes, deviennent parfaitement imperméables.
- Les soies traitées avec du bichromate de potasse, puis exposées aux rayons du soleil, prennent une couleur brune, que l’on peut changer ensuite au moyen de bains de couleur.
- Le chromate d’alumine produit le même effet.
- Ce procédé si simple et si peu coûteux pour colorer les tissus est, croyons-nous, bien peu connu, et l’effet que la lumière peut avoir sur les diverses couleurs lors de leur fabrication paraît n’avoir été que peu étudié. Aussi comptons-nous revenir plus d’une fois sur cette intéressante question. — M. P.
- COMBUSTION SPONTANÉE
- Le Textile Record reçoit, d’un de ses corres
- pondants, des renseignements sur un incendie qui a eu lieu dans une fabrique à Chester ; on avait placé sur le plancher un tas de fils de chaîne teints’et encollés, venant des cylindres sécheurs Les fils étaient encore chauds et incomplètement secs. Le matin un gardien aperçut un dégagement de fumée et constata que les fils étaient en feu. La perte fut d’environ 7,500 francs.
- Le tas de fils consistait principalement en fils bleus, avec quelques fils blancs et deux paquets de fils bruns placés en dessous.
- Le correspondant du Textile Record attribue cet incendie à la grande quantité de suif que contenait l’encollage des fils bruns, sous l’influence de l’humidité et de la chaleur. .
- Les fils bruns étaient, en effet, beaucoup plus complètement brûlés que les autres, qui étaient de moins en moins atteints à mesure qu’on se rapprochait de la surface du tas.
- Il faut donc ne jamais entasser les fils encollés avant qu’ils soient complètement refroidis et secs.
- Du reste toutes les matières divisées, en concentrant ou condensant l’oxygène de l’air, deviennent éminemment combustibles, surtout lorsqu’elles sont imprégnées de matières grasses ou huileuses.
- MORDANTS ET EMPOIS extraits des plantes marines
- Sous le nom d’herbes marines, on entend généralement désigner l’innombrable flore des mrs, et en effet il n’y a pas longtemps que toutes ces plantes n’étaient réellement considérées que comme de simples herbages.
- Après la découverte des propriétés contenues dans les goémons, des richesses considérables furent recueillies sur les côtes de l’Ecosse et de l’Irlande, mais bientôt la chimie découvrait une méthode plus facile et plus économique, pour la fabrication de l’iodine et de ses dérivés, de sorte qu’on ne les tira plus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- du goémon et que cette industrie florissante fut subitement détruite.
- L’algue de mer est cependant une nourriture d’une aussi grande valeur que le champignon de terre, et a sur lui cet avantage de ne pas avoir d’espèces vénéneuse. Ce fait est bien connu en Chine, et cependant,de ce côté du globe, nous n’utilisons que le Rhodomenia palmata, et encore plutôt au point de vue du luxe que pour l’utilité.
- M. C.-C. Stanford vient de découvrir d’autres emplois pour les plantes marines.
- Fondateur de la British Seetoeed Co,il a acquis une grande expérience en faisant des recherches sur les propriétés industrielles des plantes marines, et tout dernièrement il a démontré l’existence d’une précieuse substance que l’on peut extraire de l’algue la plus commune.
- Cette découverte a fait le sujet d’un rapport à la Société philosophique de Glasgow.
- M. Sanford a trouvé que la liqueur que sécrète la tige du Laminaria peut être recueillie et desséchée afin de produire des écailles assez semblables à l’albumine, mais ressemblant mieux encore à de la gomme adra-gante.
- A cet extrait qui possède des propriétés remarquables, M. Stanford a donné le nom d'Algin.
- Cette substance diffère de l’albumine en ce qu’elle ne se coagule pas à la chaleur de la gélatine, en ce qu’elle ne réagit pas sur le annin. Elle diffère de l’amidon en ce qu’elle ne réagit pas sur l’iodine et la dextrine et des gommes en ce qu’elle est insoluble dans l’alcool étendu d’eau et dans les acides minéraux.
- Chimiquement, ses propriétés sont remarquables ; elle précipite toutes les terres alcalines, à l’exception du magnésium, mais elle ne veut pas se précipiter avec le silicate de potasse.
- Voici la composition chimique de cette nouvelle substance :
- Carbone... 44.39 00
- Hydrogène. 5.47 —
- Azote...... 3.77 —
- Oxygène... 46.37 —
- 100.00 0t0
- Les méthodes pour son extraction sont très simples, mais nous n’en parlerons pas ici.
- Son abondance est tellement grande qu’elle est pratiquement inépuisable.
- La question la plus intéressante est celle de son utilisation.
- En premier lieu, comme empois pour les tissus, Yalgin est préférable à l’amidon, en ce qu’il est moins raide, donne plus de corps aux tissus, est plus souple, plus élastique et transparent.
- Non blanchi, il formera un produit à bon marché pour l’apprêtage des articles communs et foncés.
- Traité avec un acide, il devient luisant et insoluble et est alors utilisable comme mordant.
- En second lieu, riche en azote, il a son emploi comme nourriture et surtout comme fourrage pour les animaux.
- Il possède une grande puissance agglomérante et peut faire des masses solides avec des substances qui autrement sont difficiles à agglomérer ; il a été prouvé qu’en solution il est préférable à tout autre corps pour prévenir les incrustations dans les chaudières à vapeur; sous la forme insoluble, il peut, dans bien des cas, remplacer la corne.
- C’est un agent efficace pour faire des émulsions avec des huiles, et aussi pour clarifier les vins et les alcools, et comme il est non-conducteur d’électricité et impermçable, il peut être encore utilisé avec avantage pour envelopper les fils télégraphiques souterrains.
- Nous avons seulement nommé quelques-unes des applications auxquelles peut être employé Yalgin, mais il serait impossible de les énumérer toutes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- SUR L'INDOPHÉNOL
- ET LE VIOLET SOLIDE DE M. H. KŒCHLIN
- Par M. A Pabst.
- On sait que M. Meldola, en 1879, a obtenu des matières colorantes par l’action de la ré-sorcine sur la nitrosodiméthylaniline. En faisant réagir sur cette même base la toluylène-diamine, M. Witt a préparé des matières colorantes bleues, violettes et rouges.
- MM. H. Kœchlin et Witt ont généralisé cette réaction en faisant réagir sur la nitrosodiméthylaniline ou la nitrosodiéthylaniline les phénols ou naphtols.
- L’un des produits qu’ils ont obtenu, l’indophénol, se fabrique également en oxydant par le bichromate de potassium ou par l'hypo-chlorite de sodium un mélange d'a-naphtol, combiné à la soude et l'amidodiméthylani-line. Il est insoluble dans l’eau et peut, comme l’indigo, se réduire en donnant des cuves qui teignent très bien la laine; à l’état réduit, il a une grande affinité pour les matières animales.
- On peut aussi l’appliquer sur coton, mais, comme il est décomposé au vaporisage, il faut le fixer à l’état réduit. Son vrai mordant est le protoxyde d’étain. Voici la formule de la couleur qui réussit le mieux :
- Indophénol................... 100 grammes.
- Acide acétique............. 1[2 litre.
- Acétate d’étain à 20» Bé. .. 1(2 —
- Gomme...................... 400 grammes.
- Chauffer pour dissoudre et, après refroidissement, ajouter 100 cc. acétate d’alumine. Ce dei nier corps ne sert qu'à rendre la nuance plus vive. La quantité d’acide acétique indiquée plus haut est nécessaire pour dissoudre la matière colorante.
- Après l’impression, on vaporise pendant 1 ou 2 heures, puis on passe pendant 2 minutes dans une cuve à roulettes, à 10 grammes par litre de bichromate de potassium, chauffée à 500, puis on lave et on savonne.
- L’indophénol donne de la sorte un bleu foncé, plus stable que l’indigo vis-à-vis de la lumière et du savon, d’un prix bien inférieur, mais détruit par les acides minéraux concentrés.
- Avec la résorcine et l’orcine, on a de la sorte des violets prune.
- On arrive aux mêmes nuances, mais beaucoup moins solides et ne se conservant pas, en préparant le tissu au naphtol-sodium, et imprimant un mélange de nitrosodiméthylaniline et de glucose, puis vaporisant et chromant. Suivant les phénols que l’on emploie, ou a des bleus violacés ou verdâtres.
- M. H. Kœchlin, en faisant réagir sur la nitrosodiméthylaniline, à chaud, le tannin, l’acide gallique, les catéchines, a préparé une matière colorante qu’il désigne sous le nom de « gallocyanine » ou « violet solide », et dont la nuance est plus ou moins bleue suivant le corps employé. Ce violet forme de très beaux sels, surtout celui d’aniline, qui forme de petits cristaux verts. Il teint la soie et la laine en violet marin et résiste à la lumière et à tous les réactifs. Son mordant sur coton est l’oxyde de chrome. Voici la formule de la couleur :
- Violet en pâte... Eau de gomme....
- Acide acétique ....
- Acétate de chrome
- Vaporiser et savonner.
- 1[4 litre.
- 3(4 -
- 1(10 —
- 1(10 —
- Pour la teinture, on passe les écheveaux en nitrate de chrome, puis en cristaux de soude au bouillon; on répète cette opération deux ou trois fois, afin d’avoir bien uni, et on teint en violet.
- Le composé à l’acide gallique ou au tannin (les deux produits sont identiques) se dissout en bleu dans l’acide sulfurique concentré; il teint les mordants d’alumine et de fer, mais ccs teintures ne résistent pas au savon. Au contraire, celui à la catéchine résiste au savon bouillant et se dissout dans l’acide sulfurique en bleu verdâtre.
- Ces différentes matières colorantes sont pré-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- parées en France par MM. Durand et Hugue-nin. Elles paraissent appelées à un grand avenir industriel, pour remplacer, à meilleur marché et avec une solidité supérieure, l’alizarine pour le violet et l’indigo quant au bleu.
- LE NICKEL DANS L’OUTILLAGE DE LA TEINTURERIE
- On sait qu’un grand nombre d’appareils et d’ustensiles employés dans la teinturerie sont en cuivre, c’est-à-dire très coûteux.
- D’autre part, on trouve actuellement dans le commerce une remarquable variété d’objets en nickel ou en fer nickelé, et les progrès récents accomplis dans la métallurgie du nickel permettent de s’attendre à un abaissement du prix de ce métal, dont la conséquence naturelle sera certainement d’en généraliser encore davantage l’emploi.
- Il n’est pas surprenant que l’on ait songé à remplacer, en teinturerie, le cuivre par le nickel, pour la construction du matériel, surtout que les propriétés de résistance et de rigidité de ce dernier métal doivent permettre d’obtenir une plus grande légèreté des appareils, sans que leur solidité soit en rien compromise.
- A en croire le Journal de teinture, de Berlin, l’idée de cette application appartient aux Allemands. Quoi qu’il en soit, les essais suivants ont été faits à Berlin.
- On a voulu s’assurer d’abord si un objet en plaqué de nickel est susceptible de résister à l’action des acides. On fit, en conséquence, bouillir un objet de ce genre, pendant assez longtemps, dans de l’acide sulfurique étendu. La tranche seule de la plaque, où le fer était naturellement à nu, fut attaquée, tandis que le nickel demeura absolument indemne.Le liquide fut évaporé et analysé ; l’addition d’ammoniaque détermina un précipité abondant de peroxyde de fer hydraté. La liqueur filtrée était complètement incolore, tandis qu’une
- petite quantité de nickel l’aurait nettement colorée en vert.
- Les rivets en nickel furent soumis à l’ébullition pendant une heure dans une solution contenant,par litre, 49 grammes d’acide sulfurique anglais, sans que le métal fut le moins du monde attaqué.
- On en a conclu que les ustensiles destinés aux traitements par les acides ne subiront qu’une très faible détérioration, et même que celle-ci sera nulle chaque fois que le fer ne sera pas à découvert ; que, par conséquent, les objets en nickel ou nickelés conviennent à l’usage en teinturerie.
- Quant à l’usure qui résulterait d’un emploi prolongé, l’expérience seule permettra de s’en rendre compte.
- Un teinturier de Berlin s’est décidé à tenter cette épreuve. Il a fait construire une cuve de teinture en fer plaqué de nickel, munie d’un serpentin en nickel massif ; cette cuve mesure 1 mètre en diamètre et 1 m. 300 en profondeur. Une expérience quotidienne de plus de deux mois n’a pas encore donné occasion de constater la plus légère atteinte.
- Il nous semble qu’il y a, dans ce nouvel emploi du nickel, l’indication d’une nouvelle branche à créer dans la chaudronnerie, la fabrication des tubes, etc., pour la transformation et le perfectionnement du matériel de nombreuses et importantes industries.
- A ce titre surtout, ces faits méritaient d’être portés à la connaissance du public.
- EXPOSITION
- DE LA NOUVELLE-ORLÉANS EN 1884
- Aux termes d’un acte du Congrès des Etats-Unis, une exposition internationale de l’industrie du coton sera ouverte à la Nouvelle-Orléans le premier lundi de décembre 1884 et sera close, au plus tard, le 31 mai 1885.
- L’exposition, placée sous le patronage du gouvernement des Etats-Unis, de l'Assocition
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- nationale des planteurs de coton américains et de la ville de la Nouvelle-Orléans, doit consister en coton, comme principal objet, dans toutes ses conditions de culture et de manufacture, et pourra comprendre aussi tous les produits des arts, de l’industrie, du sol et des mines.
- Aux termes de l’acte du Congrès autorisant ce concours international, tous les objets à exposer seront exemps des droits de douane, à l’exception de ceux qui seront destinés à la vente ou à la consommation.
- L’eau, le gaz, la vapeur et tous les autres agents moteurs des machines seront fournis gratuitement.
- Toutes les demandes d’admission doivent être conformes à une formule spéciale délivrée par le directeur général des commissions étrangères. Les exposants doivent indiquer, avec leur nom, ou celui de leur maison, les noms des personnes qui ont pris part à la production des produits exposés.
- Toute communication relative à l'exposi-tion devra être adressée à M. S.-A. Burke, directeur général, Nouvelle-Orléans , Lne, U. S. A.
- Lesintéresséspeuvent prendre connaissance du programme de l'exposition au Ministère du commerce (4e bureau de la direction du commerce extérieur).
- TARIF DES DOUANES
- M. le directeur des douanes du Havre a communiqué à la Chambre de commerce la lettre suivante, de M. le directeur général des douanes, relative aux tissus de coton brillan-tés ou façonnés, fabriqués avec des fils teints :
- « Paris, le 25 janvier 1884.
- « M. le Directeur,
- « A l'occasion d’importations récentes de tissus de coton façonnés, fabriqués avec des fils teints avant le tissage, l’administration a été amenée à examiner à nouveau la question
- de la surtaxe à appliquer aux tissus de l’espèce, en raison de la main-d’œuvre de la teinture.
- « Les départements du commerce et des finances ont reconnu que les considérations qui ont motivé l’adoption d’une surtaxe de 40 fr. les 100 kil. (tarifs conventionnels) pour les tissus de coton unis, fabriqués avec des fils teints, s’appliquent aux brillantés et aux façonnés; il est à remarquer, d'ailleurs, qu’aucune disposition contraire n’a été inscrite dans la loi du 7 mars 1881, ni dans les divers traités de commerce récemment conclus.
- « Par ces motifs, M. le ministre des finances, d’accord avec son collègue du commerce, a décidé qu’à l’avenir les tissus de coton façonnés, fabriqués avec des fils teints, devaient être soumis,indépendamment du droit du tissu selon la classe, à la surtaxe de 40 fr. par 100 kil. (décision du 14 janvier 1884).
- « Il conviendra, dès lors, d’établir le droit dont un façonné de l’espèce est passible, conformément aux indications de l’exemple ci-dessous :
- « Tissu de coton façonné (ou brillanté), de 11 kil. et plus aux 100 mètres carrés, et de 30 fils ou moins aux 5 millimètres, fabriqués avec des fils teints.
- « Les 100 kilogrammes :
- « Droit de l’uni écru, de même catégorie..............................Fr. 50
- « Majoration de 10 0j0 afférente au façonnage.............................. » 5
- « Droit du façonné écru correspondant ............................... Fr. 55
- « Majoration spéciale aux tissus fabriqués avec des fils teints............ » 40
- « Droit total........................Fr. 95
- « Les dispositions contraires de la cinquième note explicative devront être considérées comme rapportées.
- « Le conseiller d’Etatj directeur général des douanes,
- « Ambaud. »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- JURISPRUDENCE
- COUR DE CASSATION
- CHAMBRE CRIMINELLE
- Présidence de M. Beaudouin, président.
- Audience du 28 février 1884.
- BREVET D'INVENTION. —CONTREFAÇON. — PAPIERS VELOURS.— PAPIERS CHEVIOTT.— APPRECIATION SOUVERAINE.
- Contient une appréciation souveraine de fait l’arrêt qui, après expertise et examen comparatif du produit breveté et du produit argué de contrefaçon , déclare que l’un est un papier imitant le « velours » et dont le caractère réside dans l’égalité des poils et leur rectitude, tandis que l’autre est une imitation de l’étoffe dite « Cheviott » et se compose de brins hachés, bourrus et irréguliers, puis ajoute que les deux produits sont absolument distincts.
- Est également souveraine la déclaration par laquelle les juges du fond affirment que le produit argué de contrefaçon appartient dans tous ses éléments au domaine public. En présence de ces déclarations souveraines doit être déclaré mal fondé le moyen de cassation tiré d’une prétendue violation du brevet de la partie poursuivante, et fondé sur ce que le juge aurait méconnu l’un des éléments essentiels de l’invention.
- {Renard et Cie e. Follot.)
- Ainsi jugé, par le rejet du pourvoi de MM Renard et Cie, contre un arrêt de la cour d’appel de Paris, en date du 17 janvier 1880, rendu au profit de M. Follot.
- MM. Vételay, cons. rapp.; Roussellier, av. gén. (concl. conf.) ; MMes Housset et Sau-vel, av.
- BIBLIOGRAPHIE
- LE MOUVEMENT COOPÉRATIF EN ANGLETERRE, par M. Edouard Simon, membre de la Société des ingénieurs civils, du Comité des arts mécaniques de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, etc.
- Au moment où la question des associations,
- des sociétés coopératives de production, des syndicats professionnels, est à l’ordre du jour et préoccupe à bon droit l’opinion publique — car de la solution dépendent en grande partie l’avenir de la production nationale et la suppression des malentendus entre le capital et le travail, — il est intéressant de savoir ce qui a été fait par nos voisins, de connaître les causes du développement des associations en Angleterre.
- M. Edouard Simon qui déjà, en 1876, avait communiqué à la Société des ingénieurs civils une note fort intéressante sur les Sociétés coopératives de production en Angleterre, vient de présenter à la même Compagnie un travail complémentaire instructif sur les origines, l’organisation, le développement de la coopération dans ce pays.
- Sous une forme concise, l’auteur présente avec une grande netteté les difficultés de nature à entraver le mouvement coopératif, les mesures propres à éviter ces écueils, mesures qui ont assuré le succès des associations anglaises et qui sont parfaitement compatibles avec la législation française et les habitudes de nos ouvriers.
- L’étude que nous signalons à l’attention de nos lecteurs n’existant pas dans le commerce, nous nous sommes assuré un tirage à part de la brochure que nous tenons à la disposition de nos abonnés contre l’envoi de un franc cinquante centimes en timbres-poste.
- Liquidation de la Cie Gle de la Teinturerie et Apprêts {système André Lyon).
- A R ION en l’étude de Me Dufour, notaire à AU J Paris, le 17 mars 1884, d’un fonds de TEINTURERIE et APPRÊTS avec USINE et IMPORTANT MATÉRIEL, à NEUILLY Geipolua,>açores- BREVETS André Lyon, pour la transformation sur étoffes de soie et autres.
- Mise à prix pouv. être baissée : 200,000 fr.
- S’adr. à M. Edmond Moreau, liquidateur, judiciaire, 21, rue d’Hauteville, à Paris,
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- UN JEUNE HOMME désire une place de U 11 chimiste dans une teinturerie. S’adresser au bureau du journal, initiales R. P. 116.
- TRIBUNAL DE REIMS
- Etude de M® Jules ROME, avoué à Reims, rue de Talleyrand, 45.
- Adjudication sur baisse de mise à prix, le mardi 18 mars 1884y heure de midi précis, à la barre du tribunal civil de Reims.
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- Cet établissement dépend de la faillite de MM. BOSSARD, LA-CASSAIGNE et Cie.
- S’adresser pour les renseignements :
- A Me Jules ROME, avoué poursuivant; à M. MAUCLAIRE, syndic de faillite, demeurant à Reims, rue Hincmar, 54, et au greffe du tribunal civil de Reims, où est déposé le cahier des charges.
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- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE, APPRÊTS ET EFFETS DE BRODERIES SUR TISSUS
- Par M. Tausin.
- M. Tausin commence par appliquer une teinture unie sur toutes étoffes transparentes employées pour rideaux, couvre-pieds, etc.» soit sur mousselines, soit sur gazes, tulles, guipures, etc.
- Le tissu teint par les procédés ordinaires est apprêté, puis brodé mécaniquement, de manière à détacher en relief, tantôt en blanc, tantôt en couleur, les dessins obtenus sur fond uni ou déjà réalisés par les entrelacements du tissage.
- APPAREILS POUR SAVONNER, DÉGRAISSER OU TEINDRE LES TISSUS
- Par MM. Gibson jeune et Platt.
- L’invention est destinée à débarrasser le tissu savonné de l’épaississant employé dans l'impression, comme véhicule de la couleur ou du mordant, à faire pénétrer, au contraire, la
- matière colorante dans les étoffes soumises à la teinture. Ce double résultat s’obtient à l’aide du même dispositif mécanique, soit un ou plusieurs batteurs placés au sommet de la machine et pourvus d’un nombre quelconque de pans ou palettes flexibles (en cuir, caoutchouc, etc.) ; ces palettes frappent la surface du tissu pendant son cheminement sur des rouleaux perforés, cannelés ou ondulés.
- COLORATION DES MÉTAUX DANS LES TENTURES DÉCORATIVES Par M. Balin.
- Les vernis à l’alcool généralement employés présentent l’inconvénient de sécher trop vite pour qu’il soit possible d’assurer l’uniformité de deux lés voisins, en retouchant l'un ou l’autre. De plus, à part de rares exceptions, les principes colorants utilisés avec l’alcool sont peu fixes. Pour obtenir les mêmes reflets colorés, profonds et transparents des cuirs de Cordoue, M. Balin fait usage du vernis gras servant dans la fabrication des papiers peints. Ce vernis, coupé d’essence de térébenthine et de siccatif soleil, est additionné de couleurs transparentes et fixes, telles que laques de gaude, de garance, d'alizarine artificielle, d’indigo, de bleu outremer, etc.
- L'interposition du vernis gras, en ralentissant le séchage de l’apprêt, permet les retou ches en vue de l’uniformité des tons et donne
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- PROCFDES PRATIQUES
- Argent pour coton filé
- 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 30 gr. de nigrosine ;
- 15 gr. de méthyl violet ;
- 3 kil. d’alun.
- Mettez le coton à 83OC. Faites faire de 6 à 8 tours et finissez.
- Jaune serin pour coton filé
- 50 kil. de coton.
- Faites dissoudre 4 kil. de curcuma.
- Mettez le coton à 100oC., faites faire 6 tours, enlevez et ajoutez 1 lit. 800 d’acide sulfurique.
- Manœuvrez ; lavez et séchez.
- « Fauve pour coton filé
- 50 kil. de coton.
- Préparez un bain à 78oC., contenant :
- 750 gr. de cachou de Laval.
- Mettez le coton, faites faire 10 tours, enlevez et ajoutez au bain :
- 750 gr. de sulfate de soude.
- Remettez, faites faire 6 tours, enlevez et javez.
- Mettez dans un autre bain tiède, contenant :
- 2 kil. d’alun ;
- 500 gr. d’extrait de fustet.
- Mettez le coton et tournez jusqu’à la nuance désirée.
- Rose foncé pour filés vénitiens
- 50 kil. de filés, bien dégraissés.
- Lavez dans de l’eau.
- Remplissez la cuve à moitié et ajoutez :
- 1 kil. d’acide tartrique ;
- 6 kil. d’esprit d’étain ;
- 6 kil. de cochenille.
- Faites bien bouillir, puis remplissez la cuve avec de l’eau froide.
- Mettez le filé et élevez doucement la température pour obtenir la nuance désirée.
- Lavez et séchez.
- Vert jaunâtre pour filés vénitiens
- Pour 50 kil. de filés.
- Préparez un bain contenant :
- 15 kil. de sel de Glauber ;
- 2 kil. d’alun ;
- 1 kil. 500 d’huile de vitriol ;
- 1 kil. d’extrait d’indigo ;
- 90 gr. de cudbeard.
- Mettez le filé à 70oC., élevez la température jusqu’à 100oC. et faites faire 6 à 8 tours.
- Lavez et finissez.
- Pourpre pour soie filée
- 50 kil. de soie.
- Lavez bien et rincez dans de l’eau chaude.
- Préparez un bain tiède contenant 125 gr. de méthyl violet R en solution.
- Mettez la soie et élevez doucement la température ; faites faire 6 tours.
- Lavez et finissez.
- • ' 28 " - sebtoT
- Ardoise pour soie filée
- 50 kil. de soie.
- Faites bien bouillir et lavez la soie.
- Préparez un tiers d’une ancienne liqueur de savon que vous ajoutez à un bain contenant :
- 2 lit. 250 d’huile de vitriol ;
- 250 gr. d’extrait d’indigo ;
- 60 g. de cudbeard.
- Mettez la soie à 50. et élevez la température à 95°C.
- Teignez jusqu’à la nuance désignée.
- Finissez.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- Brun pour mélanges de coton et laines
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du savon et de la soude, et rincez dans deux eaux chaudes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 3
- Mettez dans un bain de cachou et laissez passer la nuit ; le lendemain, enlevez et rincez dans une seule eau.
- Mettez dans la liqueur de fer goudronnée, manœuvrez pendant 15 minutes et laissez poser encore 15 minutes.
- Enlevez, aérez bien et rincez dans deux eaux.
- Pour 8 costumes.
- Faites dissoudre dans un bain propre, presque bouillant, 100 gr. de chrome, mettez les étoffes et manœuvrez pendant dix minutes; enlevez et rincez dans de l’eau chaude.
- Teignez dans un bain composé de :
- 4 kil. de copeaux de fustet ;
- 750 gr. de bois de Campêche ;
- 1 kil. de bois de Lima ;
- 60 gr. de bisniarck ;
- 60 gr. de couperose.
- Faites bien bouillir tous les ingrédients, coupez la vapeur, mettez les étoffes et manœuvrez pendant 25 minutes, enlevez, aérez et rincez dans deux eaux tièdes.
- Tordez et séchez dans un séchoir.
- Vert olive pour mélanges de coton et laine
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du savon et de la soude, laissez pendant une nuit dans un bain de cachou ou de sumac, foncez dans une liqueur de fer goudronnée ou couperosée.
- Teignez dans un bain composé de :
- Pour 4 costumes :
- 3 kil. de copeaux de fustet ;
- 125 gr. de pierre bleue ;
- 62 gr. de couperose ;
- 46 gr. de bismarck ;
- 30 gr. de vert d’iodine.
- Commencez par faire bouillir le fustet dans le fond de la cuve, faites dissoudre ensuite les autres ingrédients, remplissez la cuve d’eau froide et mettez les étoffes ; élevez la température sans cesser de manœuvrer les étoffes et laissez-les pendant encore 13 minutes ; en
- levez, aérez et rincez dans une eau chaude, tordez et séchez.
- Vert foncé pour mélanges de coton et laine
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du sa-. von et de la soude, ensuite commencez par teindre les laines.
- Pour 6 costumes :
- 750 gr. d’extrait d’indigo ;
- 62 gr. d’acide picrique ;
- 187 gr. de sel de Glauber;
- 375 gr. de vitriol. »
- Mettez les étoffes et faites bouillir pendan* 25 minutes ; enlevez et rincez dans de l’eau froide.
- Faites échauder 2 kil. de sumac et placez-les dans un bain froid avec quelques gouttes de vitriol.
- Mettez les étoffes, manœuvrez bien et laissez-les dans ce bain pendant 3 ou 4 heures. Enlevez et alcoolisez avec de l’alcool de grain à 1 1(2 Tw. Manœuvrez pendant 20 minutes, enlevez et rincez dans deux eaux chaudes, - puis dans un bain propre tiède contenant :
- 1 kil. de liqueur de campêche.
- Mettez les étoffes et manœuvrez pendant 15 minutes, enlevez et teignez dans un bain contenant :
- 185 gr. de vert d’iodine pour coton et 500 gr. de curcuma.
- Echaudez les ingrédients et refroidissez pour que le bain ne soit que tiède.
- Mettez les étoffes et manœuvrez pendant 20 minutes, enlevez et rincez dans de l’eau froide ; tordez et séchez dans un séchoir.
- Autre vert foncé
- Pour 6 costumes, commencez par las laines : -
- 930 gr. d’extrait d’indigo ; 9 1 '
- 375 gr. de cudbeard ;
- 187 gr. de sel de Glauber ;
- 375 gr. de vitriol.
- Mettez les étoffes, faites bouillir pendant
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- G th
- 25 minutes, enlevez et rincez dans de l’eau froide.
- Faites échauder 2 kil. de sumac; versez dans un bain froid avec quelques gouttes de vitriol.
- Mettez les étoffes, manœuvrez bien et Jais-sez-les dans ce bain pendant 3 ou 4 heures.
- Enlevez et foncez avec de la liqueur de fer, d’étain ou de couperose, manœuvrez pendant 15 minutes et laissez poser pendant 15 minutes. Enlevez, aérez et rincez dans deux eaux froides.
- Teignez le coton dans un bain assez chaud contenant :
- 187 gr. de vert d'iodine et 375 gr. de curcu-ma.
- Mettez les cotons ; manœuvrez pendant 25 minutes, puis rincez dans de l’eau froide.
- Tordez et séchez.
- Brun foncé pour soies.
- Nettoyez dans de l’eau chaude, avec du savon et de la soude, brossez les endroits sales sur un marbre. Echaudez dans de l’eau bouillante avec un peu de savon et de la soude, rincez dans une seule eau chaude, dépouillez dans la cuve d’acide nitrique et rincez dans deux eaux chaudes.
- Pour trois costumes :
- Préparez un bain contenant :
- 875 gr. de cudbeard ;
- 45 gr. de violet ;
- 750 gr. de curcuma ;
- 15 gr. d’acide vert ;
- 500 gr. d’extrait d’indigo ;
- 312 gr. de vitriol,
- Faites bouillir, coupez la vapeur et mettez les costumes. Manœuvrez doucement pendant 30 minutes.
- Enlevez et rincez dans une seule eau froide additionnée de quelques gouttes de vitriol.
- Tordez et séchez.
- Brun pour laines.
- Nettoyez comme il est d’habitude et rincez bien.
- Pour douze costumes :
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. 500 d’extrait d’indigo ;
- 750 gr. d’extrait de fustet ;
- 125 gr. d’acide jaune ;
- 2 kil. 500 de cudbeard ;
- 750 gr. d’alun ;
- 500 gr. de tartre brut rouge.
- Faites bien bouillir tous ces ingrédients ; mettez les étoffes et laissez bouillir pendant 40 minutes.
- Enlevez, aérez et rincez dans deux eaux. Tordez et séchez dans un séchoir.
- Brun foncé pour laines.
- Nettoyez et préparez comme pour les bruns.
- Pour douze costumes :
- 2 kil. d’extrait d’indigo ;
- 1 kil. 500 d’extrait de fustet ;
- 125 gr. d’acide jaune ;
- 3 kil. 250 de cudbeard ;
- 750 gr. d’alun;
- 500 gr. de tartre brut.
- Enlevez et rincez dans deux eaux et séchez dans un séchoir.
- Marron pour mélanges de coton et laine
- Nettoyez avec du savon et de la soude, dans de l’eau chaude, et rincez dans deux eaux chaudes. ,
- Trempez pendant quatre heures, ou même pendant une nuit, dans un bain de cachou ; enlevez et rincez dans une seule eau.
- Pour quatre costumes :
- Mettez dans un bain, à la température d’environ 40°C., contenant 45 gr. de chrome, manœuvrez pendant dix minutes et rincez dans deux eaux, la première froide et la seconde tiède et contenant un peu d’ammoniaque.
- Teignez dans un bain contenant 45 g. de roséine.
- Mettez les costumes lorsque le bain est tiède, élevez la température graduellement jusqu’à près de 1000 C., manœuvrez pendant sept minutes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Enlevez et rincez dans une eau chaude, puis dans une froide. Tordez et séchez.
- Prune pour mélange de coton et laine.
- Nettoyez dans de l’eau chaude avec du savon et de la soude, rincez dans deux eaux chaudes.
- Trempez dans un bain de sumac ou tanni-que pendant trois ou quatre heures ; enlevez et foncez dans de l’acétate de fer et manœuvrez pendant dix minutes; laissez dans le bain pendant encore vingt minutes.
- Enlevez, aérez et rincez dans deux eaux.
- Pour deux costumes :
- Teignez dans un bain contenant 60 gr. de violet et un peu de magenta, suivant la nuance désirée.
- Mettez les costumes à froid et chauffez jusqu’à 100» C.
- Coupez la vapeur, manœuvrez pendant sept à huit minutes, enlevez et rincez dans une seule eau.
- Si l’on désire une nuance foncée, il faut ajouter au bain un peu de bois de Campêche, et si la laine se trouve être noirâtre, éclaircir dans une faible solution de chlorure de chaux.
- Rincez dans une eau chaude, puis dans une eau froide.
- UNE EXPÉRIENCE CURIEUSE DANS LA TEINTURE EN PIÈCE
- Le Deutsche Wallen Cewerbe relate le fait suivant, qui nous paraît assez curieux pour que nous en fassions mention :
- Une maison allemande qui s’occupe presque exclusivement de la fabrication et de la teinture des draps pour l’armée avait reçu de nombreuses plaintes sur la teinture des draps écarlates, dont la couleur était tellement nuageuse que, dans bien des cas, la livraison ne pouvait en être faite. Les autorités avaient exigé l’emploi de la cochenille pour cette teinture, et l’emploi de cette substance est telle
- ment connu et si simple que les fabricants ne pouvaient penser que la teinture fût cause de ce défaut.
- Les propriétaires de l’usine, étant en même temps fabricants de draps et teinturiers, prirent toutes les mesures utiles pour obtenir une nuance uniforme et nette, ne faisant teindre à la fois que de forts paquets de 100 à 130 pièces. Ils organisèrent leur tissage de façon que les teinturiers eussent constamment du travail. Les draps furent carbonisés en pièce et lavés, afin d’enlever jusqu’à la moindre particule d’impureté, enfin passés dans un bain de son.
- Malgré tous ces soins, les taches nuageuses se retrouvaient toujours et, poussés à bout, les industriels en question avaient pris le parti de faire teindre les draps dans une teinturerie voisine. Mais, avant d’en arriver là, ils firent analyser leur eau, qui fut reconnue parfaitement propre pour la teinture, étant tirée d’un puits qui avait été percé à travers une couche d’alluvion tertiaire jusqu’à la roche volitique.
- Ils examinèrent ensuite leur vapeur, et reconnurent que là était la cause de tout le mal.
- L’eau ayant été mêlée avec du chlorure d’étain et chauffée graduellement à 90o Celsius, il se forma sur la surface une couche de graisse d’un gris noirâtre, que l’on put enlever avec une spatule en verre. L’eau, traitée ensuite avec une solution de stannate de soude, de chaux et d’eau, fit apparaître de suite les caractères de l’indigo en dissolution.
- En continuant les investigations, on ne tarda pas à reconnaître la cause de ce fait.
- Trois chaudières reliées entre elles étaient alimentées avec l’eau d’un puits qui la recevait d’un canal dérivant d’une rivière sur laquelle était placée la blanchisserie des laines. Un peu plus bas était placé l’atelier du méca-nicien, et tout près se trouvait une écluse généralement fermée aux heures des repas. Par suite, l'eau ne pouvait pas toujours suivre son cours habituel, et peu à peu s’était ouvert un chemin jusqu’au canal de la teinturerie, où se trouvait l’eau d’écoulement ayant lavé 5,000
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- kilogrammes de laines, pour la plupart d’un bleu foncé.
- Cet .état de choses avait naturellement une influence sur l’eau du puits qui alimentait les chaudières, et par suite l’eau fournie aux teinturiers se trouvait être impropre à la teinture des nuanoes claires.
- La cause du mal trouvée, y remédier n’était pas difficile, et l’usine produit actuellement des nuances sans défauts.
- N’est-il pas possible que les inconvénients qu’éprouvent parfois nos teinturiers proviennent aussi de la qualité de la vapeur dont on se sert pour le chauffage, et qui, paraît-il, a plus d’importance qu’on ne le croit généralement?
- dants : le sulfate de soude et l’acide sulfurique. Le colorant monte lentement et unit parfaitement.
- 20 grammes de composition sèche et 20 grammes de mauviline, colorant dont nous avons déjà parlé. Inutile de dire que les mordants sont les mêmes que pour le no 1.
- COMPOSITION SÈCHE
- Nous avous donné dans un des derniers numéros du Moniteur de la Teinture quelques échantillons de teinture comparée faite avec le sulfate d’indigo et la composition sèche de la maison Max Singer-, nous avons prouvé que le nouveau colorant avait une plus grande puissance tinctoriale, et nous pouvons affirmer, d’après le dire des teinturiers expérimentés, que les pièces teintes avec le nouveau produit résistaient à toute épreuve du foulon et du bain acide.
- Lu composition sèche de M. Max Singer ne doit pas être seulement employée pour couleurs foncées ; nous donnons aujourd’hui des teintes plus claires que celles parues dans un de nos derniers numéros
- No 1
- Est fait avec 30 grammes de composition sèche pour 10 kilogrammes de laine. — Mor-
- No 3
- 20 grammes de composition sèche pour 10 kilogrammes de laine.
- 20 grammes de curcumine.
- 20 grammes de fuchsine acide.
- Nous avons fait l’essai de cette teinture, et nous pouvons assurer qu’elle résiste au bai n bouillant de savon.
- No 4
- 30 grammes de composition sèche pour 10 kilogrammes de laine.
- 10 grammes de véridine.
- 30 gremmes de curcumine.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- TEINTURE DES CUIRS
- AVEC DES COULEURS D’ANILINE
- Ce sujet, traité par le docteur Simon dans le Gerber-Zeitung, mérite d’attirer l’attention. Nous donnons ici quelques détails.
- Substances pour teinture bleue. — Le nom bre des bleus d’aniline applicables à la teinture des cuirs est très limité, car il est difficile de produire un beau bleu vif sur le cuir, que le tannage ait été fait avec de l’alun ou avec du sumac. Tous les bleus dénommés bleus alcalins doivent être considérés comme impropres à cet usage.
- Les maroquins ne peuvent être que difficilement teints avec des couleurs d’aniline ; on n’obtient des résultats satisfaisants que lorsqu’on emploie le jus de sureau ou une décoction de campêche.
- Les mordants doivent être acides, ainsi que la solution colorée.
- 1° Bleu d’eau DN. — Cette couleur a été trouvée des plus réussies, parmi beaucoup d’échantillons qui ont été soumis à l’examen.
- 2o Bleu méthylène B. — Il produit un beau bleu clair et approche le plus du no 1. Il teint mieux, si la solution a été acidulée avec de l’acide acétique.
- 3o Bleu pur IL — Semblable au bleu méthylène, mais avec une nuance plus foncée et tendant vers le rouge.
- 4° Bleu marin B. — Il teint facilement dans une solution aqueuse et acidulée. Avec une solution contenant un peu d’ammoniaque dilué et un mordant acide, on obtient un très beau bleu sur le cuir. La nuance en est d’un brillant remarquable.
- 50 Nigrosine. — Cette substance, d’un noir bleu foncé n’est pas directement applicable à la teinture ; elle nécessite tout au moins des mordants assez forts, qui attaquent facilement les cuirs. Il n’en est pas de même lorsque la garançage a eu lieu avec du jus de su
- reau ou le jus du fruit de cornouillier et en se servant de la nigrosine comme vernis. De cetie façon, on peut obtenir de très beaux gris, au moyen du vitriol vert et du vitriol de Salzbourg.
- 6° Induline. — Ressemble à la nigrosine ; les mêmes remarques lui sont applicables.
- Les substances connues sous le nom de noirs d’aniline ne sont pas des noirs, mais seulement des bleus noirâtres, comme la nigrosine, et ne peuvent être employées directement sur les cuirs par les procédés ordinaires.
- Il existe bien un procédé par lequel la nigrosine et l'induline peuvent l'une et l’autr être employées de cette façon. Mais M. Simon ne se croit pas autorisé à en faire connaître l’emploi. Cependant on peut remarquer la facilité avec laquelle les couleurs d’aniline s’unissent avec les teintures des bois et des fruits, et cette connaissance peut être utilisée avantageusement par un teinturier habile.
- Substances pour teintures vertes. — Toutes les observations déjà faites au sujet des bleus d’aniline sont également applicables, d’une manière générale, aux verts. Les verts teignent plus facilement que les bleus, mais ils ne sont pas durables, à moins d’être fixés par des procédés spéciaux.
- Nous écartons toutes les nuances par trop éclatantes.
- 10 Vert clair. — Ce vert, d’une nuance tendre, est très applicable à la teinture des cuirs de maroquin, mais on ne peut le fixer sur le cuir préparé avec de l’alun.
- Ce vert peut être mélangé avec les teintures des bois et des fruits, et des tons passables peuvent être obtenus de cette façon.
- 2° Vert brillant. — Beau vert de feuille, que l’on peut employer avec succès au moyen d’un mordant acide.
- 3o Nouveau vert Victoria. — Cette substance vert foncé (vert de Russie) est, par suite de sa nuance, particulièrement propre à la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- teinture des cuirs pour gants. Ses qualités sont semblables à celles du vert brillant.
- Il faut observer, pour les verts d’iodine dans la teinture des cuirs, que ces couleurs ont une tendance à détruire la substance des cuirs. Cette altération a surtout lieu lorsqu’ils sont emmagasinés.
- Substance pour teinture violette. — Les seules nuances violettes (pour le chevreau) sont produites par le méthyl violet, soluble dans l'eau. Cette substance remplit toutes les conditions pour cet usage ; elle est em-ployée de la même manière que les verts d’aniline.
- Les mordants doivent être employés en proportion suffisante pour parer aux inconvénients qui résultent parfois de l’usage de cette couleur.
- Substances pour teindre en jaune.
- 1° Jaune de naphtol. — Cette substance donne un très beau jaune tendre, qui remplace complètement les jaunes de fruits, beaucoup plus coûteux ; elle peut être employée avantageusement pour la teinture des cuirs pour gants, surtout dans les nuances délicates, telles que paille et beurre frais. Il est préférable à l’acide picrique, celui-ci ayant une tendance au vert. Le jaune de naphtol doit être dissous dans de l’eau froide; il se mélange facilement avec les couleurs des bois.
- 2° Jaune métanil.— C’est un jaune d’or très puissant et très convenable pour la teinture des peaux de chevreau et des cuirs maroquins.
- Par des mélanges convenables de cette couleur avec d’autres teintures d’aniline, on peut | obtenir des nuances très appropriées pour les doublures de chapeaux, de portefeuilles, etc.
- Elle se mélange fort bien avec les teintures des bois et des fruits. Les autres couleurs d’aniline, telles que le jaune aniline, la phos-phine, l'uranine, l’hélianthine, etc., sont plus ou moins impropres à la teinture des cuirs.
- DOCUMENTS NOUVELLEMENT DÉCOUVERTS SUR LA POURPRE
- M. Berthelot a communiqué à l’Académie des sciences d’antiques documents qu’il a découverts sur la « pourpre », magnifique couleur bien connue ; nous les ferons connaître avec quelques détails dès qu’ils seront livrés à la publicité.
- C’est au hasard seul, suivant la tradition de toute l’antiquité, qu’on doit la découverte de la pourpre. Le chien d’un berger, dit la légende, brisa un coquillage sur le bord de la mer ; le sang qui en sortit lui teignit la gueule d’une couleur qui attira l’attention de tous ceux qui la virent, et on parvint à l’appliquer sur les étoffes.
- M. Lacaze-Duthiers, de l’Institut, fait observer que cette légende pourrait bien être une histoire vraie, et que la bouche ensan -glantée de l’animal a bien pu conduire à la découverte du mollusque dont les anciens se sont servis pour extraire cette couleur.
- Les uns placent cette découverte sous le règne de Phœnin, deuxième roi de Tyr, et frère de Cadmus, c’est-à-dire un peu plus de quinze cents ans avant J.-C.; d’autres, dans le temps que Minos 1er régnait en Crète quatorze cent trente ans environ, avant U’ère chrétienne ; mais le plus grand nombre des savants s’accordent à faire honneur à l’Hercule tyrien de l’invention de teindre les étoffes en pourpre; il en présenta les premiers essais au roi de Phénicie.
- Ce prince fut, dit-on, si jaloux de la beauté de cette nouvelle couleur, qu’il en défendit l’usage à tous ses sujets, la réservant pour les rois et pour l’héritier présomptif de la couronne.
- Moïse fit un grand usage d’étoffes pourpres, tant pour les habits du grand- prêtre que pour les ornements du tabernacle; sans doute qu’a lors l’art d’appliquer la couleur pourpre n’était pas absolument nouveau, car il a fallu du
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S
- temps pour porter cette teinture à son degré de perfection.
- Chez les Romains, le droit de porter la pourpre n’appartenait qu’aux triomphateurs et plus tard aux empereurs. C’est pour cela que l’expression « prendre la pourpre » devint synonyme de se « faire proclamer empereur ». Dans les temps modernes, la robe de pourpre a été réservée aux plus hauts dignitaires de l’Eglise, d’où l’expression « pourpre romaine » pour dire la dignité de « cardinal ».
- On a été longtemps dans l’incertitude sur l’espèce de coquillage dont les anciens tiraient leur pourpre ; on a cru ce secret même absolument perdu ; cependant on a découvert, tant sur les côtes d’Angleterre . que sur celles de Poitou et de Provence, des coquillages qui portent les caractères par lesquels les anciens désignaient l’animal qui fournissait la pourpre ; si l’on ne s’en sert plus, c’est que l’on a trouvé le moyen de faire, avec la cochenille, une couleur plus belle et à moins de frais.
- Il y avait deux sortes de pourpres : la première était violette, couleur que les Grecs désignaient par un mot qui signifie couleur de mer, et qui indique la « pourpre de Tarente »; la deuxième, celle de « Tyr », la plus estimée était d’un rouge foncé couleur de sang. Pline dit que tous les efforts des Tyriens et des Phéniciens tendaient à ce que leur couleur de pourpre approchât de celle de l’améthyste ori entale.
- La cochenille, qui nous donne une couleur remplaçant avantageusement la pourpre, vit sur les cactus nopals et présente la forme hémisphérique de 2 à 5 millimètres de diamètre, avec des voies transversales ; sa couleur est d’un rouge très foncé, presque noir. Dans certaines variétés elle est recouverte d’un duvet cotonneux blanchâtre. Le mâle est plus allongé, porte des ailes et meurt après la fécondation ; la femelle vit sédentaire sur les feuilles de la plante qui la nourrit, et dans laquelle elle implante son suçoir afin d’en puiser les sucs; elle donne naissance à de jeunes
- insectes qui se répandent bientôt sur le végétal où les femelles se fixent à leur tour.
- Le savant naturaliste Latreille, un des fondateurs de l’entomologie , les décrit ainsi : « Si on observe les femelles au printemps, on voit que leur corps acquiert peu à peu un grand volume, et qu’il finit par ressembler à une galle, tantôt sphérique, tantôt en forme de rein, de bateau, etc. La peau des unes est unie et très lisse; celle des autres offre des incisions ou des vestiges de segments ; c'est dans cet état que les femelles s’accouplent et qu’elles pondent bientôt après leurs œufs, dont le nombre est très considérable. Elles les font passer entre la peau de leur ventre et un duvet cotonneux qui revêt intérieurement la place qu’elles occupent.
- « Leur corps se dessèche ensuite et devient une coque solide qui recouvre ces œufs. D’autres femelles les enveloppent d’une matière cotonneuse et très abondante qui les garantit. Celles qui sont sphériques leur forment de leur corps une espèce de boîte ».
- Cette famille est peu nombreuse ; elle se réduit presque au seul genre cochenille (eoecus), divisé en deux sections : les « cochenilles » proprement dites et les « kermès ».
- On récolte les cochenilles sur les cactus à l’âge de deux mois, époque à laquelle elles ont acquis tout leur développement; elles sont étouffées au four ou à l’eau bouillante et séchées au soleil; leur surface se ride et elles deviennent légères.
- La cochenille contient une matière colorante que MM. Pelletier et Caventon ont appelée carminé. Cette matière colorante se rencontre également dans un autre insecte du même genre appelé kermès, vivant sur une espèce de chêne portant son nom et qui croît dans l’Europe méridionale, l’Afrique, etc. Une variété se rencontre en Pologne. Diverses espèces de figuiers répandus dans l’Inde laissent exsuder, par suite de la piqûre d’un insecte analogue, une gomme qu’il colore en rouge brun et qui est importée en Europe sous le nom de laque.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En bâton, cette matière contient encore de la carminé. La cochenille, étant d’un prix assez élevé, est souvent falsifiée ; quelquefois on en extrait une partie de la matière colorante au moyen de l’eau bouillante, puis on la fait sécher de nouveau pour la. livrer au commerce. D’autres fois, on la charge d’humidité, on l’enduit de talc ou de céruse pour en augmenter le poids ; enfin on va jusqu’à mouler des pâtes colorées par des extraits de campêche, de manière à présenter la forme et l’apparence de la cochenille.
- BIBLIOGRAPHIE
- COURS DE TISSAGE professé à la Société industrielle d’Amiens, par Edouard Gand, trois gros volumes grand in-80, avec planches, tableaux et nombreuses figures dans le texte. — Prix de chaque volume : 20 fr.
- Tome 1er. — Textiles de convention ; principe fondamental de la confection des étoffes à fils rectilignes. — Armures fondamentales. —Étude de la toile; étude du batavia.—Etude du sergé et de la serge. — Dérivés de ces armures; étude et procédé de construction des satins réguliers et irréguliers. — Art de décomposer les tissus. — Mise en carte des tissus analysés. — Définition analytique des termes. — Etude du métier à lames. — Etude des divers remettages. — Remettage suivi, à pointe, a pointe et retour.—Remettage sauté, amalgamé, interrompu, à plusieurs corps. — Remettage combiné ou à paquets. — Remettage sinueux. — Etude des satins à large module. — Armures-tissu , armures-dessin , mosaïques. — Armures par permutation chiffrée.— Armures par substitution de cadence. —Elude complète de la mécanique Jacquard et des empoutages les plus usités. — Tableaux articulés. — Etude. des dessins complexes, doubles, triples, piqués, matelassés, plissés et gazés. — Montage d’un métier avec Jacquard.
- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique.— Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après tissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur mé
- tier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages — Description du transpositear. — Etude théorique du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Étude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
- Tome III. — Comprend les 25 leçons de 3e année. Ces leçons ont trait : — aux divers systèmes de lisages ; — aux empoutages compliqués (suite des dernières leçons de première année;; — à la composition des esquisses pour, le tissage artistique ; — à la mise en carte; — aux tapis ; — aux cannelés ; — aux tissus es-poulinés (battants brocheurs divers) ; — aux rubans et galons ; — aux éléments de la bonneterie (suite des leçons de seconde année sur ce sujet); aux divers textiles ; — aux diverses préparations antérieures au tissage.
- Un appendice fait connaître les découvertes récentes sur l’art de fabriquer les étoffes.
- Envoi franco contre mandat-poste. — Adresser les demandes au bureau du journal.
- TROIS MÉDAILLES : BRONZE ET ARGENT
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- PLUS d Rucrassements
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- PREMIÈRE MARQUE DES HUILES NEUTRES
- pour CYLINDRES et TIROIRS Recommandées par les premières maisons de construction.
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- Envoi franco des tarifs et bidons d’essai.
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- Liquidation de la Cie Gle de la Teinturerie et Apprêts {système André Lyon).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Avril 5884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- PRÉPARATIO'T D’UNE CUVE DE PASTEL.
- EMPLOI DE L’ÉLECTRICITÉ POUR L'IMPRESSION DES TISSUS.
- FALSIFICATION DE LA TEINTURE D'ANILINE.
- IMPRESSION DE L’INDIGO ARTIFICIEL.
- BREVETS D’INVENTION.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPRÊT DES CHAINES ET DES TISSUS Par M. Chaudet.
- M. Chaudet remplace, dans l’encollage des chaînes, les savons ordinaires, suifs, graisses ou huiles, par des savonules riciniques à base de potasse ou de soude; les sels métalliques et terreux, par des sulfites neutres de potasse ou de soude; cette substitution a pour objet d’éviter la formation, par double décomposition, de savons insolubles donnant aux fils et aux tissus un toucher sec et dur.
- Les sulfites neutres de soude ou de potasse blanchissent par réduction les fécules et farines et empêchent toute fermentation. En outre, les sulfites et les savonules riciniques de potasse, étant hygrométriques, conservent aux étoffes le moelleux convenable.
- Le « lissage » des laines peignées avant la filature est grandement facilité par l’emploi des mêmes savonules riciniques (de soude ou de potasse); le peigné traité dans ces conditions acquiert un glacé qui améliore l’aspect du fil.
- MACHINE A DÉCORTIQUER LA RAMIE Par M. Favier.
- On a indiqué ici même le principe de la machine antérieurement brevetée par M. Favier pour diviser les tiges de ramie, les fendre et les aplatir avant de les soumettre à l’action des cylindres lamineurs. Les perfectionnements spécifiés dans le nouveau brevet portent sur le mode d’introduction des tiges dans la « gueule » de la machine à décortiquer et sur la structure même de cette gueule. .
- Au lieu d’être obligé de guider et de pousser la tige, l’ouvrier n'a qu’à la présenter à une paire de galets lisses. tournant en sens contraire dans le même plan vertical. La ligne tangente des galets , mus par engrenages (d’une façon comparable à la commande des galets, dans les pots tournants pour machines préparatoires de filature), forme le centre d'une « proue » en avant de laquelle est fixé un couteau vertical ; la proue est constituée, comme dans le système primitif, par deux surfaces gauches qui développent les rubans fendus par la lame coupante et les présentent à plat aux cylindres lamineurs, destinés à détachei les fibres de l’écorce. Toutefois cette proue diffère de l’entonnoir ancien en ce que la partie supérieure est reliée à la partie inférieure par une charnière, en avant, et par deux ressorts, en arrière, de manière à se prêter au passage de rùbans de différentes grosseurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PROCÉDÉS DIVERS
- Brun fauve pour coton filé
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez bain contenant :
- 5 kil. de sumac ;
- 10 kil. de cachou ;
- 750 gr. de pierre bleue.
- Mettez le coton et manœuvrez pendant deux heures à 950 C.
- Enlevez et mettez dans un autre bain contenant :
- 2 kil. 500 de chrome ;
- 500 gr. de cendre de soude.
- Faites faire 7 tours à chaud.
- Enlevez et mettez dans un vieux bain de cachou.
- Manœuvrez pendant 30 minutes.
- Enlevez et mettez dans un bain de chrome ; faites faire 5 à 7 tours.
- Enlevez, tordez et mettez dans un bain contenant :
- 3 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. 250 d’alun ;
- 500 gr. de pierre bleue ;
- 4 kil. d’extrait de campêche ;
- 2 kil. 500 d’extrait de fustet.
- Manœuvrez pour obtenir la nuance désirée et finissez.
- Vert bouteille pour coton filé
- Pour 50 kil. de coton.
- Mettez la veille dans un bain contenant : 10 kil. de sumac.
- Le lendemain, enlevez, tordez et mettez dans un bain contenant :
- 2 kil. 500 de nitrate de fer.
- Faites faire de 6 à 8 tours.
- Lavez bien et remettez dans le bain de sumac à froid.
- Enlevez et tordez.
- Préparez bain contenant : 187 gr. de vert méthyl ;
- 62 gr. d’alun.
- Mettez le coton dans le bain tiède et augmentez la température à 750 C.
- Tournez jusqu’à la nuance désirée, et finissez.
- Chocolat pour coton filé
- Pour 50 kil. de coton.
- Mettez la veille dans un bain contenant : 12 kil. 500 de sumac.
- Le lendemain, enlevez, tordez et mettez dans un bain contenant :
- 125 gr. de couperose ;
- 500 gr. de vitriol bleu ;
- 2 kil. d’alun.
- Manœuvrez pendant 15 minutes et mettez dans un bain de teinture contenant :
- 12 kil. 500 d’hypernique.
- Commencez à froid et augmentez graduellement la température à 75oC.
- Tournez pour obtenir la nuance désirée, et finissez.
- Cerise pour soie torse
- Pour 25 kil. de soie.
- Lavez bien avec du savon, et mettez dans un bain de teinture contenant :
- 500 gr. de rouge d’Archil ;
- 4 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’acide sulfurique.
- Faites faire de 6 à 8 tours.
- Lavez et finissez.
- Vert clair pour soie torse
- Pour 25 kil. de soie.
- Lavez bien avec du savon.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. 500 d’extrait d’indigo ;
- 15 gr. d’acide picrique ;
- 1 kil. d'acide sulfurique.
- Mettez la soie.
- Faites faire de 6 à 8 tours .
- Lavez et finissez.
- Orange pour soie torse
- Pour 25 kil. de soie.
- Lavez bien avec du savon.
- Préparez un bain contenant :
- 187 gr. d’orange ;
- 500 gr. d’acide sulfurique.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Mettez la soie.
- Faites faire de 6 à 8 tours.
- Lavez et finissez.
- PRÉPARATION d une CUVE de PASTEL
- Le pastel est une plante cultivée dens le nord et le sud de la France, et qui fournit une teinture bleue semblable à l’indigo.
- Le pastel est employé frais ou en coques , c’est-à-dire en boules ou en tablettes ; ces coques sont faites avec les feuilles de la plante, réduites en pâte après avoir subi une fermentation putride.
- Pour être employées, les coques doivent être solides, lourdes, et émettre une odeur passablement ammoniacale. Toutes celles d’une couleur grisâtre, bleuâtre, ou inodores, doivent être rejetées.
- Dans les localités où elle est cultivée, on se sert de la plante fraîche tout entière ; mais, outre qu’elle encroûte le fond de la cuve, elle l’encombre d’une quantité de matière inutile.
- Pour employer les coques, on les broie et on les trempe dans de l’eau chaude, et lorsque le tout s’épaissit, il est prêt à être employé et produit dans la cuve une fermentation énergique, soit pour une cuve neuve ou pour rafraîchir une ancienne cuve.
- Pour préparer une cuve de pastel, l’eau doit être chauffée à 70, 75 ou 800 C. On y met alors la quantité de pastel jugée nécessaire, et on le remue bien ; après l’avoir bien remué deux ou trois fois et qlorsue la fermentation commence, on y ajoute du son et de la garance, ainsi qu’une petite quantité de chaux et d’indigo en poudre.
- Pour préparer une cuve neuve, on peut se baser sur les proportions suivantes :
- 1,000 litres d’eau ;
- 35 kil. de pastel ;
- 10 kil. de son ;
- 3 kil. de garance ;
- 3 kil. d’indigo ;
- Et 1 kil. à 1 kil. 200 de chaux.
- L’eau étant chauffée à 800 C., on y met le pastel, on le remue pendant 30 minutes, on couvre alors la cuve et on le laisse pendant 3 ou 4 heures, pour ensuite le remuer de nouveau.
- Le bain paraît généralement alors d’une couleur gris sombre, un peu verdâtre ; il n’y a pas encore de mouvement perceptible, mais il émet une odeur très caractéristique. C’est une odeur ammoniacale causée par la fermentation du pastel , jointe à une odeur comme de bain frais qui, réunie aux odeurs chaudes et humides du bain , affecte l’odorat d’une manière sensible.
- En plongeant le rateau dans le bain, on voit les ingrédients se rouler au fond et les parties insolubles se mouvoir en tout sens. Presque toujours on voit se former alors sur la surface quelques rayons bleus qui bientôt descendent au fond. Il se forme ensuite une mousse grise et rose qui ne tarde pas non plus à disparaître. Le bain n’est pas encore homogène, mais les éléments de la fermentation existent et se développent rapidement.
- Presque toujours on peut ajouter alors la qnantité nécessaire de son et de garance, en remuant le bain pendant à peu près la moitié du temps, c’est-à-dire environ 15 minutes, la durée de cette opération devant être chaque fois d’une demi- heure, et on recouvre de nouveau la cuve pendant 3 ou 4 heures.
- En découvrant la cuve pour remuer la troisième fois, il est rare qu’il ne se trouve pas une petite frange de mousse autour de l’intérieur de la cuve, et quelques bulles d’air sur la surface, toute la surface est également couverte d’une espèce d’écume d’apparence grasse ; en y plongeant le rateau, le bain se met en mouvement.» et lorsque la lame du rateau touche le fond un mouvement général commence.
- Un point essentiel pour toutes les cuves préparées à chaud est d’éviter tout changement brusque dans la température ; la meil-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- eure température est de 55 à 60o C. et doit toujours être maintenue pendant toute l’opération.
- Vers le soir, on doit y mettre de l’indigo, une nouvelle quantité de potasse ou de soude et un peu de son.
- Si le préparateur tient bien compte des bases nécessaires, il ne tardera pas à reconnaître, d’une manière infaillible, la marche à suivre pour bien préparer sa cuve. Il n'y a rien de difficile, mais la manière d’opérer, la capacité de la cuve, l’état atmosphérique ont chacun leur influence sur le résultat.
- Il est donc impossible de donner des formules positives, mais seulement quelques observations .qui peuvent guider l’opérateur.
- EMPLOI DE L’ÉLECTRICITÉ
- POUR L’IMPRESSION DES TISSUS 04
- Le professeur Koppelsroeder vient d'inven--ter un système d’impression sur tissus dans lequel le courant électrique prend une place importante.
- Le tissu est en premier lieu saturé d’une solution aqueuse de noir d’aniline, et est ensuite tendu sur un disque en métal qui est posé sur un non-conducteur. Le tissu est alors recou-vert d’un autre disque en métal dans lequel est entaillé le dessin ; un courant électrique est envoyé entre les deux disques, et le dessin va se trouver imprimé en noir sur le tissu.
- On peut empêcher le noir de rayonner, en ajoutant à la couleur un peu de gomme adra-gante, de gélatine ou d’amidon.
- FALSIFICATION
- DE LA TEINTURE D’ANILINE
- Un échantillon de teinture magenta, acheté dans une maison anglaise, ayant été trouvé contenir des matières insolubles, M. Draper lui a fait subir un examen minutieux et are-
- connu que, mêlé avec les cristaux caractéristiques du chlorure de rosaniline, il y avait une grande quantité de petits cubes d’une couleur plus foncée.
- En poussant plus loin l’examen, il a reconnu que ces petits cubes étaient du sucre recouvert de roséine. Sur beaucoup, la couche était si mince, qu’elle pouvait être facilement enlevée en frottant les cristaux entre les doigts.
- Comme ces cristaux étaient facilement reconnaissables, il les a enlevés un à un sur 10 gr. d’échantillon, et a trouvé qu’il n’y en avait pas moins de 75 0[0.
- Dix autres grammes de l’échantillon, évaporés dans de l’alcool absolu, ont laissé un résidu de sucre égal à 59.5 0[0. — The dyer and calico Printer.
- IMPRESSION DE L’INDIGO NATUREL
- NOTE
- présentée à la Société industrielle de Mulhouse Par M. Robert Bourcart.
- Ce genre d’impression, tel qu’il est pratiqué dans la fabrique de MM. Schlieper et Baum, à Elberfeld, m’a été fort obligeamment 'communiqué par M. Adolphe Schlieper, qui a fait imprimer plusieurs pièces sous mes yeux, et m’a donné toutes les indications qui suivent avec l’autorisation de les communiquer à la Société industrielle de Mulhouse.
- L’impression de l’indigo naturel est connue de longue date, et beaucoup de fabriques emploient le procédé que l’on trouve décrit dans le procédé de Persoz et qui consiste à précipiter l’indigo blanc par le sel d’étain et à l’imprimer en pâte acide. La combinaison d’indigo blanc et de chlorure stanneux se décompose si on suspend les pièces en l’air, et l’indigo se fixe sur la fibre. Toutefois, on n’obtient par ce moyen que des bleus clairs, des bleus de ciel, tandis que les bleus foncés, tels que les donne la teinture, ne peuvent être préparés ainsi.
- L’indigo artificiel, produit au moyen de l’a-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- cide orthonitrophénylpropiolique , que l’on nomme dans le commerce acide propiolique, est beaucoup trop cher; il ne peut être employé que pour de petits dessins, et, même, si son prix n’était pas un obstacle, on ne pourrait pas arriver facilement à un bleu très foncé. De plus, lorsqu’il est imprimé en dessins un peu chargés, l’odeur'repoussante du xanthate de soude, avec lequel on le fixe sur le tissu, reparaît toujours, malgré les lavages les plus énergiques et les plus répétés.
- Le procédé de MM. Schlieper et Baum permet d’imprimer une couleur bleue au moyen de l’indigo naturel. Cette couleur peut être faite aussi foncée ou aussi claire que l’on veut ; elle est identique au bleu teint, dit bleu de cuve, comme nuance , et coûte moins cher pour la même intensité ; il a donc un grand avenir devant lui.
- Les détails qui suivent sont tous indispensables pour faire une bonne couleur ; ils doivent être suivis à la lettre, car la moindre faute fait manquer l’opération, tandis que si l’on travaille avec exactitude l’on obtient un bleu très régulier et très beau.
- Tout d’abord, il faut une installation spéciale. Construisez un petit atelier pour imprimer le bleu, avec une ou deux machines, en-tourez-le de cloisons pour éviter les courants d’air, chauffez-le en hiver comme un appartement.
- Chaque machine sera accompagnée d’une caisse à vaporiser et d’une petite machine pour sécher le tissu préparé avant de l’imprimer. Elle sera, en outre, munie d’un appareil à sécher spécial avec soufflerie d'air chaud système Roots. Les portes de l’atelier seront à guillotine pour éviter tout déplacement d’air.
- Le principe du procédé Schlieper et Baum est le suivant :
- Le glucose en présence des alcalis est un réducteur énergique, surtout à chaud, et, au contact de la vapeur d’eau à 100oC. le réducteur agissant sur de l’indigo finement broyé, le transforme en indigo blanc, lequel est dis
- sous par l’alcali en présence et immédiatement fixé sur la fibre végétale, qui jouit d’une affinité particulière pour l'indigo réduit. L’eau n’enlève alors plus l’indigo, le coton s’est teint de la même manière qu’un écheveau de laine ou de soie, que l’on plongerait dans une dissolution de couleurs d’aniline.
- On enlève ensuite par des lavages le glucose et la soude, et bientôt, au contact de l’air le bleu se développe, il s’oxyde de nouveau et résiste alors parfaitement à tous les savonnages, aux acides, aux alcalis et à la lumière; cette dernière cependant fait pâlir l'indigo à la longue.
- Pour imprimer l’indigo, on fait une couleur très épaisse, contenant de la soude caustique très concentrée, de l’indigo à l’état de pâte, c’est-à-dire très finement broyé avec de l’eau et de l'épaississant (mélange d’amidon de maïs grillé et d’amidon de maïs). Cette couleur doit être extrêmement épaisse, elle ne doit pas imbiber le tissu lorsqu’on l’imprime, elle doit simplement être déposée à la surface. Le tissu est imbibé d’une dissolution de glucose, puis soigneusement séché ; de la sorte, la couleur alcaline et le glucose se trouvent « superposés », mais non mélangés après l’impuession.
- Pour sécher les pièces, il faut user de la plus extrême prudence, les sécher très doucement, avec de l'air chaud, autant que possible, et ne pas les laisser en contact avec des plaques ou des cylindres chauds, sans cela la soude détruit l’indigo avant que la réduction ne se fasse. Il faut aussi constamment vérifier si la pièce séchée contient encore une trace d’humidité, si elle est tout à fait sèche ou si elle a été trop chauffée un seul instant, la couleur s’affaiblit sensiblement.
- La température du séchage ne doit jamais dépasser 75° C. On vaporise ensuite immédiatement, pendant vingt secondes environ, dans une petite caisse spéciale, placée derrière la machine, et l’on a soin que la pièce soit plongé e dans une atmosphère de vapeur pure complètement privée d’air. La soude attire alors de l’eau, pénètre le tissu préparé en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- glucose et réduit l’indigo que la fibre absorbe immédiatement.
- Les pièces doivent sortir du vaporisage brunes et avoir une couleur foncée tirant sur l’olive ; si elles sont jaunes, c’est que l’on a trop séché avant le vaporisage, et l’on n’aura plus alors qu'un bleu beaucoup plus clair.
- Après le vaporisage, on lave les pièces immédiatement et avec des précautions spéciales à grande eau, on enlève ainsi la soude et le glucose. Il reste cependant encore dans le tissu une trace de soude, qui fait que le bleu s’oxyde très rapidement à l’air ; on lave de nouveau et on sèche. Pendant le séchage, le bleu achève de s’oxyder. Pour l’aviver on le traite, au bouillant, avec une solution faible de soude caustique, qui remplace le savon avec avantage.
- DESCRIPTION
- Détaillée du procédé pour l’impression de l’indigo vapeur, telle qu’elle est pratiquée par MM. Schlieper et Baum, à Elberfeld.
- I. Indigo seul.
- II. Indigo sur rouge turc.
- III. Indigo sur mordant pour rouge.
- IV. Réserves sous indigo vapeur, dessins à deux rouleaux et demi-réserves.
- CHAPITRE PREMIER
- Indigo seul.
- Préparation de la couleur à imprimer.
- COULEUR MÈRE
- Recette :
- 25. — kilos indigo.
- 100 — » eau
- 50 — litres soude, 70 Twaddle.
- 58.53 kilos soude caustique solide à 90° 0|0. Quantité suffisante pour transformer les 100 kil. eau en lessive de densité 1.35 et en même temps les 3.75 litres eau qui servent pour préparer la couleur d’impression.
- On broie dans un moulin à indigo 25 kilos d’indigo titré à 70 0[0 au moyen de mélange avec 50 à 70 parties d’eau ; les meilleures qualités sont celles qui sont tendres, celui de
- Java est le meilleur de tous, il coûte 20 francs le kilo.
- Lorsque l’indigo est broyé, ce qui a lieu au bout de deux jours, on ajoute assez d’eau pour parfaire 100 kilos d’eau, en employant celle-ci pour rincer le moulin, puis on met ces 125 kil. dans une balance ayant d’un côté des poids et de l’autre un réservoir en fer suspendu au milieu d’une auge vide. Cette auge pourra être, au besoin, remplie d’eau froide ou tiède, puis on ajoute de la soude caustique liquide à 70° Twaddle, et en une fois 58,53 kilos de soude caustique solide, brisée en morceaux, variant de grosseur, depuis celle du poing à célle d’une noix. Ensuite on remue avec une spatule en fer, et on a soin que la température ne dépasse pas 400 c. Si le mélange s’échauffe, on fait arriver de l'eau froide dans la cuve, et pour terminer, on remplit la cuve d’eau tiède à 40° c. Ensuite on enferme cette couleur mère dans des boîtes en fonte de 25 kilos environ, dont le couvercle s’ajuste dans une gouttière circulaire, contenant de l’eau destinée à empêcher l’accès de l’air, lequel contient de l’acide carbonique qui, se combinant à la soude, donnerait des cristaux. On conserve aussi la couleur d’impression dans ces boîtes.
- MM. Schlieper et Baum font 250 kilos de couleur mère à la fois ; le vase où on fait ce mélange est donc très grand, on l’accroche à une grande balance en fer, et il est suspendu dans une cuve en bois, faite avec des douves de tonneau.
- COULEUR D’IMPRESSION
- Recette :
- 3,000 gr. pâle british gum (amidon grillé clair);
- 1,500 » amidon de maïs ; 3,750 » eau;
- 19,000 » soude caustiq. 70 Twaddle ; 27,000 » couleur mère.
- Total. 54,000 gr.
- soit par kil. de couleur 55 gr. b. gum et 27 gr. amidon de maïs.
- Remarque. — La couleur doit être telle que
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- la soude caustique qu'elle contient, rapportée à la masse totale de la couleur, se trouve au titre de 65 à 70» Twaddle, ces deux limites ne doivent pas être dépassées, ni en plus, ni en moins. La soude à 700 Twaddle (Na O), de poids spécifique 1,350, représente 440 gr. soude caustique du commerce au litre ou 24,9 0[0 de soude anhydre.
- Pour faire la couleur d’impression, on mélange 3 kilos pâle british gum (amidon grillé clair moitié soluble à Veau), avec 1,5 kilos d’amidon de maïs et 3,750 kilos d’eau froide, dans une chaudière plongeant dans un bain d’eau froide, ensuite un demi-litre soude caustique 703 Twaddle (dens. 1,35), et l’on remue à la main pendant 10 minutes avec une spatule en bois, ensuite on ajoute de nouveau un demi-litre et on continue ainsi très lentement. Comme il est inutile de remuer tout le temps, un homme peut faire trois couleurs à la fois. Enfin on ajoute la couleur mère. La quantité de soude pour une couleur très foncée sera, par exemple, 19 kilos, et celle de couleur mère 27 kilos. On pourra varier ces proportions suivant l’intensité de bleu voulu et mettre plus ou moins de couleur mère, mais il faudra toujours que la somme de la soude 70° Twaddle et de la couleur mère soit égale à 46 kilos.
- La couleur avec 18 kilos de couleur mère est encore très foncée et coûte 2 fr. 75 par pièce de 60 mètres, l’épaississant par pièce est compté à 40 centimes. La couleur avec 33 kilos de couleur mère est presque noire. On nomme les couleurs, en leur donnant un numéro indiquant la quantité de couleur mère contenue dans 54 kilos de couleur d’impression.
- Lorsque toute la soude, ainsi que la couleur mère, sont ajoutées à l’épaississant, ce qui prend environ 2 heures, on chauffe vivement le mélange au bain-marie jusqu’à 70’ c., en remuant bien, pour le rendre plus homogène, puis on le refroidit subitement au bain d’eau froide. Ensuite, on met la couleur dans les pots en fer à fermeture hydraulique précédemment
- décrits. Avant de l’imprimer, on la passe à travers des tamis par pression hydraulique, ou à travers des sacs, entre deux tiges de bois. Elle doit toujours être « extrêmement épaisse », ce qui ne l’empêche pas de s’imprimer bien, car elle est très douce. Lorsqu’on la chauffe un peu, elle devient plus liquide et plus onctueuse ; on obtient aussi ce résultat en la malaxant avec une spatule. Cette couleur se conserve plusieurs mois, mais il faut la chauffer très doucement alors et la malaxer activement avant de s’en servir; elle doit être imprimée légèrement tiède, et il faut tiédir les rouleaux et les châssis en hiver avant de s’en servir.
- Préparation des tissus en glucose.
- Solution de glucose 7,5 à 80 Bé.
- Le tissu doit être passé dans une solution de glucose au moyen de la machine à foularder; la solution de 7,5 à 8° Bé contient 250 gr. au litre d’eau. Il faut avoir soin de faire faire au tissu plusieurs allées et venues sur des roulettes, dans la liqueur, avant d’exprimer, et pour les tissus teints en rouge, surtout, il faudra prendre garde de les imbiber complètement. On emploie pour cela une solution chaude de glucose, car ces tissus se mouillent très difficilement. Il faut ensuite sécher soigneusement et enrouler. En préparant, il faut faire attention que des fils ne restent pas collés à la pièce, car on aurait de la peine à les enlever ensuite avec la brosse.
- Le tissu devra être séché encore une fois avant l’impression, car le glucose est hygros-copique et il faut que la pièce, quand on l’imprime, soit très sèche et même un peu tiède.
- Impression de la couleur.
- La couleur à imprimer est très épaisse, et il faut que l’imprimeur la remue sans cesse avec sa palette; le tissu imprimé monte le long d’une plaque de vapeur tiède, qui va jusqu’au plafond; il quitte son doubiier à quelques centimètres du rouleau, et rase à même la plaque.
- Le sac et le doubiier se sèchent derrière la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- machine en passant derrière des plaques chaudes ; mais la pièce, en arrivant au haut de la salle, subit un séchage particulier.
- Dans la salle, à côté, se trouve une machine à souffler de l’air chaud, c’est la machine de Roots ; celle-ci envoie de l’air à 75°C. dans un tube de la grosseur d’un tuyau de poêle ordinaire. Dans le haut de la salle, sous le plafond, se trouve une triple boîte, un peu plus large que la pièce et longue de 8 mètres. Le tissu fait trois fois le chemin, descendant chaque fois d’une boîte à l’autre, et 1 air chaud l’accompagne, puis il sort et vient se déposer en plis sur une table bordée de planches. C’est là que l’ouvrier doit constamment essayer avec la main quel est le degré de sécheresse de la couleur et ralentir ou activer la marche de sa pièce, suivant la rapidité du séchage. Pour le bleu seul, on sèche de telle façon que le toucher soit encore légèrement humide et collant ; pour le bleu sur rouge turc, par contre, il faut sécher plus, le toucher doit être plus sec. Même recommandation pour le bleu avec réserves de soufre, afin qu’il n’y ait pas coulage de bleu dans la réserve.
- Vaporisage.
- Il faut vaporiser le tissu froid, car s’il est chaud, il ne condense pas assez d'humidité dans la cuve; il faut le vaporiser immédiatement après l’impression. La boîte à vaporiser est en bois ; elle a 1 mètre et demi de haut, sans compter la base, qui est en fer et contient de l’eau au-dessus de laquelle sont deux ou trois tamis. La boîte est surmontée d’une plaque à vapeur qui la dépasse de 25 centimètres de chaque côté, et la vapeur, après avoir passé dans cette plaque, descend dans la cuve au-dessous et arrive dans l'eau; en chemin, elle reçoit de chaque côté la vapeur de deux tuyaux placés à l’entrée et à la sortie de la pièce. Ces tuyaux sont placés de telle sorte que la pièce, immédiatement avant son entrée et de suite après sa sortie, passe dessus, et ils la protègent contre l’humidité de la vapeur qui se condense à l’air en sortant de
- la caisse. La plaque de vapeur au-dessus doit aussi dépasser passablement (25 cent.) l’entrée et la sortie, pour arriver au même but. La pièce, soit en entrant, soit en sortant, suit une pente raide, pour se soustraire à la vapeur humide; celle-ci, sortant par les côtés, monte par une trémie en toile et sort par une ouverture dans le toit. Pour que la vapeur qui se condense ne risque pas de tomber sur les pièces, il y a d’autres toiles mouillées sous les premières, qui aboutissent dans une gouttière horizontale où les autres arrivent aussi. Dans la boîte à vapeur sont des roulettes en haut et en bas, la pièce monte et descend et y reste 20 secondes, puis sort et descend dans une caisse.
