Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N 1. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Janvier 1892
- SOM M AIRE
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- APPAREI . D’ÉPURATION.
- application de la naphtalizarine (suite et fin).
- BLANCHIMENT DE LA LAINE.
- ECARLATE DIAMINE B.
- PERFECTIONNEMENTS et procédés NOUVEAUX.
- RENSEIGNEMENTS commerciaux.— bibliographie. — cours. — annonces.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES {Suite)
- Chers lecteurs,avant de continuer, permettez moi de vous présenter mes souhaits pour la nouvelle année, et le plus de teintures, d'ap-Prêts, de blanchiments, etc., possible. Et sur tout souhaitons l’apaisement de toutes les questions irritantes, de n’importe quel ordre. Aux affaires avant tout.
- Dans le dernier numéro, en fait que d'électri-eté, je parlais des accumulateurs électriques, viseront l’équivalent des gazomètres pour le 8az d’éclairage actuel; or j’étais dans le vrai, sans accumulateurs pas d’éclairage sérieux ; ainsi ces jours derniers, je lisais dans la Presse, que deux théâtres de Paris se sont "ouvés subitement plongés dans l’obscurité Per l'arrêt d’un moteur électrique, provenant de la rupture d’un tube du générateur.
- Mais actuellement tous les efforts sont Portés vers le désidératum en question, et du pur où la question sera résolue, l'éclairage " gaz aura vécu. Et non seulement on pro-Jra l’éclairage électrique par la force mo-Tice développée par la combustion de la ouille, mais encore par les forces naturelles, 1i ne sont pas rares. Le tout est de savoir es utiliser.
- , be goudron de houille, de même que la oille, est lui et rien autre. De même que la
- houille, et en ce qui concerne cette dernière, et malgré tous les traités de géologie et de minéralogie, c’est une substance organique d’origine végétale, mais animalisée par une suite de décompositions successives. J’ai eu maille à partir, plus d’une fois, à cet égard, et si ma mémoire est fidèle, je laisse de côté Fournet, mon professeur de géologie, notamment à Saint-Etienne avec M. Francis Laur, au café Ombry ; je puis me tromper de nom, comme ingénieur des mines, mais j’en doute.
- Contrairement à tout ce qui a été dit, écrit et répété sur tous les tons, la houille n’est nullement un produit de transition intermédiaire entre les lignites et l’anthracite. Cette théorie ne se tient pas debout.
- La houille est un produit animalisé et dans des formations sous marines. Elle provient de végétaux flottes, enfouis et dans lesquels par suite de fermentations, peut être séculaires, la vio animale se développant, l’azote s’est concentré
- Et la preuve c’est que dans les cendres de la houille on ne retrouve plus de potasse, alcali qui caractérise les végétaux non flottés. En place dans les produits de la distillation on retrouve tous les caractères des produits de distillation des matières animales. Et cela est capital pour ce qui va suivre.
- L'anthracite, de la famille du charbon de s bois, ne donne rien à la distillation, ou tout au plus, un peu d’hydrogène. La houille
- I donne des eaux ammoniacales, et tous les
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- produits de la distillation des os, c’est-à-dire les bases infectes : picoline, parvoline, luti-dine, pyrrhydine, quinoléine, aniline, etc.
- Comme produits marins, on retrouvé là méthylamine, des produits iodés, en très faibles quantités, c’est vrai. Dans les carbures on retrouve également des produits provenant de la distillation des produits animaux. On trouva également des sulfhydrates, des produits cyanurés, caractérisant également la distillation des produits animaux, de la familles des matières protéiques.
- Les lignites dans la distillation donnent des produits spéciaux ni chiens, ni loups. Les goudrons sont plutôt acides qu’ammoniacaux. En cela ils se rapprochent du Bois, dont souvent ils 0ht encore gardé là strueture.
- J’ai répété jadis une expérience due à Dupasquer, de Lyon, et qui éclaire Sur la question de la houlle; au point de vue de sa nature bitumineuse.
- Si l’on fait bouillir pendant 2 Heures dé là houille grasse réduite éh pOudre impalpable, dans de l’essence de térébenthine, et que l’on jette le produit sur un filtre, il restera sur celui-ci Une poudré marron, représentant les 98 % du poids primitif, et il passera ühé liqueur coloree en jaune, qu’aprèS dessiccation, laisse un résidu analogue coinme résine à la gomme copal, très dur.
- Cette expérience de Dupasquier est vraiment remarquable en ce sens qu’elle établit que la houille est une nature organique et dont le mouvement moléculaire n’est pas fini ; et la preuve c’est que dans les houilles grasses surtout, il se dégage constamment du gaz, et notamment ce redoutable grisou (protocar -buré d’hydrogèné), pendant que les houilles perdent dé leurs qualités.
- Si l’On fait des approvisionnements de houilles grasses, elles perdent à la longue de leurs qualités, en même temps qu’elles peu vent prendre feu dans des espaces restreints et non ventillés, ce qui arrive souvent à bord des voiliers, constitué par ce dégagement insolite un réel danger au point de vue explosif
- Le goudron de houille a une odeur sut generis ammoniacale, une couleur noire, une fluidité plus ou moins grande selon les saisons, fluide en été, épais en hiver. Sa fluidité en dehors de ces conditions de saison, varie selon les houilles distillées et les conditions dans lesquelles elles l’ont été.
- La couleur noire du goudron de houille est caractéristique; divers auteurs ont écrit qu’élis provenait de charbon entraîné mécaniquement dans la distillation de là houille ; cela est ab-solument inexact; la couleur noire est le résultat d’un effet de masse au point de vue optique.
- Et la preuve, c’est que si l’on dissout le goudron dans un grand excès de benzine, tout passe sur le filtre et avec une couleur mar-ron. Il n’y a donc pas de charbon en suspension dans le goudron.
- Un des premiers êmplois dù goudron de houille, est de servir dé vernis pour les appa: reils métalliques, principalement pour lé bois; souvent il est plus nuisible qu’utilé, et c’est le goudron de bois qui convient dans ce dernier cas.
- Le goudron de houille employe comme ver-nis, s’il est trop épais, doit être étendu d’hüiles de houille oud’essenees. I ne se marie P35 avec les vernis à l’alcool ou à l’huile. Et cels par rapport au résidu de sa distillation des brais.
- On appelle brai dans tous lés produits gou: dronneux lè résidu de la distillation à vas85 clos.
- Le brai du goudron de houille, lorsque 13 distillation a été poussée à 3003 de chalet" constitue un produit noir, liquidé à cétte ten pérature normale.
- Aujourd’hui pour la production de l’anthra. cène nécessaire a là fabrication de l’alizarine artificielle, on pousse la distillation jus" 350° centigrades, mais on s’expose à prov. quer la décomposition du brai. Et quelquefol il ne reste dans là chaudière à distiller I coke tres léger, en même temps qu’une fl
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- le moüvement cmmence il se dégage des torrefis de gaz.
- Divers auteurs ont écrit que le brai du gou-dron est un produit d’altération par la distil-lation, cela inexact; le brai est tout formé avant la distillation, et la preuve c’est que L’apres une expérience personnelle, si l’on met 1008 de goudron de houille dans un litre ^alcool chaud, celui-ci s’empare des huiles volatiles et il reste un résidu ferme, conforme en poids et qualités au résidu de distillation. C est d’ailleurs un moyen d’analyser des gou-drons.
- MARIUS Moyret.
- ^Production interdite.) (A suivre.)
- APPAREIL DÉPURATION blanchiment, d’épaillage et de teinture des textiles filés
- Par MM. Lombard et Cie
- Dans la machine à teindre brevetée le "Jvin 1885, on avait reconnu divers inconvé-"ents auxquels MM. Lombard et Cie ont re-edié d’une façon complète.
- s ont remarqué, en effet, au’il se produi-"itdans la circulation des liquides colorants | courants inégaux qui produisaient des ef-s irréguliers et, notamment, des teintes "erses sur les fils.
- Pour supprimer ces défauts, ils ont imaginé 6 disposition qui assure une circulation fument homogène.
- grats nouvel appareil,qui est destiné au dé-ayesage, au débouillissage, au blanchiment, de, cnardonnage ou à la teinture, se compose i, slements suivants représentés sur le
- La R
- orm Bure 4 représente une cuve A d’une qujd Juelconque dans laquelle on met le li -de 8 destiné au traitement qu’on se propose dPE""lquer. Le fond de cette cuve est muni che, “bulure t sur laquelle vient s’emman-mat, °“ $ appliquer d’une façon quelconque, "ermétique, ün plateau p. Ce plateau
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- est pourvu Sur sa face supérieure de deux saillies a, b, concentriques ; Sur èes parties annulaires sont pratiquées ü nombre égal d’entailles telles qu’on puisse y coucher des cannettes C, ainsi que le montre le dessin, c‘est--dire le gros bout dirigé vers le centre et le sommet du cône à l’opposé.
- Quoique l’appreil puisse indistinetement être disposé pour un nombre quelconque de cannettes ou de bobines, selon le diamètre qu’on donne au plateau et aux anneaux, le dessin représente une disposition qui comporte seize cannettes par assise. Pour expliquer clairement comment fonctionne le nouvel appareil, nous allons d’abord montrer comment sont disposées les cannettes sur leurs tubes perforés.
- Fig. 1 à 3. T, tube métallique perforé sur une partie de sa longueur, fig. 1. Sur ce tube on met une cannette C, fig. 3, envidée sur un tube conique, fig. 2, qui peut être en papier, lequel est également perforé. Notons en passant que la perforation du tube métallique est faite à une division toute différente de celle du tube en papier. On a adopté cette combinaison pour que, quelle que soit la position de la cannette sur le tube métallique, il y ait un grand nombre de trous qui correspondent entre eux pour laisser amplement le passage libre au liquide à faire circuler. La cannette ainsi montée se place sur les anneaux a, b, fig. 4 et 5, en ayant soin de poser les parties du tube de papier qui émergent hors du fils dans les entailles des parties annulaires du plateau.
- Les seize cannettes étant ainsi placées, on vient les assujettir à leur place avec un anneau a' de même diamètre et muni des mêmes entailles que la saillie a et un anneau b’ de même diamètre que la saillie b également pourvue d’entailles correspondantes; de cette façon, les parties des tubes de papier dépassant le fils, se trouvent pincées dans autant de lunettes qu’il y a de cannettes et, grâce à une pression suffisante, le papier fait joint hermétique sur les parties métalliques.
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- Les bagues a’, V sont entaillées sur leur champ supérieur de la même façon que les parties annulaires a, b. On vient placer dans ces entailles une seconde série de cannettes que l’on recouvre de deux bagues a2, b2 munies d’entailles demi-rondes absolument comme les bagues a', b’. Sur celles-ci on place une troisième assise de cannettes que l’on recouvre de même de cercles a2, b^. On peut
- J, K est perforée pour servir de surface fil' trante, laquelle peut, en outre, être garnie d’une toile métallique, d’un feutre ou tissu quelconque destiné à retenir les impuretés contenues dans le bain. Au centre de ce pla-teau supérieur est fixée une tige à embase et œillet qui permet de soulever ce plateau quand il s’agit d’ouvrir l’appareil pour le dégarnir et le regarnir
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- ainsi superposer autant d’assises de cannettes qu’il le faut pour obtenir une production voulue. On recouvre ensuite la dernière assise d’un plateau g qui porte à sa base inférieure deux saillies h, i annulaires, de même diamètre que les baguee a, b, a’, b’, a2, b2 etc., et également pourvues d’entailles demi-rondes à enserrer les bouts des tubes de papier des cannettes.
- La surface supérieure du plateau g est surmontée de deux parois cylindriques. La portion annulaire du plateau g comprise entre
- L’appareil ainsi décrit est placé dans Une cuve A contenant le bain à faire circuler voici comment il fonctionne :
- A l’aide d’une pompe ou d’un aspiralag. d’un système quelconque, on produit une piration sur la tubulure dans le sens
- Æet ql. flèche. Cette succion ne produit son en g sur les grandes bases des tubes métallid... qui convergent tous vers le centre de, t-reil et, par suite, à travers les trous des.,-bes métalliques, des tubes en papier et "
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- vers le fil envidé sur ces tubes du dehors au dedans.
- L’appareil aspirant son liquide comme il vient d’être dit le rejette par un tuyau dans la cuve, et l’on peut faire agir cette circulation énergique aussi longtemps qu'il est nécessaire pour obtenir le résultat désiré.
- Pour bien montrer combien dans cet appa-reil chaque cannette constitue un élément indépendant, les inventeurs déclarent que si, pour une raison quelconque, on voulait ne garnir qu’une partie des entailles de cannettes do 61, il suffirait, pour obstruer la place des autres cannettes, d’y placer des fuseaux pleins en bois, en caoutchouc ou autre substance compacte.
- vusqu'ici l’expérience a démontré que la eIrculation du dehors au dedans produit de Meilleurs résultats que la circulation inverse.
- Pour le fixage de la teinture et pour les "nçages en général, on opère toujours du dedans au dehors ; ce sens a été imposé par cette raison qu’il permet de débarrasser les cannettes de toutes substances inutiles ou puretés qui seraient venues s’y déposer Pendant les opérations précédentes ; au lieu do procéder par aspiration on peut agir par "eloulement, et dans certains cas les résultats seraient les mêmes.
- On n’emploie pas exclusivement des appa-"eils ronds. Il y a des cas, en effet, où une ""tre forme présente des avantages.
- Ainsi, on a des appareils à cuves rectangu-Ves, Dans ce cas, pour obtenir une circu-“on aussi uniforme que l’on peut la désirer, 11 aspire par un nombre d’orifices suffisant PoUr assurer la circulation absolument homo-8ene,
- “appareil se charge hors de la cuve et s’y yace tout garni ; pendant que la circulation "efectue, on dégarnit et regarnit un autre APPareil. On procède ainsi pour ne pas perdre etemps.
- APrés rinçage, on prend le ou les appareils d, garnis et les transporte sur un appare 1 “irculation d’air chaud pour sécher ou de
- gaz susceptible de carboniser les matières végétales contenues dans la laine.
- Quand il s’agit d’obtenir une quantité qu’un seul appareil ne peut produire, on dispose une cuve de telle façon qu’on puisse y placer deux ou plusieurs appareils actionnés soit par autant de pompes qu’il y a d’appareils ou par une pompe générale communiquant par des tubulures sur chacun d’eux. Cette disposition est représentée par les figures 6 et 7.
- Les figures 8 et 9 représentent la disposition adoptée pour placer les cannettes ou bobines entre les cercles.
- APPLICATION DE LA NAPHTAZARINE
- à la teinture et à ^impression de la fibre textile
- Par la Badische Anilin et Soda Eabrik
- {Suite et fin)
- l.es mordants de chrome employés pour obtenir les laques décrites plus haut sont ceux usités ordinairement en teinture et en impression : l'acétate de chrome pour le coton et le bichromate de potasse ou l’alun de chrome en combinaison avec les acides oxaliques, tartriques ou sulfuriques pour la teinture de la laine.
- Pour empêcher en teinture la formation de laques de chaux, on ajoute au bain de teinture un litre d’acide acétique, 7 degrés Beck par mètre cube d’eau et pour des eaux très calcaires une quantité proportionnelle en plus.
- Pour teindre la laine en naphtazarine, on peut, ou bien la mordancer d’abord en bichromate de potasse et tartre et la teindre ensuite, ou bien ajouter le mordant directement au bain de teinture.
- Le coton, avant d’être teint en naphtazarine, doit être imprégné d’un mordant de chrome.
- Pour l’impression du coton, nous donnerons l’exemple suivant :
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- 5 2 H § S a ï s
- No 1. — Pouf du noir on prépare la couleur suivante :
- 4 kilogrammes de naphtazarine contenant 10 p. 100 de matière sèche sont mélangés avec 0,6 litres de bisulfite ou soude de 30 à 40 degrés Beaumé.
- Après vingt-quatre heures on ajoute :
- Acétate de chrome de 20 degrés
- Beaumé.............................0,5 litres.
- Acide acétique de 6 degrés
- Beaumé . .........................0,5
- Epaississant......................4,5
- N° 2. — Pour du gris, on mélange 1 kilogramme de couleur no 1 avec 4 kilogrammes d’épaississant.
- • Si l’on veut employer la naphtazarine soluble à l’état sec, ainsi qu’on l'on l'obtient d’après les méthodes décrites plus haut, il faut prendre, au lieu de4 kilogrammes de naphtazarine à 10 p. 100 qui correspondent à 0,4 kilogrammes de produit sec, 0,8 kilogrammes de produit soluble en poudre qui contiennent également 0 4 kilogrammes de naphtaza-rine sèche
- Après l’impression, on vaporise, lave et savonne comme pour les couleurs d’alizarine.
- D’après le procédé que nous venons de décrire, on peut mélanger la naphtazarine avec les matières colorantes dérivées de l'anthra-cène qui donnent également des laques de chrome. Le bleu d’alizarine et la céruléine qui forment comme la naphtazarine avec les bisulfites des combinaisons solubles se prêtent surtout à ces mélanges. On obtient de la sorte sur la fibre des couleurs mélangées de teintes les plus variées et de la plus grande solidité.
- BLANCHIMENT CE LA LAINE
- Par M. J.-A, Arsène BLAYE
- Le procédé se compose de deux opérations :
- lo Laver la laine, à froid, dans une solution de deux mille litres d’eau pour cent kilogram
- mes de laine, avec vingt kilogrammes de w-bonate de soude. La durée d’immersion de-cette solution est de 45 minutes ; égoutter, ess0 per, rincer à l'eau pure et deuxième ess0-rage ;
- 2° Passer ensuite la laine dans un bain d’essence minérale ou d’éther de pétrole, dans la proportion de 2 kil. d'essence pour 1 kil. de laine, soit 200 lit, pour 100 kil. de laine I laisr ser séjourner durant 5 minutes dans ce hain Lavage à l’eau pure, égoutter, sécher a air libre, à l’aide d’un courant d’air énergiqueet à l’abri de toute lumière.
- Ce procédé blanchit la laine et permet d'utl liser les sous-produits, ainsi que l'essence; qu’on recueille par distillation.
- ÉCARLATE DIAMINE B
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- cette place du journal, je vais entrer prendre la description de procédés usiteP
- pour l’application des couleurs diamine.
- Mais avant d’aller plus loin, je dois redres ser des erreurs de rédaction qui se sont prO duites dans le numéro du 20 décembre der nier.
- 1° A la neuvième ligne de la deuxième e lonne de la page 371, on a mis nitrate de soude au lieu de nitrite, la seule combinais0n d’azote employée dans le diazotage,
- 2 A la trente-deuxième ligne de la mën colonne, il y a erreur de chiffres qui se réve d'elle-même , il faut tire 0.65 centimes a lieu de 0.06 cent. 1/2 ;
- 3° C’est par erreur que la thioflavine a 6 indiquée comme diazotable, La thioflavine P se diazote pas et donne directement les tes fraîches dont les numéros 1 et 4 son! types. D’ailleurs, à l'examen, le lecteur 11 juger que les modifications obtenues et présentées par les échantillons numéro [de 3 étaient plutôt en défaveur de l’intensitée ,1 la fraîcheur de la nuance obtenue directe1”
- TT ...
- Un soin minutieux dans la rédaction . duilf le retour de semblables faits, car les Pr°
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- 22 n" 00 m as 2 g ». 0 W &
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- de la manufacture lyonnaise des matières eo-lorantes ont trop d’importance pour les con-Sommateurs pour que leur vulgarisation laisse le moindre doute sur leur emploi.
- L'écarlate diamine B teint directement sur coton sans mordançage préalable.
- On teint :
- Le coton non mordante sur un bain neutre, acide ou alcalin. Ce n’est qu’après le rinçage à l’eau que les teintes faites sur bain acide obtiennent tout leur éclat.
- On teint sur bain neutre avec addition de sel marin.
- On obtient cependant de. meilleurs résultats en ajoutant au bain de teinture, en dehors du colorant :
- 25 grammes decarbonate de soude calciné et
- 500 grammes de sulfate de soude cristallisé Ou :
- 25 grammes de carbonate de soude calciné et :
- 250 à 500 grammes de sel marin
- Par 10 litres.
- Et en faisant bouillir pendant 1/2 à 1 heure. Pour la teinture du coton en écheveaux, "ous recommandons de remplacer le carbo-nate de soude par 20 ou 25 grammes de sa-von de Marseille.
- On obtient de cette façon des teintes écar-late d’une grande vivacité
- P*1 reste, et pour éviter tout tâtonnement, Je vais indiquer ici deux modes d’emploi pour " teinture du coton.
- Mode d'emploi no 1
- 1 on teint au bouillon pendant 1(2 heure à heure avec addition de :
- 2 kil. 1(2 de sulfate de soude cristallisé et
- 0 » 250 grammes de savon de Marseille Po"r 100 litres d’eau.
- Le bain sert continuellement. Pour les opé-“tions suivantes, il suffit d’ajouter la moitié de ces
- " Proportions.
- on rince, après teinture, à l’eau froide à elle on ajoute 1 à 2 litres d’acétate d'alu
- mine à 7 degrés 12 à l'aréométre Baumé par 10 litres d'eau.
- Ce passage est d'une grande importance. Il augmente la résistance de la copieur sous tous les rapports.
- Les eaux calcaires doivent être corrigées avant teinture en faisant bouillir ces eaux avec une addition de 1 à 2 grammes de car-bpnate de soude par litre d’eau.
- Mode d'emploi n° 2
- On teint au bouillon pendant une 1(2 heure à 1 heure avec addition de :
- 2 kilogr. 1(2 de suiffate de soude cristallisé et
- 0 kil. 250 grammes d’huile pour rouge turc par 100 litres d’eau.
- La moitié de ces proportions suffit pour les opérations suivantes.
- En suivant ce mode d’emploi, on peut supprimer le passage à l’acétate d’alumine.
- Je ne puis fournir des échantillons de tous ces modes dont le résultat tend à une même fin, mais je vais exposer trois échantillons teints avec la même proportion de matière colorante, laissant au teinturier le soin de tirer les conclusions qu’il croira utiles à son tra-vail.
- Ces teintures ont été faites en laboratoire.
- No 1. — J’ai mis, par litre de bain, 25 grammes de sulfate de soude aiguillé et 2 grammes 1/2 de savon de Marseille et quand le sayon a été fondu et le sel dissout, j’ai ajouté 2 % d'écarlate diamine B qui se dissout très bien, puis j’ai entré l'étoffe qqj a été menée pendant 1/2 heure au boulilon.
- Le rouge monte très rapidement et bien uniformément.
- L’on ne doit pas oublier d'écumer quand des écumes savonneuses se forment à la surface. L’on évite ainsi de souiller les tissus. Je me suis expliqué à ce sujet dans le no 24 du 20 décembre dernier,
- Après teinture, l'étoffe a été rincée soigneusement,puis passée à froid sur un bain d'eau chargé à raison de 2 grammes d'acétate d'alu-
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- mine à 7 degrés 1/2 A B par litre de bain de rinçage, puis rincée une dernière fois. Le rouge ainsi obtenu a une grande uniture, une grande solidité.
- Pour le teinturier-dégraisseur, il y a tout avantage à travailler sur des rouges teints
- No 1. — Echantillon de tissu de coton teint avec 2 % d’écarlate diamine B.
- No 2. — Echantillon de mérinos laine teint avec 2 % d’écarlate diamine B.
- No 3. — Echantillon de soie teint avec 2 % d’écarlate diamine B.
- par ce procédé, et je veux prendre de suite un exemple pour appuyer ma pensée : Il nous est souvent arrivé d’avoir au nettoyage des objets doubles ou garnis de cotonnade rouge, soit un caleçon dont la ceinture est rouge; dans ce cas et jusqu’à présent, le rouge Congo employé devenait bleu marine au piquage ; or le piquage est une opération indispensable chez nous et cela est assez désagréable de rendre un objet transformé. Avec le rouge que produit l’écarlate diamine B,rien de pareille n’est à craindre, parce que la modification qu’éprouve le rouge au bain acide du piquage dis
- paraît complètement au rinçage après piquage.
- Le bain de coton ne se tire pas complètement,mais ceci n'est pas un inconvénient,puis que le même bain rechargé en proportions moindres peut continuer à fournir des teintures rouges.
- No 2. — La teinture de la laine est réduite à sa plus simple expression avec l’écarlate diamine et l'échantillon que je produis ici a été obtenu par une demi-heure d’ébullition dans un bain contenant 5 % du poids de la laine à teindre d’acide sulfurique à 660 et 2% d’écarlate diamine B.
- Le bain se tire complètement, la couleur prend très uniformément et ne laisse rien a désirer.
- La différence d’intensité entre le no 1 et Ie n0 2 provient de ce qu’il reste de la couleur dans le premier bain et que le second s'puise complètement.
- No 3. — La teinture de la soie ne le cède en rien aux teintures du coton et de la laine:
- Tous ces bains sont d’une composition 5 simple que d’en indiquer la composition exempte de toute application.
- La soie du no 3 a été teinte sur un bain don1 la température est restee renfermée 6 tre 75-80.
- Ce bain a été chargé avec 10 % de savon de Marseille, 5 % d’acide sulfurique à 660 6 2 % d’écarlate diamine B.
- ‘ V llô
- Menée avec les précautions habituelle3’ a pris une teinte unie et le rinçage après teln ture lui a donné toute son éclat.
- Le craquant de la soie lui est rendu Par un passage en acide après rinçage suivi d" rinçage pour enlever l’excès d’acide. up Comme cette question intéresse beau
- . creral le teinturier dégraisseur, je lui consa.e un nouveau chapitre, dans ce journal, 1® ce mois et j’exposerai des échantillons de sus composés.
- Cm. DREVST•
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- 6IBLOTHEDUe):
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS sn 9
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- N? * 511,
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCBD18 NOUVEAUX
- ^ous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A LESSIVER, LAVER ET blanchir LE LINGE
- compartiment, de l’eau froide non épurée; dans le 2e, encore de l’eau froide ; dans le 3’, de l’eau azurée.
- Le passage successif du linge dans ces diverses eaux et divers compartiments est effectué par les rouleaux transporteurs et la toile sans fin.
- La machine à sécher et à repasser fait suite (facultativement) à la troisième des
- Par M. Charles Flori.
- cuves.
- ha machine brevetée de M. Flori effectue mécaniquement les six opérations qui cons-tituent le lavage complet du linge, savoir L'essaugeage, le coulage, le lavage, le rinçage, l'essorage et le séchage.
- Elle se compose de trois cuves divisées chacune en trois compartiments : ces cuves peuvent s’ajouter l’une à l’autre pour ne former Qu’un seul et même appareil. A ces trois cuves peut être adapté un appareil sécheur.Le procédé est automatique et exécute le lavage en une seule opération : le linge reçu sale est donné a la sortie propre, mouillé et peut être remis 8ec et repassé.
- Un seul appareil pourrait suffire, à condi-“On de changer les liquides et de faire re passer le linge deux ou trois fois dans les compartiments dont les liquides seraient ap-Propriés chaque fois.
- Les trois cuves sont desservies par un dis-Positif entraîneur du linge, dispositif composé de toile sans fin, de rouleaux divers et de Séries de cordons.
- Le compartiment no 1 de la première cuve contient de l'eau tiède alcaline destinée à saugeage ; le no 2 renferme de l’eau chaude demi lessive ; le no 3, une lessive forte bouillante.
- La deuxième cuve contient, dans le premier “ompartiment qui fait suite, de l’eau de savon pec sel de soude et eau de javel ; dans le 2e, de tau de savon à température plus élevée ; “ns le 3e, de l’eau bouillante pour premier "inçage.
- La troisième cuve contient, dans le premier
- NOUVEAU PRODUIT ET SON APPLICATION POUR LE DÉMOUSSAGE ET LE LUSTRAGE DES VELOURS Par M. J.-C. Darrat.
- L’inventeur, dans un brevet antérieur, revendiquait la propriété industrielle du procédé consistant à employer,pour le démoussage et le lustrage des velours, tout mélange de térébenthine ou essence similaire, minérale ou végétale avec huile de pied de bœuf. L’application du mélange avait lieu à la main ou mécaniquement à l’aide de tampons quelconques ou brosses imbibés du produit.
- Le nouveau brevet indique, comme donnant des résultats meilleurs, l'emploi de la glycérine mélangée avec l'alcool ou autres liquides selon la nature des velours.
- De plus, le brevet pris est relatif à la machine distributrice du mélange : elle se compose d’un bâti en bois ou en métal dans lequel est monté un rouleau. La pièce passe sur ce rouleau pour se rendre,en s’appuyant sur les drapés. Durant ce passage, la pièce est rouleaux de transition, sur les rouleaux frottée par les rouleaux feutrés sur lesquels roulent les tampons receveurs du produit distribué par des tuyaux perforés.
- La machine comprend encore un rouleau feutré égaliseur, un rouleau à brosse pour le nettoyage.
- Si cela présente un avantage, il est facile d’adjoindre à la machine un ventilateur ou tout autre appareil pour sécher et évaporer.
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- PROCÉDÉ DE FABR’CATION DE MATIÈRES COLORANTES
- Par M. Ernest Istel
- La préparation des nouvelles matières colorantes a lieu en faisant agir à chaud du chlorhydrate d'aniline nitrosodiméthylique et nitrosodiéthylique, sur de l’aniline, du tolui-dine, de l'orthotoluidine, du paratoluidine, du xylidine ainsi que sur l'amidoazobenzol et l’amidoazotuol. La réaction a lieu en présence de précipitants tels que l’acide chlorhydrique, sulfurique, oxalique ou le chlorure de zinc,
- Les teintes varient du bleu gris au bleu rougeâtre, du violet rouge au gris rougeâtre, du rouge-bleu au gris, selon l’amido azime employée.
- Ces couleurs teignent le coton préalablement tanné au tannin et au tartre : elles résistent au lavage. La laine doit être passée préalablement à la teinture dans un bain neutre.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A DÉCRUER OU TEINDRE LES TISSUS
- Par la Société Wuliiod frères et Cie.
- Ces perfectionnements s’appliquent aux machines dans lesquelles le tissu s’enroule alternativement sur deux rouleaux ordinairement plongés dans un liquide quelconque, destiné à cuire, à décruer, teindre ou laver les tissus.
- Ils consistent : lo en un moyen de changer automatiquement la marche du tissu lorsqu'il est complètement déroulé de l’un des rouleaux ; . 2^dans la commande directe des rouleaux par des mouvements placés à l’extérieur de la bâche contenant le bain.
- Le débrayage automatique pour changer la marche du tissu est actionné par un levier portant deux cliquets dont l’un est repoussé par le rouleau dérouleur, lorsque le tissu est complètement déroulé.
- . La disposition des organes de commande à l’extérieur de la bâche agit directement sur les axes des cylindres enrouleurs qui, à cet
- effet, traversent la bâche dans des presse-étoupes.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA TEINTURE El L’IMPRESSION DES TISSUS, FILS, PEAUX. PLU-MES ET CHEVEUX, AU MOYEN DE SELS MÉTALLIQUES
- Par M. Edg:r Odernheimer .
- Le procédé consiste à imprégner d’une dissolution de sel métallique les tissus, plumes, peaux, etc., et à les soumettre ensuite à la pression de cylindres chauds ou de plaques chauffées, cylindres et plaques qui peuvent être unis ou gravés de dessins.
- Voici le procédé opératoire indiqué eomme exemple dans le cas de teinture au moyen de l’or précipité directement sur la fibre à l’état métallique. Après avoir trempé les fils, in prégner les tissus en pièce dans une solution étendue d'un sel d’or, les plonger ensuite dans une dissolution d’un agent réducteur.
- L’or se précipite aussitôt sur la fibre et lul donne une couleur grise. L’opération a lieu a froid : la diversité de nuance dépend du choix du réducteur employé, Si l’on chauffe le tissu, l’on voit apparaître aux points de contact une belle nuance rouge.
- Le bain d’or se compose de 2 grammes de chlorure d’or et de sodium dissout dans 500 grammes d’eau.
- Le bain réducteur est fait de 5 gramme acide oxalique dissout dans 500 grammes d’eau.
- FER A DÉFROISSER DIT « LE DÉFROISSEUR ‘ Par MM A.-J. Gaillard et Jean Dehillotte.
- Ce fer breveté est destiné à défroisser 165 peluches, les velours et en général toute® 165 étoffes pour lesquelles on ne peut utiliser fer à lisser ordinaire.
- Il se compose d’un corps en fonte s’appuyan sur une plaque de fond pourvue de trois pieds Le dessus du fer s’ouvre d’avant en arr
- en le soulevant par une bouton et en le to—r
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- ETDE L'IMPRESSION DES TISSUS
- nant autour do goupilles engagées dans les oreilles.
- Ce fer peut être chauffé par du charbon de bois étalé sur une grille munie de pieds : il s’enlève au moyen de deux poignées. Un évidement méagé dans le couvercle, contient un peu d’eau qui se vaporise au contact du foyer et permet d’humecter le tissu à défroisser en le passant au dessus de la vapeur formée. /.
- Le défroisseur peut être chauffé autrement Que par ie charbon de bois.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION DE METHYLAMINE ET D’ETHYLAMINE
- Par la Société Amster lamsche Chininefabrick.
- La méthylamine et l’éthylamine sont dues à l’action des sels hypochlorites agissant sur l’acétamide et le propionamide en présence de l’eau et d’alcalis fixes ou terreux
- Procédé. — Mélanger 1 m. d’acétamide ou de propionamide avec 1 m de sodium hypo-chlorique et 4 m. d’hydrate de sodium dissout dans une quantité d’eau trois fois plus grande.
- Bientôt la méthylamine (ou l’éthylamine) eSt chassée par des vapeurs d’eau sous ten-Sion : il reste alors à neutraliser les solutions aqueuses, ce qui a lieu au moyen de l’acide muriatique : je vaporisage jusqu’à siccité ter-mine le traitement.
- PROCÉDÉ et appareils spéciaux permettait JE FACILITER LE SECHAGE DE TOUTES MATIE-RES TEXTILES PRISES A L’ETAT DE MÈCHES °U RUBANS
- Par MM. Piceni Leblois et Cie.
- - aPpareil breveté effectue le séchage detoute matière textile à l’état de mèches, moches ou. "ubans cardés, et plus particulièrement des qeches de coton blanchies ou teintes avant les
- ‘Hières opérations de filature. Cet appareil est
- caractérisé par le passage des mèches Préalablement
- essorées mais non complète-"ent séchées, sur des tambours destinés à dé-"gréger et à détacher les spires et rubans collés
- ensemble. Les mèches passent ensuite entre des rouleaux d’appel placés au-dessus des pots tournants agencés pour être débarrassés de l’eauprovenant des' mèches et rubans qui s’enroulent autour d’une tige placée au centre du pot, tige qui est ensuite, portée sur un séchoir disposé à cet effet.
- L’appareil comporte en résumé un Dévidoir-Passeur caractérisé :
- 1- Par un système de tambours polygonaux et circulaires, sur les quels passent les rubans ou mèches.
- 2- Par un casier portatif à baguettes mobiles.
- NOUVEAU MODE DE CONSTRUCTION PERFECTIONNÉE DES CYLINDRES ET ROULEAUX DE MACHINES A FOULER ET LAVER LES ÉTOFFES
- Par M. Henry Grosselin.
- Ces nouveaux cylindres brevetés sont caractérisés par l’application d’un système de recouvrement tout spécial. Leur recouvrement se compose de matières de nature différentejux-taposées par couches ou couronnes alternées, de manière à réunir des qualités de travail qui ne pourraient être obtenues par l’emploi d’un recouvrement uniforme, puisqu’il serait fait de matières d’une seule et même nature.
- Le recouvrement est formé de tranches ou couronnes de drap et autres tissus analogues alternant avec des couronnes de bois comprimé, serrées entre des armatures métalliques.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ ET APPAREIL POUR HUMECIER LES MATIÈRES FIBREUSES
- Par M. James Townsley Pearson.
- Il est de toute nécessité de pratiquer l’hu-mectation des fils de coton, de sayette et autres, parce que la trame venant chaude de la brosse n’est pas dans un état convenable pour être tissée dans le drap.
- Le procédé ordinaire consiste à déposer les fils dans une chambre d’humectation et de les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- y laisser séjourner pendant dix jours environ.
- Le procédé perfectionné réduit ce temps à 24 heures ; le fil en bobines, écheveaux ou disposé autrement est placé par couches l’une au-dessus de l'autre avec interposition d’une feuille mouillée ou humide entre chaque couche simple, double ou multiple. Chaque couche de fil se trouve ainsi en contact constant avec les surfaces humides de la feuille et absorbe son humidité, qui ne tarde pas à pénétrer jusqu’au centre en vertu de la capillarité.
- Le rangement des fils à humidifier peut avoir lieu dans les récipients ou cuves ordinaires {doffmg cans or ski/^s).
- L'ensemble du dispositif comporte un chariot transporteur du rouleau d’étoffe humide, un cylindre comprimeur, un réservoir ou encore un cylindre ouvert à volute.
- L’invention porte surtout sur le procédé et le principe, secondairement sur le mode de le pratiquer.
- MACHINE A SÉCHER ET A CARBONISER LES LAINES ET DÉCHETS ET AUTRES TEXTILES
- Par M. Guillaume Laurency.
- L’invention présente comme perfectionnements caractéristiques :
- 1o L’emploi d’obturateurs, clapets ou soupapes, destinés à réglementer et distribuer la force du courant d’air et de la chaleur ;
- 2° L’épuration de l'air chaud, sa séparation d’avec les fumées et l’humidité, par l’évacuation de ces vapeurs malsaines, leur séparation d’avec l’air sec, soit en le faisant passer en contact avec les parois d’un récipient autour et à l’intérieur duquel passe l’air nouveau qui prend ainsi la chaleur à l’air avant sa sortie.
- La machine se compose d’un nombre indéterminé de loges indépendantes, de dimensions variables ; soit, par exemple, de 8 loges mesurant chacune 1 mètre de largeur sur 2 de profondeur. Chaque loge peut recevoir plusieurs tiroirs superposés, à fond percé et amovibles. Une porte ferme chaque loge et
- chaque porte est encore pot rvue d’une ouverture à glissière donnant accès dans l'intérieur des loges. Un tuyau surmonte toutes les loges,et est mis en communication avec chacune d’elles par un obturateur mobile commandé par une tringle, un rochet ou par n’importe quel système.
- Les loges sont mises en communication avec un ventilateur centrifuge hélicoïdal, a ailes légèrement inclinées. Le corps de ce ventilateur est fixe, divisé en deux compartiments par un disque d’un diamètre moindre que celui du ventilateur.
- La roue à ailes occupe un des compartiments, l’autre sert de récepteur à l’air dégagé des ailes pendant leur révolution.
- Nous mentionnerons comme organes accessoires : un purgeur automatique des eaux des tuyaux et du chauffage à vapeur ;
- Le robinet de réglage de la vapeur ;
- Le manomètre indicateur de pression ;
- Les clapets d'admission et de fermeture d’air dans chaque loge.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE DÉGRAISSAGE DFS LAINES AVEC LES EAUX DE SHN EXTRAIT DES PEAUX DE MOUTON, AVEC LES LAINES DE PROVENANCE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE
- Par M Pierre Hue fils.
- Voici les diverses manipulations et tours de main au moyen desquels se pratique ce pr0 cédé breveté s. g. d. g. :
- Déposer les peaux ouvertes dans un bassin» les y laisser séjourner une 1(2 journée a" moins, 2 jours au plus ; ne pas trop les entas ser afin que le suint puisse bien dégorger ‘ renouveler le trempage dans cette eau jusqu a ce qu’elle marque 3 à l’aréomètre Baume Laisser ensuite reposer le bain, après en avorr retiré les peaux, durant 5 ou 6 heures; le fil trer grossièrement pour en enlever les pailles’ gratterons, etc.
- Dès lors l’eau est bonne à être utilisée P°" le dégraissage.
- Lors de son utilisation, il suffit de la mettre
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- ET DK L’IMPRESSION DES TiSSÜS
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- dans une chaudière, delà chauffer de 90 à 100 degrés C., laisser retomber à 50 ou 60 degrés cent., plonger alors la laine durant 35 minutes environ, la retirer, égoutter et laver à la laveuse.
- Ce procédé a le grand avantage de supprimer la soude. les cristaux et d’utiliser un produit considéré comme inutile.
- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR L’OBTENTION DES TISSUS SOIE DITS « GLACÉS »
- Par M. Lafute et la Société Gaillon et Vignet
- Le procédé ordinaire pratique la teinture séparée de la chaîne et de la trame avant le tissage.
- Dans le nouveau procédé, une seule de ces Parties, trame ou chaîne, est teinte en flotte et de plus protégée par une réserve qui l'em-Pèche de prendre la teinture ultérieure.
- L’autre partie est tissée sans teinture : après tissage a lieu la teinture en pièce, d’une cou-leur différente, couleur qui ne prend que sur la partie non teinte et ne modifie en rien ou du moins presque pas la partie teinte et réservée.
- La protection en réserve de la partie teinte avant tissage est assurée par une imperméa-bilisation donnée au moyen de caséine ou de toute autre réserve, soit encore par un bain
- d’émétique ou autres sels sur Galle, soit par tout procédé connu. La réserve, ainsi que nous l’avons fait observer, peut être entière ou admettre une modification partielle de la teinte, tout en laissant subsister le contraste cherché des deux couleurs.
- Le procédé est applicable aux tissus tout soie à trame soie, schappe, fantaisie ou tussah.
- La partie teinte en flotte, chaîne ou trame, peut être à plusieurs couleurs et donner des rayures, des bandes en long et en travers, des quadrillés, etc.
- L’économie caractérise cette invention.
- (Reproduction interdite.}
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- —
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Desbat (Jules), teinturier, à Roanne. — 0.673 %.
- Steimber et Cie, vêtements en caoutchouc, 39, Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. — Acte du 30 nov. — 25 fr. % en 5 ans par 5me.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif A. Concé père et fils, apprêt des articles de la
- ON ENGAGE DES REPRESENTANTS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fabrique de Reims, 73, rue des Moulins et rue du Ruisselet, à Reims. — Durée : 10 ans. — cap. : 80,000 fr. — Acte du 27 nov.
- Formation de la Société en commandite. POMPAR et Cie, vêtements hygiénique en tissus résineux, plastrons et ceintures en duvetine, 31, rue des Bourbonnais, à Paris. — Durée : 5 ans. — Cap. : 10,000 fr.
- Formation de la Société en commandite par actions Henry fils, Fisbacq et Cie, teinturerie, filature, 3, pl. Wagram, à Paris. — Durée : 50 ans. — Cap. : 750,000 fr. — Acte du 8 oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 20 nov., de la Société Gaston Delrez et Cie, teinturerie, El-beuf. — Liquid. : M. Gaston Delrez. — Jug. du 19 nov.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation de 10 ans à partir du 15 juil.63 de la Société en nom collectif Royer et Robin, apprêts sur étoffés, siège social, à Paris, 61, Ourcq, avec usine à Amiens, 5, imp. Saintes-Claires. — Acte du 16 nov.
- — 11 -
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société en commandite Chappat et Cie, teinture et apprêts sur laine, soie et coton, 6, rué Fournier, à Clichy. -M. Ferdinand Chappat, s’adjoint comme cogérant, son fils Chappat (Maurice-Jean). — Acte du 10 nov.
- Modification et prorogation du 10 ans du 15 juillet 93, de la Société en nom collectif Royer et Robin, teinture, 61, rue de l’Ourcq, à Paris. — Capital porté de 175,000 fr- à 200.000 fr. — Jug. du 16 nov.
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- loua les ouvrages ci-deisous sont en vente au bureau du journal. Pour les rèèivbir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- M; Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a PU s’initier complètement à l’art, à l’industrie et a la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré— sumé et ses propres observations et celles de SÇS devanciers. Il a appuyé ses descriptions Pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, aguel il donne une vie particulière.
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- L'auteur est un vieux praticien dont l’acti-vité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-
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- LE MONITEUR DE LA:TEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilises à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tanniféres, gras, etc Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l’appli cation des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression. .
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières col0' rantes fixées sur les tissus de soie, laine e coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- » Année, N 2. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Janvier 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- MACHINE A EN OLLER LES ÉTOFFES.
- TISSUS EN RE IEF.
- ÉCARLATE DIAMINE B.
- AZURINE BRI.' ANTE 5 G.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX l COURS - ANNONCES.
- Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — cours, a
- CHRONIQUE
- OU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- {Suite)
- L’année écoulée a été consacrée, dans cette chronique, à étudier les corps chimiques em-ployés en teinture.
- Cette année, je m’occuperai des produits chimiques capables de fournir des colorations, soit par eux-mêmes, soit par des effets de reactions. J’étudierai aussi les matières colo-"antes fournies par les deux autres règnes : le règne végétal et le règne animal.
- Puis viendra l’étude de l’application de ces corps à la teinture.
- Cette étude qui revêt presque l’apparence Lune étude rétrospective, vu la quantité de Produits nouveaux, qui, aujourd’hui, rempla-cent les anciens, vu les procédés actuels qui, dans leur simplicité ont révolutionné l’art de L . r ’
- ‘einture, cette étude aura, cependant, encore son intérêt : celui de permettre la Cmparaison et de servir encore des intérêts "es respectables dont la marche rapide en nvant et la transformation sont retardées par routine, les sommes considérables engagées ° le manque d’initiative.
- ,Sil est facile aux générations nouvelles de “similer les formules nouvelles parce qu’elles "opt débarrassées des lisières du passé et lelles entrent de plein pied dans le mouoe-ent, l’on ne peut exiger des anciens le même
- entraînement. Les anciens ont eu leur temps de gloire et, à y bien regarder, on pourra voir que la science nouvelle est toute entière étagée sur la science passée. Comment donc en serait il autrement : l’homme a passé par l’enfance, par l'adolescence et c’est bien souvent un repos nécessaire aux rudes travaux de l’âge mûr que de faire un retour en arrière. Alors on sent encore les chaleurs des baisers maternels qui consolaient d’un grand chagrin : une tartine dérobée par le chat, un jouet cassé ou le fif envolé. On se rappelle avec plaisir les premiers essais d’initiative, les J premiers succès approuvés, guidés par un | père ému des tentatives de son fils et l’on mesure avec fierté la distance parcourue, on se rend compte de ses devoirs envers l’humanité et, retrempé dans des pensées bienfaisantes, on se remet à l’ouvrage avec un courage fortifié.
- Ma voie est tracée, aussi : dans des articles parallèles à cette chronique, je m’efforcerai de tenir mes lecteurs au courant des incessantes nouveautés qui intéressent notre art et je tâcherai ainsi de satisfaire tous les besoins, tous les désirs, toutes les curiosités.
- La transition ne saurait être brusque et l’on me pourrait, sans protestation, perdre toutes les richesses naturelles ou fabriquées qui ont approvisionné nos ateliers jusqu’à I présent et qui les approvisionneront encore pour un certain temps.
- Les cyanures, dans le règne minéral, la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- gaude, dans le règne végétal, la cochenille, dans le règne animal, ont cédé devant les produits nouveaux ; bien d’autres sont dans le même cas et l’on ne saurait être taxé de témérité en annonçant que les formules nouvelles absorberont entièrement les formules anciennes. La science, en se rendant maîtresse des lois de transformation de la nature, met de l’ordre dans ses méthodes, et marchant à pas plus sûrs, avance rapidement vers le progrès. Nous devons constater aussi que nos nouvelles colorations sont beaucoup plus près des colorations de la nature et que jamais, avant cette époque, on n’avait pu atteindre l’éclat, la fraîcheur, la solidité des couleurs actuelles.
- J’entre donc dès maintenant dans l’étude des produits du règne végétal qui sont mis à contribution par le teinturier.
- La gaude, dont le nom de classification est Réséda Luteola L.,est une plante qui vient facilement en France et principalement dans les contrées du Nord. Cette plante, que nous appelons communément gaude et qui n'est guère connue que sous ce nom,renferme dans toutes ses parties un principe colorant qui communique à son extr it aqueux une couleur jaune, qui est verdâtre par l’emploi de beaucoup d’eau. Les acides font pâlir la couleur ; les alcalis,par contre, ainsi que certains sels neutres la rendent plus foncée,mais en lui faisant perdre une grande partie de sa fraîcheur La gaude est considérée en teinture comme la plante donnant le plus beau jaune, le plus solide et les teintures réputées grand teint ont pour base la gaude.
- La décoction donne de beaux précipités jaunes avec l’alun, le protochlorure d’étain et l’acétate de plomb ; avec le protosulfate de fer, elle produit un précipité gris noirâtre, et avec le sulfate de cuivre un précipité de couleur brun verdâtre.
- La lutéoline, principe colorant de la gaude, que M. Ghevreul a le premier isolée en épuisant la gaude par l’eau bouillante, peut être sublimée et s’obtenir ainsi en aiguilles.
- La lutéoline se dissout dans l’eau avec une couleur jaune pâle ; elle se dissout de même dans l'alcool et dans l’éther.
- Elle se combine avec les acides et les bases.
- La combinaison qu'elle forme avec la potasse est d’un jaune doré, verdit peu à peud l’air en absorbant de l’oxygène et devient enfin d’un beau rouge.
- Cette tendance à des modifications de teinte a toujours été un grand inconvénient en tein-ture et les jaunes obtenus ou les couleurs composées dans lesquelles la gaude était employée étaient toujours sujettes à de regrettables modifications par leur exposition à l’air et à la lumière.
- Pour moi personnellement, je suis fondé 8 faire à ces couleurs un gros procès, car elles n’ont jamais répondu aux nécessités d une teinture grand teint. Verts dragon, de cour ou de tout autre emploi, n’ont jamais eu qu’une fixité relative et pas assez sûre pour répondre aux besoins, aux exigences de certaines fa brications.
- La gaude a toujours été le type du jaune Ie plus vif et le plus solide.Elle entrait et elleentre encore dans la composition des jaunes pUr> des verts et des couleurs composées.
- La gaude, qui se présente à nous sous la®' pect d’une tige garnie de quelques feuilles et d'une sommité pyramidale garnie de capsule® qui en sont les fleurs, est semée dans 65 champs ou dans les espaces déboisés des f0 rêts récemment exploitées ; elle demande une culture assez soignée et veut être sarclé0 pour détruire les herbes parasites qui 011 étoufferaient les jeunes plants.
- La gaude est à basse ou à haul en tous cas doit offrir le moins de sible, puisque les graines, l’écorci
- è tige, mais ligneux pos 3 et les feuil-
- les seules donnent du jaune à la decoction or, comme la gaude se vend au compte, ba5 sur le poids de la botte, plus la botte contier dra de ligneux, moins le rendement ser grand. -
- La gaude rend son colorant par une lition d’une heure en chaudière.
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- Après qu’elle a servi, on la fait sécher et elle devient alors une bonne nourriture pour es lapins,ou en botte et sans séchage elle sert à encaisser des couches de terreau qu’elle préserve très efficacement contre les intempéries'
- C est en somme une plante précieuse pour teinturier et qui n'a été supplée par au une autre.
- Aujourd’hui, elle est remplacée très avan-geusement par les jaunes d’aniline, dont je 111 occuperai dans l’étude parallèle que je veux mener à celle-ci.
- Les décoctions degaudene peuvent se gar-deret fermentent bientôt; on devra donc tou-jours préparer ces décoctions au moment de ‘emploi.
- L emploi de décoctions de gaude dans les cves à indigo détermine des fermentations douces qui paraissent très avantageusés au bon fonctionnement ou au bon rendement de ces cuves.
- On vend aujourd’hui des extraits de gaude, ais la culture de cette plante a presque com-Pletement disparu de nos contrées.
- Ch. DREVET.
- ^tProduetion interdits:. — Tous droits réservés
- (A suivre.)
- DES COULEURS ARTIFICIELLES
- (Suite)
- De-
- " distillation du goudron de houille
- l voici arrivé, chers lecteurs, à la partie dellus inieressante peut-être du travail, celle
- 4 distillation des goudrons de houille pour vir Ter les divers produits qui vont nous ser-c0) * Préparer, non seulement les matières rantes artificielles, mais encore d’autres Produits .1,‘ ..
- moins intéressants, mais dignes neret quand même. goud—St bien entendu que je vais parler des cegtons que j'ai distilles dans ma jeunesse, houild odire obtenus de la distillation des lai» es des bassins de Saint-Etienne, d’A-
- * du Midi de la France. Je ne parle
- pas des goudrons des houilles des bassins du Nord de la France, de la Belgique, de l’Angleterre, etc. Les résultats ne sont plus les mêmes, tant au point de vue de la quantité que de la qualité des divers produits obtenus, ce qui fait que les auteurs qui écrivent sur ce sujet, tout en étant très sérieux, divergent complètement. Je donne les résultats de travaux faits jadis sur des distillations quotidiennes de 14,000 kilos de goudron. Je décris ce que j’ai vu, sans critiquer les travaux de Kopp et autres auteurs avec lesquels je ne suis pas en conformité d'idées ; nous avons opéré sur des matières premières dissemblables, de là vient la différence dans les résultats.
- Dans une chaudière à tombeau, ce qui est le nieilleur système et le plus économique, mettons 3,500 kilos de goudron de houille, tel qu'il vient des usines à gaz. (Celui obtenu par la distillation de la houille en fours à coke du système Knabb, fours fermés, donne encore des résultats différents, et des huiles se rapprochant plus de la famille des pétroles, que de celle de la houille). Nous aurons industriellement les éléments d’une très belle analyse immédiate du goudron.
- On opère d’ailleurs dans les usines sur des masses de ce genre, par rapport au peu de valeur du goudron Rentre 4 et 6 francs les 100 kilos).
- La distillation se fait à feu nu et ne saurait être conduite différemment. Au début, il faut un feu très doux.
- La température atteignant 40u à 500 centigrades, il se dégage du gaz dissous dans le goudron, et des carbures liquides très volatils, très fluides, de la famille des éthers de pétrole, dits essence de.pétrole.
- Ces produits sont très odorants, très inflammables et de même très difficiles à condenser. De plus, ils sont en petite quantité et sans valeur sérieuse. Aussi ne se donne-t-on pas la peine de les condenser par l’emploi d’eau glacée dans les cuves des serpentins. On se
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- contente d’éviter d’y mettre le feu à '.leur sortie des réfrigérants et par des imprudences. Ils représentent tout au plus de un à 2 % du goudron.
- Puis la température s’élève graduellement jusqu’à 105° et alors commencent à distiller des huiles très légères, dites huiles à benzine.
- Ces produits titrent 250 à l’aréomètre Cartier, et commencent la série des carbures ou autres, qui vont servir non seulement à la production des matières colorantes artificielles , mais encore à la reproduction d’une foule de produits naturels colorés ou non. Bref, le goudron de houille deviendra la genèse de produits même pharmaceutiques, de parfumerie, etc., et donnera la main à toutes les séries organiques.
- Les huiles très légères sont mises à part, elles représentent 3 à 4 % en poids de goudron. Je parle de ce que j’ai vu.
- Pendant que ces huiles distillent,il passe en même temps de l’eau ammoniacale sans valeur, représentant environ 5 à 6 % du poids du goudron.
- Tout le temps que dure la distillation de l’eau ammoniacale qui se sépare naturellement en dessous, des huiles très légères; — le goudron est exposé à mousser dans l’alambic et à déborder : il faut donc aller très lentement dans la distillation.
- A partir de 1050, vient une nouvelle phase de la distillation, le goudron ne mousse plus. On peut la pousser plus vivement et jusqu’à 1200, coulent des huiles litrant 20 Cartier, dites huiles à toluène ou toluol (de même que de benzine, nous avons fait benzol, question de politesse internationale; en place personne ne nous la rend ; ainsi, à Lyon, par politesse exquise vis-à-vis de l’Angleterre, il y a une place des Squares !).
- Les huiles à toluène sont donc les deuxièmes dans la distillation. Il faut remarquer que, pendant la distillation, on ne change pas l’eau des réfrigérants. Nous verrons plus loin pourquoi.
- De 120° à 200 ou 210 centigrades, on peut
- pousser plus vivement la distillation et l’en-semble des huiles recueillies, constitue des proportions toujours variables, selon les goudrons et les houilles distillées. Ces huiles titrent de 14 à 15® Cartier à 15. centigrades.
- Ces huiles sont dites demi-lourdes ; elles renferment surtout du xylène, du cumèneet du cymène. (Je garde les noms français, autrement nous dirions : du xylol, du cumol, du cymol en style anglais, mais nous sommes en France.)
- De plus, on y trouve l’acide phénique ou phénol ; c’est d’ailleurs dans ces huiles demi-lourdes qu’il abonde, et en constitue quelque
- En même temps nous y trouvons de la naph-taline, de la picoline, de l’aniline.
- Bref, les premiers produits de ces huile demi-lourdes, de même que la naphtaline(cetie dernière a été la source d’immortels travaux de Laurent, trop oubliées de nos jours; je salS bien qu’il est Français, et ceci est une excuse) sont des carbures d’hydrogène, sur lesquels Gerhard a construit ses belles théories d«s séries homologues, d’une très grande simpli cité et que plus tard nous devions remplacer par les théories nébuleuses venant de l’étran ger. Il est vrai que Gerhardt et Laurent son nos compatriotes. Oui sait si. plus tard, on leu fera par ce temps de statnomanie, des statue monumentales.
- L’acide phénique est un corps des plus marquables, et tour à tour il sert de source^ matière colorante , de panacée univers dans la pharmacie, et de moteur pour la e truction de l’espèce humaine, dans dérive nitrés. De même fait la glycérine, bien 0l santé pour les crevasses, les engelure 165 les maladies de la peau en général, P°. l bronchites, etc., et sous forme de siroPi .6. devient désastreuse sous forma de nitrog),,, rine et de dynamite. On pourrait appeler le revers de la médaille.
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- J’ai parlé déjà de la picoline, et nou> viendront en temps et lieu sur l’aniline
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- La température de la distillation est arrivée à2101; quelquefois on l’arrête là, et le résidu de la cornue, environ les 80 %, constitue un produit très fluide à chaud, dit brai gras. Jadis on s’en tenait là. Et ce brai gras, coulé le len-demain de la distillation, demi-fluide en été, solide en hiver, avait un très grand emploi dans la fabrication des charbons agglomérés, et la raison en était que les matières volatiles restantes dans le brai gras n’avaient point de valeur, étaient des sources d’embarras. Et si T'on poussait la distillation plus loin, jusqu’à 3200, c’était dans l'intention d’obtenir du brai sec d’une vente plus facile.
- Ce produit est noir, liquide à plus 100°, cas-sant à froid, constitue en moyenne 70% du goudron; il titre 1100 de densité; insoluble dans l’eau, l’huile, l’alcool, soluble dans la benzine et les carbures.
- Bisous dans les carbures, il donne des ver-nis très siccatifs et pour la tôle, il(sert pour les “88lomérés, mais principalement comme ad-Jvant des sphaltes de Seyssel (Ain) pour le bitumage de nos trottoirs. Et, détail un peu macabre, les fabricants de cercueils en em-Ploient d’assez grandes quantités pour joindre 68 planches entre elles.
- Dans le premier numéro, je suivrai la dis-"lation des huiles de 210 à 3200 et même au-S8uS, huiles dites anthracène.
- Marius MOYRET (^-ePi'odu.cti,cn interdite.) (A suivre).
- MACHINE A ENCOLLER c^lon, le papier, les timbres gommés, les ^tfes et, en général, tous corps analogues ^ant être enduitsde colle ou de toute autre ^tière liquide.
- Par M. Gandillon.
- Dans la fabrication du carton-pâte, de la Carte a ' .
- des timbres gommés, ainsi que dans | edu sparadrap et autres taffetas, qui sont ou aTS d’une ou plusieurs couches de colle de toute autre matière liquide ou pâteuse,
- la colle ou l’enduit sont le plus souvent appliqués à bras d’homme, à l’aide de brosses ou de pinceaux.
- La machine qui fait l’objet de cette invention repose sur un bâti a, pouvant être en bois ou en métal ; elle se compose de quatre rouleaux b en bois ou en métal, garnis de manchons en laine ou feutre, sur les arbres desquels sont clavetées quatre roues à vis sans fin c, qui reçoivent leur mouvement dans le sens indiqué par les flèches, de deux vis sans fin d, clavetées sur le même arbre que la poulie de commande e.
- Les arbres des deux rouleaux de dessous tournent dans des demi-coquilles en bronze, qui sont ajustées sur chacune des flasques f, les deux rouleaux de dessus tournent dans des demi-coussinets qui peuvent glisser verticalement dans des cages pratiquées dans les flasques f. Des chapeaux boulonnés sur les flasques ferment le haut des cages, et un ressort, pris entre chaque chapeau et le coussinet du cylindre supérieur, permet de régler la pression que les cylindres supérieurs doivent exercer sur ceux du dessous.
- La colle ou autre liquide à employer étant versée jusqu’au niveau convenable dans le loquet g, placé sous le bâti a, est élevée dans un tube i par une chaîne à chapelet venant de la pompe b, boulonnée sur l’une des flasques/de la machine; l’arbre de la roue de pompe est commandé par une courroie venant de l’un quelconque des quatre rouleaux b portant une poulie de dimensions convenables.
- Du corps de pompe b, la colle s’écouler par un tuyau / dans un baquet distributeur k, d’où elle se déverse sur le rouleau supérieur b, placé du côté de l’entrée ; le débit de la colle pouvant du reste être facilement réparti sur toute la longueur de ce rouleau, à l’aide d'une série d’entailles I, pratiquées
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- dans la paroi formant déversoir de colle, et que l’on peut boucher quand il passe un peu plus de liquide par une de ces entailles que par les autres.
- Du rouleau supérieur d’entrée, le liquide
- loir N avec unsecond baquet O, qui enveloppe en partie le rouleau inférieur du côté de la sortie, il en résulte que les deux rouleaux inférieurs baignent constamment dans lacolle. Les parois du couloir n étant un peu moins
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- coule sur le rouleau inférieur correspondant, pendant que les feuilles à enduire ne passent pas, et de là tombent dans le baquet m, qui enveloppe en partie ce rouleau ; ce baquet m étant en communication par un cou-
- hautes que celles des baquets m, Q, dent ceux-ci contiennent assez liquide, l'exce , s’écoule par-dessus les parois du coulol . et tombe dans le baquet g, où il est
- par la pompe.
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- Les cartons, papiers, taffetas ou autres matières à enduire, déposés sur une table/), sont engagés entre les gros rouleaux b, et Sont guidés pendant leur passage dans la machine par deux cours de rubans q, r en étoffe ou en caoutchouc, s’enroulant les uns sur les deux rouleaux b du dessus, et les autres sur un système de trois rouleaux s, 'lui permettent à ces rubans d’éviter les ba-quets m, o. Une poulie t, calée sur l’arbre de IUn des rouleaux s, est dans un rapport tel avec la poulie u qui la commande, que la vitesse des rubans^ soit exactement la même 'lue celle des rubans r.
- Un rouleau V placé à la sortie des rouleaux 0 d’arrière pour guider les cartons, papiers °u étoffes, qui viennent d’être enduits, com-Piété la machine.
- En résumé, M. Gandillon revendique l’em-Ploi d’une machine à encoller ou enduire de toute autre matière liquide le carton, le Papier, les étoffes, les timbres-postes et au-Tes, à rouleaux superposés à pression régla-ble par ressorts commandés par la disposi-ton de roue et vis sans fin décrites ci-dessus et combinées avec une pompe reprenant la clleou autre liquide à sa sortie des rouleaux cncolleurs et la remontant aux rouleaux su-Périeurs.
- -----—a-cdcsi(=0--------------
- TISSU EN RELIEF
- Par la The Pantasote Leather Company.
- U invention est relative à un tissu ou com-Po8ition en relief destinée à imiter le cuir ou " autre produit analogue.
- Cette composition est telle que sa surface ne"t être gaufrée ou mise en relief et qu’elle Peut ensuite s'étendre, et voir se modifier “ucune façon le dessin qu’elle porte.
- 6 tissu perfectionné se compose de quatre Passeurs : l’inférieure est une étoffe forte,
- solide, épaisse et grossière de préférence. Sur cette étoffe est étendue une couche de composition à la gomme, ou de composition employée pour faire le cuir d’imitation, soit en core du'caoutchouc ou de la guita-percha.
- Sur cette composition, une deuxième étoffe est ensuite appliquée, étoffe de texture fine. La quatrième épaisseur est une couche très mince de composition à la gomme; composition destinée à cacher le grain de l’étoffe étendue au-dessous.
- Le tissu est ensuite gaufré ou mis en relief à l’aide de tout outil voulu et par tout procédé : ce gaufrage ou la mise en relief produit son impression sur les trois couches supérieures tandis que l’inférieure reste plate et sans modifications.
- ÉCARLATE DIAMINE B
- Il est certainement très intéressant de posséder des moyens sûrs de teindre les tissus mélangés en toutes couleurs, car les teinturiers les rencontrent constamment sur leur chemin. Ces tissus, établis dans ces conditions par des considérations de prix de revient ou d’effets à produire, sont des productions normales de la fabrication et sollicitent, au même titre que les tissus unis, notre attention ; mais, justement, à cause des affinités diverses pour la teinture, il y a des études toutes spéciales à faire pour établir des marches sûres d’opérations pour atteindre comme résultat des teintures uniformes.
- Sans prendre en considération les mélanges très nombreux des différents textiles qui peuvent composer un tissu, je vais présenter, dans ce numéro, un échantillon de laine et soie, de laine et coton, de coton et soie.
- L’écarlate diamine B est particulièrement intéressant pour la teinture des tissus mélangés ; pour cet emploi, ce produit est préférable à tout autre colorant rouge connu jusqu'ici.
- Il paraît convenir à la teinture en rouge des
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- plumes d’autruche dégradées,dont les pointes les bords altérés par le dégradage prennent généralement peu de teinture et donnent des malunitures qui en rendent l’emploi difficile.
- Il résulte de mes essais que l’écarlate dia-mine B, employé avec 10 % de sulfate de soude et 5 % d’acide sulfurique donne des teintes uniformes.
- La coloration peut être modifiée avec le ponceau, la roxaline, le jaune naphtol ou tout autre produit nécessaire pour en modifier la teinte
- La plume ne supporte pas les bains alcalins ; il faut donc éviter l’emploi des sels alcalins et du savon.
- Je présente ici un échantillon laine et soie qui a été teint entre 80 et 90 centigrades avec 2 % d’écarlate diamine B, 20 % de sulfate de soude et 5 % d’acide sulfurique à 660 B.
- Le bain se tire complètement et la couleur est fournie sur le tissu au bout de 15 à 20 minutes.
- Les manipulations sont extrêmement simples et n’offrent aucune difficulté, partant, ne laissent aucune crainte d'insuccès.
- Après rinçage par eau pure, j’ai passé le tissu dans une eau légèrement acidulée à l’acide sulfurique pour lui donner de la main.
- No 1. Echantillon de tissu laine et soie.
- Teint avec 2 % d’écarlate diamine B, 20 % de sulfate de soude et 5 % d’acide sulfurique.
- Je présente un échantillon laine et coton qui a été teint entre 60 et 70 degrés centigrades en commençant la teinture sur un bain tiède et garni avec 2 % d’écarlate diamine B, 5 % de cristaux de soude, 50 % de sulfate de soude et 5 % de savon.
- Im
- No 2 Echantillon de tissu laine et coton
- Je présente enfin un échantillon de tissu soie et coton teint avec 2 % d’écarlate diamine B, 30 % de sulfate de soude. Il a été teint dans les mêmes conditions de température que le tissu laine et coton.
- L’écarlate diamine s’associe à d’autres ma-tières colorantes ce qui permet d’obtenir des variétés assez grandes de nuances.
- Teint avec 2 % d’écarlate diamine B et 30 % de sulfate de soude.
- Ce produit unit très bien, prend facilement pourvu qu’on monte le bain avec les sels aP propriés.
- Les bains s’épuisent assez bien, mais il 1) a pas à s’en occuper,puisque les mêmes bain peuvent reservir étant regreffés. Les rinçages abondants sont de riguour Ch. DREVET.
- M. l’abbé Vassart, officier d‘Académie,pr°
- • 00 fesseur chargé de la direction de la section is teinture à l’Ecole nationale des arts industr, de Roubaix, vient d’adresser sa démisslo" M. le maire de Roubaix, motivée par 710, puissance du conseil supérieur de l’Ecole obtenir l’organisation des cours supérieur techniques de sa section, l’impossibilité P°u lui de remplir son programme et de courORen l’œuvre de ses longues années d’enseigner industriel à Roubaix.
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- AZURINE BRILLANTE 5 G
- (brevetés S. G. D. G.)
- MM. Fr. Bayer et Cie, à Fiers, près Roubaix, nous envoient des échantillons de leur Azurine brillante 5 G, sur flanelle, lesquels, croyons-nous, intéresseront nos lec leurs. On sait que l’Azurine brillante est le plus beau de tous les Bleus substantifs connus jusqu’à présent et la réduction de prix que lui ont fait subir ces messieurs ne poura man-buer d’en rendre l’emploi plus universel.
- Nous appellerons l’attention de nos lecteurs sur la solidité absolue à la lumière que l’on obtient pour la teinte en Azurine brillante 5 G par un passage dans un bain de sulfate de cuivre après teinture. Des échantillonnages comparatifs ont démontré qu’au point de vue de la solidité à la lumière, l’Azurine brillante 5 & est de beaucoup supérieure à l'Indigo.
- Surtout pour la laine, nous ferons observer Iue l’Azurine brillante 5 G, après un traite-ment au sulfate de cuivre, donne de belles nudnces pures de bleu de cuve qui, même à la Matière artificielle, ne diffèrent pas de celles de l’Indigo.
- Les teintes ainsi obtenues sont solides au lavage et à l’acide sulfureux.
- L’Azurine brillante 5 G se prête en outre à merveille ponr la teinture des tissus mélan-86s, mi-soie, mi-laine, car elle fournit sur ton une nuance corsée sans teindre forte-ment la soie et la laine.
- ‘I va sans dire que notre Azurine brillante ’ Peut être combinée avec tous les autres colorants substantifs et, de même que ces der-"ers, elle a la propriété remarquable de PoLvoir être remontée avec les couleurs d'A-"line basiques sans mordançage au tannin.
- Procédé de teinture sur coton.
- T '
- eindre pendant une heure au bouillon avec 10 0 .
- . 0 de sulfate de soude et de la matière co-"ante. Rincer.
- ak. faisant passer le coton teint pendant 1|4 eure dans un bain d’eau bouillante auquel
- N- 4. — Echantillon N’ 3 traité comme la teinte N' 2.
- nues surpassent même celles faites au bleu de cuve d'Indigo sous ce rapport. U Azurine brillante 5 G tire très facilement sur le coton, s unit parfaitement, pénètre bien la marchandise et ne décharge pas au frottement.
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- N’ 3. — 3 O|O Azurine brillante 5 G.
- on a ajouté 5 % de sulfate de cuivre, on ob -tient des nuances plus \ erdâtres, mais qui se distinguent par une solidité extraordinaire à l’air et à la lumière. D’après nos expériences, les teintes d’Azurine brillante 5 G ainsi obte-
- N' I. — 6 0|0 Azurine brillante 5 G.
- N- 2. — Echantillon n 1 traité après teinture pendant 1[2 heure dans un bain bouillant contenant :
- 5 0|0 de sulfate de cuivre.
- 5 0[0 d’acétate de soude.
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- Pour avoir des tons plus foncés, on peut combiner l’Azurine brillante 5 G avec le Benzo-Noir S extra ou avec le Benzo-Gris S extra, mais tout autre colorant substantif peut également servir pour des mélanges avec ce produit.
- Procédé de teinture sur laine.
- Le bain de teinture est composé de la quantité nécessaire de matière colorante et de 10 à 15 0[0 de sulfate de soude mis ensemble dans l’eau et que l’on fait bouillir ensemble. Entrer dans la marchandise à teindre, manipuler pendant 1]2 heure sans faire bouillir, puis ajouter 1[4- 1[2 0[0 d’acide sulfurique en portant lentement au bouillon et en maintenant cette température alors pendant 1[2 à 314 d’heure. Rincer. Une plus grande addition d’acide ferait trop vite tirer le colorant, ce dont il pourrait résulter que la teinte devienne iné-gal 3.
- En traitant la laine après teinture avec 500 de sulfate de cuivre, on obtiendra le même effet que sur le coton.
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE EN PIÈCES DES TISSUS Par MM. J. Du Closei et Blanc.
- Le procédé consiste :
- lo A enrouler le tissu sur lui-même de la même façon qu’est enroulé le fil d’nn écheveau ;
- 20 A envelopper l’écheveau ainsi formé d’une gaine ou sac sans fin, en filet, toile grossière ou autres tissus facilement perméables au liquide ;
- 3 A placer le sac contenant le tissu sur le tourniquet (ou trinquet) d’un bac à teindre ordinaire contenant son bain de teinture, et à faire tourner le tourniquet à bras ou mécani •
- quement, comme dans les procédés habituels, jusqu’à ce que le tissu ainsi manœuvré dans le bain soit arrivé à la nuance voulue.
- Les avantages de ce nouveau procédé sont les suivants :
- 1 1° Economie de main-d’œuvre ;
- 2o Améliorations dans le traitement du tissu;
- 3o Simplicité du matériel.
- APPLICATION D’UNE CHEMISE PERFORÉE A L’INTÉRIEUR DES POTS DÈ TEINTURE
- Par la Société Hutin et Vaugrand.
- L’invention a pour objet un perfectionnement important aux appareils actuellement en usage pour teindre les bobines entières, at moyen desquels il est impossible d’obtenir 169 mêmes nuances à l’intérieur qu’à l’extérieur» la laine des côtés se tachant en séchant contre les parois des pots.
- Cette invention consiste essentiellement a placer dans le pot une chemise cylindrique comme lui, percée tout autour d’un grand nombre de petits trous, et maintenue concen triquement en laissant entre elle et le pot “n vide annulaire par où circule la teinture.
- Comme les bobines de laine sont dispose) dans la chemise, il résulte que les bobines en contact avec la chemise reçoivent comme celles de l’intérieur l’action permanente de teinture , et qu’une fois teintes elles sont après séchage, de la même nuance que toute les autres qui ont subi la même opération:
- L’intervalle entre la chemise et le pot P . : ont être quelconque ; les essais entrepris, toutefois, fait ressortir la cote des deux mill mètres comme la plus convenable.
- PROCÉDÉ POUR TEINDRE EN PIÈCES DE LA.SO|s PURE ET DE LA SOIE M ÉLÉE CONTENANT DE DE GREGE IMPRÉGNÉS AVANT LE T SSAGE
- Par la Société Fr. Zillessen et fils*
- — J toffes
- Depuis quelque lemps on fabrique des "giles de soie mélée qui sont teintes en pièces-sont faites de grège (de la soie tirée et on-ouvrée, dévidée des cocons) et la trame
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- siSte dans ces étoffes ordinairement de coton. Lorsque l’étoffe ainsi obtenue est teinte, on peut obtenir avec la soie de tous autres effets de couleur qu’avec le coton
- Tout le tissu peut être teint en une seule couleur (uni) ou en plusieurs couleurs. Dans ce dernier cas, il faut donner à la soie une autre couleur qu’au coton.
- Dans la même pièce, la soie ne peut être teinte qu’en une seule couleur, excepté le cas ou l'on emploie, dans la surface de la soie, de organsin (soie moulinée) qui a reçu aupara-“ant un bon teint. Il va sans dire que le fond PeWt être teint alors seulement en une couleur toute claire, telle qu’en blanc, en crème, etc., Parce qu’en teignant en couleurs sombres les d’organsin auparavant teints se colore-raient également de la teinte correspondante.
- I était impossible jusqu’à ce jour de tein-dre la grège avant le tissage, parce que le fil et très fin, et qu’il se dissout surtout dans des bains de savon chauds dans les fils de cocon, de sorte qu’il n’était plus possible de le "Sser encore ultérieurement.
- Le point nouveau du présent procédé con-S1’te à préparer la grège avant le tissage. A cet effet la grège est traitée d’abord par un mordant métallique , par exemple par des oxydes métalliques ou autres substances sem-1 “bles (bouillon noir mordant à base d’étain, "base de chrome, etc.,) et ensuite par des 8raisses, après quoi la grège ainsi préparée est tissée.
- R
- " tissant de la grège préparée et non pré-Paréa q)_,
- 0 " apres un dessin quelconque et en tei-Gnent le tissu obtenu, au moyen d’une ma-lère i .
- la c°iorante appropriée, on peut donner à srege préparée une autre couleur qu’à la 8e non préparée et aux autres fils conte-Edans les tissus.
- en d wraitant des tissus de la manière décrite de b pHer lieu, par exemple par une solution trail2l de campêche, la grège auparavant e et teinte en noir, tandis que la grège Lraivée reste claire.
- eSPece du mordant métallique à choisir,
- ainsi que l’espèce de la solution de matière colorante à employer ultérieurement, dépendent essentiellement de la nuance voulue.
- Grâce à l’emploi des fils de grège préparés, on peut obtenir dans la teinte d’étoffes de soie pure et de soie mêlée des effets multicolores, et surtout donner aux fils des nuances sombres.
- Les autres fils du dessin peuvent être soit des fils de grèges non préparés, soit d’autres fils de soie, de laine ou de coton bon teint ou encore à teindre.
- En employant pour former le dessin exclusivement des grèges préparés, on peut teindre en uni également le tissu en pièces, et lui donner toute nuance claire ou sombre voulue.
- TEINTURE POUR NOIR DIRECT INDESTRUCTIBLE SUR COTON BRUT ET FILÉ A BASE DE CACHOU DE LAVAL ET DE BENZIOINE
- Par Leblanc Joseph.
- Ce procédé est tout entier dans la préparation du bain avec le cachou de Laval et de benzidine comme agents principaux.
- Les éléments, sel de cuisine, savon de Marseille et phosphate de soude qui entrent dans la composition du bain ne sont pas d’une nécessité absolue, et ils sont susceptibles d’être remplacés par des produits similaires.
- Composition du bain pour 100 kg. de coton brut en fil.
- 20 kilos cachou de Laval,
- 0 500 gr. benzo-azurine (benzidine),
- 4 kilos sel de cuisine,
- 1 kilos savon de Marseille,
- 19 kilos phosphate de soude.
- Ce procédé de teinture peut se faire avec ou sans ébullition ; après la teinture, le coton est passé dans un bain froid contenant 5 % de sulfate de fer, et ensuite rincé.
- Les propositions ci-dessus peuvent être réduites aux 2(3 pour le 2e bain et la 12 pour le 3e et les suivants.
- BLEU ÉCONOMIQUE A BASE D’ALIZARINE Par M. Eugène Aucher, teinturier.
- L’économie est le fait du procédé, puisqu’il donne presque le double de nuance pour une dépense égale.
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- to OC
- La base d'alizarine formée sur le coton et recouverte d’indigo est fixée sur la fibre au moyen du tannin ou de l’extrait de sumac et du pyrolignite de fer préparé spécialement. La préparation spéciale se prépare en ajoutant à 100 litres de pyrolignite 10 k. d’acide arsénieux et 9 k. de sulfate de cuivre dissous préalablement.
- Procédé opératoire. — Etant donnés 100 k. de coton, les passer torque à torque, c’est-à-dire kilo par kilo, dans une solution de tannin (1 kil. 500 %),ou dans l’extrait de sumac dosé à 7 ou 8 k. %, puis dans 4 kil. de pyrolignite de fer.
- Laver énergiquement et teindre en aliza-rine : la nuance obtenue est violette.
- Passer ensuite ce coton violet sur les cuves d’indigo ; dans ces cuves,le coton devient bleu par l’indigo qui le recouvre.
- Il est facultatif toutefois d’employer, au lieu du tannin, le silicate de soude, le sulfate de cuivre préalablement dissous.
- MACHINE A LUSTRER ET GLACER LES VELOURS DE COTON, DÉNOMMÉE : « LA ROBERTINE »
- De M. Emile Quennehen
- Cette machine à lustrer et glacer les velours de coton sert à donner à ceux-ci un brillant et un aspect particuliers constituant l’apprêt de finissage.
- La Robertine est caractérisée par la combi
- naison avec un rouleau en cire sur lequel on fait frotter le tissu, d’un rouleau garni d’une carde remplaçant le papier d’émeri habituellement employé et d’un rouleau en bois dur garni de brosses.
- L’étoffe est appliquée sur le rouleau au moyen d’une plaque munie de ressorts et destinée à remplacer l’élasticité du bras dans le travail fait à la main.
- La machine comprend, en commençant par le côté où arrive le tissu, un embarrage mo-bile fonctionnant à la manière ordinaire et
- maintenu dans ses diverses positions au moyen d’un système de rochet et cliquet; le tissu, amené devant la machine sur un placet reposant sur le sol, passe dans cet embarrage, puis de là sur des rouleaux tendeurs.
- Près du dernier rouleau tendeur se trouve le cylindre en cire monté sur un axe et coulisseau réglables au moyen de vis de rappel: Le tissu, en quittant le dernier rouleau tendeur, vient en contact plus ou moins énergique avec la cire du rouleau recouvert de cette matière, pour se rendre ensuite sur des réglettes mobiles dont la partie supérieur6 est en forme de biseau plus ou moins vif, se ion les articles. Ces réglettes sont surmon tées d’une brosse circulaire, réglable à v0 lonté, dont l’action sur le velours a pour but de bien répartir la cire fournie par le r°u
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 29
- Jean ad hoc et de la faire pénétrer d’une façon Intime sur l’endroit du tissu, en commençant ainsi le lustrage.
- Le velours passe ensuite sous le rouleau tendeur et de là sur un système de deux réglettes mobiles disposées comme les réglettes dont il a été parlé précédemment.
- Un cylindre est placé entre les réglettes ; il est garni d’un corps dur, tel que de l’émeri, de la tôle à râpe, etc., sur toute la surface qui frotte sur le tissu pour bien l’ébouriffer.
- Le velours, continuant sa marche, passe sous "n rouleau qui appuie sur une plate-forme montée sur une table à ressorts, ces ressorts "vant pour but d’exercer une pression sur le velours par la plate-forme mobile et permet-tant de ne pas avoir à faire un nouveau ré-8loge chaque fois que le tissu varie d’épais-seur, cette disposition permettant en outre “"X épingles réunissant les pièces l’une à 1 autre de passer librement et donnant la fa-eulté de pouvoir passer successivement sur la machine des articles minces et épais, sans avoir à modifier la machine.
- Du rouleau dont il vient d’être question, le ve-°Urs passe sur d’autres, attirés par un attrac-“eUr garni en carde et devant lesquels se
- trouve une brosse à deux battes, qui agit énergiquement sur le tissu engagé dans les rouleaux.
- L’action de cette brosse s’ajoutant à celle des organes précédemment décrits complète les opérations et donne au velours le lustrage et le glaçage désirés. Cette machine donne une grande production, provenant de ce que l’on n‘a rien à y changer, quels que soient les tissus en travail ; d’autre part, elle effectue un travail bien meilleur que celui que l’on obtient avec les machines employées jusqu’à ce jour, par ce fait que le velours se présente à la machine suivant un angle, au lieu de se présenter normalement, d’où résulte un grattage plus efficace et un meilleur travail du velours. L’inclinaison de la machine peut être variable ; la machine pourrait même être disposée verticalement.
- Avant de clore cet exposé, résumons les descriptions faites et disons que la machine à lustrer et à glacer les velours de coton (la Robertine), est caractérisée par la combinaison avec un rouleau en cire, sur lequel on fait frotter le tissu,d’un système de rouleaux garnis de cardes, brosses, émeri ou autres corps durs destinés à gratter le tissu et à répartir la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cire régulièrement, le tissu étant, en outre, soumis à l’action de réglettes ayant pour but de lui donner une certaine extension et comprimé sur le ou les rouleaux au moyen d’une tablette à ressorts permettant au tissu de passer sous toutes variations d’épaisseur.
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- Décoction végétale, analogue à la décoction de panama.
- Consulté sur la composition de ces produits, le service scientifique a fait connaître que le premier échantillon consistait principalement en lessive caustique de potasse marquant 130 Baumé, tenant en suspension de la craie et le deuxième en une décoction végétale, sans al
- cali, présentant des caractères analogues à ceux de la décoction de panama et laissant par l’évaporation 29 gr. 75 c. par litre d’extrait sec.
- Ces deux produits, destinés au lavage des wagons, doivent être traités conme « Produits chimiques non dénommés », taxés à 5 % valorem », l’un comme lessive caustique autre (répertoire général page 714), l’autre par as-similation à l’extrait de panama.
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- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
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- M, Félix Regamey, qui a vécu au Japon, a PU S initier complètement à l'art, à l’industrie eta la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de se8 devanciers. Il a appuyé ses descriptions Pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auguel il donne une vie particulière.
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- répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- LE MONITEUR DE LA'TEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d'érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc Les recettes les plus récentes sur les mor dants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36 Innée, N° 3. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 3 Février 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- CES NOUVEAUX DROITS DE DOUANE. — LE TARIF DES DOUANES.
- "ARIETÉS.
- TEINTURES SOLIDES SUR COTON.
- MACHINE A TEINDRE LES LAINES PEIGNÉES.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- ENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- s Gn,
- CHRONIQUE
- OU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- {Suite)
- L8 bois jaune. — Parmi les matières végé-des tinctoriales, les bois qui donnent des "Intes jaunes sont certainement les plus in-Usants, tant à cause de leur grande abon-ce que par la richesse de leur colorant, "ous recevons du Brésil et des Antilles de Sosses bûches de bois compact de couleur "fron clair qui, sous le coup de hache, lais-""t apparaître une masse orangée piquée de Slttelettes plus rougeâtres; c’est le bois jaune 6 teinturiers.
- -ebois le plus estimé est celui qui, sans i eh, paraît, sous le coup de hache, plein seve orangée, bien égal dans toutes ses les. D'ailleurs, tous les bois de branches ko 'lient des qualités qui appartiennent aux c8 et sont pour nous d’un rendement tou-""P défectueux.
- Le L •
- ( 8 jaune, de la famille des urticées 35 tinctoria) provient d’un mûrier parti-Ie, P 1 renferme souvent des cristaux jau-titdl" couleur chair, dont la dissolution four-tegge belles teintes jaunes développées, modi-wo Nxées par certains sels et certains
- U
- Prncipe colorant du morus tinctoria a
- oTme la plupart des principes colorants.
- étudié par M. Chevreul, qui l’a nommé morin.
- Ce chimiste, l'ayant obtenu sous trois modifications différentes, a désigné ces modifications sous les noms suivants :
- Morin blanc ou incolore ;
- Morin jaune ;
- Morin rouge.
- D’après M. Wagner, la matière colorante du bois jaune se compose de deux acides différents, l’acide morique et l'acide morintan-nique.
- Tannin du morus tinctoria, acide morintan nique.
- Les dépôts jaunes que l’on rencontre souvent dans l’intérieur des tiges du morut tinctoria sont formés, en grande partie, par un tannin nouveau, qui a reçu le nom d'acide morintannique. En traitant ces dépôts par l’eau bouillante et en laissant refroidir la liqueur, on obtient l’acide morintannique que l’on purifie par des cristallisations succes-sives.
- La dissolution d’acide morintannique précipite le sulfate de peroxyde de fer en noir et l’émétique en brun.
- Les morintannates sont peu connus ; ils se colorent tous en noir au contact de l’air.
- Acide morique. — L’acide morique ou morin blanc est cristallin, peu soluble dans l’eau, | très soluble dans l’alcool et l’éther. Il se co-, lore lentement en jaune au contact de l’air.
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- e
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les acides faibles le dissolvent sans le colorer. Les acides forts le décomposent.
- Les alcalis et les carbonates alcalins dissolvent l’acide morique en le colorant en jaune.
- Quand on verse du perchlorure de fer dans une dissolution d’acide morique, la liqueur prend une coloration brune ou d’un vert noirâtre.
- Cette modification est mise à profit pour obtenir les tons olive ou verdâtres sur laines et peuvent être modifiées suivant les besoins, par l’addition de colorants rouges ou bleus foi nis par le sandal ou le campêche.
- C’est une des bases les plus solides des couleurs capables de supporter l’opération du foulage dans les draps.
- Le bois jaune est réduit en papillottes ou copeaux, en effilures ou en poudre, et c’est sous l’un de ces états de division qu’il est soumis à l’ébullition, soit dans les bains même de teinture, soit dans des bains plus concentrés, en vue d’en former des extraits liquides ou même poteux ou secs.
- Après trois quarts d’heure d’ébullition, les bois de teinture ont donné tout ce qu'ils pouvaient donner de colorant, et la quantité de matière colorante ne dépasse jamais 17 pour cent.
- Pour opérer ces dissolution dans les bains de teinture, on met les bois hachés, effilés ou papillottés dans des sacs de toile claire qu’on enlève après le temps d’ébullition voulu.
- Quand les bois sont moulus, ils sont mélangés directement à la laine et s’y trouvent uniformément répartis par l’opération de la teinture même
- Les lavages en eau courante en débarrassent la laine.
- Les teintes fournies par le bois jaune sont généralement employées dans les teintes pures comme dans les couleurs de petit et de grand teint.
- Il n’était vraiment pas trop tôt que nous ayons des jaunes nouveaux moins sujets à des modifications que le bois jaune, sous l'influence des acides et des alcalis, pour avoir
- des nuances pures ou composées, offrant A fixité tant cherchée.
- Les principales provenances et désignations des bois jaunes sont : Cuba et S. Ya60, Manzaniello, Tuspan, Vera-Cruz, Carmen, Tampico, Jamaïque, Maracaïbo, etc.
- Ch. Dreveï.
- Reproduction interdite, — Tous droits ris*rtes (A suivre.)
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- La fabrication de l’anthracène a révolutionné la distillation du goudron ; jadis comme il est dit dans le dernier numéro,00 arrêtait la distillation du goudron à 210° cer tigrades, car, au delà on obtenait des huil lourdes sans valeur, encombrantes, pouvan servir à la fabrication du noir de fumée, m8 dont la consommation n’est pas illimitée.
- On ne distillait au delà de 210° que Pol obtenir des brais secs très durs, pour asphaltages et autres emplois secondaice5:
- Ces huiles, qui distillent de 2100 à 300. au delà, se figent facilement au début, PU1 deviennent butyreuses, puis de nouvesl fluides ; elles titrent de 3 à 80 Beaumé.s., jaunes, d’une odeur sui generis très forte . fatigante. On dirait même qu’il se produl., cette période de la distillation, de Fa. cyanhydrique.
- Pour la condensation, il faut refroidir h de l’eau chaude. Pour ce, on tire la cuve1 de gérante par le bas, pour soutirer l’eau 9, de la partie inférieure. Sinon, surtout de js à 250°, les serpentins s’engorgeraient» aurait danger d’explosions qui seraient leurs terribles. .
- 11]/0-
- Entre 210° et 250o,ce sont surtout les à naphtaline.
- Les serpentins doivent être en tlechele pour les huiles à anthracène, on aPPis 0 point de fusion du plomb, et queli". 005 le dépasse. J’ai, vu dans des dis J
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- KTDR L’IMPRESSION DES TISSUS
- 35
- offrant la
- désigna-S. Yago, Carmen,
- :veï.
- re.)
- LES
- révolu-; jadis, néro, 00 10° cel-s huil pouva»1 se, ma itée. ne pot our 1 aices. I
- it, P“is ouve"t 16, sl
- et
- brie ' duit.
- w
- co
- froide e2l0‘ etill
- ' c8n hell il d 05
- poussées au brai très sec, fondre les serpentins en plomb.
- Ces huiles contiennent de la naphtaline, du Pyrène, du chrysène, de l’anthracène parmi les carbures.
- Comme produits alcalins, elles tiennent surtout de l’aniline, de la quinoléïne ou leukol deRunge, et d’autres bases infectes mal définies.
- Comme produits acides, elles ont de l’acide crésylique et des homologues supérieurs de l'acide phénique, sans emploi. On a parlé de la paraffine ; j’avoue, que dans les goudrons que j’ai distillés, je n’en ai jamais trouvé.
- C’est surtout dans les goudrons shisteux I on la rencontre.
- Arrivé aux termes de la distillation pour “‘anthracene, il arrive quelquefois que l’on ne peut arrêter la distillation et alors le brai se décompose ; il se dégage du gaz très inflam-mable, et il reste dans l’alambic un coke très léger et très spongieux.
- Il faut un outillage spécial pour les dangers fi incendie, aussi les bâtiments doivent-ils etre tout en fer, et le foyer isolé par un mur. De plus, il convient d’écarter au fur et à me-sure tous les produits distillés, et, du côté des débouchés des serpentins, il ne faut point de fi® dépôt sérieux. Les bâtiments sont vastes, sans fermeture et les serpentins donnent sur “ne cour indépendante.
- fiai d’ailleurs assisté jadis, àSt-Etienne, à "n incendie terrible dû à l’absence de ces Précautions.
- Le brai très sec est coulé aussi vite que Possible, de préférence la nuit, car il se déga-8e, la coulée des odeurs très âcres, qui vont Tres loin, emportées par le vent. Le brai est coulé sur du sable fin et sec, auquel il n'ad-hëre pas.
- Nous allons examiner maintenant la sépa-"anion des produits isolés et purs de ce mer-veilleux ensemble où tout sert. Nous allons Stivre pas à pas ces produits organiques qui ont tout bouleversé dans les arts textiles, et meme jeté des perturbations économiques
- dans plus d'une contrée, exemple le Comtat-Venaissin, en F'rance (racine des garance et dérivés), et qui sont peut-être à la veille de disparaître, par suite des progrès de l’éclairage électrique, qui marchent en ce moment-ci à pas de géants, et ce bien par la faute des Compagnies à gaz, qui sûrs de leurs monopoles, vendent le gaz à des prix ridicules. Elles ne veulent faire aucune concession. Ainsi, à Lyon, le gaz vendu à 0,35 le me ne revient, comme équivalent de lumière électrique, qu’à 0,20. Et l’on est au commencement. Si les Compagnies étaient prévoyantes, elles iraient au-devant de l’orage et mettraient le prix du mc à 0,15.
- Dans cette étude, nous donnerons la main à toutes les séries de la chimie organique.
- De la Benzine
- Ce carbure d’hydrogène est, après l’acide phénique, le premier qui ait été employé pour les couleurs artificielles, et c’est lui qui a entraîné ce prodigieux essor des couleurs artificielles à la suite de la découverte de l'hanna-line, puis de la fuchsine.
- On le trouve dans les premières huiles légères titrant 250.
- Ces huiles sont soigneusement battues, d'abord, avec une dissolution faible de soude caustique, et, vu leur volatilité, dans des vases clos. On laisse déposer et l’on sépare par décantation.
- On opère un deuxième battage dans des vases en plomb, toujours clos, avec de l’acide sulfurique à 60° Beaumé. Avec de l’acide à 66°, on attaquerait en partie la benzine, en faisant un acide sulfoconjugué. On opère la séparation après dépôt par décantation.
- Dans les deux cas, la benzine flotte.
- On la rince soigneusement à grande eau et l’on décaute, puis l’on distille. En opérant avec des appareils à plateaux, comme pour l’alcool, on obtient de la benzine presque pure, bouillant à 840 centigrade et titrant de 29 à 30° crartier, à 150 centigrade.
- Liquide très fluide, d’une odeur aromatique
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-
- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- eo C
- agréable, sans cependant rappeler l’odeur de la benzine du benjoin.
- Les liquides moins volatils riches en toluène, iront rejoindre les produits suivants de la distillation brute.
- La benzine se concrète par le froid quand elle est pure, et très difficilement quand elle ne l’est pas. On peut arriver à des produits contenant plus de 95 0[0 de benzine.
- Marius MOYRET
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- LES NOUVEAUX DROITS DE DOUANE
- Par décret paru à V Officiel du 31 janvier, le tarif minimum inscrit au tableau A annexé à la loi de douane du 11 janvier 1892 sera apliqué en France, y compris l'Algérie, à partir du 1er février 1892, et dans les colo -nies, les possessions françaises et les pays de protectorat de l’Indo-Chine, sous les conditions et dans les délais prévus par l’article 3 de la loi précitée, aux marchandises originaires des royaumes unis de Suède et de Norvège, de la Belgique, de la Suisse, des Pays-Bas et de la Grèce.
- Comme on le voit, ce décret se borne à énumérer les cinq puissances auxquelles il est fait application du tarif minimum, le titre duquel elles pouvaient tirer droit à cette application expirant le 1er février.
- En vertu de conventions antérieures qui n'ont pas été dénoncées, les puissances suivantes jouiront également du tarif minimum :
- L’Allemagne, en vertu de la loi de 1882, testée en vigueur, et qui lui assure ce régime de faveur.
- L’Allemagne, en vertu de l’article 11 du traité de Francfort ;
- La Grèce, en vertu d’une loi de 1891.
- Et les puissances suivantes, qui avaient avec nous des conventions reposant sur la clause de la nation la plus favorisée et qui n’ont pas été dénoncées :
- Autriche-Hongrie, Russie, Turquie, Egypte
- et Bulgarie, comme faisant partie de l’empire ottoman; Serbie, Monténégro, Danemark, Mexique, Chili, Honduras, Haïti, République dominicaine, République de Liberia et République du Transwaal.
- Sont soumis, à partir du 1er février, au tarif I maximum :
- Le Portugal, l'Italie, la Roumanie et, enfin, l’Espagne, qui n’a pas encore accepté les propositions du gouvernement français.
- L? Officiel du 31 janvier publie également le texte de la convention signée entre la France et la Suède-Norvège, pour la fixation de leurs rapports commerciaux. C’est la seule convention de ce genre que la France ait signée. Avec tous les autres pays, l'accord commercial n’a donné lieu à aucun contrat; il résulte d’accords verbaux confirmés par les dépêches diplomatiques qu’enregistrera un « Livre jaune ».
- Ajoutons que le décret dont nous donnons le texte plus haut est précédé d’un rappel adressé au Président de la République par les ministres des affaires étrangères et du commerce Ce rapport se borne à indiquer l’espri et le caractère des négociations que le goU' vernement a poursuivies avec les puissances en vue de fixer nos relations commerciales,
- LE TARIF DES DOUANES
- Le Journal Officiel du 12 janvier a promu' gué la nouvelle loi douanière.
- Nous donnons ci-dessous les nouveats droits pour les articles concernant spéciale ment nos lecteurs: f
- 140. Bois odorants, les 100 kil. Ex. Ex Bois de teinture en bûches. Ex. E*:
- Bois de teinture moulus. . Ex. Ex:
- 150. Garance, soit en racine, soit moulue ou en paille. . Ex. F*
- 151. Curcuma :
- En racine. ........................Ex. Ex-
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-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 37
- En poudre.................. 152. Quercitron............
- 153. Lichens tinctoriaux propres à la fabrication de l’or-seille.....................
- 154, Ecorces à tan, moulues ou non.....................
- 155. Sumac, fustet, épine-vinette (écorces, feuilles et brindilles, entières ou moulues)......................
- 156. Noix de galle et avelan-nés entières, concassées ou moulues....................
- 157. Autres racines, herbes, feuilles,fleurs,baies, graines et fruits propres à la tein-ture et au tannage . . .
- 238. Acides : acétique (a) con-tenant moins 40 p. 100 d’a-eide cristal lisable....... Acétique (a) contenant de 40 à 80 p. 100 d’acide cris-........................... Acétique (a) contenant plus de 80 p. 100 d’acide cristal-lisable.................... Arsénieux.................. Borique....................
- Ex. Ex. Ex. Ex.
- Ex. Ex.
- 1 50 1 »
- Ex. Ex.
- Ex. Ex.
- 1 50 1 »
- 10 » 5 »
- 20 » 10 »
- 30 » 15 » Ex. Ex. Ex. Ex.
- toutes ses formes.............5 p. 100 Ex. de la val.
- (a) (6) Tartrique.................... 12 » 10 »
- 238 bis. Id. Extrait de châtaignier et autres sucs tanins, liquides ou concrets, extraits des végétaux.....................5 » 3 »
- 239. Oxydes :
- De cobalt :
- Safre, oxyde siliceux, oxydes
- vitrifiés, smalt et azur . . Ex. Ex.
- De cobalt pur................. 450 » 350 »
- De cuivre....................Ex. Ex.
- D’étain......................Ex. Ex.
- De fer.......................3 » 2 »
- De plomb : Minimum......................5 » 2 »
- De plomb .
- Litharge et autres oxydes . 5 » 2 »
- D’urane....................Ex. Ex.
- De zinc....................Ex. Ex.
- 239 bis. Bioxyde de baryum. 5 %
- de la
- ..................... naturel ou concentré)..... Citrique cristallisé. Indique cristallisé.. Nitrique............. ..................... Oxalique............. Phosphorique.............. Stéarique............ Sulfurique........... Tannique ou tannin sous
- 0 37 (b)0 38 A) Ex. Ex.
- 60 » 50 »
- 110 » 93 »
- 2 50 Ex.
- Ex. Ex.
- 15 » 12 50
- 25 » 20 »
- 10 » 8 »
- Ex. Ex.
- valeur (e) »
- 240. Ammoniaque (alcali volatil) ....................... 3 » 2 »
- 242. Potasse et carbonate de potasse......................... Ex. Ex.
- 243. Cendres végétales, vives ou lessivées................... Ex. Ex.
- 245. Soude de varech....... 0 19(c) 0 19(c)
- 246. Soude caustique....... 8 »(c) 6 50(c) 247. Soude naturelle ou artificielle (carbonate de soude) :
- Brute titrant au moins 30®. 2 30(c) 1 90(c)
- Brute titrant moins de 300. 7 25(c) 5 85(c)
- Raffinée : sel de soude ti
- trant au moins 60o.............. 5 »(c) 4 10(c)
- 2 A, CD eo A 02 S & * O '
- Ces acides seront dénaturés et rendus pres à toutes transformations en vinai-
- frais de
- compris la taxe de compensation des surveillance des fabriques de soude.
- (a) Non compris la taxe intérieure.
- (b) Ce droit s’applique aux tannins préparés à l’eau, à l’alcool ou à léther.
- (e) Avec faculté de conversion pour le Gouvernement en droits spécifiques.
- (c) Y compris la taxe de compensation des frais de surveillance des fabriques de soude.
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-
-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Raffinée : sel de soude titrant moins de 60°......... 17 50(a) 41 »(a)
- Raffinée : cristallisée (cristaux de soude).............. 2 30(a) 1 90(a)
- 248. Natron................ 2 30 1 90
- 253. Sels de cobalt .... 450 » 350 »
- 254. Sels d’argent......... 930 » 930 »
- 255. Sels d’étain.............. a) 10 »(a) 259. Alun d’ammoniaque ou de potasse...................... 5 » 3 75
- 261. Borax : brut, natif ou artificiel ................... Ex. Ex.
- Mi-raffiné ou raffiné......... 10 » 8 »
- 265. Chlorures : d’aluminium. 30 » 20 » De chaux...................... 4 50(a) 3 50(a)
- 266. Chromâtes :
- De plomb......................22 » 16 »
- De potasse et de soude . . 3 » 2 »
- 271 bis. Pyrolignite :
- De plomb.......................7 » 3 »
- De chaux.................. 2 50 2 »
- 273. Sulfates :
- D’alumine.................5 » 3 75
- De cuivre.................4 » 3 »
- De fer....................1 » 0 80
- Double de fer et de cuivre. . 0 60 0 50
- De magnésie...............Ex. Ex.
- Dépotasse. ...............Ex. Ex.
- De soude pur anhydre contenant en nature : 25 % de sel ou moins. . . 1 50(a) 2 20(a) Plus de 25 % de sel . . . 10 »(a) 9 »(a) De soude pur cristallisé ou hydraté (sel de Glauber) . 2 50(a) 1 20(a)
- De soude impur anhydre contenant en nature : 25 % de sel ou moins. . . 2 20(a) 1 75(a) Plus de 25 % de sel. . . . 10 »(a) 825(a) De soude impur cristallisé ou hydraté (sel de Glauber). . 1 50(a) 1 10(a)
- De zinc. ...... 2 25 1 60
- 275. Sulfites et bisulfites :
- De soude.................. 4 60(a) 3 60(a)
- De chaux.................. 4 60 3 60
- 276. Hyposulfite de soude. . 4 60(a) 3 60 a) 278. Tartrates de potasse, y
- (a) Y compris la taxe de compensation des frais de surveillance des fabriques de soude.
- compris le tartrate double de potasse et de soude :
- Tartre brut....................Ex. Ex.
- Autres.........................Ex. Ex.
- 279. Prussiate de potasse :
- Jaune......................25 » 20
- Rouge......................36 » 30
- 279 bis. Superphosphate de chaux. . ......................Ex, Ex.
- 280. Produits chimiques dérivés du goudron de houilles : lo Produits obtenus directement par la distillation du goudron de houille (huile de houille, essence de houille, benzine, benzol, toluène, xylène, huile lourde, naphtaline, anthracène, acide phénique, phénol, acide carbonique, etc.)....................Ex. Ex
- 2° Produits chimiques dérivés des produits de la distillation de la houille (nitro-benzine, nitrotoluène, aniline , toluidine, xylidine , naphtol, naphtylamine, et leurs combinaisons acides, salines ou alcooliques. L’acide sulfanilique, l’acide naphtionique, sulfanilate , naphtionate, les sulfo conjugués du naphtol et autres.
- — Dyméthylaniline, éthyl et diéthyl, dyphénylamine, acide phtalique, acide ben
- zoïque; etc.).................20 » 15
- 283. Cochenille............... Ex. Ex.
- 284. Kermès animal. . . . Ex. Ex:
- 285. Laque en teinture ... Ex E*
- 286. Indigo.................Ex. Ex:
- 287. Indigo pastel, indigue, inde-plate et boule de bleu. Même Mème régime régin que que l’indigo l’ind^0 UX.
- 288. Pâte de pastel grossière. Ex.
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-
-
- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUs
- <3^
- C
- 289. Cachou en masse . . .
- 290. Rocou préparé ....
- 291. Orseille préparée :
- Humide, en pâte............. Sèche (Cudbéard ou extrait) 292. Maurel................. 293. Extrait de bois de teinture et d’autres espèces tinctoriales :
- Garancine et autres extraits de garance .... Autres noirs et violets. . . Autres rouges et jaunes.
- 294, Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique..............
- Autres matières colorantes à l’état sec.................. Autres matières colorantes en pâte, renfermant au moins
- Ex.
- Ex.
- Ex.
- Ex.
- 6 » 12 » Ex.
- Ex
- 20 :
- 30
- »
- »
- »
- 130
- »
- 5
- 10 Ex.
- Ex. 15 20
- 20
- 100
- »
- »
- »
- »
- »
- »
- des tissus................
- 318. Amidon proprement dit .
- 319 ter. Dextrine et autres produits dérivés des fécules, des amidons ou d’autres amylacées non dénommées.
- 6
- 18
- 16
- 363 bis. Retors écrus en écheveaux
- S ¥
- a
- 6
- 14
- 13
- '95. Outremer : Naturel................
- Factice................* •
- 296, Bleu de Presse. . • •
- 97. Carmins :
- Immuns....................
- Fins......................
- 304, Terres de Cologne, de Cassel, d’Italie, de Sienne et d'Ombre....................
- 305, Verts de Schweinfurt et vert métis, cendres bleues ou vertes..................
- 906. Verts de montagne, de Brunswick et autres verts
- 70
- »
- 56
- &
- 30
- 30 »
- 30
- 30
- 250
- o
- O
- »
- 25
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- (c) 25 »(c)
- »
- »
- »
- 60
- »
- 25
- 25
- 200
- o
- 5
- ¥ »
- 50
- S
- résultant du mélange du Aromate de plomb et du bleu de Prusse. . • 313. Parement au savon, lichen, à la fécule et tous
- au
- 6
- 5
- &
- autres pouvant servir à l’en-
- -lage des fils et à l’apprêt
- (c) y
- rente compris la taxe de compensation affê-catior"ux sels de soude entrant dans la fabri-de l’outremer artificiel.
- Retors , blanchis ou teints en écheveaux :
- 2,000 mètres ou moins . . Plus de 2,000 mètres , pas
- » de 5,000..............
- 366 bis. Fils de phormium te-nax, d’abaca et d’autres v-gétaux filamenteux non dénommés, non polis, purs ou mélangés , le phormium , l’abaca , etc., dominant en poids.
- Ecrus.....................
- Blanchis ou teints . . • .
- 527.. Appareils {à sucre ; à
- 35
- 40
- 16
- chauffage pour brasseries, distilleries , parfumeries , pharmacies , cuisines, où le cuivre et le bronze dominent en poids, pesant.
- 250 kilogr. et plus............. 30
- Moins de 250 kil. et plus... 50
- »
- »
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- 27 05
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- »
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier.
- La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25.
- VARIÉTÉS
- Soie artificielle. — On nous demande de divers côtés des renseignements sur ces nouveaux textiles,faits avec du collodion filé; l’idée est originale : est-elle pratique ? le produit est-il appelé à tenir tout ce que l’on en dit ? Je n’en sais rien encore, et une causerie donnée
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-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à Lyon par un des lanceurs m’a laissé dans l’indécision.
- Dans tous les cas, j’en aurai sous peu, et après étude et renseignements sur les procédés de fabrication, je pourrai donner un avis motivé et sérieux.
- D’ici là, chers lecteurs, prenez patience.
- MARIUS Motret.
- TEINTURES SOLIDES SUR COTON
- Brun diamine V
- Le brun diamine V, de même que les autres couleurs diamine, teint le coton directement, sans mordantage préalable.
- Ce produit fait partie de la série des colorants directs, dont le noir diamine était le premier représentant et qui sont solides au lavage, à l’air, à la lumière et aux acides, qualités qui ont fait apprécier ces produits, même dans les industries qui ne pouvaient employer les couleurs dites « Benzidines ».
- Le brun diamine V seul donne un brun foncé très nourri et dans les nuances claires une teinte « corinthe ».
- On peut nuancer avec tous les autres colorants teignant le coton directement.
- Grâce à sa grande intensité, le brun diamine V sera d’un emploi général pour les tons foncés et les tons mélangés très soutenus.
- Pour la facilité d’exécution, le rendement comme nuance,le brun diamine V se substitue complètement au cachou et deviendra même le type unique pour ces couleurs.
- Pour obtenir la nuance directe du cachou,il faut employer la thioflavine S, qui permet de nuancer au gré du teinturier et d’obtenir une étendue de gamme que ne pourrait fournir le cachou.
- La thioflavine S n’est pas le seul auxilliaire auquel on puisse avoir recours,et le brun pour coton N réussira très bien.
- Mais, à côté des avantages que les teintes faites avec le brun diamine V offrent sur ceux que donne le cachou, nous devons faire res
- sortir cette qualité précieuse de laisser intacte la fibre cotonneuve.
- On sait que le cachou durcit beaucoup le | coton, prend difficilement égal et salit toujours.
- Rien de tout cela n’est à redouter avec le brun diamine V, dont les avantages peuvent se résumer ainsi : richesse de nuance, faciles varier par l’addition de produits auxilliaires, rapidité d’exécution,inaltérabilité de la nuance, prix de revient plus doux et, par-dessus, tout inaltérabilité de la fibre teinte.
- Je joins à cet article deux échantillons de coton teint en brun diamine V, l’un donnant la teinte pure et l’autre la même teinte diazotee et développée au phénylènediamine.
- 2 1/2 % de brun diamine V.
- développé avec le phénylènediamine.
- / et
- No 2. — Teint comme le n° 1, diasotèe
- De l’examen de ces deux échantillons, °0 voit que le diazotage a eu pour effet d‘exa8e rer la nuance dans une proportion très appre ciable.
- Voici la marche à suivre pour teindre Pa ce procédé :
- Le coton et le lin se teignent au bouillon S. bain alcalin ou neutre. On recommande °e pendant une addition de :
- 15 % de sulfate de soude et 5 % de carbonate de soude.
- Pour le diazotage, le coton teint est »
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-
-
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ?
- te S es • - w‘
- et traité à froid, pendant quelques minutes, dans un bain acidulé de nitrite de soude.
- On garnit ce bain de la manière suivante : On prépare dans des récipients en bois:
- (A) Une solution type de nitrite de soude en dissolvant 10 kilogr. de nitrite de soude dans 50 kilogr. d’eau chaude.
- (B) Une solution diluée d’acide chlorhydrique, en portant à 20 litres 10 kilogr. d’acide chlorhydrique à 20° Bé.
- Pour 10 kilogr. de coton à diazoter, on ajoute à la quantité nécessaire d’eau, d’abord :
- 1 litre 1[2 de la solution de nitrite de soude (A) et ensuite.
- 2 litres de la solution d’acide chlorhydrique (B).
- Le diazotage doit se faire dans un récipient en bois.
- Pour toute opération suivante, il suffit d’ajouter 1[3 des quantités indiquées des solutions (A et B).
- Après avoir manœuvré pendant quelques minutes, on rince à l’eau froide qu’on fait bien d’aciduler légèrement. En se tenant exactement aux proportions" indiquées et en tordant avec soin, on peut entièrement supprimer le rinçage.
- Il faut veiller qu’après le diazotage le coton ne sèche pas partiellement, et qu’on passe autant que possible sans retard dans le bain de développement.
- (A suivre.) Ch. DREVET.
- MACHINE A
- TEINDRE LES LAINES peignées
- EN BOBINES OU EN VRAC et toutes autres matières textiles Par M. Douvry.
- M. Douvry a ajouté à son invention primi-tive diverses dispositions de pots destinés à
- Contenir les bobines à teindre, et groupés en 11 nombre quelconque dans la cuve à pots ou o"partiments.
- Le dessin indique ces dispositions.
- Disposition, fig. 1. — L’appareil comprend un cylindre plein a, assis sur le fond f de la cuve, et disposé concentriquement à un tuyau vertical b qui traverse le pot d’outre en outre. Le pot a et l’axe creux b font entre eux, sur le fond de cuve, un joint parfait ; nes écrous b', bz servent à fixer le tout en place.
- §
- im
- yahs
- Dans le pot est placé un autre cylindre c perforé de trous dans toute sa hauteur et son fond.
- Le tuyau b est également, au delà du fond
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-
-
- 42
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- du pot, et jusqu’en haut, perforé d’une infinité de petits trous.
- Comme le dessin l’indique, les cylindres a, c laissent entre eux un espace annulaire plus ou moins important communiquant avec le vide laissé entre les fonds desdits cylindres.
- Les bobines à teindre sont placées dans le cylindre perforé c, puis enfermées et pressées au moyen d’un plateau supérieur d, faisant joint sur les parois du cylindre et recevant la pression voulue d’un écrou g vissé sur le tuyau fileté b.
- Ce tuyau b est bouché en i, juste à la hauteur du fond c‘ du cylindre c.
- Dans ces conditions, on comprend que le liquide tinctorial arrivant en pression par le tuyau b se répand entre les cylindres a, c, traverse ce dernier et pénètre dans les bobines emmagasinées. Mais le tuyau central étant perforé de trous, au-dessus du bouchon i, reçoit le liquide qui a trouvé les bobines et le déverse dans la cuve à pots ou compartiments.
- Disposition, fig. 2. — Le pot a est, par son tuyau b, fixé au fond de la cuve f. Dans l’axe est installée une tige verticale à qui est arrêtée à la bride h2 de fixation.
- Sur cette tige sont enfilés les moyeux des doubles plateaux k, k', k2, en haut le plateau
- de pression d sur lequel agit l’écrou g vissé sur l’extrémité filetée de la tige h.
- Les fonds inférieurs des doubles plateaux sont perforés de trous pour l’admission du liquide tinctorial qui se distribue alors dans les lances 1 dont sont garnis les fonds supérieurs; ces lances étant perforées de trous, le liquide tinctorial est dirigé au centre des bobines enfilées sur lesdites lances.
- Les doubles plateaux font joints hermétiques avec le pot ; en sorte que les bobines étant pressées sur leurs lances respectives par les fonds des doubles plateaux qui se trouvent au-dessus et finalement par le pla-teau de pression d, ces bobines reçoivent forcément l’action intégrale de tout le liquide
- tinctorial refoulé en b.
- Le plateau de pression d est percé d'un grand nombre de trous qui livrent passage au liquide tinctorial qui se répand ensuite dans la cuve à compartiments.
- Disposition, fig. 3. — Dans cette disposition, le tuyau d’arrivée b est, comme précédem ment, traversé de la tige h à plateau d et écrou de pression g. Au-dessus du fond de cuve/, ce tuyau est formé de tronçons m, m1 mz solidaires de doubles plateaux k, k' k^, et de tronçons intermédiaires n, ri, ri- ajustés et maintenus soulevés par des ressorts r, r , " comprimés par des croisillons appartenant
- aux uns et aux autres desdits tronçons.
- O
- I 2 LU CO LU CC CL. LU OC
- CO LU •
- LU CD
- CD tu
- =
- CD
- USINE DU NORD : BAISILUA (nord) Fabrique de Couleurs d’aniline SPÉCIALITÉS POUR TEINTURE BON TEINT
- Pour laine, soie, eoton, Juie
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- o 2
- m 2 CP
- CP I
- a m CA
- 30 n "O 30 nt CA a
- 5 c
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- ET DK L’IMPRESSION DES T1SSDS
- 43
- Les doubles plateaux k’, k* occupent le mi-lieu de portions cylindriques o’, o2 dont les bords sont plus ou moins évasés.
- Les bobines disposées sur leurs lances respectives sont pressées par les doubles plateaux et le plateau supérieur d.Elles reçoivent action du liquide tinctorial qui arrive sous pression par le tuyau b et se répand dans bo-bines par les lances l et les trous pratiqués dans les doubles plateaux,ainsi que dans les tronçons qui prolongent le tube b. Finalement, I® liquide tinctorial se rend dans la cuve par les espaces qui séparent les portions cylindri-Ies 0, o‘,02. Les parties m, m’, n, n', n2 1-1 composent le tuyau central seront ou non Percées de trous, suivant les indications que Pourra fournir la pratique.
- ^postion, fig. 4. — Les doubles plateaux s,F, të sont situés à la base des portions elindriques o‘, o? qui peuvent, comme les Precedentes, s’abaisser ou s’élever par la ro-ttion de l’écrou g. Les plateaux supérieurs sont armés de lances et sont séparés des pla
- teaux inférieurs par des disques pleins p, p'.
- Le tuyau central est constitué comme dans la disposition précédente, fig. 3.
- Le plateau d est percé d’une infinité de trous.
- Les bobines posées sur leurs lances et comprimées par les doubles plateaux et le plateau supérieur d reçoivent la teinture par les lances en communication avec le tuyau b, par des trous pratiqués sur les tronçons entre les plateaux supérieurs et le disque plein.
- Le liqueur tinctorial s’échappe dans la cuve par le couvercle d et par les trous dont est garnie la base de chaque portion cylindrique o‘, 02, entre le disque plein et le plateau inférieur également perforé.
- Les diverses dispositions de pots ci-dessus décrites se résument à ceci :
- lo Fig. 1, la disposition comprenant essentiellement un cylindre extérieur plein a disposé concentriquement à un tube perforé b et à un second cylindre également perforé c, la partie supérieure du pot étant fermée par un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plateau et le liquide tinctorial s’échappant par le tube central dans la cuve à pots ou à compartiments.
- 2° Fig. 2, la disposition comprenant essentiellement un cylindre extérieur plein a dans lequel sont disposés des doubles plateaux k, k’, armés de lances sur leurs faces supérieures pour recevoir les bobines à teindre et montés sur une tige centrale h ainsi que le plateau supérieur d, le tout susceptible d’obéir à la pression du plateau d afin de supprimer les espaces nuisibles.
- 30 Fig. 3, la disposition comprenant essentiellement des portions cylindriques qui reçoivent en leur milieu les doubles plateaux k‘, k2 garnis de lances sur les deux faces inférieure et supérieure, ces portions cylindriques obéissant, grâce à la constitution du tuyau central, à la pression du plateau supérieur d pour supprimer également les espaces nuisibles.
- 4O Fig„ 4, la disposition comprenant essentiellement des portions cylindriques, avec doubles plateaux à leurs bases, montées sur des tronçons qui constituent 1s tuyau central d’arrivée du liquide tinctorial, et sont supportées, comme la figure 3, par des ressorts montés sur une tige intérieure dans le but de ne laisser aucun espace inutile au-dessus des bobines à teindre.
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- tubes en fer recouverts de caoutchouc durci et laissant entre eux un intervalle de quelques millimètres à l’aide de bourrelets dont sont munies leurs extrémités. Cette séparation permet aux matières tinctoriales placées d'un côté de se mettre en contact avec les acides étendus qui se trouvent de l’autre, et faciliter un mélange plus homogène.
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- dans 75 parties d’acide chlorhydrique à 12.5 % et 500 parties d’eau ; après avoir refroidi la solution a Oo, on y dissout 7 parties de nitrite de soude et on verse le tout dans une autre dissolution de 20 parties d’amidooxy ou na-phtalindisulfonate de potasse dans 700 parties de lessive de soude caustique à 1 1/2 %.
- De cette manière, on obtient des produits intermédiaires qui sont transformés en matières colorantes par l’addition d'une solution de 10 parties de métaoxydiphénylamine ou 11 parties de métaoxytolyphénylamine dans 20 parties d’une lessive de soude caustique à 10%.
- Les matières colorantes sont précipitées à la matière ordinaire par du sel, puis ensuite filtrées et pressées. Les matières colorantes sont des poudres noirâtres avec un éclat métallique bronze. Elles teignent le coton non mordancé directement en violet noirâtre.
- La solution dans l’eau est de couleur bleu-violet et dans l’acide sulfurique concentrée de couleur bleue.
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- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions Pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tanniféres, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l'appli-cation des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l'Année, IN0 4. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Février 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- CA SOIE ARTIFICIELLE
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A APPRETER.
- TEINTURE SOLIDE SUR COTON.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- ÇES EXPERTISES EN DOUANE.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- CHRONIQUE
- DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- {Suite)
- citron. — C’est le nom d’une espèce de "ne, appelé quercus tinctoria par les bota-“es, parce que son bois et surtout son "ce sont employés en teinture.
- Cet arbre est originaire, indigène d’Améri-Te; on le trouve en abondance dans les forêts 6 a Pensylvanie, de la Caroline et de la Fgie. On l’emploie en teinture pour pro-"re desjaunes.
- L
- "ercitron ne produit pas une aussi t nuance que la gaude, malgré que le sel vdin lui donne une grande richesse de ce, mais en en abaissant le ton.
- § Ceintes sont plus fauves que celles de Baud. . ..
- ej > aussi convient-il surtout pour les p 68 composées dont le jaune fait partie et ePalement our les verts.
- "Curremment avec la gaude,il sert beau-“pat . D
- P, teindre les laines pour lizières.
- Amérique, on dépouille l’écorce du quer-tende son épiderme, qui renferme beau-vP de matière colorante fauve, puis on pul-. se la deuxième écorce et on nous l’expédie
- Pulverisée.
- agome les fibres lépreuses résistent davan-tene" ja pulvérisation et qu’elles ne renfer-"ailleurs aucun principe colorant, on
- estime d’autant plus cette poudre qu’elle est débarrassée de fibres.
- De cette observation, la question commerciale est éclairée, car on vend sur nos marchés du quercitron en poudre grossière et du quer-citron effilé. Or l’épiderme, très fibreux, se réduit très difficilement en poudre et doit être écarté de nos achats.
- L’aspect du quercitron en poudre ou effilé est d’un jaune blanchâtre ; sa poussière pique le nez et provoque l’éternuement; sa saveur est légèrement amère et astringente. Avec l’alun et le sel d’étain, le quercitron fournit un beau jaune clair. L’influence de la lumière est rapide sur le jaune du quercitron qui passe rapidement au roux.
- La matière colorante du quercitron a été découverte par Chevreul et étudiée par Bol-ley. Elle a été appelée quercitrine.
- La quercitrine est cristalline, jaune, amère, peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool ; elle est précipitée en jaune par l’acétate de plomb, le proto-chlorure d’étain, l’acétate de cuivre. Il convient donc de teindre sur des tissus mordantés, de façon que le précipité se fasse sur ces tissus.
- Le perchlorure de fer colore en vert foncé les dissolutions de quercitron.
- On obtient facilement la matière colorante du quercitron par décoction. On place le ‘ quercitron à traiter dans des sacs de toile claire et on le soumet à une ébullition d’une heure après laquelle on enlève les sacs.
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- S
- LE MONITEUR' DE LA TEINTURE
- Si la trituration est fine, on mêle la poudre avec la matière à teindre et les lavages l’en débarrassent.
- La quercitrine s’obtient en traitant l’écorce pulvérisée du quercus nigra, quercus tine-toria par l’alcool ; précipitant le tanin par la gélatine ou par la chaux, la liqueur est évaporée et reprise par l’alcool.
- Baltimore est le lieu de provenance du quercitron.
- Le curcuma, terra mérita, est le produit qui, après la gaude, le bois jaune, le quercitron, occupe la place la plus importante dans la teinture de jaune.
- Le curcuma se vend presque toujours sous forme d’une poudre jaune orangé, lourde, odorante, d’un aspect amylacé. Dans cet état, le curcuma est un produit industriel ; le produit commercial se présente sous l’aspect de petites racines rondes ou longues. Nous avons donc le curcuma rond et le curcuma long.
- Le curcuma rond offre l’aspect de tubercules ovoïdes ou piriformes, d’un jaune sale à l’extérieur et d’un jaune verdâtre à l’intérieur.
- Le curcuma long se présente en tubercules cylindriques, gris ou verdâtre à l’extérieur et d’un rouge brun à l’intérieur. Son odeur et sa saveur sont aromatiques.
- Le curcuma croît aux Indes et en Chine.
- Cette substance ressemble un peu au gingembre pour l’odeur et la forme ; elle en diffère par sa couleur jaune à l’intérieur.
- Le curcuma contient :
- Une huile volatile ;
- Du ligneux;
- De la fécule amylacée ;
- Une matière colorante brune analogue à celle de beaucoup d’extraits ;
- De la gomme ,
- Des sels inorganiques parmi lesquels se trouve le chlorure de calcium;
- Une matière colorante jaune.
- L’on ne peut tirer bon parti du curcuma, en teinture, que moulu, et, pour l’employer, il
- faut le délayer à la manière de l’amidon.
- La matière colorante du curcuma a reçulë nom de curcumine.
- On obtient la curcumine en traitant la racine du curcuma par l’alcool et en reprenan l’extrait alcoolique par l’éther.
- La curcumine est plus lourde que l’esu presque insoluble dans ce liquide, soluble dans les acides sulfurique, chlorhydrique, phosphorique et acétique ; les alcools la °0f lorent en rouge, mais les acides ramène111 cette coloration au jaune.
- Cette propriété fait employer le curcun dans les laboratoires, pour constater dans une liqueur la présence d’un alcool ou d’un acide
- En teinture de coton, on peut utiliser côtie propriété pour teindre sur bain alcalin., filtré, pour isoler la poudre et virer] à 1 ac après teinture. ,
- Ch. DREVET
- Reproduction interdite. — Tous droits t 0 suivre.)
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- Voici, en attendant déplus amples rens gnements, quelques nouvelles données sur soie artificielle du comt 3 de Chardonnet- i
- Quel que soit l’avenir réservé à ce Pr. 64 l’idée de sa fabrication est certainen des plus originales. Depuis longtemps» °1 a marquait que le ver à soie, mangeant feuille ou matière organique végétalesit grande partie du moins, c’est-à-dire au P de vue de l’azote, donnait un fil contin—
- . P p0l-animalisé. De même, l’on se disait : n r ô rait-on arriver à filer directement la n ntt celluloïque du règne végétal, et en 1 açPe I C’est ce à quoi est arrivé l‘inventeulsure: soie artificielle dans une certaine 1110
- . . — az0le® filer de la cellulose et de la cellulose ou mieux nitrée. de ver
- Une once de graine ou mieux d’oeufs 2 quo-à soie (31 à 33 gr.) devant,avec les belSPerais, lités de pays, donner 50 kil. de cocon, m-consomme environ 500 kil. (Qde feuille
- fier, € dans 1 velop dans • filière la soit part J
- Si nez u quide dite,
- Da nitrer Pâte ( sur b coton
- La bone, «mé
- La CU P
- Da
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- Et Pond
- L coto tres
- L Ma smp bier Phe 187: Mi Ma de l’en
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 51
- )1.
- reçu If-
- la re renant
- l'est solub: Irique la c-nénen1
- Tier, et l’azote de cette feuille est concentré dans la soie des cocons ou mieux dans l'en-veloppe. Le fil de soie offre un aspect unique dans toutes les fibres. Il est comme tiré à la filière et formé de deux parties : une centrale, lasoiemême, et l'autre externe ou grès, qui part à la cuite et se modifie à l’assouplissage.
- Si vous le voulez, chers lecteurs, imagi-nez un œuf tiré à la filière avec ses deux li-qides; le jaune formerait la soie proprement tite, et le blanc, le grès.
- rcuns ns une acide. - cette lin e l'acide
- r.
- rrés
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- nser-ut18
- iduiy mett
- Dans la soie artificielle, on commence par ntrer de la cellulose du coton, ou mieux de la Pate de bois, et, par des procédés chimiques NUP lesquels nous reviendrons, l’on forme du cton-poudre ou de la cellulose nitrée.
- cellulose répond à un hydrate de car-^ae, style de vieille école, mais qui a du bon, “mêmedu très bon.
- La cellulose peut s’exprimer comme suit : "2Hu OH ou Clz + 11 HO.
- Laos cette formule, nous pouvons enlever même 4 équivalents d’hydrogène et les cer par 2, 3 et même 4 équivalents
- G O. ” S
- acide hypoazotique, et obtenir des celluloses titrées.
- 8 alors nous obtenons des celluloses ré-Pondant aux formules suivantes :
- n‘ le la
- en
- I poiot
- 1 el our-jere inl‘ e * re: né®
- ver
- ur 1js,
- 0-
- Binitrée C1? H01t, 2 Az04
- Trinitrée C12 H8011, 3 Az04 Tétranitrée C12 H‘011, 4 AzO4
- a trinitrée et la tétranitrée répondent aux Qons-poudres et fulminants, qui ne sont pas commodes à manier.
- , -a binitrée, d’après Wurtz, répond surtout a Préparation d’un coton-peudre spécial, tPloyé pour la préparation du collodion, "connu des pharmaciens et des photogra-10. • Je dois à la vérité de dire qu’en 1870-’ étant à la disposition de la défense à °nale, et à cette époque employé délégué ael fabrication des fulminates de mercure, ? a dynamite, etc., j’ai eu à m’occuper de
- Ploi du collodion pour enduire des gar-
- gousses d’artillerie et sous forme de tissu, très inflammable d’ailleurs.
- Un des grands inconvénients de la prépara tion des cotons nitrés réside dans leur décomposition spontannée, et ce malgré toutes les précautions possibles. Maintenant que 1870 et 1871 sont passés, on me dirait : Choisissez entre la fabrication du fulminate de mercure sec et celle des celluloses nitrées sèches, je n’hésiterais pas à choisir la première. Avec des précautions,on est sûr du fulminate, et on ne l’est pas avec les celluloses nitrées et séchées. Elles se décomposent toutes seules et détonnent au moment où l’on s’y attend le moins. Exemple, la poudrerie du Bouchet en France, et l’accident des frères Prentiss en Angleterre, et cependant toutes les précautions avaient été prises. Ces deux accidents furent terribles. Je parle des cotons-poudres séchés.
- La molécule nitreuse est mal fixée sur la cellulose et tend constamment à se dégager à sec, et alors, surtout en vases clos, il y a explosion. C’est pour cela qu’il faut toujours conserver du coton-poudre avec de l’humidité et le transporter humide.
- La cellulose binitrée, d’après Wurtz,est celle qui correspond au collodion, ou mieux qui, dissoute dans l’éther alcoolique ou l’esprit de bois (voir les formules spéciales), donne le meilleur collodion qui, additionné d’huile de ricin, a de grands emplois en pharmacie et en photographie.
- Imaginez, lecteurs, un cylindre métallique, comme pour la préparation du vermicelle très fin, dans les pâtes alimentaires, avec la différence que les filières n’auront pas de tige centrale po r faire un trou central, comme dans le vermicelle. Si nous refoulons du collodion à une des bases du cylindre, dans les conditions indiquées, nous aurons à la sortie de la base percillée, armée à la rigueur de petites tubes ou canules des seringues Pravaz pour les injections hypodermiques, nous aurons, dis-je,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- non pas des tubes comme le vermicelle, mais des véritables fils soyeux, tirés à la filière, comme les fils de ver à soie; avec la différence qu’il n’y aura pas de grès, la composi tion chimique et physique sera unique. Et chaque fil sortant d’une filière correspondra à un fil tiré d’un cocon, à la bassine du fila-teur de soie. On peut obtenir des finesses de deux deniers I
- A mesure que le fil sortira de la filière artificielle, le liquide dissolvant s’évaporera et le produit solide restera avec des qualités en apparence soyeuses, mais hélas, c'est mon avis du moins, seulement en apparence. Je ne préjuge en rien de l’avenir. Je ne suis pas un homme à parti pris. Qui sait?
- Cette fibre a gardé toutes les propriétés du coton-poudre non filé, et la preuve, c’est que si elle se tient facilement et sans mordants comme la soie, comme le coton-poudre elle ne tire pas le carmin d’indigo, cette réaction est capitale. Elle jette un jour sur la composition de la soie artificielle, matière nitrée mais non azotée comme la soie.
- Marius MOYRET
- (Reproduction interdite.) (A suivre).
- PERFECTIONNEMENTS
- AUX MACHINES A APPRETER
- Par MM. Garnier et Rochet
- Le perfectionnement qui fait l’objet de cette invention s’applique aux machines dans lesquelles le tissu arrivant à un degré convenable d’humectation est d’abord soumis à un étirage dans le sens de sa largeur, puis séché immédiatement après sur un cylindre chauffé.
- Ces machines se composent donc de deux parties, l’élargisseur et le sécheur placés à la suite l’un de l’autre. L’élargisseur reçoit le tissu humecté, le tend progressivement jusqu’à la largeur voulue, et le livre au cylindre sécheur à la surface duquel il est fortement
- | pressé par un feutre sans fin qui l’accompa-gne dans son mouvement.
- Malgré cette précaution,l’élargissement obtenu se perd plus ou moins, soit dans le pas-sage de l’élargisseur au cylindre, soit dans le parcours autour du cylindre avant le séchage complet. Cette perte de laize varie avec la nature et l’épaisseur du tissu, elle est du reste irrégulière sur la longueur, et devient telle, pour certaines étoffes, que l’on a dû renoncer à les traiter sur ces machines malgre les avantages d’économie et de rapidité qu'elles présentent sur les rames ordinaires.
- Il est aussi une classe de tissus très légers,
- appareil soit un : chaud q tant d’a surchat
- Quel doit êtr manière d'exten pour év donc s’:
- 5
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- gazes, grenadines, etc., qui ne peuvent SuP porter la pression du feutre sans fin, et q"e pour cette raison on ne peut non plus traiter sur ces machines.
- Les inventeurs se sont proposé de remédie à ces défauts en opérant le séchage ou toul au moins en le commençant pendant que 1e tissu est encore sur l’élargisseur, ce dernie ne l’abandonnant que lorsqu’il est entièrement sec on au moins assez sec pour ne pas Per dre l’étirage qu’il vient de recevoir.
- Dans le premier cas, le tissu pourra être 1 médiatement plié ou enroulé; dans le secon ’ il achèvera de se sécher sur un appareil Se cheur quelconque, par exemple surlecsni dre même des anciennes machines auI-l’addition d’un feutre sans fin ne sera nëce=. saire que pour donner, s’il y a lieu, à l’eto un certain toucher.
- Nons avons dit que l’objet de l’invente, était de sécher le tissu totalement ou
- 09 grande partie pendant son passage S.r deux disques divergents qui constituent largisseur système Palmer.
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISBUS
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- Dans ce but, on place entre les disquos un appareil sécheur quelconque, qui peut être soit un foyer à gaz ou à charbon, soit un corps , chaud quelconque, soit encore un simple cou- < rant d’air sec, froid ou chaud ou de vapeur ; surchauffée. |
- Quel que soit l’agent sécheur, le séchage doit être combiné avec la marche du tissu, de manière à lui laisser pendant toute sa période Extension un degré d’humidité suffisant pour éviter sa rupture ; le séchage ne doit “onc s’achever que vers le voisinage du point
- le tissu arrivant au point B aura subi les 19/20 de son extension et, en passant de B à B', sa largeur ne variera que de 5 millimètres. Or, l’arc B B' est égal à environ 1/7 de la circonférence, soit 1/4 du chemin total A B A’ B1 parcouru par le tissu; il suffira donc de régler la rapidité du séchage, de manière qu’il s’achève pendant le dernier quart du trajet, ce qui ne présente pas de difficulté sérieuse.
- Le tissu quittait alors l’appareil en B’, soit tout à fait sec, soit suffisamment sec pour que sa largeur soit fixée, et, dans ce dernier cas,
- "lesdisques sont le plus écartés. Si les dis— Tes ont un diamètre suffisant, il existe en aetaudelà de ce point une zone assez endue où la variation de largeur est insen-e> ce qui facilite, le "réglage de l’appareil cheur.
- Un
- " exemple, représenté fig. 1, fera com-sdre cette pensée.
- d, PUs Supposons des disques Z) de 2 mètres diamètre et inclinés pour; un'élargisse-lent + . .
- , total de 10 centimètres à faire subir au w88u
- Cat ’ 4^1 entre en A au point le plus étroit, elargissement sera obtenu au point A’op-gdupointA.
- ine nous menons à 10 centimètres du point A’ Perpendiculaire B B’ au diamètre A A’,
- le séchage se complétait en dehors de l’appareil.
- Dans le cas ou le tissu n’a pas été complètement séché dans ce premier parcours, on finit de le sécher sur le même- appareil en lui faisant continuer son chemin jusqu’en A2, près du point d’entrée, ainsi que l’indique la ligne pointillée.
- Dans ce dernier parcours, le tissu se relâchera de plus en plus, mais sans perdre de sa largeur, puisque nous avons dit que le séchage était assez avancé entre B B1 pour que la largeur du tissu soit fixée. En sortant en A2, le tissu sera complètement sec et prêt à être plié ou roulé sans le secours d’aucun autre séchage complémentaire.
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- LR MONITEUR DE LA TKINTUKE
- Par cette modification, l’appareil devient | une véritable machine à apprêter circulaire, f complète par elle-même et pouvant traiter entièrement une grande variété de tissus.
- Pour rendre cet appareil d’un fonctionnement pratique dans les nouvelles conditions | où il est employé, on a dû en modifier la construction et adopter les dispositions spéciales. Le nouvel appareil est représenté fig. 2 à 4. Fig. 3, profil, côté de la commande.
- Fig. 3, coupe transversale.
- Fig. 4, plan partiellement coupé.
- Les disques D, D\ qui ont 2 mètres de diamètre extérieur, sont portés chacun par un bâti triangulaire C, dont les deux pattes en forme de secteurs dentés a s’engagent dans deux chariots horizontaux parallèles E, E’. Ces chariots sont eux-mèmes fixés solidement sur deux longrines transversales F, F^ qui forment avec eux le socle de l’appareil.
- A l’intérieur des chariots F, E‘ sont placées deux vis sans fin G, G^ partagées chacune en deux parties symétriques dont les filets sont inclinés en sens contraire, chacune de ces parties s’embraye sur l’un des secteurs dentés portés par les pattes des bâtis C, C\
- De plus, les bâtis C, C' s’appuient contre les faces intérieures des chariots par des rebords circulaires d ayant même centre que les secteurs dentés dont ils sont solidaires. Ce centre est pris en O, fig. 4, sur l’axe vertical des bâtis C.
- Il résulte de cette disposition que les rebords d font partie d’une même surface cylindrique guidée entre les faces parallèles intérieures des chariots E, E’ et que les bâtis C pourront ainsi osciller autour du point O, lequel pourra lui même se déplacer parallèlement aux chariots. Ces deux déplacements sont obtenus par la manœuvre des vis G, G’, commandées ensemble ou séparément par le volant à main f, au moyen de l’arbre transversal H et des roues d’angle é, é.
- Le pignon d’angle l est, à cet effet, muni d’un manchon d’embrayage g qui le rend à volonté solidaire ou non de l’arbre H. Ce man
- chon étant embrayé, comme indiqué fig. 4 le volant/agira à la fois sur les deux vis, etlei disques seront écartés ou rapprochés sans changer d’inclinaison. Si au contraire on de-sembraye le manchon g en manœuvrant la poignée l, la vis G’ sera seule eitraînéeeton pourra faire varier l’inclinaison des disques en les faisant osciller non plus sur leur centre, comme dans les anciens appareils, mal sur leur point de contact avec la vis opposé G. Comme l’écartement des vis est précise-
- ?
