Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37- Année.- No 1. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Janvier 1893
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- SOMMAIRE
- COULEURS DIAMINE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NOS RELATIONS EXTÉRIEURES.
- LEs BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DU COTON (suite)
- BLEUS SOLUBLES CONGO.
- PRODUITS POUR LE BLANCHIMENT.
- INFORMATIONS.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- Depuis le 1er Janvier, nos Bureaux sont transférés
- 20, RUE TURGOT
- COULEURS DIAMINE
- Chers lecteurs, je vous ai promis une classification des couleurs diamine ; je ne vous le cache pas, je suis effrayé de la tâche que je me suis mis sur les bras, néanmoins je ne reculerai pas. Et en même temps, je reprendrai mes études sur les couleurs artificielles en général.
- Les couleurs diamine bouleversent réellement la teinture en coton ; elle donnent, sauf dans les verts, te us les tons de l’arc-en-ciel, en nuances franches, ou rabattues. Dans les verts, il y a une lacune pour les nuances franche, les verts ne sont pas très purs, mais cela viendra, dit-on.
- On arrive même au noir absolu, avec des combinaisons. En fait que de noirs sur coton, les noirs obtenus sont très beaux, supérieurs à ceux par l’aniline et bichromate ou noirs directs; mais ils sont plus coûteux. Les mêmes noirs diamine avec des combinaisons ont une supériorité réelle, à. tous les points de vue, sur ceux par oxydation de l’aniline. Comme prix, je n’en sais rien. mais ils sont inverdissables.
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- En attendant la classification p nous examinons les couleurs diamine au de vue tinctorial, non seulement elles ont bouleversé dans les fils coton, mais dans les
- mélanges. La teinture des tissus mixtes est transfigurée et simplifiée. Dans les étoffes soie et coton, qui jouent un grand rôle dans les articles légers, fantaisies, doublures, etc., on ne s’y reconnaît plus.
- Jadis, il y a quelques années ! après la cuite on teignait d'abord la soie, puis on l’assommait par engollage et émétiquage, et alors le coton devenait apte à tirer, tandis que la soie ne prenait plus rien. On obtenait des effets de simple teinte ou de double teinte ; aujourd’hui le problème est renversé.
- Je parle des articles soie et coton ; après la cuite, on teint en couleurs diamines. Le coton se teint sur bain direct au sulfate de soude, sel marin, savon, phosphate de soude, pendant que la soie ne prend rien ou presque rien.
- Puis alors on teint avec les vieilles couleurs la soie, et le coton ne tire pas. On peut obtenir des effets d’unisson de teinte sur les deux fibres ou de double teinte, sans engollage ni émétiquage. La teinture est réduite à sa plus simple expression.
- Ainsi, dans les bleus diamine, si l'on teint de la soie et du coton sur un bain de savon avec bleu diamine, au bouillant, le coton seul tire, et la soie reste à peu près indemne', mais
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- si dans le même bain on met du bleu alcolin, les deux fibres soie et coton, après avivage sur acide, sortiront de la même nuance, selon le talent du coloriste. Le bleu diamine aura teint le coton et le bleu alcalin la soie. Vous arriverez à l’unisson, question l’habileté et de proportions. Mais tout cela se sera fait dans le même bain, sans engollage ni émétiquage.
- J’avoue que je ne me rends par un compte très exact du progrès de l'avenir ; que diraient nos ancêtres s’ils revenaient ; ils ne s’y re connaîtraient plus. Le vieil indigo est lui-même ébranlé dans ses bases et on annonce, dit-on, un nouveau succédanné du cachou. Cette fois nouveau saint Thomas, pour le coût et la solidité sur coton, j’attends avant de me prononcer.
- Il n’y a plus que quatre couleurs qui bravent lescouleursartificielles : leboisd’Inde,l’indigo, l’orseille et le cachou. Je laisse les tannins de côté, ils ont d’autres intérêts. Et déjà l’orseille se meurt, l’indigo tend à limiter; seuls le bois d’Inde et le cachou soutiennent bravent la lutte.
- MARIUS MOYRET.
- (A suivre).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- SYSTEME DE MACHINE à préparer et teindre les tissus
- Par M. Arthur-Travis Clay.
- La machine se rapportant à la présente invention est destinée à la préparation et à la teinture des tissus.
- Elle comprend une boîte munie d’un couvercle pouvant s’ouvrir sur des charnières et qui, en raison de son poids relativement considérable, se soulève par un mécanisme d’arbre, de chaînes et de poulies, d’engrenage et de vis sans fin, et se tient en équilibre dans
- cette position par l’effet d'un contrepoids avec chaîne et galet. Lorsque ce couvercle est rabattu, on le serre sur sa boîte à l’aide de vis et d’écrou» pour obtenir l’étanchéité parfaite.
- Le tissu que l’on doit traiter s’enroule sur un cylindre perforé dont un des tourillons est creux et s’introduit dans un arbre tubulaire. L’autre extrémité du cylindre perforé est fermée et pourvue d’un godet pour recevoir le second tourillon, qui est disposé, pour se mouvoir en avant et en arrière, de la même manière que l’arbre d’un tour à chariot. Chaque extrémité de la boîte porte un presse-étou-toupes pour permettre aux tourillons de tour ner, tout en conservant son étanchéité à la boîte. L’arbre creux entraîne le cylindre perforé et le tissu enroulé dessus, dans le mouvement de rotation qui lui est imprimé par une roue engrenant avec une vis sans fin commandée par une poulie. Le mouvement de rotation du cylindre peut se renverser de temps à autre, si on le désire.
- Pour le fonctionnement de l’appareil, l’arbre creux se met en communication avec une pompe aspirante qui produit le vide dans la boîte. Ce vide réalisé, on introduit dans la boîte à l’aide d’un tuyau perforé qui règne dans le bas, sur une grande partie de sa lon-gneur,et cette vapeur ou toute condensation en résultant est aspirée par la pompe à travers le tissu et s’échappe par le tourillon du cylindre et l’arbre creux.
- Le cylindre perforé continue de tourner pendant que s’opère la vaporisation et le temps qu’exige ce traitement dépend de la qualité du tissu.
- Pour la teinture, on introduit dans la boîte les matières tinctoriales et on les retire comme on le ferait pour de l’eau froide ou de l’eau chaude, dans le cas où le traitement du tissu l'exigerait.
- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT
- Par M. Heinrich Wachter.
- Dans les procédés de blanchiment actuels,
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- on sesert presqu'exclusivement du chlore pour blanchir les étoffes et, le blanchiment terminé, on élimine ensuite de ces étoffes, par une série d’opérations longues et onéreuses, tout» trace de ce chlore, qui finirait par les altérer avec le temps.
- Lorsqu’on vue d’abréger le traitement et de réduire les effets nuisibles du chlore,on ajoute, au sous-chlorite affecté à la production de ce dernier, d’autres substances, il y a lieu de faire l’addition de celles-ci après préparation du liquide de blanchiment et effectuer le mélange en proportions rigoureuses chaque fois à nouveau, ce qui n’est pas sans compliquer le traitement.
- Le procédé de M. Wachter consiste dans l’addition au liquide de blanchiment d’abord de métaux purs tels que le fer, le zinc, l’étain qui le décomposent et provoquent de nouvelles combinaisons plus avantageuses et ensuite d’une substance sèche et solide, de préférence de la chaux, ainsi que d’un peu d’huile, à l’effet de produire un corps dont on use comme du savon en le dissolvant à température assez élevée dans un volume d’eau convenable.
- Ce savon à blanchir supprimerait les bains préparés de manière spéciale pour combattre les effets nuisibles du chlore et ne nécessiterait que deux lavages successifs dont l’un à l’eau froide et l’autre à l’eau chaude; de plus, il s’employerait en lieu et place du carbonate de soude et du savon ordinaire, avec avantage, puisqu’il coûte moins cher, opère en moins de temps que la soude et nettoie mieux.
- Voici, comme simple exemple, la composition de ce savon : 25 kilogs d’une solution de chlore et 25 kilogs de carbonate de soude, en ajoutant à ce mélange 3 kilogs de chaux, 3 kilogs de fer, de zinc, d’étain ou d’un autre métal pur, 500 gr. d'huile et 500 gr. de glycérine, la réaction produite par ces substances les unes sur les autres donnant lieu à la formation du produit de blanchiment sa-vonneux, objet de la présente invention.
- PROCÉDÉ POUR LA FABRICATION DE COULEURS JAUNES et oranges qui teignent directement le coton. Par MM. Jean Rod, Geigy et Cie, manufacturiers.
- MM. Jean Rod, Geigy et Cie auraient trouvé que les couleurs jaunes et oranges se forment en combinant l’acide sulfoconjugué du p-nitrotoluol avec des paraamidophénoles ou leurs acides carboxyliques, sous l’influence des alcalis caustiques. Ainsi le p-amidophé- / noie et le p-amido-o-crésole donneraient des produits qui teignent le coton non mordancé en jaune d’or, tandis qu’en employant l’acide p-amidosalycilique ou l’acide p-amido-o-cré-sotinique, on obtiendrait des couleurs rouge jaune.
- Tous ces produits donneraient lieu à des réactions caractéristiques, en ce qu’ils se teignent en orange rouge intense par l’action des alcalis et qu’ils sont précipités en brun noir par les acides minéraux.
- Ces matières colorantes se prêteraient encore à être alkylées ou benzylées d’après les méthodes connues ; elles seraient transformées de cette manière en nouveaux produits qui ne changent plus de nuance par l’action des alcalis et qui teignent le coton directement en orange.
- DÉCORTICATION DES BOIS
- Par MM. Carl Bache-Wug et Einar Morterud.
- On aurait observé que le bois, après avoir flotté longtemps dans l’eau, se prête on ne peut plus facilement à la décortication, lorsqu’on l’expose de nouveau à l’eau et qu’on le traite à l’état humide.
- Il résulterait même d’expériences faites qu’il suffit du frottement énergique de brosses animées d’un mouvement rotatif accéléré, pour provoquer la décortication du bois, une fois qu’il a été préparé comme il vient d’être dit. L’écorce se détacherait alors, soit par gros morceaux, soit par petits fragments arrachés par les brosses. Le bois ne subirait aucune détérioration et on pourrait appliquer ce mode
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- de décortication au bois employé à la fabrication de la cellulose, sans avoir à craindre la moindre perte de bois, alors que celle-ci, avec les moyens usités actuellement, irait jusqu’à dix pour cent.
- Le traitement du bois à l’aide de brosses, objet de la présente invention, s’effectue de préférence à l’eau ou dans tout autre liquide, et on peut appliquer avec avantage à sa mise en pratique une machine établie comme suit : Cette machine se compose d’un bassin dans lequel sont disposés trois arbres parallèles, dont le supérieur est muni de deux croisillons ; — ces croisillons ne sont pas rotatifs par rapport à l’arbre et, tout comme dans un tour, portent d’une part des pointes, et d’autre part des disques pourvus de pointes et destinés à maintenir le bois à nettoyer ; — deux brosses rotatives pressent, en tournant, contre le bois, sous l’action de contrepoids, l’une tournant sur un axe parallèle à la pièce de bois et l’autre sur un axe perpendiculaire ou légèrement incliné par rapport au bois ; cette dernière brosse (petite brosse), ou voire même les deux, peuvent recevoir un mouvement de va-et-vient le long du bois.
- Afin que la brosse puisse exercer son action d’une manière efficace dans toute la longueur de la pièce de bois, qui est souvent courbe et de force inégale, MM. Bache-Wüg et Morterud ont imaginé de diviser ladite brosse en sections cylindriques, dont chacune est reliée à l’arbre commun d’une façon élastique, c’est-à-dire avec un certain jeu dans tous les sens.
- DÉCORTICATION DU BOIS
- Par MM. Carl Bache-Wug et Einar Morterud.
- Les avantages essentiels du procédé faisant l’objet de la présente invention, comparativement aux procédés en usage actuellement, par exemple dans les fabriques de cellulose et de matières ligneuses, résideraient dans une économie de main-d’œuvre considérable et dans la préservation parfaite du bois-
- Ce procédé est basé sur l’observation faite,
- que le bois, après avoir flotté longtemps dans l’eau, se décortiquait facilement lorsqu’il est lancé de part et d’autre au passage des barrages, des écluses, etc ce qui prouverait que le bois peut être facilement débarrassé de son écorce, à la condition que celle-ci soit fortement imprégnée d’eau.
- Afin d’obtenir ce résultat d'une manière artificielle, MM. Bache-Wüg et Morterud ont imaginé de découper le bois en longueurs appropriées et de soumettre ces morceaux à l’action d’un liquide, dans un tambour rotatif qui projette et fait rouler les blocs les uns sur les autres, sous l’action de ce frottement énergique et de ces chocs répétés, l’écorce se détacherait en grande partie du bois et les petits fragments qui restent, notamment dans les creux se laisseraient enlever sans peine, par exemple à l’aide d’une brosse. Il est donc préférable de brosser les bois dans toute leur longueur, pour enlever jusqu’à la dernière trace de l’écorce.
- Le roulement et le brossage des bois s’opèrent à l’eau et, comme un chauffage modéré est de nature à seconder le travail dans une proportion convenable, on peut utiliser, dans ce but, la lessive qui a servi à la cuisson de la cellulose, dans le cas où le procédé est adopté dans une fabrique de cellulose. Il est préférable aussi de laisser séjourner le bois pendant quelque temps dans le liquide.
- L’appareil mis en jeu se compose d’un tambour rotatif dont la chemise est à claire-voie, ce tambour pouvant être établi dans un réservoir, de manière que le liquide contenu dans ce réservoir puisse passer dans les tambours. On peut aussi entourer les tambours d’une seconde chemise parfaitement étanche, qui participe à la rotation et constitue le réservoir pour les liquides ; dans cette dernière disposition, l’admission du liquide s’effectue par l’un des tourillons creux et l’échappement par l’autre tourillon, et cela au moyen de tubes appropriés.
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- PROCÉDÉ ET APPAREILS
- pour V impression et la teinture des tissus par infiltration et absorption des liquides colorants.
- Par M. François Schreurs.
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention consiste à faire pénétrer les matières colorantes dans les tissus à teindre, en les faisant passer à travers un cliché de composition spéciale, pour obtenir sur le tissu la reproduction du dessin voulu.
- Cette pénétration se réalise, soit par la pression exercée au moyen d’un rouleau en feutre imbibé du liquide colorant, soit par la pression directe exercée verticalement sur un feutre plaétendu sur ou sous le tissu et séparé de ce dernier par le cliché. Au lieu du feutre, on peut employer toute autre matière spongieuse convenable, mais pour plus de facilité nous ne parlerons que de l’emploi de celui-ci.
- Le cliché, qui constitue le point essentiel de l’invention, consiste en une pellicule de gélatine adhérente à un support en tulle convenablement tendu sur un châssis. Cette pellicule de gélatine, étant interposée entre le tissu et le feutre, laissera, grâce à sa perméabilité, pénétrer] dans le tissu, du côté opposé, le liquide colorant dont ést imbibé le feutre, lorsque, par une pression énergique suivie immédiatement d’un relâchement, on comprimera le feutre sur la pellicule et le tissu — ou inversement lorsqu’on comprimera le tissu sur la pellicule et le feutre. Le degré plus ou moins grand de perméabilité de la pellicule déterminera naturellement la quantité plus ou moins considérable de liquide fournie au tissu. C’est-à-dire que si, dans certaines parties, la gélatine est totalemeut dissoute, le liquide colorant passera sans obstacle, donnant au tissu le maximum de matière colorante, tandis que, dans le même temps, il en passera moins dans les par ties où la pellicule de gélatine sera interposée. De plus, si cette pellicule est rendue plus ou moins imperméable en certains endroits, ces différences de perméabilté se traduiront en in
- tensités plus ou moins grandes de coloration sur le tissu.
- On conçoit, dès lors, que si le tulle gélatiné est préalablement imprégné d’une certaine dose de bichromate de potasse et qu’après entière dessiccation il est exposé à la lumière derrière un/dessin quelconque ou un cliché photographique, par exemple, la lumière, agissant sur la gélatine ainsi préparée, rendra celle-ci insoluble à divers degrés, suivant la quantité de lumière qui l’aura atteinte à travers les parties claires ou obscures du dessin. On obtiendra, par conséquent, une pelliculle de gélatine qui, grâce à son support de tulle, conservera toujours sa surface plane et des proportions invariables, et dont le dessin, constitué par des parties plus ou moins perméables, servira à son tour de cliché pour l’impression.
- A cette invention se rattachent plusieurs dispositifs destinés à la mise en pratique du système ; nous nous en tiendrons à un seul de ces dispositifs, qui suffira pour faire ressor tir l’idée principale. Le dispositif dont nous voulons parler se résume en une presse à plateaux, dans laquelle un feutre imbibé de teinture est disposé sur l’un ou l’autre des plateaux, et recouvert par le cliché sur lequel ou sous lequel on étend le tissu à teindre ; le plateau supérieur s’abaisse et presse sur le plateau inférieur, par l’effet d’une came rotative dont la partie excentrique agit aur une sphère logée dans la face supérieure du plateau du haut ; le relèvement du même plateau s’obtient ensuite à l’aide de ressorts auxquels celui-ci est suspendu.
- MACHINE A LAVER LES LAINES
- Par la Société alsacienne des constructions mécaniques.
- Dans les cuves de lavage connues, dans lesquelles le lavage de la laine est produit par des appareils mécaniques qui tiraillent et refoulent la laine pour en séparer, par le frottement contre l’eau, les matières terreuses, etc., etc., il arriverait souvent que la laine se feutre dans une certaine mesure et que, par suite,
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- la carde déchire les fibres à cause de leur enchevêtrement et la peigneuse fait plus de blousse pour cause d’augmentation dans le nombre des fibres courtes.
- En vue de remédier à cet inconvénient et abstraction faite de l'élimination des matières étrangères, de faire sortir la laine des laveuses dans l’état où elle y est entrée, la société alsacienne des constructions mécaniques a imaginé les moyens suivants, qui font l’objet de la présente invention :
- 1° Un jet d’eau continu, sortant d’un tuyau placé en-dessous de la toile sans fin d’entrée et dont le but est de plonger la laine dans le liquide ;
- 2° Un courant d’eau continu comme moyen de transport ;
- 3° Un grand nombre de jets d’eau intermittents, venant d?un réservoir surélevé et qui tombent sur la laine au moment où célle ci se trouve dans un petit volume d’eau, produisant ainsi un frottement énergique contre la laine sans la feutrer ;
- 4° Isolement des matières terreuses à l’aide d'un double fond perforé dont les ouvertures peuvent être, à des moments donnés, ouvertes ou fermées.
- La réunion de ces moyens constitue l’appareil de lavage en question, composé d’une cuve intérieure, d’une cuve extérieure et d’un réservoir surélevé, la cuve intérieure étant animée d’un mouvement de monte et baisse afin d’y faire varier la profondeur de l’eau, la cuve intérieure et le réservoir supérieur étant munis de doubles fonds dont les ouvertures peuvent être tour à tour ouvertes ou fermées.
- DÉGRAISSAGE DES LAINES EN SUINT soit qu’elles soient traitées à l’état de laines tondues ou qu’elles soient adhérentes aux peaux.
- Par M. Félix Grognât.
- Le résultat se rapportant à la présente invention serait obtenu par l’immersion des laines tondues ou des peaux de mouton chargées
- de laine dans un bain au minimum de cinq pour cent du poids de protoxyde de baryum sur de l’eau ordinaire, soit froide, soit chaude à des degrés quelconques. On emploie aussi tous les composés barytiques avec lesquels on produirait le même effet, plus ou moins complet, suivant l’énergie d’absorption des graisses par les agents chimiques employés.
- Ce dégraissage serait réalisé dans le délai minimum de cinq minutes et on pourrait à volonté prolonger l’opération en vue d’obtenir un résultat déterminé.
- L’inventeur se réserve de traiter les eaux-mères provenant de l’application de son procédé, par les éthers connus, notamment par l’éther sulfurique, l’éther azoteux, l’éther acétique et l’éther chlorhydrique pour en extraire les graisses et le guano.
- (Reproduction interdite).
- NOS RELATIONS EXTÉRIEURES
- Décidément la Suisse est dans une grande colère, à propos de la non-prise en considération de sa demande de révision des dernière» conventions commerciales, conclues entre elle et la France, il y a quelques mois à peine.
- A-t-elle bien raison, je ne le crois pas; je ne suis pas affligé de cette maladie essentiellement française qu’on nomme chauvinisme et j'examine les choses froidement. A des moments donnés, j’entends parler depuis que j’ai l’âge de raison, de peuples frères ou amis, — hum! hum! —jusqu’aux intérêts la Suisse est une petite sœur, l'Italie a été une grande, que sais-je, bref, j’ai vu tour à tour les infortunés Hongrois, les Polonais, les Anglais, les Italiens, les Américains, les Suisses, etc., etc., être nos véritables vrais amis. Puis les intérêts divisent le tout; cela est dans l’ordre des choses de ce bas monde, et nous devrions nous rappeler, nous autres Français, en fait que de chauvinisme, de cette devise, qui est nôtre : « Chacun pour soi et Dieu pour tous. »
- D’abord un pays comme la France ne remanie pas ses traités tous les jours ; il faut
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- attendre une période de quelques années pour en voir l’effet. Ensuite si nos honorables ont rejeté la révision demandée en blocs par la Suisse, cela tient à ce que précisément les descendants des Helvetes ont posé comme condition principale : tout ou rien. C’est ce que l’on appelle mettre l'épée sur la gorge de quelqu’un.
- Or je suis certain que si la Suisse eut demandé une discussion détaillée, on aurait accordé des modifications et créé un nouveau modus vivendi.
- Un mouvement anti-français se crée en Suisse. On va bannir les manchandises françaises; des ligues se forment pour cet objet ; les voyageurs français seront imposés sévèrement, etc., etc
- Je vois bien ce que l’on va faire, mais nos voisins, ont-ils bien réfléchi? D’abord, et ce n’est pas un reproche, si en 1871 ils ont recueilli les débris de l’armée de Bourbaki, quelques années auparavant, est-ce que l’influence de la France ne les avait pas débarrassés de la question du canton de Neuchâtel avec la Prusse. Je regrette d’ailleurs de faire ici des allusions,étant donné mesidéssindépendantcs; je trouve que si cela continue, l’Europe et même tout le globe retourne au moyen-âge, et qu’à force de libertés et d’instruction, nous allon finir par envier le sort des sauvages de l’Amérique du Nord, découverts par Christophe Colomb.
- Si la Suisse entre dans la voie de frapper nos voyageurs de commerce, en a t—elle bien pesé les conséquences? Ne sait-elle pas que plus d’une maison dont elle bannira les pro-duits on frappera les voyageurs occupe plus d'un helvétien à tous les degrés de la hiérar-chieindustrielle. J’en sais quelque chose. A Lyon, les Suisses sont t; ès bien vus, et il y en a pas mal dans les usines ; il faut leur rendre justice: ils sont travailleurs et bons camarades. Mais en poussant les choses à l’extrême, la Suisse pourrait être la première à s’en repentir ; il y a plus de Suisses en France que de Français en Suisse.
- Pas d’exagérations de part et d’autre, cette question est à reprendre, mais articles par articles, sans ultimatum, et la France est obligée de tenir compte de la clause de la nation la plus favorisée.
- Dans une première lettre, j’examinerai la question de l’avenir de l’Algérie et de la Tunisie, au point de vue du commerce général et en particulier des tissus légers. De même de celle du Dahomey, pour les mêmes sujets, d’après les communications d’un missionnaire ayant habité le pays.
- Marius Movret
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- La solidité de l’indophénol peut être comparée à celle de l'indigo, néanmoins il n'est pas tout à invariable à la lumière. Les teintes obtenues avec cette matière colorante foncent à la lumière et deviennent un peu plus ternes, ce qui n’est pas an désavantage aussi grand que la déteinte. L’indophénol est aussi plus sensible aux acides que l’indigo.
- Les établissements fabriquant les articles bleus sont d’opinions très différentes sur la valeur de l’indophénol. Les uns l’emploient en grandes quantités, d’autres n’en veulent absolument rien savoir. La cause en est probablement d’abord : sa sensibilité aux acides, ensuite son application dans le procédé mentionné exige un travail minutieux, sans quoi il est impossible d'obtenir des résultats concordants. Une nouvelle application de l’indo-phénol est celle de M. G. Galland. En 1888, il trouve que l’indophénol pourrait être réduit avec des réducteurs alcalins. Le liquide obtenu a beaucoup de ressemblance avec l’indigo.
- Le leuco-indophénol ainsi obtenu se réoxyde
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- à l’air en indophénol, de même que la cuve à l’indigo. Ce phénomène n’est toutefois qu’une analogie extérieure. Si l’on essayait de teindre soit de la laine, soit du coton avec cette cuve, on n’obtiendrait qu’un gris terne, provenant probablement de ce que l’affinité de la fibre pour le leuco-indophénol n’est pas assez grande afin d’en opérer la séparation de l’alcali. C’est le mérite de MM. Durand, Hugue-nin et Cie, de Bâle, d’avoir observé en premier lieu qu’en ajoutant à l’indophénol une certaine quantité d’indigo, la réaction était de tout autre nature. En réduisant simultanément de l’indophénol et de l’indigo, on obtient une cuve; mais il n’est pas probable que les leuco combinaisons de ces deux colorants se trouvent séparées l’une de l’autre dans le liquide, mais plutôt que ces deux corps ont formé une nouvelle combinaison chimique. Ce corps, qui restera probablement une combinaison hypothétique, possède une grande affinité pour la laine, ainsi que pour le coton.
- La réoxydation de cette leuco-combinaison s’opère à l’air de la même manière que celle de l’indigo seul ; on obtient un bleu très égal. Par cette réoxydation, l’indigo et l’indophénol se séparent de nouveau et nous avons les deux colorants l’un à coté de l'autre sur la fibre.
- Pour se convaincre de ce fait, il suffit d’un petit essai. On traite du coton cuvé à la cuve mixte avec de l’alcool, l'indophénol étant soluble dans ce liquide, le teindra en bleu intense. Sur la fibre il nous restera de l’indigo pur, vu que cette matière est complètement insoluble dans l’alcool. On peut, de même, se rendre compte par cette opération combien d'indigo et combien d’indophénol ont été absorbés par la fibre. Le meilleur réducteur pour la cuve mixte indigo-indophénol est celui de M. Schützenberger, l'hydrosulfite de soude. MM. Durand, Huguenin et Cie donnent les recettes suivantes, d’après lesquelles ont été exécutés les échantillons.
- Cuve mixte INDIGO-INDOPHÉNOL sur pièces coton (continue). Cuve mère.
- Dans un fût d’environ 500 litres de capacité mettre :
- 120 litres eau froide
- 6,750 kilos poudre de zinc bien empâtée préalablement avec
- 30 litres eau ; puis, en agitant bien, ajouter 36 » bisulfate de soude 30 31° B. (ou 25,750 litres bisulfite 38400 B.)
- Remuer 114 d’heure en évitant que la température dépasse 30 à 35° C. Ajouter ensuite 16 à 18 litres soude caustique 38° B.
- Bien remuer, la température s’élève, profiter de cette réaction pour la réduction du
- Echantillon cuvé avec la~"cuü^nî^e indigo indigophènol
- colorant, en ajoutant, aussitôt que l’alcanite est complète, le mélange préalablement broyé ensemble de :
- (7,5 kilos indigotine) ou
- 10 kilos de très bon indigo,
- 3,3 » indophénol,
- 2 litres soude caustique 38° B.,
- 30 à 35 litres eau.
- (Le broyage des colorants se fait absolument de la même manière que s’il s’agissait d’indigo seul.) Amender le tout à 500 litres par addition d’eau froide ou, ce qui est préférable, avec des eaux provenant d’une cuve de teinture épuisée, remuer de temps en temps et laisser la réduction se compléter pendant 24 à 48 heures. La cuve après réduction doit avoir un aspect jaune canarie. Si cette nuance n’était pas obtenue après 48 heures, il suffirait d’ajouter un peu d'hydrosulfite de .soude dans le mélange pour compléter la réduction avant l’emploi.
- Hydrosulfite de soude :
- Dans un fût en bois, mélanger :
- 2 kilos poudre de zinc
- 30 litres eau, bien empâter, puis verser en
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- agitant bien 17,5 litres bisulfite de soude 30,31° B.
- Remuer environ 14 d’heure en évitant que la température dépasse 30® G., puis ajouter 4 litres de soude caustique 38° B.
- Amener tout à 60 litrespar addition d’eau froide, laisser reposer, et, dans le cas où on désire éviter le dépôt dans la cuve à teindre, n’employer que la partie claire pour monter ou réduire cette cuve. Il est indispensable de s’assurer de l’alcalinité de cet hydrosulfite avant l’emploi, s’il ne l’était pas, ajouter de la soude caustique jusqu’à réaction alcaline.
- Cuve à teindre :
- La cuve à teindre étant aux trois-quarts remplie d’eau, on y mélange en premier lieu une certaine quantité d’hydrosulfite de soude, afin d’éviter l’action oxydante de l’eau ; puis on ajoute la quantité nécessaire de cuve-mère pour obtenir la nuance désirée et on commence à teindre. Après teinture, on remplace par une nouvelle addition de cuve mère les quantités d’indigo et d’indophénol enlevées par la teinture et on recommence l’opération indéfiniment.
- Si le dépôt de la cuve mère devait gêner le travail dans la cuve à teindre, il faudrait n’employer que la partie claire de la cuve mère et traiter le défaut de cette cuve par de l’eau hydrosulfitée, afin d’épuiser le colorant contenu dans ce dépôt.
- La teinture dans la cuve à teindre se fait à froid.
- Bien déverdir et laver simplement à l’eau, dans une cuve d’où l’on peut recueillir après quelque temps de travail une certaine quantité d’indigo et d’indophénol qui peuvent être utilisés à nouveau.
- Dès que la cuve à teindre a des tendances à verdir, ajouter une certaine quantité d’hydrosulfite de soude, afin que la rédaction soit toujours complète et l’aspect du liquide toujours jaune canarie.
- (A suivre.) {Reproduction formellement interdite.)
- BLEUS SOLIDES CONGO
- Brevetés S. G. D. G.
- MM. J. Ruch et fils, à Pantin, viennent d’enrichir leur nombreuse série de couleurs directes pour coton, brevetées s. g. d. g., d’un nouveau produit, le Bleu\solide Congo, dont ils fabriquent deux types B et R.
- Ces bleus sont produits par la réaction de la dianisidine, ou de la tolidine sur la naphtyla-mine et ses sulfo-dérivés.
- Au point de vue de la teinture, leur nuance les rapproche des bleus marine, et ils sont appelés dans bien des cas à remplacer l’indigo, car on peut obtenir avec eux des nuances ne déchargeant pas au frottement.
- Nous soumettons à nos lecteurs échantillons
- teints avec les 2 types
- Bleu solide Congo B 363.
- Voici le procédé de teinture pour 100 kil.
- Bleu solide Congo R 364.
- coton :
- Garnir le bain de teinture avec :
- 2 à 3 kil. colorant,
- 10 kil. carbonate de soude,
- 2 kil. 12 savon.
- Commencer la teinture à 700 et monter au bouillon, qu’on maintient 12 heure.
- Tordre, rincer et sécher.
- Le bain se conserve et se rechange de moitié environ pour les opérations suivantes.
- Après teinture, on peut diazoter, par les procédés connus, pour augmenter la solidité.
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- 10 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le prix des marques B et R est defr. 12 le kilog.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LES MARQUER DE FABRIQUE
- L’arrangement concernant l’enregistrement international des marques de fabrique ou de commerce, conclu entre la Belgique, l’Espagne, la Suisse, la Tunisie et la France et signé à Madrid le 14 avril 1891, porte que « l’administration du pays d’origine fixera à son gré et recevra à son profit une taxe qu’elle réclamera du propriétaire de la marque dont l’enregistrement international est demandé ».
- Un décret pour l’application de cet arrangement, paru à l’Officiel du 24 décembre prescrit que toute personne domiciliée en France, propriétaire d’une marque de fabrique et de commerce déposée conformément aux dispositions des lois des 23 juin 1857 et 3 mai 1890 et du décret réglementaire du 27 février 1891, qui désirera s’assurer dans les autres Etats la protection de cette marque par application de l’arrangement ci-dessus visé du 14 avril 1891, devra verser au Trésor une somme de 25 fr. dont elle adressera le récépissé au ministre du commerce et de l’industrie, avec les pièces suivantes :
- l0 Une requête en vue d’obtenir l’enregistrement de ladite marque au bureau international de la propriété industrielle, à Berne;
- 2° Une demande en double exemplaire,
- dressée sur les formules réglementaires qui lui seront délivrées par le ministère du commerce et de l’industrie;
- 3° Un cliché typographique de la marque ;
- 4° Un mandat postal de 100 fr. au nom du bureau international de la propriété industrielle de Berne ;
- 5° Une procuration spéciale dûment enregistrée si la demande d’enregistrement est faite par un fondé de pouvoirs.
- PRODUIT COMPOSÉ nouveau ou perfectionné destiné au blanchiment
- Par M. William-Baynum Brittingham.
- L’objet de la présente invention se rapporte à l’emploi et à l’utilisation du tungstène combiné avec la soude, la potasse ou tout autre alcali susceptible d’être employé de la manière ci-après indiquée.
- L’invention consiste en outre à mélanger et combiner avec ledit tungstate de soude des substances et composés en résultant, à l’effet de blanchir les tissus, le papier ou tout autre produit connu.
- Pour mettre l’invention en œuvre, on prend un demi-litre (une pinte) d’eau et on y mélange quinze grammes (une demi-once) de tungstate de soude, et, dans cette solution, on plonge les marchandises à traiter; celles-ci ayant été préalablement lavées, ainsi que cela se pratique d’habitude, on les laisse dans la solution pendant cinq, dix ou quinze minutes, suivant la nature des produits. Elles peuvent y demeurer plus longtemps si on le désire, et elles sont agitées pendant leur immersion.
- A cette solution, au moment convenable, et pendant que les marchandises sont encore immergées, on ajoute de l’hypochlorite de chaux ou de l’hypochlorite de soude (les corps
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- blanchissants ordinaires du commerce) dans la proportion de deux cent vingt-cinq grammes (une demi-livre) pour dix-huit litres (quatre gallons d’eau. Le tout est alors agité et l’opération est complétée dans une période de temps variant de dix minutes à une heure. A la fin de cette période, les marchandises se trouveront entièrement blanchies.
- Pour blanchir de la toile écrue, letungstate de soude dissous dans l’eau est employé comme précédemment pourblanchir les marchandises, mais pour séparer les teintes fixées ou couleurs des pailles, produits, etc., il est nécessaire de mettre en jeu l’élément chlore et certaines compositions pour produire cet effet, dissoudre rapidement et éliminer les couleurs ou teintes de tout genre, de toutes classe de marchandises ou produits.
- Egalement pour dégommer le lin, le tung-State de soude convient on ne peut mieux, attendu que, convenablement appliqué, les substances gommées et les couleurs sont rapidement dissouteset séparées facilement par agitation.
- L’acide tungstique produit la dissolution mais, faiblement, dans l’eau ; toutefois, en combinaison avec la soude et le chlore, la composition mise en dissolution dans l’eau est immédiatement transformée en un puissant agent de blanchiment.
- Une variante de la présente découverte consiste dans l’emploi de l’acide arsénieux en combinaison avec le tungstate de soude.
- TRAVAIL DES FEMMES et des enfants dans les manufactures
- L application de cette loi rencontre, comme nous l’avions prévu dans notre dernier numéro, de nombreuses difficultés.
- On sait que la nouvelle loi divise les ouvriers
- et les ouvrières,suivant leur âge, en un certain nombre de catégories auxquelles doit être appliquée une durée différente de travail effectif. La loi prévoit, en outre, la création d’un corps spécial d’inspecteurs destinés à en assurer le fonctionnement. Or, non seulement ces inspecteurs ne sont pas nommée, mais ce n’est qu’au mois de mars prochain qu’ils seront appelés à subir l’examen d’admission à ces nouveaux emplois. Dans ces conditions, le ministre du commerce vient de se voir dans l’obligation d’informer par circulaire les inspecteurs actuels du travail dans les manufactures, que le service d’inspection ne pouvant être organisé qu’au mois de mars, ils doivent s’efforcer de faire connaître aux industriels les obligations nouvelles qui leur incombent, mais ces avertissements ne devront pas être suivis de mesures de rigueurs pendant la période transitoire qu’il s’agit de traverser
- II eût été bien plus simple, nous l'avons déjà dit, d’ajourner l’application de la nouvelle loi à une époque ultérieure, où tous les réglements complémentaires étant achevés et communiqués aux intéressés, qui auraient alors été fixés sur leurs obligations. Un certain nombre de Chambres de commerce, parmi lesquelles celles de Roubaix, de Tourcoing et de Rouen, avaient, du reste, demandé que l’application de la nouvelle loi ne prît date que du 1er juillet prochain.
- INFORMATIONS
- MM. Motte-Bossut fils et Mengers exploitent, depuis quelques semaines à peine, rue de Tourcoing, tout à l'extrémité du territoire de Roubaix, une teinturerie et apprêt de velours de coton en pièces. Cette usine était précédemment occupée par M. Gustave Bro-waeys.
- Vendredi dernier, un ouvrier laveur était occupé à son métier, lorsqu’il aperçut des flammes sortant du plancher du séchoir, installé dans un corps de bâtiment, qui s’étend par derrière sur la rue de Menin.
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- Ce corps de bâtiment, qui a été, en moins d’une heure, la proie des flammes, mesurait trente mètres de long sur vingt de large. Toutes les installations en bois, et {trois cents pièces environ de velours de coton, en train de sécher sur des perches, I ont été consumées. Les magnifiques machines, en fer ou en acier, toutes neuves encore, ont été complètement détériorées par le feu et par l’eau.
- L’établissement de MM. Motte-Bossut fils etMengers occupe une soixantaine d’ouvriers, qui sont menacés d’un chômage assez [long, le séchoir détruit étant la construction la plus importante pour ce genre d’industrie.
- Les dégâts peuvent être évalués à une centaine de mille francs, dont trente mille pour les marchandises, et soixante-dix mille pour le matériel et le bâtiment. Ils sont couverts par quatre Compagnies d’assurances.
- Par décret paru à V Officiel ont été nommés chevaliers dans l’ordre national de la Légion d’honneur :
- M. Trouillier (Jean), négociant en tissus à Paris. Dirige depuis 1852 la maison David Trouiller et Adhémar, manufacturiers à Epi-nal, Saint-Quentin, Tarare et Caudry ; occupe plus de 3,000 ouvriers. Membre du jury à l’Exposition de 1878, vice-président des comités d’admission et d’installation et du jury des récompenses de la classe 30 à l’Exposition de 1889, membre de la commission permanente des valeurs de douanes A favorisé l’expansion de l’industrie nationale et le commerce d’exportation.
- M. Manchon (Ernest), industriel. Chef d’une importante manufacture de tissus de laine et de coton de Rouen. Médaille d’or à l’Exposition universelle de 1889. Vice-président de la société industrielle de Rouen, secrétaire de la chambre de commerce depuis 1878, actuellement vice-président de cette chambre. Titres exceptionnels : a introduit à Rouen, dès 1868, le tissage mécanique des cotonnades, tissus de couleur et fantaisie.
- M. Jourdain (Eugène-Victor-Justin), chef
- de la maison Jourdain-Défontaine fils, fabri • cant de tissus de laine à Tourcoing (Nord). Président de la Chambre de commerce de cette ville dont il est membre depuis 1875, ancien président du tribunal de commerce, trois médailles d’or à l’Exposition universelle de 1878, membre du jury des récompenses à l’Exposition de 1889. Titres exceptionnels : a rendu d’importants services à l’industrie de la région par la création de la fabrication des draps de laine peignée.
- EXPORTATIONS FRANÇAISES
- DE TISSUS DE LAINES ET DE LAINES FILÉES PENDANT LES DIX PREMIERS MOIS DE 1892
- Draps et tissus foulés. En Angleterre.........k. 6.696.890
- Aux Etats-Unis..........» 529.390
- Autres pays................» 4.166.070
- Total......................» 11.392.350 Valeur...................Fr. 133.176.572
- Mérinos En A ngleterre..........k. 851.820
- Autres pays................» 991.710
- Total......................» 1.843.538 Valeur.................. Fr. 12 001.380
- Tissus pour robes non foulés En Angleterre...........k. 3.732.370 Aux Etats-Unis...........» 775.610
- Autres pays................» 3 985.786
- Total......................» 7.473.760
- Valeur...................Fr. 60.925.166
- Les fils de laine simple écrus sont sortis pour 1.042,800 kil. valant 5.912,676 ; les fils teints pour 440,900 kil. ou 2,676,263 fr. : les retors écrus pour 1,287,000 kil. ou 7.881.336 fr. et les teints pour 361,200 kil. ou 2 308,068 fr.
- En fils simples c’est la Belgique qui semble absorber la grande part 729,200 kil. d’écrus et 285.500 de teints. Par contre l’Angleterre absorbe la presque totalité des retors écrus, sont 1,094,900 kil.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- i=b G
- LA CONSOMMATION DU COTON
- dans le monde
- D’après les statistiques publiées par la maison Ellison et Cie, il résulterait qu’en 20 ans la consommation du coton a doublé dans le monde. Les chiffres suivants expriment des milliers de tonnes.
- 1870-1871 1890-1891 1891 1892
- Angleterre... . 602 846 795
- Europe . 393 908 905
- Etats-Unis.. . 223 592 645
- Inde Anglaise 17 231 228
- Total... . 1.235 2.577 2.573
- Il résulte de ce tableau que le développement de l’industrie cotonnière a surtout eu lieu ailleurs qu’en Angleterre, qui semblait devoir en garder le monopole.
- LE
- TRAVAIL DES FILLES MINEURES
- Le tribunal correctionnel d'Amiens vient de rendre un jugement qui intéresse les industriels.
- Une dame Devaux, possédant plusieurs usines de thibaude (toile de doublage pour tapis), avait confié à des gérants le soin de surveiller celles qu’elle ne pouvait diriger elle-même.
- Un de ses gérants ayant commis plusieurs contraventions à la loi du 19 mai 1874 en employant des filles mineures pour un travail de nuit, en ne tenant pas régulièrement le registre d'inscription, en ne fournissant pas le livret réglementaire et en négligeant d’entourer d’appareils protecteurs une machine à carder, Mme Devaux avait été condamnée par défaut à différentes amendes, comme responsable personnellement desdites contraventions. Elle fit opposition à ce jugement. Le tribunal vient d’acquitter Mme Devaux, et le jugement porte que l’industriel qui délègue à une autre personne le soin de diriger une usine ne saurait
- être déclaié personnellement responsable des contraventions qui s’y commettent.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Puthod (Jean-Napoléon), teinturier, à Ter-renoirs. — Jug. du 4 nov. S. : M. Mey.
- Lussiez (Jules), teinturerie, Grande Rue, à Roubaix. — Jug. du 9 déc. — S. : M. Chatte-leyn.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- SANIMORTE (Sagnimorte dit), teinturier, 216, rue St-Martin, à Paris. — S.: M. Lesage. — 11 fr. 31.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite Edouard Leclercq et Cie, lavage des laines, 4, rue du Sentier, à Tourcoing. — Durée : 9 ans. — Cap. : 100,000 fr. par la commandite. — Acte du 15 nov.
- Formation de la Société en nom collectif Blâme et Villemagne, teinture de soies, laines et cotons, à Izieux (Loire). — Durée : 10 ans. — Cap. : 90,000 fr. — Acte du 29 oct.
- Formation de la Société en nom collectif Malland et Berthaud, teinture, 2, rue Victor-Faugier, à Vienne. — Durée : 10 ans et 5 mois. — Cap. : 30,000 fr. — Acte du 10 nov.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 15 nov., de la Société J. Chappuis et Cie, apprêtage d’étoffes et nouveautés, 8, imp. St-Polycarpe, à Lyon. — M. Paradis continue seul. — Acte du 14 nov.
- Dissolution, à partir du 28 oct., delà Société Joseph et Joannès Pin frères, produits chimiques et tinctoriaux, 34, rue de la Vil— lardière, à Lyon. — Liquid. : M. Feys — Acte du 28 oct.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 15 nov., de la Société Picard, JAY et Cie, fab. de produits chimiques, à St-Fons. — Acte du 15 nov.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Hallu a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 212, boul. Voltaire.
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- a
- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- Mlle Lépine a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 7, rue des Canettes.
- Mlle Chertier a vendu à M. Flamand un fonds de teinturerie, 26, rue Pauquet.
- Mme Mérigot a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 38, cours de Vincennes.
- M. Sempol a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 21, rue de Maubeuge.
- Mme Longchamp a vendu à Mme VveDuys un fonds de teinturerie, 70 bis, avenue de Cli-chy.
- M. Cuny a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 6, rue Ponceau.
- BULLETIN FINANCIER
- Le marehé est en pleine baisse.
- Tout le monde vend ou cherche à vendre. Est-ce le besoin d’argent? Est-ce par crainte d’une situation politique plus défavorable ? Toujours est-il que, bonnes ou mauvaises, toutes les valeurs sont offertes plus ou moins inutilement.
- Le 3 010 n’est plus qu’à 95 75.
- Le 3 010 amortissable vaut 96 75.
- Le 4 1[2 010 clôture à 105 02.
- L’Italien finit à 92 52, l’Extérieure 4 010 recule à 62 85, l’Unifiée se tient à 99 40, le Russe-Orient fait 65 35, le Turc 4 010 ne cote plus que 21 35.
- Le 4 0[0 est soutenu à 97 cours rond.
- La Banque de France vaut 38 20 au lieu de 38 50, le Crédit Foncier est relativement ferme à 997 50, la Banque de Paris tombe à 642 50, la Banque d’Escompte varie de 155 à 150, le Crédit Lyonnais est à 755 après 760.
- La Société Générale se traite à 468 75.
- Les actions de nos grandes Compagnies de chemins de fer ont suivi le mouvement de baisse général.
- Le Lyon est à 1.455, le Nord à 1.850, l’Orléans à 1.545.
- Les lignes étrangères sont moins touchées. Les Autrichiens finissent à 631 25,les Lombards à 205 le Nord-Espagne à 140 et le Saragosse à 172 50.
- Le Suez clôture à 2.627 50.
- Le Gaz a décroché le cours de 1.400 et reste à 1.397 50.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-detsous so' t en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- Vient de paraître :
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d’analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science sont pure en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L'ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Cet ouvrage s’adresse non seulement aux industriels et aux chimistes, qui y trouveront de nombreux renseignements sur les différents modes de fabrication et les propriétés des corps, mais,
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- tout spécialement, aux élèves de l’enseignement spécial et des écoles industrielles, pour lesquels n'existe encore aucun traité de chimie répondant aux exigences de leurs programmes.
- Adresser les demandes au bureau du journal, en joignant mandat-poste ou chèque de fr. 20 pour recevoir franco par retour du courrier.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de VINANT
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-rence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d'analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage
- que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar's au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- R R F V F T C D’IN VENTION ,—5"
- e w de Chimie Industrielle de Mulhouse
- — • 1 k = 1 WFrance et Etranger 9,rue de Florence— PARIS
- L’IMPRESSION DES TISSUS DE COTON
- Par Antonio SANSONE Traduction française^ par M. MONTPELLIER
- Un gros volume relié et un Atlas. — Prix : 31 fr. 50 rendu franco.
- Joindre mandat-poste ou chèque à la commande pour recevoir franco par retour du courrier.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et . sera consulté avec fruit, soit qu’il s'agisse de | la décoration intérieure ou extérieure dont | les Européens ont si bon parti à tirer, soit ' qu’il s’agisse des produits naturels ou fabri- | qués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si ' répandus. Aussi ce livre devra-t-il être con- ' sulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (supplément | traitant de X emploi en teinture des couleurs S artificielles de la houille, par A. M. Vil- f lon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr. 1
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces défibrés au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tanniferes, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mor
- FABRIQUE
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- dants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l'application des couleurs artificielles : rouges, bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, brunes, grises et noires, aux nuances grenat, prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, der annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Cet ouvrage s’adresse non seulement aux industriels et aux chimistes, qui y trouveront de nombreux renseignements sur les différents modes de fabrication et les propriétés des corps, mais, tout spécialement, aux élèves de l'enseignement spécie let des écoles industrielles, pour lesquels n'existe encore aucun traité de chimie répondant aux exigences de leurs programmes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37- Année.-No 2. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Janvier 1893
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- SOMMAIRE
- COULEURS DAMINE
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS.
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE ET L’IMPRESSION DU COTON (suite;
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LE TARIF DES DOUANES SUISSE.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
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- COULEURS DIAMINE
- Dans les études qui vont suivre, je comprends quelques matières colorantes qui, tout en n’étant pas de la famille des diamines, s'y rattachent de très près, comme application surtout.
- Les couleurs diamine ont tellement bouleversé la teinture sur fibres végétales, qu’elles en ont renversé les termes économiques, et surtout dans les tissus mixtes.
- Il y a quelques années à peine, que la teinture des tissus soie et coton, à Lyon et autres centres, constituait tout un art ; aujourd’hui, ce n’est plus rien.
- Comme démonstration, je l’ai dit, on teignait d’abord la soie, puis on l’assommait, par engallage et émétiquage, et on teignait ensuite le coton, aujourd’hui l'on fait l'inverse, on supprime les engaltages et émétiquages. Je dirai même mieux, ces progrès dans les matières colorantes artificielles ont abaissé le niveau de l’art du teinturier. Si cela continue, celui-ci ne sera plus qu’un simple employeur de drogues. Tant de kilogrammes de fibres, tant de grammes de couleurs, tant de degrés de chaleur, etc.
- Voici la liste des couleurs que nous aurons à examiner et avec laquelle on peut obtenir, sur le coton et autres fibres végétales, une très riche gamme, sans cependant obtenir des nuances vertes et bleues aussi pures que par les dérivés de l’aniline. Mais enfin la mode fait tout, et pour le moment on est aux couleurs artificielles diamine.
- Voici donc la liste :
- Thioflavine ;
- Jaune diamine ;
- Violet diamine ;
- Bleus diamines de diverses marques, comme cela a lieu pour les bleus dérivés de l’aniline ;
- Ecarlate diamine;
- Rouge diamine, plusieurs marques ;
- Noir diamine, plusieurs marques ;
- Brun pour coton plusieurs marques, ne pas confondre avec les bruns bismark ;
- Toutes ces couleurs tirent sur coton, sans mordançage préalable, avec l’aide d’additions très simples dans les bains de teinture, soit :
- Du sel marin ;
- Du sulfate de soude ;
- Du savon ;
- Du carbonate de soude.
- Et c’est à ce titre là que je les classerai dans le premier numéro, dans leurs applications simples ou mélangées. Que peut-on trouver de plus simple pour la teinture des I cotons et autres fibres végétales que les couleurs diamine ? Rien. Il est bien entendu que
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- je réserve toujours la question des couleurs vraiment solides et de grand ameublement.
- Mais aujourd’hui nous sommes dans une époque où la mode ne s’inquiète pas de la durée. Et les couleurs durent souvent plus que les modes et les tissus. Il faut suivre son siècle. Aux étoffes riches et de durée, payées le prix, les couleurs solides ; aux étoffes passagères, à tout prix, les couleurs bon marché ; ces dernières dureront encore plus que les étoffes.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) ;A suivre.)
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS
- Par M. le professeur HUMMEL
- (Moniteur scientifique Quesneville)
- L’origine de la teinture est ensevelie, comme celle de la plupart des arts, dans la nuit des temps. Ce fut sans doute avec le désir de plaire à son semblable que l’homme commença à imiter la variété de couleurs qui l’entouraient dans la nature et essaya de colorier son corps et ses habits.
- La première méthode employée pour teindre les fibres textiles consistait probablement à les tremper dans des jus de fruits, de fleurs, feuilles ou racines, délayés dans l’eau, et nous sommes en droit de supposer que ces couleurs primitives manquaient de solidité.
- Peu à peu on réussit à rendre quelques couleurs plus résistantes, probablement par l’emploi de certaines terres, et de cette façon les premiers teinturiers apprirent à apprécier l’efficacité de ce que nous appelons aujourd’hui « mordants ».
- Les premières connaissances sur la teinture nous sont arrivées sans doute de l’Orient
- J et quoique d’abord les matières colorantes indigènes fussent largement employées, les nouvelles matières colorantes importées par suite de la découverte du Nouveau Monde ne tardèrent pas à en remplacer un grand nombre, grâce à leur plus grande richesse en ma
- tières tinctoriales, leur plus de solidité et leur plus grande beauté et en partie grâce à leur application plus facile. De cette façon, le kermès céda la place à la cochenille, le pastel à l’indigo, etc.
- Jusqu’à l’année 1856, les matières colorantes naturelles étaient pour ainsi dire seules employées par les teinturiers ; mais au cou-rant de cette année un savant étonna le monde scientifique et industriel par la découverte de la « mauvéine », première matière colorante du goudron de houille. A partir de ce moment, un nombre toujours croissant de couleurs a paru sur le marché, provenant toutes de la même source.
- Il y a à noter spécialement la découverte de l’alizarine artificielle, en 1868, par Graebe et Liebermann, et celle de l’indigotine, en 1878, par Adolphe Bayer, toutes les deux identiques avec les matières colorantes retirées de plantes.
- En face de cette grande série de couleurs artificielles et de leur emploi universel, menaçant même l’emploi de matières colorantes bien connues d’origine végétale, il est de la plus haute importance de comparer et d’étudier très consciencieusement ces deux genres par rapport à la solidité.
- Les termes de « solide » et « fugace » n’ont pas de signification bien définie. Les couleurs teintes sont exposées aux influences les plus diverses, suivant l’état des fibres et suivant l’emploi auquel on destine les fibres teintes.
- Le terme de « couleur solide » est donc à envisager à plusieurs points de vue. L’un demandera à une couleur solide qu’elle ne passe ni à la lumière ni aux influences atmosphériques, un autre qu’elle ne se dégrade pas par le lavage ou le savonnage, un troisième qu’elle résiste à certaines opérations, comme le frottement, le foulon, le vaporisage, etc., un quatrième peut aller jusqu’à exiger qu’elle réponde à toutes ces conditions réunies.
- Nous pouvons dire, dès à présent, qu’aucune couleur teinte n’est absolument solide.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Il y en a beaucoup qui sont solides au savon et au foulon et très fugaces à la lumière ; d’autres sont solides à la lumière, mais ne résistent pas au foulon ; d’autres encore peuvent être soumises à ces deux influences sans subir d’altération. Bref, chaque couleur a ses propriétés caractéristiques.
- Mais il n’est pas du tout nécessaire de demander une solidité absolue pour n’importe quelle couleur. Un couleur qui décharge beaucoup au foulon peut néanmoins être excellente pour l’article rideaux, grâce à sa solidité à la lumière.
- De même des couleurs donnant des nuances très riches et tendres peuvent sans inconvénient être employées dans la teinture des soies et satins destinés aux robes de bal et de soirées.
- Les couleurs des tapis, rideaux et papiers peints doivent être solides à la lumière, mais personne ne pense à les soumettre à un lessivage énergique ; de même nous n'exposons pas des flanelles et des bas à la lumière pour en déterminer la solidité, mais nous demandons que les couleurs ne .tombent pas au lavage.
- Une couleur est donc solide dans le cas où elle résiste aux influences auxquelles elle est soumise par suite de son emploi.
- Tout ce que je viens de dire au sujet du terme « solide » peut s’appliquer au terme « fugace ».
- La question plus la importante à traiter est la suivante :
- Action de la lumière sur les couleurs teintes
- Les anciens connurent déjà la propriété qu’a la lumière d’occasionner des transformations chez beaucoup de substances. Son action destructive sur les peintures et le fait que le vermillon noircit sous son influence sont mentionnés il y a déjà 2,000 ans. Depuis lors, il a été établi par de nombreuses expériences que la lumière a la propriété d’exercer des actions chimiques, de causer, par exemple, la combinaison ou la décomposition de beaucoup de substances.
- L'union du chlore et de l’hydrogène, l’altération des sels d’argent, la réduction du bichromate de potasse et de certains sels ferriques en contact avec des substances organiques sont des exemples connus de l'action de la lumière. Il suffit, pour démontrer ce qui précède, de prendre quelques impressions sur calicot, de le préparer d’abord en le plongeant dans une solution de bichromate de potasse, puis d’exposer le calicot séché sous un négatif photographique, en lavant ensuite et teignant en alizarine ou toute autre couleur de ce genre. Pendant l’exposition sous le négatif, la lumière ‘a réduit et fixé le sel de chrome sur certaines parties de la fibre à l’état de chromate de chrome (Cr‘O‘CrO‘) ; le bichromate est resté inaltéré aux parties les plus protégées et a été enlevé par le lavage ultérieur. Pendant la teinture, la matière colorante se combine avec le chrome fixé et produit de cette façon la photographie colorée.
- Les impressions en bleu au prussiate sont produites d’une manière semblable, en employant comme sel sensible du citrate de fer ammoniacal et comme sel développateur du ferrocyrnure de potassium.
- L’expérience a montré que les rayons les plus actifs par leur effet chimique sont les rayons bleus et, quoique tous les rayons absorbés par un corps coloré sensible provoquent son altération, ce sont surtout, comme l’expérience le prouve, les rayons bleus qui sont la principale cause de la dégradation des couleurs.
- Dépierre et Clouet (1878-1882) ont exposé des couleurs imprimées et teintes sur calicot à la lumière qui avait passé par des verres colorés en rouge, orangé, jaune, vert, bleu et violet, correspondant à des parties définies du spectre, et ont trouvé que les rayons bleus changent le plus les couleurs, les rayons rouges le moins.
- Plus récemment (en 1886-1888) Àbney et Russell ont exposé des couleurs à l’eau sous
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- des verres colorés et sont arrivés au même résultat.
- Mais l’action chimique des rayons solaires n’est pas la seule cause de la dégradation des couleurs, il y en a encore d’autres qui s’y ajoutent et toutes aussi importantes que la lumière elle-même.
- Chevreul a montré, il y a une cinquantaine d’années, quelles sont ces autres causes en exposant à la lumière, sous différentes conditions, un certain nombre de couleurs teintes, dans le vide, dans l’hydrogène sec et humide, dans l’air sec et humide, dans la vapeur d'eau et dans l’atmosphère ordinaire. Il trouva que des couleurs fugaces, telles que l’orseille, le safran et le carmin d’indigo passent très vite à l’air humide, moins vite à l’air sec et qu’elles n’éprouvent pas ou peu de changements dans une atmosphère d’hydrogène ou dans le vide. On peut donc en conclure que la lumière seule, sans l’intervention de l’air et de l’humidité, exerce une faible influence. Il fut en outre démontré que l’air et l’humidité, sans l’aide de la lumière, influent peu sur les couleurs teintes. Les expériences d’Abney et de Russell donnèrent un résultat analogue.
- Ces conclusions concordent exactement avec nos connaissances sur l’ancien procédé de blanchiment du coton et du lin, d’après lequel le tissu mouillé est exposé sur l’herbe à la lumière, en ayant soin de l’arroser fréquemment. Le résultat du blanchiment est nul ou minime si, par l’absence de rosée ou de pluie ou à défaut d’arrosage, le tissu devient sec.
- Chevreul a trouvé que le bleu de Prusse était la seule couleur se comportant d’une manière anormale. Cette couleur passe en effet dans le vide, et ce qui est curieux c’est qu’en la conservant à l’obscurité et à l’air, la couleur revient. Il fut démontré que, durant l’exposition, la couleur perd du cyanogène ou de l’acide cyanhydrique et, qu’à l’obscurité et à l’air, l’oxygène est absorbé. Chevreul en conclut que la dégradation du bleu de Prusse est due à une réduction.
- L’opinion générale est que ce fait que les couleurs passent est dû à une oxydation par l’ozone ou l’eau oxygénée qui se forment pendant l’évaporation de l’eau, et ces deux substances sont des agents de blanchiment très énergiques.
- Il serait très commode d’avoir une méthode permettant de déterminer rapidement la solidité à la lumière des couleurs et je crois qu’en effet quelques réactifs sont employés dans ce but.
- D’après mes propres recherches, je suis arrivé à la conclusion que, pour le moment, nous n’avons pas le réactif pouvant remplacer la lumière solaire; en outre, je crois que l’action de la lumière varie avec les différentes matières colorantes suivant leur constitution chimique et suivant la fibre à laquelle on les a appliquées.
- Quant à ce dernier point, Chevreul a trouvé en effet que les couleurs sont plus solides à la lumière sur certaines fibres que sur d’autres. Comme règle générale, nous pouvons dire que les matières colorantes sont le plus solides sur laine, le moins sur coton ; la soie tient une position intermédiaire. Il y a néanmoins beaucoup d’exceptions à cette règle, surtout quant à la laine et à la soie.
- Depuis Chevreul, l’action de la lumière n’a pas été sérieusement étudiée. Des séries d’échantillons teints avec nos couleurs modernes ont été exposés, entre autres par Dépierre et Clouet, par Joffre, Muller, Kallab, Schmidt, mais les résultats publiés sont très peu complets. Sous les auspices de la « British Association » et d’un comité désigné à sa dernière assemblée à Leeds, j’espère avoir le plaisir d’étudier cette intéressante question.
- J’espère à présent donner quelques résultats obtenus pendant les années précédentes dans la section de teinture du « Yorkshire College », où nous avions l’habitude d’exposer à la lumière et à d’autres influences les échantillons teints par nos étudiants. En outre, je soumets à l’appui des échantillons de coton, laine et soie, exposés pendant 34 jours et
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- autant de nuits au bord de la mer, près Bombay, durant les mois de février et mars de cette année. Je fais remarquer que cet 9ssai peut être regardé comme concluant, car il équivaut bien à une exposition d’une année entière dans nos contrées. Pendant toute cette période, le soleil n’était jamais caché par les nuages, il n'y avait pas de pluie, et chaque soir il y avait une abondante rosée. Je reconnais avec plaisir les services rendus par M. W. Reid, un ancien étudiant, qui a surveillé l’exposition des échantillons.
- J'appellerai d’abord votre attention sur la série contenant les échantillons des matières colorantes naturelles, c'est-à-dire des matières colorantes connues avant 1856. Ces colorants sont de deux sortes : ceux qui teignent les fibres textiles directement et ceux qui ne les teignent que par l’intervention de certains sels métalliques appelés « mordants » Ces derniers sont beaucoup plus nombreux ; mais dans les deux classes nous rencontrons des solides et des fugaces.
- En parlant d’abord des échantillons de laine et des couleurs directes, nous trouvons que les seules couleurs solides sont le bleu de Prusse et le bleu d’indigo. Le curcuma, l’orseille, le cachou et le carmin d’indigo sont des couleurs très fugaces.
- Parmi les colorants ne tirant que sur mordants, il y en a quelques-uns qui donnent des couleurs solides avec tous les mordants usuels, comme la garance, la cochenille, le kermès, c est-à~dire des rouges avec l’étain et l’alumine, des bruns avec le cuivre et le chrome, des violets avec le fer.
- D’autres matières colorantes, comme le camwood, le bois du Brésil, et de même le fus-tel, donnent des nuances fugaces avec n’im-porte quel mordant; d’autres encore, comme la gaude, le quercitron, la flavine et les grai-nes de Perse donnent des nuances solides "vec certains mordants et des nuances fugaces avec d’autres mordants ; avec le chrome, le cuivre et le fer, on obtient par exemple des olives solides, tandis qu’avec l’alumine et
- l’étain on obtient des jaunes très faux teint. Un autre exemple est le campêche, qui donne un noir bleuâtre solide avec le cuivre, tandis qu’avec l’alumine et l’étain il donne des nuances peu solides ; d’autres expériences ont montré que les noirs au chrome et au fer occupent un rang intermédiaire. Le camwood (santal) et les matières colorantes semblables ont des propriétés anormales, en ce que les nuances obtenues avec l’alumine et l’étain deviennent d’abord plus foncées et ne changent que plus tard d’une manière normale.
- En examinant les échantillons de soie, nous trouvons que pour les matières colorantes naturelles la solidité est à peu près la même que celle des nuances sur laine ; en quelques cas, les nuances semblent même être plus solides, comme par exemple le brun au cachou et les nuances au bois de Brésil avec mordant de fer.
- Quant aux échantillons de coton, nous sommes frappés de constater le caractère fugace de presque toutes les matières colorantes naturelles.Il y atoutefois une exception à faire pour les couleurs à la garance, surtout quand elles sont fixées sur du coton préparé en huile pour rouge, comme c’est le cas pour le rouge turc ; de même il y a une exception à faire pour les noirs au fer. Il y a encore quelques couleurs minérales qu’il faut classer parmi les solides, c’est le chamois au fer, le bistre de manganèse, l’orange au chromate de plomb et le bleu de Prusse. La cochenille et ses congénères, qui sont d’excellentes couleurs pour la laine et pour la soie, ne donnent que des nuances fugaces sur coton. Ce qui est très remarquable, c’est l’absence totale d’une couleur végétale jaune vraiment solide et c’est probablement pour cette raison que, dans le temps, le fil d’or entrait fréquemment dans la composition des fibres textiles. Les nuances que donne l’indigo sur coton et sur soie ne sont pas absolument solides en les comparant aux nuances extrêmement solides qu’on obtient avec la même couleur sur laine.
- Passons maintenant aux matières colorantes artificielles, dérivées à peu d’exceptions près
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- des produits de distillation du goudron de houille. Nous les partageons aussi en couleurs tirant sur mordants et en couleurs tirant directement sans l’intervention d’aucun fixateur. Les deux classes sont très nombreuses.
- Examinons d’abord les échantillons de laine, teints avec des couleurs teignant sur mordants.
- Nous y trouvons quelques couleurs jaunes égalant en solidité celles d’origine naturelle, les surpassant même, comme les jaunes ali -zarine R et GGW. Ces deux colorants ne sont pas de vraies couleurs alizarines, et ils ne ressemblent en rien aux matières colorantes naturelles, car ils ne teignent pas sur mordant de fer; la galloflavine, par contre, et les jaunes alizarine A et C se rapprochent plus des couleurs naturelles et ont à peu près leur solidité.
- Parmi les couleurs rouges, nous avons l'ali-zarine et ses nombreux congénères : ils correspondent à la garance et ont presque entièrement remplacé cette dernière. Cette classe importante s’est enrichie récemment de quelques nouveaux représentants, ce sont les diverses alizarines Bordeaux de Bayer. Les seuls d’une moindre solidité sont la purpurine et l’alizarine marron.
- Nous avons à noter encore des bleus et des verts solides, pour lesquels nous n’avons pas de représentants parmi les couleurs naturelles. Ce sont le bleu d’alizarine, l’alizarine cya-nine, l’alizarine indigo, le vert d’alizarine et la céruléine.
- En outre, il y a un excellent groupe de colorants donnant des bruns et des verts solides avec le cuivre et le fer; ce groupe se compose du vert naphtol, du vert résorcine, de la gambine et de la dioxine.
- Les seules couleurs fugaces de cette classe décolorants tirant sur mordants sont quelques jaunes, le bleu gallamine et la gallocyanine.
- En examinant sur soie ces mêmes colorants tirant sur mordants, nous y trouvons un bon nombre de solides ; et, comme pour le coton, il y en a un grand nombre bon teint pour les
- quels nous n’avons pas de représentants parmi les couleurs naturelles.
- Autrefois, on croyait que le seul but des mordants était de mieux fixer les couleurs sur la fibre ; mais nous savons à présent, et cela est pleinement démontré par l’expérience, que cette manière de voir est erronée, car le mordant ne fixe pas seulement la couleur, mais il la développe encore; le mordant et le colorant se combinent chimiquement pour donner la laque colorée.
- Si une matière colorante se combine avec plusieurs mordants, les couleurs ainsi obtenues représentent des produits chimiques distincts, et il est naturel, par conséquent, qu’elles diffèrent quant à leur nuance et quant à leur solidité à la lumière.
- Il est donc du devoir du teinturier d’essayer chaque matière colorante de cette classe avec les différents mordants, et de choisir la combinaison qui lui donne la nuance et la solidité voulues. Pour les nuances complexes, le teinturier a généralement recours à un seul mordant qu’il teint avec un mélange approprié de matières colorantes ; il y a plus de difficulté à faire l’inverse, c’est-à-dire à teindre avec une seule matière colorante un mélange de mordants.
- Le bichromate de potasse, qu’on emploie sur une grande échelle pour la teinture de la laine, est un excellent mordant; il est bon marché, facile à appliquer et sans danger pour la fibre. C’est le désir du teinturier sur laine d’avoir une série de couleurs rouges, jaunes, bleues, etc., donnant des nuances solides avec ce mordant, et c’est donc à l’industrie des matières colorantes artificielles que le problème se pose d’en livrer le plus possible. Avec la série des couleurs d’alizarine, le teinturier a été doté d’un grand nombre de colorants ré -pondant à ses besoins, et la plupart d’entre elles ne donnent pas seulement des nuances solides avec le bichromate de potasse, mais encore avec d’autres mordants et sur d’autres fibres que la laine.
- En examinant les échantillons exposés des
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- colorants dont nous avons parlé jusqu’à présent, nous n’hésitons pas à condamner l’opinion très répandue que toutes les couleurs du goudron de houille sont fugaces, tandis que les couleurs naturelles seules sont solides. C’est en effet l’inverse qui est démontré. Pour ma part,je suis persuadé qu’à présentie teinturier a à sa disposition un plus grand nombre de couleurs solides provenant du goudron de houille, que de n’importe quelle autre source, et je crois qu’il serait possible de faire avec ces seules couleurs, si c’était nécessaire, des tapis, meubles ou autres articles pouvant concourir avec succès à tous les points de vue avec les meilleurs produits de l’Orient.
- Mais comment se fait-il alors que ces matières colorantes aient été si longtemps et avec tant de persistance condammées par le public? A part le fait que l'opinion publique se basait sur une connaissance imparfaite de la question, nous en avons l’explication ' en examinant les échantillons des colorants tirant sans l'intervention de mordant. Je les ai partagés, suivant leur mode d’emploi, en trois groupes, à savoir : les colorants basiques, acides et les colorants se rattachant au rouge Congo. Un quatrième groupe, ne comprenant que peu de représentants, se compose des matières colorantes produites sur la fibre même.
- (A suivre.)
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE
- En ce moment-ci, par suite d’un état de pléthore, l’Europe entière est dans un état de nervosisme, au point de vue des affaires.
- L’on produit trop, de là toutes ces mesquines querelles douanières de peuple à peuple en Europe. Et cependant un champ immense s’offre à nous. L’Asie centrale s’offre comme conquête pacifique à la Russie et l’Afrique à l’Europe. Je considère la Russie comme une nation asiatique : elle en a l’origine.
- Il faut froidement abandonner l’Amérique
- aux Etats-Unis, aux Yankes (diminutif de English , voir les voyages de Gulliver) ; c’est inutile, les Américains veulent être dans leurs meubles et,quoique d’origine européenne, ne prendre dans la vieille Europe que ce qu’ils ne peuvent trouver chez eux. Question d’orgueil et d’amour-propre national; en cela nous devons les imiter.
- En bien ! l’Afrique centrale, pays mystérieux- dont les premières cartes furent dressées par les frères de l’ordre des Picpus au siècle dernier, offre le débouché naturel des produits européens.
- En France, nous aimons assez rejeter sur un étranger la gloire de telle ou de telle découverte ; et cela fait mieux. Or il existe au lycée de Lyon, dans la bibliothèque de la ville, un globe de deux mètres de diamètre, dressé par les frères Picpus, qui donne, au milieu du siècle dernier, les cartes des sources du Nil. Ce globe a même reçu un boulet pendant le bombardement de Lyon en 1793. Plus tard, notre orgueil national bien compris (?) nous a permis d’attribuer à Livingstone et autres voyageurs étrangers la gloire de la découverte de ces célèbres sources, découverte due à des Français. Tel a été le sort delà machine à coudre et de pas mal d’inventions en électricité.
- Cela sort de France : avec notre caractère léger, on rit, on bafoue l’inventeur ou explorateur, etc.; il meurt dans la misère : son idée ou invention revient de l’étranger, puis il se forme un comité pour l’érection d’une statue, etc., etc. Tout cela n'est pas sérieux.
- Eh bien! maintenant, l’Afrique centrale avec sa population inconnue , je vous fais grâce, chers lecteurs, des dénombrements donnés par tel ou tel géographe, qui n’en sait pas plus que vous ni moi ; mais ce qu’il y a de certain,c’est qu’un jour l’Afrique aura deux milliards d’habitants et sera l’exutoire de l’industrie européenne.
- C’est là qu’est l’avenir. De tous les côtés, les côtes africaines sont attaquées par les nations européennes ; il faut arriver à péné-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- trer jusqu’au centre. Et, à mon avis, assez de fusils et de canons perfectionnés, comme pénétration, et quel que soit le peuple. Le champ est assez vaste ; c’est comme commerce que nous devons faire la conquête pacifique de l’immense Afrique centrale.
- Le champ est assez vaste pour ne point provoquer de jalousies entre les peuples qui ont des possessions sur ses côtes.
- Et, à ce point de vue, c’est la France qui est la maîtresse de la situation et c’est ce que j’examinerai dans le prochain numéro. Je laisse de côté le protectorat de la Tunisie, mais par l’Algérie, pour laquelle elle a dépensé près de quatre milliards, elle tient la route de l’Afrique centrale et à ses portes. Le moment est venu, tant par l’Algérie que par les autres colonies , Sénégal, Dahomey, etc., d’ouvrir d’immenses débouchés à nos produits, échangés avec ceux des indigènes.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
- —---------------- > ot <1 n------------
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- Procédé d’enlevage blanc sur gros-bleu de cuve mixte.
- Indigo et indophénol
- Si l’on opère de la manière ordinaire, il est nécessaire de forcer un peu la proportion du chrome alcalin. Les proportions suivantes donnent de très bons résultats :
- 10 kilos bichromate de potasse,
- 10 litres eau d'amidon grillé,
- 7 1[2 litres ammoniaque liquide à 20[210, 3 kilos terre de pipe.
- Passer comme d’habitude en bain d’acides sulfurique et oxalique à 50/550C, 1[2 à 3[4 de minute.
- N. B. — Si on passe les pièces bleues dans
- un bain de savon normal, avant rongeage, on peut, sans inconvénient, se servir des mêmes proportions que d’usage pour chrome alcalin, sans avoir besoin d’utiliser la recette concentrée ci-dessus. Et, pour finir, on utilise les proportions usuelles du bain acide. Les blancs ressortent très purs. Les mêmes proportions peuvent être utilisées pour enlevage sous impression.
- La difficulté dans le rongeage consiste principalement d’abord à neutraliser exactement le chromate avec de l’ammoniaque, ce qui est à établir préalablement par de petits essais de laboratoire. Ensuite il faut faire attention qu’aux endroits imprimés avec du chromate, c’est-à-dire que là où le rongeant doit se produire, il se forme le moins possible d'oxy-cellulose. Dans ce but, on emploie jusqu’à 10 % de glycérine dans le bain acide, moyen par lequel on obtient de très beaux résultats.
- Voici la manière d’opérer :
- Rongés blancs sur cuve-mixte.
- 400 gr. par litre de chromate neutralisé par l’ammoniaque.
- Cuve acide.
- Par litre :
- 75 gr. acide sulfurique 66°B.
- 75 gr. acide oxalique.
- 1(16 litre glycérine.
- Chauffer à 30 cent.
- Sécher, mais ne pas vaporiser.
- Echantillon cuve mixte rongé en blanc.
- Bleu paraphénylène de MM. Dahl et Cie
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- Barmen
- Cette matière colorante teint le coton sur mordant au tannin et à l’émétique. On s’en sert ordinairement pour l’obtention de nuances gros-bleu imitant l’indigo. Le bleu de
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- paraphénylène est très solide à la lumière, surtout lorsque les teintes obtenues ont été chromatées d’après la recette donnée plus loin. Il a l’avantage sur l’indigo de ne pas décharger au frottement.
- Ce bleu est de même solide au lavage et au savon, il supporte très bien un traitement au savon à 3 % et à une température de 70°C, sans dégorger dans le blanc. Les bains de teinture s’épuisentcomplètement en employant jusqu'à 3% de matière tinctoriale, quantité suffisante pour produire les nuances les plus foncées et presque bleu-noir. La matière colorante se dissout facilement et complètement dans de l’eau chaude. Cette matière colorante peut être remontée au bleu de cuve, et se combine aisément avec d’autres colorants de nature basique.
- Procédé de teinture I
- On mordance avec 4 % de tannin (ou toutes autres matières tannantes en quantités relatives).
- Manipuler à chaud pendant 2 heures.
- Deuxième bain 2 1[2 % de tartre émétique ; on manipule à froid sur ce bain pendant une demi-heure, puis on lave. On commence l’opération de teinture à froid et l’on chauffe progressivement au bouillon, en ayant soin d’ajouter le colorant par petites quantités.