- « Toute cette installation est placée dans « un atelier à part, vitré tout autour, afin d’é-« viter les courants d’air, et les portes sont à a guillotine. On y trouve deux machines à im-« primer, produisant 25,000 pièces de 60 mè-« très par an, surtout des unis pour enlevages « à l’albumine et au chromate neutre de po-« tasse. »
- Lavage.
- Une fois les pièces vaporisées, on les transporte à l’atelier de lavage, de l’autre côté de la cloison vitrée ; là, elles passent d’abord par une grande cuve à roulette qu’elles mettent deux minutes à traverser ; pendant qu’elles y passent, cinq grandes bouches à eau déversent de l’eau sur la surface du tissu; il y a ainsi cinq caisses garnies de roulettes en haut et en bas. Entre ces caisses, des rouleaux exprimeurs font avancer la pièce qui passe ainsi de l’une à l’autre. La cuve a 7 mètres de long et lm.20 de haut. Les 910 de l’alcali sont ainsi lavés, et ce qui reste ne peut nuire à l’oxydation du bleu, vu que la pièce avance de suite à la machine à laver. On enlèverait plus d’alcali, s’il y avait des agitateurs cylindriques garnis de baguettes pour donner une ondulation à la pièce, comme cela a lieu dans la machine à savonnage ouvert continu.
- Quoi qu’il en soit, au bout de la grande cuve à roulettes, les pièces sont exprimées par les
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- deux derniers rouleaux exprimeurs pour que l’eau n’empêche pas l’action oxydante de l’air; puis passent sur cinq cylindres à baguettes au plafond, qui ont pour mission de l’agiter à l’air, et ensuite tombent simplement sur des dalles. Lorsqu’il y a ainsi 30 mètres de passés, on met en communication avec une machine à laver ordinaire. La pièce passe à travers plusieurs anneaux en porcelaine, puis se lave successivement dans deux machines à laver de grandeur moyenne (pour cinq pièces). Ensuite on sèche sur le tambour, où le bleu achève de s’oxyder. Il n’est pas encore vif ; pour l’aviver, on le passe dans une solution bouillante faite pour 1,000 litres d’eau de 5 litres de soude caustique à 30° Bé. La couleur devient vive, car la soude enlève une matière colorante brune ; en outre, la soude enlève moins de bleu que le savon et coûte moins cher. Ensuite on sèche de nouveau, et la pièce est terminée.
- Le bleu 27 est la couleur ordinaire et revient à 3 fr. 75 par pièce de 60 mètres, tandis que le bleu teint, de même intensité, coûte 4 fr. 35. Ce bleu se prête à l’article enlevage; mais, pour les unis, afin d’avoir un ton tout à fait égal, il vaut mieux imprimer deux fois une couleur moitié plus claire, ce qui force à répéter deux fois toutes les opérations, y compris la préparation en glucose.
- CHAPITRE II
- Indigo sur rouge turc.
- Ce procédé est basé sur ce que, par des opérations convenables, l’alcali de l’indigo détruit le rouge turc. Mais pour cela il faut des passages acides, auxquels tous les rouges turcs ne sauraient résister. Je décrirai plus loin le procédé très simple pour faire ce rougs. Pour imprimer le bleu, les pièces rouges sont préparées, comme les pièces blanches, avec une solution de glucose très chaude, et en les faisant passer et repasser plusieurs fois sur les roulettes avant de les exprimer ; ainsi on réussit à mouiller complètement le tissu. On doit sécher les pièces, après impression, plus
- que pour le bleu sur blanc, afin que l’alcali ait toute sa puissance; il faut cependant que l’on puisse sentir une infiniment légère trace d’humidité dans le tissu. Ensuite on lave à la cuve à roulettes et on sèche au tambour, comme précédemment. Puis on passe dans une autre cuve à roulettes, qui se trouve dans l’atelier de teinture.
- Celle-ci a trois cuves : la première contient de l’acide sulfurique à 7o Bé ; le tissu y passe en sept ou quatorze secondes, suivant la nuance voulue ; la première nuance est bleu violacé foncé, la seconde bleu pur un peu plus clair; le rouge résiste parfaitement. La seconde cuve est plus grande et contient de l’eau pour laver l’acide ; enfin la troisième, plus pe tite, contient une lessive à 2 Bé de carbonate de soude. On en sent à peine l’alcalinité. Cette dernière cuve est très petite ; elle a deux roulettes en haut et deux en bas ; celle du milieu six et six et la première trois et trois. Entre les cuves sont des rouleaux exprimeurs pour passer de l’une à l’autre.
- La pièce est ensuite savonnée fortement à chaud avec du savon; ce dernier devient tout à fait violet, puis on lave et on sèche.
- (A suivre.)
- BREVETS D’INVENTION
- 155039. 23 avril; Société Perré et fils. — Emploi de matières propres au foulage des draps lisses ou nouveautés et de toutes étoffes susceptibles de subir cette opération.
- 155041. 23 avril ; Barette fils. — Modifications apportées dans l’opération du foulage et ayant pour but de faire disparaître les plissa ges, rayonnages et fripages des étoffes qui se présentent quelquefois dans cette opération.
- 155127. 26 avril ; Gibson jeune et Platt. — Perfectionnements dans les appareils pour savonner ou dégraisser et teindre les tissus.
- 155129. 26 avril; Tausin.--Teinture, apprêt et effets de broderies sur tissus pour rideaux.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- de MULHOUSE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 155195. 1er mai ; Chaudet.—Perfectionne-ment dans l’apprêt des chaînes et des tissus. 155320. 5 mai ; Malleval. — Perfectionnements à tous les métiers à tisser concernant le déroulement de la chaîne et l’enroulement du tissu pendant le tissage.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de Y Histoire chimique de la soie et de Y histoire de la teinture de la soie, par Ma-Rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est l’A rt de la teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la
- succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct :
- Le chapitre 1er est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture ; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouit, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d’é -tain.
- Avec le chapitre VH s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l’art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d'aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du tein-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- turier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
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- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisateur de tissu, par Edouard G and, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiens.
- L’une des grandes difficultés, pour les pra ticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont surtout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment inventé, et dont il offre aujourd'hui la description aux manufacturiers, aux dessinateurs, aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient : 1° Trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2° Dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont l'ua fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus
- curieux et de plus inattendu que les « armures-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt F « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N° 8. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Avril 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE BLA CHIMENT.
- FALSIFICATION DU TARTRE ÉvÉTIQUE.
- EMPLOI DE L’HUILE DE LIN POUR RENDRE LES TISSUS IMPERMÉABLES.
- LE CHLORURE DE MAGNÉSIUM ET SON EMPLOI DANS L’INDUSTRIE TRXTILE
- FALSIFICATION DE LA COCHENILPE.
- MORDANT DÉ TAIN.
- IMPRESSION DE L’INDIGO (uite et fin).
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE DES TISSUS EN PIÈCES
- Par la Société anonyme des teintures et apprêts de Tarare.'
- La teinture des étoffes en pièces donne lieu à des irrégularités, soit que le tissu soit immergé en une fois dans la cuve contenant la matière colorante, soit qu’il chemine progressivement. Dans le premier cas, la pénétration se fait inégalement en raison de la superposition des plis; dans le second, le bain s’épuise proportionnellement à la quantité d’étoffes introduites dans la cuve, et de cet appauvrissement résulte une insuffisance graduelle de teinture.
- La « Société anonyme des teintures et apprêts de Tarare » revendique un procédé destiné à amener d’une façon constante sur le passage de la pièce la quantité de liquide colorant que le tissu peut absorber ou entraîner, de telle sorte que toutes les parties de la pièce, venant au contact d’un liquide régulièrement renouvelé, reçoivent une teinte uniforme.
- Ce résultat s’obtient à l’aide d’une sorte de
- calandre munie de cylindres creux, chauffés intérieurement, garnis extérieurement en caoutchouc. L’étoffe, tendue sur la largeur, passe entre ces cylindres qui, d’autre part, sont constamment imbibés de liquide tinctorial au moyen d’une toile formant siphon et plongée dans un bac de teinture à niveau constant.
- TEINTURE, APPRÊTS ET EFFETS DE BRODERIES SUR TISSUS Par M. Tausin.
- M. Tausin commence par appliquer une teinture unie sur toutes étoffes transparentes employées pour rideaux, couvre-pieds, etc., soit sur mousselines, soit sur gazes, tulles, guipures, etc.
- Le tissu teint par les procédés ordinaires est apprêté, puis brodé mécaniquement, de manière à détacher en relief, tantôt en blanc, tantôt en couleur, les dessins obtenus sur fond uni ou déjà réalisés par les entrelacements du tissage.
- PROCÉDÉ POUR FAIRE DISPARAITRE DU LINGE LES TACHES DE ROUILLE
- Crème de tartre........... 50 parties.
- Bioxalate de potasse . 50 —
- Essence de romarin.. 1 —
- Réduisez en poudre et mêlez bien. Humec-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tez la tache, posez dessus une plaque d’étain très chaude et frottez avec la poudre mouillée.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Brun pour drap.
- Pour 9 kil. de drap :
- Faites bouillir dans un sac :
- 4 kil. de fustet;
- 500 gr. de sandal rouge ;
- 500 grammes de sumac.
- Mettez le drap et laissez bouillir pendant une heure.
- Refroidissez, puis foncez avec 170 gr. de vitriol vert.
- Manœuvrez bien et, lorsqu il sera devenu tout à fait froid, enlevez et lavez.
- Brun rougeâtre pour laine cardée.
- Pour 200 kil. de laine :
- Faites bouillir pendant une heure avec 4 kil. de chromate de potasse et 1 litre d’acide sulfurique.
- Le lendemain, teignez dans un bain à lOOoC. contenant :
- 100 kil. de sandal rouge et une décoction de 50 kil. de bois rouge.
- Mettez et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Ajoutez alors :
- 2 kil. de vitriol bleu;
- 1 kil. de vitriol vert ;
- Faites bouillir encore trente minutes, et laissez dans le bain pendant autant de temps.
- Olive foncé pour laine cardée.
- Pour 100 kil. de laine :
- Faites bouillir pendant une heure et demie dans un bain contenant :
- 20 kil. d’alun;
- 2 kil. de chromate de potasse;
- 2 kil. de bichlorure d’étain.
- Le lendemain, teignez dans un bain contenant :
- 10 kil. d’extrait de fustet;
- 10 kil d’aniline orange R.
- Faites bouillir pendant une heure.
- Ajoutez alors un demi-litre d'acide sulfurique et faites bouillir encore pendant quinze minutes.
- Enlevez et lavez.
- Olive clair pour laine angora.
- Pour 5 kil. :
- Mordancez pendant une heure, avec 160 gr. de chromate de potasse.
- Enlevez et préparez un bain contenant : 2 kil. 250 de fustet.
- Mettez et faites bouillir pendant trente minutes, ensuite ajoutez graduellement 20 gr. de solution de campêche.
- On peut foncer avec très peu de vitriol vert, mais avec précaution.
- Orange vif pour laine angora.
- Pour 5 kil. de laine :
- Mettez dans un bain à 100°C. contenant.
- 5 kil. de quercitron;
- 120 gr. de sel d’étain ;
- 64 gr. d’acide hydrochlorique;
- 320 gr. d’alun.
- Faites bouillir doucement pendant une heure et ajoutez :
- 240 gr. de cochenille;
- 30 gr. d’acide hydrochlorique.
- Enlevez et lavez.
- Marron pour coton cardé.
- Pour 100 kil. de coton :
- Mettez dans un bain composé de :
- 20 kil. de cachou ayant déjà servi;
- 2 kil. de vitriol bleu;
- 2 kil. d’alun.
- Laissez pendant deux heures.
- Enlevez et mettez pendant une heure dans un bain tiède contenant :
- 3 kil. de chromate de potasse.
- Enlevez, lavez et mettez dans un bain contenant :
- 10 kil. d’extrait de quercitron.
- Faites bouillir pendant une heure et ajoutez
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 2 kil. de vitriol vert, et laissez dans le bain encore deux heures.
- Enlevez et lavez avec du savon. Séchez.
- Jaune olive pour ccton cardé.
- Pour 100 kil. de coton :
- Préparez un bain contenant : 10 kil. de cachou ;
- 2 kil. d’extrait de bois rouge ;
- 2 kil. de vitriol bleu;
- 2 kil. d’alun.
- Teignez le coton dans ce bain.
- Le lendemain, préparez un bain chaud contenant :
- 2 kil. de chromate de potasse;
- 2 kil. d'alun.
- Mettez le coton et faites bouillir. Enlevez et teignez dans un bain contenant : 7 kil. 500 de quercitron.
- Mettez à la température de 40» C., laissez pendant deux heures et foncez avec 4 kil. de vitriol vert.
- Bleu foncé pour laine.
- Pour 50 kil. de laine.
- Faites bouillir pendant une heure et demie dans un mordant composé de :
- 7 kil. d’alun ;
- 2 kil. de chromate de potasse ;
- 2 kil. 500 d’acide oxalique ;
- 625 gr. de sel d’étain.
- Enlevez et laissez égoutter dans des paniers pendant 24 heures.
- Teignez dans un bain contenant :
- 42 kil. 500 de bois de Campêche ;
- 300 gr. d’acide sulfurique.
- Laissez refroidir dans le bain, enlevez et | lavez.
- Noir bon teint pour fils de chanvre.
- Pour 50 kil. de fils.
- Faites bouillir les fils pendant une heure et demie, et laissez dans le bain pendant 4 heures.
- Tordez et rangez sur des baguettes. Passez dans un bain chaud de campêche à 3o. Passez-
- le huit fois de suite, et laissez poser dans le bain pendant toute une nuit.
- Tordez et passez six fois à travers un bain chaud de chromate de potasse.
- Mettez ensuite dans de l’eau pure et lavez vivement. Séchez.
- Brun bon teint pour soie.
- Pour 5 kil. de soie.
- Lavez parfaitement la soie et mettez dans un bain contenant :
- 2 kil. 500 d’alun.
- Manœuvrez pendant 30 minutes et laissez dans le bain pendant 6 heures.
- Préparez un bain à 100 C. contenant :
- 2 kil. 500 de solution filtrée de cachou ;
- 1 kil. de décoction de bois rouge ;
- 500 gr. de fustet.
- Manœuvrez bien la soie dans le bain, et foncez à volonté avec du chromate de potasse.
- Enlevez et lavez.
- Noir pour drap double
- Pour 50 kil. de drap.
- Après avoir bien trempé le drap, mordancez pendant une heure et demie dans un bain contenant :
- 1 kil. 375 de chromate de potasse;
- 500 gr. de vitriol bleu ;
- 250 gr. d’acide sulfurique.
- Enlevez, égouttez et le lendemain teignez dans un bain contenant :
- 74 kil. de campêche ;
- 4 kil. de fustet ;
- 4 kil. de sumac.
- Mettez le drap, chauffez graduellement et faites bouillir doucement pendant 1 heure 45 minutes.
- Manœuvrez cinq fois.
- Enlevez et lavez dans de l’eau additionnée d’un peu d’esprit de sel ammoniac.
- Bleu pour laines
- Pour 45 kil.
- Faites bouillir dans un bain contenant :
- 8 kil. d’alun ;
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- 2 kil. 500 de tartre ;
- 750 gr. d’acide oxalique ;
- 375 gr. de chlorure d’étain ;
- 500 gr. de chromate de potasse.
- Enlevez et faites bouillir pendant 1 heure et demie dans un autre bain contenant : 18 kil. de campêche;
- 2 kil. d’esprit de sel ammoniac.
- Olive foncé pour coton cardé
- Pour 100 kil. de coton.
- Prenez un bain contenant : 20 kil. de cachou ;
- 3 kil. de vitriol bleu ;
- 3.kil. d’alun.
- Mettez le coton et faites bouillir pendant 2 heures.
- Enlevez et égouttez.
- Mettez dans un bain tiède contenant : 4 kil. de chromate de potasse ;
- 4 kil. de vitriol bleu.
- Laissez tremper pendant 1 heure, ensuite enlevez et lavez.
- Préparez un bain avec :
- 60 kil. de décoction de campêche ;
- 25 kil. d’extrait de quercitron.
- Mettez le coton et faites bouillir pendant deux heures.
- Ajoutez alors :
- 5 kil. de vitriol bleu ;
- 5 kil. de vitriol vert.
- Laissez dans le bain encore deux heures, ensuite lavez doucement avec du savon et séchez.
- Brun violet pour coton cardé.
- Pour 100 kil. de coton :
- Faites bouillir pendant deux heures dans un bain composé de : 25 kil. d’un vieux nain de cachou ;
- 2 kil. de vitriol bleu ;
- 4 kil. d’alun.
- Enlevez et égouttez.
- Mettez dans un bain tiède contenant :
- 5 kil. de sel d’étain ;
- 1 kil, de chromate de potasse,
- Laissez tremper pendant 1 heure.
- Si la nuance n’est pas suffisamment foncée, ajoutez une décoction de campêche.
- Lavez avec du savon et séchez.
- On peut aussi ajouter un peu de fuchsine jaunâtre afin de donner du brillant.
- NOUVEAU PROCÉDÉ de BLANCHIMENT
- Nouslisons dans The Dyer andCalieo Prin-ter quelques détails sur un nouveau procédé de blanchiment des fils, toiles, etc., dont nous donnons ici un résumé. Ce système inventé et breveté par M. J.-B. Thompson, de Londres, paraît destiné à jouir d’un grand succès.
- L’invention de M. Thompson consiste dans l’application du gaz acide carbonique comme acidulateur pour le blanchiment des tissus,etc. L’emploi du gaz se fait dans un récipient fermé hermétiquement.
- Il y a quelques semaines, une première expérience a eu lieu à la blanchisserie de M. Ainsworth. La toile qui devait être soumise au blanchiment était destinée à l’impression et par suite exigeait un blanchissage plus parfait que si elle eût été employée telle quelle Tout paraissait en ordre, mais on découvrit bientôt que le récipient n’était pas suffisamment étanche pour fonctionner d’une manière satisfaisante.Néanmoins M.Thompson a continué l’opération et, malgré des difficultés inattendues, elle a parfaitement réussi.
- Il y a eu, depuis, une nouvelle expérience. Le récipient avait été remis en état et rendu complètement étanche, mais on a bientôt reconnu qu’il ne pouvait supporter la pression, qui devait être de 3 kilos par pouce carré. Ce récipient était construit en bois doublé de papier à cartouches, peint au zinc et doublé de planches bien assemblées ; mais, peut-être à cause de sa grandeur, il était trop faible pour supporter la faible pression nécessaire pour la parfaite réussite de l’opération (M.Thompson ainsi que d’autres personnes présentes
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- sont d’avis que ce récipient doit être construit en fonte de fer doublée de bois).
- Malgré les fuites, l’inventeur a continué son expérience.
- Le tissu à blanchir était destiné à être ensuite teint ; il a été pris dans le magasin, bouilli avec de la cendre de soude, passé dans la machine à laver et mis dans le récipient.
- Si le récipient avait été étanche, le temps pour l’opération eût été de huit heures. La perte de gaz était très considérable ; le récipient, au lieu d’être tout à fait plein de gaz, n’était guère rempli qu’à moitié, et en plus l’air qui s’y introduisait était décidément nuisible.
- Malgré tout, la toile ayant été enlevée et passée dans la machine à laver, on a reconnu qu’elle était blanchie aussi parfaitement que possible pour un tissu de coton.
- Le tissu n’a pas été bouilli avec de la chaux et cette opération n’était nullement nécessaire.
- Que devenait le chlorure de chaux décomposé dans le récipient ? Il n'est pas besoin d’être un parfait chimiste pour comprendre que le gaz acide carbonique, agissant sur la solution de poudre à blanchir, forme du carbonate de calcium (craie) et met en liberté le chlore.
- Le chlore naissant attaque l’eau, lui enlève deux atomes d’hydrogène, et met en liberté l’oxygène, qui blanchit les tissus. Les deux équivalents d’hydrogène et les deux équivalents de chlore forment deux équivalents d’acide hydrochlorique, qui attaquent la craie et en chassent le gaz acide carbonique qui est employé de nouveau et forme du chlorure de calcium, qui est lui-même parfaitement soluble.
- M. Thompson possède un petit appareil modèle qui fonctionne depuis douuze mois; pendant tout ce temps, il n’a pas été une seule fois nettoyé ; il n’existe aucun dépôt et le récipient, de la contenance de 80 litres, n’est pas terni le moins du monde.
- La difficulté que l’on craignait dans ce système de blanchiment sur une grande échelle, ce n’était pas qu’il se formât un dépôt dans
- le récipient, mais que les marchandises ne fussent pas aussi parfaitement blanchies vers le milieu que dans les autres parties du récipient.
- Pour la dernière expérience, la quantité de tissus mis en même temps dans le récipient était de l,650kilogrammes, et le tout a été reconnu parfaitement et uniformément blanchi.
- Il est donc évident que les dimensions du récipient et l’épaisseur des tissus sont sans importance.
- On a souvent essayé diverses méthodes pour le blanchiment du coton en cosses, mais jusqu’ici sans résultats satisfaisants. Il y a quelques maisons en France qui en font une spécialité, et les avantages qu’offre ce mode de blanchiment sont tellement grands, que même quelques fabricants anglais envoient en France leurs cosses de coton pour être blanchies, mais le blanchiment est loin d’être parfait.
- M. Thompson prétend qu’avec son procédé le coton en cosses peut être blanchi d’une manière parfaite.
- Nous espérons pouvoir revenir plus tard sur ce sujet.
- FALSIFICATION
- DU TARTRE ÉMÉTIQUE
- Le tartre émétique est souvent falsifié avec de l’oxalate dont le prix est moins élevé.
- Pour reconnaître s’il est ainsi falsifié, il n’y a qu’à faire dissoudre un échantillon du produit dans de l'eau distillée, acidulée avec de l’acide acétique et additionnée d’une solution de chlorure de calcium.
- La présence de l’oxalate occasionne un précipité blanc, tandis que, si le tartre est pur, la solution demeure parfaitement claire.
- Dernièrement, en Allemagne, on a substitué au tartre émétique un composé d’oxalate double de potasse et d’antimoine, qui ne contient aucune trace de tartre et qui, par suite,
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- ne remplit aucunement le même but que le tartre émétique.
- EMPLOI DE L’HUILE DE LIN
- POUR RENDRE LES TISSUS IMPERMÉABLES
- Un brevet a été accordé, aux Etats-Unis, à M. L.-D. Converse, de Chicago, pour un procédé destiné à rendre imperméables les tissus en les traitant avec de l’huile de lin.
- On fait bouillir l'huile pendant six à huit heures à une température de 225oC. ; on élève alors graduellement la température à plus de 310° et de préférence à 350oC. ; on la maintient à cette élévation pendant quinze à trente minutes, puis on la laisse se refroidir doucement.
- Cette huile est ensuite appliquée sur les tissus de la manière ordinaire.
- Lorsqu’elle est refroidie, on peut l'employer seule, ou mélangée avec d’autres ingrédients.
- L’addition d’un litre de vernis copal pour chaque neuf litres d’huile la rend plus adhérente.
- On peut en varier la couleur, en y ajoutant les pigments habituels, suivant la couleur et la nuance désirées.
- LE CHLORURE DE MAGNÉSIUM ET SON EMPLOI DANS L'INDUSTRIE TEXTILE
- Le chlorure de magnésium ou sel-colle (angl.: crystal size) est un sel blanc qui attire avidement l’humidité et qui, par conséquent, fond facilement, en formant un liquide limpide (ou plutôt incolore) d’un poids spécifique assez considérable, de réaction neutre et de qualité antiseptique, mais non délétère.
- Le chlorure de magnésium peut être employé avec avantage pour toutes les matières que l’on veut conserver dans un certain état d’humidité, tout en les garantissant contre la moisissure et larancissure. C’est à ces quali
- tés qu’il doit son emploi dans l’industrie tex tile, où il sert soit comme addition à l’apprêt, soit pour rendre souples et brillants les fils à tisser, soit pour « carboniser » la laine artificielle.
- Le mode d’emploi du sel-colle ou chlorure de magnésium est très simple : on le dissout dans de l’eau (chaude ou froide) à raison de 2 parties d’eau sur 1 partie chlorure de magnésium, et on ajoute cette solution, pesant environ 32-35oBé, à la masse d’apprêt, qui généralement est préparée avec de l’amidon de blé ou de pomme de terre et mélangée avec du kaolin. La quantité à mettre varie suivant le degré d’humidité que l’on veut donner aux fils et tissus ; on peut aller jusqu’au poids égal d’amidon et de chlorure de magnésium.
- Les avantages que l’emploi du chlorure de magnésium présente sont les suivants :
- Les fils deviennent et restent souples et doux au toucher; ils ne s’effilochent pas ni ne se rompent, le tissage est beaucoup plus facile même par un temps chaud et sec; l’aspect des pièces finies est brillant, les couleurs sont plus vives.
- La carbonisation de la laine, enfin, se pratique d’une façon générale avec le chlorure de magnésium, qui se décompose sous l’action d’une forte chaleur en acide muriatique et chlorure de magnésium basique ; l’acide muriatique, devenu libre, détruit toutes les fibres végétales qui se trouvent mélangées à la laine.
- FALSIFICATION DE LA COCHENILLE
- Quoique la cochenille soit aujourd’hui en grande partie remplacée par les couleurs extraites du goudron de houille, elle n’en est pas moins encore falsifiée de plusieurs maniè res.
- Elle nous arrive, dans le commerce, sous forme de graines, soit d’un blanc poudreux terne, soit d’un brun foncé luisant.
- La première qualité est souvent falsifiée, en y ajoutant, pour lui donner du poids, de 15 à
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- 20 0[0 de baryte, de carbonate, de sulfate ou de chlorure de zinc, de talc, etc.
- Pour reconnaître ces falsifications, on brûle un poids connu de cochenille suspecte dans un creuset en porcelaine. Si la cochenille est pure, elle laisse à peine 0.85 0[0 de cendres. On peut ainsi calculer la valeur de la falsification.
- La cochenille brune est falsifiée avec du sulfate de plomb, du peroxyde de fer, du bo-lus rouge, etc.
- Un procédé très ingénieux est employé pour falsifier cette cochenille, qui ne permet pas de reconnaître la falsification à l’œil nu.
- On commence par chauffer la cochenille dans une atmosphère chargée de vapeur chaude ; les graines ainsi chauffées se gonflent de plusieurs fois leur grosseur première, et il sort de leurs pores un jus rouge très adhérent. On les enlève alors hors de la vapeur et on les place dans une cornue; on ajoute la matière étrangère et on les retourne, jusqu’à ce que le jus ait tout absorbé.
- On sèche alors les graines dans de l’air chaud, où elles reprennent leur grandeur et leur forme primitive, en cachant dans leurs rides la substance étrangère.
- MORDANT D’ÉTAIN
- On obtient un excellent mordant d’étain en mélangeant dans un vase en terre 2 kil. 500 de cristaux d’étain, 1 kil. 250 d’acide muriatique et 1 kil. 250 d’eau bouillante et en remuant continuellement jusqu’à ce que le tout soit dissous.
- La solution doit être placée dans des bouteilles en verre, et on met dans chaque bouteille une petite quantité de poussière d’étain anglais première qualité, après quoi on bouche bien et le mordant est prêt à être employé.
- Il se dissout bien dans l’eau et n’a pas l’apparence laiteuse.
- IMPRESSION DE L’INDIGO NATUREL
- (Suite et fin.)
- CHAPITRE ni
- Indigo sur mordant pour rouge turc.
- A. Préparation du mordant ;
- B. Impression du bleu ;
- C. Enlevage du mordant ;
- D. Teinture en rouge;
- E. Avivage.
- Ce procédé a pour but d’épargner de l'aliza-rine, parce que là où il y a du bleu le mordant est enlevé avant d’avoir fixé de l'aliza-rine.
- A. Préparation du mordant.
- Le mordant est un aluminate de chaux ; on commence par imprimer l’aluminate de soude ; ce dernier se prépare comme suit :
- Prendre de l’hydrate d’alumine sec de la « Chemische Fabrikzu Niemburg an der We-sel » ; c’est un hydrate d’alumine presque pur (AteOHs). On en chauffe 40 kilos pendant trois heures avec 64 litres de soude caustique à 35° Bé et on met au volume de 300 litres avec de l’eau. Cette soude doit correspondre, |itre par litre, avec l'acide chlorhydrique de densité 1.15. Puis on ajoute 8 litres acide chlorhydrique. De telle façon, il y a encore 56 litres de soude caustique non neutralisée dans la liqueur. Puis on met au volume de 620 litres avec de l’eau. Cet aluminate, pour être bon, doit pouvoir recevoir encore30 centimètres cubes d’acide chlorhydrique de 1.15 par litre sans se troubler ; sinon, il faut le corriger exactement en ajoutant soit de l’acide chlorhydrique, soit de la soude caustique. Puis on prend pour 4 litres de mordant 1, ou mieux 2 litres d’eau, on plaque et on sèche au tambour ; il jaunit ; alors on le fait passer pendant vingt minutes dans l’étendage à oxyder, système Walter Crum, c’est-à-dire dans de l’air chaud et humide, où les pièces montent et descendent en passant sur des roulettes. Ensuite on met les pièces en tas jusqu’au lendemain ou surlendemain, puis on les lave à l’eau en cuve à roulettes et machine à laver,
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- puis, pendant une demi-heure, à tiède, dans un fort bain de craie ; on lave ensuite faiblement à l'eau et il reste beaucoup de craie adhérente.
- Après cela on met les pièces pendant vingt-quatre heures en tas, puis on répète le bain de craie, on lave un peu et on laisse encore vingt-quatre heures. Le mordant est alors tout à fait transformé en aluminate de chaux, on lave alors bien et les pièces sont prêtes à être teintes.
- Si on se servait du mordant non transformé, le bain de teinture continue serait bien vite abîmé.
- B. Impression du bleu, et C. Enlevage du mordant.
- On imprime le bleu comme sur le rouge turc terminé, et on lui fait subir les mêmes opérations de lavage et d’acidage ; ensuite on bouse en bain de craie pendant vingt minutes, pour restituer au mordant la craie que l'acide sulfurique a enlevée.
- D. Teinture en rouge.
- Pour la teinture, on emploie de très grandes cuves : environ 5 mètres de long, 1 1[2 de haut et 2 de large, sans compartiments; les pièces y passent ouvertes tout à fait, comme pour la cuve à roulettes. On met 1 314 grammes d’alizarine à 10 0[0 par litre d’eau, et on ajoute pour 1 gramme alizarine à 10 0[0, d’abord 4 grammes d’eau de chaux claire saturée (1 pour 800), puis ensuite encore autant d’eau de chaux dans le cours de l’opération de la teinture.
- La liqueur a une couleur brune, et à mesure que les pièces passent, on remet de l’alizarine et de la chaux, suivant la quantité d’alizarine, connue d’avance, absorbée pour teindre les pièces. La durée du passage est de trois minutes à trois minutes et demie, et les pièces sortent teintes à l’autre bout. Pour les unis foncés, on teint deux fois, mais alors on avive entre les deux teintures. La température de la liqueur de teinture est 90-950 C.
- Avant d’être avivé, le rouge est brun sale, mais il est éminemment propre à se combiner
- au savon acide décrit plus loin. Il faut avoir soin de ne pas porter la liqueur à l’ébullition, car le rouge ne se combinerait plus au savon d’avivage.
- Cette teinture continue est une opération très intéressante, car elle offre tous les avantages de rapidité, solidité, beauté et bon marché réunis.
- E. Avivage du rouge.
- On foularde en savon acide (ce dernier est employé au lieu de sulfoléate) ; on le fait en préparant d’abord le savon d’huile de ricin et de soude, puis neutralisant exactement la moitié de la soude par l’acide chlorhydrique. Le savon acide est un liquide qui nage à la surface de la cuve, et en dessous se trouve la solution de chlorure de sodium. On sèche le tissu imbibé de cette liqueur savonneuse sur des tambours, puis on le vaporise. Le vaporisage se fait pendant une heure à 1[20 d’atmosphère. On vaporise dans des cylindres horizontaux, mauvais conducteurs, rangés en batterie, et dans chacun d’eux on pousse sur des rails de petits wagonnets garnis de cordes en laine de chèvre au sommet. Sur ces cordes on suspend les pièces enroulées sur elles-mêmes, de façon à les faire pendre d’environ 1 mètre. Après le vaporisage, on savonne de nouveau et on lave. Le vaporisage, pour une raison inconnue, fait toujours assez de tort au bleu, et il faut imprimer une couleur foncée à cause de cela, car il pâlit considérablement. Si donc on imprime un bleu noir, on obtiendra un bleu qui ne sera plus trop foncé après vaporisage : le bleu 27 donnera un bleu 20 ou 18, qui est encore d’une belle nuance.
- CHAPITRE IV
- Réserves sous bleu.
- Réserve blanche.
- Elle se fait au moyen d’un soufre précipité, que l’on achète chez De Haên, à Hanovre, et qui est préparé au moyen du polysulfure de sodium. On prend ce soufre précipité, qui contient toujours du sable, et on le broie dans un petit moulin avec une solution d’amidon grillé.
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- puis on l’épaissit à l’amidon grillé, en prenant 140 grammes de soufre par litre. Ce soufre, lorsque l’on imprime l’indigo et qu’on le vaporise, se transforme en polysulfure de sodium, qui empêche l’indigo de se fixer. Pour recevoir cette réserve, les pièces doivent être bien séchées après l’impression en bleu, si l’on veut que les dessins soient nets.
- Réserve jaune.
- On mélange 200 grammes de chlorure de cadmium à la couleur précédente. Il se forme au contact de la soude du sulfure de cadmium jaune.
- Réserve rouge d’alizarine teinte.
- Celle-ci est plus difficile à faire, parce qu’au soufre on ne peut mélanger que des drogues acides ou neutres, si on employait le mordant voulu, qui serait ici l’aluminate de soude, les rouleaux et les racles se transformeraient en sulfures et seraient vite rongés.
- Avec le mordant acide, par contre, l’alumine provenant de l’acétate d’alumine serait tout de suite lavée au contact de l’alcali dissous dans la cuve à roulettes lors du lavage. Il faut alors adopter une disposition spéciale. Dans le premier compartiment de la cuve (no 1), on met une solution faible d’arséniate de soude et de sel ammoniac à 200 grammes par litre, et l’on a soin d’en ajouter pour compenser la quantité enlevée par la pièce, malgré les rouleaux qui l’expriment. Il se perd ainsi un litre pour 10 mètres. Dans cette opération, il se forme immédiatement un double échange entre la soude du tissu et le sel ammoniaque. Il se forme du chlorure de sodium et de l’ammoniaque, laquelle ne dissout pas l’alumine comme le fait la soude. On neutralise l’ammoniaque quand le bain sent trop fort, au moyen d’acide chlorhydrique. La pièce passe ensuite dans de l’eau comme pour les autres réserves.
- Lorsqu’il y a peu de bleu, et par conséquent peu d’alcali, on n’a pas besoin de sel ammoniac. On met alors de l’eau dans une solution à 2o Bé de silicate de soude. Cela sert à bou-ser l’alumine et l’empêche de couler.
- On teint comme précédemment décrit. Le mordant doit être assez concentré et contenir environ 10 grammes par litre de chlorure stan-neux (sel d’étain).
- Dessin à 2 rouleaux (rouge et bleu).
- Ce genre se rapproche du précédent, le mieux est de se servir de mordant alcalin (alu-minate de soude), car le mordant acide démarque sur le deuxième rouleau, s’y précipite à l’état d’hydrate, en bouche la gravure, et ainsi se marque en clair de nouveau dans le bleu. Le mordant alcalin, par contre, va très bien, si on a soin de ne pas vaporiser plus de 20 secondes, on passe alors en sel ammoniac ou en silicate de soude, suivant qu’il y a plus ou moins de bleu.
- Ces genres bleu et rouge deviennent très coûteux lorsqu’il faut employer le sel ammoniac.
- Demi-réserve.
- Si l’on imprime de la couleur zéro, c’est-à-dire sans couleur mère d’indigo et que l’on vaporise, tout le glucose est détruit, et il n’est plus capable de fixer du bleu. Si l’on imprime de l’alcali plus faible, par contre, on ne détruira le glucose qu’en partie. C’est là-dessus que repose l’impression de toutes les nuances de demi-réserves. Ilfaut simplement sécher après le vaporisage sur les cylindres à sécher les pièces préparées, puis imprimer en bleu comme sur les autres réserves, vaporiser et laver.
- REMARQUES GÉNÉRALES.
- 1. — Le plus grand avenir de l’indigo imprimé repose dans le fait qu’il est moins cher que le bleu de cuve, on peut faire dessus tous les enlevages au chromate de soude que l’on fait sur le bleu teint, et imprimer ainsi toutes les couleurs à l’albumine, dans ce cas les petites inégalités de teinte ne se voient pas autant que pour les bleus unis, et il n’est pas nécessaire de faire deux placages consécutifs comme pour ces derniers.
- II. — Pour détruire le bleu sur les pièces tachées et les blanchir, MM. Schlieper et Baum les cuisent dans une petite chaudière avec du
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- ferricyanure de potassium et du permanganate de potassium, mais il est plus simple de mettre les pièces dans la grande chaudière à savon de colophane, et de les cuire 7 heures à haute pression (3-4 atmosphères). Elles sortent alors tout à fait blanches du premier coup. Ce procédé convient aussi pour les pièces teintes en bleu de cuve.
- III. — L’indigo s’imprime fort bien sur le lin, on le fait en Angleterre.
- BIBLIOGRAPHIE
- COURS DE TISSAGE professé à la Société industrielle d’Amiens, par Edouard Gand, trois gros volumes grand in-80, avec planches, tableaux et nombreuses figures dans le texte. — Prix de chaque volume : 20 fr.
- Tome 1er. — Textiles de convention ; principe fondamental de la confection des étoffes à fils rectilignes. — Armures fondamentales. —Etude de la toile; étude du batavia.—Etude du sergé et de la serge. — Dérivés de ces armures; étude et procédé de construction des satins réguliers et irréguliers. — Art de décomposer les tissus. — Mise en carte des tissus analysés. — Définition analytique des termes. — Etude du métier à lames. — Etude des divers remettages. — Remettage suivi, à pointe, à pointe et retour.—Remettage sauté, amalgamé, interrompu, à plusieurs corps. — Remettage combiné ou à paquets. — Remettage sinueux. — Etude des satins à large module. — Armures-tissu , armures-dessin , mosaïques. — Armures par permutation chiffrée.— Armures par substitution de cadence. —Etude complète de la mécanique Jacquard et des empoutages les plus usités. — Tableaux articulés. — Etude des dessins complexes, doubles, triples, piqués, matelassés, plissés et gazés. — Montage d’un métier avec Jacquard.
- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique.—
- Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après tissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur métier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages. — Description du transpositeur. — Etude théorique du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Étude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
- Tome III. — Comprend les 25 leçons de 3e année. Ces leçons ont trait : — aux divers systèmes de lisages ; — aux empoutages compliqués (suite des dernières leçons de première année); — à la composition des esquisses pour le tissage artistique ; — à la mise en carte; — aux tapis ; — aux cannelés ; — aux tissus es-poulinés (battants brocheurs divers) ; — aux rubans et galons ; — aux éléments de la bonneterie (suite des leçons de seconde année sur ce sujet);- aux divers textiles ; — aux diverses préparations antérieures au tissage.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, No 9. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 3 Mai 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES.
- LE COMMERCE DU TONKIN.
- TISSUS IMPERMÉABLES
- UNE NOUVELLE COCCiNE.
- CHLOROFORME POUR ENLEVER LES TACHES.
- L’EMPLOI DE LA GLYCÉRINE DANS LA TEINTURE.
- LE SERVICE DES BREVETS D’INVENTION.
- BREVETS D’INVENTION.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- IMPERMÉABILISATION DU CUIR ET DES TISSUS
- Par M. Wergifosse.
- Le procédé, applicable à l’imperméabilisation des toiles de lin, de chanvre, etc., consiste à immerger ces tissus dans une dissolution bouillante de blanc de baleine, de suif de mouton, d’huile d’olive. Les toiles ainsi imprégnées sont essorées entre des rouleaux lamineurs, puis brusquement plongées dans l’eau froide pour figer les corps gras
- Pour les cuirs, on applique, au pinceau, la dissolution chauffée à 65 degrés centigrades. Les proportions des mélanges sont les suivantes :
- Toiles de lin, Cuirs forts. Cuirs fins, de chanvre.
- Blanc de baleine 5(10 710 810 Suif de mouton. 3[10 2(10 1[10 Huile d’olive... 2[10 1[10 1[10
- IMPRESSIONS EN RELIEF SUR TISSUS VELOUTÉS Par MM. Legrand frères.
- MM. Legrand frères font usage soit de cylin
- dres, soit de planches en cuivre repercés, c’est-à-dire découpés à jour à l’aide de scies à ruban ou autres, puis gravés au burin dans les parties pleines.
- Le gaufrage et l'impression en relief s’effectuent simultanément sur le velours, en faisant intervenir un courant de vapeur avec la pression hydraulique.
- Le poil du velours reste nécessairement debout vis-à-vis les parties ajourées; il se trouve couché, cati, gaufré en regard des parties pleines, enfin imprimé en relief aux endroits où le cuivre gravé a été garni de couleur.
- Si, à la suite de cet apprêt, le tissu est exposé à l’humidité, les contours du dessin imprimé se relèvent partiellement et ajoutent à la variété des effets.
- OBTENTION DE FONDS DE NUANCÉ QUELCONQUE SUR TISSUS GAUFRÉS Par MM. Lamellet et Bauer. —
- Pour obtenir des gaufrages sur un fond de nuance quelconque, avec ou sans enluminures dans les parties réservées, MM. Lamellet et Bauer indiquent-trois procédés basés sur le même principe. Le premier consiste à faire passer avec les pièces à gaufrer un doublier en tissu uniformément imprégné de la couleur humide à déposer sur le fond.
- Le second moyen repose sur la teinture du doublier pendant son passage avec l’étoffe à
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- gaufrer, les cylindres presseurs fournissant la matière colorante au doublier préalablement humidifié.
- D’après la troisième méthode, une machine à imprimer est munie d'un rouleau à « mater » gravé ad hoc, et cette machine se trouve accouplée avec la machine à gaufrer.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, par Achille GILLET.)
- Des couleurs mode,marron,brun, bronze, olive, acanthe, aventurine, noisette, feuille morte, vieil or, loutre, etc., sur les lainages en tissus ou en laines filées destinés aux ouvrages finis, c’est-à-dire n’ayant plus à sabir le dégraissage ni le foulage.
- Préliminaires. — Dans le Moniteur de la Teinture, année 1882, page 279, nous avons dit qu'en parlant de ces nuances on entend désigner un groupe de couleurs composées de rouge, de jaune, de bleu et de noir. Pour obtenir chacune des nuances demandées, il faut varier les proportions de ces couleurs. Remarquons qu’il y a aussi un grand choix à faire parmi les produits qui fournissent le rouge, le jaune et le bleu. Nous aurons en effet à constater, dans le cours de ce traité, que le choix des produits offre autant de difficultés aux teinturiers que les proportions à employer, que la durée de l’immersion dans les bains, que la température de ces bains. On ne saurait négliger un seul de ces détails sans compromettre le succès de l’opération.
- Nous avons déjà désigné les produits à employer pour obtenir ces différentes teintes ; nous avons indiqué leur valeur au point de vue de la solidité, ainsi que le choix à faire, selon les articles sur lesquels on opère.
- Il ne suffit pas, en effet, d’obtenir une teinte à l’échantillon; il faut encore que cette teinte
- possède les propriétés ou les qualités exigées pour chaque article. Ainsi les draps ont besoin de teintes plus solides que les flanelles dont les couleurs doivent être plus solides que celles des mérinos. De même, la laine en flottes qu’il faudra filer, dégraisser ou fouler ultérieurement ne se traite pas comme la laine filée qui nous occupe ici. C’est ce qui fait que nous avons traité spécialement des laines en poils, page 294, année 1882 ; et les remarques que nous faisions alors s’appliquent également aux laines filées qui sont destinées à un dégraissage ou à un foulage ultérieur.
- Les procédés dont nous parlons, ayant été choisis pour ce genre d’articles, ne pourraient s’appliquer ni aux laines filées, ni aux laines peignées, ni aux tissus, qui exigent des nuances d’un tout autre aspect.
- Nous allons donc décrire la méthode à suivre pour chaque genre de tissu et de laine et indiquer en même temps les procédés qui leur sont applicables en particulier.
- Nous nous trouvons en présence de deux systèmes qui, par combinaison, en forment un troisième; ces systèmes sont l’emploi :
- lo Des teintures végétales ;
- 2° Des teintures minérales (couleurs d’aniline);
- 3 Du mélange de ces différents produits.
- Pour bien comprendre ces combinaisons, il est nécessaire d’examiner en particulier chacun de ces systèmes.
- Si nous étudions d’abord les teintnres végétales, nous devons constater qu’elles ont toujours été employées jusqu’à nos jours avec succès sans que l’on ait pu les remplacer par les couleurs d’aniline. Ces dernières cependant les imitent et lorsqu’on les additionne aux couleurs végétales, celles-ci prennent des tons plus riches et plus vifs.
- Reconnaissons aussi que beaucoup de pro -duits d’aniline fournissent, isolément, des résultats que l’imagination ne pouvait concevoir il y a à peine quelques années, non seulement comme beauté, mais aussi comme solidité.
- Cependant nous n’irons pas jusqu’à les
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- proclamer supérieures en tout et pour tout aux couleurs végétales.
- Nous voulons bien crier : Vive les produits d’aniline bien choisis et bien employés ! Mais nous ne crierons pas : Mort aux couleurs végétales ! ce qui se fait trop en ce moment.
- Ceux qui conseillent la suppression de la culture de la garance voudraient voir disparaître aussi l’indigo, l’orseille, les bois de Campêche, etc il est même à craindre que leurs conseils ne trouvent trop d'écho parmi nous et ne nous poussent vers cette faute irréparable au profit des étrangers qui semblent au contraire se préoccuper très sérieusement de ces produits.
- Dès aujourd’hui l’on peut prévoir (je crois pouvoir l’affirmer) qu’à une époque plus rapprochée qu’on ne le croit les teinturiers qui posséderont les procédés que nous appelons déjà « le vieux système » seront des coloristes de mérite très recherchés. Aussi, au lieu de passer sous silence la description des procédés dits « vieux système », nous croyons devoir les étudier avec une attention toute particulière, comme nous avons déjà fait en ce qui concerne les ponceaux, dans le Moniteur de la Teinture de l’année courante, page 2.
- En décrivant les meilleurs procédés pratiques qui nous occupent en ce moment, nous aurons le soin de spécifier les genres de tissus pour lesquels chaque procédé est applicable.
- Brun, marron et solitaire sur laines ou tissus de laine, par les couleurs végétales. — La désignation de ces trois teintes n’est qu'une convention, c’est-à-dire qu’elle n’a pour but que de distinguer la légère différence pouvant exister dans ces trois nuances d’une même couleur.
- Il y a déjà longtemps que d’habiles teinturiers abandonnèrent le brou de noix et la suie de cheminée qui servaient à obtenir les couleurs dont nous parlons, à cause de l’irrégularité des teintes et de leur pauvreté de reflet. Ils adoptèrent une autre méthode que certains ateliers sont encore forcés de continuer pour quelques articles.
- Afin de bien décrire la manière d’opérer par cette méthode, nous devons dire qu’il y a deux procédés différents : l’un consiste à mordan-cer d’abord et à teindre ensuite; l’autre àmor-dancer et teindre en même temps, c’est-à-dire que dans le premier procédé il faut opérer par deux bains et dans le second par un seul bain. Voici du reste la manière d'opérer pour chacun :
- Avec deux bains. — Pour 50 kil. de laine ou 5 pièces de mérinos pesant chacune de 10 à 11 kil. (1) :
- Bouillon blanc ou mordançage. — Mettre dans un baquet (s’il s’agit de tissus) ou dans une longue barque (s’il s’agit de laines en écheveaux) contenant la quantité d’eau nécessaire que l’on fait bouillir :
- 4 kil. 500 d'alun ou 4 kil. de sulfate d’alumine ;
- 2 kil. de tartre ;
- 1 kil. d’oxymuriate d’étain.
- Bien pallier le bain, y manœuvrer les lainages pendant 1 heure et demie ou 2 heures, au petit bouillon, lever, abattre et éventer avant de laver.
- L’on peut mordancer des suites, c’est-à-dire une partie semblable de lainages, avec le même bain que l’on rechargera de la même quantité de drogues.
- Teinture.— On garnit le baquet ou la barque remplie d’eau propre avec :
- 2 kil. 500 d’orseille ;
- 7 à 8 seaux (75 à 80 litres) de décoction de campêche (2) ;
- 2 kil. 500 de curcuma ;
- 1 kil. d’alun ;
- 0 kil. 500 de tartre.
- On fait bouillir le bain quelques instants, puis on le rafraîchit ou on coupe la vapeur
- (1) Ce système convient peu aux grosses flanelles et aux draps, pour lesquels il existe de meilleurs procédés en vue de la solidité de la couleur et du prix de revient.
- (2) Obtenue de 50 kil. de bois par 100 seaux d’eau (1,000 litres), soit un demi-kilo de bois par seau d’eau.
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- pour y mettre les lainages mordancés et lavés que l’on y manœuvre pendant 1 heure et demie, on lève et on lave.
- - Remarquons ici que, si l’on n’avait pas à mordancer, au bouillon blanc, d’autres parties, il ne serait pas nécessaire d’opérer à la teinture sur un bain frais; il serait bon, au contraire, de conserver à peu près le tiers du bain de mordant et de teindre sur la même barque que l’on achèverait de remplir d’eau pour opérer ensuite à la teinture.
- Reproduction interdite. ÇA suivre.}
- LE COMMERCE DU TONKIN
- Le ministre de la marine et des colonies vient de recevoir de l’amiral Courbet une lettre dont l’extrait ci-après renferme d’intéressants renseignements sur le commerce du Tonkin:
- « Hanoï, le 8 février 1884.
- « Toutes les marchandises importées au Tonkin paient un droit ad valorem de 10 00 ; celles qui proviennent de Saigon n’acquittent que la moitié de ce droit. Elles n’auraient pas à supporter d’autres charges si elles étaient destinées à la consommation tonkinoise; mais, si elles doivent passer au Yunnan, il est im-ossible de dire le montant des taxes dont elles seront frappées par les douanes que la Chine ne manquera pas de placer à la frontière .
- « En ce qui concerne la nature des produits pouvant trouver un écoulement facile au Tonkin, la seule indication sérieuse que nous possédions nous est fournie par l’examen du tableau des importations pendant ces dernières années. Bien que ces renseignements, fournis par une douane installée dans de très mauvaises conditions , ne soient pas un résumé fidèle du mouvement commercial, on peut cependant les accepter comme suffisamment exacts en ce qui concerne les articles de provenance européenne, parce que ces derniers, apportés par des vapeurs européens , entrent forcément par le port de Haï-Phong. Ce sont les suivants ;
- « Cotonnades unies (blanc, rouge, bleu clair, bleu foncé ou vert); cotonnades imprimées (en moins grande quantité que les précédentes); velours de soie unis (noir, rouge, bleu, jaune); velours de laine ou de coton ; lainages communs, genre flanelle anglaise (couleurs variées); mérinos unis (couleurs variées); draps ordinaires ; couvertures en laine de diverses qualités; soieries moirées de diverses couleurs.
- « Je n’ai pas la prétention'de donner une liste complète des articles qui seront demandés plus tard par le Tonkin à l’importation ; je ne puis que citer ceux qui le sont actuellement. Il est hors de doute que l’aisance, développée par l’ouverture du pays au commerce et le contact de chaque jour des indigènes avec les Européens, développera chez les Tonkinois le besoin de produits de l’industrie européenne.
- « Amiral A. Courbet ».
- Le sous-secrétaire de la marine et des colonies a adressé au général Millot, commandant en chef le corps expéditionnaire du Tonkin, la lettre suivante :
- Mon cher général,
- il me paraît nécessaire d’organiser, aussitôt que possible, au palais de l’Industrie, dans les locaux de l'exposition permanente des colonies, une exhibition des produits du Tonkin.
- J’ai, en conséquence, l’honneur de vous prier de vouloir bien instituer une commission spéciale qui serait chargée de réunir d’urgence les échantillons nécessaires.
- La collection à former comprendra deux parties bien distinctes :
- A. Les produits du Tonkin.
- B. Les produits étrangers manufacturés qui y sont importés.
- 1: Les produits du Tonkin, dont il s’agit d’envoyer des spécimens à Paris,seront principalement des produits d’exportation courante; on ne devra pas se préoccuper des objets de pure curiosité.
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- Les échantillons transmis devront être en quantité telle, que le département soit à même, avec ces quantités envoyées, d’installer dans plusieurs villes de France des exhibitions partielles des produits tonkinois et de donner, le cas échéant, des spécimens de ces produits à de grands industriels ou commerçants.
- Chaque produit devra être accompagné d’une notice indiquant son nom indigène en caractères français et tonkinois,le prix moyen, la provenance exacte, la mention « abondant, assez rare, rare » et, d’une manière générale, les renseignements de toute nature que nos nationaux auraient besoin de connaître.
- 2 • Nos négociants exportateurs et nos industriels ont, d’autre part , intérêt à voir quels sont les produits européens qui sont en faveur au Tonkin. D’après une lettre, en date du 8 février 1884, que l’amiral Courbet a écrite au ministre , les produits étrangers qu’on importe le plus sont les :
- I- Cotonnades unies (blanc, rouge, bleu clair, bleu foncé ou vert);
- 2: Cotonnades imprimées;
- 3- Velours de soie unis ;
- 4 • Velours de laine ou de coton ;
- 5* Lainages communs, genre flanelle anglaise (velours variés);
- 6- Mérinos unis (couleurs variées) ;
- 7- Draps ;
- 8' Couvertures en laine;
- 9- Soieries moirées de diverses couleurs;
- 10 Chaussures diverses ;
- 11- Quincaillerie;
- 12- Horlogerie à bon marché.
- La tâche de la commission a une importance que, j’en suis certain, elle appréciera. Il s’agit de faire connaître au public en France ce qu’est le Tonkin, quels sont les matières premières et objets d’alimentation qu’on peut y trouver, quels sont les produits manufacturés qu’il est possible d’y écouler.
- Je vous serai obligé de témoigner à la commission que vous vous intéressez personnel
- lement à son œuvre ; ce sera pour elle un précieux encouragement en même temps qu’un stimulant utile.
- Félix Faure.
- TISSUS IMPERMÉABLES
- Suivant le Journal of the Society of Arts, on peut rendre imperméables les tissus, en les trempant dans une solution composée de :
- 5 parties gélatine ;
- 5 parties savon ;
- 7 parties alun ;
- 170 parties eau.
- Les tissus ainsi préparés ne sont pas aussi imperméables que ceux traités avec du caoutchouc, mais ils le sont suffisamment pour les usages ordinaires et ont le grand avantage de permettre à l’air de circuler librement.
- UNE NOUVELLE COCCINE
- Cette matière colorante, brevetée en Allemagne par le Berlin Actier Gasellschaft, est employée de la manière suivante :
- Pour laine. — 50 kil.
- Préparez un bain avec :
- 7 kil. 500 de sel de Glauber ;
- Assez de la matière colorante pour produire la nuance désirée ;
- 625 gr. d’acide sulfurique ;
- 23 litres d’eau.
- Mettez la laine, chauffez et faites bouillir pendant 30 minutes.
- Enlevez, lavez dans de l’eau froide et séchez.
- Cette couleur est bon teint, même lavée avec du savon.
- L’addition de 1 0[0 de bichlorure d’étain la rend encore plus fixe.
- Si la couleur doit être imprimée sur la laine, il faut la mélanger avec de l’acide tartrique, de l’alun et un empois, puis elle est imprimée
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- sur la laine, qui a été préalablement traitée avec de l’étain.
- Soie. — La soie doit être teinte dans le bain de couleur avec un peu d’acide et du savon, ou dans un bain d’eau additionné d’un peu d’acide.
- Coton. — Commencez par traiter le coton à froid avec 5 00 de bichlorure d’étain, puis dans de l’acétate d’alumine 50 B, et teignez à 650 C. dans un bain de couleur concentré.
- CHLOROFORME
- POUR ENLEVER LES TACHES
- Le chloroforme enlève facilement toutes les taches qui résistent aux lavages chimiques et ne détériore aucunement les nuances les plus délicates.
- Il enlève très bien les taches de peinture à l’huile, et est beaucoup plus efficace que la térébenthine, qui n’enlève qu'imparfaitement les taches de graisse.
- L’EMPLOI DE LA GLYCÉRINE
- DANS LA TEINTURE
- Par Peters et Austin, professeurs.
- On peut dire que la fabrication de la glycérine résulte de la bonne direction des connaissances chimiques.
- Il y a peu d’années, elle était à peine connue dans le commerce, tandis que maintenant elle entre dans un grand nombre d’industries et l’on en trouve journellement de nouvelles applications.
- Un chimiste français, l’illustre M. Chevreul, a démontré que la plupart des gras neutres sont des composés de glycérine et de certains acides organiques complexes.
- La stéarine est un composé d’acide stéari-.que et de glycérine; la palmitine, d’acide palmitique et de glycérine, et l’oléine, d’acide oléique et de glycérine.
- La graisse humaine, les suifs de bœuf et de mouton et le saindoux sont des mélanges de palmitine, de stéarine et d’oléine.
- Le beurre est un glycéride des acides butyrique, caprylique et caprique.
- Dans la fabrication des chandelles, le suif est soumis à l’action de la vapeur surchauffée, qui le divise en acide stéarique et glycérine.
- Ainsi séparés, ils forment deux couches : la glycérine se mélange avec l’eau dans le fond, et l’acide gras flotte sur la surface.
- Aussitôt que l’emploi de la glycérine a commencé à acquérir une certaine importance, les fabricants de chandelles ont cessé de la considérer comme un produit sans valeur, et ont changé leur manière d’opérer, afin d’en perdre le moins possible.
- Un des procédés les plus usités est de chauffer pendant plusieurs heures, dans une marmite verticale de Papin, sous une pression de 8 atmosphères, un mélange de gras (suif et huile de palme) et d’eau avec un peu de chaux. On verse ensuite le contenu dans une cuve; les acides gras se séparent de la solution aqueuse de glycérine et flottent sur la surface, d’où on les enlève.
- Ces acides gras, après avoir été séparés de la chaux et purifiés, sont employés pour la fabrication de la chandelle.
- La solution de glycérine est évaporée dans le vide, dans des vases spéciaux. On obtient ainsi une glycérine brute d’une couleur bru-ntre, ayant à peu près 20° B., qui peut être utilisée pour bien des usages.
- On peut la rendre parfaitement pure et incolore en la traitant avec du noir d’ivoire et en la distillant à l’aide de la vapeur ou dans le vide.
- On a découvert tout dernièrement que la glycérine peut être cristallisée en la faisant refroidir d’une manière spéciale; on obiient ainsi une glycérine excessivement pure, mais à un prix très élevé.
- La demande des chandelles et des bougies a cependant bien diminué, depuis que l’huile
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- de pétrole, la paraffine et le gaz leur ont fait une si grande concurrence. Néanmoins il n’y a pas lieu de craindre que la fabrication des bougies disparaisse, car la modicité de leur prix, leur déplacement facile et leur grande commodité, ainsi que leur emploi obligé dans beaucoup d’églises et leur consommation pour l’éclairage des salons, ont déterminé plutôt une augmentation qu’une diminution dans la fabrication. Actuellement, une bonne bougie est la seule lumière portable qui soit pratique.
- Il reste à déterminer quel est maintenant, de la bougie ou de la glycérine, le produit principal.
- Aussitôt que l’importance commerciale de la glycérine a été connue, on a cherché à trouver d’autres moyens de production, et on a découvert que des rebuts provenant de la fabrication du savon on pouvait en obtenir des quantités ilimitées.
- Comment la glycérine peut-elle être extraite de ces rebuts? — Les chimistes ont mis toute leur intelligence à résoudre ce problème. Et en peu de temps, comme cela arrive souvent, ces rebuts, qui jusque-là avaient été regardés comme des non-valeurs, furent considérés comme de véritables produits.
- Dans la fabrication des savons, les graisses, qui, ainsi que je l’ai dit, sont des composés de glycérine et d’acides complexes, sont chauffées avec des alcalis tels que potasse ou soude. La glycérine se décompose et il se forme un composé d’alcali et d'acide (palmitate de soude, margarate de soude, etc.), que nous appelons savon. Par l’addition de sel, le savon se trouve précipité; on l’enlève, et la glycérine, qui était combinée avec les acides gras, reste dans la liqueur.
- Cette liqueur contient en outre une certaine quantité de sels divers, et en extraire la glycérine n’est pas chose facile.
- Les meilleurs chimistes ont travaillé et travaillent encore pour arriver à ce but. Un grand nombre de brevets ont été pris, et quelques-uns des procédés pour extraire la glycérine
- de cette liqueur sont employés aujourd’hui avec succès. Il n’y a pas à douter que d’ici à peu on n’arrive à obtenir autant de glycérine que l’on voudra et à bon compte.
- Comme cela a souvent lieu, lorsqu’un nouveau produit se fait jour et acquiert de l’importance, les fabricants du produit principal changent leur mode de fabrication, et en ce moment quelques fabricants de savon commencent par séparer la glycérine et se servent ensuite des acides gras libres pour la fabrication du savon.
- La glycérine est un dissolvant très énergique, et en cette qualité suit de près l’eau; elle dissout même quelques substances en plus grandes quantités que l’eau.
- Elle est un excellent dissolvant pour les couleurs d’aniline.
- En 1859, Gros-Renard a attiré l’attention sur la grande puissance de la glycérine pour dissoudre l’aniline violette, puissance même plus grande que celle de l’alcool et de l’acide acétique.
- Cette qualité de la glycérine pour dissoudre les couleurs d’aniline a permis d’en tirer parti pour la préparation de l’encre à tampons, dont il se fait aujourd’hui un si grand usage.
- Combinée avec de la gélatine, la glycérine a le pouvoir de rendre les anilines solubles dans l’eau, qui autrement ne peut les dissoudre
- Zinssmann paraît avoir été le premier (en 1868) qui ait employé ce moyen, afin d’éviter l’emploi beaucoup plus coûteux de l’alcool.
- La gélatine doit être amollie avec une petite quantité d’eau, et ensuite chauffée et mêlée avec de la glycérine. On obtient ainsi une espèce de sirop avec lequel on mêle la couleur, qui est ensuite chauffée et broyée. Le broyage doit être continué jusqu’à ce qu’en faisant dissoudre une petite quantité du mélange dans de l’eau, il se forme un liquide clair, ne laissant aucun résidu sur le filtre.
- On prétend que, de cette manière, les couleurs insolubles dans l’eau peuvent être con-
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- verties en pâtes facilement solubles dans l’eau, sans employer l’alcool.
- Ce procédé pourrait-il en quelques cas remplacer l’emploi de l’acide sulfurique? C’est ce que des expériences futures nous feront probablement connaître.
- Les couleurs en pâtes se dissolvent facilement dans l’eau et la couleur ne se précipite pas au repos.
- La glycérine est aussi un excellent dissolvant pour la gomme arabique ; à une chaleur de 630 C., elle en absorbe une très grande quantité. La solution ainsi obtenue se conserve longtemps sans altération et est aussi commode qu’utile pour bien des usages.
- L’effet de la glycérine sur l'amidon est des plus extraordinaires.
- Eu 1859, M. Dollfus a fait quelques expériences très satisfaisantes avec une préparation suggérée par Freppel,
- A 5kil.500 d’un mélange composé de 1 partie de glycérine et de 24 parties d’amidon, étendu avec environ 12 litres d’eauà32oC,, on a ajouté assez d’eau froide pour compléter 600 litres, et le tout a été bien bouilli ensemble dans une cuve.
- Pour commencer, on a pris 80 kil. du mélange de glycérine et d’amidon, avec lesquels on a obtenu 1,000 litres d’empois, avec lesquels on a empesé 182 pièces de 90 mètres; ce qui correspond presque à 500 grammes d'empois par pièce. Les chaînes étaient très bien empesées et n’étaient pas aussi raides qu’avec l’empois d’amidon ordinaire.
- D'autres expériences ont été faites avec de la dextrine et ont donné des résultats satisfaisants.
- L’empois avec la glycérine chauffe beaucoup plus rapidement que la solution de dextrine; il ale toucher gras et est complètement transparent; étant refroidi, il est presque de la même consistance que lorsqu’il a été versé dans la cuve. On peut donc l’employer ou froid ou chaud. Il donne aux artic les lourds une souplesse et un toucher agréables.
- En 1868, Vogel a étudié l’action de la gly
- cérine sur l’amidon , et a trouvé qu’ils formaient une solution intime et que l’empois ainsi préparé se conservait beaucoup mieux que la colle ordinaire. Il est évident qu’en y ajoutant un antiseptique, il pourrait se conserver très longtemps.
- Il est rare que la découverte d’un nouveau produit ayant des qualités réelles se fasse sans que l’on trouve moyen de l’appliquer à de mauvais usages. Un mélange de résine, d’ammoniaque, d’huile et de glycérine a été employé pour augmenter le poids des laines. Ce mélange étendu d’eau était employé dans le graissage de la laine. (A suivre.)
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- COMPAGNIE.DU MIDI
- La Compagnie des chemins de fer du Midi vient de soumettre à l'homologation une proposition pour supprimer dans les taxes de transport la majoration de 50 010 qui était perçue pour les déchets de laine, les blousses, les bourres de laine et de coton; c’est une satisfaction donnée à la chambre de commerce de Castres qui demandait depuis longtemps cette suppression. Il y a lieu d’espérer que, rentrant dans cette voie, les Compagnies finiront par changer la classification des péruviennes qui sont injustement, pour le transport, assimilées aux draperies et aux soieries. Ce qui est urgent.
- LE SERVICE DES BREVETS D’INVENTION
- À la séance de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale a été lu et approuvé le rapport suivant, fait par M. C. Lavollée, au nom du comité de commerce, sur une communication de M. Edouard Simon, relative au service des brevets d’invention :
- Messieurs, dans la séance du 9 novembre dernier, notre collègue, M. Edouard Simon, a entretenu le conseil d’une mesure qui a été prise, le 13 juin 1883, par M. le ministre du
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- commerce et qui a pour effet de diminuer les facilités accordées jusqu'ici pour la communication des brevets d’invention. Après avoir entendu les observations échangées à ce sujet entre MM. Paul Bérard et Edouard Simon, le conseil a renvoyé la question à l’examen du comité de commerce, qui m’a chargé de vous soumettre le présent rapport.
- Voici, d’abord, le texte de la décision minis. térielle qui nous a été signalée par M. Ed. Simon :
- « Il est expressément interdit de copier les « descriptions et de calquer les dessins ante nexés aux brevets d’invention communiqués « au public,, conformément à l’article 23 de la « loi du 5 juillet 1844.
- « Toute note, tout croquis sont également « interdits.
- « Les pièces communiquées seront immé-« diatement retirées à toute personne qui con-« treviendra au présent ordre de service.
- « Fait à Paris, le 13 juin 1883.
- « Le ministre du commerce, « Signé : Hérisson. »
- L’interdiction résultant de cet ordre de service a donné lieu à de vives critiques. Il a paru qu’elle était contraire, sinon au texte, du moins à l’esprit de la loi, et qu’elle dérogeait, par une rigueur excessive, aux traditions libérales qui s’étaient établies dans les bureaux du ministère du commerce pour la communication des brevets.
- D’un autre côté, il était évident que la mesure ainsi critiquée ne pouvait avoir pour motif que la constatation ou la crainte de graves abus dans cette communication. En effet, les informations que nous avons recueillies nous ont démontré qu’il ne s’agit point, pour l’administration, de sauvegarder la taxe de 25 fr. qui est attribuée au Trésor pour la délivrance de la copie authentique d’un brevet, taxe dont le produit annuel est de 10 à 12,000 fr., et dont l’intérêt est tout à fait secondaire. Ce qui a motivé la mesure, c’est que la faculté de consulter les brevets, la plume ou le crayon à la main, pourrait faciliter l’altération des origi
- naux en risquant de compromettre la respon -sabilité de l’administration, constituée gardienne de ces pièces. Il aurait, en outre, été observé que les copies ou calques dans le bureau des brevets ouverts au public, seraient le plus souvent effectués, non point par les intéressés, mais par des agences intermédiaires ; d’où il semblait, aux yeux de l’administration, que l’ordre du 13 juin 1883, destiné à couvrir sa responsabilité en même temps qu’à défendre contre toute altération les titres des brevetés, ne pourrait causer de préjudice sérieux aux véritables intéressés.
- Tels sont les faits et les arguments en présence desquels nous avons à nous prononcer sur les réclamations produites par M. Ed. Simon.
- Dans la plupart des pays, la législation prescrit, comme en France, la publication des brevets d’invention. Elle autorise également la communication des brevets, indépendamment de la publication. Ces mesures sont prises moins dans l’intérêt des brevetés que dans l’intérêt général. Les brevetés peuvent en effet vulgariser par tous les moyens les inventions et les perfectionnements pour lesquels la loi leur accorde, pendant un délai déterminé, le droit de propriété. Mais il importe, en même temps, que le public ait la faculté de se tenir au courant des brevets délivrés et que la communication administrative des textes et des dessins soit aussi large que possible. Il serait superflu d’énumérer devant vous les différentes circonstances dans lesquelles il doit être utile que les brevets soient ainsi communiqués.
- Sans contester la gravité des motifs qui ont donné lieu à l’ordre de service du 13 juin 1883, ci-dessus transcrit, le comité de commerce estime que l’interdiction de prendre des notes, des extraits ou des croquis sur les brevets semble peu conciliable avec la faculté de consultation que la loi accorde au public, et il pense que la communication des brevets, ainsi restreinte, doit être le plus souvent dépourvue d’utilité.
- S’il a été relevé des abus dans le mode ac-
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- tuel de communication, il semble qu’une disposition meilleure des locaux affectés au classement des brevets et un surcroît de surveillance pourraient y remédier. Les brevets procurent au Trésor une recette annuelle de près de deux millions ; ils fournissent donc directement les ressources suffisantes pour l’organisation d’un service qui puisse donner à l’administration toutes les garanties nécessaires.
- Plusieurs chambres de commerce ont déjà sollicité de M. le ministre la modification de l’ordre du 13 juin.
- D’accord avec les sentiments d’intérêt que le conseil a souvent exprimés en faveur des brevets d’invention, et conformément au désir de M. Ed. Simon, notre collègue, nous vous proposons d’appeler respectueusement l’attention bienveillante de M. le ministre du commerce sur la question en lui transmettant le présent rapport, qui serait inséré dans le Bulletin de la Société.
- Signé : C. LAVOLLÉE, rapporteur.
- BREVETS D'INVENTION
- 154081. 5 mars; Sagebien. — Turbine essoreuse à force centrifuge à mouvement continu, destinée à essorer et sécher toutes les matières pouvant couler et glisser.
- 154648. 3 avril ; Mac-Callum. — Composition destinée à être employée comme peinture ou teinture.
- 154756. 9 avril ; Meyer — Procédé de production de l’isatine ou de diverses isatines substituées et de leur transformation en indigo ou indigo substitué.
- 154759. 9 avril ; Ricard. — Perfectionnement apporté dans la construction des appareils à concentrer et à sécher les bois de teinture et de tannin ou autres produits similaires.
- 154761. 11 avril; Lambotte et Sandron.— Mode de fixation des teintures obtenues par les oxydes ou hydrates métalliques sur les laines et toutes matières animales sulfurées.
- 154775. 10 avril; Chesnais.— Nouveau
- bleu destiné à remplacer l’indigo pour la teinture du ceton, de la laine et de la soie.
- 155034. 21 avril ; Société Dittler et Cie. — Préparation de matières colorantes jaunes et rouges.
- 155085. 24 avril ; Weiler et Cie. — Procédé pour la séparation du para-toluidine de l'ortho-tuluidine, ainsi que de l’aniline et du para-toluidine au moyen des phosphates et des ar-séniates.
- 155103. 27 avril ; Faussabry.-- Nouveau sabot de pieu.
- 155325. 8 mai ; David.— Perfectionnements aux machines à raser les étoffes et rubans.
- 155585. 21 mai ; Société anonyme des teintures et apprêts de Tarare.— Procédé et machine opérant la teinture des tissus en pièces.
- 155605. 22 mai ; Rumpff. -- Perfectionnements apportés à la fabrication des matières colorantes convenables pour la teinture et l’impression.
- 155687. 26 mai ; Ekman. — Méthode perfectionnée d’obtention de matières colorantes.
- 155719. 23 mai; Peter.— Nouveau mode de fabrication des extraits d’orseille.
- 155720. 24 mai ; Galy. — Moyen de reconnaître la charge que l’on met à la soie grège.
- 155721. 25 mai ; Lamellet et Bauer.— Obtention de fonds de nuance quelconque sur tissu gaufré.
- BIBLIOGRAPHIE
- LE MOUVEMENT COOPÉRATIF EN ANGLETERRE, par M. Edouard Simon, membre de la Société des ingénieurs civils, du Comité des arts mécaniques de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, etc.
- Au moment où la question des associations, des sociétés coopératives de production, des syndicats professionnels, est à l’ordre du jour et préoccupe à bon droit l’opinion publique — car de la solution dépendent en grande partie l’avenir de la production nationale et la suppression des malentendus entre le capital et le travail, — il est intéressant de savoir ce
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- qui a été fait par nos voisins, de connaître les causes du développement des associations en Angleterre.
- M. Edouard Simon qui déjà, en 1876, avait communiqué à la Société des ingénieurs civils une note fort intéressante sur les Sociétés < coopératives de production en Angleterre, vient de présenter à la même Compagnie un travail complémentaire instructif sur les origines, l’organisation, le développement de la coopération dans ce pays.
- Sous une forme concise, l’auteur présente avec une grande netteté les difficultés de nature à entraver le mouvement coopératif, les mesures propres à éviter ces écueils, mesures qui ont assuré le succès des associations anglaises et qui sont parfaitement compatibles avec la législation française et les habitudes de nos ouvriers.
- L’étude que nous signalons à l’attention de nos lecteurs n’existant pas dans le commerce, nous nous sommes assuré un tirage à part de la brochure que nous tenons à la disposition de nos abonnés contre l’envoi de un franc cinquante centimes en timbres-poste.
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- 28e Année, N° 10. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mai 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE.
- UN AMIDON INCOMBUSTIBLE.
- LES EFFETS DE LA VAPEUR.
- NOIR POUR LAINES.
- L EMPLOI DE LA GLYCÉRINE DANS LA TEINTURE (suite et lin
- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT.
- VERT DIMÉTHYLPHÉNIL.
- BIBLIOGRAPHIE.
- BREVETS D'INVENTION.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- cide chromique, soit de la production d’oxygène ou de chlore, soit des ateliers de teinture et d’impression.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MORDANÇAGE DES MATIERES TEXTILES Par M. Malbec.
- La teinture des laines en noir s’effectue habituellement à la suite d’un mordançage à l’alun de chrome; ses proportions sont de 2 00 du poids de la laine en bichromate de potasse et de 4 équivalents d’acide sulfurique. La réaction, qui dure environ 2 heures, donne l’alun; toutefois ce traitement de la laine, au contact de l’acide chromique et de l’acide sulfurique libres et bouillants, occasionne l’altération des fibres.
- Pour y parer, l’inventeur fait usage d’alun de chrome, de sulfate ou d'autre sel de chrome « tout fait ».
- Le procédé permet de traiter non seulement les matières animales, mais les filaments végétaux qui, par la méthode ordinaire, seraient, entièrement désagrégés.
- Les produits du chrome coûtent cher; aussi M. Malbec utilise t-il les résidus, sans valeur aujourd'hui, provenant soit des piles au bichromate de potasse, soit de la fabrication de certaines couleurs d’aniline où intervient l’a-
- USSEUSE AUTOMATIQUE Par M. Fessy.
- M. Fessy s’est proposé de réaliser en une seule opération le décreusage, le mordançage, la teinture, l’avivage, les apprêts, l’essorage des écheveaux, qui, constituant autant de ma-nipulptions distinctes entraînent des pertes de temps et de main-d’œuvre.
- A cet effet, la barre ou cuve, où doivent être travaillés les écheveaux de coton, de laine, de soie ou autres matières, est complétée par un châssis mobile dit «châssis d’enlèvement »; à cet effet, au moyen d’un palan ou dispositif analogue, un cadre horizontal permet d’enlever les écheveaux; ceux-ci sont répartis sur des guindres qui se trouvent simplement posés sur des fourches attenant au cadre.
- Lorsque le châssis d'enlèvement repose sur les bords de la barque, l’axe de chaque guin-dre vient d’un bout, en prise avec un manchon d’embrayage qui par l’intermédiaire de roues d’angle et d’un arbre de commande parallèle à la cuve, transmet à ce guindre un mouvement continu de rotation.
- De plus, les écheveaux passent entre deux cylindres compresseurs situés au-dessous du cylindre et recouverts d’une garniture élasti-
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- que. L’un de ces compresseurs tourne librement dans des supports fixes, l’autre dans des coussinets solidaires de deux crémaillères parallèles.
- Aussi longtemps que les fils doivent cheminer dans la barque, les rouleaux laissent entre eux un intervalle assez grand pour maintenir seulement les écheveaux et éviter la projection du liquide hors de la cuve ; lorsqu’une opération est terminée et qu'il convient d'essorer les fils, la manœuvre d'un levier actionnant les extrémités des crémaillères suffit à rapprocher tous les compresseurs mobiles pour constituer autant de couples esso-reurs. En soulevant alors le châssis d'enlèvement, les écheveaux sont exprimés au fur et à mesure de leur sortie du liquide.
- PROCÉDÉ POUR CONSERVER LA COLLE DE GÉLATINE ET PRÉPARATION DE COLLE LIQUIDE
- Par M. Josef Horadam (brevet allemand).
- En ajoutant aux solutions de gélatine 8 à 10 pour 100 de chlorure de calcium ou de magnésium, on les rend imputrescibles sans que leurs propriétés liantes et adhésives soient en rien diminuées.
- Une colle contenant 30 parties de chlorure pour 100 parties de gélatine seche se conserve presque indéfiniment.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT
- Par James A . Graham , de Londres.
- Les fibres végétales contiennent généralement, même après avoir été blanchies, quelques matières colorantes, qui, si elles ne sont pas enlevées, sont nuisibles aux tissus.
- Quand même la matière brute aurait été bouillie dans de la soude caustique ou autres solutions de la même naiure, il reste encore dans les fibres des substances colorantes qui ont résisté même à l'action des produits chimiques.
- Le dernier vestige de cette matière colorante n’est même pas entièrement enlevé pab le
- chlore ou un sel hypochlorique, ni même par les deux.