- .J. »
- z_________
- Te o)]
- suite que pendant ce mouvement i
- ment égal au diamètre des disques, il en Te
- ‘écartement
- ; G des disques ne varie pas du côté de la vis côté réservé à l'entrée du tissu. Ce résulls est très important, car il permet, après avolr réglé invariablement l’écartement des disqte à l’entrée du tissu, de faire varier leur inell naison même pendant la marche, sans déran ger la largeur d’entrée, ce qui n’a pas lie. quand les disques pivotent simplement leur axe.
- Pour pouvoir donner aux disques leur vement de rotation dans toutes les posit . qu’ils occupent, on a placé dans l’axe Ol8, tudinal de la machine un arbre K, sur le9.
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- se meuvent deux rotules O qui participent à son mouvement de rotation en glissant sur un clavelage allongé, ces rotules sont encastrées dans les roues dentées 1, I qu’elles entrafnent au moyen d’ergots ; ces roues sont elles-mêmes montées dans les bâtis C, au moyen de tourillons creux h, traversés par l’arbre K avec un jeu suffisant pour leur permettre de suivre l’inclinaison des bâtis.
- Le centre de la rotule O coïncidant avec le centre des arcs d et des secteurs a, la roue I Sera commandée par l’arbre K dans toutes ses Positions, et comme elle suit le bâti C, elle commandera à son tour le disque corespon-dant D par la roue intermédinire J, et la cou-ronne dentée L fixée sur les bras du disque, fig. 3.
- L’arbre K est lui-même commandé à une vitesse variable par un moyen très employé dans les machines d’apprêt, et qui consiste en un plateau M monté sur l’arbre de la poulie de commande N, et conduisant par simple friction un gallet P qui peut se déplacer le long de son arbre Q au moyen de la vis R, fig. 2. L’arbre Q porte en outre la vis sans fin T Qui commande la roue S fixée à l’extrémité de l’arbre K; la friction est assurée par un ressort V et il suffit, pour arrêter le mouve-ment, d’éloigner légèrement le plateau M du Sillet P. Ce désembrayage s’opère au moyen Cune pédale non figurée sur le dessin.
- Ce mode de commande a l’avantage de per-Lettre non seulement le réglage de la vitesse des disques, mais encore leur marche alter-native en sens opposé, le galet P pouvant Passer à droite ou à gauche du centre du pla-Veau M. Ce renversement dans la marche est "tile, comme nous le montrerons plus loin.
- Les disques D, D' portent à leur circonfé-Tehee une garniture en caoutchouc, sur laquel-s appliquent les courroies figurées en traits "8 sur le dessin. Le tissu figuré en bleu a, “omme on le sait, ses bords piucés fortement “htre la garniture du disque et les courroies, "qui produit son élargissement progressif en
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- passant du point le plus resserré des disques au point le plus écarté.
- La courroie est portée et tendue par un jeu de gallets, dont les uns V, V correspondent à l’entrée et à la sortie du tissu, sont fortement serrés par des vis de pression contre la circonférence du disque, tandis que les autres X, X,‘ supportant le brin extérieur des courroies, sont au contraire éloignés du disque par des vis de rappel qui servent à donner la tension nécessaire ; la courroie passe encore, fig. 3, sur les deux galets inférieurs y, y' à axes fixes, qui ne servent que de renvoi.
- Tous ces galets, sauf les derniers, sont por-tés par des bâtis indépendants et mobiles autour- de la couronne Z fixée au bâti C. Ils peu vent ainsi se fixer en nombre voulu et aux points voulus, suivant le parcours que l’on veut faire suivre au tissu.
- Dans la figure 2, le tissu entre en V et sort au point diamétralement opposé V,parcourant ainsi une demi-circonférence, le mouvement a lieu dans le sens de la flèche. Dans la figure 3, le tissu fait au contraire un tour presque complet, entrant en V et sortant en V’, ou bien encore entrant en V’ pour sortir en V, ce qui nécessite un changement dans le sens du mouvement; dans le premier cas, le disque marchant dans le sens de la flèche et la chaleur des appareils de séchage tendant à monter, le tissu sera plus énergiquement chauffé dans sa période d’élargissement et pourra être complètement sec en arrivant en Xz au point le plus large. Dans le second cas, le disque marchant en sens contraire, le tissu sera moins chauffé pendant sa période d’élargissement et arrivera en X: incomplètement sec, mais fixé cependant à sa largeur, il se séchera alors plus énergiquement à la partie supérieure de manière à sortir en V complètement sec. On choisira l’un ou l’autre de ces modes d’action, suivant la nature du tissu.
- Les disques sont montés en porte-à-faux sur des arbres creux m, tournant dans les douilles n appartenant aux bâtis. Le diamètre intérieur de ces arbres est suffisant pour don-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en G.
- ner passage aux tuyaux de gaz, vapeur, air chaud, etc., qui seront utiles pour le fonctionnement des appareils de séchage. On y fera également passer les supports fixes ou mobiles destinés à porter les appareils de séchage ou même à supporter le tissu en son milieu,comme cela peut être nécessaire, ces supports traversant les arbres creux pourront être fixés extérieurement soit aux bâtis C, s’ils doivent suivre ceux-ci, soit sur un point fixe du socle, s’ils doivent rester immobiles.
- En résumé, ayant reconnu que l’application du séchage sur les appareils élargisseurs dits Palmer, pouvait et devait se faire de diverses manières suivant la nature des tissus et le genre d’apprêt qu’ils doivent recevoir, les inventeurs ne se limitent pas à la marche ordinaire du tissu sur ce genre d’appareils, se réservant d’obtenir des effets différents en prolongeant plus ou moins son séjour sur l’appareil d’où il peut sortir après moins d’un demi-tour ou après un tour presque complet en passant par tous les parcours intermédiaires, ou bien encore en changeant les points d’entrée ou de sortie et le sens de la direction du tissu.
- La description de l’appareil modifié montre que l’on peut obtenir pratiquement tous ces effets sur un appareil unique servant ainsi dans le plus grand nombre de cas ; on peut cependant employer des appareils plus simples lorsqu’ils ne seront destinés qu’à un genre d’apprêt spécial.
- TEINTURES SOUDES SUR COTON
- Brun dlamine V
- Suivant la matière colorante employée et le choix du développeur, on obtient des nuances différentes.
- On passe le coton à froid dans le bain préparé de la façon indiquée ci-après. Aussitôt que l’intensité de la nuance n’augmente plus, ce qui a lieu au bout de quelques minutes, le développement est terminé.
- Le bain de développement peut servir continuellement ; on ajoute au bain le liquide obtenu en tordant.
- Après le développement, on n’a plus qu’à tordre ou essorer et à laver.
- Les procédés suivants ont donné jusqu’ici les meilleurs résultats :
- Pour le développement des bruns V, bruns pour coton A Z et N, nous recommandons la chrysoïdine A G, comme le meilleur développeur.
- On ajoute pour la première opération :
- 10 grammes du développeur choisi dissous à l’eau chaude, pour 100 litres de bain, plus 40 grammes du même développeur par 10 kilogrammes de coton à développer, et pour toute opération suivante, seulement
- 40 grammes dissous à l’eau chaude par 10 kilogrammes de coton à développer.
- Pour que le bain soit constamment neutre, on ajoute au bain 50 grammes de craie par 10 kilogrammes de coton.
- Il est indispensable de laver ou de savonner, si possible est, à chaud. Les nuances acquièrent ainsi une grande netteté et les cotons une grande douceur.
- Pour être plus sûr que les bruns obtenus ne salissent pas le blanc au lavage, on rince après le développement et on passe à nouveau pendant quelques minutes et à froid dans e bain de diazotage, puis on lave et on savonne, mais les nuances deviennent ainsi plus ro" geâtres
- Les trois marques de brun peuvent être mélangées entre elles, ce qui permet d‘obten"r des bruns solides de toutes les nuances, du loutre le plus foncé jusqu’au marron le plus clair.
- Sans m’attarder à donner des échantillon? de toutes les teintes possibles, je vais prendre la question par le côté qui nous occupe Ie plus, celui de la teinture des tissus mélangés, et l’étude que j’en ferai sera particulièrement applicable aux petits ateliers, aux teinturier^ dégraisseurs, dont le matériel, les moyens les relations sont trop souvent réduits de
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- s;
- Çon à les tenir éloignés des procédés nou-veaux appelés à rendre de si importants ser-Wà leurs aînés en industrie, auxquels rien ne manque et qui sont tenus au courant de toutes les nouveautés au fur et à mesure de leur production.
- Le brun diamine V donne des nuances très
- soutenues et tirant sur le brun rouge. Je donne aujourd’hui des teintures obtenues avec e brun pour coton N. On comprendra faci-ement tout le parti à tirer de ces différentes "intes et le teinturier ne sera pas embar-188sé pour varier les résultats à son gré, en langeant,dans des proportions,appropriées, (68 produits capables d’ailleurs de s’associer toutes les couleurs diamines. Ainsi on peut Ranger en proportions diverses les bruns We eux, avec le rouge,avec le jaune, avec le eu et obtenir ainsi des résultats extrême-variés en nuances claires moyennes ou Oncées.
- 91 — Teint avec 2 % de brun pour coton 4GeZoté et développé avec la chrysoïdine In'y a aucune difficulté à teindre avec ces Poduits et j’en ai déjà décrit la marche.
- tnv . Teint avec 4 % de brun pour co-et 1 % de brun diamine V, diazoté et LloPpé avec la chrysoïdine A G.
- de 8 tissus que je présente, au point de vue peet “einture seulement, manquent de l'as-gt Ye le calendrage pourrait leur donner 1i les enrichirait en les glaçant, mais ici
- 12,274 1272 je ne traite que la‘question’‘ie la ceinture et dois mettre de côté toute cause d’erreur dans les appréciations du teinturier
- Pour terminer cet article, je présenterai quelques-uns des effets obtenus par des mélanges en clair et en foncé et quelques types de tissus mélangés,puis je passerai aux bleus,
- qui ont une réelle importance pour nous, car c’est une des nuances les plus difficiles à obtenir en bon teint, sauf avec la cuve à indigo, puis je m’occuperai du rouge et du violet.
- Ch. Drevet.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- Je vais maintenant m’occuper des huiles brutes du goudron de houille, distillant de 100 à 150° centigrades et titrant autour de 18° Cartier.
- Ces huiles sont lavées avec soin, comme les précédentes, à la soude et à l’acide sulfurique et avec les mêmes précautions. Au produit lavé, on peut joindre les résidus de la distillation des précédentes.
- Par des fractionnements et des appareils séparateurs,on obtient quatre produits titrant tous de 28 à 29° Cartier à 15° centigrades :
- 1° Du toluène, distillant à 112o centigrades ;
- 2o Du xylène, distillant à 128 > »
- 3° Du cumne, distillant à 143 »
- 4° Une queue à base de cymène à joindre au groupe suivant.
- Tous ces produits sont des carbures d’hy -drogène, homologues supérieurs de la benzine et caractérisés par leur degré de 29° Cartier à 150 centigrades.
- Je parle de ce que j’ai vu sur une distillation de quelques millions de kilogrammes de goudron de gaz des houilles du bassin du Rhône, et dans ma jeunesse. Si l’on distille la houille dans les fours Knabb, pour obtenir le coke métallique, produit principal, on obtient à ces températures des huiles titrant de 34 à 35° Cartier, mais l’on sort de la famille des homo-
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- logues de la benzine pour tomber dans celle des carbures tirés des pétroles bruts. Ils n’ont point d’intérêt pour les couleurs artificielles. Je reviendrai sur çe point capital.
- La toluène nous conduit à la toluidine, non moins importante que l'aniline pour la fabrication de la fuchsine et du noir dit d'ani-line, etc ; il conduit aux anilines dites lourdes.
- Mais c’est le toluène qui convient surtout comme benzine pour le dégraissage, et surtout le dégraissage à sec, bien connu de mes lecteurs. En effet, il n’est pas assez volatil pour en empêcher l'emploi, comme cela a lieu avec l’éther, les essences de pétrole, etc., qui offrent des déperditions considérables et, de plus, de très grandes chances d’incendie, par la déperdition de leurs vapeurs. Et il est assez volatil pour, après un essorage possible, ne point laisser d’odeur sur le tissu.
- Donc, dégraisseurs soucieux de vos intérêts, demandez des benzines, — on dit toujours benzine, — bouillant autour de llûo centigrades, et vous vous en trouverez bien ; c’est d’ailleurs ce que livre la Société des matières colorantes de Saint-Denis. Le toluène est également employé pour le nettoyage des réserves en impression, et pour l’imperméabilisation des tissus avec des corps gras.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.) A suivre.)
- LES EXPERTISES EN DOUANE
- Relativement à l’application de nouveaux tarifs douaniers, il est utile de faire connaître qu’aucune modification n’est apportée, en ce qui concerne le mode de règlement des contestations relative à l’espèce, à la qualité ou à la valeur des marchandises (lois du 27 juillet 1822, art. 19, et du 7 mai 1881, art. 4). Toutefois, en vertu de l’article 4 de la nouvelle loi douanière, la liste sur laquelle les adjoints aux commissaires-experts doivent être choisis, au lieu d’être dressée par la chambre de commerce de Paris, comme cela avait lieu par application de l’article 4 de la loi du 7 mai
- 1881, sera désormais établie chaque année par le ministre du commerce, de l’industrie et des colonies et par le ministre des finances, après consultation des chambres de com merce.
- Cette liste comprendra les personnes possédant, soit par la pratique des opérations commerciales, soit par leur connaissances techniques agricoles,commerciales ou scientifiques, une compétence spéciale pour les objets en litige.
- Les contestations relatives à l’espèce, à 18 qualité ou à la valeur des marchandises sont, nous le rappelons, déférées aux commissures-experts institués auprès du ministère du
- commerce.
- D’après un arrêt de la Cour de cassation en date du 30 avril 1838, « ces experts sont seuls compétents pour statuer sur ces contes* tâtions ».
- D’après un autre arrêt de la Cour de cassation du 30 janvier 1839, « les décisions de ces commissaires-experts sont définitives ;e les tribunaux ne peuvent, dans aucun ca5 substituer leurs propres appréciations à celle des experts ».
- Aux termes de l’article 4 de la loi du 7 ma 1881, les commissaires-experts se voient ad joindre deux négociants ou fabricants ayant voix consultative, l’un désigné par la douane l’autre par le déclarant à l’importation.
- Si ces deux experts tombent d’accord. leS commissaires-experts enregistrent leur decl sion qui est définitive. En cas de désaccor ’ les commissaires-experts remplissent le 2 de tiers-arbitre et décident en dernier res50
- Notons enfin, et c’est là un point important ,11. ye-que tout employé des douanes préposé a rification des marchandises en douane a droit de contester les déclarations de In portateur.
- La vérification, dite par épreuves, a ah lieu, mais l’importateur a toujours Ie . de récuser les résultats des vérification- jon preuves et de demander que la vérifié soit complète.
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- ext to
- C'est alors seulement qu’intervient la vérification complète parles commissaires-experts et par leurs adjoints-experts, avec voix consultative (négociants ou fabricants).
- Et, comme nous l’avons dit plus haut, la décision des experts est définitive, sans recours aucun devant les tribunaux.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes Publié par le Journal Officiel du 12 janvier. La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25.
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ^analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TISSU PEINT
- Par MM. Joseph Petitjean et Anatole Dreyfus.
- Cette invention a pour objet l’application des procédés mécaniques du papier peint à un tissu de composition spéciale, de manière à obtenir un produit industriel nouveau, carac-"erisé par des qualités propres et un faible Prix de revient.
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- USINE DU NORD : BAISIEUX (NORD) Fabrique de Couleurs d’aniline SPÉCIALITÉS POUR TEINTURE BON TEINT Pour laine, soie, coton, Jute
- PRODUITS SPÉCIAUX POUR PAPIERS - CUIRS
- COULEURS DIRECTES BON TEINT SANS MORDANÇAGE
- L'impression des étoffes, depuis longtemps usitée, constitue une industrie spéciale; d’autre part, l'impression des papiers forme une industrie toute différente, et ces deux industries se différencient nettement par leur outillage, leurs procédés, les couleurs employées, les préparations.
- Les produits qui en résultent sont également dissemblables par leur nature, leur aspect, leur destination et leur prix de revient. Employer des tissus en tentures est un luxe. Arriver à produire, au prix du papier peint et par les mêmes procédés, un tissu ayant la physionomie et les qualités de la tenture tissue ou imprimée, constituerait un progrès industriel sérieux. C’est ce progrès que les inventeurs susmentionnée auraient réalisé.
- Le tissu qu’ils emploient est fabriqué en entier, chaîne et trame, avec la bourre de soie; ils lui donnent beaucoup de corps et de résis -tance, en raison de sa destination particulière.
- Ce rissu fabriqué en bandes continues, est monté sur une machine à imprimer le papier peint, et reçoit l’impression de la manière usitée et avec les mêmes couleurs que pour le papier peint.
- Avant ou après l’impression , on peut le gaufrer, si on le désire, de façon à lui donner l’aspect des différentes étoffes qui servent à la tenture.
- ON ENGAGE DES REPRÉSENTANTS
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- On ne lui fait subir aucun apprêt préalable, et il est employé tel que le livre la machine, sans avoir besoin d’un fixatif ou d’une préparation quelconque, jusqu’ici du moins.
- On comprend que ce tissu peut recevoir, comme le papier peint lui-même, les dessins les plus variés, et peut se prêter aux imitations les plus diverses.
- On obtient ainsi un produit industriel nouveau, ayant les qualités suivantes :
- il diffère essentiellement du papier peint par sa nature de tissu et par les qualités de résistance et de durée qui en sont la conséquence, ainsi que par l’aspect brillant dû à la soie qui le forme.
- Son prix, qui n'est pas sensiblement supérieur à celui des papiers peints courants, est de beaucoup inférieur au prix des papiers peints riches. En outre, l’étoffe se carbonise, de manière que son emploi pour l’ameublement et le décor offre la plus grande sécurité.
- Ce tissu peint semble ouvrir à l’industrie un champ d’exploitation considérable, et offrir à la consommation un produit dont elle serait appelée à retirer les plus grands avantages, sous le rapport du pittoresque, de l’originalité, de la durée et du faible prix de revient.
- NOUVELLE LESSIVEUSE par MM L et H. Joyaux.
- Cette lessiveuse comprend une cuve ou bassine pourvue d’anneaux intérieurs pour maintenir le linge en place, d’anses et de son couvercle, et un appareil intérieur destiné à l’ascension de la lessive et à sa descente dans la partie chauffée. Cette lessiveuse est caractérisée spécialement par la disposition d’un tube central de montée de la lessive. Ce tube, monté sur un tronc de cône inférieur, porte à sa partie supérieure une sorte de soupape rotative qui distribue la lessive, et il est isolé du linge par un manchon troncônique perce de trous pour le passage de la lessive de retour dont le restant se rend à la partie inférieure du bac de lessive en traversant un pla-teau perforé sur lequel est fixé le linge au moyen de ficelles.
- Comme nous le disons plus haut, le linge n’est pas soumis au contact du tube central qui est continnellement chaud et, par conséquent, il ne peut être brûlé, ainsi qu’il arrive dans la plupart des systèmes de lessiveuses actuellement employées.
- JURISPRUDENCE
- CONSEIL D’ETAT
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- ET DR L'IMPRESSION DES TISSUS
- SAGE DES TISSUS PAR LA BENZINE, ET DÉPÔT DE BENZINE DE 10,000 LITRES (lre CL.). — Arrêté préfectoral; recours; compétence.
- Recours parallèle, — L’arrêté par lequel le Préfet , en conseil de préfecture, autorise l’extension et la transformation en établisse-ment de ire classe, d’un atelier de dégraissage de tissus à la benzine de 2e classe, peut-il être déféré au Conseil d’Etat pour excès de pouvoirs? — Rés. nég.
- (73,333.— 30 janvier 1891. Commune de poulogne-sur Seine. — MM. Meyer, rap.; valabrègue, c. du g.)
- Vu la requête pour la com. de Boulogne... tendant à ce qu’il plaise au Conseil annuler, Pour excès de pouvoirs, — un arrêté en date du 22 juin 1889, par lequel le préfet de police "autorisé le sieur Paillard à donner de l’exten-dlon à l’atelier de dégraissage des tissus par a benzine qu’il exploite, 19, rue de l’Est, à Boulogne, en vertu d’un arrêté du 8 juin 1884, et à porter son dépôt de benzine à 10,000 li tres.
- Ce faisant, attendu que le préfet ne se serait Pas conformé à l’art. 9 du décret du 15 oct, 110, qui dispose que l’autorité locale indiquera e beu où les établissements de 1re classe Pourront s’établir, qu’il n’a tenu compte ni
- des réclamations des habitants, ni de celles du conseil municipal fondées sur la proximité des habitations et d’un groupe soolaire; qu’en-fin il n’a pas tenu compte de l’art. 5* § 3, du décret du 19 mars 1873 qui dispose que les établissements du genre de celui que le sieur Paillard exploite doivent être distants d'au moins 50 mètres des habitations ;
- Vu le décret du 15 oct. 1810 et le décret du 25 mars 1852 ;
- Vu le décret du 16 mars 1873 et le décret du 3 mai 1886 ;
- Considérant qu’aux termes de l’art. 7 du décret du 15 oct. 1810, combiné avec le décret du 25 mars 1852 (tabl. B, no 8), les oppositions aux arrêtés des préfets portant autorisation de créer un atelier insalubre de lre ou de Le classe doivent être portées devant le cons. de préf., sauf recours au Conseil d’Etat; que, dès lors, la commune requérante n’est pas rece vable à se pouvoir directement pour excès de pouvoirs devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté du 22 juin 1889, par lequel le préfet de police a autorisé le sieur Paillard à donner de l’extension à son atelier de dégraissage des tissus par la benzine, et à porter son dépôt de benzine à 10,000 litres... (Rejet.).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS
- M. l’abbé Vassart vient d’accepter les fonctions de professeur de teinture à l’Ecole des hautes études industrielles de Lille.
- Les cours théoriques de l’éminent savant ont commencé le 7 février, et les cours pratiques le lendemain 8.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DECLARATIONS DE FAILLITES
- Lille. — LECLAIR (Adolphe), teinturier, à St-André-lez-Lille,sousla raison LECLAIR-QUILLET fils. — Jug. du 4 janv. — S. : M. Cussac.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société anonyme
- de TEINTURERIE de Peaux a façon , 186 et 190, fg. St-Denis. — Durée : 20 ans. — Cap. : 225,000 fr. — Acte du 18 déc.
- Formation de la Société en nom collectif BOUILLAT et Chevrier, apprêteurs, cylindreur et moireurs, 14, rue St-Polycarpe, à Lyon. *" Durée : 10 ans du 1er oct. — Cap. : 50,000fr. — Acte du 19 déc.
- Orléans. — Form.ation de la Société en commandite J. Mothiron et Cie, indigos, articles de l’Inde et droguerie, 39, rue du Pot-de-Fer. — Durée : 5 ans. — Cap. : 300,000 fr. — Acte du 9 janv.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- St-Etienne. — Dissolution de la Société J. N. Puthod et Cie, teinturiers, 19, rue des Trois-Meules, — Liquid. : les associés.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar's au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient Pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a PU s’initier complètement à l’art, à i’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit', soit qu’il s’agisse de a décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu il s’agisse des produits naturels ou fabri-qués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si
- répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la iangue, ont leurs chapitres spéciaux.
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- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l'impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d'érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l’appli-cation des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- T
- S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- , Innée, N’ S. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mars 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- U SOIE ARTIFICIELLE . .
- MACHINE IMPRIMANT SIMULTANÉMENT SUR LES DEUX LISIERES DES PIECES D'ÉTOFFES.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- INFORMATIONS.
- ‘EINTURE SOLIDE sur coton.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Enseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- CHRONIQUE
- OU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- (Suite)
- •4 matière colorante jaune du curcuma "end une teinte brune par les sels de per-"Vde de fer; elle précipite en rouge brun "sou moins foncé par le protochlorure d’étain, “etate de plomb, les sels d’argent et de ircure.
- 4 curcumine est la seule matière colorante ADe qui se fixe sur les tissus sans le con-"Isdes mordants ; cette propriété peut être "e à profit pour reconnaître si le curcuma Lue p 1
- j on vend en poudre a été mélangé frau-"sement avec quelqu’autre matière. Il de plonger un tissu de soie dans un bain "ant préparé avec une petite quantité du "ma à essayer : la curcumine seule se fixe étoffe tandis que les autres matières, les 4Qti1 1
- bin "8 étrangères, inertes, restent dans le tt, Procedé d’essai ne donne que des résul-tp"t à fait hypothétiques et aurait besoin s reglé comparativement. Rien de plus ; edu reste, que d’établir une gamme de l 120 tons avec du curcuma de bonne qua-^co . Juger pour un même poids à 1 essa > “Spondance des tons.
- ® ûe —, •
- 0pér • etendrai pas aujourd’hui sur cette wion qui fera l’objet d’une étude spéciale 8ammes détachées sur carton et permet
- tant au teinturier d’avoir sous la main le moyen sûr de juger de là valeur réelle du produit à essayer.
- Le fustet est un arbrisseau cultivé en Provence, dont les parties ligneuses renferment une substance cristallisable de couleur jaune et qui est employée en teinture.
- Généralement le fustet est employé en co -peaux ou papillottes débitées parles machines spéciales pour le papillotage des bois de teinture. Mais qu’il soit en papillottes, en copeaux, en poudre ou effilé, on l’enferme dans des sacs et on les fait bouillir pendant trois quarts d’heure sur le bain même de teinture ou dans des bains spéciaux qui servent à en faire des provisions de décoctions. Quand on l’emploie en poudre fine, de mouture ronde, il est mis directement avec les étoffes ou les matières à teindre. Comme presque tous les bois jaunes employés en teinture, le fustet rougit sous l'influence des acalis et redevient jaune sous l’influence des acides qui neutralisent l’alcali, cause du virage au rouge.
- Le fustet est généralement employé en teinture des laines pour les nuances demi-teintes, les nuances mode dont la fraîcheur et l’éclat sont les conditions principales. Comme les autres jaunes il devient brun dans l’influence de la lumière et n’a donc aucun mérite particulier. Celui qu’on ne saurait lui contester, I c’est d’être un produit indigène dont on ne tire pas assez parti, parce que, probablement,
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- co tD
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les bois exotiques, venant de loin , valent mieux. Ceci est une affaire de clocher.
- Le fustet peut être employé dans tous les cas où le bois jaune et le curcuma le sont, aussi bien pour les nuances pures que pour les nuances composées.
- La fustine, principe colorant du fustet, se colore en vert olive en présence du sulfate de protoxyde de fer et précipite en jaune les acétates de plomb et de cuivre. Ceci est un ren seignement qui regarde les imprimeurs sur étoffe et les fabricants de laques.
- On obtient la fustine pure en ajoutant une petite quantité de gélatine dans une décoction de fustet. Le tanin se précipite, tandis que la matière colorante reste dissoute. Il ne reste plus qu’à évaporer la liqueur pour obtenir l’extrait, résidu jaune verdâtre, repris par l’éther, puis séparé de ce dissolvant par distillation. Cet extrait est la fustine. On le traite alors par de l’eau tenant en suspension de l’oxyde de plomb ; il se forme une laque qui, décomposée par l’acide sulfhydrique, donne la fustine pure.
- Comme emploi, le fustet ne demande aucune autre précaution que celles qui sont indiquées pour le bois jaune, la gaude ou le curcuma.
- Epine-vinette. — L’épine-vinette n’a pas d'importance pour le teinturier en étoffes et ne trouve un emploi sérieux comme matière colorante jaune que dans la teinture des peaux.
- La berbérine, principe colorant de l’épine vinette, présente une réaction alcaline et par ce fait même convient à ce genre de teinture. Nous savons, en effet, que le mordant par excellence est l’urine vieillie où se trouve beaucoup de carbonate d’ammoniaque.
- Quoi qu’il en soit, et pour embrasser dans cette étude toutes les matières colorantes végétales qui donnent du jaune, je vais dire quelques mots de l'épine-vinette.
- C’est la racine de l'epine-vinette qui renferme une matière colorante jaune, la berbérine,
- découverte par MM. Buchner et Herberger. , M. Fleitmann a constaté le premier ses propriétés alcalines.
- La berbérine; déposée de sa dissolution aqueuse, présente l’aspect d’aiguilles jaunes déliées. Elle ramène au bleu le papier d tournesol rougi par les acides. Les sels " berbérine sont jaunes, cristallisables et inaltérables au contact de l’air.
- Safran. — Sous le nom générique de safran nous rencontrons des produits divers quene.
- «Ih mil
- L coup mé (
- D, safr. men Yaul et qi
- connaissons sous des noms tout différents.
- Le safran bâtard ou d’Allemagne est le car • de thame, et le carthame est une espece charbon cultivé en France, en Espagne, et Egypte. Les fleurs ou plutôt les fleurons de séchés ont toute l’apparence du safran. Onle emploie dans la teinture. Leur matière col rante est la carthamine. Impur, ce produits trouve dans le commerce sous deux forme5 le carmin de safranum en paillettes brillan tes d’un vert doré et en liqueur sous le n de carmin liquide.
- Le safran des prés est le colchique ou ni cisse d’automne, qui pousse à foison dans prés marécageux. Les bulbes contiennen matière colorante jaune. C’est le vinalsr
- . . : colo' est le meilleur disolvant de ce principe
- ton com ter
- rant.
- Le safran des Indes est le curcuma-
- Mais ces différentes désignations nous ne gnent du produit qui doit nous occuper c0 safran proprement dit. . ;e
- Le safran oriental, le safran du Gatinal safran d’Espagne est fourni par leCrodlnte vus, qui est une plante originaire du Lev
- ot * P P cultivée en France dans le Gatinat Esps goumois. Le safran est aussi cultivé en gne. La Sicile fournit aussi du safrar gafrol
- Dans le commerce français, le Angoumois est le moins estimé. e 9 :4ué pa
- Le safran du commerce est cons., sche-stigmate trifurqué et tordu par lu des 2′0 ment. Ce sont des filaments élastique el guaV® beau jaune orange, d’une odeur très 1 |a d’une saveur aromatique et amère- 1
- Vapi Q cuit laf ciel et, d’h ter ten a h
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- H g t g a 5 6 z s h ce » a a ce
- t s
- irger.
- r ses
- ilution jaunes ier d3 els de
- iafrah», e nous nts. lecar-ice de le, et s des-On les colo-luitse mes • ilal-, noD
- salive en jaune doré. La poudre est d’un jaune rutilant.
- Le temps et la lumière lui font perdre beau-ooup de ses propriétés. On doit le tenir enfer-mé dans des boîtes en étain.
- Dans le commerce, il existe deux sortes de 8fran : l’un dont les filaments sont simple-ment entremêlés et d’une couleur orange vif ; ‘autre qui a été pressé avant sa dessication et qui a une couleur orange foncé.
- Ch. DREVET.
- ^production interdite „ — Tout droite réservés-
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- (Suite)
- La soie artificielle, en se basant sur la cel-ulose bi-nitrée, a la composition suivante :
- soie artificielle et de la soie cuite normale, on trouvera pour la composition centésimale les
- rapports suivante :
- Soie artificielle
- Soie naturelle cuite
- e *. e
- II II II II aleores Ô K © <
- 900,00 = 28
- 112,50= 3,5
- 1.900,00 = 58
- 350,00 — 10,5
- 0/ /0
- 0, zo
- 0/
- / 0
- 0 zo
- colo-
- élor-mië
- (n —Ar
- 3.262,50 100,0
- non compris les cendres négligeables. Cette omposition est d’ailleurs très approximative, CP les produits nitrés cellulosiques sont très "rixbles.
- Quant à la soie proprement dite, ou soie cite des teinturiers (ne pas confondre avec sbroïne des chimistes), que la soie artifi-celle veut remplacer, sa formule est variable, anoela se comprend d’après les variations "midité, très grandes pour cette fibre émi-eTment hygroscopique ; elle est très diffé-apte. Les auteurs ne sont pas, d’ailleurs, "Ccord. Cependant, on peut admettre la for-ule Suivante:
- >OEC ii n n n —a e to ©0 000 CH CR
- 48.50
- 6.50
- 27.50
- 17.50
- 100.0
- Le lecteur voit d’ici la
- 100.00
- différence profonde
- Si]
- C = 48.50
- H = 6.50
- Az = 17.50
- O = 27.50
- 100.00
- I on met en regard les formules de la
- dans la composition centésimale de ces deux produits.
- L’oxygène domine dans la soie artificielle et suffit, avec un léger appoint de celui de l'air pour la combustion complète du carbone et de l’hydrogène. Dans la soie naturelle, c’est l’inverse : c’est le carbone qui domine ; d’où l’explication de la différence dans la combustion des deux fibres. Tandis que la soie artificielle brûle rapidement, trop rapidement même et sans se fondre, la soie naturelle brûle lentement et en se boursoufflant.
- La soie naturelle contient,de plus,beaucoup plus d’azote que sa rivale, et sous une autre forme. C’est pour cela qu’elle tient des maiiè res protéiques et se fond par la chaleur, en dégageant l’odeur de corne brûlée, tandis que la cellulose bi-nitrée brûle comme du coton, plus rapidement, bien entendu.
- Dans le temps, le chimiste Khulmann, de Lille, avait proposé de nitrer le coton, pour produire des effets de teinture plus faciles, (voir dans la collection du Moniteur scientifique) ; il avait reconnu que la nitrification donne au coton la propriété de se teindre comme les matières animales, mais en même temps il avait reconnu les extrêmes dangers d’inflammabilité.
- Or, c’est précisément ce qui arrive pour le produit en question ; on dit bien que l’on est arrivé à le rendre très peu inflammable,tout en lui gardant toutes ses propriétés, mais je n’ai vérifié le fait. Dans tous les cas, si l’on dénitrifie le coton bi-nitré pour le rendre moins
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- QO <
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- inflammable, on lui enlève ses propriétés | données par l’addition de la molécule nitreuse,
- En effet, il y a une différence profonde dans l’action des réducteurs sur les hydrates de carbone nitrés, tels que la cellulose nitrée, et sur les carbures nitrés, tels que la nitro-benzine, etc., c’est que si l’on agit par l’hydrogène naissant sur la cellulose nitrée on revient purement et simplement à la cellulose, tandis que sur les nitro-carbures, on obtient des bases organiques nouvelles. Dans le premier cas, on élimine l'azote avec l’oxygène : dans le second, en éliminant l’oxygène on laisse l’azote avec un apport d’hydrogène.
- MARIUS Moyret.
- {Reproduction interdite.) 'A suivre.)
- MACHINE IMPRIMANT SIMULTANÉMENT sur les deux lisières des pièces d'étoffes Par M. Sanaoze.
- Les fabricants de tissus ayant besoin de marquer les lisières des pièces d’étoffes sortant de leur fabriques, afin d’éviter aux acheteurs toute confusion avec les produits de leurs concurrents et ne voulant pas obtenir cette marque par le tissage, en raison du prix de revient trop élevé, l’industrie a dû leur offrir une simple impression sur les mêmes lisières.
- Le problème à résoudre consiste donc à obtenir une impression correcte et surtout à bas prix.
- Ce double résultat est obtenu par une nouvelle machine imprimant simultanément sur les deux lisières, et cela d’une façon parfaite et rapide.
- Le principe nouveau de la machine repose dans sa disposition générale, disposition qui lui permet de prendre une pièce d’étoffe par l’une de ses extrémités et de la rendre impriê mée sur ses deux lisières, sans que l’ouvrier ait besoin d’y toucher pendant la durée de cette impression. L’étoffe est guidée dans sa marcheet imprimée automatiquement.
- Pour obtenir ce résultat, la machine est imprimée ainsi qu’il suit :
- Six arbres, A, B, C, D, E, F, une vis G filetée à droite et à gauche à partir de son mi-lieu, puis sept entretoises H,Jy K,L, M,N,° sontmaintenus, à chacune de leurs extrémités, par deux bâtis semblables qu’it est inutile de figurer dans ce dessin, pour lui laisser la plus grande clarté possible.
- Les arbres tournent dans des paliers, ainsi que la vis. Les entretoises sont fixes, à l’exception de celles marquées K, M. Ces dernières sont mobiles dans le sens horizontal et se placent, suivant les besoins, en un point quelconque dans les mortaises où elles sont figurées. Nous verrons plus loin la raison de cette mobilité.
- L’arbre A porte un cylindre A’, l’arbre Fun cylindre E’ et l'arbre F un cylindre F9.
- Les cylindres A’, E' sont rigoureusement égaux en diamètre. Une extrémité de chacun de leurs arbres porte deux poulies identiques de telle sorte qu’une courroie croisée fait tourner les deux cylindres en sens inverse et ave une vitesse égale.
- Sur l'arbre D est clavetée une canne D er prisonnée dans la chape R d’un levier S dont la douille est clavetée sur l’arbre B exacte ment en son milieu. Ce même arbre B, reçolt deux pièces porte-molette Q qui peuvent se mouvoir dans le sens longitudinal de l’arbre: A cet effet, l’œil de chaque porte -molette possède une clavette fixe et l’arbre une can nelure dans toute sa longueur entre les de— bâtis.
- Tout mouvement de la came D' fera don décrire un arc de cercle aux porte-molette tour de l’arbre B.
- Pour obtenir le mouvement de transldleur horizontal des porte-molettes, c’est-à-dire „
- • +o1r10-écart ou leur rapprochement, on fait t0 à droite ou à gauche la vis G.
- Cette vis actionne deux plateaux quesP. Ces plateaux P ont les deux se regardent dressées et polies ; 0 N, guidées par les entretoises J, K, L, ‘
- métalli, faces qdi n AS sont
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- BT DB L’IMPRESSION DBS TISSUS
- O «P
- 0 qui les traversent et, par conséquent, res-lent absolument parallèles lorsqu’elles s’écartent ou se rapprochent. Des écroux G, boulonnés sur les pla eaux, sont traversés par la vis et communiquent le mouvement de va-et-vient.
- La transmission de ce mouvement des plateaux est faite aux deux porte-molettes Q par leur prolongement ou bras qui vient former un œil traversé par l’arbre B. Cet œil enve-loppe une partie du moyeu du porte-molettes et
- “ne bague vissée sur l’extrémité de ce moyeu emprisonne l’œil des plateaux qui, alors, forcément entraînent les porte-molettes.
- Le résultat de ce montage est, en un mot, de forcer les porte-molettes d’accompagner voujours le mouvement des plateaux, tout en "r conservant la faculté d’accomplir leur are de cercle autour de l’arbre B.
- Le cylindre F a un diamètre quelconque.
- L arbre C porte un engrenage qui porté une 8rande roue A2 fixée sur l'arbre A.
- C est sur cet arbre C que l’on applique le poteur. Lorsque C tourne, tous les arbres A, | ” tournent aussi, mais ce dernier par sim-entraînement de l’arbre E qui forme lami-noir avec lui.
- D.
- ^^-molettes. — Chaque porte-molettes une douille de laquelle partent qui servent de support à trois , T, U. L’arbre 5 porte un ga-e T une molette T’, sur lequel
- compose d’ eux branches Petits arbres s letcy .... . '
- est gravé le dessin, le filet ou l’inscription que l’on veut imprimer.
- En faisant agir la came D', on fait appuyer le galetS1 sur le cylindre A’ qui l’entraîne dans son mouvement. Ce mouvement est communiqué à la molette imprimeuse par une série de trois engrenages Sz, U,’ T. Le galet S’ est rigoureusement du même diamètre que la molette imprimeuse. L’engrenage U’ est quelconque ; il ne sert qu’à faire tourner la molette dans le même sens que le galet.
- Pendant la pression, la molette imprimeuse appuie bien sur le cylindre A’ qui l’entraîne, mais cet entraînement ne suffit pas et elle s’arrêterait lorsqu’un vide se trouve entre les divers caractères gravés sur la circonférence de la molette. Delà nécessité de la commande par le galet S’.
- Un système d’encrage, variable à l’infini, dépose la matière colorante sur le pourtour de la molette imprimeuse au fur et à mesure qu’elle tourne.
- Toile sans fin. — Une toile sans fin, indiquée par le trait fin du dessin, serpente entre la série d’entretoises J, K, L, M, N, O, passe sur le cylindre A’, puis entre les deux cylindres-laminoirs E’, F' et retombe derrière ce dernier dans le sens de la flèche.
- Le rôle du laminage des cylindres E‘, F’ est de tirer la toile et le rôle des diverses entretoises de donner une certaine tension à cette toile, par suite de son frottement en angles brisés sur elles-mêmes.
- La mobilité des deux entretoises K, M a pour but d’obtenir une tension plus ou moins forte en les éloignant plus ou moins ou les rapprochant de la ligne verticale formée par les autres entretoises.
- Une planche V empêche la toile sans fin, qui doit être très lâche sur le derrière de la machine, de descendre jusque sur la planche X qui est réservée pour l’étoffe à imprimer.
- Impression. — La pièce d’étoffe, tracée en pointillé sur le dessin, est placée sur la planche X ; une de ses extrémités est cousue au
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- point Z sur la toile qui doit être un peu moins large que l’étoffe. Cela fait,au moyen de la vis G, on donne aux deux plateaux P un écartement identique à la largeur de la pièce. On met en marche et la toile entraîne l’étoffe qui la suit dans son passage entre les entretoises.
- L’étoffe se tend alors comme la toile, et comme ses bords frottent entre les deux plateaux P parallèles, elle est guidée d’une façon parfaite. Ses lisières, en passant sur le cylindre A’, s’y présentent toujours au même endroit. Or, on sait que les deux porte-molettes suivent le mouvement d’écart des deux plateaux H, de sorte que si l’on les abaisse en agissant sur la came D' au moment où le commencement de la pièce arrive, les deux molettes imprimeront sur les deux lisières, et ce résultat se continuera pendant tout le passage de la pièce, sans qu’il soit utile d’y toucher avec la main.
- Lorsque le commencement de la pièce aura dépassé le laminage des cylindres E’, F', on découdra l’étoffe qui suivra d'elle-même une table inclinée Y et la toile continuera sa marche sans fin.
- En résumé, l’inventeur revendique toute machine dont l’ensemble des organes constitutifs permettra d’obtenir un résultat identique au sien. Il est facile, en mécanique, d’intervertir l’ordre des pièces d’une machine, de modifier même leur forme et d’obtenir malgré cela le même résultat.
- Il prétend seul se servir de ces facilités, invoquant le principe nouveau de sa machine imprimant simultanément et automatiquement sur les deux lisières des pièces d’étoffes. Il se réserve de remplacer la toile sans fin par un système mécanique saisissant les têtes des pièces et les amenant sous la molette affectée à chaque lisière, puis sous les deux Cylindres lamineurs qui continueront seuls le mouvement.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- Le xylène, qui distille à 128° centigrades, est un carbure commun dans les goudrons de la distillation du bois et de la houille. Son nom, tiré du grec, indique d’ailleurs son origine. Il a d’abord été obtenu parmi les produits du goudron de bois. Il conduit à divers colorants. Et puisque je fais de l’étymologie» le mot de toluène dérive de tolu ou baume de tolu, et cumne de l’essence de cumin.
- Le cumène, ainsi que le cymène que nous allons examiner, convient comme benzine dite lourde, pour la préparation des vernis, dans la fabrication des caoutchoucs vulca-nisés.
- Huiles brutes distillant de 1500 à 210°
- Ces huiles constituent une partie très im portante de la distillation des goudrons de houille.
- Elles sont généralement colorées, titrent 150 Cartier seulement d’une odeur désagréable se figeant facilement par le froid, en partie.
- Leur composition est très complexe.
- Elles renferment du cymène comme carbure d’hydrogène.
- Le cymène finit la série des carbures d’hydrogène homologues uus précédemment; i bout à 1750 centigrades.
- Voici les formules de cette série :
- Benzine CI2Hs
- Toluène CI4Hs
- Xylène CISH10 Cumène C1sH12
- Cymène CeOHII4
- Avec il y a un nouveau carbure d'hydro gène, très intéressant maintenant, et qui. 1 jadis l’encombrement des distillateurs, c'est | naphtaline qui appartient à d’autres tyPe a pour formule :
- Naphtaline C20H8
- Lecteurs vous en connaissez application très curieuse, sous L -- |ls carbon (charbon blanc) et à l’aide d'appar ,----------------------------------le pol
- spéciaux on s en sert pour augmenter w r
- peut-être un
- . "om d'albo-
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- voir éclairant du gaz. Et d’après ce que j’ai vu à Lyon, on obtient une belle lumière blanche, économique, dit-on, et supérieure comme douceur à la lumière électrique, qui est un peu crue. La naphtaline bout au-dessus de 2000, mais elle est facilement entraînée mé-Caniquement par les autres corps.
- A côté des carbures simples, les huiles dis-allant de 150 à 120° contiennent encore des corps alcalins et acides.
- Les corps alcalins se composent principalement :
- De picoline, rsomère de l’aniline ;
- D'aniline ou kyanol;
- De quinoléine ou lenkol.
- Ces trois alcaloïdes, quoique distillant à des mpératures très différentes, entre 130o et 230, se retrouvent mélangés ensemble.
- Enfin les corps acides consistent surtout et au principal en acide phénique, ou phénol, Puis en homologues supérieurs de l’acide phé-nique et en petites quantités.
- C’est au point de vue de l’acide phénique I"‘elles offrent le plus d’intérêt. Ce corps a PriS une importance considérable, surtout de-Puis la fabrication de la mélinite.
- Marius MOYRET
- (Reproducticn interdite.) (A suivre).
- INFORMATIONS |
- Le ministre du commerce prépare en ce oment un projet de loi dont l’objet est de Permettre l’expédition, par la postey d’objets à lyre-
- " contre remboursement.
- Ceute faculté n’existe pas à l’heure actuelle depuis longtemps le commerce la réclame. . 6s objets quelconques, à condition que leur Poids ne dépasse pas 500 grammes, ni UEs dimensions 30 centimètres sur toutes bolaces, pourront être envoyés contre rem-usement jusqu’à la valeur de 2,000 francs.
- expéditeur n’aura qu’à insérer les objets lans 1
- ies boîtes, sacs, étuits,enveloppes, etc.,
- cachetés de manière à les mettre à l’abri de toute perte ou détérioration.
- Il écrira sur l’enveloppe la mention : contre remboursement, et indiquera en toutes lettres la somme à recevoir. Le recouvrement s’effectuera dans les mêmes conditions que le recouvrement des traites et des factures.
- La taxe à percevoir se composera d’un droit fixe de 50 centimes, plus un droit d’assurance de 10 centimes par 300 francs ou fraction de 300 francs, plus la taxe perçue en matière de recouvrement de traites.
- Une place de professeur de teinture, d’impression, d’apprêt et de fabrication de matières colorantes artificielles est vacante à l’école nationale des arts industriels de Roubaix.Les appointements attachés auxdites fonctions sont de 6,000 fr.
- Les candidats ont un délai de vingt jours pour faire parvenir au ministre de l’instruction publique et des beaux-arts ou à l’administrateur de l’école une demande dans laquelle ils exposeront leurs titres.
- Un chimiste de Hambourg prétend rendre le pétrole inexplosible par l’addition d’une petite quantité d’un mélange de bicarbonate de soude et d’aniline, de sulfate de chaux, de sulfate de magnésie, de chlorure de sodium, de sel ammoniac et d’eau.
- TEINTURES SUR COTON Couleurs diamines
- Ce qu’il y a de vraiment avantageux dans l’emploi de ces produits, c’est la facilité avec laquelle on peut sûrement doser les bains de teinture et les reponchonner, si besoin est. C’est la possibilité de faire des bains composés, puisque les produits se mélangent les uns avec les autres sans aucune difficulté et en toutes proportions.
- J’ai justement eu cette semaine la chance d’avoir à réassortir des fonds de jupes ou des
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- doublures à des étoffes, et j’ai pu ainsi satisfaire une clientèle foncièrement capricieuse, pour laquelle les relations de commerce n’existent pas et pour laquelle le prix de revient n’a pas de valeur. La clientèle féminine du teinturier dégraisseur ne poursuit qu’un but, c’est le but à atteindre, les moyens ne l’inquiètent pas. C’est donc une véritable trouvaille que celle que nous offre la manufacture lyonnaise des matières colorantes, que de mettre entre nos mains des produits capables de nous permettre de contenter la caprice.
- Un peu de savon, un peu de carbonate de soude, un peu de sulfate de soude, voilà des éléments peu coûteux, d’un emploi facile et ne pouvant accasionner aucune altération des tissus.
- Le premier des échantillons que je présente a été obtenu sur un bain de sulfate de soude et de savon et un peu de noir diamine BO. La nuance vient très bien et pourrait être modifiée en clair ou en foncé, en jaune, en rose ou en gris par des quantités plus ou moins grandes de matière colorante ou par l’addition de jaune, de rouge ou de brun.
- Mais ce qui doit le plus nous plaire, c’est la facilité de regreffer, de rechanger nos bains, suivant les nécessité, ce qui n’avait pas lieu ou très difficilement avec les anciens procédés.
- Ici nous avons une nuance dégradée du noir.
- Les trois autres échantillons sont des nuances composées.
- Ainsi le no 2 est obtenu par l’écarlate diamine et un peu de jaune thioflavine sur un bain de savon et de sulfate de soude.
- Le n° 3 est le résultat de la teinture sur bain de savon et de sulfate de soude, de rouge diamine et d’écarlate.
- Le no 4 est le résultat de la teinture sur bain de savon et de sulfate de soude, de bleu 6 G et de thioflavine.
- Toutes les teintures doivent être menées au moins une demi-heure pour avoir une parfaite teinture.
- Ces couleurs ont été passées sur un bain de savon chaud après teinture et lavage pour dégager la nuance et en faire ressortir tout l’éclat.
- Aucun procédé de teinture du coton na donné de semblables garanties de fixité, au moins jusqu’à présent et avant les couleurs diamines.
- -------------------------------------------- |
- No 1. — Gris, dégradation du noir fourni par le noir diamine Bo.
- No 2. — Crevettes obtenu par l’écarlate dia mine B et le jaune thioflavine.
- No 3. — Héliotrope, obtenu par le rouge s° lide et l’écartate diamine B.
- No 4. — Vert myrthe, obtenu par le bleu diamine 6 G et le jaune thioflavine.
- Le teinturier comprendra que je n’aie PaS pu donner le dosage pourcenté de ces nuances) car elles ont été obtenues à la suite de P |, sieurs reponchonnages et conformément "
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- ca
- marche de l'opération et pour arriver à l’échan- ’ tillon proposé II comprendra du couple parti | à tirer de procédés aussi faciles et auxquels on peut demander n’importe quel ton de n’im porte quelle gamme. .
- Je ne répéterai pas ces échantillons de demi-tons et je porterai mes études sur les tons fournis par les produits directs.
- J’aurai un champ bien assez vaste à exploiter quand je traiterai des tissus composés et qui nous intéressent certainement au plus haut point.
- Si ces échantillons de nuances avaient été calandrées, elles auraient acquis la richesse que donne le glacé, mais ce que je tiens essentiellement à montrer à mes lecteurs, c est le résultat en teinture sans aucun mas-que, sans apprêt qui corse la nuance, qui bou-che les creux, remplit les vides.
- Les doublures d’objets de toilette, de lite-ne, de tapisserie pourront ainsi s’assortir comme nuance et permettre ce luxe qui est 81 cher à la génération actuelle, qui cherche le bien-être jusque dans les conditions de la ve qui paraissent le plus indifférentes. Toutes ces innovations, toutes ces découvertes ont Pour effet immédiat de forcer la consomma-"On, de développper le goût et d’améliorer les individus en élevant leur sens moral.
- Ne craignons pas d’entrer franchement, fièrement dans ces voies nouvelles ; nous y serons toujours soutenus, guidés par les efforts de la science actuelle qui illumine le siècle de la vapeur, de l’électricité et des progrès "dientifiques les moins attendus, les plus sur-Prenants. Et nous autres, teinturiers, nous de-"ons toute notre reconnaissance à ces cher-sheurs qui ont fait litière de la vieille méthode PoUr la remplacer par cette auréole aux milles "ances qui n’Ont rien à envier au livre de la nLure. Elle n’a pas fait litière de la vieille bode, elle a créé de toutes pièces une "ethode nouvelle, sans souci de l’ancienne.
- Ch. Drevet.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPLICATION SUR LES TISSUS DE COULEURS D’IMPRESSION
- Réduites en poussière ou en grains plus ou moins fins, en vue de les teindre ou de les imprimer, et procédés et appareils permettant d’obtenir ces résultats’
- Par M. S.-V. Renard.
- On prend des couleurs d’impression, telles que les imprimeurs sur étoffes les emploient; on y ajoute une certaine quantité de dextrine ou de gomme, soit généralement le double du volume de la couleur employée, puis on y étale ou dépose la couleur ainsi épaissie sur des feuilles de métal, zinc, fer blanc, etc. On met dans un four pour dessécher les couleurs déposées.
- Quand les couleurs sont bien sèches, elles sontenlevées de dessus les plaques, puis pilées, broyées ou moulues, pour les réduire en poussières ou en grains plus ou moins fins.
- Ces poussières sont ensuite tamisées pour obtenir des poussières ou grains de même grosseur. Il va sans dire que les tamis sont plus ou moins fins, selon la grosseur des poussières ou grains que l’on désire employer ;
- On peut disposer la même machine à teindre ou à imprimer pour faire des unis, des rayures et des dessins.
- Elle se composent essentiellement de deux distributeurs, qui peuvent fonctionner séparément ; l’un permet d’obtenir des réserves et l’autre de remplir lesdites réserves.
- Le tissu à ornementer passe d’abord dans un bac rempli d’eau (placé devant la machine) où il s’humecte. 3 petits rouleaux qui surplombent ce bac et dont les axes sont en quinconce, servent d’embarrage au tissu. De cet embarrage le tissu passe entre deux rouleaux
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- presseurs qui font suite et qui l’essorent au degré voulu. Il est reçu ensuite par deux chaînes sans fin qui se développent parallèlement le long et en dehors de la machine; ces chaînes sont armées de pointes et ont pour mission de promener le tissu sous les distributeurs. Le long de la machine et extérieurement aussi se prolongent parallèlement deux barres de fer, tant pour le soulèvement des augets que pour les trépidations à leur imprimer en vue de l’écoulement des grains de teinture y contenus.
- La régularisation dans la distribution de ces grains est assurée par un tamis qui glisse entre deux équerres dans le sens de la largeur de la machine et qui reçoit, dans le but précité, un rapide mouvement de va et vient.
- Des courroies en cuir, caoutchouc, toile, etc., se développent sur des cylindres, tout comme le tissu à ornementer, et c’est avec leur concours que s’obtiennent les réserves sur la pièce et les divers dessins correspondant aux s découpures y pratiquées à cet effet.
- Un cylindre garni de pointes, sur lequel se trouve un tablier tissu fin détâche de la machine la pièce ; on suspend celle-ci pour la sécher, on la met après dans une chambre à fixer; on la lave exactement comme cela se pratique pour les tissus imprimés; on la sèche à nouveau et finalement on l’apprête pour la livrer au commerce.
- ÉTABLISSEMENT DES PLANCHES ET ROULEAUX SERVANT A L’IMPRESSION DES TISSUS Par M. P. Lacollonge.
- On se sert, dans l’impression des tissus, de rouleaux ou planches gravés, surtout en bois ou en métal, les dessins à reproduire se détachant en relief ou en creux. Les frais résultant de ce mode d’obtention sont, comme on le sait, très élevés; il se produit un déchet de matière et ils sont longs à obtenir : inconvénient grave dans cette industrie, tributaire de la mode, si variable.
- Pour remédier à ces désavantages, M. La
- collonge a imaginé un nouveau système qui consiste dans l'obtention, d'une manière nouvelle, économique et rapide, de planches ou rouleaux gravés, en caoutchouc, les dessins présentant un relief ou un creux facultatifs, et cela sans aucun déchet de matière. Ces planches ou rouleaux s’établissent comme suit, par exemple dans le cas d’un relief. On prend deux feuilles de caoutchouc, dont l’une doit servir à former le fond et l’autre le dessin, cette dernière présentant comme épaisseur le relief qui sera demandé pour le dessin.
- Ceci fait, on fixe la première feuille,formant fond proprement dit, par exemple sur une planche de bois ou métal, ou sur un cylindre de tôle ; puis sur l’autre feuille on vient découper les divers motifs du dessin à repro-duire, motifs qui ont été tracés au préalable sur cette feuille, pur ponçage ou autrement," l'aide du dessin-type ; on enlève ces divers motifs et on les porte sur la première feuille ou le cylindre formant fond, à l’emplacement qui a été déterminé dès le principe à l’aide du même dessin-type. La matière étant à l’état pâteux, les motifs rapportés font absolument corps avec le fond, et ensuite par le vulcani sation on donne à cet ensemble homogène (fond et dessin) la dureté que l’on veut. Aprës la vulcanisation, ces planches ou rouleat sont portés au finissage, qui a pour but de donner aux reliefs toute la finesse, la nettete et les petits détails de gravure dont ils Pet vent avoir besoin.
- Lorsqu’il s’agit d’un dessin en creux, 1 ope ration est absolument la même, sauf que 1°
- • reste rapporté en relief sur le fond ce qui 1 après enlevage du dessin, qui se trouve alo ); l ‘y a figuré en creux. Il faut remarquer qu 11 " pas de perte de matière, car le caoutcho" formant le déchet à la suite des découpa8es dans la seconde feuille ressert, n’ayant P
- été vulcanisé.
- De plus, l’inventeur ne s’en tient pas
- la for
- quement à l’emploi du caoutchouc pour se mation des planches ou rouleaux ; il enten
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- ETDE L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- Servir de toute autre matière convenable, voire même d’une substance plastique, s’il y avait intérêt pour lui à le faire.
- APPAREIL POUR L’ÉLARGISSEMENT DES TISSUS PENDANT LÉS OPÉRATIONS DE TEINTURE ET D’APPRÊTS, DIT « TENDEUR A PIVOT »
- Par MM. Prosper Fieux et Théophile Kuenzl.
- Le but de ce tendeur à pivot est de mettre en largeur tous les tissus, sur tous les appa-Teils, Cylindres, bâches ou barques à teindre, machines d’apprêt, etc., etc., pendant la mar-che même des opérations.
- Les inventeurs disent éviter par ce moyen 8s plis, cassures et autres ennuis, tout en conservant et même en augmentant dans cer-ihs cas, le plus possible, la largeur qu'ont les tissus en tombant du métier à tisser.
- Le tendeur se caratérise par deux galets perposés, à surface élastique et à pression driable l'un sur l'autre, montés par leurs Xes dans l’intérieur d’une chappe, qui elle-eme pivote, au gré du mouvement du tissu, “Wtour d’un axe vertical.
- Le tendeur fonctionne automatiquement ““ivantle sens du tissu, et est mis en mouve-par le tissu lui-même ; il change de di-edtion suivant que les tissus s’enroulent dans
- un sens ou dans l’autre, entraîné par l’étoffe à mesure que celle-ci change de sens.
- PROCÉDÉ D’ANIMALISATION DES FIBRES DE RAMIE Par la Société La Ramen.
- Lorsqu’on immerge de la ramie bien dégommée et bien séchée dans un mélange d’acide nitrique fumant et d’acide sulfurique à 660B., on obtient) suivant la durée de l’immersion, soit une ramie nitrée pouvant servir d’explosif (nitro-ramie), soit une ramie moins nitrée, qu’un traitement par un réducteur transforme en fibre azotée ou animalisée.
- Cette réduction peut être effectuée par l’emploi de divers corps (sulfures alcalins, sulfure de carbone, sulfure d’ethyle, sulfures métalliques solubles dans le sulfhydrate d’ammonia-que).
- Les fibres ou les tissus peuvent être trempés dans une solution de ces sels métalliques, puis soumis à un courant d’hydrogène sulfuré et le sulfure est dissous dans du sulfhydrate d’ammoniaque.
- La réduction de la ramie nitrée peut également être obtenue au moyen du chlorure stanneux ou de la tutie en liqueur alcaline ou acide.
- Tous ces traitements peuvent se faire, soit
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- à froid, soit à chaud, soit sous pression et en liqueur aqueuse ou alcoolique.
- Dans tous les cas, la fibre de ramie se trouve animalisée et possède les propriétés des fibres animales ; elle acquiert notamment la faculté précieuse de se teindre directement, sans mordançage préalable.
- ÉCHARDONNAGE, RENDEMENT ET CONDITIONNEMENT DES ÉCHANTILLONS DE LAINE BRUTE
- Par M. A. Frayssé.
- Jusqu’à aujourd’hui, on a évalué le rendement des laines brutes sur le vu des échantillons prélevés dans les balles ; on doit ainsi fixer les quantités de matière laineuse, de chardons, de suint, de sable, etc., qu’elles contiennent et de plus apprécier quelle sera la quantité de la laine à obtenir. Quelquefois, on fait laver ces échantillons, mais il reste encore à taxer les proportions de matière inerte qui reste et qui ne permet jamais d’évaluer d’une façon sûre la teneur de ces échantillons.
- C’est donc pour obvier à ces inconvénients que M. Frayssé propose un traitement qui puisse donner mathématiquement la teneur exacte de matière laineuse contenue dans les échantillons et qui, comme on le fait déjà pour
- les engrais, les nitrates, les phosphates, les betteraves, etc., permette d’évaluer d’une façon sûre le rendement et d’éviter ces surprises que l’on rencontre et qui se traduisent par des pertes considérables au détriment de l’acheteur ou du vendeur.
- Pour arriver à ce résultat, l’inventeur applique à ce travail sa machine à échardonner. Il commence donc par enlever à la laine tout ce qu’elle contient de matières végétales, animales ou minérales et il procède ensuite au lavage, au séchage et au conditionnement du produit obtenu au moyen d’un appareil I" consiste dans deux bacs munis d’un double fond, accouplés entre eux, mais par uneparr de cylindres comprimeurs qui tournent à droite et à gauche de façon à faire passer la laine d’un côté à l’autre et vice-versa. Ces deux bacs sont munis chacun d’un appareil à 882 qui permet de chauffer les bains de savon et de soude à volonté ; de plus, deux soupape permettent de vider ces bacs pour change1,165 bains.de sorte que, en passant l'échantillot dans le 1er bac et le faisant ensuite passe entre les deux cylindres, il vient tomber dan le 2me bac et vice-versa jusqu’à ce qu'il soi assez lavé.
- Quand il est assez propre, l'échantillon est placé sur une toile métallique qui s'adap.e à ces deux bacs et,au moyen d’une douce chs
- besucces CONSERVATION DU LINGE SS
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- leur entretenue sous chacun, l’appareil se trouve transformé en séchoir. Une fois l’échantillon sec au contact de l’air, l’inventeur en prélève, après l’avoir exactement pesé, 2 fois 200 grammes, dont il introduit la moitié (200 grammes) dans le plateau d’une balance fait en toile métallique. Ce plateau entre exactement, en laissant un vide tout autour, dans un des bacs auquel est suspendue la balance et là, par une dessication lente et absolue, on arrive a savoir exactement les proportions d’humi-dité contenue dans l’échantillon de laine la-vee ; comparant alors ce chiffre obtenu au poids de l’échantillon de laine brute, on peut déterminer exactement le rendement de l‘é-chantillon de laine brute à 1/100me d’unité.
- Temple ;
- Le poids de l’échantillon de laine brute étant de 4.940 gram.
- a donné après échardonnage, la-
- vage et séchage................... 1.868 »
- sur lesquels il a été prélevé 'un échantillon de 200 »
- qui, après séchage à l’absolu, a donné 166.5 gr.
- donc perte de 33.5 gr. soit 16.75 % du poids total 1868 = 312.89 qui retranchés de 1868 donnent 1555, soit 31.4 % du poids brut comme rendement à l’absolu, auxquels il reste à ajouter la reprise que l’on veut, de 17 % ou de 18 1/4 %-
- (Reproduction interdite.)
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié parle Journal Officiel du 12 janvier.
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- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Picard, JAY et Cie, fab. de produits chimiques, à St-Fons, près Lyon. — Durée :
- 5 ans. — Cap. ; 500,000 fr. — Acte des 15 et 23 janv,
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 28 janv., de la Société VENDER et KLING, teintureries à façon pour laines et cotons, 61, rue de la Santé et 158, rue Broca, à Paris. - Liq. : M. Wender. — Jug. du 28 janv.
- Dissolution, à partir du 31 déc., de la Société Guinon, Picard et Jay, fab. de produits chimiques pour teinture et impression, à St-Fons. —- Liquid. : MM. Picard et Jay. — Ju8: du 23 janv.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation de 10 ans à partir du 24 juin 1892, de la Société Péhose et Mermont, fab de lames et rois mécaniques, colles, gélatines et matières premières, 3, faub. Cérès, à Reims — Acte du 20 janv.
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- ST DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey, — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
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- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l'industrie et a la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de a décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit Qu il s’agisse des produits naturels ou fabri-qués, qui sont d’un usagee et d’un emploi si
- répandus, Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- LE MONITEUR DE LATEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l'appll” cation des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- » Innée, N0 6. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mars 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- DES DROITS DE DOUANE.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- appareil pour le séchage des fils.
- Les NOUVEAUX TARIFS DOUANIERS.
- COULEURS DI AMINE SUR COTON.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. - BIBLIOGRAPHIE. - COURS. - ANNONCES.
- S
- 0
- r
- e
- it
- CHRONIQUE
- DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- {Suite}
- Le safran. — Le premier est le plus répandu dle Plus estimé. Le safran est employé en “Iecine, en parfumerie et dans quelques "Parations culinaires. C’est la matière co-inte jaune du beurre ou des graisses qui "t chargées de le représenter. En teinture, St peu employé à cause de son peu de
- “extrait de safran, son principe colorant est ^runinet qui se présente sous l’aspect du 7e écarlate très vif, soluble dans l’eau et 18 1 alcool, insoluble dans l’éther. La sa-ine se colore en bleu au contact de l’acide , "Tique et prend sous l’influence de l acide plue une teinte verte fort peu stable.
- 4pr obtenir la safranine, il faut agiter avec Alcool un extrait aqueux de safran et lais-Lvaporer l’alcool (Henry).
- crthame est la dernière matière de la , 6 des plantes qui fournissent du jaune, au 15 jusqu’à présent.
- Alt carthame est une espèce de chardon .6 en France, en Espagne, en Egypte, wom de classification, qui du reste doit "euper très peu, est carthamus tincto-t Les fleurs ou plutôt les fleurons ont Ml aPparence du safran, ce qui leur a enom de safran bâtard ou d’Allemagne,
- ce qui ne veut pas dire qu’en Allemagne il n’y ai que des fleurs de safran; on les appelle encore safranum. Leur matière colorante est la carthamine Impur, ce produit se trouve dans le commerce sous deux formes : le carmin de safranum en paillettes brillantes avec des reflets vert doré, et en liqueur sous le nom de carmin liquide.
- Mais, avant d’entrer plus avant dans l’étude de ce produit, disons qu’on retire des fleurs du carthamus tinctorius deux matières colorantes, l’une jaune et l’autre rose.
- Le principe colorant du carthame a été examiné d’abord par M. Chevreul, et son étude a été reprise par M. Schlieper.
- La matière jaune est soluble dans l’eau et n’a pas un emploi bien important en teinture.
- La matière {rouge est soluble dans les alcalis, précipitable de ses dissolutions alcalines par les acides : c’est la carthamine.
- La matière jaune du carthame est acide, sa saveur est amère; elle jouit d’une grande puissance tinctoriale ; elle se combine facilement avec l’oxygène et produit un corps brun ne sortant pas, en cela, de la liste des jaunes végétaux qui, (nous avons vu, deviennent tous bruns à l’air, qu’ils soient dus à la gaude ou aux différents bois jaunes.
- Cette propriété de brunir à l’air a été de tout temps un inconvénient grave, contre lequel on a vainement lutté. Ainsi les verts employés dans l’armée devenaient affreux de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nuance au bout de peu de temps et les vêtements drapés se flammaient d’un manière très regrettable. Cependant, le bleu et le jaune, fournissant une gamme très étendue de tons, depuis les plus clairs jusqu’aux plus foncés, depuis les plus vifs jusqu’aux plus sombres, trouvaient leur emploi dans toutes nos combinaisons de tissus. Et puis le vert est une des couleurs qui s’allient le mieux avec les autres couleurs. La nature nous en fournit un exemple assez général.
- La matière rouge du carthame, appelée carthamine, produit sur les étoffes des teintes roses de la plus grande fraîcheur. Pour l’appliquer, on commence par enlever par des lavages à l’eau la matière colorante jaune contenue dans le carthame; on dissout ensuite la carthamine dans un carbonate alcalin et on la précipite sur l’étoffe par un acide. C’est la marche que j’ai indiquée pour le curcuma pour teindre le coton et éliminer à la teinture la poudre graisseuse que donne coproduit.
- Pour préparer la carthamine, on traite par une dissolution de carbonate de soude le carthame débarrassé par des lavages à l’eau de sa matière jaune ; le liquide est ensuite saturé par de l’acide acétique, puis on y plonge le coton, sur lequel la carthamine se précipite. On enlève, au bout de vingt-quatre heures, le coton et on le traite par une dissolution de carbonate de soude, qui dissout de nouveau la matière colorante ; en ajoutant ensuite dans la liqueur de l’acide citrique, la carthamine se précipite en flocons rouges ; ces flocons sont traités par l’alcool, qui les dissout: la vapeur évaporée dans le vide donne de la carthamine.
- La carthamine présente l’aspect d une poudre d’un rouge foncé, avec des chatoiements verdâtres ; sa dissolution alcoolique est d’une belle couleur pourpre; elle est très soluble dans l’alcool, peu soluble dans l’eau, insoluble dans l'éther. Tous ces renseignements doivent intéresser le teinturier dégraisseur, en lui permettant de choisir le véhicule auquel il devra s’adresser pour certaines opérations.
- Un exemple fera comprendre toute l'impor tance de cette observation : Admettons qu'il s’agisse d’enlever une tache sur un fond rose de carthamine, l’alcool devra être proscrit, l’eau pourra être employée dans une certaine mesure et l’éther aura son emploi tout indi-qué.
- Le carthame exige certaines précaution? pour sa récolte qui ont des influences favorables sur son rendement. Les fleurs doivent être cueillies lorsqu’elles sont bien dévelof" pées et par un temps sec, car l’humidité 165 fait noircir ; elles sont, ensuite desséchées8 l’ombre et conservées dans un endroit sec. i
- En Egypte, les fleurs de carthame 80111 comprimées entre deux pierres après avolt été cueillies, puis lavées et exprimées ensulle à la main ; on les fait ensuite sécher sur des nattes (Hasselquist).
- Comme il faut, autant que possible, q"e chacun ait sa part dans notre travail, je ter minerai cette étude en disant que la carth"
- mine broyée avec un peu d’eau et du tale""
- fin donne le rouge végétal, dont on se sert co me fard. Ce far est absolument inoffensif
- Ch. DREVET
- Reproduction interdite. — Tous droits ré-er"e
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- {Suite')
- Cette question passionne décidémentky" les conférences se suivent; pour mon co110? j’en ai donné une.
- Jusqu’à présent, cette fibre nouvelle est" , jours dans le domaine des études; on fait de petites quantités, mais voilà tout
- Il y a d’ailleurs deux inventeurs en P sence. dé
- L’un, le comte de Chardonnet, breves,ie 1884. Je donne ceci sous réserve, cet.e pat m’ayont été donnée jeudi 10 mars paS 1. un défenseur de la soie Chardonnet, 1 d0 tudie en ce moment dans les colonne
- jou don ton-
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- D la s l’ae cote le fi lodi
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- journal. Il est bien entendu que la soie Chardonnet est obtenue en filant sous l’eau du coton-poudre dissout dans l’éther et l’alcool.
- Le deuxième inventeur (ici je ne discute pas la valeur des brevets) est un nommé Du-vivier, chimiste décédé, brevet de 1886.
- Duvivier, partant des travaux de Muldersur la soie écrue, a imaginé de dissoudre dans ‘acide acétique cristallisable un mélange de coton-poudre, d’albumine et de gélatine, et de filer sous l’eau absolument comme le col-lodion dans le procédé Chardonnet.
- Qu’il me soit permis de contester la valeur des analyses de Mulder sur la soie écrue La constitution chimique de cette fibre brute, “tablie d’après le savant hollandais, et d’après ‘action de l’acide acétique concentré et bouil-l8nt, ne donne que des résultats erronés. Les Produits trouvés sont des produits d'altéra-'ion.
- Et, quand à la fibroïne de Mulder, ou ma-ere soyeuse proprement dite, et dout il ne "este que 50 à 55 % de la soie écrue, ce n’est de la soie. Elle est terne et cassante.
- Les teinturiers font, des temps les plus re-"lés, la véritable analyse de la soie écrue par
- passage dans l’eau, la gélatine et l’albumine restent solubles.
- D’ailleurs aux conférences auxquelles j’ai assisté, j’ai cru comprendre, qu’il y avait des tours de main secrets et non brevetés. Il devient donc très difficile de se prononcer sur la valeur du procédé, à l’état d’embryon.
- Le plus redoutable facteur dans la question, c’est l'effondrement du prix des soies.
- Les soies sauvages dites Tussah, qui ont pris leurs letres de noblesse, vont dans les prix de 9 à 14 fr le kilog. Et certaines variétés de Chine sont tombées à 25 fr. le kilog 1 Après cela il faut tirer l’échelle. Si cela continue l’extrême Orient inondera l’Europe de soie au prix du coton.
- t S
- cuite au savon de bonne qualité.
- t avec de qualités constantes, les résul-AIssont constants, et les rendements en soie Pore ou fibroïne industrielle sont supérieurs eeux de Mulder : 75 à 80 % au lieu de 50 à
- /0 e plus, l’on a une matière brillante et tenace.
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- a "ns le procédé Duvivier, on emploie un ent très corrosif, l’acide acétique cristalli--
- 4be)
- > et 1 on est obligé d’opérer avec des va-, et des filières en verre. Le cuivre, le nie-
- Ceci, dit je continue l’étude précédente. La soie de Chardonnet est Hanche, très brillante; elle manque de ténacité ; c’est un défaut capital. Quand à son prix, rien de précis, la société qui se monte à Besançon, au capital de 6.000.000 de fr., dit-on, en est encore aux essais, mais elle doit passer, dit-on toujours, des essais théoriques aux essais, ou mieux à la production en grand.
- Le manque de ténacité, auquel on pourra peut-être remédier,empêche son emploi comme chaîne ou organsin; elle ne résisterait pas aux efforts du battage répété. Mais, comme effet de trame en blanc surtout, j’ai vu de fort jolis effets pour ornements d’église ou pour ameu blement.
- — e mc 2 m S ®- •
- ’10 zinc,— je laisse le fer de côté — seraient paient altérés.
- U este l’emploi de vases en argent ou pla-ai sat-ce pratique ? Quand aux filières en pce n’est pas pratique.
- i Xd6e de Duvivier, en mettant de la colle et 64, "bumine, a cependant sa raison d’être ; ion "ePProcherait davantage de la composi-de la soie. Mais il y a un mais, dans le
- Un autre inconvénient, peut-être irrémédiable, c’est que le coton-poudre filé ne résiste pas a l’action de l’eau bouillante, ce qui limite considérablement le champ de la teinture.
- MARIUS MOYRET.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- REMBOURSEMENT
- DES DROITS DE DOUANE
- Sur les Fils de coton
- Le Journal Officiel du 8 mars a publié le décret suivant, relatif au remboursement des droits de douane sur les fils de coton .
- Art. 1er. — Les remboursements de droits autorisés par l’article 10 de la loi du 11 janvier 1892 sont calculés sur la base du tarif minimum, d’après l'espèce, le numéro commercial français et le poids net des fils écrus, simples ou retors, qui ont été employés à la fabrication des tissus dénommés dans cet article.
- Art. 2. — La proportion des fils de coton contenue dans les tissus mélangés de soie et de coton est établie d’après l’état du tissu et des fils de coton au moment de l’exportation, et non pas d’après le poids de ces fils ramenés à l’état écru.
- Art. 3. — Sont considérés comme tissus de coton teints en fils les tissus qui présentent des dessins continus de couleur, espacés de cinq centimètres au plus, et qui sont composés entièrement des fils de coton pur, teints ou blanchis avant le tissage
- Art. 4. — Par guipures ayant droit au remboursement autorisé par l’article 10 de la loi du 11 janvier 1892, on doit entendre les guipures en bandes ou laizes, inscrites au numéro 420 du tableau. A de ladite loi, ainsi que les guipures pour ameublement (ou tulles-bobinots) tarifées sous le numéro 415 de ce tableau.
- Art. 5. — Lorsque, dans les tissus à chaîne et à trame, la chaîne ou la trame est formée de fils de numéros différents, elle est considérée comme appartenant au numéro le plus bas, et le remboursement des droits est calculé en conséquence.
- Art. 6 — Les majorations de poids qui sont allouées aux dentelles, tulles et mousselines, en vertu du dernier alinéa du premier paragraphe de l’article 10 précité, et dont le taux doit être fixé par le comité consultatif des
- arts et manufactures, sont calculées d’après le poids net de ces tissus ramenés à l’état écru.
- Art. 7. — Il est établi pour les mousselines brochées, pour les dentelles, les tulles et pour tous les autres articles ne se prêtant pasd l’effilochage, des types représentant la moyenne de l'espèce et du numéro des fils employés à la fabrication.
- Ces types sont préparés par les chambres de commerce ou les chambres consultatives des arts et manufactures, avec le concours du service des douanes, et sont définitivement arrêtés par le comité consultatif des arts et manufactures.
- Ils peuvent être modifiés dans la même forme, à la demande de l’administration des
- douanes ou des intéressés.
- Art 8. — Tout exportateur qui réclame Ie bénéfice de l’article 10 de la loi du 11 jan-vier 1892 doit faire une déclaration à l’un des bureaux de douane désignés à cet effet parle ministre des finances, après avis du minier du commerce, de l’industrie et des colonies- | Cette déclaration n’est reçue qu'autant I—e la somme à rembourser est de 10 francs 8
- moins.
- Art. 9.— La déclaration doit indiquer, ave. les marques, numéros, nature et poids bru des colis:
- L’espèce du tissu, conformément aux cl85 sifications établies par la loi ;
- Son poids net effectif, apprêt compris, s’il s’agit de tissus mélangés de soie, la Pr portion des fils de coton dans le mélangei 35
- Le poids net par espèce, dans l’état ou sont présentés, des fils de coton entrant le tissu ;
- Le poids net, par espèce et par catég° de ces fils ramenés à l’état écru;
- Enfin, pour les dentelles, tulles et mo. lines brochées, le type auquel ils corre5P,e. dent et, s’il y a lieu, la majoration à laq" ils ont droit.
- La déclaration doit en outre indiquer ’ e La quotité et le montant du droit d"r
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- tarif minimum dont lesdits fils ramenés à l’état écru sont passibles à l’entrée, et la somme à rembourser à raison de 60 0x0 de ce droit.
- Par catégories, on entend les quatre catégories établies par l’article 10 de la loi du 11 janvier 1892.
- Lorsque la déclaration comprend des tissus d’espèces différentes, chaque espèce donne lieu dans la déclaration à un article distinct.
- Art. 10. — Il doit être joint à la déclaration :
- 1° Une note indiquant, pour chaque colis, «ou poids brut et son poids net, avec le nombre, les dimensions et la composition des Pièces qu’il contient, soit pour une pièce seu-lement si ces pièces sont de composition iden-tque, soit séparément par pièce ou par groupe de pièces lorsqu’elles sont de compo-sitions différentes.
- Par composition de la pièce, on entend son Poids avec et sans apprêt, l’espèce du fil de eoton, son poids dans l’état où il est présenté, SOn numéro et son poids à l’état écru et, en outre, le type auquel le tissu correspond et la majoration à laquelle il peut avoir droit s’il sagit de dentelles, de tulles ou de mousselines brochées;
- 20 Une carte d’échantillons représentant les Perses espèces et qualités de tissus déclarés, avec l’indication du poids, des dimensions et de la composition des pièces sur lesquelles ils ont été prélevés.
- Ces échantillons ne sont reçus qu’à titre de Geignement
- Ils doivent former un carré de 20 centimè-lres de côté.
- Art. U. _ La douane procède aux vérifi-Plions dans la forme et dans la mesure Telle juge convenables. Toutefois, lorsque sxamen de la note de détail et de la carte yechantillons ne lui laisse pas de doutes sur exactitude de la déclaration, elle peut ne PFocéder qu’à des vérifications par épreuves.
- Pour les tissus proprement dits (tissus à C “lne et à trame), le numéro des fils de co-
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- ton et leur proportion dans les tissus mélangés peuvent être déterminés par l’effilochage, soit d’une portion de tissu prélevée par le service, soit des échantillons fournis par le déclarant, lorsqu’ils ont été reconnus conformes au tissu déclaré.
- Pour les tissus sans chaîne ni trame, la vérification s’effectue par la comparaison avec les types arrêtés par le comité consultatif des arts et manufactures.
- Art. 12. — Lorsque, à la suite des vérifications de la douane ou des commissaires-experts, les fils de coton ont été desséchés à l’absolu, la reprise pour le retour à l’état normal d’humidité est calculée à raison de 8 0/0.
- Art. 13. — Les différences en moins, reconnues par la douane sur les numéros des fils de coton, ne donnent lieu à l’application d’une amende que lorsqu’elles dépassent la proportion de 5 0]0 et qu’elles peuvent avoir pour résultat de faire rentrer les fils dans une catégorie inférieure à la catégorie déclarée ; mais le remboursement doit s’opérer conformément à la vérification.
- Art. 14. — Après l’accomplissement des formalités prescrites par les règlements de la comptabilité publique, les remboursements accordés aux tissus désignés par l’article 10 de la loi du 11 janvier 1892 sont effectués par les caisses de la douane sur le vu de la liquidation approuvée par le ministre des finances-
- Art. 15. — Dans le cas de contraventions constatées par le service des douanes, l’exportation des marchandises peut s’effectuer après prélèvement, s’il y a lieu, des échantillons destinés à l’expertise légale, et à charge par le déclarant de fournir une caution agréée par le receveur, pour le payement des amendes qui peuvent être encourues.
- Art. 16. — Les dispositions du présent règlement auront leur effet à dater du 1er avril prochain.
- Carnot.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- DES COULEURS ARTIFICIELLES {Suite}
- Le traitement des huiles brutes de houille, distillant de 150 à 210° centigrades, est des plus intéressants.
- On commence par les laver très convenablement et selon leur richesse en acide phéni-que (ordinairement 20 % à l’état brut), avec une quantité convenable de soude caustique à 15o Beaumé.
- C’est une affaire de tâtonnements pour la dose à employer, comme soude caustique.
- Pour se rendre compte , d’ailleurs , de la richesse en acide phénique, on prend un tube gradué en 200 parties ; on introduit 100 par ties, en volume, d’huile à essayer et l’on agite avec des volumes différents de soude causti que à 150 Beaumé. On voit la quantité qui donne la plus forte perte de volume à l'hulle essayée.
- Ordinairement, les huiles brutes perdent de 18 à 20 % en volume. Le phénate de soude gagne le fond du lavage.
- Dans ce traitement, les huiles gagnent o Cartier, ordinairement, mais,en même temps, la naphtoline qu’elles contiennent est moins soluble et, dans l’hiver, elles cristallisent facilement en donnant des dépôts de naphtaline brute.
- Les auteurs indiquaient autrefois, et même encore aujourd’hui, qu’il faut employer des soudes caustiques très concentrées pour ce lavage; c’est une très grande erreur, que j’ai vérifiée en grand. Avec des soudes caustiques très concentrées, on dissout non seulement l’acide phénique, mais d’autres produits qui rendent la purification de l’acide phénique très difficile et même impossible.
- Le phénate de soude, décauté et séparé de l’huile, doit être soumis à l’ébullition quelques minutes pour éliminer des traces de carbures d’hydrogène, puis refroidi ; on le sature dans des cuves de bois ou de plomb par l’acide sulfurique étendu.
- Il se forme du sulfate de soude, et il nage à
- la partie supérieure un liquide noir très caus-tique, flottant sur la dissolution de sel de soude, mais plus lourd que l’eau.
- Ce liquide est l'acid, phénique brut, qul, certainement, est le produit qui a fait le plus de tapage à l’état brut ou raffiné, dans la médecine; je l’examinerai avec soin.
- Un moment, il a fait pâlir l’étoile du camphre de Raspail, véritable panacée universelle, bon à tous les maux. Il n’était même pas besoin d’établir le diagnostic de la maladie, car, comme le camphre, il guérissait tout.
- Terreur des microbes, à une époque, ileS1 un peu démodé actuellement. Quelques médecins lui préfèrent d’autres produits qui ont actuellement leur saison. Question de nouveauté.
- Mais si le temps de ses merveilleuses pr0' priétés curatives est passé, il n’en est plus de même dans la grande industrie. C’est à ll qu’on doit le premier dérivé colorant artifi ciel, l’acide picrique (1849), et c’est lui q" entre les mains de Runge, d’Oranienbour 1834), sous le nom de « carbol saur » (fumée de charbon), a appelé l’attention sur le goudron de houille. Runge a entrevu, sous le nom da cide rosolique, la coralline qui devait deven1 industrielle bien longtemps après.
- L’acide brut est soumis à la distillation dan de grands alambics en tôle, avec serpent"18 de plomb.
- Marius MoYRET
- (Reproduction interdite.) (A su.iv,e^
- APPAREIL POUR LE SÉCHAGE DES FILS demandant à être encollés avant le tiss^ Fig. 1, coupe longitudinale de l’appareil: Fig. 2, coupe transversale.
- Fig. 3, projection horizontale.
- Cette machine est renfermée dans 1e-chambre ou réduit fermé aussi hermetls ment que possible, chauffée par des tu), de vapeur.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Elle se compose d’une table mobile A à J°urs, marchant d'une façon continue au moyen *e chaînes sans fin BB" chaînes Galle, Vau-canson, etc., glissant dans une rainure et plus ou moins écartées selon la largeur de thatne de fils.
- Ladite table est formée par des tringles ou est de cuivre, laiton, etc., plus ou moins espacées et fixées aux chaînes conductrices à "es intervalles variables, selon les besoins du "rvice, mais néanmoins assez éloignées les
- grande, selon que l’on serre les freins adaptés au rouleau.
- Les arrivés secs à l'extrémité de la machine sont reçus sur un rouleau à frein r‘ conservant une tension régulière quel que soit le diamètre de l’ensouple.
- Ce rouleau peut être perforé afin que, s’il en est besoin, on puisse y faire passer un courant d’air froid ou autre.
- Les fils bien refroidis sont ensuite mis en boudin pour être livrés au tisseur. On peut
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- ues autres pour qu’elles n’obstruent pas " e passage de l’air chaud.
- , " fils de chaîne préalablement encollés les moyens ordinaires ou par des procédés
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- d6 —* sont disposés sur un rouleau r, muni wendelles pour les maintenir dans une lar-20 déterminée mais toujours inférieure à la bhd . sont fixés par bout sur une latte. Pour Sa. JIre cette latte, les chaînes sans fin sont o"rhies A .
- hent ’ a intervalles, de crocs qui la retien-uet Entraînent.
- 6 table mise en marche conduit les fils qui 1 Un. 4 .
- tension uniforme et plus ou moins
- aussi les livrer sur l’ensouple, ce qui facilite-rait le montage sur les métiers à tisser.
- La chambre chaude est munie de ventilateurs ou éventails sur ou sous le passage des fils. Des aspirateurs peuvent être placés en-dessus ou en bas de la Chambre pour enlever l’humidité qui se dégage et l’emmener au dehors.
- Dans la chambre chaude on peut installer une ou plusieurs tables mobiles superposées et sécher ainsi plusieurs chaînes de fils à la fois.
- LES NOUVEAUX TARIFS DOUANIERS
- Le ministre du commerce a adressé à toutes les chambres de commerce une circulaire relative aux effets produits par l’application des nouveaux tarifs étrangers. Voici le texte de cette circulaire :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- « Monsieur le président,
- « Ainsi que vous le savez, la France applique, depuis le 1er février 1892, un nouveau régime économique et douanier. Il importe de suivre avec précision les effets qu’il va produire, notamment dans nos rapports commerciaux avec la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Russie
- « Cette question présente, pour le commerce et l’industrie de votre circonscription, trop d’importance pour que j’aie besoin de vous recommander de signaler à mon département, au fur et à mesure qu’elles se produiront, les conséquences avantageuses ou défavorables résultant, en fait, du nouvel état de choses.
- « Je recevrai donc, avec le plus grand intérêt , toutes les communications que votre chambre aurait à m’adresser à cet égard ; mais, dès à présent, je vous serais obligé de vouloir bien me faire connaître, dans le plus bref délai possible, quelles modifications vous paraîtraient désirables dans les tarifs douaniers des sept pays mentionnés plus haut, en ce qui concerne le commerce et les industries représentées par la chambre que vous présidez.
- « Recevez, etc. »
- COULEURS DIAMINE SUR COTON
- Le lecteur a pu voir, par les échantillons exposés dans le dernier numéro du Moniteur de la Teinture (5 mars 1892), que l’on peut obtenir des produits d’aniline des teintes claires et variées qui peuvent faire l’objet de demandes de la part du commerce. Cependant, pour permettre à l’opérateur d’user de ces produits en toute connaissance, il est bon d’étudier en particulier chacun des produits types qu’il devra mettre à contribution.
- Leur nomenclature est facile à établir et comprend les :
- Jaune thioflavine ;
- Jaune N en poudre ou en pâte ;
- Violet d’amine N ;
- Bleu diamine 6G ;
- Bleu diamine 3B :
- Bleu diamine 2B ;
- Bleu diamine BX ;
- Bleu diamine 3R ;
- Ecarlate diamine B ;
- Rouge diamine NO ;
- Rouge solide diamine F ;
- Noir bleu diamine E ;
- Noir diamine BO ;
- Noir diamine RO ;
- Brun pour coton N ;
- Brun pour coton AZ ;
- Brun diamine V.
- Et d'abord, qu’il soit bien entendu que tol5 ces produits peuvent s’employer simultanë ment et en proportion quelconque pour four nir la nuance cherchée. j
- Nous avons étudié le noir, les bruns, "eck late, le jaune, aujourd’hui ce sera le tour violet, dont l'emploi dans la composition nuances claires ou foncées est d’un grand *
- cours.
- Le violet diamine N peut être mélangé a" tous les produits de la série dont la nome" clature figure ci-dessus.
- L’emploi du violet diamine N convient p teinure du coton des tissus mi-laine (laine j tissu3 coton), des tissus laine, de la soie, des • z . .o son
- mi-sole (coton et soie) ; c’est-à-dire I .
- 1.1
- emploi est général. Certes,voilà un pr0
- laisse loin derrière lui tous ceux qul utilisés jusqu’à ce jour pour produire <
- I o
- o O
- tes violettes sur les matières textiles. oii-Ce produit donne des teintures d’une . dité remarquable aux actions des acides» gu que de l’air et de la lumière. Leur soli 1 218 lavage équivaut à celle des meilleurs color
- fort foulon et à l’action de l’acide
- Cette dernière condition a, pour
- directs. . un très
- Les teintures sur laine résistent a ifureus
- une importance réelle, car combien aviver n’a-t-il pàs à regretter de ne pouvoif
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- des étoffes où le blanc, rentrant comme effet principal dans leurs dispositions, devrait être ramené à sa blancheur primitive par un passage au soufre, seul agent, jusqu’à ce jour, qui combatte les souillures, les salissures, les ternissures de l’air, et qui puisse rendre à ces tissus tout leur éclat, leur fraîcheur et par conséquent leur valeur réelle. Sauf le rouge cochenille, le rouge garance et le bleu d'in-digo, aucune autre matière colorante ne résiste à l’action de l’acide sulfureux.
- Le violet diamine N mérite de ce chef un bon point que je lui délivre des deux mains, et que mes confrères feront bien de mettre à profit.
- Dans les tons que peut fournir le violet diamine N, on trouve une grande fraîcheur de nuance, et soit dans les nuances claires ou foncées, on a des nuances vives, pleines, entières.
- Actuellement, la mode étant aux nuances héliotrope, le violet est d’une utilité absolue, journalière, d'autant plus qu'il s’allie auxpro-duits employés pour en modifier le ton, et l'on peut demander aux jaunes, aux bruns, aux bleus, aux rouges, à l’écarlate, un concours Précieux pour obtenir les teintes les plus di-verses et répondant aux exigences du com-merce et de la mode.
- Pour aujourd’hui, je vais donner un échan-tillon du violet pur, en deux tons ; un clair et "n foncé, pour fixer l’appréciation du teintu-ner et lui permettre d’avoir un point de dé-Part pour les nuances qu’il aurait à faire.
- Je ne m’occuperai dans ce numéro que de a teinture des cotons, remettant après l’étude des couleurs d’aniline, l’étude de leur appli-ction aux tissus ou fibres composés.
- No 1. •— Echantillon de violet diamine N sur coton et teint avec 1/4 0/0 de violet
- La manière d’opérer est extrêmement simple ; on garnit le bain de teinture avec 15 à 20 % de sulfate de soude et 5 à 7 1/2 % de carbonate de soude, et la quantité de violet jugée nécessaire à la nuance à produire, et on fait bouillir pendant trois quarts d’heure ; on lave en pleine eau et on sèche.
- No 2. — Echantillon de violet diamine N sur coton et teint à 2 0/0 de violet
- La manière d’opérer est la même que ci-dessus. Dans les nuances claires, le bain se tient très bien.
- Dans le prochain numéro, je m’occuperai des rouges, qui ont une réelle importance pour nous.
- Ch. Drevet.
- PERFECTIONNEMENTS
- BT PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉS DE CLARIFICATION PAR FILTRATION DES CUVES DE TEINTURE
- par Gustave Raitnee et Jos Rosenthal.
- Cette invention se rapporte aux cuves de teinture employ ées pour obtenir certaines couleurs sur les fibres et notamment aux cuves qui renferment des parcelles en suspension (du sulfate de fer, de la poudre de zinc, de l’indigo, etc.) Comme, d’une part, on ne peut procéder à la teinture que dans des cuves clarifiées et que4d’autre part,il faut agiter la cuve chaque fois qu’on s’en est servi, dans le but d’y conserver la composition nécessaire pour la teinture, il faut un certain temps, entre
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- LE MONITEUR DE LA TEINTUKE
- deux opérations consécutives, jusqu’à ce que les particules en suspension se soient déposées au fond, c’est-à-dire jusqu’à ce que la cuve soit devenue claire. Pendant ce temps, on ne peut pas se servir de la cuve et pour un travail continu, sans interruption, il faut maintenir toutes prêtes et simultanément un grand nombre de cuves que l’on emploie les unes après les autres.
- Une filtration effectuée de la manière ordinaire, dans le but de réduire le temps nécessaire à la clarification, est impossible, parce que le liquide contenu dans la cuve s’oxyde par son contact avec l’air et devient impropre à la teinture, tandis que dans la clarification actuellement en usage et consistant simplement à laisser reposer pour former les dépôts, il ne se forme une couche mince d’oxyde qu’à la surface, cette couche protégeant ensuite le restant du liquide contre toute oxydation.
- Le blanc d’indigo, que nous considérons particulièrement comme liquide de teinture, a la composition suivante : C16 H12 N2 O2 ; par son contact avec l’air, il perd deux atomes d’hydrogène qui, en se combinant avec l’oxygène de l’air, forment de l’eau, tandis que le blanc d’indigo, en perdant cette quantité d’oxygène, se transforme en bleu d’indigo, dont il dérivait, et ne peut par conséquent plus être employé pour la teinture.
- Le but de la présente invention est donc de réduire les deux temps de repos mentionnés ci-dessus, en filtrant le liquide de la cuve sans l’agiter, mais en empêchant en même temps l’arrivée de l’air et par suite l’oxydation du liquide.
- Pour cela, on se sert du procédé suivant J Après avoir agité, on introduit dans la cuve contenant le liquide à clarifier un vase à petite circonférencé et dont les parois sont constituées entièrement ou en partie, de manière à former filtre. La filtration se fait de telle sorte que chaque parcelle de liquide clarifié (à l’exception des premières qui forment la couche oxydée protectrice), lorsqu’elle a passé le filtre, rejoigne le liquide déjà filtré de façon à
- être protégée contre l’oxydation par ce liquide même. De cette manière,on arrive, sans avoir fourni à l’air l’occasion d’agir sur le liquide autre part que sur sa surface, à obtenir une filtration de l'extérieur vers l'intérieur, et,par conséquent, une clarification accélérée du liquide. En outre, on recueille ainsi,au bout de très peu de temps une quantité suffisante de liquide clarifié pour pouvoir commencer à teindre, pendant que le restant du liquide continue à filtrer.
- Lorsqu'on indroduit la cuve à clarifier dans le vase à fikrer et ce dernier dans un autre destiné à recevoir le liquide de teinture, il en résulte, dans les conditions précitées, une filtration de l'intérieur vers l'extérieur, sans que l’on puisse y arriver autre part qu’à la surface.
- Le vase à filtrer peut être fabriqué d’une pièce rigide ou en plusieurs,rentrant les unes dans les autres, être fixe ou mobile, et le filtre lui-même pourra être composé de n'importe quelle manière convenable.
- Au lieu de filtrer avec un vase spécial, on peut aussi filtrer au moyen d’un piston s’adaptant dans la cuve, et dont le fond est compose entièrement ou en partie de matière filtrante on pourra le faire mouvoir dans le liquide de haut en bas, ou inversement.
- Le liquide clarifié se rassemble, en conséquence, au-dessus et au-dessous du pistoni et dans ce cas c’est également sa surface seule qui vient en contact avec l’air. La filtra tion, soit qu’elle se fasse dans le vase à filorer de l’extérieur vers l’intérieur, soit dans le vase extérieur (cuve) de l’intérieur vers l’extérieur
- -En peut être effectuée au moyen d’un piston. outre, le liquide clarifié peut, ou bien s’eco. 1er de lui-même dans des vases commun quants, ou être conduit dans des vases 5Pa ciaux au moyen d’appareils élévatoires 6% conduites, pour être utilisé ensuite. Dans chi cun des procédés exposés ci-dessus poUr filtration de liquides de teinture, ( au lieu d’un seul vase à filtrer, en
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- 8. s e O
- plusieurs, avec ou sans emploi de press100
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- Cette pression peut être obtenue par le poids l'un corps solide ou liquide, par la pression l'un ressort ou d’un gaz comprimé agissant sur le côté non clarifié ou par le vide agissant sur le côté clarifié. Pour accélérer la filtra-tion, il convient de toujours débarrasser les surfaces filtrantes au moyen de pinceaux, de brosses, d’étoffes, etc., des matières qui y sont adhérentes.
- APPAREIL SERVANT A PRESSER ET A FINIR LES TISSUS
- Par MM. James Sydney-Critchley, Ignatius Singer et Henry-Athelstan Acworth-Bombrain.
- Pour presser et finir les tissus d’après les méthodes actuellement en usage, il faut une 8rande dépense de temps et de travail, pour Pepéter le pliage, Pencartage et le pressage “xquels le tissu doit être soumis ; le pliage, dépliage et le repliage exigent une manipu-"alion considérable.
- Or, l’invention dont il s’agit, aurait pour objet et pour résultat d’abréger le travail et le Vemaps exigés par les procédés actuels, en sou-luttant les tissus à l’action d’un appareil qui Permet d’effectuer le pressage et le finissage adidement et d’une manière continue, sans eiger d’autres manipulations que celle qui ft nécessaire pour introduire les tissus dans "machine et les en retirer ensuite.
- Dans ce but on a construit et on fait fonc-Jonner un appareil spécial de pressage et de ^ssage des tissus.
- Celui-ci peut se décrire comme suit : dans “Ux bâtis latéraux convenables sont disposés Ac
- coussinets des axes de deux rangées de "indres ; les coussinets des cylindres infé-aeUrs sont fixes, tandis que ceux des cylin-68 Supérieurs coulissent de haut en bas, Tessés qu’ils sont vers le bas par des leviers aharge réglable (contrepoids ou ressorts), “ue cylindre supérieur portant avec la ieesion voulue contre deux des cylindres greurs ’ pour assurer le contact intime en-
- Ce cylindre supérieur et les deux inférieurs
- sur lesquels il agit, on donne un peu de jeu aux cages des coussinets du cylindre supérieur afin que celui-ci puisse de lui-même prendre une position convenable.
- Les cylindres supérieurs sont creux ; les uns sont traversés par un conrant de vapeur qui les chauffe et les autres par un liquide réfrigérant qui les refroidit et cela, pour que le tissu qui passe sur leurs surfaces s’échauffe et se refroidisse successivement durant son passage dans la machine. Tous ces cylindres sont commandés par des engrenages et un arbre commun.
- A l'extrémité gauche de la machine, il y a deux cylindres superposés (M, M), et à l’extrémité droite deux autres cylindres superposés (M, N), dont les axes peuvent voyager dans le sens de la largeur de la machine, sollicités qu’ils sont du côté droit par des ressorte réglables auxquels on pourrait substituer l’action de poids fixés à des cordes qui passeraient sur des poulies.
- Un tablier flexible sans fin, de préférence fait d’une feuille mince de cuivre et sans joint entoure la moitié des cylindres inférieurs (M, N),et passe sur tous les cylindres réchauffeurs ou refroidisseurs ; un autre tablier correspondant entoure la moitié des cylindres supérieurs (M, N), et passe au-dessous de tous les cylindres réchauffeurs ou refroidisseurs supérieurs ; ces deux tabliers sont tendus par des ressorts ou de leurs équivalents.
- La machine fonctionne comme suit : on prend soit une pièce de tissu devant être finie des deux côtés, soit (lorsqu’un seul côté doit être fini) deux pièces de tissus appliquées dos à dos où une seule pièce pliée en deux et présentant à l’extérieur les deux faces à finir ; on l’introduit entre les deux tabliers lorsque ceux-ci passent entre les cylindres (M, M) ; les tabliers l’entraînent et l’exposent à la pression et au chauffage de la première série de cylindres, ainsi qu’à la pression et au refroidissement par la dernière série de cylindres, jusqu’à ce que le tissu sorte d’entre les cylin-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dres avec ses surfaces plus ou moins finies. L’opération peut être répétée plusieurs fois, s’il est nécessaire.
- FABRICATION DE FILS MOUCHETÉS OU CHINÉS Par la Société Bloch et Cie.
- Cette Société a imaginé de fabriquer des fils portant par intervalles de petites boules à aspect velouté ou soyeux, formées avec de la poudre de filaments de soie, laine ou autre matière, ou encore de la poudre d’or, d'argent ou autre métal, ladite poudre étant fixée au moyen d’une colle ou mixtion qui est appliquée de places en places sur les fils à mou-cheter.
- La machine encolleuse combinée pour ce travail se compose d’un bâti portant à une extrémité les supports de bobines sur lesquelles sont enroulés les fils à moucheter. Ces fils passent entre deux rouleaux qui les mettent sur le même plan avant de passer entre les rouleaux encolleurs. Ces rouleaux encol-leurs sont portés par des leviers pivotant en un point fixe et dont les extrémités sont déplacées automatiquement par des cames qui peuvent recevoir une vitesse variable,suivant la longueur à enduire de colle ; ils sont enduits de mixtion par des boîtes fixées sur les leviers en question et des râclettes règlent
- le passage de celle-ci des récipients sur les cylindres correspondants.
- Les fils sont entraînés par les cylindres entraîneurs de la machine poudreuse ordinaire,qu’on dispose à la suite de l’encoleuse; cette machine fonctionne avec la même vitesse
- que les cylindres encolleurs.
- Le fonctionnement du système est facile a comprendre. Les cames produisent le déplace-ment rapide des leviers et des rouleaux encolleurs, de sorte que les fils reçoivent la colle ou mixtion par petits points successifs, q"1 recevront la poussière de soie, de laine; de métal, en passant dans la poudreuse.
- fReproduction interdite.)
- DOUANES SUISSES
- Avis aux expéditeurs de tissus de laine
- Les droits d’entrée en Suisse des tissus de laine cardée ou peignée, blanchis, teints, 1n primés, sont les suivants :
- Pesant plus de 300 grammes par mëtr carré, 55 fr. les 100 kilos.
- Pesant 300 grammes, ou moins, par mëtr carré, 80 fr. les 100 kilos.
- Afin d’éviter toute erreur pour l’acquit
- USINE DU
- NORD :
- BAISIEUX (NORD)
- ON ENGAGE DES REPRESENT
- Fabrique de Couleurs d’aniline
- SPÉCIALITÉS POUR TEINTURE BON TEINT
- Pour laine, soie, coton, Jute
- PRODUITS SPÉCIAUX POUR PAPIERS - CUIRS
- COULEURS DIRECTES BON TEINT SANS MORDANCAGB
- 7
- S 9 y
- P a n C
- g JS 3 n d : : c
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- droits d’entrée, les expéditeurs sont invités à mentionner, sur leurs déclarations de douane, les indications suivantes :
- Tissus de laine pesant plus de 300 gram-mes par mètre, D à fr. 55 les % kilos.
- Ou tissu de laine pesant 300 grammes ou moins par mètre, D à fr. 80 les % kilos.
- INFORMATIONS
- Par décret à V Officiel, le bureau des doua-nes de Lille est ajouté aux bureaux précédem-ment désignés pour l’importation, sous le ré-8ime de l’admission temporaire, des tissus de soie mélangés de coton ou d’autres matières destinés à être imprimés, teints ou apprêtés ; la réexportation des tissus après main-d'œu-vre pourra également être effectuée par ce bureau.
- RENSEIGNEMENTS
- FORMATIONS DE SOCIETES
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- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er janv., de la Société Jules Lussiez et Cie, teinture des laines, 71, b. Gambetta, à Roubaix. — Liquid. : M. Lussiez. -Acte du 25 janv.
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- M. Mignot a vendu à M. Intins ses droits dans teinturerie, 7, rue Lassus. — Opp. : 7, rue Lassus.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout les ouvrages ci-dessous sont en vente au burin du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Dictionary of the Coal Tar Colours (Dictionnaire des couleurs tirées du Goudron de Houille), par M. Georges H. Hurst; ouvr. écrit en anglais.
- Les couleurs tirées du goudron de houille sont à présent si nombreuses et beaucoup ont été baptisées par les différents fabricants de noms si ressemblants que la nécessité de les cataloguer se faisait absolument sentir. C’est ce qui a donné à l’auteur l’idée de ce dictionnaire, destiné à rensigner le teinturier ou le chimiste sur la compostion chimique, la for-mule, le mode de fabrication, la date de l'in: troduction, les ouvrages écrits à leur sujet et le nom de l’inventeur. Les propiétés et l'em ploi de chaque couleur forment l’objet d’une étude toute spéciale.
- Etude de M’ ALABOISSETTE, avoué à Evreux (Eure). VENTE judic. à Lou-viers (Eure), le 31 mars 1892,2 h. en l’étude de M' D.]|]. Tc{wn neuve, Duflot, not. 1° —cn USIIie rez-de-chaussée, usage FILATURE LAINE, av. matériel complet.Peutconvenir à toute espèce industrie; force hydr. 30 chev. pouv.être augm Mach. vap. 30 chev. située sur rivière Iton à Brosville (Eure). M à pr 50.000 fr. 2* Y attenant oetoPsepars, Belle Propriété bage campagne. M. à pr. 10 000 fr. 3° Magnifique prairie baignante, 9 h M. à pr 15 000 fr. Beau site, pays industriel, chasse, pêche; proche gare Brosville, près Evreux, 2 n.Paris et Rouen, S’ad. p‘ affiches et renseig. à ALABOIS-SETTE, Decluny, avoués à Evreux, et à Louviers, Duflot, not.dép.cah.charg.
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- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions Pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’ii s’agisse des produits naturels ou fabri-qués, qui sont d’un usagee et d’un emploi si
- répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
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- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d'érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l’application des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36- Année, IV 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Avril 1892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite). perfectionnements ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- U SOIE ARTIFICIELLE (suite et fin).
- COULEURS SOLIDES SUR COTON.
- DU CACHOU.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- CHRONIQUE
- OU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR
- (Suite)
- Rouges. — La liste des matières propres à fournir des colorations rouges est assez éten-due et très intéressante. L'orseille, le bois de Brésil, le santal, la cochenille, le kermès, la France fournissent à la teinture les éléments des colorations en rouge.
- Il n'y a pas de classification qui nous oblige a commencer par l’un plutôt que par l’autre ; Je suivrai donc l’ordre d’inscription de ce ta-bleau :
- Teille. — L'orseille, produit tinctorial, "est pas colorée d’abord ; sa coloration est düe à la réaction de l’ammoniaque et de l’air
- Sr certains lichens, les genres Variolaria, —écanora, Loccella, Evernia, etc.
- Nous avons tous pu voir sur des murs hu-"ides ou dans des forêts, sur des arbres, des mousses blanchâtres qui paraissent plantes Tertes; ce sont des lichens. Les lichens sont 8 cryptogames de terre ou de mer com-Tynadans les Vosges, en Suisse et surtout en ande. Ceux qui fournissent la couleur rouge °"Poupresontde terre ou de mer. Ils four-B8sent encore les colorations brun, jaune,
- Le brun est fourni parles lichens pustu-x et pulmonaires ; le jaune i’est par les li-ens des murailles et le lichen vulpin. Ceux
- 1 qui fournissent la couleur pourpre appartiennent au genre Roccella, dont l’espèce la plus employé est le rocellatinctoria ou Parelle, qui croit sur les rochers maritimes, au cap Vert, à Madère, à Mogador, en Sardaigne, aux Canaries, aux Açores. Ceux de terre appartiennent au genre Variolaria, les Variolariadeal-bata et orcina, surtout, et viennent dans les montagnes des Pyrénées, des Alpes. La couleur bleu est fournie par des Lécanora et surtout le Lécanora-tartarea.
- C’est un spectacle vraiment intéressant que de voir ces rudes travailleurs des Açores, avec leur hotte sur le dos, s’accrocher aux flancs s
- des rochers perpendiculaires, baignés par la mer et ouvrantainsi un abîme permanent sous leurs pieds. Ils vont, s’accrochant de crevasse en crevasse, récolter les lichens, et quand leur hotte est pleine reprennent le chemin de la cabane avec la parfaite indifférence du labeur quotidien accompli dans des conditions qui se renouvellent chaque jour.
- La grandeur du cadre et l’indifférence du danger de ces hommes qui représentent des existences humaines font réfléchir, et l’on est tenté de se découvrir respectueusement devant ces pionniers du travail universel. Cela rend meilleur, quand on met en parallèle les eonditions si diverses de l’existence pour des êtres nés d’une même mère, vivant des mêmes besoins, et ayant une même fin. Il y a là une immensité plus grande encore que celle qui encadre les rochers des Arçores.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- L'homme est petit, malgré son immense intelligence, en face de la nature infinie. Inclinons-nous, respectons, aimons!
- Avec l’orseille, tout est en dehors des conditions ordinaires de la récolte des produits qui nous servent en teinture.
- L’orseille est une expansion foliacée, rameuse , irrégulière , coriacée, qui ne ressemble à aucune végétation qui l’entoure. Dans les lichens, la matière colorante ne persiste pas et prend naissance sous l’influence de l’ammoniaque. Cette coloration est due à l’érythrine, qui préexiste dans les lichens et qui soluble]dans les alcalis, fournit une liqueur qui, rougit rapidement à l’air. D’ailleurs, tous les acides qui découlent des lichens fournissent sous l’influence des alcalis et en présence de l’air, des colorations rouges.
- On confond sous le nom d'orseille les pâtes préparées avec les lichens et qui donnent, suivant le cas, des teintes rouges, violacées ou bleues.
- Les couleurs fournies par l’orseille ont assez d'éclat, mais ne peuvent être considérées comme des couleurs grand teint ni même bon teint ; cependant on s’en sert encore beaucoup pour la teinture de la laine et de la soie, soit pour produire des couleurs simples, soit des couleurs composées par son mélange avec d’autres produits tinctoriaux. On obtient avec l’orseille les couleurs violet, lilas, amaranthe et pourpre; on l’associe souvent à l’indigo, | à la garance, aucurcuma.
- Les acides colorants contenus dans les lichens les plus riches du commerce qui servent à la fabrication de l’orseille, ne s’élèvent qu’à une proportion relativement faible. La Roc-cella Montagnei en contient environ 12 %. Les lichens de l’Amérique du Sud n’en contiennent que 7 % et, dans ceux du Cap de ! Bonne-Espérance, la matière colorante varie de 2 à 112 %.
- Il y a donc un véritable intérêt à déterminer la valeur d’une orseille et pour déterminer cette richesse, on a recours à une dissolution titrée de chlorure de chaux.
- Mais pour bien comprendre la marche de cette essai et se rendre un compte motivé des résultats, il sera bon que j’indique ici, sommairement, la fabrication de l’orseille, la conversion des lichens blanchâtres en cette pte fortement colorée que nous employons sous le nom d’orseille, ou d’orseille d’herbes.
- Ainsi que je l’ai dit, les matières colorantes ne préexistent pas dans les lichens, mais on en provoque la formation, en faisant subir à ceux-ci une espèce de fermentation, en pre-sence de matières qui dégagent de l’ammo-niaque, ainsi que de substances favorisant l’oxydation des principes contenus dans les lichens. Dans les établissements ou l’on exploite ce genre d’industrie, on emploie géné ralement de l'urine, de la chaux, de l’alun et même de l’acide arsénieux. On purifie préala-blement les lichens des parties terreuses, On les met en pâte au moyen de meules en pierre tournant dans des augers en pierre, puis ces pâtes sont mises dans de grandes caisses eh bois montées sur des pieds ou des chantiers. ces caisses sont appelées barques et son1 munies d’un couvercle en bois ; les barque ont environ 2m.80 de longueur sur une lar geur de Om.70 cent. à l’ouverture et Om.50 cen: au fond, sur une profondeur de 0m.40 à 0m.43 centimètres. Ces pâtes sont arrosées d’urine oude carbonate d’ammoniaque et abandonné pendant quelques semaines au contact de 1 al. Pour égaliser les effets, des hommes man pulent tous les jours cette pâte, à l’aide pelles en bois ; les barques sont couverte après chaque manipulation, car dans un ate lier où il y a 30, 40 et même 50 barque5 011 plus, il n’y aurait pas moyen de travailler, cause des vapeurs ammoniacales. L’orsel exige au moins 4 mois pour acquérir toute les propriétés tinctoriales.
- De temps en temps, on arrose ou humecte la masse avec de nouvelle ammoniaqe;
- de la lorsqu on emploie de l’urine, on y ajoute u chaux afin de décomposer les sels ammonl eaux non volatils renfermés dans l’urine-finit par obtenir une pâte d’herbes d’un
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- violacé très foncé, d’une odeur forte et désagréable. C’est l'orseille du commerce, lepersio des Allemands ; archil ou cudbeard des an -glais.
- La matière colorante de l’orseille est en partie composée d’orcéine.
- Tournesol. — Si, au lieu d’exposer les li-chens, et particulièrement le Roccella tinctoria a l’action de l’ammoniaque seule, on y fait agir Un mélange de carbonate de potasse et d’am-moniaque sous l’influence de l’air, il se produit d abord une couleur rouge, qui finit par deve-nir entièrement bleue. C’est avec cette pâte, ainsi produite, épaissie avec de la craie ou du plâtre, qu’on prépare le tournesol en pains.
- M, Stenhouse a proposé de déterminer la richesse des lichens à l’aide d’une solution titrée de chlorure de chaux. Au contact de ce liquide, l’extrait calcaire des lichens prend ue couleur rouge qui disparaît au bout de quelques minutes en ne laissant qu’une teinte Jaune ou jaune brunâtre; on agite et on ajoute Une nouvelle quantité de chlorure de chaux, antqu'il se produit cette coloration rouge. On détermine donc ainsi la quantité de chlorure d® chaux qu’il faut pour détruire la matière colorante des lichens.
- Il est évident qu’on pourrait aussi faire les eSsais des lichens, en déterminant le poids du Précipité occasionné par l’acide chlorhydrique 011 acétique dans l’extrait obtenu en traitant Un Poids connu des lichens par un lait de chaux.
- Tous les produits commerciaux dérivés de orseille en ont les colorations mais n’offrent “cun avantage à l’emploi, les réactions res-"nt les mêmes dans tous les cas.
- Ch. Drevet.
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- eProduction interdite. — Tous droits réservés
- L"ous tenons à la disposition de nos lecteurs “exte complet du nouveau tarif des douanes Publié par le Journal Officiel du 12 janvier, brochure, contenant 140 pages, leur sera "esée franco contre mandat de 3 fr. 25.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES {Suite)
- L’acide phénique brut, bien décanté, est introduit dans de grands alambics en tôle de fer, tenant de 6 à 800 kil. et munis d’un serpentin en plomb, plongeant dans un réfrigérant d’eau chauffée à 40° centigrades, car l’acide phénique peut cristalliser au-dessous, obstruer le serpentin et l’on s’expose alors à des explosions terribles.
- J’ai même vu, dans ma jeunesse, un accident très curieux, où l’explosion fut évitée par suite du vol dans la nuit du tampon de cuivre vissé après le chargement. L’on fut obligé de le remplacer par un bouchon de liège, au dernier moment, et heureusement ce bouchon, quand le serpentin fut obstrué, servit de soupape de sûreté ! nouveau genre de protection, pas à recommander.
- Au début, on mène le feu très lentement, car la masse boursoufle facilement ; il distille un mélange laiteux d’eau et d’acide phénique puis, brusquement, la température s’élève à 180 et de 180 à 1900 il distille de l'acide phénique cristallisable, que l’on recueille. C’est ce que l’on nomme l’acide phénique de premier jet, fusible entre 32 et 36 centigrades.
- C’est l’acide phénique industriel et pharmaceutique courant. Dans la cornue, il reste environ 10 % d’un résidu noirâtre poisseux, fusible à chaud, et que l’on tire peu de temps après avoir éteint le feu. C’est ce que Runge a nommé l’acide brunolique et ro-solique. (Acide brunolique, acide brun ; acide rosolique, c’est l’ancêtre de la coralline, que devaient plus tard industrialiser les travaux de Versoz fils, de Guinon aîné et de Marna, et qui devait même conduire à la découverte du premier bleu artificiel, l’azuline).
- Pour la pharmacie, on est devenu de plus en plus exigeant et l’on fabrique des acides phéniques spéciaux, en redistillant le premier une deuxième fois, avec de grandes précautions, et condensant dans des serpentins en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- étain fin, toujours avec de l’eau à 40 centigrades pour le refroidissement.
- On ne recueille pour la pharmacie que ce qui distille entre 182 et 186 centigrades. La distillation est menée très lentement, et le produit qui cristallise en blanc de neige, et ne fond qu'à 400, est mis immédiatement dans des flacons en verre bleu, pour éviter l’action de la lumière.
- On fabrique actuellement, de toutes pièces, l’acide phénique, par une méthode générale, en partant de la benzine et de son dérivé, l’acide phényl-sulfureux. La pharmacie seule réclame ce produit. Pourquoi? je n’en sais rien.
- Dans tous les cas, cette méthode est générale, et comme synthèse peut servir à la préparation de tous les homologues supérieurs de l'acide phénique, en partant des homologues supérieurs de la benzine, et de leurs dérivés sulfo-conjugués.
- Où est l’avantage ? pour le moment je n’en vois pas.
- Maintenant, mon article dernier, à propos des propriétés antiseptiques de l’acide phénique, m’a valu de vertes réprimandes. Je maintiens tout ce que j’ai dit, et, dans cette question des microbes, dont je ne nie nullement l’existence, à force d’exagérer l’on en est arrivé à confondre autour avec alentour.
- Chers lecteurs, vous ne devez pas oublier qu’au mois de décembre 1889, à l’époque où la lymphe de Koch faisait rage, c’est le Moniteur de la teinture, au grand ébahissement des médecins et sous une plume, qui lui a fait des funérailles de premier classe, en la rangeant parmi les ptomaïnes de la tuberculose. Depuis, cette lymphe infortunée ne s’est pas relevée. L’article du Moniteur de la teinture, reproduit, avait touché juste; le gros bon sens indiquait que ce fameux secret, cette base mystérieuse, n'était autre que la pto-maïne (poison terrible) de la tuberculose.
- Dans le prochain numéro, incidemment, je dirai ce que je pense des propriétés curatives
- des antiseptiques, camphre. acide phénique, thymol, safrol, etc., et du tort que font les charlatans qui les emploient pour tout : cors aux pieds, recherches de paternité, etc. Girar-din de Rouen avait raison quand il disait : « les charlatans sont comme les Harpies, ils gâtent tout ce qu’ils touchent. »
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.) A suivre}
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- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brecets de nature à intéresse1, nos lecteurs.
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- Par MM. L. Wallays et L, Nisse.
- Cette invention repose sur l’application a l’impression des tissus de machines rotatives avec clichés cylindriques, obtenus ou directement sur plomb, cuivre, etc., ou par sulte d’un assemblage de clichés formant ensemble une planche originale pour impression.
- Prenons des gravures sur plomb, cuivre bois ou autre matière quelconque ou des cli chés séparés, tirés de ces gravures que nou5 assemblons en groupe dans un châssis, PU au moyen de plâtre, gutta-percha, ou d "n flanc appliqué sur le tout et comprimé conve nablement nous retirons une empreinte de l’ensemble. Cette empreinte est portée dan une machine à clicher cylindrique, qui tout er lui laissant intérieurement et sans altération le creux correspondant aux reliefs des clichës ou gravures, force la surface externe du flane à épouser la forme cylindrique.
- Coulons dans l’intérieur de l’empreinte une matière fusible, durcie ou solidifiée apre refroidissement ou séchage. Enlevant alor l’empreinte qui a servi de moule, nous obte nons un cliché cylindrique représentant Pa des reliefs tous les motifs d’impression I composent la planche originale.
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- Ce cliché, appliqué sur les cylindres de la Machine rotative à imprimer, doit seul ou Conjointement avec d’autres clichés obtenus parle même procédé, former le rouleau-im-primeur. On raccorde ces clichés suivant une igne évitant les reliefs ou motifs d’impression pour que ces derniers ne présentent pas de joints mal faits, ce qui détruirait la régularité des motifs.
- Dans l’ancien procédé d’encrage, un seul rouleau plongeur s’empare de la matière colo-rante et la dépose directement sur le cylindre mprimeur ; pour débarrasser le rouleau plon-8eur de l’excès de matière colorante, des MAdloirs sont appliqués de chaque côté de ce elindre et donnent un résultat imparfait dans Répartition de la matière colorante.
- Dans le nouveau procédé, on distribue la watière colorante d’un rouleau baigneur à une enie de rouleaux diviseurs de matière colo-ante pour arriver finalement aux toucheurs "appliquent la teinte bien délayée, fondue, F les rouleaux imprimeurs II s’en suit que "tte teinte est mieux répai tie en couche "Tce, de ce fait pas d’empâtement nuisible effet de l’impression ; de là une grande "esse dans la coloration, et un meilleur fondu 111 mélange plus intime des nuances qui se "Perposent sur plusieurs rouleaux impri-“eurs. Ce mode d’obtention d’un rouleau
- "Primeur est rapide, exige peu de main-uvre et ne nécessite pas l’emploi de mat-"Ux de grande valeur, comme lorsqu’il s’agit “ rouleau en cuivre, ou autre matière d’un eIl bloc qu’il faut graver ensuite, ou rouleau Vee clichés enfoncés ou cloués.
- . De Plus, en se servant de machines rota-WVes n
- .. continues et particulièrement de celles wopPrimer les journaux, pour cette impres-. de tissus, on obtient, par suite de la tion"8e des rouleaux imprimeurs, une produc-, enorme dans un temps restreint, dix fois
- "ieure au moins à celle obtenue avec les ’^fiR
- ’ Procédés d’impression pour tissus.
- NOUVEAU PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR TRAITER DES FIBRES TEXTILES A L’ÉTAT DE BOBINES PAR UN LIQUIDE
- Par la Société Ferdinand Mommer et Cie.
- L’objet de la présente invention consiste dans un procédé et appareil pour traiter des fibres textiles à l’état de bobines par un liquide, qui se trouve sous pression.
- L’invention a pour but d’obtenir une action parfaitement uniforme du liquide sur les fibres textiles et elle est basée essentiellement sur l’observation que, pour bien atteindre le résultat en vue, il faut donner à la matière à traiter l’occasion de se mouvoir et de s’étendre pendant l’action du liquide, afin de compenser et de déplacer les maxima et les mi-nima des résistances.
- Les différentes phases du procédé sont les suivantes : Un cadre contenant les bobines est placé dans un récipient (A), ou dans une boîte (B) pourvue d’un dispositif à l’aide duquel il peut être ajusté. Dans ce dernier cas,la boîte (B) est introduite dans le récipient (A), de sorte que le liquide est forcé de traverser la matière à traiter. L’espace intermédiaire pour permettre au cadre de se mouvoir est déterminé ensuite au moyen de dispositifs appropriés et le liquide est admis d’un côté de la matière ; le courant du liquide est alors subitement interrompu et sa direction est renversée, de sorte que le liquide pénètre du côté opposé au travers de la matière. Ce jeu se répète jusqu’à ce que l’effet recherché soit obtenu.
- Lorsque le liquide arrive sur un côté contre la matière, cette dernière est repoussée et comprimée par la forte pression, de sorte qu’une certaine résistance est opposée au passage du liquide. Au moment où l’on ren verse la direction du liquide, toute la matière s’étend; les différents cadres s’écartent l’un de l’autre, et les maxima et minima des différentes résistances sont complètement déplacées. Lorsque le liquide arrive de nouveau contre la matière à traiter, celle-ci est repoussée et comprimée à nouveau et une nouvelle résis-
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- tance, qui toutefois est très uniforme,s’oppose au liquide : ce qui s’applique, quand on prend en considération que le liquide, arrivant perpendiculairement par rapport à l’axe longitudinal des bobines,comprime la matière d’abord sur un côté et ensuite plus fortement sur le côté opposé, et lui permet alors de s'étendre davantage, quoique seulement pendant un laps de temps fort court.
- Les avantages de ces procédé et appareil, c’est que la matière à traiter peut être introduite dans l’appareil comme une charge unique et finie, formée par des dispositifs mécaniques ; c’est que la matière n’est pas comprimée par voie mécanique, comme par des vis avec lesquels on ne peut obtenir une résistance qui soit partout vraiment uniforme, mais supporte une résistance qui correspond aux conditions résultant de la position et de la nature des différentes bobines, et,finalement, c’est que le courant liquide peut être foulé également dans les deux sens à travers la matière à traiter, ce qui,en combinaison avec le cadre mobile,assure une imprégnation parfaitement uniforme de la matière, parce qu’en renversant la direction du courant et de la pression, les points de la résistance la plus grande et de la résistance la plus petite changent simultanément dans chaque bobine et que les bobines qui se trouvent au milieu sont également uniformément influencées.
- MACHINES A LAVER LES PEAUX SUR LAINE ET SUR CHAIR
- Par MM. J.-P. Doumerc et J.-A. Doumerc.
- Cette machine est destinée à laver les peaux sur laine et sur chair. Elle peut aussi servir à délainer les peaux, après que l’adhérence de la laine au cuir aura été détuite par une opération chimique.
- Elle se compose essentiellement d’un cylindre à lames non tranchantes, enroulées en hélice que l’on fait tourner à une très grande vitesse, et d’une table équilibrée sur laquelle on étend la peaux et à laquelle un ouvrier
- peut, sans le moindre effort, donner un mouvement de va-et-vient.
- La peau étant étendue sur la table, la laine en dessus, l’ouvrier pousse la table sous le cylindre, puis la ramène à lui ; la laine est saisie par les lames, vivement brossée et débarrassée de toutes ses impuretés.
- Ce travail est fait avec l’addition d’un courant d’eau, et c’est pour faciliter l’écoulement de l’eau et des saletés qu’elle entraîne, que 1a table reçoit une pente de 30 % environ.
- Les points caractéristiques de cette machine à laver les peaux sont :
- Disposition de la table équilibrée dans toutes ses positions au moyen de contrepoids suspendus à un axe relié à la table par une roue dentée et une crémaillère ;
- Facilité avec laquelle la table se meut sur ses supports ;
- Combinaison des bras de suspension ave. les flasques sur lesquelles roule la table, qui permet d’augmenter ou de diminuer3 volonté la distance comprise entre la surfae de la table et la circonférence décrite par partie la plus saillante des lames.
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- UN DÉGRAISSEUR DE LAINES
- Par M. Henri Lecouflet.
- Le procédé qui consiste à dégraisser la laine brute et ses dérivés par le moyen de disso vants, tels que le sulfure de carbone, la bel zine, les essences de pétrole, etc., n'est P85
- , . onre nouveau ; mais on n avait pas encore un moyen pratique d’appliquer ce procédé " grand et sans détériorer les matières traiteej Grâce à la manière d’opérer et à l'appar imaginé par lui, l’inventeur prétend débarrs" 1 + ser complètement la laine de son SUl, es sa graisse sans lui faire perdre aucune des qualités.
- L’appareil consiste en 2 corps de chau 00 qui reçoivent la matière à traiter, laine, s drap, sur un double fond percé de trousiss sont pourvus de larges ouvertures destine des la charge et à la décharge, et fermées P" couvercles étanches.
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- Des cheminées perforées placées dans la masse de la laine servent à faciliter l'évacua-Uon des liquides qu’elle renferme.
- Des robinets peuvent mettre les deux appareils en communication avec un condenseur et une pompe à vide.
- Un réservoir d’essence ou du dissolvant employé, un réfrigérant contenant un serpen-"n baigné dans l’eau froide et deux réservoirs aeau chaude complètent l’installation, en y ajoutant, bien entendu, le réservoir où arrive Pendant le travail un mélange d’essence et de graisse provenant du dégraissage dans les deux corps de chaudière.
- Avec l’appareil ainsi décrit, M. Lecouflet ferait le désuintage et le dégraissage de la aine et de tous les produits qui en dépendent Par l’emploi de dissolvants volatils à basse “empérature ; il enlèverait à la matière traitée qu'aux dernières traces de dissolvant : sa-voir, par le concours d’un vide plus ou moins Parfait et d’une température convenable com-"Iniquée à la matière en traitement, soit par eau chaude, soit par l'air chaud.
- (Reproduction interdite,)
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- LA SOIE ARTIFICIELLE
- (Suite et fin)
- , Je termine ici cette étude très intéressante d’n
- n Produit certainement très original, et qui P8r la suite pourra avoir, les progrès dans la Fcation aidant, un avenir. On me dit Tme que M. de Chardonnet vient de pren-9 récemment un progrès de perfectionne-‘ni des plus importants, f Aetuellement, vu ses propriétés, par son man-eh . élasticité, cette soie ne vaut rien comme —ine; mais elle convient très bien pour des 8 cles de flottés, de trame par son brillant, allement, elle a contre elle l’effondrement 1at P(IX des soies tussah et même de soies spjelelles. Jamais on n’avait vu les cours des
- 4 des prix aussi bas. On a des organsins
- de pays dans le prix de 50 fr. le kilo ! Jadis quand la soie valait de 120 à 140 francs le kil., cette création eût certainement eu un plus grand retentissement.
- Mais l’objection la plus grave est que ce produit ne supporte pas l’action de l’eau bouillante. Elle se ramollit! d’où la nécessité de teindre à froid, comme je l’ai dit dans mon dernier article.
- On a parlé de teintures à bas prix, voire même à 0 fr. 15 le kil., en mettant des couleurs dans le bain éthéré en filant. Cela est très beau en théorie. On ferait des nuances d’après la carte des fleurs et plumes de Paris.
- Le nombre en serait évidemment restreint ; mais, pour qui connalt les besoins de la soierie de Lyon et ailleurs, poser ainsi le problème, c’est le résoudre ab absurdo.
- Le commissionnaire, au dernier moment, demande une nuance conforme à l’échantillon et pour un nombre déterminé de pièces.
- Et si cette nuance ne se trouve pas dans l’approvisionnement du fabricant, que faire?
- De plus, dans ces teintures à froid, il n’y en a point de vraiment solides avec les couleurs artificielles ; il pourra donc arriver au dernier moment, qu’en prenant des couleurs conformes, au départ, avec la carte des plumes et fleurs, elles soient absolument passées et virées au moment de s’en servir.
- D’où la nécessité de les démonter, ce que l’on ne pourra pas faire, vu l’inconvénient capital de l’action de l’eau bouillànte sur ce nouveau textile.
- On ne pourra donc que faire avec des couleurs rabattues au dernier moment si l’on en a la vente, c’est-à-dire couvrir la couleur défraîchie.
- Le vent, en ce moment, est à Lyon et à Paris aux couleurs solides ; on revient de pas mal de nouveaux produits, séduisants en apparence, mais sans stabilité à la lumière. Des pièces en placard ont vu disparaître leurs nuances primitives dans l’espace d’un mois, et c’est un peu à cela que l’on doit l’exportation directe des tissus bruts (soie etcoton)aux Etats-Unis.
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- O t.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Les Américains les teignent au dernier moment. Cela ne fait guère l’affaire de nos teinturiers et apprêteurs, et d’une foule de petits industriels secondaires.
- Ainsi, on est arrivé, à Lyon, à expédier jus qu’à des cartons découpés à l’emporte-pièce, pour faire des emballages définitifs à Pater-son, etc. Les Américains les montent sur place, avec les marques de fabrique que bon leur semble.
- Pour faire des couleurs vraiment solides., il n’y a que les vieilles couleurs, auxquelles l’on revient : orseille, garance, cochenille, bois de quercitron , gaude , campêche , etc. , pour ameublement.
- Dans les couleurs artificielles, si l’on veut du solide relatif, il faut teindre à chaud, et ne pas craindre d’engaller par dessus pour la soie, et par dessous pour le coton.
- Les extraits de sumac et de galle, tout en garnissant la fibre soyeuse et même celle du coton, donnent de la fixité à la couleur. On fabrique d’ailleurs, maintenant, des tannins décolorés, convenant même pour les couleurs claires. Teindre autrement, c’est s’exposer à des mécomptes comme solidité.
- Marius MOYRET {Reproduction interdite.)
- COULEURS SOLIDES SUR COTON
- Bleus diamine
- Suivant l’ordre de travail que j’avais arrêté dans le dernier numéro du Moniteur de la teinture, je devrais entretenir mes lecteurs, aujourd’hui, des rouges diamine ; mais, vu l’importance des bleus qui sont avec les noirs des couleurs dominantes, c’est de celle-là que je vais m’occuper dans ce numéro.
- Le bleu sur coton a été, de tout temps, une couleur laissant à désirer et, en tous cas, assez difficile à obtenir. Même les bleus de cuve, les bleus d’indigo, n’offrent pas encore la solidité, la fraîcheur de ton qui sont recherchés et qui puissent les faire marcher de pair avec
- les couleurs nouvelles dont le merveilleux éclat a créé, de toutes pièces, des gammes nouvelles répondant aux besoins les plus exigeants du commerce.
- La facilité avec laquelle s’emploient et se dosent ces produits assure au teinturier une certitude absolue du résultat cherché. Il y 8 par leur emploi repos, sécurité, économie.
- Les marques différentes de ces bleus donnent des teintes différentes et chacune d’elle,
- ayant une direction propre,assure les moyens d’obtenir à coup sûr des tons déterminés en nuances pures ou mélangées.
- La Manufacture lyonnaise des matières co-lorantee a d’abord offert le bleu B dont elle a présentement abandonné la fabrication. Au jourd’hui, sa fabrication courante se trouve concentrée sur les bleus BX, 3R, 2B, 3B, 60 qui fournissent tous les tons de bleu désirables.
- Voici, d’ailleurs, comment s’explique cett
- importante maison sur ses produits :
- « Depuis que nous avons eu l’avantage
- de
- vous offrir le bleu diamine 2B, nous avons cherché à compléter encore la série des blet directs pour coton et nous pouvons, aujour d’hui, vous présenter deux nouveaux repré sentants de ce groupe, les
- Bleu diamine BX (breveté S.G.D.G.)
- et Bleu » 3B (breveté S.G.D.G.)
- Le bleu diamine BX est destiné à remplace le bleu diamine B, dont nous avons cessé fabrication. La marque de la nuance BX , presque absolument la même que celle de t marque B ; tandis que la solidité au lava8e à la lumière du nouveau produit est sensible ment supérieure. De plus, la nouvelle marQ BX, comme les marques 2B, 3B, unit 10 facilement et ne cuivre pas, même dans teintes les plus foncées.
- 1 t e1”
- Le bleu diamine 3B est plus verdâtre e core plus vif que le bleu 2B et dépasse eneus reté tous les bleus directs connus. Ces marquée ont, du reste, les mêmes excel 9 qualités que le BX ; toutes les trois sont lides aux acides.
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- tVa; 5
- S Ie" c. = 457
- Voici les modes d’emploi : Coton
- Mi-laine. — Coton et laine
- On teint au bouillon avec addition de 30
- XO o\
- On teint : le bleu BX au bouillon pendant une heure, avec addition de 15 % de sulfate de soude et 5 % de carbonate de soude.
- Les bleus diamine 2B, 3B, avec 30 % de
- de sulfate de soude ou mieux de sel marin et 5 % de phosphate de soude.
- Nous recommandons spécialement pour cet emploi la marque 2B.
- sulfate de soude ou mieux de sel marin, et
- Laine
- 5 % de carbonate de soude.
- Ces produits se laissent facilement combiner avec tous les colorants directs pour coton. On obtiendra, par exemple, de beaux bleus foncés en mélangeant le bleu BX avec les noirs diamine.
- Ce qui distingue les marques 2B et 3B de fous les autres bleus directs, c’est que les teintes ne rougissent ni par la chaleur ni par les alcalis forts.
- 1 % de produit et d'après les indications du texte.
- Echantillon de bleu BX teint avec
- N° 2. — Echantillon du bleu BX teint^hvee 5 0
- 1/0 du produit et d'après les indications du texte.
- MI-SOIE. — Coton-soie
- On teint au bouillon avec 20 % de sulfate 9 soude ou mieux de sel marin et 10 % de crbonate de soude ou du savon.
- .Les marques 2B et 3 B ont la qualité pré-cleuse de laisser la soie presque complètement Intacte, qualité que ne possède aucun autre bleu au même degré.
- On teint à chaud avec addition de 10 % de bi-sulfate de soude ou avec sulfate de soude et acide sulfurique On peut nuancer avec tous les colorants teignant sur bain acide. Les trois produits donnent des bleus très nourris qui supportent un foulon ordinaire et résistent parfaitement au soufre. On obtient des teintes plus vives et encore plus solides au foulon en teignant avec addition d’acide acétique sur de la laine préalablement mordantée au chromate et tartre ou au fluor-chrôme.
- Soie
- On obtient sur soie des teintes résistant à ! l’eau et au soufre et ne déteignant pas au frottement, en teignant sur bain de savon coupé à l’acide sulfurique ou acétique. Nous recommandons particulièrement les marques 2B et 3B.
- Les nouveaux produits se laissent diazoter et développer sur la fibre. Nous nous réservons de revenir plus en détail sur cette question.
- Ch. Drevet.
- DÉNATURATION des huiles d’olives destinées à l’ensimage des laines
- M. le président de la Chambre de commerce d’Elbeuf a reçu de M. le ministre du commerce et de l’industrie la lettre suivante :
- Monsieur le Président,
- Par lettre du 16 de ce mois, vous demandez que les huiles d’olives, destinées à l’ensimage des laines, soient admises à bénéficier de la modération de droits accordée par la note A du no 110 du tarif des douanes aux huiles des-
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- tinées à la savonnerie, lorsqu’elles doivent être dénaturées et rendues impropres aux usages alimentaires.
- Il ne m’est possible, Monsieur le président, d’accueillir votre demande. La loi du 11 janvier n’a prévu, en effet, de réduction de droits qu’à l’égard des huiles destinées à la savonnerie, et l’administration serait donc sans titre pour étendre le régime de faveur à des huiles destinées à d’autres usages industriels. Recevez. etc.