- Employé seul, le bleu de paraphénylène tire mieux ; toutefois, en le mélangeant avec d’autres colorants, on peut se conformer au mode d’application utilisé pour la matière colorante complémentaire. Ainsi,par exemple, des additions d’alun ou d’acide acétique ne sont pas nuisibles au développement du bleu paraphénylène, lorsque les produits employés exigent des additions de ce genre.
- Traitement ultérieur au bichromate. — Les teintes obtenues d’après ce procédé sont traitées dans un bain de bichromate de potasse d'un 1(10 à 210 % et à une température de 30oC. pour commencer ; on monte la température du bain jusqu’à 60°C. en manipulant continuellement les filés. (Plus on emploie de
- bichromate, plus la nuance fonce ; on peut employer jusqu’à 1 % de bichromate.)
- Procédé de teinture no II
- On mordance avec 4 % de tannin et on passe ensuite le coton dans un bain d’acétate' de chrome de 1/2 à 1° B. auquel on ajoute environ 2 % de tartre émétique. On laisse le coton dans ce bain au moins pendant 2 heures. On lave à fond, puis on teint de la même manière que pour le procédé no 1.
- Les nuances ainsi obtenues sont plus pures et plus solides que celles obtenues d'après le procédé no 1. On peut encore donner plus de brillant à ces nuances et augmenter leur solidité, en ajoutant au bain de teinture, après épuisement, une petite quantité d'acétate de chrome. On peut usiter à cet effet une partie du bain employé pour le mordançage.
- Procédé de teinture no III
- Mordancer le coton comme d’habitude au tannin, puis mettre le coton sur un bain froid de 5 % de sel d’étain, tordre et manipuler pendant 1(2 à 1 heure sur un bain froid, contenant 5 à 6 % de stannate de soude. Ensuite on rince et on teint avec 2 à 4 % de colorant. Après teinture, on oxyde à l’aide de bichromate de potasse, ou on traite les filés dans un bain d’acétate de chrome.
- N.-B. La maison Dahl et Cie met aussi en vente un violet de paraphénylène, qui n’est pas aussi solide au savon que le bleu, néanmoins il est plus solide que les violets obtenus avec d’autres colorants analogues. Ces teintes sont un peu ternes.
- Echantillon bleu paraphénylène
- L’échantillon ci-dessus est composé de bleu paraphénylène, obtenu d’après le procédé no 2. Le rouge est du Thiochromogène diazoté et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- développé avec du 3 naphtol. Le jaune est du jaune alcalin.
- (A suivre.) {Reproduction formellement interdite.)
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- COLORANT ROUGE AZOIQUE POUR LAINE Par la Société pour l’Industrie chimique à Bâle.
- Il y a quelque temps, la Société susmentionnée avait fait l’observation que la benzi-dine peut être transformée en deux dérivés mononitres différents, suivant qu’on nitrifie son dérivé diacétylé ou son sulfate en solution dans l’acide sulfurique concentré. Les détails concernant leur fabrication ainsi qu’un nombre de colorants azoïques qui en résultent, ont déjà été décrits par cette même société dans une de ses inventions antérieures. Parmi tous ces colorants, il n’y aurait pourtant pas un seul qui ait pu être utilisé industriellement jusqu’à présent pour deux raisons : d’abord, parce que les colorants tétrazoïques obtenus des mono-nitrobenzidines, en comparaison avec ceux de la benzidine, ne possèdent qu'une affinité tout à fait insuffisante pour le coton non mordancé, et, ensuite, parce que les colorants tétrazoïques en question, bien que se prêtant mieux à la teinture de la laine que ceux obtenus de la benzidine, n’offrent cependant aucun avantage qui les fasse préférer aux colorants mono-azoïques ordinaires.
- La Société pour l’industrie chimique aurait réussi maintenant à produire un colorant rouge pour laine de grande valeur, et cela avec la mononitrobenzidine qui s’obtient par la nitrification d’une dissolution sulfurique de benzidine avec un équivalent d’un mélange d’acide nitrique et d’acide sulfurique, et qui, d’après ces réactions, doit être considéré comme de la mono-o-nitro-p-diamido-diphé-
- nyle. En diazotant cette base et en combinant son composé tétrazoïque d’abord avec un équivalent d’acide salicylique et ensuite avec un équivalent d’acide a-naphtol-a-sulfonique, il se forme un colorant azoïque difficilement soluble, d’un rouge ponceau, qui teint de même couleur la laine sur bain acidulé et qui, par sa solidité extraordinaire, surpasserait tous les colorants azoïques connus.
- En fabriquant ce produit, il faut bien observer l’ordre des combinaisons ; on ne peut pas faire des variations comme par exemple pour les colorants mixtes de benzidine, mais la mononitrobenzidine diazotée doit être mise en réaction dans l'ordre indiqué, soit d’abord avec 1 molécule d’acide salicylique et ensuite avec 1 molécule d’acide a-naphtol-x-sulfo-nique de Neville et Whinter ; autrement on obtiendrait un composé isomère de peu de valeur.
- PRODUCTION DE NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES TEIGNANT LE COTON SANS MORDANT Par M. Joseph Rohner.
- Par sa combinaison avec les composés diazoïques, l'acide métadiméthylanilinesulfo-nique fournit des matières colorantes qui, au point de vue tinctorial, ne posséderaient pas des propriétés bien saillantes. Mais M. Rohner aurait trouvé que ledit acide sul-fonique forme, par sa combinaison avec une quantité moléculaire équivalente de tétrazo-diphényle ou de tétrazoditolyle des produits intermédiaires qui renferment encore un groupe diazoïque libre et se combinent avec les dérivés sulfoconjugués de naphtylamines, en fournissant des matières colorantes rouges à propriétés tinctoriales remarquables.
- L’acide métadiméthylanilinesulfonique s’obtient en traitant la diméthylaniline par de l’acide sulfurique fumant. En employant de l’acide concentré et en opérant à basse température, on atteindrait un rendement se rapprochant du rendement théorique.
- {Reproduction interdite.)
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- LE TARIF DES DOUANES SUISSE
- A UGMENTA TIONS apportées au tarif général des douanes suisses pour les marchandises françaises, valable à partir du 1er nier 1893.
- Remarque. — Pour les articles du tarif ne figurant pas dans la liste ci-après, c’est le tarif général du 10 avril 1891 qui sera appliqué aux marchandises françaises. — Dans les indications entre parenthèses, la lettre g signifie tarif général, la lettre c, tarif conventionnel.
- Numéro du
- tarif général Fr. par q. suisse
- A. Coton.
- Tissus unis, croisés :
- 320 blanchis, teints, de fils teints, imprimés (g 45. —; c : plus de
- 7 k. 1. parlOOm.c. 40. —, de 7 kil. ou moins par 100 m.c.
- 45.—, toile pour relieur 30.—) 100 » — veloutés, façonnés, piqués, basins, damassés, brillantés : 321 — écrus (c’est-à-dire de fils écrus) (g et c 30. — ) 150 » 322 —blanchies, de fils teints, imprimés; tulle broché (g 60.—, c. 45. -) 150 » Couvertures (tapis de lit, de table, etc.) : sans travail à l’aiguille ni passementerie : 325 — blanchis,defils teints,teintes, imprimées (g et c 40. —).. 80 » 326 — avec passementerie ou avec ourlet cousu (g et c 60. —).. 120 » 328 Rubanerie et passementerie (g 70. —, c 45. —) 120 »
- . 329 Broderies et dentelles (g 150. -, c 100. —) . . 300 »
- C. Soie.
- ex 357 Soie et filoselle à coudre, à broder, pour passementerie, cordonnet de soie ou de filoselle : écrus [ou teints (g 60. —, c : écrus 6. —, teints 16. —)... 150 » ex 357 —sur bobines, en pelotes ou
- échevettes (accommodés pour la vente au détail (g 60. —). 300 » Tissus, écrus, blancs, teints, imprimés, apprêtés : 358— de soie ou de bourre de soie pures (g 16. —) 400 » 359 — demi-soie (g 100. —, c 40. —) 250 » 360 Châles, écharpes, etc., de soie ou mi-soie (g 150. — ; c : de mi-soie 100. —) 300 » 361 Rubanerie et passementerie de soie ou mi-soie (g 100. — ; c : de mi-soie 60. —) 300 » 362 Broderies et dentelles (g 180.) 400 » 463 Tous les articles dénommés aux nos 358 362 combinés avec des métaux précieux (g 200. —) 500 »
- D. Laine.
- 366 Fils écrus : simples ou doublés; ouate (g 7. —, c 6. —). 20 » 367 —retors, à trois ou plusieurs bouts (g et c 8. —) 25 » blanchis, teints : 368 — simples ou doublés (g 15. —, cl2. -) 45 » 369 — retors, à trois ou plusieurs bouts (g 20. —, c 18. — ) 60 »
- 370—sur bobines, en pelotes ou échevettes,accommodés pour la vente au détail (g 40. —, c 30. -).......................... 120 »
- 372 Tissus écrus ; de fils de laine cardée (g 30. —, c 25. —)... 100 » 373 — de fils de laine peignée (g 50. — , c 40. —) 100 » blanchis, teints, imprimés : 374 — de fils de laine cardée (g 100. — ; c 55. - et 80. —) (1).... 250 » 375 — de fils de laine peignée (g 120. — ; c 55. — et 80. —) (1).... 250 » 282 Châles, écharpes, etc. (g 125.
- — , c 75. —)............. 250 »
- (1) Pesant plus de 300 gr. par m.q., 55 fr. ; pesant 300 gr. au moins car m.q., 80 fr.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- to
- •X
- 383 Rubanerie et passementerie
- (g 125. —, C 65. —) ................. 250 »
- 384 Broderies et dentelles (g 150.
- —, c 100. —.......................... 300 »
- E. Caoutchouc et gutta-percha. ex 391 Tissus élastiques de tout genre en caoutchouc, mélangés de coton, laine, soie, etc. (g et c 40. —) 120 »
- ex 391 Caoutchouc et gutta-percha, ap-pliqués sur tissus ou autres matières, et autres ouvrages non dénommés en caoutchouc ou gutta-percha (g 40. —, c 25. —).............................. 80 »
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- UNE NOUVELLE MATIÈRE TINCTORIALE
- On sait que le ruthénium est un des métaux les plus rares, partant des plus chers ; c’est aussi de tous les éléments connus celui qui présente les propriétés les plus originales. M. Joly, professeur au laboratoire de chimie de l’Ecole normale, avait déjà fait connaître des composés bien définis du ruthénium, principalement aux résultant d’une association de cet élément avec le bioxyde d’azote, association qui, se comportant comme un véritable corps simple, s’unit au chlore, au brome, à l’iode et à l’oxygène.
- Poursuivant l’étude de ce singulier métal, ce savant soumet aujourd’hui à l’examen de
- l’académie plusieurs échantillons d’une matière colorante rouge, résultant d’une combinaison non étudiée encore (oxychlorure de ruthne ammon.), donnant un pouvoir tinctorial comparable à celui des plus riches ma -tières colorantes dérivées du goudron de houille, à celui de la fuchsine, par exemple.
- Un cinq millionnième de cette substance est suffisant pour colorer l’eau ; elle teint la soie directement, et la couleur ainsi obtenue est stable. Les réactions chimiques de cette nou-velli matière colorante sont également intéressantes.
- Les acides la font virer au jaune et les al -câlins la ramènent au rouge.
- Malheureusement la rareté du métal qui entre dans la composition de cette substance s’oppose pour le moment à ce qu’elle soit employée industriellement. C’est, en résumé, une curiosité scientifique qui n’est pas sans présenter un grand intérêt, car on voit ici un métal jouer le rôle de carbone dans une substance complexe qui a toutes les propriétés d’une matière organique.
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- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- CHEMINS DE FER DE L’EST Tarif spécial P. V. no 77
- MATIÈRES RÉSINEUSES ET TINCTORIALES 7o Additions
- Alizarine en fûts, sans conditions de tonnage............................. § II.
- Extraits tannants de Québracho, en caisses ou en fûts, sans condition de tonnage.......................... § II.
- Mastic, sans condition de tonnage... § II. Ocres en vrac , par wagon chargé d’au moins 5,000 kilogrammes, ou payant pour ce poids § III.
- 2o Modifications
- Dénominations actuelles : Extraits tinctoriaux en fûts. Gambier en fûts. Gomme brutes en fûts.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Résines de mélèze, de pin, de sapin, en fûts.
- Dénominations nouvelles :
- Extraits tinctoriaux non dénommés, en caisses ou en fûts.
- Gambier en caisses ou en fûts.
- Gommes brutes en caisses, fûts ou sacs.
- Résines de mélèze, de pin, de sapin.
- Indication du paragraphe II en regard de l’article Gemme de pin.
- 3o Suppression de la condition du minimum de tonnage de 5,000 kilogrammes par expédition, pour l’application du paragraphe II au transport des marchandises ci-après :
- Alizari en fûts.
- Curcuma en fûts.
- Dividivi en sacs.
- Ecorces de quercitron en fûts ou en sacs.
- Garance en poudre en fûts.
- Garance en racine en fûts.
- Garancine en poudre en fûts.
- Gaude (plante tinctoriale) en fûts.
- Myrobolans en fûts.
- Noix de galle.
- Quercitron en fûts ou en sacs.
- Suppression de la condition du minimum de tonnage de 5,000 kilogrammes par expédition, pour l’application du paragraphe III au transport des ocres en fûts ou en sacs,
- Tarif spécial P. V. no 18 Produits chimiques, etc.
- lo Addition
- Chromate de soude...,............... § II.
- Prussiate de chaux en fûts.......... § 1.
- Prussiate de soude en fûts.......... § 1.
- 2° Modifications
- Dénominations actuelles : Alcali volatil en bonbonnes ou en touries. Ammoniaque liquide en bonbonnes ou en touries.
- Borax (borate de soude) en caisses ou en fûts.
- Carbonate de plomb en fûts. Chlorate de potasse en fûts.
- Soufre en canons, en fûts ou en sacs.
- Sulfate d’alumine en fûts.
- Sulfate de baryte en fûts.
- Sulfate de magnésie en fûts.
- Dénominations nouvelles :
- Alcali volatil en bonbonnes, fûts métalliques ou touries.
- Ammoniaque liquide en bonbonnes, fûts métalliques ou touries.
- Borax (borate de soude) en caisses, fûts ou sacs.
- Chlorate de potasse en caisses ou en fûts.
- Soufre en canons, en caisses, fûts ou sacs.
- Sulfate d’alumine en fûts ou en sacs.
- Sulfate de baryte ou en sacs.
- Sulfate de magnésie en fûts ou en sac.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Paris. •— Leprince (DUe Lucie), fab. d’apprêts pour fleurs, 67, rue Montorgueil. — Jug. du 19 déc. —J. c. M. Guyot-Sionnest. — Liquid. : M. Hécaen.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution^ à partir du 21 déc., pe la Société P. L'EVESCUE et A. Bloche, fab. de l’eau oxygénée industrielle, du bioxyde de baryum et de tous produits oxygénés, 46,rue de l’Echiquier. — Liquid. : M. Tricheux, 66, b. St-Germain. — Acte du 21 déc.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société anonyme d’Apprêts,quai Gère,à Vienne.— Capital réduit de 32,000 fr. à 16,000 fr. — Délib. du 24 nov.
- Modification de la Société Lefebvre et fils, indigos et drogueries pour teinture, 60, rue Bondy, à Paris, avec succursales au Havre et à St-Nazaire. — Par suite du retrait de M. Lefebvre père, la Société se continue entre MM. Lefebvre fils, sous la raison Lefebvre frères. — Acte du 14 déc.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Villard a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 13, rue André-del-Sarte.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Mlle Cœulte a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 6, rue des Filles-du-Calvaire.
- Mlle Poidevin a vendu à M. X. un fonds dé einturerie, 119, avenue Villiers.
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- BULLETIN FINANCIER
- i|
- LaBourse a conservé pendant toute la semaine qui vient de s’écouler la même physionomie tourmentée que précédemment. Les opérations de la liquidation s’en sont naturellement ressenties,malgré que létaux des reports soit resté assez modéré, et rien ne fait prévoir que nous touchions à la fin de cette période d’agitation. En dernier lieu nous laissons le 3 0[0 à 94.40. On a fait au plus bas 94 fr. C’est pour la huitaine une perte d’environ 1.50. Les rares achats du comptant se portent sur le 4 1[2 070 qui de 105.10 s’est élevé à 105 65.
- Le 5 010 Italien qui a détaché son coupon est à 90.15. On dit que le cabinet Giolitti a 1 intention défaire de grosses économies.Le pourra-t il?Cela nous paraît bien difficile. Le Portugais a été faible â 22.25.
- L’action de la Banque de France est toujours faible à 3 770. Les bénéfices de la semaine ont été de 734.541 fr.,soit pour les deux premières semaines 1.107.672 fr.
- La Banque d’Escompte est offerte à 145 fr.
- Le Crédit Foncier ex-coupon est à 940 fr. C’est le 16 de ce mois que doit venir devant la huitième chambre correctionnelle l’affaire engagée par divers groupes d’actionnaires contre les anciens directeurs et administrateurs de la Société des Dépôts et Comptes courants. On sait que c’est à cette date qu’avait déjà été renvoyée l’ouverture des débats du procès intenté par le parquet. La Banque Ottomane fait 561 fr.
- Les titres de nos grandes Compagnies de chemins de fer se sont ressentis des idivers mouvements qui se sont produits snr nos fonds publics. L’Est à 925fr., le Lyon à 1465fr.,le Midi à 1315et le Nord à 1820 fr.
- Le Suez est en légère réaction à 2570.
- Le Panama est sans changement a 20 fr.
- L’Omnibus est à 1035.
- Le Suez est à 1390.
- L’Obligation Marbrière de Guelma est demandée à 276,25.
- BIBLIOGRAPHIE
- tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science sont pure en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais’ qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Cet ouvrage s’adresse non seulement aux industriels et aux chimistes, qui y trouveront de nombreux renseignements sur les différents modes de fabrication et les propriétés des corps, mais, tout spécialement, aux élèves de l’enseignement spécial et des écoles industrielles, pour lesquels n’existe encore aucun traité de chimie répondant aux exigences de leurs programmes.
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- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d'analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage
- que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur 5 essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des | mordants d'albumine d’antimoine, de chrome t d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. J Les recettes les plus récentes sur les mor
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 3. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 5 Février 1893
- SOM MAI RE
- COULEURS DIAMINES (suite).
- TEINTURE DES TISSUS SOIE FANTAISIE.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS (suite).
- NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE BLEUE.
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE (suite).
- JURISPRUDENCE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
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- COULEURS DI AMINE
- {Suite)
- Depuis le dernier article, j'ai appris de source autorisée que les maisons de couleurs diamine arrivaient à traiter par des quantités de 10.000 k. et même de 50 000 k. avec certains teinturiers de Lyon et du Nord.
- Est-ce que le bois d’Inde ne serait pas à la veille d’être ébranlé dans ses bases. Jusqu’à | présent il a tenu bon, mais son bas prix comme matière première, vu son rendement, est malheureusement pour lui compensé par les difficultés d’emploi. Les mordançages, rinçages, etc., sont un obstacle : bref on ne veut plus de difficultés aujourd’hui.
- De plus, avec les bas prix pratiqués pour la teinture des cotons, un simple rinçage constitue une surenchère sérieuse. Or, avec les couleurs diamine, tout se fait dans le même , bain, pas de rinçages préalables avant la tein-• ture et sur les mordants ; de plus une seule I teinture suffit, au lieu d’un mordançage et I teinture.
- Or, quels sont les mordants employés? Du sel marin, à 14 fr. les 100 k., mettons
- 1 T., prix fort dans le centre de la France.
- Et encore le sel marin est-il remplacé depuis peu complètement par le sulfate de soude. Or le sulfate de soude sec, dit sulfate de soude riche pour les verriers, calciné au rouge blanc, et très pur d’acide, vaut-il au maximum par quantités 8 fr. les 100 k. à Lyon ! Je laisse de côté le sulfate de soude cristallisé; je n’aime pas l’emploi de produits cristallisés avec des 60 p. 100 d’eau nécessitant d’énormes emballages pour rien et de même faisant surtout l’affaire des Compagnies de chemins de fer par des charrois inutiles. De plus le sulfate de soude cristallisé n’est pas donné à moins de 10 ou 13 fr. les 100 k.;[c’est cher, vu l’eau qu’il renferme.
- Le carbonate de soude, ici, je fais la même remarque que pour le sulfate,il faut employer le type sec, fabrication genre Solway,qui vaut 19 à 20 fr. les 100 k. et représente 3 fois environ son poids de cristaux de soude à 11 ou 12 fr. les 100 k. C’est une affaire d’habitude.
- Quant au savon, avec les produits dérivés des huiles de pulpe d'olive, on a de beaux résultats. Les savons de pulpe, à des prix dérisoires 43 à 45 fr. les 100 k., ont tout déplacé en teinture à Lyon. Ils sont vendus sur analyse avec des richesses de 62 à 63 p. 100 de corps gras ; ils moussent bien, se rincent bien et n’exposent pas au danger de l’odeur en placard. Ce sont des savons verdâtres à odeur forte, rappelant celle de l’olive dont ils dérivent. Ce n’est vraiment plus la peine d’em -
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- LE MONITEUR DS LA TEINTURE
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- ployer des savons d’oléine pour la teinture et surtout pour finir. Les prix sont égaux, mais les savons, ceci est connu des hôteliers et ménagères, ne laissent aucune odeur au linge fraîchement rendu, mais le linge mis en placard l’odeur du savon employé ne tarde pas à reparaître. J’ai dîné plusieurs fois dans de très grands restaurants et la serviette que l’on me donnaitexhalait un parfum insupportable de chandelle (savon d'oléine), tandis que les savons de pulpe laissent une odeur d’olive très atténuée.
- Or, dans les couleurs diamine avec savon, on fait un faible rinçage; d’ailleurs,c’est inutile, quel que soit le savon employé et quel que soit le nombre des rinçages par la mise en placard, l’odeur primitive reparaîtra. Ces observations se font pour les apprêts avec savon également.
- Ici j’ouvre une parenthèse.Puisque nous en sommes sur la question des savons,d’une manière incidente, les savons parfumés sont à dédaigner en industrie, car les parfums ne sont mis que pour masquer la mauvaise odeur des corps gras.
- L’odeur artificielle part et celle sut generis reparaît (huile de poisson, chandelle, etc., etc.).
- Il faut laisser l’emploi des savons parfumés faits avec des corps gras animaux (à cause de la mousse) aux petites maîtresses.
- Il y a cependant un savon parfumé naturellement, mais qui se rince mal. En Angleterre, on en fait un grand usage, c’est le savon de palme à odeur de violettes. Il joue un grand rôle dans les soies à coudre, auxquelles’‘il laisse un parfum très faible et durable de violette ou d’iris. Malheureusement, on ne sait pas l’employer en France.
- Le phosphate de soude cristallisé, qui joue également un rôle dans la teinture en couleurs diamine, est un sel à vil prix : 43 à 45 fr. les 100 k. C’est le mordant relativement le plus coûteux. Dans le premier numéro, j’examinerai les doses et les prix par 100 k. de coton
- et la classification des mordants selon les couleurs.
- D'ores et déjà, disons qu’il est impossible d’abaisser les prix de revient, à moins de ne rien mettre de tout.
- Marius MOYRET {Reproduction interdite.) ‘A suivre.)
- LA TEINTURE DES TISSUS de soie fantaisie
- Les tissus légers en soie, tels que tulles, gazes, dentelles, crêpes, etc., se tissent ordinairement en écru et vont ensuite à la teinture.
- Le premier traitement est donc la cuite, qui se fait comme d’ordinaire en faisant bouillir les étoffes dans un bain de savon. La cuite de ces tissus est pourtant une opération très délicate et ne doit être faite que par des ouvriers expérimentés.
- On arrête l’opération lorsque les tissus montrent le craquant et on lave très soigneusement, après avoir passé auparavant dans un bain légèrement alcalin. Vu l’état de torsion quelquefois très serré du fil dans ces tissus, le savon ne s’en va que fort difficile- i ment et cependant, si l’on ne prend pas soin de l’éliminer complètement, les couleurs, après : teinture, ne sont jamais parfaitement unies.
- , Pour le blanc et les couleurs claires, on soumet, avant la teinture, les pièces au blanchiment, qui ne se fait plus aujourd’hui, me semble-t-il, que par la méthode de l’eau oxygé- : née. On traite les soies par un bain composé de 25 litres d’eau bouillante, 15 litres d’eau oxygénée à 10 volumes et 2 à 3 litres d’ammoniaque à 22°. On couvre le bain d’une toile, on laisse en l’état pendant quelques heures, puis on ajoute encore un litre d’ammoniaque, après avoir porté le bain à l’ébullition et on y met les pièces, pour les y laisser jusqu’au soir. Les soies doivent passer la nuitdans l’eau,pour éliminer des pores le liquide de blanchiment, qui est très difficilement élevable.
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- ET DE ^'IMPRESSION DES TISSUS
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- On teint ordinairement à la machine (le dévidoir), excepté dans les cas où on est forcé de tenir le bain très concentré. En ce qui concerne les méthodes de teinture, ce sont les mêmee que pour la soie cuite. On s’efforce aujourd’hui de donner aux teintes sur ces étoffes de fantaisie la solidité la plus grande possible, pour permettre les lavages fréquents à l’eau de savon, quoique la plupart de ces tissus, comme les gazes, les crêpes, servant à faire des robes et des sorties de bal, etc., puissent parfaitement s’en passer.
- Mais il est une particularité sur laquelle le teinturier doit porter l’attention, à savoir que la plupart de ces étoffes servent surtout le soir et la nuit et par conséquent à la lumière artificielle ; or, on sait que cette lumière agit très sensiblement sur les nuances, en leur ajoutant des teintes jaunes ou rouges. La teinture de ces étoffes ne doit donc se faire qu’avec des couleurs appelées « lumière ». Cette exigence, qui causait, il y a quelque temps encore, de graves difficultés dans le choix des couleurs, s’est simplifiée dès que la lumière électrique- est entrée en usage.
- Une des couleurs les plus employées est le crême. Elle est presque générale dès le blanchiment, mais on relève ordinairement cette teinte blanc jaunâtre avec des colorants. Il est avantageux de donner à ces articles une légère charge pour arrondir le fil. On fait le crême, par exemple, avec du sumac fixé sur le mordant d’alumine. Les pièces blanchies et mordancées sont traitées dans un bain de 1,5 kilos d’extrait de sumac pur pour 10 kilos de marchandise, pendant environ 314 d’heure à 1 heure à la température ambiante ; on peut aciduler le bain avec un peu d’acide acétique.
- Pour le crème, on emploie tous les colorants capables de le réaliser suivant la nuance et la solidité à obtenir. On prend ainsi le safran pour le crème rougeâtre ; c’est un colorant très cher, il est vrai, mais aussi très beau et solide. Une nuance un peu plus rabattue donne l’épine -vinette et l’ébenet, remarqua
- bles par leur solidité. Parmi les colorants artificiels, trouvent souvent application l’acide picrique, le jaune chinoline (l’acide chinophta-lone-sulfonique) et la phosphine (chlorhydrate de chysaniline), qui donnent des nuances très pures à la lumière artificielle.
- Cela nous entraînerait trop loin, de citer tous les colorants employés dans la teinture des tissus de soie fantaisie. Leur emploi dépend beaucoup de la solidité à obtenir. On teint aussi les gazes en couleurs, très brillantes parfois, mais en général petit teint, tandis qu’on use de couleurs plus solides, pour les tulles et dentelles servant à un usage prolongé. En outre, on sait que chaque atelier de teinture a ses procédés particuliers et ses secrets, qu’il est impossible de poser des règles à l’emploi pratique des colorants.
- Aussi nous contenterons-nous d’en citer seulement quelques-uns, et de donner leurs propriétés caractéristiques et leurs avantages.
- Pour les nuances mode, on emploie, suivant la solidité désirée et l’usage, un mélange de roccaline, de jaune soleil (sel de soude de l’acide azoxystilben-disulfonique( ou de l’azofla-vine et de l’induline ou bleu Victoria (chlorhydrate de phenyl-tetramethyle-triamino a-naphtyldiphenylcarbinole) ; d'un autre côté, au contraire, les couleurs anciennes, telles que l'orseille et le jaune de naphtole, le curcuma ou même l’acide picrique avec l'indigocarmine.
- Chacun sait que quelques-unes de ces couleurs, l’orseille, par exemple, donnent dans les couleurs mixtes et à la lumière artificielle, des reflets rougeâtres : l’indigocarmine, au contraire, à une tendance à verdir.
- Nous citerons d’abord quelques colorants, qui se comportent d’une manière caractéristique à la lumière artificielle, mais nous laisserons de côté leur mode d’emploi, que nous avons le droit de supposer suffisamment connu.
- Les couleurs vertes et jaunes sont les moins sensibles à l’action de la lumière artificielle ; par contre, les couleurs qui contien-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- nentdu bleu ouduvert sont rougies ou bleuies, suivant leurs caractères particuliers. Mais il en existe aussi, qui paraissent dans leur nuance pure et que l’on a appelées, pour cette jaison, couleurs lumière.
- Les couleurs rouges et roses, contenant du bleu, ne montrent à la lumière artificielle, que le rouge moyen neutre ; les couleurs bleues et violettes se nuancent d’une manière encore plus apparente. Les violets méthyle et acides rougissent très fortement. Les bleus ont des caractères spéciaux, mais il paraît que les nuances claires sont plutôt suj ttes au verdissage, que susceptibles de prendre une teinte rougeâtre par l'effet des rayons jaunes de la lumière artificielle. Pour citer quelques exemples, les bleus alcalins rougissent assez fortement dans les nuances moyennes, à l’exception du bleu alcalin méthyle. Le bleu méthyle verdâtre pour soie (1) (M. L. et B.) se nuance moins sensiblement ; enfin le bleu de nuit chlorhydrate de tolyletitraéthyletriamido-a-naphtyldiphénylecarbinole) est un bleu lumière.
- Outre la particularité citée ci-dessus, le teintier des articles en soie fantaisie doit noter aussi que beaucoup de ces tissus, surtout les tulles et les dentelles, sont appelés à être fréquemment en contact avec de la poussière, réactif très alcalin. Or, beaucoup de colorants sont sensibles à cet égard, tout en demeurant solides à la lumière et aux autres agents, comme dans l’exemple suivant : les jaunes de safran et de chinoline s’emploient pour les vêtements et articles de fantaisie destinés à être portés à l’extérieur et demandant à être très solides, tandis que la nuance obtenue avec l’épine-vinette perd beaucoup de sa légèreté. Toutes ces couleurs sont très résistantes à la lumière et leurs variations ne peuvent être provoquées que par l’influence de la poussière, dont l’action est très prononcée.
- Dans toutes les nuances, obtenues par des
- (1) Sel de soude de l’acide triphenyle-p-rosanilinetrisulfonique.
- couleurs sulfonées, qui forment des sels incolores, dans les bleus alcalins, fuschine et violets acides, vert lumière, etc. Le violet acide 4BN (sel de soude de l’acide benzylepenta-méthyletriamidotriphenylecarbinolsulfonique) et le bleu vert (B. A. et S. F.) font exception à cette règle.
- Le noir, la teinte par excellence pour les dentelles, les crêpes, etc., se fait par la méthode ordinaire et sans charge. On mordance les pièces cuites dans la rouille à 10° B., on lave dans l’eau dure pour mieux fixer le fer et on rince dans l’eau douce, dans le cas où l’on fait suivre un bain de teinture savonneux. On teint avec du campêche, du bois jaune (extrait de Cuba), ou du curcuma dans un bain concentré, additionné de savon. On peut aussi passer à l’avance dans un simple bain de bois jaune et teindre au campêche avec addition de sumac. Il me semble qu’on emploie presque partout, dans ce but, les colorants tirés de bois, sous la forme très commode des extraits solides.
- L’apprêt des étoffes dont il a été parlé se donne dans un bain gélatineux acidulé avec de l’acide acétique ou tartrique. On prend très peu de liquide, autant qu’il est nécessaire pour couvrir les pièces ; on les y remue 5 à 10 minutes, on tord, puis on essore légèrement. La dose de gélatine, — qui doit être de première qualité et incolore, pour les nuances claires, — dépend des tissus et du degré de raideur exigé.
- On ajoute au bain d’apprêt, pour les teintes noires ou foncées, un peu de campêche ou de couleur équivalente.
- Le séchage se fait en tendant la pièce avec soin dans les cadres horizontaux, pour que l’apprêt soit également réparti partout. Pour terminer, ajoutons que le traitement des étoffes ci-dessus, très fines et très délicates de nature, exige,en ce qui concerne le traitement mécanique, beaucoup d’expérience et d’habileté.
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion Vanalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- IMPRESSION SUR TISSUS : SOIES, LAINES ET COTONS
- Par M. Edouard Cousin.
- Ce procédé d’impression peut s’appliquer à tous les tissus (soies, laines et cotons ou mélangés de ces matières) et permet d’imprimer en toutes couleurs. Il présenterait sur les procédés en usage aujourd’hui les avantages détaillés plus loin et n’aurait aucun rapport avec ce qui s’est déjà fait pour imprimer sur tissus.
- Étant donné un tissu quelconque (soie, laine et coton ou mélangée de ces matières), sur lequel on veut imprimer des motifs quelconques, en n’importe quelle couleur, on préparera une ou des formes, flans, etc., en papier, en carton, en celluloïd ou en métal, qui sont découpés à jour, chacun suivant les contours du dessin pour chaque couleur à obtenir; puis on place cette ou ces formes sur le dessin, et avec des pinceaux, tampons, cylindres ou tout autrement, on passe successivement par repérage la couleur voulue dans les jours de chaque forme.
- Les avantages industriels principaux de ce procédé d’impression seraient les suivants : 1° rapidité de la gravure ; 2 coût minime de cette dernière et 3 emploi de manœuvres quelconques pour exécuter un travail fait ordinairement par des ouvriers spéciaux.
- PEINTURE BRODERIE EN RELIEF aPpliquée avec ornements servant aux cultes et aux sociétés
- Par M. Albert Escoubé.
- Cette peinture se fait sur étoffes de soie, velour, satin, peluche, drap, feutre, drap d’or, a l’aide des couleurs ordinaires broyées à l’huile.
- Le procédé consiste à étendre, par empâtements très épais, les couleurs sur l’étoffe à peindre en suivant les contours du dessin tracé ; ensuite à faire fondre ces couleurs, régulariser les dessin et donner, au moyen des hachures dans le sens voulu, l’apparence de la broderie à ce travail. Le tout est exécuté avec une plume métallique ordinaire, une pointe d’acier ou un burin.
- Le but que se propose l'inventeur est d’affecter cette peinture à la fabrication et à la confection par les moyens ordinaires, seule ou concurremment avec les procédés de broderies déjà usités, des ornements servant aux cultes, tels que chasubles et accessoires, ou bien encore aux bannières, banderolles, écharpes, drapeaux, servant aux sociétés.
- APPLICATION DE LA VAPEUR SURCHAUFFÉE AU FIXAGE DU BRILLANT SUR LES ÉTOFFES Par M. Emile Béranger.
- Depuis longtemps il est fait usage de la vapeur,pour le fixage du brillant, dit « indestructible », sur les étoffes ; ce brillant étant obtenu, soit par la presse hydraulique, soit par la presse à chaud continue, appelée aussi cylindreuse, est fixé à l’aide de la vapeur. Suivant les résultats que l’on a en vue, on emploie, pour fixer le brillant, des draps des machines très diverses, qui principalement sont : la table à décatir et les machines dites « andouilles à décatir sans plis. »
- La pression de la vapeur affectée au fixage du brillant, mesurée sur le générateur, ne dépasse en aucun cas 5 à 6 kilog. et elle ne serait plus que 3 à 4 kilog. après son introduction dans l’intérieur des appareils.
- Ces appareils, comme on le sait, se composent d'un cylindre horizontal ou vertical en cuivre perforé, sur lequel l’irruption de la vapeur se fait sans déplacement par le centre de l'un de ses tourillons.
- La vapeur est donc obligée de se détendre à son arrivée dans le cylindre et elle perdrait ainsi la plus grande partie de son pouvoir
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- LE MONITEUR DE LA;TEINTURE
- fixant. Il serait très important également de ne pas mouiller l’étoffe pendant l’opération du fixage, et, avec la disposition employée et malgré la purge du cylindre, il est bien difficile d’éviter cet inconvénient.
- La présente invention a pour but d’employer de la vapeur dont la pression excède celle en usage actuellement pour le fixage du bridant dit « indestructible », soit que cette vapeur soit fournie directement par le générateur, soit qu’elle soit prise du générateur et surchauffée par les moyens connus avant d’être affectée au fixage du brillant. L’emploi de la vapeur à cet état supprimerait les inconvénients que nous avons signalés plus haut, attendu que cette vapeur, étant très sèche, ne mouillera pas l’étoffe soumise à son action et, de plus, il procurerait une économie de temps qui peut varier de 20 à 80 pour 100 sur le système actuel, tout en donnant un brillant parfait.
- (Reproduction interdite).
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS Par M. le professeur Hummel (Moniteur scientifique Quesneville)
- (Suite)
- Le type des colorants basiques est la fus-chisne. On les fixe généralement sur laine et soie en bain neutre ou légèrement alcalin ; sur coton on les fixe au moyen du tannate d’antimoine ou d’étain. Les colorants acides ne sont employés que sur laine et soie ; on les fixe en bain acide. Comme type, nous pouvons prendre n’importe lequel de ces nombreux ponceaux azoïques qui, dans ces dernières années ont acquis une grande importance comme substituts de la cochenille. Le rouge congo et ses congénères sont relativement nouveaux ; on les fixe généralement sur laine, soie et coton en bain neutre ou légèrement alcalin. Parmi les matières colorantes produites sur la fibre même, nous avons en premier lieu le
- noir aniline et ensuite, comme autres types, les couleurs de la primuline de Green.
- Nous remarquons, à première vue, que ces colorants tirant sans l’intervention de mordants sont beaucoup plus nombreux et beaucoup plus vifs que ceux ne tirant que sur mordants, mais nous constatons en même temps qu’ils sont pour la plupart beaucoup plus fugaces. Il n’y en a que quelques-uns qui fassent exception et qui donnent sur les différentes fibres des nuances égalant en solidité celles fournies par les colorants tirant sur mordants.
- Parmi les colorants basiques, nous cherchons en vain pour en trouver un vraiment solide sur n’importe quelle fibre. Le rouge Magdala, sur soie, paraît être plus solide que les autres et dans la série des bleus et des verts nous trouvons quelques bleus ternes sur coton, qui sont assez solides et qui ont été re commandés comme substituts de l’indigo : ce sont le bleu de paraphénylène, la ciméréine, le bleu de Meldola, etc. Les verts azines aussi paraissent être moyennement solides sur coton et sur soie.
- Mais, par contre, dans les colorants acides nous trouvons un certain nombre d’écarlates de rouges cramoisis et de bordeaux possédant une solidité considérable, sur laine tout aussi bien que sur soie. Il y en a quelques-uns qui sont presque aussi solides que les écarlates à la cochenille : tels l’écartate de Biebrich, la I crocéine brillante, etc.
- ' Parmi les oranges et les jaunes acides nous en rencontrons aussi un bon nombre de solidité moyenne. Il y en a même une dizaine qu’on peut appeler solides, même au point, paraît-il, de pouvoir concourrir avec les couleurs d’alizarine. Nous avons pour la laine : l’orange de crocéine, l’aurantia, l’orange cristallisé, la tartrazine, le jaune foulon, l’orange palatin ; sur soie : le jaune acide E, le jaune brillant, le jaune de métaline, la curcumine S. Il est intéressant de noter le caractère fugace de la tartrazine, de l’aurantia, du jaune cristallisé sur soie, sur laine, ces trois colorants étant d’une grande solidité. Il y a encore une
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- particularité de l'acide picrique à remarquer, sur laine cette couleur passe du jaune citron au rouge brun.
- Les verts et les bleus acides sont pour ainsi dire tous fugaces, sur laine tout aussi bien que sur soie. Le Patent-bleu (bleu breveté) semble un peu meilleur que les autres. Parmi les noirs et les violets acides nous en trouvons un petit nombre d’une solidité moyenne sur laine et sur soie ; ce sont : le noir naphtol, le naphtylamine, le brun résorcine, le brun solide, etc. — Les couleurs azoïques tirant directement, le rouge congo et ses congénères sont généralement peu solides. Il n’y en a que quelques-uns d’une solidité satisfaisante. Le rouge diamine solide, par exemple, résiste très bien à la lumière sur laine et sur soie et peut certainement être comparé avec le rouge aliza-rine ; mais sur coton il est tout aussi fugace que le reste. De solidité moyenne sur laine sont le brillant-congo G et R, le congo GR sur soie, l’écarlate de diamine B, la deltapurpu-fine 5 B et le brillant-congo R. Parmi les colorants faisant partie de cette classe, ce sont sur coton les jaunes et les orangés, qui sont les plus solides, mais encore ne sont-ils que d’une solidité moyenne. Ce sont l’orange mikado 4 R, R, G, le jaune de Hesse, la curcu-mine S. Sur laine nous en avons une demi-douzaine de solidité moyenne, comme le congo-orange, le benzo-orange R, la chrysophénine G, la chrysamineR, le jaune brillant. Quand à la soie, nous trouvons dans les jaunes et les oranges de ce groupe une douzaine de colorants des plus solides que nous connaissions sur cette fibre, tels que le congo-orange R, la chrysophénine, G, le jaune diamine N,le jaune brillant, la curcumine N, le benzo-orange, le jaune de Hesse, les chrysamines R et G, le jaune créosotine R et G, le jaune pour coton G et le jaune de carbazol. C’est là un fait très curieux et très intéressant que de trouver dans ce groupe de colorants azoïques généralement fugaces un certain nombre d’une solidité considérable sur soie.
- Les violets et les bleus de ce groupe ne sont
- pas d’une solidité particulière ; il n’y a que le violet diamine N, qui soit moyennement ré sistant sur laine, tandis que sur soie ce sont la sulfonazurine, le benzo bleu noir et le gris direct qui méritent cette même distinction.
- Dans le petit groupe de colorants formés sur la fibre même il n’y a de remarquable que le noir d’aniline, qui est probablement la couleur la plus solide qu’on puisse fixer sur les fibres.
- Cette classification de toutes les matières colorantes en colorants directs et en colorants tirant sur mordants a été faite au point de vue du teinturier, suivant leur nuance et leur mode d’emploi. Mais le savant les classe tout différemment, c’est - à-dire suivant leur constitution chimique, suivant le groupement des atomes, et de cette façon il les partage en colorants nitrés, phtaléines, azines, etc.
- En partant de ce point de vue et en étudiant l’action de la lumière, nous trouvons que tandis que les membres de certains groupes sont presque tous fugaces, les membres d’autres groupes sont tous solides, et de ce fait nous sommes en droit de conclure que la constitution chimique d’une matière colorante joue un grand rôle dans la manière de se comporter vis-à-vis de la lumière. Les membres du groupe de la rosaniline sont tous fugaces au même degré, tandis que ceux du groupe de l’alizarine possèdent, en général, la propriété d’être solides. Les èosines sont particulièrement fugaces, mais rien qu’en introduisant un groupe éthyle, comme c’est le cas pour l’éthyle-éosine, on arrive à avoir une matière colorante plus solide.
- Dans le groupe des colorants azoïques une partie est fugace, une autre partie est moyennement solide ; en les examinant de plus près, nous trouvons que ce sont les colorants tétra-zoïques qui sont plus solides que les colorants diazoïques ordinaires.
- Jusqu’à présent, il n’est pas possible d’établir des règles générales permettant de déduire de la constitution chimique d’un colorant des conclusions exactes sur sa solidité ; il est
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- toutefois prouvé que dans beaucoup de cas la constitution chimique peut donner des indica- | tions utiles.
- Il est à peine nécessaire de dire que la solidité à la lumière d’une matière colorante est indépendante de sa valeur commerciale, cette dernière étant déterminée uniquement par le prix de revient des matières premières, par la main-d’œuvre et le bénéfice que le fabricant désire en tirer. De même nous ne devons pas supposer que la facilité d’emploi est en rapport avec la solidité, car quelques-uns de nos colorants artificiels les plus solides sur laine, tels que le rouge diamine solide, la tar-trazine, etc., sont fixés de la manière la plus simple. D’un autre côté, l’intensité d’une couleur a une influence considérable sur sa solidité ; une nuance claire d’un colorant solide, comme l’indigo, par exemple, passera relativement très vite à la lumière. Pour certaines matières colorantes, possédant un pouvoir tinctorial très considérable, le caractère fugace est encore accentué, grâce à cette propriété même, car des quantités minimes suffisent pour teindre les fibres.
- Il est intéressant d’examiner quelle est l’action de la lumière sur un mélange de couleurs. Une couleur fugace devient-elie plus solide en la mélangeant avec une couleur solide : Telle est mon opinion qui, du reste, est basée sur des observations générales, et je crois que si la lumière agit sur un mélange de couleurs, c’est la couleur fugace qui passera, tandis que la couleur solide résistera à cette action. Un bleu cuvé, par exemple, est solide, relativement à l’indigo qui entre dans sa composition ; des additions d’orseille et de carmin d’indigo ne peuvent que nuire à sa solidité.
- Après avoir passé en revue ces nombreuses matières colorantes artificielles, je pose encore une fois la question : d’où vient-il qu’elles sont généralement considérées comme fugaces ?
- En premier lieu, cela tient à ce que surtout parmi les colorants directs nous en avons un grand nombre de vraiment fugaces. En outre,
- toutes les matières colorantes qui furent en premier lieu retirées du goudron de houille appartenaient à une classe de colorants qui jusqu’à présent ne nous a fourni que des représentants fugaces; ces matières colorantes étaient la mauvéine, la fuschine, le bleu de Ni-cholson, etc.
- (A suivre.)
- ------- — 9-9-0- ---------
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re -lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- UNE NOUVELLE MATIÈRE COLORANTE BLEUE
- Le Bleu-Crèsyle (Leonhardt et Cie).
- La maison Leonhardt et Cie vient d’offrir une nouvelle matière colorante bleue, qui pourrait trouver certaines applications très intéressantes. Le bleu crésyle est un bleu de nature basique et se rapproche beaucoup du bleu méthylène, néanmoins il est plus brillant que ce dernier et encore beaucoup plus soluble, de sorte qu’il pourrait rendre de grands ervicesdans l’impression. Il existe jusqu’à présent 3 marques différentes de ce produit : la marque bleu (BB) et deux manques virant au rouge (R et RR). Il faut remarquer que les marques R et RR ne sont point des mélanges faits avec la marque bleu et du violet,mais bien des corps uniques. Les marques R et RR possèdent comme bon teint absolument les mêmes qualités que la marque BB. Le bleu crésyle est solide à l’air, à la lumière, au lavage et au savon. Une exposition de deux mois (juillet et août) à la lumière n’a pas altéré la nuance du bleu crésyle.
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- On applique cette matière colorante de la même manière que les matières de nature basique. Une qualité remarquable de ce bleu est qu’on puisse produire à son aide des enlevages blancs sur fond bleu. L’échantillon a été exécuté de la manière suivante : on mor-dance les pièces au tannin et à l’émétique, puis on teint avec 1,2 ou 3° de bleu crésyle. On commence l’opération de teinture à tiède et l’on monte progressivement au bouillon; on ajoutera avantageusement un peu d’alun ou d’acide acétique au bain de teinture. Après teinture, on met sécher. On ronge les pièces teintes en bleu de la manière suivante :
- On épaissit de la soude caustique à 30 B. avec de la deuxtrine (Pour 1 litre de soude caustique à 30oB., il faut 750 gr. de dextrine.
- On exprime ce rongeant ; on sèche à une température de 70-80° C. (ne pas vaporiser). Les enlevages, qui montrent après impression
- Bleu crésyle rongé en blanc.
- une teinte rougeâtre, doivent après la sèche montrer un aspect jaune canari. Ensuite on passe ces pièces par une cuve acide; acidulée à l’acide chlorhydrique, à tiède. Pour les teintes claires, un bain à 0;25 % suffira, pour les nuances moyennes à 0,5 % et pour les nuances foncées on portera la dose d’acide à 1 %- Après 1[2 à 1 minute l’enlevage est opéré.
- On lave à grande eau, on savonne faible-ment, on lave de nouveau, puis on apprête.
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE {Suite)
- Note. — Avant d’aller plus loin, j’ai reçu une observation au sujet de la valeur du mot
- yankee. Cette expression, qui a cours pour tout, est la prononciation du mot english par les Indiens, et elle est restée, au commencement du siècle dernier, comme terme de mépris pour les Américains du Nord, quoique d’origine anglaise, et surtout anglaise, et pour les Anglais. (Voyez le Dictionnaire de Larousse.) •
- ï Je n’aime pas à envenimer les querelles de peuple à peuple; je trouve qu’il y en a déjà beaucoup trop, et c’est pour cela que, dans le dernier numéro du journal, je n’ai pas donné la véritab’e valeur du mot yankee, d’après les Voyages de Gulliver, écrits par Swift, esprit un peu chagrin.
- Ici, chers lecteurs, vous me permettrez bien une petite licence. J’ai nommé Swift, écrivain critique de son époque, mais ses Voyages laissent bien à désirer; Rabelais est plus joyeux dans sa critique de François Ier, mais laisse bien à désirer comme expression. Un peu trop nature.
- Et quant au roi des critiques, c’est Cervantes, dans son immortel ouvrage Don Quichotte (j’écris en français) ou la critique du règne de Philippe III, roi de toutes les Espagnes Critique, finesse et élégance, tout est réuni.
- Nous avons eu en France un Cervantès. C’est Louis Reybaud, qui a écrit un ouvrage admirable, Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale. Précision, élégance et finesse, tout y est. Malheureusement, cela a servi à quoi? A rien.
- Nous sommes un peuple léger, et il faut nous corriger de cela. Quelle différence y a-t-il entre les bitumes du Maroc de Paturot et le Panama, etc., etc., etc.? Mêmes situations renouvelées, sous des formes légèrement modifiées. Lisez Paturot et vous retrouverez toutes les actualités de nos jours, y compris les misères à soulager à l’étranger. (Voir dans Paturot les inondés du Borysthène, etc., etc.) Cette digression faite, je continue le sujet : France et Afrique centrale.
- Oui, c’est la France qui tient dans ses
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- mains la clef de l’Afrique. Elle en occupe l'ex-trême-nord avec un climat où ses enfants peuvent vivre. Si les Anglais étaient, comme climatologie, dans les mêmes conditions dans les Indes, il y a longtemps qu’ils en auraient | tiré un autre parti que celui actuel. Malheureusement la race européenne ne peut produire, sous ce ciel merveilleux mais mortel pour les descendants de Japhei.
- Que faisons nous de l’Algérie, de l’ancienne Numidie? Rien du tout ou à peu près. Quant à la Tunisie, ancienne Carthage, nous n’en avons que le protectorat. Or, ces régions ont été les greniers de Rome. Il faut qu’elles soient un jour les nôtres, ut, en plus, le débouché de nos produits manufacturés, dans les étoffes légères, par exemple, etc., etc.
- Et quant au Maroc,ancienne Mauritanie,c’est l’affaire de l’Espagne. Je l’ai dit : le champ est vaste ; mais par le nord de l’Afrique, c’est le vrai chemin de pénétration pour arriver au centre.
- Que faisons-nous comme colonisation ? rien du tout.
- Y a t-il une Exposition universelle à Paris, que donne-t-on au public? Des choses abracadabrantes : des tirs à la carabines par des peaux rouges de Montmartre, des danses du ventre par des odalisques de la Guillotière (Lyon). Non, tout cela n’est pas sérieux.
- Prenons, par exemple, Lyon. Eh bien ! ma ville natale devrait être le centre du mouve ment de colonisation algérien, à titre officieux et à titre officiel. Il y a une école de Commerce où l’on a appelé tous les étrangers, sauf les Africains. L’on parle d’une Exposition universelle pour 1894, je lui souhaite bonne réus site, quoique je n’aime [guère ces exhibitions qui sont plutôt des vogues foraines que des choses sérieuses. A cela, j’aimerais mieux en tendre parler de la fondation d’un grand collège ou lycée africain à Lyon, où nous inviterions nos Arabes à se rendre compte de la valeur de notre civilisation,[de ses avantages.
- Lavigerie l’avait compris, il est regret
- table qu’il soit mort à la peine, mais ce n’est pas une raison pour ne pas continuer son œuvre. Et je vais plus loin, pendant que nous devons favoriser l’émigration des Français en Algérie, au lieu de les laisser aller mourir de misère à Buenos-Ay-res, etc., nous devons créer des écoles franco-arabes, non pas en Algérie — il y en a, — mais en France. Et c’est Lyon qui est désignée pour cela.
- C’est Lyon qui, fait curieux, est appréciée, comme position géographique, par l’illustre géographe américain, le capitaine Maury, doit être un jour à la tête du mouvement d’exportation et d’importation avec l’Afrique, et par le Rhône.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.) (A suivre?)
- JURISPRUDENCE
- COUR D'APPEL DE LYON (2 Ch.) Présidence de M. Tallon.
- Audience du 23 décembre 1892
- TEINTURIER. — OPÉRATION DE DÉCREUSAGE ET DE TEINTURE DE TISSUS. — MAUVAISE ODEUR DE l’étoffe. — vice caché. — responsabilité DU TEINTURIER. — LIVRAISON. — PREUVE DE LA FAUTE. — APPRÉCIATION DES DOMMAGES-INTÉRÊTS. — DOUBLE EXPERTISE.
- L’avertissement par lequel un fabricant de tissus déclare au teinturier chargé de faire subir à ces tissus les opérations du décreusage et de la teinture qu’il le rendra responsable des conséquences que pourrait avoir la mauvaise odeur des tissus s’il s’en produit après ces opérations, a pour conséquence d’engager la responsabilité du teinturier, à moins que celui-ci n’établisse que la mauvaise odeur qui s’est manifestée provient d’une cause étrangère à ces opéra-ttons.
- La livraison des marchandises acceptée par le fabricant ne saurait dégager la responsabilité du teinturier à raison du vice caché
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- consistant dans l’odeur qui a ultérieurement déprécié la marchandise ; la responsabilité de ce vice caché résulte soit des principes de garantie en matière de vente (art. 1641 C. civil), soit de l’assignation du teinturier qui a fait la manipulation des étoffes et a fourni la matière tinctoriale, à l’ouvrier chargé d’exécuter l’ouvrage avec sa propre matière.
- Le teinturier n’est pas moins responsable si on attache au contrat le caractère d’un simple louage d’ouvrage, alors que la dépréciation de la marchandise provient de la manipulation qui en a été faite dans ses ateliers ; l’ouvrier à façon répondant de sa faute même légère.
- L’évaluation des dommages-intérêts doit se régler d’une part sur la gravité de la faute commise, ( t d’autre part sur l’étendue du préjudice causé.
- (Jarrosson et Laval — C. — Guillon et Vignet) Arrêt
- Considérant que Jarrosson et Laval ont confié successivement à Guillon et Vignet, pour les teindre, 1,400 pièces d’étoffes dites Balambo, destinées à être vendues en Amérique ; qu’ils soutiennent qu’à la suite de l’expédition, un grand nombre (600 environ) furent refusées par les acheteurs au représen-tant de leur maison à New-York à raison de la mauvaise odeur qui s’en dégageait; que le représentant de Jarrosson et Laval dut alors réaliser la vente des marchand ses à vil prix, ce qui aurait entraîné au préjudice des appelants une perte de 21,023 fr. 50; que c’est à raison de ce préjudice qu’ils ont actionné Guillon et Vignet et leur demandent le Paiement de ladite somme à titre de dom-mages intérêts ;
- Qu’il s’agit donc d’abord de rechercher si Guillon et Vignet sont les auteurs responsa bles de la faute qu’on leur reproche et de dé-terminer ensuite qu’elle sera l’étendue du préjudice causé.
- I* — Sur la responsabilité des teinturiers : Considérant que le contrat intervenu entre
- Jarrosson, Laval, et Guillon et Vignet, teinturiers, avait pour objet la teinture des étoffes dites Salambo qui leur était confiée; que cette opération comportait préalablement celle du nettoyage des matières grasses du tissus, dite * décreusage » ;
- Que ce contrat imposait manifestement aux teinturiers l’obligation de livrer à leurs clients un travail loyal et marchand, conforme aux usages du commerce; que cette obligation était d’autant plus étroite pour Guillon et Vignet, que leurs opérations roulaient sur des chiffres plus considérables, l’ensemble des sommes payées pour la manipulation des piècesSalambo s’étant élevé à 15,756 francs; que les frais de teinture pour les seules pièces objet du litige, étaient de 5,113 francs, dont 3,600 francs pour la matière tinctoriale et 1,513 francs pour l’opération du « décreusage » ;
- Considérant que l’obligation de fournir à leurs clients un travail irréprochable a été reconnue par Guillon et Vignet eux-mêmes ; qu’à deux reprises différentes, ils ont accepté de soumettre à une nouvelle manipulation diverses pièces d’où émanait une mauvaise odeur ; que dans leur correspondance même, tout en protestant le 6 avril 1891 contre la demande de Jarrosson-Laval, ils n’ont pas contesté en principe la responsabilité du teinturier, mais ils ont soutenu seulement que la mauvaise odeur ne venait pas de leur manipulation, mais bien des schappes employées dans le tissu ;
- Considérant, au surplus, que l’obligation résultant du contrat a été nettement spécifiée par Jarrosson-Laval dans l’avertissement qu’ils ont donné à Guillon et Vignet, par leur lettre écrite le 17 novembre 1860, où ils leur déclarent expressément « qu’ils les rendront responsables des conséquences que pourrait avoir la mauvaise odeur, s’il s’en produisait. »
- Considérant que l’on ne saurait dénier la portée de cet avertissement si l’on considère que les pièces, objet du litige, ont toutes été manipulées à une époque postérieure à ladite
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- lettre, c’est-à-dire du 24 novembre 1890 au 12 février 1891 ;
- Que Jarrosson et Laval seraient au besoin bien fondés à soutenir que la lettre du 17 novembre 1890 suivie de l’acceptation du travail qui leur était offert, par Guillon et Vignet constituerait à défaut du contrat originaire, un contrat nouveau dont les conditions étaient nettement précisées ;
- Qu’en conséquence Guillon et Vignet devraient être tenus à réparer le préjudice causé, s’il s’est produit un dommage par le fait de leur manipulation.
- IL Sur la fin de non recevoir tirée de l'acceptation de la marchandise :
- Considérant que Guillon et Vignet ne sauraient prétendre qu’au cas où leur responsabilité serait engagée, ils en auraient été déchargés soit par la livraison de la marchandise, soit par le paiement de leur travail ;
- Que Jarrosson et Laval dénient formellement que l’acceptation et le paiement de la teinture aient été faits sans réserves ; et qu’ils soutiennent, en outre que le vice dont la marchandise aurait été infecté du fait des teinturiers n’ayant pu être découvert qu’après l’expédition des pièces et leur déballage en Amérique, la livraison à Lyon ne saurait dégager Guillon et Vignet de toute responsabi-pté ;
- Considérant, en droit, que soit que l’on accepte l’opinion examinée par le Tribunal en appliquant à l’espèce les principes de la garantie inscrite dans l’article 1611 du Code civil au profit de l’acheteur vis-à-vis du vendeur, soit que l’on assimile le teinturier qui a fait la manipulation des étoffes et a fourni la matière tinctoriale à l’ouvrier chargé d’exécuter un ouvrage avec sa propre matière, dont les obligations sont les mêmes que celles du vendeur, la livraison de la marchandise ne saurait dégager Guillot et Vignet de leur responsabilité à raison du vice caché qui l’aurait dépréciée;
- Considérant que suivant la prétention des appelants, la dépréciation de la marchandise
- serait la suite de la manipulation défectueuse dont elle avait été l’objet ; qu'il y a donc lieu de rechercher si réellement la mauvaise odeur s’est produite par le fait de cette manipulation; quels en sont aussi le caractère et la cause, soit qu’on doive l’attribuer à l’insuffisance du décreusage , soit qu’elle résulte, comme on l’a également prétendu, de l’emploi d’un mauvais savon dans cette opération ;
- Considérant même au contrat intervenu, le caractère d’un simple louage d’ouvrage Guillon et Vignet n’en seraient pas moins responsables de la dépréciation de la marchandise si elle a été causée par leur faute et à la suite de la manipulation faite dans leurs ate liers, l’ouvrier à façon devant répondre de sa faute, même légère, en vertu de l’adage ancien, spandet impèritione artis ;
- Considérant, en fait, qu’on objecte en vain que la responsabilité aurait été couverte par la réception de l’ouvrage; qu’il est établi par les documents de la cause que Jarrosson et Laval n’ont jamais fait réception sans réserve de garantie des marchandises confiées à Guillon et Vignet ; qu'ils se sont formellement exprimés à cet égard dans leur lettre du 17 novembre 1890; qu’ils ajoutaient même dans cette lettre, à l’avertissement ci-dessus rappelé, que toutes les différences qu’ils seraient obligés de supporter seraient déduites de leur règlement ;
- Que la même réserve s’étendait au paiement du prix ; qu'à ce point de vue d’ailleurs il ne saurait s'élever de contestation, les règlements ayant été successifs et les derniers paiements n’ayant été effectués qu’au cours même de l’instance actuelle ; qu’en outre, Jarrosson et Laval ont fait valoir leur prétention d’une juste garantie dès que le refus des acheteurs d'Amérique leur ont été connus et qu’ils ont engagé leur demande dès que les différences les constituant en perte ont été établies ;
- Considérant que Guillon et Vignet ne prétendaient pas avec plus de raison que les marchandises avaient été vendues à Passa-
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- vant, correspondant de New-York de la maison Jarrosson et Laval ; qu’ils seraient, par suite, dégagés de toutes responsabilité du fait de cette vente ; qu’il résulte, au contraire, des documents produits au débat, que Passavant n’a nullement été acheteur des marchandises expédiées; qu’il est un commissionnaire ducroire dans ses rapports avec Jarrosson et Laval ; agissant pour leur compte et se bornant à être leur intermédiaire auprès des acheteurs d’Amérique, moyennant une commission déterminée ;
- III. Sur les dommages-intérêts :
- Considérant que ces diverses objections écartées, il s’agit de rechercher s’il existe réellement une faute imputable à Guillon et Vignet et de bien déterminer quel devrait être, dans ce cas, le chiffre de l’indemnité à accorder aux appelants ;
- Que l’évaluation des dommages-intérêts doit se régler, d’une part, sur la gravité de la faute commise, et d’autre part, sur l’étendue du préjudice causé ; que la Cour n’a pas, quand à présent, les éléments suffisants pour fixer cette évaluation ;
- Qu’il convient donc de recourir à cet effet à l’appréciation d’experts ;
- Considérant qu’en premier lieu, il appar-fient à la compétence seule des hommes de l’art de déterminer, d’après les échantillons et autres pièces justificatives qui seraient four-nies, s’il s’est produit à la suite du travail de Guillon et Vignet, une mauvaise odeur qui a déprécié; les marchandises expédiées en Amèrique ; et de dire dans ce cas, quelles se-raient la nature et la cause de cette mauvaise préparation; qu’en second lieu, il paraît nécessaire de rechercher soit dans les livres, soit dans la correspondance des parties, soit encore par tout autre mode de renseignements quelle a été la quantité des marchandises expédiées, qui ont pu être refusées par les acheteurs de New-York et revendues à vil Prix par le représentant de Jarrosson et La-val, à l’effet d’établir le montant des pertes que ceux-ci ont subies ;
- Qu’il convient donc de confier la première mission, a des experts chimistes et la seconde à un expert comptable.
- Par ces motifs,
- La Cour,
- Donne acte à Jarrosson et Laval de leur déclaratiou qu’ils se désistent de leur appel contre Vignet et fils ;
- Et, avant dire droit, ordonne que par trois experts il sera procédé à la vérification des échantillons produits par Jarrosson et Laval à l’effet de constater si l’étoffe a été infectée d’une mauvaise odeur, en rechercher les causes et le caractère, à l’effet de déterminer s’il y a eu faute de la part des teinturiers entraînant leur responsabilité ;
- Autorise les experts à faire toutes recherches dans la correspondance et les livres des deux parties, à l’effet d’établir le nombre des pièces qui auraient été refusées par les acheteurs après l’expédition en Amérique, les autorise en outre à s’entourer de tous les rensei-nnements nécessaires et au besoin d’entendre des témoins à l’effet de déterminer l’étendue du préjudice causé ;
- Nomme experts, MM. :
- 1* Docteur Cazeneuve, professeur de chimie industrielle ;
- 2- Raulin, directeur de l’Ecole de chimie industrielle ;
- 3- M. Feys, expert comptable;
- Dit que les experts prêteront serment devant le Président de cette Chambre et qu’en cas d’empêchement ils pourront être remplacés sur simple requête par le Président ou le magistrat le suppléant, tous droits et moyens réservés ;
- Fait également réserve des dépens tant de première instance que d’appel et ceux d’expertise ;
- Ordonne la restitution de l’amende.
- Conclusions de M. Thévard, avocat général.
- Plaidants : M-• Millevoye et Garcin, avocats, assistés deM-' Guillermain et Pélissier, avoués.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Tarare. — Protat (Jules), teinturerie, à Thizy. — Acte du 10 janv. — L. : M. Dénoyel.
- AVIS
- St-Etienne. — Jug. disant que celui du 4 nov., déclaratif de la faillite des sieurs Pu-thod et Cie, tenturerie, à Terreneire, s'applique au sieur Puthod (Jean, Napoléon), mêmes profession et adresse.
- CLOTURE POUR INSUFFISANCE D’ACTIF
- Roanne. — Lecointre, teinturerie. — Acte du 22 déc.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en nom collectif Moinet, Mouchet, Poirson et Cie, articles de teinture, produits chimiques et drogueries, 30, rue Vieille du-Temple. — Durée : 13 ans. — Cap. 460,000 fr. — Acte du 22 déc.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Suresnes. — Dissolution à partir du lerjanv. de la Société les fils de A. Guillaumet et G. Maes, teinture, 51, quai National. — L. : MM. Maes et Léon et Emile Guillaumet. — Acte du 9, 10, 12 et 16 déc.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Roche a résilié à M. Portier, teinturerie, 44, rue d’Auteuil.
- BULLETIN_FINANCIER
- Les transactions ont retrouvé cette semaine une certaine animation, dont ont bénéficié en premier lieu nos rentes et en second nos grandes valeurs, injustement dépréciées pendant la campagne de baisse entreprise contre notre marché. Le comptant a donné le signal de la reprise en donnant des ordres assez considérables d’achat en rentes, Foncier, Suez et Chemins de fer. Quand à la spéculation bien que se tenant toujours sur la réserve, elle paraît moins disposée à se laisser influencer par la politique intérieure.
- Notre 3 0[0, après des oscillations diverses s’inscrit à 96.25.
- Le 3 0i0 amortissable, vaut 97.25 et le 4 112 0[0 106.25.
- Tous les efforts des amateurs d’Italien n’ont réussi qu’à faire coter à ce fonds le cours de 90.50.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
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- des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
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- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 4. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Février 1893
- SOMMAIRE
- JURISPRUDENCE.
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE (suite).
- PROCÈDE POUR TEINDRE LES FILAMENTS ET LES TISSUS.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE.
- NÉCROLOGIE. ",
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS (suite).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- Depuis le 1er Janvier, nos Bureaux sont transférés
- 20, RUE TURGOT
- JURISPRUDENCE
- Le dernier numéro du Moniteur de la Tein-ture, à propos du procès pendant entre MM. Jarrosson et Laval, fabricants à Lyon, contre MM. Guillon et Vignet, teinturiers, même ville, relate des faits qui intéressent tous les abonnés du journal, au point de vue des responsabilités.
- Je n’ai pas eu le temps, pour ce numéro du 20 février, non pas d’étudier la question, mais dedévelopper les considérants; mais dans le nu-méro du 5 mars je prouverai, sans m'inquié-ter de l’affaire Jarrosson et Laval contre Guillon et Vignet que l’application des articles 1641 et 1792 du Code civil pour le vice caché a une limite et que ce qui est applicable, par exemple, aux entrepreneurs, aux architectes, aux marchands, ne saurait l’être aux teintu-Tlers , blanchisseurs , imprimeurs et apprê-teurs.
- Marius MOYRET
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE (Suite)
- Il faut arriver à créer de grands débouchés en Afrique, mais pour ce il faut y établir notre influence. Par la Tunisie et l’Algérie, nous y arriverons certainement. Imitons les peuples colonisateurs : ainsi, à Lyon, j’ai observé depuis ma jeunesse les Italiens et les Suisses ; ils forment dans Lyon de véritables colonies, ils s’épaulent et se soutiennent; ils s’attirent; nous autres Français, que faisons-nous dans le même ordre d’idée? Rien. Assez de légèreté dans les affaires. Autrement l’Algérie et la Tunisie resteront aux mains des peuples du httoral méditerranéen, les Espagnols, les Italiens et les Maltais.
- Il faut en Algérie surtout, qui est une nouvelle France, quoique nominativement parlant nous soyons toujours, je croisses vassaux du sultan de Constantinople, établir la grande ligne de pénétration de l’Afrique Centrale.
- Quand à la Tunisie, nous n’en avons que le protectorat et elle est toujours dépendante de Constantinople. Cela ne fait rien et souvent je me dis le Grand Turc a raison quand il dit : J’ai trop de protecteurs.
- L’Angleterre protège l’Égypte et l’île de Chypre ;
- L’Autriche protège la Bosnie et l’Herzégo-vine ;
- La France protège la Tunisie.
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- S
- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- L’Italie ne demande qu’à protéger la Tripoli-taine. Quand à la Russie, depuis un siècle peu à peu elle protège d’une manière brutale : elle prend. Pour l'Afrique centrale, il faut tenir compte et des moyens d’accès et des influences possibles de peuple à peuple-
- Pour les moyens d’accès, avec les chemins de fer de pénétration, c’est le nord de l’Afrique, des anciennes colonnes d’Hercule usqu’aux bouches du Nil, qui est le chemin le plus pratique.
- Dans l’hémisphère boréal, on remarquera que c’est toujours par les peuples du Nord que les invasions ont eu lieu. Or ici ce sera le même cas : seulement cela doit se faire pacifiquement, par le commerce. Et des bouches du Nil aux colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar), c’est la véritable route ; par les flancs occidentaux et orientaux, on trouve des considérations de climats, impossible pour les Européens. Même à la pointe du sud de l'Afrique, au Cap-de Bonne-Espérance, où l’Européen est dans de bonnes conditions, relativement, cela ne vaut pas le climat de l'Afrique méditerrannéenne.
- Pour se rendre un compte exact des conditions futures du commerce avec l’Afrique centrale, il faut se rendre compte de plusieurs sieurs facteurs : je parle en style mathéma-thique.
- Trois grandes races, issues des Noachites se partagent le globe, les fils de Sem,de Japhet et de Cham. Or elles ont gardé chacune leur cachet. Je l’ai dit, écrit et c’est inutile de me répéter, dans mes articles je ne veux soulever aucune passion, il y en a déjà beaucoup trop et le devoir d’un journaliste es;, non pas d’envenimer, mais de concilier dans les limites de la dignité.
- Dans le premier numéro, j’examinerai l’influence des races, pour la pénétration dans l’Afrique centrale.
- MARIUS Moyret.
- {Reproduction interdite.) (A suivre.)
- PROCÉDÉ pour teindre les filaments et les tissus de pro->o\imet{ venance animale, la corne, les plumes, lenétallic cuir et toutes les matières albumineuses en M. le général essive
- Par M. le docteur Fritz Obermayer.
- — I. Le
- On sait qu’on peut obtenir des couleurs très liazote vives sur la laine et sur la soie, en traitant Jans 1a ces deux matières par une dissolution acidi- GII I fiée de nitrite et par une combinaison des ma-bt enu tières diazoïques développées avec une solu-atles a tion alcaline de phénols, comme le phénoletcar simple, la résorcine, l’acide pyrogallique, l'al-wIII 1 pha-naphtol et le béta-naphtol. liazoic
- Mais jusqu’à présent, ce fait n’aurait donné ques (1 aucun résultat pratique, par la raison que les IV J solutions de phénol qu’il faut employer sont obtenu par trop alcalines et détériorent beaucoup les azoïqu filaments de provenance animale, pour e
- Le docteurObermayer, étudiant depuis long- "En , temps les matières albumiueuses, a souvent dés répété la réaction précitée et reconnu de la effectu sorte que non seulement les filaments déjà neuse. mentionnés, mais aussi toutes les matières ples q albumineuses et leurs analogues, se laissent 1 diazoter au moyen de l’acide nitreux, et peu- | vent être combinés avec les phénols et leurs Les acides sulfoniques et carboniques employés aurai dans l’utilisation des matières azoïques, ainsi trèsii qu’avec certaines amines aromatiques, sans soien que leur structure ou leur aspect subisse une de so détérioration quelconque ; lesdites combinai- ron, sons produisant des colorants d’un grand éclat d'aci et de grand teint, qui, par suite de la facilité qu’il avec laquelle ils peuvent être manipulés et du 24 hi bon marché des amines et des phénols em- mièr ployés, offrent de grands avantages dans di- pers verses applications industrielles, tes 1
- Le procédé en question comprend, avec la B II méthode d’emploi des matières colorantes Ince (méthode décrite en détail ci-après), les faits Fop( nouveaux reconnus par l’inventeur, savoir que réal les colorants obtenus par les amines se lais- . 1 L sent à nouveau diazoter et combiner avec des 11161 amines, et qu’aux matières azoïques obtenues les par ce procédé ou par celui qui précède, on tièr
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- y
- ET DE L’IMPRESSION DES tissus
- 51
- eut donner des nuances différentes en les , pro-loumettant à l’action des solutions de sels 1 i, lenétalliques. |
- s en M. le docteur Obermayer décrira donc suc-essivement :
- I. Le procédé qu’il a trouvé le meilleur pour treliazoter, mais qui n’entre que partiellement tanians la présente invention.
- idi II. La combinaison des matières diazoïques ma btenues par ce procédé (I) avec les phénols plu at les amines ou avec leurs acides sulfoniques 5nolet carboniques.
- al /III. Le procédé pour produire des matières diazoïques à l’aide des matières amidoazoï-nne ques (II) obtenues par les amines.
- lesIV. Le traitement des matières diazoïques c nt obtenues soit des colorants azoïques, amido-es azoïques et diazoïques par des sels métalliques, pour en varier les nuances.
- .En décrivant chacun de ces quatre procé-
- entdés, l’inventeur exposera les opérations à effectuer avec les différentes matières albumi-éja neuses, accompagnant chaque exposé d’exem-1 s pies qui le feront mieux comprendre, ent
- u- 1. Manière de diazoter
- irs Les divers essais faits par l’inventeur lui rés auraient démontré que, pour diazoter, il est si trèsimportant que les solutions d’acide nitreux ns soient très diluées, contenant de 1/10 à 2 % ne de soude nitreuse du commerce à 80 % envi
- ai-at ité du n-
- la îS ts 1e
- S
- iS
- 1
- ron, acidifiée par une quantité équivalente dacide chlorhydrique ou d’acide sulfurique, pillant les employer à froid pendant 12 à 24 heures et jamais ne les exposer à la lu-mière. Ce n’est qu’en se conformant à ces Perscriptions qu’on pourrait réaliser des tein-tes uniformes.
- g II y a lieu de faire remarquer que l’agitation incessante de la matière traitée, pendant toute "opération, joue un rôle important dans la Tealisation de l’uniformité des teintes.
- La manière de diazoter est à peu près la meme pour la soie, la laine, le cuir, les poils, es étoffes lainées, la corne et toutes les ma-| leres albumineuses en général.
- Les solutions diluées de l’acide nitreux donnent aux matières albumineuses une couleur jaune peu vive ; par contre, cette couleur jaune deviendrait très vive avec l emploi des solutions concentrées et il en serait de même pour les teintures produites par la combinaison avec des phénols et des amines.
- Procédé pour diazoter la laine et la soie
- La laine bien dégraissée ou la soie cuite est mise dans la solution de nitrite préparée comme il a été expliquée ci-dessus, et on l’y laisse pendant 12 à 24 heures, en l’agitant constamment. Le rapport entre la quantité du liquide et celle de la marchandise doit être tel que la laine ou la soie (qu’il ne faut pas réunir | en masse serrée) se trouve juste couverte par
- le liquide.
- Il serait essentiel de soustraire l’opération à l’influence de la lumière ; par conséquent, si le bain doit agir pendant 12 heures, il serait préférable de l’employer pendant la nuit. On retire alors la matière traitée et, après l’avoir lavée à fond dans l’eau claire, on procède immédiatement à la combinaisonavec des amines ou des phénols.