- Afin d’arriver à enlever complètement toute matière colorante, M. Graham mêle avec le chlore et un sel hypochlorique une certaine proportion de nitrate de soude ou de potasse, qui enlèvent même les sels insolubles de chaux.
- L’inventeur prétend que le grand avantage de ce mélange, c’est qu’il n’y a aucune formation d’acide muriatique, qui pourrait affaiblir les fibres, et que, quand même il se trouverait de l’acide muriatique, son action serait neutralisée par la présence du nitrogène. Il prétend aussi qu’une température plus élevée peut généralement être employée dans ce procédé de blanchiment.
- Une haute température est toujours à recommander, puisque la durabilité des fibres n’en souffre pas, même quand on va jusqu’à l’eau bouillante.
- Le procédé est surtout applicable au blanchiment des fibres ayant été préalablement traitées avec de l’acide sulfurique ou autre solution semblable.
- Pour le blanchiment des tissus, la solution de potasse ou de soude peut être mélangée avec la liqueur ordinaire de blanchiment, ou bien les tissus peuvent y être passés séparément, ce qui sera fait avant ou après le blanchiment.
- L'opération finie, les fibres ou tissus doivent être lavés. — Textile Monitor.
- AFFINAGE ET AMÉLIORATION DU JUTE Par M. Luck’acs.
- Le jute est d’ordinaire employé à la fabrication de fils relativement gros ; M. Luck’acs s’est préoccupé d’affiner cette matière et de lui donner un aspect laineux. Pour cela, le breveté soumet le jute à l’action des alcalis, soit potasse, soit soude caustique, soit mélange des deux.
- Après immersion pendant un temps plus ou moins long dans le bain alcalin, le jute est
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- lavé, essoré et séché. S’il convient d’atténuer la coloration jaune du jute, on y arrive facilement en traitant les fibres, préparées comme il vient d’être dit, par le chlorure de chaux.
- ÉPAILLAGE DES TISSUS Par MM. Delamare fils et Martin.
- Les tissus épaillés chimiquement sont soumis à l’essorage après immersion dans le bain acide et avant passage à l’étuve où se produit la carbonisation des matières végétales. Pour économiser la force motrice et éviter la perte de liquide occasionnées par l’essorage, MM. Delamare fils et Martin ne fournissent au tissu que la quantité d’acide strictement nécessaire à l’épaillage.
- L’étoffe est guidée sur une toile sans fin horizontale, au-dessus de laquelle se trouve disposé le réservoir contenant le liquide. Ce réservoir communique avec une auge où tourne rapidement un arbre à palettes ; il en résulte la projection du liquide, sous forme de brouillard, à travers une toile, ou tamis, située à l’avant de l’auge. Pour faciliter l’imbibition, le tissu est, en outre, soumis à l’action soit d’un et de vapeur, soit d’un jet d’air comprimé.
- CHAUFFAGE DES CYLINDRES EN PAPIER POUR APPRÊT ET GAUFRAGE Par M. Voland.
- Jusqu’ici, les cylindres de calandres ou autres appareils à presser, à gaufrer, etc., ne pouvaient être chauffés autrement que par leur contact avec des cylindres métalliques, lorsqu’ils étaient fabriqués en papier, en feutre, en tissu ou matière similaire ; le chauffage, dans ces conditions , était insuffisant pour la plupart des apprêts.
- M. Voland a tourné la difficulté en montant les cylindres en papier, feutre, etc., sur des axes métalliques creux.
- TEINTURE ET DÉGRAISSAGE
- Brun pour peaux de mouton.
- Nettoyez bien les peaux avec du savon tiède et un peu d’ammoniaque, placez la peau sur une plaque en pierre et faites bien pénétrer le savon dans la laine en la frottant avec les mains, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de graisse.
- Doublez alors la peau, la laine en dehors, et rincez dans deux eaux chaudes.
- Pour deux peaux de 1 m. 50 sur 0 m. 75 :
- Préparez un bain avec :
- 3 kil. de fustet ;
- 60 gram. de bismarck.
- Faites bouillir le fustet et passez-le à travers un tamis dans la cuve, laissez-le refroidir à la chaleur de la main, ajoutez alors le bismarck et mettez les peaux.
- Manœuvrez pendant 20 minutes et enlevez.
- Si la nuance n’est pas assez foncée, ajoutez au bain 60 gram. de couperose, remettez les peaux et manœuvrez jusqu’à la nuance désirée.
- Rincez dans deux eaux froides, tordez et séchez dans un endroit froid.
- Les teinturiers sont souvent ennuyés de ce que les peaux, après avoir été nettoyées ou teintes, deviennent dures en séchant.
- Ceci provient de bien des causes, mais les principales sont : premièrement, l’emploi d’eau trop chaude pour le nettoyage, et ensuite, l’enlèvement imparfait de l’eau avant d’avoir fait sécher.
- C’est une très bonne méthode que de placer les peaux, après qu’elles ont été tordues, sur une table, et de faire sortir l’eau autant que possible en les pressant avec un instrument émoussé ; mais il faut opérer avec beaucoup de soin, la peau mouillée étant facilement déchirée.
- Avec un peu d’habitude, on peut, de cette manière, rendre les peaux de mouton presque aussi souples que le chevreau.
- On peut obtenir presque toutes les nuances
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- du brun en variant les proportions des ingrédients; mais il faut toujours commencer par le bain de fustet et de bismarck, et foncer à volonté par l’addition de couperose.
- Rincez dans de l’eau froide additionnée de 1 kil. de sel; laissez l’eau de rinçage pendant 10 minutes.
- Tordez et séchez comme il est dit plus haut.
- Pour relever les velours de coton après qu’ils ont été nettoyés ou teints.
- Mouillez à l’envers avec une éponge et repassez avec des fers chauds; ensuite, brossez-les fort dans le sens de la peluche, puis, pour finir, doucement dans le sens contraire.
- Servez-vous d’une brosse un peu rude pour ies noirs et mettez un peu d’huile d’olive sur la brosse pour finir.
- Blanchissage de rideaux blancs et objets semblables.
- Il est généralement reconnu par tous les blanchisseurs que les rideaux blancs et autres objets semblables sont plus endommagés par un rinçage insuffisant, qui n’enlève qu'im-parfaitement le chlorure de chaux, que par toute autre cause.
- Beaucoup de blanchisseurs commettent une grande erreur en laissant les objets exposés à l’air après les avoir enlevés du liquide blanchissant, au lieu de les rincer de suite, comme cela devrait avoir toujours lieu.
- Le procédé suivant est excellent pour blanchir des rideaux, etc., tels que : couvertures de lit, etc. :
- Préparez une cuve assez grande pour contenir, par exemple, vingt paires de rideaux; chauffez à 50° G. et mettez 1 kil. de soude et 1 kil. de chlorure de chaux.
- Commencez par éteindre la chaux avec de l’eau froide et, lorsqu’elle est réduite en pâte, échaudez-la avec de l’eau bouillante, laissez poser et ne vous servez que du liquide clair.
- Manœuvrez les objets dans la cuve et lais-sez-les pendant 20 minutes: enlevez et rincez dans de l’eau chaude.
- Si vous avez plus d’une cuve de linge, ajoutez à la même liqueur encore 500 grammes de soude et 500 grammes de chaux. Mettez le restant des objets, manœuvrez et laissez-le dans la cuve pendant que vous vous occupez de la première quantité.
- Rincez dans une eau, après le bain de chaux, et préparez un autre bain à 40°G., additionné de 3 décilitres d’acide sulfurique ; mettez les objets et manœuvrez pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils aient tous à peu près la même nuance; rincez alors dans deux eaux chaudes, la seconde contenant 500 grammes de soude.
- Tordez et mettez de côté pour être bouillis.
- Apprêtez une cuve chauffée à 100°C. et délayez dans passablement de savon; mettez les objets dans la cuve d’eau bouillante et faites bouillir jusqu’à ce qu’ils soient propres.
- Quelquefois l'impureté est tellement entrée dans les tissus que le bain de savon ne suffit pas.
- Dans ce cas, on est obligé d’avoir recours au frottage, soit avant, soit après le bain de savon, mais généralement le bain de savon suffit; rincez ensuite dans deux eaux chaudes et amidonnez avec un peu de bleu dans l’amidon.
- Les avantages do ce système de blanchissage sont faciles à comprendre. En premier lieu, la chaux blanchit le linge et en même temps enlève une partie de la malpropreté ; la chaux est ensuite neutralisée par l’acide sulfurique, et si les rideaux ou autres objets ont été préalablement bleuis avec du bleu d’outremer, cette couleur se trouve être également détruite par l’acide sulfurique. Enfin, l’acide sulfurique est lui-même neutralisé par la soude employée dans l’eau de rinçage; de façon que, lorsque les objets ont été bouillis dans l’eau de savon, il est impossible qu'il reste trace soit de chaux, soit d'acide.
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- UN AMIDON
- Prenez 10 parties de cendres d’os pulvérisés, couvrez-les avec 50 parties d’eau très chaude et ajoutez G parties d’acide sulfurique.
- Remuez bien le mélange et laissez poser pendant deux jours dans un endroit chauffé ; mettez alors 100 parties d’eau distillée et filtrez.
- Au liquide clarifié ajoutez 5 parties de sulfate de magnésie (sel d’Epsom) dissous dans 15 parties d’eau distillée ; remuez et versez graduellement de l’ammoniaque , jusqu’à ce que le liquide en ait pris l’odeur.
- Il se formera un précipité blanc, qui doit être pressé dans un linge, bien séché dans un endroit modérément chaud et finement pulvérisé. Deux parties de cette poudre (qui est un phosphate d’ammoniaque-magnésie) doivent être incorporées dans une partie de tungstate de soude et 6 parties d’amidon de blé, avec assez d'indigo pour lui donner une faible teinte bleue.
- La poudre provenant de ce procédé est un amidon incombustible.
- Pour la préparation de cette composition, il faut avoir bien soin de ne se servir d’aucun objet en fer, car cela pourrait donner une teinte jaune, ou occasionner des taches jaunes sur les tissus.
- Pour s’en servir, il n’y a qu’à délier la poudre avec à peu près le double de son volume d’eau froide et ajouter ensuite assez d’eau bouillante pour former un liquide visqueux, dans lequel on trempe les tissus absolument de la même manière que s’il s’agissait d’un amidon ordinaire.—Clothier and Finisher.
- LES EFFETS DE LA VAPEUR
- ET DE DIVERS produits chimiques SUR la LAINE PENDANT SA TEINTURE
- Les plus grands soins sont nécessaires,dans la teinture de la laine, pour ne pas endomma
- ger la ténacité des fibres ni occasionner une perte de poids lors du foulage et du finissage.
- La manière de teindre la laine cardée en laissant passer la vapeur directement dans le bain n’est pas à recommander', la vapeur ayant une grande tendance à feutrer la laine, ce qui nécessite un traitement plus brusque lors du tissage et déprécie la qualité.
- Il est beaucoup plus avantageux d’employer une cuve ayant un double fond, et de faire passer la vapeur entre les deux fonds.
- Quelques produits chimiques, tels que le silicate de potasse et la soude, rendent la laine dure et rude, surtout s’ils sont employés en grandes quantités.
- Si l’acide hyposulfureux est employé seul comme mordant, pour le vert méthyl par exemple,la laine est détériorée,elle se rétrécit et perd beaucoup de sa ténacité. On a trouvé que l’addition au bain d’une certaine quantité de sulfate d’étain neutralise jusqu’à un certain point le mauvais effet de l’hyposulfate de soude.
- Les sels de fer ont également une tendance à durcir les laines; pour la même cause, le cachou est peu employé pour la teinture de la laine, quoiqu’il produise des nuances fixes.
- Les fibres de la laine sont également détériorées s’il faut les reteindre.
- Comme règle générale, plus l’on met de temps à traiter la laine dans un bain chaud, plus elle perd de sa valeur, suivant la composition du bain.
- NOIR POUR LAINES
- Brevet allemand, par MM. Koll et fils, pour la préparation d’une substance destinée à teindre les laines en noir.
- Mêlez 42 kil. d’extrait de cam pêche à environ 30o B., avec 250 à 375 grammes de sulfate de cuivre et 100 à 125 grammes d’alun de chrome.
- Faites bouillir (il ne faut pas d'eau)] et éva-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- porez jusqu’à ce que le mélange se solidifie en refroidissant.
- Ajoutez, pendant qu’il est encore chaud, 8 kil. de sulfate de cuivre, 10 kil. de sulfate de fer et 500 à 750 grammes d’acide oxalique.
- Coulez dans des moules et laissez refroidir.
- Cette substance a l’apparence d’une résine noire et est soluble dans de l’eau froide ou chaude.
- Au moment de s’en servir, on ajoute une petite quantité d’acide oxalique qui donne immédiatement à la laine une couleur noire.
- L’EMPLOI DE LA GLYCÉRINE
- DANS LA TEINTURE
- Par Peters et Austin, professeurs.
- {Suite et fin.}
- Plusieurs genres d’apprêts sont faits avec la glycérine. Les suivants sont des formules pour blancs :
- lo Eau, 20 parties;
- Gélatine, 6 parties;
- Glycérine, 2 parties.
- 2o Amidon, 2 parties;
- Glycérine, 3 parties.
- 3° Kaolin, 9 parties;
- Sulfate de chaux, 5 parties;
- Glycérine, 2 parties.
- 4o Kaolin, 8 parties ;
- Dextrine, 7 parties ;
- Glycérine, 4 parties.
- La solution à laquelle on a donné le nom de paramentine est composée comme suit :
- Gélatine, 100 parties ;
- Dextrine, 70 parties ;
- Glycérine, 20 parties ;
- Sulfate de zinc, 20 parties.
- Ou bien :
- Sucre de raisin, 10 parties ;
- Sulfate de magnésie, 15 parties ;
- Glycérine, 5 parties ;
- Salpêtre, 1 partie;
- Dissoute dans de l’eau et étendue à 60 B.
- Empois pour apprêtage.
- Glycérine, 12 parties ;
- Dextrine, 5 parties ;
- Sulfate d’alumine, 1 partie ;
- Eau, 30 parties.
- Ou bien :
- 500 grammes de colle-forte dissoute dans 10 kil. d’eau, et la solution versée dans 50 kil, de glycérine à 200 B. à laquelle on ajoute 500 grammes de soude.
- Si l’on ajoute à ces mélanges un peu d’acide carbolique, ils se conservent bien.
- Le mélange suivant est une eau pour apprêtage :
- Glycérine, 100 parties ;
- Soude, 1 partie ;
- Gélatine, 1 partie;
- Amidon blanc, 10 parties ;
- Alun, 1,100 parties ;
- Borax, 1,100 parties.
- Depuis quelque temps, on a fait usage, dans le tissage des mousselines, d’une solution de dextrine dans de la glycérine à laquelle on ajoute un peu de sulfate d’alumine.
- Cet apprêt rend possible le tissage des mousselines dans des endroits bien aérés et secs, tandis qu’auparavant on était obligé de tisser ces étoffes dans des caves ou endroits humides et malsains, afin d’éviter le cassage des fils. Comme la glycérine ne se sèche pas, il est évident que les fibres imprégnés d’une petite quantité de cette substance restent souples et flexibles.
- En 1873, Asselin a recommandé l’emploi de la glycérine pour l’apprêtage des laines, afin de les rendre souples et flexibles.
- Son emploi est également très utile dans l’impression des cotons, pour mélanger les couleurs.
- La glycérine est employée utilement avec la garance dans la teinture.
- On se sert de la solution de garance dans la glycérine pour teindre à froid.
- L’alizarine est très soluble dans delà glycérine chaude.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- L’acide picrique dans une solution de glycérine est aussi une très bonne teinture, et il n’y a pas à douter que beaucoup d’autres couleurs d’aniline ne puissent être employées de la même manière.
- Après séchage, on peut reprendre la glycérine et s’en servir de nouveau.
- Suivant Burgermeister, on peut se servir de la glycérine pour « mercerizer » le coton, avec de très bon résultats. L’inventeur de ce procédé, M. Mercier, traite les fibres du coton avec une forte lessive caustique, ce qui a pour effet de faire prendre la couleur aux fibres mortes comme aux autres, et toutes les fibres prennent plus facilement la teinture. Ceci n’est, en réalité, qu’une espèce de mordançage.
- Après avoir été mercerizées, les fibres sont lavées et mordancées avec des mordants d’alumine.
- Dans son brevet, Burgermeister prétend que les fibres peuvent être mercerizées et mordancées dans une même opération et que l’on peut obtenir des couleurs excessivement pleines avec une solution alcaline pour mordant.
- Il est vrai que cet effet a déjà été obtenu en employant de l’acide tartrique qui empêche le fer et l’alumine d’être précipités par les alcalis, mais la glycérine est beaucoup plus efficace, et comme il en faut moins elle revient à meilleur marché.
- Le mordant de fer est mêlé avec la glycérine et ensuite avec de la lessive caustique en excès.
- Ce mélange forme une solution presque incolore ou d’un jaune pâle, et l’oxyde de fer ne se précipite pas, même en faisant bouillir. Cependant, si l’on place des fibres végétales dans cette solution chauffée, elles en extraient la totalité du fer, et elles sont mordancées comme il est impossible de le faire dans une solution acide En même temps, l’alcali mer-cerize les fibres et produit son effet caractéristique sur les fibres mortes.
- L’albumine est facilement dissoute par de
- la glycérine mêlée avec une quantité égale d’eau et chauffée à peu près à 82® C. Cette solution se conserve fort longtemps sans se putréfier. Comme expérience, on en a conservé pendant sept semaines des mois de juillet et d’août, sans qu’il y ait eu un changement perceptible.
- Paraf a profité de ce pouvoir de la glycérine pour dissoudre les acides arsénieux, pour conserver l’albumine, la gomme arabique et autres apprêts pendant un temps indéfini. Il est évident que l’addition de l’acide arsénieux rend la solution impropre à bien des usages. Il est probable que d’autres poisons métalliques auraient le même effet.
- Pour fixer les anilines, il ajoute à la couleur épaissie avec de l’amidon à peu près 10 à 12 0[0 d’une solution d’acide arsénieux dans un poids égal de glycérine et autant d’acétate d’alumine.
- Après impression, les articles sont traités avec de la vapeur pendant trente minutes et ensuite passés dans une eau de savon tiède. Mais il faut espérer que cette méthode ne sera pas usitée.
- Gros-Renaud emploie la glycérine pour préparer un mordant avec de l’oxyde de chrome en agissant sur du bichromate de potasse au moyen de l’acide nitrique et de la glycérine. La glycérine est détruite au profit de l’acide chromique et il en résulte un mordant vert composé de sel de chrome.
- La glycérine joue un rôle important dans la production de quelques couleurs.
- Lorsque l’alizarine ou la nitroalizarine sont traitées avec de l’acide sulfurique et de la glycérine, il se forme une matière colorante d’un beau bleu, connue sous le nom de bleu d’alizarine. Cette couleur a été découverte en 1878 par Brunck et examinée par Graebe.
- En 1878, Reich 1 a expérimenté l’action de la glycérine et de l’acide sulfurique sur l’acide carbolique et autres phénols. Il a obtenu de très beaux jaunes, rouges et violets.
- On obtient de la même manière des cou-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- leurs avec du crésol, du thymol, de l’hydro-quinone et du pyrogallo.
- En présence de la soude caustique, la glycérine a le pouvoir de réduire le bleu d’indigo.
- En 1878, Prud’homme a fait des expériences pour s’assurer si de cette manière on ne pouvait pas l’employer pour l’impression avec l’indigo, mais il n’a pas obtenu de résultat satisfaisant.
- Lorsque l’indigo est mélangé avec de la glycérine et de la soude caustique et que l’on a fait bouillir ce mélange, la réduction est complète.
- Des expériences ont été faites pour imprimer avec un mélange de glycérine, dégommé de Sénégal, de soude cristallisée, d’indigo et de protoxyde d’étain, mais sans succès sur une grande échelle.
- Sur une petite échelle,quelques expériences ont réussi, lorsqu’un grand excès de vapeur humide avait été employé. La réduction de l’indigo était complète, mais la solution d’indigo réduit n’était pas satisfaisante et ne pénétrait pas suffisamment les fibres du coton pour donner une bonne couleur quand elle était exposée à l’air.
- Les alizarines, nitroalizarines et acide ruf-figallique ont été également réduits par la glycérine et les alcalis.
- Cette application de la glycérine nous semble mériter une étude plus approfondie. — Textile Colorist.
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- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT
- DES MATIÈRES FIBREUSES
- De M. James Anthony Graham
- Patente anglaise n. 5366. — Année 1882.
- En blanchissant les matières fibreuses d’après le mode usité, au moyen du chlore gazeux ou de la solution de chlorure de chaux, l’inventeur ajoute une solution de nitrate de soude ou de nitrate de chaux, avant, pendant ou après l’opération. Les avantages de ce procédé seraient les suivants :
- Le nitrate dissout une partie des matières colorantes.
- Il débarrasse les fibres des sels de chaux insolubles fixés naturellement ou précipités de l’eau ou de la lessive employée.
- Lorsqu’on blanchit au moyen du chlore ou du chlorure de chaux, il se forme de l’acide chlorhydrique attaquant les fibres, s’il reste en contact prolongé avec elles. La présence du nitrate empêche cet effet destructeur de l’acide et permet en outre d’opérer sous de plus hautes températures.
- Toutes les fois que le nitrate est employé en combinaison avec le chlore ou le chlorure de chaux, le chauffage de la masse est à recommander.
- VERT DIMETHYLPHÉNYL
- M. Bindschaeler obtient cette couleur en traitant une molécule de diméthylaniline dans une solution aqueuse de chlorure de zinc à 30 C. avec une quantité suffisante de bichromate de potasse pour qu’il s’échappe deux atomes d’oxygène.
- Après quelques minutes, il se forme de superbes cristaux d’un éclat cuivreux, qu’il faut laver d’abord dans de l’eau, puis dans de l’alcool et finalement dans de l’éther.
- Cette nouvelle couleur, à laquelle l’inventeur a donné le nom de vert diméthylphényl, est facilement soluble dans l’eau ; mais elle est insoluble dans l’alcool et l’éther; elle teint la soie en vert jaunâtre, mais la nuance n’est pas fixe.
- BIBLIOGRAPHIE
- COURS DE TISSAGE professé à la Société industrielle d’Amiens, par Edouard Gand, trois gros volumes grand in-80, avec planches, tableaux et nombreuses figures dans le texte. — Prix de chaque volume : 20 fr.
- Tome 1er. — Textiles de convention ; principe fondamental de la confection des étoffes à fils rectilignes. — Armures fondamentales,
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- —Etude de la toile; étude du batavia.—Etude du sergé et de la serge. — Dérivés de ces armures; étude et procédé de construction des satins réguliers et irréguliers. — Art de décomposer les tissus. — Mise en carte des tissus analysés. — Définition analytique des termes. — Etude du métier à lames. — Etude des divers remettages. — Remettage suivi, à pointe, à pointe et retour.—Remettage sauté, amalgamé, interrompu, à plusieurs corps. — Remettage combiné ou à paquets. — Remettage sinueux. — Etude des satins à large module. — Armures-tissu, armures-dessin, mosaïques. — Armures par permutation chiffrée.— Armures par substitution de cadence. —Etude complète de la mécanique Jacquard et des empoutages les plus usités. — Tableaux articulés. — Etude des dessins complexes, doubles,, triples, piqués, matelassés, plissés et gazés. — Montage d’un métier avec Jacquard.
- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique.— Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après lissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur métier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages — Description du transpositeur. — Etude théorique du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Étude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
- Tome III. — Comprend les 25 leçons de 3e année. Ces leçons ont trait : — aux divers systèmes de lisages; — auxempoutages com
- pliqués (suite des dernières leçons de première année);— à la composition des esquisses pour le tissage artistique ; — à la mise en carte; — aux tapis ; — aux cannelés ; — aux tissus es-poulinés (battants brocheurs divers) ; — aux rubans et galons ; — aux éléments de la bonneterie (suite des leçons de seconde année sur ce sujet);- aux divers textiles ; — aux diverses préparations antérieures au tissage.
- Un appendice fait connaître les découvertes récentes sur l’art de fabriquer les étoffes.
- Envoi franco contre mandat-poste. — Adresser les demandes au bureau du journal.
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de YHistoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie, par MA-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon. Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fut consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est l’A rt de la teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct :
- Le chapitre 1er est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l'élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun, Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouit, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20 à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d'é -tain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l'art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer
- judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d'aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
- Envoi franco contre mandat-poste de 21 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- BREVETS D’INVENTION
- 155480. 15 mai ; Daddi. — Fabrication d’un produit dit : « soie végétale »,et ses diverses applications à l’industrie des tissus en général.
- 155481. 16 mai; Beverey. — Application de perles factices sur la chenille et autres ari-clés de passementerie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N° 11. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS S Juin 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE. DU NORD DE LA FRANCE,
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE.
- TEINTURE EN DEUX COULEURS.
- SOIES OUVRÉES
- LES BREVETS D’INTENTION EN AMÉRIQUE.
- INFLUENCE DE LA COULEUR.
- JURISPRUDENCE.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A PRODUIRE DES DESSINS SUR LES TISSUS UNIS
- Par MM. Grosselin père et fils.
- L’une des méthodes les plus employées consiste à faire passer un tissu de laine drapé sur une machine dite velouteuse pour relever le poil de l'étoffe, puis à interposer, entre la lame héliçoïdale de la tondeuse et le tissu, une plaque de tôle sans fin ajourée. Aux endroits où le métal est évidé, le duvet de laine est atteint par la tondeuse; partout ailleurs la lame ne peut mordre et il en résulte des dessins alternativement en creux et en relief. Toutefois la nécessité d’une plaque métallique sans fin occasionne une dépense très importante et limite la variété des dessins.
- MM. Grosselin père et fils substituent à la plaque sans fin une plaque de largeur égale à celle de l’étoffe, mais de longueur restreinte à l’étendue du dessin. Cette plaque, montée sur deux bras de levier oscillants, vient s’interposer par intermittences entre le tissu et la tondeuse. La même commande suspend, en
- temps utile, le cheminement de l’étoffe, de sorte qu’à chaque retour de la plaque ajourée correspond une longueur équivalente de lainage.
- Cette disposition permet encore d’obtenir des effets différents avec la même plaque, en faisant varier le rapport entre les vitesses de l’étoffe et du « patron » métallique.
- APPRÊT DES TISSUS LÉGERS
- Par MM. Hayes, Candy et Cie.
- il est parfois utile, dans certains articles plissés pour « ruches », etc., de placer les fils de trame par rapport aux fils de chaîne suivant un certain angle, de produire, entre ces deux groupes, une obliquité déterminée.
- MM. Hayes, Candy et Cie réalisent cet effet en plaçant sur la machine dite « à dérailler» le tissu humide d’apprêt et en le laissant sécher, non pas dans la situation où les côtés du cadre limitent un champ rectangulaire, mais, au contraire, forment un parallélogramme plus ou moins allongé. Il en résulte que les fils de trame glissent obliquement sur les fils de chaîne et que si l’étoffe tissée à la lèse d’un mètre, sèche sur un cadre ramené, par l’obliquité des côtés, à soixante centimètres, les duites obliques se trouvent serrées en proportion.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, par Achille GILLET.)
- (Suite.)
- Dans ce cas, on n’emploierait ni l’alun ni le tartre indiqués ci-dessus, parce qu’il en reste suffisamment dans la partie du bain de mordant conservée pour former le bain de teinture.
- Quant à l'échantillonnage, nous conseillons de n’en prendre souci que lorsque toutes les passes seront terminées de teinture.
- Supposons, dans ce cas, que la nuance obtenue pour être conforme à l’échantillon manque de rouge, ou de jaune, ou de foncé (de noir qui remplace ici le bleu), on rechar • géra alors le bain de teinture avec :
- Une petite quantité d’orseille si l’on veut rougir ;
- Une petite quantité de curcuma si l’on veut jaunir ;
- Une petite quantité décoction de campêche si l’on veut foncer.
- On rentre ensuite les articles à échantillonner dans ce bain modifié et on les manœuvre jusqu’à ce que l’on obtienne la nuance demandée; pour cela il vaut mieux que le bain ne soit chauffé qu’à 90 C. plutôt qu’à l’ébullition, notamment lorsqu’il s’agit de foncer la nuance.
- A propos du foncé, notons bien que, si la différence est trop sensible entre la nuance obtenue qui sera trop claire et la nuance demandée qui est très foncée, il ne serait pas possible d’atteindre le but désiré si l’on se contentait d’ajouter au bain de la décoction de campêche, car cette dernière ne ferait que foncer la nuance en violet, puisque les lainages sont mordancés par l’alun et l'oxy-muriate d’étain qui violacent le campêche. Il faut opérer alors par ce que nous appelons
- « la bruniture » et qu’il conviendrait mieux de nommer le « le virage au noir ». Il suffit suffit pour cela d’ajouter au bain du sulfate de fer et du sulfate de cuivre ou du bichromate de potasse qui ont la propriété de virer au noir le campêche déjà fixé aux lainages et par conséquent de foncer la nuance des bruns, marrons et solitaires.
- Avec un seul bain.
- Pour 50 kil. de laine ou 5 à 6 pièces de mérinos. .
- On met en ébullition la quantité d’eau nécessaire à l’opération et on garnit le bain en y ajoutant :
- 1 kil. 500 d’alun ;
- 1 kil. de tartre ;
- 8 kil. d’orseille ou de 2 à 3 kil. d’extrait d’orseille, selon qualité;
- 3 kil. de curcuma ;
- 500 grammes de sulfate d’indigo ordinaire.
- Entrer les lainages pour les manœuvrer pendant une heure et demie au bouillon, lever, éventer, et, sans les laver, les brunir ensuite sur le même bain dans lequel on aura ajouté 250 grammes de sulfate de cuivre et 500 grammes de sulfate de fer.
- Comme nous le savons déjà, cette bruniture ne pourra s’effectuer que lorsque toutes les teintures seront finies; c’est précisément en opérant à cette bruniture qu’il faut échantillonner selon ce que nous avons dit précédemment à ce sujet. Enfin, bien laver, essorer et sécher.
- Dans les deux procédés que nous venons de décrire, il est à remarquer :
- 10 Que le bois de campêche joue le rôle du foncé, ou, autrement dit, de la bruniture sur la couleur grenat, avec laquelle il forme les teintes brunes, marron et solitaire;
- 2<> Que les sels mordants sont encore utiles au bain de teinture.
- Il découle de ces deux faits qu’en supprimant le campêche pour le remplacer par le sulfate d’indigo on arrive plus promptement et plus économiquement au résultat cherché, tout en ayant une plus grande facilité pour
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- varier les couleurs, c’est-à-dire les teintes. En effet, d’une part, on voit quel est le bas prix du sulfate d’indigo, dont le rendement, comparé à celui du campêche, doit déjà le faire préférer; d'autre part, on supprime une opération au sujet de la bruni ture et, de plus, cela permet d’obtenir, dans le même bain et successivement, les nuances acanthe, aventu-rine, feuille-morte, etc., etc.
- Il serait impossible d'obtenir cette variété de nuances avec le campêche, qui ne peut que couvrir les teintes fournies par l’orseille,le bois jaune et le curcuma, au lieu de se combiner avec elles, comme le fait le sulfate d’indigo. Puis, comme les sels mordants sont nécessaires dans ces deux cas, il a été également nécessaire d’opérer sur un seul bain. Enfin toutes ces raisons conduisent à opérer avantageusement selon les procédés que nous allons décrire industriellement.
- [Reproduction interdite) (A suivre.)
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DU NORD DE LA FRANCE
- Dans sa séance publique de janvier 1885, la Société industrielle du Nord de la France décernera des récompenses aux auteurs qui auront répondu d’une manière satisfaisante au programme des diverses questions énoncées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- La Société se réserve d’attribuer des som mes d’argent aux travaux qui lui auront paru dignes de cette faveur, et de récompenser tout progrès industriel réalisé dans la région du Nord et non compris dans son programme.
- Les mémoires présentés au concours devront être remis au secrétariat général de la Société avant le 1er octobre 1884. Mais les appareils sur lesquels des expériences seront nécessaires devront lui être parvenus avant le 30 juin 1884.
- Des récompenses seront accordées au meilleur travail sur l’une des questions suivantes:
- Guide-memento du blanchisseur de fils et tissus de lin ou de coton. Le travail demandé devrait avoir le caractère d’un guide pratique contenant tous les renseignements techniques de nature à faciliter la mission du chef d’atelier, tels que description des méthodes et appareils employés, produits chimiques, dosages, etc., etc.
- Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage et d’apprêt des fils et tissus de lin, de coton et de laine en France, en Alsace et en Angleterre ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- Étudier spécialement l’action du blanchiment sur les lins de diverses provenances. On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les fils de lin du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus de lin. — Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Moyen économique de préparation de l’ozone et expériences sur les applications diverses de ce produit , et en particulier au blanchiment des textiles.
- Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du nord de la France.
- Recherche sur les meilleures méthodes propres à donner plus de solidité aux couleurs organiques artificielles employées en teinture. Ce problème, d’une grande importance, ne paraît pas insoluble quand on remarque que déjà, pour le noir d’aniline et le rouge d'aliza-rine artificiels, on est arrivé à des résultats satisfaisants.
- Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre,après la tein-
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- ture, l’éclat que conserve le fil de jute teint.
- Même étude pour la ramie.
- Etude comparative d-s divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture des toiles bleues, de lin ou de chanvre, au point de vue du prix de revient, de l’éclat et de la solidité de la couleur, dans les circonstances diverses d’emploi de ces étoffes.
- Présentation, par un teinturier de la région du Nord, des plus beaux échantillons de teinture en couleurs dites de fantaisie, réalisés par lui, avec des matières colorantes de son choix, sur fils et tissus de lin, chanvre, coton, soie et laine avec indication des prix de façon exigés et description des procédés employés.
- Etude sur le chinage multicolore. Indiquer un perfectionnement soit au point de vue de l’application mécanique, soit au point de vue de la solidité des nuances pour le foulon.
- Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant le rouge d'Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton. On devra présenter des échantillons à l'appui.
- Etude sur la composition chimique de l’outremer et sur les caractères qui différencient les variétés de diverses couleurs, ainsi que sur les causes auxquelles il faut attribuer la décoloration de l’outremer artificiel par l’alun.
- Etude sur les différents systèmes de fours en usage pour la cuisson de l’outremer.
- Un prix de 500 fr , auquel la Société joindra une médaille, sera décerné à l’auteur d’un projet complètement étudié de fabrication de l’alizarine artificielle dans le nord de la France, avec plans, devis, procédés de fabrication et prix de revient.
- Des médailles d’or de la valeur de 500 fr., venant de la donation Kullemann, seront accordées : une pour le blanchiment; une pour la teinture ; une pour les progrès les plus signalés de la région.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- COMITÉ DE CHIMIE
- Séance du 21 mars 1883.
- M. Louis Durand entretient le comité d'un brevet américain pris le 27 avril 1881 par MM Armand Muller Jacobs, de Moscou, concernant la fabrication des sulfoléates et consistant dans la réaction de l’acide sulfurique sur les graisses en général suivie d’un traitement alcalin pour neutraliser le produit. En vertu de ce brevet, MM. Brustlein, Sury et Cie, de New-York, qui fabriquent leur produit en Amérique depuis plusieurs années, ont été mis en demeure de cesser leur industrie. Tous les membres du comité expriment leur étonnement de voir un composé dont la prépara-rion et la première application à la fabrication du rouge Andrinople ont été publiées par Runge en 1834 {Farbencheiniey Ire partie), et qui est employé en Alsace et en Angleterre, depuis 1876, par toutes les fabriques d’impression, donner lieu en 1881 à un brevet valable.
- M. Camille Kœchlin présente des échantillons d’un vert, obtenu sur tissu au moyen du phosphate de cuivre, d’après le procédé suivant :
- Couleur :
- Eau, 3 litres; ammoniaque,'1 litre; acétate de cuivre cristallisé, 400 grammes ; phosphate de soude, 800 grammes.
- Augmenter la quantité d’ammoniaque si l a dissolution n’était pas complète.
- Mater au rouleau. Pour foulard, étendre la couleur de son volume d’eau.
- Sécher, aérer quelques heures, laver et passer au savon à 60 degrés.
- Le phosphite de soude donne une nuance pareille au phosphate ; l’hypophosphite est plus vert ; il en est de même de l’arsénite.
- M. Schæffer a utilisé les propriétés si fortement réductrices de l'hydroxylamine NH'i.OH
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- pour faire des enlevages sur bistre de manganèse. Si l'hydroxylamine, dont le prix est actuellement très élevé, pouvait être livrée pour l’industrie à bon marché, elle ne manquerait pas, d'après l’opinion de M.Schæffer, partagée par le comité, de trouver de nombreuses applications et de rendre de grands services.
- Séance du 9 mai 1883.
- M. Albert Scheurer s’excuse de ne pouvoir assister à la séance et envoie une série de plis cachetés ouverts à la dernière séance de la Société et renvoyés à l’examen du comité de chimie, ainsi que la rédaction d’un certain nombre de prix nouveaux à inscrire au programme :
- Un prix proposé par M. Schæffer :
- Prix no 10. — Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour impression étaient autrefois formés uniquement de filés en Louisiane, en Jumel et.en Géorgie longue soie.
- Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en coton d’Amérique de nature bien différente, et en coton des Indes pur ou mélangé de coton d’Amérique.
- Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfectionnement de l’outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l'on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées, dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l’action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que leurs affinités pour les matières colorantes.
- Un prix proposé par M. Horace Kœchlin et un autre par M. Albert Scheurer, et dont les rédactions sont à modifier.
- Deux prix proposés par M. Nœlting et dont suivent les énoncés :
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze, suivant le mérite, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes suivantes non encore complètement étudiées : noir d’aniline, bleu de méthylène et couleurs de M. Lauth en général, safranine, phosphine, couleurs sulfurées de MM. Croissant et Bretonnière, hématoxyline, brésiline ou autres.
- Médaille d’argent pour une méthode de préparation des sels.de l’hydroxylamine à un prix qui en permettrait l’application industrielle.
- Séance du 13 juin 1883.
- La rédaction définitive du prix proposé par M. Horace Kœchlin devient la suivante :
- Médaille d’honneur pour un procédé continu de blanchiment du coton, de préférence au large, offrant sur les anciens systèmes, sans accroissement de dépense, l’avantage d’une rapidité plus grande et produisant un blanc qui réponde en tout point aux exigences de l’impression et de la teinture sans compromettre la solidité de la fibre.
- M. Horace Kœchlin communique, au nom de MM. Schlieper et Baum, d’Elberfeld, une note sur la fixation directe de l’indigo sur tissu par réduction au moyen de la glucose et de la soude et réoxydation. Vu le grand intérêt de ce travail, le comité décide qu’il sera publié in extenso à la suite du procès-verbal. Il paraîtra en outre au Bulletin, où il sera accompagné d’échantillons que MM. Schlieper et Baum ont bien voulu envoyer. Le comité charge M. Horace Kœchlin de remercier ces messieurs de leur importante communication.
- M. Horace Kœchlin montre des échantillons de drap laine teints à la cochenille et à l'aliza-rine qui ont été exposés à la lumière pendant
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- trois mois. La cochenille n’a presque pas été altérée, tandis que les tissus teints à l'aliza-rine ont passablement pâli, et d’autant plus qu’ils contenaient plus d’étain.
- Une demande de concours pour le no 1 des prix divers de MM. Courtois et Cie a été renvoyée au comité. Une commission, composée de MM. Camille Kœchlin, Eugène Dolfus et "Tœlting, est chargée d'examiner cette demande et de présenter un rapport.
- M. Nœlting communique, au nom de M. Kohn et au sien, qu’ils ont préparé le métoxycrésyl-azophényl
- CiHiN=N- aHi CH: (1) uti (0)
- et le métoxycrésyldisazophényl
- (CsHsN=N)2 am SH (33
- Le métacrésylol se comporte donc comme son isomère de l’orthosérie, en ce qu’il est capaole de se combiner avec deux molécules de dia-zobenzol.
- TEINTURE EN DEUX COULEURS de tissu blanc soie et coton
- Par M. O. Breuer.
- Notes communiquées à la Société industrielle de Mulhouse
- On se sert à Lyon depuis quelque temps d’un procédé très ingénieux pour teindre des tissus soie et coton en deux couleurs différentes.
- Ce procédé, n’étant pas généralement con-nu, est assez intéressant pour vous être signalé.'
- On teint à cet effet la soie d’abord sans que le coton prenne la couleur, et on teint le coton ensuite sans altérer la nuance de la soie.
- On y arrive à l’aide d’un bain de tannin entre les deux teintures, et voici comment on opère pour teindre par exemple la soie du dessin en rose et le coton en vert :
- On teint la soie toujours la première, et on
- prend à cet effet le produit le plus solide et le plus résistant au savon.
- Les produits solubles à l’alcool sont les plus employés.
- On teint la soie à chaud et au savon, qui a pu servir déjà au décreusage, en le coupant avec un peu d’acide acétique.
- Sans cette précaution, la matière colorante ne prend pas bien sur la soie.
- On lave à fond après la teinture, et si, toutefois, le coton se trouve teint légèrement, un chlore extrêmement faible suffit pour le nettoyer.
- On procède alors au passage en tannin, la partie la plus importante du procédé.
- Prendre à cet effet, pour une pièce de 2 1[2 à 3 kilos, 8 0(0 de tannin à l'alcool, dissoudre le tannin dans l’eau, y entrer la pièce à froid et l’y manœuvrer pendant douze heures, sortir et sécher sans laver.
- Passer en émétique après le séchage, à raison de 150 grammes par pièce, pendant une demie à trois quarts d’heure, et à froid.
- Rincer à l’eau au sortir du bain.
- Teindre ensuite le coton à froid, rapidement et avec assez de matière colorante, en ajoutant au bain un peu d’acide acétique.
- La teinture ne doit pas durer plus d’une demi-heure, pour bien ménager la soie, qui ne doit pas se teindre dans ce bain.
- Laver après cette teinture.
- Préparer une dissolution de savon un peu concentrée et y passer la pièce à froid pendant dix à quinze minutes, pour dépouiller la soie de la fausse teinte qu’elle a pu prendre dans le bain qui a servi à la teinture du coton.
- Répéter le savon, s’il le faut, et laver.
- Choisir le rose bengale ou de l’éosine à l’alcool pour la teinture du rose , et le vert brillant pour celle du vert.
- Tel est le procédé au moyen duquel on peut obtenir de jolis effets et des teintes que l’on peut varier à volonté.
- Les avantages de ce mode de teinture,
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- comparés à l'aneien procédé du tissage avec des chaînes et des trames, teintes d’avance et séparément, reposent dans la réduction de la main-d’œuvre (on économise ainsi le double bobinage des écheveaux qui passent par la teinture) et dans l’indépendance laissée au fabricant vis-à-vis de la mode, qui varie si souvent.
- Ce procédé le met à l’abri de toute dépréciation de sa marchandise, dont il ne met en teinture que la quantité réclamée par sa clientèle. D’où il résulte un avantage incontestable et un progrès réel.
- SOIES OUVRÉES
- Voici une invention qui arrive d’Amérique, où elle a déjà fait ses preuves. Il s’agit d’un de ces procédés de détail qui ont pour résultat de diminuer la main-d’œuvre, d’économiser les déchets, d’amoindrir, en un mot, le coût de production. Sous ces différentes formes, l’application du nouveau système de flottage américain procure une économie que les hommes du métier n’estiment pas à moins de 1 fr. 50 c. à 2 francs par kil. de soie. La fabrique lyonnaise consomme 2 millions de kil. de soies ouvrées, en chiffres ronds. Une économie de 3 à 4 millions de francs en vaut la peine.
- Le système Grant consiste à donner à la soie avant teinture un flottage dessinant des losanges réguliers et ajourés qui permet de former des flottes de 10 à 20,000 mètres. Avant de retirer les Aortes du guindre, on passe dans les losanges un lien qui est destiné à conserver aux fils de soie, pendant les opérations de teinture, la disposition particulière qui leur a été donnée.
- De l’avis de nos teinturiers, ces grosses flottes se comportent très bien en teinture. On les dévide sur des tavelles, montées sur des mécaniques longues, qui nous ont paru faire beaucoup de travail. Les Américains ne flottent plus leurs organsins et leurs trames au
- trement ; ils trouvent dans le réglage Grant une différence de 50 0[0 sur la façon du dévidage de la soie teinte.
- Des expériences qui ont été faites à Lyon, il résulte qu’une ouvrière peut dévider, dans une journée de dix heures, 4 à 5 kil. d’organsin fin noir, non chargé, alors que, d’après les procédés de flottage actuellement usités, la production d’une dévideuse ne dépasse pas 1 à 2 kil., au maximum, suivant la qualité de la soie. L’économie du déchet est naturellement proportionnelle.
- Le système Grant, qui repose sur la combinaison du réglage en losanges croisés et d’un lien destiné à maintenir Indisposition des fils, est breveté dans toute l’Europe; M. L. Ba-chelu en est le concessionnaire pour le continent.
- On peut visiter à Lyon l’atelier d’expérimentation que M. Bachelu a installé rue Désirée, 2, et se rendre compte des avantages du système Grant.
- LES
- BREVETS D I EN AMÉRIQUE
- L’agitation causée aux Etats-Unis par les nouvelles lois présentées au Congrès sur la réglementation des brevets paraît avoir des résultats favorables. On avait en effet proposé, entre autres modifications, de réduire de dix-sept ans à cinq ans la période pour laquelle les brevets sont pris actuellement. De tous côtés les plaintes sont parvenues vives et nombreuses au Congrès et elles ont eu pour conséquence le rejet de cette proposition et l’ajournement des autres bills par la commission parlementaire. Comme le reconnaît le rapport déposé par le président de cette commission , la modification demandée est en contradiction formelle avec l’esprit de la Constitution et causerait un tort considérable à tous les inventeurs américains.
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- D’un autre côté, une assemblée vient de se réunir à Cincinnati dans le but de défendre les intérêts des inventeurs. Cette assemblée a rappelé que la prospérité actuelle du pays était due en grande partie à l’immonse développement des récentes découvertes, et a demandé, en conséquence, au Congrès de repousser le bill qui lui est présenté et de conserver l’ancienne législation. D’ailleurs, comme les recettes du Patent Office sont supérieures aux dépenses, il est juste d’améliorer les côtés défectueux du service actuel et d’en faire un département indépendant.
- INFLUENCE DE LA COULEUR SUR LA
- Perception des différences de clarté
- (Note de M. A. Charpentier, lue à l’Académie des sciences.)
- Plusieurs auteurs ont déjà essayé de déterminer la sensibilité de l’œil aux différences de clarté pour les diverses especes de lumière simple, mais ils ont obtenu des résultats contradictoires.
- Une observation générale peut être présentée à ce sujet, c’est que, dans ces recherchés, il est indispensable de donner aux couleurs employées la même intensité Inmi-neuse ; comme je l’ai encore prouvé récemment, l’éclairage absolu a sur la sensibilité différentielle une influence très considérable, et si l’on fait des expériences avec des couleurs d’intensité relative quelconque, on obtient des résultats qui ne peuvent être comparables.
- Je me suis moi-même occupé de cette question durant cette année, et j’ai déjà communiqué certains résultats touchant la distinction des surfaces colorées sur fond blanc (9 avril 1883). Voici maintenant ceux qui concernent la perception des différences de clarté sur fond de même couleur que l’objet. Je me suis servi du photoptomètre différentiel.
- J’ai pris, comme unité d’intensité lumineuse de chaque couleur, l’intensité nécessaire et suffisante pour produire une sensation lumineuse, en d’autres termes, le minimum perceptible (déterminé après vingt minutes de séjour dans l’obscurité). Il m’était facile, en éloignant suffisamment les sources lumineuses par rapport à l’instrument, de faire correspondre cetie unité d’intensité lumineuse avec l’unité d’ouverture des diaphragmes graduateurs. L’objet à distinguer du fond était un carré de 0 m. 007 de côté, la distance à l’œil, 0 m. 20. Les sources lumineuses étaient deux lampes Carcel. Les couleurs rouge, vert, bleu étaient obtenues par l’interposition de verres colorés. Le jaune était obtenu par l'interposition d’une soluiion de teinture de curcuma étendue d’alcool et recouverte elle-même par un verre spécial de couleur vert clair, absorbant le rouge extrême et la région bleue ; il restait la région jaune presque pure.
- J’ai d’abord comparé ces couleurs deux à deux sous la même intensité de lumière, et j’ai vu que la perception des différences de clarté était plus facile pour le rouge que pour le jaune, pour le jaune que pour le vert, pour le vert que pour le bleu. La fraction diffe-rentielle augmente, en d’autres termes, avec la réfrangibilité des couleurs.
- J’ai répété ces expériences en prenant chaque couleur une à une et déterminant la valeur de la sensibilit différentielle pour différents degrés d’intensité lumineuse de cette couleur. En dressant la courbe des résultats obtenus, j’ai pu comparer entre elles les courbes fournies par les diverses couleurs et par la lumière Carcel pure Cette comparaison confirme absolument la loi précédemment étable.
- De plus, ces résultats concordent avec ceux que j’ai communiques précédemment pour la lumière blanche (10 décembre 1883), en ce qu’ils montrent la grande influence qu’exerce la clarté absolue du fond sur la perception des différences d’intensité ; la
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- fraction différentielle a toujours varié en raison inverse de la racine carrée de l’éclairage. Dans ces conditions, il est difficile de donner des valeurs types à la fraction différentielle caractérisant chaque couleur ; mais on peut établir les lois suivantes :
- « Pour des intensités lumineuses semblables et pour un même objet d’expérience, la sensibilité différentielle dépend étroitement de la couleur (ou de la longueur d’onde).
- « La sensibilité différentielle est plus délicate (ou la fraction différentielle moins élevée) pour les couleurs les moins réfran-gibles.
- « A clarté égale, c’est donc dans les couleurs les moins réfrangibles que nous distinguerons le mieux les formes des objets.
- « La sensibilité différentielle pour la lumière de la lampe Carcel est intermédiaire entre celle du jaune et celle du vert. »
- Ces expériences sont longues et délicates; de plus, elles exigent l’usage de lumières constantes : c’est ce qui explique que je n’ai pu faire usage des rayons spectraux ; à Nancy le soleil est fréquemment masqué, et on ne peut jamais compter sur la constance de son éclat ; d’autre part, je ne connais pas de source intense et constante pouvant donner un spectre utilisable avec ma méthode.
- JURISPRUDENCE
- TRIBUNAL CIVIL DE ROUEN (Ire chambre).
- Présidence de M. Gougeon, président.
- Accident de fabrique. — Précautions insuffisantes, responsabilité.
- Le projet de loi présenté aux Chambres sur les responsabilités des patrons paraît d’autant plus exagéré, que les tribunaux étendent de plus en plus cette responsabilité. L’affaire dont nous rendons compte en donne une nouvelle preuve.
- Dans l’établissement de M. Greslaud se trouvent des métiers dits déchireurs. L’ouvrier, placé devant eux, leur présente une nappe de coton qui s’engage entre deux cylindres cannelés, puis qui passe autour de tambours garnis de crocs métalliques qui pénètrent le coton et l’épurent.
- Le 17 janvier 1883, une jeune fille de quatorze ans, nommée Lancelevée, était devant un de ces métiers , lorsque , par une cause restée inconnue, vint à se rompre une lanière en cuir armée de dents en fer, enroulée autour du premier tambour. Cette lanière se développa par suite de la rotation du métier, souleva un appareil protecteur qui la recouvrait et s’enroulant autour de la main gauche de l’ouvrière, lui en scia plus ou moins profondément la face dorsale en lui arrachant le pouce.
- M. Greslaud fit donner à cette jeune fille tous les soins nécessaires et lui continua son salaire, mais assigné en dommages-intérêts, il prétendit qu'il n’était pas responsable de ce malheur qu’il attribuait à un cas fortuit, et demanda à prouver qu’il n’avâit commis aucune faute, que son métier était conforme à tous les autres métiers analogues, et que l’accident n’avait pu ni être prévu ni être empêché.
- Le tribunal, après avoir examiné sur place le métier, a constaté que l’accident aurait pu être empêché si on avait immobilisé l’appa-reil protecteur dont le tambour était entouré. Il a déclaré qu’il importait peu de rechercher quels désordres auraient pu en résulter dans la machine, et que c’était à la science mécanique de rendre impossibles toutes les éventualités possibles, en prévoyant et en empêchant toutes les causes même les plus éventuelles des accidents.
- Le tribunal a condamné le sieur Greslaud à payer à la jeune ouvrière une pension de 200 fr. et une somme de 500 fr., en ordonnant que cette somme et ses intérêts capitalisés resteraient à la caisse d'épargne jusqu’à son établissement ou sa majorité.
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- Plaidants : Me Vermont pour la fille Lance-levée, Me Homais pour M. Greslaud.
- Conclusions de M. Petit, substitut.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de Y Histoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie} par Ma-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marins Moyret estYArtdela teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct:
- Le chapitre Ier est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture ; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouil, cette impor-tante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d’étain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l’art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d’aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année,N°12. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juin 1884
- S 0 M MAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES (suite).
- PROCÉDÉS DIVERS.
- SUR LA SOPHISTICATION DES TEINTURES D’A’ ILINE PAR LE SUCRE.
- EXPOSITION UNIVERSELLE D’ANVERS EN 1885.
- CORRESPONDANCE.
- BIBLIOGRAPHIE.
- BREVETS D’INVENTION.
- ANNONCES.
- PERFECTIOKMEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- SAVON POUR L'ALIZARINE
- Suivant M. Scheurer, il n'est pas seulement nécessaire que le savon employé dans la teinture d’alizarine contienne une quantité normale d’alcali, mais que l’acide gras et l’alcali soient complètement combinés.
- Un savon trop peu cuit est souvent impropre à cet usage. M. Scheurer recommande que le savon soit cuit au moins pendant deux heures, avec une pression de 11 kil. par pouce carré.
- MACHINE A TEINDRE, BLANCHIR ET RINCER LES FILS EN ÉCHEVEAUX Par M. Deblon.
- Cette machine consiste essentiellement en cylindres cannelés, tournant d’un mouvement continu à l’intérieur du bac, où s’effectuent les opérations de teinture, de blanchiment, de décreusage et de rinçage. Les écheveaux, ou matteaux, sont suspendus entre les parties saillantes des cannelures qui, évidées suivant
- des plans perpendiculaires à l’axe, entraînent les écheveaux, en déterminent la translation, tandis que des cylindres cannelés, superposés aux premiers, pressent et foulent les fils, y font pénétrer le liquide uniformément.
- La machine est construite simple ou double, c’est-à-dire avec une seule série de doubles cannelés ou bien avec deux séries parallèles. Les cannelures, d’autre part, sont rectangulaires ou arrondies, en bois, en métal, en gutta-percha ou autre matière appropriée.
- DÉCORATION DES TISSUS EN CAOUTCHOUC Par M. Aldrich.
- M. Aldrich désire s’assurer la propriété exclusive d’un procédé de décoration des tissus tout en caoutchouc ou caoutchoutés, par l’impression sur une face ou sur les deux, à l’aide d’une composition ou encre particulière. Cette composition, qui convient également pour l’estampage et qui possède une coloration différente de celle de la surface à décorer, renferme, en proportions diverses suivant l’application, de la résine, du caoutchouc ou de la gutta-percha, une ou plusieurs matières colorantes et, enfin, du soufre.
- L’introduction dans le mélange d’une gomme liquide a pour but de faciliter l’incorporation de la couleur à la surface du tissu élastique, traité immédiatement après fabrication, par conséquent, lorsque le caoutchouc est encore mou et malléable.
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- DE LA TEINTURE
- L’addition du soufre permet la vulcanisation de l'encre, soit que le produit se trouve exposé à la chaleur solaire ou à une chaleur artificielle. On peut ainsi obtenir sur les tissus en caoutchouc non seulement des dessins exclusivement décoratifs, mais des chiffres, des figures géométriques, telles que damiers, échiquiers, etc.
- Dans certains cas, il peut être utile de vernir les dessins.
- TRAITEMENT DE CHIFFONS LAINE ET COTON Par M. Grand.
- Il existe de nombreux procédés destinés à isoler, dans les chiffons laine et coton, les matières végétales des fibres animales. Toutefois la plupart de ces méthodes présentent l'inconvénient d’altérer la laine et de perdre d’une façon à peu près complète les fibres végétales.
- M. Grand traite les chiffons à l’intérieur d’un autoclave en cuivre, en présence de l’acide oxalique sous pression et dans la proportion de trois pour cent du poids du coton. La température est portée à 115-125 degrés centigrades, au moyen d’un serpentin à vapeur.
- Au bout de six heures environ, la laine est entièrement isolée du coton (saccharifié par l’acide oxalique) ; on la laisse égoutter, pour recueillir le liquide acide qui peut être employé à une nouvelle opération, on l’essore; après un lavage à l’eau, viennent le séchage à l’étuve et le peignage.
- Lorsque les eaux acides sont saturées de glucose, on précipite l’acide oxalique et l’on soumet le produit saccharifié à la fermentation, afin de le transformer en alcool. L'acide oxalique précipité est récupéré, d’autre part, sous l’action de l’acide sulfurique.
- MÉLANGE DE LA LAINE AVEC LE COTON Par M. Leconte fils.
- Divers moyens ont été proposés et essayés
- pour obtenir des fils avec âme coton et recouvrement laine. Le « guipage » est peu économique, le retordage coûte cher aussi et laisse apparaître le coton. M. Leconte fils prépare un boudin de laine à deux rubans sur la même bobine, de manière à effectuer aisément la séparation de ces deux mèches derrière le métier à filer. Le fil de coton qui doit former l'âme est enroulé sur une bobine disposée aussi en arrière du métier à filer et sur un porte-fuseaux spécial. Chaque fil de coton, ainsi isolé, passe non pas entre les cannelés, comme le boudin de laine, mais par-dessus, de manière à échapper à l’étirage et à venir seulement entre la dernière paire de cylindres, pour se trouver enveloppé par la torsion de la mèche étirée.
- M. Leconte fils indique, à l’appui du moyen breveté, un guide à trous, qui facilite la division du boudin et l’insertion du fil végétal, au moment opportun.
- APPAREIL A HUILER ET A ASSOUPLIR LE CHANVRE Par M. Good.
- Cet appareil est applicable à l'ensimage et à l’assouplissage du jute ou chanvre de l’Inde, du chanvre de Manille, etc., avant les opérations préparatoires de la filature telles que sérançage, étalage, étirage.
- La filasse est livrée à deux rouleaux d’amenage horizontaux, au-dessous desquels tourne tangentiellement un rouleau distributeur ; celui-ci est imbibé d’huile par le contact d’un quatrième cylindre immergé, par moitié, dans un réservoir placé sur le sol et contenant le liquide d’ensimage. L’huile, ou autre corps gras, se trouve ainsi transmise de rouleau en rouleau, aux fibres textiles, dès leur entrée dans la machine.
- A la suite du couple de cylindres d’amenage ou alimentaires, existe un train de rouleaux à cannelures, accouplés par superposition. Les cannelés inférieurs tournent dans des coussinets fixes, les cannelés supérieurs évoluent dans des coussinets pouvant se sou-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- lever verticalement lors du passage des fibres, mais constamment rappelés par des ressorts héliçoïdaux. Le cheminement de la filasse, préalablement ensimée, entre les cannelures de ce train horizontal, produit l’assouplissage sans énerver les fibres.
- A la sortie, deux rouleaux lisses, dits de décharge, redressent les filaments et les préparent à l’étalage.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, par Achille GILLET.)
- (Suite.)
- Brun, marron, loutre, sur tissus légers et sur laines fines en écheveaux.
- Pour 20 à 25 kil. de laine, ou pour 2 pièces de mérinos :
- 2 kil. d’alun;
- 1 kil. de tartre ;
- 6 kil. d’orseille, ou environ 2 kil. d’extrait d’orseille ;
- 1 kil. 500 de curcuma ;
- 0 kil. 250 environ de sulfate d’indigo.
- Faire bouillir et pallier le bain dans lequel on entrera les laines ou les pièces que l’on manœuvrera pendant au moins une heure au bouillon; ensuite lever, abattre, éventer et laver.
- Pour la deuxième passe et les suivantes et pour la même quantité de laines ou de pièces, on recharge le bain avec :
- 1 kil. 500 d’alun ;
- 1 kil. de tartre ;
- 5 kil. d’orseille ou 1 kil. 700 d’extrait d’orseille ;
- 1 kil. de curcuma ;
- 0 kil. 200 environ de sulfate d’indigo.
- Opérer comme il vient d'être dit.
- En variant les proportions d’orseille, de
- curcuma et de sulfate d’indigo, on obtiendra tous les tons du marron et de ses dérivés. Ce soin, qui incombe au teinturier chargé de l’échantillonnage, n’exclut pas la nécessité de connaître les formules de certaines nuances assez caractérisées par leurs dénominations et par leurs teintes spéciales, afin ne ne pas opérer au hasard.
- Mais avant d’aborder ce sujet nous appellerons l’attention de nos lecteurs sur le procédé suivant :
- Marron foncé, ou brun, ou loutre, sur molletons, grosses flanelles et draps communs.
- Ces divers tissus, qui sont foulés et plus ou moins feutrés, sont fabriqués avec des laines grossières et d’effilochage de différentes espèces ; ils sont vendus à de bas prix relativement à leur valeur apparente, due à leur épaisseur, a leur poids, etc. Or il n’est pas i possible de faire la dépense nécessaire pour la teinture d’une bonne nuance marron, et cependant on demande presque toujours des teintes foncées sur ces articles.
- Il faudrait que ces teintes fussent assez bon teint pour résister aux savonnages et à l’ardeur du soleil, car ces tissus sont destinés le plus souvent aux vêtements des travailleurs.
- Jusqu’ici, c’est avec le campêche que l’on est parvenu à donner à ces genres de tissus, et à des conditions abordables, les teintes brunes, marron et loutre. Mais il est assez difficile d’obtenir l’uni par ce moyen et cette teinte foncée ou brunie par le campêche est si peu solide, qu’elle est faux teint ; au bout de quelque temps, ces couleurs qui plaisent d’abord deviennent si laides que les tissus en paraissent sales.
- C’est donc la solution d’un problème important que nous allons trouver par le procédé qui va être décrit, puisqu’il consiste à obtenir ces teintes aussi foncées qu’on le désire et en même temps solides, car elles résistent au savonnage et à l’ardeur du soleil ; ajoutons qu’elles ne reviennent pas plus cher aux tein-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- turiers que les marrons faux teint brunis par le campêche.
- Voici la méthode à suivre ; nous indiquons les proportions très exactes des matières qu’il faut employer, proportions dont ne ne doit pas se départir.
- Pour deux pièces de molleton ou de tout autre tissu de ce genre formant ensemble le poids de 40 à 45 kil.
- Il faut employer exactement :
- 2 kil. de cachou brun (1) pour bonne nuance pas trop foncée,
- ou bien 3 — de cachou brun pour nuance très foncée;
- 3 — d'orseille;
- 3 — de curcuma:
- Manœuvrer les pièces dans ce bain bouillant pendant une heure ; après quoi, on les lève et on les évente.
- Pour la même quantité de pièces, on recharge ce bain de la même quantité de drogues susnommées et l’on opère comme précé-demment. On peut faire autant de passes que l’on voudra en diminuant un peu les proportions indiquées ci-dessus.
- Dans cet état, les pièces n’ont encore qu’une teinte grenat terne qu’il suffit de développer en la brunissan pour obtenir la nuance demandée. Pour cela, on peut opérer, dans une entre barque ou une autre chaudière sur un bain frais, si l’on veut terminer à mesure que ces pièces auront subi la première opération; ou bien encore on peut opérer sur le bain qui vient de servir à monter la couleur de toutes les pièces. Il est assez profitable d’employer ce dernier mode, parce que ce bain a l’avantage d’être déjà au bouillon, et de plus il contient encore du colorant qui profitera à la teinte des pièces qui y seront rentrées pour les terminer.
- Toutes les pièces étant lissées et bien éventées ne doivent pas être lavées pour les finir;
- on les termine en opérant avec une seule pièce chaque fois ; il suffit pour cela de la manœuvrer pendant un quart d’heure au bouillon dans un bain chargé de :
- 1 kil. sulfate de fer;
- 1 kil. curcuma.
- On lève et on évente. On recharge ensuite le bain de la même quantité de sulfate de fer et de curcuma pour la deuxième pièce et l’on opère comme pour la précédente ; ainsi de suite pour toutes les pièces à finir.
- Dans ces conditions, les pièces sont toutes teintes en marron, brun ou loutre bon teint, résistant aux savonnages et à l’ardeur du soleil.
- La teinte, qui sera toujours assez foncée et nourrie, pourra bien être avivée de reflet dans le même bain en y ajoutant pour une pièce (du poids de 20 à 22 kil. à l’état sec) 1 kil. d’orseille, ou un peu de fuchsine ou de substitut d’orseille.
- Laver ensuite à grande eau.
- Nota. — Il ne faut jamais employer l’alun, qui s’opposerait à la réussite de ce procédé. Remarquons que la célérité avec- laquelle on obtient cette belle et bonne nuance, la suppression du campêche,puis d’une certaine partie d’orseille qu'il faudrait employer en plus pour le faux teint, compensent bien la dépense du cachou qu’exige ce procédé. Quoique le cachou durcisse toujours les tissus, il faut considérer que cela n’arrive pas lorsqu’il est employé dans de si faibles proportions et en l’absence de bichromate de potasse.
- Or, puisque par ce procédé les tissus conservent un bon toucher, que la teinte en est solide et qu’elle ne revient pas plus cher que le faux teint, il est évident qu’il faut l’adopter, pour ces genres de tissus, préférablement à tout autre système ; il est du reste la conséquence de bon nombre d’années d’expériences, dont on peut aujourd’hui seulement faire connaître le résultat.
- {Reproduction interdite) (A suivre.)
- (1) Préalablement dissous.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- CO
- PROCÉDÉS DIVERS
- Vieil or pour coton filé
- 30 kil. de coton bien bouilli.
- Mettez dans un bain contenant :
- 2 kil. de cachou.
- Enlevez, tordez et foncez avec :
- 3 kil. de couperose.
- Faites faire 6 tours et finissez dans un bain de teinture tiède, contenant :
- 4 kil. d’alun ;
- 3 kil. d’extrait de fustet.
- Rouge bon teint pour coton filé
- 50 kil de coton.
- Mettez la veille dans un bain contenant : 10 kil. de sumac.
- Le lendemain enlevez, tordez et mettez dans un bain tiède, contenant :
- 3 kil. d’alun ;
- 20 kil. d’hypernique.
- Faites faire 8 tours, enlevez et ajoutez :
- 3 kil. de liqueur d’huile rouge;
- 125 gr. de solférino.
- Vert olive pour coton filé
- 50 kil de coton bien bouilli.
- Mettez dans un bain à 55oC. contenant :
- 4 kil. d’alun ;
- 9 kil. d’extrait de fustet ;
- 2 k. 500 de campêche.
- Finissez.
- Vert fauve pour laine filée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de pâte d’indigo ;
- 500 gr. de naphtol jaune;
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 50°C. et élevez la tempé-pérature à 950C.
- Tournez jusqu’à la nuance voulue, lavez et finissez.
- Bordeaux pour laine filée
- 50 kil.de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 10 kil. d’archil ;
- 1 kil. de pâte d’indigo ;
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 50oC. et élevez la température à 95oC.
- Tournez pour obtenir la nuance voulue, lavez et finissez.
- Bronze pour laine filée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 500 gr. de jaune bon teint ;
- 250 gr. d’orange ;
- 2 k. 500 de pâte d’indigo ;
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 2 kil. 500 de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 50°C. et élevez la température à 95oC.
- Tournez pour obtenir la nuance voulue, lavez et finissez.
- Brun foncé pour laine filée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 4 kil. de pâte d’indigo ;
- 6 kil. d’archil ;
- 1 k. 500 de jaune bon teint ;
- 1 kil. d’huile de vitriol;
- 2 k. 500 de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 50°C. et élevez la température à 95oC.
- Tournez jusqu’à la nuance voulue, lavez et finissez.
- Gris pour laine cardée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de fustet ;
- 500 gr. de campêche ;
- 1 k. 500 de garance ;
- 500 gr. de sumac.
- Mettez la laine à 650C., élevez la température et faites bouillir pendant 40 minutes.
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- 60 C y
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Enlevez, lavez et ensuite foncez avec : 150 gr. de couperose.
- demie, laissez tremper pendant de deux à quatre heures.
- Bleu foncé pour laine cardée
- Rouge pour laine en boudins.
- 50 kil. de laine.
- Préparez la laine en la faisant bouillir pendant 1 heure dans un bain contenant :
- 1 kil. de bichromate dépotasse;
- 500 gr. d’huile de vitriol ;
- 500 gr. de sel ;
- 500 gr. de vitriol bleu ;
- 3 kil. d’alun.
- Enlevez et mettez dans un bain contenant une décoction de :
- 17 k. 500 de copeaux de campêche.
- Faites bouillir pendant 40 minutes, lavez et finissez.
- Couleur mode pour laine cardée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant : 5 kil de bois de cam ;
- 500 gr. de fustet ;
- 500 gr. de campêche ;
- 1 k. 500 de sumac.
- Faites bouillir pendant 40 minutes. Enlevez, lavez et foncez avec : 270 gr. de couperose.
- Orange pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. de laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 12 kil. d'alun ;
- 3 kil. de tartre blanc;
- 250 gram. d’acide sulfurique.
- Mettez la laine à 750 C. Elevez la température et faites bouillir pendant deux heures, laissez passer la nuit.
- Teignez dans un bain, contenant : 16 kil. 500 de son ;
- 3 kil. de noix de Galles ;
- 5 kil. de craie;
- 3 kil. d’alizarine artificielle.
- Mettez la laine à 60° C. Elevez la température et faites bouillir pendant une heure et
- Pour 50 kil. laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 12 kil. d’alun;
- 3 kil. de tartre blanc;
- 250 gram. d’acide sulfurique.
- Mettez la laine à 750 C., élevez la température et faites bouillir pendant deux heures ; laissez tremper la nuit.
- Teignez dans un bain contenant :
- 12 kil. 500 de son ;
- 3 kil. de noix de Galles ;
- 5 kil. de craie;
- 5 kil. d’alizarine artificielle.
- Mettez la laine à 60 C., élevez la température et faites bouillir pendant deux à quatre heures.
- UN MOYEN NOUVEAU
- DE TRAITER LES EAUX CALCAIRES
- Dans un certain nombre d’établissements industriels allemands et principalement dans les teintureries, on applique avec succès un procédé nouveau pour adoucir les eaux qui contiennent de la chaux. Le principe de l’invention est basé sur ce fait que l’oxyde de magnésie, porté à la température rouge, absorbe facilement, après hydratation, l’acide carbonique libre tenu en dissolution par les eaux naturelles, ce qui produit la précipitation des carbonates calcaires qui s’y trouvaient maintenus en dissolution à la faveur d’un excès d’acide carbonique. La magnésie elle-même est alors dissoute et s’unit au bicarbonate de magnésie qui se trouve dans l’eau pour former du carbonate.
- La purification de l’eau est en outre basée, d’après le professeur Strohmann, de Leipzig, sus la décomposition du gypse ou sulfate de
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 8s
- chaux qui est associé aux carbonates dans les eaux naturelles ; car lorsqu’il y a absence de gypse, l’hydrate de magnésie reste sans effet sur le bicarbonate de magnésie et il ne se forme pas de carbonate simple. L’eau, ainsi purifiée, ne paraissait pas convenir, de prime abord, pour l’alimentation des chaudières; on lui reprochait d’attaquer les vieux généra-teurs et de les remplir de boues. Cependant on a reconnu ensuite que le sulfate de magnésie, en solution dans ces eaux élevées à une haute température, agissait sur le carbonate de chaux dont est formé le dépôt des chaudières et formait peu à peu du sulfate de chaux et de la magnésie, transformant ainsi en boues le dépôt primitivement adhérent.
- sur la SOPHISTICATION DES TEINTURES D’ANILINE PAR LE SUCRE Par M. H-.C. Draper.
- M. H.-C. Draper a lu en novembre 1883, à la dernière réunion du Scientific social Club, un fort intéressant rapport où il a rendu compte d’une adultération spéciale des couleurs d’aniline. En expérimentant un échantillon de couleur Magenta, qui provenait d’une maison anglaise, il remarqua qu’il contenait une notable quantité de matière cristalline insoluble dans l’alcool.
- Un examen plus attentif lui fit découvrir alors, mélangés avec les cristaux caractéristiques de chlorure de rosaniline, une grande quanttié de petits cubes d’une couleur plus sombre, et il s’assura bientôt que c’étaient des cristaux de sucre colorés avec de la ro-séine, et cela si légèrement que cette teinte leur était facilement enlevée en les frottant entre les doigts.
- Une fois prévenu, un examen méthodique fit retirer de l’échantillon environ 10 gram-mes de ces cristaux étrangers, et, un nouvel échantillon de cette matière colorante ayant été prélevé, précisément de ce même poids de
- 10 grammes, puis traité par l’alcool absolu, le résidu fut trouvé égal à 59,5 0(0.
- Il serait très intéressant, conclut le rapporteur, de savoir exactement jusqu’à quel point peut être poussée cette sophistication.
- (The Scientific American, New-York.)
- EXPOSITION UNIVERSELLE D’ANVERS
- EN 4885
- Une Exposition universelle, placée sous le patronage du roi Léopold II, aura lieu à Anvers de mai à octobre 1885.
- Le gouvernement de la République a accepté l’invitation officielle de prendre part à cette Exposition, qui lui a été adressée par M. le chargé d’affaires de Belgique à Paris.
- Un commissaire général, représentant le gouvernement, a été désigné. Une commission sera chargée de rechercher les moyens de faciliter la participation de nos nationaux à cette exposition.
- En attendant que des renseignements précis et détaillés puissent être fournis au public, le présent avis a paru utile pour éveiller l’attention et préparer les adhésions. Les délais impartis sont en effet fort courts, car, aux termes du règlement général que le gouvernement de la République vient de recevoir, les demandes devraient être arrivées à Anvers avant le 1er juillet 1884.
- Ce règlement général a paru au Journal officiel du 30 mai.
- CORRESPONDANCE
- A MESSIEURS LES FABRICANTS DE SUCRE
- J’ai l’honneur de vous informer que je pourrai vous livrer pour la prochaine campagne l’installation nécessaire au pesage de la betterave, au point de vue du nouvel impôt, et rem-1 plissant les conditions exigées par le fisc.
- Je saisis l’occasion de vous rappeler que, depuis bientôt trente ans, je m’occupe tout spé-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cialement des appareils de manutention dans les usines, lesquels se divisent en trois grandes classes ;
- lo Le pesage dans toutes ses applications ; 2o Le transport, c’est-à-dire les chemins de fer d’exploitation et autres, à toutes largeurs de voie, fixes ou mobiles, depuis 0 m. 40 c. jusqu’à la voie normale des Compagnies; les tramways à petite et grande voie, mus par chevaux, vapeur ou électricité, etc.;
- 3° Le levage : treuils, grues, monte-charges, ascenseurs, etc.
- Je joins à la présente un catalogue très incomplet, dont certains prix ont subi des modifications ; mais, tel qu’il est et en attendant une prochaine édition, il vous fournira des renseignements que je suis prêt à compléter, sur votre demande.
- Agréez, M , mes plus empressées salutations.
- A. Suc.
- BIBLIOGRAPHIE
- COURS DE TISSAGE professé à la Société industrielle d’Amiens, par Edouard Gand, trois gros volumes grand in-80, avec planches, tableaux et nombreuses figures dans le texte. — Prix de chaque volume : 20 fr.
- Tome 1er. — Textiles de convention ; principe fondamental de la confection des étoffes à fils rectilignes. — Armures fondamentales. —Etude de la toile; étude du batavia.—Etude du sergé et de la serge. — Dérivés de ces armures; étude et procédé de construction des satins réguliers et irréguliers. — Art de décomposer les tissus. — Mise en carte des tissus analysés. — Définition analytique des termes. — Etude du métier à lames. — Etude des divers remettages. — Remettage suivi, à pointe, à pointe et retour.—Remettage sauté, amalgamé, interrompu, à plusieurs corps. — Remettage combiné ou à paquets. — Remettage sinueux. — Etude des satins à large module. — Armures-tissu , armures-dessin , mosaïques. — Armures par permutation chif
- frée.— Armures par substitution de cadence. —Etude complète de la mécanique Jacquard et des empoutages les plus usités. — Tableaux articulés. — Etude des dessins complexes, doubles, triples, piqués, matelassés, plissés et gazés. — Montage d’un métier avec Jac-quard.
- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique.— Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après tissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur métier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages. — Description du transpositear. — Etude théorique du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Etude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
- Tome III. — Comprend les 25 leçons de 3e année. Ces leçons ont trait : — aux divers systèmes de lisages ; — aux empoutages compliqués (suite des dernières leçons de première année);— à la composition des esquisses pour le tissage artistique ; — à la mise en carte; — aux tapis ; — aux cannelés ; — aux tissus es-poulinés (battants brocheurs divers) ; — aux rubans et galons ; — aux éléments de la bonneterie (suite des leçons de seconde année sur ce sujet);- aux divers textiles ; — aux diverses préparations antérieures au tissage.
- Un appendice fait connaître les découvertes récentes sur l’art de fabriquer les étoffes.
- Envoi franco contre mandat-poste. — Adresser les demandes au bureau du journal.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Traité de la teinture des soies
- Précédé de V Histoire chimique de la soie et de rhistoire de la teinture de la soie, par MA-rius MOYRET, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement; Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est V Art de la teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 1 Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur-fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct :
- Le chapitre Ier est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à
- montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture ; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouil, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d’étain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l’art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication^ importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d’aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
- Envoi franco contre mandat-poste de 21 francs.
- Adresser les demandes au bureau du journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BREVETS D’INVENTION
- 155680. 26 mai ; Philippi.—Applications de photoclichés à l’impression d’étoffes et de papiers peints.
- 155698. 26 mai ; Koechlin. — Blanchiment et dégraissage du coton, du lin ou de toute autre fibre végétale.
- 156197. 22 juin; Société Lerabach et Schlei-cher. — Procédé de fabrication d'une substance colorante bleue à bases sulfuriques.
- 156275. 28 juin ; Société Leipziger anilin fabrik Beyer et Kegel. — Procédé pour la fabrication des matières colorantes dérivées du phénol.
- 156310. 30 juin ; Hertel. — Mode d’impression en couleurs sur les gants.
- 155765. 30 mai ; Lefeuvre. — Nouveaux procédés pour l’application du caoutchouc aux rouleaux d’impressions de tous genres.
- 155776. 31 mai; Garnier et Depoully.- Gaufrage permanent des tissus.