- COMMERCE ET INDUSTRIE DU CACHOU en Birmanie
- La vente du cachou (catch) est une branche importante du commerce d’exportation de la Birmanie, l’arbre dont ce produit est extrait abonde aussi bien dans le bas pays que dans le haut pays. Jusque vers l’année 1880, l’exploitation du cachou s’est développée progressivement et régulièrement jusqu’à produire une moyenne annuelle pour l’exportation de 160,000 qx évaluée à environ 1,600,000 roupies (le quintal vaut 112 livres anglaises ou 50 kilog. 800). Depuis cette époque, le cachou birman s’est beaucoup répandu sur le marché européen et les demandes ont presque toujours été plus fortes que la production normale. Cette compétition,ainsi que des causes purement locales, ont produit de grandes fluctuations dans le commerce de cet article,ainsi qu’une très sensible élévation des prix. Anciennement il ne s’exportait de Rangoon pour l’Europe qu’une seule qualité de cachou et ce commerce était presque entièrement entre les mains de la Compagnie anglaise «Bombay Burmah trading corporation », qui avait les plus importantes concessions pour l’exploitation des forêts en Birmanie, mais actuellement, en présence de l’augmentation des de mandes, en outre des marchands chinois qui s’occupent exclusivement de ce commerce, plusieurs grands négociants ont adjoint l’achat
- et l’exportation du cachou à leur principale branche de négoce.
- On distingue aussi depuis quelques années sur le marché plusieurs qualités de cachou; l’extension de ce commerce a fait surgir en outre un grand nombre de falsifications. Le gouvernement local a donc été amené à prendre diverses mesures pour restreindre les contrefaçons et pour la conservation des arbres à cachou qui tendent à diminuer dans la Basse Birmanie en dehors des forêts réservées par l’État.
- La période la plus active du commerce du cachou à Rangoon dure depuis octobre, époque où la nouvelle récolte arrive sur le marché, jusque vers la fin de février ; les affaires sont très restreintes pendant le reste de l’année.
- Extrait du cachou. — Le cachou (cutch ou catechu) présente l’avantage d’être en même temps une substance colorante et mordante. Ce produit est extrait de l’arbre « acacia catechu », qui se trouve abondamment en Birmanie et dans les provinces nord-ouest de l’empire des Indes. D’après un mémoire pu" blié par le docteur H. Warth,il paraîtrait que les arbres que l’on rencontre aux Indes sont plus riches en essences que ceux de Birma-nie ; les procédés d’extraction y sont égal®' ment plus perfectionnés, mais on n'y prépare que peu de cachou brun destiné à l’exportation comme matière tinctoriale ; on y fabrique surtout le cachou raffiné (kath ou pâle cachou) qui est employé par les natifs comme condiment, au même titre que le bétel et la nor d’arec.
- Ce produit est rouge clair, cristallisable et insoluble dans l’eau froide, tandis que le ca. chou ordinaire est brun très foncé, parfols presque noir, moins facilement cristallisable et soluble dans l’eau froide. La différence entre le kath et le cachou ordinaire est du0 entièrement aux procédés d‘extraction,car 165 deux produits peuvent être extraits des même arbres : dans les préparations du kath on s’applique à éliminer le tannin contenu dan
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- la première décoction pour obtenir,aussi pure que possible,l’essence spéciale cateckm, tandis qu’au contraire il doit être utile de laisser subsister le tannin dans le cachou ordinaire destiné à la teinture.
- L’arbre à cachou (acacia catechu) est rouge foncé à l’intérieur, le bois a à peu près la même couleur que celui de l’acajou ; d’après les indications du mémoire cité plus haut du Docteur H. Warth, on doit distinguer deux sortes d’arbres qui, quoique exactement de la même espèce et présentant les mêmes appa-rences extérieures, sont plus ou moins riches en essences. Les uns, les plus riches, présentent dans la tranche une fois coupés des Petites taches formées par une substance blanche emmagasinée en masses cylindriques d’un demi-millimètre d’épaisseur sur 10 milli-mètres de long, tandis que les bois moins riches n. présentent pas la même particularité.
- Il paraît que les fabricants de kath dans les provinces du nord-ouest des Indes refusent, à tort, comme impropres, tous les bois qui ne présentent pas de taches blanches ; et, comme ce signe ne peut être reconnu qu’après que l’arbre a été abattu, il en résulte qu’une grande Quantité de bois se trouve perdu dont on au-fait pu tirer un produit, moins abondant, il est vrai, mais d’aussi bonne qualité ; dans tous les cas, ce bois serait excellent pour la fabrication du cachou brun ordinaire.
- En Birmanie, où le cachou est de préférence travaillé pour l’industrie de la teinture, cette distinction n’est pas faite, quoique les bois présentent les mêmes différences.
- Le procédé employé par les Birmans pour l extraction du cachou n’a subi aucune modifi-cation depuis l’occupation anglaise et est en-core très primitif. C’est en général vers le mois d’octobre, après les pluies de la mousson sud-ouest, que les Birmans commencent leur travail ; ils se divisent en petites bandes et se rendent sur la lisière de la forêt qu’ils ont choisie pour leur exploitation ; trois hommes ravaillent généralement ensemble ; leur ins
- tallation est très simple et ne nécessite, après qu’ils ont obtenu une licence du gouvernement dont le prix est fixé à 20 roupies par homme, qu’une paire de bœufs, une charrette, quelques terrines, un nombre égal de chaudrons en fer et quelques bons coutelas. L’un des trois associés a pour mission d’abattre les arbres dans la forêt ou dans les jungles et de les charger sur la charrette à bœufs pour les amener sur le lieu du travail ; le second enlève l’écorce de l’arbre, découpe le bois en minces copeaux ; le troisième fait bouillir les copeaux et surveille les fourneaux.
- Lorsque le bois est réduit en copeaux aussi minces que possible, on les place dans des terrines remplies d’eau d’une contenance de 12 à 15 litres ; le tout est bouilli pendant environ 12 heures consécutives, après quoi le liquide qui contient en dissolution toute la sève et l’essence des copeaux est transvasé dans les chaudrons en fer et soumis de nouveau à l’action continue d’un feu doux et remué constamment Quand il a atteint une consistance sirupeuse, on retire le chaudron du feu en continuant à remuer sans interruption la substance, pour que le refroidissement s’opère régulièrement, et lorsque la masse, étant convenablement refroidie, a pris une consistance pâteuse, elle est étendue en nappe sur des cadres en bois où, après avoir été exposée à l’air durant quelque temps, elle est suffisamment desséchée et solidifiée pour être découpée en plaques destinées au marché. La durée de l’exposition à l’air pour obtenir la dessication et la solidification convenables du cachou est en général de 12 heures, mais plus l’air est vif et sec,plus l’opération s’effectue rapidement. Lorsque toutes ces opérations successives très simples mais qui demandent du temps, de l’attention et des soins constants, sont régulièrement conduites, on obtient ainsi un produit d’excellente qualité.
- Le cachou pur, lorsqu’il n’a été ni altéré ni mélangé à d’autres substances, doit présenter les propriétés générales suivantes : lorsque la tablette est bien sèche, elle doit avoir une
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- forme unie et régulière avec quelques fissures sur les côtés ; la cassure doit être brillante, présentant l’apparence de la cassure métallique; le morceau cassé doit avoir de la facilité à s’égrener dans la main; la masse a une couleur brune très foncée avec quelques petites cavités à l’intérieur. Au goûter, le cachou a une légère saveur amère et piquante et les petites parcelles doivent se dissoudre facilement dans la bouche sans laisser de résidu.
- L’emploi que font les Birmans de récipients en fer pour préparer le cachou à l'inconvénient de foncer la couleur du produit sans en altérer cependant la qualité ; cette couleur plus foncée provient de l’oxyde de fer qui se dégage parfois des parois du vase au contact des acides contenus dans la dissolution ; pour éviter en partie cet inconvénient, certains bouilleurs ont l’habitude de laisser séjourner pendant quelque temps du pétrole brut dans leurs récipients avant de s’en servir.
- Les caractères généraux énoncés ci-dessus ne sont pas toujours suffisants pour reconnaître à première vue la pureté du cachou, lorsqu’on n’a pas une grande expérience de ce produit, et l’acheteur inexpérimenté fera bien de ne jamais conclure un marché sans avoir pris un échantillon de la marchandise et l’avoir soumis à un examen minutieux.
- Les fortes demandes qui se sont produites
- ON ENGAGE DES REPRESENTANTS
- USINE DU NORD : BAISIEUX (NORD) Fabrique de Couleurs d’aniline SPÉCIALITÉS POUR TEINTURE BON TEINT Pour laine, soie, coton, jute
- PRODUITS SPÉCIAUX POUR PAPIERS - CUIRS
- COULEURS DIRECTES BON TEINT SANS MORDANÇAGE
- pendant les dernières années ont amené les bouilleurs de cachou à apporter parfois moins de soins à sa préparation et ont engendré de nombreux procédés de falsification.
- On trouve maintenant fréquemment sur le marché de Rangoon du cachou mou ; cet état provient, soit d’une préparation trop rapide, soit du mélange avec une substance étrangère.
- Lorsque la mollesse provient d’une préparation trop rapide,la qualité du cachou n’est pas altérée ; seulement, comme la vente se fait généralement au poids, l’acheteur,s’il ne prend ses précautions,risque de payer beaucoup trop cher la marchandise,car il a été reconnu que le cachou peut absorber jusqu’à 20 % de son poids d’eau, et cette augmentation de poids disparaît lorsque la dessication s’est effectuée au bout d’un certain temps. (A suivre)-
- INFORMATIONS
- Par décret du 25 mars les tissus de soie pure destinés à être teints, imprimés, appre-tés ou gaufrés en France, pour être réexportés à l’identique, pourront être admis temporairement en franchise de droits sous les condi tions déterminées par l’article 5 de la loi du 5 juillet 1836.
- Les déclarations à fournir à l’entrée devront énoncer le nombre de pièces, le poids net et
- la mesi main-d importé
- La d deux e: un acq les peii tégrer imprin maxim
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- la mesure de chacune d’elles, ainsi que la main-d’œuvre en vue de laquelle elles sont importées.
- La douane apposera une estampille aux deux extrémités de chaque pièce et délivrera un acquit-à-caution portant obligation, sous les peines de droit, de réexporter ou de réin-tégrer en entrepôt les mêmes tissus teints, Imprimés, apprêtés ou gaufrés, dans un délai maximum de quatre mois.
- L’importation des tissus et leur réexporta-ll°n après main-d’œuvre devront se faire par emême bureau de douane. Les bureaux de Lyon, Roubaix et Paris sont seuls ouverts aux opérations de l’espèce.
- Toute soustraction, toute substitution, tout manquant ou tout abus constatés par le ser-vce des douanes, donneront lieu à l’applica-ton des pénalités et interdictions prononcées Par l’article 5 précité de la loi du 5 juillet 1836.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l'application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
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- LE MONITEUR DE LA,TEINTURE
- vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du resie ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l’appli cation des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression. . Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colo' rantes fixées sur les tissus de soie, laine et , coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- » Annéc, N° 8. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Avril 4892
- SOMMAIRE
- CHRONIQUE DU 1EINTURIER-DÉGRAISSEUR.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- perfectionnements ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TARIFS DES DOUANES. — VARIÉTÉS.
- AZO COCHENILLE, AZO-BORDEAUX. — BLEUR SOLIDES SUR COTON.
- DU CACHOU (suite et fin).
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- CHRONIQUE
- DU TEINTURIER-DÉGRAISSEUR |
- --
- ÇSuite)
- Oseille. — Ce produit a une telle impor-tnce en teinture, que son emploi n’a pas eessé d’avoir une importance commerciale et Idustrielle très importante. L’orseille s'em-Ploie sans mordant pour produire des nuances endres, qui n’ont, il est vrai, qu’une solidité "es restreinte, mais qui suffit dans beaucoup de cas. L’orseille s’emploie aussi, et sans mordant, comme avivage des bleus ; elle . semploie aussi dans la composition des "ances claires ou foncées sur bain d’alun et de tartre, on d’alun seulement ; sur bain de sUlfate de soude et d'acide sulfurique ou sur | bain de bisulfate de soude; elle s’emploie eBfin sur bain acide et pour produire des ouges sur laine et sur soie.
- Les teintures à l’orseille résistent assez | Djen ’ P I
- v a 1 action du foulon et permettent toutes |
- 8 combinaisons de nuances dans les tissus, ' et 1 1
- es teinturiers pour étoffes foulées savent elle responsabilité pèse sur eux quand ils ’ ont rendus responsables des coulages de ' du ees qui déprécient absolument les pro- | "ts fabriqués. Mais, à côté de tous ces avan- ;
- lages I 7 1
- ne ’ 1 y a des inconvénients majeurs qu’on p aurait nier. Les couleurs fournies par oTeille passent rapidement à l’air et sont ?
- ement influencées par les rayons solaires, i
- Toute la série des mauves, des lilas, des gris bon teint ou sur pied de bleu d’indigo, des nuances modes, est tributaire de l’orseille qui s’emploie dans les avivages de bleus, de violets, dans la composition des tabacs, marrons, loutres, grenats et même des noirs. La teinture des plumes est tributaire de l’orseille ; celle des pailles lui doit de belles et bonnes teintes.
- L’orseille supplée à la cochenille toutes les fois qu’il s’agit pas de nuances absolument bon teint.
- Il est même assez diffficile de distinguer de prime abord les nuances tributaires de l’orseille ou de la cochenille, et pour se rendre compte de la valeur réelle des nuances composées dans lesquelles rentre ou l’orseille, ou la cochenille, il faut se rappeler que, sous l’action de l’acide chlorhydrique, l’oseille donne une teinte jaunâtre, tandis que la cochenille donne une teinte grise.
- On vend un produit similaire appelé cud-beard et qui n’est en réalité que de l’orseille séchée réduite en poudre.
- On vend des extraits d’orseille décorés de nom fantaisistes, mais qui tous dérivent directement de l’orseille et ne sont souvent que ce produit déguisé de nom et d’aspect.
- L’orseille ne peut pas se garder bien longtemps à l’air parce que l’ammoniaque s’évapore et que le lichen perd en partie ses propriétés colorantes, et parce que, dans d’autres cas, il se développe au sein de la masse des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fermentations putrides. Mais en tonneaux bouchés et la pâte à l’abri du contact de l’air, l’orseille se conserve assez bien.
- Matière colorante du tournesol. — Je rapproche ici le tournesol de l’orseille, parce que c’est un produit qui s’obtient des mêmes lichens de l’orseille.
- Les mêmes lichens (notamment le Roccella tinctoria) qui servent à la fabrication de l'or-seille fournissent aussi le tournesol en pains, avec lequel les chimistes préparent les papiers réactifs qui servent de base à nos observations pour classer les corps en corps acides et corps alcalins et neutres et qui nous guident dans les réactions à observer ou à déterminer dans nos laboratoires.
- Il résulte des observations de M. Gelés que la couleur bleue se développe dans les lichens en fermentation, lorsque les principes qu'elles renferment se métamorphosent en présence d’un carbonate alcalin : sous l’influence seule de l’air et de l’ammoniaque, les lichens tinc-, toriaux ne produisent que de l’orseille ; mais si, à l’influence de ces deux agents, vient s'ajouter celle d’un carbonate alcalin soluble, les lichens éprouvent dans le même temps une altération toute différente, et le produit de la fermentation, au lieu d’être rouge ou violacé, est alors franchement bleu. Cette coloration est due à la combinaison de la nouvelle matière colorante avec l’alcali ; car, comme chacun sait, les acides rougissent le tournesol, c’est-à-dire qu’en s’emparant de l’alcali, ils mettent en liberté la matière colorante du tournesol, qui,dans cet état, est rouge comme celle de l’orseille ; mais la matière colotante de l’orseille (l’orcéine) ne donne pas de combinaisons bleues avec les alcalis.
- On ne possède que des renseignements fort incomplets sur la nature chimique du tournesol ; il est probable cependant que les matières auxquelles il doit sa couleur dérivent directement de Porcine comme le principe colorant de l’orseille dérive de l’orcéine.
- L’orseille et le tournesol sont des produits très complexes et qui fournissent des matières
- colorantes bien distinctes,mais se rapprochant toutes par un même lien.
- Les substances que l’on extrait du tournesol sont rouges, mais elles bleuissent sous l’influence des alcalis, de la chaux, de l’ammoniaque, etc. Lorsqu’on sature ces bases par un acide, les matières colorantes reprennent leur couleur rouge naturelle.
- Il y a deux genres de tournesol, le tournesol en pain que nous venons d’étudier et le tournesol en drapeaux.
- On donne le nom de tournesol en drapeaux à des lambeaux de toile qui sont imprégnés d:une matière colorante bleue qu'on obtient de la morelle. Cette matière colorante est tout à fait distincte de celle qui est fournie par les lichens ; elle rougit bien par les acides, mais n’est pas ramenée au bleu par les alcalis, ni par l’ammoniaque.
- Le tournesol en drapeaux est employé pour colorer les fromages de Hollande, les conser ves, les liqueurs, etc.; il est entièrement différent du tournesol en pains. Il se prépare dans le midi de la France, au Grand-Gallangues, dans le Gard, avec la morelle, espèce d’eu phorbiacée (Croton tinctorium L). On récolte, à cet effet, les fruits et les sommités de 8 plante, et on en exprime le suc, dans lequel on trempe des lambeaux de toile grossière quon fait d’abord sécher, et qu'on expose ensuit0 aux émanations du fumier de cheval ou de m" let.Cette dernière opération porte le nom d’alu minadou. On retourne de temps en temps 165 drapeaux, afin de déterminer une même col0 ration sur les deux surfaces, et d’éviter SUr, tout que la couleur bleue développée d’abo ne se détruise par une exposition trop longue aux vapeurs du fumier. Après cette premiere opération, le fabricant les fait sécher encore une fois, les imbibe de suc mélangé d’urine et les étend, finalement, dans un endroit es posé au soleil et au vent.
- Il résulte des recherches de M. Joly d"e principe colorant de la morelle se rencopus dans toutes les parties de la plante et à les âges ; qu’il a son siège immédiat dans
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- tissu cellulaire; qu'enfin, sous l’influence de la vie, il existe dans la plante à l’état inco-lore, et qu’il peut devenir bleu, après la mort végétal, par l’action de l’oxygène atmosphérique et d’une prompte dessication.
- Et voilà, madame, avec quoi l’on donne de S1 alléchantes couleurs aux choses qui font, ‘objet de vos convoitises pour orner votre table un jour de gala.
- Heureusement qu’il est à parier qu’aucune des dispensatrices de nos festins ne lira ces ignes, car ce serait la condamnation irrévo-cable de choses qui nous réjouissent, et puis, d Côté de cet inconvénient il y en a encore beaucoup d’autres que nous ignorons.
- Ch. Drevet.
- ^eProduction interdite.. — Tous droits réservés
- DES COULEURS ARTIFICIELLES
- (Suite)
- ve vais en terminer avec cette question des "tions antiseptiques du camphre, de l’acide Phénique, du thymol, du safrol, etc.
- vadis, j’ai débarrassé, comme je vous l'ai ^dernièrement, le terrain scientifique de la mphe de Koch.
- Ma conviction, tout en reconnaissant l'exis-“leedes microbes, des bacilles, etc., est que °nva trop loin. Les médecins se préoccu-rent maintenant beaucoup plus de connaître e 1om des bacilles, avec ou sans virgule, Me guérir la maladie engendrée par ledit Mlle.
- lexiste même une classe très intéressante t “einturiers, celle des teinturiers de micro -J6s' J’ai été consulté à cet égard. Tel microbe Prend telle couleur artificielle, et pas telle "tre, etc., etc. Entre nous, cela fait quand Mc une maigre clientèle pour les fabricants pouleurs artificielles.
- our moi, les microbes sont la suite d’un fffet
- | morbide, et non la cause, puis, pris iso-alent et par rapport au liquide qui le mouille, "Tet ils peuvent devenir cause.
- ‘» les produits cités ci-dessus ont ce qu’on
- appelle dans certains cas des effets thérapeu-thiques réels, appropriés à certaines maladies, ce que l’on a reconnu depuis le milieu du siècle dernier pour le camphre, et pour les autres produits plus récemment.
- En guérissant la maladie, le microbe ne peut plus vivre, il ne trouve plus un terrain convenable, il meurt, mais c’est de là qu’est venu le charlatanisme. On dit, le camphre des anciens, l’acide phénique, etc., tuant les microbes de telle maladie, doit les tuer dans toutes les maladies, ce qui est faux.
- Et je termine : comme le camphre, l’acide phénique et ses congénères sont des remèdes héroïques dans certains cas, et en faisant disparaître la maladie détruisent les microbes.
- Et mon raisonnement est d’autant plus juste qu’à tort les médecins, en grande partie, après avoir préconisé l’acide phénique, se rejettent sur l’acide thymique ou le safrol.
- Les huiles distillant de 150 à 200 , après avoir été lavées, comme il a été dit précédemment, à la soude caustique, pour enlever l’acide phénique, ont gagné 3o Cartier comme légèreté; de 15° elles montent à 180. Elles ont pris une odeur désagréable (celle de la picoline.)
- Déplus, en hiver, elles cristallisent facilement après le lavage et déposent de la naphtaline.
- Le carbure d’hydrogène dominant est le cymène bouillant à 175. ; à côté il y a du cu-méne bouillant à 143o et de la naphtaline bouillant au-dessus de 200°. Ces huiles traitées et rectifiées vont donner les benzines lourdes employées dans les vernis et la vulcanisation ducaoutchou, plus la naphtaline.
- En général, 100 kil. d’huile brute perdent 20 kil. au lavage à la soude caustique.
- On bat ces huiles soigneusement dans de grands baquets en bois, avec de l’acide sulfurique étendu 5 % acide à 66», et 15 % eau, soit 20 % du poids de l’huile en acide étendu. Il faut au moins une heure pour un lavage bien fait. On laisse reposer, les huiles flottent et l’acide constitue une couche inférieure, qui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- va nous conduire à des produits très intéressants.
- Les huiles ont perdu leur odeur repoussante due à la picoline ; elles ont gagné environ 1° Cartier, et par des distillations fractionnées, elles donneront divers produits.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) .A suivre.)
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- Par M. William Laidlaw.
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- L'invention a pour objet de permettre de teindre et de dégraisser les fils et fibres d’une manière plus efficace qu’actuellement, et cela mécaniquement au moyen d’appareils de de construction nouvelles, en moins de temps et avec un travail moindre qu’avec les machines ordinaires employées aujourd’hui.
- D’après le principe de l‘invention,on place les fils ou fibres librement dans une série de cages perforées fixées à des chaînes sans fin passant sur des poulies installées sur des bâtis ou charpentes ad hoc; ces bâtis sont construits de façon qu’on puisse à volonté retirer les fils ou fibres de la cuve de teinture ou de dégraissage, ou les y plonger pendant que les poulies et chaînes sans fin sont en mouvement ; on peut ainsi, par ces moyens, maintenir les cages en question immergées dans le liquide de teinture ou de dégraissage pendant le temps voulu jusqu’à ce que la teinture et le dégraissage se trouvent effectués d’une manière parfaite.
- Actuellement, la teinture/mécanique des fils se fait en plaçant les écheveaux sur deux rouleaux en mouvement ; avec cette méthode toutefois le fil est ex osé à une certaine ten
- sion et friction, et cela dans des conditions qui exerceraient un effet nuisible sur les fils teints de cette façon.
- La cuve qui est destinée à recevoir le liquide de teinture ou de dégraissag veut être enterrée en partie, ainsi que cela se pratique pour les cuves des machines ordinaires A chaque angle de cette cuve se dresse un montant d’appui pour maintenir le bâti en position dans la cuve ou le guider lorsqu’on l’en retire. Sur ce bâti sont montées deux rangées de poulies destinées les unes à soutenir et les autres à tendre des chaînes Vaucanson ordinaires. Sur ces chaînes on fixe à l’aide de goupilles ou chevilles de faible longueur, une série de cages perforées placées à des intervalles déterminés réguliers, de façon à avoir leurs côtés constamment placés verticalement où à peu près. La chaîne sans fin peut être mise en mouvement au moyen d’un arbre monté sur la cuve et portant poulies fixe et folle avec embrayage ; à l’une des extrémités de cet arbre se trouve calée une roue dentée qui engrène avec une autre roue montée sur un arbre parallèle au premier et fixé aussi sur la cuve; près de chaque extrémité du premier arbre se trouve calée une poulie de chaîne Vaucanson pour donner le mouvement aur chaînes sans fin de même type qui portent 165 cages perforées; une pédale disposée à l’avant de la machine permet à l’opérateur d’agir avec le pied sur le guide-courroie et conséquen ment sur la courroie. Le bâti et ses poulie (celles portant les chaînes Vaucanson et 165 cages perforées y suspendues) peuvent être soulevés de façon à sortir entièrement de cuve, et cela dans le but de faciliter le net toyage, le chargement ou la vidange de cuve.
- D’après l’invention, les fils ou les fibres s placés dans les cages perforées en les intro duisant par des portes appropriées pratiqueo? dans ces cages ; les matières en traite111 se trouvant ainsi couchées librement à 1 inte, rieur des cages, ne sont soumises à au friction ou tension pendant l'opération
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- teinture ou de dégraissage. Le liquide passe librement à travers les fibres ou les fils, et agit d’une manière très égale sur toutes les parties ; en immergeant fréquemment, on ar-rive à teindre ou à dégraisser, de façon que les fils une fois secs ne se trouvent nullement détériorés.
- Grâce à la disposition d’après laquelle les cages perforées se trouvent montées sur un bâti mobile, l’appareil peut être utilisé d’abord P°ur dégraisser les fils et les fibres ; on vide ensuite la cuve, on la nettoie et on y fait ar-"iver le liquide de teinture. L’opération de teinture s’effectue après comme celle du dé-baissage, en faisant descendre le bâti avec 888 poulies, ses chaînes sans fin et les cages et en mettant le tout en mouvement.
- PRÉPARATION INDUSTRIELLE DU SULFURE DE ZINC PHOSPHORESCENT ET L’INCORPORATION DE CE CORPS DANS TOUS LES EXCIPIENTS QUI SERVENT DE BASE AU BLANCHISSAGE, AUX 1M-PRESSIONS DIVERSES, A LA TEINTURE ET AUX PROCÉDÉS VARIÉS DE PEINTURE SUR DES SUBJECTILES QUELCONQUES
- Par M. Charles Henry,
- Le sulfure de zinc phosphorescent a sur les sulfures alcalino-terreux (calcium, strontium, etc.), les seuls employés jusqu’ici, l’avantage d’être fixe insoluble dans l’eau, inodore et fp
- "ne parfaite innocuité pour la peau.
- Le nouveau procédé porte :
- 1o Sur la préparation industrielle suivante du sulfure de zinc phosphorescent : on peut obtenir industriellement un beau sulfure de "ne Phosphorescent en traitant par l'ammo-"laque un sel de zinc comme le chlorure de
- "ne, en redissolvant dans un excès d’ammo-glaque le précipité formé, en précipitant petit Petit lasolution ainsi obtenue par l’hydrogène ""lfuré et en calcinant au rouge blanc dans un Ceuset de porcelaine placé à l’intérieur d’un fleuset brasqué ou de plombagine le sul-re de zinc ainsi obtenu ;
- 20 Sur l'incorporation de ce sulfure de zinc J osphorescent dans les excipients qui servent base au blanchissage, aux impressions di-
- verses, à la teinture et aux procédés de peinture variés ; peinture à l’huile, détrempe , pastel, encaustique, etc., sur des subjectiles quelconques : étoffes, pierre, bois, marbre, etc. Ces excipients sont notoirement les huiles I grasses et les huiles essentielles, les gommes, Iles cires, les résines, l’albumine, l’amidon, les colles, les corps gras, les fards, les cold-| creams, etc.
- MACHINES A LAVER LA LAINE
- Par MM. Samuel Davis et Frédérick G. Davis
- Cette invention se rapporte aux machines à laver la laine ou autres matières semblables. Elle se distingue :
- 1° Par un récipient destiné à recevoir la laine et comprenant des côtés à claire-voie situés au-dessus du bord inférieur des parois, et des bandes fixées par bout au-dessous du fond ;
- 2° Par une auge stationnaire (à eau), pourvue d’un double fond perforé, dans laquelle auge se place le récipient.
- Le côté supérieur du récipient est ouvert et disposé de façon à recevoir un appareil de pression chargé de poids ; les parois latérales sont perforées pour permettre la circulation de l’eau à travers la laine pendant l’immersion du récipient et l’une de ces parois s’ouvre et se ferme comme une porte pour le chargement de la laine dans le récipient et son enlèvement.
- L’auge stationnaire à eau est ouverte au sommet et pourvue d’une ouverture de décharge ; l’eau qu’elle renferme se chauffe au moyen de la vapeur amenée par un tuyau spécial ; son double fond, qui est perforé, re-tient la laine qui viendrait à tomber du récipient.
- La combinaison employée de préférence dans l’installation de ces éléments de lavage ! comporte deux auges placées assez près l’une ’ de l’autre, ainsi que deux récipients qui y l plongent et sont suspendus aux extrémités I d’un balancier qui facilite singulièrement l’im-
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- mersion et l’enlèvement alternants de ces récipients dans leurs auges respectives, et leur imprime à tous deux le mouvement de bascule si favorable au lavage de la laine.
- (Reproduction interdite.)
- TARIFS DES DOUANES
- L’administration se propose de publier,dans le format des lettres communes, les décisions auxquelles ont donné lieu les questions qui lui ont été soumises relativement à l’application du nouveau tarif.
- De la première note qui vient de paraître, nous relevons les articles suivants qui intéressent particulièrement nos lecteurs :
- Déchets de laine peignés ou cardés. — Régime des laines peignées ou cardées (no 23, §4).
- Dito peignés ou cardés teints. — Régime des laines peignées ou cardées teintes (no 23, §5).
- Laines d’effilochage dites Renaissance en masse,non susceptibles d’être employées sans recevoir une nouvelle teinture. — Régime des déchets de laine (no 23, § 6).
- Dito en masses teintes ou susceptibles d’être employées sans recevoir une nouvelle teinture. — Régime des « Laines en masse teintes » (no 23, § 3).
- Dito peignées ou cardées. — Régime des a Laines peignées ou cardées » (no 23, § 4).
- Dito peignées ou cardées teintes. — Régime des laines peignées ou cardées, teintes (no 23, § 5).
- Kaïnite. — Continue à suivre le régime des engrais non dénommés (n- 39).
- Istle frisé, peigné, en torsades ou en bottes, teint ou non. — Est admis en franchise à l’importation directe des pays extra-européens (n- 145).
- Tissus. — Toiles de jute grossières noyées dans le bitume pour toitures, murailles, etc., dans lesquelles le bitume représente au moins 4j5 du poids total. — Assimilées aux « Tissus
- de jute unis, écrus, de la catégorie la moins, imposée » (n- 394, § 1er).
- Châles, genre tartan, en laine ou vigogne non brochés ni façonnés et dont les franges ne sont pas rapprochées. — Assimilés aux «Tis sus de laine pure, ras, non foulés, autres que les mousselines imprimées » (n- 441).
- Les mêmes articles ourlés et ornés de franges rapportées. — Régime des vêtements confectionnés en tissu de laine pure, ras, non foulés, autres que les mousselines imprimées (nos 441 et 460).
- Châles, genre tartan, en laine ou vigogne, brochés ou façonnés. — Régime des châles brochés ou façonnés autres que les cachemi res de l’Inde et que les châles en bonneterie (n- 447).
- Courroies de transmission en gros fils de poils de buffle ou de déchets de poils de cha
- • o dp meau. — Régime des « Autres tissus
- poils » (n- 457).
- Tapis de jute, genre moquette, à la jacquar bouclés. — Assimilés aux « Tapis de j—le
- imprimés » (n* 401).
- Engrelures en lin ou en coton, employee dans la fabrication des guipures d’art. - Re gime des «Articles de fantaisie et guipurese"
- bandes en coton » (n- 420).
- Rubans de coton constitués par des fils de coton juxtaposés et agglutinés au moyen d" enduit gommeux, pour la fabrication d'article de vannerie, de passementerie, etc. " gime de la « Rubanerie de coton façonne0 0
- collée » (n- 421).
- Courroies de transmission en gros fils re . . des tors de coton caoutchoutés. — Régim-ouvrages en caoutchouc , courroies , tuyau?! clapets et autres ouvrages en caoutchouc 0 gutta-percha purs ou mélangés, combiné8 non avec tissus ou autres matières (n
- dernier paragraphe).
- . 21.0 CO
- Courroies de transmission en gros fis ° j a hul-ton retors recouverts ou non d'un end. de leux. — Suivent le régime des « TissU).
- la m0ll5
- coton pur, unis, écrus, de la catégorie 82 imposée » (n- 404, § 1er).
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- VARIÉTÉS
- Soie artificielle. — J’ai vu récemment M. Vernay, de la maison Lembert et Vernay, de Lyon, qui m'a affirmé avoir teint de la soie artificielle, procédé de M. de Chardonnet, résistant à l’action de l’eau bouillante.
- C’est donc un réel progrès, qui permet toutes Sortes de teintures, et surtout en couleurs solides.
- Le vent à Lyon, de même que dans les grands magasins de nouveautés de Paris, est aux couleurs solides, comme je le disais dans mon dernier article.
- On revient non seulement aux anciennes couleurs artificielles, tirant sur le coton à l’aide de la galle et de l’émétique, mais encore aux couleurs dérivées des bois.
- Ne soyez pas étonnés, chers lecteurs, si un jour ou l’autre je vous entretiens de vieilles formules dérivées des bois.
- Mon avis d’ailleurs, c’est que, dans les anciens extraits de teinture, pour une foule de cas, il y avait de fort jolies choses, que l’on a abandonnées, pourquoi ?
- Par engouement, par commodité ? dans tous les cas, on avait du vraiment solide, sur soie, aine et coton. Ainsi je crois que l’onrevien-dra avant peu aux couleurs dites de physique. Les vieux teinturiers me comprendront.
- Falsification des cristaux de soude. — Je viens mettre en garde les lecteurs contre “ne modeste falsification, bien modeste c’est "e cas de le dire, mais qui n’en existe pas moins.
- Celle des cristaux de soude par le sulfate de soude, même pour le phosphate de soude, Servant de mordant pour les couleurs azoïques.
- Le feu n’en vaut vraiment pas la chandelle, Q+
- Pour le petit acheteur, le préjudice comme er8ent est très faible au bout de l’année.
- Seulement, où le tort devient sérieux, c’est ans les insuccès pouvant se produire en "inture, par l’emploi de cristaux de soude ou 9 Phosphate, falsifiés avec le sulfate.
- Le sulfate de soude cristallisé est un sel revenant à très bas prix ; depuis la fabrication du sel de soude par la méthode Solway, les fabriques d’acide nitrique sont encombrées de sulfate de soude sans valeur ; on sature l’excès d’acide par la chaux, et dans une fabrication loyale on fait cristalliser pour avoir du sulfate de soude, ou sel de Glauber, qui, additionné par le teinturier d’acide sulfurique , forme du bisulfate de soude qui sert de mordant pour laine, en remplacement d'acide tar-trique ou de la crème de tartre ; ces produits ont augmenté depuis le phylloxéra et l’emploi de l’acide tartrique par les Américains, pour la fabrication rapide du pain (emploi simultané d’acide tartrique et de bicarbonate de soude pour faire lever la pâte instantanément ; je crois qu’il y a un peu de trop de progrès ; mais enfin cela est).
- Quand aux cristaux de soude, exigez sur la facture qu’ils titrent 32° A 33° alcalimétriques, ni plus ni moins , c’est-à-dire qu’ils saturent de 320 à 330o d’acide sulfurique à 66 pour dissolution d’indigo, et par kilog.
- D’ailleurs, en présence des falsifications, je me demande pourquoi l’on emploie encore des cristaux de soude, à moins que ce ne soit pour avoir l’inconvénient d’avoir des tonneaux encombrants dans les magasins.
- Aujourd’hui l’on produit dans diverses usines ce que l’on appelle des soudes par la méthode Solway, et les unes par rapport aux autres, ellesen sont arrivées à donner ces soudes titrant 90 (près de trois fois le degré des cristaux', à des prix dérisoires, et en sac de 100 kilog.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.)
- AZO-COCHENILLE- - AZO-BORDEAUX
- {Brevetés s. g. d. g.)
- Ces deux nouveaux produits viennent d’être lancés par la maison Fred. Bayer et Cie, à Fiers (près Roubaix).
- Comme l’indique leur nom, ces colorants
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- appartiennent à la famille des couleurs azoï-ques et servent de préférence pour la teinture de la laine et de la soie.
- L’azo-cochenille fournit sur laine des nuances écarlate-vif, dont la pureté et l’éclat ne sont obtenus par aucun colorant azoïque et qui surpassent même l’effet produit par la cochenille.
- L'azo-Bordeaux, qui se compose comme le susdit produit, donne une teinte Bordeaux-clair
- L’avantage des colorants consiste dans leur unisson excellent, leur résistance remarquable à l’air et à la lumière. Ils ne déchargent pas au frottement et se distinguent, en outre, par leur solidité absolue aux alcalis (par conséquent aussi à la boue alcaline des rues) et à l’acide sulfureux.
- On teint en bain acide avec la quantité nécessaire de matière colorante :
- 2 % d’acide sulfurique,
- 10 % de sulfate de cuivre.
- Entrer la marchandise à 50 C, porter lentement au bouillon et continuer la manipulation au bouillon.
- Durée de l’opération, 1 heure.
- Il ve sans dire que les produits peuvent être combinés avec toutes les autres couleurs se teignant en bain acide.
- Ci- après, 2 échantillons teints sur flanelle laine.
- 2 % A go-Cochenille
- Sans garantie.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier.
- La brochure, contenant 140 pages, leur sera adressée franco contre mandat de 3 fr. 25.
- BLEUS SOLIDES SUR COTON
- A côté du bleu BX dont j’ai entretenu mes lecteurs dans le numéro du 5 avril dernier, dans le Moniteur de la Teinture, il me reste à leur présenter la série complète des bleus dia-mine fournis parla manufacture lyonnaise des matières colorantes, et pour suivre cette importante maison dans la suite d’efforts qu’elle n’a cessé de faire pour produire des bleus répondant à toutes les exigences ; je donnerai aujourd’hui des échantillons des bleus 3 R et 6 G qui sont déjà connus du consommateur.
- Quelle que soit l’appréciation du lecteur, i ne doit pas oublier qu’il n’y a aucune nuance qui, par elle-même, réponde à toutes le exigences, et que, dans la plupart des cas, 165 nuances sont complétées par des additions q les approprient aux couleurs voulues.
- Le bleu diamine 3 R, qui est le plus rouge de la série, s’obtient en employant pour les nuan ces claires du sulfate de soude, du savon et du carbonate de soude avec des quantités propor tionnelles de matière colorante. Les bains ne tirent pas absolument et retiennent un peudu colorant. Du reste, les manipulations restent les mêmes.
- No 1. — Echantillon de bleu diamine 3 toin
- avec 10 0/0 de matière colorante
- le
- Pour les nuances foncées, on supprim. nt savon, et les quantités de sels employée8 8
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- de 1.500 à 2.000 grammes de sulfate de soude et 500 à 750 grammes de carbonate de soude par 10 kilogrammes de coton ; l’on peut, dans ce cas, teindre sur écru.
- No 2. — Echantillon de bleudiamine 3 R, teint avec 5 0/0 de matière colorante
- Dois-je répéter ici que les produits employés avec la matière colorante sont les mêmes que pour les autres bleus.
- Dans les nuances claires, le bain se tire complètement et se différencie, en cela, du
- Pour les bains suivants, on doit se mettre en garde contre la quantité de matière colo-rante restant dans le bain, et qui peut atteindre la quantité de 50 %. Cette indication suffit Pour prévenir l’opérateur qu’il n’ait à mettre qu’une quantité très réduite de bleu pour le second bain ou les bains suivants.
- Le bleu diamine 6 G est un des produits de la série des colorants teignant directement le coton, sans mordantage préalable.
- Le bleu diamine 6 G est le bleu le plue ver-dtre des colorants de ce groupe.
- On teint :
- Le coton, avec addition d’un des alcalis Suels, comme le savon, le borax, le phosphate de soude, etc., ou sur un bain neutre, avec addition de sulfate de soude ou de sel marin, on peut donc employer le bleu diamine 6 G en mélange avec tous les colorants directs pour coton.
- No 4. — Échantillon du bleu diamine 6 G, teint avec 5 0/0 de matière colorante
- Les manipulations et les charges des sels restent les mêmes que pour les autres bleus, et les bains des nuances foncées retiennent de 30 à 40 % de matière colorante.
- Le savon n’est pas nécessaire, non plus, dans ce cas.
- Le grand écart que nous pouvons constater entre ces deux échelons de la série des bleus est un avantage dont saura toujours profiter le teinturier, car il aura ainsi, entre les mains, des moyens sûrs d’obtenir ce qu’il voudra, eu égard aux bains complémentaires.
- Les avantages que nous avons déjà constatés avec les diverses couleurs diamine, de pou • voir teindre, non seulement le coton, mais encore, le plus souvent, la laine, la soie et les tissus mélangés, s’appliquent également au bleu diamine 6.G.
- Le bleu diamine 6G résiste aux acides; quant Ala solidité contre les actions de l’air, de la Umière et du lavage, elle est égale à celle des bleus diamine des différentes marques.
- • Echantillon de bleu diamine 6 G, teint avec 1 0/0 de matière colorante
- 1 Ainsi, en teignant ;
- La laine et la soie sur un bain légèrement acide, on obtient avec le bleu 6 G de belles nuances bleu-verdâtres, résistant bien aux alcalis.
- Sur tissus mi-soie, on obtient de très bons résultats en teignant avec addition de phosphate de soude, et c’est spécialement pour des nuances bleu claires que le produit rendra pour cet emploi de bons services.
- Nous savons que la production de bleus verdâtres clairs est positivement très difficile, à cause surtout de l’uniture qu’on obtient que
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- très difficilement, et par des tours de main.
- Les sels et les acides employés, loin d’être un empêchement au mélange des produits tinctoriaux, en facilitent au contraire l’emploi, et permettent ainsi de nuancer dans n'importe quelle gamme
- Au moment où j’écris cet article, j’ai sous les yeux une carte de deux cent quarante nuances pures ou mélangées, dans lesquelles le bleu tient une place très importante et les résultats ne laissent rien à désirer à aucun point de vue.
- Je dois me hâter de terminer cette série, car depuis que je l’ai commencée, il a surgi de nouveaux produits qui ont certainement un avenir assuré. Ce produit nouveau, appelé bleu métaphényléne BB est appelé à remplacer l’indigo, dont il serait le substitut le plus parfait.
- Ce produit est solide au savon, à la soude, à l’air, à la lumière, ainsi qu’aux acides, et il ne tache pas le blanc.
- En lisant cette nomenclature, on pourrait croire que toutes les fées des bocages fleuris et teints par dame Nature se sont associées à tous les génies de la palette pour doter ce nou-veau-né de la Manufacture lyonnaise des Matières colorantes.
- Je vous promets de vous soumettre une note intéressante et de splendides échantillons, aussitôt après que j’en aurai fini avec la série des bleus diamine, et dont les deux termes que je vous présenterai le 5 mai prochain seront le bleu diamine 2 B et le bleu diamine 3 B.
- Aujourd’hui, le teinturier ne profite plus seulement des produits naturels que lui offre la nature, et qui sont forcément limités, mais, s’adressant aux hommes de science, il attend d’eux des produits dans lesquels la couleur ne préexistait pas, mais qu’il fait apparaître sous certaines réactions parfaitement définies, et qui donnent toujours des résultats identiques.
- Nous sommes forcément amenés à décliner notre compétence et à accepter sans discussion les merveilles des laboratoires des fabricants de produits chimiques.
- Et quand on considère la source de ees I chesses, quand on jette un regard étonnés111' le goudron de gaz, cette matière qui reste un objet de répulsion pour nous, on doute q® cette source soit la vraie source d’où nos chimistes tirent ces brillants arcs-en-ciel.
- Ch. Drevet.
- COMMERCE ET INDUSTRIE DU CACHOU en Birmanie
- (Suite et fin)
- Il arrive parfois que le cachou embarqué Rangoon, dans de bonnes conditions de se cheresse, arrive au lieu de débarquement I peu amolli, lorsqu’il a été placé dans un endroit trop humide de la cale ou trop près de 8 machine ; dans ce cas, il reprend sa consistance primitive après avoir été exposé quelq^ temps à l’air sec.
- Souvent l’état de mollesse du cachou111 provient pas d’une mauvaise préparation,ms du mélange avec une substance similaire d‘. prix moins élevé et plus difficilement solidt fiable; dans ce cas, la qualité du produit6 inférieure. En général, dans ces sortes de préparations, la substance ajoutée n’agit Ps chimiquement sur le cachou, qui garde s propriétés particulières ; il n’y a infériorite de qualité, qu’en ce que la substance ajouté n’a pas une propriété colorante proportior nelle à l’augmentation du poids.
- Pour hâter la dessication et la
- solidification
- du cachou, les bouilleurs pressés d'arr sur le marché mélangent parfois une taine quantité de sable fin ou de cendres I
- 1 • j- sanlS augmentent le poids de la marchandis. es non plus la dénaturer ; la présence de qui corps étrangers se reconnaît à la casSUTitu-est terne au lieu d’être xrillante, et en
- cent 110 rant une parcelle entre les dents on dans léger résidu insoluble qui n'existe pas le cachou pur. (
- L’essence d'un arbre nommé « than "
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- ET DE L’IMPRESSION DBS T1SSÜ
- &
- ses fine s® ste un te q® is chi
- CHOU
- qué 8 e sé-nt h” m et-; delà onsis ielqtë
- ou nt mai
- ydul olidr lit 6
- s de t p”s
- ioritë putët tior
- ation ri ver cer-5 qui sans ces qui itu-, un ans
- est
- surtout employée comme mélange dans le • cachou; cette contrefaçon a pris pendant les dernières années une telle proportion que, à pour essayer de la restreindre, le gouverne-ment local a décidé que le than serait un arbre réservé, qu’il ne serait plus permis d'abat-he, mais cette mesure n’a pas produit tout le résultat attendu, car les bouilleurs pressés par les demandes auxquelles ils ne pouvaient répondre par l’extraction du cachou pur ont substitué aux décoctions du than comme mélange celles d’antres arbres similaires « lein», « panga », « tankkyan », « té », etc.
- Plusieurs de ces arbres produisent des subs-tances qui ont toujours été employées comme teintures dans les industries locales et sur '°ut par les pêcheurs qui s’en servent pour teindre en brun leurs filets et leurs voiles ; et 1 est donc à présumer qu’une étude plus approfondie des extraits que, l’on retire de ces arbres et de leur préparation pourra donner comme résultat la connaissance d’un produit nouveau pour le marché européen qui, quoi-qe n’ayant pas toutes les qualités et propriétés du cachou, pourra lui être substitué dans certaines industries.
- Pour donner de l’occupation à un certain nOmbre d’hommes qui vivaient de leur in-dustrie de bouilleurs de than, après que l'a-battage de cet arbre eût été prohibé, le gou-vernement ouvrit à l’exploitation une partie de ses réserves de forêts où se trouvent des arbres de cachou. Des arbres de bonne taille "vaient été désignés pour la coupe ; mais, malgré la surveillance exercée, beaucoup de Jeunes arbres ont été détruits et on n’a pu con-"nuer à autoriser les coupes dans les réser-ve8. C’est alors que, l’année suivante, les bouilleurs se sont reportés sur l'exploitation des autres arbres énumérés ci-dessus qui "Etaient protégés par aucun règlement. Pour Préserver ces arbres d’une dévastation com-Pléte, en octobre 1890, au commencement de saison du cachou, le gouvernement local a cidé qu’à l’avenir tous les bouilleurs pour extraction de l’essence des arbres que'con-
- ques auraient à se munir d’une licence dont le prix a été fixé comme pour le cachou au taux de 20 roupies par hommes.
- En même temps que le gouvernement s’occupait de restreindre la falsification, son attention a été appelée sur la nécessité de prendre des mesures pour la conservation de l’arbre à cachou.
- Dans la Basse-Birmanie, l’extraction du cachou est surtout opérée dans les districts de Promb, Thayctmyo et Therraouaddy, d’après les renseignements fournis par les officiers forestiers, il a été reconnu qu’en des forêts réservées Vaeacia catechu avait presque complètement disparu de certaines régions où il était autrefois très abondant. Cette dispara-rition n’est pas uniquement causée par le développement de l’exploitation ; elle est également attribuée à ce qu’un grand nombre de ces arbres ont été détruits sans discernement par les entrepreneurs qui ont obtenu des concessions pour la coupe des bois de combustion et aussi à ce que le système de culture Taun-ÿya a fait disparaître presque tous les jeunes acacias dans les jungles. D’après ce système de culture, qui était autrefois presque général et qui est encore fréquemment usité dans la Basse-Birmanie, le cultivateur n’a pas de terrain attitré, mais il paye une redevance pour avoir le droit de cultiver une certaine surface de terrain choisie à la convenance : parmi les terres inoccupées et couverte de jungles, il défriche ce terrain en coupant les arbres et les arbustres qui sont ensuite incendiés sur place ; les cendres mélangées à la terre par les pluies servent d’engrais; le même terrain n’est cultivé que pendant deux ans ou au plus trois ans de suite, après quoi il est abandonné pour un autre.
- Pour empêcher la disparition prochaine de l’acacia catechu dans la Basse-Birmanie, le gouvernement a décidé que cet arbre serait réservé dans toutes les parties de la région, c'est-à-dire que ni les entrepreneurs qui ont des concessions pour les coupes, non plus que les cultivateurs n’auront plus le droit de la dé-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- truire ; d’autre part, les bouilleurs de cachou seront surveillés, les licences seront réduites et il n’en sera pas accordé de nouvelles pendant quelque temps.
- Dans la Haute-Birmanie, l’acacia catechu se trouve surtout dans les districts de Minbu, de Mu, de Pyinmana et de Yaw ; dans quelques endroits, l’arbre a également presque complètement disparu, mais dans toutes les autres parties il est toujours très abondant ; l’expérience éprouvée en Basse-Birmanie a porté le service des forêts à proposer des mesures pour régulariser l’extraction du cachou dans ces régions.
- Il a, en conséquence, été décidé que toutes les surfaces boisées où se rencontre le cachou et qui ne sont pas encore exploitées, ou qui se trouvent dans une région peu peuplée, seraient protégéees et considérées comme réserve de l’Etat.
- Dans les parties déjà en exploitation où la majeure partie de la population vit de l’indus- I trie du cachou, on n’a pas voulu prendre une | mesure aussi radicale, mais on a décidé de | surveiller strictement l'abatage, de façon à | protéger les jeunes arbres ; les permissions • délivrées aux bouilleurs porteront à l’avenir | comme condition que si dans le camp d’une | compagnie de bouilleurs, un inspecteur trou- | vait un arbre d’une taille au-dessous de celle |
- dont la coupe est autorisée, les licences de tous les hommes de la compagnie seraient | supprimées et ne pourraient être renouvelées | En outre, les officiers devront restreindre le nombre des licences qui ne pourront être ac cordées qu’à ceux qui vivent déjà de l’industrie du cachou, un grand nombre de licences ne pourra être accordé au même individu.
- D’après des expériences qui ont été faites, récemment, sous la direction du service des forêts, il a été reconnu :
- 10 Qu’un pied cube de bois de l’acacia cate-chu traité convenablement donne comme moyenne un rendement de 1 viss 36 cacho" sec (la viss birmane équivaut à environ 3 liv anglaises) ;
- 2 Qu’un chaudron de la taille ordinaire (contenant de 12 à 15 litres) pouvait bouillir en moyenne 11 p. c. 61 de bois par jour et produire, par conséquent, 15 viss 75 de ef
- Les servir bres q et le n
- Les sont e pareill tées ; les né l’aven récent sures encore et de : bonno auron dans ! année prix I Prése duits Père ; Contr. mena
- chou ;
- 30 Dans une année comprenant 300 jours de 1 ca travail, un chaudron travaillant régulièremen
- peut produire 4,725 viss de cachou en cor sommant 70 tonnes de bois. On a égalemen
- Les egi ne s mm.
- cherché à établir la quantité de bois propre, . ho produire du cachou qui peut être fourni Pa | un arbre de taille moyenne, ces dernières 6 j périences n’ont pas encore donné de résullst A
- concluants et seront poursuivies.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS
- 141
- Les résultats de ces expériences doivent servir de bases pour fixer le nombre des ar-bres qui pourront être exploités annuellement et le nombre des licences à accorder.
- Les opérations commerciales sur le cachou s°nt en ce moment, comme tous les ans à pareille époque, presque complètement arrê-tees ; le cachou est très rare sur le marché, les négociants ne veulent pas s’engager pour ‘avenir et attendent les effets des mesures recentes prises par le gouvernement. Ces me-Bures auront pour résultat de restreindre encore les exportations de la prochaine saison et de faire hausser les prix, surtout pour les bonnes qualités ; mais on compte aussi qu’elles duront l’avantage de régulariser le marché ^ns l’avenir en livrant au commerce chaque dnnée une quantité normale de cachou : les P"IX pourront alors être mieux fixés et ne pas Presenter les grands écarts qui se sont pro-duits pendant les années précédentes ; on es-Pere aussi qu’elles serviront à restreindre les contrefaçons qui,en se propageant,rapidement "enaçaient de discréditer la bonne réputation du cachou de Birmanie.
- Les blocs de cachou, tels qu’on les rencon-Ve généralement sur les marchés d’Europe, 116 sont pas toujours fabriqués sur les lieux emes de production ; le plus souvent le ca-chou arrive à Rangoon en masse compacte ;
- le produit destiné à l’exportation pour l’Europe est généralement recuit et mis en tablettes à Rangoon par les négociants.
- Il n’y a pas de maison européenne s’occupant exclusivement du cachou, mais beaucoup de maisons importantes ajoutent cette branche de commerce à leur principale négoce. Quelques unes de ces maisons font préparer directement le cachou sous la direction d’un agent qui surveille le travail des Birmans; d’autres l’achètent sur le marché, mais, quelle que soit l’origine du produit qu’elles exportent sous leur marque, il présente généralement de bonnes garanties de pureté.
- Presque toutes ces maisons ont leur siège ou des représentants en Angleterre où elles envoient directement leurs marchandises, et Londres et Liverpool deviennent ainsi les marchés principaux en Europe pour le cachou de Birmanie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Volume 1. (Europe) sous presse
- Prix, aux souscripteurs, 50 fr., aux non souscripteurs, 70 fr.
- Nous appelons particulièrement l’attention de nos lecteurs sur l’ouvrage édité en ce moment par la maison Slater et qui est appelé à rendre de sérieux services, en ce qu’il sera le seul qui réunira d’une façon complète tous les renseignements ayant rapport à l’Industrie Textile du monde entier.
- Cet annuaire donnera des listes complètes :
- 1 • Des producteurs de tous les genres de fils et tissus de l’Industrie du coton, de la laine, du lin, de la soie, etc., d’après une classification technique et usitée dans le commerce interna • tional ;
- 2- Des teinturiers, apprêteurs, blanchisseurs, etc. ;
- 3- Des négociants, commissionnaires, maisons de gros et d’exportation ;
- 4- Des constructeurs de machines de tous genres se rattachent à cette industrie, ainsi que des fabricants d’accessoires et fournitures pour la fabrique.
- Le volume I, sera divisé en pays comme suit :
- France, Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Suède, Suisse
- Norvège, Danemark, Pays-Bas, Russie, Turquie, Grèce, principautés Danubiennes.
- Les noms de tous les industriels classés par industrie et par ville seront insérés gratuitement sous une ou plusieurs rubriques suivant le cas.
- Le volume II, qui suivra, contiendra la même information pour l’Amérique, l’Asie, l’Afrique et l’Extrême Orient.
- LISTE DES ANNUAIRES
- Publiés par Slater’s Directory Limited :
- Manchester et Salford,25e année; Lanchashire, 60; Ecosse, 55; Yorkshire, 50; Yorkshire(nordet est), 40; Irlande. 40; Cheshire, 30; Stockport, 15; Southport, 10; Macclesfield, 10; Leeds, 10; Brad ford, 15; Halifax, 10; Huddersfield. 10; Wakefield, 7; Blackpeol, 5; Bury, Heywood, etc., 10; Ashton, Stalybridge, etc., 10, Chester, 10; Sheffield, Ro-therman, etc.. 15; Cardiff, 10; Comté du Nord: Cumberland, Durham, Northumberland, et West-morland, avec Cleveland, etc., 40 ; Derbyshire, avec Burton-on-Trent, 30Derby, avec Burton-on’ Trent, 10; Province d’Ulster, 20, Pays de Galles (sud), 40; Pays de Galles (nord). 20.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bur^ du journal. Pour les recevoir franco par retour courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Dictionary of the Coal Tar Colours (Dictionnaire des couleurs tirées du GoL, dron de Houille), par M. Georges H. Hursti ouvr. écrit en anglais.
- Les couleurs tirées du goudron de houille
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- ST DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- par ment cas. Dème je et
- ted : ihire, rd et t, 15; 3rad field, h ton,
- Ro-ord : Vest-hire, n-on' ralles
- iont à présent si nombreuses et beaucoup ont (tebaptisées par les différents fabricants de Noms si ressemblants que la nécessité de les cataloguer se faisait absolument sentir. C’est tequi a donné à l’auteur l’idée de ce diction-baire, destiné à renseigner le teinturier ou le thimiste sur la compostion chimique, la for-nule, le mode de fabrication, la date de l'in-roduction, les ouvrages écrits à leur sujet et e nom de l’inventeur. Les propiétés etl'em-Ploide chaque couleur forment l’objet d’une “tude toute spéciale.
- | L’ouvrage forme un joli petit volume in-8: | 106 pages. Son prix est de 10 sh. 6 d. "13.25). Il est édité par MM. Heywood et vle, 68 Fleet Street, Londres, EC.
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- et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
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- Adresser les demandes au bureau du journal.
- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- rence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l'application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, desoie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine,
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- SOMMAIRE
- des couleurs sor IDES.
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- lités leur leur issi-
- leurs isser
- DU
- ILE
- eal
- Mes derniers articles sur la solidité des ^uleurs ont provoqué diverses demandes ““Xquelles je vais répondre.
- En fait que de solidité des couleurs, tout "relatif et tout dépend des emplois et des “ages auxquels on destine le tissu.
- Ainsi, pour les articles de grand ameuble-"ent, l’illustre Chevreul avait raison, en ban-"Ssant,pour les Gobelins, toutes les nouvelles “Wleurs, et ce d’une manière impitoyable.
- Les vieilles couleurs,avec ou sans mordants " triées entre les plus solides, sont moins e incontestablement que les dérivés arti-els de la houille, mais en place leur coloris maintient. Ainsi, il est avéré que des "IYres de maître, en peinture, sont appelées tageparaitre avant peu de temps par l’emploi couleurs dites « laques », faites avec des qleurs artificielles, et des tableaux valant ; 1e l’on en veut bien donner vaudront un our ou p. i, , — . h u t autre ce que ion en voudra offrir. ‘0lg I 1
- 8 coloris ayant disparu absolument, sont"e Pour les affiches, qui finalement finis-cpu] Per devenir blanches (le blanc est la le, oUr officielle) depuis qu’on le colore avec dlaquveaux produits, introduits sous forme goone conclusion : pour tout ce qui est de dna ameublement, il faut revenir à la cuve 80, au quercitron, à la gaude, à la ga-
- rance, à la cochenille, au campêche, à l’or-j seille, etc. Bien entendu que je mets de côté | le chiffonage, ou teinture en chiffons,ou la so-I lidité n’a point d’importance.
- C’est d’ailleurs une erreur de croire que l’on ne peut faire de très jolies nuances avec les vieilles matières colorantes; le tout est de savoir s’en servir.
- La cuve d’indigo bien employée et avec des indigos purifiés donne de très jolis bleus dans les nuances claires ; quand aux tons foncés allant jusqu’au « bleu d’enfer »,la fleur de ton ' n’a point d’importance. On tombe dans les marines.
- Ce que l’on veut ce sont des bleus résistant à la lessive, c’est-à-dire à l’action du carbonate de potasse.
- Un fait très curieux chers lecteurs, et que j’ai constaté à diverres reprises, c’est que le carbonate de potasse, à degré alcalimétrique égal à celui du carbonate de soude, est bien plus actif. Pourquoi ? je l’ignore, mais je le constate. Et à Rouen, on essaye les bleus de cuves au bain de cendre (dissolution de carbonate de potasse).
- Il y a une action spéciale. Et je crois que le carbonate des eaux granitiques est encore plus actif.
- De même le savon, par sa puissance . d’émulsion,est encore plus actif que le carbo-I nate de soude, surtout à l’ébullition.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Les garances anciens, auxquels on reviendra, sont très solides; jadis pour le fil de Limoges, dit rouge d’Andrinople, on faisait des teintures plus chères que le lin ou le coton employés,mais d'une solidité extrême. Aujourd’hui,on veut aller plus vite, mais au détriment de la qualité de la couleur. Je sais bien que la teinture était très longue et très coûteuse, mais je crois que c’était à l’avantage du teinturier. Faire beau et solide en y mettant le prix. Où est l’avantage du teinturier moderne,de faire des couleurs rapides, à vil prix non solides, et sur lesquelles il ne gagne évidemment rien.
- Dans tous les perfectionnements modernes, en dehors de la teinture en chiffons, et s’il s’agit de grand ameublement, le teinturier devra donc se soucier de la solidité pour braver les siècles
- Les nouvelles couleurs sont très solides à l’air, à la lumière,pour quelques jours ; quand aux réactifs,elles le sont plus que les anciennes, mais il faut laisser cela de côté. En effet, on ne passera jamais une tenture ou une robe dans un réactif. Il faut se contenter d’examiner l’action des agents atmosphériques, humidité, oxygène, acide et lumière, à action prolongée.
- Or, jusqu’à présent, les couleurs qui résistent le mieux sont celles à base de mordants, et surtout s’il entre du tannin dans leur composition. fît c’est pour cela que les couleurs artificielles fixées avec des tannins sont plus solides que celles qui tirent directement.
- MARIUS MOYRET.
- {Reproduction interdite.) A suivre.)
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEAUX
- PROCÉDÉ POUR TEINDRE LA SOIE EN NOIR GRAND TEINT AU MOYEN DE L’AZILINE par la Compagnie parisienne des couleurs d'aniline
- Le noir et le brun foncé (pour doublures et
- sealskin imitations), qu’on teint actuellemetl sur soies au moyen du bois de campêche, D sont pas solides à l’acide, et par cette raisot souffrent de la transpiration et ne sont 8 carbonisables. En outre, ils n’ont pas unt résistance absolue au savon et ils ne sontp" solides à l’alcali.
- Tout le monde intéressé dans l’industra sétifère aspirait donc à ce qu’un procédé® découvert pour produire un noir vraime" grand teint.
- Avec l’emploi de l’alizarine, la Compagnl’ parisienne prétend être parvenue à produit un tel noir et avoir réalisé ainsi, non seule
- ment le progrès tant désiré, mais encore
- 1
- notable amoindrissement du prix de revieDb
- On opère de façon suivante : La soie culf est mordancée, selon qu’on désire la charge à un degré plus ou moins fort, une ou plusie" fois, chaque fois pendant deux heures, aust fite de fer à 30° Bmé. Après le dernier mot dançage, la soie est bien savonnée et PVl traitée sur un nouveau bain avec la quantl” de ferrocyanure de potassium (prussiateja"" de potasse) et d’acide chlorhydrique corre pondante à la quantité d’oxyde de fer se trot vant sur la fibre. De cette manière, on don" à la soie un bon fond de bleu de Prusse. Mal tenant,la soie est portée sur un bain bouilal contenant la quantité de cachou et de sel®" tain en rapport avec la charge donnée. APr avoir été maniée sur ce bain pendant P sieurs heures, la soie est lavée et passée i un second bain de cachou, pour lier corP, tement à de l’acide tannique l’étain fixé SUr fibre dans le premier bain. Après avolr bien lavée, la soie est prête à être teinte
- Une autre préparation de la soie est a vante : Selon le degré de charge que * °n g sire donner, la soie à l'état crû ou mordancée avec une dissolution de titrac , cig pl rure d’étain à 30° une ou plusieurs 19 ’ bien savonnée, et, comme il est décrt s dessus, traitée une ou plusieurs fois ave 8 sulfate de fer de la manière décritei comme aussi il est décrit ci-dessus, e
- pasSe de la sur i deçà la so le 1er et est ture ; ait é cédé.
- On kilog le de von c la qu ver à entre est i 65oe est é Pend:
- Loi la soi lion ( est r< Main Pour elle e Veme ques Ment Puis Nim, Une < Prodi des e mio
- Pa tend dite, Purp leurg
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- llement che, " e raison ont pas as un! sont p#
- ndustik cédé # raimenl
- passée par du prussiate de potasse jaune et de l'acide chlorhydrique, et finalement portée 8ur un bain bouillant contenant la quanti é de cachou en rapport avec la charge donnée à la soie. Quand elle a été traitée sur ce bain 18 temps nécessaire, la soie est très bien lavée et est maintenant prête à être teinte. La teinture se fait de la même manière, que la soie dit été préparée d’après l’un ou l’autre pro-cédé, savoir :
- ipaguie roduit i seule core i>[ evienl ie cul-sharëf usieuf au s® r mot et pi uantië ejat) corre se irt 1 dontf , Mit )uill”1 seldk
- Apré it P1"' ée 8 „mnpr sur1’ oir " e. las’ on dr uite ach" 3,PV it -ec " pUs 10 ef
- On prépare un bain gras contenant par kilog. de soie 20 à 25 litres d’eau et suivant le degré de dureté de l’eau, 15 à 20 % de sa-von du poids de la soie. A ce bain, on ajoute a quantité d’alizarine nécessaire pour arri-ver à la nuance désirée ; cette quantité variera enire 20 et 50 % du poids de la soie. La soie est mise dans le bain à la température de 650 et laissée une heure. Puis la température est élevée à l’ébullition, et le soir, est laissée Pendant 3/4 d’heure à la température de 95°
- Lorsqu’on est arrivé a la nuance voulue, 1 . *
- "soie est retirée du bain, et, par addi-"on d’une nouvelle quantité de savon, le bain eStrendu bien gras, puis porté à l’ébullition. Maintenant la soie est introduite de nouveau PoWr lui donner du brillant et du toucher ; elle est maniée encore 1/2 heure. Après ach-“ement de la teinture, la soie est mise quel-1e8 minutes sur un bain à 300, rendu faible-sent alcalin par l’addition de sel de soude. 1118 la soie est bien lavée et traitée avec "Importe quel acide, un peu de colle forte et “e émultion d’huile (avivage). — La couleur Poduite de cette manière résisterait aux aci-8 et aux alcalis, ainsi qu’à l’influence de la "piëre solaire.
- Par alizarine, la Compagnie parisienne en-4 non seulement l’Alizarine proprement e niais aussi la flavopurpurine, l’anthra-LPurine et les mélanges de ces trois cou-
- PRODUCTION DE MATIÈRES COLORANTES ROUGES POUR LAINES
- Par la Société Badis. he Anilin et Soda Fabrick.
- La combinaison des deux acides disulfo-niques trouvés par la société en question, avec les diazocomposés de certaines bases aromatiques primaires, en particulier de l’aniline, conduit à de nouvelles matières colorantes très importantes.
- Leurs propriétés confirmeraient pleinement les éminentes qualités tinctoriales qu’elle a constatées autrefois , parmi les colorants azoïques dérivés de ladioxynaphtaline « 1.8 ». Elle les attribue à la constitution chimique spéciale de ce corps, particulièrement à la position péri (« 1.8 ») qu’occupent les deux oxhydriles dans le noyau naphtalinique de sa molécule.
- Les noyaux colorants sont, pour la plupart, caractérisés par une faculté de cristallisation très accentuée et par la pureté de ton extraordinaire de leurs teintes. Ils se prêtent de préférence à la teinture de laine.
- La préparation et la séparation des noyaux acides sulfoniques peuvent être effectuées de la manière suivante : Dans 40 kilos d’acide sulfurique à 66» Beaumé, on dissout, à la tem • pérature de 10-15o G, 10 kilos de dioxynaph-taline « 1.8 ». On chauffe la dissolution pendant 45-50 minutes à 50° C, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’une tâte se dissolve entièrement dans l’eau. Ce point atteint, on porte la masse dans l’eau glacée et on neutralise par l’hydrate de baryum en solution concentrée On porte au bouillon, on filtre, et on lave à plusieurs reprises le précipité de sulfate de baryum à l’eau bouillante. Les eaux mères sont réunies, puis évaporées à 250 litres environ ; la solution ainsi formée des sels de baryum ne doit montrer qu’une réaction alcaline très faible. Par refroidissement, cette solution dépose un sel de baryum que l’on filtre et lave à l’eau froide. La société en question appelle ce sel de baryum, difficilement soluble dans l’eau bouillante, sel de baryum I. La filtration de ce sel de baryum I est évaporée jusqu’au vo-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lume de 40 litres à peu près. La liqueur ainsi obtenue dépose par refroidissement un nouveau sel de baryum. Contrairement au premier sel, ce second produit est facilement soluble dans l’eau bouillante ; elle le nomme sel de baryum II.
- Les eaux-mères, enfin, contiennent un troisième sel de baryum, que l’on peut obtenir par évaporation totale. Ce sel se distingue des deux précédents par la facile solubilité dans l’eau froide : C’est le sel de baryum III.
- Ces trois sels de baryum sont convertis en | sels de sodium, d’après la méthode usuelle, c’est à dire par précipitation de leurs dissolutions aqueuses par la soude ou le sulfate de sodium
- La Société badoise désigne l’acide correspondant au sel de baryum II sous le nom | d’acide dioxynaphtaline « 1.8 » disulfonique 1 G, et l’acide correspondant au sel de baryum I III sous celui d’acide dioxynaphtaline « 1.8 » i disulfonique R. (
- Les trois acides disulfoniques précipités forment avec le diazobenzène, par exemple, des matières colorantes rouges. Au point de vue industriel, toutefois, celles qui dérivent des acides G et R susindiqués sont les seules qui offrent un intérêt réel L’acide correspondant au sel de baryum I, par contre, donne naissance à des produits secondaires, ne présentant que des teintes de nuance terne.
- Voici maintenant un exemple de la prépara lion des nouveaux colorants pour laines.
- On transforme le sel de baryum II, par le ! sulfate de sodium, en une dissolution aqueuse de dioxynaphtaline « 1.8 » disulfonate de sodium, dont on détermine le titre avec duchlo-ride de diazobenzène, d’après la méthode bien connue. On prépare d’après les données acquises, une dissolution à 20 % d’acide dioxynaphtaline « 1.8 » disulfonique G libre. On introduit dans 160 kilos de cette dissolution à 20 % (quantité correspondonte à 32 kilos d’acide dioxynaphtaline « 1.8 » disulfonique 1 G) 35 kilos d’acétate de sodium cristallisé ; | puis on coule, en agitant, dans la dissolution
- acide résultante, une solution de chloride diazobenzène, préparée d'après la méthode bien connue, avec :
- 9 k. 3 d’aniline,
- 20 litres d’eau,
- 40 k. d’acide chlorhydrique (30 % HCL) 50 k. de glace,
- 7 k. de nitrate de sodium.
- Il faut soigneusement éviter d’introduire un excès de diazocomposé.
- La combinaison effectuée, on voit bientôt le colorant se décomposer, dans la liqueur rouge foncé, sous forme de petites aiguilles rouges ; on laisse le tout en repos pendant quelques heures, puis on filtre, on presse et l’on sèche Le nouveau colorant représente à l’état See une poudre rouge-brunâtre ; il teint la laine en bain acide en un beau rouge-bleuâtre.
- L’acide dioxynaphtaline a 1.8 » disulfoniqu R donne naissance, d’après un procédé tout fait analogue à celui que nous venons de de crire, à une matière colorante de nuance fal blement plus bleuâtre que celle du produ précédent. Sauf cette différence de nuance, e deux colorants sont de qualité égale ; leur f8 culté de cristallisation, la pureté remarquabl" de leurs teintes, sont également prononcé®3.
- PERFECTIONNEMETS DANS LA TEINTURE DE COTON
- Par M. Thomas Ingham.
- Cette invention se rapporte principalemel à la teinture des tissus de coton, mais ellee p]us également applicable aux fils de cote", particulièrement lorsqu’ils sont teints à 1
- ouvert, son but étant de produire un
- noir. . j
- L’inveution consiste principalement l’emploi d’une teinture formée par une d tion de bois de campêche (ou un mélanld bois de campêche avec d’autres liqueyE,e, bois de teinture,tels que quinquina, bois Ja sumac ou gallo-flavine) et un mordant ce tant en une petite proportion de sulfate., tre sel analogue de cuivre bouilli en pr65
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- d’une quantité convenable d’acide acétique.
- Lorsqu’on teint un tissu ou fil de coton d'a-près le procédé relatif à l’invention, il faut C'abord laver le tissu ou le fil et le nettoyer avec un détersite appreprié, après quoi on rince et on sèche. Le tissu ou le fil est alors Passé à l'état ouvert à travers un récipient ou bain contenant le bois de campêche ou autre matière colorante ou teinture végétale, mé-langé comme il a été dit précédemment par Un mordant, le sulfate le plus approprié étant le sulfate de cuivre en présence de l’acide étique (mais d’autres sels de cuivre Peuvent être employés) et ainsi séchés, ‘action de l’acide acétique étant de prévenir toute oxydation du bois de campêche ou autre matière colorante ou teinture végétale par le sulfate ou sel de cuivre, jusqu’à ce que le sé-thage ait été effectué.
- L’étoffe ou le fil après le séchage est alors Salement oxydé en le faisant passer à tra-vers un bain contenant une solution de bichro-mate de soude, de bichromate de potasse ou wtre oxydant approprié pour fixer la couleur et on constatera que ce mélange perfectionné "nsi employé produira un noir qui ne peut Stre obtenu par l’emploi d'un bain simple or-“inaire de liqueur de bois de campêche ou dtre liqueur semblable de bois de teinture.
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- PROCÉDÉ POUR LA PRODUCTION DE NOUVELLES p MATIÈRES COLORANTES
- "F la Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline.
- Cette invention a plusieurs objets en vue : 1‘ Un procédé pour la production de nou-velles matières colorantes azoconjuguées déri-nt de la 1-4 naphtylène-diamine et ayant la (ule générique : AzH, — C„H, — Az,x wPe1); « désignant le radical d’un phénol, ne base ou d’un acide sulfonique ou carbo-1e de ces corps, consistant en ce que : (0): La 1-4 monacéto-naphtylène diamine i diazotée et combinée avec l’un ou l’autre tj composants caractérisés et la matière rante intermédiaire ayant la formule :
- x - Az,—C,H, — AzH.CO.CH, saponifiée par chauffage avec des dissolutions d’alcalis, des acides étendus ou avec l’eau sous ou sans pression ;
- B). La 1-4 nitro-nitronaphty lamine est dia-zotée, condensée avec l’un ou l’autre des cok posants caractérisés et la matière colorant nitrée intermédiaire ayant la formule générique :
- x - Az, — C.,H, - AzHO, est réduite en dissolution neutre respectivement alcaline à l’aide de moyens de réduction dits alcalins, comme le glucose oxyde stan-neux, poudre de zinc, sulfure d’ammonium, polysulfures d'alcalis,oxyde ferreux, hydraté, etc.
- %o Un procédé pour la production de nouvelles matières colorantes azoconjuguées dérivant de la 1-4 naphtylène-diamine et ayant la formule générique :
- y — Az, — Cl0H, —• Az, — x (type II) x et y désignant deux mêmes ou deux différents radicaux d'un phénol, d’une base en acides sulfoniques ou carboniques de ces corps, consistant en ce que les matières colorâtes se formant dans les procédés A et B en état encore fortement basique sont diazotées et combinées avec l’un ou l’autre des composants caractérisés.
- 30 Les nouveaux composés produits d’après le procédé no 1 et ayant les formules génériques :
- ( AzH,; (AzHCO.CH,; AzO, C..H. G„H, Cl0H
- ( Az, — x I Az, — x | Az, — x et les nouveaux composés produits d’après le procédé no 2 et ayant la formule générique :
- C.H, 3 Az, - a / Az, — y
- 4 L'emploi dans l'industrie de teinture et de l’impression des nouvelles matières colorantes ressortant de l’article 3.
- 2SP
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURS
- PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE ET DE TEINTURE DES TISSUS
- Par M. Jakob-Philipp de Salis.
- Depuis quelques années, l’industrie des tissus a appliqué des articles teints sur fond blanc de chrome obtenu par le mordançage en blanc. Les procédés bien connus de fixer l’oxyde de chrome sur les pièces destinées à la teinture et à l’impression sont, soit très compliqués, soit dispendieux, soit très difficiles à effectuer.
- Le nouveau procédé serait exempt de ces inconvénients, simple, bon marché et certain.
- On dissout de l'alun de chrome dans une ou deux parties en poids d’eau bouillante ; on laisse refroidir et on verse peu à peu, tout en agitant, du carbonate d’ammoniaque,jusqu’à ce que l’oxyde de chrome commence à se séparer; dès que les premiers flocons de chrome apparaissent, on cesse l’addition de carbonate d’ammoniaque. Pour cent parties en poids d’alun de chrome contenues dans la dissolution, il faut environ trente parties en poids de carbonate d’ammoniaque. Le mordant obtenu peut être directement employé pour l’impression (avec addition d’un corps épaississant) ou battage (lavage et expression du liquide) des pièces d’étoffe ; un passage à travers un sé • choir et éventuellement à travers un appareil oxydant suffit pour fixer sur les pièces, sous forme de précipité, le mélange ainsi obtenu d’oxyde de chrome carbonaté et sulfaté-basi-que. On comprime ces pièces avec la couleur du mordant ; on les fait passer dans un bain contenant de 1 à 2 pourcent de soude et éventuellement un bain dit « de bouse de vache », puis finalement on les lave et on les teint.
- Le mordant proprement dit peut être directement appliqué pour les tons ou nuances vert marine.
- Le mordant ci-dessus décrit peut encore être employé comme mordant de chrome pour les couleurs à la vapeur et, à quantités égales de couleur, il fournit des tons meilleurs et plus intenses que l’acétate de chrome au même
- degré de concentration ; à côté de cela, il 8 l’avantage de coûter moins cher.
- La solution peut se conserver pendant une semaine environ et ce n’est qu’après un plus long séjour qu’il se forme un précipité de carbonate de chrome.
- (Reproduction interdite.)
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- Les huiles lavées à l’acide sulfurique êten dre et ayant gagné 3 à l’aréomètre Caruier titrant environ 18° et ayant tendance à dép(l ser de la naphtaline par le froid, sont formee en majeure partie par dix :
- Le huile: très i line,
- Jad de la1 ques houil
- Cer la ch alam laisse gneu: Puis, line lies i
- On bases
- Cumène distillant à 1430 ;
- Cymène distillant à 175 ;
- Naphtaline distillant à 2120.
- Comme précédemment, une fois décanté® on les introduit dans des alambics en tôle on les distille. On fractionne selon les poin d’ébullition et l’on obtient les huiles d benzines lourdes, cumène et cymène. La115 phtaline, qui est]la moins importante enq"8" tité vient ensuite.
- Le cumène et le cymène mêlés donnent mélanges distillant entre 140 et 1800 grades ; ils sont employés surtout par leS bricants de caoutchous, pour certains nis.
- la 8
- Quant à la naphtaline,délaissée jadis,
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- Pu Centr soigr
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- To chlor ‘eau qlde 8o;gt sole enfin
- une valeur réelle actuellement. ines
- Il est prudent, par rapport à la naphte e qui cristallise facilement, de refroidir le pentin avec de l’eau chauffée à 40° centié h des, pour éviter des cristallisations dan r bstr^ serpentin, et, conséquemment, des ° tions et des explosions terribles. oufi
- La naphtaline passe, d’ailleurs ‘ "Hrue en dernier lieu, et on l’obtient sous de demi-butyreuse dans les derniers prodult la distillation. J’y reviendrai.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Le lavage à l’acide sulfurique étendu de ces huiles contient des produits certainement te intéressants. Je veux parler delapico-line, de l’aniline et de la quinoléine.
- Jadis j’ai eu l’occasion d’étudier les eaux de lavage provenant de la distillation de quel-ques millions de kilogrammes de goudron de houille.
- Ces eaux de lavage, saturées par la craie et h chaux caustique, et mises dans de grands alambics en fer, et soumises à la distillation, tissent échapper — ici, il faut refroidir soi-8leusement le serpentin — d’abord la picoline. Puis, un mélange lacteux où se trouvent l'ani-line et la quinoléine, parties dissoutes et parte insolubles. ,
- On reprend le liquide distillé contenant les b8ses, en faibles quantités d’ailleurs : on le sature par l’acide sulfurique étendu et on evapore de manière à avoir un liquide sirupeux.
- Puis on redistille ce nouveau sulfate con-centré avec de la chaux, en refroidissant très *l8neusement le serpentin.
- 1 Passe alors : 1° de la picoline ;
- 2° de l’aniline ;
- 30 de la quinoléine.
- Toutes les bases réunies sont mises sur du “lorure de calcium anhydre,qui s’empare de eau ; un liquide huileux flotte, et c’est ce li-Jide qui, par des distillations fractionnées . 8neusement faites, donnera les trois bases solees ; d’abord la picoline, puis , l’aniline et "n, la quinoléine.
- MARIUS MOYRET ^production interdite.)
- 8LEUS DIAMINE SUR COTON pPour terminer mes communications sur les tl* diamine, il me reste à entretenir le lec-naildes bleus 2B et 3B dont je lui soumette-ce, .8 echantillons. Ces bleus sont des nuan-fi, ranchement bleues et méritent alors de notre attention d’une manière toute spé
- ciale, car, avec des tons francs, absolument limités dans leur tonalité, il est facile au teinturier de modifier ces nuances suivant les tons demandés. L’application de ces matières colorantes n’offre pas plus de difficultés que les autres bleus que nous avons déjà passés en revue. D’ailleurs, toutes les couleurs diamine sont d’une application tout à fait facile ; ou elles s’appliquent sans mordant, ou elles utilisent les mêmes mordants, solubles, d’une manifestation facile et d’un prix dont la modicité n’a pas d’équivalent dans la droguerie de la teinture. Cependant,pour éviter au teinturier ou au simple lecteur des recherches dans les numéros précédents, je vais traiter ici l’application de ces colorants sans avoir égard à ce qui a été déjà dit,de façon à ce que la recette accompagne immédiatement l’échantillon.
- TEINTURE DU COTON
- On teint le coton en bleu diamine 2B au bouillon avec 30 % de sel marin ou de sulfate de soude et 5 % de carbonate de soude.
- Le colorant se laisse facilement combiner au bain alcalin ou neutre contenant du sel avec tous les colorants directs pour coton.
- On obtiendra, par exemple, de beaux bleus foncés en mélangeant le bleu diamine 2B,avec les noirs diamine.
- Ce qui distingue la marque 2B de tous les autres bleus directs, c’est que les teintes ne rougissent pas par la chaleur ni par l’action des alcalis forts.
- De ces considérations on peut facilement déduire les avantages qui en résulteront à l’usage. Les apprêts ne modifieront pas la nuance, soit comme dessus, soit comme dessous, en doublure. Le lessivage ou le nettoyage se feront sans que le teinturier ait à craindre un abaissement de la nuance et, par consé -quent, les flammes, cette plaie de la teinture qui, décolorant partiellement et inégalement une étoffe, la font paraître comme léchée par des flammes mobiles qui y laissent l’impression de leur mobilité.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La solidité au lavage et à la lumière de ce produit est très grande; il unit très bien et ne cuivre pas même dans les teintes les plus foncées.
- No 1. — Echantillon de bleu diamine 2B teint à la dose de 1 % de produit.
- 2 o to
- Echantillon de bleu du
- à la dose de 5 % de produit.
- Mais ce produit teint encore les étoffes ou les fibres de laine et de soie et, par conséquent, les mélanges de ces fibres, ainsi, le :
- mi soie (coton-soie)
- se teint au bouillon avec 20 % de sel marin et 10 % de savon.
- Le bleu diamine 2 B a la propriété de laisser la soie complètement intacte, qualité précieuse que ne possède aucun autre bleu au même degré.
- le MI-LAINE (coton-laine) se teint au bouillon avec addition de 30 % de sel marin.
- LA LAINE
- se teint à chaud avec addition de 10 % de bisulfate de soude ou avec sulfate de soude et acide sulfurique.
- On peut nuancer avec tous les colorants teignant sur bain acide.
- Le bleu diamine donne des bleus très nourris qui supportent un foulon ordinaire et qui résistent parfaitement au soufre.
- Cette dernière considération a une impor tance capitale et que j’ai pu apprécier toult dernièrement au sujet des tentatives que faisais pour placer le procédé Cavaillès Po"
- cuv.s à indigo qui, malgré tous les avantage incontestables dont il est doué, se heurtait chez les fabricants de couvertures, à l’objec
- tion de l’attirail des cuves à indigo, contre 18
- facilité d’exécution de la teinture des bleus diamine et de leur résistance au soufre, 01 pour mieux dire, à l’action de l’acide sulft reux.
- Il ne faut pas conclure de là à l’abandon d la cuve à indigo , mais constater que les bleu diamine offrent un moyen de plus de produin cette couleur fondamentale et des voies non velles d’exécution.
- Pour augmenter la vivacité de la nuancee la solidité au foulon, il convient de teindt sur laine préalablement mordantée au chro mate et tartre ou mieux au fluor-chrom0 e sur bain acidifié par l’acide acétique.
- LA SOIE
- Se teint sur bain de savon coupé à P'act sulfurique ou acétique ; on obtient ainsi 0 teintes résistant à l’eau, à l’acide sulfureu ne déteignant pas au frottement. ,
- Le bleu diamine 2B se laisse diazoterd9 près le procédé de diaxotage de la manuh, ture lyonnaise des matières colorantes, nuances obtenues ressemblent à celles noirs diamines traitées d’après ce même Pr
- . 2qu0 cédé, tout en étant moins intenses 1 celles-ci.
- . R n9*
- En diazotant et développant avec . p phtal ou la pheny!ènediamine, on obtient gris très solides à la lumière et au lavs qui paraissent particulièrement intéress . . En développant avec la résorcine, on 0 , un gros vert très intense, tandis quele,r phtylamineéther produit un beau violet geâtre.
- Ce qui précède s’applique bleu 3B dont je donne ici les écl dans les mêmes proportions.
- «t 011 également, , S teinfs
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSU
- No 3. — Echantillon de bleu diamine 3B teint
- PERFECTIONNEMENTS
- ux machines ou appareils destinés au séchage de la peluche, du feutre et des tissus de toutes sortes.
- M. Lister a déjà imaginé une machine de
- ce genre, qui consiste dans deux plaqùes ou
- à la dose de 1 % de produit.
- Le bleu diamine 3B est, plus verdâtre et plus vif que le bleu diamine 2B a dépasse en pureté tous les bleus directs connus. Les trois marques 2B, 3B, BX sont solides aux acides, excellente qualité qui étend le champ de leur emploi dans les combinaisons de produits pour obtenir les diverses colorations de la fibre.
- Je rappelle brièvement la recette d’emploi.
- Le coton se tient avec le 3B, au bouillon Pendant une heure avec 30 % de sulfate de soude ou mieux de sel marin et 5 % de cris-laux de soude.
- No 4. — Echantillon de bleu diamine 3B teint à la dose de 5 de produit
- le mi-soie (coton et soie)
- 8e teint au bouillon, avec 20 % de sulfate de B0ude ou mieux de sel marin et 10 0/ de car--0nate de soude ou de savon.
- le mi-laine (coton et laine)
- se teint au bouillon avec addition de 30 % de sulfate de soude ou mieux de sel marin et 5 % de phosphate de soude.
- La marque 2B est spécialement recomman-dée pour cet emploi.
- Pour la teinture de la laine et pour celle de 4 8oie, on se reportera aux indications don-nees pour le 2B.
- Le 3B se laisse diazoter.
- Ch. Drevet.
- disques montés sur un arbre creux ; leurs surfaces intérieures étant munies de rainures en spirales qui y sont pratiquées et dans lesquelles sont placées des bandes en métal garnies de pointes à crochets ; l’une des extrémités de ces bandes métalliques, partant d’un point situé près du centre des disques et s’enroulant en spirale autour des rainures, jusqu’à ce que les extrémités opposées atteignent près du bord extérieur de ces disques. A une faible distance en arrière de chaque disque est placée une autre bande en spirale correspondant (en se rattachant par des boutons courts qui traversent le disque) à la bande en spirale de la rainure dudit disque.
- En relation avec les bandes en spirale placées en arrière des lisques, deux petites poulies folles sont appliquées sur des arbres verticaux, et, au fr.r et à mesure de la rotation des disques, ces poulies, au point de contact, forcent ou repoussent une partie de la bande en spirale intérieure hors de la rainure, les pointes à crochet entrant dans la lisière
- du tissu.
- On emploie également une brosse pour forcer la lisière à prendre dans les pointes. La partie de la bande en spirale à faire ressortir est ensuite attirée dans la rainure au moyen d’un fort ressort à boudin placé sur le bouton qui rattache les deux bandes ensemble.
- Des dispositifs convenables pour alimenter la machine d’air chaud ou de vapeur s’emploient de même pour sécher le tissu enroulé, et l’un des deux disques peut glisser latéralement sur son axe, dans le but d’étendre ledit tissu.
- M. Lister n’a pas pour objet de s’écarter en principe du genre de machine dont on vient de faire la description, pour sécher la peluche
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ou autres tissus ; mais il trouve utile et à propos d’y apporter certaines modifications la mettant à même d’être commandée à une plus grande vitesse qu’auparavaut et de manière que la vitesse des disques diminue, au fur et à mesure que s’augmente le diamètre du tissu enroulé.
- Fig. 1 à 3, élévation de face, partie en coupe, coupe transversale suivant 1, 2, fig. 3, et plan représentant, dans la machine perfectionnée, autant de parties qu’il est nécessaire, pour se rendre compte de l’application des perfectionnements.
- A, B, deux plaques de face ou disques mon-
- G
- tés sur l’arbre creux C et munis de rainures en spirale a qui y sont pratiquées pour recevoir la bande b portant les pointes c ; cette bande en spirale se rattachant par des boutons d à la bande correspondante e, au dos des disques, fig. 4, et étant commandée par tous dispositifs voulus dont l’emploi est connu.
- En combinaison avec la rainure a, on pratique une autre rainure en spirale / dans les deux disques, laquelle est représentée par une ligne pleine, fig. 2, et où sont placés les anneaux mobiles g qui se rattachent à des tiges courtes h introduites dans l’arbre creux h' où est placé un ressort à boudin permettant à ces tiges courtes de relâcher et tendre laté
- ralement, en ce que les disques ne sont pas toujours à la même distance. Ces tiges h portant sur les bras i qui se rattachent au bras ou console i' assujettie sur l’arbre transversal D.
- On emploie également des brosses E munies de saillies ou boutons courts qui y sont ménagés, fig. 4, et rentrent également dans les rainures /, ces brosses se rattachant par des bras E à l’arbre transversal F. L’arbre court k, formant l’axe de chaque brosse, entre dans l’arbre creux 1 où est également placé un ressort à boudin, permettant aussi de relâcher et tendre latéralement, suivant que la distance comprise entre les disques peut varier, en raison des différentes largeurs de tissu sur lequel on peut agir.
- Un certain nombre de lattes G, de toute matière convenable, se fixent sur les bras i. fig. 3 ; elles sont encochées de chaque coté et à des angles opposés, comme représenté en plan, fig. 3, de manière que le tissu, en pas-sant sur elles, est attiré et étendu latéralement. il est pratiqué des rainures dans ces lattes, et des vis de réglage qui y sont appli-quées servent à laisser au disque un mouvement latéral.
- Dans le but d’étendre et ouvrir le tissu, on emploie également le cylindre H, fig. 3, dont la périphérie est munie de bandes en métal mince ou de rainures formant un filet de droite et de gauche à sa surface ; ce cylindre est commandé dans un sens opposé à celui du tissu, au moyen d'une courroie et de poulies actionnées par toute force convenable. Un tuyau de vapeur peut se rattacher a l’arbre creux du cylindre H, au moyen d’un joint 8 rotule ou autre, afin que la vapeur pénètre 3 l’intérieur du cylindre, pour chauffer le tissu à son passage, ce qui permet aux faux-plis qui peuvent y exister de s’enlever plus facile ment.
- Afin de commander la machine à une V1 tesse plus grande que celle que l’on a obtenu6 jusqu’à présent et réduire la rapidité au fur et à mesure de l'augmentation du diamètre du
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- BT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- tissu enroulé, on monte sur l’arbre creux C un disque I à la surface duquel une certaine quantité de saillies ou boutons m sont venus de fonte ou fixés, en étant disposés en spirale autour de la surface de ce disque, comme
- l’arbre de commande principal à l’arbre supérieur L, fig. 1, et ensuite à l’aide de l’engrenage d’angle M à l’arbre vertical K et à la roue J, les boutons du disque I entrent suc -cessivement dans les évidements n de la roue ;
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- ^Présenté fig. 1 et 5. Ces boutons m, pren-nent dans des trous ou évidements corres-
- Pondants n de
- Marbre vertical
- la roue pleine J montée sur k, de manière que, suivant
- Iue le mouvement rotatif se communique de
- ce disque et, par conséquent, les disques A, B, tournent alors à une distance variable.
- La roue J est munie d’une clef qui entre dans la rainure O de l’arbre vertical K, de sorte que, tout en n’étant commandée par ce
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en
- Ci
- dernier d’une manière positive, cette roue peut y glisser alternativement en sens vertical et varier ainsi la vitesse des disques I, B, A.
- Le fonctionnement de la machine a lieu de la manière suivante :
- Le tissu s’envoie en premier lieu par l’ouvrier sur le cylindre d'étendage H et sur les dents qui se rattachent aux courroies sans fin p, disposées de chaque côté de la machine, fig. 2 ; il passe ensuite sous les brosses E et va se fixer enfin sur les crochets q de la barre N fixée à l’arbre creux C.
- Le mouvement se communique alors à la machine par l’arbre L de la manière qui a été décrite, la roue pleine J occupant la position représentée par les lignes ponctuées, fig. 1 et 5. Par conséquent, on remarquera que, suivant la rotation du disque I dans le sens de la flèche r, fig. 5, la disposition en spirale des boutons m force la roue J à s’éloigner du centre du disque en réduisant sa rapidité à chaque révolution, et la vitesse des disques A, B se réduit alors proportionnellement à l’augmentation de diamètre du tisu enroulé sur l’axe de ces disques. En vertu de cette disposition, le tissu arrive aux disques d’un bout à l’autre, avec la même vitesse ou à peu près.
- En vue d'arrêter ou renverser la rotation des disques, lorsque tout le tissu est enroulé sur la bande en spirale dentée b ou quand il en est déroulé, on emploie un bras de levier O placé de manière à être atteint par la roue J, en arrivant à son point le plus abaissé ; ce levier O se rattache par la tige S au levier coudé P, placé de manière à être atteint par ladite roue J en arrivant à son point le plus élevé. Un des bras dudit levier P se rattache par la tige t à la barre coulissante Q et à la fourchette à courroie R.
- Au commencement de l’enroulement du tissu sur les disques A, B, le levier coudé P, le bras de levier O et les parties qui s’y rattachent occupent les positions représentées par les lignes ponctuées, fig. 1, où elles de
- meurent jusqu’à ce que la roue pleine J soit assez élevée pour venir en contact avec le gallet de frottement u placé sur l’extrémité du bras de levier 0, et par suite de la descente continue de cette roue, ce bras de levier 0 s’élèverait et prendrait la position représentée par les lignes ponctuées. Comme ledit bras 0 se rattache par la tige s au levier coudé P, il en résulte que ce dernier s’élèvera également en poussant la barre Q en avant et en faisant passer la courroie de la poulie T à la poulie S, ce qui change ou renverse ainsi la rotation de la machine.
- En déroulant le tissu, le disque l tourne dans le sens opposé à celui qu’indique la flèche r, fig.5, et la roue J, qui est alors dans la position représentée par les lignes ponctuées, glisse sur l’arbre vertical jusqu’à ce qu’elle arrive en contact avec le galet de frottement o placé sur l’extrémité du levier coudé P, en remettant ainsi ce dernier et les parties qul s’y rattachent dans leur première position.
- On peut placer des leviers à main à des endroits convenables de la machine, de manière que l’ouvrier puisse la metre en action ou l’arrèter, suivant qu’il le juge à propos.
- En rattachant les lattes G aux tiges courtes h, on comprendra que, suivant la rotation des disques et l’enroulement du tissu, les poulies ou anneaux mobiles g qui fonctionrent dans la rainure en spirale /suivent le tissu au fur et à mesure que son diamètre au mente, en maintenant par ce moyen les lattes G en contact avec ledit tissu, jusqu’à ce q116 le tout soit enroulé sur les disques, ce quiest également le cas pour les brosses L ; les boutons J entrant dans la rainure f et élevant alors lesdites brosses en rapport avec l’aub mentation de diamètre du tissu.
- La figure 1 représente une crémaillère . fixée à l’arbre creux C ou faisant partie dudit arbre; elle engrène avec un cliquet w, fise d’une manière convenable au disque A et lequel est forcé et maintenu dans les dent de la crémaillère par le ressort plat x.
- La crémaillère et le cliquet ont pour effet
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- d’enlever la pression de l’écrou V, quand le tissu est enroulé sur la machine, puis étendu, car on a reconnu en pratique que cet écrou est trop faible pour supporter la pression qui s’y exerce.
- On peut ménager une chambre convenable au-dessus de la machine et l’alimenter d’un ou plusieurs courants d’air froid, de sorte qu’à mesure que le tissu se déroule de la machi-ne, il peut être disposé pour passer par cette chambre où il se refroidit.
- CHAMBRE de COMMERCE DE FLERS
- La Chambre de commerce de Fiers avait demandé à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest d’établir pour les cotons filés et les tissus expédiés sur le réseau du P.-L. M., le tarif commun Ouest-P.-L.-M.
- La direction de laCompagnie vient d'adresser a ce sujet la lettre suivante à M. le Président de la Chambre de commerce.
- « Monsieur le Président,
- « Dans sa séance du 19 février dernier, la Chambre de commerce de Fiers a exprimé le désir que notre Compagnie établisse, pour les cotons filés et les tissus, expédiés de cette ville sur le réseau de P.-L.-M., des prix pro-Portionnels à ceux que fixe, pour les cotons flés de Barentin-Ville à Lyon (G), Tarare, St-Chamond, St-Denis-de-Cabanne, et pour les tissus de coton de Rouen (R.G.) à Lyon (G), Tarare et St-Chamond, le tarif commun oWest-Grande-Ceinture. — P.-L.-M. No 120.
- " Tai l’honneur de vous faire connaître que nous sommes, en ce qui nous concerne, tout "isposés à donner satisfaction à cette demande 61 que nous allons entrer en pourpalers à ce pet avec les Compagnies d’Orléans et de "rIs-Lyon-Méditerrannée et l’Administration es Chemins de fer de l’État.
- " Mais, en attendant que nous ayons obtenu r adhésion, les expéditeurs de Fiers peu-"ent, pour les marchandises en question et e faisant la demande sur leurs notes de
- remise, bénéficier des prix résultant de la soudure à Oissel du tarif général de Fiers à Oissel avec le tarif 120 relaté d’autre part de Rouen (R.G.) et de Barentin-Ville (suivant le cas) à destination, soudure qui donne des prix plus économiques que celle qui serait faite à Villeneuve-St Georges.
- « Dans ces conditions, les taxes seront les suivantes :
- « Prix par 1,000 kilos, de gare en gare, y compris les frais de chargement, de déchargement et de gare, tant au départ et à l’arrivée qu’aux points de jonction :
- lo Cotons filés, simples, écrus, pour tissage, emballés :
- Expéditions sans condition de tonnage............................. 64 f. 75
- Expéditions d’au moins 5,000 kilog. 59 50
- 2o Cotonnades, tissus de coton imprimés ou teints :
- Expéditions sans condition de tonnage............................. 87 f. 75
- Expéditions d’au moins 5,000 kilog. 80 75 « Veuillez agréer, etc.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATION DE CONCORDAT
- Demogeot (Achille), teinturier en plumes, 77, boul. Richard-Lenoir, à Paris. — Jug. du 24 fév. — 25 fr. 0[0 en 5 ans par 5me.
- Raymond (Dlle Camille), teinturière, ci-dev. 7, rue Vignon, act. 6, rue Germain-Pilon, à Paris. — Jug. du 9 mars. — Abandon de l’actif réalisé et à réaliser.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite M. Navet et Cie, teinturiers, 13, av. Grande-Armée, à Paris. — Durée : 30 ans. — Cap. : 5,000 fr. dont 1,000 fr. par la commandite. — | Acte du 25 fév. 1
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. - Dissolution, à partir du 1er mars, de la Société Brousse. Moquet et Communieux, teinturerie en tous genres. — Liquid. : MM. Moquet et Communieux. — Acte du 28 févr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ANNUAIRE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Du monde entier (2 volumes)
- PUBLÉ PAR SLATER’S DIRECTORY LIMITED
- (Société anonyme au capital de 1,500,000 francs). Rue Notre-' ame-des-Victoires, 42, PARIS Et à MANCHESTER (Angleterre) (Maison fondée en 1795)
- Volume I. (Europe) sous presse
- Prix, aux souscripteurs, 50 fr., aux non souscripteurs, 70 fr.
- Nous appelons particulièrement l’attention de nos lecteurs sur l’ouvrage édité en ce moment par la maison Slater et qui est appelé à rendre de sérieux services, en ce qu’il sera le seul qui réunira d’une façon complète tous les renseignements ayant rapport à l’Industrie Textile du monde entier.
- Cet annuaire donnera des listes complètes :
- 1 • Des producteurs de tous les genres de fils et tissus de l’Industrie du coton, de la laine, du lin, de la soie, etc., d’après une classification technique et usitée dans le commerce international ;
- 2: Des teinturiers, apprêteurs, blanchisseurs, etc. ;
- 3' Des négociants, commissionnaires, maisons de gros et d’exportation ;
- 4: Des constructeurs de machines de tous genres se rattachent à cette industrie, ainsi que des fabricants d’accessoires et fournitures pour la fabrique.
- Le volume I, sera divisé en pays comme suit :
- France, Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Suède, Suisse Norvège, Danemark, Pays-Bas, Russie, Turquie, Grèce, principautés Danubiennes.
- Les noms de tous les industriels classés par industrie et par ville seront insérés gratuitement sous une ou plusieurs rubriques suivant le cas.
- Le volume II, qui suivra, contiendra la même information pour l’Amérique, l’Asie, l’Afrique et l’Extrême Orient.
- LISTE DES ANNUAIRES
- Publiés par Slater’s Directory Limited :
- Manchester et Salford,25e année; Lanchashire, 60; Ecosse, 55; Yorkshire, 50; Yorkshire (nord et est), 40; Irlande 40; Cheshire, 30; Stockport, 15; Southport, 10; Macclesfield, 10; Leeds, 10; Brad ford, 15; Halifax, 10; Huddersfield. 10; Wakefield, 7, Blackpeol, 5; Bury, Heywood, etc., 10; Ashton, Stalybridge, etc., 10, Chester, 10; Sheffield, Ro-therman, etc., 15; Cardiff, 10; Comté du Nord: Cumberland. Durham, Northumberland, et West morland, avec Cleveland, etc., 40 ; Derbyshire, avec Burton-on-Trent, 30Derby, avec Burton-on: Trent, 10; Province d’Ulster, 20; Pays de Galles (sud), 40; Pays de Galles (nord), 20.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-detsous sont en vente au bureof du journal. Pour les recevoir franco par retour d" courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Dictionary of the Coal Tar Colours (Dictionnaire des couleurs tirées du Goudron de Houille), par M. Georges H. Hurst ouvr. écrit en anglais.
- Les couleurs tirées du goudron de houille sont à présent si nombreuses et beaucoup on été baptisées par les différents fabricants de noms si ressemblants que la nécessité de,e. cataloguer se faisait absolument sentir. Ce ce qui a donné à l’auteur l’idée de ce diction, naire, destiné à renseigner le teinturier ou e chimiste sur la compostion chimique, la for mule, le mode de fabrication, la date de 1, troduction, les ouvrages écrits à leur sujet le nom de l’inventeur. Les propiétés et 1 em. ploi de chaque couleur forment l’objet d un étude toute spéciale. . g.
- L’ouvrage forme un joli petit volume in
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- de 106 pages. Son prix est de 10 sh. 6 d. (fr 13.25). Il est édité par MM. Heywood et Cie, 68 Fleet Street, Londres, EC.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar’s au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient Pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l'art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’ii s’agisse des produits naturels on fabriqués, qui sont d’un usagee et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
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- LE MONITEUR DE LA,TEINTURE
- rence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l'application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd’ana lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du resie ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine,
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- celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Manuel complet de teinturier (SUPPLÉMENT traitant de l'emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces défibrés au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc Les recettes les plus récentes sur les mor;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36- Année, N0 10 ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mai 1892
- SOMMAIRE
- DES COULEURS ARTIFICTELT.ES (snite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX,
- DIAPRAGE DE'. ÉTOFFES.
- VARIÉTÉS
- BLEU MÉTAPHÉNYLÈNE BB,
- DES OULEL’RS $O I ES (snite).
- TEINTURE EN NOIR DANI INE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES
- {Suite)
- La picoline n'a qu’un intérêt scient ifique. C'est un isomère de l’aniline; je l’ai vue cothe dans des p ix courants, elle est d ailleurs d’un Prix assez élevé.
- C’est une véritable ammoniaque ; elle bout 4 133 degrés cemigrades, forme un liquide Incolore, très fluide, très mobile, plus léger que l'eau, ayant la même composition centési-male et les mêmes capantes de saturation que I aniline.
- Cest donc un véritable isomère. Elle a une odeur infecte, elle est soluble ou mieux mis-cible à l’eau en tomes proportions.
- Elle donne, comme l’ammoniaque, des sels bien définis : elle agit absolument comme “mmoniaque sur les sels métalliques ; ainsi elle précipité les sels de cuivre et redissout ‘oxyde de cuivre, en donnant comme l’ammo-"Aque une liqueur bleue (eau céleste).
- Mais elle n’engendre aucune réaction colo-*ee et si, avec les réactifs,il y a des traces de
- "loration, cela tient à ce qu’elle renferme es traces d’aniline.
- Aniline du goudron de houille a été l’objet "8rands travaux ; je parle de celle extraite M avagedes huiles lourdes, bien entendu. | 88 ils n’ont pas de suites sérieuses ; d’abord PrOduction en serait faible et plus coûteuse 1e Par le passage en dérivation de la ben-Ane.
- Ensuite, je ne sais pas, mais l’aniline tirée directement du goudron de la houille est probablement trop pure et n’a pas tout à fait les propriétés de celle faite artificiellement.
- Dans tous les cas,entre les mains de Runge et d’autres chimistes, et sous divers noms, c’est elle qui a ouvert 1ère des matières colorantes artificielles (acide picrique à part).
- La quinoléine ou leukol de Runge est une base organique, venant en dernier lieu, au-dessus de 200.
- Cette base organique, sur laquelle je glisserai, doit son nom de quinoléine, par ce qu’on l’obtient en distillant la cinchonine alcaloïde sans valeur du quinquina, et celui de leukol, par ce qu’elle donne des sels blancs.
- Un moment, elle a eu un semblant de splendeur, on obtient avec un bleu magnifique dit « bleu de cyanine » ; mais, hélas le temps de teindre la soie, de la sécher, et il ne reste rie.i. Ménier avait proposé, jadis, un prix de 100,000 fr. * celui qui fixerait cette belle couleur.
- La quinoléine aurait alors donné de la va-jeur à la cinchonine, qui encombrait les fabriques de quinine.
- Aujourd’hui cette base obtenue n’importe comment a pris son rang industriel, et sert à la préparation de l’antipyrine, remède souverain dans les maladies entraînant élévation
- i 1
- de la température de la peau.
- Lecteurs, n’êtes-vous pas comme l’écrivain, I émerveilles en étudiant les dérivés du goudron
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de houille, donnant la main à toutes les séries de la chimie organique et engendrant tour à tour des matières colorantes , des remèdes, des explosifs, des corps éclairants, etc.
- Et dire que de tout cela, dans un siècle, un peu plus, un peu moins, il ne restera rien, grâce au gaspillage de nos houillères dans tous les peuples civilisés.
- Dans le prochain numéro, nous aborderons les huiles distillant au-dessus de 200, huiles à produits mal définis , en dehors du pyrène, du chrysène et de l’anthracène.
- MARIUS MOYRET.
- {Reproduction interdite.) ;A suivre.)
- flexibles quoique de suffisante résistance à l’aplatissement et facilement démontables, à deux robinets que porte, à cet effet, le fond de la cloche ; l’un de ces boyaux part du dessous du double-fond et l’autre du dessous du couvercle de la cuve à teindre qui porte concurremment un boyau de même genre plongeant dans le bac de teinture placé sur le sol en face de la cloche.
- Les bobines de préparation sont formées de mèches de banc-à-broches, renvidées sur des fûts dont la périphérie cylindrique est percée de trous, ou bien des rubans, des cordes ou autres, enroulés au préalable sur des fûts analogues.
- En mettant la cloche en communication
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS NOUVEUX
- DISPOSITION DE TEINTURE DES COTONS EN RUBANS OU BOB.NES DE PRÉPARATION par M. Rodophe Nickiès.
- Ce système de teinture est basé sur l’emploi du vide et sur la disposition mécanique appliquée par l’inventeur, pour la teinture du coton en rubans ou bobines de préparation.
- Le vide est constamment produit par une pompe appropriée dans un réservoir et le ro binet intercalé sur le tuyau qui relie la pompe au réservoir est naturellement tout ouvert. Dans ce réservoir à vide plonge presque au fond un tuyau qui sort par le haut et se rend à la partie supérieure d’une cloche placée en l’air; ce tuyau porte un robinet tout près de sa sortie du réservoir à vide. On ouvre main- • tenant ce robinet et en ayant soin que tous 1 les autres robinets de la cloche soient fer- | més, on établit ainsi le vide dans celle-ci.
- Sur une petite voie ferrée, installée sur | deux pans de mur parallèles, roule à volonté, | en contrebas de la cloche, la cuve à teindre 1 hermétiquement fermée ; celle-ci, outre son * train à roulettes, est munie d’un double fond sur lequel se vissent les bobines de préparation et de plus est reliée par deux boyaux
- avec la cuve à teindre, par un de ses boyau; on produit le vide et, ce vide établi, le bain du bac de teinture pénètre dans celle ci par le tuyau plongeur et traverse les bobines: La pénétration est alors parfaite et il n’y a plus qu’à produire une circulation du baln colorant à travers les bobines.
- Cette circulation s’obtient en aspirant le bal par le boyau partant du dessous du double fond de la cuve de teinture et en l'amenant de la sorte, dans la cloche ; puis, en laissan rentrer de l’air dans celle-ci, le colorant re tombe de lui même dans la cuve à teindre el passant par le même boyau et en traversan le double fond.
- Comme plusieurs bains peuvent être nédes saires pour une nuance, la cuve à teindre
- +01 meut sur sa voie, se place successivemen regard d’autres cloches et bacs de teinturs échelonnés le long de cette voie et parale ment à elle, et se relie à chaque fois a
- • «t en8 de ces cloches par les boyaux dont à Ce elles sont uniformément pourvues.
- PRÉPARATION DE NOUVELLES MATIERES COLORANTES ,turiess par MM. Giliiard, P. Moanet et Cartier, manu
- Cette invention se rapporte à la prépara 12 de nouvelles matières colorantes produit0-1 g creP l’action de l’anhydride phtalique sur "
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- BT DE L’IMPRESSION DBS TISSUS
- o .
- Ce -
- sols alkylés , spécialement l'amido-cressol-diméthylé dont le point de fusion est à + 71-72o C.
- Exemple. — Préparation, du dimèthyl ami-do-eressol. — 10 kilos diméthyl-ortho-tolui-dine et 10 kilos acide sulfurique 660 Beaumé sont mélangés peu à peu en refroidissant et laissés en contact 24 heures ; sur ce sulfate acide, on fait arriver lentement 45 kilos acide sulfurique contenant 40 0[0 d’anhydride en ayant soin de laisser monter la température ei la maintenant entre + 80-90° C.
- La réaction est terminée quand une parcelle prélevée du mélange est entièrement soluble dans l’eau alcaline.
- Le dérivé sulfoné est traité en sel de chaux Pour le séparer de l’acide sulfurique en excès, Puis en sel de soude par les moyens usités et évaporé à sec.
- Le diméthyl-ortho-toluidine méta-sulfonate de soude brut est réduit en poudre fine et mis a digérer pendant 24 heures avec deux fois Son poids d’alcool à 900, séparé par le filtre de la solution alcoolique, pressé et séché.
- 8 kilos de produit insoluble au traitement alcoolique sont additionnés de 3 k. 200 soude caustique solide et assez d’eau pour! obtenir un mélange homogène en chauffant le tout Rabord et l’évaporant à sec ensuite. L’opé-"ation dite de fusion s’opère en chauffant à "abri de l’air le mélange pendant 16 heures d 280-300 dans un vase de fonte. Le pro-duit de la fusion,étant refroidi et dissous dans yviron 40 litres d’eau, est rendu acide par "cide chlorhydrique, filtré, neutralisé exacte-ent au papier de tournesol par du carbo-nate de soude.
- Uamido-cressol diméthylé est extrait par ether jusqu’à épuisement complet; après sé-Paration de ce dernier, l’amido-cressol est aPidement distillé dans le vide, de manière à pParr les portions distillant de 190° à 1950 C. 10 cristallisation de ces portions dans le to-la ligroïne, on obtient des cristaux fon-“pt entre + 710 et + 72° C
- réparation de l’amido cressol - diméthyl-
- phtaléine.—20 kilos amido-cressol-diméthylé ou son équivalent d’amido-cressol-diétylé et 24 kilos anhydride phtalique sont chauffés ensemble pendant 12 heures à 170-180. C. La masse devenue cassante par le refroidissement est réduite en poudre grossière et dissoute dans 30 kilos acide sulfurique à660,en évitant de dépasser 800. Cette solution sulfurique est versée peu à peu dans 40 litres d’eau. Il se dépose par le repos une matière goudronneuse que l’on sépare ; la solution surnageante est filtrée, saturée avec précaution à l’aide de carbonate de soude pour séparer la matière colorante à l’état de phialate qui se présente sous forme de pâte cuivrée.
- Ce phtalate est purifié et transformé en chlorhydrate par les traitements suivants :
- 10 kilos matière colorante brute,
- 20 kilos alcool à 900,
- 10 kilos acide chlorhydrique ordinaire sont chauffés ensemble au bain-marie jusqu’à dissolution complète.
- Cette dissolution est versée dans 15 kilos de soude caustique 36o étendue avec 60 litres d’eau. Si cette quantité de soude n’est pas suffisante, on additionne la liqueur de la quantité nécessaire pour précipiter toute la matière colorante avec addition de sel marin au besoin.
- La matière colorante est précipitée, lavée, pressée et séchée, traitée ensuite par un excès d’acide chlorhydrique et évaporée à sec.
- Le chlorhydrate de la matière colorante est dissous dans l’eau pure, filtré et mis à cristalliser après évaporation préalable, si c’est nécessaire.
- Il se dépose de petits cristaux aiguillés, d’aspect vert métallique, solubles dans l’eau et l’alcool, et teignant la laine, la soie, le coton, etc., etc., en rouge fluorescent.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES MACHINES EMPLOYÉES POUR TEINDRE, COLLER ET SÉCHER
- Par M. Jaues Rob-rtsuaw.
- Cette invention a pour objet certains perfectionnements au moyen desquels les aba-
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- a t
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tants sur lesquels on place les écheveanx sont levés, baissés et maintenus en rotation automatiquement, et le mouvement changé automatiquement de droite à gauche et de gauche à droite,pendant qu’ils se lèvent ou se baissent.
- Cette machine perfectionnée consiste en une cuve de teinture disposée dans un châssis dans lequel sont pivoiés et tournent dix (plus ou moins) abatants engrenés ensemble par des pignons qu’une chaîne, fonctionnent contre un engrenage fixé à l'extrémité ou à un autre abatant convenable, met en mouvement.
- Cette chaîne est actionnée par un pignon calé sur un petit arbre qui porte aussi un pignon d’angle ; ce dernier engrenant avec deux autres cônes qui,en s’embrayant ou se désem-brayant alternativement a l’aide de l’accouplement dont est pourvu l’arbre principal, communiquent à ce petit arbre et à tous les organes qui y sont montés un mouvement de rotation dans un sens ou dans l’autre.
- L’accouplement est commandé automatiquement par un levier pivotant sur un petit arbre; sur ce petit aibre tourne une grande roue munie d’une longue coupure dans laquelle glisse une tige saillante; cette disposition a pour effet de renverser le mouvement et de permettre la reprise de l’opération en sens inverse. En combinant les diamètres des roues et la longueur de la coupure de l’une d’elles, tout nombre vuulu de révolutions peut être réalisé avant que le mouvement soit renversé. Le châssis et avec lui les battants sont levés et baissés automatiquement et voici comment : assujettis au châssis, se trouvent deux arbres verticaux qui glissent dans des coussi nets et sont munis chacun d’un écrou fileté convenablement ; dans chacun de ces écrous fonctionne une vis (les deux arbres étant évi-dés tous deux pour le logement de leur vis) ; ces deux vis sont actionnées par des pignons d’angles y fixés ainsi qu’à un arbre qui reçoit son mouvement de l’arbre principal par l’intermédiaire du vertical et des pignons d’angle;
- le mouvement est renversé au moyen d’un embrayage, d’un levier, d’une équerre et de projections assujetties à la tige reliée au châssis.
- NOUVELLE MACHINE A TEINDRE LES TEXTILES DE TOUTE NATURE
- Par M. J.-B. Schlandt.
- En imaginant son appareil, l’inventeur a eu en vue de produire, tant dans le bain qu’à la sortie de celui ci, un mouvement de flottes teintes ou à teindre, dans le but de renouveler les surfaces en contact du bain de teinture ou de l’air après la sortie de la cuve.
- La machine à teindre formant l’objet de l’in-vention est une combinaison de divers éléments permettant de réaliser un mouvement de rotation alternatif des flottes dans le bain, de produire un essorage desdites flottes & leur sortie du bain et, enfin, d’obtenir un mouvement de rotation des flottes teintes pendant leur séchage dans l’air.
- Cette machine comporte un bac suffisam: ment grand, de n’importe quelle nature) pourvu qu’il soit assez résistant et inattaquable par la composition des bains Dans ce bac qui contient les bains de teinture,on immerge une série de porte flottes. Pendant qu’un ensemble de porte-flottes est soumis à l’immersion dans le bain, un second ensemble est en chargement et un autre peut être en aération.
- La manœuvre des porte-flottes se fait a" moyen d’un chariot sur roues pour en faciliter lè déplacement, portant une série décroché18 pour la suspension des porte-flo’tes ; ces cre chets sont solidaires d’un mouvement permet tant de prendre ou de lâcher à volonté, à des moments précis et tous ensemble, les diver
- porte-flottes.
- Le chariot roule
- sur deux longerons hor zontaux parallèles portés par des montants verticaux ; des traverses et des contrefit08
- assurent la solidité du système.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- PROCEOÉ POUR IM PRÉGNFR, MORDANCER ET TEINDRE LES MATIÈRES TEXTILES DE TOUTES ESPECES, POUVANT SERVIR AUSSI POUR CHARGER LA SOIE
- Par MM. Léonard Hwass et Johann Hulthen.
- En imprégnant les filaments textiles, sou-vent aussi en les mordançant et en les teignant, et notamment lorsqu’il s’agit de charge!’ la soie, le trempage complet de la matière an moyen du liquide employé présente des difficultés et demande beaucoup de temps.
- Le procédé ayant trait à cette invention Permettrait d’effectuer les manipulations pré-citées en économisant beaucoup de temps et de travail.
- La moitié qui doit être traitée est placée dans " appareil centrifuge perforé, entouré d’une enveloppe protectrice. On met le récipient eentrifuge en rotation et l’on y introduit, par "n tube débouchant dans sa partie centrale, eliquide destiné à imprégner, mordancer ou teindre la matière en traitement. Ledit tube eommunique avec un réservoir monté au-dessus du récipient centrifuge et contenant le I liquide employé ; à l’intérieur du récipient, le “bea plusieurs perforations qui servent à ^tribuer en le divisant le liquide sortant.
- Par suite de la rotation du récipient cen-"ifuge, le liquide entrant pénètre avec force eBire les diverses parties de la matière y con-1 nue, laquelle en absorbe et retient une cer-I tain
- I le quantité ; le reste passe au dehors et I est
- I "ecueilli par l’enveloppe protectrice, d’où I oler-prend pour le faire servir à nouveau. I Cette façon de procéder n’exigerait qu’une I 1 le quantité de liquide en travail et l'ins-| dllation de plusieurs réservoirs au-dessus du I “tipient centrifuge auquel on les relierait, I Tnettrait d’appliquer plusieurs bains direc-l ent, l’un après l’autre.
- "WVEaux MOYENS DE RENDRE LES TISSUS NEROFUGES FT AÉ RIFÈRES PAR L A PPLICATICN 5 STÉARATES ME ALLIQUES NEUTREs
- I Par M. kud- Et enie Cuevallot.
- “Amise en pratique de l’invention se résume
- à passer les tissus dans un bain chaud de stéarate neutre de soude ou de potasse d’abord, et ensuite dans un second bain formé d’un sel soluble à base d’alumine, de baryte, de chaux, de cuivre,de fer,de magnésie,de strontiane ou de zinc (acétates, azotates, chlorures ou sulfates). Lorsque, dans le second bain, les deux sels sont en présence, ils se décomposent mutuellement en échangeant leur acide et leur base, et il se produit en même temps un stéarate métallique neutre, qui, à son état naissant, se fixe sur la fibre à la manière d’un mordant de teinture, et un nouveau sel alcalin qui reste en dissolution dans le bain.
- G’est au moyeu d’un foulard d’apprêt ordinaire qu’on procède à l’application des stéarates, en faisant passer les tissus successivement dans les deux bains chauffés vers 600C, les rinçant ensuite à l’eau froide afin d’en éliminer les produits solubles de la double décomposition des sels.
- (Reproduction interdite.)
- APPRÊT DU VELOURS DE JUTE
- Un tissu qui commence à êire assez répandu dans le commerce est désigné sous le nom de velours de jute ; le tissu fondamental de cette étoffe est de coton, le poil est de jute.
- Le poil est préparé comme pour tous les autres velours, puis on le comprime à l’aide de plaques ou de cylindres chauffés qui portent à leur surface des dessins en relief. On obtient ainsi des figures brillantes comme le satin au milien du poil non comprimé qui a conservé son aspect primitif. Pour empêcher le poil aplati de se relever, on humecte l’envers de l’étoffe avec de l’eau de colle. Avant de passer à la presse, on enduit la toile qui forme le corps de l’étoffe d’une solution faible de gomme-laque et la gomme pénétrant dans le tissu fixe si bien le poil comprimé que l’humidité n’a plus aucune action sur lui.
- Ce nouvel article, dont le prix n est rée'le-ment pas trop élevé, doit à sa belle apparence
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- d’être employé pour les meubles, les portières, les rideaux et les tapis.
- Fig. 1, coupe verticale transversale.
- Fig. 2, coupe transversale longitudinale.
- Fig. 3, plan.
- SYSTÈME DE DIAPRAGE
- Irrégulier ou régulier des étoffes (velours. pela hes et autres), par vaporisage et pressage combinés.
- Par MM. Pierron et Dehaitre.
- Ce système consiste à entasser dans une enveloppe circulaire à doubles parois les étoffes
- L’appareil se compose d’une cuve a, en cuivre ou autre métal, munie vers sa partie inférieure d’une cloison b, reposant sur des supports b' et percée de trous d ; cette cuve a est enfermée dans une enveloppe en fonte c, formant avec elle un récipient à double enveloppe entre les parois duquel circule de la
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- J; '
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- fl
- S
- k
- à travailler ; ces étoffes sont pliées régulière" ment, tuyautées ou jetées sans pliage dans la cuve et pressées ensuite à l’aide d’un piston qui, en les comprimant, produit par le froissage, le plissage, le tuyautage qu’un jet de vapeur, envoyé du dessous de la machine, vient contribuer à fixer,
- vapeur. Les étoffes sont entassées réguliere ment plissées ou tuyautées, ou jetées P' mêle dans la cuve a, et viennent reposer 7. la cloison b ; puis elles sont pressee sur cette cloison au moyen du piston 1 également percé de trous g', et que l°n descendre à volonté à l’aide du volant h.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- A
- vant à manœuvrer la vis sans fin i qui termine la tige q du piston.
- Une fois les étoffes suffisamment pressées, un jet de vapeur est envoyé dans la cuve à par le tuyau j et vient fixer sur le velours, la peluche, etc., le diaprage ou les effets chatoyants produits par le froissage, le plissage, la pression ou le tuyautage réguliers ou irréguliers.
- On obtient ainsi des reflets différents d’un tfès bel aspect.
- Les étoffes ainsi préparées pourront être aPPÜquéesà la confection des vêtements, ou à ameublement, draperies, teintures, etc.
- La cuve a et son enveloppe c peuvent être rendues mobiles sur la plate-forme r au moyen L’un écrou m et d’une vis sans fin 1, manœu-vrée par l’intermédiaire des roues dentées Pip‘, à l’aide d’un volant n, comme l’indique a figure 2, ou bien rouler sur des galets.
- La cuve a étant remplie et son contenu sous Pression, la tige q du piston g peut être retirée de celui-ci, préalablement calé, et la cuve "ansportée plus loin. La tige du piston sert ensuite à presser l’étoffe dans une autre cuve I"on enlève encore, et ainsi de suite, les etoffes restant sous pression pendant le temps Convenable.
- VARIÉTÉS
- gipe la teinture des fleurs naturelles. — J’ai en dit, chers lecteuis, teitnure des fleurs na-"relles, et non des fleurs artificielles, qui est t0 des plus beaux fleurons de l’industrie et du °D goût parisiens.
- on avait déjà teint en couleurs artificielles e"laines graminées sèches, ce qui constitue, "tamment à Vaucluse (fontaine de Vaucluse) the branche sérieuse de commerce, mais "dintenant on arrive à produire des margue-Tes bleues, vertes, etc.; pour cela j’ai.., je "8 fais grâce de l’expression anglaise em
- ployée par les journalistes , et comme nous sommes en France, je vous dirai purement et simplement que j’ai eu une entrevue avec une notabilité en horticulture, qui m’a dévoilé tous les secrets.
- On plonge la base des tiges dans un réservoir en caoutchouc contenant les couleurs, et peu à peu elles montent par les propriétés d’endosmose et colorent les pétales et sépales selon la nuance employée. Il est bon de faire une incision à la tige pour faciliter l’ascension de la couleur. Grâce à ce procédé, on peut obtenir des couleurs variées. Où s’arrêteront les progrès_de la science 1 i
- Ler affaires à Lyon. — Elles subissent en ce moment un ralentissement sensible, c’est d’ailleur normal, mais cependant c’est un peu trop accentué.
- L’exposition de 1894, projetée à Lyon, est en bonne voie; pour être sincère, je dois dire que je ne suis pas partisan de ces exihibitions qui ressemblent plus à des fêtes foraines qu’à autre chose. Et je ne crois pas que cela donne un regain d’activité au commerce. Bien au contraire, je trouve, et en cela dût-on me traiter d’esprit rétrograde, que ces expositions internationales font plus de mal que de bien. Nous montrons trop nos richesses et nos procédés, nous excitons trop les convoitises.
- Chaque exposition marque un temps d’arrêt dans notre production, c’est d’ailleurs la loi du progrès.
- En ce moment, d’ailleurs, les Américains sont impitoyables pour les produits de la vieille Europe; ils n’en veulent plus. Et c’est à nous de prendre nos précautions. Le mot d’ordre part de New-York, créer un zoliveirein américain , et reprendre la doctrine de Monroë : « L’Amérique aux Américains, » et surtout à ceux des bords de l’Hudson.
- Marius Moyret.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BLEU MÉTAPHENYLENE BB
- Le bleu métaphenylène BB doit être considéré comme le résultat des efforts que fait depuis de longues années une fabrique de matières colorantes, pour livrer à la teinture du coton un produit pouvant réellement remplacer l’indigo.
- Certes, cette prétention devait supposer de la part de ses auteurs une bien grande confiance en eux-mêmes, car l’indigo est le type le plus srieux, le plus inébranlable des produits et des drogues employés en teinture. Ah, par ce temps de découvertes dont l’envergure étonne ceux-là même qui les font, on ne peut plus douter de rien. La science chimique, qui a conquis sa place au milieu des révélations universelles, a doté de voies nouvelles nos théories et, appuyée sur des données, sur des déductions absolument justifiées, elle s’avance ferme et sûre dans ces voies qui lui permettent de prévoir, de certifier des résultats cherchés. Ce n’est plus qu’une question d’agencement pratique. Sans nous engouer outre mesure et sans sacrifier du coup toute la vieille chimie, nous devons reconnaître que dans les produits nouveaux nous trouvons des moyens pratiques faciles, sûrs de satisfaire aux besoins de notre époque, qui produit, qui consomme à outrance. Les conditions sociales sont chargées, les besoins sociaux sont chargés.
- L’indigo a joui et jouit encore d’une supériorité de teinte justifiée, mais son application est difficile, longue, et exige une certaine con naissance pratique que ne possèdent pas tous ceux qui veulent teindre en bleu. J’ai traité, dans le Moniteur de la teinture, la question des cuves à chaud et à froid,avec toute l’éten -due que méritait le sujet; je n’ai donc pas à y revenir.
- Déjà les nouveaux bleus, fort en faveur à cause de leur remarquable solidité à la lumière, au savon et aux alcalis, les indazines que joignent à ces qualités une grande résis-tance à la soude et qui ne tachent pas le
- blanc, ont pu,dans de nombreux cas, remplacer l’indigo. Cependant, ces produits ne pouvaient être substitués à l’indigo d’une façon générale : la solidité à la soude des produits nouveaux était parfois jugée insuffisante, et dans d’autres cas la nuance de Vindaxi^ s’écartait trop de celle de l’indigo pour lui être substituée.
- Pour mes lecteurs, comme pour personne, il n’est discutable que le bleu d’indigo sur coton salit le blanc et que celui qui touche des cotonnades bleues a les mains toutes teintées de cette nuance. Personne n'ignore avec quelle rapidité l’intensité de la nuance décroît par les lavages. La solidité de la nuance est donc relative et le bleu métaphé-nylène a beau jeu en entrant en scène.
- Il n’y a pas question ici, et dans ce cas» des bleus d’indigo sur laine, dont la solidité est certaine et qui sont dès lors des nuances types, fondamentales, réputées grand teint
- Le nouveau produit, le bleu métaphénylene BB, réunit toutes les bonnes qualités des bleus au tannin ; c'est le substitut de l‘indi6e le plus parfait qui ait été offert jusqu’à ce jour.
- Ce produit est solide au savon, à la soude» à l’air, à la lumière, ainsi qu’aux acides eti ne tache pas le blanc.
- Cette dernière condition est très avants geuse, car,jusqu’à présent, les teintures bleues déteignaient partout et pendant longtemps
- Pour donner au lecteur une idée des résul tats obtenus, je joins à cet article un échan tillon de bleu tissé avec blanc.
- La nuance du bleu est pleine, pure et ne s’éloigne ni comme mat ni comme reflet d^ bleus d’indigo de même ton ; ce bleu ne 5 pas et le tissage avec le blanc n’a rien à Te douter du rapprochement des deux fils bl8g. et bleu. Dans un cas pareil, le blanc tissé 8 du bleu d'indigo aurait pris une teinte d2 on très prononcée et fournie par l’indigo adhérent à la fibre de coton. 6
- Voila donc un produit qui peut fournir, est rapidement du bleu sur fils ou tissus, I"
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ERV4,
- 109
- la-pu-
- on lits et ine tre
- excessivement solide à la lumière, à la soude, elc., qui est, en un mot. le premier produit qui puisse être substitué à l’indigo, au moins dans un grand nombre de cas spéciaux.
- Le prix du produit a été calculé de manière a ne pas être un obstacle à son emploi et a été arrêté à 11 francs le kilogramme au-des-
- ne, sur she tes ore nce
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- as, lité ces int. ne des igo
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- Bleu métaphénylène BB teint avec 4 % du produit.
- sous de 100 kilogrammes et à 10 fr. 50 cent.
- Pour 100 kilogrammes et plus.
- Voici le mode d’emploi pour la teinture de 100 kilogrammes de coton.
- Après le débouillissage du coton, en entre à
- Aviron 50 degrés centigrandes dans le
- 1er bain garni, suivant la nuance plus ou moins foncée qu’on veut obtenir, avec 5 ou 10 kilogrammes de tannin ou 20 ou 40 kilo-gammes de sumac de Sicile en feuilles, ou d 16 kilogrammes de galles de Chine et ‘kilogrammes 1(2 à 5 kilogrammes d’acide étique à 6 degrés Baumé. Liser pendant we demi-heure en laissant refroidir et laisser 4Ds le bain pendant une nuit. Rincer à froid *P une eau et entrer dans le
- s""bain à 30 degrés centigrades, garni avec °I 10 kilogrammes de tartre éméiqne (tar-, "te 6e potasse et d’antimoine, ou simplement “étique) ou d’un autre sel d’antimoine; on
- lise pendant une heure, on tord et on entre à froid ou à tiède dans le
- 3e bain garni avec la quantité nécessaire de colorant et avec 1 kilogramme ou 2 d’acide chlorhydrique On monte lentement au bouillon Les bains s’épuisent complètement. On lave et on sèche.
- Les bains 1 et 2 servent continuellement. Pour toute opération suivante sur le même bain, on n’ajoute que le tiers des quantités mises pour la première opération.
- Voilà donc une teinture qui s’obtient sûre-ment avec des quantités déterminées ; c’est une question de gamme dont chaque ton correspond aune quantité déterminée, l’appréciation du teinturier suffisant pour doser les tons intermédiaires.
- Ch. DREVET.
- DES COULEURS SOLIDES {Suite)
- Le sujet que je vais développer est des plus ardus et je vais le faire selon des études et es appréciations datant de trente ans ; je sais que je ne plairai pas à tous, mais enfin j’écris pour mes lecteurs, etc Honni soit qui mal y pense. Tout ce que je vais_avancer a été constaté.
- Les couleurs solides doivent être divisées en trois catégories :
- 1o Les couleurs de grand teint bravant les siècles ;
- 2 Les couleurs de grand teint bravant dix à quinze ans;
- 30 Les couleurs de demi-teint bravant quelques saisons.
- Et enfin je laisse de côté les couleurs pour chiffonniers, rendant quand même de réels services à la petite classe des, teinturiers chiffonniers.
- Parmi les couleurs de grand teint bravant les siècles, nous avons la pourpre de Tyr, dont j’ai fait justice comme origine dans de précédents articles, qui m’ont valu à cer-
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- O vei
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tains points de vue des ennemis, mais non des contradicteurs.
- La pourpre de Tyr n’a jamais été autre chose qu’un grain, faite selon des méthodes de l’époque, et où le coquillage dit murex jouait le rôle de mordant, ou de bain blanc pour animaliser les fibres végétales, et non celui de matière colorante.
- C’est d’ailleurs ce qui explique que tous les savants qui se sont occupés de la pourpre de Tyr, d’après les descriptions des auteurs anciens, se sont pourvoyés, et que finalement on n’a rien reproduit et pour cause; il manque l’alun et la garance. Les teinturiers de Tyr savaient bien garder leurs secrets,
- Dans les couleurs vraiment solides, faisant suite à la pourpre de Tyr, ou garance des anciens, il faut joindre le bleu d’indigo, à l’état de bleu de cuve et non à l’état de sulfate d’indigo, découvert par Barth, conseiller à la cour de Saxe, en 1749.
- Il y a d’ailleurs ce que j’appellerai des solidité relatives; ainsi telle couleur, comme le sulfate d’indigo, l’acide picrique, etc., solides sur la lame, au lavage à l'eau, le sont moins sur la soie, c’est-à-dire que, selon les fibres, les couleurs seront plus ou moins solides.
- Pour terminer dans ce numéro, je dirai que la solidité à la lumière est évidemment la première condition à réclamer dans les couleurs de grand teint, mais elle est loin de suffire.
- Il faut que les matières colorantes pour ameublement résistent aux acides, tels que l’acide sulfureux, qui abondent dans l’atmosphère de nos grandes villes. Il faut, de plus, qu’elles résistent à l’influence de l’air humide.
- Exemple: Des couleurs ayant résisté à un soleil ardent, derrière des verres faisant converger la lumière, pour accélérer ce que l’on appelle l’effet actinique et produire en quel- , ques jours ce qui devrait se produire à la ( longue, disparaissant à l’obscurité sur des | rayons ou dans des placards. De là des mé- | comptes très sérieux.
- Il y a des effets dus à l’action lente et in- 1
- cessante de l’atmosphère acide et sulfureuse des grandes villes, et souvent à l’humidité. Il faut dans toutes les couleurs nouvelles fixées avec des bains salins, et surtout sur le sel marin, bien tenir compte de ce fait, que si les fibres n’ont pas été soigneusement rincées, elles se décolorent facilement dans les pla-cards humides, après avoir résisté à l’action de la lumière sèche !
- Les matières salines sont très difficiles a écarter des fibres, et, dans toute teinture sérieuse, il ne faut pas craindre pour les couleurs fixées à l’aide du sel marin, de l’acétate de soude, du phosphate de soude, du nitrate de soude, etc., de donner deux ou trois eaux de 20’ chaque, pour écarter la n atière saline qui a servi de mordant.
- Et la dernière eau, sauf des cas exception' nels, doit être donnée sur un léger avivage acide. Toute couleur ne résistant pas aux acr des faibles doit être impitoyablement refusee-Si l’on s’écarte de ces données, l’on s’expose à de graves mécomptes, non seulement comte il est dit plus haut, même à l’abri de la IU mière, mais encore à l’apprêt.
- Marius MOYRET {Reproduction interdite.) (A sui^
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- PROCÉDÉ de teinture en noir d'aniline inver dissable,apP^ cable aux matières textiles animales {l^ne> soie, plume, etc.)
- Par M. Bidet.
- Ce nouveau procédé, qui permet d’obtenir pratiquement un noir d’aniline inverdissable sur laine, est basé sur les réactions chimique
- suivantes :
- Si à une solution aqueuse d’aniline (etn0l d’un sel d’aniline quelconque), on ajoute un solution de bichromate de potasse ou de autre bichromate soluble dans quelques pr° portions que ce soit, on n’observe aucune, loration noire Une solution de chromate nel, tre quelconque donnera, à plus forte raison’ même résultat.
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- Si maintenant on additionne un pareil mélange d’un acide, comme l’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique, l’acide azotique, etc., on voit, même à froid, se former instantanément une coloration noire, très intense, qui augmente proportionnellement à la qualité d’acide ajoutée.
- Mais si, au lieu d’une solution aqueuse d’aniline, on emploie une solution aqueuse L'un sel quelconque d’aniline neutre ou acide, 61 si l’on ajoute la solution de bichromate, la coloration noire apparaît au bout de très peu de temps, surtout si la solution du sel d'ani-line est acide, résultat bien différent de la Première expérience.
- De plus, pour arriver à produire la colora-ton noire de la première expérience, on n’a Pas besoin de recourir à un des sels métalli-qes employés jusqu’à ce jour.
- Si donc on plonge dans une solution aqueuse d huile d’aniline et de bichromate de potasse 011 d’un autre bichromate soluble une matière "nimale quelconque, la fibre se tient simple-ment en jaune clair, teinte provenant unique-ment du bichromate et qui ne passera jamais "I noir, quelle que soit la durée de l'immer-sion et le degré de saturation du bain.
- Dîne addition d'acide sulfurique, par exem-Ple, donnera lieu immédiatement à la forma-lon du noir qui, naturellement, se dévelop-Pera au sein même de la fibre, puisqu’elle est "prégnée à cœur du bain de bichromate et huile d’aniline.