- Les poils, les étoffes lainées, les plumes, la corne et le cuir sont traités de la même manière, avec cette seule différence que le bain doit durer 36 heures.
- Les matières diazoïques produites sont très | sensibles à la lumière. Si on les traite par des ; solutions de différents sels métalliques ou i d’agents d’oxydation, chlorure de cuivre, chlo-| rure de fer, acétate de zinc, chromate de I
- | soude, en solution tartrique, à l’exception du | chlorure d’étain, on obtiendrait des couleurs | brunes ou rouges brunes, plus ou moins vives i et également très sensibles à la lumière, ce | qui empêche de les employer dans la teinture-
- rie. Mais si l’on traite des matières diazoï-| ques sus-nommées par une solution diluée de ; chlorure d’étain, chlorhydrique, à environ ! 60* C., on obtiendrait avec une réduction ap-| parente de la matière diazoïque, en très peu ; de temps, pour toutes les matières albumineu-
- F
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- ses citées et leurs analogues, une couleur crème résistant à l’action de la lumière.
- II. Combinaison des matières albumineuses diadiques avec des phénols et des amines ou avec leurs acides sulfoniques et carboniques
- M. le docteur Obermayer aurait trouvé que les matières albumineuses diazoïques, comme la laine, la soie, le cuir, les plumes, la corne, les poils et les étoffes lainées diazotées, peuvent être combinés avec des phénols delamanière la plus simple et sans éprouver lamoindre détérioration, lorsqu’on emploie soit des solutions neutres et aqueuses de phénols, chauffées à 80* G., soit des solutions froides de phénolates alcalins ayant une faible teneur d’ammoniaque et aucun excès d’alcali fixe libre. Il aurait trouvé, en outre, que les sels neutres des amines et la solution faiblement acétique des amines, soit chauffée à80 C., soit froide, peuvent servir à des combinaisons produisant des colorants. Les solutions de phénols et d'amines employées à cet effet varieraient un peu sous le rapport de la concentration, qui influe sur l'éclat de la couleur produite On pourrait dire qu’en général il suffît de prendre pour chaque litre, de 1 à 10 grammes des phénols, des phénolates alcalins, des sels alcalins, des acides sulfoniques ou carboniques du phénol, des sels d’amine ou des sels alcalins, des acides amidosulfoniques. Lorsqu’on teint à froid, il y aurait lieu d’ajouter à la solution des phénolates alcalins, environ 2/10 % d’ammoniaque.
- Procédé pour teindre la laine ou la soie diazotée
- 1er Exemple
- La laine diazotée comme il a été dit dans le procédé I est mise dans une solution de béta-naphtol alcalin contenant 5 % de béta- , naphtol et 2/10 % d’ammoniaque, à la tempé- ), rature ordinaire. Après avoir laissé la laine dans le bain pendant 12 heures, en ayant soin de l’y agiter fréquemment, on la retire et on la lave à froid. La belle teinte brune tirant sur le rouge que l’on obtient résisterait même à
- des solutions saponacées chaudes. Les acide retiendraient là nuance plus claire.
- 2e Exemple
- La soie diazotée d’après le procédé I « mise dans une solution aqueuse chauffée 80* C. (solution à 1/2 % d’alpha-naphtol), pr
- Les i ombin
- M1.
- einte r No 2.
- parée en dissolvant l’alpha-naphtol dans ‘peu rot peu d’alcool ou d’esprit de bois, que l’on ven" ensuite dans de l’eau chaude. Après ave laissé la soie dans ce bain pendant 15 à
- No a
- irange
- minutes, en l’y agitant constamment, on li retire pour la laver à fond. La teinte rou, écarlate ainsi obtenue serait, comme touti
- N° 4.
- 38, un
- No 5
- ’ouge les teintes produites avec des solutions neutre
- presque complètement insensible à l’influe» écarla
- des acides et des alcalis.
- N o napht; sur le
- 3e Exemple
- La laine diazotée d’après le procédé I e
- N®
- napht
- mise dans une solution de soude naphtoniqu de 0.5 à 5 %, acidifiée par quelques goutte
- d’acide acétique; on l’y laisse pendant 24 het res en l’agitant souvent, ou pendant 15 à 31 n
- minutes en chauffant la solution à 80° C passé ce temps, on retire la laine du bain f on la lave à fond. La teinte obtenue est rou écarlate et très belle ; elle résisterait al acides et brunirait sous l’action des alcali8 Les acides régénéreraient le rouge.
- 4e Exemple
- La soie diazotée d’après le procédé (I) 6 mise dans une solution de paraphénylèned» mine chlorhydrique de 0.5 à 1 %, additionne de la quantité équivalente d’acétate de soude de préférence à froid. On laisse la soie dat ce bain pendant six jours, en l’agitant fréquet ment. Après ce laps de temps, la soie qui alor aune teinte noire foncée, tirant sur le bleu, 6 retirée du bain et lavée à fond. Les alca produiraient des nuances tirant sur le bru)
- foncé ( No une t
- To solut
- le traita plus
- II que: Vert à no nol
- L
- mais la teinte résisterait complètement a! acides faibles.
- L’inventeur cite comme exemple les teinte obtenues par les phénols et les amines dont " détail suit : ..
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Table A
- Les matières albumineuses donnent, si on
- ombine :
- N* 1. — Avec du chlorhydrate d’aniline, une einte rouge foncée.
- N° 2. — Avec du phénol, une teinte jaune un peu rougeâtre.
- | No 3. — Avec de la résorcine, une teinte orange foncée.
- | N° 4. — Avec du tannin, une teinte jaune fon-Cé, un peu rougeâtre.
- N° 5. — Avec de l'alpha-naphtol, une teinte fouge écarlate.
- N° 6. — Avec du béta-naphtol, une teinte ecarlate claire un peu jaunâtre.
- N 7. — Avec du chlorhydrate d'alpha-laphtylamine, une teinte brune claire tirant
- Sur le rouge.
- I N® 8. — Avec du chlorhydrate de béta-naphtylamine une teinte orange.
- | N® 9. — Avec du chlorhydrate de méta-Phénylènediamine, une teinte rouge violette Îoncée.
- | N° 10. — Avec de l’acétate de benzidine, “ne teinte brune de bois, un peu rougeâtre.
- Toutes ces teintes sont obtenues avec des Solutions neutres ; elles résisteraient au savon !a l'exception de celles des numéros 5 et 6 qui, Citées par du savon, deviendraient un peu Plus foncées. Toutes sont destinées à la laine.
- Il faut toujours prendre assez de liquide pour Iela matière diazo-albumineuse en soit cou-verte. Les bains utilisés peuvent être employés "nouveau, en renforçant leur teneur en phé-nol ou amine.
- Les plumes, poils, étoffes lainées, la corne, e cuir, sont traités de la même manière. Il saut observer cependant que c’est seulement dans l’eau froide ou tiède qu’on peut combiner les plumes et les cuirs avec des amines ou des Phénols.
- Pour les procédés qui précèdent, on peut employer les phénols et les amines, et les “cides sulfoniques et carboniques suivants :
- Phénol, o-nitrophénol, tiophénol, crésol, "ymol, cumol, pseudo-résorcine, acide pyro-
- gallique (acide gallique), tannin, alpha-na-phtol, béta-naphtol, dinitro - béta-naphtol, dioxynaphtaline, acide salycilique, aniline, o et p-toluidine, xylidine, cumidine, m-phé-nylènediamine, p-phénylènediamine, oluylè-nediamine , alpha - naphtylamine , béta-naphtylamine, naphtylènediamine, benzidine, tolidine, dianisidine, soude béta-naphtylamine sulfonique 2.6 (Bronner), soude alpha-na-phtylamine sulfonique 1.4.
- III. Procédé pour produire des teintes dia-zoïques au moyen des teintes obtenues par des amines d’après le procédé II.
- Les teintures obtenues par les amines d’après le procédé II doivent évidemment leur pouvoir colorant aux matières amidoazoïques. En effet, en mettant ces colorants dans des solutions diluées d’acide nitreux de la même concentration que celle indiquée dans le procédé I, on peut les diazoter à nouveau et les combiner avec des phénols et des amines, obtenant ainsi soit des couleurs plus vives, soit des variations dans les nuances.
- Le procédé, pour les différentes matières albumineuses (soie, laine, plume, cuir, poil, corne), ainsi que pour les opérations et les concentrations des solutions, est identiquement le même que celui indiqué en détail en I et II. La table B donne le détail de quelques-unes des teintes obtenues par ce procédé.
- Table B
- N® 11. — En diazotant la matière amido-azoïque n® 7 de la table A et en la combinant avec de la méta-phénylènediamine, on obtient une teinte noire tirant sur le rouge.
- N° 12. — En combinant la même matière n° 7 avec de la benzidine, on obtient une couleur brune très foncée, tirant sur le rouge.
- N8 13. — En diazotant la matière amido-azoïque n° 8 de la table A et en la combinant avec de l'alpha-naphtylamine, on obtient une couleur brune, tirant sur le rouge.
- N° 14. — Combinée avec de la benzidine, ladite matière n° 8 donne une couleur brune de bois foncée.
- No 15. — En diazotant la matière amido-
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- LB MONITEUR DE LA TEINTURE
- azoïque n° 9 de la table A et en la combinant avec de l'alpha-naphtoi, on obtient une couleur rouge tirant sur le brin.
- N° 16. — En combinant ladito matière no 9 avec de la benzidine, on obtient une couleur brune de bois.
- Toutes les solutions sont neutres et les teintes résisteraient au savon ; elles sont destinées la laine.
- Les colorants spécifiés, dans le procédé II, colorants obtenus par des amines, peuvent être combinés avec les phénols et les amines indiqués dans ledit procédé II et produisent alors des teintes très belles, quelquefois plus foncées que les autres.
- IV. — Traitement des colorants spécifiés en II et III par des solutions métalliques ou des agents d'oxydation pour varier les nuances.
- M. le Dr Obermayer aurait trouvé, en outre, que lorsqu on traite les colorants obtenus d’après les procédés II et III, par des solutions de différents sels métalliques chauffées à 80° C. ou par des agents d’oxydation comme le chlorure de fer, le chlorure de cuivre, l’acétate de zinc, le chromate de potasse et l'acide sulfurique, on obtient, après 20 ou 30 minutes, des colorants plus foncés ou d’autres nuances d’un fort bel aspect. La table C qui suit donne quelques exemples et indique comment s’effectue la manipulation.
- Table C
- Lorsqu on traite, pendant 3 minutes environ, dans une solution contenant 0,5 à 2 % de chlorure de cuivre et 0,2 % d’acide chlorhydrique, à une température de 50 à 80° C., • les colorants indiqués dans la table A, on obtient les résultats suivants :
- Le n° 1 devient brun de bois très clair.
- Le n° 2 » brun de bois.
- Le n° 3 » brun clair tirant surlerouge.
- Le n° 4 » brun de bois clair.
- Len°5 » rouge foncétirantsurlebrun. Le n° 6 » violet foncé tirant sur le rouge.
- Le n* 7 devient brun tirant sur le noir.
- Le n° 8 devient brun havane.
- Le n° 10 » brun de bois foncé.
- Le n° 11 (de la table B) devient brun fût tirant sur le noir (fortemen
- Le n° 12 devient brun, très foncé.
- Le n° 13 » brun de bois foncé.
- Le n° 14 » brun de bois foncé.
- Le n° 15 » rougefoncé tirant surlebr
- Le n° 16 » brun de bois.
- Lorsque les colorants de la table A sont tr tés pendant 3 minutes environ dans une sol® tion contenant 0,5 à 2 % de chlorure de fer 0,2 % d’acide chlorhydrique à une tempén ture de 50 à 80° C :
- Le.n° 1 devient brun tirant sur le jaune ' peu rougeâtre.
- Le n° 2 devient brun clair nuancé de rougi
- Le n° 3 » brun clair tirant sur le jauni Le n° 4 » havane clair nuancé d
- rouge.
- Le n° 5 devient rouge un peu foncé tirai sur le brun.
- Le n° 6 » rouge très foncé.
- Le n° 7 » devient brun foncé.
- Le n° 8 » brun havane nuancé
- rouge.
- Le n° 9 devient bordeaux foncé.
- Le n° 10 » brun de bois foncé nuant rouge.
- Un traitement subi par les colorants de I table A pendant 15 minutes environ dans un solution aqueuse neutre contenant 0,5 à 29 d acétate de zinc à une température de 100° C donne les résultats suivants :
- Le n° 1 devient jaune.
- Le n° 2 » brun clair.
- Le n° 3 » brun clair tirant sur le jaunë
- et nuancé de rouge.
- Le n° 4 devient havane clair.
- Le n° 5 » bordeaux foncé.
- Le n° 6 » bordeaux rouge.
- Le n° 7 devient brun tirant sur rouge.
- Le n* 8 » orange foncé.
- Le n° 9 » bordeaux très foncé.
- Le n° 10 » brun foncé.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- En traitant les colorants de la table A pendant 3 à 5 minutes dans une solution contenant 1 % de bichromate de potasse avec la quantité équivalente d’acide sulfurique, à une température de 50 à 80° C., on obtient les résultats suivants :
- Le n° 1 devient jaune foncé tirant sur le vert.
- Le n° 2 devient jaune foncé tirant sur le vert.
- Le n° 3 devient jaune tirant sur le brun.
- Le n° 4 » jaune foncé.
- Le no 5 » brun très foncé tirant sur le
- rouge.
- Le n° 6 devient brun tirant sur le rouge. Le n° 7 » brun de bois foncé. Le n° 8 » brun havane clair.
- Le n° 9
- Le n° 10
- Le n° 11
- »
- brun clair. noir tirant sur le brun.
- (de la table B) devient brun foncé
- tirant sur le rouge.
- Le n° 12 devient
- noir.
- Le n° 13 » brun de bois très foncé. Le n0 14 » noir légèrement nuancé de
- ncé d nuanc s del ns un à 29 .00° J
- rouge.
- Le n° 15 devient brun très foncé.
- Le n° 16 » noir un peu rougeâtre.
- Toutes ces teintes résisteraient à l’action du savon, à l’exception des numéros 5 et 6, que le savon rendrait un peu plus foncés. Ces colorants sont destinés à la laine.
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- Observations générales et avantages
- Tous les filaments et tissus de provenance animale, ainsi que toutes les matières albu-mineuses qui ont subi le traitement décrit ci-dessus, seraient complètement pénétrés du colorant, ce dont on pourrait se convaincre par des sections microscopiques ; le traite-ment donnerait donc non seulement une durée
- exceptionnelle à la teinte, mais aussi un très bel aspect à la matière traitée. Les teintes obtenues ne noirciraient pas en vieillisant. Une grande série de ces teintes résisteraient aux alcalis, une autre série aussi grande résis-ferait aux acides. Le procédé ne nuirait pas aux filaments et comme il n’exige que dès
- éléments de colorants azoïques, il est très facile à appliquer et revient à très bon compte :
- Le procédé pourrait être avantageusement affecté à la teinture des tissus composés de filaments de provenance animale de différentes espèces, car les opérations sont les mêmes pour tous ces filaments. Avec la même concentration, la même température et la même I durée dans l’opération, on serait toujc , tain d’obtenir des teintes uniformes. | ---------------------
- Nous croyons devoir conseiller à teurs l’usage du « classeur parisien » lier instantanément et au fur et à leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- -——--------------.-....
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- Bleu Méthylène. — Le bleu méthylène • étant une matière colorante avantageusement ' connue par tous les teinturiers,il serait inutile d’en énumérer les qualités et les procédés d’application. Je ne signalerai qu’un procédé, à l’aide duquel on peut obtenir des dessins blancs sur fond bleu. L’échantillon bleu méthylène, que nous avons donné dans le numéro du 5 décembre, a été exécuté d’après cette méthode.
- On mordance les pièces destinées à cette teinture, au tannin. Après mordançage on met sécher, sans passer les pièces au tartre émétique. Une fois sèches, on les ronge avec de la soude caustique à 30• B. Comme épaissis-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sant on emploie la dextime. Par cette opération, il se forme aux endroits où se trouve le rongeant du tannate de soude, qui est soluble dans des bains faiblement acidulés. Par ce fait, l’enlevage du tannate de soude s’opère dans le bain d’émétique, qu’on donnera après avoir vivement séché les pièces à une température de 40-60° C. Après l’émétique, on lave à fond, puis on teint avec du bleu méthylène avec une petite addition de savon de Marseille.
- Après teinture, les rongés seront un peu altérés, mais il est facile de leur rendre la blancheur, en savonnant faiblement à une température de 30-35° C. Pour ces nuances très fournie, on ajoutera avantageusement à la soude caustique un peu de chaux, et après teinture on peut donner aux tissus un passage en chlorure de chaux à 0,1-0,2° B., afin de rétablir complètement les blancs.
- Le bleu méthylène est de même beaucoup employé dans l’impression. On l’emploie même de concert avec des colorants au mordant de chrême.
- Le Bleu madras est un nouveau bleu, fabriqué parles fabriques de produits chimiques de Mulhouse et deThann. Il est pricipalement employé dans l’impression. On obtient à son aide des nuances gros-bleu imitant l’indigo. Le bleu madras est solide au savon et à la lumière, son prix de revient est relativement bas. Plusieurs établissements à Mulhouse l’emploient avec succès. Nous avons donné un échantillon de cette matière colorante dans le numéro du 5 décembre.
- On imprime ce produit de la manière suivante :
- Nuances gros-bleu indigo.
- 180 gr. bleu madras B ou R,
- 45 gr. acide acétique à 50 %,
- 60-80 gr. acétate de chrome à 20° B ;
- 675-700 gr. d’épaississant d’amidon (ou autre),
- 9-10 gr. bisulfite de soude à 40° B.
- Empois d'amidon.
- Faire cuire :
- 1250 gr. amidon blanc, 6000 gr. eau, 600 gr. acide acétique 500, 600 gr. huile d’olives.
- On n’ajoute le bisulfite de soude que peu de temps avant l’impression.
- Après impression, on met sécher, puis on vaporise pendant 1 ou 2 heures; on lave et on savonne.
- On employera avantageusement des toiles préparées au sulforicinate d’ammoniaque.
- En ajoutant au bleu madras du jaune d'ali-zarine de MM. Meister Lucius et Brüning, on obtiendra des teintes olive.
- Pour obtenir des dessins blancs sur fond bleu, on emploie la réservine C.A.F., mise en vente par le même établissement.
- Le bleu madras présente en outre l’avantage de ne pas attaquer les rouleaux et les racles.
- Il faut cependant remarquer que ce produit n’est pas solide aux acides.
- Bleu anile, de M. Fischesser, à Lutter-bach, près Mulhouse. — Est un produit employé dans la teinture des bleus foncés et il peut, de même, servir pour remonter les noirs. Cette matière colorante est solide au savon et à la soude. On peut la traiter dans une lessive composée de 5 gr. de savon et 3 gr. de soude calcinée par litre, avec de la laine ou du coton blanc, à une température de 700 C, sans que les fibres blanches ne s’altèrent. Ce bleu est de même solide aux acides dilués. L’acide sulfurique à 1 gr. par litre et au bouillon produit une faible déteinte de ce produit.
- Il existe deux marques de ce bleu, dont l’une B peut servir pour nuances indigo. La marque R est moins belle et pourrait servir pour des mélanges, ainsi que pour des fonds dans la teinture en noir.
- Les teintes obtenues au bleu-anile ne déchargent pas au frottement.
- Procédé de teinture. — On dissout cette matière colorante avec de l’eau chaude, après l’avoir empâtée avec de l’acide acétique à 50 %.
- On mordance le coton avec 5 % de tannin
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- et 2 1[2 % de tartre émétique; on peut ajouter au bain d’émétique un peu de soude calcinée.
- On commence l’opération de teinture à froid et l’on ajoute, par 100 litres d’eau, 1 kilo d’alun, ainsi que la matière tinctoriale, qu’on aura eu soin de dissoudre préalablement. On ma
- Echantillon bleu-anile B.
- nipule pendant une heure, puis on monte lentement la température à 700 C; ensuite on laisse refroidir les filés dans le bain. On rince et on met sécher. On peut aussi teindre le bleu-aline sans mordancer préalablement le
- coton. On peut de même le teindre avec une addition de sulfate de soude, les teintes ne sont pas aussi solides que celles obtenues sur coton mordancé préalablement.
- Le bleu-anile supporte un traitement en chlorure de chaux à 0,20 B. La solidité à la lumière laisse à désirer.
- Bleu-capri, de MM. Leonhardt et Cie, de Muelheim. — Cette matière colorante est re-marquable par sa solidité à la lumière, au savon, à la soude et aux acides dilués. Elle est très soluble, ce qui la rend appliquable dans l’impression. Sa nuance est d’un beau bleu verdâtre, ce qui fait qu’avec une petite addition de jaune, on peut obtenir des verts qui ne sont pas beaucoup moins solides que le bleu même.
- Procédé de teinture du bleu-capri sur coton-filé.
- Pour 10 kilos :
- Mordancer comme d'habitude au tannin et à l’émétique. On ajoute au bain de teinture de petites doses d’alun et la matière tinctoriale en plusieurs fois. On commence l’opération de teinture à froid et on monte progressivement au bouillon, on rince, on essore, puis on met sécher.
- Mode d’impression du bleu-capri sur coton.
- On prépare un empois composé de : 150 gr. d’amidon blanc, 1500 gr. d’eau, 100 gr. d’acide acétique à 50 %,
- On fait cuire, puis on ajoute :
- 1000 gr. de solution de dextrine à 50 %. A 700 gr. de cet empois, on ajoute :
- 1° 1 1[2 gr. de bleu-capri, qu’on aura eu soin de dissoudre dans 30 gr. d’acide acétique
- à 50 %-
- Après refroidissement, on ajoute le tannin, qui varie selon la quantité de matière colorante employée.
- On passe au tannin, on imprime. Après impres sion, on vaporise pendant 1 [2 heure et à une pression d’une demi atmosphère.On donne
- Echantillon bpu-capri rongé en blanc. ensuite le passage en émétique, on lave, on savonne faiblement, puis on apprête.
- Une qualité remarquable du bleu-capri est qu’on puisse le ronger en blanc.
- On opère de la manière suivante :
- On imprime sur pièces teintes en bleu-capri un rongeant composé de soude caustique à à 20° B, épaissi avec de la dextrine. (Pour 2000 gr. de soude, on emploie 2500 gr. de dextrine.) Après impression, on sèche rapidement, puis on vaporise pendant 3 minutes sans pression, ensuite on donne un passage en
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- •O 1f
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- acide chlorhydrique à 1[2 %. On rince, on savonne faiblement, on lave de nouveau, puis on apprête.
- (A suivre.) (Reproduction formellement interdite.)
- NÉCROLOGIE
- Le 24 janvier dernier, une foule nombreuse et recueillie conduisait à sa dernière demeure un homme de bien, Denis Gantillon, le doyen des apprêteurs de Lyon.
- Si quelque chose peut adoucir les regrets causés par la perte d’un chef de famille et d’usine, c’est le spectacle imposant qu’offrait l’église de la Rédemption, une des plus vastes de Lyon, ne pouvant contenir et les ouvriers et les notabilités de la soierie lyonnaise. Tous ceux qui, de près ou de loin, avaient connu le défunt, s’étaient donné rendez-vous autour de son cercueil, malgré un temps affreux.
- Les ouvriers ont tenu à honneur de porter à sa dernière demeure celui qui fut leur chef et leur ami. Denis Gantillon avait toujours une parole d’encouragement pour son personnel, et la bourse ouverte en cas d’infortune;
- Au premier abord, l’air un peu sévère, mais à la première parole toutes les appréhensions du visiteur se dissipaient, et finalement il était très affable.
- Né à Genay (Ain), le 3 avril 1813, il est décédé le 21 janvier 1893, à l’âge de quatre-vingts ans.
- Il est mort dans ses appartements, situés au-dessus de l’usine fondée par lui en 1838, pour les apprêts de toute nature (rue Ma-lesherbes, à Lyon).
- Jusqu’au dernier moment, il a gardé la plénitude de ses facultés; son fils,M. Jean Gantillon,n’avait pu le décider à prendre un repos bien mérité, que depuis le mois de juillet 1891.
- Il quitta Genay, sans instruction, à l’âge de 13 ans, et, à l’âge de 25 ans, après un travail opiniâtre, il fonda en 18.8, l’usine de la rue Malesherbes.
- Il est l’auteur de nombreux perfectionnements ; le Moniteur de la Teinture, a parlé à diverses reprises des brevets de Gantillon.
- L’apprêt joue un grand rôle dans la soierie lyonnaise, et finalement c’est l’apprêteur qui donne la dernière main aux tissus.
- Voici l’exposé des diverses récompenses obtenues par Gantillon :
- Médaillés Exposition de Londres 1862.
- Décoré de la Légion d’honneur,le 24 janvier 1863.
- Médaille d’or. Exposition de Paris 1867.
- Médaille du Mérite. Vienne (Autriche) 1873.
- Médaille d’argent. Paris 1878.
- Médaille d’or. Paris 1889.
- Telles sont les récompenses obtenues dans le cours de sa longue carrière.
- Mais ce qu’a fait de plus remarquable Denis Gantillon, c’est la création de plusieurs syndicats :
- Syndicat des patrons moireurs ;
- Syndicat d’un groupe d'apprêteurs, les plus importants en 1883 ;
- Nouveau syndicat en 1886 et 1891, réunissant 17 grandes maisons d’apprêt, groupées en une seule société.
- C'est en voyant que par la concurrence on arriverait à de tristes résultats, à tous les points de vue, que Denis Gantillon a syndique tous ses collègues, sous la raison sociale Gantillon et Cie, 1886-1891.
- Cette société, qui occupe plus de 2,000 ouvriers, fonctionne admirablement. Tout en étant syndiqué dans l’intérêt général, chaque chef d’usine garde son indépendance et ses procédés privés. Le syndicat n’est motivé que pour la défense des intérêts communs, contre l’avilissement des prix,des tarifs.
- Ce groupement peut servir de modèle, et la meilleure preuve, c’est que tous les associés vivent en bonne harmonie.
- Grâce au maintien des prix, aux achats des matières premières, faits en gros, on peut soutenir la vieille réputation lyonnaise et faire de beaux apprêts.
- De même la main-d’œuvre s’est maintenue
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- ETDR L’IMPRESSION DES TISSUS
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- dans la corporation des apprêteurs à un taux convenable. D’autres corporations ont d’ailleurs pris modèle, pour s’organiser, sur ce syndicat.
- Ce qu’il y a de remarquable, c’est que non seulement les patrons y ont trouvé leur intérêt, mais encore les ouvriers.
- Cotte création seule, en dehors des autres titres, suffit pour assurer à Denis Gantillon la reconnaissance de ses concitoyens.
- C’est au fils, M. Jean Gantillon, qu’incombe la tâche de continuer l’œuvre du père; cela lui sera d’ailleurs très facile, car depuis de longues années il en était le collaborateur dévoué.
- Mariüs Moyret.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MACHINE A TEINDRE LES ÉCHEVEAUX
- Par M. Ferzand Dehaître, ingénieur-mécanicien.
- Les machines à teindre les écheveaux usitées actuellement sont caractérisées par un dispositif de guindres animés des mouvements nécessaires convenables et soutenus par un bâti monté généralement sur lesrebords mêmes de la cuve spéciale employée pour la teinture et faisant, par suite de la constitution de la machine, partie inhérente de celle-ci, ou bien encore le bac se trouve placé entre les bâtis de la machine ; en un mot, il faut des bacs i spéciaux et ceux existant déjà dans les ateliers ne peuvent servir.
- L’invention a pour objet une nouvelle machine qui permettrait de supprimer complètement le bâti des machines, les guindres étant simplement montés sur un chariot ou châssis, animé d’un mouvement de déplacement longitudinal, pendant que les guindres reçoivent eux-mêmes un mouvement de rotation. Le mouvement de va-et-vient du chariotse réalise
- à l’aide d’un système de bieilles et de manivelles, et est destiné à agiter les écheveaux dans le bain de teinture établi d’une façon indépendante de la machine. Les écheveaux peuvent être plongés ou retirés simultanément dudit bain de teinture ; pour cela, l’ensemble du système du chariot et des guindres qu’il supporte, peuvent recevoir à volonté un mouvement vertical, mouvement de montée ou de descente à l’aide de pistons actionnés mécaniquement ou à la main.
- MORDANT BONNET à base de plomb, ayant l’eau comme agent fixateur,
- Par M. A. Bonnet.
- Ce mordant est préparé en attaquant à l’ébullition, pendant plusieurs heures, des dissolutions alcalines de soude et de potasse caustique marquant 250 B. par les oxydes de plomb et principalement la litharge. On ramène ensuite le liquide à son volume primitif et il marque alors environ 30o B.
- Le mordant en question est étendu de plusieurs volumes d’eau pour servir de mordançage à chaud ou à froid. Les mordançages faibles s’obtiennent par une addition de vingt volumes ; les moyens par une addition de dix volumes et les forts par cinq volumes seulement.
- Le temps d’immersicn, la température et le degré de concentration du mordant permettraient d’obtenir tous les résultats désirables en teinture.
- Sous l’influence d’un lavage énergique des fibres mordancés, il y a dissociation des sels de plomb, les alcalis sont écartés et l’oxyde de plomb se fixe sur les fibres.
- SAVON LIQUIDE PERFECTIONNÉ
- Par MM. Frank-German Haigh et William-Chancellor Haigh
- Pour fabriquer ce produit, qui serait très efficace dans le nettoyage, on mélange et on fait bouillir de la manière usitée habituelle-
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- ment dans la fabrication du savon : 1• de l’eau ; 2 de la paraffine ou autre huile minérale ; 3° de la résine, 4o de la graisse ou huile végétale, et 50 de la potasse caustique.
- Les proportions des matières affectées audit mélange peuvent varier, mais on doit prendre de préférence :
- Eau......... 20 parties en poids, de préférence. Paraffine...5 parties » — Résine......2 parties » — Graisse ou huile végétale......4 parties » — et potasse 2 parties »
- Par la combinaison de ces divers éléments, on obtiendrait un savon fluide présentant les caractères désirés.
- Au lieu de faire bouillir tous ces ingrédients ensemble, on peut faire bouillir l’eau, la résine et la graisse avec la potasse caustique pour opérer la saponification ; puis ajouter après la paraffine ou autre huile minérale.
- (Reproduction interdite).
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS Par M. le professeur Hummel (Moniteur scientifique Quesneville) (Suite)
- Ces premiers représentants de la série des colorants artificiels étaient en effet préparés au moyen de l’aniline, et je crois que c’est précisément à cause du peu de solidité de ces premiers que tous les autres colorants artificiels ont été incriminés par l’opinion publique, pour laquelle le mot de couleur d’aniline est devenue synonyme de couleur fugace. Mais la science progresse, de nouveaux champs de recherche se sont ouverts, et quoiqu’il se prépare encore à présent artificiellement bien des couleurs fugaces, il y en a d’autres qui égalent en solidité, comme nous venons de le voir, les meilleures que nous connaissions de source naturelle.
- La troisième cause, et c’est peut-être la
- principale, du peu de crédit que possèdent les colorants artificiels, est à chercher dans le fait que parmi les fugaces il y en a un grand nombre d’un emploi très facile et à cause de leur pouvoir colorant considérable, d’un prix de revient relativement peu élevé, ce qui fait que le teinturier, poussé par la concurrence, les emploie souvent pour des articles destinés à un usage pour lequel ils sont absolument impropres.
- En face de cette multitude de colorants nouveaux, une autre pensée se présente encore ; nous nous demandons s’il n’y a pas une surproduction de matières colorantes fugaces? Le teinturier n’est-il pas confus en face de cet embarras de richesses, de façon à ne plus savoir où choisir ?
- Il y a beaucoup de vrai dans ceci. Une armée de chimistes s’occupe avec une rare adresse et beaucoup de persévérance à préparer de ces merveilleuses couleurs qui se succèdent avec une telle rapidité que le teinturier ne trouve pas le temps d’en faire une étude sérieuse, et il n’est pas étonnant par conséquent qu’il soit sujet à faire des erreurs dans leur emploi.
- Mais tôt ou tard les couleurs fugaces devront céder la place à d’autres plus solides ; le nombre de couleurs abandonnées pour une raison pour une autre est déjà maintenan considérable.
- N’y a-t-il pas un moyen de rendre solide telleou telle couleur fugace? Connaissant l’efficacité de mordants pour certaines matières colorantes, n’y a-t il pas moyen de trouver un mordant qu’on puisse employer généralement dans ce but ? Il me semble que la découverte d’un tel mordant est quelque peu chimérique, et néanmoins, chose curieuse, un certain nombre d’expériences faite dans ces dernières années tendent à recommander à cet effet le sulfate de cuivre ordinaire. Quelques-uns des échantillons que vous avez pu examiner montrent clairement que la solidité des laques obtenues au moyen de mordant de cuivre est généralement considérable. Cette particularité
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- des combinaisons avec le cuivre n’a pas échappé à l'attention d’autres observateurs. Le docteur Schunck, par exemple, a observé dans le courant de ses recherches sur la chlo-rophyle, la couleur verte solide que donne cette matière colorante, autrement très fugace avec le cuivre. Il y a d’un autre côté l’avis des teinturiers pratiques qui prétendent que l’emploi du sulfate de cuivre dans la teinture en cachou sur coton rend les couleurs beaucoup plus solides à l’action de la lumière.
- L’emploi de mordant de cuivre pour les ma-i I tières colorantes phénoliques semble assez naturel. Il y a quelque temps qu’il fut employé avec avantage pour rendre plus solides quelques colorants du groupe du rouge Congo, comme la benzazurine, pour lesquels on croyait jusqu’à ce moment pouvoir se passer de tout sel métallique.
- M. Noelting et Herzberg ont observé que la | solidité à la lumière est augmentée, surtout • pour les colorants basiques, tels que la fu- I chisne, le violet de méthyle, le vert malachite, i etc., par un passage ultérieur dans une solution de sulfate de cuivre, quoiqu’on beaucoup de cas la nuance soit considérablement ternie.
- Encore plus récemment, M. A. Scheurer a constaté qu’en imprégnant ou foulardant certains tissus teints dans une solution de sulfate de cuivre ammoniacal, on arrive à leur faire gagner beaucoup en solidité à la lumière. M. Scheurer conclut de ses expériences que l’action protectrice du cuivre sur les couleurs est un fait général, apparemment applicable à toutes les couleurs, que cette action n’est pas due à la propriété du cuivre de pouvoir former des laques avec certains colorants, de même que l’union intime du colorant et du sel de cuivre n’est pas nécessaire. Son avis est plutôt que, par le passage à travers la couche d’oxyde de cuivre, la lumière est dépouillée de ses rayons actifs. — L’action souvent fortement réductrice de la lumière étant connue, et les connaissances sur la cause delà dégradation des couleurs faisant défaut, il me semble plutôt que l’influence protectrice du cuivre est
- due à son pouvoir oxydant qui contrebalance l’action réductrice de la lumière.
- Il est intéressant de noter que MM. Gladstone et Wilson (1860), en proposant d’imprégner les tissus teints avec une substance incolore et fluorescente, telle que le sulfate de quinine, avaient les mêmes vues que M. Scheurer, c’est-à-dire que leur intention était de filtrer la lumière et de la priver de ses rayons ultra-violets actifs.
- Nous ne pouvons pas dire jusqu’à quel point ces considérations sont fondées, mais nous faisons bien d’y porter notre attention dans le but d’élucider la question, car il est impossible de conserver des tissus teints dans le vide, comme le faisait Chevreul pour ses essais, et il n’est pas pratique de les imprégner d’un mastic ou d'un vernis pour empêcher l’arrivée de l’air et de l’humidité, comme le propose M. Laurie pour les peintures à l’huile.
- L'action du foulon sur les couleurs teintes.
- Après l’action de la lumière, qui est la plus importante, c’est l’effet que produisent sur les couleurs certaines opérations auxquelles on doit soumettre les tissus après la teinture, qui doit attirer notre attention.
- Ces opérations varient beaucoup suivant les tissus et les articles, et sans les énumérer, je vous propose d’étudier en premier lieu l’action du foulon.
- Une pièce de laine, en quittant le métier à tisser, a souvent une apparence rude et grossière, c’est avec intention et dans le but d’obtenir une certaine qualité de texture que la chaîne et la trame n’ont pas été mises en contact intime sur le métier Cela est fait ultérieurement par le foulon, qui consiste à humecter lés pièces avec une solution de savon et à les travailler ensuite dans des appareils déformé spéciale. Par cette opération, les fibres se mélangent intimement, se feutrent, et le tissu devient de plus en plus compact.
- Durant cette opération, il faut tenir compte de plusieurs influences. Il y a en premier lieu à considérer l’action du savon alcalin ; les cou-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- leurs ne doivent pas être dissoutes par ce dernier, elles ne doivent pas changer de nuance. En outre, si un tissu est composé de filés de couleurs variées, ces couleurs ne doivent pas décharger les unes sur les autres ; les fils blancs en particulier doivent conserver leur pureté, autrement le tissu et les dessins perdent leur netteté, ou bien la marchandise prend un aspect sali et devient invendable.
- L’action du foulon peut être déterminée au laboratoire en frottant ensemble les échantillons teints et de la flanelle blanche avec une solution concentrée de savon, ou mieux encore en cousant dans les échantillons teints des fils blancs de laine et en les soumettant ensuite à l’opération du foulon, en même temps qu’une pièce blanche. L'examen attentif d’une série d’échantillons foulonnés de cette façon montre combien les matières colorantes se comportent différemment suivant, les classes auxquelles elles appartiennent.Nous voyons que tous les colorants phénoliques, ne se fixant que par l’intermédiaire d’un mordant, tels que l'aliza-rine, la céruléine, le quercitron, le campêche sont solides au foulon. Pourquoi ces colorants ne déchargent-ils pas ? C’est que dans ce cas la matière colorante se trouve sur la fibre en combinaison avec le mordant à l’état d’un précipité insoluble. La portion de ce précipité qui se trouve à la surface de la fibre est sans doute enlevée par le foulon ; mais comme la matière colorante ne s’y trouve pas à l’état libre, mais combinée avec le mordant, elle ne peut pas se porter sur le mordant des fibres voisines ou bien teindre des fibres blanches non mordancées.
- Je voudrais surtout attirer votre attention sur ce fait, que même ces colorants, tirant seulement sur mordants, peuvent décharger au foulon et salir les blancs, s’ils sont mal ou incomplètement appliqués sur la fibre.
- Permettez-moi de répéter que, dans le cas qui nous occupe, le développement de la couleur est dû à une combinaison chimique entre le principe colorant et le mordant ; la laque formée a donc une composition définie, une
- certaine quantité de colorant s’est combinée avec une certaine quantité de mordant.
- (A continuer).
- ENCRE A MARQUER LE LINGE Par A. Gay
- Les encres à marquer ont généralement pour base le nitrate d’argent ; elles n'offrent pas une très grande durée ; d’autres, regardées comme plus résistantes, ont souvent une composition bien complexe. L’encre le plus à la portée de tous est la solution officinale de perchlorure de fer. Les caractères tracés au moyen de ce liquide, pas très colorés au début, le deviennent davantage à chaque lavage, jusqu’au moment où ils atteignent leur teinte brune définitive qui ne s’efface plus ; le linge n’est du reste en aucune façon altéré.
- {Union pharmaceutique.)
- BULLETIN
- La semaine a été presque exclusivement consacrée aux opérations de la liquidation mensuelle. Cette opération s’est effectuée très aisément. Sur notre 3 % il y a eu du déport. Réport insignifiant surle 4 1[2 %. Malgré les fluctuations nombreuses du mois, les acheteurs restent en bénéfice pour le mois de 1.65 sur le 3 %, 1.77 sur l’Amortissable et 1.60 sur le 4 112 %-
- L’Italien a eu quelques transactions et se tient plus fermement à 91.25.
- Le Portugais est faible à 20.40.
- La fermeté a dominé également sur le groupe des établissements de Crédit.
- La Banque de France se retrouve à 3.900. Les bénéfices de la semaine ont été de 433.946 fr., ce qui porte le montant total du chapitre à 2.551.183 fr. pour la partie écoulée du semestre courant.
- La Banque de Paris est bien tenue à 630.
- Le Comptoir d’Escompte cote 500.
- Le Crédit Foncier est très ferme à 995.
- Le Lyonnais vaut 765.
- Les actions de nos grandes Compagnies de chemins de feront eu un bon courant d’affaires au Comptant.
- Les titres de Suez ont eu un marché suivi
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- L’action est à 2.645. "L'ensemble des recettes depuis le commencement de l’année peut être considéré comme satisfaisant, surtout si l’on tient compte de l’application de la détaxe de 0.50 par tonne.
- L’action Panama cote 21. A la suite de la décision prise par le Congrès de Colombie au sujet de la prorogation du délai de concession, le liquidateur a dû envoyer un mandataire à Bogota pour traiter avec le gouvernement Colombien.
- Le gaz reste à 1.450.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-rence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nou-veaux dont l’application lui permettra de se
- maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d'analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
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- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 5. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mars 1893
- SOMM AIRE
- JURISPRUDENCE.
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS (suite).
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE (suite).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE.
- LE TRAVAIL DANS LES MANUFACTURES.
- COULEURS DE DIAMINE.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS, — ANNONCES.
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- JURISPRUDENCE
- Des responsabilités des blanchisseurs, teinturiers, apprêteurs et imprimeurs, sur les mar-, chandises livrées
- Si quelquefois il est facile d’établir les responsabilités, dans les cas d’avaries survenues dans le travail, soit à la livraison du travail au fabricant, soit plus tard en magasin, il est en place des cas où cela est très difficile. On se trouve alors en présence des articles 1641 et 1792 du Gode civil, mais à tort et je vais le démontrer, qui ont été appliqués plus d'une fois.
- L’article 1641 dit : « Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent telle-ment cet usage, que l’acheteur ne l’aurait pas acquise ou n’en aurait donné qu’un moindre PFx, s’il les avait connus. » ’
- L’article 1792 dit : « Si l’édifice construit à Prix fait périt en tout ou partie par le vice de la construction, même par le vice du sol, les architecte et entrepreneur en sont responsa-sables pendant dix ans. »
- Nota. — Ici on a interprété dans certains cas cet article contre les blanchisseurs, etc., pour établir la durée de la responsabilité.
- A un moment donné, par suite des découvertes modernes, les teinturiers principalement ont fait des bénéfices énormes, et en cas de difficultés, pour éviter tout procès, ils ont accepté toute sorte de transaction ; mais aujourd’hui, avec les progrès définitifs, il n’en est plus de même, on se trouve en présence de bénéfices très restreints, et l’on est obligé de s’en tenir à l’esprit et à la lettre de la loi.
- Or, dans ces deux cas, ni l’article 1641, ni l’article 1792 ne sont applicables aux industriels précités.
- Il y a bientôt dix ans, M. F. -, juge au Tribunal de commerce de Lyon, vint me trouver avec deux pièces de satin à la reine, chaîne soie et trame coton (le journal en a parlé), l’une était bleu de ciel et l’autre rose tendre ; il y avait de nombreuses barrures noires à l’envers, dans le sens de la chaîne, et il me dit : « Faites votre prix, mais je suis pressé, ma situationde juge rend la chose très délicate, et je m’en rapporte à vous. Du teinturier ou de l’apprêteur, qui a tort? — Ni l’un ni l’autre, répondis je ! » sans connaître l’un ni l’autre. — « Mais alors? Eh bien, ce sont des empannis-sures, provenant des encollages au tissage. » C’était absolument vrai. Le tisseur s'est exécuté gracieusement.
- Quinze jours après, j’étais à Saint-Etienne,
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- chez MM. B... et D..., teinturiers, et M. B..., parlant à un tierce personne, disait : « Cela ne fait rien, je voudrais bien connaître un expert qui, etc., etc », et alors, sachant quel était le teinturier des cotons bleus et roses, je me fis connaître. Or, savez-vous, cherslecteurs,quelle était la résolution du teinturier et de l’apprê-teur,dans cet accident où ils ne pouvaient rien, pour éviter tout procès et ménager la clientèle de l’importante et honorable maison de fabrique de soierie F....? c’était de transiger.
- J’ai vu une autre affaire, des torsades dorées avec âme en coton teint à la gaude; or, arrivées en Egypte, les dorures, faites sur du cuivre argenté, étaient devenues blanches, par suite d’un vice caché. Naturellement le teinturier fut mis en cause, pour un vice caché dans la teinture. Mais je mis le teinturier hors de cause, en prouvant que le vice caché était dans la dorure, et que le teinturier ne pouvait connaître de la dorure que l’on marierait plus tard avec les fils teints à la gaude.
- Dans cette affaire, le teinturier a prostesté, car, pour quelques kilogrammes de coton teints à la gaude, ayant pu lui gagner une douzaine de francs, il avait 8 à 10,000 francs de dommages-intérêts à donner !
- L’article 1641 assimile le teinturier surtout à un commerçant vendant ses drogues, or cela est absolument inexact.
- Le blanchisseur, le teinturier, l’imprimeur èt l’apprèteur sont des façonniers et rien autre, et si quelquefois on a faussé l’esprit de la loi, il faut revenir là-dessus.
- Le teinturier n’est pas marchand de drogues., il ne peut être responsable que de la qualité de la teinture, dans certains cas spécifiés par le fabricant. — Ex.: Si, dans un rouge demandé à la cochenille, au safranum ou à l‘alizarine, ill‘a fait différemment par économie avec d’autres produits, il est responsable; il y a même escroquerie, mais il n’est toujours pas marchand, il est façonnier.
- Voyons dans les grands blancs et les couleurs très claires, dans les impressions artis
- tique de petits semés, dans les cylindrages d’étoffes, quelle est la marchandise vendue en raison de l’article 1641. Prenons un grand blanc coton, — il s’en fait des masses, — qu'y-a-t-il? Un peu de chlore, qui part au rinçage! Donc l’article 1641 n’est pas applicable. On pourra parler des charges, cela est vrai à première vue, mais le teinturier ne le fait que sur demande, et le véritable marchand de drogues, c’est le fabricant, et en réalité le teinturier et l’apprèteur, qui donnent du poids et de la carte à l’étoffe, ne sont pas des commerçants offrant un produit, mais des façonniers augmentant le prix des étoffes, sur commande-, ils font ce que l’on leur demande, mais ne vendent pas. L’article 1643 dit : « Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que dans ce cas il n'ait stipulé qu’il ne sera obligé à aucune garantie. »
- Eh bien! encore cet article ne saurait être appliqué ; les transactions deviendraient impossibles. Voici un teinturier qui cuit des pièces soie et coton, — j'ai vu le cas; — à première vue, tout est très solide et le teinturier ne change rien à ses procédés usuels ; il rend un produit convenable ; mais quelques jours après, en placard, les pièces tombent en lam-baux : le coton a été préparé par des méthodes secrètes et tenues très secrètes ; le fabricant seul le sait.
- Le fabricant seul est responsable du vice caché, au point de vue de l’article 1643, an-nexe de l’article 1641.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.) (A suivre.)
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re-ier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
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- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS
- • oq Par M. le professeur HUMMEL 73
- » (Moniteur scientifique Quesneville) qSlab ~ (Suite)
- Mais si la matière colorante est employée en excès, il peut arriver que la laque normale formée en premier lieu absorbe une nouvelle quantité de colorant, la combinaison normale se transforme alors en une combinaison plus acide. En outre, la laine elle-même absorbe une certaine quantité de matière colorante qui reste non combinée avec le mordant. S’il y a donc eu insuffisance de mordant ou excès de colorant, la partie non combinée ou mal combinée de ce dernier est enlevée par l’opération du foulon. Il est donc de la plus grande importance d'employer le mordant et le colorant dans les bonnes proportions. Le teinturier pratique pourra répondre : Ah ! nous Sommes bien loin de teindre d'après les poids moléculaires. C’est bien vrai, et malgré cela je voudrais me hasarder à dire que c'est l’ob-servation de cette règle qui distingue le teinturier de l’avenir du teinturier routinier du passé.
- Dans tous les cas, il est à recommander de fixer après la teinture encore une petite quantité de mordant, pour que la matière colorante absorbée par la laine soit aussi saturée com • plètement.
- Passons à présent à l'examen des matières colorantes tirant directement sur laine sans l’intervention de mordants. Comment se com-portent-elles vis-à-vis de l'opération du foulon ? Dans beaucoup de cas elles ne sont pas solides. La matière colorante qui tombe durant le foulon, ne serait-ce qu’en petite quan-hlé, tiendra tout le tissu, tachera le blanc et salira les nuances claires des fibres voisines.
- Les matières colorantes se rapprochant, quant à leur constitution chimique, de la fuch
- sine, les écarlates azoïques, les dérivés ni-trosés et quelques autres matières colorantes basiques et acides déchargent au foulon. Les nuances en elles-mêmes hé sont pas appauvries, de sorte qu’une pièce teinte en uni peut être foulonnée sans inconvénient, pourvu que le Savon employé soit de bonne qualité et ne soit pas trop alcalin.
- Beaucoup d’autres colorants, par contre, tirant aussi directement, sont solides. Parmi le groupe des colorants du triphenylmethane, qui généralement ne résistent pas ail foulon, il y a le bleu Victoria et le bleu de nuit, qui font une exception remarquable. Il y a encore quelques représentants du groupe de l’éosinè, qui se distinguent par leur solidité au foulon, tels què la cyanosine, la phloxyne, le rosé bengale, etc. De même sont solides au foulon l’orseille, matière colorante phénolique et une autre matière colorante naturelle, le bleu in-digo.
- Tout le groupe du rouge Congo est caractérisé par sa solidité au foulon. Ces mêmes colorants qui, comme nous l'avons vu, sont généralement si fugaces à la lumière, forment une classe spéciale parmi les colorants azoïques, ét c’est grâce à cette solidité au foulon et au fait qu’ils teignent le coton directement sans mordant, qu’ils ont fait dans l’industrie des progrès très rapides, malgré leur peu de solidité à la lumière. Il est toutefois à noter que cette solidité au foulon ne Se rapporte qu'à la laine : vis-à-vis du coton, ces colorants n’ont pas la même propriété.
- Doù vient que quelques-uns de ces colorants (tirant directement déchargent hors du foulon, tandis que d’autres ne le font pas ? On pour-hait être porté à répondre que probablement (toutes les matières colorantes qui se fixent en bain alcalin déchargeront, vu que pendant le foulon la réaction alcaline prédomine. Jusqu’à un certain point cette explication est satisfaisante, vu l’instabilité générale toutes les ma-itières colorantes basiques à cet égard ; mais comment expliquera-t-on la solidité remarquable du rouge congo et de ses congénères.
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- qui se fixent en bain légèrement alcalin, et aussi le caractère fugace des colorants qui ne se fixent qu’en bain acide et qui devraient donc résister à une réaction alcaline ?
- L’explication suivante, confirmée dans beaucoup de cas, du moins, me semble assez admissible. Toutes les matières colorantes, solides au foulon, forment avec la substance de la laine des composés insolubles ; mais cette dernière agirait dans ce cas comme mordant et formerait avec les colorants des laques à l’intérieur de la fibre.
- Beaucoup de ces colorants directs, en particulier ceux qui se fixent surlalaine en bain acide, ont le défaut de s’appauvrir durant le foulon, au point même d’être détruits complètement. Comme exemple, je citerai la fuchsine acide, les écarlates et les oranges azoïques, le carmin d’indigo, etc. Dans ce cas, la couleur est entièrement rétablie par un passage en acide sulfurique dilué et en acide acétique. La raison de cette décoloration est évidente ; l’alcali du savon neutralise l’acide du colorant en donnant un sel alcalin peu coloré ou bien incolore.
- Quelques couleurs parmi celles qui se teignent directement, comme parmi celles qui se teignent à l’aide d’un mordant, ont l’inconvénient de changer de nuance quand elles sont soumises au foulon. L’écarlate de cochenille devient plus terne, l’orseille devient violette, le jaune au curcuma devient brun et il est en ainsi avec d’autres encore.
- Action de la lessive alcaline sur les couleurs
- La laine, qui est leinte avant d’être filée, est imprégnée d’huile dans le but de faciliter les opérations de la filature. Les filés ou les tissus faits avec de la laine ainsi teinte doivent être soumis à une cuisson (à 50 — 60'C) avec du savon, du carbonate de soude, ou un mélange des deux pour éliminer complètement l’huile. L’alcali plus concentré et la température plus élevée font que l’action de cette opération est plus énergique que le simple foulon. Les couleurs, dont la nuance est altérée
- ou appauvrie lors du foulon, sont encore beaucoup plus altérées par cette lessive. Quelques-unes, comme par exemple le bleu de Prusse, sont complètement détruites.
- Les colorants sulfonés sont généralement très susceptibles à la cuisson alcaline, pour la même raison dont nous avons fait mention en parlant du foulon. Comme règle générale, les couleurs fixées par les mordants, les éosines, les colorants faisant partie de la classe du rouge congo, sont solides.
- L’action destructrice de la cuisson alcaline dépend, comme je l’ai déjà dit, de la quantité d'alcali libre et de la température.
- Action de l’acide sulfureux
- Dans certains articles, les fibres blanches et les fibres teintes sont filées et tissées ensemble et on est obligé de soumettre la marchandise terminée à un blanchiment à l’acide sulfureux qui a pour but de rendre aux fibres blanches, salies par la série d’opérations, leur pureté antérieure.
- Beaucoup décolorants acides et de colorants tirant sur mordants résistent à l’action de l’acide sulfureux, mais d’autres sont plus ou moins altérés ou entièrement décolorés, soit que la matière colorante se trouve réduite, ou que la laque colorée soit décomposée par les vapeurs acides.
- Quelques colorants sont sensibles à l’influence des vapeurs d’acide sulfureux, que les tissus qui en sont teints deviennent hors d’usage dans les villes où l’air est toujours plus ou moins chargé de ce gaz.
- Tel est, par exemple, le cas pour le bistre de manganèse, dont je puis vous montrer la sensibilité en passant un échantillon dans une solution d’acide sulfureux, qui ne tarde pas à blanchir l’échantillon ; d'un autre côté, le brun ou cachou, que je passe en même temps, résiste très bien à cette influence réductrice.
- Une couleur très remarquable pour sa solidité à la lumière, aux acides et aux alcalis, est le noir d’aniline, et c’est cette même couleur qui, grâce à sa sensibilité à l’acide sul-
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- fureux, occasionna au début de sa fabrication d’innombrables ennuis. Il n’était pas rare autrefois que de grandes quantités de noir aniline, teint et imprimé, prenaient par un séjour prolongé dans les magasins une nuance verdâtre et devenaient par là invendables; un passage dans l’alcali rétablissait quelque peu la nuance, mais le noir gardait toujours une tendance à redevenir vert. Cet inconvénient fut empêché en soumettant les noirs à une oxydation supplémentaire, qui changeait le noir sensible en un noir beaucoup moins susceptible à l’influence réductrice de l’acide sulfureux.
- Action des acides
- La solidité aux acides est indispensable pour les colorants appliqués sur du coton destiné à être tissé avec de la laine blanche, et qu’il n’est qu’ultérieurement teinte avec des matières colorantes acides.
- En outre, les couleurs de tous les articles destinés à être portés sur la peau devraient être solides aux acides, car la sueur contient des acides organiques, comme l’acide acétique, l’acide butyrique et d’autres ; et quoique l’acidité de la sueur soit faible (elle est, en effet, quelquefois alcaline), elle peut avoir une influence sur les couleurs, surtout quand la sueur se concentre sur la fibre et que le frottement et la chaleur s’ajoutent pour faciliter son action.
- Beaucoup de couleurs fixées sur mordants sont solides à l’acide, de même celles qui sont teintes en bain acide, pourvu que l’acidité ne soit pas trop forte. Les couleurs basiques et la plupart des colorants se rapprochant du rouge Congo sont très sensibles aux acides. La sensibilité du rouge Congo est devenue proverbiale, de sorte qu’il est même recom-mandé comme indicateur, une trace d’acide le faisant virer du rouge au bleu.
- La solidité au frottement
- Une de nos couleurs les plus solides à tous les points de vue a le grave inconvénient de décharger au frottement, je veux parler du
- bleu cuvé. Comme colorants artificiels défectueux dans ce sens, nous avons surtout le vert malachite et le bleu Victoria ; en général, toutes les matières colorantes basiques ont ce défaut plus ou moins. Les couleurs acides et les colorants du groupe du rouge Congo n’ont en général pas cet inconvénient. En outre, les colorants fixés par teinture sur mordants peuvent décharger quand ils sont mal teints. On doit éviter l'emploi de mordants ou de couleurs trop sensibles, qui peuvent se décomposer ou précipiter avant d’avoir pénétré complètement la fibre. C’est une règle en teinture qu’il faut employer les mordants et les colorants à l’état soluble; en outre, le mordant doit être complètement fixé, de façon à ne pas tomber en partie lors de la teinture et de se combiner avec le colorant au sein du bain de teinture. La cause immédiate de ce que beaucoup de couleurs déchargent au frottement est à chercher dans la présence d’une laque insoluble peu adhérente à la surface de la fibre teinte.
- Pour le cas de la laine, ce défaut est sou • vent dû à un foulon insuffisant, à l’emploi d’une eau dure ou à une cause similaire. La fibre peut être couverte d’un savon calcaire ou d’un corps gras sous une forme ou une autre qui, ou bien fixe le colorant à la surface, ou empêche la pénétration du mordant ou de la matière colorante.
- Mais à part ces causes générales, il y a des cas où ce défaut est intimement lié à la nature de la matière colorante et à son mode d’application. C’est le cas, en effet, pour le bleu indigo. L’indigo du commerce est une poudre bleue insoluble. On le transforme par réduction en bleu d’indigo, qui est soluble dans l’eau, et c’est dans cette solution que les pièces sont passées, exprimées et exposées à l’air. Par cette exposition à l’air, le blanc d'indigo soluble est retransformé en bleu d’indigo insoluble. L'indigo fixé de cette façon à l’intérieur de la fibre ne peut pas décharger, mais les pièces, n’étant exprimées qu’imparfaite-ment, il y a une portion d’indigo blanc qui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- s’oxyde à la surface même à l'état d’une poudre bleue très peu adhérente à la fibre, et c'est cette partie qui décharge ensuite au frottement. )
- • D’après tout ce que je viens de dire, vous comprenez l'importance qu’il y a pour le teinturier de se rendre compte de la sensibilité de ses couleurs vis-à-vis des différentes influences. Il n’est aucunement suffisant qu’il puisse faire rapidement quelques nuances demandées, car faire des couleurs impropres à l'u-sagelultérieur est, à mon point de vue, plus qu'inutile et touche plus ou moins à la fraude. Pour la teinture, il en est de même que pour une œuvre d’art qui nous dévoile immédiate- i ment le caractère de l’artiste.
- Par ceci même. l’existence de nos écoles de teinture est justifiée, et c’est dans ces écoles qu’on doit enseigner à nos jeunes gens d’obéir aux principes fondamentaux de leur art, et qu’on doit tâcher de résoudre pour le bien public les nombreux problèmes concernant l’application des matières colorantes. Certainement, personne ne désire acheter un rideau qui change de nuance au bout d’un mois, ou une robe qui soit passée après une promenade en été ; en général, il ne devrait pas arriver qu’on livre des marchandises défectueuses à ce point-là.
- Mais je dois rendre justice au teinturier et le décharger d’une partie du blâme. Il est sans doute souvent insuffisamment familiarisé avec les propriétés des couleurs qu’il emploie, mais souvent aussi il est trompé dans ses meilleures intentions par les exigences du marchand qui ne veut acheter qu’à bon marché.
- Nous entendons souvent parler de la soli-’ dité incomparable des couleurs de productions d’art indiennes, de tapis, d’ornements d’église appartenant aux temps passés où, je tiens à le faire remarquer, on ne connaissait pas la concurrence, et le public, en général, est porté à croire que depuis ce temps-là nous n’avons pas fait de progrès en teinture, mais bien le contraire. La réflexion à faire dans ce cas
- serait bien triste ; avec tous les avantages de la science moderne, nous nous trouverions dans une condition inférieure à celle des alchimistes des temps passés 1 (A 'suivre).
- OBTENTION pat uu procédé nouveau de certains effets entièrement nouveaux de rétrécissement, d’élasticité et de çrépage sur les tissus de soie,
- Par Mlle Graissot.
- Pour opérer, on prépare un bain froid formé de chlorure de zinc et d’eau variant de 20 à 40 degrés Baumé, suivant la nature des tissus que l’on veut traiter, les bains faibles convenant pour des tissus légers et les bains forts pour les tissus réduits.
- On immerge les tissus dans ce bain etrenou-velant les surfaces de contact pendant une heure à une heure et demie pour les tissus réduits et une demi-heure à trois quarts d'heure pour les tissus légers. On retire le tissu du bain, on l’essore, on le porte tout de suite dans une chambre tiède vers 25 à 30 degrés centigrades, dans laquelle on le laisse pendant un temps variable que l’on détermine par l’observation à l’œil et au toucher des progrès du rétrécissement et du crépage, qui se produisent peu à peu. Lorsque cet effet est obtenu au degré voulu, on retire aussitôt l’étoffe pour la manœuvrer tout de suite dans une dissolution de carbonate de potasse froide à 10 degrés Baumé pendant un quart d’heure environ. On essore, on lave à grandes eaux, on essore encore et l’on cuit au savon. ' :
- On peut aussi plus simplement cuire immédiatement au savon en sortant de la chambre chaude et supprimer ainsi le bain de carbonate de potasse. L’étoffe est ensuite soumise aux opérations habituelles de l’industrie. Pour ces diverses opérations, l’inventeur se sert des appareils usités dans l’industrie de la soierie pour les opérations de ce genre.
- Par ce procédé, l’inventeur obtient sur les étoffes de soie certains effets de rétrécissement et d’élasticité qui donnent à l’étoffe un aspect particulier, soit en forme unie, soit en
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- ET DR L’IMPRESSION DES TISSUS
- I
- bosselé, moutonné, maroquiné et crêpé, suivant la nature du tissu, suivant les variantes du procédé indiqué plus haut.
- Ce procédé s’applique à toutes les variétés de tissus de soie et notamment aux tissus destinés aux crêpes, imitation crêpe anglais, aux foulards, aux cache-nez, etc., et en particulier aux tissus destinés au gaufrage qui peut très bien succéder aux opérations décrites ci-dessus.
- On peut faire l’application de ce procédé non seulement aux étoffes pure soie, mais encore aux tissus mixtes, coton et soie, laine et soie, le coton et la laine n’étant pas touchés. ;
- FRANCE ET AFRIQUE CENTRALE
- {Suite)
- Les phénomènes d'atavisme, qui jouent un grand rôle dans l’étude des races, sont à considérer pour les relations avec l’Afrique qui, je l’ai dit précédemment, sera le débouché de la surproduction européenne , et de cette surproduction provient la question sociale complètement dévoyée. Le journal n’étant pas politique, je ne dirai pas ce que je pense, mais J ai mon opinion arrêtée quand même.
- Actuellement, l’Europe est en majeure partie habitée par les enfants de Japhet, d’après l’histoire et les traditions; l’Afrique, par ceux de Cham, et les Sémitiques en Asie, principalement l’Asie Mineure. Je laisse de côté les questions anti-sémitiques, ou mieux anti-ju-daïque : assez d’excitations à la haine.
- L’est à la presse de jouer un grand et beau rôle et de concilier de peuple à peuple, de caste à caste, de secte à secte. Oui, il y a des abus, et il y en aura toujours, mais ce n'est Pas en jetant de l’huile sur le feu qu’on l’éteint.
- Or, en Afrique il y a deux races bien dis-tinctes : la race de Cham et la race sémitique et il en faut tenir compte dans les transactions commerciales.
- La race de Cham est constituée, d’après les taditions toujours, par la race noire, et la
- race sémitique par les musulmans (ici il est possible que je fasse erreur et à preuve du contraire, je le reconnaîtrai);'or les musulmans ont gardé avec leurs croyances une vitalité extraordinaire.
- Lorsque les invasions des Osmanles eurent lieu en Afrique et jusqu’en Espagne, elles ont laissé, en Afrique surtout, une force d'ata-visme que subsiste encore de nos jours, et même un peu en Espagne. On dit : fréquentez un Russe et vous trouverez un Cosaque ; eh bien pour l’Espagnol (je suis très légèrement d’origine espagnole), c’est la même chose : fréquentez un Espagnol et vous trouverez un asiatique.
- Or, en Afrique, la race noire ou de Cham, sera la plus facile à apprivoiser — pardon du terme; — ce sont de grands enfants, idolâtres c’est possible, mais peu à peu, par la douceur, — je parle d’après des missionnaires, — avec des cadeaux, on en fait ce que l’on en veut, à condition, bien entendu, qu'on ne les pressure pas. Or, précisément, —je parle encore d’après un vénérable Lyonnais, aujourd'hui archi-prêtre à Saint-Louis de la Guillotière (mon quartier), M. Courdioux, qui a vécu 12 ans dans l’Afrique équatoriale, qui a connu Glé-Glé, le père de Béhanzin, —on ne connaît pas assez les effets d’atavisme, et ce, même au point de vue pratique et commercial.
- Il faut à ces grands enfants, non mulsumans, féroces par moment, des cadeaux, et parmi ceux-ci des bimbeloteries de Paris, des soieries légères ou autres étoffes. Ainsi, sous Glé-Glé, un missionnaire ne devait pas craindre de se faire précéder de deux ou trois mille francs de cadeaux, principalement des étoffes, (la femme est toujours femme, et les amazones du Dahomey sont comme les autres) la permission de circuler, et le respect du père, arrivait au bout de quarante jours.
- IEn même temps, les transactions se développaient forcément; avec les pays de l’Afrique (équatoriale, il ne faut pas songer à échanger de la marchandise contre de l’argent, surtout dans le golfe du Bénin, où la monnaie est en
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- LE MONITEUR DK LA TEINTURE
- Cauris (coquillages) qui’n’auraient pas grande valeur à la Banque de France.
- Il faut échanger les produits du pays contre ceux d'Europe. Ainsi, au Dahomey (Afrique équatoriale), nous échangeons nos tissus, nos bimbeloteries, etc., contre les huiles de palme, de coco, le manioc; etc. Mais surtout ne pressurons pas, car nos comptoirs exaspèrent souvent les indigènes, et souvent, en se révoltant, ils n’ont pas tous les torts.
- Marius Moyret.
- (A suivre) (Reproduction interdite).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- Le bleu crésyle, dont il a déjà été question dans le numéro du 5 février, s’applique sur coton filé de la manière suivante : on mordance comme d’usage au tanin et à l’émétique, puis on teint dans une flotte contenant, outre la matière tinctoriale, un peu d’alun ou d’acide acétique. On commence l’opération de teinture à froid et l’on chauffe progressivement au bouillon. En teignant le bleu crésyle de concert avec d’autres colorants de nature basique ne supportant pas les additions d’acétique ou d’alun dans le bain de teinture, on peut les omettre. L’échantillon que nous donnons est
- Echantillon bleu crésyle 2 R à 2 1/2 0/0
- Mode d'impression du bleu crésyle :
- Pour 500 grammes d’empois :
- Faire cuire le tout : b J.) . . . ).0)
- 35 gr. d’amidon blanc.
- 100 » d’eau.
- 50 » d’acide acétique à 50 %.
- Dissoudre selon nuance :
- 4 — 25 gr. de matière tinctoriale dans
- 10 — 30 cent. cub. de glycérine et 50 — 200 » d’acide acétique à 50%.
- Pour les nuances claires,on ajoutera la quantité d’eau nécessaire, afin d’arriver à un poids de 500 grammes.
- Ensuite on ajoute :
- 10 gr. d’acide tartrique dans
- 10 » d’eau.
- On ajoute l’épaississant d’amidon, on fait recuire le tout, puis on laisse refroidir. Puis on ajoute : « 1
- 6 — 40 gr. de tanin dans 6 — 40 » d’acide acétique à 50 %. On passe au tamis.
- Après impression, on vaporise pendant une demi-heure sans pression. Ensuite on donne un passage en émétique à pendant un| quart d’heure, on rince, on savonne légère-' ment, on rince de nouveau, puis on apprête.
- N. B. Pour les nuances claires, on pourra ajouter de petites doses d’acétate d’alumine à l’empois, ce qui avive fortement la teinte. Il ne faut cependant pas dépasser une certaine dose, par exemple, pour 4 grammes de col-rants dans 500 grammes d’empois, 5-8 cent cubes d’acétate d’alumine à 6° Baumé, car sans cela la solidité au savon serait un peu influencée.
- INDULINE R (pour impression) de MM. Meis ter, Lucius et Brüning, à Hoechst-sur-le-Mein.
- Dans ces dernières années, les bleus de 8 famille des indulines ont déplacé les bleus foncés obtenus à l’aide d’autres bleus se fixant al tanin, vu leur plus grande solidité à la lu-mière. Le meilleur accueil a été fait au blet acétine de la Badische aniline et sodafabrik dont nous parlerons la prochaine fois. L’in' duline R a eu beaucoup de succès dans cés derniers temps, présentant les mêmes avan‘ tages que l’acétine, néanmoins son application est un peu plus délicate, à cause de l’acid6
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- éthyltartrique nécessaire pour dissoudre ce produit. Un avantage sur le bleu acétine est qu’il soit un peu plus solide au chlore (sec).
- L’application de l’acide éthyltratrique comme dissolvantest une invention faite par M.Brandt de Cosmanos. L'acide éthyltratique est appelé à rendre encore des services pour les couleurs solubles à l’alcool. Il se dissocie en effet au vaporisage en acide tartrique et alcool, lequel dissout le colorant. A froid, il est également un excellent dissolvant pour diverses couleurs insolubles à l’eau (indulines.)
- L’échantillon que nous donnons a été exécuté d’après la recette donnée par les fabricants eux-mêmes :
- 80 gr. induline R (soluble).
- 600 » épaissant d’amidon.
- 240 » acide acétique à 40 B.
- 80 » solution de tanin à 1 : 1.
- On vaporise pendant une heure sans pression. Après vaporisage, on donne le passage en émétique, puis on savonne à 60° C.
- Epaississant d’amidon
- 2400 gr. amidon blanc.
- 6600 » eau.
- 2000 » acide acétique à 80 B.
- .. Faire cuire ; ensuite refroidir lentement en remuant continuellement.
- Solution de tanin
- 1 kg. tanin dans
- 1 kg. acide acétique à 80 B.
- Echantillon induline R
- liai
- Gallocyanine de MM. Durand, Huguenin et Cie, de Bâle. — La gallocyanine est une matière colorante se fixant au mordant de chrome. Elle est vendue en pâte et en poudre. Ce produit est remarquable pour son bon teint au savon et à la lumière.
- L'échantillon que nous donnons montre de
- même une qualité remarquable de ce produit, c’est qu’on puisse produire des. enlevages blancs, soit sur pièces teintes ou foulardées en gallocyanine.
- ... J : r.. * T* ’ . — . : - :nr— 222!22218ene
- Echantillon gallocyanine rongé en blanc et imprimé en noir à l'aide du eampêehe (A suivre.')
- (Reproduction formellement interdite.)
- COULEURS DE
- Diverses raisons m’ont fait délaisser les couleurs de diamine dans le dernier numéro. C’est d’ailleurs un peu leur faute]: elles finissent par devenir réellement encombrantes à tous les points de vue, diazotées ou non. On ne parle plus que d’elles.
- Je continue l’article du 5 février dernier (pages 33 et 34). Parmi les mordants employés, il faut encore citer le silicate de soude.
- Ce produit se trouve dans le commerce sousforme de pierres viteuses ou de solution gélatineuse, glutineuse. Je ne conseille pas d’acheter le silicate en pierre, car il faut le moudre et le dissoudre dans l’eau, sous pression à l’autoclave : c'est'du verre soluble.
- On trouve dans le commerce du silicate liquide concentré et gélatineux, dans des pétroliers à 20 fr. les 100 kilos.
- Un autre mordant employé quelquefois est l’huile pour rouge turc; j’en ai causé à diverses reprises dans le journal. Ce n’est autre chose que de l’acide sulforicinique, combiné plus ou moins complètement à l’ammoniaque ou à la soude, et cela prend diverses noms, sauf le réel : huile pour rouge turc, huile soluble, huile blanchissante (quand l’acide sulforicinique est imparfaitement saturé par la soude ou l’ammoniaque, il blanchit par l’addition de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’eau), etc., etc. Dans les apprêts, en dehors des couleurs diamine, l'huile pour rouge turc oue un rôle sérieux, de même pour le repas-sage du linge, pour lequel on le vend sous des noms appropriés ; dans ce dernier cas, il va avec le borax, fait glisser le fer et donne du lustre au linge.
- Les prix des sulforicinates sont très bas et varient d’après leur richesse et les cours des huiles de ricin.
- Je ne considère d’ailleurs l’emploi de l’huile pour rouge turc, dans la teinture de certaines couleurs de diamine que comme un succédané supérieur du savon.
- Tous les mordants employés dans les teintures de diamine reviennent donc à des prix très bas, d’autant plus que l’on peut monter des bains permanents. On comprendra sans peine pourquoi la vogue s’est emparée de ces couleurs, surtout pour le coton. Avec les couleurs artificielles, dérivées de l’aniline, il faut engaller, émétiquer, etc. C’est long et coûteux.
- Si nous passons au prix de revient comme matière colorante,nous arriverons également à des prix très bas; c’est ce que j’examinerai dans le prochain numéro.
- Marius MOYRET
- (Reproduction interdite.) ‘A suivre.)
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVELLE RÉSERVE DE TEINTURE ET MACHINES ET MOYENS PERMETTANT DE L’OBTENIR
- Par M. Pierre-Victor Renard.
- Les points caractéristiques de la présente invention sont :
- 10 Dans l’application d’une nouvelle réserve de teinture obtenue avec une mixtion qui peut être déposée sur les tissus et autres objets, à l’aide de cylindres, de planches, de plaques
- gravées ou ajourées selon les contours des dessins que l’on Veut produire ;
- 20 Dans le saupoudrage des motifs ainsi réalisés, avec de la résine en poudre, à l’envers ou à l’endroit, suivant les besoins ;
- 3o Dans le passage des pièces ou objets ainsi mixtionnés et saupoudrés dans un four, sur une plaque chaude, etc., pour faire fondre la poudre de résine qui adhère sur les motifs déposés et faire pénétrer davantage la mixtion dans le tissu;
- 4° Dans l’élimination de la réserve, en faisant tremper les tissus ou autres objets dans l’alcool, la benzine, l’essence de pétrole, etc., après qu’ils ont été teints et en les brassant pendant qu’ils en sont encore imprégnés»
- 50 Dans les procédés permettant de recueillir le dissolvant après l’enlèvement de la réserve, afin de ne rien perdre ;
- 6o Dans la mixtion employée et qui se composerait, par exemple, pour 1 kilog. de mixtion : de 0 k. 020 de caoutchouc, de 0 k. 310 de benzine, de 0 k. 275 de résine et de 0 k. 395 de talc.
- La machine dont on se sert pour mettre l’invention en pratique et qui prend le tissu à la sortie de la machine à imprimer se compose d’une table sur laquelle s’étale le tissu, d’un tamis cylindrique qui distribue la résine en poudre sur le tissu, de cylindres superposés à écartement assez grand, garnis de pointes et entraînant le tissu en sens convenable, de baguettes qui battent le tissu à l’envers pour en détacher la poudre de résine i qui n’adhère pas aux parties imprimées, d’un volet mobile vertical qui oblige la poudre expulsée du tissu par les baguettes à tomber dans un bac, d’une table sur laquelle passe un tablier, d’un tablier sans fin mis en mouvement par des cylindres, d’un tamis cylindrique qui saupoudre le tissu à l’envers, d’un bac qui reçoit la poudre lorsque le tissu quitte le tablier ; puis d’un tablier qui entraîne le tissu et le promène entre deux plaques chauffées à la vapeur, de manière à faire fondre la
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- n. 3
- F 2 Id x* te « on 12 le w co H ' (.
- C2, a 0 :
- G
- poudre de résine qui se trouve ainsi à l’envers 1 < . 01j:02 et à l’endroit des motifs. ‘ ' - / ".
- ‘ . MACHINE A CALANDRER A LA VAPEUR 1 Par M. Frank Baldwin. ;
- -Les modifications apportées par l'inventeur , ont pour but de constituer un calandreur ou 'machine à calandrer, dans laquelle une courroie sans fin se trouve constamment engagée en contact étroit avec les faces convexes dp fers espacés fixes, et de pourvoir cette même . machine à calandrer d'un dispositif de réglage de la courroie sans fin, permettant de l'éloi-gner ou de la rapprocher à volonté des fers en question, et dê’provoquer de la Sorte à cet endroit la tension au degré voulu.