- 155829. 2 juin ; Wergifosse. — Procédé de traitement du cuir et des tissus de lin, de chanvre ou de coton pour les rendre imperméables à l’eau, et applications du cuir et des tissus ainsi traités.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N° 13. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 3 Juillet 4884
- S O M M A I RE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES (suite).
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- MÉTHODE DE PRÉPARA'ION DES AMINES.
- DECRIPTION SUR LA •ÉlHYLDIPHÉNYI AMINE.
- tarifs de chemins de fer.
- LES BREVETS D’INVENTION EN AMERIQUE.
- JURISPRUDEN E
- BIBLIOGRAPHIE.
- BREVE I S D’INVENTION.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE ET IMPRESSION DE LA SOIE Par M. Holliday.
- M. Holliday revendique l’emploi de matières colorantes en dissolution dans l’huile ou dans un acide gras, ou bien encore dans un mélange d’huile et d’acide gras.
- Les dissolvants qui paraissent donner les meilleurs résultats sont l’huile d’olive et l’acide oléique ; les hydrocarbures insolubles dans l’eau : sulfure de carbone, benzine, etc., servent à compléter le traitement.
- Après teinture, ou impression, les tissus de soie sont soumis au vaporisage, puis lavés à l’essence, afin de faire disparaître les corps gras. Un deuxième vaporisage assure la fixation des nuances.
- APPLICATION D'IMPRESSIONS COULEUR AU GAUFRAGE Par M. Cettier.
- M. Cettier revendique l’application de couleurs sur les étoffes gaufrées, pendant l’opération même du gaufrage. Les couleurs sont
- préparées à l’huile, à l’essence, au vernis ou bien avec un mélange de ces divers véhicules.
- La « distribution » de la couleur s’effectue à l’aide de rouleaux entièrement comparables à ceux des machines typographiques ou des machines lithographiques, et commandés par les cylindres gaufreurs. Une « raclette » enlève plus ou moins la couleur que le premier rouleau ramasse dans une auge; le dernier rouleau applique la même couleur sur le cy_ lindre gaufreur et celui-ci imprime en gaufrant.
- Les rouleaux distributeurs sont chauffés au besoin et, dans le cas où il convient d’imprimer simultanément plusieurs couleurs, on fait usage d’autant de gaufreurs qu’il y a de nuances.
- NETTOYAGE DU LINGE Par M. Chevallot.
- L’emploi des hydrocarbures purs pour le nettoyage du linge, de la laine brute, filée ou tissée, des déchets de soie, etc., présente le double inconvénient d’être dangereux et d’occasionner une dépense assez considérable.
- M. Chevallot obtient de bons résultats avec des émulsions savonneuses, additionnées (dans la proportion de 4 à 8 grammes par litre) d’essence de térébenthine, d’essence minérale ou de benzine.
- Une heure d’immersion dans un bain ainsi composé suffit le plus souvent. Des rinçages
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- 146 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- . _ - - — isas
- et lavages à l’eau pure complètent le dégraissage.
- MACHINE A PESER LES MATIÈRES TEXTILES Par MM. Ryo frères.
- La matière fournie sous forme de mèche, de ruban ou de fil, par les cylindres d’une machine préparatoire ou d’un métier à filer, tombe dans un pot métallique, placé à l’extrémité d’un système de leviers calculés pour équilibrer un poids déterminé. Lorsque la quantité de matière correspondant à ce poids a été livrée, l’équilibre se trouve rompu et une lame de métal ou de cuir s’engage entre les cylindres fournisseurs, de manière à les écarter et à suspendre toute action.
- Dès que le pot rempli a été remplacé par un pot vide, le jeu des leviers permet de ramener le tout à l’état primitif et de recommencer un nouveau chargement.
- APPAREIL A FENDRE LES TISSUS VELOUTÉS Par M. Cohnitz.
- L’une des principales difficultés de la coupe des velours double-pièce tient à la nécessité de démonter le couteau ordinairement en usage, pour l’aiguiser ; il est bien rare, en effet, de replacer le tranchant exactement au point où il avait été primitivement fixé et des différences d’ajustage résulte l’irrégularité des surfaces veloutées.
- Pour y obvier, M. Cohnitz ne se borne pas à établir un montage plus stable que de coutume et plus aisé à régler: il remplace le couteau rectiligne par un disque tranchant, disposé horizontalement et fixé par une vis centrale. Ce disque et son support reçoivent un mouvement de va-et-vient transversal à l’aide d’une double corde à boyau s’enroulant alternativement de chaque côté du métier.
- Lorsque la partie du disque qui tranche les boucles du velours commence à s’émousser, il n’est plus utile de démonter le couteau circulaire, il suffit de le dévisser et de le faire
- tourner sur son axe d’une quantité équivalente à celle qui vient de travailler. On est sûr ainsi de conserver le même plan d’attaque pendant toute la durée de la coupe d’une même pièce d’étoffe.
- MACHINE A DÉCORTIQUER LA RAMIE Par M. Schiefner.
- Cette machine, destinée surtout à la préparation de la ramie sèche, se compose d’une table alimentaire légèrement inclinée, sur laquelle l’ouvrière place les tiges à décortiquer. A la suite de la table sont disposées deux paires de cylindres cannelés, qui reçoivent un mouvement de rotation alternativement contrarié, c’est-à-dire tantôt d’arrière en avant, tantôt d’avant en arrière.
- Le premier de ces mouvements est calculé pour fournir un développement plus considérable que le recul, de façon à produire, en définitive, la progression des tiges à travers la machine. Après le broyage effectué entre les cannelés, la ramie reçoit l’action de deux brosses cylindriques superposées et garnies de fils d’acier; lesdites brosses, animées d’une vitesse assez considérable, détachent les fragments de ligneux, les pellicules et poussières provenant de l’opération précédente, ainsi qu’une certaine quantité de gomme.
- Pour compléter la décortication, les tiges s’engagent entre deux paires de cannelés analogues aux premiers, mais pourvus de cannelures plus fines ; enfin l’épuration s’achève sous l’action combinée de deux brosses garnies de soies de sanglier.
- FABRICATION DE L’ANILINE Par M. M. Arnu.
- On chauffe à la température de 50 degrés maintenue constante, un mélange d’une partie de sulfure de carbone et de deux parties d’ammoniaque.
- Les substances sont placées dans un vase muni d’un réfrigérant à reflux, et les gaz qui se dégagent sont dirigés dans de la nitroben-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- zine. Après quelques heures, on laisse reposer le liquide, on recueille l’aniline qui se sépare, et on la rectifie. Le résidu peut être utilisé pour la production du sulfocyanate d’ammoniaque.
- PRÉPARATION DE L’ALDÉHYDE BENZOÏQUE Par M. H. Schmitt.
- On fait bouillir dans un vase muni d’un réfrigérant à reflux, un mélange de deux molécules de chlorure de benzyle, de une molécule de chlorure de benzyle chloré, d’un excès de bioxyde de manganèse pulvérisé et d’eau. La réaction serait la suivante :
- CH*,*,
- Chl. de benzyle Chl. de benzyle chloré =3C12H5,C2HO2+4MnCl+H202.
- Ald. benzoïque
- On isole l’aldéhyde par distillation avec de la vapeur d’eau.
- PROCEDES PRATIQUES
- Aux Teinturiers des lainages pour la fabrication.
- (Traité inédit, ar Achille GILLET.)
- (Suite.)
- Des couleurs mode.
- Les nuances que l’on désigne par le nom d'aventurine, d’acanthe, d’olive, de bronze, de feuille-morte, de vieil-or, sont des couleurs mode.
- Ces couleurs sont des teintes marron plus ou moins jaunâtres vues de face, et plus ou moins vertes vues de reflet.
- Elles s’obtiennent comme le marron, sauf la différence qui existe dans les proportions à employer pour chaque drogue.
- Ajoutons aussi que la même teinte se nomme aventurine lorsqu’il s’agit d'un tissu à car-reaux(noirs ou bleus et blancs)dont on teint la partie blanche tout en fonçant le noir ; cette
- même teinte se nomme plutôt acanthe quand il s’agit d’un tissu léger uni, tel que le mérinos, la popeline, etc.; elle prend aussi la dénomination d’olive sur les petits draps, et de bronze sur les draps pour vêtements d’hom-mes, mais dans ces deux derniers cas elle est généralement plus foncée.
- De là la nécessité de connaître les formules s’appliquant à chacun de ces genres de tissus pour obtenir cette couleur comme suit :
- Aventurine sur flanelles à carreaux.
- Pour une pièce de flanelle pesant 20 kil. Garnir le bain avec la décoction de :
- 1 k. 500 de bois jaune.
- Y ajouter :
- 0 k. 500 de curcuma ;
- 4 k. d’orseille -,
- 1 k. d’alun ;
- 0 k. 500 de tartre ;
- 0 k. 150 de sulfate d’indigo.
- Entrer la pièce que l’on manœuvrera sur ce bain bouillant pendant 1 heure et demie ; bien éventer et laver.
- Acanthe sur mérinos, popelines, satins, etc.
- Pour 2 pièces pesant ensemble 20 à 22 kil. et pour nuance foncée.
- Garnir le bain avec :
- 2 k. d’alun ;
- 1 k. 500 de tartre ;
- 4 k. d’orseille ;
- 2 k. de curcuma ;
- 6 seaux de décoction de bois jaune (1);
- 0 k. 250 de sulfate d’indigo.
- Y manœuvrer les pièces au bouillon pendant 1 heure, lever, après quoit il faut échantillonner.
- Gette dernière opération se fait en ajoutant
- (1) Obtenue de 50 kilog. de bois par 100 seaux d’eau (1,000 litres), soit un demi-kil. de bois par 10 litres d’eau. Il est de rigueur de ne faire cette décoction qu’au fur et à mesure de son emploi ; elle ne peut servir que quelques jours, attendu qu’elle s’agglutine et rend peu de colorant étant vieille.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 90 “e v
- au bain une ou plusieurs matières colorantes nécessaires pour arriver à la nuance de l’é-chantillon ; on y rentre les pièces que l'on manœuvre de nouveau pendant 30 ou 40 minutes au petit bouillon.
- Ce temps est nécessaire pour obtenir une teinte unie.
- Considérons que pour bien nourrir cette teinte à l’échantillonnage, il ne faut ajouter de nouveau au bain que deux matières colorantes à la fois; s’il était nécessaire d’y ajouter la troisième, il serait préférable de lever les pièces pour les rentrer de nouveau dans le bain rechargé de cette troisième matière colorante. Mais alors en ajouter modérément, surtout si c’est de l’orseille, car le rouge monte toujours un peu en séchant.
- Pour les suites (les pièces suivantes), opérer de même et sur le même bain, en ayant le soin de diminuer un peu les proportions de chaque drogue ; lever, lisser et laver.
- Pour nuance claire :
- 1 kil. 500 alun;
- 1 kil. 500 tartre ;
- De 1 à 2 kil. 500 orseille ;
- De 1 à 3 kil. 500 curcuma ;
- De 100 à 150 grammes sulfate d’indigo, ou 300 grammes carmin d’indigo, et échantillonner comme il vient d’être dit.
- Olive sur petits draps et tissus légers
- Pour 2 pièces pesant ensemble 20 à 25kil. :
- Garnir le bain avec :
- 2 kil. alun;
- 1 kil. 500 tartre ;
- 3 kil. 500 orseille ou 1 kil. d’extrait d’or-seille ;
- 3 kil. 500 curcuma;
- De 300 à 400 grammes de sulfate d’indigo, ou de 600 à 800 grammes de carmin d’indigo, et échantillonner comme il est dit précédemment.
- Bronze sur draps
- Des proportions susdites; il suffit de les augmenter en échantillonnant comme il est dit à l’article acanthe.
- Feuille-morte sur lainages
- Pour 25 kil. de laines :
- 2 kil. alun;
- 1 kil. 500 tartre ;
- 0 kil. 500 environ sulfate d’indigo, ou 1 kil. carmin d’indigo ;
- De 1 à 3 kil. 500 orseille, ou le tiers de son extrait;
- De 1 à 4 kil. 500 curcuma, selon échantillon ;
- Bouillir sur ce bain pendant une heure, échantillonner et laver.
- Vieil-or sur laines
- Pour 10 kil. de laine :
- Garnir le bain avec :
- 3 seaux de décoction de bois jaune ;
- 0 kil. 600 grammes d’alun;
- 0 kil. 250 grammes de tartre.
- Puis y ajouter autant de curcuma qu’il sera nécessaire pour atteindre la nuance demandée, ce qui peut varier de 0 kil. 500 à 2 kilos. Echantilllonner ensuite avec de l’orseille ou mieux encore à l’aide de la garance, du sulfate ou du carmin d'indigo, et au bsoin brunir à l’aide du sulfate de fer. L’échantillonneur seul doit pouvoir juger ce qu’il doit préférer par son type. Dans tous les cas, il ajoutera ses produits avec modération. Pour commencer, on doit faire bouillir pendant 30 minutes; mais cela n’est pas de rigueur pour l’échantillonnage qui se fait bien à 800 de chaleur.
- {Reproduction interdite ) (A suivre.)
- PROCÉDÉS DIVERS
- Rouge foncé pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. de laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 12 kil. d’alun ;
- 3 kil. de tartre blanc ;
- 250gram. d’acide sulfurique.
- Mettez la laine à 750 C , élevez la température, faites bouillir pendant deux heures et laissez tremper la nuit.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 4 1e ve
- Teignez dans un bain contenant :
- 12 kil. 500 d’alun ;
- 3 kil. de noix de Galles;
- 5 kil de craie ;
- 6 kil. d’alizarine artificielle.
- Mettez la laine à 60° C., élevez la température, faites bouillir pendant une heure et demie, et laissez tremper de deux à quatre heures.
- Grenat pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 1 kil. 500 de bichromate de potasse ;
- 1 kil. de tartre rouge.
- Mettez la laine à 750 C., élevez la température et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Teignez dans un bain contenant :
- 5 kil. de sumac;
- 2 kil. de craie;
- 7 kil. d’alizarine artificielle.
- Mettez la laine à 60° C., élevez la température, faites bouillir pendant une heure et demie et laissez tremper de deux à quatre heures.
- Brun pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. de laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 1 kil. 250 de bichromate de potasse ;
- 1 kil. de tartre.
- Mettez la laine à 750 C., élevez la température et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Teignez dans un bain contenant :
- 1 kil. 500 de sumac; |
- 3 kil. d’extrait de fustet ;
- 500 gram. d’alizarine artificielle;
- 250 gram. de poudre de viridine.
- Mettez la laine à 60» C., élevez la température, faites bouillir pendant une heure et demie et laissez tremper de deux à quatre heures.
- Vert olive pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. de laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 1 kil. 250 de bichromate de potasse ;
- 1 kil. de tartre.
- Mettez la laine à 75° C., élevez la température et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Teignez dans un bain contenant :
- 3 kil. de sumac ;
- 3 kil. d’extrait de fustet ;
- 500 gram. d’alizarine artificielle ;
- 500 gram. de poudre de viridine.
- Mettez la laine à 60° C., élevez la température, faites bouillir pendant une heure et demie et laissez tremper de deux à quatre heures.
- Autre brun pour laine en boudins.
- Pour 50 kil. de laine.
- Mordancez dans un bain contenant :
- 1 kil. 500 de bichromate de potasse,
- 1 kil. de tartre rouge.
- Mettez la laine à 750 C., élevez la température et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Mettez dans un bain de teinture contenant :
- 5 kil. de sumac;
- 2 kil. de craie;
- 7 kil. 500 d’extrait de fustet;
- 3 kil. d’alizarine artificielle ;
- 500 gram. de poudre de viridine.
- Faites bouillir la laine pendant une heure quinze minutes
- Enlevez et ajoutez :
- 1 kil. de sulfate de cuivre.
- Remettez la laine et faites bouillir pendant trente minutes.
- Cannelle pour drap.
- Pour 9 kil. de drap.
- Mettez dans un sac :
- 4 kil. de fustet ;
- 500 gram. de bois de sandal rouge ; 500 gram. de sumac.
- Faites bouillir avec le drap pendant une heure.
- Laissez refroidir et foncez avec 170 gram.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de vitriol vert. Manœuvrez, laissez refroidir et lavez.
- Bleu de paon pour laine filée.
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 500 gram. de bleu de paon acide.
- Mettez la laine à 65° C. et élevez graduellement la chaleur à 100°.
- Faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Bleu alcalin pour laine filée.
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de borax ;
- 500 gr. de bleu alcalin R.
- Mettez la laine à 50 C., augmentez graduellement à 950 C.
- Faites faire 6 ou 8 tours. Enlevez, lavez et mettez dans un bain à 650 C. acidulé avec de l’acide sulfurique.
- Finissez.
- SOCIÉTÉ
- INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- COMITÉ DE CHIMIE
- Séance du 13 février 1884.
- M. Scheurer lit un travail de MM. Dépierre et Clouet sur ]’« action de la lumière électrique et de la lumière solaire sur les couleurs impression sur coton ».
- Voici les conclusions de ce mémoire :
- lo La lumière électrique décolore les matières colorantes ;
- 2o Les rayons colorés de n’imperte quelle lumière, solaire ou électrique, sont efficaces, mais à des degrés différents ;
- 3° Les lumières solaire ou électrique agissent sur les couleurs, que ces dernières soient à l'air ou à l’abri de l'air ;
- 4o Les rayons jaunes sont les moins actifs ;
- 5° L’ordre d’activité des rayons colorés est le suivant:
- Jaune, bleu, Vert, orangé, Violet, rouge.
- La lumière électrique décolore plus que toute autre lumière électrique artificielle, eu égard à sa grande intensité; le seul avantage qu’elle a, c’est de ne pas émettre de gaz dont l’action vient s’ajouter à celle de la lumière ; d’autre part elle donne lieu à la production d’ozone.
- M. Nœlting présente, de la part de M. Gop-pelsrœder, une étude sur la réduction de l’indigo par l’hydrogène électrolytique.
- L’auteur fait passer le courant à travers une solution de potasse caustique contenant de l’indigo en suspension, et contenue dans un vase en cuivre servant d'électrode négative. Dans le vase en cuivre est introduit un cylindre en terre poreuse renfermant la même dissolution et comme électrode positive une lame de platine.
- L’indigo est réduit au pôle négatif et l’on peut teindre dans cette solution comme dans une cuve ordinaire. Au pôle positif, l’oxygène donne naissance à des produits qui seront étudiés ultérieurement.
- ----- —e-----
- MÉTHODE GÉNÉRALE
- DE PRÉPARATION DES AMINES SECONDAIRES ET TERTIAIRES APPLICABLES A LA PRODUCTION DES MATIÈRES COLORANTES,
- Par MM. Ch. Bardy et Dusart.
- Notre procédé consiste à traiter les phénols naturels ou artificiels par l’acide sulfurique, de manière à produire la combinaison correspondante à la formule déjà connue de l'acide phénique avec l’acide sulfurique, c’est-à-dire
- C12 H5 O. SO, 3503 MO.
- corps analogue ou identique aux sulfovinates
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- des alcools de la série grasse, dont les réactions sont du reste identiques.
- Ces corps, une fois desséchés, sont mis en présence des alcaloïdes dont on veut opérer la transformation, en chauffant en vase clos à une température de 30 à 100 supérieure au point d’ébullition de l’alcaloïde employé.
- Nous obtenons ainsi, en partant du phényl-sulfate de soude et de l’aniline, la diphényla-mine ; avec la toluidine, la phényltoluilamine; avec la xylidine, la phénylxylidine ; avec la naphtylamine, la phénylnaphtylamine.
- En prenant les hydrocarbures susceptibles de fournir des phénols par les procédés connus, nous arrivons à produire les alcaloïdes ayant pour radical additionné le radical correspondant à l’hydrocarbure employé.
- C’est ainsi que nous obtenons : la naphtyl-phénylamine, la crésylphénylamine, la crésyl-toluidine, la dinaphtylamine, etc.
- En substituant les sulfovinates aux sulfo-phénates, nous obtenons les dérivés alcooliques correspondants.
- En partant des diamines, il nous est possible de produire par la même méthode lestria-mines des alcaloïdes obtenus précédemment.
- On peut également obtenir les diamines en faisant réagir les hydrocarbures iodés sur les monamines
- Nous obtenons facilement ces hydrocarbu -res monoiodés en faisant réagir le chlorure d’iode sur les hydrocarbures, méthode qui nous permet d’obtenir des corps nouveaux et d'autres qui n’ont pu être préparés jusqu’ici d’une manière industrielle.
- C’est ainsi qu’en faisant réagir l’iodure de phényle sur l’aniline, la toluidine, la naphtylamine, etc., nous obtenons les dérivés correspondants.
- Ces procédés mettent donc à notre disposition, pour la préparation des diverses matières colorantes, des corps nouveaux, qui tous sont susceptibles de fournir des corps applicables a la production de couleurs ou de matières tinctoriales.
- DESCRIPTION D UNE NOUVELLE BASE LA MÉTHYLDIPHÉNYLAMINE
- ET PRODUCTION d’uNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE BLEUE QUI EN DÉRIVE
- Par M. Ch. Bardy.
- Préparation de la méthyldiphénylamine.— J’obtiens la méthyldiphénylamine par tous les procédés employés pour transformer les alcaloïdes organiques en leurs dérivés alcooliques.
- Je citerai parmi ces procédés :
- lo L’action de l’iodure de méthyle sur la diphénylamine. Je prends équivalents égaux de ces deux substances et je les chauffe pendant 5 à 6 heures au-dessous de 1000 dans un appareil clos ou en vase libre et, dans ce cas, en faisant refluer les vapeurs.
- J’obtiens ainsi un iodhydratecristallisé qui, traité par la soude, donne un produit huileux. Une goutte de ce produit, additionnée d’un peu d’acide nitrique, prend immédiatement la coloration du permanganate de potasse ; cette coloration le distingue de la diphénylamine, qui, dans ce cas, se colore en bleu ;
- 2o Le bromure de méthyle se comporte comme l’iodure ;
- 3 Action directe de l’alcool méthylique sur le chlorhydrate de diphénylamine.
- Je chauffe dans un autoclave 1 partie de chlorhydrate de diphénylamine et 1 1[2 à 2 p. alcool méthylique. En maintenant la température de 200 à 260° pendant quelques heures, laissant refroidir et décomposant par la soude, j’obtiens une huile présentant avec l'acide nitrique la coloration violette caractéristique.
- Le produit industriel bout entre 250 et 300 ; c’est la méthyldiphénylamine qui, combinée aux acides, donne des sels qui sont détruits en partie par un excès d’eau bouillante.
- Préparation de la matière bleae. — Tous les agents oxydants ou ceux susceptibles d’éliminer de l’hydrogène sous une forme quelconque et employés généralement pour la préparation des matières colorantes dérivées de la houille, transforment la méthyldiphényl-amine en bleu.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Je décris ici quelques-uns de ces procédés : 1° Acide arsénique. — En mélangeant de l’acide arsénique à la méthyldiphénylamine, on obtient une masse qui, chauffée pendant quelques heures entre 160 et 1600, se transforme en un produit bronzé, d’où l’alcool extrait une belle substance bleue. Le produit gagne en solubilité si on enlève par la soude l’arsenic de la masse ainsi obtenue. On épuise ensuite par l’alcool acidulé.
- 2° Nitrate de mercure. — Le nitrate de mercure agit très énergiquement ; il faut opérer à basse température. On peut modérer la réaction en ajoutant un peu de sable (10 à 15 parties). La purification s’opère comme ci-dessus.
- 3o iode et chlorate de potasse. — Je chauffe un mélange de : 1 partie méthyldiphényla-mine, 0,4 iode et 1,6 chlorate de potasse. Sous l’influence de la chaleur la production de la matière colorante s’opère plus ou moins vite, suivant la température employée. La base obtenue est traitée par un acide et épuisée à l’alcool.
- 4° Nitrate de cuivre. — Le nitrate de cuivre agit également sur la méthyldiphénylamine en donnatn la même matière colorante.
- 5o Sesquichlorure de carbone. — En chauffant aux environs de 200 un mélange de sesquichlorure de carbone et de méthyldiphé-nylamine, il y a distillation de protochlorure de carbone et il reste dans la cornue une masse mordorée de bleu que l’on purifie comme ci-dessus. Les eaux-mères d’où ce produit s’est déposé contiennent une matière violette virant au vert par les acides. Quel que soit le procédé employé, le bleu précipité de sa solution alcoolique parles procédés connus se présente sous la forme d’une poudre à reflets mordorés, soluble dans l’alcool en bleu très pur et conservant cette nuance à la lumière artificielle.
- Les doses que j’ai indiquées, tant pour la préparation de la base que pour celle de la matière colorante, ne sont pas absolues ; elles peuvent varier dans d’assez larges proportions.
- La matière colorante que je produis avec la méthyldiphénylamine est susceptible d’être exploitée industriellement. Elle s’applique sur toutes les fibres par les procédés ordinaires de teinture en bleu d’aniline.
- Les procédés décrits précédemment impliquent donc deux faits nouveaux :
- 10 La découverte et la préparation d’un alcaloïde nouveau, la méthyldiphénylamine;
- 2° La transformation de cette base en matière colorante bleue et son application à la teinture.
- Je suis donc autorisé à revendiquer la découverte de ces deux faits comme ma propriété, puisque la base et la matière colorante ne sont décrites ni connues dans l’industrie ni dans la science.
- TARIFS DES CHEMINS DE FER
- Compagnies d'Orléans et du Nord.
- Tarif commun entre la Compagnie d’Orléans, E, n- 6, et la Compagnie du Nord, C, n. 127, pour le transport d’Albi et de Toulouse à Amiens des laines brutes et peaux de mouton brutes, et laines, en balles pressées, cerclées en fer, et pesant au moins 250 kil. sous le volume d’un mètre cube.
- Prix par 1,000 kilog. y compris les frais de chargement, de déchargement et de gare,tant au départ et à l’arrivée qu’aux points de jonction des deux lignes :
- Expéditions sans condition de tonnage, 51 fr.;
- Expéditions par wagon complet de 5,000 k. au minimum, 47 f.
- LES
- BREVETS D INVENTION EN AMÉRIQUE
- L’agitation causée aux Etats-Unis par les nouvelles lois présentées au Congrès sur la réglementation des brevets paraît avoir des résultats favorables. On avait en effet proposé, entre autres modifications, de réduire de dix-sept ans à cinq ans la période pour la-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS lit
- quelle les brevets sont pris actuellement. De tous côtés les plaintes sont parvenues vives et nombreuses au Congrès et elles ont eu pour conséquence le rejet de cette proposition et l’ajournement des autres bills par la commission parlementaire. Comme le reconnaît le rapport déposé par le président de cette com-mission, la modification demandée est en contradiction formelle avec l’esprit de la Constitution et causerait un tort considérable à tous les inventeurs américains.
- D’un autre côté, une assemblée vient de se réunir à Cincinnati dans le but de défendre les intérêts des inventeurs. Cette assemblée a rappelé que la prospérité actuelle du pays était due en grande partie à l’immonse développement des récentes découvertes, et a demandé, en conséquence, au Congrès de repousser le bill qui lui est présenté et de conserver l’ancienne législation. D’ailleurs, comme les recettes du Patent Office sont supérieures aux dépenses, il est juste d’améliorer les côtés défectueux du service actuel et d’en faire un département indépendant.
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE ROUEN (Ire Chambre.) Présidence de M. Montaubin, premier président
- Audience du 25 juin.
- accident dans un établissement industriel. — RESPONSABILITÉ. — DOMMAGES—INTÉRÊTS. — PENSION VIAGÈRE.
- Le jeune Georges Mirville, âgé de treize ans et demi, est employé depuis un certain temps chez M. Kettinger, fabricant d’indiennes, en qualité de plieur. On sait à quoi correspond cette fonction. L'étoffe arrive sur des rouleaux et est déposée mécaniquement sur une table où l’ouvrier en dirige le pliage; Mirville était destiné à remplir cet office, et de plus à nettoyer l’engrenage des cylindres ; mais il lui avait été spécialement ordonné de ne faire ce nettoyage qu’à l’arrêt complet de la machine.
- Le 22 avril 1882, pendant que Georges, enfreignant les recommandations de son patron, nettoyait l’engrenage pendant la marche, sa main gauche se trouva prise et fut écrasée ; conduit à l’Hospice-Général, il dut subir l’amputation.
- M. Kettinger offrit à la famille une somme de dédommagement qui ne fut point acceptée, et quelque temps après, M. Mirville père intenta contre lui une action civile par laquelle il réclamait 1,200 francsde dommages-intérêts ainsi qu’une pension viagère de 1,000 francs.
- Le tribunal de Rouen avait repoussé sa demande en se fondant sur l’enquête qui avait été ordonnée. Il trouvait dans les éléments de cette instruction la preuve qu’en lui-même, l’engrenage ne présentait pas de danger pour Mirville, parce qu’il était suffisamment éloigné delà table de la plieuse, il s’appuyait surtout sur ce fait, qu’on avait formellement défendu à Georges de toucher l’engrenage en marche.
- L’appel fut porté devant la cour, qui vient de réformer la décision du tribunal en disant que bien que l’imprudence de l’enfant soit constante, cela n’empêche pas la responsabilité du patron. Cette responsabilité existe en la cause : les engrenages n’étaient pas suffi-samment couverts ; on pouvait les protéger d’une manière plus efficace ; la preuve, c’est que le lendemain de l’accident, on remédia à cet état de choses. — (Deux accidents s'étaient déjà produits au même endroit.) Les précautions les plus strictes devaient être prises, à cause de la présence d’un enfant mineur dans l’atelier, le décret de 1875 en fait une obligation au patron.
- f En conséquence, la cour a condamné M. Kettinger à payer à M. Mirville, 100 fr. de dommages-intérêts et une pension viagère de 200 fr.
- Plaidants : Me Lanne pour M. Mirville ; Me H. Frère pour M. Kettinger.
- Conclusions conformes de M. Chrétien, avocat général.
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- 154 LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE
- BREVETS D’INVENTION
- 155974. 11 juin; Société Delamare fils et Martin. — Perfectionnements apportés à l'é-paillage des tissus par la voie humide.
- 156002. 12 juin; Voland. —Application du chauffage aux cylindres en papier pour apprêt et gaufrage de tous tissus.
- 156023. 13 juin; Société Pierron et Dehaî-tre.— Système de machine à ramer les étoffes légères.
- 156126. 19 juin; Desquiens.— Perfection-ments apportés aux métiers à glacer les fils pour tissus ou autres usages, galons, passementerie, etc., système Auguste Desquiens.
- BIBLIOGRAPHIE
- Le Journal des Procès en Contrefaçon, paraissant deux fois par mois à la librairie Tho-rin, rue de Médicis, sous la direction de Me Donzel, avocat du barreau de Paris, publie le compte rendu analytique de tous les procès de propriété industrielle qui se plaident en France et aux colonies. Il annonce à l’avance les procès devant être plaidés en indiquant le nom des parties, l’objet de la contestation (contrefaçon des brevets ou de marques de fabrique, concurrence déloyale, usurpation de nom, contrefaçon littéraire ou artistique), le tribunal devant lequel le procès se plaide, le jour fixé pour les débats et le résultat de l’instance, le tout formant répertoire à la fin de l’année.
- Un comité de rédaction répond gracieusement à toutes les questions qui lui sont adressées, 4, rue Hautefeuille, sur cette matière spéciale, et traite dans le journal les questions les plus pratiques et les plus journalières de droit industriel en les mettant à la portée des fabricants et des commerçants.
- COURS DE TISSAGE professé à la Société industrielle d’Amiens, par Edouard Gand, trois gros volumes grand in-80, avec plan
- ches, tableaux et nombreuses figures dans le texte. — Prix de chaque volume : 20 fr.
- Tome 1er. — Textiles de convention ; principe fondamental de la confection des étoffes à fils rectilignes. — Armures fondamentales.
- —Etude de la toile; étude du batavia.—Etude du sergé et de la serge. — Dérivés de ces armures; étude et procédé de construction des satins réguliers et irréguliers. — Art de décomposer les tissus. — Mise en carte des tissus analysés. — Définition analytique des termes. — Etude du métier à lames. — Etude des divers remettages. — Remettage suivi, à pointe, à pointe et retour.—Remettage sauté, amalgamé, interrompu, à plusieurs corps. — Remettage combiné ou à paquets. — Remettage sinueux. — Etude des satins à large module. — Armures-tissu , armures-dessin , mosaïques. — Armures par permutation chiffrée.— Armures par substitution de cadence. —Etude complète de la mécanique Jacquard et des empoutages les plus usités. — Tableaux articulés. — Etude des dessins complexes, doubles, triples, piqués, matelassés, plissés et gazés. — Montage d’un métier avec Jacquard.
- Tome II. — Description des machines, au point de vue de l’enseignement technique.— Tissage mécanique. — Velours par trame, coupés longitudinalement, sur table, après tissage, savoir : velours de coton, velours de laine simple face, velours de laine double face à armures uniformes ou variées. — Velours par chaîne, coupés transversalement sur métier pendant le tissage, savoir : velours de laine, velours à textiles mélangés, velours de soie unis ou multicolores, velours coupés-bouclés, frisés, astrakans, pelages. — Description du transpositear. — Etude théorique du métier compositeur automatique, couronné en 1873 par la Société industrielle du nord de la France. — Etude des nattés, des gaufrés, des cachemires et tissus pour gilet. — Divers 1 genres de battants ; fonctionnement de leurs boîtes. — Etude des tissus à boucles et à mailles. — Bonneterie. — Métier mécanique
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- pour faire les filets de pêche (90 mailles à l’heure).
- Tome III. — Comprend les 25 leçons de 3e année. Ces leçons ont trait : — aux divers systèmes de lisages ; — aux empoutages compliqués (suite des dernières leçons de première année);— à la composition des esquisses pour le tissage artistique ; — à la mise en carte; — aux tapis ; — aux cannelés ; — aux tissus es-poulinés (battants brocheurs divers) ; — aux rubans et galons ; — aux éléments de la bonneterie (suite des leçons de seconde année sur ce sujet);- aux divers textiles ; — aux diverses préparations antérieures au tissage.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N 14. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juillet 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE.
- BRUN DE TOLUIDINE.
- TRAITE E T DE LA CASÉINE
- LA MALAXÉ HINE.
- SAVONS POUR LA TEINTURE ET L’IMPRESSION.
- SUR A DÉCOUVERTE DES COULEURS D'ANILINE.
- EXPOSITION DE L’INDUSTRIE TEXTILE.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- L’emploi de la garance et de ses dérivés, en remplacement de l’alizarine artificielle, ne présente pas d’avantages.
- Nous dormons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPLICATION DES COULEURS ALIZARINES AU REMONTAGE DES TOILES BLEUES Par M. Delory.
- Les toiles de lin, de chanvre, de coton, teintes en indigo, reçoivent, après teinture, un avivage en couleurs d’aniline qui a pour but de rehausser l’éclat du bleu. Cet avivage manque de stabilité et résiste mal aux agents atmosphériques, à plus forte raison aux agents chimiques.
- M. Delory remplace les couleurs d’aniline par les couleurs alizarines. S’il s’agit de bleus clairs, le tissu teint en indigo est mordancé soit en aluminate de soude, soit en acétate d'alumine; le fixage s’obtient par les procédés habituels et la pièce à aviver est teinte en alizarine artificielle avec addition d’huile tournante, puis savonnée.
- Pour les bleus moyens, le tissu est mordancé en fer et, pour les bleus foncés, avec un mordant double de fer et d’alumine ou bien, suivant le ton, un mordant chromique. A la suite vient la teinture en alizarine brune, ou alizarine pour violet.
- TEINTURE A FROID SUR TOUTES MATIÈRES Par MM. Crébassa et Calyet-Rogniat.
- Le procédé consiste dans l’emploi d’un mordant particulier, formé de carbonate de soude, d’hypochlorite de chaux, de bioxyde de baryte dans les proportions suivantes : Eau 100 kil. ou lit.
- Carbonate de soude...... 5 » Hypochlorite de chaux........1 » 500
- Bioxyde de baryte........ 0 » 100
- Glycérine....................... 10 centilit.
- La glycérine a pour résultat de précipiter les impuretés de la dissolution effectuée à chaud.
- Après ébullition, on laisse refroidir et l’on décante le liquide qui peut s’employer immédiatement, sans nécessiter le chauffage des cuves de teinture.
- APPRÊT DES COTONNADES Par M. Richter.
- Les colles habituellement employées donnent aux toiles un apprêt cassant, un toucher raide. M. Richter substitue à la chaux, voire même à l’amidon, de la pulpe de papier finement moulue. L’introduction de cette matière
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans la colle fournit un tissu d’une grande souplesse et permet de peindre, d’imprimer directement sur l’étoffe.
- MACHINE A RELEVER LE POIL DES ÉTOFFES DRAPÉE$
- Par MM, Bouvier frères.
- Pour enlever le duvet de certains lainages et faire ressortir l'armure du tissu, la teinte des fils entrecroisés, on a souvent recours au « grillage ». Cet apprêt est coûteux et détruit parfois la fraîcheur des nuances, au lieu de la rehausser.
- Le veloutage avant tondage donnerait, sous ce rapport, d’excellents résultats, si le duvet se trouvait relevé dans tous les sens, mais les machines à velouter n’agissent que sur la longueur du tissu. Pour obvier à cette insuffisance, MM. Bouvier frères disposent les organes d’une velouteuse longitudinale sur le bâti et avec la commande d'une tondeuse transversale. La nouvelle velouteuse travaille ainsi dans la direction de la trame et complète l’apprêt donné sur la velouteuse longitudinale.
- APPRÊTAGE DES TISSUS Par M. Baboin.
- Il s’agit ici de l'apprêt des tissus légers, tels que tulles, mousselines, gazes, etc. M. Baboin emploie pour l’apprêtage de ces genres d’étoffes le métier dit « à rames courantes ».
- La machine est d’un usage commode et éco_ nomique; le seul inconvénient était que la pièce donnait lieu à des différences de flexion, suivant que certaines parties se trouvaient sèches ou humidifiés par l’empois. M. Baboin a tourné la difficulté en plaçant dans la largeur du métier, immédiatement au-dessous du tissu, des rouleaux cylindriques, convenablement espacés. Ces rouleaux sont en bois, en métal ou garnis de caoutchouc; ils peuvent être construits sur une longueur immuable ou formés de gaines télescopiques ; ils tournent
- sous l’action d’une commande positive ou en vertu de l’adhérence du tissu qui chemine à leur surface ; dans tous les cas, la rotation continue est indispensable pour éviter que les rouleaux produisent l’effet de raclettes.
- ÉPAILLAGE DES LAINES EN RUBAN Par M. Morel.
- Les rubans de préparation cheminent lentement à travers quatre chambres, ou capacités cylindriques parallèles. A l’intérieur de chacune des chambres sont disposés deux rouleaux, autour desquels passe le ruban alternativement, sous forme de spires régulières, afin de prolonger le passage de la laine à travers les récipients.
- Le premier récipient est une étuve à air chaud, destinée au séchage de la préparation; le second contient de la vapeur d’eau acidifiée par l’acide chlorhydrique , par l’acide sulfureux, ou autre acide convenable. Dans le troisième, de l’air chaud complète la carbonisation; dans le quatrième, des vapeurs alcalines neutralisent les traces d’acide qui, autrement, détermineraient l’altération ultérieure des filaments.
- L’avantage revendiqué par M. Morel consiste dans l’économie de calorique et d’ingrédients résultant de la continuité de l’opération.
- TANNAGE DES TOILES ET DE TOUTES MATIÈRES VÉGÉTALES Par M. Piron.
- M. Piron obtient l’imputrescibilité en immergeant les produits végétaux dans le goudron de bouleau et dans le tannin provenant du traitement de la noix de galle, à raison de 1 à 5 parties de goudron et de tannin pour cent d’eau.
- L’imperméabilisation est basée sur l’action du sulfate de fer et du sulfate de cuivre (5 à 10 00) combinés avec 10 0[0 d’oléine et 1 à
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 5 0[0 de potasse, le tout dilué dans l'eau et fixé, après séchage, par un mélange d’huile de lin et de caoutchouc, ou d’huile de lin et de cire végétale
- PROCÉDÉS DIVERS
- Ponceau bon teint pour coton
- 50 kil. de coton.
- Mettez la veille dans une décoction de 10 kil. de sumac.
- Le lendemain, lavez et passez dans de l’oxy-muriate d’antimoine à 2 Tw.
- Lavez deux fois dans de l’eau froide et mettez dans un bain de teinture contenant : 750 grammes de ponceau bon teint.
- Faites faire 6 ou 8 tours à 650 C. et laissez refroidir dans le bain.
- Enlevez, tordez et finissez.
- Nouveau jaune clair pour laine filée.
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber;
- 250 gram. de jaune clair.
- Mettez la laine à 65° C. et élevez graduellement la température à 1000 C.
- Faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Vert brillant pour coton.
- 50 kil. de coton.
- Mettez la veille dans une décoction de 10 kil. de sumac.
- Le lendemain, levez et passez dans de l’oxy-muriate d’antimoine à 2 Tw.
- Lavez deux fois dans de l’eau fraîche et mettez dans un bain de teinture contenant : 250 gram. de vert brillant;
- 500 gram. d’acide acétique.
- Faites faire 6 ou 8 tours à 650 C. et laissez refroidir dans le bain.
- Enlevez, tordez et finissez.
- Vert acide pour laine filée.
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 2 k. 500 d’acide acétique ;
- 5 kil. de sel de Glauber;
- 750 gram. de vert acide.
- Mettez la laine à 650 C. et élevez graduellement la température à 1000.
- Faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Orange pour laine filée.
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 500 gram. d’orange G.
- Mettez la laine à 650 C. et élevez la température graduellement à 100 C.
- Faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Brun rougeâtre pour laine brute.
- Pour 200 kil. de laine.
- Faites bouillir la laine pendant une heure dans 4 kil. de chromate de potasse et 1 litre d'acide sulfurique.
- Le lendemain, teignez dans un bain conte nant 100 kil. de bois de sandal et une décoction de 50 kil. de bois rouge ; faites bouillir pendant une heure et demie.
- Ajoutez alors 2 kil. de vitriol bleu et 1 kil. de vitriol vert ; mettez la laine et faites bouillir pendant encore trente minutes, et laissez poser dans le bain encore trente minutes.
- Olive foncé pour laine brute.
- Pour 100 kil. de laine.
- Faites bouillir pendant une heure et demie dans un bain contenant :
- 20 kil. d’alun ;
- 2 kil de chromate de potasse ;
- 2 kil. de bichlorure d’étain.
- Le lendemain, préparez un bain contenant
- 20 kil. de campêche ;
- 10 kil. d’extrait de fustet;
- 10 kil. d’aniline orange R.
- Mettez [la laine et faites bouillir pendant une heure.
- Ajoutez alors 0 lit. 500 d’acide sulfurique, remettez la laine et faites bouillir pendant quinze minutes.
- Lavez.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- SOCIÉTÉ
- INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- RAPPORT
- SUR LA PROPOSITION FAITE PAR LE COMITÉ DE CHIMIE DE DÉCERNER A M. PRUD’HOMME UNE MÉDAILLE D’HONNEUR POUR LA DÉCOUVERTE DU « BLEU ü’aLIZARINE » , PRÉSENTÉ PAR M. ALBERT SCHEURER.
- Messieurs,
- Au mois de septembre 1875, M. Gustave Schæffer communiqua au comité de chimie la réaction curieuse obtenue par M. Strœbel, en soumettant des tissus teints ou imprimés en rouge d’alizarine à l’action des vapeurs nitreuses. L’orangé ainsi produit n’était pas le fait d’un simple virage et résistait au savon aussi bien que le rouge lui-même. Ce nouveau dérivé fut étudié par M. Rosenstiehl qui détermina sa nature et lui assigna la formule de la minonitroalizarine, nom sous lequel il fit peu de temps après son apparition dans le commerce.
- Ce produit, mentionné et étudié pour la première fois dans vos bulletins, donna naissance, deux ans après, au bleu d’alizarine.
- Le 27 juin 1877, notre collègue, M. Prud’homme, annonçait à la Société industrielle la découverte simultanée de deux matières colorantes, l’une bleue, l’autre brune, obtenues en chauffant un mélange de glycérine et de mononitroalizarine dissoute dans l’acide sulfurique.
- La production industrielle de ces deux matières colorantes nouvelles suivit leur découverte à quelques mois d’intervalle :
- M. H. Brunck, chimiste de la « Badische Anilin-und Sodafabrik », de Ludwigshafen, reconnut que la matière brune, produit accessoire de la réaction, était de l’amidoalizarine que l’on peut obtenir en réduisant la nitroali-zarine par le sel d’étain ou la glucose en présence de soude.
- Ce chimiste isola la matière bleue à l’état
- cristallisé et en détermina les principaux caractères.
- Dès le mois de décembre 1877, la fabrique de Ludwigshafen livrait au commerce l’« ali— zarine bleue », sous forme de pâte à 10 0[0.
- Mais l’application de ce produit présentait de sérieuses difficultés résultant de son insolubilité dans l’eau, dans l’acide acétique et dans les dissolutions salines.
- On était en présence d’une matière colorante d’une espèce chimique nouvelle, participant, comme l’ont indiqué MM. Horace Kœchlin et Prud’homme (Société industrielle, 29 mai 1878), à la fois des propriétés de l’indigo et de celles de l’alizarine, et jouissant de la double faculté de se ré luire en liqueur alcaline pour faire cuve et de se fixer sur les mordants.
- En teinture, le procédé à la cuve, par réduction au sein d’un alcali, ne donna que des nuances dont la fugacité due à l’absence de mordant métallique ne permit pas l’emploi.
- M. Eugène Dolfus indiqua la teinture sur mordant de nickel qui donna des nuances solides et pures.
- Mais les grands avantages de la nouvelle matière colorante devaient surtout résulter de son application sur tissu par la voie du vaporisage qui permettait de l’associer à un très gra.nd nombre de couleurs et d’enrichir la palette du coloriste d’une nuance qu’on ne réalisait jusqu’alors qu'à l’aide de mélanges assez imparfaits et dont l’usage offrait souvent peu de sécurité.
- Fixé par le procédé indiqué par MM. Horace Kœchlin et Prud’homme, le bleu d’alizarine opposait à l’action des hypochlorites et des réactifs une solidité très marquée.
- La lumière, il est vrai, possédait une action proportionnellement plus énergique et faisait tourner la nuance au gris neutre.
- M. Georges Witz, dans une note présentée le 13 septembre 1878 à la Société industrielle 1 de Rouen,constatait que le bleu résiste mieux que l’indigo à l’action des oxydants énergi-qnes, et particulièrement de l’acide chromique
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- et du ferrocyanure de potassium alcalisé au moyen desquels on réalise sur l’indigo des en-levages parfaits, tandis que les nuances foncées du bleu d’alizarine résistent dans une certaine mesure à ces agents.
- La différence de solidité de ces deux matières colorantes à la lumière, très en faveur de l’indigo, lui paraissaient une anomalie, et il crut pouvoir en conclure que les procédés rationnels de fixation du nouveau bleu restaient à découvrir.
- Un nouveau perfectionnement permit bientôt à la fabrique de Ludwigshafen de livrer à la consommation le bleu d’alizarine à l’état soluble.
- M; Horace Kœchlin était arrivé le premier à fixer la céruléine sur tissu en se servant des bisulfites alcalins.
- M. Prud’homme étudia cette réaction et démontra que la céruléine se combine aux bisulfites à la manière des aldéhydes et des acétones, en donnant naissance à un produit incolore et cristallisable dont il soumit un échantillon au comité de chimie (séance du 8 octobre 1879).
- C’est le corps que la fabrique de Ludwigshafen livre au commerce sous le nom de « Céruléine S ».
- En suivant cette voie, M. Brunck réussit, non sans difficultés, à combiner le bleu d’alizarine au bisulfite de soude.
- Le produit ainsi transformé , et soluble dans l’eau, se fixe simplement au moyen de l’acétate de chrome, et les nuances qu’il permet d’obtenir sont pures et d’une solidité supérieure à celle de l’indigo vis-à-vis de la lumière. Mélangé à d’autres matières coloran -tes, il permet de réaliser les nuances les plus variées avec une transparence et une finesse de tons qu’il serait difficile de surpasser. Le bleu d’alizarine peut être classé parmi les co lorants de premier ordre; il a conquis sa place, malgré son prix élevé, à côté de l’aliza-rine dont il dérive, et sa découverte répondait à un besoin incontestable.
- Mais ce n’est pas seulement dans le do
- maine industriel que la belle synthèse de M. Prud’homme était appelée à porter ses fruits : elle est déjà féconde dans celui de la théorie.
- M. Greebe, qui a fait l’étude du bleu d’alizarine, en a déterminé l’espèce chimique. Sa composition se traduit par la formule brute Cl7H9AzO4 que l’on peut développer sous la forme :
- (CO) ( Az=CH
- C6H14 C6(OH)22 |
- (CO) (CH— CH
- De remarquables conséquences découlent de ce point de vue.
- Si la formule de M. Greebe représentait les faits, en partant de la nitrobenzine au lieu de la nitroalizarine, on devait obtenir la quino
- léine :
- Q2 O Et! -
- d—o O
- II II N K — G
- synthèse réalisée par M. Skraup (« Monats-hefte für Chemie ».T. 1er, p. 316. Avril 1880).
- Cette méthode générale a permis d’obtenir d’autres quinoléines.
- Il en est résulté de nombreux travaux sur la série quinoléique, et de nouvelles matières colorantes en ont été la conséquence.
- Les alcaloïdes du quinquina, la cinchonine, la cinchonidine, la quinine, la quinidine sont nettement rattachés à la série quinoléique par les acides qu’ils engendrent sous l’influence oxydante de l’acide chromique.
- Un nouvel alcaloïde, la kaïrine, très voisin de la quinine est déjà connu, et il est vraisemblable d’admettre que la synthèse de la quinine elle-même ne se fera pas longtemps attendre.
- Vous voyez, messieurs, que si la matière colorante est souvent le but auquel tendent les efforts de la science, elle est parfois le point de départ de synthèses nouvelles.Lavoie ouverte par notre collègue, M. Prud’homme, sera doublement féconde, et la découverte du bleu d’alizarine comptera parmi les plus heureuses qui aient vu le jour depuis quelques années dans les annales de la chimie industrielle.
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- co r
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le comité de chimie vous propose, en conséquence, de décerner à M. Prud’homme une médaille d’honneur.
- ALLEMAGNE
- Décision concernant la dénaturation de l'alcool destiné à la fabrication de l'aniline.
- Dans sa séance du 24 avril dernier, le Conseil fédéral a décidé qu’il pourrait être permis aux fabricants de couleur d’aniline de dénaturer, même avec 0.025 0[0 d’huile minérale et sans payer l'impôt, l’alcool employé à la fabrication de leurs produits.
- (Handels Archiv, juin 1884.}
- BRUN DE TOLUIDINE PAR M. A. ROSENSTIEHL
- M. Horace Kœchlin a remarqué que la to-luidine cristallisée, soumise au traitement pour noir d’aniline, donne sur coton une couleur de nuance fauve et sans éclat. La toluidine, quand elle est pure (se solidifiant à - 45oC.), donne naissance à une couleur bois très vive, qui est un mélange de deux matières colorantes : l’une jaune et soluble dans l’eau, l’autre brune et sans éclat, mais d’une solidité comparable au noir d’aniline; par un lavage très fort, on ne réussit pas à enlever la totalité de la matière jaune, et il reste sur étoffe une couleur bois très vive et d’une nuance agréable ; le garançage et le passage au savon enlèvent cette matière jaune, et il ne reste alors sur l’étoffe que du brun sans éclat.
- Ces diverses propriétés ont été utilisées par moi dès 1869 dans la maison Thierry-Mieg et Cie ; j’ai associé le brun de toluidine au noir et au gris d’aniline, au rouge et au rose garance teint. Mêlée à l’aniline, la toluidine m’a servi à faire des gris et des modes très solides pouvant supporter le garançage ; l’extrait de garance a fait changer depuis le mode de fabrication, de sorte que ces couleurs ne pré
- sentent plus le même intérêt; mais le brun de toluidine non garancé étant vif et solide, reste susceptible d’applications d’autant plus intéressantes, qu’il se réserve mieux que le noir d’aniline en blanc et en jaune, et peut servir à obtenir des effets qu'il serait impossible de réussir autrement.
- TRAITEMENT DE LA CASÉINE PAR M. ARMAND DOLLFUS
- L’invention pour laquelle j’entends prendre date consiste dans le traitement que je fais subir à la caséine en vue de modifier sa nature et de rendre solides certaines couleurs que l’on peut en faire, et qui remplacent avantageusement les mêmes nuances faites à l’albumine ou autrement sous le double rapport de la solidité et de l’économie.
- Si on traite à froid la caséine du commerce par un peu plus de son poids d’acide nitrique ordinaire du commerce, elle se convertit au bout de peu d’instants en une substance jaune que je propose de nommer « nitrocaséine »; on ne laisse les deux corps en contact que le temps voulu pour que toute la caséine soit bien humectée, puis on la lave bien à l’eau tiède jusqu’à ce qu’elle ne soit plus acide. Quand elle est arrivée à cet étot, on y ajoute ajoute de l’eau et très peu de soude caustique, et on cuit jusqu’à solution. On ne doit ajouter que la quantité strictement nécessaire de soude et assez d’eau pour que la couleur puisse bien s’imprimer.
- Cette couleur se fixe au moyen de la vapeur sur le coton (pas sur la laine) d’une manière si intime, qu’elle résiste à tous les frottements, aux plus forts savonnages, au chlore et à un avivage faible. Les substances alcalines et le chlore ont plutôt l’air de la renforcer; les acides, au contraire, l’affaiblissent.
- Le ton de la couleur est chamois jaunâtre, mais additionnée d’extrait de garance, de noir de fumée, d’ocre, etc., on peut modifier la
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- nuance comme on veut. Il va sans dire que cette solution ternit les couleurs à nuances vives, excepté le vert Guignet st le minium, qui deviennent plus jaunâtres. Les couleurs foncées contenant beaucoup de poudres insolubles ne sont cependant pas aussi solides que les claires. Cet épaississant se mêle du reste bien avec l’albumine soit d'œufs, soit du sang.
- Quand on traite la caséine par de l’acide nitrique de plus en plus faible, elle se modifie également. A partir de 27 Bé environ, l’acide nitrique ne la jaunit plus. Après l’avoir traitée par un acide de cette densité et l’avoir bien lavée, on peut encore la dissoudre dans de l’eau contenant très peu de soude ; la solution obtenue ne fixe plus les matières colorantes d’une manière bien solide, mais pourtant bien mieux que la caséine ordinaire, et sans les ternir. De plus, la solution de nitrocaséine blanche se mêle sarfaitement à l’albumine, qui, en petite quantité, lui communique la solidité qui lui manque. Je continue, du reste, les études encore très imparfaites de ces substances.
- LA MALAXERINE
- II est un produit naturel dont l’emploi en teinture tend à disparaître depuis quelques années. Chacun cherche un moyen économique et efficace pour le remplacer, et jusqu’à ce moment aucun, nous pouvons bien le dire, ne remplit exactement le but.
- Nous voulons parler du tartre dont le prix et la rareté croissent chaque jour, double conséquence de l’envahissement du phil-loxéra ; la production diminue et la consommation de l’acide tartrique, pour le travail des vins, augmente considérablement.
- Nous croyons donc être agréables aux teinturiers en lainages en venant leur signaler aujourd’hui un produit artificiel qui, d’après de nombreux essais faits par des gens experts en la matière, donne des résultats parfaite
- ment identiques à ceux obtenus par l’emploi du tartre.
- La préparation à employer n’est pas plus forte, et chacun pourra se rendre compte de l’économie considérable apportée par les prix suivants :
- Barils de 25 à 30 kil.. Fr. 130 les 100 kil.
- — 50 à 60 127 —
- — 100 à 120 125 —
- — 150 à 170 .. 123 -
- En gare de Saumur.
- Ce produit auquel les inventeurs, MM. Bos-sard et Jagot (droguerie spéciale pour teinture, à Saumur) ont donné le nom de Malaxé^ rine, a été déposé conformément à la loi, et porte sur chaque baril la marque de fabrique ci-contre :
- SAVONS
- POUR LA TEINTURE ET L’IMPRESSION
- La méthode suivante a été avantageusement employée par l’usine de Favierciers pour la préparation des savons pour la teinture et l’impression:
- Faites bouillir environ 360 litres d'eau avec 69 kil. de lessive à 36°B., ajoutez ensuite 140 kil. d’acide oléique ; remuez constamment jusqu’à ce que le mélange soit complet et ajoutez alors 3,120 litres d’eau. Remuez bien jusqu’à ce que vous ayez obtenu une solution claire de savon.
- Avec les proportions ci-dessus, l’acide oléique se trouve être quelquefois en excès ; on est alors obligé d’y ajouter de la soude. Pour
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- obvier à cet inconvénient, on peut augmenter un peu la quantité de lessive.
- Un savon employé pour donner du brillant aux couleurs, telles que l’alizarine ou la garance, doit produire un fond d’un blanc parfait, sur lequel les couleurs paraissent, beaucoup plus brillantes, et ne doit en aucune façon attaquer la couleur elle-même.
- En comparant à ce point de vue divers savons qui sont dans le commerce, le savon de Marseille a été trouvé le meilleur, quoique au premier abord on n’aperçoive pas pourquoi.
- Si un savon attaque les couleurs, on le regarde comme étant trop alcalin ; cependant, après examen, on trouve qu’il ne contient pas plus d’alcali que les autres savons.
- C’étaient surtout les savons fabriqués avec de l’acide oléique qui possédaient cette alcalinité qui gâtait plus ou moins toutes les nuances : rouge, violet ou blanc.
- Maintenant que beaucoup de savons sont faits à tant pour cent, les savons alcalins sont presque tous semblables, la différence dans la qualité n’étant absolument due qu’à une différence dans la structure par suite de la manière de combiner les différents constituants.
- En partant de là, M. O. Scheurer a pu démontrer que les soi-disant savons alcalins obtenus avec de l’acide oléique contenaient simplement de l’acide libre et de l’alcali libre, parce que la saponification n’était pas complète. On peut cependant la rendre complète par une plus longue ébullition.
- Que les savons fabriqués avec de l’acide oléique soient plus alcalins que les savons faits avec d’autres acides gras, c’est un fait qui doit être attribué à ce que, par suite de la grande affinité de l’acide oléique, la saponification a lieu dans un temps beaucoup moins long ; et, par suite, ces savons n’avaient pas été traités assez longtemps pour que l'u-nion de l’acide et de la soude fût complète.
- Il faut un laps de temps considérable pour que la combinaison arrive à bonne fin.
- Au commencement de l’opération, il se produit deux espèces de savons, un savon acide et un savon basique, qui se combinent graduellement pour former un savon neutre. On peut hâter cette réaction en augmentant la température ou la pression ; ainsi avec une pression de 1.5 atmosphères on peut obtenir un meilleur savon en deux heures qu’en douze heures sous une pression normale.
- Parmi les savons du commerce, Scheurer recommande comme le meilleur pour la teinture et l’impression le savon fabriqué par M. Daumas d’Alléon, de Marseille, dont la composition est la suivante :
- 55 parties d’acide libre.
- 6 parties Nag Ojou 9.10 de soude caustique 39 parties d'eaulpour 100 part, de graisse.
- —Oil and eolourman's Journal.
- SUR LA DÉCOUVERTE DES COULEURS D’ANILINE
- En lisant la notice historique sur la découverte des couleurs d’aniline dans le numéro de février 1884 du « Journal de Pharmacie d’Alsace-Lorraine », traduite du journal « Pharm. Zeitung », on est étonné de ne pas trouver parmi les noms des chimistes qui ont su, par des recherches successives, se procurer économiquement l’aniline , celui d’un ancien professeur de la Faculté de Strasbourg, M. Béchamp.
- L’Anglais Perkin peut être considéré, dès 1856, comme le créateur de cette belle industrie. C’est en cherchant à produire de la quinine artificielle, par oxydation du sulfate d’aniline, qu’il obtint une couleur violette plus ou moins pure.
- Ce produit, à l’état de pureté, était livré au commerce au prix de 4,000 fr. le kilogramme.
- Trois ou quatre années après, grâce aux efforts d’une foule de chercheurs, la fabrication des matières colorantes, extraites de la houille, était fondée.
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- C’est M. Béchamp, ancien professeur de notre Ecole de Strasbourg, qui indiqua les procédés encore pratiqués aujourd’hui pour la préparation de l’aniline industrielle. Le pro-céé Béchamp fit tomber le prix de l’aniline de 150 fr. à 2 fr. 25 c. le kilo, et par suite, celui de la fuchsine, qui était de 1,200 fr., à 50 fr.
- E. G.
- (J. depharm. d1 Alsace-Lorraine.}
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- EXPOSITION DE L’INDUSTRIE TEXTILE ET DES MACHINES ET PRODUITS QUI s’y RATTACHENT
- Cette Exposition aura lieu à Londres, dans l’immense édifice appelé Agricultural Hall, dont l’administration ne patronne que des affaires d’intérêt public; dès à présent, le concours des principaux industriels lui est assuré ; diverses expositions qui y ont été tenues dans des conditions moins favorables sont des précédents sérieux.
- Des diplômes et des médailles seront distribués aux exposants, s’il y a lieu.
- Les noms et les adresses de tous les exposants seront publiés dans les principaux journaux anglais et reproduits dans ceux des colonies avec tous les détails relatifs aux qualités des produits, marchandises et machines.
- Cette publicité, absolument gratuite et que les industriels français ne pourraient autrement se procurer qu’à grands frais, est un avantage de haute importance; elle peut être pour eux le point de départ de relations nouvelles à l’étranger et notamment dans les colonies anglaises. Ils pourront, en outre, avoir l’espoir de bien vendre leurs marchandises si elles se présentent dans de bonnes conditions.
- Un catalogue officiel insérera gratuitement, sous un numéro d’ordre, les noms et les produits des exposants ; il recevra leurs annonces à un tarif peu élevé. Les frais d’emplacement sont fixés à un prix relativement bas; les expositions pourront être collectives, ce qui
- en diminuera encore le coût; les frais d’expédition pourront être réduits par le groupe-ment, comme aussi les frais de représentation s’il y a lieu. La force motrice sera fournie gratuitement aux exposants de machines, et l’administration leur prêtera tout le concours possible pour l’installation et la vente.
- La moitié environ des emplacements est déjà retenue par les exposants anglais et l'au tre moitié sera sans doute à peine suffisante pour satisfaire à toutes les demandes.
- S’adresser pour tous renseignements à M. J. Grathvohl, commissaire délégué à Paris, 118, rue Lafayette.
- Les marchandises sont reçues à l’Exposition depuis le 1er juillet et tous les préparatifs devront être terminés le samedi 2 août, à 9 heures du soir. Les marchandises et les agencements devront être enlevés au plus tard le 10 octobre.
- Les marchandises destinées à l’Exposition ne sont soumises à aucun droit d’entrée.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de Y Histoire chimique de la soie et de f histoire de la teinture de la soiej par MA-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publica-tion du livre de M. Marius Moyret est l'A rt de la teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d'avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct:
- Le chapitre Ier est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture ; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun. Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micro-graphiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et
- des tannins. Il étudie le rouit, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d’é -tain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l’art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d’aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
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- Adresser les demandes au bureau du journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, No 45. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Août £884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- TARIFS DE CHEMINS DE CHEMINS DE FER.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN.
- EMPLOI DE L'ANTIMOINE POUR LA TEINTURE.
- TEINTURE DES TISSUS MÉLANGÉS SOIE ET COTON, EN DEUX COULEURS.
- UNE NOUVELLE COULEUR.
- FABRICATION D’UN SANON LAVANT A L’EAU DE MER
- APPAREIL A CUIRE LES BOIS DE TEINTURE. .
- EXPOSITION UNIVERSELLE D'ANVERS.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL A LUSTRER LES FILS ET FICELLES
- Par M. Hieronimus.
- Le procédé consiste à faire passer les fils, ou ficelles, alternativement, à l’intérieur d’auges remplies de colle froide et autour de rouleaux de friction et de guidage, recouverts de feutre ou d’une garniture analogue.
- Ces rouleaux tournent dans le sens de la marche des fils jusqu’au point où l’imbibition du cylindre agglutinant est jugée suffisante ; en cet endroit, le sens du mouvement des cylindres de friction est inverse, afin d’obvier à ‘exces d’encollage et d’assurer le lustrage.
- VELOUTEUSE A RÉSERVES Par MM. Bouvier frères.
- Cette machine a pour but de réaliser des effets en relief sur des étoffes à poil, par l’interposition, entre le tissu et le cylindre velou-teur, d’une plaque métallique découpée conformément au dessin à reproduire. Cette plaque, de longueur égale à la largeur de l’étoffe, ne
- mesure elle-même en largeur que la hauteur du dessin; elle suit le mouvement de la pièce (grâce à deux cames latérales) pendant un temps déterminé par la longueur du motif découpé et retourne brusquement en arrière, sous l"action de deux forts ressorts de rappel, pour raccorder les reliefs successifs.
- L’ensemble de la machine ne présente pas de particularités essentielles. L’étoffe, portée sur une ensouple, se déroule sous l’action d’un cylindre d’appel, placé du côté opposé, et se trouve tendue sous le cylindre velouteur par des rouleaux d’embarrage convenablement espacés.
- IMPRESSION SUR TISSUS Par M. Imbs.
- Étant donné un dessin à imprimer, M. Imbs, sans se préoccuper des couleurs qui devront être employées ultérieurement, commence par consacrer une planche spéciale à l’interprétation des clairs, des demi-clairs et des ombres, au moyen de hachures plus ou moins larges et écartées, de pointillés, etc.
- Ladite planche sert à imprimer une couleur de fond, jaune brun, par exemple, ou un mordant. Après avoir fixé et lavé cette première teinte, on procède à la colorisation en imprimant par « aplats » les différentes couleurs.
- Il résulte de cette manière de procéder une série de tons variés et modelés, sans grande
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dépense de gravure, puisque les ombres et les demi-clairs se trouvent déterminés, dès le début de l’impression, à l’aide de la planche spéciale.
- MACHINE A TEINDRE LE COTON EN ECHEVEAUX Par M. Berrubé.
- Les axes horizontaux, qui portent les bobines ou tournettes, sont fixés, par leur partie médiane, dans des coussinets boulonnés à travers une traverse régnant sur toute la longueur de la machine. Les tournettes se trouvent ainsi disposées deux à deux, en porte-à-faux ; au-dessous reposent sur le sol deux cuves ou bacs symétriques. La traverse qui soutient les axes parallèles des bobines est montée à l’extrémité de deux tiges verticales à crémaillère ; ces crémaillères permettent de soulever l’ensemble et de le descendre d’autant plus facilement que l’appareil est équilibré par des chaînes à contrepoids.
- Un arbre vertical commande, par un renvoi de pignons coniques, la première tournette qui actionne directement la seconde ; celle-ci, la troisième, et ainsi de proche en proche jusqu’à la dernière, au moyen de roues droites dentées.
- La section des tournettes est rectangulaire, leur largeur suffisante pour recevoir un kilogramme de fil ; des rebords circulaires empêchent les écheveaux de glisser hors des bobines. A la partie inférieure, les rouleaux de tension sont remplacés par des traverses en bois dur et lisse (du buis, par exemple) fixées, des deux bouts, dans des rainures verticales ménagées à même les parois latérales des cuves. M. Berrubé préfère ces barres aux rouleaux habituels, qui emmêlent et fatiguent les écheveaux.
- APPRÊT DES TISSUS VELOURS, PELUCHES, ETC-Par MM. Vignet, ses fils et Cie.
- Les perfectionnements brevetés ont pour but de produire mécaniquement l’apprêt ordinairement effectué à la main, c'est-à-dire sans
- la régularité désirable. Les pièces sont passées sur une « rame » continue, l’endroit en dessus. En avant de la rame est placée une règle fixe, retenue au contact de la surface veloutée par des ressorts ; devant cette règle se trouve une bassine fermée (contenant l’apprêt) et percée de trous à la partie inférieure. Un jet de vapeur introduit à l’intérieur de la bassine par un robinet plus ou moins ouvert, selon le degré de viscosité de l’apprêt, force le liquide à s’écouler par les trous ; la règle indiquée plus haut uniformise la couche d’apprêt, qui sèche partiellement pendant le passage de la pièce au-dessus d’une « terrasse » garnie de charbon de bois en ignition.
- Au delà commence le « glaçage » par le moyen d’une boîte métallique, ou fer creux chauffé au gaz et animé d’un mouvement transversal automatique.
- Le séchage et le glaçage s’achèvent pendant le cheminement du tissu au-dessus de cylindres tournants, chauffés au gaz ou à la vapeur.
- GAUFRAGE DES TISSUS DE COTON, LIN, ETC
- Par MM. Garnier et D:pouilly.
- Le gaufrage des tissus légers en coton, lin, etc., des mousselines, tarlatanes, notamment, présente de sérieuses difficultés, parce que ces tissus ne résistent pas à des gravures un peu profondes et se trouvent hachés, déchirés par les cylindres gaufreurs.
- MM. Persoz et Mercer ayant constaté autrefois que l’immersion des tissus végétaux dans les solutions alcalines contracte l’étoffe sur la longueur et sur la largeur sans lui faire perdre l’élasticité, la « mercérisation » a été utilisée pour faciliter la fixation des matières colorantes. MM. Garnier et Depouilly revendiquent aujourd’hui l’application du même procédé à la préparation de semblables tissus destinés au gaufrage. Ils rendent ainsi possible le gaufrage à chaud (avec hachures profondes des cylindres gravés) sans que l’étoffe soit déchirée ou même écrasée.
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- SAVON POUR NETTOYER LA SOIE
- Chauffez 500 gram. d’huile de noix de coco à 350 C. et ajoutez alors 250 gram. de soude caustique.
- Chauffez 250 gram. de térébenthine de Venise blanche et ajoutez-les au savon ; mêlez bien.
- Couvrez et laissez poser pendant 4 heures ; alors chauffez de nouveau et ajoutez 500 gram. de fiel de bœuf et remuez bien.
- Pulvérisez du savon blanc de suif parfaitement sec et ajoutez au mélange assez de poudre de savon pour le rendre solide. Il faudra de 500 gram. a 1 kil.
- Lorsque le tout sera refroidi, coupez en morceaux.
- LE SOUFRE EMPLOYÉ COMME MORDANT
- Le soufre précipité sur de la laine agit comme une espèce de mordant pour quelques couleurs qui, sans ce moyen, ne prendraient pas.
- Par exemple, pour teindre avec du vert d’aniline, on manœuvre la laine dans un bain d’hyposulfite de soude acidulé avec de l'acide sulfurique ; le soufre qui se trouve précipité dans le liquide est absorbé par la laine ; le liquide, de laiteux, devient clair; on peut alors teindre la laine avec du vert d’aniline.
- BLANCHIMENT DES FIBRES SANS LE PEROXYDE D’HYDROGÈNE
- Au lieu d’employer pour le blanchiment des fibres animales et végétales la solution de peroxyde d’hydrogène qui se décompose si facilement, on obtient de meilleurs résultats, nous disent MM. Jacobson et Cie, en employant des mélanges de peroxyde de baryum avec des silicates alcalins et aussi avec du sel ammoniaque, des barytes alcalins et des sels gras.
- Le mélange suivant peut être recommandé :
- 1 partie de silicate de soude ;
- 1 partie de peroxyde de baryum ;
- 100 parties d'eau.
- POUR ÉPAISSIR L’ALBUMINE
- Une solution d’albumine du sang peut être épaissie par l’addition de certains sels, tels que le sulfate de zinc. On croit généralement que ces sels détériorent l'albumine et la rendent moins propre comme agent fixateur, mais il est probable que l'albumine ainsi additionnée est seulement moins efficace parce qu'il y en a moins.
- L’albumine des œufs additionnée avec des sels semblables au sulfate de zinc ne se conduit pas de la même manière que l’albumine du sang.
- POUR RENDRE LE BRILLANT A LA SOIE
- La soie teinte négligemment avec certaines couleurs artificielles perd beaucoup de son brillant et prend l’aspect du coton. Ce désagrément peut être évité en ajoutant du savon au bain deteinture.
- PROCÉDÉS DIVERS
- Bleu gris pour coton filé
- Pour 50.kil. de coton.
- Préparez bain contenant :
- 125 grammes de nigrosine;
- 1 kil. 500 d’alun;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez le coton à 37° C. , élevez la température à 65° C., faites faire de 4 à 6 tours. Finissez.
- Vert jaunâtre pour coton filé
- Pour 50 kilos de coton.
- Préparez bain contenant :
- 1 kil. 500 de fustet;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- —*
- ta.
- 250 grammes de pierre bleue ;
- 500 grammes d'alun.
- Faites fondre 2 grammes de bleu méthylène dans de l’eau, et mettez quelques gouttes dans le bain, suivant la nuance désirée.
- Mettez le coton à 37 C., élevez la température à 65° C., faites faire de 4 à 6 tours. Finissez.
- Couleur pierre pour coton filé
- Pour 50 kilos de coton.
- Préparez bain contenant : 62 grammes d’induline ;
- 1 kil. 500 d’alun;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez le coton à 37 C., élévez la température à 650 C. ; faites faire de 4 à 6 tours. Finissez.
- Lilas pour coton filé
- Pour 50 kil. de coton.
- Faites faire 3 ou 4 tours dans une solution de 2 kilos 500 de noix de Galles.
- Mettez ensuite dans un bain contenant : 15 grammes de méthylène violet, 4 B ;
- 2 kil, 500 de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’alun.
- FaitesfaireGtours à la tempér»ture de 78°C. et finissez.
- Brun rougeâtre pour coton filé
- Pour 50 kilos de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 10 kil. de cachou ;
- 750 grammes de pierre bleue.
- Mettez le coton à chaud et laissez trem-ver pendant une heure.
- Tordez et mettez dans un autre bain à 95° C., contenant :
- 2 kil, 500 de bichromate de potasse.
- Faites faire 4 tours.
- Enlevez et lavez avec :
- 1 kil. de savon.
- Mettez ensuite dans un bain de teinture contenant :
- 125 grammes de fuchsine, nuance jaune ;
- 187 grammes d’extrait de fustet.
- ©
- Faites faire 4 tours et finissez.
- Vert clair pour coton filé
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez bain contenant :
- 2 kil. 500 de fustet en copeaux ;
- 2 grammes de bleu méthylène ;
- 1 kil. d’alun;
- 2 kil. 500 de sel de Glauber.
- Mettez le coton à 50° C., élevez la température à 65° C.
- Faites faire 6 tours et finissez.
- Bronze clair pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 500 grammes de jaune bon teint;
- 1 kil. d’extrait d’indigo ;
- 30 grammes d’orange ;
- 2 kil. 500 de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Mettez la laine à 650 C., élevez la température à 95o C., faites faire 6 tours.
- Lavez et finissez.
- Bleu pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 187 grammes de méthylène alcalin bleu ;
- 1 kil. de borax.
- Mettez la laine à 830 C., faites faire 6 tours. Enlevez, lavez et mettez dans un autre bain contenant :
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Faites faire 6 tours à une température de 650 C.
- Lavez et finissez.
- Bronze foncé pour laine torse.
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 7 kil. d'extrait d’indigo ;
- 3 kil. de liqueur d’Archil ;
- 500 grammes de jaune bon teint ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Mettez la laine à 95oC., faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- TARIFS DE CHEMINS DE FER COMPAGNIE DE L’OUEST
- La Compagnie de l'Ouest a adressé à M. le ministre des travaux publics une proposition ayant pour objet d’inscrire dans son tarif spécial P. V. n 22 un prix de 20 francs par tonne pour le transport de Rouen à Angers des « jutes et chanvres bruts », et d’ajouter audit tarif deux nouveaux paragraphes stipulant le prix de la 4e et de la 5e série du tarif général ; -pour le transport des « déchets de laine gras et des déchets de coton gras » entre toutes les gares du réseau (affiche du 8 avril 1884).
- Cette proposition a été homologuée à titre provisoire et sous réserve des mesures qui pourront être prescrites quant au conditionnement des colis de déchets de laine ou de coton gras, marchandises classées parmi les objets inflammables pour lesquels des précautions spéciales doivent être prises.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN
- PROGRAMME DES PRIX PROPOSÉS POUR 1885.
- ARTS CHIMIQUES
- I. — Prix H. Rondeaux.— Médaille de vermeil et 250 fr. au meilleur Mémoire traitant du bousage des mordants imprimés destinés a la teinture ; comprenant l’historique de la question, l’étude du rôle que joue le bousage comme moyen de fixer les mordants sur le tissu, l’examen raisonné des substances pouvant remplacer la bouse dans l’opération du dégommage, la description avec plans et la discussion des appareils employés au bousage, et l’indication des progrès à réaliser.
- II. — Médaille d’or pour l’étude théorique et pratique du vaporisage et des couleurs vapeur imprimées, principalement sur tissus de coton.
- Les concurrents devront examiner le plus complètement possible, au point de vue de la solidité et de la beauté des applications :
- 1° La fixation rationnelle de chaque matière colorante ;
- 2° La composition des préparations et des divers mordants, les dosages employés suivant les nuances à produire ;
- 30 L'influence comparative des épaisissants et des modes d’impression ;
- 40 Les conditions spéciales du vaporisage pour chaque genre de couleurs, les préparations qui le précèdent et les traitements qui suivent.
- Les Mémoires seront accompagnés de séries d’échantillons à l’appui.
- III. — Médaille d'or pour une substance pouvant remplacer l’albumine d’œufs dans toutes ses applications à l’impression des tissus et présentant une notable économie sur le prix de l’albumine.
- IV. — Médaille d’or pour une source nouvelle d’albumine obtenue, soit en extrayant cette substance de produits naturels non encore utilisés dans ce but, soit en transformant en albumine d’autres matières protéiques. Ces procédés d’extraction ou de transformation devront être applicables industriellement et fournir un produit comprenant tous les usages de l’impression.
- V. — Médaille d’or pour les meilleures recherches relatives à la reproduction synthétique d’une matière albuminoïde susceptible d’applications industrielles.
- VI. — Médaille d’argent pour un bleu minéral résistant aux acides, aux alcalis et au chlore, aussi vif que le bleu d’outremer et n’étant pas d’un prix plus élevé ponr l’azurage, à intensité égale.
- VIII. — Médaille de vermeil pour des laques rouges et violettes foncées et vives, obtenues avec les matières colorantes de la garance, soit naturelles, soit artificielles.
- IX. — Médaille d’or pour un produit artificiel remplaçant avantageusement l’extrait de garance naturel dans ses applications directes par impression sur tissus de coton non préparés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- — Une préparation à base de purpurine remplirait le but.
- X. — Médaille de vermeil pour une étude complète sur l’application dans la teinture et l’impression des mordants gras préparés avec les acides sulfoléique, sulforicinique, etc.
- XL — Médaille d’or pour un vert transparent vif et intense, pouvant s’appliquer sur tissus de coton associé aux couleurs à l'aliza-rine, et aussi solide que ces dernières. Le prix devra en permettre l’emploi industriel.