- De procédé pratique consisie donc à plonger a froid, pendant un temps variable, la laine Prise sous une forme quelconque, en vrac, ej tissée, etc., dans un bain de trempage 1e nous dénommons mélanogène, qui peut etro
- ’ Par exemple, composé de la manière ^ivante :
- Eau....................... 1000
- Huile d'aniline.................. 30
- Bichromate de potasse.... 1.00
- a concentration du bain pouvant, du reste "drier sans inconvénient soit en plus, soit en "oins.
- Le bain de trempage contenant encore la laine est ensuite additionné peu à peu d’acide sulfurique, par exemple, ou d’un autre acide qui développera le noir.
- On manœuvre à froid, puis on monte lentement au bouillon.
- Si l’on jugeait que le noir n’est pas parfait, on pourrait, pour le développer complètement, ajouter un peu d’acide chromique pur, ou celui qui est obtenu par la réaction ordinaire d’un excès d’acide sulfurique sur le bichromate de potasse.
- Les matières animales sortant de ce bain sont teintes en noir d’aniline inverdissable.
- Mais si, par suite d’une différence de proportions des réactifs, le noir n’était pas parfaitement inverdissable, il suffirait de rincer la laine et de la porter au bouillon dans un bain d’huile tournante saponifiée ou de savon, suivant la nuance à obtenir.
- Le bain de trempage que nous dénommons mélanogène peut se préparer des façons suivantes :
- lo En saturant à froid l’eau d’huile d’aniline et en ajoutant une solution aqueuse de bichromate;
- 2° En prenant une solution de bichromate et y ajoutant l’huile d’aniline et non la solution aqueuse d’huile d’aniline, jusqu’à refus de solution.
- Ce mélanogène est un liquide ayant la teinte jaune des chromâtes.
- Dans certains cas, on peut faciliter la teinture en noir d’aniline des matières animales en les trempant, avant toute opération de teinture, dans l’eau légèrement acidulée à 2% au maximum par de l’acide azotique, d’où la laine sort blanchie et non teinte en jaune, comme cela a lieu généralement dans un bain plus concentré.
- Ce nouveau procédé pour obtenir le noir d’aniline sur tissus de lame supprime l’épail-lage chimique, parce que les matières générales qu’ils renferment se teignent de la même nuance que la laine ; il permet également de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- supprimer l’épontillage de Joly qui devient inutile.
- Cette teinture en noir d’aniline sur laine supporte toutes espèces d’affleurage de toutes les matières tinctoriales végétales et de la houille, ce qui permet d’obtenir toutes les nuances modes que l’on désire.
- Dans le cas particulier où l’on emploie le bichromate de potasse ou le bichromate de soude et l’aniline, on formera évidemment un chromate neutre de potasse ou de soude et un chromate d’aniline, qui sera neutre si la quantité d’aniline est suffisante, qui sera acide s’il y a excès de bichromate.
- (A suivre.)
- PROCÈDE DE ROUISSAGE CHIMIQUE DU LIN par M. Frémy.
- Mettant à profit les observations chimiques qu’il a faites depuis plusieurs années sur la composition et les propriétés chimiques du tissu des végétaux, M. Frémy est arrivé à produire un rouissage chimique du lin qu’il croit parfait. C'est ce procé-é qui constitae la présence invention.
- M. Frémy a reconnu que le corps qui donne de la ténacité au ligneux du lin et qui en même temps soude l’écorce de la plante au bois est de la pectose.
- Si l’on enlève cette pectose sans altérer ni les fibres ni le bois, on obtient un rouissage parfait du lin, qui se laisse alors teiller avec la plus grande facilité ; le problème est résolu.
- Il résulte de ses recherches que les alcalis très faibles, et surtout le carbonate de soude, agissant sous pression, conviennent le mieux à cette opération.
- Les alcalis ont été souvent employés pour produire le rouissage chimique du lin. Mais l’expérience n’a jamais donné de résultats satisfaisants, parce qu'on ignorait le fait capi
- tal qui est la base fondamentale de la découverte.
- Le succès de l’opération dépend uniquement de la composition du dissolvant alcalin. Il faut dissoudre la pectose sans agir sur le tissu ligneux : un excès de dissolvant rend le teillage impossible et détruit la résistance des fibres.
- A la suite de nombreux essais, l’inventeur a reconnu que pour produire un rouissage parfait il faut faire agir, sous pression et pendant un temps assez court, sur le lin, un liquide ne contenant que 1 [1000 de carbonate de soude.
- Il exécute l’opération de la manière suivante :
- Il introduit le lin dans un autoclave ordinaire qui contient le liquide alcalinisé au 1(100 et chauffe pendant trois heures à la pression de 3 atmosphères.
- Le rouissage est alors terminé. Le lin, une fo.s séché, se teille avec la plus grande fa-c lité et donne des fibres très tenaces. Le liquide provenant de cette réaction contient du métapeciate de soude qui résulte de l’ait®' ration de la pectose.
- Le rouissage chimique du lin peut être éga lement produit par l’emploi d’un acid- tres faible; dans ce cas, la pectose se change en acide métapectique, mais alors les fibre éprouvent toujours une certaine altération.
- L’inventeur donne, pour le rouissage chim" de que du lin, la préférence au carbonate soude employé dans les conditions qu’il a falt connaître.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Henry (Abel) et Cie, teinturerie et filature à Savonnières devant-Bar (Meuse). — Ju8- " 7 avril. — Liquid. : M. Leloup.
- Henry fils, FISBACQ et Cie, teinturerie et lature, à Savonnières-devant-Bar (Meuse): Jug. du 7 avril. — Liquid. : M. Leloup.
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- ET DK L’IMPRESSION DES T1SSÜ
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- Gadiffert (Thomas), teinturier, à Warsy. Jug. du 18 mars. — Liquid. : M. Dorgeville.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif DUBOST et Maître, droguerie, teinture et pein-tre, 8, pl de la Miséricorde, à Lyon. — Durée : 3 ans et 6 mois, du 1er janv. — Cap. : 100,000 fr. — Acte du 20 mars.
- Formation de la Société en commandite Arsène Senneville et Cie, fab. d’apprêts pour USsus, 163, rue Lannoy, à Roubaix. — Durée : 15 ans. Cap. : 32,500 fr. dont 20,000 fr.
- Par commandite. - Acte du 30 mars.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 13 mars, de la Société Grange frères, teinture de soies. co-ons, étoffes, rue Vignette, à St- Chamond. — -iquid. : M. Charles Grange qui continue seul. - Acte du 21 mars.
- ^dissolution, à partir du 19 mars, de la So-SRIGON et Guenat, teinturiers en peaux. 6, "“e des Rasselins, à Paris. — Durée : 8 ans. Cap. : 70,000 fr. — Acte du 26 mars.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉS
- ^°^'fieation et prorogation de 6 ans, du 1er "ril, de la Société Th. David et Cie, peignage,
- filature et tissage de laines, retorderie de cotons et fils divers, à Saint-Gobert (Aisne). — Acte du 31 mars.
- BULLETIN FINANCIER
- La liquidation de fin mai s'est effectuée comme toutes ses devancières dans d’excellentes conditions. Les vendeurs qui avaient escompté la jounée du 1er mai ont été déçus et ont dû opérer d’assez gros rachats. Les reports sont restés très bon marché. Mais depuis la liquidation les affaires ont subi un nouveau ralentissement.
- Nos rentes sont très fermes.
- Le 3 O|O se traite à 97,25 le 4 112 0,0 qui vient de détacher son coupon trimestriel est à 105.25. L'Italien est à 89 70.
- Le Portugais est sans affaires à 28 fr. La Banque de France est faible aux environs de 4,100 fr. Le Comptoir d’Escomp e est à 500 fr.
- Le Crédit Foncier est remnté à 1.200. Le Crédit Lyonnais s’échange à 775. Le groupe de nos chemins de fer est toujours dépourvu d'ani-mation L'Est, ex-coupon, est à 890, le Lyon à 1,465 ex-coupon, le Midi à 1 290. le Nord à 1,780, l’Orléans à 1,505, l’Ouest à 1,045.
- Le Suez est revenu à 2775 L’assemblée a lieu le 31 courant. Le Panama est à 15 fr le Gaz à 1425.
- On commence à s’occuper d’une petite affaire nouvelle qui nous paraît appe ée à obtenir près du public de l’épargne un bon succès. Il s’agit des obligations de la Sociéé des marbrières de Guelma Cette Société au capital de million a cru devoir procéder à l'émission d’obligations pour augmenter son fonds de roulement et par suite sa production et son moyen d'extension.
- Les obligations actuelles soni capital de300 fr. et rapportent 15 fr. d intérêt, soit 5 00. Nous ne pouvons nous étendre longuement aujourd’hui sur
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cette affaire. Nous y reviendrons prochainement. Disons seulement que les produits d’Algérie sont les mieux cotés et que la Société est sûre d’écouler vivement sa production.
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- Nous appelons particulièrement l’attention de nos lecteurs sur l’ouvrage édité en ce moment par la maison Slater et qui est appelé à rendre de sérieux services, en ce qu’il sera le seul qui réunira d’une façon complète tous les renseignements ayant rapport à l’Industrie Textile du monde entier.
- Cet annuaire donnera des listes complètes :
- 1 • Des producteurs de tous les genres de fils et tissus de l’Industrie du coton, de la laine, du lin, de la soie, etc., d’après une classification technique et usitée dans le commerce international ;
- 2- Des teinturiers, apprêteurs, blanchisseurs, etc. ;
- 3- Des négociants, commissionnaires, maisons de gros et d’exportation ;
- 4- Des constructeurs de machines de tous genres se rattachent à cette industrie, ainsi que des fabricants d’accessoires et fournitures pour la fabrique.
- Le volume I, sera divisé en pays comme suit : France, Angleterre, Allemagne, Autriche,
- Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Suède,Suisse Norvège, Danemark, Pays-Bas, Russie, Turquie, Grèce, principautés Danubiennes.
- Les noms de tous les industriels classés par industrie et par ville seront insérés gratuitement sous une ou plusieurs rubriques suivant le cas.
- Le volume II, qui suivra, contiendra la même information pour l’Amérique, l’Asie, l’Afrique et l’Extrême Orient.
- LISTE DES ANNUAIRES
- Publiés par Slater’s Directory Limited:
- Manchester et Salford, 25e année; Lanchashire, 60; Ecosse, 55; Yorkshire, 50; Yorkshire (nordet es), 40; Irlande 40; Cheshire, 30; Stockport, 15, Southport, 10; Macclesfield, 10; Leeds, 10; Brad ford, 15; Halifax, 10; Huddersfield. 10; Wakefield, 7, Blackpeol, 5; Bury, Heywood, etc , 10; Ashton, Stalybridge, etc , 10, Chester, 10; Sheffield, Ro: therman, etc., 15; Cardiff, 10; Comté du Nord' Cumberland. Durham, Northumberland, et Wes morland, avec Cleveland, etc., 40 , Derbyshire avec Burton-on-Trent, 30 Derby, avec Burton-oD Trent, 10; Province d’Uister, 20, Pays de Galles (sud), 40; Pays de Galles (nord), 20.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-de'sous sont en vente au bureu du journal. Pour les recevoir- franco par retoW courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 175
- la confusion et noyé dans le détail, ne parvient ’ Pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Regamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l'art, à l'industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et cel’es de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de 'a décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit QU il s’agisse des produits naturels ou fabri-qués, qui sont d’un usagee et d’un emploi si Fepandus. Aussi ce livre devra-t-il être con
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- av
- ence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseigne menis qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont 1 application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l'impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique bourré de formules etd’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. ce Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions cù il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teintore et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine,
- celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilises à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinturede toutes especes défibrés au moyen de couleur5 artificielle s. Il a divisé son livre en cinq chapitres. ,
- Dans le premier, il a donné des généralité5 sur les matières colorâmes artificielles : eur nature, leurs caractères, leur analyse- ey essai au point de vue tinctorial et leur class! fication.
- Dans le second, il a abordé l’étude Ce mordants d’albumine d’antimoine, de chrone d’étain, de fer, de nickel, tanniferes, gras,. Les recettes les plus récentes sur les mo
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- /eC les are sur est lits es-
- Année, N° H BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Juin 1892
- uée isi-er-
- SOMMAIRE
- ENT urs IL-
- DES COULEURS SOLIDES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- -EINTURE EN NOIR D’ANILINE.
- JAUNE D’OR DI AMINE.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- «APPORT SUR LA CO' ORATION DES FLEURS
- «ENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- lies yde urs ha-
- ités eur eur si-
- des me etc. or-
- DES COULEURS SOLIDES
- (Suite)
- > es.
- Couleurs de grand teint
- Four ce genre, hélas il faut toujours revenir "X vieilles couleurs, desquelles on peut d’ail-Ur8 tirer meilleur parti que nos ancêtres. Cest-à-dire que l’on peut les employer plus "res, grâce aux progrès de la science, mais “Core est-il bien prouvé qu’elles soient aussi "ides que non purifié ?
- Dans tous les cas, elles le sont infiniment "Us que les couleurs artificielles.
- Temple pour le bleu de cuve d’indigo, qui en fait et bien employé, je dis bien em-Ve, car tout ne réside pas dans la prépara-"on, on aura des nuances plus au moins pures * dégagées.
- Ainsi les indigos javas tonnent des nuances , fleuries, mais pauvres comme rendement; nemes les beaux bengales. Je parle au nt de vue du prix de revient, ce qui est "Dsidérer en teinture.
- i 68 bengales inférieurs donneront des ren-ents plus convenables, mais des nuances "Sombres • mais ce sont les kurpahs qui, P0Up 1 • ,
- vie prix dans les belles qualités, con-nent le mieux pour la cuve.
- "iennent ensuite les guatemalas, qui don-n de belles nuances, mais des rendements Pauvres. Je passe sous silence une foule
- i de marques secondaires, dont l’emploi est en
- 1 raison du prix, d’après l’unité colorante.
- Dans un bleu de cuve au point de vue de la solidité, il faut considérer, à mon avis, trois facteurs :
- 1o Une bonne qualité d’indigo ;
- 2 Une bonne préparation de la cuve ;
- 3 Un bon emploi rationnel.
- i
- | Lindigo a dû être connu de toute antiquité, et si le produit ne venait pas des Indes ou de l’Amérique, sous forme de cubes, il provenait des plantes indigènes plus ou moins riches, qui ’ croissent dans tous les pays. Ainsi pendant longtemps le pastel a été cultivé pour la cuve en Hongrie et en France.
- Dans l’indigo la matière colorante principale est l’indigotine, ou bleu, variant de 5 à 90 % comme teneur. Elle est accompagnée tantôt de matières terreuses, tantôt de produits secondaires.
- Dans les guatemalas et les madras inférieurs, c’est surtout de la terre; dans les javas, le bleu est pour ainsi dire pur; dans les bengales et kurpahs, selon les qualités, il est accompagné de plus ou moins des matières suivantes :
- Rouge d’indigo,
- Brun d’indigo,
- Matière glutineuse.
- Je laisse de côté les falsifications écloses dans certains traités, et qui sont le résultat de mauvaises préparations, avec des eaux plus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ou moins pures et des plantes plus ou moins bien triées.
- Or, le rouge et le brun d’indigo, qui sont un obstacle et un embarras sérieux dans la préparation du carmin d'indigo, jouent un rôle très sérieux dans la cuve d’indigo.
- A mon avis, ils la brunissent, c’est vrai, mais ils en renforcent le ton et la solidité à l’air et aux divers agents, en dehors du chlore et des agents oxydants.
- Aussi est-ce pour cela que, tandis que l’on recherche les indigos les plus purs pour la fabrication du carmin d’indigo, en place on demande des indigos avec rouge et brun pour la cuve.
- Avec le temps et les lavages, le brun et le rouge partent les premiers; le bleu se dégage comme pureté, et hélas ! il en faut convenir, malgré tout, il finit par disparaître à son tour.
- Les anciennes cuves pour laine, avec des mélanges de son , de garance et de bois d Inde, très difficiles à conduire, avaient leur raison d’être; les bruns apportés en dehors de l’indigo brut dans la réaction renforçaient la nuance comme ton et comme solidité.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) (A suivre)
- PERFECTIONNEMENTS
- Et PROCÉDÉS N O Ü V E U X
- SYSTÈME D'APPAREIL PERMETTANT DE BLANCHIR AU LARGE ET EN CONTINU
- Par M. Fernnd Dehaître, ingéaieur-constructeur.
- Les opérations de blanchiment, telles qu’elles se pratiquent actuellement sur le coton , comportent une série de traitements longs et multiples, qui exigent une suite de passages dans des bains et appareils successifs.
- Ces opérations comprennent, en effet :
- 1° Un passage du tissu, mis en boyaux, dans un bain de chaux, ce qui se fait dans une machine appelée clapota la chaux ;
- 2e Passage du tissu dans une chaudière de
- lessivage à haute ou à basse pression, dans laquelle le lait de chaux est, pendant un temps variant de six à dix heures, continuellemen projeté sur le tissu ;
- 3 Après débouillissage, iavage du tissu sur une laveuse appelée clapot;
- 40 Après ce lavage, passage dans une bâche, d’acide placée dans un clapot à acide ;
- 196 en 1; «run sj ans la s sage ,
- «es et
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- s
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- "e; un
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- 5° Puis, nouveau lavage sur un clapot;
- 60 Deuxième débouillissage, mais cette fois 8 lesc
- avec sels de soude, durant six ou douze heures, dans une chaudière à lessiver ;
- 7 Nouveau lavage du tissu ;
- 8° Blanchiment proprement dit du tissu sur un clapot à chlore, dans une dissolution de chlorure de chaux ;
- 9o Nouveau lavage ;
- 10° Nouveau passage en acide ;
- O
- S
- 8n 80 ratior
- Aide.
- Cet ap thlorer Abiend lee pas
- 11° Nouveau lavage ;
- 12° Enfin, séchage du tissu.
- L’invention a pour objet de réduire le non: bre de ces opérations multiples et l'apparei destiné à résoudre ce problème comprend un cuve précédée d’un embarrage et contenal un bain caustique ; à la suite , un coffre à vS poriser où s’effectue la vaporisation, puis un seconde cuve contenant également un bain de soude caustique et finalement une plieuseI" empile l’étoffe dans une boîte.
- Dans ces deux cuves et le coffre à vaporise sont installées en haut et en bas une range de roulettes , ce qui permet au tissu de traver ser celles-ci sans aucun pli et d’y emmagas ner la plus grande longueur à la fois.
- Les deux récipients à la soude caustiq sont tous deux alimentés par un réservoir8 1 -10
- périeur,contenant,soit une dissolution dec nature, soit simplement de l’eau.
- Le fonctionnement l© l’appareil est le S. vant : Le tissu à blanchir est placé devant
- • ;i „asse première cuve sur un support, puis " r de sur l’embarrage et de là sur les rouletten, la première cuve ; il s’engage, après paS 0 dans celle-ci, entre un rouleau d'appel et, cylindre exprimeur, pour se rendre sUr roulettes du coffre à vaporiser où il est vaP
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- ET DK L'IMPRESSION DES TISSU
- 179
- dans
- temps een la traversant ; le tissu passe ensuite ment trun système d'entraînement par rouleau,
- A18 la seconde cuve à la soude caustique; u sur esage à travers cette dernière sur ses rou-
- pset à sa sortie nouvel essorage à l’aide
- bâche" mêmes moyens que pour la première
- "e; une plieuse qui termine l’appareil plie ‘lissu dans des boîtes montées sur galets, lesquelles on le laisse séjourner pendant Uelques heures.
- 8n sortant de ces boîtes, le tissu subit les dations du lavage, passage au chlore et à su sur "ide,
- nde Cet appareil peut aussi servir de machine “lorer à la vapeur avec lavage au large, ^iende cuve à dégommer et chromer, etc., "eepassage à la vapeur et lavage au large.
- non areil dun« enanl à vr s un®
- "W0EDE PERFECTIONNÉ D’ IM P R ESS ION TINC-TORIALE SUR CUIRS ET PEAUX
- Par M. Guilume Canton.
- Cette invention a pour objet un procédé Sectionné pour imprimer au moyen de tein-e8 les cuirs et les peaux sortant du tan-8e. Les cuirs et les peaux que l’on soumet
- in dek
- Opérations de l’impression ne doivent pas seq"l"enir de graisse. Pour que l’impression "isse, si les cuirs ou peaux ont été prépa-ltannin, on devra les passer dans une MAA+
- riset ngëe aver gasi‘
- * e SPcoc G ex- cn ---------------- -
- 1< E > =
- [tlon ae sumac.
- aPplication des couleurs sur les cuirs et Peut se faire de diverses manières, "Ant l’effet que l’on désire produire, en une Rieurs couleurs. On la réalise, soit en 8eant aux acides certaines parties de la "llen
- , r aPpliquée sur toute l’étendue de la w’de manière à faire apparaître à ces en-h a couleur naturelle du cuir; soit en Iant l’enduit combiné par l’inventeur et 1 01 ( r
- t Pus loin, pour faire des réserves sur , I de couleur , la seconde couleur posée - lAn 7
- iyo"vrantpas les parties réservées, après 4 eNduit est enlevé ; soit encore en im-, nt directement tous dessins multicolo-’ Ce
- > 141, avec des réserves faites, permet PPllone— 4 . I ,
- 1eor tous les fonds connus.
- La réserve employée pour réaliser le précédé se compose de :
- Cire vierge............ 100 grammes.
- Huile de ricin......... 100 » Borax...................................... 25 »
- Vernis copal........... 25 »
- On mélange le tout et l’on fait chauffer à petit feu.
- L’huile de ricin peut être remplacée par toutes les huiles végétales ou minérales. Il en est de même du vernis copal, auquel on peut substituer toute autre sorte de vernis.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE CHINÉE DES COTONS FILÉS, en une ou Plusieurs couleurs Par M. Eugèn- ~ucher, teinturier.
- On obtient actuellement en impression sur écheveaux de cotons des teintes dites chinées, c'est-à-dire plaquées de place en place ; mais ce procédé, qui est fort dispendieux, donnerait la plupart du tempsdes teintures défectueuses.
- M. Aucher s’est proposé de reproduire par la teiuture ordinaire ces mêmes dessins, en imaginant un procédé spécial, qui fait l’objet de la présente invention.
- Le matériel que comporte la mise en pratique est des plus simples et des moins onéreux, puisqu’il se compose tout uniment de barrettes plates de longueur voulue, rassemblées, par paires, à leurs extrémitées percées au moyen de boulons assez longs pour permettre l’interposition d’objets d’une certaine épaisseur, et dont les faces intérieures sont recouvertes de bandes souples.
- Quant à l’opération en elle-même, voici comment on s’y prend : après avoir posé parallèlement sur une table et à écartement voulu deux barrettes simples, on place d’équerre dessus, les uns contre les autres, les eche-veaux de cotons filés qu’on a préalablement pliés en quatre ; on pose ensuite sur ces écheveaux, en regard des barrettes qui les soutiennent, les deux complémentaires et on serre fortement les deux paires de barrettes ainsi reconstituées, à l’aide de leurs boulons communs ; avant de placer et d’assembler les barrettes , on a imprégné au préalable leurs
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- bandes souples d’un liquide insoluble dans le bain de teinture, tel que l’huile de ricin, par exemple, ce qui a pour effet d'imprégner, à leur tour, de cet enduit, les parties des éche-veaux comprimées par les barrettes et de les rendre inattaquables au bain de teinture.
- On plonge ensuite les écheveaux dans ledit bain, dans lequel s’affectuera l’impression, mais uniquement des parties qui se trouvent comprises entre les barrettes et en dehors de celles-ci.
- MACH'NE A FOULER LES ÉTOFFES par MM. A. Hart et A. Patin.
- Les perfectionnements apportés au système de foulage par machines à cylindres cannelés, avec cylindre central animé d’un mouvement rectiligne alternatif, consistent principalement dans l’adaption sur le derrière des rouleaux d’appel d’un chariot soumis à un mouvement de va-et-vient rapide, portant deux mouli -nets et un sabot de refoulement avec bec en bronze, destiné à produire un foulage en long de l’étoffe qui circule entre les rouleaux d’appel et sur le moulinet. Le mouvement aiter natif du chariot est obtenu à l’aide d’un arbre portant deux plateaux qui actionnent chacun une bielle et un levier articulé au chariot ; enfin, les deux moulinets sont reliés par une courroie recevant son mouvement d’une poulie calée sur l’arbre qui sert d’articulation aux leviers. L’étoffe, à la sortie d’une barque ordinaire ou continue, qui se trouve sur le côté de la fouleuse et d’où la, branche sort dégraissée ou dégommée, selon le traitement que l’on effectue, rentre dans une première lunette,puis entre de petits cylindres cannelés et le roule central également cannelé, et de là va passer entre les roules d’appel, puis sur le sabot de refoulement porté par le chariot animé d’un mouvement alternatif, au moyen de deux leviers articulés et actionnés par deux bielles mùes par excentriques. — L’étoffe passe ensuite sur le premier moulinet qui la fait tomber pour se mouiller dans une bai que et passer au-dessous des deux roules qui se trouvent dans le fond ; ces roules ser-
- Le 1 une tu liera fer er bien s cas ot fond p
- Un conqu te der lion p ment lermi bles q en ce sont ( une I sèche chage lequel
- vent aussi à garantir les branches, pou qu’elles ne frottent pas au-dessous des petis cylindres cannelés.
- Ces cylindres peuvent être remplacés p® une grille ou une plaque formant double fonl et qui remplit le même but. En remontant,8 branche passe dans la deuxième lunétle Celle-ci est la première lunette du guide, q"e les inventeurs ont dénommée rouleau-lunete et repasse successivement dans la machinee entre les rouleaux d’appel, puis le sabot de refoulement et sur le moulinet qui la faitFe tomber chaque fois pour se remouiller danë la barque et passer au-dessous des rouleat du fond ; à la sortie de la dernière lunette d rouleau-lunette, la branche repasse dans" machine et entre les rouleaux d’appel, etenfit sur le deuxième moulinet qui la fait tomb" entièrement foulée. I
- NOUVEAUX PROCÉDÉS ET APPAREILS POURTRAlTeçon DES FIBRES TEXTILES PAR LES LIQUIDES
- g
- LES VAPEURS
- Par M. Edouard Gessler.
- Le but de cette invention consiste à f agir le liquide ou les vapeurs d’une manit" entièrement uniforme sur les fibres textif qui restent toujours dans le même récipit Le procédé est effectué comme suit • fibres textiles sont placées dans un récipie" de préférence de forme cylindrique et J 50 comprimées ; le fond de ce récipient est Pe foré et son enveloppe porte à une cerid. hauteur un cercle obturateur de forme conl9 ce récipient est placé dans l’appareil d'inPt, gnation avec d’autres analogues, le couvace de cette cuve d’imprégnation étant muni vertures bordées par une garniture c0 telle, qu’en plaçant chaque-récipient dans ouverture respective, on obtienne une
- 1 la Cl ture hermétique entre le couvercle de de et les divers cercles des récipients. Chacu, ceux-ci est fermé par un couvercle depie table, auquel est fixé par des boulorPera" toises un disque perforé qui, après 1 ture du couvercle, comprime les fibres
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- contenues dans le récipient.
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- I Le liquide peut entrer dans le récipient par "etuberculure adaptée à son couvercle, péné-rerà travers la matière à traiter et s’échap-!er ensuite par le fond formant tamis, ou bien sortir par la tubulure du couvercle, au “88 où le liquide serait refoulé à travers le IM perforé dans le récipient.
- | Un moteur d’une construction connue quel-“onque sert à mettre le bain en mouvement; “ dernier entre dans l’appareil d’imprégna-lonparun tuyau spécial. Lorsque le traite-"ent de la matière textile dans l’appareil est erminé, le moteur est arrêté, les tuyaux flexi-ies qui mettent chacun des divers récipients I™ communication avec le conduit du bain "nt enlevés et les récipients sont placés dans “ne machine à force centrifuge dans le but de pécher la matière textile y contenue. Le sé-“hage complet se fait dans un appareil dans lequel les récipients s’inscrustent de même “açon que dans l’appareil d’imprégnation ; cet “Ppareil de séchage est rehaussé et porte à | 4 partie supérieure un second couvercle du "llieu, duquel part un tuyau. L’air de s-"hage entre dans cet appareil sous pression " Par le bas, traverse les récipients de bas 911 haut et s’échappe par le tuyau commun du ouvercle supérieur de l’appareil.
- Lorsque l’air du séchage a agi convenable-tent sur la matière, le traitement de cette "nière se trouve entièrement terminé.
- (Reproduction interdite.)
- 1550 erl” i (fl p""
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- INFORMATIONS
- on annonce que l’on vient de découvrir 118 la province de Mendoza, dans l’Argen-Une lin • • , . • j n dil an puissant gisement ae minerai de va-
- p
- . métal, très rare jusqu’à présent, coûte pai"on trente francs le gramme ; son princi-emploi, sous forme de vanadate d’ammo-0 Je, est la production des noirs d’aniline. " 1 utilise aussi pour la préparation de cer-“ines encres.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE en noir d'aniline inverdissable, applicable aux matières textiles animales (laine,soie, plume, etc.)
- Par M. Bidet (Suite et fin)
- Ces solutions de teneurs différentes en aniline par rapport au chromate peuvent donc contenir les différents sels à l’état neutre ou à l’état acide et donneront en teinture du noir sur les matières animales en observant simplement que, dans l’addition subséquente d’acide, il faudra tenir compte de l’état primitif de la liqueur.
- D’autre part, on peut évaporer le mélano-gène liquide à une température convenable et arriver ainsi à obtenir un produit sec ayant les mêmes propriétés tinctoriales que le produit initial liquide.
- Ce mélange des différents sels pourra être employé industriellement sous le nom de mé-lanogène sec.
- On peut considérer ce produit sec comme un mélange de chromate d’aniline sec, soit neutre, soit acide, et d’un chromate métallique
- A la rigueur, on peut préparer séparément le chromate d’aniline, soit à l’état de dissolution, soit à l’état sec, et ajouter ensuite, dans les opérations de teinture, les chromâtes métalliques nécessaires.
- On peut obtenir un produit analogue au mé-lanogène sec d’une manière plus simple et plus économique, en mélangeant le chromate métallique, potasse, soude, ammoniaque, etc. finement pulvérisé, avec la quantité nécessaire d’huile d’aniline.
- Les chromâtes neutres ou les chromâtes acides peuvent être employés pour la préparation de ce mélange ; toutefois, pour l’obtention du noir, il faudra suivant les cas faire varier les proportions d’acide à ajouter.
- Cette mixture est soluble dans l’eau et donne lieu, si le chromate est acide, aux réactions indiquées. La solution reproduit le mélanogène liquide ; ce dernier évaporé à sec donne le mélanogène sec;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ce mélange étant semi-liquide, il est bon, pour en faciliter le transport, de l’additionner d’un corps inerte organique ou minéral, n’ayant aucune réaction chimique nuisible aux opérations de teinture.
- Emploi des alcalis ou dissolvants quelconques pour enlever les matières grasses contenues dans la laine.
- Nous avons reconnu que la teinture en noir de la laine sous n’importe quelle forme, en vrac, peignée, etc., se faisait beaucoup mieux, si l’on avait préalable nent le soin de la passer soit en eau alcaline, soit dans un liquide quelconque, sulfure de carbone, carbures, etc., dissolvant bien les graisses. Ceci prouve, nous insistons sur ce point, que la matière grasse naturelle fait obstacle à la pénétration de la fibre par la teinture. Quant au modus faciendi, il ne présente dans ce cas rien de spécial. Le lavage par l’eau alcaline se fait en cuve ouverte, celui par les dissolvants volatils exige naturellement des appareils clos.
- L’invention consiste donc à soumettre, au préalable, les laines qui doivent subir ce procédé de teindre en noir, à un lavage préliminaire ayant pour but ae les débarrasser de leurs matières grasses naturelles, pour faciliter la pénétration de la matière colorante.
- La laine ait.si dégraissée absorbe beaucoup plus facilement la teinte en noir d’aniline et devient alors, comme facilité d’absorption, tout à fait comparable au coton.
- Cette pénétration a lieu du reste avec plus ou moins de facilité, suivant la manière d’effectuer les opérations de teinture proprement dite.
- Nous indiquons, à titre d’exemple, comme ayant donné d'excellents résultats, la marche suivante d’opérations :
- 1o La laine, dégraissée ou non, est passée en bain de bichromate quelconque. La liqueur est saturée à froid ou à chaud ; soit environ 10 p. 100 pour le bichromate de potasse. La solution des autres bichromates peut être au même état de concentration. Observons
- cependant que cet état de concentration peut être plus ou moins grand que celui que nous! donnons plus haut, les proportions du sel solide variant suivant l’intensité du noir à obtenir.
- La durée du passage à froid en bichromate peut varier dans des limites assez étendues; en moyenne il est de six heures ; naturelle' ment, la durée de cette immersion peut être! abrégée si on élève la température du bain.
- 2 Lorsque la laine a séjourné un temps suffisant dans le bichromate, on l’essore de manière à y laisser de 5 à 7 p. 100 de son poids de bichromate.
- 3o Le passage en bain d’aniline peut Se faire de suite après essorage ; on peut également faire sécher la laine, les résultats sont exactement les mêmes.
- 4° Après séchage ou non, la laine estplon gée à froid dans un bain de sel d’aniline quelconque, organique ou minéral. La durée du trempage peut varier dans des limites 85 sez étendues, comme il est dit ci-dessus, elle est de 6 à 7 heures en moyenne. Il se form un bichromate d’aniline et un sel alcalin.
- 50 Le montage de la couleur se fait à froid au moyen d’un acide minéral quelconque, pl—5 spécialement l’acide sulfurique. Lorsque Ie noir est formé, on le fixe, toujours à froid: par addition d’une solution d’acide chromiq"e pur ou bien obtenu par réaction de l’acide su
- furique sur le bichromate.
- 6o On essore à nouveau, on passe
- dans un
- bain neuf d’eau pure que l’on porte au
- bouil-
- Ion pendant un temps relativement court,
- de
- façon à activer le fixage de la teinture.
- ° f a
- Remarque. — Au moment où l’on sort laine, après fixage, ce dernier bain aprisu, teinte rouge très remarquée, ce qui indid"e fin de l’opération.
- L’ordre de ces opérations peut être renvet sé, sans que pour cela les résultats differ-. . . ... ogs0°
- Ainsi on peut passer en sel d’aniline, rer puis passer de nouveau en bichromsts Le montage et le fixage sont les mêmes:
- Les co feues,ja intérêt po sidérées ( Ailleurs lensité p offrent d lexécutic fe toute idle spéc
- Le blé Densité brèmes tës fonc tenir de: "Duges r feus.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- JAUNE D’OR DIAIINE
- Les couleurs primitives fondamentales, bleues, jaunes et rouges, ont toujours un grand Intérêt pour le teinturier, soit qu’elles soit con-sidérées comme couleurs simples, soit comme oouleurs complémentaires, et celles dont Pin— lensité peut atteindre un certain degré nous Ifrent des facilités trop avantageuses pour exécution de ces travaux, pour ne pas appe -er toute notre attention et mériter un ar-spécial.
- Le bleu et le rouge peuvent atteindre des densités de coloration qui vont jusqu'aux ftrêmes limites; on peut obtenir des bleus BS foncés, presque noirs, comme on peut ob-ebir des grenats très corsés. Cependant les Iges n’atteignent pas encore l’intensité des bleus.
- Mais les jaunes, par leur caractère même, 18 Peuvent fournir des colorations foncées et Tême, très souvent, leur degré d’intensité "“ste au-dessous des besoins du teinturier. Wloique l’on puisse ajouter au jaune, ou en édifie la nuance et l’on fait du coup une cou-*r composée.
- Lecurcuma,qui fournit lejauneleplus corsé, "le désagrément de brunir parles alcalis et 12 influencer très vite à l’air; c’est en réa-eune couleur petit teint, faux teint.
- 8 jaune d’or diamine est un produit qui "Tast surtout être destiné à entrer en lutte tee le jaune diamine, dont j’ai déjà parlé psee journal, et des produits concurrents vamine, chrysophénine.
- 11 sera facile pour le lecteur de se former de "e une opinion sur la valeur de ces produits, 103e reportant au numéro du 20 décembre du Moniteur de la Teinture. A côté de la | eté de coloration du jaune diamine, dont dlat, la fraîcheur peuvent être utilisés dans tdins cas, mais dont l’intensité ne saurait "E8sSer certaines limites, on peut voir qu’a-, es proportions très réduites de matière | ofante, le jaune d’or diamine fournit les tons "Wcoup plus foncés. Or, cette puissance de
- tonalité doit être très avantageuse dans les couleurs composées, où la richesse de la nuanc. est due à la quantité de colorant développé sur l’étoffe ou sur la fibre.
- Tout en possédant, comme le jaune diamine, une solidité remarquable à l’air et à la lumière, le jaune d’or diamine a l’avantage sur celui-ci d’une plus grande pureté de nuance, en teintes foncées (jaune d’or), aussi bien qu’en teintes claires (crème, etc.).
- Pour moi ces deux produits ont chacun un emploi spécialisé par le résultat à obtenir.
- Il n’est douteux pour aucun teinturier que des nuances claires,obtenues par des quantités réduites d’un produit qui donne des nuances foncées,ne seront jamais aussi fraîches, aussi dégagées que celles fournies par un produit dont les limites de colora ion restent dans les tons clairs. De même des nuances foncées ne pourront être obtenues vraiment corsés que de produits teignant du coup en colorations soutenues.
- Le jaune diamine et le jaune d’or diamine peuvent donc marcher de pair sans empiéter l’un sur l’autre et en rendant, chacun de son côté, tous les services qu'on doit attendre d’eux.
- Le jaune d’or diamine, plus facilement soluble que les produits concurrents, rendra d’excellents services pour les couleurs composées, car il entre facilement en mélangé dans les mélanges avec les autres colorants directs et il unit à la perfection.
- Le jaune d’or résiste aux alcalis et aux acides ; on peut impunément teindre dans du cuivre et sécher sur du cuivre, qualité qui intéressera surtout le teinturier sur coton en pièces.
- Combien de fois n’a-t-on pas constaté de grandes taches foncées sur les matières teintes en jaune dans des vases en cuivre et au moyen des sels acides nécessaires pour développer et fixer la matière colorante des produits employés autrefois ou en dehors des produits nouveaux.
- Je donne ici un échantillon de tissu de co-
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- co
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ton teint sur premier bain avec 1 % de colorant :
- N°1. — Echantillon de e^ton teint avec 1 % de jaune d'or diamine
- 1* Teinture en flottes, en bourre et en pièce du coton.
- On teint au bouillon avec addition de 20 % de sel marin ou de sulfate de soude, ou de
- 15 % de sel marin ou de sulfate de soude et 5 % de carbonate de soude.
- Pour des nuances très foncées, on laisse refroidir le coton dans le bain de teinture jusqu’à 50 centigrades.
- Les nuances sont extrêmement solides au lavage et aux acides.
- Leur solidité est remarquable à la lumière
- 2° Teinture au foulard et au rouleau mat-
- teur.
- Le jaune d’or diamine est particulièrement intéressant pour ce genre de teinture, non seulement parce qu’il produit des teintes très vives et agréables à l’œil, mais surtout parce que ces teintes sont insensibles aux actions de la lumière, du cuivre et de la chaleur; ni le vaporisage, ni le séchage sur les cylindres chauds n’altère la nuance.
- Dans ces conditions et vu la rapidité et la facilité d’exécution que procurent le foulard et le rouleau matteur, c’est une cause toute gagnée et le triomphe assuré pour le jaune d’or diamine.
- Je donne ici un échantillon de tissu de coton teint sur premier bain avec 3 % de colorant.
- No 2. — Echantillon de coton teint avec 3 % de jaune d'or diamine
- Pour la teinture au foulard, il est bond'a-jouter au bain, en dehors de la quantité né I cessaire de colorant, un kilogramme de dextrine et un demi-kilogramme de phosphate! de soude par cent litres d’eau.
- Pour la couleur au rouleau à matter,0l prépare la couleur en ajoutant à 10 litres d’eau, en dehors de la quantité nécessaire de colorant, quarante grammes de phosphate de soude et dix litres de solution d’adragante.
- On peut ronger le jaune d'or diamine delà façon connue avec acétate d’étain et sel dé
- tain.
- Mais ce qui caractérise surtout le produl dont je m’occupe, c’est son aptitude à teindr la laine et la soie comme le coton même.
- Les tissus mélangés se teignent naturelle ment aussi facilement que les tissus unis. D. reste, je communiquerai dans cet article "6 renseignements nécessaires à ces applic8
- tions.
- Laine
- 10 Teinture
- g(
- Le jaune d’or diamine teint la laine
- bain légèrement acidulé avec 3 à 5 % d sulfate de soude ou 5% d’acide acétique
- .. Le
- à la
- teintes sont extrêmemnt solides à l'air.
- lumière ainsi qu’au soufre et elles supporte un foulon ordinaire.
- Cette question est tournée assez souvent fabrication par une disposition de tissu mieux clos ne demande qu’un foulage P énergique. de
- Cette question n’est pas nouvelle et a tout temps préoccupé le fabricant d et foulées.
- 2° Impression d'or
- Pour l’impression sur laine, le jaune , diamine est d’une grande valeur; avec lul’
- Lavure3 obtient des dessins très nets et sans I f Voici, ci dessous, une composition de col qui est recommandée :
- 200 grammes de colorant ;
- 3,000 grammes d’eau ;
- 1,000 grammes de solution de gomme' de soude:
- 100 grammes de phosphate
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- ETDE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- 300 grammes d’eau ;
- 2,1)00 grammes british gum ;
- 400 grammes acide acétique 6 Baumé.
- On imprime sur tissu préparé au chlore ou à l’étain et on vaporise sans pression pendant une demi-heure.
- Je donne ici un échantillon de tissu de laine teint avec 2 % de colorant.
- e avec
- 2 % de colorant
- 2 © co
- *
- Il me reste à parler des mo/ens de teindre la soie et les tissus mélangés.
- Soie
- La soie se teint sur bain légèrement coupé à l’acide ; on obtient ainsi des teintes très belles, résistant à l’air, à la lumière, ainsi qu’au soufre.
- Cette nuance, qui est toujours claire par na-ture, s’accomode très bien des reflets lumineux de la soie, et l’effet obtenu est vraiment mer-veilleux.
- Tissus mélangés mi-laine (laine et coton)
- Le jaune d’or diamine teint sur un seul bain la laine et le coton en nuances uniformes.
- On teint pendant une demi-heure à 70’ centigrades, avec addition de 15 % de sulfate de soude et 2 1/2 % de carbonate desoude, et on laisse tomber la laine jusqu’à la température de 50° centigrades.
- Je ne donne pas d’échantillon du résultat obtenu, car l’on peut juger des résultats probables par l’examen des échantillons déjà exposés.
- Satin mi-soie (scie et coton)
- En teignant avec 20 % de sulfate de soude ou de sel marin et 5 % de carbonate de soude ou de savon, le produit monte peu à peu et plus sur le coton que sur la soie. On obtient “ne très belle gamme de nuances, du.crême le
- plus clair jusqu’au jaune d'or le plus foncé.
- Généralement, le teinturier garde pour le dernier reponchonnage du jaune, pour les couleurs dans lesquelles il en entre, et détermine ainsi le feu, la richesse, recherchés et tant appréciés dans les nuances. C’est un truc de métier, un tour de main qui réussit toujours. Avec le jaune d’or diamine, ces qualités se trouvent acquises par la richesse même du produit, dont la puissance de coloration n’a pas encore été atteinte.
- Malgré tout mon désir, je ne peux multiplier les échantillons, car la quantité des nuances dans esquelles entre le jaune est trop étendue pour entrer dans le cadre d’un article de journal, et ce travail appartiendrait exclusivement à un traité de teinture d’une large envergure.
- Ch. Drevet.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES {Suite)
- Avant d’aborder les huiles lourdes proprement dit, dérivées de la houille, jetons un regard rétrospectif sur les huiles distillant de 60 à 220», qui se divisent en trois catégories :
- Huiles neutres distillant de 60 à 2180 (point culminant celui de la naphtaline).
- Nous avons parmi les produits principaux à noter :
- La benzine,
- La toluène,
- La xylène, La cumène, La cymène ; La naphtaline
- Parmi les produits acide :
- L'acide phénique.
- Et dans les produits alcalins ;
- La méthylamine
- La picoline,
- L’aniline,
- La quinoléine,
- Je ferai remarquer que tous ces produits sont, on l’a vu, brouillés dans la distillation, et que l’on trouvera plus facilement des pro-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- duits à point de distillation supérieur, dans ceux de distillation à plus bas degrés, que l’inverse. Ainsi, on trouvera plus facilement du toluène dans la benzine, que de la benzine dans le toluène venant ensuite.
- Cela tient au grand degré de tension de vapeur des carbures d’hydrogène de la houille, jusqu'à et y compris la naphtaline.
- On trouvera facilement de la naphtaline bouillant à 218 dans les huilles distillant à 175 (cymène), mais l’inverse n’a pas lieu ; à 218°, on ne trouvera plus de cymène dans les produits qui distillent.
- Les distillateurs doivent tenir compte de ces données.
- Au-delà de la naphtaline distillant à 2180, et qui, malgré ce point d’ébullition élevé, a une très grande tension de vapeur, les conditions changent pour les huiles lourdes et épaisses avy en anglais).
- Leur tension est très faible, ce point est capital, et tandis que si l’on abandonne tous les produits précédents à l’air libre, peu à peu ils s’évaporent ; il n’en est pas de mêmepou r les huiles lourdes.
- La distillation des huiles lourdes, dont la densité varie de 3 à 6o Beaumé, commence à 220 centigrades, et autrefois elle s'arrêtait à 300° centigrades; maintenant l’on pousse jusqu’à 360° centigrades, point d’ébullition extrême celui de l’anthracène.
- A 3600, il faut bien surveiller la distillation, car le résidu de l’alambic est du brai très sec, qui se décompose très facilement et, quelques degrés de plus, il ne reste plus dans la cornue qu’un coke léger très spongieux, en même temps qu’il se dégage des gaz très inflammables.
- De 220 à 300°, il distille des huiles colorées en jaune, très odorantes, visqueuses ; à froid, les premières portions se coagulent facilement. Il faut donc refroidir le serpentin avec de l’eau bouillante, puis les huiles deviennent moins congelables, et ensuite reviennent très facilement figeables. Et enfin, si l’on va au-
- delà, il distille de l’anthracène. Il faut éviter alors d’avoir des serpentins de plomb, car à 360°, au sortir de l’alambic, ils fondraient; de plus il les faut larges et non refroidis à la fin, pour éviter les engorgements.
- En outre du pyrène, du chrycène et de l’an-thracène, on trouve dans ces huiles épaisses du crésylol, produit analogue à l’acide phé-nique, et des produits huileux mal définis, analogues aux dérivés supérieurs du pétrel dit-on, mais cela n’est rien moins que prouvé.
- Dans tous les cas, les huiles supérieures de la houille n’ont jamais rien valu pour le graissage des machines ; c’est là un point capital. Très riches en carbone, par une combustion ménagée avec insuffisance d’air, et appareils convenables, on s’en sert pour la production du noir de fumée.
- On est même très heureux de s’en débarrasser ainsi.
- Les travaux de Gauldree-Boileau ont attribué les formations pétrolifères duCanada,sises dans les terrains Devoniens, à la distillation lente de débris végétaux, par le voisinage de roches incandescentes éruptives. Je partage pleinement cet avis, qui est celui de beau-couples ; pétroles sont les dérivés des formations anthracifères et sont le produit de gigantesques distillations dont l’anthracite est le coke ou résidu naturel.
- Dans la distillation rapide de la houille, comme cela a lieu dans les connues à gaz, il se forme des produits spéciaux, mais, comme je l’ai dit précédemment, dans la distillation lente et en masse comme cela a lieu dans les fours à coke fermés du système Knabb, il se produit des dérivés analogues aux pétroles.
- Dans tous les cas, dans les produits de la distillation de la houille (usines à gaz), on ne trouve pas de paraffine.
- MARIUS MOYRET.
- Reproduction interdite .) a suivre.)
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- CONSEIL d’hygiène PUBLIQUE ET DE SALUBRITÉ du département de la Seine
- RAPPORT
- De M. Planchon sur la coloration artificielle des fieurs
- Paris, le 3 mars 1892. Monsieur le Préfet,
- Vous avez bien voulu soumettre à mon examen des fleurs colorées artificiellement et me demander s’il pouvait résulter de cette pratique quelque danger pour la santé publique.
- Quand cette industrie a pris naissance, on ne trouvait dans le commerce que des œillets verts. Si l’on en croit la légende, des ouvières fleuristes,ayant fait tomber dans un vase contenant des œillets de la matière colorante verte, furent étonnées de trouver le lendemain les fleurs avec cette teinte. Voyant un béné-fice à réaliser, elles exploitèrent la découverte Qu’elles avaient faite par hasard.
- Les profits qu’elles tirèrent de ce procédé (on a vendu, dit on, des œillets verts jusqu’à cInq francs la branche) engagèrent beaucoup de marchands de fleurs à les imiter. Mais la plupart se heurtèrent à une difficulté, prove-nant de ce que toutes les matières colorantes n ont pas la propriété de monter dans les vaisseaux de la plante pour colorer les pétales ; ils tournèrent la difficulté et préparèrent des fleurs au plongé et en toutes nuances.
- Grâce aux expériences qu’a bien voulu faire M. Houdas, préparateur à l’Ecole de Pharmacie, habitué déjà à l’étude de ces pro-duits colorés, nous avons pu étudier de près ces deux modes de coloration.
- lo Fleurs colorées par montée à travers la tige. — L’échantillon de matière colorante verte qui nous avait été remis était du vert brillant à l’état d’oxalate : il n’avait pas la PrOpriété de colorer les plantes par montée.
- Nous avons alors essayé le vert malachite (tétraméthyldiamidotriphénylcarbinol) à l’état d Oxalate, de picrate , de chlorozincate , — le vert brillant (tétréthyldiamidotriphénylcarbi-. n0l), à l’état de sulfate et de picrate sans plus
- de résultat. — Nous avons également préparé des verts par oxydation des leucodérivés de ces deux bases, les résultats ont été négatifs.
- Voyant les insuccès obtenus avec les couleurs basiques, nous avons étudié les couleurs acides. — La première que nous avons eue entre les mains est le sel de soude de l’acide diéthyldibenzyldiamidotriphénylcarbinoltri-sulfureux. Il nous a donné au bout de quelques heures des fleurs fortement colorées en vert.
- Devant ce résultat, nous nous sommes demandés si nous étions en présence d’un cas général ou d’un cas particulier. Nous avons sulfoconjugée les verts qui ne montaient pas et nous avons préparé leur sel de soude. Les produits obtenus avaient la propriété de s’élever dans la tige et de colorer les fleurs.
- Nous avons cherché ensuite si ce qui étai, vrai pour le vert l’était aussi pour les autres matières colorantes et nous sommes arrivés à conclure :
- 1° Que les matières colorantes basiques ne colorent pas les fleurs par montée : la matière colorante est immédiatement absorbée par la partie de la tige qui est en contact avec elle et ne chemine pas dans les vaisseaux ;
- 2o Que les matières colorantes acides peuvent, en général, servir à colorer les fleurs par montée.
- La rapidité avec laquelle les différentes matières colorantes pénètrent jusque dans la fleur est très variable. Les unes, telles que les verts acides que nous avons désignés plus haut, l’eosine (sel de soude de la fluoresceine-bromé), la sulfofuchsine mont-nt avec très grande rapidité. D’autres, principalement les bleus et les bruns, pénètrent assez lentement dans la fleur. Pour citer un exemple, nous signalerons les trois dérivés sulfoconjugués de la triphény lorasaniline ;
- lo Bleu de triphénylrosanilinemonosulfoné (sel de soude) ;
- 2° Bleu de triphénylrosanilinedisulfoné (sel de soude);
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- DE LA TEINTUKZ
- 3o Bleu de triphénylrosanilinetrisulfoné (sel de soude).
- Le premier monte avec une lenteur extrême; il faut plus d’une journée pour qu’on puisse s’apercevoir que la matière colorante a pénétré dans la fleur.
- Le second donne une coloration dans un temps plus court.
- Le troisième enfin monte beaucoup plus rapidement que les deux autres, sans toutefois égaler la rapidité de pénétration et l’intensité de teinte d’un certain nombre de colorants.
- La rapidité de la coloration dépend aussi de la longueur de la tige (ceci est tout naturel) et de la nature de la fleur. Telle couleur montera rapidement dans une espèce, lentement dans une autre : ce sera l’inverse pour une couleur différente.
- On dirait parfois que les différentes matières colorantes ne passent pas par les mêmes voies ' Par exemple, des œillets colorés en vert ne le seront pas de la même façon que les œillets teints en rose par l’eosine. Et sion plonge des tiges d’œillets dans une solution contenant un mélange de vert et d’eosine, on aura une fleur panachée en rose et en vert, dans laquelle les teintes seront aussi pures que celles que l’on voit dans les fleurs colo rées simplement en vert ou en rose.
- En résumé, on peut colorer par ce procédé (par montée) les fleurs en toutes nuances en employant des couleurs acides.
- Celles qui donnent les meilleurs résultats sont :
- Pour les verts : vert sulfo..., sel de soude de l’acide diéthyldibenzyldiamidotriphénylcar-binoltrisulfureux.
- Pour les rouges : Eosine ; ponceaux de xyli-dine préparés avec les sulfonaphtols ; sulfo-fuchsine
- Pour les bleus : Bleu de triphénylrosanilinetrisulfoné.
- Pour les jaunes : Picrate de soude.
- On en trouvera certainement beaucoup d’autres qui donneraient de très bons résultats.
- 2° Fleurs colorées au irempé. — Comme
- nous l’avons déjà dit, ceux qui ont cherché à préparer les fleurs colorées n’ont point trouvé facilement des matières colorantes appropriées. Ils ont tourné la difficulté en plongeant les fleurs dans des solutions colorées.
- Lorsque c’est dans une solution aqueuse de matières colorantes que se fait cette opération, la secrétion séreuse qui existe à la surfacte des pétales empêche qu’ils soient mouillés, et le résultat est à peu près nul ou au moins très médiocre. Mais, si on emploie une solution alcoolique, on obtient sur la fleur égoutée, et après évaporation de l’alcool, la même nuance que celle de la couleur employée.
- Les produits obtenus de cette façon sont loin d’être aussi beaux que ceux qu’on obtient par montée : ils ont cependant inondé le marché pendant quelque temps. On y trouvait des fleurs de toutes natures avec les nuances les plus diverses. Dans ces conditions, toutes les parties plongées dans la solution (fleur et tige) portaient des traces de la matière colorante, tt, si cette couleur était soluble dans l’eau, un simple lavage suffisait pour l’enlever. Ce sont des conditions de grande infériorité pour ce procédé. Aussi semble-t-il perdre beaucoup de sa vogue et on trouve bien moins de fleurs teintes de cette façon.
- 3o Les fieurs ainsi colorées peuvent - elles str6 dangereuses ? — Il nous reste à répondre à la question la plus importante : Les fleurs ainsl colorées peuvent-elles être dangereuses ?
- Remarquons tout d’abord qu’un très grand nombre des substances employées sont par faitement innocentes. Il n‘y aurait réellement à craindre que celles qui contiennent une certaine quantité de zinc, comme les verts au chloro-zincate — ou encore les dérivés de l’aniline qui ne seraient point purs et auraient retenu une certaine proportion d’arsenic, 7 ou bien encore l’acide picrique, qui n’est que rarement employé, s’il l'est même jamals: Mais plaçons-nous dans l’hypothèse la p'uS fâcheuse et admettons la toxicité de ces di ver ses substances.
- Aucune n'est réellement dangereuse à tres
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- faible dose ; le zinc, l’arsenic ne sont qu'en petite proportion dans la substance elle-même, — l’acide picrique est parfois ordonné à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme. — Or, il est facile de voir que dans les plantes colo rées il n’a qu’une très faible quantité de la matière employée.
- Dans le cas où l’on a fait monter par la tige la liqueur colorée, on prend la précaution de couper la partie inférieure quia trempé. Il ne reste plus que ce qui s’est élevé par les vaisseaux : tout au plus un ou deux milligrammes. On ne court donc aucun risque en mettant la fleur à la bouche ; on n’en courrait même aucun en mangeant la fleur, ce qui est assez invraisemblable.
- Quand les fleurs ont été soumises au trempé, on n'a pas trace de solution colorée dans la tige, qu’on peut, par conséquent, mettre à la bouche tout à fait impunément. Il n’y a que le légère couche qui s’est appliquée par places sur les pétales, et, eût on même la fantaisie de sucer la fleur et d’en enlever toute la substance colorante, que la quantité que l’on en absorberait serait certainement sans action sur l’organisme.
- Nous croyons que l’industrie en ce moment à la mode dans le commerce des fleurs ne peut avoir de fâcheuses conséquences pour la santé publique, et qu’il n’y a pas de raison sé- | rieuse de l’interdire.
- G. PLANCHON.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs ( le texte complet du nouveau tarif des douanes I Publié par le Journal Officiel du 12 janvier. ha brochure contenant 140 pages leur sera | adressée franco contre mandat de fr. 3,25.
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- BULLETIN FINANCIER
- Le marché est mieux tenu, mais les affaires restent calmes. I a liquidation des rentes s’est effectuée avec plus de facilité que les deux séances précédentes ne .laissaient entrevoir.
- Le 3 0|0 clôture demandé à 98 17, le 3 0,0 nouveau à 98 20, le 3 OiO amortissable à 98 37, le 4 1/? à 105 40.
- Le vote de l’amendement Siegfried substituant les Caisses d’épargne au Crédit Foncier pour les prêts communaux a causé une surprise générale. Les actionnaires du Crédit Foncier en ont été vivement émus et le Conseil d’administration de cette Société a tenu deux séances, mardi dernier pour examiner si le danger qui la menace ne pouvait point être conjuré.
- Il ne s’agit ni plus, ni moins, pour le Crédit foncier, de la perte de son portefeuille de prêts communaux. Ce portefeuille lui rapporte peu, c’est vrai, 18 centimes pour cent bruts; mais son transfert à la Caisse des Dépôts et Consignations rendrait obligatoire le remboursement immédiat de toutes les obligations correspondantes. De ce chef, la Société éprouverait une perte de 150 millions représentant l’écart entre la valeur des primes de remboursement payées dès maintenant par anticipation et celle que le jeu régulier de l’amortissement à long terme attribue aux mêmes primes, sans compter le montant des lots attachés à ces obligations et s’élevant à 68 millions, ce qui porterait la perte totale à plus de 200 millions, si le tirage des lots devenait obligatoire, ce que nous examinerons à fond dans notre prochain numéro On aperçoit donc de suite la gravité du vote de la Chambre; s’il doit être suivi d’effet, le Crédit foncier en éprouvera un préju -dice irréparable
- On échange l’Italien à 91 80, l’Extérieure 4 0|0 à 67 et le Portugais 3 0|0 à 28 20 L’Egypte Unifiée à 483 75, le Russe-Orient à 69 50. Le Brésilien 4 0)0, à 64 25.
- La Banque de France est en reprise de 20 fr. à 4.160, la Banque d’Escompte est ferme à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 186 25, le Comptoir National à 497 50, le Crédit Lyonnais à 782 50.
- Le Crédit Foncier a reculé à 1.131 25. Nos lecteurs trouveront plus haut l’explication de cette baisse qui, nous l’espérons, n’aura qu’un caractère passager.
- L’Est esta 900 fr. Le Lyon à 1.475, le Nord à 1.822 50.
- Les Chemins Autrichiens s’avancent à 663 75, les Lombards sont à 222 50, le Nord-Espagne est revenu à 190 et le Saragosse à 227 50.
- Le Suez est ferme à 2.780, le Panama faible à 17 50.
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- > Innée, N° .42 ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juin 4892
- SOM M AIRE
- DES COULEURS SOLIDES (suite).
- LE VAPORISAGE DES TISSUS.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- IMPRESSION EN PLUSIEURS COULEURS.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- CORRESPONDANCE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS SOLIDES
- (Suite)
- J’ai commencé les couleurs de grand teint Pdr l'indigo, au lieu de le faire normalement Par le violet, qui constitue le haut du spectre, “tla raison en est qu’à mon avis l’indigo ou es plantes contenant de l’indigotine ont été clinues de toute antiquité, et ont servi de Point de départ non seulement pour des bleus, "ais encore pour des couleurs composées.
- Et avant d’aller plus loin, il est bien enten-"qu'avec la cuve d’indigo, le teinturier peut Produire, selon les qualités, des couleurs plus °4 moins dégagées, et selon les doses em-Poyées des couleurs plus ou moins foncées.
- Pour la troupe, en France, de même que Pour la garance, pour les rouges, le gouver-"ement est resté fidèle au bleu de cuve, et en “la il a raison. On a bien essayé de remon-tgp
- dél ce qui veut dire, en termes techniques, conomiser l’indigo de cuve, par certaines "Atieres colorantes, mais sort sur coton ou r 'aine, cela doit être fait avec indication * facture.
- I b’ 'Il
- "Heurs le gouvernement n’accepte, pour d, (raps de troupe, que le bleu de cuve, fait
- 8 des conditions déterminées.
- 1 S;
- tissant le bleu de côté, nous passons au 10027? qi constitue le haut du spectre solaire, j “ommes obligés de reconnaître que les
- anciens n’étaient pas très fortunés sous ce rapport.
- La pourpre de Tyr, dout la couleur actuellement est mal définie, d’une maniéré absolue, paraît être plutôt un rouge qu’un violet, dans le sens du mot.
- Pour juger de la nuance, il faudrait avoir des échantillons récents, malgré tout et malgré sa solidité. Ceux que j’ai vus dans divers musées sont brunis par l’action séculaire.
- N’y avait-il qu’une seule espèce de pourpre ? C'est peu probable. Étant admis que cette nuance n’était autre chose qu’un garance, fait avec le soin qu’on mettait jadis aux rouges d’Andrinople, par des moyens primitifs, c’est possible, mais donnant de bons résultats quand même, les teinturiers de Tyr n’ont-ils pu y allier le bleu de cuve ? Pourquoi pas ? Nous savons très peu de chose de la civilisation de Tyr. Leurs voisins, les juifs, étaient plutôt commerçants que manufacturiers et dédaignaient les travaux en dehors de ceux agricoles et de négoce.
- Comme je l’ai dit précédemment, lesTyriens n’ont rien communiqué, et les Juifs, qui pouvaient le mieux être à même de s’occuper de la pourpre de Tyr, dédaignaient cette branche d’industrie.
- Il a donc existé forcément, dès la plus haute antiquité, des violets obtenus par les combinaisons de la pourpre et de la cuve d’indigo, et ce malgré les difficultés inhérentes à ces
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- teintures. Nos teinturiers d’Europe sont-ils bien sürs, d'ailleurs, d’avoir le monopole des progrès et de l’habileté en matières pareilles, sur nos anciens.
- Aujourd’hui, le châle cachemire des Indes, à peu près abandonné, était surtout estimé et hors de prix, il y a quelque vingt ans encore, non par la régularité de ses dessins, mais par la finesse du tissu et par la beauté et la solidité du coloris 1
- Or, dans les Indes et autres nations de l’Extrême Orient, la civilisation, depuis de longs siècles, est absolument stationnaire. Dans les pays en question, berceaux de la race euro -péenne, on a teint longtemps avant nous, en beau et en solide, et maintenant nous leur retournons des couleurs plus faciles à employer, possible, plus belles? ceci est à discuter, mais dans tous les cas non solides.
- Encore aujourd’hui, les Indes nous expédient des tissus en soie d’un coloris très riche et très solide, où des produits tels que la garance ou un succédané, l’indigo, le vert de Chine, la laque-dye (ce dernir produit employé par les teinturiers du centre de l’Afrique, en Tunisie, au Maroc, est inconnu ou à peu près en France), le cachou, etc., jouent le rôle principal.
- On se sert des produits naturels et par des procédés primitifs. Il est vrai que la main-d’œuvre y est à vil prix et de même les produits naturels.
- MARIUS Moyret. Reproduction interdite J A suivre.)
- ETUDE
- SUR LE VAPORISAGE DES TISSUS IMPRIMÉS Par M. E. Jacquet.
- Le but de ce travail est de résumer une série d'experielices sur le vaporisage et prin-ci paiement sur les causes du rappliquage et sur les moyens de l’éviter.
- Le rapplicage he se produit pas toujours de
- la même façon ; dans certains cas, il est dû à un état hygrométrique particulier de la cou-leur, qui décharge par simple contact ; dans d'autres cas, et ce sont les plus fréquents et les plus importants, le transport de la ma-tière colorante se produit par sublimation, la vapeur servant de véhicule de transport.
- Il résulte de cette propriété de certaines matières colorantes de graves inconvénients et surtout des accidents de fabrication regret: tables.
- Les expériences que j’ai entreprises portent principalement sur les couleurs d’alizarine, qui sont de toutes les couleurs celles qui donnent les rappliquages les plus redoutés.
- Tous les essais de vaporisage ont été faits horizontalement et verticalement et les résul-tats ont constamment démontré que la poS! tion horizontale favorisait sensiblement 'e rappliquage ; cette conclusion est rationnelle; la matière colorante entraînée suivant 8
- J v fi ei a' « si
- pa
- marche de la vapeur.
- Il est presque superflu de dire que la com position des couleurs et la nature du mordant ont une influence considérable.. Un rouge 1 primé sur tissu non huilé rapplique infiniment plus que le même rouge sur tissu huilé ; de même une couleur rouge. puce ou violet a1 zarine, rappliquera d’autant plus que le mor dant sera plus acide, surtout si l’acidité de Ce dernier provient d’un acide fort, tel que l’acide sulfurique, d’un sulfate d’alumine ou de chrone incomplètement décomposé.
- On peut tirer de ces faits une déduction c’est que la tendance au rapplicage dimin" en raison de la rapidité avec laquelle la laq" peut se former.
- Il ne s’ensuit pas de là, cependant, quer° doive préconiser d’une façon général les m. dants neutres, car la rapidité de la fixati2, de certaines couleurs a lieu au détriment „ po‘ leur solidité ; c’est le cas, entre autres, F les puces alizarine au chrome. i]
- Ces données préliminaire étant établiei,s était intéressant de connaître dans I—e conditions la matière colorante entraînee
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- ET DE L'IMPRESSION DES rissus
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- fixait le plus facilement par rappliquage et de voir comment il serait possible d’éviter cette fixation Comme source de rappliquage, j’ai employé un rouge alizarine ordinaire imprimé avec un fond très chargé, et j’ai vaporisé en contact de ce rouge les differentes preparations vivantes :
- 1° Tissu blanc,
- 2 Tissu préparé en huile pour rouge, 40 gr. Par litre et acide,
- 3° Tissu mordancé en alumine,
- L Tissu mordancé en alumine et préparé
- en huile pour rouge. •
- Le rapplicage, après savonnage, était nul Sur tissu blanc. Il est à peine sensible sur issu huilé; par contre, il est d’une intensité excessive sur tissu préparé en alumine.
- J’ai répété ce même essai en imprimant sur ces différentes préparations du rouge d’aliza-"ne avec un dessin fond blanc aussi écarté Ie possible, de façon à ne pas masquer le "ppliquage.
- Le résultat, ainsi qu’il était facile de le pré-ir, a été tout différent. Les quatre prépara-Ons étaient assez fortement rappliquées et la Preparation en alumine plus que les autres.
- La déduction s’impose d’elle-meme : c’est “lumine, dans ce cas, qui est la source du Ppliquage, et il faut, pour opérer la fixation ralizarine sublimée, des quantités tellement “ibles de mordant que la mince couche de “dleur déposée sur le tissu par le fardage du "uleau d'impression contient suffisamment “mine pour retenir les vapeurs d’alizarine.
- 4 Mne preuve de ce fait, c’est que de deux tatillons rouge d’alizarine imprimés sur maetnon préparé l’un au rouleau, l’autre à la , "che, le premier mis en vapeur en contact 1111 dessin chargé accusera un rapplicage "Psidérable, même après un fort savonnage, dldis
- u 0 Que l’autre n en conservera aucune “ace,
- C
- q0e 111016 autre preuve, on peut citer le fait ipile rappliquage se produit toujours à l’en-, du tissu, c’est-à-dire du côté imprimé 1- a A. ' .
- —e fardé par l’impression et jamais à
- l’envers, qund mêmë c’est ce dernier côte du tissu qui s’est trouvé en contact de là couleur rappliquante.
- Là cause du màl étant connue, le remede se presente tout natürellement : il faut empé-cHer le mordant déposé par le fàrdage de se fixer et pour cela, il suffit d’Introduire dans le tissu une faible quantité d’une substance faisant reserve; l’acide citrique remplit particu-fièrement bien ce rôle et on peut b ajouter au bain de preparation èn sulfoléate.
- Les expériences faites sur le rouge ont été répétées sur les puces et violets d’alizarine et ont abouti aux mêmes conclusions, en sorte que l’on peut dire d’une facon générale qü’il est possible d’éviter le rappliquage en entra-vârit la fixation du mordant qui est depose sur le tissu par le rouleau d’imoression.
- SUR UN POINT DE DÉPART
- Pour obtenir des effets de doubles teintes dans les tissus mixtes (soie et taine)
- Pâr M. A. Bonnet, Chimiste à Montbéliard.
- Lorsqu’on mordancé un tissu soie et laine dans un bain bouillant de bichromate de potasse non acidulé et qu’on lave à l’eau froide, on constate que la laine seule reste chargée d'acide chromique.
- On donne ainsi à la laine le pouvoir d’oxy-dr les amines aromatiques, de se colorer diversement, tout en laissant la soie absolument passive et susceptible de prendre à posteriori les divers colorants d’aniline ou autre qu’elle reçoit d’ordinaire.
- Le tissu chromaté et lavé à l’eau froide donne ainsi du jaune sur laine et blanc sur soie.
- Le même tissu chromaté, passant en bain acide d’aniline présente du vert d’emeraldine et une légère souillure sur soie qu’un simple lavage à l'eau enlève.
- En faisant suivre cette opération d’un bain de chromaté neutre de potasse, on obtient du bleu sur laine et toujours de la soie blanche.
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- , Répétant cette série de passages, en chro-mate, lavages, bain acide, lavage et chromate, on peut monter la nuance jusqu’au noir.
- Enfin, par un travail analogue, dans lequel on substitue les sels neutres ou acidulés de naphtylaminef on obtient sur laine seulement des bLeus, des grenats ou autres couleurs modes.
- On peut donc ainsi établir toute une gamme de couleurs sur laine tout en réservant la soie. Il suffit ensuite d’opérer sur des bains légers de colorants pour monter diverses nuances sur soie, sans modifier sensiblement le fond préalablement fixé sur laine.
- Il nous a paru que ces opérations de laboratoire étaient susceptibles d’une application industrielle et nous les soumettons sans réserve à l’attention des chimistes-teinturiers.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- Avant d'aller plus loin, j’ai, sous toutes réserves, à signaler à mes lecteurs un accident très grave, pouvant arriver dans les étoffes et en placard, sur les tissus apprêtés.
- Avec les dernières nouvelles couleurs, il peut arriver que l’odeur de certains produits primitifs reparaisse par les opérations de l’apprêt. Or certaines de ces odeurs ne sont rien moins qu’agréables, témoin celle de la naphtylamine.
- De là des procès et des contestations ; je tiendrai les abonnés au courant, s’il y a lieu. Dans tous les cas, il est un fait certain, c’est que des couleurs artificielles laissent des odeurs aux tissus.
- Ceci dit, je termine la première partie de l’étude des couleurs artificielles, celle des matières brutes.
- Le pyrène et le chrysène ont peu d’importance, de même les huiles lourdes qui les accompagnent.
- De sorte que les huiles distillant de 220 à
- 300° centigrades sont considérées comme nulles, ou bonnes pour la préparation du noir de fumée.
- De 300 à 3600 distillent les huiles à anthra-cène et à phénanthrène.
- Les produits butyreux de la dernière partie de la distillation du goudron de houille sont soumises à des pressions au filtre-presse ; le liquide est écarté et la partie solide soumise à des distillations répétées. Et, en dernier lieu, on le purifie par des nouvelles compres: sions ou des cristallisations dans la benzine.
- Il est bien entendu que,dans les distillations de l’anthracene, il faut, comme précédemment pour les produits très lourds de la houile, des précautions spéciales, car ce produit ne distille qu’à 3600.
- A l’état de pureté absolue, il se présente sous forme de cristaux en tables, ne fondant qu’à 2130. Il faut donc pour sa préparation des précautions tout à fait spéciales. Quand au degré du point d’ébullition, il avoisine pre5 que le rouge sombre, 360°.
- On peut le produire artificiellement, en fal sant passer des vapeurs de toluène dans des tubes chauffés au rouge vif ; à mon avis, c est ce qui se passe dans les usines à gaz, ou chauffage est violent.
- Dans les grandes usines, on obtient par "n excès de surchauffage plus de gaz, moin) éclairant, c’est possible, mais peu importe ’ les Compagnies prennent d’abord leurs 1n rêts et non ceux des clients.
- „iches
- Les goudrons sont plus secs et plus r1 en anthracène, tandis que, dans les dis 1 tions de la houille à température moderee a des goudrons plus gras et pauvres en . thracène, en place on a des gaz trèsécl8 rants, mais en moindre quantité.
- L’anthracène a pour formule :
- C14H10 , nouvelle notation, ou C28 H10 , ancienne notation.
- Dans tous les dérivés de la houille,,"9"" trouverons une foule de phénomènes ic0 mérie, et,de même que nous avons vu la
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- line, isomère de l’aniline, nous avons le phé-ranthrène, isomère de l'anthracène, qui l’accompagne dans le goudron de houille.
- Il est plus fusible que l’anthracène, car il fond à 100°, de même il distille à 349 au lieu de 3600.
- Dans la deuxième partie, je vais examiner individuellement tous ces produits et leurs dérivés ; chers lecteurs, je demande pour cela toute votre indulgence.
- Marius MOYRET {Reproduction interdite.) (A suivre)
- IMPRESSION EN PLUSIEURS COULEURS par un seul rouleau.
- (Pli cacheté no 69, déposé à la Société industrielle de Rouen par M. Hommey, le 6 juillet 1891).
- Par suite de l’emploi en tissage des filets de différentes couleurs, j’ai été amené à imiter les mêmes effet en impression. Pour la perrotine, les fournisseurs à compartiments permettent d'atteindre le but. Ne disposant pour le rou-leau que d’une machine à trois couleurs, j’ai dû chercher à faire imprimer plusieurs couleurs Par le même rouleau. Les fournisseurs à compartiments, mêmes avec des rouleaux gravure en relief, m’ont donné de moins bon résultats que le procédé ci-après :
- Le rouleau imprimeur est disposé de façon d présenter des parties formant un fort relief et sur lesquelles est gravé le dessin à impri-mer, puis des gorges séparées en deux par des reliefs moins forts que ceux portant la gravure. Ces reliefs de fond ne sont même pas necessaires si on emploie des fournisseurs, la couleur arrivant à peu près pour la consom-mation, les mélanges et les pertes sont moins à craindre.
- Les reliefs qui porte la gravure sont un Peu en pente sur les bords pour faciliter le "aclage. La râcle elle-même est entaillée pour racler tout à la fois la partie gravée et le côté.
- Chaque relief gravé à sa racle et son porte-racle mobile autour de deux tourillons ; cette disposition est plus facile pour ajuster et charger les lames, suivant les dessins et les couleurs.
- Cette disposition peut s’appliquer aux autres desseins que les rentrures, et aux molettes pour imprimer les bandes ou les lisières de plusieurs couleurs. On peut aussi, par ce moyen, obtenir des teintes mélangés.
- ROULEUSE A L’EAU, BROSSEUSE A L’EAU, PEI-GNEUSE A L’EAU, A ÉNERGIE VARIABLE ET SIMULTANÉE.
- Par MM. Dupetit frère.
- Dans tous les pays où l’on travaille le velours de coton, soit uni, soit côtelé, le teinturier ou l’apprêteur est obligé, à un certain moment de la préparation, de faire subir au tissu l’opération du roulage à l’eau, du brossage à l’eau ou du peignage ou cardage à l’eau. Cette dernière a pour but de travailler le velours de coton dans le sens transversal et de former à sa surface des côtes bien arrondies et bien polies.
- Malheureusement, l’opération serait très coûteuse et dispendieuse en raison du nombre d’ouvriers qu’elle exigerait et du nombre de machines nécessitées pour l’exécution du travail, c. à d. autant de machines que de genres différents et de qualités différentes à traiter.
- Afin d’améliorer cet état de choses, ces Messieurs ont imaginé et construit une machine qui a trait à la présente invention et qui remplirait, à elle seule, les buts de plusieurs autres machines réunies. Toute l’action, dans celle-ci, repose sur un système de débrayage instantané, consistant à arrêter le travail d’autant de rubans circulaires qu’il en est besoin, suivant le genre et la constitution des tissus de velours de coton à traiter.
- La machine se compose essentiellement d’un bâti formé de deux flasques verticaux parallèles, entretoisées par des croisillons. Tout le long du bâti et transversalement à
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- son axe tournent des tambours en bois dans des paliers fixés à espacement uniforme sur ses flasques, ainsi que des contre-rouleaux placés plus bas à chevauchement par rapport auxdits tambours.
- Le tissu part de la tête de la machine, passe successivement sur les tambours en bois et les contre-rouleaux, vient s’échapper hors de la machine au-delà d'un embarrage, après avoir trempé dans un bac à eau qui contient les derniers contre-rouleaux de la série.
- Les tambours en bois sont mis en mouve-ment 4p rotation par une commande à engre-nages coniques. Aurdessus 4e chaque tam-bour est disposée une carde débourreuse; des courroies passent sur des poulies montées sur consoles coudées et se déploient suivant la génératrice supérieure des tambours.
- CORRESPONDANCE
- Lyon, 15 juin 1892.
- Monsieur Jules Joffre, à Saint-Brice-sous-Forêt (Seine-et-Oise)
- Je reçois votre gracieux envoi à propos de mes articles sur la solidité des couleurs dans le Moniteur de la teinture, merci. Je vois avec plaisir que nous sommes d’accord ; tout au plus, y a-t-il de très légères divergences, dans tous les cas, nous poursuivons le même but, et avons les mêmes manière de voir avec vous dans le Bulletin, de la Société chimique de Paris.
- Encore une fois, merci de votre envoi, et dans le prochain numéro du 5 juillet, j'ana-lyserai vos travaux dans le Moniteur de la teinture. D’ores et déjà nous sommes d’accord pour l’action des climats dits marins sur la solidité des nuances.
- Donc au 5 juillet, et bien à vous.
- Marius Moyret.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA MÉTHODE ET LES APPA®EILS POUR RENDRE LES ETOFFES IMPERMÉAÉLES PAR UN SEUL TRAITEMENT Ou PROCÉDÉ
- Par MM. John Miller senior et John Miller jupior
- Actuellement, il existe deux procédés distincts ou classifications des substances pour rendre les étoffes imperméables, chaque pro-cédé étant pratiqué séparément au moyen de traitements du nombre d'un, deux pu davan-tage.
- L’un des procédés sert à imprégner plus ou moins |es fibres de l'étoffe d'un qp plusieurs agents d’imperméabilisation solubles dans l’eau.
- La noyvelle méthede fait passer l'étoffe * travers les deux sortes d'agents ou séries d’in grédients à la fois, à une température appropriée, et en seul traitement ou procédé par lequel l’étoffe est imprégnée et enduite simultanément et rapidement, en sauveg irdant les couleurs et en rendant l’étoffe plus solide et plus durable à l’imperméabilisation, tandis que l’étoffe peut, pendant le même procéde, être remplie ou renforcée sans détriment $ son imperméabilité.
- f.- i G. m .8
- Les ingrédients d’imperméabilisation solur bles dans l’eau et leurs quantités proportionnelles « à l’état sec » qu’on emploie sont de préférence les suivants :
- A: . . i " 0 159 0)) 26ii ;
- Acétate d’alumine, fait
- de sulfate d’alumine 24 parties ou 50 %
- Acétate de zinc....... 12 parties ou 25 %
- Acétate de calcium ... 8 parties ou 16 ?/? %
- Albumine................ 4 parties ou 8 V? %
- Les substances d’imperméabilisationinsolu-bles dans l’eau et les proportions qu’on em: ploie de préférence sont :
- Cire de paraffine.....65 parties ou 65 %
- Cire du Japon.........25 parties ou 25 %
- Cire d’abeilles....... 10 parties ou 10%
- Ces cires sont fondues ensemble dans Jes
- proportions données dans la ou les auge3’ chauffées à la vapeur de la machine à imper-méabiliser, jusqu’à ce que le cylindre touche
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- ila cire en fusion, à la profondeur d’un, de deux ou de plusieurs centimètres.
- Les substances dont on se sert de préférence pour remplir ou renforcer l’étoffe sont : l'albu-mine, la colle de poisson et l’apprêt. Elles sont toutes solubles dans l’eau et peuvent être employées soit ensemble, soit séparément, avec es ingrédients d’imperméabilisation solubles Cans l’eau, dans les divers compartiments de a machine et en des proportions que pourra exiger l’étoffe à traiter ; mais de préférence on se sert de l’apprêt dans une calandre à empois placée sur le devant de la machine à mperméabiliser et fonctionnant en combinai-avec elle.
- L’apprêt se fait comme suit :
- 16 parties d’empois farine ou autre sont mé-langées avec 76 parties d’eau, puis 8 parties de soude caustique à 25 B sont additionnées 8raduellement en remuant le liquide tout le "mps,puis neutralisées avec de l’acide suifu-"que à 10 degrés B, jusqu’à ce que le papier ournesol ne change pas.
- Voici maintenant les appareils imaginés Parles inventeurs pour faire l'application des Produits susindiqués, en vue de rendre imper-"éables les étoffes traitées.
- La machine se compose d’un bâti, de com-Partiments B pour le lavage au besoin et de ompartiment C pour'les substances solubles “êns l’eau. D compartiment supplémentaire PoUr enlever par le lavage les ingrédients qui "ont de trop sur la surface de l’étoffe. A la aTtie des compartiments B, l’étoffe passe par Nus un tendeur, puis entre deux cylindres Presseurs pour perdre l’eau superflue qu’elle "enferme.
- R
- NSuite, elle entre dans et traverse de, même s compartiments C, renfermant la solution "Perméabilisante soluble dans l’eau, qui Pet être relativement froide. De là l’étoffe
- s des tubes à succion qui sont perforés, on entre des cylin-après cela elle pénètre dans
- , " par dessu exPansion ou AFes Presseurs ;
- poppmPartiment suivant D,renfermant de l’eau, enlever par le lavage tous ingrédients
- qui sont de trop sur la surface de l’étoffe ; puis par-dessus d’autres tubes à succion et dans un cylindre chauffé, lequel a une vitesse un peu plus grande que celle des rouleaux pour éviter les retraits dans l’étoffe. De là l'étoffe passe par-dessus un tendeur et un cylindre qui tourne dans une auge chauffée à la vapeur ou autrement, et renfermant les in-grédients qui sont insolubles dans l’eau, l’étoffe étant élevée et abaissée sur la surface du cylindre.
- Les tubes à. succion et à expansion sont ca-nelés en diagonale d’un côté pour convenir à une pièce en largeur. Ils sont perforés sur leur périphérie et ont des recouvrements pour couvrir les perforations qui ne sont pas en contact avec l’étoffe.
- Les tendeurs sont canelés aussi et reversi-bles de la même façon que les tubes à expansion décrits plus haut.
- On peut au besoin placer en arrière des compartiments renfermant les ingrédients solubles dans l’eau un ou plusieurs cylindres chauffés ou autres appareils appropriés pour sécher plus ou moins l'étoffe avant de passer aux compartiments renfermant les ingrédients insolubles dans l'eau, compartiments en arrière desquels peuvent aussi être placés des cylindres, chauffés par-dessus lesquels l’étoffe pourra être passée à un arbre de pliage fixé à l’extrémité de la machine.
- Ou bien encore l’étoffe pourra être passée directement de ces cylindres chauffés,nommés en dernier lieu, à un appareil-tendeurou fixateur de largeur, et recevoir alors dans un seul traitement continu une dernière et durable pression pour la finir, en étant passée à travers une machine à pression progressive.
- KURPAHLINE
- BB No 18 et R No 20
- Bleus nouveaux pour laine.
- La Kurpahline que ï’Usine. du Nord, à Bai-sieux (Nord), vient de faire breveter, est sans
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- te e ©
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- contredit le Bleu le plus utile pour tous ceux qui recherchent un produit direct solide pour laine.
- Presque toutes les fabriques ont travaillé pour remplacer le carmin d’indigo ; plusieurs ont apporté sur le marché des colorants qui certainement ont du mérite ; mais pas un ne possède toutes les qualités que le teinturier exige aujourd'hui : unir facilement, monter lentement, se marier sans piquer ni brèler en mélange avec d'autres produits ; ne pas tacher à la boue de Paris ; résiner aux acides et au lavage. Il faut ajouter à cela que le prix de revient est inférieur à tous les autres : carmin d’indigo, etc. La liste des exigences est
- Marque BB n' 18
- 15 fr. par kil. de laine
- Marque R n’ 20 15 fr. par kil. de laine
- Marque BB n' 18 30 fr. par kil. de laine
- Marque R n’ 20 30 fr. par kil. de laine
- longue et pourtant la Kurpahline les remplit toutes.
- Les échantillons teints que nous soumettons à nos lecteurs présentent 2 nuances : claires et foncées de chaque marque.
- Les nuances claires ont obtenues à raison de 15 gr. Kurpahline par kil. de laine et les foncées à raison de 30 gr. mordant acide sulfurique et sulfate de soude.
- Pour la teinture en écheveaux, en pièces et pour le chiffonnage la Kurpahline rendra d’énormes services. Ses qualités de ne dégorger ni au frottement ni au lavage la rendent supérieur à tous les autres colorants bleus.
- La nuance ne se développe que lentement et se corse et unit au bouillon.
- Pour les échantillons, s’adresser à l’Usine du Nord, à Baisieux (Nord).
- Le prix est de fr. 11 le kilog.
- BENZO-BLEU MAR'NE B
- {Breveté s.g.d.g.)
- MM. Fred Bayer et Co, à Fiers, nous envoient un échantillon de leur benzo-bleu marine B (breveté s.g.d.g.), un nouveau produit substantif pour coton qui correspond dans son emploi et dans ses qualités tinctoriales at benzo-bleu noir et bleu benzo-indigo de 18 même maison.
- Le benzo-bleu noir G fournit sur coton» sur toile, etc., des teintes bleu foncé, lebenz0 bleu noir R des teintes bleu noir rougeâtre et et le bleu benzo-indigo des tons bleu verdâtre tandisque, avec le benzo bleu marine B, 011 obtient des teintes bleu marine pur qui se di5 tinguent par un prix de revient très modere
- De même que le benzo-bleu noir et le ble. benzo-indigo, le benzo-bleu marine B possèd une grande solidité aux acides et aux alcal5 et ses teintes résistent très bien à l'influence de l’air, de la lumière et à un fort lavage-
- Le benzo-bleu marine B peut être combl
- avec
- teig]
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- Une bleu
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- L mac car pen moy toil à l’î
- L ont eyli en %epe rite riet 3oç ind 8ér Con ne Pa, du, d‘y
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- L’échan
- stantifs se
- avec tous les autres colora teignant
- ci-joint a été teint pendant une heure au bouillon avec 3 % de benzo-bleu marine B.
- 5 % de potasse et 2 % de savon ; et a été rincéà grande eau.
- Avec 4 0/ de colorant on obtient un bleu e /o marine pur foncé. Les bains seront conservés.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- SYSTEME DE MACHINE SÉCHEUSE-REPASSEUSE, par la Société Piet et Cie.
- L’invention est relative à un système de machine sécheuse-repasseuse essentiellement caractérisée par l’application d’un foyer indépendant de cette machine et par l’emploi de moyens nouveaux de séchage, à l’égard de la Wile conductrice du tissu ou matière soumise 4‘action de ladite machine.
- Les dispositions particulières du système ont pour but : lo d'effectuer le chauffage d’un Oindre qui est de préférence non tournant, en fonte polie et lisse, à l’aide d’un foyer de la machine ; 20 d'assurer la régula-"té du chauffage par un cloisonnement inté-eur repartissant ]ecalorique uniformément' 3 ^permettre l’éloignement suffisant du foyer dependant pour que l’ouvrier n’en soit pas 8ené dans son travail ; 4 d'assurer le séchage "mplet de la toile conductrice par l’entraî-"ement de l’humidité, entrainement produit P8r l’appel que déterminent les chaleurs per-wes de la cheminée d’appel, qui est entourée "ne gaine à cet effet.
- Un cylindre fixe est divisé par deux cloisons; les produits de la combustion entrent par une extrémité dans ce cylindre et, conduits par ces cloisons qui leur font parcourir deux fois la longueur du cylindre, gagnent la cheminée placée à la même extrémité. Cette cheminée est entourée d’une gaine dont la base ouverte débouche dans la chambre formée par les deux cloisons. La chaleur des parois de la cheminée, jointe à celle développée par les deux cloisons, fournit une dilatation d’air capable de donner une aspiration énergique. Celle produite dans l’intérieur de ladite chambre sert à dessécher et aspire l'humidité contenue encore dans la toile sans fin conductrice après l'opération.
- Enfin, la toile sans fin conduite par des rouleaux entraîneurs et tendeurs, et glissant sur le cylindre, repose et frotte sur des cloisons:— supports en tôle, cuivre, bois, etc., et détermine de la sorte une capacité fermée, n’ayant d’autres issues que deux ouvertures en communication par deux tuyaux avec la gaine du ventilateur. Deux clefs permettent par le jeu de mettre le foyer indépendant en relation directe avec la cheminée sans passer par le cylindre repasseur et de régler le tirage.
- PERFECTIONNENENT AUX CUVES DE TEINTURE
- Par M. Alfred Drèze.
- Cette invention consiste à produire dans une cuve à teindre un mouvement de circulation continuel, en même temps qu'un échauf-fement rapide du bain de teinture, en faisant arriver la vapeur de bas en haut dans l’axe d’un tuyau central cylindrique ou en tronc de cône, autour duquel la matière à teindre est posée sur un double fond. La vapeur agit dans ce tuyau, par lequel elle arrive, comme elle le ferait dans un injecteur ; elle aspire le bain de teinture tout autour de lui et communique à celui-ci un mouvement ascensionel très rapide; arrivé au haut du tuyau, le liquide re-
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- tombe ensuite en gerbe sur la matière à teindre.
- SYSTÈME D’APPAREIL ÉLARGISSEUR - GU IDE PIÈCES AUTOMATIQUE Par M. Fernan i Dehaître.
- Dans la plupart des machines employées dans les industries textiles, principalement dans celles qui servent aux opérations finales de teinture, d’apprêt ou de vaporisage, etc., il est nécessaire que le tissu s’introduise bien dressé dans les organes de la machine.
- Généralement, ce travail de guidage se fait par un ou plusieurs ouvriers. La présente invention a pour but d’effectuer automatique-men' le même travail et, à cet effet, consiste en un système d’appareil élargisseur-guide-pièces automatique caractérisé par la combinaison d’un système de pinces ou doigts mobiles, montés sur un balancier relié lui-même à un dispositif de doubles rouleaux entre lesquels passe le tissu, de rouleaux troncôniques roulant tangentiellement suivant une génératrice et servant à élargir le tissu, et de rouleaux cannelés droits, faisant partie de chariots-porteurs montés sur tourillons, pour permettre leur oscillation sous l’action même du tissu qui se ramène ainsi de lui-même automatiquement en bonne position.
- Il est bien entendu que ce système d'appa-reil-élargisseur peut être attelé de façon appropriée à n'importe quelle machine traitant les tissus, pour leur faire subir les diverses I opérations usitées de la teinture et de l’apprêt.
- PROCÉDÉ DE PRODUCTION DE NOIR D’ANILINE SUR LA LAINE, LES POILS ET D AUTRES FIBRES ANIMALES
- Par M. Karl Oehler.
- Le but de cette invention est la production ! d’un noir d’aniline inverdissable sur la laine, les poils ou tout article mixte contenant de la laine, etc., en les oxydant d’abord d’une certaine manière et ensuite les traitant par le procédé de noir d’aniline (vapeur, analogue à celui employé pour le coton.
- Voici In description du nouveau procédé:
- La marchandise bien nettoyée est prise 4 l'état humide encore et traitée à la température ordinaire une demi-heure ou une heure, dans un bain contenant 6 à 10 % d’hyposulfite de chaux et 9 à 15 % d’acide chlorhydrique à 21o (du poids de la marchandise). Le blanc de la laine ne souffre guère par ce procédé.
- Après l’oxydation, on lave bien, on sèche et on foularde, on imprime avec un mélange propre à produire sur coton un noir d'aniline vapeur. Il est possible d’enlever le noir d’une manière similaire à celle en usage dans l’in-diennerie d’après le procédé Prudhomme, et de combiner cet enlevage avec la fixation de couleurs bien plus variées qu'on ne peut le faire sur coton.
- A en juger par le dire de l’inventeur, on ne saurait trouver actuellement de noir d’aniline sur laine dans le commerce et dans aucun ouvrage contenant des indications sur la production de noir d’aniline sur laine on n’aurait proposé l’emploi du noir d’aniline vapeur.
- FABRICATION DE BOITES A ENROULER LES TISSUS, D’UN SEUL MORCEAU AU MOYEN D’UN OUTIL SPÉCIAL.
- Par M. A. Dunamel.
- Les boîtes pour enrouler les tissus, du sys7 tème se rapportant à cette invention, sont fa-briquées d’une seule pièce, en bois de sapin du Nord.
- Elles auraient l’avantage, sur toutes celle faites jusqu’à ce jour, de coûter moins cher» de ne pas se décoller et de ne pas être expo-sées à l’inconvénient des chevilles, qui, bout de peu de temps, font saillie à la surface de la boîte et abiment les tissus enrouls def sus. Le trou carré du centre est fait tnécd^1 quement avec un outil spécial dont nous allons donner la description.
- Il se compose d’une barre en fer rond Par faitement droite et d’une bague carrée f 1 acier trempé solidement fixée sur une de se extrémités.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- La barre, qui est tournée à un diamètre quelconque mais uniforme, est de longueur largement supérieure à celle des pièces de bois à transformer en caisses pour enroule-ment des tissus ; à l’extrémité, sur laquelle 88 montée la bague, sa surface est profondé-ment fouillée suivant quatre génératrices equidistantes de façon à donner à cette barre, cet endroit là et sur une certaine étendue, une section en forme de croix, et à la place lestinée à la bague carrée, c. à d. tout au bout, on diminue de toute l’épaisseur de chair 118 celle-ci la hauteur de chacune des branches de cette croix.
- La bague, ainsi que nous l’avons déjà fait "marquer, est en acier (acier d’outil) et Tempée; sa bordure (celle en regard de la bArre), est, avant la trempe, taillée en quatre bûchants dont les arrêts simulent un carré Perfait circonscrit au cercle de section de la bArre; prise dans un étau, cette bague fixée NP la barre devra pouvoir résister à tout ef-ovt exercé sur cette dernière longitudinale-"ent pour l’en détacher.
- Vue en bout, du côté de la bague, la barre "eSentera quatre ouvertures, par lesquelles "“chapperont, durant l’opération, les copeaux "taches par la bague en mouvement et lassés dans les rainures de la barre.
- Avec l’aide de l’outil ainsi constitué, le tra-8 effectue avec la plus grande facilité.
- on perce, au diamètre de la barre choisie 118 la série, un trou central à travers toute la in
- app8eur de la pièce de bois; on y introduit arre par un bout et de l’autre on la tire à se. à ce que la bague vienne heurter de , Iatre coins tranchants la face de la pièce ois fortement amarrée; on exerce ensuite ^quement sur l’extrémité de la barre, aig o
- te|[ -9 aya"t bien soin qu’à aucun moment , 'C1 ne tourne sur elle-même, un effort | 8itudinal suffisant pour labourer avec la Ehe toute la longueur des parois du trou. e trou rond transformé de la sorte en trou
- -Pré n
- . parfaitement droit, on v passe un arbre “ATré ' ’ • w
- ’ axe à l’aide duquel on termine sur le
- trou le façonnage de la boîte en une pièce pour enroulement des tissus.
- PROCÉDÉ POUR LA PRÉPARATION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES JAUNES POUR COTON
- Par la Société Bayer et pie.
- Cette société a trouvé que l’on obtient des matières colorantes d’une importance pratique considérable, en faisant agir de l'hypochlorite de soude sur les acides sulfoniques des thio-dérivés de la p. toluidine, m. xylidine et +-cu-midine.
- Ces acides sulfoniques représentent des corps absolument incolores, dont les sels de soude n’ont aucune affinité pour le coton.
- Les nouvelles matières obtenues par la société en question, ainsi qu’il vient d’être dit, se distingueraient de celles 4e leur brevet n' 209.619, par un pouvoir colorant bien plus considérable et une nuance plus pure.
- MACHINE A CHINER LES COTONS
- Par un principe nouveau qui permet de les teindre de planeurs couleurs à la fais
- Par M. pierre-Marie Barbay
- L’on pourrait avec cette machine obtenir d’un seul coup, c’est-à-dire passer plusieurs couleurs à la fois sur les cotons, ce qui diminue la main-d’œuvre et par conséquent le prix de revient.
- Ce résultat serait dû à un principe nouveau, lequel consiste en ceci : faire passer le coton sur des bagues parallèlement à l’axe de ceux-ci, au lieu de les faire passer dans les rainures d’un cylindre, pour le chiner, et isoler ces bagues les unes des autres de façon à leur faire transmettre, a des intervalles voulus, les couleurs de diverses nuances en aussi grand nombre qu’on le désire.
- La machine se compose :
- lo De bagues en cuivre, bronze ou toute autre matières, montées sur un axe commun et s’humectant de couleur sur d’autres bagues de même nature, montrées pareillement sur un axe commun parallèle au premier et transmettant la couleur reçue au coton ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 2e De bagues garnies de molleton ou de toute autre matière convenable, disposées sur leur axe de façon qu’il y ait entre elles un espace pour loger les rebords des boîtes conte -nant les couleurs ;
- 3oDe ces petites boîtes dans lesquelles les bagues puisent la couleur pour la transmettre à celles avec lesquelles elles sont en contact à cet effet ;
- 4° D’auges allongées dans lesquelles se placent et s’alignent les susdites bottes à couleur, qui sont au nombre de deux par machine et portent chacun un rouleau imprimeur composé de ses diverses bargues ;
- 5° Du bâti de la machine.
- NOUVEAU PRODUIT CHIMIQUE POUR LE NETTOYAGE ET LA RETEINTE DES EFFETS D'HABILLEMENT AINSI QUE POUR LE NETTOYAGE DES OBJETS EN OR, ARGENT OU IMITATION
- Par M. J.-F. Estrade.
- Pour le nettoyage des effets d’habillement, l’inventeur coupe en menus morceaux 250 grammes de bois de Panama qu’il jette dans 15 litres d’eau ordinaire; il fait bouillir pendant une heure de temps, puis laisse refroidir et filtre dans 2 manches de flanelle de santé ; il ajoute au produit filtré 20 centilitres d’ammoniac par litre et met aussitôt en bouteille.
- Pour la reteinte des effets d’habillement, on procède comme ci-dessus aussi pour l’eau de Panama. On verse dans un litre d’eau en ébullition 10 centilitres du produit obtenu par le bois de Panama et 5 grammes de fuchsine (par litre de la couleur que l’on veut obtenir) ; on continue l’ébullition pendant 15 minutes, on laisse refroidir et on filtre dans 2 manches de flanelle, puis on ajoute au produit 10 centilitres d’ammoniac par litre et on met en bouteille.
- Les couleurs employées sont le bleu marine, le bleu de Chine foncé, le noir, le rouge vif, le jaune jonquille, le bleu gendarme, le bleu chasseur, le vert mousse, le vert foncé, etc.
- Pour le nettoyage des écussons, franges, galons, etc., qui sont en argent ou faux ar
- gent, le produit employé est celui affecté au nettoyage des effets d’habillement.
- Quant au nettoyage des écussons, franges, galons en argent ou imitation, on prépare de l'eau de Panama comme pour le nettoyage des effets d’habillement, mais on ajoute par litre 5 grammes de blanc d’Espagne et 20 centilitres d’ammoniac.
- On emploie ces produits au moyen d’une petite brosse ordinaire que l’on passe sur les objets à nettoyer, en frottant fortement.
- NOUVELLE MACHINE A TEINDRE LES TEXTILES EN ÉCHEVEAUX
- Par M. Victor Bantegny, professeur.
- Cette invention se rapporte à la teinture et au lavage des textiles en écheveaux. L’appa reil qui sert à la réaliser se décrit comme suit :
- Un bac à fond circulaire reçoit sur deux côtés des bâtis avec palier au sommet et dan ces paliers se monte un tambour par les tourillons de son axe central. Ce tambour 681 formé de deux flasques calés sur son axe presque tout contre le tourillon de ce dernier’ ces flasques sont étoilés, c’est-à-dire qu’ils portent plusieurs rayons dont les extrémite55 plongeantes sont en bois et reliées par def planchettes, facilement démontables, qui vont d’un flasque à l’autre, en travers du bac o. cuve ; c'est sur ces planchettes que l’on ra^e les écheveaux à teindre ou à laver. La par. de l’axe de tambour comprise entre les de. flasques est protégée par un fourreau inatt quable par les acides et le mouvement de r tation se donne au tambour, soit à la m8!") soit par poulie folle et fixe.
- Après teinture ou lavage, on relève 1® t8n. bour pour dégager la cuve et cet exhaus ment s’opère à l’aide d’un dispositif de maillère mue par volant et engrenage ques ou bien au moyen d’un treuil fonction" au-dessus du bac ; avec un treuil roulantr’ . peut même faire passer le même tam Is écheveaux dans une série de bains dm pour arriver à la nuance voulue.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSDS
- b» O en
- La sortie des écheveaux s'effectue à la manière ordinaire, par plan incliné aboutissant hors de la machine et recevant les planchet-tes garnies d’écheveaux teints, lorsque le Wambour est relevé hors du bac.
- NOUVEL APPAREIL BRULEUR PAR UN GAZ OU FLUIDE INFLAMMABLE, PUR OU MÉLANGÉ POUR MACHINE A FLAMBER LES TISSUS
- Par M. J. Gay, constructeur-mécanicien.
- Ce nouveau brûleur (ou rampe de flambage) pour machines à griller ou à flamber les tissus, 88 distingue particulièrement de tous les au-tres brûleurs par son mode de réglage de la ongueur de flamme et de fermeture de cette fammne, et aussi par ses dispositions spéciales constituant un perfectionnement sur ce qui existe.
- Ce brûleur est composé d’un tube de forme rectangulaire en métal rigide et en deux pièces reliées ensemble d’une façon quelconque ; la Partie supérieure possède une fente où passe efluide inflammable qui fait la flamme. La longueur de cette flamme où son obturation complète sont effectuées au moyen de règles "ant chacune un côté biais et placées à l’in-“erieur du brûleur, sous les parties faisant la sente ; ces règles coulissent transversalement 4 l’axe longitudinal du brûleur; elles sont oommandées par des engrenages actionnant des crémaillères fixées sous elles ; en avan-sant ces règles, leurs côtés biais viennent di-ninuer jusqu’à obturation complète la longueur de la flamme ; en avançant plus une règle que autre, ou excentre la flamme à droite ou à éauche selon le besoin du travail.
- Le fluide inflammable arrive tout d’abord dans la première chambre du bas du brûleur, Per les deux bouts, ou d'un seul bout ou par COté du brûleur ; de là il passe dans la deuxième chambre par une fente qui y répar-u le mélange d’une façon égale, par arriver Par la fente dernière à former la flamme né-cessaire au traitement du tissu.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA FABRICATION DES TISSUS EN COULEUR
- Par M. Henri Frémont.
- Jusqu’à présent,les tissus de couleurs s’obtiennent soit au moyen de l’impression sur des étoffes tissés d’abord en écru, soit par l’emploi de textiles teints d'abord en éche-veaux et tissés ensuite, soit enfin, comme on le fait depuis quelques années seulement, par teinture de ces textiles faite après cardage en filature.
- La présente invention consiste en principe à supprimer la teinture en écheveaux pour la chaîne et à la remplacer par l’application aux textiles de toutes natures, des procédés d’impression qui ne sont employées actuellement que pour les tissus.
- Pour réaliser l’invention, on applique l’impression des couleurs unies sur tous les filés textiles (coton, soie, laine, lin, chanvre, jute, | ramie, etc.) préalablement blanchis ou mor-dancés lorsque la nuance l'exige, en employant à cet effet les pareuses, encolleuses ou machines analogues.
- Ces machines pareuses, encolleuses ou autres analogues peuvent être augmentées de deux ou trois bâches. Chaque bâche est munie d’un rouleau-plongeur et de deux rouleaux pressant les fils. Le rouleau inférieur est commandé en même temps pour servir de rouleau d’appel ; il a immédiatement au-dessus de lui son rouleau exprimeur ou presseur.
- L’adjonction de ces bâches a lieu pour les nuances qui ne peuvent être faites d’un seul bain.
- (Reproduction interdite.)
- TRIBUNAUX
- ------ 'Lijit
- TRIBUNAL CIVIL DE ROUEN Jugement du 16 mai 1891 Au profit de M. le Dr Martius, Contre : I. et E. Larcher frères, à Malau-nay, près Rouen ;
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- $06
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Max Singer demeurant à Tournai (Belgique);
- Rob Drazal, défaillant.
- Attendu que Martius, concessionnaire d’un brevet délivré à Bottiger, le 4 mars 1884; en-semble de deux certificats d’addition pour là fabrication et la vente exclusive en France de matières colorantes rouges teignant le coton sans mordant, dites Rouge Congo, a fait, le 27 novembre 1889, en vertu d’une ordohnanice de M. le président du Tribunal, procéder à la description et au prélèvement d'échantillons de matières colorantes achetées par I. et E. Larcher, de Max Singer, propriétaire de l’usine de Baisieux (Nord), dont Drazal était directeur, et que Martius prétend être la contrefaçon de son produit breveté ;
- Attendu que...
- Attendu qu’en vain Max Singer sbutient que les marchandises sont d’origine belge et qu’il les a livrées en gare belge à I. et E. Larcher; qui les auraient importées à leurs risques et périls ; que cette origine étrangère; fût-elle constatée, il n'en est pas moins constant que la vente a été faite en France par l’usine de Baisieux qui éh a délivré les facturés revêtues de la signature de Draval, et dont l’uné montre que les marchandises vendues étaient adressées franco en gare de Malaunay par la maison venderesse;
- Que Max Singer et Drazal ne sauraient non plus; dans ces circonstances, comme ayant vendu en France et comme ayant introduit sur le territoire français les produits contrefaits, échapper à la responsabilité invoquée contre eux :
- Attendu, etc.
- Par ces motifs,
- Le Tribunal ;
- M. l’avocat de là République entendu en ses conclusions conformes ;
- Prononce itératif défaut contre Drazal et jugeant contradictoirement vis-à-vis de toutes les parties ;
- Condamne I. et E. Larcher; Max Singer et Drazal, conjointement et solidairement à payer à Martius la somme de six mille francs, à
- titre de dommages-intérêts, pour réparation du préjudice que lui ont causé les faits de contrefaçon établis à la charge des défendeurs;
- Prononce la confiscation des produits contrefaits ;
- Autorise Martius à faire insérer le présent jugemênt; soil en eHtier; sit par extfait; dans trois journaux à son choix, aux frais de 1 et E. Larcher, Max Singer et Drazal :
- Rejette comme inutile ou mal fondé le surplus des conditions des parties ;
- Et condamne L et E. Larcher, Max Singent Drazal, solidairement aux dépens.
- Après appel interjeté par Max Singer seul, le jugement a été confirmé purement et sim-plement par la cour d’appel de Rouen, suivant arrêt rendu le 28 juin 1892; condamnant, en outre, l’appelant aux dépens de l’arrêt.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite P. Fieux et Cie , barque pour teintures, 52, rue Bichat, a Paris — Durée : 20 ans. — Cap. ' 30,000 fr., dont 26,000 fr. par la commandite. — Acte du 15 avril.
- Formation de la Société en nom collectif H. et À. Gantois , couleurs, drogueries, teintu-res, 50, rue Léon-Gambetta, à Lille. —Durée:
- 9 ans. — Acte du 30 avril. .»
- Formation de là Société en nom collet Elbaz et BENOLIEL, tissés, draps, comestible3' à Afh-el-Arba (Algérie). — Durée : 2 ans. -Cap. : 10,000 fr. — Acté du 24 avril.
- Tk 13 Urnisit • ,
- DlSSOLütlONS DE SîciETEs
- Dissolutiûn de la Société HENRY fils; FispAce et Cie, teinturerie de savonnieres, ei-devi 3 pi. Wagram, à Paris; act. à Savonniere) (Meuse). — LiqUid. : M. Léloup, à Bar-le Duc. — Délib. du 30 mars:
- Dissolution de la Société BARDOUX et PARENT' fab. d’eau oxygénée, quai de Marseille, 8
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- ET DK L’IMPRESSON DÈS Tissu
- z0
- S,
- Roubaix. — Liquid. : lés associes. — Acte du 27 avril.
- Dissolution de la Société Desmaretz ét WAT-
- TRELOT, teinture et apprêt des tissus, 104, rue deGuisnes, à Toulouse. — Liquid. : les associés. — Acté du 21 avril.
- —-----------------------------------
- BULLETIN FINANCIER
- On continue à monter.
- Là réponse des primes, première opération de la liquidation de quinzaine, s’est effectuée aujourd'hui à l’entière satisfaction des acheteurs, qui restent une fois de plus absolument maîtres du marché
- Le 3 0|0 ancien s’avance a 100 45. Le 3 010 ouveau à 100 72. Le 3 0{0 amortissable à 100. -4 1(2 0(0 vaut 105 65. . ...
- L Italien demeuré à 93 05, l'Extérieure 4 010 Passe de 60 90 à 67 22, le Portugais 3 OjO à 24 85, e Hongrois 4 0|0 à 95 60, le Turc 4 0[0 à 20 70. . Seuls les Fonds Russes font preuve de quelque ourdeur.
- à La Banque de France est en reprise de 20 fr.
- Le Crédit Foncier que nous laissons à 1.170fr. est en vive reprise. Les résolutions prises par a Chambre en première lecture sont si grosses ge conséquences qu’on ne veut pas encore ad-ettre qu’elles soient définitives.
- , On échange la Banque d'Escompte à 181 25, e Comptoir National à 517 50, le Crédit Lyon-n8is à 787 50.
- . De nombreuses demandes relèvent : le Lyon à 1517 50, le Midi à 1.335, lè Nord à 1.895, l'Or-eans à 1 545
- , Les Autrichiens se traitent à 662 50, les Lom-ards à 223 75, le Nord-Éspagne à 183 75 et le "ragosse à 221 25
- L® Suez èst en nouvelle hausse à 2.815.
- Le Gaz cote 1.440.
- roans ses deux dernières séance hebdomadai-ddes et juin, le conseil d’administration 59.Crédit Foncier a autorisé pour 7 millions 408 648 fr. de nouveau prêts, dont 6 millions -150 fr. en prêts fonciers et 1 million 108.498 " Prêts communaux.
- mam
- ANNUAIRE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Du monde entier (2 volumes)
- , PUBLÉ PAR SLATER’S DIRECTORY LIMITED oiété anonyme au capital de 1,500,000 francs) "e Notre-1 ame-des- Victoires, 42, PARIS
- Et à MANCHESTER (Angleterre) (Maison fondée en 1795)
- p . Volume 1. (Europe) sous presse Cripteu aux souscripteurs, 50 fra aux non sous-
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandai ou timOres-postés.
- Die faerberec der Baumwoile(La Tein-ture du coton) par V. H. Soxhlet, 1 volume in 8° de 259 pages avec 150 échantillon^ et 30 figurés dans le texte.
- Cet ouvrage, écrit en allemand, intéressera certainement ceux de nos lecteurs ayant quelques notions de cette langue, car uni petit dictionnaire, à la fin du volume, donne la traduction en langues française et anglaise des expressions les plus usitées dans la teinture. L’auteur, qui est un chimiste de réputation, ayant acquis une grande pratique dans diverses fabriques allemandes et américaines, traite dans son ouvrage de la teinture du coton avec les matières colorantes directes, c'est-a-dire de benzidine et autres, qui trouvent aujourd’hui un emploi régulier dans la pratiqué.
- Ne se perdant pas dans de longs exposés théoriques, il indique brièvement les progrès les plus récents, et charue procédé est accompagné d’un échantillon en nature qui explique, au praticien mieux que toutes les formules ce qu’il a besoin de connaître, et seuls ils suffiraient déjà pour donner de la valeur à cet ouvrage aux yeux des intéressés.
- La teinture en noir d’aniline occupe la place importante qui lui est due,et en fin de compte le lecteur y trouvera un exposé des matières colorantes de diamine.
- Une description des machines les plus nouvelles, employées dans la teinture et les travaux préparatoires, précède l’ouvrage et vient encore rehausser sa valeur ait point de vue des services qu’il peut rendre.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l'auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu'ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur lés ar's âu Japon ; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noye dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d'ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuplé si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l'ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Y emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N° .43 ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S Juillet 1892
- cour. '
- SOM M AIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- VERT DIAMINE B SOLIDE SUR COTON.
- DES COULEURS SOLIDES (suite).
- machine a dérompre les tissus.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- GENRE DE FILÉS MULTICOLORES defet varié et irrégulier, et procédé de fabrication. qui s’y rapporte
- Par MM. A. Pinel fils et Cie.
- Divers genres de tissus, en laine, coton et dUtres matières textiles, emploient depuis °ngtemps des filés assemblés ou retordus en 1111 certain nombre de brins. Ces filés sont °u tous écrus ou teints, ou les uns écrus et 168 autres teints, blanchis, chinés ; en un mot, on admet, dans leur emploi, toutes les com -binaisons de cet ordre, que la fantaisie ou le besoin de produire un effet nouveau peuvent "oggérer.
- Quand il s’agit d’obtenir un assemblé ou "etors d’un numéro donné, il est nécessaire “employer des fils simples deux fois, trois Ois, etc., plus fins environ, suivant que le b"9duit terminé comporte un, deux ou plus de "ns. Il en résulte évidemment une notable ““8mentation du prix de revient, le fil simple ^nt plus cher à mesure qu’il devient plus
- Pour réduire ce revient, on a imaginé de-Pis longtemps de faire concourir à la forma-à " "un même fil deux ou plusieurs mèches 6e Réparation de filature, dont les unes sont “e8 et les autres teintes ou blanchies, ou e8 teintes, de nuances différentes ; la tein
- ture et le blanchiment étant d’ailleurs obtenus d’une façon quelconque, en masse, en rubans de préparation, etc.
- C’est, à proprement parler, une filature à plusieurs mèches. Le produit n’a pas toutes les qualités d’un fil mouliné ou retors, mais avec une apparence souvent suffisante, il est, dans des numéros élevés, d’un prix plus bas ; diverses opérations, en outre, plus ou moins coûteuses, se trouvant ainsi évitées.
- C’est ainsi qu’on est arrivé à faire des filés appelés généralement « jaspés », en opposition aux filés moulinés ou retordus.
- 1 Pour varier davantage les résultats de cette fabrication et parvenir à des effets nouveaux, on a inventé le présent procédé, qui consiste dans l’impression préalable des mèches ou rubans, à un nombre quelconque de couleurs, à des intervalles réguliers ou non ; ces mèches ou rubans servent ensuite à la fabrication des filés jaspés ou mélangés, suivant les modes employés généralement.
- ",
- PRÉPARATION D’UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE NOIR VIOLET
- Par MM. Frédéric Reverdin et Ch. de la Harpe.
- Cette invention est relative à la préparation d’une nouvelle matière colorante teignant la laine en noir-violet, en soumettant le sulfo-amidonaphtol
- C10H5.OH.AzH2.HSO3.
- (1) (2) (4)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à l’action d’un agent oxydant, et en particulier à l'action de l’oxygène de l’air en présence des carbonates alcalins, des carbonates alca-lino-terreux ou de l’ammoniaque.
- Le sulfoamidonaphtol en question est obtenu par réduction du dérivé nitrosé du sulfonaphtol 1-4.
- Cette nouvelle matière colorante teint en bain acide la laine non mordancée ou mor-dancée au chrome, en noir violet ; les nuances obtenues résistent bien à l’action de la lumière, du foulon et du savonnage ; elles peuvent être considérées comme noires.
- NOUVEAU SYSTÈME DE PLAQUES A VAPEUR DESTINÉES AU PRESSAGE DES TISSUS
- Par M. Fernand Dehaître,
- Ce nouveau système de plaques à vapeur permet d’effectuer le pressage des tissus par leur combinaison avec toute presse existante (presse hydraulique ou autre) ou un chariot porteur quelconque, que l’on peut amener sur le plateau d’une de ces presses disponibles.
- Ces plaques ainsi combinées constituent une disposition mécanique qui permet d’effectuer le passage successif de toutes les parties d’un tissu, sans que celui-ci ait été au préalable ni plié, ni encarté, entre des plaques chauffées ou non et pouvant être ou non garnies de papier, zinc ou toutes autres substances ou doublures quelconques.
- Ces plateaux ou plaques sont en fonte, en fer ou en cuivre ; ils sont creux et peuvent être chauffés par la vapeur, le gaz ou tout autre moyen.
- Appliquons-les, par exemple, à une presse hydraulique.
- On suspendra la première plaque supérieure au chapiteau de cette presse par quatre maillons à coulisse, et on reliera chacune d’elles à celle qui est placée immédiatement en-dessous par le même mode de suspension à quatre maillons à coulisse
- Ces maillons, lorsque le plateau du piston de la presse est descendu, suspendent les plaques à vapeur les unes aux autres,en lais
- sant entre elles l’intervalle nécessaire pour le libre passage du tissu. Ils permettent aussi» ces plaques devenir se serrer les unes contre les autres, quand le piston de la presse opère sa poussée de bas en haut.
- Des rouleaux de détour fixés après les pla-ques à vapeur et les suivant conséquemment dans leur mouvement de montée et de descente guident les plis du tissu passant entre chaque plaque.
- Une table reçoit le tissu avant son passage dans l’appareil ; un rouleau est suspendu au-dessus d’elle. Deux bâtis jumelés reçoivent les supports sur lesquels tourne un rouleau en-rouleur que l’on actionne par une manivelle agissant sur un pignon et une roue dentée; ces supports portent aussi deux plans inclinés sur lesquels repose par ses axes un autre
- rouleau auquel le mouvement est par son contact avec l’enrouleur.
- transmis
- NOUVELLE MACHINE A CHINER LES DE PEIGNÉS
- Par M. Jules Florin-Leclercq.
- RUBANS
- Cette machine a pour objet le chinage de rubans venant directement de bobines de per gnés, sans passer par l’intermédiaire du gri
- teme Assa tr le Touc, "ire r Lmes tns c es pai s pa panne] jet un ] levers I Dan dvec h 8 bon kit en tu de vers rens ], tti so tiere Avec 1 "ppel "ence qi po: "ietp q | A la leux(
- F as- s g s ‘& 3 tr-2S55P
- lage, appliqué aux autres machines. I^e f
- La machine se décrit de la manière SUr "ebobi, vante : les rubans obtenus, par déroulement’ de bobines, viennent s’engager entre deu? rouleaux d’apprêt, montés dans une mingi coulisse verticale avec réglage de jeu, formant en même temps rouleaux presseur
- et aplatisseurs des dits rubans.
- De là ces derniers passent entre deux 8-très rouleaux (Ire série des rouleaux chine" guidés de même façon que le sont les Pre5 seurs-avertisseurs ; un troisième rouleau gnant dans un baquet inférieur rempli du { lorant, dépose dans sa rotation sur la de celui du bas, avec lequel il se trouve,; contact constant, la couleur nécessaire 8" iri nage ; le rouleau supérieur porte à sa P phérie, qui est dure, des cannelures he de dales dont les saillies impriment des eôte5
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Weme configuration sur les rubans à leur lisage et, à leur développement simultané Ur le cylindre inférieur recouvert de caout-Mouc, de gutta-percha, de drap ou d’une ttre matière compressible et convenable, ces Times côtés reçoivent ensuite le colorant s’ns cesse étalé sur sa surface, tandis que SS parties comprises entre elles, c’est-à-dire 88 parties qui correspondent aux vides du "nnelé, restent en blanc ; une vis de rappel “un levier articulé règlent la pression de ces Üverg rouleaux.
- Dans cette première opération, effectuée aYec le concours de roues dentées calées sur ebout des axes du rouleau, l’impression se ait en-dessous des rubans. Pour l’impression " dessus, c’est-à-dire pour l’impression Yerse, les mêmes rubans s’engagent après Vng la seconde série de rouleaux chineurs 1" disposés de façon analogue à la pre-"ere série (tant pour le troisième rouleau avec baquet de colorant que pour la vis de Ppel et le levier articulé), avec cette diffé-ence pourtant qu’ici c’est le rouleau inférieur 1" porte les cannelures et le rouleau supé-"eIr qui imprime la couleur sur les rubans. ! 4 l sortie de cette dernière série de rou-t chineurs les rubans sontrassemblés pour "8 fixés en teint, lavés ensuite, séchés et "ebobinés.
- -8 compression d’un rouleau cannelé dur 8 11A 1 1 .
- rouleau lisse recouvert d une matière "Pressible donnerait plus de netteté dans application de la teinture, résultat non obtenu Nec le procédé basé sur la compression de x rouleaux à cannelures compressibles, Produirait des empâtements, bavures, "brages aux confins des parties teintes.
- "WOCEDE POUR AUGMENTER LE POUVOIR COLORANT 5 EXTRAITS DE BOIS DE TEINTURE ET POUR *8 CLARIFIER
- Par la Société Marillier et Robellet.
- 6," ajoute au bis de teinture ou à la solu-en a été extraite de l’hyperoxyde de 8anèse, jusqu’à une proportion atteignant
- 10 0/0 de la quantité correspondante d’extrait solide.
- Lorsque la réaction qui prend place immédiatement après cette addition est terminée, on filtre le liquide pour le débarrasser du précipité formé, puis on l’emploie comme à l’ordinaire,suivant l’usage spécial auquel il est destiné.
- L’action de l’hyperoxyde de manganèse ajouté consiste à augmenter le pouvoir colorant de l’extrait de bois et, d’autre part, à faire entraîner par le précipité ainsi formé le mucilage en suspension dans le liquide.
- On obtiendrait de la sorte un extrait de bois de teinture pouvant s’employer également pour la laine et pour le coton sous forme d’une solution claire ne donnant aucun dépôt.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES APPAREILS SERVANT A LA TEINTURE
- au blanchiment et autres traitements du coton, de la laine, de la soie ou autres matières jl-breuses, soit à l'état brut, soit partiellement ou entièrement travaillées.
- Par MM. George Young et William Cripper.
- Cette invention est relative à des perfectionnements dans les dispositifs et mécanismes ou appareils pour la teinture, le blanchiment ou autres traitements du coton, de la laine, de la soie et autres matières fibreuses à l’état brut, ou travaillées partiellement ou entièrement ; ils sont spécialement applicables à la teinture et au blanchiment des matières en fils enroulées en fuseaux ou bobines.
- Ces perfectionnements se rapportent à divers dispositifs compris dans une invention précédente des mêmes, et ils sont caractérisés par les particularités suivantes :
- lo La disposition et la combinaison d’appareils pour la teinture ou autre traitement de bobines de fil de laine ou autres, dans lesquels le courant d’aspiration, en faisant passer les liquides dans la chambre de traitement, les fait traverser d’abord un grand récipient, puis un plus petit ;
- 2o La combinaison d’un ou de plusieurs
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- 89
- éjecteurs à vapeur, cette vapeur étant amenée ou interceptée au moyen de soupapes actionnées par des connexions avec la manette de manœuvre des robinets et de la soupape pour produire l’aspiration, à travers la chambre de traitement, de liquides, d’air, de vapeur ou d'autres fluides, et cette vapeur traversant un serpentin dans une ou plusieurs cuves pour chauffer les liquides y contenus et passant à l’aide de tuyaux dans un séchoir ;
- 3° Le couvercle à charnière avec une rainure circulaire ménagée dans le haut de la chambre de traitement et dans le fond de laquelle se trouve une bague élastique et du liquide ;
- 4o La combinaison avec le grand récipient, lorsqu’il est employé avec un plus petit, d’un niveau d’eau à tube en verre, pour montrer la présence et le niveau du liquide dans la chambre de traitement ;
- 5o L’application d’un chapeau-filtre dans la chambre de traitement, pour teindre avec certaines couleurs et filtrer le liquide venant de la cuve, avant qu’il puisse se mettre en contact avec les bobines ou matières à traiter dans la chambre de traitement ;
- 6 Dans la teinture à l’indigo, le passage du liquide du petit récipient dans une cuve ou autre récipient approprié, pour être revivifié à la manière bien connue avant d’être employé à nouveau ;
- 7° La construction de broches perforées pour bobines avec une rondelle en caoutchouc supportée par le disque, et leur combinaison avec la plaque, table ou support, avec laquelle elles sont utilisées.
- FABRICATION D’UN NOUVEL EXTRAIT DE BOIS DE DIFFÉRENTES ESPÈCES DE PROSOPIS
- Par MM. Emile Schweich et Emile Bûcher.
- Cette invention a pour objet la production d’un nouveau colorant que MM. Schweich et Bûcher ont découvert dans le bois de la « Prosopis » (dulcis, juliflora, etc.).
- Cet arbre croit généralement dans les pays
- tropicaux, spécialement dans la zone qui s’étend de la Californie au Brésil, et aussi aux Indes occidentales.Les inventeurs ont donnés ce colorant le nom de « Prosopine ». Il appar: tient à la classe des colorants indirects el donne encore les mordants usuels des laques brunâtres qui, grâce à leur résistance à l’»* cide, peuvent être avantageusementemployëe comme couleurs de mode sur feutre et laine.
- Pour obtenir le colorant sous forme industrielle, on prépare un extrait de la façon suivante :
- Après avoir débarrassé le bois de l'écorce, on le réduit en copeaux ou en poudre et01 le traite par un dissolvant convenable, par exemple l’eau chaude, sous pression atmos phérique ou sous une pression supérieure. 00 obtient ainsi des liqueurs qui peuvent ëtre utilisées telles quelles pour la teinture ou 4" peuvent être concentrées au degré voulu.
- Le produit industriel ainsi réalisé ou touta trement, non seulement peut servir coin®6 tel,mais encore en combinaison ou en mêlai1?6 avec d’autres colorants, spécialement les C. lorants indirects. Ainsi on obtiendrait un not charbon par un mélange de 20 % d’extrait 00 prosopine et 80 % d’extrait de bois de can pêche sur mordant de chrome.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR TEINDRE ET TA^ pour mordancer et imbiber des substances P° reuses, telles que le cuir, des étoffes l^ etc., avec de l’air comprimé.
- Par M. Isidor Goldschmidt
- Cette invention est destinée à perfectionge dans une mesure considérable les proce employés usuellement pour teindre, tanlae mordancer ou imbiber d’un liquide quelcoPd,-des substances poreuses, telles quelecu étoffes lainées, et ainsi de suite, et le l’invention est d’assurer une distribution 1(8 teinture, du mordant, etc., plus égale, P efficace et plus rapide que jusqu’ici. .
- A l’heure qu’il est, la distribution uni 20-00 de la teinture s’obtient en utilisant la
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- ET DK L'IMPRESSION DES TISSU
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- centrifuge, ou bien au moyen de rouleaux, ou de brosses. Une application répétée de ces derniers a pour résultat d’attaquer les grains de la peau, et, de plus, le du procédé ne se prête qu’à une imbibition lente des peaux par la teinture; il est, en outre, de toute impossibilité d’imbiber dans une même cuve plus d’une peau ou plus d’une série de peaux disposées l’une à côté de l’autre.
- Le nouveau procédé imaginé par M. Gold-Schmidt consiste à imbiber les substances po-reuses à traiter du liquide qu’on emploie, et à Iss soumettre ensuite à l’action de l’air com-primé dans une cuve hermétiquement close, dans le but d'assurer une distribution uni-forme, efficace et rapide du liquide.
- Au milieu du fond de la cuve, un plateau est fixé sur un pivot, de façon à pouvoir tour-ner facilement; ce plateau sert à tenir un cer-tain nombre de plaques ou disques et est ar-rangé pour permettre aux plaques ou disques d’entrer et de sortir sans difficulté l’un après autre et à laisser un espace libre suffisant entre deux disques.
- Toute détérioration du cuir serait complète-ment impossible dans ce nouveau procédé, lequel serait excessivement économique ; en cOnséquence, non seulement du temps réduit I"‘il demande, mais aussi de la faible quantité de teinture et de mordant qu’il exige, et grâce "ussi à la possibilité de préparer un grand nombre de peaux en même temps dans la même cuve.
- Se -31 *
- Ss o PP c. or. co r* S,
- ALUN de CHROME LIQUIDE A base DE SOUDE ET SES DIVERSES APPLICATIONS
- Par M. Jude Etienne Chevallot.
- nouveau produit industriel est obtenu à roid par la réaction qui s’accomplit avec dé-^Sement de chaleur entre l’acide sulfureux ple bichromate de soude, en solution dans au avec un équivalent d’acide sulfurique Ordinaire.
- - acide sulfurique a pour effet préalable expulser l’acide chromique de sa combinai
- son avec la soude et de former un sulfate neutre de cette base.
- L’acide sulfureux enlève alors à l’acide chromique la moitié de son oxygène et le convertit en oxyde de chrome, en même temps qu’il se suroxyde et se change en acide sulfurique qui s’unit à l’oxybase pour produire un sulfate neutre.
- Ce sont ces deux sulfates qui constituent l'alun faisant l’objet de la présente invention. Il contient le même nombre d’équivalents d’eau que l’alun à base de potasse, dont il diffère en ce qu’il n’est pas cristallisable et qu’il peut être soumis à l’ébullition sans se dédoubler.
- L’action réciproque des corps mis en présence a lieu d’après l’équation suivante :
- NaO, 2CrO’+ 23HO-L SO,HO+ 3SO’ est égal 131,40 207 49 96
- à (NaO, S0’), (Cr‘O*, 3SO*), 24 HO
- 71 196,40 216
- Pour déterminer les quantités théoriques d’eau et d’acide sulfurique devant entrer dans la dissolution chromique, on multiplie le poids du bichromate de soude qui sert de base au calcul, par chacun des coefficients suivants tirés de la première expression de l’équation qui précède :
- 207
- Eeau. -------------— 1.575
- 131.40
- 49
- Acide sulfurique. ---------------- —0.373
- 131.40
- L’application de ce nouvel alun trouverait surtout sa place dans le mordançage de la laine destinée à être teinte en noir de cam-pêche, en lieu et place de celui à base de potasse, qui conviendrait moins, principalement pour les nuances si recherchées de noir bleu unies.
- ENDUIT VERT INALTÉRABLE POUR BACHES Par M. Alfred Chevalier.
- Les bâches vertes sont, actuellement, rendues imperméables par un enduit de sulfate de cuivre ou à base de cette substance.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cet enduit aurait le double désavantage de se détériorer très rapidement par l’usage, et de rie produire qu’une imperméabilisation relative. On s’apercevrait d’ailleurs rapidement de la détérioration, car, au bout de quelques mois, la toile, au lieu de la couleur verte primitive, accuserait une teinte grise ou jaune.
- La présente invention se rapporte à un nouvel enduit vert inaltérable, destiné à produire l’imperméabilisation des bâches et des toiles en général.
- On obtient le nouvel enduit en effectuant le mélange suivant :
- Huile de lin crue de pays.. 750 gr. 1. oo. Huile de lin cuite de pays.. 250 » I ’ 85 Vert de zinc pulvérisé 200 » Cire végétale 50 »
- Cet enduit présenterait sur ceux employés jusqu’à ce jour de nombreux avantages, savoir :
- lo Imperméabilité absolue ;
- 2o Conservation de la couleur verte jusqu’à complète usure de la toile ;
- 3 Conservation de la souplesse du tissu enduit et de sa force de résistance, malgré la pénétration de l’enduit ;
- 4 Faculté d’imperméabiliser les toiles les plus légères sans leur enlever la transparence.
- SYSTME D’APPAREIL ÉLARGISSEUR- GUIDE-PIÈCES AUTOMATIQUE Par M. Fernand Dehaître.
- Dans la plupart des machines employées dans les industries textiles, principalement dans celles qui servent aux opérations finales de teinture, d’apprêt ou de vaporisage, etc., il est nécessaire que le tissu s’introduise bien dressé dans les organes de la machine.
- Généralement, ce travail de guidage se fait par un ou plusieurs ouvriers. La présente invention a pour but d’effectuer automatique-ment le même travail et, à cet effet, consiste en un système d’appareil élargisseur-guide-pièces automatique caractérisé par la combinaison d’un système de pinces ou doigts mobiles, montés sur un balancier relié lui-
- même à un dispositif de doubles rouleaux entre lesquels passe le tissu, de rouleaux troncôniques roulant tangentiellement suivant une génératrice et servant à élargir le tissu, et de rouleaux cannelés droits, faisant partie de chariots-porteurs montés sur tourillons, pour permettre leur oscillation sous l’action même du tissu qui se ramène ainsi de lui-même automatiquement en bonne position.
- Il est bien entendu que ce système d'appa-reil-élargisseur peut être attelé de façon appropriée à n'importe quelle machine traitant les tissus, pour leur faire subir les diverses opérations usitées de la teinture et de l’apprêt.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES MACHINES A LAVER LA LAINE
- Par MM. Luther, Andrew Peckham.
- Dans les machines à laver la laine, tellës qu’elles sont construites actuellement, la ma-tière est amenée dans la machine par un ta-blier sans fin, sur lequel on dépose une cer taine quantité de laine qu'un ouvrier sépare ensuite et envoie à la machine à laver.
- L’efficacité de la machine dépend presque entièrement de la vigilance, de l’activité et du jugement de cet ouvrier, dont la tâche consiste à détacher et à étaler la laine d’une façon égale sur le tablier et de régler l’an36" nage exactement d’après la capacité de 18 machine.
- On aurait reconnu en pratique qu’une ma chine à laver ne donne pas toute sa quanti.e de travail, en raison de l’irrégularité dan l’amenage de la laine, et de la séparation imparfaite de toute cette laine.
- Le système qui fait l’objet de cette inven tion-ci consiste :
- lo A amener la laine à la machine à lavel par des moyens mécaniques, de façon à SUP primer tout travail à la main et à assurer amenage régulier et continu ;
- 2o A ouvrir et à étaler la laine mécaniq—. ment, de façon à la présenter aux ratea""
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- dans la machine à laver, dans les meilleures conditions possibles ;
- 3o A augmenter l’efficacité de la machine ; 4 A mélanger intimement les qualités de de laine voulues avant leur entrée dans la la-veuse et, par suite, à mieux les entremêler dans cette dernière.
- A cet effet, l'invention consiste dans la construction particulière et nouvelle du tablier de transport et du dépouilleur, par lequel la laine est distribuée à la machine à laver. Elle consiste aussi dans la nouvelle construction du mécanisme destiné à ouvrir la laine combiné avec le tablier et le dépouilleur. Elle con-Biste enfin dans la construction particulière et nouvelle du réceptacle à laine, de l’organe d’amenage automatique et de la laveuse.
- {Reproduction interdite.}
- VERT DIAMINE B SOLIDE
- SUR COTON
- Les colorants directs ne sont devenus pos-sibles qu’avec les produits d'aniline et cer-laines nuances sont encore à trouver, malgré lë très grande quantité de colorations pures obtenues jusqu’à ce jour. Le vert a été l’une des dernières colorations produites et* pour les Cotons, l’oh n’avait encore aucun moyen dë le produire directement. C’est donc un vé-"itable événement, en teinture, que l’appari-ton du vert diamine B.
- Le vert diamine B est le premier colorant "itect pour coton.
- Il a, comme les verts obtenus jusqu’à ce our, une teinte tirant sur le bleu et ne prend de la richesse qu’à partir d’une certaine in-"ensité, mais comme il peut être mélangé avec “autres colorants, il fournit de ce fait toutes le8 teintes vertes désirées et même peut entrer e composition dans d’autres gammes de tances que les gammes purement, franche-"ëht vertes.
- Le nouveau produit se dissout très facile-ment et s’unit extrêmement bien, seul aussi
- bien qu’en mélange, avec d’autres colorants directs. Voilà pour le teinturier des qualités précieuses qui le mettront toujours à son aise en lui permettant toutes les combinaisons qu’il croira utile d’aborder.
- Une de ses propriétés, c’est de servir de mordant aux colorants basiques.
- Ses qualités de solidité correspondent à celles des bleus diamine. Nous voilà donc entrés, du coup, dans un ensemble de colorants de tout repos et nous donnant les satisfactions qui nous ont toujours manquées avec les anciens procédés. Le coton a toujours été regardé comme réfractaire aux teintures solides et, sauf quelques nuances faciles à compter : les bleus d’indigo, les rouges d’Andrinople et les cachous, il avait la triste réputation d'être absolument mauvais teint.
- Aujourd’hui, avec les produits dont j’entretiens mes lecteurs depuis le mois d’août dernier, cette réputation a dû céder et c’est le mérite opposé au défaut qui est devenu la réalité.
- Le vert diamine B s’applique sur coton, sur laine, sur soie et Sut les tissus mélangés, laine et coton, soie et coton.
- Teinture du coton
- Le coton se teint au bouillon avec addition de 20 % de sel marin ou de sulfate de soude.
- En teignant en mélanges avec d’autres produits nécessitant une addition de carbonate de soude ou d’un autre alcali, Cette addition doit être réduite autant que possible, car il est plus avantageux de teindre le vert diamine sur bain neutre ou très légèrement alcalin.
- Comme dans les verts pour laine ou pour soie, il convient presque toujours d’associer le jaune à la couleur directe verte, afin d’en enrichir le ton et il y a bien peu de cas où le vert s’emploie seul, au moins dans les tons bas. Je l’ai déjà dit, dans les tons soutenus, la couleur se soutient bien et fournit de belles colorations.
- Le mélange du vert diamine B et du noir
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- co az
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- diamine R 0 permet d’obtenir sur un seul bain un beau noir très solide. On peut ronger à blanc le vert diamine à l’aide de l’acétate d’étain.
- Voici certainement des simplifications de procédés qui seront prises en très sérieuses considérations par les teinturiers, vu que très souvent ce n’est pas le bain de teinture qui coûte le plus dans les frais généraux, mais le temps.
- Je soumets, dans l’échantillon ci-joint, une des teintes fournies par le vert diamine B. C’est une teinte directe, sans mélange et qui se suffit à elle-même et, en partant de ce type, le teinturier voit d’un seul coup le parti qu’il
- peut en tirer
- N- 1
- en premier bain avec 3 0/0 du produit colorant.
- Cette teinte est moyenne, mais on peut partir du vert Nil dans les tons clairs jusqu’au vert russe foncé dans les tons soutenus.
- On peut varier par les mélanges de la gamme des verts bleus aux verts jaunes et en associant le rouge aux mélanges, on ouvre à la coloration en vert tous les tons imaginables. Aucune difficulté n’est à vaincre, les résultats sont ceux que l’on veut et le but est certainement atteint.
- Avant de quitter les cotons, je rappelle que le mélange du noir diamine R O et du vert diamine B forment un noir, sur un seul bain, | et qui peut, suivant le cas et l’emploi satis- " faire aux besoins.
- Une proportion que je recommande, sans l’imposer, c’est le mélange (de 4 % de noir diamine R O et de 1 % de vert diamine B.
- Teinture de la laine.
- Je soumets, dans l’échantillon ci-dessous, une des teintes fournies par le vert diamine B sur un tissu de laine pure. C’est une teinte directe et obtenue sans mélange.
- C’est toujours le même esprit de nuance dans ces verts auquels il convient presque toujours d’ajouter du jaune Mais je n’ai pas à me préoccuper de ces considérations et je dois, pour aider sérieusement à la vulgarisation de ces procédés, de donner leurs colorations telles quelles.
- tur laine en premier bain avec 3 0}0 du produit.
- On teint sur un bain très légèrement acidulé, par exemple sur un bain contenant 3 % de bisulfate de soude ou autant d'acide acétique. Je ne répète pas ici les dispositions des manipulations qui a très peu de chose près restent les mêmes dans tous les cas: Entrer sur bain chaud, manipulation énergique jusqu’à uniture, puis élévation de tem pérature jusqu’au bouillon qui se maintient généralement pendant ‘trois quarts d’heure ou une heure.