- Deux ou un plus grand nombre * de fers de chauffe, alignés en sens horizontal, mais avec des intervalles libres entre leurs surfaces latérales adjacentes, /sont supportés IM leurs extrémités dans un bâti qui se compose de préférence de deux flasques entretoisés par des tirants, barres ou de toute autre manière. Des fers de chauffe sont creux et leurs bouts fermés; ils sont segmentaires, courbés en coupe transversale, leurs surfaces inférieures étant convexes. La vapeur, l’air chaud ou Jout autre agent de chauffage est introduit dans l’un des fers et s’échappe ou se décharge aux extrémités opposées. Toutes les surfaces Inférieures ou convexes des fers, lorsque la machine à calandrer est au repos, demeurent engagés avec le brin supérieur d’une courroie sans fin qui se développe sur deux tambours ; : . due poulie de tension permet de tendre cette ( courroie sans fin ou de détendre à volonté.
- La machine à calandrer étant mise en marche, les articles a calandrer s’introduisent 1 , entre le brin supérieur de la courroie sans fin et la surface inférieure convexe du fer adja-scent à la garde ; ils se sèchent notablement -Sur ce premier fer et passent ensuite sur les second fer et ainsi de suite avec dissiccation Progressive, tout en subissant les effets du | ; calandrage ou cylindrage. . i
- | 00/ PROCÉDÉ DE PEINTURE SUR TISSUS 0707
- • I ‘ ' dites : « Broderie» arîificielles 9
- Par M. Victor-Alphonse-Camille Oger d’Elbosc, ‘
- Les couleurs employées dansce procédé sont en général .des fuschines,. anilines ou naphtalines, auxquelles l’inventeur serait .parvenu à donner toutes les qualités de malléabilité et de solidité qu’elles n’ont point na-turellement. Elles sont détrempées à l’acide acétique, puis additionnées d’un mordant spé-cial composé de gomme laque et de gomme . adragante, dissoutes à doses égales (10 %), la-première dans l’éther sulfurique et la seconde dans, l’eau pure, puis filtrées et mélangées d’alcool dénaturé, dans les proportions indiquées ci-après :
- „ 1° Anilines, fuschines ou naphtalines, en-. viron 100 gr. pour 1000 gr, d’acide acétique.
- 2e Gemme laque blanche 1: 100 gr. pour 1000 gr. d’éther sulfurique; gomme adragante pulvérisée : 175 gr. pour 1000 gr. d’eau pure.; ( alcool dénaturé : 1000 gr. pour les proportions ci-dessus, soit ensemble 3000 grammes environ, représentant la dose de mordant pour 30 à 40 kilogs de la première préparation (colorante).
- Ces couleurs s’appliquent au pinceau et à froid. Elles pénétrent complètement le tissu et, le gonflant, lui donnent des aspects soyeux ou veloutés de nature à le faire prendre pour des broderies véritables en laines et en soies de couleur; elles n’enlèvent rien à la souplesse des tissus primitifs et ne dénaturent aucune de leurs propriétés essentielles.
- Ce n’est donc plus une simple peinture sur étoffes, mais bien une imitation de broderie aussi solide au lavage que si le tissu n’était pas peint.
- PROCÉDÉ POUR MORDANCER teindre, laver, etc., les fils de tous genres, bobinés sur cannettes, bobines croisées, etc.
- Par M. Jules-Otto Obermaier.
- L’objet de cette invention est de teindre, blanchir, etc., les filés embobinés, tels qu’ils
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sortent du bobinoir, avec ou sans douille, ce qui permet -de supprimer le dévidage pour faire les écheveaux et le renvidage de l’écheveau sur les différentes formes de bobines de la préparation industrielle.
- Il aurait été montré que les appareils dans lesquels on plante isolément les bobines, les cannettes, etc., en vue de les teindre, n’ont aucune valeur pratique en industrie.
- La présente invention permettrait de faire, avec un seul paquetage, des filés dans la caisse, toutes les opérations de trempage, de mordançage, de teinture, de blanchissage,etc., une grande série de bains différents de liquides pouvant se répéter, sans qu’on ait besoin d’ouvrir le paquet. Les filés sont disposés en couches épaisses serrées dans la caisse ou récipient de forme et dimensions quelconques, “et y sont comprimés d’un ou de plusieurs côtés, de façon que les liquides ou les gaz soient refoulés ou aspirés à travers les fibres à l’état comprimé, et de manière que lesdits liquides ou gaz ne puissent suivre aucun autre chemin que celui tracé par les fibres mêmes des fils.
- IMPRESSIONS EN PLUSIEURS COULEURS résistant à Vair et au lavage Par M. Loreng Hoffmann.
- Le procédé qui se rapporte à la présente invention est destiné à produire des impressions en toutes couleurs résistant à l’air et au lavage, au moyen de patrons en papier ou en parchemin, ou bien à l’aide de plaques préparées.
- Ledit procédé consiste à traiter la couleur désirée, avec son mordant, par de l’huile de térébenthine, puis à reporter le mélange au moyen de patrons ajourés, ou bien à l'aide de plaques imprimées avec rongeants ; ensuite à azoniser, et finalement à passer au bain de savon pour fixer.
- FABRICATION DE TISSUS EN COULEURS Par M. Henri Frémont.
- Les tissus de couleur s’obtiennent, soit au moyen de l’impression sur des étoffes tissées d’abord en écru, soit par l’emploi de textiles
- teints d’abord en écheveau et tissés ensuite, soit enfin, ainsi que cela se pratique depuis quelques années seulement, par teintures de ces textiles faites après cardage et filature.
- La présente invention consiste à supprimer la teinture en écheveau pour la trame et pour la chaîne, et à la remplacer, après le tissage et au moment de l’apprêt (ce dernier servant d’épaississant), par l’application aux textiles de toute nature des procédés d’impression et de mattage usités pour les tissus ordinaires. Ces textiles ne seront pas, comme dans l’impression actuelle, tissés en écru ; étant encore en écheveau, ils sont débouillis, blanchis et mordancés, lorsque la nuance l’exigera, et encollés chaîne et trame, pour obtenir identiquement le même genre de tissu qu’on obtient avec des fils dont la teinture est faite en écheveau.
- (Reproduction interdite.)
- LE TRAVAIL DES FEMMES
- ET DES ENFANTS DANS LES MANUFACTURES
- Voici les principales dispositions de la loi du 2 novembre 1892, applicables à partir du 1er janvier 1893 :
- Age d’admission. — 13 ans ; 12 ans si l’enfant a un certificat d’études primaire et un certificat d’aptitude physique.
- Durée du travail ejffectif. — 10 heures de travail pour enfants de moins de 16 ans.
- 60 heures par semaine et pas plus de 11 heures par jour pour ouvriers et ouvrières de 16 à 18 ans.
- 11 heures pour filles au-dessus de dix-huit ans et pour les femmes.
- Dans les trois cas, le travail doit être coupé par un repos ou plusieurs repos de une heure au moins.
- Travail de nuit. — Pas de travail de nuit pour les enfants de moins de 18 ans, pour les filles mineures et les femmes.
- Le travail de nuit est un travail fait dans l’intervalle de neuf heures du soir à cinq heu-res du matin.
- Surveillance des enfants. — Exiger le livret pour ouvriers et ouvrières de moins de 18
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- "L;
- ans. Ce livret est délivré gratuitement par les maires. Y inscrire les dates d’entrée dans l’atelier et de sortie de cet atelier.
- Avoir un registre d'inscription des renseignements contenus au livret.
- Afficher la loi dans chaque atelier.
- Afficher les adresses des inspecteurs.
- Afficher les heures du commencement et de la fin du travail, les heures et la durée des repos.
- Envoyer cette affiche à l’inspecteur départemental et la déposer à la mairie.
- Prendre toutes les mesures pour l’hygiène et la sécurité des travailleurs.
- Pénalités. — Toutes les contraventions à la loi seront poursuivies en simple police et passibles chacune d’une amende de 5 à 15 francs.
- En cas de récidive, le tribunal correctionnel prononcera pour chaque contravention une amende de 16 à 100 francs.
- En cas d’accident, faire une déclaration à la Mairie dans les 48 heures et dans la forme indiquée par la loi.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Espinat (Maximin), teinturerie, à Tulle. — ug. du 31 janv. — Liquid.: M. Estorges.
- VIEUBLÉ (Pierre), teinturier, dégraisseur, 7, rue de Nazareth, à Lyon. — Jug. du 29 déc. — Liquid. : M. Canavy.
- Bernard et Tiers, trituration de bois de teinture, 23 et 25, rue des Longues-Haies, à Roubaix. — Durée : 20 ans. — Gap. : 36,000 fr. - Acte du 15 déc.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 30 sept., de la Société Appercel et Choitel,blanchiment de cotons et vins, à Amplepuis (Rhône). — Acte du 26 déc.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Basset a vendu à Mme Bex un fonds de teinturerie, 16, rue Molière.
- M. Dalverny a vendu à Mlle Lebrun un fonds de teinturerie, 28, rue Bertrand.
- M. Blondel a vendu à M. X. un fonds de einturerie, 14, rue Tracy.
- Mme Dubuard a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 3, av. Trudaine.
- M. Boudeau a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 6, rue Caumartin..
- Mme Fleury a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 5, rue du Vieux-Colombier.
- M. Richard a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 8, rue de Gharenton.
- Mme Rouyer a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 57, rue Oberkampf.
- Mme Hyachi a vendu à Mme Barbier un fonds de teinturerie, 46, rue’N.-D.-des-Champs.
- M. Louis a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 149, rue Lafayette.
- Mme Hartel a vendu à Mlle Lehman-Judels un fonds de teinturerie, 34, b. Barbés.
- Mme Bertrand a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 78, av. de Saint-Ouen.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- , MAJOUREAU, teinturerie, 53, rue d’Espagne, a Bayonne. — Jug. du 30 déc. — S. : M. Canton.
- FRAICHET ou FRÉCHET (Emile-Augustin), teinturerie, à Persan. — Jug. du 26 déc. — P.: M. Pistorius.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif E. "MBRUSTER et G. Noirot, produits chimiques S droguerie pour teinture, 3, rue Aubriot, à saris. — Durée : 10 ans. — Cap.: 100,000fr. 1s Acte du 1er janv.
- Formation de la Société en nom collectif
- BULLETIN FINANCIER
- Les affaires sont calmes, mais les cours sont maintenus très fermes.
- • Il est certain maintenantque la liquidation sera des plus faciles, les transactions ayant été pendant tout le mois extrêmement restreintes, et l‘a-bondance des capitaux reporteurs étant réelle, les reports seront certainement cotés à un taux peu élevé.
- Le 3 0^0 finit demandé à 98 32.
- Le 3 0[0 amortissable vaut 98 60.
- Le 4 1 [2 0[0 se tient à 105 72.
- L’Italien est sans changement à 92 90, l’Extérieure 4 00 reprend à 63 15, le Portugais 3 OiO fait 21 02 1[2, l’Unifiée clôture à 100 70, le Russe— Orient à 70 87 112 et le Turc 4 0[0 à 22 22 1(2.
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- LE MONITEUR DELA TEINTUK 8
- Le Brésilien 4 070 . recule à 67 70 sur le bruit, d’une nouvelle insurrection à Rio.
- Parmi les établissements de crédit, notons la fermeté du Crédit Foncier à 997 50, de -la Banque d’Escompte à 147 50, du Crédit Lyonnais.à 775, de la Société Générale à 475.
- De tous les chemins de fer français, il n’y a toujours que le Lyon et le Nord de cotés à terme, le premier à 1..538 75, le second à 1.895, * Les Autrichiens font 667 50, les Lombards montent à 257 -50, le Nord-Espagne gagne 3 75 à 156 25 et le Saragosse 2 50 à 190. . not Le Suez est immobile à 2.670. u5
- Le Corinthe s’avance, à 115.
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- BIBLIOGRAPHIE r ,I r/ . ’ . i
- '‘Tous les ouvrage» ài-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour le* recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- VIENT DE PARAITRE: _ ‘
- Traité de l'épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel. t — Un volume grand in-8° avec 147 figures dans le texte..*— Prix, relié : franco 16.50 .contre mandat adressé aux bureaux du journal. , ./L’épuratipn des eaux est une; question qui depuis longtemps a attiré l’attention des industriels et . qui a surtout fait l’objet de nombreuses recherches dans ces derniers temps.
- » Avant que la chimie soit venue nous donner sur la composition des eaux et l’action des substances qu’elles contiennent les notions précises, la pratique avait appris à rechercher pour nombre d’industries, aussi bien que pour l’alimentation, des eaux claires et peu chargées de substances étrangères en disso-lution. Les agglomérations humaines et les industries s’établissaient de. préférence le long des rivières qui leur fournissaient des eaux de bonne qualité. ---------- —
- Les grandes cités, en se développant, ont dû aller chercher au loin l’eau pure qui leur manquait ou aviser aux moyens de purifier des eaux de qualité inférieure prises sur place et devant être distribuées à leurs habitants.
- Certaines villes où se sont établies de nombreuses usines, par suite des avantages de leur situation, de la proximité des débouchés, de l’abondance de la force motrice et en particulier du charbon, se sont imposé de lourds
- sacrifices pour s’assurer une alimentation en eau pure et ont été largement récompensées de leurs efforts par les avantages, qu’elles en ont
- en ont
- retirés. ’ ,..
- Beaucoup d’industriels ne se trouvent pas dans ces conditions favorables obtenues par la puissance de l’association, l’impureté de
- leurs eaux leur cause des dommages souvent] considérables dont l’importance s’évalue d’au tant mieux aujourd’hui qu’onasur lerôlë des éléments, de L’eau des données complètes. Aussi de nombreux chercheurs se sont-ils préoccupés decette question et ont-ilspréco-nisé diverses méthodes de purification de l’eau. En.même temps, ils se sont efforcés’de trouver des appareils permettant de réaliser commodément et économiquement les actions physiques ou les réactions chimiques à mettre en œuvre pour arriver à ce but, et s’assurer la clarification de l’eau en même temps que sa correction.
- Nous employons à dessein le mot « correc- | tion », car si les procédés physiques, comme la distillation, la filtration par exemple, visent à la purification de l’eau qu’ils débarrassent! en tout ou en partie deS substances étran- i gères'qu’elle contient sans en introduire d’au-très, il n’en est pas toujours de même des | méthodes chimiques qui, en enlevant à l’eau certains sels nuisibles, y introduisent, par le fait des réactions en jeu, d’autres Sels inoffen- | sifs.noa 1ar
- Dans ce cas, très général d’ailleurs; c’est g une épuration relative, une correction, qui est pratiquée. f S’il y a lieu de signaler dès l’abord cettef distinction que nous ferons ressortir dans | chaque cas particulier dans le cours de cet ouvrage, il n’en est pas moins vrai que dans g le .langage courant, le traitement des eaux f fait dans le but de les rendre propres aux usages industriels est désigné, sous le nom d’épuration. '• tintloge
- L’auteur s’est proposé de passer en revue les propriétés des eaux ‘naturelles, des substances qu’elles contiennent. Tes moyens de lés reconnaître et de les doseret d’examiner les divers appareils qui servent a épurer pu à corriger l’eau, soit avant"sonVemploi,isoit, pour certaines applications fort répandues, S comme celle de la production- de vapeur, pen- | dant l’emploi même.
- . Le but de l’autéur n’a pas été de traiter, de façon détaillée, des eaux destinées à l’alimen- I tation et aux usages domestiques, mais nous B avons reconnu qu’il était bien difficile de sépa- rer d’une façon complète l’étude de ces eaux de celles des eaux destinées exclusivement aux usages industriels.
- Bien des procédés et des appareils sont communs, et ce qui a été fait par les chimistes et les ingénieurs qui se sont occupés de l’alimentation des villes a souvent inspiré ou peut instruire les industriels et réciproque* 1 ment. . q
- La fabrication de la glace, des1 eaux ga- zeuses, de certaines boissons, constitue du | reste Une industrie ‘considérable, dont Yim-
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- ET DE L’IMPRESSIO. DES TISSUS
- portance augmente de jour en jour et dans lesquelles la pureté de l’eau est un point capital.
- . L’usine elle-même a, du reste, souvent besoin d’eaux potables ; sans entrer dans des détails qui ressortiraient plutôt d’un ouvrage fait au point de vue de l’hygiène, l’auteur décrit les méthodes et les appareils d'épura-tion dont la connaissance paraît d’un intérêt général.
- Un chapitre spécial est consacré aux eaux résiduelles des villes, le sujet touchant aussi par nombre de points à celui que nous avons plus spécialement en vue ici.
- Il nous a semblé qu’en présence du développement de jour en jour plus grand par l'épu-ration de l’eau, ce livre pouvait rendre service aux industriels que préoccupe ajuste titre le rôle joué par cet élément précieux de tout travail humain.
- Vient de paraître :
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles , suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-8o, broché. Prix : 40 francs.
- Le prix relativement élevé de l’ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publiésans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur appa-Tence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nou-veaux dont l’application lui permettra de se
- maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression, de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas,à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d’analyses chimiques que le fabricant ne saurâit comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment,des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
- C’est un manuel qui aura sa place indiquée sur la table de travail de tout teinturier désireux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50. .. . , , .
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs- et -i charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, ' auquel il donne une vie particulière.
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- LS MONITEUR DE LA TEINTURE
- Son Japon est de tous points pratique et . sera consulté avec fruit, soit qu’il s'agisse de | la décoration intérieure ou extérieure dont | les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si | répandus. Aussi ce livre devra-t-il être con- 3 sulté parles architectes, décorateurs, artistes, | amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la I; langue, ont leurs chapitres spéciaux. à
- Manuel complet de teinturier (supplément : traitant de Y emploi en teinture des couleurs 3 artificielles de la houille, par A. M. Vil- s lon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr. ’
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces défibrés au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d'albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mor-
- UN TEINTURIER
- énergique, parfaitement expérimenté dans la teinturerie en pièces et en fils de coton, l’apprêtage des tissus de coton, ainsi que la teinturerie de fils en rouge turc ; qui possède bonne instruction théorique et qui a toujours dirigé, à la satisfaction de ses chefs, de grandes et très importantes teintureries, désire pour des raisons de famille changer sa place. Le demandeur est âgé de 42 ans et dans position assurée pour la vie. Copie des certificats, ainsi que bonnes références, à la disposition. S’adresser sous V. 4686, à M. Rudolf Masse,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.— No 6.
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 20 Mars 1893
- SOMMAIRE
- JURISPRUDENCE.
- APPLICATION AUX MACHINES A LAINER.
- L’HYGIÈNE ET LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS DANS L’INDUSTRIE.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS (suite et fin).
- LA GRÈVE DES TEINTURIERS EN PEAUX A PARIS.
- DES COULEURS D’ANILINE EN SERBIE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- Depuis le 1er Janvier, nos Bureaux sont transférés
- 20, RUE TURGOT
- JURISPRUDENCE
- Des responsabilités des blanchisseurs, teinturiers, appréteurs et imprimeurs, sur les marchandises livrées
- {Suite}
- Le teinturier est quelquefois invité à charger des soies tendres. Dans ce cas, si la charge demandée est exagérée, il doit faire toutes les réserves possibles et ne pas se contenter d’un simple avertissement ; il doit exiger une auto-nisation par écrit, l'exemptant de toute responsabilité en cas d’accident, pouvant prove- nirj non d’une mauvaise teinture, mais de ce Ie la torsion empêche la fibre de supporter cet excès de charge.
- J ai vu un cas de ce genre, soumis au tribu-nal de Nîmes : on avait averti le fabricant 1e les cordonnets destinés à des soies à coudre étaient tendres et que la charge demandée pouvait les endommager par effet mécanique. N’ayant pas reçu de réponse, on avait passé outre. Les cordonnets furent effectivement brlés, pour employer le lan-8age consacré, ou mieux devinrent cassants.
- Malgré l’avertissement, le teinturier perdit le procès : il aurait dû exiger,avant de teindre une autorisation écrite dégageant toute sa responsabilité.
- Maintenant, si nous considérons la chose sous d’autres points de vue, nous trouvons certaines considérations, qui ont déjà été publiées dans mon Traité de la Teinture des soies, 1876-1877, chapitre XVI, sous la rubrique :
- « § 251. — Rapports entre les divers manipulateurs de la soie (page 666) :
- « Je ne saurais trop appeler l’attention des divers manipulateurs de la soie sur la nécessité d’avoir de bons rapports entre eux, non pas au point de vue commercial seulement, mais au point de vue de la connaissance des opérations qui se pratiquent chez les uns et chez les autres.
- « En effet, comme je l’ai déjà dit dans l'introduction, le teinturier aura beau faire de belles teintures, cela ne servira de rien, si elles sont compromises ensuite par de mauvais procédés d’apprêtage, par exemple.
- « Les manipulations quesubitla soie destinée aux étoffes après le teinturier sont : le dévidage, l’ourdissage ou le canettage, selon qu’il s’agit d’organsin ou de trame, le tissage et enfin l’apprêtage.
- Les 'premières, y compris le tissage, sont purement mécaniques et sans influence sur les teintures ; il peut cependant arriver qu’avec
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- des soies altérées, et surtout par des temps très secs, pour parer aux inconvénients de la casse des fils, l’ouvrier se serve de prépara tions humides dites « encollages » (voir page 86) pour faciliter son travail ; dans ce cas, il vaut mieux, surtout lorsque tout vient de la grande sécheresse de l’air, maintenir de l’humidité dans la pièce du travail. Les parements, qui rendent de si grands services aux ouvriers tissserands, dits encollages chez les ouvriers tisseurs, ne peuvent être adoptés sans dangers, et lorsque l’emploi ne peut être évité, il doit se faire avec l’assentiment du fabricant (voir page 86). »
- Lorsque le teinturier achète un produit chimique quelconque, que fait-il ? Il le vérifie (Je sais à quoi m’en tenir, ayant vérifié pendant huit ans les produits dans une grande maison de teinture de Lyon), et, après vérification, le vendeur voit ses produits acceptés ou refusés ; dans tous les cas, c’est fini. Or, pour le teinturier, il n'en est plus de même, le fabricant a toujours recours sur lui.
- Cependant, il y a déjà un fait, qui constitue un précédent : pour les noirs parapluie, le fabricant vérifie s’ils dégorgent dans l’eau ; c’est un premier pas de fait. De même pour les noirs d’aniline, on cherche à reconnaître s’ils résistent à l’air.
- En résumé, le teinturier façonnier, ayant rendu les fibres textiles, après reconnaissance de la marchandise et vérification de la bonne qualité du produit, n’est plus responsable selon le sens des article 1641, 1643, 1792 du Code civil.
- Il se présente en effet des cas très curieux, dans lesquels le produit rendu peut être manipulé par d’autres après le teinturier, ce qui complique la difficulté de fixer le tort en cas d’avarie ?
- Ainsi un teinturier teint des organsins, en couleurs solides, en couleurs d’alizarine, pour les cordons de pièce ; ces cordons doivent résister à la cuite au savon. Cela va très bien, mais le teinturier des pièces, pour une raison quelconque, les touche d’acide et les savonne
- au bouillant. En les touchant d’acide, il a démonté les mordants et la nuance des cordons est démolie. Qui est responsable dans ce cas! ;
- Autre exemple : Voici un teinturier qui teint en pièce des étoffes en couleurs claires. Elles ne sont pas vendues, par suite d’une cause quelconque ; on les fait imprimer, avec ou sans effets de rongeage ; or, il se produit des effets nouveaux : premièrement, la vapeur fait rentrer la couleur ; tout en la fixant, elle en baisse le ton; ensuite, comme après les effets de rongeage, au zinc surtout, il est indispen sable de passer les pièces sur un très léger bain d’acide sulfurique, il est des couleurs qui ! ne peuvent supporter ce traitement. En pareil cas, pour la couleur de fond, quel sera le coupable ?
- Mais où le danger est le plus sérieux, c’est quand il existe d’autres intermédiaires et d’autres causes.
- Aujourd'hui, avec les bas prix pratiqués, le teinturier est obligé de se conformer aux nécessités de son époque. Or, le fabricant ne met pas le prix pour les grandes couleurs so-lides (d’ailleurs la mode n’en veut pas) : elles ne sont pas assez pures.
- Le noir d’aniline estinverdissable, mais non; dans les grandes villes, où l’atmosphère est acide. De même, j’ai vu des articles pour don-, blures, des satins à la reine, soie et coton, déteindre sous l’influence de la transpiration (étoffes revenues du Canada). Dans ce cas, une teinture solide aurait coûté plus que l'é-toffe, et la transpiration, saturée d’acide lac-tique, ce qui lui donne son odeur aigrelette! démonte facilement certaines couleurs.
- Maintenant prenons une soie chargée el noir ou fixée, sur cordonnet; elle est destinée à certains emplois particuliers ; lorsqu’on 1a rend, elle est très solide. Tout va donc bien; mais pour la parachever,je veux bien admettre que tout ira pour le mieux, mais cela n'arrivera pas toujours. Généralement on grille ces soies et surtout celles de fantaisie. Le gazeur 0l flambeur a-t-il pris toutes les précaution
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- voulues ? et s’il y a altération dans la force, après le grillage, qui a tort?
- De même on plie les soies à coudre, pour leur donner du brillant ; si l’on a exagéré la torsion au chevillage et au pliage, que la soie soit attendrie, qui a tort?
- Mais le cas le plus délicat est certainement celui des rapports entre l'apprêteur et le teinturier, et dans toutes les étoffes possibles.
- Par manque d’entente,etsouvent par lafaute du fabiicant, l’apprêteur défait le travail du teinturier et le compromet sans le vouloir. Voici un teinturier qui, selon l’échantillon donné, a rendu comme coloris conforme de toute manière, et de jour et de nuit, mais il ne sait pas ce que deviendra son produit à l’apprêt.
- L’apprêteur ne s’inquiète de rien, il veut produire ses effets : il passera quelquefois les étoffes à la rame ou aux palmers, à des températures dépassant 100° C.; quelquefois il sera obligé d’y revenir à deux reprises pour donner la carte voulue. Et alors, quoi d'éton-nant à ce que des fibres ayant de l’huile, mises dans les avivages, prennent l’odeur de rance, odeur qui s’accumule en placard. D’ailleurs, je ne comprends pas les avivages en soie et autres textiles dans beaucoup de cas, étant donné que l’appêt voient tout modifier.
- Avec l’armée des nouvelles couleurs, nous sommes en présence de cas nouveaux ; il y en a qui craignent des températures supé-rieures à 100° G., et puis, quand tout a bien marché, l’étoffe est expédiée dans des régions lointaines et en route se détériore ; cela peut Parfaitement arriver, et le teinturier n’a rien démêler avec ce cas.
- Tout dépend souvent des conditions d'expé-dition et d’emballage. J’ai vu une affaire de soie noire à coudre (M. Ch. et Fra., de Lyon, Pour Tours). Les soies étaient revenues brû-Ides Heureusement, le destinataire en les re-cevant avait fait constater, que le ballot (80 k. environ) avait été oublié en petite vit-tesse, dans un vagon en mauvais état, et avait
- reçue la pluie. La Gie d’Orléans paya le dommage.
- Lorsqu’on expédie au loin dans les pays d’outremer, on ne saurait trop tenir compte, pour les tissus, des conditions de transport, de climatologie, etc.
- Je me résume, chers lecteurs: il faut arrive! à l’entente entre tous les manipulateurs de textiles et surtout éviter de se faire une concurrence impossible par le bas prix, par la beau je le comprends.
- Marius MOYRET (Reproduction interdite.)
- APPLICATION aux machines à lainer d’un système d'assouplissage des tissus Par M. Martinot
- La présente invention a pour but l’application aux machines à lainer, en général, d’un système d’assouplissage des tissus, qui demandent à être assouplis en même temps que garnis ou duvetés.
- Afin de bien faire comprendre l'action de ces assouplissages, l’inventeur l’explique par la description d’un assouplisseur monté sur une laineuse de son propre système.
- L’étoffe est d’abord passée entre les deux traverses d’un embarrage mobile à cliquet A, destiné à effacer les plis; elle monte sur le rouleau B et vient passer sur lés deux rouleaux C munis d’un frein commun, manœuvré par une vis avec un volant ; les deux rouleaux D, D’ la maintiennent en ligne droite et bien tendue. Entre ces deux rouleaux se trouvent deux couples de brosses E E, F F’, fig. 1 et 2.
- De là l’étoffe passe sur les rouleaux G, G’, qui guident le contact des travailleurs sur une face. L’attracteur H maintient la tension, et l’étoffe vient repasser sous les rouleaux I,F, qui guident le contact des travailleurs sur l’autre face.
- L’attracteur principal H' entraîne l’étoffe en
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- LE MONITEUR DË LAITEINTURE
- même temps que les attracteurs H^, H3. Entre ces attracteurs, l’étoffe est guidée par deux petits rouleaux L, L’, qui lui donnent une di-
- des tringles de fer ou d’acier encastrées dans les rouleaux, tenues à leurs extrémités par les frettes.
- i
- rection fixe, pendant que deux recoucheurs K, K1 lissent le poil et nettoient les deux faces en même temps. Le tissu est entraîné comme dans les autres laineuses et passe sur les travailleurs autant de fois que le garnissage l’exige.
- Voici maintenant les résultats obtenus par l’application de l'assouplissage :
- Le tissu,en passant eutre les brosses E E'et F F’, est frappé successivement par chacune des rangées, aussi bien par celle de la brosse inférieure que par celle de la brosse supérieure ; le toucher alternatif sur chacune des faces ne peut pas varier, car les brosses sont actionnées entre elles par des engrenages tour pour tour, fig. 2.
- Ces brosses tournent à 500 tours par minute, elles sont actionnées par un arbre intermédiaire M, qui reçoit son mouvement de l’arbre moteur N. Les brosses, figurées au dessin, sont à quatre rangées de soie ; elles peuvent en avoir un nombre plus petit ou plus grand, et les garnitures peuvent être en cardes, en fer, acier ou laiton, ou en chiendent, bruyères, baleines, caoutchouc ou toute autre matière fibreuse.
- Les brosses peuvent être remplacées par
- Sur la même machine on peut employer les deux genres de garnitures.
- Ces chocs, répétés sur les deux faces du
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- tissu, amènent nécessairement son assouplissement et son nettoyage et même un léger duvet à la surface. Le tissu est donc bien préparé pour le garnissage ou duvetage.
- Pour éviter que l’action des brosses ne détende le tissu entre les rouleaux D, D', on
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- St
- met sous le rouleau D' un autre rouleau R monté sur un levier 5 articulé en V, et à l’extrémité duquel on met un contrepoids T ou un ressort. La pression empêchera le glissement.
- On peut naturellement suspendre l’action de l’assouplissage, en modifiant la marche du tissu, et il est possible dès lors de lainer avec ou sans assouplissage.
- LA NOUVELLE LOI SUR l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans l’Industrie
- La Chambre des députés a voté, dans sa séance du 7 mars, la nouvelle loi concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissenents industriels, loi précédemment adoptée par le Sénat.
- Voici le texte de cette loi :
- Art. 1". — Sont soumis aux dispositions de la présente loi : les manufactures, fabriques, uSines, chantiers, ateliers de tout genre et leurs dépendances.
- Sont seuls exceptés les établissements où ne sont employés que les membres de la famille, sous l’autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur.
- Néanmoins, si le travail s’y fait à l’aide de chaudière à vapeur ou de moteur mécanique, Ou si l’industrie est classée au nombre des établissements dangereux ou insalubles, l’ins-pecteur aura le droit de prescrire les mesures de sécurité et de salubrité à prendre confor-mément aux dispositions de la présente loi.
- Art. 2. — Les établissements visés à l’ar-ticle 1» doivent être tenus dans un état cons-et présenter les conditions salubrité nécessaires à la
- tant de propreté d’hygiène et de
- Senté du personnel.
- Is doivent être aménagés de manière à 8arantir la sécurité des travailleurs. Dans tout établissement fonctionnant par des appa-reil mécaniques, les roues, les courroies, les
- engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger, seront séparés des ouvriers, de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service. Les puits, trappes et ouvertures doivent être clôturés. Les machines, mécanismes, appareils de transmission, outils et engins, doivent être installés et tenus dans les meilleures conditions possibles de sécurité.
- Les dispositions qui précèdent sont applicables aux théâtres, cirques, magasins et autres établissements similaires où il est fait emploi d'appareils mécaniques.
- Art. 3. — Des règlements d’administration publique, rendus après avis du Comité consultatif des arts et manufactures, détermineront :
- 1’ Dans les trois mois de la promulgation de la présente loi, les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis, notamment en ce qui concerne l'éclairage, l’aération ou la ventilation, les eaux potables, les fosses d’aisance, l’évacuation des poussières et vapeurs, les précautions à prendre contre les incendies, etc. ;
- 2° Au fur et à mesure des nécessités constatées, les prescriptions particulières relatives soit à certaines industries, soit à certains modes de travail.
- Le comité consultatif d’hygiène publique de France sera appelé à donner son avis en ce qui concerne les règlements généraux prévas au paragraphe 2 du présent article.
- Art. 4. — Les inspecteurs du travail sont chargés d’assurer l’exécution de la présente loi et des règlements qui y sont prévus; ils ont entrée dans les établissements spécifiées à l’article premier et au dernier paragraphe de l’article 2, a l’effet de procéder à la surveillance et aux enquêtes dont ils sont chargés.
- Art. 5. —Les contraventions sont constatées par les procès-verbaux des inspecteurs qui font foi jusqu’à preuve contraire.
- Les procès-verbaux sont dressés en double
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- exemplaire, dont l’un est envoyé au préfet du département et l’autre envoyé au parquet.
- Les dispositions ci-dessus ne dérogent point aux règles du droit commun quant à la constatation et à la poursuite des infractions commises à la présente loi-
- Art. 6. — Toutefois, en ce qui concerne l’application des règlements d’administration publique prévus par l’article 3 ci-dessus, les inspecteurs, avant de dresser procès-verbal, mettront les chefs d’industrie en demeure de se conformer au prescriptions dudit règlement.
- Cette mise en demeure sera faite par écrit sur le registre de l’usine; elle sera datée et signée, indiquera les contraventions relevées et fixera un délai à l'expiration duquel ces contraventions devront avoir disparu. Ce délai ne sera jamais inférieur à un mois.
- Dans les quinze jours qui suivent cette mise en demeure, le chef d’industrie adresse, s’il le juge convenable, une réclamation au ministre du commerce et de l’industrie. Ce dernier peut, lorsque l’obéissance à la mise en demeure nécessite des transformations importantes portant sur le gros œuvre de l’usine, après avis conforme du comité des Arts et Manufactures, accorder un délai dont la durée, dans tous les cas, ne dépassera jamais dix-huit mois.
- Notification de la décision est faite à l’industriel dans la forma administrative ; avis en est donné à l’inspecteur.
- Art. 7. — Les chefs d’industrie, directeurs, gérants on préposés, qui auront contrevenu aux dispositions de la présente loi et des règlements d’administration publique relatifs à son exécution, seront poursuivis devant le tribunal de simple police et punis d’une amende de 5 à 15 fr. L’amende sera appliquée autant de fois qu’il y aura de contraventions distinctes constatées par le procès-verbal, sans toutefois que le chiffre total des amendes puisse excéder 200 fr.
- Le jugement fixera, en outre, le délai dans lequel seront exécutés les travaux de sécurité et de salubrité imposés par la loi.
- Les chefs d’industrie sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs, gérants ou préposés.
- Art. 8. — Si, après une condamnation prononcée en vertu de l’article précédent, les mesures de sécurité ou de salubrité imposées par la présente ou par les règlements d’administration publique n’ont pas été exécutées dans le délai fixé par le jugement qui a |pro-noncé la condamnation, l’affaire est, sur un nouveau procès-verbal, portée devant le tribunal correctionnel, qui peut, après une nouvelle mise en demeure restée sans résultat, ordonner la fermeture de l’établissement.
- Le jugement sera susceptible d’appel : la Cour statuera d’urgence.
- Art. 9. — En cas de récidive, le contrevenant sera poursuivi devant le Tribunal correctionnel et puni d’une amenda de 50 à 500 francs, sans que la totalité des amendes puisse excéder 2,000 fr.
- Il y a récidive lorsque le contrevenant a été frappé, dans les douze mois qui ont précédé le fait qui est l’objet de la poursuite, d’une première condamnation pour infraction à la présente loi ou aux règlements d’administration publique relatifs à son exécution.
- Art. 10. —Les inspecteurs devront fournir, chaque année, des rapports circonstanciés sur l’application de la présente ici dans toute7 l’étendue de leurs circonscriptions.
- Ces rapports mentionneront les accidents dont les ouvriers auront été victimes et leurs causes. Ils contiendront les propositions rela-tives aux prescriptions nouvelles qui seraient de nature à mieux assurer la sécurité du travail. % ,
- Un rapport d’ensemble, résumant ces com-munications, sera publié tous les ans par les soins du ministre du commerce et de l’indus’ trie.
- Art. 11. — Tout accident ayant blessé ul ou plusieurs ouvriers, survenu dans un des établissements mentionnés à l'article 1er et al dernier paragraphe de l'article 2, sera l’objet d’une déclaration par le chef de l'entreprit^
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- ou, à son défaut et en son absence, par le préposé.
- Cette déclaration contiendra les noms et les adresses des témoins de l’accident; elle sera faite dans les quarante-huit heures au maire de la commune,qui en dressera procès-verbal dans la forme à déterminer par un règlement d’administration publique. A cette déclaration sera joint, produit par le patron, un certificat du médecin indiquant l’état du blessé, les suites probables de l’accident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- Récépissé de la déclaration et du certificat ' médical en sera remis, séance tenante, au : déposant. Avis de l’accident est donné immé- | diatement par le maire à l’inspecteur divi- | sionnaire ou départemental.
- Art. 12. — Seront punis d’une amende de 1 100 à 500 fr. et, en cas de récidive, de 500 à 1,000 francs, tous ceux qui auront mis un obstacle à l’accomplissement des devoirs d’un inspecteur.
- Les dispositions du code pénal qui prévoient et répriment les actes de résistance, les ou-trages et les violences contre les officiers de Ip police judiciaire, sont, en outre, applicables à ceux qui se rendront coupables de faits de même nature à l'égard des inspecteurs.!
- Art. 13. — II n’est rien innové, quant à la, j Surveillance des appareils à vapeur.
- Art. 14. — L’article 463 du Code pénal est applicable aux condamnations prononcées en vertu de la présente loi.
- Art. 15. - Sont et demeurent abrogées tou- : tes les dispositions des lois et règlements contraires à la présente loi.
- L'industrie est prévenue que cette loi est j définitive.
- Un règlement d’administration réglera pro- 1 chainement son mode d’application. 1
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- Nous croyons devoir conseiller à nos lec-teurs l’usage du « classeur parisien » pour re-er instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- La gallocyanine étant une matière colorante se fixant au mordant de chrome, je dirai quelques mots en général sur ces colorants, vu qu’ils occupent aujourd’hui une grande place dans les ateliers de teinture et d’impression.
- Les couleurs se fixant à l’acétate ou au nitro-acétate de chrome rendent, depuis de longues années, de grands services aux coloristes et sontdevenuesindispensablesdansles articles genre meuble. On commence à les employer beaucoup pour l’article robe, de la manière suivante ; On teint le colorant sur mordant de chrome, puis on produit des enlevages blancs ou couleur ; finalement on peut encore imprimer du noir. Ces articles sont plus solides que tout ce qu’on peut obtenir à l’air de colorants se fixant au tanin. Leur solidité à la lumière et au savon est remarquable.
- La classe des produits se fixant au mordant de chrome est très nombreuse, exemple : L’alizarine, la galléine , la gallocyanine, la céruléine, le bleu d’alizarine, les jaunes, verts, gris , prune, etc., de M. Boyer. Le procédé généralement usité pour ces articles consiste à mordancer en oxyde de chrome, ronger le mordant à l’aide d’acides (organiques), puis teindre avec les colorants mentionnés.
- Les procédés de mordançage usités sont très différents. Les uns utilisent le mordan-
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- çage spontané à l’aide d’une solution alcaline de chrome Cr2 (ONa)6 (d’après le procédé Horace Koechlin). D’autres emploient le bisulfite de chrome, une quantité d’autres procédés sont encore usités.
- On peut produire de très beaux enlevages, soit blancs, soit couleurs par le procédé au prussiate rouge. Le mordant de chrôme est transformé en bichromate alcalin par le K: Fe Cy6 en présence d’alcali. Le bleu d'ali-zarine peut être rongé en blanc, en imprimant sur les pièces teintes un enlevage consistant en prussiate rouge, ensuite on traite à froid en soude caustique. (Voir article du 20 novembre 1892.)
- En général,il est bon d’ajouter à l’enlevage un agent alcalin, insoluble, par exemple du carbonate de magnésie en présence d’une certaine dose de chlorate de potasse (H. Koechlin), ce qui empêche la désoxydation spontanée de la matière colorante.
- L’échantillon gallocyanine que nous avons donné dans le numéro du 5 mars a été exécuté de la manière suivante :
- 120 gr. gallocyanine en poudre (Durand, Huguenin)
- 320 gr. soude caustique à 10° Bé; 24 000 gr. eau ; faire dissoudre, puis ajouter à froid :
- 400 gr. bisulfite de soude à 36o Bé ; 14.000 gr. eau froide ;
- finalement :
- 400 gr. acétate de chrôme à 20° Bé ; 240 gr. acétate de chaux à 150 Bé ; 920 gr. eau.
- Ajouter de l’eau jusqu’au volume de 40 litres.
- On foularde les pièces dans cette flotte,puis on sèche à la « hot flue » (ne pas vaporiser); les pièces une fois sèches, on les ronge avec un rongeant composé de :
- 9.000 gr. eau ;
- 7.000 gr. british gum ;
- 6.000 gr. prussiate rouge ;
- 600 gr. chlorate de potasse ;
- 600 gr. chlorate de soude ;
- 12.000 gr. carbonate de magnésie.
- Le noir figurant dans l’échantillon est un noir vapeur au campêche.
- Pour obtenir des enlevages soit rouges, jaunes, etc., on emploiera les couleurs à l’albumine.
- Les bleus MÉTAMINE (de MM. Leonhardt et Gie). — Ce sont des colorants de nature basique, teignant sur tannin et émétique, ou bien pour nuances foncées sur sumac et fer. Ces bleus sont remarquables pour ceux bon teint à la lumière et au savon.
- On dissout ces matières colorantes en les empâtant d’abord avec de l’acide acétique à 50 %, puis on ajoute de l’eau bouillante jusqu’à complète dissolution.
- Echantillon bleu métamine brillant
- Le bleu métamine brillant a été teint sur coton blanchi; les bleus R'et B, sur coton dégraissé seulement-
- Bleu métamine R
- Bleu métamine
- On mordance comme d’habitude, puis on teint sur une flotte contenant,outre la matière
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- colorante, un peu d’acide acétique. On commence l’opération à froid, puis on monte progressivement au bouillono;n ajoute la matière tinctoriale en plusieurs fois. Les bleus méta-mine servent pour les articles imitation indigo. Ces bleus peuvent de même être employés dans l’impression.
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite.)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- VELOURS BRILLANTÉ Par M. Louis Giroud.
- Le produit qui se rapporte à la présente invention serait absolument nouveau et facile à distinguer des autres étoffes similaires. Il s’obtient essentiellement par le moyen d’un procédé mécanique qui consiste en une sorte d’apprêt spécial, que l’on fait subir à l’étoffe lorsqu’elle est finie et prête à livrer au com merce.
- La machine sur laquelle on donne au velours cet apprêt spécial, peut être disposée de toutes sortes de manières ; elle sera composée» en général, d’une série de rouleaux, soit métalliques, soit en bois, soit recouverts d’étoffes, et destinés, ou bien à tenir le tissu en large, ou bien à l'attirer, c’est-à-dire à la faire avancer dans la direction voulue, et animés d’un mouvement de rotation en sens convenable. Le rouleau principal est creux et chauffé intérieurement ; il tourne en sens inverse de l’avancement du tissu ou étoffe et appuie sur ‘ endroit de celui-ci, au préalable étendu par un premier rouleau chauffé appuyant à l'envers. Des tendeurs permettent de faire presser plus ou moins le tissu contre le rouleau principal, C est-à-dire contre celui dont l’action sur l’en
- droit de l’étoffe produit le brillantage du velours.
- Il va sans dire que le procédé peut s’appliquer à tous les velours, ou bien tout soie, ou mélangés, ou bien encore coton.
- Les tissus de couleur s’obtiennent, moyen de l’impression sur des étoffes d’abord en écru, soit par l’emploi de
- FABRICATION DE TISSUS EN COULEUR Par M. Henri Frémont.
- soit au tissées textiles
- teints d’abord en écheveau et tissés ensuite, soit enfin, ainsi que cela se pratique depuis quelques années seulement, par teintures de ces textiles faites après cardage et filature.
- La présente invention consiste à supprimer la teinture en écheveau pour la trame et pour la chaîne, et à la remplacer, après le tissage et au moment de l’apprêt (ce dernier servant d’épaississant), par l’application aux textiles de toute nature des procédés d’impression et de mattage usités pour les tissus ordinaires Ces textiles ne seront pas, comme dans l’impression actuelle, tissés en écru ; étant encore en écheveau, ils sont débouillis, blanchis et mordancés lorsque la nuance l’exigera, et encollés chaîne et trame, pour obtenir identiquement le même genre de tissu qu’on obtient avec des fils dont la teinture est faite en
- écheveau.
- PRÉPARATION DES TOILES OU AUTRES TISSUS destinés à recevoir soit de la publicité, soit des motifs décoratifs quelconques.
- Par M. Frédérick-Georg. Annison.
- Il s’agit dans cette invention de traiter ou préparer des toiles et autres tissus de manière qu’ils puissent recevoir des motifs noirs ou de couleur qui y sont imprimés, afin de produire des affiches ou tablettes imperméables pour la publicité, au lieu d’imprimer sur du papier que l’on colle ensuite après le tissu, ainsi que cela se pratique en général, mais qui se détruit facilement à l’humidité ou au-
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- trement ; des tissus ainsi traités pourraient i également s’appliquer à des buts décoratifs et autres.
- Suivant cette invention, on prend, afin de rendre la matière imperméable, de la forte toile ou autre matière d’un tissage fin et on l’imprègne d’une solution blanche ou opaque de xylonite, connue comme celluloïd et ivoirine ; ou si la matière doit s’employer pour | des transparents, on emploie d’une manière analogue une solution de xylonite qu on fait passer alors par une chambre chauffée pour la sécher,de même que pour évaporer l’alcool et le camphre ; on la presse ensuite entre des cylindres afin d’en rendre la surface très unie et on peut alors imprimer directement le dessin voulu sur la matière ainsi préparée, de la manière que I on met ordinairement en pratique pour imprimer sur le papier, sans affecter les couleurs ; on applique en dernier lieu une couche de vernis convenable.
- La xylonite employée comme il vient d’être dit, étant blanche on opaque, doit s’appliquer avant l’impression, car autrement elle oblitérerait entièrement le dessin.
- La solution de xylonite étant de nature à sécher rapidement, on ne peut en imprégner de grandes surfaces avec une éponge ou un pinceau, attendu que cette surface ne serait pas suffisamment unie ; il est par conséquent de toute nécessité d’employer un mécanisme à cet effet, mécanisme qu’il est facile d’établir pour appliquer le procédé.
- PLATEAU AVEC TIROIR A ÉCHANTILLONS POUR LE PLIAGE DES ÉTOFFES
- Par M. Sébastien-Ernest Herse.
- Ce plateau, destiné au pliage des étoffes, se distingue des plateaux de pliage connus, par l’adjonction, à l’intérieur, d’un tiroir dans lequel on peut placer des échantillons du tissu enroulé ou d’autres pièces.
- Construit avec des bois très légers, qui sont assemblés soigneusement en contrariant le sens des fibres, le plateau formant l’objet de
- la présente invention présente toute la légèreté désirable sans aucun risque de déformation ; en outre, il serait d’un prix de revient ne dépassent pas sensiblement celui des plateaux actuellement en usage.
- Le plateau est formé des côtés ou règles longitudinales d’un profil spécial, sur lesquelles sont rapportées des planchettes qui laissent entre elles un espace suffisant pour y placer le tiroir destiné à recevoir des échantillons. L’une des extrémités du plateau est fermée par une traverse assemblée à tenons et mortaises avec les côtés longitudinaux,tandis que l’autre extrémité est ouverte et échancrée en concordance d’un onglet ménagé dans la traverse du bout du tiroir. Celui-ci est composé d’un dessous ou cloisons, formés préférablement de trois épaisseurs de bois, afin d’éviter toute déformation ultérieure. Sur les bords longitudinaux et transversaux de ce fond sont rapportées des réglettes assemblées entre elles à 45°.
- L’espace libre de configuration rectangulaire existant entre les baguettes constitue le tiroir, dans lequel on place les échantillons ou autres objets pouvant servir au vendeur.
- Disons, pour terminer, que les côtés du plateau sont extérieurement fortement arrondis pour se prêter à un pliage irréprochable de l’étoffe
- ÉTIRAGE
- à deux ou plusieurs hérissons pour déchets de soie, laine et autres matières textiles,
- 3, Par M. ter Weele.
- __
- ILes étirages employés actuellement sont de deux genres : les uns comportent des hérissons placés côte à côte et ne laissant entre eux qu’un très faible espace, au-dessus duque-se trouve un cylindre lisse ou enfonceur com-
- I mandé par engrenage ou par simple contact et ayant pour mission de faire pénétrer la matière dans les aiguilles ; — les autres comportant des hérissons disposés en quinconce, de telle sorte que la matière soit alternative-
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- ment prise par ceux du dessous et par ceux du dessus. Dans les uns comme dans les autres, les hérissons placés sur le chemin de la matière retiennent seuls les filaments pendant l’action de l’étirage, en ce sens qu’il n’y a qu’un seul cylindre alimentaire avec cylindre de pression pour tous les hérissons. De cette façon, les filaments ne peuvent pas être étirés régulièrement, car ils sont mal retenus par les aiguilles, et les opérations ultérieures en souffrent considérablement.
- Avec le système d’étirage formant l’objet de la présente invention, la préparation serait parfaite et les filaments seraient étirés avec la plus grande régularité.
- Dans cet étirage à deux ou plusieurs hérissons pour déchets de soie, laine ou autres matières textiles, chaque hérisson est précédé d’un cylindre alimentaire avec cylindre dépréssion, ledit cylindre ayant pour but de mieux engager la matière dans les aiguilles, de fonctionner comme organe de retenue pendant le laminage et d’agir également comme organe étireur pour dégager la matière des aiguilles des hérissons précédents.
- {Reproduction interdite.)
- SUR LA SOLIDITÉ DES COULEURS
- Par M. le professeur Hummel (Moniteur scientifique Quesneville)
- {Suite et fin)
- Heureusement, il n’en est rien, et j’espère Que j’ai pu vous montrer que nous n’avons aucunement besoin d’aller en arrière pour chercher des instructions de teinture auprès de nos aïeux, et que nous avons parmi nos couleurs modernes, faites avec les produits de distillation du goudron de houille, des représentants tout aussi solides, dans quelques cas plus solides, que celles employées par le passé.
- La lecture de cet important mémoire a été suivie de la discussion ci-après transcrite.
- M. F. Wardle ne partage pas les opinions du professeur Hummel. D’après lui, les colorants artificiels ont été beaucoup trop souvent employés au détriment des matières colorantes naturelles qui sont meilleures. Dans son voyage aux Indes, il rencontra un jour deux à trois mille hommes portant des turbans teints ; la couleur des deux tiers environ était passée, le reste avait conservé sa couleur primitive. Il constata que les tnrbans aux couleurs passées avaient été teints avec des couleurs d’aniline, tandis que les autres avaient été teints avec des colorants naturels. Le marchand, interrogé, lui répondit que ses clients, ne voulant lui donner qu’une demi-roupie pour l’étoffe teinte, il ne pouvait employer de colorants naturels qui lui revenaient à deux roupies.
- Il constate avec plaisir que, malgré toutes les recherches des chimistes, l’industrie de l’indigo est plus florissante dans les Indes que jamais, et il espère que cela durera encore longtemps, car c’est le meilleur bleu et son mordant est l’atmosphère, le plus actif de tous les mordants du monde.
- On a beau dire que l’alizarine n’est autre chose que de la garance synthétique, c’est bien le cas au point de vue scientifique, mais en pratique il n’en est rien, M. Wardle se rappelle avoir vu des tissus teints àJeypore qui étaient plus solides et plus beaux que tout ce qu’il avait jamais vu comme rouge. Ces tissus étaient principalement teints avec du munjit, il les avait exposés au soleil pendant des mois sans remarquer aucun changement. Quant à lui, il était sûr que l’a’izarine, quoique le colorant artificiel le plus solide, n’était pas comparable à la garance et au munjit. Il en est de même pour les nuances, celles obtenues avec la garance et le munjit sont bien supérieures à celles de l’alizarine.
- M. le professeur Hummel vient de montrer un échantillon de rouge turc, mais c'était du rouge turc artificiel; à son avis, on ne peut l’appeler rouge turc, il serait très difficile pour un artiste de l’employer en peinture.
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- M. Wardle est tout prêt à rendre hommage au docteur Perkin et à ses successeurs, au point de vue scientifique, mais la question d’après lui doit être considéré aussi au point de vue artistique. Son voyage aux Indes l’a convaincu qu’il n’y avait aucune raison pour abandonner les anciennes couleurs en faveur des nouvelles. Les couleurs végétales, bien appliquées, ne sont pas de loin altérées par la lumière artificielle, comme le sont les nouvelles couleurs. Les couleurs naturelles en passant ne deviennent pas ternes ; comme preuve, M. Wardle cite un certain nombre d’habits égyptiens qu’il possède dans sa collection et dont les couleurs ont très bien résisté. Il les a exposés au soleil pendant tout un été lors de l’exposition de Manchester, et il a trouvé qu’ils n’avaient absolument pas changé de nvance.
- Il y a sans doute des couleurs naturelles fugaces, telles que le curcuma, mais il a rencontré dans les Indes des teinturiers qui faisaient des nuances solides avec cette matière colorante. D’autres teinturiers de sa connaissance ont su faire des nuances solides avec des colorants passant pour fugaces, grâce au fait qu’ils avaient étudié les proportions exactes de matière colorante, de mordant et de fibre textile à employer.
- Quant à la soie, il est convaincu que de toutes les matières colorantes mentionnées par M. Hummel, il n’y en a aucune qui soit véritablement solide. Comme chimiste, il respecte beaucoup toutes ces découvertes, et il emploie lui-même un grand nombre de matières colorantes nouvelles, mais aussi peu que possible, et seulement quand ses clients les lui demandent, ou quand il y est obligé à cause du prix de revient. Mais il a encore un établissement et là ses clients sont obligés de prendre ce qu’il leur donne ; il n’y emploie que des matières colorantes naturelles et ne voudrait pas changer contre tous les colorants artificiels. Il n’en convient pas moins que le teinturier de nos jours ait à sa disposition un plus grand nombre de couleurs solides prove
- nant du goudron de houille que de toute autre source. Pour lui, le tout est une question de proportions et de conditions à observer dans l’emploi des couleurs, des mordants et des fibres. On peut teindre les fibres avec les couleurs les plus solides et n’obtenir que des nuances fugaces.
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- LA GREVE des teinturiers en peaux à Paris
- Tous les ouvriers des maisons de teinturerie en peaux pour ganterie de Paris ont cessé leur travail depuis quelques jours.
- Voici les faits qui ont pr ovoqué cette grève, tels qu’ils sont racontés par un ouvrier à notre confrère le Temps.
- L’industrie de la teinturerie à Paris comprend neuf maisons, dont six principales, lesquelles occupent environ 120 ouvriers. Ceux-ci sont payés aux pièces. Leur salaire variant de 2 fr. 75 à 4 fr. 50 par jour, on peut fixer à 3 fr. 50 le gain moyen d’un ouvrier teinturier. Les peaux passant dans leurs mains étant divisées en petites peaux et en grandes et les premières leur étant payées de 40 à 50 centimes, les dernières, de 70 à «0, il en résultait souvent des discussions entre les patrons et les ouvriers au sujet des peaux de dimmen-sion moyenne. Les uns les comptaient comme grandes, les autres, comme petites. En somme, l’appréciation en était laissée aux patrons, et il fallait des dimensions inusitées pour être payé au prix fort.
- Devant ces discussions sans cesse renouvelées, les ouvriers proposèrent d’unifier le prix de la main d’œuvre, de prendre un chiffre moyen entre celui de la valeur des petites peaux et celui de la valeur des grandes, et ils fixèrent ce prix uniforme au chiffre de 50 centimes. Ils déclaraient, en outre, que ce n’était pas une augmentation, mais bien une régularisation qu’ils demandaient.
- A cette demande, faite, le 21 janvier dernier, par lettre de la chambre syndicale ou-
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- vriére, la chambre syndicale patronale répondit par un refus le 12 février.
- La corporation ouvrière se réunit de nouveau, mardi dernier, à la Bourse du travail et décida de redemander le tarif unique. Le lendemain mercredi matin, les ouvreurs d’une des maisons principales se mettaient en grève. Ils achevaient le travail en préparation et avertissaient leur patron de ne pas en préparer d’autre. Immédiatement, le directenr de cette maison convoqua ses collègues, leur demanda de le soutenir et de fermer leurs ateliers, ce qui fut fait.
- Devant cette cessation générale du travail, la corporation convoqua tous ses membres à une réunion qui a eu lieu, hier après-midi, à la Bourse centrale du travail. Tous les syndiqués étaient présents. L’accord pour maintenir la résistance a été unanime.
- Voici, d’autre part, les explications données par le chef de la maison où les ouvreurs ont d abord cessé le travail :
- « Les ouvriers que nous nommons ouvreurs ont seuls provoqué la grève ; leur départ entraîne celui de tous les autres teinturiers, dont 1 ouvrage n’est plus préparé, mais qui ne de-mandent rien et qui ne sont nullement partisans de la grève.
- « La concurrence grenobloise ne nous per-met pas de donner satisfaction aux ouvreurs. Le travail que nous faisons payer aux gantiers 3 fr. 25 est obtenu par eux au prix de 2 francs des teinturiers de Grenoble. Nous teignons au maximum 2,000 douzaines de peaux par se-maine à Paris, alors que Grenoble en teint 3 " 400,000. Si nous acceptions l’augmentation, nous n’en tiendrions plus que 1,000.
- C Quant aux salaires qu’indiquent les ou-vriers, ils sont très diminués. Voici les bulle-"ns de mes ouvreurs, qui constatent que leur Sain hebdomadaire varie de 20 à 48 francs, Soit environ 5 fr. 50, par jour comme salaire moyen.
- 0 L’unification des prix ne supporte pas le "aisonnement. Nous teignons, par exemple, ans une semaine prise au hasard, 900 dou
- zaines de petites peaux pour 50 douzaines de grandes. Nous ne pouvons donc accepter un tarif unique, qui porterait un gain de 36 à 48 francs. C’est donc bien là une augmentation que les ouvriers demandent ; cela, je ne peux l’accepter, et j’aimerais mieux fermer mes ateliers que d’établir le tarif unique. »
- JURISPRUDENCE
- COUR DE CASSATION (ch. crim.) Présidence de M. Lœw, président.
- ÉTABLISSEMENTS DANGEREUX OU INSALUBRES. — AUTORISATION. — RETRAIT. — INEXÉCUTION DES CONDITIONS. — FERMETURE. — POUVOIR DES PRÉFETS.
- Les préfets peuvent, sans sortir des attributions de police qui leur appartiennent, retirer l’autorisation d’un précédent arrêté a donnée à l’exploitation d’un établissement insalubre de la deuxième classe, et même ordonner la fermeture de cet établissement lorsque celui qui l’exploite ne se conforme pas aux conditions qui lui avaient été imposées.
- Rejet, au rapport de M. le conseiller Véte-lay et sur les conclusions conformes de M. l’avocat général Sarrut, du pourvoi des sieurs Rion contre un jugement du tribunal de simple police d’Ay, du 30 août dernier. — Me Sabatier, avocat.
- IMPORTATION ET VENTE DES COULEURS D'ANILINE EN SERBIE
- Par une circulaire du 29 décembre 1892, le ministre de l’intérieur rapportant, en ce qui concerne les couleurs d’aniline, l’assimilation qui en avait été faite jusqu’à ce jour aux matières vénéneuses, modifie le régime auquel étaient soumises, dans le royaume, l’importation et la vente de ces couleurs.
- Dorénavant la tenue et la vente des couleurs d’aniline reconnues chimiquement pures seront laissées libres ; l’entrée en douane sera également laissée libre, même pour les personnes qui ne possèdent pas un permis des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- autorités compétentes les autorisant à servir et à vendre des matières vénéneuses pour les besoins industriels.
- Toutefois, pour qu’on n’importe pas dans le pays des couleurs d’aniline qui ne sont pas reconnues chimiquement pures de principes toxiques, chaque commerçant est tenu de présenter à la douane un certificat de la fabrique, légalisé par les autorités du lieu où se trouve la fabrique, attestant que ces couleurs sont chimiquement pures.
- Dans le cas contraire, ces couleurs, avant d’être remises au commerçant, seront officiellement analysées au laboratoire de l’Etat, aux frais de l’intéressé.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif J. VANDEWYNCKÈLE et fils, blanchiment des fils, au Bizet, à Armentières (Nord). — Durée : 20 ans. — Cap. : 100,000 fr. — Jug. du 17 déc.
- Formation de la Société en nom collectif Cochaud et GAY, fab. de soieries nouveautés, soieries teintes en pièces, foulards et imprimés, 17, rue Griffon, à Lyon. — Durée : 3 ans et 43 jours. — Cap.: 400,000 fr. — Acte du 16 janv.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Bertrand a vendu un fonds de teinturerie, 152, rue de Belleville.
- M. Dubuy a vendu un fonds de teinturerie, 20, boulevard Saint-Germain.
- Mme Cambier a vendu un fonds de teinturerie, 54, rue Bonaparte.
- M. Christophe a vendu un fonds de teinturerie, 152, rue de Belleville.
- M. Du Authier (De) a vendu un fonds de teinturerie, 10, vue Brémontier.
- Mme Pérouty a vendu un fonds de teintu-rie, 26, boulevard Poissonnière.
- Mme Benoist a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue Bleue.
- M. Meunier a vendu un fonds de teinturerie, 191, rue de Belleville.
- Mme veuve Landaud a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue Sophie-Germain.
- IM. Meysonnier (De) a vendu un matériel de teinturerie, 69, rue d’Amsterdam.
- IM. Darmet a vendu un fonds de teinturerie, 44, avenue Parmentier.
- M. Gravey a vendu un matériel de teinturerie, 22, rue des Francs-Bourgeois.
- -------.----------—
- : BULLETIN FINANCIER
- Le procès qui se déroule en ce moment et les incidents politiques qui en découlent produisent une mauvaise impression.
- Du début à la clôture, les offres sont nombreuses et les demandes insignifiantes; il en résulte une réaction presque sur toute la ’igne.
- Le 3 0[0 est revenu à 97 17.
- Le 3 0[0 amortissable finit à 97 50.
- Le 4 1[2 0|0 à 105 90.
- L’Italien fléchit à 92 50.
- L’Extérieure 4 00 à 64 35.
- Le Portugais 3 0[0 se tient à 21 55.
- ' Le Russe-Orient vaut 70 70; le Turc 4 0[0, 21 72.
- Pas de cours sur l’Unifiée.
- La Banque de France est soutenue à 3.920.
- Le Crédit Foncier clôture à 977 50; la Banque de Paris à 642 50; la Banque d’Escompte à 148 75.
- Le Crédit Lyonnais reste à 772 50.
- La Société générale fait 475 au comptant.
- Le Lyon réactionne 1.522 50; le Nord à 1.867 50
- et l’Orléans à 1.615-
- Les Autrichiens et les Lombards sont bien tenus à 655 et 255. Les lignes estagnoles sont plus lourdes. On cote : Andalous 345, Nord-Espagne 165, Saragosse 197 50.
- Le Suez clôture faible à 1.631 25.
- Le Gaz se tient à 1.450.
- -----------------h » ogove •
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous soi>t en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- VIENT DE PARAITRE :
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel.
- — Un volume grand in-8° avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- L’épuration des eaux est une question qui depuis longtemps a attiré l’attention des industriels et qui a surtout fait l’objet de nombreuses recherches dans ces derniers ! temps.
- Avant que la chimie soit venue nous donner sur la composition des eaux et l’action des ! substances qu’elles contiennent les notions
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSDS
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- précises, la pratique avait appris à rechercher pour nombre d’industries, aussi bien que pour l’alimentation, des eaux claires et peu chargées de substances étrangères en dissolution. Les agglomérations humaines et les industries s’établissaient de préférence le long des rivières qui leur fournissaient des eaux de bonne qualité.
- Les grandes cités, en se développant, ont dû aller chercher au loin l’eau pure qui leur manquait ou aviser aux moyens de purifier des eaux de qualité inférieure prises sur place et devant être distribuées à leurs habitants.
- Certaines villes où se sont établies de nombreuses usines, par suite des avantages de leur situation, de la proximité des débouchés, de l’abondance de la force motrice et en par-ticulier du charbon, se sont imposé de lourds sacrifices pour s’assurer une alimentation en eau pure et ont été largement récompensées de leurs efforts par les avantages qu’elles en ont retirés.
- Beaucoup d’industriels ne se trouvent pas dans ces conditions favorables obtenues par la puissance de l’association, l’impureté de leurs eaux leur cause des dommages souvent considérables dont l’importance s’évalue d’autant mieux aujourd’hui qu’on a sur le rôle des éléments de l’eau des données complètes. Aussi de nombreux chercheurs se sont-ils préoccupés de cette question et ont-ils préconisé diverses méthodes de purification de l’eau. En même temps, ils se sont efforcés de trouver des appareils permettant de réaliser commodément et économiquement les actions physiques ou les réactions chimiques à mettre en œuvre pour arriver à ce but, et s’assurer la clarification de l’eau en même temps que sa correction.
- Nous employons à dessein le mot « correction », car si les procédés physiques, comme la dis tillation, la filtration par exemple, visent à la purification de l’eau qu’ils débarrassent en tout ou en partie des substances étrangères qu’elle contient sans en introduire d’autres, il n’en est pas toujours de même des méthodes chimiques qui, en enlevant à l’eau certains sels nuisibles, y introduisent, par le fait des réactions en jeu, d’autres sels inoffensifs.
- Dans ce cas, très général d’ailleurs, c’est une épuration relative, une correction, qui est pratiquée.
- S’il y a lieu de signaler dès l’abord cette distinction que nous ferons ressortir dans chaque cas particulier dans le cours de cet ouvrage, il n'en est pas moins vrai que dans le. langage courant, le traitement des eaux fait dans le but de les rendre propres aux usages industriels est désigné sous le nom dépuration.
- L’auteur s’est proposé de passer en revue
- les propriétés des eaux naturelles, des substances qu’elles contiennent, les moyens de les reconnaître et de les doser et d’examiner les divers appareils qui servent à épurer-ou à corriger l’eau, soit avant son emploi, soit, pour certaines applications fort répandues, comme celle de la production de vapeur, pendant l’emploi même.
- Le but de l’auteur n'a pas été de traiter, de façon détaillée, des eaux destinées à l’alimentation et aux usages domestiques, mais nous avons reconnu qu’il était bien difficile de séparer d’une façon complète l’étude de ces eaux de celles des eaux destinées exclusivement aux usages industriels.
- Bien des procédés et des appareils sont communs, et ce qui a été fait par les chimistes et les ingénieurs qui se sont occupés de l’alimentation des villes a souvent inspiré ou peut instruire les industriels et réciproquement.
- La fabrication de la glace, des eaux gazeuses, de certaines boissons, constitue du reste une industrie considérable, dont l’importance augmente de jour en jour et dans lesquelles la pureté de l’eau est un peint capital.
- L’usine elle-même a, du reste, souvent besoin d'eaux potables ; sans entrer dans des détails qui ressortiraient plutôt d'un ouvrage fait au point de vue de l’hygiène, l’auteur décrit les méthodes et les appareils d’épuration dont la connaissance paraît d’un intérêt général.
- Un chapitre spécial est consacré aux eaux résiduelles des villes, le sujet touchant aussi par nombre de points à celui que nous avons plus spécialement en vue ici.
- Il nous a semblé qu’en présence du développement de jour en jour plus grand par l’épu-ration de l’eau, ce livre pouvait rendre service aux industriels que préoccupe à juste titre le rôle joué par cet élément précieux de tout travail humain.
- CHIMIE ANALYTIQUE
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- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
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- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
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- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L'auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression,
- de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d'analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l’impression.
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- reux d’élargir ses connaissances et de se perfectionner dans son métier.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les ar's au Japon ; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées, l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Japon, a pu s’initier complètement à l'art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel il donne une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels on fabriqués, qui sont d’un usagée et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté parles architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue, ont leurs chapitres spéciaux.
- Manuel complet de teinturier (SUPPLÉMENT traitant de Yemploi en teinture des couleurs
- artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Dans cet ouvrage, M. Villon a donné toutes les indications nécessaires pour la teinture de toutes espèces de fibres au moyen de couleurs artificielles. Il a divisé son livre en cinq chapitres.
- Dans le premier, il a donné des généralités sur les matières colorantes artificielles : leur nature, leurs caractères, leur analyse, leur essai au point de vue tinctorial et leur classification.
- Dans le second, il a abordé l’étude des mordants d’albumine d’antimoine, de chrome d’étain, de fer, de nickel, tannifères, gras, etc. Les recettes les plus récentes sur les mordants y ont été consignées avec beaucoup de détail.
- Le troisième chapitre est réservé à l'appli-| cation des couleurs artificielles : rouges, I bleues, violettes, vertes, jaunes, orangées, 1 • brunes, grises et noires, aux nuances grenat, | prune, puce, olive, mode, etc.
- Le quatrième chapitre est consacré au noir | d’aniline, par teinture et par impression.
- Enfin , le cinquième et dernier chapitre traite de la détermination des matières colorantes fixées sur les tissus de soie, laine et coton.
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- I Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 235 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des | applications auxquelles la théorie peut donner 1 lieu, tandis que les traités industriels, au con-
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- traire, ne tiennent pas assez compte des ensei-gnements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développement sont donnés à la partie pratique, mais qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’nn simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, de* annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Cet ouvrage s’adresse non seulement aux industriels et aux chimistes, qui y trouveront de nombreux renseignements sur les différents modes de fabrication et les propriétés des corps, mais, tout spécialement, aux élèves de l'enseignement spéci? let des écoles industrielles, pour lesquels n’existe encore aucun traité de chimie répondant aux exigences de leurs programmes.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 7. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Avril 1893
- SOM M AIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- MATIÈRES COLORANTES nouvelles.
- apprêt DES tissus DE coton.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- SUBSTITUT DE COCHENILLE.
- RECETTES PRATIQUES . DE TEINTURE.
- MARQUES DE FABRIQUES EN BULGARIE.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS, — ANNONCES.
- Depuis le 1er Janvier, nos Bureaux sont transférés
- 20, RUE TURGOT
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TEINTURE DES LAINES a^ee des acides sulfoniques des matières colorantes d’alizarine.
- Par la Cie Parisienne des couleurs d’aniline.
- Les acides sulfoniques de matières colo-rante d’alizarine, surtout les acides sulfo-niques d’alizarine de flavo et anthra-purpu-rines, tout comme les matières colorantes non sulfurées, sont actuellement employées exclusivement pour la teinture des laines, de telle manière qu’elles sont teintes, soit sur laines préalablement mordancées avec des sels métalliques, c’est-à-dire sur laine prépa-Tee, ou bien le mordant et la matière colo-“ante agissent conjointement sur la laine, et la formation de la laque se produit de cette manière.
- Les deux modes de procéder offriraient tous deux de sérieux inconvénients, auxquels la Présente invention se propose de remédier.
- Le système s’y rapportant permettrait de produire sur les étoffes, même les plus dures et les plus épaisses, des teintes irréprochables sous tous les rapports, en teignant ces étoffes en premier lieu avec des acides sulfoniques de matières colorantes d’alizarine on présence d’acide sulfurique et de sulfate de soude ou de bisulfate de soude, et après que la couleur est fixée sur la fibre de la laine, déterminant la formation de la laque, par traitement dans le même bain ou dans un second bain avec des sels métalliques, tels qu’alun, acide sulfurique, sels d’alumine, sulfate de fer, alun de chrome, fluor, chrome, bichromate de potasse ou de soude, etc., etc.
- COMPOSÉ MÉTALLIQUE FLUIDE Par M Charles Blancan.
- L’objet de cette invention se rapporte à une nouvelle composition métallique destinée à servir comme encre, couleur, enduit, etc., en un mot dans tous les cas où l’on voudra obtenir, sur des objets quelconques, les effets métalliques brillants qu’elle permet de réaliser.
- En principe, cette composition résulte de la combinaison de la poudre d’aluminium avec une sorte de vernis protecteur, coloré ou non, telle qu’une dissolution aqueuse et concentrée de gomme-laque, obtenue au moyen du borax, d’un alcali ou d’un carbonate alcalin.
- Pour que la dissolution ait les propriétés
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- voulues, il est nécessaire qu’elle contienne, après filtration, de 10 à 15 pour 100 de gomme-laque.
- En ce qui concerne la coloration, ce vernis peut recevoir toutes couleurs d’aniline solubles dans l’eau, suivant la nuance à obtenir ; la proportion de matière colorante peut varier, par exemple, entre 1 et 20 grammes par litre
- Le liquide ainsi obtenu est mélangé avec la poudre d’aluminium et la composition est appliquée, soit à la plume comme encre, soit au pinceau pour tous genres de décoration. Après séchage, la poudre d’aluminium se trouve protégée par la gomme-laque qui constitue un vernis insoluble et inaltérable à l’air. En outre, quand le vernis est coloré, on obtient des effets décoratifs tout à fait particuliers et nouveaux par l'emploi de cette nouvelle composition.
- Parmi les applications de cette nouvelle composition, nous citerons son utilisation pour constituer des encres indélébiles à reflets métalliques, des couleurs propres à la décoration, à l’enluminure, à la confection d’images, d’éventails, de chinoiseries, etc., et des encres pour le timbrage et l’impression.
- PRODUIT INDUSTRIEL pour le nettoyage des étoffes
- Par M. Jules-François-Joseph Champagnat.
- Il s’agit, dans la présente invention, de la fabrication spéciale de la « Pontiérine Champagnat », produit destiné à l’industrie pour le nettoyage des étoffes.
- Ce produit se compose de fiel de bœuf, de savon blanc desséché, d’alcool et d’eau.
- Voici maintenant les proportions d’emploi de ces diverses substances pour la fabrication de 100 kilogrammes de marchandise :
- Fiel de bœuf..................... 10 litres
- Savon blanc desséché.... 5 kilog.
- Alcool à 90°..................... 20 litres
- Eau ...........* ................ 65 litres
- IMPERMÉABILISATION DES TISSUS
- Par M. Fritz Doller et Richard Wolfenstein.
- Actuellement l’imprégnation des tissus, en vue de leur imperméabilisation, s’effectue généralement par l’immersion et le passage de ceux-ci dans des solutions appropriées, mais la pratique a démontré que ce mode de fabrication, outre qu’il expose à des dangers d’incendie et à la décoloration des tissus soumis à ce traitement, entraîne à d’assez fortes dépenses, tant par la multiplicité des opérations partielles à mettre en œuvre, que par la cherté des solutions employées en si grande quantité à la fois.
- Pour parer à ces divers inconvénients, on à eu l’idée de substituer aux solutions l’application directe sur le tissu des produits d’imperméabilisation, qui sont généralement la paraffine, la stéarine, la cire, l’ozokérite, etc. , toutes substances insolubles dans l’eau et de liquéfaction facile. Ces produits, fréquemment mélangés avec de la gomme, de la gutta-percha, de la colophane, etc., sont portés directement à l’état solide ou liquide, sur les filaments de l’étoffe, mais ici se présente un autre inconvénient, l’absence de moyens pratiques pour étendre uniformément et de façon manufacturière la substance d’imprégnation sur le tissu à imperméabiliser.
- Le procédé se rapportant à la présente in' vention a pour but de combler cette lacune et l’appareil affecté à sa mise en pratique peut se résumer comme suit : Deux bâtis de forme pyramidale sont placés parallèlement l’un contre l’autre et reçoivent entre eux deux au niveau du sol, une caisse oblongue en fonte, à bords assez relevés, munie dans le fond de plusieurs rangées de ressorts à spirale placés verticalement ; — à mi-hauteur environ, un tambour en tôle mince, tourillonnant horizon' talement dans les deux bâtis et dont les tourillons creux débouchent au dehors et finale* ment, au point culminant de l'appareil, une caisse oblongue en tôle qui, par des pattes latérales, peut se mouvoir verticalement dans | des coulisses aménagées à cet effet dans les
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- deux bâtis et que deux vis, agissant dans l’axe des coulisses, permettent de rapprocher et d’éloigner du tambour tournant en dessous.