- XII. — Médaille d’or pour une matière colorante bleue solide, susceptible des mêmes applications et d’un prix moins élevé que l’indigo.
- XIII. — Médaille de vermeil pour une nouvelle application industrielle des dérivés du vanadium.
- XIV. — Médaille de vermeil pour l’une ou l’autre des couleurs suivantes :
- Rouge vif minéral ;
- Violet minéral foncé ;
- Grenat plastique ;
- Rose vif minéral.
- Ces couleurs devront être suffisamment résistantes à la lumière et aux agents chimiques, et réunir les conditions nécessaires pour une bonne application à l’albumine.
- XV. — Médaille de vermeil pour un moyen nouveau de fixer les couleurs d’aniline, présentant sur l’albumine, le tannin et les arsé-nites des avantages de solidité, sans être d’un prix plus élevé.
- XVI. — Médaille d’or pour un épaississant nouveau remplaçant la gomme du Sénégal dans tous ses emplois et présentant une économie sur cette dernière.
- XVII. —Médaille de vermeil pour une substance fournissant un apprêt inaltérable à l’humidité et aussi économique que les apprêts à la fécule.
- XVIII. — Médaille d’or pour une machine à teindre les écheveaux de coton.
- — Cette machine ne devra pas être d’un
- prix trop élevé, ni d’un maniement difficile ; elle devra produire au moins 50 kil. de coton par opération et ne pas mêler les fils ; de plus, l’emplacement qu’elle occupera ne devra pas dépasser de beaucoup celui exigé par le travail à la main.
- XIX. — Médaille d’or pour un procédé industriel de préparation de l'ozone.
- — Le prix de revient étant évalué à cinquante fois le prix du chlore à puissance de décoloration égale, par exemple sur l’indigo.
- XX. — Médaille de vermeil pour la production économique de l’eau oxygénée.
- — Le prix serait accordé pour un mode de production ne dépassant pas dix fois le prix du chlore à puissance de décoloration égale, par exemple sur l’indigo.
- XXL — Médaille de vermeil pour la production d’oxygène pur par un nouveau procédé industriel.
- XXIV. — Médaille de vermeil pour une méthode de conditionnement des filés et tissus de coton, écrus, blanchis ou teints.
- —Cette méthode devra permettre de doser, avec promptitude et précision, la quantité réelle de coton pur desséché à 1000 contenu dans un poids donné de filés et de tissus
- XXVI. — Médaille d’or pour un manuel pratique d’essais chimiques, manuscrit ou imprimé, comprenant le dosage et l’évaluation centésimale en matière utile de la plupart des produits employés dans les industries de la teinture et de l’impression.
- XXVIII. — Médaille d’or pour une histoire de l’industrie des tissus imprimés en Normandie.
- XXX. — Médaille d’or pour une matière colorante jaune artificielle pouvant remplacer industriellement les graines de Perse dans toutes leurs applications.
- XXXI. — Médaille d’or pour un procédé de fixation sur coton des matières colorantes azoïques et nitrées.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- EMPLOI DE L’ANTIMOINE
- POUR LA TEINTURE DES COULEURS ARTIFICIELLES
- L’antimoine sous toutes ses formes solubles a le pouvoir d’augmenter considérablement la puissance de l'acide tannique pour rendre fixes les teintures faites avec des couleurs artificielles. Il est cependant généralement employé sous la forme de tartre émétique.
- Des objections ont été faites contre l’emploi de cette substance éminemment toxique, dans la crainte qu'elle ne puisse ainsi nuire à la santé. Mais il a été prouvé que, judicieusement employé, l’antimoine qui est déposé sur les fibres est tellement insoluble qu'il ne peut nuire en aucune façon à la santé des personnes qui se vêtiraient de tissus teints dans des bains où est entrée cette substance.
- TEINTURE DES TISSUS
- MÉLANGES SOIE ET COTON, EN DEUX COULEURS
- Commencez par teindre la soie avec des couleurs qui résistent à l'action du savon ; les teintures solubles dans l’alcool doivent être choisies de préférence.
- Servez-vous de vieux bains pour le savonnage et traitez ensuite avec de l’acide acétique.
- Les tissus doivent être alors parfaitement lavés, et si le coton se trouve avoir des taches, on peut les passer dans une liqueur faible de blanchiment.
- Mettez dans un bain froid contenant 8 00 de tannin, et laissez tremper pendant 12 heures.
- Enlevez et séchez.
- Passez ensuite dans une solution froide contenant 5 00 de tartre émétique et laissez pendant 45 minutes, puis lavez.
- Le coton se teint très vivement à froid, si on ajoute au bain un peu d’acide acétique. On De doit pas le laisser plus de 30 minutes dans
- le bain de teinture, pour ne pas détériorer la soie.
- Lavez ensuite pendant 15 minutes, à froid, dans un bain de savon concentré.
- UNE NOUVELLE COULEUR
- PAR JAMES COWAN WYPER, DE LIVERPOOL
- Cette nouvelle couleur est retirée du pseudo-sulfocyanide par l’oxydation.
- On l’obtient par l’action de la chlorine ou de la bromine sur l’acide hydrosulfocyanique ou ses sels. Les composés de cette couleur sont :
- Le carbone, l’oxygène, l’azote, la soufre et l’hydrogène.
- Pour produire cette nouvelle matière colorante :
- 1° Faites dissoudre :
- 3 kil. de sulfocyanide de potasse dans 6 kil. d’eau chaude (dans un vase de terre).
- Chauffez à 400 C. et ajoutez :
- 300 gram. de chlorate de potasse ;
- 2,400 gram. d’acide muriatique.
- La réaction commence de suite et il se forme un précipité jaune orange, qui est la nouvelle couleur.
- Les gaz mis en liberté pendant l’opération n’ont aucune importance.
- 2° Faites dissoudre :
- 1 kil. d'hypocyanide de potasse dans 1 litre d’eau et ajoutez de l’acide muriatique. .
- Remuez jusqu’à ce que le tout se soit refroidi, puis ajoutez la bromine.
- Lavez le précipité d’abord dans de l’eau froide et ensuite dans de l’eau chaude, jusqu’à ce qu’il soit devenu neutre.
- Cette couleur, dissoute dans de la potasse caustique, peut être employée pour teindre en jaune les tissus et le fil à coudre.
- On prétend qu’elle teint immédiatement les fibres végétales sans l’emploi des mordants, et qu’elle résiste à l’action du savon et du soleil.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Une bonne solution peut être préparée en mélangeant 1 partie de couleur, 1 partie de potasse caustique dans 100 parties d eau et en y ajoutant le quart d’une partie de savon d’oléine.
- Tous ces ingrédients doivent être mêlés ensemble et bouillis; la teinture est alors prête à être employée.
- {Textile Monitor.)
- FABRICATION D’UN SAVON
- LAVANT A L’EAU DE MER PAR MM. PUGET ET CIE
- Composition :
- Huile de palme .... 45.00,0
- Huile de palmiste.. 42.5
- Beurre de cacao.. .. 5.0
- Résine...................... 4.0
- Silicate de soude ... 3.5
- Total, i... 100.0
- De plus, on ajoute au savon du bicarbonate de potasse, dans la proportion de 2 0[0 du poids des matières grasses employées.
- Le bicarbonate de potasse, qui n’a jamais été employé en savonnerie (l’inventeur a essayé du bicarbonate de soude, mais le résultat, quoique satisfaisant, est néanmoins bien inférieur à celui du bicarbonate de potasse), rend le savon très détersif dans l’eau salée.
- Fabrication. — Les huiles sont mises en chaudières et portées à l’ébullition; elles sont alors emportées au moyen de lessives causti--ques de soude marquant de 24 à 25 degrés Baumé.
- On introduit dans les lessives en ébullition du bois de Panama dans la proportion de80[0 du poids de la soude.
- On procède à la cuisson en projetant sur la pâte, par petites quantités, des lessives de soude à 25 degrés jusqu’à obtention d’un ren-dem nt de 190 0{0 environ.
- Au bout de dix-huit heures, l’opération est terminée.
- C’est à ce moment qu’a lieu l'introduction
- de la résine préalablement concassée. Quand la résine est parfaitement incorporée au savon, le bicarbonate de potasse est introduit sous forme de dissolution dans l’eau bouillante.
- Les feux sont alors éteints et un ouvrier agite la pâte jusqu’à refroidissement à 75 degrés; le silicate de soude est alors introduit et, après un madrage de quelques minutes, le savon est terminé et coulé dans les formes qui doivent le contenir.
- -----------=pcuDng---—-------------
- APPAREIL A CUIRE LES BOIS DE TEINTURE
- Les bois de teinture étant réduits en copeaux ou en poudre, on se sert d’un appareil à cuire de forme spéciale, qui se compose d’une bouilloire en cuivre rouge montée sur deux axes creux,qui reposent sur des pieds en fonte réunis par des entretoises.
- A l’un des axes d’oscillation de la bouilloire est fixé un serpentin muni de trous, qui est placé à l’intérieur de l’appareil et par lequel arrive la vapeur ; le second axe sert à l’introduction de l’eau. Le tuyau de prise de vapeur a 25 millimètres de diamètre intérieur et celui d’arrivée d’eau de 50 à 00 millimètres.
- Pour se servir de l’appareil à cuire, on déboulonne le couvercle supérieur et on introduit les copeaux en quantité suffisante, pour qne la quantité de bois soit environ de 1 kilogramme pour 10 litres d’eau. Ces copeaux reposent sur une grille percée de trous qui se trouve à l’intérieur de la bouilloire.
- Les copeaux étant placés dans l’appareil, on remplit d’eau jusqu’au second robinet de jauge, et pendant l’arrivée de cette eau, on commence à ouvrir le robinet de vapeur pour l’échauffer ; on ferme alors l’appareil avec un couvercle, en ayant soin de laisser ouvert le robinet supérieur pour que l’air puisse s’échapper. Un joint en caoutchouc assure l'é-tanchéité de ce couvercle*
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Quand le manomètre commence à indiquer la pression, le liquide est arrivé à l’ébullition; on ferme alors le robinet d’air et on maintient la pression de 1 1[2 atmosphère pendant 15 à 20 minutes. On ferme ensuite le robinet d’arrivée de vapeur et on ouvre le robinet de sortie, pour envoyer par le tuyau le liquide dans des réservoirs placés aux étages supérieurs, d’où on le distribue dans toutes les parties de l’établissement.
- On compte généralement une heure par cuite, en comprenant le chargement du bois, de l’eau, la cuisson, le décantage et la vidange de l’appareil.
- Pour obtenir des tons chauds ayant beaucoup de reflets, on n’opère qu’une seule cuite; mais habituellement pour les tissus noirs et principalement pour le coton,on fait deux cuites lorsque le bois est assez riche. On opère alors ainsi :
- Pour 35 kilogrammes de bois :
- Une première cuisson de 15 minutes.
- Une deuxième cuisson de 20 minutes.
- Pour 70 kilogrammes de bois :
- Une première cuisson de 20 minutes.
- Une deuxième cuisson de 30 minutes.
- On obtient ainsi des produits très purs et d’une belle qualité.
- Pour le nettoyage, on emploie le robinet intérieur de la bouilloire. Il arrive forcément que les débris de bois viennent boucher les trous de la grille du fond et les crépines des tuyaux ; on fait alors couler l’eau par le robinet supérieur, et on introduit de la vapeur pour faire barboter le liquide , lequel s’écoule avec les impuretés par le robinet inférieur.
- Un loquet d’arrêt retient l’appareil fixe pendant l’opération de la cuisson, et un levier en fer sert à le renverser pour vider le bois.
- La séparation du principe colorant du bois se produit non seulement par l’effet de la chaleur, mais aussi par le lavage que subis
- sent les copeaux, lavage que la forme sphérique de l’appareil contribue à rendre très énergique.
- En outre, le jet de vapeur qui arrivé dans le fond de l’appareil imprimant au bois un mouvement constant de bouillonnement, chacune de ses parcelles se trouve complètement épuisée.
- Une grande chaleur n’est pas nécessaire, et on doit même l’éviter, surtout lorsque le bois n’est pas entièrement recouvert d’eau, sans quoi on carboniserait les essences tinctoriales les plus délicates.
- Généralement installé au rez-de-chaussée, l’appareil à cuire les bois doit être scellé sur le sol. Il est muni d’une soupape de sûreté et d’un manomètre.
- On y ajoute même quelquefois un clapet de retenue qui se place avant le robinet de prise de vapeur, car il peut arriver que la pression dans l’appareil soit égale ou devienne même supérieure à la pression de vapeur, ce qui produit alors un effet de siphon et refoule le liquide dans les tuyaux de vapeur.
- L’appareil à cuire les bois de teinture se construit en quatre grandeurs, comme suit :
- Capacité des appareils : 400 litres, 1,000 fr.; 500 litres, 1,200 fr.; G00 litres, 1,450 fr.; 700 litres, 1,650 fr.
- EXPOSITION . D’ANVERS
- Le comité exécutif de l’Exposition universelle d’Anvers (1885) vient d’être officiellement informé qu’il peut compter sur le plus large concours du nouveau cabinet belge.
- Par une décision importante,la date extrême pour l’envoi des demandes d’admission, fixée d’abord au 1er juillet, est reportée au 1er septembre 1884.
- Le Journal officiel du 3 juillet contient le règlement général de la section française, fait,le 1er par M. Choquet, commissaire géné-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- ral de la République française et approuvé par M. Hérisson, ministre du commerce. Le système de classification générale accompagne le règlement.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de VHistoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie, par MA-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fut consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est l’A rtde la teinture en soie, par M. Macquer. qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d’avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct :
- Le chapitre 1er est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun. Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouil, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d’étain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l’art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d’aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année,N°16. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Août 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- TEINTURE DE 1 A LAINE
- NOTE SUR LES ENLEVAGES AU CHLORURE DE CHAUX
- BREVETS D'INVENTION.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE Par M. Bardin.
- Ce procédé, applicable à la teinture en général, convient particulièrement à la métallisation des plumes pour parures ; il est fondé sur la réaction bien connue que détermine l’acide sulfhydrique en présence de divers sels minéraux, tels que sulfate ou acétate de plomb, de cuivre, etc.
- Les plumes sont immergées pendant plusieurs heures dans la dissolution saline, puis lavées et séchées. Après séchage, on les place au fond d’un récipient mis en communication avec une source d’hydrogène sulfuré et avec un jet de vapeur d’eau ; les plumes prennent alors le reflet métallique que l’on obtenait jusqu’ici par l’emploi de poudres peu adhérentes.
- MACHINE A APPRÊTER ET A GLACER LE VELOURS
- Par MM. Gantillon et Cie.
- L’étoffe, tendue à l’envers sur un rouleau sablé, passe au-dessus d’une boîte transver
- sale contenant l’apprêt et l’étalant régulièrement par l’intermédiaire de deux tringles triangulaires. Deux rouleaux dirigent ensuite le tissu sur un premier cylindre creux, chauffé au gaz et garni de lames d’acier en spirale pour commencer l’opération du glaçage. Au delà, le velours chemine au-dessus d’une grille de chauffage au gaz, puis autour d’un cylindre tournant sur galets et entraîné dans son mouvement de rotation par le seul appel de l’étoffe ; ce cylindre est chauffé à la vapeur.
- Enfin un dernier tambour, chauffé au gaz et tournant à grande vitesse (ce dernier actionné directement par la transmission de l’atelier), complète le séchage de l’envêrs et achève le glaçage.
- IMPERMÉABILISATION DES TISSUS, CUIRS, ETC-Par M. Lèbre.
- Le procédé consiste à faire fondre au bain-marie, vers 90 degrés centigrades et pendant vingt minutes environ, un mélange de térébenthine, de suif, de cire et, facultativement, de styrax.
- S’il s’agit d’imperméabiliser de la toile pour sacs, pour voiles, bannes, etc., il suffit d’une immersion de une à cinq minutes dans le mélange ci-dessus indiqué. Pour enlever le liquide en excès et consolider l’enduit, il convient de passer la toile, au sortir du bain, entre deux cylindres chauffés, à la vapeur ou autrement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CYLINDRAGE DES TISSUS VELOURS Par M. David.
- La « vaporisation » est donnée, soit à Lyon, soit en Allemagne, après encollage, séchage et dérompage du velours, avant la dernière opération du passage au fer chaud. Le travail, destiné à amollir la toile de fond pour arriver à lisser plus facilement la surface, s’effectue sur deux machines successives, l’apprêt étant fourni sur la première, la vaporisation et le repassage sur la deuxième.
- D’après la méthode brevetée par M. David, la vaporisation a lieu entre les rouleaux donneurs d'apprêt et les rouleaux essuyeurs, qui suivent immédiatement; une boîte métallique servant de gaine à un tuyau de vapeur percé de trous, recouverte elle-même d’une plaque perforée, dégage à l’envers de l’étoffe une quantité de buée suffisante pour amollir les filaments et dissoudre les corps gras ; l’apprêt pénètre ainsi d’une façon uniforme et permet un polissage régulier de la surface.
- TEINTURE DES SOIES Par M. Savigny.
- Depuis longtemps déjà, les teinturiers emploient les produits connus sous les noms de « pink-salt », « corrosine », oxymuriate d’étain, bichlorure d’étain, etc., soit des oxydes ou des chlorures d’étain.
- M. Savigny propose de substituer à ces produits des composés analogues à base d’arsenic. Les oxydes et chlorures d’arsenic auraient pour avantages d’être d’un prix de revient moins élevé, de donner à la soie plus de bril- I lant et de poids, de faciliter le dévidage de l’article « cuit » et surtout de l’article « souple », de rendre également le tissage plus aisé.
- Les composés oxydés et chlorurés d’anti-moine, de nickel et de cobalt se comportent de même que les sels et oxydes d’arsenic, mais jusqu’ici reviennent à un prix trop élevé pour autoriser leur substitution aux composés stanniques.
- ÉCHARDONNAGE MÉCANIQUE Par M. Overend.
- M. Overend a constaté : loque les chardons accrochés aux fibres de la laine se réduisent en poussière, lorsqu’ils sont soumis à l’écrasement entre des rouleaux suffisamment rapprochés pour ne pas leur livrer passage ; 2o que ce laminage n’altère pas les fibres tex-ti es. Toutefois la condition indispensable au succès est que la matière végétale soit absolument sèche, ne se trouve imprégnée d’aucun liquide, eau ou huile. Autrement, le chardon s’ouvre, s’effile et passe avec la laine, sans se briser sous les rouleaux. Le procédé consiste donc à ouvrir les filaments à l’état naturel et à les présenter en nappe mince, avant toute opération de nature à laisser des traces d’humidité dans la masse.
- PEINTURE DÉCORATIVE SUR TISSUS Par M. Imbs
- La peinture durcit les étoffes et n’en permet pas l’usage dans le cas de tentures plissées ou « groupées » pour rideaux, par exemple.
- Pour obvier à l’inconvénient et ne pas se priver des avantages de la peinture décorative, qui a, tout d’abord, le mérite de la solidité, M. Imbs reproduit le dessin colorié au pinceau ou bien soit au tampon, soit à la planche, sur un tissu de velours bouclé, présentant les fils de «poil» bien perpendiculaires au fond. En peignant seulement les pointes des boucles, on conserve la souplesse de l’étoffe qui, dès lors, se prête à toutes les exigences de la décoration.
- GAUFRAGE DES TISSUS
- Par MM. Garnier et Depoully.
- Le gaufrage des tissus entre un cylindre métallique gravé et un rouleau formant la contrepartie du premier présente l’inconvénient de lustrer la face de l’étoffe en contact avec le métal. On a essayé d’y obvier en in-
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- terposant des « doubliers » en papier, mais le papier se déchire et se colle sur l’étoffe. Les doubliers en toile de lin ou en toile de coton sont hachés par la gravure et bientôt hors de service.
- MM. Garnier et Depoully proposent de faire subir aux doubliers le mode d’apprêt qu’ils ont fait antérieurement breveter et qui a été analysé dans l’un de nos précédents numéros’ soit la « mercérisation ». Nos lecteurs se rappellent que le moyen consiste à augmenter l’élasticité et la résistance des fibres par un traitement aux alcalis.
- MACHINE A GLACER ET A CIRER LES FILS SIMULTANÉMENT Par MM. Villain fils et Cie.
- La machine comprend deux parties distinctes réunies sur le même bâti. Les fils se déroulent tout d’abord de dessus des bobines étagées et traversent parallèlement un hac contenant l’apprêt nécessaire au glaçage ; à la sortie de l’auge, les fils essuyés et débarrassés de l’excès d’apprêt par une brosse fixe, transversale à la machine, passent entre les dents d’un peigne diviseur et, par le moyen de trois rouleaux de tension en cuivre, pénètrent plus ou moins dans les crins de quatre brosses de friction cylindriques.
- Ici commence l’appareil cireur proprement dit : un bac en cuivre,? muni d’un double fond, reçoit, à la partie la plus basse, un jet de vapeur qui entretient la fusion de la cire placée dans le compartiment supérieur. Dans ce même compartiment tourne, d’un mouvement continu et en sens inverse de la marche des fils, un tambour creux, également en cuivre, qui, suivant sa vitesse, dépose sur les fils une quantité variable de cire. Quatre brosses de friction cylindriques régularisent la couche; enfin un peigne distribue également les fils à l’appareil bobineur, qui complète la machine.
- MATIÈRES PROPRES AU MORDANÇAGE ET A L’APPRÊT DES TISSUS, PAPIERS, ETC-Par MM. Cross et Bevan.
- Le bois soumis à l’ébullition (sous pression) dans une solution contenant de l’acide sulfureux et une base fournit, enoutre des matières inorganiques, une grande proportion de matière organique. On peut, dans ce cas, utiliser le bisulfite de magnésie et diluer le liquide obtenu avec quatre fois son volume d’eau et une quantité d’acide chlorhydrique suffisante pour saturer environ la moitié de la magnési.e. En ajoutant ensuite une solution de gélatine dans le rapport de 4 kil. 530 de gélatine pour 55 litres de liqueur de bois, il se produit à froid un abondant précipité, auquel les brevetés donnent le nom de « géla-lignosine ». Pour utiliser ce précipité ou « l'albu-lignosine » (autre composé dans lequel l’albumine rem place la gélatine), il faut redissoudre la masse dans un sulfite normal de potasse ou de soude.
- En l’état, l’albu-lignosine, de même que la géla-lignosine, convient soit pour apprêter, soit pour mordancer et servir de véhicule aux couleurs. La géla-lignosine remplace encore avec avantage la colle ordinairement incorporée dans la pâte à papier.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE AUTOMATIQUE Par M. Stoltz.
- Dans la plupart des ateliers de teinture, les fils en écheveaux sont plongés à la main dans les bacs et « lissés » également à la main, ce qui cause d’assez fréquentes irrégularités. M. Stoltz dispose au-dessus d’une série de bacs alignés une grue manœuvrée d’une façon quelconque et se déplaçant, suivant les nécessités du travail, en longueur, en largeur et en élévation.
- Au-dessus des bacs, des châssis mobiles supportent les tournettes, qui reçoivent un mouvement de rotation alternatif; toutefois la disposition des châssis est telle que le mouvement est seulement imprimé aux éche-
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- veaux, lorsque les tournettes sont arrivées au bas de la course du châssis et que les éche-veaux plongent dans le bain de la quantité nécessaire. Ces mêmes châssis, suspendus à la grue par quatre chaînes fixées aux angles du cadre, sont transportés d’un bac au suivant, jusqu’à achèvement de la teinture.
- Pour les matières peignées, laine ou coton, le traitement est complété par un passage sur la machine dite « tisseuse » et, parfois, par un étirage sur le « gill-box ».
- PROCÉDÉS DIVERS
- Orange pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 250 grammes de jaune bon teint ;
- 500 grammes de liqueur d’Archil concentrée ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Mettez la laine à 950 C., faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Bordeaux pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 187 grammes de méthylène violet, 2 R.; 500 grammes d’écarlate, 2 R.;
- 5 kil. de sel de Glauber;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Mettez la laine à 950 C., faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- Brun cannelle pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 62 grammes d’orange ;
- 90 grammes de jaune bon teint ;
- 90 grammes de rouge bon teint ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’acide sulfurique.
- Mettez la laine à 950 C., faites faire 6 tours. Lavez et finissez.
- La chambre de commerce de Lyon porte à la connaissance des intéressés, qu’aux termes d’une décision prise le 24 juillet dernier par M. le ministre des finances, les fabricants de carmin d’indigo sont admis à bénéficier, en ce qni concerne l’emploi du sel, de l’immunité accordée aux tanneurs, potiers, etc.
- Elle rappelle, à ce propos, que les procédés de dénaturalisation sont au nombre de quatre :
- 1- 10 kilogr. de naphtaline brute essorée par 100 kil. de sel;
- 2* 2 kil. 500 de goudron de houille par 100 kil. de sel;
- 3- 2 kil. 500 de goudron de bois par 100 kil. de sel ;
- 4- Mélange de 1 010 de poudre de savon fine et sèche, soit 10 kil. par 1,000 kil., de sel.
- TEINTURE DE LA LAINE Par W. S. Cheyney.
- Dans la teinture des laines, les réactions sont toujours plus compliquées, et en quelque sorte plus incertaines que dans la teinture du coton.
- Partout la nature du coton est à peu de chose près la même, et, s’il est bien séparé de la graine, il n’est accompagné d’aucune substance étrangère qui puisse nuire à la teinture.
- Avec la laine, il n’en est' pas de même , les fibres de celle-ci étant toujours chargées d’une quantité plus ou moins grande d’huile animale, et souvent d’autres substances étrangères.
- Le teinturier éprouve souvent de grandes difficultés pour enlever à la laine cette huile et d’autres substances nuisibles, car le lavage est parfois si imparfait, qu’il reste dans la laine soit de l’huile en excès, soit de l’alcali en exces. Il arrive même souvent qu’une partie de la laine peut être trop grasse, tandis qu’une autre partie est trop alcaline. En pa-
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- reille circonstance, il est impossible que les résultats soient parfaits, même si l’eau et la teinture sont l’une et l’autre convenables.
- La laine contient de l’azote qui n’entre pas dans la composition du coton, et la nature complexe de la première fait que, s’il se trouve dans la teinture ou dans l’eau des impuretés quelconques, leur présence est plus nuisible et se voit plus tôt qu’avec le coton.
- Il est même rare que ces accidents ne se produisent pas toutes les fois que le teinturier change une laine pour une autre ou un bain de teinture pour un autre de couleur différente.
- Nous classons ces inconvénients comme suit:
- lo Ceux causés par des impuretés dans la teinture ;
- 2o Ceux causés par des impuretés dans les mordants ;
- Ceux causés par des mordants n’ayant pas la force voulue ;
- Ceux causés par des mordants impropres à l’emploi ;
- 3o Ceux causés par des impuretés contenues dans l’eau employée pour la teinture;
- 4o Ceux causés par l’inégalité des fibres elles-mêmes.
- Pour le moment, nous nous bornerons aux deux premières causes d’accidents, nous ré-ervant de parler plus tard des deux autres.
- lo Pureté des teintures. — Pour reconnaître la pureté d’une teinture, il n’est pas besoin d’un examen microscopique. Mais pour analyser la pureté d’une teinte produite par un mordant spécial sur une fibre spéciale il n’y a pas de moyen plus parfait que l’examen au microscope muni d’une lunette spectroscopique. De cette façon, la nuance exacte produite par n’importe quel procédé est facilement déterminée et transmise à une échelle-étalon ou spectre solaire, et, comme celle-ci est uniforme dans tous les instruments, les observations et notes d’un opérateur sont de suite facilement définies par d’autres opérateurs.
- Disons en passant qu’il y a ici un champ ouvert, d’une grande importance pratique, à
- l’opérateur qui voudrait s’en occuper. Car, quoique les nuances de deux teintes puissent paraître absolument insaisissables à l’œil nu, il y en a peu qui n’aient des différences caractéristiques lorsqu’elles sont examinées avec un oculaire spectral, de façon que le rouge de la garance, ou toute autre teinture, puisse être non seulement par ce moyen distingué d’avec tout autre, mais que la nuance exacte produite sur une fibre connue par une teinture et un mordant d’une certaine force puisse être trouvée et décrite ; si plus tard on avait besoin de reproduire cette nuance, on pourrait, par cette méthode, le faire sans avoir besoin d’un échantillon de comparaison.
- 2o Mordants. — L’étude de l’effet que produisent certains mordants sur les fibres de la laine et de la réussite des teintures sur ces mêmes fibres est surtout intéressante.
- La composition de la laine étant naturellement grasse, les teintures aqueuses à froid ont peu d’effet, et pour la même raison les mordants les plus solides sont ceux qui permettent au sel de saturer tout le tissu de la laine, de façon que non seulement la couleur soit précipitée sur la laine , mais pénètre jusque dans l’intérieur des fibres.
- Les quelques expériences qui ont été faites dans le but de déterminer l’effet que peuvent avoir des mordants de forces diverses sur la pureté de la teinture se chargent de le démontrer.
- Prenons pour exemple comme base de l’étude actuelle les mordants au bichromate de potasse.
- Préparons quatre bains contenant la même quantité de bichromate, mais dont la proportion d’eau soit 1,2, 3 et 4, de façon que le bain no 4 n’ait qu’un quart de la force du no 1. Pour équilibrer, autant que possible, l’effet du mordant sur la fibre, nous laisserons tremper la laine quatre fois autant de temps dans le bain n° 4 que dans le no 1
- Ainsi nous la laisserons pendant une heure dans le mordant no 1 ; dans le no 2, deux heures ; dans le no 3, trois heures, et dans le
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- no 4, quatre heures, la température étant la même pour les quatre bains.
- Si maintenant nous teignons dans un bain composé de 2 parties de campêche, 1 de fustet, pour 10 de laine, nous trouverons que les résultats diffèrent. Le temps prolongé que la laine est restée dans le mordant no 4 se reconnaît par la pénétration de la teinture dans les fibres, mais la surface n’est pas aussi fortement colorée que celle de la laine des autres bains, et même beaucoup moins que celle du bain no 1.
- Ces observations paraissent venir à l’appui de ce que l’on croit généralement, c'est-à-dire que, pour augmenter le brillant d’une couleur, il faut augmenter la force du mordant; car le brillant dans la teinture dépend complètement de la pureté et de la quantité de couleur déposée sur la surface des fibres. Mais la couleur qui se trouve seulement sur la surface des fibres est plus facilement détruite par le contact de l’air que celle qui a pénétré profondément dans les fibres ; par suite, les couleurs les plus brillantes au sortir de la teinture ne sont pas toujours les plus durables à l’usage, et sont souvent surpassées par des couleurs plus ternes, mais plus profondes, le mordançage ayant été plus faible, mais plus long.
- Nature du dépôt — La nature du dépôt qui forme la teinture est en partie cause de la plus ou moins longue durée de la couleur.
- Les fibres qui ont été mordancées rapidement dans un bain fortement chargé prennent la couleur si rapidement qu’elle est déposée grossièrement en gros grains et, comme on peut voir en l’examinant avec un verre grossissant, très inégalement ; tandis que les fibres mordancées lentement dans un bain faible sèchent plus lentement, et non seulement la teinture pénètre plus profondément, mais elle n’a quelquefois aucune apparence granulaire, et l’on dirait plutôt une couleur pure et homogène, faisant corps avec la laine.
- Lorsque les mordants sont minéraux, la couleur est indestructible par n’importe quel
- agent, si ce n’est par les acides qui sont propres à la décomposition de la couleur elle-même.
- Dans une autre série d’expériences po'r la teinture des noirs et des gris avec du bichromate et du campêche , on a fait usage des mêmes quatre bains comme mordants, en y laissant la laine, comme pour les autres expériences. 1,2, 3 et 4 heures, pour que le bain le plus faible ait le plus de temps pour agir sur la fibre.
- La teinture étant faite avec un bain com -posé de 4 parties de campêche pour 10 de laine, les effets étaient les mêmes, à cette différence près que toutes les laines avaient la même nuance. Mais la teinture avait mieux pénétré dans le corps de la laine lentement mordancée, tandis que dans celle mordancée dans le bain no 1 la couleur n’était qu’à la surface de la laine et n’avait pénétré dans le corps que de place en place.
- Les proportions entre les mordants et la teinture. -- Avec quelques mordants, il est très important que la proportion soit ce qu’elle doit être pour la teinture, surtout, comme dans le cas actuel, alors que le mordant est lui-même une teinture.
- Pour déterminer cette quantité, les expériences suivantes ont été faites :
- Six bains de mordants ont été préparés, la force de la solution étant différente suivant le nombre, soit : 1, 2, 3, 4, 5 et 6 ; le même poids de laine a été mis dans chaque bain et laissé le même laps de temps.
- Les laines ainsi mordancées ont été divisées chacune en cinq lots, aussi également que possible, et trempées pendant une heure dans des bains proportionnés comme suit :
- No 1, contenant 1 de campêche pour 10 de laine.
- No 2, contenant 2 de campêche pour 10 de laine.
- No 3, contenant 3 de campêche pour 10 de laine.
- No 4, contenant 4 de campêche pour 10 de laine.
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- No 5, contenant 5 de campêche pour 10 de lame.
- Nous avons ainsi trouvé 30 échantillons de toutes les nuances de gris, ardoise et noir.
- Examinée au microscope, la nature de ces couleurs a paru surprenante.
- On a pu voir que les dépôts les plus fins et donnant le plus de satisfaction n’ont pas été créés par les mordants les plus faibles agissant sur les teintures les plus faibles, mais que la force du mordant doit être plus grande en proportion que la teinture est plus faible. Ainsi, pendant que les trois mordants les plus forts ont donné de bons résultats avec les bains de teinture nos 4 et 5, les mordants les plus faibles n’ont pas donné de bons résultats avec les bains de teinture faibles, et, en faisant soigneusement le classement, la meilleure proportion des mordants pour les cinq divers bains de teinture paraît être, en commençant par le bain de teinture le plus faible :
- Pour le no 1, l-8mede la somme de la teinture ;
- Pour le no2, l-10ede lasommede la teinture;
- Pourleno 3,1-12ede lasommede la teinture;
- Pour le no 4, 1-16e de la somme de la teinture; Pour le no 5, l-20e de la somme de la teinture.
- Pour ces expériences les laines ont été trempées le même laps de temps dans les mordants, mais il est probable que si, comme pour les expériences précédentes, on les avait laissées plus longtemps dans les mordants suivant la force de ces derniers, les résultats n’auraient pas été les mêmes.
- En résumé, nous avons trouvé que les mordants faibles pénètrent plus profondément dans le corps des fibres avec un laps de temps suffisant et que la teinture est plus solide.
- Que les mordants forts donnent plus de brillant à la surface des fibres, mais que ce brillant se détériore avec le temps.
- L’expérience suivante a donné de curieux résultats :
- Un échantillon mordancé avec un mordant lent et teint a été ensuite mordancé pendant vingt minutes dans un mordant fort et teint
- une seconde fois dans un bain de teinture fort.
- Le brillant de la teinture a été ainsi beaucoup amélioré et la teinture est devenue très solide; la première teinture, ayant pénétré dans le corps des fibres, a empêché le brillant de s’effacer comme il l’aurait fait sans cela.
- Finalement nous trouvons que, lorsque la fibre est plongée un temps égal dans le mordant et dans la teinture, une teinture faible exige un mordant comparativement plus fort, pour produire les meilleurs résultats.
- NOTE
- SUR QUELQUES ENLEVAGES AU CHLORURE GAZEUX Synthèse du ehromate de plomb, enlevage sur bleu indigo et sur rouge Andrinople , par M. Albert Scheurer.
- (Société industrielle de Mulhouse.)
- Dans un remarquable traité sur l’impression des tissus, Persoz signale un enlevage produit sur le bleu d’indigo au moyen du chlore gazeux.
- Ce métalloïde n’attaque l'indigo sec qu’avec lenteur. Il n’en est pas de même lorsque la réaction s’effectue en présence d’eau : dans ces conditions, la destruction de la matière colorante est rapide.
- Une disposition qui permettrait de soumettre le tissu sortant de la machine à imprimer et les couleurs encore mouillées à Faction d’une atmosphère de chlore gazeux mettrait entre les mains des chimistes le moyen de produire une nouvelle série d’enlevages.
- On obtiendrait le blanc sur bleu cuvé en imprimant de l’eau épaissie d’une façon quelconque ; le rouge, par l’impression d'un sel d’alumine que l’on soumettrait, après le passage en chlore, au dégommage et à la teinture en alizarine.
- En associant ces deux couleurs, on réaliserait le genre rouge alizarine et blanc enlevage sur bleu cuvé, auquel un sel de plomb, l’acé-
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- tate par exemple, permettrait d'ajouter 1 jaune, le chlorure de plomb formé étant ultérieurement transformé en chromate.
- La supériorité de cette méthode résulterait de la pureté parfaite dans laquelle resteraient les mordants.
- L’enlevage du mordant d’alumine sur bleu cuvé s'obtient de plusieurs manières, entre autres :
- 1° Par impression d’oxalate d’alumine très acidifié sur tissu bleu indigo foulardé en bichromate ;
- 2° Par impression de soude caustique mélangée d’aluminate de soude sur bleu cuvé préparé en ferricyanure de potassium.
- Dans le premier cas, il se mélange à l’alumine une certaine quantité d’oxyde de chrome provenant de la réduction du bichromate et qu’il n’est pas possible d’enlever ; dans le second, il reste, en présence de l’alumine, un résidu d’oxyde de fer, que l’on ne peut faire disparaître intégralement.
- Il est donc incontestable que le procédé basé sur l’emploi du chlore gazeux présenterait de réels avantages sur ces deux méthodes.
- Une condition essentielle à remplir dans l’exécution de ce procédé, qui n’est encore qu’une expérience de laboratoire, consiste dans la réduction à son minimum du temps nécessaire pour produire l’enlevage.
- Pour obtenir un enlevage rapide, il est essentiel de faire séjourner les couleurs dans une atmosphère de chlore aussi concentré que possible.
- Dans le chlore gazeux presque pur, voici les actions que l’on observe :
- Expériences.
- Tissu sec teint en bleu cuvé : dégradation très sensible au bout de cinq minutes.
- Tissu mouillé et exprimé : enlevage complet en deux minutes et demie
- Mais au bout de ce temps les parties sèches ont perdu de leur intensité et le bleu est défleuri : sa nuance est verdâtre.
- Les hypochlorites, même à l’état concentré,
- ne produisent pas sur le bleu d’indigo cuvé un enlevage rapide.
- La présence des sels n’est pas sans action sur la rapidité de la décoloration.
- Les acétates alcalins la hâtent quelque peu.
- Les acétates métalliques ont peu ou point d’action.
- Les acides minéraux la retardent.
- Il résulte de ces expériences que le procédé proposé par Persoz ne pourrait être appliqué, par la raison que le séjour en chlore exige au moins deux minutes, et que cette durée éprouve le bleu sec assez sensiblemeut pour en rendre l’usage impossible.
- Voici un moyen qui permet de réduire considérablement la durée de l’immersion :
- Un échantillon de bleu cuvé, imbibé de soude caustique faible et que l’on plonge dans une atmosphère de chlore, est décoloré complètement en 10 secondes. C'est la soude caustique à 16-17° Bé qui convient le mieux.
- Cette expérience réalise l’oxydation la plus énergique que l’on puisse produire.
- Il n’est pas de matière colorante qui y résiste.
- Le rouge d’Andrinople est décoloré :
- Au jaune en 20 secondes, Au blanc en 50 —
- Le noir d’aniline est détruit presque instantanément.
- Un mélange d’aniline et de soude caustique, que l’on dépose sur un échantillon blanc et qu’on expose ensuite à l’action du chlore, donne lieu instantanément à la formation de corps chlorés très noirs; la réaction produit un crépitement, tant elle est violente. Tandis qu’exposée dans la même atmosphère, une dissolution de sel d’aniline donne lieu à une matière colorante chamois très fraîche et très résistante, qu’une exposition prolongée en chlore gazeux ne détruit pas. Mais si l’on dépose sur cette matière colorante une goutte de soude caustique et qu’on la soumette de nouveau à l’action du chlore, on produira un en-levage blanc. bo
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- oo CO
- Seul l’acide hypochloreux agit d’une façon analogue au chlore en présence de soude.
- Mais cet acide libre ne peut se produire dans les réactions précédentes, en raison de l’excès de soude en présence.
- En effet, les échantillons de bleu cuvé que l'on a décolorés en chlore, après les avoir imbibés de soude, offrent encore après la décoloration une réaction très alcaline.
- L’agent de destruction mis en jeu est probablement l’oxygène ou le résidu OH résultant de la transformation de la soude caustique NaHO en chlorure de sodium.
- Ce moyen permet de réaliser sur le bleu cuvé l’enlevage du mordant d’alumine en associant l’aluminate de soude à la soude caustique.
- Le jaune au chromate de plomb ne peut s’obtenir que par une voie détournée.
- Le plombite de soude donne du biodxye puce de plomb assez difficilement transformable en chromate.
- On y remédie en ajoutant au plombite alcalin une certaine quantité d’un sel de sesquioxyde de chrome, qui se dissout grâce à l’excès d’alcali. Passant ensuite en chlore gazeux, il se produit immédiatement du chromate de plomb, qui reste intimement fixé au tissu.
- Un mélange d’oxyde de chrome et de soude caustique donne, dans les mêmes conditions, du chromate de soude.
- Cette dernière réaction diffère de celle qui a permis à M. Bal tanche de transformer l’oxyde de chrome en chromate de chaux par l'emploi de l'hypochlorite de chaux, en ce que l’agent d’oxydation qui lui donne lieu est infiniment plus violent, et qu’il est fort possible qu’elle ne soit pas due à l’action d’un hypochlorite, en faveur duquel on ne pourrait invoquer que l’énergie de l’état naissant.
- N.-B. — Les vapeurs de brome produisent l’enlevage aussi bien que le chlore gazeux. Avec les vapeurs d’iode, on n’obtient qu’un enlevage partiel.
- BREVETS D’INVENTION
- 158909. 1er décembre; Majert et Hoffmann. —Procédé pour la fabrication des dérivés hy-drazoïques des amines tertiaires aromatiques.
- 158931. 3 décembre ; Coget. — Machine et procédé pour gaufrer ou frapper, par pression et friction d’envers, les tissus lisses ou veloutés en laine, soie, coton, jute ou autres matières.
- 158949. 4 décembre ; Bosquet. — Procédé perfectionné de teinture des tissus faits de plusieurs matières textiles.
- 158935. 3 décembre ; de Roussen. — Nouveau procédé de blanchiment des tissus manufacturés, des chiffons, matières textiles en général et aussi des pâtes à papier.
- 159025. 6 décembre ; Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de St-Denis. — Perfectionnements apportés à la fabrication des violets de Paris sulfo-conju-gués (invention de MM. A. Poirier et A. Ro-senstiehl).
- 159040. 7 décembre ; Farmer et Lalance.— Perfectionnements dans les appareils destinés au blanchiment, au lavage, au chlorage, au dégraissage, au savonnage, au bousage et à la teinture des tissus.
- 159089 11 décembre; Koch et Herre.— Procédé d’imprégnation du bois et des tissus textiles.
- 159130. 12 décembre; Société A. Labrosse et J. Richard.—Machine destinée à produire par pression des dessins en creux et en relief sur les tissus veloutés, drapés, etc.
- 159251. 15 décembre; Paoletti.—Machine à réduire en poudre fine les bois de teinture, dite : « fraise Paoletti ».
- 159279. 19 décembre ; Meyrueis.—Fabrica-tion par la photographie de rouleaux d’im-
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- pression pour étoffes, papiers peints et impressions de tous genres.
- 159312. 26 décembre ; Grison. — Procédés propres à obtenir des nouveautés par impression et teinture sur toutes espèces d’étoffes de de laine et autres.
- 159339. 22 décembre; Meyrueis.—Nouveau système de fabrication des rouleaux à dessins ou caractères pour impressions, étoffes, papiers peints ou repoussés, etc.
- 159419. 24 décembre ; Benoît et Fiard. — Dispositions nouvelles dans l’apprêtage mécanique des tissus.
- 159483. 31 décembre ; Société J. Brandt et G.-W. Nawrocki. -- Procédé de blanchiment des cuirs et autres peaux tannées.
- 159495. 18 décembre; Farbenfabriken vor-mals Friedr, Bayer et Cie. — Nouveaux dérivés de benzidine, nouvelles matières colorantes qui procèdent de ces dérivés par l’action de leurs composés nitrés sur certains amines et phénols, et procédés de préparation de ces dérivés et matières colorantes.
- BIBLIOGRAPHIE
- Le Journal des Procès en Contrefaçon, paraissant deux fois par mois à la librairie Thorin, 7, rue de Médicis, sous la direction de Me Donzel, avocat du barreau de Paris, publie le compte rendu analytique de tous les procès de propriété industrielle qui se plaident en France et aux colonies. Il annonce à l’avance les procès devant être plai-dés en indiquant le nom des parties, l’objet de la contestation (contrefaçon de brevets ou de marques de fabrique, concurrence déloyale, usurpation de nom, contrefaçon littéraire ou artistique), le tribunal devant lequel le procès se plaide, le jour fixé pour les débats, et le résultat de l’instance, le tout formant répertoire à la fin de l’année.
- Un comité de rédaction répond gracieusement à toutes les questions qui lui sont adressées, 4, rue Hautefeuille, sur cette ma
- tière spéciale, et traite dans le journal les questions les plus pratiques et les plus journalières de droit industriel en les mettant à la portée des fabricants et des commerçants.
- On demande une personne capable de diriger un atelier de teinture pour coton.
- S’adresser au bureau du journal, initiales H. C. - 148.
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- Pure et industrielle.
- Fabrication spécia'le pour la DÉCOLO-NATION et le BLANCHIMENT de toutes les matières
- PLUMES, - SOIES, - LAINES, ETC
- A. PORLIER, chimiste-fabr. à NOGENT SUR MARNE (Seine) Représentants :
- A Paris, M. Lacoste, 57, rue Meslay.
- A Lyon, M. Didier, 20, rue Godefroy.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année,N°17. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS S Septembre 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LA CULTURE DU SAFRAN.
- EFFETS DE LA TEMPÉRATURE SUR LA TEINTURE.
- L’HUILE SOLUBLE.
- NOTICE SUR L'OXYCELLULOSE.
- NOUVEAU BLANCHIMENT.
- LES COLIS POSTAUX.
- EXPOSITION UNIVERSELLE D’ANVERS.
- LE MÈTRE COMPTEUR.
- JURISPRUDENCE.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE ET BLANCHIMENT DES MATIÈRES TEXTILES Par M. Rümmelin
- L'appareil décrit est une sorte de dévidoir ou d’asple à étages, dont l’objet est l’envidage, sous une certaine tension et par couches équidistantes, de toutes matières textiles à dégraisser, blanchir, mordancer, teindre, rincer et sécher, en forme de rubans, de mèches, de boudins, etc. Cet asple se compose d’un arbre horizontal,muni, àchaqueextrémité, de quatre bras ou rayons. Les bras symétriques sont réunis par quatre traverses sur lesquelles on enroule une première couche de préparation, puis on emmanche par-dessus quatre autres traverses dont les bouts sont pourvus de douilles mesurant, en hauteur, l’écartement voulu entre deux couches de matière. Cette seconde série de traverses constitue le deuxième étage et l’on continue, par superposition, jusqu’à ce que les dernières traverses affleurent les extrémités des bras.
- L’asple ainsi garni est immergé dans la cuve, de telle sorte que le liquide enveloppe
- la matière en traitement et circule entre les couches superposées.
- ENDUIT IMPERMÉABLE POUR TOILES
- Par M. Guiraud
- La composition désignée par son auteur sous le nom d'enduit Guiraud est un mélange de :
- Huile de lin, 77 kil.
- Acétate de plomb, 1, 845
- Litharge, 10, 000
- Terre d’ombre, 0, 400 Cire végétale, 0, 300
- Poudre de savon, 1, 200
- Gomme manille, 0, 700
- Noir de fumée, 4, 000
- Essence de térébenthine, 2, 000
- Vernis de caoutchouc, 1, 555
- 100,000
- Le mélange, pour être intime, exige une ébullition de trente heures.
- NEUTRALISATION DE L’ACIDE DANS LES LAINAGES ÉPAILLÉS
- Par M. Bollen.
- Pour neutraliser l’acide employé à l'épail-lage des tissus de laine, on se sert habituellement de machines dites « dégorgeuses », dans lesquelles on fait intervenir, en dehors de l’action mécanique, des produits chimiques divers, de la terre à foulon. Il en résulte une
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dépense relativement considérable de force motrice, de main-d’œuvre et d’ingrédients.
- M. Bollen place les pièces épaillées dans une cuve en bois à double fond. Chaque pièce, assemblée sous forme de boudin, est repliée sur elle-même, de manière à ne pas laisser de vide entre les plis juxtaposés ni entre l’étoffe et les parois de la cuve. Les plis en zigzags des pièces superposées sont contrariés pour mieux boucher les intervalles.
- La cuve une fois remplie, on fait couler à la partie supérieure et sur toute la surface 150 à 200 litres d’eau pure par minute. Le liquide ne pouvant s’échapper que par le double fond traverse toute la masse et entraîne les traces d'acide. Après huit heures environ de ce traitement, on retire la pièce qui se trouve en dessus de la cuve, puis on laisse encore couler l’eau pendant cinq à dix minutes; on enlève alors la seconde pièce ; on procède de même pour la troisième, et ainsi de suite.
- LA CULTURE DU SAFRAN EN ESPAGNE
- Importance de la récolte. — Débouchés
- Valence, le 2 juin 1884... Le safran ne se cultive guère qu’en France et en Espagne. La récolte annuelle de ce dernier pays est d’environ 300,000 livres valenciennes (1). Elle représente une valeur qui varie de 8 à 10 millions de francs selon la qualité et les prix des cours.
- Les safrans d’Espagne se divisent en deux catégories qui comprennent elles-mêmes plusieurs classes.
- La première catégorie, celle des safrans de laManche, comprend les produitsdes provinces d'Albacete, Cuença,Ciudad, Real,Toledo, Mur-cia, Valencia.
- La deuxième catégorie, celle des safrans d’Aragon, comprend les produits des provinces de Zaragosa et de Teruel.
- (1) La livre valencienne vaut 355 grammes.
- Safrans de la première catégorie. — Les safrans de la Manche se distinguent de ceux d’Aragon par leurs qualités supérieures indiscutables. Les pétales de leurs fleurs sont d’un très beau rouge, tandis que ceux des produits d’Aragon ont un aspect plutôt terreux et la fleur en est également moins longue.
- Ils sont aussi les plus abondants et l’on peut évaluer à 250,000 livres leur rendement annuel moyen. La province de Valence entre dans ce chiffre pour 15,000 livres environ.
- Les safrans de cette première catégorie se subdivisent de la manière suivante :
- lo Qualité très supérieure ; 2o qualité supérieure; 3° qualité moyenne ; 4o qualité moyenne Tabarra (provenant du village de ce nom) : 5o qualité inférieure.
- Les prix moyens de ces différentes qualités de safran étaient à la date du 17 mai dernier : de 144 à 146 rx la livre, de qualité très supérieure ; de 138 à 143 rx la livre, de qualité supérieure; de 130 rx la livre, de qualité moyenne; de 123 à 125 rx la livre, de qualité1 moyenne Tabarra ; de 116 à 120 rx la livre, de qualité inférieure.
- Safrans de deuxième catégorie. — Les safrans d’Aragon, qui appartiennent à la seconde catégorie, se distinguent comme il a été dit plus haut, de ceux de la Manche, par la couleur rouge terne de leur fleur qui est aussi plus petite. Leur qualité est inférieure à celle de ces derniers et par suite bien moins estimée.
- On évalue à environ 50,000 livres valenciennes la production annuelle des safrans d’Aragon récoltés dans les provinces de Zara-goza et de Teruel. Ils se subdivisent en deux classes seulement : Aragon (Rio) ou safran de la plaine; Aragon (Sierra) ou safran de la montagne. Les prix moyens de ces qualités de safran étaient, à la date du 17 mai dernier : de ' 126 à 128 rx la livre (Aragon Rio); de 122 à 124 rx la livre (Aragon Sierra).
- Marché des safrans. — Le premier marché
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- de safran a été pendant longtemps celui de Marseille. Cette ville donnait le cours et faisait à sa volonté la hausse et la baisse. Elle a conservé cette prépondérance jusqu’en 1864.
- Ce marché recevait à la vente en consignation les safrans de la Manche et de l’Aragon et les écoulait dans le monde entier après en avoir établi les cours. Que les récoltes fussent bonnes ou mauvaises, ses décisions devaient être acceptées, car c’est dans ses docks qu’étaient déposées les existences de chaque année et elles n’en sortaient qu’en subissant ses lois.
- Cependant, en 1864, une révolution s’opéra dans cette branche de commerce. Divers négociants de la province d’Alicante, et en particulier des villages de Novelda et de San Vincente, se préoccupèrent d’envoyer des circulaires et des voyageurs dans tous les pays d’importation, s’offrant à livrer les safrans de la Manche et même d’Aragon à JO et 15 fr. meilleur marché que ne pourrait le faire Marseille. En même temps, ils cessèrent toute expédition dans cette dernière ville, qui resta à la tête d’un stock encombrant, tandis que les ordres affluaient à Alicante, qui réussit à s’emparer de la production entière de l’Espagne et à la conserver pendant plusieurs années, en vendant toujours à des prix d’un bon marché excessif. Mais comment ce fait avait-il pu se produire ?
- Les négociants alicantins avaient découvert le moyen de frelater le safran à l’aide d’une poudre incolore, insipide, contenant de la cire qui adhérait aux pétales de la fleur de safran, demeurait invisible à l’œil nu et, sans augmenter le volume, lui donnait un excédent de poids fort considérable.
- Pendant les quelques années que dura le règne de l’adultération, on vit se réaliser des fortunes considérables sans que l’on pût en expliquer la cause. Plusieurs modestes agriculteurs, dans une situation fort précaire, devinrent en peu de temps millionnaires.
- Mais bientôt les industriels qui employaient cette composition soit comme matière colo
- rante, soit pour la préparation des drogueries, etc., se plaignirent des résultats qu’ils obtenaient.
- Ils conçurent des soupçons sur la bonne foi des négociants auxquels ils s’adressaient et provoquèrent une enquête qui fit découvrir toute l’étendue de la fraude.
- Dans l’espace de deux années (de 1868 à 1870), les Alicantins furent complètement discrédités et leur marché, après avoir perdu toute espèce de considération, n’a aujourd’hui d’autre moyen d’existence que celui de fournir ouvertement le safran adultéré à des négociants et des industriels sans scrupule qui le demandent sciemment et le livrent, malgré sa mauvaise qualité, à la consommation dans diverses places, et notamment dans le midi de la France, où il est employé dans la cuisine comme condiment.
- En 1869, l’industrie commença à s’adresser au marché de Valence pour obtenir des safrans supérieurs et purs, tant de la Manche que de l’Aragon. Des entrepôts exclusifs pour cet article furent bientôt installés dans la ville et confiés aux soins de courtiers jurés offrant les meilleures garanties de solvabilité et d’honorabilité. Ceux-ci s’entendirent directement avec les propriétaires qui leur apportaient leur récolte et débattirent à l’amiable le prix qu’ils désiraient réaliser.
- Telle fut l’origine du marché de safran de Valence, qui a aujourd’hui en Espagne le monopole de ce produit tout au moins en ce qui concerne l’exportation, car il est à noter qu’un bon tiers de la récolte est consommé annuellement dans le pays et s’expédie directement des différents lieux de production aux divers centres consommateurs de la Péninsule.
- La place de Valence a acquis une réputation d’honorabilité justement méritée. La bonne foi la plus grande règne dans toutes ses transactions et si, à de rares intervalles, l’on a tenté d’introduire dans les dépôts confiés à la surveillance des courtiers cet article en état d’adultération, il en a été bien vite repoussé.
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- A dater de 1874, les courtiers de safran prennent soin de noter très exactement les safrans récoltés en Espagne, les quantités consommées dans le pays, celles entrées dans le marché de Valence, celles exportées ou restées en stock comme réserves pour l’année suivante.
- Récoltes.—Il y a chaque année deux campagnes pour les safrans.
- La première commence au 15 octobre et se termine au 31 décembre ; les prix en sont cotés chaque semaine :
- La seconde s’ouvre au 1er janvier et se clôt le 15 octobre suivant. Les prix en sont indiqués chaque quinzaine.
- Exportations.— L’Espagne a divers débouchés d’exportation dont les principaux sont : la France, l’Allemagne, l’Angleterre.
- La France, qui cultive elle-même des safrans très estimés dans le Gâtinais, dont le centre commercial est Pithiviers, arrive à peine dans les meilleures années à une récolte de 100,000 livres valenciennes.
- Cette production est insuffisante si l’on considère les exigences du commerce français qui est forcément tributaire de l’Espagne à laquelle il demande en moyenne 70 à 80,000 livres valenciennes de safran par an.
- L'Espagne nous livre le pétale de la fleur avec la partie jaune qui forme le pied dudit pétale. Les acheteurs de France coupent ces parties jaunes et ne conservent que les particules rouges, les seules qu’ils livrent au commerce. Il en résulte que ce safran quoique provenant d’Espagne est, après avoir été ainsi préparé, mélangé à celui du pays, et vendu sous le nom de safran du Gâtinais à des prix très rémunérateurs.
- La France emploie ce safran pour la droguerie,les pâtes alimentaires,les teintures, et aussi dans les préparations culinaires comme épices, surtout dans le midi. Elle réexpédie en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en Amérique les quantités dont elle peut disposer pour son exportation.
- L'Allemagne est la nation qui s’adonne le
- plus à ce commerce, en vue d’abord de sa consommation particulière et ensuite parce qu’elle est l’entrepôt des contrées du Nord. Ses expéditions dans les pays de l’Orient et aux Indes sont également importantes. Mais celles-ci consistent principalement en safran d’Alicante, autrement dit en safran adultéré, qui est destiné à être brûlé dans les cérémonies religieuses de préférence à l'encens.
- L’Angleterre reçoit encore des safrans d’Espagne, mais en quantités bien moindres; elle les réexporte en presque totalité aux Indes anglaises.
- Les autres pays qui achètent le safran en Espagne ne méritent pas d’être mentionnés, vu le peu d’importance de leurs demandes.
- Du CLOSEL, Vice-Consul de France.
- EFFETS DE LA TEMPÉRATURE SUR LA TEINTURE
- Des expériences, dans le but de déterminer les effets de la température sur la teinture, ont été faites par MM. E.-J. Mills et O.-G-. Réunies.
- Pour ces expériences, ils ont choisi une pièce de laine cachemire purifiée et un échantillon de magenta bien cristallisé pour la teinture.
- Le vase employé était en verre et contenait 200 c. c. d’eau. Les échantillons devant être teints pesaient environ 0.5 grammes et contenaient 12.73 0[0 d’eau. La laine a été en premier lieu trempée dans de l’eau chaude, rapidement égouttée et mise ensuite dans le bain de teinture, où elle a été laissée pendant une heure. Pendant ce temps, on a ajouté graduellement la solution de magenta.
- Avec certaines températures, la tendance qu’a la laine d’absorber la couleur se trouve être contrariée plus ou moins par l’effet de la dissociation, quoique dans les expériences qui ont été faites le temps ait été trop court pour qu’il y ait eu de grandes dissociations,
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- Si l’absorption de la couleur et les effets de dissociation sont considérés comme des effets chimiques, l’effet combiné dans les expériences devait être proportionné à la quatrième puissance de température -
- A 29 1[2o Fahr., il n’y pas eu de dépôt de couleur; à 88° Fahr., la plus grande partie de la couleur était déposée ; mais à 177 Fahr., très peu de couleur était déposée.
- Par suite de ces expériences, les expérimentateurs sont restés convaincus que, lorsqu’une couleur d’aniline est susceptible de dissociation, il y a positivement désavantage à employer un bain de teinture trop chaud.
- L’HUILE SOLUBLE
- L’alizarine comme auxiliaire est un mordant énergique employé dans la production de la couleur connue sous le nom de rouge d’Andrinople. Elle est aussi un sulfate de potasse, de soude ou d’ammoniaque (c’est-à-dire un alcaloïde), formé d’une huile sulfatée.
- L’emploi d’une huile traitée avec de l’acide sulfurique, que nous appellerons huile sulfatée, a des avantages que ne possède pas l’emploi de l’huile qui n’a pas été ainsi modifiée.
- Avec l’huile ainsi préparée, on peut obtenir un rouge garance, qui approche très près du rouge d’Andrinople, puisqu’il supporte mieux la cuisson dans la lessive de savon que ne peut le faire le rouge garance ordinaire, préparé avec de l’huile d’olive.
- Dans la teinture, ce rouge n’est pas aussi foncé et a une teinte plus jaunâtre, mais après avoir été éclaircie avec du savon, la couleur est plus brillante.
- L’huile sulfatée et l’huile mordant se préparent de la manière suivante :
- Mêlez 1 kil. d’huile d’olive et 500 grammes d’acide sulfurique dans un mortier en pierre, et broyez-les avec un pilon. L’huile s’échauffe et devient noirâtre.
- Après un laps de dix minutes, on ajoute
- graduellement 500 grammes de potasse dissoute dans 4 litres 12 d’eau.
- On remue tant que dure l’effervescence, et l’huile surnage à la surface de l’eau, sous la forme d’une masse gluante et jaunâtre. L’eau doit être soutirée au moyen d’un siphon, et l’huile qui reste mélangée, en la remuant constamment, avec une lessive caustique, composée comme suit :
- 1 kil. de potasse ;
- 1 kil. 500 de chaux ;
- 1 kil. 1(2 d’eau.
- Mêlée avec cette lessive, l’huile forme un composé homogène laiteux et jaunâtre dans lequel le coton doit être trempé.
- L’opération, avec ce mélange, est absolument la même qu’avec l’huile d’olive.
- Le coton saturé de l’huile mordante est doucement pressé et exposé dans un endroit aéré pendant quelques jours.
- Il doit être ensuite rincé, séché et mordancé avec un mordant d’alumine composé comme suit :
- 15 kil. d’alun ;
- 15 kil. de sucre de plomb ;
- 25 litres d’eau.
- Lavez ensuite et séchez.
- Un deuxième huilage donne des couleurs plus fines, et le coton a un toucher plus agréable et est inodore.
- NOTICE SUR LOXYCELLULOSE Par M. H. Schmid.
- La curieuse transformation que subit la cellulose sous l’influence d’agents oxydants énergiques a été étudiée et décrite par M. G. Witz, d’une manière si complète et détaillée, que pour le moment il ne reste guère quelque chose à y ajouter. Aussi, n’est-ce que pour faire connaître une petite application dont le coton oxydé est susceptible que je me permets de revenir sur le même sujet.
- En impression, M.Witz a préconisé, comme
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- premier et principal moyen d’oxydation, l’acide chlorique qui, à l’état épaissi, constitue la couleur à imprimer et qui, par suite de son dédoublement en oxydes de chlore inférieurs, provoqué par la chaleur, donne lieu à l’oxydation de la fibre. L’emploi de l’acide chlorique libre comme couleur d’impression est cependant assez scabreux et présente certains inconvénients qui s’opposeraient catégoriquement à son introduction dans la pratique. Le danger d’incendie est un des principaux ; j’ai vu se promener des étincelles sur une toile imprégnée d’une solution d’acide chlorique à 150 B. et séchée à 60oB. Mieux vaut employer l’acide chlorique sous une forme moins instable, mais assez décomposable pour permettre son action à une température déterminée. Le chlorate d’alumine y convient particulièrement bien ; il se laisse imprimer et sécher, à une chaleur modérée, sans s’altérer. Il suffit d’exposer le tissu imprimé à une température plus élevée, de le faire passer par exemple sur un tambour chauffé à la vapeur pour donner lieu à la séparation du HC1O3 et à sa décomposition.
- La fibre se teint en jaune et se transforme en oxycellulose douée de cette faculté remarquable d’attirer les colorants basiques que M. Witz lui a reconnue.
- La formation de l’oxycellulose par l’action des oxydants sur la fibre végétale ne saurait être démontrée plus visiblement et plus promptement qu’en écrivant sur du papier ordinaire avec une solution de chlorate d’alumine à 25oB, séchant à une température élevée, par exemple au feu d’un poêle, lavant et teignant dans un bain étendu de bleu méthylène. Les caractères tracés sur le papier sont invisibles après le lavage, mais ils sortiront en bleu pourpre foncé après la teinture.
- En employant un mélange de plusieurs matières colorantes basiques dans des proportions qui donnent du noir, M. Witz a su produire des caractères noir intense sur un fond gris (le papier non traité absorbant toujours aussi une petite quantité de matière coloran
- te). Le chlorate d’alumine constitue donc une « encre sympathique » d’un nouveau genre, offrant sur les encres sympathiques ordinaires l’avantage de pouvoir être colorée, pour ainsi dire, avec n’importe quelle matière colorante artificielle.
- L’écriture s’effectue donc et peut être contrôlée comme avec l’encre ordinaire.
- En effet, pendant l’exposition à la chaleur, le chlore commence par détruire la « couleur à marquer » (ponceau, gris Coupier, etc ); ensuite, il agit sur la cellulose et opère sa transformation en mordant invisible et indestructible.
- La manière d’opérer indiquée ci-dessus convient particulièrement bien pour une élégante « expérience de cours ». Elle donne, en quelques instants, une forme aussi concluante que visible et frappante aux expériences de M. Witz, en nous familiarisant en un clin d’œil avec la partie essentielle de ses recherches. En effet, pendant le chauffage, on veit s’annoncer la décomposition de l’acide chlorique par la teinte jaune citron intense qu’affectent les caractères tracés sur le papier et qui est due aux dérivés du chlore à différents degrés d’oxydation.
- Une partie de ces derniers agit sur le papier et le reste se volatilise, laissant bientôt un blanc que le contact subséquent avec l’eau rend immaculé. Le bleu et les autres matières colorantes constituées en amines sont ensuite attirés avec la même énergie que par un mordant fort de tanin.
- L’oxydation de la cellulose promet de devenir le moyen par excellence pour remplacer les procédés d’animalisation des fibres végétales, et dans ce cas, un avenir industriel important appartiendra à l’oxycellulose. Nous en félicitons sincèrement l’auteur tout en ne nous dissimulant pas que pour le moment il reste encore deux grands problèmes à résoudre : donner aux nouvelles laques oxycellulosiques la fixité qui leur manque, non à la lumière, mais au lavage et au savonnage, et borner la transformation du tissu même en mordant à
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- une couche tellement minime et superficielle que la solidité de la fibre ne puisse en être compromise.
- Le bleu de Prusse a été découvert en 1710 à Berlin, par Diesbach, et l’aniline en 1826, par Unverdorben.
- En 1856, Perkin, en faisant des expériences avec l'aniline, l’a traitée avec du bichromate de potasse et a obtenu le mauve.
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- NOUVEAU BLANCHIMENT
- De MM. Jacobsen.
- MM. Jacobsen frères, de Berlin, ont découvert un nouveau procédé de blanchiment des fibres végétales et animales.
- L’emploi de l’eau oxygénée pour le blan -chiment a été jusqu’ici fort limité à cause de l’instabilité de ce produit qui supporte difficilement le transport.
- Les inventeurs ont trouvé que l’eau oxygénée peut être remplacée'dans la plupart des cas de blanchiment par des bains qu’on obtient en ajoutant du peroxyde de baryum aux solutions de quelques sels.
- Ainsi que l’avait constaté Schoene, le peroxyde de baryum subit dans l’eau une décomposition très lente en dégageant de l’oxygène.
- Les essais de MM. Jacobsen ont démontré que cette décomposition peut être considérablement activée en présence d’un grand nom-bte de sels.
- Les propriétés décolorantes que les solutions salines reçoivent ainsi sont, à un haut degré, indépendantes de la nature des sels. Les résultats les plus favorobles sont obtenus avec des silicates alcalins, le chlorure d’ammonium, les borates alcalins ou les sels des acides gras. Le chlorure de magnésium, le phosphate de soude agissent moins fortement, et encore moins les sulfates.
- Les poids proportionnels des sels et de
- l’eau qui les dissout peuvent varier beaucoup.
- Cependant le mélange d’une partie de peroxyde de baryum, une partie de silicate de soude et 100 parties d’eau, convient dans la plupart des cas.
- Pour le blanchiment des fibres végétales (toiles, jute, chiffons, pâte à papier, etc.), on peut employer des solutions plus concentrées, tandis que pour les fibres animales, une plus forte partie de silicate peut agir désavantageusement, à cause de l’alcali mis en liberté.
- La durée du blanchiment est d’un jour ou deux pour le jute et les toiles. Les bains peuvent être réemployés tant qu’il se trouve du peroxyde de baryum dans le précipité obtenu par le bichromate de chaux ou l’acide sulfurique.
- Les matières a blanchir doivent être dé-graissées ou lessivées.
- Pour le succès de ce procédé, patenté en Allemagne, il est indifférent de mélanger le peroxyde de baryum avec la solution du silicate ou de faire dissoudre dans l’eau un mélange de peroxyde de baryum et de silicate pulvérisé. •
- Dans nombre de cas, il sera avantageux de faire passer les matières blanchies avec le peroxyde de baryum, dans un bain d’acide sulfureux faible pour les décolorer complètement.
- Lorsque la nature de la matière à blanchir le permet, le blanchiment avec le peroxyde de baryum dans une solution alcaline est le plus convenable, parce que l’eau oxygénée possède une plus grande puissance décolorante dans une solution alcaline que dans une solution acide ou neutre.
- La cause en est probablement dans la formation de peroxydes solubles des métalloïdes alcalins qui sont plus facilement décomposés que l’eau oxygénée.
- Pour certains buts, par exemple : le blanchiment d’une huile, il paraît plus avantageux d’employer des solutions neutres, telles qu’on les obtient en mélangeant du peroxyde de baryum avec des sels de magnésie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LES COLIS POSTAUX
- Le service des colis postaux sera étendu, à partir du 1er août prochain, aux chemins de fer de l’Eure comprenant les lignes ferrées désignées ci-après: Dreux et Evreux à Elbeuf; Pacy à Vernon et à Gisors ; Gisors à Pont-de-l'Arche, et Glos-Montfort à Pont-Audemer.
- En conséquence, le public pourra désormais adresser et recevoir, au tarif ordinaire, des colis postaux à destination ou provenant des gares ou localités desservies par les lignes précitées.
- EXPOSITION UNIVERSELLE D ANVERS EN 1888.
- PROTECTION DE LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE.
- On sait qu’une convention pour la protection de la propriété industrielle a été conclue à Paris, le 20 mars 1883, entre la Belgique, le Brésil, l’Espagne, la France, le Guatemala, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, le Salvador, la Serbie et la Suisse, et que l’article 11 de cette convention a prévu la nécessité de protéger temporairement les inventions brevetables, les dessins ou modèles industriels et les marques de fabrique ou de commerce, lors des Expositions internationales.
- C’est en exécution de cet article que le roi des Belges vient de prendre un arrêté qu’a publié ^Officiel du 27 août et dont voici l’article premier :
- « Tout Belge ou étranger, auteur soit d’une découverte ou invention susceptible d’être brevetée aux termes de la loi du 24 mai 1854, soit d’un dessin de fabrique qui doive être déposé conformément à la loi du 18 mars 1806, ou possesseur d’une marque de fabrique ou de commerce qui doive être déposée conformément à la loi du 1er avril 1879, ou ses ayants droit, peuvent, s’ils sont admis à l’Ex-p osition universelle qui s’ouvrira à Anvers le 2 mai 1885, se faire délivrer, par le gouver
- neur de la province d’Anvers, un certificat descriptif de l’objet déposé. »
- LE MÈTRE-COMPTEUR DE M. C. DECRETTE
- Un brevet a été pris pour une utile et ingénieuse invention faite par M. C. Decrette, horloger-mécanicien.
- Il s’agit d’un « Mètre-compteur » dont le fonctionnement est simple et facile à comprendre. Grâce à un petit appareil placé à l’extrémité droite du mètre, un bouton se trouve sous l’index de la main qui tend l’étoffe ; un très léger appui sur ce bouton suffit pour enregistrer au fur et à mesure dans un compteur chaque mètre mesuré. La pression nécessaire se fait tout naturel lement e sans aucun effort. Pour remettre le compteur à zéro, il suffit d’arriver à une dizaine et d’appuyer sur le levier appliqué sous l’appareil.
- Il est presque superflu de démontrer l’utilité du « Mètre-compteur » dont tout le monde se rend aisément compte. S’il arrive que, pendant le mesurage d’une pièce d’étoffe, le com -mis soit distrait ou interpellé, des erreurs se produisent nécessairement, à moins qu’il ne recommence son opération. Et, dans les maisons de détail surtout, les employés sont à tout instant interrompus dans leur travail par des clients et surtout des clientes et assaillis de questions qui les troublent et auxquelles ils ne peuvent répondre qu’au préjudice d’une opération aussi absorbante que celle du métrage. Grâce à l’invention de M. C. Decrette, un commis pourra instantanément, et sans crainte d’erreurs, interrompre sa besogne et s’en détourner quelques instants sans inconvénients, à la satisfaction des acheteurs qui lui auront adressé la parole.
- Il nous paraît impossible que d’ici à très peu de temps le « Mètre-compteur » ne soit pas universellement employé dans toutes les Maisons de détail et même dans les Maisons de gros, où il rendra aussi de notables ser-vices,
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- et de l’Impression des tissus
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- NOTA. — Le prix du mètre-compteur est fixé à 8 francs pris à Paris.
- Par suite d’arrangements pris avec l’inventeur, nous le ferons obtenir à nos abonnés au prix de 6 fr. 50 rendu franco. Envoi contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Il ne pourra, pour l’instant, être expédié plus d’un mètre-compteur par maison.
- JURISPRUDENCE
- CONSEIL D’ÉTAT
- CONTRIB. DIR. (Pat.). — Droit proportionnel. — Fabrique. — Magasin de vente séparé.
- Le fabricant, qui ne fait aucune vente au siège de sa fabrique et n’a qu’un magasin de vente séparé dans lequel il vend exclusivement en gros les produits de sa fabrication, doit-il être assujetti au droit proportionnel à raison de ce magasin de vente d'après le tarif du tableau A, ire classe, uniquement applicable aux « marchands », ou d’après le tarif du tableau C, 4e partie, applicable à l’établissement industriel? —• Rés. dans le dernier sens.
- (60,631). -29 février. Ministre des finances c. Sallandrouze frères.-MM. Tardit, rap.; Marguerie, c. du g.; de Ramel, av.)
- (Recours contre un arrêté du 25 juillet 1882; Seine; patente; 1881; Paris. — Si les sieurs Sallandrouze exploitent à Aubusson une fabrique de tapis, dans laquelle ils n’effectuent aucune vente, ils possèdent à Paris, rue des Jeûneurs, 36, un magasin dans lequel ils vendent en gros les seuls produits de leur fabrication; ce magasin ne saurait être considéré comme une simple dépendance de leur fabrique, car il résulte de l’esprit de la législation sur les patentes que tout magasin séparé servant à la vente en gros des produits d’une fabrique constitue un établissement distinct de marchand en gros, passible du droit proportionnel d’après le taux assigné par le tarif légal à la profession de marchand qui y est réellement exercée.)
- Vu la loi du 15 juillet 1880,
- Considérant qu’il résulte de l’instruction et qu’il n’est pas contesté que les sieurs Sallandrouze frères, fabricants de tapis, n’effec
- tuent aucune vente dans leurs ateliers situés à Aubusson, et possèdent à Paris un magasin dans lequel sont vendus exclusivement, en gros, les seuls produits de leur fabrication; que ce magasin, affranchi de tout droit fixe, aux termes de l’article 9 de la loi du 15 juillet 1880, est uniquement affecté à l’écoulement des tapis fabriqués en vue de la vente et forme ainsi une dépendance de l’exploitation industrielle ; que, dès lors, il ne saurait être considéré comme un établissement distinct, aux termes de l’art. 15 de la loi du 15 juillet 1880;
- Considérant qu’aucune disposition de loi ne frappe le magasin de vente séparé d’un droit proportionnel différent de celui applicable à l’établissement industriel; que, dès lors, c’est avec raison que le conseil de préfecture de la Seine a décidé que les sieurs Sallandrouze seraient imposés au droit proportionnel au soixantième sur le dépôt et le magasin de vente qu’ils possèdent à Paris et non à celui du vingtième afférent à la profession de marchand de tapis en gros... (Rejet.)
- Décision semblable, 60,631, ministre des finances c. Wallaert frères, fabricants de fils.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de VHistoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie, par Ma-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon.
- Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’immenses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est V Art de la teinture en soie, par M. Macquer, qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d'in-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dustrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication ; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d'avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct:
- Le chapitre Ier est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l'élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et
- l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun. Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micrographiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouil, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII décrit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d‘é -tain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l'art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d'aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
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- 28e Année, N 18. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Septembre 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- L’EAU OXYGÉNÉE COMME AGENT DE BLANCHIMENT.
- TEINTURE INSTANTANÉE DES TISSUS PURS OU MÉLANGÉS.
- L’EMPLOI DES CHROMATES POUR LA TEINTURE ET L’IMPRESSION.
- L’ALUMINE COMME MORDANT.
- LE MÈTRE-COMPTEUR.
- BIBLIOGRAPHIE
- BREVETS D’INVENTION.
- SOCIÉTÉS. — COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion Vanalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- LAVAGE DES LAINES
- Par la Société anonyme des filature et tissage de la Seine.
- La plupart des appareils employés pour le lavage des laines présentent l’inconvénient de fatiguer et de rouler les fibres. Le caractère distinctif de l’invention est de n'exposer la laine à aucun choc, à aucun contact avec un corps dur.
- Deux dispositions ont été décrites au brevet selon que la quantité d’eau est plus ou moins abondante. D’après la première, la laine est jetée dans un bac d’assez grandes dimensions, divisé en plusieurs compartiments par des cloisons qui s’arrêtent au-dessous du niveau supérieur de la couche liquide. Chacun de ces compartiments reçoit, à la partie inférieure, par des trous communiquant avec la conduite d’un ventilateur, ou machine soufflante quelconque, des jets d’air obliques. L’angle du jet est calculé pour déterminer l’ascension et la direction de la laine par-dessus la cloison séparatrice des deux premiers compartiments. Les flocons laineux tombent alors au fond du second compartiment, où un nouveau jet d’air
- produit les mêmes effets relativement à la troisième case et ainsi de suite. La laine chemine en sens contraire du liquide, de manière à ce qu’au fur et à mesure de l’épuration l’eau traversée soit aussi de plus en plus propre.
- Lorsque les quantités d’eau disponibles ne se prêtent pas à ce mode d’action, on place la laine dans des paniers à claire-voie, que l’on immerge dans des bassins à fond perforé sur la moitié de la largeur. Les perforations, reliées avec la conduite du ventilateur, permettent à l’air insufflé d’imprimer à la masse liquide un mouvement continu de bas en haut qui développe, ouvre les fibres et les lave également sans chocs.
