Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, N’ 1. ET DE L’IMPRESSION DES TISSES 5 Janvier 4889
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- BULLETIN DE LA SOIERIE A LYON
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- NOTE SUR QUELQUES COULEURS.
- INFORMATIONS.
- LE SÉCHAGE DE LA LAINE.
- DES MATIÈRES COLORANTES ARI IFICIELLES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS, — ANNONCES.
- PERFEGTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE ET APPRÊT SIMULTANÉS DES TISSUS MÉLANGÉS SOIE ET COTON Par M. Gantillen.
- Habituellement, les tissus mélangés soie et coton (satins, velours et peluches notamment) sont teints à grands bains, en deux fois. Après la teinture à chaud de la soie et le séchage, on reprend le tissu pour teindre le coton (chaîne ou trame) préalablement mor-dancé.
- M. Gantillon s’est proposé de simplifier le traitement et d’employer exclusivement le matériel de l’apprêteur, soit le « baignage à la règle » ou le « baignage en mandarine ».
- Dans le premier cas, le tissu enroulé après blanchiment est calandre comme s'il s’agissait de l’apprêt. La gomme colorée est préparée à la nuance voulue, avec le mordant mélangé à de la couleur plus foncée pour l’envers coton, on sèche à fond pour solidifier cette couleur sur la fibre végétale.
- Dans le second cas, le tissu également sur rouleau passe à travers un bain tinctorial contenu dans une petite bâche. L'étoffe remonte ensuite pour s’immerger de nou
- veau dans une « bâcholle » renfermant la même couleur et surmontée de deux cylindres essoreurs en cuivre. A la sortie, l’étoffe s’élève encore pour se sécher autour d’un tambour chauffé à la vapeur.
- POLISSAGE DES ÉTOFFES e, ' • Par MM. Four et Pocachard.
- Le procédé repose : lo sur l’humidification du tissu avant polissage, au moyen d’un appareil effectuant le mouillage par imbibition ou par projection, un seul appareil pouvant, d’ailleurs , desservir plusieurs polisseuses ; 2o sur l’addition a l’eau ordinaire de substances onctueuses et lubrifiantes qui, en aidant au glissement des fibres les unes sur jes autres, permet de réaliser le polissage en moins de temps ; 3° sur l’aplatissement des fibres après polissage, au moyen d’un appareil à galets. Les brevetés font remarquer que cet appareil n’est pas indispensable à l’apprêt de tous les genres de tissus.
- FOULAGE COMBINÉ Par MM. Tessier et Allion.
- Au lieu de ne fouler l’étoffe qu’au moyen de rouleaux horizontaux ou verticaux accouplés, MM. Tessier et Allion se servent de paires de rouleaux diversement orientés.
- Dans l’exemple choisi, il existe quatre paires ; les axes de la première sont horizontaux, ceux de la seconde sont verticaux,
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- puis les deux paires complémentaires forment avec les précédentes des angles différents.
- Le nombre des couples, les dimensions et l’orientation des rouleaux n’ont rien d’absolu. Le principe de l’invention repose donc sur un foulage effectué successivement à plat, de champ et suivant des inclinaisons variables, pour feutrer l’étoffe plus régulièrement qu’avec des cylindres exclusivement verticaux ou horizontaux.
- FIXATION DES MATIÈRES COLORANTES SUR LES FIBRES TEXTILES-Par MM. Collin et Benoist.
- MM. Collin et Benoist ont constaté que le « déverdissage » par la chaleur fixe l’indigo ou autre colorant réduit, dont les fibres textiles sont imprégnées au sortir de la cuve, plus rapidement, plus solidement et en plus grande quantité que le déverdissage-à froid, actuellement pratiqué.Les brevetés revendiquent donc l’application de la chaleur, quel- que soit l’appareil utilisé pour fixer sur les matières textiles, à la sortie des cuves de teinture, froides ou chaudes, l’indigo ou autre colorant réduit au contact des filaments.
- MACHINES A LAVER LE LINGE ET AUTRES TISSUS Par MM. Piet et Cie.
- Cette machine est établie sur deux principes connus, mais jusqu'ici utilisés indépendamment l’un de l’autre.
- Dans le système dit « boîte à laver », le linge est entraîné par le mouvement du récipient, dans lequel il se trouve périodiquement arrêté contre une cloison ; il retombe ensuite de toute la hauteur du récipient, sur le côté opposé.
- De cette disposition résulte une succession de glissements, de frottements et de chocs, qui, en présence d’un liquide savonneux, déterminent l’épuration.
- Dans les machines « à foulon », plus particulièrement employées pour l’apprêt des cou
- vertures et des lainages, l’étoffe est serrée contre les parois par un compresseur à mouvement alternatif, qui agite et retourne simultanément le liquide et le tissu.
- .Dans la machine décrite par MM. Piet et Cie, le linge glisse, tout d’abord, le long delà paroi circulaire d’un tambour rotatif jusqu’à la rencontre d’une cloison ; sur cette dernière retombe un batteur à claire-voie, monté à charnière et agissant à la manière du battoir manié par la lavandière. Le tambour continuant à tourner, le batteur se renverse, le linge retombe sur la paroi opposée et les mêmes effets se renouvellent.
- DESSINS VARIÉS SUR TOUS TISSUS A POILS PEAUX, ETC-Par M. Voland.
- Le procédé consiste à faire chauffer, à une température assez élevée, une surface métallique au autre, sur laquelle les dessins à reproduire se présentent en relief ou en creux, puis à appliquer cette surface sur le tissu, sans exercer de pression. Le dessin creux ou saillant se trouve seul mis en contact avec le poil et ce contact détermine l’altération superficielle sur une épaisseur suffisante pour faire apparaître très nettement les contours dudit dessin en relief ou en creux.
- (Reproduction interdite),
- BULLETIN DE LA SOIERIE POUR LYON
- L’année 1888 est finie et marquera dans les fastes du commerce de Lyon : 1889 s’annonce bien, tout marche, depuis l’article le plus vulgaire jusqu’à l’article le plus riche.
- L’exposition de 1889 n’est pas d’ailleurs étrangère à ce brillant mouvement d’affaires. Et lecteurs, soyez certains, que Lyon tient à mériter comme toujours le premier rang du haut en bas de l’échelle dans ce concours international.
- De plus par une heureuse coïncidence, nos
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- confrères de la grande presse, veulent bien ne pas nous remanier les oreilles avec les bruits de guerre, et les histoires de la triple alliance, qui tourne à l’état de croquemitaine. L’hiver étant d’ailleurs très doux les oiseaux des pôles, entre autres les canards sauvages, n’ont pas quitté leurs demeures glacées pour s’abattre dans les rédactions des grands journaux de l’Europe.
- Une très forte hausse a eu lieu depuis quelque temps sur toutes les soies et sur le marché de Lyon. Elle est le résultat des efforts d’un consortium, de gros bonnets en la matière. Que ce mot, chers lecteurs ne vous effraie pas trop, dans le bon vieux temps, on aurait dit syndicat. Mais que voulez-vous, tout change en ce bas monde, et le français aime asssez à emprunter des mots aux langues étrangères, et disons-le en passant, les étrangers ne nous rendent pas pareille politesse.
- Donc consortium il y a, souhaitons lui bonne chance, puisque dit-on il entre dans l’intérêt de tous, de relever les prix de la soie. A cet égard il y a unanimité touchante... jusqu’à ce qu’il en arrive pour ce consortium, comme cela a eu lieu il y a quelques années pour son prédécesseur en Italie. On ne jurait plus que par le consortium italien, que sais je, tout était là, etc., etc., bref peu de temps après son entrée dans le monde, ledit consortium italien finit misérablement comme la tortue voiturée Ipar deux canards. C’est-à-dire Que peu à peu les acheteurs se lassent de payer un prix trop élevé et sans raison, pour faire plaisir à n’importe quel syndicat d’acca-parement.
- Les produits français et spécialement les soieries lyonnaises, sont en faveur à la cour de l’Annam. Le roi vient de faire une com-mande de 85,000 mètres d’étoffes à l’industrie de Lyon et dans tous les genres,, soit pour Pres de un demi-million de francs, depuis le tissu le plus simple jusqu’au plus riche.
- Pour donner une importance de l’industrie
- soyeuse à Lyon, je dirai que ce chiffre de 85,000 mètres n’a rien d'étonnant. Un seul de nos apprêteurs, il est vrai de dire que c’est le plus important, apprête moyennement de 70,000 à 80,000 mètres d’étoffes de tout genre et par jour. En moins de sept jours ouvriers, cet industriel, j’ai nommé M. Claude Garnier, pourrait avec les étoffes sortant de ses ateliers, tendre un tapis de Lyon à Paris, en couvrant une des voies du P.-L.-M.
- On doit d’ailleurs à M. Garnier de très grands perfectionnements dans les apprêts ; notamment : l’imperméabilisation des étoffes par la paraffine dissoute dans la benzine, et les étoffes dites bosselées ou application du mercerisage à des étoffes mixtes soie et coton. Le coton en se mercerisant se retire et la soie restant de même qu’avant, forme des effèts de bosselage d’un effet des plus heureux.
- Dorénavant, je donnerai dans les Bulletins les inventions les. plus récentes du ressort de Lyon, en tant que les brevets seront revenus du Ministère, et pour commencer, jetons un coup d’œil rétrospectif sur l’année qui vient de s’écouler.
- 24 mars 1888. — Brevet Guillon et Escor-bier. — Impressions de tous genres sur tissus végétaux.
- 7 mai 1888. — Addition de Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Cie, à leur brevet n® 177,478 pour retrouver le bichlorure d’étain perdu dans les bains de teinture.
- Le bichlorure d’étain a pris ces dernières années une importance considérable dans la charge des soies et les vieux bains, perdant souvent de leur valeur en se transformant en bains à acide métastamique au lieu d'être à acide stamique.
- A mon avis, le meilleur moyen de récupérer les bains usés, consiste à n’en point produire, c’est- à-dire à opérer toujours avec des bains d’un très petit volume, et que l’on revoit au fur et à mesure avec des solutions de bichlorure très concentrées.
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- 7 mai. — Les mêmes que ci-dessus ont pris un brevet pour la récupération de l’étain métallique dans les eaux de lavage des soies chargées au bichlorure d’étain. Cette question a déjà été traitéedans les colonnes du journal.
- 7 mai. — Brevet Germain et Montauzun. — Pour des nouveaux fils obtenus par la combi -naison de la soie et de la shappe. Jusqu’à ces présents, ces combinaisons n’ont guère eu de succès, à Lyon du moins. M. Jules Imbs, de Paris, dans le temps, avait proposé un très joli produit, connu sous le nom. de lin-soie, mélange en filature de lin et de soie, et qui est venu se briser devant l'indifférence générale. Il est vrai de dire que ce mélange de lin et de soie offrait beaucoup de difficultés à la teinture, et de plus M. Imbs est venu à Lyon après les exploits d’un saltimbanque, qui avait refroidi le zèle de nos fabricants par ses exploits sur la simili soie,ou l’art de transformer un fil de coton à trois bouts en un fil de soie à quatre bouts ?
- 21 juillet 1888.—E. Vial et Cie. Procédé de décoration des tulles et autres tissus à jour.
- 10 novembre 1888. — Charles Vignet, ses fils et Cie.Cristallisation sur tous textiles, fils, tissus, to les métalliques.
- Le lecteur sera étonné du petit nombre d’inventions que je lui signale, mais il me saura gré d’avoir élagué une quantité de nullités. Quand aux brevets signalés, lorsque les délais légaux le permettront, je lui en donnerai plus ample communication.
- La ramie tient décidément une bien maigre place dans les affaires de Lyon. C’est étonnant que l’on ne puisse la filer plus finement pour les besoins de la soierie. Quant au linge de table, il reste toujours la question du duve-tage, qui est un inconvénient très grave. Tout en reconnaissant à ce genre de tissu une certaine supériorité, son prix fait qu’à Lyon on lui préfère encore les articles en chanvre ou en lin.
- Et, à propos du prix, ne fait-on pas fausse
- route en voulant développer sa culture en Europe et dans l’Afrique du Nord, quand, en Chine et ailleurs, elle vient pour ainsi dire à l’état sauvage ; quant à la décortication de cette fibre, n’en a-ton pas exagéré les difficultés ? Je prépare d’ailleurs un travail sur cette fibre, où je remettrai en lumière les travaux de pas mal de chercheurs, entre autres Audoynaud, Léonce,Graugnard, etc.Ce travail paraîtra dans le premier numéro du journal.
- Marius MOYRET.
- (Reproduction interdite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- MARRONS AVEC LE CAMPÊCHE ET L’ORSEILLE
- Le campêche s’emploie de préférence dans la fabrication des marrons foncés, par ce qu’il donne beaucoup de fond ; par contre, les couleurs qu’il produit n’ont aucune fraîcheur, et il faut presque toujours en augmenter la vivacité par l’addition d’autres matières colorantes.
- Les marrons avec le campêche et l’orseille s’obtiennent après bouillon.
- Bouillon n- J.
- Pour 100 kil. de laine on compose un bain de bouillon avec :
- Eau, q. s.
- Acide sulfurique, 4 kil.
- Sulfate de cuivre, 1 kil.
- Bichromate de potasse, 2 kil. 300.
- Tartre, 3 kil.
- Le bain étant froid, on y verse d’abord l’acide sulfurique, préalablement dilué dans de l'eau, puis on le paille. On rentre les étoffes à froid sur l’acide et on les manœuvre ainsi vingt minutes sans chauffer. On met ensuite les autres mordants dans le bain, on manœuvre encore les tissus quinze minutes sans chauffer, après quoi on élève progressivement la température du bain jusqu’au bouillon,
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- qu’on maintient pendant une heure et demie ou deux heures. Finalement on abat et on évente jusqu’à complet refroidissement.
- On ne vide jamais le bain de bouillon, et, lorsqu’on le compose pour la première fois, on y ajoute les ingrédients en proportions doubles de celles indiquées dans l’un des trois bouillons dont il s’agit.
- Nous donnons ici deux autres bouillons, ou bains de mordançage, pour marrons avec le campêche et l’orseille. On suivra pour leur application la marque indiquée ci-dessus.
- Bouillon n' 2.
- Pour 100 kil. de laine on compose un bain avec :
- Eau, q. s.
- Acide sulfureux, 4 kil.
- Bichromate de potasse, 2 kil.
- Manœuvrez les étoffes pendant deux heures au bouillon.
- Bouillon n. 3.
- Pour 100 kil. de laine on prépare le baiu suivant :
- Eau, q. s.
- Oxymuriate d’étain, 2 kil. 500.
- Tartre, 5 kil.
- Sulfate d’alumine, 10.
- Y bouillir les pièces pendant deux à trois heures.
- Teinture ou rabat. — On prépare le bain de teinture ou de rabat de la manière suivante : dans une cuve corvenablement remplie d'eau froide, on met la quantité nécessaire de campêche (en décoction ou en extrait) pour obtenir du coup, par cette première garniture , le fond nécessaire à la nuance de-mandée. Ensuite, en tourne le bain avec 1 à 1,5 0[0 (du poids de la laine) d’acide sulfurique a 66° Baume, puis on le paille fortement.
- Pour que le bain soit tourné dans de bonnes conditions, il faut qu’il ait pris une teinte Jaune cognac-, s’il devient rouge, c’est que l’acide sulfurique a été mis en trop grande quantité. Il est alors nécessaire d’en éliminer Bt, pour cela, on est obligé de vider une partie
- du bain, de remplir la cuve avec de l’eau froide, puis de compléter la quantité de campêche nécessaire à la nuance, ce qui produit une perte sèche de colorant. On doit donc être très prudent pour tourner le bain, etn'ajou-ter que peu à peu l’acide au bain de teinture On agite le bain et on en vérifie la couleur chaque fois qu’on y verse de l’acide.
- Lorsque le bain a été tourné dans de bonnes conditions, on y entre, à froid les pièces mor-dancées suivant l’une des trois méthodes indiquées ci-dessus. On les manœuvre 20 à 30 minutes sans chauffer, puis on porte d’une manière progressive le bain au bouillon ; on maintient cette température jusqu’à la fin de l’opération.
- On ajoute la quantité d'orseille nécessaire au ton de la couleur à faire, on jaunit avec du bois jaune ou du curcuma et on termine la nuance avec du carmin d’indigo.
- On peut également jaunir avec de l’acide . picrique, de l’orangé, du jaune solide, etc.
- On rafraîchit la nuance, s’il y a lieu, avec de la fuchsine solide, mais il est bon de n’en point abuser.
- On peut aussi employer, pour rougir, le bois rouge concurremment avec l’orseille.
- Pour faire tirer le bain de teinture on y ajoute du sulfate de nitrate (bisulfate de soude) dans la proportion de 1 à 2 0[0 du poids de la laine, suivant que les colorants se précipitent plus ou moins bien sur les tissus. Le bain est tiré lorsqu’il ne contient plus que très peu de colorant en dissolution, ce que l’on reconnaît au liquide dont il est formé, lequel doit être limpide et à peine teinté.
- Lorsqu’on a atteint la couleur voulue, on la fixe par un bouillon de 30 minutes environ, après quoi on abat les étoffes, on les événte et on les lave énergiquement dans de l’eau courante.
- Marrons au bois rouge.
- Ce procédé de teinture permet d’obtenir à des prix suffisamment bas des marrons foncés, agréables à l’œil et qui ont un certain reflet.
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- 6 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Bouillon. —Pour 100 kil. de laine, on compose le bain de bouillon avec :
- Eau, q. s.
- Tartre, 10 kil.
- Sulfate d’alumine, 12 »
- On entre les tissus quand les mordants 1 sont dissous, on les manœuvre quinze ou I v ingt minutes sans chauffer le bain, puis on J porte progressivement la température de ce dernier jusqu’au bouillon. On fait bouillir les étoffes pendant deux heures, après quoi on les abat, on les évente au large et on les laisse au contact de l’air de douze à vingt-quatre heures.
- Teinture. —Dans un certain volume d’eau, on met la quantité de bois rouge (en copeaux, en décoction ou en extrait) nécessaire à l’obtention de la nuance demandée. On chauffe le bain pour activer la dissolution du colorant, puis on remue en tous sens afin de le bien répartir. On fait refroidir le bain par une addition d’eau froide, de façon à obtenir un volume de liquide perme tant l’immersion complète des étoffes, puis on y entre aussi, à froid, la laine mordancée avec le tartre et le sulfate d’alumine. On manœuvre les tissus pendant vingt minutes dans ce bain, sans le chauffer, puis on enlève peu à peu la tempé-. rature jusqu’au bouillon. On maintient l’ébullition jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la couleur voulue. On termine l’opération par un bon lavage en eau courante.
- On ajoute au bain de teinture une petite quantité d’orseille pour donner à la couleur une certaine vivacité et du reflet; on jaunira avec de l’extrait de bois jaune (ou tout autre jaune similaire), et on donnera du fond avec une faible proportion de campèche. Enfin on brunira plus ou moins la nuance, selon les besoins, par 1 à 4 kil. de couperose verte ou sulfate de fer.
- C.-E. M., chimiste c.oloriste
- {Reproduction interdite)
- (A suivre.)
- NOTE SUR QUELQUES COULEURS CONVERSION OBTENUES AVEC LA GALLÉINE ET LA CÉRULÉINE
- PAR IMPRESSION SUR COTON
- Par M. F. Lamy.
- En faisant quelques études sur l’application j de la Galléine par impression sur tissu de coton, j’ai remarqué que : en imprimant sur j un tissu de coton préparé à l’oléate d’étain, un j gris à l'anthraviolet, ou tout autre gris mode contenant un sel de chrome, puis passant par dessus cette impression une bande unie en | violet moyen à la galléine ne contenant pas | toute la dose d'acétate de chrome nécessaire pour fixer toute la matière colorante (galléine), puis uaporisant ei savonant, on a sur tous les points où les deux couleurs se sont rencon- | trées un violet foncé très vif et formant dans | l’ensemble une troisième conleur parfaitement distincte des deux autres.
- 2o Si, au lieu de gris ou autres couleurs modes, l’on imprime sur tissu de coton pré- ; paré une dissolution d’acétate de chrome à un certain degré de concentration, épaissie à la gomme, et que l’on passe par dessus le même violet de Galléine; après vaporisage et lavages en savon, on obtient sur tous les points qui ont été touchés par le mordant des tons beaucoup plus foncés et très vifs, tandis que i sur le blanc le mordant de chrome disparaît par les lavages ;
- 3° Cette conversion peut s’obtenir non seulement avec les Gris, mais encore avec ( toutes les couleurs mode aux sels de chrome (soit acétate, soit nitro-acétate) ;
- 4o En imprimant une couleur à la céruléine dans laquelle on aura mis un excès de sel de chrome, puis passant pardessus un violet à la Galléine, semblable à celui que je viens d’indiquer, on obtiendra, après vaporisage et savonnage, trois tons bien tranchés : de Vert céruléine gros violet aux points d’intersection, et violet pâle sur le blanc.
- Les expériences qui précèdent m’ont donné
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- à penser que le dosage exact d’acétate de chrome pour la quantité de Galléine employée, devait être étudiée particulièrement. En effet, selon la quantité de sel de chrome employée, j’ai obtenu des résultats très différents, tant au point de vue de l’éclat du violet qu’au point de vue de la résistance au savon. Une quantité insuffisante de mordant de chrome peut donner des différences très sensibles dans le rendement de la matière colorante.
- De même que pour obtenir des violets clairs par la dégradation d’une couleur foncée, il est nécessaire d’ajouter encore dans l’eau de cou -pure une certaine quantité de mordant de chrome, quelle que soit la proportion de ce mordant contenue dans la couleur mère.
- Voici quelques formules de couleurs qui m’ont servi pour faire les expériences que je viens d’indiquer :
- Violet moyen à la galléine n^ 1.
- 1 litre galléine (de Durand et Huguenin, de Bâle).
- 200 gr. acide acétique 8° B.
- Dissoudre et ajouter :
- 1 litre eau de gomme Sénégal à 1 k. par litre à froid,
- 55 gr. acétate de chrome 16° B.
- Violet pour conversion no 2.
- 2 parties violet moyen ci-dessus.
- 4 — eau de gomme Sénégal.
- Violet foncé à la Galléine n° 3.
- 1 litre Galléine.
- 220 gr. acide acétique 80 B.
- 1 litre eau de gomme Sénégal à 1 k., à froid.
- 200 gr. acétate de chrome 10» B.
- Violets ordinaires.
- 1 partie violet foncé no 3.
- 2 » eau de gomme pour coupures.
- Ou :
- 1 partie violet moyen no 1.
- 2 » eau de gomme pour coupures.
- Eau de gamme pour coupures.
- 3 litres eau de gomme Sénégal à 750gr. par litre.
- 300 gr. acétate de chrome à 18° B.
- En imprimant la couleur suivante sur tissu préparé :
- 1 partie violet moyen.
- 4 » eau de gomme pour coupures.
- Puis, passant par dessus le violet pour conversion, on obtient, après vaporisage et savonnage, trois violets parfaitement tranchés; aux points où les deux couleurs se rencontrent, le violet devient très foncé et très vif.
- Pour la Céruléine, on imprime la couleur suivante :
- 1 litre couleur mère.
- 2 » eau de gomme pour coupures.
- Couleur mère.
- 1 litre Céruléine.
- 200 gr. acide acétique 8°, dissoudre et ajouter :
- 1 litre eau de gomme Sénégal, à froid.
- 55 gr. acétate de chrome à 10° B.
- Ces diverses réactions peuvent servir à composer certains genres de fabrication qui, je le crois, ne seront pas sans intérêt.
- Rapport sur la note de M. Lamy, présenté à la Société industrielle de Rouen, par M. Mattauch :
- Messieurs,
- il résulte des expériences de M. Lamy qu’il faut une quantité d’oxyde de chrome déterminée pour fixer toute la galléine contenue dans une couleur imprimée. Notre collègue a vu juste, car les essais faits ultérieurement ont confirmé les résultats obtenus par lui ; certaines matières colorantes, surtout l'alizarine, la nitro-alizarine, l’alizarine bleue, etc., exigent une dose rigoureusement exacte de mordants propres à former la laque colorée. Pas assez de mordant donne un mauvais rendement ; trop de mordant rend les nuances râpées et ternes.
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- Cette propriété des matières colorantes d’exiger une quantité déterminée de mordants peut servir au dosage de ces derniers.
- M. Reber nous a donné un exemple à la dernière séance. Pour doser l’acétate de chrome, il suffit de faire des grenats à l'alizarine contenant un excès de matière colorante. On imprime, on vaporise et on savonne énergi-giquement. La nuance la plus corsée est fournie par le mordant renfermant le plus d’oxyde de chrome, propre à former la laque colorée.
- M. Lamy se sert aussi de la galléine pour faire quelques conversions fort intéressantes.
- J’ai adapté le principe qui a servi à M. Lamy à quelques-une des matières colorantes, mais j’ai obtenu de meilleurs résultats en appliquant les couleurs dans l’ordre inverse.
- J’ai imprimé d’abord des couleurs à l'aliza-rine bleue solide et à la céruléine soluble ne contenant que très peu de mordant de chrome ; puis j’ai fait passer dans le sens tran-versal des couleurs coupées renfermant un excès d’acétate de chrome. Ces couleurs sont à la nitro-alizarine et céruléine, au noir d’ali— zarine, à la céruléine et graine-de-Perse, et aussi du mordant de chrome épaissi.
- Après vaporisage et savonnage j’ai obtenu une série de nuances très variées, comme le démontrent les échantillons que j’ai l’honneur de vous soumettre.
- En résumé : le mémoire de M. Lamy con -tient une série d’observations que la pratique a consacrées depuis; de plus les conversions à la galléine me paraissent très intéressantes.
- INFORMATIONS
- Un décret du 27 décembre 1888 a nommé chevalier de la Légion d’honneur, M. Balsace (Gobert), fabricant de produits chimiques à Saint-Denis. Directeur depuis quarante ans de la maison Poirier et Dalsace; occupe 400 ouvriers; diplôme d’honneur à l’Expo
- sition d’Amsterdam en 1883 ; médaille d’or à l’Exposition de Barcelone.
- M. Charles Henry, bibliothéc ire à la Sorbonne, a présenté à l’Académie des Beaux-Arts, dans la séance du 22 décembre, trois instruments nouveaux qui sont appelés à faire entrer l’art industriel dans une voie rigoureusement scientifique :
- Un rapporteur et un triple décimètre permettant l’étude et l’amélioration esthétique de toutes formes ; un cercle chromatique présentant tous les compléments et toutes les harmonies de couleurs.
- LE SÉCHAGE DE LA LAINE
- Voici quelques passages les plus intéressants d’un article du « Textile Manufacturer » sur la façon de sécher la laine :
- Le séchage, soit pour la laine filée, soit pour les étoffes, constitue une opération qui doit être prise en sérieuse considération, car son action a des effets que l’œil ne peut pas toujours distinguer.
- La question du séchage est étroitement liée à celle du blanchissage, et l’on peut dire qu’elles doivent être considérées ensemble, afin qu’une opération vienne perfectionner l’autre si bien commencée. De fait, on peut dire, sans crainte de contradiction que, bien que l’eau soit telle qu’on peut la désirer, cependant de la qualité et de la quantité de chaleur employée pour la faire évaporer, peuvent résulter des effets différents.
- L’extrême humidité et l’extrême chaleur sont trop en antagonisme pour exister ensemble, et même l’excessive chaleur et une humidité modérée ne sont pas en relations convenables, car l’effet de cette rencontre est de brûler et de décolorer ; et, en admettant que les propriétés de l’eau soient convenables, l’inconvénient viendra sûrement de la chaleur employée,
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- L’action du séchage doit être graduée et non pas forcée, quoiqu’il ne soit pas toujours facile — ou pas suffisamment expéditif par ce temps de production hâtive de permettre à la nature de l’accomplir en plein air, cependant on peut employer des moyens artificiels pour rendre l’air de la fabrique aussi sec que possible.
- La Tordeuse ou Essoreuse n’atteint pas le but, car elle presse le tissu en plis et y laisse l’eau, comme cela est prouvé par les lignes sombres et crasseuses qui restent, et, en supposant qu’il y ait dans l’étoffe quelque saleté ou résidu, cela deviént la cause de taches ou d’inégalités de couleur qui ne peuvent jamais être effacées.
- L'Hydro-Extracleur qui parait plus approprié à cette opération est une des plus importantes acquisitions qui se soient fait un chemin dans l’industrie depuis plusieurs années, car il remplit une des plus simples lois de la nature, et laisse la matière sans le moindre dommage.
- Avec ce procédé d’enlever toute humidité, la chaleur extrême devient inutile et même nuisible, car elle durcit l’étoffe, elle a une tendance à brunir les fibres, changeant ainsi d’une manière désagréable les diverses nuances.
- Mais est-il possible de changer les propriétés de la chaleur pour sécher le drap, de manière que la couleur soit préservée et que la douceur, le moelleux soit donné au lieu de la raideur au touché.
- C’est une question aussi importante que pratique, et comme il a été démontré que cela est possible pour la laine filée avant le tissage, nous pensons qu’il doit en être de même après cette opération.
- On peut donc affirmer que, quel que soit le degré ou l’espèce de chaleur, le meilleur pour la laine filée, c’est-à-dire celui qui lui conserve la pureté et lui donne le plus de force et d’élasticité pour l'accomplissement de ses fonctions, ce degré sera aussi le meilleur et le
- plus sûr dans son application au drap tissé de la même matière.
- En réfléchissant à cette dernière phrase, la question qui se pose est de savoir si la chaleur, spécialement la chaleur artificielle, est un bien ou un mal nécessaires, appliquée à la fibre textile animale du végétale, — où, en d’autres termes, s’il serait possible de fabriquer un tissu de laine filée, présentant toutes les conditions requises, comme les draps, sans l’emploi de la chaleur de quelque façon que ce soit, si ce tissu serait mieux conditionné que le tissu du même genre soumis à l’action répétée de la chaleur d’après le procédé ordi-daire.
- Evidemment,la réponse à une telle question doit surtout se baser sur la spéculation, quand la matière paraît se prêter si peu à la démonstration. Mais que la chaleur soit en ceci i un grand bien ou un grand mal, il semble de la plus sage politique de la rendre le plus bénigne possible dans ses attaques sur les frêles filaments qui ne peuvent résister à un tel élément.
- Quant au séchage de la laine filée, dont nous avons parlé plus haut, nous voulons dire du séchage de la laine après qu’elle a été tissée, le système qui s’impose à nous, et cela hautement par ceux qui l’ont adopté est ce .procédé connu de la «chaleur sèche », par le-quel l’humidité est enlevée au fur et à mesure qu’elle se forme; la laine alors ne touche d'autre surface que les rouleaux nécessaires pour la conduite de l'entrée la sortie, et cela pour une chaîne entière à la fois.
- Par ce moyen, adroitement employé, la laine ne peut être ni brûlée, ni même roussie et elle est plus forte, plus douce et plus élastique qu’on ne pourrait l’obtenir par le procédé qu’il a remplacé.
- Bien plus, il a été démontre, comme cela l’est du reste continuellement, que les nuances variées de la laine filée sont plus belles et plus brillantes; et vérifient notre dire que la | chaleur peut être comme un loup au mouton, ou comme un mouton à l’agneau, suivant son
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- espèce, l’une un destructeur, l’autre un préservateur.
- DISSOLUTION
- DES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES
- Dans les hydrocarbures
- Par MM. Laffite et Cari-Mantrand.
- Depuis quelques mois, plusieurs brevets ont été pris concernant des procédés ayant pour objet de rendre solubles dans les hydrocarbures les couleurs d’aniline, ce qui nous a donné l’idée de faire connaître un procédé très simple que nous avons étudié en 1884.
- On s’occupait beaucoup, depuis quelques années déjà, d’un problème qui comptait, dans l’industrie tinctoriale, quelques rares partisans ; nous voulons parler de la teinture à sec, nom donné à la teinture par les hydrocarbures.
- Après quelques recherches, nous parvînmes à obtenir dans les benzines du commerce (mélanges de benzine, toluènes, essences de pétrole, etc.), des solutions parfaites de plusieurs couleurs d’aniline. Sur notre demande, MM. Bonnet, Ramel, Savi-gny et Giraud, de Lyon, voulurent bien faire quelques essais dans leur usine, essais qui furent faits sous la direction de leur jeune et savant chimiste, M. Martinon.
- Les avantages — rapidité de la teinture, possibilité de teindre, en pièces, le velours, la peluche et les étoffes très légères, en soie grège, par exemple ; enfin la possibilité de charger la soie avant la teinture dans la charge aux tannins — ces avantages étaient loin, écrivait M. Martinon, de compenser les trop nombreux inconvénients. Ces inconvénients sont : 1° la fixation superficielle de la matière colorante, qui fait que ce procédé est plutôt un enduit qu’une teinture ; 2 impossibilité d'obtenirdes nuances foncées, car
- les fibres et tissus teints, salissant par le frottement, on est obligé de procéder à un lavage dans de la benzine non colorée, qui retient alors en dissolution une assez grande partie de la matière colorante ! 3o perte assez considérable de la benzine pendant le séchage; 40 danger d’inflammabilité des bains de teinture.
- Ce procédé est basé sur la propriété que possèdent les acides gras de se dissoudre dans les hydrocarbures en servant de véhicule aux couleurs que ces acides tiennent en solution. Mais,par le seul fait de l’acidité de leur dissolvant, les couleurs dérivées du goudron de houille sont le plus souvent altérées dans leur nuance et, au bout d’un certain temps, se séparent de la benzine.
- Nous avonsdonc neutraliséces acides gras par une solution d’ammoniaque qui, entre les alcalis, est celui qui nous a donné les meilleurs résultats. Nous obtenons ainsi un savon semi-fluide dans lequel on opère la dissolution des couleurs. Le choix des acides gras est très varié; c’est ainsi que l’on peut prendre des huiles rances, telles que les huiles tournantes, ou encore celles obtenues en épuisant les grignons d’olives par le sulfure de carbone. Néanmoins, il est préférable, pour avoir des acides gras purs, d’opérer de la manière suivante : saponifier une huile végétale (olive, sésame, arachide, colza, etc.), par une solution bouillante de soude et décomposer le savon ainsi formé par de l’acide chlorhydrique ou sulfurique. Les acides gras qui résultent de cette décomposition sont séparés, lavés et neutralisés par 10 à 11 %, en poids, d’une solution d’ammoniaque à 28o Cartier, c’est-à-dire d’une densité de 0.88.
- Ce savon ammoniacal est soluble en toutes proportionsdans les hydrocarbures et dissout entièrement (1) la plupart des couleurs artificielles et plus spécialement les dérivés à caractère basique (fuchsines, safranines,
- (1) Opérer au bain-marie.
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- vert améthyste, bleu de méthylène, violet de Paris, chrysoïdine, etc.). On facilitera la dissolution de certains colorants difficilement solubles dans le savon ammoniacal en les dissolvant au préalable dans de l’alcool.
- C’est dans le seul espoir que ce procédé pourra trouver une nouvelle application que nous avons cru devoir en faire mention dans ce bulletin.
- {Extrait du Bulletin de la Société scientifique industrielle de Marseille).
- ANALYSE D’UN SAVON
- A BASE D’HUILE DE PULPES D’OLIVE
- Les teinturiers en soie de Lyon reçoivent un savon à base d’huile de pulpes d’olive, dont ils se déclarent très satisfaits ; voici l’analyse de ce genre de savon :
- Aides gras........... 63,60
- Alcali combiné........ 6,50 » libre........................................ ...............0,12
- Eau de constitution. ... 29,78
- 100,00
- {Reproduction interdite.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX DÉCLARATIONS DE FAILLITE
- Paris. — Fousset (Alexandre), teinturier, rue de Belleville, 138. — J.-c. : M. Gârnier. — S.: M Godmer. — Jug. du 4 déc.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif F. Pelletier et A. Garbit, fab. de tulles et dentelles, rue Pizay, 4. — Durée : 6 ans. - Cap. : 100.000 fr. — Acte du 1er déc. 88.
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Carrabin et Canaval, fab. d’étoffes de soie, rue Lafont, 8. — Durée : 6 ans. —Cap.: 160.000 fr. — Acte du 30 nov. 88.
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Placet et Gie, apprêt, foulage et dégraissage des tissus, rue de la Part-Dieu, 97. — Durée : 8 ans et 8 mois. — Cap.: 40,000 fr. — Acte du 8 nov. 88
- Elbeuf. — Formation de la Société en commandite Gaston Delrez et Gie, teinture, dégraissage et lavage des laines., draps, etc., rue de Rouen, 20. — Durée: 3 ou 6 ans. — Cap.: 200.000 fr. — Acte du 5 déc. 88.
- SAVON A DEGRAISSER
- Terre glaise.................. 100 parties.
- Infusion de saponaire et de
- morelle noire................. Q.S. »
- Sel de soude...................... 2 »
- Sel ammoniac,.............. 2 »
- Cendres de ceps.................. 14 »
- Fiel de bœuf...................... 6 »
- Alun et tartre en poudre .... 3 »
- Les parties indiquées sont les parties en poids et non en volume. Ce mélange est transformé en savon suivant les procédés habituels.
- {Reproduction interdite.)
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution, à partir du 4 nov.88, de la Société E. Michel et A. Crestey (coupures, rognures d’étoffes et lisières), rue Coq-Héron, 3. — Liquid. : les associés. — Acte du même jour. — D.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 1er nov. 1888, de la Société Jars, Demias et Laurent, fab. de tissus de soie pour parapluies et ombrelles, place Miséricorde, 9 (immédiatement reconstituée sous la raison Jars et Demias).— Liquid.: M. G. Lambiki, rue Terme, 22. — Acte du même jour.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Worms a vendu à Mme veuve Miret,
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- Lk MONITEUR DE LA TEINTURE
- 5 décembre, un fonds de teinturerie, rue des Couronnes, 12. Opp. avenue d’Ivry, 119.
- M. Boire a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue des Trois-Bornes, 6. Opp. rue Etienne-Dolet, 18, chez M. Rio-creux.
- Mlle Bailleur a vendu à Mme Lacroix, 1er décembre, un fonds de teinturerie-blanchisserie, rue Larochefoucauld, 45. Opp. rue d’Hauteville, 22, chez M. Henry.
- M. Gauthier a vendu à M. Tanguy, de suite, un fonds de teinturerie, rue du Pont, 20, Choisy-le-Roy. Opp. au fonds.
- Mme veuve Caullieaux a vendu à M. X..., 26 novembre, un fonds de teinturerie, rue de Maubeuge, 16. Opp. rue de Strasbourg, 8, chez M. Henri.
- Mme veuve Caullieaux a vendu à M. X de suite, un fonds de teinturerie, rue de Maubeuge, 16. Opp. au fonds.
- Mme veuve Caullieaux a vendu à Mme De-laforge, 3 décembre, une résil. vente teinturerie rue de Maubeuge^ 16. Opp. rue Cardi-net, 83, chez M. Durey.
- BULLETIN FINANCIER
- Les reports se sont un peu tendus pour la liquidation de fin décembre ; mais la bourse n’a pas pris la chose de travers, se rendant parfaitement compte que tous les grands établissements de crédit ou autres ont besoin à cette époque de toutes leurs disponibilités pour faire face à l’échéance de janvier.
- Bien au contraire, la hausse s’est de nouveau affermie et porte cette fois sur la généralité des valeurs.
- C’est ainsi que nous retrouvons notre 3 0[0 à 83 05 ; le 3 0[0 amortissable à 86 50, excoupon de 75 centimes, et le 4 1[2 0[0 à 104 87 1[2.
- Les fonds d’Etat étrangers sont également très soutenus. L’Italien est poussé à 97 fr. C’est un prix qui doit tenter les quelques portefeuilles qui ont encore de ce fonds par trop élastique.
- Les valeurs de crédit sont très fermes.
- La Banque de France est à 3,750. Le divi
- dende du deuxième semestre a été fixé à 73 f. par action, soit un revenu total de 138 fr.
- Le Foncier est à 1,360. Excellent cours d’achat à notre avis. Il en est de même pour les différentes catégoriee d’obligations de cet établissement, qui toutes sans exception atteindront le pair avant peu.
- Le Panama est sans changement à 125 fr. Le mouvement favorable à M. de Lesseps s’accuse chaque jour davantage. Actionnaires et obligataires paraissent bien décidés a fournir les fonds nécessaires à l’achèvement du canal. Beaucoup sont partisans de procéder, aussitôt l’assemblée du 26 courant, à l’émission du solde des obligations à lots.
- Le Suez vaut 2,200.
- Les valeurs de cuivre sont encore faibles.
- On traite les métaux à 825 fr.; le Rio-Tinto a 637 50.
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- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE:
- ANALYSE CHIMIQUE DES SUBSTANCES COMMERCIALES MINÉRALES ET ORGANIQUES
- Par M. RAOUL JAGNAUX, ingénieur, directeur du Laboratoire Hautefeuille, professeur de Chimie à l’Association philotechnique, membre de la Société des Ingénieurs civils. — Un volume grand in-8‘ d’environ 1000 pages, avec gravures dans le texte.
- Cet ouvrage diffère des « Traités d’analyse chimique » de Rose, de Gerhardt et Chance!, de Frésénius, etc , en ce qu’il ne s’occupe pas des méthodes générales d’analyses. Il a surtout pour but de servir de guide dans les analyses spéciales des substances commerciales. Uu grand nombre des procédés qui y sont exposés sont dus à E Hautefeuille et à l’auteur. Toutes les méthodes qu’il contient ont été contrôlées et employées dans le Laboratoire Hautefeuille, dont l’auteur est le directeur ; elles se recommandent par leur exactitude, leur simplicité et leur rapidité relative d’exécution.
- L’ouvrage comprend trois parties :
- Dans la première se trouvent les analyses des principaux métalloïdes et de leurs composés ,
- La deuxième partie traite des analyses des minerais, des métaux, des alliages et des principaux composés métalliques.
- Dans la troisième partie sont exposées les méthodes d’analyses des substances organiques les plus répandues dans le commerce et l’industrie.
- Nous croyons que V Analyse chimique des subs-tances commerciales rendra de grands services aux ingénieurs, aux métallurgistes, aux essayeurs du commerce, aux pharmaciens, etc.
- Prix : 2o francs.
- Envoi franco contre mandat-poste, adressé au bureau du Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33' Année, N° 1. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Janvier 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS et procédés nouveaux.
- BULLETIN DE LA SOIERIE A LYON
- LA RAMIE,
- DES MORDANTS GRAS.
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- BLANBHIMENT DES TISSUS DE COTON.
- PRÉPARATION DE COMBINAISONS SOLUBLES.
- UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE.— COURS. — ANNONCES.
- wMore es te ©2 st jr "
- w. ..
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion Vanalyse desbrevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE
- Par MM. Lépaulard et Christophe.
- En vue d’abréger l’opération du morçan-dage, d’obtenir la teinture instantanée, inaltérable et imperméable des étoffes, des cuirs, de la corne, du corozo et matières analogues, MM. Lépaulard et Christophe emploient une composition formée de :
- 15 parties d’acide nitrique,
- 15 v de bichromate de potasse,
- 15 » de fécule,
- 10 » de carbonate de soude,
- 50 » d’eau distillée, et /2 » d’acétate de cuivre, lorsqu’il con-
- vient de foncer la dissolution.
- Après avoir indiqué les précautionsà pren-dre pour obtenir une composition homogène, les brévetés font observer qu’il est bon de laisser reposer le mordant liquide pendant Quelques jours avant de s’en servir.
- Le morçandage s’effectue en 10 ou 15 mi-nutes ; les substances à teindre sont immer-8ées dans la composition chauffée entre 30 et 40 degrés, puis plongées aussitôt après pendant un temps variant de 10 à 25 minutes
- dans le bain de teinture.La couleur est inaltérable même aux acides et les fibres conservent leurs qualités naturelles de moelleux, de souplesse, etc.
- APPAREIL POUR LE SÉCHAGE DES CHAINES ENCOLLÉES Par MM. Bouvier et Tranchet.
- L’appareil est renfermé dans une chambre hermétiquement close, chauffée à la vapeur et pourvue de ventilateurs ; il se compose d’une table mobile, établie au moyen de deux chaînes sans fin parallèles, sur lesquelles sont plus ou moins espacées des tringles transversales en cuivre ou en laiton.
- Les fils encollés sont accrochés à l’une de ces tringles et cheminent horizontalement dans toute la longueur de l’étuve ; ils sont reçus, à la sortie, sur une ensouple munie d’un frein, qui maintient une tension régulière, quel que soit le diamètre de la chaîne enroulée.
- MACHINE A TEILLER
- Par M. Stekl.
- Le teillage des tiges fibreuses résulte ici de la rotation, en sens contraire, de deux systèmes de barres parallèles. Ces barres fixées, des deux bouts, à des bras rayonnants pénètrent, en tournant, dans les intervalles des barres animées du mouvement circulaire inverse. Les filasses se trouvent, par cela même, soumises à des frottements, qui se
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- produisent suivant des lignes sinueuses et détachent les parties corticales sans briser les fibres..
- BULLETIN DE LA SOIERIE POUR LYON
- La fabrique lyonnaise marche toujours à pleines voiles et a en perspective une aussi belle campagne que celle qui vient de s'achever.
- Quant aux des soies, les prix élevés se maintiennent, mais avec des indécisions pour l’avenir, et je crois bien que, comme je le disais dans mon dernier bulletin, que la hausse du nouveau syndirat pourrait imiter l’exemple de celle du syndicat italien qui l’a précédé. D’ailleurs, à cet égard, haussiers et baissiers font comme pour le Panama, et chacun donne son avis. C’est le cas de dire : « Prenez mon ours. » Les haussiers disent, entre autres, qu’il suffirait de 500,000,000 par année pour acheter toutes les soies du globe à la récolte et, conséquemment une fois maîtres de la si-tuation, on pourrait tenir la dragée haute ; bref, cela ressemble au pot au lait de Per-rette. Pour le moment, tout le monde est content ; faisons-en de même de cette hausse de 20 0[0 sur le prix de la matière première, Mais alors ce n’était pas lu peine pour Lyon de protester contre des droits mis à l’entrée sur les soies étrangères.
- Marius Moyret.
- ^Reproduction interdite}.
- Chers lecteurs, je viens tenir ma promesse faite depuis longtemps et vous entretenir de la ramie, cette nouvelle fibre, je souligne nouvelle fibre, car l’expression est un peu usée.
- Il y a plus de vingt-qutre ans que, secré taire de la Société des Sciences industrielles de Lyon, je me souviens avoir entennu de
- longs rapports par MM. Audoygnand, Pon-cin, etc.j sur cette fibre, qui, déjà à cette époque, n’était pas nouvelle. Plus tard, par mes écrits, j’ai aidé à la formation d’une Société pour le développement de ce textile en France, qui, disons-le, jusqu'à présent n’a guère progressé.
- Tout s’est po-té sur la décortication de la fibre, mais nul progrès n’a eu lieu pour la filature, et c’est peut-être là le tort. Le roi coton, comme ou l’appelle, a subi d’immeuses progrès dans ses filés, dont les prix atteignent pour quelques-uns ceux de certaines soies. La ramie, elle, ne sort pas, pour le moment du moins, des nos 60, et dans ce moment, avec la hausse des soies, des nos 80 et 90 seraient certainement bien accueillis. Jamais moment plus favorable ne s’est présenté pour la ramie s’il y a quelque chose à faire pour elle à Lyon.
- Si jamais la ramie prend une large place dans les fils usités pour vêtements en Europe, on pourra dire d’elle qu’il en aura été comme du canal de Suez, et que ce sera le résultat d’une série de travaux par de nombreux travailleurs, depuis de longues années. Et de même que tout historien impartial du canal de Suez est obligé de citer en première ligne les noms à jamais impérissables des ingénieurs français Lepère et Talabot, des ingé-niers anglais et italien Stephenson et Ne-grelli, pour cette grande œuvre à laquelle plus tard un autre devait attacher son nom, comme jadis fit Améric Vespuce pour la découverte de Christophe Colomb. Celui-ci trouve l’Amérique et celui-là lui donne son nom.
- De même la ramie a été l'objet de nombreuses et vieilles tentatives pour son application industrielle dans le monde des tissus.
- Parmi de nombreux documents que je me suis procurés, il faut citer en première ligne et par ordre d’anciennaté le petit ouvrage du baron Jean de Bray, édité par la librairie A. Drouin, de Paris, en 1879, je parle de la 2e édition.
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- En 1881, M. A. Favier a publié un travail analogue sur la ramie. Cependant il y a un autre ordre d’idées dans la brochure de M. A. Favier, qui a principalement en vue la décortication de cette fibre. La brochure de M. A. Favier est éditée par M. Lacroix, de ' Paris. ‘
- Principalement, et par ordre de date, je m’appuierai sur les travaux du baron Jean de Bray, qui, le premier, a appelé l'attention de la France sur la culture de la ramie en Algérie comme source de richesse nationale.
- La ramie, fibre très intéressante et dont les débuts sont vraiment lents malgré les efforts de nombreux chercheurs, entr’autres ceux nommés ci-dessus et par ordre et date, ‘ MM. Jean de Bray et A. Favier, n’a pas de rapports avec le coton autrement que par sa nature cellulosique.
- Avant d’aller plus loin, il faut absolument faire table rase de cette manière de voir, qui, jusqu’à présent, a complètement égaré l’opinion publique, et est peut être cause de nombreux déboires,
- Le coton est une fibre courte qui enveloppe la graine contenue dans les fruits du cotonnier, tandis que la ramie est une fibre longue qui forme la partie principale de l’écorce d’une longue tige, comme cela a lieu pour le lin et le chanvre. La ramie doit donc, comme étude et comme application, être mise immédiatement en parallèle avec le lin et le chanvre, et non avec le coton. Elle a d’ailleurs plus de valeur que ce dernier, ne le remplacera jamais, et prendra sa place. Comme je l’ai déjà dit, elle sera elle, elle sera la ramie. Et si elle ne prend pas à Lyon, c’est que l’on s obstine à vouloir la donner comme succé-dannée du coton, auquel elle est supérieure et inférieure tout à la fois.
- Elle fera concurrence au lin et au chanvre, mais à condition que l’on pare d’une manière complètement à son inconvénient le plus grave, qui est celui de duveter.
- Ainsi, personnellement, je l’ai expérimenté, et un de mes amis, grand blanchisseur à
- Lyon, M. Charles D..., les tissus de table, tentures, rideaux, etc., en ramie, sont de toute beauté à l’achat, mais après le premier lavage il n’en est plus ainsi, et les produits similaires en chanvre ou en lin gardent leur éclat. Ceux eu ramie font la patte et sont sans éclat.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction inte>’dite.) (A suivre.)
- OBSERVATIONS pour SERVIR
- A L’HISTOIRE DES MORDANTS GRAS
- Les mordants gras, dont l’action est incontestable dans la teinture et l’impression des tissus ou fils végétaux, ont été l’objet de nombreuses études, et finalement leur action, si importante pour la fixation des couleurs, a été rapportée à une combinaison triple du corps gras, du mordant métallique et de la matière colorante. Cette triple combinaison, quand elle est bien réussie, est d’ailleurs des plus stables.
- J’ai eu dernièrement l’occasion de m’occuper d’une question industrielle qui confirme pleinement cette manière de voir.
- Pour terminer les noirs sur soie, à Lyon, on passe les soies préalablement plus ou moins chargées de sels métalliques divers et de tannins sur un bain de savon additionné de bois d’Inde et à une température variant de 500 à 90° centig.
- Peu à peu une partie du bois d’Inde se fixe sur la soie et la couvre en noir plus ou moins fin, pendant que le bain se teint, ne mousse plus ; bref, la teinture finie, il est bon à jeter.
- Or, aujourd'hui, on retire le corps gras qu’il coutient ; pour ce, les bains, recueillis dans des cuves, sont additionnés d’une quantité très faible d’acide sulfurique qui précipite le corps gras, lequel vient flotter à la surface entraînant avec lui toutes les impuretés du bain, arrachées à la soie pendant la teinture, notamment divers oxydes métalli-
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- ques en quantités appréciables, des tannins altérés, etc., de plus un excédent de la matière colorante du bois d’Inde plus ou moins altérées. En résumé, le précipité qui flotte est facile à recueillir sur des filtres, où, après égouttage, il a une composition contenant environ :
- Corps gras....................... 20%
- Oxyde métallique .... 4
- Matière organique.... 6
- Eau............................ 70.00
- 100.00
- Sa nuance est violacée et due au bois d’Inde combiné aux oxydes de fer, d’étain,etc.
- Mais où commence l’intérêt de cet étrange précipité, c'est dans sa manière de se comporter.
- Lavé à l’eau bouillante, il n’y abandonne rien ou à peu près, il reste sableux, et le tout jeté sur un filtre laisse passer une eau à peine colorée, et, malgré la dose élevée de corps gras, le filtre ne s’encrasse pas, le dépôt qui reste dessus est pulvérulent. Traité par les acides sulfurique ou chlorhydrique étendus à chaud, l’action est à peine sensible. Le corps gras n’est pas mis en liberté comme on pourrait le croire. Il passe sous le filtre une eau tenant du bois d’Inde en solution, et il reste toujours sur le filtre un précipité sableux. La dissolution filtrée contient à peine des traces de fer.
- La matière sableuse, dont la nuance a à peine changée de ton, n’a pour ainsi dire pas varié de composition et représente une laque triple de corps gras, de divers oxydes métalliques, de bois d’Inde et de tannins divers, plus ou moins altérées.
- Je crois qu’un fait pareil fixe à tout jamais la question de la nature des combinaisons de matières colorantes et de mordants gras, vérifiée en dehors des combinaisons sur la fibre.
- Pour venir à bout de la séparation au point de vue industriel, il faut recourir à des
- méthodes très énergiques pour retirer le corps gras de cette laque triple.
- La première consiste à dessécher le précipité à plus de 100°, puis à l’agglomérer avec de la sciure de bois et à passer le mélange bien empâté à la presse hydraulique, dans des étrindelles et à chaud ; dans ces conditions, on récupéré 80 00 du corps gras engagé, sous forme d’acide gras, et le tourteau contenu dans les étrindelles peut être brûlé ou utilisé dans certains cas pour recueillir l’étain métallique renfermée sous forme de laque carbonisée.
- La deuxième consiste à empâter le mélange avec de la soude caustique en excès ; il fuut non seulement de la soude caustique pour saturer l’acide gras, mais encore pour brûler la matière organique du bois d’Inde ou du tannin. Sous cette influence, il se forme un savon qui s’épure et flotte à la surface, et il reste en dessous une liqueur alcaline, bonne à jeter, d’nne odeur infecte et d’une couleur très foncée, violet rouge sale, déposant un produit boueux. Quoique très alcaline, cette liqueur ne vaut plus rien comme saponification. La causticité en est détruite et ne peut plus être rétablie par la chaux caustique. Les oxydes métalliques se trouvent dans la liqueur alcaline sous diverses formes.
- Par cette deuxième méthode, on peut récupérer la presque totalité de l’acide gras, sous forme de savon, en brûlant la laque, si je puis m’exprimer ainsi.
- Je cite ces faits purement a titre théorique, pour éclairer l’histoire des mordants gras, car, ainsi que je l’ai déjà dit dans les colonnes du journal, pour retirer les corps gras des vieux savons de teinture, à tous les points de vue, je préfère l’évaporation pure et simple des vieux bains , et une fois concentré dans des conditions voulues, l’addition d’un peu de soude cantique, sel marin et un épi-nage.
- MARIUS Moyret. (Reproduction interdite).
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- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- MARRONS AVEC LE BOIS ROUGE ET LE CAMPÊCHE
- Nous indiquons deux procédés pour teindre en marron avec le bois rouge et le cam-pêche.
- Premier procédé
- Bouillon. — Pour 100 kil. d’étoffe laine, on prépare le bain de bouillon suivant : Eau, q. s.
- Alun, 20 kil.
- Sulfate de soude, 10 kil.
- Oxymuriate d’étain, 2 kil. 500.
- On entre les pièces dans ce bain, on les manœuvre au bouillon pendant deux heures, après quoi on les abat et on les évente.
- . Pour un premier bain, ou bain neuf, on double les proportions que nous venons d’indiquer. On ne vide jamais le bain de bouillon.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec un volume d’eau suffisant, auquel on ajoute la quantité de bois rouge (aussi appelé bois du Brésil), nécessaire pour obtenir la nuance demandée. On met également dans ce bain la proportion voulue de campêche pour fournir le fond que réclame la couleur à produire. On donne au bain quelques tours de bouillon afin de bien répartir le colorant, on le rafraîchit ensuite par une addition d’eau froide, puis, lorsqu’il n’est plus que légèrement tiède, on y entre les étoffes bouillies dans le bain de mordant précédent. On donne quelques tours sans chauffer, puis on élève d’une manière progressive la température du bain jusqu’au bouillon. On 1. maintient jus-qu'à la fin de l’opération.
- On jaunit la couleur soit par du quercitron, soit avec tout autre jaune montant en présence des mordants indiqués ci-dessus.
- Avivage. — Cette troisième partie de la teinture n’est pas toujours pratiquée, mais nous avons remarqué que l’acide chlorhydrique (acide muriatique, esprit de sel), fai-sait virer avantageusement, d’une part le bois
- de Brésil au rouge, et d’autre part le campêche au marron-rouge. De plus, il nous a semblé que la couleur prenait par cette opération plus de solidité. Nous conseillons donc de manœuvrer les pièces, après leur sortie du bain de teinture, pendant quinze ou vingt minutes dans un bain d’avivage composé de :
- Eau, q. s.
- Acide chlorhydrique, 5 kil.
- Ensuite on lave soigneusement en eau courante puis on sèche.
- 2e Procédé
- Bouillon. — On fait bouillir les étoffes laine pendant deux heures dans le bain de mordant suivant :
- Eau, q. s.
- Tartre, 8 kil
- Alun, 10 kil.
- Teinture. — Les étoffes, bouillies comme il vient d’être dit, sont entrées à froid dans un bain composé des quantités de bois rouge et de campêche nécessaires pour obtenir la nuance demandée ; elles y sont manænvrées à la température de l’ébullition jusqu’à la fin de l’opération.
- Quant au mode opératoire de ce second procédé de teinture en marron avec le bois rouge et le campêche, il est le même que celui suivi par le premier procédé.
- MARRONS ET BRONZES AVEC LE FERNAMBOUC ET LE BOIS JAUNE
- Le mélange du fernambouc (aussi nommé brésil, bois de Brésil, bois rouge), et du bois jaune, ne produit pas de couleurs très solides, mais il est tellement utilisé dans la confection des marrons et des bronzes, que nous sommes dans l’obligation d’en décrire ici l’application sur laine.
- Ce que nous dirons sur les marrons, pourra s’appliquer aux bronzes, pour lesquels le colorant bleu est le seul à augmenter.
- Premier procédé
- Bouillon. — Pour ces couleurs, on prépare
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- 18 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lOOkil. de tissus de laine en les faisant bouillir pendant deux heures et demie, dans un bain de bouillon composé de :
- Eau, q. s.
- Alun, 18 kil.
- Teinture. — On compose le bain de teinture avec :
- Eau, q. s.
- Tartre, 10 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Bois jaune, q. s. Sulfate d’indigo, q. s.
- On fait tout d’abord fondre le tartre, en eau bouillante, puis, lorsqu’il est dissous, on ajoute les quantités nécessaires de fernambouc et de bois jaune (en extraits) pour obtenir la couleur demandée. On donne ensuite quelques tours de bouillon, puis on agite fortement le bain, qu’on rafraîchit ensuite avec de l’eau froide.
- Dans le cas où, au lieu de se servir pour la teinture des extraits de bois jaune et de fernambouc, on employerait les copeaux de ces mêmes bois, il faudrait faire bouillir ensemble, pendant une heure, le tartre, le fernambouc et le bois jaune.
- La dissolution du tartre et des bois tinctoriaux étant parfaite, on ajoute au bain du sulfate d’indigo, en proportion voulue pour produire le bleu que réclame le ton de l’échantillon à imiter, puis on y entre les tissus alunés dans le bain précédent. On manœuvre les étoffes pendant une heure et demie ou deux heures, suivant qu’on arrive plus ou moins vivement à une imitation parfaite de l’échantillon soumis. Finalement, on abat, on lave à pleine eau et on sèche.
- 2e Procédé
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. — On prépare un bain de bouillon avec :
- Eau, q. s.
- Alun, 18 kil.
- Bouillir deux heures.
- Teinture. — On compose le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Alun, 12 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Bois jaune, q. s. Sulfate d’indigo, q. s.
- Manœuvrer les pièces au bouillon pendant une heure et demie ou deux heures.
- La manière d’opérer pour ce second procédé étant identiquement la même que celle suivie pour le premier, nous prions le lecteur de vouloir bien s’y reporter.
- Je Procédé
- Ce troisième procédé produit des couleurs assez solides à l’air ; il s’applique principalement aux marrons bruns.
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. — On compose le bain de bouillon de :
- Eau, q. s.
- Sulfate de fer, 4 kil.
- Bouillir une heure et demie.
- Teinture. — On compose le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Sulfate de fer, 3 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Bois jaune, q. s.
- Teindre au bouillon pendant une heure et demie, puis abattre et laver.
- 4e Procédé
- Ce procédé, qui produit des couleurs un peu moins solides que celles faites par la méthode précédente, donne cependant d’assez bonnes nuances, suffisamment résistantes à l’air, qui tirent sur le rouge brunâtre, et dont le type est la couleur rouille de fer.
- Pour 100 kil. de laine :
- Bouillon.’ — Pour ce bain on emploie :
- Eau, q. s.
- Sulfate de zinc, 4 kil.
- Bouillir une heure.
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-
- RT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- s
- Teinture. — On compose le bain de teinture de :
- Eau, q. s
- Sulfate 4 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Bois jaune, q. s.
- Teindre au bouillon, puis laver et sécher.
- Même manière d’opérer que ci-dessus.
- 5e Procédé
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon, — On mordance les tissus-laine dans le bain suivant :
- Eau, q. s.
- Alun, 15 kil.
- Bouillir une heure et demie ou deux heures suivant l’importance de la passe.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec :
- Eau, q. s.
- Su'fate de zinc, 4 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Bois jaune, q. s.
- Manœuvrez au bouillon pendant une heure et demie, puis abattez, lavez et séchez.
- Même mode opératoire que ci-dessus.
- Par la raison que l’on emploie de l’alun dans le bain de bouillon, les couleurs obtenues par cette méthode, quoique teintes dans un bain de teinture semblable à celui du quatrième procédé, sont plus rougeâtres et ne ressemblent en rien aux nuances produites Par ce procédé
- MARRONS AU SANTAL
- On produit de bonnes couleurs marron avec le santal, depuis les couleurs claires, comme les nuances cuir par exemple, jusqu’aux teintes les plus brunâtres, comme celles du marron d’inde, du vieux chêne, etc.
- Le procédé suivant nous a donné de bons résultats.
- Pour 100 kil. de laine.
- Pouillon. — On prépare un bain de bouillon avec :
- Eau, q. s.
- Bichromate de potasse, 2 kil.
- Acide sulfurique, 0 kil. 000.
- On fait préalablement fondre le bichromate de potasse dans un peu d’eau bouillante, et on en ajoute la solution dans le bain qui doit être froid. On verse ensuite l’acide sulfurique dans le bain, puis on agite fortement le mélange. Ensuite, on entre, à froid, les pièces destinées à cette teinture, puis on élève pro-gressivement la température du bain jusqu’à 95 ou 100 degrés centig. On manœuvre les tissus au bouillon pendant deux heures, après quoi on les abat au large et on les évente.
- Teinture. — On compose le bain de teinture du volume d’eau suffisant pour permettre l'immersion complète des étoffes, on y ajoute la quantité nécessaire de santal pour obtenir la couleur demandée, ainsi qu’une certaine quantité de bois jaune, laquelle varie suivant que la nuance à produire est plus ou moins jaunâtre. On fait bouillir le tout ensemble pendant une heure si on emploie des bois en copeaux, pendant trente minutes seulement si on sesertd‘extraits,puis on entre dans le bain les tissus mordancés comme il vient d’être dit. On les manœuvre au bouillon jusqu’à ce qu’on ait obtenu la couleur demandée, puis on abat, on évente et on lave en eau courante.
- S’il y a lieu, on brunit la nuance par l’addition de 1 à 3 kil. de sulfate de cuivre, suivant que la couleur demandée est plus ou moins brunâtre.
- C.-E. M., chimiste coloriste
- (Reproduction interdite)
- (A suivre.)
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON
- Etudes la saponification des corps en présence sur les tissus, par M. Albert Scheurer (Société industrielle de Mulhouse).
- ORIGINES DU BLANCHIMENT AU SEL DE SOUDE
- Avant l'année 1837, tous les tissus de coton destinés à l’impression étaient blanchis à la soude caustique.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En 1839, le blanchiment au carbonate de soude et de potasse s’était substitué dans tous les pays à l’ancien procédé. Il s'était passé, entre ces deux dates, un fait des plus importants dans l’histoire du blanchiment. Les anciennes méthodes, basées bien plus sur des traditions que sur des expériences ration- | nelles, avaient fait place à un procédé scien- | tifique qui avait trouvé à Mulhouse sa forme définitive appuyée sur une théorie chimique.
- Les mémoires d’Achille Penot et d’Edouard Schwartz indiquent les préoccupations qui régnaient avant cette époque parmi les blanchisseurs. L’impossibilité d’obtenir un blanc régulier satisfaisant par un bon dégraissage aux exigences de l’impression et de la teinture, devenait une gêne intollérable dans une industrie qui entrevoyait un avenir de production et cherchait à se développer. Son essor se trouvait menacé dans la base même de la fabrication, et la question devenait brûlante lorsque le nouveau procédé fit son apparition sous le nom de « procédé américain ».
- L’historique de cette innovation ressort des" travaux et mémoires parus entre les années 1829 et 1839 dans les Bulletins de la Société industrielle de Mulhouse.
- Voici la liste de ces publications :
- 1829. Mémoire d’Achille Penot sur le blau-chiment du coton ;
- 1835. Mémoire d'Edouard Schwartz sur le blanchiment du coton ;
- 1835. Rapport d’Auguste Scheurer-Rott sur le mémoire d’Edouard Schwartz ;
- 1837. Lettre de Dana ;
- 1837. Rapport d'Auguste Scheurer Rott sur cette lettre;
- 1839. Rapport fait par le comité de chimie de la Société industrielle de Mulhouse pour constater la supériorité du blanchiment indiqué dans les pages 280 et suivantes du 10e volume des Bulletins de la Société industrielle,lu à la séance dp 18 décembre 1839 par Edouard Schwartz.
- D’autre part, un travail fort intéressant avait paru en 1834 dans les Bulletins de la
- Société d’agriculture, sciences et belles-lettres du département de l’Aude.Il est dû à la plume d’un industriel de premier ordre, M. Gréau aîné, et porte l’empreinte d'un esprit scientifique qui fait honneur à l’industrie de cette époque,mais il ne s’occupe que du blanc d’apprêt.
- Le rapport fait en 1839 par le comité de chimie, pour constater la supériorité du nouveau procédé, indique qu’alors, grâce à ce procédé, l’industrie était sortie des difficultés journalières qui s’opposaient à une fabrication sûre et que les recherches décrites dans les mémoires cités plus haut avaient donné la solution d’un problème dont la gravité était universellement reconnue.
- La méthode de blanchiment qui résulte des travaux insérés dans nos Bulletins ne mit pas six mois à passer en Ecosse, où elle fut immédiatement appliquée avec succès,preuve indiscutable de sa valeur er de sa nouveauté.
- (A suivre.)
- PRÉPARATION DE
- COMBINAISONS SOLUBLES de la Naphtasarine et de ses sulfites.
- TEINTURE EN TOUS NOIRS OU GRIS AU MOYEN DE CETTE COMBINAISON OU DE LA NAPHTAZARINE
- Par Badiseh Anilin und Sodafubrik
- On traite la naphtazarine à l’état aussi divisé que possible et au mieux sous la forme d’une pâte à 10 0[0 de substance sèche par deux ou trois fois son poids d’une solution de bisulfite de sodium à 380-40 Baumé. Après avoir bien malaxé la pâte, on l’expose pendant quelques jours à une température de 50°-70o Baumé. Dans ces conditions, la naphtazarine se dissout peu à peu ; on sépare par le filtre une certaine quantité de substance inattaquée que l’on reprend en charge dans une opération subséquente.
- La naphtazarine se trouve dans le liquide
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 21
- filtré sous la forme d’une combinaison soluble qui peut être utilisée dans la teinture et l’impression.
- On obtient un résultat semblable en traitant la naphtazarine par les bisulfites de potassium ou d’ammonium, ou par les sulfites neutres en proportions convenables.
- Voici les propriétés de la combinaison bi-sulfitique de la naphtazarine : elle n’est pas modifiée par les acides, tandis qu’au contraire les alcalis libres ou carbonatés la détruisent facilement. Ses solutions aqueuses sont colorées en brun avec une fluorescence bleue-verte bien marquée; elles peuvent être traitées par l’acide chlorhydrique concentré ou l’acide sulfurique de moyenne concentration, sans que la naphtazarine se sépare, même à l’ébullition.
- En ajoutant du carbonate de sodium à la solution de naphtazarine bisulfite et chauffant au contact de l’air, la liqueur passe d’abord au vert puis au bleu foncé. L’addition d’un acide à cette liqueur bleue en détache la naphtazarine. On observe le même phéno-mène avec les alcalis caustiques ; il est, dans ce cas, encore plus marqué et s’achève même à froid.
- Comme mordants de chrôme, on peut employer presque tous ceux dont on fait usage habituellement pour la teinture ou l’impression, notamment pour le coton, l’acétate de chrome, et, pour la laine, l'alun de chrome ou | le chromate de potassium associé aux acides 4 tartrique, oxalique, sulfurique, etc. 1
- Pour empêcher le dédoublement du sulfite double et le dépôt de naphtazarine dans le bain de teinture, on ajoute, par mètre cube, environ 1 litre d’acide acétique à 7 Baumé P°ur les eaux moyennes, un peu plus pour les eaux dures.
- Les fibres animales peuvent être d'abord mordancées en chrome et teintes ensuite dans le bain de sulfite de naphtazarine ; mais il est généralement plus commode de mordancer et de teindre dans un seul et même bain,
- Pour le coton, il convient de le préparer
- d’abord en chrome et de teindre ensuite. Voici des exemples de couleurs pour l’impression des fibres végétales :
- Composition pour noir
- Pâte de naphtazarine à 10 00, 4 kil.
- Bisulfite de sodium de 38 à 40° B, 0 lit.600.
- Après 24 heures de digestion, on a ajouté : Acétate de chrome à 200 B, 0 lit. 600.
- Acide acétique à 60 B, 0 lit. 500.
- Epaisissant (amidon), 4 lit. 500.
- Composition pour gris
- Composition pour noir ci-dessus, 1 kil.
- Epaississant (amidon), 1 kil.
- St, au lieu d’employer la naphtazarine, on emploie sa combinaison bisulfitique, que l’on peut concentrer par évaporation ou mettre en pâte en la déplaçant parle sel marin, on remplacera la naphtazarine par le double de son poids de combinaisons bisulfitiques supposés sèches. Les autres éléments de la couleur comme ci-dessus.
- Les opérations suivantes : impression, vaporisage, lavage, avivage, ne diffèrent en rien de celles usitées pour les couleurs d’alizarine.
- NOTE SUR UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Par M. L. Monet.
- (Société industrielle de Rouen.)
- Messieurs,
- En entendant la lecture du procès-verbal du Comité de chimie, j’ai remarqué que notre collègue et ami,M. Mattauch,avait été chargé par vous de faire une traduction d’un article d’un journal qui traite d’une nouvelle matière colorante livrée depuis quelque temps au commerce sous les noms de Primuline et Polychromine.
- M’étant livré moi-même à une série d’essais avec l’un de ces produits et venant de préparer un petit résumé de ce qui a été dit et publié sur cette nouvelle classe de colorants, j’ai pensé qu’il y avait peut-être lieu d’éviter
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à notre collègue d’avoir à faire cette traduction, puisque j’ai moi-même puisé une partie de ma note dans une traduction du travail de M. Green.
- Si vous ie permettez donc, je vous présenterai ce résumé et j’y ajouterai simplement quelques remarques avec mes derniers essais en teinture du coton.
- Cette matière colorante, déjà connue de vous tous, a été plus particulièrement étudiée par nos collègues de la teinture, et j'aurais certes gardé le silence et laissé la parole à 3 de plus expérimentés que moi sans la circonstance qui vient de me décider à vous faire cette communication.
- Dans un article publié au mois de mars dernier par le journal Society of Dyerscolourists, M. Green, parlant de la Primuline, considère cette nouvelle classe de matières colorantes comme des plus intéressantes, à cause de sa grande affinité pour le coton, et s’exprime à peu près ainsi :
- Le produit est livré à l’état de poudre jaune, très soluble dans l’eau bouillante; dissous dans l’acide sulfurique concentré, il donne une coloration jaune avec fluorescence bleue, étendue d’eau ; la dissolution dépose un précipité de l’acide de la Primuline ; la dissolution à l’eau très étendue possède également une fluorescence bleue.
- Le coton se teint directement sur un bain neutre ou alcalin. L’affinité du colorant pour la fibre est augmentée par l’addition d’un sel au bain de teinture, soit le sulfate de soude, cristaux de soude, nitrate de soude ou même encore le sel de cuisine; de cette manière, l’intensité de la nuance peut être augmentée très facilement.
- Le jaune est assez solide au lavage, parfaitement insensible aux alcalis et passe au jaune d’or par l’effet d’acides minéraux.
- Les agents réducteurs n’ont pas d’influence sur lui ; mais, par contre, il est attaqué par les agents oxydants tels que l’acide chromique et l’hypochlorite de soude : le premier change la nuance en olive, tandis qu’une dissolution
- alcaline d’hypochlorite de soude au bouillon la convertit en jaune orange très solide à tous les agents.
- Par l’action de l’acide azoteux sur la Primuline et par la combinaison du produit dia-zoté avec des phénols et des amines, on produit des colorants azoïques, et ces réactions, pouvant très facilement se produire sur la fibre, on peut, de cette façon, obtenir une grande variété de nuances qui se distinguent par une résistance extraordinaire au savon et aux acides. Leur solidité contre ces influences, dit M. Green, est supérieure à celle des couleurs à base de benzidine.
- On teint le coton en un bain bouillant (5 % colorant) contenant 20 0/0 sel de cuisine ; le bain se conserve et est complété avant chaque opération par une addition de 2 à 3 0[0 de colorant. Après teinture, le coton est lavé soigneusement à l’eau froide, puis passé en un bain de 7 gr. de nitrite de soude par litre d’eau et légèrement acidulé à l’acide sulfurique (lcc. par litre d’eau) la réaction se produit en moins d’une minute et la couleur devient orange.
- Après un lavage à l’eau froide, on passe au développement de la couleur, et cela sans perdre de temps, car autrement on risquerait de la décomposer; il faut aussi éviter l’exposition à une forte lumière entre les deux opérations
- (A suivre).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITE
- Paris. — Richard (Benoist), nég. en soies, déchets de soies, laines et cotons teints et écrus, rue Saint-Denis, 231.—J.-c. : M. Ber-nhard. — S. : M. Sauvalle. — Jug. du 14 décembre.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en nom
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- collectif Jouet frères, produits chimiques et produits de teinture, rue des Francs-Bourgeois, 26. — Durée : 7 ans du 22 décembre 1888. - Cap. : 600,000 fr. — Acte du 22 décembre. — J. g. d’A.
- Roubaix. — Formation de la Société en nom collectif J.-B. Lemaire et Lefebvre, laines, blouses et déchets, rue du Vivier. — Durée : 9 ans. Les associés fourniront chacun par tiers les capitaux nécessaires. — Acte du 28 novembre.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Modification des statuts au point de vue de l’époque où commence l’année sociale delà Société anonyme des Matières tannantes etcolorantes, place Saint-Georges, 32. — Délib. du 27 novembre.
- Paris. — Modification de la raison sociale de la Société en nom collectif Quillardet, Moi-net et Cie, articles de teintures, produits chi-miques et drogueries, rue Vieille-du-Tem-pie, 30, devenue, à partir du 1er janvier 1889, Moinet, Mouchet, Poirson et Cie. — Acte du
- 21 décembre 1888. — A. P.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution, à partir du 27 novembre, de la Société Jeannolle et Cie, teinture des fibres végétales ou animales, tissées ou non tissées, avec siège à Deville-lès-Rouen (Seine-Inférieure), et succursale à Pa-ris, rue Thévenot, 9. — Liquid : M. Clément, rue Paradis, 21 bis. — Jug. du même jour. — G. P.
- Vienne.-- Dissolution, verbalement, à partir du 8 sept. 1888, de la Société Tranchet et Cie, atelier d’apprêt, — Liquid.: M. Bouvier, cessionnaire des droits de son co-associé. —Jug. du 30oct. 88.
- VÎNTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Jean Renaud a vendu à M. Auguste Re-naud, 1er janvier, un fonds de teinturerie,
- rue Fontaine-Saint-Pierre, 22, aux Lilas. Opp. rue de la Fontaine-Saint-Pierre, 22, aux Lilas.
- M. Besançon a vendu à Mlle Devanlay, de suite, un matériel de teinturerie, faub. Montmartre 57. Opp. rue Tronchet, 16.
- Mme veuve Bizot a vendu à Mme veuve Laurent, 15 janvier, un fonds de teinturerie, rue Rochechouart, 67. Opp. rue de Strasbourg, 8, chez MM. Henri et Proust.
- Mme veuve Grain a vendu à M. X..., de suite, un bail de fonds de teinturerie, rue d’En-ghien, 5. Opp. boul, Bonne-Nouvelle, 6, chez M. Guyon.
- M. Guy a vendu a M. X..., de suite, une fabrique de boules.de bleu, rose et crème, rue du Temple, 97. Opp. rue du Pont-Neuf, 18, chez M. Bracke.
- Mme veuve Lapierre a vendu à M. X..., 1er janvier, un fonds de teinturerie, avenue Bugeaud, 13. Opp. rue Delbet, 4, chez M. Boittiaux.
- M. Daubremont a vendu à Mme veuve Multin, de suite, un fonds de teinturerie, rue de Bellefond, 40. Opp. rue de la Poterie, 6, chez M. Piegeard.
- M. Robert a vendu à M. X..., de suite, un matériel de teinturerie, faub. Saint-Martin, 234. Opp. rue de Strasbourg, 8, chez MM. Henri et Proust.
- M. Levert a vendu à Mme veuve Beuzart, 1er janvier, un fonds de teinturerie, rue Nol-let, 4. Opp. rue Nollet, 4.
- M. Baron a vendu à M. Rouzé, 1er janvier, un fonds de teinturerie, quai Valmy, 31. Opp. rue Saint-Georges, 38, chez M. Grootaers.
- M. Barbin a vendu à M. X..., 1er janvier, un fonds de teinturerie , avenue de Wa-gram, 26. Opp. rue Meslay, chez M. Hardy.
- BREVETS D’INVENTION
- 190.140. Schad, 21 avril. — Préparation de matières odorantes bleues avec un nouvel acide naphtol
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 190.143. Société pour l’industrie chimique à Bâle, 21 avril. — Fabrication de matières colorantes variant du rouge violet au violet avec une forte fluorescence et obtenues par la fusion des dérivés dialkyles du métamido-phénol avec l’anhydre di-ou-tetra-clorophta -lique.
- 190.164. Bedford, 23 avril. — Perfect. aux matières colorantes.
- 190.256. Worms, 27 avril.— Matières colo rantes.
- 190.299. Lee, Bradshaw et Lee, 30 avril.— Appareil à teindre la laine.
- 190,417. — The Continental oxygen Company limited, 4 mai. — Blanchiment des matières.
- 190.420. Bor, 5 mai.— Teinture par hydro-insufflation.
- 190.566. Meister, 12 mai. — Décoloration et blanchiment.
- 190.611. Landauer, 28 avril. — Appareil pour teindre les cuirs.
- 190.806. Halbmeyer, 25 mai. — Mordorage des peaux.
- 191.116. Société du traitement des quinquinas, 3 juin. — Fabrication d’un noir végétal décolorant.
- 191.151. Dahl et Cie, 12 juin. — Matières colorantes violettes.
- 191.223. Delamare, 24 août. — Teinture en mèches par pression.
- 191.367. Jourdain, 21 juin. — Appareil à teindre le coton.
- Bulletin Financier
- Il y a bien peu de choses à dire en ce moment de la bourse. Les affaires sont calmes , les cours fermes, et c’est tout.
- La spéculation, toujours timide, craint en ce moment de s’engager à nouveau. Elle désire être fixée sur les résultats de l’élection du 27 janvier. Conséquence : faiblesse relative de la cote à terme.
- Mais le comptant n’affiche pas les mêmes préoccupations. Il achète, sachant bien qu’en se portant soit sur les rentes françaises, soit sur les obligations du Crédit foncier, soit sur
- celles de nos chemins de fer, il retrouvera toujours son capital intact.
- Quant aux valeurs sur lesquelles la spéculation a l’habitude de se porter, elles n’ont subi que des variations peu intéressantes.
- Le 3 0[0 est à 82 80 ; le 4 112 0[0 à 104 70. Affaires nulles sur les fonds d’Etats étran
- gers.
- L’Italien perd de nouveau quelques centimes, histoire de n’en pas perdre l’habitude.
- Le Foncier est à 1,340. Pas de mécomptes possible sur cette valeur de premier ordre.
- La Banque de Paris revient à 900. Le Lyonnais se tient à 635.
- Le Suez à 2,205 donne lieu à quelques achats.
- Le Panama est à 115 et se maintiendra à ce prix jusqu’à la prochaine assemblée.
- Le Gaz a 1,410 est sans affaires.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE:
- ANALYSE CHIMIQUE DES SUBSTANCES COMMERCIALES MINÉRALES ET ORGANIQUES
- Par M. RAOUL JAGNAUX, ingénieur, directeur du Laboratoire Hautefeuille, professeur de Chimie à l’Association philotechnique, membre de la Société des Ingénieurs civils. — Un volume grand in-8’ d’environ 1000 pages, avec gravures dans le texte.
- Cet ouvrage diffère des « Traités d’analyse chimique » de Rose, de Gerhardt et Chancel, de Frésénius, etc , en ce qu’il ne s’occupe pas des méthodes générales d’analyses. Il a surtout pour but de servir de guide dans les analyses spéciales des substances commerciales. Uu grand nombre des procédés qui y sont exposés sont dus à E. Hautefeuille et à Fauteur. Toutes les méthodes qu’il contient ont été contrôlées et employées dans le Laboratoire Hautefeuille, dont l’auteur est le directeur ; elles se recommandent par leur exactitude, leur simplicité et leur rapidité relative d’exécution.
- L’ouvrage comprend trois parties :
- Dans la première se trouvent les analyses des principaux métalloïdes et de leurs composés;
- La deuxième partie traite des analyses des minerais, des métaux, des alliages et des principaux composés métalliques.
- Dans la troisième partie sont exposées les méthodes d’analyses des substances organiques les plus répandues dans le commerce et l’industrie.
- Nous croyons que V Analyse chimique des substances commerciales rendra de grands services aux ingénieurs, aux métallurgistes, aux essayeurs du commerce, aux pharmaciens, etc.
- Prix : 20 francs.
- Envoi franco contre mandat-poste, adressé au bureau du Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33- Année, 5. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS S Février 488»
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- STATISTIQUE LAINIÈRE.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE (suite et fin).
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON (suite).
- EMPLOI DE L’OXYDE DE CHROME.
- MATIÈRES COLORANTES POUR ÉTOFFES DE COTON.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. — COURS, — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l‘analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PEIGNAGE DE LA LAINE ET AUTRES TEXTILES
- Par M. Dubois.
- La peigneuse décrite par M. Parfait Dubois est circulaire; le principal organe est un grand cercle horizontal, garni d’aiguilles verticales, à travers lesquelles une brosse à mouvement alternatif engage les mèches de préparation successives.
- L'alimentation de ces mèches s'effectue à l’intérieur même du peigne circulaire et sui-vant un diamètre.
- Le ruban fourni par les machines préparatoires arrive de haut en bas par dessus l’an-neau peigneur et passe, tout d’abord, entre deux cylindres alimentaires, puis à travers les barrettes à aiguilles d’un chariot horizon-tal à va-et-vient.
- Au moment où le chariot recule pour rompre le ruban, un peigne dit fixe, solidaire du chariot, pénètre dans la mèche fractionnée et retient les boutons, pailles et chardons, 1.1 auraient échappé à l’action des barrettes. L organe chargé du transport de la mèche, est formée d’une double pince, dont les deux parties viennent tour à tour se présenter au
- chariot et au cercle peigneur en décrivant à chaque évolution, une demi-circonférence inscrite dans un plan vertical. La partie pei-gnée à travers les aiguilles du chariot et du peigne fixe se trouve ainsi renversée bout par bout sur le grand anneau peigneur, où l’enfonce la brosse déjà mentionnée. Le reste de l’opération ne présente pas de particularités,
- PROCÉDÉ POUR TENDRE LES RIDEAUX ANGLAIS, LES TULLES, ETC-Par MM. Wolf frères.
- Habituellement le séchage des rideaux dits anglais, des tulles unis et dentelles d’imita-tion, en vue de les ramener à la largeur primitive, a lieu en tendant sur un cadre ou châssis horizontal une pièce à la fois. Les pièces qui mesurent 8 mètres de largeur sur 56 de longueur passent donc successivement à l’étuve ; les bords longitudinaux sont maintenus par des picots fixés dans les «joues » mobiles du châssis.
- Afin de mieux utiliser l’emplacement, la capacité chauffée, MM. Wolff proposent un ensemble de châssis superposés, qui fonctionnent comme le cadre unique ordinairement en usage.
- Des montants en bois placés sur deux lignes équidistantes et à la largeur ou à la demi-largeur des pièces de tissu, sont reliées à la fois, par des entretoises longitudinales et deux à deux par des traverses. Les der-
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- DE LA TEINTURE
- nières servent de supports aux « joues » armées de picots.
- Chaque pièce sortant de l’apprêt est apportée dans une benne qui roule sur rails jusqu’à la partie antérieure du châssis ; l’extrémité de l'étoffe est accrochée à la traverse extrême et tirée au moyen d’une courroie et d’un treuil.
- La traction doit être calculée pour permettre au tissu de revenir à la largeur normale lorsque les pièces sont ensuite tendues transversalement.
- Les transmissions de mouvement sont simples, les traverses sont fixées dans leurs situations respectives au moyen de crémaill-res et de cliquets
- APPAREIL DE LESSIVAGE A DOUBLE CIRCULATION Par M. Vandewynckèle.
- La mise en marche se fait par l’intermédiaire d’un injecteur, qui projette la lessive à lapartie supérieure de la cuve hermétiquement close et munie d’une soupape de sûreté.
- La lessive s’échauffe ainsi progressivement et atteint à une température de 80 à 90 de-gïés. S’il est nécessaire de pousser plus loin le débouillage, on arrête l’injection qui devient irrégulière, le liquide mélangé de vapeur arrivant par saccades et l’on continue à chauffer exclusivement à l’aide d’un serpentin placé sous un faux-fond de l’appareil. La température s’élève rapidement, la pression augmente de manière à faire remonter la lessive au niveau le plus élevé et à établir une circulation continue.
- MACHINE A ÉCHARDONNER LA LAINE Par le comte de Nydprück.
- L’invention repose sur la disposition, dans un ordre déterminé, d’organes connus. La machine peut être employée isolément ou concurremment avec la carde.
- Les fibres chardonneuses sont tout d’abord étirées sur deux cylindres à aiguilles (de construction antérieurement brevetée, par le
- même). A la suite des alimentaires, se présente un de ces tambours hésissés de peignes, dont les dents saillissent du côté de l’alimentation et rentrent du côté diamétralement
- opposé pour laisser les fibres se dégager spontanément. Un appareil semblable, séparé
- du premier par une toile sans fin, continues ouvrir la laine, à paralléliser les filaments
- avant de les livrer au cylindre échardonneur proprement dit.
- Le dernier est un tambour de diamètre double de celui des étireurs, recouvert d’une garniture fine et serrée.
- Tournant en sens inverse des étireurs, l’échardonneur se charge de la laine abandonnée par les pointes rentrantes des peignes ; la nappe ainsi formée rencontre un premier rouleau à dents droites, dit régulateur, dont la fonction est, en effet, d’égaliser l’épaisseur de la couche fibreuse, puis une brosse rotative, qui nettoie le régulateur et enfonce la laine dans la denture de l’échar-
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- Le numéro de cette garniture est choisi Es pour permettre aux fibres de s’y engager, D‘o mais non aux chardons, qui restent accrochés dupa aux pointes. Aussi, lorsque le tambour con- entier tinuant son évolution rencontre les palettes Vrai q (de dimensions relativement considérables) du tique cylindre « chasseur », les graines, chardons En et pailles sont aisément rejetés dans la boîte manu destinée à les recueillir. doit d
- Enfin, la laine épurée est détachée par un et est tambour à peignes excentriques, dont les des r pointes sont placées en sens inverse des gar- on a nitures des étireurs. de la
- FABRICATION DES TISSUS PLASTIQUES Par M. Brookes.
- L’invention a pour objet la production d’un tissu élastique où, contrairement à ce qui est le cas ordinaire de ce genre d’étoffes, la matière apparente sur les faces d’envers et d’en-droit est constituée par la trame. Il devient ainsi possible d’utiliser une chaîne moins
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- coûteuse, puisque les fils longitudinaux sont presque entièrement masqués par les fils transversaux.
- Le tissu comporte une série de six duites, la chaîne non élastique passant sur trois, puis sous les trois suivantes.
- {Reproduction interdite.)
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- D’un récent article des Débats nous ex-trayons ce qui suit au point de vue de l'indus-hie lainière en générale pour la consomma-tion de laines brutes, annuellement.
- France.................... 190 000.000
- Angleterre.............. 180.000.000
- Etats-Unis.............. 170.000.000 Allemagne............... 140.000.000 Russie d'Europe......... 80.000.000
- Autriche-Hongrie........ 40.000.000
- Belgique.................. 40.000.000
- Italie.................... 32.000.000
- Espagne................. Manque
- | D’où il ressort que la France tient le haut d" Pavé pour l’industrie lainière dans le globe kentier, la Chine et les Indes exceptés. Il est rai que dans ces pays tout travail de statis-ique est impossible.
- g En France seulement le total des produits Manufacturés en laine et sous diverses formes, doit dépasser plus de un milliard par année, et est par conséquent égal à celui de la valeur p produits soyeux dans le globe entier. Si 1 °n admet le prix moyen de 0 fr. 50 par kilog. de laine, on arrive à un chiffre de teinture “ environ 90.000.000 à 100.000.000 de francs
- Per année en France seulement et pour la laine.
- Comme les couleurs artificielles jouent un 'un 1.6$ grand rôie dans la teinture de la laine, est e lecteur se rendra compte par ces chiffres 1a- ielle est l’importance de ces produits dans
- Teinture des lainages.
- "tons-nous de dire que le carmin, l’in
- a fl'» m . —
- digo, l’orseille et le bois de teinture ont vaillamment tenu tête aux couleurs artificielles dans la teinture des laines.
- Signalons en passant, la création à Lyon, d'une nouvelle fabrique d’extrait d’orseille, celle de M. Gignoux, ce qui porte à quatre ou cinq le nombre de celles existant à Lyon et à huit ou neuf celui de celles existant en France.
- L'extrait d’orseille pour les couleurs composées , où cette matière colorante entre comme fonds, n'a pu être remplacé, vu sa solidité à la lumière, et sa facilité pour unir. La roccelline et autres produits similaires sont moins solides, et marbrent facilement.
- Marius Moyret. {Reproduction interdite).
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- LA RAMIE
- {suite )
- La fibre du coton offre une longueur primitive de 0 m, 008 à 0 m. 025 selon que l’on a affaire à un coton courte ou longue soie ; elle enveloppe une graine oléagineuse, qui [jadis délaissée, fournit aujourd’hui une huile très estimée, dite huile de coton, servant dans les basses qualités pour la savonnerie et dans les qualités supérieures pour falsifier l’huile d’olive comestible. La graine de coton, riche en phosphate, est employée, dit-on, en Angleterre avec un certain succès pour le traitement de la phtisie.
- La fibre de la ramie est beaucoup plus longue, et au lieu de se chiffrer par des millimètres, elle se mesure par des centimètres comme pour le lin et le chanvre. Au lieu d’envelopper une graine, elle fait partie de l’écorce enveloppant une tige comme cela a lieu pour le chanvre et le lin et, et c’est de cette écorce qu’il faut l’extraire par des procédés diamétralement opposés a ceux qui sont en cours pour le lin et le chanvre.
- Au point de vue chimique, la ramie rentre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans la composition du coton, du lin et du chanvre. A l’état pur, c’est un hydro-carbone, c’est-à-dire qu’elle peut être représentée par du charbon et de l’eau, mais rien ne prouve qu’il y ait malgré sa composition centésimale analogue à celle du coton, conformité de composition entre les deux. Ainsi cela a lieu pour la fécule et l’amidon. A l’analyse centésimale, ce sont les mêmes produits, et dans leur aspect et diverses réactions il n’en est plus de même.
- Dans ses réactions la ramie pure se rapproche plus du lin et du chanvre que du coton. Si par suite de diverses actions on modifie les propriétés de la ramie, de manière à la rendre par exemple plus apte à se teindre comme le coton, on lui donne en même temps l’aspect de ce dernier. On lui enlève son brillant spécial. Et si par des apprêts spéciaux on lui redonne du brillant, on tombe dans les cotons glacés. La ramie, comme on le verra plus loin, est plus dense que le coton, d’où je conclus que sa formule à composition centésimale analogue, ne doit pas être la même, mais bien le résultat d’une condensation moléculaire spéciale.
- D’après M. J. de Bray et‘tous les auteurs qui l’ont précédé,la ramie est cultivée de temps immémorial, en Chine, au Japon, à Bornéo, à Sumatra, dans la Malaisie, la Cochinchine, aux Célèbes, à Assam, à Java, bref dans tout l’Extrême-Orient, et pour la préparation de vêtements, de cordages, d’ustensiles de pêche, etc.
- Pour les cordages de la marine, et pour les ustensiles de pêche, par sa résistance à l’eau de mer, elle offre des qualités hors ligne. La marine hollandaise s’en sert d'ail-jeurs depuis longtemps.
- Dépassant à volume égal, en ténacité, le lin et le chanvre, elle offre en plus de grands avantages pour la confection des câbles, qui sous un plus petit volume, sont tout à la fois plus résistants à l’eau de mer, et plus faciles à enrouler sur les cabestans. Plus loin nous
- verrons que sa ténacité est de 33 0[0 supérieure à celles des autres fibres similaires.
- La ramie appartient à une famille d’orties gigantesques cultivées dans certains lieux, et qui dans d’autres font le désespoir des agriculteurs par leur trop grande facilité à se développer. La ramie une fois établie dans un sol, ne demande que deux choses, un climat chaud et humide.
- Comme il lui faut trois années, comme peur la garance pour avoir toute sajvaleur, il ne faut pas qu’un hiver rigoureux ou un été trop sec vienne la compromettre dans ses évolutions, et c’est pour cette raison qu’elle ne peut s'acclimater dans le Comtat-Venaissin, tout au plus sa culture a-t-elle donné des résultats dans les Pyrénées-Orientales, en Espagne, en Algérie, et dans le delta du Nil. Et encore les récoltes ne sont-elles pas toujours assurées.
- L’Urticea, dans les établissements de l’Océanie a été pendant longtemps le désespoir des colons, à l’égal du chiendent, dans les champs de blé, de même à Madagascar.
- Maintenant on en tire parti comme plante textile, et ces pays, y compris ceux cités plus haut sont à même d’en fournir le globe entier ce qui réduit singulièJement l’importance dei cultures en France, en Espagne, en Algérie et en Egypte.
- C’est grâce à l’initiative de M. Robin, de Trons (Otahiti) et aux encouragements de gouvernement français, que nos colonie océaniennes se sont mises à cultiver avel succs’l’urticea,
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre^
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Marrqns avec le campêche et le SANTAL
- Le procédé suivant nous a donné de boo résultats. Il consiste tout simplement à boul lir la laine en bouillon de fer, puis à rabatt
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS
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- au santal et campêche : les couleurs qu’il fournit sont bien nourries et ont suffisamment de reflet. Il produit à bon compte des marrons foncés.
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. — On compose un bain avec Eau, q. s.
- Sulfate de fer, 2 kil.
- Sulfate de cuivre 5 kil.
- Tartre 5 kil.
- On fait fondre ces sels, puis on y entre, à froid, les pièces préparées pour cette teinture, et on commence à chauffer le bain 15 ou 20 minutes après leur entrée. Ensuite, on élève progressivement la température du bain jusqu’au bouillon. On manœuvre les étoffes à cette température pendant deux heures, après quoi on les abat et on les évente au large jusqu’à complet refroidissement.
- Il est préférable d’utiliser, pour ces sortes de bouillons, des bains ayant déjè été employés, ce qui est très facile, puisque le bain de bouillon peut se conserver sans inconvénient pendant un mois, si on a soin, après chaque opération, de remplacer le liquide manquant par de l’eau et de faire bouillir le bain une fois chaque jour quand on ne s’en sert pas.
- On garnit un bain neuf avec le double des proportions indiquées plus haut.
- Teinture. — Voici comment se prépare le bain de teinture : dans une cuve convenable-ment remplie d’eau on met les quantités nécessaires de santal et de campêche (en copeaux, en décoction on en extrait) pour obtenir le fond de la couleur demandée. On ajoute au bain une faible proportion de tartre (1 à 2 0[0 du poids de la laine), puis on fait bouillir le tout ensemble de 20 à 60 minutes, selon que l’on a employé les bois tinctoriaux en extrait ou en copeaux. On rafraîchit le bain Par addition, et on entre, à froid, les étoffes bouillies comme il a été dit ci-dessus; on les fait manœuvrer 15 à 20 minutes sans chauf-fer, puis on élève progressivement la tempé-rature du bain jusqu’au bouillon. Les étoffes
- sont manœuvrées pendant une heure à cette température, après quoi on les échantillonne. On ajoute, si c’est nécesssaire, une nouvelle quantité de campêche et de santal, en forçant peu ou beaucoup sur l’un ou l’autre de ces bois de teinture, suivant que le ton de la couleur échantillonnée se rapproche plus ou moins du ton fournit soit par le campêche, soit par le santal.
- On cesse de chauffer pour garnir, et il est bon d’attendre 10 ou 15 minutes avant de porter à nouveau le bain à l’ébullition.
- L’addition de bois tinctoriaux ne doit jamais être une garniture finale, et, il faut laisser un laps de temps suffisant (60 ou 75 minutes) entre la dernière garniture avec le campêche ou le santal (ou avec tous les deux) et l’abattage des tissus, parce que ces bois étant longs à s’unir, il se produirait des mal unis dans la teinture des étoffes si on négligeait de prendre cette précaution.
- On termine et on rafraîchit la couleur avec du carmin d’indigo.
- On jaunit la nuance soit avec du bois jaune, soit avec du jaune solide ; ce dernier se comporte très bien dans les teintures aux bois. L’acide picrique peut être également employé, mais il est moins solide que les deux colorants qui précèdent.
- Finalement, lorsque les étoffes sont de la nuance désirée, on fixe la couleur par un bouillon de 20 à 30 minutes, puis on abat, on évente et on lave soigneusement en eau courante.
- Si la nuance n’était pas assez brune, on pourrait la brunir par l’addition, dans le bain de teinture d’une petite quantité de sulfate de fer (de 0,5 à 2 0[0 du poids de la laine). Ce sel a la propriété de produire avec le santal une laque brunâtre, et, avec le campêche, une laque noire. Cette bruniture, lorsqu’elle est faite dans les conditions voulues, a l’avantage d’économiser une certaine proportion de campêche et de santal.
- Le bain de teinture se vide fréquemment.
- C.-E. M., chimiste coloriste
- (Reproduction interdite.) ‘4 suivre).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOTE SUR UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE
- Par M. L. Monet.
- (Société industrielle de Rouen.)
- (Suite et fin)
- Pour le rouge, on passe le coton diazoté, immédiatement après lavage, dans un bain du développeur, pour rouge dissous préalablement dans l’eau chaude ; on teint pendant un quart d’heure à 400, puis on lave.
- Le rouge ainsi obtenu peut se comparer à celui de l’alizarine ; il résiste aux acides, aux alcalis et supporte un savonnageZénergique.
- Lorsque la couleur n’est pas suffisamment développée, elle cède à la lumière ; c’est pourquoi il faut opérer sur un bain de développement suffisamment fort et bien laver ensuite.
- Le procédé pour la production des autres nuances est exactement le même que pour le rouge ; il n’y a qu’à modifier les proportions et la nature du produit développeur ; l’intensité de la nuance dépendra toujours de celle de la nuance originaire plus ou moins foncée.
- Le bain de nitrite de soude (deuxième bain) peut être utilisé tant qu’il sent distinctement l’acide nitreux; lorsqu’il n’en est plus ainsi, il faut le remonter avec du nitrite de soude et l’acide sulfurique ; ce passage doit se faire à froid.
- Le bain de développement peut également se conserver, mais à la condition qu’il soit remonté à mesure qu’il s’épuise, car si l’action de l’acide nitreux ou le dvéeloppement de la couleur ne se produisent pas complètement, soit par faiblesse des bains ou par d'autres causes, les nuances produites seraient très peu solides à la lumière.
- M. Green recommande de ne pas se servir de vases de cuivre ; les sels de cuivre, même en quantités insignifiantes, ternissent les nuances : les rouges et les oranges sont très sensibles sous ce rapport et changent en bruns si on les fait bouillir dans une faible dissolution de sulfate de cuivre.
- M. Green parle ensuite des nuances obtenues par d’autres développeurs : le marron, le brun, le jaune, l’orange, le violet, etc., sur lesquels nous reviendrons tout à l’heure en vous présentant quelques-uns de nos essais.
- Sur les développeurs jaune, orange, rouge et marron, l’auteur de la note anglaise fait les remarques suivantes : ce sont, dit-il, des dissolutions alcalines de divers phénols, et pour que le développement se fasse dans de bonnes conditions, il faut que les bains de développement restent alcalins ; les développeurs brun et violet par contre étant des sels de bases aromatiques, sont acides et agissent à l’état de dissolutions acides ; par cette raison, les développeurs de ces deux classes différentes ne peuvent pas être mélangés entre eux.
- M. Green fait ensuite remarquer que la base, ainsi que les couleurs développées, agissent comme mordants de toutes les couleurs d’aniline basiques, et que c’est par ce moyen qu’il est possible de [modifier les couleurs développées de la primuline et de produire une série très variée d’autres nuances.
- La laine et la soie, dit M. Green, peuvent se teindre sur bain neutre, alcalin ou acide, mais de préférence sur un bain faiblement acidulé à l'acide acétique: en teignant sur bain neutre ou alcalin, il faut y ajouter du sel de cuisine ; le développement se fait exactement comme sur coton, seulement un peu plus lentement.
- Les couleurs développées sur laine et soie sont excessivement solides au foulon, au lavage, aux acides et aux alcalis, et résistent à la lumière.
- Pour tissus mélangés, ces colorants seront d’un grand intérêt, puisqu'ils permettent de produire simultanément des nuances solides sur les deux fibres et sans mordant.
- Pour coton et laine, on teint en bain alcalin avec addition de sel de cuisine ; l’affinité du colorant pour les deux fibres peut être contrôlée en variant l'alcalinité et la température du bain.--Une addition de soude ou un
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSÜS
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- abaissement de température tendent à diminuer l’affinité du colorant pour la laine, tandis qu’au contraire une légère addition d’acide ou une augmentation de température la font augmenter.
- L’auteur de la Note anglaise termine son travail par quelques mots sur l’application du produit en impression sur coton; il espère que des essais seront tentés dans cette voie, soit que l’étoffe soit teinte, diazotée ensuite, puis imprimée avec des développeurs ou par procédé inverse, c’est-à-dire impression de la primuline, vaporiser ensuite et finir par le passage en nitrite de soude et développeur.
- BLANCHIMENT DES TISSÜS DE COTON
- Etudes la saponification des corps en présence sur les tissus, par M. Albert Scheurer (Société industrielle de Mulhouse).
- (Suite)
- Dans ses parties essentielles, le procédé consistait en une lessive de chaux suivie d’un acidage en acide chlorhydrique et d’un certain nombre de lessives de sel de soude (carbonate caustique) variant avec la qualité du blanc qu’on voulait obtenir.
- Son mérite résidait à la fois dans le dégraissage radical qu’il permettait d’atteindre immédiatement après la première lessive au sel de soude et dans la suppression des lessives en soude caustique, d’autant plus dangereuses au Point de vue des affaiblissements qu’on les répétait plus souvent.
- Les lessives subséquentes amélioraient le blanc, mais ne jouaient plus aucun rôle dans le dégraissage.
- Le problème de la saponification intégrale dos corps gras, dont la présence, comme le dit Edouard Schwartz dans son rapport, n'a-vait cessé d’être la terreur des fabricants d’indiennes, était définitivement résolu.
- Mais un nouveau perfectionnement ne tarda Pas à s’ajouter à ce procédé : L’usage du sa-von de colophane — et il est étonnant qu’on
- ignore la date précise de son introduction er Alsace1 — permit, tout en réduisant dans une forte proportion le nombre des lessives, de pousser le blanc à un dégré' de qualité supérieur.
- La lessive au savon de résine est généralement considérée comme le plus grand perfectionnement introduit, depuis le commencement du siècle, dans l’industrie du blanchiment. Le dictionnaire de Wurtz résume fort bien l’opinion généralement répandue sur ce sujet ; nous en extrayons les lignes suivantes :
- « Le seul progrès que nous puissions signaler est la découverte et l’application du savon de résine, dont l’introduction date de 1836, et qui présente des avantages nombreux et très importants. »
- Il est certain qu’en 1839 l’emploi du savon de résine n’était pas connu en Alsace, car Edouard Schwartz en eût certainement fait mention dans son rapport.
- Cette application ne s’est généralisée que plus tard : elle n’a pas remplacé purement et simplement le procédé alors en usage, elle ne l’a même pas modifié dans ses parties essentielles : son rôle s’est borné à celui d’un adjuvant très utile, très économique et très efficace. L’introduction du savon de résine n’a donc pas créé le procédé de blanchiment employé, récemment encore, à l’exclusion de tout autre, pour le blanc d’impression. Le procédé existait, il était rationnellement établi et résultait des conclusions que M. Aug. Scheurer-Rott avaient tirées des expériences publiées dans son rapport sur la lettre de M. Dana.
- Ce point mérite quelques éclaircissements; les Bulletins de la Société industrielle vont les fournir :
- En 1835, M. Edouard Schwartz tirait, d’une
- 1. Je tiens de M. Camille Kœchlin et de M. Gustave Schæffer le renseignement suivant : La lessive au savon de colophane a été introduite en Alsace par M. Daniel Kœchlin-Schouch, qui l’avait vu employer en Angleterre vers 1840, et c’est dans la fabrique de Pfastadt que M. Hæffely en fit, dans notre pays, la première application.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- série d'expériences, la conclusion que la lessive de chaux est à rejeter étant inefface comme dissolvant des corps gras, et qu’elle est même nuisible chaque fois qu’elle n’a pas été suivie d’un acidage. Les lessives ultérieures avaient, suivant l’usage de cette époque, été faites à la 1 soude caustique.
- En 1837, M. Dana, chimiste de la fabrique d’indiennes de M. J.-D. Prince à Lowel, près Boston, constata cette assertion dans une lettre adressée à la Société industrielle de Mulhouse, prétendant qu’au contraire la lessive de chaux est l’agent le plus sûr contre les tâches de graisse
- M. Aug. Scheurer-Rott, chargé de faire un rapport sur le contenu de cette lettre, s’ex- ' prime de la façon suivante :
- « Le fait nouveau auquel ce résultat est aû « n’a pas été observé par M. Dana : il consiste « dans l’emploi du carbonate de potasse substi-« tué à la soude caustique généralement em-« ployée.
- « L’action des carbonates alcalins diffère de « celle des alcalis caustiques : le carbonate de « potasse, donné après une lessive de chaux, « enlève les taches de graisse qui résistent à « la soude ou à la potasse caustiques. »
- Suivent des expériences faites par le rapporteur et dont voici les conclusions :
- « l<> Quand la lessive de sel de soude n’est pas précédée d’un lessivage de chaux, les résultats sont moins bons qu’avec la soude caustique.
- « 2° La lessive au sel de soude précédée d’une lessiveuse de chaux donne des résultats supérieurs à ceux qu’on obtient par la lessive en soude caustique précédée d’une lessive de chaux.
- « 3 Un échantillon chargé de taches de graisse, soumis successivement à une lessive de carbonate de soude, donne lieu, lorsqu’on le passe dans un acide, à un dégagement d’acide carbonique dénotant la présence de car • bonate de chaux.
- Il y a donc eu, entre le sel de soude et le savon de chaux, une double décomposition à la
- quelle la soude caustique ne pourrait donner lieu,
- « 4° Le bouillissage en chaux est donc la base du blanchiment au sel de soude. »
- M. Scheurer-Rott propose, pour compléter le blanchiment au sel de soude, de faire suivre la lessive de chaux d’un acidage en acide chlorhydrique :
- « L’acidage devra se faire de préférence au moyen de l’acide chlorhydrique, dont le sel de chaux est soluble. »
- (A suivre).
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- EMPLOI SIMULTANÉ
- DE L’OXYDE DE CHROME
- ET DE L’ACIDE CHROMIQUE OU DES CHROMATES DE CHROME COMME MORDANTS DANS LA TEINTURE et l’impression, par M. V. Gallois, à Ma-rienthal.
- Le brevet pris en 1888 par M. Gallois a pour objet le mordançage des fibres, par voie de teinture ou d’impression, à l’aide des chromâtes de chrome, consistant dans l’emploi.
- lo D’une solution de chromate pur (?)
- 2 D’une solution de chromate de chrome préparée en dissolvant de l’hydrate d’oxyde de chrome dans une quantité équivalente d’acide chromique, ou par double décomposition entre un sel d’oxyde de chrome et Aun chromate alcalin ; cette solution est employée seule ou mélangée à une solution d’un sel de chrome neutre ou basique.
- Pour produire les nuances les plus nourries, il faut charger la fibre d’environ 3 pour 100 d’oxyde de chrome. On y arrive en opérant avec des liqueurs contenant une quantité d’oxyde égale à celle d’une solution d’alun de chrome à 200 grammes par litre. En étendant d’eau ou coupant avec les épaississants habituels le mordant type, on réalisera les mordançages convenables pour les nuances claires.
- Mordant pour imprégner tissus ou éche-
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- ET DE L'IMPRESSION DES T ISSUS
- veaux, trichromate de chrome, — L’hydrate de chrome déplacé de 200 grammes d’alun de chrome est dissous dans l’acide chromique. On ajoute 150 grammes d’acétate de magnésium à 16° B. et l’on étend à 1 litre.
- Mordant de sulfate chromique. — On dissout l’hydrate de 200 grammes d’alun de chrome dans le sulfate de chrome. On ajoute 100 grammes d’acétate de magnésium pour 1 litre de mordant.
- Mordant pour impression au sulfate chro-
- mique. — On emploie : Farine, 25 grammes.
- Amidon grillé, 75 »
- Huile d’olives, Sulfate de chrome préparé, . 10 »
- litre
- 1
- 100 grammes
- ci-dessus,
- Acétate de magnésium à 16° B,
- On cuit et on mélange jusqu’à refroidissement.
- Autre formule. — A la couleur précédente cuite et presque froide on ajoute :
- Chromate jaune de potassium 39 grammes.
- Ces couleurs s’impriment bien et ne coulent pas. On emploie comme enlevage et réserve les compositions suivantes :
- Léiogomme
- Eau
- Acide citrique
- Acide tartrique
- Acide sulfurique
- Enlevage Réserve
- gr. gr.
- 4.400 G. 000
- 7.000 7.000
- 3.000 4.000
- 2.000 2.600
- 50 65
- On fixe le mordant par vaporisage d’un quart d’heure sous faible pression, ou par l’épandage dans l’étuve sèche.
- Le chrome se trouve précipité sur la fibre à l’état de chromate basique de chrome insoluble. On passe, pour achever la fixation, en bain de cristaux de soude à 1 pour 100, 3 minutes à 80o C ; on lave à l’eau courante ou à la machine à laver. La fibre est ainsi prête pour la teinture.
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES
- POUR ÉTOFFES DE COTON
- Par M. Arthur G. Green.
- Traduit du Journal of the Society of Chemica Industrie par le Moniteur scientifique Quesneville.
- Malgré le grand développement qu’a pris l’industrie des matières colorantes artificielles, le nombre de celles qui sont capables de teindre plus ou moins solidement les étoffes de coton a longtemps été très limité.
- Les matières colorantes pour étoffes de coton, qui sont actuellement connues, peuvent être classées comme il suit :
- lo Composés hydroxy capables de former des couleurs stables avec les oxydes métalliques ;
- 20 Couleurs insolubles formées sur la fibre ;
- 3° Matières colorantes azotées fortement basiques ;
- 40 Matières colorantes naturelles non azotées ;
- 50 Couleurs azoïques pour étoffes de coton.
- Groupe 1er.
- L’alizarine est le représentant typique et le plus important de ce groupe de matières colorantes. Ce corps, n’étant pas lui-même une matière colorante, est capable de se combiner aux oxydes hydratés de fer, d’aluminium, de chrome, etc., pour former des couleurs insolubles qui adhèrent fermement à la fibre, si l’oxyde a préalablement été fixé sur celle-ci. Malgré la grande solidité de ces couleurs, le coton ne peut réellement pas être considéré comme « tetnt » dans le sens propre de ce terme, attendu que l’alizarine ne pénètre pas la substance de la fibre, mais forme plutôt un pigment insoluble sur sa surface.
- Dans un récent mémoire, St. v. Kosta-necky démontrait que toutes les matières colorantes artificielles qui se combinent à des mordants d’oxyde, comme l’alizarine, sont des composés ortho. C’est ainsi que l’aliza-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- rine, l’anthrapurpurine, l‘anthragallol,la gal-éine, la céruiine, la galloflavine, le styrogal-loi, le nitropyrogallol et la nitropyrOcatéchine, qui se combinent tous à des mordants, contiennent deux groupes hydroxiles dans la position ortho. De même l’a-nitroso-p-naphtol-le B-nitroso-x-naphtol, la nitroso 3-orcine, la , mono et dinitrosorésorcine, qui possèpent aussi cette propriété, renferment le groupe hydroxile dans la position ortho par rapport au groupe nitroso (NO).D’autre part, les composés isomères de ceux qui viennent d’être énumérés, composés avant le groupe hy-droxyle dans une position autre que la position ortho par rapport au groupe NO ou à l'autre groupe hydroxyle, ne manifestent aucune affinité pour les mordants. Les matières colorantes naturelles qui teignent sur mordant doivent probablement cette propriété à ce qu’elles sont des composés ortho.
- Groupe II.
- Les couleurs de ce groupe s’obtiennent en imprégnant l’étoffe de coton d’un composé soluble qui, mis au contact avec un autre composé soluble ou exposé à l’oxydation atmosphérique, précipite sur la fibre une couleur insoluble. L’adhérence à la fibre de la couleur produite semble dépendre de l’insolubilité de celle-ci, et non pas d’une affinité quelconque qu’elle a pour le coton.
- Ce groupe comprend la plupart des anciennes matières colorantes minérales, comme le jaune de chrome, le bleu de Prusse, etc., ainsi que le noir d’aniline, l’indigo et les couleurs azoïques insolubles produites sur la fibre d’après les méthodes de Read Holliday et de A. Spiegel (1).
- GROUPE III.
- A ce groupe appartiennent les composés fortement basiques, — le bleu de méthylène et la safranine, — qui possèdent une affinité prononcée pour la fibre de cellulose. L’affinité naturelle des matières colorantes moins basiques (rosalinine, violet de méthyle, vert
- (1) Berichte, 1.18, p. 1479.
- de malachite, etc.), est bien moins considérable ; mais elles peuvent facilement être appliquées à l’aide d’un mordant de tannin. Mais les couleurs ainsi produites ne sont jamais bien solides, attendu que l’affinité du coton pour la couleur basique semble être contrebalancée par la présence des alcalis ou du savon.
- Groupe IV
- Ce groupe comprend certaines matières colorantes naturelles, comme la bixine, la car-thamineet la curcumine. Elles ne renferment que du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène et teignent facilement les étoffes de coton sans mordant. Les couleurs sont très sensibles à la lumière.
- Groupe V
- L’introduction dans le commerce des matières colorantes de ee groupe ne date que de 1885. Ces matières colorantes, qui teignent les étoffes de coton sans mordant sur bain neutre ou alcalin, sont toutes des composés azoïques solubles contenant un groupe sulfo-nique (SO3H) ou carboxylique (COOH). Toutes dérivent d’un petit nombre de baces dirmido. Ces bases sont :
- a) Diparaamidodiphénile (benzidine) :
- CSHI(NHA).CSHI(NH2)
- ou diparaamidoditotyle (toditine) :
- C7HS(NH2).CH-(NH2), qui fournissent le rouge de congo, la benzo-purpurine, la chrysamine, etc.
- 6) Diparaamidostilbène :
- CeHA(NH2).CH2.C6H4(NH?) qui fournit le pourpre hessian, le jaune hes-sian, la chrysophénine, etc.
- ç) Diamidonaphtaline : S1OH®(NH2)2 (brevet allemand no 39955).
- d) Diparaamidobenzine :
- C6H4(NH2)2.
- e) Diparaamidoazobenzme :
- C6H1(NH2)N2.C6H4(NH2).
- (1) Berichte t. 20, p. 3146,
- (2) Berichte, t. 18, p. 1489.
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- C. ot
- Sur quoi repose l’affinité pour la cellulose de toutes ces couleurs ? On ne le sait pas encore. On supposait d’abord qu’elle est une fonction du groupe diphényle (1). Mais la découverte des matières colorantes b, c, d et e, a démontré qu’il n’en est pas ainsi. Plus récemment, on a cherché à attribuer cette affinité à ce fait que tous ces corps sont composés di-para. Cette manière de voir est infirmée par le fait que la diparaamidobenzophénone :
- CSH4(NH2).CO2.CSH4(NH2) te le diparaamidodiphénylméthane :
- C®H4(NH2).CH2.CH2.C6H4(NH?)
- qui ont une constitution analogue, donnent des composés azoïques qui manifestent très peu d’affinité pour le coton, tandis que, d’autre part, les couleurs azoïques fournies par le di-méta-amydodiphényle possèdent pour le coton une affinité bien prenoncée, quoique plus faible que celle du composé para-isomérique(2). Il n’est même pas nécessaire que la matière colorante azoïque pour étoffes de coton renferme deux groupes N2, attendu que j’ai obtenu des couleurs azoiques de cette sorte qui manifestent une affinité marquée pour la fibre de coton et ne contiennent qu'un seul groupe N2. Il est à remarquer que, quoique toutes les couleurs de ce groupe soient des acides sulfo-nés ou carboxyliques, elles teignent la fibre de coton sur bain neutre ou alcalin, et non pas sur bain acide.
- Groupe VI
- Jusqu’au commencement de l’année passée, toutes les matières colorantes connues, qui avaient une affinité directe pour la fibre de cellulose étaient comprises dans les trois groupes derniers.
- En février 1887, j’ai découvert une série tout à fait nouvelle de matières colorantes pour étoffes de coton. Le seul représentant de cette série introduit actuellement dans le commerce est la matière colorante jaune nom-
- Ci) R. Mohlau, Berichte, t. 19, p. 2014.
- (2) Ph. Brunner et O.-N. Witt, Berichte, t 20, p. 1229.
- mée primuline. A la différence des autres matières colorantes pour étoffes de coton, la primuline est un acide sulfoné.
- (A suivre.}
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Paris. — Lailler (Edouard), nég. en laines et déchets, rue Etienne Dolet, 27. — Jug. du 6 décembre 1888.— Abandon de l’actif réalisé et 10 fr. 0|0 en 5 ans par 5e. — Renonciation par Mme Lailler à son dividende sur l’actif abandonné.
- NOMINATIONS DE LIQUIDATEURS
- Paris. — Nomination de M. Emile-Maurice Jouet, comme liquidateur, tant de la Société Charles Cicile, M. Jouet et Cie, teintures, drogueries, produits chimiques et importation, rue des Francs-Bourgeois, 26, dissoute par le décès de M. Cécile, que des deux Sociétés dissoutes précédemment Ad. Jouet, Cicile et Cie et Ch. Cicile et Jouet, formées pour la même industrie, rue Sainte-Croix-de-la-Bre-tonnerie, 50. — Actes des 11, 13, 14, 21 décembre. — J. g. d’A.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Elbeuf. — Formation de la Société en commandite Gaston Delrez et Cie, teinture, dégraissage et lavage des laines, draps, etc., rue de Rouen, 20. — Durée : 3 ou 6 ans. — Cap. : 200,000 fr. —Acte du 5 décembre.
- Nantes.— Formation de la Société en commandite Caro et Cie, laines, crins, plumes et duvets. — Durée : 10 ans et 6 mois.— commandite : 10,000 fr. — Acte du 16 novembre.
- Saint-Etienne. — Formation de la Société en nom collectif J.-B. Lallier et Mornand jeune, teinturerie de soies et cotons, rue Tréfilerie, 1, — Durée : 10 ans. — Cap. : 100,000 fr. — Acte du 6 décembre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les Andelys. — Formation de la Société en nom collectif Lecomte et Chesnais, teinturiers, à Romilly-sur-Andelle. — Durée 10 ans.
- — Cap. : 100,000 fr. — Acte du 5 décembre.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Rouen. — Dissolution de la Société Jean-nolle et Cie, teinture de toutes fibres végétales ou animales, à Déville-lès-Rouen, avec succursale à Paris, rue Thévenot, 9. - - Liquid.. : M. Clément, demeurant à Paris, rue de Paradis, 21 bis. — Jug. du 27 novembre.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Modification de la Société en commandite Bonnet, Ramel, Savigny, Ciraud et Cie, teinturiers, à Villeurbanne, route de Vaise, 15, devenue en nom collectif Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnas, par suite du retrait de M. Marnas père, commanditaire, et l’entrée dans la Société de M. Marnas fils, comme nssocié en nom collectif ; — prorogation au 31 décembre 1897.—Cap. : 1,250,000 fr.
- — Acte du 29 décembre.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Avesnes.—Prorogation de 14 ans du 1er fév. 1892 de la Société en nom collectif Gédéon Poulin et Cie, filature de laine à Fourmies et tissage à Anor. — Acte du 26 nov. 1888.
- Bulletin Financier
- Les bonnes dispositions de la bourse se sont complètement effacées depuis quelques jours.
- C’est d’abord la baisse des valeurs de cuivre, fortement attaquées, par la spéculation anglaise qu’impressionne mal notre marché.
- Du côté politique on redoute quelque peu les suites de l’interpellation de M. Jouvencel sur la situation politique qui doit venir en discussion publique jeudi.
- La liquidation de quinzaine doit justement commencer ce jour-là par la réponse du premier et il se pourrait fort bien qu’une séance orageuse à la Chambre ne provoque une baisse assez sensible.
- Nos rentes sont cependant assez fermes grâce aux achats suivis du comptant.
- Le 5% est à 82,75 et le 4 112% à 104,65. Le 3% amortissable est demeuré ferme à 87.
- Les fonds d’Etat Etrangers ont peu varié. Peu d’affaires du reste sur ce groupe.
- italien 95,60; Turc 15,20, Egyptienne Unifiée 425, Extérieure Espagnole 73, 7pL6.
- Les valeurs de Crédit sont faibles.
- La Banque de Paris revient à 880, le Lyonnais est à 645; le Crédit Mobilier à 435.
- Le Foncier est ferme à 1340. On compte que le dividende de 1888 sera de 60 fr.
- Le Suez, malgré d’excellentes recettes faiblit à 2212,50.
- Le Panama est à 110. L’Assemblée du 26 courant a approuvé en principe la cession de l’actif de la Compagnie actuelle à une nouvelle Compagnie.
- Les chemins de fer sont un peu plus faibles.
- Est 795. Lyon 1320. Nord 1680. Ouest 930.
- BIBLIOGRAPHIE
- VIENT DE PARAITRE
- ANALYSE CHIMIQUE DES SUBSTANCES COMMERCIALES MINÉRALES ET ORGANIQUES
- Par M. RAOUL JAGNAUX, ingénieur, directeur du laboratoire Hautefeuille, professeur de chimie à l’Association philotechnique, membre de la Société des ingénieurs civils. — Un volume grand in-8o d’environ 1.000 p., avec gravures dans le texte.
- Cet ouvrage diffère des « Traités d'analyse chimique » de Rose, de Gerhardt et Chancel, de Frésénius, etc., en ce qu’il ne s’occupe pas des méthodes générales d’analyses. Il a surtout pour but de servir de guide dans les analyses spéciales des substances commerciales. Un grand nombre des procédés qui y sont exposés sont dus à E. Hautefeuille et à l’auteur. Toutes les méthodes qu’il contient ont été contrôlées et employées dans le Laboratoire Hautefeuille, dont l’auteur est le directeur; elles se recommandent par leur exactitude, leur simplicité et leur rapidité relative d’exécution.
- L’ouvrage comprend trois parties :
- Dans la première se trouvent les analyses des principaux métalloïdes et de leurs composés.
- La deuxième partie traite des analyses des minerais, des métaux, des alliages et des principaux composés métalliques.
- Dans la troisième partie sont exposées les méthodes d’analyses des substances organiques les plus répandues dans le commerce et l’industrie .
- Nous croyons que V Analyse chimique des substances commerciales rendra de grands services aux ingénieurs, aux métallurgistes, aux essayeurs du commerce, aux pharmaciens, etc.
- • Prix : 20 francs.
- Envoi franco contre mandat-poste, adressé au bureau du Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, V 4. BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Février 4889
- SOM M A I RE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- BULLETIN DE LA SOIERIE POUR LYONa
- LA RAMIE (suite).
- NOIR ARTIFICIEL DIRECT.
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE (suite et fin).
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON (suite).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- A»
- Ua1 s
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs
- BLANCHIMENT DES FIBRES VÉGÉTALES
- Par M. K œ ch lin.
- Le traitement s’applique au coton, au lin, au chanvre, à l’état brut, filé ou tissé, et repose sur l’emploi des sels alcalins des acides suivants :
- Acide sulfureux ;
- » hydrosulfureux ;
- » hyposulfureux ;
- » dithionique ;
- » trithionique ;
- » tétrathionique ;
- » pentathionique.
- Les sels de chaux de ces acides semblent devoir être préférés. Pour blanchir, on sou-met les fibres imprégnées dé l’un des sels des , acides ci-dessus, soit de sulfite de chaux, à l’action de la vapeur d’eau avec ou sans pres-Sion et cela pendant une heure ou deux, ou bien, au lieu du vaporisage, on emploie 1 ébullition.