- La nuance exposée ici peut être modifié0» virée par le plus ou le moins de produit et par son mélange avec les produits directs.
- Teinture des mélanges {laine et coton)-
- Je soumets, dans l’échantillon ci-joint, " des types des nuances fournies par Ie ver diamine B sur tissu laine et coton. C’est un® téinte directe et obtenue sans mélange-
- Le caractère de la nuance se maintl dans tous les cas d’application et les même? considérations se généralisent pour tous genres de fibres et de tissus.
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- - Vo. X y
- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS Nto. Y
- B----------------------—a—
- No 3. -- Echantillon de vert diamine B teint bur laine et coton, en premier bain avec 1 1[2 % du produit.
- On tient à environ 90 degrés centigrades avec addition de 30 % de sulfate de soude. On obtient ainsi des teintes très uniformes.
- Teinture de la soie.
- La teinture de la soie est l’une des teintures les plus simples, les plus faciles, de celles qui, en même temps, donnent des résultats presque toujours satisfaisants, sauf l’échantillonnage, qui est le réel mérite de l’opérateur.
- Celà tient à l’affinité naturelle de la matière, 4son brillant qui enrichit toutes les nuances.
- On teint sur bain légèrement acidulé avec 0 70 d’acide acétique.
- Et c’est tout.
- est simple, facile, mais il va s en dire que les considérations de nuances, de tonalité, l’intensité que j’ai traitées dans la partie de cet article se rapportant au coton et à la laine PeUvent s’appliquer à la soie.
- Teinture des mélanges (soie et coton).
- On teint avec addition de
- 20 % de sulfate de soude et
- 3 % de savon.
- Le produit teint la soie autant que le coton. Comme les autres couleurs diamine, le vert A: •
- amine B sert de mordant aux couleurs basi-es. En remontant aux verts solides bril-*nts, on obtient de beaux effets.
- Le vert diamine B ne peut pas être diazoté "r la fibre, mais on peut s’en servir sans "Convénient en mélange avec des fonds de poir diamine, brun diamine, etc., destinés à 6 diazotés et développés.
- Nous trouvons assez souvent dans les for-"Wles de teinture les noms des sulfate de soude
- et bisulfate de soude. Il sera bon qu’une fois pour toutes je donne au teinturier le caractère spécial de chacun de ces sels.
- Le sulfate de soude, qu’on appelait autrefois sel de Glauber est incolore, d'une saveur fraîche et amère ; il cristallise en grands primes à quatre pans terminés pas des sommets dièdres, qui contiennent une quantité d’eau représentée par 10 équivalents, ou par 56 pour 100 de leur poids.
- La solubilité du sulfate de soude est une de ses facultés qui nous intéressent le plus et je crois bon de donner le tableau de cette solubilité, déterminée à diverses températures :
- 100 parties d’eau :
- à 0o dissolvent 5,02 de sulfate de soude anhydre.
- à 17091 » 16,73 »
- à 30075 » 43,05 »
- à 3207 » 50,65 »
- à 3309 » 50,04 »
- à 5004 » 46,82 »
- à 10301 » 42,65 »
- C’est donc à 3207 que la solubilité du sulfate de soude est la plus grande. Une dissolution de sulfate de soude saturée entre en ébullition à 10301.
- La formule du sulfate de soude est :
- NaO,SO‘,10 HO et la teneur :
- Soude NaO 43,64
- Acide sulfurique so* 56,36
- 100,00
- La formule du bisulfate de soude est : NaO, 2 SOJ, 3 HO et la teneur :
- Soude 27.91
- Acide sulfurique 72,09 et la proportion :
- 27,91 : 72,09 : : 43,64 : x, ce qui fait x = 105,68, desquels il convient de soustraire 72,09 ; il reste 53 à ajouter pour convertir le sulfate de soude en bisulfate.
- Or, vu les 56 pour 100 d’eau que contient le sulfate de soude, c’est le poids de 156 qu'il
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- faut prendre pour unité de comparaison ; donc c’est en définitif 34 parties d’acide sulfurique qu’il faut ajouter à 100 parties de sulfate de SOilde dü commerce pour le convertir en bisulfate, mais l’àcide sülfurique contenant un équivalent d’eau, l’on peut admettre le chiffre rond de 36 à 38 grammes d’acide sulfurique à ajouter à 100 grammes de sulfate de soude du commerce.
- Ch. DREVET.
- DES COULEURS SOLIDES
- CORRESPONDANCE
- A M. Jules Joffret à St- Brice-sous-Forêt ( Seine-et-Oise )
- Je viens tenir ma parole, donnée dans le dernier numéro du journal, et présenter un compte rendu des travaux que Vous avez publiés, dans le Bulletin de la Société chimique de Paris, sur la solidité des couleurs, et que vous avez eu l’amabilité de m’adresser.
- Tout d’abord, il est bien entendu que nous ne visons, ni vous, ni moi, les produits de telle ou telle maison, et que nous nous plaçons tous les deux dans les grandes lignes scientifiques.
- Il est bien compris et nous devons être d’ac cord sur ce premier point, c’est que toutes les couleurs doivent être solides au lavage à l'eau. Hors de là point de salut.
- La teinture est en ce moment encombrée de nouveaux produits, teignant directement sur le coton, principalement à l’aide du sulfate de soude ou autre sel neutre ; mais généralement ces couleurs ainsi obtenues sont plutôt des plaquages que des teintures.
- Elles ne résistent pas à des lavages à grande eau, et ne valent rien, absolument rien, pour une foule d’articles.
- Ainsi sous l’influence de la pluie, ce qui arrive fréquemment , elles déteignent ; de même sous celle de la transpiration. Exemple dans les articles pour doublure, il arrive que
- par une marche souscette influence, les doublures déteignent sur les chemises ou les fla-nelles, de même les bas sur la peau. Si vous le voulez, nous ne ferons pas à ces couleurs l’honneur de les discuter dans leurs emplois, et j’en suis même à me demander comment elles ont pu prendre pied dans la grande teinture.
- Jadis nous n’avions que deux couleurs qui lâchaient à l’eau dans la teinture de la soie, mais cela avait peu d’importance. J’ai nommé l’acide picrique et le carmin d’indigo. Cela avait peu d’importance, ai-je dit, parce que ces couleurs étaient employées pour des articles de luxe non exposés à l'eau ou à la transpiration. Sur laine, ces couleurs sont plus so-1 lides.
- L’acide picrique et le carmin d’indigo pour la soie sont, d’ailleurs, bien délaissés maintenant.
- Il est bien entendu également que les couleurs doivent être solides aux acides organiques et même minéraux très dilués. Et la raison en est que, pour les doublures, la transpl ration est toujours acide et de même pour toutes les couleurs, Pair des grandes villes est toujours acide.
- Il y a cependant des exceptions ; l'orseille) qui donne de beaux violets sur laine et soi0 et sur bains alcalins, tourne au grenat pari06 acides ;on ne l’emploie d’ailleurs actuellement que virée aux acides.
- Et quant à la roccelline, comme je l’ai del" dit, elle représente l’orseille virée aux acid06 ou mieux l’orseille séchée et moulue et connue sous les noms de eud-beari ou persio.
- Dans votre travail, Monsieur, vous vous cupez spécialement de la résistance des co"
- leurs à la lumière.
- Comme vous le dites très bien, il couleurs qui changent de nuances
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- que d’autres se décolorent.
- Lorsqu’il y a décoloration, le mal 0 sans remède. Quant aux couleurs qui chan
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- gent de nuance, il y a un problème complexe à examiner. Ainsi l’acide picrique, devenant frangé de jaune franc, doit ce changement de nuance aux sels acides et ammoniacaux con-lenus dans l’atmosphère des grandes villes. Or l'acide picrique est une couleur acide, qui | fixe une partie de l’ammoniaque des sels | cides en dissolution dans l’atmosphère de | nos cités et forme des picrates jaune orangé.
- La fuchsme, qui tourne au violacé est une couleur basique qui fixe les acides et tourne ainsi au violet.
- D’ailleurs, il y a des couleurs plus ou moins Bolides, et tandis que l'éosiue se décolore, les couleurs d'alizarine résistent mieux.
- Quant aux mordants, ils fixent réellement ks couleurs, et c’est là où il y a divergence entre nous, pas bien grande, c’est vrai, et Peut-être tomberons-nous d’accord.
- Dans les couleurs artificielles, pour fixer les couleurs basiques, je considère le tanisate "antimoine comme fixant les nuances, à tous les points de vue, mais ce fixage pour le co-ton demande à être fait très sérieusement, et souvent je l’ai vu s’obtenir à la légère. Il faut teme sécher, sur le passage en émétique, ce qui ne se fait presque jamais. Et alors la soli— dité des couleurs ainsi fixées est bien supé-eure à celles fixées par l'alumine ou les sul-foléates, et c’est ici le léger désaccord que nous avons : vous admettez une faible diffé-ence et j’en admets une très grande.
- Los couleurs fixées aux sulfoléates ont Tême un germe de destruction, les corps ras tendent toujours à s’oxyder, et en s’oxy-“ant sur la fibre, ils facilitent celle de là cou-eUr et conséquemment sa destruction optique uantaux prix de revient pourles couleurs, pous sommes d’accord, il faut mettre le prix à oül, et vraiment les teinturiers, ceux se lan-sdnt dans les nouvelles couleurs tirant au sel "arin, etc., par rapport au coût bon marché, i"t entrés dans une très mauvaise voie dont sont les premières victimes, car ils ne 8agnent plus rien, tout en faisant de la mau- j "ise besogne.
- Quant à l’action de la lumière, dans l’air sec ou humide, nous sommes du même avis. L’humidité facilite la destruction des couleurs d’une manière étonnante; même en placard, les étoffes se rayent ou se piquent.
- De là l’influence des climats du bord de la mer, où l’air est toujours humide, les couleurs passent plus vite ; mais, à mon avis, il faut tenir compte, non-seulement de l’excès d’humidité, mais encore de la présence des matières salines, en suspension mécanique.
- L’air humide, ainsi que vous l’avez très bien observé pour les couleurs, faeilite toutes les réactions.
- De même dans le vidé ou un gaz inerte, tel que l’azote, les couleurs se conserveront bien mieux, à la lumière.
- Malheureusement, ce sont là, dans la pratique, des conditions impossibles à réaliser.
- Et pour le lecteur de ces travaux, il faut tirer un enseignement, c’est qu’avec les nou-, velles couleurs, principalement, il est indispensable de tenir les étoffes teintes ou imprimées dans des endroits secs et obscurs. Les deux conditions vont ensemble.
- Pour terminer l’analyse de vos travaux, vous parlez de la possibilité de fixer les couleurs par les apprêts, en mettant des épaississants, albumine, gélatine, fécule, amidon, gomme, etc., pour donner la carte voulue à l’étoffe. On produit ainsi un isolant de la couleur et de l’air. Cela est vrai, mais comme vous le reconnaissez, dans la pratique cela n’a pas lieu.
- Vos essais ont porté sur des quantités d’apprêts déposés sur le tissu, et la couleur a été ainsi préservée de l’action de la lumière, et comme dans le vide* Mais je vons ferai observer que, souvent aux apprêts, tout en donnant de l’épaisseur, il faut mettre absolument des substances hygrométriques, pour donner une certaine douceur à l’étoffe, et que ce deuxième effet détruit le premier.
- Je termine ici, et si vous avez, monsieur
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Joffre, quelques observations à faire, c’est avec plaisir que j’y répondrai.
- Marius Moyret.
- MACHINE A DÉROMPRE LES TISSUS
- Par MM. Grobon et Cie et Angelier.
- Les tissus qui ont reçu des matières d’apprêt et qui ensuite ont été passés sur des calandres ou sur des cylindres chauds ont généralement un toucher dur et carteux qu’il est important de faire disparaître.
- L’opération par laquelle on parvient à donner aux tissus apprêtés la souplesse et un
- superposés, dont l’un B est invariablement fixé au bâti de la machine et l’autre B’ mobile, pouvant s’élever et s’abaisser au moyen d’un mécanisme quelconque.
- Comme ces vis sont suffisamment espacées sur chaque châssis pour que les vis de l’un puissent pénétrer dans les intervalles laisses par les vis de l’autre, on comprend que, le tissu étant placé entre les deux rangées de vis, on puisse plus ou moins l’embarrer, selon que l’on élève ou abaisse le châssis mobile B .
- Par ce moyen et par le moyen de la tension du tissu, on peut faire pénétrer autant qu'on le veut les filets arrondis des vis A dans le tissu.
- toucher moelleux, tout en leur conservant l’apprêt, s’appelle le dérompage.
- La machine que nous allons décrire a pour but d’effectuer mécaniquement et d’une manière perfectionnée cette opération.
- Principe de l'invention. — Dans cette machine, le dérompage est obtenu en faisant passer les tissu sur un certain nombre de vis A ou cylindres, sur lesquels on a fixé ou fait venir en saillie des filets ou hélices arrondis.
- Ces vis tournent librement, et dans tous les sens, sur leur supports.
- Elles sont disposées sur deux châssis B, B'
- C‘est]par cette pénétration des filets des! A et par le mouvement de translation du t15 1 • cl su, obtenu par l’enroulement de celui-01 se un rouleau d’appel C, que le dérompa8e fait. 30
- En effet, le tissu, en passant avec press^ sur les vis, les fait tourner par entraine"e,. celles de dessus dans un sens et celles de sous dans l’autre, de sorte que les filets vis, agissant transversalement et dan» trac-sens différents, exercent sur le tissu de g tiens et des flexions diverses qui decolle"s,s. fils et brisent les matières d’apprêt agglut
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Il est important de remarquer que, dans cette machine, l’action des filets ou hélices des vis A n’est nullement comparable à l’action des hélices des anciennes machines à dérompre dites prussiennes.
- Dans ces dernières machines, le cylindre ou les cylindres à hélices est commandé et agit en tournant dans un sens opposé à celui du mouvement du tissu, de sorte que les hélices, qui d’ailleurs sont à arêtes vives, pro • duisent le dérompage en frottant le tissu et en lui enlevant une parti de l’apprêt.
- Au contraire, dans cette machine, les vis ou cylindres à hélices A ne sont pas commandées, mais seulement mises en mouvement par l’entraînement du tissu, ce qui fait que les filets ou hélices produisent le dérompage d’une manière toute différente et comme nous l’avons expliqué plus haut.
- Pourtant, dans certains cas, on pourrait commander les vis, mais alors dans le sens du mouvement du tissu, et cela pour diminuer le tirage de celui-ci.
- Aussi on peut employer des vis coniques de la même manière que les vis cylindriques et Pour obtenir les mêmes effets ou les augmenter.
- En résumé, le dérompage produit par cette machine est plus parfait que celui obtenu par les autres machines, en ce qu’il ne laisse pas de trace sur le tissu, qu’il ne le cire pas et ne ui enlève pas l’apprêt.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DU NORD DE LA FRANCE
- Nous détachons du programme du concours Pour 1892 les questions suivantes :
- ^colleuses. — Trouver le moyen d’appli-Jer à la préparation des chaînes de fil de lin les encolleuses séchant par contact ou par courant d’air chaud usitées pour le coton.
- Cette application procurerait une véritable economie au tissage de toiles, la production une encolleuse étant de huit à dix fois su-
- rieure à celle de la pareuse écossaise employée actuellement.
- Etude sur les causes auxquelles il faut attribuer pour la France le défaut d’exportation des toiles de lin, même dans les colonies sauf l’Algérie, tandis que les fils de lin, matières premières de ces toiles, s’exportent au contraire en certaines quantités.
- L’auteur devra indiquer les moyens que devront employer notre industrie toilière pour développer l’exportation de ses produits.
- Blanchiment. — Guide-memento du blanchisseur de fils et tissus de lin, de coton, etc.
- Le travail demandé devrait avoir le caractère d’un guide pratique contenant tous les renseignements techniques de nature à faciliter la mission du chef d’atelier, tels que description des méthodes et appareils employés, produits chimiques, dosages, etc., etc.
- Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage et d’apprêt des fils et tissus de lin en France, en Alsace et en Angleterre ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- Même question pour les fils et tissus de coton simples et retors.
- Même question pour les fils et tissus de laine.
- Etudierspécialementl’action du blanchiment sur les lins de diverses provenances.
- On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les fils de lin du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment ; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus du lin. — Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Moyen économique de préparation de l’ozone et de l’eau oxygénée et expériences sur les applications diverses de ces produits, et en particulier au blanchiment des textiles.
- Étude du blanchiment par l’électricité.
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- LB MONITEUR DE LA TEINTURE
- Etude sur la situation actuelle du blanchiment de la soie, de la laine, du coton et du lin par d’autres produits que les hypochlorites alcalins et l’acide sulfureux.
- Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- (A suivre.)
- RENSEIGNEMENTS
- HOMOLOGATION DE CONCORDAT
- CHARPENTIER-GRANDIN (Louis), draps, nouveautés, sécheur de laines, rue St-Etienne, à Elbeuf. — Jug. du 3 juin. — Abandon de sa part dans l’actif de la société Charpentier-Grandin et Cie, du prix des ventes faites de son matériel, du mobilier personnel lui appartenant, du prix à provenir de la vente des immeubles des Damps (Eure).
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Maire et GUÉDON, teinture et apprêts pour plantes, 135, rue d’Aboukir. — Durée : 5 ans. — Cap.: 27,595 fr. — Acte du 26 avril.
- Formation de la Société en commandite OSER, JANSOULIN et Cie, décortication de la ramie, épuration des chanvres et tous autres textiles, 93, rue Ste-Cécile, à Marseille. — Durée : 7 ans. — Cap. 40,000 fr. par la commandite. — Acte du 13 mai.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 30 mai, de la Société BOUILLAT et Chevrier, apprèteurs, cylindreurs et moireurs, 14, rue St-Polycarpe, à Lyon. — Liquid. '• Mme. Chevrier. — Acte du 30 mai.
- Dissolution, à partir du 21 mai, de la Société ANTHONI, Mass et Cie, achat ou construction d’établissements industriels, en vue de la fab.
- de cotons filés, écrus, teints ou blanchis, a Remiremont. — Liquid. : MM. Anthoni et Mœbs. — Acte du 21 mai.
- Dissolution, à partir du 31 mars, de la Société ROSSILLON et Cie, apprêt de tulle, 59, rue Ney, à Lyon. — Liquid. : les associés. — Acte du 25 avril.
- Dissolution, à partir du 14 mai, de la Société REY et Faure, teinturiers, 1, Grande-Rue-Saint-Clair, à Caluire. — Liquid. • M. Faure.
- — Acte du 14 mai.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉS
- Modification des statuts de la Société ANONYME DES produits chimiques de ST-DENIS, 52, rue Taitbout. — Acte du 2 mai.
- BULLETIN
- La liquidation des rentes s’effectue au milieu d'un marché des plus calmes. Les reports, quoique sensiblement plus chers qu’à la liquidation précédente, sont encore cotés à un taux raisonnable. .
- A la clôture, le 3 0(0 Ancien reste à 98 60, e Nouveau à 99 70, l’Amortissable à 98 55 ex-coupon et le 4 1[2 à 105 80.
- Les fonds étrangers sont très discutés en an de Bourse On offre l’Italien à 92 72, l’Egypte Unifiée à 97 20, le Hongrois 4 0(0 à 95 10, l’EX térieure 4 0[0 à 65 10. Le Portugais 3 00 eS. relativement bien tenu à 24 15, le Russe Orien vaut 60 45 et le Turc 4 010 se négocie sans entrain à 20 45. ,
- La Banque de France a largement regash. son coupon, on la demande à 4.205. La Band... d’Escompte est très ferme à 211 25, le Crec Foncier cote 1.132 50, le Comptoir National 51. le Crédit Lyonnais 785. La Société Générale e à 468 75. "
- Nos chemins de fer restent fermes. Le Ly° se traite à 1.512 50, le Nord à 1.892 50 et To léans à 1.542 50.
- Les Autrichiens se tiennent à 661 25, les Lo bards à 222 50, le Nord-Espagne à 176 25 et Saragosse à 200.
- Le Suez clôture à 2.800.
- Le Gaz à 1.430.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout lit ouvragtt ci-dettous tont tn vents au du journal. Pour let recevoir franao par retoU courrier, envoyer mandat ou timbree-poetee.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ce -00 50
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de VINANT
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nou-veaux dont l'application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression. L'auteur est un vieux praticien dont l'acti-vité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-oriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière ac-quérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à aire montre d’érudition en publiant un ou-vrage scientifique, bourré de formules etd'ana-yses chimiques que le fabricant ne saurait 1 comprendre et qui du reste ne sauraient 1 Wi être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage j que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans ‘ toutes les occasions où il se trouvera devant ' "n problème inconnu de lui. Les opérations
- de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- S’adresser au bureau du journal, initiales R.T. 393.
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- 224 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier(supplément traitant de Remploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs | artificielles. Il a divisé son livre en cinq cha-| pitres.
- • Dans le premier, il a donné des généralités ! sur les matières colorantes artificielles : leur j nature, leurs caractères, leur analyse, leur : essai au point de vue tinctorial et leur classi-. fication.
- Dans le second, il a abordé l’étude des | mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. 5 Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- * innée, No .44 BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juillet 1892
- SOM M AIRE
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- PROCÉDÉS PRATIQUES POUR TEINDRE LE COTON.
- DES COULEURS SOi IDES (suite)
- APPRÊTS HYDROFUGES DE MORDANÇAGE.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES
- (Suite)
- DEUXIÈME PARTIE
- Avant de continuer, je vous avouerai, chers ecteurs, que je suis très embarrassé pour "Ouvér une marche rationnelle d’exposition, 61 je ne sais où trouver le fil d’Ariane pour 1119 guider dans ce nouveau labyrinthe.
- Faut il suivre une méthode basée sur le Pectre solaire? ou bien sur l’ordre chronolo -8‘que des découvertes ? ou encore sur les fonc-"Ong chimiques ? — Aucune de ces classifica-"On8 ne convient d’une manière absolue.
- ve vais tâcher de faire pour le mieux, en butant par les plus anciens produits.
- Acide phénique. — Acide pierique.
- Lucide phénique, connu aussi sous le nom "phénol, dont nous avons déjà parlé, est le Minier corps qui ait servi à la préparation 68 couleurs artificielles, et l’acide pierique "dérivé est ie doyen de tous ces merveil-“ileux produits.
- Au début, l’acide phénique était très impur, "fait un liquide noir; aujourd’hui c’est un Poduit cristallisé très blanc et d’un usage eIrant; autrefois l’acide cristallisé était une Tetë de laboratoire.
- “acide pierique, dans les premiers temps, our de 1847, se ressentait de son origine;
- 1 avec un acide phénique impur, il était
- très impur lui-même, et l’acide pierique cristallisé constituait un produit très coûteux, valant 40 francs le kilogr. Il y avait ensuite des acides en pâte.
- Aussi les falsifications avaient beau jeu, dans l’acide cristallisé on introduisait de l’acide borique teint, et dans les pâte des sels inertes.
- Actuellement on ne livre que des produits très beaux et très purs, et non seulement l’acide phénique employé pour la fabrication est bien plus pur, mais les méthodes de fabrication ont bien changé et sont moins dange-' reuses.
- L’acide pierique joue d’ailleurs un rôle considérable dans l’art militaire ; il s’en est fait et il s’en fait des quantités considérables pour les explosifs. C’est la base de la composition, dont la préparation est tenue secrète, connue sous le nom de méinite.
- Il y a quelque vingt ans, on avait déjà employé des mélanges d’acide pierique et de chlorate de potasse pilés et intimement mêlés, pour la fabrication des torpilles, mais les résultats ont dépassé les espérances, et un accident terrible, arrivé à Paris, a fait délaisser cet engin de destruction.
- Un rien fait détonner ce mélange, et dans l’accident auquel je fais allusion, qui coûta la vie à plusieurs personnes et détruisit une • maison, une préparation d’environ 50 k. des-tinée au ministère de la marine partit, on n’a jamais su comment.
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- ze t9 C
- LE MONITEUR DE LATEINTURE
- II s’est fait jusqu’à 10.000 k. par jour d’acide picrique pour le service des armements.
- Nous verrons un dérivé du même corps, l’acide isopurpurique, qui constitue également un explosif encore plus redoutable. J’en sais quelque chose, l’acide isopurpurique a été un moment conseillé comme succédané de l’orseille ; il n’a pas eu de suite, étant trop fugage, mais en place il ne faut pas s’oublier si on en chauffe tant soit peu à feu nu.
- L’acide picrique cristallise en belles lamelles jaune pâle, et, fait curieux, sa solution est plus colorée que les cristaux.
- La couleur disparaît à la lumière artificielle.
- Il teint la peau avec une ténacité extraordinaire. Et c’est ce qui fait que les fabriques qui ont préparé ce produit pour les besoins de la guerre ont été dans l’impossibilité matérielle de garder le secret, les ouvriers, au bout d’un jour, ont tous la jaunisse, et, de plus, sa saveur est extrêmement amère et caractéristique.
- Je me rappelle dans ma jeunesse, et au début de mes études industrielles sur ce corps, l’ennui de ne pouvoir rien manger sans communiquer parjles mains une saveur insupportable au pain, etc.
- Cette saveur amère l’a fait employer comme succédané du houblon pour la fabrication de la bière ; mais c’est là une falsification poursuivie, et facile à reconnaître d’ailleurs.
- Pour cela, il suffit d’évaporer au bain-marie la bière suspecte et de reprendre l'extrait sec par l'alcool à 95 centésimaux, puis, après filtration, étendre dans de l’eau bouillante ; si l’on plonge alors de la laine blanche, elle se teindra en beau jaune, s’il y a de l’acide picrique. On peut également prendre de la soie cuite.
- Le nom de picrique vient d'ailleurs du grec et signifie amer, d’où son premier nom : « amer de Welter ».
- Cette amertume l’a fait employer en médecine comme fébrifuge ; il est, dit-on, souverain
- dans des cas rebelles à la quinine. A tort ou a raison en médecine, on admet d’ailleurs que tous les amers sont des fébrifuges.
- Le prix de 40 fr. le kilog. pour le produit cristallisé a bien baissé, et aujourd’hui on parle modestement de 4 à 5 francs le kilog Quant aux produits en pâte, il ne s’en fait pour ainsi dire plus.
- L’abaissement du prix a rendu les falsif-cations inutiles, il y a d’ailleurs peu de pro-duits aussi faciles à vérifier comme pureté*
- L’acide picrique cristallisé ou non se dissout complètement dans la benzine tiède, a1 toute impureté est immédiatement décelée.
- Quant à sa genèse comme fabrication, si nous admettons l’ancienne notation pourl'acide phénique, la formule
- C"H‘O*, par l’action de l’acide nitrique, nous aurons trois corps nitrés par substitution d’un équivalent, de deux et de trois équivalents d'acide hypoazotique, à un, deux et trois d'hydrogëne de l’acide phénique :
- C“H’O‘,AzO‘ ou mono-nitrophénique, C"HO,AzO,AzO ou binitrophénique, C"HO,AzO,AzO+, AzO‘ ou trinitrophénique oxyacide picrique.
- MARIUS MOYRET-(Reproduction interdite.) ‘A suivri-}
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- MACHINES A TEINDRE ET BLANCHIR LES TISSUS au large, travaillant à volonté, sans pres^ aucune sur le tissu ou avec pression vari^
- Par M. Antoine Tiberghian.
- Cette machine que vient de faire brevetel M. Tiberghien, est destinée à obvier efficact ment aux inconvénients multiples que prSseg, taient en teinture tant le « jiggar » primitit 5 composant d’une barque garnie de petits r°u leaux guides-pièces contenant les solut. et de deux rouleaux moteurs permettant d0
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- ETDE L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- rouler alternativement sur chacun d’eux, que les« jiggars » à foulards construits depuis, mais avec lesquels l’enroulage sur les rou-leaux moteurs n’était plus possible.
- Elle se distingue de cette dernière en ce que par un mouvement spécial et tout ordi-naire, le rouleau-exprimeur peut se soulever suffisamment au-dessus du rouleau moteur, pour permettre l’enroulement du tissu sur celui-ci, pendant tout le temps nécessaire à la Nation complète des produits mis en œuvre.
- Une fois cette fixation achevée, c’est-à-dire lorsque le dégorgeage n’est plus à craindre, la Passion, loin d’être nuisible comme dans Entres cas, devient au contraire d’un grand Secours.
- Grâce à cette modification fort simple en flle-même, l’inventeur, un teinturier, est par-venu, en se servant,de cette seule machine, ntôt comme « jiggar » ordinaire sans fou-&rd, tantôt comme « jiggar » à foulard, sui-vant les cas, à réaliser les avantages sui-vants : économie des produits non fixés, qui rentrent dans le bain ; — suppression dans le "su de cet excès de produits détériorant le bain subséquent; et, par suite économie de eeS produits fixateurs ; — possibilité d’emploi de bains plus concentrés, le tissu préalable-ent mieux exprimé absorbant plus de mor-dant, ce qui développe la fixation dans l'inté-eur de la fibre, d’une façon absolument ré-8ulière, le bain de mordant diminuant de "olume, mois conservant son même degré de Concentration ; dès lors économie de temps et de main-d'œuvre par suite de la possibilité d obtenir en une série d’opérations des teintes Oncées qui nécessitaient la répétition de ces "êmes opérations.
- En résumé, l’invention a moins en vue le "ecanisme spécial mis en usage et qui peut varier, que la disposition permettant de se SePvir d'une seule et même machine pour “eindre, blanchir ou dégraisser, etc., au larget "als pression aucune sur le tissu ou avec Pression plus ou moins forte suivant Iss cas.
- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR IMPRIMER DES CHAINES Par MM. Wiede frères.
- Les chaînes sont imprimées actuellement de telle façon que les appareils recevant les fils sont construits seulement pour des fils d’une longueur parfaitement déterminée. Pour imprimer des fils de longueurs différentes, il faut donc monter des appareils spéciaux en nombre correspondant.
- Le procédé faisant l’objet de la présente invention permettrait d’imprimer, sur des tables d’impression, des chaînes de n’importe quelle longueur de rapports et de fils et on arriverait à ce résultat en se servant d’un nouvel appareil dans lequel la position des rouleaux de fils par rapport à la table d’impression, ainsi que la distance des rouleaux guides les uns par rapport aux autres,peuvent facilement et rapidement être modifiés.
- Le nouvel appareil consiste en deux cadres, aux extrémités supérieures et inférieures desquels sont fixés, à l’intérieur, des rails.Chacun des rails supérieurs porte six supports mobiles et ajustables, tandis que chacun des rails inférieurs en a deux ; dans ces supports sont logés des rouleaux extrêmes de diamètre moyen et intermédiaires de petit diamètre. Aux rails supérieurs sont attachées, deux par deux, quatre tringles qui supportent, à leur extrémité, deux rouleaux guides espacés.
- Les parties supérieures des cadres sont étayées par des bandes en fer au moyen de vis.
- La chaîne passe d’un frein à un guide et est guidée ensuite par-dessous certains rouleaux, puis par-dessous d’autres, et nouée ensemble. Un de ces premiers rouleaux est pourvu d’une manivelle et il actionne les autres au moyen de courroies. Après le pliage des écheveaux de la chaîne, ceux-ci sont pressés par des pinces sur la table rembourée, et imprimés à l’aide des dispositifs d’impression, dont la largeur et la longueur correspondent à des échelles. D’un des rouleaux guides suspendus à des tringles, un tablier protecteur passe
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- par-dessous la chaîne et par-dessus les autres rouleaux, jusqu’au second rouleau-guide suspendu à des tringles.
- APPLICATION NOUVELLE AUX FILS OU TISSUS QUELCONQUES DUNE POUDRE DE MATIÈRES QUELCONQUES et les nouveaux produits industriels qui en résultent.
- Par M Jules Rousseau.
- L’objet de la présente invention réside dans l’application nouvelle aux fils ou aux tissus faits en une matière textile quelconque d’une poudre obtenue en moulinant ou broyant finement des fibres provenant de matières textiles quelconques; cette poudre étant solidement fixée par tous procédés, soit aux fils avant tissage, soit au tissu lui-même après tissage, de façon à obtenir un produit industriel nouveau.
- A cet effet, ces fils ou tissus sont humectés de n’importe quelle façon et avec n’importe quelles matières convenables, de façon à ce que la poudre qu’ils reçoivent y adhère suffisamment pour résister aux opérations subséquentes.
- Les fils ainsi renforcés sont alors livrés au tissage par les procédés ordinaires.
- Les tissus reçoivent comme les fils la poudre, à l’aide de machines à distribuer ordinaires ou de toute autre façon, et sont ensuite apprêtés suivant le genre d’étoffe auquel ils appartiennent.
- Cette nouvelle manière d’opérer pour renforcer les tissus et faire les semis, substituée à celle qui se fait actuellement à l’aide de ton-tisse ou de laines courtes, donnerait des résultats très avantageux. Elle mettrait en valeur des matières extrêmement bon marché, procurerait la faculté de donner à un fil ou à un tissu fait avec une matière, l’aspect d’un tissu ou fil fait avec une autre matière, finalement permettrait de produire des fils nouveaux ou des étoffes nouvelles d’un aspect nouveau et pouvant atteindre un poids supérieur, quoique ne coûtant pas sensiblement plus cher.
- PROCÉDÉ POUR OBTENIR DES IMAGES COLORIÉES SUR DES TISSUS
- Par M. Charles-Henry-Samuel Schultz.
- On introduit, par frottement et par l’envers, dans le tissu de soie ou autre tissu sur lequel une image a été reproduite mécaniquement ou chimiquement, des couleurs en pastels ou d’autres couleurs. Ces couleurs viennent s é-craser contre le grain du tissu et leurs parties les plus fines y pénètrent, tandis que les plus grosses restent plutôt sur la surface extérieure pour miroiter au travers en produisant des effets très agréables à l’œil. L’aspect de l’ouvrage s’en trouverait considérablement avive, dès qu’on la pose sur une surface blanche.
- Ces couleurs si fragiles au toucher, mais résistant quant au reste très bien à l’action de la lumière, se trouveraient par ce procédé suffisamment protégées.
- D’autre couleurs réduites en poudre se comporteraient de la même manière.
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- PRODUCTION DE MATIÈRES COLORANTES AZOIQUES
- teignant en jaune les filaments mordancés
- Par la Sooiété Dahl et Cie.
- Actuellement, on ne connaîtrait pas de ma tière pouvant remplacer réellement le b015 jaune fustet.
- La préférence accordée à ce bois colorant tant en teinture qu’en impression, doit etre attribuée à sa propriété de pouvoir teindre 18 laine chromée, de manière à ce qu’elle ce» serve sa couleur après avoir été foulée ; 110 convénient de cette matière colorante, c est qu’elle ne résisterait pas assez à l'influence de la lumière.
- Comme succédané à l’extrait du bois jaune fustet, on ne connaîtrait que le compose nitraniline diazotée et d'acide salycilique,malb celui-ci ne serait pas plus durable que substance tirée du fustet.
- MM. Dahl et Cie ont trouvé qu’en faisan agir sur l’acide salycilique des acides alpha et béta naphtylamine sulfoniques diazotés, 011
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- ET DE LIMPRESSION DES TISSU
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- peut obtenir des matières colorantes ortho et méta créoso tiques qui se fixent sur des fila-ments, préalablement mordancés au chrome, Bidonnent une couleur semblable à celle pro-duite par le fustet ; elles résisteraient non seulement au foulon, mais encore à l’influence de la lumière.
- Parmi les combinaisons diazoïques qui peu-vent servir à produire les matières colorantes précitées, celles qui conviendraient le mieux dans ce but sont les quatre acides béta-naphtylamine sulfoniques actuellement con-nu8, ainsi que les acides alpha-naphtylamine-sulfoniques de MM. Laurent et Piria.
- Les acides béta naphtylamine-sulfoniques donnent une matière colorante jaune tirant 8ur le vert, tandis que la matière obtenue de l'acide alpha-naphtylamine-sulfonique est de couleur jaune orange.
- APPAREIL POUR L’ÉPURATION et le filtrage des eaux industrielle» et domestiques.
- Par MM. Durand et Compagnie.
- La présente invention a pour objet un nou-vel appareil d’épuration et de filtration des eaux industrielles et domestiques.
- Le filtre proprement dit entoure un réser-"oir décanteur de forme appropriée, garni de chicanes et muni de portes de nettoyage, d une cuvette inférieure et d’une vanne de vidange.
- L’appareil est monté sur un bâti en fer ou en maçonnerie.
- Le filtre est constitué par une ou plusieurs couches de matières filtrantes retenues par des grillage en fil de fer galvanisé et placées d88ez haut pour permettre le filtrage de bas en haut.
- Les chicanes du réservoir décanteur sont "aversées par un tube dit : « tube de réac-“on, » qui se termine par une tubulure abou-“i8sant à l’entrée de la première chicane au b8g du décanteur, et son extrémité supé-"eure, le « tube de réaction », communique "vec une cuvette qui reçoit les liquides distri
- bués par un compteur mélangeur automatique à bascule.
- Au haut de l’appareil sont disposés deux bacs dans lesquels s’effectuent les dissolutions des réactifs employés : chaux, soude, etc. L’un de ces bacs sert pour les réactifs dont les dissolutions doivent avoir un degré de concentration constant (soude, par exemple) et l’autre est employé pour faire une dissolution de chaux calcinée.
- Dans certains cas, on peut faire traverser le décanteur par un tube à échappement de vapeur destiné à rechauffer l’eau.
- PRODUCTION DE NOUVELLES BASES
- I et de matières colorantes asoiques qui en dérivent
- Par la Société dite : Aetien Gesellschaft f*r Anilin Fabrikation.
- Cette invention a pour objet la production de nouvelles diamidobases, dont la constitution est exprimée par la formule générale :
- (aNI
- NH'C'HN — N. C‘ H’
- ( P O. R
- La Société en question a obtenu ces bases, en combinant d’abord une molécule de p-nitro-diazobenzine avec une molécule d’éther a amido-p naphtolique
- ta N I et en réduisant alors le ni-troazoamido formé
- P O. R avec du sulfure d’a’cali
- Ladite Société a trouvé que les tétrazodé-rivés des susdites bases peuvent être combinés avec les acides sulfoniques des naphtols, naphtylamines, amidonaphtols et dioxyna-phtalines, en donnant naissance à des matières colorantes précieuses, douées de la propriété de teindre directement le coton non mordancé ; ces colorants peuvent aussi être fixés sur la laine dans une flotte contenant du sel.
- Suivant ces données, on prépare ces nouvelles matières colorantes azoïques par l’action d’une molécule de tétrazodérivé des
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- LE MONITEUR DK LA TEINTURE
- p- amidobenzine - azo-c amidonaphtoléthers obtenus comme il est indiqué au début, sur deux molécules des acides sulfoniques des naphtols, dioxynaphtalines, naphtylamines ou amidonaphtols.
- FABRICATION DE LA LESSIVE PHÉNIQUÉE destinée au blanchiment en général des tissus, bois, carrelages, pierres, etc.
- Par MM. Henry Guiot et Charles Bertaux.
- L’invention de la « lessive phéniquée » consiste dans la propriété spéciale et particulière qu’elle possède d’être antiseptique par sa composition chimique, dans laquelle il entre de l’acide phénique et autres antiseptiques, tels que : acide borique, chlorure de zinc, hypo-chlorite de soude, etc., etc., propriété très importante au point de vue du blanchiment du linge de corps, parquets, éviers, etc., etc.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES MACHINES A FEUTRER et fouler les tissus de laine ou autres étoffes tissées ou feutrées Par M. Benjamin Preston.
- Cette invention a pour objet de combiner le feutrage et le foulage des tissus de laine ou autres étoffes tissées ou feutrées, ce qui faciliterait les deux opérations et réduirait en même temps le prix de revient de la fabrication.
- Dans ce but, on se sert d’une machine à feutrer ordinaire et à travers laquelle le tissu est passé de la façon habituelle, mais à l’extrémité de chaque auget on emploie un fouloir.
- Entre le ou les pieds d’un ou plusieurs fou-loirs est une table flexible ; l’étoffe est passée en subissant les mêmes effets que si elle passait dans un fouloir ordinaire, tout en étant drapée en même temps. Les pieds ont un mouvement de va-et-vient dans une direction soit verticale, soit diagonale, dans des cou
- lisseaux qui se trouvent sur la machine, ces pieds étant actionnés par des manivelles ou excentriques appropriés, lesquels sont mus par un moteur.
- PROCÉDÉ DE FIXAGE OU IRRETRÉCISSEMEN sur tous fils laine et mixtes destinés à lu fabrication de tous tissus et bonneterie irrétrécissables.
- Par MM. Mathelin, Floquet et Bonnet, manufacturiers
- Les inventeurs ont imaginé d'appliquer à tous tissus de laine et fils mixtes une manutention telle, qu’après être fabriqués avec ces fils, tous tissus et bonneteries sont complètement irrétrécissables. — Voici comment ils opèrent : Ils prennent les fil soit en éche veaux, soit autrement, les tendent d’une manière quelconque et dans cet état les soumettent à l’action de la vapeur (par exemple, en les faisant traverser par un ou plusieurs jets de vapeur ou autrement) ou encore ils 65 plongent dans un bain d’eau chaude.
- Les fils manutentionnés peuvent être en suite refroidis à l’eau ordinaire.
- Les fils ainsi préparés sont susceptibles d’être employés pour la fabrication de tous tissus et bonneterie, et rendent ces dernier9 irrétrécissables.
- NOUVEAU GENRE DE TISSU IMPERMEABILISE susceptible d'être employé dans la fabricah0 des matelas, coussins, revêtements, vétem^ et autres usages.
- Par MM. François-Joseph Peschard et Aimé-Paul Eugën i Tardieu.
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- Le genre de tissu se rapportant à cette 1 vention est destiné principalement à être en ployé dans le cas où l’on désire disposer d’une toile ou d’un tissu imperméable. Il se prêteralt surtout à la fabrication des matelas à air et
- pourrait en outre être utilisé dans la fabrica tion des vêtements en général, des garniture
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- de meubles, etc.; enfin, il pourrait dans une certaine mesure remplacer les bâches.
- Pour fabriquer ce nouveau tissu, on prend de la toile (de préférence de la toile fabriquée avec la ramie) et on l'imperméabilise en la plongeant dans un bain composé des ingré
- dients suivants : Caoutchouc....... ............... 55 grammes
- ........................... 2 »
- Benzine................... 300 »
- Sulfure de carbone.......... 25 *
- Essence de térébenthine .... 10 »
- Huile de lin ordinaire. ...... 200 »
- Huile de lin cuite......... 70 »
- Noir animal................ 25 »
- Blanc de zinc............. 25 »
- On mélange ensemble les ingrédients sus-dits, de façon à ce que ceux des éléments so-lubies se dissolvent et forment avec le reste Une pâte dont on imprègne la toile, soit en la longeant dans le bain, soit en lui faisant tra-Verser ce bain, soit au moyen d’un pinceau ou “‘une brosse.
- Une fois imprégnée, on soumet la toile, aPrès séchage de l’enduit, à une compression entre des cylindres,afin de répartir également et de rendre uniforme l’épaisseur de la toile enduite. Ce cylindrage doit se faire de préfé-"ence à chaud.
- C'est de ce tissu une fois imprégné que l’on abrique les matelas, coussins, etc.
- Afin de rendre de nouveau imperméables es endroits de couture, on les recouvre d’une "uvelle couche du composé en question, à "side d’un pinceau ou d’une brosse.
- {Reproduction interdite.)
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- PROCÉDÉS PRATIQUES
- POUR TEINDRE LE COTON
- Depuis que nous possédons les couleurs “amine, une grande révolution a dû l’opérer “ans les ateliers de teinture, mais malgré la "“garisation qui a été tentée pour en géné
- raliser l'emploi, nous ne saurions trop revenir sur ce sujet et appeler l’attention du teinturier sur ces produits, en fixant leur choix par des communications de procédés pratiques et par un échantillonnage qui parle à l’œil en lui donnant la preuve matérielle des résultats annoncés.
- Le noir diamine RO est un de ceux qui jouent le plus grand rôle dans la teinture des cotons.
- Les teintes faites au noir diamine RO résistent à un fort savonnage et sont extrêmement solides à la lumière.
- L’action des acides rend la nuance un peu plus bleuâtre et plus vive. Le noir diamine rendra de grands services comme colorant pour fond et remontage et en mélange avec d’autres colorants directs pour coton. Les combinaisons du noir diamine RO avec ces produits donnent des teintes parfaitement unies, même dans les nuances les plus claires.
- J’ai déjà montré le parti que l’on pouvait tirer de cette combinaison pour la production des couleurs claires.
- L'intérêt n’est pas moins grand pour les couleurs foncées, qui doivent avoir une tonalité bien définie, bien corsée et franchement caractérisée.
- Le travail que je reproduis ici est un travail de laboratoire qui devra servir de guide pour indiquer les voies à suivre pour arriver à des buts déterminés.
- Voici, d’ailleurs, comment a été conduite cette étude :
- J’ai pris une coupe de calicot suffisante pour me fournir l’étoffe des quatre échantillons ci-joints et je l’ai teinte en gris par le noir diamine RO et dans les proportions de
- 20 parties de sulfate de soude,
- 6 parties de carbonate de soude et
- 1 partie de noir diamine RO pour
- 100 parties de coton, le tout en poids.
- L’étoffe a subi une ébullition de trois quarts d’heure, a été rincée et divisée en quatre lots égaux.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cette proportion de 1 % de noir diamine RO pourrait être élevée sans inconvénient et permettrait alors d’obtenir des nuances plus foncées.
- L’échantillon no 1 est donc la réprésentation du pied de teinture qui se trouve sous les trois couleurs suivantes, bleu, violet, marron.
- pourra se reporter au no 6 du Moniteur de la Teinture, en date du 20 mars dernier, et par rapprochement il aura le moyen sûr d’asseoir son jugement.
- Érhantillon n° 3 de calicot piété avec il noir diamine RO, suivant le no X,puis teint avec violet diamine N.
- N* 1. — Echantillon de calicot piété avec le noir diamine RO, à raison de 1 % du poids du coton.
- L’échantillon no 2 a été teint sur le pied n‘ 1 avec du bleu diamine 3 R environ 1 1/2 %. L'étoffe a bouilli sur bain de soude, de carbonate de soude et de bleu pendant une demi-heure, puis a été rincée, diazotée et développée sur un bain froid de naphtylaminéther, rincée puis savonnée et rincée une dernière fois.
- Je ne rentre pas dans les détails du diazo-tage où du développement que j’ai donnés avec tous les détails voulus.
- N° 2. — Échantillon de calicot piété avec le noir diamtne RO suivant le n° 1, puis teint avec bleu diamine 3 R, diasoté et développé avec le naphtylaminéther.
- Le savonnage a la propriété d’aider au développement des bleus et nettoye les cotons.
- L’échantillon no 3 a été teint sur le pied no 1 avec le violet diamine N.
- Pour juger de l’avantage qu’il peut y avoir de teindre sur un pied de noir, le lecteur
- Le violet a été employé dans la proportion de 2 % au poids du coton.
- Il y a aucune difficulté à surmonter dans ce genre de teinture, comme, du reste, dans toutes les couleurs diamines.
- Je n'ai produit que des couleurs binaires, mais le mélange est possible avec presq-e tous les produits de la série diamine et per met d'obtenir facilement toutes les nuances désirées, dans les tons clairs comme dans les tons foncés.
- Échantillon n° 4 de calicot piété avec le nOlf diamine RO, suivant le no 1, puis teint aoe le brun pour coton N,
- Cette teinture a été obtenue par une ébu* lition d’une demi-heure sur un bain char avec du sulfate de soude et du savon, d’apreb les indications contenues dans le no 4 du M° niteur de la Teinture en date du 20 févrie
- écoulé
- La facilité avec laquelle toutes ces teintep s’obtiennent doit engager le teinturier a
- généraliser l’emploi dans son atelier.
- Outre que les bains se garnissent presq-e tous de la même façon et dans des propor.,o-identiques de sels, les matières colorante®
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- BT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- lubies se dosent en plus ou en moins, suivant qu’on veut avoir des nuances claires ou des nuances foncées. Les couleurs ont de suite une grande solid.té, qui assure aux apprêts une réussite certaine ; l’on est point gêné par les influences des bains d’amidon ou de colle, ni par la chaleur des appareils. Ces couleurs résistent à la lumière, aux acides, aux alcalis. Ceci n’exclut pas certaines précautions de prudence qui font la base de toute opération industrielle, aussi bien en teinture qu’en toute autre industrie. Les soins d’opportunité, de propriété, d’influence sont de tout temps.
- Dois-je repeter que ces produits ont un avantage très appréciable, celui d’être applicable aux teintures des différentes fibres ou étoffes de nature absolument diverses, végé-taies ou animales. Cet avantage s’etend même dans des limites exclusives aux produits dia-mine et le teinturier peut aborder sans incon-vénients les teintures des matières uniques ou combinées deux, à deux, ou même des trois genres, coton, laine, soie. Je puis encore affir-mer au teinturier que la facilité d’exécution est on ne peut plus grande ; point de ces compositions souvent empiriques qui faisaient la base des anciennes recettes, point de ces pro-duits acides ou à base d’acides qui énervaient Top souvent les fibres textiles quand elles "avaient pas de conséquences plus redou-table. Le sulfate de soude, le phosphate de soude, le carbonate de soude, le silicate de sou-de, le savon composent l’arsenal des mordants employés et le concours des acides est res-treint au minimum le plus stricte.
- Ajoutant à cet avantage celui de la solidité des nuances qui doivent être souvent savon-nees après teinture, on atteint des résultats "connus avant l’apparition de ces nouvelles ormules.
- Si nous mettons en parallèle les pratiques d atelier, l’écart est encore plus grand et tout en faveur de nos pratiques. Mais quelques exemples rendront plus saisissable ce que ‘avance. Pour produire des marrons à l‘-chantillon, c’est le cachou qui se présente à
- nous avec une réputation solide, assise sur de longs précédents Mais le cachou est une matière chère, difficile à manipuler et qui, par elle-même, ne donne pas de coloration marron; il faut qu'il soit développé par le chro-mate, le sulfate de cuivre et sa teinte modifiée suivant nécessité par le campêche ou le bré-sil.
- Son dosage pour des teintes déterminées est impossible et sa susceptibilité aux influences des sels ou des acides est tellement grande que les tâches sont toujours à craindre. Et, malgré tout, il n’est que d’une solidité relative. Ce n'est pas trop avancer que de dire qu'une blanche personne qui coucherait dans des draps teints au cachou en ressortirait peau rouge.
- Nous sommes donc autorisés à dire, à proclamer que nos marrons clairs ou foncés, rouges ou jaunes, peuvent se doser chez nous avec une exactitude mathématique et que la gamme de nos marrons n’a pas de limites.
- Si je voulais parler des rouges, des jaunes, des violets, etc., je devrais mettre en avant les sels d'étain, chlorure et bi-chlorure et j’aurais beau jeu pour faire voir ou simplement rappeler tous les mécomptes qu’ils procurent.
- Vraiment, tout le mérite de la teinture appartient, aujourd’hui, au fabricant de matières colorantes et le teinturier, malgré qu’il soit chimiste, n’est plus qu’un manœuvre appliquant des procédés tout trouvés. Que ceux qui, comme moi, ont vieilli sous le harnois, en fassent leur deuil, leur gloire et leur transcendance ont péri devant la nouvelle science.Sui-vons le flot, où nous serons engloutis.
- Ch. DREVET.
- DES COULEURS SOLIDES (Suite)
- Les couleurs violettes ne paraissent pas avoir été en grand renom dans l’antiquité, je laisse de côté la pourpre qui est une couleur
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- ultra violette. Les violets étaients tous ternes.
- Il faut arriver au moyen âge pour voir avec la découverte de l’orseille, apparaître les premiers violets fins, mais hélas peu solides.
- La pourpre française, création de M. Marnas, en 1858, a été le premier violet solide qui a eu un réel succès, mais éphémère. La pourpre n’a pas tardé à être détériorée par d’autres couleurs.
- Ce n’est autre chose que de l’orseille préparée à chaud avec les acides purifiés, des lichens, et par le fait les extraits d’orseille tournent facilement à la pourpre française.
- Avant, cependant, on avait employé avec succès une couleur très solide, le violet de Vanchusa tinctoria. Vidallin, de Lyon, avait même monté la teinture en très grand, avec cette couleur connue dans le commerce sous le nom d’orcanette. Le violet obtenu est beau et très solide, malheureusement il faut teindre sur des bains alcooliques, or le prix est inabordable; la teinture coûte plus que la laine et presque autant que la soie. Il faut redistiller l’alcool, etc., et malheureusement, en France, toutes les fois que l’on touche à l’alcool, la régie met à l’industrie toutes les entraves possibles, non seulement au point de vue du coût, mais encore à celui de la gêne dans les manipulations. Un industriel manipulant de l’alcool aurait meilleur compte de faire de la fausse monnaie.
- Cela a été la cause du départ de beaucoup de nos industries nationales, de création française, à l’étranger. C’est malheureux, quand donc remanira -t-on une foule de lois vexatoires.
- Ainsi j’ai vu des industriels me dire : « Cela ne nous fait rien de payer l’impôt, mais avec cela, si l'on dénature, il faut mettre des produits qui rendent l’alcool impropre aux usages voulus. Si l’on redistille, il faut indiquer les heures, etc. J’ai même failli faire avoir un procès-verbal à un industriel dont les bâtiments, à cheval sur un petit cours d’eau, sont sur deux communes séparés par ledit ruisseau.
- J'avais fait porter une bonbonne d’alcool
- d’un bord à l’autre, ignorant le fait. On s’en est aperçu à temps.
- Marius MOYRET {Reproduction interdite.) (A suivre)
- APPRÊTS HYDROFUGES DE MORDANÇAGE des fibres textiles et leur application en teinture
- Par MM. Chevallot et’Girrès.
- Ces divers mordants comprennent deux sections distinctes en raison de leur conformité.
- La première section renferme les oxydes d’aluminium, d’antimoine, d’étain, de plomb et de zinc, qui peuvent dans leurs combinaisons salines faire fonction d’acide aussi bien que de base. Ils jouent le rôle d’acide avec les bases fortes et produisent ainsi avec la potasse ou la soude des aluminates, des stannates des plombâtes et des zincates alcalins. Ils jouent le rôle de base avec les acides forts et forment ainsi avec les acides acétique, azotique, chlorhydrique et sulfurique, des ace-taies, des azotates, des chlorures et des sulfates, tous sels solubles comme les premiers:
- Les uns et les autres, de composition différente, avec ou non un oxyde du même nom pour acide ou pour base, se décomposent mutuellement, et ie résultat de cette décomposition est de former des hydrates d’oxydes inso lubies. C’est ainsi, par exemple, qu’une solu lion d’aluminate alcalin, en présence d une solution de sulfate d’alumine, produit double ment de l’alumine et que la même solutio d’aluminate, en contact avec une solution d 8 cétate de zinc, produit de l'alumine et de l’oxyde mélangés.
- JAs
- La seconde section comprend la série " silicates insolubles pouvant être obtenus Pa voie de double décomposition, en mettant e présence une solution de silicate alcalin avee celle d’un autre sel dont la base puisse former une combinaison insoluble avec l’acide silic que. C’est ainsi que l’on peut former des sill
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- ET DE LIMPRESSION DES TISSUS
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- cuivre, de fer, de magnésie, de manganèse, de nickel, de plomb, de strontiane et de zinc et a volonté,des silicates doubles ou triples en précipitant l’acide silicique par deux outrois sels a base différente. De même, les cinq selsalca lins énumérés plus haut peuvent être mélangés deux par deux ou en plus grand nombre pour être ensuite précipités par un ou plusieurs Sels de réaction et mettre ainsi en liberté tous les oxydes de ces sels de nature différente.
- C'est d’après ces derniers principes et sur la propriété du savon (margarate de soude) de pouvoir être mélangé avec les six sels alcalins précipités, sans qu’il en résulte aucune action dans les mélanges, que l’on a com-biné les divers mordants dont nous allons parler. Leur application en teinture constitue 4 volonté un mordançage hydrofuge ou un mordançage simple, selon que l’on emploie ou Iue l’on emploie pas le savon dans les bains Primairés, lequel, en changeant de composi-ton, devient, par la suite des opérations, le seul agent d’hydrofugéité des tissus.
- Cette application a lieu au moyen de deux bains consécutifs dans lesquels on fait passer les fils ou les (issus à mordancer.
- Ce premier bain, si l’on a en vue d’hydro-Wger la matière textile, doit être composé "une émulsion savonneuse et de l’un ou de Plusieurs des six sels alcalins énumérés ci-dessus ; dans le cas contraire, on supprime le Savon.
- Ce second bain, dit de réaction, est formé "un ou de plusieurs sels, dans la formation “esquels un oxyde métallique ou terreux est "ntré comme base; si le tissu doit être rendu vWrofuge, la présence de l’acétate d’alumine “ncore est nécessaire dans ce bain secondaire, Parce que ce sel a seul la propriété d’échanger "8 éléments de composition avec le savon, Pour former du margarate d’alumine insoluble, “bstance hydrofuge.
- Le choix à faire dans cette variété de sels Rêvant constituer les deux bains est détermi-par l’affinité plus ou moins grande que Ie mordant que l’on produit, simple ou
- cates d’alumine, de baryte, de chaux, de complexe, a pour telle ou telle fibre ou telle ou telle couleur de teinture.
- Voici, à titre de spécimen, la composition d'un bain normal silicique pour obtenir un mordant hydrofuge, composition que l’on peut varier à volonté :
- Eau....................... 10000
- Acide gras................. O 90
- Acide silicique......... 0 60
- Total.... 101 50
- Pour préparer ce bain, on fait
- 98,52 0,89 0,59
- 100,00 dissoudre
- dans 100 litres d’eau aussi pure que possible, 1k500 de savon de Marseille ayant une teneur d’au moins 60 % en acide gras, et on ajoute à la dissolution une quantité suffisante de silicate de potasse du commerce, dont on connaît la teneur, pour que le bain contienne au moins 600 grammes d’acide silicique supposé anhydre.
- Lacomposition des autres bains aluminique, antimonique,stannique, plombique etzincique, s’effectue de la même manière, en employant la même quantité d’eau et de savon et en ajoutant au bain une quantité convenable de l’un ou de plusieurs sels alcalins précités, de telle sorte que la totalité des oxydes métalliques à précipiter soit environ de 0,60 p. 100 de la solution.
- Les silicates et les stannates alcalins, étant de fabrication courante, on peut toujours s’en procurer dans le commerce. Quant aux autres sels de même nature alcaline, on peut les obtenir en dissolvant par la potasse ou la soude leurs oxydes hydratés récemment précipités, puis en neutralisant une partie de l’alcali par l’acide chlorhydrique, jusqu’à ce que le liquide commence à se troubler, et on filtre la liqueur obtenue.
- La force des bains secondaires pourrait être exactement celle qui est nécessaire à la décomposition pure et simple des éléments connus du bain primaire et qui pourrait être déterminée par une équation chimique ; mais dans la pratique il est préférable de doubler et même de tripler cette force pour faire du -
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- CO O
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- rer les bains plus longtemps. Alors, avant de recommencer un travail, il est prudent de s assurer de l’efficacité des bains ayant déjà servi, en les essayant directement dans un verre, au moyen d’un mélange d’une petite quantité des deux solutions salines.
- Les opérations d’apprêt consistent :
- lo A foularder les tissus à tiède successivement dans les deux bains de réaction, ce qui fait pénétrer les solutions plus uniformément, plus profondément dans l’intérieur des étoffes que par un simple trempage.
- 2o A abaisser la bassine du foulard à la fin des deux opérations, pour que les cylindres compresseurs expriment bien l’excès des matières dont le tissu a été imprégné ;
- 30 A laver à fond le tissu à l’eau chaude (50 à 60 degrés) pour le purger de tous les produits de la décomposition qui n’ont pu se fixer dans les fibres textiles.
- Apiès ces trois opérations, alors que les mordants sont encore à l’état d’hydratation, le tissu est apte à se fixer les couleurs à teinture, et si le savon et l’acétate d’alumine ont été compris dans les bains d’apprêt, ce tissu, après avoir séché, aura perdu sa faculté d’im-bibition en restant aérifère.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DU NORD DE LA FRANCE (Suite.)
- Recherche sur les meilleures méthodes propres à donner plus de solidité aux couleurs organiques artificielles employées en teinture.
- Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre, après la teinture, 1 éclat que conserve le fil de jute teint.
- Même étude pour le coton et la ramie.
- Etude comparative des divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture des toiles bleues, de lin ou de chanvre, au point de vue du prix de revient,
- de l’éclat et de la solidité de la couleur, dans les circonstances diverses d’emploi de ces étoffes.
- Analyse des indigos et détermination de leur valeur industrielle.
- Etude sur un genre d’impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique.
- Apprêt. — Machine à sécher permettant de donner à la toile l’apprêt que l’on obtient en l’exposant, après le passage au foulard à gommer, dans un étendage chauffé à 25 ou 300.
- Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant le rouge d’Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton.
- On devra présenter des échantillons à l’appui.
- Guide memento du teinturier de laine.
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- Prix s Un pi une méc leur méi chimiq
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- de coton.
- de lin.
- de soie.
- Outremer. — Étude sur la composition chimique de l’outremer et sur les caratères qul différencient les variétés de diverses couleurs, ainsi que sur les causes auxquelles il faut at-tribuer la décoloration de l’outremer artificiel par l’alun.
- Préparation industrielle de l’oxygène.
- Perfectionnement dans la fabrication de chlorates et des permanganates.
- Rouissage de lin. (Etude chimique et agro nomique.)
- Etude sur les causes auxquelles il faut at tribuer pour la France le défaut d’exportatiot des toiles de lin, même dans ses colonies,s8U l’Algérie, tandis que les fils de lin, matière8 premières de ces toiles, s’exportent au contraire, en certaines quantités.
- L’auteur devra indiquer les moyens quede vrait employer notre industrie toilière P°" développer l’exportation de ses produits.
- Hygiène industrielle. — Mémoire sur. moyens de remédier, pour la santé des ouvrier employés dans les filatures de lin ou decotoni aux inconvénients qui résultent de la suspen
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- sion des poussières et fibrilles végétales dans l’air des ateliers.
- Prix spéciaux :
- Un prix de 500 fr., auquel la Société joindra une médaille, sera décerné à l’auteur du meil-leur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- Les mémoires présentés devront être remis au secrétariat-général de la Société, avant le 1er octobre 1892. Mais les appareils sur les-quels des expériences seront nécessaires de-‘ront lui être parvenus avant le 30 juin 1892.
- U CAISSE DES RETRAITES OUVRIERES
- La commission du travail a adopté définiti-vement les trois premiers articles du projet Pelatif à la création d’une caisse nationale des retraites pour les travailleurs.
- Ces articles établissent en principe une caisse nationale des retraites au profit des Tavailleurs français des deux sexes. La caisse Serait alimentée par les versements des ou-"iers et les subventions des patrons et de ‘Etat. L’article 3 prévoit la création décaissés lgioniales.
- LA LOI BOVIER-LAPIERRE
- On a distribué aux membres du Sénat le apport de M. Trarieux concluant, comme "ous l’avons dit précédemment, au rejet de la ^Position Bovier-Lapierre, sur l’application de la loi sur les syndicats professionnels.
- Le rapport conclut ainsi :
- Dans la pensée de ses auteurs, cette propor-“tion de loi serait nécessaire pour assurer la “Rciliation des intérêts du capital industriel " ceux de la classe ouvrière .
- Dans la nôtre, au contraire, elle ne ferait Qu’. ?
- . accentuer les divisions, troubler les condi-°Ds du travail et fausser le sentiment du droit "de la justice.
- Le Sénat a rejeté le projét dans une de ses "rnieres séances.
- TARIF DES DOUANES
- Décisions relatives à l’application du nouveau tarif
- Fils de coton simples et retors en deux ou trois bouts, teints ou blanchis et « cirés ». — Régime des « Fils de coton glacés », selon l’espèce (Nos 368 et 368 bis, derniers paragraphes).
- Passementerie de coton teinte d’une nuance uniforme et glacée. (Rentrent notamment dans cette classe les tresses de coton pour l’usag- de la chapellerie). — Régime de la « Passementerie de coton teinte » (No 420 ter, 3e paragraphe).
- Toile de jute à liteaux en fils de couleur. — Doivent être taxés comme « Tissus écrus», lorsque l’espace occupé par les fils de couleurs n’excède pas le dixième de la surface totale, et comme « Tissus teints » dans le cas contraire (N 394 et 395).
- DOUANES FRANÇAISES
- Laques.
- Ainsi que l’explique la note (261) du tarif officiel, la loi n’a entendu reprendre sous la dénomination de laque en teinture que les extraits colorants préparés avec la laque naturelle, connus dans le commerce sous les noms de lac-lack, lack—dye et extraits de lack-dye et qui servent pour la teinture en rouge.
- Les autres préparations pour la peinture, auxquelles on donne dans le commerce le nom de laques, doivent être traitées ainsi qu’il suit, d’après leur composition :
- Laques artificielles à base d’extraits de bois de teinture : Régime des extraits de bois de teinture.
- Laques artificielle à base d’un dérivé du goudron de houille : Régime des teintures dérivées du goudron de houille.
- Lacques artificielles autres : Régime des couleurs non dénommées.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II y aura lieu de soumettre, lors de chaque importation, des échantillons à l’examen du laboratoire régional qui déterminera par l’a nalyse la nature des produits et leur composition.
- (Lettre commune n. 1021 du 24 juin.)
- CRÉDIT FONCIER DE FRANCE Conversion des Obligations Communales 1860, 1875 et 188186
- ÉMISSION DE 500,000 OBLIGATIONS COMMUNALES Remboursables en 75 ans au plus tard, rapportant 16 fr. par an et participant à 4 tirages par an pour 800,000 fr. de lots.
- AVEC FACULTÉ DE LIBÉRATION PAR ANTICIPATION
- Prix d’émission :
- Conversion............. 495 fr.
- Souscription en espèces. 497 fr. 50, payables 20 fr. en souscrivant. — 30 fr. à la répartition et le surplus en 4 versements annuels.
- Ou souscrit le 21 juillet 1892
- A Paris :
- Au Crédit foncier de France ;
- Au Comptoir national d'escompte ;
- A la Société de crédit industriel et commercial ;
- A la Société générale ;
- A la Banque de Paris et des Pays-Bas
- Au Crédit lyonnais ;
- A la Banque d’escompte de Paris ;
- Au Crédit foncier et agricole d’Algérie ;
- A la Compagnie foncière de France ;
- A la Banque parisienne ;
- A la Banque internationale de Paris ;
- A la Chambre syndicale des Agents de change de Paris.
- Dans les départements :
- Chez MM. les Trésoriers-payeurs généraux;
- Chez MM. les Receveurs particuliers des Finances.
- OU DANS LES AGENCES ET SUCCURSALES DES SOCIÉTÉS
- CI-DESSUS
- Pour les détails, voir le prospectus ou l'affiche.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- CONVERSIONS DE LIQUIDATIONS EN FAILLITES
- Noël (Xavier), dégraisseur , 84 , rue Paul-
- Bert. — Jug. du 2 juin. —S. : M. Verney.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif
- Bessy aîné et Pascal, apprêt, moirage et cylindrage, 3, rue de Marengo, à Saint-Etienne.— Durée : 10 ans, du 1er avril. — Cap. : 60,000 fr. — Acte des 27 mars et 6 mai.
- Formation de la Société en nom collectif Berthaud et Tibaldi, teinture industrielle, 10, rue St-Martin, à Vienne. — Durée : 5 ans. — Cap. : 2,000 fr. — Acte du 21 juin.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉS
- Modification et prorogation de 9 ans, du 1er déc., la Société Van Wynsberghe frères et sœurs, fab. de toiles, blanchiment et teinture de fils, rue de Lille, à Halluin (Nord). -Capital fixé à 213,135 fr. 96. — Acte du 6 juin.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation au 1er juin 1910, de la Société Désiré Wibaux-Florin, filature de coton,tein-turerie, filature de laines et fab. d’art, de Roubaix, 47, rue de la Fosse-aux-Chênes, a
- Roubaix. — Acte du 8 juin.
- BULLETIN FINANCIER
- Deux courants bien distincts se produisent en ce moment sur notre marché Le premier tout en faveur de nos rentes, lesquelles, sans donner à un grand nombre de transactions, font cepen-dant preuve d’une très grande fermeté. L8 deuxième tout à l'opposé sur les fonds étrangers, qui accusent des tendances assez lourdes. Notre 3 0|0 se traite aux environs de 99 fr. Le 3 I amortissable est à 98.70.
- Nous avons annoncé la convertion de l'obliga. tion Tunisienne par une émission de nouvelles obligations devant avoir lieu le 12 courant. Ce. obligations peuvent être comparées à notre ren.e 3 0[0 amortissable. Etant elles-mêmes amortis, tissables, elles ne peuvent être sujettes aux réag, tions frappant une rente perpétuelle Le Pr. d’émission est bien inférieur au cours de la ren française. Les souscripteurs bénéficient don promptement d’une plus-value importante. Ce le Comptoir National d’Escompte qui a tral.. avec le gouvernement français pour cette oper tion.
- Le Comptoir National était tout résigné, en qualité de représentant habituel du gouverneme dans les colonies et à l’étranger. * L’Italien est à 89.50. La Banque de France e à 4.200 fr. Le Foncier, qui vient de détacher t coupon de 32 fr. se traite à 1.110. Le 21 coura. auia lieu l’émission de 500.000 obligations no velles pour la conversion d’emprunts anciens c Le Suez est à 27,20. Ces recettes sont fal j en ce moment. Nos chemins de fer sont fers sans affaires suivies. ima
- On recherche l’obligation Marbrière de Gueie à 277.50, l'action cote 505. Le public apP Eien-l'excellence de ces titres et les demandes dev nent chaque jour plus nombreuses. .-ont
- Les établissements de crédit de Paris ouyr de leurs guichets, 21 courant, à la souscriptlocré-conversion des obligations communales du 1875 dit foncier des emprunts 3 0/0 1860, 4 et 4 0/0 1881-86. 0/0,
- Les nouvelles obligations, du type 3 719750 rapportant 16 francs par an, sont émises a 4
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- pour les souscripteurs en espèces et à 495 pour les souscriptions de conversion.
- On sait que le résultat de cette opération de conversion, dont le succès n’est pas douteux, sera de permettre au Crédit foncier d’offrir des conditions plus avantageuses aux communes qui paient actuellement pour leurs emprunts une annuité de 50 à 4 75 0/0, sous la réserve que ces communes s’engageront à ne pas rembourser le Crédit foncier pendant une période de dix années.
- BIBLIOGRAPHIE
- tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau d journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-8o, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie Pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce 8enre ne sont pas recherchés pour leur appa-rence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut Utiliser dans son industrie, des procédés nou-Yeaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain 8 compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’acti-vité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-Oriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière ac-quérir des connaissances multiples et profon-des dans cette industrie. Il ne cherche pas à aire montre d’érudition en publiant un ou-"rage scientifique, bourré de formules etd’ana
- lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar’s au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome 2 d’étain, de fer, de nickel, tanniferes, gras, etc | Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N’ 15. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Août 1892
- SOMMAIRE
- DES MORDANTS GRAS.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SUR LE PEROXYDE DE SODIUM.
- TEINTURE EN BLEU VIF DU COTON.
- DES COULEURS ASTIFICIELLES.
- INFORMATIONS. — VARIÉTÉS.
- JURISPRUDENCE.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- DES MORDANTS GRAS
- Les mordants gras, et notamment les aci-des sulfoconjugués, dérivés de l’huile de ricin, ont pris, dans ces dernières années, une extension considérable.
- Au début ils s’employaient exclusivement pour le rouge turc ou rouge garance, mainte-hant ils servent dans une foule de cas pour la teinture et les apprêts.
- On désigne les sulfoconjugués du ricin, Selon les qualités, sous les noms d’huiles so-lubles neutres, blanchissantes ou non, par l’action de l’eau. Ce sont en définitive des acides sulforiciniques plus ou moins bien sa-turés par la soude caustique ou l’ammoniaque. Imparfaitement saturés, ils blanchissent par ‘action de l’eau ; complètement neutralisé, ils ^blanchissent plus par cette même action.
- De nombreux travaux ont été faits pour établir la constitution des mordants gras, et lotamment, tout récemment, par MM.Juillard "‘une part, et Sheurer-Kestner d’autre part.
- Oes travaux sont des plus remarquables ; "éanmoins, j’avoue que la question est tou-iours des plus embrouillées ; la raison en est que rien n’est aussi mobile que la molécule des acides gras conjugués ; rien n’est aussi délicat à manier que la préparation de ces Produits. Et je puis affirmer qu’un rien les “ansforme, à commencer par l’action du temps.
- C’est probablement ce qui explique que pas mal de maisons les préparent, elles-mêmes ; en suivant les mêmes prescriptions elles sont à peu près sûres d’avoir toujours les mêmes produits. Or, la régularité des huiles ricini-ques conjuguées est capitale pour le bon succès des teintures et des apprêts.
- Je suis, d’ailleurs, à la disposition des lecteurs pour fournir les plus amples renseignements, selon les emplois voulus.
- En attendant, la dose d’acide sulforicinique joue un grand rôle dans les produits livrés, et il importe d’employer ces mordants, non d’après les prix de vente, mais d’après leur richesse, car dans le commerce on en livre à tous les prix.
- Pour comparer deux produits livrés à prix égaux, prenez deux tubes fermés d’un bout, divisés chacun en 200 C’, dans chaque mettez 100 C3 des produits à comparer, ajoutez-y de l’acide sulfurique à 20° Beaumé, de manière à compléter dans chaque les 200 C‘.
- Agitez vivement après avoir bouché et laissez déposer dans un endroit tiède.
- Le mordant gras isolé flottera, et vous lirez le nombre de C‘ qui correspond sensiblement en grammes.. Si donc l’on trouve dans l’un 30 C3 et dans l’autre 35 C3 cela veut dire que le premier contient en poids 30 % d’acide sulforicinique commercial, et le second 35 %-Ce dernier à prix égal sera donc préférable. Aucune livraison de sulforicinate ne doit être
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- 242 LE MONITEUR
- DE LA TEINTUKS
- acceptée sans garantie du tant pour cent.
- Generalement pour la qualité tous les produits se ressemblent, je ne parle aujourd’hui que de la qualité des corps gras. Or, il est évident que dans les apprêts un produit contenant 35 % vaudra mieux qu’un ne contenant que 30 %, ou si l’on a l'habitude du 30 %, il faut diminuer la dose du 35 % sous peine de s’exposer à des irrégularités, car quelquefois le mieux est l’ennemi du bien.
- Dans quelque temps, je reprendrai les travaux de MM Juillard et Sheurer Kestner, et donnerai ma façon de penser sur la nature des acides sulfoconjugués au point de vue industriel.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PRODUCTION DE HlAT1ÉRES COLORANTES JAUNES, SOLIDES AU FOULON ET A LA LUmiÈRE
- Par la Socié é Gu non, Picard et Yay.
- Actuellement, le seul procédé pour obtenir sur laine des teintes jaunes solides au foulon et à la lumière, consiste à employer les matières colorantes des bois et autres végétaux.
- Ce procédé nécessite le mordançage préalable de la laine et les colorants ne peuvent s’allier avec des couleurs acides (carmin d’in-digo, azocarmin, etc.).
- Les inventeurs de cette nouvelle production de matières colorantes jaunes, solides au foulon et à la lumière, ont trouvé que celles-ci pouvaient se sulfoconjuguer à l’aide de l’acide sulfurique concentré, et donner ainsi des produits solubles qui teignent la laine sur bains acides, en présence du sel d’étain, soit seules, soit combinées avec d’autres colorants.
- PROCÉDÉ DE ROUISSAGE ET SÉCHAGE DU UN ET TOUS AUTRES TEXTILES EN VASE CLOS, SOUS L’ACTION DE LA CHALEUR ET DU VDE
- Par MM. Jean, M. E. Doumer et Romain, Ch. L. E. de Swarte.
- Cette invention a trait à un nouveau procédé de rouissage et séchage en vase clos, sous l’action de la chaleur et du vide, de tous les textiles (lin, chanvre, ramie, jute et tous autres ayant une constitution analogue à celle du lin).
- Placer les ferments qui provoquent le rouis-sage dans le milieu le plus favorable à leur développement, faire agir ces ferments sur la plus grande partie possible de la matière a traiter, et les soustraire, jusqu’après séchage complet de la matière traitée, aux influences extérieures, telle était la marche à suivre pour arriver au meilleur résultat et telle est aussi celle qu’on suivie les inventeurs.
- Dans l’exposé qui suit, nous nous occuperons spécialement du lin et les chiffres pose se rapporteront à une bonne qualité du même textile.
- La température la plus favorable au rouissage du lin est d’environ 480 C; nous la ferons osciller entre 450 et 490 durant tout le cours des opérations.
- Quand au vide, il interviendra, d’une part dans le rouissage, pour expulser l’air renfermé dans les pores de la matière à traiter et amener l’eau à se mettre, plus rapidement e1 plus intimement que par la simple immersion à l’air libre, en contact avec les fibres du tex tile, après rétablissement de la pression at mosphérique et d'autre part dans le séchs8e ultérieur, pour précipiter cette opération finale et, par le fait même, de la rendre possible $85 élévation de température, pour en réduire n° tablement les frais.
- Dans l’intérieur et sur le fond d’une bâc" en tôle, cylindrique, ouverte du haut et mun, d’un robinet au bas, on installe, sur des P1e de préférance en fonte, une cuve cylindriq— hermétiquement fermée, en-dessous, Par fond bombé rivé ou boulonné et au-dessus P
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- ET DK L'IMPRESSION DES TiSSU
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- un couvercle bombé amovible, boulonné avec Interposition d’un joint en caoutchouc, et on établit le tout de manière que l’eau renfermée dans la bâche extérieure noie entièrement la cuve y. installée.
- La cuve communique par son fond bombé avec un tuyau central, qui traverse à joint bien étanche le fond plat de la bâche extérieure, ut sur lequel tuyau sont intercalés au dehors, avec espacement convenables, deux gros ro-binets; dans l’intervalle compris entre ces deux robinets part de ce tuyau central un tuyau courbe qui lerelie au robinet de la bâche extérieure.
- A l’intérieur de la cuve (intérieur que l’on Peut protéger contre l’oxydation par la galva-"sationou par un vernissage), se posent deux Claies de façon que toute la partie cylindrique de la cuve soit comprise entre elles deux ; ces claies, ont pour fonction, tout en laissant libre Passage à l’air et à l’eau, de serrer et de maintenir immergée la matière à traiter dans la cuve.
- Nous allons maintenant décrite le fonction-ement de l’appareil et, pour plus de clarté, diviser l’ensemble du traitement en ses trois oPérations distinctes : la mise en train, le ouissage proprement dit, les égouttage et echage de la matière après traitement.
- Mise en train. — Introduire dans la cuve le in a traiter et le serrer entre les deux claies, T poser le couvercle et assujettir son joint, — "emplir entièrement d’eau chaude à 500 C la b8che extérieure.
- Etablir la communication de la cuve, d’une Part et par en-dessous, avec la bâche exté-eure, et d’autre part et par le haut avec la Pompe à vide.
- Faire agir la pompe à vide et aspirer ainsi Ang la cuve l’eau de la bâche, jusqu’à com-Pléte imm. rsion du lin.
- Ce résultat atteint, continuer l’action de la Pompe à vide, d’abord pendant une heure er-"on (avec robinets fermés), à l’effet d’expul-*er de la cuve l’air restant, et ensuite (après “etablissement de la communication avec la
- bâche), à l’effet de ramener à son niveau primitif l’eau dans la cuve, niveau que l’expulsion de l’air avait fait baisser.
- Rouissage proprement dit. — Laisser la cuve en cet état pour l’accomplissement du rouissage.
- Après 36 heures, vider la cuve et renouveler son eau par une nouvelle à 480 C environ.
- Trois à quatre jours après le début du rouissage, vider la cuve par le jeu des robinets, la rincer et la vider à nouveau.
- Egouttage et séchage. — Laisser égoutter le lin pendant une heure ou deux.
- Puis procéder au séchage en remettant la cuve entièrement fermée en communication d’action avec la pompe à vide, pour le séchage du lin, qui demande environ 25 heures.
- Cinq ou six jours après mise en train, le lin est roui et séché ; on le retire de la cuve en enlevant le couvercle de celle-ci.
- Le vide produit par la pompe et la température (température dont on est maître en tout temps) de l’eau dans la bâche enveloppante facilitent singulièrement l’évaporation de l’eau dans la cuve, partant le séchage parfait de la matière rouie. La pompe employée à cet effet est aspirante, reliée à la cuve par un tuyau de suffisante résistance à l’aplatissement, de démontage et remontage facile, dans l’intérieur duquel on a bien soin d’injecter de l’eau froide en vue d’y condenser la vapeur aspirée.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LES PROCÉDÉS D’IMPERMÉABILISATION DES MATIÈRES TEXTILES
- Par M. James-Georges Smith.
- Cette invention est plus particulièrement relative aux solutions employées dans les procédés d’imperméabilisation des matières textiles, et à l’application de ces solutions à la matière, de telle façon que l’aspect et la texture de celle ci ne soient pas altérés.
- Pour mettre cette invention en pratique, on dissout la gutta-percha et le caoutchouc dans la paraffine. La paraffine est solide à la tem-
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- NOUVEAU PROCÉDÉ POUR L’ÉTABLISSEMENT DES ROULEAUX EN USAGE POUR L’IMPRESSION SUR ÉTOFFES ET SUR PAPIERS PEINTS
- Par M. Joanny-Agarithe Dejey.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pérature ordinaire, mais elle fond entre 50° et 75° C, selon la qualité, et, à une température de 100 à 110o C, peut dissoudre 100 pour 100 de son poids de gutta-percha ou de caout-chouc.Cette propriété de la paraffine est inconnue à l’heure qu’il est, ou, si connue, du moins non exploitée, et c’est sur elle qu’est basé le le procédé de rendre les matières textiles imperméables à l’eau, mais non à Pair. Ce procédé se pratique de la manière suivante : Cent parties de paraffine, de stéarine ou d’un acide sébacique quelconque, sont fondues à la chaleur et il y est ajouté quinze pour cent de gutta-percha ou de caoutchouc (plus ou moins suivant la nature de la matière qui doit être traitée). Le mélange est maintenu sur le feu pendant cinq à trente minutes à une température d’environ 100 C. Pendant ce temps, la gutta-percha ou le caoutchouc sont dissous, des gaz étant dégagés pendant le procédé. La solution peut alors être appliquée directement sur la matière, ou elle peut être rendue fluide par quelque liquide convenable, telle que la benzine ou benzol ou autre dissolvant quelconque. Dans le premier cas, la solution est transmise à la toile à l’aide d’un système de rouleaux à une température d’environ 70» C., mais, si la solution est bien fluide, on fait passer la matière dans la solution liquide et où l’expose ensuite a un courant d'air qui détermine l’évaporation de la benzine.
- La proportion de la paraffine, de la gutta-percha et de la benzine ou autre dissolvant, varie suivant la nature de la matière traitée.
- En combinaison avec la solution décrite ci-dessus, on peut, dans quelques cas, employer un mélange de stéarine ou d’acide sébacique quelconque et d’alumine, ou de stéarine et d’oxyde de cuivre ou d’autres métaux, dissous à une certaine température dans la pyridine, de l’alcool, du benzol ou autre hydrocarbure, et aussi une solution de celluloïd, de cellu-loïdine (nitro-cellulose) ou collodion dans la pyridine, l’alcool, le benzol ou autre hydrocarbure.
- Ces dernières solutions peuvent être em
- ployées, pour quelques matières, seules ou en combinaison entre elles.
- On peut aussi ajouter, dans quelques cas, aux ingrédients employés dans les solutions décrites, certaines proportions de paraffine, parce que celle-ci, à l’état liquide, rend la matière textile traitée plus douce au toucher et plus flexible.
- Actuellement, les procédés employés pour l’établissement des rouleaux en usage dans les manufactures d’impression sur tissus et sur les papiers peints ont été les suivants • l’établissement du dessin, décalque de Ce dessin sur un rouleau de bois ou de métal, et gravure à la main dudit dessin.
- Ces procédés sont longs et coûteux, sut' tout pour l’impression en plusieurs couleur qui nécessitent autant de rouleaux grave que de couleurs.
- Le mode de procéder afférent à la présent6 invention permettrait d’arriver au même re sultat avec rapidité et économie.
- Pour sa mise en pratique, on établit soit sur pierre lithographique, soit sur papier au tographique, le dessin ou un motif, si le de sin se compose des mêmes motifs juxtaposes; Ceci fait, on reporte à l’aide de papier 4 report et encres grasses le dessin ou motifs composant le dessin sur une plaqe de zinc préalablement préparée à cet effet.
- Cette plaque obtenue et le dessin fixé al moyen d une legere préparation (à 1 " comme il est d’usage), on plonge cette plaque dans une cuve ad boc, contenant un mélange acidulé qui doit ronger le zinc dan toutes les parties non recouvertes grasse.
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- Cette cuve doit être animée d’un mouve-ment oscillant, de façon à tenir constamment eliquide en mouvement.
- On obtient ainsi un relief plus ou moins prononcé, selon la durée de l’immersion de 2 plaque.
- Diverses précautions sont à prendre pour ^nir les talus nécessaires à la solidité du des-tin,
- Sur cette invention est venue se greffer 1116 addition concernant quelques perfec-"onnements dans la reproduction des des-tDs sur les rouleaux.
- Pour éviter l’échoppage à la main des fléaux en bois, on découpe sur les "reuves à report destinées à être réparties "ra plaque de zinc les parties à échopper, PoUr réaliser ainsi des plaques de zinc de "hque couleur, et à l’aide de celles-ci des fléaux définitifs ne contenant que les par-"69 de dessin nécessaires à la couleur que l’on eut obtenir.
- Pu outre, dans la plupart des cas, les des-"DS étant composés d’éléments semblables epetes, on pourra s’eviter de faire des Pques de zinc de toute la longueur des "uleaux; il suffira, en effet, d’établir une Pque d’une partie suffisante, 1/3 ou /4 par “emple de la longueur, et en tirant de cette Pque 3 ou 4 empreintes que l’on soudera "Tvenablement, on reconstituera la lon-Aueur nécessaire
- procédé de traitement des tissus
- Pou- 1
- 3 les fixer ou les rendre irrétrécissables. "Ar Mm
- " Mathelin, Floquet et Bonnet, manufacturiers.
- On
- p0 aurait déjà proposé beaucoup de moyens . rendre les tissus de laine et les tissus "8 irrétrécissables. Les uns laisseraient j “ucher gras, les autres creuseraient et segrégeraient les tissus en traitement. Au
- cun de ces procédés n’assurerait une fixité parfaite.
- Ainsi on aurait eu recours à l’action d’un bain d’alumine ou de sulfate d’alumine, seul ou suivi d’un traitement dans une dissolution de carbonate de soude, pour rendre irrétrécissables les tissus. D’un autre côté, on aurait aussi proposé l’emploi de la vapeur sur le tissu pour le fixer.
- Le procédé formant l’objet de la présente invention consiste dans la combinaison de ces deux moyens, d’une part traitement des tissus aux sels d’alumine ou tous autres convenables, et d’autre part traitement à la vapeur où autre source de chaleur ; l’action de la vapeur, en outre de sa propriété propre de fixage, ayant pour effet de permettre l’accentuation sensible du degré de la solution des sels d’alumine et ainsi de rendre les tissus complètement irrétrécissables sans laisser à ceux-ci de toucher gras gélatineux ou gluant.
- Par une addition, MM. Mathelin, Floquet et Bonnet se sont réservés : 1° d’appliquer le procédé ressortant de leur invention princi-cipale, aux fils de laine et aux fils mixtes; 2° le traitement par ce même procédé de tous tissus et fils de bonneterie, et 3° l’application du traitement à vapeur sur tissus découpés et même confectionnés ayant subi antérieurement ou non le traitement à l’alumine, ces tissus découpés étant maintenus tendus au moment de leur passage à la vapeur.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A LUSTRER DITES « PEGGING MACHINES » EMPLOYÉES DANS LE FINISSAGE DES TISSUS
- Par MM. Harvey Heywood et John Holland.
- Cette invention est relative aux machines à lustrer dites « pegging machines », employées pour effectuer un lustrage ou polissage dans le finissage des tissus à poils. Elle a pour but de rendre continue ou presque continue l’action de la barre lisseuse sur le tissu en traitement et d’obtenir en même temps une vitesse
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de travail plus grande que la vitesse actuelle.
- C’est ce que les inventeurs disent réaliser par la combinaison de la barre tisseuse fixe avec un tambour de support rotatif, dans le but d’arriver à une action continue ou presque continue dans un sens sur la surface du tissu.
- Au moyen d’un mécanisme spécial, on peut mettre les barres hors d’action temporairement, pour empêcher toute accumulation de déchets ou résidus, ou tout plissement ou froncement du tissu, en avant de ces barres.
- La dissolution du caoutchouc et de la paraffine peut se faire à chaud ou à froid ; on remue fréquemment et on laisse reposer avant l’emploi.
- Dans le bain formé d’une manière ou de l’autre, on plonge le tissu à imperméabiliser jusqu’à ce que celui-ci en soit complètement imprégné. On essore et l’on fait'sécher à l’air libre ou plutôt à l’air chaud.
- (Reproduction interdite).
- NOUVEAU PROCÉDÉ D’IMPERMÉABILISATION des tissus mélangés ou non, pour vêtements et autres destinations
- Par MM. Napoléon Lefebvre et Edmond Aron.
- Cette invention a trait à un nouveau procédé pour imperméabiliser les tissus en géné ral , mais plus particulièrement les tissus mélangés ou non, destinés à la confection des vêtements, manteaux, etc.
- Les résultats fournis par l'application de cette invention auraient pour résultat d’éviter absolument tous les inconvénients de l’imperméabilisation au caoutchouc, telle qu’on la pratique actuellement; imperméables à l’eau, ces nouveaux tissus seraient, au contraire, très perméables à l’air et ne s’opposeraient en rien à la transpiration cutanée ; ils seraient relativement légers et nullement altérés dans la contexion comme dans les couleurs par la préparation subie ; enfin le prix de revient n’en serait pas sensiblement augmenté,
- On compose un liquide contenant :
- Benzine environ............ 987 grammes
- Caoutchoucougommede Para, environ...................... 3 »
- Paraffine, environ.......... 10 » ou bien un autre liquide composé de : Sulfure de carbone , environ. . 987 »
- Caoutchoucougomme de Para, environ...................... 3 »
- Paraffine, environ.......... 10 »
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier. La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25
- SUR LE PEROXYDE DE SODIUM et ses applications au blanchiment Par M. Prud’homme.
- Jusqu’à ces derniers temps, le peroxyde de sodium n’était connu que comme un produl rare de laboratoire. Les peroxydes de potas sium et de sodium ont été signalés par Gay Lussac et Thénard, déjà en 1810, et obtenu par eux en petites quantités. Ces savantsleur attribuaient les formules KO etNa’Os (ancien ne notation). L’étude complète de ces corpsa été reprise en 1862 par M. Vernon Harcour. dont les analyses conduisent aux formule K20. et Na202 au lieu de K03 e NatO3. Il les préparait en chauffant su une coupelle d’argent, les métaux dans 11 excès d’oxygène. Pour éviter la fusion du p. duit, il est bonde commencer l’oxydationda un courant d’air sec, puis dans l’oxygène P . Il se forme aussi du peroxyde lorsqu’on mall tient l’hydrate de potasse en fusion au çOn.ion de l’air dans une capsule d’argent, b ac de l’ozone sur la potasse sèche donne lieu P reillement à la formation du peroxyde-
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- ETDE LIMPRESSION QHS TISSUS
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- H. Carrington Bolton, en 1886, a imaginé une méthode simple pour montrer dans un cours la formation de ces peroxydes, en faisant tomber des petits fragments de potassium ou de sodium dans du nitrate de potasse ou de soude fondu. Le métal brûle avec une vive lumière et la masse se colore en rouge intense pour le potassium, et en rouge jaunâ-tre pour le sodium, pour devenir, par le refroidissement, jaune dans le premier cas et incolore dans le second.
- Enfin Fairley a obtenu en 1876 le pero-Xyde de sodium cristallisé avec la composition Na‘02,H20, en ajoutant du peroxyde d’hydrogène non en excès à une lessive de soude à 20 pour 100, puis précipitant dans l'alcool.
- La maison E. de Haën, vient de mettre en vente, au prix de 5 francs le kilogramme, sous le nom de natriumsuperoxyd, un corps qui n'est autre que le peroxyde de sodium. La de mande de brevet allemand, déposée le 3 février 1892, n’ayant pas encore été publiée, nous inorons le mode de préparation industrielle do ce produit. Il est probable, néanmoins, qu'on l’obtient en partant du sodium, car il semble renfermer encore des particules de ce métal, qui, au contact de l’eau, donnent lieu à Une légère explosion. C’est une masse jau-natre, comme frittée, et partiellement en poudre. Elle se dissout dans l'eau avec une éléva hon notable de température, et dégagement d’une certaine quantité d’oxygène qui provo-que la toux. Le peroxyde de sodium demande d être conservé à l’abri de l'humidité, car il est très hygrométrique ; exposé à l’air, il ga-ne 20 pour 100 en poids en 24 heures, même sans renouveler les surfaces. Son maniement Peut présenter quelques dangers, lorsqu’il est au contact simultané de l’eau et de matières Organiques. On peut par exemple, le chauffer avec de l’aniline (il se forme de l'azobenzne) 01 avec de la benzine. Mais en ajoutant de l’eau au mélange, il y a production de flammes, “ccompagnées, dans le cas de la benzine, l'une véritable explosion.
- Le peroxyde de sodium de E. de Haen renfermerait environ 20 pour 400 d’oxygène actif, ce qui correspond à la formule Na’. O? (20.51 pour 100), tandis que le peroxyde de baryum n’en contient que 8 environ, et l’eau oxygénée à 12 volumes, 1.5 pour 100. Il se dissout intégralement dans les acides étendus, et, en évitant que la température s’élève, on peut préparer ainsi une solution d’eau oxygénée.
- La cellulose est fortement attaquée à chaud par une solution passablement concentrée (15 pour 100) de peroxyde de sodium. Elle jaunit et se désagrège ; lavés, puis traitée par un acide faible, elle se teint en nuance foncée dans un bain de bleu méthyiène.
- C’est la reproduction des phénomènes que présentent les tissus de coton mercerisés. puis bouillis avec une solution de soude caustique renfermant de l’eau oxygénée, et que nous avons déjà signalés (1).
- Le peroxyde de sodium, à cause de son alcalinité, ne saurait être employé directement pour le blanchiment des fibres textiles, d’origine animale, comme la laine ou la soie. Auss1 les procédés recommandés par E. de Haën sont-ils basés sur l’emploi du peroxyde de magnésium dont nous avons antérieurement étudié le rôle comme agent de blanchiment, et démontré la stabilité bien supérieure à celle de l'eau oxygénée (1).
- Pour l’emploi, on dissout dans l’eau trois parties de sulfate de magnésie, auxquelles on ajoute une partie de peroxyde de sodium, proportions qui correspondent assez exactement, avec un léger excès de sulfate, à l’équation :
- SO4Mg,7aq. + Na?0=SO{Na2Mg02
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- PROCÉDÉS DE BLANCHIMENT
- (D’après E. de Haën.)
- Blanchiment de la lame.
- Bien dégraisser la laine, et entrer dans un
- (1) Blanchiment de coton à l’eau oxygénée, Moniteur scientifique, 1891, p. 679.
- (1) Voir Moniteur scientifique, 1891, p. 677.
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- LE MONITEUR DE LA,TEINTURE
- bain à 30° renfermant en sulfate de magnésie, exempt de chlore, 30 pour 100 du poids de la marchandise. Donner quelques tours, lever, ajouter en peroxyde de sodium 10 pour 100 du poids de la laine ; entrer à nouveau, monter à 60 700, marcher 3/4 d’heure à 1 heure, sortir la marchandise, passer- en acide sulfurique faible pour enlever la magnésie laver et sécher.
- Blanchiment du tussah.
- Cuire le tussah à la manière ordinaire et enlever le savon par des lavages répétés. Préparer pour 100 kilogrammes de marchandise un bain de 2,500 litres d'eau à 30 350, y dissoudre 90 kilogrammes de sulfate de magnésie, exempt de chlore, donner 3 ou 4 tours, lever la marchandise et ajouter, en 2 ou 3 fois, 30 kilogrammes de peroxyde de sodium. Après chaque introduction de celui-ci, bien brasser le bain et, la dissolution achevée, monter à 80-95°, entrer la marchandise. L’opération dure 1 h. 1/2 à 2 heures. Enlever l’excès de magm' • par l’acide sulfurique étendu. Laver, essorer et sécher ou passer à la teinture de suite. Ce procédé est applicable à l’ivoire, aux plumes, aux os et aux soies de porc.
- Blanchiment de la chappe.
- Nettoyer la chappe à la manière ordinaire et entrer avec 100 kilogrammes de marchandise dans un bain de 2,500 litres d’eau contenant 36 kilogrammes de sulfate de magnésie, exempt de chlore, donner quelques tours, lever et ajouter en plusieurs fois 12 kilogrammes de peroxyde de sodium, en brassant bien. Monter en 3/4 d’heure à 95°, aller une ou deux fois à l’ébullition et sortir après 1 heure-1 heure 1/2, aciduler avec de l’acide sulfurique, laver, essorer, sécher ou passer de suite à la teinture.
- Blanchiment du tissu mi-soie [lame et soie, coton et soie).
- Bien cuire les pièces avant le blanchiment etl enlever le savon par des lavages répétés. Entrer les tissus dans un bain à 30° contenant
- suivant leur nuance, 30 à 36 pour 100 de sulfate de magnésie, exempt de chlore, de leur poids. Donner quelques tours, lever les tissus, ajouter 10-12 pour 100 de peroxyde de sodium, brasser, introduire les pièces et monter en 3/4 d’heure à 95». Finalement arriver à l’ébullition. Passer en acide sulfurique étendu pour enlever la magnésie en excès. Pour 100 mètres de tissu de 0 m. 60 de large, pesant environ 5 kilogrammes, employer 250 litres d’eau.
- TEINTURE EN BLEU VIF DU COTON par le bleu diamine pur.
- Pour faire profiter le lecteur des découvertes qui se font journellement dans la fabrication des matières colorantes, je vais l’entretenir, aujourd’hui, du bleu pur diamine qui tient directement le coton sans mordantage préalable et qui se distingue par des qualités particulièrement précieuses dont je ne citerai que les suivantes :
- La nuance du nouveau colorant dépasse de beaucoup en beauté celle de tous les bleus directs pour coton connus.
- A la lumière artificielle, la nuance, au lieu de devenir grise, reste bleu pur.
- Le produit est insensible aux actions de la chaleur ; on peut, sans ternir la nuance, teindre à un fort bouillon et sécher à une haute température. Le passage au fer chaud et l’apprêt n’ont aucune influence nuisible sur la teinte du bleu qui reste frais, vif, brillant.
- Pour ce qui a trait à l’impression, le pro-duit peut être rongé à blanc.
- La mode qui s’épure tous les jours et que sert avec empressement l’industrie use au jourd’hui de tissus splendides, de couleurs éclatantes. Ses exigences, sans cesse grandissantes, sans cesse satisfaites, ne sont jamais assouvies. C’est l’amante tyrannique du génie et plus il lui donne, plus elle demande ; q—e lui importe l’inconnu, elle veut, elle souhaite et le génie industriel peine pour la satisfaire: Mais aussi avec quelle grâce elle sait tirer
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- ET DR L’IMPRESSION DES TISSU8
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- parti des éléments qui lui sont fournis et comme la récompense est à la hauteur des efforts. Décidément, rien n’est à regretter, et si nous pouvons donner à nos colorations l’éclat des couleurs de la nature, celle-ci n’en 88 point jalouse, car leur union n’en est que plus rehaussée.
- D’ailleurs l’exquise délicatesse de la femme s’allie très bien à l’exquise fraicheur de nos couleurs et le tout s’harmonise délicieusement du profit, en fin de compte, de l’autre moitié de la plus belle moitié du genre humain.
- Devons-nous nous plaindre de nos la beurs?...
- Pour en revenir à nos cotons (j’allais dire d nos moutons), je vais donner le mode de teinture employé avec le bleu diamine.
- Teinture du coton.
- On teint au bouillon avec 20 % de sulfate de soude ou de sel marin.
- En mélanges avec des couleurs diamine de-mandant une addition de carbonate de soude, °npeut, sans inconvénient, teindre avec 20% de sulfate de soude et 5 % de carbonate de Soude.
- Comme les autres couleurs diamines, le bleu pur diamine sert de mordant aux cou-eurg basiques.
- Pour obtenir, par exemple, des bleus plus “fs encore, on peut remonter avec du bleu éthylène nouveau N.
- On obtient alors des nuances comparables "IX plus belles nuances soutenues des bleus alcalins.
- Dans la consommation usuelle ordinaire, il a une foule de cas où le coton se trouve allié "Ix autres matières textiles animales, où le “oton pur est utilisé sous les aspects sédui-snts de façonnés et d’apprêts fort bien en-"ldus, c’est donc une véritable satisfaction, 1111 réel soulagement que doit éprouver le tein-"rier à l’annonce d’un bleu qui lui permettra obtenir la richesse de nuances qu’il cher-Cait en vain, surtout dans les conditions de lidité, de fixité du nouveau produit.
- Maintenant que nous savons teindre, nous devons savoir ronger.
- Comme rongeant, je recommande la prépa-tion suivante :
- 5 litres d’eau 2 k. 500 gr. d’amidon,
- 5 litres d’ccétate d’étain à 18° AB,
- 3 litres de solution de gomme,
- 2 litres de sel d’étain.
- Faire bouillir et ajouter après refroidissement 500 grammes d’acide citrique dissous dans un peu d’eau.
- Après l’impression, on vaporise sur le Mat-ter-Plattet, puis on lave.
- L’échantillon ci -joint est un échantillon de coton teint au bouillon avec une addition de 20 % de sulfate de soude et 2 % de bleu pur diamine.
- avec 2 0/0 de bleu pur diamine
- blanchi teint
- N° 1.
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- Quand on veut avoir des teintes plus riches, plus vives, on romonte ces teintures avec du bleu méthylène N nouveau, et dont j’entretiendrai mes lecteurs dans le prochain numéro.
- No 2. — Echantillon demi-soie teint au bouillon
- avec addition de 10 0/0 de savon, 15 0/0 de sulfate de soude et 3/4 0/0 de bleu diamine La soie est restée blanche, mais peut être teinte en ajoutant au bain de teinture du bleu alcalin et passant ensuite l’étoffe sur un bain légèrement acidulé à l’acide sulfurique. Cette facilité de pouvoir teindre la soie isolément
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- assure au teinturier et au fabricant des effets variés, produits en dehors du tissage. Nous ne manquerons pas de produits qui teignent exclusivement telle ou telle matière.
- Le teinturier-dégraisseur pourra surtout tirer partie de cette propriété, et je suppose qu’il lui arrive à reteindre une robe de noce en satin broché, il lui sera loisible de teindre le tout en fond uni ou de teindre le fond bleu, en laissant les effets brochés blancs ou de couleur autre que le fond. Certes, sa cliente, lui accordera une grande confiance pour un tel tour de force ou elle criera au sorcier et cherchera partout un tribunal de l’inquisition et un bûcher pour faire bonne justice de cet associé du diable. Heureusement que, pour nous, bûchers et inquisition sont relégués en d’autres pays (la Bulgarie) et que l’esprit du siècle a fait bonne justice de ces moyens.
- On peut tirer parti du bleu pur diamine pour teindre en beau bleu vif les tissus mélangés, mais il y a dans ce cas nécessité du concours du bleu alcalin. Voici comment on peut teindre les mi-soie. les mi-laine :
- Teinture de satin mi-soie (coton et soie)
- On teint au bouillon avec 10 % de savon et 15 % de sulfate de soude.
- Dans ce cas, le coton seul se teint et laisse la soie absolument blanche ; c’est un effet dont on peut tirer parti dans certains cas déterminés. Pour cette industrie, le bleu pur diamine est tout particulièrement intéressant.
- Maintenant, pour teindre et le coton et la soie, il convient, pour obtenir d excellents résultats, de teindre ensemble avec le bleu pur diamine et le bleu alcalin et de rincer ensuite sur une eau légèrement acidulée. Ou de teindre d’abord en bleu pur diamine et ensuite sur un nouveau bain avec le bleu alcalin rincé sur bain acide. Ou enfin de teindre le coton sur bain de sulfate de soude et de savon avec le bleu pur diamine et ensuite sur bain nouveau avec des produits acides, tels que orangés, ponceaux, vert acide, casine, etc, On obtient ainsi des effets par teinture.
- Teinture des mi-laine {laine et coton)
- On obtient un bleu vif et uni en teignant | avec le bleu pur diamine et le bleu alcalin en- | semble.
- On teint au bouillon avec 2% de carbonate de soude et 20 % de sulfate de soude, et on rince sur une eau légèrement acidulée.
- Le bleu pur diamine teint sur bain légèrement alcalin (20 % de sulfate de soude et 2 % de borax), laisse la laine blanche, tout en ton I gnant le coton en bleu vif. Cette particularité permettra d’obtenir des effets nouveaux et pouvant rendre de bons services.
- L’ameublement pourra certainement tirer parti de ces différences d’affinités pour obtenir des effets colorés sur fonds blancs ou des effets blancs sur fonds colorés.
- Le vêtement, la tapisserie et d’autres industries encore s’accomoderont fort bien de ces effets.
- Quand j’aurai dit que la laine et la soie se teignent en bain légèrement acidulé (par exemple 3 % de bisulfate de soude) et que ce» teintes sont solides au soufre, j’aurai complété la série de mes communications.
- C’est toujours la même simplicité de moyens. Le produit change, les moyens sont ieS mêmes et les résultats certains.
- Ch. DREVET.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES {Suite)
- Dans le dernier numéro, nous avons dit que l’acide phénique donnait trois combinaison8 nitrées, dont la seule employée par l'industrie était l’acide trinirophénique ou picrique.
- Jadis, dans ma jeunesse, on obtenait l'acide picrique, en faisant tomber goutte à goutte , l’acide phénique dans de l’acide nitrique a36 | Beaumé ; à chaque contact, il se produit "I l sifflement, comme par le contact d’un fer rouge Iavec l'eau, et avec dégagement de vapeur nitreuses que l’on conduisait dans des réel pients spéciaux.
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- On opérait dans de grands ballons de verre, dans des bains de sable, chauffés à feu nu, puis l’on finissait l’opération commencée à froid, en chauffant les bains de sable à feu nu.
- Le versement de l’acide phénique (2 k. par 20 k. d’acide nitrique à 36° Beaumé) durait environ 6 heures, puis le chauffage au bain de sable environ 24.
- Cette fabrication était d’ailleurs extrêmement dangereuse, arrivée surtout à la période du chauffage à feu nu. Si un ballon venait à casser, il y avait de violentes explosions. J’ai d’ailleurs assisté à une, à Givray (Péage de Roussillon, Isère). Un premier ballon, sur dix-huit, s’étant cassé au moment du chauffage à feu nu, entraîna l’explosion de seize autres, soit dix-sept coups de canons. Et je n’ai jamais compris pourquoi le dix-huitième ballon était resté tranquille.
- Cette méthode, dangereuse et coûteuse, est complètement abandonnée aujourd’hui. D'ail-leurs, avant d’aller plus loin, je dois prévenir mes lecteurs du danger qu’il y a à mélanger sans précautions l’acide phénique avec l’acide nitrique.
- La réaction est tellement violente qu’il y a explosion, et dans une usine que je ne veux pas nommer, des ouvriers, se trompant, versèrent de l’acide phénique dans de l’acide nitrique à 36° ; l’un fut aveuglé, un autre y laissa un œil et le troisième, grâce à mes soins, n’eut rien. Je me trouvais à passer pour donner les premiers soins.
- Maintenant pour les corps organiques ni-trés, la chimie a fait un très grand progrès dans la plupart du cas.
- L’acide phénique,{mêlé avec de l’acide sulfurique à 66, Beaumé, donne un produit nouveau, l’acide sulfo-phénique, qui est soluble dans l’eau. La réaction se fait en ajoutant peu a peu l’acide phénique à l’acide sulfurique, en refroidissan tet laissant traîner le mélange,
- L’acide sulfo-phénique est soluble dans l’eau, et en le faisant tomber sur du nitrate de soude, il se produit une réaction complexe
- et finalement il reste du sulfate de soude très acide et sans valeur que l’on jette et il cristallise de l'acide picrique.
- Cette réaction a été appliquée dans la préparation de divers produits nitrés, notamment de la nitroglycérine.
- Avec l’acide sulfo-phénique, au lieu d'opé-rer par 2 kil. d’acide phenique, on peut attaquer dans de grands vases en grès ou bien de ballons jusqu’à 20 kil.
- J’examinerai d’ailleurs avec soin cette réaction, qui a permis de préparer les énormes quantités de picrique pour la mélinite.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) (A suivre)
- INFORMATIONS
- Société industrielle de Mulhouse
- La Société industrielle de Mulhouse vient de nous faire parvenir un exemplaire de son programme des prix pour l’année 1893. L’abondance des matières contenues dans ce document nous empêche de le reproduire dans notre journal, mais les lecteurs qui désirent en prendre connaissance peuvent le demander au secrétariat de la Société industrielle, qui s’empressera de le leur adresser.
- VARIÉTÉS
- Dans le dernier numéro, je parlais des entraves apportées par la régie pour l’emploi des alcools en industrie, en France, fait auquel nous devons l’exportation de la fabrication de la quinine à l’étranger et d’une foule d’industries employant ce liquide.
- Aujourd’hui, je signalerai une nouvelle monstruosité, celle de l’emploi du sel marin pour les couleurs artificielles, et qui nous met dans un cas de faiblesse pour le prix de revient. Outre les entraves apportées dans la fabrication, est-il vrai que le sel marin coûte 6 fr. à 6 fr. 50 les 100 k. dans l’intérieur de la France, tandis qu’il coûte 2 fr. 50 à 3 fr. les
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- 100 k. en Allemagne. Et cependant, c’est la France qui a les plus beaux marais salants !
- Marius Moyret.
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE LYON (2e ch.) Présidence de M. Bartholomot.
- Audience du 27février 1892.
- Louage d’ouvrage. — employé engagé pour INSTALLER UNE INDUSTRIE NOUVELLE. — INSUCCES. — RÉSILIATION DES CONVENTIONS PAR LE PATRON. — DEMANDE D’INDEMNITÉS RÉCIPROQUES. — APPRÉCIATION.
- Lorsqu'un chef d’industrie engage un employé pour installer dans ses usines une industrie nouvelle, il ne peut se prévaloir de l insuccès de cette tentative pour résilier les conventions intervenues, congédier son employé sans indemnité et pour lui demander même des dommages-intérêts.
- Mais il y a lieu de tenir compte dans l’indemnité due à l’employé congédié de ce qu’il ne se serait pas suffisamment préoccupé de la possibilité des résultats favorables avant de laisser ses patrons s’engager dans des dépenses de constructions considérables.
- (Romann — C. — Bonnet, Ramel et autres.) Le tribunal de commerce de Lyon a rendu, le 28 mars 1890, le jugement suivant :
- « Attendu que par exploit du 8 août 1889, Romann a fait assigner Bonnet, Ramel, Sa-vigny, etc., en paiement d’une somme de 10,000 francs de dommages intérêts pour préjudice causé ;
- « Que par conclusions nouvelles du 11 septembre 1889, Romann élève sa demande contre les défendeurs à la somme de 20,000 francs, soit : 10,000 francs pour solde de son engagement de deux années et 10,000 francs à titre de dommages-intérêts pour rupture des conventions signées entre les parties ;
- « Attendu qu’à l’appui de sa demande Romann déclare qu’à la date du 1er juin 1888, il a contracté avec les défendeurs un engage-
- ment de deux années aux appointements de 12,000 francs par an et avec part de 5 % sur les bénéfices ;
- «Que, malgré les engagements qui les lient, les défendeurs l’ont renvoyé brusquement en 1 donnant pour prétexte les pertes de la pre-Imière année ;
- « Qu'il n’a pris cependant, en acceptant les conditions qui lui étaient offertes, aucun engagement autre que celui que prend tout employé de consacrer tout son temps et toute son activité à la maison avec laquelle il s’est engagé;
- « Que, dès lors, Bonnet, Ramel, Savigny, Marnas et Cie ne peuvent se soustraire à leurs engagements et qu’ils doivent de ce chef au requérant une somme de 10,000 fr. pour les 10 mois restant à courir sur ledit engagement ;
- « Que, de plus, la rupture illégale et sans motifs des conventions lui a causé un préjudice grave, soit parce que le requérant est privé de la part de bénéfice pouvant lui revenir, soit parce que ce renvoi brusque, ainsi que les bruits calomnieux qu’ils ont fait courir sur lui, pour justifier leur conduite, peuvent atteindre gravement, pour le présent et l’avenir, sa réputation industrielle ;
- « Que, dès lors, il mérite des dommages-intérêts qui ne sauraient être inférieurs à la somme de 10,000 francs ;
- « Attendu que Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud, Marnas et Cie, par leurs conclusions signifiées les 3 et 31 décembre 1889, repoussent les prétentions de Romann, en déclarant qu’ils ont contracté avec lui pour l’organisation et la direction de leur nouvelle usine d’impression ; que, du reste, la position pécuniaire si avantageuse qui était faite au requérant prouve bien de quelle importance étaient les services qu’il devait rendre;
- « Que Romann, après les avoir entraînés dans des frais importants, a dû reconnaître l'inanité de ses procédés et de ses connaissances ;
- « Que les requérants, pour ramener le tra-
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- vail et la confiance, ont dû adjoindre à Ro-mann un ancien imprimeur ;
- « Que, dès lors, c’est à Romann seul qu’il faut attribuer l’insuccès d’une œuvre qui a été la sienne ;
- « Que les défendeurs sont en droit de demander la dénonciation d’un contrat que Romann a été le premier à ne pas exécuter en n’apportant pas à la maison qui le payait si largement la direction et les résultats qu’il savait que l’on attendait de lui;
- « Qu’au contraire, les défendeurs concluent par demande reconventionnelle au paiement d’une somme de 40,000 francs à titre de dommages intérêts, pour préjudice causé par les frais d’instaliation, par les dépenses inutiles de drogues, par les rabais nombreux, toutes ces causes de perte ayant pour origine les tâtonnements et l’incapacité de Romann ;
- « Que, du reste, pour le cas où le Tribunal ne se trouverait pas suffisamment éclairé, les défendeurs concluent subsidiairement à la nomination d’un expert chargé de vérifier le tra-"Vail fait par Romann, les commandes de matériel exécutées d’après ses ordres, lesrésultats obtenus et de décider si ces pertes ne légitiment pas leur demande ;
- « Attendu qu'il résulte des renseignements et des pièces versées aux débats que Romann est entré chez Bonnet, Ramel, Savigny, Gi-raud. Marnas et Cie, le 1er juin 1888, avec un engagement de deux années et aux appointements de 12,000 francs par an, avec part de 5 % sur les bénéfices ;
- « Attendu qu’au moment où sont interve-nues entre les parties les conventions dont sagitau procès, Bonnet, Ramel, Savigny et Marnas savaient parfaitement que Romann ne s’était jamais occupé d’impressions sur "ssus de soie et l’engageaient pour appliquer 4 l’impression de ces tissus les procédés em-Ployés pour les tissus de coton, mais cela sans “Ieun engagement de Romann, relatif à la reussite de ces procédés ;
- * Attendu qu’à cet effet, Romann a, du con-Sentement de ses patrons,acheté un matériel
- important et fait venir d’Alsace des ouvriers habitués à ce genre de travail, mais que l’expérience a démontré l’impossibilité d’imprimer les tissus de soie par les mêmespro-cédés que les tissus de coton ;
- « Attendu que cet insuccès et par suite l’obligation d’adopter les procédés usités à Lyon et dont Ramann,aussi bien que les ouvriers en gagés par lui, n’avait pas une expérience suffisante, ont occasionné à Bonnet, Ramel, Savigny et Marnas des pertes importantes, mais que ces derniers ne sauraient s’en prévaloir pour légitimer la résiliation de leurs conventions avec Romann, ni pour lui demander des dommages et intérêts, Romann n’ayant pris d’autre engagement vis-à-vis d’eux que celui de consacrer à leur service tout son temps et toute son activité, engagement qui a été tenu ;
- « Attendu que, dès lors, il y a lieu de prononcer que les conventions verbales existant entre les parties sont résiliées aux torts et griefs de Bonnet, Ramel, Savigny et Marnas et de rejeter la demande reconventionnelle de ces derniers ;
- « Attendu que le Tribunal, tenant compte de toutes les circonstances de la cause, estime que le paiement d’une somme de 5,000 francs constitue pour Romann une réparation suffisante du préjudice à lui causé par le retrait de son emploi avant le terme convenu ;
- « Attendu que les dépens sont à la charge de la partie qui succombe ;
- « Par ces motifs,
- « Le Tribunal,
- « Statuant en premier ressort et contradictoirement ;
- « Dit et prononce que les conventions verbales existant entre les parties sont résiliées aux torts et griefs de Bonnet, Ramel, Savigny et Marnas et les condamne à payer à Romann, avec les intérêts de droit, la somme de 5,000 francs à titre de dommages intérêts ;
- « Rejette la demande reconventionnelle et le surplus des fins et conclusions des parties ;
- « Condamne les défendeurs au principal en tous les dépens. »
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- Sur l’appel de Romann :
- ARRÊT
- Attendu qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter aux faits articulés par les intimés, faits non pertinents, étant ou sans portée ou démentis par les documents du procès ;
- Attendu que c’est à juste titre que les premiers juges, ayant égard à Ce que Romann ne s’était pas suffisamment préoccupé de la possibilité des résultats favorables avant de laisser ses patrons s’engager dans des dépenses de construction aussi importantes, ont réduit à 5,000 francs sa créance ;
- Adoptant, au surplus, les motifs des premiers juges :
- Par ces motifs,
- Statuant tant sur l’appel principal que sur l’appel incident, sans s’arrêter à la demande de preuve ou d’expertise des intimés, laquelle est rejetée comme mal fondée ;
- Confirme le jugemeni rendu par le Tribunal de commerce de Lyon, le 28 mars 1890 ;
- Condamne Romann à l’amende et aux dépens d’appel, sauf ceux de l’appel incident qui seront à la charge des intimés.
- Conclusions de M. Loubet, avocat général.
- Plaidants : MM Munet et Auiois, avocats, assistés de MM. Pommier et Clair, avoués.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Chevalier (Joseph), et sa femme née Louise Bergerie, teinturiers, dégraisseurs, 7, rue Montorge, à Grenoble. — Jug. du 28 juin. — Liquid. : M. Blanc.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS i —
- Formation de la Société en nom collectif Vve Perrin et fils, teinture des soies et cotons, 17, rue de la Tréfilerie, à St-Etienne. — Durée : 8 ans et 9 mois, du 1er avril. — Cap.: 3,892 fr. 20. — Acte du 20 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 25 juin, de la Société Bompar et Cie, fab. de vêtements hygiéniques en tissus résineux, 31, rue des Bourdonnais, à Paris. — Liquid. : M. Bompar. — Acte du 25 juin.
- BULLETINFINANCIER
- Cette semaine, c’est la faiblesse qui, en fin de compte et après quelques alternatives de reprise, a triomphé sur notre marché financier. La baisse est de fort peu d’importance, du reste, et en résumé les acheteurs ne sont pas trop à plaindre.
- Mais réellement les affaires sont par trop rares pour que les hausseries prennent l initiative d’un mouvement. Lorsqu’il y a quelque temps notre 3 0[1 a atteint et même dépassé le pair, les acheteurs étaient aidés par les rachats du découvert.
- Aujourd’hui ce découvert n’existe plus et n’est pas sur le point de se créer à nouveau, faut donc compter seulement sur l’appui du comptant, et ce n’est pas le moment des remploies. . .
- Notre 3 010 est à 98,35. L’Italien se négocie a 99,50. L’extérieure à bénéficié d’une hausse pas sagère à 62,50.
- Le groupe des établissements de Crédit est au calme plat.
- Le marché des actions de nos grandes Compagnies de chemins de fer est ferme sans affaires.
- Le Suez seul a un marché toujours suivi-L'action est à 2720. Les recettes du transit sont en diminution importante sur celles de l’année dernière et il est à craindre que cette diminution n’ait pas dit son dernier mot. Il se pourrait Iue le dividende s’en ressente.
- Le Panama est remonté à 22 fr.
- Le Gaz est monté à 1460 fr.
- Malgré la rareté des affaires, on constate toujours un bon courant de demandes sur l’obhga' tion des Marbrières de Guelma, qui cote en c moment 276 25. Excellent cours d'achat à notr avis.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-de»sous sont en vente au ^ure<^u du journal. Pour les recevoir franco par retou courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Praktischer Unterricht in der heutingen
- Wollenfarberci,
- Traité pratique de la teinture des par Louis Lau et Alwin Hampe, ouvrage., langue allemande, édité par la maison A-, tleben, à Vienne (Autriche), Prix 3 fr. 25:
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Cet ouvrage contient environ 500 recettes, indiquant le mode le plus nouveau de teinture des laines et étoffes de laines dà toutes sortes, dans toutes les couleurs et les nuances les plus variées, en tenant compte des meilleurs résultats acquis dans la fabrication moderne des couleurs. Divisé en cinq chapitres, le premier traite du lavage et du carbonisage des laines, le deuxième des couleurs d'aliza-fine, le troisième de l’emploi des bois de tein-•ure et leur combinaison avec les couleurs l'alizarine, le quatrième des couleurs acides et d'aniline et enfin le cinquième explique la préparation d’une cuve à la guède L’étude du second chapitre surtout permettra à tout tein-turier de composer avec la plus grande facilité une carte complète d’échantillons, en supposant, naturellement qu’il dispose du ma -tériel nécessaire, avec les couleurs d’alizarine les plus nouvelles et les moins connues dans ‘a teinture solide.
- Tout l’ouvrage est conçu d’une façon prati-que; le teinturier consultera certainement ses recettes souvent et avec succès.
- Traité pratique de Teinture et Impres sion sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie Pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-rence, mais pour leur contenu. L'homme du métier ycherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nou-veaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise Chaque jour l’art de la chimie sur le terrain 81 compliqué de la teinturc et de l'impression. L'auteur est un vieux praticien dont Pacti-vité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-triste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière ac
- quérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d’analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilises à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar’s au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l'art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- La religion, les mœurs, les coutumes, la angue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de V emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
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- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36- Année, V 16. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Août 1892
- SOMM AIRE
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TEINTURE EN B. EU VIF SUR COTON.
- DES COULEURS SOLIDES.
- NOUVEAU COMPOSÉ APPLICABLE AU TRAITEMENT DES FIBRES
- VAIRIÉTÉS. — Des mordant» gras.
- JURISPRUDENCE. — TRIBUNAUX.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS, — ANNONCES.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES
- {Suite)
- Avant de continuer, j’ouvre une parenthèse : je ne sais si je suis bien renseigné, mais il est question d’un congrès de chimie, pour une unification de la notation chimique, car, 8 cela continue, on finira par ne plus s’y re-connaître. En effet, chaque auteur note à sa manière, donc bonne chance et prompte réu-hion à ce congrès ; pourvu que le gâchis ne s’aggrave pas. De préférence, en attendant, je Continuerai à me servir de l’ancienne nota-tion.
- Au lieu d’opérer dans des ballons de verre, on opère dans de grandes jarres en grès, portes sur des rails Decauville. On met le nitrate de soude dans la jarre, et l’on fait correspon-dre une de ses deux tubulures avec une tour en grès, remplie de coke, sur lequel coke tombe Constamment un courant d’eau très faible et, 8râce à une aspiration artificielle, les gaz ni-"eux sont aspirés avec de l’air.
- Si le système est bien équilibré, par le mélange des vapeurs nitreuses qui se déga-8ent de la réaction, avec l’air, au contât de I ) ...
- “au, on récupère presque tout 1 acide nitri-Ile provenant desdites vapeurs, et, au lieu “incommoder les voisins, on a un bénéfice, on récolte de l’acide nitrique à 36° Baumé buvant servir à des usages ordinaires.
- Théoriquement, dans l’attaque de l acide
- phénique par l’acide nitrique, il ne devrait point se produire de vapeurs nitreuses, caria réaction est très nette et s’exprime comme suit :
- CLH602 + 3 AsO5,HO =
- Acide phénique Acide nitrique
- 123,3:01,02 +3 HO
- Acide picrique Eau
- Mais, dans la pratique, il n’en est jamais ainsi, une petite partie d’acide phénique, au lieu de donner des produits de substitution, donne des produits d’oxydation. De plus, les acides phéniques employés ne sont pas idéalement purs.
- De là des torrents de vapeurs nitreuses.
- Dans tous les cas, on a toujours intérêt à employer des acides phéniques aussi purs que possible.
- La réaction à froid étant finie, et réchauffement produit par l’action chimique terminée, on maintient un échauffement artificiel, en faisant passer un courant de vapeur dans un bain d’eau entourant la jarre pendant douze heures. Puis, la réaction étant terminée, l’on démonte les ajustages, et, grâce aux porteurs Decauville, l’on porte les appareils dans des salles de cristallisation.
- Théoriquement, 1 k. d’acide phénique cristallisé donne, d’après la réaction :
- C12H60: + 3 A.05,HO=CI2H3,3 A^OSO?
- + 3 HO
- 2 k. 430 d’acide picrique cristallisé.
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- 258 LE MONITEUR DE LA)TEINTURE
- Dans la pratique, on obtient environ de 1 k. 800 à 2 k. avec des acides phéniques de première cristallisation, à cause des réactions secondaires, c’est-à-dire à cause des produits d’oxydation au lieu des produits de sub-sti tution.
- L’acide picrique, comme nous l’avons vu, cristallise en belles lamelles jaunes, moins colorées que sa solution. Il tire facilement sur les fibres animales, et nullement sur les fibres végétales.
- Sur la soie, il tire avec une extrême facilité et donne de belles teintes, ne passant pas un certain degré. On ne peut obtenir avec lui des teintes foncées. Mais, de même qu’il tire facilement et sans mordant, il laisse de même. Un rinçage prolongé démonte complètement une soie teinte avec cette couleur, même à froid.
- Par le mélange avec le bleu de Prusse, il a conduit dans le temps aux premiers verts lumière, c’est-à-dire gardant leur couleur à la lumière artificielle.
- Sur laine, aidé avec un peu d'acide tartri-que, il est relativement plus solide. Quand aux fibres végétales, même mordancées avec le tannin émétiqué ou non, il ne se fixe pas du tout.
- C’est une couleur acide et conséquemment pour l’art du coloriste ; il ne se mélange pas avec les couleurs alcalines et artificielles, qu'il précipite.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) (A suivre)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A APPRÊTER LES TISSUS Par MM. Hannart frères.
- Actuellement, l’apprêt dit sublime se fait comme suit : on enroule le tissu, accompagné
- d’une toile de coton, sur des cylindres creux perforés ; on place ces cylindres verticalement sur un tuyau de vapeur et on fait passer la vapeur à travers le tissu.
- Cette manière de faire par trop primitive a de nombreux inconvénients ; l’enroulement et le déroulement des tissus sur les cylindres perforés est très onéreux ; les cylindres s’abîment rapidement et le travail est irrégulier.
- On obtiendrait beaucoup plus facilement et plus régulièrement, comme aussi à moins de frais, l’apprêt à l'aide de la machine faisant l’objet de la présente invention.
- Cette machine se compose d'un tambour en métal, fixé ou rotatif, dont le cylindre est percé de trous et dans lequel on admet la vapeur. Sur la partie de ce tambour qui est perforée, on fait passer deux manchons ou tabliers sans fin superposés. Entre ces deux tabliers se trouve intercalé le tissu apprêter.
- La vapeur, sortant par la perforation du tambour, passe à travers le premier tablier (inférieur), puis par le tissu à traiter et enfin est arrêtée, à peu près, par le deuxième tablier ou manchon supérieur. Le principe sur lequel repose cette machine, c’est la vaporisation continue, et c’est ce principe entièrement nouveau qui constitue la base de l’invention: Sur un bâti ordinaire se trouvent d’abord 1e5 barres de tension habituelles sur lesquelle6 passe le tissu. Si besoin est, on met à l’entrée de la machine une boîte de vaporisation °u un appareil humecteur, pour donner au tissu un commencement de traitement. Après qu°l le tissu passe sur un rouleau-tendeur, PU1S sur un extenseur-élargisseur, qui précède or. immédiatement le tambour-sublimeur, 1 u gane capital.
- Sur ce tambour sont placés les deux man chons, qui sont superposés et enveloppen’ environ la moitié supérieure de sa surface perforée. Les manchons sont tendus par d65 rouleaux et des tendeurs. En un point conve nable se trouve un cylindre-sécheur à vapeur! qui peut, à volonté, fonctionner ou non. Dan
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- bd
- Ct co
- le cas de non fonctionnement, le rouleau ordinaire le remplace pour éviter le contact du manchon avec le cylindre sécheur.
- PERFECTONNEMENTS AUX BAIGNAGES A LA 1 RÈGLE POUR APPRÊTS
- Par M. Laurent Pégou.
- Dans les baignages à la règle ordinaire employée actuellement pour les apprêts, le tissu passe sous une règle plus ou moins serrée sur la table du baignage et l’apprêt se pose sur l’étoffe en avant de la règle, à l’aide d’une poche ou cuillère ; l’étoffe avance au moyen d’un dispositif quelconque sous la règle et l’apprêt roule sur l’étoffe à mesure de son avancement.
- Ce procédé aurait un grand inconvénient, celui de forcer à employer des apprêts d’une certaine consistance, afin de ne pas le répan-dre de chaque côté du tissu. D un autre côté, il serait très difficile d’alimenter d’une façon bien régulière toute la largeur de l’étoffe, ce lui provoque des irrégularités dans l’aspect du tissu après l’apprêtage.
- Pour éviter ces inconvénients, l’inventeur a imaginé son nouveau système de baignage 4 la règle, dont description ci-dessous : L’appareil se compose de deux bâtis entre toisés, sur lesquels sont disposées toutes les Pièces nécessaires à l’accomplissement du "avail à produire. D’abord deux rouleaux à "xes parallèles, autour desquels est ajusté un manchon en peau ou en toile imperméable; c8s deux rouleaux tournent ensemble, lors du 1 Passage de la pièce d’étoffe à apprêter. Puis I deux supports sur lesquels se placent les rou | eaux munis par enroulement des tissus à 1 "Pprêter ou plutôt à gommer. Finalement, I “mme partie caractéristique de l’invention, | “eux lames en cuivre renforcées chacune par I “ fer à U ; ces deux lames en règles ont une ! elinaison respectivement inverse, plus ou noncée, qui leur donne la forme rsque leurs arêtes inférieures se et elles sont ajustées dans deux
- têtes bien planes,qui constituent avec elles un réservoir ou bacholle, dans lequel on verse l’apprêt plus ou moins liquide. Tout l’ensemble est suspendu par des bielles à des leviers qui tournent autour d’un arbre, et actionné par une vis et un bras. Si l’on tourne la vis dans un sens, les lames ou règles descendent et viennent porter sur le tissu à apprêter; si on tourne dans l’autre sens, on élève les règles. D’autre part, l’une des deux règles est montée à coulisse sur les deux têtes de la « bacholle » et peut se mouvoir horizontalement, de façon à s’écarter de l’autre règle.
- PRODUCTION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES NOIRES POUR LAINE
- Par la Manufacture lyonnaise des matières colorantes.
- Une invention précédente de la Société en question, concernant un procédé de production de matières colorantes azoïques teignant la laine en noir (noir naphtol), était basée sur la réaction de certains corps diazoïques sul-foconjugués sur l’a naphtylamine, et sur le fait de rediazoter les substances obtenues et de combiner ensuite les corps diazoazoïques avec des naphtols. La position moyenne de l’a naphtylamine était le principe essentiel de cette invention.
- Dans le nouveau procédé,les acides naphty-laminesulfoniques 1.6 et 1.7 sont substitués aux précédents; ces deux acides ont été découverts par Clévé, qui les a trouvés par nitration et réduction de l’acide naphtaline 3 sulfonique et qui les a désignés par les lettres 3 (1 6) et 8(1.7).
- La présente invention consiste donc à faire réagir des corps diazoïques — de préférence les dérivés diazoïques de l’aniline, de l’acide sulfanilique, de l’acide toluidinesulfonique, des naphtylamines, des acides naphtylamine mono ou disulfoniques — sur les acides dits 1.6 et 1.7, — à diazoter de nouveau les produits résultants — et à combiner ensuite les corps diazoazoïques avec des phénols ou des amines, tels que les naphtols, les acides na-
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- phtolsulfoniques, les naphtylamines monoal-kylées, la phényl ou tolyl a naphtylamine, la diphénil m, phénylènediamine.
- : Nous allons maintenant donner un exemple pour expliquer le procédé d'une façon précise.
- Exemple : 34.5 kilogs dû sel de soude de l’acide naphtonique dissous dans 300 litres d’eau sont diazotés. On ajoute à la solution de 24.5 kilogs du sel de soude de l’acide 1.6 et 1.7 en mettant un excès d’acétate de soude. L’acide amidoazodisulfonique ainsi formé reste dissous. On le transforme en son dérivé diazoïque au moyen d’acide chlorhydrique et de 7 kilog. de nitrite de soude. Le corps dia-zoazoïque est combiné avec de l’acide 8 na-phtoldisulfonique R en solution alcaline. La matière colorante qui résulte a beaucoup de ressemblance avec le noir naphtol.
- Elle teint la laine en noir bleuâtre.
- PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS DANS L'IMPRESSION DES TISSUS TOUT SOIE OU MÉLANGÉS
- Par la Société Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnos.
- Les perfectionnements qui font l’objet de la présente invention seraient le résultat de recherches faites dans un ordre d’idées particulier, qui est l’emploi des couleurs d’alizarine dans l’impression à réserves des étoffes de soie pures ou mélangées, emploi qui n’aurait jamais été pratiqué.
- Voici quelle est la manière d’opérer : On commence par imprimer le dessin sur l’étoffe, en employant comme réserve un moyen quelconque (mastic, vernis, etc.) et on applique ensuite sur l’étoffe une couleur d’alizarine.
- Cette application, qui peut se faire soit par foulardage, maltage, grand bain ou toute autre manièreconvenable, est néccessairement intimement liée à une application préalable ou simultanée du mordant voulu pour fixer l'alizarine. Ceci fait, avant le vaporisage (et c’est là un point essentiel) on fait disparaître' la réserve au moyen d’un dissolvant appro
- prié, puis on vaporise afin de développer la couleur d’alizarine.
- On peut encore, après avoir imprimé le dessin en réserve, mordancer l’étoffe, puis faire disparaître la réserve par un dissolvant, appliquer la couleur d’alizarine et vaporiser ensuite pour développer la couleur. On obtiendrait de la sorie des dessins absolument nets et surtout des nuances très solides que l’on peut exposer à la lumière et savonner sans risques de les voir passer et même disparaître totalement comme avec les couleurs d’aniline.
- MOYEN DEFAIRE DISPARAITRE LES LUISANTS qui se produisent sur certaines étoffes de soie et de laine par l'usage et le frottement
- Par M. Emmanuel-Charles Dupau
- Certaines étoffes de laine et de soie sont susceptibles, à l’usage et par le frottement, de devenir plus ou moins luisantes.
- Toutes les tentatives faites jusqu’à ce jour par les teinturiers-dégraisseurs pour faire disparaître ce brillanté n’auraient pas eu de résultat pratique, tandis que l’application du procédé se rapportant à la présente invention mènerait au but recherché de la façon la plus simple et la plus efficace.
- Après nettoyage des vêtements par les moyens connus, on passe à la surface des parties luisantes, selon la qualité de la ma tière du tissu, sa finesse et le genre de tissage» un des papiers employés dans l’industrie sous les noms de papier de verre et de papier " émeri. On choisit les numéros de ces paprer correspondant à une finesse suffisante poUr ce nouveau genre d’opération.
- Après un frottement fait dans le sens voulu et plus ou moins prolongé, selon la nature l’étoffe et l’intensité du brillanté, ce dernier disparaîtrait totalement,
- Une main habile arriverait très facilement à ce résultat, sans dénaturer en aucune façor ni le tissu ni la nuance, laquelle au contraire se trouverait parfois ravivée.
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- ET DE LIMPRESSION DES TISSUS
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- PRÉPARATION DE MATIÈRES COLORANTES VERTES et leur application à la teinture.
- Par MlvI. Gilliard, P. Monnet et Cartier.
- Ces messieurs ont reconnu que le dinitro-monosulfo alpha-naphtol (jaune de naphtol du commerce) était susceptible de former des sels avec les tétra-éthyle et tétra-méthyle diamido-diphénil-méthane (bases des verts éthyle et méthyle du commerce).
- Préparation. — Exemple :
- 3500 k. de base vert éthyle ont dissous dans une chaudière émaillée dans 100 kilos alcool méthylique à 98°
- On chauffe à 30 à 40° centigrades, en agitant avec une spatule en bois pour obtenir une dissolution parfaite.
- D’autre part, on prépare une dissolution de : 1700 k. jaune de naphtol à l’état acide ; 4 k. eau distillée bouillante, 0,500 ammoniaque liquide du commerce.
- Cette solution chaude de jaune de naphtol est versée dans la solution méthylique de la base de vert, en agitant continuellement.
- Laissant enfin refroidir vers 30° centigrades, on filtre soigneusement.
- Pour l’emploi industriel, cette solution est Conservée à 25o ou 30° centigrades ; au-dessous de cette température, le sel constituant ‘a nouvelle matière colorante commence à cristalliser.
- La solution méthylique s’employerait en teinture par les procédés habituels, principalement pour avoir les teinture en noir de la soie, en leur donnant la propriété de ne point décharger la couleur par le frottement.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE ou impression superficielle sur tissus velours et similaires.
- Par la Société Bonnet, Ramel, Savigny. Giraud et Marnas.
- Le procédé de teinture ou impression super-ficielle sur tissus velours ou similaires, faisant l'objet de la présente invention, s'appplique
- aux velours soie, soie et coton, shappe et coton, et en général sur tous les velours et tissus similaires, soit qu’ils aient déjà reçu une première teinture, soit à l’état écru.
- Tous les procédés tentés jusqu’à ce jour dans le but préci té auraient échoué,les matières colorantesou rongeantes se fixant à l’extrémité du poil seulement et cela sur une longueur variable, mais sans atteindre toute fois la base du poil du tissu qui concerve sa nuance primitive.
- Le nouveau procédé dont il s’agit ici est caractérisé par la formation, entre les sufaces du rouleau presseur et du rouleau imprimeur, d’un espace vide dans lequel se trouve là pièce, et dont la dimension est réglée, en sorte que, pendant son entraînement, la pièce ait constamment ses poils balayant la surface imprimante sur une partie de la hauteur, de telle façon que la couleur s’imprime sur les poils sans que le fond primitif soit altéré en quoi que ce soit.
- La teinture ou impression peut être uniforme ou à réserves ou encore en plusieurs couleurs.
- TABLES CHAUDES CHAUFFÉES PAR UN COURANT D’AIR CHAUD
- Et par le rayonnement de plaques métalliques intérieures
- Par M. Jules Cubain.
- Cette table est formée par une caisse métallique que des cloisons verticales divisent en compartiments, dont le nombre peut varier selon les formes que doivent avoir les tables chaudes.
- L’air chaud arrive par en-dessous, par le tuyau qui relie l’appareil comburant aux tables chaudes.
- Les plaques horizontales étagées, dont le nombre et les dimensions varient suivant les formes et la température à donner aux tables chaudes, reçoivent la chaleur du coup de feu et celle de l'air chaud.
- Ce dernier circule dans les chicanes formées par les plaques horizontales et les cloi-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sons verticales, et il arrive ainsi aux ouvertures de sortie, par lesquelles il gagne l’intérieur des consoles qui supportent la tablette supérieure. Après avoir chauffé cette tablette, l’air chaud dont la température a considérablement baissé au profit de la table s’échappe par la cheminée.