- Le liquide une fois chargé d’impuretés, on arrête l’opération, on enlève le panier et on l’immerge dans un second, puis dans un troisième bassins, identiques au premier, l’eau passant toujours de l'un à l’autre en sens inverse du chemin parcouru par la matière à épurer.
- MACHINE A PULVÉRISER LES MATIÈRES VÉGÉTALES APRÈS ÉPAILLAGE
- Par MM. Leclère et Damuzeanx père et fils.
- Lorsque les tissus ont été épaillés chimiquement, c’est-à-dire soumis au bain acide et à l’étuvage pour carboniser les matières végétales, il faut encore briser et détacher ces
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- substances ligneuses. La dernière opération s’effectue dans une fouleuse à sec où, parfois, le tissu se brûle sous les cylindres. Les brevetés remplacent cette machine par un appareil essentiellement composé de mâchoires plates, en cuivre ou en bois. L’étoffe, enroulée au sortir de la sécheuse-carboniseuse, se déroule entre lesdites mâchoires qui lui impriment une friction alternative comparable au frottement des ongles du pouce et de l’index des deux mains (allant et venant en sens opposé).
- Deux brosses circulaires nettoient simultanément l’envers et l’endroit du tissu qui est entraîné, d’un mouvement continu, par un rouleau d’appel.
- Les brosses peuvent, d’ailleurs, être remplacées par un jeu de baguettes qui frappent l'étoffe pour en faire tomber les substances carbonisées.
- MACHINE A DÉCORTIQUER LA RAMIE Par M. Escoffier.
- Les tiges sèches, présentées à deux cylindres conducteurs ou alimentaires, sont fendues longitudinalement en deux parties par une lame montée sur champ. Ces faisceaux fibreux sont immédiatement dirigés vers deux séries parallèles de cylindres accouplés.
- La première paire est formée de rouleaux lisses, qui aplatissent et régularisent le ruban Les paires suivantes, en nombre variable, sont munies de grosses cannelures pour concasser et faire tomber les parties ligneuses ; les deux dernières paires, à cannelures fines, enlèvent la pellicule encore adhérente et livrent la filasse entièrement nettoyée, prête pour le travail de la filature.
- La disposition indiquée, d’après laquelle les paires de cylindres se placent sur deux lignes parallèles, indifféremment horizontales ou verticales, a pour avantages de faciliter le dégagement des tiges refendues, d’économiser la place et de réduire les frais de construction et de main-d’œuvre.
- Une ouvrière suffit à la réception des faisceaux doubles après décortication.
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- COMME AGENT DE BLANCHIMENT
- Le docteur P. Ebell a fait dernièrement à Hanovre une conférence sur cette question et nous lui empruntons les extraits suivants.
- D’après les essais de Schœnbein on attribuait jusqu’à présent à l’influence de l’ozone le blanchiment « sur pré », mais de nouvelles expériences très exactes de Emil Schœne,d’accord avec les travaux antérieurs de Houzeau et de Goppelsrœder, ont prouvé que les réactions attribuées à l’ozone doivent leur origine à l’eau oxygénée. *
- Des dosages répétés firent reconnaître que la teneur de l’air en peroxyde d’hydrogène varie suivant les saisons, les heures et l’orientation des vents, etc.; mais Schœne attribue à la lumière un rôle prépondérant.
- Les pluies, mais surtout la rosée dans certains cas, renferment de l’eau oxygénée en proportion importante, soit 0,04 de milligram. par litre de liquide recueilli ; les quantités reçues par le sol en quatre mois par mètre carré s’élèvent à 62,9 milligrammes.
- Quoique le blanchiment « sur pré » soit connu et pratiqué depuis des siècles et que ni le temps ni le travail n’aient manqué pour le perfectionner, on ne peut cependant pas méconnaître que ce procédé a des inconvénients essentiels. Le succès du blanchiment sur pré ne peut jamais être prévu avec certitude dans un délai donné; le blanchiment exige toujours une durée prolongée et ce fait entraîne des pertes d’intérêt.
- Ces considérations montrent quelle serait l’utilité de remplacer le blanchiment naturel par une préparation d’eau oxygénée sous une forme plus concentrée.
- La chimie offre une série nombreuse de combinaisons qui ne renferment l’oxygène que faiblement lié et pouvant facilement le céder à
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- d’autres substances ; ces agents d’oxydation permettent de remplacer l’oxygène de l’air dans le blanchiment et ceux qui ont trouvé leur emploi dans la pratique sont les suivants : « l’acide nitrique, les acides nitreux, « l’acide permanganique, l’acide chlorique, « l’acide chloreux et enfin le chlore », soit comme gaz, soit en combinaison avec les bases.
- « Ces produits, quelque divers qu’ils soient, ont tous l’inconvénient d’attaquer plus ou moins les fibres »; seule, l’eau oxygénée n’a pas ce défaut, elle contient sous une forme plus concentrée l’agent du meilleur mode de blanchiment, « celui sur pré »; elle est donc supérieure à tous les produits et doit être regardée comme l’agent de blanchiment de l’avenir.
- Le peroxyde d’hydrogène a été découvert par Thénard en 1818 et fut obtenu par l’action des acides sur le peroxyde de baryum en présence de l’eau.
- Depuis lors l’eau oxygénée a été l’objet des travaux de Pelouze, Duprey, Balard,J.Thom-son, E. Schœne, mais son mode de production n’a pas été modifié ; on n’obtint que des solutions très étendues pouvant contenir 5 p. 10 de peroxyde. Pour obtenir le produit pur H2O2, on a de grandes difficultés à cause de son extrême tendance à la décomposition ; il n’existe que deux modes d’opérer pour concentrer les solutions : lo faire congeler ; 2o faire évaporer dans le vide à 15-20 C. au-dessus de l’acide sulfurique.
- Le peroxyde d’hydrogène pur est un liquide sirupeux, d’une densité de 1,453, qui donne en se décomposant 475 fois son volume d’oxygène. Ses solutions étendues sont analogues dans leur action à l’eau chlorée et à l’abri de la lumière se conservent pendant des mois à une température ne dépassant pas 25 C.; l’addition d’une minime quantité d’acide favorise la conservation, les alcalis ou les liquides à réaction alcaline accélèrent, au contraire, la décomposition.
- Cette propension de l’eau oxygénée à déga
- ger de l’oxygène la fait ranger parmi les agents d’oxydation; beaucoup de substances provoquent cette décomposition sans subir elles-mêmes de modification; tels sont les corps à arêtes vives, ainsi que l’alumine gélatineuse, l’hydrate d’oxyde de fer, le charbon de bois, quelques métaux à l’état de division extrême, l’argent, l’or, le platine.
- Avec une autre classe de corps, l’eau oxygénée se comporte comme un autre agent d’oxydation, c’est-à-dire qu’elle cède son oxygène ; ainsi, avec l’acide arsénieux, elle produit de l’acide arsénique et elle transforme les sulfures métalliques en sulfates.
- Enfin l’eau oxygénée peut agir sur certaines substances peroxydées comme réductrice; ainsi les peroxydes de plomb, de manganèse sont ramenés par sa présence à l’état d’oxyde.
- Tous les chimistes qui se sont occupés de l’eau oxygénée lui ont prédit un avenir brillant ; Dumas, dès 1830, en indiquait l’emploi pour la restauration des vieilles peintures à l’huile ; il appuyait son opinion sur ce fait que les parties claires des peintures noircissent par suite de la transformation du blanc de plomb qui en constitue la base en sulfure de plomb et que par conséquent l’eau oxygénée, en transformant ce sulfure en sulfate blanc, devait rendre aux couleurs claires leur apparence primitive. Malgré cette recommandation, l’eau oxygénée est restée longtemps sans emploi.
- Ce n’est qu’en 1870 qu’un parfumeur en a tiré parti et l’a introduite dans le commerce sous la forme d’une solution à 3 0[0 comme teinture pour les cheveux sous les noms de « Eau de Fontaine de Jouvence dorée » ou « Auricome ».
- Vers la même époque, A. von Schrotter, R. Bottger, Geiger et Hagen appelèrent l’attention du public sur les propriétés thérapeutiques de l’eau oxygénée.
- Si ce produit n’a pas jusqu’à présent obtenu la vogue qu’il mérite, cela tient d’une part à ce que sa préparation en grand et à l’état de pureté était restée un problème sans solution;
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- les produits industriels qui étaient vendus étaient des solutions de composition variable et incertaine renfermant des sels et des acides très divers. D’autre part, les prix de vente étaient très exagérés. Ces inconvénients sont maintenant supprimés, on peut se procurer en grande quantité à des prix modérés de l’eau oxygénée en solution aqueuse d’une teneur régulière de 3 0(0 en poids ou de 10 0[0 en volume, la conservation en est facile et le premier pas dans l’utilisation de ce produit,c’est-à-dire sa fabrication et la possibilité de son expédition, peut être considéré comme définitivement fait.
- E. GRUINTGENS.
- TEINTURE INSTANTANÉE
- DES TISSUS PURS OU MÉLANGÉS
- On lit dans le Salut public, de Lyon :
- « On nous signale, pour la teinture des tissus, un procédé qui, basé sur un principe scientifique nouveau, donne des résultats absolument remarquables et intéresse spécialement la fabrication des velours et des peluches, ainsi que celle des étoffes de soie ou de laine, tissus en écru et tramées d’une fibre végétale, comme le coton.
- « On sait quelles grandes difficultés il faut vaincre, dans ces tissus mixtes ou mélangés, pour obtenir une teinture égale, un parfait unisson des teintes pour les fibres différentes de la pièce.
- « Par le procédé nouveau, on obtient instantanément une teinture solide de l'étoffe, sans mordançage ni teinture préalable du coton, sans immersion de la pièce fabriquée, sans impression sur celle-ci de la matière colorante ; les molécules des substances tinctoriales sont fixées spontanément, et la soie et le coton prennent la même nuance ; avec les mêmes matières employées, on peut même à volonté obtenir pour ce dernier une nuance plus foncée que pour la soie. De plus, on peut colorer l’endroit et l'enyecs del'étoffe de nuan
- ces unies différentes aussi bien que toute l’épaisseur du tissu dans une même nuance, et cela, tout en réservant, si l’on veut, les lisières ou les cordons.
- « L’étoffe n’étant plus immergée dans un ou plusieurs bains, ce qui la compromet toujours, la contexture parallèle des fils reste absolument intacte, et l’on ne fait pas disparaître « l'apprêt de neuf », cet encollage qui a servi de parement pendant la fabrication en écru et qu’il faut conserver le plus possible au profit de l’étoffe, comme un gommage protecteur que l’on ne saurait reproduire.
- « La fabrication des peluches et des velours à poils de laine ou de coton trouvera des avantages tout particuliers à l’emploi de ce procédé : en conservant le parallélisme des fils, il remédie au défaut de débraiement des pompons ou mouchets, noués plus ou moins dans la toile du fond ; en supprimant les immersions, il évite le feutrage des pompons et, par suite, économise les opérations complémentaires de cardage et de rasage à la tondeuse des bouts de mouchets.
- « Pour résumer, en surplus de ces derniers avantages, le nouveau procédé supprime, pour les étoffes mixtes, le mordançage, la teinture préalable, sept ou huit lavages et des apprêts longs et difficiles. Ce sont là des simplifications et des économies qui se traduisent par une réduction considérable du prix de fabrication. Nos concurrents d’Allemagne se préoccupent vivement de cette découveate industrielle ; nous espérons que nous ne songerons pas à l’étudier et à l’utiliser deux ou trois ans seulement après eux. »
- L’EMPLOI DES CHROMATES
- Pour la teinture et l’impression
- Depuis quelques années, les divers sels et composés du chrome ont joué un grand rôle dans les'arts tinctoriaux. Plus il se fait de progrès dans les divers procédés de la tein-
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- ture, plus les combinaisons avec le chrome prennent de l’importance.
- Les diverses combinaisons du chrome et leurs préparations sont comparativement simples et, pour la plupart, des dérivés du bichromate de potasse.
- La fabrication du bichromate de potasse date d’environ cinquante ans, et il est devenu aussitôt un accessoire tellement important dans les arts et l’industrie, qu’il fut nécessaire de le fabriquer sur une grande échelle. Depuis cette époque, la consommation a toujours été en augmentant, et son application s’est tellement étendue que l’on peut actuellement le considérer comme un des produits chimiques les plus utiles.
- Le bichromate de potasse se trouve dans le minerai de fer chromé. Pour l’en extraire, on pulvérise le minerai, on le mêle avec du salpêtre et on le calcine dans un fourneau. L’oxyde chromique est oxydé au moyen d’acide nitrique, et, devenant ainsi de l’acide chromique, se combine avec de la potasse. La masse fondue est extraite avec de l’eau et la solution de sel chromique est concentrée et préparée pour la cristallisation.
- Depuis des années, ce procédé a subi plus ou moins de modifications.
- Le procédé dont on se sert actuellement dans nos usines est de faire fondre le minerai de chrome, mélangé avec de la chaux et du carbonate de potasse. Il se forme alors un mélange de chromate de calcium et de chromate de potassium et le sel de calcium est, au moyen d’un excès de carbonate de potasse, changé en chromate de potasse.
- Cette liqueur est ensuite traitée, dans un vase en fer hermétiquement fermé et sous une pression de plusieurs atmosphères, avec de l’acide carbonique; de cette manière, les sels primitifs sont transformés en bichromate de potasse et en bicarbonate de potasse.
- Le bichromate de potasse, qui est peu soluble, se dépose, et la liqueur mère qui contient le bicarbonate de potasse presque pur peut être employée de nouveau pour l’extraction
- des mélanges fondus de minerai de fer chromé.
- Dernièrement la base de potasse a été presque, sinon complètement, remplacée par de la soude, ce qui rend le produit non seulement moins coûteux, mais aussi plus utilisable pour bien des usages.
- M. P. Roemer indique le mélange sui-vaut :
- 100 parties de minerai de fer chromé fine" ment pulvérisé avec
- 150 parties de chaux, et
- 40 parties de carbonate de potasse, avec 30 parties de carbonate de soude.
- Il se sert de ces deux mélanges, suivant la quantité d’oxyde chromique contenue dans le minerai de fer.
- Les mélanges doivent être calcinés et la masse fondue extraite avec de l’eau et un sel de potasse soluble; on obtient ainsi des solutions contenant du chromate de soude et du chromate de potasse. Cette solution est ensuite concentrée à 40a Bé, et, étant mélangée avec une quantité suffisante d’acide muriatique, il se forme du bicarbonate de potasse et de soude.
- Le bicarbonate dépotasse est pour ainsi dire insoluble et se précipite, mais le bicarbonate de soude, plus soluble, reste en solution.
- Depuis longtemps on se sert du chromate de potasse comme mordant pour le bois de campêche pour la teinture des laines. La partie agissante est l’acide chromique, qui est mis en liberté en ajoutant au bain de l’acide sulfurique.
- Le bichromate est également employé avec avantage pour développer le cachou.
- Avec l’ancien procédé, on traitait la fibre de coton avec du cachou et ensuite avec de l’eau de chaux. Ce procédé a été beaucoup perfectionné en remplaçant la chaux par le bichromate de potasse.
- Le développement de la couleur se fait plus vivement ; la couleur est plus brillante et est, à tous les points de vue, supérieure à celles obtenues par l’ancien procédé.
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- La consommation du bichromate a été et va être encore largement augmentée pour le développement des dérivés de l’alizarine artificielle, — bleu alizarine et anthracène, ainsi que des violets céruléine et solides.
- Avec le chrome comme mordant, l’acétate produit alors avec les matières colorantes que nous avons nommées une série de nuances très étendues, fixes et brillantes. Quoique dans quelques cas on puisse remplacer le chrome par d’autres sels métalliques, on ne peut jamais complètement s’en dispenser ; car il n’y en a pas d’autre qui donne d’aussi belles couleurs.
- Si l’on fait des mélanges de violet solide avec de l’alizarine, de l’extrait de graines persanes, du bleu d'alizarine, decéruléine, etc., et en employant du prussiate de potasse conjointement avec de l’acétate de chrome, on obtient un grand nombre de couleurs ayant de la valeur réelle , surtout pour l’impression pour tentures et meubles.
- Le Badische Aniline und soda Fabrik indique un procédé pour la teinture en bleu d’ali-zarine et céruléine sur mordant de chrome, qui est une grande amélioration sur les procédés employés jusqu’alors.
- Ce procédé ressemble beaucoup au procédé de mordançage pour le rouge d’Andrinople, qui consiste dans la précipitation du chrome sur les fibres huilées, en forme de sel oléique.
- Le coton cardé est traité dans un bain contenant, pour chaque litre, 30 à 40 grammes d’huile de rouge d’Andrinople.
- Tordez et séchez à une température de 50 à 600 C.
- Dans ce procédé, on se sert du chrome sous la forme de chlorure basique, que l’on obtient en faisant fondre de l’oxyde hydrochromique dans une quantité limitée d’acide muriatique.
- Les articles huilés sont traités dans cette solution de chlorure de chromium à 10o B. pendant deux ou trois heures ; ils sont ensuite tordus et lavés afin d’enlever toute trace d’acide minéral, et enfin lavés de nouveau
- dans une solution de soude (1[2 :100), et, après avoir été lavés encore dans de l’eau, sont prêts pour la teinture.
- Des expériences ont lieu en ce moment dans le but d’arriver à la teinture de la laine avec du bleu d’alizarine S et de la céruléine. Quand aura-t-on atteint ce but? Nul ne le sait, mais déjà quelques progrès ont été faits.
- La laine est mordancée avec du chrome de la manière habituelle, en le faisant bouillir pendant une ou deux heures avec 3 parties de bichromate de potasse et 2 1[2 parties 0[0 de crème de tartre.
- Les nuances claires exigent une quantité moindre de chromate et de tartre. L’excès de chaux qui peut se trouver dans l’eau doit être neutralisé par l’addition d’une petite quantité d’acide acétique. On manœuvre la laine dans le bain jusqu’à ce que ce dernier soit devenu limpide.
- La teinture se fait par l’ébullition, qui doit être maintenue jusqu’à ce que la couleur se trouve complètement fixée sur la fibre et que la nuance soit devenue unie. Si l’ébullition n’a pas été assez prolongée, la couleur ne sera pas parfaitement fixée sur la fibre et sera en partie perdue par le lavage. La durée du procédé doit être de 2 à 3 heures, suivant la nuance que l’on veut obtenir.
- Un autre produit du chrome, le soi-disant chrome-alun, a été remplacé avec avantage par l’acétate et le nitro-acétate de chrome, que l’on obtient en faisant dissoudre du bichromate de potasse dans de l’eau bouillante et en y ajoutant de l’acide nitrique.
- A ce mélange, on ajoute graduellement de la glycérine et de l’acide acétique ; on concentre le tout et on le laisse refroidir.
- Le salpêtre peut être cristallisé et le liquide clair est un mélange d’acétate et de nitrate de chromium. {Textile Monitor.)
- L’ALUMINE COMME MORDANT
- L’alumine sous la forme d’un alun est cer-
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- tainement le mordant le plus répandu et le plus ancien.
- Les aluns sont des sels doubles contenant du sulfate d’alumine et quelque autre sulfate, tels que ceux de potasse, de chrome, d’ammonium, etc., combinés avec vingt-quatre molécules d’eau de cristallisation.
- Autrefois, les propriétés utiles de l’alun étaient bien connues et il était très employé pour la teinture et le tannage. Cependant, aujourd’hui, des personnes bien informées prétendent que l’ « alumine » de Pline était, en réalité, de la couperose, mais cela n’est pas prouvé.
- L’impureté qui détériore le plus l’alun est le fer : la moindre trace de ce métal amoindrit la valeur de l’alun pour presque tous les usages.
- Pour reconnaître la présence du fer dans l'alun, la meilleure épreuve est le prussiate | de potasse jaune, qui donne alors un précipité i de bleu de Prusse foncé.
- Pour reconnaître l’alun d’ammoniaque de l’alun de potasse, faites bouillir un échantillon de l’alun avec un peu d’alcali caustique. Si l’alun est ammoniacal, on s’en apercevra par l’odeur d’ammoniaque qu’il répand.
- Il y a vingt-cinq ans, on employait beaucoup l’alun d’ammoniaque, mais aujourd’hui il est devenu rare.
- L’alun le plus apprécié est l’alun soi-disant romain, qui cependant contient presque toujours du fer; mais, comme le fer est presque toujours sous forme d’oxyde ferrique, insoluble dans l’eau, il est facile de l’en séparer.
- En présence de l’oxyde ferrique, l’alun est toujours plus ou moins coloré.
- L’alun romain contient souvent quelque peu de sulfate d’alumine, qui améliore ses qualités comme mordant.
- Le sulfate d’alumine basique peut être obtenu en ajoutant à l'alun de l’ammoniaque ou de la potasse.
- L’alun cubique est obtenu en faisant chauffer une solution d’alun de potasse avec 1[12 de chaux à la chaleur d’ébullition. La chaux
- se sépare de l’alun en solution, et il en résulte des cristaux cubiques; de là son nom.
- L’affinité du mordant pour les textiles est de beaucoup augmentée en mêlant à l’alun de la potasse ou de la soude, ou bien des carbonates de potasse ou de soude.
- L’alun double diffère du composé ordinaire en ce qu’il n’est pas un sulfate double, mais seulement un sulfate d’alumine.
- C’est sous cette forme que le teinturier obtient le maximum de son action, et, par suite, l’emploi de cette préparation s’augmente rapidement. Elle a cependant des inconvénients, dont le premier est de ne pas se trouver en cristaux et, par suite, de varier dans sa composition.
- D’un autre côté, il n’est pas rare d’y rencontrer des acides libres et du fer en excès, et ce mélange peut lui être fatal.
- Actuellement, on commence à employer pour cette fabrication des procédés perfectionnés, et il y a tout lieu d’espérer que, d’ici à peu, on pourra le trouver sans mélange de fer et d’acides non combinés.
- Après l’alun, le produit le plus important est l’acétate d’alumine, dont on se sert beaucoup dans la teinture du coton, mais rarement pour les fibres animales.
- Ce mordant est le plus souvent préparé avec du sucre de plomb ou de l’acétate de chaux par une décomposition double avec du sulfate d’alumine.
- La formule suivante est très appréciée pour la préparation de la liqueur rouge pour teindre à la vapeur avec le rouge d’alizarine :
- Alun, 34 kil.;
- Eau, 450 litres ;
- Soude en cristaux, 31 kil., dissoute dans 675 litres d'eau.
- Le précipité doit être lavé trois fois par décantation, et ensuite séché sur une toile à filtrer.
- Faites dissoudre 15 kil. du produit dans 6 lit. 800 d’acide acétique à 11 1(50 Tw. Chauffez à 32 C., et maintenez cette tempé-
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- rature jusqu’à ce que la solution soit complète.
- Filtrez et allongez avec de l’eau, suivant le cas.
- Généralement, 100 parties d’alizarine exigent 30 parties du mordant ci-dessus à 170 Tw.
- Pour le rose bengale,
- Mordancez les fils avec de l’huile rouge d’Andrinople 1/20 et séchez. Passez pendant 2 heures dans le mordant à 3oTw.; rincez et teignez dans 15 grammes de « rose » et 22 grammes d’acétate par kil. de fil, à une température de 44-60 C.
- Pour préparer le mordant, mélangez :
- Alum, 100 grammes ;
- Acétate de chaux, 35 grammes;
- Eau, 550 grammes.
- Laissez poser et décantez ; il est alors prêt à être employé.
- Quelques teinturiers prétendent que la présence d’un acétate de chaux dans un mordant a son utilité.
- On emploie aussi, mais plus rarement, du nitrate d’alumine ; il se prépare par une décomposition double du nitrate de plomb et d’alun. Le précipité de nitrate de plomb est enlevé par décantation.
- Une solution aqueuse de chlorure d’alumine est également employée, mais peu. Celle-ci se prépare généralement en faisant dissoudre de l’alun d’ammoniaque dans de l’acide muriatique, ou en décomposant de l’alun avec du chlorure de calcium.
- La formule de Fourmies indique une solution d’alun avec du sel ordinaire, exposée à une température de 0° C. à 2° C.
- Le sel de Glauber se cristallise et le chlorure d’alumine reste en solution.
- Le professeur Kopp recommande l’emploi de thiosulfate d’alumine, préparé au moyen d’une double décomposition de thiosulfate de chaux et d’alun. Mais, quoique M. Kopp dise que ce mordant a de grands avantages sur l'acétate, les teinturiers praticiens anglais prétendent que jusqu’ici ils ne peuvent émettre la même opinion.
- L'oxalate d'alumine se prépare en faisant dissoudre de l’alumine dans de l’acide oxalique ; mais il n’est encore que peu employé.
- E'aluminate de soude contient de l’alumine, sous la forme d’un acide, combiné pour ainsi dire avec de la soude ; on le prépare en faisant dissoudre de l’alumine dans de la soude caustique. On le trouve dans le commerce à l’état solide et souvent presque pur.
- Avec ce mordant, on peut obtenir des couleurs qu'il est impossible d’obtenir avec de l’alun, et, malgré son alcalinité, on peut l’employer pour mordancer les laines.
- Pour teindre les calicots en rose pâle, on se sert d’aluminate de soude, et on les passe ensuite dans un bain de sel ammoniac ou de chlorure de zinc.
- La consommation annuelle d’alun dans le monde entier est estimée à 10,000,000 de kil.
- La production de ces 10,000,000 de kil. est répartie comme suit :
- L’Allemagne en produit 3,500,000; l’Autriche, 2,000,000 ; l’Espagne, 1,500,000 ; la Belgique, 800,000; la Russie, 750,000; l’Angleterre, 600,000, et l’Italie, 500,000.
- La Turquie possède bien quelques mines d’alun, mais la production s’est amoindrie ; il en a été de même en Suède et en Danemark.
- L’alun le plus cher est le soi-disant alun romain, et le meilleur marché, celui d’Espagne.
- L’alun, qui entre si largement dans la coloration des textiles, est en outre employé pour le tannage, la fabrication du papier, la médecine, etc., etc.
- LE MÈTRE-COMPTEUR
- DE M. C. DECRETTE
- Un brevet a été pris pour une utile et ingénieuse invention faite par M. C. Decrette, horloger-mécanicien.
- Il s’agit d’un « Mètre-compteur » dont le
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S
- fonctionnement est simple et facile à comprendre. Grâce à un petit appareil placé à l’extrémité droite du mètre, un bouton se trouve sous l’index de la main qui tend l’étoffe ; un très léger appui sur ce bouton suffit pour enregistrer au fur et à mesure dans un compteur chaque mètre mesuré. La pression nécessaire se fait tout naturellement et sans aucun effort. Pour remettre le compteur à zéro, il suffit d’arriver à une dizaine et d’appuyer sur le levier appliqué sous l’appareil.
- Il est presque superflu de démontrer l’utilité du « Mètre-compteur » dont tout le monde se rend aisément compte. S’il arrive que, pen-
- 8
- dant le mesurage d’une pièce d’étoffe, le com -mis soit distrait ou interpellé, des erreurs se produisent nécessairement, à moins qu’il ne recommence son opération. Et, dans les maisons de détail surtout, les employés sont à tout instant interrompus dans leur travail par des clients et surtout des clientes et assaillis de questions qui les troublent et auxquelles ils ne peuvent répondre qu’au préjudice d’une opération aussi absorbante que celle du métrage. Grâce à l’invention de M. C. Decrette, un commis pourra instantanément, et sans crainte d’erreurs, interrompre sa besogne et s’en détourner quelques instants sans inconvénients, à la satisfaction des acheteurs qui lui auront adressé la parole.
- Il nous paraît impossible que d’ici à très peu de temps le « Mètre-compteur » ne soit pas universellement employé dans toutes les Maisons de détail et même dans les Maisons de gros, où il rendra aussi de notables services.
- NOTA. — Le prix du mètre-compteur est fixé à 8 francs pris à Paris.
- Par suite d’arrangements pris avec l’inventeur, nous le ferons obtenir à nos abonnés au prix de 6 fr. 50 rendu franco. Envoi contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- L’HUILE DE COTON
- L’huile obtenue de la graine du cotonnier, autrefois jetée au fumier, est actuellement fabriquée en quantités considérables. En 1876, il n’y avait dans l’Amérique du Nord que 24 petits moulins qui s’occupaient de la production de cette huile ; actuellement, 45 moulins importants sont en pleine activité et 25 autres sont en construction. Les graines de la dernière récolte, environ 500,000 tonnes, ont produit un peu plus de 250,000 barils d’huile. Le bénéfice de cette industrie est assez important pour pouvoir couvrir à lui seul tous les frais de culture de coton, en supposant que le coton lui-même ne fût pas employé.
- BIBLIOGRAPHIE
- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisateur de tissu, par Edouard Gand, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiens.
- L’une des grandes difficultés, pour les praticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont surtout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment in— venté, et dont il offre aujourd'hui la description aux manufacturiers, aux dessinateurs, aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient ;
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- te oe Mac
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lo trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2° dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont l'ua fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus curieux et de plus inattendu que les « armures-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt l' « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
- Pour recevoir franco par la poste dans toute la France cette brochure, envoyer 3 fr. 25 en timbres-poste au bureau du journal.
- BREVETS D’INVENTION
- 156263. 26 juin; Grosselin père et fils. — Machines à produire des dessins sur les tissus unis.
- 156329. 29 juin; Hayes, Candy et Cie.— Nouvel apprêt des tissus légers.
- 159495. 18 décembre; Farbenfabriken vor-mals Friedr, Bayer et Cie. — Nouveaux dérivés de benzidine, nouvelles matières colorantes qui procèdent de ces dérivés par l’action de leurs composés nitrés sur certains amines et phénols, et procédés de préparation de ces dérivés et matières colorantes.
- Sur la proposition de M. Ferdinand de Lesseps, le Conseil d’administration de la Compagnie de Panama a fixé à 333 francs le prix des obligations, au revenu de 20 francs par an et remboursables à 500 francs, qui seront émises le 25 septembre prochain.
- Par les intérêts de libération, le net à payer ressort à 326 fr. 65 seulement, avec jouissance du 1er octobre 1884, ce qui assure un revenu d’un peu plus de 6 0[0 l’an sans compter la prime de remboursement qui est en réalité de 173 fr. 35.
- La souscription étant publique, tout le monde peut profiter des avantages que M. de Lesseps offre à ses actionnaires.
- Le versement de souscription fixé à 20 fr. par titre favorise encore les capitalistes.
- Toutes les sociétés de crédit prêtent leur concours à la souscription.
- Renseignements :
- PRIX D’ÉMISSION : 333 francs, jouissance du 1er octobre 1884, payables comme suit :
- 20 fr. en souscrivant.................... 20 fr.
- 30 » à la répartition (contre remise d’un titre provisoire)................ 30 »
- 50 » du 15 au 20 novembre 1884... 50 » 50 » du 1er au 5 janvier 1885......... 50 » 100 » du 1er au 5 avril 1885, sous déduction du coupon de 10 francs échéant à cette date, soit......... 90 »
- 83 » du 1er au 5 juillet 1885............ 83 »
- 333 fr. 323 fr.
- Les souscripteurs auront à toute époque, à partir de la répartition, la faculté d’anticiper la totalité des versements, sous bonification d’intérêt au taux de 5 0[0 l’an. Ceux qui useront de cette faculté au moment de la répartition, bénéficieront d’un escompte de 6 fr. 35 par titre.
- En tenant compte de cette bonification, l’obligation entièrement libérée ressortira à 326 fr. 65, ce qui représente un revenu de 6 fr. 12 0[0, sans compter la prime de remboursement.
- La souscription sera ouverte le 25 septembre 1884 et close le même jour.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année,N°19. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 3 Octobre 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NOUVELLE MÉTHODE POUR LE TRAITEMENT DES FIBRES.
- EXPOSITION DE PRODUITS FRANÇAIS.
- DRAP POUVANT IMITER LES MÉTAUX.
- LE BABLAH OU BABOOL.
- UTILISATION DES EAUX DE REBUT.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- LAVAGE DES LAINES.
- BIBLIOGRAPHIE — COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion C analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- FOULERI E PAR PRESSION SUR CYLINDRES Par M. Godin.
- L’appareil décrit par M. Godin convient surtout à l’apprêt des flanelles, mérinos, etc. Une seule machine du système breveté fournit, d’après l’inventeur, une somme de travail égale à la production de dix machines ordinaires à marteaux («signoles»), avec lesquelles on n'est pas maître de fouler à volonté dans le sens de la longueur ou de la largeur.
- Cette fouleuse comporte une succession de paires de cylindres horizontaux ; les cylindres inférieurs présentent des cannelures progressivement plus fines, les rouleaux de pression sont en caoutchouc et l’adhérence est accrue par des poids plus ou moins lourds. Les cannelures du premier cylindre se présentent suivant des diagonales convergeant vers le milieu du rouleau, afin de provoquer le feutrage sur la largeur; les cannelures du cylindre suivant et du quatrième sont presque horizontales pour activer, au contraire, le foulage sur la longueur. Entre deux cylindres consécutifs se placent, sur le sol, des bacs, baquets ou auges, munis d’embarrages pour forcer l’étoffe
- à s’imprégner du liquide contenu dans ces récipients. Le liquide est un mélange d’eau et de savon, chauffé, pour les écrus, entre 100 et 120 degrés ; un jet de vapeur fournit la température nécessaire. Enfin une machine complète se compose de six cylindres cannelés différemment, ainsi qu’il a été expliqué.
- APPAREIL POUR LAVER LA LAINE Par M. Meyer.
- Dans quelques systèmes de laveuses, le bain reçoit, sous l'action d’une pompe, un mouvement circulatoire et l’eau entraîne lentement la laine qu’elle contient, du côté de la presse. Les filaments ne sont ni roulés ni feutrés comme avec les machines qui frappent la laine à la manière des bâtons à main, mais le nettoyage est presque toujours insuffisant et l’alimentation de la presse n’est pas régulière. Avec l’appareil Meyer, les fibres sont ouvertes et épurées sous l’action d’un rinçage intense qui les fait simultanément avancer et pénétrer sous la presse en couches uniformes. Ce double effet s’obtient par l’intervention de jets d’eau que lancent sous pression, dans les directions voulues, plusieurs tuyaux de pompe montés en divers endroits de la cuve.
- L’eau ainsi lancée est aspirée le long des flancs du bac ou en dessous et ramenée à la pompe.
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- 218 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOUVELLE MÉTHODE ET APPAREIL POUR LE TRAITEMENT (LAVAGE, TEINTURE, ETC.) DES FIBRES, FILS ET TISSUS DE TOUTE NATURE, d’otto OBERMAIER.
- {Extrait de la Deutsche Allgemeine Polytechnische Zeitung.)
- On a déjà tenté, à différentes reprises, d’employer des appareils centrifuges pour teindre, blanchir et laver (appareils et méthodes de Townsend, Grothe, Kesseler, Baboin, Bakendale et autres); mais tous ces appareils n’ont pas réussi dans la pratique, parce qu’ils donnaient des résultats inégaux et variables. Le système imaginé par M. Obermaier paraît à l’abri de ce reproche.
- L’appareil se compose d’un réservoir formé de deux cylindres concentriques. Le rapport entre les diamètres de ces deux cylindres est ordinairement de 1 à 5; mais il dépend encore de certaines autres dispositions des cylindres, | qui varient avec la nature et la forme des liquides employés et avec le caractère et la forme de la matière textile que l’on travaille. Le petit cylindre intérieur est ouvert en haut et en bas ; il porte à sa partie inférieure un solide prolongement muni d’un collet ; sa partie supérieure peut recevoir différentes dispositions, suivant l’usage auquel l’appareil est destiné et, en général, on peut le considérer comme une colonne solide. L’espace compris entre les cylindres est fermé par un fond étanche et suffisamment épais; les parois des deux cylindres verticaux sont perforées.
- C’est dans la capacité comprise entre les cylindres que l’on charge la matière textile à traiter. Il ne suffit pas, pour que l’opération donne un bon résultat, d’empiler simplement les produits; les matières, qui sont souvent irrégulières dans leur forme, doivent être disposées en une masse homogène, sur laquelle les opérations qu’il s’agit d’entreprendre puissent s’exercer dans tous les points dans les mêmes conditions et en même temps. Comme les liquides dont on se sert arrivent sous une
- pression constante, une distribution régulière des liquides dans la masse textile ne peut être obtenue que quand les fibres textiles sont assez rapprochées pour former une masse homogène, uniformément compacte.
- Le système de chargement des matières textiles, sans pression continue, usité généralement jusqu’ici, ne suffit pas pour conserver aux matières certaines propriétés en présence des agents qui exercent leur action sur elles. Pour ces raisons, la masse est comprimée plus ou moins fortement, suivant la forme de la matière textile, au moyen d’un couvercle ou piston, de manière que les produits soient fixes dans la chambre, c’est-à-dire que toutes les fibres soient aussi immobiles que possible et qu’elles soient comprimées en une masse d’une compacité uniforme et restant telle pendant toute la durée de l’opération. C’est en cela que consiste un des points principaux de la méthode Obermaier, point qui n’avait pas encore été atteint dans les autres procédés.
- Lorsque la capacité est remplie et que la charge a été comprimée à l’aide de la vis, on soulève le réservoir au moyen d’une grue et on le place dans l’ouverture concentrique d’une cuve, de façon que le collet du prolongement du petit cylindre vienne s’appliquer exactement sur le collet du tuyau qui amène le liquide ou le gaz de la pompe centrifuge du ventilateur ou de tout autre appareil analogue; ce résultat est facile à atteindre, grâce à un appendice conique, disposé de manière à serrer le fond de la cuve entre les deux collets.
- Le bord supérieur du grand cylindre est replié vers l’extérieur et vient se reposer sur la courbure concentrique opposée du bord du couvercle de la cuve; une petite quantité de liquide achève aussitôt la fermeture. La grande cuve entoure donc complètement le réservoir contenant les matières textiles et empêche les pertes de chaleur, tandis que l’appareil de chauffage contenu dans la cuve permet de maintenir le liquide à une température constante pendant l’opération, ou d’élever, au besoin, cette température.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Le réservoir chargé ayant été ainsi mis en place, on fait marcher la pompe centrifuge ou le ventilateur et on laisse le liquide presser fortement dans le petit cylindre. L'arrivée du liquide doit se faire de telle sorte que la colonne remplisse toujours la capacité entière de ce cylindre et que le liquide soit refoulé avec une forte pression à travers les perforations du cylindre ; la pompe doit donc être réglée dans ce but. Le liquide, sortant des perforations du cylindre, arrive dans les fibres textiles; plus ces fibres sont comprimées, plus est grande la résistance qu'elles présentent à la pénétration du liquide. Afin de produire cette pénétration et de la maintenir uniforme, le chargement s'opère de la manière suivante : on met d’abord une couche qui occupe environ les deux tiers de la hauteur de la capacité ; on la comprime légèrement au moyen du couvercle, puis on la mouille avec de l'eau à l'aide de l'appareil ; on la comprime ensuite plus fortement et on la surmonte d’une seconde couche, qu'on presse, mouille et presse de nouveau, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’espace compris entre les deux cylindres soit rempli. Ce mode de chargement offre l’avantage de tasser régulièrement les matières et de permettre, en même temps, de charger la plus grande quantité possible.
- Après que le liquide, obéissant à la pression exercée par la pompe, a pénétré les matières qui ne présentent, dans tous les points de leur masse compacte, que de petits canaux fins pour le passage du liquide, ce dernier atteint la paroi perforée de ce cylindre. Si les perforations du grand cylindre étaient les mêmes que celles du petit, il est à supposer qu’il se formerait entre les ouvertures des deux cylindres des conduits dans lesquels le liquide circulerait plus librement et ne produirait pas l’effet qu’on en attend. Des expériences faites avec des cylindres à perforations semblables ont prouvé qu’il en était réellement ainsi.
- Les trous du cylindre le plus grand doivent avoir un diamètre plus petit, et il faut que la somme des sections des trous du grand cylin
- dre soit au moins égale à celle des sections des trous du petit, ou plus grande.
- La fine perforation détermine une division extraordinaire du liquide refoulé dans la masse textile à pores fins et oppose à la sortie du liquide une résistance qui fait que la pression augmente dans la chambre ; on s'en aperçoit, du reste, très bien à l'énergie avec laquelle le liquide s’échappe des trous du grand cylindre.
- Le liquide sortant de la chambre s’accumule dans la cuve, munie dans le fond d'un serpentin de chauffage, et il est aspiré par la pompe, afin d’être refoulé de nouveau dans la matière textile. On voit que le procédé constitue un véritable cycle.
- Lorsque l’opération a duré assez longtemps, on arrête la pompe. Alors on fait sortir le liquide de la cuve, ainsi que le liquide qui peut encore se trouver dans la pompe centrifuge.
- Si l’on veut ensuite rincer immédiatement les matières, on met la pompe centrifuge en mouvement et l’on fait arriver de l’eau dans les matières textiles.
- Cet appareil permet de faire subir aux différentes mrtières textiles suivantes les opérations indiquées ci-dessous :
- 1. — Matières.
- Produits bruts : fibres de toutes les matières textiles.
- Produits intermédiaires : ouates, nappes, feutres, rubans, boudins, mèches, fils en gros.
- Filés sous la forme d’écheveaux, de paquets, de pelotes ou enroulés sur bobines, canettes, etc.
- Tissus : astrakans, imitation de feutres, tissus renvidés.
- II. — Opérations.
- Lavage.
- Carbonisation : acidification, désacidification.
- Dégommage ou décreusage.
- Blanchissage.
- Bleuissage.
- Teinture, mordançage.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Rinçage.
- Dégraissage.
- Collage, encollage.
- Apprêtage
- Ensimage, déshuilage.
- Séchage.
- Toutes ces matières textiles permettent la mise en couches et la compression, d’une manière spéciale pour certaines. En ce qui concerne d’abord la laine brute, on se sert de l’appareil qui vient d’être décrit pour le lavage, le dégraissage, la carbonisation, le blanchissage, le mordançage, la teinture, le rinçage, l’ensimage, le déshuilage et le séchage.
- Dans toutes ces opérations, la laine, étant comprimée dans son état naturel, conserve ce qu’on pourrait appeler sa stratification propre, et elle n’est soumise à aucun battage ou fouettage capable de déranger la position des fibres, comme cela arrive dans les autres machines à laver. La compression empêche tout mouvement de chaque poil isolé et supprime ainsi la principale cause de feutrage; c’est pour cette raison que la laine travaillée dans cet appareil reste exempte de toute trace de feutrage.
- Cette condition importante du traitement rationnel de la laine n’avait jamais été atteinte jusqu’ici, parce que, dans la plupart des appareils, même les plus nouveaux, on se sert d'organes mis en mouvement mécaniquement, qui frappent, donnent des chocs ou arrachent, ou bien on emploie le vide ou l’air comprimé et autres moyens qui ne servent qu’à rendre les fibres plus mobiles et à favoriser notablement le feutrage, les fibres n’étant pas maintenues dans une position déterminée. Il en est de même dans certains appareils nouveaux, dans lesquels la compression n’est pas suffisante pour immobiliser, en quelque sorte, les fibres.
- Lorsqu’on pratique les différentes opérations dont il a été question plus haut, il suffit de faire varier le liquide employé. Dans la teinture, on peut travailler avec un bain froid,
- chaud ou bouillant; on obtient aisément la température voulue à l’aide de l’appareil de chauffage placé dans la cuve. La carbonisation se fait en imprégnant la matière d’un acide et en la séchant à l’air chaud. Il n’y a aucune observation particulière à faire concernant le traitement des autres fibres textiles; la méthode générale peut y être appliquée en se servant des liquides voulus.
- Quant aux produits intermédiaires, tels que rubans, fils en gros, ouates, nappes, tranches de laine peignée et autres de laine, ce qui a été dit précédemment du feutrage est vrai à un degré plus élevé encore. En vue d’empêcher que les rubans, tranches et fils en gros ne deviennent brillants aux points où ils sont en contact avec les parois métalliques de la chambre, ces dernières sont recouvertes d’un tissu et l’on place au-dessus de la matière une rondelle en feutre ou en drap, qui est alors en contact avec le couvercle. Ces matières sont placées dans l’appareil sous la forme de pelotes ou de bobines; elles peuvent être comprimées fortement sans souffrir en aucune façon et sans se feutrer. Les produits intermédiaires des autres fibres ne présentent rien d’extraordinaire et peuvent être traités de la même façon.
- Les filés sont mis dans l’appareil sous la forme d’écheveaux, de paquets ou de pelotes; la pression peut être très forte. Lorsque les filés sont rincés, on peut les charger avec les bobines et douilles ; il suffit de remplir le plus régulièrement possible les vides produits par l’irrégularité de la forme des bobines, en se servant d’écheveaux détachés.
- Les tissus dans lesquels on cherche à obtenir des effets déterminés, tels que l’astrakan, l’imitation de pelleteries et autres, peuvent subir dans cet appareil la cuisson, le lavage, la teinture, le rinçage et le séchage.
- Si nous considérons séparément les opérations qui font partie de la série indiquée à la page précédente, an point de vue des particularités qu’elles peuvent présenter, nous remarquerons que certains liquides employés
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- ET DE LTMPRESS10N DES TISSUS
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- pour le mordançage, l’acidification et la désacidification, le dégraissage, le dégommage, le blanchissage, la teinture, etc., ne sont pas solubles dans l’eau et nécessitent pour leur solution l’usage d’alcalis ou d’acides; le réservoir doit, dans ce cas, être protégé contre l'action de ces matières en le recouvrant de plomb ou de zinc, en le galvanisant, etc.
- Lorsqu’on se sert de certaines matières colorantes, savons, etc., et qu’il se forme dans l’opération des produits insolubles qui se précipitent ou viennent flotter à la surface du liquide, on place dans le petit cylindre un filtre, qui retient toutes ces substances.
- Quand on veut employer des gaz ou qu’on utilise l’air chaud pour le séchage, la cuve doit être munie d’ouvertures appropriées pour le dégagement des gaz qui ont servi ou de l’air chargé d’humidité, tandis que la pompe doit être reliée avec l’appareil qui produit le gaz ou l’air chaud.
- Dans les opérations du dégraissage (laine), du déshuilage (laine peignée, coton), de l’ensimage (laine), du décreusage (soie) et autres analogues, il se forme des corps (savons, écumes, etc.) qui opposent une résistance au lavage subséquent à l’eau ou à l’aide d’autres liquides. Dans ce cas, l’appareil doit être disposé de telle façon que le réservoir où le produit est chargé puisse être utilisé comme centrifuge.
- Dans certains cas encore, par exemple lorsqu’on emploie des mélanges épais, peu fluides, on a recours à la force centrifuge pour faire passer plus vite le liquide dans la matière textile ; il en est ainsi notamment dans l’en-simage, l’encollage et l’apprêtage. Enfin, dans le séchage et quand on emploie des produits gazeux (par exemple dans le blanchiment), on imprime au récipient un mouvement de rotation lent.
- Si l’on dispose une série d’appareils semblables en cercle autour d’une grue, le premier sert, par exemple, pour le lavage, le deuxième pour la teinture, le troisième pour le rinçage, le quatrième pour l’encollage, le cinquième
- pour le séchage, èt ainsi de suite, le nombre des appareils variant d’ailleurs suivant la nature du produit à obtenir.
- On remarquera la grande simplicité de ce procédé et la régularité des effets qu’il permet d obtenir, régularité qui contribue beaucoup à l’amélioration du produit; enfin l’emploi de cet appareil permet de supprimer une grande partie de la main-d’œuvre, les différentes opérations pouvant se faire sans changer la matière de réservoir.
- EXPOSITION DE PRODUITS FRANÇAIS
- A BATAVIA
- Possessions hollandaises d’Asie
- M. le consul de France à Batavia informe qu’un certain nombre de maisons françaises auraient décidé de se grouper pour fonder à leurs frais, à Batavia, une exposition permanente de produits français. Le nombre des maisons qui auraient adhéré au projet s’élevait, au 12 juillet dernier, à 23.
- Cette exposition trouverait auprès du gouvernement des Indes néerlandaises les plus bienveillantes dispositions.
- DRAP
- IMITER LES MÉTAUX
- M. L. Verch indique le procédé suivant pour la fabrication d’un drap lustré pouvant imiter les métaux et par suite être utilisé pour décorations de théâtres, etc.
- On prend du feutre et au besoin on lui donne la forme voulue.
- La forme lui ayant été donnée, on trempe la surface du feutre dans une solution rési-neuse additionnée de graphite, et l’ayant séché on place dessus des plaques en fer chauffées ; la chaleur fond la résine qui s’attache au feutre. La surface du feutre est ensuite polie au moyen de pierre ponce, de papier sablé, etc. Ces opérations ayant été répétées plusieurs fois, le feutre a pris un brillant res-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- O Cl
- semblant à de l’acier, tout en ayant conservé sa légèreté et sa flexibilité.
- Si un autre métal est désiré, au lieu de l’acier, la surface du feutre, préparée comme ci-dessus, peut être recouverte d’un dépôt métallique de la couleur voulue, au moyen d’un procédé galvanique.
- LE BABLAH OU BABOOL
- Depuis les temps les plus reculés, on emploie pour le tannage et pour la teinture, aux Indes et en Egypte, les gousses de divers « acacias » ; ces gousses furent importées en Europe, comme matière tinctoriale, vers 1825, sous le nom de « bablah ».
- Les gousses de bablah des Indes sont noirâtres ou brunâtres, couvertes d’un léger duvet; elles sont étranglées après chaque graine et proviennent de « l’acacia arabica » ; celles du « bablah d'Egypte » sont aussi étranglées, mais plus étroites, sans duvet et remarquables par leur obliquité, elles proviennent de « l’acacia nilotica ».
- Le « bablah des Indes » ou babool est très commun dans toutes les parties des Indes orientales ; c’est un arbre de 10 à 12 mètres de hauteur dont le bois, fort et serré,, est employé pour les ouvrages de charronnage, les moulins, etc. L’arbre s’appelle en sanscrit « bàrbarà » ; en bengali « bàblà », et en indou « bàbùl ».
- M. Th. Christy, de Londres, publia dernièrement, dans le n. 7 de ses brochures « New commercial Plants and Drugs (I) », une note sur le babool des Indes où il dit :
- « Dans le n. 5, j’ai recommandé, pour la fabrication de l’extrait, non seulement l’écorce qui renferme une grande quantité de tanin, mais encore les gousses et les petites branches ; quelques gousses ont été examinées et ont donné, après l’extraction préalable des
- (1) Ces brochures renferment une masse de données utiles sur les nouvelles plantes industrielles, les nouvelles drogues, etc.
- graines, 60 0[0 de matière tannante ; comme les graines n’ont pas de valeur, on devrait sécher les gousses sur place, en ôter la graine, bien presser les gousses et les envoyer ainsi en Europe.
- « Le tannin des gousses de babool, qui produit un beau cuir, légèrement coloré, gagnera de plus en plus en faveur, et les planteurs trouveront beaucoup d’avantage à cultiver ces arbres qui sont déjà regardés comme indigènes dans les deux Indes.
- « D’après M. Evans, l’écorce contient à peu près 19 0[0 de tannin. La gomme est inférieure à la gomme arabique vraie, qui provient de « l’acacia vera » ; elle est quelquefois substituée à cette dernière sous le nom de gomme arabique des Indes.
- « J’ai vu, sous le nom de « bablah du Sénégal », les gousses de « l’acacia Adansoni » de ce pays. »
- Bernardin,
- Conservateur du musée commercial-industriel, Melle-lez-Gan1 (Belgique).
- UTILISATION DES EAUX DE REBUT CONTENANT DE L'ANILINE
- Un brevet a été accordé en Allemagne à M. Græssler, de Canstatt, pour un procédé d’utilisation des eaux de rebut contenant de l’aniline.
- Il ne fait pas l’extraction de l’aniline par distillation. Il mêle aux eaux de rebut du chlorure de chaux ou du bichromate de potasse, ou autre solution analogue, jusqu’à ce qu’il ne se fasse plus de précipité de couleur | foncée.
- Ce précipité séparé par filtration et lavé avec de l’acide peut être changé en sulfo-acides.
- Cependant ces sulfo-acides ne possèdent que peu de matière colorante et mieux vaut le précipité avec de l’aniline et du munate d'ani-line à 180° C. On obtient alors une matière colorante contenant de la nigrosine.
- Un autre procédé consiste à ajouter l’eau
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- BT DB L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- de rebut à une solution de nitrate de soude jusqu’à ce qu’un échantillon donne la réaction iodine.
- A ce liquide on ajoute une solution de B-naphtol.
- Le B-naphtol-ozobenzol est complètement précipité, même si les solutions sont alcalines faibles.
- Au lieu du B-naphtol, on peut employer l’A-naphtol, les naphtols-monosulfoacides ou le phénol.
- Le B et l’A-naphtol-ozobenzol peuvent être sulfatés.
- PROCÉDÉS DIVERS
- Bleu de Prusse pour toiles de lin
- Pour 25 kil. de toile.
- Mettez dans un bain chaud contenant :
- 1 kil. 500 de nitrate [de fer ;
- 1 kil. de cristaux d’étain.
- Faites faire 5 tours , enlevez et mettez dans un autre bain contenant :
- 1 kil. de prussiate jaune ;
- 500 gram. d’acide sulfurique.
- Enlevez, ajoutez et remettez dans le bain de fer.
- Si la nuance n’est pas suffisamment foncée, passez de nouveau dans le bain de prussiate, ensuite rincez et séchez.
- Bleu de Prusse pour laines
- Pour 50 kil. de laine.
- Faites dissoudre séparément dans de l’eau froide :
- 4 kil. 500 de prussiate rouge;
- 1 kil. 250 d’acide tartrique ;
- 1 kil. 250 d’acide oxalique;
- 1 kil. de composé d’étain.
- Mêlez le tout en le remuant bien.
- Mettez le mélange dans de l’eau à 400 C. et ajoutez 6 kil. d’acide sulfurique.
- Mettez la laine , manœuvrez bien, chauffez graduellement et faites bouillir pendant 30 minutes.
- Pour des nuances foncées, ajoutez au bain 7 kil. de campêche et 1 ou 2 kil. de muriate d’étain.
- Laissez refroidir avant de remettre les laines , et plus on les manœuvre vivement, plus belle est la nuance.
- Pour les nuances tendres, il ne faut pas mettre de campêche.
- Lavez bien et finissez dans un bain froid de bleu d’aniline.
- Couleur chocolat pour imprimer à la vapeur sur coton
- On prépare la couleur en faisant un mélange de :
- 9 lit. de liqueur de safran à 12° Tw.;
- 2 lit. 250 de liqueur de campêche à 120 Tw.;
- 1 lit. 700 de liqueur d’écorce à 12° Tw.
- 1 lit. 700 de nitrate d’alumine ;
- 1 lit. 100 de liqueur rouge ;
- 150 gram. de chlorate de potasse ;
- 3 kil. de gomme anglaise brune.
- Faites bouillir le mélange , laissez refroidir et ajoutez alors 375 gram. de prussiate rouge.
- On prépare la liqueur d'alumine en mêlant, dans 4 lit. 500 d’eau, 1 kil. 500 de nitrate de plomb et 1 kil. 500 d’alun cristallisé.
- On peut varier les nuances en mettant plus ou moins de safran et de campêche.
- Bleu foncé pour imprimer à la vapeur sur coton
- Mêlez dans 27 litres d’eau :
- 7 kil. 500 d’amidon et 1 kil. 250 gram. de sel ammoniac.
- Faites bouillir et ajoutez alors :
- 22 litres de prussiate d’étain en pâte ;
- 6 kil. 875 de prussiate jaune;
- 3 kil. 437 de prussiate rouge ;
- 8 kil. d’acide tartrique;
- Et 625 gram. d’acide oxalique dissous dans 1 lit. 700 d’eau.
- En l’étendant avec une solution de gomme ou d’amidon, on peut obtenir des nuances plus claires.
- La pâte de prussiate d’étain est obtenue en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- faisant un mélange avec une certaine quantité de muriate d’étain à 120 Tw. et une quantité égale de prussiate jaune On l’agite bien et lorsque la combinaison est complète, on lave la pâte dans de l’eau froide et on la filtre.
- Olive pour soie floche
- Pour 25 kil. de soie.
- Préparez un bain contenant :
- 7 kil. 500 de curcuma ;
- 1 kil. d'extrait d’indigo;
- 500 gram. d'orseille;
- 2 kil. 500 de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’acide sulfurique.
- Mettez la soie à 650 C. , élevez la température à 97o C. , manœuvrez pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Rose pour soie floche
- Pour 25 kil. de soie.
- Préparez un bain contenant:
- 2 seaux de liqueur de savon;
- 30 gram. de naphtol jaune ;
- 75 gram d’extrait d’indigo ;
- 180 gram. decudbeard.
- Mettez la soie à 650 C., élevez la température à 90o C., manœuvrez pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Bleu verdâtre pour soie floche
- Pour 25 kil. de soie.
- Préparez un bain contenant :
- 2 seaux de liqueur de savon ;
- 560 gram. d’extrait d’indigo ;
- 15 gram. de vert diamant ;
- 1 kil. d’acide sulfurique.
- Mettez la soie à 65° C., élevez la température à 97° C. , manœuvrez pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Jaune or pour laine torse
- Ppur 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 180 gram. de jaune bon teint ;
- 250 gram. d’orseille concentrée;
- 1 kil. d’acide sulfurique ;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 65° C., élevez la température à 970 C. , faites faire six ou huit tours.
- Lavez et finissez.
- TARIF DES DROITS A L'IMPORTATION
- AU GABON
- Un décret du 27 août fixe les nouveaux droits auxquels sont soumises les marchandises importées dans cette colonie française de la côte ouest africaine.
- Les tissus teints ou imprimés paient un droit supplémentaire de 10 00.
- L’article 2 du décret spécifie que les droits sur les marchandises françaises importées sous tout pavillon sont réduits de 60 0[0.
- Art. 3. — Quand la douane juge la marchandise mésestimée, elle peut la détenir, à charge de payer au déclarant, dans les quinze jours qui suivent la notification du procès-verbal, une somme égale à la valeur déclarée, augmentée du dixième.
- LAVAGE DES LAINES
- Le meilleur procédé pour le lavage des laines est toujours vivement recherché par tous les fabricants de lainages ainsi que par les teinturiers, et nous pensons être agréables à nos lecteurs en reproduisant ici quelques observations de M. Mc Laren sur ce sujet.
- La chose principale pour le fabricant de lainages est de trouver un savon qui en nettoyant parfaitement la laine ne détériore pas les fibres, un savon qui, tout en étant pur,soit à bon marché.
- Il n’y a rien qui soit plus facile à falsifier que le savon, et rien dans lequel une falsification soit aussi difficile à reconnaître. Le mal que fait à la laine un savon falsifié est très
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- ET DE LIMPRESSONDES TISSUs
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- grand, surtout lorsque celle-ci doit être teinte d’une couleur délicate. Comme exemple, un savon contenant beaucoup de résine ou d'alcali transmet à la laine une apparence jaune roussi ; la fibre de la laine peut même être brûlée si le savon est trop fort et surtout si l’eau est trop chaude.
- Mais, en laissant de côté la détérioration de la laine, il y a une perte considérable d’argent, si le savon est fabriqué avec un silicate de soude ou de potasse, de la résine, de l’amidon de pommes de terre et de l’eau. Souvent aussi on trouve du sel ordinaire mêlé à la cendre de soude employée pour la fabrication du savon et des matières terreuses pour en augmenter le poids.
- Une manière facile de reconnaître la qualité d’un savon est d’en faire dissoudre 30 grammes dans une quantité connue d’eau, de verser la solution dans une éprouvette et de l’additionner de 7 grammes d’acide sulfurique étendu d'eau. L’acide va neutraliser l’alcali; la graisse et la résine, s’il y en a, vont surnager et les matières terreuses couler au fond.
- C’est une erreur de croire que les savons mous contiennent nécessairement plus d’eau que les savons durs ; le contraire peut bien avoir lieu. Les savons de soude sont durs et les savons de potasse sont mous, parce qu’il est de la nature de ces matières de rendre les savons dont elles sont les principaux consti-♦ liants durs ou mous.
- Le savon de soude peut absorber quatre fois plus d’eau que le savon de potasse et néanmoins rester ferme, ce qui fait que les fabricants profitent souvent de cette facilité d’absorption pour falsifier leur savon avec de l’eau; il y en a même qui mettent quelque peu de soude dans leur savon de potasse uniquement dans le but de lui faire absorber de l’eau.
- Pour bien laver la laine comme pour bien la teindre, l’eau dont on se sert doit être douce. Les deux 'causes principales qui empêchent l’eau d’être douce sont la présence de carbonate de chaux et de sulfate de chaux. Le car
- bonate de chaux peut être précipité en faisant bouillir l’eau; mais, comme cette opération est assez coûteuse lorsqu’une grande quantité d'eau est nécessaire, on ne la fait jamais. Il est évident que dans ce cas le savon ne peut avoir d’effet sur la laine que lorsque la chaux a été complètement neutralisée par l’alcali du savon. Ce n’est qu’alors que le lavage com-mence, et le savon a non seulement à enlever les impuretés de la laine, mais aussi le savon de chaux insoluble qui s’est déposé sur la laine, augmentant ainsi le travail.
- La chaux doit donc être préalablement enlevée par un procédé quelconque. On emploie souvent, dans ce but, de la soude en cristaux ou de la cendre de soudé ; mais, comme elles sont elles-mêmes des carbonates de soude, c’est-à-dire déjà en combinaison avèc de l’acide carbonique, elles ne réussissent ni aussi vite ni aussi bien que la soude à l'état libre et il leur faut de l’eau chaude.
- La soude caustique est bien ce qu’il y a de meilleur, mais seulement à l’état pur, c’est-à-dire sans être falsifiée avec du sel ordinaire, qui lui-même durcit l’eau.
- 8 grammes de soude caustique pure suffisent pour rendre doux 4 lit. 500 d’eau la plus dure; pour de l’eau ordinaire, 2 grammes suffisent pour la même quantité d’eau, soit 2 kilogrammes pour 4,500 litres.
- Avec la soude caustique, l’eau n'a pas besoin d’être chauffée et, en rendant la chaux insoluble , elle la précipite avec les sels de magnésie ou de fer, s’il s’en trouve. Il va sans dire que cette opération doit être faite avant de mettre le savon , autrement elle deviendrait inutile.
- Il est facile de se rendre compte de la quantité de soude caustique nécessaire ; pour cela, il n’y a qu’à prendre 5 litres de l’eau à traiter et y mettre de la soude caustique jusqu’à ce que toute la chaux se trouve précipitée.
- Pour ces expériences, on peut faire bouillir l’eau avec la soude caustique pour hâter la précipitation, et lorsqu’on refroidissant elle
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- devient parfaitement claire, c’est que toute la chaux a été précipitée.
- Maintenant, ayant obtenu de bonne eau, il faut employer du savon convenable.
- Pour de la laine grasse, quelques personnes n’emploient que de la soude; rien n’est plus mauvais : la soude rend la laine jaune, dure et cassante.
- Un autre procédé, employé quelquefois pour la laine grasse, est de la faire tremper dans de l’eau coulante, propre et chaude, pour enlever la graisse et économiser ainsi le savon. Ceci est encore une erreur; il est bon, sans doute, d’enlever ainsi les matières terreuses qui peuvent se trouver dans la laine, mais cela ne peut être fait par ce procédé sans enlever la graisse ou suint, qui contient beaucoup de potasse et qui avec le savon aide au nettoyage.
- (A suivre.)
- BIBLIOGRAPHIE
- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisa-teur de tissu, par Edouard Gand, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiens.
- L’une des grandes difficultés, pour les praticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont surtout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment in-venté, et dont il offre aujourd'hui la description aux manufacturiers, aux dessinateurs,
- aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient : lo trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2° dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont l'un fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus curieux et de plus inattendu que les « armures-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt l' « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- ACTION DES BISULFITES SUR LES CHLORATES.
- LAVAGE DES LAINES. (Suite et fin.)
- LA TARTALINE
- NOTE SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS.
- MACHINE A TEINDRE.
- PROCÉDÉS DIVERS.
- COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE DES TISSUS Par M. Bosquet.
- M. Bosquet s’est surtout préoccupé de la teinture des tissus mélangés (soie et coton) tels que « bourdaloues », galons, etc., dont la mode exige souvent le réassortiment immédiat et par quantités relativement considérables, pour chapeaux, etc.
- Les bains tinctoriaux sont formés de couleurs d’aniline dissoutes dans l’alcool et s’appliquent soit après mordançage, soit directement. Le tissu traverse la cuve de teinture d'us mouvement lent et continu, passe entre deux rouleaux exprimeurs ou entre deux corps spongieux, qui retiennent la matière colorante en excès, puis chemine de haut en bas et de bas en haut, c’est-à-dire sous forme de ruban sans fin, par l’intermédiaire de rouleaux garnis d’aiguilles.
- Ces aiguilles empêchent le froissement de l’étoffe. L’ensemble des rouleaux-guides est enfermé dans une étuve, munie d’une cheminée d’aspiration, afin d’accélérer le séchage.
- BLANCHIMENT DES TISSUS Par M. de Roussen.
- M. de Roussen supprime complètement le chlore. La première opération consiste dans l’immersion des tissus, durant deux heures environ, dans une lessive alcalino-caustique; on peut employer, par exemple, de 4 à 5 kil. de « lessive Phénix » pour 100 litres d’eau, la température du bain variant suivant la nature des étoffes, depuis 45 à [550, pour la [laine, jusqu’à 100 degrés centigrades, pour les tissus en fibres végétales.
- Après un lavage à grande eau, le tissu est immergé et brassé dans une solution de permanganate de baryte, à raison de 500 gr. de permanganate pour 100 litres d’eau. A la suite de ce traitement, qui dure de une heure et demie à deux heures, on procède à l’essorage et l’on soumet le tissu à l’action de l’acide sulfureux, dans la proportion de 500 gr. d’acide sulfureux anhydre pour 100 litres d’eau.
- Il est procédé à un nouveau lavage à grande eau et l’on répète la série des opérations indiquées, si le blanchiment paraît insuffisant. Dans tous les cas, il est utile de compléter le traitement par une immersion dans l’eau oxygénée.
- FABRICATION DE TISSUS VELOUTÉS, DRAPÉS, ETC-Par MM. Labrosse et Richard.
- On a déjà produit sur les velours gaufrés des effets de tons différents en imprimant,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- après gaufrage de la pièce teinte et sur des parties en relief, une couleur distincte de la nuance déposée sur le fond.
- Le procédé de décoration revendiqué par MM. Labrosse et Richard est basé sur la combinaison de couleurs différentes, appliquées « sur le fond et à des hauteurs variables des reliefs veloutés ou drapés.
- L’étoffe, préalablement traitée par l'une des méthodes de teinture en usage, est ensuite teinte superficiellement, c’est-à-dire à l’extrémité supérieure des fibres veloutées. Les brevetés emploient, dans ce but, un appareil composé d’une auge, à l’intérieur de laquelle est préparée la dissolution colorante et où tourne un cylindre distributeur. Au contact et au-dessus de ce rouleau, un second cylindre, garni de panne, se charge de la couleur, qu’il dépose à l’extrémité des boucles veloutées ou drapées. L’étoffe, tendue ensuite sur une machine construite pour effectuer la coupe à des hauteurs variables dans la largeur, présente un aspect particulier, qui résulte précisément du changement de nuance suivant la hauteur de la tranche.
- RETORDAGE CONTINU Par M. Motte-Bossu fils.
- Le titre exact du brevet porte : « Application, au retordage continu, d’une « queue de cochon » mobile à la pointe de la broche, permettant de produire toutes torsions demandées. » Dans les métiers ordinairement employés, le fil appelé au-dessus du bobinot (qui donne la torsion) par un dévidoir ou par tout autre mode d’entraînement, est guidé, à une distance au moins égale à la longueur du bo-binot, par une queue de cochon fixe, formant le point d’arrêt du ballonnement du fil, que produit la vitesse'de la broche.
- La queue de cochon mobile, munie d’un mouvement à ressort qui permet de la relever verticalement lorsque l’on veut remplacer le bobinot correspondant, est disposée à quelques centimètres seulement de la pointe de la broche. La courbe formée par le fil se trouve
- ainsi limitée et la torsion est régularisée d’autant. De plus, le départ du fil a lieu dans une direction presque perpendiculaire par rapport au bobinot, ce qui empêche le fil, au moment où il reçoit la torsion, d’accrocher les fibres des spires encore enroulées sur le bobinot.
- EMBARRAGE DES ÉTOFFES Par MM. Pierron et Dehaîre.
- Ces constructeurs remplacent devant les machines à apprêter les étoffes : foulards, calandres, etc., les barres fixes et les rou • leaux tendeurs munis de freins, par des tambours à mouvement rotatif, dont la vitesse se règle, à volonté, pendant la marche même des appareils.
- Le résultat s’obtient en superposant, aux extrémités des tambours embarreurs, des disques tronconiques, inversement placés. Les disques inférieurs sont fixes, les disques supérieurs peuvent, au contraire, s’écarter ou se rapprocher, à l’aide de volants à vis actionnant les gaines, sur lesquelles ces disques sont montés. Il est donc toujours facile d’accélérer ou de ralentir la vitesse du rouleau commandé, conséquemment d’accroître ou de diminuer l’écart entre les développements respectifs des tendeurs et, par suite, l’effet exercé sur l’étoffe dans le sens longitudinal.
- IMPERMÉABILISATION ET INCOMBUSTIBILITÉ DES ÉTOFFES
- Par MM. Pach et Storch.
- MM. Pach et Storch préparent un mélange d’alcool et d’acide oléique, dans le rapport de 50 gr. d’acide oléique pour 1 kil. d’alcool ; ils ajoutent ensuite 13 kil. d’alun en dissolution et font évaporer le tout de manière à obtenir un résidu pulvérulent.
- Un gramme de la poudre ainsi préparée, pour 100 gr. d'eau, fournit un apprêt dans lequel il suffit d’immerger le tissu jusqu’à saturation, pour le rendre, après séchage, aussi
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- MACHINE A COUPER LE POIL DES RUBANS-VELOURS Par MM. Granger et Musset.
- réfractaire à l’action du feu qu’aux effets de l'humidité. Toutefois l’imperméabilisation à l’eau n’empêche pas, suivant les brevetés, la pénétration de l’air à travers les entrelacements de l’étoffe.
- GAUFRAGE DES TISSUS LISSES OU VELOUTÉS
- • Par M. Coget
- Le procédé consiste à frapper ou gaufrer les tissus en les pressant, à l’aide d’une enveloppe chauffée, contre un cylindre gravé, maintenu à la température ambiante. L’étoffe passe, tout d’abord, au-dessus d’un réservoir ouvert contenant de la vapeur très humide ; l’humidification s'obtient en lançant des jets de vapeur à la rencontre d’ajutages plongés, d’autre part, dans de l’eau; la vitesse d’écoulement de la vapeur détermine l’aspiration du liquide et le mélange de vapeur et d’eau imprègne l’étoffe cheminant à la partie supérieure. Ainsi humidifiée, la pièce, si elle est veloutée, passe sous une brosse qui couche le poil dans le sens voulu, puis elle entoure le cylindre gravé sur environ moitié de la circonférence.
- Le tambour cylindrique est creux et peut être, suivant les cas, chauffé par une prise de vapeur ou rafraîchi par un courant d’eau froide.
- Le pressage s’effectue à l’aide d’une feuille de tôle recourbée, sur laquelle sont fixées, parallèlement à la génératrice du cylindre,des lames de fer trapézoïdales; ces lames, qui figurent les voussoirs d’une voûte, appuient sur une feuille de cuivre fixée d’un bout seulement au bâti de la machine et interposée entre l’enveloppe extérieure et l’étoffe. Le serrage de l'enveloppe varie, à volonté, à l’aide de quatre tiges filetées, situées aux angles de la tôle et munies d’écrous à oreilles.
- Enfin la partie inférieure de l’enveloppe métallique est chauffée extérieurement par le moyen d’une double rampe à gaz.
- Avec la « raboteuse-ciseleuse » de MM. Granger et Musset, les rubans veloutés, au nombre de trois, sortent d’une caisse dont le couvercle, chargé de poids, sert de premier tendeur ; ils passent de là sur des lames d’em-barrage présentant, en section, la forme d’olives, sur un manchon d'arrière garni de pointes, sous une moufle équilibrée par des contrepoids, et arrivent, ainsi retenus, sur la table à raser. Du côté opposé, les rubans également embarrés sont appelés par un rouleau à pointes, identique au manchon de l’entrée.
- Au-dessus de la table sont disposés trois appareils ou « poupées » munies chacune d’un rasoir. Les armures les plus usitées, les satins, présentant obliquement les points de liage et, par conséquent, le milieu des boucles où la coupe doit être pratiquée, la tringle ou barre porte-poupées est également biaise par rapport à la direction des rubans. Il en résulte que les poupées solidaires de cette barre, animées d’un mouvement transversal alternatif, poussent les rasoirs suivant une diagonale dont l’obliquité peut être modifiée eu égard au type de satin.
- Ajoutons que, pour éviter le démontage et l’ajustage fréquents des rasoirs, l’aiguisage se produit spontanément après chaque passage des lames coupantes à travers les boucles du velours.
- APPAREIL POUR LE BLANCHIMENT ET LE LAVAGE DES TISSUS Par MM. Farmer et Lalance.
- Le blanchiment, le lavage, le chlorage, le dégraissage, le savonnage, le bousage, la teinture des tissus en coton, en lin, en laine, etc., nécessitent des traitements longs, des séries de bains, des battages ou des pressions considérables, pour faire pénétrer les liquides à fond dans l’étoffe.
- MM. Farmer et Lalance abrègent notable-
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- ment la durée des opérations et réduisent le nombre des appareils en faisant circuler le tissu autour de cylindres ou de plaques perforés, à travers lesquels les liquides sont tantôt aspirés de l’extérieur vers le centre de la cuve, tantôt refoulés du centre vers l'exté-ieur.
- DÉTREMPAGE DU FIL D’ACIER DES GARNITURES DE CARDES Par MM. Miroude et Cie.
- Le fil d’acier trempé, qui sert à la fabrication des rubans et garnitures de cardes, traverse, entre la molette d’où il se déroule et la a machine à bouter » proprement dite, la flamme d’une lampe à gaz. Si le fil cheminait sans arrêt, il ne subirait aucune action de la part du gaz enflammé, mais l’arrêt momentané, utile à la formation de la dent, suffit pour détremper la partie située en face de la flamme. Le détrempage se reproduit ainsi par intervalles réguliers, correspondant à la longueur de fil nécessaire à la formation d'une dent. Le « croc » seul reste dans l’état où le fil d’acier a été amené sur la molette ; la base de la denture, moins cassante, possède ainsi plus de durée.
- NOTE SUR L’ACTION
- DES BISULFITES SUR LES CHLORATES parM. Prud’homme
- On connaît les propriété réductrices de l'acide sulfureux. Avec les iodates il se transforme en acide sulfurique et l’iode est mis en liberté. Il décolore le permanganate de potassium, dissout le peroxyde de manganèse, réduit les sels ferriques à l’état de sels ferreux, transforme l’acide phosphorique en acide phosphoreux, et enfin, avec l’acide chlorique, donne de l’acide sulfurique et de l’acide chlorhydrique.
- Les bisulfites alcalins font subir aux chlo
- rates une réduction incomplète qui peut se figurer par les équations :
- C103 Na+S03 NaH=C102H+S04 Na? C103 Na 4- 2 (SO3 NaH) = C10H + S04 Na?
- 4- S04 NaH
- Le bisulfate de soude pourra-réagir sur un excès de bisulfite et dégager de l’acide sulfureux, agissant à son tour comme réducteur.
- Verse-t-on du bisulfite de soude à 30’ B. dans une solution concentrée de chlorate de soude, à 100 grammes par litre par exemple, il se produit une réaction violente, surtout si la solution de chlorate est déjà chaude. Il faut ajouter le bisulfite par petites portions ; le liquide s’échauffe bientôt assez pour entrer en ébullition. Si, au fond du vase à réaction, il se trouve des cristaux de chlorate non dissous, ils produisent au contact du bisulfite une série de petites explosions.
- Pendant la durée de la réaction il se dégage une forte odeur de composés oxygénés du chlore et d’acide sulfureux. Le liquide décolore l’indigo et d’autres matières colorantes, et transforme la cellulose en oxycellulose de M. G. Witz, facilement caractérisée par une teinture en bleu méthylène. Aveç le sel d’aniline, la liqueur chlorée donne naissance à du noir d’aniline; conditions de production assez curieuses, puisqu’elles sont déterminées par le bisulfite. Elles confirment la théorie et les essais de M. Rosenstiehl sur la prodution du noir par les composés oxygénés du chlore.
- Quand la réaction se passe en présence d’alcool, il y a formation d’éthers chlorés.
- Le mélange de bisulfite et de chlorate de soude, après réaction, finit par déposer des cristaux de sulfate de soude.
- M. Albert Scheurer a présenté à la Société industrielle de Mulhouse une note sur les enlevages sur indigo au moyen du chlore gazeux.
- Le chlore, même humide, ne détruit l’indigo que lentement, mais si l’on imprime sur indigo un alcali caustique épaissi, l’enlevage au
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- moyen du chlore gazeux est immédiat. Il en est de même pour le rouge turc. On peut, par ce procédé, produire aussi des enlevages coloriés sur fond bleu ou rouge. Si l'on imprime un mélange d’oxyde de plomb et d’oxyde de chrome dissous dans la soude, on réalise la synthèse du chromate de plomb ; le bleu est détruit et l’on obtient un enlevage jaune.
- Pour produire des enlevages rouges sur indigo, on imprime de l’aluminate de soude très alcalin, on passe au chlore, puis on dégomme et on teint en alizarine.
- LAVAGE DES LAINES (Suite et fin.}
- Autrefois, on employait pour le lavage des laines une lessive composée de vieille urine et d’alcali. L’urine était utile en ce qu’elle contenait des carbonates d’ammoniaque, et on croyait que les matières organiques étaient utiles pour empêcher les alcalis de détériorer les fibres de la laine.
- Actuellement ce procédé est. hors d’usage et est complètement remplacé par le savon.
- Ainsi qu’il a déjà été dit, pour le lavage des laines, on doit employer de la potasse et non de la soude. Le suint est composé pour presque moitié de son poids de potasse, et c’est cette potasse qui donne à la laine un toucher moelleux et soyeux. La nature nous sert ainsi de guide, et l’expérience nous démontre que la potasse lubrifie et blanchit la laine, tandis que la soude la rend dure et jaune :
- La formule suivante a été donnée par des personnes compétentes, pour un savon qu’elles considèrent comme un des meilleurs :
- Mettez dans un vase en terre 25 kil. de potasse caustique pure et 45 kil. d’eau, agitez une ou deux fois et la potasse va se dissoudre de suite et devenir chaude. Laissez refroidir la solution.