- Ainsi donc, deux manières d’opérer basées sur le même principe :
- lo On trempe du coton, par exemple, dans
- 1 litre d’eau,
- 100 grammes de chaux,
- 200 » sulfite neutre de soude à 30 degrés Beaumé.
- On exprime et l'on vaporise pendant une heure ou deux, sous la pression de 1 à 2 atmosphères, puis on lave, on passe en acide chlorhydrique faible, afin de dissoudre la chaux, on lave de nouveau et l’on sèche.
- 2o Les fibres de coton sont mises à bouillir pendant six heures dans
- 1 litre d’eau,
- 50 grammes de chaux,
- 25 » sulfite de soude, puis lavées, passées, comme précédemment, en acide, lavées et séchées.
- FLANELLE IRRÉTRÉCISSABLE Par M. Lallement.
- La flanelle est tissée habituellement soit en armure « batavia ou lisse », soit en armure « croisée » ou mérinos ». Avec la première,;la force du tissu est limitée, la chaîne se fatigue et casse assez fréquemment. Avec la seconde, on obtient aisément une étoffe plus forte, mais qui tend à rentrer sur la largeur.
- M. Lallement s’est proposé de réunir les avantages et de supprimer les inconvénients des deux systèmes en combinant sur le même pas, ou pour chaque duite, l’armure lisse et l'ar-mure croisée.Le«contresemplage «réalisé dans ce but fournit une grande élasticité à la flanelle et en empêche le rétrécissement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MACHINE A PESER LES FILS TEXTILES par M. Vallaeys.
- Le dispositif consiste dans l’application à un dévidoir, d’une balance reliée à un appareil de désembrayage. Le fil dévidé tombe dans un récipient porté par l’un des plateaux de la balance et taré sur l’autre plateau. Lorsque la quantité voulue a été recueillie dans le récipient, les deux plateaux se mettent en équilibre et simultanément, par une succession de leviers articulés, soulèvent le cylindre d’alimentation, qui s’arrête et cesse, par conséquent, de fournir du fil.
- Il suffit, lorsque la pesée a été retirée de la balance, de dégager le cran d’arrêt du levier débrayeur pour remettre le mécanisme en état de fonctionner.
- TRAITEMENT DE LA RAMIE par M. Casper
- M. Casper prépare la ramie dans de conditions telles que le liquide nécessaire au dégommage pénètre à travers toutes les parties de la masse traitée, sans que les filasses se trouvent emmêlées.
- Les faisceaux à décortiquer sont rangés dans des caisses perforées ou à claire-voie, qui laissent s’échapper aisément les matières étrangères à la fibre proprement dites. Ces caisses exactement superposées sont groupées, au moyen de plusieurs à la fois dans le récipient affecté au dégommage et de les extraire de même.
- Le liquide arrive d’un réservoir supérieur partagé par des cloisons verticales, qui s’arrêtent à une petite distance du fond. Dans l’un des compartiments aisi ménagés est ajusté un piston ou autre organe analogue. En actionnant le piston, le liquide monte et baisse alternativement dans le récipient chauffé, avec lequel il communique par une tuyauterie et où sont placées les caisses à claire-voie. L'oscillation périodique du liquide en facilite la pénétration à travers les filasses.
- PRODUIT DIT LE « MULTICOLORE » par Madame Mory
- Ce produit est formé de soie, de cordonnet et de fil. La soie est à deux bout de couleurs distinctes) retordus ensemble. Le cordonnnet comporte trois brins de nuances différentes, également tordus ensemble, ou bien deux brins d’une couleur, retordus avec un brin d’une autre nuance.
- Le but que s’est proposé madame Mory, est de faciliter les réassortiments, habituellement difficiles, lorsqu’il s’agit de boutonnières ou de coutures apparentes sur les étoffes tissées à plusieurs couleurs.
- BULLETIN DE LA SOIERIE POUR LYON
- Les affaires sont toujours très brillantes à Lyon et dans tous les genres. Les cours des soies sont toujours en hausse, il en sera d'ail-leurs de même jusqu’à la prochaine récolte Jamais Lyon n’avait tant travaillé, aussi les dernières revendications des chambres syndicales ouvrières auprès des autorités, n’ont-elles eu lieu d’une manière aussi intempestive.
- Citons en passant une très grosse nouvelle, une partie de l’industrie de Mulhouse, en présence des vexations allemandes viendrait s’implanter à Villeurbanne-Lyon, et amènerait un accroissement de population de 10 à 20,000 habitants. Les terrains sont d’ailleurs achetés, et de puissants capitalistes seraient à •la tête de cette affaire. Comme Français et comme Lyonnais, je ne puis que souhaiter bonne chance à cette entreprise. Cela sera plus sérieux pour Lyon, que le projet d’en faire un port de mer, qui d’ailleurs à Lyon n’est considéré que comme une machine à soutirer les capitaux des gogos. Le Lyonnais est positif.
- Marius Moyret.
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- LA RAMIE {Suite.}
- Depuis environ 1873 les colons d’Otahiti, favorisés par les autorités locales possèdent une décortiqueuse du 'système Moerman, et envoient des produits en Europe et principalement en Hollande.
- Depuis longtemps les Chinois fabriquent avec la ramie des étoffes très solides, pour ainsi dire inusables, et que l’on teint plusieurs fois dans la durée du porter. Les Chinois teignent la ramie en bleu de cuve, en jaune cur-cuma, en rose sofranum, en brun par diverses racines. La nature de la matière colorante joue d’ailleurs un grand rôle dans la teinture de la ramie, ainsi il est des couleurs qui laissent à la ramie tout son brillant, tandis que d’autres la ternissent et sans que l’on sache le pourquoi. De môme certains mordants ter-nissent la ramie, d’autres la brillantent.
- De même que pour le coton et le lin on connaît une grande variété de plants de ra-mie, et de même pour le coton c’est peut-être là qu’est le cri térium de la filature de ce textile. Il faut assortir diverses espèces ensemble pour tirer le meilleur parti à la filature.
- D’après M. Jean de Bray, voici les principales variétés d’Urticea donnant la ramie, divisées en deux groupes qui sont :
- 1° Les Urticea proprement dit, à feuilles et à tiges à dards.
- 20 Les Bœhmeria, orties à feuilles et à ti-ges sans dards.
- 100 « erenulata.
- Ilo « virulenta.
- 12° « goglado.
- 13° « cunabis sativa.
- 14° « masamaë.
- D’après M. De Bray toujours les botanistes auraient établi des confusions entre les classifications des diverses variétés de plante de ramie, nous lui laissons toute la responsabilité de cette appréciation, notre étude étant purement chimique et de même nous ne voyons aucun inconvénient à accepter la proposition de M. A. Léger de Lyon, qui réunit tous les Bœhmeria en deux familles selon la couleur des feuilles.
- Celles qui ont des feuilles vertes en dessus plus ou moins brunes en dessous formeraient les ramies vertes. Et les variétés de Bœhmeria à feuilles blanches en dessous les ramies blanches.
- M. De Bray, ne s’occupe d’ailleurs que des variétés qui en Europe et surtout en Algérie peuvent donner des résultats sérieux pour la culture au point de vue de l’intérêt des coloris, c’est à dire de Vurticea utilis et de l'ur-ticea nivea.
- Au moment où les relations s’agrandissent de plus en plus par la facilité des communications avec l’Extrême-Orient est-ce bien le moment d’acclimater en Algérie une plante qui croît à l’état sauvage dans ces dernières contrées ? et ne fait-on pas fausse roüte. Je ne critique pas, j’émet une simple opinion.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
- Voici les subdivisions.
- 1° Urticea utilis et Bœhmeria tenacuira.
- 2° « nivea.
- 3° « candicans.
- 4° « leterophylla.
- 50 « carmabina.
- 6 « pulcherima.
- %o
- ' « u rens.
- 8 « dioica.
- 90 « tuberosa.
- NOIR ARTIFICIEL DIRECT
- Le noir artificiel direct est appelé à jouer un grand rôle dans la teinture, quoique pour le moment, ses emplois soient très restreints.
- Ce noir dit noir naphtol et dont il existe trois types, un type noir vert, un type noir violacé et un type intermédiaire est livré au-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- jourd’hui à de très bonnes conditions comme prix de revient, 4 à 4 fr. 50 le kilog. selon les quantités demandées.
- Il tire directement sur la laine et la soie, et pour cette dernière principalement quand elle est écrue. — Il donne selon les qualités employées des types de nuances violacées ou verdâtres et ce sans l’emploi de mordants.
- Pour arriver au noir absolu, si l’on a em-ployé du noir verdâtre, on corrige le ton par l’emploi d’un peu de violet à l’acide, et s’il s’agit du noir type violacé, par un peu de vert à l’acide.
- Pour l’emploi sur laine, il faut environ 8 0[0 de noir pour couvrir, et pour teindre il convient de monter lentement de la température tiède à l’ébullition. — L’addition d’un peu de bisulfate de soude ne gâte rien, mais n’est pas indispensable.
- Ce noir pour la laine revient un peu plus cher que le noir au campêche chromaté, mais il est d’un emploi beaucoup plus facile. Les teinturiers-dégraisseurs surtout peuvent en tirer excellent pai ti pour raviver les noirs sur laine, il suffit alors de 2 00 de ce noir pour le replongeage des étoffes. La teinture des étoffes soie et laine, a tiré d'ailleurs à Lyon le meilleur parti de ce nouveau produit, avec des additions comme il est dit plus haut de violet ou de vert acide. On peut même employer, au lieu de vert acide, du curcuma. On obtient aiusi des étoffes soie et laine d’un noir intense et très unies comme coloris.
- Malheureusement ce noir ne résiste pas au savon, en cela il tient de beaucoup de couleurs artificielles.
- Ce noir direct très soluble dans l’eau, et qu’il ne faut nullement confondre avec les produits dénommés, noir d’aniline soluble ou in-duline, ou indigo artificiel, rend également des services dans la teinture des soies tissées en écru, telles que les dentelles mécaniques, les grenadines crêpes, etc.
- Pour ce, il suffit de mouiller, avec les précautions voulues dans une eau tiède acidulée très légèrement à l’acide chlorhydrique les
- tissus en question, puis sur le même bain, d’ajouter du noir dissous, avec,l‘additlon voulue pour corriger la nuance et arriver au noir absolu que l’on réclame dans ces tissus.
- Ceux-ci ainsi teints peuvent subir un léger engollage dans un bain de châtaigner léger, Iils prennent alors jusqu’à 20 ou 30 0[0 de poids. D’une charge purement organique, c’est-à-dire qu’ils prennent autant de gonflé que s’ils avaient été teints et chargés à 60 ou 80 0[0 par les vieilles méthodes, c’est-à-dire à grands renforts de sels métalliques fer et étain. Le fer dans les tissus légers, tels que les crêpes, les grenadines, les tulles, est surtout à redouter à cause de la durée des tissus. On s’aperçoit facilement de la présence du fer dans les noirs en brûlant quelque peu de tissus mis à l’essai, par la nuance de la cendre qui est rouillée, c’est-à-dire jaune rougeâtre.
- Il vaut donc mieux pour le client sérieux et connaisseur avoir affaire à un tissu chargé à 60 et 800[0 avec addition de métal. Le gonflé du brin que l’on charge est le même, et on place la durée du premier est plus longue. Le fer employé en excès donne des charges exagérées ; mais au détriment de la qualité et surtout de la durée, et nul doute que isi les anciens eussent employé le fer comme nous, nous n’aurions plus de leurs tissus.
- Le fer ne devrait agir dans les colorants qu’à dose infinitésimales car même avec les matières les plus solides, il en opère la combustion lente, et non seulement celle du colorant mais encore celle du tissu qui le porte. Mes lecteurs en ont d’ailleurs un exemple frappant dans les taches des vieilles encres faites à la galle et au fer. Si le fer a été employé étourdiment, même sous forme de couperose très neutre, peu à peu l’encre jaunit, et non seulement l’encre jaunit mais le papier est détruit. De plus si avec l’encre en question, vous faites une tache à votre chemise, qu’arrive-t-il, au premier lavage, la tache de noir devient rouillée, et au troisième lavage, la tache est remplacée par un trou résultant de l’action du fer sur le tissu.
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Ayant déjà parlé dans le journal de l’action désastreuse du fer sur le bois et fibres végétales, je n’y reviendrai pas ; mais je ne ne puis quitter ce sujet sans donner mon avis sur les encres, qui intéressent à un si haut point de vue tout le monde.
- Qui dit marchand d’encres, dit barbouilleur, et cependant rien n’est plus difficile à fabriquer, et c’est le cas de dire qu’il faut contenter tout le monde et sa femme :
- Chaque bureaucrate veut sa qualité à lui, et celle qui convient à celui-ci ne convient pas à celui-là. Question d’habitude et de plume.
- Mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’avec les encres au bois d’Inde, je ne nomme personne, nos archives et nos livres sont appelés à disparaître avec le temps et ce d’une manière irrémédiable. Les encres au bois d’Inde additionné plus ou moins d’acide de bichromate de potasse et de glycérine, cette dernière pour les rendre communicatives, sont très élégantes. Elles noircissent rapidement, mais avec le temps elles s’effacent et sans rémission
- Les vieilles encres, bien faites à la galle et au fer ont traversé les siècles, et dans les manuscrits jaunis par le temps, comme cela s est fait dans le temps pour de vieux manus-crits du mont Athos en Grèce, devenus illisibles par le jaunissement on les a restaurés Page par page., en les photographiant, car le jaune se photographie en noir.
- Les grandes administrations, de l’Etat ou autres devraient, d’ailleurs exiger des encres anciennes à la galle et au fer, avec une formule déterminée. C’est d’ailleurs ce Qui s’est fait, je le crois. Car avec ces encres 1l arrivera qu’elles jauniront, et alors on pourra reproduire les textes à la photographie, ou en passant une solution faible de cyanure jaune acidulé, sur la page illisible on "eproduira en bleu de Prusse les caractères Primitivement noirs.
- ® est d'ailleurs pour cette raison d’instabil-lité des encres que le ministre du commerce
- exige que tous les dessins soient faits à l’encre de Chine, à base inaltérable de charbon. Quant au noir direct artificiel, ou noir naph— toi, pour la fabrication des encres dont j’ai parlé très incidemment, il ne saurait en être question.
- Le coloris d’un tissus peut disparaître, il ne saurait en être de même de l’écriture d’un manuscrit conservé dans une bibliothèque.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Marrods foncés avec le bois jaune l’orseille ET le Campêche
- Pour 190 kilos de laine. ,
- Bouillon. On compose un bain de bouillon avec.
- Eau.............................. q- s.
- Sulfate de cuivre................. 2 kil. 500
- Bichromate de potasse............ 4
- Tartre rouge..................... 4
- On entre les étoffes à froid, on leur fait faire quelques tours sans chauffer puis on élève progressivement la température du bain jusqu’à l'ébullition. On manœuvre les pièces au bouillon pendant une heure et demie à deux heures, après quoi on les abat au large et on les évente jusqu’à complet refroidissement.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec les quantités respectives d’extrait de bois jaune, d’orseille (en herbe ou en extrait) et d'extrait de campêche, nécessaires à l’obtention de la nuance demandée, qu’on fait bouillir pendant 20 ou 30 minutes dans le volume d’eau voulu. Ensuite, on cesse de chauffer, on entre les pièces bouillies en bain de bichromate et tartre, on leur fait faire quelques tours sans augmentation de chaleur après quoi on élève progressivement la température du bain jusqu’à 95 ou 100o C. ; les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pièces y sont manœuvrées au bouillon pendant deux heures. Enfin, on abat les étoffes, on les évente et on rince en eau couranie.
- Les proportions suivantes donnent une bonne couleur brune foncée.
- Pour 100 kilos de laine : Extrait de bois jaune 6 kil. 500
- Orseille........................... 2 500
- Extrait de campêche................ 2
- OLIVES AVEC LE BOIS JAUNE ET L’INDIGO.
- Pour 100 kilos de laine :
- Eau....................... . q. s.
- Bouillon. — On prépare un bain avec :
- Sel d'étain................. 1 kil. 500
- Bichromate de potasse... 2 » 500
- Acide sulfurique............. 2 » 500
- Alun........................ 10 »
- On fait fondre les mordants, on entre les les étoffes à froid, on chauffe le bain peu à peu jusqu’au bouillon, on y manœuvre les pièces pendant deux heures à cette température, puis on les abat et on les évente.
- Teinture. — On fait un bain frais avec :
- Eau.......................... q. s.
- Alun............................ 1 kil. 500
- Extrait de bois jaune........ q. s.
- On fait bouillir le tout ensemble pendant 30 minutes, puis on ajoute du sulfate d’indigo en quantité suffisante pour obtenir la tonalité de l’échantillon à copier ; après quoi on donne à nouveau quelques tours de bouillon. On suspend l’ébullition, on entre les pièces mordan-cées dans le bain précédent, on leur donne quelques tours sans chauffer, puis on les manœuvre au bouillon jusqu’à la fin de l’opéra-tion-
- Finalement, on abat, on évente et on lave.
- Nous avons obtenu, avec les proportions
- qui suivent, un olive moyen.
- Pour 100 kil. de laine :
- Extrait de bois jaune.......... 4 kil.
- Sulfate d’indigo................... 3 » 500
- C. E. M., chimiste coloriste.
- (Repi'oduction interdite.)
- o » s C s
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON
- Etudes la saponification des corps en présence sur les tissus, par M. Albert Scheurer (Société industrielle de Mulhouse).
- {Suite}
- Il appartient donc à M. Aug. Scheurer-Rott d’avoir expliqué les résultats que M. Dana croyait en contradiction avec les expériences ; de M. Edouard Schwartz ; d’avoir fait la théorie du blanchiment au sel de soude; d’avoir démontré que la lessive de chaux est la base de ce mode de blanchiment et d’avoir complété ce procédé par l’abjonction de l’acidage en acide chlorhydrique après la lessive de chaux.
- Un système rationnel de blanchiment du coton était créé. Cette industrie avait, en quelques mois, franchi une étape qui l’avait fait sortir des pratiques obscures auxquelles se livraient les blanchisseurs, et il se trouvait, grâce aux travaux de M. Edouard Schwartz, à la lettre de M. Dana et surtout au rapport de M. Scheurer-Rott, assis sur de nouvelles bases et fondé sur des données scientifiques.
- Pour bien se rendre compte des progrès opérés en si peu de temps dans cette branche de l’industrie, il n’est pas sans intérêt de rappeler quel était le procédé du blanchiment auquel on avait généralement recours en Alsace avant 1837.
- Voici la méthode décrite dans le travail de M. Edouard Schwaitz comme étant, en 1835, la plus répandue :
- Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, tome VIII, page 252.
- 1° Dégommage de 12 heures à l’eau froide et lavage au foulon.
- 2o Ebullition en eau de chaux (à feu nu) et lavage au foulon.
- En hiver cette opération était répétée une deuxième fois.
- 3o & 40 Deux lessives consécutives de 10 à 12 heures en soude caustique ne dépassant
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- RT DE L IMPRESSION DES TISSUS
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- guère 2 kilos de sel de soude pour 100 kilos de tissu.
- 50 Exposition sur pré pendant 8 à 10 jours ou bien passage en hypochlorite de chaux suivi d’un acidage.
- 6° Lessive de soude caustique comme les premières.
- 7° Exposition sur pré pendant 6 ou 8 jours ou bien passage en hypochlorite de chaux.
- 8° Lessive de soude caustique comme les premières
- 9o Passage en hypochlorite de chaux suivi d’un acidage.
- 10° Passage en eau chaude ou lavage pro-ongé à l’eau froide.
- Le procédé de M. Dana consistait à remplacer les lessives de soude caustique par des lessives de sel de soude ; on peut dire qu’il est dû au hasard, car, d’après sa lettre, son auteur ne soupçonnait pas que le carbonate de potasse put donner un autre résultat que la soude ou la potasse caustiques.
- Le rapporteur, M. Scheurer-Rott, recom-mande le procédé suivant :
- 1° Lessive de chaux.
- 2° Acidage en acide chlorhydrique.
- 3° & 4o Deux lessives de soude.
- 5® Un acidage.
- Après ce traitement il ne reste plus trace des taches de graisse ; le fond se charge faiblement dans la teinture en gar ance.
- Pour dépouiller le fond, on donne :
- 6° Un passage en chlorure de chaux faible.
- 70 Un acidage.
- 8° Une lessive en sel de soude.
- 9° Un passage en chlore et acide.
- Le blanc ainsi obtenu est irréprochable à tous les points de vue.
- On retrouve dans ce dernier procédé les Pitiés essentielles et fondamentales du blan-chiment employé depuis cinquante ans par tous les blanchisseurs pour la production du blanc d’impression.
- Il est clair que son importance domine celle du savon de résine, dont on n’eût peut-être Pas pu se servir, si son application n’avait
- trouvé à se greffer sur un procédé rationnel offrant à l’action des alcalis, après les deux opérations fondamentales (la lessive de chaux et l’acidage). les acides gras dégagés de leur combinaison glycérique.
- (A suivre.)
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES
- POUR ÉTOFFES DE COTON
- Par M. Arthur G. Green.
- Traduit du Journal of the Society of Chemical Industry, par le Moniteur scientifique Quesneville
- (suite)
- Le produit commercial forme une poudre jaune qui est très soluble dans l’eau chaude. Dans l’acide sulfurique, il se dissout en jaune avec fluorescence bleuâtre. Par l’addition d’eau, il se forme un précipité jaune de l’acide de la primuline. En solution aqueuse très étendue, la « primuline » -présente une fluor-rescence bleue. Elle teint directement sur bain neutre ou alcalin les étoffes de coton non mordancées. La couleur produite est un jaune primevère (d’où le nom de « primuline », de « primula », primevère). L’affinité de la couleur pour la fibre est augmentée par l’addition au bain, d’un sel quelconque, tel que le sulfate de soude, le nitrate de soude ou le sel commun. Le dernier est même préférable. La couleur jaune résiste bien au lavage, n’est pas affectée par les alcalis, mais les acides la transforment en un jaune d’or. Les agents réducteurs n’exercent sur cette couleur aucune action, mais les agents oxydants, comme l’acide chromique et le chlorure de chaux, l’attaquent. Les premiers la changent en vert d’olive, tandis qu’une solution alcaline de chlorure de chaux ou d’hyochlorite de soude la transforment, à l’ébulition, en un jaune d’orange très stable.
- Matières colorantes « ingrain » (produites à l’intérieur de la fibre).
- En diazotant la « primuline » et en la corné
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- binant aux phénols et aux amines, on obtient des couleurs azoïques. Ces réactions peuvent facilement être effectuées sur la fibre, et c’est pourquoi j’ai nommé ces couleurs « ingrain » (produites à l’intérieur de la fibre). On peut obtenir ainsi un grand nombre de nuances qui sont caractérisées par leur stabilité extraordinaire. Cette stabilité dépasse celle des matières colorantes de la benzidine et rivalise avec celle de l'alizarine et ses dérivés.
- Les couleurs « ingrain » étant toutes des composés aisément solubles quand olles sont préparées en dehors de la fibre, la stabilité qu’elles possèdent étant produites à l’intérieur de la fibre est due à une combinaison intime qu’elles forment avec celle-ci, et non pas à l’insolubilité, comme c'est le cas des couleurs azoïques formées sur la fibre d’après le procédé de Read Holiday. Dans ce dernier procédé, la fibre emprunte au premier bain un composé qui ne se combine pas avec elle et peut être éliminé par lavage, tandis que dans mon procédé, le coton est solidement « teint » par la « primuline » et peut être lavé avant [e développement de la couleur. Les phénols et les animes employés pour développer la couleur sont fournis en solution .Le mode opératoire est celui qui suit :
- Le coton est teint avec de la « primuline » dans un bain mis en ébullition vive et contenant du sel commun. Le bain est préparé avec 5 pour 100 environ de « primuline » et est maintenu par l’addition de 2 à 3 pour 100 de matière colorante pour chaque lot d’étoffe teint. Après avoir été teint, le coton est bien lavé dans l’eau froide pour séparer la couleur de surface et introduit ensuite dans un bain de nitrite de sodium coutenant une demi-livre environ de nitrite ponr 10 à 20 gallons (46 à 90 litres) d’eau « froide » et acidulée par l’acide sulfurique. La formation du composé dia-zoïque s’effectue en moins d’une minute et la couleur devient orangée. Après avoir été lavée dans l’eau froide, l’étoffe de coton est prête à recevoir le traitement destiné à développer la couleur exigée. . (A suivre)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- AVIS
- Paris. — Faillite Longhais et Haas. — Jug. du 29 nov. 1888 disant que le jug. du 21 sept, précédent, déclaratif de la faillite Longhais et Haas, fab. de ruches et plissés, rue Dussoubs, 22, précédemment ruePalestro, 39, s’applique à la Société Haas et Longhais, composée de Haas (Maurice) et de Longhais (Camille), rue Palestro, 39, avec fabrique rue de Cléry, 43.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en commandite O. Duforest et Cie (teinturerie en fils et cotons), boul. Voltaire, 81. — Durée : 7 ans et 3 mois du 31 déc. 1888. — Cap. : 30,000 fr. dont 10,000 fr. en commandite. — Acte du 31 déc. 1888. - G. P.
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Rousseau et Courbon, teinturiers, rue des Anglais, 6 et 8.— Durée : 11 ans et 3 mois. — Cap. : — 1,000 fr. — Acte du 4 janv. 1889. — J. g. d’A.
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Lormière et Montai Hier, teinturiers en peaux, rue Pascal, 11.—Durée : 8 ans. — Ca-pital,: 26,844 fr. — Acte du 15 janv. 1889. -J. g. d’A.
- Paris. — Formation de la Société en commandite O. Duforest et Cie (teinturerie en fils et cotons), — boul. Voltaire, 81. — Durée : 7 ans et 3 mois du 31 déc. 1888. — Capital : 30,000 fr. en commandite. — Acte du 31 déc. 1888. — G. P.
- Montpellier. — Formation de la Société en commandite Auguste Martignier, fab. d’acide tartrique et produits similaires. — Durée : 8 ans. — Commandite : 60,000 fr. — Acte du 4 janv. 1889.
- Vienne. — Formation de la Société en no® collectif Malland et fils aîné, teinturiers, rue Victor-Faugier, 2. — Durée : 5 ans et 3 mois. — Cap. : 60,000 fr. - Acte du 24 déc. 1888-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33’ Année, N 5. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mars 4889
- S OM MAI RE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCEDES NOUVEAUX.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- CHAMBRE SYNDICALE DES TEINTURIERS -DÉGRAISSEURS.
- LA SURCHARGE EN TEINTURE-
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES (suite-»
- BLANCHIMENT DES TISSUS DE COTON (suite et fin).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPLICATION DE LA NAPHTAZARINE A LA TEINTURE ET A L'IMPRESSION
- par la « Badische Anilin et Soda Fabrik ».
- La naphtazarine ne pouvait jusqu’à présent entrer en concurrence avec les bois de tein-ture à cause des difficultés que rencontrait la Préparation de ce produit et aussi en raison de son faible rendement.
- Or, si au lieu des mordants d’alumine, de fer, d’étain, antérieurement utilisés pour l'ap-Plication de la naphtazarine, on a recours à un mordant d’oxyde de chrome, on fixe sur la fibre, des laques dont la teinte varie du noir le plus foncé au gris le plus tendre et qui sont également résistantes à l’action de l’air, de la lumière, des acides et des alcalis.
- De plus, si l’on traite la naphtazarine par es sulfites neutres, ou par des acides, on Parvient à transformer cette matière insoluble dans l’eau, en un produit facilement soluble, susceptible de se mélanger avec les mordauts necessaires pouvant, sous cette forme, se fixer sur la fibre textile avec un rendement élevé.
- MACHINE A DÉCORTIQUER par M. Thoens.
- Cette machine comprend une première paire de cylindres à nervures circulaires coupantes pour broyer et diviser en rubans étroits, les tiges amenées par un tablier sans fin. Un tablier semblable transporte les tiges divisées à une seconde p tire de cylindres superposés; le cylindre supérieur est cannelé longitudinalement tandis que le cylindre inférieur est lisse; une brosse tourne contre le cannelé pour le débarrasser des parties adhérentes. Un troisième transporteur amène les fragments courts entre les deux cylindres lisses, qui applatis-sent la matière. De là, une quatrième toile sans fin dirige les filasses aplaties entre deux paires de petits cylindres. Dans ce parcours, les fibres sont fermement retenues, tandis que les parcelles ligneuses sont détachées par une brosse et recueillies dans une caisse. La même opération se répète un peu plus loin avec une brosse plus douce.
- Dans les deux caisses correspondantes débouchent des tuyaux perforés, qui lancent de l’eau sur les filasses pour les assouplir et pour entraîner simultanément hors des caisses, les déchets ligneux.
- -----------aReoryo---------------
- LA RAMIE
- (Suite.)
- Le Chinois de même que les Japonais ont
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- I ai
- filé et tissé la ramie, avec laquelle ils fabriquent des cordages, des filets pour la pêche et des tissus connus sous le nom de « Toile d’été », estimés autant que les tissus de soie d’après M. Favier. Le nom Chinois est celui de Mô. Le nom chinois nous importe d’ailleurs peu.
- Où M. De Bray et Favier sont d’accord, c’est sur la beauté des tissus obtenus, imitant ceux de soie. Tissus légers et soyeux, ne s’attachant pas à la peau. Ici en Europe nous sommes plus en bonne harmonie à cet égard avec les Chinois, qui sans nul doute avec leur vieille civilisation datant de temps séculaires, ont dû trouver une manière de travailler la ramie, pour la rendre non duveteuse, ce qui est son plus grand inconvénient, non seulement pour ceux qui la travaillent à l’état sec, mais encore comme vêtement sans intermédiaire sur la peau
- Sur la résistance à l’humidité et à l’eau de mer, tous sont d’accord, anciens et modernes, et sur ce point il n’y a nullement contestation, et comme je l’ai déjà dit pour les engrins de pèches et les cordes de marine, la Hollande nous a devancés à cet égard.
- tingue sous des noms chinois deux variétés de
- ai
- ramie, correspondant aux noms de chanvre, ch de la plaine et de chanvre de la montagne. I Les chinois, à cet égard, sont plus intelligents ne
- que les européens et ont immédiatement as-ap similé cette fibre à côté du chanvre, tandis •
- J’ai parlé ci-dessus d’une manière spéciale de travailler la ramie pour la rendre non duveteuse ; je dois dire que j’ai vu de très beaux types de ramie, imitant à s’y méprendre la soie, et non duveteux et ne le devenant pas par l’usage, du moins immédiatement ou si vous aimez mieux, lecteurs, ne devenait duveteux, que lorsque la couleur de l’étoffe où la ramie est alliée est usée. C’est d’ailleurs l'objets de procédés tenus secrets. Les ramies ainsi travaillées, sont mêlées surtout à des étoffes de laines.
- qu’en Europe on a voulu en faire un succédar né du coton, avec lequel elle n’a pas la moindre analogie.
- Les Anglais ont fait d’énormes sacrifices pour implanter la culture de la ramie dans les Indes, principalement dans l’Inde septentrionale, et dès 1863 des chiffres importants de filasse de ramie ont eu lieu pour la métropole.
- Historien impartial je dois dire qu’à la même époque, (et je puis citer le nom de M. Audoynaud de Lyon,) de nombreuses tentatives ont été faites en France pour suivre le même mouvement. Malheureusement l’initiative gouvernementale a manqué ; or en France, on a l’habitude de tout rapporter au gouvernement, qui souvent a bien d’autres chiens à fouetter, que de s'occuper d’affaires commerciales, qu’elles qu’en soient l’importance.
- Antérieurement à 1863, d’apres M. Favier, de nombreuses filatures anglaises ont donné de la ramie filée cotée à la Bourse à 7 fr. 20 le kilog. Toujours d’après le même auteur, jes Etats-Unis, et à la même époque, se sont préoccupés de cette fibre pouvant remplacer la soie comme aspect. Mais à mon avis, les Etats-Unis ont une trop bonne affaire avec Ie coton, pour perdre leur temps avec la ramiej ce serait pour eux lâcher la proie pour l’ombre'
- Le coton par son bas prix et sa facilité d'ac comodementà tous les usages,restera toujours — le roi coton — le souverain des fibres végétales. Le chanvre, le lin et la ramie seront
- bs
- ro te:
- 18:
- qu tiv éti jar cui sai « Ah nig col tl’O
- Tar
- uni dét de
- cul pet Pr riz des La
- 0n1
- ses brillants satellistes. De même que la lainepla restera toujours la reine des fibres animales, ple
- Je glisserai rapidement sur les dissertations botanisques concernant la ramie, ainsi que sur les nombreux noms chinois de ce textile, dont le nom de ramie est inconnu en Chine et vient
- du Malais (liameli, Rannéh}. En Chine, d’après le R. P. Bertrand, missionnaire, on dis-
- avec ses non moins brillants satellites, la soie et les autres fibres et poils animaux. Les sta tistiques sont d’ailleurs là pour appuyer m°n dire.
- Je laisserai de côté toujours divers histor"
- un
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- ; de
- vre,
- ;ne. mis as-idis lan-
- in-
- ices ; les rio-s de vole, i la
- N ati-e le tia-nce, ver ns à ner-
- ques d’acclimation de la ramie dans les Indes anglaises et en Chine, renvoyant pour cela aux auteurs spéciaux. Cela intéresse peu le lecteur d’ailleurs. Signalons seulement en passant le changement de nom pris par la ramie dans les Indes anglaises, où elle est connue sous le nom de China-grass (herbe de Chine), nom appliqué à toutes les orties gigantesques originaires de l’Extrême- Orient.
- Il est bon de savoir pour le lecteur, que les noms de China-grass, désignent le même textile de la même famille des Urticea.
- En 183G, M. Hébert et M. Gandichand en 1837 envoyèrent des graines de ramie Nevea qui furent partagées sans succès entre les cultivateurs de France et d’Algérie. Cette plante était cependant connue en Europe dans les jardins botaniques dès 1733, mais à titre de curiosité. Comme produit de grande culture et sans nos latitudes comprises entre celles l'Avignon en France, et de Constantine en Algérie, où elle est exposée à des froids trop "igoureux (France) qui compromettait la récolte de cette plante trisanuelle, ou à des étés trop secs qui la compromettent egalement.
- vier, inné -, 20 eur, sont lacet ;, les ec le miel :bre-l'ac ours
- vë-ront aine ale8’ soie sta* mol
- ' C’est là un très grand inconvénient de la Tamie, d’être trisannuelle comme la garance, “ne gelée tardive dans la 3me année peut détruire toutes les espérances du cultivateur, de Plus il lui faut de l’humidité.
- La ramie ne sera donc jamais qu’une plante cultivée à titres de curiosité en Europe, sauf Peut-être dans quelques parties du Midi de la France et en Espagne. Et encore la culture du "7 ne viendra-t-elle pas lui disputer l’emploi des champs réalisant les conditions voulues ? La delta du Nil offre les conditions voulues.
- A la Nouvelle Orléans de très grands efforts ont été faits pour introduire la culture de cette Plênte textile, mais rien n’indique qu’ils aient Pleinement réussi. La culture du coton, encore "ne fois, est là qui écrase tout,
- En ce qui concerne l’antiquité, les historiens
- [ ont beau jeu, d’après Grothe, les fibres de I VUriicea sont employées de la plus haute antiquité dans les montagnes de l’Himalaya. Et les toiles d’ortie sont citées pour leur beauté et leur finesse.
- I Les Russes l’auraient employé dès le com-mencement du xe siècle, pour les toiles à voiles des navires du Volga, Virgile en auraient même parlé dans ses Géorgiques Bref les traductions ont beau jeu. De même pour les emplois anciens de cette fibre en Corée et au Japon.
- On se base sur des à peu près dans les ressemblances des végétaux producteurs, et bien souvent l’on a confondu dans les écrits anciens le lin, le chanvre et le coton : de même que la pour la pourpre française, qui, d’après moi, n’a jamais existé comme provenance d’un coquillage. Celui-ci ne servant qu’àmor-dancer les tissus destinés à être teint ultérieurement avec la garance ou le muguet.
- Marius Moyret.
- [Reproduction i,nte>'dite.) (A suivre.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES {Suite.}
- Bronzes et Olives avec le bois jaune et l’indigo, pour tissus laine et coton.
- Le procédé suivant est surtout applicable aux tissus mixtes, formés généralement d’une chaîne coton et d’une trame laine ; il comprend trois bains différents, dont les deux premiers sont utilisés pour le mordançage des étoffes.
- Pour 100 kilos de tissus laine et coton :
- Premier bouillon. — Bain de sumac. --Dans une quantité d’eau suffisante on fait bouillir, pendant 15 minutes environ, 20kilog. de bon sumac. On cesse de chauffer et on entre les étoffes à teindre, qu’on manœuvre au bouillon pendant 45 ou 50 minutes. Au bout de ce temps, on abat et on évente,
- 2e,Bowillon, — Bain de fer, — On prépare
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le second bain avec 7 kilos de [sulfate de fer | que l'on fait fondre dans un volume d’eau suffisant pour permettre l’immersion complète , des étoffes. On entre dans ce bain les tissus bouillis préalablement en bain de sumac, puis on les abat et on les évente.
- Quelques praticiens rincent les étoffes après leur passage dans le bain de fer, mais c’est là une opération inutile.
- Teinture. — On forme le bain de teinture de :
- Eau...................... q. s.
- Alun...................... 12 kil.
- Bois jaune............... q. s. Carmin d’indigo...........q. s.
- On fait dissoudre l’alun et les colorants, puis on entre les tissus mordancés dans les deux bains qui précèdent. On fait bouillir pendant une heure à une heure et demie, suivant que les garnitures ont été plus ou moins heureuses, après quoi on abat, on évente et on lave soigneusement.
- Bronzes et Olives avec le bois jaune
- Le bois jaune s’allie très bien avec le cam-pêche, le santal, le curcuma et la garance, et ces différents colorants, mélangés avec lui dans des proportions convenables, produisent des bronzes et des olives très beaux, lesquels sont susceptibles d’avoir beaucoup d’éclat et de reflet. Les quatre colorants que nous- venons d’énumérer, pouvant être mélangés en toutes proportions avec le bois jaune, ont la faculté de produire un nombre indéfini de couleurs, aussi croyons-nous utile de fixer le lecteur par des chiffres. Les proportions suivantes donnent un bronze assez beau et de moyenne tonalité.
- Pour 100 kilos de laine :
- Bouillon. — On prépare le bain de bouillon avec :
- Eau............................. q. s.
- Bichromate de potasse.... 4 kil.
- Tartre.......................... 4 »
- On entre les étoffes de laine dans ce bain, où on les manœuvre au bouillon pendant une heure et demie à deux heures, après quoi on les abat et on les évente.
- Teinture. — On compose le bain de teinture de :
- Eau..........
- Alun ordinaire
- Santal.......
- Curcuma...... Campêche ....
- Garance......
- Bois jaune...
- U .
- —
- - 92
- » 500
- 22
- 2
- 3
- 3
- »
- »
- »
- »
- On fait bouillir le bain pendant une heure, de façon à opérer la parfaite dissolution desi colorants. On cesse de chauffer, puis on entrel les étoffes mordancées au bichromate et tartre. On porte de nouveau le bain à l’ébullition, et on manœuvre les tissus à cette température jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la nuance voulue. Enfin, on abat, on évente et on rince.
- Marrons rougeâtres avec le FERNAMBOUC B l’indigo.
- Pour 100 kilos de laine :
- Bouillon. — On compose le bain de bouillon
- en bain de mordançage, avec :
- Eau..................... q. s.
- Alun.................... 20 kil.
- On entre les pièces dans ce bain
- on les ma-
- nœuvre au bouillon pendant une heure et de
- mie ou deux heures, puis on les abat, on le
- évente, on les plie et on les laisse 12 heure: sur le mordant.
- Teinture. — On forme le bain de teinture du volume d’eau suffisant auquel on ajoute 10 kilos d’alun et la quantité de fernambout nécessaire à la production de la nuance demandée. On fait bouillir l’alun et le fernan bouc pendant une heure environ, puis 0 ajoute ensuite la proportion de sulfate [d‘i" digo que ré clame le ton de la couleur a imiter On agite le bain, ou le fait bouillir de nouvel pendant quelques minutes, et on y fait entre
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- les tissus alunés comme il est dit plus haut. On manœuvre les étoffes an bouillon pendant une heure,‘puis enfin on les abat, on les évente et on les rince en eau courante.
- Marrons rougeâtres avec le FERNAMBOUC
- ET LA GAUDE.
- La gaude, quoique donnant par elle-même des couleurs assez belles et d’une certaine solidité, a été remplacée avantageusement, dans la confection des marrons, par les matières colorantes artificielles ; aussi son emploi est-il aujourd’hui très restreint. Nous allons néanmoins indiquer les bains qui nous semblent être les meilleurs pour sa combinaisonavec le fernambouc.
- Plusieurs procédés sont employés pour l’obtention des marrons rougeâtres avec le fernambouc et la gaude ; les trois qui suivent donnent de bons résultats.
- C. E. M. , chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- CHAMBRE SYNDICALE
- DES
- TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- Assemblée générale du 4 février 18S9 Assemblée générale des TEUTTRIERS DÉGRAIS-seurs en vue de la constitttion d’une Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage.
- La séance est ouverte à neuf heures du soir, sous la présidence de M. Vinois, invité Par ses collègues à diriger les débats, as-sisté de M. Monnot, le plus jeune des mem-bres adhérents.
- Bur 45 membres qui ont adhéré au projet de constitution. 28 sont présents et répondent d 1 appel de leur nom fait par M. le Sécré-taire,
- M. le Président donne quelques explica-ton sur sur l’organisation, le but, l’utilité de
- la Chambre syndicale, et rappelle les causes majeures qui amenèrent la dissolution de l’ancienne.
- La loi du 21 mars 1884 les a fait disparaître, notamment en rendant facultative, sinon obligatoire, la consultation des groupes professionnels sur tous les différends et toutes les questions se rattachant à leur spécialité. Comme conséquence, il propose donc de décider par un vote à main levée que la Chambre syndicale de la Teinture et du Nettoyage se trouve constituée.
- M. Debin, faisant observer que plusieurs membres avaient fait des réserves en signant leur adhésion, demande que les statuts de l’ancienne Chambre soient lus à l’assemblée pour décider dans un sens ou dans l’autre les collègues hésitants.
- M. le président fait remarquer que les statuts seront discutés dans une prochaine réunion générale, que pour l’instant il s’agit de de constituer l’association en Chambre syndi-dicale par la nomination du bureau. Néanmoins, sur la demande générale, il prie M. le Secrétaire de donner lecture des anciens statuts.
- Après cette lecture, M. le Président rappelle les noms des collègues qui ont élaboré ces statuts, et qui, comme il l’a fort bien dit, étaient des plus compétents, comprenant fort bien les divers intérêts se rattachant à notre industrie. Aussi pense-t-il que notre nouvelle Chambre {pourrait accepter ces principes, sauf à modifier ultérieurement quelques articles, et prie l'Assemblée d’en voter l’acceptation .
- M. Debin demande si les teinturiers ne faisant pas eux-mêmes leur travail auront le droit de faire partie de la Chambre* un autre membre demande si l’on maintient ce paragraphe des statuts admettant toute personne exerçant une profession se rattachant à la nôtre.
- M. le Président répond que pour l’instant la rédaction peut être acceptée telle quelle, et que par suite, il ne serait pas logique
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- d’exclure les personnes payant patente de teinturier. Du reste l’Assemblée aura toujours la ressource de ne nommer membres du bureau que des teinturiers assez compétent pour apprécier les différends qui leur seraient soumis.
- M. Mars dit qu’il est heureux de faire partie de la Chambre, mais qu’il aurait le regret de se retirer si cette question n’étaii pas écartée.
- M. Monnot s’associe à ses paroles.
- L’Assemblée, consultée par M. le président, décide de passer outre, accepte à main levée les statuts de l’ancienne Chambre syndicale et passe à la formation du bureau.
- Après quelques minutes de suspension pour permettre de se consulter sur le choix des candidats, la séance est reprise, et l’on procède à l’élection au scrutin secret, par appel nominal.
- M. Vinois est nommé président par 26 voix sur 28 votants.
- Sont ensuite nommés vice-présidents :
- MM. Fleury, par 22 voix; M. Mars par 17 voix.
- L’élection du secrétaire donne lieu à deux scrutins.
- Au premier tour, M. Babillon-Marchal a obtenu 13 voix et M. Monod, 12.
- Au deuxième tour, M. Babillon-Marchal est élu par 16 voix contre 12 données à M. Monod.
- M. Orliac fait observer que l’heure étant très avancée, on pourrait remettre à une autre séance la nomination des huit membres du bureau, ce qui permettrait de se consulter et d’avoir à l’assemblée un plus grand nombre de votants.
- M. Le Président répond que tous les adhérents ont été convoqués et qu’on est en nombre suffisant pour constituer le bureau. Néanmoins il demande à l’assemblée si elle veut procéder à l’élection ou la remettre à une autre séance.
- L’assemblée décide dp terminer la formation du bureau.
- Pour donner satisfaction en partie à M. Orliac, M. le Secrétaire affiche les noms de tous les membres adhérents, pour faciliter le choix de chacun, et il est procédé au scrutin.
- Au premier tour, ont obtenu :
- M. Tupinier 24 voix, M. Hallu aîné 23 voix, M. Lhuillier 22 voix, M, Orliac et M. Monnot 15 voix.
- Au deuxième tour, sont nommés :
- M. Pineau par 15 voix, M. Debin et M. Bu-rel par 13 voix.
- M. le Président, en son nom et au nom des membres du bureau, remercie l’assemblée de la confiance dont elles les honore et déclare la séance levée.
- Etaient présents :
- MM. Babillon-Marchal, Bienaimé, Bon-temps, Bouton, Burel, Chadauf, Coquant, Debin, Fleury, Goupil, Guirbaldies, Hallu (Georges). Lebailly, Lhuillier, Mars Monnot, Mugnier, Orliac, Paillard, Pineau, Quillet, Salomon, Sibille, Simon, Tabourot, Tissier. Tupinier, Vinois.
- Membres absents :
- MM. Alavoine, Baldenwock, Bouvet» Champagne, Dehaitre (Fernand), Demangeot, Devilliers, Dubois, Gilibert, Girard, Héraut, I Jolly, Marchai (des Augustins), Petit, Pingrie, | Rochais.
- M. Hallu, absent, s’est fait excuser.
- Le Secrétaire, Le Président,
- Babillon-Marchal A. Vinois père.
- LA SURCHAGE EN TEINTURE
- Les sériciculteurs du Midi commencent une campagne contre l’usage de la charge en tein-ture qu’ils reprochent à la fabrique lyonnaise'
- Les journaux du midi publient la lettre sui-vante adressée à M. Bérenger, sénateur de b Drôme, président du syndicat des sériciculteur de France :
- Monsieur,
- Je viens de lire dans le numéro 403 de 18 Semaine agricole, qu’un syndicat s’était titué à Avignon, en vue du relèvement de 8
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- sériciculture si éprouvée depuis quelques années, et que son premier acte avait été d’adresser au Parlement une pétition pour demander que les soies et les cocons étrangers soient frappés d'un droit d'entrée.
- Les sériciculteurs ont certes raison de s’inquiéter de la décadence de leur industrie et de rechercher [les meilleures mesures pour la relever.
- Le syndicat a cru trouver la solution du problème dans l’application d’un nouveau droit dédouané. Je crois qu’il fait fausse route.
- Avant la maladie des vers à soie, nous avons vu des prix suffisamment rémunérateurs concorder avec des arrivages importants de cocons et de soies exotiques.
- Les arrivages d’aujourd’hui ne sont donc pas la seule cause de l’avilissement du prix des cocons. En vous adressant mon adhésion à l’œuvre éminemment nationale à laquelle vous voulez bien prêter le concours de vos grandes lumières et de votre haute situation, voulez-vous, monsieur, me permettre [de vous exposer mes vues sur la cause véritable de la ruine de la sériciculture ?
- A l'époque déjà lointaine que j’ai rappelée plus haut, les fabricants n’offraient à la consommation que des soieries que je désignerai sous le qualificatif d'honnètes.
- Mais peu à peu, par une sorte d’impunité, s’est révélée une industrie connexe de celle de la fabrique, la chimie est intervenue et on peut dire que les secrets de la production ont passé aujourd’hui dans l’art du teinturier. Je sais de bonne source que les surchages atteignent de 100 à 150 0[0 sur les couleurs, de 150 à 300 0[0 sur les noirs et même au-delà. Autant dire qu’il n’y a pas de limites dans la fraude. Ne faut-il pas appeler les cho ses par leur nom ?
- De quel effet serait un droit de douane, si facile à compenser par des produits chimiques? Il Protégerait bien plus ces derniers que les soies et les cocons.
- La surabondance des produits tient donc surtout aux surgharges scandaleuses ; il ne de»
- vrait pas être permis qu’avec 100 kilog. de soie grège la fabrique puisse débiter 3 ou 400 kilog. d’étoffe.
- C’est donc contre cet abus que les premiers efforts du syndicat devraient tenter à réagir.
- La surcharge ne constitue-t-elle pas une violation flagrante de la loi ? et de la part du fabricant n’y a-t-il pas, dans le fait, tromperie sur la marchandise vendue?
- Des mouliniers ont été souvent condamnés, à la requête des fabricants, pour une surcharge de quelques pour cent d’huile et de savon. Ces surcharges anodines, le plus souvent nécessaires au dévidage de la soie, ont pourtant amené à Lyon, terre classique des privilèges pour la fabrique, la création d’un bureau de décreusage pour les soies ouvrées, trames ou organsins, mais on a omis de lui en adjoindre un pour l’estimation des surcharges sur les soieries.
- Je n’indiquerai pas comme solution aux maux delà sériciculturedesmesures derigueur contre la fabrique lyonnaise, mais je demanderai une chose bien facile : une simple déclaration tissée sur les pièces, indiquant la composition de l’étoffe et sa surcharge.
- La réforme que j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation sera certainement très mal accueillie à Lyon, surtout parles grandes et puissantes maisons de teinture dont on se plaît à citer les colossales fortunes, faites depuis la surcharge extravagante sur les soies.
- Mais après réflexion, les fabricants honnêtes et sérieux ne peuvent que souhaiter le retour à l’étoffe pure, exempte de surcharge qui la détériore. Son usage se répandra dans le monde entier dès que le consommateur sera certain de ne plus acheter les drogues qu’ou lui présente actuellement sous le nom de soieries.
- Il est d’autant plus facile aujourd’hui à la fabrique de revenir à l’étoffe pure que les cours actuels de la matière première sont sans précédents.
- Le devoir du syndicat qui vient de se for-mer me paraît donc tout tracé. G’est contre
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- l’abus scandaleux de la surcharge des soies qu'il doit diriger tous ses efforts, et cela sera certainement beaucoup plus efficace que d’agiter la question d’un nouveau droit de douane qui risque fort de ne trouver aucune sympathie auprès des Chambres.
- Agréez, etc.
- UN ANCIEN NÉGOCIANT.
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES
- POUR ÉTOFFES DE COTON
- Par M. Arthur G. Green.
- Traduit du Journal of the Society of Chemical Industry, par le Moniteur scientifique Quesneville.
- (Suite)
- À ce développement, il faut procéder sans retard, parce que, de même que les autres composés azoïques, la « primuline » diazotée est instable et commence à se décomposer au cours d’une ou deux heures, même plus rapidement, si elle est exposée à une forte lumière. S’il faut produire, par exemple, l’ « ingrain rouge », l’étoffe de coton, traitée comme il vient d’être indiqué, est lavée et introduite rapidement dans un bain contenant pour chaque 20 à 40 gallons, un gallon de la solution servant à développer la couleur rouge. La couleur rouge apparaît immédiatement et le développement est terminé au bout de deux ou trois minutes (excepté dans le cas où l’étoffe est trop serrée et impénétrable). Le bain développant la couleur rouge peut être froid, chaud et même bouillant, le résultat définitif semble être dans chaque cas à peu près le même. On peut aussi ajouter du savon et des alcalis, si l’on veut. Les étoffes très serrées se développent le mieux à chaud ou à l'ébul-tion.
- L’ingrain rouge résiste, tout aussi bien que l'alizarine, au savonnage, au lavage, à l’action des acides, des alcalis, etc. A la différence des rouges de la série de benzidine, il
- est complètement inattaquable par les acides même très forts. Développé insuffisamment, il ne résiste pas bien à la lumière : c’est pourquoi il importe beaucoup que les bains servant à développer la couleur ne soient pas trop faibles. Le prix de revient de l’ingrain rouge est inférieur à celui de l’alizarine.
- Toutes les autres couleurs de la même série s’obtiennent exactement parle même procédé que celui décrit plus haut, à cette exception que, dans la derniere opération, des substances différentes sont employées pour développer les couleurs. L’intensité de la couleur obtenue dépend entièrement de la primuline primitive. Le bain de nitrite peut être employé aussi longtemps qu’il sent l’acide nitreux et a une saveur franchement acide. Si ce n’est plus le cas, il faut ajouter une nouvelle quantité de nitrite de soude ou d’acide sulfurique. Ce bain doit être presque froid. Les bains à développer peuvent aussi servir continuellement, si on y ajoute de nouvelles quantités de substance à mesure qu’ils deviennent épuisés. Comme il arrive très souvent avec les composés azoïques, une petite trace des sels cuivriques assombrit les couleurs dérivant de la primuline, et, pour cette raison, il est bon d'éviter autant que possible l’emploi des vases de cuivre ; le rouge et l’orangé sont surtout sensibles sous ce rapport. Soumis à l’ébullition avec une faible solution de sulfate de cuivre, ils deviennent bruns.
- L’ingrain maron donne des nuances bleues, du rouge, et fournit de bonnes couleurs d’œillet, si l’on emploi comme matière première les légères nuances de primuline. La réaction étant beaucoup plus lente que dans les autres cas, il est nécessaire d’employer des bains à développer très forts.
- L’ingrain brun no 1 est une nuance de terre cuite ; l'ingrain brun no 2 est un brun de chocolat. Les deux couleurs résistent bien aux acides, alcalis, etc.
- L’ingrain jaune présente une nuance jaune orangé qui peut ' remplacer avec avantage le jaune de chrome. Sur les autres couleurs dé-
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- rivant de la primuline, il a l’avantage de ne pas être sensible à la lumière.
- L’ingrain orangé est un orangé rougeâtre qui peut être employé à la place des nuances rouges de l’orangé de chrome.
- L’ingrain pourpré fournit des nuances d'in-digo rougeâtres. Malheureusement, le savon et les alcalis le changent en brun. Les acides (même les acides faibles, comme l’acide tar-trique) reproduisent la couleur primitive.
- Les substances qui sont employées pour développer le brun et le pourpré étant des solutions d’amines, l'ingrain brun et l’ingrain pourpré qu’elles produisent sont des composés amidoazoïques. Comme l'amidoazobenzine, ces derniers peuvent être encore une fois diazotés et, combinés aux animes ou aux phénols, donnent différentes nuances sombres. Les couleurs suivantes appartiennentàcette classe :
- L’ingrain brun no 3 est un brun de noyer fin produit en diazotant l’ingrain brun no 1 au bain de nitrite fortement acide et redéveloppant ensuite avec la solution employée à développer le brun no 1.
- L’ingrain brun n0 4 est un brun foncé produit en diazotant l’ingrain brun no 2 et redéveloppant avec la substance servant à développer le brun no 2.
- Une grande variété d’autres nuances peuvent être obtenues par le redéveloppement des ingrains bruns nos 1 et 2 avec les solutions employées à développer le jaune orangé, le rouge, le marron et le pourpré.
- L’ingrain noir s’obtient en diazotant l’ingrain pourpré au bain de nitrite fortement acide et en redéveloppant avec les solutions employées a développer lerouge ou le pourpré. C’est dans le dernier cas que se produit le noir le plus parfait. Il est peu attaquable parles alcalis et presque point par les acides. En combinant l’ingrain pourpré avec les substances qui dé-veloppent los autres couleurs, on peut obtenir un grand nombre de nuances noires.
- Nuances intermédiaires. — Les substances qui développent le jaune, l’orangé, le rouge et le marron sont toutes des solutions alcalines
- de différents phénols. Pour que le développement soit régulier, les bains doivent rester alcalins.
- (A suivre)
- i” DES TISSUS DE COTON
- Etudes la saponification des corps en présence sur les tissus, par M. Albert Scheurer (Société industrielle de Mulhouse).
- (Fuite et fin)
- Le lessivage au savon de résine était pratiqué de longue date, en Alsace, dans les ménages. On trouvait au commencement de ce siècle, au marché de Colmar, la résine des Vosges, dont il se faisait un commerce suivi, et il n’est pas possible que les qualités remarquables de ce produit n’aient pas attiré l'attention des blanchisseurs bien avant 1839.
- Mais cet adjuvant n’a trouvé sa valeur industrielle que le jour où on l’a associé « au procédé au sel de soude », cette application ne s’est pas fait attendre, elle est venue à son heure et son emploi s’est généralisé vers 1840.
- Un nouveau perfectionnement devait, plus tard, permettre, sans àncun changement ni à la nature, ni à la succession des opérations, d’abréger la durée des lessives.
- Le blanchiment sous pression, grâce à l’élévation de la température qu’il comporte, offrit une solution de ce problème.
- Le premier de ces appareils qui ait été utilisé semble être celui dont parle Persoz dans son « Traité théorique et pratique de l’impression des tissus », tome II, page 79. Il figurait a l’Exposition de 1844aet fonctionnait déjà à cette date en Normandie.
- A partir de là le blanchiment n’a subi que des perfectionnements mécaniques portant spécialement sur les appareils à pression et dont on trouve une étude très complète dans le travail publié par M. Burnat, en 1868, dans vos Bulletins La partie chimique n’a pas va -
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- rié dans ses principes depuis cette époque et il ne s'y est introduit aucun élément nouveau.
- A part les travaux de M. Kolb, qui ont paru dans vos Bulletins en 1868, sur la matière incrustante du lin, et ceux de M. Cross, entrepris dans le but de jeter un nouveau jour sur la nature de la matière colorante du coton, l’écru, on ne trouve, dans les nombreuses publications auxquellts le blanchiment des tissus de coton a donné lieu, que peu de faits offrant un grand intérêt. Il ne m’a pas été possible de parcourir absolument tout ce qui a été écrit sur le blanc d'impression, mais il est facile de constater qu’aucun de ces travaux n’a laissé de trace durable en marquant un progrès réel dans le domaine industriel.
- Il faut, pour rencontrer une innovation, remonter jusqu’en 1886, époque à laquelle on voit apparaître le système Thompson, qui permet, paraît-il, de blanchir en une seule lessive, composée de soude caustique et de colophane.
- Je mentionnerai cependant l’apparition, en 1834, d’un procédé (sans doute le premier) de blanchiment au large des tissus de coton, réalisé par |M. Fries-Calliot, alors blanchisseur à Guebwiller et la tentative faite par M. Horace Kœchlin, en 1883, pour créer un système de blanchiment au large, opérant sans lessive de chaux et par la seule action de la soude caustique et de la colophane, sous l’influence d’un vaporisage de deux heures donné dans l’appareil continu de MM. Mather et Platt.
- NOUVEAUX DISSOLVANTS DU BLEU DE PRUSSE
- Préparation facile du bleu soluble ordinaire et du bleu de Prusse soluble dans l’eau.
- Note de M. Ch.-Er. Guignet,
- « Nos expériences ont porté sur le bleu de
- Prusse ordinaire bien purifié et sur le bleu de Turnbull, produit par l’action du ferri cya-nure de potassium (prussiate rouge) sur le sulfate de protoxyde de fer. Ces deux corps paraissent identiques, ainsi que cela résulte des recherches de MM. Schorlemmer et Reindel.
- « Bleu de Prusse soluble ordinaire. — Ce composé, si utile aux anatomistes, représente une combinaison de bleu de Prusse et de ferrocyanure de potassium. On a donné différentes recettes pour le préparer : on a même indiqué l’emploi de l’iodure de fer (avec excès d’iode) versé peu à peu dans une solution de ferrocyanure. Mais la préparation devient fort simple en s’appuyant sur les observations suivantes :
- « Le bleu de Prusse, purifié par les acides à la manière ordinaire, se change en bleu soluble quand on le laisse digérer pendant quelques jours, ou bien quand on le fait bouillir avec une solution de ferro ou mieux de ferricyanure de potassium. Il est même inutile de préparer d’abord le bleu de Prusse et de le purifier.
- « Dans une solution bouillante de 110 gr. de ferricyanure de potassium, on ajoute peu à peu 70 gr de sulfate de protoxyde de fer cristallisé, dissous dans de l’eau chaude : c’est à peu près la moitié de la quantité nécessaire pour précipiter complètement, le ferricyanure, qui reste en excès.
- « On fait, bouillir pendant deux heures et l’on filtre ; on lave à l’eau pure, en s’arrêtant aussitôt que l’eau de lavage devient fortement bleue. On sèche le bleu à 100o.
- « Ce bleu est d’une teinte extrêmement riche, fort soluble dans l'eau. Il convient parfaitement pour les injections anatomiques, car il supporte, sans précipiter, une grande quantité de gélatine.
- « En ajoutant à la liqueur filtrée 55 gr. de ferricyanure et 70 gr. de sulfate de fer, on peut obtenir une nouvelle quantité de bleu soluble.
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- « On peut enlever le ferricyanure retenu à l’état de mélange par le bleu soluble, en le lavant avec de l’acool faible (40o centésimaux) ; mais cette purification n’a pas d’importance pour les usages anatomiques.
- « La solution de bleu soluble précipite par le sulfate de soude, le chlorure de sodium, etc., en solutions concentrées. Il n’est pas altéré et redevient soluble, quand le sel est enlevé par les lavages.
- « En outre, ainsi que l’a constaté M. Wyrouboff, le bleu soluble donne avec les divers sels métalliques (zinc, plomb, etc.) toute une série de composés bleus, bien dé finis.
- « Bleu de Prusse pur, soluble dans Veau. — En dialysant une solution de bleu de Prusse dans l’acide oxalique, Graham a obtenu du bleu pur, soluble dans l’eau. Mais ce bleu de Prusse colloïde précipite sous l’action d’une matière étrangère.
- « On prépare aisément le bleu pur, soluble dans l’eau, de la manière suivante :
- « Une solution saturée d’acide oxalique est délayée avec un excès de bleu de Prusse pu-rifié, à l’état de pâte. La liqueur filtrée, abandonnée à elle-même pendant deux mois, laisse précipiter le bleu et devient complètement incolore. On filtre et on lave à l’alcool faible, pour enlever l’acide oxalique adhérent. Le bleu séché et dissout facilement dans l’eau pure.
- « Mais on obtient le même résultat immédiatement, en précipitant la solution oxa-lique par l’alcool concentré (à 95/100) ou par une solution concentrée de sulfate de soude, Puis lavant le précipité avec de l’alcool faible.
- « On peut d’ailleurs remplacer la solution oxalique par la solution du bleu de Prusse dans le tartrate ou dans l’oxalate d’ammo-niaque.
- « Quand on fait bouillir la solution oxali-Que, elle laisse déposer un précipité de bleu Insoluble ordinaire. Ce n’est pas l’action de la chaleur qui détermine la séparation de ce
- bleu, mais bien celle de l’acide oxalique; car si l’on fait bouillir le bleu pur soluble en ajoutant un peu d’acide oxalique, il devient insoluble.
- « L’acide sulfurique étendu agit à froid de la même manière. Il précipite, au bout d’un certain temps, la solution oxalique, le bleu de Prusse, ou bien la solution aqueuse de bleu pur; mais le précipié, lavé à fond, reste toujours insoluble.
- « La composition du bleu de Prusse pur, sous la forme soluble, nous a paru identique à celle du bleu purifié ayant servi à la pré-paration.
- « Nouveaux dissolvants du bleu de Pruss^ - L’acide molybdique dissout le bleu de Prusse ordinaire, en grande quantité.
- « On fait chauffer avec de l’eau un mélange de bleu de Prusse et d’acide molybdique ; en filtrant, on obtient une liqueur d’un bleu foncé, qui ne s’altère point par l’ébullition. Additionnée de gélatine, elle ne précipite pas et donne par refroidissement une masse transparente d’un bleu foncé.
- « La solution molybdique précipite parles acides sulfurique, azotique, etc. Le précipité, bien lavé à l’alcool faible, se redissout dans l’eau pure. Il retient un peu d’acide molybdique, mais il est difficile de savoir si c’est à l’état de mélange ou de combinaison.
- « Le molybdate et le tungstate d’ammoniaque dissolvent aussi très facilement le bleu de Prusse.
- « Acide de l'action sulfurique. — Le bleu de Prusse, traité par l’acide sulfurique concentré, se change en une masse blanche, molle, pareille à de l’empois d’amidon. Si la température s’élève, le bleu est en partie décomposé : il se forme de l’acide ferrocyanhy-drique, qui reste dissous dans l’acide sulfurique ajouté en grand excès. Filtrée sur du coton de verre et bien refroidie, la liqueur laisse déposer de longues aiguilles d’acide ferrocyanhydrique. Avec le ferrocyanure de cuivre ou de plomb, on obtient le même résultat.
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- C O
- LE MONITEUR DELA TEINTURE
- « Quand on délaye dans l’alcool absolu le bleu traité par l’acide sulfurique, il reprend sa couleur bleu et se dissout dans le mélange d’acide et d’alcool.
- « On arrive au même instant en faisant digérer pendant plusieurs jours du bleu de Prusse, sec et pulvérisé, avec un mélange à parties égales d’acide sulfurique et d’alcool absolu. La liqueur devient d’un bleu très intense ; elle précipite par l’eau et donne du bleu de Prusse ordinaire. Elle précipite aussi par l’alcool absolu, au bout de vingt-quatre heures, si l’alcool est en grand excès.
- « Le produit retient de l’acide sulfurique, même après des lavages prolongés à l’alcool faible : il s’est formé probablement un dérivé sulfurique, décomposable par l’eau et même par l’alcool.
- « Uacide éthylsulfurique (sulfovinique) ne dissout pas le bleu de Prusse ; les phénomènes précédents ne peuvent donc pas être attribués à la formation de cet acide ».
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Elbeuf. — Lecerf (Edouard-Edmond), ex-apprêteur de draps, rue de Caudebec. — Jug. du 1er fév. — Abandon de l’actif et 25 fr. 00.
- REPARTITIONS DE FAILLITES
- Paris.— Dupetitrieux (Alex-.J. teinturier, rue Condorcet, 22. Hécaen, 2 fr. 27.
- CLOTURE POUR INSUFFISANCE D’ACTIF
- St-Mandé et Paris. — Pruvot, teinturier, ci-devant Grande-Rue à St-Mandé, et actuellement à Paris, rue Le Peltier, 49. — Jug. du 15 janv. 1889. — S.: M. Boussard.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉ
- Vienne. — Formation de la Société en nom
- collectif Bonet Balegno (foulage de draps,etc.), rue de la Roche, 1. — Durée : 7 ans. — Acte du 19 déc.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉ
- Suresnes. — Modification des statuts de la Société en nom collectif A. Meunier et Cie (teinture et apprêts des tissus), rue du Bac, rue des Bouret et quai National, devenue en commandite à l’égard de Mme Roulleaux. Dugage. — et prorogation au 30 juin 1905. — Cap. porté à 450.000 fr. dont 250.000 fr-en commandite. — Acte du 5 janv. — G. T.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris-Auteuii. — Prorogation au 30 juin 1893, de la Société en nom collectif Deper-dussin et Faure, teinturiers, rue’ Félicien-David, 19. — Acte du 14 janv. — Off. du 27 janv.
- VINTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Lébert a vendu à M. X... de suite, un fonds de teinturerie, boul. Voltaire, 150. — Opp. Rue St-Antoine, 90, chez M. Buisson.
- Mlle Pailleur a vendu à M. X..., 16 février, un fonds de teinturerie, 5, rue Larochefou-cauld, 45. — Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
- Mme Pivet a vendu àM. X..., 20 fév. 89, un fonds de teinturerie, rue Meslay, 7. — Opp. boul. de Magenta, 45, chez M. Marin.
- Mlle Chalet a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, boul. Beaumarchais, 16, — Opp., boul. Beaumarchais, 16, chez M. Augier.
- M. Charnacé a vendu à M. X. ., de suite, un fonds de teinturerie, rue Mollet, 7, Bois-Colombes. - Opp. rue Valiton, Clichy, chez M. Ber ton.
- M. Colon a vendu à Mme Gallas, de suite, un fonds de teinturerie, av. Victor-Hugo, 92. — Opp. rue de la Pompe. 128, chez M. Hano-teau.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, N° 6. BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mars 4889
- SOMMAIRE
- LA RAMIE (suite).
- LA SURCHARGE EN TEINTURE-
- CHAMBRE SYNDICALE DES TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS.
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES (suite et fini.
- DES SORTES DE GOMMES.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIEL! E DE ROUEN
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- LA RAMIE
- (Suite.')
- Je pourrais m’étendre davantage sur l’historique de la ramie,mais je préfère,ayant assez expliqué la question pour les besoins du lecteur,aborder le sujet pratique, renvoyant celui-ci pour de plus amples détails aux écrivains spéciaux, plus ou moins d’accord entre eux.
- Décortication de la ramie.
- La ramie est une plante filamenteuse à longues fibres, comme le lin et le chanvre. La fibre est contenue dans l’écorce, de même dans ces deux dernières fibres. D’après les expé-riences de M. Gaillard, rapportées dans son traité désagrégation des matières textiles, toutes les variétés de ramie ne se teillent pas aussi bien.
- La Variété Utilis a toujours donné des ré-sultats supérieurs à la variété Nivea. Dix tiges ^Utilis ayant donné 33 g. de filasse, dix “"tres tiges de Nivea n’ont rendu que 18 g.
- A ce titre la Variété Utilis doit être con-ellée pour la culture dans le midi de la ; ance, en Espagne, en Algérie, si toutefois y a avantage réel à cultiver cette plante qui croit à l’état naturel dans l’Extrême Orient, et Ce a .
- " moment où les relations deviennent de Plus en plus faciles, rapides et les trans-PoTLs moins coûteux.
- a décortication de la ramie offre de réelles
- et sérieuses difficultés. L’écorce renfermant la fibre forme un tout homogène, très résistant, et que ne désagrège par l’opération du rouissage, comme cela a lieu pour les fibres du lin et du chanvre dans les routoirs.
- Loin de favoriser la séparation de la fibre, le rouissage de la ramie le rend de plus en plus impossible tout en altérant la fibre.
- De temps immémorial le décorticage se fait à la main dans les pays de l’Extrême Orient. Il se fait principalement sur la fibre verte, c’est-à-dire sur la tige non désséchée au moment de la récolte.
- Un homme produit en moyenne 8 à 900 g, de filasse par jour, chiffre qui serait dérisoire en Europe, mais qui ne l’est pas dans ces contrées, où la main d’œuvre dans certains districts de l’Inde et de la Birmanie, par exemple, équivaut à 0 fr. 10 par jour.
- Comprenant l’importance de la décortication mécanique de la ramie, le gouvernement Anglais, dès 1869, et pour favoriser son industrie appelait l’attention des savants sur ce grave sujet et le 11 juin 1870 il annonçait l’ouverture d’un concours à Saharumpore et proposait deux prix l’un de 125,000 francs et l’autre de 50,000 francs pour les inventeurs les plus méritants de machines à décortiquer la ramie, n’importe comment.
- M. John Greeg, d’Edimbourg, obtint après bien des essais ayant un bon résultat partiel, une partie du prix soit 37,500 fr. et la question depuis lors est restée au concours.
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- •O
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Un nouveau concours a commencé au mois | d’août 1879, toujours à Saharumpore, et le prix de 125.000 francs a été maintenu, plus un prix de 25.000 francs à l’inventeur qui sans réaliser la perfection, obtiendra un progrès sérieux. |
- Ce fameux prix anglais tourne un peu au legs Bréantpour la guérison du choléra, et je me figure que les Anglais avec leur amour -propre national, ne le donneront qu’à un de leurs concitoyens. Si c’est un étranger et surtout un Français, il y a gros à parier, que jamais, dans les Indes surtout, les Anglais n’exalteront la valeur d’un travail dû à un Français.
- Très incidemment j’ai eu l’occasion d’avoir des tiges vertes de ramie, et je ne sais pas, mais je me figure que l’on exagère singulièrement les difficultés du décorticage et que peut être les Chinois ont eu le talent d’égarer l’opinion publique sur les rendements qu’ils obtiennent par homme et par jour et par leur façon de procédé. Ils sont d’ailleurs passés maître dans l’art de tromper les Européens, exemple la célèbre cuite chinoise de la soie, confiée au siècle dernier au voyageur suédois, Michel de Grubens, lors de son voyage et séjour en Chine.
- Cette célèbre cuite a fait travailler plus d’un siècle les teinturiers et les chimistes européens et ce sans aucun résultat, jusqu’à ce qu’en définitive et ce n’est pas très vieux, j’ai pu avoir en ma possession le fameux secret chinois, et qui n’était autre que la cuite au carbonate de potasse 1 connue et abandonnée en Europe 1 (cette cuite très bonne en petit est dangereuse en grand).
- Pour revenir à la ramie après avoir reconnue comme tous que le rouissage était défectueux pour le teillage de cette fibre, j’ai essayé l’inverse, la dessication.
- Or on arrive à de beaux résultats par la dessication, facile à obtenir dans certains climats. Mais cette dessication demande elle-même de très grandes précautions, il ne faut pas la brusquer, en mettant par exemple les tiges
- fraîches à l’étuve, car on facilite alors le | collement des fils entre elles. Il faut tenir les [ tiges mises en bottes sous des hangards à l’abri de la pluie, et les abandonne quelques I mois, à la dessication naturelle, comme l’on fait pour le bois destinés à la distillation en vases clos. On dispose les bottes à cette in-tention de manière à ce que l’air puisse facl-lement circuler.
- Marius Moyret. (Reproduction interdite.) (A suivre.) 1
- CORRESPONDANCE
- La surcharge en teinture
- Monsieur Edmond Rousset,
- Votre dernier numéro du Moniteur de la, teinture, contient un article sur la surcharges des soies en teinture, et sous la signature un un ancien négociant.
- Je crois de mon devoir de rectifier quelque peu la manière de voir votre correspondant Tout comme lui je suis ennemi déclaré de b surcharge des soies en teinture, et la consi dère comme une fraude réelle. Je l’ai dit, écri et répété à perte de vue. Tout en critiquant 14 charge exagérée, j’ai reconnu, ainsi que tous les spécialistes, qu’une charge modérée et bien faite donne des qualités à la soie.
- Maintenant où je ne suis plus d’accord avec l’écrivain de l’article, c’est en ce qui concerne Lyon et ses maisons de teinture. On ne fait® Lyon que ce qui se fait à Bâle, à Creteld,'1 Zurich, à Côme, à Philadelphie, etc. La sur charge en teinture est un mal général, et 5, Lyon se chargeait pas, le travail irait à Fe. tranger. Il faut donc réagir non pas à Ly0n seulement, mais dans tous les pays où Ie"' manufacture la soie teinte.
- Quant aux déclarations de charge sur 105, pièces tissées c’est une chose très élastique Nous avons à Lyon des maisons qui font to". les genres garantis comme charge et sur tures aux commissionnaires, et quand elle vendent des surchargés, le commissionnal.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- sait parfaitement à quoi s’en tenir. C’est le petit acheteur qui est trompé.
- Que le commissionnaire ne trouve pas à Lyon les étoffes surchargées, et il ira les acheter à l’étranger, car il sait parfaitement à quoi s’en tenir sur la valeur d’une étoffe de soie.
- L’on ne peut songer à donner à la soie un cours légal, comme pour l’or et l’argent. Mais ce que l’on peut faire et qui n'atteint en rien l’honorabilité d’aucune place soyeuse, c’est d’inviter tous les acheteurs au détail à se faire remettre une [facture des soieries achetées comme garantie du quantum pour cent de la charge et encore ne pourra-t-on le faire qu’à 10 0(0 près.
- Quand le petit acheteur en y mettant le prix agira ainsi, le commissionnaire en fera de même.
- Pour terminer, dans l'état actuel, avec les emplois multiples de la soie, et les mélanges de fibres, cette question est très embrouillée, d’autant plus que comme je l’ai dit plus haut, il faut agir non pas seulement sur Lyon, mais sur tous les centres de fabrication de soieries.
- Recevez, etc.
- MARIUS MOYRET.
- CHAMBRE SYNDICALE
- DES
- TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- La Chambre syndicale des teinturiers-dé-graisseurs s’était réunie le lundi 4 février dernier pour organiser son bureau et son comité.
- A l’issue de cette séance, rendez-vous avait eté pris par le bureau pour le lundi 4 mars, afin de travailler à la constitution de ses statuts.
- Par une fausse interprétation de l’avis donné par le Journal de l’union des chambres sndicales, plusieurs membres adhérents s'é-taient joints aux membres du comité, ce qui, sans froisser personne, a compliqué la dis
- cussion à ce point qu’il a fallu remettre la fin de la formation des statuts à une séance supplémentaire du comité, le lundi 11 mars.
- Les statuts adoptés en principe par le comité, seront soumis à l’approbation de l’assemblée générale qui aura lieu très probablement le lundi 1er avril prochain.
- On ne saurait trop recommander à tous les membres adhérents de se rendre à cette réunion qui a la plus haute importance. Il ne faut pas oublier que la Chambre syndicale ne sera véritablement ou plutôt officiellement reconnue qu’à la condition que ces statuts soient définitivement arrêtés. Nous rendrons compte dans le journal des divers incidents de séance que pourra soulever la rédaction de ces statuts.
- Mais nous souhaitons, ainsi que cela a été proposé d’ailleurs à la dernière réunion du comité, la nomination d’un rapporteur qui répondra à toutes les objections qui pourront surgir, et cela pour avancer en besogne, car si on s’attarde à des discussions particulières, l’Assemblée générale ne pourra ratifier en une seule séance ces statuts, qui je le répète sont une fois adoptés, le moyen vital de la Chambre syndicale.
- Cette Chambre doit avoir hâte de se constituer régulièrement car à la veille de l’Exposition Universelle elle aura peut-être intérêt à discuter des questions économiques et professionnelles.
- Nous nous permettrons de donner notre modeste avis sur quelques-unes de ces questions, espérant nous rendre utile à notre profession.
- Ignotus
- — - --- — TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- 1er Procédé.
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. — On fait manœuvrer les étoffes au bouillon, pendant une heure et demi, dans un bain composé ;
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- s
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- Eau, q. 8.
- Composition d’étain, 4 kil.
- Tartre, 6 »
- Alun, 10 »
- puis on les abat et on les évente jusau'à complet refroidissement.
- Teinture. — On forme le bain de teinture de 5 kil. de sulfate de zinc et des quantités de fernambouc et de gaude nécessaires pour produire la couleur demandée. On fait bouillir le tout ensemble dans la quantité d’eau voulue, pendant une heure, on arrête l'ébullition, puis on entre les étoffes mordancées dans le bain précédent. On manœuvre les pièces au bouillon pendant une heure et demie environ, après quoi on les abat et on les lave en eau courante.
- 2e Procédé.
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. — On prépare un bain de mordant avec
- Eau, q. s.
- Composition d’étain, 5 kil.
- Tartre, 5 »
- Alun, 10 »
- dans lequel on manœuvre les étoffes à teindre pendant une heure et demie au bouillon. Ensuite on les abat au bouillon et on les évente.
- Teinture. — On compose le bain de teinture de
- Eau, q. s.
- Acétate de cuivre, 6 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Gaude, q. s.
- On fai; bouillir ces divers ingrédients pendant une heure environ, puis on y entre les étoffes mordancées qu’on manœuvre à la température de l’ébullition jusqu’à la fin de l’opération, après quoi on les abat, on les évente et on les lave.
- 3e Procédé
- Pour 100 kil. de laine,
- Bouillon. — On fait bouillir les étoffes au
- bouillon pendant une heure et demie dans un bain composé de
- Eau, q. s.
- Alun, 15 kil. puis on les abat et on les évente au large.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec
- Eau, q. s.
- Sulfate de cuivre, 8 kil.
- Fernambouc, q. s.
- Gaude, q. s.
- On fait bouillir ce bain pendant quarante à cinquante minutes, puis on y entre les tissus alunés comme il est dit plus haut. On les ma nœuvre une heure et demie ou deux heures au bouillon et, finalement, on les abat, on les évente et on les rince en eau courante.
- La présence du sulfate de zinc dans un bain de teinture composé de fermambouc et de gaude fait virer la nuance des étoffes au brun rougeâtre, celle du sulfate de cuivre la porte également au brun rougâtre, mais ce dernier sel fonce plus que le mordant précédent, et, enfin, la présence de l’acétate de cuivre dans un bain semblable porte la nuan ce au rouge foncé.
- Les proportions des matières tinctoriales employées pour ces teintures sont généralement d’une partie de fernambouc pour deux parties de gande.
- Marrons avec la gaude et la garance.
- Les couleurs qui résultent du mélange de la gaude et de la garance sont jolies et, de plus, ont une réelle solidité à l’air. Mais, aujourd’hui, ces deux matières colorantes ont été remplacées par les produits similaires dérives de l'aniline, aussi, n’est-ce qu’à titre de renseignement que nous donnons ici les deux procédés suivants pour l’obtention des marrons, jaunâtres ou rougeâtres avec la gaude et la garance.
- Premier Procédé
- Pour 100 kil. de laine.
- Bouillon. On prépare le bain suivant.
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- Eau q. s.
- Composition d’étain 4 kil.
- Tartre 6 »
- Al un 8 »
- Dans lequel on manœuvre au bouillon les étoffes à teindre pendant une heure et demie
- ou deux heures, les évente. Ensuite, on les abat et on
- Teinture. — On de compose le bain de teinture
- Eau q. s.
- Sulfate de zinc 8 kil.
- Gaude q- s.
- Garance q- s
- qu’on fait bouillir ensemble pendant une heure environ. On cesse alors de chauffer, et on entre dans ce bain les tissus mordancés comme il vient d’être dit. Après une heure et demie de bouillon, on les abat, on les évente et on les rince en eau courante.
- Le sulfate de zinc, mis en présence de la gaude et de la garance, assombrit les couleurs qui naissent de ce mélange et, bien qu’il procure de jolies nuances, il est bon de ne l’ajouter au bain de teinture que peu à peu, de façon à n’en mettre que la quantité nécessaire pour foncer la couleur qu’il s’agit d’obtenir. Une trop forte addition de sulfate de zinc aurait le double inconvénient de faire faire à la couleur des changements tellement brusques que le ton demandé pourrait très bien se trouver dépassé avant qu’on ait eu le temps de s’en apercevoir, et d’occasionner une consommation inutile de mordant.
- Les sulfates de fer et de cuivre brunissent beaucoup plus que le sulfate de zinc les cou-leurs obtenues par le mélange de la gaude et de la garance, mais ils ne produisent pas de nuances aussi agréables que le sulfate de zinc.
- Deuxième Procédé.
- Pour 100 kilog. de laine :
- Bouillon. — On fait manœuvrer les étoffes "" bouillon pendant deux heures dans un bain composé de :
- Eau q. s.
- Tarfre 5 kil.
- Alun 15 kil. puis on abat et on évente au large.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture
- avec :
- Eau q. s.
- Tartre 6 kil.
- Composition d’étain 15 »
- Gaude q. s.
- Garance q. s.
- Après avoir fait bouillir ce bain pendant quarante à cinquante-cinq minutes, on y entre les étoffes mordancées en tartre et alun, et on les manœuvre de une heure et demie à deux heures à la température de l’ébullition. Ensuite, on les abat, on les évente, on les lave et on les sèche.
- C. E.M., chimiste coloriste.
- {Reproduction interdite.) (A suivre).
- SUR UNE NOUVELLE SÉRIE DE MATIÈRES COLORANTES
- POUR ÉTOFFES DE COTON Par M. Arthur G. Green.
- Traduit du Journal of the Society of Chemical Industry, par le Moniteur scientifique Quesneville.
- {Suite et fin)
- D’autre part, les substances développant le pourpre et le brun sont des sels des amines qui sont acides et développent en solution acide. Il en résulte que les substances d’une classe ne doivent pas être mélangées avec celles de l’autre.
- De plus, les substances d’une même classe ne peuvent être mélangées que jusqu’à un point limité, parce que leur puissance de développement varie très considérablement. Si l’on emploi, par exemple, un mélange de substances développant le jaune et l’orangé, l’effet est le même que quand la première substance seule est employée. Les substances développant le rouge et l’orangé, ayant à peu près
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la même puissance de développement peuvent être mélangées pour produire des nuances intermédiaires.
- Pouvoir mordançant de la primuline et des matières colorantes qui en dérivent. — La primuline et ses dérivés agissent comme mordants puissants pour tontes les matières colorantes d’aniline basiques. Cela rend possible de modifier la nuance des dérivés de la primuline ou de produire une série d’autres nuances. Les couleurs ainsi obtenues ne sont certes pas bien stables, quoique celles préparées avec le bleu de méthylène présentent une stabilité considérable. Les dérivés de la primuline s’emparent bien facilement des matières colorantes basiques, en épuisant quelquefois complètement les bains.
- Application de la primuline et de ses dérivés à la laine, à la soie et à la toile, etc. — Le mode d’application des couleurs de la ipri-muline à la soie, à la laine, à la toile, etc., est presque le même que pour le coton. La teinture en toile donne de très bons résultats. On sait que la toile ne se teint que très difficilement par les couleurs d’anilne.
- La laine et la soie peuvent être teintes par la primuline, soit sur bain acide. Mais il est préférable d'aciduler le bain neutre, soit sur bain par de l’acide acétique. Si l’ont eint sur bain neutre ou alcalin, il faut ajouter du sel. Le développement a lieu exactement dans les mêmes conditions que dans le cas des étoffes de coton, mais s’effectue un peu plus lentement. La substance développant le marron ne peut pas être employée pour la laine, parce qu'elle agit trop lentement.
- La primuline agit très bien sur la laine en combinaison avec d’autres couleurs en fournissant des nuances stables. C'est ainsi qu’on peut l’employer avec un extrait d'indigo pour | produire un vert foncé résistant bien au savonnage.
- Application aux étoffes mixtes. — Pour la teinture des étoffes mixtes, la primuline et ses dérivés offrent un avantage spécial, at
- tendu qu'ils fournissent un moyen de produire des nuances stables sur les deux fibres à la fois sans qu’il soit nécessaire de recourir à un mordant quelconque. Dans le cas d’un mélange de coton et de laine ou de coton et de soie, la primuline donne de très bons résultats en teinture sur bain alcalin avec addition de sel.
- L’affinité de la matière colorante pour les deux fibres peut être contrôlée en réglant l’alcalinité et la température du bain, l’addition de soude ou la réduction de la température tendant à diminuer l’affinité de la primuline pour la laine, tandis qu’une légère addition d’acide ou l’élévation de la température produit un effet contraire.
- Impressions. — Quoique je n’ai pas encore fait des essais sur une grande échelle, je crois pouvoir affirmer que la primuline pourrait facilement être appliquée à l’impression sur coton.
- On pourrait, par exemple, teindre l’étoffe par la primuline, diazoter et puis imprimer avec les substances développant la couleur. Ou bien la primuline dûment préparée pourrait être imprimée, soumise à l'action de la vapeur, puis diazotée et développée. Plusieurs autres méthodes pourraient être employées.
- Autres réactions de la primuline sur ta fibre.— J’ai déjà mentionné plus haut que la primuline se convertit en un jaune orangé par l’ébullition avec des hypochlorites. La nuance ainsi produite est très semblable à l’ingrain jaune et est aussi extrêmement stable.
- L’ensemble des réactions des composés diazoïques peut être effectué sur la fibre avec la primuline diazotée. Si, par exemple, en sortant du bain de nitrite, le coton est, pendant une minute ou deux, plongé dans une faible solution froide de chlorure stanneux et d’acide chlorhydrique, la couleur devient beaucoup plus pâle, l'hydrazine correspondante s’étant formée. Tout une série de couleurs jaunes peut ensuite être obtenue en plongeant l’étoffe de coton lavée dans des solutions de
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- différentes aldéhydes et kétones (benzaldéhyde, acétone, glucose, etc.). Toutes les hydrazides de cette sorte que j’ai jusqu’ici préparées sont très sensibles à la lumière, de sorte qu’elle ne présentent qu’un intérê purement théorique.
- Si la primuline diazotée est soumises à l’ébullition avec une solution de sulfite de soude, elle se convertit en un jaune très clair qui n’est plus susceptible d’être développé. Ce produit est probablement un acide sulfoné résultant de la substitution du groupe H S Oz au groupe N Hz de la primulice.
- La primuline diazotée peut être soumise à l’ébullition avec de l’eau acidulée sans subir une décomposition considérable ; mais une solution alcaline chaude la décompose très rapidement
- Le composé diazoïque est aussi rapidement décomposé par l’action combinée de la lu-mière solaire et de l’air. Il se décompose très peu étant gardé pendant vingt-quatre heures dans l’obscurité.
- Réduction des dérivés de la primuline. — Tous les dérivés de la primuline peuvent facilement être réduits en la substance primi-tive par l’ébullition, pendant quelques minu-tes, avec une solution d’hydrosulfite de soude (NazS 02). Cette réduction a lieu sans que la couleur se décompose, attendu que, étant redéveloppée, la couleur obtenue est aussi in-tense que la couleur primitive.
- J. E.
- SUR LES SORTES DE GOMMES devant remplacer la gomme arabique.
- Depuis le soulèvement du Madhi dans le Soudan en 1883, le prix de la gomme ara-olque a subi une hausse continue de 300 à 1200 fr. les cent kilos. Jusqu’en 1885 on s’est contenté des approvisionnements existant au Caire, à Trieste, à Marseille et en Angleterre. Malheureusement la guerre continuant, les cendies des forêts ne laissent guère d’es
- poir qu’on verra de sitôt reparaître la vraie gomme arabique ou de Cordofau sur le marché à des prix abordables; les provisions sont épuisées et il est nécessaire de connaître les sortes de gomme pouvant servir aux usages pharmaceutiques.
- Le commerce n’a pas manqué d’offrir des succédanés ou des mélanges de gomme devant remplacer la gomme arabique. La sorte qui s’en rapproche le plus est celle de Ghézi-rèh, qui est exportée par les ports de la mer Rouge.
- Cette gomme se présente sous forme de larmes moins rondes que la gomme arabique ; de couleur jaunâtre, elle donne un mucilage moins épais et s’acidifiant plus facilement D’ailleurs on n’en parle plus que par mémoire, car pour les mêmes causes, l’exportation a cessé, et à Trieste on demande 900 et 1000 fr. pour 100 kilos de gomme naturelle non triée.
- En France et chez nous jusqu’en 1870 on employait la gomme Sénégal, surtout la sorte Bas-du-Fleuve, pour les usages pharmaceutiques. Elle donne un mucilage beaucoup plus épais que la gomme arabique, plus filant, moins clair, mais qui se conserve bien. Cette sorte a également subi une forte hausse de prix ; dans le temps elle valait de 150 à 220 fr. mais la spéculation d’abord, puis une récolte peu abondante (en 1888, 800 à 1000 sacs, au lieu de à 8,000 en 1887 et de 24,000 dans les bonnes années) ont fait demander 550 à 600 fr. pour 100 kilos (nous parlons toujours de sortes naturelles).
- La gomme Sénégal, Bas—du-Fleuve, triée blanche, est celle qui seule peut encore remplacer les gommes arabiques ou Ghéziréh pour mucilages, poudre ou pâtes. Dans la fabrication de ces dernières il faut surtout être prudent dans l’achat et faire un essai avec la pâte même pour éviter de nombreux déboires : — tels que pâtes devenant louches ou opaques, trop hygroscopiques, etc.
- Il nous est ensuite arrivé de l’Arabie, de l’Inde, de l'Australie, du Brésil, des gommes
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de toute nature, mais peu d’entre elles ont pu servir, même pour les usages techniques.
- Les meilleures sont celles de l’Arabie, de Mogador ou d’Aden ; les prix se rapprochent de ceux de la gomme Sénégal ; pour les produits triés blancs ils les dépassent même; on demande 6 et 7 fr. 50 le kilo
- Les gommes provenant de l’Inde, Ghatti et Amrad, sont à rejeter. La gomme Ghatti ne dissout qu'imparfaitement ; elle se gonfle à la façon de la gomme adragante, et sa solution est très visqueuse; son extérieur rappelle la gomme Sénégal. La gomme Amrad ressemble plutôt à la gomme arabique; elle se dissout facilement, mais sa solution prend souvent une odeur désagréable lorsqu’on la conserve. D’autres sortes donnent de beaux mucilages, mais qui ont la singulière propriété de se colorer au contact de l’air, et la coloration brune gagne lentement, à partir de la surface tout le liquide.
- Une grande prudence est nécessaire, à l’heure actuelle, dans l’achat des gommes ; il faut mettre le prix de 5 à 7 fr. pour avoir des sortes s’adaptant aux usages pharmaceutiques, il convient d’en faire l’essai, en dissolvant la gomme et en observant pendant une huitaine le mucilage.
- Ad. K.
- porte quel objet et nettoyer ainsi la verroterie, la porcelaine, la faïence etc.
- Voici la composition de la soude adipeuse telle que nous devons à l’obligeance de M. Ferdinand Jean
- Eau............................ 21,30
- Résine......................... 13,80
- Silice.......................... 1,73
- Soude combinée.............. 5,84
- Carbonate de soude.... 57,30
- Non dosé........................ 0,03
- 100,000
- Soude totale (N a 0) 39,34.
- Soit un titre alcalimétrique de 610.
- La soude est combinée à la résine et à la silice.
- (Reproduction interdite.)
- COMPOSITION
- A BASE DE SILICATE POUR LAVAGES
- Acides gras........ 12.00
- Silice.............. 18.07
- Soude......................... 7.15
- Glycérine............ 2.84
- Eau................. 59.94
- 100.00
- C’est une masse blanche, molle parfumée à l’essence de mirbane.
- (Reproduction interdite.)
- SOUDE ADIPEUSE
- Lessive pour le blanchissage.
- Nos voisins d'outre-Rhin consomment depuis plusieurs années, une sorte de lessive remplaçant le savon qui est connue sous le nom de « soude adipeuse ».
- C’est un produit en poudre grossière légèrement jaunâtre.
- Pour le linge on dissout 0,500 grammes de soude adipeuse dans 50 litres d’eau ; mais s’il s’agit de lainage on restreint la quantité d’eau à 30 litres.
- On peut aussi employer cette composition pour enlever des taches de graisse sur n’im-
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE ROUEN Programme des prix proposés par la Société pour être décernés en février 1890.
- CONDITIONS DU CONCOURS
- Dans la séance générale de février 1890, la Société industrielle de Rouen décernera des récompenses aux auteurs, qui, sur le rapport de ses Comités, auront répondu d’une manière satisfaisante aux diverses questions énoncées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or, médailles de vermeil et d’argent. Des médailles d’une valeur moindre que celles qui sont proposées pourront être accordées à titre
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- d’encouragement, si la question n’est pas complètement résolue. Lorsque l’importance des travaux méritera cette faveur, la Société pourra ajouter aux récompenses proposées une certaine somme en argent.
- Les mémoires présentés au Concours devront être adressés à M. le Président de la Société industrielle de Rouen, place Haute-Vieille-Tour, 24, au plus tard le 2 septembre 1889.
- Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention ; mais la Société se réserve le droit de publier en totalité ou en partie les travaux qui lui auront été adressés.
- La Société ne restituera ni les Mémoires ni les dessins qui seront envoyés au Concours ; mais les auteurs pourront en prendre copie. Les modèles seuls sont rendus.
- Les Mémoires pourront être présentés avec ou sans la signature des auteurs ; les Mémoires non signés devront être revêtus d’une épigraphe et accompagnés d’un pli cacheté qui portera extérieurement l’épigraphe du Mémoire et contiendra intérieurement le nom, la qualité et l’adresse de l’auteur.
- Chaque Comité pourra décerner un prix applicable au no LXXII du Programme.
- Le Concours est ouvert indistinctement pour tous les prix aussi bien aux Membrés de la Société industrielle qu’aux personnes étrangères à la Société.
- Dans le programme des prix nous relevons : Médaille d’or pour une machine donnant, avec la production de l'encolleuse, les résultats de la machine à parer.
- Prix Henri Rondeaux. — Médaille d’argent et 250 fr. pour une étude théorique et pra-tique du vaporisage et des couleurs vapeur Imprimées sur tissu de coton.
- Les concurrents devront examiner le plus complètement possible, au point de vue de la solidité et de la beauté des applications, la fixation rationnelle des principales matières colorantes solides.
- (Accompagner les mémoires de séries ^échantillons à l’appui).
- Médaille d'or pour une étude des prépara
- tions et mordants propres à fixer les principales matières colorantes solides sur la fibre de coton en impression ou en teinture.
- On devra indiquer les rapports quantitants qui existent entre ces préparations et mordants et les matières colorantes à fixer, pour obtenir la plus grande vivacité et solidité.
- (Accompagner le mémoire de séries d’échantillons à l’appui).
- Médaille d’argent pour une étude minutieuse des propriétés d’une ou de plusieurs séries d’épaississants propres à être employés dans l’impression des tissus de coton.
- Il faudra étudier surtout l’influence des divers mordants, préparations et matières colorantes sur ces épaississants dans les couleurs vapeur, (principalement des mordants d'alumine, de fer et de chrome acides ou alcalins).
- Médaille d’or pour une substance pouvant remplacer l’albumine sèche des œufs dans toutes ses applications à l’impression des tissus, présentant une notable économie sur le prix de l'aibumine et donnant surtout une solidité égale.
- Médaille d’or pour une source nouvelle d’albumine obtenue, soit en extrayant cette substance de produits naturels non encore utilisés dans ce but, soit en transformant en albumine d’autres matières protéiques. Ces procédés d’extraction ou de transformation devront être applicables industriellement et fournir un produit comprenant tous les usages de l’impression.
- Médaille d’or pour les meilleures recherches relatives à la production synthétique d'une matière albuminoïde susceptible d’applications industrielles.
- Médaille d’argent pour une méthode de dosage pratique de la glycérine du commerce.
- Médaille d’argent pour un bleu minéral résistant aux acides, aux alcalis, et au chlore, aussi vif que le bleu d’outremer et n’étant pas d’un prix plus élevé pour l’azurage, à intensité égale.
- Médaille d'or pour un vert transparent vif
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- et intense, pouvant s’appliquer sur tissu de coton associé aux couleurs à l'alizarine, et aussi solide que ces dernières. Le prix devra en permettre l’emploi industriel.
- Médaille d’or pour une matière colorante bleue solide, susceptible des mêmes applications et d’un prix moins élevé que l’indigo.
- Médaille de vermeil pour l’une ou l’autre des couleurs suivantes :
- Rouge vif minéral ; Grenat plastique ;
- Violet minéral foncé ; Rose vif minéral.
- Ces couleurs devront être très résistantes à la lumière et aux agents chimiques, et réunir les conditions nécessaires pour une bonne application à l’albumine.
- Médaille de vermeil pour un moyen nouveau de fixer les couleurs d’aniline, présentant sur l’albumine, le tannin et les arsénites des avantages de solidité, sans être d’un prix plus élevé.
- Médaille d’or pour un épaississant nouveau remplaçant le gomme du Sénégal dans tous ses emplois dans l’industrie de l’impression sur étoffes et présentant une économie sur cette dernière.
- Médaille de vermeil pour une matière colorante rouge ou bleue aussi solide que l'aliza-rine ou l’indigo et se fixant sans mordant sur le coton.
- Médaille de vermeil pour une substance fournissant un apprêt inaltérable à l’humidité et aussi économique que les apprêts à la fécule.
- Médaille d’or pour une machine à teindre les écheveaux de coton.
- Cette machine ne devra pas être d’un prix trop élevé ni d’un maniement difficile ; elle devra produire au moins 50 kil. de coton par opération de ne pas mêler les fils ; de plus, l’emplacement qu’elle occupera ne devra pas dépasser de beaucoup celui exigé par le travail à la main.
- Médaille de vermeil pour une méthode exacte et facile de dosage de l'hématine pure dans l’extrait de campêche.
- Médaille de vermeil pour une méthode de
- conditionnement des filés et tissus de coton, écrus, blanchis ou teints.
- Cette méthode devra* permettre de doser, avecpromptitudeet précisionja quantité réelle de coton pur desséché à 100° contenu dans un poids donné de filés et de tissus.
- Médaille d’or pour un manuel pratique d’essais chimiques, manuscrit ou imprimé, comprenant le dosage et l’évaluation centésimale en matière utile de la plupart des produits employés dans les industries de la teinture et de l’impression.
- Médaille d’or pour un nouveau procédé de rongeant blanc et coloré sur bleu indigo ou bleu d’alizarine ou rouge d’alizarine.
- Médaille d’or pour un jaune pur se fixant comme l’alizarine et donnant des nuances aussi solides que cette dernière.
- Médaille d’or pour un procédé nouveau de fixation sur coton, par impression ou teinture, des couleurs azoïques : Ponceaux de xylidi -nés et Orangés. Les nuances obtenues devront résister autant que possible à l’action du savon et de la lumière.
- Médaille d’or pour l’introduction dans le commerce de l’indigo artificiel à [un prix et dans des conditions qui en permettent avantageusement l’emploi.
- Médaille d’or pour la production d’une nouvelle couleur s’appliquant d’après les procédés usités pour la formation du noir d’aniline et donnant des nuances vives et solides.
- On doit surtout rechercher une substance fournissant de cette manière du rouge ou du bleu. On peut faire précéder l’impression d’une préparation du tissu ; on peut terminer le développement de la nouvelle couleur par un passage dans un bain quelconque, à condition que ces opérations ne nuisent pas aux autres couleurs associéees à la nouvelle ceu-leur.
- Médaille d’or pour une inovation importante dans l’application par vaporisage des matières colorantes suivantes :
- Alizarine, Purpurine, les isomères de ces deux matières et la nitro-alizarine.
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- On considère comme le « nec plus ultra » la découverte de la solution d’un procédé permettant d'imprimer ces matières colorantes à l’état soluble.
- NÉCROLOGIE
- Nous avons le regret d’apprendre la mort de M. Félix Edouard Tierce, décédé à Rouen, dans sa quarante cinquième année.
- M. Félix Edouard Tierce était l’un des chefs de l’importante maison Tierce frères bien connue pour sa fabrication de métiers et machines pour tissage mécanique, machines à foularder, à cylindrer et à frictionner les tissus, calandres.
- M. F.-E Tierce occupait une place importante dans l’industrie rouennaise et sa mort laisse d’unanimes regrets.
- LA LAINE ARTIFICIELLE en Allemagne.
- La production de ce qu’on appelle la laine artificielle constitue, pour l’Allemagne, une industrie importante.
- La matière première consiste en vieux débris de flanelle, de tissus de laine, des restes de tailleurs, de vieux fils de laine et de chiffons.
- Pour ces dernières huit ou neuf années, , des statistiques établissent que l’Allemagne a importé environ six millions de kilogrammes de ces marchandises et, de plus, qu’elle a exporté annuellement de ce même article pas moins de 14 millions de kilogrammes, c’est-à-dire 140 milles tonnes Shoddy (laine artificielle ou renaissances) par an.
- La suppression, en 1880, des droits d’entrée à l’importation des cheviots en Allema-8ne a, dans une très grande proportion, entravé le commerce entre la Grande Bretagne et l'Allemagne de ce qu’on appelle « laine ar-tificielle » qui était employée à la fabrication
- des water-proofs, Berlin et la Saxe ont seuls maintenu cette industrie.
- (Kuhlow).
- TARIFS DOUANIERS ITALIENS Droits ^importation.
- Dénomination des marchandises Droits du tarif général
- 121. Laine : naturelle en suint (su-dicié) et laine lavée, exempte, d’effilochage (mecchaniche), (100 kil.).. 10 00
- Teinte, (100 kil.)........................ 10 00 Peignée teinte, (100 kil.)..................................................................25 00 D’effilochage teinte, (100 kil.)......28 00
- Déchets et bourre de laine, exempts (1).
- 125. Fils de laine cardée simples : écrus, ayant de longueur, au kilogrammes : 1. jusqu’à 100.000 mètres, (100 kil.)................... 45 00
- 2. Plus de 101.000 mèt., (100 kil.) 55 00 blanchis, régime des fils écrus augmenté de 20 p. c.)
- Teints, (Régime des fils bruts accru de 25 fr. par 100 kil.) 127. Fils de laines peignée simples : écrus, ayant de longueur, au kilogramme : 1. jusqu’à 50.000 mètres, (100 kil.) 60 00
- 2. Plus de 50.000 mèt., (100 kil.) 75 00 Blanchis, (Régime des fils écrus augmenté de 20 p. c.).
- Teints, Régime des fils écrus augmenté de 25 fr. par 100 kil.).
- (1) Par suite de l’application du traité avec FAutriche-Hongrie, il est prescrit, dorénavant, aux douanes de ne pas appliquer dans le calcul de la taxe afférente aux châles et petits châles de laines noirs, brodés de soie d’un seul côté, même garnie d’une frange de soie, la surtaxe de 50 p. c. pour la couture ; elles se borneront à percevoir la taxe selon la qualité du tissu, augmentée de 25 p. c.
- Cette augmentation sera considérée comme correspondant à la broderie, à la frange, ainsi qu’un degré de main-d’œuvre supérieur résultant de la couture.
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- 130. Tissus de laine imprimés (Régime des tissus, selon l’espèce accru de 50 fr. par 100 kil.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITE
- Roanne.— Vadon (Charles), apprêteur. — Jug. du 14 fév.— S.; M. Gallant.
- Tourcoing. — Vidrequin et Cie, teinturiers. — Jug. du 22 janv.
- Boulogne-sur-Seine. — Frique (dame), exteinturière, boul. de Strasbourg, 26, puis rue Escudier, 3. — J.-c. : M. Thiébaut. — S. : M. Rochette. — Jug. du 12 février.
- CLOTURES DE FAILLITES POUR INSUFFISANCE D'ACTIF
- Paris.— Trussart (Jules-Joseph), teintu-rier en plumes, cité Riverin, 7. — Jug. du 29 déc.
- Paris. — Fousset (Alex.), teinturier, r. de Belleville, 138. — J. du 31 janv.
- Paris. -- Pierrot, teinturier, à Asnières.— Jug. du 27 décembre.
- RESOLUTIONS DE CONCORDAT
- Paris. — Tricher (Léopold), teinturier en laines, rue Corvisart, 35. — Jug. du 9 février.
- — J.-c. : M. Droin. — S. : M. Sauvalle.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉ
- Paris.— Formation de la Société en nom collectif A. Gierckens, teinturiers en peaux, r. des Cordelières-St-Marcel, 21 — Durée : 15 ans du 1er juil. 1889.— Capp.: 60,000 fr. — A partir du 1er janv. 1892, M. Félix Gierckens cessera de faire partie de la Société qui se continuera entre les deux autres associés : MM. Adolphe-Renée Gierckens et Chauaux. — Acte des 1er et 2 fév. — J. g. d’A.
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Jolly fils et H. Sauvage (teinture et
- nettoyage sur étoffes), rue des Bois, 30.— Durée : 12 ans.— Cap.: 160,000fr.— Acte du 29 janv.— J. g. d’A.
- Reims. — Formation de la Société en commandite Margottin et Cie, (blanchiment, foulage, apprêts, etc.). — Durée: 10 ans. — Acte du 15 fév.
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Darmezin et Chatillon, soieries à la commission, quai St-Clair, 1. — Durée : 6 ans. — Cap. : 1,000 fr. — Acte du 4 fév. 1889.
- Roanne. — Formation de la Société en nom collectif Vincent et Cie (teinture de toutes couleurs de coton filés et moulinés). — Durée : 10 ans. — Cap.: 3,000 fr.— Acte du 18 janv.
- Vienne. — Formation de la Société en nom collectif Malland et fils aîné, teinturiers, rue Victor-Faugier, 2. — Durée : 5 ans et 3 mois. — Cap. : 60,000 fr. — Acte du 24 déc.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution, à partir du 1er février, de la Société Sourget et Gérard, fab. de plissés, ruches et nouveautés, rue Saint-Denis, 151. — Liquid. : M. Sourget. — Acte du même jour. — J. g. d’A.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 1er avril, de la Société Ch. Guéneau et Cie, fab. d’étoffes de soie, rue du Griffon, 7.— Liquid. : M. Guéneau. — Acte du 25 janvier.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 1er avril, de la Société : Les successeurs de A. Girodon, A. Viallar et W. Chartron, fab. d’étoffes de soie, quai de Retz, 3. — Liquid. : les associés. — Acte du 25 janvier.
- Lyon.— Dissolution, à partir du 1er janv. de la Société Gal vin aîné et Piot-Chambaz (teinture et dégraissage), r. Neuve, 24, avec succursale r. Basse-du-Port-au-Bois. — Liquid.'. M. Galvin.— Acte du 12 fév.
- Reims. — Dissolution, à partir du 1er fév. de la Société André Margottin et Botz (blanchiment, foulage, etc.).—Liquid.: M. Margottin et Botz. — Acte du 31 janv.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33» Année, V 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Avril 488»
- S OM MAI RE
- LA RAMIE (suite).
- CORRESPONDANCE.
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- PRIMULINE ET MATIÈRES COLORANTES QUI EN DÉRIVENT.
- DE LA CÉRUSE SUR LES DENTELLES
- L'INDIGO ET SES SUCCÉDANÉS.
- LA SOIE ARTIFICIELLE — LIQUEUR DÉCOLORANTE, — CONSIDÉRATIONS THÉORIQUES SUR LA TEINTURE.
- DE L’EAU OXYGÉNÉE POUR LE BLANCHIMENT DES LAINES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES,
- LA RAMIE
- (Suite.')
- Quand les tiges sont jaunies et devenues cassantes, on peut alors arrêter la dessiccation. Si celle-ci, par un temps humide, est incomplète, on la termine par un passage au four, à une température inférieure à 100° cen-grades.
- Il suffit alors de prendre une ou plusieurs tiges à la main, et de les frapper par le millieu sur un banc à battre, pour qu’il reste entre les doigts de l’opérateur, sous forme de filasse en queue de vache, toute la partie tex-blé de l’enveloppe et qu’il tombe la partie ligneuse ou bois, sous forme de chenevotte comme cela a lieu pour le chanvre roux.
- Jusque là il n’y a de différence entre le tra-vail du chanvre et celui de la ramie, que la Suppression du rouissage.
- Tel est le principe du décorticage à sec de a ramie, en opposition avec le décorticage humide ou sur les tiges vertes, donnant des Peaux de serpent.
- Le décorticage à sec est tellement simple et tellement pratique, surtout dans les pays chauds, d’origine de la ramie, qu’il est pro-" e et même certain, malgré les dires des "oageurs, que c'est le seul pratiqué en Chine.
- r
- e soir et comme cela se faisait jadis dans "os campagnes pour le chanvre, on bat la | amie à la veillée, non pour obtenir quel
- ques centaines de grammes de filasse par jour et par homme, mais bien quelque kilogrammes par travailleurs, femme enfant ou homme et par soirée !
- Le bois léger ou chénevotte qui se détache peut servir de combustible, absolument, comme cela a lieu pour le chanvre. Jadis les chénevottes de chanvre étaient soufrées d’un bout et servaient d’allumettes, à l’époque où l’on battait encore le briquet pour avoir du feu.
- La filasse en queue de vache étant obtenue, il reste à désagréger les fibres les unes des autres. La résine ou matière résineuse qui les sonde est devenue d’ailleurs très cassante, et il suffit d’opérations mécaniques grossières, telles que passage entre des cylindres cannelés, etc. pour faire tomber cette résine en poudre, et sortir des fibres jaunâtres grossièrement séparées. Tels sont les principes du décorticage a sec, qui sans nul doute est pratiqué de toute antiquité en Chine et autres pays d’Orient.
- Dans le décorticage au vert ou sur la tige humide, on décolle l’enveloppe de la tige avec un couteau agissant dans le. sens de la longueur et l’on obtint par déroulement de l’écorce de la tige ce que l’on appelle des peaux de serpent. Mais finalement il faut toujours pour tirer un parti avantageux des peaux de serpent, les soumettre à la dessication. Et en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- somme toute la décortication par le sec vaut mieux que celle par l’humidité. Sur [ce point, sauf les questions de détail, tous les opérateurs sont d'accord.
- Il y a d’ailleurs une raison qui prime toutes les autres, c’est que pour décortiquer au vert il faudrait opérer après chaque récolte, le plus promptement possible, surtout dans les pays chauds, sinon on tomberait dans la décortication à sec, ou bien il faudrait maintenir les tiges humides, dans ce cas, on n’en pourrait plus rien faire .
- Disons d’ailleurs, qu’en ce moment la Chine peut inonder l’Europe de ramie décortiquée en queue de vache et à très bas prix, ce qui réduit donc singulièrement l’importance de la découverte d'une machine à décortiquer à sec ou au vert dont il existe d’ailleurs plusieurs types, plus ou moins bons.
- Marius Moyret.
- [Reproduction interdite.} (A suivre.)
- CORRESPONDANCE
- Surcharge des soies. — J’ai reçu quelques observation au sujet de cette question, sur laquelle je reviens pour la dernière fois. Comme je l’ai dit, le gros acheteur sait bel et bien ce qu’il achète comme charges, mélanges et qualités de fibres.
- Les grands magasins de nouveautés de Paris et Lyon commandent directement en fabrique leurs ventes de saisons et avec des indications de charges. A Lyon et à Sainte-Etienne I on fait ce que désire l’acheteur et d après le prix qu'il veuf payer. Malheureusement la mode est là, l’on ne regarde plus à la durée ; il faut de l’étoffe d’abord, et à bas prix.
- Quant à garantir le quantum de soie pure et d’une étoffe, cela est surtout impossible et quelquefois dans une armure, le prix de la soie n’a pas l’importance que l'on croît.
- Au point de la production soyeuse en elle-même comme récolte, je crois qu’il s’en consomme peut être plus que jamais à cause des articles mélangés.
- Marque municipale des soieries fabriquées à Lyon. — Enfin c'est fait, la ville de Lyon a crée sa fameuse marque municipale de soierie, sorte d’estampille des soiries indiquant qu’elles ont été fabriquées à Lyon. La marque est déposée, gare aux contrefacteurs. Cet évènement a passé d’ailleurs assez inaperçu à Lyon. La marque ne comporte d’ailleurs nullement la question de garantie de qualité, elle constate simplement que le tissu a été fait dans l’enceinte de Lyon. Nos grandes maisons n’avaient pas besoin de cet excès de tendresse 1 de nos honorables édiles. Leur nom leur suf- I fisait.
- Sans garantie de qualité, comme je l’ai dit | dans le temps à mes lecteurs, une telle mar- | que peut devenir un désastre; qu’un fabricant | peu consciencieux livre de l’étoffe mal soignée | avec cette estampille légale, à New-York ou à I Londres il arrivera que cela produira un effet déplorable pour la soierie Lyonnaise. Des estampilles légales ne peuvent être apposées qu’avec garantie de qualité, comme cela a lie111 pour les objets d’or et d’argent.
- A propos des gommes. — Sous les initiales A-K, le dernier No du 20 mars, du Moniteur 1 de la teinture, donne un excellent article, sur les sortes de gommes, destinées à remplacer la gomme arabique. Cette dernière est devenue de plus en plus chère par suite de la guerre du Mahdi, des mauvaises récoltes et des syndit cats d’accaparemment.
- La cherté des gommes aura produit un ret sultat, c’est que l’on est arrivé à ne l’employer que le moins possible, et à la remplacer par 18, gommeline ou dextrine en industrie. Et mêmet en confiserie, les sirops de gomme arabiquel sont passés à l’état de légende, ainsi que 165I boules de gomme. Les liquoristes vendent det préparations dite de gomme, où le sirop det glucose joue le principal et unique rôle. Per l sonne ne s’en est aperçu, et tous sont cOn I tents, faisons en de même, et comme us8p domestique si vous voulez, chers lecteur | faire de l’excellent sirop de gomme, au lieu de |
- la G S’
- P1 d< « n ni v g< lu to si ui
- bi te ga ta: qu ga rei
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- vie e fer biq
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- la formule du Codex = par litres de sirop : Gomme arabique 1er choix (très rare) 125 g. Sucre de canne premier choix 800 prenez tout simplement du sirop de glucose dédoublé avec de l’eau. Très commode et peu coûteux à préparer. D’ailleurs, règle générale, si vous achetez une préparation contenant une solution gommeuse, il est facile de vous en rendre compte, l’alcool coagule la gomme. L’on n’a donc qu’à additionner une solution dite de gomme d’un excès d’alcool. Si tout reste limpide il n’y aura pas de gomme, sinon ce qui est le cas le plus rare, il y aura un précipité.
- En industrie, malgré le prix élevé des ara-biques on n’a pu cependant les éviter complètement. De même pour les gommes du Sénégal. Pour l’impression des étoffes et pour certains apprêts, elles ont des qualités spéciales, Qui n’ont pas permis ni aux gommes adra-gantes, ni aux dérivés de la dextrine de les remplacer complètement.
- Les gommes des Indes, signalées par M. Ad. K- dans le dernier numéro du journal, sous les noms de Ghatti et de Amrad, très bien définis l'aileurs par cet auteur, ont cependant un certain succès en Angleterre, où leur bas prix les | a fait accepter, avec leurs défauts.
- Je fais en ce moment une étude sur ces gommes, qui sont mélangées dans les caisses | H’ ' •
- origine et je tiens des renseignements spé-claux à la disposition des lecteurs, en atten- | dant la fin de mes travaux sur ces gommes | des Indes. La gomme Ghatti, comme le dit M. Ab. K. ne se dissout pas, elle gonffle, cest très vrai, elle double de volume dans l’ ‘
- eau, sans faire comme l’adragante, qui at-eint jusqu’à prendre 20 à 24 litres d’eau par kilog. de gomme.
- di l’on chauffe la préparation la gomme de-vVent visqueuse mais elle n’est pas dissoute, et s
- 4 manière d’être ne peut lui permettre de "eDiplacer ni l’adragante, ni la gomme ara-"qle ou du Sénégal.
- Les morceaux de gomme ghatti, font dans 1
- l’eau ce que l’on appelle l’effet de « pieds de veaux * ou de blancs d’œufs.
- Le meilleur moyen de les dissoudre consiste à les laisser traîner à froid dans de l’ean distillée, ou mieux de l’eau granitique, où finalement elle finit par se dissoudre, en remuant de temps et temps.
- Dans les eaux calcaires de Lyon, elle ne peut se dissoudre ; en Angleterre avec leurs magnifiques eaux granitiques des montagnes d’Ecosse, les industriels font ce qu’ils veulent de ces gommes.
- La question de l’eau est capitale ici comme dans bien des cas. Et l’on comprend sans peine, le génie anglais, qui coûte que coûte est allé chercher les eaux les plus pures pour son industrie dans ses grandes villes.
- Comme qualité d’eau, avec ses eaux calcaires, Lyon n’est plus à la hauteur. En Angleterre, il y a longtemps qu’une municipalité intelligente aurait doté la ville d’un service d’eau douce.
- Toujours comme le dit M. Ad. K., les gommes Amrad se dissolvent à la façon de la gomme arabique, mais la solution noircit facilement et pourrit de même. On ne peut songer à les employer pour des sirops.
- Le noircissement tient à la présence du bois astringent qui appartient à la famille des acajous? et qui adhère aux gommes avec ténacité. Ces gommes sont d’ailleurs récoltées sans soin, et emballées humides. En disol-vant à froid, évitant tout contact métallique, et passant la solution sur une étamine, on sépare assez bien les deux gommes. La variété Amrad, passe sous forme de solution ambrée, et il reste sur l’étamine ou linge les morceaux de gomme Ghatti, gonflés et transparents, avec la terre, les bois, etc.
- Et comme je l’ai dit les morceaux de Ghatti dans l’eau douce ou granitique finissent par se dissoudre.
- Je reprendrai d’ailleurs cette étude, après la fin de celle de la ramie.
- MARIUS MOYRET, {Reproduction interdite}.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Bronzes avec la cochenille et le bois jaune.
- Un mélange peu usité aujourd’hui, mais très employé autrefois, est la combinaison de la cochenille, du bois jaune et du sulfate d’indigo.
- On obtient par ce mélange, qui peut s’effectuer en toutes proportions, une gamme très étendue de bonnes couleurs bronze, marron, etc., pour lesquelles on prépare les étoffes de laine qu’on y destine, en les faisant bouillir pendant une heure et demie ou deux heures dans un bain composé de 18 kil. d’alun pour 100 kil. de laine.
- Teinture. — Le bain de teinture se compose de
- Eau q. s.
- Tartre 6 kil.
- Cochenille q. s.
- Bois jaune q. s. Sulfate d’indigo q. s.
- On fait bouillir pendant trente ou quarante minutes de tartre, la cochenille et le bois jaune, puis on ajoute au bain de teinture la quantité de sulfate d’indigo nécessaire pour produire la couleur demandée. (Le sulfate d’indigo doit être préalablement dilué dans 8 ou 10 fois son volume d’eau froide). On donne quelques tours do bouillon pour répandre uniformément le colorant bleu dans le bain de teinture, puis on cesse de chauffer. On entre ensuite les pièces alunées dans le bain précédent et on les manœuvre au bouillon jusqu’à la fin de l’opération. Lorsque l’on a obtenu la nuance demandée, on abat ces pièces, on les évente au large et on les lave en eau courante jusqu’à ce qu’elles ne perdent plus de colorant.
- Marrons avec la gaude et la cochenille.
- On obtient de jolis marrons clairs, nuance rouille, par le mélange de la gaude et de la cochenille.
- Bouillon. — Pour ces couleurs, on mor-
- dance les étoffes dans un bain composé, pour 100 kil. de laine, de
- Tartre 6 kil.
- Composition d’étain 9 kil.
- On manœuvre les étoffes dans ce bainpen-* dant deux heures au bouillon, puis on les abat au large et on les évente.
- Teinture. — Le bain de teinture se prépare avec
- Eau q. s.
- Tartre 4. kil.
- Gaude q. s.
- Cochenille q. s. qu’on fait bouillir ensemble pendant trente ou quarante minutes. On cesse alors de chauffer, on entre les pièces mordancées comme ci-dessus, et on les lave en eau courante.
- On peut bleuir la nuance par addition de sulfate d’indigo.
- NOUVELLES MATIERES COLORANTES
- PAR M. E. Knecht
- La rhodamine est le premier représentant d’une classe de matières colorantes obtenues en chauffant les amidophénols avec l'anhy-dride phtallique.
- Constitution :
- . C6H4 \ , C6H3 /N (C2H5)2
- COC >C( >
- 0• \C6H3\N(C2U)2
- Elle colore la soie et la laine en bain neutre et acide ; elle tire sur coton mordancé au tannin et à l’émétique, ou avec l’huile pour rouge turc.
- Le bleu Nil doit être proche parent de 8 rhodamine, bien qu’on n’en connaisse paS encore la constitution : on le vend sous lu forme d’une poudre bleu foncé, qui se dissout dans l’eau en bleu rouge; l’acide chlorhydri-que en excès produit un précipité violet. La cide tannique en présence d’acétate de soude donne un précipité de bleu de Prusse. L'acide sulfurique concentré le dissout en rouge bruni
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- en diluant, la couleur bleue reparaît. Il s’applique en bain neutre sur laine et soie ; pour le coton il faut le modancer au tannin et à l’émétique.
- Le bleu de paraphényléne se trouve dans le commerce sous les marques G. R. et B. il appartient à une classe de couleurs qui s’obtiennent en chauffant la paraphénylènediamine avec certains composés amidoazoïques, comme l'amidoazobenzol. La maqueR se dissout facilement dans l’eau. La sc ude caustique donne un précipité violet foncé. La laine tire directement en bain acide ; il faut mordancer le coton.
- On ne sait rien ni sur la constitution,ni sur la préparation de l'azéosine. C’est une poudre écarlate soluble dans l’eau en rouge sans fluorescence. L’ammoniaque fait virer la solution en orange; l’acide chlorhydrique la précipite en rouge. Sur laine elle donne des nuances écarlates assez solides à l’air et au savon.
- L’acide sulfonique de la santaline se prépare en faisant un extrait de bois en solution alcaline et précipitant par l’acide sulfurique dilué. On dissout la matière colorante dans l’acide sulfurique concentré. Ce produit donne des nuances plus jaunes que l’extrait.
- PRIMULINE
- ET matières colorantes qui en dérivent pro-DUITES DIRECTEMENT SUR LA FIBRE : par A. Creen {Journal of the Society of Chemical industryf
- M. A. Green signala en 1887 une nouvelle Classe de couleurs applicables sur coton. Jus-I"à présent, la matière colorante jaune ap-Pelée primuline est le seul représentant de cette série qui ait été introduit dans le com-merce. C’est une poudre jaune, très soluble dans l’eau, qui se dissout dans l’acide sulfu-Tque concentré, en donnant une solution jaune "vec fluorescence bleuâtre. Elle teint directe-ment le coton non mordancé en bain neutre o" alcalin. La couleur obtenue est jaune pri
- mevère (d’où son nom de primuline). On augmente l’affinité de la couleur pour la fibre en ajoutant au bain certains sels, tel que le sulfate de sodium, le nitrate de sodium et principalement le sel marin. Ce jaune résiste bien à l’action du savon et des alcalis ; les acides le font virer au jaune d’or. Les agents réducteurs sont sans action sur lui, mais il est attaqué par les agents oxydants, tels que l’acide chromique et le chlore. L’acide chromi-que fait virer à l’olive, l’hypochlorité de sodium le convertit à l'ébullition en jaune orangé.
- En formant le dérivé diazoïque de la pri— muline et combinant ce composé avec des solutions de phénols ou d’amines, on produit des couleurs asoïques, Ces réactions peuvent être facilement faites sur la fibre ; les couleurs ainsi obtenues ont été appelées pour cette raison Ingrain eo tours. On peut produire de cette façon une grande quantité de teintes remarquables par leur grande résistance à l’action du savon, des acides, etc. Cette résistance, beaucoup plus grande que celle des couleurs d’aniline, n’a d’égale que celle que l'alizarine et ses congénères.
- Pour les obtenir, on emploie la méthode suivante :
- Le coton est teint d’abord en primuiine, dans un bain bouillant, contenant du sel marin et 5 % de la matière colorante ; on maintient le bain à ce degré de concentration, en ajoutant 2 à 3 % de couleur après chaque opération. On lave le coton et on le passe dans un bain de nitrite de sodium, contenant 250 grammes de nitrite de sodium pour 45 à 90 litres d’eau froide, et rendu faiblement acide par addition d’acide sulfurique.
- Le composé diazoïque se forme immédiatement et la couleur vire à l’orangé. Après lavage à l’eau froide, on développe sur le coton ainsi préparé la teinte voulue. Cette opération doit se faire tout de suite, car tous les composés diazoïques de la primuline sont instable et se décomposent rapidement, surtout si on les expose à la lumière.