- La face inférieure de la caisse du dessus présente en concavité exactement la même forme que la surface correspondante du tambour en convexité, et c’est entre elle et ce dernier, avec l'écartement facultatif voulu, que se développe, que chemine l’étoffe à imperméabiliser. Le produit servant à l’imprégnation est constitué par un bloc de la matière choisie pour le traitement, lequel bloc remplit exactement la caisse en fonte du bas et s’y place sur les ressorts du fond : ceux-ci tendent à le soulever et appliquent constamment son côté supérieur, disposé comme le côté inférieur de la caisse du haut, contre la surface correspondante du tambour.
- Une circulation d’eau chaude dans le tambour et une circulation de vapeur ou autre fluide chaud dans la caisse supérieure permettent de tenir ces deux organes à la température requise, d’une part pour détacher du bloc imprégnant, conjointement par grattage à l’aide de stries dont est taillée à cet effet la surface du tambour et par liquéfaction due à sa chaleur, tout juste la quantité de matière nécessaire à l’imprégnation et qu’une barre transversale, rasant ledit tambour, étale ensuite uniformément sur la périphérie de ce dernier, — et, d’autre part, pour accentuer la température de la couche imprégnante répartie sur le tambour chauffé et la faire pé-nétrer plus profondément dans le tissu à son Passage à travers l’espace resserré compris entre la face inférieure de la caisse du dessus et la périphérie du tambour.
- TEINTURE MÉCANIQUE DES FIBRES TEXTILES en tout état de préparation
- Par M. Henri L’Huillier.
- La teinture mécanique des fibres textiles à état brut et en tout état de préparation, et en particulier la teinture mécanique du coton en ruban de carde, est une question de la Plus grande importance en industrie.
- Le coïler, rempli avec son ruban enroulé en spires épicycloïdales et placé dans un récipient à vide,ne pourrait fonctionner d’une manière satisfaisante, industriellement parlant. Le vide aspirerait le coton par les trous de perforation du coïler et déterminerait la formation de queues de rat dans le ruban. La pression dans un autoclave, d’autre part, comme aussi l’arrivée du liquide dans un récipient à vide,provoquerait le tassement de la matière à teindre dans le coïler, ce qui ménagerait des voies de filtration et des irrégularités dans la teinture.
- C’est en vue d’obvier à ces inconvénients et de réaliser un progrès marquant dans la teinture mécanique des rubans,que M. L’Huil-lier a combiné quelques dispositifs qui, à la simplicité d’organes, unissent la rapidité de préparation et la sûreté d’exécution.
- Si l’on pose dans le coïler ordinaire, non perforé, une tige à coulisse ou sans coulisse, creuse de haut en bas ou pleine, portant à son extrémité inférieure une rondelle qui recouvre le fond du coïler, on peut remplir celui-ci comme d’habitude et alors, adaptant à la partie supérieure de la tige une rondelle semblable à la première,mais mobile et pourvue d’une poignée, exercer une pression en même temps qu’on fait un quart de tour avec la poignée.
- On peut ensuite retirer du coïler tout le ruban de carde qui est maintenant serré entre les deux rondelles et qui conserve sa disposition en anneaux superposés.Ces rubans, ainsi maintenus par une tige entre deux rondelles, sont placés dans des sacs ou dans des récipients perforés,qui peuvent être soumis alors dans des chaudières, autoclaves, cuves, appareils à vide, aux opérations de décreusage et de teiniture.
- Les rubans de carde, disposés de la même manière, sont dans les conditions favorables pour les rinçages et les essorages.
- Pour le séchage des mêmes rubans, il est avantageux d’enfiler une tringle de part en part, en lieu et place de la tige à coulisse ou
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- sans coulisse, et toutes ces tringles ainsi garnies (tringles que l’on peut évidemment remplacer par des cordes, des ficelles, des fils métalliques, des chaînettes) sont disposées dans les séchoirs.
- NETTOYAGE DES LAINES souillées par du goudron ou des couleurs
- Par MM. Edouard Balatsch, Alexandre Bayer et Harl Herold.
- Le procédé qui a trait à cette invention et qui concerne le nettoyage des laines souillées par du goudron ou par des couleurs, se résume à soumettre les laines souillées de la sorte à l’action d’une certaine dose d’huile lourde, provenant soit de la houille, soit de l'anthracite, de la tourbe, de l’ardoise, du bois.
- Cette huile peut être employée à l’état pur, ou bien en dissolution dans l’alcool méthy-lique, amylique ou autre, ou bien encore en émulsion dans l’eau.
- L’action de l’huile lourde ramollit les grumeaux du goudron ou de la couleur ; en sortant du bain d’huile, la laine est pétrie par les moyens ordinaires ; ensuite on la passe dans un appareil d’extraction dont la construction est connue ; après, on la soumet à l’action de la benzine, de l’alcool méthylique, etc., on la sèche et finalement on la rince dans l’eau.
- MACHINE A TEINDRE
- les matières filamenteuses en écheveaux
- Par la Société anonyme de la teinturerie stéphanoise.
- Les points distinctifs de cet appareil sont : lo La disposition de chariots roulant de chaque côté des cuves et permettant l’installation des machines comme d’un chemin de fer portatif ;
- 2° Un porte-écheveaux qui, avec son tendeur,fournit le moyen de submerger les écheveaux, de les empêcher de surnager et donne par la rotation de sa palette l’opération dite de lise, c’est-à-dire le changement de place
- de l’écheveau, en mettant en haut la partie qui était en bas ;
- 3o La submersion, dans certains cas, peut supprimer le lisage et l’écheveau étant entiè-ment plongé dans le bain, on évite le plaquage de la matière colorante ; elle favorise la pénétration du colorant et elle empêche le contact pernicieux de l’air ;
- 4o La disposition des porte-écheveaux sur un cadre mobile et indépendant de la machine qui permet, à l’aide d’un monte-cadre placé à l’intérieur des bâtis, de lever ou d’abattre la mise entière chaque fois que c’est nécessaire pour les besoins de la teinture ;
- 50 Un cadre mobile chargé des matières à teindre est manœuvré par un transbordeur mécanique pour le passage des mises d’une cuve à une autre dans les opérations successives de la teinture ou d’un point à un autre de l’atelier, à la volonté de l’ouvrier.
- {Reproduction interdite.)
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric Reverdin.
- Moniteur scientifique Quesnecille
- La Société des matières colorantes de Saint-Denis livre au commerce, sous les noms de Gris direct (marques J et B en poudre, 4 B et R en pâte) et de Gris spécial R (en pâte) des azines obtenues par condensation de deux molécules de nitrosodiméthy laniline ou par oxydation de deux molécules d’amidodiméthylaniline.
- Ces matières colorantes brevetées (1) se fixent sur coton non mordancé en nuances grises très solides à la lumière, au savon et aux acides.
- Pour teindre, on fait dissoudre le produit dans un peu d’eau chaude et on introduit cette
- (1) Brevets allemands nos 49,946 et 61,504.
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- solution dans un bain d’eau froide dans lequel on manœuvre le coton débouilli préalablement pendant 20 minutes ; on chauffe ensuite lentement jusqu’au bouillon en continuant à manœuvrer le coton : la durée totale de l’opération dure de 1 heure à 1 heure 1/4.
- Il est recommandé de mettre la couleur en plusieurs fois ; on monte donc le bain de teinture avec la moitié du colorant, on introduit le coton qu’on manœuvre pendant 20 minutes, on lève, puis on ajoute le reste du colorant et on commence à chauffer, on fait bouillir 1/4 d’heure, on lave, on tord et on fixe dans un bain de bichromate de soude à 5 pour 100 et à la température de 60° pendant 1/4 d’heure, on lave et on sèche.
- Ces gris peuvent être lessivés, en ne perdant que fort peu de leur intensité, en faisant bouillir pendant 1 heure dans un bain renfer-mant, pour 10 kilogrammes de coton, 8 kilogrammes de soude Solvay et 4 kilogrammes de savon dans 400 litres d’eau.
- Les nuances obtenues avec le gris direct sont franchement grises, tandis que celles que que fournit le gris spécial sont plus violacées : 'a différence entre ces nuances est peu sensible a la lumière artificielle.
- L’emploi facile de ces matières colorantes et les nuances agréables qu’elles fournissent en recommandent l’emploi.
- La maison K. Œhler, à Offenbach, fournit aussi, sous le nom de « Gris solide » (marque R et B) une nouvelle matière colorante ba-Sique, en poudre, sous la forme d’un sel double de zinc, destinée plus spécialement à la tein-ture du coton mordancé à l’émétique, au tan-nin ou de préférence au sumac ; les nuances obtenues sont très solides au savon et aux acides.
- On délaye le colorant avec son poids d’acide acétique ou la moitié de son poids d’acide chlorhydrique, puis on ajoute 50 parties d’eau bouillante. On introduit ce mélange dans le bain de teinture tiède, on entre le coton mor-dancé, on monte à 75° et on manœuvre le co-ton jusqu’à épuisement du bain.
- On peut nuancer avec d’autres colorants basiques tels que le bleu éthylène, le bleu de toluylène, les safranines, etc.
- Le gris solide teint également le coton non mordancé en présence d’acide acétique, mais le bain ne s’épuise pas complètement et doit être conservé pour une opération suivante ; le lin et la ramie se teignent comme le coton, tandis que pour le jute la teinture directe suffit.
- La laine est teinte dans un bain additionné de 10 pour 100 de bisulfate de soude à une température voisine du bouillon. Les nuances ainsi obtenues ne sont pas solides au foulon, mais elles sont bien égalisées, surtout les nuances claires.
- Le gris solide fournit sur soie en bain de savon coupé une nuance gris d’acier et en bain de savon pur un gris d’argent. Il donne sur les fibres végétales des nuances plus claires que sur fibres animales, en sorte que, pour la teinture des tissus mélangés, on recommande de mordancer préalablement au tannin et à l’antimoine.
- Les nuances obtenues avec le gris solide diffèrent peu de celles que fournissent les gris direct et gris spécial dont nous avons parlé plus haut.
- Parmi les matières coloi antes fournies par la même maison et dont il n’a pas encore été question dans le Moniteur scientifique) nous trouvons un Bleu-noir azoïque destiné à la teinture du coton non mordancé et qui fournit avec 1/3 pour 100 de coioraut un joli gris violacé et à 3 pour 100 un bleu-noir.
- On teint avec ce produit de la manière suivante :
- Pour 100 kilogrammes de coton non mordancé, on garnit le bain de teinture (2,500 litres d’eau) avec 1 kilogramme de savon de Marseille et l’on fait bouillir : si l’eau est calcaire, il se produit à la surface une écume de savon calcaire qu’on enlève soigneusement; on ajoute 5 kilogrammes de carbonate de soude, 20 kilogrammes de sel marin et la quantité
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- nécessaire de matière colorante, on introduit le coton débouilli et on le manœuvre pendant 1 heure à une température voisine du bouillon ; le bain ne s’épuisant pas doit être conservé pour une opération suivante.
- Les nuances obtenues résistent assez bien au savon, aux alcalis et à la lumière, la résistance aux acides est suffisante.
- Le noir-bleu azoïque tire aussi, quoique moins bien, dans un bain contenant seulement du sel marin ou du sel de Glauber; il peut donc être nuancé avec tous les autres colorants substantifs employés, soit au bain alcalin, soit en bain neutre, mais ce sont surtout les oranges et brun toluylène (I) qui se prêtent le mieux à ces combinaisons, à cause de leurs propriétés voisines de celles du bleu-noir.
- Les écheveaux teints avec cette couleur n’ont pas besoin d’être lavés s’ils sont destinés à des pièces unies, mais il est indispensable de bien laver après teinture si le coton est tissé avec du blanc. En faisant bouillir 12-heure le coton teint dans un bain renfermant 5 pour 100 d’acétate de chrome à 16° Baumé du poids du coton, on obtient une solidité à l’eau bien plus grande.
- Le coton écru se teint mieux que le coton blanchi et les meilleurs résultats de teinture sont obtenus dans des barques de bois.
- On teint la laine en nuances assez solides au foulon et à l’acide dans un bain bouillant additionné de 20 pour 100 de sel marin ou de sel de Glauber, et la soie en bain additionné de 1 pour 100 de savon, 10 pour 100 de phosphate de soude et 20 pour 100 de sel marin ou dans un bain acidulé par l’acide acétique ou enfin en bain de savon coupé.
- Le bleu-noir azoïque ne se prête pas, par contre, à la teinture des tissus mélangés (mi-soie et mi-coton ou mi-laine et mi-coton).
- Aso-mauve (marques R et B).
- L’azo-mauve B s’emploie de la même ma-
- ( 1) Moniteur scientifique, année 1892, page 430.
- nière pour coton non modancé que le bleu-noir azoïque et fournit des nuances semblables.
- L’azo-mauve R, plus rouge, fournit une nuance plus vive et plus bleue lorsqu’on traite le coton teint, pendant une demi-heure, dans un bain bouillant renfermant 1 à 2 pour 100 du poids du coton de fluorure de chrome ; il peut en outre être diazoté sur la fibre, puis combiné à la métatoluènediamine ; on obtient ainsi un noir foncé résistant bien au savonnage et à la soude. Dans ce but, on rince le coton teint avec l'azo-mauve et on le manœuvre pendant un quart d’heure dans un bain renfermant pour 100 kilogrammes de coton : 1,500 litres d’eau ;
- 2 kil. 500 de nitrite de soude ;
- 8 kilogrammes d’acide chlorhydrique à 20° Baumé ;
- on passe à l’eau froide, on essore et on développe ensuite dans un nouveau bain froid renfermant :
- 1,500 litres d’eau ;
- 4 kilogrammes de sulfate de métatoluy-lèdiamine ;
- 10 à 12 kilogrammes de craie, ou 2 kil. 500 de soude Solvay.
- On manœuvre un quart d’heure, on rince, et on manœuvre encore pendant une demi-heure dans une solution à 1[2 pour 100 de savon.
- Naphtazurine. — Cette matière colorante, destinée aussi à la teinture du coton non mor-dancé, s’emploie de la même manière que le bleu-noir; elle fournit sur coton une jolie nuance bleue et le bain de teinture s’épuise plus à fond que celui des autres bleus substantifs.
- La laine se teint dans un bain bouillant additionné de 20 pour 100 de sel marin ou de sel de Glauber. La teinture est assez solide au foulon et à l’acide ; elle vire un peu au bleu sous l’influence de la soude.
- Brun de toluylène (marques RR, RM, RB etRBB). — Cette matière colorante appartient à la série des combinaisons dans lesquelles le
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- copulant est l’acide sulfanilique, l’acide ortho-toluidine sulfoné, l’acide amidoazobenzène sulfoné, l’acide naphtionique ou l'acide p-naph-tylamine sulfoné, et les bruns Bismarck sul-fonés (1).
- Elle s’emploie sur coton non mordancé, en teignant en présence de sel marin, et, pour les mélanges avec d’autres colorants substantifs, en ajoutant de la soude ou de la potasse. Les bains ne s’épuisent pas à la tein-tare et les nuances obtenues varient suivant la marque du brun rouge au brun bistre.
- La laine se teint dans un bain contenant 20 pour 100 de sel marin, et le brun obtenu résiste assez bien à l’acide et au foulon ; la laine destinée au foulon doit être bien rincée.
- Ce brun tirant aussi bien sur coton que sur laine dans un bain de teinture préparé de la même manière, offre un avantage spécial pour la teinture des tissus mi-laine.
- Le Brun de toluylène G est une couleur azoïque résultant de la combinaison d’une molécule d'acide toluylènediamine sulfoné et d’une molécule de métaphénylènediamine.
- Il donne sur coton, laine et soie, un beau brun jaunâtre, et son mode d’emploi est le même que celui du brun précédent.
- On obtient en outre des bruns foncés très beaux, et résistant bien au savonnage et à la soude, en le diazotant sur la fibre même, puis en combinant avec la chrysoïdine, la 3-naph-tylamine ou la métatoluylènediamine par le Procédé que nous avons indiqué plus haut à Occasion de l’azo-mauve R.
- La maison Œhler a aussi introduit dans le commerce, sous le nom de Brun cuir R, une matière colorante brevetée (2) qui présente "n certain intérêt pour la teinture du cuir.
- Ce produit de nature basique s’obtient en faisant réagir deux molécules de para-amido-“cetanilide diazotée sur une molécule de mé taphénylènediamine en solution alcaline ; cette combinaison, difficilement soluble dans —--- ------------
- (1) Brevet allemand 51662 et P. A. 0.1176. ..<) Brevet allemand 57429 ; Moniteur scien-"Hiqwe, 1892, p. 424.
- l’acide chlorhydrique étendu, est chauffée avec de l'acide chlorhydrique concentré à la température du bain-marie, pour la désacé-tyler et la rendre soluble. Il est livré au commerce sous la forme de son sel double dezinc.
- (A continuer).
- APPRÊT DES TISSUS DE COTON Par MM. Bertel.
- Cette invention a pour objet un nouveau procédé d’apprêt des tissus de coton permettant de leur donner une surface glacée et duveteuse et, en même temps, beaucoup de moelleux, d’où il résulte un produit présentant, par sa douceur au toucher, quelque analogie avec la peau de loutre ou la peau de chamois.
- Ce procédé d’apprêt peut, du reste, être employé avec des tissus de coton de toutes couleurs et, par suite, être combiné avec toutes espèces de bains de teinture ;
- Le produit résultant de l’application de ce nouveau procédé d’apprêt peut avoir des emplois différents; il permet en effet de constituer des tissus pouvant servir, soit à l'ameublement, soit au vêtement,à l’entretien domestique, etc.
- Ce procédé d’apprêt est caractérisé par la suite et la combinaison des opérations suivantes :
- lo Le décruage du tissu, qui s’effectue à la manière ordinaire ;
- 2o Le passage au bain de teinture, qui peut être de toutes nuances, ainsi qu’il est décrit ci-dessus ;
- 30 Le remontage, qui a lieu suivant les différentes méthodes en usage;
- 4» Le séchage du tissu à la vapeur ou autrement ;
- 5o Le grattage du tissu, opération qui consiste à faire passer quatre fois ou plus chacune de ses faces sur une machine à lainer ou gratter du système Grosselin ou d’un autre type analogue, produisant les mêmes effets ;
- 6° Enfin, l’apprêt consistant à passer au cy-
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- lindre apprêteur chacune des faces du tissu, une ou plusieurs fois, c’est-à-dire effectuer deux (ou un multiple de deux) passages au cylindre apprêteur.
- Ce dernier passage termine la série des opérations qui constituent le nouveau procédé d’apprêt.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- On fixe les bleus métamine en impression par le tannin qu’on ajoute à l’empois. Après impression,on vaporise pendant une 1[2-heure -
- Échantillon bleu de Bâle BB sur tannin f émétique (3 00)
- Échantillon Bleu de Bâle B sur tannin f émétique (3 %)
- Echattt^
- u de Bâle sur fond de fefî^f^
- et à une pression d’une l|2-atmosphère, ensuite on traite en émétique comme d’usage.
- Les matières colorantes semblables aux
- bleus métamine sont les bleus de Bâle, de | MM. Durand, Huguenin et Cie.
- Bleu de Bâle B. — Mettre le coton sur un bain à 80° C., contenant 6 % tannin, liser l[2-heure, puis enfoncer; laisser submergé pendant trois à quatre heures, relever, tordre
- à la main et passer en un bain à 30° C contenant 2 1(2 % de tartre émétique, ou une quantité équivalente de sel d’antimoine ; liser l]2-heure puis donner une eau.
- Teinture. — Mettre la partie sur un bain
- froid contenant la solution du colorant ; donner
- une douzaine de tours, puis chauffer lentement à 80° C, donner quelques tours à cette température jusqu’à ce que le bain de teinture soit épuisé, laver et rincer à grande eau.
- Bleu de Bale BB. — Le mordançage se fait comme il a été indiqué pour le bleu de Bâle R 5 la teinture exige une température un peu plus élevée, on peut chauffer au bouillon.
- Un procédé qui a de l’intérêt pour la teinture du coton grand teint estle procédé suivant, appliqué au bleu de Bâle B sur fond de fer.
- Mettre 100 kilos de coton pendant une nuit (12 heures) dans une solution chauffée au bouillon contenant 6 à 10 kilos d’extrait de sumac à 30* Bé (ou bien une quantité équivalente de 1 sumac en feuilles) ; on y ajoute la quantité d’eau nécessaire pour bien mouiller le coton. Le lendemain, tordre à la main et passer dans une solution aussi concentrée que possible de 6 kilos de sulfate de fer et 1[2 kilo, de craisB en poudre. Liser continuellement pendant à l|2-heure, bien tordre, puis laisser le coton exposé à l’air, c’est-à-dire entassé, de ma-, nière à ce que le fil ne sèche pas. Puis laver» I grande eau. On teint le coton ainsi préparé | avec le bleu de Bâle R à la nuance désirée. 0*1 | commence l’opération de teinture à froid et on | chauffe progressivement à 80° C. On y ajou-tera la matière colorante en plusieurs fois. | Si l’on désire obtenir des nuances bien four nies, on augmentera les proportions de sulfate de fer et de craie en poudre, relativement.
- Dans le prochain numéro, nous parlerons de
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- la solidité de ces bleus et de leur differentes applications.
- (A suivre.) (Reproduction formellement interdite.)
- -- ----- “?- --—-
- SUBSTITUT DE COCHENILLE
- de la Société pour l’industrie chimique à Bâle (Suisse).
- Comme son nom l’indique, ce nouveau produit est destiné à remplacer la cochenille naturelle, sur laquelle il offre plusieurs avantages, tout en donnant une nuance analogue. Cette nuance est d’abord d’une solidité extraordinaire et résiste beaucoup mieux que celle obtenue avec la cochenille naturelle à la lumière, au soufre et au lavage. Elle ne bleuit pas au lavage avec de la soude et du savon, comme c’est le cas pour la cochenille naturelle ; au contraire, elle augmente plutôt son intensité et, autre grand avantage, elle ne coule pas dans le blanc, même au lavage le plus fort.
- Se prêtant aussi bien à l’impression sur
- laine que sur soie, le nouveau colorant fournit le rouge le plus solide que l’on ait pu obtenir jusqu’à présent. Son application est des plus simples.
- On prépare la couleur ainsi :
- 5 litres substitut de cochenille en pâte.
- 1 litre d’eau avec 160 gr. chlorate de po-tasse.
- 2 litres eau de gomme.
- Après impression, humecter, vaporiser une heure et laver fortement au traquet, puis sécher.
- L’échantillon que nous soumettons à nos lecteurs est un spécimen de tissu laine, im-Primé sur fond crème avec le substitut de cochenille.
- RECETTES PRATIQUES DE TEINTURE
- 1
- Nuance jaune mode sur poil de lapin 3 Pour 50 kilos : Mordancer avec 1 kil. 500 bichromate de potasse et 1 kil. tartre ; teindre avec 2 kil. brun anthracène W. 4 kil. gallo-flavine, 100 gr. orange alizarine et 1 litre acide acétique.
- Noir fixe sur poil de lapin
- Pour 50 kilos : Mordancer avec 2 kil. de bichromate de potasse et 1 kil. de tartre ; teindre avec 7 kil. 500 noir alizarine SW en pâte, une décoction de 4 kilos bois de campêche, une décoction de 2 kil. bois fustique et 1 litre acide acétique ; ou teindre avec 10 kil. noir alizarine en pâte, 1 kil. céruléine, 1 kil. gallo-flavinejet 1 litre acide acétique.
- Teinte chocolat sur poil de lapin
- Pour 50 kilos : Mordancer avec 2 kil. bichromate de potasse et 1 kil. tartre ; teindre avec 5 kil. brun anthracène W, 500 gr. gallo-flavine W, 500 gr. noir alizarine W en pâte et 1 litre acide acétique.
- Bleu marine sur laine-coton
- Préparer à chaud un bain de 3 % bleu dia-mine 2 B (Cassella et Co), 20 % sel marin et 4 % phosphate de soude, y plonger le tissu, puis élever lentement la température et faire bouillir pendant une heure ; enlever et rincer. On peut employer une dose de matière plus forte qu’il ne semble besoin pour une seule opération, parce que alors le bain n’est pas épuisé et peut être renouvelé avec moins d'un tiers de teinture et de mordant. Le coton sort du bain plus clair que la laine et cette dernière un peu rougeâtre. Préparer, à cause de cela, un second bain avec 1 % bleu métaphé-nylène 2 B et 1 % bleu métaphénylène R (Cassella) dissous dans de l’eau chaude et filtrée, et ajoutés en deux fois à une demi-heure d’intervalle. Si le coton est trop clair, teindre à froid ou à 30 C. ; si c’est la llaine, chauffer à 600C.
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- Au lieu de bleu métaphénylène, on peut employer, pour varier les nuances, du « nouveau bleu », de l’indazine ou du bleu méthylène.
- Jaune d’or sur laine-coton
- Apprêter le bain avec 1.25 % jaune d’or diamine (Cassella), 15 % sel de Glauber et 2 % de soude, faire tiédir, y plonger le tissu et le laisser pendant trois quarts d’heure pendant que l’on élève la température à 75°C., et continuer à tourner pendant que le bain descend à 50oC., enlever et bien laver. Si la nuance sur le coton est trop faible, donner du ton dans un bain froid avec auramine, thio-flavine ou orange acridine, auquel on ajoute 1.50 % acide acétique.
- Vert féuille sur laine-coton
- Laisser le tissu pendant une heure dans un premier bain à 85°C., avec 2, 3 % vert diamine (Cassella) et 30 % sel de Glauber, puis rincer soigneusement. Passer dans un second bain contenant une solution filtrée de vert brillant (Farbw. Hoechst), en procédant comme pour le bleu, ou donner du ton avec thiofla-vine, indazine, bleu métaphénylène, etc., — Centralb f. d. Text. Ind,
- MARQUES DE FABRIQUE EN BULGARIE
- Dans ces dernières années, les marchés bulgares étaient inondés de produits portant des marques contrefaites. Beaucoup de plaintes avaient été adressées a ce sujet au gouvernement princier par les intéressés, plaintes auxquelles il ne pouvait être fait droit vu l’absence d’une loi sur la matière.
- Pour écarter ce grave inconvénient dans le trafic international de la Bulgarie, leSobranié a, dans sa dernière session, voté une loi sur les marques de fabrique et de commerce. Elle a été promulguée par ukase princier du 27 décembre 1892 et sera exécutoire le 4 mai prochain.
- Cette loi prévoit des peines sévères pour tous ceux qui auront apposé sur les produits de leur industrie ou les objets de leur commerce une marque appartenant à autrui ; elle oblige les industriels, fabricants et commerçants étrangers d’opérer le dépôt de leurs marques dans un délai déterminé et relativement res-treint ; elle autorise enfin les douanes prin-cières à renvoyer toute marchandise venant de l’étranger et portant une marque non enregistrée ou revêtue d’une marque déjà déposée par un industriel ou négociant bulgare.
- Avis aux intéresses.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LA LIBERTÉ DU TRAVAIL
- M. Marcel Barthe vient de déposer au Sénat une proposition de loi tendant à ajouter aux articles de la loi du 21 mars 1884 des dispositions de nature à protéger la liberté du travail. Cette proposition a pour raison d’être le rôle des syndicats ouvriers dans les dernières grèves.
- Voici son principal article :
- « Nonobstant toute décision contraire de la majorité des membres d’un atelier, d’un syndicat professionnel d’ouvriers ou de patrons en état de grève.
- « Tout ouvrier, quelle que soit sa profession, a le droit de continuer librement de travailler ou de reprendre le travail ;
- « Tout patron a également le droit d’occuper librement dans ses ateliers les ouvriers qu’il recrute ou qui s’offrent à lui pour les travaux de son industrie.
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- « En conséquence, tout ouvrier qui, en vertu d’un plan concerté, aura, par des injurest des qualifications de lâche ou de traître, par des vociférations ou des huées, par des patrouilles ou par une surveillance exerçée de-vant les ateliers mis en interdit ou devant les maisons habitées par les ouvriers qui refusent de prendre part à la grève ;
- « Par des procèdes et des moyens d'intimi-dation quelconques de nature à faire impression sur celui qui en est l’objet ou sur sa famille, aura empêché un ouvrier de continuer ou de reprendre le travail ou d’aller travailler dans l’atelier d’un patron avec lequel il a traité, sera puni d’un emprisonnement de six jours à trois mois et d’une amende de 16 à 300 francs, ou de l’une de ces peines seulement.
- « Tout patron qui, en vertu d’un plan concerté avec d’autres patrons, aura, parles procédés indiqués au paragraphe o-dessus ou par des moyens quelconques d’intimidation, empêché un patron de recevoir dans son atelier et de donner du travail à un ouvrier syndiqué ou non syndiqué ou n’ayant pas pris part à une grève, sera puni des peines mentionnées au paragraphe précédent. »
- D’après l’article suivant, qui vise la répression des provocations à commettre des délits ou des crimes, « seront également punis de trois mois à deux ans d’emprisonnement et de 100 francs à 3,000 francs d’amende ceux qui, dans une « réunion de membres d’un syndicat « professionnel », auront directement provoqué à commettre les crimes de meurtre, de pillage et d’incendie ou l’un des crimes contre la sûreté de l’Etat (prévus par les articles 75 et suivants jusques et y compris l’article 101 du code pénal), dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d’effet. »
- Ces dispositions sont de nature à assurer la liberté du travail. Leur adoption s’impose après les faits délictueux trop nombreux qui se sont produits depuis quelque temps.
- LA NOUVELLE LOI
- SUR
- 1 hygiène et la sécurité des travailleurs dans l’Industrie
- La Chambre des députés a voté, dans sa séance du 7 mars, la nouvelle loi concernant 1 hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissements industriels, loi précédem-ment adoptée par le Sénat.
- Voici le texte de cette loi :
- Art. 1er. — Sont soumis aux dispositions de la présente loi : les manufactures, fabriques, usines, chantiers, ateliers de tout genre et leurs dépendances.
- Sont seuls exceptés les établissements où ne sont employés que les membres de la famille, sous l’autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur.
- Néanmoins, si le travail s’y fait à l’aide de chaudière à vapeur ou de moteur mécanique, ou si l’industrie est classée au nombre des établissements dangereux ou insalubles, l’inspecteur aura le droit de prescrire les mesures de sécurité et de salubrité à prendre conformément aux dispositions de la présente loi.
- Art. 2. — Les établissements visés à l’article 1" doivent être tenus dans un état constant de propreté et présenter les conditions d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé du personnel.
- Ils doivent être aménagés de manière à garantir la sécurité des travailleurs. Dans tout établissement fonctionnant par des appareil mécaniques, les roues, les courroies, les engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger, seront séparés des ouvriers, de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service. Les puits, trappes et ouvertures doivent être clôturés. Les machines, mécanismes, appareils de transmission, outils et engins, doivent être installés et tenus dans les meilleures conditions possibles de sécurité.
- Les dispositions qui précèdent sont applicables aux théâtres, cirques, magasins et autres établissements similaires où il est fait emploi d'appareils mécaniques.
- Art. 3. — Des règlements d’administration publique, rendus après avis du Comité consultatif des arts et manufactures, détermineront :
- 1° Dans les trois mois de la promulgation de la présente loi, les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis, notamment en ce qui concerne l’éclairage, l’aération ou la ventilation, les eaux potables, les fosses d’aisance, l’évacuation des poussières et vapeurs, les précautions à prendre contre les incendies, etc. ;
- 2° Au fur et à mesure des nécessités constatées, les prescriptions particulières relatives soit à certaines industries, soit à certains modes de travail.
- Le comité consultatif d’hygiène publique de France sera appelé à donner son avis en ce qui concerne les règlements généraux prévis au paragraphe 2 du présent article.
- Art. 4. — Les inspecteurs du travail sont chargés d’assurer l’exécution de la présente
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- loi et des règlements qui y sont prévus; ils ont entrée dans les établissements spécifiées à l’article premier et au dernier paragraphe de l’article 2, a l’effet de procéder à la surveillance et aux enquêtes dont ils sont chargés.
- Art. 5. —Les contraventions sont constatées par les procès-verbaux des inspecteurs qui font foi jusqu’à preuve contraire.
- Les procès-verbaux sont dressés en double exemplaire, dont l’un est envoyé au préfet du département et l’autre envoyé au parquet.
- Les dispositions ci-dessus ne dérogent point aux règles du droit commun quant à la constatation et à la poursuite des infractions commises à la présente loi.
- Art. 6. — Toutefois, en ce qui concerne l’application des règlements d’administration publique prévus par l’article 3 ci-dessus, les inspecteurs, avant de dresser procès-verbal, mettront les chefs d’industrie en demeure de se conformer au prescriptions dudit règlement.
- Cette mise en demeure sera faite par écrit sur le registre de l’usine; elle sera datée et signée, indiquera les contraventions relevées et fixera un délai à l’expiration duquel ces contraventions devront avoir disparu. Ce délai ne sera jamais inférieur à un mois.
- Dans les quinze jours qui suivent cette mise en demeure, le chef d'industrie adresse, s’il le juge convenable, une réclamation au ministre du commerce et de l’industrie. Ce dernier peut, lorsque l’obéissance à la mise en demeure nécessite des transformations importantes portant sur le gros œuvre de l’usine, après avis conforme du comité des Arts et Manufactures, accorder un délai dont la durée, dans tous les cas, ne dépassera jamais dix-huit mois.
- Notification de la décision est faite à l’industriel dans la forme administrative ; avis en est donné à l’inspecteur.
- Art. 7. — Les chefs d’industrie, directeurs, gérants on préposés, qui auront contrevenu aux dispositions de la présente loi et des règlements d’administration publique relatifs à son exécution, seront poursuivis devant/le tribunal de simple police et punis d’une amende de 5 à 15 fr. L’amende sera appliquée autant de fois qu’il y aura de contraventions distinctes constatées par le procès-verbal, sans toutefois que le chiffre total des amendes puisse excéder 200 fr.
- Le jugement fixera, en outre, le délai dans lequel seront exécutés les travaux de sécurité et de salubrité imposés par la loi.
- Les chefs d’industrie sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs, gérants ou préposés.
- Art. 8. — Si, après une condamnation pro
- noncée en vertu de l’article précédent, les mesures de sécurité ou de salubrité imposées par la présente ou par les règlements d'administration publique n’ont pas été exécutées dans le délai fixé par le jugement qui a (prononcé la condamnation, l’affaire est, sur un nouveau procès-verbal, portée devant le tribunal correctionnel, qui peut, après une nouvelle mise en demeure restée sans résultat, ordonner la fermeture de l’établissement.
- Le jugement sera susceptible d’appel : la Cour statuera d’urgence.
- Art. 9. — En cas de récidive, le contrevenant sera poursuivi devant le Tribunal cor» rectionnel et puni d’une amende de 50 à 509 francs, sans que la totalité des amendes puisse excéder 2,000 fr.
- Il y a récidive lorsque le contrevenant a été frappé, dans les douze mois qui ont précédé le fait qui est l’objet de la poursuite, d’une première condamnation pour infraction à la présente loi ou aux règlements d’administration publique relatifs à son exécution.
- Art. 10. —Les inspecteurs devront fournir, chaque année, des rapports circonstanciés sur l’application de la présente loi dans toute l’étendue de leurs circonscriptions.
- Ces rapports mentionneront les accidents dont les ouvriers auront été victimes et leurs causes. Ils contiendront les propositions relatives aux prescriptions nouvelles qui seraient de nature à mieux assurer la sécurité du travail.
- Un rapport d’ensemble, résumant ces communications, sera publié tous les ans par les soins du ministre du commerce et de l’industrie.
- Art. 11. — Tout accident ayant blessé un ou plusieurs ouvriers, survenu dans un des établissements mentionnés à l’article 1er et au dernier paragraphe de l'article 2, sera l’objet d’une déclaration par le chef de l’entreprise ou, à son défaut et en son absence, par le préposé.
- Cette déclaration contiendra les noms et les adresses des témoins de l’accident; elle sera faite dans les quarante-huit heures au maire de la commune,qui en dressera procès-verbal dans la forme à déterminer par un règlement d’administration publique. A cette déclaration sera joint, produit par le patron, un certificat du médecin indiquant l’état du blessé, les suites probables de l’accident et 4 l’époque à laquelle il sera possible d'en connaître le résultat définitif.
- Récépissé de la déclaration et du certificat médical en sera remis, séance tenante, au déposant. Avis de l’accident est donné immédiatement par le maire à l’inspecteur divisionnaire ou départemental.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Art. 12. — Seront punis d’une amende de 100 à 500 fr. et, en cas de récidive, de 500 à 1,000 francs, tous ceux qui auront mis un obstacle à l’accomplissement des devoirs d’un inspecteur.
- Les dispositions du code pénal qui prévoient et répriment les actes de résistance, les outrages et les violences contre les officiers de la police judiciaire, sont, en outre, applicables à ceux qui se rendront coupables de faits de même nature à l'égard des inspecteurs.
- Art. 13. — Il n’est rien innové, quant à la surveillance des appareils à vapeur.
- Art. 14. — L’article 463 du Code pénal est applicable aux condamnations prononcées en vertu de la présente loi.
- Art. 15. Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions des lois et règlements contraires à la présente loi.
- L’industrie est prévenue que cette loi est définitive.
- Un règlement d’administration réglera prochainement son mode d’application.
- INFORMATIONS
- Il résulte d’une communication adressée le 10 mars 1893 par le Conseil fédéral suisse au gouvernement de la République française,que le gouvernement des Pays-Bas a notifié, le 1er mars, son accession aux protocoles 2 et 3 concernant l'union internationale de la propriété industrielle, signés à Madrid les 14 et 15 avril 1891, savoir :
- A. Arrangement concernant l’enregistre-ment international des marques de fabrique et de commerce.
- B. Protocole concernant la dotation du bu-reau international.
- On nous écrit de Berlin que l'office des bre-vets allemands vient de rejeter la demande de la maison E. de Haên, à List, près Hanovre, tendant à obtenir un brevet pour un procédé de blanchiment au moyen du bioxyde de sodium ebec addition de magnésie. Cet arrêt donne 8ain de cause à MM. Koenigswarter et Ebell, Propriétaires de l’importante fabrique de produits chimiques à Linden, près Hanovre, qui Avaient protesté contre cette demande,en leur
- qualité de dépositaires généraux en Europe de l'Aluminium Company, à Londres.
- A l’audience, MM. Koenigswarter et Ebell étaient assistés de M. le Dr Witt, professeur, à l’école technique supérieure à Charlotten-bourg, dont la compétence est reconnue dans tout le monde industriel, tandis que la maison E. de Haën s’était fait représenter par le conseiller de commerce de Haën.
- La décision susdite aura pour effet certain de frayer le chemin dans la pratique au mode de blanchiment par le bioxyde de sodium, procédé auquel on prédit depuis quelque temps, dans les milieux spéciaux, le plus grand avenir, mais que bon nombre de teinturiers ne pouvaient se décider à adopter qu’après l’issue de la procédure engagée entre les deux maisons que nous venons de citer.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- DANY (Honoré-François-Constant),ex-teinturerie, à Bobain, act. sans domicile connu. — Jug. du 28 fév. — S.: M. Demarly.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 16 fév., de la Société Alexandre Charlet et Cie, teinturerie, 58, rue du Calais, à Tourcoing. — Liquid. : M. Catel. — Jug. du 16 fév.
- Dissolution, à partir du 1er janv., de la Société A. Godet et Ch. Godet, laines et déchets, 120, rue des Boulets, à Paris. — Liquid. : M. Ch. Godet. — Acte du 20 janv.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation de 4 ans et 11 mois, du 1er fév., de la Société F. Sapiéha, extraits de bois de teinture, 40, rue Demidoff, au Havre. — Acte du 1er fév.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉ
- Modification et prorogation de 4 ans et 11 mois, du 31 janv. 1893, de la Société Alph. Huillard et Cie,fab. d'extraits de bois de teinture, rue du Chalet, à Suresnes. — Acte du 1er fév.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Modification de la Société Motte, DELESCLUSE frères et Cie, teinture et apprêt de tissus, b. Belfort, à Roubaix.— Cession par Mmes Motte, Mathon et Desurmond à MM. Albert, Eugène et Alfred Motte fils de tous leurs droits dans la société. — Acte du 28 déc.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Jorger a vendu à M. Descoubès un fonds de teinturerie, 42, rue du Centre, La Garenne-Colombes.
- M. Finot a vendu à Mlle Bernardet un fonds de teinturerie, 114, av. Victor-Hugo.
- M. Labre a vendu à M. Rabot un fonds de teinturerie, 13, rue Clignancourt.
- M. Duruffé a vendu à Mlle Barret un fonds de teinturerie, 64, rue des Marais.
- Mme Gagneux a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue de l’Eglise, Neuilly.
- M. Laurent a vendu un fonds de teinturerie, 55, rue Balagny.
- M. Dewymer a vendu à M. Langevin un fonds de teinturerie, 108, av. d’Orléans.
- Mme Vve Vial a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue Godot-de-Mauroi.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-deisous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
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- L’épuration des eaux est une question qui I depuis longtemps a attiré l’attention des I industriels et qui a surtout fait l’objet de | nombreuses recherches dans ces derniers | temps.
- Avant que la chimie soit venue nous donner 1 sur la composition des eaux et l’action des t substances qu’elles contiennent les notions | précises, la pratique avait appris à rechercher pour nombre d’industries, aussi bien que pour l’alimentation, des eaux claires et peu chargées de substances étrangères en dissolution. Les agglomérations humaines et les industries s’établissaient de préférence le long des rivières qui leur fournissaient des eaux de bonne qualité.
- Les grandes cités, en se développant, ont dû aller chercher au loin l’eau pure qui leur manquait ou aviser aux moyens de purifier des eaux de qualité inférieure prises sur place et devant être distribuées à leurs habitants.
- Certaines villes où se sont établies de nombreuses usines, par suite des avantages de leur situation, de la proximité des débouchés, de l’abondance de la force motrice et en particulier du charbon, se sont imposé de lourds sacrifices pour s’assurer une alimentation en eau pure et ont été largement récompensées de leurs efforts par les avantages qu'elles en ont retirés.
- Beaucoup d’industriels ne se trouvent pas dans ces conditions favorables obtenues par la puissance de l’association, l’impureté de leurs eaux leur cause des dommages souvent considérables dont l’importance s’évalue d’autant mieux aujourd’hui qu’on a sur le rôle des éléments de l’eau des données complètes. Aussi de nombreux chercheurs se sont-ils préoccupés de cette question et ont-ils préconisé diverses méthodes de purification de l’eau. En même temps, ils se sont efforcés de trouver des appareils permettant de réaliser commodément et économiquement les actions physiques ouïes réactions chimiques à mettre en œuvre pour arriver à ce but, et s’assurer la clarification de l’eau en même temps que sa correction.
- Nous employons à dessein le mot « correction », car si les procédés physiques, comme la distillation, la filtration par exemple, visent à la purification de l’eau qu’ils débarrassent en tout ou en partie des substances étrangères qu’elle contient sans en introduire d’autres, il n’en est pas toujours de même des méthodes chimiques qui, en enlevant à l’eau certains sels nuisibles, y introduisent, par le fait des réactions en jeu, d’autres sels inoffensifs.
- Dans ce cas, très général d’ailleurs, c’est une épuration relative, une correction, qui est pratiquée.
- S’il y a lieu de signaler dès l’abord cette
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- distinction que nous ferons ressortir dans chaque cas particulier dans le cours de cet ouvrage, il n’en est pas moins vrai que dans le langage courant, le traitement des eaux fait dans le but de les rendre propres aux usages industriels est désigné sous le nom d’épuration.
- L’auteur s’est proposé de passer en revue les propriétés des eaux naturelles, des substances qu’elles contiennent, les moyens de les reconnaître et de les doser et d’examiner les divers appareils qui servent à épurer ou à corriger l’eau, soit avant son emploi, soit, pour certaines applications fort répandues, comme celle de la production de vapeur, pendant l’emploi même.
- Le but de l’auteur n’a pas été de traiter, de façon détaillée, des eaux destinées à l’alimentation et aux usages domestiques, mais nous avons reconnu qu’il était bien difficile de sépa- 1 rer d’une façon complète l’étude de ces eaux de celles des eaux destinées exclusivement aux usages industriels.
- Bien des procédés et des appareils sont communs, et ce qui a été fait par les chimistes et les ingénieurs qui se sont occupés de
- l’alimentation des villes a souvent inspiré ou peut instruire les industriels et réciproquement.
- La fabrication de la glace, des eaux gazeuses, de certaines boissons, constitue du reste une industrie considérable, dont l’importance augmente de jour en jour et dans lesquelles la pureté de l’eau est un point capital.
- L’usine elle-même a, du reste, souvent besoin d'eaux potables ; sans entrer dans des détails qui ressortiraient plutôt d’un ouvrage fait au point de vue de l’hygiène, l’auteur décrit les méthodes et les appareils d’épuration dont la connaissance paraît d’un intérêt général.
- Un chapitre spécial est consacré aux eaux résiduelles des villes, le sujet touchant aussi par nombre de points à celui que nous avons plus spécialement en vue ici.
- Il nous a semblé qu’en présence du développement de jour en jour plus grand par l’épuration de l’eau, ce livre pouvait rendre service aux industriels que préoccupe à juste titre le rôle joué par cet élément précieux de tout travail humain.
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- 112 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Le prix relativement élevé de l'ouvrage de M. de Vinant fera au premier abord reculer devant son acquisition, car le volume ne paie pas de mine, étant publié sans ce luxe extérieur auquel nous ont habitués certains éditeurs. Mais il faut bien se dire que les livres de ce genre ne sont pas recherchés pour leur apparence, mais pour leur contenu. L’homme du métier y cherche des renseignements qu’il peut utiliser dans son industrie, des procédés nouveaux dont l’application lui permettra de se maintenir à la hauteur du progrès que réalise chaque jour l’art de la chimie sur le terrain si compliqué de la teinture et de l’impression.
- L’auteur est un vieux praticien dont l’activité a été récompensé, plusieurs fois par des médailles et des diplômes honorifiques. Ex-coloriste et directeur de fabrique d’impression,
- de teinture, de blanchisserie, etc., ayant travaillé en France, en Angleterre, en Bohême et en Suisse, il a su dans sa longue carrière acquérir des connaissances multiples et profondes dans cette industrie. Il ne cherche pas à faire montre d’érudition en publiant un ouvrage scientifique, bourré de formules et d’analyses chimiques que le fabricant ne saurait comprendre et qui du reste ne sauraient lui être d’aucune utilité, car la théorie ne se vérifie pas toujours dans la pratique. Ce que M. de Vinant a voulu faire c’est un ouvrage que le fabricant consultera avec plaisir et sans se fatiguer l’esprit, auquel il aura recours dans toutes les occasions où il se trouvera devant un problème inconnu de lui. Les opérations de la teinture et impression des tissus et des écheveaux de coton, de fil, de soie, de laine etc. y sont exposées succinctement et avec une grande clarté. Il traite les questions du blanchiment des toiles de fil, coton, soie, laine, celle des apprêts, etc. en homme familier avec tous ces travaux. Le lecteur y trouvera des renseignements intéressants sur la teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Le tout est suivi d’un aperçu des principaux produits chimiques utilisés à la teinture et à l'impres-si on.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- S OM MAI RE
- DE L’HISTOIRE DES SOIERIES DE LYON. Récipient a double effet.
- BLEU DE MÉTAPHÉNYLÈNE.
- LOI SUR LES SOCIÉTÉS.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- GRIS PERLE ET GRIS BLEUTÉ.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÈDES NOUVEAUX.
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES (suite).
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DE L'HISTOIRE DES SOIERIES A LYON j
- Du Progrès de Lyon, 11 avril, j’extrais, | comme analyse, un très remarquable article, sur l’histoire de la soierie à Lyon. L’auteur, de Paris, ne signe pas; c’est regrettable.
- Il s’agit d’un manuscrit, écrit par un spécialiste tisseur, à l’usage des ouvriers tissan-diers, des amateurs, archéologues, etc. Ce tisseur avait pour nom Jacques-Auguste de Mondion. Les de Mondion étaient d’anciens gentilshommes du Poitou, où ils occupèrent de hautes situations sous les anciens règnes.
- De père de Jacques-Auguste était officier à j l'armée d’Italie. Après un échouement de la famille dans le département du Rhône, il épousa, en 1796, la fille d’un négociant lyon-nais, nommé Claude Degray. En 1822, après sa mort, son fils prit la suite de la maison Mondion-Degray, et Nicolas Mondion, après la mort de son père, ne vit aucun inconvénient a refaire sa fortune dans le commerce, d'au-tant plus que le métier de tisseur était, comme celui de verrier, une sorte de noblesse.
- L’ouvrage est essentiellement didactique. Il contient des observations et des échantillons extrémement curieux.
- Les observations font pénétrer dans la vie de l atelier d’il y a cent ans ; l’auteur tient à 1 .e que toutes les soieries de Lyon soient i IFréProchables. Il y a des échantillons de | dessins et de tissus. Il y en a qui ne se |
- trouvent nulle part, et dont le procédé de fabrication, dessin, tissu et couleur, est absolument perdu, malgré le peu de temps qui nous sépare du commencement de ce siècle.
- Hélas, je suis obligé de dire qu’il y a beaucoup de vrai, tout en reconnaissant les progrès de la science, pour les couleurs artificielles. Jediraiqu’ilfaut regretter les anciennes couleurs pour les articles solides ; seulement les fabricants ne veulent pas mettre le prix ; le teinturier ne peut cependant pas donner pour un franc ce qui lui en coûte dix.
- Dans un chapitre spécial, M. de Mondion a laissé 172 échantillons, qu’on peut analyser en étudiant la matière, la couleur, le tissu, l'ornementation, le style et le patron.
- La matière. — Fil, laine, soie et coton. Déjà les tissus mixtes étaient sur le tapis. Le fii était dénommé savoyard, passe qu’il provenait de la Savoie. Le coton blanc était employé comme fond, et il n’était pas toujours recouvert par la trame soie. La laine ne s’employait qu'accidentellement. La soie était la matière la plus employée ; seule elle était teinte.
- Couleurs. — Elles étaient limitées au nombre de huit, et non classées, comme aujourd’hui. A titre historique, c’étaient :
- Blanc : couleur de lait ou argentée.
- Rouge : amaranthe, ponceau, rose.
- Violet : violet, lilas.
- Bleu : gros bleu, bleu tendre.
- Jaune : citron, jonquille, souci.
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- LE MONITEUR DE LA]TEINTURE
- Brun : mordoré, puce, carmélite.
- Vert : vert pistache.
- Noir.
- A ces couleurs s’ajoutent l’or et l’argent en lame plate et fil plat.
- Tissu. — Les tissus les plus courants, d’après l’ordre alphabétique, étaient : les ba-siné, brillantine, cachemire, chine, coteline, damasse, droguet, florence, gaze, gourgourand, gros de Tours, jaspé, léventine, lustrine, lydienne, marcelline, mexicaine, mousselinette. péquin, piqué, reps, satin, sergé, taffetas, turquoise, velours, velouté, virginie et zibeline.
- Ornementation. — Au point du vue général, les tissus étaient unis, rayés, à. comparti-ments, à bandes, fleuris,Ipiqués, monochromes ou polychromes, à une ou plusieurs couleurs, ombrés ou chinés.
- Les couleurs traversent l’étoffe verticalement ou horizontalement ; d'autre fois, elles se coupent à angle droit ou obliquement, ce qui représente les anciens réticulés des Romains. Ce sont de simples lignes ou de minces filets.
- Le dessin est ordinairement géométrique ; il se complique de rinceaux courants (ornements d’architecture, petits rameaux), de feuillages, de branches coupées, fleurettes, fleurs, etc. d’après nature où le jaune, le rouge et le vert dominent.
- Marius Moyret.
- (A suivre) (Reproduction interdite).
- ---------------------•----------------------.
- RÉCIPIENT à double e^et destiné à la teinture du coton en mèches telles qu'elles sortent des cardes Par M. Bertrand
- Fig. 1 à 3.
- Ce récipient représenté par le dessin peut 5 teindre à la fois le contenu ou plus d’un pot de filature de mèche de coton, telle qu’elle , sort de la carde.
- Il se compose de deux compartiments métalliques concentriques, de même forme, l’un
- intérieur A, l’autre extérieur B, laissât entre eux, dans le sens de la longueur, un intervalle équidistant C.
- Ces deux compartiments sont ouverts à leur partie supérieure.
- Le fond de celui A est perforé en partie d’une quantité convenable de trous de diamètre déterminé et convenablement espacés.
- Le fond du compartiment B, ainsi que ses parois longitudinales et celles du compartiment A, sont pleins.
- Les parois latérales des extrémités des deux compartiments sont rivées ensemble, et l’une d’elles ou même les deux portent chacune une ouverture D, percée à une hauteur convenable au-dessus du fond du compartiment A.
- Une plaque perforée E s’emboîte dans toute la section horizontale du compartiment A et peut glisser dans ce dernier de haut en bas sans aucun frottement.
- Cette plaque est reliée par une traverse F à une barre à chevilles G, coulissant dans un guide H et qui sert à régler la hauteur convenable de la plaque E dans le compartiment A.
- Enfin les tourillons I servent à la manœuvre
- de ces récipients.
- Fonctionnement de l'appareil. — La plaque E, la traverse F, la barre de réglage G et son guide H étant enlevés, on introduit dans le compartiment perforé A les matières à teindre que l’on emballe préalablement dans une enveloppe préservatrice en tissu destiné à cet
- usage.
- Le paquet ainsi confectionné affecte la forme d’un cylindre ayant la longueur du compartiment A et couvrant exactement toute la partie perforée du fond de ce dernier.
- On recouvre ensuite ce paquet avec la pla-que perforée E, à laquelle on donne une légère pression que l’on règle au moyen de la barre à chevilles.
- Lorsque les matières à teindre sont biel emprisonnées, on plonge le récipient dans le liquide tinctorial où les deux compartiments se remplissent en même temps.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- En ce moment, ces matières reçoivent en dessus et en dessous des pressions de liquide égales et contraires qui s’équilibrent en les traversant. 1
- On soulève ensuite le récipient hors du | bain ; le liquide contenu dans le compartiment A s’écoule assez rapidement dans le bac de teinture par l’ouverture D, tandis que celui contenu dans le compartiment B n’étant plus équilibré s'infiltre plus lentement par les per- | forations du fond du compartiment A et tra- j verse les matières de bas en haut pour re- ’
- tomber ensuite dans le bac par la même ouverture D.
- Il s’ensuit pendant cette opération que le coton est noyé constamment dans le liquide qui occupe le fond du récipient, lequel liquide est renouvelé au fur et à mesure par le tra-vait dû aux différences de pressions résultant des différences de niveaux du liquide contenu dans les compartiments A et B.
- Lorsqu’il n’y a plus d’écoulement de liquide par l’ouverture D, on replonge à nouveau le récipient dans le bac pour le retirer ensuite
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- une fois plein, et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’opération.
- Ce travail peut se faire à la main ou méca-niquement de bien des façons différentes, mais le point principal caractérisant ma de-mande repose principalement dans la disposition particulière du récipient, permettant de teindre le coton sans le déformer, au moyen de pressions dues aux colonnes liquides agis-sant en sens contraire et avec intermittence,, avec une intensité égale ou inégale sur les matières à teindre.
- Lorsque l’on plonge le récipient dans le
- bain, l’égalité des pressions au-dessus et au-dessous des matières à teindre pendant le remplissage simultané des compartiments A et B a pour but de décoller lesdites matières qui pourraient adhérer dans les perforations du fond du compartiment A et de la plaque E, laissant ainsi le passage libre au liquide tinctorial contenu dans le compartiment B et qui doit traverser les matières de bas en haut, lorsque le compartiment A s’est vidé après sa sortie du bac.
- Le même système est applicable aussi à la teinture ou au blanchiment du coton en flocons bruts ou travaillés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La teinture peut s’opérer à volonté à froid ou à chaud, suivant les cas.
- On peut aussi employer pour un même bac de teinture plusieurs récipients manœuvrés par la même machine, de même que l’on peut aussi donner aux récipients des dimensions variables à volonté, suivant la quantité de matières à travailler à la fois;
- Un même récipient peut comporter plusieurs compartiments placés côte à côte, pouvant contenir chacun un ou plusieurs pots de mèches.
- On peut encore fixer ou suspendre les récipients au-dessus du bac de teinture, à une distance telle, que le niveau du liquide dans ce dernier soit à une hauteur inférieure au fond de l’ouverture D.
- Dans ce cas, il faudrait élever le bain et le déverser dans les compartiments A et B au moyen d’une pompe ou tout autre appareil, dont on pourrait régler à volonté l’écoulement dans chaque compartiment.
- Fig. 4 à 6.
- Les perfectionnements ont rapport principalement à l’appareil fixe prévu ci dessus.
- Le dessin représente l’appareil comportant ces perfectionnements.
- Fig. 4, coupe verticale en élévation.
- Fig. 5, vue par bout.
- Fig. 6, plan.
- Les lettres correspondent à celles des fig. 1 à 3.
- Les lettres supplémentaires ont trait aux pièces formant les perfectionnements, objet de l’addition.
- L’appareil modifié se compose d’un récipient ouvert à sa partie supérieure et divisé en deux compartiments A et B par une cloison composée d’une ou plusieurs nochères, dont le fond est convenablement perforé, et prenant toute la largeur du récipient.
- Ces nochères sont placées côte à côte et reçoivent les matières à'teindre préalablement emballées dans leur enveloppe.
- Chaque nochère est pourvue de sa plaque perforée E et de ses barres à chevilles G.
- Le fond du compartiment B est plein et étanche, et l’une des parois verticales de ce compartiment est pourvue d’une tubulure K reliée à un tuyau vertical L, portant à sa partie supérieure un petit récipient M ei à sa partie inférieure un clapet de fond mobile N, pouvant se manœuvrer facilement de l’extérieur, au moyen de tringles et de leviers.
- Un dernier tube vertical O, portant un clapet mobile P, manœuvrable de l’extérieur aussi, est branché au fond du compartiment A au-dessus du niveau supérieur des nochères par la tubulure Q.
- Le récipient, pourvu de tous les accessoires cités ci-dessus, est muni d’oreilles R et d’une traverse S, qui permettent de transporter tout cet ensemble d’un bac à un autre, au moyen d’une grue ou d'un appareil d’enlevage quelconque.
- Une pompe rotative T ou autre appareil élévatoire quelconque de liquide ayant le même but aspire la teinture au fond du bac U et la déverse à volonté soit dans le récipient M ou dans le compartiment A par le tuyau à rotule V.
- Fonctionnement de l’appareil. — Le bain de teinture étant préalablement préparé dans le bac U, on descend dans ce dernier le récipient, dans les nochères duquel on a disposé les matières à teindre. On soulève le clapet P, et le liquide tinctorial monte du bac par l’ouverture laissée libre et se répand par la tubulure Q à la partie supérieure des nochères, qu’il recouvre complètement, jusqu’à ce que le niveau du liquide dans le compartiment A soit le même que celui du bac.
- On met ensuite la pompe T en mouvement ; celle-ci aspire le liquide dans le fond du bac U et le refoule dans le récipient M, d’où il redescend par la tubulure Q dans le compartiment B, le clapet de fond N étant fermé.
- Les matières à teindre emprisonnées dans les nochères se trouvent entre deux eaux, et comme la pression exercée par la colonne formée par le tuyau L est plus forte que celle provenant du niveau dans le compartiment A,
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- il s’ensuit un courant de liquide tinctorial traversant les matières à teindre de bas en haut, suivant le sens indiqué par les flèches, retombant ensuite dans le fond du bac par l’ouverture laissée libre par le clapet soulevé P.
- Le liquide est repris à nouveau par la pompe T et refoulé dans le récipient M, et ainsi de suite.
- Le sens du courant traversant les matières a teindre peut être changé, c’est-à-dire que le liquide tinctorial peut traverser les matières de haut en bas.
- A cet effet, il suffit de fermer le clapet de fond P et de laisser ouvert celui N ; de plus le refoulement de la pompe devra se faire directement dans le compartiment A par le tuyau V indiqué en traits fins.
- Dans ces conditions, le liquide refoulé dans ledit compartiment traverse les matières à teindre de haut en bas et retombe dans le bac L par l’ouverture libre du clapet N.
- De même que dans la l’appareil mobile à plongeons successifs, le présent appareil modifié peut comporter une ou plusieurs no-chères recevant les matières à teindre, de même que si la place le permet, on peut disposer plusieurs appareils dans le même bac.
- BLEU DE METAPHÉNYLENE
- On me demande des renseignements pour "n bleu pouvant remplacer l’indigo de cuve sur coton.
- h y a plusieurs bleus remplissant ces con-ditions, mais le bleu de métaphénylène BB (on se perd avec tous les nouveaux noms de couleurs, et il est à souhaiter que les chi-listes s’arrêtent dans les inventions, autre-ment il faudra la vie d’un homme pour étu-dier les couleurs artificielles), est celui qui Paraît le mieux convenir.
- Le bleu de métaphénylène se teint sur coton emétiqué après engallage.
- Voici le mode d’emploi :
- Après débouillissage du coton, on entre à
- environ 50° C. dans un bain garni comme suit et pour 100 k. coton :
- 1° Suivant la nuance plus ou moins foncée que l’on veut obtenir : avec 5 à 10 k. de tannin. ou 20 à 40 k. sumac de Sieile en feuilles, ou 8 à 16 k. de galles de Chine et 2 à 5 k. d’acide acétique. Liser pendant 1[2-heure et laisser passer sur le bain une nuit et en sotte. On donne une eau et l’on passe sur un deuxième bain.
- 2e bain à 30° C. garni avec 5 à 10 k. de tartre émétique ou autre sel d’antimoine soluble ; liser pendant une heure, tordre et entrer à froid ou à tiède dans le bain suivant.
- 3e bain. — Bain monté avec la quantité nécessaire de colorant, soit 2 à 4 %, selon que l’on veut produire des couleurs mi-foncée ou celles dites d’enfer, c’est-à-dire des couleurs très foncées. On acidulé avec de l’acide chlorhydrique. On monte lentement au bouillon. Les bains s’épuisent complètement. On lave et l’on sèche.
- Nota. — Les bains de tannins et d'éméti-quage sont permanents, comme cela a d’ailleurs lieu pour tous les cas de ce genre, et une fois les bains primitifs montés, il suffit d’ajouter à chaque passage le tiers des quantités pour la première opération.
- Règle générale : dans un bain de teinture en flotte, il faut compter sur 20 litres d’eau pour 1 kilo de fibre textile ; c’est une bonne proportion. Quelquefois on met moins, mais alors, et c’est ce qu’on appelle liser serré, il y a des nécessités et cela devient très difficile pour manœuvrer les matériaux ; d’autres fois on met plus, c’est lorsque malheureusement le teinturier n’a pas de quoi garnir sa barque et c’est ce que l’on appelle délayer dans une grande sauce.
- En faisant cette remarque de 20 litres pour 1 k. de fibre, je réponds à une autre demande qui m’a été faite.
- En dehors des soies très chargées, 20 pour un est une bonne proportion, et dans les soies très chargées, comme elles augmentent de
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- 122 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- volume au fur et à mesure de la charge, les doses de liquide changent.
- MARIUS MOYRET.
- LA RÉFORME DE LA LOI SURLES SOCIÉTÉS
- Dans sa séance du 16 mars, la Chambre des députés a adopté, après déclaration d’urgence, une proposition de loi qui ne peut manquer d’être accueillie aussi favorablement par le Sénat que par l’opinion.
- L’article 1er, qui autorise les sociétés en commandite à diviser leur capital, quelle que soit son importance, en actions de 25 fr.,facilitera la création des sociétés industrielles en permettant aux ouvriers, mieux placés que personne pour en apprécier la valeur, de souscrire une partie de leurs titres. En effet, les actions pouvant n’être libérées que d’un quart, soit 6 fr. 25,il leur sera facile de participer à la formation du capital dans la mesure de leurs ressources disponibles, et, pour les versements successifs, de les opérer au moyen d’une légère retenue sur leurs salaires.
- Cette division du capital en petites coupures, loin de diminuer la sécurité des créanciers de la Société, ne fera que l’affermir, puisque les actions ne pourront être mises au porteur qu’après libération complète : les titulaires, cessionnaires,intermédiaires et souscripteurs, étant tenus solidairement du montant de l’action et cette responsabilité ne cessant pour eux que deux ans après la cession de leur titre.
- Un autre point également très appréciable au point de vue des souscripteurs ouvriers est la faculté, accordée par la loi, à tous propriétaires d’un nombre d’actions inférieur à celui déterminé pour être admis dans l’assemblée, de se réunir pour former le nombre nécessaire et se faire représenter par l’un deux.
- La loi réduit en outre au minimum l’aléa où toute société se trouvait quant aux conditions et aux conséquences d’une nullité possible, puisque l’action en nullité ne sera plus rece
- vable lorsque, avant l'introduction de la demande, la cause de nullité aura cessé d’exister.
- Enfin, la distinction si délicate et si arbitraire entre les sociétés civiles et les sociétés commerciales est effacée. Quel que soit leur objet,lessociétésencommandite ou anonymes, constituées dans les formes du Code de Commerce ou de la nouvelle loi, seront commerciales.
- Nous approuvons absolument l’esprit de la nouvelle loi, et son application ne pourra que contribuer au développement des ressources de notre industrie, tout en créant un nouveau lien entre les industriels et leurs coopérateurs.
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- LES REGLEMENTS D’ATELIERS
- Dans sa séance du 28 février dernier, la Chambre de commerce de Caen a pris Ja délibération suivante, dont expédition a été transmise au ministre du commerce et de l’industrie :
- « La Chambre,
- « Considérant que la commission sénato-riale chargée d’étudier la proposition de lol relative aux « règlements d’ateliers » réclame l’avis des chambres de commerce, d’abord sur son opportunité, et ensuite sur le texte adopté par la Chambre des députés ;
- « Considérant, sur le premier point, que toute entrave à la liberté des conventions, en tant qu’elles sont licites,ne doit être acceptée qu’en cas de nécessité absolue ; que, dans l’espèce, cette nécessité n’est nullement démontrée, et que l’organisation ouvrière actuelle prouve chaque jour qu’elle est en situation de défendre utilement ses intérêts sans l’intervention d’aucune autorité.
- « Considérant, quant au texte du projet que certaines dispositions seraient ou dange reuses ou inutiles.
- « Considérant que l’article 2, qui interdit les retenues de salaires sous le nom d'amen-des, pourrait avoir pour l’avenir de graves conséquences. Ces amendes sont générale"
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- ST DE L'IMPRESSION DES TiSSUS
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- ae- ment le seul moyen employé pour réprimer ter. ou empêcher dans l’atelier les actes d’indé-rbi- pendance, les absences ou les retards non tés motivés ; si ce moyen disparaît, il ne reste leur plus au patron que le renvoi de l’ouvrier, me-es. sure grave qu’il est toujours dans l’intérêt )m- commun d’éviter;
- I « Considérant qu’il paraît démontré que, dans la pratique, le produit de ces amendes 18 n’est jamais conservé par le. patron, et qu’il qe fait toujours retour à l’ouvrier, soit par l’in-ceS termédiaire d’une caisse de secours, soit par eau lout autre moyen dont il est seul à profiter ; urs qu’on ne peut, dès lors, supposer qu’il y ait intérêt à faire abus de cette pénalité ;
- « Considérant encore que l’usage du paie-eut des salaires à l’aide de jetons n’existe is dans la région industrielle de la chambre; ie ce mode paraît avoir été généralement été abandonné, et qu’il est inutile de s’en occu-: de pici;
- I « Par ces motifs, est d’avis de refuser à ce Projet de loi le caractère d’opportunité aussi ato* bien que celui d’utilité, et émet l’avis qu’il > loi Soit repoussé par le Sénat. » ame _ _ _______ bord I
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- LES
- BlEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- R et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- | Les bleus de Bâle dont nous avons donné Plusieurs échantillons dans le numéro du 5 aril rentrent dans la classe des azines. Les | eus Bâle B et R sur fond de tannin et émé-“Ie sont solides au savon; néanmoins ces Produits ne supportent point l’addition de poude à la lessive. Sur fond de] fer, ils résis-g 1 encore mieux au lavage. La solidité à la I mlere de la marque B est bonne, tandis que | e de la marque R laisse beaucoup à dési-I ’ 98 teintes obtenues à l’aide de la marque
- R sur fond de tannin et d’émétique sont tout de même plus solides que les nuances analogues qu’on peut obtenir par le mélange de bleu méthylène et le violet méthyle , le violet méthyle ne supportant pas le savon.
- Les matières colorantes possédant les mêmes qualités et s’appliquant de la même manière que les bleus de Bâle sont le violet neutre et le bleu-neutre, le nouveau-bleu ou bleu de Meldola. La solution dans l’acide sulfurique concentré de toutes ces matières colo" rantes est verte et vire plus ou moins au rouge par addition d’eau. Il est à remarquer que ces produits n’ont aucune affinité pour la laine ni pour la soie et ne sont employés que pour la teinture du coton sur lequel ils donnent quand on les fixe à l’aide d’un mordant tanni-fère, des nuances possédant la même [solidité au lavage que les bleus de Bâle mentionnés. Nous parlerons plus loin un peu plus longuement du nouveau-bleu.
- La maison Léonhardt et Cie, de Muchlheim, vient de mettre en vente, sous le nom de vio-let-crésyle une marque très violacée de bleu-crésyle dont nous avons déjà parlé dans les numéros du 5 février et du 5 mars. Ce nouveau produit, qui pourrait avoir de l’avenir, ressemble comme nuance au bleu de bâle R (sur fond de tannin et émétique). Il est de même que les bleus crésyle, excessivement solide au savon sa solidité à la lumière est la même que celle de ces bleus, par conséquent très bonne.
- C’est pour ainsi dire le premier violet de nature basique, montrant une bonne solidité au layage et à la lumière.
- L’échantillon que nous donnons a été fait de la manière suivante :
- On teint sur coton blanchi et mordancé préalablement au tannin et à l’émétique. On prépare un bain contenant, outre la matière colorante, un peu d’alun (0,5 gr. par litre). On commence l’opération de teinture à froid, on ajoute la matière tinctoriale en plusieurs portions, puis on chauffe progressivement au
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- bouillon. Le mode d’impression est le meme
- que celui des bleus crésyle, dont il a été ques-
- du 5 mars. Pour les en-
- ans le numéro du 5 mars. Pour les es-blancs, voir numéro du 5 février
- Behantillon violet crésyle 3 0/0.
- Le nouveau-bleu (L. Cassella).
- De cette matière colorante il existe un grand nombre de marques différentes, virant du bleu verdâtre ou bleu violacé.
- Le nouveau-bleu D est une marque qui sert beaucoup pour produire des imitations bleu de cuve. Ce produit est excossivemedt solide à la lumière. La solidité au savon de ce produit est de même très bonne. La solidité aux alcalis des nouveaux-bleus, exception faite de deux marques, n’est pas su'fisante. On emploie beaucoup le nouveau-bleu D de concert avec le bleu méthylène et d’autres colorants de nature basique.
- On teint cette matière sur filés mordancés au tannin et à l’émétique; le bain de teinture ne devra contenir que la matière colorante. Les filés teints en nouveau bleu peuvent être employés avantageusement pour les tricotages, vu qu’ils ne dégorgent nullement au lavage et qu’ils sont solides au frottement ; on peut de même s’en servir pour remonter le bleu de cuve. Le procédé consiste à donn r un fond à la cuve, de mordancer ensuite au sumac, dépasser par un bain contenant, outre l’émétique, un peu de soude cale, puis de teindre sur un bain aiguisé faiblement d’acide chlorhydrique ou acétique, contenant du nouveau-bleu B ou F extra.
- Les teintes ainsi obtenues ne déchargent plus à la frotte.
- Indazines (Cassella).
- Les nuances obtenues avec ces colorants sont plus solides au lavage que celles obtenues
- par les nouveaux, bleus ; par contre-elles sot plus fugaces à la lumière.
- La marque M est un bleu virant au rouge tandis que la marque FF peut servir pour le gros-bleu imitant l’indigo. On mordance I coton au sumac et à l’émétique, puis on teil sur un bain aiguisé d’acide acétique. On cou mence l’opération de teinture à froid et l'o monte progressivement au bouillon.
- N. B. — On dissout l’indazine en l’empâta’ d’abord avec un peu d’acide acétique à 50 J et en ajoutant ensuite de l’eau chaude jusqu complète dissolution.
- En savonnant du coton te.nt à l’indazi avec du coton blanc, le blanc n’est P altérée, même à une température de 60" en ajoutant à cette lessive de la soude cal la nuance ne perd que très peu, mais le bis est légèrement coloré.
- Le bleu direct B enpoudre de MM. Meiste Lucius et Brünning est une matière colora” rentrant dans la classe des indulines ; on la fi au tannin. Elle est soluble dans l’acide éth tartrique (voir n° du 5 mars, page 73).9 qualités sont les mêmes que celles des in® lines pour impression (voir n° du 5 mars), l’emploie pour nuances indigo.
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- L’échantillon que nous donnons a été e cuté de la manière suivante :
- 25 gr. bleu direct B. (en poudre),
- 25 » acide éthyltartrique,
- 250 » acide acétique 4° B,
- 600 » épaississant d’amidon, 100 » solution de tannin 1-1.
- Après impression, on vaporise pent 1 heure sans pression, ensuite on dont16 bain d’émétique àl %, on rince,puis on sav0
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- dans un bain contenant 1 gr. de savon de Marseille par litre de flotte et à une température de 600* C., puis on rince, finalement on apprête.
- L'épaississant d'amidon est composé de ;
- 2400 gr. amidon blanc,
- 6600 » eau,
- 2000 » acide acétique 8° B.
- Bien faire cuire, puis remuer jusqu’à complet refroidissement.
- Solution de tannin 1 : 1
- Faire dissoudre :
- 1 kil. tannin dans
- 1 kil. acide acétique 8° B.
- Amener au poids de 2 kilos.
- Bleu acétine de la Badische anilin et soda-fabrik.
- On le trouve dans le commerce sous forme liquide. On l’emploie principalement dans l’impression du coton. Cette matière colorante fournit des teintes solides au savon et à la soude (même au bouillon).
- Sa solidité à la lumière est des meilleures. Le bleu est un peu moins solide au chlore sec que les Indilines pour impression dont nous avons parlé dans le numéro du 5 mars.
- (A suivre.) {Reproduction formellement interdite.)
- GRIS PERLE ET GRIS BLEUTE sur coton
- Les gris qu’on obtient avec le campêche ont un aspect terne et manquent complètement de brillant. Depuis longtemps les teinturiers teignant ces nuances se servent de la nigrosine cet effet, malheureusement cette matière colorante ne s’égalise que très difficilement. L’échantillon que nous donnons représente un gris-perle obtenu à l’aide du gris métamine R (Leonhardt et Cie).
- Le procédé de teinture est des plus simples et très peu coûteux, vu que la quantité de matière colorante nécessaire est très minime. Ce produit fournit des teintes des plus égales,
- qu’on ne pourrait obtenir avec des produits analogues.
- Gris métamine R à 0,4 %
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- On teint sur coton blanchi, non mordancé. Le bleu de teinture contient, outre la matière colorante qu’on aura soin de faire dissoudre préalablement dans un peu d’acide acétique à 50 %,1 gr.d’alun par litre de flotte.On commence l’opération à froid et on ajoute le colorant en deux ou trois portions. Puis on monte la température progressivement au bouillon ; on maintient cette température pendant une 1[2-heure, ensuite on laisse refroidir les filés dans le bain. On tord sans rincer, puis on met sécher. Ces teintes sont solides à la lumière et au lavage ; on les emploiera avantageusement dans les étoffes pour matelas, pour corsets et pour les doublures. Ce procédé est applicable jusqu’à 1 % de matière tinctoriale. Si l’on désire dépasser cette dose, on fera bien de teindre ce colorant sur coton mordancé au tannin. A l’aide du gris métamine G, on obtiendra un gris-bleuté, aussi brillant que celui obtenu avec la marque R.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- EMPLOI DANS L’IMPRESSION DES TISSUS de matières colorantes azoconjuyuéesinsolubles, Par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline.
- Dans ce procédé, les couleurs minérales ou leurs substituts, généralement mises en œuvre actuellement, sont remplacées par les matières colorantes azoconjuguées insolubles (les-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- quelles ne sont aujourd’hui employées que par développement sur la fibre) en qualité de couleurs courantes, sous forme de poudre ou de pâte.
- Exemple. — 100 grammes de laque sèche produite de la para-nitraniline et du 3-naph-toi,
- 400 grammes d’eau,
- 80 grammes d’eau de gomme,
- 140 grammes d’eau à l’albumine (1 : 1).
- 70 grammes de chromate de soude neutre sont bien moulus et imprimés.