- PRESSE AUTOMATIQUE A VAPEUR A PLATEAUX, POUR APPRÊTAGE DES TISSUS EN PIÈCES ET EN ARTICLES CONFECTIONNÉS
- Pour bonneterie, draperie, lingerie, etc.
- Par M Giovanni Cucco, Ingénieur-mécanicien, Bieila (Italie)
- Cette invention est relative à la construction perfectionnée de presses à vapeur composées d’un plateau mobile et d’un plateau fixe à l’effet de presser et d’apprêter les tissus.
- Lesdites presses sont rendues automatiques ou « self acting », c’est-à-dire que le plateau mobile fait sa montée et sa descente, et que les tissus sont transportés et délivrés chaque fois que le plateau mobile s’élève d’une quantité voulue, le tout automatiquement, soit sans le concours de l’ouvrier qui dessert la presse.
- La pression et l’apprêtage des tissus s’opèrent par les deux surfaces de contact des plateaux ; ces deux surfaces sont chauffées à la vapeur et c’est en faisant intervenir simultanément la pression, la chaleur et la durée de la pression que l’on obtiendrait le résultat voulu. Naturellement, la durée de la pression varie avec la nature même des étoffes à presser et est parfaitement contrôlable avec l’intensité de la pression même.
- L’appareil est breveté dans toute l’Europe.
- Cette presse peut remplacer la presse à cylindre ou calandre, et la presse hydraulique, tant pour la force que pour la douceur.
- On est disposé à vendre ce brevet. S’adresser aux inventeurs.
- ORNEMENTATION NOUVELLE SUR LES TISSUS Par M. Pierre-Victor Renard. .
- Cette invention se rapporte à l’application nouvelle sur les tissus de matières mises en
- nappes plus ou moins épaisses, qui sont cousues dessus, à la main, à la machine à coudre, au métier à broder ou autrement, en vue d’obtenir une ornementation nouvelle sur ceux-ci et aux moyens et procédés permettant d’obtenir ce résultat.
- A cet effet, on se sert d’une machine à carder pareille à celles en usage dans les filatures pour distribuer les matières aussi régulièrement que possible et les mettre en nappe. Cette machine doit être débourrée pendant la marche et la nappe ainsi obtenue doit tomber dans le tissu à ornements, tissu qui se trouve en-dessous et auquel on donne un mouvement d’avancement correspondant à celui de la carde.
- De là le tissu passe entre des cylindres chauffés et sous pression ; ceux-ci aplatissent la nappe et la font adhérer au tissu, sur lequel on la coud ensuite, suivant les dessins à reproduire.
- Pour terminer, le tissu passe devant un cylindre ou tambour garni de carde, dont les dents sont assez hautes et espacées pour pouvoir facilement être débourrés pendant la marche à l’aide d’un peigne ; celui-ci fait tomber la laine enlevée par la carde.
- En enlevant de la sorte la laine aux endroits de la nappe non cousus, on obtiendrait des tissus imitant la peluche, le velours, des dessins ou des rayures variables à l'infini, pou-vant être teints en pièce, foulés ou non et apprêtés comme on le fait pour les autres tissus.
- Ce nouveau procédé serait applicable aussi au feutre, à la paille tressée, aux chapeaux et autres objets de mode.
- NOUVEAU GENRE DE TISSU Par M. Emile Roussel.
- L’objet de cette invention porte sur un pr°-cédé pour un nouveau genre de tissu compor-tant à la fois une combinaison nouvelle de moyens connus et un produit nouveau résultant de cette combinaison.
- On imprime sur tissu de laine, ou de laine et de coton, ou de laine avec d’autres fibres du noir ou des couleurs ne se décolorant pas la teinture en pièces.
- On imprime, par exemple, du noir d'aliza: rine, ou du noir Victoria, ou du noir d'aniliney ou du noir diamant, ou du noir naphtol, °" d’autres noirs,, ou une ou plusieurs couleur3) soit d'alizarine, de primuline, etc., etc. En suite, on fixe, on vaporise, on développe s'il )
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- a lieu la couleur d’impression, puis on donne le traitement nécessaire au tissu avant la teinture, enfin on teint la pièce à une nuance quelconque.
- On obtiendrait ainsi un tissu nouveau qui ne saurait être produit d’aucune autre manière.
- PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MACHINES OU APPAREILS DE LAVAGE et de séchage de la laine ou autres matières fibreuses
- Par M John-Charles Walker.
- Cette invention est relative à des perfectionnements apportés aux machines'ou appareils de lavage et de séchage de la laine et autres matières fibreuses ; elle a pour objet de faciliter le passage des fibres dans le ou les bassins de lavage et d’augmenter la rapi-dité du séchage des fibres après qu’elles sont sorties du ou des bassins, sans exposer la matière en traitement à une température assez élevée pour la détériorer.
- La mise en pratique de cette invention est caractérisée par les points suivants :
- 1° Par la combinaison — avec un bassin laveur d’une machine à laver et à sécher — l'un berceau supporté par le châssis de la machine, et portant un certain nombre de rouleaux immergés dans la lessive, et d'un tambour-essoreur monté au-dessus de ces Pouleaux et reposant sur eux ;
- 2° Par la combinaison — avec les rouleaux Pécheurs d’une machine à laver et à sécher — l’un cylindre perforé alimenté avec de l’air chaud ou autrement.
- PRODUCTION DE DESSINS NACRÉS ET MOIRÉS sur les failles et tissus analogues.
- Par MM. Francisque Voland et Cie.
- Les effets nacrés ou noirés obtenus sur les ailles en tissus ou rubans sont dus au dépla-eement latéral de la trame dans la partie for-ant le dessin.
- Ce déplacement est obtenu au tissage au "Oyen de la jacquard, puis ensuite révélé au
- passage sur rouleaux cannelés à la même déduction que la dite faille.
- Les inventeurs se sont proposé d'obtenir cet effet au moyen de cylindres gravés agissant sur des failles unies ou pekinnées, et dans ce but emploient un cylindre cannelé longitudinalement au même grain que la tramure du tissu à traiter, avec la particularité que, sur » la surface occupée par le dessin, ces cannelures sont déplacées latéralement, de manière à correspondre au milieu de l’intervalle des cannelures du fond.
- Suivant le principe de l’invention en question, le dessin est d’abord cannelé par les moyens ordinaires, en réservant le dessin préalablement tracé à sa surface, puis le dessin lui-même est cannelé au même pas, mais en déplaçant les cannelures d’une demi-division ou à peu près.
- (Reproduction interdite).
- TEINTURE EN BLEU VIF DU COTON par le bleu méthylène nouveau N.
- Ce n’est pas d’aujourd’hui que les bleus méthylène fournissent des bleus à la teinture et à l’impression.
- Le caractère de ces bleus, c’est la fraîcheur, la vivacité de nuance et une fixité remarquables, mais à côté de ces avantages ils laissent, pour le teinturier, dont le prix de revient est un objectif permanent, une infériorité sur le bleu méthylène nouveau N, c’est qu’ils coû tent cher.
- Le bleu méthylène nouveau N peut être obtenu pour le prix de 16 francs 50 à 17 francs, suivant les quantités demandées. Ils deviennent par ce fait abordables pour toutes les teintures. Si, à ces avantages, je signalé celui d’un rendement beaucoup plus grand, je pourrai dire de ce produit nouveau que, tout en ayant les mêmes qualités de solidité et même une solidité plus grande que les bleus méthylène connus, il offre l’avantage sur ceux-ci d’une nuance plus vive, plus nourrie, d’un rendement supérieur et d’un prix plus
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- doux. Il mérite donc, à tous égards, que je lui consacre cet article.
- Mon principal souci, quand je m’adresse à ma clientèle ordinaire de lecteurs, c’est de lui fournir des renseignements immédiatement utilisables et marqués du bon coin de l’application pratique. J’ai donc le soin d’expérimenter, dans mon laboratoire, tous les produits dont je veux parler et c’est avec la conviction que j'ouvre une voie sûre,que je prends la plume.
- L’application du bleu méthylène nouveau N est la même que celle du bleu méthylène. Il entre facilement en mélange avec d’autres colorants basiques ; on peut donc obtenir,sans difficulté, le bleu marine foncé, aussi bien que les teintes virées vers tel ou tel ton déterminé.
- En cela, il en est de la teinture du coton comme de la teinture de la laine et de la soie, car pour répondre aux tonalités variées des bleus, il faut absolument faire intervenir des produits qui, par leur addition, dirigent cette tonalité vers le plus foncé ou le gris, le noir, le jaune, le rouge, le vert, le violet, etc., etc., encore convient-il souvent de mélanger plusieurs produits pour obtenir de leurs effets combinés la teinte voulue.
- Mais comme toute appréciation est la résultante d’une comparaison, d'un rapprochement. je vous m’appuie sur des exemples pour montrer en toute évidencella valeur relative du bleu dont je m’occupe aujourd’hui.
- Ainsi, on obtient la nuance du bleu méthylène BB en ajoutant
- 5 parties de vert solide O en cristaux
- à 100 parties de bleu méthylène nouveau N; jusque-là, rien de bien intéressant, mais si j’ajoute que ce mélange a un rendement de 30 % supérieur à celui du bleu méthylène BB, la question appelle l’attention et doit la fixer, car cette différence de rendement établira un courant de consommation vers le produit nouveau.
- D’un autre côté, on peut approximativement imiter la nuance du bleu méthylène nou
- veau par un mélange de bleu méthylène BB avec du violet méthyl 6 BO. ‘ •
- De ce qui précède, tout paraît marcher à souhait, mais comme à toute médaille il y a un revers, à tout procédé il y a des objections et celui-ci n’est certainement connu que quand il a été examiné sous ses différentes faces et qu’il a répondu à toutes les objections. Or, étant donné qu’une grande solidité à l’air, au savon, etc., est exigée partout où on emploie le bleu méthylène, et que, d’un autre côté, l’emploi du violet méthyl diminue cette solidité, il faut considérer comme un des princi-cipaux avantages du nouveau produit qu’il permet d’obtenir des bleus marine rougeâtres avec une addition très réduite de violet méthyl.
- On obtient, par exemple , une nuance de bleu de marine très rougeâtre par un mélange: 20 parties de bleu méthylène BB;
- Avec 80 parties de violet méthyl 6 BO ;
- Ou de 20 parties de bleu méthylène nouveau N;
- Avec seulement 35 parties de violet méthyl 6 BO. •
- Les échantillons que je joins à ce texte diront assez l’usage que l’on peut faire du bleu méthylène nouveau N et serviront de guide pour son emploi.
- Le numéro 1 a été teint avec 2 % de bleu méthylène nouveau N et a donné une nuance qui ne laisse rien à désirer, en nous rappelan les avantages que j’ai signalés plus haut.
- nouveau N
- Le numéro 2 a été teint avec 2 1/2 % du même bleu méthylène nouveau N auquel il 9 été ajouté 1/2 % de violet méthyl 6 BO pour lui donner le ton rouge voulu.
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- Nous constaterons que les proportions employées ont beaucoup de rapprochement et qu’il faut reconnaître, de ce fait, que le pouvoir colorant des produits est considérable.
- La teinture n’a pas eu lieu sur tissu non mordanté et écru, mais sur tissu blanchi, mor-danté au tannin ou tartre émétique. On teint de tiède à 90 centigrades avec addition de savon de Marseille.
- Je puis rappeler le mode d’emploi pour la teinture de 100 kilogrammes de coton et, suivant ce qui a été dit pour le bleu métaphé-nylène BB dans le numéro 10 du Moniteur de la Teinture, en date du 20 mai dernier :
- Après le débouillissage etle blanchiment du coton, on entre à environ 500 centigrades dans le
- 1er bain garni suivant la nuance plus ou moins foncée qu’on veut obtenir avec 5 ou 10 kilogrammes de tannin ou 20 ou 40 kilo-grammes de sumac de Sicile en feuilles, ou 8 a 16 kilogrammes de galles de Chine et 2 kilogrammes 1/2 à 5 kilogrammes d’acide acétique à6o Baumé. On lise pendant une demi-heure en laissant refroidir et on abandonne dans le bain pendant une nuit. On rince à froid Sur une eau et on entre dans le
- me bain à 3 )0 centigrades, garni avec 5 ou 10 kilogrammes de tartre émétique (tartrate de potasse ou d’antimoine, appelé simplement ^étique), ou d’un autre sel d’antimoine ; on lise Pendant une heure, on tord et on entre à froid ou à tiède dans le
- me bain garni avec la quantité nécessaire de colorant et avec 1 kilogramme ou 2 d’acide chlorhydrique. On monte lentement à la cha-leur voulue. On lave et on sèche.
- No2, — Teint avec 2 lf2 0/0 de bleu/r£éthylène nouveau N et 1/2 OjO de violet mithyl 6 BO, ^près mordantage préalable
- ET DK L’IMPRESSION DBS TISSU
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- Le tissu des numéros 1 et 2 a été préalablement mordante avec :
- 20 % de galles de Chine et 5 % de tartre émétique.
- Après mordamage dans ces conditions, le numéro 1 a été teint avec :
- 2 % de bleu méthylène nouveau N, et le numéro 2 avec :
- 2 1[2 % de bleu méthylène nouveau N
- et 1[2 % de violet méthyl 6 BO.
- Le numéro 3, qui est un type foncé, a été préalablement mordanté à la galle et au sulfate de fer, sur tissu débouilli, écru. La teinture a été obtenue au moyen de 2 1[2 % de bleu méthylène nouveau N.
- Les manipulations pour le mordantage au fer sont les mêmes que celles en usage dans les teintureries et pour les gris : on passe au galle ou au sumac ou au tannin, puis, après expression, on passe sur le bain du sulfate de fer, après lequel on lave soigneusement pour entrer, en fin de compte, sur ‘e bain de teinture.
- C’est à l’initiative du teinturier qu'il appartient de déterminer les quantités de tannin et de fer qu’il doit employer, suivant le fond sur lequel il veut teindre, et celui-ci est en rapport avec le ton plus ou moins foncé à produire ; plus le fond sera chargé, plus le bleu sera foncé et si l’on veut avoir des tons tout à fait obscurs, une addition de jaune et de vert fera border le noir.
- No 3. Teint avec 2 12? % de bleu méthylène nouveau N sur mordant de galles de Chine et de sulfate de fer.
- Comme pour le numéro 1 et 2, je résumerai la recette du numéro 3.
- Le n- 3 a été préalablement mordante avec :
- 20 % de galles de Chine;
- 4 % de sulfate de fer.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Rincé à fond, puis teint sur un bain contenant :
- 2 1/2 % de bleu méthylène nouveau N, puis rincé et séché.
- Le lecteur trouvera facilement sa voie pour l’application de ce produit nouveau et les trois termes que je lui présente suffiront pour lui faire voir le parti qu’il pourra en tirer.
- Constatons que, dans toutes ces communications, il y a une unité de moyens qui simplifie heureusement les opérations de la teinture et que le résultat est d’autant plus sûrement appuyé qu’il n’y a vraiment aucune difficulté d’application.
- La teinture des cotons se trouve dès maintenant simplifiée et a pris du coup le pas de devant sur toutes les autres matières textiles.
- Le bleu méthylène nouveau N est également appelé à remplacer le bleu méthylène dans l'impression du coton.
- Le nouveau produit forme moins facilement des laques tanniques que le bleu méthylène connu, ce qui permet de supprimer l’emploi de l’acide tartrique.
- Je recommande la formule suivante :
- 220 gr. épaississant ) 45 . 1508r-blew. y 60 8gr. aciae acë-130 gr. acide acétique | potiquedo Be. go Bé. . A 81* eau.
- 20 gr. eau.
- Le bleu méthylène nouveau N est de même un substitut parfait du bleu méthylène comme couleur pour rongeant pour laine et coton, comme fond pour les noirs sur soie, pour la teinture de la peau, des pâtes à papier, pour la fabrication des laques, etc., etc.
- Ch. Drevet.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier.
- La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25.
- DES COULEURS SOLIDES (Suite)
- Chers lecteurs, reportez-vous au numéro du 20 juillet dernier. J’ai laissé les violets à la couleur de l’orcanette Laissons de côté les violets solides obtenus par un mélange de bleu de cuve et de rouge cochenille ou de rouge garance, nous avons des couleurs vraiment solides, mais pas assez fraîches pour les goûts du jour, et de plus trop chères ! car, hélas, tout est dans le prix et ne sais pas trop pourquoi l’on regarde tant à ce malheureux coût en teinture.
- Le teinturier devrait être le premier a réagir contre ce courant qui, si cela continue, l’assimilera aux pharmaciens, qui ne sont plus que des vendeurs de spécialités, annoncées à son de trompe à la quatrième page des journaux. Mais maintenant l’on veut du travail tout prêt, et la teinture devient un simple saussage. Autrefois c’était un art. De même autrefois la pharmacie a été une pépinière de chimistes hors lignes.
- Les couleurs artificiels, tout en élevant le niveau des produits chimiques, ont réellement abaissé celui de la teinturie,il faut réagir con tre, sans être cependant d’un exclusivisme absolu On trouve d’ailleurs maintenant pe" de teinturiers capables pour manier les vieilles couleurs comme, il y a trente ans.
- La garance conduit également à des violets, mais également moins flatteurs que ceux plus modernes. Sur coton principalement, ces violets sont de toute solidité et peuvent , braver les siècles et avec le maniement des mordants, on peut, par voie d’impression 6 de teinture, ces deux méthodes combinées ou non produire, sur tissus, avec la garance °u les dérivés artificiels, alizarine, etc., produire des couleurs très solides, et, selon les tissu) obtenir des rouges, des roses (ces deux co" leurs sont très belles, mais chères), des noirs ou mieux des noirs à reflets marrons, de violets et des puces. Par l'addition de la cuve d'indigo dans les couleurs garancées,on obtient
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- des effets de conversion, de même par celle du quercitron, cette remarquable importation du siècle dernier, due au chimiste anglais Baneroft. Dans le premier cas, on obtient des effets par superposition de bleu, dans le second par superposition de jaune, et dans le mélange des deux par addition de vert.
- Malheureusement les couleurs ne sont pas éclatantes, mais au bout de dix ans elles n’ont pas bougé.
- Il se fait à Toulouse de grandes quantités de cotonnades, il y a quelques années du moins, car je parle de dix ans environ, et l’on obtient de jolis effets en couleurs rabattues, avec ces mélanges de garance ou substituts artificiels de bleu de cuve et de quercitron.
- bans les violets artificiels, le premier vio-let créé, ou violet Perkins ou harmaline, ou Indisine, rosolane, etc., est certainement le Plus solide, mais sa couleur, trouvée très belle au début, n’a eu qu’un courte durée et il 4 été rapidement éclipsé par d’autres vio-lets. Cela a été une véritable course au clocher.
- Cependant il est resté dans les usages, et Wujourd'hui, pour les grands blancs, on l'em-Ploie de préférence à tous les autres, grâce à 8a solidité à la lumière.
- Mariüs Moyret.
- ^production interdite.) 'A suivre.)
- NOUVEAU COMPOSÉ applicable au traitement des fibres
- Par M. William Bottomley.
- Ce nouveau procédé consiste en une résine 1"i serait très avantageuse dans la prépara-ton et dans le traitement ultérieur des fibres, “es fils et des textiles.
- On chauffe de l’huile végétale et de la 8raisse avec une quantité appropriée de les-pve de soude caustique, à la densité 1.16. ans cette masse saponifiée, on élimine la
- glycérine par addition de chlorure de sodium pour saler à la manière ordinaire, ou bien la glycérine peut rester dans le composé. La masse saponifiée est mise à refroidir, coupée en tranches, bien séchée à l’air et pulvérisée. Le composé est ensuite mélangé avec du carbonate de soude (sec) tel que de la cendre de soude du commerce — et de la résine dans les proportions suivantes : Carbonate de soude (sec) 41.5 à 65; — masse saponifiée 10 à 33.5 ; — résine 25.
- Les produits traités avec cette résine seraient rendus plus résistants, plus élastiques et plus soyeux d’apparence ; ils prendraient plus facilement les couleurs et seraient mieux préparés pour l’impression.
- Dans la préparation du fil pour le tissage, ce composé empêcherait le fil de casser, de s’érailler pendant le tissage et de former des boucles.
- Même dans les articles de ménage, ce composé procurerait des avantages en en facilitant le lavage et le nettoyage.
- VARIÉTÉS
- Des mordants gras
- J’ai reçu quelques observations au sujet de mon dernier article sur les mordants gras. En réponse et en attendant un travail complet sur les dérivés sulfo-riciniques, et pour répondre | aux observations et demandes de renseigne-, ments des lecteurs du journal, je maintiens :
- 1° Que l’unité de vente du mordant sulfori-cinique est basé sur le produit de la décomposition par l’acide. Et qu’il faut attacher à cette unité une très grande importance, soit en plus, soit en moins. Pour la teinture et les apprêts, peu importe, c’est l’acide sulfo-ri-cinique qui agit, qu’il soit sous forme d’huile soluble, blanchissante ou non, en termes commerciaux. En général, les mordants courants contiennent 40 % d’acide sulfo-ricinique ;
- 2° Et j’ajoute qu’il faut encore ajouter une très grande importance à la qualité des huiles
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de ricin employées dans la fabrication des mordants gras.
- En effet, il y a les huiles de ricin première pression ou pures, et les huiles de deuxième et troisième pression, ou huiles secondaires.
- Or, les huiles de première pression conviennent seules, et il faut exiger que les dérivés riciniques garantis sur facture aient été faits exclusivement avec elles, sinon on s’expose à de graves mécomptes, tant en teinture qu’en apprêt.
- En effet,‘dans les deux cas, les actions proviennent d’une oxydation à l’air; or, dans les huiles de deuxième pression, on a des produits déjà oxydés avant l’emploi.
- Le jeu n’en vaut pas d’ailleurs la chandelle.
- Le moyen de reconnaître, à ce point de vue la valeur des huiles de ricin employées, consiste à regarder la nuance des acides sulfo-rici-niques après leur séparation. Plus ils seront clairs comparativement et mieux le vaudront.
- A quelques jours pour terminer cet intéressant sujet.
- Soie artificielle
- La soie artificielle par le procédé de M. de Chardonnet est décidément constituée en Société anonyme, à Besançon, au capital de 6.000.000 de francs.
- Quel est le sort réservé à cette nouvelle fibre? L’avenir nous l’apprendra.
- C'est une œuvre française, à ce titre souhaitons lui bonne chance. Et sous peu j’aurai des renseignements, et après vérification je publierai s’il y a lieu une étude in-extenso.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
- JURISPAUDENCE
- COUR D’APPEL DE LYON (2e ch.) Présidence de M. BARTHOLOMOT.
- Audience du 17 février 1892.
- CONTREFAÇON PRÉTENDUE. — PROCÈS-VERBAL. — ABSENCE DE PREUVE. — DEMANDE DE VÉRIFICA
- TION PAR EXPERT DE LA CORRESPONDANCE ET DES LIVRES DU PRÉTENDU CONTREFACTEUR. — REJET.
- Le propriétaire d’un brevet d’invention qui a fait procéder chez un prétendu contrefacteur à une visite et à une description, dans les termes de la loi du 5 juillet 1884, qui n’ont abouti qu’à un procès-verbal constatant qu’aucun produit contrefait n’a été prouvé, n’est pas fondé, en dehors d'une présomption sérieuse de contrefaçon, à demander à en fournir la preuve au moyen d’une vérification par expert, notamment des factures et des livres qui sont entre les mains du prétendu contrefacteur.
- (Société FARBEN-FABRIKEN — C. — POIZAT-Cognard.
- ARRÊT
- Attendu que la Société Farben-Fabriken,pro-priétaire en France d’un brevet d’invention pour une matière colorante rouge dénommée Benzo-Purpurine, a fait procéder, le 21 janvier 1890 à une visite, et description chez Poizat-Coquard, dans les termes de la loi de 1844;
- Attendu qu’il résulte du procès-verbal alors dressé qu’aucun produit contrefait, ni aucun tissu teint avec ce produit n’a été trouvé chez Poizat-Coquard ;
- Attendu que la Société Farben-Fabriken demande à être autorisée à prouver la contrefaçon dont elle se plaint, par une vérification par experts, notamment de la correspondance, des factures et des livres qui sont entre 1e5 mains de la maison Poizat-Coquard.
- Attendu qu’une mesure semblable, certainement très grave, vis-à-vis surtout d’une maison de commerce aussi importante I—e l’est la maison Poizat-Coquard, ne devrait être ordonnée que s’il y avait au moins pre somption de la contrefaçon et s’il était démo tré que l’expertise pourrait amener des résu tats utiles ;
- Attendu que Poizat-Coquard ont bien Te connu devant l’huissier rédacteur du proces verbal de description, comme il l’on fait e
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- ETDE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- tore à l’audience de la Cour, avoir acheté de la maison Frey des produits pouvant être utilisés pour la teinture en rouge, mais qu’ils n’ont jamais reconnu que ces produits, dont ils n’ont plus, soient identiques à ceux brevetés de la Société Farben-Fabriken et surtout en soient la contrefaçon ,
- Qu’il existe de nombreuses matières colo-fautes rouges en dehors de celle pour laquelle la Société Farben-Fabriken a pris un brevet,
- Attendu que la vérification des écritures et des livres de Poizat- Coquard, non plus que las autres mesures sollicitées, ne pourraient démontrer autre chose que l’achat par Poizat-Coquard desdits produits de Frey, achats avoués, mais ne permettant pas de découvrir la contrefaçon dont se plaint la société Far-ben-Fabriken, et notamment de dire que les matières colorantes rouges achetées de Frey en 1889 sont la contrefaçon de la Benzo-Pur-Purine brevetée ;
- Adoptant encore et en tant que de besoin les motifs non contraires des premiers juges ;
- Par ces motifs,
- Sans s’arrêter à la demande subsidiaire de nullité des brevets pris par la société Farben-Fabriken, demande qu’il devient inutile d’exa-miner non plus qu’à la demande d’expertise sollicitée par la Société Farben-Fabriken, laquelle est rejetée ;
- Confirme dans le surplus de ses dispositions jugement rendu par le Tribunal civil de Villefranche le 13 mars 1891 ;
- Condamne la Société Farben-Fabriken à ‘amende et aux dépens.
- Conclusions de M. Loubat, avocat général.
- Plaidants : Mes Pouillet et Faugier, avocats, assistés de Mes Ducreux et Revol, avoués.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL CIVIL DE LILLE Contrefaçon. — Les brevets Parfait Dubois
- Ce Tribunal civil de Lille a jugé à l’audience
- du lundi 25 juillet d’importantes affaires de contrefaçon de machines à échardonner la laine. M. Parfait Dubois, industriel à Ver-viers, est propriétaire d’un brevet pour une machine nouvelle dite Etireuse-broyeuse opérant successivement, à l'aide de divers organes, le démêlage, l’étirage de la laine et le broyage des chardons avant le passage à la carde.
- Il poursuivait devant le tribunal de Lille comme contrefacteurs MM. Mérelle etNouve-lat, à raison de la construction de machines similaires pour lesquelles ils avaient pris eux-mêmes des brevets et MM. Lamon, Vve Fouan-Leman, Larose et Cie et Hardy et Cie, peigneurs de laine, chez qui des machines Mérelle et Nouvelet avaient été saisies après une première saisie opérée à l’Exposition de 1889.
- Dans une précédente instance relative aux mêmes machines, au sujet d’une convention intervenue entre MM. Parfait Dubois et Mérelle, la cour de Douai avait, sur rapport de MM. Cornut, Goguel et Renouard,experts, décidé déjà, par un arrêt du 6 août 1891, que les machines brevetées par Mérelle étaient identiques à celles qui font l’objet du brevet Partait Dubois.
- Les affaires de contrefaçon ont été plaidées aux audiences des 12 et 13 juillet, par Me Fau-chille, avocat de M. Parfait Dubois ; par Mrs Théry, Basquin et Bonduel pour les défendeurs.
- Le tribunal a repoussé toutes les exceptions opposées par les défendeurs, ainsi que leur demande subsidiaire d'expertise et les a déclarés contrefacteurs du brevet Parfait Dubois ; il les a condamnés solidairement à des dommages et intérêts à libeller, à la publication du jugement dans trois journaux et aux dépens, ordonnant en outre la confiscation des machines saisies. Le même jugement a déclaré encore que Mérelle avait violé ses conventions avec Parfait Dubois et a ordonné la transfert du brevet Nouvelet à Parfait Dubois.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURS
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Rouen. — GAULAIN (Ansbert-Désiré), teinturier, Grande-Rue, à St-Léger-du-Bourg-Denis. — Jug. du 18 juil. — Liquid. : M Hervé.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Reverchon (L.), apprêteur, 69, rue Sully, à Lyon. — Jug. du 12 juil. — S. : M. Feys.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDAT
- Paris. — Sagnimorte (Louis-Benoît), dit SAGNIMORTE, teinturier en soie, 216, rue Saint-Martin. — Jug. du 6 juil. — Abandon de l’actif réalisé et à réaliser et en outre 15 fr. % payables : 3 fr. % dans 1 an et 4 fr. % chacune des 3 années suivantes.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Fouilleron et Cie, apprêts d’étoffes, foulards, soieries, 106, cours Vitton, à Lyon. — Durée: 4 ans. — Cap. : 12,000 fr. — Acte du 30 juin.
- Formation de la Société en nom collectif Bompar et Cie, fab. de vêtements hygiéniques, 26, rue Cléry, à Paris. — Durée : 3 ans. —
- Cap. : 40,000 fr. — Acte du 30 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Distolution, à partir du 30 juin, delà Société Soudy et Fouilleron, apprêt d’étoffes,foulards, soieries, 106, cours Vitton, à Lyon. — Acte du 30 juin.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société des Teintures et apprêts de Lyon (Ancienne Société G Camus,
- Tardy et Duran), 31, cours Vitton prolongé, à Villeurbanne (Rhône). — Capital réduit de 2,000,000 de fr. à 1,687,500 fr. - Délib. du 11 juin.
- BULLETIN_FINANCIER
- Les bonnes tendances que nous signalions il y a huit jours se sont encore accentuées cette semaine. Notre 3 0/0 a été porté à 99.60, le 30,0 amortissable à 99.75 et le 4 1|2 0[0 à 105 60. 1 faut tenir compte dans cette hausse de quelques rachats forcés des vendeurs qui de veulent pas courir les risques de la liquidaiton.
- Les fonds étrangers sont généralement fermes. L’Italien est parvenu au cours de 91 fr Le Turc se tient à 20.85. Le Portugais est à 28.60.
- La Banque de France reste stationnaire a 4.200 fr. Les bénéfices de la semaine ont été de 229.966 fr. ce qui porte le total du chapitre pour la partie écoulée du semestre en cours à 2 584.270 fr.
- La Banque d’Escompte se maintient assez bien à 285.
- Le Foncier est ferme à 1.110.
- Le Crédit Lyonnais reste à 800. La Banque Ottomane cote 566.
- Le marché des actions de nos grandes Compa gnies de chemins de fer ne présente toujours qu’un médiocre intérêt au point de vue de a quantité des transactions Les cours sont fermes et en légère amélioration.
- Le Suez est toujours très animé. L’action cote 2.750. La part civile 1960.
- Le Panama est revenu à 25. Le Gaz est fer-mement tenu à 1465,
- Nous avons appris que les commandes reçues aux marbrières de Guelma dépassent de beaucoup la production habituelle de ces carrières. L’exploitation va donc être développé considérablement et les travaux du chemin de fer -eliant les carrières à Guelma vont être poussés activement afin d’éviter les coûteux transports pal charrettes. Le prix de revient des marbres étant, environ, le quart de prix de vente, les actionnaires escomptent le résultat probable de l'exer, cice, ce qui explique la rareté de l’action sur., marché. L’obligation est toujours ferme à277.5.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bv-reafi du journal. Pour les recevoir franco par retour courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Praktischer Unterricht in der heutingen Wollenfarberci,
- Traité pratique de la teinture des laineS' par Louis Lau et Alwin Hampe, ouvrage‘e langue allemande, édité par la maison A.Har tleben, à Vienne (Autriche). Prix 3 fr. 25.
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- ET DE L’IMPRESSION DESITISSUS
- M i
- Cet ouvrage contient environ 500 recettes, indiquant le mode le plus nouveau de teinture des laines et étoffes de laines de toutes sortes, dans toutes les couleurs et les nuances les plus variées, en tenant compte des meilleurs résultats acquis dans la fabrication moderne des couleurs. Divisé en cinq chapitres, le premier traite du lavage et du carbonisage des laines, le deuxième des couleurs d’aliza-fine, le troisième de l’emploi des bois de tein-lure et leur combinaison avec les couleurs l’alizarine, le quatrième des couleurs acides et d’aniline et enfin le cinquième explique la préparation d’une cuve à la guède L’étude du second chapitre surtout permettra à tout teinturier de composer avec la plus grande faci-Lé une carte complète d’échantillons, en supposant naturellement qu’il dispose du matériel nécessaire, avec les couleurs d’alizarine e8 plus nouvelles et les moins connues dans la teinture solide.
- Tout l’ouvrage est conçu d’une façon prati-que; le teinturier consultera certainement ses recettes souvent et avec succès.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie Pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur Wuquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-"ence, mais pour leur contenu. L’homme du Métier y cherche des renseignements qu’il peut “iliser dans son industrie, des procédés nou-veaux dont l’application lui permettra de se Maintenir à la hauteur du progrès que réalise Claque jour l’art de la chimie sur le terrain 81 compliqué de la teinture et de l’impression. .L'auteur est un vieux praticien dont l’acti-vité a été récompensé, plusieurs fois par des redailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-riste et directeur de fabrique d’impression, eteinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-vaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière ac
- quérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules etd’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- 272 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs,’artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la angue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de l'emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- | Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes ’ les indications nécessaires pour la teinture de , toutes espèces de fibres au moyen de couleurs p artificielles. Il a divisé son livre en cinq cha-1 pitres.
- • Dans le premier, il a donné des généralités | sur les matières colorantes artificielles : leur | nature, leurs caractères, leur analyse, leur p essai au point de vue tinctorial et leur classi-“ fication.
- Dans le second, il a abordé l’étude des 5 mordants d’albumine d’antimoine, de chrome 4 d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. ' Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Septembre 1892
- SOM M AIRE
- DES COULEURS SOLIDES.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- APPAREIL POUR L'EPESAGE DES TISSUS.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (suite).
- TEINTUREEN NOIR D ANILINE.
- ENLEVAGE ROUGE ET BLANC. — APPAREIL A TEINDRE.
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L'INDUSTRIE NATIONALE.
- VAIRIÉTÉS. — Cho éra et textiles.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE D’AMIENS.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS, — ANNONCES.
- DES COULEURS SOLIDES (Suite)
- Les violets qui sont venus ensuite et ont de-rôné l'harmaline sont des violets de mono-phényl et de dyphénylrosaniline, allant du violet rouge au violet bleu, sont assez solides à l’air. Mais ce sont des couleurs à l’alcool ; de plus, comme fraîcheur, ils ont été détrônés par d’autres violets, plus faciles à employer, étant solubles dans l’eau.
- Je passe sous silence les violets au campê-che, tout à fait faux teints. La physique vio-lette cependant est d’une solidité relative, mais sa fraîcheur n'est pas à comparer avec les besoins actuels. (La composition de ce Produit est tout à fait du domaine de l’em -Pirisme : en résumé, c’est une solution acide dans l’acide chlorhydrique étendu du précipité de bois d’Inde par le bichlorure d’étain. Dans sa préparation, il faut éviter la produc-tion d'acide métastannique.)
- La physique violette s’emploie dans quel-'lues genres de noirs sur soie :(soies à coudre). Son ton violet produit des effets complémen-taires assez heureux ; elle évite l’emploi du bois d’Inde avec le savon.
- En ce moment-ci, pour le grand ameuble-ment, il y aurait tendance à faire sur soie des violets avec fond de bleu de cuve et couver-ture d’orseille, ou pied de cramoisi à la Cochenille et passage en bleu de cuve. Malheu-reusement, si ces violets sont très solides, le
- prix de revient en est très élevé. Il faut d’ailleurs employer des qualités d’indigo très pures, comme les Java superfins, ou les indigos purifiés et débarrassés des matières vertes et brunes principalement. En effet, si ces matières sont utiles pour les gros bleus de cuve sur coton, elles ne peuvent sur soie que nuire à l’éclat de la nuance.
- Dans le spectre, au sommet et au-delà du violet, il y a les rayons ultra que l’on ne voit pas et qui constituent le pourpre. Le pourpre est une très belle couleur. Le rouge proprement dit dégradé de blanc ne conduit pas au rose, comme on le croit généralement, mais bien à de vilaines nuances.
- On obtient des pourpres et des roses très solides à la garance et j’avoue que, pour avoir des nuances similaires réellement solides dans les nombreuses couleurs artificielles, je n’en vois point. Actuellement, mais enccre c’est la question de prix qui est là, l’on ne peut sortir des vieilles couleurs.
- Les roses carthane sur coton sont sans rivaux, malheureusement ils coûtent plus cher que la fibre.
- Donc,dans les pourpres et les roses pour la solidité, on ne peut sortir des combinaisons du carthane, de la garance, de la cochenille, en donnant des pointes de bleu ou de violet à l’indigo de cuve s’il y a lieu.
- Quand aux roses de Brésil, mêmes faits à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la physique rouge, ils sont tout à fait faux teints.
- Une remarque à faire, c’est que l’on dégrade un rouge pourpre avec du blanc. Pour arriver à du rose, il tend toujours à jaunir, et que ce soit pour du grand ou du faux teint, il faut soutenir le ton à mesure que l’on dégrade par un peu de bleu ou de violet.
- Toutes les couleurs, en se dégradant, ten -dent d’ailleurs à jaunir.
- Me voici arrivé au sommet du spectre ; dans le prochain article je coninuerai en reprenant par la base, c’est-à-dire par le rouge.
- MARIUS Moyret.
- {Reproduction interdite.) d suivre.)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS DANS LA MANUTENTION DES APPRÊTS DE TISSUS
- Par M. Geoiges Malleval,
- Cette invention a pour objet divers perfectionnements apportés à la régularisation des apprêts des tissus, quand cette opération s’effectue a la main.
- La régularisation à la main s’obtient en déployant la pièce de tissu imbibée d’empois ou apprêt et en la ventilant ainsi dans un séchoir chauffe à 45° ou 50., plus ou moins. Après la ventilation, la pièce est ramassée sur elle-même et onia masse ou on la tord, toujours à la main, pour égaliser l’empois. On répète ces deux opérations jusqu’à ce qu’on ait atteint le résultat désiré
- Les perfectionnements ressortant de la présente invention consistent :
- lo Dans l’application d’un ventilateur longitudinal pour ventiler la pièce de tissu ;
- 2° Dans un crochet à manivelle pour tordre la pièce et régulariser l’empois.
- | Le ventilateur longitudinal, de 10 à 15 mè-| très de long, plus ou moins, mobile sur des axes portés par des chaises fixées sous le plancher du séchoir, est formé par une pièce en bois ou en fer portant les axes et, de distance en distance, des règles verticales plus ou moins espacées et reliées entre elles par deux règles horizontales entre lesquelles on colle du papier ou on place des cartons pour faire la ventilation. Ce ventilateur reçoit un mouvement de balancement, soit par la main de l’homme, soit par un moteur quelconque, et par le moyen le plus convenable.
- Quant au crochet pourvu de sa manivelle, il tourne dan s un coussinet monté sur un support fixé dans le sol.
- Quand la pièce de tissu a été ventilée, on la ramasse en en formant un écheveau que l’on place sur le crochet; à l’autre extrémité on passe un bâton arrondi dans l’écheveau ; l’une des personnes lient le bâton bien fixe pendant qu’une autre tourne la manivelle du crochet, ce qui tord la pièce et exerce le massage demandé.
- PRÉPARATION CHIMIQUE SERVANT DANS LE LAVAGE le dégraissage, le désuintage, le foulage, le blanchissage et la décoloration des matières textiles.
- par M. Carlo Castellani.
- La préparation dont il s’agit permettrait d’utiliser la chaux hydratée en combinaison avec le carbonate de soude, sans produire une action corrosive et tout en conservant leur souplesse aux filés et aux tissus. Toute ladif-ficulté résiderait dans la connaissance par faite de la chaux qu’on veut employer et dans |la manière de l’éteindre, ce qui forme précl sèment l’objet de la présente invention.
- La chaux doit être très blanche et très pure sans être excessivement grasse ; elle doit etre réduite en petits morceaux, en laissant de côté les parties colorées. Ces morceaux sont plongés dans de l’eau préparée à cet effet
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- pour une durée n’excédant pas deux secondes ou même moins, de façon qu’après l'extinc-tion la chaux se présente sous la forme d’une foudre absolument fine et impalpable.
- L’eau que l’on emploie pour éteindre la chaux doit être additionnée préalablement de @rbonate de soude, en prenant 5 parties de carbonate de soude pour 100 parties d’eau en Poids, s’il s’agit d’eau contenant de la chaux ou de la potasse; si, au contraire, l'eau contenait des silicates, du fer ou d’autres subs-Ances, il faudrait augmenter la proportion de erbonate de soude et la porter à 10 pour 100. Il est bien entendu que la soude doit être Préa ablement dissoute dans l’eau des inée à extinction de la chaux.
- Une fois que la chaux a été éteinte comme vient d’être indiqué, on le mélenge avec du "rbonate de soude et de l’eau, 100 parties de chaux, 150 parties de carbonate de soude *800 parties d’eau On laisse digerer le mé-Ange jusqu’à ce que le liquide soit tout à fait mpide et on l’agite de temps en temps. Pour obtenir cet effet, il faut de 6 heures à 2 °Urs, suivant l'état atmosphérique, la quali-* de la chaux et la température ambiante.
- La préparation chimique ainsi obtenue, on emplace, à l’état liquide ou pâteux, les sels éployés actuellement, sans nécessiier comme "IX de la chaleur pour les opérations indus-"elles auxquelles on les affecte et qui sont 68 suivantes . Lavage et nettoyage, dégrais-ge et désuintage des tissus de tous genres ; "vage et foulage des chapeaux et des draps *e laine ; lavage et dégraissage des laines ondues brutes ; décoloration et dégraissage "e§ filés de lin et de chanvre ; lavage et pur-Ge88e des cocons bassinés ou percés, des "Urres do soie ou frisons ; abréviation et plification du traitement des peaux et Xr8, en en facilitant le depilage et le gon-"nent; blanchissage du linge, mais avec dition de chaleur, etc., etc.
- MACHINE DITE : « DÉCATISSAGE INDESTRUCTIBLE CONTINU » destinée à donner du brillant aux étoffes Par M Jules Descoubet.
- Dans la fabrication des étoffes, il est nécessaire pour beaucoup de genres, principalement pour ceux en laine servant à l’habillement, de leur donner du brillant.
- Actuellement le brillant s’obtient par le pressage ou par le cylindrage, mais ce brillant disparaîtrait après quelques jours d’exposition à l’air humide.
- il y a un autre genre de brillant, appelé dans la pratique « brillant indestructible », qui se produit a l’aide de la vapeur d’eau ou même de l’eau bouillante A cet effet, on enroule l’étoffe sur un cylindre percé de trous et dans lequel on introduit la vapeur, qui pénètre l’étoffe.
- Quand on opère par l’eau bouillante,l’étoffe est enroulée sur un cylindre et en cet état immergée dans cette eau bouillante. Le temps plus ou moins long durant lequel l'etoffe est pénétrée par la vapeur ou par l'eau bouillante lui donne plus ou moins de brillant.
- Ces différents modes de procéder donnent lieu à un inconvénient grave, en ce sens qu’au commencement et à la fin de chacune des pièces de tissu traitées, il se produit des marques transversales ineffaçables, cause d’une dépréciation de prix à la vente.
- Pour obvier à cet inconvénient, M. Descoubet a imaginé la machine faisant l’objet de la présente invention et qui repose sur l’obien-tion du brillant dit indestructible à l’aide de la vapeur, de la chaleur, de la pression, de la friction ou frottement, toutes causes agissant simultanément
- Cette machine comporte principalement :
- 1° Un cylindre métallique rotatif, chauffé à la vapeur et dont la surface est entièrement recouverte par un tissu en feutre adhérant, de manière à ce que le cylindre entraîne dans sa rotation la pièce en traitement;
- 2° Une auge métallique à parois parallèles
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- formant un récipient pour la vapeur, dont la paroi en contact avec le cylindre épouse la forme de celui-ci et est percée diagonalement d’une infinité de petits trous ; c’est dans son passage entre cette auge métallique et le cylindre que le tissu est pressé, frotté et pénétré par la vapeur qui est tamisée par l’auge métallique ; des leviers à poids variable pressent le cylindre contre l'auge et permettent de régler à volonté la pression exercée sur la pièce d’étoffe interposée.
- La longueur du cylindre peut varier suivant la largeur des étoffes à traiter, de même que la partie concave de l’auge et le diamètre du cylindre, mais ce qui est le principe essentiel de la machine dite « décatissage indestructible continu, » c’est la pression et le frottement opérés par le cylindre, recouvert de feutre, sur une auge métallique laissant échapper la vapeur qui pénètre et imprègne l’étoffe, et lui donne ainsi un brillant indestructible.
- PROCÉDÉ POUR TEINDRE LE COTON NON FILÉ
- Le fil de coton et les tissus avec un noir d'aniline ne décerdissant pas, ne se détachant pas et n'attaquant pas les filaments.
- Par M. Gustave Jagenburg.
- Cette invention se rapporte à un procédé pour teindre le coton non filé, le fil de coton et les tissus, par l’emploi d’un noir d'aniline ne déverdissant pas, ne se détachant pas et n’attaquant pas les filaments, caractérisé en ce qu’on forme un composé très difficilement soluble ou insoluble avec de l’aniline et un sel métallique, sans employer simultanément des réactifs de chlorates, de chromâtes, de permanganates, de peroxydes ou d’autres moyens d’oxydation. On fixe ensuite ce composé dans le filament, on lui fait subir une oxydation partielle et l’on sèche, puis enfin on transforme la couleur en noir.
- Suivant le nouveau procédé de teinture par le noir d’aniline, on opère comme il est indiqué ci-après :
- 1° On imprègne le coton avec un bain clair
- d’un sel d’aniline, par exemple du chlorhydrate, du sulfate, du nitrate ou de l’oxalate d’aniline, d’un sel de cuivre ou de fer, de manganèse, de vanadium, etc., et d’acide acétique libre, par exemple :
- eau
- bichr
- nilrai
- 1750 gr. d’eau,
- 250 gr. de sel d’aniline,
- 300 gr. d’acetate de cuivre à 12° B. et 15 à 30 gr. d acide acétique.
- On imprègne à la main ou à la machine de la façon usitée.
- 20 L’opération qui suit consiste sécher le coton à une température pas trop élevée, par exemple de 20 à 30 c, ce qui concentre le5 solutions ; l’acide acétique est volatilisé et éliminé par ventilation.
- Le précipité indiqué ci-dessus, c.-à-d. le double composé entre un sel d’aniline et un sel métallique se forme et se fixe ensuite dans le filament. Au moment où le filament devient sec, il se colore en une teinte olive, en supposant l’emploi d’acétate de cuivre.
- 3o Suit à présent la demi-oxydation sèche en étendant ou en suspendant le coton dan des salles aérées, chauffées de 25 à 30o ° pendant 3 à 4 jours, jusqu’à ce que le coton ait pris une teinte de vert d’herbe ; c’est un, oxydation modérée, une demi-oxydation 8 laquelle on doit que le filament n’est pas atta qué, et que le noir ne s’en va pas.
- 4o. Vient, en fin de compte, la production d noir d’aniline par un bain d’oxydation cor posé de sel chromique et chlorique ou d "0 sel d’oxyde de fer à une température inferieu à 40° pendant 1 à 6 heures, suivant la marcne de l'opération. On laisse le coton dans ce baln jusqu’à ce qu’on obtienne un noir intense n2 pouvant pas reverdir ; on lave et l’on se ensuite.
- Ces bains d’oxydation, qui doivent resl" clairs lorsque le travail se fait régulièreme sont composés de :
- 1500 gr. d’eau
- 4 gr. de bichromate de potasse,
- 4 gr. de chlorate de potasse, ou bien
- La mode ’app] suiva plusie tents
- La jours te po Mire: étant et res "‘à louve tes ti hne rode
- Sur te pr villa
- Poi tendu ‘eint utre ^re, lit ré Apill enter ‘onve leind
- Cet 8enre Aror
- te Pr thain
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- ilor-date , de acé-
- eau 1500 grammes bichromate de potasse 3 gr.
- nitrate de fer 5 gr.
- TEINTURE PARTIELLE DIRECTE applicable sur tous tissus et fils,
- Par M. Claudius Bréban 1
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- La présente invention concerne un nouveau mode de teinture des tissus, consistant dans ‘application directe à la surface du tissu et vivant des dessins déterminés, d’une ou de plusieurs teintures liquides, aux emplace-ments indiqués.
- La teinture ainsi appliquée occuperait tou-ours exactement l’emplacement désiré, ce qui Ne pourrait avoir lieu par les procédés ordi-Wires de l’impression ; de plus, la teinture “lant liquide, pénétrerait le tissu tout entier et ressortirait à l’envers avec la même teinte "à l’endroit, ce qui donnerait au procédé "uveau la solidité de nuance et l’aprarence "8s tissus brochés en couleurs, en permettant êne d’obtenir des effets que le tissage ou la Voderie ne pourrait donner.
- Sur les tissus à poil, velours, peluches, etc., “ procédé aurait l’avantage de conserver le Allant et la fixité du poil.
- Pour réaliser l'invention, le tissu étant endu sur un cadre, on pourra appliquer la einture au pinceau, à la plume ou avec tout "tre instrument analogue; l’inventeur pré-ére, toutefois, se servir dans ce but d’un pe-"t récipient muni d’une pointe à ouverture “pillaire, d’où la teinture s’échappe assez
- entement pour qu’il soit possible "venablement les contours du leindre.
- de suivre dessin à
- Cette application peut se faire sur tous Senres de tissus où les contours de dessins "ront été tracés par tissage, par application "In dessin ou tout autrement; elle peut aussi ePratiquer avant le tissage, sur les fils de haine ou de trame.
- ÉTOFFE IMPERMÉABLE PERFECTIONNÉE Par M. Edward B-iggs.
- Cette invention a trait à la production de ce genre d’étoffe qui résiste à de fortes averses et qui est dans une large mesure impénétrable | à l’eau.
- Actuellement, ces étoffes doivent leurs qua-' lités soit au dessin spécial du tissu, soit à la façon dont les fils sont faits, soit enfin à l’application de certaines matières qui rendent les étoffes imperméables. En général, les étoffes épaisses doivent leur pouvoir de résister à la pluie aux fils gros et serrés qui les composent, et les étoffes légères aux susdite matières imperméabilisantes.
- La nouvelle étoffe imperméable est en soie et doit ses propriétés à la gomme naturelle ou substance glutineuse qui existe dans le fil de soie tel qu’il vient du cocon, matière que l’on conserve soigneusement d’après le procédé de l’invention.
- La chaîne et la trame sont faites en fils de soie préparés et filés de façon à conserver la gomme naturelle. Les fils sont ensuite tissés et puis les tissus teints en s’entourant de tout autant de précautions à l’égard de cette gomme naturelle, notamment pour ce qui regarde la température qui ne doit pas aller au- delà de 54 à 55° C.
- Par leur résistance à la pluie, leur propriétés non absorbantes, leur légèreté, la transparence et la solidité, ces nouveaux tissus conviendraient exceptionnellement dans maintes circonstances.
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- APPAREIL
- Pour régulariser l'empesage des tissus. Par M. Malleval.
- Les tissus sont le plus ordinairement empesés par le trempage dans l’empois ou apprêt, ou au moyen d’appareils dits foulards.
- Dans le premier cas, l’apprêt est très inégalement réparti ; dans le second, l’apprêt est
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- assez uniformément distribué, mais le tissu est souvent trop mouillé et resterait plus ou moins bouché après le séchage.
- Pour régulariser l’empesage et arriver à un degré de dessiccation convenable, avant le séchage sur les rames, on ventile plusieurs fois les tissus qu’on déploie en les agitant à la main dans des séchoirs chauffés de 20 à 60 degrés et plus, et on les masse après chaque ventilation, qu’on répète jusqu’à ce qu’on soit arrivé au degré de régularité et de dessiccation nécessaire pour que le tissu ne reste pas bouché.
- L’appareil qui fait l’objet de ce brevet a pour but d’opérer mécaniquement le travail ci-dessus. Il est basé sur trois principes.
- 1° Le déploiement mécanique du tissu au moyen de rouleaux ou cylindres ;
- 2 La dessication partielle de l'empesage, soit par des ventilateurs, soit par de l’air plus ou moins projeté sur le tissu, soit en faisant fonctionner l’appareil dans un séchoir chauffé à une température convenable, soit en chauffant l’air par la vapeur ou le gaz, etc., soit par l’emploi de plusieurs de ces moyens à la fois ;
- 3° Le massage du tissu au moyen de rouleaux compresseurs unis, cannelés ou gravés d’une manière quelconque.
- Le dessin représente une projection verticale de face en coupe de l’appareil.
- 1, bâti composé de deux pièces pareilles, dont la largeur est réglée par les entretoises 2.
- 3, rouleau principal en cuivre, bois en caoutchouc, recevant le mouvement d’un moteur quelconque et le communiquant à tout l’appareil ; il porte les organes d'embrayage et de désembrayage, pour aller en avant ou en arrière, qui ne sont pas figurés sur le dessin, mais qui sont suffisamment connus. Le rou -leau 3 communique le mouvement au rouleau 4 par les poulies 5 et 6, la courroie 7, de telle sorte que ces deux rouleaux ont constamment la même vitesse; il fait ausi mar
- cher le ventilateur 8 par les poulies 9, 10, et la courroie 11.
- 12, 14, rouleaux en bois qui reçoivent le tissu l’un après l’autre à mesure du travail; ils tournent dans des rainures 13 et 15 ménagées dans le bâti.
- 16, 17, rouleaux compresseurs en métal, recouverts ou non de caoutchouc, cannelés ou gravés d’une manière quelconque , ils tout" nent chacun dans un cadre 16’, 17’, articulés sur le bâti, de sorte qu’ils peuvent s’élever ou
- "Fes
- B
- s’abaisser, tout en appuyant constamment sur le tissu enroulé sur les rouleaux 12, 14.
- 18, encliquetage dont l’axe traverse le bt et porte de chaque côté une courroie 19 I-s’enroule sur lui ; chaque courroie est atta, chéepar l’autre extrémité à une entretoise I relie deux tringles 21, portées par le cadre 161 ce qui permet de le soulever quand on a be
- soin d’enlever le rouleau 12.
- 23, encliquetage pareil pour le cadre 17 et le rouleau 12.
- 23, rouleau portant la pièce de tissu 24, dont l’empesage est à régulariser.
- 25, poids qu’on peut ajouter aux entre toises 21 pour augmenter l’action des roulea"
- compresseurs.
- Le tissu sortant du rouleau 23 passe da bord entre le rouleau 12 et le rouleau 3 et Va
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- ET DK L’IMPRESSION DES TiSSUS
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- s’enrouler sur le rouleau 14, où il est massé parla pression constante du rouleau compresseur 17.
- Pendant ce temps, il reçoit l’action du ventilateur et de la température plus ou moins élevée de l’appartement où est placé l’appareil, ou de l’air froid ou chaud qu'on peut diriger Bur lui, ou des tuyaux de vapeur ou même de 8az, qu’on peut disposer pour amener la dessiccation partielle de l’empesage, ou de plusieurs ou de tous ces moyens à la fois.
- La régularisation de l’empesage se fait par A pression des rouleaux compresseurs 16, 17, d mesure de la dessication ; elle peut aussi se dire par les rouleaux 12, 14, qui pressent thacun le tissu, le premier sur le rouleau 3, *t le second sur le rouleau 4, en les chargeant "nvenablement pour cela.
- Quand on répète l’opération, on fait enrou-Ierle tissu su le rouleau 12, alternativement "Yec le rouleau 14, en changeant la marche te l’appareil, jusqu’à ce qu’on ait obtenu un f^ultat convenable.
- Lorsque les tissus sont très légers, on peut ^enrouler en boyau autour du rouleau 23, * les fai res passer ainsi sur l’appareil ; on "spose alors deux ou trois pièces à la fois, "nde conserver le parallélisme des rouleaux.
- Pour le passage des tissus en boyau, on Peut disposer l’appareil avec des rainures MLr recevoir chacune u e pièce.
- L appareil construit comme l’indique le des-" Peut aussi servir de foulard ; il suffit pour da d’ajouter au-dessous du rouleau 3 une "he contenant l’empois et de faire rouler le llSsu directement sur le rouleau 14.
- DES COULEURS ARTIFICIELLES (Suite)
- on s’est même servi au début des couleurs "fcielles, de la propriété de l'acide picrique ^Précipiter les couleurs basiques, pour la "Ication des premiers verts. On obtenait
- ainsi des picrates de la base, insolubles dans l’eau, mais solubles dans l’alcool.
- Combiné avec l’indigo, sous forme d’acide sulfindigotique, il s’en emploie encore pas mal sur laine, pour produire des verts assez frais. Il se marie d’ailleurs très bien dans les bains sur la fibre.
- Pour la soie, son emploi est de plus en plus restreint ; on s’en sert pour obtenir des nuances pailles. Les nombreux jaunes nouveaux l’ont complètement démodé.
- En résumé, son plus grand emploi, considérable d’ailleurs, est pour la fabrication de la mélinite, et d’autres poudres de guerre.
- Mélangé avec le chlorate de potasse, il a une puissance balistique terrible, mais croyez-moi, lecteurs, dans votre intérêt, ne vous amusez pas à ce jeu.
- L’acide picrique, traité par le sulfhydrate d’ammoniaque, fonce en couleur en donnant de l'acide picramique, mais cela n’a point d’importance, si ce n’est comme réaction pour déceler sa nature.
- Par diverses actions, on a obtenu diverses couleurs, mais qui sont restées sans applications.
- Une cependant a eu un moment de célébrité relative ; on avait même fondé sur elle de très grandes espérances, comme succédannée de l’orseille. Si à une dissolution chaude d’acide picrique on ajoute une solution de cyanure de potassium, le mélange produit une bouillie de cristaux aiguillés, verts cantharides à l’état sec, et donnant des teintes analogues à l’or-seille.
- On appelle ce produit acide isopurpurique, ou mieux ona del’isopurpurate d’ammoniaque. De même que l'acide picrique, ce corps donne des corps explosifs terribles. On l’avait même proposé pour des torpilles. Si jamais vous préparez ce produit, au séchage prenez bien garde à une surélévation de température, sinon vous vous en apercevrez par des explosions formidables.
- L’acide isopurpurique avait été proposé pour remplacer la murexide, matière colorante
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- artificielle dérivée de l’acide urique (du guano), laquelle matière colorante a eu également un succès éphémère. Onobtenaitaveclamurexide, dont le nom rappelle la pourpre des anciens (dérivée du coquillage dit murex) de très belles nuances, mais l'emploi des mordants de mercure pour la développer a été la cause de son abondon. De plus, à peine venue au monde, elle a été détrônée par l’harmaline, etc., etc.
- L’isopurpurate d’ammoniaque est considéré comme un isomère de la murexide, néanmoins il n'en a ni la teinte, ni les mêmes réactions. Cette couleur est d’ailleurs sans intérêt aujourd’hui, sinon à titre historique.
- L’acide phénique a conduit ensuite à d’autres couleurs remarquables, qui sont :
- Les corallines dérivées de l’acide rosolique ;
- L’azuline, dérivée elle-même de l’acide rosolique ; La phénicienne de Jules Roth.
- De ces couleurs, la phénicienne n’a pas eu de suites : elle a sombré devant d’autres.
- Quand aux corallines, elles s’emploient toujours, mais dans des quantités de plus en plus restreintes.
- L’azuline a eu son moment de très grande célébrité ; c’est 1j premier bleu artificiel, mais aujourd’hui, je crois qu’il s’en emploie encore quelques kilos par an?
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) (A suivre)
- TEINTURE EN NOIR D'ANILINE PAR L’EMPLOI DU
- FLUORURE D’ANILINE
- La maison F. Bayer et Cie, à Fiers, prés Roubaix, vient de metre en vente, sous le nom de fluorure d'aniline, l'acide fluorhydrique que les brevets, pris en France et dans tous les pays industriels, indiquent comme remplaçant partiel des acides usités jusqu’à présent pour la teinture et l’impression du noir d’aniline. De nombreux essais en grand ont prouvé que
- l’emploi du fluorhydrate d’aniline présentait les avantages suivants :
- 1. Le bain d’imprégnation forme une solution limpide et stable qui supporte le chauffage et qui par suite peut aussi être employé pour la marchandise écrue non débouillie.
- 2. Le séchage de la marchandise se fait sans qu’il se produise des inégalités par
- oxydation, il s’en suit que le danger de la dé-chaige au frottement se trouve sensiblement amoindri, sinon cômplètement éliminé.
- 3. Si l’oxydation est dûment conduite, 1a fibre n’est nullement affaiblie et oppose à la rupture une résistance bien plus grande que les noirs d’Aniline obtenus après d’autres méthodes.
- 4. Le noir se distingue par son unisson et une excellente solidité.
- La recette suivante se recommande tout particulièrement pour avoir donné les meil” leurs résultats dans la pratique. Les échan
- tillons ci-joints, l’un en coton, l’autre en 1111 soie, ont été teints d’après ce procédé.
- Procédé de teinture pour noir sur coton et mi-soie
- (pour 50 kilos de marchandise)-A. Dans un tonneau en bois — des vase en métal ou en grès ne doivent pas être en
- ‘ aC u1
- ployés — on dissout en brassant ave et bâton en bois 500 gr. de nitrate de cuivre
- ° , dal”
- ensuite 6000 gr. de fluorure d'aniline 10 litres d’eau froide.
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- B. 600 gr. d’amidon et 1200 gr. de chlorate de potasse sont délayés dans 25 litres d’eau, puis chauffés au bouillon et remués jusqu’à refroidissement.
- A et B sont mélangés ensemble et portés à 50 litres par de l’eau froide.
- Ainsi préparé, le bain est prêt pour l’emploi.
- Pour obtenir un noir très bleuâtre, il est à recommander d'ajouter au mélange jusqu’à 600 grammes de sel ammoniac et jusqu’à 1000 gr. de nitrate de fer à 50° B.
- On imprègne la marchandise avec le liquide une ou plusieurs fois, selon qu’elle se mouille plus ou moins facilement, on sèche à 40-50°C. et on la transporte dans la chambre d’oxydation.
- A la température de 42° G. au thermomètre humide et à 50° C. au thermomètre sec, le noir se développe en 1/2 heure. L’oxydation terminée, on chrome, en lave et l’on savonne la marchandise comme d’habitude.
- Le fluorure d'aniline est livré sous la forme d’une pâte extrêmement soluble à l’eau
- --------p---------
- ENLEVAGE ROUGE ET BLANC
- SUR BLEU INDIGO CUVÉ
- Au moyen du brome ou de ses dérivés oxygénés.
- Par M. C.-F. Brandt.
- (Communication faite à la Société industrielle de Mulhouse.)
- Messieurs, .
- Dans la séance de votre comité de chimie du 8 octobre 1884, M. Albert Scheurer vous a rendus attentifs à l’action décolorante que les hypobromites alcalins exercent sur le bleu indigo. Cette communication a fait naître aus-tôt l’idée d’appliquer ce fait à notre industrie, pour obtenir des enlevages, surtout des enlevages rouges bon teint sur bleu cuvé. Cette question était alors à l’ordre du jour. Les procédés usités étaient tous imparfaits et la plupart d’entre eux avaient le défaut d’attaquer fortement le tissu.
- La question se posait donc ainsi : Trouver
- à associer à un sel d’alumine les agent nécessaires pour produire sur le tissu un dégagement de brome ou d’acide hypobromeux.
- J’avais observé que, quand on mélange une solution de chlorate d’alumine à une solution de bromure de sodium ou d’ammonium, il ne se produit aucune réaction, mais si à ce mélange on ajoute du bisulfite de soude, il se produit au bout de quelque temps à froid un dégagement de brome ; si on chauffe, la réaction est instantanée et bien plus énergique.
- Tel a été le point de départ de la première méhode à laquelle je me suis arrêté. J’imprimais sur du tissu teint en indigo foncé un mélange de chlorate d’alumine, de bromure de sodium et de bisulfite de soude, le tout épaissi à l’amidon grillé. Après l’impression je soumettais les pièces pendant une minute et demie à l’action de la vapeur d’eau et la décoloration se produisait instantanément, tandis que le chlorate d’alumine, en se décomposant, fixait sur le tissu une quantité d’alumine suffisante pour pouvoir se teindre en rouge alizarine.
- Cette manière de faire présentait cependant des inconvénients assez graves, qui nécessitèrent une nouvelle étude.
- Par exemple la couleur ne se conservait pas ; au bout de quelques heures déjà il s’y produisait un dégagement de brome, ce qui la mettait bientôt hors d’état de servir. Le dégagement de brome ne doit se produire que sur le tissu et toute réaction avant l’impression est dangereuse pour la réussite. Il fallait donc trouver moyen d’empêcher cela, et le point de départ de la nouvelle méthode fut la suppression du bisulfite de soude.
- En raisonnant par analogie, j’eus l’idée d’essayer l’action du cuivre, comme dans le noir d’aniline, et je constatai en effet qu’en présence d'un sel de cuivre le chlorate d’alumine réagissait sur les bromures et donnait un dégagement de brome, sans qu’on eût besoin d’une addition de bisulfite de soude.
- J’imprimai donc ensuite un mélange de chlorate d’alumine épaissi à l’amidon grillé de
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- ce
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bromure de sodium et de sulfure de cuivre.
- Le résultat fut excellent. L'enlevage se fit très bien, par un passage en vapeur d'une minute et demie (dans l’appareil Mather et Platt), sans aucune altération du tissu. Le point essentiel dans tous ces enlevages ayant besoin d’un passage en vapeur, c’est que le passage en vapeur soit très court, car l’alumine qui se fixe sur le tissu et qui doit donner ensuite du rouge par teinture en alizarine ne supporte pas un vaporisage prolongé ; la nuance du rouge est toujours moins belle si on vaporise trop longtemps
- Cependant il se produisit un nouvel inconvénient. La couleur au sulfure de cuivre, tout en se conservant beaucoup mieux que celle au bisulfite, ne tenait pas assez longtemps pour les besoins du service. Cela était dû à ce qu’une partie du sulfure de cuivre se convertissait par oxydation en sel soluble (sulfate de cuivre), et dès qu’une certaine quantité de ce sel était formée, la décomposition faisait de rapides progrès.
- Je pensai d abord remédier facilement à cet état de choses en remplaçant le cuivre par le vanadium, mais cette fois mes prévisions ne se réalisèrent pas ; le vanadium ne produisit aucun effet; le cuivre était indispensable. Il fallait donc empêcher le cuivre de se convertir en sel soluble. C'est l’iodure de potassium qui m'a tiré d’affaire. Ce corps, analogue au bromure, précipite à l’état insoluble les sels de cuivre solubles à mesure qu’ils se forment.
- L'iodure de cuivre est en effet insoluble et l’iodure de potassium ne nuit en rien à la réaction ; il se forme un petit dégagement d’iode qui aide à décolorer l’indigo.
- La question du rouge enlevage bon teint au moyen du brome était complètement et pratiquement résolue. J'ai employé ce procédé depuis 1884 jusqu’aujourd’hui, sans avoir été obligé d’y apporter aucune modification.
- On imprimait du chlorate d’alumine 15° Baumé, épaissi à l’amidon grillé, au bain-marie. On y ajoutait 200 grammes par litre de bromure de sodium, 25 grammes d’iodure
- de potassium et 25 grammes de sulfure de cuivre.
- Pour produire un enlevage sur bleu clair, on coupait le rouge ci-dessus avec un peu de chlorure d’aluminium épaissi pour diminuer la teneur en chlorate et bromure, sans diminuer la quantité d’alumine.
- Dès le début, j’ai cherché aussi à produire un enlevage blanc qui pût s’imprimer en même temps que l’enlevage rouge et qui pût aussi se aire par un passage en vapeur d’une ou deux minutes. A priori on aurait cru qu’il faudrait avoirrecoursàunautre chlorate que celui d’alu-mine. Parmi les chlorates les plus facilement décomposables, j’ai choisi pour mes essais le chlorate d'ammoniaque. Mais je n’ai obtenu que des résultats insuffisants ; l’enlevage ne se produisait que partiellement ; j’ai essayé ensuite presque tous les chlorates connus, sans arriver à un enlevage convenable.
- (A suiore.) APRAREIL A TEINDRE
- LES FIBRES TEXTILES EN BOBINES Par la Société Peitzer et ses fils.
- L’invention présente est relative à un appareil à teindre les fibres textiles en bobines.
- Cet appareil se compose d’un réservoir à double fond, de dimensions indéterminées; dans le double fond sont ménagées des ouvertures circulaires, correspondant au diamètre de tubes perforés sur lesquels on enfile les bobines de laine peignée, en les glissant du tube en bois servant aux machines d’étirage. Ce double fond se trouve à une distance convenable du fond, de façon qu’en arrêtant la pompe, le liquide tinctorial, se trouvant autour et au-dessus des bobines, puisse se loger dans le compartiment formé au-dessous dudit double fond.
- Une cloison, établie sur un des côtés du réservoir, constitue un second compartiment, lequel reçoit le liquide refoulé par la pompe-Cette pompe est aspirante et foulante; elle produit la circulation du liquide tinctorial par aspiration dans le double fond et par refoule-
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
- ce 00 02
- ment dans le compartiment latéral précité. Dépierre, chimiste à Thizy (Rhône), une part
- Grâce à la cloison dont il vient d’être parlé (celle-ci peut d’ailleurs être perforée), la circulation se répartit tranquillement sans heurter les bobines et les déranger dans leur pa- j rallélisme. Le compartiment latéral peut, du reste, être chauffé, et, à cet effet, recevoir un tuyau de vapeur.
- Des couvercles plats sont placés sur les bo-bines,à l’extrémité supérieure des tubes ascendants, et ils sont munis d’une nervure annulaire qui contourne le tube respectif ; ces anneaux, de même que ceux placés à la base et au milieu desdits tubes, servent à empêcher le liquide de trouver un passage plus facile qu’à travers la bobine.
- La pompe, aspirant le liquide dans le fond du réservoir, est disposée de façon à être toujours noyée lorsque le susdit fond contient du liquide. Aussitôt qu’on arrête cette pompe, le liquide tombe dans la partie inférieure du réservoir, et, pour en faciliter l’action, on ouvre un robinet fixé au-lessous du double fond et qui laisse échapper l’air et la vapeur pouvant se trouver dans le compartiment du bas.
- Telle machine peut servir au mordançage, une autre à la teinture et une troisième au rinçage, et ce, dans le but de conserver les bains tinctoriaux et le calorique pour d’autres opérations de teinture, au fond de chaque réservoir.
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- Prix des Arts chimiques Rapport fait par M. Schutzenberger, au du Comité des Arts chimiques, sur le proposé pour une publication utile à dustrie chimique.
- nom prix l’in-
- Prix de 4.000 francs
- Messieurs,
- Le Comité des Arts chimiques est unanime Pour vous proposer de décerner à M. Joseph
- importante (2.500 francs) du prix de 4.000 francs fondé par la Société d’Encouragement pour une publication utile à l’industrie.
- Des deux ouvrages de M. J. Dépierre ont trait :
- L’un aux apprêts des tissus de coton blanc teints et imprimés (1 volume in-octavo de 500 pages, 1887, J. Baudry, 15, rue des Saints-Pères, éditeur).
- L’autre à la peinture et l'impression des matières colorantes artificielles (2 volumes in-octavo de 500 et de 600 pages, 1892, J. Baudry, éditeur).
- Ils répondent entièrement aux conditions du prix et aux intentions de ceux qui l’ont fondé.
- L’important traité de l’impression des tissus J. Persoz père, publié en 1846 et couronné par la Société d’Encouragement il y a près d’un demi-siècle, n’avait pas été remplacé depuis par un ouvrage anaiogue, mis au courant des progrès réalisés. Cependant, aucune industrie dans la seconde moitié du XIXe siècle aussi profondément modifiée, on peut dire transformée de fond en comble, que celle de la teinture et de l’impression des tissus. Ce résultat est dû en grande partie à la découverte des matières colorantes artificielles qui tendent de plus en plus à se substituer aux colorants d’origine végétale.
- Le travail de M. J. Dépierre fait son appa-parition dans un moment favorable. Rédigé il y a dix ou quinze ans il tombait dans la période aigue de révolution et risquait d’être débordé par les progrès nouveaux et par conséquent de vieillir en peu de mois
- Aujourd’hui ces risques ne sont plus aussi à craindre ; sans nier les progrès nouveaux, on peut dire que nous vivons dans une époque de calme et il est à prévoir que les procédés décrits avec tant de soins et de détail par l’auteur trouveront encore longtemps leurs applications.
- M. J. Dépierre est un homme du métier.
- Formé à l’école de la belle et puissante industrie du Haut-Rhin, ayant consacré une
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- [LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- grande partie de son existence à l’utilisation pratique des méthodes dont il parle, il était admirablement préparé pour faire une œuvre utile de ce genre.
- Les matières sont traitées avec ordre et méthede, avec assez de détails pour permettre au lecteur d’y puiser des indications pratiques sérieuses.
- Les parties scientifiques et théoriques y sont entièrement développées sans cependant occuper une place prépondérante et exagérée aux dépens de*la partie technique.
- L’auteur est au courant de tous les progrès de l’industrie des toiles peintes. Son ouvrage est illustré par de nombreuses figures et dessins d’appareils et de machines et aussi par une très grande variété d’échantillons peints et imprimés sur divers tissus, échantillons grâce auxquels le lecteur est à même de juger de l’effet produit par l’usage de telle ou telle matière colorante, de tel ou tel procédé.
- C’est bien convaincu que M. J. Dépierre a rendu un réel service à l’industrie que votre Comité des Arts chimiques vous propose de lui décerner une part de 2.500 francs prélevée sur le prix de 4.000 francs pour une publication utile à l’industrie chimique.
- Signé : ScHUTZENBERGER, rapporteur.
- VARIÉTÉS
- Choléra et textiles
- Chers lecteurs, le titre de Variétés permet bien des licences à un rédacteur ; aussi, grâce à lui, vais-je traiter d’un sujet, hélas malheureusement douloureux et trop d’actualité. Peut-être des lecteurs du journal sont-ils frappés directement ou indirectement.
- Le titre vous paraîtra sans doute extraordinaire, choléra et textiles, qu’est-ce que cela peut bien avoir de commun ? Eh bien, dans le transport de la maladie, il y a une très grande importance.
- Quelle est la nature du choléra? Ce n’est guèremon affaire; mais enfindepuistrente-cinq
- ans que je suis dans la carrière chimique, j’ai suivi, bon gré mal gré, les discussions scientifiques sur cette terrible maladie, et, si vous le voulez, je laisserai de côté le choléra nos-tras, la cholérine, etc., qui, chaque année, font des victimes, pour ne m’occuper que du choiera asiatique, originaire de l’embouchure du Gange et autres grands fleuves des Indes orientales, où il est endémique.
- Quelle est sa nature, quels sont ses moyens de propagation ?
- Là le sujet est inépuisable, et toutes les théories ont été émises avec preuves indiscutables à l’appui, et cependant la science n’est pas plus avancée qu’il y a. un demi-siècle. La théorie des microbes est plutôt venue compli-pliquer la question que l’éclaircir. On a fait intervenir l’ozone dans l’air, etc., etc. J'ai même fait, pour le compte d’un professeur, des observations sur l’air, en suite desquelles on a conclu que l’on n’y comprenait rien.
- Eh bien, chers lecteurs, mon opinion pure et simple, c’est que le choléra, de même que la fièvre jaune, autre fléau, est tout simplement, je parle du choléra asiatique, le résultat d’une ptomaïne gazeuse, provenant des marais des bouches du Gange et autres fleuves asiatiques. On admet bien l’action terrible des ptomaïnes liquides, provenant de la décomposition des cadavres, pourquoi ne pas admettre les mêmes bases gazeuses et susceptibles de donner la mort à de très faibles doses infinitésimales ‘ Témoin les piqûres anatomiques.
- Or, ces bases peuvent être transportées par des courants d’air à des distances quelconques, et, dans leur charroi, il y a lieu de tenir compte des courants régnants, il n’y a pas de règles fixes.
- De même l’influence des saisons est, sinon nulle, du moins sans'grande influence. Cepen dant la chaleur facilite le développement dans nos contrées.
- Or, les textiles jouissent, comme le charbon de bois, à un haut degré, de la propriété de condenser les gaz et les ptomaïmes gazeuses dont j’admets l’existence le sont par les tis
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- sus et même par les papiers et tous les textiles.
- D’où la nécessité de désinfecter tous les textiles venant d’un pays franchement contaminé par le choléra, la fièvre jaune et la peste. Maintenant, quel est le moyen pratique ? C’est ce que j’indiquerai dans un prochain article.
- Pour moi, tous les moyens actuels sont défectueux, et certains sont impraticables,comme par exemple pour la correspondance. Ainsi des papiers d’affaires peuvent bel et bien transporter la fièvre jaune, qui, heureusement, ne peut prendre racine dans nos pays d’une façon sérieuse. Or il est très difficile de désinfecter une lettre sans l’altérer.
- Quand au textile qui est le plus à mettre en quarantaine, c’est incontestablement la laine; vient ensuite le coton, puis la ramie et la soie. La laine jouit à un haut degré de la propriété de condenser les miasmes. Ainsi, si vous allez dans un hôpital à maladies épidémiques, entrez-y avec le moins de vêtements possibles, laissez au vestiaire, s’il y en a un, votre pardessus. Vous pouvez d’ailleurs vérifier cette assertion bien simplement : promenez-vous dans un équarrissage ou une fabrique de colle, avec des vêtements de laine ; vos vêtements seront saturés de l’odeur peu agréable desdits établissements, pour quelques jours.
- Marius Moyret.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE D’AMIENS
- La Société industrielle d’Amiens a, dans son Assemblée générale du 27 juillet 1891, mis au concours, pour l’année 1892-1893, les questions qui suivent:
- 4e Question. — Une Médaille d’Or
- Pour un appareil ou une installation propre à maintenir économiquement à un degré hygrométrique déterminé les salles de filature et de tissage, sans provoquer de courants d’air et sans influencer d’une manière trop sensible la température de ces salles (1).
- (1) On recommande aux concurrents de s’en-
- 12e Question. — Une Médaille d'Or
- A un perfectionnement sérieux dans les machines à parer et à encoller les chaînes pour le tissage.
- 24e Question. — Une Médaille d'Or Pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- 25e Question. — Une Médaille d'Or
- Au meilleur mémoire sur le blanchiment du chanvre et des jutes, comprenant une étude théorique et l’examen des diverses méthodes employées dans la pratique industrielle.
- 26e Question. — Une Médaille d'Or.
- Pour un moyen d’augmenter la solidité des matières colorantes artificielles dans la teinture des tissus produits par les industries locales.
- 27e Question. — Une Médaille d'Or
- À la personne qui trouvera, pour les velours d’Utrecht et les velours de coton, un mode de piétage ou un apprêt réalisant une améliora-tian sérieuse sur les procédés actuellement en usage dans le département.
- Les concurrents ne sont pas tenus de faire connaître la composition de l’apprêt qui réalisera les conditions ci-dessus. Ils devront seulement présenter leurs pièces avant le 30 avril 1893, déclarer leur prix de vente et justifier que ces pièces ne sont pas obtenues par des moyens exceptionnels, mais qu’elles appartiennent à une fabrication courante.
- 28e Question. — Une Médaille d'Or
- Pour une composition chimique qui s’appliquerait, au moyen de caractères d’imprimerie, sur les chefs des pièces de tissus de laine ou je coton, et qui serait encore apparente après les opérations de dégraissage et de teinture.
- Les concurrents devront envoyer leurs manuscrits ou machines, franco^ au Président de la Société Industrielle, rue Noyon, 29, à Amiens (Somme), d’ici au 30 avril 1893, délai de rigueur.
- quérir soigneusement des besoins et des habitudes de la population ouvrière d’Amiens, ainsi que des règlements de voirie.
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Lacour (Charles-Henri- Léon-Benjamin), apprêteur sur étoffes, 2, q. National, à Puteaux. — Jug. du 10 août. — Liquid.: M. Maillard.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif L. PEYRACHE etCie, teinture des soies,laines, cotons, à la Séauve (St-Etienne). — Durée : 10 ans, du 1er juil. — Cap. : 30,000 fr. — Acte du 3 juil.
- Formation de la Société en nom collectif Cocheteux frères, tei turerie en soie, 71, boul. Gambetta, à Roubaix. — Durée : 12 ans, du 1er juil. — Cap. : 50,000 fr. — Acte du 2 août.
- Formation de la Société en nom collectif J.-B. et E Poirot,teinturerie et dégraissage, 94, rue Beauvoisine, à Rouen. — Durée : 11 ans. — Cap. : 10,000 fr. — Acte du 21 juil.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 23 juil., de la Société L. GUISLAINet Cie blanchiment des fils, au Pont de Breucq, à Fiers (Orne). — Liquid.: M. Guislain. — Acte du 23 juil.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Henri Grobon et Cie, teinturiers, 10, quai St-Claire, à Lyon. — Substitution de la Société des teintures et apprêts de Lyon, aux droits et obligations de la société Camus, Tardy et Duran, dans la société qui se continue sans autre modification. — Acte du 7 juil.
- Modifications des statuts de la Société dite La Ramen, Société d’études de décorticage et de dégommage des fibres textiles et principalement de l’exploitation de la ramie, 51, rue St-Georges, à Paris. — Transfert du siège social à Poissy, usine du Picquenard. — Acte du 1er juil.
- BULLETIN FINANCIER
- Les haussiers ont fait aujourd'hui tous leurs efforts pour relever le marché. Ils ont réussi
- dans une certaine mesure et cela d’autant plus facilement que pendant la dernière partie de la séance, les baissiers ont fait preuve de la plus grande hésitation.
- Il se pourrait fort bien, maintenant, que la liquidation ne soit guère plus favorable aux vendeurs qu’aux acheteurs.
- Le 3 0|0 est remonté à 99 95, l’Amortissable à 99 95, le 4 1|2 < |0 à 105 42.
- L’Italien clôture à 91 75, le Portugais 3 00 à 24 30. l'Extérieure 4 0,0 à 6450, l'Unifiée à 98 45. le Russe nouveau est à 79, le Turc 4 0,0 fait 2122. La Banque de France est à 4.160, le Crédit Foncier repread à 1.115, la Banque d’Escompte à 220, le Comptoir National 511 25, le Crédit Lyonnais 802 50 et la Société Générale à 482 50.
- Le Nord à 1.890 est la seule ligue française cotée à terme.
- Parmi les lignes étrangères, notons la reprise du Nord Espagne à 176 25. des Andalous à 333 75 et du Saragosse à 188 75 la faiblesse des Autrichiens à 642 50 et des Lombards à 226 25. . Le Suez a reconquis le cours de 2.752 50-
- Le Panama est toujours à 25.
- Le Gaz reste ferme à 1.472 50.
- Les carrières de Guelma sont en pleine acti-vité La production du Saint Augustin s’annonce comme très rémunératrice et la campagne sur le Jaune de Surulle a donné des résultats exceptionnels. Le prix de revient n’a pas dépassé 275 fr pour des marbres qui se vendent couramment de 9 à 1.100 fr. Les carrières de Kalama sont exploitées à la lâche à raison de 200 fr par mètre et les travaux d’approche du Boisé Ro " mam sont terminés depuis quelques jours. D’ici la fin du mois, cette carrière sera également en plein travail.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-de^sous sont en vente au bureau du journal. Pour les reeevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timores-postes.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-rence, mais pour leur contenu. L'homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrai11 si compliqué de la teinture et de l'impression:
- L'auteur est un vieux praticien dont l'acti
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- ET DE L'IMPRESSION DES.TISSUS
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- vité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique bourré de formules et d’ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient ’ lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. Ce Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans | se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant Un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est
- suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. —
- Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar’s au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Regamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et cel’es de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés a profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- LS MONITEUR DE LA TEINTURE
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, IV 18 ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Septembre 1892
- SOMMAIRE
- DES COULEURS SOLIDES.
- TEINTURE EN NOIR.
- SOLIDIFICATION DES COULEURS TEINTES.
- NOUVEAUX COLORANTS SUBSTANTIFS POUR COTON.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- TARIFS DES DOUANES.
- VAIRIÉTÉS. — Des textiles dans les épidémies. P
- ENLEVAGE ROUGE ET BLANC (suite et fin).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS SOLIDES
- (Suite) 1
- En parlant des violets et des pourpres, j’ai 1 déjà, pour ainsi dire, effleuré et même traité | la question des rouges.
- Le mot de rouge est d’ailleurs très élastique et est une question de {lus ou moins orangé ou violeté. Les ronges réellement solides sont ceux de garance, de cochenille, de carthame, je parle de la teinture et de l’impression des étoffes. Dans les papiers peints, on emploie des rouges minéraux très solides, mais c’est de l’impression au relief et non de la fixation par affinité sur le papier, de même que cela pourrait se faire sur le tissu (impressions grasses ou fixées à l’albumine.)
- Les rouges de garance sont toujours complétés dans leur solidité par l’addition d'un tannin, principalement le sumac et... dois-je dire la vérité? par n’importe quel tannin.
- Le pantalon de nos troupiers est à la garance pure ou à la fleur de garance. Celui des officiers est remonté avec une addition de bois de Brésil, qui prend une solidité relative et suffisante.
- Les rouges de carthame sont, hélas ! absolu-ment démodés ; rien ne peut les imiter sur le coton surtout, mais c’est le prix.
- La cochenille et son succédané, la laque dye, n’existent pour ainsi dire plus qu à l état de légende. Très difficiles à employer, et coûteuses relativement, ces matières ont été rem
- placées par les nombreux rouges artificiels.
- De la cochenille, il ne restera bientôt plus comme emploi que la cochenille carminée, ou carmin de cochenille. Et c'est vraiment regrettable, pour le grand ameublement; la cochenille, avec ou sans addition de carthame, donnait des roses et des rouges de toute beauté et très solides.
- Le carmin de cochenille, qu’il ne faut pas confondre avec la cochenille ammoniacale ou carminamide et la laque carminée, reste encore pour l’emploi dans la coloration des fleurs, plumes et dans la peinture.
- j On a essayé de le remplacer et on le rem-! place pour ces usages par les rouges artificiels, mais c’est à tort, et dans certain cas, c’est un crime véritable. Des œuvres d’art sont appelées à perdre toute leur valeur.
- Le carmin de cochenille insoluble dans l’eau, et dont la plus belle marque est connue sous le nom de No 40, se réduit facilement en poudre ; sous cette forme, il peut servir en peinture et en impression, délayé dans un épaississant albumineux ; après séchage et passage en vapeur, il est fixé à la façon des produits insolubles, tels que le bleu Grumet, le vert Guignet, qui, comme lui, sont insolubles dans l’eau.
- Il entre également dans la coloration des ! fards pour donner du rose à nos dames ; ici, le 1 carthame lui fait concurrence, de même que pour les fleurs. Dans les savons de toilette, de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- luxe, on l’emploie également, mais avec discrétion, à cause du prix.
- Le carmin No 40 a valu jusqu’à 140 francs le kilog.
- La carthame solide ou mieux la carthamine pure à l’état d'écailles vert cantharide, jusqu’à 5,000 francs le kilog.
- Le carmin de cochenille jouit de la propriété de se dissoudre dans l’ammoniaque caustique étendue ou cencentrée, et de donner une solution rouge de toute beauté.
- C’est avec cette solution que l’on règle les régistres dans les colonnes rouges ; de même cette solution sert d’encre rouge dans les bureaux, pour les écritures dites de recevoi.
- Eh bien ici, c’est encore une grande faute d’employer par rapport à un faible écart de prix, ou la physique rouge de Brésil, ou les rouges artificiels nouveaux.
- La physique rouge n’est pas solide, et de plus elle est très acide ; réglures et notes peuvent disparaître à la longue, pendant que les lire-lignes des régleurs ou les plumes sont dévorés. L’industrie de laréglure, peu connue, est d’ailleurs très importante, et là on se rend un compte très exact des produits.
- Les rouges nouveaux n’y sont guère aimés, et voici pourquoi, c’est que s’ils passent à l’air et à la lumière, en place ils résistent assez bien aux agents de décoration, et si l’on fait une faute de réglage, il est impossible de l’effacer au chlore, par exemple, sans abimer la feuille. C’est ce qui explique pourquoi la plupart des régleurs ont gardé le carmin de cochenille dissous dans l’ammoniaque.
- L’orseiile virée aux acides donne des rouges très solides, mais en général de couleur peu nette, de sorte que même virée aux acides, l’orseiile ne s’emploie que pour les couleurs de conversion ou dites mélangées. Les extraits d’orseille donnent des couleurs encore plus solides que l’orseiile dite herbe, mais moins fraîches.
- Quant à tous les rouges artificiels, ils peuvent tous être rangés dans la même catégorie ; plus solides aux réactifs chimiques que leurs
- aïeux, rouges naturels, mais ils ne résistent pas aux effets de la lumière et de l’air.
- Marius MOYRET
- (Reproduction interdite.) (A suivre)
- TEINTURE EN NOIR par l’emploi d’une matière nouvelle, applicable à tous les textiles d'origine végétale et d’origine animale, soit en poils, soit en fils, soit en étoffes, par M. Moroy.
- La matière nouvelle que M. Moroy introduit dans la teinture est le résultat de la réaction chimique de la fécule, amidon, farine (en général du ligneux et de la cellulose) et de l’acide azotique du commerce mis en présence ; ce n’est ni de l’amidon soluble bien déterminé par la chimie, ni de l’acide tartrique ou de l’acide oxalique, comme on pourrait le supposer; c’est le produit qui prend naissance entre le premier état d’oxydation par l’acide azotique et l’un de ces derniers. Son mode de préparation suffit pour la spécifier. On voit que c’est de l’amidon diminué d’une certaine quantité de carbone et d’hydrogène, augmenté peut-être d’une certaine quantité d’azote. Une analyse quantitative de ses éléments en fixerait l’exacte composition.
- Ce produit a la propriété de dissoudre presque tous les oxydes métalliques et terreux connus de fer, de cuivre, de zinc, de chrome, de nickel, d’antimoine, d’étain, d’arsenic, de calcium, d’aluminium, etc., et de plus les laisser se précipiter par l’addition en excès des alcalis : potasse, soude, ammoniaque ou carbonates de ces mêmes bases.
- C’est cette propriété qui permet de réaliser la teinture dans un milieu plus ou moins alcalin où le coton et la laine et même, en général, tous les textiles d’origine végétale et tous ceux d’origine animale, peuvent être teints.
- L’alcalinité faible (sans causticité) est indispensable à la teinture du coton ; elle est très favorable à celle de la laine, car, sans l’altérer aucunement, elle assure une pénétration
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- très prompte des oxydes qui servent au noir, et ultérieurement elle accélère l’oxydation par l'oxygène atmosphérique de la matière colorante combinée auxdits oxydes et à la laine.
- La laine se trouve placée dans les meilleures conditions pour se charger des oxydes ou des laques pour lesquelles elle a le plus d’affinité ; tandis que dans les bains acides généralement employés, les affinités de la laine pour les oxydes sont disputées à celles des acides, bien plus puissantes que celles d’alcalis ne retenant en dissolution des oxydes que par la seule présence du produit nouveau.
- Pour teindre la laine dans les bains acides, il faut beaucoup de temps, de chaleur soutenue, de manipulations réitérées, etc. ; dans les bains carbonatés alcalins, elle s’y teint beaucoup mieux, bien plus promptement, et ne demande pour ainsi dire pas de chaleur ; les manipulations sont diminuées dans d’énormes proportions, l’altération due aux aci-des est supprimée.
- Voici, décrites sommairement,la préparation et composition de quelques-uns des bains de M. Moroy pour arriver au noir sur coton et Sur laine, mélangés ou séparés.
- M. Moroy teint au moyen de deux bains. Un premier bain, contenant les matières colo-élites astringentes : campêche, bois jaune, Curcuma, noix de galle, etc., additionnées l'un sel de cuivre, sulfate, chlorure, acétate, etc., et aussi d’une certaine quantité d’un aci-de quelconque. Puis, d’un second bain, alca-composé de ce que l’inventeur appelle ^idon nitré, d’oxydes terreux, d’oxydes mé-talliques et de carbonates alcalins.
- Les bains sont composés de la manière sui-Yante :
- Premier bain. — Pour noir-bleu : campêche "eprésenté en poids par 30 à 40 parties d'ex-"ait sec : eau, 1,000 parties.
- On dissout le campêche ou son extrait à chaud ; on laisse la dissolution refroidir, et Orsqu'elle n’est plus que tiède ou froide, on y "loute une solution également refroidie de sul-‘ate, chlorure, acétate, etc., 6 à 10 parties de
- cuivre, 20 à 30 d’eau, 5 à 7 d’acide chlorhydrique et 10 à 15 d’acide acétique.
- Pour noir-noir : mêmes doses des mêmes matières que pour noir-bleu, mais addition de 4, 5 ou 6 parties d’extrait de bois jaune, ou de curcuma, ou de toute autre matière astringente jaune.
- Toutes ces doses peuvent varier selon la puissance des bains et les nuances que l’on désire.
- Deuxième bain. — L’amidon nitré, qui concourt à la formation du second bain, est le résultat de la réaction de 2 parties d’acide azotique ordinaire du commerce sur 1 partie d’amidon ou de fécule. Selon le degré de concentration de l'acide azotique, ces quantités peuvent varier légèrement, mais avec l’acide azotique ordinaire du commerce, elles sont convenables.
- Dans un vase de porcelaine ou dans un vase de tôle ou fonte émaillée, on place l’amidon ou la fécule; on verse dessus l’acide azotique, puis on chauffe à une douce chaleur. Dès que l’amidon est dissout, et que les vapeurs rutilantes sont prêtes à se dégager en abondance, on retire le vase du feu et on laisse une réaction tumultueuse s’effectuer jusqu’à la cessation complète des vapeurs.
- La liqueur obtenue est l’amidon nitré.
- Pour l’associer aux oxydes divers qui composent le dernier bain, il suffit de prendre ceux-ci à l’état d’hydrate, c’est-à-dire fraîchement précipités de leurs sels, et de les introduire dans la liqueur amidon nitré étendue de une à deux fois son volume d’eau, puis de neutraliser par de l’ammoniaque liquide du commerce ou autre alcali, ou pat un carbonate alcalin, soit de soude, soit de potasse.
- Pour compléter la composition du bain, on ajoute la quantité d’eau nécessaire et 5 à 6 parties en poids de carbonate de soude par 1,000 parties de bain, pour dépasser la neutralité et assurer une alcalinité bien nettement accusée.
- Au lieu d’oxydes, on peut employer les sels eux-mêmes, auxquels on les emprunte. On en
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- prend alors des quantités correspondantes à celles des oxydes ; on les dissout préalablement dans de l’eau ; on ajoute leurs dissolutions à celle de l’amidon nitré, puis on neutralise par de l’ammoniaque ou du carbonate de soude, en ayant toujours le soin de dépasser la neutralité et d’arriver à l’alcalinité par un excédent de carbonate de soude ou de potasse.
- Dans la préparation des deux bains, on n’emploie de chaleur que pour dissoudre les sels.
- Les compositions de ce second bain peuvent varier à l’infini, car étant destiné à constituer sur les fibres, les laques, et à les fixer, tous les oxydes que l’amidon nitré permet de tenir en dissolution alcaline concourent séparément ou réunis au résultat. On peut en donner quelques-unes comme exemples ; elles feront suffisamment saisir toute l’étendue des applications de la nouvelle méthode :
- lo Amidon nitré, 130 parties d’oxyde de cuivre, 24 de sulfate de cuivre alumine, 40 de sulfate d’alumine, 12 d’acide arsénieux dissout préalablement dans une solution de potasse contenant 6 parties de potasse ammoniaque, quantité suffisante pour neutraliser, 1,000 parties d’eau, 5 de carbonate de soude ;
- 20 Amidon nitré, 72 parties ; alumine, 24 parties de sulfate d’alumine ; oxyde de fer, 12 parties de sulfate de fer ; chlorure d’antimoine, quantité contenant 4 parties d’antimoine; ammoniaque et carbonate de soude, en quantités suffisantes pour neutraliser ; eau, 1,000 parties ; carbonate de soude pour alcaliniser, 6 parties ;
- 30 Amidon nitré, 120 parties, alumine, 20 parties de sulfate d’alumine ; sulfate de magnésie, 10 parties; oxyde de fer, 20 parties de sulfate de fer ; protochlorure d’étain, 10 parties ; ammoniaque en quantité suffisante pour neutraliser; eau, 1,000 parties; carbonate de soude pour alcaliniser, 5 parties.
- Dans la pratique de cette méthode, il n’y a qu’à choisir les oxydes ou les sels sous les quantités qui donnent les nuances que l’on juge les plus belles et que le lavage à l’eau, au car
- bonate de soude et au savon, font reconnaître comme les plus résistantes.
- Ces nuances de noir à base de campêche et tous autres tannifères astringents, il est possible encore de les varier en ajoutant aux com-positions du premier bain, comme à celles du second, des couleurs jaunes, vertes, bleues, dérivées du goudron de houille.
- Dans ce but, on fera entrer dans le premier bain acide des couleurs qui peuvent coexister avec les matières astringentes et l’acide; dans le second bain, celles qui peuvent coexister avec l’alcalinité. Il en est de même de l’indigo dans les divers états sous lesquels la teinture l’emploie.
- Teinture. — Pour teindre, voici la méthode que l’inventeur recommande :
- Dans le premier bain acide, on plonge et laisse bien immergés pendant une ou deux heures, selon la température ambiante, les étoffes, fils, poils, peaux, etc., qu’il s’agit de teindre. On les retire au bout de ce temps, les essore le mieux possible, puis les laisse sécher, soit à l’air libre, soit dans une étuve, mais sans arriver à la dessiccation complète; on leur laisse un peu d’humidité. Ceci est essentiel, pour éviter une trop grande concentration de l’acide que les textiles retiennent et qui pourrait amener de légères altérations des matières colorantes non encore fixées.
- Lorsqu’il s'agit de teindre des fils ou tissus de grande épaiseur, ou encore des fils, des tissus déjà teints et difficiles à reteindre en noir, il est bon de chauffer quelque peu ; une température de 40, 50 ou 60 degrés centigra-des suffit. Pour les fils et tissus légers, le c°" ton et la laine en poils, une température am biante de 10, 15, 20 degrés n’a pas besoin d’être augmentée par une élévation spéciale de la température du bain.
- Du premier bain acide, les étoffes, fils, poils, peaux, etc., essorés et suffisamment séchés, sont immergés dans le second bain alcalin ; ils y séjournent trois quarts d’heure une heure ou une heure et demie et plus, selon leur épaisseur ou grossièreté.
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- On a bien le soin que le bain soit, après comme avant l’immersion, franchement alcalin. Une dissolution de carbonate de soude toujours disponible doit assurer l’alcalinité après l’immersion ; il ne faut pas que l’acide rapporté du premier bain vienne supprimer toute l’alcalinité du second.
- Quant à la chaleur, elle n’est nécessaire que dans les mêmes conditions que celles du premier bain; encore est-il essentiel d’observer qu’il est bon de ne chauffer qu’après une première durée d’immersion à froid et au repos de 20 à 30 minutes. Il faut avant de chauffer laisser à la couleur le temps d’être fixée. La température n’a jamais besoin d’être élevée au delà de 50 à 60 degrés centigrades.
- Les étoffes, fils, poils, peaux, etc., au sortir du second bain, sont essorés comme au sortir du premier ; mais cette fois pas autant ; une quantité notable du liquide doit leur être laissée. On les expose, après ce léger essorage, à l'air pendant une, deux ou trois heures, selon la chaleur du jour, du local et aussi de la saison. Par cette exposition à l’air, l’oxygène atmosphérique fait passer d’une manière très énergique et très apparente la couleur gris-bleu au noir proprement dit, et, dès que Celui-ci est atteint, on arrête cette oydation dont l’énergie est attribuable à l’alcalinité du liquide, en lavant à grande eau froide ou tiède jusqu'à épuisement de décharge. D’autres la-vages à eau légèrement savonneuse ou simplement alcaline peuvent suivre s’ils sont jugés nécessaires. Après les lavages, il ne reste Plus que l’essorage le plus complet possible et le séchage soit à l’air libre ou dans unecham-bre chaude, ou une étuve, ou sur cylindres chauffés, etc.
- L’opération de teinture qui n’a duré, expo-Sition à l’air comprise, que quelques heures, qui n’a exigé que peu ou point de chaleur, à Part celle nécessaire à la préparation des bains, est finie. Les matières colorantes as-ringentes ont été puisées dans le premier bain d acide ; elles ont été fixées par les oxydes du Second bain alcalin et ne sont arrivées au noir
- définitif que par la seule action oxydante de l’air atmosphérique sans l’emprunt d’autre oxygène à des chromâtes, chlorates, ou autres oxydants accompagnés d’acides qui laissent toujours après eux une altération plus ou moins profonde des fibres et même de la couleur qu’ils ont concouru à produire.
- Cette nouvelle méthode de teinture peut être pratiquée non seulement sur des fibres, étoffes, etc. (coton et laine) qui n’ont pas encore été teintes, mais aussi sur toutes fibres, étoffes, poils, etc., ayant déjà été teints en diverses nuances et même en noir par tous autres procédés ; sur toutes les fibres ou étoffes ayant reçu, comme on dit en teinture, un fond ou pied, soit d’indigo, soit de toutes autres matières colorantes plus ou moins solides devant assurer la teinture grand teint, bon teint, etc.
- Perfectionnement.
- lo Dans le premier bain, à la liste des sels de cuivre mentionnés : sulfate, chlorure, acétate, on adjoint les sels de,cuivre dont les acides sont à cinq équivalents d’oxygène, tels que le nitrate, le phosphate et le pyrophosphate.
- Ces sels n’ont pas besoin d’être accompagnés d’acide chlorhydrique ; une petite quantité d’un acide végétal suffit, sans même être indispensable. Pour obtenir des nuances variées de noir, on peut associer à ces nouveaux sels de cuivre quelques petites quantités de nitrate d’autres métaux, tels que ceux de fer, manganèse, baryum, calcium, etc.
- 2° Dans le deuxième bain, dont la composition peut varier à l’infini, en raison de la propriété que possède l’amidon nitré de retenir en dissolution alcaline presque tous les oxydes connus, l’oxyde de manganèse présentait une difficulté spéciale que l’inventeur est parvenu a vaincre en la faisant entrer dans le mélange à l’état de chromate.
- Pour obtenir le chromate de manganèse dissous et imprécipitable par les alcalis ou carbonates alcalins, voici comment il opère :
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- [LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II prend deux parties d’amidon nitré, les neutralise soit par de l’ammoniaque, soit par de la soude, par de la potasse ou par un carbonate de l’un de ces alcalis ; après neutralité obtenue, on y ajoute une partie d’un sel de manganèse ; sulfate ou chlorure ou nitrate, etc., préalablement dissous dans de l’eau et sa dissolution rendue légèrement acide par un acide quelconque ; à la quantité de sel de manganèse, on ajoute une quantité équivalente de bichromate ou de chromate de soude ou de potasse, préalablement dissous aussi ; puis on termine par la neutralisation du mélange au moyen d’un peu d’ammoniaque ou autre alcali ou d’un carbonate alcalin. Dans cet état, le chromate de manganèse peut entrer en toutes proportions dans la composition du second bain. Il a l’avantage de fixer les tanins aussi bien que les oxydes d’arsenic, d’antimoine et d’étain, et d’amener très rapidement l’oxydation du campêche.
- Les bains dans lesquels on fait entrer le chromate de manganèse, étant toujours maintenus alcalins, conservent bien à cause de l’amidon nitré l’oxyde de manganèse en dissolution, puis l’acide chromique n’y étant pas libre, on n’a pas à redouter ses effets de trop violente oxydation. Du reste, il a été démontré par des essais réitérés que le chromate neutre ou alcalin de potasse ou de soude (non acide) dans les bains alcalins contenant de l’amidon nitré perdait ses effets corrosifs, et qu’on n’avait pas à redouter de le faire entrer dans tous les mélanges alcalins, et surtout en le transformant préalablement en tout ou partie en chromate de manganèse.
- 3° Pour obtenir une teinture encore plus promptement et des noirs dits grand teint, principalement sur laine, il est avantageux au lieu de n’agir qu’à la température ambiante ou jusqu’à celle de 50 à 60 degrés, de l’élever pendant une demi-heure et plus, jusqu’à celle voisine de l’ébullition, c’est-à-dire entre 80 et 100 degrés centigrades, suivant la grosseur et la nature des fibres (alpaga, mohair). Par cette chaleur pénétration dans le premier bain
- est plus entière et plus prompte ; dans le second, le fixage et l’oxydation sont également plus promptement atteints et on n’a pas besoin, avant de chauffer, de l'immersion à froid et en repos de 20 à 30 minutes, signalée dans la précédente description.
- Ces avantages ont été démontrés par une longue série d’opérations.
- SOLIDIFICATION
- DES COULEURS TEINTES
- sur fond des tissus foulards dits pongés, tissus de Chine ou autres, imprimés à réserves ou enlevage, par la combinaison de la préparation de Vétoffe et l'emploi de la vapeur a haute température.
- Par M. Gantillon.
- On sait que dans les manutentions ordinaires de l’apprêt de ce genre de tissus, après avoir préalablement décroué, blanchi et préparé le tissu, on imprime les dessins avec un mastic résineux chaud qui se solidifie rapidement à l’air froid.
- Lorsque le mastic est solide, on teint à grand bain le fond du tissu à la nuance demandée ; mais, à cause du mastic qui risque de couler à la chaleur, on est obligé de teindre à une température tiède ou même à froid, pour conserver les dessins intacts, lorsque l’on en lève le mastic par le bain de benzine ou autre procédé quelconque.
- Dans tous les cas, ce qui est de notoriété publique, c’est qu’à l’exception des fonds noirs, toutes les couleurs changent au soleil et même à Pair.
- L’étoffe ditepongé (foulard imprimé) est une étoffe charmante et très à la mode en costume même élégants ; mais, jusqu’à ce jour, ce genre de teinture n’a pu s’y appliquer d une manière solide à l’air.
- Le moyen de M. Gantillon consiste à obtenir sur ces tissus les nuances solides et à en rouler l’étoffe une fois achevée au lavage et séchée, à l’enrouler avec un doublité de laine
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- intermédiaire bien tendu, ainsi que l’étoffe imprimée, sur un rouleau en cuivre creux percé de trous capillaires distancés de 8 à 10 millimètres, avec axe creux d'un côté seulement pour introduire la vapeur par une prise. Pour l’enroulage et le déroulage, le rouleau se place sur un bâti ad hoc avec embarrage et extenseur. Après l’opération d’enroulage de deux ou trois pièces de 150 mètres environ, on porte le rouleau sur une presse de vapeur qui doit s’adapter avec celle du rouleau pour obtenir de la vapeur sèche ; l’opération doit se faire au-dessus de la chaudière.
- Le diamètre intérieur de la prise de vapeur doit avoir au moins 20 millimètres, ainsi que
- A’, tourillon creux avec bride, pour adapter à la prise de vapeur du générateur.
- B, rouleau où est monté le doublié représenté en lignes interrompues.
- C, extenseur pour écarter le tissu représenté en ligne fines et qui doit subir l’opération de la vapeur.
- D, rouleau d’enroulement de l’étoffe qui s’enroule avec le doublié sur le rouleau percé, pour être soumise à l’opération de la vapeur. E E, F, rouleaux d’embarrage.
- G, bâti.
- En résumé, ce procédé consiste à rendre les couleurs solides à l’air, par le moyen de la vapeur à haute pression introduite dans un
- O O O O O i O o O O O O O O O > O O O O
- 500o coo o o o O o < o O Oe Q 0 • OO^O OO oo oo Q O O O O O q c ooo o ooO O O O O O >000000,0 o O 9 a
- le tourillon du rouleau qui doit s’adapter à la Prise venant du générateur.
- Le rouleau pour l’opération de fixation des teintures doit être placé verticalement, et,une fois serré, l’opération doit se faire en 15 mi-nutes, à 3 atmosphères au minimum ou 3 1/2 4 4 au maximum.
- Aussitôt terminée, l’étoffe doit se dérouler pour prendre l’air et pour être soumise à l’ap-Prêt.
- Fig. 1, élévation longitudinale de l’appareil disposé pour exécuter notre procédé.
- Fig. 2, vue de face du rouleau avec son tourillon de prise dé vapeur et disposé verti-calement sur la bride correspondant au géné-Pateur.
- A, rouleau en cuivre, criblé de trous pour que la vapeur puisse pénétrer facilement dans 10 tissu.
- cylindre de métal placé verticalement ou horizontalement, sur lequel cylindre ou rouleau le tissu en travail est enroulé avec un doublié intermédiaire, pour empêcher le contact du tissu dont on veut solidifier les couleurs.
- Addition.
- L’expérience a démontré que l’emploi de la vapeur à haute pression sur le tissus de soie, combinée avec l'apprêt, donne au tissu une supériorité d’ensemble incontestable, ainsi qu’une plus-value indéniable. Ce procédé perfectionné efface les trames lâches, gonfle le brin, imite le tissu sans apprêt avec un brillant naturel et un toucher infroissable.
- Ayant été les premiers à faire subir aux tissus de soie le traitement par |la vapeur sèche à haute pression, sur colonne, MM.Gan-tillon réclament l’exploitation de ce procédé, non seulement pour solidifier les couleurs,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mais aussi sa combinaison avec les apprêts, pour les tissus de soie pure et mélangée de coton ou de laine, sous la désignation d’apprêt Gantillon.
- NOUVEAUX COLORANTS SUBSTANTIFS
- POUR COTON
- La Société pour l’industrie chimique à Bâle vient de mettre en vente les nouveaux colorants substantifs ci-après :
- Bleu direct B
- Brun direct J
- Ces produits se teignent directement, d’après les procédés habituels pour les couleurs substantives ; cependant il est à remarquer que les susdits produits donnent des résultats aussi avantageux au sulfate de soude seul.
- Ils sont tous parfaitement solubles, s’unissent très bien et permettent de faire les nuances les plus foncées ; en outre ils se prêtent aux combinaisons les plus variées avec d’autres couleurs directes. Nous faisons remarquer que ces produits ne peuvent pas être diazotés.
- Le Bleu direct B donne de jolies nuances indigo.
- Avec les Gris directs R et B on obtient dans les tons clairs des gris rosés et bleuâtres, tandis qu’on arrive, dans les tons foncés, avec la marque R à un noir violacé, alors que la marque B donne des gris foncés purs.
- Les bleu et gris directs sont assez solides au lavage, mais leur résistance à la lumière est plus remarquable, et nous faisons tout particulièrement ressortir les Gris directs R et B, comme étant des plus solides à la lumière de toutes les couleurs substantives.
- Par le traitement avec des sels métalliques, par exemple avec du pyrolignite de fer, le Gris direct R donne un noir assez nourri, ce qui nous porte à croire qu’il pourrait rendre des services comme produit de fond pour des noirs ou bleus au campêche.
- Le Brun direct J remplace avantageusement les bruns Bismarck. Il donne un beau brun jaunâtre vif et se teint de toutes les manières usuelles pour les colorants gazeux.
- Le Brun direct J est insensible aux acides et aux alcalis ; il est assez bon à la lumière et supporte des sels métalliques.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéressé nos lecteurs.
- MACHINE A TEINDRE LES ÉCHEVEAUX EN PLUSIEURS COULEURS
- Par M. Pierre Talon.
- Cette machine se compose en principe de deux plateaux à douilles glissant sur des colonnes qui sont fixées elles-mêmes sur un batt et reliées entre elles par un chapiteau en fonte.
- Les plateaux supportent une plaque en fonte qui coulisse sur eux-mêmes ; cette plaque est garnie de baguettes en bronce) cuivre ou en n’importe quel autre métal.
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- Les plateaux sont munis chacun d’une bielle ; ces bielles sont accouplées à un balancier fixé à un support et mis en mouvement par excentrique, ce qui leur permet d’aller prendre la couleur sur des galets disposés à cet effet. J
- L’un de ces galets trempe dans un bassin en cuivre rempli de teinture ; ledit galet, prenant la teinture, la donne au second qui le touche ; le premier galet a en même temps à sa suite un autre plus petit de diamètre qui, tournant sur lui-même, essuie le trop de teinture qu’il pourrait entraîner et lui laisse une parfaite régularité.
- Les dits galets sont entourés, sont enveloppés de drap, feutre ou caoutchouc, à seule fin de fournir régulièrement la teinture aux baguettes.
- Les deux plateaux à douilles sont mis en mouvement, pour imprimer, par un levier fixé à un support; audit levier est attachée une bielle brisée actionnant, à deux étages, deux | secteurs dentés; ceux-ci commandent les engrenages sur l’arbre desquels sont montés des excentriques, dont l’un à collier pour tenir le plateau à douilles suspendu et dont l’autre simple, vu que le plateau auquel il se rapporte descend seul, de son propre poids.
- La machine elle-même est conduite par fies engrenages dont deux tournent sur axe Porté par le premier support mentionné et le troisième est monté sur le même arbre que l’excentrique qui donne le parcours aux plateaux garnis de baguettes. L’un de ces der-hiers engrenages est accouplé à un volant à Poignée. Un arbre, celui du bas, commande, à l’aide de deux pignons d’angle, un autre arbre ! fixé sur le côté du bâti ; sur cette arbre est montée une poulie, ce qui met en mouvement des poulies à joues portant des lames d’acier Sans fin. Ces lames conduisent l’écheveau, tenu par une broche passant dans deux demi-Crochets attachés auxdites lames.
- Ces lames sans fin formant chariot n’ont Pas de longueur déterminée ; on peut laisser deux à trois mètres devant la machine pour
- placer les écheveaux, de même un ou deux mètres derrière pour dégarnir.
- Le genre de bassin détaché, ainsi que son jeu de galets, organes dont il a été parlé au commencement de cette description, sont disposés pour faciliter le changement des nuance, c.-à-d que l’on peut enlever galets et bassin contenant du rouge pour y substituer galets et bassin contenant du bleu ou autre couleur.
- PERFECTIONNEMENTS
- Apportés à la fabrication des toiles cirées ou tissus analogues et autres tissus imperméables.
- par M. Frank Reddaway.
- Cette invention est relative aux tissus du genre qui comprend les toiles cirées pour tapis de table, etc., et les tissus connus sous le nom de toiles cuir américaines, c’est-à-dire les articles à base de tissus traités par des composés d’huile siccative, de manière à être imperméabilisés, et qui, dans certains cas, sont ornés de dessins imprimés ou bien, dans d’autres ca s, préparés en sorte de ressembler à du cuir.
- Cette invention peut aussi s’appliquer en partie à la fabrication des bâches de voiture, wagons de chemins de fer, meules, etc., et d’autres tissus imperméables. Elle a pour objet d’obtenir des articles plus flexibles dont la couche ou les couches de revêtement soient reliées plus fortement au tissu servant de base, et soient moins sujettes à se fendiller ou à se détacher.
- L’inventeur se propose encore, en cas d’articles imprimés, d’obtenir une plus grande durée et des effets plus variés.
- La fabrication des articles du genre susin-diqué consiste dans l’imbibition ou le recouvrement du tissu uni, teint, ou portant des dessins, avec une préparation ou une composition siccative formée de déchets de pétrole ou de naphte ou autres huiles minérales ou de résidus ou composés de ces huiles, en mélange avec une certaine proportion de cire
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- minérale, de cire d’abeilles ou de cire végétale, et le traitement ultérieur du tissu par des préparations siccatives soit transparentes, soit opaques, obtenues en dissolvant du caoutchouc dans de l’huile de lin ou autre huile siccative appropriée, soit avec addition d’essence de lavande employée comme dissolvant, soit simplement par chauffage prolongé du caoutchouc avec l’huile.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT des fibres textiles^ végétales ou animales ou d'autres substances organiques
- Par M. Carl-Johann-Eugen de Haën.
- La meilleure manière d’employer le peroxyde de sodium qui s’est introduit dans l’industrie comme nouvel agent d'oxydation consiste à ajouter ce sel à une solution acide et diluée, et à produire de la sorte du peroxyde d’hydrogène.
- Le peroxyde d’hydrogène ainsi obtenu renferme une certaine quantité de sel de soude, ce qui fait que s’il blanchit bien, il influence la matière blanchie en lui enlevant son lustre et en la rendant dure au toucher.
- L’inventeur a trouvé que l’effet est tout différent lorsqu’on décompose peu à peu le sel de sodium par des sels dont les oxydes peuvent être précipités par la soude, et que les sels de magnésium se prêtent particulièrement et avantageusement à cette opération. Voici donc comment il opère le blanchiment : il ajoute une certaine quantité de peroxyde de sodium à un bain chauffé à environ 500 cen tigradeset contenant des sels de magnésium, de sulfate de magnésie, de chlorure de magnésie, etc. Une précipitation de l’hydrate de magnésie s’opère, tandis que l’oxygène du peroxyde de sodium devient libre pour servir au blanchiment.
- Immédiatement après l’addition, on introduit la matière à blanchir dans le bain et elle y est traitée pendant dix minutes environ à une température de 50° C; on ajoute alors de nouveau une certaine dose de peroxyde de
- sodium et on continue de la sorte jusqu'à ce que l’effet voulu ait été obtenu.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL APPLICABLES A LA SATURATION ET AU LAVAGE DU FIL ET AUTRES MATIÈRES FIBREUSES,
- Par M. G.-A Greeven.
- On sait que dans le traitement répété des matières fibreuses, à l’état filé ou non, au moyen d’un liquide, il faut avoir soin d’éviter leur enchevêtrement. A cet effet, on serre le fil en écheveaux dans un étau, ou on plonge les écheveaux à moitié dans le liquide et on les amène alternativement au contact du liquide et de l’air, soit à la main, soit par voie mécanique. Ce procédé exige évidemment un temps considérable, tandis que le nouveau procédé, objet de la présente invention, présenterait l'avantage d’éviter cette perte de temps.
- L’appareil applicable à la mise en pratique du procédé en question, se compose d’un récipient comportant un fond perforé sur lequel on place la matière fibreuse à traiter. Le récipient est en communication directe, par un tube adapté à sa partie inférieure, avec un second réservoir qui porte deux robinets, un à sa partie supérieure pour la rentrée ou la sortie de l’air et l’autre à sa base pour l’évacuation de liquide.
- Le liquide traverse les fibres ou les couches de fil et s’accumule dans le réservoir inférieur, tandis qu’en même temps l’air renfermé dans ce dernier s’échappe ou est aspiré par Ie robinet qui lui est dévolu. Les deux récipients étant remplis, on ferme le robinet d’air et on laisse la matière fibreuse exposée à l’action du liquide pendant le temps voulu. Ceci fait et le robinet d’évacuation du bas étant refer mé, on applique sur la matière fibreuse "" couvercle s’adaptant hermétiquement contre les parois du récipient supérieur et on aspir. de nouveau de l’air par le robinet respectif L’air atmosphérique exerce alors sur le cou vercle une pression suffisamment énergiq"e
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- BT DK LIMPRBSSION DBS TISSUS
- O
- S
- pour extraire de la matière fibreuse ou du fil les dernières traces du liquide.
- (Reproduction, interdite).
- TARIF DES DOUANES
- Décisions relatives à l’application du nouveau tarif
- Extrait de bois de quebracho. — Régime des « Autres sucs tannins extraits des végétaux » (n° 238 bis).
- VARIÉTÉS
- Des textiles dans les épidémies
- Le sujet est toujours d’actualité, malheureusement, et de tous les côtés les pays se couvrent de précautions à qui mieux mieux, pour empêcher l’entrée des chiffons, linges, etc., provenant des pays contaminés ou suspects.
- Comme je l’ai dit précédemment, et en cela d’accord avec tous, les textiles sont de puissants moyens de transport, par suite de leur Porosité, et à cela il faut ajouter tous les corps poreux, tels que le charbon de bois, les bois, principalement les bois légers, etc.
- Il se fera même une révolutiou dans l’ameublement au point de vue de la salubrité et principalement dans les hôpitaux. Cela existe déjà à Lyon dans une maison chirurgicale modèle, celle de mon ami et camarade Docteur Poulet, où tout est dans la limite du pos-8ible, en pierre, fer, verre, émail ou marbre, Pour éviter la condensation des microbes, d’après mon ami, et celle des ptomaïnes, l'après moi. Ici nous ne sommes plus d'ac-Cord ; tout en reconnaissant l'existence des microbes, je pose la question : « Sont-ils effets ou causes ? et ne peuvent-ils être l'un et l’autre ?
- Bref, dans les arts décoratifs, les tapisse-ries de toute nature, les boiseries, les par-quets, sauf ceux en bois très durs et injectés afin de les rendre imperméables, les tapis,
- sont appelés à diminuer d’importance. Les vernis et le stuc sont appelés, ainsi que les peintures murales, à remplacer les papiers peints. Les plinthes et les cimaises en bois légers seront remplacées par des ornements différents. Il le faut.
- L’étude des textiles, dans leur action pour le transport des épidémies, aurait pu conduire à des déductions sérieuses.
- Ainsi, la plupart des microbes sont tués dans l’eau bouillante ; or, pour rendre le coton hydrophile, dont je vous ai parlé dans le temps, aseptique, c’est-à-dire privé de microbes, il faut le maintenir dans l'étuve deCham-berlan, à la température de 12b à 100° centigrades, environ une heure.
- Or c’est ce que l’on fait tous les jours dans nos établissements de conditionnement des fibres, à Lyon, à Paris, etc., non pas pour tuer les microbes, mais pour les conditionner à l’absolu, c’est-à-dire les priver de toute trace d’humidité et produits gazeux.
- Or j'admets que les ptomaïnes gazeuses exigent, pour se dégager complètement, la nécessité de cette température. Le cadre du journal ne me permet pas de développer davantage ma manière de voir : j’émets seulement un doute sur la nature des microbes résistant comme organisation, comme vie, à des températures de 100, 110 et même 120° Sont-ce réellement des corps organisés ? Les bacilles de toute nature, de toute forme, ne seraient-ils pas autre chose qu’une forme de cristallisation des ptomaïnes, et ne sont-ils pas susceptibles de se développer avec une rapidité plus ou moins grande sur des terrains appropriés sans être organisés?
- Le conditionnement des correspondances,— malheureusement il y a contre lui l’emploi de la cire à cacheter, — à mon avis, est le moyen le plus rationnel pour désinfecter les plis provenant des pays contaminés par la fièvre jaune, la peste et le choléra.
- Dans tous les tissus le chlore joue un grand rôle; de même l’acide sulfureux, qui est connu de toute antiquité pour cet emploi. Il est
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- question de soufre brûlé, dans Viliade, comme désinfectant
- Dans notre siècle, on s’engoue trop facilement, et vienne une nouveauté, vite on en fait une panacée universelle, témoin l’acide phénique, quitte à briser l’idole le lendemain pour une autre. Aujourd’hui c’est le thymol et le safrol qui tiennent la corde.
- Et dans tout cela on oublie de vieux antiseptiques, dont les effets étaient dûment constatés : les sulfites et bisulfites ! Les fabricants de lainages le savent bien ; ainsi, autant que possible, ils livrent les couvertures sur les soufrages, pour éviter qu’elles ne se piquent par les insectes, et les effets se produisent pendant des années.
- Le sulfite de soude, sel à très bas prix, est certainement un sel qui pourrait rendre de très grands services pour les lavages des navires suspects, et de plus par son action avec l’air il laisse un sel anodin, le sulfate de soude n’attaquant ni le bois, ni les métaux.
- De même le bisulfite, répandu ou mis en poudre dans les chiffons suspects à l'expédition, suffirait probablement pour conjurer tout danger. On oublie un peu les anciens, à ce titre-là je rappelle les sulfites trop négligés ; ils ont cependant eu leurs heures de juste célébrité. Je ne sais même pas comme traitement, s’ils ne pourraient rendre de grands services.
- MARIUS MOYRET.
- {Reproduction interdite.)
- ENLEVAGE ROUGE ET BLANC SUR BLEU INDIGO CUVÉ Au moyen au brome ou de ses dérivés oxygénés
- Par M. C.-F. Brandt (Communication faite a la Société industrielle | de Mulhouse)
- {Fuite et fin)
- J’ai été forcé d’admettre que le chlorate d’alumine était le seul chlorate qui puisse donner, en présence d’unbromu.e, un dégagement de composés bromés en quantité suffisante pour 1
- décolorer un bleu indigo foncé. Avec du chlorate d’ammoniaque,jeparvenaisbien à obtenir des enlevages complets sur bleu cuvé clair, mais les bleus foncés n’étaient décolorés que très imparfaitement.
- Il fallait donc faire du blanc au moyen du chromate d’alumine ou ne pas en faire.
- Naturellement on peut obtenir du blanc avec le chlorate d’alumine si on ne teint pas en alizarine, mais comme je voulais avoir du rouge et du blanc en même temps et tous les deux avec du chlorate d’alumine, il y avait là une contradiction.
- J’ai tourné la difficulté, comme on dit, par un tour de main. Pourquoi ne pas empêcher l’alumine de se fixer sur le tissu dans la couleur destinée à donner du blanc?
- En y ajoutant de l’acide citrique, j y suis naturellement arrivé. De sorte que le blanc n’était autre chose que le rouge avec une addition d'acide citrique. En examinant ensuite la chose de plus près, je suis arrivé à remplacer pour cet enlevage blanc une partie du chlorate d’alumine par du chlorate de baryte, pour avoir une couleur moins acide ; j’ai aussi trouvé avantage, pour l’enlevage blanc, de remplacer le bromure de sodium par dubrom hydrate d’ammoniaque, tandis que pour le rouge j’ai continué à donner la préférence au bromure de sodium.
- Ce blanc ne s’employait qu’à côté du rouge, tandis que pour blanc seul je le faisais comme tout le monde, au moyen d’un chromate et passage subséquent en acide sulfurique et oxalique.
- A cette époque cet enlevage blanc au chromate avait encore l’inconvénient d atta quer fortement le tissu en le convertissant partiellement en oxycellulose, et je n’aval pas encore trouvé le moyen d’y remédier par l’emploi de l’alcool.
- Je n’ai eu recours à l’alcool qu’en 1886.
- J’ai donc essayé aussi, en même temps I—e j’obtenais les enlevages rouge et blanc su bleu cuvé au moyen du chlorate d’alumine et d’un bromure, si je ne pourrais pas remplace '
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- pour le blanc seul, le chromate par un bro-mate.
- J’ai constaté qu’en imprimant sur bleu cuvé du bromate de soude épaissi et en passant ensuite en acide sulfurique ou oxalique, l’enlevage de l’indigo se produisait sans formation d’oxycellulose. De plus, si on ajoute au bromate du bromure de sodium, l’enlevage est encore plus net.
- J’attribue cela à ce que l’acide hypobro-meux et le brome décolorent l’indigo plus énergiquement encore que l’acide bromique naissant qui se forme en employant du bromate seul, tandis qu’avec une addition de bromure il se forme de l'acide hypobromeux et du brome.
- L’équation suivante exprime cette réaction :
- + 3{NaBr} + 2(H'SO‘) = 2{BrOH} + Br1 + 2(Na‘SO*) + HO.
- Cet enlevage au moyen d’un mélange de bromate et de bromure, avec passage en acide comme pour les chromâtes, est passablement coûteux, et voici pourquoi la méthode au chromate est préférable sur tout, puisqu’on peuf aujourd’hui empêcher la formation d’oxycellulose au moyen de l’alcool.
- Vu le prix élevé du bromate de soude, j'ai cru d’abord que j’arriverais à opérer plus économiquement en prenant, au lieu de bromate, un chlorate, et en augmentant la proportion du bromure pour convertir le chlorate en bro-mate par substitution.
- J’ai choisi le chlorate de baryte, qui est très décomposable par l’acide sulfurique, et j’y ai ajouté la quantité de bromure nécessaire l’abord pour le convertir en bromate, ensuite pour former avec ce bromate la même quan-tité d’acide hypobromeux et de brome que dans le procédé au bromate direct. Mais, chose assez curieuse, le résultat a été complètement négatif. Il ne s’est produit aucun enlevage, et je n’ai pas encore pu m’expliquer pourquoi.
- Ce sera l’objet de recherches ultérieures.
- LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE
- Le Journal officiel a promulgué cette semaine les trois conventions des 11 et 15 avril 1891, relatives à l'union internationale de la propriété industrielle. La première, du 14 avril 1891, acceptée par la France, le Brésil, l’Espagne, le Guatemala, le Portugal, la Suisse et la Tunisie, contient cette clause : « Tout produit portant une fausse indication de provenance, dans laquelle un des Etats contractants ou un lieu situé dans l’un d’entre eux, serait, directement, ou indirectement indiqué comme pays ou comme lieu d’origine, sera saisi à l’importation dans chacun desaits Etats. La seconde convention, du 14 avril, acceptée par la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Guatemala, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse, a trait à l’enregistrement des marques de fabrique ou de commerce au bureau in -ternational de Berne. Enfin, la convention du 15 avril, commune à la France, la Tunisie, la Belgique, le Brésil, l’Espagne, les Etats-Unis, la Grande Bretage, le Guatemala, l’Italie, la Norwège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et la Suisse, fixe à 60,000 francs par an les frais à partir de l’entretien du bureau de Berne.
- --------ep-— . - --RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite Ph. Diot, Moulin et Cie, teinture et impressions sur étoffes, à St-Genis-Laval. — Durée : 10 ans, du 15 juil. — Cap. : 240,000 fr. dont 120,000 fr. par le commanditaire. — Acte des 18 et 25 juil.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Fontaine a vendu de suite à M. X, un fonds de teinturerie, 50, quai des Orfèvres. — Opp. : M. Boittiaux, 65, av. Bosquet.
- M. Moreau a vendu de suite, à Mlle Le-Masson, un fonds de teinturerie, 79, b. de Cour-celles. — Opp. : Au fonds.
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- Mlle Jacquemard a vendu de suite, à M. X. un fonds de teinturerie, 11, rue Fontaine.
- MM. Rougier et Royer ont vendu, de suite, un fonds de blanchisserie et de lainages, 130, rue de Charonne. — Opp. : M. Legrand et Cie, 29, rue Brézin.
- Mlle Cousin a vendu de suite, à Mlle Di-mary, un fonds de teinturerie, 27,rue du Caire.
- — Opp : M. Léotard, 6, rue Vézelay.
- M. Mottin a vendu le 1er juil. un fonds de teinturerie. 62, rue de Lacondamine. — Opp. : M. Decamps, 5, rue Latran.
- Mlle Bergeot a vendu le 1er juil. un fonds de teinturerie, 32, b. Magenta. — Opp. : 8, rue
- Valois.
- M. Giraud a vendu le 15 juil. un fonds de teinturerie, 16, rue Bleue. — Opp. : M. Le-gente, 83, fg Saint-Martin.
- BULLETIN FINANCIER
- Si ce n’est au point de vue général du nombre des transactions, on n’aurait pas trop à se plaindre de la semaine qui vient de s’écouler. La solidité du cours de nos rentes ne s’est pas démentie un seul instant. Il ne faut pas s’attendre d’ici la prochaine liquidation à de bien forts mouvements. Peut-être notre 3 0|0 sera-t-il de nouveau poussé. Cela serait facile aux acheteurs qui ont pour eux le coupon détaché hier.
- Le 3 00 se maintient à 99.75.
- Le 4 1,2 0[0 est à 106 fr.
- L’Italien cote 93.35. On sait que l’exercice 1891-92 se solde par un déficit de 45 millions, ce qui démontre assez clairement que le système financier actuel de l’Italie est loin d’être satisfaisant.
- Les actions de la Banque ds France ont fléchi à 4,050. Les bénéfices de la semaine ont été de 245,580 fr , ce qui porte le montant total du chapitre à 3,720,670 fr. pour la partie écoulée du semestre en cours.
- Le Crédit Lyonnais cote 805 fr.
- Le Foncier est ferme à 1,125.
- Le Suez est un peu plus faible à 2,710.
- Le Panama reste à 22 fr. Le Corinthe est lourd à 70 fr.
- L’obligation Guelma est recherchée à 280 fr. Le chemin de fer des Carrières va d’ici la fin du mois relier complètement les travaux de Kalama au Boisé romain en passant par la carrière de Saint-Augustin du Djebel-Hallouf.
- Le chemin de fer est également attaqué à la Mahouma et à Sutulle ; les deux tronçons se di-rigent l’un vers l’autre et passent près d’un autre gisement de Saint-Augustin nouvellement mis à jour. Cette carrière va être mise rapidement en exploitation, de sorte que la Société se trouvera
- à la tête de trois gisements de Saint-Augustin^ À la fin de l’année, il est probable que la voie du Djebel-Hallouf atteindra Guelma et le réseau serait entièrement fini pour la campagne prochaine.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente aU bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Vient DE paraître :
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournants beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert — Officier d'Academ e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de 1® Société française d'hygiène.
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- VIENT DE PARAITRE :
- Méthodes de travail pour les laboratoires de chimie organique
- Par le D' LASSAR Cohn Professeur de chimie à l’Université deKœnigsbers Traduit de l’allemand par E. AcKERMANN
- Ingénieur civil des mines (I)
- Tandis qu'il est facile de trouver, même dans de petits manuels, les indications et les préceptes nécessaires pour les travaux pratiques de chimie minérale, d’autant plus que ces opérations sont pour la plupart assez simples, on voit au contraire que, dans la plupart des traités de chimie organique, le côté pratique a été traité très sommairement; c’est même au point que le débutant arrive à croire que l’exécution pratique des transformations indiquées dans les équations les plus compliquées ne présente, dans la plupar. des cas, aucune difficulté, et que le rendement pratique correspond au rendement théorique.
- En théorie, il peut à peine y avoir quelque chose de plus simple que la préparation des éthers (un acide et un alcool produisant un éther avec élimination d’eau) ; toutefois, celui qui a e“ à en préparer, celui qui opère des transforma, tions dans le laboratoire, trouve très rapidemen. qu’il n’est possible d’avoir un bon rendemen qu’en se maintenant dans des conditions bien précises.
- On trouvera exposés dans cet ouvrage les pr° -------------------------------------------
- (1) 1 Vol. in-12 relié avec figures dans le texte: envoyé franco contre mandat-poste de 8 fr. 4
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- cédés généraux pour les réactions, telles que la sublimation, la nitration, la réduction, la sulfo-tication des corps de nature quelconque, sans enir compte des substances employées.
- L’auteur montre ensuite par des exemples Iomment l’on arrive à surmonter les difficultés tes cas spéciaux.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de L de Vinant fera au premier abord reculer "vant son acquisition, car le volume ne paie 88 de mine, étant publié sans ce luxe extérieur "quel nous ont habitués certains éditeurs, "ais il faut bien se dire que les livres de ce Lnre ne sont pas recherchés pour leur appa-ence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut "liser dans son industrie, des procédés nou-"aux dont l’application lui permettra de se “intenir à la hauteur du progrès que réalise aque jour l’art de la chimie sur le terrain "Compliqué de la teinture et de l’impression. L’auteur est un vieux praticien dont l'acti-"e a été récompensé, plusieurs fois par des "edailles et des diplômes honorifiques. Ex-co-iSte et directeur de fabrique d’impression, "teinture, de blanchisserie, etc., ayant tra-"le en France, en Angleterre, en Bohême et " Suisse, il a su dans sa longue carrière ac-Merir des connaissances multiples et profon-? dans cette industrie. Il ne cherche pas à re montre d’érudition en publiant un ou-"age scientifique, bourré de formules etd'ana-ses chimiques que le fabricant ne saurait Prendre et qui du reste ne sauraient etre d’aucune utilité, car la théorie ne yverifie pas toujours dans la pratique. Ce que ' de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage
- que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des ; renseignements intéressants sur la teinture s des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits ' chimiques utilisés à la teinture et à l’impres-? sion.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco. 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon ; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- Vogler, Amsterdam.
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- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
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- | Dans le premier, il a donné des généralités ; sur les matières colorantes artificielles : leur r nature, leurs caractères, leur analyse, leur 2 essai au point de vue tinctorial et leur classi-: fication.
- ' Dans le second, il a abordé l’étude des ; mordants d'albumine d’antimoine, de chrome ‘ d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. ‘ Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N° 19.
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Octobre 1892
- SOMMAIRE
- DES MORDANTS GRAS.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NOIR NAPHTALINE 4B.
- TEINTURE MÉCANIQUE CONTINUE.
- VAIRIÉTÉS. — Sulfites et bisulfites.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- DES MORDANTS GRAS
- Ayant reçu diverses demandes de renseignements sur les mordants gras annoncées dans un précédent article, je renvoie au prochain numéro la fin de l’étude des couleurs solides, et la suite de celles des couleurs artificielles.
- Je l’ai dit, rien n’est aussi délicat que l’examen chimique et la préparation de ces produits capricieux et surtout instables. Les principaux sont les dérivés sulfuriques de l’huile de ricin ou acide sulforicinique, qui ont pris une extension considérable dans le rouge turc, les : apprêts coton et tissus où il entre du coton.
- L’huile de ricin joue un grand rôle en pharmacie ; c’est un purgatif très employé. A l’état pur et bien préparée, dite de première pression, c’est une huile épaisse, jaune blond, odeur faible sut generis, saveur fade, produisant ses effets médicinaux à de faibles doses, variant selon les âges, de 15 à 40 grammes. Elle est siccative.
- C’est la plus lourde de toutes les huiles. Sa densité est de 964 à 15° centigrades. L’hectolitre pèse donc 96 kil. 400.
- Elle se mêle complètement avec son volume d’alcool à 95’centésimaux. Ces deux propriétés, en garandissent la pureté.
- Les huiles de deuxième pression, c’est-à-dire obtenues après les premières et à chaud, y sont plus brunes, inférieures étant oxydées. I
- Elles servent pour certains vernis et la savonnerie.
- Les savons de ricin sont transparents, mais moussent difficilement.
- La nature de l’huile de ricin est tout à fait spéciale ; elle est formée en grande partie d’un acide spéciale, l’acide ricinoléïque, uni à la glycérine. Un courant d’acide chlorhydrique gazeux, dans sa solution alcoolique, la saponifie aussi bien que les alcalis.
- Elle a donc des caractères qui la distinguent nettement de toutes les autres huiles végétales ou animales.
- Elle donne avec l’acide sulfurique les dérivés les plus réguliers, les mieux déterminés.
- Quand à leur préparation, elle varie de très peu, selon les divers auteurs. Elle est très délicate. M. Julliard conseille d’attaquer :
- Huile de ricin ... 4
- Acide sulfurique. 66® 1
- Ajouter lentement l’acide, en (remuant et évitant toute élévation de température au-delà de 25°.
- Laisser traîner quatre jours.
- Ajouter sur le mélange visqueux une solution froide de sulfate de soude, bien délayer, laisser déposer un jour.
- L’acide sulforicinique industriel, mais non pur, flotte ; on décante pour 4 kilos; on obtient environ 4,800 d’acide conjugué.
- Le prix de l’huile de ricin étant de 65 francs les 100 kilos, je suppose le prix de revient
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sans la- main-d’œuvre et les frais généraux est d’environ 60 francs les 100 kilos pour l'acide sulfurique brut.
- Cet acide se modifiant à la longue, il faut éviter de trop grands approvisionnements pour plus de trois mois, par exemple, surtout sur des tonneaux en vidange.
- Il se compose d’acide ricinoléïque (soluble dans les carbures), d’acide mono, di et trisul-foricinoléïque, en doses variables, selon les tours de mains. M. Sheurer et Julliard attribuent l’action à l’acide disulfo-ricinoléïque.
- Quoi qu'il en soit le produit, décanté sur le sulfate de soude, a une réaction franchement acide et s’émultionne dans l’eau froide, à la façon d’un lait d’amande.
- Pour la plupart des emplois industriels, on l’émulsionne avec un peu d’eau, et on le sature imparfaitement ou complètement avec de la soude caustique ou de l’ammoniaque. Dans le premier cas, on a un produit liquide ayant une faible réaction acide, et blanchissant légèrement avec l’eau. Dans le second cas, avec saturation parfaite, on a un produit légèrement alcalin et ne troublant pas l’eau.