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- Si l’on veut obtenir, par exemple, le rouge, le coton diazoté est passé, après lavage, dans un bain contenant 4lit, 5 du développateur rouge pour 100 à 200 litres d’eau. La couleur rouge apparaît de suite ; l’opération est terminée en deux ou trois minutes. On opère indifféremment à froid ou à chaud. Toutes les autres teintes sont produites exactement par le même procédé, avec cette seule différence qu’on emploie d’autres développateurs. L’intensité de la teinte dépend seulement de celle du pied de primuline. On peut obtenir ainsi le marron, le brun, le jaune, l’orange, le pourpre, le noir et même des teintes intermédiaires.
- Les phénols et amines employés comme développateurs se vendent en solution, ce sont : la phénylènediamine, la toluylènedia-mine, l’a et le -naphtol e leurs acides sulfo-conjugués.
- La primuline s’applique également sur laine et sur soie en bain neutre ou acide, mais il est
- préférable d’opérer en bain rendu faiblement acide par l’acide acétique. En bain neutre ou alcalin, il faut ajouter du sel. Tes développateurs agissent comme pour le coton, mais leur action est plus lente. Les couleurs ainsi obtenues sur laine et soie résistent au savon, à la lumière, aux acides, aux alcalis, etc.
- Jusqu’à présent, on sait peu de chose sur la constitution de la primuline : elle renferme certainement un groupe sulfonique ; ce n’est pas un composé azoïque, car elle n’est pas réduite par les agents réducteurs ; elle doit contenir des groupes amidés libres, car elle est facilement diazotée. On a observé, en outre que, par la distillation avec de la chaux, on obtenait un corps ayant les propriétés de la thio-p.-toluidine {Dinyler's polytechnisches Journal.
- Les essais suivants permettent de reconnaître sur la fibre la primuline ou le rouge qui en dérive (A. Kertész, Chem. Zeit}.
- BOUILLIE
- avec une solution chlorhydrique de sel d’étain, à 30-350 B.
- TRAITÉE par l'acide sulfurique concentré.
- TRAITÉE par la soude caustique, à 20° B. environ.
- Primuline
- La fibre devient jaune orangé; si l’on ajoute de l’éther, il reste incolore.
- La fibre vire au jaune brunâtre.
- La fibre ne change pas; la solution est à peine colorée.
- Rouge.................. A l’ébullition, la fibre La fibre vire au violet La fibre devient d’une
- vire à l’orangé, la so- bleu. couleur vineuse, la
- lution est jaune pâle; solution est incolore,
- si l’on ajoute de l’éther, il se colore en jaune pâle.
- sur l’inconvénient de mettre
- DE LA CÉRUSE SUR LES DENTELLES
- par M. Ph. de Clermont.
- Pendant les vacances de l’année dernière, je me trouvais au fin fond de la province, et comme on savait, dans mon entourage, que j’étais tant soit peu chimiste, on vint un jour me consulter sur un cas de toilette assez ex
- traordinaire. On me présenta un magnifique corsage en satin blanc tout avarié ; sur tout0 sa surface s’était imprimé en noir le dessin de dentelles qui y avaient été appliquées.
- J’obtins un échantillon de satin et un autre de la dentelle; comme quelqu’un delà maisol avait pris un bain de Barèges dans la jour née, je les trempai l’un et l’autre dans ce liquide. Le satin ne fut en aucune façon
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- changé et conserva sa blancheur; mais la dentelle eut tous les dessins en tulle noircis ; j’avais affaire à une dentelle fortement chargée de céruse, et l’explication du malheur était trouvée.
- Voici ce qui s’était passé : sur le satin blanc de la robe, on avait cousu la dentelle : c’était du point d’Angleterre ; la robe et la dentelle n’avaient été portées qu’un seul jour; ensuite on l'avait mise dans une malle sans détacher la dentelle. Cette malle avait été déposée dans un endroit humide et exposée aux émanations d’acides sulfhyridrique. La céruse dont était chargée la dentelle s’était imprimée et fixée sur le satin blanc ; sous l’influence de l’hydrogène sulfuré, il s’était formé du sulfure de plomb qui était resté sur le satin et l’avait toché. Chose curieuse ! c’était surtout le tulle constituant le dessus de la dentelle qui était chargé de céruse; le fond était imprégné de beaucoup moins de sel de plomb.
- La personne qui avait acheté la dentelle fit des réclamations chez le marchand ; la chose en valait la peine, car on avait payé 1,800 fr.
- On lui répondit qu’on était prêt à échanger la dentelle, mais que toutes elles se trouvaient dans le même cas, que toutes elles étaient chargées de céruse, et que c’était là une pratique constante du commerce, grand et petit.
- Je me suis procuré depuis d’autres dentelles, dites points d’Angleterre ; chez un grand nom-bre, j’ai constaté des sels de plomb.
- L’addition de la céruse aux dentelles me paraît un usage fâcheux ; non seulement les dentelles peuvent facilement noircir, mais il certain aussi que des dentelles de cetie nature, appliquées pendant quelque temps sur la peau, peuvent donner lieu à une absorption de ma-hère vénéneuse et causer une véritable in-toxication saturnine.
- L’accident que je signale devait ouvrir les yeux aux acheteurs qui, avant de payer beau-coup d’argent pour des dentelles et avant de
- conclure le marché, feraient bien de s’assurer de l’absence complète de la céruse.
- Dans l’espèce, la robe était perdue, et les dentelles sont restées suspectes. Je n’ai pas osé conseiller un traitement à l’acide acétique, car on sait que, par le nettoyage, les dentelles perdent beaucoup de leur valeur et de. leur éclat, et ce nettoyage en lui-mêmeest" une opération très délicate et coûteuse:
- -------------Egaysw
- W.
- L INDIGO ET SES SUCCEDANES 6
- L’indigo naturel peut-il être remplacé par le bleu extrait des goudrons ?
- Telle est la question posée — L’auteur ne le pense pas.
- Les diverses qualités commerciales d’indigo ont des teneurs bien différentes en matière colorante, variant de 6 à 9 0(0 pour les plus basses qualités à 60 et 80 0[0 pour les plus belles provenances de Java. On paie en moyenne l’unité de matière colorante 15[16 de ce dernier; l’emploi et souvent le caprice de l’industriel déterminent la préférence pour telle ou telle sorte. Après sa solubilisation et son oxidation à l’air, l’indigo végétal constitue une substance identique que fournit le goudron, mais son prix de revient élevé ne lui permet pas de lutter avec le produit naturel. Certains bleus artificiels présentent quelques avantages pour des emplois particuliers mais offrent aussi des inconvénients et en tous cas ne fournissent pas des teintes aussi agréables ni surtout aussi fixes. Si la garance a pu être détrônée par l’alizarine, c’est que la plante ne fournissait que un pour cent de matière colorante ; il ne semble pas qu’il puisse en
- (1). Mémoire de M. Alfred.-II. Allen, président de la Société des essayeurs-chimistes, rédigé par MM. Ernsthausen et Cie et communiqué par MM. W. Edgar Lynen, successeurs. Ce travail très intéressant est malheureusement trop développé pour trouver place dans nos colonnes. Nous sommes obligés à n’en donner que le résumé.
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- être ainsi pour l’indigotier qui donne beaucoup plus de matière utilisable.
- M. Allen conclut ainsi :
- « Il ressort de l’étude précédente que la suprématie de l’indigo disputée de divers côtés, est encore incontestable. Le produit artificiel tiré du goudron ressort à un prix qui ne lui permet pas d'eutrer en lutte.
- « Pour la teinture du coton, l’indigo n’a pas de rivaux ; pour l’impression du coton sa position est encore plus inattaquable. Pour la laine, quelques-unes des couleurs tirées du goudron, et en particulier le bleu alizarin, pourraient, à la longue, entrer en concurrence.
- « On découvre chaque mois de nouvelles couleurs factices : depuis trois ans. soixante nouveaux produits ont été offerts au commerce. On ne saurait donc prévoir ce que peut réserver l'avenir; mais il n’est pas probable que l’indigo puisse avoir le sort de la garance.
- « Si les planteurs et les fabricants veulent enfin sortir de leur longue léthargie, améliorer leurs procédés d’extraction et relever la qualité de leurs produits, ils peuvent compter sur un débouché assuré. Ils doivent étudier les effets du climat, le mode de culture, l’influence de l’âge des plantes, etc. Ils pourront ainsi avoir les rendements supérieurs que l’on a su obtenir avec des soins spéciaux, pour les quinquinas. En se donnant un peu plus de peine, les planteurs et les fabricants pourront relever le titre de leurs produits de 10 a 20 pour cent en diminuant d’autant le chiffre des impuretés. Ils n’auront, dès lors, plus à s’inquiéter de toutes les inventions nouvelles qui sont aujourd’hui le triomphe de la chimie, mais qui ne sauraient encore prendre une place sérieuse dans l’industrie.
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- Un rédacteur du « Salut public » de Lyon qui a pu examiner des échantillons de la nouvelle soie artificielle fabriquée par M. de Char
- donnet dit que le produit est extrêmement eu- | rieux et intéressant. Il n’a rien de commun avec le fameux lin-soie, de fâcheuse mémoire.
- On peut dire que la soie nouvelle est à la soie animale ou du bombyx ce que le celluloïd est à l’ivoire.
- La cellulose (coton,pâte de paille, etc. traitée par l’acide nitrique et l’acide sulfurique, comme pour obtenir le fulmi-coton et le celluloïd, est dissoute dans un mélange d'alcool et d’éther, additionné de perchlorure de fer ou de perto-chlorure d’étain et d’acide tannique.
- La solution, placée dans un entonnoir vertical terminé par une filière ou bec de chalumeau percé d’un trou de 1|10eou1[20e de millimètre, peut s’écrouler dans une cnvette pleine d’eau faiblement acidulée par de l’acide nitrique; le mince filet fluide qui s’échappe, prend immédiatement consistance et donne un fil qui peut être tiré, séché et enroulé sur un petit tour ; si la filière est percée de plusieurs trous, on tire en même temps cinq ou six fils, qu’on peut tordre en même temps pour avoir des trames.
- En mettant dans la solution éthérée des matières colorantes convenables, on peut obtenir des fils de toutes les couleurs.
- Le fil obtenu est légèrement grisâtre, transparent, souple, à l'aspect, à l’éclat et au toucher absolument soyeux, et d’une régularité parfaite, rond ou plat suivant la forme de la filière qui lui a donné passage. Il semble aussi résistant et aussi élastique que le fil de soie naturelle ; il est inattaquable par l’eau froide ou chaude, et par les acides et les alcalis moyennement concentrés.
- L’alcooi et l’éther pouvant être à peu près intégralement récupérés, le prix de revient de ce fil soyeux ne dépasserait guère 15 fr. le kilogramme, et aurait été estimé correspondre à une valeur marchande d’une cinquantaine de francs.
- Tel quel, ce fil brûle sans que le feu se propage trop; c’est évidemment une infériorité, qu’on espère pouvoir combattre. Ce produit, suivant le formulaire chimique, est un éther
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- nitrique de la cellulose ; on pourra sans doute remplacer l’acide nitrique par quelque autre acide qui rendra le corps moins combustible ; il n’est pas douteux qu’on puisse alors tirer un excellent parti de ce textile nouveau, qui offrira de précieuses ressources à notre industrie lyonnaise.
- LIQUEUR DÉCOLORANTE
- Pour le BLANCHIMENT des filés ou tissus de
- lin.
- M. C A. Martin additionne aux bains ordinaires de chlorure oxydants un acide décolorant consistant en un mélange d’essence de térébenthine, de benzine, d’acide sulfurique et de salpêtre.
- Voici les proportions adoptées :
- A un mélange de 300 gram. d’essence de térébentine et 200 gram. de benzine, on ajoute, en remuant continuellement, 20 kil. d’acide sulfurique. On obtient ainsi une liqueur brune à laquelle on mélange une dissolution de 20 kil. de salpêtre de soude dans 300 litres d’eau.
- Le décolorant ainsi obtenu est ajouté à la solution décolorante ordinaire de chlorure de chaux. On plonge dans ce bain les tissus ou filés de lin préalablement bouillis dans une lessive de sel de soude et lavés à l’eau. La durée de l’immersion est de 2 à 3 heures. Il faut trois bains successifs semblables pour que le blanchiment soit parfait.
- CONSIDÉRATIONS THEORIQUES SUR LA TEINTURE
- PAR Ed. Knecht
- L’auteur a émis précédemment l’idée que les fibres animales renferment des groupes basiques et acides qui se combinent aux ma-teres colorantes acides ou basiqnes pour for-mer des laques insolubles. Cette supposition " déjà été confirmée pour ce qui concerne
- les matières colorantes basiques, tandis qu’on n’a aucune preuve de son exactitude pour les matières colorantes acides.
- D’après les recherches de l’auteur sur l’absorption des acides par la laine, il paraît très probable que la laine renferme un groupement fortement basique ; il n’est cependant pas arrivé jusqu’ici à isoler ce principe.
- La laine se dissout presque complètement lorsqu’on la fait bouillir avec un mélange d’acide sulfurique et d’eau. La solution brune qui en résulte, après avoir été diluée, fournit, avec les solutions aqueuses des matières colorantes artificielles acides, des précipités fortement colorés, insolubles dans l’eau et les acides étendus, solubles par contre dans les alcalis. Les acides précipitent de nouveau ces solutions. L’auteur supposait que cette propriété de fournir des laques provenait de la leucine, de la tyrosine ou de quelque autre acide amidé renfermé dans la laine ; mais il a pu se convaincre que ni la leucine ni la tyrosine ne donnent lieu à des phénomènes de ce genre. Il a séparé les laques formées dans les conditions ci-dessus par le ponceau G R de Caselli et le bleu soluble et en a étudié les propriétés.
- Lorsqu’on dissout la laine dans une lessive de soude étendue, la solution obtenue, acidulée par l’acide sulfurique et filtrée, fournit également, avec les matières colorantes, des laques insolubles.
- Une solution desoie dans l’acide sulfurique étendu fournit aussi, avec le ponceau et le bleu soluble, des laques insolubles.
- Il est par conséquent prouvé que les fibres annimales renferment une substance susceptible de former des laques insolubles avec les matières colorantes artificielles acides et capable de teindre sans mordant ; il reste à savoir si cette substance se trouve originairement dans la fibre, ou si elle se forme peu à peu pendant la teinture (sur bain acide) ; c’est ce que l’auteur se réserve d’examiner.
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- EMPLOI DE L'EAU OXYGÉNÉE POUR LE BLANCH1MEET DES LAINES
- Les propriétés oxydantes de l’eau oxygénéé ont été mises à profit depuis nombre d’années pour le blanchiment de substances fines, telles que les plumes, l’ivoire. Bien que l’on ait dès longtemps apprécié les services que pouvait rendre cet agent dans d’autres branches d’industrie, ce n'est que dans ces derniers temps qu’on a pu songer à en tirer parti pour le blanchiment de la laine ou d’autres substances analogues, en raison du prix assez élevé auquel il était vendu jusqu’alors.
- La maison de Haën, qui fabrique en grand l’eau oxygénée, a fait faire par le docteur Alfred Delmart, des essais industriels de blanchiment de la laine. Voici, en résumé, les résultats que ce chimiste a publiés dans le quatrième fasicule de son ouvrage sur « blanchiment de la laine ».
- L’eau oxygénée de la maison de Haën, contient de très petites quantités de corps étrangers (par exemple du phosphate de baryum) ; mais loin de nuire à l’activité du produit, ces impuretés paraissent exercer une action favorable : l’eau oxygénée chimiquement pure produisant une décoloration moins forte.
- La laine est traitée au bain froid ; on travaille dans une cuve en bois; le local doit être aussi frais que possible, mais cependant, durant l’hiver, à l’abri de la gelée.
- Uue condition capitale est d’opérer avec des laines (cardes, écheveaux ou tissus) soigneusement dégraissées et purifiées. Il va sans dire qu’avec les laines naturellement blanches, on obtient de meilleurs résultats qu’avec celles qui sont par essence fortement teintées de jaune ou de brun.
- On peut employer l’eau oxygénée soit pure, soit étendue de cinq à six fois son volume d’eau de pluie ou de bonne eau de rivière. On ajoute une petite quantité d’ammoniaque, soit environ 20 gr. d’alcali volatil de poids spécifique 910 gr. pour 100 l de bain dilué. Un papier tournesol rouge, plongé dans la cuve, doit
- bleuir très légèrement au bout de quelques secondes.
- La laine ne doit pas être tassée dans le bain ; il convient, au contraire de la manipuler continuellement. Suivant la nature de la laine et son degré de coloration, le blanchiment exige de 6 à 10 heures. Lorsque l’on a affaire à des laines naturellement blanches, on arrive au meilleur résultat en moins de temps, par exemple en 1 ou 2 heures de manipulation en laine concentrée.
- La laine sortant du bain est essorée et, s’il est possible, séchée au soleil Comme le blanc est d’autant plus beau que la dessication marche plus lentement, il convient, durant les temps chauds, de ne pas épandre la fibre, mais de l’exposer à l’air en couche épaisse. Lorsqu'il est nécessaire de sécher à l’étuve, on chauffe le moins possible.
- Le blanchiment par l’eau oxygénée détruit sans retour le pigment, en sorte que l’on n’est pas exposé à voir la laine jaunir à la longue ; comme il arrive lorsque l’on blanchit à l’acide sulfureux.
- On sait qu’aucun agent de blanchiment n’arrive à enlever à la laine une dernière teinte jaunâtre, en sorte que si l’on veut atteindre un blanc parfait à l’œil, il est nécessaire d’éteindre cette légère nuance au moyen d’un bleu ou d’un violet complémentaire. Le violet de méthyle convient très bien à cet effet. Lorsque l’on blanchit en eau oxygénée concentrée il est nécessaire de passer la laine au bleu dans un bain distinct. Si l’on opère dans un bain étendu, on peut ajouter le violet à l’eau oxygénée.
- Le même bain de blanchiment sert continuellement ; il suffit de le remonter à chaque opération en ajoutant un peu d’eau oxygénée et d’ammoniaque. La petite quantité de violet de méthyle est ajoutée au bain avec chaque partie de laine mise en blanchiment. Pour réduire les pertes d’eau oxygénée, on fait égoutter les marchandises au sortir du bain sur des claies disposées au-dessus du bac, de façon que le liquide égoutté retourne au bain.
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- Lorsque le bain ne doit pas servir de quelque temps, il convient d’en maintenir la température aussi fraîche que possible et de le couvrir pour lui éviter l’accès direct de l’air et de la lumière. Les mêmes précautions sont nécessaires pour conserver la provision d'eau oxygénée.
- L’auteur pense que ce procédé pourra s’appliquer en grand dans les usines de lavage des laines et il estime que les frais de blanchiment seront largement compensés par la plus-value du produit blanchi.
- M. P. Ebell, dans un travail très circonstancié, paru, comme le précédent, dans le « Chemiker Zeitung », rectifie quelques-unes des assertions de M. Delmart. C’est là une inexactitude formelle de dire que l’eau oxygénée pure blanchit moins qu’un produit impur; mais il est vrai que ce produit chimiquement pur ne peut s’obtenir pratiquement et que, de toutes ses impuretés, le phosphate acide de baryum exerce l’action la moins déplorable
- Dire que le blanchiment doit se faire dans tous les cas en bain froid, c’est émettre une opinion beaucoup trop générale. La température a laquelle il convient d’opérer dépend avant tout de la qualité et de la concentration de l’eau oxygénée employée.
- Les bains étendus supportent mieux une température un peu élevée. Il n’est pas possible de tracer ici de règle générale.
- C’est une erreur encore que de conseiller l’emploi de bains étendus ; l’eau oxygénée commerciale à 3 0(0, convient bien dans tous les cas ; par la suite des opérations, le bain se trouve dilué de lui-même ; le couper des le principe avec de l’eau, c’est diminuer son Activité sans nul profit et, au contraire, aug-menter la perte absolue, déjà trop marquée souvent, de réactif oxydant.
- L'auteur confirme les indications de Del-mart, en ce qui concerne la nécessité de maintenir la fibre dans le bain de blanchiment en continuelle agitation — et, à cet effet, de
- ne mettre en charge à la fois qu’une quantité de marchandise telle qu’elle puissent flotter librement dans le bain. On arrive par ce moyen à égaliser à chaque instant la concentration variable du bain oxydant, et l'on favorise la diffusion du liquide devenu inactif au contact de la fibre.
- Le séchage à la lumière solaire directe est rarement réalisable en grand, on y suppléera en épandant les marchandises au sortir de l’eau oxygénée dans un local où règne un courant d’air suffisant. On a constaté qu’en laissant se dessécher à une température basse, des objets imprégnés d’eau oxygénée, celle-ci se concentre de plus en plus, par suite de l’évaporation de l’eau, de telle sorte que de 3 0(0, degré du bain, la liqueur qui reste vers la fin, marque 20 010 et plus, sans qu’il se manifeste une décomposition marquée du réactif. Or, on comprend qu’une eau oxygénée, aussi concentrée, agisse bien plus énergiquement que celle qui a servi à imprégner la fibre à blanchir. Il suit de là que, le plus souvent, on n’a pas intérêt à laisser séjourner la fibre dans le bain jusqu’à parfaite décoloration ; mais bien plutôt à l’imprégner de liqueur oxydante et à la suspendre dans un local convenablement aéré et frais. On alterne ces opérations jusquà blanchiment parfait. Ce moyen ne permet d’atteindre une même décoloration que par l’immersion de longue durée avec une dépense moindre d’eau oxygénée.
- Une assertion qu’il importe de relever est celle-ci : « Le même bain de blanchiment peut servir continuellement, à condition d’être remonté à chaque nouvelle opération par une addition convenable d’eau oxygénée et d’ammoniaque. »
- On sait qu’en étendant l’eau oxygénée du du commerce (à 3 0(0), on diminue son activité sans qu’aucun avantage compense la perte de temps qui en résulte. Un bain étendu frais vaut toutefois beaucoup mieux qu’un bain de même titre qui a déjà servi à une ou
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- plusieurs opérations de blanchiment. Ce der- | nier contient, en effet, des quantités importantes de substances organiques en dissolution ou en suspension, dont la présence rend l’eau oxygénée plus instable, hâte la décomposition spontanée du réactif et réduit d’autant son pouvoir décolorant.
- Pour le travail en grand, la meilleure marche à suivre consisterait sans douce à traiter méthodiquement les laines, d’abord par les bains les plus épuisés, puis par des bains de plus en plus riches, pour finir par un passage en eau oxygénée ammoniacale pure.
- La « Revue industrielle » se demande si cette méthode de blanchiment peut s’appli -quer directement aux laines lavées, comme le propose M. Delmart ? Cela lui semble peu probable ; mais en supposant que l’on arrive à faire rendre à l'eau oxygénée son maximum d’effet, le traitement revient en somme assez cher, et la laine non ouvrée est une marchandise trop bon marché pour qu’on puisse lui taire supporter de grands frais de blanchiment.
- Mais il pourra s’appliquer raisonnablement à certains articles de laine ouvrée dans le prix desquels la matière première, la fibre animale, n’a qu’une part secondaire : tels les châles de laine fine, les flanelles, etc. Ici le déchet de poids résultant du blanchiment n’est plus à redouter, puisque ces articles ne se vendent pas au poids, et leur manipulation n’offre point de difficulté spéciale.
- DECLARATIONS DE FAILLITES
- Asnières et Levallois. — lo Hochart (Maurice) ; 2o Hochart (Clémence), Mlle ; 3o veuve Provot née Hochard, faisant en commun le commerce de la teinturerie, à Asnières, av. d’Argenteuil, 4. et à Levallois rue de Cour-celles, 74. — J.-c. : M. Brunei. — S. : M. Ozéré. — Jug. du 2 mars.
- Paris. — Demolliens (veuve) née Dufour, teinturière, rue St-André-des-Arts, 36. — J.-c. : M. Chevalier. S. : M. Godmer. Jug. du 8 mars.
- Bressuire. — Cacault (Auguste),négociant et teinturier. — Jug. du 11 février 1889. — S. : M. Ardouin.
- Montluçon. — Aubourdier (Claude), teinturier. — Jug. du 27 fev. 1899. — S. : M. Raynaud.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Saint-Denis. — Formation de la Société en nom collectif Bertin frères, teinturiers, rue du Fort-de-l’Est, 5. — Durée : 20 ans. — Capital : 4,000 fr. - Acte du 27 fév. 1889. -J. g. d’A.
- Elbeuf. — Formation de la Société en commandite T. Langueneur et Cie, filateurs de laines à Pont-Saint-Pierre (Eure). Durée : 7 ans. — Cap. : 20,000 fr. dont 10,000 en commandite. — Acte du20janv. 1889.
- Elbeuf. — Formation de la Société en nom collectif Morel et Grubben, laines, déchets, cotons, etc., rue Marignan, 6. —Durée: 2 ans et 6 mois. — Cap. : 60,000 fr. — Acte du 14 février.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Paris. — Rougier (dame) née Rémond, teinturière, rue Vieille-du-Temple, 45. — J.-c. : M. Brunei. — Liquid. : M. Planque. -Jug. du 19 mars.
- Paris. — Letourneur (Raoul), teinturier, rue Royale, 22. — J.-c. : M. Poiret. — Liquid. : M. Poncheler. — Jug. du 20 mars.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Batifois a vendu à Mlle Lacroix, de suite, un fonds de teinturerie, r. Beaurepaire, 21. — Opp. r. Beaurepaire, 21.
- Mme Vve David a vendu à M. X., le 14 mars 1889, un fonds de teinturerie, r. de Babylone
- 56. — Opp. r. Dauphine, 50. M. Gautier.
- Mlle Beaulieu a vendu à M. X., un fonds’de teinturerie, faub. Poissonnière, 91. — Opp. r. Montmartre, 12. M. Petitjean.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33’ Année, N° 8. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Avril 1889
- SOMMAIRE
- LA RAMIE (suite).
- CHAMBRE SYNDICALE DES TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS.
- nécrologie. — variétés.
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- EXPOSITION DE BARCELONE. — DU VIOLET DE BENZYLE.
- FORMATION DE MATIÈRES COLORANTES
- CHAUFFAGÉ électrique des fers a repasser. — du forum de naptol.
- FABRICATION DES MATIÈRES COLORANTES. — JURISPRUDENCE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER. 1
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- LA RAMIE
- (Suite.)
- La ramie en queue de vache ou en peau de Arpent étant séparée du bois, il reste à isoler les fibres plus ou moins bien, les unes après les autres. Ce résultat est facile d’obtenir étant donné la nature végétale de ces fibres par un Passage dans une solution bouillante et alca-line, avec ou sans pression.
- On obtient alors une filasse propre à subir les opérations ultérieures de peignage, fila-ture, etc. Et c’est peut-être là qu’est l’échec de l’avenir de la ramie. Jusqu’à ce jour cette fibre n’a pu être filée dans des numéros élevés, c est à dire dans des filés finis comme le coton et le chanvre.
- On obtient facilement des numéros 60, on a Parlé d'obtenir des numéros 80, mais en coton °n obtient des numéros beaucoup plus élevés.
- Je crois que l’on perd son temps à chercher e meilleur moyen pour décortiquer la ramie, et suis convaincu que pour l’avenir de cette "bre tout est dans la filature. A Lyon dans les mflanges de fibres, la ramie ne deviendra une ecessité que lorsqu’elle atteindra ses numé-/°s 120 à 140 comme minimum. A Lyon, plus bailleurs on reconnaît qu’elle a des qualités, mais il faut la finesse avant tout.
- ^°nclusions.— Assez causé du décortiquage, Ce n)
- f est pas là ou le bât blesse, la Chine peut Thir toutes les quantités voulues de ramie
- décortiquée, et à bas prix, de même que les Etats-Unis, peuvent fournir à l’Angleterre du coton brut en quantité indéfinie ; ce qu’il faut trouver c’est la possibilité de la filer d’une manière convenable pouvant répondre aux exigences de la consommation pour les tissus de luxe.
- Par sa nature végétale analpgue à celle du coton, du chanvre, du lin, etc., la ramie se blanchit au chlore mais elle tend facilement à jaunir après par l’action subséquente du chlore, malgré l’emploi d’un passage au bain alcalin à tiède, de l’antichlore (bisulfite de soude), des lavages réitérés.
- Je crois que le meilleur moyen pour arrêter l’action du chlore consiste dans l’emploi d’une solution très diluée de nitrate de soude acidulé.
- L’eau oxygénée a donné des résultats médiocres dans le blanchiment de la ramie.
- De même le blanchiment à l’acide sulfo-azotiqueou à l’eau régale très diluées, ne convient pas.
- La ramie étant une fibre végétale, il ne faut pas songer à l’emploi du bisulfite de soude ni encore moins de l’acide sulfureux gazeux.
- J’ai essayé l’influence de l’eau dans les lavages sur la ramie, dans les opérations de blanchiment et pour être sincère, opérant avec les eaux calcaires du Rhône, et les eaux granitiques de l’Izeron, qui tombe dans le fleuve un peu en aval de Lyon, rive droite, je
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- 82 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- n’ai pas obtenu de différence, ni dans le brillant, ni dans le blanc, ni même dans le toucher.
- La seule différence que j’ai constatée, c’est dans l’emploi du mordants gras sur la ramie, de même que sur toutes les fibres végétales. Les fibres ou tissus imprégnés d’acide sulfo ricinique, se rincent bien plus facilement dans l’eau granitique que dans l’eau calcaire. Le rinçage est même très rapide dans l’eau douce. Il faut même se méfier, car une macération prolongée dissout tout.
- Finalement il est reconnu que si l’on blanchit trop la ramie, on lui enlève de son brillant par la destruction d’une matière qui colle les fibres et connue sous les noms de Vascu-lose.
- Marius Moyret
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
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- CHAMBRE SYNDICALE
- DES TEINTURIERS-DEGRAISSEURS
- Quelle jolie chose que cette administration, que l’Europe nous envie ! Mais pas celle de l’Union des Chambres Syndicales ! Quelle boutique ’.
- A une de ses dernières séances, le Comité avait décidé qu'une Assemblée générale aurait lieu le 1er avril. Le président en avait prévenu l’administration, qui s’y est prise d’une façon si intelligente, d’abord dans l’énoncé de l’information dans son journal, ensuite en envoyant des convocations aux uns et pas aux autres, que le Comité seul s’est trouvé réuni avec quelques membres adhérents, mais en nombre insuffisant pour pouvoir adopter les statuts, car tel était l’ordre du jour : « Approbation des statuts ».
- Qu’on nous permette d’ouvrir une parenthèse pour adresser nos compliments et toute notre sympathie au jeune et zélé secrétaire de la Chambre.
- M. Babillon a plus d’une fois, j’en suis sûr, constaté que son attribution n’était pas une sinécure, et les membres du Syndicat lui doivent vraiment des félicitations, pour tout le mal et tout le travail que lui a donné le rema-I niement de ces statuts.
- ë La séance du 1er avril a donc été, à proprement parler, une réunion du Comité.
- Rien de bien intéressant d’ailleurs, sauf un incident à propos des articles 25 et 26 des statuts, ainsi conçus :
- « Article 25. — Sur la demande qui lui en est faite, et même d’office, le Comité cite devant lui tout membre de l'Association don les opérations lui paraissent s’éloigner des habitudes de délicatesse qui sont la première condition de l’honorabilité du commerce.
- « Article 26. — Si le membre appelé net comparaît pas après deux invitations, ou Sl, après avoir comparu, il ne s’est pas justifiai le Comité peut, par l’organe de son Président! le déclarer exclu de la Chambre syndicale.
- » Le motif de cette exclusion pourra être, formulé par le Comité et figurer au procès verbal. »
- M. Monnot a protesté assez énergiquement | contre la rédactionde ces deux articles ,en discu | tant les mesures vexatoires et la publicité quet le Comité pourra donner, en appliquant set mesures disciplinaires.
- Pour notre part, il nous a semblé un pelt grotesque de voir le comité d’une associatio', confraternelle, s’ériger en tribunal de justict pour juger les grosses fautes et plus souvenb les peccadilles de leurs collègues.
- C’est à mourir de frayeur, à la pensée qu'or peut s’exposer à un pareil affront.
- croyons, en tout cas, conseiller d’en rire, plu | tôt que d’en pleurer, et surtout de ne pas s’^'l poser au jugement des douze membres de haute cour des teinturiers-dégraisseurs.
- Avant de se séparer, le Comité a décidé^! nommer M. Fleury, rapporteur de la commisI sion des statuts, à l’assemblée générale dit 15 avril.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Séance du 15 avril 1889.
- On dit de certaines séances qu’elles sont orageuses, celle-là a été bien ténébreuse.
- Au moment où le président ouvrait la séance le gaz s’est subitement éteint et l’administra-lion des Chambres syndicales, avec un sourire de satisfaction, pour son bon fonctionnement en a été réduite à apporter quelques paquets de chandelle.
- Au bout d’une demi-heure le gaz est revenu et l’administration aussi, mais cette fois avec une échelle double de 5 à 6 mètres de haut, bousculant les chaises, faisant un tapage infernal pour allumer le bec Wenham, qui est au milieu de la salle.
- Nous proposons une cotisation d'un sou par membre pour acheter une queue de rat d’hon-neur à l’usine de la rue de Lancry.
- Le rapport des statuts à cette assemblée a été fait d’une façon magistrale par M. Fleury, a qui, rien ne manque, soit dit en passant. Esprit fin , belle prestance , bel organe. Quelle voix !
- Si jamais M. Fleury remplit les fonctions de procureur général près la haute cour de la Chambre syndicale gare aux prévenus.
- A part quelques objections sans importance, les statuts ont été adoptés à l’unanimité.
- Avec beaucoup de justice et d’à-propos, M, le président au nom de la Chambre syndi-cale toute entière,a adressé ses remerciements à M. Fleury.
- Les paroles ont été couvertes par de sym-Pathiques applaudissements.
- Nous avons constaté avec regret, le peu de Zèle avec lequel les adhérents se rendent aux Semblées générales.
- A cette séance il y avait à peine 30 mem-bres, le Comité compris. Nous ne saurions Top engager tous les membres du syndicat à lister aux assemblées générales ; leur pré-ence encouragera le Comité à élaborer les testions qni sont de l’intérêt de tous.
- Il serait à craindre que de son côté, le Comité voyant le désintéressement de ses
- membres, se décourage et n’apporte plus la même ardeur à ses travaux.
- Ignotus.
- NECROLOGIE
- Mort de Chevreul
- Chevreul est mort. L’illustre centenaire, doyen des étudiants de France, n’est plus.
- Et sur la tombe à peine fermée, de ce savant modeste, qui jamais ne prit une part active aux agitations de la vie politique, qui ont fait dévoyer plus d'un de nos professeurs, les éloges et les regrets sont unanimes.
- Chevreul est peut être l’unique savant que la jalousie haineuse n’ait pas cherché à mordre. La presse entière a rendu hommage à ses immenses travaux. Le Moniteur de la teinture s’associe à cet élan de reconnaissance universelle pour le savant désintéressé, qui a créé l’industrie stéarique, donné les lois du contraste simultané et successif des couleurs, des gammes chromatiques, publié des travaux remarquables sur les matières colorantes et la teinture, etc., etc.
- Sans nul doute, la science a fait de nouveaux progrès et certains travaux de Chevreul ont vieilli, mais tout ce qu’il a observé est exact.
- Ses théories sur les couleurs ont reçu des agrandissements, mais ce sont des additions et non des changements dans la partie essentielle.
- Lecteurs, incessamment le Moniteur de la teinture publiera dans ses colonnes des études sur Chevreul et ses œuvres, en annotant d’après les progrès récents, principalement ses travaux sur les couleurs. Je prie les abonnés de croire qu’en faisant ce travail, je n’ai nullement l’intention de vouloir, parles annotations, rapetisser en quoi que ce soit la mémoire d’un maître illustre.
- Donc à bientôt pour ce travail.
- Pour la rédaction,
- MARIUS MOYRET.
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- 84 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- VARIETES
- La soie artificielle
- Le no dernier du Moniteur de la teinture, contient un article sur cette nouvelle fibre, extrait du Salut Public de Lyon.
- La soie artificielle n’est autre chose qu’une application très originale du collo-dion, par M. le Comte de Chardonnet, ancien secrétaire de Don Carlos, pour l’obtention de fils très fins et très brillants. Ces fils qui sont même plus soyeux que la soie, ne sont autre chose que du coton poudre sous une forme nouvelle.
- Leur grande inflammabilité, pouvant aller à l'explosion en masse les rend tout à fait inempitoyables. Il reste donc à les rendre moins combustibles. La est toute la question y arrivera-t-on ? Si oui, gardera-t-on le brillant?
- La comparaison avec le lin-soie est’inexacte, le lin-soie de M. Jules Imbs, n’a jamais été donné par l’inventeur que comme fibre mélangée (soie et lin) au cardage et peignage, et sans les difficultés de teinture, le lin-soie aurait eu un réel succès.
- C’est avec la simili-soie, que l’on a voulu faire allusion. Laquelle simili-soie, après avoir passionné pendant 36 heures tout Lyon, fut ramenée à sa juste valeur, de mauvaise fumisterie, par un article de l’écrivain dans le Moniteur des soies de Lyon. En suite dudit article, les actions de l’invention nouvelle, tombèrent de 1500 fr. à 40 fr. puis le procureur s’émut de l’affaire, qui fut étouffée.
- L’application du collodion comme tissu n’est pas nouvelle. En 1870-1871 durant la guerre, M. Lacollonge, et Babolat de Lyon, le dernier fabricant de cordes harmoniques ne pouvant plus utiliser ses marchés de boyaux de mouton, pour les cordes, on les utilise après les avoir enveloppés d’une couche de collodion, pour l’enveloppe de la poudre des cartouches des fusils On obtenait ainsi des enveloppes, très rigides, à l’abri de l’humi
- dité, et de la putréfaction, et s’enflamman facilement sous l’étincelle de la capsule.
- Gommes des Indes
- Ces gommes pouvant par leur bas prix in-téresser les lecteurs, je m’empressé de leur communiquer un nouveau moyen de les dis-1 soudre.
- Il s’agit simplement d’opérer sous pression I de 5 à 6 atmospères et dans des aritoclaves, I avec ou sans addition, les uns conseillent la I chaux, d’autres la glycérine, l’alcool vinique I ou méthylique le tout en petites quantités1 I
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- Les affaires a Lyon
- La nouvelle saison s’annonce aussi bril-t lante que celle qui vient de finir. Lyon tra-1 verse une belle passe, la mode est toujours aux belles étoffes et aux armures. Selon le51 prédictions faites il y a quelque temps dans I les colonnes du journal, le fameux syndicat pour l’accaparement et le relèvement du pris des soies, aura fait plus de bruit que de be-1 sogne, et finalement ira rejoindre son aîne, de 1885, le célèbre consortium italien.
- Considérations théoriques sur la TEINTURS Sous la signature de M. Ed. Knecht, e dernier no du Moniteur de la teinture, con-tient des aperçus théoriques nouveaux, sUr la constitution des fibres animales s’appuyanl sur des faits indiscutables. Je dois dire ce-pendant que je ne partage pas la manière de voir de l’auteur. Et je crois que les lois de 3 porosité, de la capillarité, de l’endosmose et de l’affinité personnelle avec ou sans mor dants, suffisent pour expliquer les phènomë nés de teinture sur les fibres animales san5 faire intervenir des groupes basiques 01 acides.
- Et je m’appuie sur ce fait que le charbor de bois, qui certes ne renferme point de groupes basiques ou acides, condense de préférence de grands volumes de gaz acid65 ou alcalins.
- L’acide sulfureux gazeux retenu avec tend
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- cité par la soie et la laine, s’en dégage cependant par la chaleur ou le vide, ce qui n’aurait pas lieu s’il y avait combinaison. Néanmoins les idées de M. Knecht ouvrent un horizon nouveau à étudier.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Marrons avec le caillatour a l’orseille
- Le Caillatour ou Calliatour est une espèce de bois rouge de qualité très estimée ; il produit de beaux marrons, lesquels ont suffisam-ment de reflet.
- Pour 100 kil. de la laine :
- Bouillon. — On compose un bain de bouillon avec
- Eau q. s.
- Bichromate de potasse 3 kil. dans lequel on manœuvre les étoffes pendant deux heures et demie, à la température de l‘é-bullition. Ensuite, on les abat et on les évente.
- Teinture. — Dans un volume d’eau suffi-sant on met les quantités nécessaires de cail-latour et d’orseillle qu’on fait bouillir ensemble Pendant trente ou quarante minutes, puis on entre dans ce bain, préalablement rafraîchi Par addition d’eau froide, les étoffes bichroma-Tees. On les manœuvre au bouillon jusqu’à ce I" on ait obtenu la nuance demandée, puis ou les abat, on les évente et on les lave en eau courante.
- Pans cette teinture, l’orseille n’a d’autre but Ie de rafraîchir la nuance, tout en lui four-Issant une notable quantité de rouge. Elle Peut donc être supprimée en tout ou partie et meme remplacée par un autre colorant.
- Si la nuance l’exige, on peut brunir la cou-eur soit avec un peu de campêche, soit par “ne légère addition de sulfate de cuivre.
- Bronzes et olives avec la cêruléine.
- La céruléine, en pâte ou en poudre, dont nous avons déjà parlé dans ce même journal, fonrnit une couleur vert olive extrêmement solide et, par sa combinaison avec l’alizarine bleue, rouge ou orange, la galléine, le bois jaune, le bois de campêche, le bois rouge, le carmin d’indigo, l’indigotine et toutes les couleurs qui se fixent sur laine en présence d’acide, elle permet d’obtenir la gamme complète des nuances bronze et olive.
- Mordançage. — Pour 100 kil. de laine on prépare un bain avec
- Eau q. s.
- Tartre 2 kil. 500
- Bichromate de potasse 3 »
- On entre les étoffes, on les manœuvre au bouillon pendant une heure et demie ou deux heures, puis on les abat et on les évente jusqu’à complet refroidissement.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture de la manière suivante :
- On met d ins une cuve de sapin (les récipients en cuivre ne devant pas être employés pour cette teinture) un volume d’eau proportionnel au poids des étoffes à teindre; a cette eau on ajoute de l’acide acétique technique à 80 Bé, dans la proportion de 1 à 2 litres par 1000 litres d’eau, suivant que l’eau du bain est plus on moias calcaire. On garnit avec la moitié environ du colorant nécessaire pour obtenir le couleur demandée, puis on agite fortement le bain. On entre les étoffes à froid et on les manœuvre dix ou quinze minutes sans chauffer. On élève ensuite progressivement la température du bain de façon à atteindre le petit bouillon dans l’espace de quarante minutes environ.
- Le reste du colorant doit se donner très lentement, et il faut alors cesser de chauffer.
- On maintient la température de l’ébullition pendant deux heures et demie ou trois heures, jusqu’à ce que, arrivé à la nuance exigée, un échantillon ne perde plus de colorant par l’action du savonnage.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les étoffes doivent être activement manœu-vrées pendant la première heure qui suit leur entrée dans le bain..
- Le lecteur trouvera les détails de l’opération dans un article sur les Teintures solides, et que nous avons publié ici même en 1886.
- MARRONS JAUNATRES AVEC L'ALIZARINE ORANGE
- L’alizarine orange, qui fournit par elle-même une nuance orange brunâtre, est le colorant principal d’une importante série de marrons jaunâtres dont la qualité essentielle est l’extrême solidité.
- Ces couleurs s’obtiennent également en deux bains.
- Bouillon. — Pour 100 kil. de laine, on prépare un bain avec :
- Eau, q. s.
- Tartre, 2 kil. 500
- Bichromate de potasse, 3 kil. dans lequel on manœuvre au bouillon,* pen-nant deux heures, les tissus bien dégraissés ; après quoi on les abat et on les évente jusqu’à complet refroidissement.
- Teinture. — Le bain de teinture se compose du volume d’eau voulu à laquelle on ajoute de l’acide acétique à 8» Baumé (1 à 2 litres par mètre cube et la quantité nécessaire d’alizarine orange pour produire la couleur demandée. Les détails de l’opération sont les mêmes que ceux déjà indiqués pour les bronzes et olives avec la céruléine.
- On modifie la nuance, s’il y a lieu, par une légère addition de l’un des colorants suivants : alizarine bleue, alizarine rouge, gai -léine, céruléine, bois jaune, bois de cam pêche, carmin d’indigo, indigotine, etc.
- Nous ne parlerons que pour mémoire de ce procédé long et coûteux qui consiste à donner aux tissus un pied de bleu de cuve, puis à les mordancer dans un bouillon quelconque et, enfin, à les teindre dans un bain dont la composition varie suivant la nuance à produire.
- Maintenant qu’il est facile d’obtenir des couleurs solides sans recourir à la cuve d’indigo, ce procédé n’est pour ainsi dire plus employé. Aussi, nous bornerons-nous à donner les deux applications suivantes de cette méthode.
- Pour 100 kil. de laine :
- Donner un fond de bleu.
- Bouillon. — On fait bouillir les tissus une à deux heures dans un bain composé dé :
- Eau, q. s.
- Alun, 18 à 20 kil.
- Acide chlorhydrique, 4 à 5 kil.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture
- avec :
- Eau, q. s.
- Ammoniaque, 2 kil.
- Campêche, q. s.
- Garance, q. s.
- Voici la seconde méthode :
- Pour 100 kil. de laine.
- Donner un fond de bleu.
- Bouillon. — Bouillir les tissus une à deux heures dans le bain suivant :
- Eau, q. s.
- Acide chlorhydrique, 4 à 5 kil.
- Tartre, 8 à 10 kil.
- Teinture. — On teint dans un bain com
- posé de :
- Eau, q. s.
- Sulfate de fer, 3 à 5 kil.
- Bois jaune, q. s.
- Garance, q. s.
- Manœuvrer au bouillon pendant une heure el demie à deux heures.
- Nous allons traiter maintenant des marrons, bronzes et olives obtenus dans un seul bain.
- MARRONS AVEC L'INDIGO ET L'ORSEILLE
- Les deux colorants les plus couramment em-ployés pour produire les nuances marron, bronze et olive sont l’indigo (sous forme de sulfate ou de carmin) et de l’orseille, auxquels
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- on ajoute un jaune quelconque montant su bain acide.
- Différents modes de mordançage peuvent être utilisés pour fixer sur laine le mélange d’indigo et d’orseille ; ce sont :
- lo Pour 100 kil. de laine :
- Tartre, 10 kil.
- Sulfate d’alumine, 10 kil.
- Bisulfate de soude, 10 kil.
- 20 Pour 100 kil. de laine :
- Tartre, 3 kil.
- Sulfate de soude, 10 kil.
- Acide sulfurique, 2 à 15 kil.
- 3, Pour 100 kil. de laine :
- Sulfate de soude, 12 kil.
- Acide sulfurique, 2 à 4 kil.
- 4° Mordant liquide composé de :
- Sulfate de soude, 130 kil.
- Acide sulfurique, 70 kil.
- Sulfate d’alumine, 60 kil.
- qu’on fait dissoudre dans le volume d’eau né-
- cessaire pour faire 1,000 litres de mordant. On emploie ce mordant à la dose de 40 à 50 0[0 (du poids de la laine) sur bain neuf et de 20 à 30 0,0 sur bain fait.
- C.-E. M.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE BARCELONE
- Le Journal officiel du 1er avril a publié la liste des récompenses accordées aux exposants français.
- Dans le groupe 2 : Médaille d’or ou de Ire classe à M. Pierre Abadie, cafés et indigos, à Toulouse.
- Dans le groupe 6 : Médaille d’or à MM. Goyet et Lacour, teinturier à Puteaux. Mé-dailles d’argent à MM. Marette et Urban, teinturiers, à Saint-Ouen.
- Dans le groupe 13 : Médailles d’or à la So-cleté anonyme des gommes nouvelles et ver-"IS, à Paris et à la Soc. anon. des matières Colorantes et produits chimiques de Saint-Penis, établissem. A. Poirier et G. Dalsace,
- à Paris; médaille d’argent à M. Pierre Abadie, indigos, à Toulouse.
- FABRICATION DU VIOLET DE BENZYLE par Otto uhlhause (Dingler's polytechnisches Journal.
- Le violet de benzile du commerce est le chlorhydrate de la pentaméthylbenzylpararo-saline ; il contient, en outre, en petites quantités, les chlorhydrates de l’hexaméthylpa-rarosaniiine et de la tétraméthyldibenzylpa-rarosaniline. Cette matière colorante se forme par l’action du chlorure de benzyle sur la pentaméthylpararosaniline (molécule à molécule). L’équation suivante rend compte de sa formation :
- CH4.Az (CH3)2
- CoH’.Az (CH3)2
- CH3-CI.CH2.C6H5
- C6H4.Az < H 1
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- La réaction de la rosaniline sur le chlorure de benzyle fut signalée pour la première fois par Lauth et Grimaux. Le premier 'prépara peu après des violets de benzyle par l’action du chlorure de benzyle sur les violets de méthyle, et M. Ch. Bardy paraît avoir obtenu le premier ces matières colorantes industriellement dans l'usine Poirrier, à Saint-Denis.
- Le procédé de fabricetion suivi actuelle ment n’est qu'une modification de celui décrit par Würtz (1 et 2), probablement sur les indications de M. Poirrier. Il comprend :
- lo La préparation du dérivé benzylé ;
- 2° La séparation du violet brut ;
- (1) Progrès de l'industrie des matières colorantes, 1876, p. 94.
- (2) Dictionnaire de chimie, suppl., p. 158.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 3o La purification de la matière colorante.
- La première opération se fait dans une chaudière émaillée chauffée au bain-marie. Le couvercle porte un trou d’homme et une gaine métallique plongeant dans la chaudière pour loger le thermomètre ; en outre, un tuyau met l’appareil en communication d’une part avec un réfrigérant à reflux, et de l'autre avec un condenseur ordinaire. On peut donc ainsi cohober ou distiller.
- On introduit dans la chaudière 25 kilogrammes d’alcool à 960, 30 kilogrammes de violet de méthyle pulvérisé, et on chauffe à l’ébullition une demi-heure en ouvrant le robinet qui communique avec le cohobateur. On fait ensuite circuler de l’eau froide dans le bain-marie, de façon à refroidir la masse vers 600, et on ajoute 18 kilogrammes de chlorure de benzyle.
- On agite pendant une demi-heure, puis on introduit 24 kilogrammes de lessive de soude à 31o Baumé, et on chauffe quatre heures à 80o au réfrigérant à reflux.
- La réaction terminée, on ajoute à la masse 50 litres d’eau chaude et on chasse par un courant de vapeur d’alcool et les autres produits volatils. Le contenu de l’appareil est alors coulé dans une cuve contenant de l’eau chaude, et on neutralise la liqueur bouillante avec 3 kilogrammes d’acide chlorydrique à 1,18 de densité. On laisse reposer et on filtre sur feutre. Le résidu restant dans la cuve est épuisé par l’eau chaude ; les liqueurs filtrées sont réunies et on précipite la matière colorante par une solution de chlorure de sodium. Après douze heures, on décante l’eau-mère et on a ainsi le violet brut, qui se présente sous forme d'une masse gommeuse.
- Pour purifier ce produit, on le reprend par l’eau chaude et on filtre pour séparer les matières insolubles. La solution est traitée de nouveau par l’eau salée et le précipité séché dans une chaudière en cuivre à double fond, dans lequel on fait circuler de la vapeur à 1at, 5, de façon à ne pas surchauffer la masse. Pendant la dessiccation, on remue constam
- ment avec un agitateur en bois, et, au bout de six heures environ, on obtient une masse qui, à froid, est résineuse et se laisse broyer facilement. Le produit est alors versé dans formes en zinc, où il se refroidit, puis concassé et broyé dans des [broyeurs spéciaux ; on sèche à 600 et on broie de nouveau.
- Le produit se présente alors sous forme d’une poudre d’un vert mousse pâle.
- Le rendement est d’environ 25kg, et 5 pour les proportions indiquées.
- ----------- • • oen • s
- FORMATION
- DE MATIÈRES COLORANTES A l’aIDE DE LA PARA-MIDOPHÉNYLPIPÉRIDINE : par E LELLEMANN et W. Geller.
- Comme constitution, la paramidophényl-pipéridine est très anologue à la diméthylpa-raphénylènediamine dissymétrique :
- _ _ _CH2-CH2 H2Az-C6H4-Az € CH. CH2 > CH2
- H-AzCH(-Az<CH:
- Quand on oxyde par le bichromate de potassium un mélange de ce corps et d’une amine aromatique primaire, secondaire ou tertiaire, il se forme des indamines dont les tons varie dn bleu au vert. A la fin de l’oxy-dation, la matière colorante est précipitée par le chlorure de zinc.
- Si l’on fait cette oxydation en présence de métadiamines, il se forme des corps colorés en un bleu intense, que le chlorure de zinc précipite sous forme d’une poudre brune. Il se produit en même temps une liqueur brune, qui teint la soie en bleu et vire au bleu par addition de soude. Comme les dérivés du bleu de toluylène, ces couleurs ne sont pas altérées par les acides étendues et chaux.
- Si l’on oxyde un mélange d’une solution alcaline de phénol et de paramydophénylpipé' ridine au moyen du ferricyanure de potassium, il se précipite un indophénôl bleu ; le naph-
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- toi donne, dans les mêmes conditions, une matière colorante violette.
- On peut aussi obtenir une safranine en oxydant un mélange d’une solution acétique d'amidophénylpipéridine et de 2 molécules de chlorydrate d'aniline. Enfin, l’on transformera cette base en un dérivé du bleu de méthylène en oxydant par le chlorure ferrique le produit de l’action de l’hydrogène sulfuré sur chlorhydrate de para-amidophénylpipéridine.
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE DES FORMES DE gants, de bas, ETC.
- ET DES FERS A REPASSER Brèveté par M. Ch. Cambon
- Jusqu’à ces derniers temps, dans les industries où l’on fait usage de formes et de fers à chaud et plus particulièrement dans celles de la ganterie et de la bonneterie, ces formes et ces fers ont toujours été chauffés par des moyens tout à fait primitifs, consistant à les maintenir sur des réchauds ou des foyers quelconques. Depuis quelque temps, cependant, certains industriels ont tenté de chauffer intérieurement les formes ou fers, afin d’éviter leurs refroidissements fréquents Qui conduisaient à des pertes de temps considérables et à un travail défectueux. C’est ainsi que l’on a vu successivement le charbon, le gaz, les essences, les esprits de bois ou de vin, le pétrole et en général les hydrocarbures entrer dans la pratique pour le chauffage in-terne des formes.
- Ces divers procédés ne sont pas sans de graves inconvénients : ils sont tous très coû-feux, ils exigent encore une main d’œuvre longue et pénible, leur réglage est difficile, et les résultats auxquels ils conduisent laissent souvent à désirer.
- En outre, en dehors de ces inconvénients généraux, ils en présentent d’autres inhérents a la nature même du combustible employé. Ainsi le chauffage par le charbon demande de grands soins pour obtenir de la propreté
- dans le tavail, le chauffage au gaz ou aux hydrocarbures présente des dangers d’explosion et d’incendie lorsqu’il n’est pas conduit par des personnes suffisamment exercées.
- Pour parer à tous ces inconvénients, M. Ch. Cambon a eu l’heureuse idée de substituer à ces divers genres de chauffage des formes et des fers à repasser, le chauffage par l’électricité.
- Dans certains cas tout à fait spéciaux, lorsque les appareils à chauffer présentent des dimensions ou des dispositions telles que pour les amener à la température convenable, le chauffage à l’électricité serait trop long, M. Cambon'combine le chauffage par briquette de charbon avec celui à l’électricité. La briquette a pour fonction de mettre rapidement au degré voulu l’instrument et l’électricité maintient ensuite indéfiniment cette température.
- La simplicité et la commodité du chauffage électrique, sont démontrées par l’inventeur.
- Le chauffage intérieur de la forme est obtenu en évidant celle-ci, de façon à former dans le corps de la main une petite chambre. Cette chambre contient un fil en platine ou en tout autre métal susceptible de s’échauffer par le passage d’un courant électrique. Ce fil communique d’un bout, avec une borne dans laquelle il est maintenu par une vis de pression et, d’autre bout avec une platine isolée des parois de la forme par un petit tasseau en ivoire, en ébonite, ardoise ou autre matière isolante quelconque. Le plateau est relié d’autre part avec un conducteur électrique qui traverse le poignet tout en étant isolé du q5y!1u
- Une plaque permet de fermer la chambre. Des fourrures isolantes empêchent le [fil de venir au contact des parois de la chambre.
- Un orifice permet de vérifier, sans ouvrir la chambre le fonctionnement du système, il laisse, de plus, dégager l’air qui se dilate par la chaleur développée.
- Le fonctionnement a lieu comme il suit : le courant électrique arrive par le conducteur,
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- traverse la platme, le fil, la borne et revient par le métal même de la forme.
- Le fil rougissant, échauffe rapidement la forme, et la chaleur dégagée se répand dans les doigts, par conductibilité ou par trous également percé dans ces doigts, qui, à volonté, seront creux ou pleins.
- Pour chauffer les formes de pouce de gant, M. Cambon fait usage du dispositif suivant, Une poignée en bois constitue le manche du système ; cette poignée est traversée dans son axe par un conducteur électrique à l’extrémité duquel est fixé un fil de platine à l’aide d’une vis de pression. Sur le manche est emboîté un tube cylindrique en métal sur lequel est brasèe une tige métallique qui longe le manche et est encastrée dans une entaille longitudinale pratiquée ad hoc dans celui-ci.
- Le tube est taraudé à son extrémité ; il reçoit une petite calotte filetée perforée et taraudée à son sommet pour recevoir une vis. Un petit logement est ménagé dans le tarau-dage de la calotte afin d’y serrer le fil par la vis et ainsi de le maintenir tendu sous toute la longueur du tube sans qu’il puisse venir en contact avec lui.
- Dans ces conditions, le courant pénètrent par le conducteur traverse le fil de platine en le portant au rouge, et revient par la calotte, le tube et la tige.
- La chaleur dégagée par le fil de platine ou tout autre métal analogue suffit pour chauffer la forme, l’air en se dilatant sous l’action de la'chaleur peut s’échapper par un petit orifice pratiqué à cet effet dans le tube qui sert également à vérifier le degré d’intensité du platine.
- La forme pour bas et constituée par deux plaques de cuivre isolées électriquement l’une de l’autre par une fourrure en bois. Un conducteur électrique circule à l’intérieur de cette forme. Ce conducteur est formé de plusieurs parties distinctes reliées entre elles par un fil de platine. Il est fortement maintenu en place par un encastrement dans des gorges
- pratiquées dans les parties transversales de la fourrure.
- Des isolants en bois, amiante, carton ou autre substance convenable, empêchent le conducteur ou le fil de platine de venir en contact d’une des deux plaques. L’une des extrémités du conducteur aboutit à une borne isolée et l’autre et en communication avec l’une des deux plaques qui sert de conducteur de retour au courant électrique.
- Le courant électrique rougit le fil et la chaleur ainsi développée se transmet dans toute l’étendue de la forme.
- La forme de bas peut aussi être établie tout en cuivre en isolant complètement le courant, comme dans la forme de gants.
- Dans tous les dispositifs qui viennent d’être décrits, on peut, au lieu de chauffer par un conducteur intérieur, adopter la disposition suivante :
- Les formes, fers, etc., sont établis en matière mauvaise conductrice de l’électricité et on les recouvre d’une fine et légère' plaque de platine, maillechort, iridium ou autre combinaison métallique propre à s’échauffer promptement et fort, sans rougir cependant, sous l’action du passage d’un courant électrique. Pour obtenir ce faible placage en maillechort, platine, et., on peut employer les divers procédés connus mais celui qui semble le meilleur et le plus recommandable est le procédé par galvauoplastie qui permet d’obtenir une couche métallique aussi mince qu’on le désire.
- Les expériences faites devant plusieurs industriels compétents et plusieurs électriciens distingués, tels que M. Mors, Chamboud, etc., etc., ont conduit à ces résultats inespérés. Elles ont fait ressortir le côté pratique de ce mode de chauffage, l’économie de son emploi, la commodité et en général tous les avantages sus-indiqués qui en résultent.
- D’après les expériences qui ont eu lieu, il ressort que huit à dix formes de gants obtiennent une chaleur suffisante avec 10 à 12 ampères et 60 volts ; quant aux formes de bas,
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- les mêmes mesures électriques peuvent en chauffer un bien plus grand nombre, car, malgré leurs dimensions plus granes, la chaleur exigée, est bien plus réduite.
- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR DÉTERMINER LA VALEUR TINCTORIALE DU JAUNE DE NAPHTOL ET DE QUELQUES AUTRES MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES, par Gh. Ranson, (Journ. of the Chem. Ind.
- On détermine généralement la valeur tinctoriale d’une matière colorante par une série d’essais de teinture. Mais, pour les jaunes en particulier, il est très difficile d’apprécier, par la différence des teintes du tissu, le richesse du produit, à 5 00 par exemple. Dans ce cas, il est préférable de passer le tissu en bain de jaune, après l’avoir teint en bleu clair, par l’indigo ou tout autrement; on juge mieux de la différence sur la teinte verte ainsi obtenue, bien que les résultats ne soient pas encore très satisfaisants.
- Le jaune naphtol est livré au commerce sous divers noms et à différents degrés de pureté. Certaines marques sont presque pures ; d’autres contiennent plus ou moins de sulfate et de chlorure de sodium.
- Le jaune naphtol donne, dans la solution de bleu-nuit (Night blue\ un précipité insoluble. L’est sur cette propriété qu’est basé le nouveau procédé de dosage. Le bleu-nuit employé ici est le chlorhydrate de tétraméthyltolytria-midodiphénylnaphtylcarbinol
- ,C10H6AzC6H4(CH3)HICI [CsHAAz (CH3)2]2C-----------
- La solution type est préparée en dissolvant 10 grammes du bleu dans 50 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable et portant a 1 litre avec de l’eau. On prépare, d'autre Part, des solutions de jaune naphtol conte-nant 1 gramme par litre. On opère de la ma-nlere suivante : on prend 10 centimètres cubes de la solution de bleu; on les introduit dans
- un petit flacon et on verse, au moyen d’une burette, 30 centimètres cubes de la solution du jaune. On agite quelques minutes et on jette sur filtre. Si la liqueur filtrée conserve une teinte jaune appréciable, on recommence avec une quantité plus faible de la solution de jaune. On continue ces essais jusqu’à ce que la liqueur filtrée possède une très faible teinte jaune à peine perceptible. Avec un peu d’habitude, trois ou quatre expériences suffisent pour arriver à ce résultat.
- La valeur des échantillons est inversement proportionnelle au nombre de centimètres cubes de liqueur jaune employés pour précipiter 10 centimètres cubes de bleu. Ainsi, étant donné deux échantillons, dont l’un exige 28 centimètres cubes et l’autre 35 centimètres cubes, leur valeur relative sera dans le rapport 35 : 28, c’est-à-dire 100 : 80.
- On peut aussi déterminer la quantité de la matière colorante pure que renferme l’échantillon : pour cela il suffit de tirer préalablement la solution de bleu par le jaune naphtol S cristallisé (qui est le dinitro-a-naphtosulfo-nate de potassinm).
- 1 gramme de bleu précipite environ Ogr,25 du jaune napthol, S pur et sec. Le précipité est probablement le résultat de la combinaison de 2 molécules de bleu avec un molécule de jaune.
- Cette méthode peut être employée pour l’essai des couleurs azoïques, mais il ne faut l’appliquer qu’avec discernement.
- On ne peut, en effet, essayer ainsi que des matières colorantes ayant même constitution ; il serait, par exemple, tout à fait inexact de comparer par ce procédé un rouge de crocéine avec un rouge de xylidine. Il n’en est pas moins vrai que l’on peut titrer ainsi avec une grande exactitude un certain nombre de rouges.
- Knecht, Klay et Appleyard ont appliqué ce procédé au dosage de l’acide picrique dont la combinaison avec le bleu est tout à fait insoluble dans l’eau (J. Soc. Dyers and Colourists, t. 4, p. 83). Ils ont montré que l’acide picrique
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- donne un précipité du même genre avec le violet cristallisé, qui est le chlorhydrate de l’bexaméthylpararosaniline. Ce picrite a pour formule C25HI31AZ3C6HT2(Az02)3,OHI.
- Fabrication DES MATIÈRES COLORANTES
- AU MOYEN DU BOIS DE SANTAL ET DE QUELQUES bois analogues, par M. G. Thomas (Manchester, brevet anglais 875,10 janvier 1887.
- On peut extraire du santal la matière colorante qu’il renferme, et qui est connue sous le nom de santaline. par des épuisements à l’alcool méthylique ou par l’emploi de solutions alcalines et chaudes de soude caustique ou de sels alcalins, cristaux de soude, bicarbonate, phosphate de sodium, ou des sels de potassium correspondants.
- La matière colorante ainsi dissoute est précipitée par un acide, recueillie, lavée et séchée. Sous cette forme, elle est insoluble dans l’eau, mais on la rend soluble en la chauffant avec 6 parties d’acide sulfurique à 66° B., à 35-450, jusqu'à ce qu’une prise d’essai soit soluble dans l’eau.
- Au lieu de l’acide ordinaire, on peut employer l’acide fumant renfermant 10 0[0 d'anhydride; il faut 4 parties de cet acide à la température de 10-200. Le produit de la réaction est versé dans de l’eau salée ; la matière colorante se précipite. Elle est soluble dans l’eau et s’applique comme les autres couleurs dérivées du goudron de houille.
- JURISPRUDENCE
- CONSEIL D’ÉTAT
- Contrib. dir. (Pat.).— Etablissements distincts Loi du 15 juillet 1880.
- ( Plusieurs professions exercées simultanément : fabricant de tissus possédant une filature et un atelier de peignage utilisée seule
- ment pour la fabrication des tissus vendus par lui : droit fixe calculé d’après tous les moyens de production de l’ensemble de l’établissement (Boussus).
- (68,487.-6 juillet. Boussus.-MM. Tardieu, rap.
- Le Vavasseur de Précourt, c. du g.)
- (Recours contre un arrêté du 23 déc. 1886 ; Nord ; patentes ; 1886 ; com. de Wignehies ; exploitant de filature et de tissage de laine peignée et peigneur de laines par procédés mécaniques (tabl. C) ;
- En ce qui concerne le droit fixe : — Considérant que, d’après lés dispositions combinées des art. 7 et 8 de la loi du 15 juil. 1880..;
- Cons. qu’il résulte de l’instruction qu’au 1er janv. 1886 le sieur Boussus possédait, dans ses ateliers de Wignehies, 16 peigneu-ses produisant moins de 40 kilogrammes, 14,240 broches et 488 métiers mécaniques ; Cons. que, bien que ces opérations de peignage et de filature auxquelles le sieur Boussus se livre à Wignehies concourront exclusivement à la fabrication des tissus vendus par lui, ces opérations n’en forment pas moins des industries distinctes, et que le requérant doit être considéré comme exerçant plusieurs industries dons le sens de l’article 7 précité la loi du 15 juill. 1880; que, dès lors, il n’est pas fondé à demander décharge des droits fixes afférents aux peigneuses, aux broches à filer de son établissement de Wignehies ;
- En ce qui concerne le droit proportionnel:.. Valeur locative de 80,000 fr. non’exagérée)... (Rejet).
- RENSEIGNEMENTS
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Claris et Mercier, teinturiers en tous genres, rue Montbernard, 48. — Durée : 6 ans. — Cap. 8,000 fr. — Acte du 28 fév. 1889.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Roubaix. — Dissolution, àpartir du 31 mars
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- 33- Année, iV 9. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mai 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD.
- VARIÉTÉS.
- DE LA BENZINE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- S/ t”l
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre, et sans discussion, analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS A EFFETS DE MELANGE DIT : « IM PRESSION DABERT » par M. Dabert.
- Ce nouveau genre d’impression consiste à Iprimer au rouleau ou à la planche les tissus aits avec des fils composés de matières dif-férentes, c’est à dire l'une d’origine animale, et 1
- 'autre d’origine végétale mêlées en fila-ments avant filatures dans le but d'obtenir des Ie ets mélangés aux dessins et motifs ressor. tant.
- 1-APPAREIL POUR RÉGULARISER L’EMPESAGE DES TISSUS
- par M. Mallevai.
- - L —
- I aPpareil est basé sur les trois principes f “ivants :
- 1
- m 3 ce déploiement mécanique du tissu au | en de rouleaux ou cylindres.
- soit ca dessication partielle de l’empesage, ou Par des ventilateurs, soit par de l’air plus moins chauffé projeté sur le tissu, soit en misant £ .
- nctionner l’appareil dans un séchoir ch 6 a température convenable, soit en ntlairparla vapeur ou le gaz, etc.,
- soit par l’emploi de plusieurs ou de tous ces moyens à la fois.
- 30 Le massage du tissu au moyen de rouleaux compresseurs unis, cannelés ou gravés d’une manière quelconque.
- PRODUCTION D'UN AMIDOXYLYLSULFIDE NON SYMÉTRIQUE ET SA TRANSFORMATION EN UN ACIDE SULFONIQUE
- par la Société Léopold Cassella et Cie.
- Si on chauffe la métaxylidine avec du soufre pendant quelque temps à une température s’approchant de l’ébullition, un courant régulier d’hydrogène sulfuré se dégage et on obtient après terminaison de l’opération un produit entièrement soluble dans de l’acide chlorhydrique concentré.
- On opère de la manière suivante :
- On chauffe 121 kg. de métaxylidine et 80 kg. de soufre à une température de 200 à 240 degrés C. On maintient cette, température jusqu’à ce qu’un échantillon prélevé de la masse se dissolve parfaitement dans de l’acide chlorhydrique. Le corps ainsi obtenu correspond à la formule C16H14SN2. L’excédent de soufre ajouté agit comme moyen d’oxydation et produit dans l’intérieur de la molécule une union pareille à celle de l’acridine. Cette base est monoacide.
- Lorsqu’on chauffe la base ou un de ses sels avec de l’acide sulfurique contenant de l’acide anhydre à une température modérée, on ob-
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- tient un acide monosulfonique non soluble, ni dans l’eau, ni dans l’alcool, tandis que ses sels alcalins sont facilement solubles dans l’eau.
- Ces derniers sont d’une couleur jaune et mélangés à des liquides alcooliques, ils produisent une fluorescence remarquable ; ils possèdent en outre la capacité de teindre le coton non mordancé d’une nuance jaune clair. Si l’on traite du coton ainsi teint avec de l’acide chlorhydrique et du nitrate de soude, il se forme sur la fibre, la combinaison diazotée de l’acide sulfonique de notre nouvelle base et donne au coton une nuance bien jaunâtre. Le coton ainsi préparé se teint d’un rouge bleuâtre dans une solution alcaline a p napthol ou de ses sulfoacides.Les teintures produites de cette façon sont absolument solides aux acides et au lavage.
- Pour la préparation de ces acides sulfoni-ques, on peut procéder comme suit :
- On dissout 13 k. 6 d'amidoxylsufide dans 2 parties d’acide sulfurique formant à 660 et ajoute 1,5 parties d’acide sulfurique de 60 00 de SO3, en ayant soin que la température ne dépasse pas 100’ C. On verse la masse dans de l’eau et on sépare par filtration l’acide sulfonique non soluble.
- PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MACHINES POUR TEINDRE, BLANCHIR ET TRAITER LE FIL EN PELOTES OU BOBINES
- Par MM. Mason Jeune et hitehead
- L’invention se rapporte à cette classe de machines dont on se sert pour teindre, blanchir, dégraisser et traiter en général les fils de coton, soie, laines etc., ou autres fibres animales ou végétales sous forme de pelotes, bobines ou tout autre forme compacte analogue, et où ils sont montés sur des tubes ou broches perforées, tandis que la teinture ou un autre liquide y est forcé ou passe à travers par l’emploi de moyens convenables.
- Cette invention a principalement pour objet de fournir les moyens, par lesquels la capacité de la susdite classe de machines ou ap pareils, eu égard à la qualité et à la quantité
- des pelotes en bobines'qui y sont traitées, est augmentée et sa construction simplifiée, tandis qu’elle est moins sujette à être réparée ou plus facile a opérer que ce n’était le cas jusqu’à présent.
- L’invention consiste : 1o dans la combinaison d’un chariot ou table creuse à bobines glissant dans le sens vertical, formée avec un conduit ou tuyau et suspendue au châssis de la machine avec un réservoir à liquide sous le susdit chariot ou table à bobines et dans lequel cette dernière peut être descendue ou duquel elle peut être remontée.
- 2o Dans la combinaison d’un cylindre fixé à la charpente de la machine, dans lequel, k conduit ou tuyau précipité peut glisser dans le sens vertical et y est serré au moyen d’une boite à étoupe avec le dit chariot ou table 8 bobines.
- 3o Dans la combinaison du cylindre précite avec un conduit ou tuyau pourvu d’une sou-pape à chaque côté de son contact, avec Ie dit cylindre, une des extrémités du condul étant en communication avec le susdit réservoir à liquide au moyen d’un tuyau convena ble.
- 4© Dans la combinaison d’un couvercle 01 chapeau pouvant être descendu sur le chario à bobines ou levé de ce dernier et qui 65 pourvu à sommet de soupapes d’admission6 au dessous de lui, une plaque distributrict avec le susdit chariot à bobines.
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- PROCÉDÉ DE FABRICATION DES MATIÈRES COLORANTES AZOTÉES, TEIGNANT LA LAINE
- DIRECTEMENT EN NOIR
- Par la Société Farbenfabriken Vorm. Friedrich Bayer et Cie.
- Ce procédé consiste dans la combinaison u phényls a naphtylamines et tatyl a napht) lamines avec les diazo composés des amid azo composés que l’on obtient par l’action l'aanaphtylamine sur les diazo composés de disulfo-acides de l’aniline, toluidine, p napht lamine, ainsi que par la sulfuration d'aml,, naphtaline azo-benzolmonosulfo -acide P
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- , est fiée, arée cas
- former l'amidonophtaline-azo-benzol-disulfo-acide.
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- CHINAGE MÉCANIQUE PAR BAINS DE TEINTURE, SUR TOUTES MATIÈRES TEXTILES PEIGNÉES OU CARDÉES EN BOURRE, NAPPES, MECHES, FILS ET TISSUS-
- Par MM. Lepainteur et société Grulois et Depres.
- L’objet du brevet comprend :
- 10 Un nouveau système de chinage des textiles à l’état de fibres, de fils ou de tissus, par bains de teinture, en produisant les réserves Par l’intercalation et le serrage des textiles entre des cadres constitués soit par des réglettes à sections carrées, rectangulaires, circulaires ou autres maintenues à écartement quelconque entre elles, soit par des plateaux fondus, forgés ou rabottés présentant des nervures et établis en bois, cuir et caoutchouc durci ou autres substances convenables, ^ette intercalation ayant pour effet d'empê-cher le bain de couleur de teindre les parties ou textile comprimées entre les parties sail-lantes des dits plateaux, tout en laissant le bain agir dans les interviles non comprimés.
- Préparée ainsi, la composition pénètre rapidement dans le tissus cellulaire des matières porentes et fibreuses, comme le bois, le coton, le filé etc., elle ne nuit en rien, ni à l’aspect extérieur, ni à la solidité ou autres qualités de la matière traitée.
- PRODUCTION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES JAUNES DITE : THIOFLAVINES.
- Par la Société Léopold Cassella et Cie
- L’objet du brevet consiste dans la préparation de matières colorantes jaunes au moyen de l’introduction des radicaux methyl, éthyl, amyl, benzyl, etc., dans les bases thionées obtenues par l’action du soufre sur la parato-luidine ou la nylidine.
- ÈS UNE
- nouvelle composition réfractaire ET PRÉSERVATRICE
- Par M. Coen.
- L'Invention consiste dans la fabrication )
- une nouvelle composition applicable à diffé-entes espèces d’articles ou de matières qu’elle PrOtège alors contre le feu et la détérioration.
- rich
- Cette composition se prépare de la manière vivante : on prend :
- 2 Parties de sulfurocinoléate d’ammoniaque
- on " apht" amide ion ss de apht anido
- 2
- 1
- 1
- 7
- T
- id.
- id. id.
- de carbonate d’ammoniaque de crème de laitu soluble d’acétate de soude
- id. d’hydrocarbure d’ammoniaque
- outes ces matières sont mélangées en-l^ble et lorsqu’on veut augmenter la qua-
- "^Préservatrice on ajoute encore :
- 1 Parties d’acide borique.
- Pour chaque livre de matière saline, on ajoute 4 ülres 1/2 d’eau distillée.
- PROCÉDÉS DE PRÉPARATION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES DE NUANCES ROUGE-VIOLET A BLEUET VERT
- Par la Société Gilliard, P. Monnet et Cartier
- L’objet du brevet comprend :
- 10 La préparation de leucobases thionisées par la condensation des amines aromatiques paramitroses ou de leurs dérivés métasub-stituèes, tels que métahydroxylés ou méta-nitres etc. etc., en solution acide, aqueuse ou alcoolique, et en présence de soufre naissant avee une molécule d’une amine, d’un phénol, d’une aldéhyde ou kétone aromatique telles ou substituées.
- 2 La transformation en matières colorantes par oxydation des leucobases décrites au 1er. Ces matières colorantes sont thionisées et ont des propriétés ainsi que des constitutions analogues au bleu méthylène ou a des indophénols soufrés.
- PROCÉDÉ DE PRÉPARATION DE MATIÈRES COLORANTES DE LA CLASSE DES INDULINES SOLUBLES DANS L’EAU
- Par la Société Anonyme Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline
- L’objet du brevet comprend un procédé de
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- préparation des matières colorantes de la classe des indulines solubles dans l’eau, par échauffement d’induline avec para-phényline-dionine, méta-phényline-dianine, para-toluy-line-diamine ou métaloluyline-diamine à 150 ou 1900.
- PRÉPARATION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES ET DE NOUVELLES MATIERES PRE-. MIÈRES DEVANT SERVIR A PRODUIRE DE NOUVEAUX | COLORANTS PAR LA NITROSATION
- Par la Société Gilliard, P. Monnet et Cartier
- Cette invention a pour objet la préparation de nouvelles matières colorantes et de nouvelles matières premières devant servir à produire de nouveaux colorants par la nitrosation :
- 1° du corps oxy-azoiques et leurs dérivés. 2° des phtaléines.
- 3 de phénols condensés tels que la diré-sorcine, les dinaphtols etc.
- SOCIÉTÉ DE PRODUCTION DE MATIÈRES COLORANTES RESSEMBLANT AUX INDULINÉS
- Par la Société Anonyme Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline
- Ce procédé consiste a faire agir un sel de l’amido-azobenzol, notamment le chlorhydrate à température élevée sur la diméthyloniline, monométhylaniline, diethylaniline, ou les sels de ces bases d’amines.
- LA RAMIE (Suite.)
- Sous le rapport de la ténacité, la ramie est réellement remarquable ce qui fait qu’au com-1 mencement de ce siècle le docteur RoxburgI directeur du jardin botanique de Calcutta,! donna à cette plante le nom de Tenacissima. I Elle est sous ce point de vue supérieure à 1 toutes les autres plantes texiles.
- Des expériences sans nul doute quelque peul exagérées donnèrent pour résultats, et pourt des cordons égaux de ramie et de chanvre les poids suivants nécessaires pour les casser. 1 252 livres pour le cordon en ramie
- 84 livres pour le cordon en chanvre.
- Des cordes de 0ml2 de diamètre et compo-1 sées de 182 fils ne se rompirent que sous des. charges de 9000 kil. tandis que des cordes identiques en chanvre de Russie, ne peuvent supporter que la moitié de ce poids (expe-. riences relatées par Forbes-Royle faites suri des fibres de ramie, importées en 1810 par 16 capitaine Cotton).
- Ce résultat est d’ailleurs facile a expliquer, par l’observation relatée par M. Jules Persoz qui fait observer que la fibre de la ramie8 des dimensions tout à fait exceptioneelles. Comme longueur elle atteint de 0m060 8 0m200 et comme largeur moyenne 1/20 de millimètre.
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- MORDANT DIT FRANKHANTINE
- Par la Société Fankhanter et Cie
- Ce mordant a la composition suivante : 100 kil. d’huile de ricin sont décomposés par 20 0[0 d’acide sulfurique et neutralisés par de la soude ; d’autre part, on fait bouillir 7 0[0 d'extrait de sumac (Ire qualité) avec 20 0[0 de savon d’oléine très fin. Après refroidissement, on ajoute ce dernier mélange au précé -dent en agitant:
- J. FAYOLLET
- Avocat-ingénieur-conseil en matière de propriété industrielle.
- 16, rue Drouot, Paris.
- J’ouvre ici une parenthèse. Le diamètre o11 l’épaisseur considérable de la fibre de ramie est sans nul doute un obstacle insurmontable à l’obtention de filés fins de cette fibre, car tandis que la ramie a des épaisseurs de fibre de l|20 de millimètrele cordon descend à d6s
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- épaisseurs de 1[55 à 1|85 de millimètres. B" place les fibres de coton ne dépassent jamal ’ Pésis en longueur 0m040 au lieu de 0m060 à 0m20) 18oie
- vus précédemment pour la ramie.
- L’aspect microscopique de la ramie expli que aussi ses nombreuses irrégularités er filature. Les cellules offrent des différence énormes de diamètre d’une extrémité à l’al
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- BT DE L’IMPRESSION DES T1SSÜS
- 101
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- ire, fortement renflées au millieu, très irrégulièrement amincies en allant aux extrémités. Les formes des fibres sont d’ailleurs très variables et n’ont plus cette régularité des autres fibres végétales.
- Les coupes de la ramie rappellent celles du chanvre, mais en plus grand, et toujours d’a-près M. Jules Persoz, à l’action de l’iode les contours ne se colorent pas en jaune comme pour le chanvre, mais c’est la matière grenue contenue dans le canal médullaire qui se colore en jaune.
- Par l’action de l’iode et de l’acide sulfurique les fibres de ramie se colorent en bleu ou en violet.
- Cet ensemble de caractères microscopiques laisse peu d’espoir d’arriver avec la fibre de la ramie à l’obtention de filés très fins. Si d’une Port l’épaisseur considérable de la fibre lui assure une très grande force, d’autre part cette épaisseur est un empêchement absolu a l’obtention de la finesse résulant de l’agglo-aération d’une série de brins.
- D’après Ozanam, voici le résultat d’essais comparatifs sur la résistance à la traction, "élasticité avant la rupture et la résistance à 14 torsion.
- Ramie Coton Chanvre
- LUCLLILU UUULl “IlcAVA
- Résistance à la traction.. 100 16 33
- asticité avant la rupture 100 100 75
- esistance à la torsion... 100 400 95
- Lin Soie
- Resistance à la traction............. 25 16
- plasticité avant la rupture.. . 66 400
- esistance à la torsion............. 80 600
- De ces essais, il résulte que la ramie est la P'118 résistante à la traction, mais en place PoUr l’élasticité et la résistance à la torsion, C eSt la soie qui tient le haut du pavé. Pour la "esistance à la torsion le coton vient après la pole, et la ramie sous ce rapport ne diffère 8uere du chanvre et du lin.
- Par l’action des lessives alcalines, ou de la "apeur surchauffée, la ramie perd très peu comme tant du cent, mais son brillant, en Place est bien amoindri.
- Sous l’influence de l’eau bouillante et de la vapeur avec pression, la ramie appropriée déjà, et dans des conditions identiques avec le lin, le chanvre et le jute n’a perdu que 1 0(0 tandis que le lin a perdu 3,50 00 le chanvre 8 à 9 0[0 et le jute jusqu'à 2 2 OjO.
- La ramie, comme toutes les fibres condense de l’humidité à l’air, et d’après des essais que j’ai fait faire ajla condition des soies de Lyon, il faudrait admettre commercialement parlant, une dose de 7 0(0 d’humidité pour le taux légal de cette fibre.
- Très incorruptible dans l’eau douce, et très résistante à l’eau de mer, sa ténacité non con-testée, son emploi dans la corderie et dans la fabrication des filets de pêche est tout indiqué, il est d’ailleurs immémorial dans les pays d’extrême-Orient.
- Quant à son brillant qui l’a recommandé pour remplacer la soie, hélas, il est combattu par l’inconvénient du duvet, et de plus dans certains articles on a reconnu la tendance de cette fibre à se casser, c’est-à-dire qu’à l’apprêt des tissus tout ramie peuvent prendre des cassures qu’il est impossible d’effacer.
- Les allemands cependant sont arrivés à produire de très beaux fils de ramie très brillants très souples, mais malheureusement ces qualités ne se maintiennent pas. Les étoffes obtenues avec des fibres de ramie très brillantes et très souples après teinture ne tardent pas après le tissage à revenir à leur état normal.
- La fibre de la ramie est très dense, de 1(3 plus lourde que celle du coton, ce qui est un grave inconvénient au point de vue du revient des tissus. C’est ce qui fait dire qu’elle ne couvre pas.
- Et en outre qu’elle est plus chère que le coton à filé égal en grosseur, elle offre sous le même poids moins de longueur ; la ramie se prête également moins bien au tissage des armures.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- En place, elle convient très bien dans les mélanges laineux, dans les châles et les franges, où elle joue très bien le rôle de la soie.
- Après les opérations de teinture dont je m’occuperai dans le prochain numéro soumise au dressage et au chevillage, elle donne du duvet indéfinitivement, et l'opération du chevillage doit être faite mécaniquement, car le duvet auguleux fatigue énormément les ouvriers. En poussant d’ailleurs à outrance le chevillage, on finiruit par tout réduire en duvet. Il faut savoir s’arrêter à temps, lorsque le brillant convenable a été atteint.
- L'ètirage mécanique au lustrage, malgré la ténacité de la ramie donne des résultats désastreux par suite de mauvaise filature ou d’autre causes, on ne pent lustrer cette fibre par l’étirage, tous les fils cassent les uns après les autres. Ce résultat ne m’a pas peu surpris et je ne suis pas le seul.
- On peut cependant avec des ménagements pour les ramies destinés à la couture, opérer comme pour les soies à coudre.
- Le gazage ou flambage des fils de ramie, ne donne pas de grands résultats, pour le brillant, si le duvet est abondant avant le grillage, il revient facilement après. Dans tous les cas le grillage ou flambage de la ramie est une opération des plus délicates, et demande de très grands soins.
- Cette fibre est très inflammable, et il est même presque impossible de flamber ou griller des fils très fins. Et avee les numéros supérieurs, il faut aller très vite. Le résultat est d’ailleurs comme je viens de le dire presque nul.
- Mari us Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES (Suite.)
- Le bain étant mordancé suivant l’une des manières ci-dessus, on y entre les étofles à teindre qu’on manœuvre dix ou quinze mi
- nutes sans chauffer, afin de bien humecte la laine. On élève ensuite la température à bain jusqu’à l’ébullition puis, après quelque tours de bouillon, on arrête cette ébullition et on ajoute les colorants en quantité sufi santé pour produire la couleur demandée. 01 fait bouillir le bain de nouveau, puis 0 échantillonne, la première fois au bout d trois quarts d’heure et ensuite toutes le demi-heures. L'ébullition du bain doit êtr maintenue jusqu’à la fin de l’opération.
- On abat une heure et demie ou deux heur après l’entrée des tissus, puis on évente et0 lave soigneusement en eau courante.
- Le bain de teinture doit être bien morda et acide ; cependant, pas par trop, car V excès peut énerver et même attaquer la laint La vérification de l’acidité du bain se fait a11 goûter-, c’est le moyen le plus expéditif 6 pour peu qu'on en ait l’habitude, il est d’ui exactitude suffisante. Du reste, la quanti d'acide à employer comme mordant doit el d’autant plus petite que l’on se propose 0 mettre plus de sulfate d’indigo dans le bail de teinture; ou autrement dit, l’acide ser mis dans le bain en quantité inversement pr° 1 portionnelle à celle du sulfate d’indigo I | l’on compte utiliser.
- Le sulfate d'indigo ne s’emploie pas tel q" est livré par les fabricants ; on le délaie dan cinq ou six fois son volume d’eau froide avA de l’ajouter au bain de teinture.
- Le sulfate d’indigo produit des coule"s moins vives que le carmin d’indigo, mais ellf sont plus solides.
- Les colorants jaunes utilisables dans cel teinture sont le curcuma, l’acide picrique, jaune naphtol, le jaune solide, les or" gés, etc.
- On obtient également de bonnes coule" marron, bronze et olive par le sulfate d’indië et l'orseille en mordançant la laine avec : 1
- Alun............................... 800
- Sulfate de soude. 10 0[0
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 103
- MARRONS AVEC LE MARRON d’aNILINE.
- Le marron d’aniline est un produit très soluble dans l’eau et d’une application facile.
- On mordance la laine le plus généralement avec un mélange d’acide sulfurique et de sulfate de soude ; mais, d’autres procédés sont également très employés. Voici, du reste, les différents modes de mordançage susceptibles d’être utilisés ici : 1
- 1o Pour 100 kil. de laine : Eau q. s. Sulfate de soude. 12 kil. Acide sulfurique. 3 kil.
- 2° Pour 100 kil. de laine :
- Eau....................... q. s Bisulfate de soude. 15 kil.
- 3o Pour 100 Kil. de laine : Eau q. s.
- Acide sulfurique . 4 kil.
- 4o Le mordant liquide indiqué dans le paragraphe précédent peut aussi s’employer ici avantageusement, dans les proportions de 40 à 50 0[0 sur bain neuf et de 20 à 30 0|0 sur bain fait.
- On prépare le bain de teinture, dans un baquet de sapin, ainsi qu’il suit : on met dans un volume d’eau qui varie suivant la quantité des étoffes à teindre, l'un des mordants ci-dessus, que l’on ajoute au bain proportion-nellement au poids de la laine. On remue afin de répartir les ingrédients, puis on entre, à J froid ou à tiède, les tissus qu’on manœuvre ensuite dix ou quinze minutes, dans le double but de les mouiller et de les imprégner régulièrement de mordant. On garnit ensuite avec les quantités de colorants nécessaires pour obtenir la couleur demandée.
- On fait nuancer la couleur du jaunâtre par une addition plus ou moins forte de l’un des colorants suivants : jaune solide, jaune naph-tol, orangés, acide picrique, etc.
- Le carmin d’indigo est le colorant bleu le Plus recommandable pour être uni au marron d’aniline.
- La première garniture étant terminée, on fait faire aux étoffes quelques tours sans chauffer, puis on élève progressivement la température du bain au bouillon, qu’on maintient du reste jusqu'à la fin de l’opération.
- C. E.M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE du Nord de la France
- CONCOURS DE 1889
- Dans sa séance publique de janvier 1890, la Société Industrielle du Nord de la France décernera aux auteurs qui auront répondu d’une manière satisfaisante au programme de diverses questions des récompenses consistant en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- Les mémoires présentés au Concours devront être remis au Secrétariat-Général de la Société, avant le 1er octobre 1889. Mais les appareils sur lesquels des expériences seront nécessaires devront lui être parvenus avant le 30 juin 1880.
- Pour les sujets de prix exigeant plus d’une année d’expérimentation, la distribution des récompenses sera ajournée.
- Les mémoires relatifs aux questions comprises dans le programme et ne comportant pas d’appareils à expérimenter ne devront pas être signés, mais revêtus d’une épigraphe reproduite sur un pli cacheté, annexé à chaque mémoire, et dans lequel se trouveront le nom, la qualité et l’adresse de l’auteur.
- On peut se procurer le programme détaillé au secrétariat de la société, rue des Jardins, 29.
- Filterie.— Etudes sur les diverses méthodes de glaçage et de lustrage des fils retors de lin ou de coton .
- Ramie. -- Etude complète sur le dégom-
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- s
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mage et la filature de la Ramie de toutes les provenances.
- Blanchiment. — Guide-memento du blanchisseur de fils et tissus de lin, de coton, etc. Le travail devrait avoir le caractère d’un guide pratique contenant tous les renseignements techniques de nature à faciliter la mission du chef d’atelier, tel que description des méthodes et appareils employés, produits chimiques, dosages etc.
- Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage et d’apprêt des fils et tissus de lin en France, en Alsace et en Angleterre ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- Même question pour les fils et tissus de coton simples et retors.
- Même question pour les fils et tissus de laine.
- Etudier spécialement l’action du blanchiment sur les lins de diverses provenances. On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les fils de lin du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment ; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus du lin. Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Moyen économique de préparation de l’ozone et de l’eau oxygénée et expériences sur les applications diverses de ces produits, et en particulier au blanchiment des textiles.
- Etude du blanchiment par l'électricité.
- Etude sur la situation actuelle du blanchiment de la soie, de la laine, du coton et du lin par d’autres produits que les hypochlorites alcalins et l’acide sulfureux.
- Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- Recherche sur les meilleures méthodes pro
- pres à donner plus de solidité aux couleurs organiques artificielles employées en teinture.
- Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre, après la teinture, l’éclat que conserve le fil de jute teint.
- Même étude pour le Coton et la Ramie.
- Etude des moyens propres à déterminer la valeur industrielle et le pouvoir adhésif des gommes arabiques et autres produits d’encollage (apprêts et gommage des étiquettes).
- Etude comparative des divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture en couleurs dites de fantaisie, réalisés par lui, avec les matières colorantes de son choix, sur fils et tissus de lin, chanvre, coton, soie et laine avec indication des prix de façon exigés et description des procédés employés .
- Etude sur un genre d’impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique.
- Indiquer un procédé de teinture surfil de lin donnant le rouge d'Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton. On devra présenter des échantillons à l’appui.
- Outremer. -- Etude sur la composition chimique de l’Outremer et sur les caractères qui différencient les variétés de diverses couleurs, ainsi que sur les causes auxquelles il faut attribuer la décoloration de l’outremer artificiel par l’alun.
- Intoxications industrielles. — Mémoire sur l’action, au point de vue sanitaire, des dérivés de la houille, et particulièrement de celles de ces substances qui trouvent leur application dans la teinture.
- Prix spéciaux. Donation de M. Kuhlmann. — Des médailles en or, de la valeur de 500 fr. chacune, seront accordées pour les progrès les plus signalés dans la région :
- Une médaille pour le blanchiment ;
- Une médaille pour la teinture;
- Teinture (prix Roussel). — Un prix de 500 fr., auquel la Société joindra uns médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire
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- ETDE L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- —-—CR.aX2
- VARIETES
- M. CHEVREUL
- Plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis que le monde savant s'était spontanément uni pour glorifier le centenaire du dernier des représentants de cette pléiade de savants, qui a illustré la première moitié du siècle. Dans l’ardent mouvement intellectuel qui remue la société moderne et en change incessamment la face, quelques hommes marchaient lentement, mais sûrement, vers le but de toute science : la vérité. Chevreul fut un de ceux qui ne hasardaient pas les conclusions qu’il tirait de nombreuses observations qu’il accumulait en en variant sans cesse la forme; il portait sur toutes choses la finesse de son esprit analytique et recherchait toujours la cause des phénomènes qui frappaient ses yeux ou son esprit; c’est ainsi que, dans l’ordre d’observation matériel, il coordonna les faits du contraste simultané des couleurs et en établit la théorie. Dans l'ordre psychologique, il publia son livre sur la méthode à posteriori expérimentale.
- La tournure de son esprit se porta presque toujours sur les lois générales qui constituent la philosophie de la science, et les expérien-ces qu’il instituait avec un soin méticuleux, lui servaient à fixer dans l’esprit de ses auditeurs les principes scientifiques. Aussi, la Préparation de ses leçons de chimie contistua-t elle un ensemble de faits simples, correspondant à la théorie de la science. Profes-seur de chimie au Muséum d’histoire natu-relle, de chimie appliquée à la teinture aux Gobelins, il se préoccupa plutôt de conserver Itacts les principes scientifiques, que d’inté-resser son auditoire par des expériences brillantes. Sa parole lente et correcte, semblait devoir s’appliquer plutôt aux sciences mathématiques qu’aux sciences naturelles, et
- il était plutôt le conservateur des principes de la science que son vulgarisateur.
- Cette méthode d’enseignement n’était guère applicable aux chaires dans lesquelles il professa; un public libre et non préparé à l’intelligence de ses hautes visées, devait peu les comprendre; aussi le nombre de ses auditeurs, attirée par sa renommée, décroissait rapidement : il planait à de trop grandes hauteurs pour y être suivi par ceux auxquels les éléments étaient souvent à peine connus.
- Aux Gobelins, il s’agissait de créer un enseignement qui, par son titre, attirerait des praticiens; mais ceux-ci, ignorant le plus souvent le vocabulaire scientifique, retournaient à leurs travaux que, du reste, il leur était difficile de quitter trois fois par semaine pendant quatre mois. Aussi, ces très intéressantes leçons eurent peu de succès, surtout en raison d'un assez grand éloignement des centres industriels de l’art de la teinture. Malgré cela, le professeur ne se décourageait pas et il augmentait sans cesse, par ses recherches de laboratoire, l’intérêt de son cours.
- La publication d’une science nouvelle, le contraste simultané des couleurs, ouvrage qu’on a édité à un beaucoup trop petit nombre d’exemplaires en 1839, attira vivement l’attention d'un nombre considérable de personnes qui observent ou emploient les couleurs ; ici des connaissances préliminaires n’étaient pas nécessaires : il s’agissait simplement d’ouvrir les yeux.
- Les physiciens et les artistes et un public varié vinrent à ces [leçons, qui firent sensation ; et, malgré la distance des Gobelins et l’emplacement peu favorable, l’affluence y fut nombreuse. (
- Ces leçons auxquelles assistaient les artis- tes des Gobelins, les intéressèrent et leur furent d’un certain secours.
- Quant aux peintres, ils furent récalcitrants à l’adoption des théories : ils arguèrent que ce n’était pas nouveau pour eux, qu’ils connaissaient les faits et les mettaient journellement en pratique. Horace Vernet fut le seul
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- qui chercha à bien s’initier aux principes que le maître lui développait au milieu de la fumée des cigarettes de son auditeur.
- M. Chevreul fit ce même cours à Lyon en 1842, et y eut un grand succès. Il profita de son séjour dans cette ville, pour publier une plaquette sur les effets optiques des étoffes de soie, dont nous lui exécutâmes les planches, et dans laquelle il expliquait l’effet produit par les différentes armures des tissus de soie.
- En somme, les principes du contraste furent peu répandus d’abord, à cause, avons-nous dit, du petit nombre d'exemplaires de l’édition qui les rendait introuvables, puis par les difficultés qu’éprouvent certaines personnes à bien voir les couleurs et par conséquent à apprécier les expériences que l’auteur accumulait et qui fatiguaient ainsi promptement la vue de ceux peu exercés à ces sortes d’observations.
- Le contraste des couleurs demandait un complément : c’était une classification méthodique des couleurs. C’est alors que M. Chevreul rectifia des tables chromatiques qui avaient été imaginées par divers auteurs et établit la preuve qu’une classification bien exécutée, rendrait d’importants services aux sciences, aax arts, à l’industrie et au commerce, en fixant définitivement la valeur de la couleur, comme le sont les dimensions, les forces et même l’intensité de l'électricité, science nouvelle dans la pratique qui a déjà ses unités de mesure, tandis que la couleur, vieille comme le monde, les attend encore. Nous avions tenté de réaliser ce difficile problème, d’éditer une table chromatique; le temps et des difficultés imprévues dépendant de l’altérabilité des couleurs ont retardé cette utile publication.
- Aujourd’hui bien des recherches intéressantes relatives à la teinture, publiées par M. Chevreul, ne présentent plus qu’un intérêt historique. La transformation qu’a éprouvée la teinture depuis 30 ans, tend à faire abandonner les anciennes méthodes les plus
- réputées; la culture de la garance, qui faisait la richesse du Vaucluse, a fait place soit à . celle de la vigne, soit à d’autres cultures.
- L’alizarine artificielle extraite de l’anthracène de la houille s’est substituée avec avantage à la garance. Des rouges vifs purs et intenses du naphtol s’emploient à côté de l’ancienne cochenille, qui se débat contre ce rival redoutable. L’indigo, dont l’emoloi est si ancien et exige si peu de connaissances pour la fixation sur les étoffes, puisque les nègres de la Guinée l’appliquent depuis des siècles, cet indigo a été reproduit artificiellement et présente une plus grande pureté de nuance ; il n’est plus question que du prix de revient.
- Des violets superbes ont remplacé les franches couleurs de l’orseille et sont plus solides.
- Un noir extrait de l’aniline a déjà fait abandonner les anciens noirs.
- Enfin, on le voit, la révolution de cet art antique de la teinture est presque accomplie, et les belles découvertes de l’indigotine, de la crésiline, l’hématine, extraites des plantes et bois de teinture qui avaient marqué les premiers pas de notre célèbre directeur des teintures, ne servent déjà presque plus qu’à l’histoire de l’art.
- Aussi, dans ses dernières années, M. Chevreul semblait dépaysé au millieu de cet amoncellement de découvertes de couleurs éblouissantes, de ces résultats merveilleux obtenus en dehors de toutes prévisions. Il fallait arriver à séparer dans cet amas de richesses les bonnes couleurs de celles qu’un rayon de soleil détruirait en quelques heures, et se résigner à rejeter, malgré tout leur éclat, les couleurs trop instables.
- C’est la voie que la nouvelle direction de teinture des Gobelins doit suivre, en éclairant l’industrie sur le mérite réel de ces nouvelles venues.
- M. Chevreul, qui a jeté la lumière sur l’ancienne teinture, s’éteint avec elle et une nouvelle ère commence, qui aura ses maîtres et ses historiens..... Decaux.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSU»
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- De l’influence du thiophène
- SUR LA COLORATION des DÉRIVÉS de la BENZINE
- ET SES HOMOLOGUES
- Note de M. A. Bidet.
- « La nitrobenzine, préparée avec de la benzine même cristallisable, présente toujours, après plusieurs distillations, une teinte jaunâtre qui, sous l’influence de la lumière, devient de plus en plus foncée.
- » Les résultats sont tout différents si l’on emploie de la benzine privée de thiophène et, dans ce cas, dès la première distillation, la nitrobenzine obtenue ne possède qu’une légère teinte jaune verdâtre, ne se modifiant plus au contact des rayons lumineux. L’addition d’un simple cristal de mononitrothio-phène redonne à la benzine nitrée pure les propriétés delà nitrobenzine ordinaire.
- » On peut faire subir à la benzine nitrée impure diverses purifications et arriver à un produit devenu inaltérable. Ainsi, en employant une sorte de tube de Faraday dont l’une des branches contenant quelques centimètres cubes de nitrobenzine est soumise à une température d’environ 60°, tandis que l’autre branche reste à la température ordinaire, on voit se former peu à peu, au sommet de la courbure, des gouttelettes qui se rassemblent ensuite sous forme d’un liquide incolore ; le nitro-thiophène moins volatil reste sans doute dans la portion non distillé.
- On peut aussi se servir de la méthode des cristallisations répétées ; la matière colorante s’accumule dans la partie liquide et les cristaux de nitro-benzine, devenant de plus en plus blancs, fournissent un liquide presque incolore.
- » Enfin, comme troisième méthode, dissolvons la nitrobenzine impure dans l’acide sulfurique et chauffons légèrement ; la solution prend une teinte rouge (fait qui ne s’observe pas lorsque le produit est pur), puis, si nous précipitons par l’eau, la ben-Zine nitrée se sépare très faiblement colo
- rée, tandis que le liquide aqueux conserve une teinte jaune, passant à l’orangé en présence des alcalis En répétant plusieurs fois l’expérience, on obtient une nitrobenzine de moins en moins colorée, même absolument incolore vue à travers deux faces parallèles ou aux lumières artificielles, et ne présentant par réflexion à la lumière du jour qu’une nuance verdâtre peu marquée.
- « Le toluène, privé du thiotoluène qu’il renferme par les procédés qui servent à la purification de la benzine, fournit des dérivés nitrés ayant, au point de vue de la couleur, des propriétés identiques à celles de la nitro-benzine pure.
- « Il est à remarquer aussi que tous ces corps nitrés purifiés ont une odeur plus agréable que les produits ordinaires.
- « Les résultats que je viens de signaler à propos des dérivés nitrés se retrouvent aussi pour des corps de fonction différente. Ainsi, du phénol préparé au moyen d’un sulfone privé de composés thiophéniques peut s’obtenir sous forme de belles aiguilles, complètement incolores, ne prenant plus de teinte soit jaune, soit rouge, même après plusieurs mois d’exposition en pleine lumière.
- » Nous pouvons aussi transformer en amines les composés nitrés purs, et alors l’aniline ou la toluidine n’acquièrent plus cette teinte rouge brun foncé que présentent toujours les produits ordinaires au bout d’un certain temps ; on constate seulement que ces amines purifiées, d’abord incolores après distillation, prennent au bout de quelques jours une couleur jaune, qui désormais reste invariable au contact des rayons lumineux.
- « Cette faible teinte est due probablement à des iraces d’amidothiophène, indiquant par là même que le corps initial renfermait encore des quantités très minimes de thiophène. C’est même une réaction beaucoup plus sensible que celle de l’isatine. En effet, si l’on arrêtait la purification de la benzine au moment ou l'on n’observe plus la colora-
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- 198
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tion bleue avec l’isatine, on obtiendrait par la suite une nitrobenzine devenant jaune, et l’aniline qui en est dérivée prend la teinte brune caractéristique. Il faut donc pousser beaucoup plus loin le traitement des carbures à l’acide sulfurique, si l’on veut obtenir des produits purs.
- » Enfin, l’aniline, l’ortho et la paratolui-dine, privées de composés thiophéniques, étant dans une proportio convenable pour former de l’aniline pour rouge, ne donnent plus que des traces de fuchsine par la condensation au moyen de l’acide arsénique sirupeux. Ces mêmes amines, provenant de dérivés nitrés purs, mais auxquels on a ajouté du nitrothiophène avant la réduction, fournissent par la condensation une matière colorante rouge, absolument comme le ferait l’aniline pour rouge ordinaire.
- » Je continue d’étudier l’influence parti-culière du thiophène ou de ses homologues sur le rendement et la couleur des matières colorantes, obtenues par la condensation des amines aromatiques. »
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- CONVERSIONS DE FAILLITES EN LIQUIDATIONS JUDICIAIRES.
- St-Mandé et Paris.— Pruvot, teinturier à St-Mandé, grande rue, 17, actuellement à Paris, rue Le Peltier, 49.— J.-c.: M. Douillet.
- — Liquid.: M. Boussard. — J. du 6 avril.
- LIQUIDATION JUDICIAIRE
- Troyes. — Roussel-Cotel. (Henri-Joseph-Désiré), teinturier. — Jug. du 1er avril. — Liquid.: M. Guyotot.
- Lyon. — Vial père (Jean-Claude) et Vial fils (Pétrus), teinturiers, associés de fait sous la raison Vial, avenue de Noailles, 9. — Jug. du 3 avril. — Liquid. : M. Rolland.
- Amiens.— Pavy (Alfred), teinturier à Cor-
- by. — Jug. du 12 mars. — Liquid.: M Man-tel.
- RÉPARTITIONS DE FAILLITES
- Paris. — Davoine (Marie) teinturière r. de Provence, 4. — Syndic Châle. 15 02.
- CLOTURE POUR INSUFFISANCE D’ACTIF
- Paris. — Batifois, teinturier, r. Amélie, 3. — J. 19 fév.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Suresnes. — Modification des statuts de la Société en nom collectif A Meunier et Cie (teinture et apprêt des tissus), rue du Bac, rue des Bourets et quai National, devenue en commandite à l’égard de Mme Roulleaux-Du-gage, — et prorogation au 30 juin 1905. — Cap. porté à 450,000 fr. dont 250,000 fr. en commandite. — Acte du 5 janv. — G. T.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Bahout a vendu à M. Fouillet, de suite, un fonds de teinturerie, passage des Bains, 4. Opp. rue N.-D.-de-Lorette, 33.
- M. Guillaume a vendu a M. Maingot de suite, ses droits de teinturerie en peaux, rue de la Glacière, 51. Opp. rue Vauque-lin, 30.
- Mme veuve Ientzsch a vendu à Mlle Baudot, de suite, un fonds de teinturerie, rue Bréda, 30. Opp. rue de Ghateaudun, 15, chez M. Vuillemin.
- Mme veuve Grandignaux a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Tu-renne, 78. Opp. faub. Poissonnière, 20, chez M. Woitier.
- Mme veuve Lavadoux a vendu à M. X..., 15 avril, un fonds de teinturerie, rue de la Victoire, 83. Opp. rue des Juges-Consuls, 3, chez M. Bérard.
- Mme Pivet a vendu à Mlle Didierjean, 1er avril, un fonds de teinturerie, rue Meslay, 7. Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, N 10. BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mai 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- BULLETIN COMMERCIAL DE LYON.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- TARIFS DES DOUANES.
- MULTICHROME. - SUR LES MORDANTS DE CHROME.
- DES PROGRÈS DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ^analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- LAINEUSE métallique CONTINUE AVEC GRAISSAGE PAR ENTRAINEMENT DES TISSUS-
- Par M. Martinot.
- Cette laineuse diffère des autres, en ce sens que l’étoffe seule a un mouvement de tanslation et les travailleurs sont sur des Supports fixés sans aucun mouvement, c’est "étoffe seule qui les fait tourner et travailler.
- NOUVEAU PROCÉDÉ ET APPAREILS POUR LA TEINTURE DES ÉTOFFES EN PIECES-
- Par la Société Louis Couturier et Cie.
- Ce nouveau procédés de teinture consiste à faire passer successivement et d’une manière continue, la pièce à teindre dans une série de bacs contenant des solutions de plus en plus concentrées de la matière colorante employée.
- "appareil employé permet de changer l'or-dre de progression des bains suivant que leur degré de teinture s’épuise sans changer la marche du tissu, il consiste en un système de rouleaux mobiles que l’on peut amener à “out point jugé convenable, de manière à faire Pesser en premier le tissu dans l’un ou l’autre ac suivant les besoins.
- NOUVEAUX PROCÉDÉS D’IMPRESSION SUR GAZE ET AUTRES TISSUS DU MEME GENRE-
- Par MM. Huge d'Alesi et Société Lemercier et Ci*.
- Ces procédés consistent à appliquer une feuille couchée ou recouverte d'un encollage sous le tissu à imprimer, feuille qui accompagne le tissu dans toutes les phases de son impression, étant supportée par un carton ou autre matière équivalente et qui abandonne à ce tissu sa préparation avec la couleur qu'elle a reçue.
- PROCÉDÉ RAPIDE DE TEINTURE DU COTON OU DE FIBRES VÉGÉTALES EN UN SEUL BAIN ET AU MOYEN DE MATIERES COLORANTES, APPELEES MULTICHROMES-
- Par la Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis.
- L’objet du brevet consiste à associer dans une même liqueur, adjurants et matières colorantes (multichrômes) avec lesquelles sans autre préparation, par la simple immersion du coton dans le bain de teinture, on obtient les résultats désirés.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES PROCÉDÉS POUR COLORER ET TERMINER LES TISSUS DE COTON ET AUTRES TISSUS BON MARCHÉ-
- Par M.. Mather.
- Le procédé qui fait l’objet du brevet consiste à remplir les interstices du tissu avec
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- 110 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de l’amidon, et une matière colorante, à les incorporer complètement ensemble et à enlever ensuite de la surface des fils, par raclage, une partie du mélange colorant.
- PERFECTIONNEMENTS POUR COLORER OU NUANCER LES TISSUS Par M. Mather.
- Ce procédé consiste à appliquer sur le tissu ou à l’imprégner d’un mélange de matière grasse soluble et de matière colorante, et à rendre ensuite la matière grasse insoluble en traitant le tissu ainsi imprégné avec du chlorure de chaux ou autres équivalents ayant le pouvoir de rendre la matière grasse insoluble.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES PROCÉDÉS
- ques heures une excellente fibre textile de 1 l’écorce des jeunes branches du mûrier.
- Pour cela, on enlève l’écorce qui se déta- L'E che facilement des branches vertes du mu-1 rier et même de celles qui sont sèches, si elles | A ont été préalablement plongées pendant quel- Teil ques minutes dans l’eau bouillante. I
- U..
- On plonge ensuite l’écorce dans l’eau bouil- aboi lante pure ou faiblement alcalinisée pour enj'es soulever l’épiderme et amollir la couche verte aujc qui se trouve dessous et puis on la bat, ouonsucc la passe entre des cylindres sous un courant L d’eau. 1 tout
- De cette manière l’on détache l’épiderme et gdes la couche verte et le liber reste, avec ses pa-gcati quets de fibres étroitement agglutinées. | ee I
- Lorsque l’écorce est ainsi désorganisée, onPou: la fait bouillir à la pression ordinaire ou à IP^c
- POUR COLORER LESTISSUS ET LES FIBRES Par M. Mather.
- Ce procédé consiste à subdiviser la couleur jusqu’à ce qu’elle soit assez fixe pour pénétrer dans les interstices du fil et adhérer à chacune de ses fibres ; a mettre ensuite cette Jouleur en suspension dans un bain contenant une matière gommeuse ou visqueuse et à faire passer le fil ou le tissus dans le bain.
- PERFECTIONNEMENT DANS UNE MACHINE A FOULER par M. Dolge
- Ce perfectionnement consiste à combiner avec le tambour constitutif de la machine et le rouleau d’alimentation un tablier de plissage mobile muni d’un mécanisme permettant d’ajuster la position de ce tablier suivant l’intensité de l’action foulante que l’on veut produire sur les étoffes.
- PROCÉDÉ MÉCANIQUE ET CHIMIQUE POUR EXTRAIRE LA FIBRE TEXTILE DE L ÉCORCE DU MURIER, FIBRE DITE ; « LIN DE MURIER. » par MM. G. et J. Pasqualis.
- Ce procédé est destiné à extraire avec la plus grande facilité, et dans l’espace de quel-
- une pression de quelques atmosphères, pendant deux ou trois heures, avec un lait de chaux contenant 2 0[0 de chaux hydratée, de préférence, quoique on puisse se servir aussi avec succès d’autres alcalis.
- L’écorce ainsi traitée conserve à peu près son aspect primitif. On la lave pour la débarrasser de l’excès de chaux et du carbonate qui s’y est adhéré, on la met ensuite dans un bain d’eau froide à peine acidulée d’acide chlorhydrique et l’on agite vivement.
- M; leme . puis vais, à me car ( : Puis, pens
- Ce et je
- La cohésion du tissus dans ce bain, cesse en peu d'instants, les fibres nagent librement dans le liquide et la matière agglutinante est dissoute.
- On lave le tout ensuite à grande eau et on laisse sécher.
- Pour obtenir une fibre plus blanche on fait bouillir une seconde fois à la chaux et l’on répète le traitement au bain acidulé.
- J. FAYOLLET
- Avocat-ingénieur-conseil en mati(lrC de propriété industrielle.
- 16, rue Drouot, Paris.
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- Le Au g
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS 111
- 3 de REVUE DE
- êta- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- nu-1
- elles Ancien collaborateur au « Moniteur de la Vel Teinture » de 1875 à 1881, je salue mes an-I ciens lecteurs, je salue aussi les nouveaux juil-1 abonnés à cette feuille si intéressante et r en j’espère que dans la tâche que j’entreprends erte aujourd’hui mes efforts serout couronnés de u on succès.
- rant Laissant de côté toute discussion oiseuse, 1 tout historique des produits des machines ou ie et | des procédés, je me renfermerai dans l’appré-: pa-gclation rationnelle, exacte, condensée de tout lce qui pourra être utile aux résultats que je 1, ontroursuis : éclairer mes lecteurs par des ap-ouà LPreciations comparatives.
- pen- Malgré que l’exposition soit ouverte officiel-t de glement elle ne nous offre encore rien qui h de ePisse donner lieu à un article sérieux. Aussi ussl gvais-je clore celui-ci en donnant rendez-vous g"mes lecteurs pour mes prochains numéros, près jCar d’après toutes les probabilités, j’aurai à bar-1 P"Bser à ample source et le retard sera com-mnate sPensé par l’intérêt.
- s un I Gette exposition nous promet des merveilles icide aftje crois qu’elle tiendra sa promesse.
- Ch. Drevet
- esse E — •---------
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- BVLLETIN COMMERCIAL DE LYON pses prix des soies qui avaient baissé de-iple relèvement des cours par suite de la dation du syndicat d’accapparement, ten-“CD‘o..
- n e relever quelque peu; il y a surtout 1 §rande fermeté pour les belles qualités, lell” stocks de matières premières sont d’ail-la Tres réduits et plus que cela n’arrive à cokeljode correspondante de chaque année, cationdire, à l’entrée de la campagne d’édu-. n des vers à soie. Jusqu’à présent celles- Se font v
- 1 La 11 à une manière normale.
- Pauvreté dans le stock des soies tient 5 u gran.
- mouvement d’affaires, auquel n’est
- pas étranger l’exposition universelle, et dont ont bénéficié Lyon et toutes les places soyeuses.
- Lyon pour sa part a exposé des merveilles, depuis la flotte teinte jusqu’à la soie manufacturée sous toutes ses formes. Teinturiers, fabricants, imprimeurs et apprêteurs se sont surpassés dans tous les genres et il sera bien difficile au jury de prononcer et de donner les récompenses en présence de tant de concurrents qui ont rivalisé dans tous les genres possibles.
- Actuellement la fabrique lyonnaise opère sur des commissions prises, et le travail est satisfaisant, quoique modéré, cela a d’ailleurs toujours lieu à pareille époque de l’année. Teinturiers, apprêteurs, gaufreurs et imprimeurs sont moins occupés que cet hiver dernier.
- A propos du gaufrage, cet article qui date de quelques années a pris entre les mains de M. Francisque Roland de Lyon une importance considérable, et il ne s’en fait de très grandes quantités. La moire française est toujours en faveur. Les tissus imprimés su-rahs et pongées sont à leur fin de commande de saison. Les tissus soie et laine continuent leur petit chemin, on obtient d’ailleurs de très jolis effets.
- Pour terminer on se préoccupe déjà des ventes de juillet et du résultat de l’exposition pour la marche des affaires à Lyon. Faisons comme tous, attendons.
- Les sériculteurs du Midi ont tenu dernièrement à Avignon, sous la présidence de M. Bérenger sénateur, un comice ayant pour but de créer des droits pour empêcher l’abaisse' ment des prix de la soie pour le cocon frais par exemple, au-dessous de 4 fr. le kilog pour sauver par des droits sur les matières brutes étrangèrês à l’éducation des vers à soie en France. De plus on est revenu sur la question de la surcharge en teinture. Ces questions sont très délicates à traiter et il y a le
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pour et le contre. Les intérêts des producteurs de la soie du midi sont très dignes, mais en même temps ils sont diamétralement opposés à ceux des fabricants de Lyon et de Saint Etienne etc. J’avoue que si j’étais ministre du Commerce je serais fort embarrassé pour me prononcer; pour ce qui concerne la surcharge en teinture, c’est une question jugée; que l’acheteur mette le prix à une étoffe en exigeant la garantie de pureté et ce sera une question enterrée.
- MARIUS Moyret.
- {Reproduction interdite.)
- LA RAMIE {Suite.)
- Teinture de la ramie
- Me voici arrivé à une partie des plus intéressantes de ce travail, celui de la teinture. Dans tous les mémoires des auteurs ou promoteurs de la culture de la ramie, et de son extension comme fibre textile, on ne cesse de lire, que cette fibre est remarquable par son aptitude à se teindre. Or, rien n’est si peu vrai; sauf dans de certaines couleurs la ramie offre de très grandes difficultés à la teinture; elle se teint facilement et sans que l’on s’explique le pourquoi.
- Quoique de {nature végétale, les mordants qui conviennent pour le coton et fibres similaires, souvent ne s’accordent pas avec elle. Ainsi l’acide sulforiciniquepourle rouge d'An-drinople donne des mauvais résultats.
- Mais le plus grand inconvénient de cette fibre est de griser dans les teintes foncées, elle se couvre mal en termes techniques, ou si elle se couvre elle est poudreuse.
- Il est vrai qu’on peut remédier à cet inconvénient en partie par l’opération comme des Anglais sous le nom de beetlage ou laminage, ou encore par des avivages à grands renforts d’huile, mais dans ce dernier cas la ramie est exposée à graisser les papiers qui l’enveloppent, à rancir facilement.
- Pour la brillanter après teinture j’ai essay de la paraffiner par un passage dans une so lution de paraffine dans la benzine mais sar grand succès.
- On peut la glacer comme pour les filsd coton glacés mais alors, ce n’est plus I peine de payer cette fibre pour des qualité spéciales qui disparaissent à la teinture.
- Les Allemands sont arrivés à produire bas prix ses couleurs éclatantes et brillante mais en nombre peu varié. Cette fibre offr d’ailleurs le fait très curieux de poudrer 0 non avec les mêmes mordants, selon les cou leurs employées. Ce fait très curieux quin pas lieu pour le coton est d'ailleurs inexpli cable.
- La grande densité de la ramie, est certa nementun obstacle à ses affinités tinctoriale cette fibre n’est pas poreuse ou à peu prës Si l’on promène des mateaux sur bain teinture, pendant que des mateaux de coto flotteront à la surface et pour être immer demanderont le concours des bâtons de lis ceux de ramie s’enfonceront rapidement| naturellement dans le bain.
- Pour le teinturier, la grande densité det ramie offre un avantage, c’est qu’avec fl barques pouvant teindre 100 kil. de cotont peut teindre 133 kil. de ramie et avecy même main-d’œuvre. Quant à la quantité! matière colorante nécessaire comparée as de coton, elle est très élastique. Dans a nuances claires, il faut très peu de coulai et dans les couleurs formées c’est très vars ble et non en rapport avec les types similae et sous forme de dépôt, d’où plaquage etP drage.
- J’ai observé que vu la grande densite la ramie, les avivages huileux pénètrent" ficilement cette fibre humide, à l’invers® ? la soie et du coton, etc. Pour huiler co"W nablement cette fibre et lui donner un relatif, il faut la sécher une fois teinte, es passer dans une solution d’huile dans la zine. Mais ce procédé est très coûteu’t
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- HT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- malgré le bon résultat je ne le crois pas pratique.
- Dans les opérations tinctoriales j’ai constaté que la ramie pouvait facilement se charger à 10 0[0 au-dessus du poids de ramie blanche, et même atteindre de 15 à 20 0(0 pour garder le brillant.
- Ces notions générales étant établies je vais donner quelques aperçus sur les divers genres de teinture.
- Blancs sur ramie
- Le blanc sur ramie est très facile à obtenir, mais il tend facilement à jaunir.
- La ramie cuite à la soude avec les procédés employés pour le coton, avec ou sans pression, en barques ou à vases clos, bien rincée, est chlorée à froid, comme pour le coton. Puis bien rincée pour écarter le plus gros du chlore adhérent à la fibre. Il faut lui donner ensuite une nouvelle soude bouillante pour continuer le déchlorage.
- Marius Moyret.
- Reproduction interdite.) (A suivre.)
- O % Ê e
- TEINTURE DES LAINES en pièces
- (Suite.)
- On échantillonne au bout de quarante-cinq ou cinquante minutes, on regarnit s’il est nécessaire, puis on tait bouillir de nouveau. On ne devra abattre les tissus que trente ou garante minutes après la dernière garniture; ce laps de temps n’est que suffisant pour per-mettre aux colorants mis en dernier heu de Sunir uniformément sur la surface des tissus. Le lavage des étoffes ainsi teintes se fait en eau courante.
- te, e la bé
- Marrons avec le marron S.
- I Le marron S est aussi très soluble dans ' ‘eau.
- La laine se teint à chaud, mordancée comme frdessus, soit avec un mélange d’acide sul-"que seul, ou bien encore avec du bisulfate
- de soude. Le mordant liquide indiqué plus haut peut aussi être utilisé.
- Le marron S peut être combiné avec les matières colorantes suivantes, l’acide picrique, le jaune solide, le jaune naphtol, les orangés, le carmin d’indigo, le vert lumière S, etc; il est donc facile d’obtenir avec ce produit tous les tons marrons.
- Le mode opératoire est le même que celui décrit au paragraphe précédent.
- Marrons, Bronzes et Olives avec le rouge SOLIDE ET L’iNDIGO
- Le rouge solide qui peut être combiné en toutes proportions avec la fuchisme solide, les orangés, le jaune naphtol, le carmin d’indigo, etc, permet d’obtenir des couleurs marron, bronze et olive d’une grande beauté et d’une réelle solidité.
- La teinture se fait dans un bain composé, pour 100 kil. de laine, de
- Eau............................... q. s.
- Sulfate de soude................. 12 kil.
- Acide sulfurique.:... 3 —
- Lorsque les mordants sont bien délayés dans l’eau formant lé bain, on entre les étoffes, à froid, et on les manœuvre ainsi quelques minutes sans chauffer. On garnit ensuite avec les quantités nécessaires de rouge solide, de carmin d’indigo et de jaune pour produire le ton de la couleur demandée, puis on élève progressivement et lentement la température du bain jusqu’à ce qu’on arrive au bouillon qu’on maintient léger pendant toute la durée de l’opération. Enfin on abat, on évente et on lave en eau courante.
- MARRONS, BRONZES ET OLIVES AVEC LA FUCHSINE SOLIDE ET L’iNDIGO
- On fait avec la fuchsine solide d’assez §
- bonnes couleurs qui n’ont pas la fugacité de celles obtenues avec la fuchsine ordinaire. Pour cela, on mordance la laine soit avec notre mordant liquide, soit par l’un des procédés suivants :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l0 Pour 100 kil. de laine , Eau, Sulfate de soude, Acide sulfurique,
- 2° Pour 100 kil. de laine : Eau, Bisulfate de soude,
- 3° Pour 100 kil. de laine, Eau,
- Acide sulfurique,
- q. s.
- 12 kil.
- 3 »
- q. g.
- 15 kil.
- q. s.
- 4 kil.
- Les étoffes destinées à cette teinture sont entrées à froid ou à tiède dans le bain de teinture composé du mordant nécessaire et des quantités voulues de colorants. Après avoir fait faire aux pièces quelques tours, on chauffe le bain jusqu’à 90-950 C. environ. Cette température sera maintenue jusqu’à ce qu’on ait obtenu la couleur demandée.
- Les matières colorantes suivantes : jaune naphtol, jaune solide, orangés, rouge solide, vert lumière, carmin d’indigo, etc., qui s’unissent très bien avec la fuchsine solide, permettent d’obtenir facilementtoutes les nuances demandées.
- La fuchsine solide est très soluble dans l’eau, et on n’est pas" obligé d’en filtrer les solutions.
- On donne finalement un bon lavage en eau courante.
- MARRONS AVEC LES VESUVINES
- Les vèsuvines sont des poudres brunâtres qui se dissolvent facilement en eau bouillante ; on doit en filtrer les solutions,
- Le mordançage préalable de la laine est inutile ; elle se teint directement dans un bain neutre, sans aucune addition. A cet effet, les pièces sont entrées à tiède dans le bain de teinture, garni de la quantité nécessaire de vésuvine pour obtenir la couleur demandée, puis manœuvrées quelques minutes sans augmentation de température. Ensuite, on chauffe progressivement le bain jusqu’au petit bouillon (80-90° C.). On teint à cette température jusqu’à la nuance voulue.