- Après avoir été séchée, l’étoffe est passée pendant 20 secondes dans un bain à 60° C. contenant par litre 50 grammes d’acide sulfurique à 66° Beaumé et 50 grammes d’acide oxalique. Les étoffes sont ensuite bien lavées et séchées.
- PRÉPARATION DE MATIÈRES COLORANTES SUR LA FIBRE
- Par la Société Farbenfabriken, vormals Fr. Bayer et Cie
- La présente invention comprend la production de matières colorantes solides sur la fibre et la rediazotation sur la fibre des teintes ou tissus imprimés obtenus d’après ledit procédé.
- A. — Procédé pour la production de matières colorantes solides sur la fibre consistant à teindre ou à imprimer directement sans mordant avec les dérivés diazoïques obtenus d’après le procédé afférent au brevet français du 4 mai 1886, n° 160722, en combinant une molécule d’un des dérivés tétrazoïques suivants : tétrazodiphényl, tétrazophényltoly], tétrazoditolyl, paratétrazobenzine, tétrazomo-nométhoxy (— éthoxy) diphényl, tétrazomo-nométhoxy + (— éthoxy) phényltolyl, tétra zodiphénoldiméthyl (— éthyl) éther, acide tétrazodiphénoxy lacé tique, tétrazonaphtaline, tétrazofluorène, tétrazostilbène, tétrazocar-bazol, tétrazodiphénylèneoxyde, tétrazodito-luylèneoxyde avec l'a-naphtylamine , la p-xylidine, crésidine, les amidonaphtols ou les amidonaphtoléthers ; à faire passer la mar
- chandise ainsi préparée par les développeurs : amines, phénols, amidophénols, amidophé-noléthers et leurs acides sulfoniques ou car-boxyliques ou à imprimer les tissus préparés avec les développeurs nommés, avec les dérivés diazozoïques cités ci-dessus.
- B. — La rediazotation sur la fibre des teintes ou tissus imprimés obtenus d’après A et la copulation avec les phénols amines, amidophénols, amidephénoléthers, et Eurs acides sulfoniques et carboxyliques.
- OBTENTION SUR LA FIBRE de colorants abdiques teignant en Iran et . en noir Par M. Jean Sniechowski.
- Suivant les données de la présente invention, on teint le coton en violet stilbène dans les conditions ordinaires et par les procédés connus, bain de sel et bain alcalin, et on lave ; puis on passe le coton non séché dans un bain froid de nitrite de soude et d’acide chlorhydrique. Pour 100 de coton, on emploiera 40 d’eau, 0.6 de nitrite de soude et 2 d’acide chlorhydrique. Il est convenable de laisser le coton longtemps en contact avec le bain de diazotation, 2 heures et jusqu’à 12 heures.
- Ceci fait, on passe le coton dans un autre bain froid composé, pour 100 de coton, de 20 d’eau, d’une quantité d’alcali (de préférence de l’ammoniaque) en léger excès et de 10 d’acide B- oxynaphtoïque, point de fusion 216°.
- Ce dernier bain peut et doit resservir ; dans ce cas, les quantités d’acide B-oxynaphtoïque ne seront plus que de 3 et même 2 parties.
- On obtient de la sorte un très beau noir, absolument solide au frottement du savon bouillant à 2 et 300°, aux acides, aux sels métalliques.
- Si, dans ce procédé, on remplace l’acide ^-oxynaphtoïque par des colorants obtenus par l’action de l’acide diazosulfanilique sur a-naph-toi, soit par l’action de l'acide diazonaphtioni-que sura-naphtol, les nuances obtenues seront
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- également solides aux divers agents chimiques et seront brunes.
- SYSTÈME DE POUSSAGE lustrant et glaçant l'étoffe Par M. Henry Pervilhac.
- La nouvelle méthode de polissage qui fait l’objet de la présente invention s’applique à tous tissus en général, mais plus spécialement aux articles soieries tramées coton, tels | que le satin de Chine pour parapluies.
- Cette méthode consiste à faire passer le tissu entre deux séries de barreaux chauffés ou bien entre une série de barreaux chauffés et une série de rouleaux non chauffés, placés transversalement au tissu et animés en commun d'un mouvement de va-et-vient dans le sens longitudinal.
- Le tissu se déroule d’un rouleau emmaga-sineur pour s’enrouler plus loin sur une autre avec une vitesse qui dépend du plus ou moins d’action à exercer. Il passe sur deux extenseurs de système quelconque, qui doivent le maintenir en largeur durant sa course ; la tension en longueur, par contre, s’obtient par des barres d’envergure ou frein au déroulage. Entre lesdits extenseurs fonctionne l’appareil décrit ci-dessus et qui constitue le fond de l’invention.
- PRODUCTION D’UNE MATIÈRE COLORANTE ROUGE Par la Compagnie parisienne des couleurs d'aniline. |
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- Ce nouveau procédé pourla production d’une matière colorante rouge consiste à soumettre la rhodamine (le chlorhydrate de diéthyl ou di-méthyl amido-phénol-phtaléine) ou la base de rhodamine (la diéthyl ou di-méthyl amido -Phénol-phtoléine) à l’action de la méta-dinitro-chloro-benzine, en chauffant les deux corps en dissolution alcoolique, avec ou sans addi-bon d’alcali, pendant 10 à 12 heures à la température d’ébullition de l’alcool.
- La nitrorosamine qui en résulte se présente sous la forme d’une poudre rouge ; elle se dis-sout difficilement dans l’eau bouillante mais
- facilement dans l’alcool et dans l’acide acétique à 50°, et possède une affinité pour la fibre végétale bien plus grande que la rhodamine, de laquelle elle diffère aussi par la nuance, la nitrorosamine teignant la laine en nuance bien plus jaunâtre et le coton préparé au tannin en nuance bien plus bleuâtre que la rhodamine.
- MORDANTS POUR TEINTURE ET IMPRESSION DES TISSUS Par M. Robert-Henry Picklès
- L’objet de cette invention est de fournir des mordants à base d’aluminium, de fer ou de chrome, plus appropriés à la teinture et à l’impression que les acétates, les nitro-acé-tates, les sulfo-acétates, les chloro-acétates, les chlorures, nitrates, oxalates, tartartes, citrates et sulfo-cyanates de ces métaux, qui sont actuellement employés à cet usage.
- L’invention consiste essentiellement dans un mordant composé d’un sucrate, saccharate ou glucate, ayant comme base l’aluminium, le fer ou le chrome, qui y figurent soit séparément, soit ensemble, soit enfin en combinaison avec d’autres sels de ces mêmes métaux.
- Pour réaliser cette invention, on forme le sucrate, saccharate ou le glucate du métal adopté, en ajoutant le sulfate de ce métal à une solution de sucrate de chaux, de strontiane ou de baryte, et de préférence à une solution bi-basique de chaux C12H20(CaOH)2011 ou de sucrate tribasique de chaux (Cl2H19(Ca 0H)3011.
- Le sucrate est décomposé ; il se forme du sulfate de chaux qui se précipite et qu’on sépare, et il reste le sucrate du métal qui a formé la base du sulfate employé.
- Pour former le sulfate de chaux, on emploie du sucre, de la mélasse, du glucose ou autre carbonhydrate, et, pour chaque partie en poids de ces matières, on a recours à un tiers de partie de chaux sèche et bien cuite.
- (Reproduction interdite.)
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- LÉ MONITEUR DE LA TEINTURE
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES
- au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric Reverdin.
- (Suite)
- Moniteur scientifique Quesneville
- La teinture du cuir au moyen de ce brun est des plus simples. On peut teindre, soit par immersion pendant 15 à 30 minutes dans un bain renfermant la quantité nécessaire de matière colorante, chauffé à 40° environ, ou au moyen de la brosse.
- F. V. Kallab (1), auquel nous empruntons ces renseignements, recommande le premier procédé pour la teinture du cuir tanné au sumac, bien nettoyé, et le second pour la teinture du cuir tanné à l’écorse, et en particulier du cuir de bœuf.
- Les nuances obtenues sont foncées, bien égales et dépourvues de reflets bronzés ; elles résistent bien au frottement et conservent au cuir sa souplesse.
- Le Brun cuir s’applique par contre moins bien aux articles mégissés ; les nuances obtenues sont rougeâtres, et il est plus difficile de teindre en brun foncé.
- Le Jaune de crésotine (marques G et R), est une matière colorante azoïque dans laquelle les « copulants » sont la benzidine ou la toli-dine et les « copulés » les acides méta ou or— thocrésotiniques (2).
- Pour teindre le coton non mordancé avec ce produit, on ajoute au bain (2,500 litres d’eau pour 100 kilogrammes de coton), 2 kil. 1[2 de savon de Marseille et l’on fait bouillir ; si l’eau est calcaire, il se forme à la surface une écume de savon calcaire qu’on enlève soignensement, on ajoute 10 kilogrammes de phosphore de soude et la quantité voulue de colorant, on entre le coton et on le manœuvre pendant une heure, à une température voisine de l'ébulli-
- (1) K. K. Techn : Gewerhe-Museum. Vienne 1892.
- (2) Moniteur scientifique, 1892, p. 451.
- tion. Le bain ne s’épuise pas ; ce produit, livré [ comme les précédents par la maison Œhler, fournit, avecl[3 pour cent de colorant du poids du coton, une fort jolie nuance jaune ; la mar-que R est légèrement plus rougeâtre.
- Les « Farbenfabriken vormals Bayer et Co » ont introduit dernièrement dans le commerce deux nouveaux bruns : le Brun diaxotique V et le Brun au chrome R (en pâte).
- Le Brun diasoïque V fournit directement sur coton des nuances brunes, mais il est surtout destiné à être diazoté sur la fibre et copule soit avec le 3-naphtol (développeur A), soit avec la phénylènediamine (développeurs G ou E) ; la première combinaison donne un brun violet foncé, la second un brun jaunâtre ; ces teintures résistent bien au lavage, ainsi qu’à l’action des acides et des alcalis et elles ne déchargent pas.
- On teint le coton en le manœuvrant pendant une heure dans un bain additionné de 10 pour 100 de sel de Glauber ou de sel marin. On dia-zote et on copule par la méthode applicable à toutes les couleurs diazotables sur la fibre et que nous avons indiquée plus haut.
- La laine se teint en bain légèrement alcalin par l’acide acétique ; les teintures résistent au foulon et aux acides.
- Le Brun diazoïque s’applique également, soit directement, soit diazoté, à la teinture des tissus mi-soie ; on teint pendant une heure à l'ébulition dans un bain additionné de 5 pour 100 de sel de Glauber et, si l’on désire peu teindre la soie, on ajoute 4 pour 100 de savon.
- Le Brun au chrome R, destiné à l’impression du coton en présence d’acétate de chrome, s’applique aussi à la teinture de la laine chromée.
- Pour teindre la laine, on mordancé pendant une heure au bouillon avec 3 à 4 pour 100 de bichromate de potasse et 1 à 1 1]2 pour 100 d’acide oxalique, on rince et on teint dans un second bain renfermant 15 à 20 pour 100 de matière colorante en entrant à 67-70° et en portant le bain en 15 à20 minutes au bouillon, que l’on maintient pendant une heure.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Les nuances obtenues possèdent une grande solidité au foulon et ne déchargent pas.
- Le brun au chrome est doué d’un grand pouvoir colorant et s’associe très bien aux autres matières colorantes qui se fixent sur chrome, telles que le jaune au chrome, l'alizarine-cya-nine G et RRR, le rouge drap 3 G, le noir diamant, la céruléine, pour fournir les nuances modes les plus variées.
- Les Farbenfabriken vormals Bayer et Co ont aussi entrepris la fabrication de Vacétate d'ammoniaque (liquide), dont ils recommandent l'usage aux teinturiers lorsqu’il s’agit d’em -ployer des matières colorantes qui n’égalisent pasbien et lorsqu’il faut éviter les acides énergiques ou la cuisson.
- La plupart des matières colorantes qui se fixent en bain acide ou neutre peuvent aussi être fixées au moyen de l’acétate d’ammoniaque, de sorte que l’emploi de cette substance permet de nuancer aussi bien qu’avec les autres produits.
- La maison J. R. Getgy, à Bâle, fabrique depuis peu, sous le nom de Clématme une sa-franine très bleuâtre qui possède la même solidité et, d’une manière générale, les caractères de la safranine.
- On teint avec ce produit le coton mordancé au taninn ou à l’extrait de sumac (en employant 5 à 10 kilogrammes de tannin pour 100 kilogrammes de coton), et au tartre émétique ; on entre à froid et l’on chauffe graduellement jusqu’à 70°
- La clématine, qui est un colorant homogène Peut aussi être employée en mélange avec d autres couleurs pour les nuances combinées.
- Avec 314 pour 100 seulement de colorant du Poids du coton, on obtient une nuance violet rouge fort jolie.
- La même maison a breveté un nouvel orange 8nant directemant le coton non mordancé : ^range de Chicago.
- Cet orange, qu’elle annonce comme étant le meilleur marché des colorants de même nuance se distingue par une grande intensité ainsi que
- ; par sa résistance à la lumière, au lavage et au chlore.
- On teint avec 1 à 2 pour 100 de colorant et 10 grammes de sel de cuisine par litre d’eau ; on entre à chaud et on manœuvre le coton pendant une demi-heure. Le bain à 1 pour 100 de colorant s’épuise bien.
- Cette nouvelle matière colorante s’obtient au moyen de la benzidine et de l’acide parani-trotoluène sulfoné.
- Parmi les nombreux échantillons de spécialités que la maison J. R. Geigy et Cie a mis obligeamment à notre disposition, nous re -marquons une autre nouveauté, le Bleu Helvé-tie (bréveté), au moyen duquel on obtient, sur soie en particulier, des nuances d’une pureté qui n’a pas été atteinte, croyons-nous jusqu’ici.
- Ce bleu est un colorant homogène et cristallisé ; les fabricants recommandent de l’em-ployer en dissolution étendue (1 à 200-300) ; les dissolutions concentrées ayant de la tendance à recristalliser en présence de l’acide, il pourrait en résulter des nuances cuivrées. Il convient donc d’opérer de l’une des deux manières suivantes :
- Le colorant nécessaire pour la nuance voulue est introduit en dissolution dans le bain chaud de savon non coupé ; on ajoute graduellement l'acide étendu et on manœuvre la soie jusqu’à épuisement complet, ou bien on prépare comme d’habitude le bain de savon coupé et l’on ajoute après chauffage, successivement et par petites doses, la dissolution étendue (1 à 300) du colorant.
- (A suivre.)
- BULLETIN FINANCIER
- Le marché n’est pas brillant. Les transactions sont extrêmement restreintes et les cours difficilement soutenus.
- Aux différentes causes de la faiblesse actuelle que nous avons signalées, il faut ajouter aujourd’hui les évènements qui se déroulent en Belgique et en Serbie — événements qui ne laissent pas que d’inquiéter assez sérieusement le monde des affaires.
- Le 3070 a coté 96 au plus haut; 95 75 au plus a bas et clôture à 95 95.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- L’Amortissable finit à 96 20.
- Le 4 112 010 se tient à 106 85.
- On offre l’Italien à 92 95, l’Extérieure 4 0[0 à 67 10, le Portugais 3 010 à 22 90, le Russe Orient 1879 à 69, le Turc 4 010 à 22 05. Le Brésilien 4 0[0 clôture en baisse de 0 75 à 67 25.
- La Banque de France est bien tenue à 3.920, le Crédit Foncier cote 970, la Banque de Paris 673 75, la Banque d’Escompte 142 50, le Comptoir National 503 75, et le Crédit Lyonnais à 762 50. La Société générale est à 470.
- Le Lyon à 1.540 et le Nord à 1.870 sont les deux seuls chemins de fer français cotés à terme. Réaction des Autrichiens à 647 50, des Lombards à 255.Le Nord-Espagne est calme à 182 50, et le Saragosse à 215 25.
- Le Suez s’inscrit à 2.642 50.
- Le Gaz varie de 1.395 à 1.397 50.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- VIENT DE PARAITRE :
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-80 avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur ci vil, ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Infé-rieure. Troisième édition. Un volume in-8° avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles. Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l’apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. ED. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser lesdemandes au bureau du journal
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- GIRERD-BLAY(Ambroise- Jacques), apprêteur 8, cours Herbouville, à Lyon. — Jug. du 16 mars. — Liquid. : M. Pitre.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société anonyme dite Société de Teinturerie (Procédé LÉPAULARD),23, rue d’Aboukir, à Paris. — Durée : 15 ans. -’ Cap. : 15,000 fr. — Jug. du 12 janv.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Formation de la Société en nom collectif ALLOCHON et Rossignol, mégisserie et teinturerie de peaux, 41, rue Broca, à Paris. — Durée : 10 ans. — Acte du 28 fév.
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- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Leclerc a vendu un fonds de teinturerie, 104, rue des Dames.
- M. Godard a vendu à Mme Vve Baudin un fonds de teinturerie, 22, rue Ponthieu.
- Mme Vve Saint-Paul a vendu un fonds de teinturerie, 5, rue Pierre-Lescot.
- M. Godard à vendu à Mme Vve Baudin un fonds de teinturerie, 25, rue Ponthieu.
- M. Avril a vendu un fonds de teinturerie, 8, rue Chariot.
- M. Sempol a vendu un fonds de teinturerie,
- 10, rue de Conservatoire.
- M. Fousset à vendu un fonds de teinturerie, 38, eue de Ménilmontant.
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l’IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-M~MOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par «n, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- Mante-Legré et Cie, 7, rue de l’Arsenal, Marseille. Acide —tartrique.
- —uch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bourgeois jeune et Cie, 12, boulevard d’Alfort, Ivry-sur-mpeine. Spécialité pour impression sur étoffes.
- 1 albault et Guibert, 42, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang, cristallisé pour teintures en rouge et impression.
- . Alizarine erzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne), ocité anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). olege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mmine, alun pur et raffiné.
- nomas frères, à Avignon (Vaucluse). Alun et sulfate “lumine pur, alun triple raffiné.
- Amidons
- t averne et Cie, à Palinges (Saône-et-Loire).
- -oux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-socure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- .1ete anonyme des amidonneries françaises, à Va-enciennes (Nord).
- Mme Gagneux a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue de l’Eglise, Neuilly.
- M. Floret a vendu un fonds de teinturerie, 255, b. Voltaire.
- Mme Vve Domain a vendu un fonds de teinturerie, 33, rue N.-D.-de-Lorette.
- Mme Maurel a vendu un fonds de teinturerie, 16, rue du Pré-aux-Clercs.
- Mlle Cassegrain a vendu un fonds de teinturerie, 34, rue Chaptal.
- M. Sévenier a vendu un fonds de teinturerie, 5, rue Argenson.
- M. Dauvergne a vendu à M. Godard un fonds de teinturerie, 120, b. Magenta.
- M. Mezière a vendu un fonds de teinturerie, 186, b. Voltaire.
- Mme Vve Fourel a vendu un fonds de teinturerie, 17, rue du Poitou.
- M. Halley a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Biot.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (machines d’)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros aîné et fils, à Saint-Claude (Jura), Perches et bâtons et tous accessoires pour ateliers de teinture.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Chteaudun, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzoléines.
- Bidone
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure).'Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze an poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône). '
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- AVIS
- M. le docteur Martius, propriétaire du brevet français du Rouge Congo, brevet S. G. D. G. du 4 mars 1884, no 160722, avait fait arrêter par la Douane de Bel-legarde plusieurs expéditions de produits en contrefaçon de son brevet.
- Les introducteurs étaient des commissionnaires de Bâle et M. C. Firmenich, fabricant, demeurant à Genève.
- Dans son audience du 2 décembre 1892. le Tribunal de Nantua (Ain), en acquittant les commissionnaires, a prononcé la confiscation de tous les produits contrefaits, arrêtés par la douane ; et, en plus de la confiscation, il a prononcé une amende de Fr. 1,000 contre M. C. Fir-menich, plus Fr. 500 de dommages-intérêts envers M. Martius.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Vtctoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline. Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'argent, Paris 1889.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguier (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889. Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K..-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux, Boulogne-sur-Seine, Paris. Extrait d’eau de javel supérieure.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée .
- CONTREMAITRE TEINTURIER demandé par une importante manufacture de tissus de laine au Chili (Amérique du Sud).
- S’adresser à MM. Sighinolfi et Co, 23, rue de Rocroy, Paris (le matin).
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.-No 9. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Mai 1893
- SOMMAIRE
- BLEU CYANOL.
- appareil A TEINDRE LA LAINE, LE COTON, ETC.
- de L’HISTOIRE DES SOIERIES DE LYON (suite et fin).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- JURISPRUDENCE. — TRIBUNAUX.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- BLEU CYANOL
- Nous donnons aujourd’hui une primeur aux lecteurs du journal, en leur présentant le bleu cyanol, pour laine et soie.
- Dans le prochain numéro, nous donnerons des échantillons.
- Le bleu cyanol, breveté par une maison lyonnaise, est réellement beau et il est appelé à porter un rude coup au carmin d’indigo, qui, jusqu’à présent, à tenu vaillamment tête, Pour la laine surtout, aux couleurs artificielles. Ce sera, pour le carmin d'indigo, l’équivalent de la roccelline pour l’orseille.
- Et de même que la roccelline imite l’orseille Pour le coton, il imite le carmin d’indigo pour la même fibre et ne tire jamais sur les fibres végétales, qu’elles soient mordancées ou non : ceci est à noter.
- Il surpasse en beauté et en fonds tous les b eus acides connus, et unit, pur ou mélangé, or l’unisson est ce qui a fait jusqu'à ce jour conserver le carmin d'indigo pour la laine.
- Il donne des teintes infiniment supérieures a celles du carmin d’indigo sur laine et peut donner des teintes de conversion, avec une 8rande facilité. Le rendement est supérieur,
- comme prix, à celui du carmin et du sulfate Indigo. C’est d’ailleurs un produit déter-miné, sans mélange, très soluble dans l’eau chaude.
- On teint comme suit :
- Laine
- Au bouillon avec addition de :
- 10 % du poids de la laine de sulfate de soude, 4 % » » » » d’acide sulfurique.
- En nuances foncées, les bains ne s’épuisent pas, à moins d’employer une plus forte dose d’acide sulfurique.
- La laine mordancée au chromate fixe bien le cyanol, ce qui en permet le mélange avec les bois de teintures nécessitant ce mordant.
- Il faut avoir soin d’employer des récipients en bois et des serpentins en plomb. Le cuivre tend,comme avec tous les colorants similaires, , à griser la nuance.
- Les teintes les plus foncées ne déchargent pas au frottement. La solidité aux alcalis est excellente ; sous se rapport, le cyanol est supérieur au carmin d’indigo, qu’il rappelle comme nuance.
- Ainsi, à première vue, le cyanol vu seul sur laine paraît être du carmin d’indigo surfin, mais par comparaison avec celui-ci, à hauteur égale de nuance, le carmin surfin fait l’effet de la composition d’indigo ou brute, comparée avec le carmin surfin. Il parait gris et verdâtre, pauvre.
- C’est mon appréciation ; j’y ai été trompé à la première impression : j’ai pris du tissu teint pour du carmin surfin, mais par comparaison, j’ai dû me rendre à l'évidence.
- MARIUS MOYRET ,
- {Reproduction interdite.) ;A suivre.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- APPAREIL A TEINDRE la laine, le coton et autres matières fibreuses
- Par MM. Lee et Bradshaw.
- Cette invention se rapporte à la teinture du coton, de la laine, du fil et autres matières fibreuses ou textiles et a pour objet de faciliter cette opération et d’obtenir un résultat uniforme sur la masse entière des matières traitées. Pour mettre l’invention en pratique, on emploie une cuve ou réceptacle établi au-dessus d’un réservoir contenant le liquide tinctorial et qui est perméable ou du moins en partie de façon que lorsqu’on pompe ou refoule le liquide du réservoir dans ladite cuve, ce liquide retourne sous l'action de son poids dans le réservoir en traversant la masse des matières à teindre. Le liquide est ainsi maintenu en circulation jusqu’à ce que les matières soient suffisamment teintes ou aussi longtemps qu’on le jugera convenable.
- On emploie de préférence des réceptables amovibles placés au fond d’une cuve dans laquelle on fait monter le liquide d’un réservoir situé en dessous.
- Fig. 1, élévation, partie en coupe verticale et longitudinale d’un appareil destiné à cet effet.
- Fig. 2, plan de la figure 1.
- Fig. 3, coupe verticale et transversale de l’appareil.
- Fig. 4 à 7, vues détaillées des réceptacles perméables dans lesquels on place les matières à teindre.
- a, réservoir destiné à contenir le liquide tinctorial.
- 6, cuve.
- c, pompe destinée à faire circuler le liquide.
- La cuve b est munie de six bidons ou pots d dans lesquels on place les matières à teindre:. Un de ces pots est représenté séparément en coupe et en plan sur les figures 4 et 5. Le pot est de forme cylindrique et a un fond perforé ou réticulé ainsi qu’on le voit fig. 5 et 7.
- Ce fond peut aussi être formé d’une toile métallique, et le pot est également muni d’un couvercle perméable d\ Ledit pot porte un rebord qui repose sur le fond de la cuve, ou s’adapte dans ou sur un siège fixé audit fond. Sur la figure 4,ce rebord aune forme conique,
- Les figures 6 et 7 indiquent un autre moyen pour adapter le pot.
- Dans cet exemple, le rebord supérieur du pot repose sur un anneau e en caoutchouc vulcanisé (ou toute autre m tière élastique appropriée) scellé dans un anneau e2 fixé dans le fond de la cuve b. Des oreilles e3 font saillie sur le rebord du pot et des crochets e4 sont formés dans l’anneau e? , Pour fixer le pot, on le glisse à travers l’anneau e2 et on le tourne jusqu’à ce que les oreilles passent sous les crochets e2 qui sont légèrement inclinés de façon à tirer en bas le rebord du pot et comprimer l’anneau en caoutchouc, ce qui e» tous cas empêche ou arrête les fuites du h' quide tinctorial à travers les joints entre le pot et le fond de la cuve.
- A la partie supérieure de la cuve b se trouve un égouttoir ou une passoire /, dans laquelle est distribué le liquide que la pompe efait monter du réservoir inférieur. Cette pièce,A indépendamment' de ce qu’elle remplit l’office de passoire, sert jusqu’à un certain pointé distribuer le liquide qui y arrive. On chauffe/ le liquide contenu dans le réservoir a au moyen d’un tuyau de vapeur g. Un second tuyau de vapeur h chauffe le liquide contenu dans h cuve b, mais ce second tuyau ne sera paS toujours nécessaire.
- On voit que la pompe e est reliée au réser-voir a au moyen d’un tuyau d’aspiration i el refoule le liquide dans la passoire / par I6 tuyau de distribution k. Cette pompe peul avoir une forme quelconque, mais il conviel dra de faire usage d’une pompe centrifuge, telle que celle représentée sur le dessin.
- La cuve b est munie d'un tuyau de trop' plein l, fig. 3, qui débouche dans le réservoir' et empêche le liquide contenu dans la cuve de s’élever au-dessus d’un niveau convenable
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Ladite cuve est également munie d’un robinet d'écoulementm, que l’on peut ouvrir lorsqu’on voudra vider entièrement la cuve, comme par exemple après l’opération de la teinture.
- Voici comment on se sert de l’appareil :
- On place les matières textiles à teindre dans les pots et on fixe alors les couvercles en place. On peut retirer les pots de la cuve pour les remplir ou on peut les remplir pendant qu’ils sont en place dans la cuve, si on le préfère. Les pots remplis étant en place et le réservoir a étant alimenté de liquide tincto-
- rial, on fait marcher la pompe qui élève ainsi le liquide dans la cuve b ; le liquide, s’y accumulant traverse la masse de matières contenues dans les pots et retourne ainsi au réservoir a. Le liquide est ainsi maintenu en circulation jusqu’à ce que l’opération de la teinture soit terminée ou aussi longtemps qu’on le jugera convenable. L’agitation et la circulation constantes du liquide tinctorial à travers les pots et l’appareil tendent à assurer une grande uniformité de nuance dans les matières teintes. Lorsque les matières sont
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- suffisamment traitées, on ouvre le robinet m pour vider la cuve et on retire ou on remplit les pots. C’est un avantage de pouvoir soule-ver les pots, car on peut rincer ou traiter les matières de toute autre manière si c’est nécessaire, sans retirer les pots. Pour soulever 'es pots, on peut former des poignées ou crochets dans leurs rebords supérieurs. On peut beaucoup modifier la forme des pots. Lorsqu’on n emploie par ces pots, on munit la cuve b d'un fond perforé ou perméable ou d’un fond en toile métallique et l’on place les matières
- à teindre sur le fond perforé et l’on opère de la manière décrite plus haut.
- Si on veut obtenir une circulation plus rapide du liquide tinctorial à travers les matières, on établit la communication entre les côtés du réservoir a et les côtés de la cuve b étanche à l’air, ou on fait le réservoir a plus profond et on le divise en deux compartiments au moyen d’une cloison horizontale qui correspondrait au fond de la cuve b. Dans ce cas, le compartiment supérieur correspondrait à la cuve b et le compartiment inférieur au ré-
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- servoir a. Dans les deux cas, le retrait du liquide du réservoir ou compartiment inférieur par l’action de la pompe causerait un vide partiel, de façon que la pression de l’air atmosphérique agirait en aidant le poids du liquide à chasser ce dernier à travers la masse ou les masses de matières sur lesquelles on opère.
- DE L HISTOIRE DES SOIERIES A LYON . —5 (Suite et fin)
- Style. — Le style est généralement sobre, léger, de bon goût, sans prétention. On aime le brillant, mais on évite le criard. L’harmonie des couleurs, avivant le fond, produit une note agréable et gaie. Rien n’est vulgaire et banal. Ici, en citant cet article, je suis obligé d’en reconnaître la véracité; nos anciens coloristes étaient très forts, ils n’avaient pas les merveilleuses ressources modernes des couleurs artificielles, mais l’ensemble des coloris était magnifique dans les teintes, comme fondu, comme moelleux.
- Aujourd’hui, avec les couleurs modernes, on fait de très belles choses, mais souvent nos femmes habillées ressemblent à de véritables perruches, tellement les tons et les dessins sont criards et heurtés.
- Le manuscrit de Jacques de Mondion, malheureusement, n’a pas de dates, et on en est réduit d’un bout à l’autre à des conjectures.
- Une seule fois la politique a laissé des traces dans l’ornementation: il s’agitd’un semis de fleur de lis sur un velours violet ; le violet était la couleur deuil à la cour, pour les draps mortuaires qui recouvraient les cercueils des rois de France.
- On ne rencontre ni le tricolore, ni l’aigle, qui nous reporteraient à la première révolution et au premier empire.
- Le manuscrit entier se rapporte à l’époque Louis XVI, et l’ornementation concorde parfaitement avec l’écriture, qui est bâtarde, de
- même qu’avec l’orthographe, qui est un peu arriérée.
- Jacques de Mondion a voulu fixer les procédés d’un siècle qui venait de s’éteindre et que le système Jacquard menaçait d’une prochaine disparition.
- L’auteur tient à l’ancien métier et à la vieille méthode.
- Les patrons ou modèles sont faits en vue de l’ouvrier. Ils sont de grandeur naturelle ou agrandis jusqu’au quintuple pour la disposition des fils que doit manœuvrer l’ouvrier.
- Le rédacteur anonyme du Progrès de Lyon termine ainsi :
- « C’est un manuel pratique|d’uneimportance capitale pour l’histoire de la tissanderie à la fin du siècle dernier; or, comme le collectionneur qui en a hérité par voie de succession se propose de le publier quelque jour, il lui a paru intéressant de faire part aux lecteurs du journal des travaux de Jacques deMondion, » et à nous il nous a paru non moins intéressant d’en faire part aux lecteurs du Moniteur de la teinture.
- On a fait de très belles choses comme tissus dans les anciens temps, et au point de vue du goût, de la solidité de la fibre et des coloris, supérieurs à ceux que l’on fait maintenant.
- Seulement les modes étaient moins capricieuses, et l’on y mettait le prix.
- On se plaint maintenant, mais l’on ne peut cependantpasdonner des articles decinq francs pour cinquante centimes.
- Et puis l’on est trop pressé.
- MARIUS Moyret.
- ( Reproduction interdite.)
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- Pour 62,5 kilos d’empois.
- 8 kilos bleu acétine R.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TiSSUS
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- 114 kilo bleu méthylène R.
- 10 kilos acide acétique 4° B.
- 35 1[4 kilos empois et amidon.
- 4 kilos tanin.
- 4 kilos acide acét que 7° B.
- 1 litre glycérine.
- Epaississant d‘amidon.
- 2400 gr. amidon blanc.
- 6600 gr. eau. 2000 gr. acide acétique 8° B.
- Bien faire cuire, puis remuer jusqu’à com -plet refroidissement.
- Après impression on sèche, puis on vapo-rise pendant 3[4 d’heure et à une pression d’une demi-atmosphère, puis on passe en émétique à 1 %, on rince, on savonne, puis on apprête.
- Bleu Indoïne de la Badische,und anilin Soda fabrik. Il existe dans le commerce deux marques de ce bleu, l’une R et l’autre BB. Ces deux matières colorantes possèdent de très bonnes qualités et sont fortement appréciées Parles teinturiers ainsi que par lesimprimeurs. Ces colorants fournissent des teintes gros bleu indigo excessivement solides au lavage, au savon et surtout à la lumière. Dans la tein-ture de la laine, ces matières colorantes ne trouvent aucune application. La marque R fournit sur fond de tanin et émétique un bleu vlolacé. On peut aussi la teindre sur coton non mordancé, en ajoutant au bain de teinture "n peu d’acide acétique ou d’alun. Il est évi-dent que les teintes obtenues sur fond de tanin et d’émétique sont éminemment plus Stables que celles sur coton non mordancé. LIndoïne BB peut aisément être employée comme substitut du bleu de cuve. Cette ma-tère tinctoriale est employée sur fond de nin et émétique au tanin et fer (voir bleu de a e R). Sur coton non mordancé, elle ne four-"t qu’une faible teinte très fugace. Les teintes obtenues à l’aide de l'indoïne BB ne se dis-fuguent à l’œil que difficilement du bleu d'in-^0' Quanta la solidité de ces teintes, on peut e qu’elle correspond avec celle de l’indigo. ^r<>cédé de teinture pour les filés-coton.— On
- lise les cotons dégraissés 8 ou 10 fois sur un bain bouillant contenant d'extrait de sumac, ou 12% de sumac en feuilles, ou 3 % de tanin. Ensuite on met en sotte pendant 12 heures. On tord à la main, puis on manipule pendant une demi-heure dans un bain d’émétique ou de sel d’antimoine à 1 %. On rince à fond, puis on procède à l’opération de teinture. On ajoute au bain de teinture à peu près 3 kilos de sulfate d’alumine et la solution de la matière colorante en plusieurs portions. (On fera bien de la filtrer.) On commencera l’opération de teinture à froid et lorsque toute la matière colorante se trouvera dans le bain, on chauffera lentement à une température de 70° C., en lisant annuellement. On maintiendra cette température pendant 20 minutes, finalement on poussera au bouillon. On maintiendra cette température encore pendant un 1[4 d’heure, puis on laissera refroidir les filés dans le bain en lisant encore quelques fois. Avec le mordant indiqué, on obtiendra un bleu moyen bien fourni en employant 8 % de matière colorante.
- Voici quelques proportions à observer pour les différentes nuances.
- Pour nuances claires :
- Pour 25 kilos de coton
- de 0,800 à 1,200 k. bleu indoïne,
- 1,000 à 1,500 k. sulfate d’alumine,
- 2,000 k. sumac en feuilles et 0,250 k. sel d’antimoine.
- Pour nuances moyennes :
- 2,000 à 2,500 k. bleu indoïne, 0,350 k. sulfate d’alumine, 2,000 à 2,500 k. sumac en feuilles et 0,350 k. sel d’antimoine,
- Pour nuances foncées :
- 4,000 à 4,800 k. bleu indoïne,
- 0,100 à 0,200 k. sulfate d’alumine, 4,500 k. sumac en feuilles et 0,500 k. sel d’antimoine.
- Les doses de matière colorante sont relativement grandes, mais le prix de ces colorants est très bas. Les proportions de sulfate d’alumine peuvent être remplacées par de l’alun.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mais il faudra augmenter le poids de ses deux tiers. Ce sel joue le même rôle que le savon de dégommage dans la teinture de la soie, il empêche que la fibre n’absorbe trop vite la matière colorante. C’est pour cette cause qu’il faut employer plus de sulfate d’alumine pour les nuances claires que pour les nuances fournies. Si l’on dépassait les quantités d’alumine indiquées, il resterait une partie du colorant dans le bain de teinture, mais,par contre,on obtiendrait des nuances plus brillantes. Pour la teinture des bleus indoïne, on emploiera avec avantage des eaux calcaires ; les nuances seront plus foncées qu’en employant des eaux exemptes de sels de chaux, par conséquent on réalisera une économie en matière tinctoriale.Si l’on ne disposait doint d’eaux contenant des sels de chaux, on pourra ajouter un peu de sulfate de chaux ou d’acétate au bain de teinture. En ne montant pas au bouillon avec la température du bain de teinture, on obtiendra des nuances plus violacées et par conséquent d’apparence plus fournies, mais il est à remarquer que les teintes ainsi obtenues ne sont pas aussi solides que celles dont la teinture a été terminée au bouillon. Si les nuances devaient être trop violacées après teinture, on n’aurait qu'à les traiter dans un bain contenant un peu d’acide gallique (soit sumac, gal'e ou tanin.) Par ce traitement intérieur,le bleu indoïne gagne encore en solidité. (On peut se servir à cet effet du bain de mordançage qu'on aura dilué convenablement.)
- En traitant les filés teints en bleu indoïne dans un bain contenant par litre d’eau 1 gr. de sumac en feuille, au bouillon et sous une pression d’une atmosphère pendant 3/4d‘heure environ, on obtiendra des teintes des plus solides, satisfaisant les exigences les plus grandes.
- (A suivre.)
- (Reproduction formellement interdite.)
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric Reverdin.
- (Suite et fin)
- Moniteur scientifique Quesneville
- Le bleu Helvétie se fixe sur coton sans mordant pour donner une belle nuance bleu ciel, mais comme règle générale il est indiqué de mordancer préalablement au tannin et de teindre en présence d’une très petite quantité d’acide acétique.
- La « Manufacture Lyonnaise de matières colorantes » nous a aussi envoyé une riche collection de ses spécialités parmi lesquelles ceL les plus récemment introduites dans le commerce sont le Noir diamine BH, le bleu pur diamine, le Vert diamine B, le Bronze diamine G, le Noir naphtol 12 B, le bleu méthylène nouveau et le jaune d’anthracène C.
- Le Noir diamine BHf se fixe sur coton non mordancé en présence de carbonate de soude et de sulfate de soude ou sel marin, ou pour les teintes foncées, avec sulfate de soude ou sel marin seuls. Avec 4 pour 100 de colorant du poids du coton on obtient une nuance nourrie et bleuâtre ; mais il est surtout destiné à être diazoté sur la fibre par la méthode habituelle et développé avec la phénylènediamine par exemple ; on obtient ainsi un noir solide au foulon, à l’air et aux acides, qui peut encore être remonté avec le bleu méthylène N pour donner un très beau noir.
- Il se prête également bien à la teinture des tissus mi-soie (coton et soie) et mi-laine (coton et laine).
- Le Bleu pur diamine (2) se teint sur coton non mordancé, au bouillon, avec 20 pour 100 de sufate de soude ou de sel marin ; en mélanges avec les couleurs « diamine » demandant une addition de carbonate de soude, on
- (1) Brevet français 233032.
- (2) Brevet français 201770 ; Moniteur scieh' tifique, 1891, p. 664
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- peut sans inconvénient teindre avec 20 pour 100 de sulfate de soude et 5 pour 100 de carbonate de soude.
- Avec 3 pour 100 de colorant du poids du coton, on obtient une nuance bleu foncé fort belle comparativement à celle des bleus directs pour coton connus jusqu’ici; elle est douée en outre de la propriété de rester bleu pur à la lumière artificielle au lieu de devenir grise comme cela est fréquemment le cas.
- En teignant le satin mi-soie (coton et soie) avec le bleu diamine au bouillon en présence de 10 pour 100 de savon et 15 pour 100 de sulfate de soude, on obtient de forts jolis effets, car la soie reste complètement blanche ; si l’on veut teindre la soie en même temps, on peut le faire en y mélangeant du bleu alcalin et rinçant sur une eau légèrement acidulée ou en teignant d’abord le coton en bleu pur dia-mine et ensuite la soie sur un nouveau bain avec les colorants tels que les orangés, ponceaux, vert acide, éosines, etc., qui se fixent en bain acide.
- Pour les tissus mi-laine, on obtient un bleu vif et uni en teignant avec un mélange de bleu diamine et de bleu alcalin au bouillon avec 2 pour 100 de carbonate de soude et 20 pour 100 de sulfate de soude.
- Le Vert diamine B (I) est intéressant en ce sers qu’il constitue le premier colorant direct Pour coton de nuance verte ; c’est un vert jau-nêtre qui, à 3[4 pour 100 de colorant du poids du coton, fournit déjà une nuance assez foncée.
- On teint le coton par la même méthode Qu avec le bleu diamine ; pour les mélanges avec d’autres produits nécessitant une addi-bon de carbonate de soude ou d’un alcali, cette addition doit être réduite autant que possible, car il est plus avantageux de teindre le vert diamine sur bain neutre ou très légèrement al-calin.
- Le vert diamine mélangé avec le noir dia-
- (1) Brevet français 201770. Certificat d’ad-ltion du 22 janvier 1891. — Voir Moniteur SGlentiJiqUe) année 1891, p. 664.
- mine RO donne sur coton en un seul bain un beau noir solide.
- La laine se teint en bain renfermant 3 pour 100 de bisulfate de soude ou d’acide acétique, le tissu mi-laine à 90° avec 30 pour 100 de sulfate de soude et la soie sur bain légèrement acidulé par l’acide acétique.
- Le Bronze diamine G (2) appartient à la même série de matières colorantes, il est surtout destiné aux mélanges avec les autres couleurs diamines pour les nuances mode, les olives et surtout pour nuancer les bruns.
- On teint le coton au bouillon avec addition de :
- 5 pour 100 de carbonate de soude
- et 15 pour 100 de sulfate de soude ou de sel marin, mais pour les mélanges avec d’autres produits ne demandant pas une addition de carbonate de soude, on peut sans inconvénient teindre seulement avec du sulfate de soude ou du sel marin.
- On obtient sur tissu mi—soie avec 1 1[2 pour 100 de colorant du poids du coton, 10 pour 100 de savon et 15 pour 100 de sulfate de soude un fort joli bronze.
- Le Noir naphtol 12 B (3) est un colorant pour laine ; avec 1 pour 100 de colorant la nuance est bleu foncé, avec 3 à 4 pour 100 elle est noire avec reflet bleuâtre.
- La teinture est solide à l’air, à la lumière et au lavage, elle résiste à un foulon ordinaire et aux acides.
- Le noir naphtol 12 B conservant sa teinte bleu verdâtre à la lumière artificielle peut corriger par mélange les noirs qui au contraire rougissent.
- On teint la laine en flottes avec addition de : 10 pour 100 de bisulfate de soude, ou 10 pour 100 d’acide acétique,
- ou 10 pour 100 de sulfate de soude,
- et 3 pour 100 d’acide sulfurique,
- on ajoute au bain de teinture d’abord l’acide, on entre la laine et on lisse pendant quelque
- (2-3) Brevet français 201770. Brevet d’addition du 10 septembre 1891.
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- LE MONITEUR DR LA TEINTURE
- temps, on introduit ensuite la solution colorante et on teint au bouillon jusqu’à épuisement du bain ; si au bout d’une heure le bain n’est pas épuisé on ajoutera encore 2 à 5 pour 100 de bisulfate de soude.
- Pour le tissu de laine, on fait bouillir pendant une heure avec :
- 10 pour 100 de sulfate de soude, et 5 pour 100 de bisulfate de soude, on laisse refroidir le bain à 60° et on teint 1 heure en montant au bouillon ; on ajoute pour épuiser le baiu de nouveau 5 pour 100 de bisulfate de soude et on fait bouillir encore pendant 1[2 heure.
- Le Bleu méthylène nouveau N (I) s’applique de la même manière que le bleu méthylène ordinaire sur coton mordancé au tannin et au tartre émétique.
- On commence à teindre à tiède et on monte jusqu’à 90° enajoutant pour lesnuances claires un peu de savon et pour les nuances foncées un peu d’acide acétique.
- Les nuances obtenues sont vives et nour ries ; avec 1 à 1/20, 1/10et 114 pour 100 de colorant elles sont verdâtres, avec 1 à 1[2 pour 100 elles sont bleu-violet.
- En teignant sur fond de sumac et fer on obtient un bleu-noir
- La marque NGG donne des nuances beaucoup plus verdâtres.
- Le Jaune anthracène C livré par la même maison est destiné à la teinture de la laine sur laquelle elle donne des nuances d’une grande solidité ; un des meilleurs procédés de teinture consiste à teindre sur bain acide avec addition de 3 à 5 pour cent de bisulfate de soude en chauffant lentement au bouillon, puis à ajouter après épuisement du bain 3 pour 100 de fluorure de chrome et à faire bouillir encore pendant 1/2 heure.
- On peut aussi teindre en ajoutant au bain de teinture, outre la quantité nécessaire décolorant, 2 1[2 pour 100 de chromate et 1 pour
- (1) Brevet français 201700. Brevet d’addition du 10 septembre 1891.
- 100 d’acide sulfurique en montant lentement jusqu’au bouillon.
- Ce colorant est destiné à remplacer le bois jaune non seulement dans les cas où celui-ci est employé en combinaison avec les couleurs dalizarine, mais partout où il s’agit d’obtenir des teintes solides au foulon.
- Le jaune d’anthracène ést plus solide à la lumière et à l’air que le bois jaune.
- Nous signalerons une notice fort intéressante publiée par la Manufacture Lyonnaise de matières colorantes sur la teinture des tissus mélangés laine et soie
- Cette brochure renferme des renseignements précieux pour donner aux tissus mélangés, tout en teignant en pièces, des nuances opposées à la soie et à la laine, ce qui permet d’obtenir les effets de dichroïsme qu’on produisait autrefois par le tissage après tein ture en flottes.
- La Manufacture Lyonnaise a étudié dans ce but des produits qu’elle divise en trois classes :
- 1* Ceux qui teignent en teinte uniforme la laine et la soie ;
- 2- Ceux qui ont le plus d’affinité pour la laine que pour la soie ;
- 3- Ceux qui teignent la soie à froid sans teindre la laine.
- Grâce aux renseignements qu’elle fournit en outre, on arrive à de forts beaux effets de dichroïsme, comme le montrent les échantil-tillons renfermés dans cette notice.
- La Société pour l’industrie chimique à Bâle vient d’introduire dans le commerce sous Ie nom de Rhodamine 6 G un nouveau rose breveté qui est particulièrement destiné à la teinture du coton ; elle se fixe sur coton mordancé au tannin et au tartre émétique en une belle nuance rose, présentant plus de solidité à l’eau et à la lumière que les nuances analo: gués obtenues avec les matières colorantes connues. Elle peut en outre être combinée fa: cilement avec d’autres colorants basiques, ce qui permet d’obtenir des nuances variées.
- Les nuances sur soie et laine sont égale-ment fort belles.
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PRODUCTION ET FIXATION DES COULEURS conjointement avec le noir d’aniline sur les tissus,
- Par M. Francis-Frederick Crafton.
- Dans l’exécution du procédé se rapportant à la présente invention, l’étoffe (tissu) est d’abord plaquée avec une dissolution astringente et de tartre émétique. Ainsi mordancée ou préparée, l’étoffe est alors lavée, séchée et plaquée, d’un côté ou d s deux côtés, avec un mélange d’huile d’aniline et autres matières, épaissies ou autrement appropriées pour la production du noir d’aniline par les méthodes ordinaires connues. On imprime le dessin avec des matières colorantes (telles que celles qui sont ordinairement fixées avec des dissolutions astringentes) dissoutes et épaissies, et mélangées avec l’acétate de soude ou autres matières bien connues, comme, par exemple, colles employées pour empêcher la formation ou le développement du noir d’aniline sur les Parties ainsi imprimées. On développe le noir d’aniline (sur les parties non imprimées) par vaporisage ou exposition comme d'habitude, ce qui, en même temps, amènera le mordant ou autre substance astringente à fixer les madères colorantes et à empêcher la formation du noir d’aniline sur les parties qui ont déjà été imprimées.
- TOURNIQUET DE TEINTURERIE pour tissus de toutes natures Par M. Henri Monin.
- De même que tous les tourniquets employés en teinturerie, celui-ci se compose de deux disques calés à espacement convenable sur un arbre à manivelle et reliés sur leur pour-our par une rangée curviligne de barres ou aillettes radiales. Il s'en distingue, toutefois,
- et c’est là où gît la caractéristique de la présente invention, par un système spécial de montage des ailettes sur les disques et par le mode de construction de la manivelle destinée à faire mouvoir le tourniquet.
- En vue de la facilité de démontage et de remplacement, les ailettes sont montées à queue d’aronde sur le pourtour des deux disques et retenues en place par des platines vissées sur ces derniers. Quant à la manivelle de l’arbre du tourniquet, la douille de celle-ci est taraudée et se visse sur le bout fileté dudit arbre, de même que la poignée se fixe par filetage dans le corps de la manivelle : disposition qui a pour but de permettre, en cours du travail, de remplacer les parties constitutives de la manivelle, sujette à se détériorer fréquemment.
- MACHINE A LAVER LES FILS
- Par MM. Sulzer frères, ingénieurs constructeurs.
- Cette machine présente sur les machines analogues, cet avantage que les fils, une fois lavés, ne reviennent plus en contact avec l’eau de lavage ayant servi et, par conséquent, n’absorbent plus cette même eau ; d’autre part les fils se débarrassent de la majeure partie de leur eau, grâce à une interception automatique dans l’arrivée de l’eau de lavage, interception qui a lieu avant l’arrêt, lui-même également automatique, de la machine.
- D’autres avantages résultent pour cette machine de ce que la partie de l’écheveau sans fin soumise à l’action du lavage est attaquée des deux côtés par l’eau sous pression ; d’où il s’ensuit : 1° que cette eau pénètre bien dans toutes les parties de l’écheveau, et contribue à la séparation et à l’élimination rapides des substances adhérentes aussi à l’intérieur de l’écheveau; 2 que les deux cylindres qui pressent les fils sont actionnés directement ; d’où résulte pour les fils l’impossibilité de se déverser latéralement ou de s’enchevêtrer. A la faveur des dispositifsdont les effets viennent d’être passés en revue, comme aussi des fonctions automatiques, la machine formant l’objet
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- de la présente invention permet d’effectuer en très peu de temps un lavage réel et énergique, en lieu et place du simple rinçage qu’opèrent les laveuses de fils connues jusqu’ici.
- Les cylindres presseurs, entre lesquels passent les fils, sont disposés à l’extrémité inférieure de l’écheveau sans fin qui suit un parcours vertical et sont reliés au moyen d’engrenages, de manière à ce que les fils soient commandés à la fois du côté intérieur et du côté extérieur , et que toute déviation latérale et tout enchevêtrement soient rendus impos -sibles.
- L’eau de lavage fournie sous pression est lancée par des tuyaux, du côté intérieur et du côté extérieur de l’écheveau, contre la partie descendante de celui-ci.-
- L'écheveau en mouvement est empêché de se déverser latéralement au delà d’une limite déterminée, d’une part au moyen d’un guide fixe et d'autre part au moyen d'un guide mobile permettant de placer et de retirer l’éche • veau, la commande du guide en position de fonctionnement et en position d’inactivité étant réalisée automatiquement à l'aide d’un em-broyage actionné par une came.
- Des valves réglant l’arrivée de l’eau de lavage aux tuyaux, sont fermées par des cames assez tôt pour que les fils, après l’arrêt automatique des cylindres presseurs, exécutent encore un ou plusieurs passages à travers ces cylindres et se débarrassent de la majeure partie de l'eau qui y adhère.
- TISSU D’AMEUBLEUMENT DIT « A DOUBLE FACE D’ASPECT DIFFÉRENT •
- Par MM. Courouble et Carrette.
- L’obtention de ce nouveau tissu d’ameublement, dit « à double face d’aspect différent », est basé sur le mode de fabrication usité dans les tissus, genre velours. Dans le genre connu à ce jour, on obtient sur fond uni, après arrachement de la duite supplémentaire, des dessins en relief identiques sur les deux faces
- du tissu et ayant toujours pour base un fond uni.
- Par le procédé ayant trait à la présente invention, on réalise, après l’enlèvement de la duite supplémentaire, sur l’une des faces le dessin en relief sur le fond uni et sur l’autre
- face, par suite de l’absence des fils constituant l’effet de velours, on obtient un dessin en creux, sur fond velours en relief.
- Il s’ensuit qu'après le passage en teinture du tissu, l'effet est tout différent sur chaque face du tissu, ce qui lui donne l’aspect de deux tissus superposés.
- SÉCHAGE DE TISSUS, ÉTOFFES, ETC-à l’aide de l’air comprimé Par M. Yves Guesnon.
- Les moyens auxquels on a actuellement recours pour le séchage industriel sont : les appareils à cylindres chauffés par la vapeur, les courses avec tuyaux ou plaques également chauffés par la vapeur, les appareils opérant par la force centrifuge, tels que les essoreuses, et enfin les étendages placés soit dans des locaux spéciaux chauffés ou non, soit au dehors à l’air libre.
- Le but que s’est proposé M. Guesnon dans son invention qui s’applique au séchage des I tissus, étoffes, linges et tous autres objets, est ; de faire traverser les objets à sécher par un i courant d’airrapide, dont le frottement le long I des fibres enlève l’eau et les liquides à la sur- I face, pendant que s’opère l’évaporation éner- I gique provoquée par l’air comprimé lui-même. |
- La machine qui met l’invention en pratique I se compose, comme parties principales, de un I ou de plusieurs cylindres, ayant dans une par- | tie de leur longueur un orifice très étroit, éta- | bli pour laisser échapper l’air qui a été refoulé | et comprimé dans lesdits cylindres et qu1 | s’échappe avec assez de force pour vaincre les | obstacles que pourraient opposer à son pas- | sage les objets à sécher ; — de deux toiles | sans fin avec rouleaux-entraîneurs, pour la | translation des objets à sécher;—de cylindres i
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- à disques ou tous autres engins supportant l’effort de la pression exercée sur les objets à sécher par l’air de compression, la résistance opposée par les cylindres ou autres engins étant réglée par des contrepoids.
- {Reproduction interdite.)
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE PARIS (4e ch.) Présidence de M. Legeard de la Diriays
- Audience du 23 mars
- Agence de renseignements. — indications inexactes données a des adhérents sur un négociant. — MAUVAISE FOI. — ACTION en DOMMAGES-INTÉRÊTS INTENTÉE PAR LE NÉGOCIANT. — LOI DU 29 JUILLET 1881 INAPPLICABLE.
- — DIFFAMALION. — PRESCRIPTIONS. — ARTICLE 1382. c. C. --- APPLICATioN — EXCEPTIONS DE COMMUNICATION DE PIÈCES. — NOMS DES DESTINATAIRES DES FICHES COMMUNIQUÉES. --- REJET.
- Une agence de renseignements qui envoie a ses adhérents des fiches contenant des in dications inexactes données de mauvaise loi sur la situation d’un commerçant et, en outre, la recommandation de ne traiter avec ce dernier qu’au comptant, cause à ce dernier un préjudice dont il est dû réparation, aux termes de 1 art. 1382 du C. civ.
- Ces agissements ne constituent pas le délit de diffamation, alors que les feuilles de renseignements renferment une appréciation générale sur la situation commerciale, mais ne contiennent contre le négociant dont il s’agit l’imputation d’aucun fait précis et déterminé et que l’élément essentiel de la diffamation, la publicité dans le sens de la loi du 29 juillet 1881, fait défaut ; par suite la prescription de trois mois n’est pas applicable au jugement correctionnel qui a annulé une citation en diffamation pour vice de forme, comme ayant pas qualifié le fait et ne les ayant pas précisés au point de vue de la date, des lieux et des personnes, ne saurait être opposé, comme constituant la chose jugée à l’égard d’une demande en dommages-intérêts formée ultérieurement devant la juridiction civile par la partie qui a succombé devant la juridiction correctionnelle. Si une partis a le devoir de communiquer à son adversaire les pièces dont elle se propose d’user contre lui, telle qu’elle compte en user, elle ne saurait être forcée d’introduire dans la discussion des éléments qu’il ne lui convient plus d’y mêler, spécialement
- de révéler des noms de tiers, alors que cet adversaire ne dissimule pas son intention de se servir de ces communicatious pour exercer des poursuites contre les personnes auxquelles ces noms appartiennent.
- Ainsi jugé, par confirmation d’un jugement du Tribunal civil de la Seine (4e ch.) en date du 19 février 1892, dont la teneur suit :
- « Le Tribunal,
- « Attendu qu’il résulte des documents soumis au Tribunal qu’en novembre 1888, Crozet, négociant en huiles, souscrivit une participation à une agence de renseignements et de correspondance réciproque privée, confidentielle et mutuelle, dénommée la « Mutua Confiden-tia », fonctionnant à Paris, place des Victoires, sous la raison sociale Wys Muller et Compagnie ;
- « Attendu que cette agence avait, pour objet principal, outre des renseignements à donner à ses adhérents sur les commerçants avec lesquels ils désiraient entrer en rapports d’affaires, d’exercer, suivant les expressions d’une circulaire, une pression sur les débiteurs récalcitrants de ces mêmes adhérents, en leur faisant savoir que leurs noms seraient signalés aux nombreux participants de la « Mutua Confidentia », de telle sorte qu’ils seraient moralement forcés de satisfaire leurs créanciers, soit en payant, soit en s’arrangeant à l’amiable ;
- « Attendu qu’en décembre 1889, une contestation s’éleva entre le sieur Crozet et l’agence la « Mutua Confidentia » relativement à la durée de l’engagement souscrit le 10 novembre 1888 ;
- « Que le sieur Crozet soutenait qu’il ne s’était engagé que pour une année, moyennant le versement d’une somme de quarante francs ;
- « Que la « Mutua Confidentia » prétendait que faute d’avoir prévenu trois mois avant l’expiration de l’année, Crozet s’était engagé pour une nouvelle année et devait payer une nouvelle somme de quarante francs ;
- « Qu’à cette occasion, une correspondance s’engagea entre les parties, la « Mutua Confidentia » ayant fait traite de quarante francs sur Crozet, et celui-ci refusant de la payer ;
- « Que dans les lettres de la « Mutua Confidentia » à Crozet se trouve les passages suivants :
- « il est bien triste de voir comment un commerçant qui passe pour sérieux dénie aussi facilement ses engagements ; que vous payez ou non votre participation, cela ne nous importe peu en raison des renseignements sérieux que nous y aurons acquis sur votre loyauté dans les affaires. » (Lettre du 13 février 1890).
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- « Nous ne vous avons jamais menacé de donner des renseignements défavorables par parti pris sur votre compte, mais le cas échéant nous les fournirions, soyez-en-sûr, avec la même exactitude et la même indépendance que nous apportons toujours dans les affaires. » (Lettre du 18 février 1890).
- « Attendu que, mettant à exécution les menaces parfaitement caractérisées contenues dans les correspondances, l’agence la « Mutua Confidentia », qui, pendant tout le cours de l’année 1889, n’avait donné que de bons ren-seignemenis sur la situation commerciale de Crozet, donna à un certain nombre de commerçants des renseignements de tout autre nature pendant le cours de l’année 1890, bien qu’il soit établi par les documents fournis au Tribunal que la situation de Crozet n’avait subi en 1890 aucune modification ; qu’elle fût ' la même qu’en 1889 et qu’il ne fût survenu aucune circonstance de nature à diminuer son crédit :
- « Attendu que, dans les feuilles de renseignements envoyés à ses participants, la « Mutua Confidentia » prévenait l’un deux que la situaiion de Crozet avait beaucoup décliné depuis quelques années, parce qu’il entreprenait au-dessus de ses moyens, disait-elle, sur la place, la confiance est bien limitée, et lui conseille de ne traiter qu’au comptant; un second, que la situation de Crozet avait beaucoup décliné, qu’il étaittrop entreprenant, qu’il s’engageait au-dessus de ses capiteaux, que les avis sur lui étaient très partagés et qu’on conseillait de ne traiter qu’au comptant ; un troisième, que la situation a périclité depuis un certain temps ; on le dit entreprenant, il s’engage au delà de ses moyens et on conseille en général de ne traiter qu’au comptant avec lui ; que des renseignements identiques ont été adressés à d’autres négociants, toujours avec la recommandation de ne traiter les affaires qu’au comptant ;
- « Attendu qu’en raison de ces agissements qu’il allègue lui avoir causé un préjudice considérable, Crozet a assigné la « Mutua Confi-dentia » sous la raison sociale Wys Muller et Cie, en dommages et intérêts, mais que le défenseur oppose à l’action de Crozet l’exception de chose jugée et la prescription de trois mois édictée par l’art. 65 de la loi du 29 juillet 1881, en matière de diffamation ;
- « En ce qui concerne l’exception de chose jugée :
- « Attendu qu’il est vrai que Crozet avait d’abord assigné Wys Muller personnellement en diffamation, bien que celui-ci, paraît-il, soit décédé depuis de longues années ;
- « Qu’un jugement de la 8e chambre correctionnelle du 11 décembre 1890 a annulé la citation délivrée par Crozet pour vice de forme,
- comme n’ayant pas qualifié les faits et ne les ayant pas précisés au point de vue de la date, des lieux et des personnes ;
- « Attendu que ce jugement n’ayant pas sta tué sur le fond du litige ne saurait à aucun point de vue être opposé comme constituant la chose jugée à l’égard de la demande en dommages intérêts formée devant la juridiction civile par le sieur Crozet ;
- « Que c’est à cette juridiction saisie régulièrement de l’action de Crozet qu’il appartient de décider si la demande en dommages-intérêts a pour base le délit de diffamation, et si, par conséquent, la prescription de trois mois peut être invoquée par le défendeur, ou si elle est uniquement fondée sur un fait dommageable de la nature de ceux spécifiés par les articles 1382 et suivants ;
- « Attendu qu’il est manifeste que les agissements de la « Mutua Confidentia » à l’égard de Crozet ne sauraient constituer le délit de diffamation, que les feuilles de renseignements renferment une appréciation générale de la situation commerciale de Crozet, appréciation qui a pu lui causer un préjudice, mais ne contiennent pas l’imputation d’un fait précis et déterminé ; que d'ailleurs, l’élément essentiel de la diffamation, la publicité, dans le sens de la loi du 29 juillet 1889, fait défaut ; que la prescription spéciale de l’article 65 de cette loi ne saurait être invoquée ;
- « Attendu au fond qu’il résulte du rapprochement de la correspondance sus-visée et des feuilles de renseignements qu’en présentant la situation de Crozet comme modifiée et périclitant en 1890 la « Mutua Confidentia », a agi de mauvaise foi sous l’influenca de l’irritation que lui causait le refus de Crozet de solder la nouvelle traite de 40 francs qu’on lui avait présentée, sans avoir sérieusement contrôlé et vérifié les renseignements qu’elle donnait ;
- « Que la recommandation de ne traiter qu’au comptant qui sert de conclusions à toutes les feuilles de renseignements a causé à Crozet un grave préjudice et lui a fait manquer des affaires importantes ;
- « Qu’il est, en effet, d’usage à peu près constant de faire, surtoutlorsqu’il s’agit d’opérations aussi importantes que celles de Crozet, un crédit de trois mois ;
- « Que le tribunal a les éléments pour apprécier le préjudice causé à Crozet par les agissements de la « Mutua Confidentia » ;
- « Par ces motifs,
- « Déclare le défendeur mal fondé en ses fin3 de non recevoir de chose jugée et de prescriptions, l’en déboute ;
- « Condamne l’agence de renseignements, la « Mutua Confidentia « fonctionnant à Paris, place des Victoires, sous la raison sociale
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- Wys Muller et Cie, en 10,060 francs de dommages-intérêts pour les causes ci-dessus énoncées ; la condamne en outre à tous les dépens. »
- Appel a été interjeté par MM. Wys Muller et Cie.
- Ceux-ci soulevaient divers moyens de forme, notamment une exception de communication de pièces.
- M. Crozet avait communiqué à son adversaire les fiches de renseignements qu’il considérait comme lui ayant causé un préjudice ; mais il avait eu soin de supprimer sur ces fiches les noms et adressas des destinataires.
- Les appelants prétendaient l’obliger à révé-1er ces noms et demandaient au Tribunal de le déclarer non recevable, faute de faire cette communication.
- Subsidiairement, et concluant au rejet de la demande de M. Crozet ;
- La Cour, après avoir entendu Mes Baratte et Debacq, avocats, en leurs plaidoiries et M. Madier, substitut du procureur général, en ses conclusions, a rendu un arrêt ainsi conçu :
- « La Cour,
- « Sur les conclusions de Wys Muller et Cie, tendant à ce que Crozet soit obligé à faire connaître les personnes auxquelles ont été adressées les fiches de renseignements ser-van de base à sa demande en dommages-intérêts ;
- " Considérant que si une partie a le devoir ae communiquer à son adversaire les pièces cont elle se propose d’user contre lui, telles elle compte en user (devoir que Crozet a -empli dans la cause en ce qui concerne les ches de renseignements versées au débats), alle ne saurait être forcée d’introduire dans la IScussion des éléments qu’il ne lui convient Pas d’y mêler ;
- * Que dans l’espèce Wys Muller et Cie ne Peuvent contraindre Crozet à leur livrer des qoms qu’il ne juge pas à propos de mettre aux —ebats, alors surtout que Wys Muller et Cie ae dissimulent pas leur intention de se servir 6 ces révélations pour exercer des poursuites contre le personnes auxquelles ces noms ap-Partiennent ;
- d " Que le seul droit de Wys Muller et Cie est . se prévaloir, ainsi que bon leur semble, du , ence gardé par Crozet relativement à ces oms et de tirer de ce silence telles indications 7e de raison ;
- « Sur les conclusions en annulation de l’assignation introductive d’instance :
- « Considérant que Wys Muller et Cie invoquent a tort les règles de la procédure en matière de diffamation ;
- « Qu’il s’agit, dans la cause, de l’application de l’art. 1,382 G. civ. à la réparation du préjudice causé par des agissements ne constituant pas le délit de diffamation ;
- « Considérant que l’assignation a été régulière et a suffisamment précisé l'objet delà demande ;
- « Sur le moyen tiré de la prescription ;
- « Adoptant les motifs des premiers juges ;
- « Au fond ,
- « Adoptant les motifs des premiers juges et considérantquel’indemnitéallouée parla sentence frappée d’appel, n’est que la légitime réparation du préjudice causé à Crozet par les agissements justement reprochés à Wys Muller et Cie ;
- « Considérant, en outre, que, si la mention de la Mutua Confidentiel, ajoutée à la raison sociale de l’agence de renseignements Wys Muller et Cie, n’était pas indispensable pour la désignation de cette agence dans le dispositif du jugement dont est appel, cette énonciation, visant une des branches de l'industrie de cette agence, ne constitue pas une inexactitude qu’il importe absolument de rectifier, aucune confusion ne pouvant en résulter ;
- « Par ces motifs ;
- « Met l’appellation à néant ;
- « Dit que ce dont il est appel sortira son plein et entier effet;
- « Dit, en tant que de besoin, que l’agence faisant l’objet de la condamnation prononcée par les premiers juges est l’agence de renseignements Wys Muller et Cie ayant son siège à Paris, place des Victoires, 4 ,
- « Déclare Wys Muller et Cie mal fondés en toutes leurs demandes, fins et conclusions, les en déboute et les condamne à l’amende de leur appel et à tous les dépens. »
- TRIBUNAUX
- Tribunal de commerce de Roubaix
- LES DÉLAIS DE PRÉVENANCE — APPPEL ü’UN JUGEMENT DU CONSEIL DES PRUD’HOMMES
- Le 17 février, il s’est plaidé un procès d’appel d’un jugement rendu le lOjanvier dernier, par le Conseil des prud’hommes, jugement qui condamnait MM. IsaacHolden et fils à payer à M. Volt-Gatteau, ouvrier trieur, une indemnité de 186 fr.
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- DE LA TEINTURS
- Voici la solution donnée par le tribunal à ce litige.
- Sur la recevabilité de l’appel, attendu, dit le Tribunal, qu’aucun article de loi n’oblige de soumettre, au préalable, au bureau de conciliation, une demande reconventionnelle, déclare l’appel valable.
- En droit, la demande de MM. Isaac Holden et fils était bien une demande reconventionnelle, parce qu’elle tendait à une question de principe d’une valeur indéterminée, le Conseil des Prud’hommes a donc qualifié à juste titre un jugement en premier ressort.
- En fait, les conventions librement consenties font la loi entre les parties ; la loi ne vise pas la suppression des délais de prévenance, mais interdit la renonciation préalable à l’indemnité en casde brusque renvoi. Il importait à M. Volt-Catteau d’établir qu’un brusque renvoi lui avait causé préjudice. Comme il ne l'a pas prouvé, le Conseil des Prud’hommes a condamné à tort MM. Isaac Holden et fils à payer à leur ancien ouvrier une indemnité de congédiement.
- Pour ces différents motifs, le tribunal déclare MM. Isaac Holden et fils régulièrement appelants du jugement du conseil des prud’hommes du 10 janvier, dit bien appelé mal jugé, déclare licite la clause du règlement d’atelier supprimant tout délai de prévenance, déboute en conséquence M. Volt-Catteau de ses fins et conclusions et le condamne aux dépens de première instance et d’appel.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIOMSDE SOCIETES
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- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 25 mars, de la Société J. Bouvier et Cie, dorure sur cuirs, papiers et étoffes, 15, rue Tiquetonne, à Pa
- ris. — Liquid. : MM. Baligand et Lefrère, 46, rue de Provence. — Acte du 25 mars.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts et prorogation de 2 ans, du 4 juil., de la Société Tailleur frères et Gautier, apprêteurs sur étoffes, 115, rue Montreuil, à Paris. — Acte du 15 mars.
- BIBLIOGRAPHIE
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- Société française d’hygiène.
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- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l’IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDEM~MOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de fer et de cuivre.
- Mante-Legré et Cie, 7, rue de l’Arsenal, Marseille. Acide —tartrique.
- —uch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bourgeois jeune et Cie, 12, boulevard d’Alfort, Ivry-sur-mpeine. Spécialité pour impression sur étoffes.
- ""ibault et Guibert, 42, rue de Sévigné, Paris. Albumine ce sang, cristallisé pour teintures en rouge et impression.
- , Alizarine erzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). olege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mmine, alun pur et raffiné.
- gomas frères, à Avignon (Vaucluse). Alun et sulfate Calamine pur, alun triple raffiné.
- Amidons
- Paverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- ^croux-Louve t fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-gleure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- oCiété anonyme des amidonneries françaises, à Va-enciennes (Nord).
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue ' Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris. |
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Batiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros aîné et fils, à Saint-Claude (Jura). Perches et bâtons et tous accessoires pour ateliers de teinture.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudn, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzoléines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-À.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Flor nce, Paris. Ingénieur-conseil.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchone
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines-à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures déco- B lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de B soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin | de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Vtctoria, Paris. Colles, col- I lettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. I Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles I et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, 1 apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). 1 Usine à Saint-Fons (Rhône).
- RuchM.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'ar- 1 gent, Paris 1889.
- Société anonyme des matières colorantes et pro- I duits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, I Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème | de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de 1 tartres bruts, tablettes, cristaux de tartre0, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, 1 gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes I artificielles, léiogomme, produits pour issage et apprêts, 1 blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux, Boulogne-sur-Seine, Paris. Extrait d’eau de javel supérieure.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée .
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- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
- CONTREMAITRE TEINTURIER demandé par une importante manufacture de tissus de laine au Chili (Amérique du Sud).
- S’adresser à MM. Sighinolfi et Co, 23, rue de Rocroy, Paris (le matin)
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accom-pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.-No 10. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Mai 1893
- SOM M AIRE
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- DE L’ENCOLLAGE DES FILÉS FINS.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- BLEU CYANOL.
- RENSEIGNEMENTS DIVERS.
- IMPERMÉABILISATION DES TISSUS.
- JURISPRUDENCE. — TRIBUNAUX.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPAREIL A teindre MÉCANIQUEMENT TOUS TEXTILES
- Par M. Edmond Masurel, industriel.
- Cet appareil peut teindre tous textiles en toutes nuances, même en indigo, et sa pro-duction, qui est naturellement subordonnée aux dimensions données à son installation, est environ trois fois supérieure à celle des appareils similaires de même emplacement. Avec son emploi, on réalise d’une part une teinture d’une uniformité parfaite, quelles que soient les matières traitées (laine peignée, housses, déchets ou textiles de toutes prove-nances) et quelle que soit la nuance produite — et les fibres textiles d’autre part ne sont Jamais endommagées, par la raison bien sim-Ple que la matière n’est jamais en contact avec la vapeur de chauffage, point très impor-tant,puisqu'il rend les préparations ultérieures aussi faciles qu’elles le sont avec de la ma-tiëre peignée.
- L’appareil à teindre mécaniquement dont il .st question est susceptible de variantes dais son mode de construction, mais le prin-cpe sur lequel repose la présente invention
- et sur lequel lui-même est basé restera tou -jours le même.
- Ce principe consiste notamment à faire circuler automatiquement un bain de teinture entre deux ou plusieurs bacs, montés ou non en série, de manière à ce que cette circulation se produise tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, pendant que le chauffage s'effectue en dehors des bacs contenant la matière textile — comme il consiste aussi à faire traverser cette dernière méthodiquement par le bain, résultat obtenu à l’aide de tuyaux coniques perforés qui divisent et répartissent ledit bain en nappes de forme convenable.
- L’uniformité de la teinture est enfin garan-tie par la réversibilité du sens de la circulation. Cette réversibilité qui s’effectue automatiquement, au moyen d’un appareil breveté, à des périodes régulières, dispense de toute surveillance pendant la durée de l’opération, et donne une économie sérieuse de main-d’œuvre.
- PATE TRIPLE POUR ENLÈVEMENT INSTANTANÉ DES TACHES Par M. Auguste Billault.
- Cette pâte triple, détersive et inaltérable est destinée à faire disparaître instantané-| ment toute espèce de tache sur tous les tissus J en général, soit en laine, soit en soie, soit en | coton.
- | Tout en ne laissant, contrairement à ce qui
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- a lieu pour bon nombre de produits similaires, aucune mauvaise odeur après elle, elle a sur ceux-ci l’avantage de ne détériorer en rien les étoffes traitées ou d’altérer leurs couleurs, en raison même de sa composition qui est exempte de tout acide et de tout mordant susceptibles d’occasionner cette détérioration de l’étoffe ou cette altération de ses couleurs. Ce qui plus est, son emploi rend aux étoffes le brillant du neuf.
- Pour enlever les taches à l’air de la pâte se rapportant à la présente invention, on mouille avec de l’eau les endroits à détacher, on frotte un peu avec la pâte et ensuite avec une brosse bien propre ; après disparition de la tache, il suffit de bien rincer jusqu à ce qu’on obtienne plus de mousse et que l’eau soit bien limpide.
- Composition de la pâte. —Huiles concrètes et
- animales..............
- Sève du pinus larix veneta, en larmes....................
- Sels chimiques...............
- Huile essentielle du pinus teda.........................
- Essence de quillaria du Pé-
- rou.........................
- Eau..........................
- 334
- parties
- 225
- 54
- 50
- 77
- 260
- »
- parties
- 1.000 parties
- Mode de fabrication. — On malaxe bien ces divers éléments constitutifs jusqu’à leur réduction complète en pâte épaisse et homogène, et on laise macérer pendant 24 heures. On procède ensuite à la cuisson,en ajoutant la quantité d’eau nécessaire. Lorsque la pâte s’est suffisamment épaissie et qu’elle se détache de la chaudière, on verse en moules pour laisser durcir et finalement on coupe en tablettes ou en pains.
- APPAREIL propre à mesurer la longueur des étoffes en pièces et le périmètre d'objets quelconques, dit le « Drapomètre »,
- Par M. Pedro-Rodriguez Mello.
- L’appareil se rapportant à cette invention
- est destiné au mesurage des étoffes en pièces et du périmètre d’objets quelconques ; il suppléerait avec avantage aux mètres rigides ou flexibles généralement employés ; de plus, il avertirait par une sonnerie ou de toute autre façon convenable chaque fois qu’une, unité de longueur est mesurée.
- Cet appareil serait d’un usage des plus faciles et il n’a pas besoin d’être étendu ou développé ; il suffirait de le passer en frottant sur la partie à mesurer, pour qu’il entre en fonction et indique de suite la longueur ou le périmètre mesuré. Son volume extrêmement réduit permet de le mettre en poche. La forme et la décoration de sa boîte peuvent être plus ou moins luxueuses, ce qui ne change rien à sa disposition ni à son perfectionnement.