- C’est ce que l’on appelle les huiles blanchissant ou non.
- Le mélange d’huile et d’acide est ce qu’il y a de plus délicat ; dans les petites usines, on fait le brassage à la main, mais dans les grandes maisons, on opère sur des centaines de kilog., et par des moyens mécaniques.
- Disons pour terminer que l’huile de ricin est une source de revenus pour les départements du Midi.
- Il en vient maintenant des colonies, mais elle est à surveiller comme qualité.
- Marius MOYRET
- (Reproduction interdite).
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier.
- La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A SÉCHER LE CREPE ANGLAIS
- Par MM. H. Pravaz et Bouffier.
- La machine qui fait l’objet de la présente invention a pour but de sécher le crêpe anglais en lui conservant sa largeur, et sans être obligé de mettre sur rouleau.
- Le séchage, ayant lieu à découvert, permet d’observer le résultat des opérations précédentes et de le corriger s’il y a lieu avant l’achèvement de la pièce.
- L’appareil se compose essentiellement d’une surface courbe sur laquelle glisse une toile sans fin, laquelle passe à l’avant et à l’arrière sur deux tambours dont l’un (celui d’arrière) sert de moteur et est, à cet effet, garni de papier émérisé ou même de pointes, qui assurent l’entraînement ; ce cylindre est mû par une poulie recevant une courroie à vitesse variable.
- La toile sans fin passe en-dessous sur des rouleaux de guidage ; l’un de ceux-ci est mobile dans des coulisses verticales pour donner à la toile, sans fin la tension convenable-La surface courbe sur laquelle glisse la toile se compose , à l’entrée d’une simple tôle, et puis de deux ou un plus grand nombre de plateaux creux chauffés parla vapeur.Celle-ci y pénètre, à cet effet, aux points les plus élevés et l’eau de condensation s’écoule par des purgeurs placés aux points les plus bas.
- Le crêpe sortant de l’apprêt est apporté en plis dans une caisse, à l’entrée de la machine; il passe d’abord sur des rouleaux légèrement bombés qui lui donnent la tension voulue tout en favorisant son étendage, lequel est opéré par un ouvrier placé devant la machine. Deux autres ouvriers, placés à droite et à gauche, amènent le tissu au contact avec la toile sans fin en plaçant les lisières contre des guides dont l’écartement se règle suivant la largeur-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Ces guides sont à cet effet portés par deux bras pouvant coulisser sur une barre transversale ; ils sont, de plus, montés à charnière sur ces bras, pour pourvoir se relever au be-8oin et leur hauteur pendant le travail est réglé par une vis spéciale.
- Le tissu, une fois placé sur la toile sans fin 4 l’aide des guides, est entraîné en ligne droite sans pouvoir se rétrécir à cause de son adhérence sur la toile ; il commence à sécher à 'air sur la tôle d’avant et achève de perdre son humidité sur les plateaux chauffés faisant suite.
- A la sortie du dernier plateau,il est détaché de la toile par une règle à biseau et vient s’em-magasiner, parfaitement dressé et tendu,dans "ne caisse disposée dans ce but à la sortie de 'a machine. La vitesse de la toile sans fin est réglée pour que le tissu arrive dans cette caisse complètement sec. Le réglage de cette vitesse s’obtiendra par la friction sur un dis-que ou plateau d’un galet commandeur, qui Peut se rapprocher ou s’éloigner à volonté du eentre du disque en plein fonctionnement.
- FABRICATION PAR FRAPPAGE ET COUPAGE DE TISSUS VELOURS A DESSINS
- Partie en bouclé, partie en velours, imitant le velours d'Utrecht.
- Par M. Otto Petersen.
- Actuellement on a recours au métier Jac-Iard pour fabriquer des velours d’Utrecht, dont les dessins sont faits en bouclé, tandis-Ie le fond est en velours, ou inversement. Cette fabricati n serait lente et par consé-qent fort coûteuse.
- Le procédé se rapportant à la présente in-‘ention permettrait d’obtenir, en très peu de "mps et à. un prix très bas, des velours à “essins quelconques. Il comporte les opéra-tions suivantes : On fait un tissu bouclé (qu’on épelle encore quelque fois frisé), de tout 8enre et en matière textile quelconque ; ce "ssu subit un gaufrage au moyen d’un rou-eau gravé ou d’une planche gravée. On re
- foule les boucles de fil dans les parties qui doivent former le dessin du velours, ou plus exactement dans les parties qui, dans le velours terminé, seront conservées en bouclé. Après cette opération, du frappage, on coupe les boucles restées levées. C’est bien un coupage de boucles qu’on exécute et non pas une tonte ; alors que la tonte diminuerait la hauteur de ces boucles, au contraire le coupage, dans le milieu de la boucle, donne des poils qui ne peuvent qu’être un peu plus élevés que les boucles primitives.
- Quand les boucles restées droites sont toutes coupées, on relève les parties qui avaient été couchées, soit au moyen de la vapeur soit par le mouillage Les parties qui se relèvent ainsi sont alors en boucles ; les boucles ont pris leur hauteur définitive et on a alors des dessins, partie en bouclé, partie en velours. Le tissu a absolument l’aspect du velours d’Utrecht fait actuellement par le métier Jacquard.
- Ce procédé s’appliquerait à tous les tissus genre velours qui se font avec des boucles de fils, des velours, des peluches, des moquettes, etc.
- Le coupage des boucles de fils qui sont restées relevées après le frappage peut s’effectuer par un Loyen quelconque. Celui que l’inventeur préconise est caractérisé par un cylindre rotatif avec rondelles verticales à dents coupantes sous lequel on fait chemicer le tissu tendu en l’appuyant sur une bande étroite au-dessous dudit cylindre coupeur.
- PROCÉDÉ ET APPAREILS
- Pour sécher et vaporiser {oxydation rapide) des fils de coton sous forme de cannettes, de bobines, de fuseaux, de bobines à fils croisé, etc., qu'il s'agit de teindre au noir d'aniline {noir diamant).
- Par M. Carl Schnürch.
- Ce procédé consiste à fixer les fils de coton, à écartement approprié, au moyen de pointes, pinces ou de mandrins, sur des chaînes, des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- tiges, des cadres ou d’autres châssis convenables qui sont conduits à travers le séchoir et la chambre de vaporisation ou qui restent immobiles dans ces appareils; — et ce, de façon à empêcher tout contact des corps de fil, tant entre eux qu’avec des matières étrangères.
- L’appareil affecté à la mise en pratique du procédé susindiqué se résume en une chaîne sans fin sur les pointes de laquelle on emmanche les fils de coton, sous forme de can-nettes, de bobines, de fuseaux, de bobines à fil croisé, etc., percés d’un trou de broche, après avoir bien mordancé et turbiné ces fils et laquelle chaîne conduit, suivant un par-cours très développé, les bobines de fils, fuseaux, etc., à travers le séchoir et la chambre de vaporisation.
- Le travail se fait d’une façon continue ; en effet, on enlève à l’extérieur de la chambre de vaporisation les fils séchés pendant qu’à l’avant de la machine on place constamment une nouvelle charge des fils sur la chaîne.
- NOUVEAU DÉGRAISSEUR ET LAVEUR DE LAINE par M. Henri Lecouflet.
- L’emploi des dissolvants, tels que le sulfure de carbone, la benzine, les essences de pétrole, etc., si efficaces pour le dégraissage et le dessuintage de la laine, présenterait divers inconvénients.
- Sur une masse de laine pins ou moins tassée dans un récipient, l’action du dissolvant serait très lente. Puis, le dissolvant n’entraînerait avec lui que les matières qu’il a dissoutes et il laisserait dans la laine toutes les impuretés insolubles qu’il faudrait ensuite éliminer par un lavage à l’eau. Il resterait enfin, dans la matière traitée, après le dé -graissage, une quantité importante de dissolvant, qu’on aurait essayé de chasser jusqu’à présent, soit par un courant de vapeur d'eau, soit par l’eau chaude, ce qui détériorerait la laine sans atteindre autrement le but.
- C’est pour remédier à ces divers inconvé
- nients que M. Lecouflet a imaginé son nouveau dégraisseur de laine.
- L’appareil comprend deux parties distinctes : le laveur et le séchoir.
- Dans le laveur, la laine est entraînée par des organes spéciaux à travers un certain nombre de bains consécutifs de dissolvant, sulfure de carbone, essence ou benzine. Dan8 ces bains, la laine peut s’épanouir à l’aise à mesure qu’elle est débarrassée des corps gras, et elle peut, par conséquent, laisser s’échapper tous les corps étrangers insolubles, qui tombent dans le fond. Elle passe d’un bain sale dans un bain plus propre et ressort enfin du laveur, non seulement dégraissée, mais par-faitement lavée.
- Du laveur la laine passe directement et automatiquement dans le séchoir. Là, la lame est étalée sur une série de toiles sans fin et légèrement chauffée par des tuyaux de vapeur. Comme les dissolvants employés sont géné-râlement très volatils, ce travail de dessication s’opère rapidement et sous une température relativement basse. La laine est rendue entièremeut pure, sans aucune détérioration» et prête à être livrée en filature.
- Les vapeurs qui se produisent dans Ie séchoir sont entraînées par une pompe ou Pa un ventilateur dans un condenseur à surface» où elles se liquéfient pour resservir à nouveau-Le dissolvant, que nous supposons être de l’essence de pétrole, est introduit à l’état P" dans le dernier bain parcouru par la laine Aprrs un certain temps de service, l'essence passe dans le bain précédent et ainsi de suite dans une direction opposée à celle de la laine: Elle arrive enfin dans le premier bain, où elle rencontre la laine la plus sale, et elle en reP sort chargée au maximum de suint, de gr8ls ses et de toutes les impuretés de la laine, poU se rendre dans un appareil spécial de distillf tion. Elle quitte ce dernier appareil, parfaite ment propre et prête à être employée à nou veau.
- Tel est le procédé imaginé par M. Lecou
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 309
- APPAREIL A SÉCHER
- à étirer et à décatir, ou à faire passer à la vapeur et à enrouler des tricots en forme de manche
- Par M. Fritz Wever.
- Les machines à sécher actuellement en “sage pour des tricots en forme de manches Beraient reconnues comme peu pratiques, par 1a raison que le tricot s’y déplace horizontale ment. En insufflant de l’air chaud dans un tricot ainsi disposé, il paraîtrait que cet air s’écoule vers le haut, en séchant la partie supé-Heure du tricot, tandis que la partie de dessous leste humide, que, de plus, cette partie infé-Heure reçoit l’eau de condensation et qu’en tirant le tricot horizontalement, ce tricot forme des poches, ce qui cause un enroule-hent irrégulier.
- La nouvelle disposition supprimerait ces mconvénients ; le tricot y est suspendu verti-bernent et c’est verticalement qu’il s’y meut.
- Comme nous venons de le dire, le tricot se WuSpend dans l’appareil verticalement et il conserve cette position durant toute l'opéra-Won. Il remonte lentement dans l’appareil, pen-lant qu’on y insuffle de l’air chaud qu’un tuyau en tôle perforée et une plaque en tôle répar-sSent uniformément sur toute sa surface. Après quoi, un étireur étire le tricot qui est Wumis ensuite encore une fois à l’action d’air chaud ou de vapeur, immédiatement avant enroulement,
- rww —m
- NOUVEAU GENRE DE TISSUS
- Par M. Emile Roussel.
- Ce nouveau genre de tissus s’obtient par “pression avec rongeant.
- L’impression avec rongeant est connue de-PLis longtemps. On applique ce système sur “Ptain genre de tissus de laine et particuliè-eMent sur tissu envers castoré ou moutonné, ° sur cheviotte.
- Ainsi, par exemple, sur un tissu envers "storé ou moutonné, ou sur cheviotte, teint PTéalablement en noir naphtol, on imprime un ongeant et on teint ou on imprime un ron-8eant coloré.
- On obtient ainsi un envers avec dessin en nuances, tandis que l’endroit est noir, ce qui fait un tissu absolument nouveau.
- NOUVEAU PROCÉDÉ D'IMPRESSION AU ROULEAU Par la Société F. du Closel et Blanc.
- Le procédé qui fait l’objet de cette invention a pour but, d’abord de mettre le tissu à imprimer à l’abri de tout accident pouvant provenir de causes extérieures (ce qui a son importance lorsqu’il s’agit d’étoffes riches, telles que les étoffes de soie) et aussi d’obtenir des coloris plus frais et plus purs ; d’où la possibilité de produire au rouleau ces articles riches et à colorations vives, qui actuellement sont traités par le procédé à la planche, dit : impression à la mainc.
- Le nouveau procédé consiste essentiellement à placer le tissu à imprimer entre deux doubliers et à le faire passer, ainsi recouvert sur ses deux faces, sur les rouleaux de la machine a imprimer, quelle que soit du reste la construction de cette dernière.
- S’il est nécessaire, on emploie un ou plusieurs rouleaux de pression pour bien faire pénétrer la couleur jusqu’au tissu. Une fois l’impression terminée, les deux doubliers, aussi bien celui du dessus que celui du dessous, sont lavés comme d’habitude et peuvent resservir pour une autre operation.
- PROCÉDÉ POUR LA PRODUCTION SUR LA FIBRE DETEINTES SOUDES Par MM. Fred. Bayer et Cie.
- La Société Bayer et Cie ayant découvert que certains colorants azoïques tirant sur mordants métalliques, qui ont été fixés sur les tissus, etc., de la façon usuelle et qui contiennent encore un groupe amidon libre, pouvaient être transformés par l’actio de l acide nitreux, et sans que la laque métallique soit décomposée, en dérivés diazoïques susceptibles de se copuler avec des phénols et des anime en formant des matières colorantes des nuances les plus variées.
- D’où le procédé ayant trait à la présente invention et qui consiste dans la production
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- sur la fibre de couleurs de dis et trisazoïques brunes, violettes, bleues et vertes à noires, en traitant successivement par des solutions faiblement acidulées de nitrite de soude et des solutions alcalines ou acétiques de phénols, d’amines, d'amidophénols et de leurs éthers ou de leurs acides sulfoniques ou car-boxyliques, les tissus ou filés imprimés avec couleurs amidoazoïques teignant sur mordant et pouvant être rediazotées, ou les tissus ou filés préalablement traités avec des mordants métalliques et foulardés ou teints (éventuellement après avoir été rongés) avec ces colorants amidoazoïques.
- APPAREIL PERFECTIONNÉ POUR HUMIDIFIER L’AIR DANS LES ATELIERS et autres locaux Rion Par M. Arthur Scott.
- L’appareil ayant trait à la présente invention a pour but d’humidifier l’air dans les ateliers, usines et autres locaux, et, grâce à une disposition perfectionnée, opérerait d’une façon plus parfaite et plus économique que les appareils usités actuellement en vue d’un travail analogue.
- Cet appareil perfectionné est préférablement monté ou fixé sur le toit de l’usine ou de l'entrepôt. Il se compose d’un tuyau horizontal à section rectangulaire ou autre, qui amène l’air du dehors et qui est fermé du bout près de l’humidificateur ; à la partie supérieure, tout près du bout fermé, est pratiquée une ouverture destinée à l’entrée de l’air du bâtiment dans le même humidificateur. A cet endroit, une valve pivote sur axe et elle est disposée de façon que l’une de ses parties bouche l’entrée d’air de l’intérieur de l’atelier, tandis que l’autre découvre le conduit de l’arrivée d’air du dehors et vice versa, cette manœuvre se faisant par le simple jeu,d’un balancier portant une chaîne ou une corde à chacune de ses extrémités. Un tuyau vertical, de préférence à section cylindrique,établit la communication du tuyau horizontal susmentionné avec l’appareil humidificateur
- Ce dernier consiste en un diffuseur ou pulvérisateur d’une forme spéciale, garni d’un nombre de branches radiales en cône tronqué branches munies de veines-conduites et d’orifices correspondants pour bien diffuser,dans la salle ou l’usine, l’air ou l’atmosphère humide et la vapeur qui s’en dégage. La partie centrale du diffuseur est de forme cylindrique et s’accorde en grandeur avec le tuyau de communication qui lui amène l’air ; elle est fixée au moyen d’une console à la poutre du comble et elle porte dans son axe vertical un arbre qui a ses coussinets dans les parties inférieure et supérieure de ladite console ; cette partie centrale du diffuseur reçoit dans le haut soit un souffleur perfectionné, soit un propulseur à air de toute autre forme ; une poulie à gradins angulaires met l’arbre en mouvement par le dessous.
- Le souffleur se compose d’ailes de forme spéciale ; ces ailes sont établies avec une cambrure qui s’étend du centre jusqu’à la périphérie.
- Entre le souffleur et le diffuseur ou pulvérisateur, on monte ou dispose un certain nombre de becs ou jets de vapeur dont on peut régler le débit. Une plaque trouée peut être fixée entre le diffuseur et les jets de vapeur pour donner une plus grande diffusion à la vapeur ou pour mieux la mêler avec l'atmos phère ou l’air amené par le propulseur.
- Les jets de vapeur communiquent de l'hu-midité à l’air amené soit du dehors, soit de l’atelier ; cet air humidifié est ensuite diffuse dans le bâtiment par le diffuseur ou pulvérisé teur, et ainsi l’atmosphère y serait rendue humide d’une manière économique et par faite.
- NOUVEAU SAVON DIT « SAVON N APHTE " , préparé spécialement pour le nettoyage à Sec fond de tous articles, etc. •
- Par MM. Jean-Baptiste Médis et Alphonse Roze"
- L’objet de cette invention est un nouvel savon gras, préparé spécialement pour le net
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSDS
- 311
- toyage a sec, à fond, de tous articles et vêtements confectionnés ou non confectionnés, des étoffes de laine, draps, soieries, velours, satin, fourrures, etc. etc, sans altérer les nuan es les plus délicates et sans déformer ; il sert également pour le nettoyage à sec des articles blancs et broderies.
- La composition de ce nouveau savon naphte est la suivante, en prenant pour base I kilog 250 grammes de savon vert de Marseille rapé. 250 » de pétrole.
- 125 » d’ammoniaque volatil.
- 125 » de térébenthine.
- 250 » de naphte rectifié.
- 1000 gTammmes ou 1 kilogramme.
- Le tout est chauffé à la vapeur, et, comme pendant l’opération il s’évapore beaucoup de naphte, on en ajoute ensuite la quantité voulue pour rétablir le poids d’un kilogramme.
- NOIR NAPHTYLAMINE 4 B «
- La question du'noir est interminable, parce qu’elle est infinie dans la variété de ses types et pour réassortir du noir, c’est toute une affaire et l'on trouve autant de tons noir que l’on examine d’unités. L’on ne peut réellement Juger un noir que par comparaison. Partant de là, tout procédé qui donnera du premier coup de beau noir sera le bienvenu dans les ateliers de teinture. Celui qui sera le plus simple sera le mieux accueilli et c’est à ces différents titres que je propose aujourd’hui le noir naphtylamine 4 B.
- Par lui-même le noir est plein, corsé, bien teinté, mais d’un ton bleuté qui est recherché dans beaucoup de cas. Ce n’est donc pas un inconvénient que je signale, mais un état que je constate. D’ailleurs il est toujours facile de Modifier le ton bleu d’un noir quelconque que l’on peut foncer en lui crevant son œil bleu Par une addition de jaune. Le noir naphtyla-mine n’échappe pas à la règle générale. Je ne
- (1) Cet article intéresse tout particulière-ment le teinturier-dégraisseur ; aussi j’ap-pelle toute son attention sur son contenu.
- dis pas qu’il faille le rendre aveugle, mais pour ceux que les yeux bleus font loucher, on peut simplement l’éborgner, en agissant en vue de modifier le reflet bleu Je ne sache pas que l’on dise : ce noir, comme cette blonde fille, a les yeux bleus mais simplement : ce noir à un œil bleu, d’où..., etc.
- C’est à des recherches incessantes pour compléter la série des colorants pour laine et soie que la manufacture lyonnaise des matières colorantes doit de pouvoir présenter aujourd’hui une marque de noir bleuâtre qu’elle a appelé noir naphtylamine 4 B.
- Les avantages de ce produit sont considérables ; il est solide à l’air et à la lumière, ainsi qu'aux acides ; il permet d’obtenir des noirs à reflet bleu et sa nuance ne se modifie pas à la lumière artificielle.
- Nous pouvons constater tous les jours les modifications apportées aux noirs ordinaires et causées par la lumière du jour, et nous n’avons pas été sans remarquer des noirs qui ont descendu la gamme jusqu’au mauvais olive jaunâtre; il n’est pas même jusqu’à des vêtements de prix qui n’acquièrent au bout de peu de temps des tons gris dégradés du noir, mais toujours appauvris par les influences atmosphériques. Cela ne relève ni le teinturier ni le propriétaire du vêtement.
- Le noir n’est pas une nuance de mode, c’est une des nuances fondamentales qui appartiennent à tous les rangs, à toutes les époques et le même vêtement s’accommode des naissances, des mariages, des inhumations et de toutes les circonstances de la vie où le costume est de rigueur.
- Le noir naphtylamine 4 B est non seulement intéressant pour la laine, mais il donne aussi d’excellents résultats sur la soie et sur les tissus laine et soie. On obtient toujours un beau noir bleuté.
- A l’examen des échantillons que je produis, le teinturier-dégraisseur pourra constater que je ne me suis pas avancé en lui signalant l’importance de cet article, et, pour bien établir les avantages que doit offrir le noir naphty-
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- 912 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lamine 4 B sur les procédés actuels, je veux établir un parallèle.
- Procédé actuellement employé pour teindre les étoffes laine et soie :
- Il faut classer ces étoffes en trois classes : 1° les étoffes dans lesquelles la soie domine : certaines popelines, les bengalines, etc. ; 2° celles où la laine domine, doublures et étoffes légères, etc. ; 3 celles où la laine et la soie sont apparentes et forment l’endroit de l’étoffe.
- Pour teindre les étoffes de la première classe on teint comme soie pure et la laine qui est logée dans le corps du tissu est suffisamment couverte.
- Pour teindre les étoffes de la deuxième classe et si la soie est très couverte par la laine, on teint la laine sans s’occuper de la soie, ou on donne un léger avivage après teinture.
- Pour teindre les étoffes de la troisième catégorie, il faut absolument teindre, d’abord la laine en noir bas, puis teindre la soie sans avoir égard à la laine.
- Mais à ces catégories, il faut ajouter les cas très fréquents qui se présentent chez le teinturier-dégraisseur dé vêtements composés d’étoffes differentes et rapprochées pour les besoins de la confection. Je veux parler des passementeries, des garnitures, des doublures en soie sur des vêtements en laine.
- Je ne donnerai aucune indication au sujet du mode de teinture de la laine, les procédés abondent et sont trop connus pour que je m’y arrête.
- Voici comment se teint la soie chez le teinturier-dégraisseur :
- A. — On commence par passer les tissus pendant 10 ou 15 minutes sur un bain d’eau à 80 degrés centigrades et chargé à raison de un demi-gramme de potasse caustique par litre d’eau du bain. Pour les passages suivants et successifs et comme la température s'abaisse, on augmente le temps d’immersion et l'on peut même atteindre la limite d’une demi-heure. On peut facilement se rendre
- compte de l’état de l’opération au toucher de la soie qui a perdu sa rigidité et qui prend dans le bain une souplesse capable de la rendre incassable et, par conséquent, apte à sup-: porter la teinture sans tendeur.
- ; J’appuie sur cette considération, parce qu’elle offre au teinturier le moyen sûr de teindre facilement, sans avoir à redouter l’écueil que l’on cherche à tourner par les tendeurs.
- Je veux dire et affirmer, dès maintenant, que la soie potassée peut être teinte comme du chiffonnage ordinaire, sans craindre aucune cassure et que l’apprêt au cylindre ou au cadre ou même au fer lui rendra son brillant, son aspect lisse, et que la gélatine en petite quantité lui rendra la main et la fermeté voulus.
- Après le passage en potasse, on lave soigneusement et on met en rouille pendant plu-| sieurs heures ou même la nuit entière. On 7 lave avec beaucoup de soin pour faire dégorger tout le fer du bain de rouille non combiné et on entre teinture sur un bain chargé de campêche et de quercitron bien chaud et on laisse les étoffes dans le bain, jusqu’à ce que la chaleur soit descendue à tiède.
- On lave et on passe en eau de Javel.
- Cette opération est indispensable, parce que les bains de teinture pour soie doivent être concentrés et surchargent la nuance, mais une grande partie de cette surcharge n’est pas combinée au tissu, n'est que plaquée et ne teint pas. L’eau de Javel enlève cet excès et ne laisse que la quantité nécessaire de co-; lorant. La laine et la soie supportent très bien cette opération, qui est toujours menée à bien si on se guide sur la décoloration des fils de coton des coutures ou autres.
- Voilà une suite d’opérations indispensables que l’emploi du noir naphtylamine va suppri-mer et remplacer par une opération unique.
- Modes d’emploi
- Laine en flottes
- Teindre au bouillon avec addition de :
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- 3 à 4 % d'acide sulfurique et 6 % de sulfate de soude. On ajoute d’abord au bain de teinture l’acide, on entre la marchandise et on monte lentement au bouillon. Au bout d'une demi-heure, on ajoute la solution du colorant et on teint au bouillon.
- Laine en pièces
- Faire bouillir le tissu pendant 1[2 heure à 1 heure avec :
- 15 % de sulfate de soude et 2 à 3 % d’acide sulfurique; ajouter ensuite le colorant et faire bouillir pendant une demi-heure à une heure. Si le bain ne s’épuise pas, rajouter :
- 2 % d’acide sulfurique. 1
- Pour des teintes très difficiles à trancher, faire bouillir pendant une demi-heure à une heure avec :
- 5 à 10 % d'acide acétique avant d'ajouter le colorant.
- Soie
- Teindre au bouillon avec addition de : 5 % d’acide acétique ou 5 % de bisulfate de soude.
- Tissus laine et soie
- Teindre au bouillon avec addition de :
- 5 % d’acide sulfurique.
- No1. — Tissu de laine teint avec le noir naphtylamine 4 B.
- L’échantillon numéro 1 donne le résultat du loir naphtylamine 4 B pur sur laine. Ce pro-duit, plus concentré que ceux employés jusqu'à Présent, donne un noir très soutenu et d’un reflet bleu très agréable. franchement pur. Cette teinture a été faite au bouillon, avec ad-dition de 10 % de bisulfate de soude.
- Jai déjà indiqué comment on peut substi-tuer le sulfate de soude et l’acide sulfurique a bisulfate de soude et réciproquement.
- N° 2. — Même tissu de laine que le numéro 1, teint avec le noir naphtylamine 4 B et du jaune indien G
- L’échantillon numéro 2 donne le résultat du noir naphtylamine 4 B, mais avec une addition de 0,2 % de jaune indien G, dans le but de convrir l’œil bleu du type numéro 1 et de produire un noir noir, sans reflet. Malgré l’infime quantité de jaune employé, la différence entre les deux tons est très saisissable et suffit à la production de deux types bien caractérisés. Il va sans dire que l’opération de la teinture est la même que dans le cas précédent : teinture au bouillon avec 10% de bisulfate de soude.
- Le résultat que j’expose est très complet et doit occuper tout particulièrement l’attention du teinturier-dégraisseur. Cependant, dans cet échantillon, la soie est un peu plus claire que la laine, mais cet écart n’est attribuable qu’à certaines petites difficultés qui se présentent toujours dans les travaux de laboratoires et qui disparaissent dans les applications industrielles.
- B. — Le noir naphtylamine 4 B a d’autant plus d’intérêt pour le teinturier dégraisseur que, pouvant être teint sur laine, sur bain fai-blement acide, il couvre suffisamment les piqûres.
- La seconde ligne de mon parallèle est pour la teinture des tissus laine et soie.
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- FLE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Teindre au bouillon, pendant 1 heure avec :
- 8 % de noir naphtylamine 4 B, 10 % d’acide acétique.
- Je laisse au teinturier-dégraisseur le soin de choisir entre les deux branches de mon parallèle A et B.
- Cette question étant d’un très haut intérêt pour le teinturier, je m’occcupe de l’élaborer à fond pour le prochain numéro.
- Ch Drevet.
- TEINTURE MÉCANIQUE CONTINUE
- Des matières textiles
- Par M. Vandermeirssche.
- Ce système repose sur le principe absolument nouveau de la teinture par rotation intermittente, dans une cuve de teinture, de pots renfermant la matière à teintre, combinée avec une injection, de l’extérieur, de matière colorante, pendant l’arrêt de ces pots.
- L’opération par ce système s’effectue d’une manière continue et ce dernier s’applique à la teinture mécanique de la laine peignée ou toutes autres matières textiles en bobines ou en tout état de préparation.
- Il s’applique également aux opérations pré- ' cédant ou suivant celle de la teinture proprement dite, telles que dégraissage, lavage, mordançage, crinçage, carbonisation de la laine et autres.
- Comme application du principe énoncé ci-dessus, nous donnons la description d’une machine de l’invention deM. Vanderweissche ) pour teindre mécaniquement et d'une façon | continue.
- Fig. 1, coupe en long, verticale et médiane [ de la machine.
- Fig. 2, plan.
- Dans une cuve A, remplie par le bain de teinture, tournent un certain nombre de pots | B, placés en série sur un ou plusieurs axes et ! formant partie intégrante de ces axes. Ces j pots renferment la matière textile à teindre, et i leurs fonds, inférieur et supérieur, sont treil- 1
- lagés pour permettre une circulation de liquide, la plus aisée possible.
- Ces pots sont encerclés au milieu de leur hauteur, et de tourillons communs, prolongeant les diamètres desdits pois, constituent avec ceux-ci un axe rectiligne de rotation.
- La machine que représente le dessin ne comporte que trois séries de trois pots sur chacun des axes C, G’, C*. L’arbre du milieu C est l’arbre moteur des deux autres, qu’il commande] au moyen d’engrenages D, D’, D, placés hors de la cuve, et lui-même est actionné d’une façon intermittente par l’arbre moteur M.
- Le nombre de pots sur chaque axe, ainsi que le nombre de ces derniers, n’ont de limite que celle que présente la nécessité de construction de la machine, et il va de soi que celle-ci sera double et que, pendant qu’un côté est en marche, l’autre sera débarrassé et remis en charge. Cette disposition permet le fonctionnement sans arrêt de l’appareil, et, par suite, une production incessante.
- Les pots B tournent dans le liquide tinctorial, maintenu constamment à niveau convenable, mais leur mouvement est intermittent-L’arrêt étant calculé pour se produire lorsque les pots sont verticaux, il s’effectue, pendant sa durée, une injection plus ou moins violente, parle haut, de matière colorante puisée dans le bac A par une pompe P, qui la refoule à travers les bobines de laine peignée B’, de haut en bas, par une série de tuyaux T et de trompes T, qui sont venues s’adapter sur le treillage supérieur de chacun des pots. Cette pression est plus que suffisante pour vaincre la-force ascensionnelle du liquide de la cuve qut avait imprégné les bobines jusqu’à ce moment et qui cède la place au liquide d’injection-Il y a donc là deux éléments produisant tous deux la teinture, et de l’antagonisme et la stlC cession d’effet desquels il résulte une régula-rité de ton et une uniformité dans les nuances, qui n’avaient pas encore été atteintes jusqu 11
- Aussitôt la durée de l’injection terminée, 1 tuyautage T remonte, ainsi que les trompe*3 T
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS - ' ' ..- -................. - —
- qui y sont fixées; la] prise de liquide parla pompe P cesse, et les pots reprennent leur mouvement de rotation régulier jusqu'au prochain arrêt. Tous ces mouvements sont réglés par des cames, excentriques ou dispositions mécaniques quelconques appropriées, connues.
- Dès que l’injection de matière colorante cesse de produire par le haut, le liquide de la
- à leur arrêt. Du nombre de ces secteurs vides ou dentés et de la largeur respective de leur arc dépendent le nombre et la durée des alternances de marche et d’arrêt des pots.
- Sur l’arbre M de la roue R’, dont le diamètre est variable avec le nombre des alternances demandées, se trouve fixé un cône de transmission ou une paire de poulies, motrice, fixe
- g = i 1
- cuve A se précipite de nouveau de bas en haut dans les pots et imprègne les bobines, en cherchant l’équilibre de son niveau.
- Le mouvement de rotation intermittent se produit dans ma machine de la manière suivante : Sur l’axe C, et extérieurement à la cuve, est fixée une roue dentée R, laquelle engrène avec une autre roue R’, calée sur l’arbre moteur M de la machine. La couronne de la première est dentée complètement, tandis que la seconde ne présente que deux secteurs dentés r, alternant avec des secteurs vides v. Les secteurs dentés correspondent au mouvement de rotation des pots, et ceux vides
- et folle. On peut aussi interposer une disposition d’engrenages avec pignon de change, pour modifier à volonté la vitesse de la roue R’.
- Afin de bien répartir la puissance d’injection de la pompe P sur chacun des pots, je dispose le tuyau T principal en forme de fer à cheval, dont les deux branches courent parallèlement et au-dessus des axes C’, C1, pour s’arrêter à des joints pleins J, J’. De ces deux branches partent transversalement, des branches plus petites qui relient les premières au-dessus des pots de l’axe C.
- Exactement au-dessus de chacun des pots B, ceux-ci étant verticaux, se trouve une
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- to ou
- LE MONITEUR DE LA TEINTURS
- trompe ou cloche T’, partant du tuyautage T, dont la forme d’entonnoir renversé est indiquée sur le dessin. Le diamètre de base de ces cloches correspond au diamètre intérieur des pots, pour pouvoir y pénétrer quelque peu au moment de l’injection. Dans ce but, les pots présentent des deux côtés un petit rebord au-dessus du treillage, pour recevoir ces organes.
- Du milieu de l’arc du fer à cheval du tuyau T, part un tuyau T’, qui traverse par son extrémité inférieure une boîte à étoupe T‘, correspondant à la pompe P et lui permettant de se déplacer verticalement, dans un sens et dans l’autre, avec facilité. Les joints pleins J des deux branches latérales correspondent à un arc métallique E, destiné à équilibrer le tuyautage. Ce dernier doit pouvoir descendre sur les pots pour l’injection et remonter aussitôt après. Il est guidé dans ce double mouvement par des tringles verticales F, pas-sant dans les oreilles/, solidaires du tuyau T et des bagues ménagées dans l’arc E. La position du presse-étoupe T* participe également à ce guidage. Ces cames G, G’, placées des deux côtés de la machine sur l’arbre principal M, et dont les curbures sont indiquées sur le dessin, commandent la levée et l’abaissement du tuyautage et des trompes sur les pots. Le poids du tuyautage est suffisant pour assurer le contact de ses galets de roulement sur les courbes des cames, et des ressorts de détente g aident à la montée, pour soulager la machine.
- La position de ces cames est réglée par rapport aux secteurs de la roue R’*
- Au moment de la descente des cloches, la pompe P doit commencer à aspirer le liquide de la cuve A, et pour cela la soupape S de la vanne V est ouverte et maintenue ouverte pendant la durée de cette injection par l’effet d’une troisième came H, fixée sur l’axe M et gressant sur une tige h se terminant par la-soupape elle-même. L’injection achevée, la courbure de la came H et le ressort de détente h', pourvoient à la fermeture de la soupape S.
- VARIÉTÉS
- Sulfites et bisulfites
- Chers lecteurs, dans mes dernières variétés, j'ai dit que l’on a eu grand tort d’abandonner les sulfites et bisulfites comme désinfectants, vu qu’ils peuvent rendre de réels services, non seulement en temps d’épidémie, mais encore couramment, car il y a toujours des maladies infectieuses.
- Un abonné du journal, M. le directeur de la Société Jalabert et Cie de Lyon (fabrique de produits chimiques, dite la Vitriolerie, une des plusanciennes de France, fondée en 18021), a bien voulu me donner son appréciation sur ce sujet, après avoir pris connaissance de l’article.
- « On aurait abandonné, m'a-t-il,' dit en par-« tie, l’emploi des sulfites et bisulfites, par « suite de mauvaise fabrication de ces pro-« duits, et des prix exagérés, voire même ri-« dicules, pratiqués dans leur vente.
- « Et c’est ce qui nous a décidés à nous occu-a per de leur fabrication, pour obtenir des « produits rigoureusement titrés, en sulfites « et bisulfites de chaux ou de soude, et à des « prix industriels.
- « Tel degré, telle qualité, tel prix, etc. En « quelques années, les prix on baissé d’envi-« ron 70 %. »
- Ces produits sont faits avec du soude très pur, de même que les acides sulfuriques fabri -qués par cette société, qui est d’ailleurs une des rares fabriquant exclusivement au soufre en Europe.
- Faits avec du soufre et non avec des pyrites arsénicales, cela a une grande importance et permet de les employer, même dans des cas se rapportant à l’alimentation ou à l’hygiène. Exemple : dans la fabrication de la bière, pour la conservation des colles fines, etc. "I
- Ne perdons pas notre temps à démontrer l’efficacité de l’acide sulfureux et de ses dérivés comme antiseptiques, cela se perd dans la nuit des temps; vignerons et tonneliers, se servent tous les jours de cette efficacité ien
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- ETDE L’IMPRESSION DES TISSUS
- brûlant des mèches soufrées, pour enlever le goût de moisi à la futaille et prévenir de nouvelles fermentations.
- J’ouvre une parenthèse, c’est sur une manière d’agir de l’acide sulfureux libre, dissous, gazeux, ou sur la deuxième partie contenue dans les bisulfites, qui n’a été relevée par aucun auteur. Je parle au point de vue antiseptique.
- Un équivalent d’acide sulfureux libre, ou la [ moitié de celui contenu dans les bisulfites, agissant sur l’acide sulfhydrique, donne pour deux équivalents de ces derniers (ancienne notation) trois équivalents de soufre et deux ' d’eau.
- 2HS+SO=3S+2HO.
- Or dans les grandes villes, l’acide sul-fhydrique existe normalement, les égouts et i les fosses d’aisance sont là; et si les quanti-tités sont faibles dans l’air, elles n'en existent pas moins ; et ce corps est un toxique à n'im-[porte quelles doses, il peut agir lentement, à
- 1 la façon de l'oxyde de carbone, mais sûre-ment. L’acide sulfureux est son antidote indi-I qué. Depuis la théorie du « tout à l’égout », que je n’ai pas à discuter ici, le bisulfite de chaux, sel à très bas prix, est appelé à rendre de très [ grands services, pour désinfecter les canalisa* tions souterraines des grandes villes. Je le considère comme supérieur au chlorure de chaux, et de plus son odeur à l’état dilué est nulle et non pénible comme celle du chlore.
- L’acide sulfureux gazeux peut très bien désinfecter les pièces où ont séjourné des malades; à mon avis, c’est le moyen le plus rationnel, mais encore faut-il attendre que les sujets aient passé de vie à trépas, pour transformer les logis en soufroirs pendant 10 à 12 heures.
- Or les bisulfites ont une odeur très faible une fois étendu, et ils ont la même action anti-septique. De plus, ils ne craignent pas de brûler le linge comme le chlore et le chlorure., B Je ne suis pas exclusif ; mais, comme je l ai dit précédemment, les prix étant industriels, les sulfites et bisulfites, employés concurrem
- ment avec l’acide phénique, thymique, etc., se compléteront mutuellement. Il est bien entendu qu’ils ne vont pas avec le chlore et les chlorure décolorants, avec lesquels ils se détruisent inutilement. .
- Toute expédition ou transport de linge ou chiffons suspects devront être faites à l’avenir après arrosage avec des dérivés sulfureux.
- De même, dans toute chambre de malade, que la maladie soit infectieuse ou non, ces produits s’imposent dans l’avenir, concurremment toujours à l’acide phénique, etc. Si la maladie est infectieuse cela se conçoit; si elle ne l’est pas, cela se comprend également, car le passage est des plus faciles de l’une à l’autre.
- Vu le bas prix, il sera facile d’arroser de solutions diluées les parquets, les objets de literie, etc , et de tenir des vases contenant des produits concentrés çà et là dans les salles d’hôpitaux ; de même je crois que le bisulfite de chaux ajouté aux déjections est supérieur à la liqueur bleue (sulfate de cuivre).
- En dehors de ces emplois. Vous connaissez tous, lecteurs, ceux concernant l'industrie ; ils sont nombreux, mais encore là il faut de la régularité et avoir soin de tenir les produits livrés bien bouchés, pour éviter les déperditions d’acide sulfureux ou l’oxydation à la longue et à l’air. Je vous ai d'ailleurs entretenus dans les temps des applications industrielles comme antichlore, pour le rongeage des couleurs artificielles avec le zinc en poudre, etc.
- MARIUS MOYRET. (Reproduction interdite.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- GOsSEIN frères, teinturiers, apprêteurs, et personnellement GOSSEIN .Georges), et Gos-SEIN (Charles), décédé. — Acte du 30 août. — L. : MM. Fasquel et Fouquart.
- Lyon. — Picot (Fortuné) frères, teinturiers, 3, ch. Baraban, Société composée de Picot Ibudovic-Fortuné-Joseph), et Picot (Benoit-François-Joseph, dit Francisque). — Jug. du sept. — Liquid. : M. Verney.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CONVERSIONS DE LIQUIDATIONS EN FAILLITES
- Rouen. — Gaulain (Ansbert-Désiré), teinturier, à Saint-Léger-du-Bourg-Denis.— Jug. du 16 sept. — S. : M. Hervé.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Paris. — Peyron, teinturier, rue Bichat, 50. — S. : M. Beaujeu, rue Chanoinesse, 14. — Jug. du 27 sept.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Tourcoing. — Formation de la Société en nom collectif A. Charlet et Cie, teinturerie, 58, rue de Calais. — Durée : 10 ans. —Cap. : 26.000 fr. — Jug. du 22 août.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution de la Société Bredoux et ExPER-ton, teinturiers, 3, rue St-Claude, à St-Cha-mond. —L. : M. Bredoux. — Acte du 30 août.
- Dissolution de la Société Rougier et Royer, expl. d’une grande blanchisserie modèle de lainages, 130, Charonne. — L. : M. Royer qui continue seul. — Acte du 1er sept.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Lépine a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 7, rue des Canettes.
- Mme veuve Peignet a vendu à.M. Guerbet un fonds de teinturerie, 7, route de Flandre, à Aubervilliers.
- M. Daragon a vendu à M. X. un fonds de tinturie, 5, rue d’Enghien.
- M. Op de Beeck a vendu à M. Grévin un fonds.de teinturie, 18, rue Durantin.
- Mme veuve Garnier a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 13, rue Rochechouart.
- Mme Gratsin a vendu à M. X. un fonds de teinturie, 7, bout. Saint-Germain.
- Mme veuve Bohain a vendu à Mme veuve Blanpied un fonds de teinturerie, 7, rue de l’Odéon.
- Mme veuve Simon a vendu à M, X. un fonds de teinturerie, 7, rue Viollet-Leduc.
- Mme veuve Duprier a vendu à M. X. un fonde de teinturerie, 1, rue Garibaldi.
- Mme veuve Campredon a vendu à M. X.,un fonds de teinturerie, 33, rue Poissonnière.
- Mlle Barret a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 33, rue Poissonnière.
- Mme Renard a vendu à M. X. un fonds de papeterie, 7, rue des Pyramides.
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- BULLETIN FINANCIER
- Notre 3 010 est aux environs de 99.80. .
- Le 4 1]2 0[0 vaut 106.
- On est surpris de retrouver l'Italien à 93.15. La situation financière de l’Italie est des plus difficiles et l’on ne voit guère comment e pays pourra en sortir.
- Le Portugais est sans affaires à 24.30.
- La Banque de France est toujours faible à 4090.
- Le Foncier se tient à 1130. Les diverses obligations foncières et communales ont une attitude très ferme.
- Le Comptoir National d’Escompte est ferme à 515.
- Le groupe des actions de nos grandes Compagnies de chemin de fer ne présente pas plus d’animation que de coutume.
- Le Suez cote 2715. Les recettes laissent toujours à désirer. Le Panama est à 21. Le Gaz vaut 1435.
- Le Chemin de fer des carrières va, d’ici la fin du mois, relier complètement les travaux de Kalama au Boisé romain en passant par la carrière Saint-Augustin Djébel Hallouf. Le chemin de fer est également attaqué à la Mahouna et à Sutulle ; les deux tronçons se dirigent l’un vers l’autre et passent près d’un autre gisement de Saint-Augustin nouvellement mis à jour. Cette carrière va être mise rapidement en exploitation, de sorte que la Société se trouvera à la tête de trois gisements de Saint-Augustin. A la fin de l’année, il est probable que la voie du Djébel Hallouf atteindra Guelma et le réseau serait entièrement fini pour la campagne prochaine.
- BIBLIOGRAPHIE
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- Vient de paraître :
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
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- Méthodes de travail pour les laboratoires de chimie organique
- Par le D‘ LASSAR Cohn Professeur dechimieà l’Université deKœnigsberg Traduit de l’allemand par E. ACKERMANN
- Ingénieur civil des mines (I)
- Tandis qu’il est facile de trouver, même dans de petits manuels, les indications et les préceptes nécessaires pour les travaux pratiques de chimie minérale, d'autant plus que ces opérations sont pour la plupart assez simples, on voit au contraire que, dans la plupart des traités de chimie Organique, le côté pratique a été traité très sommairement; c’est même au point que le députant arrive à croire que l’exécution pratique des transformations indiquées dans les équations les plus compliquées ne présente, dans la plupart des cas, aucune difficulté, et que le rendement pratique correspond au rendement théorique.
- En théorie, il peut à peine y avoir quelque Chose de plus simple que la préparation des éthers (un acide et un alcool produisant un éther avec élimination d’eau) ; toutefois, celui qui a eu d en préparer, celui qui opère des transforma-pions dans le laboratoire, trouve très rapidement qu’il n’est possible d’avoir un bon rendement qu’en se maintenant dans des conditions bien précises.
- I On trouvera exposés dans cet ouvrage les pro-“édés généraux pour les réactions, telles que la “ublimation, la nitration, la réduction, la sulfo-lication des corps de nature quelconque, sans 1 tenir compte des substances employées.
- I L’auteur montre ensuite par des exemples liment l’on arrive à surmonter les difficultés “es cas spéciaux.
- "aité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs. wLe prix relativement élevé de l’ouvrage de > de Vinant fera au premier abord reculer levant son acquisition, car le volume ne paie 5s de mine, étant publié sans ce luxe extérieur puel nous ont habitués certains éditeurs, "ais il faut bien se dire que les livres de ce BeTre ne sont pas recherchés pour leur appa-“hce, mais pour leur contenu. L’homme du I etier y cherche des renseignements qu’il peut Wiser dans son industrie, des procédés nou-vaux dont l’application lui permettra de se IJ1) 1 Vol. in-12 relié avec figures dans le texte, "VOyé franco contre mandat-poste de 8 fr. 20.
- maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d’analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
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- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.1
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36' Année, N° 20. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Octobre 1892
- SOM M AIRE
- DES COULEURS SOLIDES.
- APPAREIL A TEINDRE LE COTON
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NOIR SUR LAINE, SOIE ET COTON.
- TEINTURE ET IMPRESSION AU MOYEN DES SELS D’OR. VAIRIÉTÉS.
- (299.
- ASER 1 4 To) / C> ton / 7 co w " s un. 2 1
- P Tye /
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS SOLIDES
- (Suite et fin)
- Me voici arrivé à la fin de cette étude rapide 8ur les couleurs solides.
- Il me reste à parler des oranges, des jaunes et des verts.
- Les oranges artificiels sont très nombreux, mais, hélas, ils sont tous, sans distinction, l’une solidité relative. La science a enrichi la teinture et l'impression d’une série de couleurs Orangées allant du jaune au rouge, mais ne Pouvant nullement braver l’action des siècles. On a fait des oranges solides par l’acide fer-lique, mais à la longue ils brûlent le tissu.
- On peut obtenir des oranges solides par des Combinaisons de vieilles couleurs jaunes avec la garance, la cochenille et le safranum, mais c'est toujours la même question, celle du prix de revient. Le rocou peut entrer dans ces Combinaisons. Je ferai observer que des cou-eurs non solides peuvent le devenir sensible-^nt, combinées avec des solides. Ainsi le Curcuma, très fugace, donne dans les garan-| cés rouges des effets orangés sur soie rela-] Moment solides.
- I sur cotonnades, par l’addition du querci-| "on, on obtient dans les garancés des oran-8éspeu éclatants, c’est vrai, mais extrême-1 "ent solides.
- Tous les jaunes artificiels sont comme les | ranges, et les plus solides le sont d’une ma
- nière relative. Dans les grands articles de dorure, la gaude fixée sur alun n’a pu être encore remplacée.
- Elle donne des jaunes éclatants et solides. D’autres matières, telles que le bois jaune et le fustet, donnent bien des jaunes très solides, mais moins fleuris.
- A la fin du siècle dernier, Bancroft, a fait connaître en Europe, le quercitron, qui donne de très beaux jaunes, par l’action des mordants, et très solides. Dans la teinture, on emploie cette matière colorante sous diverses formes ; tantôt en faisant, dans les teintures, une décoction du bois effiloché, tel qu’il vient de Baltimore ou autres lieux de l’Amérique du Nord. (On a essayé sans succès d’acclimater le chêne quercitron au bois de Boulogne, à Paris, au commencement de ce siècle ; d’abord les chênes viennent très lentement, ensuite les arbres à matières colorantes des pays étrangers d’au-delà des mers n’ont plus ou à peu près de colorant, cultivés chez nous )
- On emploie également des extraits de quercitron à divers degrés et parmi ces extraits figurent des produits extrêmement intéressants ; j’ai nommé, en dernier lieu,non pas de simples extraits à l’eau, mais des produits modifiés par l’action de l’acide sulfurique.
- Il y a un produit pâteux connu sous le nom de chryséine, c’est un produit essentiellement lyonnais, fabriqué par la maison Roussy ; il y a ensuite un produit extrêmement beau et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- riche, dit flavine en français ou flavin en anglais. La flavine est extrêmement légère, une immense caisse, grande comme un petit . piano, pèsera net environ 20 kilos ! La flavine est difficile à mouiller, difficile à dissoudre et encore plus difficile à employer. La chryséine offre les mêmes avantages de coloris, avec plus de commodités.
- En Angleterre, on emploie surtout le flavin pour les cotonnades ; en France, du côté de Toulouse, le bois effiloché et les extraits simples ou modifiés sous forme de chryséine, le flavin ou flavine ne s'est pas acclimaté chez nous.
- Dans les Indes, il y a un jaune, très solide, le porée. Je n’en ai jamais vu.
- Les verts qui vont terminer cette courte étude, au point de vue de la solidité, dans les couleurs artificielles, le sont toujours relativement.
- Les Chinois ont le vert de Chine, ou lo-rao, très solide, mais très difficile à employer ; on l’emploie pour le coton principalement; il n’est pas très beau de jour, mais la nuit, à la lumière artificielle, il est splendide. On l'a employé à Lyon et sur soie, mais son succès a été de courte durée. Son - prix était trop élevé (500 fr, le kilo), de plus le rendement faible, et je crois qu’on n’a jamais bien su l’employer. Peut-être y reviendra-t-on.
- On obtient des verts très solides sur toutes les fibres, par des combinaisons d’indigo de cuve et de jaunes à la gaude ou au querci-tron. Ils ne sont pas très éclatants, mais la solidité remplace la beauté. Ainsi l’article pour langes d’enfants, dans les fonds vert 1 sombre, est obtenu par la cuve pour laine, sur fond de jaune quercitron. Cette teinture se fait en très grand dans le midi de la France.
- Me voici arrivé à la fin de ce début d’étude des couleurs solides, je ne vous dit pas, chers lecteurs, adieu, mais bien au revoir pour ce | sujet. Dans le prochain numéro, je reprendrai | les couleurs artificielles. 1
- Marius MOYRET
- APPAREIL A TEINDRE LE COTON
- La laine et les autres matières textiles par circulation du liquide tinctorial.
- Par M. Jourdain.
- La présente invention a pour objet un appareil à teindre le coton, la laine et les autres matières textiles dans lequel une pompe, un pulsomètre ou un injecteur refoule du liquide tinctorial par un tube central dans l'intérieur de la masse de matières textiles à teindre, maintenue par un piston compresseur dans un récipient perforé placé dans une cuve de teinture.
- Cet appareil est représenté en élévation coupe fig. 1, et en plan fig. 2.
- La cuve de teinture A renferme un cylindre C en tôle perforée (cuivre ou fer suivant les besoins).
- Au centre de ce cylindre se trouve le tube B amenant le bain de teinture qui est aspiré en a par une pompe centrifuge D et refoulé en b. Au lieu et place de la pompe centrifuge P on pourrait employer tout autre moyen quel conque d’aspiration ou de refoulement, injec teur, pulsomètre, etc.
- Un piston E, de préférence en bois, vient fermer la partie supérieure du cylindre 611 s’appuyant sur la matière textile X entasse6 dans le cylindre C autour du tube B.
- Ce piston n’a pas besoin de joindre herme tiquement, la matière textile formant une ab turation suffisante. Celle-ci peut du reste être obtenue plus complète en pratiquant dans 1e piston E une ou plusieurs rainures ann" laires c. .
- Le tube central perforé B s’arrête à quelque centimètres au-dessus du plan horizontal peu près constant, auquel descend le pistor pour obtenir une pression suffisante. Cette pression est obtenue soit par des poids1111 sur le piston E, soit par une vis F qui est m. nie d’un volant d, appuie au centre du PiStB E et se déplace à travers un écrou fixe G p° par une arcade H terminée par deux patte® venant se placer sous deux ergots h 61
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- ET DE L’IMPRESSION DBS TiSSOS
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- ver avec la plus grande facilité avec son H; le piston, qui n’est pas à frottement, ve alors avec rapidité.
- Peut donc, à tout instant, se rendre
- Are-bouter. Les ergots h sont boulonnés à la cuve A.
- Dès que la vis F est desserrée, on peut
- Fg .7
- compte du degré de teinture auquel on est arrivé dans l’appareil, ce qui permet de faire de l’échantillonnage et d’arrêter les opérations au point nécessaire. Sur le fond de la cuve de teinture A est disposée une bande de vidange, m manœuvrée par une ficelle n, et un barbo-teur à vapeur O permet de chauffer le liquide tinctorial de la cuve.
- Un robinet à deux voies s placé sur le tube d’aspiration de la pompe D permet de refouler, à travers la matière textile X soit du liquide tinctorial, soit de l’eau de rinçage provenant d’un récipient quelconque.
- Un robinet t permet de renvoyer dans un, bac le liquide tinctorial qui a déjà servi.
- La construction de cet appareil est simple et peu coûteuse, puisque aucune des parties n’a besoin d’être alésée, ni de joindre hermétiquement.
- Dans l’examen de la marche de la teinture dans cet appareil, on remarque :
- 1° Que la pression sur le piston E, qui est nécessaire à la bonne marche de l’appareil, est très faible et que la vis de pression F peut être remplacée par des poids placés sur le piston E et ayant la forme de disques;
- 2° Que la quantité dont le piston doit s’enfoncer dans le récipient C en tôle perforée pour obtenir une pression et un tassement suffisants est constante : à peine varie-t-elle de 1 à 2 centimètres.
- Une modification a été apportée à cet appareil à teindre en vue de permettre une plus grande production. Cette modification consiste à rendre la corbeille centrale indépendante du bac pour pouvoir en être enlevée à l’aide d’un palan. Mais la difficulté était de faire un joint étanche avec le tuyau de refoulement T. J’ai alors imaginé le moyen que je vais expliquer.
- * On voit sur le dessin (fig. 3), que la corbeille en cuivre est construite avec un fond plein A portant, assemblée au moyen d’nne cornière a, une paroi perforée B ; dans l’axe se trouve un tuyau vertical également perforé C. Des barrettes en bronze D sont rivées en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dessous du fond plein de la corbeille. Quatre crochets c fixés à la partie supérieure de la corbeille servent à l’enlever du bac au moyen de chaînes ; le bord supérieur de la corbeille est consolidé par un demi-jonc en métal rivé.
- Au centre du fond plein A et dans le prolongement du tube perforé C je dispose une tubulure conique E en bronze, fixée par ri-vure , qui s’engage dans un ajutage conique F terminant le tuyau T.
- On obtient une étanchéité suffisante par le serrage du plateau supérieur décrit dans le brevet. On peut encore, d’après le principe déjà appliqué pour le plateau supérieur, pratiquer, comme le montre le dessin, des rainures circulaires r grâce auxquelles des bourrelets liquides viennent former joint hydraulique ; on pourrait recourir à tout autre moyen pour avoir un joint hermétique.
- On peut assurer la stabilité de la corbeille dans le bac par un caoutchouc circulaire a; qui permet le serrage tout en maintenant la cor -beille sur le fond.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉS PERFECTIONNÉS DE TRAITEMENT DE TISSUS en vue de leur teinture, de leur apprêt et de leur imperméabilisation instantané9., par M. Joseph-Emile-Louis Roche.
- L’invention se rapporte à de nouveaux moyens de teindre, d’apprêter et d’imperméabiliser, en une opération unique, les tissus de tous genres.
- La rapidité du travail et la composition du bain qui permettent de l’effectuer rendent les procédés plus économiques, tout en donnant aux tissus traités des qualités qui ne pour-
- PRC
- raient être obtenues dans ces conditions par les procédés actuellement en usage.
- Pour réaliser l’invention, on emploie une cuve de dimensions appropriées au travail à effectuer, mais ayant de préférence peu de profondeur, pour diminuer le volume du bain que cette cuve doit contenir ; le tissu à traiter passe dans la cuve sur un système de rou-1 leaux sur lesquels il est entraîné par une paire de cylindres qui forment en mêmetemp8 compresseurs ; cette paire de cylindres peut être placée en dehors de la cuve, mais de façon à y ramener le liquide du bain entraîné Par| le tissu.
- Comme exemple, prenons pour le traitemenl ue toile à bâche. Le bain placé dans la cuve, disposée comme il est dit ci-dessus, est con posé d’environ 150 litres d’eau que l’on fail bouillir; dans cette eau on fait dissoudre 18 couleur qui, dans l’espèce, est du vert brillant
- 7 Loû; base préa des l'au sulta | chiii 8ouv lale, ceux L'arr 8ence
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- C’e 'cluse le pr
- dans la proportion de 300 grammes environ 1 Prése
- L’apprêt de ce bain est fourui par l’addijonjointi de 2 kilogrammes de gélatine et le produt.sns imperméabilisant par 3 kilog. d’alun dissv?l,,p2"
- Le passage continu de la toile à travers < bain ainsi constitué lui donnerait donc la C0 i leur, l’apprêt et l’imperméabilisation vou" et tout cela simultanément. Les cylindre d’entraînement peuvent être combinés 8. des rouleaux chauffés à la vapeur ou all ment pour produire le séchage du tissu-
- Pour certaines étoffes plus fines, ayant J
- 14 blar de cai
- Le ‘emapl. ‘adjor dune ; dition lous i Cette (
- pouvoir d’absorption moindre, l’inventeur i réserve l’adjonction au bain ci-dessus d"]
- p&1 OU de i proportion convenable d’alcool (30 litres exemple). Dans ce cas, le second bain P°" 1 "e ‘ rait être évité. | tenu t i • , ««p dn Cent lit
- Lorsque le tissu est sec, on le pas. J trois m un second bain à l’état bouillant contenan J dissolution 1 kilog. de savon exclusivene. J. 6 b base de soude et 1 kilog. de graisse 8111111 I Tve à quelconque.
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- ETDE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ DE BLANCHIMENT DU COTON
- Par MM. Delécluse et Cie, manufacturiers.
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- Tous les procédés imaginés jusqu’à ce jour pour le blanchiment du coton auraient été basés sur la nécessité d’un débouillissage préalable dans un bain de soude, de potasse ou de savon ; mais, malgré cette préparation, on "aurait jusqu’ici pas réussi à obtenir des résultats satisfaisants avec le système de blan-chiment par la pression ou par le vide. Trop souvent le coton perdrait de sa force origi-"ale, le blanc obtenu serait d’un aspect ter-Peux et jaunâtre. De plus, il serait impossible ^arriver à un déchlorage à fond, et la pré-8ence du chlore restant empêcherait de réa-
- , cuve, t com-on fsit dre la prillant
- ivirol: ddiion produl issou5 vers 18 la col voujue, lindrf s sve“
- aute
- "Ber des nuances finies et nuirait à la conser-vation et à la force des tissus.
- C’est à ces inconvénients que MM. Delé-cluse et Cie se sont proposé de remédier avec 8 procédé perfectionné qui fait l’objet de la
- Présente invention. Celui-ci porte sur deux Points distincts : d’une part une modification lans le traitement chimique, d'autre part des dispositifs spéciaux pour renfermer les bo-bines, les canettes et les écheveaux de coton 4 blanchir, ainsi que le coton brut et en ruban de carde.
- Le premier perfectionnement consiste à remplacer le débouillissage préalable par Adjonction au bain de chlorure décolorant
- u. I "une solution acide rendue visqueuse par l’ad-antU" dition d’un agglutinant. A titre d’exemple, our se 110118 indiquons la composition suivante pour
- g d’up cette dissolution : On dilue dans du glucose
- es PS i poof"
- 33*sc
- 91%
- ° de la gomme arabique 10 % d’acide sulfu-"que du commerce, et on étend le mélange obtenu de vingt fois son poids d’eau. On prend eent litre de cette solution pour les ajouter à rois mille litres du bain de chlorure.
- Le bain ainsi composé est introduit dans la Cuive à blanchir, à l’intérieur de laquelle sont disposées les bobines et canettes de fil ou les "cheveaux, ou encore le coton à l’état brut et In ruban de carde. Le liquide, aspiré par le
- vide ou refoulé par la pression, pénètre dans la matière textile qui n’a subi aucun débouillissage préalable, et dont les fibres n’ont pas été altérées par la soude ou la potasse. Le liquide opère le blanchiment de la matière et, grâce à l’intervention de la solution acide, le chlore produit la décoloration parfaite, sans fatiguer ni énerver les filaments, en leur conservant leur duvet et leur toucher laineux.
- Le rôle du glucose ou de l’agglutinant est de servir de véhicule aux agents chimiques et d’atténuer l’action corrosive du chlore et de l’acide, tandis que l’acide facilite le dégagement de l’excès de chlore.
- Le second perfectionnement a pour but d’éviter le tassement des bobines ou canettes, et aussi d’éviter l’obstruction, qui empêchait le bain de chlorure de pénétrer dans les parties intérieures. Les moyens employés à cet effet se distinguent : 1° par la disposition de broches en celluloïd avec rondelle pour maintenir les bobines ou canettes pendant l’opération et les rendre après blanchiment dans le même état qu’en écru ; par la disposition de boîtes, également en celluloïd, pour recevoir les bobines armées de leurs broches et la disposition de ces boîtes pour le coton en rubans ; 3° par le cloisonnement du panier de Thydro extracteur en compartiments pour recevoir lesdites boîtes et empêcher le ballottement pendant l’essorage.
- PROCÉDÉ POUR LA FABRICATION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES
- Par la Société dite : Actien Gesellschaft für Anilin Fabrikation.
- Dans deux inventions précédentes de ladite société, description a été donnée de matières azoïques provenant du composé tétra-zoïque de la paraamidobenzine-azoamido- a. naphtaline et des oxyéthers de cette base.
- Depuis cette même Société a découvert que ces bases peuvent aussi être diazotées graduellement par l’action d’une molécule d’acide nitreux; on peut transformer d’abord l’an
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- seulement des deux groupes amidogènes en un groupe diazoïque ; le diazo-composé obtenu donne alors naissance à une série de nouvelles 1 matières colorantes quand on le combine avec une molécule d’un acide sulfonique d’une amine, d’un phénol ou d’un amidophénol.
- Les colorants résultant de cette combinaison sont doués de la propriété de teindre le coton non mordancé ; ils peuvent aussi être fixés sur la laine dans un bain contenant du sel ; de plus, ils se distinguent par leur intensité et ils résistent assez bien à la lumière, à l'air et au savon.
- Pour préparer ces couleurs, on opère généralement de la manière suivante : 26.2 kilos, et p-amidobenzineazomido-a..naphtaline (ou la quantité correspondante des oxyéthers de cette base) sont diazotés dans une solution aqueuse, après addition d'acide chlorhydrique, par l’action de 7 kilog. de nitrite de soude ; le composé diazoïque qui forme une solution rouge-orangée est ajoutée alors àune solution alcaline de 34.8 kilog. de 3 naphtoldisulfonate R; il se forme immédiatement un précipité bleu-noir ; après environ 12 heures,on chauffe le mélange et on peut précipiter avec du sel marin la matière colorante, qui est assez difficilement scluble. Elle teint le coton non mordancé et la laine en gris d’ardoise.
- Des- produits similaires, de nuances allant du violet-bleu au violet verdâtre, sont obtenus en substituant à l’acide 3 naphtoldisulfonique R les autres acides sulfoniques des naphtols ou ceux des dioxynaphtalines ; en employant les, acides sulfoniques des naphtylamines, on obtient des colorants d’une nuance brune violette ; la combinaison avec les naphtylamine-sulfonates s’effectue de préférence en présence d’un excès d’acétate de soude.
- Les acides sulfoniques des amidonaphtols, par exemple l’acide amidonaphtolsulfopique Y, donnent naissance à des matières colorantes bleues noires.
- APPLICATION DE LA TEINTURE larit
- A la décoration des tissus brochés. I proc Par M. Joseph Ferrand. L:
- Le procédé qui fait l’objet de la présente pare invention a pour but de teindre en une ou I text plusieurs couleurs les différents motifs d’une 1 dige étoffe brochée ou à armure flottante, sans I C. toucher le fond. I perf
- Il diffère de l’impression : 1o par son mode | duit d’application ; 2o dans la composition des cou- I tre 1 leurs qui sont claires et limpides, et pénètrent on . le tissu au lieu de rester à la surface ; 3o en | tinc ce que les contours à teindre sont déterminés | tein par les effets obtenus au tissage, le procédé mat ne s’appliquant pas aux étoffes unies. lac
- On emploie dans ce but les teintures ünc connues, additionnées de réactifs acides ou tnu ammoniacaux, acétate d’alumine ou autres | Se corps astringents, jouant le rôle de mordants gné et appropriés à la nature de la teintures et du 1 bier tissu à teindre. Les teintures neutres retenues ces par les dextrines cuites, filtrées de manière» des ce que les nuances soient limpides et non de opaques. Pos
- Le tissu à teindre étant tendu sur un cadre, qui la teinture sera déposée au moyen d’un ins” I peti trument tel que plume, pinceau, tube capil- dei laire, etc., à la surface des parties brochées, teir sur lesquelles, grâce à sa fluidité, elle s’éter 18e s dra par la capillarité des fils jusqu’à la parti0 tor unie, sans qu’il soit nécessaire de suivre 16s pie contours avec précision. L’opération pourra for donc se faire rapidement à la main, ou même I mécaniquement avec des dispositifs appro | priés.
- _ I des
- APPAREIL POUR TEINDRE | les matières textiles de toutes espèces dans la | cuve d'indigo, à l'abri de l'air.
- Par M. Iwan Simonis,
- Pour teindre les matières textiles dans 1a 1 C0) cuve d’indigo, il est nécessaire d’empêcher | Po l’action de l’oxygène de l’air, afin d’éviter une lé oxydation prématurée de l’indigo blanc, 18 quelle pourrait avoir pour résultat des irré8" I ar
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- BT DB L’IMPRESSION DESTISSUS
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- | larités dans le déverdissage ultérieur et la | produetion de taches sur la matière à teindre.
- La présente invention est relative à un ap-| pareil qui permettrait de teindre des matières | textiles de toutes espèces dans la cuve d'in-I digo, à l'abri de l’air.
- Cet appareil consiste en un récipient à fond | perforé, qui reçoit les matières et qu’on intro-| duit dans une cuve cylindrique ou de toute au-I tre forme, à fermeture étanche, dans laquelle I on amène, à l’aide d’une pompe, le liquide 1 tinctorial, de haut en bas et de manière à at-I teindre régulièrement toutes les parties des matières textiles. Un tuyau, adapté au fond de la cuve, permet de faire retourner le liquide tinctorial à la pompe, pour la circulation continue, ou bien de l’évacuer tout simplement.
- Selon qu’il s’agit de teindre de la laine peignée ou en flocons, on peut aussi modifier de bien des façons les récipients destinés à loger ces matières textiles. S’agit-il, par exemple, | des bobines de laine peignée, on emploiera de petits récipients cylindriques que l’on dis-posera en cercle dans la cuve de teinture, et I qui seront à fonds perforés ; le diamètre de ces I Petits récipients cylindriques sera en raison I de celui des bobines. S’agit-il, au contraire, de teindre de la laine en flocons, on peut encore 88 servir avec avantage de l’appareil en ques-tion en appropriant le récipient ou les réci-pients destinés à contenir la laine sous cette | terme.
- ENSIMAGE OU GRAISSAGE des laines et autres matières textiles, système
- 1 Georges Malard
- Par M. Georges Malard
- La laine, avant d’être livrée à la carde, Subit une opération dite « ensimage », qui Consiste à lui fournir une certaine dose d’huile Pour faciliter le travail qui doit l’amener à ‘état de laine peignée ou filée.
- Actuellement l’ensimage s’effectue soit par Arrosage à la main, soit à l’aide d’appareils
- ensimeurs divers qui aspergent mécaniquement la laine du liquide graisseur ou dans lesquels elle est conduite, par un tablier sans fin, entré deux rouleaux dont le supérieur est graissé.
- On conçoit aisément que ces divers moyens d’ensimage distribuent le liquide gras avec beaucoup de régularité et que les lots de laine reçoivent ce dernier avec une uniformité en rapport, mais qu’il n’en est pas de même quand on envisage à part les filaments de la laine traitée.
- La nouvelle méthode se rapportant à la présente invention et qui a pour but de remédier à l’inconvénient que nous venons de signaler porte sur une disposition non encore employée, consistant à appliquer à là laine le principe de Y ensimage exagéré avec élimination subséquente du superflu du liquide ensimeur.
- Les combinaisons et les appareils mis en jeu éviteraient les inconvénients de la simple immersion en plein bain ensimeur et permettraient la régénération facultative de ce bain pendant le cours de l’opération, de sorte que l’on pourrait obtenir avec cette méthode un travail rationnel et continu, en plaçant l'ensi-meur à la suite du dernier bac de la colonne des laveuses.
- (Reproduction interdite}.
- NOIR SUR LAINE, SOIE ET COTON
- Pour compléter l’article du 5 octobre dernier et donner au teinturier toute la mesure du profit qu’il pourra retirer de l’emploi du noir diamine pour la teinture du coton, du diazo-tage et du développement de la nuance, et de l’emploi du noir naphtylamine 4 B, il faut que je revienne sur mes pas et que, par une diversion nécessaire, j’entre dans le détail intime de l’application de ces produits à la teinture en noir des tissus composés dans lesquels entrent en même temps la laine, la soie, le j coton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cet article doit donc intéresser le teinturier industriel aussi bien que le teinturier-dégraisseur.
- Mon point de départ embrasse donc une des plus grandes difficultés qui se présentent au teinturier, et si nous nous reportons aux pratiques suivies actuellement, nous aurons sur elles un grand avantage, car elles sont longues et coûteuses ; cependant je n’ai pas la prétention de vaincre d’un seul coup toutes les difficultés et d’offrir à mes clients un spécifique universel qui, sans efforts, sans frais, sans temps, atteigne, par enchantement, le but déterminé. Si nous marchons parallèlement, nous voyons que, dans la voie actuelle, il faut dégraisser la laine, débouillir le coton, décreuses la soie avant de les soumettre aux opérationr de la teinture. Cette préparation est acquise aux deux procédés, l’ancien ou l’actuel et le nouveau.
- Après la préparation vient la teinture de la laine en un ou plusieurs bains, suivant le procédé mis en usage dans l’atelier et après la teinture de la laine, celle de la soie et du coton qui sont simultanées, mais qui demandent un mordantage et un passage au campêche. La somme de ces opérations est assez longue et demande un soin tout particulier pour les rin çages à l’eau ou même à l'eau de savon.
- Dans le procédé nouveau, on peut teindre sur bain de savon ou de carbonate de soude avec le noir diamine R 0, par exemple, et un peu de jaune, ce qui couvre le coton et la soie, tout en donnant à la laine un pied qui soutient le noir et qui vient en diminution sur le tant pour cent du noir naphylamine 4 B à employer dans le second bain. On rince et on teint ensuite sur un bain de noir naphtylamine 4 B avec de l’acide acétique ou de l’acide sulfurique.
- Voici le résumé de ces opérations :
- Après préparation des étoffes ou des matières :
- 1er bain :
- 5 % de savon,
- ou 5 % de cristaux de soude, plus 3 % de noir diamine R O, et 1 % de jaune thioflavine.
- Bouillir pendant une heure, puis rincer.
- 2° bain :
- 6 % de noir naphtylamine 4 B, et 10 % d’acide acétique, ou 3 % d’acide sulfurique.
- Bouillir pendant une heure, puis rincer.
- Ces opérations n’offrent aucune difficulté d’exécution et peuvent se succéder sans interruption. Il y a donc grand avantage à employer ce procédé.
- La soie et la laine ont une tendance à prendre un aspect cuivré ; il convient donc de ne pas forcer les quantités et de se tenir plutôt plus bas que plus haut dans la tonalité. Mais, d’ailleurs, il faut compter sur les apprêts, qui ramènent les noirs aux tons qui leur sont si favorables, en les corsant, en les nourrissant. La benzine ou les huiles de houille dans lesquelles on a fait dissoudre des corps gras ou de la cire sont très avantageusement employées à cet effet, parce qu’elles répartissent la matière grasse ou cireuse d’une façon très égale et en si petite quantité que l’on veut.
- Le corps volatilisable disparaît ; il reste la graisse ou le corps cireux qui donnent à l’étoffe une grande souplesse, beaucoup de brillant et dont l'effet comme parachèvement de la teinture ne peut être remplacé par aucun autre moyen. Cette opération, qui ne casse pas les ftissus, comme pourrait le faire l’eau, ne gêne en aucune façon les apprêts qui se donnent comme d’ordinaire avec des bains de gélatine simple ou composée, ou avec de l’amidon cuit ou avec toute autre matière, suivant les pra-tiques de l’atelier.
- Pour celui qui a la pratique de la teinture en noir des matières composées, il n’y a paS de doute que le nouveau procédé offre de sérieux avantages sur le procédé ordinaire au campêche, au mordant et au second bat de campêche.
- Ce procédé est mathématique et le résultat, hors de doute, permet d’opérer de nuit comme
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- O 04 ©O
- de jour,puisque l’identité des opérations donne l’identité des résultats ; on est toujours certain d’avoir le noir voulu ; le tout consiste dans un rapport des quantités.
- Pour couper court à toute discussion et montrer les résultats obtenus en teinture, je vais soumettre au lecteur des échantillons des matières mises en œuvre. J’ai dit les résultats et non le résultat, parce que,dans mon opération, j’ai fait entrer des tissus soie et coton de nuances diverses et assorties du coton à la soie. On comprendra qu’ici je n’aie fourni qu’un type de nuance au n- 1 de l’échantillonnage, mais le lecteur peut supposer toute espèce d’autre nuance, puisque mon lot de tissus mis en teinture se composait de crème, de 3 tons de bleu, de 3 tons de rouge, de lilas, de tabac, de loutre clair et de loutre foncée ; de tout cela il en a sorti un noir à très peu de chose près égal en intensité et couvrant la soie et le coton.
- noir par le noir diamine RO et le noir naphty lamine 4 B.
- --- - -.tiane
- No1.— Type de tissu coton et
- ture du tissu ne 1.
- Maintenant, voici la cuisine telle quelle de l’opération tinctoriale :
- Les étoffes en manipulation étant de fonds très divers, j’ai dû les passer préalablement sur un bain de cristaux de soude chaud pour unifier, autant que possible, toutes les teintes, et sur le même bain, chargé à raison de 3 0(0
- du poids de l’étoffe de cristaux de soude et qui par conséquent font partie de la recette j’ai chargé le bain sec :
- 3 0[0 de cristaux de soude employés au débouillissage de ;
- De 10 0(0 de sulfate de soude ;
- De 2 0(0 de noir diamine RO ;
- Et de 1 0(0 de thioflavine.
- Le bouillon a été d'une heure, après quoi les tissus ont été lavés à fond, diazotés et développés au phénylènediamine, d’après les indications de la teinture des cotons en noir par les produits diamine.
- Après un rinçage aussi parfait que possible, les mêmes tissus ont été rentrés dans le bain suivant ;
- 6 C|0 de sulfate de soude,
- 5 0|0 d’acide sulfurique,
- 3 0(0 de noir naptylamine 4 B, au bouillon et pour une heure,
- Si nous voulons nous rendre bien compte du rapport des quantités, nous verrons que, dans les tissus dont il est question, la soie rentre pour une quantité infime, tandis que le coton y compte pour la presque totalité du poids. Le tant pour cent du second bain suppose donc une grande consommation de matière colorante et, malgré cela, le résultat en teinture reste renfermé dans des limites d’une bonne exécution.
- Pour obtenir le meilleur des résultats, il faut après la teinture et le séchage, passer les étoffes dans un bain de benzine, de toluène ou d’essence chargés de cire et d’un corps gras, pour lustrer l’étoffe et foncer la nuance.
- Le corps volatil qui sert de véhicule dissout complètement les corps lustrant et en permet la répartition très également.
- S’il se trouve de la laine dans la composition des tissus à teindre, on opérera comme ci-dessus, car j’ai montré, dans le précédent numéro, ce que fournissait le noir naphtyla-mine 4 B sur la laine.
- Je me suis renfermé dans la teinture de la soie, parce que c’est la matière première qui, dans ce cas, offre le plus de difficultés.
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- TLE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le teinturier-dégraisseur pourra certainement tirer un bon profit de ces renseignements et modifier avantageusement ses procédés.
- Le coton, dans un vêtement à teindre, est compté pour ce qu’il peut représenter en poids, la laine pour son poids réel et la soie n’apporte aucune modification au poids total du vêtement.
- Ch. DREVET.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- TEINTURE ET IMPRESSION au moyen des sels d’or
- Par le docteur Edgar Odernheimer (Fârber-Zeitung.)
- Lorsqu’on imbibe les fibres textiles ou qu’on imprime les tissus avec une solution aqueuse et étendue d’un sel d’or, puis qu’on les plonge dans la solution d’un réducteur, l'or se dépose sur la fibre sous la forme d'un joli précipité gris adhérent dont les acides et les alcalis ne modifient pas la couleur.
- On obtient, suivant la concentration de la solution d’or ou.le choix du réducteur, les nuances grises les plus diverses. On emploie pour cela des solutions très étendues ; une solution de chlorure d’or 1/10000 donne encore des nuances gris clair.
- Pour teindre d'une manière égale il est nécessaire de bien dégraisser le tissu, sinon chaque impureté se traduirait par des taches foncées.
- On peut teindre, de même que les fibres textiles, les cheveux, les plumes, etc. (
- L’auteur donne comme exemple les proportions suivantes :
- I . Bain d’or à 0 gr. 2 de chlorure d’or dans 500 centimètres cubes d’eau.
- IL Bain de réduction à 0 gr. 5 d’acide oxalique dans 500 centimètres cubes d'eau.
- Si l’on chauffe les tissus teints en gris de la manière indiquée en les faisant passer, par exemple, entre des cylindres chauds, il se développe au point de contact un joli rouge à reflets métalliques ; les gris foncés fournissent dans ces conditions un pourpre foncé, les nuances claires des colorations rouge rose.
- Le développement de la couleur se fait à une température comprise entre 100° et 110°.
- Pour imprimer à la main aux sels d’or, le meilleur procédé consiste à ajouter à 50 centimètres cubes d’une solution de gomme du Sénégal 0 gr. 2 de chlorure d’or et de sodium dissous dans 4 centimètres cubes de glycérine, et à exposer le tissu imprimé avec ce mélange à l’action d'une surface chauffée.
- Lorsqu’on chauffe une solution d’or avec de la gomme, l’or se dépose coloré, il fournit à une température inférieure des nuances grises et bleues et à une température élevée des nuances violettes ou rouge pourpre; on obtient ainsi des solutions parfaitement claires qui teignent, il est vrai, très difficilement les tissus à cause de la faible affinité que possèdent les fibres pour l’or déjà séparé ; on arrive à un meilleur résultat en ajoutant à ces solutions de l’acide oxalique qui attire probablement les particules d’or et les précipite sur la fibre.
- Quant à la nature de la coloration rouge des fibres textiles au moyen des sels d’or, l’auteur fait observer que Strecker considérait que les taches rouges qui se forment sur la peau et le papier étaient constituées par de l’oxyde d’or. Ces taches ne prennent pas l’éclat métallique lorsqu’on les frotte, mais bien lorsqu’on les expose aux rayons du soleil dans un flacon rempli d’oxygène.
- V.-W. Fischer a trouvé au contraire que la
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- soie teinte en rouge par le procédé indiqué, après avoir été bien lavée pour la débarrasser de l’excès de solution, puis exposée dans une atmosphère d’hydrogène, ne prend pas l’aspect métallique, d’où il conclut que la coloration est due à de fines particules d'or métallique.
- L’auteur ne peut que confirmer ce résultat; il ajoute qu’il a réussi, par une pression prolongée au moyen d’un fer chaud, à tranformer le pourpre d’or précipité sur la fibre en or métallique brillant; le pourpre d’or lui-même, en tant que produit, subit la même transformation.
- La plupart des méthodes de préparation du poupre d’or peuvent être aussi employées pour sa formation sur tissu. C'est ainsi que W. v. Miller trouvait déjà que la soie dégraissée, plongée pendant 5 minutes dans une solution de chlorure d’or à 0.3 pour 100, puis dans une solution chaude de sucre de raisin additionné d’un peu de potasse, prend une coloration rouge intense. On peut aussi, d’après ses observations, employer comme bain ré -ducteur une solution de glycérine, additionnée de lessive de soude.
- Vitalis obtient sur coton une nuance lilas en le traitant d’abord par une solution de chlorure stanneux, puis par une solution de chlorure d’or.
- Enfin, Lapouraille a décrit un procédé pour teindre la soie en lilas en la plongeant dans une solution étendue de chlorure d’or, puis en l’exposant aux rayons du soleil.
- Il peut paraître étonnant, si l’on considère le prix élevé de l’or, de parler de l’emploi de ses sels pour la teinture et l’impression, mais la quantité nécessaire pour obtenir certaines nuances est si minime qu’en réalité rien ne s’oppose à pratiquer ces procédés d'une manière industrielle. C’est ainsi que pour obtenir, par exemple, sur demi-soie une jolie nuance gris perle, il suffit de consommer pour I kilo -gramme de tissu 15 à 20 centimes de chlorure d’or et de sodium.
- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs le texte complet du nouveau tarif des douanes publié par le Journal Officiel du 12 janvier.
- La brochure contenant 140 pages leur sera adressée franco contre mandat de fr. 3.25.
- VARIÉTÉS
- Un nouveau bleu artificiel. — Quand nous serons à mille, nous ferons une croix : je parle des couleurs artificielles. Incessamment, nous entretiendrons les lecteurs d’une nouvelle couleur bleue, pour la soie et la laine ; le brevet est pris depuis quelque temps. On en dit les plus grandes merveilles.
- Électricité et gutta-percha. — Au moment de son plus grand développement, l’électricité serait sérieusement menacée, dit-on. Est-ce vrai, est-ce faux? Je ne le sais, mais je donne le fait tel que je l’ai vu dans diverses revues scientifiques
- La gutta-percha devient de plus en plus rare et sa consommation de plus en plus abondante. Les arbres qui la produisent sont assez rares et ils ont été détruits par une production surmenée ces dernières années.
- Or dans l’état actuel, pas de lignes télégraphiques ou téléphoniques souterraines, dans les rivières, les lacs et les mers, sans gutta-percha, en dehors des autres applications à l’électricité.
- Dans l’eau douce ou marine, dans l’humidité, la gutta-percha peut seule servir d’isolant aux fils télégraphiques et téléphoniques. Seule elle résiste; le caoutchouc, durci ou non, ne résiste pas. Si le fait est vrai et n’est pas celui d’une manœuvre des détenteurs de gutta-percha, les merveilleux débuts de l’électricité serrient réellement compromis en ce qui concerne les communications souterraines, maritimes principalement. Mais espérons, on trouvera un produit succédannée, les chimistes sont là. s
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- LR MONITEUR DE LA TEINTUKS
- Forces motrices naturelles, le Niagara, et le Rhône. — Le vent est aux forces motrices naturelles; jusqu’à présent, les résultats n’ont pas répondu aux espérances, dans bien des cas. Exemple, à Bellegarde, à la perte du Rhône, on a plusieurs milliers de chevaux-vapeur, marchant jour et nuit, mais la transmission électrique à distance, jusqu’à nouvel ordre, est très coûteuse, et de plus il y a de grands dangers et de grandes déperditions par la transmission aérienne et par les courants alternatifs.
- Le cheval-vapeur, dans nos contrées, et marchant 24 heures par jour, dans une grande [usine bien outillée, ne coûte que 400 franc par an.
- Par la transmission à de grandes distances, on ne peut, l’expérience l’a démontré, lutter avec les combustibles, à moins que les frais d’installation ne soient très minimes.
- Au Niagara, une partie de l’eau des chutes, tombant de 70 mètres de haut et aménagée d’une manière spéciale, développera, dit-on, 100,000 chevaux-vapeurs, dont 6,000 sont requis pour une papeterie établie sur place, et le reste par la ville de Buffalo et autres cités. Le projet est en voie d’exécution ; attendons les résultats.
- Quand au Rhône, à Lyon, le projet Prunier, de 1883, est repris en sous-œuvre : le fleuve, dérivé en amont de Lyon, amené à Cusset dans l’enceinte fortifiée, développerait une force de 12,000 chevaux ; il est déclaré d'uti-lité publique.
- On dit que Prunier est mort à la peine. Néanmoins, je ne crois pas que ce soit une brillante affaire ; dans les crues, le fleuve, toujours boueux, envasera le canal ; or elles ne durent que six mois par an et de plus, en hiver, une année sur trois, ce canal sans pente, à ciel couvert, est appelé à faire comme la Saône, à se congeler du haut en bas pendant deux mois.
- La mortalité à Lyon. — Pendant que de tous les côtés, en Europe, on se plaint à juste
- titre des maladies épédemiques, et de mortalités malheureusement excessives, comme à Hambourg, etc., à Lyon, il se passe un phénomène inverse : on n’y meurt plus !
- Tout ce qui touche aux pompes funèbres est dans le marasme. Pour une ville de 440,000 habitants, on a des mortalités quotidiennes de 8 habitants ; dans les jours fortunés, cela va jusqu’à 24. Les médecins n’y comprennent plus rien.
- Lyon est, d’ailleurs, une ville très saine, et pour des raisons d’hydrographie et d’orographie que je n’ai pas à expliquer ici, non seulement les épidémies y naissent difficilement, mais encore elles ne s’y implantent pas.
- Quant à ses égoûts, les flots d’eau jetés par les industriels] contribuent puissamment à leur assainissement, et cela d’autant mieux qu’elles contiennent des sels éminemment antiseptiques, sels de fer, de cuivre, d’étain, de plomb, de zinc, provenant de nos grands établissements de teinture et d’impression.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
- RENSEIGNEMENTS
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- WAGNIÈRE (Gustave), apprêteur, 19, rue de la Vieille-Monnaie, à Lyon. — Jug. du-15 sept. — Liquid. : M. Feys.
- DECLARATIONS DE FAILLITES
- Bras, fils aîné (Joseph), fab. de toiles, à Villefranche. — Jug. du 10 sept. —S. : M. Andrieu.
- RÉPARTITIONS DE DIVIDENDES
- Société BRIDOUX et Cie, blanchiment et apprêts de tissus, à Déville-lès Rouen (Seine-Inférieure). — 27 fr 40 % (unique répart.)
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif A-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Blanc et F. Bertrand, apprêteurs, 11, rue du Commerce, à Lyon. — Durée : 5 ans. — Cap.: 120,000 fr. — Acte du 5 août.
- Formation de la Société en nom collectif A. Réaume et E. Cousin, décoration sur velours et sur tous tissus, 5, rue Grétry, à Paris. — Durée : 15 ans.
- Formation de la Société en commandite par actions Durieux, Place et Cie, manufacture de tissus de coton imprimés, à Haussy, près Solesmes (Nord). — Durée : 18 ans. — Cap. : 70,000 fr. — Acte du 25 août.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Bompar et Cie, fab. de vêtements hygiéniques, 26, rue Cléry, à Paris. — La raison sociale devient Bompar et Messager, à partir du 3 sept. — Acte du 3 sept.
- BULLETIN FINANCIER
- Depuis la clôture des opérations de la dernière liquidation. les affaires ont été presque nulles. Il y a eu quelques dégagements de position qui, faute de contreparties , ont fait fléchir légèrement les cours.
- Le 3 010 est à 99.60.
- Le 4 1[2 070 reste aux environs de 106.
- L’Italien se tient à 93.40.
- La Correspondance de Rome parlant de la situation de l'Italie s’exprime ainsi : On a dévoré le patrimoine de la Caisse des pensions soit 235 millions, on a dû créer, sur diverses demandes de M. Luzzatti, près de 100 millions de nouvelles rentes consolidées puis 100 millions de bons septénaires qu’il faudra bien consolider tôt ou tard ; on a émis des bons du Trésor à court terme payables à Paris sur le Crédit Lyonnais et non plus à l’intérieur Et malgré cette série d’expédients, de procédés de trésorerie, pour parler le langage parlementaire, on en reste pas moins placé en face d’un déficit à combler et en face d’une dette flottante de 576 millions.
- La Banque de France continue à baisser et reste à 3990 La diminution des bénéfices, la perspective d’une réduction des chiffres du dividende fa probabilité de l’ajournement à l’année prochaine de la reprise de la discussion relative au renouvellement du privilège, sont autant de raisons qui expliquent la baisse de ce titre.
- Les titres du Crédit Foncier, actions et obligations, font preuve d’une très grande fermeté.
- Le Suez est un peu plus faible à 2260.
- Le Gaz est ferme à 1465.
- Nous remarquons un excellent courant de demandes sur les obligations de la Société des Marbrières de Guelma ; nous avons exposé à nos lecteurs toutes les garanties affectuées à ces titres, nous croyons inutile de nous répéter sur ce point A 280 fr.. cours actuel, ces titres rappor
- tent un peu plus de 5 0|0, non compris la prime de remboursement ; c’est donc un placement très avantageux.
- BIBLIOGRAPHIE
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- VIENT DE PARAITRE :
- | Méthodes de travail pour les laboratoires de chimie organique
- Par le D‘ Lassar Cohn
- Professeur de chimie à l’Université deKœnigsberg Traduit de l’allemand par E. Ackermann Ingénieur civil des mines (I)
- Tandis qu’il est facile de trouver, même dans de petits manuels, les indications et les préceptes
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nécessaires pour les travaux pratiques de chimie minérale, d'autant plus que ces opérations sont pour la plupart assez simples, on voit au contraire que, dans la plupart des traités de chimie organique, le côté pratique a été traité très sommairement ; c’est même au point que le débutant arrive à croire que l’exécution pratique des transformations indiquées dans les équations les plus compliquées ne présente, dans la plupart des cas, aucune difficulté, et que le rendement pratique correspond au rendement théorique.
- En théorie, il peut à peine y avoir quelque chose de plus simple que la préparation des éthers (un acide et unalcool produisant un éther avec élimination d’eau) ; toutefois, celui qui a eu à en préparer, celui qui opère des transformations dans le laboratoire, trouve très rapidement qu’il n’est possible d’avoir un bon rendement qu’en se maintenant dans des conditions bien précises.
- On trouvera exposés dans cet ouvrage les procédés généraux pour les réactions, telles que la sublimation, la nitration, la réduction, la sulfo-
- (1) 1 Vol. in-12 relié avec figures dans le texte, envoyé_franco contre mandat-poste de 8 fr. 20.
- nication des corps de nature quelconque, sans tenir compte des substances employées.
- L’auteur montre ensuite par des exemples comment l’on arrive à surmonter les difficultés des cas spéciaux.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de VINANT
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- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co • loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d’analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour
- modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l'industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- TEINTURE et NETTOYAGE des gants de peau. TEINTURE, NETTOYAGE et APPRÊT de tous genres étoffes.
- Teinture et Frisure des plumes d’Autruche.
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- d’un timbre pour la réponse. 156, rue St-Denis, à Paris.
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- 336 LM MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de X emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes i les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. | Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36e Année, N 21. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Novembre 1892
- SOMMAIRE
- DES COULEURS RONGÉES.
- LE VIRAGE DES COULEURS AZOIQUES.
- TERRE A FOULON. — MACHINES A TEINDRE LES MATIÈRES TEXTILES.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- ROUGE SUR SOIE ET COTON.
- LA CONVENTION FRANCO-SUISSE.
- VARIÉTÉS
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES COULEURS DIAM NES RONGÉES
- Le rongeage des couleurs artificielles a pris, dans ces derniers temps, une importance considérable et sur étoffes de toute nature.
- La raison en est que l’on en obtient de très jolis effets,supérieurs dans tous les cas à ceux obtenus par les réserves grasses ; les apprê teurs en savent quelque chose. Les couleurs ongées sur vavoporisage ne leur donnent aucun inconvénient, tandis que celles réservées sur supressions grasses et teintes à froid laissent toujours à désirer.
- Elles coulent, passent, etc.; de plus, si l’on chauffe dans les apprêts une couleur faite ou inieux teinte à tiède, au maximum de tempé-rature, sur réserve grasse, elle passera sous l’influence de la température nécessaire pour les apprêts.
- Les apprêteurs, dans certains cas, en sont même arrivés à colonnèr les tissus teints sur réserve grasse, avant de les soumettre au mouillage, dans les bacs d’apprêts plus ou moins chauffés.
- Mais en même temps qu’ils colonnent,c’est-à- dire passent les tissus en vapeur sèche, ils en affaiblissent forcément le nuance.
- Tous les imprimeurs sur étoffes savent que la vapeur sèche, tout en fixant les couleurs 8ur les fibres,les fait en même temps pénétrer a centre. Ainsi si l’on coupe un tissu teint
- en deux morceaux, que l'on en vavoporise un; ce dernier sera plus solide comme couleur, mais il aura baissé de ton, comparé avec le non vaporisé.
- Il y a deux manières d’obtenir des effets de rongeage des couleurs, je vous l’ai déjà dit, chers lecteurs. Celle par rongeage sur teint en pièce ou maté uni, c’est-à-dire que l’on imprime à la planche ou au rouleau le rongeant sur des tissus teints unis ou matés unis avec des couleurs rongeables. La deuxième méthode est l’inverse de la précédente; elle consiste à mater à la planche ou au rouleau une couleur rongeable sur une impression faite avec un rongeant.
- Pour le moment, occupons-nous seulement des couleurs rongées sur coton et principalement des couleurs diamines. Ces matières co-lorantes prennent directement sur le coton, sans passer par le tannin et l’émétique.
- La mode est, en ce moment, pour un article dit Pilou, teint en couleurs diamines, et les effets obtenus par rongeage sont des plus agréables.
- Les couleurs employées sont pures ou mélangées :
- Le brun pour coton N,
- Le noir diamine,
- Le jaune d’or diamine.
- Le vert diamine.
- Le rouge diamine,"
- L’écarlate diamine,
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- 338 [LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le bleu pur diamine, bleu diamine 2 B et bleu diamine 3 B
- II est bien entendu que, dans ces diverses couleurs, il y a des variétés de nuances pour la même matière colorante et qu’elles se marient toutes ensemble à la teinture avec les précautions que l’on verra plus loin.
- Ces teintures se font en très grand et reviennent à très bas prix ; on opère mécaniquement avec la cuve à roulettes ou gigger, qui,tout en simplifiant la main-d’œuvre,maintient les tissus et préserve des cassures. Une fois les bains montés, cela peut marcher jour et nuit, en maintenant les doses de colorants par quantités de cotons engagés
- On obtient des étoffes unies en nuances très variées, bleues, rouges, bois, roses, myrthe, brunes, etc.; parle rongeage on aura des créations des plus heureuses, effets de fleurs, de pois, de vermicelles, de bandes, de jaspés, tigrés, etc.
- Les sels stanneux jouissent de la propriété de réduire facilement et détruire complète ment les couleurs diamines qui vont être examinées.
- Si sur une de ces couleurs nous imprimons, sur le tissu teint uni, à la planche ou au rouleau. une préparation stanneuse, nous aurons un effet de rongeage, sensible même en imprimant, et qui sera complet après le vaporisage au Mather-Platt.Les effets ainsi obtenus sont des blasses de toute pureté après rinçage.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) A suivre.)
- SUR LE VIRAGE
- DES COLORANTS AZOIQÜES sous l’action de l’acide sulfureux au vaporisage Par M. Félix Binder.
- (Société industrielle de Mulhouse)
- Il existe une série de colorants azoïques qui, après avoir été imprimés sur la laine,
- subissent spontanément une décoloration partielle au vaporisage.
- Cet accident est attribué généralement à une réduction par la laine elle-même ou par l’acide sulfureux qu’elle retient à la suite des opérations du blanchiment.
- Aujourd’hui presque tous les imprimeurs chlorent la laine avant l’impression ; chacun de nous a pu apprécier la valeur dé ce traitement, qui ne s’est généralisé que dans ces dernières années, quoique Mercer l’ait indiqué il y a fort longtemps.
- Le chlore semble avoir pour la laine plus d’affinité qu’il n’en a pour l’acide sulfureux. Que le blanchiment soit fait au soufroir ou par les bisulfites, la fibre retient toujours, en dépit des opérations subséquentes, une quantité de gaz sulfureux assez appréciable. Si l’on veut le détruire complètement par l’effet du chlorage, on est obligé de pousser l’opération à un point où la qualité du blanc commence à souffrir. C’est au vaporisage surtout que la marchandise prend une coloration jaune très accentuée et désormais très stable.
- L’eau oxygénée est le meilleur destructeur de l’acide sulfureux, mais son emploi est onéreux
- La laine par elle-même est réductrice ; elle dégage au vaporisage de l’acide sulfhydrique et probablement des corps organiques sulfurés, volatils. Ces vapeurs ne sont généralement nuisibles que pour un petit nombre de matières colorantes. C’est plutôt l’acide sulfureux qu’il faut craindre.
- J’ai vaporisé, il y a quelques mois, une série de pièces de laine imprégnées de gaz sulfureux, sur lesquelles on avait imprimé des mélanges contenant, entre autres colorants, de l’écarlate 2 R (Act.-Ges. Berlin).
- En sortant de la cuve, la marchandise avait pris un aspect inégal : l’élément rouge était visiblement éliminé en beaucoup d'endroits: J’ai mis en œuvre des procédés de toute sorte pour essayer de réparer l’accident ; un PaS' sage à la vapeur en présence de gaz ammos niac y a remédié en partie, mais d’une ma
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 339
- lère très insuffisante ; un autre vaporisage, laine étant développée dans des doubliers Amectés avec une dissolution ammoniacale 738 chlorate dé soude,a régénéré le rouge dans Me sa vigueur et a fait disparaître aussi “omplétement que possible toutes les inégali-68 de nuance, même sur des pièces qui Paient été lavées.
- | J'ai cherché à élucider le mécanisme de Vlte réaction.
- On sait que la réduction des colorants azoï-ues, prise au sens propre du mot, provoque 11 premier lieu la scission de la chaîne — = Az — , il y addition d’hydrogène à l’azote formation de deux amines. L’oxydation par chlorate ne permet pas de renouer la chaîne 51 de reformer le colorant primitif (1).
- Cette interprétation n’explique donc pas action de l’aide sulfureux dans l’accident sus-lit.
- Il m’a semblé plus rationnel d’admettre à *iori que l’acide sulfurieux s’additionnait à 4Zote pour former une combinaison décolorée, Ont on pourrait rétablir la nuance primitive mettant l’acide sulfureux en liberté sous ‘rme d’acide sulfurique par une action oxy-ante.
- Cette manière de voir m’a été suggérée par De réaction découverte il y a douze ans par Prud’homme. Il a solubilisé une combinai. On azoïque par le bisulfite de soude ; ce pro-uit a été livré par MM. Durand et Huguenin bug le nom de narcéine.
- La réaction du bisulfite tomba dans l'oubli " fut découverte à nouveau, après plusieurs "nées, par M. Spiegel, qui s’en servit pour “parer l’azarine. La maison Meister, Lu-et Brüning prit des brevets pour la pré-ration d’une série de produits analogues, ""tenus en chauffant des colorants azoïques "ec du bisulfite de soude.
- On a reconnu depuis que le bisulfite s'addi
- (1) Les réducteurs usuels sont le chlorure
- , nneux, l'hydro-sulfité de soude, les sulfu-
- isalcaling.
- tionnait comme il le fait à l’égard du bleu d'anthracène, de la céruléine, de la naphtaza-rine.
- Le bisulfite H N a So3 se scinde en présence de la chaîne — Az = Az —, et forme une combinaison du type.
- — Az = Az —
- I I
- H S 03 Na
- La double liaison entre les deux atomes d’azote se résoud en une liaison simple.
- L’écarlate 2R, transformé par ce procédé, passe du rouge vif au jaune orangé, et revient au rouge par oxydation. La ténacité avec laquelle la laine retient l’acide sulfureux explique pourquoi le retour au rouge n’a pas lieu dans ce cas au vaporisage. Cette opération provoque au contraire le virage au jaune.
- L’écarlate 4R {BAS F), le ponceau K (Poirrier), l’orangé Il(Poirrier) et l’orangé G {BASF) subissent la transformation parle bisulfite à un degré très prononcé et passent au jaune franc.
- J’ai fait une série d’essais de virage dont j’ai tiré des conclusions certaines.
- La laine est blanchie au bisulfite ou à l’acide sulfureux, passée à l’eau oxygénée et chlorée.
- On imprime sur un échantillon tel quel et sur un autre préparé au bisulfite 1/16 une bande avec l’écarlate 2 R, l’écarlate 4 R, le ponceau K, k’orangé II et l’orangé G. On vaporise.
- Les colorants conservent leur nuance sur la laine exempte de soufre (S O?) et virent au jaune sur la laine sulfitée.Les couleurs virées résistent au lavage autant que celles qui sont restées indemnes. Quand on prépare les bandes jaunies avec du chlorate ammoniacal, il suffit de les vaporiser quelques minutes pour régénérer le rouge tout entier.
- D'autre part, on chauffe les dissolutions des rouges et des orangés susdits avec du bisulfite pour les faire virer, on épaissit et on imprime avec chacun une bande foncée et une
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- LE MONITEUR DS LA TEINTURE
- partout où il se dégage.
- TERRE A FOULON
- tôle
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- Nous apprenons qu’une importante découverte de cette matière utile et de grande va-leur a été faite dans le nord du pays de Galles sur une propriété de M. J.-R.Lloyd-Price,a
- E So ne Oo
- Fig.
- Ar le i
- 340
- n
- bande en coupure claire sur la laine débarrassée de l'acide sulfureux.
- On vaporise une moitié de l’échantillon dans un doublier humecté d’eau, l’autre dans un doublier humecté d’une dissolution de chlorate et d’ammoniaque.
- En sortant du vaporisage, la première moitié des bandes est restée jaune, tandis que la seconde est redevenue rouge, a condition qu’il y ait eu dans le doublier assez de chlorate pour oxyder le bisulfite combiné à la couleur Si le rouge n’est pas entièrement régénéré, il suffit de laver la laine et de la vaporiser en présence de l’oxydant. Pour les colorants cités, le remède est infaillible.
- Ces faits démontrent à l’évidence qu’il n’y a pas eu de réduction proprement dite. La prétendue destruction des rouges n’est qu’un virage qu’il est facile de prévenir.
- On peut encore réparer les accidents dus à l’acide sulfureux par un passage des pièces en eau froide alcalisée à l’ammoniaque, ou par un traitement à l'hypochlorite additionné d’acide.
- J’ai observé ces phénomènes de virage sur une série décolorants azoïques, rouges et orangés. Il doit s’en trouver un grand nombre qui y sont sujets.
- Il existe cependant une classe de corps complexes, renfermant plusieurs chaînes azoïques sur lesquels l’acide sulfureux exerce une action réellement destructive : le noir naphtol, par exemple, vire au grenat violacé et ne revient pas par le chlorate. C'est dans des cas de ce genre qu’on recommande l’addition du chlorate à la couleur d’impression.
- Ce moyen est efficace quand on imprime les colorants en grandes masses, mais il est insuffisant pour préserver de petits objets ; si les surfaces évaporant de l’acide sulfureux sont assez grandes, elles peuvent fournir des quantités de gaz délétère qui épuiseront rapidement l’action du chlorate contenu dans les parties imprimées.
- Il est plus prudent alors de vaporiser dans des doubliers préparés au chlorate, dont on
- peut se servir à plusieurs reprises en les hu
- mectant chaque fois à Peau alcaline. C’est le
- ! case moyen le plus sûr de détruire l’acide sulfureux
- • eur de
- Vrongoch, près Bala, et qu’une Compagnie a été formée pour l’exploiter et la préparer pour les nombreux usages auxquels on l’emploie' On peut, entre autres, citer les préparations pour les manufactures de linge, les fabrique8 d’étoffes de laine, pour leur blanchiment et et leur nettoyage. On en emploie de grandes quantités à Manchester, à Leeds, à Rouen et dans le Nord de la France. Avec cette m»' tière on extrait l’huile de la laine avant qu’on ait fini de la travailler. On s’en sert également pour la fabrication du savon, et en très grande quantité en Amérique pour les conserves de viandes en boîtes.
- La France est principalement approvision née de cette terre par une petite factorerie près de Redhill, dans le comté de Surrey ; 0n en importe de là de fortes quantités à des PrX rémunérateurs. La découverte d’un gisement nouveau et abondant près de Bala (Galle8 du Nord) peut intéresser grandement les indus" triels français.
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- Des 8 bot Para 18 o Antii ois
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- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES
- A TEINDRE LES MATIÈRES TEXTILES
- Par MM. Monpin et Saint-Remy
- Cette invention a pour objet différents per fectionnements à la disposition et constru. tion des machines à teindre les matières te. tiles en bobines ou en vrac au moyen d’un 11 quide tinctorial à circulation continue.
- Ces perfectionnements ont pour point ca
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- J hu-
- reux
- itéristique l’emploi d’un baquet en bois, le, cuivre, etc., divisé en un certain nombre • cases de dimensions appropriées à lagros-
- tur des bobines à teindre.
- Fig. 1, coupe verticale longitudinale, faite Ir le milieu de notre appareil à teindre.
- Fig. 2, coupe verticale transversale par ?, fig. 1.
- o o
- couloire L, qui la distribue dans les cases C par ses trous 1.
- Le fonctionnement de l’appareil a lieu ainsi :
- Le liquide tinctorial ayant été préparé préalablement dans le baquet F, on actionne la pompe O, qui aspire la teinture du baquet supérieur A ou de celui inférieur E, selon que la teinture se trouve dans l’un ou l’autre, puis
- A, baquet de forme appropriée,pouvant être
- allés
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- ‘tôle, bois, cuivre ou autre matière conve-sble; il est séparé, dans le sens longitudinal, une cloison B.
- sion- Des cases C, dans lesquelles sont placées rerie 8 bobines d à teindre, sont formées par des
- la refoule dans la couloir L, qui la distribue dans les cases C, où elle traverse les bobines d, puis s’écoule par les vides e’, ménagés dans les plaques E, d’où elle se trouve de nouveau aspirée.
- Gon prix ment 35 du dus-
- NES
- Nations D'; ces cases peuvent être d’un 118 ou moins grand nombre, suivant la Mté de bobines que l’on voudra teindre à ois et suivant la grandeur du baquet A.
- . - /
- Dans l’intérieur des cases C sont des pla -8 de cuivre E perforées en e’ et cintrées "ant une courbe déterminée par la gros-" des bobines qu’elles ont à supporter pen-‘t la teinture.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- c. c e 8 \ 11
- 5 second baquet destiné à recueillir la "ture s’échappant du baquet A par le robi-‘de vidange K, ou à préparer les bancs de ture.
- Un robinet à trois eaux M met la pompe O “ommunication soit avec le baquet F, soit "cle baquet A, et, au moyen de tuyau de Clément N, déverse la teinture dans la
- PROCÉDÉ DE PULVÉRISATION applicable au traitement dit : « Ensimage des Textiles », par M. Arthur Valentin.
- Dans les procédés d’ensimage usités actuellement, l’huile ou le liquide gras affecté à ce travail tombe goutte à goutte sur le ruban en traitement, y produit une traînée mouillée et donne ainsi lieu à des inégalités d’ensi-
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- es sim. 85
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mage, qui nuisent aux opérations ultérieures des textiles.
- Pour obvier à cet inconvénient, M. Valentin a imaginé de lancer l’huile ou le liquide gras, sous forme de pluie fine, sur les rubans de textiles, et emploie à cet effet une série de pulvérisateurs montés les uns à côté des autres sur un tuyau horizontal commun. Celui-ci va rejoindre un ventilateur qui fournit l’air nécessaire à la pulvérisation de l’huile ou du liquide gras.
- Les branches descendantes des pulvérisateurs plongent dans le récipient renfermant l’huile ou le liquide gras, tandis que les branches horizontales donnent issue à l’air lancé par le ventilateur.
- En rasant les becs des branches verticales, cet air y provoque le vide, fait monter le liquide dans ces branches, le pulvérise et l’entraîne au fur et à mesure qu’il surgit à l’orifice, et le répand de la façon la plus régulière sur les rubans des textiles soumis à l’ensimage.
- MÉTHODE DE DEGRAISSAGE continu des laines et de récupération des résidus provenant de ce dégraissage
- Par la Société bramez, Vassart et Delattre.
- La laine, à l’état brut, renferme des matières minérales et organiques, particulièrement des matières grasses, qu’il faut éliminer et recueillir pour les utiliser.
- La méthode se rapportant à la présente invention a pour but d’opérer ce double travail plus avantageusement que cela ne se pratique actuellement.
- A cet effet, on se sert de sulfure de carbone ou d’un hydrocarbure, dont l’emploi n’est pas nouveau, mais qui ne sont encore appliqués dans aucun procédé de traitement des laines réellement pratique.
- L’appareil mis en œuvre se compose d’une série de bacs munis à leur sortie de cylindres-essoreurs. La laine passe dans chacun d’eux successivement d’une façon continue, en
- couche mince et comprise entre deux tabliers, à la façon des appareils de lavage déjà connus et employés.
- L’ensemble de cet appareil est enfermé de façon à retenir les vapeurs des dissolvants et à les diriger, à l’aide d’un tuyau d’apel, puis un réfrigérant pour y être récupérées delà façon généralement usitée dans ce genre d’opération.
- La laine, étalée en couche mince et comprise entre deux tabliers, passe d’abord dans le premier bac renfermant le dissolvant, dans lequel elle abandonne sa graisse ; puis dans le second bac,rempli d’eau froide,où elle abandonne sa potasse — et enfin dans un troisième plein d’eau chaude, où la laine se débarrasse du dissolvant entraîné.
- La laine ne renferme maintenant plus que des impuretés dont on la purge par un léger bain de savon à la manière ordinaire.
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- PERFECTIONNEMENTS apportés à la fabrication des tissus caoutchouté imperméables ornementés
- Par M. Goodman Charles Mandleberg.
- Le but de cette invention est de créer un genre de tissus imperméables d’un poids tre légèrement supérieur à celui des tissus caoul choutés imperméables à une seule épaisseurs et de les orner, afin d’en faire plus spécial®
- ment des vêtements pour dames.
- trois catë-
- Ce genre de tissus se divise en gories. La première catégorie est produite Par le procédé suivant, qui consiste à prendre "
- tissu ordinaire approprié, à l'imperméabl à l’aide de caoutchouc et à le couvrir, entier, ment ou partiellement, suivant le dessin l’effet que l’on veut obtenir, au moyen de j tissés ou filés, formés de toutes fibres con". J nables. La seconde catégorie de tissus re] 1 imperméables par l’application de caoutcho.. et ornementés suivant l'invention est quée par un ou des procédés quelque peu 8026 1 logues à ceux qui servent à la fabrication I la première catégorie de ces tissus nouveaus 1
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- ETDE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 3 43
- mais ils sont ornementés avec différentes sortes de produits manufacturés, tels que des tissus ajourés obtenus a la machine à broder et dans les métiers à tulle, des rubans de soie, des rubans de coton ou chenilles de largeurs diverses, fabriqués sur les métiers, ou des produits analogues à des lacets ou cordons. La troisième catégorie de tissus imperméables garnis d’ornements est constituée en prenant une étoffe large ou toute autre matière appropriée, dont la face ou endroit porte un tissu quelconque, rendu imperméable à l’envers dans une machine à enduire ou à imperméabiliser, que l’on coupe, suivant sa longueur, en bandes de largeur appropriée, lesquelles bandes sont ensuite enroulées,durant la même opération, sur des bobines ou ensouples, à la distance nécessaire pour produire le dessin voulu. Finalement, le côté imperméabilisé de ces bandes est amené en contact avec le côté imperméabilisé de l’étoffe,qui constitue le fond à orner, soit dans la machine à enduire, soit dans la machine à calandrer, et ils sont pres-sés l’un contre l’autre.
- APPAREIL POUR TEINDRE les matières textiles de toutes espèces dans la cuve d'indigo, à l'abri de l'air.
- • Par M. Iwan Simonis.
- Pour teindre les matières textiles dans la cuve d’indigo, il est nécessaire d’empêcher l’action de l’oxygène de l’air, afin d’éviter une oxydation prématurée de l’indigo blanc, laquelle pourrait avoir pour résultat des irrégu-larités dans le déverdissage ultérieur et la production de taches sur la matière à teindre.
- La présente invention est relative à un appareil qui permettrait de teindre des matières textiles de toutes espèces dans la cuve d’indigo, à l'abri de l’air.
- Cet appareil consiste en un récipient à fond perforé, qui reçoit les matières et qu’on introduit dans une cuve cylindrique ou de toute autre forme, à fermeture étanche, dans laquelle on amène, à l’aide d’une pompe, le liquide
- tinctorial, de haut en bas et de manière à atteindre régulièrement toutes les parties des matières textiles Un tuyau, adapté au fond de la cuve, permet de faire retourner le liquide tinctorial à la pompe, pour la circulation continue, ou bien de l’évacuer tout simplement.
- Selon qu’il s’agit de teindre de la laine peignée ou en flocons, on peut aussi modifier de bien des façons les récipients destinés à loger ces matières textiles. S’agit-il, par exemple, des bobines de laine peignée, on emploiera de petits récipients cylindriques que l’on disposera en cercle dans la cuve de teinture, et qui seront à fonds perforés ; le diamètre de ces petits récipients cylindriques sera en raison de celui des bobines. S’agit-il, au contraire, de teindre de la laine en flocons, on peut encore se servir avec avantage de l’appareil en question en appropriant le récipient ou les récipients destinés à contenir la laine sous cette orme.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
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- ROUGE SUR SOIE ET COTON
- Parmi les nuances qui concourent à l’habillement, il faut compter la couleur rouge que nous rencontront comme étoffe de dessus, comme doublure, comme garniture. Cette couleur s’associe, d’ailleurs, fort agréablement avec la plupart des autres couleurs et sa tona
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- C a
- LE MONITEUR DELA TEINTURE
- lité, qui s'étend du rose le plus pâle au grenat le plus foncé, offre toutes les ressources exigibles par la mode capricieuse ou les nécessités d’une harmonie bien comprise. Il est donc d’un haut intérêt pour le teinturier de pouvoir produire la couleur rouge sur tous les tissus, ' sur tous les objets qui se rencontrent dans l’habillement, dans l’ameublement, dans les objets de décoration. Certes, nous avons déjà d’excellents procédés pour développer cette coloration sur les différentes catégories de ces objets. Nous avons les matières nécessaires à ces productions et j’ai entretenu mes lecteurs des produits tinctoriaux rouges dans l’article intitulé chronique du teinturier-dégraisseur. Il ne s’agit donc point de reprendre cette question sous différents aspects nouveaux, mais bien d'étudier un produit nouveau, capable de donner la coloration rouge sur les étoffes simples ou composées ei dans toute l’étendue de la gamme des rouges.
- Le rouge diamine F a des avantages excessivement précieux; d’abord il s’applique facilement, sans qu’il soit besoin d’aucune composition, d'aucune physique, chères à nos anciens et qui étaient leurs secrets d’atelier, secrets qui leur étaient fournis le plus souvent par Satan lui-même et au prix de leur âme. Dame 1 une existence heureuse due à la réus -site d’une couleur plus ou moins diabolique valait bien un sacrifice et le plus malin diable devait être sûrement le teinturier qui avait mis la main sur un bon procédé. Mais cela fait toujours plaisir de toucher au mystérieux, et, quitte de se brûler un peu les doigts au contact de ces diaboliques étoffes, on aimait à se risquer un brin et à sentir d’un peu près le soufre de l’infernal séjour. J’ai toujours soupçonné les teinturiers comme étant d’une en-gence douteuse, car l’on dit très bien de leur profession que c’est la bouteille à l’encre et à laquelle on ne voit que du bleu.
- Aujourd'hui que la lumière s’est faite dans les ténèbres d’autrefois, aujourd'hui que la science s’est emparée des secrets de la matière, qu’elle en a fait la classification et
- qu’elle ordonne ses travaux à l’aide de déductions précises, la teinture est pour ceux qui possèdent les connaissances chimiques voulues un art et un métier ouvert par les autres. Le rouge diamine solide F, de même que le noir diamine RO et le jaune diamine N en pâte se distingue des autres produits représentants de cette série par sa solidité remarquable aux actions des acides, ainsi que de l’air et de la lumière. Sa solidité au lavage équivaut à celle des meilleurs colorants directs.
- Voilà une nomenclature qu’il s’agit de justifier et les applications que j’ai faites chez mois, dans mes ateliers, me permettent d’affirmer qu’il n’y a rien d’annoncé qui ne puisse être justifié.
- Ces considérations générales suffisamment développée, je vais entrer dans les modes d’application.
- Le rouge diamine F donne une nuance dans le genre du bois de santal. C’est le premier rouge solide de la série des colorants directs pour coton.
- On teint :
- Le coton avec addition de sulfate de soude et de carbonate de soude, comme la série des couleurs diamines.
- On peut teindre aussi sur bain de savon sans aucune autre addition.
- Rouge diamine F sur coton et soie
- Quand on teint sur bain de sulfate de soude et de carbonate, on peut aviver la couleur, après lavage, par un passage dans un bain de borax (borate de soude).
- Les tissus mi-laine (laine et coton) se teignent de la même façon, sur un seul bain ; on obtient ainsi des teintes uniformes sur le coton et la laine.
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- ET D* L’IMPRESSION DES TISSUS
- kA ell on
- La laine se teint sur un bain légèrement acide ou même neutre. On se sert comme mordant de sulfate de soude, sel marin, phosphate de soude ou acide acétique.
- Le moindre mérite de ces teintures, c’est qu’elles fournissent des nuances résistant à un très fort foulon et à l’action de l’acide sulfureux.
- La soie se teint avec addition d’acide acétique.
- L’acide sulfurique ou le savon donnent des résultats moins bons. Les teintes ainsi obtenues résistent très bien à l’eau.
- Sur les tissus mi-soie (coton et soie), ce colorant, appliqué sur bain de savon, monte sur le coton en laissant la soie presque ntacte, ce qui permet de nuancer celle-ci à volonté et ce qui permet,par conséquent,d’obtenir des effets de nacrés, de fluorescents très variés et tout à fait jolis.
- Si nous ajoutons que ce produit peut être mélangé en toutes proportions avec les autres produits de cette série, nous aurons ouvert la porte à toutes les combinaisons nécessitées Par les besoins des buts à atteindre
- Toutes ces teintures s’obtiennent par une pratique uniforme, c’est -à-dire par une ébullition d’une heure sur des bains chargés des mordants appropriés suivis d’un bon lavage | sur eau pure.
- Jen’aipas besoin de rappeler les applications multiples de ces teintures, qui sont plus favorables que celles obtenues par les anciens procédés : résistance au foulage, indifférence à la lumière, aux acides, aux alcalis.
- Les applications spécialement recomman. dées sont, avec le noir diamine R O et le jaune I diamine en pâte, produits ayant la même soli-1 dité à l’air et à la lumière, aux acides et aux alcalis, ce qui permet la production extrême-ment simple d’un nombre presque illimité de nuances très solides.
- Les vêtements de corps, qui sont généra-1 lement influencés par leur contact avec les chairs ou les émanations de l’individu garde-Font leur fraîcheur, leur éclat de couleur. Les
- lavages ou nettoyages de ces mêmes vêtements n’en modifieront pas non plus les nuances.
- Les tentures ou tapisseries ne seront plus ternies par l’air ou la lumière.
- Les tissus devant passer au soufre, les drapeaux exposés à l’action de l’air et de la lumière.
- Le rouge et l’écarlate donnent des couleurs enluminées.
- Le rouge et le violet sont le moyen le plus sûr de produire l’héliotrope.
- Le rouge, le noir R O et la thioflavine donnent des gris qu’on peut varier à l’infini.
- Les tabac, marron, loutre s’obtiennent en toutes tonalités de nuances,par leurs mélanges bien pondérés.
- Le rouge modifie encore heureusement les jaunes.
- Dans les demi-teintes, appelées aussi teintes mode, on retire un bon résultat du mélange de ces produits, si on y fait intervenir les bruns diamines.
- Les bains de rouge ne se tirent pas complètement ; la quantité approximative absorbée est des trois quarts de celle employée à la composition des bains. Geci bien entendu, je vais donner ici les proportions pour un premier bain ; elle devront donc être réduites pour toute opération suivante sur le même bain.
- Selon les teintes plus ou moins foncées, on garnit le premier bain avec les proportions suivantes indiquées pour chaque teinte :
- Pour 100 kilogrammes de coton : Savon 500 à 1.000 grammes.
- Phosphate de soude. 1.000 » 2.000 »
- Sulfate de soude.... 1.500 » 2.000 »
- Carbonate de soude. 500 » 750 »
- L'acide sulfurique ne doit être employé que pour les tissus composés et en assez petite quantité pour acidifier simplement les bains.
- L’acide acétique, jusqu’au développement de la coloration du bain.
- Après teinture, on rince et on sèche à température modérée.
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- 346 -E MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour les nuances claires, il ne faut teindre que sur des tissus ou des fibres bien décreusés ou débouillis.
- Pour les nuances foncées, on peut opérer sur écru.
- Le violet est exactement dans les mêmes conditions que le rouge.
- Ch. Drevet.
- LA CONVENTION FRANCO-SUISSE
- Le projet de loi relatif à la convention douanier franco-suisse vient d’être distribué à la Chambre. Nous trouvons, dans ce projet, les motifs particuliers justifiant, d’après le gouvernement, chacun des changements proposés au tarif de douanes. Nous croyons intéressant de les mettre sous les yeux de nos lecteurs.
- No 238 bit. — Extrait de châtaignier et autres sucs, tanins, liquides ou concrets, extraits des végétaux.
- Cet article était exempt de droits dans l’ancien tarif conventionnel et aucune protestation n’a été élevée contre ce régime, lors de l’enquête faite par le Conseil supérieur du commerce et de l’industrie. La Commission des Douanes de la Chambre des Députés avait adopté le maintien de l'exemption au tarif minimum d après les propositions du gouvernement. Le droit de 3 francs par 100 kilog. a été voté en séance sans discussion et conformément à un amendement. Les chiffres de notre commerce extérieur ne justifient pas ce relèvement considérable, puisque nous exportons dix fois plus d’extrait de châtaignier que nous n’en recevons de l’étranger. (Importation en 1891 : 353,276 francs, contre 3,640,177 francs à l'exportation.)
- Ces résultats démontrent surabondamment la vitalité de cette industrie spéciale et, si elle n’a pu être ébranlée avec le régime de l’exemption, elle continuera à prospérer avec le droit de 1 fr. 50 que nous vous proposons et qui tiant suffisamment compte de l’incidence du
- droit mis sur quelques-unes des matières végétales propres à la fabrication des sucs tanins.
- No 293. — Extraits de bois de teinture, noirs et violets, rouges et jaunes
- L’ancien tarif conventionnel taxait les extraits noirs et violets à 10 francs par 100 kilos et les extraits rouges et jaunes à 15 francs. La Chambre syndicale des produits chimiques de Paris avait demandé qu’aucune modification ne fût apportée à ces droits et le Conseil supérieur du Commerce et de l’Industrie avait proposé de les maintenir. Mais, par suite d’une erreur matérielle, le tableau des droits annexé au projet de loi a porté 10 francs et 20 francs au lieu de 15 francs. Nous vous demandons de rectifier cette erreur, d’autant plus évidente que nos achats d’extraits de bois de teinture sont 73 fois moins élevés que nos ventes à l’étranger. Les importations de 1891 sont en effet de. 306,035 francs seulement, tandis que nos exportations ont atteint 22,377,366 francs.
- N° 368. — Fils de coton simples teints ou chinés
- Nous avons, de la manière la plus absolue, refusé de remettre en discussion l’échelle des droits sur les fils de coton écrus ; la seule concession que le gouvernement ait cru devoir accepter concerne les surtaxes afférentes aux fils simples teints ou glacés.
- L’importation des fils simples teints est très faible comparativement à celle des fils écrus, malgré les approvisionnements faits en vue du relèvement des droits ; elle n’est représentée, en 1891, que par 391,660 kilogrammes, alors que l’importation des fils écrus est de 7,717,903 kilogrammes. La surtaxe de 0 fr. 25 par kilogramme inscrite dans l’ancien tarif conventionnel et à laquelle nous vous demandons de revenir était donc suffisante pour protéger, dans la mesure nécessaire, 18 teinturerie française contre la concurrence trangère,
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- ET DE L’IMPRESSION DBS TISSUS
- E• eg 6
- No» 405 et 400; — Tissus de coton'. 1’ blanchis^ 2 teints..
- D’après le no 368 du tarif, les fils de coton blanchis ne sont assujettis qu’à une surtaxe de 15 0[0 ; pour les tissus de coton, au contraire, la surtaxe de blanchiment a été fixée à 20 0(0 par le no 405.
- Cette différence de traitement n’a pas de raison d’être, puisque la déperdition de poids produite par le blanchiment et qui seule justifie la surtaxe spéciael, n’est pas plus forte pour les tissus que pour les fils. Il existait donc sur ce point une réelle anomalie que nous vous demandons de rectifier.
- En ce qui concerne la surtaxe de teinture, nous avons exposé plus haut les motifs qui justifient pour les fils de coton teint rabaissement de la surtaxe à 0 fr. 25 par kilogramme, les mêmes conditions s’appliquent aux tissus ; la décision que vous prendrez pour les fils devra donc logiquement être étendue aux tis- | sus de coton teints.
- No 407. — Tissus de coton imprimés
- En adoptant les 100 mètres de longueur comme base de la perception de la surtaxe afférente à l’impression, le Gouvernement et les Chambres ont reproduit, dans le nouveau ta- | rif, le texte de la loi du 7 mai 1881, mais les intéressés eux-mêmes avaient explicitement accepté la modification résultant du traité de commerce conclu avec la Belgique, le 31 octobre 1881, à savoir que la perception serait faite aux 100 mètres carrés et non aux 100 mètres de longueur.
- Les réponses faites au questionnaire du ; Conseil supérieur du Commerce et de l’Industrie par la Chambre de commerce de Rouen et par la Chambre consultative des Arts et Manufactures de Remiremont, qui seules ont formulé des desiderata rela'ivement aux tissus de coton imprimés, ne laissent aucun doute à cet égard.
- Les cotonnades imprimées, et spécialemnet les mouchoirs, n’ont souvent que 60centimètres de largeur, on ne peut donc méconnaître qu’il
- est excessif de leur faire payer la même taxe qu’aux tissus de 1 mètre de largeur. Nous croyons inutile de justifier plus longuement une mesure d’équité qui a été ratifiée d’avance par nos industriels
- La modification que nous vous proposons d’apporter au tarif des tissus de coton imprimés porte également sur le taux des droits dont le relèvement très notable nous a été représenté par la Suisse comme un véritable obstacle à la conclusion d’un accord. Nous avons pu néammoius conserver une échelle de droits intermédiaire entre l’ancien tarif conventionnel et le tarif du 11 janvier 1892.
- N° 368 bis — Fils de coton pur simples glacés^
- La nouvelle surtaxe relative au glaçage n’était prévue ni dans le projet de loi du Gouvernement ni dans le rapport de la Commission des douanes de la Chambre. Elle a été introduite par voie d’amendement et adoptée sans discussion.
- On ne trouve dans les documents parlementaires aucune justification du taux de 0 fr.45 par kilogramme. Nous avons dû reconnaître que cette surtaxe était exagérée en ce qui concerne les fils glacés simples. Le glaçage de ces fils ne présente pas, en effet, de difficultés comparables à celui des fils retors. Le glaçage des fils simples peut être effectué à la cuve sans dévider les écheveaux ; or, le supplément de dépenses invoqué à l’appui de la surtaxe résultait surtout du nouveau dévidage et du passage à la filière.
- Nous estimons, en conséquence, que la surtaxe de 0 fr. 45 par kilogramme doit être limitée aux fils glacés retors et qu’il n’y a pas d’inconvénients à abaisser à 0 fr. 25 celle afférente aux simples fils glacés.
- No 441. — Tissus de coton fabriqués avec des fils teints, blanchis ou glacés.
- Le nouveau tarif a considérablement aggravé le régime des tissus de coton fabriqués avec des fils teints, blanchis ou glacés.
- D’une part, l’ancienne surtaxe fixe de 40 francs par 100 kilos a été remplacée par une
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- 348 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- surtaxe proportionnelle de 50 00 et la surtaxe qui ne frappait que les étoffes fabriquées avec des fils de couleur atteint maintenant les tissus dans la composition desquels il entre des fils blanchis ou des fils glacés.
- D’autre part, les surtaxes de blanchiment, de teinture et de glaçage sont cumulées avec la surtaxe proportionnelle, alors qu’antérieu-rement la surtaxe fixe de 40 francs était seule perçue.
- Enfin, la loi du 11 janvier comprend dans le n' 441 certaines spécialités de tissus que ne visait pas le tarif de 1882.
- Il convenait assurément de modifier la tarification de la loi du 7 mai 1881, car, dans un grand nombre de cas, elle donnait, contrairement au vœu du législateur, une protection moins grande aux tissus fabriqués avec des fils teints qu’aux tissus ordinaires teints en pièces. Ainsi, dès que le droit principal du tissu écru dépassait 110 francs, la perception des surtaxes ordinaires de teinture et de blanchiment qui auraient été applicables en l'absence d’un tarif spécial aux tissus fabriqués avec des fils teints, eût donné un chiffre de droits supérieur à celui résultant du payement de la surtaxe fixe de 40 francs. L’écart devenait très sensible lorsqu’il s’agissait de tissus moyens payant, par exemple, 250 francs par 100 kilog.
- La tarification actuelle a été inpirée par le désir de donner satisfaction aux vœux formulés dans l’enquête, mais l’expérience faite du nouveau système et les réclamations qu’il a soulevées obligent à reconnaître que le but a été dépassé.
- En effet, la surtaxe proportionnelle de 5000 est excessive pour les tissus de fabrication moyenne ou supérieure. On a évalué à 25 centimes par kilogramme le supplément de prix de revient résultant de l’emploi combiné de fils écrus ou blancs avec des fils de couleur ou des fils glacés. Ce chiffre de 0 fr. 25 n’a aucuue relation avec la surtaxe proportionnelle qui, pour les tissus moyens, atteindrait 1 franc par kilogramme et s’élèverait, pour les séries supérieures ou pour des tissus spéciaux, à
- 2 francs et à 4 francs par kilogramme. Le lé-| gislateur de 1881 avait donc été mieux inspiré j en rejetant la surtaxe proportionnelle dont la portée et les effets lui avaient paru trop difficiles à préciser.
- Le cumul des surtaxes de blanchiment, de teinture et de glaçage n’est pas davantage justifié. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer qu’en bonne justice la surtaxe de blanchiment ne doit frapper que les fils blanchis, la surtaxe de teinture que les fils teints et la surtaxe de glaçage que les fils glacés ; or, avec la tarification actuelle, l’importateur paie cumulativement soit deux, soit trois surtaxes sur le poids total du tissu. Un envoi de 100 kilogrammes est donc frappé comme s’il pesait effectivement 200 ou 300 kilogrammes ; et c’est ainsi que pour certains tissus le montant de la surtaxe est passé de 40 francs au taux véritablement anormal de 285 francs.
- (A continuer).
- VARIÉTÉS
- Du secrétage des poils
- Le secrétage des poils, pour obtenir le feutrage plus facilement , s’opère à l’aide du nitrate mercurique. Le nom de secrétage vient de « secret », ou brevet du siècle dernier.
- Grâce à lui, les poils secrétés, ou mieux mouillés avec du nitrate mercurique, s'ouvrent et au foulage ils se marient facilement, et forment un tissu impénétrable dit feutre. Et c'est alors que tous les poils se confondent, et que ceux des lapins ordinaires de nos pays deviennent des castors de première classe. Après cela, il n’y a que l’idée que l’on y attache. Il en est des chapeaux de castor comme du vin de Madère. On vend de ce dernier de quoi noyer l’île dont il porte le nom.
- Mais là n'est pas la question ; le secrétage se fait à l’aide de sels mercuriques et est des plus insalubres pour les ouvriers qui manipulent les poils, quelles que soient leurs provenances, Et, de plus, on ne peut jamais
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- BT DB L’IMPRESSION DESITI8SUS
- 349
- débarrasser d’une manière complète les feutres du mercure qu’ils contiennent, et qui finit par être réduit à l’état métallique.
- Or, le mercure est un toxique puissant, et de tout cela il ressort qu’en nous couvrant avec un feutre de première qualité, nous nous intoxiquons.
- J’irai même plus loin, j’ai fait des remarques sur la calvitie ; aujourd’hui, je suis convaincu que l’emploi de chapeaux de feutre peut l’amener d’une manière prématurée ; il n’y a pas d’autre explication à chercher. En se couvrant avec un chapeau de laine secrété au mercure, on se soumet bénévolement à un traitement mercuriel.
- Il faut absolument arriver à supprimer l’emploi du mercure pour secréter les poils, ou bien se contenter de porter d’autres coiffures en soie, laine, etc.
- Soie artificielle de Chardonnet
- En réponse à des demandes de renseignements de nombreux lecteurs, sur la soie artificielle, j’ai fait ce que j’ai pu pour en avoir de dignes du journal.
- Et cela d’autant mieux que nous avons souhaité la bienvenue à la découverte du comte de Chardonnet, tout en restant dans les limites de la critique scientifique.
- Je me suis adressé à M. Poncet, grand négociant de Lyon, qui a été décoré au 14 juillet, pour la part qu’il a prise à cette invention, éminemment française. Or M. Poncet, tout en me recevant très bien, m’a répondu : nous ne communiquons rien à la presse, nos intentions ayant été dénaturées à diverses reprises, etc. Adressez-vous à Besançon ou à Paris.
- Chers lecteurs, en fait que de renseignements, on dit que cette affaire est appelée à un très grand retentissement ; qu’elle se montera au capital de 25 à 30 millions de francs. De Besançon j’attends des détails ; quand ils viendront ils seront les bienvenus. Pour quant à moi, dans cette circonstance, je suis comme pas mal et ressemble un peu à ce bourgeois bui n’avait jamais mangé du faisan, mais qui
- avait son cousin, ancien brosseur d'un capitaine, qui en avait entendu parler, etc., etc.
- Dans la fabrique lyonnaise, on trouve qu'elle n’a pas de force et ne résiste à l’eau bouillante, etc. En place on trouve des qualités spéciales de brillant.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Distolution, à partir du 31 août, de la Société Autin père et fils, fab. d’indiennes et tissus imprimés, imp. Barbet, à Deville-lès-Rouen (Seine-Inférieure). — M. Autin fils continue seul la même raison. — Acte du 1er sept.
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- BULLETIN FINANCIER
- Pendant les premiers jours de la semaine les dispositions du marché n’avaient subi aucune modification, lorsque vendredi le marché de Berlin en plein travail de liquidation, s’est avisé de produire un mouvement de recul sur les fonds russes. Immédiatement la colonie allemande de Paris, baissiers de profession, ont emboîté le pas en cherchant à faire baisser nos rentes. La manœuvre a réussi dans une certaine mesure faute de contre parties, et notre 3 0/0 est revenu à 98 95. Succès éphémère, croyons-nous, attendons patiemment la liquidation de notre place.
- L’Italien cote 92, sans achats sérieux sur notre place.
- Le Portugais cote 25 50. On ne connaît pas encore les propositions qui pourront être faites par le gouvernement de Lisbonne pour le règlement de la dette, mais en attendant on en est toujours au revenu réduit des deux tiers et il ne semble pas que l’on puisse beaucoup compter sur une augmentation prochaine.
- L’action de la Banque de France cote 3,985. Les bénéfices de la semaine sont de 304r219 fr.
- Le Foncier est un peu plus faible à 1,110 les obligations ont une attitude.
- Le Crédit lyonnais est à 786.
- Rien de particulier sur le groupé de nos chemins de fer.
- Le Panama est remonté à 23 fr.
- Le projet de reconstitution de l’affaire est sur le point dit-on de voir le jour.
- Le Suez est à 2,595, un peu moins demandé ce qui s’explique par l’importante diminution des recettes.
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- U» en O K
- S O 2 H S w g F w Z a w ko
- Le Gaz est à 1,455.
- Le marché de l’obligation des marbières de Guelma prend chaque jours plus d’extension. On cote actuellement 281 fr. Excellent cours pour les capitalistes désireux de mettre une bonne valeur en portefeuille.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout les ouvage» ci-de>rou» tor t en vente au bureau du journal. Pour lit f^teeevir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-poste».
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- Dictionnaire de chimie industrielle, contenant les applications de la chimie à l’industrie, à la métallurgie, à l’agriculture, à là pharmacie, à la pyrotechnie et aux arts et métiers,par A. M. Villon, ingénieur-chimiste, professeur de technologie chimique, rédacteur en chef de la « Revue de chimie industrielle ». Bernard Tignol, éditeur. — Le fascicule 3 du tome 1ër, qui vient de paraître, contient, outre de nombreuses figurés, la monographie des acides : phosphoreux, phosphorique, phtalique, picrique, propionique, pyrogallique, sac-charique, salicylique, succinique, sulfhydri-bue, sulfophénique, sulforicinique, sulfureux, sulfurique, sulfurique fumant.
- VIENT DE PARAITRE :
- Méthodes de travail pour les laboratoires de chimie organique
- Par le D’ Lassar Cohn Professeur de chimie à l’Université de Kœnigsberg 1 Traduit de l’allemand par E. Ackermann , Ingénieur civil des mines (I)
- Tandis qu’il est facile de trouver, même dàns de petits manuels, les indications et les préceptes 1
- (1) 1 Vol. in-12 relié avec figures dans le texte, j envoyé franco contre mandat-poste de8fr.20. j
- nécessaires pour les travaux pratiques de chimie minérale, d'autant plus que ces opérations sont pour la plupart assez simples, on voit au contraire que, dans la plupart des traités de chimie organique, le côté pratique a été traité très sommairement: c’est même au point que le débutant arrive à croire que l’exécution pratique des transformations indiquées dans les équations les plus compliquées ne présente, dans la plupart des cas, aucune difficulté, et que le rendement pratique correspond au rendement théorique.
- En théorie, il peut à peine y avoir quelque chose de plus simple que la préparation des éthers (un acide e t unalcool produisant un éther avec élimination d’eau) ; toutefois, celui qui a eu à en préparer, celui qui opère des transformations dans le laboratoire, trouve très rapidement qu’il n’est possible d’avoir un bon rendement qu’en se maintenant dans des conditions bien précises.
- On trouvera exposés dans cet ouvrage les procédés généraux pour les réactions, telles que la sublimation, la nitration, la réduction, la sulfo-nication des corps de nature quelconque, sans tenir compte des substances employées.