- Si l’on ajoute au bain de teinture d’autres
- colorants montant sur bain acide, du car-min d’indigo par exemple, on devra le mor-dancer de l’une des façons indiquées dans le paragraphe précédent.
- Les vèsuvines ne produisent pas ce qu’on . est convenu d’appeler des couleurs grand teint, mais les nuances obtenues avec ces matières! colorantes, résistent bien à l’action de l’air eil à celle du soleil.
- Le lavage des tissus teints se fait en eau courante.
- MARRONS AVEC LES COULEURS DITES CANNELLBS.
- Les matières dénommées « cannelles » sont du même genre que les vèsuvines, et s’appli-. quent sur laine comme ces dernières, c’est-a-s dire sans aucune addition de mordant dans k bain de teinture, sauf toujours le cas où on les unirait à d’autres colorants.
- Les cannelles se dissolvent en eau bouiL lante et nécessitent la filtration de leurs solutions .
- On entre la laine à 35 ou 40° C. et on tein‘-à 80-90° C.
- C. E. M., chimiste coloriste. |
- (Reproduction interdite.)
- {A suivre)' 1
- TARIFS DES DOUANES
- BLEU DE MÉTHYLÈNE
- Aux termes de la note 257, page 244 du ta-rif, les corps azoïques sont classés parmi les « produits chimiques dérivés du goudron dey houille », sous la réserve rappelée à la page-243 qu’ils ne puissent être employés directe';! ment comme « teintures ». En conformité^! cette disposition, quelques douanes ont cri] de voir admettre en franchise le « bleu de nié' thylène ».
- D’après les explications fournies à cette occa I sion parM. le docteur du service scientifique, le « bleu de méthylène » s’emploie directemel comme « teinture». Dans ces conditions, ete0 vertu de l’avis du Comité consultatif des Art. et Manufactures en date du 26 novembre 1884
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- il y a lieu d’imposer ce produit comme « teinture dérivée du goudron de houille ».
- En ce qui concerne les « dérivés sulfo- conjugués » on continuera à les admettre en « franchise », les experts ayant toujours été d’accord pour reconnaître que ces produits ne sont pas directement utilisables comme « teintures ».
- (Décision administrative en date du 26 avril 1889).
- MULTICHROME
- De la Société anonyme des matières colorantes et des produits chimiques de Saint-Denis.
- La Société anonyme des matières colorantes et des produits chimiques de Saint-Denis met actuellement en vente, sous le nom de « Multichrome », une série de produits qui méritent d’attirer l'attention des industriels et des teinturiers.
- Les nuances qui sont ou qui pourront être livrées atteindront au moins cinquante ; le nom de « Multichrome est donc fort bien choisi.
- L’application de ces produits tinctoriaux est des plus faciles La teinture se fait en un seul bain ; le coton, débouilli simplement à l eau, est abattu à 35 ou 40 degrés ; puis on élève peu à peu la température jusqu’à 100 degrés en trois quarts d’heure. On maintient 'ébullition 10 ou 15 minutes, et le coton est teint.
- Après torsion ou essorage, ont peut donner un bain de savon, à raison de 2 grammes par litre.
- Le colorant est livré au commerce à l’état liquide, comme 1‘alizarine ; il est mélangé à e&u du bain dans les proportions de 5 à 10 Pour 100 du poids du coton, suivant la nuance.
- Je n’ai encore essayé que les couleurs o8e, orange, mauve ; on obtient de très jo-es nuances. «D’autres couleurs sont proba
- blement déjà mises en vente : noisette, réséda, olive, gris, etc., etc.
- Outre leur emploi facile, sans mordançage préalable, ces couleurs ont l’immense avantage d’être bon teint, si ce n’est grand teint ; elles résistent à la lumière, au lavage et aux lessivages ; elles peuvent pâlir, mais elles se dégradent alors, comme l’indigo, sans changer de nuance. Toutes les couleurs « petit teint » aujourd’hui employées pourraient donc être faites « bon teint », et leur prix de revient ne serait que peu ou point augmenté.
- La maison de Saint-Denis ayant donné à ces produits (que je n’ose appeler nouveaux) un nom qui ne permet de rien présumer sur leur nature, je garderai la même réserve, sans m’occuper de savoir qu’il serait facile ou non de déterminer chimiquement la composition de ces substances et possible de les appliquer autrement. DES
- E. Marie .
- Professeur de chimie tinctoriale à l’Eae industrielle de Fiers. V
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- %
- I
- SUR
- LES MORDANTS DE CHROME
- Par L. WHITELEY, D’après Chemische Industrie.
- L’auteur établit d’abord que ce n’est pas à l’état d’hydrate d’oxyde de chrome que se fixe le chrome sur la laine en bain de bichromate bouillant. Le fait que la laine bi-chromatée n’est pas teintée en vert et ne prend la nuance de l’oxyde de chrome qu’après avoir été traitée par l’acide sulfureux semble indiquer déjà que c'est le bichromate qui est attiré et retenu comme tel par la fibre.
- Whiteley a mordancé delà laine en bichromate en plongeant la fibre dans une solution concentrée et froide du sel chromique et chauffant ensuite jusqu’à l’ébullition. La fibre a été ensuite lavée à l’eau distillée jusqu'à ce que celle-ci cessât de dissoudre du chrome.
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- 116 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cependant, la laine ainsi traitée, mise en digestion pendant huit jours dans de nouvelle eau distillée, lui a cédé encore du chrome, sous forme d’acide chromique. Dans le bain où l’on fit tremper cette laine encore pendant huit jours, le nitrate d’argent fit encore naître un précipité.
- D’une autre part, le bain de mordant, épuisé par le passage de la laine, ne contenait pas d’oxyde de chrome.
- On peut conclure de tous ces faits que, dans le morçandage de la laine par le bichromate seul, il ne se forme point d’oxyde de chrome par réduction.
- Il en est autrement lorsque l’on mordance en bain de bichromate acidulé par l’acide sulfurique Dans ce cas, la laine prend une coloration verdâtre, indice de la production d’oxyde de chrome. Les eaux de lavage fournissent un précipité avec l’ammoniaque. Ici, la fibre est chargée concurremment d’acide chromique ou de chromaté et d’oxyde de chrome ou de chromite.
- Les expériences de l’auteur font voir que les meilleurs résultats s’obtiennent par le mordançage et la teinture à chaud, c’est-à-dire au bouillon.
- Il n’est pas avantageux de faire usage de solutions trop concentrées de bichromate. Celles-ci occasionnent à la fois une perte de • mordant et des inégalités. On obtient de bons résultats en chromant avec 3 0[0 du poids de la laine en bichromate, et notamment en ajoutant 1 0[0 d’acide sulfurique.
- On ne peut à cet égard formuler de règle générale. Ainsi, lorsqu’il s’agit de teindre ensuite avec des composés réducteurs, comme l’extrait de campêche, par exemple, l’acide sulfurique devient plutôt nuisible. D’autre part, il convient de varier la dose de l’acide en raison la dureté plus ou moins grande de l’eau dont on fait usage.
- Pour certains noirs, il est avantageux d’ajouter aux bains un sel cuivreux pour donner au noir un ton rougeâtre et l’empêcher de verdir.
- Les sels de chrome proprement dits n’ont pas acquis, dans la pratique, la place importante qu’ou eût pu leur assigner à priori. Cela tient à ce que ni le sulfate ni l’alun de chrome ne cèdent suffisamment d’oxyde à la fibre pour conduire à des tons bien nourris.
- Dans la teinture du coton, le bichromate est rarement employé comme mordant; en effet, le coton fixe ce sel bien moins que laine et ne le réduit en aucune façon. Mais le bichromate rend cependant quelques services comme oxydant ; c’est à ce titre, par exemple, qu’il est employé dans la teinture en cachou ; le coton passé dans le brin colorant est ensuite oxydé en bain de bichromate bouillant.
- On réussit à fixer sur coton une assez notable quantité d’oxyde de chrome en procédant par imbibition. Le tissu, imprégné d’une solution de sel de chrome, acétate, chlorure, etc., est mis à sécher, puis passé dans un bain de carbonate de soude qui insolubilise l’oxyde de chrome et le fixe sur la fibre. Toutefois, ce procédé réclame, dans l’application, des soins et des précautions qui en limitent beaucoup l’emploi.
- --------5T.*5 "T----------------
- A l’occasion du Concours agricole organisé par la Société d’Agriculture et le Comice agricole d’Avignon, le 26 avril dans cette ville, le syndicat des sériculteurs de France s’est réuni à l'Hôtel-de- Ville, en Assemblée générale, sous la présidence de M. le sénateur Bérenger.
- Parmi les vœux émis dans cette réunion, nous relevons les suivants :
- lo Un vœu tendant à ce qu’un tarif de douanes soit établi sur les cocons pour relever leur prix au-dessus de 4 fr., afin d'empêcher la production nationale de disparaître;
- 2o Un vœu tendant à ce que des études soient faites pour qu’il soit pris des mesures nécessaires afin que les vendeurs soient tenus de faire connaître aux acheteurs le degré de surcharge des soieries en teinture.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- REVUE SOMMAIRE DES PROGRES DE LA TEINTURE
- DE L IMPRESSION ET DU BLANCHIMENT.
- D’après le docteur Paul Julius (Chemische Industrie).
- Couleurs coton artificielles. — Depuis que l’on a reconnu que certaines coùleurs azoïques ont la propriété de teindre le coton sans mordant, tous les fabricants de matières colorantes se sont attachés à augmenter la liste des pigments artificiels jouissant de cette précieuse qualité. Le grand nombre de demandes de brevets concernant des couleurs de coton indique bien l’intensité de ce mouvement. Les chercheurs suivent d’ailleurs deux voies bien distinctes : les uns essayent de substi -tuer aux bases actuellement connues pour engendrer des couleurs coton, -- benzidine, to -lidine, dianisidine, etc., — d’autres amines nouvelles. Les autres se contentent de chercher dans le nombre des phénols ou amines et de leurs dérivés sulfoniques ou carboniques, ceux qui ont été oubliés par les véritables inventeurs des nouvelles couleurs coton dans l'émunération de leurs brevets types (n° 28653 du 27 février 1884, et no 38802 du 19 novembre 1885) Ils inventent ainsi, à peu de Irais d’imagination et sans nul effort scientifique, des couleurs coton nouvelles (!), variantes plus ou moins réussies de celles que nous connaissons.
- Les pigments les plus remarquables de cette série qui aient été mis à la disposition I des teinturiers et imprimeurs durant le deuxième semestre 1887 sont les suivants :
- Rosarurine G, rozarurine R et héliotrope de la maison « Farbenfabriken », ancienne-nient Fr. Bayer et Ce. Les deux premières sont obtenues suivant le brevet 41761 du 21 décembre 1886, avec un molécule d’orthoto- | lidine, dont le dérivé diazoïque est combiné respectivement avec 1 molécule d’acide mé-thyle- -naphtylawine-o-sulfonique et 1 mo-^cule d’acide p-naphtylamine-o-sulfonique,
- ou bien avec 2 molécules d’acide méthyle -napgtylamine-o-sulfonique. L’héliotrope est engendré par la combinaison du diazodérivé de la dianisidine avec 2 molécules du même acide méthylenaphtylamine-sulfonique Ces pigments sont intéressants, surtout en raison de la résistance aux acides des nuances qu’ils fournissent.
- Les couleurs vendues par la « Actien Ge-sellschaft f. Anilinfabrication », de Berlin, sous les noms de congo brillant G et R, sont aussi relativement stables à l’acide. Ces deux couleurs s’obtiennent en combinant 1 molécule d’acide B-naphtylaminedisulfonique et 1 molécule d’acide p-naphtylaminemonosulfo-nique de Broenner avec 1 molécule de tétra-zodiphényle (congo brillant G) ou 1 molécule de tétrazoditolyle (congo brillant R) (Brevet 41095 du 30 mars 1887).
- Le congo brillant R, qui contient dans sa molécule trois groupes sulfoniques, est attiré très lentement par la fibre végétale, qu’il teint cependant après un contact prolongé en nuances extrêmement nourries. La maison qui fabrique ces couleurs publie la recette suivante pour leur application :
- Pour 10 kilogrammes de coton, on prépare un bain avec :
- Congo brillant R........ 750 grammes.
- Sel de Glauber calciné... 2.500 —
- Soude calcinée.......... 100
- Savon........................ 100 —
- Eau, environ................. 100 litres..
- On remonte le bain pour y teindre une seconde partie de 10 kilogrammes, en y ajoutant simplement 200 grammes de matière colorante, et de même successivement jusqu’à passage de 40 kilogrammes de coton dans le même bain.
- A la cinquième partie de 10 kilogrammes de coton, si l’on désire obtenir toujours un rouge aussi nourri, il est nécessaire de remonter le bain, non seulement en matière colorante, mais aussi en mordant ; à cet effet, on y ajoute :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Sel de Glauber.................. 500 grammes
- Soude calcinée.................... 20 —
- Savon............................. 25 —
- et l'on continue en ajoutant, pour chaque 10 kilogramme de coton, 200 grammes de matière colorante en nourrissant le bain de temps à autre comme il vient d'être dit. Ce n’est qu’après teinture de plus de 200Zkilogrammes de coton qu’il devient nécessaire de renouveler entièrement le bain.
- Rappelons en passant que la même maison (Fr. Bayer et Ce) a, pendant un certain +emps, vendu sous le nom de rosazurine un pigment engendré par la dianisidine et 2 molécules de l’acide de Broenner. Toutefois, elle a cessé aujourd’hui la fabrication de cette pseudo-rosazurine.
- La même Société a produit aussi une benzopurpurine 6 B, dérivée de l’orthololidine, de nuance plus bleutée que la benzopurpurine 4 B. Cette couleur s’obtient en combinant le tétrazoditolyle avec l’acide a-naphtylamine-sulfonique de Laurent.
- La maison L. Casella et Ce, à Francfort, a introduit, sous le nom de rouge diamine 3 B un nouveau rouge coton, obtenu avec le té-trazoditolyle et un nouvel acide 3-naphtylami-nesulfonique F, décrit dans le même brevet (demande no 2206) (1), Ce nouvel acide na-phtylamidesulfonique F existe dans le mélange d’acides avec lequel la Société, anciennement Fr. Bayer, prépare sa deltapurpurine I 5 B. Cette dernière matière colorante est donc ' un mélange de rouge diamine 3 B et d’un pigment voisin du congo brilint dérivé de l’acide -naphtylaminesulfonique de Broenner-
- Pour teindre en rouge diamine, on monte le bain avec 3 pour 100 de matière colorante, 2 1/2 pour 100 de savon et 10 pour 100 de potasse (^Pottasche)
- A côté de la chrysamine, récemment baptisée du nom de chrysamine G les maisons
- (1) Tous les brevets dont il est question dans cette étude ont été publiés au moment de leur apparition dans le Moniteur scientifique.
- « Farbenfabriken, Vorm, Fr. Bayer et Ce » et« Actiengesellschaft für Anilinfabrikation » ont, sous le nom de chrysamine R, lancé un nouveau jaune coton, plus orangé que son congénère G, et produit par la combinaison du tétrazoditolyle avec l’acide salicylique.
- Le nombre des bases d’un autre type que celui du diamidodiphénlye, avec lesquelles on ait essayé de produire des azoïques pour coton, et assez restreint, et, jusqu'ici, les résultats industriels sont restés à peu près nuis. Wickelhaus a proposé la diamidodiphényle-kétone, qu’il obtient en faisant bouillir pendant très longtemps la fuchsine avec de l’acide chlorhydrique (brevet périmé no 39958 du 6 juillet 1886).
- Sans tenir compte même du prix de revient élevé de la matière première, qui serait sans doute un obstacle sérieux pour l’application industrielle du brevet Wickelhaus, il est à noter que les couleurs azoïques dérivées de cette acétone sont loin de posséder une affinité pour les fibres végétales aussi marquée que les couleurs de benzidine, de tolidine ou de dianisidine.
- Comme découverte originale dans cette voie, nous avons à signaler le violet noir azoïque de la « Badische. Anilin und Sodafa-brick ». Cette couleur s’obtient en combinant la diazoacétoparaphénylènediamine (diazoa-cétanilide) avec l’acide a-naphtolsulfonique ; après saponification, qui rend disponible un nouveau goupe amidogène, oudiazoïque une seconde fois et l’on combine avec 1 molécule d’a-naphty lamine.
- Le violet noir se comporte à l’égard des fibres comme le congo, la benzopurpurine, etc. Les acides le font virer en un bleu noir très beau sans faire descendre les nuances une fois fixées, Comme les couleurs congo, le violet noir offre la propriété de jouer, vis-à-vis des couleurs basiques, le rôle d’un mordant. C’est grâce à cette vertu qu’il trouvera sans doute les applications les plus étendues pour produire sans peine des couleurs mode assez foncées sur le coton.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- — co
- Le nombre de pigments préparés avec l’acide diamidostilbénedisulfonique est plus considérable encore que celui des couleurs genre congo. On sait qu’au début on ne connaissait, dans cettte série, que des jaunes (jaune de Hesse, jaune brillant), puis vinrent les rouges {pourpre de Hesse), si bien que la gamme de ces nouvelles couleurs est déjà presque aussi etendue que celle des couleurs congo.
- A.Leonhardt et Ce (addition au brevet 38735) obtiennent un jaune-coton dont la nuance ne vire pas aux acides, en éthylant le jaune brillant.
- Le violet de Hesse, de la même maison, est une couleur de la classe dite des azoïques mixtes, préparée avec 1 molécule d’acide dia-midostilbènedisulfonique, 1 molécule fixant 1 molécule d'a-naphtylamine et 1 molécule de P-naphtol.
- Le pourpre de Hesse est préparé de même avec 1 molécule d’acide diamidostilbènedisul-fonique, 1 molécule de naphtylamine et 1 molé-cule d’un acide naphtylaminesulfonique ; suivant la nature de ce dernier, on obtient les marques B. D. N., etc.
- À l’exception de la chrysophénine, tous ies Piments jaunes dérivés du stilbène sont, ex-trêmement sensibles à l’action des sels de cuivre. Une petite quantité d’un sel de ce mé-tal suffit à faire virer les nuances jaunes pures en orangés plus ou moins ternes. Il est donc mportant de ne faire usage d’autres vases Iue de cuves en bois ou de bacs doublés d’é-ain pour teindre avec ces colorants. Ceux-ci ne supportent pas non plus les alcalis et de-mandent des bains neutres ou légèrement aci-duls.
- La maison Leonhardt et Ce donne les re-cettes suivantes pour teindre avec le jaune de esse et avec le jaune brillant.
- Avec le jaune de Hesse, pour 1 kilogramme de coton, on chauffe à 620 25 litres d’eau te-"ant en dissolution 100 grammes de sel ma-"• On ajoute la matière colorante et l’on no88 le coton ; en même temps, on ajoute grammes d'huile pour rouge turc. On tra
- vaille la partie pendant une demi-heure environ, jusqu’à ce qu’elle ait atteint la nuance désirée, on rince légèrement à l’eau froide, on essore et l’on sèche.
- Avec le jaune brillant, on prépare le bain comme ci-dessus en doublant la dose de sel I marin et l’on remplace l’huile pour rouge turc par 20-grammes d’acide acétique à 35 pour 100. On teint à 60-70° et l’on finit comme précédemment.
- Les pourpres de Hesse B, D et N sont teintes sur bain salé sans autre addition, puis les écheveaux sont, avant rinçage, passés dans une solution de sel de soude à 5 pour 100, enfin essorés et séchés.
- Pour teindre en curcumine W et S (azo-xystilbènedisulfonates de sodium ou d’ammonium), on opère comme suit.:
- Pour 100 kilogrammes de coton, on a un bain de 400 litres environ d’eau, 20 kilogrammes de sel. On plonge le coton, on ajoute la dissolution de matière colorante, puis 500 grammes d’acide oxalique ou 250 centimètres cubes d’acide acétique à 50 pour 100. On travaille la partie pendant une demi-heure environ dans le bain chauffé à la température de la main, on exprime, rince avec très peu d’eau et sèche.
- La société « Actiengesellschafft für Anilin-fabrikation » s’est fait breveter pour des pigments dérivés du stilbène, qui joueut également vis-à-vis du coton le double rôle de mordants et de colorants. Ces couleurs dérivent du diamidostilbèneet du diamidofluorène, dont les diazodérivés sont combinés aux divers amines, phénols, acides amine ou phénol carboniques ou sulfoniques. Nous ne savons si cette maison a mis dans le commerce ces nouveaux pigments en concurrence avec les congos de sa propre fabrication. Pendant quelque temps, sur la foi des premiers essais mal réussis, on a cru que les couleurs congo coulaient trop facilement à l’impression pour que leur emploi pût se répandre dans cette branche d’industrie. D’après la maison (Ac-tiengesellschaft, etc.), cet inconvénient ne se
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- présente pas lorsque l’on travaille suivant les recettes que voici :
- Pour imprimer avec les matières colorantes : congo, congo 4 R, congo-corinthe, azobleu et benzoazurine, on prépare une couleur contenant :
- 300 grammes.. . congo (ou analogues). 100 grammes... lessive de-soude causti-. que à 360 Baumé.
- 4,500 grammes.. . d’eau.
- 1,000 grammes... gomme adragante (empois).
- 1,200 grammes... farine.
- 300 grammes... savon blanc.
- Il faut vaporiser aussitôt après l’impression, en chambre ouverte ou fermée, et avec vapeur très chaude, mais sous pression. On dégorge en bain de savon léger, ou mieux en bain de son. Pour des nuances légères, on peut se dispenser de cette dernière opération et apprêter le tissu au sortir de la chambre de
- vapeur.
- Donnons encore deux recettes pour produire sur fonds congo (ou congénères) des en-levages jaune ou bleu.
- Pour jaune, on prépare la couleur avec :
- Eau............................ 1 litre.
- Extrait de cassis à 30° Baumé 1000 grammes.
- Acétate d’alumine à 50 1[2 Baumé 1000 grammes.
- Farine................... 1200 grammes.
- On cuit fortement, puis, à froid, on ajoute : Eau 300 grammes.
- Acide acétique (8
- Baumé)_______________ 300 grammes.
- Acétate de sodium.. 100 à 200 grammes.
- Pour enlevage en bleu, on compose la couleur avec : Eau 1 litre.
- Acide acétique à 7°
- 1(2 Baumé.......... 300 grammes.
- Bleu de méthylène. 25 grammes.
- Bleu alcalin (bleu coton?) 8 grammes.
- Eau de gomme.... 350 grammes.
- Solution de tannin préparée avec 750 grammes de tannin pour 1 litre d’eau 100 grammes.
- Enfin l’on ajoute : d’étain.......... 160 grammes.
- Acétate de sodium. 50à 100 grammes.
- (A suivie.)
- .2
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Elbeuf. -- Formation de la Société en nom collectif Dehan et Cie, épaillage, teinture, dégraissage et effilochage de laines et déchets de laine, à Caudebec-lès-Elbeuf. — Durée : 9 ans. — Cap. : 5,000 fr. — Acte du 25 mars.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Nîmes. — Dissolution, à partir du 1er avril de la Société Flaissier frères, fab. de tapis-— Liquid. : les associés. — Acte du 21 mars.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- St-Etienne. — Modification des statuts de la Société anonyme la Teinturerie stéphanoise. — Délib. du 16 fév.
- P] R L.
- Tl D] L4 R] RI Bî
- P
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Cambrai.—Prorogation, du 27 décembre au 15 septembre 1893 et modification des statuts relatifs à la dissolution de la Société en nom collectif Dézécache et Guiselin, teinture, blan chiment et apprêt des tulles en soie et coton» à Caucry. — Cap. : 90,000 fr. — Acte du 12 décembre.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Paris. — M. Lesueur a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Fontaine
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33' Année, N A. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Juin 4889
- • — ' ’
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS et procédés nouveaux.
- i REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- I LA RAMIE (suite).
- J TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- DES PROGRÈS DE LA TEINTURE (suite).
- | LA SOIE ARTIFICIELLE.
- RENSEIGNE MENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- | BIBLIOGRAPHIE. - COURS. - ANNONCES.
- —-
- om perfectionnements
- 5 1
- re Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- dé- 1 —
- Du- 2oM8 donnons sous ce titre et sans discussion o. I , nalyse des b revets de nature à intéresser nos 9 acteurs.
- vril pis. ars.
- 5 de ise.
- SYSTEME DE MACHINE ET PROCÉDÉ D’APPRÈT DES I T>SSUS PAR L’ENCARTAGE CIRCULAIRE CONTINU
- Par M, Dehaitre.
- I Jusqu’à ce jour, l’apprêt des tissus en piè-es’ désigné sous le nom d'encartage, s’effec- aIt généralement soit à froid, soit à chaud, moyen de feuilles de carton, de dimensions EeStreintes et par l’emploi de la presse hy-
- 3 al tuts nom lan-ton,
- du
- I Cette nouvelle machine a pour but de sup-Tmer cet encartage, soit mécanique, soit à i main, ainsi que le chauffage des cartons et ï Presse hydraulique ; c’est-à-dire que toutes “ opérations se produisent simultanément R Un encartage circulaire continu, au moyen ilong ruban de carton ayant la largeur de • Plece et une longueur quelconque * ant à celle de la pièce à traiter.
- condaires et tertiaires et particulièrement au moyen :
- 1® desnitroses d’amines tertiaires, dimethy-laniline, éthylanine, etc.
- 2 des nitrosos d’amines secondaires, mou-vethylaniline, diphenylanine, etc.
- IMITATIONS DES BRODERIES D’OR ET D’ARGENT. Par M. Guitel.
- Cette imitation consiste à imprimer des hachures brillantes obtenues à l’aide de poudres métalliques sur un dessous mat également imprimé.
- L’illusion de la broderie est obtenue par l’opposition du mat du dessous avec le brillant des hachures, cette opposition produisant l’aspect du relief de la broderie.
- , corres-
- "REPARATION
- DE MATIERES COLORANTES GRISES p. BRUNES OU DE NUANCES ANALOGUES-| *a Société anonyme des matières colorantes et pro-
- 10e]
- nigette Préparation est effectuée au moyen des 808 dérivés des amines aromatiques se-
- duits chimiques de Saint-Denis.
- PROCÉDÉ POUR LA PRÉPARATION DE NOUVELLES COULEURS AZOIQUES
- Par la Société Dahl et Cie.
- Ce procédé est caractérisé par la combinaison de 1 molécule de tétrazodiphenyl, té-trazoditolyl, tétrazostylbeni, tétrazocarbasol, tétrazotolane et tétràzonaphtaline avec 2 molécules d’acide sulfoconjugué produit par l’action de l’acide sulfurique fumant sur : 1o le mélange de la paratoluidine sulfurée que l’on obtient en chauffant 1 molécule de paratoluidine, 1-2 atomes de soufre à la température de 175 à 2500 jusqu’à cessation du dégagement d’hydrogène sulfuré,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2° les parties constituantes du mélange séparées par le traitement avec des acides ou par l’extraction avec l’alcool.
- Les couleurs azoïques mélangées peuvent être préparées par la combinaison de 1 molécule des composés tétrazoïques précédemment désignés avec 1 molécule de thioparatoluidine sulfoconjuguée et l’action du produit intermédiaire sur un molécule a et 8 de naphtyla-mine et leurs sulfoconjugués ; naphtol et leurs acides sulfoconjugués, u. et p amido-benzol sulfoconjugués, u phenylendiamine, toluytine diamine et un acide oxybenzoïque, acide sulfo a oxynaphtoïque.
- PROCÉDÉ POUR LA FABRICATION D’UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE BLEUE VIOLETTE-
- Par la Société Jean Gergy et Cie.
- Deux parties d’acide gallamique sont chauffées dans une solution quelconque soit alcool, soit acide acétique, avec trois parties de chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline ; il se produit une réaction dont la chaleur de combinaison suffit pour terminer la formation de la matière colorante. Après le refroidissement, la couleur qui s’est séparée sous forme de feuillettes verdâtres est filtrée et séchée, elle se dissout dans l’eau avec une couleur violette, dans les acides avec une couleur rouge et dans les alcalis avec une couleur rouge violette ; en versant la solution alcaline dans l’eau, la base est mise en liberté sous forme de flocons violets. Pour l’industrie on la transforme dans son composé de bisulfite.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION DE MATIÈRES COLORANTES DÉRIVÉES DU TRIPHENYLMÉTHANE QUI TEIGNAIT AVEC MORDANTS-
- Par la Société Jean Rod Geigy et Cie
- Ce p océdé de fabrication consiste à oxyder en commun de l’acide salicylique ou de l’acide B eresotimique (acide o homoselicyli-que) et un des composés suivants : alcool mé-thylique, aldihyde formique, méthylal, acide
- dioxydiphinylméthandicarbonique, acide dit nyditolylmethandicarbonique, les deux dissoi dans l’acide sulfurique concentré avec de b cide azoteux.
- MACHINE OU BAC AUTOMATIQUE SERVANT A TEINTURE DES MATIÈRES TEXTILES-
- Par M. Domingo Arano Rodon.
- Cette machine est applicable aux bacs f bois dont on fait usage actuellement p0 teindre à la main. C’est en principe une sor de tournette en métal placée en nombre V riable au-dessous du bac dans le sens de longueur. Une transmission convenable 0 tionne cette tournette dans les deux sens p» le déroulement des écheveaux et pendant temps nécessaire pour absorber la matle colorante.
- Pour que les écheveaux ne s'embrouille pas les uns avec les autres, pendant le m10 vement de la tournette, il existe une sorte1 cadre qui porte une série de tuyaux en cul' disposés de manière à séparer ainsi les écb veaux. Ce cadre monte avec les tournet lorsqu’il est nécessaire de changer la matie
- d et par ave
- A mèi
- C et 2 cipi de on ( mt d’ea
- 0 séc]
- PER
- colorante, mais il reste fixe à la
- S
- 2
- quand on veut changer seulement les écb
- veaux.
- D’autre part, pour que le bain
- C o 5 CO
- constamment le mêmo ton de couleur pend3 l’opération, la machine est pourvue d'uns tateur.
- C tein auti un ] rest
- D cote au ( et p du ( aci il fa et e séc} ains
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE ET SON PROC dier
- DE FABRICATION
- Par la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle
- refe
- 0 djer min ajou "es MNi rati acid chai ii4>
- Le
- 30
- 50
- 20
- sont
- procédé est le suivant : grammes de diéthylmétamidophénOl,
- — d’acide succinique,
- — de chlorure de zinc chauffés ensemble pendant un q"
- -mor.
- d’heure à 205° centigrades ou pendant3' heures à 1950 centigrades.
- On laisse refroidir et ensuite la masse
- quéfiée est de nouveau chauffée avec un
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 123
- idedi d'eau sur bain-marie jusqu’à ce qu’elle soit • dissoi parfaitement dissoute, puis elle est précipitée défi avec 150 grammes de sel de cuisine.
- Après refroidissement on décante l’eau-mère.
- INT ||| On chauffe de nouveau avec 1 litre d’eau . 6120 grammes de sel ammoniac, puis on précipite la matière colorante avec 150 grammes de sel commun. On décante de nouveau et bacst on dissout le résidu semi-fluide dans 10 contint P mètres cubes d’acide muriatique et un litre ne soi d’eau.
- bre v On évapore alors la matière filtrée, jusqu’à is e sécheresse et on pulvérise, ble a ___________________________
- PERFECTIONNEMENTS DE LA TEINTURE DU NOIR D’ANILINE.
- ma ' Par M. J. Grantrut
- rouille Ces perfectionnements ont pour but de le m0 teindre en noir d’aniline sur fils de coton ou sorte autres textiles végétaux. Ce procédé donne 1 cuis un noir inverdissable ne dégorgeant pas et sécb reStant absolument fixe.
- rnett Dans la préparation des fils ou tissus de matië coton, on teint en toutes couleurs applicables nachi au coton. Quand ces matières sont travaillées s écb et préparées, on teint avec de l’huile d’aniline, du chrômate de potassium ou de sodium et de onser acide muriatique. Toutefois, avant de teindre, ends 'I faut avoir soin de laver dans l’eau froidre uns et ensuite teindre avec le noir d’aniline; le Seller à fond sous une température de 40° et dinsi séché, on jette le coton dans la chau-»ROC iëre que l’on remplit d’eau froide et qu’on "eferme.
- Ble On introduit alors la vapeur dans la chau-diëre et on laisse bouillir le coton pendant 15 "nutes, ensuite on ouvre la chaudière, on 300" “louteOkil. 250 de chromate de potassium ou ® sodium. 0 kil. 250 de chlorure de fer ou 1n iporte quel métal convenant à cette opé-I "ation, un litre d’acide sulfurique ou un autre 1) afide convenable. On jette le tout dans la 1. Audiere, on ferme et laisse bouillir pendant Se, 1 "heure en injectant de la vapeur, ensuite
- on retire le coton, on le lave à l’eau froide, on le savonne et le sèche.
- J. FAYOLLET
- Avocat-ingénieur-conseil en matière de propriété industrielle.
- 16, rue Drouot, Paris.
- REVUE
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- De petites causes engendrent souvent de grands effets et cette fois encore cette maxime est justifiée par l’Exposition de M. Sarriot, 191, rue Saint-Denis, qui, homme pratique et frappé des inconvénients du repassage ordinaire des étoffes, a imaginé une machine d’une application simple, facile, peu coûteuse, à la portée de toutes les bourses.
- Cette exposition appartient à la classe 56 groupe VI, mais comme il n’y a pas d’installation de gaz dans cette classe, la Compagnie du gaz frappée de la supériorité de cette machine tant par son fonctionnement que par le mode de chauffage de ses fers a offert spontanément à M. Sarriot un emplacement dans son pavillon situé au pied de la tour Eiffel, pil— lier nord.
- Cette machine, qui est applicable aux travaux des teinturiers, des blanchisseurs, des confectionneurs, des tailleurs, etc., enfin de touteslesindustries qui ont besoin de repasser, de lustrer, de glacer, comble aujourd’hui toutes les lacunes existantes jusqu’à ce jour.
- Prenons cette machine dans son application au blanchiment à neuf et voyons quels sont les avantages que son inventeur s’est efforcé de réunir. D’abord l’ouvrière travaille assise ce qui lui laisse une grande force d’énergie disponible ; son fer se relève ou s’abaisse sans que la main qui le conduit ait d’efforts à faire ; il se relève par un système de contre-poids et s’abaisse par une pédale sur laquelle l’ouvrière presse plus ou moins suivant le résultat qu’elle désire obtenir ou qui doit répondre à des conditions déterminées.
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- 124 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le fer est suspendu à une tige métallique garnie d’une manette en bois qui garantit la main de l'ouvrière de la chaleur du fer et lui évite tous les inconvénients d’une prise immédiate sur la poignée des fers ordinaires, in convénients souvent déplorables et qui entraînent quelquefois les ouvrières à renoncer à leur profession par suite des désordres apportés dans l’ètat de leur santé.
- Les fers à repasser sont eux-mêmes l’objet d’une application spéciale bien comprise et qui permet d’atteindre le maximum de production sans fatigue, avec des frais réduits, et partant, avec plus de perfection,car l’ouvrière débarrassée de la fatigue corporelle garde toute la plénitude de son intelligence, qu’elle peut appliquer à la perfection de son ouvrage.
- Ces fers sont creux et chauffés soit par une gueuse, soit par le gaz quand on peut en disposer. Par la gueuse, la chaleur du fer est de plus longue durée que par le chauffage direct ; par le gaz la chaleur est permanente et en tous cas très facile à régler.
- Les premiers avantages de ces dispositions sont une grande propreté, une économie de temps indiscutable , puisqu’avec la gueuse , l’ouvrière ne se dérange plus du tout. Pour la disposition intérieure du fer à gaz j’aurai à y revenir en traitant des appareils à gaz applicables aux industries qui nous occupent et je répondrai ainsi aux nombreuses demandes qui me sont déjà adressées.
- L’installation de cet appareil n’entraîne aucun frais puisqu’il peut s’appliquer aux tables ordinaires des blànchisseurs, son prix est abordable dans tous les cas.
- M. V. Sarriot a construitdes machines pouvant repasser des surfaces de 1 m. 20 cent, en largeur, c’est le plus grand lésage.
- A côté de cette machine, il y en a une plus petite, du même auteur, et qui est de nécessité absolue dans un atelier de blanchisseur d’où le travail doit sortir parfait.
- Cette machine relève les nervures des chemises, des cols, des manchettes, marque les piqûres existantes et au moyen d’un guide
- qu’elle comporte, en forme aux endroits oùi n’en existe plus.
- Cette machine peut également s’employa pour former les nervures sur le carton ou si» les. autres matières sujettes à être marquées de nervures en relief et peut être conduite pat un enfant (1).
- Déjà depuis quelques années plus de 150. machines à apprêter fonctionnent tant à Paris qu’en province et environ uue centaine obi été expédiées à l’étranger. Si je me suis appesanti sur cette machine c’est qu’elle est d’un avenir certain et que mon devoir est d’appeler l’attention de mes lecteurs sur les outis que je crois être avantageux. D’ailleurs, dans toutes les expositions où elle a figuré, elle été primée par les jurys.
- M. Pauris, successeur delà maison Chanr bon Lacroisade, expose toujours ses foye tournants qui sont si connus, maisapas si 8e néralement appliqués qu’ils devraient l’êttt vu leur commodité, leur économie et leur fa cilité d’installation, brûlant toutes espèce de combustible, et donnant un très gran rendement comme chauffage. On trouve cette exposition des appareils de toutes gra" deurs de toutes appropriations, depuis 4 fe pour les ménages, jusqu’à 8 fers poure teinturiers ; elle est complétée par l’expositio de tous les fers accessoires depuis les fers repasser, à glacer jusqu’aux coques minu cules pour les reliefs de dentelle. Cette 63 position toujours très intéressante donner lieu à un nouvel article dans ce journal al sitôt qu’elle sera complète.
- Je ne terminerai pas cet article sans un mot de l’exposition de M. Hermand d0) les appareils de chauffage sont si connus6 dont toutes les formes répondent à tous caprices, à toutes les combinaisons. O ' trouve le foyer à pyramide à 4 faces eth
- (1) M. V. Sarriot, 191, rue Saint-Denis, Paris, l’inventeur de ces machines, très I deste dans ses prétentions, se tient obliged ment à la disposition des personnes qui ' draient de plus amples détails.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- foyer servant à la fois de cuisinière, de générateur d’eau bouillante et de fourneau à repasser où 20 fers et plus peuvent être chauffés en même temps. Les formes comme les applications sont variées à l’infini.
- En somme et aussitôt que complète, la section des appareils de chauffage à l’exposition va nous permettre une ample moisson de recherches, d’appréciations comparatives et de résultats intéressants.
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- (Suite.)
- Le passage en soude bouillalite, donne jus-qu'à présent les meilleurs résultats pour le déchlorage. La ramie a toujours après le blan-Chiment au chlore une tendance à jaunir par action subséquente du chlore; l’action du bi-8ulfite comme antichlore n’a donné que des "esultats médiocres.
- Pour achever le blanc sur ramie, on peut donner un léger azurage au bleu d’outremer, °u si l’on veut teinter le blanc comme pour la sole, en violaie, en crème, donner un passage en cochenille amoniacale, en rocon, etc., dans de très faibles tons et surtout pour terminer des blancs, la ramie tire sans mordants.
- Les blancs sur ramie ne se chargent pas, cela n’a d’ailleurs point d’intérêt. En la char-8eant on en gonflerait le brin, et pour les —ages de la soierie, il est déjà trop gros.
- Des noirs sur ramie
- Des blancs, si le lecteur le veut bien, je vais hisser à l’extrême, c'est-à-dire au noir.
- Rien n’est aussi difficile que de faire un eau noir profond, souple et brillant sur ramie.
- 1 Y a d’ailleurs deux espèces de noirs sur a ramie :
- 1o Les noirs d’aniline.
- 20 Les noirs ordinaires.
- 139 Un noir spécial que j’ai étudié, et dont * études ne sont pas complètement termi
- nées. Ce dernier noir est celui qui a donné les plus beaux résultats à tous les points de vue. Mais je suis obligé de le laisser encore de côté pour quelque temps comme publicité.
- Les noirs d’aniline se font sans charge, les autres noirs peuvent être chargés [à 18 ou 20 0[0, ce qui, comme je l’ai dit plus haut, n’est pas un avantage dans bien des cas; tout au plus la ramie noire chargée peut-elle convenir pour certains genres où la grosseur du brin n’a point d’importance.
- Noirs d'aniline
- Les noirs d’aniline sont de diverses natures, il y a les noirs verdissables et les noirs inver-dissables. Comme qu’il en soit les noirs de cette famille, ne donnent que des résultats médiocres sur la ramie,et l'on n’obtient plus les résultats que l’on produit sur les autres fibres végétales.
- Il y a d’abord le noir inverdissable obtenu à chaud par l’action du bichromate de potasse sur le chlorhydhrate d’aniline et réclamé par M. Grawitz comme étant sa propriété. Ce noir est absolument inverdissable, mais sur la ramie il donne des nuances bronzées et manque absolument de brillant. La ramie sort terne et poudreuse ; peut être que par des lavages réitérés dans des bains alcalins bouillants, elle reprendrait de la beauté et comme nuance et comme brillant, mais dans tous les cas ce noir ne vaut rien pour les étoffes de Lyon, les tissus mixtes qui ne se lavent pas.
- Les noirs verdissables, obtenus par l’oxydation à froid des sels d’aniline, c’est-à-dire par l’exposition prolongée à l’air, n’ont pas plus d’intérêt sur la ramie que sur les autres fibres végétales.
- Il y a bien un moyen, employé couramment pour rendre inverdissable pendant quelque temps les noirs les plus verdissables, ei ce moyen est employé couramment par les cotonniers, mais il ne vaut rien pour la ramie.
- Il consiste à passer les fils ou tissus végétaux teints en noirs verdissables, sur des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bains de savon ou de sulforicinate de soude, de manière à faire absorber à la fibre, en fils ou en tissus jusqu’à 7 ou 8 0[0 en poids de savon ordinaire ou de sulforicinate de soude.
- Et alors lecteurs vous comprenez que le noir verdissable devient inverdissable en apparence, car l’action des acides de l’air surtout dans les grandes villes, agit d’abord sur le savon ou le sulforicinate de soude, et n’attaque par le noir.
- Seulement cette combinaison rend la ramie très molle, et lui donne un touché tout à fait désagréable.
- Entre parenthse, le lecteur s’expliquera maintenant, je ne parle pas pour tous, pourquoi des tissus végétaux teints ou imprimés en noir d’aniline ne verdissaient pas, tant qu’ils n’étaient pas lavés. Tandis qu’au contraire et contrairement à la théorie du noir d’aniline, qui s’embellit par les lessivages alcalins, les mêmes tissus deviennent verdissables après le premier lavage, qui les prive de l’excès de savon ou de sulforicinate de soude, faisant protection pour le noir d’aniline, et qui ont été additionnés à l’apprêt.
- Une étoffe en noir inverdisssable soumise à l’essai, doit l’être après une premier lavage et un rinçage à l’eau distillée. Si elle ne verdit pas, c’est que l’on est en présence du vrai noir, si non l’on est en présence du noir faux teint.
- J’ai pu observer ce phénomène sur des foulards anglais, sur des satinettes coton, dont l’impression ne bronchai* pas tant qu’on ne les lavait pas, mais qui à peine lavées ne devenaient rapidement dans les fleurs noires du plus vilain vert possible. L’apprêt seul les rendait inverdissable.
- Pour les articles de soierie, il est d’ailleurs difficile d’employer cette combinaison, car pour les ramie on fait comme pour les noirs coton, on les fait macérer dans l’eau un jour ou deux, principalement pour l'article de parapluie, et si la fibre dégorge tant soit peu, on refuse la teinture. Sous ce rapport nos teinturiers de Lyon et de Saint-Etienne sont ar
- rivés à de très beaux résultats. Puis après on I maintient le fil macéré un jour ou deux à l’air | et à la lumière pour voir s’il rougit. Dans cesl conditions il n’est pas possible de rendre le fil I inverdissable artificiellement.
- Un noir qui cependant a donné de bons ré-1 sultats sur la ramie, est le noir Monnet, de la I maison Gilliard, Monnet et Cartier, de Lyon. 1 Il donne des nuances assez profondes, faciles 1 à corriger comme tons, un bon brillant et un I bon toucher. Malheureusement ce noir, comme I pour le coton et autres fibres végétales, est I d’un emploi des plus délicats. On est presque en présence comme précision d’un véritable mouvement d’horlogerie et c’est là un incon-vénient assez grave, qui ne disparaît que dansI des usines, teignant des masses, et avec uni contremaître très expérimenté.
- Ce noir se produit par l’emploi de deuxprol duits vendus séparément, et connus sous les noms de noir et de mordant. Bien réussi, il supporte impunément l’action des acide8 étendus bouillants, et des alcalis bouillants. 1
- S’il est trop rouge, on peut le corriger par l’addition d’un peu de vert à l’acide et s’il esi trop vert par celle d’un peu de violet solide-Cela dépend d’ailleurs de la nuance de noïr réclamée par le fabricant.
- Je vais donner la formule pour coton, qUl est celle qui s’applique le mieux à la ramie. I
- Marius Moyret. I /Reproduction interdite.) (A suivre-^ I
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Marrons avec les marrons d’aniline en PATB1
- Les colorants désignés sous le nom de « marrons en pâte » s’appliquent directemen sur laine dans un bain d’eau pure. Mais, S‘15 doivent être unis à d’autres colorants, montan" sur bain acide, nous recommandons l’un de mordançages suivants :
- 1o Pour ICO kil. de laine :
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Eau.............................. q. s.
- Sulfate de soude... 12 kil.
- Acide sulfurique... 3 »
- 20 Pour 100 kil. de laine :
- Eau............................ q. s.
- Bisulfate de soude.. 15 kil.
- On entre les tissus destinés à cette teinture, à 30 ou 400 c., dans un bain composé de la quantité voulue de mordant et des colorants nécessaires pour produire la couleur demandée; on les manœuvre une heure et demie ou deux heures au bouillon, puis on les abat en on les lave en eau courante.
- La dissolution des marrons en pâte se fait dans une eau légèrement additionnée d'acide chlorhydrique ; il est indispensable d’en filtrer les solutions si l’on veut éviter des taches de colorant.
- Marrons avec les couleurs DÉNOMMÉES Nankins.
- La dissolution des couleurs appelées « Nankins » se fait en eau bouillante; la filtration quoique toujours avantageuse, n’est pas ici indispensable.
- On mordance le bain de teinture de l’une des façons indiquées dans le paragraphe précédent, puis on le chauffe et on entre les tissus à 35 ou 40o c. On élève ensuite la tempé-rature de bain jusqu’au bouillon, qu’on main-fient léger pendant toute la durée de l’opération. Enfin, on abat, on évente et on lave.
- Marrons avec les bruns d’aniline.
- il y a deux genres de bruns d’aniline : ceux qui montent sur bain acide, et ceux qui se développent plus facilement dans un bain neutre.
- Les bruns acides sont les plus employés ; ils se dissolvent dans de l’eau bouillante légè-rement additionnée d’acide chlorhydrique. Il vaut beaucoup mieux filtrer.
- On entre les étoffes dans un bain mordancé de l’une des façons suivantes.
- 1° Pour 100 kil. de laine :
- Sulfate de soude.... Acide sulfurique... Alun................
- 2, Pour 100 kil. de laine : Eau......................... Sulfate de soude.... Acide sulfurique....
- 3o Pour 100 kil. de laine : Eau......................... Acide sulfurique... .
- 4o Pour 100 kil. de laine : Eau......................... Bisulfate de soude..
- q. s.
- 15 kil.
- 3 »
- s 5,
- q. S.
- 4 kil.
- q. S.
- 15 kil.
- On fait faire aux tissus quelques tours afin de les mordancer bien régulièrement, puis on garnit avec les quantités de colorants nécessaires pour obtenir la couleur demandée. On donne encore quelques tours sans chauffer, et on porte ensuite la température à l’ébullition. On maintient le .bouillon jusqu'à ce qu’on soit arrivé à la teinie voulue, après quoi on abat et on lave.
- Les bruns d’anijine peuvent être combinés avec la plupart des colorants qui montent sur bain acide, ainsi qu’avec les bois et extraits de bois.
- Pour éviter des taches et des mal-unis, il est indispensable que la laine soit parfaitement dégraissée.
- On peut aussi employer ici notre mordant liquide, lequel a déjà été décrit à différentes reprises.
- Quelques praticiens appliquent les bruns d’aniline comme les orangés, c’est-à-dire qu'ils ajoutent au bain de teinture, lorsqu’ils sont arrivés à la couleur demandée, de 0,75 à 1 0[0 de chlorure d’étain, afin de rendre la couleur plus vive et plus solide.
- Les bruns d’aniline qui se développent de préférence dans un bain neutre sont beaucoup moins utilisés pour la teinture de la laine ; du reste, ils s’appliquent principalement dans la teinture du cuir et des peaux. On teint les tissus de laine au bouillon dans un bain mor-
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- dancé, pour 100 kil. de laine, avec 3 à 5 kil. d’acétate d’alumine.
- Marrons jaunâtre avec le Santal seul
- On fait d’assez jolies couleurs brunes avec le Santal employé isolément. On arrive à de bons résultats en préparant le bain de teinture, pour 100 kil. de laine, de la manière suivante :
- Eau...................... . q. s.
- Sulfate de fer............. 10 kil.
- Santal rouge............... q. s.
- On fait bouillir le bain ainsi composé pendant plus ou moins de temps, suivant que l’on emploie le santal à l’état de bois ou d’extrait, puis on y entre les tissus, préalablement humectés, et on les manœuvre dans ce bain pendant une heure et demie ou deux heures, après quoi on les abat et on les lave à pleine eau.
- La quantité de 6 kil de santal en pâte, de bonne qualité, nous a donné une couleur brune, de moyenne tonalité, semblable à la teinte d’un cigare foncé .
- Marrons jaunâtres avec le bois jaune seul
- Pour ces couleurs on compose le bain de teinture de :
- Eau............................... q. s.
- Sulfate de fer............... 10 kil.
- Extrait de bois jaune. q. s.
- On fait bouillir le bain ainsi préparé pendant 30 ou 40 minutes puis on y entre les tissus, simplement humectés d’eau, et on les manœuvre au bouillon pendant une heure ou une heure et demie. Ensuite, on abat, on évente et on lave.
- La proportion de 10 kil. de sulfate de fer a été calculée pour 100 kil. de laine.
- Un excès de vitriol vert n'est nullement utile ; il semblerait même que les couleurs résistent mieux à l’air lorsqu’on en met peu. 5à6kil, d’extrait de bois jaune, pour 100
- kil. de laine, fournissent une couleur moyenne, d’un ton brun jaunâtre.
- C. E. M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.)
- (A suivre)-
- REVUE SOMMAIRE DES PROGRES DE LA TEINTURE
- de l’impression ET DU blanchiment.
- D’après le docteur Paul Julius (Chemische Industrie}.
- {Suite.}
- Une matière colorante qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment est le jaune primu-line de la maison Brooke, Simpson et Spiller. Elle teint le coton directement sur bain bouillant ; on active le montage en ajoutant un peu de sel marin, de sel de Glauber ou de soude calcinée. Si l’on veut utiliser pour la teinture un bain de savon, il faut remplacer les sels précédents par le nitrite de sodium.
- Le coton teint en primuline peut virer au rouge en faisant passer la fibre teinte comme dessus et légèrement rincée à l’eau dans un bain de 3 de nitrite de sodium pour 1000 d’eau. La fibre séjourne pendant quelques minutes dans ce bain fortement acidulé par l’acide sulfurique ou chlorhydrique, puis on la rince et l’on développe la nuance rouge, dite Ingrain-Roth, de la façon suivante :
- La fabrique du jaune primuline livre un produit spécial « développeur de rouge » que l’on dissout à raison de 1 partie dans 90 parties d’eau à 400 centigrades. Lorsque le coton, teint en jaune primuline comme dessus et passé en acide nitreux, a pris dans le bain pour rouge la nuance désirée, on le lave et on le séché. Le bain peut servir indéfiniment a condition d’être remonté avec le « développeur de rouge ». Il n’en est pas de même du bain au nitrite de sodium, qui doit être renouvelé à chaque opération.
- La même maison vend un « développeur d’orangé » qui s’emploie de la même manière
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- et fournit des nuances dites Ingrain orange.
- Le coton ainsi teint en jaune primuline, ingrain roth ou ingrain orange attire très bien toutes les couleurs d’aniline basiques, fuchsines, violets, verts, etc., ce qui permet d’obtenir les nuances les plus variées en couleurs modes claires ou foncées. Les filés mélangés laine et soie, ou la laine prennent également la primuline sur bain acide ou sur bain neutre, et même légèrement alcalin additionné de sel marin. Les filés ou les tissus laine et coton, soie et coton se teignent en bain neutre bouillant avec sel marin. L’alcalinité du bain empêche la primuline de monter sur la laine ou la soie, tandis qu’elle favorise son union avec le coton. L'affinité change de sens sur bain acide.
- Les nuances obtenues par ce procédé sont solides à l’acide, au foulon et au savon.
- Le jaune primuline n’a pas été breveté et sa composition, son mode de production, sont encore inconnus.
- D’après une communication amicale du docteur Gustave Schulze, la primuline, distillée à sec avec de la chaux, fournit un composé qui serait la thioparatoluidine.
- Le « développeur de rouge » est une solution de -naphtol dans la soude. Le « développeur d’orangé », une solution de résorcine.
- Il paraîtrait donc que le jaune primuline contient un ou deux groupes amidogènes li-bres qui se diazoïquent dans le bain de nitrite acidulé et fixent ensuite le-napthol ou la résorcine, suivant le mode général des diazo-dérivés.
- Les azoïques pour coton avaient été jus-q’ici peu employés à la teinture de la laine ou de la soie. Cependant, d’après la « Actien-8esellschaft für Anilinfabrikation », ils joui-raient, à l’égard de la laine notamment, de Propriétés très intéressantes. Ainsi, toutes couleurs congo ou les dérivés du stilbène, comme aussi le violet noir dont on a parlé P'us haut, montent sur la laine en bain bouil-ant contenant 10 pour 100 de sel de Glauber o" de phosphate de soude. A la vérité, la fibre
- se teint très lentement, et il faut la tenir au bouillon pendant au moins une heure ; mais la fixation de la matière colorante à la fibre est tellementintime que les nuances obtenues sont absolument solides au lavage et au foulonnage le plus énergique.
- La maison Casella et Ce produit aussi deux couleurs {Walkroth G et R) qui, sans être très belles, pourraient cependant rendre des services dans la teinture des draps. Un foulonnage dans un bain de savon chauffé à 50° ne fait pas bouger le moins du monde les nuances obtenues avec les rouges-foulon (Walkroth). Ces mêmes nuances sur soie résistent au savon chaud.
- Suivant E. Weingaertner (I), la Badische Anilin und Sodafabrik » vient d'émettre une nouvelle couleur, sous le nom de rhodamine, couleur soluble dans l’eau, l’alcool et l’acide acétique avec une belle nuance rouge bleutée. Les solutions alcoolique et acétique offrent une belle fluorescence rouge-cinabre. La rhodamine, en poudre brun-rouge foncé, est le chlorhydrate d’une base colorante qui se dissout dans l’éther sans coloration ; la solution chloroformique est presque incolore, mais elle offre, contrairement à la solution éthérée, une fluorescence verte. La base est déplacée par la soude caustique des solutions concentrées de rhodamine sous forme de flocons rougeâtres. Dans les liqueurs étendues, la soude ne provoque pas de précipité et change à peine la nuance de la solution. Weingaertner tient la rhodamine pour le premier représentant d’une nouvelle classe de matières colorantes, car elle ne peut être rattachée à aucun des groupes de couleurs basiques aujourd’hui connus. En raison de sa nature basique et du dichroïsme de ses solutions, la rhodamine se rapprocherait des safranines; elle s’en éloigne par la nuance de sa solution dans l’acide sulfurique concentré, qui est brune et non bleue ou verte.
- En étendant d’eau la liqueur sulfurique vire à l’orangé, puis au ponceau, et finalement au
- (1) Chem. Zeitung, 1887, p. 1620.
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- rouge bleuâtre. Elle offre donc de ce chef quelque ressemblance avec les dérivés non sulfoconjugués du triphényleméthane.
- La fluorescence de ses solutions alcooliques en acétiques disparaît presque entièrement lorsque l’on chauffe, pour reparaître parle re- | froidissement, phénomène qui n’a pas étéob- | servé non plus avec les matières colorantes ] du groupe de la safranine.
- Avec l’acide acétique ou chlorhydrique et le zinc, la rhodamine se réduit en une leuco-base qui se réoxyde plus ou moins, à l’air, en solution acétique faible.
- La rhodamine teint le coton mordancé au tannin en jolies nuances rouges bleutées et pourra avoir de l’intérêt pour la teinture en rose clair.
- D’après un brevet de J. Walder, brevet no 40388, on obtient une nouvelle couleur d’anthracène en faisant réagir l’acide anthra-quinonedisulfonique sur le nitrite de sodium. Des essais très complets de ce nouveau pigment ont fait voir que sa puissance colorante n’est pas assez forte pour qu’il puisse entrer en concurrence avec les couleurs d’alizarine classiques.
- Sous le nom de noir d’alizarine, la « Ba-dische Anilin und Sodafabrik » vend la combinaison bisulfitique de la dioxynaphtoquinone ou naphtazarine, sous forme d’une pâte noire. On emploie cette préparation comme les véritables couleurs d’alizarine. Pour teindre la laine, on mordance en bichromate de potassium, avec ou sans acide tartrique, et l’on teint en bain neutre ou très légèrement acidulé. On obtient ainsi un noir à reflets rougeâtres que l’on fait sans peine virer au noir vrai en couvrant le rouge avec une couleur complémentaire comme la céruléine, par exemple, que l’on ajoute au même bain de teinture. Les noirs préparés avec le noir d’alizarine sont plus solides à la lumière que les noirs au campêche.
- Matières colorantes naturelles. —La maison J.-R. Geigy fabrique deux nonveaux pigments végétaux, la xanthaurine et V anthracine. Ces
- extraits, teints sur mordants d’acétate de chrome ou d’alumine ou sur du sel d’étain, fournissent tous les tons du jaune pâle au vieil or le plus foncé en teintes solides au savon et à la lumière.
- Un intéressant travail de E. Alvarez (I) nous fait connaître l’agent actif de la fermentation du sue des indigofera. C’est un bacille en bâtonnets, le plus souvent groupés par six ou huit articles. Un suc d’indigotier, stérilisé par l’ébullition et maintenu à l’abri du contact de l'air, a conservé pendant plu-sieurs mois sa nuance rougeâtre; on a semé ensuite le bacille spécifique et, au bout de quelques heures, le liquide a fourni un abondant dépôt d’indigo. Introduit dans le sang, le bacille de l’indigo a provoqué des accidents pathologiques. Ce bacille est assez analogue à ceux qui causent l’inflammation des muqueuses nasales et la pneumonie ; aussi bien ces derniers sont-ils capables de provoquer la fermentation indigotique.
- D’après les journaux anglais, la fabrication de l'indigo dans les centres de production au moyen de couleurs d’aniline a pris une telle extension que les négociants anglais à Madras ont dû prendre des mesures pour arrêter l’essor de cette sophistication.
- Vf incinération, le dosage et Vanalyse des cendres des indigos a fait l’obiet d’une étude de P. Heppe. Le poids des cendres, pour neuf sortes examinées, a varié de 0.56 à 3.98 0[0. Dans la solution aqueuse des cendres, l’auteur a trouvé : chaux, soude, acide-sulfurique, chlore. Dans un seul cas, il y avait du chlore en quantité notable. Les cendres épuisées à l’eau ont fourni à l’acide chlorhydrique beaucoup de chaux, de la magnésie, et, ce que l’on n’avait jamais signalé jusqu’ici, beaucoup d’acide phosphorique.
- Le jaune indien (2) ne serait pas, d’après
- (1 ). Comptes rendus, t. 105, p. 286.
- 2) . Il s’agit du pigment depuis longtemps importé des Indes anglaises et non_de la couleur artificielle qui a été lancée il y a quelques années sous le même nom par une maison de Bâle.
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- Külz (1), un pigment d’origine végétale. L’auteur remarque que cette substance se rapproche beaucoup de l’acide euxanthique éliminé par les urines des chiens ou des lapins qui ont ingéré de l’euxanthone. Le jaune indien est probablement un produit d’excrétion animale.
- Plusieurs auteurs, notamment (O.-N. Witt, Ed. Weingaertner et, plus récemment, G. Zetter, ont publié des tables pour l’analyse qualitative méthodique des couleurs artificielles aujourd’hui si nombreuses (2).
- M. P. Martinon a également dressé un tableau permettant de reconnaître les matières colorantes les plus usuelles, végétales ou artificielles, sur les tissus ou échevaux de soie. Il emploie à cet effet les réactifs suivants : soude caustique, acide chlorhydrique, chlorure de chaux, acide nitreux, Jcyanure de potassium, acide nitrique et carbonate de soude. On plonge pendant deux minutes l’échantillon à examiner dans 10 à 15 centimètres cubes de réactif, on le lave et l’on observe la modification survenue. On opère comparativement avec un échantillon plongé dans l’eau pure, de manière à juger plus sûrement des, virages dus au réactif employé. Comme contrôle, on teint un échantillon de soie blanche avec la matière colorante indiquée pour l’essai, et l'on soumet cet échan-hllon aux mêmes réactions.
- Nous revoyons, pour ce travail, à la publi-cation originale « Industries texiles », 1887, pages 130 et 180).
- Pour la teinture des tissus, H. Danzer, A. Simian et de Marcien proposent d’étendre 'a liqueur coloranie sur le tisssu au moyen
- (1). Zeitschrift fur Biologie, 1887, p. 475. .(2). Voir Chemische Industrie, 1886 p. et 1887 p. 108 et suiv. — Nous donnons plus oin la table de Zettez, qui a très heureusement résumé et disposé les schémas de ses cevanciers. Le Moniteur scientifique s’est abstenu de publier le travail très étendu de eingaertner pour ne pas encourir de nouveau le reproche que quelques abonnés lui agressent de temps à autre de donner « trop e place » aux matières colorantes.
- d’un pulvérisateur et de fixer en même temps la couleur par le vaporisage (brevet 39.600). Nous ignorons les résultats que donne ce système de teinture dont le principe d’ailleurs n’est pas nouveau.
- (A suivre.)
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- A une récente séance de l’Académie des sciences, M. de Chardonnet a fourni d’intéressants détails sur les résultats obtenus par lui dans la fabrication de la soie artificielle.
- La continuité du fil, paraît-il, sa transparence, les feux de lumière intérieure et l’éclat soyeux ne peuvent s’obtenir qu’en filant une solution liquide.
- « La cellulose, dit M. de Chardonnet, pourrait servir, mais elle n’a pas de véritable dissolvant : il faut la rétracter, la filer en collo-dion et la débarasser ensuite d’une partie de son acide nitrique. On peut employer les diverses celluloses à condition qu’elles soient pures et non altérées par les réactifs.
- « J’ai principalement porté mon attention sur les cotons et les pâtes sulfureuses de bois tendres. Avec ces matières, on forme une cellulose octaédrique pure, dissoute à raison de 6,5 pour 100 dans un mélange de 38 parties d’éther et 42 d’alcool.
- « La densité delà soie artificielle estcomprise entre celle des grèges (1,66 environ) et celle des soies cuites (1,43 environ) : elle est de 1,49 environ. La charge de rupture varie de 25 k. à 35 k. par millimètre carré, tandis qu’elle est de 35 à 45 pour les grèges de cocons et de 15 à 20 0|0 de moins pour les soies cuites. L’élasticité est analogue pour les soies naturelles et artificielles (élasticité des essayeurs, c’est-à-dire allongement avant rupture, 15 à 25 0[0 ; élasticité réelle 4 à 5 0[0 environ).
- « Le diamètre des soies artificielles peut varier de 1 à 40 en millièmes de millimètre; la souplesse peut être réglée suivant le but proposé. Le brillant surpasse celui des soies de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en
- cocons. On peut aussi teindre par les procédés ordinaires. La soie artificielle est même la seule fibre qui se comporte dans les bains à peu près comme la soie des cocons (à condition de ne pas trop chauffer).
- « Les coupes de soie artificielle filée dans l’eau montrent chaque brin sous la forme d’un cylindre canelé : ceci tient au retrait du noyau après solidification de l’enveloppe. Si l’on remplace l’eau par l’alcool, la pellicule supeficielle demeure rétractile et le cylindre circulaire. »
- ----------n • cas 1 •----------
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Evreux.— Ferdinand (Alexandre-Gustave-Constant, teinturier. — Jug. du 18 avril. — Liquid. : M. Fleury.
- Lille. —Haudiquet (Jules), fab. de carmin et d’indigo, sous la raison Haudiquet, frères, rue Saint-Augustin, 31. — Jug. du 16 avril.
- — Liquid. : M. Wannehroucq.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Troyes. — La Société de fait Denner et Simonneau, apprêteurs de bonneterie, et personnellement chacun des associés. — Jug. du 9 mai. — S. : M. Guyottot.
- Rochefort. — Moreau (Alfred), teinturier, à Tonnay-Charente. — Jug. du 12 avril. — S. : M. Morin.
- Paris. — Letourneur (Raoul), teinturier, rue Royale, 22. — J.-c. : M. Poiret. — S. : M. Ponchelet. — Jug. du 1er mai.
- Lyon. — Valicon fils (Guillaume), teinturier, rue de Bonnel, 53-55. — Jug. du 9 mai.
- — S. : M. Regaud.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lille. — Formation de la Société en nom collectif Rossel-Lhermitte, teinturerie et nettoyage des étoffes, rue des Bouchers, 7 et 9.
- — Durée : 20 ans.— Cap. : 75,000 fr. — Acte du 20 février.
- Bernay. — Formation de la Société en nom collectif E. Touflet et Cie, fab. de rubans de fil et de coton, à Drucourt. — Durée : 3 ans. — Cap. : 100,000 fr.— Acte du 31 mars.
- Nîmes. — Formation de la Société en nom collectif Flaissier frères, fab. de tapis. —Durée : 10 ans du 1er avril 1889. — Acte du 25 mars.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon.—Dissolution, de la Société de fait Tho-maron et Vernay, teinturiers, rue de Barême, 10, et rue Vendôme, 20. — Liquid. : M. Melot, droguiste, avenue de Saxe, 225. — Acte du 25 avril.
- Paris. — Dissolution, à partir du 15 avril, de la Société E. Guillaume et Maingot, teinturiers en peaux, rue de la Glacière, 5i. — Liquid : M. Maingot. —Acte du même jour. — A. P.
- Levallois. — Formation de la Société en nom collectif Gay, Davrillé et Gilbert, manufacture d’apprêts d'étoffes, rue Gide, 97.—Durée : 3 ans du 15 juillet 1888.—Cap. : 97,592 fr. 07 c. — Acte du 12 avril. — L.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Reims.—Prorogation du 31 décembre 1890, uu 31 décembre 1900, de la Société en nom collectif Poirrier et Mortier, teintures et apprêts. — Acte du 1er avril.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Cosson a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Joquelet, 3. — Opp. rue Montmartre, 17, chez M. Lardin.
- Mme veuve Tocquart a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Tait-bout, 11. Opp. boul. Bonne-Nouvelle, 6, chez MM. Guyon et Cie.
- Mlle Costedoat a vendu à M. X..., 15 mai, un fonds de teinturerie, rue de Charenton, 8. Opp. boul. Ornano, 9. chez M. Brissot.
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- 33’ Année, N° 12. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juin 1889
- SOMMAIRF
- perfectionnements ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- LE JURY DE L’EXPOSITION
- TEINTURE DU JUTE.
- DES PROGRÈS DE LA TEINTURE (suite).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion Analyse des brevets de nature à intéresser nos Acteurs.
- nouveau procédé d’application des MA-TIÈRES COLORANTES AZOÏQUES SUR LES fi-BRES VÉGÉTALES.
- De la Société des matières colorantes et produits chimiques de St-Denis.
- Les matières colorantes azoïques simples ou complexes ne possèdent qu’une affinité assez faible pour la fibre végétale. Jusqu’à ce oUr les matières colorantes azoïques com-Plexes ont été employées presque exclusive-ment et encore était-ce d’une manière déri-vee, artificielle, en les combinant avec le carbonate de soude, chlorure de sodium, Phosphate de soude, etc. Le nouveau procédé
- 9 emploie directement après avoir fait subir “ne Préparation préalable au coton, prépara-11 le rend apte à être teint directement par 8 colorants azoïques. Voici la manière de pEocéder : une certaine quantité de tissu (soit mètres) est faulardée dans un bain composé de ;
- "cétate de magnésie 300 Beaumé 50 litres. » d’alumine 15 » 50 » au 50 wdPres le séchage, l’étoffe est passée dans cuve à roulettes montée avec :
- Sulfate de zinc 5 kilogr.
- Soude caustique 10 »
- Eau 100 »
- A la sortie de la cuve, l’étoffe est lavée, puis plongée dans le bain colorant azoïque titré à 2 ou 4 0[0.
- Le degré de température du bain doit être de 80° centigr. et sa durée ne guère dépasser une demi-heure. Les nuances ponceau, ro-celline, presque tous les orangés, les bordeaux, la cérosine, les teintes crocéines et homologues dérivées de la benzidine s’obtiennent stables et solides au moyen de ce procédé.
- La formule ci-dessus indiquée comporte des variations selon les diverses conditions et exigences. Ainsi au seul point de vue économique, la substitution des sulfates correspondants aux acétates d’alumine et de magnésie peut avoir lieu sans contrarier notablement les résultats. La formule se libellerait alors ainsi :
- Sulfate de magnésie 15 kil.
- Alun 5 »
- Eau 100 litres
- De même encore l’acétate de chaux pourrait prendre la place de l’acétate de magnésie, etc., etc.
- PROCÉDÉ POUR LA TEINTURE ET IMPRESSION DU COTON AVEC COLORANTS SUBSTANTIFS
- De la société Farbenfabriken vorm Friedr, Bayer et Cie.
- Sous le nom de matières colorantes subs-
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- tantives, les inventeurs désignent les matiè res colorantes azotées qui peuvent teindre directement dans un bain alcalin le coton non mordanc. Ces matières colorantes azotées forment le groupe de colorants tétrazotés et dérivent presque toutes de la paradiamine, comme la benzidine, la diamido-diphényle-tolyle, la tolédine, l’éther de diamidodiphénol, la diamidostilbène, ou de leurs sulfo et carbo-acides, tels que la praphénylènediamine, la naphtylènediamine,'le diamido-carbazol, etc., etc. Ces matières colorantes sont encore les produits d’action de diazo-composés sur les colorants connus dans le commerce sous le nom de chysoïdine et brun de Bismarck. Elles sont généralement désignées sous le nom de congo-benzopurpurine, purpurine brillante, delta-purpurine, rosazurine, pourpre de Hesse, carbazol jaune, azobleu, azoviolet, benzo-noir bleu, etc., etc. Ces matières colorantes dont la richesse de nuance etsi grande, n’étaient guère employées jusqu’à ce jour parce que les teintes obtenues n’offraient pas de stabilité. Des recherches minutieuses ont amené les inventeurs à constater que les matières colorantes substantives ont la propriété de former avec les sels des métaux terreux et des métaux lourds des vernis très résistants ; en sorte que si l’on fait bouillir l’étoffe à teindre avec une solution d’un sel métallique, ce métal se combine avec la matière colorante et forme un vernis fixe plus résistant que la matière colorante elle-même.
- Il est un choix à faire parmi les sels employés : l’expérience démontre que les sels de fer rendent les teintes plus ternes, tandis que les sels de nickel poussent au rouge ; les sels de zinc ne varient pas les nuances. Les sels de cuivre, par une singulière exception, combinés avec l’éther du diamido-diphénole forment un vernis d’une teinte très différente de la nuance primitive, en donnant un beau bleu verdâtre au lieu et place du bleu rougeâtre primitif, obtenu de la benzoazurine.
- Il est à noter encore que le zinc employé sous forme de sulfate donne de meilleurs ré
- sultats. Ce procédé de teinture vaut pour la fibre végétale et animale ; toutefois sur le coton la stabilité des couleurs n’est pas aussi grande, les teintes traitées par les sulfates de cuivre et de nickel sont superbes de fraîcheur mais résistent faiblement au savonnage surtout fait à une température au-dessus de 400 centigr.
- Ce même procédé est applicable à la teinture par impression directe. Les couleurs sont obtenues par l’action des tétrazo-composés de pariadamine sur 2 molécules d’acide salicy-lique, créozotinique, résorcylique, oxynapl-toïque et homologues: ou par l’action de ces mêmes tétra composés sur i molécule de l‘u) des acides susnommés et 1 molécule d’une amide, phénole ou de leurs sulfo et carbo-acides, par exemple l’aniline, la métorphém lène, diamine, a et 6 naphtalimine, phénole résorcine, a et 6 napthol, oxynaphtaline e homologues. Les inventeurs choisissent de préférence la benzidine, la diamidophénylo-tolyle, la tolidine, là diomidocarbazol, la dia-midostylbène, ou leurs dérivés d’urée
- l’ir rés et mé let lut ou le hu
- COLORATION DES PLUMES Par MM. Scheurer et Forest.
- Ce procédé nouveau repose sur I’applicalioe de la couleur fixe au moyen de la vapeur L’application préalable des couleurs peut êtrt faite à froid ou à chaud, sur les plumes mouir lées ou sèches, à la brosse ou au pinceau, cliché, à la main ou mécaniquement. H 65 toutefois nécessaire que les couleurs préals blement déposées soient un peu épaisse qn’elles aient la consistance des couleurs ser vant à l’impression au moyen de l‘amidon,“ la gomme ou de la dextrine. Les couleurs d‘ posées convenablement sur les plumes, chct cune d’elles ou les piquets qui les portent S0r) introduits dans un récipient fermé par un al toclave; dans l’intérieur du récipient déboucbe un tuyau percé detrous pour fournirla vapet"
- 8 à la température et à la pression voulue, procédé joint la simplicité à la solidité J1
- f
- les ét po les etc rit pe se de dé ca tei ne go Po ce qu da sa cl fe d le le re nt
- b,
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- l’inventeur, et comporte toute coloration : le résultat a lieu sur les plumes à l’état naturel et encore sur les plumes déjà^teintes et imprimées. Comme mélange à incorporer aux couleurs, pour obtenir le degré d’épaisseur voulue, on peut remplacer l’amidon, la gomme ou la dextrine par les albumines, la caséine, le gluten, la gomme laque, le vernis et les huiles siccatives.
- {Reproduction interdite).
- REVUE
- DE
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- En parcourant la classe 27 où se trouvent 'os appareils de chauffage et d’éclairage, j'ai été frappé de la pénurie des appareils se rapportant au chauffage des fers à repasser pour 'es industries de la teinture,des blanchisseurs, etc., mais j’en ai été vite consolé par une vé-Titable trouvaille que j’ai faite dans un tout Petit coin perdu où trois appareils seulement servent à démontrer l'excellence du système des fourneaux exposés parM. Duriez, de Lille département du Nord. Ces appareils, appli-cables aux besoins des blanchisseurs, des teinturiers, des tailleurs, des confection-neurs, etc., se composent d’un foyer hexa-8one, tournant, monté sur console à cuvette Pour recevoir les cendres et les escarbilles; c loyer est entouré d’une enveloppe dans la -Iuelle sont ménagées six rainures correspon-dant aux six faces du foyer et donnant pas-sage aux poignées des fers où des carreaux à chauffer. Chaque chambre ainsi ménagée est ermée par une porte à charnière qui se ferme "elle-même; l’action de mettre et de retirer es fers est donc extrêmement simple puisque 6 loyer présente successivement ses diffé-entes faces et qu’aucune pièce de l’ensemble "e doit être dérangée.
- Le foyer se charge par le haut, en soule-bant le tampon qui se trouve dans une cham-e en fonte avec porte circulaire à glissière
- | installée à la partie centrale, supérieure du i foyer à la base du tuyautage. Cette chambre, qui laisse passer les gaz produits du combustible dans le foyer autour du tampon qui n’obstrue que la partie centrale de la section 1 correspondante à celle des tuyaux de dégage-ment, sert à chauffer les coques, les fers à tuyauter, les pinces et en même temps un ingénieux moyen de régulariser la chaleur et d’en répartir uniformément les effets sur les faces du foyer. Il en résulte qu’aucune de ces faces n’étant surchauffée leur gondolement est évité, le travail facile et la durée du service du fourneau prolongée dans des limites très appréciables.
- Un avantage que toutes les repasseuses sauront reconnaître, c’est qu’avec le même foyer elles peuvent chauffer les fers qui leur sont nécessaires quelqu’en soient les formes ou les applications sans que ceux-ci soient souillés par le combustible ou par la fumée et sans jamais être surchauffés.
- C’est donc une réunion de très heureuses applications qu’a faite l’inventeur à un système de fourneau qui devra se répandre vite dans les ateliers d’apprêts où l’on doit avoir le souci du travail facile, bien fait, en évitant les souil • lures occasionnées par le chauffage des fers chauffés par la plupart des autres méthodes, l’indifférence du combustible, enfin la recherche de l’économie finale.
- Je dois révéler une considération qui, certainement, ne manquera pas d’éveiller l’attention du lecteur : c’est que ces foyers malgré leurs avantages réels coûtent en moyenne moitié moins cher que ceux des fabrications similaires.
- D’ailleurs je dois reconnaître que ma tâche est toujours de beaucoup simplifiée quand je m’occupe d’appareils ou de procédés dus à des praticiens, car ceux-là seuls peuvent sentir véritablement le fort et le faible de la chose et c’est pour moi une garantie que ce brevet de capacité et d’aptitude que délivre la pratique à des hommes sérieux,chercheurs infatiguables qui frappés des inconvénients où des imper-
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- fections des outils, procédés ou appareils qu’ils ont à leur disposition se mettent en quête d'améliorations qui nous arrivent frappées au bon coin du succès C’est donc avec une entière conviction que j’appelle l’attention de mes lecteurs sur cet appareil. Il va sans dire que mon étude est comparative et que sans abaisser aucun mérite, je formule mon jugement en pleine connaissance de cause.
- J’ai examiné la section de la chapellerie au point de vue de la teinture et j’expose ici mes observations.
- A tout Seigneur, tout honneur, je commencerai donc ma critique par l’exposition de M. Haas, 71, rue du Temple, qui nous montre une vitrine spacieuse, des produits irréprochables en pailles et en feutres ; les teintures sont belles, de teintes unies, douces à l’œil et agréablement disposées en gammes de nuances.
- La maison Tirard, 24, rue du Faubourg Poissonnière tient haut et ferme sa vieille ré-putation que je suis heureux de reconnaître encore cette fois et de proclamer son mérite.
- La maison Leduc, 5 et 7, rue du Faubourg Poisonnière, expose des feutres dont la gamme de nuances ne laissse rien à désirer mais l’observateur sent, à travers ces produits, les soins dont ils ont dù être l’objet avant leur mise teinture et le teinturier se trouve certainement à l’aise d’avoir à travailler sur de telles matières car il prévoit le succès final et son amour propre en est rehaussé. Si cette maison fait habitude de telles minuties, elle doit être sùr d’un succès permanent.
- Une exposition qui ne manque pas d’attirer l’attention par son caractère absolument original, c’est celle de la maison Mégemont frères et fils et Raffard, de Bord, dans le département de la Corrèze. Il y là toute une quantité de chapeaux en peluches pour hommes et pour femmes qui teints en couleurs diverses, fraîches, vives et heureusement choisies nous montre des cloches en couleurs unies, ombrées de la calotte au bord, zebréesou mé.
- langées d’un effet agréable et qui certaine-, ment assurera à cette maison des affaires
- suivies.
- La maison Durst Wild, rue du Caire, 39,1 continue à attirer l’attention par son impor-tance et sa fabrication; elle concourt pour Sa part à maintenir le niveau de la fabrication! française à l’état de supériorité universelle. I
- Dans la section Anglaise il y a une exposi-tion absolument digne de remarque, c’est celle de la maison Ly e and Son, de Luton. Elle nous montre des pailles teintes avec toute la per-fection désirable d’un nuançage irréprochable et qui laisse loin derrière elle tout concurrent.
- Comme blanchiment de la paille pour chapellerie, les choses restent toujours en l’état et c’est suivant l’ancien ordre de mérite la
- maison C. G. de Langenhagen qui marche en tête suivie de près par la maison Kampmanl d’Epinal et enfin la maison Wild frères de Nancy dont les produits sont absolument recommandables. D’ailleurs ma tâche de critl-
- que est excessivement épineuse et ce n‘e5 qu’avec une grande réserve que je me per mets de jeter ma plume dans l’omnipotence de ce triumvirat de la chapellerie, des chapeaux’ de paille. Que mes erreurs me soient parI données !............................. |
- Ch. Drevet. I
- Erratum. A la 27me ligne de la première colonne de la page 124 du numéro du journa en date du 5 juin il faut compléter la réduction de la manière suivante : l’ouvrière se déranse beaucoup moins qu’avec le chauffage ordi naire et qu’avec le gaz, elle ne se dérange plu du tout. C. D.
- Il m’a été impossible de publier la nome11' clature des objets exposés se rapportant au) industries dont s'occupe le « Moniteur de 13 teinture » les catalogues n’étant pas encore prêts ni les installations terminées. J’espèrele faire dans le numéro du 5 juillet prochalli d’ailleurs mes articles vont prendre forcémen du développement et acquérir de l’intérêt 3
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- ne-ires
- 39, or-
- • sa tion
- 3. osi-selle ous er-
- able ent. ha-§tat 3 la ) en
- hr et à mesure que nous avancerons. En tout cas je suis prêt à renseigner personnellement tout intéressé. C. D.
- LA RAMIE
- (Suite.)
- Noir d’aniline pour coton trame.
- Le noir Monnet se forme par l’emploi de ux produits, le noir proprement dit et le ordant, que la maison Gilliard, Cartier, et onnet vend à l’état liquide tous les deux et de très bonnes conditions.
- Essai préliminaire sur 3 kilog. de coton ou ramie en flottes :
- très longtemps séparément, tandis que si on mélangeait de suite le mordant à la dissolution de noir, ce dernier serait décomposé peu à peu et ne pourrait plus servir après 5 ou 6 heures de contact.
- Le noir Monnet jusqu’ici ressemble à tous les noirs d’aniline où l’oxydant et l’aniline et sel d’aniline ne veulent pas être mélangés à l’avance.
- Le coton ou la ramie étant prêts pour la teinture, on mélange dans une terrine de 5 à 6 litres de capacité, (cette méthode de teinture en terrine est familière à Roanne, Rouen.
- etc.) :
- Solution de noir............. . ... 300 gr.
- Solution de mordant.............. 300 »
- Eau................................. 450 »
- ann ; de re-iti-‘est
- Noir................ 7 %
- Mordant............. 12%
- En poids de la fibre.
- Les mateaux coton ou ramie, bien divisés
- Mottes de 300 gr. sont décreusés, lavés
- per-" essorés par les méthodes ordinaires, de edeTniere à ne retenir que 50 0[0 d’eau.
- " IL est très important de connaître exacte-
- s
- ntle poids de la fibre séchée et de diviser
- • Poids aussi égaux que possible ; chaque "otle pesant sèche pèsera donc après l'esso-. "Ageavec les 30 0|0 d’eau environ 450 gr.
- iere 1
- ena | Préparation des solutions de noir tiol| et de mordant.
- g gê)
- . une part on fait une solution contenant noir soit:
- P u Bp ,
- , a froide à température ordin. 1720 gr.
- dloir Monnet................... 230 »
- ie1 aus 3 la core ’6 Ie aii1' nen‘ t a»
- 2000 gr.
- 2 ^he part on fait une solution contenant T I de mordant, soit :
- Ean f y roide, température ordin. 1520 gr.
- ............................ 480 »
- 2000 gr. ces den, O I •
- i solutions peuvent se conserver
- 1050
- On a donc un poids de 1050 grammes dans lequel on plonge une flotte de 300 gr. écrue, ou de 450 grammes après l’essorage sur le décreusage. On malaxe bien la flotte de manière à ce qu’elle s’imprègne bien du bain, on la tord fortement, et finalement elle pèse 750 grammes. Elle a donc absorbé en poids du bain, celui qu’elle avait à l’état écru ; soit 300 grammes.
- La flotte pesait sèche............. 300 gr.
- Eau retenue après lavage et essorage............................. 150 »
- Liquide du bain de teinture absorbé. 300 »
- On ajoute ensuite dans la terrine, sur l’excès du bain qui a servi à imbiber la première flotte.
- Solution de noir.... 150 gr.
- Solution de mordant. 150 gr.
- Moitié du poids d’une flotte supposée sèche.
- Mais sans ajouter d’eau, puis on y plonge une seconde flotte de 300 grammes à l’état écru, et comme précédemment l’on malaxe pour imbiber uniformément et l’on tord jusqu’à amener la flotte imbibée à 750 grammes sur la torsion à la main.
- Le bain est alors amorcé et en ajoutant
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- chaque fois 150 grammes de solution de noir, j 150 grammes de solution de mordant l’on y passe les 8 autres flottes de coton ou ramie, qui avec les deux premières font les 3 kilog. pris à l’état écru.
- Les flottes sont alors placées en groupes pour l’oxydation, c’est-à-dire pour le développement de la nuance, dans une caisse appropriée, pour que les parois ne touchent pas les fibres, car, par capillarité, il peut absorber du liquide, et produire des taches. Les flottes doivent reposer sur le fond de la caisse sur des baguettes de verre ou de bois très dur non poreux, pour la même raison, c’est-à-dire pour éviter l’absorption capillaire.
- Les vases d’oxydation doivent être absolument en bois, en grès, en verre ou en fonte émaillée, la présence d’un métal quelconque étant nuisible.
- Il ne faut pas laisser les flottes suspendus à l’air, car la dessication est nuisible.
- Les flottes sont abandonnées dans ces conditions à une température d’environ 18 à 20°, durant 46 heures. Elles ont alors une nuance parfaitement noire.
- Pour se rendre compte de l’oxydation, on prélève d'ailleurs sur les flottes humides, quelques fils que l’on lave, savonne bouillant et que l’on laisse sécher. 1
- Si on laisse prolonger trop longtemps l’oxydation on obtient un noir rougeâtre ; et si on arrête trop tôt, le noir est gris. Il est donc important de lever des flottes au moment voulu ce que l’on fait en prélevant des échantillons de temps en temps ; 45 heures paraît être le temps convenable.
- Au-dessus de 20 centigrades, la nuance est accélérée comme temps; mais au dessus de 25 à 280, on obtient des noirs brun, au-dessous de 20° il faut plus de 46 heures.
- Quand on j;.ge que la nuance est bonne, les flottes sont lavées à grande eau, puis passées dans un bain de savon bouillant composé de :
- Eau......................... 60 litres.
- Savon blanc... 125 gr.
- On lave et on sèche.
- Le savon bleute un peu la nuance noire. | On obtient également un noir bleu en pi | sant les flottes rincées simplement sur unh I de vert liquide composé comme suit :
- Eau...............quantité suffisante
- Vert liquide J... 1[2 0(0 du poids de lafilb
- On chauffe le bain à 80 ou 900 centigrade on entre les flottes, et l’on manœuvre " demi-heure, jusqu’à ce que le vert soitt tiré.
- On donne ensuite un bain de savon b0t lant comme précédemment, on lave et séché.
- TEINTURE EN GRAND.
- Première méthode.
- Le coton ou la ramie sont divisés en®! teaux de 400 à 450 grammes pour la coin11 | dité du maniement par l’ouvrier. L’on 1 | creuse, lave et essore, pour 50 00 d’eal | poids écru.
- Il est important, comme pour les essais- | bien connaître le poids sec et le poids moU) |
- Préparations des solutions de noi et de mordant.
- D’une part on fait une solution de not 14 0[0.
- Eau froide température ordin. 86 kilo5t Noir......................... 14 -
- 100
- On ajoute directement le noir dans I’es-y brassant avec un bâton jusqu’à dissolutio’. D’autre part, on fait une dissolution à '9 100 de mordant :
- Eau froide température ordin. 76 kiloe Mordant 24 "
- 100 kif
- Même observation que pour la teintur petit les dissolutions ne doivent être mélônes qu’au dernier moment. Pour teindre, on°f absolument comme en petit, en tenant C° 9
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- des poids plus forts de fibres employées, pour le volume des bains.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction inte>'dite.) (A suivre.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- MARTONS JAUNATRES AVEC LE BoiS JAUNE ET LA GARANCE.
- Le mélange du bois jaune et de la garance, qui n’est pour ainsi dire plus employé, et que nous ne rappelons que pour mémoire, produit des couleurs assez solides.
- Pour utiliser ce mélange, on mordançait le bain de teinture avec 5 à 8 010 de sulfate de fer, on le garnissait des quantités voulues de colorants, puis on y faisait bouillir la laine pendant une heure ou une heure et demie.
- Marrons BRUNATRES avec le Fernambouc et le Bois jaune
- Les couleurs qui résultent du mélange du fernambouc et du bois jaune ne sont pas très bon teint ; cependant, celles qui sont obtenues par les deux procédés suivants sont assez bonnes et résistent suffisamment à l’action de l’air.
- Premier Procédé.
- Ce premier procédé est celui des deux qui produit les nuances les plus solides.
- Pour lOOkilog. de laine on prépare un bain
- avec
- Eau......................... q. s.
- Sulfate de fer.... 6 kil.
- Fernambouc................ q. s.
- Bois jaune. ..... q. s.
- dans lequel on manœuvre les tissus au bouillon pendant une heure et demie ou deux heures, après quoi on les abat, on les évente et on les lave.
- 2 ki!. d’extrait sec de fernambouc et 4 kil. 500 d'extrait sec de bois jaune sont de bonnes proportions pour faire une couleur brune.
- Deuxième procédé.
- On compose un bain de teinture pour 100
- kilog. de laine avec
- Eau....................... q. s
- Sulfate de zinc.... 7 kil. Fernambouc...... q. s. Bois jaune......- q. s.
- Les tissus simplement humectés d’eau, sont entrés dans ce bain, puis bouillis pendant uue heure et demie ou deux heures, après quoi ils sont abattus et lavés.
- Les proportions de colorants indiquées dans le premier procédé fournissent avec le sulfate de zinc une couleur brunâtre, analogue à celle de la rouille de fer.
- C. E. M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- LE JURY DE L’EXPOSITION
- Un décret porte à mille le nombre total des membres titulaires français et étrangers du jury international des récompenses et à 330 celui des suppléants.
- Sont nommés :
- Dans la classe 32 (fils et tissus de laine peignée et cardej. Jurés titulaires :
- MM. :
- Aug. Balsan, manufacturier, m. du jury des récompenses à l'Exposition de 1878.
- Th. Blin, manufacturier, m. du jury des récompenses à l’Exposition de 1878.
- Brocard, fabricant de drap, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Boussus, fabricant de laines et mérinos, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Eug. Bréant, fabr. de châles et tissus, m. de la commis. permar.. des valeurs de douanes, m. du jury à l’exposition d’Anvers, 1885.
- Dauphinot, m. de la chambre de commerce de Reims, m. du jury des récompenses à l’Exposition de 1878.
- Iluot (de la maison David et Huot), filateur.
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- LR MONITEUR DK LA TEINTURE
- m. de la commis, perman. des valeurs de douanes.
- Jourdain-Defontaine, fabr. de draperies, nouveautés, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Lagache, fab. de draperies, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Lelarge, fabr. de nouveautés et flanelles, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Em. Nivert, manufacturier, méd. d’argent à l’Exposition de 1878.
- Robert, fabr. de drap, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Henri Siéber, de la maison Seydoux-Siéber, grande médaillé à l’Exposition de 1878, fabr. de lainage.
- Thézard, vice-président de la chambre de commerce d’Elbeuf, m. du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- Jurés suppléants :
- MM. :
- Audryset fils, manufacturier, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Eug. Barthe, fabr. de drap, méd. d’or à l’Exposition de 1878.
- Hubert-Hussenot, fabr. de châles etnouveau-tés, m. du jury des récompenses à l’Exposition de 1878.
- Gibert, négociant, à Paris.
- Dans la classe 46 (procédés chimiques de blanchiment de teinture, d’impression et d’apprêt).
- Jurés titulaires :
- MM.
- Cordier, sénateur, ancien manufacturier.
- Decaux, ingén. civ. direct, des teintures aux manufactures de tapisseries des Gobelins et de Beauvais, m. du jury des réc. de l’Exposition de 1878.
- J. Persoz, directeur de la condition des soies et laines à la chambre de commerce de Paris, m. du jury des réc. à l’Exposition de 1878.
- Juré suppléant : M. Vallet, ancien négociant en tissus de laine écrue, m. du jury à l’Exposition d’Anvers 1885.
- Dans la classe 58 (matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impres-j sions).
- Jurés titulaires : MM. :
- B. Buffaud, constructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Dehaître (maison Pierron et Dehaître), médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, constructeur-mécanicien.
- Ermel, ingénieur civil, directeur de la fabrication des billets à la Banque de France, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Louis L'Huillier, constructeur de machines pour papeteries, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Marinoni, constructeur de machines typographiques, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Juré suppléant : M. :
- César Corron, constructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- TEINTURE DU JUTE
- Voici quelques recettes de teinture sur jute indiquées par M. Bird. Les proportions des drogues employées se rapportent généralement à 50 kilogrammes de jute, sauf indication contraire. Le jute fixe avec la plus grande facilité les couleurs, parce qu’il contient déjà du tanin et qu’en conséquence il représente pour i ainsi dire une fibre qui a déjà été mordancée au tanin : aussi fixe-t-il les matières colorantes basiques sans le moindre mordant. Mais les teintures sur jute s’altèrent à la longue, principalement quand il s’agit des couleurs d’aniline, et cette branche de notre industrie réclame encore des perfectionnements.
- 1. Recettes pour fils de jute blanchis.
- Rose. — Mordancer à 50 degrés centigrades en liqueur rouge à 6 degrés Baumé. Teindre en. bain neuf à la même température avec la safranine.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TIS3ÜS
- s
- Bleu. — On ajoute à de l’eau, chauffée à 40 degrés centigrades, 600 grammes d’alun, 100 grammes de soude, 50 grammes de tartre émétique par 50 kilogrammes de jute. On teint avec le bleu pour coton .
- Écarlate. - On mordance à la chaleur de la main, pendant une heure, en liqueur rouge à 3 degrés Baumé, en ajoutant 500 grammes de cristaux d’étain.
- Jaune mode. — Mordance” à l'acétate d’alumine à 2 degrés Baumé ; teindre ensuite en bain frais avec parties égales de chrysoïdine et de phosphine. On ajoute la matière colorante petit à petit jusqu’à ce qu’on ait obtenu la teinte désirée.
- Vert mode — Mêler trois parties de liqueur de fustet et une partie de campêche avec la quantité d’eau voulue à 50 degrés centigrades ; lisser une dizaine de fois, lever, ajouter, 4 grammes de couperose verte et 4 grammes de vitriol bleu, rentrer les fils, lisser, laver. Finir à 30 degrés avec de la vésuvine au brun bismarck et un peu de bleu de méthyle.
- Jaune d’or. — Mordancer avec 2 kilogrammes d’alun, 200 grammes de cristaux d'étain. On laisse le fil en liqueur claire pendant une demi-heure. Teindre en bain séparé à la chrysoïdine et à la phosphine, en proportions variables suivant la nuance à atteindre. Terminer par un passage en acide tartrique.
- Bronze de rouille. — Passer d’abord dans "n bain très faible de cachou ; — passer en-suite en bichromate de potasse à 50 degrés. Finir avec la phosphine.
- Jaune léger. — Mordancer en liqueur rouge a 3 degrés Baumé et 50 degrés centigrades. Teindre en bain frais à la phosphine à 60 de-8rés centigrades.
- II. Recettes pour fils de jute en général. Bronze de cuivre. — 1er bain: solution faible de cachou à 50 degrés centigrades; — 2e wIn : bichromate de potasse à 50 degrés centigrades • — 3e bain : safranine et phos-ne en proportions voulues pour la nuance demandée.
- Bronze vert. — On ajoute dans un bain aqueux à 50 degrés centigrades, trois parties d’une décoction de fustet et une partie de li-quenr de campêche : on entre les fils, on tourne une dizaine de fois au tourniquet, on lève, on ajoute une très petite quantité de couperose verte et de vitriol bleu ; on rentre les fils, on donne quelques tours, on lave. On finit en bain frais à 30 degrés centigrades avec un peu de bleu.
- Vert d’aniline. — On prépare les fils à chaud avec 2 kilogrammes de sumac pendant une heure : on passe ensuite en mordant avec 2 kilogrammes d’alun et 1[2 kilogramme d’acétate de plomb pendant deux heures; on teint enfin a chaud avec le vert d’aniline dissous au préalable. Les proportions se rapportent à 20 kilogrammes.
- Cerise. — (pour 10 kilogrammes). — On trempe le jute pendant une heure dans une solution chaude de sumac (2 kilos) ; on lève, et on dissout 5 kilog. 1[2 de cristaux d’étain qu’on ajoute au même bain de sumac ; on rentre le jute et on l’y travaille un quart d’beure ; on le lave bien et on teint avec le rouge cardinal pour coton jusqu’à la teinte voulue.
- Brun. — (pour 100 kilogrammes). — On dissout 2 kilogrammes de cachou et 200 grammes de vitriol bleu ; on trempe le jute dans ce bain à 100 degrés pendant deux heures et demie; tordre. Préparer un bain bouillant de 400 grammes de chrome, y entrer le fil pendant une demi -heure. On obtiendra un brun brillant en passant dans un bain clair avec un peu de brun Bismarck. Les nuances sombres s’obtiendront en ajoutant du campêche au brun bismarck : on arrivera à la fin avec un peu d’alun.
- Rouge. — (pour 100 kilogrammes). — Tremper le jute pendant une heure à 90 degrés centigrades dans un bain clair de 400 grammes de tanin ou 800 grammes de mordant pour aniline ; — 2e bain : à 70 degrés, 150 grammes d’orange d’aniline, filtrer ; ajouter
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- alors 100 grammes de safranine, rentrer le jute et monter en teinture.
- Bleu. - - (pour 90 kilogrammes). — Dissolvez séparément 4 kilogrammes d’alun, 3 kilogrammes de soude, 2 kilogrammes de tartre émétique. Mettez-les ensemble, laissez reposer, et, à la liqueur claire, vous ajoutez cent litres d’eau a 65 degrés centigrades. Ajoutez peu à peu jusqu'à la nuance voulue la matière colorante que vous avez fait dissoudre à part. Avi vage à l’huile de vitriol, mais peu recommandé, car il attendrit la fibre. >
- Magenta. — Le jute n’a pas besoin de mordant pour fixer cette couleur ; pourtant quelques teinturiers le préparent comme si c’était du coton, c’est-à-dire au sumac et au stannate, ou encore avec GO grammes de mordant d’aniline par kilogramme de matière à teindre.
- Jaune d'or. — (pour 10 kilogrammes). — On trempe pendant une heure le jute blanchi dans un bain tiède, on tord, on lisse dans un bain neuf et froid de 250 grammes de bichromate de potasse jusqu’à apparition de la teinte désirée, on lave. Pour les teintes sombres on emploie l’acétate de plomb et le bichromate. Pour les nuances rougeâtres; on passe le jute après teinture dans un bain tiède contenant un peu de grenat nu de violet dissous au préalable dans l’eau bouillante.
- Vert sombre. — (pour 10 kilogrammes. — Travailler avec soin, pendant une demi-heure ; dans un bain chaud contenant 800 grammes d’extrait de quercitron et 400 grammes de sulfate d’alumine. Tordre. Préparer les deux bains suivants : — 1er bain : 580 grammes de liqueur brune, 100 grammes de sel d’étain ; - • 2e bain : 150 grammes de prussiate jaune de potasse. Travailler le jute pendant vingt minutes dans le premier bain, tordre, passer dans le second bain, y travailler le jute, enlever, ajouter au bain 400 grammes d’acide sulfurique, rentrer le jute, enlever, tordre.
- Vert brillant. — (pour 10 kilos), — Mor-dancer deux heures avec 200 kilogrammes de tanin. Préparer un bain frais de 120 grammes
- de vert malachite, y plonger le jute et l’y tra-i vailler une demi-heure. Pour les teintes jau-< nâtre ajouter au bain, suivant la teinte précise à obtenir soit de l’acide picrique, soit du jaune d’aniline.
- Brun. — (pour 40 kilogrammes). — Pré- parer une décoction bouillante de 1[4 de kilogramme de brun de cachou. Dissoudre dedans 100 grammes de vitriol bleu, y travailler le jute une heure, tordre, préparer un second bain bouillant de 206 grammes de bichromate de potasse ; après travail, laver, tordre. Pour l’avivage, préparer un bain frais de 5 grammes de brun bismarek, 100 grammes de sulfate de soude. On tâchera d’arriver pour ce bain à la nuance précise que l’on a en vue ; pour les nuances rougeâtres, on lui ajoutera un peu de fuschine ou de grenat.
- REVUE SOMMAIRE DES PROGRES DE LA TEINTURE
- DE L’IMPRESSION ET DU BLANCHIMENT.
- D’après le docteur Paul Julius (Chemische Industrie).
- {Suite.)
- Lorsque l’on teint des cotons en èchecaV^ sur bains bouillants, la fibre perd en partie sa souplesse et son élasticité, ce qui, pour b filature, ne laisse pas que d’avoir des inconvénients et nécessite l’emploi de corps gras (huile saponifiée) pour l’assouplissement du fil. Afin de parer à ces inconvénients, G. Ja genburg de Rydbohohu (Suède) propose de teindre dans des bains très peu chauds aux-queis on ajoute la matière colorante d’une manière continue 'par le moyen d’un dispositif très simple. La machine à laver le co-I ton peut très bien être aménagée dans ce but, une pompe aspire le liquide du bain en des ! sous du faux-rond percé de trous et, dans Ie corps même une quantité convenable, réglee au moyen d’un robinet, de la solution colorante concentrée contenue dans un réservol
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- HT DE L'IMPRESSION DES TISSUS 143
- élevé. La pompe refoule la liqueur dans la partie supérieure de la machine à laver. Le coton est maintenu en continuelle agitation au moyen d’un arbre à palettes.
- D’après un brdvet de Saignette, on teint la soie végétale, la ramie, etc., en préparant préalablement la fibre par un passage successif dans des bains de soude ou potassse calcinées, et ensuite d’acide sulfurique, après rinçage, oh fait bouillir la fibre dans un bain de bisulfate de potasse et d’alun, auquel on ajoute peu à peu la matière colorante. Dans ces conditions, les soies végétales se teindraient à l’intar de la laine. Pour la teinture en noir, on prépare la fibre comme ci-dessus, puis on la mordance dans un bain contenant acide tartrique et sulfates de cuivre et de fer; après une heure d’ébullition dans ce bain, on ajoute l’extrait de campêche et l’on fait bouillir encore pendant vingt minutes.
- Nous renvoyons à l’original pour une étude de B. Martion Sur l'emploi des couleurs d'a-Marine dans la teinture des laines et des ^oies (1).
- Dans le Bulletin de la Société industrielle de Rouen, MM. F. Storck et de Conninck décrivent un procédé simplifié de teinture en r°y-fje turc employé dans la fabrique de Lemaître-Lavotte et fils, à Bolbec.
- On prépare un bain en émulsionnant avec une lessive de soude caustique les acides 8ras déplacés de l’huile tournante au moyen d acide sulfurique. Après passage dans ce bain, les tissus sont exposés pendant quel-Iues jours sur le pré, puis dégraissés par un Passage en carbonate de soude et lavage. On mordance maintenant en acétate d’alumine, on suspend dans la chambre froide, on dé-Somme et l’on teint en alizarine. Le tissu seché est ensuite vaporisé pendant une demi-heure sous faible pression; la nuance rouge brun vire à ce moment au rouge vif. On finit Par un ou deux lavages et un bain de savon ""quel on ajoute un peu de sel d’étain. Les
- B,. Industrie textile, 1887.
- avantages de ce procédé consistent dans l’emploi d’un seul bain d’huile et dans l’avivage de la nuance au vaporisage.
- Les mêmes auteurs donnent un procédé de préparation des huiles pour rouge turc. [Ils traitent l'huile par l'acide sulfurique et soumettent le produit de ce traitement à l’action d’un oxydant comme le chlorure de chaux, le bichromate, etc. Ils déplacent et séparent de nouveau l’huile au moyen d’un acide et neutralisent finalement l’acide gras par un alcali (Bulletin de la Société 'de Rouen, 1887, P- 47).
- Le Textil Record s’occupe de l’emploie de l’acétate de fer comme mordant pour les violets et lilas d’alizarine. Pour obtenir un violet foncé, on passe le tissu, avant mordançage, dans un bain de tannin contenant 2 à 2 grammes d’acide tannique par litre d’eau, On essore ensuite, on imprègne en foulardant avec de l’acétate de fer à 1 ou 2° Baumé et on lave. L’emploi du tannin rend inutile l’huilage du tissu. Pour obtenir des nuances plus pures, on remplace le tannin par l’ammoniaque (5 à 10 parties pour 1000) ou par le silicate de soude, qui donne un reflet bleuté à la teinture. Dans ce dernier cas, on foularde d’abord avec l’acétate de fer à 1 ou 2 Baumé et l’on passe ensuite dans le bain de silicate de soude (5 à 10 parties pour 1000 d’eau). On teint ensuite en alizarine pour violet.
- Pour l’impression, il suffit de suspendre les tissus imprimés avec l’acétate de fer dans une atmosphère humide et chaude.
- Le « Textile Colorist », 1887, p. 36, publié nne série de recettes pour la teinture du jute par impression. Voici, par exemple, une composition qui convient pour imprimer sur cette fibre tous les azoïques de la famille des ponceaux, orangés, etc.
- On prépare l’épaisissant avec :
- Emploi de gomme adragante. ... 5 litres
- British Green (gomme anglaise) 10 kilogr.
- Eau............................... 20 litres
- Glycérine......................... 1 litre.
- Acide acétique à 6 Baumé.... 1 litre.
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- On dissout ensuite dans l’épaississant ainsi obtenu :
- Ponceau........................... 30 gr.
- Acide oxalique..................... 5 gr.
- W.-H. Richardson (i) a mis à profit les profit les propriétés fortement réductrices de la phénylehydrazine en solution alcoolique, pour la transformation de l’acide propiolique en indigo. Quand on mélange des solutions concentrées d’acide « propiolique » (ortho-amidophénylepropiolique) de soude caustique et de phénylehydrazine, il se forme une matière colorante rouge; mais, dans les liqueurs étendues et chaudes, surtout en présence de peu d’alcali ou de carbonate alcalin, on obtient de l’indigo. La réaction pourrait être utilisée pour la production d'indigo sur la fibre si le prix élevé de la phénylehydrazine n’était un obstacle aujourd’hui insurmontable.
- Citons, pour mémoire, un travail de Ch. Tof-per sur les applications de l’extrait de cam-pêche à la teinture sur laine. Cette étude est trop étendue pour pouvoir être résumée ici; nous renvoyons au mémoire paru dans Jour-nalof the Dyers and Cie.
- Comme couleurs minérales, nous n’avons à mentionner qu’un travail de Ch. Rebler (2) sur les jaunes et orangés de chrome. En dissolvant à chaud du chromate de plomb en pâte dans une lessive de soude caustique concentrée et laissant refroidir, on obtient des cristaux jaunes brunâtres de chromate de plomb basique. Le coton passe dans une solution alcaline de ces cristaux,[et ensuite dans un bain suffisamment acide pour développer le chromate neutre. Suivant les proportions, on obtient toutes les nuances du jaune à l’orangé.
- En raison du prix toujours croissant de l’acide tartrique, on a cherché à remplacer l’émétique, comme mordant, par d’autres
- (1) . Journal of the Society of Dyers and Colorisis, 1887, p. 133.
- préparations antimoniales. On a proposé successivement le chlorure d'antimoine, l’hydrate d’oxyde d'antimoine précipité, puis des solutions alcalines d’oxyde d’antimoine dans la glycérine et l’oxalate d’antimoine.
- (A suivre.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Paris. — Hatet (Adolphe-Georges), teinturier en plumes, rue Dupetit-Thouars, 18. — J.-c. : M. Donon. — S. : M. Châle. — Jug. du 27 mai.
- Rouen. — Kuhn (Alphonse-Joseph), teinturier, à Saint-Léger-du-Bourg-Denis. — Jug. du 20 mai. — S. : M. Rivière.
- PEI RE1 LA tei DE; AN REI BU! BIB
- 085
- REPARTITIONS DE FAILLITES
- Paris. — Vinois fils (L.-A.), teinturier dégraisseur, rue Monge, 41.— S. : M. Maillard. - 4 fr. 52.
- Rouen. — Lionel (Aimé-Prosper), teinturier-blanchisseur. — 3 fr. 97.
- ===
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Roanne. — Formation de la Société en nom collectif Breton et Rochet, apprêtage, vaporisage et cylindrage. — Durée : 9 ans. —Capital : 2,000 fr. — Acte du 5 avril.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Puteaux. — Dissolution, à partir du 19 janv. 1889, jour du décès de Mme veuve Veissière, de la Société veuve Arnaud Veissière et Ra-gnetfils, teinturerie et apprêts, rue Collin, 1. — M. Ragnet continue seul comme propriétaire de tout l'actif social, sous réserve du fonds apporté par Mme veuve Veissière dont M. Raguet a seulement la jouissance jusqu’au 31 décembre 1898. — Acte du 25 avril 1889.
- ao S. S Os “h o. O Ot -S on — c. s Ag. 9893085,. 9888 P8
- O © CD S o CD' CD S, S" P C o C- ‘g 3 P , a c
- S-A= 02 CD CD ‘C h—— CD F-} . —
- (2) . Bulletin de Rouen.
- J. g. d’A.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Innée, N° 13. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS ’ 5 Juillet 1889
- se
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS et procédés nouveaux.
- Revue DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- LA RAMIE (suite).
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- DES PROGRÈS DE LA TEINTURE (suite).
- ANALYSE DES EAUX INDUSTRIELLES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- Bibliographie. — cours. — annonces .
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCÉDÉS NOUVRAUX
- Nous donnons toutes titre et tant ditcuttion “nalyse des brevets de nature à intéresser nos “eteurs
- (ÉCHINE a teindre les matières FILAMENTEUSES EN ECHEVEAU-
- Par la « Teinturerie Stéphanoise ».
- Destinée à faciliter, en l’améliorant, la tein-wre de la soie, ramie, laine, du coton, lin, anvre, etc..., en écheveaux cette nouvelle achine diffère esssentiellement de celle que “ même société faisait breveter en 1885 0173195) : par les chariots portant les or-Senes essentiels de la machine à teindre, et Pr a combinaison nouvelle de la marche de aPPareil et des organes la composant.
- I Cette nouvelle machine se compose :
- 1 "De chariots marchant sur toute la lon-eer de la machine, chariots portant les or-dpes nécessaires aux différentes opérations la teinture ;
- trée 6 Porte-natteaux dont la partie excen-, Peut être toute d’un côté ou des deux cOteg d. lu
- 3 prise ou poignée ;
- • Un cadre indépendant recevant dans ses ti< C es les porte-natteaux chargés des ma-l a teindre et se prêtant à toute manipu-in,de teinture;
- • 1 application du trancanage à l'aide de
- porte-natteaux excentrés pour exécuter le lisage des écheveaux.
- 50 D’un mécanisme spécial permettant la marche individuelle des porte-natteaux dans les mouvements de lise ou de va-et-vient, ainsi que la marche continuelle en avant et en arrière, le tout parallèlement dans toute la longueur de la machine. Un nouveau perfectionnement (18 mars 1889) établit les chariots roulants sur rails ou glissières de chaque côté de la barque de teinture. Ces rails ou glissières sont montés sur des longrines au ras du sol ou reposant sur le sol et permettent de faire l’appel des chariots par des cordes, chaînes ou toute autre disposition mécanique ne contrariant pas la prise individuelle des porte-natteaux excentrés ainsi que le mouvement liseur obtenu par l’emploi de chaînes Galle.
- FABRICATION O’INOULINES SOLUBLES A L’EAU.
- Par la Farbenfabriken vorm Friedr. Bayer et C- .
- Des expériences réitérés ont démontré que par la fusion d’un mélange de chlorure d’amido azo benzol et de chlorure d’aniline il se forme des indulines solubles à l’eau au moyen d'un procédé fort peu dispendieux.
- La manière d’opérer est la suivante : mélanger une partie de chlorure d’amido azo benzol et 2 p. de chlorure d'aniline avec 2 p. de glycérine, chauffer jusqu’à 150° centigr. Bientôt la masse en fusion se teint en bleu foncé ; pousser lachaleurjusqu’àl70° ou 180ocentigr.,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à ce moment a lieu la formation d’une belle in-duline verte bleue, soluble à l’eau.
- Ce procédé est basé sur l’action caractéristique du chlorure d’amido azo benzol,azatoluol, azoxyrol, ainsi que de tous les amido azo composés sur le chlorure d’aniline, toluidine, syli-dine, etc., etc.
- FABRICATION D'INDIGOTINE CHIMIQUE-Par M. Max Konig.
- But de l’invention : obtenir de l'indigotine chimiquement pure cristallisée (indigo bleu) avec de l’indigo de commerce ou avec des déchets et matières contenant de l’indigo, par exemple des chiffons de laine ou de coton teints à l’indigo.
- Ce procédé est basé sur la solubilité de l'in-digotine dans l’aniline et dans le nitrobenzol, solubilité non utilisée jusqu’à ce jour à cause de difficultés éliminées par l’application et l’utilisation de ce traitement.
- L’appareil se compose d’un bouilleur dans lequel le liquide extracteur est maintenu en ébullition'par un foyer quelconque ou par la vapeur d’eau et de deux ou plusieurs extracteurs. Chaque extracteur consiste en un récipient cylindrique communiquant avec le bouilleur dans sa partie supérieure par deux tuyaux latéraux, à vapeur, et dans sa partie inférieure par un tuyau d’écoulement muni d’un robinet interrupteur. Des étanches spéciaux empêchent toute perte de vapeur.
- L’opération consiste à sécher les matières à traiter, les pulvériser finement, les mélanger avec du sable à gros grains bien lavé, les disposer par couche, amener par la vapeur le nitrobenzol ou l’aniline en ébullition, puis enfin obtenir la cristallisation par refroidissement rapide de la dissolution obtenue.
- APPAREIL DESTINÉ A TEINDRE LA LAINE EN RUBANS
- Par M. Bertrand
- Cet appareil est combiné pour pratiquer le genre de teinture connue sous le nom de
- dée,
- mou
- Ce
- teinture Vigoureux, et permet de teindre; laine en rubans par sections de couleurs® férentes alternées, en toute couleur, dep»
- les nuances les plus faciles jusques aux grant plus teints les plus compliqués nécessitant diverse été i
- opérations préalables telles que mordanças
- lion exer
- rinçage, brunissage, fixage, etc, etc...
- L’appareil se compose : 1° d’un tambo donn cannelé et perforé de façons variables à Y‘i blier
- fini, fixe ou rotatif, avec ou sans fonds, hi rizontal ou vertical, à forme circulaire ou pT matique à faces de dimension variable.
- 2 de plaques à jour, mobiles, destinées pincer les matières à teindre contre les b5 rettes du tambour.
- 3 de la mise en circulation continuelle1
- roule 'oult it c
- ine
- garn déta
- sur i
- liquide tinctorial par un moyen quelconqt esd
- Our]
- tel que pompe, giffard, différence de nive ' entre réservoirs communiquants ou touta.ve
- s o o =
- tre.
- L’introduction dans l’intérieur du tamb0-
- d’un tuyau de vapeur et l’emploi d’auge "°Ul constituent deux nouveaux perfectionnemen de moindre importance assortis à l’ensen) de l’appareil.
- TRAITEMENT PAR LE LAMINAGE DES LAINES
- AUTRES TEXTILES
- Par la Société Harmel frères.
- Objet : substituer aux anciens agents d miques employés pour incinérer les chardo pailles et gratterons, ou encore à la con naison du système chimique avec traitement mécanique, un nouveau " tème purement mécanique perfectionne l’exclusion de l’emploi d’agento chimis.
- Ce procédé se distingue des antérieur
- VE
- puis
- plic; près un
- ce qu’il traite la laine amenée sous forne
- ) M. P — . OA.
- . apl °UI ,, soit 81 p.
- nappe mince soit à l’état brut
- le cardage. Il consiste à soumettre la
- 2 Cree
- 1 état de nappe d épaisseur réduite, à lum pression énergique qui écrase les gratte — et les pulvérise, par le moyen du lanl
- liers
- pratiqué par une machine composée de sieurs cylindres, lisses ou canelés, ou P lisses et partie cannelés. L’opération
- 2
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- idre rs di depu grant
- les meilleurs résultats sur la laine non cariée, et, peut être pratiquée sur des peaux de mouton toutes entières.
- Comme les laines deviennent de plus en plus gratteronneuses ou chardonneuses, il a
- verse été de toute nécessité de substituer une ac-
- nçag
- lion coupante à l’action écrasante seule exercée et de construire un appareil échar-
- mbo donneur. Cet appareil se compose d’un ta-à l’it blier sur lequel est déposée la laine: deux
- s,h u pri
- nées es ba
- rouleaux d’entrée l’amènent au rowblos ou 'Oule-ta-bosse, lequel est surmonté d’un pe-" cylindre à lames qui sert à rejet ter déjà ane partie des gratterons. Un 2e rouleau arni de lames de cuir et pointes de cardes détache la laine du rowbloss et la déverse per un 2e tablier : la laine arrive alors sous
- ongoesdeux cylindres broyeurs en regard desquels
- nivesournent avec grande rapidité deux net-ut aloyeurs. La mobilité des axes en permettant de les déplacer permet aussi de diminuer ou nbot “ agrandir la séparation entre les cylindres
- S
- S
- 3 g in
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- B co
- 9e
- (Reproduction interdite).
- REVUE
- DE
- EEXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- 3. in ° cs
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- s
- 3
- e vais m’adresser aujourd’hui à l’une des I quesances l’industrie moderne et malgré con p|j 1 restreigne mes études au cadre des ap-preggions la teinture, aux apprêts et à l’im-10n, ma tâche va prendre forcément > certain développement. Cette puissance
- 1 0‘ — V oloPPolt
- niq" gaz d’éclairage q
- e
- * ---------- qui ne se borne pas à reà flots la lumière devenue indispen-a 1 aciivité humaine, mais, encore, qui
- s 3
- 7 g
- - Ise aux nécessités, aux exigences de Creati r 6 se plie à tous les besoins de I ons, d’applications sans limites. Cha-HWmeau a
- Bi wans nos laboratoires et nos ate-minil nous aide par son dard emflammé deais e à dissoudre, à disjoindre aussi P‘s 1116111 qu ‘à souder, réunir, composer
- des corps nouveaux ; simple flamme, il nous éclaire et chauffe nos appareils et cette lumière et ce foyer dociles agissent avec l’intensité que la nécessité ou le caprice veulent bien lui imposer. C’est le jeu d’une clef de robinet qui nous permet d’obtenir à notre gré des gerbes lumineuses et caloriques ou un simple point enflammé..
- Aussi les appareils les plus divers ont été créés pour utiliser, pour les travaux ou les besoins de la science et de l’industrie, cette puissance, notre collaboratrice.
- En passant en revue les diverses applications industrielles du gaz, j’y rencontre d’abord la machine produisant la force nécessaire au mouvement. Toutes les fois qu’il ne s’agit que de force, à l’exclusion de la vapeur, le gaz est l’auxilliaire-né.
- D’une installation facile, promnpte, peu coûteuse, le moteur à gaz a sa place marquée dans une foule d’applications.
- Comme moyen de chauffage, ses applications sont multipliées, le caprice ou l’appropriation ont l'embarras du choix au milieu des nombreux appareils qui dispensent la chaleur. Je ne ferai pas ressortir les avantages de ce mode de chauffage, ils sont trop visibles, trop saisissables pour insister : installation immédiate, aucune peine pour avoir la chaleur si ce n’est celle de tourner un robinet et de présenter une allumette ; aucune charge de combustible, aucun encombrement aucun déchet.
- Le foyer peut être placé où il plaît, quand il plaît, fonctionner ou non suivant la volonté ; il garnit comme meuble la pièce où il se trouve ou disparaît complètement. Pour son installation et son fonctionnement, nulle connaissance spéciale.
- Comme moyen de chauffage industriel, il est applicable dans un très grand nombre de cas, toutes les fois que les foyers ne dépassent pas certaines dimensions. Aussi les bassines, les chaudrons ou les petites chaudières sont chauffée au gaz dans un grand nombre d’industries qui peuvent ainsi s’exercer
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dans des lieux où certainement le maçon n'au-rait pas accès s’il fallait monter des foyers chauffés par un combustible quelconque.
- Le gaz permet les installations aussi bien dans le sous-sol qu’au 5me ou 6me étage, pas de foyer, pas de cheminée, pas d’emplacement spécial. Avec les appareils accessoires, couronnes, chandelles etc., l’on peut approprier les dispositions du chauffage aux formes des vases. Et toujours cette facilité d’avoir la chaleur quand il plaît, de l’intensité qui convient et la satisfaction de ne jamais avoir de chaleur perdue, puisque nous l’obtenons aussi facilement que nous la supprimons.
- Comme appareil de chauffage, il s’applique au chauffage des fers à repasser, soit qu’il remplace tout combustible dans ces appareils, soit qu’il chauffe directement les fers ; dans ce dernier cas l’appareil V. Sarriot, dont j’ai entretenu mes lecteurs dans le no 11 du 5 juin dernier du « Moniteur de la teinture » est une heureuse application de ce mode.
- Dans le cas de chauffage direct, l’on peut choisir entre les appareils de MM. Fletcher, de Londres; Leclerc-Bailly, Fonteneau et Cie, de Paris; Beugnot et Garnier, etc., et de beaucoup d’autres dont j’aurai à m’occuper spécialement et qui tous et à des points de vue différents répondent aux besoins de l’industrie.
- Comme moyen d’apprêt, le gaz rend encore des services incontestables et là où la mécanique s’arrête, le gaz apparaît et continue l’œuvre.
- Les étoffes ont besoin pour acquérir l’aspect final qui les fait rechercher, admirer, d'être apprêtées, c’est-à-dire d’être parachevées par une suite d’opérations vraiment artistiques qui en changent l’aspect et leur donne un cachet qui leur est propre. Prenons quelques exemples; des tissus de paille ou de jonc laissent apparaître après leur confection des barbes, des filaments, des brins qui sont d’un aspect désagréable ; en flambant ces bourres à la flamme du gaz, on parachève ces tissus. C’est encore cette même flamme qui grille les étoffes et l’importance de cette opération, dans
- l’industrie cotonnière ou linière, est capital! C’est encore cette même flamme qui, se su pléant aux tondeuses mécaniques dans l‘a prêt des lainages, complète leur travail en s lant raser ces étoffes dans les fonds que créa les dessins ou les effets en relief du tiss L’emploi du gaz est alors réglé par des 8
- intin
- L‘ diver leur est a la pc de Sû
- pareils très ingénieux dûs aux meilleu 20
- C
- constructeurs spécialistes et les maisons
- . par] Dehaître, Piet, etc., se sont appliquées à tir bien
- le parti le plus merveilleux de ce puissa
- auxiliaire.
- C’est cette même flamme qui, vertical hozizontaie ou oblique, sur un pied fixe out jet à la main sert aux bijoutiers, aux joal liers, aux céramistes, aux peintres, pour a complir leurs travaux, soit comme mode'
- chauffage soit comme outil.
- Les fers à souder de Bunsen, les appare
- aute
- matic gend
- Le cile, alur nos 1 gram
- Ces a
- à gauffrer, les outils des relieurs empruntë nous
- tous au gaz leur existence.
- La fabrication du gaz d’éclairage prodv
- Sarde
- Ce
- le coke, combustible précieux qui sertcomb Mars matière filtrante dans certaines industrie diver
- comme diviseur, oxydant dans d'autre comme combustible dans la plupart des Ce Le coke ne peut certainement pas rempli
- la houille mais dans beaucoup de circonsta
- Snen benz
- & BJ
- ces il lui est préférable et est de nos jours" Spéc: combustible précieux. chog
- Je ne puis entrer dans l’étude de tous' modi produits secondaires de la distillation de Jai houille parce que je veux traiter la ques Fait du gaz exclusivement au point de vue que est cadre le Moniteur de la Teinture ; aussii" ‘ip reste à dire un mot d’une industrie dérivée" est celle de la distillation de la houille pouf etle production du gaz d’éclairage et qui a étol me :
- le monde par les résultats merveilleux 13 tendus, non soupçonnés qu’elle nousarévë"
- Sanc zine
- Je veux parler de la production de cou^ GBP: dérivées de l’aniline obtenue par la distil , onr lion du goudron du gaz.
- gg
- C’est un certificat de longévité pour les 11 , l a a dapelega nes a gaz, car ces couleurs sont entrées 6-
- les applications industrielles d’une faç0r
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- pital e su
- en a' crée: tiss
- intime qu’elles ne peuvent être remplacées. L’éclat des couleurs est incomparable, leur diversité s’étend à la gamme de la nature, leur application est tellement simple qu’elle est abordable par cous et leur prix les met à
- ia portée de toutes les industries. L'échelle 35 ni de son application est générele et le jouet à . 20 centimes la douzaine teint couleur vive
- onS
- , par les dérivés de l’aniline s’en réfère aussi à tIN 1 •
- vHen que l’étoffe de soie brochée de la plus haute valeur. Et c’est le goudron delà houille,
- •tica î oui joai
- ur
- )de
- pare
- et
- utre
- !S C8 iplac
- matière noire, sale, nauséabonde, qui en-8endre cet arc-en-ciel éblouissant.
- Le gaz est une puissance immense, mais do-cile, elle est entre nos mains, nous prodigue alumière, la chaleur, la force, elle se plie à
- nos besoins, elle est irrésistible ou souple, ?rande ou humble, concourt à nos réjouissan-
- “8 au milieu de nos palais ou, silencieuse, °üs aide dans nos labeurs, dans nos man-
- U 8
- Cette puissance a son palais au Champ-de-
- * 8
- drs, nous pouvons y admirer, y étudier ses
- . 7PUUvw-P J
- St diverses applications.
- • ai cherché, quêté, demandé des rensei-
- nements au sUjet de la rectification de la Zine employée au nettoyage des étoffes
- thez les teinturiers dégraisseurs et chez les u | ^listes, mais je n’ai pu confirmer qu’une se. C’est que rien de nouveau n’est venu hdifier l’état actuel et ancien de la question.
- ous i de 1es0
- qu
- Rencontré cependant un appareil qui pour répondre à bien des desiderata, mais il 0. . 7
- i --- • a u J
- est tr—
- oP nouveau
- pour que je puisse le juger
- 1 1 eine connaissance de cause et son prix vée" est hors . • i u et— proportion avec sa valeur reelle s services qu’on doit en attendre. Aussi ét0l me Suis : • „ ,
- . .. Je 11118 à 1 œuvre et avec la connais-; 10’ Pance .