- Le drapomètre consiste en une boîte circulaire munie d’un cadran en regard duquel évolue une aiguille chargée d’enregistrer les longueurs mesurées ; à la périphérie de la boîte se trouvent deux anneaux dans lesquels l’opérateur passe le pouce et l’index pour tenir et manœuvrer l’appareil pendant que l’un des doigts libres presse le bord de l’étoffe à mesurer sur une molette qui saillît légère- i ment de ladite périphérie. Cette molette, : d’un développement circonférentiel de, par exemple, un décimètre, appartient à un axe ! porteur d’un pignon de rayon dix fois plus plus petit. Ce pignon est en prise avec une roue dix fois plus grande, dont l’axe reçoit l’aiguille indicatrice qui, par suite de cette transmission et du rapport choisi, fait un tour i complet à chaque mètre mesuré par la molette.
- En un point convenable de la roue se trouve une broche qui, à chaque tour, vient agir sur un levier à ressort qu’elle fait basculer et j frapper sur un petit timbre, lequel sonne, î dans ces conditions, autant de fois qu’il y 8 ‘ de mètres mesurés. La seule préoccupation de l’opérateur consiste donc à maintenir un I contact parfait entre l’étoffe et la molette, et I à compter le nombre de fois que la sonner! se fait entendre.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- TISSU MÉLANGÉ DOUBLE GLACÉ
- Par MM. F. du Closel et Banc
- Le produit nouveau, objet de la présente invention, est essentiellement un tissu mélangé soie et laine, ou soie et coton, et n’a jamais été réalisé jusqu’à ce jour. Son aspect est caractéristique ; il présente, en effet, un‘dessin glacé quelconque, de couleurs claires ou foncées, sur un fond également glacé, de couleurs claires et foncées, quelles que soient du reste les nuances adoptées pour réaliser ces glacés.
- Ce produit nouveau est obtenu par l’application sur le tissu mélangé écru, sans aucune préparation préalable et spéciale du fil, de moyens connus d’impression ou de teinture en pièces et dont la combinaison, par cela même Qu’elle est à la portée de tout homme du méfier et peut-être effectuée de différentes ma-nières, ne saurait être réservée au profit des inventeurs. Ceux-ci revendiquent donc tout bonnement le produit nouveau ci-dessus décrit, produit consistant en un tissu mélangé double glacé, présentant des dessins quelconques glacés de couleurs claires ou foncées sur un fond également glacé de couleurs claires ou foncées.
- Procédé chimique pour l’application d une SOLUTION LANU-ALCALINE AUX PRODUITS D’ENSIM AGE DES LAINES
- Par M. Jules-Henri-Elie Violette.
- L’ensimage des laines est pratiqué dans les Peignages et dans les filatures à l’aide de Produits lubrifiants qui servent à faciliter les opérations d’étirage.
- Actuellement on affecte à l’ensimage des laines : l’huile pure, certains corps gras émulsionnés, ainsi que des saponifications aqueuses, mais ces différents modes d’ensi-mage présentent certains inconvénients. En effet, l’huile pure entraîne à un dégraissage “vant la mise en teinture,tandis que les autres Produits, qui sont des lubrifiants composés en vue d’éviter ce dégraissage, manquent d’af-finité pour la fibre et par suite se localisent
- en plaques, au détriment de la régularité des nuances.
- L’invention a donc pour but d’augmenter la capillarité des produits d’ensimage afin d'éviter les accidents de teinture. A cette fin, on incorpore la solution suivante :
- (Lessive de soude et de potasse à 5°............... 95 Laine écrue dégraissée............................5 — Solution lanu-
- | alcaline....... 100
- Exemple d’application 0780°1
- Huile tournante.......................... 20
- Lessive sodique à 4°..................... 15
- Solution lanu-alcaline.................... b
- Eau ordinaire ou additionnée d’un épaississant (gomme, fécule, dex-trine, etc.) en solution aqueuse plus ou moins concentrée, suivant le degré de viscosité désiré................ 60
- Mélange, pour viscosité moyenne.... 100
- La solution lanu-alcaline modifierait l’iner* tie du mélange, en raison de sa grande affinité pour la fibre ; elle interviendrait comme centre d’attraction et permettrait d’obtenir une teinture facile et régulière.
- NOUVEAU TISSU applicable aux arts décoratifs Par M. Edmond Rimoneau.
- Ce tissu, sorte de brocard, serait destiné à remplacer les toiles ordinaires dont on se sert actuellement en peinture artistique ou décorative. Il pourrait également servir comme canevas pour les ouvrages de broderie, de tapisserie ou autres analogues.
- Ce qui caractérise ledit tissu, c’est qu’il est formé en partie de fils d’origine végétale ou animale (coton, soie, etc.) et en partie de fils métalliques (cuivre, argent, or). Il peut être composé, selon les usages auxquels on l’emploiera, de coton et métal, ou bien de schappe
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- C
- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- et métal, ou encore de soie et métal, le métal employé pouvant être quelconque, par exemple du cuivre, de l’argent ou de l’or, suivant la solidité ou la valeur qu’on voudra lui donner, la trame et la chaîne ayant de préférence une égale valeur de deux sortes de fils.
- Le tissu ainsi constitué pourrait servir comme toile pour tous les genres de peinture artistique ou décorative, à l’eau, à l’huile, au pastel, à la gouache. Employé à cet usage, il présenterait, en outre d’une grande solidité, l’avantage de ne pas nécessiter d’enduit préparatoire et d’éviter les ombres.
- Les fonds et clairs-obscurs resteraient mats, striés, burinés par le tissu et deviendraient or, argent ou coloriés à volonté. Empâtements et lumières prendraient plus de valeur. Par suite de la présence du métal, la couleur deviendrait plus vibrante et, à la lumière du soir, les peintures donneraient un effet des plus heureux. En un mot le tissu, objet de la présente invention, permettrait aux artistes d’obtenir des résultats nouveaux inédits et variés suivant leur manière de procéder.
- PROCÉDÉ POUR ÉVITER TOUTES POUSSIÈRES MALSAINES
- lors du broyage des tissus en épaillage
- Par MM. Mathelin, Floquet et Bonnet, manufacturiers.
- Quand on épaille chimiquement ou par les procédés connus actuellement, la manutention dite « broyage » donne lieu à une telle quantité de poussières que le personnel s’en trouve fortement incommodé.
- Après bien des recherches et bien des essais en vue de la suppression de ce grave inconvénient, MM. Mathelin, Floquet et Bonnet ont trouvé le remède à appliquer au mal. Il se résume dans l’application du procédé formant l’objet de la présente invention.
- Pour mettre ce procédé en pratique, il y a lieu d’opérer comme suit :
- Immédiatement après le bain de [trempage à l’acide ou autre, on fait tout simplement passer les tissus dans un bain d’eau ordinaire légèrement chauffée ou non, mélangé d’alcali à dose variable, suivant la nature du tissu (ou mélangé de tous autres produits similaires ou dérivés) et ensuite on opère comme d’habitude.
- On peut même, si on tient essentiellement à se soustraire à cette manutention supplémentaire, verser l’alcali (ou produit similaire) dans le bain d’épaillage même et on obtient les mêmes résultats, quand les tissus ainsi traités ont subi les autres manutentions précédant l’opération dite « broyage ». Celle-ci se fait alors sans aucune poussière, contrairement à ce qui se produit sans l’application du procédé dont il est question ici. Bien plus, ce broyage s’effectue de la sorte beaucoup mieux et avec plus de rapidité.
- {Reproduction interdite.)
- DE L’ENCOLLAGE DES FILÉS FINS
- Par M. Victor Schlumberger
- {Travail présenté à la Société industrielle de Mulhouse, à l'appui de la demande formulé par l'auteur pour l'obtention du prix XXII des arts mécaniques.)
- Absolument convaincu de la possibilité d'arriver à encoller des numéros fins, je n’al cessé de faire tendre tous mes efforts à 1a suppression totale des machines à parer, et comme, dans notre établissement, nous ne maintenions plus qu’une douzaine de ces ma chines pour le parage de sortes fines, je cher' chai à en réduire encore le nombre et finale' ment, si possible, à les supprimer toutes.
- Nous nous adressâmes, en 1882, à un0 maison d’Angleterre, avec laquelle nous étion 1 en relations, et lui demandâmes une encol leuse à tambours, vitesse variable, friction ordinaire, mouvement de ralentissement, et deux tambours en cuivre de 2 mètres et 1 m.65 de diamètre.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Cette machine, bien que construite d’après les derniers perfectionnements de cette maison (l’une des premières de l’Angleterre), ne nous permit pas d’encoller plus fin que no 65, et encore fallait-il, pour bien réussir les chaînes et marcher à la vitesse nécessaire, employer d’excellents filés, en cotons Jumel et peignés.
- Le grand défaut qui se produisait était que les fils s’emmêlaient en avant des envergures ou entre les baguettes. Ils cassaient par paquets et la marche était absolument impraticable dans ces conditions.
- J’eus l'idée qu’il fallait, pour obvier à ce défaut, augmenter de beaucoup la longueur de la table d’envergures, afin d’empêcher les fils de s’emmêler.
- Les cotons employés pour numéros fins étant très soyeux, il arrive facilement que, Quand les baguettes d’envergures sont trop rapprochées entre elles, les fils sont forcément enchevêtrés, la soie du coton forme boule et les fils cassent par paquets, rendant ainsi la marche impossible.
- Je fis donc établir à 2 m. 25 de longueur la table d’envergures, qui, dans le principe, était de m. 25 de longueur; cela me permit de donner le double d'espace entre les baguettes ^envergures, d’éviter le froissement des fils entre eux, leur enchevêtrement et de réussir, 4 cette époque déjà (1883), des chaînes comp-les 80 p., 90 p., nos 70 et 80 millimètres, à la Production moyenne de 10,000 mètres, sur encolleuse, par journée effective de 9 heures et demie.
- De plus en plus convaincu, par ces essais, q"‘il fallait traiter le fil fin tout autrement que le fil gros ou ordinaire, je cherchai à le faire Passer rapidement sur l’encolleuse, de manière a l’imbiber le moins possible de colle. Il fal-lait, pour cela, adoucir tous les organes : fric-uon > pression , rouleaux d’appel, etc., éviter absolument l’enchevêtrement des fils sur les Daguettes d’envergures et donner autant de course que possible aux fils, pour leur per-mettre de sécher presque à froid.
- Nous fîmes allonger encore la table d’enver -gures et modifier la friction, en la rendant beaucoup plus sensible et pratique.
- J’indiquai spécialement mon désir d’avoir une friction commandée par un levier muni d’un poids régulateur, placé à hauteur de main pour permettre à l’encolleur de donner facilement pendant la marche plus ou moins de pression aux rouleaux encollés.
- Dès 1887, grâce aux divers changements ci-dessus mentionnés, nous arrivions à produire, sur nos encolleuses à tambours, tout ce qu’il nous fallait,, des numéros les plus gros jusqu’aux numéros 100 millimètres inclusivement.
- Pour arriver à encoller des numéros 110, 120 et 130 millimètres, etc., nos essais furent tout d'abord infructueux. Je cherchai le moyen d’arriver à conduire les fils sur l’encolleuse d’une manière absolument rigide, c’est-à-dire chaque fil restant bien à sa place, comme cela se passait sur les machines à parer. Je remplaçai les planchettes à trous de celle-ci par un peigne excessivement fin, placé à la partie arrière de l’encolleuse, près de la bâche à colle ; je fis établir un peigne ayant le même rapport de dents, pour le devant de la machine, peigne extensible, à sections triangulaires, monté sur un cadre mobile et muni de dents pouvant être démontées et variées de finesse, suivant les articles à faire, me permettant d’obtenir, avec n’importe quel numéro de fil, une régularité d’enroulement sur ensou-pie absolument rigoureuse.
- Il est, en effet, indispensable, pour articles fins, d’employer des peignes très fins, pour diviser les fils. La nappe étant mince, les fils ne sont pas soutenus et maintenus à leur place par leurs voisins, et avec un peigne divisant les fils par gros rubans, ils se rassembleraient par parties et se diviseraient mal aux enver gures.
- Les fils doivent marcher absolument droit sur la machine, chacun à sa place sans enchevêtrement ni collage. C’est dans la marche bien droite du fil que réside la principale con-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- dition de bonne marche de la chaîne sur métiers.
- En plus de ces modifications de peignes, nous augmentâmes de nouveau la table d’envergures, qui fut portée à 3 mètres de longueur totale, du cylindre du compteur aux rouleaux d’appel.
- La friction et la pression furent encore perfectionnés, et nous eûmes la satisfaction, en janvier 1890, de réussir absolument et complètement à encoller tous nos articles sans exception, des numéros les plus gros jus-qu'aux numéros 120 millimètres et au-delà, dans tous les comptes et dans toutes les laizes
- Nous n’avons plus de machines à parer, nos encolleuses produisent plus que nous ne pouvons consommer, elles ménagent les chaînes, puisque nous réusissions plutôt mieux que sans machines à parer nos chaînes surfines.
- Nos machines sont disposées de telle façon que, sans autres modifications que les ehan -gements de peignes, de colle et de pignons, nous pouvons passer du numéro le plus gros, chaîne 10 ou 14 par exemple, aux numéros les plus fins ; n° 120 ou 130 millimètres. En un mot nous pouvons parcourir, dans la même semaine, sans inconvénient aucun, toute la gamme des comptes de numéros de fils et des sortes nombreuses, nécessitées par notre vente, en comptes serrés ou fins.
- Nous produisons sur encolleuses, en dix heures de travail ;
- 12 à 14,000 mètres en numéros ordinaires ;
- 10 à 12,000 mètres en numéros 70, 80 à 100 millimètres ;
- 9 à 11,000 mètres en numéros 110, 120 à 130 millimètres, et nous pourrions exagérer cette production en cas de besoin.
- Je crois être le premier qui soit arrivé à ce résultat, sanctionné par la pratique, attendu que, depuis cinq ans déjà nous remplissons le programme demandépar votreprix xxII,etque, depuis passé deux ans, nous encollons largement et journellement des chaînes numéros 100, 110, 120 millimètres, etc., à une vitesse
- pratique et constante de passé 10,000 mètres par jour.
- Pour arriver à encoller des fins, il y a naturellement à modifier, dans un tissage, la manière habituelle d’opérer. On n’y arrive qu’à force de patience et d’énergie ; car en plus de l’organisation de l’encolleuse, il y a à compter avec l’élément ouvrier, la routine et la mauvaise volonté du personnel de la préparation, qui font manquer les premiers essais.
- Le 6 février 1891 j’ai déposé à la Société industrielle un pli cacheté, n° 649, traitant de l’allongement de la table d’envergures et d’un peigne spécial permettant d’arriver à l’encollage des chaînes fines ; je demande à retirer ce pli, qui n’a plus de raison d’être, et je me porte comme candidat pour l’obtention de la médaille d’honneur, titre XXII, du programme des prix : « Encollage des filés fins».
- La commission désignée par le comité de mécanique et composée de MM. Gustave Dol-fus, Paul Kœchlin, Rodolphe Bourcart, Oscar Wild, C. de Lacroix, rapporteur, pour apprécier les titres de M. Victor Schlumberger à l’obtention du prix XXII des Arts mécaniques, a présenté à la Société Industrielle de Mulhouse le rapport suivant, dans la séance du 25 janvier 1893 :
- « Messieurs,
- « Vous venez d’entendre la lecture du mémoire deM. Schlumberger. Il peut se résumer en deux mots :
- « Je suis parvenu, à l’aide de. quelques per-« fectionnements de détail, applicables à toute « sizing, à encoller sur cette machine, aussi « bien les chaînes de gros numéros que de nu-« méros fins, en comptes serrés ou en comptes « légers ».
- « Votre commission s’est rendue, à deux reprises différentes, à Roppenzwiller, oùfonc-tiennent les machines de M. Schlumberger, et a constaté que ce programme était parlai" tement rempli ; qu’il était à la portée de tout tisseur persévérant d’arriver au même résul-tat que M. Schlumberger et que les modifica-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- tions indispensables qu’il aurait à faire subir à sa sizing sont les suivantes.
- « 1* Allongement de la table d’envergure jusqu'à 3 mètres et même au delà, s’il veut encoller les numéros très fins ;
- « 2° Remplacement de la friction par une friction aussi sensible que possible et maniable pendant la marche ;
- « 3° Suspension aussi légère que possible du grand tambour, dont le diamètre devra être de 2 mètres ou s’en approcher ;
- » 4° Adoucissement du fonctionnement de tous les organes : rouleaux d’appel, pression, etc., etc.;
- « 5° Remplacement des peignes spéciaux, très fins, très serrés, divisant autant que possible les fils de chaîne;
- « 6° Remplacement de la bâche à colle unique par une bâche munie d’un avant-cui-seur.
- « Ce programme réalisé, il n’aura plus qu’à s’appliquer à observer une tension régulière et égale de tous les fils, un enroulement nor-mal et un séchage gradué, selon l’article encollé.
- « En parcourant les salles de tissage, votre commission a constaté que les chaînes mar-chaient bien. Voici, du reste, quelques pro-ductions qui lui ont été communiquées et qui en fournissent la preuve ;
- « Organdi courant, 65 P, chaîne 120mm, 18 fils, trame 150mm : 28 à 30 mètres par jour de 1lheures ;
- « Organdi courant, 86 P, chaîne 120mm, 24 fils, trame 150mm : 19 à 20 mètres par jour de 11 heures ;
- « Organdi courant, 78 p, chaîne 120mm, 20 fls, trame 150mm ; 23 à 24 mètres par jour de 11 heures.
- " Ces productions, qui s’obtiennent avec des vtesses de 170 à 175 coups à la minute, ne sont pas dépassées dans les tissages où l’on "8e de machines à parer.
- " Le toucher du tissu est bon et ne diffère Pas de celui des articles similaires fabriqués S"P Pareuses. Il résulte, du reste, de rensei
- gnements fournis par des courtiers de la place, qu’on ne fait aucune différence entre cette marchandise et celle des autres provenances.
- « En résumé, votre commission est unanime à déclarer que M, Victor Schlumberger a entièrement rempli les exigences du prix XXII et qu’il a droit à la récompense que vous y avez attachée.
- « Elle ne voudrait pas terminer sans adresser ses félicitations, auxquelles vous joindrez les vôtres, Messieurs, à cet ancien élève de notre école de tissage, auquel nous devons déjà quelques travaux qui dénotent de son désir de servir l'industrie de son pays. Dans le cas qui nous occupent aujourd’hui, il a fait preuve, en outre, d’un grand esprit d’observation et d’une persévérance digne d’éloges. »
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- Voici encore quelques remarques sur l’in— doïne : La chaudière dont on se servira pour aviver les teintes à l’aide du sumac en feuilles devra évidemment être très propre et surtout ne pas contenir de rouille. Il est urgent de n’employer ni trop peu ni un excès de sumac, vu que par un manque d’acide gallique les teintes n’atteindraient pas le maximum de solidité, tandis que par un excès elles deviendraient ternes. En remplaçant le bouillon sous pression par un vaporisage sous pression, les nuances deviendront de même plus solides, sans atteindre toutefois la résistance qu’elles obtiennent par le procédé mentionné plus haut.
- Les filés teints à l’indoïne peuvent être cuvés sans autres précautions. Le passage en acide sulfurique de rigueur pour les bleus à la cuve ne les altère nullement.
- Finalement on peut nuancer l’indoïne dans
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le bain de teinture avec tous les autres colorants de nature basique, exemple le bleu méthylène, le bleu crésyle, le violet crésyle, la safranine,Ie bleu métamine, etc., etc.
- Les bleus azo produits sur la fibre par MM.
- A'. Fischesser et J. Pokorny
- Dans ces dernières années, on s’est beaucoup occupé de la production des couleurs azoïques sur la fibre. Plusieurs travaux de ce genre ont été publiés par MM. Meister Lucius et Brüning , par M. Kallab , etc. Disons en passant que les combinaisons les plus usitées et ayant trouvé une application industrielle se font avec [le phénol, la résorcine et le 3 na-phtol. Les auteurs ont tenté des essais afin d’arriver à remplacer le 8 naphtol par l’acide B oxynaphtoïque ou l’acide 3 naphtol carbonique (point de fusion 216°). Les résultats obtenus sont des plus intéressants.
- Tandis qu’on obtient avec la dianisidine et le p naphtol un violet pâle et terne, on obtient avec l’acide B oxynaphtoïque et la dianisidine un bleu. Le bleu obtenu est solide au lavage, lorsqu’il a été fixé convenablement.
- Afin de trouver les meilleures conditions dans lesquelles se produit ce bleu, les auteurs ont fait les essais que voici :
- ils ont 1° employé des quantités variées de soude caustique pour la dissolution de l’acide 3 oxynaphtoïque ; 2° ils ont ajouté à la solution alcaline de l’acide p oxynaphtoïque de l’huile pour rouge turc, du phosphate de soude, du stannate de soude, de l’aluminate de soude, etc., etc.
- Les nuances obtenues ne différaient pas grandement les unes des autres. Voici les proportions à observer, afin d’obtenir des résultats satisfaisants :
- On prépare le tissu dans une solution de : 35 gr. d’acide oxynaphtoïque (point de fusion 216°).
- 60 gr. de soude caustique de 38° B. 1,000 gr. d’eau.
- Après foulardage, mettre sécher puis imprimer avec un empois composé de:
- 50 gr. solution A et
- 50 gr. solution B.
- 220 gr. gomme adragante 8 %.
- Solution A
- 26 gr. sulfate de dianisidine 77 %.
- 40 gr. acide chlorhydrique.
- 280 gr. gomme adragante 7 %.
- Solution B
- 14 gr. nitrite de soude.
- 76 gr. eau.
- 260 gr. gomme adragante 7 %.
- On imprime avec des rouleaux profondé ment gravés, après impression on sèche, on rince et on savonne.
- En ajoutant 25 gr. d’acétate de soude à b combinaison diazoïque, on obtiendra un bleu verdâtre, mais moins fourni.
- L’addition de 15 gr. de sulforicinate d'am-moniaque au bain de foulardage produit un peu plus de brillant.
- Echantillon bleu azo
- Obtenu avec le sulfate de dianisidine et l'a
- cide B oxynaphtoïque.
- Echantillon bleu azo
- Obtenu avec le sulfate de dianisidine et" 3 naphtol.
- Je donnerai dans le prochain numéro 65 procédés d’après lesquels ont été exécutés c6 deux échantillons.
- (A suivre.)
- (Reproduction formellement interdite )
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- BLEU CYANOL
- La solidité à l’air et à la lumière du cyanol extra est très bonne et sensiblement meilleure que celle du carmin d’indigo. La résistance au savonnage dépasse de beaucoup celle du | carmin d’indigo.Fixées au mordant de chrome, j les nuances peuvent supporter un foulon assez | fort. |
- L’acide sulfureux n’altère pas la nuance de cette couleur; à la lumière artificielle, la nuance ne change pas.
- Teinture de la soie
- Au bouillon sur bain de savon coupé à l’acide sulfurique.
- Teinture tissus mixtes
- Laine et coton. — Le coton restera intact et l’on pourra obtenir des effets de double teinte, soit laine bleue et coton blanc ou teignant en suite le coton avec une couleur spéciale.
- Laine et soie. — On obtient une nuance . . 'j uniforme en teignant sur bain acidulé à l’acide sulfurique à 60° C.
- Soie et coton. — De même que pour la laine et le coton. — La soie seule se teindra et en l’assommant par engallage et émétiquage, le coton pourra se teindre différemment et produire des effets de double teinte.
- Du cyanol en impression
- Pour la laine et la soie, voici des for
- mules :
- Nuances claires Cyanol extra................... 50 gr.
- Eau................................. 2 litres.
- Solution de gomme.............. 4 litres 1/2. 1 Acide acétique.................................. 1 décilitre. I
- Nuances foncées Cyanol extra................ 200 gr.
- Eau............... ................. 2 litres.
- Solution de gomme.............. 4 litres 1[2.
- Ammoniaque du commerce ... 2décilitres.
- Glycérine du commerce......... 500 gr.
- Dans les deux cas, imprimer et vaporiser comme d’habitude. Les tons sont très purs. Il est probable qu’il faut tenir compte de la Qualité des eaux. Cette remarque s’applique
- d’ailleurs à toutes les couleurs artificielles ou non.
- Je ne m’explique pas très bien la différence indiquée dans l’emploi de l’ammoniaque au lieu de l'acide acétique pour les couleurs foncées. L’acide acétique convient pour les couleurs claires et l’ammoniaque pour celles intenses.
- Au rongeage, qui joue maintenant un si grand rôle dans l’impression, le bleu cyanol n’est pas détruit par les rongeants stanncux, il faut le zinc en poudre.
- Cela permettra probablement des combinaisons nouvelles avec des couleurs se rongeant à l’étain.
- Voici une formule de rongeant :
- Poudre de zinc.............. 1500 gr.
- Glycérine..................... 400 gr.
- Solution dégommé............ 4 litres 1[2.
- Au moment de l’emploi ajouter : Bisulfite de soude à 32° B. 1 litre.
- Ammoniaque du commerce 1[2 litre.
- Imprimer et vaporiser de la façon ordinaire.
- Nous donnons ici des types sur laines de bleu cyanol.
- Nuance claire, teinte avec 1[2 % de couleur du poids de la laine.
- Nuance foncée, teinte avec 3 % de couleur du poids de la laine.
- MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite,)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- RENSEIGNEMENTS DIVERS
- Bleu de métaphènylène. — Dans le numéro du 20 avril dernier, les doses de tannin et d’émétique quej’ai indiquées sont trop élevées. Elles se rapportent non, à 100 kil. de coton, mais à 200 kil., quantités nécessaires pour faire tirer le bleu de métaphylène convenablement.
- Je fais cette rectification pour l’intérêt du teinturier, car je suis un partisan sincère des engallages ; faits avec intelligence, ils ne peuvent qu’améliorer les fibres, absolument comme pour le tannage des peaux et l’obtention du cuir.
- Seulement, le teinturier est tellement limité dans les prix de façon (le moment n’est pas éloigné où l’un de nos grands manufacturiers me disait : Si cela continue, il faudra payer le fabricant pour avoir la préférence) qu’il lui faut faire toutes les économies possibles.
- Au moment où toutes les passions sociales sont soulevées, les ouvriers feraient peut-être bien de se rendre compte des bénéfices de plus d’une exploitation. Et souvent ces usines, mise sur la sellette, ne vivent, par rapport à la concurrence, que grâce à des capitaux acqùis et grâce aussi à de sages gérances.
- Pour revenir au tannin, voici des chiffres positifs se rapportant au coton, extraits d’un journal allemand, sous la signature de Heinrich Falhe (Farber Zeitung).
- 2 % de tannin ou 6,8 % d’extrait sumac 30° = 0,45 % à 50 % d’émétique.
- 3,70 % de tannin ou 9,12 d’extrait sumac 300 = 0,620.
- 4,70 % de tannin ou 12,00 d’extrait sumac 30° = 0,720.
- 5,20 % de tannin ou 16,00 d’extrait sumac 300 = 0,870.
- 6,70 % de tannin ou 20 à 25 d’extrait sumac 200 = 0,9 à 1.
- Or, pour fixer sur la fibre 2 à 3 % de bleu de métaphénylène, il suffit d’employer 3 % de tannin, pour 4 et 5 de bleu, 4 et 5 de tannin, etc.
- On peut donc dire qu’il suffit d’employer pour le bleu en couleurs claires et moyennes 2 à 3 % de tannin et 0,5 et 0,6 de tartre émétique, et, en couleurs foncées, de 4 à 5,70 % de tannin, et 0,5 à 0,6 % de tartre.
- Nota. — Avec les eaux calcaires, il faut augmenter les doses en raison de la chaux qui détruit l’effet des mordants, ceci est une affaire d’analyse et de pratique.
- Bleu acide solide. — On me demande des renseignements sur ce bleu pour laine, qui vient de Fiers. Le nom est bien générique. D’après ce que je sais, il a des qualités qui lui assurent à première vue une place dans la teinture des laines.
- Il unit très bien et se combine avec les autres colorants acides (vert acide, chrysoïne, ponceaux, etc.). Il résiste bien aux alcalis, moins bien aux savonnages, mais, en définitive, les articles de lainages sont peu exposés à être savonnés, et ce n’est pas son défaut capital, car en définitive si l’on savonnait convenablement une foule de couleurs artificielles, je crois qu’il y en peu qui résisteraient.
- Mais sa résistance à l’influence de l’eau et de la lumière est faible. Après 48 heures d’exposition, j’ai vu des types complètement dégradés.
- Ce produit doit appartenir au groupe des violets bleuâtres acides. Hélas beaucoup de couleurs artificielles sont solides aux réactifs et ne le sont pas aux agents atmosphériques.
- Et sur près de 400 nouvelles couleurs, 80 à 90 % ont seulement pris leurs lettres de grande noblesse.
- Autrement, comme me disait un grand teinturier de Lyon, si toutes les couleurs étaient bonnes, nous ne nous y reconnaîtrions plus, et ce serait le cas de dire, comme je l'ai déjà dit dans le journal en reprennant les vers de Boileau à Louis XIV : « Chimistes, cessez d’inventer, ou nous cessons de teindre. »
- Soies noires chargées. — Incendie à Saint-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Etienne, — Ces jours derniers, un immense incendie éclatait à Saint-Etienne : environ 4.000.000 de francs de dégâts. Tous les journaux en ont parlé, avec des détails plus ou moins concordants.
- Je viens parler de la cause du sinistre. D’après les journaux, toujours, la cause de l’incendie serait due à des soies noires, qui auraient pris feu spontanément. Est-ce vrai? N’est-ce pas vrai? Je n’en sais rien.
- Mais, dans tous les cas, je rappelle aux lecteurs du journal que les soies, de même que toutes les fibres textiles saturées de fer, de matières organiques et avivées à l’huile, peu-vent facilement s’échauffer en masses, jusqu’à prendre feu, surtout dans les chaleurs estivales.
- Les cotons gras, où simplement les chiffons sales, humides et en tas, peuvent prendre feu tous seuls. De là l’origine d'incendies dans les greniers, à origine inexplicables à première vue. Un paquet de linge sale, gras et et humide, peut mettre le feu. Dont avis aux ménagères.
- Dernièrement, il y a quelques jours, le feu 8 est déclaré à côté de mon domicile, dans un tas de chiffons. Cela s’est d’ailleurs passé en famille : sitôt le feu pris, sitôt éteint: 60 fr. de dégâts !
- Le fourrage humide entassé peut s'échauf-fer et prendre feu ; de même, dans les forêts, des amas de feuilles humides ou mêmes de branches peuvent s’échauffer et prendre feu toutes seules.
- Je vois souvent dans les journaux des in-cendies de forêt, avec causes inexplicables. Est-ce bien sûr ? Les fermentations ne peu-vent-elles pas ies expliquer. Seulement nous devenons tellement savants que nous ou. Mions beaucoup trop le? notions élémentaires.
- De même, - et ceci est en aparté, — dans les mines à grisou, précautions à part, est-ce que par hasard, il ne se dégagerait pas du gaz hy-drogène phosphoré spontanément inflam-mable, et défiant toutes les précautions ac
- tuelles. J’ai des raisons pour écrire cet alinéa, car j’ai observé dans ma jeunesse.
- Mariüs Moyret.
- (Reproduction interdite).
- IMPERMÉABILISATION DES TISSUS confectionnés ou en pièces
- Les vêtements confectionnés avec des tissus imperméabilisés au caoutchouc ont l’inconvénient de ne pas se laisser traverser par l’air et, par conséquent, d’arrêter ou au moins de gêner la respiration cutanée. Pour obvier à cet inconvénient. M. Monnot à imaginé un procédé d’imperméabilisation des tissus qui, tout en les rendant absolument imperméables à l’eau, permet toutefois à l’air de les traverser pour alimenter la respiration cutanée.
- Ce procédé consiste essentiellement à tremper le tissu à imperméabiliser dans un bain formé de benzine lourde, de blanc de baleine ou spermacéti et de vaseline.
- La composition de ce bain peut naturellement varier dans certaines limites. Voici, à titre d’exemple, celle employée do préférence : Blancde baleine, spermacéti ou cétine 25 gr.
- Vaseline.......................... 2
- Benzine lourde..................... 1 litre.
- Toutes les benzines de commerce peuvent être employées pour composer ce bain, benzine à détacher, etc., mais on donne naturellement la préférence à cette dernière, à raison de son bon marché.
- Après que le tissu confectionné ou en pièce a été trempé dans le bain indiqué, on le laisse égoutter, on l’essore et on le sèche à froid ou dans une étuve chauffée. Par l’essorage, on recueille une grande partie du dissolvant (benzine) employé.
- L’application à l’imperméabilisation des tissus du bain de benzine, additionné de blanc de baleine et de vaseline, présente les avantages principaux suivants :
- 1° Le bain ne renfermant aucun principe métallique, il n’y a pas crainte d’intoxication
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- par absorption d’oxydes ou de sels métalliques par la peau en contact avec le tissu ;
- 2° L'imperméabilisation n'augmentepas sensiblement le poids du tissu ;
- 3° Elle n’altère pas les couleurs préalablement appliquées sur le tissu par teinture ou par impression :
- 4° Le bain, étant à base de benzine, nettoie les vêtements et les met à l’abri des mites et des autres insectes.
- A côté de ces avantages, les tissus imperméabilisés par ce procédé présentent encore celui d’être perméables à l’air, tout en étant absolument hydrofuges, puisque les fibres du tissu sont complètement imperméabilisées.
- INFORMATIONS
- Une des plus importantes fabriques de la région de l’Est, la blanchisserie et teinturerie de Thaon-les-Vosges, occupant près de 1,800 ouvriers, vient d’être en partie détruite par un iucendie.
- On évalue approximativement les dégâts à deux millions.
- 600 ouvriers seront inoccupés pendant plu • sieurs mois à la teinturerie ; mais on est certain que les directeurs de cet établissement se préoccuperont d’eux d’ici là.
- Les dégâts sont couverts par des assurances.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL DE COMMERCE de Tourcoing
- Question de transport. — Avarie. — Irresponsabilité de la Compagnie de chemin
- DE FER
- Dans un jugement rendu le 2 mai dernier, le tribunal de commerce de Tourcoing a consacré un principe d’irresponsabilité du transport en matière d’avaries,lors de l’application de certains tarifs spéciaux.
- Des balles de laines étaient arrivées, atteintes d’avarie d’eau : le destinataire fit
- constater l’avarie et établir son importance, puis il en réclama le montant à la Compagnie du Nord. Celle-ci opposa une fin de non-recevoir en alléguant que la marchandise avait voyagé aux conditions du tarif spécial no 20. ’
- D’après ce tarif, le chargement et le bachâge de la marchandise sont effectués par les soins de l’expéditeur et cette marchandise voyage aux risques et périls du destinataire ; comme conséquence, le transporteur est déchargé de toute responsabilité en cas d’avarie.
- Le tribunal a adopté le système de la Compagnie du Nord et a débouté le destinataire de ses demande, fins et conclusions.
- -------------------------------------—
- JURISPRUDENCE
- PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES D’USINES
- Suivant l’opinion de certains tribunaux, le propriétaire peut, même avant la fin du bail, demander à son locataire des dommages-intérêts, si celui-ci compromettait l’achalandage commercial attaché à l’établissement loué.
- En raison de l’intérêt pratique d’une question de ce genre, il est utile de montrer comment elle a été résolue par la doctrine et la jurisprudence.
- Lorsque le locataire exerce dans les lieux loués une profession commerciale ou industrielle et que, par suite, un certain achalandage se trouve attaché au local, peut-il, sans manquer à ses obligations, fermer l’établissement et abandonner les lieux avant l’expiration du bail, soit pour aller s’établir ailleurs, soit pour cesser entièrement l’exercice de sa profession ?
- « Cette question, dit Agnel, doit être résolue au moyen de la distinction suivante :
- Ou bien l’achalandage est inhérent au local, ou il existait avant que le locataire y entrât. Dans ce cas, il appartient au propriétaire comme accessoire de l’immeuble et accroît * son profit la valeur locative de la chose. Or, comme la clôture anticipée de l’établissement
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- aurait nécessairement pour effet de détruire l’achalandage et par conséquent de déprécier la maison, qui ne pourrait à l’avenir être louée que pour un prix inférieur, il est évident que le bailleur aurait le droit de se plaindre du préjudice qui lui serait causé. Il aurait le droit de prétendre qu’en laissant les lieux inoccupés, le preneur ne jouit pas de la chose suivant sa destination.
- Ou bien l'échalandage, au lieu d’être attaché à la maison, au lieu de tenir à des habitudes prises par le public avant l’entrée du locataire, y avait été créé ou amené par lui. Si avant l’expération de son bail, il ferme l’établissement pour transporter ailleurs son industrie, le propriétaire n’aura pas le droit de se plaindre. Il n’avait pas donné d’achalandage au preneur; par conséquent, celui-ci n’est pas obligé de lui en rendre un. »
- On ne saurait mieux dire : cette théorie est aussi logique qu’elle est juridique.
- La distinction formulée par Agnel avait été faite par Dalloz.
- Mais, en admettant même qu’il puisse exister un préjudice quelconque, quand la de-mande en dommages-intérêts pourra-t-elle être formée ? A la fin du bail répondent les arrêts et les auteurs.
- « Attendu, dit la cour de Nîmes, que la de-mande s’est prématurément produite, puisqu’elle a été formée contre le locataire avant l'expiration de sa location et que ce dernier avait jusqu’à cette époque pour rendre la chose louée en l’état où il l’avait reçue » (C. Nîmes, 22 mai 1855.)
- Et la cour de Caen est plus affirmative encore :
- « Considérant que ce n’est qu’à l’expiration du bail que l’état des lieux pourra être cons-taté définitivement et qu’il sera possible d'ap-Précier d’une manière certaine s’il y a lieu à Indemnité et quel peut être le chiffre de l'in-demnité ; qu’il est très vrai que, dans le cours du bail, le propriétaire a le droit de faire cons-tater le mauvais état de ce qui fait l’objet de la location, l’inexécution desobligatons prises
- par le locataire, la dégradation qu’il a pu commettre et de demander la résiliation du bail et des dommages-intérêts, aux termes de l’art. 1764 ; qu’il a même le droit de faire constater les abus de jouissance, mais qu’il n’en résulte pas que, lorsque le locataire reste en jouissance, le propriétaire doive obtenir à l’instant même une indemnité, comme si la résiliation du bail était prononcée. » (C. Caen, 6 juin 1857.)
- On peut donc affirmer, malgré un arrêt en sens contraire de la Cour d’Amiens, que le bailleur ne peut pas former une action en dommages-intérêts, pour abus de jouissance et détérioration de la chose louée, avant la fin du bail, puisque c’est seulement à cette époque que le preneur doit restituer la chose dans l’état où il l’a reçue; il peut, pendant le cours du bail, par une meilleure jouissance réparer le dommage qu’il a causé au propriétaire ; dès lors l’action pendant le bail serait prématurée. Ce n’est donc, en principe, qu’à la fin du bail que le bailleur peut exiger la réparation des dégradations. Si cependant, par leur nature, elles pouvaient, soit compromettre la sûreté de la chose, soit amener une grave détérioration, il ne serait point obligé d’attendre cette époque ; il pourrait agir pendant la durée du bail. C’est ce qui arriverait si le locataire laissait les fenêtres sans carreaux, et que, par suite, la pluie pénétrant dans les locaux, étendît la pourriture sur les planchers et les plafonds.
- Cela a été jugé dans le cas où le locataire d’une usine l’abandonnerait complètement avant l'expiration du bail.
- Reste la question d’activité commerciale. Le propriétaire peut-il imposer à son locaiaire un certain nombre d’ouvriers ? Évidemment non, car nul n’est le maître de régler à son gré l’importance de son industrie et la Cour de Nancy l’a fort bien exprimé, en déclarant qu’un locataire ne peut être assujetti à tel ou tel degré d’activité commerciale qui ne peut dépendre de sa volonté.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Aubert (Eugène-Charles), apprêteur, à Bapeaume-lès-Rouen. — Jug. du 12 avril. — Liquid. : M. Jeanne.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Schwemmer fils, imprimeur sur étoffes, rue Fontaine-au-Roi, 66, à Paris. — S. : M. Lesage. — Jug. du 18 avril.
- GUILEILMUS, teinturier, rue Champolion, 15. — s. : M. Hecaen. — Jug. du 18 avril.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Durupt fils et Pressig, apprêt, rue de la Prairie, à St-Dié. — Durée : 12 ans, du 10 fév. — Cap. 10,000 fr. — Acte du 10 mars.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Baillet a vendu un fonds de teinturerie, 55, rue Balagny.
- M. Tarot a vendu un fonds de teinturerie, 212, rue de Charenton.
- Mlle Judels a vendu un fonds de teinturerie, 34, b Barbés.
- Mme Tabuy a vendu un fonds de teinturerie, 45, rue Condorcet.
- M. Claise a vendu un fonds de teinturerie, 14, rue Crozatier.
- Mme Vve Duport a vendu un fonds de teinturerie, 3, rue de l’Hôtel-de-Ville.
- Mlle Grasse a vendu un fonds de teinturerie, 72, rue Mazarine.
- M. Pierson a vendu à Mlle Lemaître un fonds de teinturerie, 3, rue de Moscou.
- Mme Vve Mineur a vendu un fonds de teinturerie, 76, rue Lemercier.
- Mlle Cassegrain a vendu un fonds de teinturerie, 34, rue Chaptal.
- M. Thouroude a vendu à M. Decour un fonds de teinturerie, 22, rue Torricelli.
- M. Gros a vendu un fonds de teinturerie, 280, rue Saint-Jacques.
- Mlle Dumarquay a vendu un fonds de teinturerie, 1, b. Garibaldi.
- Mme Vve Saulnier a vendu à Mme Michau-del un fonds de teinturerie, 69, rue Roche-chouart.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Infé-rieure. Troisième édition. Un volume in-80 avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l'Ecole supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais* qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations ; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser les demandes au bureau du journal.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie 8
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, J professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte, — Prix: 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l'apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- . Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Traité de l’épuration des eaux natu-relies et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-8° avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service dujournal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- -ante-Legré Cie, 7, rue de l’Arsenal, Marseille. Acide tartrique.
- —uch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Agrafes pour courroies
- °Ppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bourgeois jeune et Cie, 12, boulevard d’Alfort, Ivry-sur-misine. Spécialité pour impression sur étoffes. albault et Guibert, 42, rue de Sévigné, Paris. Albumine ée sang, cristallisé pour teintures en rouge et impression.
- . Alizarine
- sotherger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne), oriété anonyme des matières colorantes et produits cnimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). lege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- ischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d'alu-prne, alun pur et raffiné.
- qomas frères, à Avignon (Vaucluse). Alun et sulfate w“mine pur, alun triple raffiné.
- - Amidons
- raverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- rie X-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-Soeure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts. ia„-e anonyme des amidonneries françaises, à Va-enciennes (Nord).
- Ammoniaque
- SolWay et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Kahrès (Jean), 19, rue d'Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d‘)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros aîné et fils, à Saint-Claude (Jura). Perches et bâtons et tous accessoires pour ateliers de teinture. y
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Chàteaud'in, Paris.
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- 180
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzoléines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour ' blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19,21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
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- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Vtctoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crême de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crême de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux, Boulogne-sur-Seine, Paris. Extrait d’eau de javel supérieure.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée con centrée.
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE
- Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
- Renseignements de toute nature sur les apprêts, teintures, impressions et blanchiment des fils et tissus ; plans, devis, installations, etc,
- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
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- Nous croyons devoir conseiller à nos lec-teurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accom' pagnées d’un mandat postal ou d’une valetf sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franc, gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le coli5 postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 11; ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- SOMMAIRE
- ÉLECTRO-CHMIE.
- VAPORISAGE. — NOIR D’ANILINE A L’OZONE.
- RENSEIGNEMENTS DIVERS.
- RECETTES DE TEINTURE. — NOTE SUR LES SULFOLÉATES.
- VERDISSAGE DU NOIR DE CAMPÈCHE. — DES EFFETS DE MOIRE.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- VIOLET CRÉSYL EN IMPRESSION.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- INFORMATIONS.
- LE TRAVAIL DANS LES MANUFACTURES.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- ÉLECTRO-CHIMIE
- aam
- Le xixe siècle se meurt et le xxe va com -mencer.
- Que de transformations se sont opérées dans 0 XIxe, surtout dans la deuxième moitié, et ^pendant nous ne sommes peut-être qu’au debut, et l’électro-chimie nous réserve peut-être des merveilles.
- I A propos d’un torrent des Alpes (Savoie) "Arc, il y a dernièrement une polémique dans ses journaux de Lyon. Une société suisse “ulait dériver les eaux de ce torrent, pour lCréer des forces motrices au profit de la laisse. De là, la colère, et de là vient l'ori-18tne de l’article que j’écris. Electro-chimie, “est peut-être l’avenir.
- I Chers lecteurs, vous devez me trouver ennuyeux, avec les couleurs : des couleurs et toujours des couleurs.
- I Donc, varions un peu, et causons d’électro-| 11116 ; causons des merveilles futures.
- | Assez de télégraphie, où on est arrivé à I qdire Passer six dépêches simultanément sur Ie‘même fil, c'est jeu d’enfants ; assez de télé-I one, assez de courants induits, etc. ; Am
- Pere,qui en est le principal créateur, doit être ontent. La ville de Lyon, reconnaissante, lui ! "ailleurs élevé une statue, pas très belle, i "dis enfin il faut savoir se contenter.
- Mais maintenant les regards se tournent Vers l'électro-chimie; dans le principe, ce
- 5 Juin 1893
- E &)
- n’est pas nouveau ; c’est une application nouvelle, c’est-à-dire que l’on va développer très grandement aux arts chimiques l’emploi de l’électricité créée par les forces motrices naturelles.
- Déjà le comte de Ruolz, dans les dorures, argentures, etc., par des bains alcalins, a résolu un grand problème, mais s’il est le créateur de l'électro-chimie industrielle, il n’est pas sorti de certaines limites.
- Aujourd’hui les idées s’agrandissent et les points de vue de de Ruolz vont se développer.
- Que de révolutions se préparent, au point de vue chimique, bien entendu, grâce à l’électricité. Déjà on ne parle plus que des courants intenses, donnant des températures non moins intenses, éclipsant celles obtenues par le chalumeau à gaz oxy- hydrogène, fondant les matières les plus réfractaires. Nos grands chimistes, Sainte Claire-Deville, Berthier, etc., seraient heureux de vivre de nos jours.
- Les courants électriques directs, intermittents ou indirects, sont appelés à révolutionner tout, même les produits chimiques ; de même que les couleurs artificielles ont révolutionné la vieille teinture.
- Ils peuvent produire dans l’état actuel, des effets de deux natures : ou de la chaleur, ou des effets chimiques. Ce n’est pas nouveau, mais ce sont les applications et les considé-| rations qui sont nouvelles.
- Et cette belle vallée du Rhône est appelée à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de grandes destinées. Ce que l’illustre Maury, géographe américain, a appelé un Mississipi en miniature, jouera un jour, un grand rôle : j’ai nommé le Rhône.
- Les houilles et les pétroles s’épuiseront forcément ; on prend toujours et l’on ne remplace pas: question de temps, absolument comme un enfant gâté qui puise dans la caisse du père défunt, en disant, pour ne rien faire: « Plus tard, je travaillerai, je verrai. »
- Eh bien, en attendant cette échéance, les forces naturelles nous tendent les bras, et principalement dans la vallée du Rhône, que j’ai parcourue à pied dans ses coins et recoins. De tous les côtés, dans cette vallée, route de l’Afrique centrale, les eaux nous disent : « Nous ne demandons qu’à être emmagasinées et à développer par notre chute 1.000.000 de chevaux-vapeur au minimum, et loin de semer la dévastation dans nos crues terribles, nous ne demandons qu’à être bienfaisantes et, après avoir servi de forces motrices pour n’importe quoi, à arroser les champs. »
- Mais en même temps, elles nous disent : « Bah 1 nous sommes en France et il ne s’agit pas de placer des capitaux sur des questions abracadabrantes très éloignées, telles que le Panama, etc. »
- La vallée du Rhône,par la force des choses, jouera un jour un grand rôle dans la civilisation moderne, et dans les produits chimiques.
- (A suivre.) MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite).
- VAPORISAGE
- Mesure de l’action destructive qu’il exerce sur le coton et sur la laine
- Par M. Albert Scheurer.
- Coton. — On prépare deux grands échantillons de calicot que l’on traite de la façon suivante :
- No 1. Tissu de coton écru passé pendant une demi-heure en eau bouillante, puis acidé en acide sulfurique 4 gr. par litre d’eau une
- demi-heure à 80°. Lavage, passage en eau légèrement alcalisée avec de l’ammoniaque, lavage.
- N® 2. Tissu sortant de la lessive de soude du blanchiment et lavé à fond.
- Cet essai permettra de comparer les résistances en blanc et en écru.
- Les tissus ainsi préparés sont suspendus dans une cuve de vaporisage qui sert à faire les échantillons et qui est en marche toute I» journée à la température assez constante de 99°1100° ; on en détache, aux temps voulus, les quantités nécessaires aux essais dynano-métriques.
- N° 1 N 2
- Chaîne Trame Chaîne Tramë
- Tissu tel quel. • • • . 100 100 100 100
- Vaporisé 60 heures. . 82 76 83 90
- » 120 » . 72 49 70 69
- » 180 » . 60 40 59 58
- » 240 » . 51 37 53 50
- » 300 » . 39 32 47 34
- » 360 » . 31 30 41 34
- » 420 » . 26 19 31 25
- » 480 » . 21 19 20 19
- » 540 » . 21 13 14 17
- L’intervalle de 60 heures adopté pou r cef
- essais a été déterminé par des expérience préliminaires assez nombreuses, comnf étant la durée la plus convenable pour la ne1'
- teté des résultats.
- Résultat
- 1° Le tissu écru et le tissu blanc offrent* l’action du vaporisage la même résistant
- 2o Les soixante premières heures produr sent un affaiblissement de 20 %.
- La quatrième colonne ne donne que 10% mais la différence se rattrape au terme su1' vant.
- 3o À partir de 60 heures, et jusqu’à 39 heures, il se détruit des quantités égales 0 cellulose dans des temps égaux, avec1,1 affaiblissement total de 70 %.
- Au delà de 360 heures l’action destruct" se ralentit.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- eau que,
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- m.
- ndus faire! ute la ite de oulus, nano-
- 2
- CD
- Remarque
- L’atmosphère de vapeur dans laquelle ont séjourné les tissus est toujours chargée d’une certaine quantité d’airamenée par l’introduction des échantillons que l'on vaporise dans le courant de la journée.
- Les résultats pourraient être différents si les échantillons étaient placés dans d’autres conditions ; il ne faut pas oublier, en effet, que, dans les précédentes expériences, on a totalisé l’action de trois facteurs : la vapeur, l’air et la température, qui se trouvent toujours réunis dans l'opération industrielle du vaporisage.
- et se rapprochent de celles que l’on constate dans les trois premiers.
- On peut attribuer à la torsion de la chaîne la petite différence de résistance constante que l’on constate dans les essais de vaporisage : 3 heures, 6 heures, 12 heures, 48 heures, 60 heures.
- Si, en regard à la colonne des moyennes, on porte les affaiblissements successifs, on obtient le tableau suivant :
- 100
- 1
- 1
- 0
- 4
- 69
- 58
- 50
- 31
- 34
- 25
- 19
- pour cel érience comnt r la net'
- Laine. — Le tissu choisi pour ces essais est un cachemire très solide, écru, auquel on a préalablement fait subir un dégraissage en sel de soude et savon, à tiède, un lavage et un acide faible en acide oxalique suivi d’un lavage énergique.
- L’expérience m’a démontré, depuis, que ce passage en acide oxalique était inutile ; il s’est, en effet, montré absolument sans action.
- Le vaporisage de la laine a été opéré dans les mêmes conditions que celui du coton, c'est-à dire dans la même cuve et à la même température (9901000), mais avec des temps différents.
- Moyenne des résistances Différences successives
- Non vaporisé 100 )
- Vaporisé 3 heures. 82 )
- » 6 » 77 - 5
- » 12 » 72 — 5
- » 24 » 60 — 12
- » 36 » 50 — 10
- » 48 » 36 — 14
- » 60 » 26 — 10
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- Résistances
- Chaîne Trame Moyennes
- "issu non v; Vaporisé 3
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- Différences en-
- I tre la chaîne et la trame
- A
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- 60
- 50
- 36
- 26
- 5 —
- 05 00 Or *.7 Ci en 00
- m'a pas paru nécessaire
- de refaire les
- de 24 et 36 heures, qui ont donné des considérables entre l’affaiblissement de Ine et celui de la trame. Ces différences
- "e régularisent dans les deux derniers essais
- Malgré les écarts de résistance déjà signalés pour les essais de 36 et 48 heures, les différences moyennes se rapprochent.
- Le vaporisage de 5 heures, comparé à celui de 12 heures, donne un affaiblissement de 5 contre un affaiblissement de 12 constaté entre le vaporisage de 12 heures et celui de 24 heures.
- Résultat
- L’affaiblissement, à partir de 6 heures et jusqu’à 60 heures, paraît proportionnel au temps et se montre, au total, de 75 %.
- Les trois premières heures de vaporisage déterminent un affaiblissement très notable : 18 %. L’action se ralentit ensuite et se régularise.
- Comparaison entre le coton et la laine. — Pour la laine, comme pour le coton, les premières heures de vaporisage déterminent un affaiblissement plus considérable que ne le font les heures suivantes.
- 420 heures de vaporisage affaiblissent le coton de 75 %.
- 60 heures de vaporisage affaiblissent la laine de 75 %.
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- II s’ensuit que la laine résiste sept fois moins que le coton à l’action de cette opération.
- NOIR D’ANILINE A L'OZONE
- Le noir d’aniline a été obtenu, jusqu’à présent, par l’oxydation de l’aniline au moyen du chlorate de potasse, en présence des sels de vanadium ou par le bichromate de potasse chaud. Nous avons eu l’idée d’employer l’ozone pour produire cette oxydation.
- Se tissu est imprégné de la solution suivante :
- Aniline pour noir........... 50 kil.
- Acide chlorhydrique... 180 —
- Eau............................ 1000 litres.
- On ajoute l’acide chlorhydrique à l’aniline pour les transformer en chlorhydrates et on verse la masse dans une cuve renfermant la quantité d’eau nécessaire. Le tissu est bien imbibé de cebainavec les machines employées ordinairement pour cet usage, et envoyé directement dans une chambre à oxyder, construite en bois et pouvant se fermer hermétiquement. On installe le tissu sur des baguettes en verre, disposées à la partie supérieure de ladite chambre, on la ferme et on y envoie de l’ozone qui produit presque instantanément le noir.
- Pour éviter cette formation du noir, désavantageuse à sa solidité, nous commençons l’oxydation au moyen de l’air ozoné sous pression de 1[2 kg.; puis nous terminons dans l’oxygène fortement ozoné qui le fixe complètement et le rend indélébile.
- Ce procédé s’applique également à la soie et à la laine. Toutefois, cette dernière recevra préalablement un bain de bichromate.
- Le noir d’aniline, qui n'avait pas encore pu être obtenu sur les peaux, les cuirs, peut être obtenu, non facilement, mais assez pratiquement, au moyen de l’ozone.
- Le noir, obtenu avec les proportions ci-
- dessus indiquées, est absolument noir. Le noir d’aniline ordinaire s’obtient avec :
- Eau............................ 1000 litres.
- Aniline ordinaire.... 60 kil. Acide chlorhydrique... 200 litres.
- Pour avoir un noir bleu on emploiera : Eau 1000 litres.
- Acide chlorhydrique... 200 —
- Orthotoluidine............... 65 kil.
- Pour une couleur puce, on fait usage de l’a-naphtylamine.
- Nous n’avons pas encore bien étudié l’impression en noir d’aniline développé à l’ozone. Il suffit d’épaissir du chlorhydrate d’aniline ou les chlorhydrates des bases ci-dessus indiquées, au moyen de l'empois, d’imprimer et d’oxyder à l’air ozoné et de terminer dans l’oxygène ozoné. On peut activer la formation du noir, en ajoutant à la couleur des traces en vanadium ou de chorure de cuivre ; mais ces corps ne sont pas indispensables.
- RENSEIGNEMENTS DIVERS : u SP AT, *
- Soie artificielle de Chardonnet. — En réponse à des demandes pour savoir où en est l’emploi, j’avoue qu’à Lyon on n’en parle pas.
- Ramie. — Il s’en fait quelque peu dans les filés fins, dans les articles velours, mais ce n’est pas d’une très grande consommation.
- Reproduction des couleurs par la photographie. — En ce moment il se fait un grand bruit pour la reproduction des couleurs par la photographie, par la Société. A. Lumière père et fils, de Lyon.
- M. Lumière père est suffisamment connu comme artiste, pour qu’il ne soit pas néces-saire d’en faire l’éloge. Voulant renseigner les lecteurs du journal, j’ai eu un entretien avec les fils, le père étant actuellement ’ Chicago, et j’ai vu les premiers travaux. L8 reproduction des couleurs est à l’état d’en; fance, mais il y a un fait acquit. Qui aurait dit> lors des premiers daguerréotypes, que l’on i arriverait aux épreuves instantanées.
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- BT DB L’IMPRESSION DBS TISSUS
- 193
- Il faut 30 minutes de pose, cela ne peut donc s’appliquer qu’aux corps inanimés, et de plus le coloré n’est visible que vu par réflexion sous un certain angle.
- Je ne puis être plus enthousiaste que M. Lumière fils : c’est un début et la suite des travaux d'un grand savant, dont j’ai perdu le nom, mais je l’aurai retrouvé pour le prochain numéro,
- Marius Moyret.
- RECETTES DE TEINTURE
- Ecarlate brillant sur laine
- Pour 100 livres anglaises (1) de laine : Préparer un bain de teinture avec 3 1. de rouge Emin et 10 1. de bisulfate de soude ; entrer à environ 160° Farh., chauffer jusqu’à ébullition, ajouter 3 1. de fluorure de chrome; enlever,plonger de nouveau la laine dans le bain, l’y laisser 30 minutes, enlever, laver et sécher.
- Rose pâle sur laine
- Pour 100 livres de laine : Apprêter le bain avec 11. de rosamine acide A et 101.de phosphate de soude ; plonger la matière à teindre dans le bain quand il est chaud ; élever la température jusqu’à l’ébullition, enlever et passer dans un bain faible contenant 4 1. d’acide sulfurique, pendant 20 minutes, enlever, laver et sécher.
- Bleu foncé sur laine
- Pour 100 livres de laine : Mordancer la laine en la faisant bouillir pendant 1 heure et demie dans un bain contenant 3 1. de bichromate de potasse et 2 1. de crème de tartre ; rincer, puis plonger dans un nouveau bain de 6 1. de bleu dauphin et 2 1. d’acide acétique, puis faire comme avec les couleurs d’aliza-rine.
- Noir noisette sur laine
- Pour 100 livres de tissus : Mordancer en faisant bouillir pendant une heure dans un
- (1) La livre anglaise vaut 453 grammes, .s
- bain ee 3 1. de bichromate de potasse et 2 livres d’acide oxalique. Teindre dans un bain nouveau contenant 15 livres de brun de chrome R, 2 1. 1[2 d’alizarine cyanine 3 R et 2 1. d'acide acétique.
- Rouge terrs-culte sur laine
- Pour 100 livres de laine : Mordancer en bouillant pendant une heure dans un bain contenant 3 1. de bichromate de potasse et 2 1. d’acide oxalique. Teindre dans un bain frais renfermant 5 1. de brun de chrome R, 2 1. rouge 3 G. extra et 2 1. d’acide jacétique.
- NOTE sur les sulfoléates métalliques et leur emploi comme mordants dans les couleurs vapeur
- Le sulfoléate d’alumine à l’état précipité, bien lavé et neutre, mélangé à une matière colorante susceptible de donner avec l’alumine une laque, se combiue avec elle et se fixe sur le tissu par l’action du vaporisage.
- Dans ces conditions, l’alizarine et ses congénères donnent une couleur qui, après un simple lavage, atteint son maximum de vivacité si l’impression a été faite sur un tissu de coton mordancé en sulfoléate de soude ou d’AzH3.
- On obtient au moyen du sulfoléate d’alumine, par son mélange avec l’alizarine pour rose et l’eau de gomme, une couleur absolument neutre et au sein de laquelle la combinaison des éléments ne se produit qu’à la température du vaporisage.
- Avec une alizarine pour rouge et un dosage plus fort on peut arriver à un rouge.
- La maison Scheurer-Rott et Cie emploie ces couleurs depuis le mois de juillet 1881.
- Une addition de sulfoléate d’étain (stan-nique) dans le rouge précédent lui donne un feu considérable. La nuance est développée et déjà à son maximum d’éclat après le vaporisage.
- Par le mélange en proportions variables
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- du sulfoléate d’alumine et d’étain, on obtient toute une gamme de rouges et de roses, du bleuté au jaunâtre. Ces couleurs sont d’une grande fraîcheur.
- L’alizarine nitrée donne de très bons résultats avec le sulfoléate d’alumine et la couleur semble se conserver.
- La graine de Perse, le quercitron, la gaude et toutes les matières colorante que l’on fixe à l’acétate d’alumine, donnent avec le sulfoléate d’alumine un bon résultat.
- En substituant dans ces emplois le sulfoléate de chrome à celui d’alumine, on obtient les laques que fournit l’acétate de chrome ; elles ont généralement une grande transparence, mais sont claires.
- La céruléine donne par ce procédé une nuance très pure.
- Le sulfoléate de fer est également em-ployable, mais pas pour des nuances foncées ; les claires sont très belles et donnent de très beaux unis.
- Le sulfoléate d’étain fixe toutes les matières colorantes citées plus haut, mais la plupart des laques ainsi obtenues ne tiennent pas au savon.
- La maison Zurcher, à Cernay, a employé le sulfoléate de magnésie comme addition aux rouges-vapeur.
- VERDISSAGE du noir de campêche foulé
- On attribue généralement le verdissage et la décoloration, au foulage, du noir de campêche sur laine, à une oxydation insuffisante du bois ou au manque de tartre dans le bain mordant. Dans le Farber Zeitung, M. Walter assure que cela ne peut être dû ni à l’une ni à l’autre de ces deux causes,. puisqu’il est possible d’obtenir sans tartre un noir de campêche parfait et que, d'un autre côté, si le campêche n’est pas complètement oxydé, il est impossible de réaliser un bon noir, même avant foulage. Les vraies causes résident
- dans les capacités tinctoriales différentes des laines que l’on mélange dans les fabriques, dans leur dégraissage imparfait et enfin dans un foulage prolongé, trop souvent rendu nécessaire par ce fait que les laines perdent plus ou moins leurs qualités feutrantes, sous l’influence de l’acide chromique du bain de mordançage.
- On a une preuve évidente de l’action de la dernière cause, si l’on songe que des échantillons de noir de fer sont complètement foulés en 6 heures et demie, tandis qu’il fautlô heures pour des échantillons de noir de chrome. Dans le dernier cas, le dégorgement est beaucoup 1 plus considérable que dans le premier, spécialement pour des laines insuffisamment dégraissées. Cet inconvénient du mordant de chrome a amené plusieurs teinturiers à le remplacer, au moins en partie, par du sulfate de cuivre, ou à diminuer la quantité du mordant employé, en renforçant la matière colorante, afin d’obtenir la teinte désirée ; ou bien, après s’être ainsi servi d’une solution plus forte, de saturer avec du sulfate de cuivre.
- Cette dernière méthode produit un noir très superficiel, qui disparaît aisément au foulage. La matière colorante en excès, fixée par la seconde de ces méthodes, dégorge aussi trop aisément. La première seule donne de bons résultats et l’on peut obtenir un excellent noir, solide au foulage et à la lumière, enmordançant avec un mélange de 2 pour 100 de bichromate et de 2 à 2, 1[2 pour 100 de sulfate de cuivre, dont on ajoute un tiers après teinture.
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- PRODUCTION SUR ETOFFES
- DES EFFETS DE MOIRE
- de différents genres, soit pour moire antique, moire française^ moire sans envers, etc.
- Par M. Gantillon.
- Le procédé habituellement employé pour cette production consiste, comme on le sait, dans l’usage d’un système de battant spécial muni de cylindres, et permettant d’obtenir au tissage les différents effets-de moire désirés.
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- Ce système est très onéreux et très long.
- Le moyen, employé par M. Gantillon, con-siste à tisser l’étoffe sans aucun battant spé-cial, absolument comme si l’on ne devait pas ultérieurement y produire l’effet de moire, et à déterminer ensuite lesdits effets circulaires ou longitudinaux aux endroits que l’on veut, en détournant la trame par une sorte de battage sur le tissu, soit au moyen d’un grattoir quelconque, soit avec l’ongle.
- Ces grattages ou inflexions delà trame aux endroits à moirer ne sont exécutés, sur toute la longueur de la pièce d’étoffe, que sur la moitié de la largeur de la pièce. L’étoffe est ensuite repliée en deux, la moitié grattée sur a moitié restée unie, et l’on fait passer la pièce ainsi doublée à la calandre.
- Ce calandrage produit sur les endroits grattés ou infligés, de même que sur les en-roits symétriques de la partie de l’étoffe "estée lisse, les effets de moire désirée.
- Ce peut faire produire des moirages à pois ° dessins quelconques, en procédant méca-aeuement et automatiquement par le moyen rouleaux ou planches gravées, ou à pointes plantes qui, par une pression quelconque, ““tourneront la trame du tissu.
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- . LES
- "US EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton rit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- L h obtient un bleu foncé avec l’acide P-oxy-mëptolque (voir l’échantillon dans le nu-pre ° du 20 mai) de la manière suivante : on >a„. re les pièces dans une solution conte-"Par litre;
- o-
- " 8r: Acide -oxynaphtoïque, 35 gr. Soude caustique à 38 B, On met _
- ‘oui ecner, puis on imprime avec une j "F Composée de :
- 30 gr. Sulfate de dianisidine,
- 60 » Acide chlorhydrique, 6(10 litre Coupure AB (British gum et gomme adragante)
- 1[2 » Eau d’amidon blanc,
- 400 gr. Glace,
- 14 » Nitrate de soude, 5(32 litre Eau d’amidon blanc.
- 75 gr. Glace.
- 60 » Acétate de soude cristallisé.
- Après impression, on sèche, puis on passe par un bain faiblement acidulé, on rince, on savonne légèrement, on rince de nouveau, puis on apprête.
- On obtient un violet en employant, au lieu de l’acide 3- oxynaphtoïque (point de fusion 216°) le -naphtol. (Voir l’échantillon dans le numéro du 20 mai, page 172.)
- Les auteurs ont trouvé qu’à l’aide de l’acide -oxynaphtoïque (point de fusion 216°), les nuances obtenues étaient complètement différentes de celles obtenues avec l’acide 3-oxy-naphtoïque (point de fusion 156°) ou le 3-naph-toi. Tandis que l’acide -oxynaphtoïque (216°) se décompose par la copulation, l’acide 3-oxy-naphtoïque (216°) ne se dissocie pas.
- C’est pour cette raison que la première combinaison donne la même nuance quele-naph-toi.
- Voici les différentes nuances qu’on peut obtenir par le ^-naphtol et l’acide 3-oxynaph-toïque (point de fusion 216°) :
- Base diazotée :
- Aniline.
- P-toluidine.
- Xylidine.
- 3-Naphylamine.
- Tolidine.
- Dianisidine.
- ^-Naphtol :
- Orange.
- Orange.
- Orange rougeâtre.
- Ponceau.
- Violet-brun.
- Violet.
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- LE; MONITEUR DE LA TEINTUR
- Acide ^-oxynaphtoïque :
- Rouge.
- Rouge.
- Rouge bleuté.
- Bordeaux.
- Violet terne.
- Bleu.
- On obtient ces nuances de même en tein-teinture :
- Avec la dianisidine, on obtient un bleu nuance indigo.
- En teinture, on opère de la manière suivante. Le coton débouilli est préparé en sul-foricinate d’ammoniaque (huile pour rouge turc) et séché. Ensuite on manipule ses pièces dans une solution de sulfate au de chlorhydrate de tétrazodianisol, ensuite dans une solution alcaline d’acide 3-oxynaphtoïque (216°). Ensuite on passe dans un bain faiblement acidulé, on rince à fond et l’on met sécher.
- Les teintes obtenues soit en teinture soit en impression sont très solides au savon. Malheureusement leur solidité à la lumière est très médiocre ; en somme ce sont des teintes revenant relativement cher, ce qui a barré le chemin à ces produits dans l’industrie.
- (A suivre.)
- (Reproduction formellement interdite \
- VIOLET CRÉSYLE EN IMPRESSION
- Voici comment on imprime cette nouvelle matière colorante :
- Pour un kilo empois :
- 20 gr. Violet crésyle, qu’on fera dissoudre dans :
- 250 gr. Acide acétique à 50 %.
- 90 » Amidon blanc.
- 60 » Gomme adragante.
- 45 cc Glycérine,
- 26 gr. Acide citrique.
- 440 » Eau.
- Bien faire cuire le tout; après refroidissement on ajoute :
- 25 cc Acétate d’alumine à 6° B.,
- 20 gr. Tannin dans :
- 20 » Acide acétique à 50 %.
- On imprime, après impression on met Se
- Echantillon violet crésyle 2 % une pression de 0, 3 atmosphère. Passer* émétique à 1%, rincer à fond, savonner à 509 dans une flotte contenant 1 gr. de savoir Marseille par litre.
- Rincer de nouveau, puis apprêter.
- Ces teintes sont solides au savon et à lumière.
- (Voir article dans le numéro du 20 av page 123.)
- PERFECTIONNEMENTS]
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discus". l'analyse des brevets de nature à intére nos lecteurs.
- APPLICATION ET FIXATION indélébiles des couleurs sur les tissus, immersion
- Par M. Armand Julien.
- Le procédé faisant l’objet de la présent®1 vention permet d’appliquer par un mode pulvérisation et de fixer solidement les Co leurs sur les tissus de toute nature et quelle soit la fibre qui les compose.
- L’appareil pulvérisateur employé à 1'8 cation des couleurs sur les tissus comp ! un récipient en forme de trémie, conten8, solution colorante et se terminant par un" tage à orifice très étroit, et puis un réser"" air froid adjacent, que l’on alimente d'aif moyen d’une pompe, d’un ventilateur, ete1
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- par un tuyau flexible permettant le déplacement de l'appareil.
- De même que dans tout pulvérisateur, le courant d’air froid de section convenable vient frapper, sous l’angle voulu, les lèvres de l’ajutage, y rencontre les gouttelettes de matière colorante qui s y présentent successivement, les pulvérise, les transporte et les répand à l'état de buée sur le tissu à colorer. On peut diviser le récipient en plusieurs compartiments contenant chacun une couleur différente, de manière à pouvoir appliquer plusieurs teintes à la fois.
- Pour réaliser cette coloration des tissus sans immersion, on les étend sur une surface plane et on les y asperge d’une première solution froide, qui constitue le mordant, puis d’une seconde solution froide, qui produit par précipitation le colorant. Voudra-t-on, par exemple, colorer le tissu en noir; la première solution se composera d’oxydants, tels que le bichromate de potasse, le sulfate de cuivre, les sels ferriques, l’acide acétique, etc., et la seconde solution sera formée d’hématite qui, projetée sur la première, produira sur la fibre du tissu un précipité insoluble de la nuance voulue.
- PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS A TEINDRE Par M. Robert Shaw.
- L’invention est principalement destinée à la teinture de la laine en cannettes ou sous toute autre forme, comme, par exemple, en enroulement sur des bobines ou des ensou-pies, mais elle se rapporte tout aussi bien au traitement des matières fibreuses par des liquides de lavage et de blanchiment.
- Elle consiste essentiellement, d’une part, dans une chambre à vide servant également de récepteur pour le liquide de teinture, mu-nie à son point culminant d’un éjecteur et d’une pompe, et à sa partie inférieure d’un dispositif auquel elle est reliée au moyen d’un conduit, dispositif propre à recevoir et à maintenir les matières à traiter et portant des ori
- fices et des passages pour l’entrée et la sortie du liquide, et, d’autre part, dans un récipient mobile de teinture et dans un genre de plateforme mobile ou autre appareil de levage convenable pour élever et abaisser à volonté la teinture, afin de l’amener en contact avec une support des matières à teindre.
- L’éjecteur sert à amener, à l'aide du vide, le liquide dans la chambre sur laquelle il est appliqué et à refouler ensuite ce liquide au dehors.
- Le récipient mobile de teinture se compose d’un ou de plusieurs bacs à teinture montés sur roues et qui sont élevés vers le support de matières à teindre, ou abaissés à volonté avec le concours de la plateforme mobile ou autre appareil de levage.
- PRODUCTION DE MATIÈRES COLORANTES jaunes à rouges brunes pour teintures des laines
- Par la Compagnie Parisienne de couleurs d'anilins
- De recherches suivies tentées par la Compagnie Parisienne de couleurs d’aniline, il ressort que l’antracrysone, qui par elle même est sans aucune importance en tant que ma. tière colorante, produit, par traitement avec de l’acide sulfurique fumant, des colorants d’une certaine valeur et dont les nuances vont du jaune au rouge brun. De plus, par des expériences faites, la même Compagnie a constaté que deux sulfo-groupes peuvent être introduits dans l’anthracrysone et que l’acide sul-fonique ainsi formé teint la laine mordancée ou non en nuances qui résistent au savon.
- C’est sur ces découvertes qu’est basée la présente invention, que l’on met en pratique de la manière suivante : L’anthracrysone purifiée est mélangée par agitation avec environ 3 à 4 fois son poids d'acide sulfurique fumant, d’une teneur en SO* de 10 à 20 pour 100, Le mélange est chauffé à 100° C. jusqu’à ce qu’un échantillon prélevé dessus donne avec de l’eau une dissolution tout à fait claire. La masse de la réaction se verse dans une forte quanti-tité d’eau bouillie et, s’il y a lieu, en retire par
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- filtration la faible quantité d’anthracrysone restée sans changement.
- L’acide sulfonique peut être précipité de la dissolution ainsi obtenue à l'aide du sel commun, ou plus avantageusement, en être séparé sous forme du sel de sodium par sursaturation avec du sel de soude. Le sel de sodium est reçu d’une dissolution chaude sous forme d’un précipité cristallin non distinct, de couleur de rouille et d’une excessive difficulté de solubilité dans de l’eau froide. Par reeris-tallisation dans l’acide acétique fortement délayé, on reçoit le sel de sodium acide sous forme de belles feuillettes jaune d’or avec éclat vert ; la teneur en soufre et sodium est conforme à la formule du sel de sodium de l’acide anthracrysone sulfonique C. H O (so,N5)..
- L’acide anthracrysone disulfonique teint la laine non mordancée en nuance jaune pur, la lains chromée en nuance rouge brun et la laine aluminée en nuance orangée.
- Toutes ces teintes se distinguent par une grande vivacité, par la pureté à la vue en plan, par l’excellence de leur pouvoir d’égalisation et par leur solidité à l’encontre du savon.
- MACHINE A CHINER TOUT FIL TEXTILE EN UNE OU PLUSIEURS COULEURS Par M. Jules Florin Leclercq.
- Le mode actuel d’impression des fils est une opération qui se pratique sur écheveaux par le moyen de rouleaux ou de planchettes cannelés. Or, le travail se faisant à la main et sur une masse de fils plus ou moins bien étalée, a pour résultat, d’une part, un chinage plus ou ou moins bien traversé, suivant le nombre plus ou moins grand de fils superposés et d’autre part d’une production très restreinte, en égard au nombre de manutentions exigées par ce mode d’impression sur éche-vettes. En effet, on compte : 1° état minutieux des échevettes , 2° impression de ces éche-vettes étalées ; 3° démontage, puis séchage, le tout pour une seule couleur imprimée par rouleaux cannelés et comme le chinage de plu
- sieurs couleurs ne peut se faire queparlemoyen de planchettes la même série d’opérations doit se répéter pour chacune des autres couleurs dont se compose le dessin à réaliser, attendu que chaque planchette ne comporte qu’une seule couleur.
- L’idée fondamentale de l’invention présente repose sur le fait d’imprimer d’une façon continue et chaque fil isolément un nombre très grand de fils, chacun d’une longueur illimitée, puis de les recevoir tous séparément et séchés, sur des dévidoirs qui en font des échevettes, moyen le plus propre et le plus pratique pour l’opération ultérieure du fixage. L’invention consiste donc à imprimer en une ou plusieurs couleurs, avec ou sans superposition de couleurs tout fil textil, et ce, un nombre illimité de fils passant en une nappe, l’un à côté de l’autre et d’une façon continue, sous les rouleaux imprimeurs.