- Mettez dans un vase convenable 90 litres d’huile de coton et 10 kil. de suif fondu très
- propre. Versez doucement la lessive dans l’huile en l’agitant avec une spatule en bois d’environ 75 millim. de large, continuez à l’agiter jusqu’à ce que la lessive et l’huile soient complètement combinées et aient pris l’apparence de miel. Couvrez alors le vase et met-ez-le dans un endroit chaud pendant 24 heures.
- Agitez de nouveau et laissez poser pendant quelques jours pour que la saponification soit complète.
- Ce savon se fait à froid, et le rendement sera de 170 kil. Il est excellent pour dégraissage; si on le désire un peu plus fort, on peut ajouter un peu de perlasse ; pour de la laine très grasse, il doit même être plus fort.
- Si l’on veut le faire bouillir, le savon se fait plus vivement, et on peut alors employer le procédé suivant :
- Prenez 80 litres d’huile et 9 kil. de suif, et faites-les bouillir avec 95 litres de lessive de potasse caustique à 18oB., ajoutez ensuite 34 litres de lessive à 36oB. et à peu près 3 kil. de perlasse, faites bouillir de nouveau et le savon se fait presque de suite.
- On pourrait donner un nombre infini de formules pour la fabrication des savons, aussi simples que celles-ci, mais cela est inutile.
- La chose principale à considérer est que pour finir et encoller les tissus ou les fils, faut un savon neutre, c’est-à-dire un savon dans lequel l’alcali soit en équilibre avec l’huile; mais pour le lavage de la laine l’alcali doit être légèrement en excès, à cause de la graisse et des impuretés contenues dans la laine ; mais en aucun cas il ne doit y avoir trop d’alcali; pas plus que l’eau ne doit être trop chaude, car dans l’un ou l’autre de ces cas la laine serait brûlée. Les laines étant plus ou moins sales. il n’est pas possible de déterminer précisément le degré de chaleur nécessaire; mais si l’eau est plus chaude que ne peut le supporter la main, elle est trop chaude.
- Pour bien laver la laine, elle doit être passée dans trois ou quatre eaux, et il est d’ha-
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- s
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- bitude, et cela doit être, de mettre un savon plus fort dans la première eau, afin d’extraire du premier coup les impuretés et la graisse. Dans la dernière eau, on doit se servir d’un savon dans lequel l'huile est en excès sur l’alcali, afin de nourrir et d’adoucir la laine avant de la faire sécher.
- Lorsque l’on réfléchit que les petites cellules qui composent les fibres de la laine sont enflées et soulevées par la chaleur de l’eau, et que la laine elle-même est ramollie, il est facile de comprendre qu'un savon huileux peut pénétrer dans la fibre et déposer une partie de son huile, et que ce dépôt adoucit la laine et la rend plus facile à travailler.
- Quelques personnes, pour finir la laine, la font passer dans de l’eau claire; mais, quoique cela puisse améliorer la couleur, c’est un tort; cela empêche le séjour de l’huile dans la fibre.
- Une chose à laquelle les blanchisseurs de laine ne réfléchissent pas assez, c'est que la laine peut être complètement dissoute jusqu’à ce qu’il n'en reste pas. L’eau chaude seule ne peut produire cet effet, et l’on peut faire bouillir la laine sans la fondre ; mais si l’on met dans l’eau un peu de lessive caustique ou autre alcali semblable, la laine disparaîtra rapidement, même si la chaleur est bien au-dessous de 100oC.; mais plus la chaleur est forte, plus elle se fondra rapidement.
- Ce fait démontre clairement le danger d’employer, soit un savon trop fort, soit de l’eau trop chaude, car, si chaque fibre de la laine ne perd qu’une petite fraction de sa surface, l’ensemble de la perte est grand. Et comme ce sont les parties dentelées qui sont les premières attaquées, la qualité de la laine pour le filage se trouve être considérablement amoindrie.
- L’eau très chaude sans savon détériore la laine en lui enlevant sa frisure naturelle et par cela même la rend moins propre à être filée; souvent le mauvais filage de la laine n’est dû qu’à la chaleur excessive de l’eau dans laquelle la laine a été lavée.
- Il est probable que personne n’a jamais pu estimer les pertes causées par ces deux imperfections dans le làvage des laines : un savon trop fort et une eau trop chaude.
- Pour laver le mohair, quelques personnes n’emploient que de l’eau froide, croyant bien faire de ne pas même laver parfaitement les fibres. Il est certain que le mohair, comme l’alpaga, ne peut supporter autant de lavages que la laine, mais l’expérience est contre l’eau froide ; mieux vaut un lavage dans de l’eau modérément chaude avec un savon neutre et pas trop de savon.
- LA TARTALINE
- Parmi les produits destinés à remplacer avantageusement la crème et les cristaux de tartre pour la teinture des laines en noir ou en couleur, il n’en existe pas, croyons-nous, qui donne de meilleurs résultats que la tar-taline en poudre dont M. Grand (est l’inventeur.
- Ce mordant donne un bon toucher aux étoffes et fixe parfaitement les colorants. Il s'emploie de la même manière et donne les mêmes proportions que la crème de tartre. Ajoutons qu’il ne détériore ni les laines ni les chaudières, que les prix de vente sont inférieurs à ceux des produits similaires, et que par son emploi on peut réaliser une économie de 50 p. 00.
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- NOTE
- SUR LA SOLIDITE DES COULEURS
- SUR LAINE
- Beaucoup de teinturiers sur petit teint et de teinturiers-dégraisseurs font des bleus sur laine avec du vert acide et du violet rouge 4 RS de la Badische en présence de sulfate de soude et d’acide sulfurique.
- L’auteur a observé qu’en se servant de laine mordancée en bichromate et tartre, ces
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- teintures, qui sans cela ne résistent pas au moindre savonnage, deviennent beaucoup plus solides à l’air et au savon.
- Elles perdent de plus la fort désagréable propriété, lorsqu’elles sont employées pour bas, d’abandonner à la peau du vert qui est l’origine de violentes coliques.
- Cette observation peut être étendue à bien d’autres couleurs d’aniline.
- Ainsi, le violet au méthyl décharge beaucoup moins au lavage et au frottement, bien que la présence du mordant ne puisse le faire résister au savonnage un peu fort.
- Amaury de Montlaur, ingénieur.
- LA MACHINE A TEINDRE O DE M. CÉSAR CORRON
- On lit dans le Mémorial de la Loire :
- Nous venons de voir, dans les ateliers de la Teinturerie Stéphanoise, une installation mécanique pour la teinture du noir qui nous a vivement intéressés.
- Habitué à visiter des usines où l’on voit des quantités d’ouvriers placés les uns en face des autres, occupés à agiter la soie dans les bains de teinture à l’aide de petits bâtons noueux, nous avons remarqué avec surprise qu’ici les barques étaient chargées de soie et que cette soie, placée sur des rouleaux admirablement polis, se teignait pour ainsi dire toute seule.
- Nous avions vu déjà cette machine à l’Exposition de 1878, et nous avions douté, avec plusieurs spécialistes, que l'application en fût industriellement bien pratique.
- Mais il faut se dire, en fait de perfectionnements industriels, que, toutes les fois qu’un procédé nouveau est scientifiquement et théoriquement bon et avantageux, lors même que l’application en paraît presque impossible, il y a toujours un moyen de le réaliser pratiquement; ce sera peut-être long, mais il viendra un homme qui réussira.
- Il en a été ainsi en ce qui concerne l’inven tion qui nous occupe. Aujourd'hui, en effet,
- grâce aux ingénieux perfectionnements que M. César Corron a apportés à son appareil, on peut l’employer à teindre des milliers de kilogrammes de matières ; cela sans difficulté, sans effort, en utilisant même l’ancien matériel.
- La machine se compose d’abord d’un cadre de 8, 10 ou 12 mètres de longueur, peu importe. Les matteaux sont placés sur des rouleaux en bois tourné ou en caoutchouc durci : chaque rouleau vient prendre son rang sur le cadre. Ce cadre peut recevoir 60, 70, 80 ou 100 kilogammes de soie, de coton, etc.; il est mis en mouvement dans le bain à l’aide d’une lon-guerine qui actionne ensuite les leviers hori-zonteaux ; ces leviers horizontaux impriment à d’autres leviers verticaux, placés au-dessus des barques, un mouvement d’ascension et de descente nécessaire aux opérations de la teinture.
- Après une marche régulière et automatique, l’ouvrier pratique l’opération du « lise », qui se fait soit avec des engrenages fixés aux rouleaux liseurs, soit à la main, par une légère traction sur les matteaux à l’aide des rouleaux tendeurs mobiles.
- Dans la méthode de la submersion, on place à l’extrémité de chaque matteau un rouleau tendeur. Le cadre est alors submergé avec la soie, et pour rendre aux fils leur liberté dans le bain, liberté indispensable à l’obtention d’une bonne teinture, les rouleaux tendeurs viennent reposer sur deux vergues placées au fond de la barque. La machine imprime au cadre un léger mouvement d’ascension, et les rouleaux tendeurs, reprenant leurs fonctions de tendeurs, lissent la soie, puis viennentse reposer sur des vergues établies par eux.
- L’accordéon, qui se déploie ou se resserre sous la main de celui qui en joue, donne une idée assez exacte du mouvement imprimé à la soie dans la barque.
- On nous a fait observer que les cadres avaient aussi l’avantage de se rendre automatiquement d’ue barque à une autre barque, et on a opéré cette manœuvre devant nous. Nous
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- avons été vraiment satisfaits de la facilité avec laquelle s’est fait ce changement.
- M. Corron est donc arrivé à ce résultat incontesté de placer de la soie grège sur sa machine et d’en terminer toutes les opérations de teinture en évitant les tordages à la main, les remettages en bâtons, les lavages sur les grilles, toutes manœuvres nuisibles et préjudiciables au nerf de la soie.
- C’est donc un perfectionnement qui transforme complètement l’industrie de la teinture, soit comme économie dans la main-d’œuvre, soit comme exécution dans la supériorité de travail.
- En opérant ainsi, cet appareil respecte la finesse du fil précieux, lui conserve sa ténacité, et lui rend les qualités essentielles et indispensables pour obtenir un tissu brillant, soyeux et un tissage facile à la fabrication, qualités que l’ancien mode d’opérer dénature notablement.
- Nous étions accompagné, dans notre visite à la Teinturerie Stéphanoise, par un spécialiste expérimenté et bien connu qui a implanté dans une ville voisine l’industrie de la teinture du noir souple, un de ces hommes utiles qui savent faire pour eux-mêmes une grande fortune tout en faisant celle de leur pays.
- « Cette machine, nous disait-il, réalise un des progrès les plus étonnants que j’aie vus en teinture. L’économie dans la main-d’œuvre est considérable, et pourtant le traitement des matières est bien supérieurr aux anciens procédés. »
- Et, avec sa compétence et son autorité reconnues, il nous fit, en effet, remarquer que les irrégularités, les imperfections dans les opérations devaient être sûrement évitées, puisque toutes les flottes placées à une égale distance les unes des autres sont soumises au même mouvement mécanique et fonctionnent toutes ensemble dans les barques de lavage, de mordançage et de teinture. Plus de ces petits accidents qui accrochent les fils le long des barques, les éraillent, les cassent et préparent ainsi un mauvais tissu.
- « Et c’est d’un simple! ajouta-t-il en riant. Une femme ou un enfant feraient marcher ça. »
- Simplifier en tout et partout, c’est la marque la plus certaine du progrès !
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- PROCÉDÉS DIVERS
- Bleu marin pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 375 gram. de bleu alcalin R;
- 500 gram. de borax.
- Mettez la laine à 97° C. , manœuvrez pendant 45 minutes.
- Enlevez, lavez et mettez dans un bain contenant :
- 1 kil. d'orseille concentrée ;
- 5 kil. de sel de Glauber;
- 1 kil. 500 d’huile de vitriol.
- Manœuvrez pendant 20 minutes.
- Lavez et finissez.
- Or bronze pour laine torse
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 500 gram. d’extrait d'indigo ;
- 500 gram. d’orseille concentrée;
- 375 gram. de jaune bon teint ;
- 1 kil. d’acide sulfurique ;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Mettez la laine à 65° C., élevez la température jusqu’au point d’ébullition.
- Faites faire 4 ou 6 tours.
- Lavez et finissez.
- Vert tendre pour coton cardé
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. d’extrait de fustet ;
- 500 gram. de sumac ;
- 1 kil. d’alun ;
- 60 gram. de muriate d’étain.
- Mettez le coton et manœuvrez pendant une heure à 930 C.
- Enlevez, égouttez ensuite, étouffez pendant
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- une nuit. Le lendemain, mettez dans un nouveau bain contenant :
- 180 gram. de vert no 1.
- Manœuvrez pendant une heure à 830 C. Finissez.
- Noir pour coton cardé
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant :
- 5 kil. d’extrait de campêche;
- 1 kil. de vitriol bleu.
- Mettez le coton et manœuvrez pendant 2 heures à 97° C.
- Enlevez, égouttez et laissez poser pendant quelques heures, si possible pendant une nuit.
- Mettez ensuite dans un bain contenant : 750 gram. de cendres de soude.
- Manœuvrez pendant encore 30 minutes. Finissez.
- Brun pour coton cardé
- Préparez un bain contenant :
- 9 kil. de cachou ;
- 590 gram. de vitriol bleu.
- Mettez le coton et faites bouillir pendant une heure et demie.
- Enlevez et passez dans un hydro-extracteur.
- Mettez ensuite dans un bain contenant :
- 1 kil. 500 de bichromate de potasse.
- Manœuvrez pendant 30 ou 40 minutes à 97o C.
- Finissez.
- Brun chocolat pour laine cardée
- Pour 500 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 7 kil. 500 de fustet ;
- 7 kil. 500 de bois de Cam.
- Mettez la laine et faites bouillir pendant une heure.
- Enlevez et mettez dans un nouveau bain contenant :
- 500 gram. de couperose ;
- 2 seaux d’urine.
- Faites bouillir pendant 15 minutes, égouttez et lavez,
- Amarante violacé pour laine cardée
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de campêche;
- 2 kil. de cudbard ;
- 1 kil. de tartre.
- Mettez la laine et faites bouillir pendant 2 heures.
- Enlevez et mettez dans un bain contenant 60 gram. de couperose.
- Faites bouillir pendant 15 minutes, lavez et finissez.
- Vieil or pour laine cardée
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 2 kil. de bichromate de potasse ;
- 500 gram. d’alun ;
- 250 gram. de tartre.
- Mettez la laine et faites bouillir pendant 1 heure.
- Enlevez et teignez dans un bain contenant :
- 8 kil. de fustet ;
- 1 kil. 500 de bois de Cam.
- Faites bouillir pendant 30 minutes, lavez et finissez.
- TARIFS DES CHEMINS DE FER CHEMIN DE FER DE L'OUEST
- Cette Compagnie a adressé au ministre des travaux publics une proposition ayant pour objet d’inscrire dans son tarif d’expédition P. V. no 24 un prix de 8 fr. par tonne, frais de gare compris, pour le transport de la «glycérine en fûts », par expédition d’au moins 5,000 kilog. (chargement et déchargement par les soins et aux frais, risques et périls des expéditeurs et des destinataires), de Bati-onolles au Havre.
- ©
- (Voyez l’affiche collective en date du 10 mai 1884.)
- Cette proposition a été homologuée à titre provisoire et la Compagnie de l’Ouest a été invitée à inscrire dans ledit tarif un prix réduit pour le transport des glycérines en fûts, de Batignolles à Rouen.
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- OO C. G.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LA BENZINE
- DÉRIVÉE DE LA PARAFFINE
- MM. Armstrong et Miller ont communiqué à la Société de Chimie, de Londres, les résultats de leurs travaux sur les liquides obtenus par la compression du gaz à l’huile, tel qu’il est produit par le passage de la vapeur du pétrole dans des cornues chauffées à blanc. Leur produit est en tout semblable à celui que Faraday a obtenu en 1825, et dans lequel il découvrit la benzine. Outre ce dernier corps et ses homologues, le liquide du gaz à l’huile contient des hydrocarbures de la série de l’éthylène et de l’acétylène.
- Il est à remarquer, font observer les auteurs, que ces derniers corps ne sont pas de vrais homologues de l’acétylène, car ils ne peuvent former de composés métalliques analogues à l’acétylure de cuivre. Ce sont probablement des dérivés de l’aliène, l’isomère de l’allylène ou méthyle-acétylène.
- Les parties, ayant un point d’ébullition inférieur à celui de la benzine, ont donné deux hydrocarbures de la série de l’acétylène, savoir :
- La méthyle-allne, semblable à la crotony-lène isolée par Caventou du mélange des hydrocarbures obtenus par la condensation du gaz d’éclairage, et l’hexylène, semblable à celle décrite par Schorlemmer ;
- Les tétrabromures cristallisés de ces hydrocarbures obtenus en grandes quantités et à
- l’état de pureté. Il a été jusqu’ici impossible d’isoler l’hydrocarbure intermédiaire C5H8.
- Les fractions bouillant au-dessous de la benzine contiennent deux oléfines, savoir : l'amy-lène et l’hexylène. L’étude de leur oxydation fait voir que tous deux sont les hydrocarbures normaux. L’amylène donne, après oxydation par le permanganate, de l’acide butyrique normal. L’hexylène est convertie en acide valérique. En d’autres termes, l’amylène est le propyl-éthylène normal, et l'héxy-lène le butyl-éthylène.
- Ces travaux sont une suite de ceux de Thorpe et de Young. En chauffant de la paraffine sous pression à une température relativement modérée, ils obtinrent un mélange, avec les oléfines correspondantes, des paraffines inférieures (normales), jusqu’à la pentane. A la température plus élevée des cornues à gaz, les paraffines sont complètement converties en oléfines, acétylène, benzine, etc. Les auteurs pensent qu’il n’est pas impossible que la benzine soit un produit immédiat de l’action de la chaleur sur la paraffine, sans passer par les transformations des hydrocarbures de la série de l’acétylène.
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- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- FORMATION DE MATIÈRES COLORANTES
- RECHERCHES SUR LA CHIMIE DES CELLULOSES
- LA TEINTURE LYONNAISE.
- L’ACÉTATE DE PLOMB COMME MORDANT
- LA RAMIE DE CHINÉ.
- LE MÈTRE-COMPTEUR.
- BREVETS D’INVENTION.
- BIBLIOGRAPHIE.
- COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- LAVAGE CHIMIQUE DES BOURRES ET POILS D’ANIMAUX
- Par M. Bielefeld.
- Les bourres et poils d’animaux provenant des mégisseries sont toujours souillés et ternis par des poussières de chaux, qu’un lavage à l’eau ne suffit pas à extraire. M. Bielefeld ne supprime pas ce lavage, mais il le fait suivre d’une immersion dans une dissolution aqueuse d’acide sulfurique, d’acide chlorhydrique, d’acide azotique ou acide analogue. La chaux se combine avec l’acide et, après un nouveau lavage à grande eau afin de faire disparaître toute trace d’acide, les matières séchées reprennent l’aspect brillant qui leur est propre à l’état normal.
- IMPRESSION DE COULEURS SUR TISSUS GAUFRÉS Par M. Voland.
- Ce genre d’impression s’effectue, d’ordinaire, avec des couleurs relativement foncées sur nuance claire. M. Voland applique toutes couleurs sur étoffes gaufrées de nuances plus ou moins sombres.
- Il suffît, pour cela, de recouvrir les parties gaufrées qui doivent être imprimées d’un fond adhérent et opaque de la forme même du dessin à reproduire et de nuance quelconque. Ce fond reçoit, sans aucune modification aux procédés d’impression habituels, les couleurs succès sives qui concourent au motif de décoration.
- MACHINE POUR RÉDUIRE EN POUDRE LES BOIS DE TEINTURE Par M. Paoletti.
- M. Paoletti substitue aux lames de scie cir culaires, qui résistent mal au travail des bois durs, s’échauffent, produisent peu et occasionnent un entretien coûteux, des fraises spécialement dentées pour la mouture de ces bois, tels que fernambouc, santal, etc.
- La machine construite à cet effet comprend deux parties essentielles : 1’ la fraise ou plutôt les fraises triturantes, car, pour mieux équilibrer l’appareil, M. Paoletti dispose, de chaque côté de la commande (composée d’une poulie fixe et d’une poulie folle) une fraise à denture oblique et inversement plantée par rapport à celle de la fraise symétrique. Ces fraises sont en acier trempé et entre les dents sont ménagés des chemins latéraux qui évitent l'échauffement du métal, facilitent l'aiguisage et permettent de rafraîchir la pointe. 2* Le bâti se compose d’une table ou établi en bois supporté par des pieds en fonte. En re-
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- gard de chaque fraise et perpendiculairement à l’arbre de commande est fixée sur l’établi une coulisse métallique, dont les rebords maintiennent le bois à moudre. Ce bois est débité en lames de largeur correspondante à l’écartement des bords de la coulisse et de longueur proportionnée aux dimensions de la table. A i’intérieur de la coulisse, une rainure longitudinale permet de passer un boulon qui retient le «poussoir » en bois, dont l’ouvrier fait usage pour presser les lames contre la fraise
- AUTOMATE APPLIQUÉ AUX MÉTIERS A BAS RAYÉS A DEUX COULEURS Par M. Herlitschka.
- Sous ce titre, M. Herlitschka revendique l’application au métier rectiligne d’une commande automatique pour effectuer les changements de couleurs et pour suspendre le fonctionnement de la machine, lorsque l’ouvrier doit intervenir en vue d’une modification au dessin.
- L’automatisation est réalisée grâce à l’adaptation au métier d’une mécanique Jacquard de construction spéciale.
- FABRICATION PAR LA PHOTOGRAPHIE DE ROULEAUX D’IMPRESSION Par M. Meyrueis.
- M. Meyrueis obtient des épreuves photographiques sur gélatine et utilise les reliefs de ces épreuves pour prendre des empreintes par les procédés connus. Ces empreintes, séchées et contournées suivant le diamètre du rouleau d’impression, servent de matrices pour fabriquer ce rouleau par coulage ou par empreinte, au moyen de la celluloïde, par exemple. Les avantages du procédé sont, entre autres, de reproduire des dessins à toute échelle, d’économiser les frais de gravure, de rendre des images sans traits saillants telles que peintures, aquarelles, etc., de permettre la reproduction absolument exacte d’œuvres artistiques de toute sorte.
- FABRICATION DES ROULEAUX POUR IMPRESSION Par M. Meyrueis.
- Entre autres moyens, nous citerons les suivants :
- 1o La photographie du dessin ou tout report lithographique est reporté sur une feuille métallique, sur zinc par exemple, grâce aux moyens connus. Cette feuille traitée à l’acide présente les creux et reliefs utiles à l’impression. Il ne reste plus qu’à cintrer la feuille suivant le diamètre du rouleau, en conservant la face gravée à l’extérieur, et à souder les bords, à consolider l’ensemble, pour lui donner la résistance voulue.
- Un second moyen repose sur la galvanoplastie : le cylindre ci-dessus est moulé sur cire, puis la face interne du moule qui a reçu l’empreinte est rendue conductrice et plongée dans un bain galvanoplastique.
- il se forme alors un cylindre concentrique au moule, qui est la reproduction exacte du premier et peut s’employer directement comme rouleau imprimeur, si le dépôt est assez épais.
- D’après une troisième méthode, on prend, à l’aide du papier ou autrement, l’empreinte de la planche à reproduire, on cintre ensuite cette matrice, que l’on raidit suivant besoin, et l’on coule à l’intérieur un rouleau plein ou évidé.
- GENRE DE TRICOT APPRÊTÉ • Par M. Lechat.
- Ce tricot, fabriqué soit sur métiers rectilignes, soit sur métiers circulaires, ne subit ni foulage, ni « formage », ni aucune autre manutention avant l’apprêt qui permet de le tailler comme un tissu ordinaire, c’est-à-dire en pièce, alors que les étoffes tricotées ne peuvent être découpées sans s’effiler et se rouler sur les bords.
- L’apprêt donné à cet effet varie suivant l’aspect final que l’on recherche. Dans certains cas, après le décatissage sur table, on arrose
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- d’eau chaude le tissu enroulé et l’on ne déroule le tricot qu’après complet refroidissement; on termine par un encartage et un pressage à chaud.
- Dans d’autres cas, le décatissage est suivi d'un arrosage avec une solution, à 40 degrés centigrades, de gélatine, de glucose, de farine. Le tricot doit encore rester enroulé jusqu’à complet refroidissement, avant d’être encarté et soumis à une température de 85 degrés centigrades.
- En résumé, le but est de fixer les mailles de telle sorte qu’il devienne possible de tailler des vêtements dans la surface tricotée comme dans une étoffe tissée, maintenue par ses lisières et par la rigidité des entrecroisements.
- NOUVEAUTÉS PAR IMPRESSION ET TEINTURE Par M. Grison.
- Le procédé consiste dans une impression sur lainages, de mordants pour laine additionnés d’épaississants de même nature que ceux employés pour les impressions sur coton, puis dans une teinture des tissus ainsi mordancés.
- En teignant simultanément le fond et les dessins imprimés en doubles, triples, quadruples tons de même couleur ou de couleurs différentes, on obtient un genre nouveau qui offre une grande analogie d’aspect avec les articles façonnés au tissage. Les mordants sont de trois sortes; nous les désignerons par les numéros 1, 2, 3.
- Le mordant n. 1 se compose, pour 1 litre d’épaississant mucilagineux, de : Bichromate de potasse ou de soude. 100 gr. Sulfate de zinc ou autres sels de zinc solubles 300 —
- Le mordant n. 2 est formé, pour la même proportion d'épaississant, de :
- Bichromate de potasse ou autre sel de chrome 100 gr.
- Sulfate de zinc ou autre sel de zinc soluble............................. 200 —
- Pyrolignite de fer à 14 ou autre sel à base de fer...............;....... 200 -
- Enfin le mordant n. 3 contient, toujours pour 1 litre de mucilage :
- Sulfate d’alumine ou alun..... 100 gr.
- Oxymuriate d’étain ou autre sel soluble d’étain, de 25 à 50 —
- Ces trois mordants, combinés pour donner les nuances les plus foncées, sont étendus avec plus ou moins d’épaississants pour fournir des tons plus ou moins clairs.
- Avant de procéder à la teinture dans des bains acides ou alcalins, il faut fixer les impressions par le vaporisage, de manière à rendre les mordants insolubles.
- FORMATION DE MATIÈRES COLORANTES
- AVEC DES ACIDES AROMATIQUES
- Par Carl Zulkowsky.
- Graebe et Caro ont remarqué que l'aurine chauffée avec de l’eau à 220-250° F. se décompose avec formation de dioxybenzophé-none et phénol. On a essayé, mais sans succès, de préparer l’aurine dans le produit de sa décomposition.
- M. Zulkowsky a fait fondre de l’aurine avec de la potasse caustique et a obtenu du phénol et de l’acide paroxybenzoïque comme suit :
- Ct9Hi4O3+4KOH=C7H4K2O3+2C6H5OK +2H20.
- Il a également réussi la réaction inverse.
- Lorsque l’acide paroxybenzoïque ou l’acide salicylique est chauffé à 140° F. avec du phénol ou de l’acide sulfurique, la masse fondue devient jaune, il est vrai, mais elle reste liquide, même après avoir été chauffée pendant 6 heures, de sorte que la réaction est très lente.
- La quantité de matière colorante est très faible, mais la masse fondue donne la réaction colorée de l’aurine avec de la potasse caustique.. Cependant, lorsque les phénols polyatomiques sont chauffés avec les acides ci-dessus, et probablement avec n’importe quel
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- acide aromatique , en présence des agents déshydratants, la réaction est très énergique.
- Jusqu’ici on n'a obtenu la coloration par condensation qu’avec des aldéhydes et des chlorides aromatiques et de l’anhydride phtha-lique; on a, il est vrai, employé de l’acide phthalique, mais il forme facilement un anhydride.
- Les expériences de l’auteur se sont étendues seulement sur l’action des acides benzoïque et salicylique ou résorcinol, orcinol et pyrogallol, mais les résultats obtenus portent à croire que les autres acides aromatiques donneraient des produits semblables.
- Les matières colorantes n’ont pas encore été parfaitement expérimentées, mais leurs qualités générales sont les mêmes que celles des phthalines.
- Acides benzoïque et résorcinol. — Un mélange d’une molécule d’acide benzoïque et de deux molécules de résorcinol a été mis dans un flacon avec une quantité, égale au résorcinol, de chlorure de zinc. Le flacon était muni d’un bouchon perforé, à travers lequel passait un tube en verre, pour permettre l’échappement des gaz et vapeurs. Il a été chauffé dans un bain de paraffine pendant 6 à 8 heures, à une température de 170 à 1800 F.
- La réaction se produit dès que se fait la fusion et la masse commence par devenir jaune et ensuite rouge foncé.
- Etant refroidi, le flacon fut rempli d’eau bouillante et chauffé au bain-marie jusqu’à ce que la masse fût devenue molle. Le mélange fut refroidi et le liquide jaune transvasé. Cette opération fut répétée quatre ou cinq fois et on obtint un résid uressemblant à des cantharides. Cette substance, en refroidissant, devint solide et fut cristallisée en la faisant dissoudre dans une petite quantité d’alcool à 50 0[0 bouillant. Les cristaux sont beaucoup moins solubles dans l’alcool que le produit brut; ils forment une solution jaune d'or, avec une fluorescence verte, que l’on l’on peut rendre plus intense par l’addition d’ammoniaque ou de potasse.
- Suivant la théorie, cette substance devrait être la même que le benzine-résorcinol de Dœbner, préparé avec du benzényltrichlorure de résrocinol.
- Un très bon rendement de matière colorante a été obtenu en employant de l’acide sulfurique comme agent déshydratant en poids égal à celui du résorcinol. Le mélange a été chauffé pendant 3 heures à 130-1350 F. et le résidu traité avec de l’eau chaude, comme ci-dessus.
- L’acide sulfurique, combiné chimiquement, ainsi que ses impuretés, sont enlevés en les faisant bouillir dans de la soude caustique étendue d’eau, dans un vase en porcelaine, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un petit résidu.
- La matière colorante a été précipitée de la solution alcaline par l’addition d’acide acétique, et cristallisée comme ci-dessus.
- Acide benzoïque et orcinol. — Un mélange d’une molécule d’acide benzoïque et de déux molécules d’orcinol anhydre, avec de l’acide sulfurique en quantité égale à l’orcinol, a été chauffé à 130 ou 1350F. Le mélange a pris de suite une couleur jaune rougeâtre. Traité avec de l’eau, on avait comme produit une masse cassante d’un vert d’acier, avec un reflet métallique.
- Après avoir été purifiée en la traitant avec de la soude caustique et de l’acide acétique, la solution alcoolique était d’une admirable couleur jaune d’or, avec une légère fluorescence vert foncé, qui devenait plus intense par l’addition ammoniaque. On pourrait la faire cristalliser avec de l’acide acétique glacial, mais non pas avec de l’alcool.
- L’acide benzoïque et le pyrogallol. — Un mélange de ces substances avec de l’acide sulfurique dans les proportions habituelles a été chauffé pendant 2 heures et demie à une chaleur de 120 à 130oF. Le mélange a commencé par devenir jaune, ensuite brun, et en dernier lieu il était complètement opaque. La matière colorante est soluble dans l’eau chaude et on la purifie en filtrant la solution aqueuse bouil-
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- lante. En laissant poser le produit, il se forme de gros cristaux qui sont lavés à l’eau froide. La solution, la filtration et la cristallisation sont répétées et les cristaux séchés dans le vide. Ils ont une couleur brun rougeâtre, que Ton a trouvé avoir été produite par une mince couche superâcielle, probablement un produit de l’oxydation. La solution aqueuse est brun rougeâtre, devient violette par addition d’ammoniaque et prend une couleur sale par l’addition de potasse caustique.
- Anhydride benzoïque et résorcinol. — La réaction n'a été faite que par l’addition de chlorure de zinc, mais la réussite a été aussi bonne qu’avec de l’acide benzoïque.
- Acide salicylique et résorcinol. — Le chlorure de zinc et l’acide sulfurique ont été employés l’un et l’autre comme agents déshydratants et la température a été maintenue entre 130 et 140° F. Dans les deux cas, la masse en fusion a pris rapidement une couleur rouge intense. A une température plus élevée., il s’échappe du bioxyde de carbone.
- Avec du chlorure de zinc, la réaction est complète en 6 à 8 heures, et, avec l’acide sul-furique, en 4 à 5 heures. La substance, purifiée de la manière déjà décriie, est enlevée de la solution par cristallisation, avec de l’alcool à 50 0[0. Les cristaux ont une couleur rouge brun foncé.
- La solution alcoolique a une couleur rouge jaunâtre, avec une fluorescence verte qui, par l’addition de l’ammoniaque, devient dune grande intensité.
- La matière colorante est probablement l’oxy-composé de benzine-résorcinol.
- Le rendement a été plus faible que dans les cas précédents.
- Aucune expérience n’a encore été faite avec l'acide paroxybenzonique et les phénols polyatomiques; mais il est probable que les résultats seront encore meilleurs, car l’action du para-composé sur le phénol est encore plus énergique que celle de l’acide salicylique.
- RECHERCHES SUR LA CHIMIE DES CELLULOSES
- Par MM. C.-F. Cross et E.-J. Bevan
- Au mois de juin 1878, nous avons été amenés par certaines difficultés de fabrication à étudier à fond la chimie du jute, notamment au point de vue de faction du chlorure de chaux sur cette fibre. On avait observé que certaines pièces d’étoffes, tissées de jute, après le blanchiment par le procédé ordinaire et surtout après le vaporisage, étaient comme brûlées par places et présentaient en ces endroits des taches brunes. Nos recherches nous démontrèrent bientôt que ces accidents provenaient d’une combinaison particulière de la substance de la fibre avec le chlore, ce qui nous ouvrit une voie d’investigations nouvelles et nous amena à étudier l’action du chlore libre et à la pousser à ses dernières limites.
- Quand on fait passer un courant de chlore sur la fibre humectée, ou plutôt après l’avoir bouillie dans une solution étendue d’un alcali, et lavée ensuite pour faire mieux pénétrer le gaz, on constate la conversion rapide de la fibre en une substance chlorée d’un jaune vif, en même temps qu’une élévation sensible de température. Le résultat de cette réaction est une substance qu’on peut isoler au moyen de l’alcool et qui possède une composition constante exprimée par la formule empirique C19 H18 Ch O9. Fraîchement préparée, la nouvelle substance a la propriété caractéristique de donner avec une solution de sulfite de sodium une coloration d’un rouge fuchsine magnifique, laquelle sous l’action du chlorure ferrique passe au vert. Ce fait, confirmé en quelque sorte par la formule ci-dessus, nous fit soupçonner une relation avec les tanins, et nous procédâmes alors à la préparation, au moyen de l’acide chlorhydrique et du chlorate de potassium, des dérivés chlorés de la catéchine, prise comme type. Nous obtînmes ainsi un corps ayant la formule
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- C20 H18 CL O12 et possédant essentiellement les propriétés de notre substance.
- Plus tard, dans une série de mémoires publiés dans le Journal de la Société chimique de Londres, nous avons développé nos idées à ce sujet, et nous finîmes par démontrer que notre substance, et par conséquent le groupe des dérivés dont elle fait partie, sont intimement liés avec les dérivés chlorés du pyro-gallol découverts par Stenhouse et Groves, dont nous citerons le mairogallol C1sH7Cl11010.
- A l’égard de cette réaction entre le chlore et la substance qui compose la fibre du jute, il y a en outre deux points qui appellent l’attention du chimiste: 1- elle n’a lieu qu’en présence de l’eau, même à une température élevée (1500), c’est-à-dire qu’elle exige une oxydation préalable, au moyen de la décomposition de l'eau par le chlore à la manière ordinaire, décomposition suivie en second lieu de la combinaison des dérivés qui en résultent avec le chlore; 2* elle s’accomplit par une transformation véritable d’une substance n’ayant point les propriétés des corps aromatiques, en des dérivés appartenant à ce groupe bien défini.
- Nous avons dit plus haut que la séparation du produit chloré s’opérait au moyen de l’alcool, mais nous devons ajouter que cette séparation ne se fait que partiellement. D'autre part, par l’action d’un alcali en solution aqueuse étendue sur le jute chloré, on obtient une scission complète en une cellulose insoluble et en des dérivés solubles provenant de la décomposition du corps chloré. Cette cellulose insoluble nous donne à l’analyse la composition centésimale suivante :
- C 43.5
- H 5.9 (En déduisant les cendres).
- Ce qui démontre qu'elle diffère de la cellulose du coton.
- Frappés de la ressemblance de nos chiffres avec ceux obtenus par M. G. Witz pour son oxycellulose, nous fîmes en collaboration avec lui des recherches sur ce point, et il en résulta que le corps cellulosique provenant du
- jute est véritablement une oxycellulose ayant presque la même composition que l’oxycellu-lose a décrite parM. Witz dans les belles recherches qu’il a publiées dans ce Bulletin. Nous sommes donc d’accord avec ce chimiste d’appeler a oxycelluloses les dérivés provenant de l'oxydation peu énergique des celluloses, tandis que nous réservons la désignation p pour les oxycelluloses produites par les oxydations plus complètes, telles que nous les avons obtenues par l’action à chaud de l’acide nitrique étendu de son volume d’eau.
- En terminant, nous nous permettons d’ajouter quelques mots sur la cellulose composée qui constitue la substance du jute et que nous appelons « Bastose ». Elle a la composition centésimale :
- C 46.5 — 47.5
- H 5.9 — 5.8 (En déduisant les cendres).
- Elle se combine avec le chlore ainsi que nous avons déjà dit et nous appelons « Chlorobastines », les dérivés chlorés qui en résultent. Sous l’action de l’acide nitrique elle donne un corps substitué homogène, — une « nitrobastose », — d’un jaune vif, tout à fait analogue aux pyroxylines.
- Sous l’influence des acides étendus’ (H2SO4 à 5 Ocelle se transforme, mais en partie seulement, en produits solubles ayant la même composition que la substance mère. En faisant bouillir, en obtient comme produit final l’aldéhyde bien connu, le furfurol.
- Lorsqu’on abandonne le jute humide en masses considérables, il se résout en produits solubles qui sont : 1 • des matières astringentes semblables aux tanins; et 2- des celluloses oxydées appartenant au groupe pectique décrit par M. Frémy, ce qui confirme les résultats obtenus d’autre part par les réactifs du laboratoire.
- LA TEINTURE LYONNAISE
- Nous détachons le passage suivant d’un rapport remis à la commission d’enquête, rap-
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- port fait par les délégués de la teinture lyonnaise à la suite de l’Exposition d’Amsterdam en 1883 :
- Il nous vient à Lyon une certaine quantité de tissus allemands pour recevoir la teinture et l’apprêt qui font tout le lustre de ce genre d'étoffe. En acceptant cette admission en fran-chise, n’a-t-on point porté préjudice à l'in-dustrie lyonnaise ? N’était-ce pas dire aux Allemands : Vous ne pouvez ni teindre ni apprêter vos tissus, nous allons vous tirer d'em-barras en le faisant nous-mêmes, en attendant que l’importance de votre tissage vous permette de monter des ateliers de teinture et d'apprêt ?
- En établissant cette condition, nous avons, je crois, joué un rôle de dupe, car si l’Allemagne ne peut ni teindre ni apprêter dans de bonnes conditions, sans l'avantage que nous leur procurons, elle aurait été dans l’obligation de renoncer, sinon en totalité, mais au moins en partie, à la fabrication de ces articles, et c’aurait été nous qui les aurions faits à leur place; les teinturiers et les apprêteurs n’y auraient rien perdu, et la fabrique lyonnaise en général y aurait gagné.
- Ces réflexions nous paraissent fort justes. Ne sommes-nous pas plus que naïfs en venant en aide à nos concurrents pour qu’ils nous battent ?
- L’ACÉTATE DE PLOMB COMME MORDANT
- Par Peter T. Auster et W.-R. Lee
- Les puissantes qualités comme mordant que possède l’acétate de plomb font qu’il est l’argement employé pour la teinture, l’impression et diverses autres applications.
- La méthode suivante est, nous le pensons, nouvelle, car nous ne l’avons lue nulle part, et les teinturiers habiles à qui nous en avons parlé ne l’ont jamais essayée.
- Il serait impossible de donner des formules pour toutes les applications de ce système de mordançage. Nous ne citerons donc que quelques exemples marquants, indiquant les résultats qui peuvent être obtenus par son emploi.
- Du coton préparé avec du sumac de la manière habituelle, et ensuite trempé dans
- une solution d’acétate de plomb, à peu près 2oT , prend un bleu plus coloré et plus fin quand il est teint avec du campêche ; et un jaune plus fin et plus brillant s’il est teint avec du fustet que lorsqu’il a été mor-dancé, comme on le fait habituellement, avec du sumac et du fer. Le coton ainsi mordancé prend de belles couleurs s'il est teint avec des teintures au bois ou aux anilines. Le bleu foncé obtenu ainsi avec du campêche, additionné avec de l’aniline bleue ou violette, donne un beau bleu marin. Le fustet donne un beau jaune d’or, et en y ajoutant du campêche on peut produire de très belles nuances olives. Les couleurs sont très unies et aussi fixes que celles obtenues en employant le sumac et les mordants métalliques ordinaires. Ce nouveau genre de mordançage fait un meilleur fond pour les olives et les bronzes que toute autre méthode.
- La couleur pure du bleu que le mordant au plomb donne au campêche et le jaune plein au fustet placent cette méthode de mordançage bien au-dessus des autres, surtout à cause de la grande étendue de nuances qui existent entre les limites. Le fer comme mordant, soit sous la forme de sulfate, soit sous celle de nitrate, ternit beaucoup le jaune du fustet. Le mordant d’étain donne, il est vrai, un jaune, mais qui se change en pourpre avec le campêche.
- Du coton trempé pendent trente minutes dans une solution de sucre de plomb et passé de suite, sans avoir été rincé, dans de l’eau de chaux et ensuite lavé, prend avec du fustet un beau brun jaunâtre; et l’addition d’un peu de campêche fait un beau vert tendre. Avec l’extrait de campêche seul, il devient d’un ardoise violacé, la couleur étant tout aussi fixe et beaucoup plus brillante que celle obtenue avec les mordants de fer.
- On peut obtenir une variété infinie de nuances en ardoises et en fauves avec des mélanges de campêche, de fustet et de bois de pêcher, dans des proportions différentes.
- L’action de l’eau de chaux sur une solution
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- d’acétate de plomb est de précipiter de l’oxyde de plomb, qui est un mordant puissant.
- Pour les couleurs très claires, le coton peut être bouilli avec des teintures de bois et ensuite sombré avec de l’acétate de plomb ; de cette façon, s’il était teint avec du campêche, il serait d’un ardoise tendre ; avec du fustet, d’un rouge jaunâtre, et avec de la flavine, d’un orange jaune rougeâtre.
- C’est une particularité remarquable du mordant de plomb qu’il agisse envers les teintures de bois précisément comme le fait le mordant de chrome sur la laine ; et il permet au teinturier d’arriver graduellement à la nuance voulue et d’observer l’effet de ses teintures.
- La préparation de sucre de plomb et de chaux a été employée depuis longtemps comme base pour le jaune de chrome ; mais pour les teintures de bois elle paraît être complètement nouvelle. C’est une règle générale de faire bouillir la composition de toute espèce de bains de teinture, puisque cela assure une pénétration plus parfaite. La composition doit être mise dans le bain, manœuvré pendant quelque temps à une température d’environ 50oC., et la chaleur doit être augmentée ensuite jusqu’à 100 G. Après quoi, on la laisse bouillir doucement jusqu’à ce que l’on ait obtenu la nuance désirée. (A suivre.}
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- LA RAMIE DE CHINE RENSEIGNEMENTS SUR LA CULTURE ET LA PRÉPARATION DE LA RAMIE
- Production et provenance. — La ramie (rhea, bœmeria nivea), en chinois «sou-mo», est cultivée dans les provinces du sud et du centre de la Chine, telles que le Honan, le Shantung, le Hupeh et les environs de Nankin.
- Cette plante pousse en broussaille, les branches atteignent de 3 à 4 mètres de longueur; elle profite particulièrement bien dans les terrains riches, sa culture demande peu de soins.
- Préparation. — On fait généralement trois coupes des jeunes branches ou rameaux de la plante : ces coupes ont lieu aux 4-, 7- et 9* lunes chinoises de chaque année.
- La première est la plus estimée, la deuxième l’est moins, la troisième l’est peu. L’écorce des jeunes branches, après avoir séjourné pendant un certain temps dans l’eau, est battue et râclée pour la débarrasser de son enveloppe extérieure et de sa sève intérieure; elle est ensuite laminée et séchée. Après cette opération, qui est fort longue et demande beaucoup de soins, on obtient un produit fibreux qui est employé pour la fabrication d’un tissu connu des Chinois sous le nom de « Chia-pou ».
- Filage. — Ce produit, qui a le brillant de la soie , est alors livré à des femmes qui le filent, le plus ordinairement à la main. Il est très rare que ce textile soit filé au rouet et au fuseau comme le coton.
- Tissage. — Lorsque les écheveaux sont prêts, les Chinois les tissent et opèrent avec les moyens primitifs que l’on connaît. On peut s’étonner de la beauté et de la régularité des produits qu’ils obtiennent: en effet, quelques chevalets à dents fichés en terre en plein air et un morceau de bois brut pour séparer les chaînes composent leurs métiers. La chaîne étant établie, deux ouvrières, se tenant de chaque côté, font passer la navette. La trame se trouve simplement assise par quelques coups appliqués sur le fil, afin de le serrer sur celui qui le précède, et c’est là toute l’opération.
- La largeur des pièces est uniforme (1 pied 1[2 chinois environ, soit Om. 45), leur longueur est de 90 à 100 pieds (27 à 30 mètres).
- Teinture. — Enfin les pièces vont à la teinture, où elles prennent les couleurs du rouge, bleu ou noir, qui'sont les seules employées pour le genre.
- Ces couleurs sont demi-bon teint, c’est-à-dire qu’à force de lavages, l’étoffe perd sensiblement la couleur primitive, qui s’altère et pâlit pour le bleu, rougit pour le noir.
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- Le bleu provient de l’indigo de Chine, les pièces à teindre reçoivent deux bains et celles bleu foncé quatre.
- La teinture rouge est tirée des bois des îles, appelés bois de Sainte-Marie.
- Pour le noir, l’étoffe reçoit d’abord cinq bains de couleur bleue ; ensuite elle est plongée dans la teinture noire autant de fois qu’il est nécessaire pour obtenir la teinte désirée.
- Les Chinois préparent leur teinture noire au moyen de trois ingrédients dont les noms, les prix et les proportions sont ainsi qu’il suit :
- 1- Noix de galle, en chinois « pé-ts »; prix, 2 fr la livre, partie...................... 1
- 2* Protosulfure de fer, improprement appelé par les Chinois alun vert « Tsin-fin »• prix, 1 fr. 20 la livre, parties.. 2
- 3- Fruit d’une plante chinoise, appelé « houa-kou »; prix, 0 fr. 20 la livre,
- parties.................................. 4
- Total.......... 7
- Ces ingrédients sont placés dans une grande chaudière dans laquelle on verse environ 20 fois leur poids d’eau ; on fait bouillir jusqu’à ce que le protosulfure de fer soit dissous, et on s’assure alors, de temps en temps, du degré que prend la couleur, en y trempant un morceau d’étoffe blanche.
- Les bains étant prêts, ils sont employés chauds ou froids indifféremment. Les pièces d’étoffe sont séchées avant de recevoir un nouveau bain.
- Les pièces sont enfin séchées à l’air libre, puis étirées par deux hommes qui, pendant l’opération, les agitent avec forcée en plein vent. Elles sont ensuite pliées et prêtes à la vente.
- Renseignements commerciaux. — La vente de l’écorce et de la fibre n’a pas lieu surplace, parce que les cultivateurs de la plante l’exploitent eux-mêmes, en sorte que le textile ne paraît sur le marché qu’en pièces.
- G. Lemaire, Consul général de France.
- LE MÈTRE-COMPTEUR
- DE M. C. DECRETTE
- Un brevet a été pris pour une utile et ingénieuse invention faite par M. C. Decrette, horloger-mécanicien.
- Il s’agit d’un « Mètre-compteur » dont le fonctionnement est simple et facile à comprendre. Grâce à un petit appareil placé à l’extrémité droite du mètre, un bouton se trouve sous l’index de la main qui tend l’étoffe ; un très léger appui sur ce bouton suffit pour enregistrer au fur et à mesure dans un compteur chaque mètre mesuré. La pression nécessaire se fait tout naturellement et sans aucun effort. Pour remettre le compteur à zéro, il suffit d’arriver à une dizaine et d’appuyer sur le levier appliqué sous l’appareil.
- Il est presque superflu de démontrer l’utilité du « Mètre-compteur » dont tout le monde se rend aisément compte. S’il arrive que, pen-
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- dant le mesurage d’une pièce d’étoffe, le com -mis soit distrait ou interpellé, des erreurs se produisent nécessairement, à moins qu’il ne recommence son opération. Et, dans les maisons de détail surtout, les employés sont à tout instant interrompus dans leur travail par des clients et surtout des clientes et assaillis de questions qui les troublent et auxquelles ils ne peuvent répondre qu’au préjudice d’une opération aussi absorbante que celle du métrage. Grâce à l’invention de M. C. Decrette, un commis pourra instantanément, et sans crainte d’erreurs, interrompre sa besogne et s’en détourner quelques, instants sans inconvénients, à la satisfaction des acheteurs qui lui auront adressé la parole.
- Il nous paraît impossible que d’ici à très peu de temps le « Mètre-compteur » ne soit pas universellement employé dans toutes les Maisons de détail et même dans les Maisons de gros, où il rendra aussi de notables services.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- NOTA. — Le prix du mètre-compteur est fixé à 8 francs pris à Paris.
- Par suite d’arrangements pris avec l’inventeur, nous le ferons obtenir à nos abonnés au prix de 6 fr. 50 rendu franco. Envoi contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- BREVETS D'INVENTION
- 158909. 1er décembre; Majert et Hoffmann. —Procédé pour la fabrication des dérivés hy-drazoïques des amines tertiaires aromatiques.
- 158931. 3 décembre ; Coget. — Machine et procédé pour gaufrer ou frapper, par pression et friction d'envers, les tissus lisses ou veloutés en laine, soie, coton, jute ou autres matières.
- 158949. 4 décembre ; Bosquet. — Procédé perfectionné de teinture des tissus faits de plusieurs matières textiles.
- 158935. 3 décembre ; de Roussen. — Nouveau procédé de blanchiment des tissus manufacturés, des chiffons, matières textiles en général et aussi des pâtes à papier.
- 159025. 6 décembre ; Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de St-Denis. — Perfectionnements apportés à la fabrication des violets de Paris sulfo-conju-gués (invention de MM. A. Poirier et A. Ro-senstiehl).
- 159040. 7 décembre ; Farmer et Balance.— Perfectionnements dans les appareils destinés au blanchiment, au lavage, au chlorage, au dégraissage, au savonnage, au bousage et à la teinture des tissus.
- 159089. 11 décembre; Koch et Herre.— Procédé d'imprégnation du bois et des tissus textiles.
- 159130. 12 décembre; Société A. Labrosse et J. Richard.—Machine destinée à produire par pression des dessins en creux et en relief sur les tissus veloutés, drapés, etc.
- 159251. 15 décembre ; Paoletti.—Machine à
- réduire en poudre fine les bois de teinture, dite : « fraise Paoletti ».
- 159279. 19 décembre ; Meyrueis.—Fabrication par la photographie de rouleaux d’impression pour étoffes, papiers peints et impressions de tous genres.
- 159419. 24 décembre ; Benoît et Fiard. — Dispositions nouvelles dans l’apprêtage mécanique des tissus.
- 159483. 31 décembre ; Société J. Brandt et G.-W. Nawrocki. — Procédé de blanchiment des cuirs et autres peaux tannées.
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- BIBLIOGRAPHIE
- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisateur de tissu, par Edouard Gand, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiers.
- L’une des grandes difficultés, pour les praticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont sui tout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment inventé, et dont il offre aujourd'hui la description aux manufacturiers, aux dessinateurs, aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient : lo trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2° dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- l'un fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus curieux et de plus inattendu que les « armures-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt l' « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, V 22. RT DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Novembre 4884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- EMPLOI DE L’EAU OXYGÉNÉE DANS L’INDUSTRIE.
- L’INDIGO ARTIFICIEL.
- LA TEINTURE ET L’APPRÊT EN SUISSE.
- LES TEINTURIERS DE SAINT ÉTIENNE.
- REPRISE DE LA GARANCE.
- UNE NOUVELLE INDUSTRIE A BELFORT.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- TARIFS DES CHEMINS DE FER.
- L’ACÉTATE DE PLOMB COMME MORDANT (suite et fin).
- BIBLIOGRAPHIE.
- COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR LE LAVAGE DES LAINES
- MM. Mas et Doumenach viennent de faire breveter un procédé pour le foulage et le lavage des tissus de laine au moyen du carbonate de soude.
- Ils placent les lainages dans une boîte à fouler ordinaire, avec une solution froide de carbonate de soude de 4 à 8°, suivant les besoins. Lorsque la laine est bien mouillée, on la foule comme avec du savon, puis on la lave.
- Les inventeurs prétendent que ce procédé est très économique, fait un bon feutrage et nettoie parfaitement.
- L’emploi des lessives froides de carbonate de soude permet le nettoyage de tout lainage, soit blanc, soit de couleur.
- APPRÊTAGE MÉCANIQUE DES TISSUS ! Par MM Benoît et Fiard.
- Il s’agit particulièrement des tissus légers, tulle, soie, gazes, etc. L’étoffe, enroulée sur une ensouple, est placée au centre de la bâche qui contient l’apprêt ; elle en sort lentement
- et passe (avec une vitesse constamment la même) d’abord entre trois rouleaux exprimeurs, puis sur une rame sans fin, dont les chaînes à picots ou épingles sont formées de charnières en tôle mince. Dans la première partie de cette rame, le tissu reçoit ce que les brevetés appellent un « dévitrage », sorte de déraillage transversal des mailles ou réseaux, par l’intermédiaire d’un certain nombre de rouleaux en bois formant chaîne sans fin perpendiculairement à la rame et tournant sur eux-mêmes avec des vitesses différentes.
- Le tissu ramé passe ensuite au-dessus d’un tambour sécheur, chauffé à la vapeur. Avant d’être complètement sèche, l’étoffe rencontre une seconde chaîne sans fin, disposée comme celle des rouleaux en bois, mais armée de brosses nettoyeuses et garnisseuses. C’est seulement après cette épuration que l’étoffe quitte la rame et s’enroule sur un guindre d’appel*
- ÉCHARDONNAGE DE LA LAINE Par M. Lamourette.
- Pour extraire de la laine les chardons ou autres matières végétales, M. Lamourette emploie un « étirage » de construction ordinaire, de préférence à l’étirage utilisé entre la carde et la peigneuse. La seule modification apportée à la machine consisté dans la cannelure des rouleaux d’appel, à la sortie, rouleaux qui, habituellement, sont lisses. On a
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- soin de serrer ces rouleaux l’un contre l'autre, un peu plus que de coutume, afin d’assurer l’écrasement des chardons, sans que le ruban de laine subisse aucune altération.
- ENDUIT IMPERMÉABLE Par M. Hyde.
- L’enduit revendiqué par M. Hyde est formé de :
- 100 parties brai de palme ;
- 90 parties goudron de pétrole ;
- 5 parties litharge.
- Le tout, mélangé à chaud, s’applique entre une bande de toile et une bande de papier de largeur et de longueur quelconques, de manière à constituer un papier-toile propre à toutes espèces d’emballages.
- L’appareil construit en vue de la fabrication se compose d'un bâti rectangulaire sur lequel sont disposées les ensouples qui portent l’une, la toile de lin, de chanvre, de coton, de jute ou toute matière textile ; l’autre, la bande de papier (de mêmes dimensions que le tissu). Ce dernier, en se déroulant, reçoit, d’une brosse circulaire qui tourne dans l’enduit maintenu liquide par une rampe à gaz, une couche mince du mélange imperméable.
- Un couteau fixe, mais à écartement variable suivant la force de la toile, règle l’épaisseur de l’enduit. La face ainsi encollée vient d’appliquer exactement sur la feuille de papier, entre deux rouleaux de pression qui déterminent l’adhérence des surfaces, et le produit s’envide sur un rouleau d’appel.
- TISSU POUR AMEUBLEMENT Par M. Page.
- Cette étoffe est une tapisserie fond satin en coton avec couleurs obtenues par chaîne « lat-tée », c’est-à-dire que la chaîne composée de différentes nuances donne le point de reps au moyen de fines duites et de deux grosses trames liées, à leur tour, par de fines chaînes.
- Le montage comprend donc :
- Une première chaîne de fond formant satin avec liage par deux fines duites;
- Une deuxième chaîne constituant les « lat-tées »;
- Une première trame couleur bois (dans l’exemple choisi);
- Une deuxième trame couleur vert d’eau (dans l’exemple choisi);
- Une troisième trame fine duite et deux fines chaînes ;
- Une quatrième trame fine duite et deux fines chaînes.
- EPEUTISSEUSE-GARNISSEUSE
- Par MM. Martin t frères.
- Habituellement, la machine à épeutir est uniquement composée de deux peignes qui rasent les nœuds et les fils pendants tant à l’envers qu’à l’endroit du tissu. L’action est assez énergique pour enlever tout duvet à la surface de l’étoffe. Or, certains articles devant être plus ou moins pelucheux, il faut repasser les pièces au garnissage après l’épeutissage. Les cretonnes écrues ou blanchies sont dans ce cas.
- Pour éviter une double manutention assez onéreuse, MM. Martinet frères ajoutent à l‘é-peutisseuse des organes velouteurs composés de rouleaux, de plaques de cardes à mouvement transversal, disposés pour garnir soit l’envers, soit l’endroit, soit simultanément l’envers et l’endroit.
- APPLICATION DU VELOUTÉ SUR PIÈCES EN CUIR ESTAMPÉ
- Par M. Charles.
- Pour empêcher Vembre sur le cuir, le linoléum, l’incrusta-Walton et autres matières analogues estampées, M. Charles applique au pinceau, sur les parties en creux ou en relief qui doivent être veloutées, un vernis composé i d’alcool et de gomme laque.
- Ce vernis une fois sec reçoit une couche de mixture, composée de moitié huile de lin
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- demi-cuite, moitié huile de lin cuite et additionnée d’un colorant en rapport avec la teinte du velouté. Lorsque la seconde couche, sans être sèche, a pris un peu de consistance, on procède au veloutage, au moyen du tamis ; on enlève la poudre en excès à l’aide d’une brosse douce. Le velouté se compose de ton-tisse de laine, de coton, de déchets de plumes, etc. La mixture siccative est préalablement colorée, d’abord pour fixer les contours des ornements à .velouter, puis afin d’éviter des taches, aux endroits où la couche de velouté se trouverait insuffisante ou même ferait défaut.
- TEINTURE DE LA PAILLE EN GRENAT
- Faites dissoudre 50 à 100 grammes de soude dans 100 litres d’eau bouillante.
- Mettez la paille et faites bouillir pendant 30 minutes. Enlevez et rincez.
- Mettez ensuite dans un bain contenant 150 à 200 grammes de rubin dissous dans 50 litres d’eau.
- (Le rubin est la nuance d’aniline la plus convenable pour le grenat.)
- Faites bouillir pendant 20 à 30 minutes en remuant tout le temps.
- Laissez pendant 10 à 15 heures et mettez alors dans un bain composé de 100 grammes de vitriol de fer et 50 litres d’eau, et foncez en ajoutant graduellemedt de l’eau de teinture, jusqu’à la nuance désirée, en maintenant le bain à l’état d’ébullition lente.
- Enlevez, lavez et séchez.
- NOIR BLEU POUR VELOURS DE COTON FANÉ
- Pour 50 mètres de velours.
- Commencez par laver le velours dans de l’eau chaude et de la soude, en ayant soin qu’il y ait assez de liquide pour bien couvrir le velours sans le tasser.
- Lavez ensuite dans de l’eau froide.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de vitriol bleu;
- 125 gram. d’alun.
- Mettez le velours (le côté du poil étant à l’extérieur du tambour ou rouleau), tournez cinq fois, laissez dans le bain pendant 2 heures et ensuite rincez dans de l’eau froide.
- Préparez un autre bain contenant :
- 5 kil. de campêche;
- 500 gram. de savon de Castille.
- Mettez le velours, tournez cinq fois, laissez dans le bain pendant 1 heure. Enlevez et lavez dans de l’eau fraîche.
- Si la couleur n’est pas assez foncée, ce qui arrive souvent lorsque la couleur primitive était claire, traitez de nouveau dans la liqueur de campêche.
- Séchez et passez à la vapeur à une haute température ; brossez ensuite dans tous les sens avec une brosse dure.
- En dernier lieu, traitez avec de l’huile d’olive. Pour cette opération, frottez l’huile dans une brosse molle, et brossez le velours premièrement dans le sens de la largeur et ensuite dans celui de la longueur.
- On doit faire bien attention pour ployer le velours, soit sec, soit humide, qu’il soit toujours ployé peluche contre peluche.
- NOUVEL EMPLOI DE L’ÉLECTROLYSE
- Nous donnons ici le résultat de quelques expériences faites par le professeur F. Goppels-roeder sur la préparation des cuves d’indigo par l’électrolyse.
- Dix expériences ont été faites avec un mélange de parties égales de pâte d’indigo et de soude caustique à travers lequel on faisait passer un courant galvanique.
- Les appareils étaient de diverses formes ; une feuille de platine enchâssée dans un cylindre d’argile rempli d’une solution de soude caustique faisait fonction de pôle positif, et un vase en platine contenant le mélange servait de pôle négatif.
- Les deux vases sont placés dans un bol en porcelaine qui reçoit ce qui déborde.
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- Des morceaux de coton trempés dans le mélange et ensuite exposés à l’air pnt pris en séchant diverses nuances de bleu, suivant la durée de leur séjour sous l’influence électrique.
- Onze expériences ont été faites sur l’effet du courant galvanique dans des cuves d’indigo; les résultats ont varié suivant la quantité d’eau, de chaux, de glucose ou d’autres matières contenues dans la cuve, et aussi suivant la température et la durée de l’opération.
- EMPLOI DE L’EAU OXYGÉNÉE DANS L’INDUSTRIE
- En 1818, Thénard , étudiant l’action de bioxydes sur les acides étendus, constata qu’une partie de l'oxygène du bioxyde restait dans la dissolution ; en continuant ses expériences, il parvint à produire une eau renfermant une quantité notable d’oxygène, qu’il appela peroxyde d’hydrogène ou eau oxygénée.
- L’industrie et la médecine ne purent pas longtemps appliquer la découverte de Thénard, à cause des difficultés de sa préparation et de son prix de revient. En 1830, cependant, J.-B. Dumas l’avait employée à la restauration de vieux tableaux, en transformant le sulfure de plomb en sulfate.
- Vers 1870, un coiffeur parisien trouva le moyen d’exploiter l'eau oxygénée pour la décoloration des cheveux ; il y a quelques années, on commença à l'employer pour le blan-chiment des plumes d’autruche. Malheureusement l'industrie française était tributaire de l’Allemagne pour la fabrication de l’eau oxygénée, et encore ce produit était-il très impur et d’un prix relativement élevé.
- En 1879, M. Ip docteur Baldy arriva, après de nombreux essais, à produire une eau oxygénée, non seulement pure et privée d’acides, mais encore dans des conditions de prix de revient beaucoup plus avantageuses. Dans le cours de ses expériences, il constata les qua
- lités antiputrides de cet agent et l’employa avec succès au pansement des plaies. Des expériences nombreuses furent faites dans les hôpitaux de Paris par des professeurs, médecins et chirurgiens, qui l’admirent comme un auxiliaire précieux dans leurs opérations. MM. Paul Bert et Regnard s’occupèrent également de la préparation de l’eau oxygénée médicinale.
- Pour son emploi en thérapeutique, il est indispensable qu’elle soit pure et débarrassée complètement d’acide.
- L’eau oxygénée est incolore, inodore et possède un goût métallique. Elle attaque l’épiderme et détruit la couleur de la teinture de tournesol. Il faut la conserver, même diluée, au frais et à l’abri de la lumière. Il a même été constaté que dans les bouteilles hermétiquement fermées, s’il s'est dégagé un peu de gaz, la pression de ce gaz sur le liquide a une tendance très marquée à faire dégager l’oxygène tenu en dissolution ; d’où il résulte qu’un bouchage hermétique est plutôt nuisible qu’utile. Des parois lisses sont aussi indispensables, la moindre aspérité favorisant la fuite du gaz.
- Thénard préparait l’eau oxygénée en faisant agir l’acide chlorhydrique sur le bioxyde de baryum ; le chlorure de baryum était neutralisé par l’acide sulfurique, et l’acide chlorhydrique, redevenu libre, pouvait de nouveau se combiner à une autre quantité de bioxyde, comme l'indiquent les formules suivantes :
- Ba Oz+H Cl = Ba Cl 1
- BaCl + S03,HO = O, SO3+HCl [
- H CH- Ag O, SO=Ag Cl + +HO2 HO,SO3 1
- HOSO3+Ba O = Ba 0,S03,
- HO |
- L’acide chlorhydrique était éliminé par l’addition de sulfate d’argent formant un sel insoluble, et de l’eau de baryte qui, avec l’acide sulfurique, donnait un sulfate insoluble.
- Pelouze proposa plus tard de remplacer l’a-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- cide chlorhydrique par l’acide fluorhydrique, pour éviter les deux dernières opérations. On peut du reste employer tous les acides qui forment avec la baryte un sel insoluble, mais ces procédés présentent de nombreuses difficultés dans la pratique.
- Dans la préparation de l’eau oxygénée, il faut surtout régler les quantités employées, après s’être assuré de la pureté des produits employés, et savoir diriger la marche de l’opération, ce qui nécessite de la part du préparateur une certaine expérience et même des tours de mains spéciaux.
- Parmi les nombreuses et récentes applications de ce produit, nous citerons le blanchiment ou mieux la décoloration des plumes d’autruche , qui constituent un commerce important à Paris. Les constructeurs de pianos, les négociants en ivoire s’en servent pour le lavage de leur matière. Dans certaines fabriques, on opère le blanchiment des os avec cet agent. Certains teinturiers l’emploient pour la décoloration des soies et des laines. La décoloration des cheveux en blonds et en blancs est aussi une application importante de l’eau oxygénée. Enfin, tout récemment, on l’a essayée pour le blanchiment des peaux.
- L’Angleterre, notamment, emploie beaucoup d’eau oxygénée. L'Allemagne, l’Amérique l’utilisent à l’état naissant. On plonge les objets à traiter dans des bains de bioxyde de baryum et d’acide oxalique.
- M. Miquel a rangé en six classes les 91 désinfectants qu’il a étudiés au laboratoire de l’observatoire de Montsouris.
- La première classe, celle des substances « éminemment antiseptiques », renferme les sels de mercure et d’argent,et l’eau oxygénée. Le biiodure de mercure détruit toute fermentation dans un bouillon qui en renferme 25 milligrammes par litre; le bichlorure n’agit de même qu’à la dose de 70 milligrammes, et l’eau oxygénée à la dose intermédiaire de 50 milligrammes.
- Le sulfate de cuivre ne fait partie que de la
- deuxième classe, l’acide phénique et le chlorure de zinc de la troisième classe.
- D’après M. Marié Davy, directeur de l’observatoire de Montsouris, l’eau oxygénée ne peut avoir contre elle que son prix élevé quand elle est pure. Le produit commercial rendu acide pour assurer sa conservation, semble jouir des mêmes propriétés antiseptiques.
- Du jour où on emploierait en grandes quantités l’eau oxygénée comme désinfectant, son prix pourrait sans doute s’abaisser notablement. Du reste, sa teneur en oxygène n’aurait pas besoin d’être aussi considérable que celle de l’eau oxygénée employée en teinture soit 12 volumes d’oxygène en moyenne); à ce titre elle vaut de 2 fr. à 1 fr. 75 le litre. La différence de prix ne serait donc pas très grande avec celui des autres agents antiputrides.
- Il existe à Paris une dizaine de fabriques d’eau oxygénée, dont une, à elle seule, peut fournir 800 hectolitres par jour. L’importance de production est donc déjà considérable. Les procédés de fabrication diffèrent par la façon de traiter le bioxyde de baryum, soit par tel ou tel acide, soit, en variant la marche de l’opération. Les réactifs sont également différents, suivant la nature de la matière traitée; le plus souvent, en Allemagne du moins, on utilise l’ammoniaque pour forcer le dégagement de l’oxygène.
- Les fabricants français sont encore tributaires de l’Allemagne pour les bioxydes de baryum titrant 82 à 84o qui sont fournis à des prix inférieurs aux produits nationaux titrant 710 à 75o au plus ; mais comme préparation d’eau oxygénée, la liqueur française est aujourd’hui réellement supérieure à sa congénère allemande, et les marchés anglais et améripains en sont la meilleure preuve.
- L INDIGO ARTIFICIEL
- Un rapport consulaire français de Dussel-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dorf (Allemagne) contient le passage suivant :
- « L’indigo artificiel, dont on avait beaucoup parlé dans les dernières années comme devant donner d’excellents résultats, n’a pas répondu à l’attente des fabricants : il est d’un prix de revient très coûteux et ne peut soutenir la comparaison avec l’indigo naturel. Aussi les maisons d’impression et de teinturerie de Dusseldorf font-elles leurs approvisionnements à l'étranger, et c’est avec grande satisfaction que le rapporteur constate qu’elles s’affranchissent tous les "ans davantage de la tutelle du marché anglais et font directement leurs importations des Indes-Orientales. »
- LA TEINTURE ET L’APPRÊT EN SUISSE
- La plus grande partie des soieries de Zurich sont envoyées à Lyon pour l’apprêtage ; néanmoins il y a tendance à s'affranchir de l’étranger et, en 1883, deux nouvelles maisons d’apprètage (velours) se sont établies à Zurich, ce qui porte leur nombre à huit, avec 254 ouvriers.
- De même que pour l’apprêt une grande partie des soieries sont envoyées à Lyon pour la teinture ; néanmoins, on compte dans le canton de Zurich 10 établissements de teinture employant 1,024 ouvriers.
- LES
- TEINTURIERS DE SAINT ETIENNE
- Un différend vient de s’élever entre les patrons et les ouvriers teinturiers. Nous espérons qu’il n’aura pas de suite malgré certaines excitations contre lesquelles ont d’ailleurs én ergiquement protesté les 450 ouvriers qui assistaient à une réunion qui a déclaré à l’unanimité qu’elle désapprouvait l’idée d’une grève mise en avant par un journal socialiste.
- Jusqu’à ce jour, les ouvriers teinturiers entraient dans les ateliers à 6 heures et en sortaient à 8 ou à 9 heures et avaient une heure pour déjeuner. Les patrons disent qu'ils éprouvent une perte sérieuse par suite du refroidissement des bains pendant cette heure et de la seconde mise en train qui a lieu à la rentrée des ouvriers. Ils ont alors proposé un nouveau règlement d’après lequel la sortie de 8 heures est supprimée, l’entrée du matin est - retardée de demi-heure et le dîner a lieu à 11 heures au lieu d’une heure.
- Cette combinaison, acceptée par les ouvriers célibataires, gêne les ouvriers mariés dont les femmes travaillant dans les ateliers sortiraient dorénavant à d’autres heures que leurs maris. Ils objectent aussi l’heure de sortie des écoles pour les enfants.
- Dans la- réunion, 75 ouvriers environ se sont prononcés pour le nouveau règlement et 375 contre.
- Une délégation a été envoyée aux patrons.
- Chez trois teinturiers, les ouvriers ne sont pas rentrés.
- Nous désirons vivement pouvoir annoncer bientôt que l’accord est rétabli.
- REPRISE DE LA GARANCE
- On lit dans V Union de Vaucluse :
- On se préoccupe beaucoup en ce moment dans le commerce avignonnais d'une question à la fois industrielle et agricole que vient de soulever, fort à propos, M. le marquis de l’Espine, président de la Société d’Agriculture et d’Horticulture de Vaucluse.
- Il ne s’agirait ni plus ni moins que de reprendre, dans nos Paluds, la culture de la garance.
- Tout le monde sait qu’autrefois cette culture était une des principales causes de la prospérité de notre département, et qu’elle y fut abandonnée principalement par suite de l’invention des procédés chimiques moins coûteux et plus colorants que nos « alizaris ».
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- Aujourd’hui, après plusieurs années d’expériences, on semble vouloir revenir à l’emploi de la garance vauclusienne pour l’impression des toiles peintes et pour la teinture des draps.
- Depuis environ douze ans, c’est à peine si les docks du département, qui étaient encombrés de marchandises, en livraient de temps à autre une petite quantité au prix de 10 francs les 100 kilos.
- Actuellement, c’est à raison de 20 francs et même 30 francs les 100 kilos que les livraisons s’effectuent, et, malgré cette hausse inattendue dans les prix, les demandes d’achat paraissent devoir se multiplier chaque jour davantage.
- C’est en grande partie de l’Angleterre, de la Hollande et de l’Italie que ces demandes se produisent. Elles sont dues, semble-t-il, à une double cause : d’abord, à la nécessité absolue d’un mélange de nos garances aux garances étrangères pour l’obtention d’une couleur belle et solide; ensuite, à la cherté des alizaris étrangers.
- A Naples, les garances ne se vendent pas moins de 50 francs les 100 kilos.
- En Hollande, elles atteignent le chiffre colossal de 125 francs les 100 kilos.
- On conçoit très bien qu’en présence de ce prix exorbitant, les industriels français et étrangers cherchent à se procurer chez nous, à des prix moyens, une marchandise qu’ils paient si cher au dehors ou chez eux.
- N’y a-t-il pas là une situation de nature à faire sérieusement réfléchir les propriétaires et les agriculteurs de la région ?
- On pourra dire, sans doute, que, malgré les demandes de l’étranger, nous trouverons à écouler difficilement une quantité de garances aussi considérable que celle jadis récoltée par le département, et que, dès lors, la reprise de cette culture ne produira pas aujourd’hui les mêmes avantages qu’autrefois.
- Cela est vrai. Mais qu’importe? A défaut d’un grand rendement, n’en vaut-il pas mieux un minime qu’un négatif? Et si nous vendons
- nos garances 30, 40, 45 francs les 100 kilos, ne sera-ce pas superbe ?
- Du reste, l’emploi de la garance n’est pas chez nous, dans l’industrie ; aussi abandonné qu’on le croit généralement. Sans doute, les fabricants d’étoffes font, pour la coloration de leurs marchandises, grand usage des composés chimiques artificiels nouvellement découverts. Cet usage n’est cependant pas absolu. Il ne s’applique qu’aux étoffes à bon marché, d’une couleur ordinaire et peu solide. Les étoffes de prix sont toutes teintes avec de la garance.
- Au surplus, il est bon de faire observer que les meilleures garances étant produites par les terres paludéennes, c’est uniquement dans les Paluds que la culture des « alizaris » pourra être reprise avec succès. Il serait à craindre, en effet,qu’une culture essayée dans toutes sortes de terrains n’amenât une production exagérée, à laquelle viendrait forcément se joindre une infériorité notable dans la qualité du produit.
- D’ailleurs, ce n'est pas seulement au point de vue de l’industrie privée, c’est-à-dire au point de vue de la coloration des étoffes livrées aux particuliers qu’il faut envisager la question.
- C’est aussi au point de vue des draps destinés à l’administration de la guerre.
- Le gouvernement achète actuellement à la Hollande, à raison de 125 fr. les 100 kilos, les alizaris nécessaires pour donner aux pantalons de nos troupiers cette magnifique couleur rouge qui tire l’œil d’une si invincible façon aux nourrices et aux « bobones ». Ne pourrait-on pas employer nos garances à la teinture de ce même pantalon ? Nos braves troupiers y perdraient peut-être les faveurs du beau « sesse », mais la France y gagnerait quelques millions ; à tous égards, cela vaudrait mieux.
- Nos alizaris ne donnent pas, il est vrai, la couleur exigée par l’administration, le jaune-orange. Mais cette couleur est-elle indispensable? Ne peut-on pas la remplacer par une
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- autre? Nous ne voyons pas l’inconvénient qu’il y aurait à une transformation à cet égard. D’autant plus que la différence entre la couleur rouge, ou jaune-orange, de notre garance et celles des garances étrangères est à peine sensible. Pour pouvoir les distinguer l’une de l’autre, il faut les regarder de très près.
- Que des hommes compétents se mettent donc à l’œuvre pour examiner la solution pratique à la question soulevée par M. le marquis de l’Espine.
- C’est pour eux le meilleur moyen de prouver leur dévouement aux intérêts du département.
- UNE NOUVELLE INDUSTRIE
- A BELFORT
- M. le maire de Belfort a communiqué au conseil municipal une nouvelle importante pour la prospérité de la ville.
- M. Steiner, de Ribeauvillé, vient d’acquérir les forges de Belfort pour y installer son industrie de teinturerie et d'impression sur étoffes L’activité va se porter sur ce faubourg qui, jusqu’à présent, se trouvait déshérité et placé en dehors du grand mouvement industriel et commercial qui anime la ville.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Cramoisi clair pour soie floche
- Pour 50 kil. de soie.
- Préparez bain contenant :
- 2 kil. 500 de savon ;
- 500 gram. de fuchsine ;
- 125 gram. d’orange;
- 500 gram. d’huile de vitriol.
- Mettez la soie à 650 C., élevez la température à 80, C., laissez mijoter pendant 40 minutes
- Lavez et finissez,
- Bleu pour soie floche
- 50 kil. de soie.
- Préparez bain contenant :
- 2 kil. 500 de savon ;
- 500 gram. d’huile de vitriol;
- 250 gram. de bleu pour coton ;
- 7 kil. 500 d’extrait d’indigo ;
- 2 kil. d’orseille concentré;
- 90 gram. de naphthal jaune.
- Mettez la soie à 65C., élevez la température à 98o C., laissez mijoter pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Bleu marin pour soie floche
- Pour 50 kil. de soie.
- Préparez bain contenant :
- 2 kil. 500 de savon ;
- 500 gram. d’huile de vitriol;
- 250 gram. de bleu pour coton ; 7 kil. 500 d’extrait d’indigo ;
- 2 kil. d’orseille concentrée.
- Mettez la soie à 65° C., élevez la température à 980 C.. laissez mijoter pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Bleu verdâtre pour coton cardé
- Pour 50 kil. de coton.
- Préparez un bain contenant : 500 gram. de bleu pour coton no 62 ;
- 2 kil. 500 d’extrait de fustet;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 4 kil. d’alun.
- Mettez le coton à 650 C., élevez la température 1 940 C.; manœuvrez pendant 45 minutes, fermez la vapeur et laissez le coton dans le bain encore trente minutes.