- 3v6 zine Porraite que j’ai de l’emploi de la ben-"" nettoyage des étoffes, j'ai imaginé un ao oreil qui n’attendrait pas 100 francs et qui .Rerait des résultats absolument satisfai-Sants, C’a
- s o
- us animal . une disposition de filtres au noir Jol6—i q"i rendrait à l’emploi de la benzine Aa ment ambrée. Pas d’emploi de chaux ni
- 301 " acide 1 . VIL- ,
- Turique, pas d alambic, operation
- continue, automatique; appareil de peu de volume, placé dans l’endroit le plus retiré le plus isolé de l’atelier ou du logement.
- Le noir animal pouvant se revivifier indéfi-ment la dépense d’entretien deviendrait minime.
- La benzine ainsi traitée ne changerait pas de densité et les propriétés restant les mêmes son emploi ne donnerait lieu à aucune modification dans la manière de l’employer.
- Il faut faire la part que beaucoup d’industriels n’ont pas les connaissances voulues pour mener à bien les opérations délicates d’une distillation raisonnée ni le temps de s’y consacrer et que beaucoup reculeraient devant le danger de l'opération elle-même. Je me tiendrai à la disposition des personnes qui voudraient de plus amples renseignements; qu’elles m’adressent leurs demandes 78 rue Réaumur.
- Ch. Drevet.
- LA RAMIE (Suite.)
- Exemple. — Si on a une partie de 100 kil. à teindre, on commence par diviser le coton par mateaux de 400 ou 450 grammes, il est essentiel qu’ils soient tous du même poids. Cela est d’ailleurs facile, car les flottes de coton filés d’un même No sont assez régulières et en tours comptés. M. Monnet admet le poids de 450 gr., je ne sais trop pourquoi, il n’admet pas celui de 500 gr.
- MM. Sanial viennent d’établir à Lyon, récemment à ma connaissance, la première teinture de noir d’aniline à la terrine, comme cela se [pratique à Rouen, et ont adopté le poids de 500 gr. par passes. Les mateaux sont d'ailleurs très faciles à manier.
- Les mateaux selon les données de M. Mon- . net, du poids écru primitif de 450 gr. pèsent après la cuite, le lavage et l’essorage 675 gr.
- On prépare le bain dans des terrines de 12 à 15 litres de capacité comme suit :
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- Solution de noir....... 450 gr.
- Solution de mordant ... 450 »
- Eau.......................... 675 »
- Total....... 1575 gr.
- Après avoir imbibé convenablement un premier mateau, on le tord pour ramener son poids à 1225 grammes environ
- « Ici j’ouvre une parenthèse. Pour tordre les mateaux on se sert d’un chevillon, agissant sur le mateau suspendu à une cheville située au-dessus de la terrine. Dans des liquides acides la cheville s’use assez rapidement ; pour parer à cet inconvénient, en emploie des chevilles courbes, que l’on enveloppe d’une corne de bœuf. Ce détail est connu à Rouen, mais je ne l’ai pas vu mettre en pratique dans nos contrées ».
- Le premier mateau enlevé, il reste dans la terrine un excès de bain auquel on ajoute :
- Solution de noir.............. 225 gr.
- Solution de mordant ... 225 » mais sans addition d’eau. On passe comme la première fois un 2e mateau. Et ainsi de suite pour tous les mateaux jusqu’à la fin. Il est évident que l’on peut remplacer le pesage par des mesures appropriées.
- Les mateaux sont ensuite placés par groupes de5/) environ dans des caisses appropriées avec les mêmes précautions de température qu’en petit.
- Il peut y avoir échauffement dans les caisses, il est bon de surveiller ces opérations. Et il faut si l’ou opère sur une très grosse partie opérer en mettant les mateaux en caisses, par ordre d’imbibition de mélange. Et rincer les premières caisses, les premières cela est capital. Il faut ordinairement un intervalle d’une heure d’une caisse à l’autre.
- De cette manière toutes les parties restent le même temps à l’oxydation. Quand tout est rincé, on savonne la partie en un seul lot en barque. Et l’on termine comme précédemment en petit.
- Le noir ainsi obtenu sur coton, résiste aux alcalis et aux acides étendus bouillants. Sur
- coton il est très profonde Malheureusement sur la ramie, et cela tient à la nature de h fibre, il tend toujours comme tous les autres à griser quelque peu.
- La ramie étant plus dense que le coton, on peut sans inconvénients, porter le poids des mateaux par passe à 600 gr. en augmentant proportionnellement les doses de noir et de mordant.
- Deuxième méthode
- Cette méthode vise surtout le coton qui es difficile à mouiller, elle intéresse moins la ramie, qui comme le lin se mouille au contrat très facilement. Il est vrai que comme ce dernier elle absorbe moins de liquide, étant molt poreuse que le coton.
- Pour faciliter l’immension, on augmente 1» dose de noir et de même la durée des heure d’oxydation.
- Préparation des solution de noir et de mordant. ,
- D’une part on fait une solution à 16 0,0 d
- noir :
- Eau froide................... 84 kil.
- Noir Monnet................ 16 »
- 100 kil. D’autre part on lait une solution à 28000 mordant :
- Eau froide... :............... 72 kil.
- Mordant....................... 28 »
- 100 kil.
- Les mateaux de coton sec, pèsent 450 8 et 900 gr. après essorage sur le rinçage de" cuite, au lieu de 675 gr. précécemment. P0l des mateaux de ramie pesant 450 gr. il fl essorer moins fort que pour le coton, cet fibre retenant moins facilement l’eau.
- On prépare une terrine comme suit : I
- Solution de noir....... 450 8F:
- Solution de mordant...... 450 »
- Eau............................. 1350 ”
- Total...... 2250 gr.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- On passe un premier mateau qui tordu doit peser environ 1350 grammes.’
- On ajoute ensuite dans la terrine sur l’excès de bain du premier mateau :
- Solution de noir............. 225 gr.
- Solution de mordant.......... 225 »
- et sans eau, on passe un second mateau, et l’on continue par la même addition sans eau pour tous les mateaux jusqu'à la fin de la partie.
- On oxyde comme précédemment, avec la différence qu'il faut environ 70 heures d’oxydation au lieu de 46.
- Le noir obtenu est plus beau que le précédent ; il conviendrait mieux pour la ramie. Comme le précédent il résiste aux bains bouillants, alcalins ou acides et au foulon. Il convient bien pour le fil coton destiné à être glacé pour la couture. Il est brillant et ne dégorge pas dans l’eau, il [est tout à fait inver-dissable à l’air.
- Le seul reproche qu’on puisse lui faire, c’est la complication des opérations et la durée de l’oxydation, la délicatesse de l'ensemble. Mais je crois que l’on peut arriver à simplifier quelque peu. C’est d’ailleurs affaire au lecteur à essayer et à modifier.
- Incidemment je parle de lin, fibre qui se marie dans les tissus de Roubaix et d’Angleterre avec la ramie, et avec le concours de laquelle on obtient du velours très réussi : tandis que dans les genres de Lyon on n’a rien obtenu encore de sérieux.
- Le fil de lin offre le grand avantage de se teindre aussi bien à l’état brut que décreusé, •le n’ai pu vérifier le même fait sur la ramie, n ayant jamais eu celle-ci qu’à l’état blanchie, je dirai même énervée.
- On divise le lin à l’état de mateaux secs, l'on peut aller comme pour la ramie jusqu’à (00 gr. et l’on opère avec des solutions à 14 00 de noir et 24 0[0 de mordant.
- Exemple pour des écheveaux pesant 700 gr. Dans une terrine de 12 à 15 litres, mettre :
- Solution de noir.................... 700 gr
- Solution de mordant............... 700 » Eau............................... 350 »
- 1750 gr.
- On imbibe un premier mateau, et on le tord pour l’amener à 1400 gr. de 700 gr. poids sec primitif.
- Marius Moyret. 'Reproduction interdite.) (A suivre.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- MODES
- On appelle couleurs modes des nuances claires et délicates obtenues par la combinaison des trois couleurs fondamentales : le jauue, le rouge et le bleu.
- Les modes sont des couleurs qui ne s'ob -tiennent pas toujours facilement ; aussi leur préparation doit-elle être confiée à des coloristes soigneux et expérimentés.
- La fraîcheur généralement exigée pour les nuances modes, nécessite le nettoyage complet des tissus qui leur sont destinés , on doit donc, au préalable, dégraisser parfaitement les étoffes soit au carbonate de soude, soit au savon, puis finalement les rincer dans de l’eau chaude. La plupart du temps, une semblable préparation est suffisante pour donner de belles couleurs ; mais lorsqu’on désire avoir une nuance d’une vivacité peu ordinaire, il est bon de blanchir la laine, parce qu’un tissu blanchi est susceptible de produire une couleur beaucoup plus jolie qu’une étoffe non blanchie.
- Le blanchiment par voie humide (avec du bisulfite de soude et de l’acide chlorhydrique), est un excellent moyen.
- Les tissus légèrement chlorés, permettent d’y fixer des nuances d’une vivacité toute particulière. Pour cela, les pièces sont passées, avant la teinture, dans un bain contenant environ 0,25 010 de chlorure de chaux,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- puis elles sont immédiatement rincées dans un bain d’acide muriatique très étendu, après quoi elles sont lavées en eau pure.
- L’action de l’ammoniaque sur la laine donne à celle-ci la faculté d'absorber plus facilement les colorants et de produire alors une couleur plus éclatante. A cet effet, on fait séjourner les tissus, pendant quelques heures, avant la teinture, dans un bain contenant de 8 à 10 litres d’ammoniaque par mètre cube d’eau, puis on les rince en eau courante .
- Les récipients choisis pour obtenir les couleurs modes devront être très propres, et on évitera avec soin de faire une nuance claire dans un baquet où il a été teint précédemment une couleur foncée.
- Le nettoyage des baquets ou cuves fait avec une très légère proportion d’acide chlorhydrique, dilué dans la quantité d’eau suffisante est très recommandable dans certains cas.
- Les mordants utilisés seront choisis aussi purs que possible et ne devront pas contenir de parties terreuses susceptibles de ternir l’éclat des nuances.
- Les couleurs modes nécessitent l’opération préparatoire qui consiste à « faire le bain de teinture », c’est-à-dire à l’épurer, à le rendre homogène par le passage préalable d’une étoffe destinée à être replongée en nuance foncée. Suivant la fraîcheur des couleurs à produire, le bain sera fait une ou deux fois ; le plus souvent, une seule fois suffit.
- L’échantillonnage des nuannces modes se fait à la « torse ». On sait que cette manière d’opérer consiste à tortiller fortement le bout du tissu afin d’en exprimer le liquide, de façon à le sécher suffisamment pour pouvoir juger si l’étoffe aura bien la couleur de l’échantillon.
- Le nombre des procédés suivis pour faire les couleurs modes est considérable. Dans beaucoup de cas ces nuances peuvent s’obtenir par les mêmes méthodes que les marrons, les bronzes et les olives ; c’est ainsi
- qu’on peut faire des couleurs modes avec le campêche et l’orseille, le bois rouge seul, le bois rouge et le campêche, le fernambouc et le bois jaune, le santal, le campêche et le santal, le bois jaune, l’orseille et le campêche. le bois jaune et l'indigo, le fernambouc et la gaude, la gaude et la garance, la cochenille et la gaude, l’indigo et l’orseille, les marrons d’aniline, les vésuvines, les cannelles, les rouges solides et l’indigo, les fuchsines et l’indigo, les nankins, les bruns d’aniline, etc.
- Naturellement, les couleurs modes, qui sont des nuances claires, exigent beaucoup moins de colorant que les couleurs foncées ; mais, quant aux mordants, leurs proportions varient peu de celles indiquées pour les marrons, les bronzes et les olives.
- Les mordants les plus employés pour la préparation des modes sont : le sulfate d’alumine et le tartre auxquels on ajoute très souvent du sulfate de soude et de l’acide sulfurique. Pour fixer le lecteur, nous allons indiquer quelques procédés de mordançage, lesquels varient un peu suivant le ton de la nuance à obtenir et qui, nous le croyons, pourront servir d’indications typos pour le mordançage de couleurs analogues.
- C. E. M., chimiste coloriste. (Reproduction interdite.) (A suivre) -
- REVUE SOMMAIRE DES PROGRES DE LA TEINTURE
- DE L’IMPRESSION ET DU BLANCHIMENT.
- D’après le docteur Paul Julius (Chemische Industrie).
- (Suite.)
- Le chlorure a l’inconvénient de se décomposer en solution aqueuse. De là le brevet de G. Watson qui a pour objet d’empêcher la dissociation’du chlorure d’antimoine par l’addition de chlorures alcalins ou alcalino-ter-reux (1). Dans les solutions de ces sels dou-
- (1). Brevet anglais no 15438 du 15 décembre 1885.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 153
- bles, il ne se précipite pas de sous-sel et la fibre épuise plus complètement le bain. Ainsi employé, le chlorure d’antimoine donne, dit-on, de bons résultats.
- L’hydroxyde d’antimoine précipité n’est pas d’un emploi commode, et, de plus, n’est attiré que peu par la fibre.
- Les solutions alcalines d’oxyde d’antimoine dans la glycérine ne peuvent prétendre qu’à des applications limitées, en raison de la causticité du bain de mordant.
- L’oxalate d’antimoine enfin ne convient pas à tous les teinturiers, car il nécessite l’emploi d’eaux peu ou point calcaires.
- Les meilleures résultats ont été obtenus avec le fluorure d’antimoine qu’une maison anglaise a récemment mis dans le commerce. L’inconvénient de ce sel est d’être difficile à obtenir sous forme solide, d’être fort hygros-copique et de dégager de l’acide fluorhydri-que qui attaque aussi bien les vaisseaux métalliques que les vases en verre. Force est donc de le transporter, à l’état liquide, dans des vases en grès ou en bois, ce qui peut être un obstacle sérieux à la généralisation de l’emploi du fluorure d’antimoine comme mordant.
- Ces inconvénients disparaissent, d’après Rudolph Koepp et Cie (1), lorsque l’on unit le fluorure d’antimoine à un florure alcalin pour former un sel double.
- On obtient ainsi des combinaisons de 1 molécule de fluorure d’antimoine avec 1, 2 ou 3 molécules de fluorure de potassium qui répon-tient à tous les besoins de la teinture ou de 1 impression qui se présentent sous la forme de produit solide, stable, pouvant s’emballer d la façon d’un sel indifférent. Ces sels se dissolvent dans l’eau, comme l’émétique, sans décomposition, et s’obtiennent d’ailleurs dans d excellentes conditions de bon marché.
- On a proposé encore l’emploi du lactate d antimoine. D’après Ch.-M. Waite (2), ce -—-—— ___________________ .
- .(1). Brevet anglais no 41829 du 15 février 1887.
- (2). Brevet anglais no 7070 de 1886.
- produit s’obtient en attaquant l’antimoine avec un mélange de 400 parties d’acide lactique à 25 pour 100 et 50 parties d’acide nitrique fort. On chauffe vers 650, où l’action se manifeste, puis on porte peu àpeu la température jusqu’à l’ébullition. Il faut avoir soin de n’appliquer la chaleur que progressivement; autrement, au début, il se produirait de l’acide antimoni-que Sb2O5, qui n’est pas soluble dans l’acide lactique comme l’oxyde Sb203. Lorsque la réaction est achevée, on filtre et l’on ajoute 70 parties de sel de soude sec. On neutralise ainsi environ les deux tiers de l’acide lactique sans que, pour cela, de l’oxyde d’antimoine se précipite. Dans le cas où il n’y a pas d’inconvénients à appliquer un mordant acide, on se passe de la neutralisation par le sel de soude.
- Pour mordancer avec cette préparation, on passe le coton cardé, filé ou tissu, dans un bain de tannin et on le lave légèrement. Puis on le travaille dans le bain de lactate d’antimoine, en ajoutant de temps à autre du carbonate de soude. On termine par un bon l-vage.
- Plusieurs pratriciens se sont occupés des mordants de chrome et de la forme sous laquelle ces composés se trouvent fixés aux fibres.
- H.-J.-M. Carter (Teætil. Color., 1887, p. 194) ayant observé qu’un tissu, mordancé avec un acétate d’alumine contenant du plomb, s’était teint, dans un bain d'antrapurpurine, en nuance bleutée, a fait des essais de mordançage avec de l’acétate d’alumine pur auquel il a ajouté des quantités croissantes d’acétate de plomb. Plus est grande la proportion de ce dernier sel, et plus les nuances fournies par l’anthrapurpurine virent au rouge bleuté. Il est donc essentiel d’employer un mordant exempt de plomb pour obtenir les nuances jaunes que l’on vise généralement à produire avec l’anthrapurpurine.
- Le sel le plus fréquemment utilisé pour produire des enlevages sur les fonds bistres de magané se est le chlorure d’étain. Cependant
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- 154
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ce sel offre de nombreux inconvénients; d’abord il agit sur la plupart des couleurs auxquelles on le mélange, puis il coagule l’albumine qu’il serait souvent intéressant de faire concourir à la composition de la couleur d’impression. D’après J. Riley, on remplace avec beaucoup d’avantage le sel d’étain par un mélange [de sulfocyanate d’amoniaque et de sel ammoniac, qui n’agit que sur le bistre de maganèse en le réduisant.
- Pour mordancer le coton en fer et alumine, on a coutume d’ajouter de l’acide arsénieux au bain de dégommage. Bien qu’en raison du peu d’arsenic qui reste fixé à la fibre, cette pratique ne puisse avoir d’inconvénient notable au point de vue hygiénique, il est à noter que les règlements proscrivent d’une manière absolue, dans certains pays, l’importation de tissus contenant même Ides traces d’arsenic. C’est ce qui a lieu notamment en Suède. Aussi M. O. Scheurer {Bulletin de Mulhouse, 1887, p. 432) a-t-il essayé de subtituer à l’acide arsénieux son analogue, l’acide phosphoreux. Pour 1 kilogramme de puce, on emploie 3 grammes d’acétate de cuivre et 3 grammes d’acide H3PO3. On obtient exactement le même effet qu’avec les arsénites.
- M. P. Julius s rapporte les expériences de J. Persoa sur l’emploi de la glycérine pour garder à la laine, que les fabricants de tissus caoutchouc chauffent vers 110°, toute sa souplesse, et pour empêcher son jaunissement.
- D’après un brevet anglais de T.-F. Willy, on imperméabilise les tissus en les chargeant, avec un savon d’alumine, puis en les enduisant avec une dissolution de caoutchouc et de parafine dans la benzine. Ce procédé est, en réalité, connu depuis longtemps.
- Pour rendre aux étoffes de soie devenues réches par suite de teinture ou d’apprêt défectueux, leur brillant et leur élasticité, on opère suivant Romen’s Journ. f. Faerb., 1887, p. 241, de la manière suivante : on dissout 1 partie de succin finement pulvérisée dans 2 parties de chloroforme et l’on applique la liqueur filtrée à l’aide d’une éponge ou d’une
- brosse fine. On dessèche à une douce température dans une chambre chaude appropriée, puis on tend l’étoffe pour lui faire perdre la raideur due à l’enduit ambré.
- MÉTHODE RAPIDE D'ANALYSE DES EAUX INDUSTRIELLES
- En vue de leur épuration chimique Par M. Léo Vignon.
- I. — 11 est généralement admis que les eaux naturelles destinées à des usages industriels doivent être aussi pures que possible : qu’il s’agisse d’alimenter des chaudières à vapeur, d’employer l’eau comme agent de condensation, ou de l’utiliser comme dissolvant dans un grand nombre d'industries chimiques, les résultats obtenus sont d’autant plus sûrs et plus profitables qu’on met en œuvre des eaux renfermant une moindre quantité de principes fixes.
- Or, s’il est possible de rencontrer dans certaines régions des eaux naturelles pré sentant un degré suffisant de pureté, les eaux de sources, de forages ou de rivière qui alimentent l’industrie sont parfois trop impures pour être employées à l’état d’origine et doivent subir une épuration préalable.
- Nous entendons parler ici d’une épuration purement chimique, et nous supposons que les eaux sont déjà limpides, privées par le repos ou la filtration, si c’est nécessaire, des matières en suspension qu’elles pouvaient contenir.
- L’expérience prouve que, dans le plus grand nombre des industries, il y a avantage à soumettre à cette épuration les eaux renfermant plus de 0gr,30 de principes fixes par litre.
- La purification chimique des eaux industrielles est soumise toutefois à certaines conditions : la méthode employée doit être peu coûteuse, sûre et facile à mettre en pratique. Après bien des tâtonnements nombreux, on a reconnu que, pour le cas le plus
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- général, elle devait se borner à saturer par la chaux l’acide carbonique autre que celui des carbonates neutres, et à ramener, par l’action du carbonate de sodium, tous les sels de chaux et de magnésie à l’état de carbonates très peu solubles.
- Il est évident que la chaux et le carbonate de sodium doivent être employées en quantité théorique et en rapports équivalents avec les matières qui doivent être éliminées à l’état insoluble. Le réglage de l’épuration semble donc comporter la connaissance complète de la composition de l’eau qui doit être traitée.
- J’ai pu simplifier l’analyse des eaux industrielles devant subir l’épuration sans rien sacrifier de son exactitude, et c’est dans l’espoir que mes recherches pourront facili-üter la tâche de tous ceux qui s’occupent de l’important problème de l’épuration que je publie ces résultats.
- II.— La méthode qui va être décrite comprend deux opérations bien distinctes :
- lo On dose l’acide carbonique autre que celui des carbonates neutres par saturation, au moyen d’une solution d’hydrate de chaux titrée, en employant comme indicateur coloré la phénol- phtaléine ;
- 20 On mesure directement, par l'addition d'une solution titrée de carbonate de sodium, la quantité de ce sel qui est nécessaire pour précipitera l’état de carbonates tous les sels solubles de chaux et de magnésie, en employant le même indicateur coloré.
- Dans les deux cas, la phénolphtaléine ne prend et ne conserve sa coloration rose caractéristique que lorsque la chaux ou le carbonate de sodium se trouvent en excès dans la liqueur et ne sont plus consommés, s°itpour la saturation de l’acide carbonique, soit pour la transformation en carbonates des sels solubles de chaux et de magnésie.
- Des deux phases de cette méthode doi-vent être exécutées successivement. Il est necessaire d’exposer chacune d’elles avec quelque détail.
- III. Dosage de l'acide carbonique. — J’ai montré, dans une note présentée à la Société , chimique, qu’en saturant une eau renfermant de l’acide carbonique libre ou à demi combiné, par une solution titrée d’hydrate de chaux, en employant comme indicateur coloré la phénolphtaléine, l’acide carbonique pouvait être dosé rapidement et avec une grande exactitude. J’indiquerai, dans le dernier paragraphe de ce travail, comment le dosage doit être conduit* au point de vue de la détermination des éléments de l’épuration chimique.
- IV. Détermination de la quantité de carbonate de sodium nécessaire à la transformation des sels de chaux solubles en carbonates.
- — Le sulfate neutre et le chlorure de sodium, les sulfates et les chlorures de calcium et de magnésium, dissous dans l’eau, ne possèdent pas de réaction alcaline et ne colorent pas la phénolphtaléine ; le carbonate de sodium en solution aqueuse, au contraire, communique une coloration rouge intense à cet indicateur.
- Le carbonate de calcium donne une très faible coloration à la phtaléine, mais cette action ne peut être confondue avec celle que fournit le carbonate de sodium.
- Dans ces conditions, on peut doser, dans une solution, le calcium à l’état de sulfate ou de chlorure, au moyen d’une liqueur titrée de carbonate de sodium, en ajoutant préalablement au mélange quelques gouttes de solution alcoolique de phénolphtaléine. La couleur de cet indicateur ne subsistera avec une certaine intensité, après l’agitation du mélange, que lorsque la transformation des sels de calcium en carbonate sera complète, et que la liqueur renfermera un excès de carbonate de sodium. Les résultats obtenus concordent de très près aveciles chiffres théoriques.
- On a préparé trois solutions (A, B, C) de sulfate de calcium, de nitrate de baryum et de chlorure de calcium, dissous en quantités sonnues dans l’eau distillée.
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- Le sulfate de calcium a été dosé par évaporation. Le nitrate de baryum a été employé à l’état pur et cristallisé. Pour obtenir une quantité déterminée de chlorure de calcium, on est parti du carbonate de calcium précipité et de l’acide chlorhydrique purs ; après dissolution de carbonate, on a évaporé à sec pour chasser l’excès d’acide chlorhydrique ; le résidu a été dissous dans une quantité mesurée d’eau distillée.
- Ces trois liqueurs renfermaient par litre :
- gr
- A..................... 1,996 SO4Ca
- B.................... 26,600 (AzO3) 2Ba
- G.................... 5,6954 CaCl2.
- 20 centimètres cubes de chacune de ces liqueurs, additionnés de 20 gouttes (5CC) de solution alcoolique de phénolphtaléine, ont été placés dans trois poudriers de 100 centimètres cubes, bouchés à l’émeri ; dans un quatrième poudrier semblable aux premiers, on a introduit 20 centimètres cubes d’eau distillée et 20 gouttes de solution de phta-léine.
- On a préparé, d’autre part, une solution de carbonate de sodium dans l’eau distillée, renfermant 4gr,416 de CO3Na2 par litre, d’après une titration au moyen de l’acide sulfurique à 1 dixième normal et de la cochenille.
- Avec quelques dixièmes de centimètres cubes de la liqueur de carbonate de sodium, mesurés au moyen d’une burette, on a coloré l’eau distillée du quatrième poudrier, de manière à lui donner une teinte rouge franche destinée à servir de type. Puis on a cherché successivement quelle quantité de la liqueur de carbonate de sodium devait être ajoutée à chacun des trois flacons renfermant les solutions A, B, C, pour leur donner une teinte persistante, semblable à la teinte type. Après chaque addition de la liqueur de carbonate de sodium, on a bouché le flacon renfermant la solution à examiner, et on a agité vivement pour faciliter la réaction.
- (A suivre) (Bull. de la Société ehirn.')
- EXPOSITION . SELLE
- Les personnes désireuses de se renseigner complètement'et à quelque point de vue que , ce soit, doivent s’adresser soit à M. DREVET, 78, rue Réaumur, à Paris, soit au Moniteur de la Teinture, 7, rue Rochechouart ; elles seront mises en relations avec les commerçants et les industriels de la place.
- L Pour se faire retenir chambres ou appartements, écrire 10 jours à l’avance.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX LIQUIDATIONS JUDICIAIRES j Seruy (Edmond), teinturier, à Mazamet. — Jug. du 31 mai. — Liquid.: M. Marquier.
- Vve JACQUEMAIN-HUPIN et fils, colleurs de chaînes, à Bazeilles (Ardennes) et personnellement. 1° Vve Jacquemain ; 2° Charles Jac-quemain, Jug. du 14 juin.— Liquid. M. Huet, à Sedan.
- DECLARATIONS DE FAILLITES
- Brochet fils, teinturier, à Rochefort.—Jug. du 24 mai. — S.: M. Morin.
- Seruy Edmond, teinturier à Mazamet (Tarn).
- — Jug. du 14 juin 1889. — S.. M. Marquier, à Castres
- RAPPORTS DE FAILLITES
- Paris. — Haas (Maurice), de la Société Haas et Longhais, fab. de ruches et plissés, rue de Palestro, 39, avec fabrique rue de Cléry, 43. — Jug. du 11 mai. — 10 fr. 0|0 en 5 ans par 5e.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société en commandite Rossette et Cie, filature de laines peignées et tissage mécaniqueà Trélon (Nord). — La part de commandite d’un associé a été amortie et le fonds social a été ainsi réduit à 750,000 fr • Acte du 18 mai 1889.
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- 33- Année, V 14. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juillet 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- LA RAMIE (suite).. — RÔSO-CARMINE
- TEINTURE DES LAINES EN PIECES (suite).
- LAPRIMULINE. — DU BLEU D'ALIZARINE
- LES PROGRÈS DE LA TEINTURE (suite)
- ANALYSE DES EAUX INDUSTRIELLES (suite et fin;.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion Analyse des brevets de nature à intéresser nos acteurs.
- PERFECTIONNEMENT DANS LES MACHINES ET APPAREILS DESTINÉS A ENCOLLER LE PAPIER ET LES TISSUS-
- Par M.IsaacFeldon.
- Cette machine sert à l’encollage soit du pa-Pier, soit des tissus quelconques : et l'encol-lage peut avoir lieu indistinctement avec de la colle, de la gomme, de la pâte, ou toute autre matière liquéfiée ou demi-liquide.
- Le corps de la machine est construit de menière à contenir de l’eau que l’on échauffe d "aide d’un brûleur ou par tout autre moyen "eux approprié. Dans l’intérieur de la ma-me est disposé un bain renfermant l’enduit Tetr maintenu à la température voulue et à "t de liquéfaction convenable.
- a machine se complète par un tambour des SUr un arbre monté de façon à tourner sur a supports découverts en haut : ce tambour t 6 bas de sa périphérie plongeant à la pro-, eur voulue dans l’enduit contenu dans le vain [
- dé . 6 tissu ou papier est enroulé sur un V1doir supporté par des consoles établies UP Qg A. . ..
- une "tis de la machine, puis il passe entre fri paire de rouleaux de serrage à contact ctiounel, de là en travers du tambour et
- sous un rouleau-guide, d’où il est enlevé. Une racle est établie avec graduation possible pour enlever le trop d’enduit.
- APPAREIL A TEINDRE LA LAINE EN BOBINES OU TOUTES AUTRES MATIÈRES SOUS LA MÊME FORME.
- Par MM. d'Aoust frères.
- Cet appareil repose sur ce principe que pour obtenir une bonne et belle teinture des laines en bobine, il faut faire pénétrer le liquide tinctorial d’une façon uniforme à travers les masses à teindre, afin que toutes les fibres soient en contact avec le colorant pendant un temps égal et à égale température.
- Ce résultat est obtenu en établissant dans les récipients à teindre (bacs en cuivre) un courant continu sous pression du liquide tinctorial, et en distribuant cette pression sur les à côté, au centre en même temps qu’au dessus des matières à teindre. Cette distribution de pression a lieu au moyen de cloisons pratiquées sur les à côtés des bacs et de tubes perforés à mandrin en cuivre, placés préalablement à l’intérieur des bobines lorsqu’on les fait ou que l'on y place après en avoir retiré le cœur.
- L’emploi d’une pompe de système hélicoïdal avec arbre vertical produit la circulation continue de la teinture ; circulation nécessaire à cause de la présence des oxydes employés. Les remous d’aspiration sont supprimés par une chemise dans laquelle sont pratiquées des
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- or
- OO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ouvertures pour l'entrée du liquide tinctorial, chemises munies de chicanes pour s'opposer à la sortie du liquide appelé.
- REVUE DE
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 188:
- NOUVEAU SYSTÈME D’ENLEVAGES APPLICABLE A L’IMPRESSION DES TISSUS, FI LS, PEA U X, ETC-
- Par M. Van H. Laer.
- Ce nouveau système d’enlevages est applicable à l’impression des tissus, peaux et de toute substance textile de nature animale ou végétale ; par son emploi il est facile d’obtenir les nuances bariolées, blanches ou autres, des pointés, des chinés, etc., etc.
- La manière de procéder consiste dans l’emploi de tables en verre, porcelaine, plomb, ébonite on autre substance inattaquable par les acides : c’est sur cette table qu’est étendu l’acide au moyen duquel s'obtient le bariolé, pointillé.
- Des surfaces cylindriques, coniques, sans fin, gravées ou non, établies avec les matières ci-dessus énoncées peuvent également être employées suivant les exigences des dessins ou une plus grande facilité.
- Le chlorure de zinc convient très bien et donne d’excellents résultats lorsqu’il s’agit d’obtenir des bariolés ou pointillés chinés blancs. Lors de son emploi il est bon de chauffer légèrement la surface sur laquelle il est répandu : son emploi est préférable à celui de l’acide chlorhydrique, les derniers produits n’étant pas sujets à prendre jamais la teinte jaunâtre que produit à la longue l’acide chlorhy-drique. Le chlorure de zinc est étendu sur les tables ou surfaces au moyen d’un tampon ou cylindre rotatif en laine de flanelle, puis on étend dessus les peaux, tissus, velours, etc., à imprimer. Pour les tissus composés avec des fibres de matières d’origine animale, telles que : laine, peaux, soie, il serait préférable d’employer des hyposulfites ou des sulfites métalliques, dits hypochtorites ou des plombâtes alcalins et alcalino-terreux.
- (Reproduction interdite).
- 11 est indispensable que je termine mot étude sur le gaz comme auxilliaire dansnoi travaux de teinture, du blanchiment et de apprêts par une suite de communication prenant cet argent comme moyen et aujour d’hui je vais entretenir mes lecteurs d’uns)-tème perfectionné d’éclairage dû à un hom® dont l'ingénieuse invention va nous aider 1 poursuivre nos travaux en dehors des heure où nous étions forcés de les suspendre et ce" très souvent au préjudice du résultat et P conséquent de nos intérêts.
- La lumière du jour nous est indispensabe pour juger des couleurs et nous avons sou vent regretté de n’avoir pas un moyen de Pr longer le jour qui nous faisait défaut, obligé de remettre au lendemain la continuation de travail bientôt terminé ou d’achever ce trava au hasard de la réussite.
- Aucune quantité n’est négligeable aujour d'hui et l’industrie comme le commerce 501 avides de nouveautés qui les aident à se te nir ferme sur la brèche ouverte par la CoP currence universelle.
- Le progrès entraîne les masses et tend déplacer les centres. Il n’y a plus de clien en affaires comme il n'y a plus de privilë8 en intelligences. Le bagage intellectuel de
- mil me cet déc
- teii sor dés l’al
- mo pla leu sée
- ( tur bes iog née
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- ins ou tra oui dis est qu
- vient de plus en plus lourd mais il est rt éta parti sur un beaucoup plus grand nombre cerveaux ; il n’y a plus ni individu, ni na"
- écl
- privilégiés.
- Or dans ces conditions le temps, devient" facteur de premier ordre et l‘économl5 c’est faire acte d’intelligence.
- Voici en quoi consiste cette invention un bec de gaz ordinaire, on adapte unecha delie d’un certain modèle qui donne duë propre à la combustion, à la chaleur mais" ne fournit aucune lumière ; en entour? cette flamme chargée de gaz comburants cône de toile métallique on obtient une
- fon res dor ten Pre h Up din fia "‘er éta
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- wmière due à la combustion presqu’entière-1889ment complète de ces gaz et dont l’incandes-jeence fournit une lumière blanche qui ne
- 3 mot ns nos et de satior ujour 1nss iomm ider heure et cel 3t P’
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- end dien1 ilëg
- décompose plus les couleurs.
- On voit de suite le parti que l'on peut tirer d’un semblable résultat et les opérations de teinture comme celles d’assortiment de nuances sont désormais assurées malgré Absence du jour.
- Pour nous, teinturiers, nos montres jen seront plus res-plandissantes puisque les couleurs n’étant plus décompo-sees conserveront leur éclat.
- Ce qui s’applique à la tein-Ure, s'applique aussi bien à beaucoup de métiers où le JWgement des couleurs est nécessaire.
- Et cet avantage de pouvoir "ansformer la lumière rouge du gaz ordinaire en une lu-plere blanche immobile non uligineuse coûte une somme insignifiante de 2 francs 50 °" 3 francs par bec. Cette ransformation 'entraîne au-cne modification dans les positions des conduites et eSt bientôt un bénéfice, puis-
- la chaleur moins élevée dans l’atmosphère des pièces où ce gaz modifié brûle.
- Je vais tenir parole à mes lecteurs en les entretenant aujourd’hui de l’exposition de la maison Chambon-Lacroisade dont M.Pau-
- ris, successeur, se fait un devoir de continuer
- les traditions de ses prédé-
- e. 3
- nt‘ nisl
- e w = t = ca -cgr • ;
- e
- 1—e la combustion des gaz etantplus complète le pouvoir eelairant est plus grand.
- Chaque bec modifié peut onctionner pendant 600 heu-es sans être détérioré ; voilà onc une riche source de “hps gagné dont on peut M"ofiter. Disons aussi que quelle que soit " quantité de becs sur une rampe ou sur ^ conduite, on peut ou en augmenter ou en minuer le nombre sans déterminer ces va-yations si gênantes ou si dangereuses avec emploi du gaz ordinaire. La combustion tnt plus complète, l’air est moins vicié et
- fourneau de
- N?
- 3
- cesseurs.
- Je rappellerai donc que la maison construit des fourneaux tournants de ménages, petite lingerie fine, lingerie courante, apprêts de neuf, chapellerie, fourrures, confection, tailleurs, teinturiers-dégraisseurs, etc. Mais à côté de ces foyers tournants on trouve chez M. Pauris, 183 bis, rue du Faubourg-Poissonnière, des foyers et des appareils de tous systèmes, de toutes dispositions , de toutes appropriations.
- Je ne m’occuperai dans cet article que des foyers tournants qui sont une véritable réforme dans ce genre d’appareils.
- En prenant ces foyers par rang de taille et d’importance, je trouve le foyer à 4 fers pour ménage. Ce foyer, qui brûle pour 0,10 centimes de coke par jour, est un appareil plein de coquetterie qui charme par ses formes gracieuses et rend des services inattendus ; il se place sur un banc, sur une table, sur un cuisine ne tient pas de place et
- fonctionne régulièrement. Aussi prend-il place, dans certains ménages, le rang de meuble de luxe et devient l’objet de soins particuliers.'
- Puis viennent les appareils à G fers qui | conviennent aux industries énoncées plus
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- haut et qui emploient des fers depuis les fers ordinaires jusqu’aux carreaux du poids de 7 kilogrammes.
- Dois-je rappeler que l’Académie des sciences a décémé le prix Monthyon à M. Cham-bon-Lacroisade en classant ses appareils dans la catégorie de ceux qui ont pour but l’assainissement des ateliers. M. Pauris, soucieux de continuer l’œuvre de ses prédécesseurs vient d’imaginer le fer à glacer qui constitue un véritable progrès dans l’art de repasser.
- Les étoffes plates se calandrent, se pressent entre des surfaces chauffées ou froides, mais certains objets ne peuvent se plier à ce genre d’apprêts et le fer à main devient indispensable ; ce fer dont la face de chauffe est relevée à la pointe et au talon présente une surface courbe au lieu d’une surface plane ; cette surface est cannelée en travers par de très petites cannelures ce qui lui permet de glacer les étoffes préalablement repassées en opérant à la manière des cylindres de calandres. Son application est générale dans les apprêts de neuf.
- Chaque appareil de la maison peut entretenir 6 personnes et la dépense en combustible varie de 10 à 40 centimes par jour.
- La fabrication de la maison est absolument soignée et ne comporte l’emploi que de matières premières de premier choix ; quant à la confection, comme tous les appareils, outils ou accessoires sont fabriqués sous les yeux de M. Pauris, elle est irréprochable. Toutes les pièces des foyers ou des appareils peuvent se changer.
- Du reste, tous ces appareils sont généralement employés dans les premiers établissements de France et de l’étranger : chez les teinturiers-dégraisseurs, [les teinturiers en peaux, les apprêteurs de neuf, chez les tailleurs et les confectionneurs ; ils sont aptes pour tous les maîtres tailleurs de l’armée, etc.
- Que vous dirai-je encore, il y a des maisons dont la réputation défie toute réclame et la maison Pauris est de celles-là.
- Pour terminer je veux vous parler d’un
- petit outil cocasse qui doit nous rendre de signalés services. Sa valeur est trop minime pour que le teinturier recule devant son achat. Ce petit outil c’est un outil à fabriquer les boutons, outil élégant, solide, qu’un enfant peut manier et qui peut produire 4 boutons à la minute.
- bail con mê
- L L’é Eai Liq
- v
- Vous voyez d’ici le parti que les teinturiers dégraisseurs peuvent tirer d’un semblable outil. Les étoffes déteintes ne donneront plus de souci de réassortiment de nuance. La couturière ira chez son teinturier et avec des rognures de sa confection viendra lui demander la garniture de son vêtement. Cette merveille vaut 35 francs. S’adresser aux bureau* du Journal.
- Ch. Drevet.
- LA RAMIE (Suite.)
- L’écheveau sec pesait............ 700 gr-
- Liquide absorbé par l’écheveau. 700 gr.
- Total............. 1400 gr-
- On ajoute ensuite sur l’excès du bain dl premier écheveau :
- Solution de noir................. 350 gr.
- Solution de mordant........... 350 »
- Total......... 700 gr.
- Sans ajouter d’eau ; on imbibe le secol écheveau comme le premier et l’on tord p°u
- ] bai 14 sêc
- J de mé diq
- ( qui Cû; sur l’ai fail sui tiè
- I doi
- ( br au
- 1
- l’amener également à un poids de 1400 gr- siy
- Et ainsi de suite pour tous les écheveau» de
- qui suivent.
- Pour la fin des opérations, on procède ex tement comme pour le coton filè.
- Dans le cas du lin mouillé comme pour' ramie, il est indispensable de connaître 80 poids à l’état sec. Il est également divise" l’état sec par mateaux de 700 gr. chac— puis essoré fortement après le décreusage-pèse alors la proportion d’eau qu’il retien
- On opère pour la teinture comme il est 1 diqué plus haut, mais pour le poids fina | chaque écheveau, après immersion dal5
- S ch ( vr
- •io les êti ba Pa tig
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- le si-nime chat, r les nfan ns à
- irien e ou us de putl-3s r«' nan-mer-reaul
- bain de teinture, il faut avoir soin de tenir compte de l’humidité apportée par l’écheveau
- même.
- Exemple :
- L’écheveau pesait sec................. 700 gr.
- Eau retenue après essorage......... 150 »
- Liquide du bain absorbé par l’écheveau................................... 700 »
- Total................ 1550 gr.
- Il faudrait donc tordre l’écheveau sur le bain jusqu’à un poids de 1550 gr. au lieu de 1400 poids indiqué pour le lin sec ou la ramie sèche.
- ve termine ici avec le noir Monnet, j’ai vu de forts jolis résultats, mais je reproche à la méthode d’être bien compliquée ; j’espère in-diquer une simplification. J'y reviendrai.
- gr
- 3:
- gr.
- in du
- 838 s 4*9 S. s - S «i
- 86.2 o S9cS --04
- Noirs divers sur ramie.
- On peut faire sur la ramie divers noirs, mais offrent des inconvénients variés.
- Comme pour le coton on peut cuire la ramie SUrun bain de bois d’Inde, la laisse revenir à "air, et tourner le campêche par un bain faible de sulfate de cuivre. — Donner en-suite un léger bain de chromate de potasse tiède. a
- Rincer, savonner à chaud, et à la rigueur donner un léger avivage acide.
- ce noir est le plus économique, mais il est Tonzé, non couvert et résiste médiocrement " foulage. Il s’en fait cependant quelque peu. D autres noirs consistent à passer succes-Slvemhent la ramie dans des bains de galle et ‘pieds de fer, comme l’on fait pour les noirs
- Sur 7 1
- 8rosse soie. En deux ou trois passes sur adue et en terminant sur le pied de fer "Folignite de fer étendu) l’on arrive à cou-" assez bien la fibre.
- . 6 Premier bain de galle peut être addi-|"né de bois d’Inde et être donné bouillant, at bains de pieds de fer à 60 Baumé peuvent e donnés à 60-60° de chaleur, mais les pagsdegalle,
- sauf pourlapression, ne doivent s dépasser la température de 45-460 cen-“grades,
- F
- " couvrant la ramie on arrive à lui faire
- prendre jusqu’à 16 ou 17 0[0 de son poids. Elle se charge dans une certaine mesure. Pour ces noirs, une fois bien rincés, on peut leur donner un très léger savon à froid, ou au plus, à tiède.
- Ce premier savon étant écarté on peut donner un autre savon avec un peu d’huile en émulsion, pour donner de la douceur, du bril-lnt et de la couverture ; mais il faut bien faire attention de ne pas mettre trop d’huile : 3 à 5 0[0 du poids de la ramie, sinon la fibre serait graisseuse. Il est facile de s’en rendre compte en pressant une flotte sous les plateaux d’une presse à copier, tout une nuit, dans du papier de copie. Une ramie huilée convenablement ne graissera pas le papier ; cemme cela a lieu avec les autres fibres.
- Si l’on veut un toucher croquant, on peut donner-en dernier lieu un avivage à l’acide acétique ou au jus de citron très dilués.
- Ces noirs ne résistent pas à l’action des acides concentrés, ce à quoi on les reconnaît; s’il y a du campêche la solution acide rougit; dans tous les cas on finit par arriver sur la fibre démontrée à un fonds chamois, ce qui n’a pas lieu avec les noirs d’aniline.
- Je voudrais bien entretenir les lecteurs, pour terminer les noirs et avant de passer aux couleurs d’un noir spécial sur ramie, mais mes études ne sontpas encore terminées. Ce n'est d’ailleurs que renvoyé.
- Marius Moyret.
- (Reproduction inte’‘dite.) (A suivre.)
- ROSO-CARMINE
- Sous le nom de Roso-carmine, signalons une nouvelle matière colorante, appelée à un très grand succès.
- Cette couleur bien mieux que la Rocelline, remplace l’extrait d’orseille; le ton en est plus violacé, il tourne plus à la pourpre française que l’extrait d’orseille.
- Cette nouvelle couleur fournit énormément, elle unit mieux en teinture que la roccelline,-et a remplacé complètement l’orseille dans la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- teinture en pièce soie, ce qui n’avait pu faire jusqu’à ce jour la roccelline.
- Sur laine elle lutte encore avec l'orseille, mais nul doute qu’elle n’arrive à la déplacer complètement. — La roccelline aura été le premier jalon de cette lutte de la science pour supplanter les dérivés du lichens, et la roso-carminé en sera la clôture. Peut être qu’avant peu, les dérivés des lichens, qui avaient vaillamment résisté jusqu’à ce jour, auront vécu et rejoint dans l’oubli on à peu près la garance et ses dérivés.
- Malheureusement ce grand progrès ne vient pas de France, comme pour les alizar-nies artificielles il vient d’Allemagne.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES (Suite.}
- Les mordants les plus employés pour la • préparation des modes sont le sulfate d’alumine et le tartre, auquel on ajoute très souvent du sulfate de soude et de l’acide sulfurique. Pour fixer le lecteur, nous allons indiquer quelques procédés de mordançage, lesquels varient un peu suivant le ton de la nuance à obtenir, et qui, nous le croyons, pourront servir d’indication types pour la préparation de couleurs analogues.
- A. Gris ardoise.
- Pour 100 kil. de laine.
- Faire le bain avec : Eau, q. s.
- Sulfate de soude, 6 kil.
- Acide sulfurique, 3 »
- Sulfate d’alumine, 6 »
- Manœuvrer une pièce pendant 30 à 45 mi nutes, puis abattre au large.
- On compose le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Tartre, 5 kil.
- Sulfate d’alumine, 10 »
- Carmin d’ndigo, q. s.
- Orseille, q. s.
- Picrique, q. s.
- dans lequel on manœuvre les tissus, pendan une heure ou une heure et demie, à la ten-pérature du bouillon. Ensuite, on abat et on lave.
- B. Gris ardoise
- Pour 100 kil. de laine.
- Faire le bain avec :
- Eau,. q. s.
- Sulfate de soude, 10 kil.
- Acide sulfurique, 2 »
- Abattre après 30 ou 40 minutes de bouit lon, la pièce qui a servi à cette préparatio préliminaire.
- Composer le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Sulfate de soude, 8 kil.
- Acide sulfurique, 2 »
- Carmin d’indigo, q. s.
- Orseille, q. s.
- Acide picrique orange, q. s.
- Manœuvrer au bouillon les tissus dans1’1 bain jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la coule" voulue, puis les abattre et les laver en ef bien claire.
- C. Gris acier
- Pour 100 kil. de laine.
- Sur bain fait, composer le bain avec :
- Eau, q. s.
- Tartre, 5 kil.
- Sulfate d’alumine. 10 kil.
- Acide sulfurique, 3 »
- Carmin, q. s.
- Picrique, q. s.
- hal
- Bouillir légèrement les étoffes dans ce u jusqu’à ce qu’on ait obtenu la couleur den" dée, puis les abattre et les laver.
- D. Gris bleu clair
- Pour 100 kil. de laine.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 163.
- Sur bain fait, préparer le bain de teinture
- avec :
- Eau, q, s.
- Sulfate d’alumine, 10 kil.
- Sulfate de soude, 10 »
- Acida sulfurique, 3 »
- Carmin d’indigo, q. s.
- Orseille, q. s.
- Picrique, q. s.
- Entrer les tissus à tiède, les bouillir légèrement pendant une heure ou une heure et demie, puis les abattre et les laver.
- E. Vieux rose
- Pour 100 kil. de laine.
- Sur bain fait, compose le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Tartre, 8 kil
- Sulfate d’alumine, Cochenille ammo- 10 »
- niacale q. S.
- Carmin, q S.
- Orseille, q. S.
- Orangé 4, q. s.
- Picrique, q. s.
- Lorangé 4 donne de la fraîcheur à la nuance, tandis que l’acide picrique la ternit.
- Bouillir très légèrement les tissus dans ce bain, puis les abattre dès qu’on est arrivé à la couleur demandée. Finalement, les laver.
- F. Rouge brique
- Pour 100 kil. de laine.
- Faire le bain avec :
- Eau, . q. s.
- Tartre, 5 kil.
- Alun, 10 »
- Abattre, après 30 ou 40 minutes de bouil-On, la pièce dont on s’est servi pour faire le bain.
- Composer le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Tartre, 5 kil.
- Alun, 5 »
- Cochenille ammoniacale, q. s.
- Orangé 4, q. s.
- Carmin d’indigo, q. s.
- Entrer les tissus à tiède, les bouillir légèrement jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la nuance demandée, puis les abattre et les laver.
- G. Mode jaunâtre {cuir foncé)
- Pour 100 kîl. de laine.
- Sur bain fait, on prépare le bain de teinture avec :
- Eau, q. s.
- Sulfate de soude, 10 kil.
- Acide sulfurique, 3 »
- Sulfate d’alumine, 6 » Orangé 4, q. s.
- Orseille, q- s.
- Carmin d’indigo, q. s.
- On fait bouillir les tissus dans ce bain pendant une heure ou une heure et demie, puis on les abat et on les lave.
- C. E.M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- Société industrielle du nord de la France
- LA PRIMULINE
- M. l’abbé Vassart entretient la Société industrielle de la « primuline », de sa découverte, de sa constitution chimique, de sa fixation par teinture sur fibres textiles des diverses nuances auxquelles elle peut conduire et de l’application qui en a été faite à la teinture en pièces.
- La « primuline » est une matière colorante jaune qui rappelle la nuance de la primevère, « primula », d’où primuline. Sa découverte est due à M. Arthur G. Green (fév. 1887), sa fabrication a été entreprise par la maison Brooke, Simpson et Spiller.
- On sait de sa constitution chimique que c’est un acide sulfoné, contenant au moins un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- amidogène et donnant, chauffé avec la chaux, de la thio-para-toluidine.
- Elle monte sur fibres végétales en bain porté au bouillon en présence du sel marin ; pour les fibres animales le bain doit être ou neutre ou légèrement acide.
- Cette matière fixée sur fibre peut donner des dérivés diazoïques en passant dans un bain de nitrite de soude avec acide sulfurique. Le diazo formé est susceptible de donner différentes nuances en se condensant avec des phénols ou des amines (développeurs ou révélateurs), en un mot on fait sur la fibre les opérations de diazotation et de combinaison . qui se font dans les ateliers de fabrication des colorants azoïques.
- Les nuances différentes obtennes sont solides aux bains acides souvent employés dans la teinture de la laine. Un tissu de laine, avec effets de coton teint avant tissage en nuanees dérivant de la « primuline «, peut être teint comme une pièce pure laine et les nuances coton résistent. La fabrication a trouvé dans cette application d’heureuses et nouvelles ressources pour obtenir une riche variété d’effets de nuances en pièces laine et coton. M. l’abbé Vassart présente une belle série d’échantillons de tissus préparés par M. Emile Roussel et reposant sur cette application qu’il a brevetée.
- Pour obtenir les différentes nuances que peut donner la « primuline », on commence par teindre l’étoffe dans un bain de « primuline. Celle-ci est complètement absorbée par la fibre, qui se colore en jaune. Cette première opération faite, l’étoffe est plongée d’abord dans un bain de nitrite de soude contenant de l’acide sulfurique dans lequel se fait la diazotation, puis dans le bain développeur qui contient une amine ou un phénol, suivant la nuance que l’on veut obtenir. La : « primuline » en se combinant dans la fibre même à la base que renferme le bain développeur, produit la nuance qu’on a voulu obtenir.
- REVUE SOMMAIRE DES PROGRES DE LA TEINTURE
- DE L’IMPRESSION ET DU BLANCHIMENT.
- D’après le docteur Paul Julius (Chemische Industrie).
- (Suite et fin)
- Nous devons à H. Hofmann, de Dresde (1), une intéressante communication sur les procédés employés pour donner à la laine une teinte blanche pure. On sait qu’il est impossible, avec les agents de blanchiment les plus actifs, d’enlever à la laine une petite nuance jaune, sensible surtout lorsque l’on rapproche une laine d’un blanc de coton ou de soie. Lorsque l’on essaie d’éteindre cette nuance au moyen d’un bleu complémentaire, comme cela se fait pour les cotons, les toiles, les papiers, etc., on n’obtient que de mauvais résultats.
- On a cherché depuis longtemps à donner à la laine un blanc plus éclatant au moyen de corps blancs couvrants, comme le carbonate de magnésie, par exemple, qui a été pendant quelque temps employé à cet effet. Mais on a dû renoncer à ce moyen à cause de la poussière qui décharge de ces laines après quel-temps de magasinage. L’auteur pense obtenir un meilleur résultat en végétalisant la laine, c’est-à-dire en l’imprégnant avec une dissolution de coton dans une Solution d’oxyde cuivreux ammoniacal. La fibre passe ensuite dans une liqueur sucrée ou dans une eau acidulée qui insolubilise le coton en le fixant. Pour rendre enfin à cette cellulose gélatineuse ron opacité et sa blancheur, on donne finalement un bain d’éther. On obtiendrait ainsi des laines d’un blanc aussi pur que les cotons les mieux blanchis. Il se pourrait qu’avec certains perfectionnements, notamment s1 l’on arrive à modifier l’état physique du coton déposé sur la fibre avec des réactifs moins coûteux et incommodes que l’éther sulfuri-
- (1). Chem. Zeitg., 1887, p. 1224.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- que, cette méthode donnât des résultats pratiques dans les cas où il est intéressant d’obtenir des laines parfaitement blanches.
- Pour arriver au même résultat, F.-V. Hal-lab emploie l’hydrosulfite de soude et l’indigo. L’effet produit est double : d’une part, l’hy-drosulfite agit comme décolorant réducteur énergique, et, d’autre part, en solubilisant l’indigo déposé mécaniquement à la surface du tissu, il fait pénétrer ce pigment bien également dans la fibre. Par l’oxydation ultérieure à l’air, l’indigo se réforme avec sa nuance bleue, complémentaire de la teinte jaune de la laine, qui se trouve ainsi complètement éteinte.
- Il est fort douteux que l’on arrive, même dans ces conditions, à un équilibre parfait entre la nuance jaune qu’il s’agit de faire disparaître et le pigment bleu. Nous l’avons dit plus haut, les essais nombreux déjà tentés dans cette voie ont toujours échoué avec les matières colorantes les plus diverses : outre-mers, acides sulfindigotiques, bleus d’aniline, etc. Quoi qu’il en soit, voici, d’après la Deutsche Farb. Zeit., 1887, p. 294, comment il convient d’opérer :
- La solution d’hydrosulfite de sodium doit etre préparée immédiatement avant l’usage. A cet effet, on fait digérer 7 parties de pou-dre de zinc ou 20 à 30 parties de zinc en gre-nailles ou en lames dans une soluton concen-trée de bisulfite de sodium représentant environ 100 parties de sel supposé sec. On opère en vase bien clos, que l’on retourne de temps à autre durant l’espace d’une heure, on décante la liqueur claire qui, à côté d’hy-drosulfite de sodium, contient encore du sel Zincique.
- L’un autre côté, on passe le tissu de laine soi8neusement purifié, lavé, dégraissé, etc., et bien également mouillé au préalable, dans un bain d’eau froide où l’on a mis en suspen-lon de l’indigo dans le plus grand état de division. L’indigo qui convient le mieux est celui qui fournit dans la teinture à la cuve des nuances bleues rougeâtres vives. L’étoffe
- sort de ce bain également parsemée de particules d’indigo déposées à sa surface; on la plonge maintenant dans le bain de blanchiment proprement.
- Celui ci se compose d’eau et de liqueur hy-drosulfitique préparée comme ci-dessus, en quantité telle qu’il marque de 1 à 4o Baumé. Au moment de passer le tissu, on ajoute une quantité d’acide acétique équivalente à la quantité d’hydrosulfite contenu; cet acide doit être absolument exempt d’un acide minéral quelconque. La partie p isse dans le bain, où c'ie est convenablement manipulée, de manière à éviter toute inégalité dans [la réduction et la fixation de l’indigo.
- NOTE SUR L’APPLICATION
- DU BLEU D ALIZARINE
- Pli cacheté déposé à la Société industrielle de Rouen, fait par feu M. DUPREY, de Neuville sur-Saône, en janvier 1878.
- L’Alizarine et la mononitro-alizarine chauffés dans un mélange d’acide sulfurique et de glycérine subissent une transformation.
- Cette réaction étudiée à fond dans les laboratoires de la Badische A. et S. F., de Lud-wigshafen, par M. Brunck, un des directeurs de la fabrication de l’alizarine, a permis, après de nombreux essais infructueux, d’isoler et de livrer au commerce le produit bleu, appelé « bleu d’alizarine ».
- Cette nouvelle matière colorante possède des propriétés analogues àcellesdel’alizarine.
- Presqu’insoluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool et le benzol, elle se dissout le plus facilement dans l’acide acétique cristalli-sible.
- La potasse et la soude la dissolvent avec une couleur bleu verdâtre, l’ammoniaque avec une teinte bleu pur. Dans les acides concentrés, la solution présente une couleur rouge.
- Les solutions alcalines sont facilement précipitées par une solution de sels alcalins, ainsi que par les sels métalliques et alcalins terreux.
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- S:
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- Les laques ainsi formées sont complètement insolubles et présentent les colorations suivantes :
- Chaux et Baryte. . ..
- Alumine...............
- Chrome................
- Fer...................
- Etain.................
- Bleu verdeâtre
- Bleu rougeâtre Bleu violacé.
- Bleu légèrement vert Rouge violacé.
- Les tissus mordancés dans les sels ci-dessus présentent des colorations semblables, ce sont surtout des mordants de fer, d’alumine, de chrome, etc., etc., qui donnent les meilleures nuances, soit en teinture, soit en impression.
- Dans les cuves de réduction quelles qu'elles soient, le bleu d’alizarine se dissout avec une coloration rouge. Les tissus plongés dans ces cuves et exposés ensuite à l’action de l’air se recouvrent d’une belle couleur bleu verdâtre.
- Le produit pur est azoté ; il se sublime en aiguilles noir bien et donne une vapeur rouge orangé, il présente aussi des lignes caracté-tiques au spectroscope.
- MÉTHODE RAPIDE D’ANALYSE DES EAUX INDUSTRIELLES
- En vue de leur épuration, chimique Par M. Léo Vignon.
- (Suite et fin )
- Lorsqu'on a eu obtenu une coloration pareille à celle du type, on a déduit1 de la quantité de liqueur de carbonate de sodium employée celle qui a été consommée pour la coloration du type. La différence correspondait aux carbonates alcalino-terreux formés.
- Voici les résultats obtenus avec les liqueurs A, B, C :
- A. — 20 centimètres ont exigé 7-7cc,2, moyenne 7cc,1 de liqueur de carbonate de sodium. La liqueur renferme donc pur litre : 4,416X50136%7 1
- ------------------------- SO-Ca .
- 1000X100
- ce qui donne :
- Trouvé....................... 2.011
- Théorie...................... 1,996
- B. — 20 centimètres cubes correspondaient à 49 centimètres cubes de liqueur de carbonate de sodium. Le poids du nitrate de baryte contenu dans un litre était :
- 4,416\50X261X49 ------------------=26,64 ;
- 1000XH6 soit :
- Trouvé....................... 26.64
- Théorie. .................... 26.66
- C. - Pour 20 centimètres cubes de liqueur, on a employé 2400^7 de liqueur de carbonate de sodium. La teneur en chlorure de calcium était, par litre :
- 4,416X50X111X24,7
- -------------------=5,711 ;
- 1000XH6
- ce qui donne :
- Trouvé....................... 5,7110
- Théorie...................... 5,6954
- V. Pratique de t’analyse. -- On évaporera d’abord au bain-marie, dans une capsule de porcelaine tarée, 100 centimètres cubes de l’eau à examiner, et on pèsera le résidu. Si son poids est supérieur à 0gr,03, il y aura avantage à soumettre l’eau à l’épuration chimique, au moyen de la chaux et du carbonate de sodium.
- On déterminera facilement par deux essais successifs les quantités de ces réactifs qui devront être employées.
- Pour la chaux, il suffira d’avoir à l’avance une solution claire et saturée de cette base, qu’on pourra titrer avec l’acide sulfurique à l/10e normal, mais dont il suffira, dans la pratique industrielle, de déterminer la température pour trouver la teneur en chaux au moyen des tables de solubilité.
- On choisira deux éprouvettes à pied bouchées à l’émeri de 100 centimètres cubes environ, de diamètre faible (2 à 3 centimètres) et aussi égaux que possible. Dans l’une d’elles on placera 50 centimètres cubes de d’eau distillée et 10 gouttes de ph énolphtaléine
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- KT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- en solution alcoolique. Dans la seconde, 50 centimètres cubes de l’eau à examiner, 10 gouttes de solution de phtaléine de 5 centimètres cubes de solution de chlorure de calcium bien neutre à 10 0[0 (1).
- La liqueur type d’eau distillée sera ensuite colorée avec Occ,2-0cc,5 d’eau de chaux titrée, ajoutée au moyen d’une burette divi -sée en dixièmes de centimètres cubes.
- On versera ensuite peu à peu la solution de chaux dans l’eau à examiner. La colora tion produite parle contact de l’eau de chaux disparaîtra très rapidement au début par l’agitation, tant que l’acide carbonique se trouvera dans la liqueur en excès suffisant.
- Vers la fin de la réaction, la combinaison de la chaux avec l’acide carbonique est plus lente, aussi convient-il d’agiter fréquem-ment la liqueur et d’espacer les additions d’eau de chaux.
- Lorsque la coloration de l’eau soumise au dosage a atteint et conservé la teinte du type, ce qui arrive au bout d’une heure au plus, si l’on a eu la précaution d’agiter fré-quemment, on amène avec de l’eau distillée la liqueur type au même volume que l’eau à examiner et l’on établit l’identité de coloration par addition d’eau de chaux dans la li-queur la moins colorée. Les deux éprouvettes sont utilisées comme les deux tubes d’un colorimètre. Avec un peu d’habitude et en les examinant sur un fond blanc, on perçoit nettement les différences de coloration dues à l’addition de 0cc,l d’eau de chaux.
- Les colorations étant identiques, les deux liqueurs renferment les mêmes quantités de chaux libre. La différence entre la chaux consommée pour l’eau à examiner et celle qui a servi à colorer le type représente la quantité absorbée par l’acide carbonique libre ou à demi combiné.
- 11 sera facile de déduire de cet essai la — ' .
- U) Cette addition de chlorure de calcium " pour but de transformer en chlorures le carbonate de magnésie et les sels alcalins Pouvant être contenus dans l’eau.
- quantité de chaux nécessaire pour le traitement d’un mètre cube d’eau.
- On déterminera le carbonate de sodium de la manière suivante :
- On préparera une solulion de sel de soude à 1 gramme par litre. Il suffira de prendre le carbonate de sodium devant être employé à l’épuration industrielle, on évitera ainsi de déterminer la teneur en CO3Na2 pur.
- 100 centimètres cubes de l’eau à examiner, placés dans une éprouvette graduée de 250 centimètres cubes, seront addititionnés delà quantité d’eau de chaux exactement nécessaire pour saturer tout l’acide carbonique des carbonates neutres, sans ajouter de chaux en excès.On ajoutera ensuite à la liqueur 5 centimètres cubes de solution alcoolique de phénolphtaléine. On obtiendra ainsi une liqueur qui devra se décolorer complètement par l’agitation. La liqueur sera ensuite filtrée, ou abandonnée au repos pour permettre au précipité de se déposer.
- On prélèvera ensuite la moitié du volume de la liqueur, correspondant à 50 centimètres cubes d’eau, et on la placera dans une éprouvette à pied, bouchée à l’émeri, de 100 centimètres cubes; on cherchera ensuite, en suivant les indications données au paragraphe 4, quelle quantité de la liqueur de carbonate de sodium doit être ajoutée à cette eau pour lui donner une teinte rouge franc, pareille à celle d’un type formée avec de l’eau distillée, renfermant la même quantité de solution de phtaléine, et colorée par une petite quantité (Occ,3-0cc,5) de la liqueur de carbonate de sodium.
- Pour plus de commodité, on opérera, comme pour le dosage de l’acide carbonique, dans deux éprouvettes à pied, de faible diamètre, bouchées à l’émeri. On pourra ainsi agiter la solution pour favoriser la transformation des sels de calcium en carbonates, et la comparer facilement au type de coloration.
- Des éléments donnés par cette analyse, on pourra facilement déduire la quantité de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- chaux et de carbonate de sodium nécessaires à l'épuration d’un litre d’eau.
- Nous devons observer toutefois que cette marche ne peut être appliquée aux eaux renfermant une quantité notable de sels de magnésie à l'état de chlorure ou de sulfate; dans ce cas, les indications obtenues manquent de netteté. Mais c’est là une exception,
- La méthode que nous venons de décrire, avantageuse à cause de son exactitude et de sa rapidité, pourra être mise en œuvre dans la grande majorité des cas.
- La valeur industrielle d’une eau pourra, en outre, être caractérisée très exactement par l’indication pour un litre, des éléments que nous avons déterminés : le poids du résidu fixe, la quantité de chaux capable de saturer l'acide carbonique libre ou à demi-combiné, le poids de carbonate de sodium nécessaire à la transformation des sels de calcium solubles en carbonates. Pour compléter ces données, il sera utile de déterminer enfin le résidu fixe abandonné par l’eau, après qu’elle aura subi l’épuration chimique.
- (Faculté des sciences de Lyon, laboratoire de chimie appliquée.) Bulletin de la Société Chimique.
- CHAMBRE DE COMMERCE DU HAVRE
- Séance du 28 juin 1889.
- La commission des chemins de fer expose que les Compagnies du Nord et de l’Est ont mis récemment en vigueur uu nouveau tarif commun, applicable au transport des laines brutes et établissant pour le parcours deDun-kerque à Petit-Croix (distance657 kilomètres), le prix de 24 fr. 60 par tonne, soit 0 fr. 037 par tonne et par kilomètre.
- Actuellement, le prix du Havre, pour la même destination, est de 39 fr. 60. bien que la distance en plus soit de 31 kilomètres seulement.
- La commission insiste sur les désavantages,
- pour le port du Havre, et elle demande à la Chambre d’ecrire aux Compagnies de l’Ouest et de l’Est, pour obtenir la modification sur les mêmes bases de leur tarif actuel.
- Cette proposition est adoptée.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITE
- Paris. — La Société O. Duforest et Cie, teinturiers, boul. Voltaire, 81, composée de Oscar Duforest et d’un commanditaire. — J.-c. : M. Aucoc. — S. : M. Ozéré. — Jug. du 2 juillet.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Radet et Migault, gommes laque et gommes copale, rue Saint-Louis-en-l'Ile, 54. — Durée 10 ans du 1er juillet 1889. — Capital : 300,000 fr. — Acte du 18 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIETES
- Paris.— Dissolution, à partir du 1er juillet, de la Société Raverdy et Radet, gommes laque et gommes copale, rue St-Louis-en-l’Ile, 54 — Liquid. : les associés. — Acte du 18 juin. Lyon. — Dissolution, à partir du 24 juin, de la Société Claris et Mercier, teinturiers, rue Montbernard, 48. — Liquid. : M. Claris. — Acte du même jour.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Bienaimé a vendu à M. Specty, de suite, un fonds de teinturerie, à Meaux, Opp. rue du Réservoir, 4, àClichy, chez M. Tourlaque.
- M. Tytgat a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie rue de Provence, 4. Opp' rue Montmartre, 37, chez M. Cailleux.
- M. Courtiller a vendu à Mme veuve Cusset, 16 juillet, un fonds de teinturerie, rue d’En-ghien, 5. Opp. rue de Trévise, 34, che-M. Gibot.
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- 33’ Innée, N 15. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Août 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEMENTS et procédés nouveaux.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- LA RAMIE (suite).
- DES COUDEURS DE PRIMULINE — DE L’EAU OXYGÉNÉE.
- DU BLEU D'ALIZARINE (suite).
- LE SEL DANIIMOINE EN TEINTURE.
- DU VERT DE RÉSORCINE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES
- (.( o , svonl9
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos Acteurs
- PROCÉDÉ de préparer de nouvelles matières COLORANTES AZOIQUES- ROUGES DÉRIVÉES DE l'ANHYDROTHIOPARATOLUIDINE-
- par la Société Ewer et Pick
- Ce procédé consiste à soumettre l’anhydro-Paratoluidine à l’état finement divisé obtenu Par précipitation à l’action du nitrite deso-dium en dissolution acide et à combiner le Composé dinzoïque ainsi obtenu avec un des deux autres disulfol et anaphtoliquesdans les Sels sodiques isomérides con nus dans le commerce sous les marques * sel J » (Jaune) ‘ sel R » (Rouge).
- PROCEDE ET APPAREIL PAR LA FABRICATION D'IN-DG0TINE (INDIGO BLEU) CHIMIQUEMENT PURE CRISTALLISEE AVEC DE L'INDIGO DU COMMERCE . DES DÉCHETS ET MATIÈRES PREMIÈRES ^TENANT DE L’INDIGO
- par M. Hœnig.
- P — le e Procédé consiste à sécher soigneusement gatieres (finement pulvérisées au préalable a va lieu) en les mélangeant avec du sable 8ros grains, en les extrayant par couches n 1 épaisseur dépend de la nature de ces eres) avec de la vapeur de nitrobenzole
- ou d’aniline en ébullition et en faisant finalement cristalliser par le refroidissement rapide, la dissolution ainsi obtenue.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION D’INDULINES SOLUBLES A L’EAU
- par la Société dite : Farbenfabriken, vorm, Friedrich Bayer and Cie.
- Ce procédé est caractérisé :
- lo Par l’action du chlorure d’amidoazo-benzol, azotoluol, azoxylol, ainsi que de tous amidoazo-composés sur du chlorure d’aniline, toluidine, xylidine, ennuidine, benzidine,dia-midophenyle tolyl et tolisine ou de leurs mélanges en présence de glycérine, par une température de 100 à 200 degrés.
- 2° Par l’action des matières colorantes solubles à l’alcool, connues dans le commerce sous le nom de « Nigrosine » et « noir d’aniline » ainsi que d’azobenzol, d’azotoluol, d’azoxylol, de benzolazotoluol ou de leurs mélanges sur méta ou para-phenylène diamine ou de leurs homologues avec ou sans emploi de sel ammoniac par 100-2500.
- 3o Par la fusion de méta et para-phenyline. diamine-toluglène diamine ou xylilène-diamine ou de leurs produits de substitution avec des corps d’oxydation organiques, comme chinone, chlorancle, dichloranile, dichlor-naphtochinone, naphtochinone, chloramide etc avec ou sans addition d’acide benzoïque et d’un autre moyen de condensation comme
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- chlorure de zinc, chlorure de calcium par 100-200.
- 40 Par l'action de nitraniline, nitrotoluidine, nitroxylidine, nitrocanidine de leurs produits de subtitution ou de mélanges de ces corps sur chlorure d’aniline, de toluidine, de xyli-dine, de camidine, ou de leurs mélanges avec ou sans emploi de chlorure de fer, d’acide benzoïque ou oxalique, de chlorure d’ammonium et d'un moyen de condensation, comme chlorure de zinc, chlorure de calcium, etc. par 100-250.,
- NOUVEAU PROCÉDÉ D’APPLICATION DES MATIÈRES COLORANTES AZOIQUES SUR LES FIBRES VÉGÉTALES
- Par la Société Anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis
- Ce nouveau procédé consiste à préparer le coton préalablement à l’application des couleurs. Cette préparation consiste à foularder par exemple 100 mètres de tissu dans bain composé de :
- Acétate de magnésie 30 Beaumé 50 litres
- » d’alumine 15° » 50 »
- Eau 50 »
- On sèche et passe dans une cuve à roulettes montée avec
- Sulfate de zinc 5 kg.
- Soude caustique à 40° Beaumé 10 kg.
- Eau. 100 litres.
- On lave et teint dans le bain de teinture de la matière colorante azoïque renfermant 2 ou 4 0[0 du colorant mis en œuvre.
- La teinture se fait à 80° environ et pendant 1/2 heure.
- On peut substituer aux acétates d’alumine et de magnésie, les sulfates correspondants. La formule devient alors pour la même quantité de tissu.
- Sulfate de magnésie. 15 kg.
- Alun. 5 kg.
- Eau. 100 litres
- On pourrait encore substituer l’acétate de chaux à l’acétate de magnésie.
- PREPARATION DE MATIERES COLORANTES AZOIQUES NOIRES
- Par la Société Anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis.
- Ces matières colorantes sont obtenues en combinant les dérivés diazoïques des acides mono et bisulfonés de l’aniline, des toluidines des nylidines, des naphtylamines isomères avec la naphtylamine a en diazotant à nou-veau le composé obtenu et en le combinan avec la métaphényline diamine phénylée, to-luylée, benzylée, nylylée, naphtylée de même
- qu’avec les dérivés correspondants secondaire’ dela
- et tertraires de la cresylène diamine xinyline diaminée.
- FABRICATION DE NOUVELLES MATIERES RANTES DITES : LES FRACNEINES par M. Constantin Istrali
- napl subs prép 20
- près
- Pi avec sur i
- ou d lient l’eau en f0 l’aliz
- chrô
- COL
- Ces matières sont obtenues en faisant agt l’acide sulfurique sur la benzine, la naphl, line et l’anthracène ou leurs homologuese particulièrement sur leurs dérivés chloré bromés ou iodés.
- On chauffe par exemple la benzine pent chlorée avec de l’acide sulfurique à une ten pérature élevée; la durée du chauffage Pel varier beaucoup et avec elle varient de mêo
- La tnatic timn Pour lerey Aube ine
- Tnixte
- les variétés de franceïnes obtenues. Elle distinguent par leur solubilité dans diffère” réactifs, de même que par l'intensité et nuance de leur couleur.
- — S
- PRÉPARATIONS DE MATIERES COLORANT) azoiqu.es tirant sur mordants mètalli^61 . rivées de la betanaphtolhydroquinone et de" acides sutfoconjugués, ainsi que la prép^1,0, des acides sulfoconjugués de la beta^ ihydroquinone.
- Par la Socié.é Badische Anilin et soda Fabrik
- Ces nouvelles matières colorantes azoiq" " peuvent être produites par les méthodessü vantes :
- l 1° Réaction des substances diazoïque de leurs dérivés sulfoconjugués sur la bëP
- <- & & << 2Â • S
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-
-
- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 171
- 0l9- naphtolhydroquinone (et b Dioxynaphtaline) et pr substance dont les propriétés et le mode de préparation sont connus aux chimistes.
- tes acides idines mëres
- nou-binan' je, w mêmt daires
- de b
- COL»'
- t agi' iphta-uese
- 2° Réaction des matières diazoïques ou de leurs dérives sulfoconjugés de la bétanaphto-bydroquinone, substances inconnues jusqu’à présent.
- Première méthode. En réagissant à froid avec des substances diazoiquss non sulfonées Sur une solution aqueuse de bétanaphtolhy-(roquinone additionnée d'acétate de sodium 0u d’un autre sel légèrement alcalin, on ob-ent des matières colorantes insolubles dans eu froide, qui s’emploient surtout sur coton en forme de pâte et de la même façon que "alizarine Elles’se fixent sur mordants d’a-Wmine ainsi que sur les mordants de fer et de “rôme produisant des nuances qui varient du rouge bleuâtre jusqu’au violet et même au Nleu.
- la deuxième méthode ne donne que des matières colorantes solubles dans l’eau, mais
- Hlorëë “Imme ces matières ont une certaine affinité
- pents j temr 3 pet mëm les $ ërenë . et 1’
- e w . a t -o
- =rASS= - Au •
- Pour le coton, on peut les employer non seu-"mlent pour la laine et la soie, mais aussi "besoin pour les fires végétales, ce qui est "ne certaine importance pour les étoffes "Xtes. Pour employer cette méthode il s’agit bord de la préparation des acides sulfocon-"Bués de la bétanaphtohydroquinone. Voici "ment-on opère pour produire une pa-"ile substance.
- p
- omme point de départ, nous employons l’a-amidobétanaphtol bétasulfonique que l’on d snt par la réduction des matières azoïques spvees de l’acide bétanaphto-sulfoniques de effer. Cet acide est facilement oxydé en , e bétanaphto-quinone sulfonique par la | Pert des oxydants connus. Il suffit ou de . oduire dans l’acide nitrique d’une den-aq, e 12 ou de l’additionner en suspension dinolse l’une molécule de brome libre ou cia Molécule de paroxyde de plomb et d’a-po Sulfurique quelque soit l’oxydant em-% • le produit de sa réaction est une solu-
- Jaune intense du sel ammoniacal de
- l'acide bétanaphtoquinone sulfonique. A cette solution, on y ajoute peu à peu une solution aqueuse d’anhydride sulfureux. La solution qui se fonce d’abord devient incolore aussitôt qu’un excès d’acide sulfureux a été ajouté. On filtre au besoin et l’on évapore. Il se sépare alors le sel ammoniacal de l'acide béta-naphto-hydroquinone sulfonique en palettes blanches qui servent directement pour la production des matières colorantes.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION DE MATIERES COLORANTES
- par la Société Anonyme. Compagnie parisienne de couleurs d’aniline.
- Ce procédé est caractérisé par le chauffage d’un mélange :
- 1 molécule d’acide phtalique anhydre
- 2 » de métamido dithylamiline
- 3 » d’acide acétique anhydre.
- Ou bien d’un mélange :
- 1 molécule d’acide phtalique anhydre.
- 2 » d’actyl-métamidodiethylaniline
- 3 » d’acide acétique anhydre.
- A 500, on obtient la diacethyl diamidodie-thylaniline-phtaleine, qui cristallise dans l'éther et l’alcool sous forme d’aiguilles incolores fusibles à 248°. Si ce corps est chauffé avec de l’acide sulfurique concentré à 170° — 200 ou bien bouilli pendant un temps assez long avec de l’acide sulfurique à 30 0/0 on obtient une matière colorante qui se rend sous la forme d’aiguilles de belle couleur verte avec éclat métallique et teignant la laine, la soie et le coton mordancé au tannin en rouge jaunâtre. Ces teintes résistent très bien au lavage et à l’influence de la lumière et celle sur soie à une fluorescence verte jaune magnifique.
- Par saponification avec des acides ou des alcalis, on obtient de la diacétyl-diamido-die-thylanilinephtoleine, la diamido-diethylani-line phtaleïne, de laquelle, par traitement avec de l’acide sulfurique, on obtient la même matière colorante jaune que de son acetyl combinaison.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MACHINES A TEINDRE LES FLOCONS DE LAINE, COTON ET BOURRETTES DE SOIE
- Par M. J. Follet.
- Ces perfectionnements portent principalement sur un système de bacs mobiles, au moyen de pignons et secteurs dentés ce qui permet de les vider directement dans les paniers ou baquets.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A TEINDRE EN BOBINES LES RUBANS DE LAINE PEIGNÉE.
- Par M, J. Follet.
- Cette machine se compose de :
- lo Une chaudière à teindre dàns laquelle sont placés quatre bacs destinés à recevoir huit bobines séparées entre elles deux à deux, le bac ayant quatre compartiments ; au-dessus des bobines se plaçent des couvercles perforés.
- 2° Une pompe centrifuge aspirant le bain par un tuyau pour le refouler par un autre et le distribuer au moyen de robinets.
- NOUVEAU PRODUIT INDUSTRIEL
- Consistant en tissus de laine mélangés de fils de matières végétales multicolores, retordus ou non avec des fils de laine et produisant des dessins multicolores obtenus par impression à réserves et par épaillage chimique. par MM. Réquillart et Sérive.
- Jusqu’à ce jour les impressions à réserver sur des tissus composés de laines et de matières végétales n’ont été appliquées que sur ceux composés de fils de laine et de cotons écrus moulinés avec de la laine.
- Le nouveau produit est obtenu en appliquant ces impressions réserves sur des tissus laine dans lesquels sont introduits des fils de matière végétale teints en nuances multicolores, ou des fils mélangés avant filature avec du coton peigné écru ou avec du coton peigné teint, ce qui permet après l'épaillage chimique et la teinture en pièces d’obtenir des dessins variés se présentant en nuances mul
- ticolores et donnant l’illusion absolue de desglobe sins à couleurs multiples produits au moyetla f de mécaniques Jacquart gran
- et ne
- —. orga FABRICATION DE RUBANS CRÊPE ANGLAIS EN TOUTES ;
- MATIÈRES ET NUANCES
- Par M. Francisque Voland.
- cette posit
- Jusqu’à ce jour, les tissus dits: crêpe a» mon glais ont été fabriqués en grande largeur® Dect sans bordures, mais il n’a jamais été fait de- sons
- rubans ou écharpes avec bordures.
- aux
- Le nouveau produit avec bordures peutet Prete obtenu en transformant le tissu en rubans pses a le passage sur des rouleaux, rondelles, etc pUS( chauffés, venant former lisières en bordure onti
- sur toutes les formes en laissant au milie '0Uv joui.
- une réserve pour le passage du tissu nonco! I
- • • les i
- prime. '
- Ou bien si l’on
- veut faire directement! diffe.
- crêpe anglais, on peut se servir de rouleat dees gravés spécialement pour obtenir l’effet de
- mandé.
- Le tissu dont les lisières sont ainsi préPs
- rées par ce gaufrage est ainsi
- passé aux m8 "Vlin
- chines à découper pour sa transformation rubans.
- REVUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 18
- (Suite.)
- oppe par chin
- la pr Coup lava
- Ma.
- L’Exposition de 1889 ne nous offre paS champ bien vaste pour des études apr fondies et les appareils qui y sont exP0 n’ont rien d’absolument nouveau ; aus5 comparaison laisse peu de prise à la critie. vu l’uniformité des moyens.
- Comme type de fabrication spéciale, Je. rai, pour les générateurs de vapeur, et machines à vapeur, les maisons Hermi
- A anyë zine lose asse tude eile "I
- nelu flUe zine lour
- Lachapelle, Boulet successeur ; cette d6 r son, trop ancienne pour être discutée, a p répandu ses appareils sur tous les poin •
- 22. on *
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-
-
-
- KT DE LIMPRESSION DES TI83UB
- e
- 5 des globe. La maison Pierron et Dehaitre, dont ioyetla fabrication touche plus spécialement la
- grande industrie, a une manière magistrale
- etneprésente que des appareils dont tous les
- oUTH organes soigneusement étudiés fonctionnent avec la plus parfaite régularité. J’attends de cette maison un rapport détaillé sur son ex-
- position pour en tirer un article approprié à eau mon sujet. La maison Chasles, anciennement ure Decoudun, concourt avec les meilleures mai-itde Sons par sa fabrication absolument spéciale
- ""IX blanchisseurs, aux teinturiers, aux ap-itêt Preteurs. La simple lessiveuse économique, 1sp8 es appareils lessiveurs à fourneaux adhérents
- C
- 9" séparés, avec ou sans maçonnerie, à jet
- dur Continu et à température graduée, avec monte
- nilie
- |CO®
- jouvercle hydraulique composent un ensemble out-à-fait complet, surtout si nous y ajoutons es machines à laver à ouverture libre des
- ©
- nt Afférentes grandeurs et dispositions deman-Eesi les machiues à laver à double enve-
- t dfcoPpe à 2, 3 ou 4 compartiments fonctionnant.
- dP courroie ou par moteur direct ; les ma-tines à laverà 5 pans ; les machines à laver Vindriques. Tous ces appareils ne sont que Première partie d’une nomenclature beau-°UP plus étendue car après le lessivage ou le Flavac.
- 6. viennent l’essorage et l’apprêt.
- M .
- "chine à clarifier la benzine employée
- au nettoyage.
- jas1 pe" «p( ssi
- e ci"
- Aprés les études les plus approfondies, j’aj aPrêté ii
- zin 0 æ plan d’un appareil à clarifier laben-toy spPloyée par les teinturiers et les net-
- ' TS a sec. Le problème à résoudre était “8Sez p
- complexe pour nécessiter une suite d’é-tudes n
- et 1 Pepant à part chaque point à élucider e traitant pour ce qui faisait la base de ^ractère
- Nett ponzine se présente au teinturier et au qu yeursous l’aspect d’un liquide plus léger
- D zine Par conséquent volatil ; il y la ben-091. ourde et la benzine légère. La benzine 1 ael Orée une densité de 850 est légèrement co 8 jsistal “ne odeur plus pénétrante, plus per-due la benzine légère et ne convient
- qu’au nettoyage, dans de grands bains des étoffes et des vêtements, des quantités volumineuses qui • se travaillent au baquet ou dans des appareils spéciaux ; ses propriétés sont les mêmes que celles ds la benzine légère mais s’évaporant moins facilement elle permet un travail plus prolongé, plus énergique, sans entraîner une trop grande déperdition par évaporation ; elle est obtenue par la distillation des huiles provenant du goudron de houille et n’est pas pure. Telle qu’on la trouve dans le commerce et à la température ordinaire la benzine se présente sous la forme d’une huile limpide légèrement colorée, d’une odeur agréable, au moins par la première impression, et d’une densité de 0,85. Elle est capable de se congeler et prend alors l’aspect de feuilles de fougères. Elle bout à 80° centigrades et distille sans altération. Elle est très peu soluble dans l’eau, très soluble dans le méthylène ou alcool de bois, dans l’alcool, dans l’éther, dans l’acétone. Elle dissout aisément les graisses, les huiles, les huiles essentielles, le camphre, la cire, le caoutchouc, la gutta-percha. Ces connaissances doivent nous servir pour nous mettre en garde contre des mécomptes faciles à prévoir tout en nous permettant de tirer parti de celles de ces propriétés qui nous sont favorables. La benzine ne dissout qu’en très petite quantité la gomme laque, la résine ccpal, la résine animée ou résine de Courbaril, grand arbre de l’Amérique méridionale, la gomme-gutte. L’insolubilité de ces matières est à notre avoir, car elle nous permet de soumettre au nettoyage à sec tous les objets dans la confection desquels sont employés ces résines, ainsi une ombrelle, une boîte en laque doublée ou garnie d'étoffe, un éventail, etc., etc., pourront être travaillés en pleine benzine sans crainte de détériorer les laques ; circonstance qui étend le champ de nos opérations.
- L'acide sulfurique concentré dissout la benzine, aussi est-il de toute prudence, quand on clarifie la benzine sale par l'acide sulfurique, de mélanger celui-ci à 4 volumes d’eau avant
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- 174
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- que de le verser dans la benzine à clarifier.
- L’acide nitrique fumant convertit la benzine en nitro-benzine, source de l’aniline dont les dérivés nous fournissent de si riches matières colorantes; cette nitro-benzine est l’essence de myrbane, essences d’amandes amères dont les parfumeurs font un si grand emploi.
- Les alcalis aqueux et bouillants sont sans action sur la benzine.
- Il faut donc pour avoir un filtre capable de donner les résultats répondant aux exigences des personnes qui se proposent de clarifier de la benzine que ce filtre la débarrasse des matières insolubles qui y sont suspendues, des acides qui s’y trouvent transportés par les objets nettoyés, des graisses et en général des matières qui y sont à l’état de dissolution et cela sans changer le caractère ni les propriétés de la benzine à clarifier. Je crois avoir résolu ces différentes difficultés en composant un appareil dont les dispositions ont pour effet de débarrasser la benzine sale 1° des matières insolubles par l’emploi d’une matière neutre, 2° des matières solubles et des acides, par l’emploi d'un produit alcalin composé dans mon laboratoire ; 3o de la coloration du liquide par l’emploi du noir animal.
- Toutes ces matières ayant un caractère parfaitement défini se retrouveront toujours dans les mêmes conditions ; inoffensives, elles peuvent être manipulées par toute personne sans crainte ; leur valeur minime éloigne toute idée de spéculation onéreuse.
- Le filtre établi, il n’y a plus qu’à verser dans l’appareil la benzine à clarifier et à attendre le résultat certain.
- Le soir après la journée ou quand l’opération du nettoyage est terminée, la benzine peut être versée dans l’appareil et on la retrouve toujours prête à un nouvel emploi.
- La benzine légère ; ne peut être mélangée avec la benzine lourde sans perdre ses qualités de benzine légère aussi, est-il urgent d’avoir un filtre de petites dimensions qui ne serve que pour ce cas.
- Puisque j’ai donné les propriétés de la ben
- zine lourde je terminerai cet article en dot nant celles de la benzine légère.
- Elle est le produit d’une ou de plusieu
- rectifications de la benzine lourde jusqu’à qu’elle soit arrivée à une densité de 7
- Mi
- grammes, c’est à dire qu’un litre d’eau pesai 1000 grammes, 1 litre de benzine lourd pèsera 850 grammes et qu’un litre de be zine légère ne pèsera que 780 grammes. 5 odeur est moins forte, plus suave, sa limp dité est très grande, elle a une grande mob lité et est absolument incolore, elle se volat lise très rapidement et ne peut être travaill qu’en dehors de la proximité de tout foyers toute lumière.
- On s’en sert pour le nettoyage des gan des petits objets blancs, pour les détachage Du reste ses propriétés sont les mêmes I celles de la benzine lourde.
- Les benzines clarifiées parce filtre nelalf sent aucun résidu par l’évaporation elles peuvent donc pas occasionner de poussie" blanches dans les objets nettoyés.
- J’ai fait établir de petits filtres pour " gantiers ou les petites quantités employée5" détachage, des filtres de dimensions moyen11' pour les ateliers de teinture, enfin des filtre511 grandes dimensions ; our les spécialistes I emploient de grandes quantités de benzint Ces appareils fonctionnent sans aucune PT caution et ont une durée très longue. De nettoyage et leur chargement ne sont que" opérations très simples sans crainte dl succès.
- Ch. DREVET
- (Suite.)
- Teinture aux couleurs foncées
- Je termine cette étude sur la ramie Part teinture en couleurs foncées. J’ai déjà enl tenu le lecteur de celle pour les blancs el g couleurs très claires assimilées aux blanc mets tout sous le même titre, les coule J
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- depuis les plus claires jusqu’aux plus foncées. Il a été écrit à cet égard bien des choses; les uns ont vu dans la ramie une fibre des plus faciles à teindre, et les antres par contre un textile des plus mal commodes à colorer. Tous ont raison.
- Nulle matière n’est en effet plus capricieuse sous la main du coloriste ; elle échappe aux règles générales, et ne peut s’assimiler ni au coton, ni au lin, ni au chanvre.
- Sa grande densité et son peu de porosité sont tout à la fois un avantage et un inconvénient pour les opérations de la teinture. Si grâce à sa densité elle se mouille facilement, en place son peu de porosité est la cause qu’elle poudre facilement. Les couleurs plaquent à l’intérieur et le brillant est détruit. De ce fait elle perd toutes les qualités qui la font rechercher.
- D'ores et déjà dans toutes les opérations tinctoriales la ramie veutêtre teinte lentement Pour que la couleur ait bien le temps de se combiner et de s’unir à la fibre.
- Il faut bien se garder de précipiter les opé-rations : bien rincer sur les mordants. Et si le brillant malgré tout est terni, on peut le ra-mener par une opération dite : beetloge, ou mieux laminage en français — opération d ailleurs purement mécanique. Mais encore 1l n’est pas sûr que cette opération puisse ramener le brillant, et alors la ramie est bien perdue.
- Elle ne peut d’ailleurs supporter ni étirage, n1 lustrage, ni même chevillage mécanique ; car peu à peu les fibres cassent les unes aprés les autres.
- Monsieur Adolphe Renard, dans son excellent traité de Matières colorantes' et tein-"ure de coton, indique que les nuances jaune dechrôme et rouille à l’oxyde ferrique enlèvent tout le brillant à la ramie. Cela est vrai, et Pour la première, d’ailleurs peu usitée à Lyon, 91 ce n’est pour la dorure. Quand au jaune ouillé à l’oxyde ferrique cela dépend comme onle produit.
- Si l’on fait oxyder de la couperose sur de la
- ramie, elle est tout-à-fait assommée comme brillant, mais si on la passe dans un bain de rouille, ou dissolution de sous-sulfate ferrique employé par les teinturiers en noir sur soie de Lyon, il n’en est plus de même. La nuance rouillée après lavage et passage sur un bain de carbonate de soude tiède, puis dernier rinçage est brillant: Mais cette nuance est sans intérêt.
- Il faut d’ailleurs bien se méfier dans toutes les couleurs rouillées de les obtenir par fixation d’oxyde ferrique sur n’importe quelle fibre, car peu à peu l’oxyde de fer opère la combustion de la fibre ou du tissu ainsi teints et il y a destruction de la' matière. Sur les tissus imprimés à l’oxyde ferrique, il se fait peu à peu un trou à la place du dessin.
- Mes lecteurs connaissent tous l’effet des taches d’encre ou fer et à la galle sur les chemises. (Nous avons tous été écoliers). Tant que l’on ne lave pas le tissu noirci, le fer tenu en respect par sa combinaison noire avec le tannin, il n’est pas altéré ; mais après lessivage le tannin étant éliminé à la place du noir, apparaît une tache rouillée, et peu de temps après, un trou reproduisant très exactement la tache ou le dessin. Il faut donc toujours seméfier des teintnres laissant de l’oxyde ferrique sur les tissus, et quelles qu’en soient les compositions.
- Le jaune au sulfure de cadmium donne de beaux résultats comme brillant, mais son prix est élevé. Il n’a pas eu d’emploi à Lyon. Les jaunes azoïques de même les oranges, sont d’ailleurs d’un emploi trop commode et tirent facilement.
- L’acide sulforicinique ne donne plus les mêmes résultats que sur le coton surtout avec l’alizarine. — Je l’ai déjà dit précédemment. Avec certaines couleurs, il garde tout le brillant delà ramie. Mais l’acide sulforiciniqueest bien délaissé comme mordant,il a le grand inconvénient de contribuer à la destruction des couleurs fixées par lui à la lumière. C’est un mordant à surveiller lorsqu’il agit directement pour fixer la couleur. Sans contribuer
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- 176 LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE
- au préalable à la fixation d’un mordant métallique comme cela a lieu pour les couleurs d'alizarine.
- Le cachou comme le dit M. Adolphe Renard, ne donne plus les mêmes résultats que sur le coton; au premier il garde son aspect, à la ramie il enlève son brillant.
- Je n’ai pas étudié le bleu d’indigo de cuve sur la ramie, je le crois d’ailleurs trop cher comme application et l’azobenzurine peut le remplacer avec succès en gardant le brillant de la fibre. Seulement c’est une nuance encore coûteuse.
- Quant aux gris et aux noirs campêche (je reviens incidemment sur ces noirs, considérés comme couleurs foncées), contrairement à l’opinion de M. Adolphe Renard, j’ai vu des noirs ainsi faits très brillants, de même des gris. Cela vient sans nul doute des manières d’opérer.
- Les couleurs dérivées de la rosaniline et celles azoïques sont les plus faciles à fixer.
- Parmi les couleurs azoïques les jaunes et les oranges, viennent en premier lieu. Les mordants du coton, tanins et émétiques sont les plus commodes.
- Concurremment aux jaunes et oranges azoïques j’ai reconnu que le rocou pouvait être employé avec succès et donnait un magnifique brillant à la fibre. Il fournit énormément sur la ramie, se marie bien d’ailleurs avec la saranine,on peut obtenir des couleurs très éclatantes et relativement solides.
- Les mordants plombiques enlèvent tout brillant à la fibre, et les couleurs phtoléiques telles que les éosines et les phloxines ainsi fixées donnent des nuances ternes. Dans des couleurs claires les éosines et les phloxines peuvent très bien être fixées par un passage préalable en suman etémétique.
- Le teinture de la ramie gagnerait à être faite à l’état de bourre et avant tout peignage, car par les opérations de peignage et de filature elle reprend un très grand brillant, mais alors il faut beaucoup plus de matière colorantes, et ensuite on ne peut opérer qu’avec
- un nombre limité de nuances commandées d’avance. Et à Lyon par exemple cela ne conviendrait pas, de même à Saint Etienne et autres villes soyeuses, où au dernier moment le fabricant met en disposition. C’est-à-dire donner au teinturier tant de kilos d’un filé quelconque à assortir à une nuance voulue. Quelquefois il s’agit de fortes parties en bleu de ciel, par exemple, comme d’autres fois de quelques kilogs en rose clair.
- Ceci explique que tel ouvrage écrit pour les besoins d’une région, perd de sa valeur dans une autre, les besoins n’étant pas les mêmes. D’après M. Adolphe Renard, la ramie perd de sa souplesse en séchant sur l’eau. Je ne suis pas tout à fait de son avis. Cela tient sans doute à des qualités de ramie diverses que nous avons eues tous les deux entre les mains. D’ailleurs comment éviter le séchage sur l’eau dans des opérations industrielles sur des fils.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
- Nouveau procédé d'application DES COULEURS DE PRIMULINE
- EN TEINTURE ET EN IMPRESSION.
- C. Dreyfus, Manchester
- Les couleurs dérivés de la primuline peuvent être employées, non seulement en teinture, mais aussi en impression. Le rouge, notamment, qu’on forme en teinture directe-tement sur la fibre, est remarquable par sa grande solidité Cependant ces matières co lorantes étant insolubles, on ne peut pas les appliquer directement, il faut d’abord les rendre solubles. L’auteur indique pour cela le procédé suivant qu’il a fait breveter en Angleterre.
- La primuline est dissoute dans l’eau; la solution, rendue légèrement acide, est traitée par l’acide nitreux ; on obtient ainsi le composé diazoïque qu’on verse dans une solution alcaine de -naphtol. La matière colorante
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- ET DE L'IMPRESSION LES TISSUS
- rouge, ainsi obtenue, est recueillie sur filtre, lavée, pressée et séchée. On la rend soluble en la chauffant à 100° en autoclave, ou à l’ap-pareil à reflux, avec deux fois et demi de bisulfite de sodium à 50° Tw. On filtre la liqueur et on la précipite par une solution saturée de sel marin ; on obtient une poudre jaune, très soluble dans l’eau, qu’on peut employer en teinture et en impression, et qui donne le rouge par l’action des alcalis caustiques. On peut préparer de même le marron et l’orangé en employant, au lieu du 3-naptol, l’a-naphtol et la résorcine.
- a. et p. b.
- PRÉPARATION DE L’EAU OXYGÉNÉE CHIMIQUEMENT PURE au moyen DE l’eau oxygénée commerciale; {Journal of the Society of Chemical Industry.
- L’eau oxygénée qu’on trouve dans le com-merce renferme toujours une certaine quan-tité d’impuretés provenant des produits employés dans la fabrication. Ce sont surtout des traces d’acide chlorhydrique, d’acides sulfu-rique, phosphorique, fluosilicique, d’alumine, de chaux, de magnésie, de baryte, de fer, etc.
- Ces impuretés rendent l’eau oxygénée très altérable, et, pour éviter sa décomposition, on l’additionne généralement d'une petite quan-blé d’acide. Mais cet excès d’acide peut 8ener pour certains usages, notamment quand on veut l’employer comme antiseptique. Il faut alors de l’eau oxygénée tout à fait pure.
- Pour la préparer au moyen du produit com-mercial, on ajoute à celui-ci environ 0.25 0|0 d une solution sirupeuse d’acide phosphorique (pur autant que possible) afin de précipiter le fer, le cuivre, le mnganse, etc. La petite quantité d’acide libre est éliminée par l’addi-bon d’eau de baryte qu’on ajoute avec pré-caution de façon à éviter d’en mettre un excès qul se précipiterait à l’état de bioxyde de baryum.
- On décante alors le liquide clair et on y
- ajoute un excès d’eau de baryte; il se précipite du bioxyde de baryum hydratée qu’on recueille sur filtre et qu’on lave.
- Le bioxyde de baryum pur ainsi préparé est délayé dans de l’eau, et on y ajoute goutte à goutte de l’acide sulfurique à 10-12 0(0 jusqu’à ce que la liqueur soit faiblement acide. On sature alors exactement par l’eau de baryte très étendue; on laisse déposer le sulfate de baryum et on décante le liquide clair.
- L’eau oxygénée pure ainsi préparée est très stable. a. et p.-b.
- Note sur l’application
- DU BLEU D’ALIZARINE
- Pli cacheté déposé à la Société industrielle de Rouen, par feu M. DUPREY, de Neuville-sur-Saône, en janvier 1878.
- (Suite)
- Teinture. — La faible solubilité de coproduit dans l’eau rend son emploi en teinture quelque peu difficile : cependant, l’addition d’huile pour rouge turc ou de solution de savon dans le bain facilite beaucoup l’opération.
- La teinture ne s’opère qu’à 75° et au-dessus. La pureté de l’eau est encore plus nécessaire que dans l’emploi de l’alizarine rouge. La présence de la chaux est à éviter d’une façon absolue.
- Les étoffes teintes ou imprimées avec cette couleur résistent énergiquemen à l’action du savon, de la lumière et du chlorure de chaux. Cette dernière propriété est un des avantages frappants que présente la nouvelle matière colorante, vis-à-vis de l’indigo.
- Impression. — Les meilleurs résultats s’obtiennent en substituant aux mordants de fer ordinaires le prussiate jaune de potasse.
- Les teintes obtenues par ce mordant présentent un éclat et une pureté de nuance supérieure aux nuances fournies par les autres sels de fer. La cause est surtout dans ce fait que la laque de prussiate de potasse ne se forme pas aussi brusquement que celle des autres précipitants.
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- P a
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Epaississant.
- 350 gr. amidon blanc
- 500 gr. Eau.
- 50 gr. huile d’olive.
- Couleur pour impression.
- 50 gr. Epaississant.
- 50 gr. Bleu en pâte, 10 0[0.
- 4 ce. Solution prussiate jaune à 15' B.
- Sécher, vaporiser, laver, savonner comme pour l’alizarine rouge sur les étoffes huilées ou non.
- Ces indications sont évidemment sommaires, et l’emploi plus étendu de ce produit amènera les coloristes à des méthodes plus rationnelles.
- Nous croyons qu’il serait nécessaire de faire des essais divers, et nous indiquons les suivants que la pratique seule pourra juger :
- 1° Concentrations diverses des solutions de prussiate avec addition de quantités .variables d’acétate d’alumine pour étudier les différentes nuances.
- 2* Mélange avec des tons rouges, roses ou oranges.
- 30 Impression avec l’acide acétique et passage sur du chlorure de chaux à 2 1|2 00 B., réserves sous le bleu imprimé.
- 4o Addition d’hydrosulfite ou de bi-sulfite de soude avec ou sans mordants sur des étoffes huilées ou sans préparation.
- 5‘ Essayer l’influence des préparations du noir d’aniline sur tissus déjà imprimés en bleu.
- Teinture. — Etoffe préparée pour
- turc................ 400 C2. Bleu 10 0|0..... 0,70 gr.
- Eau distillée.......... 300 cc. Huile pour rouge turc 0,5 »
- Teindre en une heure jusqu’au bouillon.
- 1. Essayer addition du sel d’ammoniaque avec bain de teinture.
- 2. Différents mordants, 2 Alumine, 1 de fer. 1 — 1 — 1 — 2 —
- 1 - 3 -
- 1 — 4 —
- 3. Essayer l’addition au bain de teinture d’acide tannique et de colle.
- La laine fixe aussi cette couleur si l’on la teint lentement dans des bains bouillants et acides.
- Neuville-sur-Saône, 22 janvier 1878. (A suivre)
- SUR L'EMPLOI DU SEL D’ANTIMOINE DANS LA TEINTURE DU COTON;
- H. Lange (Deutsche Industrie Zeitung
- On trouve depuis quelque temps dans le commerce un produit destiné à remplacer l’émétique, etqui présente la composition correspondant à la formule SbFIs(AzH1)2S04. L’emploi de ce sel est très avantageux, surtout pour les couleurs mode, car, pour les nuances fines, on obtient, avec l’émétique, des teintes légèrement différentes — généralement un peu plus vives.
- Le prix moins élevé du fluorure double et sa facile solubilité dans l’eau lui assurent une place importante dans tous les ateliers de teinture du coton. g. de b.
- NOTE SUR L’APPLICATION DU VERT DE RÉSORCINE AU MOYEN DU NITRATE DE COBALT, DE M. HORACE Koechlin .
- Par M. Edouard Kopp.
- M. Horace Kœchlin m’ayant communiqué dans une aimable lettre son nouveau procédé pour l’application du vert de Résorcine, au moyen du nitrate de Cobalt, j’ai pensé vous intéresser en vous le décrivant avec son autorisation.
- Lo Dinitrorèsorcine C2 H2 02 (NH)2 ou vert de Résorcine, s’obtient en soumettant une solution aqueuse de resorcine à l’action de l’acide nitreux et sans entrer dans le détail de sa préparation, voici comment l’emploie M. Horace Kœchlin.
- Il imprime sur l’étoffe par les procédés habituels, un mélange de nitrate de Cobalt et d’acétate de soude en proportions convenables, passe en aluminate de soude ou en sili-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- cate de soude a 20° Baume 1(10, puis teint en dinitrorésorcine, en additionnant le bain de chlorure de calcium. Le passage en alumi-nate donne de meilleurs résultats que le même passage et doit lui être préféré.
- L’affinité de la dinitrorésorcine pour l’oyde de Cobalt est telle que la nuance brune produite par leur combinaison se développe presque instantanément, et c'est cette rapidité de la réaction qui a jusqu’ici rendu vains les efforts de M Horace Kœchlin pour préparer avec ces produits, une couleur d’application.
- M. Horace Kœchlin avait bien voulu joindre à sa lettre quelques échantillons teints Parle procédé que je viens de vous décrire. Je me fais un plaisir d’autant plus grand de vous les soumettre que la richesse de leurs tons prouve l'intérêt que présente cette application nouvelle de la Dinitrorésorcine. Inté-rêt évident, car si le nitrate de Cobalt vaut 20 francs le kilogramme, il suffit d’en employer 40 grammes par litre pour obtenir une nuance très foncée.
- FABRICATION DES TAPIS DE SMYRNE
- Matières colorantes utilisées
- Le mouvement annuel d'affaires auquel donne lieu cette industrie atteint le chiffre Approximatif de 4.000.000 fr. Les laines né-cessaires à la fabrication sont achetées dans le Pays, en suint; le blanchiment et le lavage Sont pratiqués par les ouvriers eux mêmes. Trois centres principaux (Ouchak, Koula et Ghiordés), établissent des tapis de différentes di— • r
- ensions, mais présentant tous les mêmes cractères relativement au point employé. Les femmes s’occupent du tissage, tandis que les bommes préparent les laines et les teignent. ans quelques localités, les métiers sont con-Ts à des ouvriers qui travaillent à domicile; centralisation des métiers est l’exception. Plusieurs fabricants possèdent des modèles 11 sont pour la plupart des copies de tapis
- anciens et qu’ils conservent avec un soin jaloux. La spécialité de Ghiordés consiste à reproduire avec assez d’exactitude les dessins persans; Ouchack livre des tapis à fond généralement rouge, avec des motifs de décoration en bleu et en vert d’une teinte atténuée; ces derniers produits sont en laine plus longue, sur une trame épaisse. Les couleurs employées sont : le rouge, qui est extrait surtout de la garance et de la cochenille; l’indigo pour les tons bleus, et les baies de nerprun pour les jaunes. Ces couleurs sont de production indigène, l’exception de l’indigo provenant des Indes, et de la cochenille dont la France envoie une certaine quantité. Il n’est pas inutile, au surplus, de rappeler que les teintes si fines et si diverses qui distinguent les tapis d’Orient sont déterminées par les ouvriers du pays au moyen de ces couleurs premières : une expérience séculaire leur à légué les formules à l’aide desquelles ils trouvent les proportions convenant au mélange de nuances.
- En ce qui concerne les couleurs chimiques, leur emploi paraît devoir rester très limité. Déjà, à différentes reprises, les fabricants ont proscrit les couleurs à basse d’aniline qui ont le désavantage de faiblir très rapidement; le gouvernement ottoman avait eu un instant l’intention d’interdire l’usage de ces couleurs qui devait, suivant une opinion accréditée, porter une grave atteinte à la réputation des tapis turcs et entraîner la ruine de la seule industrie prospère du pays. La préparation exacte de teintes multipliées à l’infini est du reste impossible à distance. Pour préparer en Europe les couleurs dans les conditions requises, il faudrait que les négociants pussent livrer avec des modèles la série des couleurs que leur mise en œuvre exige.
- Certains fabricants, frappés du fait que les tapis anciens si recherches prennent le chemin de marchés d’Europe et des Etats-Unis, ont manifesté des craintes pour la conservation du bon goût et de la variété des dessins qu’entretenait et stimulait la vue de tapis anciens et de réelle valeur devenus de plus en plus
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- rares. Quelques-uns d’entre eux ont la pensée, pour obvier aux inconvénients de cette situation, de s’adresser à des décorateurs d’Europe, mais ceux-ci n’ont pas jugé possible d’envoyer des modèles qu’ils auraient dû copier eux-mêmes sur des tapis indigènes. Il estpro-bable, cependant que si les industriels français se décidaient à reproduire certains modèles anciens et établir avec des motifs empruntés à ces tapis de nouveaux dessins originaux, ils trouveraient auprès des fabricants du pays un placement facile pour les teintes nécessaires à la coloration des laines en soignant à l’expédition de ces articles les modèles à reproduire.
- Les principaux fabricants de tapis de Smyrne sont : MM. Giraud, à Ouchak (français), M. d'Andria (italien), MM Habif et Polako (autrichiens), dont les maisons font d’importantes affaires en tapis ordinaires. Les plus notables, parmi les négociants en couleurs, sont MM. Maggiar frères (français), Icard frères (français), Genesali et Cie (italien), Hermann E. Alberti (italien), Jacques F. Fi-lipuci (autrichien).
- On peut d’ailleurs s’adresser directement aux fabricants et commerçants précités, soit pour obtenir des informations complémentaires, soit pour confier à l’un ou à l’autre de ces établissements la représentation de ses intérêts.
- Roügon.
- Consul de France.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- RÉPARTITIONS DE FAILLITE
- Paris.— Pruvot, teinturier, à Saint-Mandé.
- — S. : M. Boussard. — 100.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en commandite G. Levasseur et Cie, successeurs de L. Dida et de A. Dida, fab. de vernis à l’alcool, de teintures alcooliques et blanchiment
- de la gomme laque, 108, boul. Richard Le-noir, à Paris, avec fabrique à Draveil (Seine-et-Oise). — Durée : 16 ans du 1er avril 1889. — Cap. : 130,000 fr. dont 102,000 fr. en commandite. — Acte du 13 juin. — J. g. d’A.
- Formation de la Société en commandite Alfred Carault, Hellmuth et Cie, fabrication et vente en gros des tissus unis et fantaisie nouveauté pour dames, rue des Jeûneurs, 17, à Paris, composée de A. Carault, repr., de commerce, rue du Faub. Poissonnière 9; Alexis Hellmuth, chef de fabrication, rue Saint-Vincent-de-Paul, 5, et un commanditaire. — Cap. : 40,000 fr. — Durée : 20 ans pour les associés en nom et 3 ans pour la commandite. — Acte du 28 juin.
- Formation de la Société en nom collectif veuve Erançois BROWAEYS et Aimé DUQUEENE, teinture de la laine, rue de Tourcoing, 18. — Durée : 10 ans. — Cap. : 70.000 fr. — Acte du 1er juillet 1889.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société GRÉMONT et Cornu (apprêt des draps, rue de la République, à Elbeuf. — Liquid. : M: Grémont. — Acte du 28 juin.
- Lille. — Dissolution, à partir du 1er juillet de la Société Deflandre fils et A. Frémaux, teinturerie de toiles et cotons, quai de l’Ouest; 46. — Liquid : les associés. — Acte du 30 juin.
- Lille. — Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société Domarles et Couquerque, fab. de bleus d’outremer, rue du Marché, 25 et 29." M. Desmaries continue seul. — Liquid. : les associés. — Acte du 19 juin.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation pour 3 ans à partir du 1er jul 1889 et de la Société Off et Laurent, fab. et vente des draps, nouveautés et autres étoffe à Sedan (Ardennes). — Acte du 3 juillet-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, V 16. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Août 1889
- SOMMAIRE
- perfectionnements ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- NOUVEAUX COLORANTS AZOIQUES
- LA RAMIE (suite et fin). - ESSOREUSES ÉLECTRIQUES.
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES.
- BU BLEU D’ALIZARINE (suite et fin).
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L'INDUSTRIE NATIONALE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN financier.
- BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ‘ Analyse des brevets de nature à intéresser nos Acteurs.
- PREPARATION D’UNE MATIÈRE COLORANTE DE LA SERIE DES INDULINES, SOLUBLE DANS L'EAU
- P
- " la Compagnie Parisienne des Couleurs d’aniline
- Cette nouvelle matière colorante est le ré-sultat du chauffage d’un mélange d’aniline, de chlorhydrate d’aniline et damido azo ben-Zo' dans certaines conditions : cette matière forante bleue -violette inconnue jusqu’à ce r> jouit de cette particularité toute spéciale dpoir son chlorhydrate facilement soluble ns 1 eau chaude. Sa formule chimique est Rivante: C2 4H18Az4HCL. La matière co-"nte est isolée des indulines conjointes par “n double procédé.
- 10 En faisant bouillir le mélange à deux ou Teprises, et en l’additionnant après fil-8e d acide chlorhydrique : dès que le mé-c018e est en contact avec l’acide, la matière mellstnte est précipitée — il reste alors à la re-a70l6 Sur le filtre, à la presser et la sécher 20°" 80 centigrammes.
- mé Le second procédé consiste à traiter le . .nge Pendant 12 ou 24 heures avec de la “SBive d
- Puis — soude délayée, à filtrer et laver, de 10 suspendre le résidu dans un mélange à 150 p. d’eau additionné d’acide
- acétique, tartrique, citrique ou levulique; faire bouillir afin que la nouvelle induline seule se dissolve, filtrer et concentrer d’un quart. L’acétate de l’induline cristallise alors sous forme de feuillettes bleues avec éclat brun.
- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR OBTENIR DES COMPPOSÉS AZOIQUES BLEUS DE L ANILINE SUR LAINES, SOIES-
- Par M. H. Chaudet.
- Ce nouveau procédé se distingue des anciens :
- lo Par l’intervention des composés azoï-ques de l’aniline et les acides capables de les produire et en agissant sur les matières préalablement préparées pour recevoir le bain de teinture ;
- 2° Par l’emploi comme bain de mordançage des bains épuisés de matières colorantes de l’aniline et renfermant en dissolution du nitrate de potasse et du chlorure chromique;
- 3° Par le résultat obtenu, un pied bleu noir grand teint remplaçant l’indigo.
- Des nouveaux perfectionnements indiquent encore 4o le traitement des matières textiles animales dans le but de paralyser leur action réductrice, traitement qui consiste à les soumettre à deux réactions inverses, l’une réductrice, l'autre oxydante;
- 5° Le mordançage des matières textiles végétales en ajoutant au bain ci-dessus indiqué, des mordants solubles sont des nitrates, chlorures, sulfates ictates, oxalates, acétates,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- matières amylacées et leurs dérivés, antimo-niâtes alcalins, etc., etc.
- 5° Le fixage définitif par le passage à l’eau renfermant une matière amylacide de tannin ou des extraits de bois jaune, campêche et le chauffage du tout jusqu’à un degré centigrade de 140, en autoclave ;
- 7° L'addition au bain de teinture des hypo-chlorites d’aniline par double décomposition et obtenir ainsi des nuances variables à l’infini.
- 8° La consolidation des nuances pour l’emploi de chromâtes, de chlorure et des dissolutions des sulfates ou azotates avec l’acide chromique pour consolider par ébullition.
- PERFECTIONNEMENT DANS LA TEINTURE DES TISSUS EN LAINE ET D’AUTRES ÉTOFFES TISSÉES OU FEUTRÉES-
- Par J W. Bannister
- Le but de l’inventeur a été de supprimer l’emploi des mordants généralement employés avec le procédé de préparation ordinaire bien connu pour teindre des tissus en laine, et achever la teinture en une seule opération.
- A cet effet M. Bannister emploie une combinaison d’ingrédients, dont les proportions approximatives sont les suivantes ;
- A 250 litres d’eau, ajouter : Couperose...................... 4 kil.
- Pierre bleue..................... 4 kil.
- Soude commune ou calcinée (ou un alcali équivalent).. 3 kil. 1[2 Acide oxalique (ou acide équivalent) 4 kil. 1[2
- Tous ces ingrédients placés dans un réservoir sont poussés à l’ébullition jusqu’à dissolution complète puis additionnés de :
- Bois de campêche............ 75 k.
- Fustoc...................... 750 gram.
- PROCÉDÉ POUR LA FABRICATION D’UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE BLEUE-VIOLETTE-Par MM. Rod, Geigy et Cie.
- Ce procédé est le perfectionnement d’un
- brevet français (no 145685) indiquant la réaction de l’acide gallique sur le chlorhydrate de la nitrosodiméthylaniline pour produire une matière colorante bleue violette. Les inventeurs remplacent l’acide gallique par l’acide gallamique : le résultat a été la production de la même couleur bleue-violette, qui en combinant avec le bisulfite de l’avantage de Se prêter à l’impression.
- Le mode de préparation est le suivant :
- Dans une solution quelconque, alcool, acide acétique ou autre, mélanger deux parties d'a-cide gallamique avec trois parties de chlorhy" drate de nitrosodiméthylaniline. La reaction qui a lieu produit une chaleur suffisante poUr terminer la formation de la matière colorante Après refroidissement la couleur est filtree, séparée d’ailleurs qu’elle est déjà sous fornet de feuillletes verdâtres, puis séchée.
- Dissoute dans l’eau cette couleur donne une, teinte rouge ; dissoute dans les alcalis, unet teinte rouge-violette. En versant la solutione dans l’eau, la base est mise en liberté SOut forme de flocons.
- On peut encore obtenir une matière col't rante bleue-violette en faisant réagir sur 18I cide gallamique les sels de nitrosodiméthy/8t nine sur l’acide gallamique les sels et nonp8B seulement le chlorhydrate de nitrosodiméthy'e laniline.
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- MACHINE A BLANCHIR OU A TEINDRE LES COTON EN BOBINES DE PRÉPARATION
- Par M. Paul Jacquart
- Par ce procédé nouveau, le coton est1: en bobines sur des tubes métalliques pere de trous et de dimension ordinaire.
- Ces bobines sont enfilées sur un axe de diamètre inférieur au creux des fuseau) rendues solidaires les unes des autres P*
- ' ]e‘ leurs extrémités emmanchées, extrémiteP
- a gèrement coniques et évasées. L’arbre ' placé sur deux coussinets, reçoit un moult ment de rotation et est en même temps 1n mergé à moitié diamètre dans le bain de blë chiment ou de teinture. Un tuyau conven
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- blement disposé, amène le liquide sous pres-en même temps dans l’intérieur des fuseaux. L’appareil de refoulement s’alimente dans le récipient lui-même.
- Ce procédé opératoire ainsi décrit en prin-cipe peut varier d’application et de forme comme appareil.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION DES MATIÈRES COLORANTES VERTES ET BLEU-VERTES
- Par la Cie Parisienne des couleurs d’aniline
- Cette nouvelle classe des matières colo-rantes vertes et bleues-vertes, dérivées du métaoxytriphénylméthane est obtenue par °xydation convenable des métaoxytétralhyl-diamido triphexylméthanes ayant la formule
- / C6 H<
- "C6 H 4 (Alh 2 ) 2
- et de leurs acides sulfoniques ou des alky-éthers correspondants à ces corps dérivant de métaoxydiamido triphénylméthane mé-thoxylé ou éthoxydé.
- Les acides sulfoniques parmi ces matières colorantes se distinguent des différentes sortes de « Vert acide » connu par leur résis-nce à la lumière et spécialement au lavage. Procédé opératoire : La solution à l’acide Chlorhydrique ou sulfurique étendue est ad-"onnée d’un agent oxydant convenable.
- Comme le peroxyde de plomb ou de man-Banèse, puis la matière colorante obtenue Par l’1
- évaporation ou par péripitation par l’ad-in de sel commun.
- m o3ydation peut encore avoir lieu au vendu barvum et s’exercer sur les ma-lleres i
- Colorantes de la série des « Verts mala-Chites
- , " ou de celle des alkylethers des nes, eXvtétralkyl diamido trophénylmétha-
- ""tHES COLORANTES NOUVELLES ET LEUR PROCÉDÉ DE FABRICATION
- al°U8 ce titre, M. Bennert a pris, à la date 1032 juillet 1887, deux brevets qui portent "WWméros 184.934 et 184.936. L’inventeur
- désire s’entendre avec des usines françaises pour l’exploitation de ses procédés. S’adresser pour plus amples renseignements au cabinet Emile Barrault, 48, rue de Bordy, Paris.
- M. Bennert a imaginé un nouveau procédé pour le traitement de certaines matières colorantes ayant pour effet de les rendre solubles ou plus solubles pour la teinture et l’impression.
- Le 22 juillet 1887 un brevet qui porte le numéro 184.935 a été pris pour cet objet. Désireux de voir exploiter son invention en France, M. Bennert appelle sur ce point l’attention des intéressés, en vue de céder ses droits ou des licences S’adresser pour plus amples renseignements au cabinet Emile Barrault, 48, rue de Bondy, Paris.
- REVUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 {Suite.}
- Lampe à incandescence par le gaz.
- Trop soucieux de tout ce qui peut intéresser les lecteurs du Moniteur de la teinture, je ne puis passer sous silence le bruit justifié qui se fait autour d’une nouvelle lumière qui doit être pour nous une source de profit. Je veux donc vous parler de la lampe à incandescence par le gaz du docteur Auer von Welsbach, représenté à Paris, 44, rue du Louvre, par M. Thomas de Franco, qui exploite le privilège pour la France.
- Cette lampe se compose d’un corps incandescent, appelé Manchon ou Manteau et qui consiste en un cône incombustible fixé à l’intérieur d’un verre de lampe et immédiatement au-dessus d’un bec de gaz. La flamme passant à l’intérieur de ce manteau le rend incandescent et produit une lumière blanche, brillante, absolument fixe, sans odeur, sans fumée, et donnant de prime-abord l’impression que donne la lumière électrique.
- De ce qui précède, il est facile de déduire les
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- avantages que toute personne s’occupant de coloration, de nuançage doit attendre d’une semblable lumière ; elle devient un auxiliaire précieux dans nos ateliers, dans nos laboratoires, dans nos magasins pour continuer, à sa faveur, les travaux que nous sommes condamnés, aujourd’hui, à abandonner aussitôt que le jour a pris fin.
- J’ai fait des études de nuançage à la lumière de la lampe à incandescence par le gaz, et des étoffes réassorties, de jour, à des types déterminés n’ont accusé aucun écart à la lumière ; les nuances y paraissent pour ce qu’elles sont réellement. Le teinturier pourra donc continuer ses travaux, la nuit venue ; le magasinier pourra, dans le même temps, réassortir les nuances et nos montres conserveront l’éclat dû à des étoffes dont les couleurs se montreront dans toute leur fraîcheur, avec leur cachet.
- Le teinturier, le fabricant de tissus, l'apprê-teur, le vendeur ont donc à bénelicier de l’emploi de cette lampe.
- Si je quitte la partie technique pour entrer dans des considérations générales, j’y trouve des avantages indiscutables en faveur de la lampe à incandencence par le gaz et qui peuvent se résumer ainsi : lo Augmentation de la lumière, puisque tous les gaz sont brûlés et que l’incandescence a par elle-même un grand pouvoir, rayonnant de la lumière blanche. 2° Fixité absolue, due à la disposition des organes de la lampe. 30 Absence de fumée par suite d’une combustion complète. 4° Diminution de la chaleur vu que celle-ci est en proportion du gaz consommé et que la nouvelle lampe produit un Carcel par 24 litres à l’heure au lieu de 70 que consomme un bec ordinaire. 5° Lumière d’une parfaite blancheur au moyen de laquelle les couleurs peuvent se distinguer comme en plein jour ; ceci résulte de mes propres observations. 6 L’odeur qui souvent, nous gêne dans les becs à gaz simples, ne pouvant se produire par suite d’une combustion complète, n’existe absolument pas ici. 7° Le bruissement désagréable, continu, que produisent les becs ordinaires disparaît, et tou
- jours par les mêmes causes. 80 La combustion étant parfaite il ne se dégage aucune molécule de carbone ou d’autres matières gazeuses; l’atmosphère, par conséquent, n’est pas vicié et les peintures ni les décorations des appartements ne sont pas détériorées, I la coloration des étoffes modifiée ni souillée. 9° L’économie a été établie, par des rapports nombreux, atteignant le chiffre de 50 à 6009 sur le gaz employé avec les becs ordinaires! 10° Enfin la qualité du gaz n’a aucune impor-tance pour ces lampes. De ce qui précède,! en ressort ce fait, que la dépense d'installatio de la nouvelle lampe est amortie dans l'espac" d’environ cinq mois.
- Cette lampe se prête à toute forme décorf tive, à toute application ; elle convient à n0| ateliers, à nos appartements, au silence “f nos cabinets de travail.
- Lumière puissante, douce, blanche, siler cieuse, elle convient à tous les âges, à touls les occupations et l’on n’éprouve aucune fatigu| aux yeux après un emploi de plusieurs heur, comme cela arrive trop souvent avec le 8 ordinaire.
- Son installation est d’une grande simpliciet son entretien est nul et le même manchone
- l’o co
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- I abs ten pen Iprë | dan très 1 1 déni etq aux étab Lun à ai inste aun I Se term Slee
- seule pièce à changer, peut durer de 600 1200 heures suivant les milieux où se trotNJdma
- I cy lin
- la lampe.
- Les propriétés hygiéniques du sysll)H.0, Auer von Welsbach ont été reconnues Par 6 sommités médicales de tous les pays elEid Conseil supérieur d’hygiène de la GranEcbal Bretagne lui a décerné la grande MÉDAILLS HL " plus haute récompense qu’il ait jamais ‘M PI
- à
- cordée.