- L’auteur montre ensuite par des exemples comment l’on arrive à surmonter les difficultés des cas spéciaux.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
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- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-8o, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier ycherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co • loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ou* vrage scientifique, bourré de formules etd’ana-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- lyses chimiques que le fabricant ne saurait I comprendre et qui du reste ne sauraient | lui être d’aucune utilité, car la théorie ne i se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que | M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage I que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des ’ écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine 4 etc. y sont exposées succinctement et avec 1 une grande clarté. Il traite les questions du ? blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques Utilisés à la teinture et à l’impression.
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- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar's au Japon : mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a ré-sumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- 352 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s'agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Remploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
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- | Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur J nature, leurs caractères, leur analyse, leur 5 essai au point de vue tinctorial et leur classi-‘ fication.
- Dans le second, il a abordé l’étude des ‘ mordants d'albumine d’antimoine, de chrome | d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. ‘ Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36- Année, N 22. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Novembre 1892
- SOMMAIRE
- DES FORMULES DE RONGEANT.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LA CONVENTION FRANCO-SUISSE.
- NÉCROLOGIE.
- LE s BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DU COTON
- LOI SUR LE TRAVAIL DES MINEURES DANS LES ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS.
- INFORMATIONS.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES FORMULES DE RONGEANT
- Elles dépendent un peu des coloristes et des genres de dessins. Ici j’en donne deux : A et B.
- A. — Faire bouillir :
- Eau....................»....
- Amidon...........
- Acétate d’étain 180 Beaumé..
- Solution de gomme Sénégal à 50 %........... .........
- Sel d’étain...................
- 5 litres.
- 2 k. 500
- 5 litres.
- 3 litres.
- 2 kilos.
- On commence par bien délayer l’amidon dans les 5 litres d’eau et à froid ; l’on y ajoute ensuite l’acétate d’étain, la solution de gomme et les 2 kil. de sel stanneux, toujours en bien délayant et l’on porte à l’ébullition en re-muant constamment.
- Quand l’empois est fait, on laisse refroidir et l’on ajoute pour les doses ci-dessus 500 gr. d’acide citrique dissous dans le moins d’eau possible à chaud.
- Comme pour tous les épaississants,destinés | au rouleau surtout, on passe le mélange sur un tamis fin.
- B. — Solution de gomme Sénégal à 50 %....................... 2 litres.
- Additionner de sel d’étain petits cristaux, après dissolution dans leur poids d’eau......... 0 k. 400.
- Solution de gomme Sénégal à 50%.......................... 2 litres.
- Ammoniaque du commerce à
- 220 Cartier................ 0 k. 400.
- Ces deux solutions sont préparées à part avec soin et mêlées au moment de s’en servir. On obtient un épaississant où l'étain n’est pas précipité par l’ammoniaque et où le mélange est très intine et convient bien pour le rouleau, on l'allonge d’eau à volonté selon les besoins.
- Je n’ai pas besoin de dire que l’on peut remplacer et comme économie la gomme par la dextrine. C’est l’affaire du coloriste.
- C’est indiqué surtout pour les fonds et ar-i ticles de matage, mais pour les déliés, la gomme vaut mieux.
- Les étoffes imprimées sont immédiatement séchées sur la machine à rouleau et de là vont s’engager dans le vaporisage du système Mather-Platt (Matherand Platt, inventeurs) : j’en ai déjà parlé.
- Dans ce mode d’opérer, les pièces entrent constamment et sortent de même dans une caisse où elles subissent l’influence de la vapeur sèche, pendant un temps calculé et d’après des vitesses données. C’est le vaporisage sans fin, au lieu de celui à la cuve. Il convient dans ce cas, mais ne vaut rien dans d’autres.
- On peut produire des milliers de mètres par { jour, absolument comme pour le tirage d’un I journal avec les Marinoni. Ce sont d’ailleurs les imprimeurs sur étoffes qui sont les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- véritables instigateurs des machines rotatives pour imprimer le papier, même en typographie clichée. (Rouleau sur tissu.)
- Comme curiosité, en fouillant dans les archives, on trouve que c’est aux cartes à jouer, créées sous Charles VI, que l’on doit les premières tentatives d’impressions en noir et couleurs, et avec des planches gravées en relief et peut être la typographie. Impression sur étoffe et imprimerie sur papier se suivent constamment, mais les plus grands progrès viennent des imprimeurs sur tissus.
- Ceci dit, les pièces sortant du Mather-Platt sont rincées à grande eau, en rivière autant que possible, ou mieux encore dans des canaux à eau courante, à température et limpidité constantes, si possible.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion V analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE DU VELOURS en ombré et en uni Par M. Eugène Fajard.
- Ce nouveau procédé de teinture du velours permettrait de teindre le poil sans le coucher et sans le froisser, en ménageant le fond.
- La teinture se projette sur le velours, à Yétat de pulvérisation, et les jets pulvérisateurs sont dirigés dans un sens parallèle à la surface du velours, pour que le liquide tinctorial tombe sur cette dernière sous forme de pluie fine.
- En procédant ainsi, on pourrait obtenir à volonté une teinte unie, à l’aide de plusieurs jets pulvérisateurs contigus, ou bien, ce qui constitue la partie essentielle de l’invention, des teintes fondues, que l'on réalise au moyen les jets pulvérisateurs de teintures différentes
- et qui seraient d’un aspect nouveau et très agréable à l'œil.
- Par suite du mode de projection de la teinture, celle-ci n’agirait que sur le poil et le fond du tissu resterait avec sa coloration naturelle.
- Les teintures employées (couleurs d’aniline) sont filtrées avec soin au préalable de façon à éliminer toutes parcelles de couleur mal dissoute, qui seraient susceptibles, de s’arrêter dans les ajutages capillaires des pulvérisateurs.
- TISSU APPRÊTÉ EN DÉCHETS DE SOIE tondu à ras et velouté) et son mode de fabrication Par M. Georg Juel.
- Les divers systèmes de battage au large employés dans les différentes phases du blanchiment, de la teinture et de l’impression, consistent pour la plupart en tournettes garnies de lanières en cuir ou en caoutchouc.
- On a également cherché à réaliser le même résultat, en projetant avec force contre le tissu en marbre de l’eau à l’état de division-
- D’une part,on a comme inconvénient l'usure rapide des lanières en cuir ou en caoutchouc et, d’autre part, les frais d’acquisition d’une machine coûteuse et délicate, dont la consommation en eau, partie en pure perte, est considérable et qui absorbe une notable force motrice.
- Le procédé mettant en pratique la présente invention serait exempt de ces inconvénients: il est constitué par un dispositif de rouleaux mobiles, qui frappent le tissu à plusieurs re-prises pendant son passage à travers la cuve portant ces rouleaux batteurs. Ces derniers agissent, et par la vitesse imprimée et par leur propre poids. Ils sont supportés par une tournette marchant le plus seuvent en sens inverse du tissu en mouvement et quelquefo1s dans le même sens que lui. Les disques de 1a tournette, qui supportent les rouleauxbatteurs’ sont de deux systèmes différents ; ce sont, °"
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- bien des disques fixés à la tournette et supportant les rouleaux batteurs par des charnières articulées, ou bien, des disques avec fentes coulissées. Dans les deux systèmes, les batteurs sont mobiles sur leurs axes, d'où l’élasticité nécessaire pour éviter d’érailler les tissus délicats et de les rendre pelucheux, tout en conservant le bénéfice du choc produit. Les fortes vibrations résultant de ce choc détachent de la fibre toutes les impure-non fixées destinées à être éliminées, de façon à ce que l’eau les enlève facilement.
- La cuve est disposée comme une rivière anglaise ; elle comporte, pour deux dispositifs de battage se suivant, trois compartiments à écoulement en cascade, des roulettes immergées et non immergées placées jen quinconce et des cylindres presseurs à la sortie du tissu. Avant de s’engager entre ces cylindres presseurs, le tissu reçoit un jet d’eau énergique que projette un tuyau transversal percé de petits trous.
- (Reproduction interdite).
- LA CONVENTION_FRANCO-SUISSE
- (Suite)
- Nous vous proposons, en conséquence, de remanier le no 411 dans des conditions plus équitables. La surtaxe proportionnelle serait remplacée par une surtaxe fixe pour laquelle nous avons pris comme base le chiffre de 0 fr. 25 par kilogramme indiqué, en 1881, Par le rapporteur de la commission des douanes de la Chambre, M. Méline, comme représentant le supplément de dépenses résultant de l’emploi de métiers plus compliqués, de l’agencement sur ces métiers de fils de couleurs différentes, de la complication et de la multi-licité des opérations préparatoires.
- Nous corrigeons, d’autre part, le vice de la loi 1881, en ajoutant à la surtaxe fixe les surtaxes de blanchiment, de teinture et de gla
- çage, sous cette réserve que lorsque le tissu sera composé à la fois de fils teints, blanchis ou glacés, on ne percevra qu’une seule surtaxe, qui sera ou celle de la teinture, ou celle du blanchiment, ou celle du glaçage, selon que les fils teints, ou blanchis, ou glacés constitueront la partie dominante.
- Ainsi amendée, la tarification des tissus fabriqués avec des fils teints, blanchis ou glacés représentera, même pour les étoffes les plus ordinaires, une somme de droits supérieure à la surtaxe fixe de 40 francs perçue de 1882 à 1892, et pour les tissus fins, le jeu de la surtaxe proportionnelle de 15 % afférente au blanchiment assurera à nos tisseurs une réelle protection.
- Le no 411 actuel est accompagné d’une note indiquant que cette catégorie comprend les tissus contenant des liteaux espacés de moins d’un mètre. Cette note a l’inconvénient de ne viser que les tissus spéciaux ayant des liteaux ; il convient de la remplacer par une disposition plus générale applicable à tous les tissus, et d’après laquelle la surtaxe n’est pas exigible lorsque l’effet produit par les fils teints, blanchis ou glacés, n’excède pas un dixième de la surface totale. Ces fils ne sont, en effet, dans ce cas, qu’un simple accessoire dont il n’y a pas lieu de tenir compte conformément à la règle générale des mélanges, posée par le no 653 du tarif.
- Les fabricants de teintures ont adressé à M. le Président de la commission des douanes la lettre suivante :
- Rouen, le 2 novembre 1892.
- Monsieur le Président
- de la commission des douanes.
- Au moment où la commission des douanes se prépare à discuter la convention avec la Suisse que propose le gouvernement, nous croyons devoir rappeler toute votre attention sur la situation que feraient à l’industrie de la teinture des filés de coton les modifications
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- qui seraient apportées à l’article 368 du tarif des douanes.
- Avant la nouvelle loi votée au début de cette année, le tarif général admettait, pour les filés teints, un droit de 0.30 centimes au kilo, et pour les filés en rouge d’Andrinople un droit de 0.60 au kilo ; le tarif conventionnel appliqué n’avait plus qu’une classification de 0.25 centimes au kilo.
- La commission des douanes, d’accord avec le gouvernement, avait proposé pour le tarif minimum à la Chambre un droit de 0.30 centimes sur les filés teints et de 0.45 centimes sur les filés rouge Andrinople.
- Cette augmentation de 15 centimes pour la teinture en rouge Andrinople s’expliquait, selon la parole même de M. le rapporteur, par la plus-value de teinture inhérente à cette couleur, et due aux longues manipulations nécessaires, ainsi qu'à la plus grande consommation de combustible ; aussi la Chambre, dans sa séance du 11 juillet 1891, avait-elle accepté l’article présenté par sa commission.
- Au Sénat, la commission des douanes n’avait elle-même émis aucune objection, mais en séance la catégorie du rouge Andrinople fut simplement supprimée, sans aucune discussion, à la grande surprise des intéressés, et personne, au retour de la loi à la Chambre des députés, n’a élevé la voix pour nous défendre.
- Et cependant, dans les articles relatifs aux matières colorantes, < l’alizarine, » la principale matière première colorante de la teinture en rouge qui formait à elle seule un article exempt, de tous droits, s’est trouvée, par la suppression de cet article à la discussion du Sénat, englobée dans un article général la taxant à un droit de 0.55 centimes le kilog.
- Cette matière valant 2 francs le kilog. s’est donc trouvée grevée d'un droit de plus de 25 %-
- L’alizarine n’est cependant fabriquée par aucune usine française et le tout vient d’importation anglaise et allemande ; pensant néanmoins que le régime de la protection est
- pour l’industrie française plus avantageux et ne voulant pas paraître adresser une réclamation personnelle, les teinturiers n’ont rien dit et se sont disposés à subir cette augmentation qui grève nos teintures en rouge de 8 à 10 centimes par kilog. de coton, alors que le droit sur le filé teint n’avait été élevé que de 0.05 centimes.
- Nous nous trouvons donc dans une situation encore moins favorabfe qu’avant les nouvelles lois.
- Faut-il vous le rappeler, notre industrie est loin d'être prospère et nous pourrions vous citer dans la région rouennaise cinq établissements qui, depuis deux années, ont dû fermer et arrêter leur fabrication : l’importation de 391,000 kilog., signalée comme peu élevée par le gouvernement, représente cependant la production de plusieurs teintures importantes
- Si la modification proposée à l’article 368 ramenant le droit des filés teints au tarif minimum de 25 centimes était acceptée, non seulement avec la Suisse, mais encore avec l'Angleterre, la Belgique et l’Allemagne, nous nous trouverions dans la situation suivante :
- Payant un droit de douane qui n’existait pas autrefois, sur la matière première principale, et une augmentation sensible sur les autres articles, notre prix de revient sera grevé de 10 à 12 centimes au kilo et en échange nous n’obtenons aucun dédommagement.
- Nous venons donc faire appel à votre justice pour repousser un tel traité qui porterait un coup funeste à notre industrie déjà malheureuse.
- Nous vous prions, Monsieur le Président, d’agréer l’assurance de notre considération distinguée.
- NÉCROLOGIE
- Il y a quelques jours, que l’on conduisait a sa dernière demeure, dans la ravissante petit® commune de St-Rambert, île Barbe, sur Saône,
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- aux portes de Lyon, un homme de bien, M. Berthaud, l’inventeur de la première machine à laver les soies en flotte. Elle remonte à environ 40 ans.
- Pour des raisons que je n’ai pas à apprécier ici, M. Berthaud n’a pas bénéficié, comme cela aurait dû être, de sa découverte, et finalement las de la teinture, il s’était retiré dans un petit cottage, sur les bords de la Saône, et vivait des produits d’un élixir de son invention.
- Les machines à laveries flottes ont été considérablement améliorées depuis leur premier créateur, mais le principe en est toujours le même, et avec les essoreuses elles ont bouleversé la teinture. Elles ont simplifié considérablement la main-d’œuvre, et amélioré la qualité du travail.
- Je saisbien quepar lestempsimpossiblesque nous traversons, il ne faut plus parler de ma-chinerie, mais enfin causons-en quand même. La machine a relevé l’homme à tous les points de vue ; d’ailleurs, si on veut la supprimer, où s’arrêtera-t-on ? La simple pompe à eau constitue une machine, même la poulie avec une corde pour puiser de l’eau dans un puits.
- Les crises ouvrières viennent non pas de la machinerie, mais du dépeuplement des cam Pagnes en faveur des villes. Une attraction irrésistible pousse les habitants ruraux dans les cités!où, hélas, souvent elles ne trouvent que la misère; et viennent s’étioler.
- La première industrie en France, surtout, où l’on jouit du plus beau climat d’Europe, dans l’ensemble, c’est l’agriculture. C’est là qu’il faut revenir à marche forcée. Assez de courant vers les villes. Si cela continue, ' les villes modernes deviendront des monstruo sités ; exemple la question du « tout à l’egout » | qui se pose pour Paris, Lyon, Marseille, etc. Que de richeses en mer, et le tout pour polluer ) los fleuves et nos golfes, pour créer des ma-adies épidémiques.
- Non, ce ne sont pas les machines, ni leurs I lenteurs, tels que Berthaud, qui créent des erises ouvrières : c’est un déplacement de la I question sociale; on ne veut plus être paysan.
- Trop d’offres de demandes pour un emploi.
- Et, de plus, il y a pour la France un autre danger social : c’est l’émigration démesurée chez elle des pays qui produisent plus d’enfants qu’elles n’en peuvent nourrir. L’excès d’accroissement de population est un fléau tout aussi bien que la diminution dans les natalités. Il y a un juste milieu en tout et partout. Et l’on parle maintenant de l’invasion prochaine des Chinois en Europe comme travailleurs. Il ne manque plus que cela.
- Berthaud était un de mes amis personnels, je lui adresse un dernier adieu. Et parti simple teinturier, il a amélioré et relevé la dignité des ouvriers. Je suis partisan de tous perfectionnements mécaniques, et aux ouvriers qui me critiquent, je réponds : « Mais malheureux que vous êtes, ce sont des vôtres qui ont fait les plus merveilleuses inventions ! » James Watt, Richard Arkwright, Thimon-nier, Berthaud, Giffard, etc., etc.
- Marius Moyret.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton
- (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- Je ne veux nullement donner une nomenclature déterminée de toutes les matières colorantes usitées à cet effet; je ne signalerai que les plus usitées et j’omettrai de récapituler tous les anciens procédés connus par tous les teinturiers. Mon traité sur les bleus contiendra quelques nouvelles applications des anciens produits, des améliorations récentes et mes expériences personnelles. Je ne tourmenterai pas mes lecteurs avec une quantité de formules chimiques fatigantes et bien souvent hypothétiques, je les omettrai autant que possible et ne les emploierai que lorsque leur présence sera strictement nécessaire. J’appuierai spécialement sur quelques nouveaux produits, dont j’ai eu l’occasion d’approfondir les quali-
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- tés et dont j’ai étudié les modes d’emploi. Les échantillons qui accompagneront mon traité sont dus à l’obligeance d’industriels; quelques-uns ont été exécutés spécialement à cet effet, et d’autres m’ont été envoyés par les fabriques de matières colorantes.
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- L’Indigo. — Indigotine synthétique. — L’Indophénol.
- Les matières colorantes naturelles deviennent de jour en jour plus rares dans les ateliers de teinture ; elles ont dû céder leur place aux dérivés du goudron. Il nous reste trois produits de provenance végétale, qui n’ont jusqu’aujourd’hui pas pu être déplacés complètement, ce sont le cachou, le campêche et l’indigo ; c’est spécialement l’indigo qui nous intéressera. Disons en passant que les produits faisant la guerre au cachou sont nombreux, mais, malheureusement, leur solidité à la lumière est insuffisante. Les plus remarquables de ces produits sont les bruns directs de la Société pour l’industrie chimique de Bâle et les bruns de Hesse de Leonhardt et Cie. Les bruns de Hesse sulfatés, quoique solides à la lumière et au lavage, n’ont pas pu déplacer le cachou complètement. Le prix de revient de ces colorants est supérieur à celui du cachou.
- Je crois que le campêche sera le produit de provenance végétale qui nous restera le plus longtemps ; jusqu’aujourd’hui, il n’a pas encore trouvé de concurrent. Qui sait si l’indigo ne sera pas remplacé un jour ou l’autre par l'indi-gotine synthétique. Il subira probablement le même sort que la garance, qui a été presque complètement délogée par l'alizarine artificielle.
- Parlons à présent de l’indigo. Les procédés d’application sont à peu de choses près les mêmes qu’il y a un siècle ; c’est toujours la cuve que nous rencontrons. Elle a été perfectionnée sous le point de vue de la mécanique. Nous avons aujourd’hui les cuves continues, qui rendent de grands services et qui ont de
- beaucoup simplifié les manipulations ; quant au point de vue chimique, quelques agents ont été remplacés par d’autres meilleur marché et souvent plus actifs.
- Je ne m’arrêterai point à faire des descriptions de cuves et à énumérer une masse de recettes, que je ne pourrais que copier sur différents ouvrages. On trouvera des données très intéressantes sur les cuves dans les écrits d’Hecquet, de d’Orval, de Ribaucourt, de Hellot, de Berthollet, de Schutzenberger, etc. Je no citerai que quelques procédés qui pourraient intéresser mes lecteurs.
- L’application principale de l’indigo consiste à teindre les pièces à la cuve, avec ou sans réserve, ou de ronger les tissus teints, soit en blanc avec le bichromate, l’acide oxalique et sulfurique, ou en jaune et orange à l’aide du jaune au chromate.
- Un procédé intéressant pour produire des couleurs diazoïques sur bleu de cuve est celui de la fabrique de produits chimiques de MM. Meister, Lucius et Brüning, à Hochst. On avait essayé de produire des dessins rouges sur indigo avec le bichromate, mais malheureusement les couleurs à l’albumine qu’on employait n’étaient ni solides au lavage, ni à la frotte. On avait ensuite essayé de pro-duire les couleurs diazoïques à l’aide du rongeant au bichromate, mais l’expérience avait prouvé qu’une seule base, l'amidoazobenzol, était invariable en contact avec le bichromate:
- Le procédé de l’établissement mentionne consiste à opérer une oxydation de l’indigo en bain alcalin.
- On opère de la manière suivante :
- Les pièces cuvées sont foulardées en ? naphtol ; on épaissit la combinaison diazoïque qui devra contenir du prussiate rouge ; on imprime sur les pièces foulardées et, après 18 formation du colorant, on oxyde en bain alcalin.
- Par ce fait, le prussiate rouge se trans forme en prussiate jaune et l’oxygène produit par cette réaction oxyde le bleu d’indigo, 4" se trouve sous la combinaison diazoïque-
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- Exemple : Rouge-azo produit sur fond indigo à l’aide du diazoparanitraniline et le p naphtol.
- Les pièces teintes en bleu d’indigo sont foulardées à la hotflue avec une solution de B naphtol composée de la manière suivante :
- On dissout 29 gr. de p naphtol dans 200 cc. d'eau chaude et 25 cc. de soude caustique à 22° B., on ajoute 100 gr. d’huile pour rouge turc (à 50 %); finalement on ajoute la quantité d’eau nécessaire pour arriver au volume de 2litres. (L’addition du sulforicinate d’ammoniaque augmente le brillant et un peu la solidité de la couleur diazoïque.) Les pièces ainsi préparées sont imprimées avec un empois préparé de la manière suivante :
- 1. — 83 gr. de paranitraniline N (un mélange de 15 centièmes du poids moléculaire de la paranitraniline et 15 centièmes du poids moléculaire du nitrite de soude, avec 5 % de nitrite en plus que la quantité théorique nécessaire). La quantité mentionnée, augmentée de 267 gr. d’eau, est épaissie avec 150 gr. d’un épaississant composé de :
- 3,000 gr. d’amidon blanc,
- 11,000 gr. d’eau,
- 6,000 gr. d’une dissolution de gomme adragante,
- On fait bien cuire le tout ensemble.
- IL 150 gr. d’épaississant,
- 45 cc. d’acide chlorhydrique 22° B., 305 cc. d’eau.
- On ajoute la solution I lentement à la solution II, en remuant continuellement; finalement on ajoute 500 gr. de prussiate rouge (ferrocyanure de potassium) et 60 gr. d’acétate de soude cristallisé. Les tissus une fois imprimés et séchés, on les passe dans une solution de soude caustique de 5-10° B., à une température de 50-60° C. Un enlevage complet de l’indigo a lieu aux endroits imprimés avec l’empois sus-dit. On rince à fond, on donne un savon chaud, on rince de nouveau et on met sécher.
- En employant, au lieu de la paranitraniline l'a naphtylamine, la p naphtylamine, le nitro-
- toluidine, l’anisidine, la"phénitidine, etc., on peut obtenir les nuances les plus variées.
- Ces nuances sont excessivement solides au lavage et au savon, mais malheureusement la solidité à la lumière laisse beaucoup à dé-sirer.
- Un brevet concernant V impression de l’indigo a été pris dans le temps par la maison Schlieper et Baum, à Elberfeld. Il consiste à fixer le blanc d’indigo en combinaison avec la soude, par le vaporisage sur le tissu, préparé avec un agent réducteur, par exemple le glucose, et d’opérer ensuite une réoxydation à l’air.
- On opère de la manière suivante : on prépare les pièces avec du glucose. On imprime ensuite avec de l’indigo broyé avec de la soude caustique ; on vaporise ensuite, on rince à fond, puis on expose les pièces à l’air.
- L’empois donnant les meilleurs résultats est composé de la manière suivante :
- Pour un bleu moyen.
- Amidon blanc.................... 1,600 k.
- Eau............................. 4,000 »
- Britishgum..................... 3,250 »
- Soude caustique à 38° B... 28,000 »
- Mélange d’indigo................ 18,000 »
- La solidité de l’indigo à la lumière est remarquable; une teinte moyenne, exposée à la lumière pendant 5 mois, ne montre pas encore d’altération. Sur laine, la solidité est la même que sur coton. Il y a quelques années, la Badisch Anil et Soda-fabrik, de Ludwigs-hafen, voulant prouver que la solidité du bleu d’alizarine pouvait lutter avec celle de l’indigo, et voulant, par ce moyen, arriver à introduire ce produit dans les manufactures teignant pour l’État, avait équipé à ses frais un bataillon de soldats (bavarois !)avec des draps teints ' en bleu d’alizarine. L’expérience a prouvé que l’indigo résiste mieux à toutes les influences, qu’un uniforme à endurer par la poussière, la piuie, la boue, la lumière, etc.
- Un inconvénient des pièces cuvées est qu’elles déchargent fortement à la frotte. C’est
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- de ce défaut que font usage un grand nombre de personnes, pour se rendre compte si les tissus qu’on veut leur vendre sont bien réellement teints à la cuve. C’est pour cette même raison que les cotonnades cuvées deviennent plus claires aux entrecroisements des fils, après 2 ou trois lavages. (Presque toutes les matières colorantes produites sur la fibre montrent le défaut de décharger à la frotte.)
- Avant l’introduction du noir d’aniline dans la teinture, on se servait d’un fond d’indigo pour les noirs solides.
- Les artistes teinturiers, ne produisant réellement qu’un indigo pur sur coton, deviennent rares ; la plupart ne font plus que remonter à la cuve des bleus d'aniline bon marché. Bien souvent de nos jours ils sont obligés de le faire, afin de pouvoir livrer la marchandise à assez bon compte : la teinture à l’indigo n’est plus assez payée, pour qu’ils puissent livrer de l’indigo pur.
- Nous ajoutons deux échantillons, dont nos lecteurs trouveront ci-après le mode de teinture :
- N° 1. — On imprime sur les pièces la réserve composée de :
- 10 k. Sulfate de plomb en pâte, 0,75 k. Gomme artificielle, 0,3-0,4 k. Sulfate de cuivre, 0,2 k. Acétate de cuivre, 0,8-1 k. Nitrate de plomb, 0,75-1 k. Acétate de plomb.
- On sèche les pièces, puis on les teint à la cuve, on les traite ensuite au bichromate et à la chaux.
- N° 2. — Est produit d’après le même principe. Le vert est un mélange de bleu de Prusse
- et de jaune ou chromate. On imprime dans ce cas deux réserves différentes : l’une composée comme le n° 1 (pour le jaune); la deuxième avec une petite addition de bleu de Prusse (pour le vert) ; après teinture en cuve, on développe au bichromate. Un procédé plus simple, pour obtenir les mêmes résultats, con-
- siste à imprimer sur pièces cuvées l’enlevage suivant :
- 300 gr. d’orange de chrome en pâte,
- 90 » d’albumine 800/1000,
- 150 » de rongeant X,
- 60 » d’albumine sèche.
- Le rongeant X est composé de la manière suivante :
- 900 gr. de bichromate de potasse,
- 500 » d’ammoniaque,
- 2000 » gomme adragante 100/1000.
- Après impression, on passe dans un bain acide de la composition suivante :
- 10 k. d’acide oxalique,
- 7 1/2 » d’acide sulfurique à 66° B.
- 15 » de dextrine,
- 500 1. d’eau.
- On donne ce passage au bouillon. On peut aussi le donner à 50° C, en augmentant relativement les doses d’acide.
- Après le bain acide, on passe à l’eau bouillante, pour opérer la coagulation complète de l’albumine, ensuite on rince à l’eau froide.
- Pour le jaune, on emploie le jaune dechrome en pâte.
- Pour le vert, on pourra employer le vert de Guinet, qui est plus solide que celui obtenu au ferrocyanure et à l’oxyde de fer. — (MUL-LERUS,Lehne Fœrberzeitung.)
- (A suivre.)
- (Reproduction formellement interdite.)
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- -© en
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
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- LOI SUR LE TRAVAIL des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels.
- L’Officiel du 3 novembre publie le décret présidentiel promulguant la loi dont la teneur suit :
- section ire. Dispositions générales. Age d'admission. — Durée du travail.
- Art. 1er. — Le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les usines, manufactures, mines, minières et carrières, chantiers, ateliers et leurs dépendances, de quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même lorsque ces établissements ont un caractère d’enseignement professionnel ou de bienfaisance, est soumis aux obligations déterminées par la loi.
- Toutes les dispositions de la présente loi s’appliquent aux étrangers travaillant dans les établissements ci-après.
- Sont exceptés les travaux effectués dans les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l’autorité du père, soit de la mère, soit du tuteur.
- Néanmoins, si le travail s’y fait à l’aide de chaudière à vapeur ou de moteur mécanique, ou si l’industrie exercée est classée au nombre des établissements dangereux ou insalubres, l’inspecteur aura le droit de prescrire les mesures de sécurité et de salubrité à Prendre, conformément aux articles 12, 13 et 14.
- Art. 2. — Les enfants ne peuvent être employés par les patrons ni être admis dans les établissements énumérés dans l’article 1er avant l’âge de treize ans révolus.
- Toutefois, les enfants munis du certificat d’études primaires institué par la loi du 28 mars 1882 peuvent être employés à partir de l’âge de douze ans.
- Aucun enfant âgé de moins de treize ans ne Pourra être admis au travail dans les établissements ci -dessus visés, s’il n’est muni d’un
- certificat d’aptitude physique délivré, à titre gratuit, par l’un des médecins chargés de la surveillance du premier âge ou l’un des médecins inspecteurs des écoles, ou tout autre médecin chargé d’un service public, désigné par le préfet. Cet examen sera contradictoire, si les parents le réclament.
- Les inspecteurs du travail pourront toujours requérir un examen médical de tous les enfants au-dessous de seize ans, déjà adis dans les établissements susvisés, à l’effet de constater si le travail dont ils sont chargés excède leurs forces.
- Dans ce cas, les inspecteurs auront le droit d’exiger leur renvoi de l’établissement sur l’avis conforme de l’un des médecins désignés au paragraphe 3 du présent article, et après examen contradictoire si les parents le réclament.
- Dans les orphelinats et institutions de bienfaisance visés à l’article 1er, et dans les quels l’instruction primaire est donnée, l’enseignement manuel ou professionnel, pour les enfants âgés de moins de treize ans, sauf pour les enfants âgés de douze ans munis du certificat d’études primaires, ne pourra pas dépasser trois heures par jour.
- Art. 3. — Les enfants de l’un et de l’autre sexe, âgés de moins de seize ans, ne peuvent être employés à un travail effectif de plus de dix heures par jour.
- Les jeunes ouvriers ou ouvrières de seize à dix-huit ans ne peuvent être employés à un travail effectif de plus de soixante heures par semaine, sans que le travail journalier puisse excéder onze heures.
- Les filles au-dessus de dix-huit ans et les femmes ne peuvent être employées à un travail effectif de plus de onze heures par jour.
- Les heures de travail ci-dessus indiquées seront coupées par un ou plusieurs repos, dont la durée totale ne pourra être inférieure à une heure et pendant lesquels le travail sera interdit.
- section n. — Travail de nuit.
- Repos hebdomadaire.
- Art. 4. — Les enfants âgés de moins de dix-huit ans, les filles mineures et les fem mes, ne peuvent être employées à aucun travail de nuit dans les établissements énumérés à l’article 1er.
- Tout travail entre neuf heures du soir et cinq heures du matin estconsidéré comme travail de nuit ; toutefois, le travail sera autorisé de quatre heures du matin à dix heures du soir, quand il sera réparti entre deux postes d’ouvriers ne travaillant pas plus de neuf heures chacun.
- Le travail de chaque équipe sera coupé par un repos d’une heure au moins.
- Il sera accordé, pour les femmes et les fil-
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- les âgées de plus de dix-huit ans, à certaines industries qui seront déterminées par un règlement d’administratiou publique et dans les conditions d'application qui seront précisées dans ledit règlement, la faculté de prolonger le travail jusqu’à onze heures du soir, à certaines époques de l'année, pendant une durée totale qui ne dépassera pas soixante jours. En | aucun cas, la journée de travail effectif ne ( pourra être prolongée au delà de douze heures.
- Il sera accordé à certaines industries, déterminées par un règlement d’administration publique, l’autorisation de déroger d’une façon permanente aux dispositions des paragraphes 1 et 2 du présent article, mais sans que le travail puisse, en aucun cas, dépasser sept heures par vingt-quatre heures.
- Le même règlement pourra autoriser, pour certaines industries, une dérogation temporaire aux dispositions précitées.
- En outre, en cas de chômage résultant d’une interruption accidentelle ou de force majeure, l’interdiction ci-dessus peut, dans n’importe quelle industrie, être temporairement levée par l'inspecteur pour un délai déterminé.
- Les enfants âgés de moins de dix-huit ans et les femmes de tout âge ue peuvent être employés dans les établissements énumérés à l’article 1er plus de six jours par semaine, ni les jours de fêtes reconnus par la loi, même pour rangement d’atelier.
- Une affiche apposée dans les ateliers indiquera le jour adopté pour le repos hebdomadaire.
- Art. 6. — Néanmoins, dans les usines à feu continu, les femmes majeures et les enfants du sexe masculin peuvent être employés tous les jours de la semaine, la nuit, aux travaux indispensables, sous la condition qu’ils auront au moins un jour de repos par semaine.
- Les travaux tolérés et le laps de temps pendant lequel ils peuvent être exécutés seront déterminés par un règlement d’administration publique.
- Art. 7. — L’obligation du repos hebdomadaire et les restrictions relatives à la durée du travail peuvent être temporairement levés par l’inspecteur divisionnaire, pour les travailleurs visés à l’article 5, pour certaines industries à désigner par le susdit règlement d’administration publique.
- Art. 8. — Les enfants des deux sexes, âgés de moins de treize ans, ne peuveut être employés comme acteurs, figurants, etc., aux représentations publiques données dans les théâtres et cafés-concerts sédentaires.
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, à Paris, et les préfets, dans les départements, pourront exceptionnellement autoriser l’emploi d’un ou plusieurs enfants
- dans les théâtres pour la représentation de pièces déterminées.
- section m. — Travaux souterrains.
- Art. 9. — Les filles et les femmes ne peuvent être admises dans les travaux souterrains des mines, minières et carrières.
- Des règlements d’administration publique détermineront les conditions spéciales du travail des enfants de treize à dix-huit ans du sexe masculin dans les travaux souterrains ci-dessus visés.
- Dans les mines spécialement désignées par des règlements d’administration publique, comme exigeant, en raison de leurs conditions naturelles, une dérogation aux prescriptions du paragraphe 2 de l’article 4, ces règlements pourront permettre le travail des enfants à partir de quatre heures du matin et jusqu'à minuit, sous la condition expresse que les enfants ne soient pas assujettis à plus de huit heures de travail effectif ni à plus de dix heures de présence dans la mine, par vingt-quatre heures.
- section iv. — Surveillance des enfants.
- Art. 10. — Les maires sont tenus de délivrer gratuitement aux père, mère, tuteur ou patron, un livret sur lequel sont portés les nom et prénoms des enfants des deux sexes âgés de moins de dix-huit ans, la date, le lieu de leur naissance et de leur domicile.
- Si l’enfant a moins de treize ans, le livret devra mentionner qu’il est muni du certificat d’études primaires institué par la loi du 28 mars 1882.
- Les chefs d’industrie ou patrons inscriront sur le livret la date de l’entrée dans l’atelier et celle de la sortie. Ils devront également tenir un registre sur lequel seront mentionnées toutes les indications insérées au présent ar -ticle.
- Art. 11. — Les patrons ou chefs d’industrie et loueurs de force motrice sont tenus de faire afficher dans chaque atelier les dispositions de la présente loi, les règlements d’administration publique relatifs à son exécution et concernant plus spécialement leur industrie, ainsi que les adresses et les noms des inspec-teurs de la circonscription.
- Ils afficheront également les heures aux. quelles commencera et finira le travail, ainsl que les heures et la durée des repos. Un duplicata de cette affiche sera envoyée à l’ins ' pecteur, un autre sera déposé à la mairie.
- L’organisation de relais, qui aurait pour effet de prolonger au delà de la limite légale la durée de la journée de travail, est interdite pour les personnes protégées par la présente loi-
- Dans toutes les salles de travail des ouvroirs orphelinats, ateliers de charité ou de bienfals sauce dépendant des établissements religieus
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- ou laïques, sera placé d’une façon permanente un tableau indiquant, en caractères facilement lisibles, les conditions du travail des enfants telles qu’elles résultent des articles 2, 3, 4 et 5, et déterminant l’emploi de la journée, c’est-à-dire les heures du travail manuel, du repos, de l’étude et des repas. Ce tableau sera visé par l’inspecteur et revêtu de sa signature.
- Un état nominatif complet des enfants élevés dans les établissements ci-dessus désignés, indiquant leurs nom et prénoms, la date et le lieu de leur naissance, et certifié conforme par les directeurs de ces établissements, sera remis tous les trois mois à l'inspecteur et fera mention de toutes les mutations survenues depuis la production du dernier état.
- section v. — Hygiène et sécurité des travailleurs
- Art. 12. — Les différents genres de travail présentant des causes de danger ou excédant les forces, ou dangereux pour la moralité, qui seront interdits aux femmes, filles et enfants, seront déterminés par des règlements d’administration publique.
- Art 13. — Les femmes, filles et enfants ne peuvent être employés dans des établissements insalubres ou dangereux, où l’ouvrier est exposé à des manipulations ou à des émanations préjudiciables à sa santé, que sous les conditions spéciales déterminées par des réglements d’administration publique pour chacune de ces catégories de travailleurs.
- Art. 14. — Les établissements visés dans l’article 1er et leurs dépendances doivent être tenus dans un état constant de propreté, convenablement éclairés et ventilés. Ils doivent présenter toutes les conditions de sécurité et de salubrité nécessaires à la santé du personnel.
- Dans tout établisement contenant des appareils mécaniques, les roues, les courroies, les engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger, seront séparés des ouvriers de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service.
- Les puits, trappes et ouvertures de descente doivent être clôturés.
- Art. 15.— Tout accident ayant occasionné une blessure à un ou plusieurs ouvriers survenu dans un des établissements mentionnés à l’article 1er sera l’objet d’une déclaration par le chef de l’entreprise ou, à son défaut et en son absence, par son préposé.
- Cette déclaration contiendra le nom et l'adresse des témoins de l’accident ; elle sera faite dans les quarante-huit heures au maire de la commune, qui en dressera procès -verbal dans la forme à déterminer par un règlement d'administration publique. A cette déclaration sera joint, produit par le patron, un
- certificat du médecin indiquant l’état du blessé les suites probables de l'accident et l’époque à laquelle il sera posssible d’en connaître le ré-sultal définitif.
- Récipissé de la déclaration et du certificat médical sera remis, séance tenante, au déposant.
- Avis de l’accident est donné immédiatement par le maire à l’inspecteur divisionnaire ou départemental.
- Art. 16. — Les patrons ou chefs d’établissements doivent en outre, veiller au maintien des bonnes mœurs et à l’observation de la décence publique.
- section vi. — Inspection
- Art. 17— Les inspecteurs du travail sont chargés d’assurer l’exécution de la présente loi et de la loi du 9 septembre 1848.
- Ils sont chargés, en outre, concurremment avec les commissaires de police, de l'exécution de la loi du 7 décembre 1874 relative à la protection des enfants employés dans les professions ambulantes.
- Toutefois, en ce qui concerne les exploitations de mines, minières et carrières, l’exécution de la loi est exclusivement confiée aux ingénieurs et contrôleurs des mines, qui, pour ce service, sont placés sous l’autorité du ministre du commerce et de l’industrie.
- Art. 18. — Les inspecteurs du travail sont nommés par le ministre du commerce et de l’industrie.
- Ce service comprendra :
- l' Des inspecteurs divisionnaires ;
- 2- Des inspecteurs ou inspectrices départementaux.
- Un décret rendu après avis du comité des arts et manufactures et de la commission supérieure du travail ci-dessous instituée déterminera les départements dans lesquels il y aura lien de créer des inspecteurs départementaux. Il fixera le nombre, le traitement et les frais de tournée de ces inspecteurs.
- Les inspecteurs ou inspectrices départementaux sont placés sous l’autorité de l’inspecteur divisionnaire.
- Les inspecteurs du travail prêtent serment de ne point révéler les secrets de fabrication et, en général, les procédés d’exploitation dont ils pourraient prendre connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.
- Toute violation de ce serment est punie conformément à l'article 378 du code pénal.
- Art. 19. — Désormais ne seront admissibles aux fonctions d’inspecteur divisionnaire ou départemental que les candidats ayant satisfait aux conditions et au concours visés par l'article 22.
- La nomination au poste d’inspectenr titulaire ne sera définitive qu’après un stage d’un an.
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- Art. — 20. — Les inspecteurs et inspectrices ont entrée dans tous les établissements visés par l’article 1er ; ils psuvent se faire représenter le registre prescrit par l’article 10. les livrets, les règlements intérieurs, et, s’il y a lieu le certificat d’aptitudes physiques mentionné à l’article 2.
- Les contraventions sont constatées par les procès-verbaux des inspecteurs et inspectrices, qui font foi jusqu’à preuve contraire
- Ces procès verbaux sont dressés en double exemplaire, dont l’un est envoyé au préfet du département et l’autre déposé au parquet.
- Les dispositions ci-dessus ne dérogent point aux règles du droit commun, quant à la constatation et à la poursuite des infractions à la présente loi.
- Art. 21. — Les inspecteurs ont pour mission, en dehors delà surveillance qui leur est confiée, d’établir la statistique des conditions du travail industriel dans la région qu’ils sont chargés de surveiller.
- Un rapport d’ensemble résumant ces communications sera publié tous les ans par les soins du ministre du commerce et de l'indus- | trie.
- section vu.— Commissions supérieure et départementales.
- Art. 22. — Une commission supérieure com- | posée de neuf membres, dont les fonctions | sont gratuites, est établie auprès du ministre | du commerce et de l’industrie. Cette commis- | sion comprend deux sénateurs, deux députés i élus par leurs collègues et cinq membres nom- > més pour une période de quatre ans, par le ; président de la République. Elle est chargée :
- 1* De veiller à l’application uniforme et vigilante de la présente loi ;
- 2- De donner son avis sur les réglements à faire et généralement sur les diverses questions intéressant les travailleurs protégés ;
- 3* Enfin, d’arrêter les conditions d’admissibilité des candidats à l’inspection divisionnaire et départementale et le programme du concours qu’ils devront subir.
- Les inspecteurs divisionnaires nommés en vertu de la loi du 19 mai 1874, et actuellement en fonctions, seront répartis entre les divers postes d’inspecteurs divisionnaires et d’inspecteurs départementaux établis en exécution de la présente loi, sans être assujettis à subir le concours.
- Les inspecteurs départemetaux pourront être conservés sans subir un nouveau concours.
- Art. 23. — Chaque année, le président de la commission supérieure adresse au Président de la République un rapport général sur les résultats de l’inspection et sur les faits relatifs à l’exécution de la présente loi.
- Ce rapport doit être, dans le mois de son dépôt, publié au Journal officiel.
- Art. 24. — Les conseils généraux devront instituer une ou plusieurs commissions chargées de présenter, sur l’exécution de la loi et les améliorations dont elle serait susceptible, des rapports qui seront transmis au ministre et communiqués à la commission supérieure.
- Les inspecteurs divisionnaires et départementaux, les président et vice-présidents du conseil de prud’hommes du chef-lieu ou du principal centre industriel du département et, s’il y a lieu, l’ingénieur des mines, font partie de droit de ces commissions dans leurs circonscriptions respectives.
- Les commissions locales instituées par les articles 20, 21 et 22 de la loi du 19 mai 1874 sont al olies.
- Art. 25. — Il sera institué dans chaque département des comités de patronage ayant pour objet :
- 1- La protection des apprentis et des enfants employés dans l’industrie ;
- 2- Le développement de leur instruction professionnelle.
- Le conseil général, dans chaque département, déterminera le nombre et les circonscription des comités de patronage, dont les statuts seront approuvés dans le département de la Seine par le ministre de l’intérieur et le ministre du commerce et de l’industrie, et par les préfets dans les autres départements..
- Les comités de patronage seront administrés par une commission composée de sept membres, dont quatre seront nommés par le conseil général et trois par le préfet.
- Ils sont renouvelables tous les trois ans Les membres sortants pourront être appelés de nouveau à en faire partie.
- Leurs fonctions sont gratuites.
- section vin. — Pénalités.
- Art. 26. — Les manufacturiers, directeurs ou gérants d’établissements visés dans la présente loi, qui auront contrevenu aux prescriptions de ladite loi et réglements d’administration publique relatifs à son exécution, seront poursuivis devant le tribunal de simple police et passibles d’une amende de 5 à 15 francs.
- L’amende sera appliquée autant de fois qu’il y aura de personnes employées dans des conditions contraires à la présente loi.
- Toutefois, la peine ne sera pas applicable si l’infraction à la loi a été le résultat d’une erreur provenant de la production d'actes de naissance, livrets ou certificats contenant de fausses énonciations ou délivrées par une autre personne.
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- ET DE L’IMPRESSION DES T1SSÜS
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- Les chefs d'industrie seront civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs ou gérants.
- Art. 27. — En cas de récidive, le contrevenant sera poursuivi devant le tribunal cor rectionnei et puni d’une amende de 16 à 100 francs.
- Il y a récidive lorsque, dans les douze mois antérieurs au fait poursuivi, le contrevenant a déjà subi une condamnation pour une contravention identique.
- En cas de pluralité de contraventions entraînant ces peines de la récidive, l’amende sera appliquée autant de fois qu’il aura été relevé de nouvelles contraventions.
- Les tribunaux correctionnels pourront appliquer les dispositions de l’article 463 du code pénal sur les circonstances atténuantes, sans qu’en aucun cas l’amende, pour chaque contravention, puisse être inférieure à 5 francs.
- Art. 28.—L’affichage dujugement peut, suivant les circonstances et en cas de récidive seulement, être ordonné par le tribunal de police correctionnelle.
- Le tribunal peut également ordonner, dans le même cas, l’insertion du jugement aux frais du contrevenant dans un ou plusieurs journaux du département.
- Art. 29. Est puni d’une amende de 100 à 500 fr. quiconque aura mis obstacle à l’accom plissement des devoirs d’un inspecteur.
- En cas de récidive, l’amende sera portée de 500 à 1.000 fr.
- L’article 463 du code pénal est applicable aux condamnations prononcées en vertu de cet article.
- section IX. — Dispositions spéciales.
- Art. 30. — Les règlements d’administration publique nécessaires à l’application de la présente loi seront rendus après avis de la commissionsupérieure du travail et du comité consultatif des arts et manufactures.
- Le conseil général des mines sera appelé à donner son avis sur les règlements prévus en exécution de l’article 9.
- Art. 31. — Les dispositions de la présente loi sont applicables aux enfants placés en apprentissage et employés dans un des établissements visés à l’article 1er.
- Art. 32. — Les dispositions édictées par la présente loi ne seront applicables qu’à dater du 1er janvier 1893.
- La loi du 19 mai 1874 et les règlements d’administration publique rendus en exécution de ses dispositions seront abrogés à la date susindiquée.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.
- INFORMATIONS
- Le Conservatoire national des Arts et Métiers vient d’arrêter lé programme de ses cours pour l’année 1892-1893.
- Voici ceux qui intéressent plus spécialement nos lecteurs :
- Chimie appliquée aux industries de la Teinture, de la Céramique et de la Verrerie.
- Les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir. — M. V. de Luynes, professeur.
- Matières colorantes naturel'es et artificielles. — Propriétés générales, préparation, synthèse. — Caractères distinctifs, classification. — Etude chimique des fibres végétales et animales. — Blanchiment. — Mordançage.
- — Teinture, impression, procédés mécaniques. — Fabrication des papiers peints.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Edouard Leclercq et Leblanc père et fils, laines, peignées, blous-ses et déchets, lavage des laines, 4, rue du Sentier, à Tourcoing. — Par suite du retrait de M. Leclercq, la Société se continue entre les autres associés sous la raison Leblanc père et fils. — Acte du 1er oct.
- BULLETIN FINANCIER
- Les affaires ont eu cette semaine une allure un peu plus animée. Comme il était prévu la liquidation a vu se produire une légère tension des prix de reports, mais ce fait n’a pas troublé outre mesure notre marché Notre 3 00 oscille aux environs de 99 et le 4 1/2 0[0 se tient à 106. On parle un peu de la conversion de ce fonds.
- Rappelons que c’est le 16 août 1893 qu’expire la période de dix années pendant lesquelles le gouvernement français s’est engagé à ne pas effectuer la conversion de ce fonds. La question se posera alors de savoir de quelle manière sera effectuée la nouvelle opération.
- L’Italien est à 92 35. Le Portugais est à 25 10. L’Egyptienne Unifiée monte à 505. Le Turc est ferme à 22.
- La Banque de France est faible à 3,990. Il faut s’attendre à une diminution sensible du dividende du second semestre.
- La Banque de Paris est immobile à 670.
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- Le Foncier est un peu plus faible à 1,102.
- Le Suez remonte à 2,615. Les recettes sont toujours inférieures à celles de 1891.
- Le Panama est à 25. Le gouvernement va être interpellé prochainement - pour savoir si son intention est d’intervenir en faveur d’une combinaison ayant pour objet la reconstitution de l’entreprise. Le Corinthe est délaissé à 61.
- Le marché des actions de nos grandes Compagnies est toujours àussi dépourvu d’intérêt, ce qui ne nuit en aucune façon à la fermeté des cours.
- L’Obligation marbrière do Guelma est de plus en plus demandée à 281. D’ici peu, ce cours sera dépassé.
- BIBLIOGRAPHIE
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- pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
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- blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
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- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36’ Année, N° 23.
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Décembre 289
- S OMMAIRE
- DES TEINTURES POUR COULEURS DI AMINES.
- TEINTURE ET IMPRESSION PAR LES SELS D’OR.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DU COTON (suite) INFORMATIONS.
- VARIÉTÉS.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DES TEINTURES
- pour couleurs diamines rongées
- Elle se font toutes aux bouillant, et sur le gigger ou cuve à roulettes. Ce sont toutes des couleurs directes, et les mordants sont des plus simples. Sulfate de soude cristallisé et carbonate de soude. Tantôt on emploie les deux mordants, tantôt un seul, le sulfate de soude.
- C’est le bleu diamine qui donne les nuances les plus pures; vient ensuite le rouge diamine, et nous tombons dans les nuances mode.
- Les doses de colorants à employer sont relativement très faibles, et, pour 100 kil. de coton, varient de 300 gr. à 3 kil.
- De même les doses de mordant sont comprises, toujours pour 100 kil. de coton, entre 5 et 10 kil. Vu les prix des colorants et ceux des cristaux de soude et du sulfate de soude, c’est dire que cela revient à des prix très bas comme teinture; la main d’œuvre et les frais généraux jouent ici le rôle principal.
- Voici quelques exemples de rongeages.
- Bleu diamine foncée no l,pour 100 kil.coton : 2 kil. bleu diamine 3 B, 15 kil. sulfate de soude cristallisé.
- Bleu diamine plus clair n° 2 : 2200 gr. bleu pur diamine, 15 kil. sulfate de soude cristal-lisé.
- Gris bleu, pour 100 kil. coton : Noir diamine RO. 200 gr.
- Rouge diamine NO. 15 gr.
- Carbonate de soude. 5 kil.
- Sulfate de soude. 10 kil.
- Avec 300 gr. de noir bleu diamine et les mêmes proportions de mordants, on obtient un gris plus bleu et plus nourri.
- Grenat pour 100 kil. de coton :
- Rouge diamine NO 1 kil. Bleu pur diamine. 0 kil. 150
- Carbonate de soude. 5 kil.
- Sulfate de soude. 10 kil.
- Gris souris pour 100 kil. de coton :
- Brun pour coton N." [500 gr.
- Rouge diamine NO. 35 gr.
- Noir bleu diamine L. 120 gr.
- Carbonate de soude. 3 kil.
- Sulfate de soude. 10 kil.
- J’ai esquissé à grands traits quelques couleurs principales ; il est évident que l’on peut | varier à l’infini.
- Mais le lecteur remarquera la faible dose de ! matières colorantes nécessaires pour 100 kil. 1 de coton ; au point, de vue du prix de revient, l’on ne peut descendre plus bas, et comme f couleur et comme mordant.
- Avant peu, chers lecteurs, je vous entre-| tiendrai d’une nouvelle manière d’enregistrer [ lesc ouleurs, avecdes numérosd'ordre, qu’elles i soient pures ou rabattues, allant dans tons les : tons du blanc au noir — Ce travail est tout à fait personne), et je le dédierai au Moniteur 1 de la teinture. — J'achève des essais, et je
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- montrerai qu’au lieu de dire à un teinturier « Donnez-nous la couleur correspondant au numéro tant de la carte de fleurs et plumes, par exemple, ou à tel échantillon », le fabricant lui dira purement : « Dounez-moi la nuance numéro tant de la table que je suis en train de dresser et qui correspondra à 16.000 tons, et ce d’une manière bien simple.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.}
- Erratum. — Dans le numéro précédent, page 388, colonne 1, avant la signature, lire :
- Au lieu de :
- « Les effets ainsi obtenus sont des blasses, etc. »
- « Les effets ainsi obtenus sont des blancs, etc. »
- DE LA TEINTURE ET DE L'IMPRESSION au moyen de sels d’or et d’argent Par M. Edgard ODENRHEIMER.
- (Société industrielle de Mulhouse.}
- 1. Notice historique. — L’impression d’or et d'argent fut introduite dans la fabrication des toiles peintes pour la première fois par M. Edler von Schüle (1), à Ausbourg. On peut distinguer deux méthodes. D’après la première méthode, qui concerne l’impression à la main, on applique de l’or battu ou de l’or en poudre (2). On peut aussi classer sous cette rubrique l’impression au moyen de poudre d’étain, d’or massif et de poudre de bronze, remplaçant à peu de frais l’or et l’argent. Ce procédé d'ornementation, notamment l’impression au moyen de poudre de bronze, s’applique maintenant d’une façon assez étendue dans l’industrie, tandis que l’or en feuilles ou en poudre ne s’emploie que rarement et seule-
- (1) Dingl. neues Journ. Indiennen-und Baum-wolle-Druckerei, vol. I, p. 74.
- (2) VITALIS,Grunndriss der Farberei und des Z eu y drue des, 2e édition, par M. Dingler, 1839, p. 597.
- ment avec des étoffes ou des tapisseries de prix, par exemple dans quelques fabriques d’Angleterre, de France et de Hollande, tandis que ces produits étaient autrefois en vogue, non seulement dans ces pays, maisaussi en Allemagne,en Espagne, et en Italie.
- D’après la deuxième méthode (1), on cherche à précipiter et à fixer sur la fibre l’or ou l’argent métalliques contenus dans des solutions, soit par voie chimique, soit à l’aide d’un courant galvanique. Toutefois, ces deux dernières méthodes n’ont pas encore conduit à des résultats suffisants, de sorte qu’elles n’ont pas été appliquées industriellement. Mais comme la solution de ce problème présente un grand intérêt, je vais examiner d’un peu plus près les essais en question. Car, abstraction faite de l’éclat moindre que présentent les poudres de bronze comparativement à l’or et l’argent, les étoffes ainsi imprimées répandent généralement une odeur désagréable, qui est due en partie an métal lui-même, par exemple au laiton, et en partie aux produits qui servent à le fixer. On imprime, par exemple, des poudres de bronze sur des étoffes de laine (pour châles à destination d'Orient et des pays du Sud), en appliquant d’abord un mélange d’huile de lin, de siccatif et d’ocre et en saupoudrant ensuite avec de la poudre de bronze. Mais l’odeur d’huile de lin que répandent ces étoffes est très désagréable. En ce qui concerne l’impression au rouleau de poudres métalliques, il se présente encore un inconvénient dû à ce que la poudre fine se tasse dans les creux de la gravure, qui, de ce chef, demandent à être nettoyée fréquemment pendant le travail.
- D’après une note déjà ancienne de Spor-lin (2), on appliquait, avant la Révolution française, des ornements dorés sur des bas et
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- (1) Jahresberichte über die Fortschrttte def chem. Technologie, par R. Wagner, 1856 P: 339.
- (2) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, vol. II, p. 1, et Journal für nomische Chemie, 1829, vol. IV, p. 437.
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- ST DK L'IMPRESSION DES TISSUS 371
- des gants en soie, en imprégnant les endroits du dessin avec une solution de chlorure d’or et en réduisant l’or au moyen d’hydrogène sulfuré. Ce procédé est dû en définitive à Lady Fulhame (I), qui, en 1794, s’occupait d’impression et qui employa, outre l’hydrogène sulfuré, aussi l’hydrogène phosphoré pour produire le précipité. Haussmann (2) employa pour la réduction de la solution d’or le chlorure d’étain et le sulfate de fer et fit observer, dans son travail sur l’impression d’or, que « s’il était possible de préparer par voie humide de l’or massif avec reflet métallique, on pourrait probablement s'en servir pour produire une dorure très semblable à celle de l’or véritable ». A Brüggemann (3} obtint des dessins d’or sur soie, en appliquant la solution d’or sur le tissu au moyen d’un pinceau et en l’exposant ensuite à l’action de l’hydrogène (obtenu au moyen de limaille de fer et d’acide sulfurique dilué). On a déjà essayé autrefois de dorer la soie par ce pro -cédé.
- Kastner (4) exposait le tissu, imprégné de solution d’or à l’eau mouillé, à l’action des vapeurs qui se dégagent du soufre en combustion. L’or métallique ainsi précipité est rendu brillant par un léger frottement avec un corps poli.
- Rumford et Leuchs (5) exposaient le tissu, imprégné de chlorure d’or, dans l’obscurité, à l’action des rayons solaires, qui précipitaient l’or métallique. Leuchs emploie pour le même procédé une solution de chlorure d’or dans l’éther.
- L. Elsner traite dans ses chemisch-technische Mittheilungen des années 1846-48de la dorure
- (1) Essay on combustion with a view of a new art, of dying and painting, London, 1794.
- (2) Annales de chimie et de physique, XV, P. 325.
- (3) Polyt. Centr. Blatt, 1863, p. 1175.
- (4) KASTNER, Deutscher Gewerbsfreund, IV, P. 372.
- (5) Leuchs, Vollst. Farben~und Farbekunde, I, p. 141.
- chimique de la soie et fait remarquer que ce sujet a déjà provoqué beaucoup d’essais infructueux. En même temps, il mentionne quelques échantillons de tissu de soie dorée qui avaient été préparés d’après un procédé — non décrit — d’un sieur Dr Kroening, et dit à ce sujet : « Ces échantillons ne possédaient pas l’éclat métallique si caractéristique qu’il s’agit ici avant tout d’obtenir ». A un autre endroit, il mentionne une méthode de dorure pour tissus, applicable dans la pratique, mais en faisant observer que cette invention n’aura son importance réelle que lorsqu’on aura réussi à dorer ou à argenter les fils de soie d’une manière assez durable pour que ces fils puissent servir à la fabrication de tissus.
- Dans l’année 1840, le Preussischer Gewerb-verein mit au cours un prix de 1,000 thaler et une médaille d’or pour une méthode servant à dorer la soie par voie chimique et non par voie mécanique.
- Elsner lui-même fit faire des essais sur ce sujet au laboratoire de l’institut professionnel de Berlin, et il dit à ce propos que les résultats qu'il a obtenus permettent d’espérer qu’on arrivera à une solution favorable de la question. Mais ses expériences furent arrêtées lorsqu’on quitta l’institut. Il est vrai qu’il exprima l’intention de continuer ses essais, mais dans son journal, paru jusqu’en 1887, il n’en est plus fait mention.
- Teinture et impression au moyen de sels d’or. — Lorsqu’on trempe des fibres textiles dans une solution diluée d’un sel d’or ou qu'on imprime des tissus avec une pareille solution, et si on fait passer ensuite les échantillons ainsi préparés dans une solution réductrice, l’or se sépare sous forme d’un précipité gris qui reste adhérent à la fibre et qui n’est attaqué ni par les bases ni par les acides. La réaction s’opère à froid, mais on l’active en chauffant légèrement ou en exposant aux rayons solaires.
- D’après la concentration de la solution d’or et le choix de l’agent réducteur, on obtient des nuances grises virant au noir, au rouge ou au
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bleu. L’acide pyrogallique, par exemple, ou l’hydrochinone fournissent un gris bleuâtre, l’acide oxalique un gris rougeâtre.
- Le pouvoir tinctorial de l’or est considérable. Les proportions suivantes ont été employées, entre autres : chlorate double de sodium et 1 d’or : 0,4 gr. par litre ; réducteur : 1 gr. acide oxalique par litre. Les tons clairs s’obtiennent déjà avec une solution contenant 0,01 % d’or.
- Les plumes et les poils se teignent comme les fibres textiles.
- Si l'on chauffe les tissus teints en gris en les faisant passer entre deux cylindres chauds, il se forme au point de contact une belle teinte rouge, à reflet métallique. Les gris foncés donnent de cette manière du pourpre foncé, les gris clairs du rose.
- On obtient ainsi sur tissus des teintes rouges ou des dessins rouges sur fond gris ou blanc. Avec la soie, on obtient des précipités rouges rien qu’en chauffant, grâce à l’action réductrice du tissu ; ce précipité se forme à 100-110° C.
- La préparation des échantillons par impression à la main est quelque peu difficile, parce que la solution aurifère se trouve réduite par la plupart des épaisissants, même à froid.
- C’est la gomme du Sénégal qui se comporte le mieux ; on prend 50 cm3 de cette gomme dissoute dans l’eau, 0,2 gr. de chlorate de soude et d’or et 4 cm3 de glycérine. La glycérine a pour but d’éviter la dessiccation trop rapide, ainsi que la sodification gélatineuse du mélange.
- Les tissus imprimés au moyen de cette préparation sont ensuite soumis à l’influence d’une surface chaude.
- Lorsqu’on chauffe une solution d’or réduite par la gomme, l’or se sépare et se colore ; à basse température on obtient des couleurs vet et bleue, à température plus élevée du violet et du pourpre. La gomme réduisant la solution d’or empêche en même temps les particules d’or de se I récipiter, de sorte qu’on obtient des liquides parfaitement homogènes. On peut aussi se servir du gaz d’éclairage comme
- réducteur. Mais comme l’affinité de l’or séparé pour la fibre est très faible, le tissu ne se teint que très difficilement au moyen de pareils liquides. On y arrive mieux en ajoutant de l’acide oxalique. Il est probable que l’acide oxalique attire les particules d’or et les précipite sur la fibre.
- En ce qui concerne la nature du colorant rouge, il est à remarquer que, d’après Strie * ker (1), les taches rouges qui se produisent sur la peau et sur le papier sont de l’oxyde d’or, parce qu’elle ne prennent pas de reflet métallique lorsqu’on les frotte, alors que ce reflet s’obtient en exposant les taches dans une bouteille remplie d’hydrogène àl’influence des rayons solaires. W. Fischer (2), au contraire, trouva que la soie, teinte en rouge de cette manière, et dont on avait lavé soigneusement la solution d’or excédente, ne prenait pas le reflet métallique au contact de l’hydrogène, et il en conclut que la coloration est due à de l’or métallique finement divisé.
- Je ne puis que confirmer ce résultat et ajouter que j’ai réussi à transformer le pourpre en or métallique luisant, en appliquant pendant un temps assez long un fer chaud sur le tissu. Le pourpre formé sur la fibre se com-porte donc comme le pourpre en solution.
- La plupart des méthodes qui servent à préparer ce dernier peuvent aussi s’employer pour former le pourpre sur le tissu. Ainsi M. v. Millier (3) trouva qu’un tissu de soie dégraissé, lorsqu’on l’a trempé pendant cinq minutes dans une solution d’or chaude 8 0,3 % et qu’on le passe ensuite dans une solution chaude glycoce avec un peu de potasse, se teint en rouge intense. Au lieu de glycose, on peut aussi prendre comme agent réducteur une solution de glycérine et de soude dans l’eau
- (1) STRICKER, Lehrhuch d. Chemie, 1861, vol. I, p. 637.
- (2) Schweigers Journal, vol. LVI, p. 360.
- (3) Chem, techn. Repert. v. E. Jakobsen' 1er semestre 1885, p. 12.
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- ET DS L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- Vitalis (I) a obtenu sur coton un lilas en traitant le tissu d’abord par une solution de chlorure d’étain, puis par du chlorure d’or.
- De plus, Lapouraille (2), teinturier à Lyon, décrit un procédé pour teindre de la soie en lilas en la traitant par une solution diluée d’or et en l’exposant au soleil. Ainsi que l’a montré M. v. Millier, ce n’est pas seulement le chlorure d’étain qui est capable de précipiter l’or avec coloration rouge, cette propriété est partagée par toute une série d’autres corps. Il a démontré ensuite que le caractère chimi -que de ces substances n’influe guère sur la coloration, parce que celle-ci réussit tout aussi bien avec des bases qu’avec des acides. J’ai trouvé les mêmes résultats en produisant le pourpre d’or sur le tissu.
- De même que l’or, en se séparant de ses solutions, ou en dissolution vitreuse, peut prendre les couleurs les plus variées, de même il est capable de teindre la fibre textile d’une façon très variée. En modifiant les conditions d’essai et par l’emploi des réactifs les plus divers, on obtient une gamme de couleurs complète.
- Il est à remarquer que la couleur grise, obtenue comme il a été dit, résiste au savon bouillant (19 gr. de savon par litre d’eau) aussi bien qu'aux acides et aux alcalis. Le chlore, par contre, la détruit immédiatement. On peut se servir de cette réaction pour produire un enlevage blanc sur fond gris : il suffit, dans ce but, d’imprimer sur ce fond une couleur composée d’eau de gomme et de peroxyde de manganèse et de passer ensuite en acide chlorhydrique faible.
- Rapport fait à la Société industrielle de Mulhouse, par M. R. Lussy, sur les mémoires ad ditionnels présentés par M. Egard Odern-heimer,sur la teinture et l’impreesionau moyen de sels d’or et d’argent.
- (1) Vitalis, Manuel du teinturier, p. 140; SCHUTZENBERGER, 1868, vol. 1, p. 229.
- (2) Elsner chem. techn. Mittheilg., 1861-62, p. 51.
- Messieurs,
- Vous m’avez chargé d’examiner les mémoires de M. Odernheimer et je viens vous rendre compte de mes essais.
- J’ai vérifié l’exactitude de ses expériences sur soie ; quant à la laine et au coton, les résultats sont moins satisfaisants, on obtient des nuances moins belles que sur soie ; le coton attire mal les sels d’or et demande des solutions quatre fois plus concentrées. Le fait principal et intéressant du premier mémoire est la transformation du pourpre en or métallique en soumettant le tissu à l’action de la chaleur. Après quelques essais, je ne suis arrivé à un résultat qu’avec l’action d’un fer chaud. En passant plusieurs fois par une machine à cylindrer à une température de 110 à 120°, on n’obtient pas le pourpre ; il se forme seulement à une température supérieure à 200° (entre 240 et 260°) et, en prolongeant l’action du fer chaud, le pourpre se transforme peu à peu en or métallique ; le tissu prend une teinte brune avec un reflet jaune métallique. Les résultats obtenus par impression sont moins bons, parce que l’épaississant agit beaucoup sur la nuance. Il faut une gomme très pure pour obtenir un rouge ou un rose sur le tissu.
- La seconde partie du mémoire traite de la dorure et de l’argenture des tissus. Dans un exposé historique très intéressant, l’auteur nous montre qu’on a déjà fait de nombreux essais pour arriver à fixer l’or métallique sur les fibres textiles. Mais on n’est pas encore arrivé à un résultat pratique. Il trouve que la réduction des sels d’or sur le tissu se fait le plus facilement avec l’hydrogène phosphoré. Les essais comparatifs que j’ai faits ont prouvé l’entière exactitude de ce fait. Avec l’hydrogène phosphoré, il faut un passage d’une demi-minute seulement pour que la réduction soit complète, tandis qu’avec l’hydrogène l’action se fait beaucoup plus lentement. Un grand inconvénient de ce procédé est qu’il faut passer en hydrogène phosphoré les tissus teints ou imprimés avec les sels d’or, avant que les couleurs ne soient sèches ; si on néglige cette
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- précaution, on n’obtient qu’une coloration plus ou moins rouge, sans reflet métallique. Comme l'auteur le dit, il n’est pas encore arrivé à produire par impression des effets de dorure. Pour obtenir un bon résultat, il faudrait que la couleur puisse rester en épaisseur suffisante sur la surface du tissu, mais on n’a pas encore trouvé le moyen d'en empêcher l’absorption par le tissu.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ranalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- sur le premier. Ce dernier chariot porte une série de pinceaux de forme et dimensions variables, qui peuvent s’appliquer tous ensemble sur le tissu et se relever à volonté, pour puiser la teinture dans un auget ou dans des augets séparés,suivant que l’on emploiera une ou plusieurs couleurs. Les pinceaux se mouvant transversalement ou longitudinalement, avec l’un ou l’autre des chariots, donneront des rayures transversales ou longitudinales, et des carrés par superposition. On obtiendra des lignes obliques en combinant le mouvement des deux chariots des rayures brisées ou ondulées en guidant les chariots par des règles affectant Lles mêmes formes, et en laissant descendre simplement les pinceaux sur le tissu, des semis plus ou moins serrés.
- IMPRESSION TINCTORIALE ISUR TISSUS A RÉSEAUX OU A JOURS
- Par la Société C. Garaisr et Cie et M. Antoine Boyeux.
- Les tissus à réseaux ou à jours, tels que tulles, gaz, grenadines, crêpes, etc., ne pourraient recevoir l’impression par les moyens connus.
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention permettrait d’obtenir sur ces tissus l’application de couleurs ou nuances variées, en rayures de formes, dimensions et directions variables, en points semés, en pois, anneaux ou toutes autres figures.
- Ceprocédéconsiste,d’une manière générale, dans l’application au pinceau sur les tissus tendus dans le vide de teintures liquides posées directement sur le tissu écru, ou sur un fond de couleur préparé d’avance. Dans ce dernier cas, la teinture de fond sera choisie de manière à pouvoir être détruite ou modifiée par la teinture impression qui doit prendre sa place.
- Pour l’application de la teinture impression, le tissu écru ou teint comme il vient d’être dit, et apprêté, est tendu sur une rame ordinaire ou sur un cadre tendeur, au-dessus duquel on a disposé deux chariots, l’un roulant longitudinalement et l’autre transversalement
- DISPOSITIF APPLIQUÉ AUX ROULEAUX OU PIECES D’ÉTOFFES et indiquant directement la longueur de l'étoffe encore enroulée.
- Par M. Heinrich Stein
- On sait que les draps, les soieries, les toiles, les dentelles et autres tissus qui se vendent en détail, sont mesurées à la fabrique, aussitôt finies, à l’aide de machines à auner spéciales, opération qui fixe définitivement la longueur de ces tissus.
- La présente invention a pour but de rendre superflu ce travail de métrage d’étoffes.
- Toute étoffe, — ce que personne n’ignore, — est fabriquée avec une lisière ou un cor, don, etc., qui, suivant la nature de l’étoffe, est plus ou moins large et qui, pour l’utilisation ultérieure de l’étoffe, est sans aucune valeur.
- Cette lisière, dont la longueur est exacte ment celle de la pièce même, est transformée en une échelle, en y appliquant à l’aide d’un dispositif ou procédé quelconque les mesures voulues ; la lisière sert donc de ruban-mesureur, à l’aide duquel il est facile de déterminer sa longueur, partant celle de la pièce d’étoffe.
- L’application de la mesure sur la lisière peut se faire d'une façon quelconque ; elle
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- peut y être empreinte, imprimée, cousue ou collée. Pour des raisons pratiques, le collage serait le plus avantageux et dans ce cas on imprimerait l’échelle sur une bande étroite de papier ou d’étoffe et on gommerait le revers de cette bande ; il serait facile ultérieurement de coller ladite bande tout le long de la lisière et de faire porter de la sorte à la pièce d’étoffe sa propre mesure.
- VÊTEMENTS IMPERMÉABLES et procédé pour leur fabrication Par MM. Eugen Hornung et Rudolf Liebl.
- Les vêtements fabriqués suivant les particularités de la présente invention seraient exempts de tous ces défauts, étant faits non en tissu caoutchouté, mais en papier imperméable. Les différentes pièces découpées qui servent à former ces vêtements sont assemblées par couture ou par collage.
- On obtiendrait un papier répondant à la destination voulue au point de vue de la solidité, de l’imperméabilité et de la souplesse , en appliquant les bandes de papier des couches successives d’enduits, le premier formé d’un mélange de colle-forte et de glycérine ou de : colle-forte et de vernis à l’huile, pour donner au papier de la souplesse et de la solidité, et le second enduit consistant en vernis et en matière colorante pour assurer au papier et son imperméabilité et la couleur qu’on lui destine.
- Les vêtements fait en papier ainsi rendu imperméable ont à peu de chose près la solidité des cotonnades ordinaires légères, et, naturellement, elles ne peuvent, sous ce rapport, lutter avec les tissus caoutchoutés ; toutefois, leur bas prix permet de les renouveler fréquemment et d’avoir de la sorte des vêtements très souples, légers et peu encombrants.
- ORNEMENTATION DES TISSUS Par M. David Williams.
- Il s’agit, dans cette invention, de l’ornemen
- tation des tissus et principalement des tissus « Smyrne », dans lesquels on emploie une trame en chenille de couleurs variées.
- On sait que, dans la fabrication ordinaire de ce genre de tissu, l’ordre et les positions relatives des diverses couleurs de la trame en chenille se déterminent par le modèle ou dessin du tissu à produire ; on sait également que, pendant le tissage, chaque passée de la trame, immédiatement avant le « coup du battant », se règle par le tisserand de manière à amener en alignement une ou plusieurs couleurs déterminées, formant la marque de guidage des passées successives, ce réglage assurant l’exactitude ou la symétrie des dessins du tissu. Les marques de guidage sont forcément disposées à chaque bord (ou à peu près) du tissu et il en résulte qu’il apparaît toujours dans ces marques des lignes en marge qui, dans certains cas, peuvent défigurer le dessin principal. De plus, dans ce procédé, l’exactitude et la correction du modèle dépendent entièrement de la justesse de vue du tisserand.
- Les particularités se rapportant à la présente invention ont particulièrement pour objet d’obvier à l’emploi de ces marques ou couleurs de guidage pour le réglage des passées de la trame, et obtiendrait ce résultat en munissant la trame à intervalles déterminés, au lieu desdites marques de couleurs, de fils plus raides ou plus rigides que les fils intermédiaires de la chenille, lesquels fils rigides, pendant le tissage, se disposent en relation particulière l’un par rapport à l’autre, pour un but analogue à celui des marques de couleur dont mention a été faite.
- PROCÉDÉ DE PULVÉRISATION applicable au traitement dit : « Ensimage des Textiles », par M. Arthur Valentin
- Dans les procédés d’ensimage usités actuellement, l’huile ou le liquide gras affecté à ce travail tombe goutte à goutte sur le ruban
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en traitement, y produit une traînée mouillée et donne ainsi lieu à des inégalités d’ensimage, qui nuisent aux opérations ultérieures des textiles.
- Pour obvier à cet inconvénient, M. Valentin a imaginé de lancer l’huile ou le liquide gras, sous forme de pluie fine, sur les rubans de textiles, et emploie à cet effet une série de pulvérisateurs montés les uns à côté des autres sur un tuyau horizontal commun. Celui-ci va rejoindre un ventilateur qui fournit l’air nécessaire à la pulvérisation de l’huile ou du liquide gras.
- Les branches descendantes des pulvérisateurs plongent dans le récipient renfermant l’huile ou le liquide gras, tandis que les branches horizontales donnent issue à l’air lancé par le ventilateur.
- En rasant les becs des branches verticales, cet air y provoque le vide, fait monter le liquide dans ces branches, le pulvérise et l’entraîne au fur et à mesure qu’il surgit à l'orifice, et le répand de la façon la plus régulière sur les rubans des textiles soumis à l’ensimage.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A LAM NER OU CYLINDRER LES FILS
- Par MM. R. Villain fils et Cie, ingénieurs-constructeurs.
- Les perfectionnements apportés aux machines à laminer ou cylindrer les fils, perfectionnements faisant l’objet de la présente invention, consiste dans la substitution au guide ordinaire des échevettes d’un guide à palettes droites ou en spirale, ou à palettes de formes quelconques ; dans une vitesse plus grande donnée au mouvement de rotation du guide et dans la disposition, adoptée à l’endroit du guide, pour lui permettre de peser plus ou moins sur la nappe du fil.
- Les perfectionnements susdits auraient pour conséquence de supprimer le secouage des échevettes, ainsi que fètriquage qu’on leur fait subir après laminage.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE DÉSUINTAGE Par Roger-Burill Griffin,
- L’objet de cette invention est de produire une méthode pratique et peu coûteuse pour séparer et livrer à l’état marchand la graisse et les autres matières de valeur contenues dans les eaux de lavage des établissements qui dégraissent les laines.
- Cette méthode,qui permettrait de se séparer la graisse de l’eau et des autres matières,sans grands frais et sans entraîner la perte des autres produits,consiste à mélanger avec les produits concentrés des eaux de lavage une matière absorbante ayant des caractères d’acidité. On détruit ainsi l’émulsion formée par la graisse et par l’eau, et on sépare de la graisse l’ammoniaque et la potasse. La graisse pourra en-suite être extraite du mélange en employant un procédé de séparation mécanique quelconque, par exemple en dissolvant la graisse et en la faisant passer dans des scourtins, la graisse traversant alors des surfaces filtrantes et étant sensiblement pure, pendant que les autres matières restent dans le tourteau formé par les parties absorbantes ajoutées et qui a une valeur comme engrais.
- Voici maintenant le procédé pratique mis en œuvre : on concentre les eaux de lavage par évaporation; on mélange le résidu avec de la matière absorbante acide (de préférence du phosphate acide de chaux); on chauffe le mélange pour en chasser l’eau et finalement on sépare la graisse et le résidu par une filtration mécanique.
- (Reproduction interdite}.
- LES BtEüS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton
- (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- Depuis longtemps les coloristes s’occupent de la question de produire un rouge durable sur bleu de cuve. C’est principalement le rouge
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- d’alizayne qu’on cherche à rendre applicable à cet effet. Un procédé consiste à mordancer jes pièces en huiles pour rouge, et en allu-mine, d’imprimer ensuite l’indigo, d’après le procédé de Schluper et Baum et de teindre finalement en rouge d’alizarine. Une autre méthode, plus pratique, consiste à imprimer l’indigo sur rouge turc. On peut aussi obtenir de bons résultats de la manière suivante: on im prime sur tissus préparés à l’huile pour rouge-ture une réserve contenant un mordant d’alumine ; teint à la cuve ; puis on teint en aliza-rine. Toutes ces méthodes ne sont pas applicables enpratique, vu qu’elles sont trop chères.
- M. A. Sansone vient de proposer le procédé suivant, pour l’impression de l’alizarine avec l’indigo :
- lre couleur. — 80 gr. d’empois d’amidon à 10%, 60 gr. d’alizamine à 20 %, 60 gr. de soude caustique (une partie de soude caustique à 98 % dans une partie d’eau), 100 gr. d’une solution saturée d’aluminate de soude.
- L’mpois pour l’indigo est composé de :
- 15 gr. d’indigo pulvérisé,
- 50 gr. d’eau,
- 30 gr. de soude caustique à 98 % ;
- 30 gr. glucose,
- 20 gr. dextrine,
- 50 60 c-c. d’eau,
- On chauffe ces deux préparations au bain-marie jusqu’à complète dissolution; on fait refroidir les deux solutions en remuant constamment on les mélange ensuite à froid. Les opérations suivantes restent les mêmes que pour le procédé Schluper et Baum, mais on imprime sur coton non préparé au glucose. Il faut avoir soin de laver à fond et dans beau coup d’eau, afin d’éliminer le plus vite la soude caustique.
- Une autre méthode très intéressante pour obtenir des rouges ou tout autre couleur sur indigo est celle de M. S. Mullerus Faberzei-tuny 89/90.
- Voici le procédé : Les pièces cuvées sont imprimées avec l’empois suivant :
- 42 gr. de benzo purpurine 4 B ou rouge-
- Congo, 210 gr. d’amidon grillé, 488 gr. d’eau 260 gr. de ferrocyanure de potassium.
- On fait cuire le tout, puis on ajoute, le mélange une fois refroidi,la quantité d’eau nécessaire pour arriver à 1000 grammes.
- On prend ensuite :
- 850gr. de cet empois, auquel on ajoute 150 gr. de silicate de soude (pur.)
- On ne fait l’addition de silicate que peu de temps avant l’impression, ensuite on passe au filtre (lin). Après impression, on vaporise pen-
- Bleu méthylène
- dant une beure sous pression, puis on expose les pièces pendant une demi-heure à l’air. On lave, puis on savonne à une température de 40-50°C ; le savon est indispensable pour l’obtention d’un beau rouge. Afin d’avoir des ré-
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- 1
- sultats satisfaisants, il faut employer du silicate bien pur, car avec le silicate de potasse ordinaire, on obtiendrait que de très mauvais rouges. (Il ne faut non plus employer le silicate liquide, car il est d’ordinaire très impur.) Au lieu de silicate on peut aussi employer le sta-nate de soude. On sera facilement tenté de croire que le sel d’ammoniaque peut fournir de bons résultats, que l’ammoniaque est mis en liberté au vaporisage et que cette ammoniaque réduit le cyanure rouge. L’expérience a prouve qu’avec ce sel l’indigo reste complètement intact.
- B — Au lieu de la benzo-pupurine on pourrait avantageusement employer le rouge de
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- K MONITEUR DE LA TEINTURE
- St-Denis. Avec la chrysophenine, les jaunes d’or micado, l’orangé micado, la chrysamine, les bruns de Hess, les bruns-Congo, on obtiendrait des nuances solides (surtout les jaunes) et des plus variées. En ajoutant à l’empois du bicarbonate de soude, la couleur deviendra plus solide, parce que le ferrocyanure ne se dé composera qu’au vaporisage.
- Encore quelques remarques sur l’indigo.
- Une observation très intéressante et curieuse a été faite l’année dernière par MM. Dahl et Elsasser, à Barmen (Prusse-Rhénane). Voulant arriver à une extraction plus rationnelle et à un plus grand rendement de l’indigo, ces deux chimistes se procurèrent des plantes d’indigo (séchées). D’abord les plantes furent imbibées d’eau, ensuite on ajouta de la chaux et toutes sortes de ferments, par exemple du son, afin d’arriver à faire fermenter ces plantes ; mais ils n’obtinrent aucun résultat, et ils ne purent observer aucune trace de colorant bleu./Ces Messieurs en tirèrent la conclusion que la présence d’un ferment spécial était nécessaire, afin d’opérer la fermentation de l’indigo, et que, par le long transport (la sécheresse) ce ferment avait été détérioré dans ces plantes.
- J’ajouterai encore que les dernières années nous ont fourni des matières colorantes bleues artificielles, qui probablement supplanteront l’indigo,sinon complètement,tout aumoins dans une grande partie de ces applications. C’est d'abord la cuve à l’indophénol qui commence à révivre depuis quelque temps (l’indophénol est plus solide a la frotte que l’indigo, mais son application industrielle revient un peu plus chère L’indophénol nous occupera la prochaine fois. Le bleu de paraphénylène chro-mate de Dabi et Cie, Barmenne est plus solide à la frotte et au lavage que l’indigo et tout aussi solide à la lumière, même un peu meilleur marché que le bleu de cuve. (Il y a même des coloristes qui prétendent avoir observé qui le bleu de paraphénylène est plus solide à la lumière que l’indigo !)
- Les nouveaux bleus, les bleus de métanine l’indazine, l’indoïne, etc, sont beaucoup employés au lieu d’indigo. Le bleu Madras a attiré, dans ces derniers temps, l’attention des industriels. J’aurai l’occasion de traiter ces produitsin-extenso dans les numéros suivants. Avant de passer à l’indophénol, je dirai quelques mots sur l’indigotine synthétique fabriquée par la Badisch, Aniline Sodafabrick de Ludwigshafen
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite.)
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- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
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- APPAREILS SERVANT A NETTOYER
- ou RINCER LA LAINE
- et autres matières, afin d’en extraire les corps gras ou autres, et à d’autres opérations analogues de rinçage et de séparation.
- Par M. George-Lewis-Philipps Eyre.
- L’appareil qui a trait à cette invention soumet la matière au traitement d’un ou des agents de dégraissage et de rinçage, de sorte que, non seulement on diminue beaucoup 1® danger d’inflammation des vapeurs combustibles qui se dégagent d’un agent tel que le bisulfite de carbone, mais aussi on obtient un dégraissage, un nettoyage et un rinçage énergiques à l’aide de cet agent et de beau ou autre liquide de lavage. L’invention se rapporte de plus, à un appareil centrifuge, ou extracteur, permettant d’essorer les matières
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- en traitement, ainsi qu’à un appareil pour laver ces dernières.
- L'appareil nettoyeur consiste en un réservoir fermé, muni d’un couvercle ou de couvercles appropriés, d’une ou de plusieurs entrées et sorties pour l’agent de dégraissage et l’eau ou autre liquide de lavage. Ledit réservoir est pourvu de moyens permettant de donner un mouvement de descente et de montée ou un mouvement de vibration ou d’oscillation équivalent à la matière en traitement dans le liquide de dégraissage ou de nettoyage contenu dans le réservoir. La matière se place dans des réceptacles, simple châssis ou cages, ou dans des paniers en toile métallique ou perforés, supportés par une carcasse à laquelle on donne un des mouvements précités.
- L’appareil essoreur ou extracteur centrifuge est construit de manière à obvier à l’obstruction des passages pour le liquide par les per forations du panier tournant, obstruction qui se produit quand ledit panier est supporté par une enveloppe perforée extérieure parallèle aux côtés du panier.
- L'appareil laveur consiste en des rouleaux placés par paires à une distance convenable d’une paire à l’autre, entre lesquels passe un ruban ou toile sans fin (tissu en fil de fer) ; la matière à laver est amenée à cette toile sans fin par une autre de même disposition. La ma-rière qui est sur la toile sans fin passe avec elle entre les cylindres, qui la pressent pendant qu’un tuyau ou des tuyaux perforés placés en dessous projettent de l’eau sur la matière ; cette eau,arrivant en pluie fine, traverse la matière et s’en échappe ensuite sous la pression des cylindres. Un déboureur peut tourner près de l'extrémité de la toile sans fin pour la dégager.
- INFORMATIONS
- Dans le but de faciliter le développement de l’industrie et du commerce français en Russie, le tsar vient de décider, sur la proposition |
- du conseiller intime, M. Toure, que toute Société industrielle ou commerciale française aura le droit d’ouvrir des succursales en Russie sans l’autorisation spéciale de l’empereur, que rendent obligatoire les lois actuelles.
- LÉGISLATION DOUANIÈRE
- Tissus mélangés de caoutchouc : bretelles, ceintures, jarretières.
- La question s’est élevée de savoir si les bandes préparées pour bretelles, ceintures, jarretières, et dont la fabrication comprend des fils de coton teints, peuvent, lorsqu’elles sont mélangées de caoutchouc, bénéficier, à l’exportation, du remboursement partiel des droits prévus par l’article 10 de la loi du 11 janvier 1892.
- Appelé à examiner la question, le Comité consultatif des Arts et Manufactures s’est prononcé pour la négative. Par un avis du 14 septembre dernier, il a déclaré que seules les bandes de l’espèce non mélangées de caoutchouc ont droit, à la sortie, au remboursement à forfait, à la condition, bien entendu, de contenir, comme le veut la loi, 50 0[0 au moins de coton en poids.
- D’accord avec son collègue au département du commerce, M. le Ministre des finances à ratifié ces conclusions.
- VARIÉTÉS
- Le traité franco-suisse
- Décidément il s’est fait à Lyon une évolution considérable en faveur de la protection, et 85 de nos plus grands noms en fabrique se prononcent pour le maintien de l’état actuel. Seuls les commissionnaires sont pour le libre échange sans limites. Le mouvement protectionniste a ramené le tissage à Lyon et dans son cercle.
- Je regrette de ne pouvoir entrer dans des détails, mais il y a près de vingt ans que je soutiens que le libre échange, tel que nous
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- C.s Q O
- LE MONITEUR DR LA TEINTURS
- l’avons pratiqué, a fait plus de mal que de bien à la France.
- L’élection Cleveland aux Etats-Unis
- En somme toute, que ce soit Cleveland ou Harrisson qui soit président des Etats-Unis, cela me laisse bien froid ; mais, à un point de vue, Cleveland serait l’adversaire déclaré des bills Mac-Kinley. Or, ces fameux bills qui, heureusement, ne sont pas appliqués dans toute leur rigueur, vis-à-vis des Européens, sont non pas protectionnistes, mais prohibitifs et inquisitoriaux. Attendons les résultats de l’élection, pour voir s’il y a lieu de nous féliciter dans la vieille Europe de l’élection Cleveland.
- Dans tous les cas, aux Etats-Unis, la doctrine de Monroë va toujours en se développant: « L’Amérique aux Américains, et surtout aux Yankees. » Il ne faut plus d’immigration des Européens et des Chinois ; de même, en dehors des matières premières qui ne peuvent s’y produire, plus de produits manufacturés autres que ceux produits sur place.
- Je causais dernièrement avec un fabricant, de retour d’un voyage dans les grands centres du Nord, et je lui disais : « Mais il nous restera toujours les articles de bon goût. » Et à cela, il me répondit : « Erreur complète Peu à peu l’on forme des élèves ; l’Europe est là pour les fournir. »
- Un ingénieur allemand me disait également . « Nous laissons encore voir nos usines à des Français, mais à des Américains, jamais. » Et en France, ne nous endormons pas au point de vue industriel, sur la fraternité des peuples, surtout avec les Etats-Unis et la Russie.
- Perfectionnons sans cesse nos outillages et abaissons le plus possible nos frais, l’avenir est là. Mais pas de phrases creuses, ni de mots vides de sens pratique.
- Et en fait que de fraternité-des peuples, souvenons-nous du proverbe dauphinois, d’aucuns disent normand: « Frère que frère, les liards sont des liards. »
- Eclaira g électrique, piles et accumulateurs
- On annonce une grande révolution, l’éclairage électrique entre dans une nouvelle phase, qui est d’ailleurs la primitive ; on reviendrait aux piles chimiques, pour la production de l’électricité. De même les accumulateurs ont subi de grands perfectionnements. Je dois voir ces nouveaux appareils, et, comme cela peut intéresser des lecteurs, j’en rendrai compte, s’il y a lieu.
- L’éclairage par les piles résout la question des monopoles du gaz, dans les villes de France, car n’importe quel ilot de maisons pourra s’éclairer, sans les frais d’installation d’éclairage par la force mécanique.
- Marius MOYRET
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX CONVERSIONS DE LIQUIDATIONS EN FAILLITESH
- Poulin (Louis-Ferdinand), teinturier, 106, rue de Lafayette, à Paris. — Jug. du 31 oct. — S. : M. Rochette.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Briançon et Cie, étoffes et apprêts pour fleurs, à Paris, 26, b. Bonne-Nouvelle et 3, impasse Bonne-Nouvelle. — Durée : 20 ans. — Cap. : 300,000 fr. — Acte du 22 oct.
- Formation de la Société en commandite INTINS et Cie, teinturerie en plumes, 7, rue Lassus, à Paris. — Durée : 5 ans. — Cap. : 6,000 fr., dont 1,000 fr. en commandite. — Acte du 7 oct.
- formation de la Société en commandite Gustave Poissonnier et Gie, déchets de laine, 31, rue du Haze, à Tourcoing. — Durée : 9 ans et 10 jours. — Cap. : 25,000 fr. par le commandite. — Acte du 21 oct.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts et prorogation au 31 déc. 98, de la Société Gillet et fils, teinture et produits chimiques, 8 , quai Serin, a Lyon. — Acte du 1er oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- ? Dissolution delà Société L. Scoppini, Fous-
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- c Q© H*
- set et Cie, fab. du noir direct parisien, 28, rue Sévigné, à Paris. — Acte du 20 oct.
- Dissolutiony à partir du 1er nov., de la Société J. LAFOREST et Thomasson, teinturerie en plumes, 84, rue de la Folie-Méricourt, à Paris. — Liquid. : M. Laforest. — Acte du 15 oct.
- BULLETIN FINANCIER
- Toutes les affaires se limitent maintenant à de tout petits engagements, presque aussitôt dégagés que pris. On joue la petite somme au jour le jour. Quant à la grande spéculation, elle persiste dans la réserve qu'elle observe depuis longtemps. Les divers incidents qui se sont produits à la Chambre cette semaine n’ont pas eu de fâcheuse influence sur les cours de nos rentes, qui au comptant bénéficient de la plus grande partie des emplois de capiaux.
- Notre 3 010, qui va détacher son coupon d’ici quelques jours, se trouve à 99.60.
- Le 4 1[2 0[0 est calme à 105.25.
- L’Italien est ferme à 93,50 donnant lieu eu réalité à peu d’affaires sérieuses.
- Le Portugais cote 23.60. On ne sait encore rien des projets que le gouvernement de Lisbonne a l’intention de présenter aux Chambres.
- Les fonds Russes sont bien tenus avec un marché assez suivi
- L’action de la Banque de France est toujours délaissée à 3965. Avec la diminution des bénéfices depuis e commencement de l’année, il est certain que le chiffre du second dividende subira une 1éduction assez sensible.
- Le Foncier est à 1090. Le relèvement de ce cours ne peut se faire attendre.
- L’obligation Garantie foncière a un bon courant d’affaires à 30 fr. C’est un titre qui se re commande spécialement à la petite épargne.
- Le Crédit Lyonnais se tient à 785.
- La Société Générale est immobile à 480.
- Le Panama a un marché assez, suivi entre 20 et 22 fr.
- Sur les titres de nos Chemins de fer, rien à si-gnaler de nouveau. Les recettes sont faibles en
- ce moment, ce qui ne peut avoir d’influence sur les cours,
- Le Suez est demandé à 2630, malgré la diminution constante des recettes. On pense que le dividende ne descendra pas au-dessous de 90 fr, Le Télégraphe Paris-New-York est délaissé à 105.
- Le Gaz cote 1465.
- L’obligation Marbrières de Guelma cote 281.50. Nous avons dit tout le bien que nous pensions de cette affaire qui peut prendre place daus tous les portefeuilles bien composés. Il faut tenir compie à ce cours du coupon de 7.50 à échéance du 1er janvier.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Vient de paraître :
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société]française d’hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- BREVETS
- D’INVENTION (France-Etranger).— Marques de Fabrique.
- —Plans, Projets, Devis, Installations d’Usines, Machines, etc. Cabinet fondé en 1869
- CARON, ingénieur, 17, boulevard Rochechouart, PARIS
- L‘IMPRESSION DES TISSUS DE COTON
- Par Antonio SANSONE
- Traduction française, par M. MONTPELLIER
- Un gros volume relié et un Atlas. — Prix : 31 fr. 50 rendu franco.
- Joindre mandat-poste ou chèque à la commande pour recevoir franco par retour du courrier.
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science sont pure en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les
- cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Cet ouvrage s’adresse non seulement aux industriels et aux chimistes, qui y trouveront de nombreux renseignements sur les différents modes de fabrication et les propriétés des corps, mais, tout spécialement, aux élèves de l’enseignement spécial et des écoles industrielles, pour lesquels n’existe encore aucun traité de chimie répondant aux exigences de leurs programmes.
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- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de VINANT
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- pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d'analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du
- blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera .des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon ; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- Son Japon est de tous points pratique et j sera consulté avec fruit, soit qu’il s'agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’ii s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces défibrés au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités | sur les matières colorantes artificielles : leur ( nature, leurs caractères, leur analyse, leur | essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des | mordants d'albumine d’antimoine, de chrome | d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. - Les recettes les plus récentes sur les mor-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 36’ Année, 24. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Décembre 1892
- SOMMAIRE
- REVUE DE FIN D’ANNÉE.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DU COTON (suite).
- UN NOUVEAU NOIR.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- INFORMATIONS. n
- VARIÉTÉS.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- REVUE DE FIN D’ANNÉE
- 1892 s’en va à tire d’ailes rejoindre ses années. Hélas ! chers lecteurs, il viendra un moment où nous l’imiterons.
- Rien de bien saillant ne s’est passé au point de vue des arts concernant le journal. Point de découvertes, ni applications bien saillantes en produits chimiques, teinture, blanchiment, apprêt, etc. Des perfectionnements sérieux, c’est incontestable, mais pas de ces révolutions qui, comme la découverte de la fuchsine, font époque.
- En teinture, la tendance s’accentue de plus en plus en faveur des couleurs diamines et autres, à condition qu’elles tirent toutes seules, sans mordant, sans rien. Et, à cet égard, on n’a plus que l’embarras du choix.
- Le courantdes affaires représente une bonne moyenne, il n’y a rien a dire. Tous les genres ont travaillé ; cependant, à Lyon, le genre riche reprend le dessus.
- De redoutables problèmes se sont posés cette année. J’ai dit redoutables, et je souligne, car dans ces conditions que je vais examiner sommairement, il y a, comme a dit un célèbre économiste, Bastiat, je crois, ce que l’on voit (ce qui vous flatte) et ce que l’on ne voit pas (ce que l’on ne veut pas voir.)
- Les traités de commerce agitent le globe entier, et c’est bien simple à comprendre ; tous veulent produiront dans la limite du possible
- ce qu’ils consomment: question de positivisme et d’orgueil national. A cela il n’y a rien à répondre. C’est la loi du progrès et celle de la diffusion des enseignements théoriques et techniques.
- Seuls les commissionnaires, les compagnies de transport par terre et par mer, vous disent : « Mais avec le système protectionniste, ou mieux du gros bon sens, qu’allons-nous devenir ? »
- Oui, il y a perturbation sur tous les points* Ainsi, en France, pourquoi faire venir les blés durs d’Odessa, si l’Algérie esta nos portes, si ce que les Anglais, gens pratiques, auraient baptisé à notre place Nouvelle-France, peut les fournir.
- Oui, je sais que tout changement de régime économique trouble profondément toutes les questions sociales, et, à cet égard, nous sommes dans une période de transition. Et surtout, dans toutes les difficultés actuelles, n’allons pas trop vite. Non seulement la France, mais l’Europe entière (sauf peut être quelques petits peuples, qui, comme la Hollande, la Suède, sont en dehors du mouvement), sont dans un mouvement tel que cela ne peut plus aller.
- Questions de traités, de politique intérieure et extérieure, arnements exagérés, et surtout questions sociales, sont à l’état aigu, et dans une situation telle,que si l’on arrêtait brusquement, il se produirait un cataclysme épouvan-
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- ca QO 0
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- !
- table. Absolument comme si l’on arrêtait brusquement le volant d’une machine à vapeur de 1.000 chevaux, lancée à toute vitesse.
- Oui, il faut desréformes, c’est urgent; mais il les faut peu à peu, méthodiquement, sans secousse. Comme dit un proverbe : « Paris ne s’est pas construit en un jour ».
- Il faut que ces questions de peuple à peuple disparaissent ; il faut que dans les traités de commerce, on cherche, tout en ayant de bons rapports avec les voisins, à tirer son épingle du jeu.
- Je suis d’ailleurs l’ennemi déclaré de toutes les excitations aux passionsviolentes ; j'ai mes idées privées, et si j’ai des relations avec un honnête homme, je ne m’inquiète de rien autre. Qu’il soit chinois, boudhiste, etc., que m’importe.
- 1892 lègue à sa jeune sœur 1893, — je laisse de côté la monstrueuse affaire du Panama qui était facile à prévoir, — la question sociale, qui se dresse non seulement en Europe, mais encore en Amérique. Et c’est là que les écrivains de talent et de cœur devront faire converger tous leurs efforts, non pas pour l’envenimer, car malheureusement, elle l’est déjà beaucoup trop, mais pour l’apaiser et l’éclairer
- En 1893, c’est la question sociale qui pri -mera tout ; je l’ai étudiée, non pas comme certains auteurs en renom, au coin d’un bon feu, mais depuis trente-quatre ans, dans les ateliers, dans les milliers ouvriers les plus divers, dans les circonstances les plus étranges et je vous avoue que c’est un problème des plus ardus. Et gare aux sophismes et aux paradoxes
- Je regrette, chers lecteurs, de ne pouvoir développer davantage ma pensée; je m’arrête ici. Le journal vous adresse ses meilleurs souhaits pour 1893. Et quant à moi, j’en fais de même; je souhaite l’appaisement de toutes les haines ou mieux de tous les égarements qui divisent les ouvriers et les patrons, tout en appelant de tous mes vœux les améliorations de la classe ouvrière.
- Et maintenant à 1893.
- MARIUS MOYRET.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton
- (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- Je viens de lire le compte rendu de M. C.-F. Brandt, fait à la Société industrielle de Mulhouse, et ayant rapport à un procédé pour ronger en blanc et en rouge le bleu de cuve. Le procédé est basé sur un enlevage contenant simultanément le mordant d’alumine. Le procédé de M. Brandt est des plus intéressants sous les points de vue scientifique et pratique, et pourrait avoir de l’avenir.
- La difficulté consistait à trouver un sel d’alumine qui se fixât sur la fibre, de concert avec une ou plusieurs autres drogues destinées à opérer l’enlevage de l’indigo.
- L’auteur avait observé qu’en mélangeant du chlorate d’alumine avec une solution de bromure de soude ou de bromure d’ammonium, aucune réaction n’était perceptible; par contre, qu’en ajoutant à ce mélange de petites doses de bisulfite de soude, il se produisait, après peu de temps, du brome ; en chauffant le mélangé, la réaction s’engageait plus vite.
- Guidé par ces observations, l’auteur a fait ses premiers essais de la manière suivante : Il imprimait sur pièces cuvées un mélange de chlorate d’alumine, de bromure de soude et de bisulfite de soude, épaissi avec de l’amidon grillé. Les tissus une fois céchés, il va porisait pendant une minute et demie ; par ce fait, le fond d’indigo était relevé et une quantité d’alumine, suffisante pour pouvoir pron duire du rouge d’alizarine, se trouvait fixée sur la fibre.
- Cet empois avat néanmoins un grand désavantage : on ne pouvait pas le conserver Après quelques heures, le dégagement de brome se produisait déjà. Cette observation
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- faite, M. Brandt eut l’idée de remplacer le bisulfite de soude par le sulfure de cuivre ; les résultats obtenus furent effectivement plus satisfaisants. Un autre inconvénient se fit sentir : le sulfure de cuivre en contact avec des corps oxydants se transforme facilement en sulfate et la couleur s’altère rapidement. Des essais faits avec des sels de vanadium ne furent couronnés d’aucun succès. Il restait, par conséquent, une difficulté à surmonter : trouver une autre combinaison du cuivre insoluble, ou trouver une matière employant l’oxydation du sulfure de cuivre.
- La solution du problème consiste à ajouter de petites doses d'iodure de potassium à l'empois, qui, dès que le sulfure de cuivre commence à s’oxyder, c’est-à-dire à devenir du sulfate soluble, entre en combinaison avec le cuivre et forme de l’iodure de cuivre, qui est complètement insoluble.
- On prépare l’empois de la manière suivante :
- On épaissit du chlorate d’alumine de 15° Beaumé avec de l’amidon grillé, ensuite on ajoute à un litre de cet empois :
- 200 grammes de bromure de sodium ;
- 25 » d’iodure de sodium,
- 25 » de sulfure de cuivre.
- Pour les bleus clairs, on peut diminuer les doses.
- L’auteur a obtenu pendant de longues années d’excellents résultats, par cette méthode. Néanmoins ses essais ne se bornèrent point là. Il eut l’idée de produire des enlevages blancs,en même temps que des dessins rouges, par un procédé analogue.
- Le problème ne paraît point compliqué, même fort simple ; on remplacerait le chlorate d’alumine par un autre chlorate ne formant point mordant pour l’alizarine. Des essais faits avec du chlorate d’ammoniaque, ainsi qu’avec d’autres chlorates, ont démontré que le chlorate d’alumine était le chlorate le plus actif comme rongeant. A l’aide d’autres sels, l’auteur n’a pas pu obtenir d’enlevages satis-aisants. (Le chlorate d’ammoniaque peut
- servir pour opérer des enlevages sur bleu très clair.)
- Il fallait absolument avoir recours au chlorate d’alumine, qui donne également d’excellents résultats pour les blancs, mais on ne peut obtenir par ce procédé que des enlevages blancs ou des dessins rouges; une combinaison des deux n'est point possible.
- Un nouvel essai, tenté par M. Brandt, fut couronné d’un plein succès. Il ajouta au rongeant mentionné un peu d’acide citrique, qui empêche la fixation du mordant d’alumine sur la fibre. D’autres essais ont prouvé que, pour les blancs, on pouvait remplacer une partie du chlorate d’alumine par du chlorate de barium, de même une partie du bromure de soude par du bromure d’ammoniaque, mais rien que pour les blancs, pour les dessins rouges, il faut s’en tenir strictement aux indications données.
- D’autres essais ont été tentés,afin d’arriver à remplacer les chromâtes employés dans les enlevages de l’indigo par les bromates. Au lieu de bichromate de potasse, M. Brandt employa le bromate de soude, ensuite les passes-acides (oxalique et sulfurique) usitées furent données.
- Par ce procédé, M. Brandt a obtenu de très beaux blancs, sans formation d’oxycellulose. En ajoutant au bromate de soude un peu de bromure de sodium, les blancs deviennent plus purs.
- (Cela provient probablement delà formation de l’acide hydrobromique, qui est un meilleur rongeant que l’acide bromique.)
- Cette méthode (pour les blancs seuls) ne trouvera point d’application industrielle, vu que le procédé au bichromate de potasse est bien moins cher. On peut aussi éviter ici la formation de l’oxycellulose en ajoutant un peu d’alcool, ou en neutralisant exactement à l’aide de l’ammoniaque, (on précise la dose d’ammoniaque nécessaire par des essais de laboratoire )
- Je dirai encore quelques mots sur la constitution de l’indigo. Il a été démontré, par les
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- CO
- S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- expériences de MM. Duhl et Elsasser que l’indigotine,qui est la matière tinctoriale principale de l'indigo, ne se trouve point formée comme telle dans les plantes d’indigo.D’après Schunck, les indigoféras contiennent un glu-cosine, l’indican (C"H"AzO") susceptible de se dédoubler en indigotine et en indiglucine, en présence du ferment déjà mentionné.
- Cette réaction peut être exprimée par la formule :
- 2 C"H"AzO"+4H‘O = C" H*' Az‘ O! + Indican indigotine
- 6 G* A" O5
- Les proportions d’indigo varient dans les plantes de provenance différente; une bonne qualité d’indigo doit avoir, d’après Fassart, à peu près la constitution suivante :
- Eau 5,7
- Matière azotée 1,5
- Brun d’indigo 4,6
- Résine rouge d’indigo 7,2
- Indigotine 61,4
- Matières minérales 19,6
- 100
- Beaucoup de chimistes se sont occupés de la constitution de la matière tinctoriale contenue dans l’indigo. Je n’en citerai que quelques-uns : ce fut d’abord Crum, ensuite Dumas, Erdmann, Laurent, Liebig, etc.
- La formule généralement donnée à l’indigo-tine était C, H, AzO. D’après les travaux remarquables du professeur Bayer, la formule de l’indigotine a été exprimée par C„,H,,Az,O,, par conséquent le double de la première formule.
- L’indigotine synthétique. — C’est de même au professeur Bayer que revient l’honneur d’avoir, en premier lieu, produit l’indigotine par synthèse, en 1878. Dès l’apparition de l’indigotine synthétique, un grand nombre de chimistes travaillèrent ardemment à la recherche d’une synthèse moins coûteuse et d’un plus grand rendement en indigotine. Une quantité de brevets concernant différentes
- sythèses ont été pris par des fabriques de matières colorantes, mais malheureusement tous les procédés connus sont relativement beaucoup plus chers que l’indigo naturel.
- A l’Exposition de 1889 la Badische Anilin et Sodaafabrik, de LudrigshafenetNeuville-sur-Saône avait exposé un monticule d’indigo-tine artificielle.
- Cette maison, qui s’était principalement occupée de la fabrication de l’indigo, a complètement abandonné cette industrie.
- Les obstacles qui ont barré le chemin à l’indigo artificiel sont d’abord son prix de revient trop élevé comparativement à celui de l’indigo naturel , ensuite une odeur très désagréable, provenant du xanthate de potassium, se communique aux tissus (imprimés avec l’indigotine). Cette odeur ne peut être éliminée que très difficilement et au détriment de la matière colorante.
- Les bleus obtenus à l’aide de l’indigo artificiel sont plus purs que les bleus cuvés à l’indigo naturel, ce qui présente un avantage pour les nuances claires, par contre dans les nuances foncées le brun et le rouge d’indigo contenus dans l’indigo naturel sont très appréciés, vu que ces matières foncent énormément les teintes et leur communiquent le reflet métallique.
- Je ne citerai que les synthèses les plus intéressantes de l’indigotine.
- L’une, réalisée par Bayer, est celle ayant comme point de départ le diphényldiacétylène (C6h _ gh-c-c - C.H.).
- L’acide orthonitro phényl propiolique donne par ébullition avec l’eau le phényl acétylène-ortho nitré
- C=C— CO,H CECH
- c,H," = co, + cu,
- Az O, Az O,
- Acide orthonitro phénil- Orthonitro phé-propiolique nylacétylène
- Fraisé par une solution ammoniacale sous-chlorure de cuivre, on obtient le corps.
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- ET DK L’IMPRESSION DBS TISSDS
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- C=C— Cu— Cu—C— C
- CH' C,H
- Az O, Az O,
- qui par oxydation donne le dinitro diphényl-diacétylène.
- C=C— C=C
- C.H. cn
- Az O AzO, 6 7
- L’acide sulfurique se transforme en déisa-togène :
- C.H—CO CO—C.H, I I I !
- Az — C — C — Az o o‘ qui, traité à froid par le sulfhydrate d’ammoniaque, produit l’indigotine :
- C.H,Az,O, - 20+H, = Gl.H„Az.Ol une autre synthèse est celle partant de l’aldéhyde benzoïque.
- L’aldéhyde orthonitro benzoïque donne par condensation avec l’aldéhyde en solution alcaline l’aldéhyde orthonitro phényl-cinna -mylique En traitant ce corps par la soude caustique, on obtient l’indigotine.
- La synthèse du professeur Heumann est de même une des plus intéressantes.
- On fait fondre une partie de phénylglycocoll (C H — NHCH, C,, H) avec deux parties de potasse caustique (éviter autant que possible le contact de l’air). On chauffe peu à peu à 260°C. Après refroidissement. on dissout le produit jaune-orange dans de l’eau; au contact avec l’air, le bleu d’indigo formera un précipité floconneux. Au lieu du phénylglycocoll,on pourrait aussi employer ses sels (pas les sels métallique) ou l’éther, mais difficilement.
- On peut exprimer ces réactions par les formules suivantes :
- C,H — Az — CH, — COOHH, se transforme par l’action de la potasse caustique, en :
- AzH
- cu, CH, + H,O
- CO
- Et deux molécules moins 4 atomes d’hydrogène forment la combinaison :
- AzH Az-H
- c.u." “c- C Cu
- 1 CO / CO — ..... aag —
- Indigotine
- N. B. — Cette oxydation a lieu au contact de l’air.
- Les applications de l’indigotine synthétique seraient les mêmes que celles de l’indigo.
- On pourrait l’utiliser dans l’impression de la manière suivante :
- On imprime sur le tissu un mélange d’acide nitrophényl propiolique, du borax et un réducteur, p. ex. du glucose, ou du xanthale de potassium, le tout convenablement épaissi ; après impression, on étend à l’air où la couleur se développe.
- On pourrait aussi foularder le tissu dans du glucose et imprimer ensuite l’acidenitro-phényl propiolique et le borax.
- L’indophènol. — Est une matière colorante fabriquée par MM. Durand et Huguenin, de Bâle. Elle est vendue sous forme de petits cristaux bleus très purs. L’indophénol est inso -lubie dans l’eau, soluble en bleu dans l’alcool, l’éther et le benzol. Cette matière colorante, qui tent à prendre une importance première , nous occupera un peu plus longuement. J’en dénnerai ledifférentesapplications et quelques détails intéressants
- Le mérite de la découverte des indophénols revient à M. Horace Koechlin et M. O. N. Witt. La constitution de ces matières colorantes se rapproche des Indamines. Le plus intéressant de ces produits, et le seul qui ait trouvé une application industrielle est celui obtenu par l’oxydation de l‘ naphtol et du di-méthylparaphénylène diamine. Coproduit, qui a l’avantage de posséder la nuance de l’indigotine, est excessivement solide à la lumière et d’un prix de revient relativement bas. Sa constitution peut être représentée par :
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- g
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C‘ H4 AZ (CH,/,) A
- C’ H* 0
- L'indophénol est soluble dans les acides. Si ces acides sont concentrés, une décomposition en diméthylparaphénylene diamine et en a-naphto-chinone a lieu instantanément. Les ( acides dilués ne le décomposent à froid que très lentement, la solution a un aspect jaunâtre. Après quelques heures, ou en chauffant la solution, la décomposition mentionnée a lieu. Si, par contre, on ajoute à la solution acide un agent réducteur, par exemple un sel stan-neux, la dissociation produite par les acides concentrés n’a pas lieu, l’indophénol est simplement réduit en leuco-indophénol, qui peut être représenté par la formule :
- c H* AZ (CH,/,
- H - AZ‘
- X c I OH
- Le leuco-indophénol est insoluble dans l’eau chaude. La couleur bleue, c’est-à-dire l’oxydation en indophénol, reparaît si l’on agite, au contact avec l’air, sa solution ammoniacale ou sodique.
- Au commencement, l’indophénol ne servait que dans l’impression des tissus de coton et de laine; on obtient à son aide des nuances bleu-indigo. Le procédé consiste à réduire l’indophénol par une solution d’oxyde stanneux (fraîchement précipité) dans de l’acide acétique de 70°, Par cette réduction le colorant bleu prend un aspect gris-blanc. On épaissit cette liqueur par un épaississant quelconque ; on imprime les tissus avec cet em pois ; ensuite on sèche à l’air. L’acide acétique s’évapore peu à peu, et, sous l’action de l’oxygène, le leuco-indophénol seréoxyde en indophénol.
- On peut accélérer ou compléter l’oxydation par un passage en permanganate de potasse , de même que par un petit vaporisage. Par le vaporisage, l’acide acétique est éliminé très
- vite et la formation du bleu est instantanée ; mais les teintes ainsi obtenues ne sont pas aussi pures que celles qu’on obtient par une oxydation lente
- On peut, à l’aide de l’indophénol, imiter les articles alizarine-indigo de MM. Schlieper et Baum.
- J’ai déjà cité plusieurs procédés à l’aide desquels on peut obtenir des dessins rouges sur fond bleu: J'en citerai un à l’aide duquel on obtiendra des dessins bleus sur fond rouge en employant l’indophénol. On teint la laine ou le coton en rouge-azo ; ensuite on imprime l’indophénol réduit. L’excédent de sel stanueux sert de réducteur à la matière colorante azoïque. Il faut cependant remarquer que, pour ce procédé, le vaporisage est de rigueur! sans cette opération, le rouge-azo n’est pas enlevé complètement sous le bleu.
- N.B. Pour la laine, on peut employer avantageusement les ponceaux de MM. Meister Lucius et Brüning; pour le coton la benzopurpu-rine, le rouge-Congo, les pourpres de Hesse, etc.
- On peut obtenir des dessins bleus sur fonds jaunes, bruns orangés, etc., en employant par exemple la chrysophénine, les orangés mi-cado, les bruns de Hesse, les bruns-Congo, etc. — En imprimant encore un rongeant ne consistant que d’acéfatestanneux, on obtiendra de magnifiques effets, par exemple un fond rouge, avec dessins bleus et enlevages blancs, un fond orangé avec dessins bleus et enlevages blancs, etc., etc. Les articles ainsi fa-briqués sont solides au lavage et au savon; la solidité à la lumière des fonds rouges laisse a désirer ; les fonds jaunes, orangés et bruns obtenusa vecla chry sophénine, la chrysamine; les orangés -micado et bruns de Hesse sul-fatés sont excessivement solides à la lumière:
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite.)
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS
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- UN NOUVEAU NOIR
- pour l’impression du coton
- Un noir d’une application plus simple et moins problématique que le noir d’aniline est depuis longtemps un grand desideratum. Nous trouvons dans le commerce une grande quantité de nouveaux produits destinés à remplir ce vide, mais malheureusement jusqu’aujourd’hui tous ces substituts de noir d’aniline ne sont que très imparfaits.
- La maison Leonhardt et Cie, de Muhlheim près Francfort, succursale à Lyon-Vaise, vient d’offrir un nouveau produit qui, je crois, sera appelé à jouer un grand rôle parmi les
- application, le prix de revient excessivement
- li». "). r—
- noirs pour l’impression. La simplicité de son
- bas, sa solidité et son brillant lui promettent un succès certain. L’échantillon que nous donnons a été fait de la manière suivante :
- Pour 300 grammes d’empois
- Faites cuire le tout,
- 30 gr. de noir en pâte (Leonhardt) ;
- 25 gr. d’amidon blanc ;
- 80 gr. d’acide acétique ;
- 70 gr. d’eau.
- Laisser refroidir, puis on ajoute 1 gr. de bisulfite de soude.
- On imprime, on sèche à une température de 40-50° C. Ensuite, on vaporisé légèrement.
- Ce n’est qu’au vaporisage que la nuance se développe complètement. (L’addition du bisulfite de soude n’est pas de rigueur.)
- Le noir ainsi obtenu ne décharge absolument pas à la frotte, il est excessivement solide au lavage et au savon ; sa nuance est d’un noir bleuâtrre de toute beauté. Son application principale sera dans l’impression des pièces teintes préalablement, soit en rouge,
- jaune, bleu, etc., à l’acide des colorants directs. Sur blanc, il fournit de même des résultats très satisfaisants.
- VARIÉTÉS
- Couleurs diamine
- Dans le prochain numéro, je donnerai un tableau des couleurs diamine, classées selon leurs modes de teintures pour le coton.
- Les nouveaux droits sur l’alcool
- Au moment où les Chambres votent le droit excessif de 245 francs par hectolitre d’alcool absolu (jolie prime à la contrebande), ne serait-ce pas grand temps d’appeler l’attention de nos honorables sur la question de l’alcool industriel. Nous sommes en France dans un degré d’infériorité réel, vis à vis de certaines puissances, pour tout ce qui touche directement ou indirectement à l’alcool et à ses dérivés.
- Je sais bien que l’on dénature ; on autorise, avec des employés permanents, à ne payer qu’en partie les droits, mais tout cela avec tant de commodités, que beaucoup de produits ayant nécessité l’emploi de l’alcool sous une forme quelconque, vendus en France avec des marques françaises, viennent de l’étranger.
- Trop de droits et de vexations ; plus d’un lecteur sera de mon avis. Si l’on essayait un peu d’entrer graduellement dans la voie des réformes sur les dépenses, notamment sur les payes exagérées, les cumuls, etc.? A force de demander à l’industrie, on finira par la tuer. Et alors ?
- La question des eaux de Lyon
- Grande nouvelle, après quarante ans de gestation, la ville Lyon de est à la veille d’accoucher d’une souris. A cheval sur deux fleuves, Lyon aurait trouvé de l’eau, et une compagnie lui offre à sept francs le mètre cube annuel ce qui lui revient à 3 fr. 50 pour élévation d’eau du Rhône à la hauteur de 50 m. Les lauriers du Panama tournent décidément la tête à tous.
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- GO to
- _E MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nos édiles sont saisis de la question. Bon espoir. Après tout, la ville de Lyon est une bonne fille, elle veut être très propre.
- A en croire les auteurs de projets d’eaux, ce serait une ville infecte et contaminée jusqu’à la moelle des os, faute d’eau, et cependant, je l’ai déjà dit, les médecins n’y comprennent plus rien, on n’y meurt plus. La mortalité est tombée à six décès par jour ! pour huit fabricants de cercueils. Heureusement, comme me disait l’un d’eux, l’exportation a bien marché.
- Marius MOYRET
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- LE TARIF DOUANIER FRANCO-SUISSE à la Commission des douanes
- La commission des douanes s’est réunie, plusieurs fois déjà, pour examiner le projet de convention commerciale avec la Suisse. Voici le résumé de ses délibérations en ce qui concerne les textiles.
- 407. Tissus de coton imprimés (M. Pierre Legrand, rapporteur). — Le gouvernement propose de compter au 100 mètres carrés, au lieu de 100 mètres à la longeur. Tous les industriels français ont réclamé le comptage au 100 mètres de la longueur. Cependant la commission adopte cette modification à titre de concession.
- En ce qui concerne la diminution du droit, la Suisse ne figure que pour un dixième dans les importations, et cette concession profiterait pour la plus large part à l’Angleterre et à l’Allemagne.
- La commission repousse cette diminution.
- 411. Tissus de coton fabriqués avec des fils teints, blanchis ou glacés. — Le gouvernement propose de remplacer la surtaxe proportionnelle sur tissus, représentant les opérations de blanchiment, de teinture et de glaçage, par une surtaxe fixe de 25 centimes par kilogramme, chiffre proposé en 1881, à laquelle on ajouterait les surtaxes de blanchiment, de teinture et de glaçage, sous la réserve que lorsque le tissu sera composé à la fois de fils blanchis,glacés et teints,on ne percevra qu'une seule surtaxe d’après la partie dominante.
- L’article est réservé pour entendre les explications de M. le directeur des douanes, sur la manière dont s’opère la perception du droit sur les tissus mélangés de fils différents, mais la commission repousse la diminution proposée par le gouvernement.
- 412. Tissusdecoton brillantés,faconnés,éerus. — Le gouvernement propose de revenir au tarif de 1881, le droit étant exagéré pour les tissus qui ne sont pas fabriqués à l’ancien métier Jacquard. Cette diminution n’est pas justifiée : les intéressés n’ayant pas été consultés par le gouvernement, la commission repousse la diminution.
- LES RETRAITES OUVRIÈRES
- La commission du travail a achevé l’examen du projet de loi tendant à la création d’une caisse de retraites ouvrières.
- On sait que ce projet fait intervenir, pour la formaton des retraites, trois éléments : l’ouvrier, la collectivité des patrons et l’État.
- La contribution patronale et la subvention de l’Etat seraient égales aux versements des adhérents.
- Un article du projet, en vue de faciliter le développement des sociétés de prévoyance particulière, et pour réserver aux ouvriers le bénéfice de situations favorables actuellement acquises, exempte de la contribu tion patronale les patrons qui auront fondé des caisses de retraites au profit de leurs
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- ouvriers, avec la garantie du livret individuel.
- Cette exemption est faite sous la réserve que leur cotisation spéciale sera au moins égale aux versements effectués par leurs ouvriers et employés, sans pouvoir être inférieure à 9 francs par tête et par 300 jours de travail utilisés.
- La commission a décidé également la création d’une caisse d’invalidité, alimentée par le produit d’une contribution sur les patrons employant des ouvriers étrangers, contribution fixée à 18 francs pour 300 journées de travail utilisées.
- La caisse d’invalidité servirait à constituer des secours viagers aux ouvriers que des infirmités prématurées auraient mis dans l’impossibilité de travailler.
- Les dispositions transitoires relatives aux majorations de pension, déjà constituées ou à constituer par les sociétés de secours mutuels, ont été réservées jusqu’au moment où le projet sur les sociétés de secours mutuel, voté par le Sénat, reviendra devant la Chambre.
- Elle fournirait également aux ouvriers malades ou chargés de famille le moyen de continuer leurs versements à la caisse de retraites.
- Le principe d’une majoration a été admis.
- M. Guieysse, président de la commission et rapporteur du budget, déposera son rapport sur le bureau de la Chambre à la fin du mois de janvier 1893.
- LÉGISLATION COMMERCIALE ÉTRANGÈRE
- Russie
- Douanes. — Régime de la « Lessive-Phénix ». — En vertu d’une circulaire en date du 13/25 octobre 1892, la composition chimique connue sous le nom de Lessive-Phénix, employée pour laver le linge, les tissus, la batterie de cuisine, etc , et consistant en une poudre de soude non purifiée, acquittera dorénavant le droit d’entrée en Russie, conformément au paragraphe 1er de l’article 105 du tarif doua-
- nier (0.55 kop. par poud, soit 13 fr. 43 par
- 100 kilogrammes.)
- INFORMATIONS
- La soie artificielle
- On écrit d’Augsbourg (Bavière) que le chimiste Dr Lehner vient de céder, pour la somme de 750,000 francs environ, son procédé breveté de fabrication de la soie artificielle, à des sociétés autrichienne et suisse. Des fabriques seront établis à Zurich (Suisse) et à Vienne (Autriche. Nous avons donné autrefois une description du procédé du Dr Lehner.
- Dans le but de faciliter le développement de l’industrie et du commerce français en Russie, le tzar vient de décider, sur 'la proposition du conseiller intime, M. Toure, que toute Société industrielle ou commerciale française aura le droit d’ouvrir des succursales en Russie sans l’autorisation spéciale de l’empe -reur, que rendent obligatoire les lois actuelles.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Roubaix — Morel (Henri), teinturier, à Wasquehal. — Jug. du 14 nov. — S. : M. Lefebvre
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société A. Wibaux et A. Beausire, décatissage et épeutissage des tissus, 82, rue Watt, à Roubaix. — Durée : 10 ans. — Cap. : 2,500 fr. - Acte du 21 oct.
- Formation d a Société en nom collectif Ferriol, Rolland et Vert , teinture de soies , cotons, schappes et autres matières, glaçage des fils de coton, 17,ch. desGrandes-Molières, à St-Etienne. — Durée : 6 ans. — Cap. ! 130,000 fr. - Acte du 30 sept.
- Formation de la Société en commandite Dolbeau, Millet, Déthomme et Cie, fab de soieries nouveautés, soieries teintes en pièces, foulards et imprimés, 5, rue Pizay, a Lyon. — Durée : 6 ans et 7 mois. — Cap. : 500,000 fr. dont 200,000 fr. par la commandite. — Acte du 15 nov.
- Formation de la Société en commandite
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- HERBAULT, Belleteste et Cie, décorations artistiques par un procédé de peinture directe sur étoffes et tissus de toute espèce, 80, av. Suffren, à Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 15,000 fr. dont 10,000 fr. en commandite. — Acte du 20 oct.
- Formation de la Société en nom collectif Jourdain et Rambourg, décatissage et apprêts, 12, rue de Valois, à Paris. — Durée : 5 ans, 1 mois et 10 jours. — Cap. : 15,000 fr. — Acte du 21 nov.
- 6 ans, du 31 déc., de la Sociéé Gillet et fils, teinture et produits chimiques, siège, 9, quai Serin, à St-Etienne. -- Acte du 10 oct.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation d’un an du 1er nov., de la Société Brosset-Heckel et Cie, fab. d’étoffes de soie, 18, pl. Tolozan, à Lyon. — Acte du 28 oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 31 oct., de la Société Cortet, Tignard et Cie, fab. d’étoffesde soie, 2, pl. Croix-Paquet et 9, rue Griffon, à Lyon. — Liquid. : M. Verney.— Jug. du 31 oct.
- Dissolution, à partir du 25 nov., de la Société Chevrier et Pancrazi, apprêteurs, 14, rue St-Polycarpe, à Lyon. — Liquid. : M. Pancrazi. — Acte du 25 nov.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification des statuts et Prorogation de
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-co • loriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et { en Suisse, il a su dans sa longue carrière ac- | quérir des connaissances multiples et profon- | des dans cette industrie. Il ne cherche pas à [ faire montre d’érudition en publiant un ou- | vrage scientifique, bourré de formules etd'ana-lyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que 1 M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage | que le fabricant consultera avec plaisir et sans | se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans | toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations 4 de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du
- blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l'art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mor
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- TABLE DES MATIÈRES
- PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
- 36e Volume — Année 1892
- Pages
- A
- Alun de chrome liquide, par M, Che-vallot............................... 213
- Animalisation (Procédé d’) des fibres de ramie , par la Société La Ramen.... 76 Appareil (Nouvel) brûleur, par M. J. Gay 205
- Appareil d’épuration,etc., par MM. Lombard et Cie............................ 5
- Appareil (Système d’) permettant de blanchir au large, par M. F. Dehaître. 179
- Appareil pour régulariser l’empesage des tissus, par M. ...................... 279
- Appareils servant à nettoyer ou rincer la laine, par M. Eyre................ 379
- Appareil à teindre le coton, etc., par M. Jourdain.......................... 324
- Appareil à teindre les fibres textiles en bobines, par la Société Peltzer...... 283
- Apprêts hydrofuges de mordançage, par MM. Chevallot et Girès 234
- B
- Bac de teinture, par M. Mouray......... 44
- Baignages à la règle pour apprêts, par M. L. Pégou 259
- Blanchiment du coton, par MM. Delé-cluse et Cie .......................... 325
- Blanchiment de la laine, par M. J. A Blaye 6 Bleus diamine sur coton, par Ch. Drevet 151 Bleu économique à base d'alizarine, par
- M. Aucher.............................. 27
- Bleus (Les) employés dans la teinture et l’impression du coton............357,376 385
- Bleu métaphénylène BB, par Ch. Devret 168 Bleus solides sur coton, par Ch. Drevet 136
- C
- Chemise (Application d’une) perforée à l’intérieur des pots de teinture, par la Société Hutin et Vaugrand 26
- Chronique du teinturier-dégraisseur, par Ch. Devret 17,33,49,65,81,97, 129
- Clarification (Procédés de), par G. Rait-ner et Rosenthal......................... 89
- Commerce et Industrie du Cachou en Birmanie 106 138
- Composé (Nouveau) applicable au traitement des fibres, par M. Bottomley. •. 267
- Construction (Nouveau mode de) perfec-
- Pages
- lionnéedes cylindres, parM. H. Gros-
- selin..................................... 11
- Couleurs (Des; artificielles, par M. Ma-rius Moyret . .1,19,34,57,70,86,89,131
- 150,161,185,196,225,250,257 279 Couleurs diamine sur coton, par Ch. Drevet 88
- Couleurs (Des) diamines rongées, par Marius Moyret 337
- Couleurs (Des) solides, par Marius Moyret... 145, 169, 177, 193, 266, 273, 289 321
- Couleurs solides sur coton, par Ch. Drevet 104
- Cuves de teinture, par M. Drèze......... 201
- D
- Dégraissage (Nouveau procédé de) des laines, par M. Hucq fils............. 12
- Dégraisseur (Un) de laines, par M. Le-couflet......................... 102 308
- Dessins (Production de) nacrés, par MM. Voland et Cie 263
- Drapage (Système de) par MM. Pierron et Dehaître......................... 166
- E
- Ecarlate diamine B, par M. Ch. Drevet.
- 6 23
- Elargissement des tissus, par MM. Freux et Kuenzé.................... . • 75
- Enduit vert inaltérable pour bâches, par M. Chevalier........................... 213
- Enlevage rouge et blanc, par M. Brandt 281 300
- Ensimage ou graissage des laines, etc., par M. Malard.......................... 327
- Etablissement des rouleaux en usage pour l’impression sur étoffes, par M. Dejey 244
- Expertises (Les) en douane. .... 58
- F
- Fabrication de matières colorantes, par M. Istel.................................10
- Fabrication par frappage de tissus velours à dessins, par M. Petersen . . 307
- Fabrication des tissus en couleur, par
- M. H. .................................205
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- 398
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Fer à défroisser, par MM. Gaillard et Dehillotte..............................10
- Fils mouchetés ou chinés, par la Société Bloch et Cie............................92
- Filés multicolores à effet varié et irrégulier, par MM. A Pinel et fils. . . 209
- Fixage (Procédé de) par MM. Mathelin, Floquet et Bonnet......................230
- Formules (Des) de rongeant, par M. Marius 353
- G
- Genre (Nouveau) de tissu, par M. Roussel. ....................... .262 309
- Genre de tissu à deux dessins différents, par M. Descheemaeker................46
- I
- Impression au rouleau, par la Société F. du Closel et Blanc..................309
- Impression tinctoriale sur cuirs et peaux par M. Canton..........................179
- Impression tinctoriale sur tissus, par la Société G. Garnier et Cie et M. Antoine Boyeux 374
- Impressions des tissus, par MM. Wal-lays et L. Nisse.......................100
- Impression des tissus tout soie ou mélangés, par la Société Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnas. . . . 260
- J
- Jaune d’or d’aniline, par Ch. Drevet.... 183
- L
- Lessive phéniquée, par MM. Guiot et Bertaux.......................... 230
- Lessiveuse (Nouvelle), par MM. Joyaux. 60
- M
- Machines ou appareils destinés au séchage de la peluche................ 153
- Machines ou appareils de lavage, par M. Walker 263
- Machines à apprêter, par MM. Garnier et Rochet........................... 52
- Machine à apprêter les tissus, par MM. Hannart frères 258
- Machine à chiner les cotons, par M. Bar-bay ............................ 203
- Machine à chiner les rubans, par M. Le clercq............................ 210
- Machines à décruer ou teindre les tis-
- Pages
- sus, par la Société Wulliod frères et Cie... 10
- Machine à dérompre les tissus, par MM. Grobon et Cie et Angelier 220
- Machines employées pour teindre, etc., par M. Robertinaw..................... 163
- Machine à encoller, par M. Gandillon .. 21
- Machines à feutrer, par M. Preston... 230
- Machine à fouler les étoffes, par MM. A. Hart et A. Patin 180
- Machine imprimant simultanément sur les deux lizières des pièces d’étoffes, par M. Sanacze......................... 68
- Machines à laminer, par MM. R. Villain fils et Gie......................... 376
- Machines à laver la laine, par M. Luther, Peckham............................... 214
- Machines à laver la laine, par MM. S. et F. Davis.............................. 133
- Machine à lessiver, etc., par M. Flori. . 9 Machine à lustrer, par M. Quennehen.. . 28
- Machine sécheuse-repasseuse, par la Société Piet et Gie 201
- Machine à sécher le crêpe anglais, par MM. H. Pravaz et Bouffier 306
- Machine à teindre et blanchir les tissus, par M. Tiberghien..................... 226
- Machine à teindre les écheveaux, par M. Talon 296
- Machine à teindre les laines peignées, par M. Douvry ........ 41
- Machine à teindre les textiles en écheveaux, par M. Bantegny 204
- Machine à teindre les textiles, par M. Schlundt...............................161
- Manutention des apprêts de tissus, par M. Mallevai .... .... 274
- Matières colorantes, par MM. Gilliard, P. Mosnet et Cartier 162
- Matières colorantes azoïques violet-noir, par M. Oehler...........................45
- Matières colorantes azoïques, parla Société Dahl et Cie......................228
- Matières colorantes jaunes, par MM. Gui-non, Picard et Vay.....................242
- Matières colorantes noires, par la manufacture lyonnaise des matières co-rantes............................... 259
- Matière colorante noir violet, par MM, Reverdin et de la Harpe............... 209
- Matières colorantes rouges pour laines, par la Société Badische Anilin et Soda Fabrick............................... 147
- Matières colorantes vertes.par MM. Gil— lard, P. Monnet et Cartier. ...........261
- Méthodes et appareils destinés à la teinture, par M. Laidlaw.................. 132
- Méthode de dégraissage continu des laines, parla Société Dramez, Vassart et Delattre......................... 342
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-
- BT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- @
- S
- Pages
- Mordançage et teinture des tissus, par M. de Salis........................ 150
- Mordants (Des) gras, par Marius Moyret 241 305
- Moyen de faire disparaître les luisants dus au frottement, par M. Dupau.... 260 Moyens de rendre les tissus hydrofuges, par M. Chevallot 165
- N
- Noir sur laine, soie et coton, par M. Ch. Drevet.......... .................. 327
- Noir naphtylamine 4 B, par M. Ch. Drevet.............................. 311
- Pages
- Production de noir d’aniline sur la laine, par M. Oehler.........................202
- Production de nouvelles matières colorantes par la Compagnie parisienne de couleurs d’aniline.................149
- Produit chimique pour le nettoyage, par M J. F. Estrade.......................204
- R
- Revue de fin d’année, par M. M.Moyret. 385
- Rouge sursoie et coton, par M. Ch. Drevet ........................ • . . 343
- Rouleuse à l’eau, par MM. Dupetit frères.............................197
- O
- Obtention des tissus soie dits « glacés », par M. Lafute et la Société Gaillon et Vignet 13
- Ornementation nouvelle sur les tissus, par M. Renard........................ 262
- P
- Peroxyde (Sur le) de sodium, par M. Prud’homme.............................. 246
- Planches et rouleaux servant à l’impression des tissus, par M. Lacollonge... 74
- Plaques à vapeur destinées au pressage des tissus, par M. Dehaître.......... 210
- Point de départ pour obtenir des effets de doubles teintes, par M. A. Bonnet. 195
- Préparation de nouvelles matières colorantes, par la Société Bayer et Cie .. 203
- Presse automatique à vapeur, par M. Cucco................................ 262
- Procédé et appareil pour traiter des fibres textiles, par la Société Mommer et Cie.... •......................... 101
- Procédé pour augmenter le pouvoir colorant des extraits de bois, par la Société Marillier et Robelet................. 211
- Procédé et appareils spéciaux permettant do faciliter le séchage de toutes matières textiles, par MM. Leblois et Cie 11
- Procédé pour imprimer des chaînes, par MM. Wièdo frères..................... 227
- Procédé et appareil pour humecter les matières fibreuses, par M. Pearson.. Il Procédés pratiques pour teindre le coton, par M. Ch. Drevet 231
- Procédé pour teindre la soie en noir, par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline . ....................146
- Production sur la fibre de teintes solides, par MM. Bayer et Cie. ..... 309
- S
- Soie (La) artificielle, par M. M. Moyret
- 50, 68, 82 103
- Solidification des couleurs teintes, par M. Gantillon............................294
- Sulfure de zinc phosphorescent, par M. Henry 133
- T
- Tables chaudes, par M. Cubain. . . 261 Tarifs (Les nouveaux) douaniers. . . 87
- Teinture en bleu vif du coton par le bleu diamine pur, par M. Ch. Drevet. . 248 Teinture en bleu vif du coton par le bleu méthylène nouveau N. par M. Ch.
- Drevet.................................263
- Teinture (Procédé de) chinée, par M. Au-cher.....................................179
- Teinture du coton, par M. Ingham. . 148 Teintures sur coton, par M. Ch. Drevet. 71 Teintures (Des) pour couleurs diamines rongées, par M. M. Moyret. . . . 369 Teinture et impression au moyen des sels d’or, par le M. Dr E. Odernheimer
- 10, 330 370
- Teinture ou impression superficielle sur tissus, par la Société Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnas............ 261
- Teinture ménanique continue des matières textiles, par M. Vandermeersch . 314 Teinture en noir d’aniline 280
- Teinture en noir d’aniline inverdissable.
- Teinture pour noir direct, par M. Le-blanc............................... 27
- Teintnre en noir par l’emploi d’une matière nouvelle, par M. Moroy....... 290 Teinture partielle directe , par M. C.
- Brébaut ........................... 277
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Teinture en pièces des tissus, par MM. J. Du Closel et Blanc......................... 26
- Teintures solides sur coton brun dia-mine V, par M. Ch. Drevet..................40 56
- Teinture du velours, par M. E. Fajard.. 354
- Tissu apprêté, par M. G. Juel................ 354
- Tissu peint, par MM. J. Petitjean et A.
- Dreyfus....................................... 59
- Traitement de tissus, parM. J.-L.Roche. 324
- Pages
- V
- Vaporisage (Etude sur le) des tissus, par
- M. E. Jacquet....................... 194
- Vert diamine B solide sur coton, par M. Ch. Drevet.......................... 215
- Virage (Sur le) des colorants, par M. F.
- Binder................................ 338
- Variétés, par M. Marius Moyret.39, 135 167
- 251, 267, 284, 299, 316, 331, 348 379
- Paris. — Imprimerie Edmond ROUSSET et Cie, 7, rue Rochechouart.
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