- Finissez.
- Le Journal officiel du 10 novembre publie un rapport adressé au président de la République par le ministre du commerce, ayant pour objet l’institution d’une Exposition uni-
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- verselle internationale en 1889, un décret conforme et un décret instituant une commission consultative près le département du commerce et nommant les 33 membres de cette commission, que présidera M. Antonin Proust, député.
- L’Exposition ouvrira le 5 mai 1889 et fermera le 31 octobre.
- TARIFS DES CHEMINS DE FER
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- M. le ministre des travaux publics a homologué, à titre provisoire, une proposition de cette Compagnie ayant pour objet d’inscrire dans son tarif spécial P. V., no 22, un prix de 10 fr. par tonne, frais de chargement, déchargement et de gare compris, pour le transport des « déchets de laine et de coton, ton-tisses, etc. », par expédition d’au moins 1,000 kilog., d’Elbeuf à Batignolles et vice-versâ. — (Voyez l’affiche du 25 août 1884.)
- L’ACÉTATE DE PLOMB
- COMME MORDANT
- Par Peter T. Austen et W.-R. Lee
- {Suite et fin).
- Pour les couleurs claires, on peut mettre le coton à 100o C., puisque le mordant né doit être ajouté que lorsque le coton a bouilli pendant environ trente minutes.
- Si l’on trempe du coton pendant trente minutes dans une solution de sucre de plomb, et sans le laver, le faire passer dans un bain d’alun et ensuite le rincer; il est préparé pour recevoir la teinture des bois. Le fustet lui donne un excellent jaune, et le campêche un bleu violacé, qui ne tire pas sur le rouge, comme cela a lieu quand on se sert de l’acétate d’alumine seul. Etant lavé avec du savon, une partie de la couleur est rejetée ; évidemment, c’est celle prise par l'alumine et il en
- reste une qui est ardoise bleuâtre, sans doute celle prise par le plomb. *Dans cette opération, le mordançage a lieu par la précipitation de sulfate de plomb sur les fibres. Il se forme également de l’acétate d’alumine qu aide peut être à l’action.
- Sur de la laine, l’acétate de plomb agit bien. Avec du bois de cam, il donne un beau rouge brunâtre et qui peut être relevé par • l’addition de tartre brut ou de cudbeard dans le bain, avant de le assombrer. Avec le campêche, il donne un bleu foncé, semblable à celui obtenu par le campêche sur une préparation de chrome, mais moins brillant et moins pur, meilleur cependant que lorsqu’il a été assombri avec de la couperose. Un peu d’aniline violette nuance bleue, ajouté au bain, donne un bleu foncé passable. Il fait bien avec le fustet. En combinant les teintures ci-dessus, on peut arriver à un grand nombre de nuances en olives et bruns et à de très beaux marrons et grenats. Les couleurs sont plus brillantes et plus unies que celles obtenues par l’emploi de la couperose. A peu près 500 grammes d’acétate de plomb sont suffisants pour 25 kil. de laine. Le grand avantage de ce procédé, c’est que l’opération est faite en une seule fois au lieu de deux, comme pour la préparation avec le chrome.
- Les procédés suivants ont également été expérimentés : du coton trempé dans du sucre de plomb et ensuite passé dans du sulfate de soude donne avec le campêche une nuance bleue. Le plomb est ainsi fixé comme sulfate. En opérant avec du sel de soude (précipitation de carbonate de plomb) ou du sel (précipitation de chlorure de plomb), les mêmes résultats sont obtenus.
- En fixant le plomb avec des cristaux d’étain, on obtient avec du campêche un bon lilas qui, étant lavé modérément dans de l’eau de savon d’étain, conserve sa nuance. L’emploi de cristaux conjointement avec du sucre de plomb est d’un très bon effet. En employant une solution de borax pour fixer le plomb (précipitation de borate de plomb), on
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- obtient avec du campêche un ardoise pourpre ; avec du fustet, un jaune et avec de la flavine, un jaune rougeâtre.
- Du coton mordancé avec du sucre de plomb et du phosphate de soude (précipitation de phosphate de plomb) donne avec du campêche un ardoise bleu, semblable à celui obtenu avec du plomb et du sel de Glauber. En le frottant avec du savon brun, on rend la couleur un peu plus bleuâtre et plus claire ; cependant, généralement parlant, elle résiste bien au lavage. (Textile Colorist.)
- BIBLIOGRAPHIE
- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisateur de tissu, par Edouard Gand, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiens.
- L’une des grandes difficultés, pour les praticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont surtout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par 'suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment in-venté, et dont il offre aujourd’hui la descrip
- tion aux manufacturiers, aux dessinateurs, aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient : lo trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2o dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont l'un fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus curieux et de plus inattendu que les « armures-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt l' « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 28e Année, N 23. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Décembre 1884
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- CACHOU SUR COTON
- PROCÉDÉS PRATIQUES.
- BLANCHI MENT DES ÉPONGES.
- SOLUBILITÉ DE LA FIBRINE DE SOIE.
- L’EMPLOI DU BORAX.
- SAVON AMMONIACAL.
- TARIF DOUANIER
- JURISPRUDENCE
- BIBLIOGRAPHIE.
- BREVETS D'INVENTION.
- COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A TEINDRE LES TEXTILES Par M. Durand.
- Cette machine se compose d’une roue armée de rayons plus ou moins nombreux, en regard de chacun desquels sont disposés les « mateaux » ou écheveaux à teindre. Les mateaux se trouvent tendus, d’une part, sur des baguettes horizontales entourant un cylindre creux percé de trous et monté lui-même sur une broche horizontale creuse et perforée à la périphérie ; de l’autre, sur une « tour-nette » parallèle à la broche et se fixant en des points variables du rayon correspondant de la roue, d’après la longueur de l’écheveau.
- A chaque tour de la machine, un rochet, calé à l’une des extrémités de la broche creuse, rencontre deux ou trois dents fixées à la partie interne de l’enveloppe demi-cylindrique qui recouvre l’appareil et évolue d’une petite quantité, de manière à ne pas laisser les mêmes points des matières à teindre en contact avec les baguettes.
- Le moyeu, l’arbre central et les rayons de la roue sont creux et communiquent entre eux afin que le liquide tinctorial, arrivant d’un réservoir supérieur au centre de la machine, ne puisse trouver d’issues qu’à travers les per
- forations des broches qui supportent les fils. On arrive ainsi à une teinture prompte et économique.
- La même machine peut servir au lavage, à l’essorage, à la « charge » des soies, en faisant intervenir successivement l’eau pure, l’air ou toute dissolution propre à charger les fils.
- TEINTURE DES MATIÈRES TEXTILES Par M. Simonis.
- L’appareil breveté par M. Simonis et destiné à la teinture à l’air libre se compose d’une chaudière cylindrique en métal, dont le fond est disposé sur un foyer, dont la partie supérieure est ouverte. A quelques centimètres au-dessus du fond se trouve un faux-fond mobile, percé de trous et également métallique. Au centre du faux-fond, un tube vertical de 0 m. 20 à 0 m. 30 de diamètre, ouvert des deux bouts, sert de gaine à un second tube concentrique garni, sur la hauteur, de deux entonnoirs inversement placés et se rejoignant par le sommet vers le tiers supérieur du tube. Le faux-fond et le gros tube sont solidaires d’une armature munie de crochets ou d’anneaux pour enlever l’ensemble en même temps que la matière teinte par le moyen d’un treuil. Un tuyau extérieur, avec entonnoir, permet d’introduire le liquide colorant en dessous du faux-fond pendant l’opération.
- Sous l’action de la chaleur, le liquide entre en ébullition et s’élève dans l’espace annulaire
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- compris entre les deux tubes pour se répandre sur les matières à teindre recouvertes d’une tôle perforée. Il s’établit une circulation continue sous l’influence du vide partiel produit en dessous du faux-fond et de la pression atmosphérique.
- Si, au lieu de mèches fibreuses plus ou moins enchevêtrées, l’on doit traiter des bobines de laine peignée, on dispose sur la plaque mobile du fond des cylindres verticaux de diamètre correspondant à celui des bobines, de manière à n’établir la circulation du liquide qu’à travers ces cylindres entièrement remplis par les bobines superposées.
- TEINTURE DE TOUTES MATIERES TEXTILES EN RUBANS Par M. Giesler.
- Le procédé consiste à enfiler de grosses bobines de « préparation » sur des broches creuses perforées sur toute la hauteur et à presser ces bobines entre des plaques ou couvercles formant angle droit avec l’axe de la broche. Les bobines une fois immergées dans le bain de teinture, on produit par aspiration une circulation continue du dehors au dedans. La matière est facilement surveillée ; il est possible de prélever des échantillons au cours du travail et le parallélisme des fibres est conservé.
- La même installation sert au mordançage, au lavage, au blanchiment, à la teinture, soit dans une cuve unique, soit dans plusieurs cuves, dont chacune reste affectée à un usage spécial.
- Après avoir extrait de la cuve les broches garnies de préparation, comme il a été expliqué, il est facultatif de traiter la matière :
- lo Par un courant d’air qui, traversant la masse fibreuse, détermine l’oxydation du colorant ;
- 20 Par un vaporisage qui forme et fixe la nuance ;
- 30 En faisant communiquer l’intérieur des broches avec un éjecteur à vapeur qui détermine le séchage.
- IMPRESSION EN COULEUR SUR TISSUS NOIRS Par M. Voland.
- Pour imprimer des couleurs claires sur un tissu noir ou sur une étoffe de nuance sombre, M. Voland établit aux emplacements que doit occuper le dessin un fond dont l’opacité annule la couleur primitive et dont la consistance suffit à fixer les teintes superposées concourant au motif de décoration.
- On imprime tout d’abord, au moyen d’une planche spéciale et suivant la silhouette du dessin, l’apprêt convenablement coloré, puis on saupoudre la surface humide avec des déchets de soie ou d’autres textiles très divisés. On pourrait mélanger les poudres animales avec le liquide adhésif et en appliquer plusieurs couches, toujours suivant la configuration du dessin à reproduire. La base de l’apprêt consiste en vernis, dissolutions de résines, de caoutchouc.
- Le fond opaque une fois sec, les couleurs plus ou moins claires sont successivement déposées par les moyens ordinaires de l’impression.
- CACHOU SUR COTON
- Le cachou est un extrait brunâtre obtenu de diverses plantes, mais principalement dubois du « minosa calechu », un arbre natif des Indes-Orientales.
- L’extrait obtenu, on commence l’évaporation sur un feu découvert, et ensuite on le continue en l’exposant au soleil dans des plats peu profonds, jusqu’à ce qu’il ait acquis la consistance désirée.
- Le commerce livre cette marchandise en balles de 40 à 50 kil. ou bien en morceaux de 2 pouces carrés.
- Cet extrait peut être falsifié par des mélanges avec des substances végétales ou du sable, du sang, etc., de façon qu’il est utile de faire subir un examen au produit que l’on veut acheter.
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- -==e- „ 1 . tore
- Il y a plusieurs moyens de reconnaître sa pureté, mais les meilleurs sont de déterminer les cendres, d’en faire une analyse colorimé-trique, ou une analyse par impression.
- Pour l’analyse par impression, on se sert du mélange suivant :
- 60 gram. de cachou ;
- 120 gram. d’acide acétique à 7<> Bé , épaissi avec
- 50 gram. d’eau gommée.
- La couleur imprimée est alors comparée avec un échantillon-étalon.
- La couleur du cachou varie du jaune au brun. Les cubes sont généralement durs et secs, mais les balles ont une consistance gommeuse. Il a une odeur piquante par suite de l'acide tannique qui lui est propre. Le cachou de bonne qualité contient de 40 à 50 00 de cet acide tannique; il est soluble dans l’eau froide et dans l’état de solution on peut le précipiter par l’addition d’une solution de colle-forte ; mêlé avec des sels d’oxyde de fer, il forme des colorations vertes.
- Outre l’acide tannique, le cachou contient encore une substance appelée catechine, qui est d’une nature cristalline et qui, étant distillée à sec, produit la pyrocatechine.
- Le produit commercial qui contient les deux substances ci-dessus s'oxyde par le contact de l’air atmosphérique et devient brunâtre. L’oxydation est activée par les alcalis et aussi par les sels de cuivre et le bichromate de potasse.
- L’application du cachou à la teinture a été basée sur la formation de matières colorantes brunes, d’une nature fixe, qui ne sont pas altérées par les savons, les alcalis ni par le chrome.
- Le cachou du commerce doit être fondu une seconde fois pour lui enlever les impuretés. Avec l’eau, il ne forme pas une solution claire, mais elle se clarifie par l’addition d’acide acétique ; et ces solutions, étant filtrées à travers un tamis fin, laissent sur ce tamis le sable, les particules de bois et les feuilles qui s’y trouvaient,
- Comme l’oxydation rend insoluble la matière brune, il faut avoir bien soin que cette oxydation n’ait pas lieu avant son dépôt sur les fibres.
- L’oxydation peut être faite de diverses manières :
- 1* En étendant les objets traités avec le cachou dans des pièces vastes ;
- 2- En les exposant à la vapeur, avec addition de sels de cuivre ;
- 3' En les traitant avec des substances qui cèdent leur oxygène, telles que bichromate de potasse, etc.
- Par l’addition de divers mordants, tels que : acétate de fer, manganum, etc., on peut varier les nuances du cachou.
- L'acétate d’alumine, l’oxydation, la bouse et la teinture en garance ou en alizarine lui donnent une couleur rouge brunâtre, au lieu de la couleur cuir qui lui est propre.
- En 1815, Schopp et Hartmann ont employé pour la première fois le cachou pour l’impres-sion à une seule couleur. Camille Kœchlin et Mathieu Plessy ont appliqué les sels da cuivre, et, en 1832, les frères Kœchlin ont traité leurs couleurs au cachou avec de la vapeur et les ont oxydées avec une solution de bichromate de potasse.
- Cachou pour garance. — Faites fondre : 3,500 gram. de cachou dans
- 3,000 gram. d'acide acétique à 6oBé, avec 4,300 gram. d’eau.
- Ajoutez alors :
- 1,500 gram. de sel ammoniac; 4,000 gram. de gomme talka, et chauffez.
- Laissez refroidir et ajoutez :
- 1,300 gram. d’acide acétique à 6 Bé, et 800 gram. de chlorure de cuivre à 400 Be. Après impression, en combinaison avec d’autres couleurs, soit rouge, brun ou noir, les tissus doivent être oxydés dans un air chaud et humide, ensuite passés à la bouse et teints daus de la garance ou de l’alizarine.
- En préparant le cachou pour être traité à la vapeur, d’autres extraits de bois de teinture sont mêlés à la solution de cachou et sont uti-
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- to .O. OP
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lisés en relevant le brillant de la couleur, et leur combinaison avec les mordants la rend plus fixe.
- Cachou pour vapeur. — Faites dissoudre : 1,500 gram. de cachou dans
- 1,500 gram. d’acide acétique et
- 1,500 gram. d’eau.
- Filtrez et ajoutez ;
- 225 gram. d’extrait de bois rouge à 250 Bé, 450 gram: d’extrait de quinquina à 250 Bé; 150 gram. de sel ammoniac;
- 600 gram. d’alun et
- 200 gram. de chlorate de soude. Faites bouillir et ajoutez :
- 3,600 gram. d’eau gommée.
- Les tissus imprimés avec cette couleur doivent être soumis à la vapeur pendant 1 heure, ensuite savonnés à 380 C. pendant 15 minutes et, si cela est nécessaire, passés dans de l’eau de chlorine.
- Cachou pour chrome. — Faites dissoudre : 2,500 gram. de cachou dans 5,000 gram. d’acide acétique à 6° Bé.
- Filtrez et ajoutez :
- 1,250 gram. d’une solution d’acétate de chaux à 15. Bé;
- 1,250 gram. d’acétate de manganum à25°Bé et 1,875 gram. de gomme.
- Chauffez jusqu’à ce que toute la gomme soit dissoute.
- Après impression, les tissus doivent être soumis à la vapeur pendant 1 heure et ensuite passés dans un bain à la température de 750 C. contenant 3 1[2 00 de bichromate de potasse. Après le bain de chrome, les tissus doivent être passés dans une solution de chio- , rine à 1o Be.
- Le cachou est aussi employé pour produire un bain de chrome.
- On le combine avec de la fuchsine, qui, comme le cachou, étant mêlée avec du bichromate de potasse, produit des bruns. Le cachou seul, c’est-à-dire sans l’addition de fuchsine, ne peut produire un beau brun rou-geâtre.
- Brun pour vapeur. — Mêlez :
- 4,500 gram. de solution de cachou à13oBé, avec
- 900 gram. d’amidon de blé et
- 300 gram. d’amidon brûlé.
- Ajoutez ensuite :
- 420 gram. de fuchsine;
- 500 gram. d’huile d’olive;
- 600 gram. de chlorate de soude;
- 900 gram. d’acétate d’alumine à 100 Bé et 100 gram. de sel ammoniac.
- Faites bouillir et après refroidissement ajoutez :
- 900 gram. de nitro-acétate de chrome»
- L’emploi du cachou est aussi fort considérable pour la teinture du coton filé et en pièces.
- Le filé ayant été blanchi est trempé dans une solution de cachou à 50 Bé, tordu et passé dans un bain de chrome.
- Pour les fauves, on emploie la solution de cachou, nuancée avec des extraits de quinquina et de campêche.
- Pour les olives, on remplace le bain de chrome par un bain de couperose faible.
- Pour la teinture des tissus, les opérations sont les mêmes que pour les filés.
- Si des tissus ou des filés prétendus teints ou imprimés avec du cachou donnent lieu à des doutes, il est facile de s’en rendre compte en analysant les cendres pour découvrir le chrome et la couperose.
- La couleur par elle-même n’a pas de réaction caractéristique.
- Si les objets teints sont trempés dans un fort bain de chrome, la couleur devient quelquefois plus foncée. — CTeætile-Monitor.')
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Gris pour coton cardé.
- Pour 50 kil. de coton :
- Faites bouillir 5 kil. de sumac.
- Passez et faites bouillir de nouveau, ea ajoutant ;
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- 1 kil. d’extrait de fustet;
- 500 gram. de pierre bleue.
- Mettez le coton et faites bouillir pendant 1 heure. Ajoutez alors :
- 500 gram. de couperose ;
- 125 gram. d’alun.
- Faites bouillir encore 30 minutes en manœuvrant le coton tout le temps.
- Enlevez, lavez et finissez.
- Rouge brique pour coton cardé.
- Pour 50 kil. de coton :
- Faites bouillir 10 kil. de sumac.
- Passez et faites bouillir de nouveau,
- Mettez le coton et faites bouillir en le manœuvrant pendant 1 heure. Ajoutez alors :
- 250 gram. de fuchsine ;
- 250 gram. de chrysoïdine ;
- 500 gram. de brun Bismarck ;
- 500 gram. d’alun ;
- 1 kil. d’acide acétique.
- Faites bouillir pendant 1 heure.
- Lavez et finissez.
- Chocolat clair pour laine en boudin.
- Pour 50 kil. de laine :
- Préparez bain contenant :
- 1 kil. 500 de fustet ;
- 1 kil. 250 de campêche ;
- 2 kil. 500 de bois rouge.
- Mettez la laine, faites bouillir pendant 1 heure.
- Enlevez et ajoutez au bain :
- 150 gram. de cudbeard ;
- 150 gram. d’alun ;
- 1 kil. de tartre.
- Remettez la laine et faites bouillir pendant encore 1 heure.
- Enlevez et ajoutez : 125 gram. de couperose.
- Remettez la laine et laissez-la dans le bain pendant 30 minutes.
- Lavez et finissez.
- Vert pour laine en boudin
- Pour 50 kil. de laine,
- Préparez la laine en la faisant bouillir pendant 1 heure dans un bain contenant :
- 1 kil. de chrome;
- 1 kil. de tartre.
- Enlevez, lavez et mettez dans le bain de teinture contenant :
- 6 kil. de fustet ;
- 2 kil. 500 de campêche ;
- 1 kil. 250 d’extrait d’indigo.
- Faites bouillir pendant 1 heure.
- Lavez et finissez.
- Fauve clair pour laine en boudin
- Pour 50 kil. de laine.
- Mettez dans un bain contenant :
- 2 kil. 500 de garance ;
- 750 gram. d’extrait de fustet.
- Faites bouillir pendant 1 heure et foncez avec :
- 250 gram. de couperose.
- Laissez pendant 30 minutes ; soutirez alors et laissez encore 30 minutes.
- Lavez.
- Cannelle clair pour laine en boudin
- Pour 50 kil. de laine.
- Faites bouillir pendant 1 heure dans un bain contenant :
- 3 kil. 500 de garance;
- 2 kil. 500 de fustet ;
- 1 kil. de bois de cam;
- 180 gram. d alun.
- Enlevez, lavez et finissez.
- Brun pour laine en boudin
- Pour 50 kil. de laine.
- Faites bouillir pendant 1 heure dans un bain contenant:
- 3 kil. de fustet ;
- 3 kil. de sumac;
- 12 kil. de campêche.
- Enlevez la laine et ajoutez au bain :
- 6 kil. de bois rouge ;
- 750 gram. de tartre.
- Remettez la laine, faites bouillir pendant encore 1 heure et foncez avec}
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- 500 gram. de couperose.
- Lavez.
- Bronze foncé pour laine en boudin
- Pour 50 kil. de laine.
- Faites bouillir pendaut 1 heure dans un bain contenant :
- 35 kil. de fustet.
- Enlevez la laine et ajoutez au bain une décoction de :
- 10 kil. decampêche.
- Faites bouillir pendant 1 heure et mettez dans un bain contenant :
- 3 kil. d’alun ;
- 750 gram. de tartre.
- Faites bouillir pendant 1 heure 1[2 et mettez dans un autre bain contenant :
- 180 gram. de couperose;
- 180 gram. de campêche.
- Faites bouillir pendant 15 minutes.
- Lavez et finissez.
- Sur l’avis du Comité consultatif des Arts et Manufactures, M. le ministre des finances, d’accord avec son collègue au département du Commerce a, par décision du 10 novembre dernier, autorisé les fabricants d’aniline à recevoir et à employer, en franchise de la taxe les sels dont ils font usage pour leur fabrication, après dénaturation préalable, dans les mêmes conditions que les tanneurs et les autres industriels qui ont été successivement assimilés à ces derniers.
- Par arrêté ministériel du 20 novembre, M. Robcis Borghers, consul général de France à Anvers, est nommé commissaire général de la République française à l’Exposition universelle internationale d’Anvers, en remplacement de M. Choquet, dont la démission est acceptée, et M. Maurice Monthiers, ingénieur civil, ancien secrétaire du comité d’organisa-üon de la section française à l’Exposition d’Amsterdam, est nommé commissaire de la République française à Anvers.
- BLANCHIMENT DES ÉPONGES
- Une solution de bromine a été dernière ment employée pour le blanchiment des éponges.
- Il est connu que la bromine se dissout dans 30 parties d’eau ; il est donc facile de préparer une solution concentrée de bromine en mettant quelques gouttes de bromine dans une bouteille d’eau distillée.
- En trempant les éponges pendant quelques heures dans la solution de bromine, elles perdent leur couleur brune et deviennent plus claires, tandis que la couleur rouge foncé de la solution se change en jaune clair. En passant les éponges dans un autre bain de bromine, elles arrivent en peu de temps à la nuance voulue, et l’on peut encore améliorer cette nuance en faisant passer les éponges dans un bain d’acide sulfurique étendu d’eau et en les lavant ensuite dans l’eau froide.
- La qualité de l’éponge n’est nullement détériorée par son traitement avec la bromine.
- SOLUBILITÉ DE LA FIBRINE DE SOIE DANS LES ACIDES ORGANIQUES
- Les acides qui peuvent être employés -pour dissoudre la fibrine de soie sont :
- Lee acides oxalique, gallique, pyrogallique, citrique et tartrique.
- La fibrine se dissout également dans l’acide acétique glacial et dans l’acide lactique, mais seulement lorsqu’ils sont chauffés dans des tubes fermés.
- Elle se dissout très facilement dans l’acide oxalique, cinq parties d’acide pouvant dissoudre six parties de fibrine. La solution peut être additionnée d’eau chaude, sans que la fibrine s’en sépare ; mais si l’on additionne la solution avec de l’alcool à 960, la fibrine s’en sépare sous la forme de flocons blancs.
- Si la solution de fibrine préparée avec un des acides ci-dessus est mêlée avec une so-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- lution concentrée de sel neutre , tel que sel ordinaire, ou d’une solution d’acide tannique, la fibrine se précipite.
- Les expériences (suivant le rapport de la Société de chimie et de physique russe) ont été faites avec de la fibrine obtenue de soie brute, par le procédé Stadeler.
- La soie brute peut également être dissoute dans les mêmes acides, et Lidon propose l'utilisation de la solution de soie ainsi obtenue, pour fixer les couleurs d’aniline sur des tissus de coton et de lin.
- Dans cette opération, les tissus doivent être trempés dans la solution de soie et ensuite passés dans de l’alcool, ou dans une solution de sel neutre (sel ordinaire), afin de précipiter la soie sur les fibres.
- On peut également utiliser la solution de soie et d’acide oxalique pour déterminer le tant pour cent de soie dans les tissus mélangés, l’acide oxalique n’ayant aucune action sur la laine et agissant graduellement sur la cellulose en la décomposant sans la dissoudre.
- L’EMPLOI DU BORAX
- DANS L’EXTRACTION DES TEINTURES
- Les notes suivantes, par M. Palm (de Saint-Pétersbourg), auront probablement quelque intérêt pour ceux de nos lecteurs qui s’occupent de l’extraction des teintures ; d’autant plus qu'il indique une méthode assez curieuse pour travailler les principes colorants des produits naturels.
- Alizarine de la garance. — Pour commencer, il faut faire digérer la garance à une chaleur douce, dans une solution saturée de borax. Le produit sera d’une couleur de sang rouge foncé. Le liquide clair doit être acidulé avec de l’acide sulfurique, hydrochlorique ou acétique, jusqu’à ce que la précipitation soit complète.
- Le précipité doit être ensuite bouilli, pendant un temps assez long, avec une solution
- d’alun concentré, et alors filtré. En refroidissant, l’alizarine s’en sépare, et on obtient la purpurine par filtration, en y ajoutant une forte quantité d’huile de vitriol concentrée.
- Le borax peut être remplacé par des cristaux de soude, mais alors les nuances seront moins belles.
- Santaline de bois de Calliatara. — Après avoir réduit le bois autant que possible, l’extraction est faite au moyen d’eau bouillante pour en enlever le tanin.
- On procède ensuite comme pour l’alizarine.
- On se sert de l’alcool pour extraire le précipité accumulé sur le filtre, et en refroidissant la sentaline s’en sépare.
- Cochenille. —En traitant la cochenille comme ci-dessus, on obtient une matière colorante qui en séchant s’agglomère comme du sang-dragon, mais qui ne ressemble aucunement au carmin ordinaire, car étant traitée avec de l’huile de vitriol concentrée, elle devient un composé d’un bleu intense, qui devient graduellement rouge, et ce changement est accéléré par l’addition d’eau.
- Après avoir enlevé la matière colorante ci-dessus, la solution de borax, rendue acide par l’addition d’acide acétique, est précipitée au moyen de sels de plomb, et' ce composé de plomb donne le carmin. — Oil paint et drug Reporter.
- SAVON AMMONIACAL POUR LE DÉGRAISSAGE DES LAINES.
- Le savon ammoniacal employé dans le dégraissage des laines brutes ou préparées leur communique une douceur, une souplesse et une blancheur qui ne s’obtiennent qu’en employant les savons de soude, de potasse ou quelque autre élément alcalin, et, pour ce motif, la préparation industrielle du savon ammoniacal peut rendre service à l’industrie lainière.
- Le prix, élevé des sels ammoniacaux, re-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 62 ca
- cherchés pour d’autres usages par l’agriculture, rendrait la fabrication du savon ammoniacal impossible au point de vue économique et aurait de plus le grave inconvénient de priver l’agriculture d’un excellent élément de production.
- Afin d’éviter ces inconvénients, on utilise une matière abandonnée et censément perdue (l’urine), en la traitant au moyen d’un procédé industriel qui permet de l’employer couramment dans la préparation du savon ammoniacal.
- Ce procédé est des plus simples : il consiste à rendre l’urine en complet état de décomposition, dans le but de la transformer en carbonate d’ammoniaque par la fermentation.On sature l’urine par les moyens ordinaires soit directement par le moyen acide, soit par double décomposition, en employant des sels métalliques jusqu’à ce qu’on ait fait disparaître, par cette méthode, les propriétés alcalines du liquide, qu’on peut apprécier exactement par le moyen de papiers réactifs.
- Dans cet état, l’urine neutralisée se combine à une dissolution de savon à base de potasse ou de soude, et la combinaison est complète lorsqu on n’aperçoit plus aucune coagt lation à la surface du liquide.
- Cette coagulation condensee n’est autre chose que le savon ammoniacal ; on le retire au moyen d’une espèce de cuillère dont le fond se trouve pourvu d’une toile qui sert de tamis et que l’on pose à égoutter sur un châssis en bois.
- Le savon ammoniacal est peu soluble dans l’eau, mais il se dissout avec facilité dans les dissolutions alcalines plus faibles et notamment dans les carbonates alcalins. L’agent de dissolution le plus économique est le carbonate de soude du commerce; employé dans la proportion de 1 à 2 0|0 dans l’eau, il dissout rapidement et parfaitement le savon ammoniacal, surtout s’il est chauffé.
- Dans cet état, le savon ammoniacal peut être employé dans le dégraissage des laines brutes ou préparées,» en procédant comme si
- on usait des savons ordinaires de soude ou de potasse.
- TARIF DOUANIER DE LA GUADELOUPE
- Un décret du 16 courant a rendu exécutoire, à partir du 1er janvier 1885, le tarif de douane, voté par le conseil général de la Gua deloupe, sur les marchandises étrangères désignées au tableau ci-après, à leur importa-tation dans la colonie :
- Tissus, passementerie et rubans de coton autres que madras et mouchoirs des Indes, 5 0[0.
- Tissus, passementerie et rubans de lin,jute ou chanvre, 600.
- Tissus, passementerie et rubans de laine, 600.
- Tissus, passementerie et rubans de soie, 800.
- Vêtements et pièces de lingerie cousues pour les travailleurs, droit du tissu le plus fortement imposé.
- JURSPRUDENCE
- COUR DE CASSATION (Chambre civile)
- ACCIDENT. —OUVRIER. — PATRON ASSURÉ. — ACTION DIRECTE CONTRE L'ASSUREUR
- L’ouvrier victime d’un accident professionnel n’a pas d’action directe contre la Compagnie d’assurances, qui, en dehors de toute intervention des ouvriers, a assuré le chef d’industrie tant contre les risques d’accidents qui peuvent les atteindre que pour sa garantie de la responsabilité civile.
- Ainsi jugé, sur le pourvoi de la Compagnie d’assurances « la Confiance », par la cassation d’un arrêt de la cour de Nîmes, du 23 août 1862, rendu au profit de M. Sa-langer.
- La chambre civile, après avoir entendu le rapport de M. le conseiller Rohault de Fleury, la plaidoirie de Me Sabatier, avocat, et les
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- conclusions conformes de M. l’avocat général Ronjat, a rendu l'arrêt suivant :
- « La Cour,
- « Donne défaut contre Salanger, Barrat, Abauzit et Cie, et statuant sur l’unique moyen du pourvoi ;
- « Vu les articles 1134 et 1165 du Code civil;
- « Attendu que Salanger, blessé a cours d’un travail exécuté pour le compte de Bar-rat, tâcheron, a assigné en condamnation solidaire son patron et le Compagnie « la Confiance », laquelle, aux termes d’une police d’assurance collective, a assuré ledit Barrat contre tous les accidents survenus à ses ouvriers pendant la durée des travaux;
- « Que la Compagnie a demandé sa mise hors de cause, en se fondant sur ce que le contrat tntervenu entre elle et le sous-entrepreneur Barrat, étant essentiellement personnel, il n’existait aucun lien de droit entre elle et l’ouvrier, lequel, d’ailleurs, ne pouvait ex-ciper de l’article 11 66 du Code civil, sa créance contre son patron n’étant point encore établie ;
- «Attendu que, sans méconnaître ces règles de droit invoquées par la Compagnie, l’arrêt attaqué l’a cependant maintenue en cause, par le motif qu’ayant, après l’accident, fait faire directement à Salanger des offres d’indemnité qui ont été refusées, elle avait reconnu elle-même le principe de sa dette vis-à-vis de lui ;
- « Mais attendu que ces offres amiables de la Compagnie, qui était tenue à indemniser son patron assuré en cas de responsabilité constatée, n'impliquaient pas, de la part de la demanderesse en cassation, la reconnaissance d’une dette personnelle au profit de l’ouvrier victime de l’accident, et ne pouvaient, à défaut d’acceptation par ce dernier, lui conférer une action contre la Compagnie;
- « D’où il suit qu’en statuant ainsi qu’il l’a fait, l’arrêt attaqué a violé les articles susvisés;
- « Par ces motifs, casse, etc. »
- LE MÈTRE-COMPTEUR
- DE M. C. DECRETTE
- Un brevet a été pris pour une utile et ingénieuse invention faite par M. C. Decrette, horloger-mécanicien.
- Il s’agit d’un « Mètre-compteur » dont le fonctionnement est simple et facile à comprendre. Grâce à un petit appareil placé à l’extrémité droite du mètre, un bouton se trouve sous l’index de la main qui tend l’étoffe ; un très léger appui sur ce bouton suffit pour enregistrer au fur et à mesure dans un compteur chaque mètre mesuré. La pression nécessaire se fait tout naturellement et sans aucun effort. Pour remettre le compteur à zéro, il suffit d’arriver à une dizaine et d’appuyer sur le levier appliqué sous l’appareil.
- Il est presque superflu de démontrer l’utilité du « Mètre-compteur » dont tout le monde se rend aisément compte. S’il arrive que, pen-
- 47′0
- dant le mesurage d’une pièce d’étoffe, le com -mis soit distrait ou interpellé, des erreurs se produisent nécessairement, à moins qu’il ne recommence son opération. Et, dans les maisons de détail surtout, les employés sont à tout instant interrompus dans leur travail par des clients et surtout des clientes et assaillis de questions qui les troublent et auxquelles ils ne peuvent répondre qu’au préjudice d’une opération aussi absorbante que celle du métrage. Grâce à l’invention de M. C. Decrette, un commis pourra instantanément, et sans crainte d’erreurs, interrompre sa besogne et s’en détourner quelques instants sans inconvénients, à la satisfaction des acheteurs qui lui auront adressé la parole.
- Il nous paraît impossible que d’ici à très peu de temps le « Mètre-compteur » ne soit pas universellement employé dans toutes les Maisons de détail et même dans les Maisons de gros, où il rendra aussi de notables ser-vices,
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- NOTA. — Le prix du mètre-compteur est fixé à 8 francs pris à Paris.
- Par suite d’arrangements pris avec l’inventeur, nous le ferons obtenir à nos abonnés au prix de 6 fr. 50 rendu franco. Envoi contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- BIBLIOGRAPHIE
- LE TRANSPOSITEUR ou l’Improvisateur de tissu, par Edouard Gand, professeur de tissage à la Société industrielle d’Amiens.
- L’une des grandes difficultés, pour les praticiens et les artistes chargés de satisfaire aux exigences de la mode, est de créer des étoffes nouvelles, des entrecroisements originaux et caractéristiques entre les textiles qui constituent la chaîne et la trame.
- On se fatigue vite à rechercher des contextures autres que celles qui, connues déjà, sont surtout consacrées par l’usage. Il importe donc de trouver un procédé qui puisse venir en aide aux compositeurs de tissus, et leur fournir des idées aussi variées que possible, quand leur imagination se montre rétive par suite d’une trop grande contention d’esprit.
- L’appareil que M. Gand a récemment in-venté, et dont il offre aujourd'hui la description aux manutacturiers, aux dessinateurs, aux contremaîtres de tissage, aux directeurs et professeurs d’Ecoles industrielles, ainsi qu’aux élèves qui fréquentent ces établissements, est basé sur la « théorie des nombres premiers » et des « progressions arithmétiques ascendantes ». L’ouvrage contient : lo trois planches, dont la plupart des figures sont gravées d’après des photographies ; 2o dix-huit figures sur bois, intercalées dans le texte, et des tableaux synoptiques, dont l'un fournit les divers modes de construction des satins, depuis le satin de 5 jusqu’au satin de 82. Rien de plus simple que le mode de fonctionnement du Transpositeur; rien de plus curieux et de plus inattendu que les « armu
- res-tissu » et les « armures-dessin » qu’on voit apparaître.
- M. Gand, voulant doter l’industrie de cet appareil, n’a pas pris de brevet pour s’en assurer la propriété exclusive. Son espérance est de voir bientôt F « Improvisateur de tissus » entre les mains de tous les fabricants.
- Pour recevoir franco par la poste dans toute la France cette brochure, envoyer 3 fr.25 en timbres-poste au bureau du journal.
- BREVETS D'INVENTION
- 161840. 1er mai; Beyer et Kegel. — Procédés pour la production d’acides sulfocon-jugués du bétanaphtol, séparation de ces acides et production de couleurs.
- 161863. 2 mai; Thomas. — Perfectionnements dans les appareils destinés à blanchir, teindre, amidonner ou laver les fils de toutes espèces.
- 161886. 3 mai ; Fessy. — Procédé de blanchiment instantané des tissus, pâtes à papier, etc.
- 161967. 7 mai; Société anonyme dite : Far-benfabriken, vormals Friedrich Bayer et Cie, — Procédé de fabrication des matières colorantes sulfitées obtenues par la sulfuration et l’oxydation ultérieure des dérivés benzylmé-thyliques de la leukaniline.
- 161968. 7 mai; Société anonyme dite : Far-benfabriken, vormals Friedrich Bayer et Cie. —Procédé de fabrication de combinaisons doubles, solubles, formées par certaines matières colorantes azotées, peu solubles, avec les bisulfites, et application desdites combinaisons à la teinture et à l’impression.
- 162002. 10 mai; Durançon et Lapierre — Machine à dresser les filaments dans les flottes ou matteaux de toutes matières textiles, avant et après teinture.
- 162008. 9 mai; Société Sulzer frères. — Machine à sécher les écheveaux de fil.
- 162071. 14 mai; Lombard. Nouveau tube permettant de teindre les fils en cannettesou en bobines.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ..... . .i . .... ii. r,=
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- 162134. 16 mai : Société E. Ricard et Du- | chesne. — Perfectionnements apportés dans la construction des appareils à évaporer ou à concentrer, à air libre, les extraits de bois de teinture et de tanin ou tous autres produits * similaires.
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- PROCÉDÉS PRATIQUES.
- VIO’ ETS ET LILAS D’ALIZARINE
- PROCÉDÉ DE BLAN RIMENT.
- BIBLIOGRAPHIE.
- BREVETS D’INVENTION.
- COURS.
- ANNONCES.
- PERFECTIOHNEMENTS I
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- DÉPLISSAGE MÉCANIQUE DES TISSUS PENDANT LE FOULAGE Par M. Lombard.
- On sait que lors du défeutrage des étoffes il convient de retirer de la fouleuse, à un moment donné, les pièces qui, sous la pression des cylindres, tendent à former des plis permanents; pour effacer ces plis, il faut « manier » la pièce, c’est-à-dire la tendre à la main en tirant, de chaque côté, sur les lisières. L’opération est longue, assez délicate et fatigante.
- M. Lombard substitue au déplissage manuel un maniage automatique, dont les moyens varient selon que l’on foule la pièce « en corde », c’est-à-dire les bouts simplement cousus pour former toile sans fin, ou bien « en sac », les deux lisières étant également cousues, de manière à former un tube continu. Dans le premier cas, M. Lombard propose d’utiliser l’un des appareils extenseurs déjà en usage dans l’apprêt des tissus, tels que rouleaux à douves s’élargissant par l’intermédiaire d'ex-centriques, ou bien poulies obliquement situées sur les bords.
- Pour le second cas, M. Lombard décrit un
- appareil spécial, monté sur chariot afin d’en faciliter le transport devant les différentes fou-leuses de l’atelier. Le déplisseur proprement dit est formé de quatre galets en bronze, fixés à l’extrémité d’autant de bras de levier légèrement flexibles et réunis au moyen de charnières sur une douille qui supporte le chariot. Une. vis à volant, ajustée sur ladite douille, sert à écarter ou à rapprocher les bras et, par conséquent, les galets. Lorsqu’on veut manier la pièce « en sac », on découd le bout, on y introduit les galets aussi rapprochés que possible, puis on les écarte de manière à tendre le tube sur toute la circonférence. Une fois la tension réglée, le bout est engagé dans la fouleuse et la courroie passée sur la poulie fixe. La pièce, en glissant sur les galets, se déplisse ainsi spontanément dans toute, la longueur.
- COUPAGE OU GRATTAGE DU VELOURS
- Par M. David.
- A l’inverse de la méthode qui consiste à gaufrer les velours tissés et coupés, pour obtenir des effets façonnés, M. David soumet au gaufrage les tissus à armure satin, serge, etc., avant coupage. Ce gaufrage, effectué entre un cylindre gravé en cuivre et un contre-cylindre en papier ou en carton, détermine nécessairement sur l’étoffe des creux et des reliefs. Les parties en relief sont seules tranchées par le rasoir, les parties comprimées gardent un aspect lisse et brillant.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour faciliter la pénétration de la lame coupante sous les boucles, le tissu est tendu sur une table de forme spéciale; tantôt cette table est composée de deux plans inclinés en forme de V, tantôt le tissu chemine sur une table horizontale, brusquement coudée à l’endroit où se présente le rasoir, ou bien encore le couteau, guidé dans une rainure, est précédé d’une sorte de doigt presseur.
- Dans tous les cas, l’effet est identique et facilite le passage de la lame sous les boucles non comprimées au gaufrage.
- CORDONNET AVEC PERLES DIT « DE LA REINE » Par M. Baboin.
- La particularité de ce produit est l’équidistance des perles creuses fixées dans le cordonnet.
- Pour arriver à une régularité constante, M. Baboin dispose sur une première bobine verticale et tournante (au centre de laquelle passe le cordonnet) un tube échancré, armé d’une tige métallique qui, à chaque tour, entraîne une perle. Les perles, préalablement passées sur un fil spécial, glissent le long de ce fil, convenablement incliné, jusqu’à la rencontre de l’échancrure mentionnée ci-dessus. Ladite échancrure, combinée avec la tige métallique, forme une sorte de doigt qui s’engage entre deux perles contiguës et qui, à chaque évolution, fait glisser la première.
- En même temps, deux autres fils, attirés librement, viennent se tordre autour du premier et fixent la perle sur le cordonnet.
- Uune seconde bobine creuse, placée au-dessous de celle précédemment indiquée, mais tournant en sens inverse, fournit au cordonnet de nouveaux éléments qui croisent les premiers et enserrent la perle du côté opposé, de manière à empêcher tout glissement.
- APPAREIL A FABRIQUER LES FILS CHINÉS Par MM. Rosser et Wells.
- L’appareil de MM. Rosser et Wells se
- monte sur une carde à hérissons de construction ordinaire, entre l’avant- dernier et le dernier travailleur. En principe, le dispositif est constitué par un certain nombre de bobines horizontales, garnies de rubans de préparation diversement colorés.
- Ces bobines, situées entre deux disques, sont actiounées par l’axe du gros tambour et reçoivent un double mouvement de rotation sur elles-mêmes et de translation circulaire égale au développement des disques porteurs. De plus, chaque bobine est doublée d’un rouleau d’amenage qui, en évoluant avec l’appareil, s’approche du dernier travailleur et lui fournit une « touffe » de préparation, ou fibres veules, livrée par la bobine correspondante.
- Il résulte de cette succession de touffes diversement colorées, qui viennent se super-, poser à la nappe cardée, des effets de chinage tout particuliers.
- PROCÉDÉS PRATIQUES
- Vert clair pour coton filé
- 50 kil. de coton blanchi.
- Mettez dans un bain à 65° C. contenant :
- 5 kil. de sumac;
- 2 kil. 500 de fus! et;
- 500 gram. d’alun ;
- 250 gram. de pierre bleue ;
- 30 gram. de vert pour coton.
- Faites faire 8 tours et laissez refroidir dans le bain.
- Finissez.
- Vert foncé pour laine filée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 2 kil. 500 d’extrait d’indigo ;
- 500 gram. de cudbeard ;
- 125 gram. de jaune bon teint;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Mettez la laine à 87» C.; faites faire 8 tours ; élevez la température à 97° C.
- Lavez et finissez.
- Bleu marin pour laine filée
- Pour 50 kil. de laine.
- Préparez la laine en la faisant bouillir pendant une heure dans un bain contenant : 500 gram. de bichromate de potasse.
- Lavez et mettez dans bain de teinture contenant :
- 5 kil. de campêche;
- 3 kil. d’extrait d’indigo;
- 250 gram. d’huile de vitriol ;
- 5 kil. de sel de Glauber.
- Faites mijoter pendant 40 minutes.
- Lavez et finissez.
- Gris perle pour laine
- 50 kil. de laine.
- Mettez dans un bain de teinture à 87O C. contenant :
- 1 kil. d’extrait d’indigo;
- 15 gram. de jaune bon teint;
- 500 gram. de liqueur d’Archil ;
- 5 kil. de sel de Glauber ;
- 1 kil. d’huile de vitriol.
- Faites faire 8 tours à 97o C.
- Lavez et finissez.
- Vert bouteille pour laine cardée
- 50 kil. de laine.
- Préparez un bain contenant :
- 1 kil. de bichromate de potasse;
- 4 kil. d’alun.
- Faites bouillir pendant une heure et demie. Lavez et mettez dans un bain de teinture contenant :
- 500 gram. de tartre;
- 10 kil. de fustet ;
- 6 kil. de campêche;
- 500 gram. d’extrait d’indigo.
- Faites bouillir pendant une heure.
- Lavez et finissez.
- Mauve foncé pour laine cardée
- 50 kil. de laine.
- Mettez dans un bain contenant :
- 1 kil. 500 de campêche;
- 3 kil. de cudbeard;
- 500 gram. de tartre.
- Faites bouillir pendant deux heures et foncez avec :
- 125 gram. de couperose.
- Lavez et finissez.
- VIOLETS ET LILAS D’ALIZARINE POUR COTON, SANS MORDANT A L'HUILE
- Le mordant le plus usité pour les violets d’alizarine est encore le vitriol vert ou sulfate ferreux. On peut cependant le remplacer, souvent avec avantage, par une liqueur de fer ou par un pyaolignite ferreux de 1 à 2° Beaumé; à poids égal, ce dernier est le plus fort.
- Quelquefois, on emploie un mélange composé d’une partie de pierre bleue ou sulfate de cuivre avec six parties de sulfate ferreux, mais le coton, passé dans ce mordant sans autre préparation et ensuite lavé et teint, ne donne que des nuances sombres et rougeâtres, nullement désirables.
- Pour obtenir des violets bien foncés, il est bon de passer le coton, avant le mordançage, dans un bain de tanin, et de le mordancer ensuite avec un mordant de fer, comme il est indiqué ci-dessus. Dans ce cas, les nuances obtenues dépendent beaucoup de la nature du mordant employé. Ainsi le pyrolignite ferreux donne des violets foncés, avec une teinte bleuâtre, tandis que le mélange de sulfate ferreux et de sulfate de cuivre donne des couleurs rougeâtres, noires ou prune. L’avantage du tanin se fait surtout sentir avec le sulfate ferreux. Mais, quelque soit le mordant employé, le coton doit toujours être lavé avant d’être soumis à la teinture.
- La cuve étant remplie d’eau, on y ajoute 20 0[0 d’alizarine pour violets.
- La proportion est variable; ainsi,pour lOOpar-ties de coton, il faut de 3 à 7 parties pour les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- violets et de 2 à 3 parties pour les lilas. L’eau doit contenir de la chaux, autrement l'aliza-rine ne peut se fixer sur les fibres ni saturer le mordant ; si l’eau ne contient pas de chaux naturelle, on doit y ajouter une quantité déterminée d’acétate de chaux.
- Le coton doit être mis dans la teinture à froid, et la température élevée doucement pendant 2 à 3 heures, jusqu’à ce que l’on soit arrivé au point d’ébullition, et cette température doit être maintenue pendant 15 à 30 minutes. On enlève alors le coton, qu’on laisse refroidir à 50 ou 60 C. ; on le lave ensuite dans de l’eau coulante et on le trempe dans une eau contenant de 4 à 5 parties de savon pour 100 parties de coton. Si l’on désire un violet rougeâtre, il suffit d’ajouter au savon une petite quantité de solution de soude à 1° B., de laver ensuite le coton, l'égou-ter et le sécher.
- Pour les rouges sur coton, les mordants à l’huile sont indispensables pour donner du brillant; mais, pour les violets, le but de l’huile paraît être de fixer le fer sur les fibres, résultat qui peut être obtenu par des procédés plus expéditifs et moins coûteux.
- Le procédé qui consiste à exposer le coton préalablement saturé de pyrolignite ferreux dans une atmosphère chaude et humide, non pas à cause de la nuance, mais parce qu’elle n’est pas uniforme. Ce procédé, qui réussit admirablement pour l’impression sur calicot, n'est pas applicable à la teinture. Pour le rendre propre à cet usage, on doit avoir recours à d’autres agents chimiques, parmi lesquels on peut citer le tanin et le silicate de soude.
- L’ammoniaque, employée dans des proportions de 5 à 10 parties pour 1,000 parties d’eau, donne généralement de bons résultats.
- Le bain de tanin doit être préparé avec 2 ou 3 parties de tanin pour 1,000 parties d’eau. Le coton doit être trempé dans le bain, enlevé, tordu et, sans être lavé, mor-dancé avec du pyrolignite ferreux à 1 ou 2o B.,
- et ensuite lavé. La quantité de fer précipité dépendra surtout du degré de concentration du bain de tanin.
- La proportion de 2 parties pour 1,000 fait des violets foncés de nuances au moins égales à celles qui ont été soumises trois fois au traitement avec l’huile.
- Quant au silicate de soude, il est principalement remarquable pour son rendement en nuances bleues. On commence par passer le coton dans du pyrolignite ferreux à 1 ou 2°B.; on le tord aussi également que possible et on le trempe dans une solution de 5 à 10 parties de silicate pour 1,000 parties d’eau, à une température de 40 à 50o C., et ensuite on le lave.
- La nuance du violet sera plus ou moins foncée suivant le degré de concentration du •pyrolignite ferreux II est toujours préférable d’employer le tanin.
- Le coton teint par l’un ou l’autre de ces procédés ne cède en rien, quant aux nuances, à celui qui est teint avec un mordançage à l’huile ; mais, en présence de réactifs chimiques, les couleurs sont moins résistantes , car quoiqu’elles résistent parfaitement aux solutions de chlorure de chaux à 1 ou 2o B., et à une solution bouillante de carbonate de soude à 2 ou 3o B., si ces proportions sont dépassées, elles s’altèrent plustôt que celles qui sont mordancées à l’huile. Cependant elles sont encore bien assez bon teint pour tous les usages auxquels elles sont destinées.
- (Textile Record.)
- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT ET DE RÉGÉNÉRATION DES BAINS POUR MATIÈRES TEXTILES
- Par M. Bonneville
- Dans une solution froide (contenant I 0[0 de brome) on verse 1 0[0 de soude caustique à 36° B, ou l’équivalent d’une autre base alcaline. Puis le textile végétal, préalablement
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- mouillé et parfaitement imbibé d’eau, est introduit et laissé dans le bain jusqu’à décoloration. Après un passage à l’eau acidulée, on essore et l’on rince.
- Un pour cent d’acide sulfurique, ou d’acide nitrique, versé dans le bain lorsque ce dernier se trouve épuisé par les décolorations successives suffit pour mettre à nouveau le brome en liberté. En ajoutant ensuite la même proportion de soude caustique, on régénère l'hy-pobromite de soude.
- L’acide hydrofluosilicique, en décomposant le bromure et les bromates, forme un sel insoluble de fluosilicate de sodium qu’il est facile d’éliminer par décantation. Dans ce cas, il n’y a ni sulfates ni nitrates en mélange avec l’eau bromée.
- En dernier lieu, si, pendant le blanchiment, on dispose dans le bain les deux électrodes en charbon d’une pile, l’oxygène décolorant se renouvelle incessamment par la reconstruction de l’acide hypobromeux On constate également qu’un bain tout à fait épuisé, c'est-à-dire ne contenant plus que des bromures et des bromates alcalins est régénéré par le passage du courant. Le même phénomène se produit avec le chlore et ses composés oxygénés.
- En résumé, M. Bonneville revendique l'emploi industriel du brome et des hypobromites dans le blanchiment des textiles végétaux, la régénération des bains par les acides et plus spécialement par l’acide hydrofluosilicique, la reconstitution du pouvoir décolorant des agents de blanchiment par l’électricité.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité de la teinture des soies
- Précédé de V Histoire chimique de la soie et de l’histoire de la teinture de la soie} par Ma-rius Moyret, professeur de chimie à Lyon. Il paraît étrange, à coup sûr, qu’une industrie aussi importante que la teinture des soies, capable de provoquer pour ses besoins d’im
- menses travaux scientifiques et industriels, n’ait eu jusqu’à ces derniers temps aucun ouvrage qui lui fût consacré spécialement. Le fait est pourtant vrai ; le seul traité complet qui existât sur la matière avant l’utile publication du livre de M. Marius Moyret est l’Art de Za teinture en soie, par M. Macquer, qui date de 1763 ! Et pourtant on sait quels progrès a réalisés depuis cette époque cette branche d’industrie si importante pour la France. La raison de cette abstention est le grand secret dans lequel nos industriels lyonnais ont constamment jugé utile, souvent à tort, de tenir leur fabrication; nous disons, à tort, car les industries mécaniques sont loin d'avoir souffert de la publication et de la vulgarisation des manuels et des bons ouvrages théoriques dont l’influence a été sensible sur les progrès réalisés.
- Des circonstances heureuses de situation ont permis à M. Moyret de combler patiemment cette lacune et de présenter enfin, à la Société des sciences industrielles de Lyon, un traité complet, scientifique et analytique, de la teinture des soies, débarrassé da toute formule sottement empirique et donnant, d’une foçon rationnelle, les divers procédés et la succession des opérations qui sont et resteront la base de cette belle industrie.
- L’ouvrage comprend 16 chapitres dont nous donnons ci-après le résumé succinct:
- Le chapitre Ier est consacré à l’histoire des travaux chimiques faits sur la soie et aux transformations successives survenues dans les ateliers par les progrès des ressources mécaniques et colorantes mises à leur disposition.
- Le chapitre II est entièrement consacré à montrer les phases que subit la soie depuis le cocon jusqu’à la mise en teinture; il traite de l’hygrométricité, du conditionnement, des essais et titrages, des mesures de l’élasticité et autres. Plusieurs paragraphes résument des études personnelles très remarquables.
- Le chapitre III et le chapitre IV donnent l’étude physique et chimique de la soie et
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- l’étude des théories émises sur ce précieux textile par Hellot, le Pileur d’Apligny, Walter-Crun, Persoz, etc. Signalons ce qui a trait à l’emploi des mordants et aux travaux micro-graphiques sur les soies teintes de M. le docteur L.-L. Lembert.
- Dans les chapitres V et VI, l’auteur traite de l’importante question de la charge de la soie, notamment pour les couleurs foncées et noires, et de l’emploi du sucre, des sels de magnésie, de baryte, du bichlorure d’étain et des tannins. Il étudie le rouit, cette importante matière de charge dont l’industrie lyonnaise emploie de 20 à 25,000 kilogr. par jour.
- Le chapitre VII déerit l’action des divers tannins sur un fond métallique à base de fer avec ou sans addition de protochlorure d'é-tain.
- Avec le chapitre VII s’arrêtent les considérations générales : les huit derniers chapitres sont consacrés à la teinture proprement dite et à l'art du teinturier avec tous ses détails et l’explication raisonnée des secrets de fabrication si importants à connaître et à appliquer judicieusement, surtout depuis que l’introduction des couleurs d'aniline dans la gamme industrielle est venue enrichir la palette du teinturier d’une foule de formules fructueuses. Ces procédés sont si peu et si mal connus que la lecture du livre de M. Moyret rendra certainement de réels services non seulement aux chimistes, mais encore aux industriels et aux praticiens de toute catégorie et de tous pays.
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- VIENNENT DE PARAITRE
- DESCRIPTION
- DES MACHINES ET APPAREILS Ayant rapport à l’Industrie Textile à l’Exposition universelle de 1878
- A PARIS Par M. Paul SLE, Ingénieur-Architecte Ancien Directeur de filature et de tissage
- UN VOLUME IN-s DE 230 PAGES, AVEC BEL ATLAS DE 38 PLANCHES
- EN VENTE ELU BUREAU (U JOUBg^L
- PRIX : 18 FR.
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- TABLE DES MATIERES
- PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
- 28e Volume. — Année 1884
- A
- Acanthe sur mérinos, popelines, satins, etc. 147 Acétate de plomb comme mordant (Lf). 247 261 Action delà lumière du jour et de la lumière électrique sur les couleurs employées en teinture et en peinture à l’eau et à l’huile, par M. Decaux..................... 15
- Affinag et amélioration du jute, par M.
- Luck’acs.............................. 110
- Albumine (Pour épaissir 1’)............... 171
- Alumine comme mordant .................... 210
- Amarante violacé pour laine cardée....... 237
- Amidon incombustible...................... 113
- Appareil à fendre les tissus veloutés, par M. Cohnitz, 146
- Appareil pour le blanchiment et le lavage des tissus, par MM. Farmer et Lalance.. 231
- Appareil pour laver la laine, par M. Meyer 217 Appareil à huiler et à assouplir le chanvre, par M. Good............................... 134
- Appareil à cuire les bois de teinture....... 176
- Appareils pour savonner, dégraisser ou teindre les tissus, par MM. Gibson et Platt.. 61
- Appareil à concentrer et sécher les bois de teinture, par M. Ricard 49
- Appareil servant à nettoyer la laine, par MM. Walker et Beaumont................... 37
- Application des couleurs alizarines au remontage des toiles bleues, par M. Delroy. 157
- Application d’impressions couleur au gaufrage, par M. .......................... 146
- Application du velouté sur pièces en cuir estampé, par M. Charles................. 254
- Apprêt des tissus velours, peluches, etc., par MM. Vignet, ses fils et Cie 170
- Apprêts des cotonnades, par M. Richter.... 157 Apprêt des tissus légers, par MM. Hayes, Caudy et Cie 121
- Apprêt des chaînes et des tissus, par M.
- Chaudet.................... ............. 73
- Apprêts des draps et autres tissus, par MM.
- Rousseau et Grosselin..................... 14
- Apprêtage des tissus, par M. Baboin.... 158
- Apprêtage mécanique des tissus.......... 253
- Ardoise pour soie filée..................... 62
- Argent pour coton filé...................... 62
- Automate appliqué aux métiers à bas rayés à deux couleurs, par M. Herlitschka. ... 242
- Autre brun pour laine en boudins.......... 149
- Aventurine sur flanelles à carreaux...... 147
- B
- Bablah ou Babool (Le)..................... 222
- Benzine (La)..........................;.. 238
- Bisulfites sur les chlorates (Note sur l’action des), par M. Prud’homme................. 232
- Blanchiment des éponges.............. ... 27
- Blanchiment des tissus, par M. de Roussen 229
- Blanchiment nouveau de MM. Jacobson... 199
- Blanchiment des fibres sans le peroxyde d’hydrogène............................. 171
- Blanchiment des matières fibreuses (Procédé de)..............;.........;....... 116
- Blanchiment des matières textiles végétales, par M. Nyssen............................... 2
- Blanchissage de rideaux blancs et objets semblables................................ 112
- Bleu foncé pour imprimer à la vapeur sur coton..................................... 223
- Bleu de Prusse pour laines................ 223
- Bleu de Prusse pour toiles de lin......... 223
- Bleu pour laine torse..................... 172
- Bleu foncé pour laine cardée.............. 138
- Brevets d’invention (Les)....*.............. 7
- Brevets anglais............................ 39
- Brevets d’invention en Amérique........127 153
- Bruns pour laines......................... 64
- Brun foncé pour soies...................... 64
- Brun pour mélange de coton et laines...... 62
- Brun pour des mélanges de soie, laine et coton...................................... 51
- Brun rougeâtre pour laine cardée.......... 86
- Brun pour drap............................. 86
- Brun fauve pour coton .filé................. 74
- Brun foncé pour laines...................... 64
- Brun pour laine en boudins................ 149
- Brun violet pour coton cardé................ 88
- Brun rougeâtre pour coton filé.........:. 172
- Brun bon teint pour soie .................. 87
- Brun de toluidine, par M. A. Rosenstiehl .. 162
- Brun rougeâtre pour laine brute........... 159
- Brun marron loutre, sur tissus légers et sur laines fines en écheveaux................. 135
- Brun pour peaux de mouton................. 111
- Brun pour laine en boudin................. 269
- Brun chocolat pour laine cardée........... 237
- Brun pour coton cardé..................... 237
- Brun cannelé pour laine torse............. 184
- Bleu alcalin pour laine filée............. 150
- Bleu pour laine............................ 87
- Bleu foncé pour laine...................... 87
- Bleu pour teinture (Nouveau), par M. Chesnais...................................... 1
- Bleu gris pour coton filé ................ 171
- Bleu foncé pour soie torse................. 29
- Bleu clair pour soie torse................. 29
- Bleu de paon pour laine filée............. 150
- Bleu verdâtre pour coton cardé ........... 266
- Bleu verdâtre pour soie floche............ 224
- Bleu marin pour laine torse............... 236
- Bleu marin pour soie floche............... 260
- Bleu pour soie floche.................... 260
- Bordeaux pour laine torse............... 184
- Bordeaux pour soie...................... 50
- Bordeaux pour velours de coton........... 39
- Bronze foncé pour aine en boudin.......... 270
- Bronze foncé pour laine torse........... 172
- Bronze clair pour laine torse............. 172
- Bronze sur drap........................... 148
- C
- Cachou sur coton............................ 266
- Cannelle pour drap.......................... 149
- Cannelle claire pour laine en boudin..... 269
- Cerise pour soie torse...................... 74
- Chamois clair pour soie mi-torse......... 41
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- 286
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chamois rougâtre pour coton cardé......... 42
- Chloroforme pour enlever les taches....... 102
- Chlorure de magnésium et son emploi dans l’industrie textile....................... 90
- Chocolat pour coton filé................. 74
- Chocolat clair pour laine en boudin....... 269
- Coccine (Une nouvelle).................. 101
- Colis postaux (Les)..................... 200
- Coloration des métaux dans les tentures dé-
- coratives, par M. Balin................... 61
- Combustion spontanée..................... 53
- Commerce du Tonkin (Le).................... 100
- Composition sèche........................ 66
- Composition sèche d’indigo............... 30
- Coton câblé glacé vert pour remisses ou lisses, par M. Fouquier-Dubard 26
- Couleur chocolat pour imprimer à la vapeur sur coton................................ 223
- Couleur (Une nouvelle).................. 175
- Couleur pierre pour coton filé.......... 172
- Couleurs d’aniline (Sur la découverte des). 164
- Couleurs mode (Des)..................... 147
- Couleur mode pour laine cardée.......... 138
- Cramoisi clair pour soie floche......... 266
- Culture du safran (La) en Espagne......... 194
- Cylindres pour apprêt et gaufrage, par M.
- Voland..................................
- Cylindrage des tissus velours ,par M. David. 182
- D
- Décoration artistique des tissus, par M. Tau-
- sin......................................... 14
- Décoration murale, par Mme veuve Jarry-............................................ 37
- Décoration des tissus en caoutchouc, par M. Aldrich 133
- Description d’une nouvelle base de méthyldi-phénylamine et production d’une nouvelle matière colorante bleue qui en dérive, par M. Ch. Bardy............................... 151
- Détrempage du fil d’acier des garnitures de cardes, par MM. Mironde et Cie............. 232
- Drap pouvant imiter les métaux............ 221
- E
- Eau oxygénée comme agent de blanchiment. 206
- Ecarlate pour la teinture des fibres végétales ou de soie, par M. Dan Dawson 39
- Echardonnage de la laine, par M. Lamou-
- rette...................................... 253
- Echardonnage mécanique, par M. Overend. 182 Effet de la lumière dans la teinture (L’)__ 52
- Effets de la température sur la teinture.... 196 Effets de la vapeur et de divers produits chimiques sur la laine pendant sa teinture 113 Embarrage des étoffes, par MM. Pierron et
- .......................................... 230
- Emploi du borax dans l’extraction des teintures...................................... 271
- Emploi de l’eau oxygénée dans l’industrie.. 256
- Emploi nouveau de ....................... 255
- Emploi des chromâtes pour la teinture et l’impression 208
- Emploi de l’antimoine pour la teinture des couleurs artificielles..................... 175
- Emploi de la glycérine dans la teinture, par
- Peters et Augustin......................... 114
- Emploi de l’huile de lin pour rendre les tissus imperméables............................ 90
- Emploi de l’électricité pour l’impression des tissus..................................... 76
- Enduit imperméable, par M. Hyde............ 254
- Enduit imperm. pour toiles, par M. Guiraud 193
- Epaillage des laines en ruban, parM. Morel 158
- Epaillage des tissus, par MM. Delamare fils et Martin m
- Epeutisseuse-garnisseuse, par MM. Martin frères.................................... 254
- Epoutiilage mécanique (Procédé d‘), par M. Overend 26
- Expérience curieuse (Une) dans la teinture en pièce................................... 65
- Exposition de produits français à Batavia..' 221 Exposition de l’industrie textile et des machines et produits qui s’y rattachent 165 Exposition de la Nouvelle-Orléans en 1884. Exposition nationale de Rouen 28
- Exposition universelle d’Anvers en 1885.' 177 200
- F
- Fabrication de l’aniline, par M. Arnu...... 146
- Fabrication de rouleaux pour impression, par M. ................................... 242
- Fabrication des tissus veloutés, drapés, etc., par MM. Labrosse et Richard............... 229
- Fabrication d’un savon lavant à l’eau de mer, par MM. Puget et Cie 176
- Falsification du tartre émétique............. 89
- Falsification de la teinture d’aniline..... 76
- Falsification de la cochenille............... 90
- Fauve clair pour laine en boudin............ 269
- Fauve pour coton filé...................’. 62
- Feuille-morte sur lainages.................. 14g
- Feutrage des étoffes sans grain, par MM.
- Vignet, ses fils et Cie...................... 49
- Fixation des teintures sur les laines, par MM. Lambotte et Sandron 49
- Foulerie par pression sur les cylindres’, par M. Godin 217
- Gaufrage des tissus lisses ou veloutés, par M. Coget 231
- G
- Gaufrage des tissus de coton, lin, etc.... 170
- Gaufrage des tissus, par MM. Garnier et Depoully 182
- Genre de tricot apprêté, par M. Lechat.... 242
- Grenat pour laine en boudins................ 149
- Gris pour coton cardé...................... 268
- Gris pour laine cardée..................... 137
- H
- Huile de coton ............................. 213
- Huile soluble.............................. 197
- I
- Indigo artificiel...........•............... 257
- Indophénol et le violet solide (Le) de M. H. Kœchlin, par M. A. Pabst 55
- Influence de la couleur sur la perception des différences de clarté................. 128
- Imperméabilisation et incombustibilité des étoffes, par MM. Pach et 230
- Imperméabilisation des tissus, cuirs, etc.,
- Imperméabilisation du cuir et des tissus, par M. Wergifasse........................ 97
- Impression de couleurs sur tissus gaufrés, par M. Voland........................... 241
- Impression en couleurs sur tissus noirs, par M. Voland 266
- Impression de l’indigo naturel........ 76 91
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- S
- G.
- Impression des tissus, par M. Imbs...... 169
- Impression sur peluches et velours, parM.
- Lauronce.................................... 1
- Impressions mates en relief sur tissus, par M. Lauronce............................... 1
- Impressions en relief sur tissus veloutés, par MM. Legrand frères....................... 97
- Industrie textile dans le sud de l’Italie (L’).. 4
- J
- Jaune pour coton filé de Venise......»... 29
- Jaune or pour laine torse............... 224
- Jaune olive pour coton cardé............. 87
- Jaune nouveau clair pour laine filée..... 159
- Jaune serin pour coton filé.............. 62
- L
- Lavage des laines, 205, 224............. 233
- Lavage chimique des bourres et poils d’animaux, par M. .......................... 241
- Lilas pour coton filé................... 172
- Lisseuse automatique, par M. Fessy....... 109
- M
- Machine à apprêter et à glacer le velours, par MM. Gantillon et Co................. 181
- Machine à couper le poil des rubans-velours, par MM. Granger et Musset.............. 231
- Machine à décortiquer la ramie, par M. Es-
- Machine à glacer et à cirer les fils simultanément................:.................. 183
- Machine à décortiquer la ramie, par M. Fa-vier...................................... 73
- Machine à teindre les textiles, par M. Durand .................................... 265
- Machine à pulvériser les matières végétales après épaillage, par MM. Leclère et Da-muzeaux père et fils..................... 205
- Machine à teindre (La) de M. César Corron. 235
- Machine poux’ réduire en poudre les bois de teinture, par M. Paoletti................ 211
- Machine à relever le poil des étoffes drapées, par MM. Bouvier frères............. 158
- Machine à peser les matières textiles, par MM. Ryo frères 146
- Machine à teindre, blanchir et rincer les fils en écheveaux, par JM. Deblon........ 133
- Machine à teindre le coton en écheveaux, parM. ................................... 170
- Machine à produire des dessins sur les tissus unis, par MM. Grosselin père et fils.. 121
- Malaxérine (La).......................... 163
- Mandarine pour coton filé................. 29
- Marron pour coton cardé...................... 86
- Marron pour velours de coton noir......... 39
- Marron pour mélanges de coton et, laine . .. 61
- Marron foncé, ou brun, ou loutre sur molletons, grosses flanelles et draps communs. 135
- Matières colorantes bleues artificielles employées dans l’industrie de 1*60 à 1882 (Notice sur quelques), 8, 21, 32.......... 43
- Matières colorantes avec des acides aromatiques, par Carl ........................ 243
- Matières propres au mordançage et à l’apprêt des tissus, papiers, etc., par MM.
- Cross et Bevan....................-...... 183
- Mélange de la laine avec le coton, par M. Lecomte fils.......................... 134
- Méthode générale de préparation des amines secondaires et tertiaires applicables à
- la production des matières colorantes, par MM. Bardy et Dusart.................... 150
- Méthode pour donner aux fibres végétales le lustre de la soie, par M. W.-E. Gedge. 49
- Méthode nouvelle pour le blanchiment des soies et des laines....................... 25
- Méthode nouvelle et appareil pour le traitement des fibres, fils et tissus de toute nature .................................... 218
- Mètre-compteur, de M. C. Decrette-..... 200
- Mordant d’étain.......................... 91
- Mordants et empois extraits des plantes marines................................... 53
- Mordançage des matières textiles, par M. Malbec 109
- Moyen nouveau de traiter les eaux calcaires. 138
- Moyen d’obtenir et de préparer les acides gras pour la fabrication du savon....... 14
- N
- Nettoyage du linge, par M. Chevallot..... 146
- Neutralisation de l’acide dans les lainages épaillés............................... 193
- Nickel dans l’outillage de la teinturerie (Le). 56
- Noir bleu pour velours de coton fané..... 255
- Noir pour coton cardé.................... 237
- Noir pour laines............................ 113
- Noir pour drap double..................... 87
- Noir bon teint pour fils de chanvre...... 87
- Noirs pour soie Tussah.................... 50
- Noir pour laines garnies de soies......... 38
- Note sur quelques enlevages au chlorure gazeux................................... 187
- Notice sur l’oxycellulose, par M. H. Schmid. 197
- Nouveautés par impression et teinture, par
- M. Grison................................ 243
- Nouvelle industrie à Belfort (Une)....... 260
- Nouvelle composition utile dans la teinture, par M. W.-C. Akroyd....................... 40
- O
- Obtention de fonds de nuance quelconque sur tissus gaufrés, par MM. Lamellet et
- Bauer..................................... 97
- Olive foncé pour coton cardé.............. 88
- Olive pour soie floche................. 224
- Olive foncé pour laine brute............. 159
- Olive clair pour laine angora............... 86
- Olive foncé pour laine cardée............. 86
- Olive jaune pour coton cardé............... 42
- Or bronze pour laine torse............... 236
- Or olive pour soie mi-torse............... 41
- Ornementation sur tissus, par MM. Jar-rosson et Monnier...........:............. 37
- Orange pour laine torse............... 184
- Orange pour laine filée................ 159
- Orange pour laine en boudins........... 138
- Orange vif pour laine angora.............. 86
- Orange pour soie torse................. 74
- P
- Peinture décorative pour tissus, par M. ......................................... 182
- Perfectionnement dans le procédé pour teindre en rouge d’Andrinople le coton cardé ou filé, par Carl Seeber, de Schrop-pheim. ... ............................... 40
- Ponceau bon teint pour coton.......... .. 159
- Pourpre pour soie filée................... 62
- Pourpre (Documents nouvellement découverts sur la) ............................ 68
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 29 ©O 0
- Pour relever les velours de coton après qu’ils ont été nettoyés ou teints........ 112
- Préparation d’une cuve de pastel.......... 75
- Préparation de l’aldéhyde benzoïque, par M. H. Schmitt........................... 147
- Procédé nouveau pour le lavage des laines. 253
- Procédé de teinture automatique.......... 183
- Procédés pratiques aux teinturiers des lainages pour la fabrication, par M. Achille Gillet................ 2, 27, 98, 122, 135, 147
- Procédé et appareil à lustrer les fils et ficelles, par M. Hieronimus................ 169
- Procédé nouveau de blanchiment, par M. James A. Graham, de Londres 110
- Procédé pour conserver la colle de gélatine et préparation de colle liquide, par M. Joseph Horadam............................. 110
- Procédé nouveau de blanchiment........... 88
- Procédé pour faire disparaître du linge les taches de rouille......................... 85
- Procédé de blanchiment, par MM. Thompson et Rickmann........................... 26
- Procédé de teinture, par M. Matton....... 25
- Procédé de teinture, par M. Bardin....... 181
- Prune pour mélange de coton et laine..... 65
- R
- Ramie de Chine (La).................al.. .. 248
- Recherches sur la chimie des celluloses.... 245
- Retordage continu, par M. Motte-Bossu fils. 230
- Reprise de la garance.................... 258
- Rose foncé pour filés vénitiens........... 62
- Rose pour soie floche.................... 224
- Rouge brique pour coton cardé............ 269
- Rouge foncé pour laine en boudins........ 148
- Rouge bon teint pour coton filé..........
- Rouge brique pour soie mi-torse........... 41
- S
- Savon ammoniacal pour le dégraissage des laines.................................... ... 271
- Savon pour l’alizarine........................ 133
- Savon à détacher............................... 19
- Savon pour nettoyer la soie................... 171
- Savon lavant à l’eau de mer (Fabrication d’un)......................................... 176
- Savons pour la teinture et l’impression .... 163
- Séchoir, par MM. Poron frères, fils et Mortier............................................ 2
- Société industrielle du nord de la France, 42, 123
- Société industrielle de Mulhouse... 124, 150, 160
- Société industrielle de Rouen................. 173
- Soie (Pour rendre le brillant à la)........ 171
- Soies avariées................................ 127
- Solidité des couleurs sur laine (Note sur la) 234
- Solubilité de la fibrine de soie dans les acides organiques................................ 170
- Sophistification des teintures d’aniline par
- Soufre employé comme mordant (Le)..... 171
- T
- Tannage des toiles et de toutes matières vé-
- gétales, par M. Piron...................
- Tarif des douanes........................... 57
- Tarif douanier de la Guadeloupe............ 272
- Tarifs du chemin de fer de l’Ouest, 173, 237, 261
- Tarifs des chemins de fer (Compagnies d’Orléans et du Nord).......................... 152
- Tarif des droits à l'importation du Gabon .. 224
- Tartaline (La)............................. 234
- Tartre émétique (Falsification du)......... 89
- | Teinture et blanchiment des matières texti-I les, par M. Rümmelin 193
- Teinture instantanée des tissus purs et mélangés.................................. 208
- Teinture de la laine, par W.-S. Cheyney. 184
- Teinture des soies, par M. Savigny........... 182
- i Teinture des tissus mélangés soie et coton en deux couleurs............................. 175
- Teinture des tissus.....*.................. 229
- Tissus imperméables........................... 101
- Teinture lyonnaise (La)....................... 246
- Teinture des chapeaux.......................... 30
- Teinture et dégraissage........................ 14
- Teinture, apprêts et effets de broderies sur tissus, par M. Tausin...................... 61
- Teinture des cuirs avec des couleurs d’aniline....................................... 67
- Teinture des tissus en pièces par la Société anonyme des teintures et apprêts de Tarare ...................................... 85
- Teinture, apprêts et effets de broderies sur tissus, par M. Tausin..................... 85
- Teinture en deux couleurs de tissu blanc soie et coton............................. 126
- Teinture à froid sur toutes matières, par MM. Crébassa et Calvet-Rogniat............ 157
- Teinture et impression de la soie, par M. Holliday 146
- Teinture de toutes matières textiles en rubans, par M. Giesler...................... 266
- Teinture et l’apprêt en Suisse (La) 258 i Teinture de la paille en grenat. 255
- : Teinture des matières textiles,par M.Simonis 265
- Teinturiers de St-Etienne (Les)........... 258 Tissus pour ameublement, par M. Page... 254 Tissus imprimés et confectionnés..... .......6
- Traitement de la caséine, par M. Armand Dollfus 162
- Traitement des chiffons laine et coton, par M. Grand.................................. 134 Traité de la teinture des soies, 117, 141, 178 201 Transporteur ou l’Improvisateur du tissu (Le) par M. Edouard Gand................... 83
- U
- Utilisation des eaux et rebut contenant de l’aniline.....o........................... 222
- V
- Ventilation des ateliers de teinture....... 19
- Velours de coton noir (Pour rafraîchir du). 52 Velouteuse à réserves, par MM. Bouvier frères 169
- Vert acide pour laine filée................... 159
- Vert brillant pour coton...................... 159
- Vert clair pour coton filé.................... 172
- Vert clair pour soie torse..................... 74
- Vert diméthylphényl........................... 116
- Vert bouteille pour coton filé................. 74
- Vert foncé (Autre)............................ 63
- Vert foncé pour mélanges de soie, laine et coton...................................... 51
- Vert tendre pour coton cardé.................. 236
- Vieil or pour coton filé....................... 137
- Vieil or pour laine cardée.................... 237
- Vieil or sur laines.......................... 148
- Violets et lilas d’alizarine................... 279
- FIN DE LA TABLE
- Paris. —Tmp. Ed. Rousset, 7, rue Rochechouart.
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