- Chez nous, le prix Montyon aurait cer nement recompensé les efforts de l'Inver I Une médaille d’or vient également de lu'e accordée à lExposition des Architecte Constructeurs d’Angleterre.
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- Ces Pies,
- Je ne puis donc qu’engager
- ach très forten æ
- . V-
- mes lecteurs à user de ce système d— d’ailleurs à se généraliser dans tous les C85
- Le
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- KT DE L IMPRESSION DES TISSUS
- 185
- bus-zune
- ga-n’est
- Lions s, ni lëe. yorts
- l’on a le souci des améliorations hygiéniques, commerciales, industrielles.
- Mes lecteurs savent que je suis toujours à leur entière disposition pour tout complément d'informations.
- ires, por-de, i ation spacë
- 0r8 i nd
- ilet outë tigt eurë
- O
- stën arlf
- e ! unde is s 8"
- c
- 371e tel
- Machine à, apprêter les étoffes de MM. Pingrié et Cie.
- Pour se rendre un compte exact de oette machine, une des meilleures dans son genre, il convient de l’examiner sous ses aspects absolument pratiques d’autant plus que j'en-tends la recommander comme machine indispensable à tout atelier de teinturier ou d’ap-prêteur soucieux de produire de bon travail dans des conditions de rapidité et d’économie trës appréciables.
- | LA machine se présente sous un aspect con-Üelsé qui éloigne toute idée de complication et qui paraît de prime abord devoir répondre “UX résultats attendus. Elle est solide, bien etablie, peu encombrante et ne demande au-“In travail de fondations ; elle n’entraîne donc ducune dépense supplémentaire pour son “Stallation • elle peut marcher à la pédale ou du moteur.
- SEs organes répondant à des fonctions dé-ruminées, nécessaires, viennent se placer "Ceessivement 14
- où est leur fonction sans “mais faire double emploi. C’est d’abord un “lindre en cuivre pourvu de tous les acces-I res indispensables pour en assurer le fonc-6, nement et la sécurité ; puis un feutre sans L J l’entoure presque complètement et dont chanlion est de maintenir contre sa surface I "fée à la vapeur des étoffes et des tissus qui"Preter : une barre d’injection de vapeur I 1 fournit l’humidité nécessaire à un bon “Pprê- .
- enf “ a un décatissage indispensable ; L un ensemble de rouleaux mettant en I cement le feutre sans fin.
- ple "ouleaux ont tous des fonctions multi-macklecessaires à la bonne marche de la but ne et déduites de sa nature et de son
- I rouleau de devant qui actionne le feutre
- est capable de se rapprocher ou de se reculer du cylindre suivant qu’il s’agit d’étoffes légères et lisses demandant à être brillantées ou d’étoffes fortes et à reliefs qui, au contraire veulent garder le cachet qui leur est propre. Cet effet s’obtient au moyen de ressorts faciles à manier même pendant la marche de la machine.
- Le rouleau de derrière qui concourt, lui aussi, à l’entraînement du feutre est disposé de telle façon qu’il sert de tendeur et de régulateur pour le feutre.
- L’étoffe n’est livrée à la machine qu’enroulée sur un rouleau spécial, placé sur le devant, et dont le déroulement est réglé par une vis à tête de volant de façon à ce que cette opération ne se fasse que sous une tension déterminée, rationnelle.
- Quand la machine est actionnée à la pédale, cet organe qui a toute la longueur de la machine, permet la transmission de mouvement de n’importe quel endroit de cette face.
- Un système d’enclanchement et de déclanchement permet de mettre en marche, d’arrêter ou de revenir en arrière en tout temps.
- Son fonctionnement est très simple : l’étoffe étant enroulée et la vapeur introduite, sans pression dans le cylindre, on en présente le bout à la machine qui l’entraîne après qu’elle a été humectée par la vapeur de la barre d’injection et la rend sèche et apprêtée. Dans le cas d’apprêts à sec, les machines débitent 3 mètres environ d’étoffe par minute. Dans le cas d’apprêts mouillés, il est urgent de passer deux fois successivement ; la première fois pour sécher, la seconde pour apprêter.
- Mes lecteurs remarqueront sans doute, que, jusqu’à présent, je ne leur ai parlé que de machines ou d’appareils méritant, après comparaison, toute leur attention ; c’est que, jusqu’à présent, j’ai mis tous mes soins à ne m’occuper que de résultats acquis par des travailleurs, qui tous ayant mis la main à la pâte, savent juger mieux que des théoriciens, purs des besoins et des nécessités de l’industrie dont il s’occupent, M. Pingrié, lui aussi,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fait partie de cette intelligente cohorte et il a monté un atelier d’apprêts pour juger, approfondir, modifier, améliorer la machine dont j’entretiens mes lecteurs aujourd’hui. Ces hommes-là sont les véritables pionniers de l’industrie et c’est à eux qu’appartient le résultat final ; celui de donner un corps vital aux idées souvent ingénieuses mais infécondes des savants, des penseurs.
- Honneur aux uns et aux autres.
- Quant à la machine elle-même, les médailles qu’elle a remportées dans toutes les expositions où elle a figuré et les nombreuses ventes qui ont été faites tant en France qu’à l’étranger, témoignent de sa valeur et de son importance réelle.
- Je ne dois pas non plus négliger de dire que son prix très modéré la rend accessible à tous les ateliers.
- Le chômage annuel et les vacances vont amener à Paris beaucoup de mes clients ; qu’ils ne manquent pas de visiter cette machine, galerie les machines, classe 58, groupe vi, ils y trouveront M. Pingrié toujours disposé à leur donner tous les renseignements désirés et en tous cas feront la connaissance d’un homme intelligent, serviable, duquel ils emporteront le meilleur souvenir.
- Ch. Drevet.
- NOUVEAUX COLORANTS AZOIQUES Brevetés s. g. d. g.
- Dans notre numéro du 20 septembre 1887 nous avons donné les échantillons des Rouges Congo, Congo Brillants, Bruns Corinthe fabriqués a Pantin (Seine) par MM. J. Ruch et fils.
- Nous mettrons aujourd’hui sous les yeux de nos lecteurs des échantillons de cotons teints avec :
- Brun Congo G. n. 318
- » » W. n° 320
- Purpurine brillante R. no 321
- Rouge diamine 3 B. n° 322 que la même
- maison a fait bréveter et qui figurent à l’Exposition universelle de 1889.
- t
- No 318. — Brun Congo G.
- Le Brun Congo, fournit des nuances vive et saturées pareilles à celles du Brun Bis marck, il résiste au lavage et au foulon, ains qu’aux acides, et se maintient très bien l’air et à la lumière.
- Il s’emploie sans mordant, comme toute les autres couleurs directes pour coton, fabr quées par MM. Ruch et fils, avec lesquel on peut le mélanger, dans le même bain, P" obtenir les nuances les plus diverses etk plus variées.
- Le Brun Congo s’unit facilement aux I5 tières animales; et végétales et convient P8 suite très bien pour la teinture des Zétoft mélangées.
- En impression, cette couleur peut être I duite par le sel d’étain, combiné avec l'ac! acétique.
- No 320. — Brun Congo W
- En outre, les étoffes traitées avec le P" Congo conservent toute leur souplesse, C0 trairement à celles teintes avec le cachob
- 1980
- Le Brun Congo se teint le mieux, en di tionnant de 10 OiO carbonate de soude gilë
- 2 O[0 savon, ou simplement de sel de C— et en faisant bouillir 1 heure. Les bain conservent. ,
- Le prix du Brun Congo G est de 17 Fr kilo.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Ce nouveau type de Brun Congo, donne directement la nuance du cachou.
- L^BrunCongo W. N’320(BrévetéS.G. D. G.) à 16 fr. le kil. résiste au lavage et au foulon, .ainsi qu’aux acides et se maintient très bien à l’air et à la lumière.
- La teinture se fait sur coton, en ajoutant au bain de teinture, outre le colorant, 10 0[0
- No 321. — Purpurine brillante R.
- sulfate ou carbonate de soude et 2 1[2 0[0 savon, et en faisant bouillir lefcoton une heure dans ce bain. Les bains de teinture se conservent et se rechargent seulement de moitié pour les teintures suivantes.
- Le Brun Congo W a sur le cachou le grand avantage de laisser au coton toute sa souplesse, ce qui est d’une importance capitale Pour les cotons non filés, qui doivent passer après teinture, à la carde et au métier à filer.
- Le Brun Congo peut se mélanger, dans le mème bain, avec toutes les couleurs directes Pour coton, et donner ainsi naissance à une gamme de couleurs des plus variées.
- Ce nouveau colorant, de la famille des Rou-9es Congo, a une magnifique couleur Rouge ^urc, d’une vivacité incomparable. Il a en outre sur tous les produits de cette série le
- No 322. — Rouge diamine 3 B.
- 8rand avantage de supporter l’action des “cides et d’offrir à l’air et à la lumière une "esistance qui n‘a encore été atteinte par au-cune couleur rouge azoïque.
- Ces précieuses qualités méritent de fixer l’attention de tous les consommateurs.
- Le rendement de la Purpurine Brillante est égal à celui des types les plus riches de Rouges Congo, et est de beaucoup supérieur à celui du Congo brillant.
- Le procédé de teinture consiste, pour 100 kil. de coton, à former le bain de teinture
- avec
- 2 kil. Purpurine brillante R.
- 10 kil. Carbonate de soude ;
- 2 kil. 1[2 Savon, et à faire bouillir le coton 1 heure dans ce bain. Le bain de teinture se conserve.
- La Purpurine brillante R No 321, bréve-tée s. g. d. g. par MM. J. Ruch et fils coûte 18 fr. le kilo.
- Ce nouveau rouge est encore en fabrication et ne va paraître au le marché que vers le fin du mois. y y.
- . ——ooo- = ------- N/ (80
- LA RAMIE <
- . — 3o,
- (Suite et fin) =
- D’après M. Adolphe Renard toujours, le peignage rend aux fibres de ramie teintes sur l’eau et séchées toute leur souplesse, cela est très vrai. Mais pour Lyon, Saint-Etienne et Saint-Chamard, encore une fois, on ne peut teindre avant le peignage. Nos fabricants de la région mettent en teinture le fil déjà peigné et filé selon les caprices de la mode. Ils assortissent les besoins de leurs demandes aux tein
- turiers, selon celle des commissionnaires.
- D’après M. A.Berthet, auteur d’une machine à décortiquer la ramie en vert, il y aurait avantage à teindre cette fibre immédiatement après le dégommage. Le fil serait plus beau, plus brillant et plus doux. Néanmoins, M. A. Berthet constate qu’il est difficile de faire pénétrer uniformément la couleur, (à mon avis dans les couleurs forcées seulement), et cela tient au manque de porosité et à la grande densité de la ramie. M. Blondel, je cite toujours l’excellent ouvrage de M. Adolphe Re-
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- oo
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- nard, admet qu’un beetlage énergique, rend à la fibre teinte tout son brillant. Cela est vrai, mais en même temps la fibre est applatie. Quant au lustrage proposé comme remplaçant le beethage, je l’ai vainement fait essayer à Lyon, et sans succès.
- Chose étrange, la ramie si tenace ne supporte pas le lustrage comme la soie, et si l’on met un mateau de ramie sur les cylindres lus-treurs chauffés ou non, on voit peu à peu avec des tensions bien inférieures à celles que l’on donne pour la soie, une partie des fils casser.
- J’ai constaté, ainsi que le dit M. A. Renard, que les couleurs mordancées en acides gras, ou savonnées plaquent au beetlage ou au lustrage;
- Le jaune de chrome, terne après teinture, reste de même après le beetlage ou le lustrage. En place les jaunes à la gaude deviennent très beaux. Ils le sont d’ailleurs avant. A ce point de vue, la ramie a peut-être un avenir pour les articles de dorure, vu sa ténacité. Dans les articles de dorure, le fil de coton, ou de ramie teint en jaune de chrome ou à la gaude est destiné à être enveloppé par un fil métallique de laiton, argenté, puis doré, quand il s’agit des articles fins. Dans les articles en faux et de pacotille, on prend du fil d’or factice dont la fabcication nous vient de Nucembecg, et qui s’obtiennent en passant de gros fils de cuivre rouge dans de la vapeur de zinc, dans des fourneaux spéciaux. Selon la durée du passage on obtient les tons voulus comme oc, vieil or, oc vect, oc couge, etc. En passant ensuite ces fils à la filière, on obtient des fils très déliés conservant leur nuance primitive, l’âme en cuivre rouge permet de tréfiler indéfiniment ces fils.
- Les couleurs bleu de cuve et bleu de Prusse, prennent un bel aspect au beetlage.
- En terminant cette étude sur la ramie, je crois utile de dire que les divergences dans la manière de voir de divers auteurs, viennent de la différence d’origine et de préparation dans les divers fils qui ont été soumis à leur appréciation.
- De plus les fibres pour les besoins de la filature ont été brutalement dégommées, tandis l qu’il n’en a pas été de même pour celles du I coton, du lin et du chanvre. Les filés de ces dernières fibres arrivent toujours au teinturier, avec leurs résines naturelles, en dehors de celles enlevées par le rouissage pour le lin et le chanvre.
- Pour la ramie, le teinturier opère sur une fibre qui a subi des opérations plus ou moins violentes, pour la désagréger, et qui sans nul doute en ont énervé les propriétés tinctoriales et physiques.
- Toutes mes études sur des fils ramie ont porté sur des fils blanchis. Comment? je n’en sais rien, d’une manière certaine du moins.
- Il ne m’a pas été possible d’opérer avec des filés comme ceux de coton remis à nos teinturiers, et que ceux-ci sont obligés de cuire et blanchir soigneusement avant teinture Mais ces opérations ils les font eux mêmes et ils savent ce qu’ils font.
- Pour arriver à de bonnes teintures en ramie, il faudrait peut-être procéder par ordre, c’est-à-dire ne pas user les affinités de cette fibre par des dégommages trop énergiques précédant la filature, et ayant pour but de désagréger les fibres.
- Et alors on remettrait aux teinturiers des filés moins blancs, résineux, etc., comme cela a lieu pour les filés de coton, le teinturier se chargerait de la cuite et du blanchiment.
- Tous les jours à Lyon, on remet des cotons en fils écrus, jaunes et résineux, de même des étoffes soie et coton où ce dernier est tout à fait à l’état brut, même encollé, et cependant après la cuitel’onfait avec de fort jolies choses. Le coton cuit convenablement à l’eau bouil-lante, ou au savon, sans action violente, garde toutes ses propriétés tinctoriales.
- Et le visiteur, qui en entrant dans un atelier de teinture, voyant d’une part des cotons gras et ternes, d’autre part des ramies blanches et brillantes, conviendrait peut-être alors, pour-quoi les premiers sortent avec des couleurs
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- éclatantes et soyeuses, tandis que les secondes sortent ternes.
- Que l’on me permette cette expression triviale, la ramie blanche et brillante donnée à nos teinturiers a été — esquintée — par des dégommages trop énergiques précédant la teinture. Et si vous voulez avoir d’une manière régulière de belles teintures en ramie filée, modifiez les procédés de filature de cette filature, en laissant au teinturier le soin de la dégommer .
- M. Blondel a fait de belles études micrographiques sur les aspects divers que prennent les fibres mouillées de la ramie. Le mouillage de la ramie serait toujours une chose désastreuse, mais comment teindre pratiquement sans le concours de l’eau 1
- Je termine ici cette longue étude en disant qu’à l’état de fil blanc, la ramie a déjà de nombreuses applications, on en fait du fil à coudre, du cordonnet, de la passementerie, on l’allie avec la laine pour certaines étoffes, etc.
- En teintures claires on obtient d’assez bons résultats, et avec le temps on arrivera à en tirer un meilleur parti en toutes nuances.
- Ponr les besoins de Lyon, Saint-Etienne et Saint-Chamond, la pierre d’achoppement comme succédannée du coton, sera toujours dans la difficulté d’obtenir des filés fins de r&mie, dans le prix élevé de cette fibre, dans sa grande densité et dans la facilité qu’elle a a duveter.
- Vouloir songer à remplacer le coton par cette fibre pour les grands emplois dans les mélanges avec la soie, c’est simplement une Utopie dans l’état actuel.
- Marius MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
- ESSOREUSES ÉLECTRIQUES
- 3 ai à entretenir mes lecteurs, d’une fort Jolieapplication de l’électricité à la mécanique, "s’agit de l’invention de M. C. Lebois — b. 8. g.d. g.
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- M. Lebois a appliqué la force électrique aux essoreuses et remplace ainsi les moteurs à bras, directs ou à courroies. Cette application s’étend de même à tout mouvement rotatif à très grande vitesse.
- Une essoreuse construite par MM. Buffaud et Robatel, cessionnaires du brevet, est dans la galerie des machines à l’Exposition actuelle de Paris. En principe c’est une machine électrique dont la poulie est remplacé par une essoreuse.
- La description mécanique de cet organe, sans planche, serait trop compliquée. Dans quelques jours, je pense pouvoir, grâce à la complaisance de MM. Buffaud et Robatel, avoir un cliché, et alors je pourrai donner quelques explications sur le fonctionnement de ce nouvel appareil mécanique.
- Je me contenterai aujourd’hui de signaler seulement les avantages de l’application de l’électricité à l’essorage.
- 1° Point de bruit comme avec les meilleures essoreuses à moteur direct.
- 2° Simplification dans la pose des essoreuses.
- 3o Facilité de modérer ou d’accélérer le nombre de tours à la minute, d’après la puissance indiquée par le voltmètre, ce que peut faire l’ouvrier en poussant un simple bouton ou manœuvrant un levier. C’est là un avantage immense, que l’on ne peut apprécier avec les meilleures essoreuses à moteur direct ou à courroies, à plus forte raison à bras. On peut donc essorer d’après la fibre à une siccité donnée.
- 40 Pour arrêter l’appareil en pleine vitesse il suffit d’arrêter d’abord les courants ; puis, par le renversement gradué, la force électrique elle-même sert de frein, toujours en manœuvrant un bouton ou un levier. On arrête le contre-courant lorsque l’assoreuse s’arrête.
- 50 Même avec un cheval moteur ou la courroie, je ne parle pas des appareils à bras, l’on n’est jamais sûr du nombre de tours à la minute. Dans un grand atelier de teinture, au moment où l’on s’y attend le moins, les cour-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- roies placées sur un même arbre tournent plus ou moins vite, selon le nombre des dites courroies qui sont embrayées ou débrayées. De même les moteurs directs prenant leur vapeur sur une conduite-mère de vapeur, voient de très grandes fluctuations dans la pression selon le nombre de robinets que l’on ouvre ou ferme à chaque instant sur la conduite, et surtout lorsque l’on ouvre ou ferme des rameaux de vapeur chauffant des bains. Les teinturiers savent tous que par moment les essoreuses à moteur direct, dans les grands ateliers, là chaudière étant en pleine pression, ont de la peine à tourner, et cela vient de ce que l’on ouvre brusquement des rameaux de vapeur pour chauffer les bains, lesquels en termes techniques sucent la vapeur sur la conduite-mère.
- 5o Dans un grand atelier ayant une production centrale de force électrique avec accumulateurs, la déperdition de force et conséquemment la dépense en charbon est moins forte qu’avec les transmissions à courroie, et surtout qu’avec les moteurs directs, qui sont les plus commodes mais en même temps ceux qui utilisent le moins la vapeur.
- 7o Et enfin, un grand avantage pour ces nouvelles essoreuses consiste en ce que les petits ateliers qui n’ont pas de générateurs à vapeur, et se trouvant sur une canalisation d’éclairage éleétrique comme cela a lieu à Lyon, par exemple, pourront s’abonner à la force électrique et remplacer les essoreuses à bras par ces nouveaux appareils.
- Je reviendrai d’ailleurs sur cette question .
- Marius Moyret
- (Reproduction interdite.)
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES (Suite.)
- H. — Mauves et Lilas
- Pour 100 kil. de laine.
- Faire le bain avec :
- Eau, q. s.
- Sulfate de soude, 10 kil.
- Acide sulfurique, 2 kil.
- Manœuvrer dans ce bain une pièce pendant 30 ou 40 minutes, puis l’abattre au large.
- Composer le bain de teinture de :
- Eau, q. s.
- Sulfate de soude, 8 kil.
- Acide sulfurique, 2 kil.
- Violet bleu, q. s.
- Carmin d’indigo, q. s.
- Dans certains cas, on ternit la nuance avec un peu d’orseille.
- Bouillir très légèrement les tissus dans ce bain jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la couleur demandée, puis les abattre et les laver en eau bien claire.
- La Rosolane (violet au bichromate), donne de bons résultats pour la préparation des mauves, des lilas et des gris vifs.
- Dans la plupart des couleurs modes que nous venons d’indiquer, nous avons mentionné, comme colorants rouges, l'orseille et la cochenille ammoniacale. Ces deux collo-rants sont les plus communément employés, mais nous conseillons beaucoup d’utiliser soit la Rosolane, soit les rouges solides, ou autres produits similaires qui remplacent avantageusement, au point de vue de la solidité du teint, l’orseille et la cochenille ammoniacale.
- On peut aussi mordancer la laine, destinée à être teinte en nuances modes, avec notre mordant liquide composé, comme on le sait, d’acide sulfurique, de sulfate d’alumine et de soude ; il convient pour tous les tons.
- On peut également se servir, pour les couleurs comportant beaucoup de cochenille am-moniacale, d’un mordant composé de :
- Tartre, 5 0[0.
- Sulfate d’alumine, 10 0[0.
- Le nombre des couleurs modes qui peuvent être faites par le mélange raisonné du rouge, du jaune et du bleu est si considérable que nous ne pourrions donner ici que la composition et les proportions de quelques-unes d’entre elles, et c’est pourquoi nous avons du
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- ET DE L’IMPRESSION DES TiSSUS
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- nous borner à décrire la préparation de 8 couleurs types.
- D’après cela, le teinturier s’étant rendu compte du colorant dominant de la nuance à produire, il n’aura plus qu’à la préparer suivant la méthode indiquée pour la couleur type qui correspond à celle demandée.
- C. E. M., chimiste coloriste.
- {Reproduction interdite.) (A suivre).
- Note sur l’application
- DU BLEU D’ALIZARINE
- Pli cacheté déposé à la Société industrielle de Rouen, par feu M. DUPREY, de Neucille-sur-Saône, en janvier 1878.
- (Suite et fin.}
- Rapport sur un pli cacreté déposé par M. DUPREY, le 27 juillet 1888, par M. Emile Blondel.
- Messieurs et chers collègues,
- J'ai l’honneur de vous présenter un court aperçu du pli cacheté déposé par notre regretté collègue, M. Duprey, le 27 janvier 1878, et inscrit sous le no 32, dont votre comité de chimie m’a confié l’examen.
- Ce pli a rapport au bleu d’alizarine. Cette matière colorante qui a été l’objet d’un grand nombre de travaux inscrits dans nos bulle-tins, était alors ses premiers débuts, et par 1 1
- exposé des méthodes d’application indiquées Plus que décrites dans ce pli cacheté, on peut Juger que M. Duprey en avait fait une étude assez complète.
- La plupart des procédés que l’étude et la Pratique ont consacrés depuis, sont indiqués, du moins dans leurs grandes lignes par l'au-teur.
- Parmi les sels métalliques préconisés par vi, on peut dire que le fer et le chrome, ce dernier surtout, ont été à peu près exclusive-ment employés
- Une méthode d’impression à l’aide 'des Prussiates de potasse, comme agent de fixa-tion, que l’auteur dit fournir « une couleur
- d’un éclat et d’une pureté de nuance supérieure », a aussi été indiquée par M. G. Witz. (Procès-verbal du Comité de chimie, séance du 8 février 1878).
- Notre collègue, M. Charles Reber, a fait connaître un mode de fixation des couleurs basiques, à l’aide des prussiates métalliques, mais le bleu d’alizarine n’appartient pas à cette classe de colorants.
- A priori nous pensons qu’il se forme au vaporisage du ferrocyanure ferrique ou bleu de Prusse, et que c’est le fer de ce sel, qui agit en ce cas comme mordant de l’alizarine bleue, laquelle se fixe, on le sait, avec une rare facilité. M. Bal-nche et moi l’avons montré en indiquant les doses véritablement homéopathiques de chrome qui suffisent à fixer cette couleur, en teinture comme en impression. (Bulletin de la Société Industrielle de Rouen, 1882, p. 76 et 243).
- Ne faut-il pas reporter à la présence du bleu de Prusse, la solidité attribuée dans ce cas au bleu d’alizarine, aussi bien à la lumière qu’au chlore, solidité en réalité très relative ?
- Si nous émettons là une opinion toute personnelle, nous laisserons à des chercheurs le soin d’en vérifier l’exactitude, et certes, c’est là une étude qui serait intéressante pour notre bulletin.
- Enfin, pour terminer, nous rappelons que cette couleur qui, depuis son apparition, a rendu de réels services surtout en impression, est due aux travaux de M. Prudhomme ainsi que l’a rappelé notre sympathique collègue M. H. Schmid, dans une note publiée dans notre bulletin et citée d’autre part ; que l’emploi du bisulfite de soude pour former un composé soluble, a été indiqué par M. Kœchlinet enfin que M. Prudhomme a, lui-même le premier, donné la vraie théorie de cette transformation. Si donc la fabrication de cette couleur est passée à des mains étrangères, nous pouvons dire comme l’a fait Wurtz en qualifiant la chimie de science française, que le bleu d’alizarine est une couleur française, qui
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- a?
- S
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Formation de la Société en collectif Limoge et J. Dumaine, expi. d’un
- Q8a 25
- non’ I Fere pro- ide bi
- port avec une planche de dessins et une légende explicative.
- Ces conclusions, mises aux voix, sont adoptées.
- des gommes, bout. Sébastopol, 9, et précéden ment rue Quincampoix , 13. — Liquid. M. Verny. — Acte du même jour.
- & De
- duit chimique breveté, dit « Tartre liquide » rue Mongolfier, 98.— Durée : 15 ans. — Cap-' 5,000 fr. — Acte du 4 juillet.
- PER REY CHE tei: BLA TEL Les REM But BIBI
- 2k "ine Oup ttrës thyd
- fous
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- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Château-Chinon. — Petit (Louis), teintu-rier, à Ouroux. — Jug. du 27 juillet. — Li quid. : M. Digoy.
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- c& 05 ?
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quoi qu’il arrive, aura marqué sa place dans l’industrie de la coloration des tissus, et à ce double titre, nous rendons hommage à notre savant et regretté collègue pour l’exposé intéressant de son étude.
- "e — SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT pour l’industrie NATIONALE.
- Séance du 12 juillet 1889.
- M. Edouard Simon fait, au nom du comité des arts mécaniques, un rapport sur la « fou-leuse à mouvement alternatif » de MM. Pierre et Amédée Barrette, à Romilly-sur-Andelle (Eure).
- Les machines à fouler les étoffes peuvent être classées en deux groupes principaux : l’un, le plus ancien, basé sur l’action successive de maillets, convient surtout au feutrage des tissus moelleux, des articles de bonne terie notamment; l’autre, caractérisé par l’emploi d’une ou de plusieurs paires de cylindres, avec ou sans joues latérales, s’applique aux lainages à grain plus serré.
- M. le Rapporteur décrit la fouleuse à mouvement alternatif de MM. Barrette, qui se fait remarquer par des améliorations notables qui simplifient l’opération et donnent de meilleurs résultats. Ces inventeurs ont substitué à l’inversion de l’étoffe, pour empêcher la formation des plis, le renversement du mouvement ; ils disposent les organes de la fouleuse de manière à travailler alternativement d’avant en arrière ou d’arrière en avant. Des certificats communiqués à la Société et fournis par d’importantes fabriques de Normandie, il résulte que les articles dont les desseins se déforment habituellement au foulage, conservent au contraire, avec le nouveau système, une complète uniformité.
- En présence de semblables témoignages, le Comité des arts mécaniques propose de remercier MM. Pierre et Amédée Barrette de leur très intéressante communication et d’autoriser l’insertion au Bulletin du présent rap-
- Lyon. — Rousseau, teinturier, à Lyou, cours Morand, 44, ci-devant à Grigny. — Jug. du 12 août. — S. : M. Canavy.
- Caminade (Jules-Antoine), sècheur de laines à Elbeuf (Seine-Inférieure), rue Théodore-Chennevière. — Liquid. : M. Lanne. — Jug' du 30 juillet.
- Paris. — Formation de la Société en no® collectif Fresne et Cie, apprêteurs à neuf, rue de la Chapelle, 65.— Durée : 1, 3, 6 ou 9 ans. • Da — Cap. : 3,000 fr. — Acte du 1er août.
- Paris. — Formation de la Société en con-mandite H. Scoppini, Fosset et Cie, fab. de
- Ce
- produits et composition destinés à la teinture T], dit « Noir direct Parisien », rue de Bell®' 6
- ville, 140. — Durée : 15 ans. — Acte du 1k 8 juillet. etre
- Paris. — Dissolution, à partir du 27 juin; de qux la Société Adolphe Verny et Cie, commeree ajou
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33 Année, N 47. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Septembre 4889
- SOMMAIRE
- PERFECTIONNEME ITS et PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS.
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES.
- BLANCHIMENT BRIN'S. — LA TEINTURE ET LA PRÉPARATION DES PEAUX DE PHOQUE.
- TEINTURE DES TISSUS D’AMIANTE — FIXATION DU CHROME SUR LA LAINE.
- LES LAVOIRS DE LAINES. — LE GENRE « VIGOUREUX ».
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN financier.
- Bibliographie. - cours. — annonces .
- 10 so
- e
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- N —
- To8 donnons sous ce titre et sans discussion
- itu- E [analyse des brevets de nature à intéresser nos dateurs.
- IBÈRES COLORANTES BLEUES ET VIOLETTES IJRiVÉES DE LA BENZIDINE ET DE LA TOLUI- UNE.
- Par MM. Gilliard-Monnet et Cartier
- Dans 80 iitres d’eau additionnés de 9 kg. Facide chlorydrique on fait dissoudre lks840
- &
- B N. 88
- de • Catle dissolution est refroidie entre ure Pis on y fait couler lentement en agitant lie' "vellement : du 1 11,400 de nitrate de soude dissous dan s 2 | tres d’eau. Quand l’acide nitreux est entiere-0n "hent absorbé, on fait couler la dissolution ro' re benzidine diazotée sur :
- 3 » 2g 300 de para-tobyl-alpha-naphyty a p.1 dissous dans 50 litres d’alcool à 90° froid, et délayée dans 50 litres d eau ses froide et un litre environ d’acide e 07 T"ydrique.
- de I Ce mélange est agité à 100 centigrades jus-, 9 combinaison, ce que l’on reconnaît en Houtant de l’ammoniaque à une portion fil ".Wee du mélange. Le liquide filtré additionne .
- —ammoniaque et chauffé ne doit plus dégager Te 'a moitié du gaz (azote) qui se produirait |
- par la décomposition totale du bidiazoïque de la benzidine.
- Tout le mélange ci-dessus est versé daus une solution formée de 5 kg de sel de soude du p-naphtol dissulfo-conjuguée et 7 kg 800 de carbonate de soude dans 50 litres d’eau.
- Le carbonate de soude peut être remplacé par un poids correspondant d’ammoniaque liquide de commerce.
- Le tout est brassé vivement et chauffé lentement au bain-marie ou à la vapeur directe jusqu’à 70o centigrades. Après'refroidissement, la matière colorante est précipitée par le sel marin en quantité suffisante pressée et redissoute dans l'eau chaude filtrée et précipitée une deuxième fois par le sel marin; pressée et séchée elle est prête pour l’emploi.
- En remplaçant la benzidine par la toluidine, on obtient une matière colorante violette.
- Enfin si avec la benzidine ou la toluidine diazotée, on fait agir le sel mono sulfo-con-jugée du B-naphtol, on obtient des matières colorantes plus rouges que celles obtenues avec le sel dissulfo-conjugué.
- PROCÉDÉ DE PRÉPARATION DE MATIÈRES COLO RANTES AZOTEES, TEIGNANT DIRECTEMENT DE DIAMIDO DIPHENYLENEOXIDE
- Par la Société Frédéric Bayer et Cie
- Ce mode de préparation consiste :
- a A faire agir le composé tétra-azoté de dia-midodiphénylèneoxide à deux molécules d’une
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- amide ou d’un phénol quelconque, d’un dn de leur sulfo ou carbo-acides, ou d’une des matières colorantes connues dans le commerce sous les noms de chrysoïdines ou de brun de Bismarck.
- b A combiner le composé tétra-azotè de dia-mido diphenylènéoxide a une molécule quelconque ou d’une amide ou d'un phénol quelconque, d’un de leurs sulfo ou carbo-acides ou d’une des matières colorantes précédemment indiquées, et en combinant la matière intermédiaire qui s'est produite par cette combinaison à une autre molécule d’une amide
- chaque spire un vide suffisant pour la circt-lation des liquides colorants et autres out l’air pour le séchage.
- , La pièce une fois montée sur cette ensot pie peut se transporter sans démontage dan les bains successifs pour subir toutes les ope rations de teinture depuis la cuite jusqu’3 rinçage; elle peut ensuite sans quitter l’app" reilêtre esssorée et séchée.
- L’appareil est formé de deux tourteau! fixés à écartement convenable sur un arbfë Chacun de ces tourteaux porte un certa nombre de bras munis de rainures équidis
- cu da
- ' tis. î en' tor
- FA
- i pli agi dor am
- d’un phénol etc., et comme il est indiqué a a.
- tantes dans lesquelles s’engagent des bague
- tes parallèles à l’arbre, ces baguettes 80
- PRÉPARATION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES AZOIQUES BLEU NOIRES
- Par M. Léopold Cass alla et Cie
- L’objet du brevet comprend :
- 1. Les procédés pour fabriquer des couleurs azoïques.
- 1° En combinant les dérivés tétrazoiques résultant de l’action des acides sulfo-conju-gués des naphtylammes, sur l’a-naphtylami-ne avec la m-phenylènediamine et ses’ homologues.
- 2° En combinant les dérivés tétrazoïques mentionnés dans le brevet 170.342 et le certificat d’addition du 17 décembre 1888, ainsi que ceux obtenus en traitant les combinaisons engendrées par l’action des acides sulfo-con-jugués de la benzidine et de ses homologues sur l’a-naphtylamine avec les produits substitués de la m-phénylène diamine de ses homologues et du m-amidophénol.
- II. Les produits nouveaux obtenus d’après ces procédés.
- maintenues dans leurs rainures par de pet
- crochets tournants de manière à pouvoirê"
- montées ou démontées rapidement.
- L’ensouple étant placée horizontale®61 sur deux supports, le tissu est fixé à la P mière baguette près du centre et enrot rendu en passant successivement sur les • guettes suivant dans la forme spirale. Le trémité de la pièce étant fixée à la derni" baguette, l’ensouple peut alors être enley et portée dans les différents bains de c®11
- 8, ~ “5
- hat
- teinture, lavages. On peut se servir à *
- effet de barques ordinaires sur les bords de quels on aura placé des supports pour ree voir les tourillons de l’arbre qui sera mis mouvement par une manivelle à main. H spires plongeant dans le bain le mouvent aura lieu de manière à ce que le liquider nétrant dans l’ouverture de la spire extérie" parcoure la longeur du tissu de la circonf
- rence au centre.
- On pourrait aussi pl8.
- l’ensouple verticalement dans une
- dan
- La ]
- C
- =
- c
- 4
- APPAREIL POUR LA TEINTURE EN PIÈCE DES VELOURS, PELUCHES ET AUTRES TISSUS Par M. Joseph Valansot aîné
- Cet appareil consiste en une ensouple de forme particulière sur laquelle la pièce d’étoffe est enroulée en spirale, présentant entre
- drique après teinture, la pièce pourra essorée par un mouvement rapide de rota, donné à l’appareil. On peut achever 10 H
- chage au moyen d’air chaud ou froid que e fera circuler le long du tissu de la même "EEod nière que les liquides. ,polu
- Les baguettes sont assez minces pourq"ecaf contact avec le tissu soit le moins étend11 P 8 ‘ sible; elles peuvent être en bois ouentube 1
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- ET DS L’IMPRESSION DES TISSUS
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- irc!-ud
- 1388s
- teat arbt ert uidis igue ; SOI
- CD
- B
- cuivre garnis ou non de bois à l’intérieur, dans dans tous les cas elles sont recouvertes d’un tissu-tubulaire fixé aux deux extrémités ou enveloppé complètement avec des fils de coton ou autres textiles.
- nr0l es V L’et rnië nlet cul à e
- 3s de , red mis( n. 1 vemif ider” érief rco^
- FABRICATION DE NOUVELLES COULEURS AZOIQUES
- Par Léopold Cassella et Cie
- Cette fabrication est caractérisée par l’ap-Plication des ony-éthers, elle consiste à faire agir les dérivés diazoïques des éthers des ami-donaphtols et de leurs sulfo acides sur des amines et des phénols, ou à faire agir les C0rps diazoïque et polyazoïques sur les nou-velles bases et leurs sulfoacides. Les matières colorantes résultant de la dernière méthode sont basiques et donnent des dérivés po-lyazoïques.
- Le brevet cite plusieurs exemples de ces aPplications
- nous en prendrons une à titre 1e Spécimen.
- e corps amidoazoïque formé par l'action du "robenzol sur l’a-amido-éthylnaphtolsulfo-nate-est dissous dans l’eau avec un équiva-ehtde nitrate. On acidulé à l’acide chlo-vdrique. Le corps tetrazoïque se dépose 'n focons jaunes qui sont filtrés et introduits teune solution de B-naphtol et disulfonate /matière colorante teint la laine en bleu | " une grande solidité.
- U
- , cyl ra è sotal" je
- ‘ BLEU DE BUANDERIE
- Par M. Robert Bishop Rempton
- for Composition de ce bleu consiste en une nergiolution de couleur bleu line ou mi-puree °U végétale, noir corrosive dans l’eau nijl dans laquelle on dissout et mélange asgidment du sulfate d’aluminium et de po-111 et du chlorure de sodium. Ces der-j ! SIg i
- e 1V Pelari grédients sont dans la proportion 18 wpoids , | un par rapport à l’autre de 3 à 1 par solulle8Pectivement et ils sont ajoutés à la rqe Siffisant Cdessus mentionnée en quantité duped es sel, ' pour Pr°duire une solution saturée
- — combinés. Le mélange en résultant
- tube5'
- est ensuite soumis à l’évaporation et on le laisse cristalliser.
- Pour l’emploi de cette composition, la toile, laine, soie ou autre tissu, après avoir été lavé et nettoyage à la manière ordinaire, est plongé dans une faible solution des cristaux formés comme cela vient d’être décrit et reçoivent ainsi la couleur requise.
- PROCÉDÉ POUR IMPERMÉABILISER ET PRÉSERVER LES TISSUS ET AUTRES MATIÈRES
- Par M. Charles Frederick et Hime John Henry Noad
- Ce procédé consiste à dissoudre du coton ou autre substance contenant de la cellulose dans une forte solution de cuivre ammoniacal contenant au moins 4 0[0 en poids de cuivre, la quantité de cellulose étant d’environ 3 0[0 en poids de la solution; de cette solution, nous précipitons le cuivre en ajoutant des morceaux de zinc à la solution et nous convertissons ainsi la liqueur en une solution mucilagi-neuse moins colorée de zinc ammoniacal et de cellulose. Dans un bain de ce liquide mucila-gineux, nous trempons le tissu ou autre matière, de sorte qu’il en soit complètement imprégné, nous exprimons le liquide en excès et nous séchons la matière en la calandrant s’il est nécessaire.
- (Reproduction interdite)
- REVUE
- DE
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite.)
- Machine à clarifier les benzines employées au nettoyage
- Pour compléter l’article du 5 août dernier et répondre aux demandes qui me sont adressées à ce sujet, je rouvre une parenthèse, et je veux compléter les renseignements donnés par l’exposition du dessin de l’appareil aussi simple que rationnel que j’ai mis en construction.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Comme le montre la figure ci-jointe, l’appareil se compose d’un cylindre en métal divisé en trois capacités par deux cloisons dont l'une n’arrive pas jusqu’au fond du vase et dont l’autre, au contraire, étanche par le fond n’arrive pas jusqu’au niveau supérieur.
- La première capacité qui est formée par la cloison qui n’atteint par le fond est garnie en A d’un feutre et d’un diaphragme en métal sur lesquels est mise une couche d’un sel alcalin, préparé spécialement pour le but et qui doit retenir les acides et les corps gras con-
- R
- Mil
- tenus dans la benzine ; d’un second feutre et d’un second diaphragme sur lesquels est mise la quantité voulue de silicate de magnésie pour atteindre, à peu près, les 4[5 de la hauteur du vase cylindrique ; cette matière est aussi recouverte d’un feutre et d’un diaphragme métallique pour empêcher le dérangement des matières filtrantes quand on verse la benzine.
- Le second espace compris entre les deux cloisons est garni au fond d’un feutre et d’un diaphragme et dans toute la hauteur de cet espace est mis du noir animal recouvert à la hauteur de la seconde cloison d’un feutre et d’un diaphragme métallique.
- Les différentes matières filtrantes sont ainsi isolées et leur traitement rendu facile.
- Voilà pour les dispositions intérieures du filtre ; quand à ses dispositions extérieures, elles sont simples et conçues dans un but d’utilité et de sécurité complètes. Le robinet de
- côté sert à soutirer la benzine clarifiée et en magasinée dans la troisième capacité de l'a pareil ; le robinet du fond à le vider [compl tement et la gouttière qui entoure le cylinr dre, en haut, est destiné à recevoir le couvercle de l’appareil qui l’emboîte librement extérieurement et qui sert à former fermetun hydraulique en mettant de l’eau dans cet gouttière- ou simplement une corde mouillet Le contenu du cylindre se trouve ainsi com plètement à l’abri du contact de l’air ceI prévient toute évaporation, ce qui écarte ton cause d’inflammation et ce qui est finaleme une grande sécurité.
- Le fonctionnement de l’appareil est au simple que possible : on verse en D la benz à clarifier, elle traverse la couche de silic où elle se dépouille des matières en suspf sion, la couche de sel alcalin où elle lal les corps gras, passe au-dessous de la clol et traverse en remontant le noir animal I la décolore. Le trop plein se déverse au fur à mesure dans le réservoir K.
- J’ai mis en construction trois mode d’appareil : lo un appareil de petite dinf sion pour les benzines légères qui s'emplol en petite quantité et qui doit servir che-gantiers, son prix est de 20 francs toutgar prêt à fonctionner; 2° un appareil de din sions moyennes qui trouvera son applic8t dans l’atelier du teinturier pour clarifie, benzines des en-pleins, qui peut clarifier litres en 24 heures et dont la valeur est del francs tout garni prêt à fonctionner ; 3 e un appareil de grandes dimensions qui ne vient qu’aux spécialistes de nettoyage à Se. aux ateliers où l’on travaille sur de gra° quantités de liquide ; les dimensions el prix de ces derniers restent à déterminer vant le résultat désiré.
- Je me suis efforcé de résoudre le prob" ainsi posé : ôter de la benzine employe" nettoyage les matières insolubles qu'elle I en suspension, la débarrasser des corP5). résineux ou cireux qu’elle tient en dissole,, lui enlever les acides qui y ont été intro
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S
- parles objets nettoyés, acides qui proviennent de la respiration, de la transpiration et de toutes les causes accidentelles des milieux où nous nous trouvons.
- Ch. Drevet.
- o o
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- Applications
- Chers lecteurs, en commençant cette étude annoncée dans les colonnes du journal lors de la mort de l’illustre doyen des étudiants de France, je dois vous prévenir qu’il s’agit non L'une critique des œuvres de Chevreul, mais simplement d’une étude de ses œuvres sur le contraste simultané et le contraste successif Principalement, avec des annotations pour les mettre à la hauteur du jour.
- Ce travail a pour le coloriste un but pra-"que avant tout, aussi serai-je sobre pour les détails historiques,— Ceci dit en prévenant "e fois pour toutes que j’ai le plus haut res-PeCt pour la mémoirer de Chevreul je vais aborder mou sujet en le prenant par le pied.
- La lumière blanche du soleil qui nous éclaire "est pas simple ; elle est formée par la réu-Ton de sept couleurs qui, en s’additionnant eunes aux autres, forment du blanc.
- Tous vous l’avez constaté après une pluie “orage lorsque apparaît l’arc -en-ciel, formé Per la décomposition des rayons solaires à "avers les goutelettes d’eau en suspension “ans l’atmosphère.
- Le ciel finissant par se rasséréner les gou-dettes d’eau disparaissent la lumière du Q2eil, traversant librement l’espace n’est plus , composée, et nous arrive telle quelle, c'est-dire blanche ou mieux incolore.
- Vous pouvez d’ailleurs reproduire ce phé-"mene de l’arc-en-ciel artificiellement, en Projetant de l’eau en goutelettes très fines par moyen quelconque et sous forme de pluie
- entre votre œil et le rayon solaire, vous verrez alors toutes les couleurs de l’arc-en-ciel apparaître par le temps le plus beau.
- Le phénomène de l’arc-en-ciel est la suite de la dispersion de la lumière en sept couleurs primitives, par l’interposition des goutelettes d’eau plus denses que l’air atmosphérique, entre notre œil et le soleil.
- Et si par une combinaison optique ces sept couleurs sont réunies à nouveau, il se forme du blanc.
- Le phénomène de l’arc- en-ciel est reproduit à volonté par l’expérience dite du prisme. C’est-à-dire que si par un trou percé dans un volet d’une chambre noire vous laissez passer un rayon de solaire vous observerez les phénomènes suivants.
- lo Si ce rayon ne remontre rien sur sa route il ira projeter l’image solaire en blanc sur un écran quelconque situé dans la chambre.
- 2° Si sur ce passage vous interposez un prisme triangulaire en verre plein ou à facettes mais rempli d’un liquide quelconque, de manière à ce que le rayon lumineux frappe une des 3 faces et sorte par une autre, on observera que la lumière sera déviée et donnera sur l’écran situé à même distance que précédemment non plus l'image solaire en blanc, mais une image solaire blanc, mais une image allongée rectangulaire terminée par deux demicercles et formée par une série de couleurs allant du haut en bas si le prisme est hori-zontal.
- C’est ce que l’on appelle le spectre solaire, correspondant à l'arc-en-ciel. Je laisse de côté les lois physiques tenant à la dispersion delà lumière à travers le passage dans le prisme et provoquant sa décomposition en suite de ce que l’on appelle l’inégale réfrangibilité des diverses couleurs dont l’ensemble forme le blanc pour me tenir dans le côté pratique du sujet.
- Comme dans l’arc-en-ciel, ces couleurs sont invariablement dans le même ordre. On en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- compte sept qui sont : rouge-orangé-jaune-vert-bleu-indigo-violet.
- Le rouge est ce que l’on appelle la couleur la moins déviée et forme la base du spectre ; le violet est celle la plus déviée et forme le sommet du spectre.
- Toutes ces couleurs sont très pures de nuances et sont .toutes simples ou indécomposables par le passage à travers de nouveaux prismes. Et si on les réunit par une combinaison inverse à travers un autre prisme elle vont reformer sur un écran du blanc, où l’image primitive du soleil, comme par le passage simplement à travers le trou du volet.
- L’image du soleil qui par le passage simple à travers du trou du volet serait sur l’écran blanche et ronde, selon la distance après le passage à travers le prisme est plus ou moins allongée. La largeur égale toujours celle du diamètre du trou.
- Si la longueur n’est pas au moins le double de la largeur il se forme au milieu du spectre une bande blanche, et le vert disparaît. Si la longueur dépasse le double de la largeur toutes les couleurs apparaissent dans l’ordre suivant :
- Violet
- Indigo Bleu
- Vert
- Jaune.
- Orangé
- Rouge
- Tandis qu’avec le spectre trop court nous aurons :
- Violet
- Indigo
- Ble.u
- Blanc
- Jaune
- Orangé
- Rouge
- Toutes ces expériences sont Newton, le célèbre physicien anglais, et tous les travaux de Chevreul ont porté sur ces sept couleurs spectrales dites simples ou indécomposables.
- Toutes les couleurs spectrales sont en effet simples ou indécomposables, c'est-à-dire, que par le passage à travers de nouveaux prismes elles ne subiront nulle décomposition. Ainsi le violet ressortira violet, le bleu, de même bleu, etc.
- Cependant dans la pratique il est admis par le coloriste et cela est vrai, que certaines couleurs en engendrent d’autres.
- Ainsi, on a divisé le spectre en 3 couleur5 simples et 3 couleurs composées. Si on examine à nouveau les couleurs spectrales
- Violet
- Indigo Bleu
- Vert Jaune Orangé Rouge
- On remarque que dans la pratique, que par nulle combinaison il n’est possible de produire du bleu, de jaune ou du rouge. Tous mes lec-teurs savent cela. Ces couleurs sont dites simples ou primordiales. Mais en même temps, tous savent que par diverses combinaisons on produit de nouvelles couleurs, ainsi :
- Bleu et jaune donnent du vert.
- Jaune et rouge donnent de l’orangé.
- Rouge et bleu donnent du violet.
- Dans le spectre solaire, le vert, l’orangé et e violet sont des couleurs simples, mais dans pratique ce sont des couleurs composées
- Cependant je ferai remarquer à mes lectetr coloristes que depuis les couleurs artificielle l’on a à volonté comme dans les couleurs speC
- • le traies toutes les couleurs directement simP 1
- ou composées et comme dans le spectre. T0t5 savent qu’un violet obtenu directement s6r) plus éclatant que si à ton égal il est obtenu p
- une combinaison de bleu et de rouge.
- Je ferai encore remarquer que
- dans toute
- ‘à ce
- les théories des couleurs émises jusqu
- e1 aj5
- jour on parle de sept couleurs spectrale® principe, mais qu’en réalité on ne parle jan
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- ET DK L'IMPRESSION DES TISSUS
- co co
- que de six. L’indigo est toujours négligé. Pourquoi? c’est que je vais examiner.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) [A suivre).
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- Cependant, quelques procédés de teinture sont spéciaux pour l'obtention des couleurs modes ; nous allons en parler sommairement.
- 1er Procédé
- On peut facilement obtenir des couleurs modes sur laine en combinant les différentes marques de fuchsine avec :
- 1° Les verts acides ou verts Victoria. On mordance alors le bain de teinture par du sul-fate de soude et de l’acide sulfurique ;
- 2e Les vésuvines, sans addition de mor-dant dans le bain de teinture ;
- 3 Les chrysoïdines, sans addition démordant ;
- 4 ° Les violets méthyles, sans addition de mordant ;
- La fugacité de la fuchsine ordinaire rend Peu solides les couleurs faites dans ces conditions.
- 2e Procédé
- On obtient des couleurs modes, solides à "‘air et à la lumière, en combinant les rouges solides, ou la fuchsine, solide, ou bien encore les marrons solides, avec le carmin d’indigo et les orangés.
- Les différents mélanges de couleurs d’ani-line, ce sont ceux-là qui nous ont donné les Ailleurs résultats, et nous n’hésitons pas à les recommander à nos lecteurs.
- Le mordançage de la laine peut se faire ici 6 différentes façons ; entre autres :
- 1o Avec notre mordant liquide employé dans a Proportion de 20 a 30 0[0 sur bain fait et de 40 à 50 0,0 sur bain neuf ;
- 2° En ajoutant au bain de teintture, par 100 kil. de laine :
- Sulfate de soude, 12 kil.
- Acide sulfurique, 3 »
- Le bain étant mordancé, on y ajoute tout d'abord la quantité de carmin d’indigo jugée nécessaire pour produire la couleur demandée, on le délaie par quelques tours de bouillon, puis on entre les pièces à teindre, qu’on manœuvre ainsi 15 ou 20 minutes. Au bout de ce temps, on cesse de chauffer, on garnit avec l’orangé et le rouge solide (ou tout autre produit analogue). On élève ensuite progressivement la température du bain, et on la maintient à l’ébullition jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la couleur voulue Finalement, on abat, on évente et on lave.
- L’indigo doit être mis dans le bain de teint ture avant l'orangé et les rouges d’aniline.
- 3e Procédé
- Les produits d’aniline nommés vésuvines et cannelles, fournissent par eux-mêmes des couleurs cuir fort jolies, lesquelles peuvent être plus ou moins foncées suivant la quantité de colorant mise dans le bain de teinture.
- Les vésuvines et les cannelles peuvent s’appliquer sur la laine directement, sans addition de mordant dans le bain de teinture, mais, comme il est rare de pouvoir imiter un échantilllon donné sans que la nuance fournie par le principal colorant soit modifié par l’addition d’un ou plusieurs autres colorants, nous sommes d'avis de mordancer les étoffes.
- Les tissus de laine se teignent au petit bouillon, dans un bain mordancé de l’une des façons suivantes :
- 1° — Pour 100 kil. de laine : Sulfate de soude, 12 kil. Acide sulfurique, 3 —
- 2 — Pour 100 kil. de laine: Bisulfate de soude, 15 kil.
- 30 — Pour 100 kil. de laine :
- Acide sulfurique, 4 kil.
- Les pièces sont entrées à froid, ou à tiède,
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- 200? LE MONITEUR
- DE LA TEINTURE
- dans le bain préparé comme ci-dessus et garni de la quantité nécessaire de colorant, puis manœuvrées à la température de 80-90 C. jusqu’à ce qu’on soit arrivé à la couleur demandée. Alors, on abat, on évente et on lave en pleine eau.
- Les vêsuvines et les cannelles peuvent s’appliquer sur laine directement, c’est- à -dire sans addition de mordant dans le bain de teinture, mais, comme il est rare de pouvoir imiter un échantillon donné avec un seul produit, on est presque toujours obligé de modifier le ton du colorant, principal par l’addition d’une ou plusieurs autres matières colorantes, et c’est ce qui nécessite souvent le mordançage des étoffes. Nous devons aussi ajouter que, règle générale, les mordants donnent plus d’adhérence aux couleurs fixées sur les tissus.
- GRIS MODES AVEC L'INDULINE, LA NIGROSINE, LES GRIS D’ANILINE, ETC.
- On fait directement avec l'induline la ni-grosine, les gris d’aniline, les noirs-bleus d’aniline ou autres produits similaires, des gris ardoise, agréables à l’œil et qui résistent à l’action de l’air et à celle du savon.
- La dissolution de ces produits se fait en eau bouillante.
- La teinture de la laine se fait dans un bain bouillant auquel on ajoute pour 100 kil. de laine , 2 kil. environ d’acide sulfurique à 66° Beaumé.
- Le mode opératoire varie un peu suivant qu’il est fait des nuances claires, foncées ou très foncées.
- Pour les nuances claires, on ajoute peu à peu le colorant dans le bain mordancé par l’acide sulfurique.
- On teint les nuances foncées sur bain acidulé, dans lequel on met un excès de produit. On ne doit pas laisser épuiser le bain de teinture.
- Les nuances très foncées se teignent dans un bain contenant une proportion de colorant aussi forte que possible. Voici, d'après MM. Cas-sella et Cie, la manière d’opérer pour teindre
- des nuances foncées avec l’induline, la nigro-sine, les gris d’aniline, etc. Pour les nuances très foncées, on teint dans un bain aussi concentré que possible. On laisse la laine pendant 2 heures dans le bain chaud, puis on ajoute, pour 100 kil. de laine, 300 grammes d’acide sulfurique à 66° Beaumé ; après une demi-heure, 1,200 grammes, et après une autre demi-heure, on verse encore 1,500 grammes d’acide sulfurique. On teint encore une demi-heure à l’ébullition, puis on ajoute une solution de 1 kilogramme de bichromate dépotasse. On sort la laine 10 à 15 minutes après.
- Les indulines, qui fournissent des nuances analogues à celles que donnent l’indigo, teignent beaucoup mieux les tissus de laine ayant subi un léger chlorage. A cet effet, les étoffes sont passées dans un bain de chlorure de chaux (0,5 0(0) auquel on ajoute peu à peu une faible proportion d’acide chlorhydrique
- Les bains d’induline, de nigrosine, etc, doivent être conserves par mésure d'économie.
- Les différents colorants dont nous venons de décrire l’application sur lame sont suscep' tibles d’être utilisés avantageusement pour la confection des couleurs claires, mais nous ne pensons pas qu’il y ait grand intérêt à les employer pour faire des nuances foncées.
- GRIS A LA ROSOLANE
- La rosolane, dont nous avons déjà dit quer ques mots, s’emploie avantageusement pour la teinture des gris vifs. Ce produit est soluble dans l’eau chaude et se fixe sans mordant, néanmoins il les supporte très bien, ce I"1 permet de le mélanger à d’autres colorants.
- Nous allons donner maintenant un apers" des procédés suivis pour obtenir des couleurs modes avec des bois teintoriaux, à l’exclusion de tout produit d’aniline. Ces méthodes so^ peu employées aujourd’hui, aussi est-ce " simple titre de renseignements que nous en i indiquons quelques-uns.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- t9 O bel
- Mode aux bois
- Pour 100 kil. de laine :
- Bouillon. — On fait le bain de bouillon avec :
- Eau, q. s.
- Sulfate de fer, 1 kil. 500
- Tartre, 3 kil.
- Dans lequel on manœuvre les étoffes pendant 1 heure ou 1 heure et demie, à la température de l’ébullition.
- Teinture. — On compose le bain de tein-
- ture de :
- Eau, q. s.
- Extrait de santal, 1 kil. 200
- Quercitron, 5 —
- Extrait de bois jaune, 1 — Extrait de campêche, 0 kil. 500
- Garance, 1 —
- Sulfate de fer, 1 —
- Qu’on fait bouillir ensemble pendant 15 ou 20 minutes, après quoi on entre les étoffes et on les manœuvre au bouillon pendant 1 heure au moins. Ensuite, on abat et on lave soigneusement en eau courante.
- C. E. M., chimiste coloriste.
- ^Reproduction interdite.) (A suivre).
- ---------- ---
- PROCÉDÉ ALLEMAND
- DE BLANCHIMENT BRIN S Oæigen Company
- Ce procédé pour lequel patente a été prise consiste à employer, pour le blanchiment, du chlore et de l’oxygène parfaitement mélangés.
- De nombreux essais ont permis de consta-ter qu’alors l’oxygène agit très énergiquement et qu’il s’en consomme une quantité considé-rable, ce qui a pour effet de réduire notable-ment la durée de l'opération ou d’économiser une grande quantité de chlore. Le procédé est applicable aussi bien avec le chlore ga-eux qu’avec le chlore de chaux ou tout autre Sel chloreux.
- Dans le premier cas, l’oxygène est introduit lentement dans les caisses ou chambres de blanchiment renfermant du chlore gazeux, ou bien on le dirige dans l’appareil où le chlore se dégage pour envoyer dans les caisses de blanchiment un mélange des deux agents,
- Dans le second cas, on introduit l’oxygène très divisé dans la dissolution de chlorure de chaux ou autre sel chloreux, contenant la matière à blanchir en agitant constamment, ou bien encore le mélange d’oxygène et de chlore gazeux, obtenu dans l’appareil à produire le chlore, est envoyé dans l’eau [contenant ces matières.
- Le procédé est applicable aux tissus, fils, paies à papier, etc.
- LA TEINTURE
- ET LA PRÉPARATION DES PEAUX DE PHOQUE
- Les phoques bruts sont envoyés à Londres, où on les teint et les prépare pour les usages auxquels ils sont destinés. Ce travail consiste en deux teintures et en l’arrachement des poils roides et gris.
- La bonne teinture se fait avec peigne et brosse, et demande beaucoup de patience. Les femmes font ce travail mieux que les hommes, parce qu’elles opèrent avec plus de délicatesse. La teinture soignée d’une peau demande toute une journée. Le procédé, qui consiste à plonger les peaux dans la teinture, endommage le poil et détériore la peau. Sur mille peaux, environ sept cents peuvent être préparées. Lorsque le fabricant 1 reçoit la peau préparée ou corroyée, il la cloue étendue sur une planche, le poil en dedans, puis, il l’examine attentivement pour voir s’il n’y a pas de défaut. Ceux-ci ne se découvrent que du côté de la chair et, pour la découverte de la plupart de ces défauts, il faut un œil perçant et exercé. Ce sont ordinairement de petits endroits mal teints, presque imperceptibles de la peau, qui, si on ne les enlève pas
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- 202 LE MONTTEUR
- DE LA TEINTURE
- immédiatement, s’étendent et gâtent la fourrure se trouvant dessus, jusqu’à ce qu’elle tombe. Lorsqu’on découvre de tels endroits, on les découpe et des mains habiles recousent les entailles. Souvent il faut faire une entaille de six pouces de long pour enlever une tache de la dimension d’une tête de clou.
- Pour rejoindre les morceaux sans rapiéce-tage ni couture visible, il faut des précautions extraordinaires. L’opération faite, on pose sur la peau un patron en papier et on la découpe. Ensuite, on la finit et on la double, et l’objet d’habillement est fait.
- ... =----------
- TEINTURE DES TISSUS D AMIANTE Par M. Serracin
- Les fils sont employés en bobines et non en écheveaux ; on fait passer le fil d’abord dans l’eau, puis dans une solution d’albumine ; 1 mètre reste dix minutes dans le bain. On comprime entre des rouleaux et on sèche sur des cylindres; le fil passe ensuite dans une solution de couleur d’aniline contenant de 1 à 5 grammes de couleur par litre ; le bain est chauffé, suivant les cas, de 60 à 100o. On rince, on sèche et on enroule.
- Le fil est teint à l’intérieur comme à l'extérieur.
- FIXATION DU CHROME SUR LA LAINE Par MM. Kay et Bostow.
- L’emploi du bichromate de potasse comme mordant pour la laine remonte à l’année 1840. Depuis cette époque, il n’y a eu que peu de travaux faits pour déterminer la proportion de chrome qui se fixe sur la fibre ou la nature des changements chimiques qui se produisent durant un mordançage. Les seuls documents dignes d’être cités que nous ayons trouvés sur ce sujet sont dus à T. T. Hummel {The dyeing of textile Fabrics, pages 208 et 326),
- — à T. B. Wilkinson {dans the Textile Manufacturer, vol. 1er, page 36), — et à R. Leody Whiteley {Journ. Soc. Chem. Ind., février 1887). Mais ces documents ne reposent pas sur l’analyse quantitative, et, sous l’inspiration et la direction du Dr E. Knecht, nous avons entrepris au laboratoire de chimie et de teinture du collège technique de Bradford, les expériences relatées plus loin. Nous espérons qu’elles jetteront quelque lumière sur ce sujet.
- Nous avons employé dans ces expériences une quantité moyenne de flanelle, dégraissée et finie, en morceaux de 10 grammes chacun. La teneur en cendres était de 0,6 0(0.
- 1° Proportion de chrome fixée.
- Dans une première expérience, 6 morceaux de cette flanelle furent mordancés pendant une heure à 100° centigrades dans des solutions de bichromate de potasse, du volume, dans chaque cas, de 1.000 centimètres cubes. Les quantités de mordant employées étaient les suivantes :
- a) bichromate de potasse 1 0[0
- b) — 3 —
- c) — 6 —
- d) — 12 —
- e) — 3 — acide sulfur. 1 0(0
- N - 6 - -2-
- Après le mordançage, les morceaux de flanelle étaient repris et pressés au-dessus du bain de mordant, de manière à enlever d’une façon aussi complète que possible l’excès de mordant. Ils étaient ensuite lavés à l’eau froide, puis séchés. La proportion de chrome fixée fut déterminée dans chaque cas directement en brûlant la laine dans un creuset de platine, la soumettant ensuite à la fusion avec de la potasse caustique et du chlorate de potasse en vue de convertir tout l’acide chromique en chromate de potasse, puis dissolvant dans l’eau et ajoutant un excès de solution au dixième de de bichromate et le reste était calculé comme bichromate de 10-tasse.
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- RT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 203
- Pour connaître la proportion de chrome restée en solution, on ramenait à 1,000 centimètres cubes, après l’avoir laissé refroidir, le bain démordant, et l’on y déterminait, d’une façon analogue à celle exposée plus haut, la quantité de chrome qu’il renfermait.
- Le tableau suivant donne le résultat de ces expériences en grammes.
- En solution a)........ 0.0354 b)........ 0.1770
- ............ 0.4320
- ............ 0.9826
- e)........ 0.1646
- ........... 0.3194
- Sur
- lafibre Pertes 0.0565 0.0081
- 0.0387 0.0245
- 0.1626 0.0054
- 0.1858 0.0316
- 0.1287 0.0069
- 0.1782 0.1024
- Puisque dans chaque cas, l’échantillon de laine pesait 10 grammes, il suffit, pour avoir la proportion centésimale de bichromate fixée, démultiplier par 10 les nombres ci-dessus. Les pertes indiquées dans la dernière colonne sont dues très probablement à une réduction partielle du bichromate par le bois du vase contenant la solution de mordant.
- Dans une seconde série d’expériences, nous avons tâché de déterminer d’une part, la proportion de chrome fixée sur la fibre lorsqu’on se sert, au lieu des 3 et 6 0(0 de bichromate de Potasse de quantité équivalentes de bichromate de soude, et d’autre part, l’action que le tartre exerce lorsqu’on le mélange au bichromate.
- Les expériences furent conduites exacte-ment de la même manière que les premières. Voici les résultats qu’elles ont donné (pour faciliter la comparaison avec les autres, les nombres cités sont calculés comme bichro-mate de potasse) ;
- Mordsnt. En Sur
- solution la fibre , 9) Bichromate de soude "67.00 0.1965 0.8826
- . h) Bichromate de soude
- 13400 .................. 0 4323 0.0983 9 2). Bichromate de soude ) ‘ 67 0(0..... » 0.0855
- Tartre 3 0[0........... )
- . J). Bichromate de soude ) 00. ....................... » 0 0934
- Tartre 3 0|0.......... )
- Dans les expériences où le tartre fut employé, nous n’avons pas déterminé la proportion de bichromate restée en solution après le mordançage, car le tartre possède un grand pouvoir réducteur et donne très vite à la solution une teinte verdâtre.
- {Textile manufacturer).
- LES LAVOIRS DE LAINES DE BUENOS-AYRES
- Un journal espagnol, le Diario Mercantil de Barcelone, donne des détails sur une société en formation à Buenos-Ayres, « Les Lavoirs Nationaux » Ladaveros nationales, qui aurait pour objet :
- lo Fonder un établissement pour le lavage des laines qui réunisse toutes les conditions des lavoirs d’Europe les mieux installés et les plus perfectionnés, avec annexes pour la classification, le blanchiment (blanqueo) et l’emballage des marchandises.
- 2° Acheter la laine en suint et la vendre en lavé sur les marchés du pays et de l’étranger.
- 30 Utiliser les résidus qui proviennent du lavage des laines et qui contiennent des matières propres à un emploi industriel.
- 4o Acheter la laine à commission.
- 5° Faire des avances d'argent aux produc teurs de laine moyennant garanties.
- 6° Acheter les terrains nécessaires, les machines, et construire les bâtiments indispensables.
- Le capital social est de 5 millions de pesos divisé en actions de 100 pesos.
- Le Conseil d’administration de la Société est ainsi composé : président, don Enrique Sunblad ; vice-président, général don Francisco B. Posch ; trésorier, docteur Juan Manuel Terrero ; secrétaire, don José Maria Bus-tillo ; membres, don Victor Carril et don Roberto Cano.
- Toutes ces personnes eccupent de grandes situations dans la République argentine : le
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- général Bosch, d’origine castillane, est candidat à la présidence de la République ; don Roberto-Cano possède la première fortune de Buenos-Ayres, 80 millions dedouros(400 millions de fr.).
- Le directeur-gérant est don Lorenzo Pas-cual Cortada qui a pris l’initiative de la création de cette Société.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE
- LE GENRE VIGOUREUX »
- Dans les tissus nouveautés
- Dans la séance du 27 mai dernier, M. l’abbé Vassart a fait une communication à la Société sur le genre Vigoureux dans les tissus « nouveautés. »
- Il indique la marque générale du procédé qui a été jusqu’à présent le seul industriellement suivi et qui comprend : cuite des épais sissants, préparation des bains avec épaississants, mordants et colorants, impression à la machine, vaporisage, dégorgeage à fond, passage au gill-box. Il décrit la machine .brevetée par M. Mahon, constructeur à Roubaix et montre deux riches collections de Vigoureux, l’une pour saison d’été, l’autre pour saison d’hiver, préparées par la maison Gaydet père et fils, qui depuis une quinzaine d’années tient le premier rang dans le pays pour les Vigoureux.
- Il parle ensuite des essais qui sont tentés et des brevets qui ont été pris récemment par des teinturiers de Roubaix pour les Vigoureux par teinture, et expose les avantages et les inconvénients de ces deux modes de production des Vigoureux par teinture et par impression.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX DISSOLUTIONS DE SOCIETES
- Lyon. — Dissolution, à partir du 24 juillet, de la Société Chevrier-Peillen et Pélisson, ap-
- prêteurs, montée Saint-Sébastien, 24. — Li-quid. : M. Pélisson. — Acte du même jour.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Blanchot a vendu à Mme veuve Dunet, 20 août, un fonds de teinturerie, rue de la Chapelle, 46. Opp. rue de la Chapelle, 36, chez M Boivin.
- M. Boissin a vendu à M. Widemann, 1er août, un fonds de teinturerie, rue Davy, 18. Opp. rue Lacondamine, 40, chez M. Crassus-Debat.
- M. Tesson et Mlle Thévenon ont vendu à M. X..., 8 août, un fonds de teinturerie, rue des Dames, 25. Opp. rue des Petites-Ecuries, 3, chez M. Lamy.
- Mme veuve Laurant a vendu à M.
- 15 octobre, un fonds de teinturerie, rue Roche-chouart, 67. Opp. boul. de Magenta, 109, chez M. Henry.
- M. X... a vendu à Mme Rigaut, 12 août, un fonds de teinturerie (sans autre indication). Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
- BULLETIN_FINANCIER
- Les bonnes dispositions de notre place se sont accentuées aujourd’hui. Nous avons à constater un plus grand nombre d’affaires et une vive reprise, non seulement sur nos rentes, mais aussi sur les principales valeurs.
- Le 3 00 a accroché en clôture le cours de 86 fr. Le 3 0[0 Amortissable est demandé à 89 50.
- Le 4 1[2 010 finit ferme à 104 65.
- Les fonds étrangers sauf l’Italien ont, plus ou moins sensiblement, profité du [mouvement en avant.
- La Banque de France est traitée à 3.925; 1® Crédit Foncier est demandé à 1.282 50.
- Dans sa séance hebdomadaire d’hier, 4 sep-tembre, le Conseil d’administration du Crédit Foncier a auterisé pour 3 millions 601.149 fr. de nouveaux prêts, dont 2 millions 927.400 fr. en prêts fonciers et 673.749 fr. en prêts communaux.
- Les Chemins français sont plus fermes de quel-ques points.
- Le Lyon vaut 1.340; le Midi, 1.175; le Nord» 1.753 75, et l’Orléans, 1.345.
- Les Autrichiens restent à 483 75 ; les Lombards se retrouvent fatbles à 255 ; le Nord -Espagne cote 398 75, et le Saragosse est calme à 295.
- L’action Suez est à 2.297 50.
- Le Panama passe de 42 50 à 45.
- Le Gaz est à 1.415.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, N 18. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Septembre 4889
- SOM MAI RB
- PERFECTIONNE ML ITS ET PROCÈDES NOUVEAUX.
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suive).
- CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS
- ' TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES (suite).
- COLORATION DE L’ANILINE PURE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- bibliographie. — cours. — annonces.
- DES
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- (suite).
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion [^alyse des brevets de nature à intéresser nos acteurs.
- MACHINE A DÉGRAISSER LA LAINE CARDÉE MIXTE
- Par MM. Mély père et fils
- Cette machine à dégraisser se compose de "eux bacs superposés recevant par un tuyau “ouble ou une culotte de bain de vapeur né-cessaire.
- La communication de ces deux bacs est "surée par un tuyau convenablement disposé, Communi cation que l’on peut intercepter s’il i necessaire au moyen d’une bonde ou sou-Replacée dans le fond du premier bac. Une ) e série de rouleaux traverse l’intérieur Qes h
- acs, d’autres sont à l’extérieur. Entre Ceg ï»
- rouleaux passent les rubans de laine à areisser. Le diamètre de ces rouleaux doit soit calculé de manière à ce que la pression ba graduelle et progressive. En avant du "upérieur se trouve une table sur laquelle ^ trouvent les supports portant les poulies rouleaux ; sous la même table se trouve tind“Pport auquel est articulé un levier des-, ’ Par la manœuvre d’un second levier à |e "Te, à augmenter la pression des rou-L Placés au-dessus. chajneg"ie des rouleaux est actionnée par des | s Vaucanson ou autres engrenant les
- roues clavetées, à l’extrémité des arbres des rouleaux.
- Ce dispositif indiqué, le procédé opératoire est des plus simples : le bain d’eau chaude se trouvant dans le premier bac, à la température voulue, la laine est amenée par le commencement de la série des rouleaux, passe ensuite dans le second, à la sortie duquel elle tombe dans un récipient quelconque disposé pour la recevoir.
- MACHINE A DÉGRAISSER L’ÉTOFFE A FOND, FIXER ET LISSER
- Par MM. Mély père et fils
- Cette nouvelle machine, de construction simple et facile, est destinée à simplifier la triple opération faite à la main jusqu’à ce jour, nécessaire pour dégraisser les étoffes après le foulage, les fixer en tirant les nerfs de la laine afin d’éviter le rétrécissement, les lisser enfin.
- La machine de MM. Mély permet d’accomplir ces trois opérations à la fois et d’une manière très satisfaisante. Elle se compose d’un bac de dimension variable, dans l’intérieur duquel sont établis sept rouleaux sur lesquels roule l’étoffe. Ces rouleaux sont alternés de hauteur : deux supports fixés aux extrémités du bac portent deux cylindres plus forts ; autour de l’un desquels la pièce d’etoffe vient s’enrouler après avoir passé dans le bac à travers la série des rouleaux disposés. Au fond du bac se trouve un tuyau de vapeur percé
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de petits trous : Un robinet amenant l’eau froide, un second, l’eau chaude, un troisième, pour la vidange du bac; deux manivelles commandant les deux cylindres supérieurs, complètent l’installation de la machine.
- Le bain étant composé convenablement, chauffé à température voulue, la pièce d’étoffe est déroulée d’un grand cylindre sur l’autre et cette même opération est répétée autant de fois qu’il est nécessaire.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A LAVER LA LAINE Par M. Deru
- Ces perfectionnements ont rapport aux organes agissant directement sur la laine et faisant office de propulseurs, ainsi qu’aux divers appareils destinés à élever et transmettre la laine hors des bacs après lavage.
- L’appareil rinceur se compose d’un bloc de bois ou d’une plaque en fer garnie de tôles et formant boîte renversée : ce bloc ou plaque est surmonté d’une tige à l’aide de laquelle le mouvement lui est imprimé par un mécanisme approprié.
- Le but de l’invention a été d’ouvrir toutes les mèches de laine et de les mettre en contact avec l’air : c’est pouquoi les organes nouveaux disposés à cet effet ne pénètrent pas profondément dans le bain. Les batteurs de rinceuse sont de petite dimension 50(25 centimètres. Deux appareils identiques sont disposés sur la largeur, animés d’un mouvement rapide, alternatif, continu et les mouvant en diagonale pour reproduire au mieux le mouvement de la main agitant dans l’eau.
- En second lieu, les batteurs pour machines à dessuinter et désacider la laine sont également établis dans une boîte entourée de tôle : ils mesurent 0 25 de large et sont de toute la longueur du bac dans lequel ils se trouvent. Placés parallèlement aux autres organes ils se meuvent comme un marteau-pilon.
- Troisièmement : L’éleveur modifié consiste en un croisillon tournant, armé de rateaux
- oscillants librement sur des axes fixes. Chaqui rateau est terminé à son sommet par unbr de levier formant prolongement dans l’a» vertical du rateau et terminé à son sommet pa un bras de levier formant prolongement dans l’axe vertical du rateau et terminé par un galet Sur l’axe horizontal de chaque rateau, à T'er droit du point d’oscillation, un bras termine par un galet est branché perpendiculairement Lors de la rotation du croisillon, chaque Te teau pénètre à son tour dans le bac jusqu’au que le bras à galet vienne rencontrer la courte de la paroi.
- Ce dispositif fait retirer la laine par les ra teaux sans secousse et permet de la déposer entre les deux cylindres comprimeurs.
- Ces divers perfectionnements tout en trak tant mieux la laine, suppriment beaucoup" main-d’œuvre, évitent le feutrage et le car dage, affirme l’inventeur.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A LAVE Par M. Oct. Dixic Deacon.
- Cette nouvelle invention est spéciale au) machines qui ont une boîte ou caisse dans 8 quelle tournent les étoffes à 1 iver. Ces m3 chines, d’une utilité incontestable, ont été d'un usage assez restreint jusqu’à ce jour, parceq—e leur construction était difficile et coûteuse-
- La nouvelle machine'se compose d’une 01 de plusieurs chambres ou récipients de lava8e parfois, disposés pour tourner dans une bole ou caisse et munis d’un ou de plusieurs cote mobiles. Ces récipients sont munis de brase de leviers et actionnés par le moyen d’une011 de plusieurs rainures héliçoïdales. L’étan chéité du point autour de l’extrémité saillan du tourillon est assurée par l’application d Ule rondelle en cuir ou caoutchouc.
- 9
- L’établissement des cloisons perforée3 pour but la chasse alternative de l’eau chambre pour l’introduire dans la suivante Un mécanisme convenable, simple d’aillet permet d’imprimer un mouvement de rotal soit à bras, soit au moyen d’un moteur I
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- ET DE L'IMPRESSION DES T1SSÜS
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- haqu in br i Fam let pat t dan:
- conque. Dans ce dernier cas l’appareil est muni d’un embrayage.
- à l’en-rmin: ment ue re u’à e zourbë
- APPAREIL POUR LAVER, DÉGRAISSER OU TRAITER AUTREMENT LES TISSUS PAR L’EAU OU AUTRE LIQUIDE
- Par MM. Hawthorn et Liddell.
- UW. CD ‘C en o , :
- tral up dr i car
- ==
- aus
- is læ
- m8-
- eque e.
- 10 04 ragë boil 30të-1 as >0 0 itaæ Ian“ ‘ujë
- Cet appareil est particulièrement applicable aUX machines connues sous le non de savonnes à tissu ouvert. Le but de l’inventeur a ete d’obtenir une immersion prolongée sans avoir besoin de réduire la vitesse ou d’aug-tenter la longueur de la machine. L’appareil se compose d’une cuve dans laquelle le tissu à traiter peut se ramasser et s’accumuler, d’un tambour tournant, d’une chaîne ou tablier sans fin à compartiment, d’une roue portant des aubes ou palettes comme une roue hydrauli-1—e animée d’un mouvement lent. Les tissus "traiter remplissent les augets et par le fait cette accumulation séjournent assez long-emps dans le liquide pour y subir le lavage ou 6 traitement voulu.
- La roue peut d’ailleurs à volonté être plus ° moins immergée dans la cuve.
- Les aubes formant compartiment pourraient
- remplacées par une chaîne montée sur des pVes à empreintes et portant des palettes qui ^placeraient les aubes.
- "ETIER permettant DE CARDRER, APPRÊTER, ramer ET SÉCHER LES TULLES
- Par M. Mathieu Riné
- S ’ ‘upë nie urss
- sepiverses organes associés entr’eux compo-ce nouveau métier à marche automati-TLe et
- continue : organes dont voici une des-"ion sommaire.
- entraînement des tissus est obtenu comme “ans le«
- Moy . ames continues ordinaires par le lài en de deux chaînes sans fin établies paral-! emen+ 1 . " chets 5 cnaines munies de platines à cro-les ii?1 d aiguilles, auxquelles sont attachées tulu seres à l’entrée. Une fois accroché le 1e est Al
- eargi pour les chaînes qui le rament
- en s’écartant. Selon le genre du tulle traité l’espace à parcourirpourl’opération du ramage varie de longueur avant d’arriver à l’encollage. Durant ce trajet a lieu brossage ou à la main ou mécaniquement : opération qui a pour but de placer les bribes de fil dans un même sens.
- L’étendage de l’apprêt ou enrobage a lieu ensuite dans des bassines disposées de manière à pouvoir enrober toutes les dimensions : cette disposition consiste à ne pas les placer avec des déplacements variés à droite et à gauche.
- Dans chaque bassine tourne un rouleau en-colleur : à l'extrémité des bassines sont établis des rouleaux compresseurs, ou bien des racles (cuir ou caoutchouc) destinés à uniformiser l’apprêt.
- Du collage les tulles sont conduits au séchage : préalablement soumis à un double brossage, le premier destiné à enlever l’excédent de collage, le deuxième à lisser.
- L’appareil conduit enfin les tulles dans le séchoir d’où ils ne sortent que pour être empaquetés.
- I I ali
- r—•
- PERFECTIONNEMENTS DANS LE TRAITEMENT DU CHANVRE DE RHÉA OU RAMIE ET AUTRES PLANTES FIBREUSES ET DANS LES APPAREILS EMPLOYES A CET EFFET-
- Par la Société The Rhéa-Doty Syndicale Limited.
- Le point principal de ce traitement consiste à soumettre le chanvre de rhéa ou ramie ou autres plantes fibreuses à une fermentation acide. Par ce moyen et sans endommager les fibres, on peut en effectuer le dégommage ou la déglutination, détruire la ténacité ou l’adhérence de la gomme ou des substances glu-tineuses et séparer l’écorce des fibres et les fibres de la partie ligneuse intérieure.
- A cet effet, on place le chanvre de rhéa ou ramie ou autres plantes fibreuses, dans un réservoir ou récipient convenable, dans lequel elles sont submergés par de l’eau dans laquelle on fait dissoudre de la cassonade, des mélasses, du jus de canne ou autre substance produisant une fermentation acide.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- On chauffe, si c’est nécessaire, la solution contenue dans ce réservoir ou récipient, de façon à la maintenir à une température d'en-viron 35 à 38 degrés centigrades. Ceci fait on soumet les fibres à l’action d’un hydrocarbure et on retire alors la gomme et l’hydrocarbure au moyen d’une solution chaude de carbonate de soude ou de savon mou et on lave la matière avec un mélange d’hydrocarbure et de savon mou.
- PERFECTIONNEMENTS AUX LAMINOIRS DE GUIMPIERS.
- Par M. Jean Baptiste Goux.
- Ces perfectionnments consistent :
- lo Dans le montage à rotule de la meule supérieure permettant l’emploi de larges coussinets et le réglage commode et précis des inclinaisons de l’axe.
- 2° Dans la forme nouvelle du bâtis ouvert à l’avant et permettant le montage et le démontage rapide des meules.
- 3o Dans l’accouplement avec manchon à rainures de l’arbre de commande et de la meule inférieure.
- SYSTÈME PERMETTANT D OBTENIR UN RENDEMENT RÉGULIER SUR LES MÉTIERS A TULLE-Par M. Auguste Thirion.
- Ce système comporte un rouleau qui repose sur le tambour enrouleur du tulle, ce rouleau mobile fait mouvoir par l’intermédiaire de bielle et d’une équerre, une roue came qui sert de butée à l’étui de la vis de stop, de sorte que la course du levier qui détermine l’avancement du tambonr enrouleur diminue automatiquement au fur et à mesure que le diamètre du tambour augmente par le tissu enroulé, ce qui assure un rendement régulier du tissu.
- (Reproduction interdite}.
- REVUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1883
- (Suite.}
- Steiner frères, à Vernon (Eure}.
- Fabriquent des matières colorantes dor les spécimens se montrent dans leur vitrine accompagnés d’étoffes teintes avee ces mêmes produits. On y voit de l’azurine, d brun naphtol, du vert russe, du bleu d’indigo qui doit arrêter notre attention, car connais' sant les difficultés de la teinture à l’indigo au moyen de la cuve, nous sommes toujours la piste de moyens plus faciles, moins sujels aux insuccès, mais donnant toutefois des Te sultats identiques. A ce point de vue, le blët qu’exposent ces messieurs paraît devoir ren plir une grande partie de ces conditions. I) a aussi de l’écarlate sur coton et du rouges
- l’orseille qui sont bien réussis.
- MM. Steiner frères ont créé à St-Marco près de Vernon (Eure) une usine spéciale011 sont raffinées et distillées des naphtes d’hui e légères dè goudrons de houille. Les benzine qu’ils fabriquent sont exclusivement des. nées au dégraissage et en ajoutant cette n0 velle branche d’industrie à leur maison, MN Steiner ont eu surtout en vue de prépare unebenzine pure houille de tout premier chot absolument exempte de phénol, de naphts
- line et de sulfure.
- Leur Benzine-Etoile de fabrication très1 gulière atteint ce but. C’est un produit bie rectifié, d’une densité qui supprime PrTS, toute perte par évaporation dans le trav Elle ne laisse pas d’odeur après son évape ration et reste parfaitement blanche- P prix ne diffère guère des benzines ordinaire
- non épurées.
- MM. Steiner ont rendu un réel service al) teinturiers-dégraisseurs en créant ce parfait de : benzine qui supprime les inc0n vénients multiples des benzines mal rectifiëes
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Leur Benzine O, ou seconde qualité, ne possède qu’une partie des avantages de la Benzine-Etoile, mais son prix plus bas la fait rechercher pour certains travaux.
- Brequin, à Ablon (Seine-et-Oise}
- L’eau de Javel est le complément d’un la-vage bien fait, mais le produit, non seulement trouve son application au blanchissage du linge mais encore a un emploi industriel très Tepandu dans la teinture des étoffes ; aussi devons nous appeler l’attention de nos lec-teurs sur l'exposition de M. Brequin, qui "OuS montre sa fabrication ; son mode d’em-ballage très soigné assure un transport sans Accidents à ses produits, soit en bouteilles Candeurs, soit en touries. Cette exposition fxe l’attention des visiteurs qui remarquent qe l’extrait d’eau de Javel de ce fabricant étant très pure, offre une grande stabilité et "eSt pas corrosive pour les tissus comme est l'eau de Javel concentrée du commerce "us une faible densité, elle a un pouvoir AIchissant supérieur.
- Dubose, au Havre (^Seine-Inférieure).
- Les bois et une partie des matières tincto-les sont représentées à notre exposition, wDs la vitrine de M. Dubose du Havre de-yiee dans la Seine-Inférieure; là, M. Du-,Sc> dont la fabrique est une des plus an-"Dnes dans le genre, nous montre le cam-
- le bois de cuba, le lima, le fustet, sous dthe de papillottes de bois coupés en bout "telles) en moutures grosses, rondes ou nes t P
- . ' —e curcuma y est en poudre, le fustet e[fj|A i
- 0 ‘ e caillatour en poudre. Les laques y “Pent une large place et à celles des bois l0ls rl P r sevons ajouter celles des cochenilles, des beitrons, des graines de Perse, etc. Les d, jits secs, oui sont la base de la fabrication . M. Dubose, v ont des spécimen à côté des bois en nature.
- . Coëz, à Saint-Donis, Seine. nsi onsieur Coëz expose les produits de son
- 6 ’ ils sont trop généralement connus pour
- que nous ayons beaucoup à nous étendre à leur sujet; cependant c’est un devoir pour nous de ; rendre à cette maison les éloges qui lui sont dûs pour les efforts constants dont elle n’a cessé de se faire une obligation pour maintenir cette vieille réputation qu’elle avait su acquérir dès le début de sa fabrication. C’est elle qui a fourni à l’industrie des extraits liquides et pâteux qui ont fait prime sur tous nos marchés industriels. Ses extraits solides sont irréprochables.
- Ces résultats sont certainement dûs à l’infa-tiguable activité, à l’intellligence de la direction, comme à un outillage et à une organisation irréprochables. Les laques qui sont entrées dans la consommation y sont représentées par des spécimen très remarquables et la faveur du connaisseur soucieux de n’employer que des produits bien fabriqués et offrant toutes garanties est et sera conservée à la maison Coëz.
- Maison S. Charles (Mercier, propriétaire) 16, Quai du Louvre, Paris.
- La maison S. Charles n’a plus sa réputation à faire et déjà des récompenses de la plus haute valeur ont reconnu l’importance de ses appareils; d’ailleurs le principe qui préside à la construction de ses appareils a été apprécié et qualifié par les autorités en mesure de bien juger. Le blanchissage à la vapeur réalisé par ces appareils leur réserve un succès de toute durée. Avec ces appareils, la lessive est coulée en 2 ou 3 heures sans autre soin que d’entretenir le feu. Le lavage du linge a lieu ensuite sans presque de savon ; ces appareils ont l’avantage de chauffer le linge graduellement et de ne jamais couler le linge qu’à l’eau propre sans qu’elle puisse jamais dépasser 1000.
- Il y a là un laveur mécanique en fer galvanisé à chariot mobile. Le linge étant placé et disposé en long sous les cylindres en bois intérieur, on agite le chariot pendant 4 ou 5 minutes par un mouvement de va-et-vient et le lavage est opéré.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II y a encore les essoreuses de ménage et les essoreuses à manivelle. On trouve dans la même maison un grand nombre d’appareils d’économie domestique très intéressants et très utiles, même dans les plus petits ménages .
- Chameroy
- 196, rue d'Allemagne, Paris.
- Nous ne devons laisser passer rien qui intéresse la teinture tant en procédés qu’en machines, en matières comme en appareils, mais les accessoires ont certainement leur importance et on se trouve souvent arrêté par des questions qui paraissent de prime abord ne pas avoir l’importance suffisante pour fixer l’attention.
- Les tuyaux Chameroy ont rendu trop de services et en rendent encore tous les jours de trop grands pour ne pas que nous en disions un mot au profit des installations en teinture Soit pour conduites d’eau dans nos ateliers, soit comme colonnes dans nos puits, ils sont destinés à nous être utiles en tous cas, leur confection irréprochable, la facilité de leur installation,la simplicité de leurs raccords,leur durée et leur prix en font certainement un accessoire précieux pour nous. Nous le signalons en pleine connaissance pour les avoir appliqués dans nos ateliers.
- Ch. Drevet.
- (A suivre.}
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- {Suitt}
- Si nous reprenons le spectre solaire dans l’ordre de dispersion
- Violet.
- Indigo.
- Bleu.
- Vert.
- Jaune. Orange. Rouge.
- il est reconnu :
- 1- Que deux couleurs simples consécutive donnent, par leur mélange, une nuance inte médiaire, ainsi le bleu et le vert, donnent vert bleuâtre ou un bleu verdâtre. Dans pratique on variera les combinaisons à l'infn Les couleurs d’aniline ont donné par exerp dans les bleus des tons variant depuis le b verdâtre, ou lumière (1), en passant par bleu franc, également lumière, jusqu’au indigo, se rapprochant des bleus dits bl marines.
- Ici une toute petite observation pour lecteurs. Les fabricants de couleurs artifice les produisent des couleurs variant dans ton les tons par exemple du jaune à l'orans mais bien souvent ces nombreuses variète ne sont que des mélanges de types extrënt de couleurs d’une même famille. Ht de ce m0-de faire, il est résulté un véritable gâch) bien voulu par l’acheteur. Il est bien P simple pour celui-ci d’acheter les tyr" extrêmes et de les mélanger à sa guise. AV un orange extrême et un jaune extrme fera tous les types intermédiaires, sa embarasser sa cuisine à couleurs d’une fov de boite, de manière à ne plus s’y reconnailr Cependant pour les anciens bleus d'aniline n’est pas le cas.
- 2- Deux couleurs distantes d’un rang d0" nent par leur mélange la couleur qui | sépare. Cela est vrai théoriquement 15 pas toujours dans la pratique, en dehors couleurs spectrales.
- (1) On appelle couleurs lumière, celles 9^^ changent pas de ton à la lumière artificle qui est toujours teintée de jaune. Avanthi, couleurs artificielles on n’avait d'autre r lumière, que le bleu à base de ferrocyaL de fer ou bleu de Prusse, bleu de Ray bleu de France ; le vert de Chine ou Vers, Lo Kao, a été le premier vert lumière- . succès a d’ailleurs été très éphémère vert d’aldéhyde n’a pas tardé à le détrôneL
- Je reviendrai plus loin sur les couleurs lumière, et sur le fait assez curieux de jf lyse des couleurs composés par la lun I artificielle.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Rouge et jaune donnent de l’orange.
- Orange et vert donnent du jaune en théorie seulement.
- Jaune et bleu donnent du vert.
- Vert et indigo donnent du bleu en théorie seulement.
- Bleu et violet donnent de l’indigo?
- Mais d’après Newton lui-même l’indigo et le rouge qui devraient donner du violet, ne donnent plus ce que l’on est en droit d'attendre mais bien une espèce de pourpre, qui diffère sensiblement du violet.
- L'indigo échappe donc à la règle, aussi pour simplifier la construction des cercles chromatiques, pour expliquer le contraste simultané et successif des couleurs, on l'a purement et simplement délaissé et mis de coté en le considérant comme une nullité ou comme un bleu foncé, ou un bleu mêlé de rouge. Bref on en a fait un enfant naturel dans une famille régulière. D’où il résulte que dans tous les travaux sur les couleurs on parle de sept couleurs spectrales en ne tenant compte que de six dans la pratique.
- Ces six couleurs rangées en segments égaux et par ordre sur la circonférence d’un cercle, ont servi à la construction des cercles chromatiques et à la démonstration des couleurs dites complémentaires indigo mis à part.
- On appelle couleurs complémentaires, celles dont la réunion dans la théorie, donne toujours du blanc, mais pas toujours dans la pratique. Dans le spectre solaire, il faut pren-dre deux couleurs distantes de deux rangs, en Supprimant l’indigo.
- Ainsi nous avons alors ;
- Violet. Bleu. Vert. Jaune. Orange.
- Rouge.
- Violet et jaune donnent du blanc.
- Bleu et orange donnent du blanc. vert et rouge donnent du blanc, jaune et violet donnent du blanc. Orange et bleu donnent du blanc. Rouge et vert donnent du blanc.
- On remarquera que pour obtenir du blanc et par la loi des complémentaires il faut toujours trois couleurs simples ou mieux les trois couleurs dites simples et dans toutes les combinaisons.
- Ainsi : Violet et jaune donnent du blanc, mais par le fait renferment du bleu, du rouge (violet) et du jaune.
- Vert et rouge donnent du blanc, mais de même renferment du bleu, du jaune (vert) et du rouge.
- Bleu et orange donnent du blanc, mais renferment toujours du bleu, du jaune et du rouge (orange).
- Cette loi de complémentaires, se vérifie en théorie seulement avec les couleurs spectrales, mais dans la pratique, cela n’a jamais lieu ou presque jamais lieu, on obtient pas le mélange des couleurs, bien souvent non pas du blanc, mais des couleurs foncées, de la famille des modes, allant quelquefois jusqu’au noir.
- Marius Moyret.
- (Reproductioninterdite.) A suivre^.
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- MODE AUX BOIS
- Pour 100 kil. de laine :
- Bouillon. — On compose le bain de boui-ion de :
- Eau, q. s.
- Tartre, 3 kil.
- Alun, 3 kil.
- Dans lequel on fait bouillir les tissus pendant 1 heure ou 1 heure et demie.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture
- avec :
- Eau, q. s.
- Extrait de bois rouge, 2 kil.
- Garance, 1 kil. 500
- Sulfate d’indigo, 1 kil.
- Extrait de campêche, 0 kil, 200
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- to %to
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Tartre, Alun,
- Sulfate de fer,
- 3 kil.
- 1 kil.
- 0 kil. 500
- On fait bouillir le bain pendant 20 ou 30 minutes pour opérer la dissolution des colorants et des mordants, puis on y entre les étoffes mordancées comme ci-dessus, lesquelles sont manœuvrées pendant 1 heure à 1 heure et demie à la température de l’ébullition. On termine par un bon lavage en eau courante.
- MODE AUX BOIS
- Pour 100 kil. de laine :
- Bouillon. — On fait bouillir les étoffes 1 heure et demie dans un bain composé comme suit :
- Eau, q. s.
- Tartre, 3 kil.
- Sulfate de fer, 1 kil.
- Teinture. — On compose le bain de tein-
- ture de :
- Eau, q s.
- Extrait de santal, 0 kil. 500
- Extrait de bois jaune, 0 kil. 350
- Extrait de campèche. 0 kil. 120
- Garance, 0 kil. 600
- Tartre, 2 kil.
- Sulfate de fer, 0 kil. 500
- qu’on fait bouillir ensemble pendant 30 minutes environ. On entre ensuite les pièces préalablement mordancées dans le bain de bouillon, et on les manœuvre dans ce bain, porté à l’ébullition. Après 1 heure ou 1 heure et demie de bouillon, on abat les tissus, on les évente et on les lave soigneusement.
- Le bois rouge, convenablement employé, fournit quelques belles couleurs modes. Nous donnons ci-après trois procédés, ce qui est bien suffisant pour donner un aperçu de la manière d’opérer.
- GRIS AVEC LE BOIS ROUGE
- Ce procédé ne nécessite qu’un seul bain préparé, pour 100 kil. de laine, avec :
- Eau, q. s,
- Extrait de bois rouge, 4 kil. 500
- On fait bouillir jusqu’à dissolution complète du colorant, puis on ajoute :
- Sulfate de fer, 5 à 10 kil. suivant qu’on désire une couleur plus ou moins brune. On donne quelques tours de bouillon, puis on cesse de chauffer et on entre les tissus simplement humectés d’eau. Après 1 heure ou 1 heure et demie de bouillon, les étoffes sont abattues, éventées et lavées ,
- MODE JAUNATRE AVEC LE BOIS ROUGE
- On utilise ici deux bains différents, le bouillon et le bain de teinture.
- Bouillon. — Pour 100 kil. de laine, on compose un bain avec :
- Eau. q. s.
- Tartre, 3 kil.
- Composition d’étain, 5 kil. dans lequel on fait bouillir les étoffés à teindre pendant 2 heures.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec la quantité d’eau suffisante dans laquelle on fait dissoudre, à l’ébullition, les ingrédients suivants : •
- Extrait de bois rouge, 5 kil.
- Tartre, 5 kil.
- Composition d’étain, 10 kil.
- On agite le bain pour bien répartir la composition, et on entre les tissus mordancés qu’on y manœuvre pendant 1 heure et demie, à la température de l’ébullition. On termine l’opération par un bon lavage.
- C. E. M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.) (A suivre)-
- INFLUENCE DE LA LUMIÈRE SUR LA COLORATION DE L’ANILINE PURE
- On sait que l’aniline exposée à l'air et à la lumière se colore au bout de quelque temps en jaune, puis en rouge et finalement en brun.
- Il était intéressant d’examiner si cette coloration était due à une oxydation partielle
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- de l’aniline et d’étudier l’influence exercée sur cette coloration par la lumière.
- Les essais comparatifs suivant ont été faits dans le but d’éclaircir cette question. De l’aniline pure incolore a été conservée dans le vide barométrique et dans des atmosphères d’air et d’oxygène, d’une part à l’obscurité d’autre part à la lumière diffuse pendant trois mois et demi.
- 1. A LA LUMIÈRE DIFFUSE :
- 1° Vide barométrique : l’aniline reste absolument incolore.
- 20 Air : Coloration jaune brunâtre.
- Absorption pour 1 gramme d'aniline, Ocm3, sur 9 centimètres cubes.
- 3° Oxygène : Coloration intense, br un-rougeâtre.
- Absorption pour 1 gramme d’aniline 1em‘.1 sur 8 centimètre cubes d’oxygène.
- II.— A l’obscurité :
- lo Vide barométrique : L'aniline reste ab-solument incolore,
- 2° Air : Coloration très faible.
- Absorption pas appréciable,
- 39 Oxygène : coloration faible, jaunâtre. Absorption très faible.
- Comme le montre ce tableau, l’aniline con-servé dans le vide reste incolore, aussi bien a la lumière qu’à l’obscurité ; la coloration ne Peut donc être produite par l’action unique de la lumière.
- -‘influence de la lumière est par contre ncontestable si l’aniline se trouve en pré-sence d’air ou d’oxygène. Tandis qu’à l'obs-curité complète l’aniline s’est maintenue plu-leurs mois presque incolore et que les volu 11168 soit d’air, soit d’oxygène mis en contact "vee l’aniline n’ont guère changé, l’aniline exposée à la lumière s’est co'orée vivement aue ontact de l’air et surtout au contact de oxygène et les volumes de ces gaz ont di-"inué d’une façon très sensible. A la lu-"lere il y a donc eu absorption d’oxygène, "est-a-dire oxydation.
- , pe ces essais il ressort que la coloration de aniline est due à une oxydation et que cette
- dernière n’est produite que par l’action combinée de l’air et de la lumière.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Tourcuing. — Formation de la Société en nom collectif Henri Robbe. mégisserie, lavage de laines, teinturerie, filature, retordage et commerce de laines à matelas. — Durée : 5 ans. — Cap. : 200,000 fr. — Acte du 25 juillet.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Roubaix. — Dissolution, à partir du 8 août, de la Société Hector Lachelin et Ernest Flipo, teintures et manufacture des cotons rouges grand teint, à Fiers (Pont-du-Breucq). — Liquid. : M. Lefebvre, 34, rue Colbert, à Roubaix. — Jug. du même jour.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Damais a vendu à Mme veuve Bergère, 1er septembre, un fonds de teinturerie, rue Carnot, 23, à Levallois. Opp. rue Champion-net, 82.
- M. Daubigné a vendu à M. X..., de suite un fonds de teinturerie, rue Victor-Massé, 29. Opp. rue Montmartre, 17, chez M. Lardin, Mme veuve Haux a vendu à M. X. ., de suite, un fonds de teinturerie, rue du Poitou, 17. Opp. rue Saint-Antoine, 98, chez M. Buisson.
- Mlle Durand a vendu à M. X..., août, un fonds de teinturerie, rue Fontaine, 29. Opp. rue Delbet, 4, chez M Boittiaux.
- M. Révocat et Cie ont vendu à M. Fré-chet, de suite, un fonds de teinturerie, à Persan-Beaumont et à l’Isle-Adam.
- M. Sibille a vendu à Mme veuve Margeli-don, de suite, un dépôt de teinture, rue Tardieu, 3. Opp. avenue d’Orléans, 61.
- M. Dargère a vendy à M. X - , de suite, un
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- ce
- LE MONITEUR DE TA TEINTURE
- fonds de teinturerie, rue du Marché-Saint-Honoré, 11. Opp. rue Montmartre, 12, chez M. Petitjean.
- Mlle Régel a vendu à M. X..., 5 septembre, un fonds de teinturerie, rue de Moscou, 23. Opp. boul. de Magenta, 109, chez M. Henry.
- M. Thirion a vendu à Mme veuve Hubert, 1er septembre, un fonds de teinturerie, rue du Helder, 12. Opp. rue du Helder, 12.
- M. Barbin a vendu à Mlle Gauthier, 25 septembre, un fonds de teinturerie, boul. Hauss-mann, 182. Opp. boul. Haussmann, 182.
- M. Daubignè a vendu à M. X..., 16 septembre, un fonds de teinturerie, rue Victor-Massé, 29.
- BIBLIOGRAPHIE
- L’impression des tissus de coton, par Antonio Sansonne {traduction française, par
- M. MONTPELLIER).
- Il existe sur l’impression des toiles peintes un certain nombre d’ouvrages excellents : avant tous le modèle du genre : Le Traité de L’impression de Persoz ainé (1843); Les Matières colorantes de Schutzenberger (1865), enfin les livres plus récents de Grâce Calvert, O’Neill et Crookes. Mais tous ces volumes, quel qu’en soit l’intérêt, ne sont pas propres à donner une idée nette de ce qu’est l’impression des tissus de nos jours. En effet, depuis une quinzaine d’années, les méthodes ont été changées absolument, grâce à la découverte de l'alizarine artificielle et d’un certain nombre de dérivés analogues, et les couleurs d'aniline, dont l'emploi était autrefois restreint à cause de leur fugacité, ont fourni à la palette du coloriste un certain nombre de nuances à la fois belles et solides.
- Un livre donnant un résumé succinct de ce qu’est l’impression de nos jours était donc un desideratum, et toutes les personnes qui s’intéressent à cette industrie accueilleront avec plaisir le volume queM. Antonio Sansone vient de publier.
- M. Sansone, ancien élève de l’éminent professeur Emile Kopp à Zurich, a passé un certain nombre d’années dans l’industrie en Angleterre ; il a ensuite dirigé pendant longtemps la section tinctoriale de la Technical School de Manchester. C’est donc un savant doub é d’un praticien, qui était apte plus que personne à condenser dans un volume restreint le nombre considérable de faits sur lesquels se base l’impression, en ne tenant compte que de ce qui est réellement important, et de donner ainsi à l’étudiant une image claire et nette de l’état de cette industrie. Mais ce n’est pas seulement l’étudiant, ou le chimiste désireux de se familiariser avec l’application des matières colorantes en impresssion, auxquels le livre de
- M. Sansone sera utile. Le praticien y trouvera aussi une foule de renseignements précieux et intéressants.
- Nous allons donner une analyse assez détaillée de cet ouvrage, passant rapidement sur ce qui est généralement connu, mais donnant plus d’extension aux parties nouvelles et reproduisant même, certains procédés ou recettes qui nous sembleront pouvoir intéresser les lecteurs de ce journal.
- Après une introduction sur l’histoire des toiles peintes, l’auteur passe à l’étude du blanchiment dont il décrit les procédés en tenant compte des derniers progrès.
- A propos du flambage des tissus, il mentionne le procédé électriq ue que l’on vient d'expérimenter en Angleterre. Au lieu de flamber les pièces à la plaque, au cylindre ou à la rampe des becs de gaz, on les fait" passer sur un fil de platine que l’on porte à l’incandescence en le faisant traverser par un fort courant.
- Parmi les nouveaux procédés de blanchiment, nous citerons, en premier lieu, ceux qui sont basés sur l’action combinée de la soude caustique et de la vapeur, dont l’idée est due à M. Horace Koechlin, et qui ont été introduits dans l’industrie par M. Mather, de la maison Mather et Platt à Manchester. Dans ce traitement, les pièces s’attaquaient facilement par l'action silmu-tanée de l’air et de l’alcali ; cet inconvénient a été évité par M. Koechlin, en ajoutant à la soude un réducteur tel que le sulfite de soude, par M. Mather en opérant en des vases clos, à une pression pas trop élevée et en tenant les pièces toujours parfaitement humides.
- M. Thompson a ensuite recommandé l’emploi de l’acide carbonique à la place de l’acide sulfurique ou chlorhydrique pour le traitement des pièces après le chlorure de chaux.
- Dans le procédé Mather, les pièces sont d’abord passées à chaud dans une solution de soude caustique, provenant d’une opération précédente, lavées et entassées dans des wagonnets dont les parois sont formées par un treillis métallique. Cette opération a surtout pour butde les humecter entièrement et de faciliter la pénétration de la lessive caustique lors du traitement suivant. Les wagonnets sont ensuite introduits deux par deux dans une chaudière horizontale, dans laquelle on les arrose continuellement au moyen d’une pompe centrifuge avec une solution de soude caustique de 1 à 5 0/0 et sous une pression d’environ 1/4 d’atmosphère. Cette opération dure 5 heures et chaque wagonnet renferme 1000 kilos de tissus. Après ce temps on laisse écouler le liquide, qu1 sert à humecter les pièces pour l’opération suivante, ainsi que nous venons de le voir ci-dessus, et on lave dans la chaudière même.
- Les pièces sont ensuite passées en chlorure de chaux, puis en acide carbonique (procédé ThomP son) ou en acide chlorhydrique et sulfurique. L® traitement à l’acide carbonique ne paraît pas avolr tenu ce que l’inventeur s’en promettait.
- Il est évident qu’on pourrait se servir aussi avee avantages des chaudières Mather pour le traite-ment ordinaire à la chaux ou au savon de colophane.
- Dans le procédé Lunge, les premiers trait0" ments sont les mêmes que dans les autres pr°
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- cédés ; il n’y a de différence que dans l’application du chlorure de chaux.
- En ajoutant à celui-ci une petite quantité d’acide acétique, il se forme de l’acétate de chaux et l’acide hypochloreux est mis en liberté, celui-ci cède au tissu son oxygène et donne de l’acide chlorhydrique, qui, avec l'acétate de calcium, donne du chlorure de calcium et régénéré de l a-cide acétique. On voit d’après cela que, celui-ci étant toujours régénéré, une petite quantité suffit pour décomposer de grandes quantités de chio -rure de chaux. Après le chlorure, il n’est pas nécessaire, dans ce procédé, de passer en acide, l’acide hypochloreux ayant été mis en liberté lors du chlorage même. Il y a donc à la fois économie de temps et d’acide.
- Enfin les procédés électriques reposent généralement sur la décomposition d’un chlorure par le courant (chlorure de magnésium, Hermite) ; il ne nous semble pas encore possible de décider si 1 oxygène ainsi obtenu est plus économique que celui fourni par le chlorure de chaux.
- Dans les chapitres suivants, l’auteur donne 1 histoire très sommaire des matières colorantes minérales naturelles et artificielles. Il va sans dire que, dans un espace si restreint, ce vaste sujet n’a pu être qu’effleuré ; mais nous voyons avec plaisir que, même les colorants de date toute récente, se trouvent mentionnés.
- Viennent ensuite les mordants, les épaississants et l’eau, au point de vue de la teinture. Ce der-nier point, très important, n’est mentionné qu’en passant ; pour plus de détails l’auteur renvoie aux traités spéciaux.
- Après cette introduction, longue mais indispen-sable, l’auteur commence à s’occuper de l’impres-sion proprement dite.
- Tous les procédés d’impression peuvent, en somme, être divisés en deux catégories :
- ^.Couleurs directes ou imprimées, obtenues par impression simultanée de la couleur et du mordant et fixation ultérieure par vaporisage, oXydation, réduction, etc. ;
- 20 Couleurs teintes obtenues par impression Préalable d’un mordant, et teinture ultérieure, al par teinture en uni et enlevage ultérieur une partie de la couleur.
- avant de passer à la description des procédés 3 applicatiou des diverses matières colorantes, —uteur, se basant sur le fait que tous les colo-wants doivent d’abord être expérimentés au labo-- toire, avant d’être employés en grand, donne renseignements circonstanciés et intéressants r la manière de faire ces essais en petit.
- Ea condition essentielle d’une impression nette . Une couleur bien épaissie, aussi la question tas épaississants est elle de la plus haute impor-pance, et l’auteur donne-t-il les procédés de pré-H dation avec tout le détail désirable.
- devlent ensuite le chapitre également important par mordants dans lequel sont données les pré-diaetions des produits les plus usuels, acétates gacumine, de chrome, de fer, de calcium, de man-chrese et d’étain, nitrates de fer, d’alumine, de chrome, de calcium, acéto-mitrate, chlorate de aluame, sulfocyanure d’alumine et de chrome, alcarinate de soude, mordant de chrome et de fer
- Le chapitre suivant, le plus considérable du
- livre, traite des couleurs-vapeur, et se subdivise en plusieurs sous-chapitres.
- 1° Couleurs à l’albumine, couleurs minérales (pigment coloré). Les couleurs minérales fixées à l'albumine sont principalement : l’outremer, le vermillon, le vert guignet, l’orange et le jaune de chrome, le noir ne fumée, rarement le jaune de cadmium. On n’emploie presque jamais l’albumine seule comme épaississant, mais généralement on la mélange avec la gomme ou la gomme adra-gante. L’albumine est toujours coagulée par vaporisage.
- 2o Couleurs d’aniline. Elles peuvent être imprimées à l’albumine : celle-ci fonctionnant alors à la fois comme fixateur mécanique et comme mordant. L’albumine, comme la laine et la soie, à la propriété de donner de véritables combinaisons avec les couleurs d’aniline, qui se forment si l’albumine est coagulée sous l’influence de la chaleur. Si on imprime use couleur à l’albumine et qu’on la coagule par un acide à froid, par exemple, il y a seulement fixation mécanique et la nuance obtenue est terne.
- AU début, les couleurs d’aniline s’imprimaient toujours à l’albumine, actuellement ce mode opératoire est presque entièrement abandonné, et la fixation a lieu pour les colorants basiques sous forme de laque double avec le tannin et un oxyde métallique, presque toujours 1 oxyde d’antimoine.
- On fait une couleur composée d’eau dégommé, du colorant, de tannin et d’acide acétique, — ce dernier a pour but d’empêcher la formation delà laque dans la couleur même ; on imprime et on vaporise. Au vaporisage, l’acide acétique s’échappe et la laque tannique se précipite sur la fibre pour donner plus de solidité à la laque : on passe ensuite à travers une solution d’émétique. Le tan-nate du colorant se combine avec l’oxyde d’anti-moine, et on obtient une laque triple qui résiste bien au savon.
- Les couleurs d’aniline à caractère acide, bleus de rosaniline sulfoconjugués, couleurs azoïques, se fixent au moyen des acétates de chrome ou d’alumine, ou quelquefois d’aluminate de soude, — dans ce dernier cas sur tissu stannaté. Les nuances ainsi obtenues résistent mal au savon. Les couleurs azoïques peuvent aussi être formées directement sur le tissu en imprimant un mélange de l’amine du phénol, de chlorhydrate d’ammoniaque et de nitrite de soude.
- 3o Alizarme. Les couleurs à l’alizarine s’impriment presque toujours sur étoffe préparée au sulfoléate. Avec l’alumine et la chaux on obtient des rouges et roses ; avec le fer, des violets, avec fer et alumines, des puces : avec chrome, des grenats; en outre, l’alizarine entre dans la composition d’un grand nombre de nuances composées. En ajoutant au rouge un peu d’étain, on obtient des nuances plus brillantes et plus jaunâtres.
- L’épaississant généralement employé estl’ami-don : pour le rouge et rose par exemple, la couleur est composée d’alizarine, d’acétate d’alumine, d’acétate de chaux, d’huile et d’acide acétique en excès, qui a pour but d’empêcher la formation de la laque'avant le vaporisage. Quelquefois on remplace l’acétate d’alumine par le sulfocyanate et on ajoute à la couleur de l’acétate stanneux ; on imprime, vaporise et savonne.
- L’alizarine orange est appliquée comme la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- rouge, seulement on prend souvent du nitrate d’alumine.
- Le bleu d'alizarine se fixe avec acétate de chrôme, acétate ou nitrate de magnésie et bisulfite de soude. La céruléïne de la même manière, mais sans magnésie ; la gallocyanine avec acétate de chrome et prussiate jaune.
- 4o Extrait de bois. On emploie surtout les extraits de campêche, bois rouge, safran, querci-tron, graine de Perse, Cuba et le cachou. Les mordants sont l'alumine, le fer, le chrome et quelquefois l’étain.
- Les extraits sont employés fréquemment avec l’alizarine et ses congénères à la production de nuances composées, olive, brun,, gris, réséda, gros bleu, etc.
- 50 Couleurs minérales-vapeur. Certaines cou leurs minérales, telles que le jaune et l’orange de chrome, le jaune de cadmium, le chamois de fer, le bistre de manganèse, le bleu de Prusse peuvent se produire sur le tissu par vaporisage. On imprime alors les éléments propres à produire ces couleurs dans un état tel qu’ils ne réargissent pas à froid mais seulement au vaporisage. Ainsi on imprime par exemple un mélange de nitrate de cadmium et d hyposulfite de soude ; à froid ces deux corps n’ont l'un sur l’autre ancune réaction apparente ; mais au vaporisage, il se forme du sulfure de cadmiun. Ou encore on imprime un mélange de ferro et ferrycyanure de potassium, de chlorure d’ammonium et d’acide tartrique et oxalique ; au vaporisage les acides ferro et ferry-cyanhydrique mis en liberté se décomposent avec formation de bleu de Prusse et dégagement d’acide cyanhydrique.
- 60 Couleurs-vapeur et procédés de date récente. Dans ce chapitre l’auteur mentionne. le bleu nouveau de Casella, l’induline en pâte de la fabrique de Hoechst, la galloflavine et le brun d’antracène de la Badische : la dinitro-résorcine, enfin quelques dissolvants de couleurs nouveaux, tels que l’acétine et l’acide lévulique.
- 7o Couleurs produites directement sur les tissus par oxydation.
- A cette catégorie appartiennent surtout les noirs d’aniline d’oxydation et vapeur, le brun de phénylène-diamine, le puce de naphtylamine, la canarine vapeur et les bruns au cachou.
- 80 Couleurs produites directement sur les tissus par réduction. Ce sont les indigos d’après les procédés Schliéper et Baum, soit sur fond blanc, soit sur fond rouge à l’alizarine, le bleu dit solide, qui s’emploie toujours sur une certaine échelle, enfin les bleus à l’acide orthonitrophénylpropio-lique et l’indophénol.
- Nous arrivons maintenant à l’histoire des couleurs par teintures.
- Toutes les matières colorantes employées comme couleurs-vapeur peuvent aussi s’employer en teinture, en imprimant et fixant les mordants et teignant ensuite. Il est évident que si, au lieu d’imprimer des mordants, on les plaque, on obtiendia dans les mêmes conditions des unis. Pour l’alizarine, le campêche, etc , on- imprime le mordant à l’état de sulfacétate ou d’acétate basique : on expose à la chambre dite d’oxydation; le sel d’alumine se décompose avec dégagement d’acide acétique, et un sel plus basique insoluble reste sur la fibre ; le sel ferreux, en même temps
- qu’il perd de l’acide acétique, s’oxyde à l’état de sel ferrique. Pour compléter la fixation du mordant, le tissu subit ensuite les opérations du bou-sage ou dégommage, puis il est prêt pour la teinture. Le chrome ne peut se fixer d’une manière analogue ; pour précipiter l’oxyde de chrome sur tissus; on peut imprimer ou plaquer le mordant alcalin et fixer par exposition à l’air, ou imprimer un mélange de bichromate de potassium, hyposulfite de soude et chlorure de magnésium» et vaporiser.
- Des réserves sous les mordants d’alumine ou de fer s’effectuent par impression préalable d‘a-cide citrique ou tartrique ou d’un mélange des deux : des enlevages sur mordant plaqué, séché, mais non encore fixé, peuvent se faire de 18 même manière.
- Un genre spécial est la teinture en rouge turc ou rouge d’Andrinople, qui se fait soit d’après les anciens procédés dits d’émulsion, ou les nouveaux procédés rapides au sulfoléate inaugurés par M. Horace Koechlin.
- Ce sujet est trop connu pour que nous nous y arrêtions longuement. Les enlevages sur rouge d’Andrinople sa font toujours au moyen de la cuve décolorante (chlorure de chaux).
- En dernier lieu, l’auteur traite les enlevages sur l’indigo, qui se font aujourd’hui presque exclusivement d’après le procédé Camille Koechlin; impression de chromate neutre et d’une couleur à l’albumine et passage en acide sulfurique et oxalique ; les enlevages sur bistre de manganèse au moyen du sel d’étain ; enfin les enlevages sur couleurs azoïques, congo, benzopurpurine, bleu azoïque, etc., ou moyen de l’acétate stanneuX. Ces trois dernières couleurs, de même que la chrysamine et quelques autres de date plus récente, ont la propriété intéressante de se fixer sur coton directement sans mordant.
- Un important chapitre est consacré ensuite aux machines employées en teinture et en 10: pression qui ont d’ailleurs été écrites déjà en partie dans le cours de l’ouvrage.
- Le livre se termine sur l’emploi de l’éleetricite en impression dû à M. Goppelsrœder et sur Lin0' pression des tissus laine.
- La partie mécanique joue de nos jours un rôle de plus en plus important dans le blanchiment, la teinture et l’impression.
- Les perfectionnements apportés dans cette partie sont dus en grande partie à la maison Mather et Platt, de Manchester. .
- Le livre de M Sansone contient un grand nombre de planches, extrêmement bien faites, de machines les plusbelleset les plus perfectionnées’
- Enfin trente échantillons imprimés sur coton e] sur laine donnent une idée des effets que 1 on 0D tient au moyen des procédés décrits dans le livre;
- D après ce que nous venons de dire, on peU, juger de la foule de renseignements intéressant, que contient l’ouvrage de M. Sansone, et non croyons pou oir le recommander à tous ceux g. ont intérêt à se familiariser avec l’application de matières colorantes.
- Prix du volume et de l’atlas franc 31 fr. 50.
- Envoyer mandat poste ou chèque" Paris au bureau du journal pour renve franco par retour du Courrier.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- » Année, N° 19. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Octobre 4889
- SOMMAIRE
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite). SAVON-BENZINE.
- PERFECTIONNEME {TS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS (suite).
- PEINTURE DES LAINES EN PIÈCES (suite).
- -ES RECOMPENSES DE L’EXPOSITION.
- ETAIN DANS LA TEINTURE. JURISPRUDENCE.
- RENSEIGNEMENTS commerciaux.
- “ULLETIN FINANCIER.
- PIBLIOGRAPHIE. _ COURS. — ANNONCES.
- REVUE DE
- L EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite.)
- JOLLY Fils
- (Jolly fils et Sauvage)
- 3, rue de Rohan
- Usine, 30, rue de Bois, à Paris.
- "maison Jolly fils (Jolly fils et Sauvage, t eesseurs), a rendu un service trop impor-I " l’art de la décoration par la tenture crative de genre et de style pour ne pas L 1 appelle sur son exposition, classe 46, “ttention des architectes, des décorateurs, des fini
- dég; "repreneurs de fêtes, des particuliers reux d’obtenir de grands effets sans de dépenses.
- , v R en effet une foule de circonstances, “ang U ‘
- a vie publique comme dans la vie pri-effet 1 on serait bien aise d’obtenir un grand depenanS cependant se laisser entraînera des bud es qui dépasseraient les limites du —8et dont on dispose et dans ce cas les ten-“Teg dp M • "
- adm; essieurs Jolly fils et Sauvage sont besgir“blement placées pour répondre à ces Ces t d’emb “Htures, dont le tissu est de toile sont • “8e, se transforment, quand elles pect ntes et imprimées, en étoffes d’un as-bien s agréable et qui conviennent aussi | oTme port lires que pour tapisseries des
- salles de réception, de halls, des tribunes, des endroits de solennité, de réunion ; des salles de bal s’en accommoderaient on ne peut mieux; des panneaux de paravent, des fonds d’alcôve en seraient formés avec succès. D’ailleurs il est inutile d’insister davantage, car l’initiative individuelle a déjà su tirer parti de ces tissus en les appliquant à des cas tout à fait divers et avant que la publicité ait commencé son œuvre.
- Ainsi, le Théâtre lyrique, le Casino de Trouville, et à l’Exposition : le Pavillon de la Presse, la Classe 30, le Danemark, I’Algérie, le Val d’Osne, le Métropolitain, etc., ont emprunté leur décoration à ces tissus, sans compter une foule d’installations de Châteaux et de Villas, telles que le palais du prince Boris, à Moscou ; le Palais Cléry, à Venise ; le Grand-Hôtel d’Albion, à Hyères, etc., etc., tant en France qu’à l’Etranger, qui sont venus leur demander l’enjolivement de leurs appartements, de leurs vestibules. Je ne puis entrer dans le détail de toutes les applications de ce tissu, mais un ordonnateur de fêtes, comme un architecte, comme un simple particulier ont là une riche source à exploiter.
- Je dois ajouter que le tissu étant robuste, les teintures doivent offrir une certaine durée et c’est ce que Messieurs Jolly fils et Sauvage, se sont efforcés de faire en n’appliquant que des impressions solides sur des fonds solides.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ils y ont pleinement réussi et le consommateur trouvera dans leur emploi : robusticité, solidité, élégance et économie tout à la fois. C’est une création absolument nouvelle, une industrie nationale de plus à ajouter à nos industries parisiennes déjà si diverses et celle-là en rehaussera la liste.
- Comment donc ces messieurs ont-ils exposé dans la classe 4G, et comme teinturiers, des œuvres vraiment artistiques et qui ne se rat-tachent qu'indirectement à l’art du teinturier ? C’est que l’art de la teinture a des ramifications infinies et qu’un homme intelligent qui s’occupe de la teinture, peut sans s’en apercevoir, devenir heureux créateur d’une industrie qui prend vie dès sa naissance et qui s’impose déjà par des succès spontanés.
- Pourjustifier mes appréciations je m’appuierai sur des chiffres qui sont la corde sensible de toute opération commerciaieet qui,souvent, déterminent le choix à mérite égal. Les tentures de ces messieurs valent depuis 1 fr. 25 le mètre jusqu’à 2 fr. 75, et mesurent 1 m. 20 de largeur. Nul mode de décoration n'offre de semblables avantages.
- Les spécimens exposés surprennent d’abord par leur nouveauté et charment par leur effet et l’on comprend de suite tout le parti que l’on peut tirer de semblables étoffes soit comme tentures, soit comme tissu.
- C’est donc avec une entière conviction que j’appelle l’attention des intéressés sur cette exposition due à des hommes intelligents, progressistes, dont l’idée, certainement, fructifiera et aura créé une industrie absolument nouvelle dans l’art de la décoration par l’ameublement.
- Les fonds peuvent être variés à l’infini et appropriés à des fonds donnés, de même que les impressions peuvent s’harmoniser avec l’ameublement du milieu où ces tentures doivent figurer.
- Les couleurs et les motifs peuvent concorder avec les nécessités des lieux et des circonstances et fournir un tout absolument agréable. Ces motifs peuvent représenter des
- sujets déterminés et répondre en tout cas au exigences ou aux désirs de l’acheteur q" pourra toujours commander ses fonds et 84 motifs de manière à rester entièrement malin de ses effets, et cela sans di^fférence de prix.
- Ni les étoffes tissées, tapissées ou foulées ni les papiers peints n’offrent de semblable avantages à moins d’entraîner à des dépense considérables et à des manipulations tout 1 fait en dehors d’une fabrication courante.
- Nous pouvons déjà entrevoir l'extension "f ce genre de tissu à la garniture de certain: meubles, coffres à bois, banquettes, garniture’ de rampes d’escaliers, etc.
- Aujourd’hui que le niveau intellectuel de masses s’est élevé et tend à s’élever de plo en plus, le luxe devient une nécessité social
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- mais comme dans beaucoup de cas les re sources sont limitées, les moyens de le satls faire doivent se trouver à la portée des pO8 tions, des milieux et les tentures de MM.Jol) fils et Sauvage s’imposent.
- Avis donc à ceux qui cherchent un just délassement de leurs labeurs dans un luxe plaît à l’élévation de leur intelligence.
- Les tentures de MM. Jolly fils et Sauva? sont brevetées en France, en Angleterre, 8" Etats-Unis et au Canada.
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- Guinon, Picard et Jay, à Saint-Fons, près Lyon (Rhône)-
- MM Guinon, Picard et Jay, fabricani5 produits chimiques à Saint-Fons, près 120, exposent toute une série de matières0 rantes pour teinture et impression.
- C’est une très ancienne maison, qui aP de 50 ans d’existence. Son chef, M. Guino
- 2 :.10 est le premier qui ait fabriqué industr ment l’acide picrique.
- Leurs principaux produits sont : les d vés de l’orseille et de l’indigo, soùs *eS verses formes commerciales ; les ex
- OnerC" végétaux, tels que graines de Perse, % M . . jigt8"
- tron, Epine Vinette, Gaude ; les extra. 0 niques de Galles et Sumac ; les couleurs , ques ; mais la fabrication de l’acide picr
- ESuSEaAE8SS
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- cristallisé et des dérivés ni très, en général, constitue, dans leur usine de Saint-Fons, l’installation la plus considérable qui existe Pour cette production.
- Ces Messieurs ont exposé de très beaux Spécimens d’acide picrique et de trinitrocrésol, en magnifiques cristaux. Ils fabriquent aussi ^diverses variétés d’Aurinesou Corallines, solubles à l’alcool et à l’eau, et de l’acide oxa-que, retiré des résidus des fabrications des Produits nitrés.
- Cette maison est, du reste, assez connue pour que nous n’ayons pas à en faire ici l'é-loge.
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- — • — cR --
- Chantiers de la Buire à Lyon
- -es chantiers de la Buire, de Lyon, sont "Agistralement représentés à notre Expo-"Üon au Champ-de-Mars.
- Idépendamment de leur pavillon spécial, "Jede l’avenue de la Bourdonnais, où ils ont "Posé les types les plus perfectionnés de mé-94 filer et à tisser la soie, fonctionnant à vWe du public, tout le monde a vivement Zhe"qué dans la grande galerie des ma-wes une exposition très complète de cette de 6 maison relative à la teinture mécanique "écheveaux et des tissus.
- aktte exposition comprend différentes ma-aesdont l'invention est due à M.C.Corron,
- "t-Etienne, et qui sont notamment : ope"e machine à teindre en pièces qui da,, automatiquement tout le travail que, a 1a teinture en pièces, l’ouvrier fait à la b4tp ‘ 4 "aide du tourniquet où à l’aide du k”’ Pour bien immerger le tissu dans le
- 2, UAe+C
- 2
- „(lssu est mené en corde ou au large ; la titjee Peut opérer les teintures les plus Unb '
- plugi o ouvrier peut mener en même temps Rain.4)3 barques, de sorte que l’économie de œuvre est tres grande tout en attei-" résultat parfait.
- Quand on veut reponchonner, c’est-à-dire ajouter de la drogue au bain, le tissu vient se replier de lui-même sur une planchette d’où il est très facile de le faire glisser dans le bain.
- Tous les frottements sont évités par des rouleaux dont les mouvements suivent constamment la marche du tissu et en déterminant des courants qui maintiennent le tissu au large et lui donnent l’homogénéité du bain. En observant le fonctionnement de cette machine toute explication devient superflue.
- Machine à teindre en flotte (système Corron brevété s.g.d.g,). Cette machine remplace les manipulations de l’ouvrier dans toutes les opérations de la teinture en flottes pour la soie, la laine, le coton, la ramie, etc.
- Elle réalise dans la main-d'œuvre une économie de 75 à 80 0(0.
- Elle a le précieux avantage d’éviter l’écor-chement des fils que produit ordinairement le frottement répété des lisoirs et elle donne ainsi, pour le tissage, des matières plus résistantes et plus brillantes.
- Les avantages et les qualités de cette machine ne sont plus à démontrer et des applications récentes dans des ateliers de premier ordre en font foi.
- Secoueuse-dresseuse double (système Corron breveté s. g. d. g.). La secoueuse-dresseuse s’applique à tous les produits filamenteux en écheveaux ; elle a l’avantage de' décoller les fils et de les remettre tous parallèles, également tendus. Les soies sont plus brillantes, les cotons entièrement débarrassés des poussières qui y adhèrent. Ces machines peuvent être conduites par une femme et peuvent traiter 400 kilog. par jour.
- Voilà une exposition bien remplie et qui fixera l’attention des industriels intéressés à ce genre de travail. En attendant elle attire les regards de tous les visiteurs.
- Ch. DREVET.
- (A suivre,}
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- O 04
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- SAVON-BENZINE spécialement employé pour le nettoyage des blancs
- Depuis quelque temps déjà, il est entré dans la pratique de faire concourir le savon avec la benzine au nettoyage des objets blancs et c’est le savon blanc qui a eu, le plus souvent, la préférence ; mais quelle qu’en ait été la marque et malgré l’attention du choix, son usage a bientôt révélé des inconvénients qu’on a cherché à éviter et la question du savon s’est trouvée posée entière à ceux qui ont entrepris la tâche de la résoudre.
- Pour bien comprendre l’importance de cette question et l’envisager sous son propre jour, il est bon de présenter les différentes phases de l’opération du nettoyage, telles qu’elles se succèdent dans la pratique habituelle et de se rendre compte de leurs effets.
- Actuellement, les objets blancs à nettoyer sont immergés dans la benzine, puis frottés avec du savon et massés ou brossés, suivant le cas, mais toujours très énergiquement travaillés, foulés en plein bain et rincés successivement sur deux ou plusieurs bains de benzine claire.
- Ces opérations du massage et du brassage ne laissent pas que d’être pénibles et longues et, de plus, les étoffes ainsi travaillées ne sont pas entièrement dépouillées des poussières ou autres corps étrangers qui en ternissent l’éclat et leur ôtent leur prix. Il y a dégraissage par absorption des corps gras mais le nettoyage, dans l’acception large du mot, dans son sens propre ici, n’a pas été obtenu.
- Bien des essais de savons spéciaux ont été tentés, mais aucun n’a résolu la question qui était restée entière et c’est à Monsieur Emile Homo, d’Angers, que revient le mérite de la solution de ce problème industriel.
- Monsieur Emile Homo met en vente, aujourd’hui, une préparation qui donne une entière satisfaction, et en étudiant com
- parativement les façons d’opérer, noustrol vons tous les avantages de son côté.
- Voici, d’ailleurs, cette manière d’opérer:
- On dispose un bain d’immersion dans quel on a délayé du savon-benzine dans proportion de 20 à 30 grammes par litre" benzine ; les objets blancs à nettoyer y s0N trempés puis, sans massage, sans brossap à moins de circonstances particulières I n’échapperont certainement pas à la sagacl d’un praticien expérimenté, sont immédiat ment foulés et rincés sur deux ou plusie" bains de benzine claire.
- Le résultat immédiat accuse une éconon de temps, une netteté de blancheur indiscu ble, qui résultent d’essais comparatifs faitss, de fortes parties de blancs à nettoyer et trh tés comparativement dans des maisons tels que celles de Messieurs Piot (ancienne mals, Tisselin), Alavoine, etc., dont les chefs ont " très gracieusement leurs ateliers ànotre^ position.
- Tout a été à l’avantage du traitement! le savon-benzine de Monsieur Emile HoMo:
- Ainsi, un lot travaillé par la méthode bituelle a demandé une heure de travail P dant que le lot travaillé par la nouvelle" thode a demandé 10 minutes seulement-Après séchage, les articles nettoyé8
- +00 savon-benzine ont été reconnus par comme plus blancs, plus nets, entière fouillés.
- Nous pouvons admettre que des arü.) travaillés aussi rapidement et avec moin manipulations sont moins fatigués et, parë. entièrement réussis.
- Je ne terminerai pas cet article san8 peler au teinturier ou au nettoyeur qu'il., rester renfermé dans les limites presctl ..h0" plus haut et que la proportion de . zinc à dissoudre dans la benzine doit e-30 à 40 grammes par litre, sous peine 1 pâter les bains, de rendre l’opération dils., le résultat mauvais et de se priver d'une nomie sensible pour arriver à contre-bll,.
- Il a été publié une appréciation de ce 3
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- tontine dans une feuille qui s’adresse aux | teinturiers, mais le point de vue auquel s’est placé l’auteur de l’article lui a fait perdre la voie véritable d’une discussion pratique ne visant que le résultat, et je ne juge pas à propos de le suivre dans des allégations qui | manquent de fond en voulant friser la con | naissance de réactions chimiques, scientifi- | ques qui feraient l’objet d’une discussion hors de cause. Les gros mots d’émulsion, de sapo-^cation, d’inertie complète, doivent être retournés à leur auteur, avec le conseil final l'1 H nous donne : « prenez garde au feu ».
- Pour renseignements et ordres s’adresser à M Homo, droguiste à Angers.
- Ch. DREVET,
- participer à la rotation de ce tube le ou les fils passés à travers ledit tube afin de produire la torsion de ce ou de ces fils entre le tube et les aiguilles du métier.
- NOUVEAU MÉTIER A GUIPER PERFECTIONNÉ-Par M. Damon.
- Ce nouveau métier est caractérisé :
- a par la combinaison de coins lisseurs de fil à guiper, de façon à éviter que la bourre puisse apparaître après l’opération du guipage.
- b par le tirage mécanique de ce fil.
- c par la combinaison des coins briseurs avec le tirage mécanique.
- (Reproduction interdite).
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Yous donnons sous ce titre et sans discussion [analyse des brevets de nature à intéresser nos acteurs.
- APPAREIL PERMETTANT DE DOUBLER, MOULINER ET RETORDRE LES FILS PENDANT LE TRAVAIL SUR LES MÉTIERS A TRICOTER.
- Par M. Hantz-Nass
- Cet appareil s’adapte aux métiers à trico-er et permet de produire des tissus présen-“nt un aspect de chiné, mouliné ou perlé, ou “ncore des tissus à double face ou vanisés. ^consiste essentiellement en un tube ver-"eal pourvu d’un cloisonnement intérieur et qant le rôle de guide -fil, qui vient se loger "8 le trou du guide-fil ordinaire de ces mé-lerg. •
- eT peut recevoir automatiquement un "ouvement de rotation sur lui-même par "uite du travail de tricotage du métier.
- Un dernier perfectionnement modifie la 111186 en marche de l’appareil : il est actionné Dar I
- 16 moyen d’un tube pourvu de cannelures nervures longitudinales destinées à faire
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES ET LEUR PROCÉDÉ DE FABRICATION
- Sous ce titre, M. Bennert a pris, à la date du 22 juillet 1887, deux brevets qui portent les numéros 184.934 et 184.936. L’inventeur désire s’entendre avec des usines françaises pour l’exploitation de ses procédés. S’adresser pour plus amples renseignements au cabinet Emile Barrault, 48, rue de Bondy, Paris.
- M. Bennert a imaginé un nouveau procédé pour le traitement de certaines matières colorantes ayant pour effet de les rendre solubles ou plus solubles pour la teinture et l’impression.
- Le 22 juillet 1887 un brevet qui porte le numéro 184.935 a été pris pour cet objet. Désireux de voir exploiter son invention en France, M. Bennert appelle sur ce point l’attention des intéressés, en vue de céder ses droits ou des licences. S’adresser pour plus amples renseignements au cabinet Emile Barrault, 48, rue de Bondy, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- (Suite)
- Enfin pour terminer ce premier aperçu des couleurs complémentaires, disons que la réunion de toutes les couleurs spectrales comprennent du rouge du jaune et du bleu, plus de l’indigo donne du bleu ; c’est-à-dire qu'a-près avoir dispersé un • rayon de lumière blanche par le passage à travers un prisme, de manière à former un spectre scolaire contenant les sept couleurs, on réunit de nouveau ces sept couleurs en un point, par des combinaisons de lentilles on obtient un nouveau rayon blanc identique au premier, c’est à-dire sans couleur en apparence. Le blanc est donc formé par la réunion de toutes les couleurs, bien entendu des couleurs pures du spectre.
- Jusqu’à présent je n’ai eu en vue que le spectre solaire, qui, indigo mis à part, a servi à établir toutes les lois du contraste simultané et successif par Chevreul, de même les cercles chromatiques qui servent dans les cours dè physique, et que nous examinerons plus loin. Lecteurs si vous le voulez, nous appellerons ce spectre, le spectre direct, par opposition à un autre spectre solaire que nous appellerons'le spectre-inverse du à L. L. Lem-bert de Lyon, et dont j’expliquerai la formation dans le prochain numéro.
- Le premier mémoire sur ce spectre inverse a été présenté et lu dans les séances du 23 septembre, 21 novembre et 25 décembre 1868 de la Société des Sciences Industrielles de Lyon. La mort a surpris plus tard l’auteur du mémoire, mon professeur de chimie, pour terminer un travail qui eut certainement fait sensation et qui complétait la lacune de l’oubli de l’indigo dans les travaux de Chevreul et autres physiciens
- Si l’on opère dans des conditions identiques
- pour l’obtention des deux spectres pour le-cartement du spectre du prisme, on obtient dans les deux une bande blanche ou non au milieu, mais l’arrangement des couleurs
- Nous avons en compa"
- Spectre inverse
- 1. Jaune
- 2. Orangé
- 3. Rouge
- 4. Bande blanche
- 5. Violet
- 6. Indigo
- 7. Bleu
- , la bande blanche
- n est plus le même, rant.
- Spectre direct
- 1. Violet
- 2. Indigo
- 3. Bleu
- 4. Bande blanche
- 5. Jaune
- 6. Orangé
- 7. Rouge
- Et si nous supprimon nous avons :
- Spectre direct
- 1. Violet
- 2. Indigo
- 3. Bleu
- 4, Vert
- 5. Jaune
- 6. Orangé
- Spectre inverse
- 1. Jaune
- 2. Orangé
- 3. Rouge
- 4. Pourpre
- 5. Violet
- 6. Indigo
- 7. Bleu
- 7. Rouge
- 1. Si l’on examine les deux spectres direct et inverse, à bande blanche on remarque que
- tous deux renferment les mêmes couleur5
- spectrales, moins le vert, mais dans un ordre
- différent.
- 2. Si l’on examine de même les spectre8 direct et inverse sans bande blanche, c'est-dire complets, on remarquera que le vert du spectre direct est remplacé par du pourpre dans le spectre inverse, or ce pourpre n'est autre que la couleur indiquée par Newon comme le résultat du mélange non pas de l’indigo et du rouge, mais bien du violet etd" rouge.
- 3. En effet en comparant ces deux spectre complets on remarque que chacun renferm sept couleurs et que dans le spectre inversé les couleurs extrêmes du spectre direct occ" peut le centre et vice versa. D’où dans I0 spectre direct il résulte, quoique les couleur”
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- CO
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- solaires soient toutes primitives, c’est-à-dire indiscomparables par de nouveaux passages à travers de nouveaux prismes, le vert est le résultat du mélange ou mieux l’intermédiaire entre le jaune et le bleu. Tandis que dans le spectre inverse, le pourpre est l’intermédiaire entre le violet et le rouge.
- 4. Chacun des spectres se compose donc de sept |termes, qui sont violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge pour le spectre direct ; jaune, orangé, rouge, pourpre, violet, indigo, bleu, pour le spectre inverse.
- 5. Sur ces sept termes six sont communs aux deux spectres ce sont le violet, l’indigo, le bleu, le jaune, l’orangé et le rouge.
- G. Le terme central est différent : dans le spectre direct c'est le vert et dans le spectre inverse c’est le pourpre indiqué, par Newton, provenant encore une fois non du mélange de l’indigo et du rouge, mais bien du violet et du rouge.
- 7. D’où il résulte que l’ensemble des spec-Ires se compose de huit couleurs ou huit termes distincts qui sont : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge et pourpre.
- 8. En considérant chaque terme des deux spectres, sans bande blanche, on trouve que les numéros impairs, dans le spectre direct : violet, bleu, jaune, rouge et dans le spectre Iverse jaune, rouge, violet, bleu peuvent etre considérés comme des couleurs simples et « sui generies ». Le violet d’après L. L. Lembert devient donc une couleur sim-Ple, au lieu d’être le produit du bleu et du rouge.
- De même on trouve que les numéros pairs eerits en italique sont dans le spectre direct, "indigo, le vert et l’orangé et dans le spectre Tpverse, l’orangé, le pourpre et l’indigo sont . résultat du mélange de deux couleurs con-i8ues comme suit :
- L indigo résulte du mélange bleu du violet e du bleu.
- . Le vert résulte du mélange du bleu et du jaune, 6
- L’orangé résulte du mélange du jaune et du rouge
- Le pourpre résulte du mélange du rouge et du violet.
- Ici j’ouvre une parenthèse, l’opinion de L. L. Lembert, basée sur des expériences que je n’ai pas suivies, étant en voyage à cette époque, est que toutes les couleurs spectrales ne sont pas simples. En théorie elles ne le sont pas plus que dans la pratique, je parle de l’indigo, du vert, de l’orangé et du pourpre. Ces quatre couleurs composées peuvent être réduites en leurs éléments. Je laisse toute la responsabilité de cette opinion à leur auteur, n’ayant pas assisté aux essais. D’où il résulterait que la lumière solaire n’est réellement formée que par quatre couleurs simples, qui sont, le violet, le bleu, le jaune et le rouge, et avec ces quatres couleurs, le coloriste peut tout produire à volonté.
- Je me résume avant d’aller plus loin, sur les données acquises à ce jour, il faut introduire le pourpre comme couleur composée spectrale, et sortir le violet des couleurs composées, pour le mettre dans les couleurs simples. De plus admettre huit couleurs spectrales au lieu de sept ou mieux de six.
- Jusqu’à ce jour dans les cercles chromatiques en négligeant l’indigo on a disposé les six couleurs comme suit sur la circonférence en allant de droite à gauche, violet, bleu, vert, jaune, orangé et rouge.
- En admettant huit couleurs spectrales et les disposant toujours de droite à gauche on aura, violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge, pourpre.
- Le pourpre permet donc le placement de l’indigo.
- Marius Moyret. (Reproduction interdite.) [A suivre}.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCES
- (Suite.)
- GRIS PLOMB AVEC LE BOIS ROUGE ET LE CAMPÊCHE
- Il n’est pas nécessaire ici de préparer préalablement la laine.
- Pour 100 kil. de laine, on compose donc le bain de teinture comme il suit :
- Eau, q. s.
- Extrait de bois rouge, 4 kil.
- Extrait de campêche, 5 kil.
- On fait bouillir le bain jusqu’à dissolution complète des colorants, puis on y ajoute :
- Sulfate de fer, 5 à 10 kil.
- On donne au bain quelques tours de bouillon, après quoi on entre les tissus qu’on fait bouillir pendant 1 heure et demie à 2 heures. Ensuite, abattre et laver.
- MODES SOLIDES AVEC LES ALIZARINES, LA GALLÉINE ET LA CÉRULÉINE
- Nous avons déjà énuméré dans ce même iournal les qualités des couleurs d’alizarine, de galléine et de céruléine, et en avons décrit l’application sur laine ; aussi, allons-nous résumer très brièvement les procédés employés pour chacune d’elle.
- Les couleurs d’alizarine, la galléine et la céruléine produisent des couleurs absolument solides, très agréables à l’œil, et surtout utilisables pour les tissus, genre draperie.
- lo Alizarines rouges. — L’alizarine rouge WR (concentration 20 OjO), employée dans la proportion de 1 à 4 0[0 du poids de la laine, fournit des nuances dites « lie-de-vin ».
- 1 à 4 0[0 d’alizarine rouge WB (concentration 20 010 donnent aussi des couleurs « lie-devin », mais elles sont plus bleuâtres que celles obtenues avec l’alizarine rouge WR.
- Voici la manière de fixer sur laine ces deux colorants.
- Bouillon. — Pour 100 kil. de laine, on compose le bain de bouillon avec:
- Eau, q. s.
- Tartre, 2 kil. 500
- Bichromate de potasse, 3 kil.
- On abat après 1 heure et demie ou 2 heures de bouillon.
- Teinture. — Le bain de teinture se prépare de la manière suivante : On ajoute à la quantité suffisante d’eau calcaire, de l’acide acétique technique à 8° Beaumé, dans la proportion de 1 litre d’acide par 1,000 litres d’eau. On garnit avec la moitié environ du colorant nécessaire pour obtenir la couleur demandée, puis on agite fortement le bain, après quoi les tissus sont entrés à froid et manœuvrés 10 ou 15 minutes sans élévation de température. Ensuite, on chauffe progressivement le bain de façon à atteindre le petit bouillon (80-90° C.) en 40 minutes environ. Cette température est maintenue pendant 2 heures et demie ou 3 heures. On estime que l’opération est ter* minée lorsque, arrivé à la nuance exigée, un échantillon, pris sur la lisière des tissus teints, ne perd plus de colorant par l’action du savonnage. Finalement on abat, on évente et on lave en eau courante.
- 2° Alizarine orange. — L’alizarine orange W, employée dans la proportion de 1 à 3 0(0 du poids de la laine, fournit des couleurs « acajou » qu’on obtient comme suit :
- Bouillon. — Pour 100 kil. de laine, bouillir 1 heure 1[2 dans :
- Eau, q. S.
- Tartre, 2 kil. 500
- Bichromate de potasse, 3 kil.
- Teinture. — On prépare le bain de teinture avec :
- Eau, q. s.
- Acide acétique, 1 lit. par 1,000 1. d'eau.
- Alizarine orange, W 1 à 3 kil
- On entre à froid et on manœuvre les tissus au petit bouillon pendant 2 heures à 2 h. 12 Ensuite, abattre et laver à fond.
- On peut produire des tons ponceaux ave. l’alizarine rouge, en substituant le mordant d’alun au mordant de chrome. Les propor tions, pour 100 kil. de laine, sont :
- Tartre, 4 kil.
- Alun, 6 kil.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 0D &S SX
- On obtiendra des nuances écarlates en ajoutant au tartre et à l’alun de 300 à 600 grammes de sel d’étain par 100 kil. de laine.
- 3o Alisarines bleues. — On fait les « gris bleuâtres » avec l’alizarine bleue S W employée dans la proportion de 0,5 à 2 0[0 du poids de la laine, et des « gris fer «avec l’alizarine bleue SRW (0,5 à 2 0[0) en opérant comme ci-dessous :
- Bouillon. — Pour 100 kil. de laine :
- Eau, q. s.
- Tartre, 2 kil. 500
- Bichromate de potasse, 3 kil.
- Bouillir 1 heure 1[2.
- Teinture. — On compose le bain de tein-ture de :
- Eau, q. s.
- Acide acétique, q. s.
- Alizarine bleue, 0,5 à 2 kil.
- On entre à froid et on teint au petit bouillon. On abat après 2 heures de léger bouillon, puis on lave soigneusement.
- 40 Galléine. — La galléine W utilisée dans la proportion de 2 à 6 0(0 du poids de la laine, donne naissance à des couleurs modes dites « héliotropes ».
- On teint en deux bains, lesquels sont sem-tables à ceux dont on se sert pour teindre les couleurs d’alizarine. La manière d’opérer est egalement identique.
- 50 Céruléine. — La céruléine SW produit des couleurs modes tirant sur la nuance mousse avec 0,5 à 1 0[0 de colorant. On fixe la céruléine sur laine en opérant comme il est dit pour l’alizarine rouge.
- C. E.M., chimiste coloriste.
- {Teproducticn interdite.) (A suivre).
- NOUVEL AGENT de blanchiment
- 8i nous en croyons le Gas World, M Le-ver aurait obtenu, en traitant l’eau de mer Par le courant électrique, de la soude caus-"que, un agent de blanchiment, et un liquide
- pouvant être employé pour blanchir les tissus les plus délicats. Une pareille découverte serait de nature à bouleverser l’industrie du blanchiment.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- EXTRAIT DE LA LISTE DES RÉCOMPENSES
- CLASSE 46
- Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- GRANDS PRIX.
- Blanchisserie et teinturerie de Thaon. France.
- Bœringer, Zurcher et Cie. France. Bonnet,Ramel,Savigny,Girard et Cie. France.
- Chappat et Cie. France.
- Corron, J., et Baudoin. France.
- Descat-Leleux, fils. France.
- Gillet et fils. France.
- Grobon ct Cie. France.
- Guillaumet(les fils de A.) et Maës (G.). France.
- Hulot et Colin-Chambaut. France.
- Motte et Mellassoux frères. France.
- Renard, Villet et Bunaud. France.
- MÉDAILLES ü’oR.
- Alsberge et Vanoost. Belgique.
- Burel, Burtin et Dechandon. France.
- Cocheteux et Cie. France.
- Coget et Lacour. France.
- Daniel, Fauquet et Cie, France.
- Gantillon et Cie. France.
- Garner et Cie Etats-Unis.
- Grison, Théophile. France.
- Henry, Abel, et Cie. France.
- Idiers, Emile. Belgique.
- Kœchlin-Baumgartner et Cie. France.
- Lecœur frères. France.
- Lohse. France.
- Martin, J.-B. France.
- Miray, Paul-A. France.
- Montpin A., et Saint-Remy, H. France.
- Motte et Bourgeois. France.
- Neefs, Léon. Belgique.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Parmentier et Gie. Belgique.
- Petitdidier. France.
- Poiret frères et neveu. France.
- Roussel, Emile. France.
- Société La Béverie. Belgique.
- Société de la fabrique de teintures de Moscou.
- Russie.
- Staes et Gie. Belgiqne.
- Steiner, Charles. France.
- Tassel, Raoul, et Blay, Georges. France.
- Vandewinckele, Charles. Belgique.
- Vandewinckele et fils. Belgique.
- Van Steenkiste, Achille. France.
- Voland, Francisque. France.
- MÉDAILLES D’ARGENT.
- Aubert, Eugène. France.
- Blanchisserie de Courcelles. France.
- Botty, Ve, et Gie. Belgique.
- Brémond fils. France.
- Caron, Emile. Belgique.
- Cartier-Bresson (les fils de). France.
- Cocheteux, Deldicque et Vandenbrocke. France.
- Compagnie de la fabrique royale de filature de Thomar. Portugal.
- Compagnie lisbonnaise de filature et tissage à Lisbonne. Portugal.
- Compagnie nationale d’imprimerie et teinture à Alcantara. Portugal.
- Cornet. Inde française.
- David et Cie. France.
- Duez et fils. Belgique.
- Fleury, A. France.
- Garnier et Voland. France.
- Hanhart-Solivo. Suisse.
- Hart, A. France.
- Hofmann, Godfried. Suisse.
- Lecomte et Duchemin, père et fils. France.
- Lecotte et Chesnais. France.
- Luthringer, Thiébaud. France.
- Marchai, Falck et Cie. France.
- Montenot père et fils. France.
- Ouvrard. France, Paillac frères. France.
- Sauzion, J.-M. France.
- Société anonyme de Saint-Julien. France.
- Thomas, Isidore. Belgique.
- Thuillier et Virard. France.
- Trumpy et Jenny. Suisse.
- Turpault. Pondichéry.
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- Bancroft, John, et Blœde, Victor. Etats-Unis.
- Besançon aîné. France.
- Csaki, Arnim. Autriche.
- Exposition permanente des colonies à Paris.
- Cambodge.
- Fessy, J.-B. Ennemond. France.
- Govaret frères. Belgique.
- Inouye, Kuibei. Japon.
- Jolly fils et Sauvage. France.
- Lyonnet, Anthelme. France.
- Monnot, Henry. France.
- Pervillhac, Henry. France.
- Richard et Cie. Suisse.
- Wiggins, H.-B., fils. Etats-Unis.
- DE LA RÉCUPÉRATION DE L’ÉTAIN DANS LA TEINTURE
- Par M. Martinon
- La charge de la soie au bichlorure d’étain se fait, comme chacun sait, en immergeant la soie dans une solution de bichlorure d’étain dont la richesse peut être variable, mais qui titre en général de 20 à 28° Baumé.
- Une fois la soie bien imprégnée de cette solution, on la tord, et, pour exprimer la plus grande partie du bichlorure, on peut, soit la presser à l’aide de machines spéciales, ce qui n’extrait qu’une assez faible partie du liquide, soit l’essorer dans des essoreuses dont l'inté-rieur est doublé de plomb ou recouvert de gutta percha ou de caoutchouc durci.
- Les soies sont ensuite lavées à grande eau, passées au carbonate de soude et suivant les cas, soit savonnées, soit mises * nouveau sur le bain de bichlorure d’étain.
- Lors du lavage de ces soies il se produit les phénomènes suivants :
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- Le bichlorure apporté avec la soie est décomposé d’abord partiellement, puis en totalité, et ce, plus ou moins rapidement, suivant les quantités respectives de soie et d’eau mises en contact. Une certaine quantité de l'oxyde d’étain provenant de cette décomposition reste fixée sur la soie, le reste se répand dans le bain; c’est cette quantité, qui jusqu’alors avaient été perdue, que nous avons eu l’idée de récupérer.
- Pour arriver à ce résultat, les premières eaux de lavage de la soie sont réunies dans un grand réservoir, et on ajoute à ces eaux, au moment de leur entrée dans ce réservoir, un lait chaud qui vient saturer l’acide chlorhydrique libre et faciliter le dépôt de l’oxyde d’étain; un agitateur quelconque brasse le mélange. Une agitation par courant d’air avec un Kœrting donne de très bons sésul-tats. On peut employer, pour cette précipita-bon de l’oxyde d'étain, bien d’autres corps Que la chaux, les carbonates alcalins ou alca-lino-terreux, les sulfures. Le tannin, qui est souvent un résidu dans les ateliers de tein-ture, l’acide sulfurique même, et bien d’autres corps encore peuvent provoquer cette précipitation.
- Une installation rationnelle pour le traite-ment de ces eaux de lavage comporte au moins deux réservoirs d’une contenance proportionnelle à la quantité d’eau.à traiter. Pen-dant que le liquide de l’un de ces réservoirs se décante, l’autre se remplit.
- Lorsque le dépôt est suffisamment rassem-blé, ce qui a lieu assez rapidement quand la quantité de chaux employée est suffisante et Orsque le brassage a été bien fait, on enlève e liquide clair et on aspire à l’aide d’un dis-Positif quelconque, une pompe centrifuge par xemple, le précipité, qui est jeté sur une série de bancs à filtrer.
- Cette filtration de l’oxyde d’étain se fait rès lentement et l’on n’obtient même après 24 heures qu’une pâte contenant environ 15 0(0 d’oxyde d’étain. Cette pâte blanche eut être traitée de plusieurs façons. |
- On peut en fabriquer directement du bichlorure, la transformer en sel d’étain ou enfin la réduire à l’état métallique par les procédés métallurgiques connus. Quel que soit le procédé suivi, les frais d’installation sont rapidement couverts par les bénéfices réalisés.
- On retrouve ainsi de 30 à 40 0[0 de la quantité d’étain consommée, et déjà à Lyon cette récupération fonctionne dans presque tous les ateliers de teinture. Elle a été créée tout d’abord par la maison Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnas qui s’est assurée par des brevets la propriété de récupération ; puis, après entente avec d’autres maisons de notre ville, de semblables installations ont été faites par les soins de MM. Frédici-Dubreuil et Janicotchez MM. Corron et Beaudoin-Fayolle, Pierron, etc.
- On traite également de la même façon les dépôts des bains de savon ayant servi au savonnage ou à la cuite des soies chargées au bichlorure d’étain; ces dépôts contiennent, partiellement unis à des acides gras, de l’oxyde d’étain enlevé à la soie lors de son passage dans ces bains.
- J’ajouterai que l’on peut également recueillir le dépôt des bains de cachou et de sel d’étain employés dans la teinture en noir, et, par les procédés métallurgiques, en retirer de l’étain. L’application de ces procédés fournit mensuellement à Lyon de six à sept mille kilogrammes d’étain métallique.
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- JURISPRUDENCE
- CONSEIL D’ETAT (statuant au contentieux) Présidence de M. Laferrière, vice-président du Conseil d’Etat.
- Séance du 26 juillet 1889 ÉTABLISSEMENT INSALUBLE. -- TRAVAUX A ÉxÉcu-ter. — Pouvoirs du maire.
- Il appartient au maire d'enjoindre à un industriel, exploitant un établissement non classé, de faire disparaître les causes d'insalubrité provenant de l'exercice de son industrie. Mais
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le maire ne saurait valablement déterminer lui-même la nature et l'importance des travaux à effectuer, ni prescrire en cas d'inexécution de ses in jonctions, la cessation des opérations industrielles.
- Ainsi statué, sur la requête du sieur Galy, apprêteur d’étoffes à Lyon, contre un arrêté par lequel le maire de Lyon a ordonné la cessation immédiate des opérations de son industrie et en a subordonné la reprise à l’exécution des travaux déterminés.
- L’établissement du réquérant n’étant pas classé parmi les établissements dangereux, incommodes ou insalubres, le sieur Galy reconnaissait bien le pouvoir du maire de lui ordonner de faire disparaître les causes d’insalubrité, mais lui contestait le droit d’indiquer obligatoirement les mesures à prendre pour arriver à ce but. Le Conseil d’Etat, conformément à ces conclusions, a annulé l’arrêté attaqué.
- « Considérant que s’il appartenait au maire de Lyon, agissant en -vertu des pouvoirs de police qu’il tient de la loi municipale, d’enjoindre au sieur Galy de faire disparaître toute cause d’insalubrité pouvant provenir de l’exercice de son industrie, aucune disposition de loi ne l’autorisait à déterminer lui-même la nature et l’importance des travaux à effectuer et à prescrire, à défaut d’exécution de ses travaux, la cessation des opérations industreilles auxquelles se livre le réquérant ; que, ce faisant, il a excédé ses pouvoirs....»
- M. ANDRÉ LABIHCE, rapport.; M. GAUWAIN, comm. du gouv. ; m. pérouse, avocat.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDAT
- Gougault, ancien fabricant de draps à Sedan. — Conditions non indiquées. — Jug. du 20 sept.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Biget a vendu à M . X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue du Four, 34. Opp. rue Drouot, 15, chez M. Trémoiières.
- | M. Guinot a vendu à M. Detrois, 23 septembre, un fonds de teinturerie , rue de Bruxelles, 13. Opp. rue Berzélius, 7.
- Mme veuve Gouffier a vendu à Mlle Salmon, 1er octobre, un fonds de teintureri, rue La-charrière, 15. Opp. rue des Dames, 26.
- Mme veuve Pinon a vendu à M. Baudoin, 10 octobre, un fonds de teinturerie, boul. Ma-lesherbes, 59. Opp. rue Vignon, 11.
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- BULLETIN FINANCIER
- Il se produit un léger temps d’arrêt dans la hausse de nos rentes et même quelques réalisations se produisent sur notre 3 0[0 qui après avoir atteint le cours de 87,40 revient à 87,10 pour remonter à 87,30. En somme baisse insignifiante étant donné la hausse importante du mois.
- Les fonds d’Etat Etrangers font très bonne contenance sauf bien entendu l’Italien qui retombe à 92.75
- Les établissements de crédit sont très fermes, il en est de même des grandes valeurs de chemin de fer, du Suez et du gaz.
- En somme la situation générale est excellente et nous pensons toujours que la hausse n’a pas encore dit son dernier mot. Mais il faut s'accoutumer, surtout en ce qui concerne nos rentes aux cours actuels puis après consolidation nous pourrons reporter tranquillement vers le cours de 88 fr.
- Quant aux fonds d’Etat Etrangers, ils sont de plus en plus délaissés. L’Italien offert par Ie comptant soutient difficilement les cours. Le capitaliste français finira par comprendre que point n’est besoin pour lui de chercher des emploi8 d’argent en dehors de la France et que chez nous nous possédons d’assez bonne valeurs pour garnir solidement et fructueusement un portefeuille.
- GUIDE DU TEINTURIER
- Manuel complet des connaissances chimiq^es indispensables à la pratique de la teinture Par Frédéric Fol, chimiste.
- Un volume avec 91 figures dans le texte, franco, 8 fr. 60.
- En publiant cet ouvrage, l’auteur s’est propose de répandredans la population ouvrière qui s’occupe des travaux de teinture, les connaissance nécessaires des sciences sur lesquelles est basée cette industrie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33' Année, No 20. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Octobre 4889
- SOM M AIRE
- REVUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- BANQUET DES ANCIENS ÉLÈVES DE LA MARTINIÈRE, CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS (suite).
- CUVES A INDIGO.
- 'ES COULEURS D’ANILINE.
- ES TEINTURIERS EN NOIR A ROUEN.
- JURISPRUDENCE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- SULLETIN FINANCIER.
- PIBLIOGRAPHIE. _ COURS. — ANNONCES
- REVUE
- DE
- -EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite.)
- Porlier, au Ferreux (Seine)
- Î )
- : eau oxygénée, cet agent nouveau qui vient Yissamment contribuer aux résultats que Suivent les industries où le blanchiment
- ©St fin «
- ti 11 cause, est représentée à notre exposi-Parla maison Porlier.
- DAns ce cas, il n’y a que les résultats qui Mlvent être exposés et donner la mesure de "aleur du produit et du procédé ; aussi ovOns nous dans cette vitrine des corps les M sNjers, appartenant à l’état brut et à l’état aA8oie Tussah si revêche jusqu’à ce jour tl oPérations du blanchiment et de la tein -ap, 7 est d’un blanc splendide; elle prend alt,e blanchiment la teinture comme toute le matière textile. Les cheveux, les poils, voim"inS,la laine, le coton, les plumes, l‘i-hom ‘ ete-, etc., enfin et pour terminer cette est srclature, de la cire jaune pour parquet, y veille gpchie comme cire vierge. C’est mer-J. "tons que tous ces échantillons sont des Par 1 ens obtenus industriellement, et exposés louy "rlcants qui appliquent chez eux ce M 1? moyen de blanchiment.
- oFlier a le premier fabriqué en grand,
- par un procédé spécial, le Bioxyde de Baryum, il a fondé, en 1880, la première fabrique d’Eau Oxygénée et on lui doit en grande partie la vulgarisation de l'emploi de l’Eau Oxygénée ; ses procédés ayant permis d’en abaisser le prix de façon à en permettre l’usage, sur les matières les plus diverses.
- Aux amateurs de comparaisons, nous indiquerons deux petites flottes de soies Tussah aux couleurs les plus variées, exposées dans cette vitrine par la maison Hulot et Collin-Chambaud de Puteaux, l’une obtenue en 1875 et l’autre en 1889. Ils pourront juger ainsi des progrès accomplis.
- L'Evesque, Bloche et Triouleyre, 15, rue d‘ Hauteville.
- La Compagnie Française de produits oxygénés nous initie par sa vitrine aux résul-tats surprenants obtenus par l’eau oxygénée.
- Cet agent nouveau appliqué par MM. L'E-vesque, Bloche et Triouleyre dans l’industrie, a déjà accompli d'étonnantes révolutions.
- Avec des moyens semblables on va faire rentrer dans la circulation industrielle bien des matières que leur état faisait rejeter comme impropres.
- L’application de l’eau oxygénée à la laine, lui fait acquérir, sans attaquer la matière, un éclat que l’acide sulfureux ne pouvait lui donner, lui faisant perdre de sa qualité,ce qui pour la teinturejdes nuances donnait des tons ternes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Sur la soie Tussah si dure à décolorer, l’eau oxygénée a une action si active, que débarrassée de ses impuretés elle reprend la blancheur de la soie naturelle.
- Le coton, le jute, la ramie, le lin, toutes les plantes textiles sont blanchies admirablement.
- Les plumes, les cheveux, les crins sont décolorés progressivement jusqu’au blanc parfait.
- L’ivoire n’a plus besoin d’attendre le soleil et peut être blanchi l’hiver avec un éclat qui rend aujourd’hui indispensable l’emploi de l’eau oxygénée dans cette industrie.
- Les os prennent sous l'influence du traitement, en dehors de la blancheur, une finesse de grain qui les rapproche de l’ivoire.
- Les Fils de Cartier-Bresson
- 86, boulevard Sébastopol, Paris
- Les usines de cette maison sont situées à Pantin (Seine) et dans la vallée de Celles-sur-Plaine (Vosges) ; elles comprennent le retordage, le blanchiment, la teinture, les apprêts, etc... des fils de coton.
- Les produits exposés comprennent des cotons à coudre, à broder, repriser, marquer, tricoter, crocheter, etc., et des lacets de coton.
- Toutes les nuances, grand teint et petit teint, sont représentées et sortent des ateliers de cette importante maison fondée en 1824 et qui continue à tenir la tête de l’industrie des cotons retors.
- Descombes,
- 10, boulevard Picpus, Paris.
- Voici l’exposition d’un homme modeste qui travaille dans le but déterminé d’aider les teinturiers, ses clients, par des appareils bien conçus, bien exécutés et dans des prix abordables pour tous.
- Monsieur Descombes, rompu aux besoins des teinturiers, ne passe jamais à côté de la question et sait aussi bien que son client la nécessité de l’installation, aussi le succès cou
- ronne toujours ses efforts. Il nous monte dans son exposition des chaudières à barbor teur, à serpentin et à double fond, fixes oui bascule qui répondent à tous les besoins," cylindre colleur et un cylindre à toile sans fi: pour les apprêts, une table à platiner, un Te servoir à benzine et une chaudière à vape" qui, certainement, fera rêveries petits teintt riers qui, avec cet appareil, auront de la " peur pour faire fonctionner leurs apprels leur platine et qui se soulageront ainsi 0 grands embarras.
- envie lante sanct genr
- F
- s 5 z
- A. Fleury
- 44, rue de Jussieu, à Paris
- Dans une vitrine restreinte expose des ° tons purs ou mélangés reteints, des soies n langées reteintes,des soies brochées reteint et apprêtées, des soies et cotons reteints I font douter qu’ils ne soient pas neufs.
- La maison A. Fleury continuant les vol et moyens de la maison Lainé était obli8" de faire bien, aussi ne voyons-nous pasav déplaisir la discrétion qui a présidé à cel exposition. Tout y est irréprochable et uni* plus d'ampleur n’aurait pas nui à l’ef acquis. Mais puisque monsieur A. Fleur)
- ' fal cru devoir rester sur un terrain réserve ‘ sons comme lui et empruntons-lui sa devis « Discrétion. »
- Monpin et Saint-Remy, à Elbeuf ^ei
- Inférieure).
- é
- Ils ont une exposition qui réunit tou) , besoins de la fabrication elbeuvienne et 1 permet de constater les progrès et les c^. gements qui se sont introduits dans ce 8 de fabrication. A côté des nuances fonda , or ' taies et qui s’obtiennent toujours P. mêmes procédés ou a peu de chose PEeTgiot a toute une application nouvelle de filées,de laines peignées, de mohair, de C0a/ teints à Elbeuf et qui ont forcément intro dans le genre de teinture de cette place genre nouveau. <
- MM. Monpin et Saint-Remy n’ont Fe
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- nontt arbo-s oui ns, ui ans fii m r vapet teintü' la w )prêis asi d
- envier à qui que ce soit et leurs teintures bril-lantes, bien nuancées accusent une connaissance parfaite et absolument pratique de ze genre nouveau.
- (A suivre.)
- Ch. Drevet.
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnant tout ce titre et sans discussion ^lyse des brevets de nature à intéresser nos
- S co* esmt teintë ts qi
- MACHINE A APPRÊTER LES TISSUS par M. Ferdinand Dehaitre
- an 3. 5
- 92 - s
- un Pf
- Cette nouvelle apprêteuse est caractérisée Perla combinaison de trois cylindres avec , " feutres, circulant l’un sur un cylindre srre sur les deux autres à l’aide de rouleaux déterminant en même temps la trajec-oredu tissu.
- cette disposition permet de donner l’apprêt seEles deux faces des tissus.
- jury vé,fi evise
- "PAREIL SERVANT A L’IMPR ÉGN ATION, A U LAVAGE T A LA TEINTURE DU FIL EN ÉCHEVEAUX
- par M. Greeven
- T e. 5
- ar
- 35,
- $ A %
- nePpareil de M. Greeven donne au liquide l ou tinctorial, une circulation telle que t echevaux de fil viennent alternativement pobontact avec le liquide et l’air sans jamais t oE s’enchevêtrer et s’embrouiller, rigidh “cheveaux étant tendus plus ou moins ement selon qu’il est nécessaire, plon-arri "ns un réservoir, dans lequel le liquide infé 6 par un orifice ménagé à l’extrémité dajileure et de manière à ce que le niveau éct "ide produise peu à peu l’immersion des tveauxde fil.
- ne fois ces derniers recouverts, il est né-““S8aire d’ ’
- 8er a- " arreter l’arrivée du liquide et lais-eg e Journer le temps voulu. Puis le liquide
- $ soit par un robinet de vidange ou
- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- au moyen d’une pompe et des alternatives d’entrée et de sortie du liquide se succèdent aussi souvent et aussi longtemps qu’il est nécessaire.
- Le mécanisme très simple de l’appareil le rend essentiellement facile à installer.
- TRANSFORMATION DES FILS DE JUTES PRENANT L’APPARENCE DE LA LAINE par MM. F. Mullier et E. Monnet
- L’emploi de la soude caustique concentrée de 36 à 40 degrés Besumé permet de constater diverses réactions assez étonnantes dans les applications industrielles.
- Dans le cours de ses recherches, l’inventeur ayant appliqué la même réaction aux fibres de jute a constaté l’intérêt particulier et industriel de cette nouvelle application. Par le fait de l’application de la soude caustique, la fibre de jute subit une transformation qui lui donne toutes les apparences de la laine et permet de fabriquer avec elle des tissus exclusivement composés de fibres végétales ayant entière ressemblance avec les tissus composés de matières animales.
- (Reproduction interdite).
- BANQUET
- DES ANCIENS ÉLÈVES DE LA MARTINIÈRE
- Dimanche 13 octobre, les anciens élèves de la Martinière de Lyon réunis dans leur banquet annuel, à la salle du Pré-aux-Clercs, en très grand nombre, ont fêté l’anniversaire de la fondation de cette belle institution de Lyon.
- La presse lyonnaise y été largement représentée, cela va sans dire, et, on remarquait pour la première fois le Moniteur de la teinture, qui était d’ailleurs le seul admis en dehors de celle de Lyon, dans cette fête de famille, présidée par M. Buffaud et M. Ferrand le savant expert légiste de Lyon.
- De nombreux toasts ont été portés, entre autres un pour les élèves de la Martinière
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- disséminés sur tous les points du globe et lecteurs du journal. M. M.
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- (Suite)
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- Dans les cercles chromatique. Chevreul, reprenant la théorie de Newton, a démontré toujours après Newton la reconstitution de la lumière blanche, en oppérant comme suit.
- On prend un cercle en carton d’environ 0m40 de diamètre et que l’on nomme roue ou disque de Newton. — Au centre, ce cercle est percé d’un petit trou pour laisser passer un axe destiné à lui donner un mouvement rapide de rotation. — Ce cercle offre deux zones peintes en noir, l’une près du centre et l’autre près de la circonférence, de manière à laisser une couronne blanche intermédiaire.
- Si sur cette couronne blanche on colle de petites bandes de papier coloré, de manière à rappeler autant que possible les couleurs spectrales et dans le même ordre et avec les mêmes longueurs que dans le spectre, de manière à avoir un jeu complet répété plusieurs fois des six couleurs, théorie de Newton et Chevreul ou des huit couleurs, théorie Lembert, on aura un appareil très convenable pour démontrer la constitution de la lumière blanche.
- En effet lorsqu’un disque est mis en mouvement rapide autour de son axe, toutes les bandes colorées de la couronne intermédiaire entre les deux zones noires disparaissent pour faire place à du blanc. — Gela résulte de ce que l’impression sur l’œil d’une couleur quelconque dure un certain temps, très court, c’est vrai, mais plus long encore que celui de la rotation. Et par l’effet de la rotation rapide ces [couleurs spectrales ou approchantes se confondent et donnent non pas du blanc pur, mais un gris approchant du blanc.
- Ce dernier effet provient de ce que l’on n’a
- pas des couleurs franches comme celles ü spectre solaire, mais bien des couleurs teinta plus ou moins de noir, dites rabattues.
- L’expérience précédente faite avec N vieilles couleurs donne du gris, mais répël-avec les couleurs d’aniline, ou mieux avecf couleurs artificielles moderne peut donr réellement du blanc, car les couleurs ar cielles sont très pures et se rapprochent abs lument des couleurs spectrales.
- Mais si elles sont très pures, elles sontth instables, surtout à la lumière. — Et pour cours de physique on ne peut construire disque de Newton avec leur aide, car d" année à l’autre, telle ou telle couleur poun-être sinon réduite, mais tellement dégrat qu’elle ne répondrait plus à l’harmonie 8ër raie
- Sous le rapport de la solidité des coul^ Chevreul avait bien raison quand, aux Gowt lins, il proscrivait l’emploi des couleurs 8 ficielles, malgré leur éclat, et qui, quol9 très solides aux réactifs chimiques, sont " instables à l’action de la lumière.
- Il se fait d’ailleurs une réaction en fave des vieilles couleurs pour les teintures et articles ameublement. Mais il viendra | moment où l’on ne trouvera plus de certa!"" matières. J
- Dans bien des cas on devrait exiger la 6.
- Ajl dité garantie à l’action de lumière. " h j’ai vu des nuances ne résistant pas pl-5 12 heures à l’action d’un soleil ardent at §8 Trop à tort l’on a abandonné la garance0
- dérivés, de même la cochenille. — Tous produits artificiels similaires ne les ont placés que très inparfaitement.
- Les alizarines artificielles n’ont pa5
- lumière la solidité de l’alizarine natureli. Seulement vienne le moment où l'on" J mandera des vieilles couleurs comm. 1 rouges de cochenille, les roses de garance, ne saura plus où trouver des matières ‘ mières.
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- M. Chevreul, dans son traité des contrastes des couleurs 1839, a admis comme complé-dentaire les dispositions suivantes, l’indigo compris.
- Le rouge est complémentaire du vert et vice versa.
- L’orangé est complémentaire du bleu et vice versa.
- Le jaune est complémentaire du violet et vice versa.
- d’indigo est complémentaire du jaune orangé et du vice versa.
- Et le mélange de trois couleurs alternées donnera toujours du blanc, en théorie.
- Mais dans la pratique, pour le coloriste, einturier ou peintre, il n’en est pas toujours de même comme avec les couleurs spectrales 1"1 sont très pures, et non susceptibles de Cembinaisons secondaires et non optiques par eur mélange.
- a 1 arrivera même que des couleurs par leur 8radation avec du blanc, comme le jaune de crome ainsi que l’a démontré M. Rosenthiel, tend •
- ent à changer de ton. — Le jaune tend à erdir, et si l’on veut garder la tonalité pri-"W(ive, il faut ajouter du violet.
- ‘se présente de plus dans la pratique des “mbinaisons chimiques secondaires, qui font Per exemple qu’un bleu combiné avec un Mne et dans les mêmes proportions, et "la même fibre donneront des verts diffé-ents suivant les manières dont il auront été "ployés.
- ve ne crois pas que Chevreul ait relevé ce
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- exemple : il est des couleurs très riches tej 6 rendement et dont quelques grammes diglbent des kilos. de matières textiles, tan-
- 1e d’autres, telles que le noir naphtol, ont fapsndement très pauvre, à ce point qu’il teind"sq" ‘a 10 0/0 du poids de la soie pour j . cette fibre qui, d'ailleurs, augmente Doids à la teinture.
- il en eme le vert naphtol ne fournit pas, mouskaut des quantités pour arriver à un
- Or le noir naphtol isolé donne sur soie un marine intense, et le vert naphtol un mousse, le mélange donnera tout ce que l’on voudra et avec les mêmes doses selon les modes d’emploi.
- En dehors des combinaisons optiques, prévues par Chevreul il se produit des effets secondaires. — Si l’on à commencé par le noir naphtol, on aura assommé la soie, et vice versa par le vert naphtol, absolument comme avec du tannin. — Chevreul n’a pu prévoir ces phénomènes, ces couleurs n’étaient pas connues de son temps, de même de Lembert.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) 'A suivre^. •
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- CUVE MIXTE A L’INDIGO ET A L'INDOPHÉNOL
- Par M. E. Noelting
- Jusqu’ici l’indophénol a été peu employé en teinture. C’est qu’en effet le bleu qu’il fournit n’a pas tout à fait la teinte de l’indigo et ne résiste pas à l’action des acides. MM. Durand, Hugeunin et Cie ont constaté dernièrement que ie mélange d’indigo et d’indophénol donnait de très bons résultats. L’emploi de ce mélange diminue notablement le prix de revient de la teinture, permet d’aller plus vite dans les opérations et, en outre, la teinte obtenue ne laisse rien à désirer.
- Voici la manière d’opérer {Engl. pat., no 15.496, 27 octobre 1888).
- On mélange 66 litres d’indigo en pâte (contenant 20 kilogrammes d’indigo sec), 6k,6 d’indophénol, 96 kilogrammes de bisulfite de sodium à 39-400 B, 13k, 2 de chlorure d’étain cristallisé (SnCl + 2H20), 16k, 1 de poudre de zinc, 660 litres d’eau, et on agite pendant une heure. On ajoute ensuite 52 litres de soude caustique à 38» B., on mélange de nouveau et on laisse reposer jusqu’au lendemain. La cuve concentrée ainsi obtenue est versée
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- dans le bac de teinture contenant 5,500 litres d’eau et 440 litres d’hydrosulfite.
- Le bac de teinture doit toujours être conservé au même degré de concentration, ce à quoi on arrive en ajoutant, au fur et à mesure que le bain s’affaiblit, du liquide de la cuve concentrée. Le soir on ajoute au bain un peu de solution d’hydrosulfite afin d’empêcher l'oxydation pendant la nuit.
- On prépare cette solution d’hydrosulfite en ajoutant peu à peu 160 grammes de poudre de zinc et 200 grammes de sel d’étain à 1 litre d’une solution de bisulfite de sodium marquant 38-40° B. étendue de4 litres d’eau.
- Avec ces cuves on peut travailler sans interruption, car elles ne laissent presque pas de dépôt.
- Après teinture, on passe dans un bain froid contenant 2,5 — 3 0(0 de bichromate de potassium qui remonte la teinte. On teint le coton a froid, à la façon ordinaire, et la laine à chaud.
- Cette façon d’opérer permet d’économiser au moins 25 00 d’indigo, 55 kilogrammes d’indigo et 15-19 kilogrammes d’indophénol ont le même pouvoir colorant que 100 kilogrammes d’indigo.
- L’indophénol, employé seul de la manière précédente, est difficilement réduit, et on obtient des teintes allant du bleu-violet au violet-gris, peu solides. Au contraire, mélangé à l’indigo, il se comporte comme lui et résiste aussi bien à l’action des réactifs.
- Exposition universelle
- NOTE SUR LA FABRIQUE DE COULEURS D'ANILINE de MM. J. RUCH et Fils
- La maison J. Ruch et fils, fondée en 1860 par M. J. Ruch père, s’est constamment occupée du commerce des produits chimiques. En 1877, elle fonda une usine modèle pour la fabrication des couleurs d’aniline. Cette usine
- importante, en raison de sa fondation récente, n’avait pas encore pris part à aucune exposition. Cependant, pourvue d’appareils perfectionnés elle peut aujourd’hui rivaliser avec les principales usines du monde entier. Il suffit de signaler la production qui est de 250 à 300 kilog par jour représentant plus de 500,000 francs d’affaires par an.
- , Pour la vente de ses produits, l’usine de MM. J. Ruch et fils a une succursale à Lyon et des dépôts dans tous les centres manufacturiers tant en France qu'à l’Etranger.
- L’usine de Pantin fabrique plusieurs couleurs qui sont dans le domaine public. Mais comprenant que pour ces produits une augmer ration de production aurait amené l’avilisse ment des prix de vente qui,pour certainescot leurs, sont inférieurs au prix de revient, elle s’est attachée plus spécialement à l’exploita tion des produits brevetés qui enrichisse111 notre industrie nationale de plusieurs groupe de couleurs nouvelles. D’ailleurs il faut recou naître qu’il n’est pas d’usine en France I—" depuis moins de dix ans, ait produit autant de nouveautés que l’usine de Pantin:
- Voici quelques détails sur les principal® couleurs fabriquées et qui figurent à l‘EXP° sition.
- 1° Couleurs directes pour coton
- Ces produits ont fait une véritable révolu tion dans l’industrie du coton. Ils supprin l’emploi des mordants toujours très cotel (tannin, noix de Galles, etc.), et donnent ,0 couleurs absolument solides au savon et d foulon. Cette série s’enrichit chaque joUr nouveaux produits. 60
- Voici quelques indications sur la prépara des produits exposés ;
- Produits pour la Teinture en généra
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- Vert Malachite SSC 7, brevetés s. g. d. g. obtenu par la réaction du trichlorure de benzyle et du chlorure de zinc sur la diméthylaniline, et on forme l’oxalate de la base obtenue.
- Jaune de Quinoline 268, breveté s. g. d. g., est la quinoléine-phtaléine dont on a fait le dérivé sulfo conjugué et enfin le sel de soude.
- Orcéine S 229, obtenu par combinaison de l'acide B naphtylamine monosulfonique et de l'acide a naphtolmonosulfonique, en présence de sels organiques.
- LES TEINTURIERS EN NOIR A ROUEN ET LES BREVETS GRAWITZ.
- M. JGrawitz, fort du jugement de la cour d'appel d’Angers, en date du 28 juillet dernier, qui a consacré l’étendue de ses prétentions tendant à monopoliser l’industrie de la tein-‘re en noir d’aline, continue à Rouen la cam-Pagne qu’il a commencée dans les divers cen-tres manufacturiers du Nord et de l’Ouest.
- Une saisie descriptive, en vertu d’une or-donnance du président du tribunal civil, a été Pratiquée dans l’établissement de M. Paul Miray. La même opération s’est répétée chez MM. Léon Blanchet, D. Givon, A. Rouen fils et Caron. M. Grawitz, toujours assisté d’un “ommissaire de police et de deux témoins,
- s’est présent également à l’établissement Le-cœur de Bapaume.
- L’opération, a peu près la même partout, se passe de la sorte :
- M. Grawitz demande au propriétaire ou au directeur de l’établissement si l’on fait de la teinture en noir d’aniline.
- « — Nous en avons fait, répond-on, d’après des procédés qui nous appartiennent, mais nous n’en faisons plus aujourd’hui. »
- C’est en effet, la vérité, et nous allons y revenir tout à l’heure : les teinturiers de Rouen, pour éviter de tomber sous le coup des poursuites de M. Grawitz, à qui le jugement d’Angers donne une arme terrible, renoncent aux procédés qui sont leurs et qui, appliqués sous diverses formes, suivant les méthodespropres à chaque établissement, sont employés à à Rouen depuis 1869, c’est-à-dire cinq ans avant le premier brevet de M. Grawitz.
- Après cet interrogatoire, M Grawitz et les personnes qui l’accompagnent demandent à visiter les ateliers où l’on opérait la teinture au noir. Procès-verbal descriptif est dressé. On saisit des cotons teints, un peu au hasard : on constate — non parfois sans des
- erreurs qui feraient sourire le chimiste le plus novice — la composition des bains contenus dans les cuves. Les livres de commerce sont paraphés, et la saisie est terminée.
- Outre les établissements que nous signalons plus haut, M. Grawitz a dû visiter, d’autres teinturiers de Rouen, où le même cérémonial a été pratiqué.
- En quoi les prétentions de M. Grawitz sont-elles fondées?
- Un savant qui fait autorité en la matière, M. E. Noelting, directeur de l’école de Chimie de Mulhouse, vient de publier un important travail intitulé : Histoire scientifique et industrielle du Noir d’Aniline, dans lequel il a rassemblé d’importants documents, d’où il résulte que les brevets de M. Grawitz, soumis à un examen approfondi, n’ont aucune raison d’être.
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- M. Noelting constate que, dans la plupart des pays, l’application du noir d’aniline est entièrement libre. En Allemagne, notamment, on a refusé à M. Grawitz la faveur du brevet, pour cette raison que ses procédés n’offrent pas le caractère de la nouveauté.
- A Rouen où, nous l’avons dit, l’industrie du noir d'aniline s’exerce — sans contestation jusqu’à présent — depuis 1869, les différents procédés employés — dont M Grawitz revendique aujourd’hui la propriété — étaient des applications du brevet Bobœuf (no 68,079, du 15 juillet 1865), depuis longtemps tombé dans le domaine public, et dont nous citons les passages saillants :
- «... Lorsqu’il s’agira de teindre, il suffira de passer les tissus (soies, laines ou autres substances animales, cotons, fils, chanvres, lins ou autres substances végétales ?ou ligneuses) dans le sel ou les sels avec lesquels les sels d’aniline peuvent former des précipités ou produire des couleurs. Passez, par exemple’ les étoffes ou tissus en chromâtes ou bichromates de potasse, etc. (au degré voulu et reconnu le meilleur en teinture pour ne pas altérer les tissus et en suivant les prescriptions d’usage avant de passer en second bain et les tremper ensuite dans le sel d’hydrochlorate d’aniline. On pourra faire l’inverse si on le juge convenable et nécessaire.
- « ... On comprend que l’on pourrait également teindre des tissus ou obtenir des précipités en versant un sel d’aniline neutre ou ordinaire dans un sel (chromâtes ou bichromates par exemple) que ce sel ne précipiterait pas ; en rinçant ensuite en eau acidulée ou en ajoutant de racide dans les dissolutions mélangées. »
- Toute l’application du noir d’alinine est décrite dans ces lignes. Il n’y a plus, soit qu’on pratique la teinture en trois ou en deux bains, soit qu’on emploie en bain unique, qu’une question d'habileté professionnelle, qu’ « un tour de main heureux, » pour employer l'ex-peession de M. Nœlting, « tels que les coloristes habiles en possèdent beaucoup, qu’ils tiennent secrets pendant un temps plus ou
- moins long, pour les livrer ensuite au domaine public, mais dont ils ne songent pas à revendiquer le monopole. »
- Les juges de Lille avaient estimé qu'en définissant dans ses brevets (compliqués d’additions nombreuses dans lesquelles il revendique tous les procédés possibles de la teinture en noir d’aniline) la formule primitive générale de Bobœuf, M. Grawitz n’avait point trouvé une méthode nouvelle, et le déboutaient de ses prétentions monopolisatrices. La cour d’appel d’Angers en a décidé autrement, et cette dé' cision porte un coup terrible à l’industrie de la teinture dans notre région.
- Comme nous le disions plus haut, en effet, tous les teinturiers rouennais ont cessé Vappl1' cation du noir d'aniline, préférant renoncer, au moins présentement, à des procédés qui leur étaient propres, mais que M. Grawitz revendique comme siens.
- Les conséquences de cette mesure sont des plus graves, si l’on songe que la teinture en noire, est l’aliment principal de ces établissements, et que dans quelques-uns, la moitié, dans d’autres, le tiers du personnel est affecté à cette manipulation spéciale. C’est donc, du jour au lendemain, le chômage pour une notable partie des ouvriers teinturiers de Rouen et de la région !
- Bien plus, lorsque, dans les tissages, on aura épuisé le stock de coton noir en magasin, il faudra s’arrêter aussi, et ce qui se pro-duit aujourd’hui pour les ouvriers teinturiers s’imposera demain pour les tisseurs.
- Nous voulons espérer qu’en présence de cette situation, qui ne saurait se prolonge1, sans amener une crise inquiétante, une solution s’imposera, qui ménagera les intérêts de l’industrie, en assurant le salaire et partant Ie pain des ouvriers. Les prétentions de M. Grawitz ont eu, l’on s’en souvient de trop grave8 conséquences dans le Nord pour qu’il ne sonse pas à en restreindre l’étendue et à en pallier les applications.
- {Nouvelliste de Rouen) P. D.
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- Sous ce titre ; Une grave nouvelle, on lit également dans le Journal de Rouen :
- M Grawitz a commencé hier les poursui-suites contre les teinturiers de Rouen, et il a agi contre l’un d'eux, M. Miré.
- Pour les personnes qui ne sont pas au courant de la question, cette nouvelle paraît n'a-voir qu’un intérêt particulier.
- Malheureusement, elle présente [un intérêt général considérable pour notre ville, et si M. Grawitz obtenait pour Rouen les mêmes jugements qu’à Roubaix et à Angers, l’industrie de la teinturerie dans notre ville serait grandement compromise et plusieurs milliers d’ouvriers se trouveraient sans travail.
- Quoi qu’il en soit les teinturiers s’étant, paraît-il, servis du procédé Grawitz, celui-ci vient aujourd’hui réclamer un droit de 15 centimes par kilogramme de coton teint depuis l’application de son système.
- Ce droit représenterait une somme telle que la plupart des teintureries ne pourraient la Payer si les tribunaux reconnaissaient le bien fondé des prétentions de M. Grawitz.
- En deux mots, voici l’origine de l’affaire : En 1874 et en 1876. M. Grawitz prit plusieurs brevets d’invention pour la formation du noir d’aniline et la teinture par ce colo-rant.
- Il n’est pas inutile de faire remarquer que, Pour la teinture en noir d’aniline, des brevets lurent pris : le 15 juillet 1865, par M. Bu-beul ; le 5 août 1865, par M. Allaud ; en 1867, Par M. Persoz ; en 1869, par MM. Higgin etLauth; en 1872, par MM. Jarosson et Muller Pack, et enfin, le 2 février 1874, par M. Pinckney.
- FIXATION DU ROUGE DE ST DENIS
- Par M. Horace KGCHLIN
- Le mordant se compose de :
- 1[2 lit. acétate de magnésie à 30°, 1(2 lit. eau.
- 1[4 lit. acétate d’alumine,
- ou :
- 150 gr. sultate de magnésie,
- 50 gr. alun,
- 1 lit: eau.
- .!
- (On peut remplacer l'alumine par de l’alun de chrome,qui constitue également un mordant pour ces matières colorantes); on passe dans la dissolution alcaline d’une base métallique, de préférence en zincate de soude :
- 1 lit. eau,
- 50 gr, sulfate de zinc,
- 100 gr. soude caustique à 38°.
- (M Weber àWinterthur, fixe les mordants de chrome au zincate de soude à froid). On teint en 1 1[2 heure à 80 avec :
- 2 à 3 gr. de rouge Saint-Denis,
- 2 1{2 lit. eau.,
- 5 gr. chaux,
- 500 gr. sel de cuisine, pour 1 mètre de tissu de coton.
- Le même bain peut servir pour des teintures ultérieures; il suffît de le nourir avec de la matière colorante et de la chaux. L’alun, ajouté en petite quantité au bain de teinture, exerce une action favorable.
- Ce mordant fixe également les ponceaux, azoïques et d’autres colorants sulfoconjugués, tels que le bleu nouveau de Meister, Lucius et Brüning.
- M. Horace Kœchlin a obtenu d’excellents résultats en introduisant dans le blanchiment un facteur nouveau : la magnésie, et en appliquant au blanchiment du coton l’eau oxygénée. Il traite pendant six heures au bouillon
- 5 pièces de 100 mètres avec :
- 100 lit. eau,
- 10 kil. soude caustique sèche,
- 30 kil. savon,
- 5 kil. magnésie calcinée,
- 50 lit. eau oxygénée;
- •e procédé est trop coûteux pour être pratique, mais il peut être utile quand on est pressé de blanchir. Le blanc est plus beau
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- que celui qu'on obtient par les procédés ordinaires et le tissu est moins fatigué.
- L’opération peut se faire dans la cuve de 5 Mather et Platt; on prend alors pour 220 pièces de 100 mètres ou 2200 kil. de coton : 3000 lit. eau, 400 lit. eau oxygénée à 12 vol., 20 kil. magnésie calcinée, 50 kil. savon ;
- au bout de 6 heures on lave, acide, lave et sèche. Il est préférable de commencer par un passage en acide sulfurique à 2° et de laisser les pièces entassées pendant 12 heures.
- La soie sauvage (tussah) prend un plus beau blanc quand on ajoute à l’eau exygénée de la magnésie que quand on y ajoute de l’ammoniaque.
- Quand enfin dans le blanchiment du coton d’après le système Mather et Platt on additionne la soude caustique de magnésie, on obtient un meilleur blanc. Dans tous ces essais il est nécessaire de supprimer complètement la présence de l’air ; en observant cette précaution, on peut traiter aussi le coton dans la cuve Mather et Platt par un chlorure de chaux relativement fort.
- JURISPRUDENCE
- CONSEIL D’ÉTAT (au Contentieux) Présidence de M. Laferrière, vice-président du Conseil d’État
- Séance du 26 juillet 1889
- ÉTABLISSEMENT INSALUBRE. - TRAVAUX A EXÉCUTER. --- POUVOIRS DU MAIRE
- Le maire d’une commune a le droit d’enjoindre à un industriel, exploitant un établissement non classé, de faire disparaître les causes d’insalubrité provenant de l’exercice de son industrie. Mais il ne saurait valablement déterminer lui-même la nature et l’importance des travaux à effectuer, ni prescrire, en cas d’inexécutien de ses injonctions, la cessation des opérations industrielles.
- Ainsi résulte de la décision rendue sur la requête du sieur Galy, apprêteur d’étoffes à Lyon, contre un arrêté par lequel le maire de Lyon a ordonné la cessation immédiate des opérations de son industrie et en a subordonné la reprise à l’exécution de travaux déterminés.
- Quoique l’établissement du requérant ne fût pas classé parmi les établissements dangereux, incommodes ou insalubres, le sieur Galy reconnaissait bien le pouvoir du maire de lui ordonner de faire disparaître les causes d’insalubrité, mais il lui contestait le droit d’indiquer obligatoirement les mesures à prendre pour arriver à ce but.
- Le Conseil d’Etat, après rapport de M. André Labiche, et conclusions de M. Gauwain, commissaire du gouvernement, a, conformément aux plaidoiries de Me Pérouse, avocat du sieur Galy, annulé l’arrêté du maire de Lyon, par les motifs suivants :
- « Considérant que s'il appartenait au maire de Lyon, agissant en vertu des pouvoirs de police qu’il tient de la loi municipale, d’enjoindre au sieur Galy de faire disparaître toute cause d'insalubrité pouvant provenir de l’exercice de son industrie, aucune disposition de loi ne l’autorisait à déterminer lui même la nature et l’importance des travaux à effectuer et à prescrire, à défaut d’exécution de ces travaux, la cessation des opérations industrielles auxquelles se livre le requérant ; que. ce faisant, il a excédé ses pouvoirs... •
- L’INCOWIBUSTIBILITÉ DES ÉTOFFES
- On a préconisé différents procédés permettant de rendre incombustibles les étoffes les plus facilement inflammables. Ce qui a empe-ché la vulgarisation de ces procédés, c’est qu’un certain nombre de substances jouissant de cette propriété ont l’inconvénient de rendre moins souples, d’alourdir les étoffes légères telles que la mousseline, ou d’altérer les cou leurs vives des étoffes employées pour les ri deaux et les tentures.
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- Cas (
- C’est ainsi que beaucoup de personnes s’imaginent que ces procédés sont difficiles à employer et nécessitent l’intervention de fabricants spéciaux. Il n’en est rien, et l’on si-gnale un moyen facile de rendre ininflammable les rideaux de lit, les moustiquaires, etc
- La substance qui se prête le mieux à cet usage, dit le Cosmos, celle qui présente le moins d’inconvénients (l’on peut même dire qu’elle n’en présente pas), est le phosphate d’ammoniaque, qu’on trouve chez tous les fabricants de produits chimiques, au prix de 8 fr. le kilogramme On l’emploie dans la proportion de 10 0[0, c’est à dire que dans un litre d’eau on fait dissoudre 100 grammes de phosphate. On peut donc, avec une dépense de 8 fr., rendre incombustible tout ce qu’un grand appartement renferme de rideaux et de tentures.
- La préparation de, l’étoffe est des plus simples. S’il s’agit de tailler des rideaux neufs ou même une robe dans une pièce de mousse-line, on trempe la pièce d’étoffe de manière à bien l’imbiber dans une solution de phosphate d’ammoniaque à 10 0[0. On la retire aussitôt, on l’exprime fortement pour chasser la plus grande partie possible du liquide, on la déve-loppe et on la laisse sécher; s’il s’agit de rideaux déjà confectionnés ou ayant déjà servi, la dernière opération du blanchissage consiste dans cette imbibition, avant de procéder au séchage et au repassage. Si on prend un mor-ceau d’étoffe ainsi préparée, même un rideau de mousseline, et qu’on l’expose non pas seu-lement à la flamme, mais dans la flamme d’une bougie, il noircit, se carbonise, se troue au Point ou la flamme le touchait, mais il ne prend Jamais feu,il ne peut plus s’enflammer. Il se carbonise, il est vrai, mais la carbonisation ne s’étend en aucun cas au delà du point en contact avec la flamme.
- Le moyen fort simple de rendre les étoffes de fil, de coton et de laine incombustibles, " est d’ailleurs pas le seul : un mélange de 80 Parties de sulfate d’ammoniaque, 25 parties de carbonate d’ammoniaque, 30 parties d’acide orique, 17 parties de borax, 20 parties d’ami
- don, 1000 parties d’eau pure est peut-être plus efficace. Les ingrédients bien mélangés sont dissous à chaud. Les étoffes sont alors trempées dans une solution chaude, de manière à être complètement imprégnées, puis on les sèche et on les repasse.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Paris. — La Société en liquidation, Adolphe Verny et Cie, (gomme), rue Quincam-poix, 13, puis boul. Sébastopol, 9, et composée de Adolphe Verny et d’un commanditaire. — J. c. : M. Gaillard. — S. : M. Godmer. — Jug, du 1er octobre.
- Nantes. — Legallo (Charles), teinturier à Basse-Indre. — Jug. du 9 octobre. — S. : M. Perdereau.
- REPARTITIONS DE FAILLITES
- Paris. — Mme Rougier, teinturière, rue Vielle-du-Temple, 45. — S. : M. Planque 15 50
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉ
- Roubaix. — Formation de la Socité en nom collectif Fidèle Browaeys et Cie (teinture de laines), boul. de Paris. 1. -- Durée : 8 ans et 4 mois. —Cap. : 80.000 fr. -- Acte du 16 septembre.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Troyes. — Dissolution, à partir du 16 sept, de la Société Gobinot, et Hersog (teinture, impression, apprêt et blanchisserie). — Li-quid. : M. Chaulet, rue Hennequin, 25. — Jug. du même jour.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- MM. Fousset et Cie, ont vendu à M. et Mlle Dubois, 15 oct., un fonds de teinturerie, rue du Jourdain, 10. — Opp. rue de Belle-ville, 52, M. Meslay.
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- le moniteur dé la teinture
- Mme veuve Vandich, a vendu à M. X, 15 oct., un fonds de teinturerie, rue Brochant, 3. — Opp. Avenue de Clichy, 21, MM. Guy et Robert.
- BULLETIN FINANCIER
- Le marché, dans son ensemble, présente une tenue des plus satisfaisantes. Les transactions, il est vrai, sont un peu moins actives que tous ces temps derniers; mais l’avance acquise sur nos rentes et la plupart des valeurs est facilement maintenue.
- Aucune nouvelle à signaler de l’intérieur.
- Les Bourses étrangères sont calmes.
- Le 3 0/0 est à 87 30.
- Le 3 0/0 Amortissable se négocie à 90 60.
- Le 4 1/2 0/0 clôture à 105 62 1[2.
- On échange les fonds étrangers aux cours suivants :
- L’Italien à 93 82 12 ;
- Le Russe 1889 vaut 94
- La Banque de France reste à 4.215 : le Crédit Foncier à 1.312 50.
- L’obligation des Immeubles de France est ferme à 369 75.
- Quelques affaires sur les Chemins français.
- Le Lyon clôture à 1.376 25; le Midi à 1.195, et le Nord à 1.776 25
- 'Au Comptant, l’Orléans se traite à 1.355, et l’Ouest réactionne de 747 50 à 943 75.
- Les Autrichiens finissent à 517 50 ; les Lombards sont plus lourds à 278 75 ; le Nord-Espagne se tient à 426 25, et le Saragozse reste à 315.
- Le Suez est à 2 325.
- Le Panama cote 55, après 56 25.
- Le Gaz est à 1.425.
- BIBLIOGRAPHIE
- Méthode pratique pour le montage et le réglage de la carde à laine peignée, par M. Alevandre GUÉNET.
- Cette méthode a au moins l’avantage d’être l’œuvre d’un praticien. Elle a été vécue, s’il est permis de s’exprimer ainsi ; son auteur, contremaître de cardes à Sains-du-Nord, a fait lui-même, de ses mains, tout ce qu’il conseille aux jeunes contre-maîtres. C’est le résultat de son expérience qu’il leur offre. Il a passé par toutes les difficultés : il les a vaincues ou tournées et c’est pour épargner à ses collègues tous les tâtonnements auxquels il s’est livré, qu’il a écrit son ouvrage.
- C’est une œuvre consciencieuse, bien étudiée, très claire, où l’auteur a mis, avec une pointe permise d’amour-propre, « toute sa science ».
- Il tient à être compris et ne craint pas de se
- répéter à certains endroits, préférant une redite une omission ou à une obscurité.
- Les principaux chapitres concernent le cylin-drage, l’aiguisage, le réglage, le» garnitures, les défauts des rubans, les défectuosités de la carde, des alimentaires et du volant, la vitesse des cylindres, le roule-ta-bosse. etc., et seront utiles à d’autres personnes qu’aux contre maîtres de cardes. Enfin la minutieuse nomenclature des soins à apporter dans la conduite de cette délicate machine qu’on appelle la carde complète l’ouvrage que nous prenons plaisir de recommander, parce qu’il faut toujours encourager les entatives de ces braves travailleurs qui ne se contentent pas de faire ce qu’ont fait leurs devanciers, mais veulent raisonner et juger les choses, chercher le mieux, perfectionner sans cesse et dont les efforts réunis font prospérer l'industrie en la maintenant à un niveau que l’étranger n’a pas encore atteint.
- 1 vol. in-8• earré, prix 4 fr. 50.
- Adresser lem demandes au bureau du journal en joignant mandat ou timbres-poste pour recevoir franco.
- VIENT DE PARAITRE
- ANALYSE CHIMIQUE DES SUBSTANCES COMMERCIALES MINÉRALES ET ORGANIQUES
- Par M. RAOUL JAGNAUX, ingénieur, directeur du laboratoire Hautefeuille, professeur de chimie à l’Association philotechnique, membre de la Société des ingénieurs civils. — Un volume grand in-8o d’environ 1.000 p., avec gravures dans le texte.
- Cet ouvrage diffère des « Traités d'analyse chimique » de Rose, de Gerhardt et Chancel, de Frésénius, etc., en ce qu’il ne s’occupe pas des méthodes générales d’analyses. Il a surtout pour but de servir de guide dans les analyses spé-ciales des substances commerciales. Un grand nombre des procédés qui y sont exposés sont dus à E. Hautefeuille et à l’auteur. Toutes les méthodes qu’il contient ont été contrôlées et em-ployées dans le Laboratoire Hautefeuille, dont l’auteur est le directeur; elles se recommandent par leur exactitude, leur simplicité et leur rapidité relative d’exécution.
- L’ouvrage comprend trois parties :
- Dans la première se trouvent les analyses des principaux métalloïdes et de leurs composés ,
- La deuxième partie traite des analyses des mi; nerais, des métaux, des alliages et des principaux composés métalliques.
- Dans la troisième partie sont exposées leî méthodes d’analyses des substances organiques les plus répandues dans le commerce et l'indus trie.
- Nous croyons que l’Analyse chimique des su^>s' tantes commerciales rendra de grands services aux ingénieurs, aux métallurgistes, aux essayeurs du commerce, aux pharmaciens, etc.
- Prix : 2o francs.
- Envoi franco contre mandat-poste, adressé 01 bureau du Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33 Année, N 24. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Novembre 4889
- SOM M AIRE
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- PERFECTIONNE Mb ITS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURES ET IMPRESSIONS.
- CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS (suite).
- TES COULEURS D’ANILINE.
- FAFPAIRE GRAWITZ.
- EPAILLAGE DES LAINES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- BULLETIN FINANCIER.
- BiBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- REVUE
- DE LEXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite.}
- Francisque Voland.
- 37, rue Montbernard, à Lyon,
- Expose des tissus de toutes sortes, gaufrés Bafrés et imprimés.
- ya là toute une série d’articles divers, (jf.
- erents d’aspect et destinés à des consom-"tions multiples, provenant, pour la plu-PSTt, cependant, d’un tissu initial identique. Peu d’industries ont accompli des progrès "Ssi marqués que celle du gauffrage et des ^entions annexes.
- ‘francisque Voland nous présente, parmi d quantité d’articles intéressants, une série ansformations, absolument dissemblables 0r ~1 2
- .nues, pourtant, avec la même étoffe.
- ne coupe de satin quelconque, par exemple, de "isée, par lui, et transformée en une série , ^nres qui n'ont, entre eux, aucun point "nilitude.
- dsle Première partie nous donne l’armure iint, pour col, garniture, mode, etc.
- sige seconde nous présente le même tissu cone oFine de façonné destiné à la grande Banlelion, une autre nous donne toute la (ise e des moires antiques, moires fran-p ’ Pèlerins de toutes dispositions.
- ’ avec le gauffré imprimé, c’est-à-dire
- l’impression à coup juste, combinée avec le | gauffrage, nous avons une imitation remar-| quable du broché et du pompadour.
- | Enfin, ces genres divers, lesquels sont développés à l’infini, nous sont présentés sous une forme ne rappelant en rien le tissu primitif ; nous voulons parler du ruban découpé.
- Bien habile serait celui qui reconnaîtrait dans ces cartons de rubans de tous numéros, papillottes, roulés sur tambour, présentant l’illusion de l’article de Saint-Etienne, jusqu’à l’imitation de la lisière et du picot, le coupon de satin en pièce, avecléquel ont été obtenus les diverses genres que nous venons de signaler plus haut.
- Nous ignorons quel outillage est nécessaire à l’usine Voland, pour une production si complète et' si étudiée que celle qui nous est soumise par l’Exposition de la classe 46. Nous ne pouvons que considérer les résultats obtenus et comprendre le développement continu d’une industrie qui participe dans une large mesure à la prospérité du marché Lyonnais, lequel ne peut maintenir son antique réputation que par une production incessante de nouveauté.
- Luthringer
- 149, Rue Moneey, à Lyon.
- Expose des crêpes lisses apprêtés, les apprêts que fait la maison s’appliquent spéciale-. ment aux crêpes lisses — et l’impression, aux I crêpes lisses, aux grenadines, aux crêpes français, aux crêpes anglais.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Toute spécialité créant une supériorité, cette maison a une supériorité qu’il est facile de constater à l’examen de sa vitrine et l’on ne peut prétendre à de meilleurs résultats que ceux que nous montre la maison.
- C’est bien apprêté, bien imprimé, bien fini et c’est avec plaisir et conviction que nous appelons l’attention du visiteur sur cette intéressante exposition.
- En 1885, à l’Exposition du Travail (Industries brevetées) au Palais de l’Industrie, le Jury a décerné à M. Luthringer une médaille d’or. Avec ce qui suit au rapport général : « Parmi les médailles d’or, nous remarquons avec plaisir : MM. Dohis et Cie pour ses accumulateurs et M. Luthringer, de Lyon, pour ses apprêts de crêpes lisses. »
- A l’Exposition de Philadelphie, le jury lui a décerné la grande médaille pour les impressions aux rouleaux à réserves et teinture des fonds après; à Vienne deux diplômes de mérite pour impression, matière colorante rouge Géranosine.
- A Lyon, médaille d’argent pour impression et produits colorants.
- Paris 1889. Médaille d’argent ; à notre avis il méritait une médaille d’or. Du reste M. Luthringer à un titre, signé par tous les fabricants de crêpes lisses, qui constate qu’il a fait subir à cet article depuis 10 ans, une transformation complète.
- Vandewynckèle père et fils à Comines (Nord).
- Nous remarquons dans la classe 46 la belle exposition de MM. Vandewynckle père et fils qui possèdent deux établissements l’un à Comines où ils blanchissent les fils retors en gé néral, l’autre à Halluin où ils blanchissent les fils simples, cotons, jutes, etc.
- Cette maison fondée au commencement de 1806, devenue dans l’industrie du blanchiment la plus importante de France, a cquis une re-nommée bien méritée.
- Pour s’en convainvreil suffit d’examiner les produits qu’elle expose. On remarque leur
- belle exposition de fils simples blanchis à tous les degrés, jusqu’au blanc tout à fait supérieus et ayant conservé toute leur qualité, toute let solidité.
- MM.
- tints pc
- m cache
- De même aussi les fils retors dits fils les tiss
- coudre que ces messieurs sont arrivés à blanchir en beau blanc sans perte de force, résultat qu’on n’avait pas encore obtenu jusqu» ce jour ; les fils fins pour dentelles, les cotons blancs pour tulles et mousselines, les julë simples et retors blanchis et enfin leur belk collection de lins teillés blanchis.
- MM. Vandewynckèle père et fils peuvents dire les vétérans des expositions universelle puisqu’ils ont exposé à Paris en 1855,18678 1878, où ils ont obtenu la médaille d’argent6 la médaille d’or, et l’exposition de 1889Ie" a de nouveau attribué la médaille d’or.
- Bremond fils à Cholet (Maine-et-Loire)
- Qui dit Cholet dit ville d’industrie, ville dl nitiative, aussi ne sommes nous pas surp" de voir dans la vitrine de messieurs Brèmo fils les blancs qu’il y expose ; ils sont ce 9 nous attendions de cette maison quiacond. dans son genre d’industrie une place envl" mais non primée. C’est comparativemel qu’il faut, juger des résultats et ceux II Messieurs Brémond fils ont obtenu sont entlf rement satisfaisants tant au point de vue de blancheur qu’au point de vue du traitement cal Les tissus sont réguliers — lisses — . défectuosités. C’est une de nos belles expo5 tions.
- Montenot et fils'
- Teinturerie du Chapeau-Rouge 40, rue de l'Hôtel-de-Ville
- Ont décoré le fond de leur vitrine d’une
- pisserie représentant une partie de leurs 8" liers. .
- Cette tapisserie, qui est certainemen relique de la maison, représente à Pe, l’organisation beaucoup plus complëte tout à fait à jour.
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- ET DE L’IMPRESSION DES T1SSUS
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- MM. Montenot exposent des tissus re-eints pour la deuxième ou la troisième fois, destulles des dentelles réapprêtés à neuf, in cachemire des Indes nettoyé et apprêté ; es tissus de laine reteints, des reps d'ameu-Wement; — des crêpes de Chine reteints en "ir;des tissus mélangés laine et coton re-“nts; enfin des ameublements nettoyés. Il "vient d’examiner cette exposition avec soin "P en bien saisir la véritable importance.
- Eugène Aubert
- 226, rue de Charenton Paris
- Expose des tissus divers teints en toutes "leurs et non seulement nous montre ses "Itatseu teinture mais encore nous permet aPPrécier ses apprêts qui en complètent si reusement les effets.
- U .
- 1 onsieur Eug. Aubert foule aussi les ""e et ce genre de travail, qui demande des rasances spéciales, est très bien réussi 'se ateliers qui, d’ailleurs, sont montés “lout le soin possible pour permettre une "ssecution.
- t,tsle cas où le gaufrage est requis, les t s°nt gaufrés.
- k,"donc une maison organisée pour satis-Eux exigences de la place et, sous l’ad-giation d’un homme aussi compétent, le . eSt assuré d’un résultat au moins égal
- 3 . V8|]j
- Ienous analysons dans la vitrine de
- ' 1 "osition.
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- Ch. Drevet.
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- 35 s
- Sectionnements
- PROCÉDÉS NOUVEAUX
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- ‘anai"ons sous ce ^re et sans discussion brevets de nature à intéresser nos
- "“"s.
- les systèmes d’impression et à toutes les machines à imprimer, modifient avec avantage les résultats obtenus jusqu’à ce jour. Ils consistent essentiellement :
- lo A imprimer sur Venvers des étoffes ;
- 2o A exercer sur celles-ci à l’aide d’un compresseur quelconque, après le dépôt de la couleur une pression suffisante pour faire pénétrer la couleur dans les fibres du tissu et l’en imprégner tant à l’endroit qu’à l’envers.
- L’organe compresseur peut être sec ou mouillé, froid ou chauffé, de forme essentiellement variable adapté au système d’impression et à la machine employée.Cette organe se compose essentiellement d’un tambour ou rouleau presseur de la machine à imprimer : du rouleau d’impression muni d’un fournisseur et d’un racle, et en lieu et place du racle parfois d’une brosse sèche ou mouillée. Une vis de réglage permet de rapprocher plus ou moins le rouleau compresseur.
- L’impression à plusieurs couleurs s’obtiendrait par l’emploi combiné de rouleaux imprimeurs en nombre voulus, et améliorés comme dessus.
- Ce procédé donne des imprimés d’une finesse supérieure, des desseins nets, sans bavure, impossibles à obtenir par tout autre système d’impression directe. L’étoffe présente l’aspect d’une étoffe teinte, et donne des résultats vraiment surprenants sur les tissus épais, l’emploi des rongeants se trouve supprimé par le fait, cause d’altération pour les tissus.
- Nous ne saurions indiquer tous les résultats obtenus par ce procédé très pratique d’ailleurs; ajoutons qu’il est applicable à tous les tissus, blanchis, écrus, teints et surtout aux tissus mélangés.
- ient""Pirow— -------------
- à peinë "NEMENTS DANS L’IMPRESSION SUR
- ete * S» TISSUS
- Ce, "net Ramel, Savigny, Gir d et Marnas Perfectionnements, applicables à tous
- PROCÉDÉ DIM PRESSION EN BLANC AVEC MORDANT SUR NOIR D’ANILINE
- Par M. Carl Horn
- Le mode d’impression de M. Horn est tout particulièrement applicable aux étoffes coton teintes au noir d’aniline, par exemple les bas
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les gants, etc..., sur lesquels l’on désire produire des semis ou dessins divers. Voici la man ièrede procéder : nettoyer d'abord les étoffes et les sécher brutes ou blanchies ; les placer ensuite dans un bain mordant d’aniline, dont la composition doit exclure tout oxydant spécial et qui peut être ainsi composé :
- Chlorate de potasse, 2,250 grammes
- Sel ammoniac, 2,000 -----
- Sel d’aniline, Huile d’aniline pour bleu 8,000 —
- et noir, 2,500 ——
- Eau, 50,000 —
- Laisser l’étoffe quelques heures dans ce mordant et la fouler afin de mieux la pénétrer : passer à la tordeuse puis dans le séchoir ; la retirer demi-séchée et procéder à la teinture. Le mordant d’impression consiste dans une lessive de soude caustique légèrement bouillie avec de la dextrine. Après avoir fait sécher l'impression sur l’étoffe, la replacer sur les cadres et la passer dans la chambre d’oxydation chauffée à 35 degrés, pour ramener bientôt la température à 25 centigrades.
- Suivant le ton voulu, laisser l’oxydation se continuer plusieurs jours en l’humidifiant toujours. Le ton obtenu, l’étoffe est passée pendant 20 minutes environ dans un bain de chromate de soude chauffé à 40 ou 50 centigrades.
- PROCÉDÉ DE DEGOMMAGE DE LA FILASSE DE RAMIE Par M. Martenot
- Placer de la soude caustique liquifiée ou tout autre produit analogue dans un récipient proportionné à la quantité de ramie à traiter, fermer hermétiquement et porter à la température de 70° centigr.
- Introduire alors les branches de la ramie, les laisser séjourner 10 minutes, les retirer : après cinq minutes de refroidissement séparer le bois de l’écorce au moyen d’une décor-tiqueuse à lin, puis continuer le traitement comme pour le lin.
- Le prix de main-d’œuvre est minime, 00 vriers suffisent largement pour faire subir traitement à 400 k. de ramie. dans unejo née. La quantité de potasse ou soude caus que doit varier selon la nature de la ran ainsi que le degré de température.
- Dans un second certificat d’addition,* Martenot conseille, après expérience, falt substitution de l’hypochlorite de chaux, soude ou de potasse à la soude caustique
- {Reproduction interdit
- TEINTURES ET IMPRESSIONS
- Des couleurs azoïques
- Les couleurs azoïques, en ce moment) -1 en train de révolutionner la teinture et I pression, pour la pièce principalement" même avec elles on obtient des effets »1 veilleux en impression.
- L’impulsion nous vient d’Angleterre, 1 le mouvement commencé chez nos vOlS reçu en France do notables perfectionne!11’!
- Les couleurs azoïques, très impropre, nommées ainsi, puisque le mot azoïque ' 1 du grec, et veut dire privé de vie, fait mun à toutes les couleurs, doivent ce 101 la présence dans leur constitution, d ul posé oxygéné de l’azote, sont de créât1011 lativement récente.
- Parmi elles, quoiqu’elle ne soit pas" J proprement dite, j’en comprendrais 1nel, les besoins de l’étude, j’ai nommé lare ou orseille artificielle.
- Au point de vue de l'application,". e1l ' I distinguer les couleurs azoïques | groupes bien distincts renfermant : I t 101 1° Les couleurs tirant sur acide 6 I alcali. iJ , . a)c8t
- 2o Les couleurs tirant sur bain ! non sur acide. ,M
- 30 Les couleurs tirant indistinct©^
- acide et sur alcali.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Dans le premier groupe, les couleurs tein
- te sur acide sont démontées par les bains alcalins.
- Dans le deuxième, les couleurs teintes sur fe alcalin sont avivées par les acides et tes difficiles à démonter si l’on a outrepassé A nuance — il faut alors employer des sa -Ws très gras et bouillants — ces couleurs tes solides peuvent même résister au foulon, opération pour laquelle on opère avec addi-onde savon mou dans le liquide du foulage. La rocceline représente une couleur du Regroupe, elle peut se teindre indifférem-ment sur bain acide ou légèrement ammo-niacal.
- Les couleurs du premier groupe sont re-Presentées par des nuances variant du jaune 4 rouge en passant par tous les tons inter-ediaires, y compris les nuances orangées, velaisse de côté les nuances dites rouges (ngo, qui sont trop instables — et de plus tiennent bleues parl’sction de l'acide et ne réellement rouges que sous une faible in-"tence alcaline ou du moins très neutre.
- 1 y a une foule de noms, depuis le jaune llant, le jaune de chrysoïne, le rouge de tranapthol etc, bref c’est à s’y perdre.
- La teinture en est très facile, sur bain acide " à chaud, quelques -unes comme le jaune pliant et le jaune de chrysoïne fournissent très beaux rendements.
- 8 l’on passe la nuance, il est facile de re-nir sur ses pas en démontant la nuance par " savon bouillant, qui détruit le fixage opéré KEun bain acidulé à l’acide acétique ou à “ide chlochydrique très faible.
- Mais où j’appelle l’attention sur ce premier sfoWpe de couleurs, c’est sur le vert et le noir “Phtol, nuances qui donnent de très bons "eSultats sur soie et sur laine. Ces deux der-llere.
- nuances sont à très bas prix, mais il . v"ste de dire qu’elles fournissent très peu qa088i dans leur emploi pour des nuances ropCes chargent-elles la soie et la laine — Peut d’ailleurs obtenir ces nuances avec
- une précision mathématique selon le poids employé.
- Marius Moyret,
- (Reproduction interdite.)
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- {Suite)
- Le lecteur a vu précédemment d’après les théories de Chevreul quelles étaient les couleurs complémentaires les unes des autres, c’est-à-dire pouvant donner du blanc, à la condition d’être pures comme celles du spectre solaire, sinon, pour peu qu’elles soient rabattues, c’est-à-dire mélangées d’un peu de noir, on obtient un résidu de gris.
- Dans la théorie Chevreul, le rouge est complémentaire du vert, l’orangé est complémentaire du bleu, le jaune orangé est complémentaire de l’indigo, le jaune est complémentaire du violet.
- La théorie des complémentaires de L. Lem-bert est bien plus compliquée, et avant de l’aborder, je vais aborder quelques idées personnelles.
- Pour bien se rendre compte des effets complémentaires, il faut, je l’ai dit, se rapprocher de la pureté des couleurs spectrales d’une part et d’autre part de leur intensité comme pouvoir lumineux. Toutes les couleurs du spectre ne sont pas également lumineuses. Le jaune est plus éclairant que l’indigo, mais en même temps il est plus pâle de nuance, il fournit moins comme ton, et je suppose qu’un coloriste veueille en teinture assommer un bleu indigo par un jaune orange pur selon la théorie de Chevreul, il faudra beaucoup plus du premier que du second.
- Je crois même que dans la pratique il est impossible de faire du blanc sur tissu par la juxtaposition du jaune orangé ou de l’orangé jaune sur l’indigo. On obtiendra selon la nature des fibres et des couleurs employées,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des modes variant encore selon le mode de teinture et d’impression.
- J’ai bien dit par l’emploi des couleurs très pures se rapprochant des couleurs spectrales autant que possible, sinon par l’emploi de couleurs rabattues, c’est-à-dire déjà mêlées de noir, on obtiendra, ainsi que l’indique Che-vreul, du noir.
- Exemple : Le noir naphtol poussé à outrance sur la soie donne des marines ou bleus marines très foncés, presque noir, mais ayant toujours un reflet violet, ajoutons y un jaune même très pur de ton, et nous aurons un noir parfait.
- Cela est facile à expliquer dans ce cas, le jaune pur éteint le ton violacé du marine foncé, et il ne reste plus que le noir primitif débarrassé du ton violacé.
- C’est d’ailleurs la théorie de la teinture en noir sur soie, qui se fait à Lyon pour les noirs fins.
- Prenez une soie chargée ou non, ayant un reflet d’un très vilain vert sale plus ou moins sombre, sur les derniers cachous je parle des noirs cuits, que faut-il pour arriver à en faire un très beau noir. Très peu de chose. Il faut couvrir par une teinture au bois d’inde donnant isolement un violet sale ou rabattu par du noir.
- D’une part nous avons un vert rabattu comme fonds, et nous le couvrons par un violet rabattu. Qu’arrivera-t-il? le violet franc du violet rabattu donné en couverture couvrira la partie jaune du vert rabattu donné en fond.
- Il restera deux parties noires, qui s’ajouteront, celle du fond et celle de la couverture. Mais en même temps il restera la partie bleue non couverte du fonds, et finalement l’on aura un noir bleuté, noir préféré entre tous.
- Marius Moyret.
- (UeproduetiQn interdite) A suivre^.
- Exposition universelle
- NOTE SUR LA FABRIQUE DE COULEURS D’ANILINE
- de MM. J. RUTH et Fils
- Ecarlates brillants, brevetés s. g. d. 8
- Ce sont de nouveaux ponceaux pour la teinture de la laine, de la soie, du coton, du jute, etc., ayant plus d’éclat que les ponceaux qui se trouvent habituellement dans le commerce.
- A zo-fuchsine acide 273
- Ecarlate brillant J. 304
- TEINTURE DES LAINES EN PIÈCE5
- (Suite.)
- NOIRS
- ‘est
- Le noir est la couleur la plus usitée ; c aussi celle dont le prix de revient est le 111 élevé.
- La couleur noire peut être regardée co
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- une couleur bleue foncée, et si elle est considérée par quelques-uns comme une couleur primitive, c’est à tort, croyons-nous, parce que la couleur bleue foncée approche beaucoup de la noire, et que très souvent une couleur noire tire sur le bleu.
- La production de la couleur noire doit être attribuée à l’action qu’exerce le tannin de certains végétaux sur les sels de sesquioxyde de fer. Avec les sels de protoxyde de fer, le tannin ne produit rien d’abord, mais au contact de l’air il se forme une coloration brune qui passe peu à peu au noir. Il n’est pas inutile de dire ici que l’action n’a lieu que lorsque le tannin et les sels de fer sont en dissolution.
- La noix de galle, qui contient la moitié de son poids de tannin, est la base des teintures noires (dont l’encre noire est le type), mais bien qu’on puisse la regarder comme la substance par excellence pour la production des couleurs noires, il y a encore cependant beau-Coup d’autres végétaux qui, convenablement Préparés, produisent également des teintures loires, nous citerons notamment le chêne, )
- orme, le maronnier, etc, dont les écorces Contiennent une assez notable proportion de tannin. Mais, on emploie de préférence le bois de campeche qui coûte beaucoup moins cher Iue la noix de galle et dont le principe colo-rant, « l'hématoxyline », produit également "ne teinture noire avec les sels de protoxyde et de sesquioxyde de fer.
- Le noir fait par le bois de campêche n’a Pas la solidité de celui qu’on obtient avec la noix de galle, mais, nous le répétons, il est beaucoup pius économique. Il est avanta-8eux, au lieu de n’employer que la noix de 8alle seule, de la mélanger au campêche. On " Par là non-seulement l’avantage de dimi-"Her le prix de revient de la teinture, mais il Tarait, et certains praticiens l’affirment, que nuance produite par ce mélange est d'un oir plus beau et plus velouté.
- 1 a été longtemps d’usage, et cela se pra-alue encore aujourd’hui dans quelques en-onts, de donner une couleur bleue aux étoffes
- avant de les teindre en noir, mais, quoique le procédé donne de bons résultats, on a été obligé de l’abandonner à cause du coût beaucoup trop élevé. Il est clair, en effet, qu’une étoffe teinte suivant cette méthode revient plus cher qu’une autre qui peut également prendre une couleur noire sans être préalablement teinte en bleu,
- La production des couleurs noires exige deux opérations distinctes : 1o le bouitlon ou mordançage qui consiste à imprégner le tissu d’un mordant ; 2° la teinture qui consiste à plonger le tissu ainsi préparé dans la teinture qu’il s’agit de fixer.
- Les principaux mordants employés pour la préparation des tissus de laine destinés à être mis en noir sont : le sulfate de fer, le sulfate de cuivre, le bichromate de potasse et le tartre. On utilise aussi l’alun, le sulfate d’alumine, l’acide sulfurique, le sulfate de soude (qui ne produit rien), le sulfate de nitrate ou bisulfate de soude (qui produit quelque chose), le sulfate de zinc, , l’acide exali-que, etc. etc.
- Les tissus destinés à être mis en noir ne sont généralement pas dégraissés et passent directement du fixage au mordançage. Cependant, certaines étoffes de prix, comme les cachemires et les mérinos fins, sont passées dans un bain de carbonate de soude puis rincées en eau chaude. On les dégraisse même au savon lorsqu’on veut obtenir une teinture parfaite.
- Le mordant qu’on utilise pour faire les noirs n’ont pas besoin d’avoir la pureté de ceux employés pour la production des couleurs délicates.
- Le nettoyage des tissus teints en noir doit être parfait afin que les étoffes ne « bronsent» pas après l’apprêt. On arrive à ce résultat en lavant dans un courant d’eau les étoffes sortant du bain de teinture, puis en passant ensuite entre les cylindres d’un appareil dont on fait usage pour le dégraissage des tissus. Afin de hâter la dessiccation des étoffes, on lesesssore avant de les faire sécher.
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- Ci
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- L'échantillonnage des noirs se fait à la « torse». C’est l’un des plus difficiles.
- Lorsqu’on fait un bain neuf, on doit doubler les proportions des mordants indiqués pour la préparation d’un bouillon de noir.
- Les bains de bouillon de noir se conservent indéfiniment.
- Nous indiquons ci-après differents procédés de teinture en noir parmi lesquels plusieurs ont de grands points de ressemblance ; mais, l’influence des mordants sur le campêche est telle, que de légères variations dans les proportions des ingrédients suffisent pour changer le ton et le reflet du noir, et c’est pourquoi nous croyons ne pas devoir omettre aucun des procédés que nous connaissons.
- Noir bleu A.
- Pour 100 kil. de laine :
- Bouillon. — On compose le bain de bouil-
- Ion de
- Eau
- Bichromate de potasse
- Sulfate d’alumine
- q. s.
- 2 kil. 500
- 3 kil.
- On fait fondre les mordants, on rafraîchit le bain, puis on entre les étoffes qu’on manœuvre pendant deux heures à la température de l’ébullition. Ensuite, on abat les tissus, on les évente au large et on les plie.
- Teinture. — Dans un certain volume d’eau on met le jus ou l’extrait de campêche (ce dernier préalablement dissous) en quantité suffisante pour arriver avec cette première garniture à la hauteur de la nuance demandée. On ajoute ensuite
- Sulfate de cuivre 2 kil.
- Puis on remue le bain en tous sens. On entre alors à froid les tissus mordanées dans le bouillen précédent, on les manœuvre 15 ou 20 minutes sans chauffer le bain, puis on élève progressivement la température du bain jusqu’à l’ébullition, laquelle est maintenue pendant toute la durée de l’opération.
- On jaunit, s'il y a lieu, avec de l’extrait de bois jaune.
- 7 kil. d’extrait de campêche (prima et sec) pour 100 kil. de laine, est une bonne proportion pour faire un noir.
- Finalement, on abat les étoffes, puis on les passe directement au lavage, sans qu’il soit nécessaire de les éventer auparavant.
- C. E.M., chimiste coloriste.
- (Reproduction interdite.)
- (A suivre).
- L’AFFAIRE GRAWITZ
- On lit dans \Echo du Nord :
- On sait que M. Grawitz, possesseur du brevet de teinture en noir d’aniline, a déjà fait maints procès et exercé maintes poursuites contre des teinturiers de Roubaix q" travaillaient ce genre. Roubaix vient encor® d’avoir sa visite. Le brevet de M. Grawitz expire le 3 novembre, à minuit ; il était temPs qu’il exerçât ses dernières poursuites. Samedi dernier, à cinq heures et demie, il se présent® chez MM. Browaeys-Degeyter, accompagne du commissaire du quartier. Il visita les ateliers,préleva des échevettes des différentes mises en teinture, et constata, d'après les déclarations de MM. Browaeys qu’il y avait en teinture, au moment de la visite, environ 3,000 kilos de coton teint à l’aniline et aux acides minéraux. On dit que M. Grawitz 3 opéré d’autres perquisitions sur la place de Roubaix. Il s’est rendu mardi chez M. Emile Roussel Desrousseaux.
- On lit dans le Journal de Roanne :
- M. Grawitz est dans nos murs. M. Grawit? est un homme terrible. Il s’est mis en téle e qu’il ruinerait nos teinturiers et rien ne fera démordre d’un si beau projet.
- M. Grawitz, comme vous savez, est Pr° priétaire, à ce qu’il dit dans ses exploits Par huissier :
- « Primo : d’un brevet de quinze ans, en date du 3 novembre 1874, portant le numer.
- .8
- 105,554, pour la production et l’applicatio.
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- la teinture des matières textiles d’une série de couleurs noires ou voisines du noir dérivées de l’aniline ;
- « Secundo : De deux certificats d’addition à ce brevet, en date des 24 août 1876 et 22 mars 1877;
- « Tertio ; D’un brevet de quinze ans, en date du 3 novembre 1874, portant le numéro 105,555, pour la production et l’application d’une série de couleurs dérivées de l’aniline et en général de tous les alcaloïdes analogues naturels ou artificiels. »
- En vertu de ce primo, de ce secundo et de ce tertio, il semble que M. Grawitz a la prétention d’interdire à quiconque de teindre en noir, « parles dérivés d’aniline », un tissu quelconque. Il a, en tous cas, l’espoir de récolter, sous forme de dommages-intérêts, un nombre formidable de mille francs.
- M. Grawitz arrivera-t-il à ses fins?
- L’affaire est pendante. Elle l’est même depuis longtemps, les tribunaux ayant jugé tantôt pour et tantôt contre. M. Grawitz ne se décourage pas. Il est venu à Roanne cette fois pour constater que nos fabricants n’ont pas cessé depuis sa dernière visite qui date de 1886, d’employer des tissus teints avec ses fameux noirs. Quelques-uns d’entr’eux ont fort mal reçu M. Grawitz. Nous n’avons pas le courage de les en blâmer.
- En tout cas nous dirons mercredi ce qu’il sera advenu de la nouvelle manifestation de M. Grawitz.
- Sont nommés chevaliers de la Légion d’hon-neur par décret du 29 octobre à l’occasion de l’Exposition universelle :
- M. Joseph Gillet, teinturier à Lyon, grand prix.
- M. Arthur Guillaumet, teinturier à Su-resnes et à Clichy, grand prix.
- M. Rosenstiehl, des établissements Poirrier et Dalsace, grand prix de collaborateur.
- M. Rosenstiehl est un chimiste connu, don t un travail sur les couleurs publié dans le bul
- letin de la Société Insdustrielle de Rouen a été très remarqué dans le monde industriel.
- ÉPAILLAGE CHIMIQUE DES LAINES
- ET DES DRAPS
- L’épaillage chimique des laines et des draps peut être pratiqué à l’aide de deux procédés distincts :
- 1° Par les acides lorsqu’on traite des laines avant la teinture, ou des draps en blanc ; ou bien des laines ou des draps teints par l’indigo, que l’acide ne fait pas virer ;
- 20 Par les chlorures, qui permettent de traiter des laines ou des draps teints en nuances dites petit teint.
- Épaillage des laines par l’acide.
- L’acide sulfurique est le plus fréquemment employé.
- Le bain peut marquer depuis 2 jusqu’à 6 degrés au pèse-acide Beaumé.
- 11 est contenu dans des cuves en bois ou dans des cuves en maçonnerie cimentée, garnies ou non avec du plomb.
- Le trempage doit être fait jusqu’à complète imbibition.
- Afin de ne pas détériorer la matière, laine ou blousse (déchets provenant du peignage), il est préférable d’être économe de manipulations .
- On la renferme en conséquence dans des sacs en laine ou en crin, puis on la fait tremper longuement (pendant trois ou quatre heures par exemple), après quoi on la retire du bain, on la laisse égoutter, puis on l’essore à fond.
- L’essoreuse employée doit avoir son panier tournant en cuivre rouge, et tout ce qui est fer ou fonte garanti par un doublage en plomb.
- On procède ensuite au séchage , qui peut être obtenu par les procédés ordinaires :
- Sécheries sur tabliers fixes, avec hélice aspirante ;
- Sécheries à tiroirs mobiles, également avec hélice ;
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- Sécheries à tabliers mobiles et à soufflerie d’air chaud, ou même sécheries à l’air libre.
- Jusqu’ici l’épaillage n’est pas encore affec-tué,
- il reste à soumettre pendant quelque temps la laine à l’action d’une haute température (80 à 100 degrés).
- Suivant le mode de séchage dont on dispose, il faut donc prendre ses dispositions en vue de ce résultat.
- Les sécheries à tabliers fixes, dont on suspend la marche de l’hélice, permettent d'épail-1er à la plus basse température.
- Celles à tiroirs mobiles, ou à tabliers mobiles, ont besoin d'une plus haute température; l’opération devant s’y faire dans un temps moindre.
- On reconnaît que celle-ci est terminée quand toutes les substances végétales sont noires et friables sous les doigts.
- Il convient alors de faire passer les matières épaillées, encore chaudes, dans une batterie écraseuse, sous l’action de laquelle les substances végétales se désagrègent.
- On s’expose à des mécomptes en négligeant cette opération.
- Il faut ensuite procéder au désacidage.
- S’il s’agit de laines ou de blousses qu’on ne veuille pas fatiguer, on les tasse régulièrement dans des cuves en bois, puis on fait arriver de l’eau qui se déverse sur elles par une pomme d’arrosoir et qui s’écoule par la partie inférieure en entraînant l’acide.
- Cette opération est longue, quand on la veut bien complète.
- Sa durée dépend nécessairement de la quantité traitée à la fois.
- La laine est ensuite livrée à la teinture.
- Quand on épaille des déchets, des chiffons ou des laines très chargées de chardons, les bains doivent être aux maximum, ainsi que la température.
- L’écrasage et le battage sont de rigueur, ainsi que le désacidage à fond.
- On peut épailler les laines teintes par les
- chlorures ; mais généralement on préfère les épailler à l’acide, avant teinture.
- La température étant moindre par ce procédé, la laine conserve mieux se qualités et sa souplesse.
- Epaillage des draps blancs ou bleu indi*o
- PAR l’acide SULFURIQUE
- L’épaillage des draps blancs ou bleu indigo se fait en cours d’apprêts, le drap étant foulé et généralement ayant subi un lainage et tondage.
- Cet épaillage comporte les mêmes phases que celui de la laine.
- Le trempage s’opère dans une cuve contenant le bain et portant deux cylindres en bois, comme une dégorgeuse.
- L’étoffe est pressurée entre les deux cylindres jusqu’à complète imbibition ; ensuite on procède à l’essorage, puis au séchage au large et à la carbonisation.
- La machine la mieux appropriée pour ce travail fait cheminer l’étoffe verticalement de bas en haut et de haut en bas, sur des rouleaux commandés et renfermés dans un local bien clos et chauffé, divisé en deux compartiments.
- Dans le premier la température est d’environ 80 degrés ; c’est là que s’opère le séchage ; dans le deuxième compartiment, plus court que le premier, la température atteint 100 à 120 degrés ; c’est à ce moment que s’opère la carbonisation.
- L’étoffe, en sortant, laisse apercevoir tous les fragments végétaux complètement noirs et transformés.
- On procède au désacidage par un lavage à l’eau dans une dégorgeuse ordinaire.
- Épaillage des draps teints en petit teint
- AVEC LES CHLORURES d’alumine, DE MAGNÉSIE, etc.
- Le bain est préparé à 6 ou 8 degrés Beaumé.
- Le trempage se fait comme pour l’acide, en prenant toutefois la précaution d'avoir en usage le moins de bain possible, afin de le
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- renouveler souvent ; autrement le bain se neutralise et se coagule.
- L’essorage peut être pratiqué sans inconvénients à l’aide d’une essoreuse ordinaire.
- Le séchage et la carbonisation peuvent être pratiqués à l’aide d’une machine analogue à celles employées pour l'epaillage à l’acide, sauf toutefois que la température du second compartiment doit atteindre 130 à 140 degrés.
- Avec l’un et l’autre procédés, l’étoffe doit Séjourner pendant environ trente minutes dans l'appareil, — ce temps étant compté depuis l'entrée de l’étoffe jusqu’à la sortie.
- Le lavage se fait à l’eau pure ou légèrement additionnée d’ammoniaque (3 à 4 pour 100 du poids de l’étoffe).
- Ce genre d’épaillage est moins énergique 'lue celui opéré à l’acide sulfurique ; il se pra-tique avant le foulage.
- Certaines fabrications communes épaillent même les draps tels qu’ils sont au sortir du tissage, c'est-à-dire imprégnés encore des huiles provenant de l’ensimage.
- Les fabrications soignées ne font cette opé-ration qu’après le dégraissage et avant le fou-lage.
- L’epaillage est un sérieux progrès, qui a mIs en valeur des matières premières délais-ses et qui a presque anéanti l’épincetage.
- Certaines maisons, cependant, se refusent a 1 appliquer, celles surtout qui font les arti-cles fins.
- Si l’opération est bien conduite, elle pré-sente peu ou point d’inconvenients.
- Mais il n’en est pas de même si elle laisse a désirer sur quelque point.
- L’épaillage de la laine rend le cardage et la filature plus difficiles ; parce qu'il retire une Partie de la souplesse.
- Lepaillage des draps en écrus dégraissés "end le foulage plus laborieux. Le foulage Peut même devenir impossible, lorsque l’épail-ae a été fait avant le dégraissage. — Enfin, ^Paillage des draps foulés rend le désacidage "ifficile, et, s’il n’a pas été opéré avec tous 6s soins voulus, l’étoffe porte en elle un
- germe de destruction qui fera son œuvre sûrement. L. Simon
- Cet article est extrait de l’ouvrage de M.
- L. Simon sur le travail des laines cardées.
- RENSEIGNEMENTS
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Hébert (veuve), teinturière, rue de Vaugi-rard, 158, à Paris. — J.-c. : M. Falco. — S. : M. Boussard. J. 18 oct.
- Jadot jeune (Jules-Jacques), teinturier à Darnétal. — Jug. du 16 oct. — S. : M. Thié-baut.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉ
- Formation de la Société en nom collectif Claris et Berruyer , teinturiers en tous genres, rue Montbernard, 48, à Lyon. — Durée : 6 ans. — Cap. : 8,030 fr. — Acte du 24 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 15 juil. 1887. de la Société C. Coget et H. Lacour (teinture et apprêt), quai National, 2, à Puteaux. — Li-quid. : M. Lacour. — Acte du 9 oct.
- MODIFICATIONS DE SOCIETES
- Modification de la raison sociale de la Société en commandite Charles Dewarin fils etCie (filature, retordage et teinture des laines et cotons pour bonneterie), rue des Anges, 15, à Tourcoing qui devient Charles DEWARIN-Combrez fils et Cie. — Acte du 15 oct.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Rigolot, a vendu à Mme Filliol, 15 oct., un fonds de teinturerie, boul. des Ba-tignolles, 17. — Opp.. rue Perdonnet, 24.
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- Mlle Gallon a vendu à M. X , de suite, un fonds de teinturerie, r. Chaptal, 2. — Opp.
- R. de Provence, 3, Mlle Laurent.
- M. Pigneux a vendu à M. Montazeau,
- 20 oct. 89, un fonds de teinturerie,T. du Puits-de-l’Ermite, 2. — Opp., R. Guy-de-Brosse.
- M. Holdstein a vendu à M. X., 15 nov. 89, un fonds de teinture et nettoyage gants, r. Gozlin, 2. — Opp., R. Delbert, 4. M. Bot-tiaux.
- Mme Visé (Vve) a vendu à M. X., de suite, un fonds de teinturerie, r. Claude-Bernard, 39. — Opp., au fonds.
- Mme Visé (Vve) a vendu à M. X., de suite, un fond de teinturerie, r. Claude-Bernard, 39.
- — Opp., R. Drouot, 25, M. Trémolières.
- Mme Raffart (Vve) a vendu àM. Crusserey, 1er nov. 89, un fonds de teinturerie, r. d’Odessa, 17. — Opp., R. du Landy, 45, Clichy, M. Bienaimé.
- M. Pinçonnat a vendu à Mme Marin,
- 1er nov. 89, un fonds de teinturerie, av. Vic-tor-Hugo, 114. — Opp., Av. de la Grande-Armée, 43.
- M. Thiré a vendu à M. X., 1er nov. 89, un
- fonds de teinturerie, r. du Château, 70. —
- Opp., R. des Juges-Consuls, 3, M. Bérard.
- BIBLIOGRAPHIE
- ANALYSE CHIMIQUE DES SUBSTANCES COMMERCIALES MINÉRALES ET ORGANIQUES
- Par M. RAOUL JAGNAUX, ingénieur, directeur du laboratoire Hautefeuille, professeur de chimie à l’Association philotechnique, membre de la Société des ingénieurs civils. — Un volume grand in-8o d’environ 1.000 p., avec gravures dans le texte.
- Cet ouvrage diffère des « Traités d'analyse chimique » de Rose, de Gerhardt et Chancel, de Frésénius, etc., en ce qu’il ne s’occupe pas des méthodes générales d’analyses. Il a surtout pour but de servir de guide dans les analyses spéciales des substances commerciales. Un grand nombre des procédés qui y sont exposés sont dus à E. Hautefeuille et à l’auteur. Toutes les méthodes qu’il contient ont été contrôlées et employées dans le Laboratoire Hautefeuille, dont l’auteur est le directeur; elles se recommandent par leur exactitude, leur simplicité et leur rapidité relative d’exécution.
- L’ouvrage comprend trois parties :
- | Dans la première se trouvent les analyses des 1 principaux métalloïdes et de leurs composés
- La deuxième partie traite des analyses des mi-| nerais, des métaux, des alliages et des principaux i composés métalliques.
- Dans la troisième partie sont exposées les méthodes d’analyses des substances organiques les plus répandues dans le commerce et l’industrie .
- Nous croyons que V Analyse chimique des subs-tan -es commerciales rendra de grands services J aux ingénieurs, aux métallurgistes, aux essayeurs du commerce, aux pharmaciens, etc.
- Prix : 20 francs.
- Envoi franco contre mandat-poste, adressé a bureau du Journal.
- BULLETIN
- Nous n’avons pas grand chose à dire du marché à terme. Les spéculateurs sont dans l’embar-ras et ne savent de quel côté exactement ils doivent se diriger.
- Le vent est à la hausse cependant car le comptant achète beaucoup de nos rentes et de nos bonnes valeurs.
- Le Crédit Foncier est à 1.310. Les obligations foncières et communales sont toujours recherchées par la petite épargne.
- Le mouvement de reprise des obligations foncières et communales vient justifier nos prévisions.
- Les obligations foncières 1879 se négocient sur les cours de 473 à 474. Les obligations 1880 et 1885 valent de 455 à 457.
- Les obligations 3 010 sans lots cotent 390. (Les foncières 4 0|0 sans lots valent de 470 à 475.
- Les demandes dont ces valeurs sont l’objet émanent de capitalistes d’un jugement sûr. Ce n’est point sur cette nouvelle couche d’acheteurs que pourront avoir prise les fables grossières des spéculateurs intéressés à dénigrer certaines valeurs et à chercher ainsi à en ramener les cours à la portée de leurs convoitises.
- Le public éclairé sait fort bien que les obligé fions foncières et communales ne peuvent jamais rester à découvert, qu’elles ont toujours poUr contre-partie, dans le portefeuille du Crédit for cier des prêts fonciers et communaux et éventuel ement, pour des soldes attendant leur emploi définitif, des valeurs de l’Etat ou garanties par l’Etat ; que les bilans mensuels, soumis al contrôle du gouvernement, en font foi, et que c’est à bon droit, par conséquent, que ces valeur., ont été, avec les rentes et les obligations des che mins de fer garanties, désignées pour servir au emplois légaux. .
- Les garanties dont 1 es obligations foncièrese communales sont entourées sont au-dessus d toute discussion.
- Les Chemins de fer n’ont pas variés.
- Le Suez est plus faible à 2,315.
- Le Panama vaut 52 50.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33' Année, N 22. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Novembre 4889
- S OM MAI RE
- BEVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite). perfectionnements ET PROCÉDÉS NOUVEAUX. CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS (suite). teintures et impressions (suite).
- COULEURS D’ANILINE.
- BLANCHIMENT DU COTON. — MACHINE A TEINDRE.
- matières COLORANTES AZOIQUES.
- «ENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- bulletin financier.
- BBLIOGRAPHIE. _ COURS. — ANNONCES.
- REVUE
- DE
- UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite.)
- I • • o exposition est terminée, mais le souvenir de fin 7
- 1 68 merveilles restera longtemps encore Savedans la mémoire de ceux qui y cher-I des renseignements, qui, en en faisant I. vaste champ d’études, ont entendu en P Profit.
- An •
- Point de vue de la teinture, nous avons aveeccasion de comparer, de juger et c’est une légitime satisfaction que nous avons éeonstater qu’au milieu de cette brillante ltion de couleurs appliquées sur toutes Varje 8 d tissus et sous les formes les plus qui 6S’ c’est encore, c’est toujours la France Le montré les plus heureux résultats, lenen ,^r®s constatés ne sont pas dûs seu-| " a couleuc, à la nuance dont la diver-kri 1 fraicheur et l'éclat sont dùs à cette • 6 Produits nouveaux dérivés de l’ani-% "es huiles de houille ; ils sont plus ig a, ‘ Plus fondamentaux et liés aux résul-aqt une école nouvelle, rationnelle qui, Jrom-édna—"Vec toute routine, pense, raisonne, siy-“Pplique.
- I-Chawise la vitrine où MM. Hulot et Co- | corgratombaut ont exposé leurs travaux, j’y . I les mat 1e la teinture s’y applique à toutes | eres employées dans la fabrication !
- des tissus de fantaisie et d’ameublement, à la bonneterie, aux soies à coudre et à broder.
- D’ailleurs, cette maison, la plus ancienne et la plus importante du département de la Seine dans ce genre d’industrie est la seule en France qui fasse toutes les sortes de teintures ordinaires ou solides sur tous les textiles en écheveaux et les teintures en noir et en couleurs légères et chargées sur soie.
- Son exposition montre bien la multiplicité des travaux qu’elle peut entreprendre, elle contient 504 échantillons de teintures sur 32 matières différentes, comme provenance, nature et ouvraison, représentant exactement le travail courant de chaque clientèle, aux coloris exacts et sur la matière réellement employée par chaque genre.
- J’ai eu la bonne fortune de me trouver en rapports intimes avec ces Messieurs et je suis heureux d’affirmer ici que leur exposition représente le travail sérieux et soigné, mais courant et commercial sans aucune recherche de travaux extraordinaires, sortes de tours de force, faits spécialement en vue d’une Exposition mais qu’on ne pourrait pas entreprendre commercialement.
- J’insiste sur ce point parce que la comparaison servant de base à mes études et traitant des gloires industrielles nationales, je ne veux rien négliger pour les asseoir sur des bases stables, inattaquables.
- J'appelle donc particulièrement l’attention des intéressés, des industriels, des amateurs
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- sur les réassortiments qui créent à la maison une véritable spécialité : 6 séries de nuances de saison, pour tissus haute nouveauté sont réassorties pour les mêmes teintes sur 20 matières différentes comme qualité, genre et ouvraison de textiles ; ces 20 matières différentes se composent de 7 matières soie et fantaisie, 11 matières laine, 2 matières coton et ramie.
- Là ne se borne pas le travail consciencieux fait pour la maison en vue de l’Exposition et elle a présenté un travail analogue destiné au tissus d’ameublement dans la limite des matières employées pour cette fabrication : 8 séries de nuances par 7 qualités textiles ; — 4 matières soie et fantaisie, 1 matière lame, 1 matière coton, 1 matière ramie. C’est évidemment la façon la plus logique et la plus commerciale de faire ressortir la difficulté du travail de la teinture : IJ échantillonnage.
- Mais cette magnifique exposition nous offre encore des surprises ou du moins nous montre jusqu'au bout les résultats obtenus dans la maison Hulot et Colin-Chambaud, il y a pour tissus de robe, 12 nuances réassorties laine et soie en chaîne et en trame, pour tissus foulonnés et draperie, des couleurs en laine et en soie résistant au foulon et une série spéciale pour le même travail entièrement teinte, sur laine et sur soie, par les plus nouveaux modes d’emploi de l’alizarine artificielle et résistant au foulonnage le plus énergique et à l’acide sulfureux pour mélanger avec blanc de laine.
- Certes voilà un grand pas de fait dans l’art de teindre et un véritable progrès en fabrication, car nous savons tous quelles difficultés il y avait à combattre pour entretenir des tissus mélangés dans l’état de propreté et de fraîcheur qui les avaient fait rechercher. Dorénavant et avec ces garanties la jouissance de l’objet préféré sera assurée et nos étoffes recherchées.
- N’oublions pas que je traite ici la question au point de vue denotre supériorité industrielle nationale et que je ne dois laisser échapper
- aucun des points qui peut en assurer, en coi firmer l’état.
- La bonneterie est redevable à ces Messieu qui exposent en Schappe ou mi-soie, u série de nuances lustrées, du noir et du bh® Pour les tissus gaze et grenadine, une sodé soie grège, couleurs, noir et blanc, te11' ture sur soie crue qui se fait surtout àPa une série de laine grenadine gazée nuance claires fines et blanchies.
- Certes voilà une nomenctarure très étends et qui doit fixer sur l’importance de la mals qui doit plaire à l'industriel amoureux® beaux résultats. Et rien de ce qui est aval dans ce cas qui ne puisse être justifié par- 1 exécution immédiate à des prix et condit déterminés d’avance et dans toute quan. demandée. — Pas d’hésitation, pas demel. cri té.
- Pour terminer cet article, il me rester 1er du tussah.
- La soie sauvage ou tussah dont IeDf. a pris depuis quelques années une 8rk extension est présentée de telle sorte IE peut suivre d’une façon précise toute transformations de la matière qui nécess ‘gche un traitement tout spécial, depuis jusqu’au blanc vif en passant par le dee I le crème et le grand blanchiment. Cette | son a d’ailleurs été des premières às’octti. de l’intéressante question du blanchin B tussah et ses essais datent de 1875, 6007 à laquelle elle fut aidée dans ses Prelt recherches par M. Tessier du Motay,‘t miste distingué qui avait imaginé Ie Pet de blanchiment direct au bioxyde de Ba). donnant naissance à l’eau oxygénée da 1 bain, au moment de l’emploi
- Depuis, de grands progrès ont ét^ dans cette voie et ont permis l’enp soie tussah, en toutes nuances et Dee • cr^ B nuances très claires, lilas, rose, ciel, blanc dans un grand nombre d’article/d pouvons suivre également, dans laca/. cet intéressant progrès du blanchine l’eau oxygénée, Monsieur Porlier, 80 I
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- sins à obtenir. Les planches peuvent être suivant meilleure commodité en bois, métal, carton ou tout autre matière.
- utes nëcëf [ëf dën” ttedt
- PRODUCTION DUNE MATIÈRE COLORANTE ROUGE ORANGÉE DE LA FLAVOPURPURINE
- par la Compagnie Parisienne des couleurs d’aniline
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- perfectionnements
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- La donnons sous ce titre et sans discussion se des brevets de nature à intéresser nos ^eurs.
- 2 = Sx =
- "“WTURE ou APPLICATION DE POUDRES DE BRONZE SUR VELOURS DE TOUTE nuance
- Par. M. Brun Eugène
- ten mais g
- !
- —l DE LIMPAESSION DES TISSUS
- ment directeur du laboratoire de chimie industrielle au Perreux, et dès 1875 collaborateurs de M. Tessier du Motay, avait pris part à tous les essais faits à cette époque dans l’usine de Puteaux, qui durèrent six mois au moins et a toujours continué les recherches sur cet intéressant produit appliqué au blan-chiment en général et obtenu des résultats desplus sérieux.
- Enfin, nous pouvons voir des noirs sur soie 61 sur fantaisie sur soie à coudre, cordonnet anglais noir fin de Paris du poids pour poids 4100 0/0. — Noir à la violette, ainsi nommé
- acause de sa légère odeur de violette, — spé-talitë de la maison ; — noir fin 100 0/0 et 1/2 avooin 200 0/0 pour franges et boutons. Noir pardeger spécial
- I pour ganse et guipure.
- Dans le Livre d'Or de la teinture, messieurs Hulot et Collin Chambaud y sont déjà inscrits P0wrune médaille d’argent en 1867, des mé-“eiles d’or en 1878 à Paris, en 1883 à Ams-""lam, en 1885 à Anvers et un grand prix à position universelle de 1889.
- Ch. Drevet.
- Ce"
- y ouveau genre de décor des étoffes en ch "donne un cachet tout particulier de fraî-ton, et de nouveauté ; il permet des varia-fr wes heureuses et offrant des ressources —Precieuses P°ur les modes, les ameuble -
- ’uig At j
- U “ des costumes. an “Pplication des poudres de bronze a lieu Move—i, r .
- Alitée " un vernis. Cette opération est fa-Man k et rendue pratique par l’emploi de 6s percees et découpées suivant les des-
- Les recherches incessantes faites par les ingénieurs chimistes de la Compagnie Parisienne des couleurs d’aniline ont amené la découverte de deux nouveaux nitro-composé tirés de la flavopurpurine. Le premier l’alpha-composé s’obtient en soumettant la flavopurpurine à l’action de l’acide azotique en présence d’acide sulfurique concentré : le second, le béta-composé lorsque la flavopurpurine est azotée en présence d’acide acétique cristallisable ou de dissolvants indifférents. Ce béta-composé donne une matière colorante de grande utilité et possède l’avantage d’une nuance tirant plus sur le jaune que la beta-nitralizarine.
- Le procédé de production de la bétanitro-flavopurpurine est le suivant : mélanger 1 partie de flavopurpurine réduite en poudre avec 4 ou 5 parties d’acide acétique cristalli sable chauffé à 30 ou 35 deg. centigr. et additionner de 0,45 part, d’acide azotique de 60 0/0 : ou bien au lieu et place de l’acide acétique employer comme dissolvants les hydrogènes carbonés, nitrocarbonés ou similaires : chauffer ensuite pendant une heure, en maintenant la tempéiature entre 40 et 50 centigr., filtrer, recueillir la nitroflavopur-purine et laver à l’eau.
- En traitant la bétanitro flavopurpurine avec des agents de réduction l’expérience a démontré qu’elle se convertit en une amido-combi-naison. Ce résultat s’obtient en faisant dissoudre une partie de bétanitro flavopurpurine dans 50 parties d’eau et 3 parties de lessive de soude de 35 0/0 : additionner de 10 parties de sucre de raisin, chauffé de 70 à 80 degrés jusqu’à ce que la couleur de la solution dis-
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- paraisse et qu’une goutte versée dans la lessive de soude concentrée produise une coloration bleue pure après réaction, précipiter par addition d’un acide.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES AZOIQUES BRUNES par M. K. Oehler
- L’inventeur produit d’abord des corps intermédiaires azoïques correspondant à la formule générale :
- Cn Hzn — 9. SO3 H. [N = NCn Hzn — 9 (NH2 ) 2 ] 2
- et formés par l’action des acides sulfoniques diazotés de métadiamines aromatiques sur deux molécules d’une diamine ; puis il combine ces corps intermédiaires avec des matières aromatiques diazotées. Les acides sulfoniques isomerics de la toluylènediamine qui se combinent avec la métaphénylénediamine pour former des corps intermédiaires sont les suivants :
- lo CHs : NH2 : SO3 H : NH,
- 2° CH3 : NH2 : NH2 : SOsH
- 30GH3: SO3H: NH? : NH:
- une deuxième série de produits analogues peut être produite si la métaphénylène-dia-mine est remplacée par la métatolnyline-dia-mine.
- Les sulfacides aromatiques qui servent le mieux pour la combinaison avec les corps in -termédiairessont : l’acide sulfanilic, l’acide d’orthotolnidine sulfonique, l’acide d’amido azobenzol sulfonique, l’acide naptionic, l’acide béta-naptylamine sulfonique.
- Le procédé opératoire est le suivant : prendre par exemple 100 parties du produit intermédiaire obtenu avec l’acide de toluylène diamine sulfonique et deux molécules méta-phénylène diamine encore à l’état humide ; mélanger ces corps avec une solution de 184 parties d’acide sulfanilic diazoté et de l’acétate de soude dissous dans de l’eau : laisser
- la réaction s’opérer, l’accélérer en chauffant Après réaction neutraliser avec la sout4 chauffer jusqu’à ébullition, filtrer, précipité
- par addition de sel. Le résultat est une dre noirâtre à reflet verdâtre luisant.
- NOUVELLE MACHINE APPRÊTEUSE Invention Charles Charpentier
- Cette machine a pour but de faire des 8 prêts supérieurs sur toutes espèces de tis5) (en pièces et en morceaux si divisés I soient) à l’usage des teinturiers dégraisse" et apprêteurs de neuf et de vieux.
- Elle a de particulier qu’elle marche à H ble toile sans fin, les toiles sont retenues I chaque côté par des cordes en caoutchouc 1 tricot retenues elles-mêmes par des ga" couchés sur les bouts de chaque cylindf une petite gorge d’un demi centimètre 1 profondeur suffit pour loger la moitié de | corde.
- Les cylindres sont au nombre dequo" le premier en avant de la machine estler parateur, il a un triple emploi.. .Couvert | couverture qui s’enlève à volonté), ilsel, retenir l’étoffe qui doit s'engager dan, cylindres sécheurs et presseurs ; au-dess.. un rouleau mobile, garni de feutre, I- 1 baisse à volonté pour produire la tension | le cylindre préparateur, ce cylindre est"" | à volonté par une vis sur l’un des cous I Garni, il sert à apprêter les velours d | les dentelles, enfin tout ce qu’il fautéP!5 J otDE — Nu, il sert à coller les tissus léger 8 cipalement la soie, pour la tendre, l'élar >1 la sécher à demi avant son entrée dal toiles des cylindres sécheurs et éviter‘J moyen, la colle qui se produit à l'enve,, soies fortes quand elles sèchent c0^ | ment sur le cylindre colleur. J
- Le second cylindre, plus élevé sur 8 chine et un peu en arrière du cylindre , R rateur, est un vaporisateur circulaire J tinu ; il a l’aspect étant couvert de ce d I d’un cylindre ordinaire, excepté qu'il
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- ou des deux bouts un renflement de quatre centimètres servant de receptable de condensation; ce cylindre est à gorge dans toute sa longueur formant gouttière, c’est par les pe-tits trous du fond des gorges que sort la vapeur tandis que l’eau condensée coule dans les ou la partie renflée du ou des deux bouts du cylindre vaporisateur. Dans les bouts formant réservoir, est un clapet à ressort qui s’ouvre quand il est en bas et se ferme de lui-même aussitôt, évitant ainsi la perte de la vapeur tout en purgeant le vaporisateur à chaque ro-tation.
- Les deux toiles conductrices et presseuses 'enveloppent aux trois quarts et s’humectent en même temps que l’étoffe pressée dedans : Puis ces toiles toujours en double passent sur Un gros cylindre (le troisième) chauffé comme les précédents à la vapeur et finalement sur le dernier cylindre plus petit (le quatrième) Chauffé par la vapeur perdue du gros cylin-
- ^système de double robinet permet de PSsserla vapeur de l’un dans l’autre cylindre de toute la machine soit à gauche soit à droite, “e sorte que toute la vapeur est employée et Permet de chauffer plus ou moins fort chaque Oindre suivant le besoin du travail.
- Mécanisme.— En avant de la machine, sous cyÜndre préparateur, est une boîte à cou-se roulant sur galets pour placer l’étoffe "ant l’apprêt ; — en arrière est une autre B te pour recevoir les étoffes apprêtées, deux tes8es sont au dessus de cette dernière pour acher leS étoffes apprêtées des toiles et Plove—. ,
- J pour les coupes ou pièces.
- . eployeurest actionné, par la toile supé-Pleuro • .
- . 1 entraîne le rouleau supérieur et 81 pour l’usage, deux autres rouleaux di-p a pièce dans la balançoire.
- duit Te motrice. —C’est une pédale qui con- | une vis sans fin donnant le mouvement Au, pue du gros cylindre, le volant est placé marck"X Pointes dans des crapaudines et Sx e à double vitesse de la pédale par engrenages héliçoidaux (pour éviter le
- bout), le volant n’a que 0 m. 70 centimètres et produit autant de force qu’un volant d’un mètre par sa vitesse de rotation (il est moins lourd au pied). Tous les cylindres ont leurs tourillons montés sur galets, et malgré que cette machine ait trois fois plus de charge au moins qu’un cylindre ordinaire, enveloppé d’un simple feutre sans fin, elle marche avec autant de douceur au pied.
- La vapeur entre dans les cylindres et en sort au moyen de raccords de mon invention.. Ces raccords sont liés ensemble par des pas droits ne vissant pas et par conséquent ne ripant jamais en tournant dans les deux sens. Ils sont à rotule ou droits suivant le besoin et tenus par un écrou en deux parties reliées par une ligature simple ou par une ligature vissant sur l’écrou : ceux se vissant sur l’écrou permettent de remédier à l’usure qui se produit avec le temps. Ces raccords n’ont besoin ni d’amiante ni d’autre chose pour étancher la vapeur ; ils ne perdent pas, ils sont en bronze et très solides.
- Pour le service des cylindres et des toiles, il y a 14 rouleaux de différentes grosseurs garnis de feutre et 4 crochets tendeurs.
- Cause pour laquelle on emploie deux toiles au lieu d}une seule sur les cylindres.
- L’étoffe en passant entre une toile ou un feutre directement sur le cylindre produit souvent l’effet de la presse avec cartons chauffée par des plaques en fonte. Le côté qui louche au cylindre est brillant, tandis que celui qui touche au feutre ou à la toile est mat. On ne peut de cette manière apprêter convenablement des étoffes ployées en deux. Cet effet se produit surtout sur les châles de grande dimension. Cependant les cylindres à feutre sans fin ont été spécialement établis pour éviter le brillant de la presse. Les cachemires mérinos popelines ne doivent pas avoir le brillant de la presse ainsi que les draps qui doivent être décatis. Mon Vaporisateur rem -plit parfaitement le but pour les draps qui ont été mis en presse à chaud, passés dans la machine ils sont finis d’un seul coup.
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- Le vaporisateur restant toujours dans la position horizon taie remplace avec un grand avantage l’apprêi à la colonne qui consiste à envelopper une pièce de drap sur un cylindre rond , percé de trous que l’on place sur deux cheva- i lets, puis il faut placer cette colonne sur un récipient de vapeur, verticalement pour vaporiser la pièce, et après la passer sur un cylindre pour la sécher, ce qui fait trop de travail.
- Observations finales.
- La toile supérieure est tenue par quatre galets doubles ou pinces mobiles, la position occupée par les cylindres peut être modifiée. Ainsi le cylindre no 4 peut être placé avant le n° 3, le cylindre vaporisateur peut être placé en avant ou en arrière de la machine, on peut aussi ne se servir que d’une toile ou d’un feutre simple pourvu qu’on ait la précaution d’enrouler à demeure et très serrée sur les cylindres, une étoffe en laine parceque l’étoffe à apprêter qui est humide suivra plutôt la toile que la laine.
- Enfin et en dernier lieu ce qui constitue l’invention, c’est le cylindre vaporisateur à gorges horizontales sur toute la longueur du cylindre ; — les galets couchés servant à maintenir les toiles dans leurs largeurs ; le système de demi-collage, c’est à dire que les étoffes tendues et séchées à demi sur le cylindre préparateur passant de suite dans les cylindres sécheurs ; et enfin le système de raccords ci-dessus décrit.
- MORDANT DÎT « ROTCELLINÉ » Par la Société Fankhauaer et Gie.
- Par un brevet pris dans le courant de l’année 1888, la Société Frankhauser se réservait la propriété industrielle du mordant « La Franck-hausine » permettant de teindre sans cuisson préalable et très uniformément le coton écru en bourres, flottes, pièces ainsi que les tissus mélangés. De nouvelles et persévérantes recherches ont amené les inventeurs à cons -tater le moyen de rendre la teinture sur coton par le rouge d’alizarine plus économique,
- plus rapide et aussi solide, tout en étant dis-pensé du débouillissage préalable désormak inutile. Ce moyen et procédé objet du présent brevet est le suivant :
- 10 Décomposer 100 k. d’huile de ricin pat 25 0/0 d’acide sulfurique et neutraliser par 2 soude et ammonique ;
- 20 Faire bouillir 20 0/0 de savon d'olëin fine et 12 0/0 de stannate de soude ; ajoul® au premier mélange et procéder alors de " teinture sans autre opération.
- APPAREIL SERVANT A TRAITER OU A TORDRE • FIBRE EN ÉCHEVEAUX
- Par M. Robert Macintosh
- Le but de l’invention a été de ramollir, " rendre plus lisse et plus élastique la fior d’augmenter sa résistance à la rupture et3 tout d’uniformiser cette résistance. Applica
- An
- à la fibre de lin destiné aux machines à C0" elle présente des avantages surprenant’ ? pliqué aux fibres de lin destiné à être ° La nécessité du tordage est hors de dov mais le tordage a des limites sous peine) détruire la force de résistance : letordase . main manque d’uniformité dans la résl5 et dans le fini.
- L’appareil de M. Macintosh se con). essentiellement de deux têtes et de bob , portées par celles-ci ; l’écheveau e sur ces bobines. L’une des têtes est •
- , , 1 • A aveC" par rapport à l’autre , le tout combine "de 1 arbre principal, des organes de comma , mécanisme d’embrayage pour produire ( tation de l’arbre au choix dans un seD" , le Î dans l’autre. Un mécanisme de conu , 9.. à celui d’embrayage et le commandan or ou un mécanisme d’arrêt automatique» . 1 1 a aPP° 1
- tuent les divers perfectionnements 1 aux machines tordeuses.
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- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- (Suite)
- L’art du coloriste en teinture ou en impression est bien plus délicat qu’en peinture. En 1 effet en peinture a l’huile ou autrement, que i se passe-t-il ? Sur sa palette le peintre emploie J des couleurs finement pulvérisées, broyées et mêlées ; mais sans pouvoir réagir les unes sur les autres.
- Elles sont la plupart d’origine minérale et de grand teint pour les tableaux de maître, ce sont d’ailleurs les seules qui puissent braver les injures du temps, injures de toute nature. — Seul le blanc de céruse, noircit à la longue par les émanations sulfhydriques et les tons dans lesquels il entre par leur contraste avec l’harmonie générale d’un tableau à l'huile, indiquent par leur" brunissement, dans une certaine mesure l’âge d'un tableau. — Ainsi comme exemple, des tons de chair où il est entré de la céruse ont considérablement bruni et si l’on fait une copie du tableau de maître, en rétablissant pour être dans le vrai les tons, on la reconnaîtrait tout de suite.
- La céruse étant écartée, le coloriste peintre n ayant que des couleurs insolubles, très solides, ne réagissant pas les unes sur les au-1res est maître de sa palette, tandis que le coloriste teinturier ou imprimeur a d’autres difficultés à vaincre. Ce sont les réactions des couleurs les unes sur les autres, et ce, selon les mordants et les fibres employées. Je ne sache pas que Chevreul ait traité ce sujet.
- A l’époque de ses grands travaux sur les couleurs, le nombre en était fort restreint, et 'aplupartdes couleurs employaient les mêmes mordants, alun, sels de fer, sels de cuivre. Mais aujourd’hui le champ s’est considérable-ment agrandi.
- En matière de soie, la charge, contre la-Quelle et à juste titre Chevreul a protesté constamment, change également les effets d optique réclamés par les besoins du fabricant.
- Une soie chargée a ses aptitudes à se teindre singulièrement modifiées, surtout si elle a été saturée de tanins, quelle que soit leur nature. Les lois de l’optique sont alors complètement modifiées, même détruites.
- La soie est assommée,en termes techniques, et par exemple, une soie engallée, passée à l’émétique et séchée dessus, ne tirera plus les couleurs d'aniline. Si primitivement avant l’engallage, elle avait une nuance quelconque, il ne faudra pas songer à couvrir cette nuance par l’addition d’une autre. Tout ce que l’on pourra faire d’une telle soie, ce sera d’en obtenir des marrons et des noirs rouges.
- Cela est tellement vrai, que tous ceux qui se sont occupés de teinture en noir sur soie cuite, savent combien il est difficile de faire intervenir pour couvrir un noir, les violets ou bleus d’aniline. Sur la masse de sels divers et de tanins donnés précédemment, ils plaquent avec la plus grande facilité et donnent des tons modérés et cuivrés. Aussi jusqu’à présent le bois d’Inde donné sur un savon, et avec un temps convenable, n’a-t-il pu être remplacé.
- En impression, un autre phénomène dont j’ai dans le temps entretenu les lecteurs du journal, peut se présenter et faire marbrer les couleurs, c’est celui de la précipitation des couleurs les unes par les autres. Je parle des couleurs artificielles. Tous les effets de complémentaires sont alors radicalement détruits.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) A suivre^.
- TEINTURE ET IMPRESSION (Suite.)
- Le noir naptol peut rendre de très grands services dans ce que l’on appelle des reteints en soie ou en laine.
- Pour le teinturier chiffonnier, il est précieux. En effet voici un vêtement de laine à replonger
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- to d O
- en noir ; pour teindre il suffira de dégraisser ce vêtement soigneusement selon l’habitude, de le rincer, puis de le traiter par une solution bouillante acidulée au bisulfate de soude, de noir naphtol. — La couleur tire à l’eau sur la laine. Comme la nuance est un peu rouge on la corrigera par l’addition d’un peu de jaune azoïque donné de préférence dans le bain.
- En une seule opération on obtiendra le même résultat qu’avec le noir de campêche chromaté en plusieurs passes et lavages.
- Pour les soies couleurs à reteindre, le problème est plus délicat, si elles ont été fortement engallées ou cachoutées, elles ne prendront pas le noir naphtol, mais dans le cas contraire, après avoir été dégraissées par un léger savon bouillant, rincées, elles pourront êtres couvertes et teintes en noir par un passage sur un bain à 90° de chaleur et acidulé à l’acide chlorhydrique de noir naphtol, corrigé selon les besoins par du jaune.
- Le vert naphtol, qui tire comme le noir, donne des nuances allant au mousse foncé, peut également servir dans les reteints en nuances très claires sur laine et sur soie pour obtenir des mousses, des bronzes, des olives, avec l’adjonction d’autres couleurs.
- Les jaunes, oranges et rouges azoïques sont d’un emploi très facile sur laine et sur soie. Sur la première fibre avec l’addition du bisulfate de soude et sur la deuxième avec l’addition d’acide acétique ou chlorhydrique.
- Les couleurs azoïques du deuxième groupe tirant sur bain alcalin sont des plus intéressantes ; elles comprennent
- 1® un violet bleu dit Benzo azurine B ;
- 2o un violet bleu dit Benzo azurine BB ;
- 3° un violet bleu dit Benzo azurine BBB ;
- La nuance va du violet au violet bleu de la nuance G à celle 3 G ;
- 4e une couleur dite sulfone-azurine qui date de 3 mois environ, donnant des tons bleus ; 5° un violet dit azo-violet ;
- | 60 un brun dit azo-brun ;
- 7* une couleur dite azo-purpurine ;
- 8° une nuance dite rose azoïque.
- Nota. — Ces deux dernières couleurs, m’ont | fait dans l’application l’effet d’être des mér i langes.
- Les couleurs du deuxième groupe tirent 1 sur bain alcalin convenable et au bouillant. Elles résistent conséquemment assez bien au démontage par les liqueurs alcalines, qu’il faut employer très concentrées. —Elles résistent aux avivages, aux acides forts. — Elles | résistent assez bien à l’air et au foulon. Ces I couleurs du deuxième groupe tirent générale-i ment sur la soie, la laine et le coton. — Sur ce i dernier sans mordant — Elles offrent donc de très précieux avantages que je vais examiner avec soin.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre)'
- COULEURS D’ANILINE
- Procès de la Badische Anilin und Soda-fabrick Co et de M. Dawson
- Le procès engagé par la < Badische Anilin and Sodafabrick » contre M. Dan. Dawson a été jugé devant la Cour anglaise : nous en trouvons tous les détails dans « Industries »• L’objet de ce procès est un brevet pris en 1879, le 28 décembre, par la « Badische ani-lin and Sodafabrick Co » pour un mode de préparation de couleurs jaunes indiqué par M. Caro : M. Dawson était accusé de ravoir appliqué.
- « Il ne semble pas, dit « Industries » que ce procès ait été jugé à fond : le défenseur a réclamé l’obligation pour la partie demanderesse de faire la preuve, et cette réclamation n’a paS eu de succès. Le brevet est resté en l'état sauf que le juge a donné un certificat comme quoi, la validité du brevet avait été mise611 question, et que, si elle se trouvait remise en question par une autre partie, cette part16 pourrait être condamnée à doubles frais 31 elle était déboutée. »
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- Nous résumons, toujours d’après le même journal, l’exposé de la cause.
- L’Attorney-Général l’a ouverte pour la Compagnie demanderesse. Il a expliqué que la distillation du goudron de houille fournit trois produits : de l’eau ammoniacale, des huiles légères et des huiles lourdes Les huiles ; lourdes donnent par distillation de nombreux sous-produits, parmi lesquels la naphtaline. En traitant celle-ci par l’acide sulfurique, on obtient l’acide monosulfo de la naphtoline ; cet acide a deux formes isomé-riques, a et 0. La forme B étant sans objet pour les préparations indiquées par M. Caro est mise de côté. La forme a traitée par le caustique, donne l’a-naphtol. Si l’a-naphtol à son tour est traité par l’acide sulfurique, il en résulte l’acide monosulfo de l’a-naphtol. Cet acide était parfaitement connu avant le brevet de 1879, on l’employait depuis longtemps pour préparer le « jaune de Manchester ». L’Attorney-Général admet que, dans la production de ce monosulfo d’a-naphtol, il peut se produire, en même temps et incidemment, du disulfo, et que le résultat que l’on obtenait pouvait être dû en partie à ce disulfo. Le produit obtenu consisterait, néanmoins, surtout en monosulfo, et en le traitant pur l’acide azotique il donne du dinitro-naphtol. Gela était très bien connu avant le brevet Johnson-Caro de 1879 ; dans Ce produit, les groupes sulfo sont remplacés par des groupes nitro. ( A suivre)
- LES GRANDES RÉCOMPENSES
- a l’Exposition de 1889
- En parcourant la liste des récompenses, un des noms qui frappent le plus est celui de MM. J. BOULET et Cie (ancienne Maison HERMANN - Lachapelle) , ingénieurs- mécani -cens à Paris, qui, exposant dans quatre classes différentes, ont obtenu quatre mé-dailles d’or.
- Cet éclatant succès est dû à la supériorité des divers types des Machines et Appareils de
- cette importante Maison, au choix judicieux des matières employées et au fini de sa construction.
- Ses Machines à vapeur et Moteurs à gaz, exposés classes 52 et 49, notamment, sont des modèles de solidité et d’élégance ; ses appareils, classe 50, dont la réputation est universelle, sont certainement les plus parfaits qui existent. Quant à ses filtres Chamberland, système Pasteur, exposés classe 64, de l’avis de nos meilleurs médecins, leur place est marquée dans tout ménage soucieux de la santé.
- La Maison J. Boulet et Cie, marche, d’ailleurs, de succès en succès. Ces dernières années, en effet, elle a remporté des diplômes d’honneur et des médailles d’or à Amsterdam, Anvers, Toulouse, Hanoï et Barcelone. — — C’est à la suite de cette dernière Exposition que son chef M. Boulet a reçu la croix de la Légion d’honneur.
- DU COTON
- AU MOYEN DE L’EAU OXYGÉNÉE
- Note de M. Horace Kœchlin, présentée par M. E. Kopp.
- On passe les pièces en acide sulfurique, 2° Bé à froid et on les laisse en tas jusqu’au lendemain, on lave et on laisse tourner les pièces pendant 6 heures dans une cuve ordinaire (comme les cuves à teinture) dans le bain suivant :
- Pour 5 pièces de 100 mètres chaque, il faut :
- 1 000 litres eau ;
- 10 kil.soude caustique sèche, 72 %.
- 30 kil. savon ;
- 50 litres eau oxygénée, 12 vol.
- 8 kil. magnésie calcinée.
- Cette manière de procéder est d’un emploi très simple et très commode. Le bain est beaucoup plus limpide que dans les autres procédés, ne devient pas boueux à la longue, et les nuances obtenues beaucoup plus unies, se laissent ronger au chromate tout aussi ai-
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- sèment que celles que fournit l’indigo seul.
- Comme preuve à l’appui de ce que j'ai avancé au commencement de ce mémoire, à savoir que les deux colorants se fixaient en même temps, il suffit de traiter par l’alcool un morceau de tissu teint, l’indophénol s’y dissoudra, même à froid, laissant l’indigo insoluble sur la fibre.
- En se conformant à ces données, il est lit-téralement impossible de ne pas réussir et de ne pas voir le grand avantage qui ressort de ce nouveau procédé de teinture en cuve mixte.
- RAPPORT SUR LA CUVE MIXTE INDIGO ET INDOPHÉNOL
- Par M. Galland, chimiste à Loerrach
- Société industrielle de Mulhouse
- Je viens, par cette note, vous entretenir de la cuve mixte (indigo et indophénol) dont l’idée est due à la maison Durand, Huguenin et Cie, et appeler votre attention, non seulement sur l’économie trop évidente pour être mise en doute, mais encore sur ce point que les deux matières colorantes se fixent en même temps.
- Le réducteur le plus approprié à la réduction du mélange des deux couleurs est l'hy-drosulfite de zinc, découvert par M. Schut-zenberger et que lui-même et M. de Lalande appliquèrent à la réduction de l’indigo.
- Voici comment on opère :
- Dans un tonneau de 500 litres, on verse 30 litres d’indigo broyé, dans lequel on a, au préalable, délayé 3k,300 d’indophénol.
- (10k indigo.
- Indigo broyé) 301 eau.
- / 21 soude à 38°.
- On laisse en contact pendant 12 heures et l’on broyé pendant 6 heures.
- A ce mélange on ajoute 48 litres de bisulfite de soude à 40 Bé, et lentement, pour éviter une trop grande élévation de température,
- 9 kil. de poudre de zinc délayée dans 10 litres d’eau.
- On remue bien le tout pendant une demi-heure et l’on ajoute 30 litres de soude caustique de 380 Bé.
- Ceci fait on complète à 500 litres avec de l’eau, et l’on laisse reposer 2 à 3 jours.
- La cuve à teindre est d’une capacité de 5,000 litres. Pour la monter, on verse deux tonneaux (soit 20 kil. indigo et 6k,600 indophénol) dans 4,000 litres d’eau, en ayant soin d’y verser avant l’introduction des colorants réduits une quantité d’hydrosulfite suffisante, capable d’entraver l’action oxydante do l’air qui s’y trouve dissout.
- La quantité qui nécessitent nos cuves est de :
- 2 kilos poudre de zinc.
- 12,5 litres bisulfite à 40° Bé.
- 25 litres eau.
- 8 litres soude caustique à 380.
- Si dans une cuve ainsi montée on passe 30 pièces blanches, avec une vitesse permettant au tissu de séjourner 2 minutes dans le bain et répétant cette même opération 3 lois, en ayant soin, après chaque passage,de déverdir convenablement, de renourir la cuve, et de chromer ensuite à froid,à raison de 2 grammes de bichromate de potasse par litre, dans une cuve à roulettes :
- On obtient la nuance foncée (correspondant à 450 à 500 grammes indigo, ancien procédé).
- Pour entretenir la cuve on ajoute 123 litres de cuve mère par passage de 30 pièces, c’est-à-dire :
- 2k,500 d’indigo environ.
- En opérant ainsi, une pièce ne demande, pour être teinte dans la nuance précédente» que :
- 250 grammes d’indigo
- Nous n’avons d’ailleurs jamais dépassé ce chiffre depuis que nous opérons en cuve mixte et à l’hydrosulfite.
- Lorsqu’une cuve a travaillé, il est bon de s’assurer, par un essai de teinture en petit
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- ET DE L’IMPRESSION DES TiSSUS
- t9 c
- de son état de réduction, et d’y ajouter la quantité d’hydrosulfite nécessaire à la ramener à son éta.t primitif.
- On lave, passe en acide, lave et sèche. Le blanc ainsi obtenu est plus beau que le blanc ordinaire etle tissu n’est pas attaqué. M. Kœch-lin fait remarquer que la magnésie est indispensable-, le procédé malheureusement est beaucoup trop cher au point de vue pratique, fi peut servir dans les cas où l’on ne veut pas employer l'hypochlorite ou si l’on est pressé de blanchir des échantillons de tissu. M. Kœch-lin a fait des essais de blanchiment de la soie sauvage (Tussah) et il est arrivé à un bien meilleur résultat avec la magnésie calcinée, l’eau oxygénée et le savon qu’avec l'ammo-niaque, le savon et l’eau oxygénée. Il faut faire bouillir pendant 2 à 5 heures, et de cette manière on arrive à blanchir complètement la soie sauvage.
- MACHINE A TEINDRE les matières filamenteuses en écheveau,
- Par la Teinturerie stéphanoise.
- Destinée à faciliter, en l’améliorant, la teinture de la soie, ramie, laine, du coton, in, chanvre, etc., en écheveaux, cette nou-velle machine diffère essentiellement de celle que la même Société a fait breveter en 1885 Par les chariots portant les organes essentiels de la machine à teindre, et par la combinai-son nouvelle de la marche de l’appareil et des organes qui ia composent.
- Cette nouvelle machine comprend :
- 1° Des chariots marchant sur toute la lon-Sueur de la machine, chariots portant les organes nécessaires aux différentes opéra-fions de la teinture ;
- 2° Des porte-natteaux dont la partie excen-trée peut être toute d’un côté ou des deux côtés de la prise ou poignée ;]
- 30 Un cadre indépendant recevant dans ses “neoches les porte-natteaux chargés de
- matières à teindre et se prêtant à toute manipulation de teinture ;
- 40 L’application du trancanage à l’aide de porte-natteaux excentrés pour exécuter le lisage des écheveaux ;
- 5° Un mécanisme spécial permettant la marche individuelle des porte-natteaux dans les mouvements de lise ou de va-et-vient, ainsi que la marche continuelle en avant et en arrière, le tout parallèlement dans toute la longueur de la machine. Un nouveau perfectionnement, établit les chariots roulants sur rails ou glissières de chaque côté de la barque de teinture. Ces rails ou glissières sont montés sur des longrines au ras du sol, ou reposent sur le sol, et permettent de- faire l’appel des chariots par des cordes, chaînes ou toute autre disposition mécanique ne contrariant pas la prise individuelle des porte-natteaux excentrés, ainsi que le mouvement liseur obtenu par l’emploi de chaînes Galle.
- APPLICATION
- DES MATIÈRES COLORANTES AZOÏQUES
- SUR LES FIBRES VÉGÉTALES
- De la Société des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis
- Les matières colorantes azoïques simples ou complexes ne possèdent qu’une affinité assez faible pour la fibre végétale. Jusqu'à ce jour les matières colorantes azoïques complexes ont été employées presque exclusivement et encore était-ce d’une manière dérivée, artificielle, en les combinant avec le carbonate de soude, chlorure de sodium, phosphate de soude, etc. Le nouveau procédé les emploie directement après avoir fait subir une préparation préalable au coton, préparation qui le rend apte à être teint directement par les colorants azoïques. Voici la manière de procéder : une certaine quantité de tissu (soit 100 mètres) est foulardée dans un bain composé de :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Acétate de magnésie 30 Beaumé 50 litres.
- — d’alumine 15 — 50 —
- Eau.......................... 50 —
- Après le séchage, l’étoffe est passée dans une cuve à roulettes montée avec :
- Sulfate de zinc............. 5 kilogrammes.
- Soude caustique......... 10 —
- Eau................... . 100 —
- A la sortie de la cuve, l’étoffe est lavée, puis plongée dans le bain colorant azoïque titré à 2 ou 4 pour 100.
- Le degré de température du bain doit être de 80 degrés centigrades et sa durée ne guère dépasser une demi-heure. Les nuances ponceau, rocelline, presque tous les orangers, les bordeaux, la cérosine les teintes crocéines et homologues dérivées de la benzidine, s’obtiennent stables et solides au moyen de ce procédé.
- La formule ci-dessus indiquée comporte des variations selon les diverses conditions et exigences. Ainsi au seul point de vue économique, la substitution des sulfates correspondants aux acétates d’alumine et de magnésie peut avoir lieu sans contrarier notablement les résultats. La formule se libellerait alors ainsi :
- Sulfate de magnésie..... 15 kilogrammes.
- Alun........................ 5 —
- Eau....................... 100 litres.
- De même encore Pacétate de chaux pourrait prendre la place de l’acétate de magnésie, etc., etc.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Dissolution de la Société de fait Archirel et Lyon, apprêteurs, cours d'Her-bouville, 8. — Liquid. : les associés. — M. Lyon continue seul. —Acte du 24 septembre.
- St-Etienne. — Dissolution à partir du 1er oct. 1889, de la Société Giry et Frachon,
- teinturiers, rue d’Annonay, II. — Liquid. : M. Giry. — Acte du 15 oct. 1889.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Brionne a vendu à M. X. de suite un fonds de teinturerie,r. des Filles-du-Calvaire, 6. — Opp. R. Drouot, 15. M. Trémolières.
- M. Thévenon a vendu à M. X. de suite un fonds de teinturerie, r. de Rome, 27. — Opp. R Meslay, 50, M. Hardy.
- M. Dupont a vendu à M. X. de suite un fonds de teinturerie, r. Godot-de-Mauroi, 42. — Opp. R. Leregrattier, 11, M. Saas.
- M. Simard a vendu à M. X., de suite un fonds de teinturerie, r. de Chabrol, 43. — Opp., banque Petitjean, rue Montmartre, 12.
- Mme Chagourin a vendu à M. X, de suite, un fond de teinturerie, r. des Abbesses. -Opp., r. Drouot, 15, M. Trémolières.
- BULLETIN FINANCIER
- Encore une fois la hausse l’emporte sur nos rentes. Nous aurons bien souvent pareille remarque à faire. C’est que ces titres ont pour eux l'appui du comptant, et la spéculation aura beau dire, beau faire, elle n’empêchera pas celui-ci d’acheter chaque fois qu’il trouvera les cours avantageux.
- Or l'épargne est maintenant familiarisée avec le cours de 87 fr. et l’on peut tranquillement marcher à la conquête du cours de 88 fr. Pour aujourd’hui on s’en tient à 87 50.
- Les vendeurs n’ont du reste pour l’instant aucun motif de reprendre l’offensive. La situation de place est nette, rien ne justifierait un mouvement de recul.
- Les autres fonds d’Etat ont bonne tenue. Le marché est des plus calme, mais des plus ferme sur les valeurs.
- Les Etablissement de crédit se retrouvent à leurs précédents cours. Le Foncier qui avait flé-chi à 1.290 est à 1.305.
- Le Panama cote 52 fr.
- Le jugement rendu en faveur des porteurs d’obligations non libérées du Canal de Panama était devenu définitif. Voici quelle est, en conséquence, la situation des obligataires : depuis la cessation des paiements de la Compagnie, ils ont payé en trois versements 129 fr. 14; ette sur somme, 22 fr. 50 appartiennent à la Société c-1 vile. Le séquestre devra donc restituer 106 fr.ct aux obligataires, et ceux-ci n’ont à verser, a partir d’hier, que 7 fr. 50 pour être propriétaire3 d’obligations entièrement libérées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33- innée, N 23. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Décembre 4889
- SOM M AIRE
- REVUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- PERFECTIONNE ME {TS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- BLEU NATIONAL.
- CHEVREUL ET LA THÉORIE DES COULEURS (suite). teintures et impressions (suite).
- COULEURS D’ANILINE (suite).
- TRIBUNAUX.
- RENSEIGNEMENTS commerciaux.
- BULLETIN financier.
- Bibliographie. — cours. — annonces.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Encouragé par mes études sur la classe 46, Ieveux m’occuper aujourd’hui de l’Exposition ^M. Chappat et Gie, teinturiers, succes-Seursde M. Boutarel etCie, à Clichy- la-Ga-renne.
- Puisque j’ai ouvert le chapitre de nos GLoI-*59 industrielles nationales, je dois laisser te large place à la maison F. Chappat et Cie 1, la plus ancienne maison de teinture à Paris, a été fondée en 1800, dans l’ile Saint-Iis, par Pierre Gonin qui ne s’occupait Pimitivement que de ia teinture en toutes "ances des écheveaux de laine, de soie et “ecoton.
- En 1822, monsieur François Boutarel, gen-6 de Pierre Gonin entrait comme associé de on beau-père et apportait une première T“psformation dans le travail et le matériel “sine en joignant à la teinture des éche-t"U%, le dégorgeage, la teinture et l’apprêt putes les étoffes de laine tissées en écru. , 6 1828 à 1840, l’usine devint très impor-lante. • ..
- 10. .‘"ussi dès [sa première exposition, en ’ reçut-elle une médaille d'or. Peu après ecoration de la Légion d’honneur accordée "M, Fr C
- L* Poutarel vint justement récompenser 8 travaux.
- 8,.0 1845, l’usine, trop à l’étroit dans l’île rppcLouis, fut transportée à Clichy-la-Ga-e 6 dans l’emplacement qu’elle occupe en-re a0t.1
- De 1850 à 1860 elle fut dirigée par M. Aimé Boutarel, qui s’associa à cette époque à M. Louis Chappat ; ce dernier s’était fait remarquer dans la teinture par les travaux qu’il avait inaugurés dans la maison Francil-lon. Ce fut sous la direction de MM. Aimé Boutarel et Louis Chappat, que la maison reçut, à l’Exposition de Londres, en 1862, une grande médaille d'or pour leurs belles et remarquables teintures sur divers tissus et spécialement sur mérinos.
- En 1867, M. Aimé Boutarel était membre du jury international, et l’usine placée hors concours. M. Louis Noizotte, contre-maître de Clichy, recevait en raison de ses soins et de la supériorité d’exécution, une médaille d’or.
- Voilà certes une belle page à inscrire au Livre d’Or des teinturiers et c’est avec un légitime orgueil que je cite cette maison au nombre de celles qui établissent notre gloire industrielle nationale.
- Depuis 1870, la direction de l’usine est passée aux mains de MM. Chappat père et fils qui, continuant les traditions de ce glorieux passé, ont fait de cet établissement l’un des plus importants du monde par la quantité et la supériorité de ses produits qui leur ont valu en 1883 un diplôme d'honneur à l’Exposition universelle d’Amsterdam.
- Enfin, en 1885, la mort de M. Chappat père, qui comptait plus de cinquante années de travaux industriels, laissait la direction de
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- FO S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’usine aux mains de son fils, M. Ferdinand Chappat, qui était préparé de longue date à cette lourde tâche par des études multipliées, tant théoriques que pratiques.
- Maintenant que j’ai rappelé l’historique de la maison, je vais examiner son exposition et, comparativement déterminer la place qui lui revient dans cette brillante pléiade qui illustre notre industrie nationale.
- L’Exposition de 1889 a vécu de fait, mais son souvenir est impérissable et a donné au monde la mesure desfacultés géniales et créatrices des exposants se développant en liberté, incitées aux plus puissants efforts par le désir de produire stimulé par le talent et l’émulation inhérents au caractère français.
- A l'inspection de la vitrine de la maison Chappat, le connaisseur éprouvait une juste et orgueilleuse satisfaction, le simple visiteur une légitime admiration.
- Certes j’ai vu des couleurs sur fils et sur tissus, très bien réussies, artistement disposées en grammes rondes, ovales, en étoiles, en longs rayons fondus du clair au foncé, du foncé au clair et qui accusaient une parfaite connaissance du métier, mais cette perfection elle-même laissait place aux produits de la maison Chappat qui, par une succession de transformations intelligentes et judicieuses a gravi, sans arrêt comme sans mécomptes, l’échelle des perfectionnements successifs imposés à l’inuustrie par la science dont la marche progressive et persévérante va, va toujours, entraînant avec elle le Génie industriel.
- Jusqu’en 1860, la teinture se faisait suivant les anciens errements, mais à cette époque M. Chappat père dirigeant, un nouvel essor lui fût imprimé par suite de l’apparition des couleurs provenant des huiles de houille.
- Les progrès, à cette époque, ne furent pas uniquement d’ordre scientifique et la chimie n’a pas seule le privilège d’apporter son concours à l’art de la teinture ; la mécanique, elle aussi, apporte son contingent de moyens qui
- en rendant le travail plus précis, plus facile, le rend régulier, économique.
- Son personnel, composé de plus de 500 personnes appartient de vieille date à la maisot qui l’a uni à ses destinées par des institutions de prévoyance et philanthropiques. L65 contre -maîtres comme les ouvriers y ont été formés et en sont solidaires.
- Une des premières conséquences de concours, c’est que la Routine effrayée par 4 Lumière fuit devant son éclat et laisse à'1 Science, à la Mécanique, à une intelligent Administration tout le bénéfice deleurhet reuse union. Adieu des secrets d'atelier, dei
- 100 m de me
- Dai 150.01 15,001 ment
- Toi actioi vaux.
- Nei de va
- L‘E dela
- physiques, des compositions qui avaient e" leur raison d’être, mais qui dès maintenan étaient de la monnaie hors cours.
- Cet établissement qui atteindra bientôt Son centenaire présente ce fait remarquable I"e depuis sa lointaine origine, il a constammen suivi le progrès et l’a souvent provoqué, er traîné. Ces résultats, dont notre industriel tionale doit être fière, sont dûs à sa bonne direction, à l’application judicieuse des Pe fectionnements de la science moderne et f l’entraînement génial de ses directeurs dont « talent n’a cessé d’être à la hauteur des Cl
- f
- No l’a k
- constances.
- . les
- Les travaux de cette usine comprenne01 teintures et les apprêts des étoffes de la! pure, ou de laine et soie, telles que :
- Mérinos-, cachemires d'Écosse et de l^1’ valencias, voile ; Bagnos ; mousselines ; vigogne ; armures ; diagonales ; drap drap d’été; articles de Reims, de RoubaMh^' et tous tissus à fouler, l’article Jersey vien encore s’ajouter à cette liste.
- La production de la teinturerie de M. Cha pat a suivi, depuis l’époque de sa fondatio ante-une progression constamment croisé Voici le chiffre des trois dernières période5 cennales.
- En 1865, la fabrication a été de 119-000 Pi
- 001( ces de 80 mètres, longueur adoptée a époque ; soit environ 9.520.000 mètres- je
- En 1876 elle a été de 133.000 pièces '
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- C0 PRI
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- S
- 100mêtres, nouveau mesurage soit 13.000.000 de mètres.
- Dans ces dernières années, elle a dépassé 150.000 pièces de 100 mètres, soit plus de 15,000.000 de mètres, ce qui donne journelle-ment plus de 500 pièces teintes et apprêtées. Toutes les machines, tous les appareils sont actionnés par une force motrice de 125 che-Vaux-vapeur.
- Neuf générateurs produisent une quantité de vapeur représentant 600 chevaux.
- -Exposition de 1889 a consacré les mérites "la maison Chappat par le Grand Prix.
- Ch. Drevet.
- (A suivre.)
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- donnons sous ce titre et sans discussion ^lyse des brevets de nature à intéresser nos
- "WINE A BLANCHI R LE LINGE OU A TEINDRE LE SONET LES AUTRES TEXTILES EN RUBANS DE
- Par M. Jacquart Paul.
- "Lle machine est basée sur un principe . d fait nouveau ; principe qui consiste à ugler le liquide au travers du textile sous qlPression très faible, dûe au seul poids de , Jide amené mécaniquement au-dessus Ltile à teindre.
- iglpachine se compose d’un cylindre creux 6 de cuivre perforée, fixé sur deux fonds i ° Portant chacun un tourillon tournant "8 des
- " coussinets et mis en rotation par un 4ol" qelconque, au moyen d’une vis sans De—PdT tout autre moyen.
- d,, Sdiaphragmes fixés d’une part au cylin-") Qe P
- “vlind 1 eutre au fond forment autour du Mph.. quatre récipients : dont le nombre Ph.. étre réduit à trois. Les bords des dia-“Smes -
- "ighes Peuvent aussi être construits cur-"u lieu de porter une planchette.
- En résumé l’invention consiste à faire traverser le textile non plongé dans le liquide par un bain de ce même liquide d’une épaisseur suffisante et d’une façon parfaitement régulière.
- Ce système très simple en lui-même, donne une très grande uniformité de teinte.
- PROCEDE DE TEINTURE EN NOIR GRAND TEINT Par M. J. A. R. Jourdain.
- L’inconvénient indéniable des procédés actuellement connus de teinture en noir d’aniline est de charger trop fortement la fibre de coton : le noir dégage beaucoup et il est très difficile, impossible même de carder et de filer le coton brut ainsi teint.
- En donnant une première teinture s’opposant à la pénétration du noir d’aniline il est facile de parer à l’inconvénien signalé. En employant comme première teinture des rouges azoïques, congo, benzo purpurines, etc, etc... les noirs obtenus ensuite sont plus beaux et plus solides, les rouges noircissent sous l’action des acides, pour reprendre ensuite au lavage et savonnage leur primitive nuance ; mais employés comme pied de teinture et après application du noir d’aniline ils ne reviennent pas au rouge ni par le savonnage ni par le lavage, ne verdissent pas et donnent des noirs très beaux. Le noir d’aniline doit être employé en quantité moindre, et par le fait ce procédé réalise une économie en donnant des tons plus beaux et inaltérables.
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- MACHINE A TEINDRE LA OUATE
- Par M, Louis Duport.
- Le procédé ordinairement usité jusqu’à ce jour consiste à traiter le coton extrait des balles, mis en nappes de 0,70 sur 1 m. de long et 0,80 de large, dans une cuve contenant de l’eau chaude après l’avoir préalabl-ment soumis au foulage. Après l’avoir laissé égoutter, le coton est plongé dans un bain de teinture, également chaud. Le coton passe ensuite à l’essoreuse et de là dans des étuves
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- LEEMONITEUR DE LA TEINTURE
- pour le séchage complet : une fois séché le coton teint doit avant d’être cardé soumis à l’action du battage.
- Le procédé nouveau de M. Duport consiste à teindre le coton cardé en ouate continu au moyen d’un appareil nouveau : la ouaté est d’abord soumise à l’action de l’eau chaude, pris égouttéeJet passe dans le bain de teinture, mais ces deux opérations ont lieu dans deux appareils spéciaux et semblables. L’appareil se compose d’un cylindre dont l’axe porte les poulies motrices sur l'une de ses extrémités ; sur l’autre est fixée une roue d’engrenage commandant celle de l’axe d’un cylindre compresseur ainsi que deux autres cylindres ; l’un destiné à soutenir la toile sans fin, le second mouvant cette toile.
- Ces divers cylindres fonctionnent dans le bain d’une cuve, compriment la nappe de coton amenée par un rouleau extérieur et conduits pa r la toile sans fin ; après le traitement dans l’eau chaude un mécanisme semblable prend le coton et le passe dans le bain de teinture.
- Les cylindres compresseurs rendent bientôt la ouate teinte et séchée, surtout si l’on établit la dernière partie de la circulation dans une étuve ou avec des ventilateurs.
- Les avantages de ce double appareil et de ce traitement nouveau sont nombreux et précieux : le recardage du coton est supprimé, l’essorage n’a plus lieu : le coton traité au lieu de donner des déchets prend du poids à la teinture ; en un mot des meilleurs résultats sont obtenus plus rapidement avec grande économie de main d’œuvre.
- BLANCHIMENT DES MATIÈRES TEXTILES EN GÉNÉRAL ET DES PATES A PAPIER
- Par M. Eugène Hermite, ingénieur chimiste.
- Ce procédé nouveau est basé : sur l’application industrielle de la réaction chimique produite par la décomposition électrolytique des chlorures de magnésium, de calcium et
- d’aluminium, plus particulièrement toutefois des dorures de magnésium ; 2o sur la disposition des cuves avec leur jeu d’électrodes:
- 3° En ce qui concerne la pâte à papier sur une application plus spéciale.
- Des recherches nombreuses ont ament l’inventeur à constater que la solution di chlorure de magnésium électrolysée possëif un pouvoir décolorant des plus intenses:® seul fait à l’appui prouve cette puissance dF coloratrice : tandis que pour crêmer • kilogr. de fil lessivé il faut 100 gr. de chlot en opérant selon le vieux système il suffit" 11 grammes 1/4 pour crêmer 1 kib de 1 n'ayant subi aucun lessivage. Ce pouvoir des colorant s’exerce parce qu’en présence de!’ matière organique qui colore la fibre textie les composés oxygénés du chlore se transfot ment en acide chlorydrique, le quel se cor, bine avec la magnésie pour reformer | chlorure de magnésie.
- L'inventeur emploie le sel de magnesle , préférence aux sels de calcium et d’alun nium. La-densitéde la solution de chlorure magnésium doit être de 1,125 c’est- a-dire Beaumé : la résistance spécifique de ce) solution est de 6 ohms à la température 30° centigr. | |
- Si la solution employée était celle de rure de calcium, sa densité devrait être 1 soit 23° Beaumé ; sa résistance spérique de 4 ohms 6 à 30o centigr.
- L’appareil dans lequel a lieu le blan.,, ment de fils de lin, chanvre, jute, ele: compose de cuves en maçonnerie, seP" par des cloisons en briques, cimente , toutes les parois : sur ces cuves se tro., une charpente en bois portant des roule 3 actionnés par engrenage et vis sans fin: 8 des rouleaux se trouvent dessupportsPe tant la charge et la décharge.
- L'electrode négative est formée up lame de zinc sur laquelle est soudée Uld,,, de cuivre reliée au conducteur princttosif isolée du bain par un vernis ou enve caoutchouc.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- L’electrode positive est formée d’une lame de charbons, de platine ou de toute autre matière que ne puisse attaquer le chlore ou ses composés oxygénés. Les diverses électrodes sont reliées entr’elles ; sur le parcours se trouve une clef d’inversion pour éviter la for-mation des dépôts.
- Lorsqu’il s'agit de traiter la pâte à papier, 'opération électrolytique du blanchiment a lieu dans les piles à blanchir, piles munies de palettes ou mieux d’une hélice.
- Les dernières recherches de l’inventeur 'ont amené à employer comme meilleure dis-solution un bain électrolytique composé d’une solution de chior,ure de magnésium, de so-dium, sel gemme ou sel marin, d’une densité APproximative de 10.30.
- Le sel naturel carnalite deStassfurt en Alle-magne donnerait aussi d’excellents résultats, ^solution de chlorure double de magnésium " potassium, dont la formule serait:
- Kel + 2 Mg C1+ 12 Ho,
- PROCÉDÉ DE FABRICATION DE NOUVELLES MATIERES COLORANTES BLEUES b .
- "I la Société pour l'industrie chimique de Be.
- Les nouveaux colorants bleus sont reçus d. dérivés nitrosés des aminesltertiaires ou 6 eurs sels et des produits cristallisés de "ndensation du tannin avec l’aniline et ses omologues.
- Des expériences multiples ont permis de onstater que le tannin chauffé pendant plu-elrs heures avec de l’aniline produit une i stance qui cristallise trés|bien : ses homo-|30es, l’ortho et la paratoluidine, ainsi que q "lidine technique condensés avec le tannin lairge"t des produits de condensation simi-
- "ssez peu déterminés quant à leur consti-tene" ces Produits paraissent toutefois appar-Lau groupe des anilidesdérivantdu tannin. cootTSdue ces produits sont dissous dans l’al-1 boui’lant et soumis à l’action du chlorhy-“late d.
- " nitrosodiméthylaniline ou autres
- dérivés des amines tertiaires, il se forme des colorants qui cristallisent sous forme de cristaux nitrosés vert olive. Ces colorants bleus, solubles dans l’alcool, chauffés avec des bisulfites alcalins ou alcaline terreux et de l’alcool, se transforment en nouveaux produits solubles dans l'eau chaude en cristallisant sous formes de petites aiguilles vert-clair.
- Mordancé au tannin, à l’acétate d’alumine ou au chrome, le coton plongé dans un bain de teinture dosé avec ces colorants se teint en nuances variant du bleu vif au bleu violet.
- La manière d’obtenir ces matières colorantes est la suivante : faire chauffer jusqu’à ébullition et jusqu’à solution complète du nitrosé, 1 kilog. de produit de condensation du tannin avec l’aniline; I kilog. de chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline avec 10 kilog. d’alcool oud’un autre diluant (par exemple, acide acétique).
- Le mélange brun obtenu est filtré, puis lavé à l’alcool jusqu’à ce que ce dernier s’écoule avec une coloration de bleu pure : la matière colorante de couleur vert olive reste dans le filtre. Elle se distingue des produits dérivés de l’acide gallique et des dérivés nitrosés des amines tertiaires, tels que la Gallocyanine, par son insolubilité dans l’eau et les alcalins. Par cristallisation de la matière colorante de l’aniline, on obtient un produit d’un reflet cuivré : Traité par l’acide sulfurique concentré, ce produit donne une solution rouge cerise.La sulfurisation au moyen de l’acide sulfurique fumant à 24 0/0 donne un sulfoconjugué dont le sel ammonique est soluble dans l’eau et dont la solution produit une nuance bleu pur. Pour rendre la matière colorante soluble dans l’eau, il suffit de chauffer ensemble :
- 5 parties de matière colorante ;
- 20 parties d’alcool ;
- 20 parties d’une solution 40 0/0 de bisulfite de soude.
- D’abord foncé, le mélange se transforme assez vite en une pâte cristalline vert clair-, diluée avec de l’eau, elle est prête pour la teinture.
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- Des colorants a peu près similaires sont obtenus, si au lieu du produit de condensation du tannin avec l’aniline, ceux de l'orthotolui-dine, de la paratoluidine ou de la xilidine sont soumis à l'action de la nitrosodiméthylaniline, qui peut être elle-même remplacée par la die-thylanine ou la methyléthylaniline ou la chi-nondichlordimide : ces produits sont similaires mais de qualité fort inférieure.
- NOIR DIRECT PARISIEN POUR 1 AINES ET AUTRES TEXTILES
- De MM. H. Scoppiui Fousset et Cie
- Dans l’eau de bain ordinaire verser du noir direct parisien (voir la formule ci-dessus) dans la proportion de 8 kilogr. pour 100 kil. de laine, dissous préalablement dans de l’eau chauffée à 50 ou 60 degrés centigr., en ayant soin de jamais laisser bouillir.
- Teindre comme à l’ordinaire et faire suivre d’un lavage de fixation.
- Les inventeurs conseillent d’ajouter préalablement à l’eau 100 kil. de carbonate de soude et 4 kil. d’acide pyroligneux.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE A L’INDIGO POUR LA LAINE Par M. Paul Cavaillès
- Les cuves d’indigo à l’hydrosulfite de soude ont été délaissées par la raison qu’elles étaient plus dispendieuses que les cuves à fermentation.
- M. Cavaillés aurait trouvé le moyen de les rendre pratiques et économiques par la manière suivante deprocéder.
- lo Faire une cuve concentrée destinée à entretenir la cuve de teinture à la force voulue suivant la nuance désirée : par exemple mélanger 10 kil. d’indigo réduit en poudre avec 10 litres d’eau à 60 degrés, ajouter 20 litres de lait de chaux épais contenant 6 à 7 kil. de chaux sèche.
- D’autre part dans un seau en zinc contenant 25 kil. de bisulfite de soude à 300, mélanger de la"poudre de zinc, 2 à 3 kil., suivant
- son degré d’oxydation, agiter, puis verset l’hydrosulfite ainsi obtenu dans le premier mélange de chaux et d’indigo.
- 2» Cuve de teinture : mettre l’indigo réduit de la cuve concentrée en quantité suffisante pour obtenir la teinte désirée en un seul tren-page : à chaque nouvelle mise de laine remek-tre de l'indigo et si le bain s’oxyde ajouter un peu d’hydrosulfite préparé comme dessus
- M. Cavaillés a annexé à ses cuves un appa* reil exprimeur, composé de 2 bâtis et df rouleaux compresseurs ; son usage assure l’uniformité de la teinte : dans le même but il serait loisible de se servir d’un hydro-e* tracteur.
- NOIR DIRECT PARISIEN POUR TOUTE TEXTILE, FILS OU TISSUS. PURS OU MÉLANGÉS
- Par MM H. Scoppim, Fousset st Cie.
- Le Noir Direct Parisien se compose de Campêche 50 kilogr.
- Sulfate de fer 50 k.
- Carbonate de soude 3 k.
- Acide Pyroligneux 3 k.
- S’il s’agit d’opérer avec de l’extrait liquit il est bon d’employer un peu moins de carbonal de soude, selon le degré de concentration l’extrait.
- Préparation : Dissoudre d’abord le sulla de fer qui doit être pur, d’autre part le ca bonate dans l’acide pyroligneux (goudr neutralisé) : cette dissolution commence froid se termine à chaud.
- Les trois substances dissoutes sont ensul additionnées du campêche dissous lui ad‘ préalablement.
- NOIR DIRECT PARISIEN POUR SOIES ET solER)) Par MM. Scoppini, Poussée et Cie.
- • tjëre
- Ce noir direct constitue une vraie me tinctoriale et ne nécessite aucune operae préparatoire des produits à teindre. Il s’erP à froid ou à chaud, sans que la températUre doive dépasser jamais 40 degrés centigr-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- U se compose de :
- Campêche 50 kilogr. •
- Carbonate de soude 50 k.
- Acide pyroligneux 3 k.
- Si le campêche est un extrait solide, l'em-ployer en parties égales avec le carbonate de soude; s'il s’agit d’extrait liquide employer un Peu moins de carbonate de soude, seule la Quantité d’acide pyroligneux ne varie pas.
- Préparation : Dissoudre séparément le carbonate dans quantité suffisante d’eau, verser ensuite l’acide pyroligneux et ajouter le campêche soit liquide, ou la dissolution préalablement faite de l’extrait solide.
- La fixation de ce noir sur soie ou soieries a lieu au moyen d’un bain de nitrate de fer, titré à l/10e. du poids de soie à teindre.
- PROCÉDÉ de PRÉPARATION DE NOUVEAUX DÉRIVÉS DE TANNIN POUR L IMPRESSION
- Par M. Frédéric Bayer e: Cie
- Chauffer à 140-160° centigr. 30 kilog. de annin et 50 kil. de glycose, au bain d’huile, squ’a ce que la séparation de l’eau s’opérant Per l’effet d’une vive réaction, soit terminée Le produit obtenu est le glucoside de tannin, Corps solide qui forme avec l’eau un sirop fa-cilement solubre dans l’eau et l’acide acétique dilué.
- Le tannin peut être remplacé par l'acide 8a lique et combiné avec la glycose, l’am-On, la dextrine, la saccharose ou la glycé -rine.
- La solution s’emploie pour l'impression avec es couleurs basiques.
- Les glucosides de tannin ainsi que les oly_ ces ne se distinguent pas seulement par la Malité sus-mentionnée de dégager du tannin Pdr le procédé de l’étuvation humide ils jouis-ientencore de la propriété précieuse d’éviter neonvénients si fâcheux des couleurs de pr . ordinairement employées dans l’im-ie 1Qn, leur conversion en vernis ; les cou-"Fs obtenues par |es procédés ordinaires se
- détériorent promptement après leur impression.
- (Reproduction interdite.)
- BLEU NATIONAL N° 734
- Bleu grand teint pour coton
- L’Usine du Nord, fabrique de couleurs d’aniline à Baisieux ( Nord ) , nous remet aujourd’hui deux échantillons de coton teint en Bleu national, produit qu’elle vient de mettre dans le commerce.
- Le No 1 représente la teinture obtenue avec 10 grammes de colorant. Le mode d'emploi de teinture est des plus faciles.
- Le No 2 représente la même nuance que le No 1, passée dans un bain bouillant de savon.
- Comme le prouvent ces deux échantillons, le Bleu national est le bleu vif solide qui manquait jusque maintenant aux teinturiers.
- Le Bleu nalional peut être lavé avec du blanc; il ne dégorge pas sur le blanc; cette propriété a une importance colossale, car presque toutes les étoffes et toute la bonneterie sont soumises aujourd’hui au lessivage , et au foulon.
- L’Usine du Nord tient à la disposition des lecteurs du Moniteur de la Teinture des échantillons du produit et le mode d’emploi.
- Le prix du Bleu national est de fr. 26 le kilogr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHEVREUL
- ET LA THEORIE DES COULEURS
- (Suite)
- Erratum ; dans le dernier numéro du 20 novembre page 289, 'colonne 2, ligne 22 d’en haut : au pieu de tons modérés, lire : tons mordorés.
- D’autres phénomènes peuvent encore se présenter, ce sont les influences de réduction ou d’oxydation.
- Ainsi les couleurs azoïques facilement réductibles par lessels stanneux surtout chaud, ne pourront entrer dans des noirs où l’on emploie du sel d’étain. De même d’autres facilement détruites par les oxydants énergiques ne pourront s’employer avec d’autres nécessitant l’emploi des corps oxydants.
- Le noir d’alinine si solide, quand il a été fait convenablement, ne peut cependant résister aux influences réductrices. Et comme application le noir d'aniline sur soie n’a point d’intérêt, car pour l’employer avec succès il faudrait pouvoir en même temps charger la soie. Mais pour obtenir la charge sur un fond de noir d’aniline] il faudrait employer des tanins avec addition de sels stanneux, qui le transforment complètement d’un beau noir, en une nuance verte sale.
- Il a été fait des travaux très sérieux dans la teinture en pièce, pièces soie et coton, pour couvrir le fond coton. Dans ces pièces tissées en grège soie faisant la chaîne, on trame en coton écru.
- Après la cuite l'on teint le coton en noir d’aniline plus ou moins verdissable. Par le noir au chrômate donné à chaud on obtient bien un noir inverdissable. mais il est trop bronzé, et trop dur comme toucher. L'on teint ensuite la pièce en noir anglais au bois d’Inde pour couvrir la soie, et relever le noir sur coton.
- Malheureusement à l’apprêt le coton perd toujours en intensité et la soie reste malgré
- tout plus noire ; seulement comme dans les étoffes soie et coton on a d’abord en vue, le 4
- bon marché, il y a très peu de soie, et comme celle-ci forme l’endroit, surtout pour les effets de satin, l’étoffe est écorchée comme nuance. On voit trop clairement le fond coton avec sa nuance noire inférieure comme ton à celle de la soie.
- Si l’on essaye d’engaller les pièces finies sur teinture, on gonfle bien le brin de la soie en lui faisant prendre du poids, on couvre le ton du coton, mais malheureusement par cette opération le noir d’alinine est absolument transformé en un affreux vert.
- Ces quelques considérations que je viens d’émettre expliquent pourquoi à Lyon, Saint-Etienne, Saint-Chamond et autres centres de teinture de la soie, les noirs d’aniline ou les noirs azoïques ou les noirs par combinaisons de couleurs artificielles n’ont pas obtenu jusqu’à ce jour un succès réel. On peut dire que l’on n’en fait presque pas.
- Ces noirs ne peuvent pas s’associer économiquement et pratiquement aux principes de la charge, qui joue malheureusement un trop grand rôle dans les soieries fabriquées n’importe où, c’est-à-dire aussi bien en Allemagne qu’en France.
- Par exemple pour le noir naphtol, qul pourrait donner quelques résultats, il faudrait charger la soie au bioxyde d’étain, et teindre comme pour un blanc, avec la différence d’emploi du noir, au lieu du violet d’harma line. Mais un noir chargé au début à 100 019 au bioxyde d’étain, puis couvert en norr naphtol reviendra à des prix inbordables De plus la charge au bioxyde d’étain est 18 plus mauvaise de toutes. Elle donne du poids sans gonfler desoie. Et peu à peu les soies trop chargées de matières minérale finissent pas s’altérer.
- Avant de continuer, je me résume, en ce qui concerne les noirs principalement, sauf ceux qui sont de la partie, nul ne se figure les difficultés qu’il y a pour réussir un 011 réunion de toute les couleurs assombries P
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- du noir, et surtout sur la soie, où l’on peut teinter les noirs à l’infini. Dans les autres fibres le champ est infiniment plus restreint.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.) A suivre.}.
- TEINTURE ET IMPRESSION (Suite.}
- Ces nouvelles couleurs tirant sur bains alcalins rendent actuellement de très grands services dans la teinture en pièce des étoffes soie, soie et coton, soie et laine, laine.
- Malheureusement on ne possède aucune couleur franche dans ce groupe et le bleu sul-fone-azurine qui est la plus pure de ces nuances donne des tons mêlés encore de brun.
- Diverses formules ont été données pour monter les bains de teinture, avec additions de phosphate de nitrate, de potasse, etc.
- Pour la soie, comme l’on opère simplement avec des couleurs non franches, les pièces n’ont pas besoin d’être soufrées. Sortant de la cuite, elles sont simplement rincées pour écarter le savon de cuite, sur une ou Jdeux eaux de cristaux ou soude, et à tiède puis on les manœuvre sur un bain neuf, monté à la rigueur simplement avec 5 010 de savon neuf, du poids de la soie, à moins que le volume du bain ne soit considérable, par rapport au poids de la soie, auquel cas on augmente la dose du savon, de manière à rendre l’eau mousseuse.
- Il convient d’opérer avec de l’eau distillée ou de condensation, ou encore directement avec de l'eau douce granitique, si l’on en a à Sa disposition comme à Saint-Etienne ou à Saint-Chamond.
- 8i l’on a des eaux calcaires, et pas d’eau de condensation à sa disposition, avant d’ajouter 6 savon, il convient de saturer la chaux par “ne quantité voulue de carbonate de soude et 0‘,
- "pres une analyse préalable. On porte à l‘é-bullition,‘les_carbonates terreux montent]sous forme d’écume que l’on enlève aveu un tamis très fin.
- Il faut un bain très propre/ Ce premier point obtenu, on ajoute la dose du savon voulue et une quantité de couleur azoïque du deuxième groupe. On manœuvre dessus les pièces à l’aide du tourniquet, ou les matteaux des fibres à l’aide des bâtons de lises, durant une heure en maintenant une température de 95 à 100 degrés sans cependant faire bouillir, surtout si l’on opère sur des flottes.
- Peu à peu la couleur se fixe sur la soie, s’unit assez bien, et le bain s’épuise, il faut ajouter avec prudence de la couleur pour ne pas dépasser le point voulu, car ces couleurs, je l’ai déjà dit, sont assez difficiles à démonter. En bien conduisant la teinture, on peu épuiser les bains, les tirer, à l’eau.
- On obtient à volonté des nuances du clair au foncé.
- Pour obtenir toute la solidité voulue, il convient après la teintnre de une heure au bouillon ou presque bouillon, de manœuvrer encore en laissant refroidir le bain, deux heures. Soit trois heures en tout. On obtient non seulement de la solidité, mais parce manœu-vrage secondaire beaucoup plus d’unisson.
- Les soies sont alors rincées soigneusement pour écarter le savon, puis avivées avec n’importe quel acide pour donner le craquant, si elles sont teintes définitivement.
- Quelquefois ces nuances servent de fonds très solides, comme jadis la cuve d’indigo-Après [les avoir rincées sur le savon, on les recouvre sur des bains neutres ou acides de couleurs nouvelles, pour obtenir des conversions voulues selon l’échanrillon.
- Ainsi avec le bleu sulfone-azurine, et des jaunes azoïques on peut obtenir des verts, mais qui laissent à désirer comme pureté. Le bleu sulfone a d’ailleurs un inconvénient qui probablement disparaîtra, c'est celui de peu fournir VI son prix. Le prix de revient des couleurs est assez élevé
- Le bleu sulfone peut donné depuis les tein-tes’ciel, jusqu’à des marines moyennementffon-cées, que l’on peut ensuite facilement tourner au noir, par une seconde teinture légère en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- noir naphtol, et jaune azoïque. Ce noir revient cher.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre)-
- COULEURS D’ANILINE
- Procès de la Badische Anilin und Soda-fabrick Co et de M. Dawson
- (Suite.)
- Le jaune de Manchester a eu grand succès pendant quinze ans : ses inconvénients sont qu'il est peu soluble dans l’eau et qu’il ne s’unit pas aisément aux autres teintures. Le Dr Caro a découvert qu’en poussant plus loin la sulfonation de l'a-naphtol, on obtient un composé qui retient à la suite de l’action de l’acide azotique plusieurs groupes sulfo et donne alors, non plus du dinitro-a-naphtol ou jaune de Manchester, mais l’acide nitro-sulfo du naphtol, couleur jaune aussi, mais plus facilement soluble et s’uniesant plus facilement aux autres couleurs. Le Dr Caro ne produit pas seulement l’acide monosulfo,mais aussi les acides di, tri et même tétrasulfo ; et tous les acides sulfo supérieurs ont le même caractère commun : lors du traitement par l’acide azotique, ils retiennent au moins un groupe sulfo et ils donnent ainsi non pas des nitro-naphtols, mais des acides nitrosulfo de l’a-naphtol.
- Voici comment le procédé d’ultra sulfonation est décrit dans la spécification de Johnson-Caro prise en 1879. « L’invention consiste à préparer les acides nitrosulfo de l’a-naphtol par action de l’acide azotique sur les acides sulfonaphtol qui se forment lorsqu’on fait agir l’acide sulfurique à une température plus élevée ou pendant plus longtemps qu’il suffit de lè faire agir pour obtenir l’acide monosulfo du naphtol. Il se produit ainsi d’autres acides sulfo du naphtol qui, avec l’acide azotique donnent en retenant un ou plusieurs groupes sulfo, ces acides nitrosulfo, principalement
- ( les acides sulfo du dinitro-naphtol. Pour sa-| voir si la sulfonation est assez avancée, on | prend de temps à temps un peu du produit que l’on chauffe à une température modérée avec un excès d’acide azotique et que l’on étend ensuite d’eau. S’il se forme un précipité considérable, qui est du nitro dinitronaphtol, et si la solution filtrée ne donne que peu ou point de précipité lorsqu’on ajoute de la potasse caustique, il faut encore continuer l’action de l’acide sulfurique. Dans le cas contraire où, en étendant d’eau on n’a pas de précipité et où, avec la potasse caustique on a un précipité abondant, formé de sels de potasse et des acides sulfo ou dinitronaphtol, on cessera la sulfonation. » Le brevet donne ensuite là titre d’exemple, la description complète de la préparation de la matière colorante et se termine en réclamant :
- 10 La préparation de l’acide trisulfo de l'a-naphtol ou des autres acides sulfo de l’a naphtol, qui, lors du traitement par l’acide azotique, retiennent un ou plusieurs groupes sulfo et se changent en acide nitrosulfo du dinitronaphtol comme il a été décrit plus haut ;
- 2° La préparation des acides nitrosulfo de l'a,-naptol, et principalement des acides sulfo du dinitronaphtol par action de l’acide azotique sur les acides sulfo de l’a-naphtol décrits plus haut, le tout comme il a été décrit plus haut.
- L'Attorney-General a traité ensuite la question de contrefaçon du brevet. La matière colorante qui fait l’objet du litige, a été vendue sous len° 1098,elle a été examinée.Il pense qu'on ne niera pas qu’elle a été fabriquée comme le brevet l’indique, et il demande que les experts et les témoins soient entendus.
- Les docteurs Dewar, Caro et Erhart ont été entendus par la partie demanderesse. — Le professeur Dewar a tout d’abord établi quelles étaient les connaissances sur la question en 1879. Les acides d'ultrasulfonation du naphtol étaient nouveaux à la date du brevet ; celui ci donne une description détaillée de leur prépa-ration, des moyens suffisants et tout nouveaux
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- ST DE LIMPKESSION DES TISSUS
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- pour la suivre de près. M. Dewar mit ensuite sous les yeux du juge la série des produits préparés, comme le brevet l’indique.
- Pour ce qui regarde la contrefaçon, l’analyse lui a montré que la substance no 1098 est le sel de potasse de l’acide monosulfo-dinitro- naphtol. Il a ajouté qu’il ne connaissait pas d’autre procédé que celui de M. Garo pour l’obtenir, et que le nouveau produit avait des avantages marqués sur le jaune ancien. Le Dr Caro est venu le confirmer,et le Dr Erhardt a montré des échantillons de laine teinte avec les couleurs du Dr Caro.
- Pour la partie défenderesse, M. Fletcher Moulton a exposé que les produits spécifiés dans le brevet Johnson-Caro sont simplement le résultat de la sulfonation de l’a--naphtol ; — que ce procédé était connu en 1879 ; que l’a naphtol était connu ; — que l’on savait qL'il était susceptible de divers degrés de Sulfonation, et que le composé ainsi produit ne pouvait faire l’objet d’un brevet ; — que le moyen indiqué par Caro pour se rendre compte du degré de sulfonation est bien nouveau, mais que la découverte de propriétés nouvelles dans un corps connu n’est pas brevetable Puisque le corps ne l’est pas — que le jaune de 1878 de M. Dan. Dawson était bien un composé nitrosulfo de naphtol ; — enfin que a contrefaçon n’avait pas été prouvée ; — que la substance saisie pouvait avoir été fabri-Jue et mise dans le commerce par les deman-deurs eux-mêmes, que les défendeurs pou-aient l’avoir achetée et que c’était aux de-mandeurs à prouver le contraire.
- (A suivre)
- —* • - —------ ------------- ---- —
- TRIBUNAUX
- RIBUNAL CORRECTIONNEL DE LILLE
- Affaire Grawitz
- Le mois dernier sont revenus devant le tri-OUna i
- M ‘ les procès en contrefaçon intentés par Grawitz aux nombreux fabricants de Rou
- baix et Tourcoing : MM. Buisine et Poissonnier, Mulliez-Eloi, Manchoullez, Prouvost-Scrépel, Richard Desrousseaux , Courmont frères, J. Wattel, Deschamps-Desrousseaux, Sion et Vienne, Desvignes-Carrette, Tiber-ghien frères, Lehoucq frères et fils et Bourgeois, Holbecq et Detchemendy, Delmazure, Dubar-Delespaul, Villard-Castelbon et Vial, Vandecrux et Destombes Florimond Wattel, Dumortier-Cuignet, Poissonnier Duhamel et Roussel père et fils.
- M. Grawitz désirait que toutes ses affaires fussent remises à une date très éloignée, pour permettre à la Cour d’appel de Douai de statuer sur l’affaire dont elle est saisie. Au contraire, les fabricants demandaient au tribunal de les juger immédiatement, prétendant que la décision de la Cour, en matière purement civile, ne pourrait aucunement influer sur le jugement que le tribunal aurait à rendre en matière correctionnelle. Malgré les efforts de Me Théry, Me Fauchille, avocat de M. Gra-witz, a réussi à obtenir la remise au 19 février 1890.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉ
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Fraisse et Garat, teinturiers sur étoffes, à Grigny. — Durée : 8 ans. — Cap. : 20,000 fr. — Acte du 9 novembre.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- MM. Révocat et Cie (en liquidation), ont vendu à M. Fréchet, de suite, un fonds de teinturerie, boni, de Magenta, 110. Opp. rue de Richelieu, 43, chez M. Parent.
- M. Bertaud a vendu à Mme Deschamps, de suite, un fonds de teinturerie, rue Jouffroy, 18. Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
- M. Baillard a vendu à M. Desnos, 1er octobre, un matériel de teinturier, rue des Bate -liers, 5, Clichy. Opp. rue de Provence, 89.
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- 15
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BULLETIN FINANCIER
- Les affaires sur les deux marchés ont été un tantinet plus actives qu’hier. Les cours, en clôture, se retrouvent si non en progrès appréciable, tout au moins très fermes.
- Nous ne pouvons en dire autant des Bourses étrangères, qui n’accusent encore aujourd’hui que des tendances lourdes.
- Le 3 010 qui finissait à 87 65, reste à 87 70.
- Le 3 0|0 Amortissable e-t demandé a 91 45.
- Le 4 1]2 0|0 clôture à 105 20.
- Les principaux établissements de crédit se tiennent à peu près aux cours de la veille.
- La Banque de France cependant est plus faible de 20 fr. à 4.140.
- Le Crédit Foncier de France se tient à 1.308 75. Cet établissement ne fait guère parler de lui en ce moment. Ses opérations se développent d’une façon régulière. sans appeler d’observations spéciales. La crise des obligations peut être considérée comme finie. Elle était bien artificielle, on l’a vu.
- On a fait quelques affaires sur les chemins français.
- L’Est cote 805; le Lyon, 1.330 ; le Midi, 1 207 francs 50; le Nord, 1.777 50, et l’Orléans, 1.357 francs 50.
- Les chemins étrangers sont calmes.
- On cote : Autrichiens, 531 25 ; Lombards, 287 50 ; Nord-Espagne, 387 50; Portugais, 625, et Saragosse, 308 75.
- Le Suez est à 2.322 50.
- Le Panama est en nouvelle hause à 73 75.
- Le Gaz se traite à 1.437 50.
- MONOGRAPHIE DES MACHINES A LAVER
- EMPLOYÉES DANS
- Le Blanchiment, la Teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le Blan chiment et la Fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre, ingénieur civil.
- Ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de lu Seine-Inférieure.
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- Adresser les commandes, Journal.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 33e Année, N° 24.
- ÉT DE L'IMPRESSION DES TISSUS 20 Décembre 4889
- SOMMAIRE
- RBVUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE (suite).
- PEINTURES ET IMPRESSIONS (suite).
- -ABLE CHRONOLOGIQUE DES COULEURS.
- BLEU Dh SEDAN
- -AMBRE SYNDICALE DES TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS.
- SUULEURS D’ANILINE (suite et fin).
- «ENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX.
- PULLETIN FINANCIER.
- “‘“BIOGRAPHIE. — COURS. - ANNONCES
- )
- REVUE
- DE
- «EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- 1 Bisant trêve, aujourd’hui, aux précédents "TTicles que jai écrits sur les grands établisse-Tents de teinture industrielle, je veux m’oc-“Per da la Maison Petitdidier dont l’impor-"nçe comme teinturier-dégraisseur est sans 88le, non seulement sur la place de Paris "ë aussi en France. D’ailleurs la transi-10 "est qu’apparente car la maison Petit-à "r s’occupe aussi d’articles neufs et à même, Met ordre, des spécialités qui lui assu-"t1111 grand mouvement d’affaires.
- Cette maison, dont l’origine remonte fort 4 ′ a son intérêt historique qui montre que Prsévérance unie aux efforts intellectuels 8
- yepable de créations inattaquables.
- y ondée en 1807, rue Saint-Martin, par 4 Belin qui la cédait en 1814 à M. Jolly, «Ile eM. Petitdidier son propriétaire actuel ; , " sans cesse grandi et est devenue rapi-Phi a première de la capitale. Elle est kkpl°ire de la marche ascendante d’une so-jouik active avide de progrès, cherchant ses lebij ances dans la perfection; marque indé-elune nation pleine de vitalité.
- Un 1000
- poup en pleine révolution, elle prenait enseigne :
- "UX COULEURS NATIONALES Le 1
- "Janvier 1837, M. Petitdidier, gendre
- de M. Jolly-Belin, lui succédait, et entraîné par le mouvement ascensionnel de la maison faisait de nombreux essais pour appliquer un système de tendeur à la teinture de soies ; mais ce ne fut qu’en 1855,sous la direction de M. Petitdidier père,que ce systme fut exclusivement appliqué à ce genre de teinture. Nous pouvons déjà constater la préoccupation qui poussait M. Petitdidier à sortir de l’ornière habituelle, à créer un nouveau mode, à parfaire le résultat. Ces efforts ont été couronnés de succès et, en 1862, l’extension des affair es ne permettant plus une exécution convenable dans un atelier devenu trop exigu.il fût transporté à Saint-Denis où il devint une vaste usine sur un terrain de cinq mille mètres carrés. En 1876, il fallut doubler cette superficie devenue insuffisante.
- De 1860 à 1865 de grandes découvertes chimiques introduisaient des moyens nouveaux de teindre et la mécanique sollicitée répondait par un apport d’appareils et d’engins appropriés aux besoins nouveaux.
- La maison Petitdidier fut au premier rang pour expérimenter ces moyens fournis par les couleurs dérivées de l’aniline, pour appliquer les machines proposées et maintenir ainsi son état de supériorité dont elle n’a pas déchu et où elle est encore inattaquable.
- Si j’insiste sur ces détails c’est que l’industrie du teinturier-dégraisseur n’est généralement pas cotee à sa valeur, et que, représen-
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-
-
-
- O c2
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tée par la maison qui m’occupe, elle apparaît sous son véritable jour , celui d’une industrie qui demande des aptitudes multiples, des connaissances approfondies par une expérience de longue durée et une somme d’observations constantes. Aucune matière, sous quel que aspect que ce soit, n’échappe au teinturier-dégraisseur et il doit non seulement teindre les matières les plus diverses seules mais associées deux à deux ou à trois ou plus ; mais il doit les préparer aux opérations du nettoyage et de la teinture ; mais il doit encore les apprêter et leur rendre l’aspect du neuf; problème, non pas impossible, mais absolument ardu.
- Que ceux qui ont examiné la {vitrine de M. Petitdidier à notre exposition rappellent leurs souvenirs et ils constateront que les choses exposées étaient la résultante de la connaissance absolue d’un des métiers les plus difficiles.
- L’industrie du teinturier dégraisseur est représentée à Paris par 1,800 ou 2,000 maisons occupant en moyenne 10 personnes, soir 20,000 employés ou ouvriers absorbant un salaire de 30 à 40 millions de francs, sans compter les nombreuses industries qui s’y rat tachent.
- Minime en apparence, l’industrie du teinturier-dégraisseur a donc une réelle importance.
- Pour alimenter l’usine de Saint-Denis , M. Petitdidier a, dans le centre de Paris, des agents en plus de ses magasins, où se trouve employé un nombreux personnel ; un double service de voitures se fait chaque jour entre l’usine es les magasins. L’organisation intérieure ne le cède en rien à l'organisation extérieure.
- Quatre chaudières à vageur de 200 chevaux et trois machines à vapeur d’une force de 50 chevaux, fournissent la force et la vapeur nécessaires à un materiel de plus de 100 chaudières et barques à teindre, aux bacs pour les tendeurs et aux nombreux appareils, machines, outils employés pour le nettoyage,
- la teinture et les apprêts des divers objets qui y sont travaillés. — La consommation^ houille se monte à -plus de 3,000 tonnes P an (trois millions de kilogrammes.— Deu cents ouvriers et ouvrières sont constan-ment employés dans ces ateliers sous lad rection immédiate de contre-maîtres et contre-maîtresses attachés de longue date’ l’établissement et qui en sont en quelque sor l'intelligence, l’âme.
- Aujourd’hui la direction générale de C établissement appartient à M. H. Petitdidie qui y entra en 1853 sous la Girection de 801 père qui lui transmit toutes lee connaissance relatives à son industrie, connaissances d'ai-leurs perfectiounées par des voyages à l'étrar ger et un long séjour dans les principales na
- sons de teintures en tous genres.
- J’ai dit que la maison Petitdidier s’occupa11 aussi de la teinture et des apprêts de tiss. en général, mais ce qui lui a créé une supe riorité, c’est la teinture et l’apprêt qu'elle fal depuis vingt ans de certains tissus qui lui 0) permis de donner satisfaction aux demande de l’étranger l’Angleterre consomme nosga2" Donas ; l’Amérique, nos barèges, nos 8a7" Victoria (sewing silks) ; la Roumanie,110' tissus tamartines. Dans ces différents genre la maison défie toute concurrence étrange
- ! lais sy gra
- T
- son imp ? -
- tiele tray aver LIvt atg den I D‘s1
- E, selle en pari
- Un r de ; cette
- par le perfection du traitement et le bon ma ché des prix. La production journalière P atteindre le chiffre déjà énorme de 30) mètres.
- Pour celui qui connaît la maison Pet
- * ‘cü• dier, ces avantages découlent d'une orgalde tion sérieuse, rationnelle en tous point soins minutieux qui président à toute , opérations, des connaissances acquises P un personnel attaché de longue date à 1 "s,-de la perfection des machines toujours gneusement entretenues et pour l'amélior,. desquelles aucun sacrifice ne coûte à 18
- rection. hir
- D’ailleurs, qu’il s’agisse de teinture de,,, fonnage ou de teinture de neuf, les atel,,e sont emmenagés avec nn luxe de détail
- I PArti I ksi I k kei Le té I eis I La | ent I nte I Fort F beap
- %n “lis 1 U
- Chqu &rer . lalca
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- HT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- laisse place à aucun insuccès et les opérations Sy exécutent et s’y succèdent avec la plus grande facilité.
- Tout genre de travail se fait dans la mai-Son et emporte avec lui le cachet"qu‘elle lui imprime.
- "Il n’entre pas dans le cadre de cet ar-tiele de faire la réclame de la maison et mon ravail est tout de comparaison ; c’est donc avec une entière sincérité que j’ajoute au LIVRE-D'OR de la teinture cette page qui agmente la liste de ceux qui ont bien mérité “enotre industrie et qui sont notre Gloire in-"STRIELLE NATIONALE.
- n 1855, à Paris, à l’Exposition univer-selle, elle avait obtenue la médaille de bronze; $ 1862, à Londres, la médaille; en 1867, à aris,la médaille d’argent; en 1878, à Paris, aeTappel de médaille d’argent. Enfin le jury 61889. rendant justice à l’importance de stte maison, lui a décerné la Médaille d’or.
- (A suivre.}
- Ch. Drevet.
- TEINTURE ET IMPRESSION
- (Suite.}
- 11 me reste au point de vue de la teinture à “miner la roccelline, qui a détrôné en grande les vendeurs d’orseille, du moins pour alle. Pour la laine l’extrait d’orseille, et pour einture en pièce, à cause de l'unisson, tient ‘1 têto 2
- 1 a la roccelline, de même l’indigo aux Üerificiels.
- , roccelline ne donne pas d’ailleurs exacte-fort estons de l’extrait d’orseille, et à plus fort “aison de l’orseille en pâte. Sous ce rap-BeapGlle se rapproche davantage du Cud-8onl o! orseille séchée et moulue. Les tons qalis"0ins vineux, moins virables par les al-Laet les acides.
- Maydl"Ccelline tiré sur soie indifféremment à Bëre ’ sur des bains légèrement acides ou lé-Yalcali "1 alcalins, — l’ammoniaque faible est
- 1"i convient le mieux. — Sur un bain
- très faiblement ammoniacal, il faut plus de temps pour teindre que sur un bain acide, mais la nuance est bien plus unie.
- On peut obtenir avec la roccelline et par des combinaisons avec des jaunes et des bruns azoïques, toute une série de rouges, de ponceaux, de nuances cardinales, grenats loutres, etc.
- Applications en impression
- D’Angleterre nous sont venues de très jolies applications de couleurs azoïques en impression.
- Ces couleurs jouissent en effet d’une propriété très curieuse, celle de se détruire complètement par l’action des sels stanneux et notamment du chlorure stanneux ou protochiure d’étain ou sel d’étain.
- L’action pour certaines couleurs commence déjà à froid, et est absolument complétée par le passage en vapeur, usité en impression pour fixer les couleurs imprimées.
- L’étain ronge en blanc toutes les couleurs azoïques, sauf cependant le noir naphtol, qui laisse toujours un fond jaune très sensible.
- Déjà dans le temps j’ai entretenu les lecteurs de l’action du zinc métallique en poudre très fine, qui combiné au bisulfite de soude, ronge en blanc sous l’influence du vaporisage les couleurs artificielles.
- On peut également par ce rongeant, ronger en blanc les couleurs azoïques, mais il n’offre aucun intérêt, si ce n’est pour obtenir des dessins blancs sur des fonds de noir de naphtol. C’est d’ailleurs le seul moyen d’obtenir des dessins blancs sur ce noir.
- Pour ronger les couleurs azoïques avec le sel d’étain, il faut obtenir au préalable des solutions de sel d’étain, à la dose d’environ 8 0[0 du poids delà solution, de gomme ou dextrine, ou un mélange des deux, plus ou moins épaisse selon qu’il s’agira d’opérer à la planche en bois, ou au rouleau. Pour ce dernier cas, les solutions de gomme ou dextrine devront être plus épaisses que pour la planche.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les quantités dégommé varient d’ailleurs de 30 à 50 0[0 du poids de l’épaississant, selon qu il s’agira de la planche ou des rouleaux. Elles varient encore avec la qualité de la gomme. Brisée il faudra moins d’une bonne gomme Sénégal, que d’une gomme inférieure d’Aden ou provenance similaire. De même selon la nature des dessins il faudra plus ou moins de liage à l’épaississant. Quant à la dextrine il en faut toujours le double du poids de la gomme.
- Après avoir imprimé la solution épaissie de sel d’étain, on laisse sécher et l’on vaporise. Mais ici la question est extrêmement délicate. En se désséchant le sel d’étain se concentre, et par une vaporisation prolongée, l’action de son acide peut brûler le tissu.
- Aussi est-il indispensable de vaporiser rapidement, dix minutes doivent suffire, tandis que l’on met d’habitude trente et même quarante minutes.
- L’effet d’altération est d’autant plus a craindre que les motifs imprimés seront plus grands en surface. Mais vu la rapidité nécessaire pour obtenir ce vaporisage il faut que le tissu soit bien pénétré par l’épaississant stanneux.
- Dans les tissus souples et minces, cela est assez facile à obtenir, comme dans les foulards, les pongées, n’ayant pour ainsi dire ni envers, ni endroit sérieux ; mais, dans les tissus satins très fournis ayant endroit et envers, si l’on n'imprimeque l’endroit, souvent l’envers n’est pas attaqué, le peu de durée du vaporisage ne permet pas de faire passer l’action réductrice jusqu’à l’envers.
- Pour remédier à ce cas, les autrichiens ont imaginé des machines à imprimer d’une très grande précision, pouvant imprimer une foule de dessins successivement à l’envers et à l’endroit.
- En Angleterre on vaporise dans des caisses longues, et ce d’une manière continue, les pièces cousues bout à bout, entraînées d’un rouleau sur un autre, subissent l’action de la vapeur, un nombre de minutes données,
- d’après la vitesse du rouleau qui sert à b enrouler au sortir de la caisse à vapeur Bf entrent simplement imprimées d’un coté sortent fixées et rongées de l’autre.
- Il ne reste plus qu’à les rincer soigneus ment avec un léger battage, puis à les avivé et à les sécher.
- Le grand avantage de ce genre de rongese | en blanc, consiste dans l’imitation de la te | ture en réserve grasse, avec la différence $ | l’on peut obtenir des dessins bien plus df | cats, qu’avec cette dernière, en bien moins I temps
- De plus les couleurs sont bien mieux fs | qu’avec la teinture en réserve grasse, I17 I fait toujours à froid ou tout au plus à | Aussi arrive-t-il fréquemment que les tel | tures en réserve grasse, mal fixées, se det | riorent à l’apprêt.
- Si elles sont soumises à l’apprêt à deste | pératures de 100 degrés elles se fixent,malt | même temps rentrant dans l'intérieur I fibre, elles pâlissent de ton. De plus d P arriver que les fonds dégorgent sur les blan I dans les bains d’apprêt.
- C
- C
- Mais où est le grand avantage de ce 10 veau genre de rongeant sur couleur azois, c’est ainsi que je l’ai dit, dans ce I"e a d’étain ronge bien les couleurs azoïque" 6 il ne ronge pas les autres couleurs artific, ) Si donc dans l’épaississant on ajout0 . fuchsine au sel d’étain, et que l‘onro"i. un jaune azoïque, on obtiendra des def. très nets de rouge sur jaune, mêlés à d0b gés blancs. De même on pourra dans d ,
- „onC0” coups de planches imprimer un 11 16 stanneux mêlé de bleu de méthylène. ; sur ce fonds jaune on aura du blanc, du J J " isel! I du bleu, et si le bleu et le rouge se . violet. On peut d’ailleurs varier à Tinhcf
- De même si l’on a un fonds mixte g leur azoïque et de couleur non azoidHeL, un fonds de safranine et de bleu d0 1 1 azurine en rongeant avec un premier
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- ET DE LIMPRESSION DES TISSUS
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- sin, épaississant stanneux, on laissera le fonds safranine intact. En rongeant avec un épaississant au zinc on obtiendra du blanc. Par des additions de couleur au rongeant stanneux, couleurs non rongeables, on variera également les nuances à l’infini.
- Quand on opère au rouleau, le grand incon-venient d’emploi des deux rongeants, c’est le boisement des dessins, au deuxième rouleau le zinc métallique réduit l’étain qui cristallise et embourbe les cavités des dessins. Cet in-convénient est un très grand obstacle.
- Dans l’état actuel on produit de fort jolies choses, et ce genre ne fait que débuter. Venu de l’étranger il appartenait à la France de le Perfectionner. Peut-être aurai-je l’occasion y revenir.
- En présentant par avance, mes meiilleurs souhaits aux lecteurs du journal, j’ai l’honneur de les informer que je terminerai en janvier les études sur Chevreul, et commencerai sous ^up grand travail de teinture.
- MARIUS Moyret.
- [^producticn interdite.) (A suivre).
- ME CHROMATIQUE DES COULEURS
- M Hupé artiste tapissier à la manufacture des Gobelins, vient de faire à la Société d'en-couragement
- pour l'industrie nationale une “mmunication sur une nouvelle table chro-matique des couleurs.
- APrës avoir établi que le terrain sur lequel se place, pour traiter cette question, est Clui de collaborateur de M. Chevreul, et lilse propose de continuer l’œuvre de l'il-, Te Maître et de la rendre pratique en aelairant certains points restés obscurs, il stoppe ies raisons qui le conduisent à 1 Pridlérer comme nécessaire une modifica-des dispositions présentées par la table omnatique de M. Chevreul.
- s observations développées par M. Hupé,
- il résulte que les couleurs, appelées franches par M. Chevreul, ne peuvent pas trouver place sur une même circonférence, car, contrairement à l'idée généralement admise, les binaires sont des couleurs moins pures que les primitives. De plus, cette disposition ne permet pas de saisir les rapports des couleurs, même imparfaitement, lorsqu’il s’agit de couleurs appartenant à des séries différentes, comme par exemple l’orangé et le violet. Enfin sur les 72 couleurs du 1er cercle, présentées par M. Chevreul comme respectivement complémentaires lorsqu’elles occupent les extrémités d’un même diamètre. seulement : les trois primitives, et les trois binaires qui leur sont diamétralement opposées, peuvent engendrer le gris normal par leur mélange, bien que dans une proportion différente de celle indiquée par l'aueur : le 66 autres, quelle que soit la proportion dans laquelle leur mélange est opéré, ne peuvent point donner naissance au gris normal.
- Partant, comme M. Chevreul, du principe que les couleurs primitives sont douées de propriétés spécifiques entièrement différentes, mais d'une égale puissance, et que leur mélange en égales proportion entraîne leur atténuation réciproques complète et produit le gris normal, M. Hupé expose la construction d’une table nouvelle présentant les dispositions suivantes :
- Les trois primitives et le gris normal occupent une situation identique à celle qui leur est attribuée par M. Chevreul, mais les trois séries de binaires, formant trois nuances qui conduisent directement de l’une à l’autre des primitives, prennent place sur trois droites reliant les points occupés par celle-ci, droites sur lesquelles des divisions à distances égales permettent de fixer les types binaires.
- Ces trois nuances forment ainsi un triangle o équilatéral dont la surface comprend des couleurs ternaires. Les types de cette dernière catégorie sont fixés sur cette surface par le croisement des lignes qui, de chacun des types binaires, sont menées,parallèlement à chacun
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- to
- LE MONITEUR DK LA TEINTURE
- des côtés du triangle. Ce croisement produit une série de triangles équilatéraux égaux dont les sommets sont tous équidistants, e’t constitue un plan des normales sur lequel il est facile de constater les résultats produits par un mélange quelconque de couleurs.
- Ce plan permet encore de trouver rapidement et sûrement les combinaisons, souvent multiples, qui peuvent produire un résultat donné ; il permet aussi de trouver les couleurs véritablement complémentaires les unes des autres ; et enfin il montre les relations qui s'établissent entre les couleurs sous le rapport de leur degré de pureté.
- M. Hupé expose ensuite comment se forment les gammes des normales, et présente un polyèdre ayant la forme d’une double pyramide triangulaire dont la base commune, formée par le plan des normales, est inclinée de façon à placer chacune de ces normales à la hauteur qui lui convient par rapport aux sommets du polyèdre, lesquels sont occupés le supérieur par le blanc, et l’inférieur par le noir.
- Le polyèdre comprend ainsi toutes les couleurs imaginables avec leurs dégradations claires et foncées
- Cette nouvelle table chromatique montrant, par ses dispositisns, les lois qui président à la formation des couleurs et permettant de se rendre compte des conséquences de leurs différentes combinaisons, l’auteur pense qu’elle peut constituer un outil précieux et facilement maniable pour les nombreuses industries qui font usage d’éléments colorés.
- BLEU DE SEDAN
- Bleu bon teint foncé pour laines
- M. le directeur de V Usine du Nord, à Bai-sieux (Nord) nous écrit :
- Parmi nos spécialités, un des produits qui a eu le plus de succès est sans contredit notre Bleu de Sedan. Ce nouveau produit obtenu s<m mordançage préalable c’est-à-dire sur
- un seul bain, résiste au savonnage et au foulon ; c’est le seul colorant qui donne directement sur laine, chiffon, mérinos en un mot tout ce qui est fibre animale, un beau bleu foncé, remplaçant le bleu de cuve, si coûteux et si difficile à faire.
- Nous donnons ci-contre un échantillon du Bleu de Sedan teint avec 20 gr. par kilog. de laine.
- Le prix du produit est de fr. 12 le kilog.
- No 1
- Le Bleu de Cuve remonté est moins solide que notre Bleu de Sedan et nous pouvons affirmer que filateurs, fabricants d’étoffes, teinturiers-dégraisseurs et teinturiers en chiffons trouveront dans ce nouveau colora111 un produit sérieux donnant de beaux résu tats.
- Mais le Bleu de Sedan n’a pas seulement du l’intérêt pour la teinture en bleu foncé, 1)11 peut s’en servir pour toute couleur composee; C’est pour ce motif que nous donnons à l‘app"l 3 échantillons teints.
- No 2
- Le n- 2 est fait avec 20 grammes Jaune
- . n0l
- Sedan n- 905 et 15 gr. de Bleu de Sedan, P
- kilogr. de laine.
- Le Jaune de Sedan, dont nous parlero" 7 pr0*
- dans un de nos prochains numéros,estunr duit de l’Usine du Nord ; ce produit emplo)
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- KT DE L’IMPRKSSION DES TISSUS
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- seul et avec les mêmes mordants donne un Jaune grand teint.
- N 3
- Le n • 3 est fait avec :
- 15 gr. Jaune de Sedan 905.
- 10 gr. Garanceline 203.
- 10 gr. Bleu de Sedan.
- par kilogramme de laine. La Garanceline est une spécialité de l’Usine du Nord (Baisieux).
- No 4
- Le n* 4 est fait :
- 20 gr. Rouge de Sedan 904.
- 15 gr. Bleu de Sedan 902. |
- Il est inutile d’ajouter combien on peut va- | "er les nuances avec ces trois colorants ; que | nos lecteurs envoient à V Usine du Nord, iuels fils ou un morceau d’étoffe de ce qu’ils J désirent obtenir, il leur sera répondu par re- i tour du courrier.
- Le prix du Bleu de Sedan est de 11 fr. le kilogramme.
- CHAMBRE SYNDICALE
- DES TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- Banquet du 14 décembre 1889.
- La Chambre syndicale des Teinturiers-dé-Srdisseurs avait organisé le samedi 14 dé-embre dernier, un banquet coopératif qui a " le plus grand succès.
- Dans les salons Flaxand, rue de Château-dun, se sont trouvés réunis 73 convives, sous la présidence d'honneur de M. Rigolot.
- Le banquet était présidé par le Président de la Chambre, M. Vinois ; MM. Fleury et Mars, vice-présidents; Babillon-Marchal, secrétaire, et tout le Comité lui prêtaient leur assistance.
- Parmi les convives on remarquait MM. Petit-Didier, de Saint-Denis ; Jolly et Sauvage, Barbin, Bienaimé, de St-Mandé ; Alavoine, Bontemps, Censier et Lallement, de Reims ; Sauviac et Rogier, de St-Germain ; Devillers, Marchai, Desvignes, etc., anciens et nouveaux membres adhérents de la Chambre.
- Un grand nombre de collègues, non encore adhérents avaient tenu à montrer, par leur présence, qu’ils suivaient avec le plus grand intérêt les travaux de la Chambre syndicale et qu’ils étaient prêts à la'seconder de leur concours.
- Nous ne devons pas oublier les représentants des principales maisons de droguerie et des grands établissements industriels qui s’occupent généralement du matériel des industries de la teinture, du blanchiment et des apprêts ; MM. Delaitre, Aubertel, Carpentier, Baudet et Talvard, Lepatit, Rémer, etc.
- La presse spéciale était représentée par MM. Rousset, directeur du Moniteur de la Teinture ; Guillou, directeur de la Revue, par M. Drevet, qui est non seulement un praticien consommé, mais encore un écrivain spécialiste qui a enrichi de nombreux articles la collection du Moniteur de la Teinture et dont les avis sont sans cesse sollicités par les confrères de province et de l’étranger, et par d’autres collaborateurs de journaux spéciaux.
- Le banquet, servi par la célèbre maison Chevet, n’a rien laissé à désirer et s’est signalé dès le début par l’entrain, la gaieté, Ja franche cordialité qui régnaient entre les convives.
- Au champagne, le premier toast a été porté par le Président d’honneur, M. Rigolot qui a prononcé l’allocution suivante :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Discours de M. Rigolot
- « Messieurs
- « Une Chambre syndicale nouvelle s’est I constituée, et pour la première fois vous réunit dans un banquet.
- « Comme dernier Président de l’Ancienne Chambre syndicale, j’ai le plaisir et l’honneur de lui souhaiter la bienvenue, et de féliciter les adhérents des choix heureux qu’ils ont fait en ! nommant son bureau, et en formant un trait d’union, entre l’ancienne Chambre et la Nouvelle, en choisissant comme Président mon vieil ami M. Vinois, qui plus que personne a l’expérience et l’autorité nécessaires pour occuper ce poste d’honneur.
- « La nécessité des Chambres syndicales , n’est plus à démontrer, et l’indifférence est leur | ennemi le plus dangereux. C’est pourquoi, i Messieurs, je ne saurais trop vous engager à | vous grouper autour de votre chambre syndicale, de la soutenir par tous les moyens, et surtout en assistant aux réunions de chaque mois, et en y apportant les idées nouvelles que l vous croirez bonnes, assurés qu'elles seront j toujours accueillies avec bienveillance et discutées avec courtoisie.
- « Les hommes honorables qui composent | votre bureau sont remplis de dévouement et du I désir de bien faire, c’est pourquoi ils ont be- 1 soin de se sentir soutenus par vous, afin de ' mener à bien la tâche que vous leur avez confiée en les nommant.
- « Certain d’être entendu par vous tous, je bois, Messieurs, à la longue durée de la Chambre syndicale de la Teinture et du Nettoyage, à son honorable Président, à son bureau tout entier. »
- Ces paroles ont été couvertes de chaleureux applaudissements.
- Le Président de la Chambre syndicale, M. Vinois, a pris ensuite la parole, et d’une voix chaude et bien timbrée, a prononcé les paroles suivantes :
- Discours de M. Vinois
- Messieurs et chers Collègues,
- « Permettez-moi de lever mon verre à la prospérité de notre Chambre syndicale, et à sa continuation.
- « Je salue, parmi nos Convives, notre Prér sident d’honneur, M. Rigolot, qui pendant des années a dirigé les travaux de notre ancienne Chambre, avec beaucoup de dévouement et de ténacité ; car il faut bien le reconnaître, le nombre des membres avait beaucoup diminué, et grâce au dévouement de plusieurs vieux camarades que je suis heureux de voir encore parmi nous, M. Rigolot a soutenu l’institution de notre Chambre jusqu’au dernier moment.
- « Si elle a sombré, Messieurs, nous devons cela à l’élection du Président du Tribunal de Commerce, M. Chabert, que le syndicat général avait combattu, et qui a été élu malgre l’opposition des Chambres.
- « Aussi, pour remercier les Chambres syndicales, il a réclamé de M. le Ministre de la Justice un décret de la loi qui interdise le renvoi des affaires légitieuses devant des arbitre5 volontaires.
- « V ous voyez,Messieurs,combien notre insti tution se trouvait sapée dans sa base, car, il faut le reconnaître, le principal de nos inte rêts, c’est l’examen des affaires légitieuses» c’est ce qui a fait que dans la séance du 5 mar5 1877, le Comité a décidé la dissolution de 1a Chambre syndicale de la Teinture et du Net-toyage.
- « Aussi, Messieurs, j’ai été heureux de voir en janvier 1889, notre Chambre se reconstituer à nouveau, et je crois, avec les principes adoptés par les tribunaux, que nous seron5 assez heureux pour pouvoir rendre des set' vices à notre corporation. Je ne m’étendra] pas davantage sur cette question. Je fais appel à tous nos confrères qui ont le sentiment de nos intérêts, pour bien vouloir se grouper a" tour de nous, pour apporter si c’est possible un plus grand développement à notre instt"
- , 2
- tion. Je bois à notre Président d’honneur ‘
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- nos Collègues et aux personnes qui nous ont fait l’honneurde répondre à notre invitation. »
- Le discours de M. Vinois a obtenu un franc succès.
- M. Fleury, vice-président, a porté ensuite un toast aux organisateurs du banquet ; il a rappelé, dans une heureuse improvisation, les travaux du comité pendant cette première année, notamment la création d’un bureau de placement gratuit pour les ouvriers et ouvrières, bureau réservé aux membres adhérents seuls.
- M. Fleury a bu aux adhérents de la nouvelle Chambre et a fait appel aux confrères pour venir augmenter la liste des membres du syndicat. Il faut, en effet, que pour exercer une action plus puissante aupres des pouvoirs publics,dans des questions intéressantes comme celles des patentes et des contributions, la Chambre réunisse un plus grand nombre possible de membres.
- M. Babillon-Marchal, secrétaire, à qui tous ses collègues se sont plu à rendre un éclatant hommage, a bien voulu porter un toast à la Presse, représentée, comme nous l’avons dit, à la réunion, et invoqué son concours en faveur du but poursuivi par la Cham-l>re syndicale.
- Cet appel ne pouvait manquer d’être entendu.
- La Presse spéciale à la teinture ne peut qW'applaudir à l’initiative des hommes de Progrès qui, en reconstituant la nouvelle Chambre, ont donné un corps et un lien aux sentiments de solidarité qui doivent unir tous les membres de la corporation.
- Le Moniteur de la Teinture, en particulier, s attachera toujours à défendre dans ,tout leurs Intérêts professionnels MM. les teintu-riers, à leur signaler les perfectionnements et les améliorations apportés dans le matériel 61 les procédés de leur industrie si intéres-sante, et à les appuyer dans les réclamation
- qu’ils peuvent avoir à formuler contre les mesures administratives prises à leur égard.
- Ce n’est pas en vain que M. Babillon a fait appel à notre dévouement qui est tout acquis à la corporation.
- Ce sont ces sentiments que M. Gouillon a fait valoir dans un petit discours d’un tact parfait.
- Le banquet terminé, les membres présents ont spontanément organisé un petit concert, auquel jeunes et vieux ont pris part avec entrain et bonne volonté, plusieurs se sont montrés de véritables artistes. Les chansonnettes, les monologues, alternaient avec des morceaux de musique, violon et piano.
- il faudrait citer tous les exécutants. M. Bu-rel, d'un comique admirable dans sa chanson anglaise, M. Vinois fils qui possède une belle voix et fait preuve d’une excellente méthode, puis MM. Sauviac, Donnât, Lhuillier fils, Bontemps, Guimard et beaucoup d’autres, qui méritent une égale part d’éloges.
- Une mention spéciale, bien justifiée par un éclatant succès, est due à M. Orliac fils, un diseur et un chanteur parfaits, dont la verve comique, la bonne humeur, le talent réel, se sont manifestés dans plusieurs chansons, dont les paroles remuaient la fibre patriotique, M. Oriiac fils est un véritable artiste.
- Nous ne doutons pas qu’une semblable soirée. qui permet de resserrer profondément et de rendre presque intimes tes relations entre un grand nombre de confrères jusque là inconnus l’un à l’autre, n’amène un grand nombre d’adhésions, de Paris et de la province, à la chambre syndicale des teinturiers dégraisseurs.
- Cette chambre va continuer le cours de ses travaux et nos lecteurs peuvent être assurés que nous les tiendrons au courant de tout ce qu’elle fera d’utile et de pratique, dans l’inté-térêt général de la corporation.
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- COULEURS D’ANILINE
- Procès de la Badische Anilin und Soda-fabrick Co et de M. Dawson
- (Suite et fin.}
- Le juge, la cause entendue et remise, a rendu son jugement. Il s’est prononcé en faveur des demandeurs, leur a alloué des dommages-intérêts sur enquête, et a donné un certificat que la validité du brevet avait été mise en question. Il a appuyé son arrêt sur ce qu’il était convaincu que les acides supé -rieurs au monosulfo de l'o-naphtol étaient réellement de nouveaux produits en 1879, que le brevet réclamait pas un produit, mais une méthode de préparation, que cette méthode était nouvelle et brevetable, qu’il pensait que le jaune préparé d’abord par M. Dan Dawson l’avait été par sulfonation rapide, tandis que celui du Dr Caro était le résultat d’une sulfonation prolongée ; enfin que la preuve devait être faite par les défendeurs et qu’ils ne prouvaient pas que le jaune acide qu’ils avaient vendu venaient des demandeurs, qu’ils avaient donc enfreint le brevet.
- Il résulte de ce jugement, conclut Industrie, un point d’un grand intérêt : Il pose en principe que la partie attaquée doit prouver qu’elle a acheté le produit accusé de contrefaçon au breveté ou à ses représentants. Cette règle serait difficile à appliquer, et il ne serait pas juste que les propriétaires de brevets eussent le droit de mettre le public dans l’alternative désagréable ou de perdre le bénéfice d’une invention, ou de l’acheter en endossant la responsabilité d’autrui ; nous espérons que la cour d’appel ne ratifiera pas une règle aussi dangereuse. (Il nous est revenu que Dawson ne ferait pas appel ; il semble y avoir eu un arrangement à l’amiable, et la préparation des différents jaunes de naphtol se trouve ainsi entre les mains de M. Dawson, de la Badische anilin und sodafabrick C° et de M. Levinstein).
- Note. — Le jaune de naphtol, le jaune le
- j plus pur que nous possédions, est connu aussi 1 sous les noms de J. de Martins, J. d’or, J. de Manchester, J. de naphtaline, J. de naphthy-lamine.
- C’est le sel de soude ou de chaux du dinitro-I a-naphtol. Il a été découvert en 1864.
- ILe sel de soude du tétranitro, lancé sous le nom d'Hélliochresine, en 1882, par les Farb-werke de Hocht, n’est plus dans le commerce. Le J. de naphtol qui a été l’objet de ce procès, J. de naphtol S. ou J. acide S. est le sel de soude ou dépotasse du sulfodinitro-a.-naphtol : c’est la découverte de Caro de 1879. Le J. brillant de Schollkopf (1884), me semble le même composé.
- CHAMBRE DE COMMERCE D'AVESNES
- Séance du 12 novembre 1889
- DEMANDE D'ADHÉSION A UNE RÉCLAMATION DU SYNDICAT DES PEIGNEURS
- Dans le but de favoriser le port de Dunkerque, l’Etat pour engager les producteurs français à recevoir leurs laines par cette voie plutôt que par celle d’Anvers, a créé sur l’entrée des laines de la Plata, de Belgique en France, un droit de 3 fr. 60 par 100 kilos de matière brute.
- Ce droit payé tout à la fois sur la laine et les impuretés qu’elles contient, telles que le suint, la poussière, les déchets, etc., représente 13 à 14 cent, sur le peigné.
- Aujourd’hui, par suite de nombreuses modifications dans notre industrie, non seulement les laines à destination de Roubaix, Fourmies et Reims, viennent par Dunkerque, mais des quantités de plus en plus grandes de laines de la Plata, pour aller à Anvers, sont débarquées dans ce même port, et prennent ensuite les voies férrées françaises et belges.
- Il en résulte qu’après la vente de ces laines au marché belge, si l’acheteur veut les faire peigner dans les peignages français, il doit payer 13 ou 14 cent. du fait de l’entrée de la
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- matière brute en France, de telle sorte qu’un peignage établi à Chimay, par exemple, demandante fr. 70 du kilogr., le même peignage à Fourmies coûtera 0 fr.84 cent.
- Cette différence énorme vient de porter dans ces derniers mois un préjudice grave aux peigneurs français. Des établissements se montent partout, en Allemagne notamment, qui menacent de faire à notre industrie une concurrençe des plus redoutables. La chambre de commerce d’Avesnes ne peut que s’associer au vœu qui est adressé au gouvernement par les peigneurs français, et demande avec eux que toutes les laines allant de Dunkerque à Anvers soient estampillées d’une façon qui leur permette, dans les huit mois de leur arri-vée de revenir se faire peigner en France sans Payer les droits du tarif presque prohibitif qui est actuellement en vigueur.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Paris. — Fouillet (Auguste-Alexis), teintu-nler, rue de la Roquette, passage des Bains, 4, demeurant rueSedaine, 23. — J.-c. : M. Ber-nhard. — S. : M. Beaugé. — Jug. du 11 dé-cembre.
- Lombard (Jules-Henri), négociant en dou-blures et draperies, à Paris, rue des Petits-Champs, 5. — Jug. du 6 déc. — S. : M Bous-sier.
- VENTE DE FONDS DE COMMERGE
- Mme veuve Vatel a vendu à M. X..., de Suite, un fonds de teinturerie, rue du Marché, 11 7
- ‘ a Coulommiers. Opp. rue Drouot, 15, chez M. Trémolieres.
- Mile Platel a vendu à M. X..., 1er décem-re> un fonds de teinturerie, rue de Monceau, 7. Opp. avenue de Clichy, 21, chez MM. Guy et Robert.
- Mlle Charpentier a vendu à Mlle Arbey, de suite, un fonds de teinturerie, rue des Vinaigriers, 53. Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
- MlleDumas a vendu à M. X...,15 décembie, un fonds de teinturerie, rue des Lavandières-Sainte-Opportune, 10. Opp. Jue des Bourdonnais, 31.
- Mme Lardeux a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Bréa, 20. Opp. rue Montmartre 12, banque Petitjean.
- Mme veuve Personne a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, boul. Voltaire, 243. Opp. boul. Beaumarchais 2, chez M. Gentien.
- Mlle Delye a vendu à M. X..., de suite, un fonds de teinturerie, rue Mazagran, 3. Opp. rne Meslay, 50, chez M. Hardy.
- Mme veuve Cusset a vendu à MX.. , de suite, un fonds de teinturerie, rue d'Enghion, 5. Opp. rue Montmartre, 12, banque Petitjean.
- M. Oricelli a vendu à M. X. ., de suite, un fonds de teinturerie, boul. Barbés, 7, Opp. rue Meslay, 50, chez M. Hardy.
- Mme Lieure a vendu à Mlle Balavoine, 22 décembre, un fonds de teinturerie, rue de Bal-léchasse, 62. Opp. avenue d’Orléans, 51,chez M. Boittiaux.
- Mme veuve Bertheau a vendu à Mlle Vi-chard, 1er janvier 1890, un fonds de teinturerie, avenue du Maine, 73. Opp. avenue d’Orléans, 51, chez M. Boittiaux.
- M. Antoine a vendu à M. X..., 1er janvier 1890, un fonds de teinturerie, rue de Vanves,
- 96. Opp. rue des Juges-Consuls, 3, chez M. Bérard.
- M. Barbin a vendu à Mme veuve Vengeon, 1er janvier 1890, un fonds de teinturerie, rue d’Alger, 10. Opp. rue d’Alger, 10.
- M. Favereau a vendu à Mme Dardeau, 1er janvier 1890, un fonds de teinturerie, rue Saint-Lazare, 13. Opp. rue des Petites-Ecuries, 42, chez M. Pinson.
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- 388
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BULLETIN FINANCIER
- La situation de notre marché reste la même ; les variations à signaler sont pour ainsi dire in-signifiantes sur la plus grande partie des valeurs.
- On se tient ferme sans affaires. La spéculation manque d’entrain et se contente des cours actuellement cotés.
- Les Bourses étrangères sont calmes.
- Le 3 O|O clôture à 87 90, après 87 80 et 87 75.
- Le 3 0|0 Amortissable est demandé à 91 80.
- Le 4 1|2 010 finit à 105 52 1(2.
- Les principaux fonds étrangers s’échangent aux cours suivants :
- L’Italien à 95 20; l’Egypte unifiée à 467 50; l’Extérieure 4 OiO à 72 75, et le Portugais 3 0(0 à 65 20.
- Au comptant les fonds russes sont demandés.
- La Banque de France fléchit de 5 fr. à 4.140 ; le Crédit Foncier, plus favorisé, gagne 7 50 à 1.337 50.
- Peu de transactions sur les Chemins français, mais cours mieux tenus.
- Fin du mois, le Lyon trouve preneurs à 1.345, et le Nord à 1.797 50.
- Le Suez se relève à 2.315.
- Le Panama est ferme à 70.
- Le Gaz est à 1.430.
- Manuel du Teinturier-Dégraisseur
- A LA PORTÉE DE TOUS
- Par C. BATIFOIS
- Une brochure in-18 de 72 pages. — Division de cette brochure :
- 1. Définition générale des tissus.
- 2. L’art de ia teinture dans ses détails.
- 3. Le nettoyage et les apprêts.
- 4. Préparation de tous les bains.
- 5. Formules, propriétés, préparations et usages des principaux corps employés en teinture.
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- A CÉDER D’OCCASION
- TRAITÉ de CHIMIE minérale, végétale et animale,
- Par J. J. Berzélius.
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- TABLE DES MATIÈRES
- PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
- 33e Volume — Année 1889
- A
- Pages
- Affaires ................................; •
- Analyse des eaux industrielles : mé
- ))
- thode rapide par M. Léo
- Vignon.........................154 d’un savon à base d’huile de
- ApplicatiopP“lpesdolive
- des matières colorantes azoïques sur les fibres végétales (Société des matières colorantes et produits chimiques de St-Denis)............... (Note sur 1’) du bleu d'ali-zarine par M. Duprey de Neuville-sur-Saône.
- 165, 177 (Note sur 1’) du vert de résorcine au moyen du nitrate de cobalt de M. Horace Kœchlin, par
- M. Ed. Kopp............
- 248
- 166
- 11
- 263
- 191
- 178
- B
- B
- "nquet des anciens élèves de la Mar-B;bniere(Lyon) : 231 au 8raphie : suppléments et à cha-Bianel• des livraisons "Iment du coton au moyen de l’eau oxygénée (M. H.
- Kœchlin)................ 261
- Pages
- Blanchiment des tissus de coton (A.
- Scheurer)... .19, 31, 42 53
- Bleu de Sedan, bleu bon teint fourré pour laines.......................... 282 » national, grand teint pour coton. 271
- Bulletin commercial de Lyon........... 111 » de la soierie pour Lyon. 2, 14........38
- C
- Chambre de commerce d’Avesnes.... 286
- » » du Havre........... 168
- » Syndicale des teinturieurs-
- gants, bas, etc., et des fer à repasser (Ch. Cambon)......................... 89
- Chevreul et la théorie des couleurs. 197 210, 222, 232, 245, 259 272
- Composition à base de silicate pour lavages................................ 64
- Considérations théoriques sur la teinture (Ed. Knecht) 77
- Couleurs conversion (Note sur quelques) par M. F. Lamy..... 6
- » d’aniline : Procès de la Badis-che Anilin und Soda Fabrik
- Co etde M. Dawson. 260, 274 286
- Cours commerciaux, voir les suppléments. Correspondance.....................58 70
- Cuve mixte à l’indigo et à l’indophénol
- par M. E. Nœlting..................... 233
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-
-
-
- 390
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- D
- Pages
- Dissolution des matières colorantes artificielles dans les hydrocarbures, par MM. Laffite et Cari-Mantrand.. 10
- Dissolvants nouveaux de bleu de Prusse (Ch. 54
- E
- Emploi de l’eau oxygénée pour le blanchiment des laines..................... 78
- » du sel d’antimoine dans la teinture du coton 178
- » simultané de l’oxyde de chrome et de l’acide chromique ou des chromâtes de chrome comme mordants dans la teinture et l’impression par M. V. Gallois. 32
- Epaillage chimique des laines et des draps 249
- Essoreuses Electriques................ 189
- Etain dans la teinture (Récupération dans 1’) par M. Martinon 226
- Exposition Universelle............225 265 »...................» de Barcelone...................87
- 1
- 1 Incombustibilité des étoffes..........
- Inconvénient de mettre de la céruse sur les dentelles (M. Ph. de Clermont).. Indigo (L’) et ses succédanés (Alfred Allen) Influence de la lumière sur la coloration de l’aniline pure ...
- » (DeL’) du thiophène sur la coloration des dérivés de la benzine et ses homologues (A. Bidet)............ Informations ........................
- J
- Jurisprudence ............... 92, 227, Jury de l’Exposition Universelle.
- L
- Laine artificielle en Allemagne..........
- Lavoirs (Les) des laines de Buenos-
- Ayres............................:•
- Liqueur décolorante pour le blanchi-chimentdes filés ou tissus de lin...
- F
- Fabrication des matières colorantes au moyen du bois de santal (G. Thomas)............................ 92
- » des tapis de Smyrme.......... 179
- Fabrique de couleurs d’aniline (Note
- sur la) par MM. J. Ruck et fils. 234 246
- Fixation du chrome sur la laine, par
- MM. Kay et Bostow......... 202
- » du Rouge de St-Denis (H. Kœ-chlin)............................. 237
- Formation de matières colorantes à l’aide de la paramidophénylpéridine (E. Lellemann et W. Geller)........... 88
- G
- Gommes devant remplacer la gomme arabique.............................. 63
- Grandes Récompenses de l’Exposition
- 225 261
- M
- Machine à teindres les matières fila-menteuses et écheveaux (Teinturerie Stéphanoise)........................
- Mordant de chrome (L. Witheley). • • • Multichrome........................
- N
- Nécrologie.................. ........ 67,
- Noir artificiel direct.................
- Nouvel agent de blanchiment............. Nouvelle matière colorante (L.Monet) 21
- » série de matières colorantes pour étoffes de coton (M. Arthur G. Green). . .33, 43, 52, Nouveau procédé pour déterminer la valeur tinctoriale du jaune de naphtol et de quelques autres matières colorantes artificielles par Gh. Ranson- • Nouvelles matières colorantes (E-
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-
-
-
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 291
- Pages
- Kneett)................................... 72
- Nouveaux colorants azoïques ............. 186
- Pages
- Roso - Carminé....................... 161
- 0
- Observations pour servir à l’histoire des mordants gras......................... 15
- P
- Perfectionnements et procédés nouveaux 1, 13, 25, 37, 45, 97, 109, 121, 133, 145, 157, 169,181,193, 205, 221, , 231, 243, 255........................ 267
- Préparation de l’eau oxygénée chimiquement pure au moyen de l’eau oxygénée commerciale 177
- » de solutions de naphtali-zarine et de ses sulfites (Badisch Anilinund Soda 20 primuline (A. Creen) 73 163
- Frocédé allemand de blanchiment Brin's (oxygen Company) 201
- R
- "Pport sur la cuve mixte indigo et in-dophénol, par M. Galland............... 262
- "evue de l’Exposition Universelle de 1889 (C. Drevet) 111,123,135,147,158 p 173, 183, 195, 208, 217, 229, 242, 253, 277 evue sommaire des progrès de la tein-ture de l’impression et du blanchi-ment (Dr Paul Julius), 117,128, 142,
- 152, 164
- S
- Savon à dégraisser....................... 11
- » benzine pour le nettoyage des blancs........................... 220
- Séchage de la laine....................... 8
- Société d’encouragement pour l’industrie nationale.......................... 192
- Société industrielle du Nord de la
- France.............................103 204
- Société industrielle de Rouen........... 65
- Soie (La) artificielle.............76 131
- Statistique lainière..................... 27
- Surcharge (La) en teinture............... 50
- T
- Table chromatique des couleurs...... 281
- Tarif des douanes..................... 114
- Tarifs douaniers Italiens............... 67
- Teinture des laines en pièces, 4, 17, 28
- 47, 59, 72, 85,102, 112,126,139, 151, 162, 190, 199, 211 224
- Teinture en grand................ 138 bis
- » (La) et la préparation des peaux de phoque.................... 201
- Teinture des tissus d’amiante......... 202
- » du jute............................. 140
- Teinturiers (Les) en noir de Rouen et les brevets Grawitz................... 235
- Tribunaux (Affaire Grawitz)........... 275
- V
- Variétés...........................84 105
- Violet de benzyle .................... 87
- Paris. — Imprimerie Edmond ROUSSET et Cie, 7, rue Rochechuart.
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