- Par ce système, on obtient un chinage tout à fait net, parce qu’on imprime chaque fil isolément ; une production relativement très forte, parce que, marchant sans arrêt et d’une façon continue, il se fait que le chinage en une ou plusieurs couleurs, le séchage et le dévidage s’effectuent simultanément et sur une quantité beaucoup plus considérable de fils transformés aussitôt en autant d’échevettes et ne demandent pas plus de temps qu’il n’en faut actuel lement pour chiner deux ou trois échevettes.
- PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A IMPRIMER sur tissus, dites : « machines à imprimer au rouleau »
- Par MM. F. du Closel et Blanc
- L’impression ordinaire au rouleau sur tissus s’effectue, comme on le sait, dans les machines à imprimer actuellement en usage, à l’aide de rouleaux gravés en creux.
- La présente invention se rapporte à un dispositif permettant d’employer dans ces mêmes machines des rouleaux gravés en relief, en lieu et place de ceux gravés en creux, et d’arriver, grâce à ce remplacement ou à
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- ST DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- cette substitution, à un résultat supérieur, aussi satisfaisant que celui fourni par l’im-pression à la planche, dite « impression à la main.
- I Ce dispositif se compose d’un rouleau à pi-cots, placé sur le côté du tambour-presseur de la machine à la sortie du tissu; ce rou-|leau à picots, dont la pression sur le tambour Bosseur peut être réglée comme celle d’un Touleau ordinaire , produisant l’appel et la “ension du tissu soumis à l’action des rou-Jeaux à imprimer gravés en relief et n'écra-sant pas l‘impression,ainsi que cela se remar-Iedans le procédé ordinaire.
- | Les picots de ce rouleau sont tenus cons-fragment propres à l’aide de rouleaux garnis de molleton ou de tout autre système de net-toyage.
- PROCÉDÉ PRÉSERVANT TOUS DESSINS QUELCONQUES SUR TISSUS
- du tirage à poils
- Par MM. G. Laveissièr. et Chamont.
- | Le procédé se rapportant à la présente in-ntion consiste dans la préservation de cer-ines parties de la surface des tissus, parties “rmant des dessins quelconques, de l’action des engins producteurs du lainage ou tirage à Poils, et, par conséquent, d’obtenir ces tissus vee des dessins non lainés alors que le reste e Présente en lainage.
- | on commence par imprimer sur le tissu en ““lement, à l’aide d’un apprêt spécial, le qs"sin qu’il s’agit de soustraire à l’opération Jrage à poils. Ce dernier sera blanc ou co-
- 6 selon qu’on aura ajouté ou non à l'apprêt ne °u plusieurs matières colorantes.
- ePrës l’impression, on procède de suite au 8e à poils, ou bien on vaporise au préala- ®le tissu, pour peu que la fixation d’une cou-tondssociée à l’apprêt impose cette précau-p et on soumet,, après le tissu vaporisé à SPeration du tirage à poils, telle qu’elle se | ^Ue d’ordinaire.
- Lnces explications il découle clairement | aide de ce procédé on peut réaliser des
- dessins soit blancs, ou colorés, en une ou plu-sieurs couleurs, selon que l’on aura imprimé l’apprêt blanc ou coloré préalablement. Le fond peut même être coloré après l’impression de l’apprêt et avant le tirage à poils, par une seconde impression.
- L’on peut de même obtenir par le même procédé et de façon inverse, des dessins tirés à poils sur des fonds non lainés, c’est-à-dire protégés contre le lainage.
- {Reproduction interdite.)
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- INFORMATIONS
- et
- Nous apprenons que le Ministre de la Guerre, cédant à de nombreuses demandes, vient de décider que les draps rouges, ton garance, seront, à partir du 1er janvier 1894, teints exclusivement à la garance végétale de provenance française.
- Toutefois l’administration de la guerre se réserve le droit, pour toute la durée des nou-veaux marchés, de prescrire un autre mode de teinture dans le cas où la garance dépasserait le prix de fr. 60 les 100 kilos.
- Une Société, ayant pour objet unique et spécial le produit de l’exploitation des usines et ateliers de flottes couleurs, vient d'être fondée à Lyon, au capital de 60,000 francs, Cette société, dont la durée est fixée à 8 ans et 3 mois, est formée de la réunion des maisons lyonnaises :Corron et Baudouin, 27, rue Godefroy ; Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marnas, à Villeurbanne; Pétrus, Pierron et Bouchard, de Villeurbanne; Guillon et Vignet, 31 rue de Sèze ; Mercier, Chaumartin et Vatoux, 27, rue Sébastopol ; Comte et Seux, 65, rue Sully.
- La raison et la signature sociales sont : Renard, Corron, Bonnet et Cie.
- Nouvelle matière colorante minérale
- M. Joly vient de faire tout récemment une communication sur une nouvelle matière colo-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- rante minérale. C’est une matière colorante rouge, résultant d’une combinaison non étudiée encore du ruthénium, un oxychlorure de ruthénium ammoniacal. Elle possède un pouvoir tinctorial comparable à celui des matières colorantes les plus riches, parmi celles dérivées du goudron de houille, par exemple, la fuschine. Un cinq-millionième de cette substance suffit pour colorer l’eau. Elle teint la soie directement, et la teinture serait solide, Malheureusement, le ruthénium est pour le moment un métal si rare, et par conséquent d’un prix si élevé, que cette découverte ne constitue actuellement qu’une curiosité scien-fitique.
- LE TRAVAIL DES FEMMES Et des enfants
- DANS LES MANUFACTURES
- La loi du 2 novembre 1892, sur le travail, prescrit que les différents genres de travail présentant des causes de danger ou excédant les forces, ou dangereux pour la moralité, qui seront interdits aux femmes, filles et enfants, seront déterminés par des règlements d’administration publique.
- La même loi porte que les femmes, filles et enfants ne peuvent être employés dans les établissements insalubres ou dangereux où l’ouvrier est exposé à des manipulations ou à des émanations préjudiciables à sa santé, que sous les conditions spéciales déterminées par des règlements d'administration publique pour chacune de ces catégories de travailleurs.
- Les règlements d’administration publique prévus par ces dispositions légales ont été promulgués au Journal officiel du 14 mai.
- Nous reproduisons ci-dessous les passages du décret qui intéressent notre industrie :
- Article premier. — Il est interdit d’employer les enfants au-dessous de dix-huit ans, les filles mineures et les femmes au graissage, au nettoyage, à la visite ou à la réparation des machines ou mécanismes en marche.
- Art. 2. — Il est interdit d’employer lesiac fants au-dessous de dix-huit ans, les filssot mineures et les femmes dans les ateliers ne se trouvent des machines actionnées à la® | ou par un moteur mécanique dont les par dangereuses ne sont point couvertes de cou' h engrenages, gardes-mains et autres orgat protecteurs.
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- Art. 4. Les enfants au-dessous de se1z68
- ne pourront être employés à tourner des roi verticales que pendant une durée d’une den journée de travail divisée par un repos df demi-heure au moins.
- Art. 8. — Il est interdit de préposer1 enfants au-dessous de seize ans au ser" des robinets à vapeur.
- Art. 11. — Les jeunes ouvriers ou ouvre au-dessous de dix-huit ans employés^1 l’industrie ne peuvent porter, tant à l’intérK qu’à l’extérieur des manufactures, usines,’ liers et chantiers, des fardeaux d’un P
- pe
- hi h pa di
- e
- P
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- supérieur aux suivants :
- Garçons au-dessous de 14 ans. . . . 1 Garçons de 14 à 18 ans.................
- Ouvrières au-dessous de 16 ans. . • 5, Ouvrières de 16 à 18 ans...............
- Il est interdit de faire traîner ou pousser 1 j lesdits jeunes ouvriers ou ouvrières, t8). l’intérieur des établissements industriels sur la voie publique, des charges corres" dan ts à des efforts plus grands queceus dessus indiqués.
- Les conditions d’équivalence des deuxg^ | de travail seront déterminées par arrêté n tériel.
- Le travail des enfants, filles mineur | femmes n’est autorisé dans les atelier " I nommés ci-après que sous les conditions8 1 cifiées à un tableau annexé au décret rapP"
- plus haut, et dont nous nous bornons 8 traire les parties concernant notre indusl Blanchiment (toile, paille, papier). - | o_ 1_____________ logle
- enfants au-dessous de dix-huit ans, Jes
- mineures et les femmes ne
- t > « ~ —, » -u» = e
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- ployés dans les ateliers où se déga8e I chlore et l’acide sulfureux. (Vapeurs nuis* |
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- KTDE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 201
- Traitement des chiffons par la vapeur de ployer les f-acide chlorhydrique. — Les enfants au-des-.ns, les fi sous de dix-huit ans, filles mineures et femmes es atelien ne seront pas employés dans les ateliers où se néeslamidégagent les acides. (Vapeurs nuisibles.) it les parI Blanchisseries des déchets de cotons et co-es de counetons gras. — Les enfants au-dessous de dix-très organhuit ans, filles mineures et femmes ne seront gPas employés dans les ateliers où l’on mani-de seizesapule 1® sulfure de carbone. (Vapeurs nuisibles.) 1er desrof Dégraissage des déchets de laine. (Voir d’une dePeaux, étoffes, etc.)
- repos die Epaillage des laines et draps par la voie humide. — Les enfants au-dessous de dix-réposer— huit ans, filles mineures et femmes ne seront ! au sent Pas employés dans les ateliers où se dégagent t des vapeurs acides. (Emmanations nuisibles.) u ouvrier Fabrication du feutre goudronné. — Les ployés • enfants au dessous de dix-huit ans ne seront à l’intéri Pas employés lorsque les poussières se déga-isines,1 8ent librement dans les ateliers. (Poussières d’un pot nuisibles.)
- Fabrication de feutres et visières vernies. — . 10)1 Les enfants au-dessous de dix-huit ans ne 15. seront pas employés à la préparation et à . 5 | l’emploi des vernis. (Danger d’incendie et
- • 10 ousseri res, ts striels’ orresp’ e ceus
- uxge Hé mi’
- neur * liers ' ions rapt ns 8 idustf
- 1 lesf pas agell :eihlë
- vapeurs nuisibles.)
- Grillage et gazage des tissus. — Les enfants au-dessous de dix-huit ans, les filles mineures
- et les femmes ne seront pas employés lorsque les produits de combustion se dégageront librement dans les ateliers. (Emanations nui-8ibles.)
- Dégraissage des peaux, étoffes et déchets de laine par les huiles de pétrole et autres hydrocarbures. — Les enfants au-dessous de dix-huit ans ne seront pas employés dans les ateliers où l’on traite par les dissolvants, où 1 on trie, coupe et manipule les déchets. (Dan-8er d’incendie. Poussières nuisibles.)
- Fabrication de taffetas ou toiles vernis ou crés. — Les enfants au-dessous de seize ans
- ne seront pas employés dans les ateliers où on prépare et applique les vernis. (Danger ^incendie )
- Teintureries. — Les enfants au-dessous de
- dix-huit ans, les filles mineures et les femmes ne seront pas employés dans les ateliers où l’on emploie des matières toxiques. (Danger d’empoisonnement.)
- Fabrique de toiles peintes. — Les enfants au-dessous de dix-huit ans, les filles mineures et les femmes ne seront pas employés dans les ateilers où l’on emploie des matières toxiques. (Danger d’empoisonnement.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Bayoud fils cadet et Rochette, teinturerie en peaux, à la Tronche. — Jug. du 19 avril. — Liquid. : M. Rivail.
- DÉCLRAATIONS DE FAILLITES
- Leclerc, en son vivant, teinturier, rue des Dames, 104, à Paris. — S. : M. Lesage. Jug. du 5 mai.
- Piveteau (Narcisse), teinturerie, à Châ-teaubriant. — Jug. du 28 avril. — S. : M. Billaud.
- FORMATIONS DE SOCIETES
- Formation de la Société en nom collectif les fils de A. Guillaumet et Cie, teinture de tissus de laine, laine et coton, laine et soie, apprêts, 51, quartier National, à Suresnes. — Durée : 20 ans. — Cap. : 2,000,000 de fr. — Acte du 6 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Boudot et DESSEPME, expt. du produit dit « Négrotine », ou « Noir direct », 4, rue du Parc, à Alfortville. — Cap. : 480,000 fr. — Acte du 11 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Gros et Cie, fab. de bâtons de teinture et perches d’étendage, à Vaux-lès-St-Claude. — Durée : 10 ans. — Cap. : 9,000 fr. — Acte du 8 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Patouillard frères, glaçage des fils de soie et de coton, 68, rue Désirée, à Paris. — Durée : 9 ans. — Cap. : 20,000 fr. — Acte du 21 avril.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 8 avril, de la Société Gros-Tabussiat-Patel, fab. de bâtons
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- 202 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de teinture et perches d’étendage, à Vaux-lès-St-Claude. — Acte du 8 avril.
- BULLETIN FINANCIER
- Le 3 010 se traite aux environs de 96.25. No autres fonds sont à peu près délaissés.
- L’Italien a bien de la peine à se tenir à 92.90. Le syndicat qui détient ce marché a bien de la peine à soutenir les cours, car le public est plu-tôt disposé à se débarrasser de ce qu’il possède de cette rente qu’à en augmenter le stock. La rente Turque fait ureuve d’une très grande fer meté. On parle d’une augmentation du revenu qui porterait celui-ci à 1 1[4 0|0 au lieu de 1 0[0, ceci sous toutes réserves. L'obligation Egyptienne Unifiée monte légèrement à 511.
- La Banque d’Escompte est faible à 153.
- La Banque de Paris est sans affaires à 665.
- Le Foncier reste encore en baisse à 960.
- Le Crédit Lyonnais est à 761.
- La Banque ottomane a un marché relativement animé à 600
- Le marché des actions de nos grandes Compa-gnies de chemins de fer est toujours dépourvu d’intérêt. Les cours n’en font pas moins preuve d’une très grande fermeté.
- Le Suez a bonne tenue à 2.670.
- Le Panama est à 20 fr. La concession a été prorogée pour 20 mois, c’est-à-dire pour un temps largement suffisant à la reprise des travaux.
- Le Corinthe est à 127. -
- Le Gaz cote 1.385.
- La Transatlantique est à 525.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’École supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in 8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la pupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais* qui ne peuvent être
- consultés utilement que par des spécialistes,® non par des industriels désireux d’y trouver 4 renseignements se rattachant à toutes les induO tries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que no« présentons aujourd’hui au public, l’auteur, 4 contraire, s’est attaché à allier intimement Ig théorie à ses applications industrielles.
- L'ouvrage est conçu d’après le plan générale® ment adopté par tous les auteurs classiques, eh tous les corps présentant quelque intérêt au po4 de vue industriel y sont décrits avec leurs mode® de fabrication les plus récents, leurs propriétéselt leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte,bî| sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit el coupe, soit en perspective conventionnelle, el permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles reprëé-sentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture’ des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrai couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8°
- avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. -Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse-M. Félix Régamey, qui a vécu au Jupon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel ils donnent une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la déco-ration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriquées, qui sont d’un usage et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté par les architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue ont leurs chapitres spéciaux.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- <0 ou
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. ED. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser les demandes au bureau du journal
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l'apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- . Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel.
- — Un volume grand in-80 avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Y emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol, in-18, franco, 4 fr.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8 avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Fycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de fer et de cuivre.
- —ante-Legré et Cie, 7, rue de l’Arsenal, Marseille. Acide —tartrique.
- —uch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bourgeois jeune et Cie, 12, boulevard d’Alfort, Ivry-sur-mieine. Spécialité pour impression sur étoffes.
- -alhault et Guibert, 42, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang, cristallisé pour teintures en rouge et impression.
- . Alizarine
- erzherger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). olege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mmine, alun pur et raffiné.
- qomas frères, à Avignon (Vaucluse). Alun et sulfate a alumine pur, alun triple raffiné.
- Amidons
- t averne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- poux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-g.leure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- eleté anonyme des amidonneries françaises, à Va-enciennes (Nord).
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt* divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d‘)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre. ,
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros aîné et fils, à Saint-Claude (Jura). Perches et bâtons et tous accessoires pour ateliers de teinture.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudan, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzoléines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Portier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), U, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19,21,23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- A VENDRE
- GÉNÉRATEUR 80 chevaux, avec tous ses appareils complets, se composant de 1 corps cylindrique, 2 bouilleurs, 3 réchauffeurs état de neuf. Constructeur, P. Villette, de Lille. Prix 3,500 fr., sur wagon en gare de Fondettes-Saint-Cyr. Poids, 28,000 kil.).
- S’adresser à M. Renard, à Fondettes.
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- CHIMISTE BREVETÉ
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- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Vtctoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et cême de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour tissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de Javel
- Baroux, Boulogne-sur-Seine, Paris. Extrait d’eau de javel supérieure.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE
- Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
- Renseignements de toute nature sur les apprêts, teintures, impressions et blanchiment des fils et tissus ; plans, devis, installations, etc.
- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 12. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juin 1893
- SOMMAIRE
- ÉLECTRO-CHIMIE (suite).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- LA SOIE ARTIFICIELLE.
- RENSEIGNEMENTS DIVERS.
- APPAREIL POUR TEINDRE.
- PYRONINE G. — ORANGÉ ACRIDINE N.O.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LE DEGRAISSAGE DES FIBRES.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- ÉLECTRO-CHIMIE
- (Suite)
- Les forces motrices naturelles sont donc à 1 ordre du jour ; à Lyon, il n’est question que de cela. Mais telles qu’on les comprend, on est dans l’erreur. Deux grands projets sont sur le tapis, mais de longtemps encore les transports à distance ne pourront rivaliser "vec l’emploi du charbon et les machines à Condensation. Les forces motrices hydrau-liques doivent être employées sur place, or il "rrive que, dans bien des cas, elles perdent de leur valeur, car elles n’ont pas constam-ment leur utilisation, par exemple, la nuit, les jours fériés, les jours de chômage faute de "ravail. Eh bien, c’est ici que l’électro-chimie PoArra rendre de grands services. Les deux emplois se compléteront.
- La dérivation de l’Arc, pouvant développer Une force de 20,000 chevaux, est retenue, selon les journaux, par la Société des Chlo-ittes de Paris. — Je cite d’après ce que j’ai
- Actuellement, dans le bassin du Rhône, on "lise déjà pas mal de force hydraulique, ndis sur place, tous les transports à distance “yant donné que des résultats médiocres, "eme par les courants électriques.
- Au Leu de tant exporter les capitaux fran-rer” de l’étranger, il vaudrait mieux amélio-notre industrie. Assez de chevalerie en
- matière de finances vis-à-vis des peuples amis. Chacun pour soi. Comment, l'Algérie produit l'alfa, qui va se transformer en pâte à papier en Angleterre : est-ce que la vallée du Rhône n’est pas tout indiquée pour cette production ? Au bas prix des charbons anglais on répondra par les forces naturelles, et dans les interruptions de travail, on utilisera les forces comme courants producteurs ; il y a des produits qui peuvent s’emmagasiner, de sorte que jour et nuit on peut utiliser les forces ; quand ce ne sera pas pour des effets mécaniques, ce sera pour des effets chimiques.
- Il y a deux électricités : 1o la dynamique. Jadis, dans ma jeunesse, on la produisait par les piles ; et 2o la statique, que l’on obtenait par les électrophores et les machines. Aujourd’hui, tout cela a bien changé, et l’électricité quoiqu’encore à l’état d’enfance, est appelée à tout révolutionner dans les arts chimiques, grâce à sa production mécanique.
- Généralement les courants dynamiques donnent des décompositions et l’électricité statique, par ses étincelles, des synthèses, des reconstitutions.
- Je ne suis pas au courant de la production, par les courants électriques, des chlorates, dont l’importance devient de jour en jour plus considérable dans l’industrie ; mais ce que je sais, c’est que l’emploi du bioxyde de manganèse pour la production du chlore est inutile : les mines de cet oxyde peuvent donc disparaître. De là, révolution dans les arts chimi-
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- LE MONITEUR DE LAITEINTURE
- 85-
- S
- ques, dans la fabrication de l’acide chlorhydrique, qui perd beaucoup de son importance, et, par ricochet, de l’acide sulfurique et toujours de la consommation du soufre et des pyrites. Le moment n’est peut-être pas très éloigné où l’on fabriquera la soude caustique par l’action des courants dynamiques sur le sel marin. Des études se font en ce moment. D’une part, on produira l’acide chlorhydrique, et d’autre part la soude caustique très pure, nécessaire aux besoins de la savonnerie.
- La production d’acide sulfurique sera considérablement limitée.
- Mais c’est surtout dans les synthèses que l'électro-chimie est appelée à jouer un rôle considérable et à donner des résultats merveilleux.
- (A suivre.) MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- Les Bleus Directs
- Les matières colorantes bleues teignant le coton sans mordançage préalable sont nombreuses, exemple, la Benzoazuine, le bleu azo, l’azurine brillante, le bleu Congo, la sul-foneazurine, la diazurine, le bleu diamine, les bleus benzo, le bleu Zambèze, le bleu Chicago, etc. etc.
- De toutes ces matières colorantes, c’est le benzoazurine qui trouve l’application la plus étendue. Les colorants bleus directs manquent en général (exception faite du bleu pur diamine) de brillant, tandis que nous possédons dans cette classe de matières tinctoriales dans les autres nuances des produits d’un brillant tout à fait remarquable, par exemple les rouges, les jaunes et les orangés.
- En impression ces bleus ne trouvent aucune
- application, vu leur peu de solubilité, et nous sommes pour ainsi dire dépourvus d'argents fixateurs convenant à ces matières colorantes Le sulfocyanure d’alumine a été proposé comme fixateur, mais les teintes obtenues ne différent pas grandement de celles ne contenant pas cette drogue. Une grande application in* dustrielle de ces produits consistent à teindre les pièces et de produire ensuite soit des en-levages blancs, soit couleurs, à l’aide de l’acétate stanneux, ou de la poudre de zince le bisulfite de soude. La benzoazurine sert beaucoup comme fond pour les bleus de cuve
- Afin d’obtenir, avec la benzoazurine, des bleus égalant à peu près comme solidité àis lumière le bleu de cuve, on a proposé un traitement ultérieur du coton teint en sulfate de cuivre. L’action des sels de cuivre a été étt-diée en premier lieu par M. Shoen, qui en fi* le rapport à la Société industrielle de Mu" house. Ce chimiste avait trouvé que le cuivre métallique précipité, le sulfate, l’acétate etl chlorate de ce métal, garantissaient le blet d’alizarine le bleu méthylène et le bleu de C& sella, de la déteinte. Le ferrocyanure de cuivr par contre, n’exerçe aucune action. Ces ses produisent aux endroits blancs du tissu df l’oxycellulose, tandis que les couleurs ne SOn pas changées. L’action de la lumière dans c cas peut être considérée comme une déox) dation.
- On n’est pas encore tout à fait d'accord s" l’action que produit le sulfate de cuivre 85 la benzoazuriue ; les uns prétendent qu’une M que superficielle se produit avec le cuivr6! la matière colorante, les autres sont d’av que, par le traitement au bouillon en sulfate | cuivre, il se dépose sur les filés une min couche d’oxyde de cuivre, qui filtre po" ainsi dire les rayons solaires. Cette theoriel beaucoup de vraisemblable ; l’oxyde de cul vre étant jaunâtre, les teintes de benzoa?" rine, après le bain de sulfate, virent au ver" En plus, par des lavages au savon souvent^! pétés, la nuance première reparaît, l’oxyde I cuivre étant tant soit peu soluble dans les” I
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- ET DE L’MPRESSION DES TISSUS
- 80
- or
- calis. En traitant les teintes sulfatées dans des bains acides, la couche d’oxyde de cuivre est instantanément changée en sel soluble et la nuance de la benzoazurine reparaît.
- Nous donnerons d’abord les procédés de teinture de la benzoazurine.
- Procédé pour teindre la benzo asurine sur filés coton :
- Pour 10 kilos de coton, on prépare un bain de 200 à 250 litres d’eau et 250 gr. de savon. On chauffe à 50 ou 600C, on écume le savon de chaux formé, puis on lise les filés quelquefois sur ce bain ; ensuite on ajoute la solution de la matière tinctoriale, qui devra avoir été filtrée. Pour les nuances claires (1/2-1 %), on ajoutera encore 800 gr. de sulfate de soude, pour les nuances plus fournies, 1,200 gr. à 1 1/2 kilos. On chauffe au bouillon et l’on maintient cette température pendant une heure ; on rince et l’on met sécher.
- (A suivre.) (Reproduction formellement interdite V
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- Communication à la Société industrielle d’Amiens,par M. Jules Batifolier.
- L’Exposition universelle de 1889 n’est pas encore tellement éloignée, qu’il soit impossible de retrouver au moins quelques souvenirs dans la mémoire de ceux qui l’ont visitée. En ce qui nous concerne, nous pouvons affirmer que c’est avec un plaisir infini et un sentiment de fierté patriotique que nous nous rappelons ces grandes assises des arts et de l’industrie, où tant d’étrangers, partis de tous les points du globe, sont venus à Paris admirer les mani-festations grandioses de notre travail national. I nous semble toujours entendre les cris d'ad-Giration des visiteurs, leurs appréciations Pleines d’enthousiasme. C’est beau, admirable, Splendide, disaient-ils et ils avaient raison, car le spectacle qui leur était offert, dépassait de beaucoup tout ce que l’imagination la plus fé-conde avait pu faire naître dans leur esprit.
- Sur un point cependant les curieux étaient loin d’être d’accord, c’était quand il s'agissait de désigner ce qu’il y avait de plus remarquable dans cet amas de merveilles. Parbleu, disait l’un, c’est la tour Eiffel. Allons donc, criait l’autre, c’est la galerie des Machines. Un troi-sième affirmait que le Dôme central, flanqué des Palais des beaux-arts et des Arts libéraux, devait avoir la priorité. Enfin, selon ses goûts, ses aptitudes, chacun avait la prétention d'indiquer sûrement le chef-d’œuvre. Quelques personnes ayant bien voulu nous demander ce que nous pensions sur ce sujet si délicat, nous répondîmes sans hésiter qu’à notre avis du moins, le clou de l’Exposition universelle de 1889, c’était la soie artificielle. En effet, ce produit vraiment extraordinaire et tout à fait nouveau était venu, silencieusement et sans porter ombrage à personne, occuper au premier rang une place qui, selon nous, ne pou-vait raisonnablement pas lui être disputée.
- L’un des premiers nous avons compris toute l’importance que la soie artificielle pouvait avoir dans l’avenir ; l’un des premiers aussi nous l’avons examinée de très près au point de vue de sa fabrication. A peine était-elle arrivée au Champ de Mars que nous la signalions au Comité des fils et tissus de notre Société, puis à celui de physique, chimie, agriculture. Un peu plus tard nous avions l’honneur de vous la présenter en Assemblée générale. Notre premier travail sur la soie artificielle ayant été forcément écourté, par suite du manque d'échantillons de fils que nous n’avions pu obtenir malgré de nombreuses démarches, devait être repris aussitôt que nous aurions réussi à nous procurer les éléments indispensables pour une analyse sérieuse du nouveau textile ; ces types tant désirés nous sont enfin parvenus ; il nous a été alors possible de faire de nombreux essais dont nous allons vous entretenir.
- Mais avant de passer à l’étude comparative de la soie artificielle et de la soie normale produite par la larve du Bombyx du mûrier ou ver à soie, qu’il nous soit permis de vous
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- rappeler rapidement ce que l’on entend par soie artificielle et comment elle est obtenue : Etablissons tout d’abord en principe que chez le ver à soie, qu’il s'agit par le fait d’imiter, le filament est formé par la solidification d’un fluide visqueux qui sort de l’extrémité d’une trompe mobile, véritable filière située un peu au- dessous de la bouche de l’animal.
- Il faut donc trouver une matière visqueuse, laquelle étant filée doit posséder au moins par à peu près toutes les qualités de la soie naturelle, c’est-à-dire être fine, brillante, solide, élastique, en un mot réunir les conditions voulues pour l’emploi comme textile.
- Ce problème si nettement posé a-t-il été oui ou non résolu ? C’est ce que nous allons essayer de démontrer.
- Commençons par reconnaître que c’est à Réaumur que revient la gloire d’avoir eu le premier l’idée géniale de produire mécaniquement le travail du ver à soie. Ce savant pensait avec juste raison que certains produits végétaux, tels que la fibre, les gommes, les résines, étaient des matériaux qui devaient convenir parfaitement à la fabrication de la soie artificielle. Réaumur tenta bien quelques timides essais, mais les résultats en furent médiocres. ainsi que cela devait fatalement arriver dans de semblables conditions. D'autres chercheurs suivirent la voie ouverte par Réaumur sans être beaucoup plus heureux. Cependant il demeura acquis que la production de la soie artificielle n'était pas une utopie et que tôt ou tard elle entrerait dans le domaine de la réalité. Le tout consistait à trouver une matière première convenable et des appareils spéciaux permettant de filer cette matière.
- Il était réservé à trois chimistes modernes de trouver presque simultanément le moyen de réaliser industriellement le genre de soie végétale révé par Réaumur. Ce sont par ordre de date : M. du Vivier, installé à Nanterre, près Paris. M. le comte de Chardonnet, ancien élève de l’école Polytechnique, représenté à Besançon par une Société au capital de huit millions de francs, et plus récemment le
- Docteur Lehner d’Augsbourg, qui paraît avoir découvert l’idéal de la simplicité. Ce praticien expose en ce moment au jardin de Hatton, à Londres, une machine fort curieuse, qui tous les jours, excepté le dimanche, produit de la soie artificielle devant un public émerveillé. Comme les méthodes adoptées par les deux premiers inventeurs du Vivier et de Chardonnet ne diffèrent en somme que fort peu l’une de l’autre, il nous sera facile de les dé • crire en même temps.
- Le point de départ commun est la cellulose, matière qui, ainsique vous le savez,constitue la base des tissus végétaux.
- Le coton, la charpie, le papier blanc, les bois tendres ne sont en réalité que de la cellulose presque pure.
- La cellulose est employée sous forme de pâte de papier par Chardonnet et en poudre de bois blanc par du Vivier.
- On nitrifie la cellulose au moyen d’un passage dans un bain composé d’acide azotique et d’acide sulfurique qui la transforme en pyroxiline ou fulmi-coton, que l’on dissout dans un mélange d’éther et d’alcool, procédé Chardonnet, ou dans de l’acide acétique cris-tallisable, procédé Du Vivier. Le résultat de part et d’autre est un liquide épais légèrement visqueux que l’on verse dans un récipient en cuivre à la partie supérieure duquel se trouve une étroite ouverture qui sert à l’introduction du liquide. A la base du récipient, il y a un prolongement coudé qui communique avec une conduite horizontale sur laquelle sont branchéss les filières en verre coniques et effilées. La filière adoptée par Chardonnet est simple, celle employée par Du Vivier au contraire est double. Dans les deux cas la filière est surmontée d’un tube aussi de verre armé d’une tubulure. Ce tube la dépasse et forme un réservoir.
- Sous l’influence d’une pression de huit à dix atmosphères exercée à la surface du liquide, celui-ci passe facilement à travers chaque filière, d’où il sort en fil extrêmement fin, 35 millièmes de millimètres de diamètre
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- environ. Ce fil pénètre immédiatement dans le réservoir, lequel contient une eau additionnée d’éther qui le baigne et le solidifie. Il ne reste plus alors qu’à porter le filament sur une bobine qui tourne et l’enroule.
- Il est à remarquer que la filière double de Du Vivier fournit au même moment deux brins jumeaux qui se soudent avant d’être coagulés et donnent ainsi un filament se rapprochant davantage de celui du ver à soie.
- Mais malgré sa finesse, le filament obtenu n’a rien perdu des propriétés dangereuses de la pyroxiline qui a servi à le former. C’est toujours un corps détonnant, inflammable à
- l’excès et par conséquent dans cet état absolument impropre au tissage des étoffes. Il est indispensable de le modifier pour le rendre utilisable. On y parvient en le soumettant à certaines manipulations chimiques tenues secrètes par les inventeurs. Nous savons seulement qu’elles ont pour objet de lui enlever une partie de son azote d’abord et de lui incorporer ensuite par voie d’endosmose une substance quelconque, telle que le phosphate d’ammoniaque, par exemple, qui le ramène sous le rapport de la combustibilité, à peu de chose près au même point que la soie naturelle.
- Tableau analytique des soies artificielles de Chardonnet, de Du Vivier et de la soie naturelle du Bombyx du Mûrier
- Brins...........................
- Diamètre du brin simple...........
- Ténacité du brin (pour une longueur de 20 C|m il faut pour le rompre)..
- Ténacité (pour un titre de 10 deniers
- qui comprend).....................
- Il faut pour le rompre............
- Elasticité (pour une longueur de
- 20 cm)............................
- Densité...........................
- Rapidité de combustion (par seconde, Réactif de Millon (azotate de mercure)
- Savon 25 % à 100°....
- Rotasse à 40 %... ;..
- Chlorure de zinc.....
- Teinture..........................
- Emploi..........................
- Prix au kilogramme (mars 1893)...
- De Chardonnet Du Vivier Bombyx du Mûrier
- Isolés. 38 millièmes de millimètre. Soudés 2 à 2. 40 millièmes de millimètre. Agglutinés 2 à 2. 18 millièmes de millimètre.
- 5 gr. 5. 5 gr. 7 gr.
- 2 brins. 11 gr. 2 brins. 10 gr. 4|5 brins. 29 gr.
- 2 cm. 1 c[m 3[4. un peu plus faible que celle de la soie naturelle 2 cm. 0 cm 70. Rien. Coloration ocre. Rien. Rien. Dissout à 50*. Rien à 100°. Dissout à 115°. Dissout à 135°. Même traitement que pour lecoton, mais ne pas dépasser une température de 40°. Pour trame principalement. 25 fr. 25 fr. 2 eym 1|2. Coloration rouge dissout le grès. à chaud et à froid. pour chaîne et trame 70 fr.
- Démarqué. — Les brins de la soie naturelle, quand ils sont revêtus du grès, adhérent les uns aux autres. Ceux de la même soie décreusée ainsi que ceux de la soie artificielle sont fibres.
- Le brillant de la soie artificielle est supérieur à celui de la soie naturelle, le toucher est beaucoup plus doux.
- De l’étude comparative qui précède et des chiffres qU’el|e présente, il résulte : 1° Que la soie naturelle du Bombyx du mûrier est très Sensiblement supérieure aux soies artificielles de Chardonnet et Du Vivier. Détail remar-“able, quoique deux fois au moins plus fine,
- elle offre trois fois plus de solidité. 2° Que la soie de Chardonnet est plus fine, plus élastique que la soie Du Vivier. Par contre celle-ci résiste beaucoup mieux aux agents de destruction, surtout aux alcalins. En outre, ce qui est un précieux avantage, elle brûle trois
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- fois moins vite. Somme toute, si chacune de ces soies artificielles est en droit de se prévaloir de certaines qualités, il est probable que bientôt, par suite d'un échange réciproque, elles s’amélioreront de façon à pouvoir se présenter au commerce avec le même degré de perfection.
- Procédé du docteur Lehner
- Ce procédé diffère essentiellement de ceux des ingénieurs français de Chardonnet et Du Vivier, dans ce sens qu’au lieu d’avoir recours au collodion tout simplement, passant à l’aide d’une grande pression à travers des tubes capillaires, le docteur Lehner emploie un liquide particulier nommé Composé, lequel est formé par une cellulose spéciale à laquelle il ajoute certains produits dont il garde le secret. Le composé s’écoule librement par des tubes en verre d’un diamètre approprié, ces tubes sont ajustés solidement et par séries de six aux fonds d’un réservoir qui reçoit le composé; ils plongent dans un liquide aqueux que contient un second réservoir placé au-dessous de celui qui porte les tubes.
- Pendant l’action, le composé, entraîné par son propre poids, descend lentement des tubes en filaments assez épais qui sont saisis et étirés en plein liquide par un arbre de couche tournant avec une rapidité extrême. Un instrument appelé tordeur vient alors prendre sur l’arbre de couche chaque groupe ou faisceau de six brins et, après l’avoir sorti du liquide, le porte sur un dévidoir qui, le recevant au fur et à mesure qu’il est produit, le dispose en écheveau. Dans cet état, la soie est plus apte à subir les diverses opérations chimiques qui doivent la parfaire.
- La machine du docteur Lehner fonctionne automatiquement avec la plus grande régularité et ne réclame aucune espèce de surveillance. Il en est de même du reste pour MM. de Chardonnet et Du Vivier. En voyant cet appareil si simple, et surtout en examinant attentivement les échantillons de fils et tissus fabriqués avec les soies de Chardonnet et Du Vivier, il est permis de croire que le problème
- depuis si longtemps posé, de la production économique de la soie artificielle, est bien prés d’être résolu complètement.
- En résumé, nous vous dirons, Messieurs, que si la soie artificielle n’a pas encore donné tout ce que l’on est en droit d’exiger d’elle, cela ne peut tarder beaucoup. Quoi qu’il en soit, telle qu’elle est actuellement, elle fait l’objet de multiples essais de la part de fabricants français et étrangers.
- Afin de vous faire constater les résultats obtenus, nous mettons sous vos yeux de nombreux spécimens de soie artificielle, fils en blanc et en couleur, plus des échantillons de tissus divers, auxquels nous avons joint différents types de soie normale, pour que vous puissiez vous-mêmes établir la comparaison.
- Enfin, si, comme il y a tout lieu de le penser, la soie artificielle prend bientôt définitivement sa place immédiatement après la soie normale, ce sera un triomphe de plus pour la science française, puisque évidemment elle sera due à notre grand Réaumur, qui le premier en a conçu l’idée.
- Jules Batifolier.
- RENSEIGNEMENTS DIVERS
- Dans le dernier numéro j’ai parlé de la photographie des couleurs, par M. A. Lumière et fils de Lyon. J’ai revu ces messieurs; l’affaire n’a guère fait de progrès. J’ai assisté au développement par la photographie d’un cercle chromatique. La difficulté réside en ceci que les couleurs, pour se photographier demandent des temps différents; mais le fait existe réelle-ment, et il viendra un moment où, au lieu de reproduire un tableau de nos belles galeries en noir, on le reproduira avec son coloris.
- Combien y a-t-il de temps à attendre? MM. Lumière n'en savent rien eux-mêmes, mais cela viendra. L’auteur de la nouvelle méthode est le professeur Lippmann, de la Sorbonne, à Paris.
- M. Lippmann vient de présenter à l’Académie des sciences, au nom de M. Lumière
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- | toujours, une note sur l’emploi des sels de K cobalt(oxalates) au lieu des sels d’argent (chlo-I rures), pour la production du positif sur le pa-I pier.
- L’emploi est plus rapide et les épreuves jplus I nettes. Les manipulations et le lavage sont I simplifiés. Aujourd’hui, où la photographie I est devenue un art d'agrément à la portée de I tous, grâce aux appareils perfectionnés et aux I plaques instantanées, j’ai cru utile d’écrire I ces quelques lignes. Il y a pas mal d’amateurs I parmi les lecteurs du journal. Il est si agréable | de rapporter des vues prises par soi-même, I dans un voyage.
- L'Exposition de Chicago. — A en croire la presse, tout n’y va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.
- Le repos dominical forcé {causerait une vive irritation. Très partisan de ce repos, je crois cependant qu’il est des cas où il faut | passer outre, et ne pas être plus royaliste que le roi. Ainsi, à Paris, l’ouvrier n’a que le dimanche de libre, et en cas d’Exposition, il l serait obligé de perdre une journée de travail, et au moment où la vie renchérit. Pas trop de zèle, comme disait Talleyrand.
- L'Exposition de Lyon, pour 1894. — Elle suit son bonhomme de chemin. Et c’est sur Place que l’on a le moins de renseignements. Elle aura lieu au parc de la Tête-d'Or, le bois de Boulogne en réduction'de Lyon.
- On a d’ailleurs mutilé une partie du parc à cet effet. Des arbres centenaires, peut-être les seuls du parc, ont été abattus, pour cons-truire le bâtiment principal, immense rotonde Métalliques appeiée cloche à fr^elon, Laconstruc-tion métallique, finie, fait honneur aux ingé-Meurs. Bonne chance à la future exposition, Mais il est regrettable que l’on n’ait pu l’établir sur les terrains vagues délaissés des anciens forts. L’administration des domaines n’a rien voulu savoir, et a fait la sourde oreille à toutes les propositions, de sorte qu’à côté de "‘exposition les visiteurs pourront constater
- qu’il existe de petites plaines de la Crau dans Lyon même ; on peut y faire paître les moutons sans crainte de les voir ravager les arbustes , et notamment dans le terrain délaissé du fort des Charpennes : en cas de brume, prendre un guide pour le traverser.
- Que c’est beau l’administration : faire tomber à la dynamite des arbres séculaires, à côté d’immenses terrains délaissés sans valeur.
- MARIUS Moyret.
- APPAREIL CENTRIFUGE pour teindre, blanchir, cuire, etc-, les matières textiles
- Par M. Léopold Ettl.
- Cet appareil centrifuge se compose principalement d’un panier constitué par une enveloppe interne, sous forme de tamis et par une enveloppe externe à paroi pleine, le tout recouvert d’un couvercle hermétique disposé de façon toute particulière ; ce panier est monté sur un axe vertical auquel une poulie placée en dessous imprime un mouvement de rotation d’accélération suffisante pour y développer la force centrifuge au degré voulu.
- La matière éteindre, à blanchir, etc., s’introduit dans le panier sur lequel on replace le couvercle bien hermétiquement, et on fait le vide : puis on laisse pénétrer, sous pression ou non, le bain colorant ou autre liquide correspondant au traitement en vue et on fait tourner ensuite le panier à la vitesse déterminée d’avance. Grâce à la force centrifuge développée par ce mouvement de rotation, le bain ou autre liquide passe du centre à la pé-riphérie, à travers la matière contenue dans le panier, s’échappe par l’enveloppe interne sous forme de tamis, remonte ensuite dans l’intervalle compris entre les deux enveloppes et s’engage sous le couvercle qui la distribue et la répartit dans l’intérieur du panier, pour lui permettre de reprendre la même route. Cette opération ou plutôt cette circulation du bain colorant ou autre liquide se renouvelle
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- à plusieurs reprises, et cela jusqu’à ce que le traitement de la matière ait atteint le point voulu.
- Le couvercle du panier est muni par en-dessous d’une roue directrice en forme de tur-bine/qui ramène le liquide vers le centre du panier et lui permet ainsi de reprendre le même parcours que celui accompli précédemment.
- PYRONINE G (A. Leonhardt et Cie)
- Mode d'impression
- Faire cuire, puis ajouter : 100 gr. amidon blanc.
- 540 gr. eau.
- 100 gr. acide acétique à 50 %.
- 3,030 gr. solution de gomme arabique 1:1.
- 150 gr. pyronine G qu’on fera dissoudre dans 800 gr. acide acétique à 50 %.
- Faire cuire encore une fois le tout, puis, après refroidissement, on ajoutera lentement et en remuant constamment :
- 150 gr. tanin qu’on aura fait dissoudre dans 150 gr. acide acétique à 50 %.
- On passe au tanin, puis on imprime ; après impression, on vaporise pendant une heure et demie et à une impression de 0.3 atmosphère. Ensuite, on passe en émétique à 1 % pendant une heure et demie, on rince, on savonne lé-
- Echantillon pyronine G gèrement, on rince de nouveau, puis on ap-
- prête.
- La pyronine fournit de même de magnifiques roses bleutés sur filés coton, mordancés préalablement au tanin et à l'émétique. Pour
- les roses bien clairs, on pourra teindre cette matière colorante sur coton non mordancé, en ajoutant au bain de teinture un peu d’alun ou d’acide acétique.
- awer 1 - ==-0-0-0- -------
- ORANGÉ ACRIDINE N.O (Leonhardt et Cie)
- Le mode d’impression est le même que pour la pyrononie.
- Echantillon orangé aeridine
- L’orangé aeridine est une matière colorante solide au lavage et à la lumière et ne dégor-géant pas dans le blanc.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l‘analyse des brevets de nature à intéressé nos lecteurs.
- PROCÉDÉ POUR PRODUIRE UNE NOUVELLE LIQUEUR DE RÉDUCTION DITE « INDOREDUCT » Par MM. Flick frères, fabricants.
- Les solutions employées pour réduire l'il-digo contenu dans ce qu’en terme du métier on appelle « la cuve d’hydrosulfite-indigo ” ont un double inconvénient, contenance d'un trop grand excès d’hydrate d’alcali et besoin de chaleur pour la réduction active de l'in digo. L’agent actif dans ces solutions est notamment l'hydrosulfite de soude et la facilite avec laquelle il se décompose en présence de la chaleur, impose son emploi en grand excë5 pour suffire aux pertes, ce qui, non seul0'
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- ment occasionne un surcroît de frais considérable, mais encore exclut du traitement dans la cuve d’hydrosulfite les soies auxquelles cet alcali fait perdre leur lustre et qu’il rend : rudes et cassantes.
- ~ Avec la nouvelle liqueur de réduction, c'est-à-dire avec l’emploi de « l’Indoreduct », tous ces inconvénients disparaissent complètement. Le procédé mis en œuvre pour produire cette liqueur de réduction consiste simplement à ajouter de la glycose ou autre produit analogue, à une solution d’hydrosulfite dont au préalable on a expulsé, par précipitation, le zinc à l’aide du carbonate de soude. Grâce à l’action combinée et commune de ces deux réactifs, on obtient la nouvelle liqueur de réduction, qui agit également à froid, se conserve à merveille et qui permet de réaliser d’importantes économies à l'endroit de l’hydrate d’alcali.
- MORDANÇAGE ET TEINTURE avec emploi du fluorure de chrome, Par MM. Rudolph Poepp et Cie.
- L’action destructive du fluorure de chrome sur les récipients en cuivre et le dépôt sur les fibres soumises à son traitement dans ces réci-Pients, non seulement d’oxyde chromique, mais aussi de cuivre au détriment de la nuance de la teinte obtenue, n’ont pas permis jusqu’à présent d’affecter le fluorure de chrome au mordançage et à la teinture.
- MM. Rudolph Poepp et Cie ont trouvé des moyens pour empêcher le mordant à fluorure de chrome et la matière colorante employée avec le fluorure de chrome d’attaquer les "ecipients en cuivre et sont arrivés de la sorte à produire des mordançages et des tein-tures donnant dans les récipients en cuivre les mêmes résultats que dans les cuves en bois. Ces nouveaux moyens forment la base de la présente invention et ils sont aussi sim-pies qUe leur action est efficace.
- On place dans le bain de mordançage ou
- dans le bain de teinture un morceau d’un métal plus facilement attaquable que le cuivre. Aussi longtemps qu’il reste quelque chose de ce métal, aucune particule de cuivre n’est dissoute, c’est le métal protecteur qui est attaqué et dissous au lieu du cuivre, sans que cela nuise, soit au mordançage, soit à la teinture. A cet effet, on peut se servir de tous les métaux qui sont d’une nature plus électropositive que le cuivre, comme le plomb, l’étain, le fer, l’aluminium et surtout le zinc.
- 2° La présence ou l’addition de petites quantités d’acide chromique ou de sels de cet acide protège le cuivre contre la corrosion. L’action de l’acide chromique se retrouve, bien entendu, chez les sels chromiques ou fluorchromiques, ainsi que chez les agents oxydants qui convertissent l’oxyde chromique en acide chromique sans attaquer le cuivre.
- APPAREIL A FLAMMER les fils de laine ou autres
- Par M. Félix Pieton.
- Cet appareil s’adapte aux cardes fileuses et à toutes autres machines similaires, pour permettre de former des brins de diverses longueurs et couleurs, dites « flammes » sur tous fils de laine ou autre matière.
- Cet appareil, objet de la présente invention, se dispose au-dessus et en avant du rouleau peigneur et se compose : — d’un bâti en bois ou métallique supportant tous les organes; d’une planche qui porte les rouleaux et d’une planchette en pente qui reçoit un guide conique, espèce d’entonnoir dans lequel arrive la matière pour le flammage; d’un rouleau entraîneur armé à sa circonférence d’un certain nombre de portions de cardes ; d’un rouleau muni de cardes sur tout son pourtour et d’un troisième rouleau pour pression de la matière sur le deuxième.
- La matière servant à la formation des flammes arrive dans l’entonnoir où elle est dirigée en plusieurs bandes, et passe sur le
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- rouleau de carde marchant par intermittence à l’aide d’un rochet actionné par une came pour donner la longueur de flamme désirée. Cette matière est ensuite prise par le rouleau entraîneur, passe sur le rouleau peigneur où elle se mélange à la laine et de là va sur le tambour de carde pour suivre la marche ordinaire et venir sur le tablier.
- IMPRESSION SUR TISSUS des dessins en deux ou plusieurs couleurs Par M. Charles Irving Edmondson.
- Il s’agit dans cette invention d’un nouveau procédé d’impression des dessins ou sujets, en deux ou plusieurs couleurs, sur des tissus tels que les étoffes de coton, de laine, de soie, etc.
- Dans le procédé ordinaire d’impression en deux ou plusieurs couleurs, on emploie autant de cylindres qu’il y a de couleurs à imprimer sur le tissu, en se contentant de graver sur chacun de ces cylindres la partie du dessin à imprimer dans la couleur réservée à ce même cylindre.
- Le point caractéristique de la présente invention git dans l’emploi et dans l’application de ce qu’on peut appeler un « cylindre principal », sur lequel on grave le dessin complet et qui, par conséquent, imprime sur le tissu ce dessin complet aussi,'en une seule couleur. La seconde couleur s’applique à l’aide d’un cylindre sur lequel est gravée une répétition exacte d’une partie du dessin du cylindre principal, de sorte que la seconde couleur se trouve imprimée en des points déterminés sur les endroits correspondants de la première couleur , appliquée par le cylindre principal ; chaque couleur suivante est appliquée de la même manière au moyen d’un cylindre spécial portant en gravure la répartition exacte d’une partie du dessin figurant en ensemble sur le cylindre principal. Il s’ensuit donc qu’après achèvement de l’impression du tissu, chaque teinte se composera tout d’abord de la couche de fond uniforme et ensuite d’une ou de plusieurs autres couches, de superposition exacte,
- appliquées par les gravures partielles des cylindres spéciaux, et on comprendra aisément qu’à l’aide de ce procédé d’impression on puisse réaliser un nombre indéfini d’effets différents et de combinaisons de couleurs, en changeant seulement la couleur de fond appli: | quée par le cylindre principal.
- ORNEMENTATION EN CREUX pour peluches et pour velours Par Mme Vve Kathe Just.
- A l’aide de ce procédé, il est possible de réaliser aux points désignés par un dessin à la surface de la peluche de couleur, des figures ou des ornements, etc., des surfaces appa• raissant en creux et en nuances différentes de celle du fond ; ledit dessin ayant été tracé au préalable par l’une quelconque des méthodes en usage : à la main, au moyen des patrons., de poudre, etc.
- On traite les endroits ainsi marqués sur l’étoffe par une solution aqueuse, pure ou mélangée, de soude ou de potasse caustique, les endroits traités de la sorte apparaissant ensuite en creux sur la peluche et ressortant également par leur couleur différente sur les parties de la peluche non soumise à ce traitement. Cette peluche pourra être en soie, en laine ou en coton, ou même être remplacée par du velours ; pourtant la peluche se prête le mieux au procédé en question. Le degré de concentration de la solution de soude ou de potasse mise en œuvre dépend de la nature et de la couleur de l’étoffe.
- Lorsque, dans une même couleur, on veut obtenir plusieurs nuances différentes, la peluche devra être choisie en tenant compte de la nature des matières colorantes employées-Ainsi, certaines peluches teintes en rose irai' tées par la même solution donnent dans un cas une couleur jaune d’or, et dans l'autre cas une couleur rouge clair ; certains bleus prennent une teinte argentée, d’autres une teinte rougeâtre ou bleu de ciel.
- Pour appliquer ces solutions caustiques, on
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- pourra employer la manipulation suivante, quoique ce ne soit pas la seule qui convienne : au moyen d’un petit stylet en bois ou en quelque autre matière convenable, ou bien encore au moyen d’un pinceau à poils raides, on applique soigneusement à la main la solution caustique sur les endroits marqués à l’avance, en abaissant en même temps les poils de la'peluche.
- thode offre sur celles actuellement en usage les avantages suivants :
- 1* Les teintes des chiffons ne s’altèrent aucunement et le blanc ne jaunit pas.
- 2- Le coût de l’opération est moindre.
- 3’ Les matériaux entrant dans la construction de l’appareil ne sont nullement attaqués par l’acide, par ce fait que ce gaz est employé à l’état sec.
- CARBONISATION DES CHIFFONS
- par l'acide chlorhydrique sec, pour séparer la laine des fibres végétales
- Par MM Tullis Buzzi et Ernesto Roagna
- Dans une chambre divisée à mi-hauteur par une grille horizontale, on introduit et on étale sur cette dernière les chiffons à traiter, puis on ferme la ou les portes hermétiquement. Une chaudière se trouve placée sur le côté de cette chambre ; on y jette du chlorure de so-dium et par des entonnoirs dont elle est pour-vue à sa partie supérieure, on y verse de l’acide sulfurique; puis on chauffe la chaudière. Il se produit dans celle-ci un dégagement l’acide chlorydrique, que l’on amène par un Uyau ad hoc sous la grille de ladite chambre. Ce gaz traverse les chiffons et au bout de cinq heures environ la carbonisation de la fibre végétale se trouve réalisée.
- Pour que la carbonisation soit complète, il e8t de toute nécessité que l’acide chlorhydri-1e sec et chaud traverse, à plusieurs repri-Ses, la couche de chiffons, et l’installation, qui comporte l’emploi d’un ventilateur, permet d établir la circulation continue de ce gaz.
- Au ciel de la chambre se trouve une valve Pour la sortie de l’acide chlorhydrique que l’on "ecupère dans de l’eau. Après cette expulsion de I acide, c’est-à-dire aussitôt après achève-ment de l’opération, on se sert du ventilateur Pour ramener l’air dans la chambre et permet-à l’ouvrier d’y entrer pour l’enlèvement "es chiffons.
- Par la nature du gaz et par les dispositions Peciales adoptées pour son action, cette mé-
- APPAREIL A SÉCHER LES RUBANS de laine peignée, écrue ou teinte Par M. Edmond Masurel.
- Après une opération de lavage ou de teinture, les rubans de peigné demandent, pour conserver leur souplesse, un séchage méthodique, c’est-à-dire un séchage donnant, sauf la durée, les mêmes résultats que l’exposition à l’air libre.
- Avec la lisseuse actuellement en usage, on ne saurait atteindre le but recherché, attendu que, par sa brusque application, à l’état humide, sur les rouleaux chauffés de cette machine, le fil est saisi, ce qui lui fait perdre ses propriétés de filage et donne lieu ensuite, pour ce qui concerne les opérations de filature, à un abaissement dans le numérotage. Il suffirait, il est vrai, de ralentir la vitesse de marche de la lisseuse et en même temps d’abaisser notablement la température à ses rouleaux sécheurs, mais en recourant à de pareils expédients, on réduirait la production dans des proportions tout à fait de nature à faire abandonner l’emploi de cette machine.
- Le séchoir faisant l’objet de la présente invention donne une très grande production, en même temps qu’il assure le travail méthodique Le problème que s’est posé M. Masurel en l’établissant peut se résumer comme suit : Faire circuler, dans une capacité fermée, des rubans de laine, de telle sorte qu’ile soient constamment traversés par un courant d’air chaud de marche inverse à celle desdits rubans.
- La disposition principale réside dans la
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- LE. MONITEUR DE LA TEINTURE
- commande des tabliers sans fin superposés, qui cheminent dans l’intérieur du séchoir et c’est grâce à elle que l’on peut obtenir la marche industrielle de l’appareil. En effet les pignons des vis sans fin calés, sur l’extrémité de l’axe de chacun de ces tabliers, sont calculés et établis pour que la vitesse de ces tabliers aille toujours en décroissant, au fur et à mesure que les rubans avancent dans l’intérieur de l’étuve. Pour l’estimation de cette décroissance dans les vitesses, on s’est basé sur le résultat d’expériences antérieures,qui ont permis de procéder à coup sûr et de faire concorder, pour une allure déterminée de l’appareil, le raccourcissement progressif que le séchage méthodique fait subir aux rubans, avec le ralentissement méthodique dans la vitesse de marche aux tabliers, de façon à ce que les rubans, dans aucun point de leur parcours, ne soient exposés à une tension exagérée, susceptibles de provoquer leur rupture.
- MACHINE A LAVER LES TISSUS Par M. Guesnon, ingénieur.
- Actuellement on procède, dans le lavage des tissus, par brossage et froissage. Comme ces deux moyens réunis sont insuffisants pour produire un travail satisfaisant en un temps relativement restreint, M. Guesnon a eu l’idée de compléter le brossage par un battage à l’aide de battes flexibles, battage qui a pour effet de détacher des tissus les impuretés qui y adhèrent et qu’il est plus facile à la brosse ensuite d’éliminer tout à fait.
- La machine à laver se rapportant à la présente invention se compose, en tant que partie principale, de tambours sur lesquels passe le tissu en traitement et entre lesquels se trouvent placées des tables recouvertes de caout-choucou autre matière suffisamment élastique. C’est sur ces tables ainsi disposées que les battes viennent frapper, durant sa marche, le tissu qui est soumis ensuite à l’action des | brosses. Des tuyaux serpentant dans toute la : longueur et la largeur de la machine, projettent sur le tissu, par une infinité de petits trous
- dont ils sont percés, de l’eau pure ou bien additionnée, et cette projection d’eau s'effectue sous une pression suffisante pour qu’il y ait pénétration dans le tissu en marche. A la sor
- tie de la machine sont disposés des rouleaux-compresseurs qui essorent la pièce, si besoin en est.
- En peu de mots, la machine en question opère le travail de lavage des tissus par h combinaison de moyens bien distincts qul sont : un battage vivement répété de la pièce dans les deux sens, — l’emploi simultané de battes et brosses, — le mouillage ou arrosage continu de la pièce pendant toute l’opération du lavage.
- (Reproduction interdite.)
- LE DÉGRAISSAGE DES FIBRES ENSIMÉES
- Tout le monde connaît l’opération de l'ensk mage de la laine, qui a pour but de rendre celle-ci plus facile à travailler dans les nom-breuses machines qui doivent la transformer en produit marchand. Cet ensimage se fal avec des huiles végétales diverses, l’oléine des huiles minérale, de la glycérine, des huile | composées pour l’ensimage.
- Il est utile, pour que les opérations de 8 teinture se fassent facilement et avec réguls rité, de dégraisser les fibres ou les tissus, aus i sitôt le travail mécanique terminé. Cette op6 ration se fait avec les cristaux de soude. Mal depuis que l’on emploie les huiles minérale ce dégraissage présente de sérieuses difficul I tés.
- M. J. Spennrath a entrepris, sur ce sujet I peu connu, une série d’expériences très inte" ressantes. Il a ensimé de la laine sur une superficie de 315 centimètres carrés avec 10 8 d’huile. Il a ensuite essayé le dégraissage ave. différents produits.
- Huile minérale. — Avec 10 gr. d’huile ni nérale seule, voici les résultats qu’il a obtenu ! au dégraissage :
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- to to ct
- bien
- Huile restée sur le tissu
- Proportion de l’huile restée sur la quantité employée
- yctue
- 7 ail
- sor-
- aux-jsoin
- stion ar la
- qui pièce ié de isage ation
- te.)
- Solution de soude à 2 %. 9,080
- Solution d’ammoniaque 10%..................... 8,698
- Terre à foulon........... 7,961
- Terre d’infusoires...... 6,788
- Verre soluble à 10 %.... 5,718
- Savon mou................. 5,215
- Savon dur... ............. 4,755
- Savon mou et terre àfoulon 5,420
- Savon mou et terre d’infusoires.................. 6,243
- 86,98 —
- 79,61 -
- 67,88 —
- 57,18 —
- 52,15 —
- 47,55 —
- 54,20 —
- 62,43 —
- Le dégraissage à la soude est le plus pratique et le plus économique. M. Spennrath a cherché à opérer le dégraissage à la soude seule, à 2 %, d’un tissu imprégné avec des quantités variables d’huile minérale et d’acide oléique :
- Huile restée
- Comme on le voit, il est impossible de dégraisser complètement la laine ensimée avec huile minérale.
- Huile minérale et acide oléïque. — L’ensi-
- 90% ac. ol. et 10% d’h. min. 0
- 80 — 20 — 0 0 —
- 70 ----- 30 — 0,040 0,40 —
- 60 — 40 — 0,178 1,78 —
- 50 — 50 — 0,198 1,98 —
- 40 — 70 — 0,201 2,01 —
- 30 —- 70 0,217 2,17 —
- 20 — 80 — 0,480 4,80 =
- 10 ..... 90 — 1,165 11,65 —
- mage avec un mélange de 5 gr. d’huile minérale et 5 gr. d’acide oléïque, donne, au dé-graissage, les résultats suivants :
- Huile restée Proportion restée sur la quantité
- ensi- sur le tissu employée
- endre Soude 0,198 1,98 %
- non)' Ammoniaque 0,243 2,43 —
- ormet Verre soluble 0,265 2,65 —
- e fal) Savon dur 0,698 6,98 —
- léTne, Savon mou 0,389 3,89 -
- nuiles Savon dur et soude.. 0,456 4,56 -
- : Savon mou et soude. 0,212 2,12 —
- de la Terre à foulon 7,813 78,13 -
- Ces résultats prouvent que la présence de 20 % d’huile minérale dans l’acide oléïque d'ensimage ne peut déterminer aucune difficulté au point de vue du dégraissage. Cette quan-titéest suffisante pour empêcher l’acide oléïque de se solidifier par les grands froids.
- i, aus 3 opë-Mais rales, fficul-
- sujet . inté' r un6 10 gt eavec
- La présence de l’acide gras favorise singu-liërement l’émulsion et l’extraction de l’huile minérale, non directement soluble.
- Huile minérale et huile d'olive. — Un mé-lange de 5 gr. d’huile d’olive et de 5 gr. d’huile minérale se comporte de la manière suivante au dégraissage :
- Huile restée
- 0 mi tenus
- Soude.............
- Ammoniaque........ V erre soluble ... Savon dur......... Savon mou......... Savon dur et soude* •
- 0,350 1,395 0,206 0,278 0,031 0,350
- Proportion restée sur la quantité employée
- 3,50 %
- 13,95 —
- 2,06 —
- 2,78 —
- 0,31 —
- 0,90 —
- HUILE POUR ROUGE TURC
- On la prépare par l’action de l’acide sulfurique sur la glycérine. Le mélange se fait lentement et à froid et on laisse la réaction s’opérer d’elle-même pendant quelques jours. Ensuite on chauffe le tout à 120° C.; il y a perte d’acide sulfureux et production de dérivés hydroxylés. Ceux-ci sont variables suivant la quantité d’acide sulfurique employé, la durée du chauffage, le degré de chaleur, etc.
- On neutralise le produit à l’ammoniaque ou à la soude.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Yves Duplant et Landau, apprêts sur tissus, 11, rue des Fantasques et pl. des Pénitents-de-la-Croix, à Lyon. — Durée : 6 ans, 2 jours et 8 jours. — Cap. : 5,000 fr. — Acte du 29 avril.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er mai, de la Société De Saint-Jean et Dufour, blanchisserie de coton, à la Farge (Loir). — Liquid. : M. De St-Jean. - Acte du 1er mai.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Gantillon et Cie, apprêts, 21, pl. Tolozan, à Lyon — Par suite du décès de M. Gantillon, la raison devient Garnier et Cie. — Acte du 15 mars.
- Modification de la Société Dervaux, Van Kemenade et Cie, filature de laines cardées, tissage, apprêts, à Halluin (Nord). — Cession par M. Van Kemenade, à ses co-associés, de tous ses droits dans la société dont la raison devient Charles Dervaux et Cie. — Acte du 28 mars.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Protat (Jules), teinturier, à Thizy. — Jug. du 9 mai.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-deuous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-80 avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au con
- traire, ne tiennent pas assez compte des ensei-gnements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dansles-1 quelles de grands développements sont donnés il la partie pratique, mais qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et 1 non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les indus-1 tries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement 8 théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan générale-ment adopté par tous les auteurs classiques,.et tous les corps présentant quelque intérêt au point! de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et | leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte,tel sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles repré-sentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps I de la figure elle-même en facilitent l’intelligence. I
- Traité pratique de Teinture et Impres I sion sur étoffes
- par Michel de VINANT
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. " Un volume in-18, illustré de 100 dessins p8r l’auteur. — Prix : 4 francs; franco, 4 fr. 50. 1 Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses re. lations de voyage, et des traités spéciaux t^l savants sur les arts au Japon; mais le public insuffisamment préparé, rebuté par la confusiol et noyé dans le détail, ne parvient pas à tire de ces manifestations isolées l’idée d'ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Jupon, aP. s’initier complètement à l’art, à l’industrie et la vie de ce peuple si bien doué; il a résumée ses propres observations et celles de ses deval ciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresque, et animées de dessins clairs et charmants, sene à profusion dans l’ouvrage, auquel ils donnent u0 | vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et ser?. consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la déc0‘. ration intérieure ou extérieure dont les Eur0, péens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s'agiss. des produits naturels ou fabriquées, qui sont d " usage et d’un emploi si répandus. Aussi Ct livre devra-t-il être consulté par les architectet décorateurs, artistes, amateurs. J
- La religion, les mœurs, les coutumes, la lan8- | ont leurs chapitres spéciaux.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 6:
- ce
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser les demandes au bureau du journal
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles. Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l'apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Traité de l’épuration des eaux natu-relies et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-8° avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Y emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- —ante-Legré et Cie, 7, rue de l’Arsenal, Marseille. Acide —tartrique.
- —uch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bourgeois jeune et Cie, 12, boulevard d’Alfort, Ivry-sur-mieine. Spécialité pour impression sur étoffes.
- albault et Guibert, 42, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang, cristallisé pour teintures en rouge et impression.
- . Alizarine scherger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- ociété anonyme des matières colorantes et produits cnimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). plege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-rrine, alun pur et raffiné.
- qomas frères, à Avignon (Vaucluse). Alun et sulfate "umine pur, alun triple raffiné.
- Amidons
- Paverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- noux-Louvet fils, 8» place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-socure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts. olete anonyme des amidonneries françaises, à Va-enciennes (Nord).
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyse* tinctoriale*
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositairel des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d‘)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments Industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros aîné et fils, à Saint-Claude (Jura). Perches et bâtons et tous accessoires pour ateliers de teinture.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudn, Paris.
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- c 89 3
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzoléines.
- Bidonm
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale poux* le blanchiment.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Flor nce, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour’ la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C" Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rué Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- A VENDRE
- GÉNÉRATEUR 80 chevaux, avec tous ses appareils complets, se composant de 1 corps cylindrique, 2 bouilleurs, 3 réchauffeurs état de neuf. Constructeur, P. Villette, de Lille. Prix 3,500 fr., sur wagon en gare de Fondettes-Saint-Cyr. Poids, 28,000 kil.).
- S’adresser à M. Renard, à Fondettes.
- A. BILLAULT
- CHIMISTE BREVETÉ
- 152, avenue de Saint-Ouen — PARIS
- INSTALLATION DE SAVONNERIES
- PAR UN
- PROCÉDÉ NOUVEAU
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- A DES CONDITIONS TRÈS AVANTAGEUSES
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Vtctoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges) . Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux, Boulogne-sur-Seine, Paris. Extrait d’eau de javel supérieure.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée .
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
- Renseignements de toute nature sur les apprêts, teintures, impressions et blanchiment des fils et tissus ; plans, devis, installations, etc.
- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 13. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Juillet 1893
- SOM MAI RE
- ÉLECTRO-CHIMIE (suite). teinture mécanique du coton.
- TEINTURE EN BLEU INDIGO.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- COMMISSION DES VALEURS DE DOUANE.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE.
- LE TRAVAIL DANS LES MANUFACTURES.
- LOI SUR L'HYGIÈNE DES TRAVAILLEURS.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- t2
- ÉLECTRO-CHIMIE
- (Suite)
- Avant de continuer, deux observations :
- Dans le numéro du 5 juin dernier, j’ai dit que la ville de Lyon avait élevé une statue, pas très belle, à Ampère, en grande partie le créateur des merveilles électriques. Le monde des sculpteurs s’est ému. Ampère était un grand savant, mais non un Adonis ; ia statue est trop fidèle, voilà tout. L'exécution de son Përe, sous la Terreur, à Lyon, avait laissé ailleurs une impression fâcheuse sur la figu-redu futur savant (il avait 13 ans, lors de la catastrophe). Il eut d’ailleurs d’autres revers.
- Et puis, comme disait un sculpteur, rien • est aussi ingrat pour notre art que la repro-Action des savants. Nous ne pouvons pas cependant les mettre à cheval ou leur donner des poses théâtrales. Si nous voulons être fidè-les, il faut respecter les costumes de l’époque, comme pour le Jacquard de Lyon, avec une "edingote descendant aux talons, et cela tourne au grotesque.
- Conclusion : Si la critique est aisée, l'art est difficile.
- Les effets chimiques vus précédemment sont du domaine de l’analyse ou décomposi-“on des corps composés en leurs éléments Plus simples.
- Ceux que je vais étudier sont du domaine
- de la synthèse ou reconstitution des corps composés en partant des éléments, et c’est là ou des merveilles se produiront peut-être avant peu.
- Et je ne sais, je ne crois pas que Berthelot, l’illustre créateur de la synthèse organique, meure avant d’avoir vu le succès de plus en plus éclatant de ses œuvres.
- Les couleurs artificielles ont montré les tours de force que la chimie pouvait engendrer: en ajoutant ou copulant telle ou telle molécule ou tel ou tel groupe à un autre, on produit pour ainsi dire à volonté tel ou tel colorant et même des produits industriels ou pharmaceutiques ; mais l’on part toujours des groupes composés pour les souder à d’autres. Or, Berthelot, dans ses travaux synthétiques, partait toujours des éléments simples : carbone, hydrogène, oxygène et azote, pour obtenir, par des procédés chimiques, des combinaisons binaires, ternaires, quaternaires.
- Et c’est ce que l’électro-chimie produira en grand un jour. Les courants électriques jouent d’ailleurs un rôle immense dans la physiologie de notre planète. Ils ont dû en produire de bien plus considérables jadis.
- Lors de la formation ou mieux de la condensation des éléments du globe, dissociés par la chaleur intense, que ne peuvent produire . nos foyers actuels, par le refroidissement de notre planète et sous l’influence des courants électriques qui devaient former des orages
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- 238 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mauannunasumr.acssmannnzcnzusanerenanss 4.-----------------------------------------------------------------
- terribles ; il s’est formé des produits plus complexes que s’ils étaient faits sous l’influence seule du refroidissement, permettant le rapprochement des éléments simples deux à deux, tels que : carbone et oxygne, fer et oxygène, cuivre et soufre.
- Mais sous l’influence des courants électriques, d’autres combinaisons se sont certainement formées. Exemple : l'ammoniaque, qui, comme engrais, a dû être nécessaire aux premiers végétaux.
- De nos jours, il est admis que l’ammoniaque de l’atmosphère dans les pluies d’orage provient des étincelles électriques, du tonnerre.
- L’eau décomposée d’une part, son oxygène purifiant l’atmosphère des matières organiques, son hydrogène se combine à l’azote et forme de l’ammoniaque.
- Dans le laboratoire, ces phénomènes se re -produisent, mais ils sortiront du domaine de la théorie pour entrer dans la grande pratique, avec les forces motrices naturelles à bas prix, mais pour ce il faut employer lesdites forces sur place.
- D’où sortent ces immenses gisements de nitrates de soude ou de potasse (Chili et Asie). Il est très difficile de s’expliquer la formation colosalle des nitrates du Chili, cela déroute toutes les h y potèses. Jamais l’azote et l’oxygène ne se combinent sous l’influence de la chaleur. Ils se détruisent, au contraire ; mais sous l’influence électrique, selon le mouvement, il y a deux phénomènes, où il y a analyse ou synthèse.
- Les bains de nitrates ont dû se former sous l’influence d’orages électriques. L’industrie trouvera un jour ce secret au point de vue pratique
- On admet bien la nitrification des matières azotées dans les terrains calcaires et poreux, mais là encore il est plus que certain qu’il faut faire intervenir les courants électriques maturels, dont la terre est le grand réservoir.
- Mais une classe très intéressante de produits est certainement celle de la famille des
- pétroles. Les spécialistes sont dans le plus parfait désaccord pour leur origine.
- Je suis tout à fait dans les idées de Berthe-lot : ce sont des produits de synthèse directe entre éléments carbone et hydrogène. Un moment j’ai admis qu’ils provenaient de la distillation d’immenses bains de houille, dont ils étaient les produits de distillation, et l'anthra-cite le résidu. Mais après examen, j’ai abandonné mon idée et j’admets que partant tout simplement du carbone et de l’hydrogène, on peut reconstituer toute la série, depuis les éthers si légers, jusqu’aux vaselines et paraffines, enpassant par les huiles à brûler et les produits à graisser.
- Et j’admets également que dans ces immenses formations les orages électriques ont dû jouer un grand rôle. Et c’est que nous reproduirons avant peu, de même que pour toutes les synthèses, des radicaux organiques et des groupes servant à la production des couleurs artificielles, ou autres produits de la chimie moderne.
- Conclusion : L’électricité est un moteur à double effet, selon le maniement entre des mains intelligentes; produite chimiquement ou par des forces, elle peut détruire ou recomposer à volonté.
- Et la caractéristique la plus belle de la fi11 du XIXme siècle, sera certainement d'avoir démontré pratiquement l’unité dans les forces physiques et chimiques, de même l’unité et la transformation de l’électricité, du magnétisme, de la chaleur et de la lumière, les uns dans les autres.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite).
- TEINTURE MÉCANIQUE DU COTON
- EN RUBAN DE CARDE
- On se rappelle, dit M. l’abbé Vassart, dans VIndustrie textile, que des essais de teinture du coton en ruban de carde avaient été com-mencés dans la filature de Mme veuve Jac-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 239
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- quart, à Tourcoing, avec les appareils et les procédés L’Huillier, teinturier-chimiste de Paris.
- Anthoni, de Remiremont, se croyant fort de son brevet du 19 mai 1882, était venu tout arrêter, au moment de la mise en marche, et avait intenté un procès.
- Cette affaire fut jugée par le tribunal civil de Lille, à la date du 24 janvier 1892 et le bre-vet Anthoni fut déclaré nul.
- La Cour d’appel de Douai, ayant à rendre un Jugement sur la même question, confirma en tous points le jugement du tribunal de Lille.
- Les appareils L'Huillier ont donc été réins-tallés chez Mme veuve Jacquart. Les essais [ecommencent et promettent des résultats très intéressants pour les filateurs et les teinturiers.
- Nous avons suivi la teinture d’une partie de coton en noir d’aniline par oxydation : et le ain d’aniline qui précède, comme aussi le bdin de bichromate qui suit l’oxydation, se “mportent de la manière la plus satisfaisante Pour l'imprégnation des fibres. Le noir produit “tait inverdissable, le coton doux, sans queue de rat, sans boutons, ne nécessitant aucun "oUveau cardage et n’offrant aucune difficulté PoUr les laminages et les opérations ultérieu-“esdelafilatare. On sait qu’il en est autre-
- nent avec les procédés d‘ Anthoni.
- Nous continuerons à rendre compte des ais qui vont se poursuivre chez Mme veuve acquart sur le coton, et chez un grand in lustriel delà région, sur le lin, au point de Yue du blanchiment et des teintures en difte Tehts noirs et en couleurs, par les apparel s f Procédés L’Huillier.
- 1/propos de cette note, nous signalerons • ON des dispositions de la machine EHulter
- lans ture »m-ac-
- , “ntribue le plus aux bons résultats ci-"VUs annoncés.
- lajt?VonS; d’abord, les imperfections qu’il fal-s; "ter:
- on nous supposons le coïler rempli avec dac“ban enroulé en spires sinueuses et placé
- "récipient à vide, il ne pourrait fonc
- tionner d’une manière satisfaisante : le vide aspirerait le coton parles trous de perforation du coïler et déterminerait la formation de queues de rat dans le ruban. La pression dans un autoclave, d’autre part, comme aussi l’arrivée du liquide dans un récipient à vide, provoquerait le tassement de la matière à teindre dans le coïler, ce qui ménagerait des voies de filtration et des irrégularités dans la teinture.
- C’est en vue d’obvier à ces inconvénients que M. L’Huilier a combiné quelques dispositifs qui, à la simplicité d’organes, unissent la rapidité de préparation et la sûreté d’exécution.
- Si Ton pose dans le coïler ordinaire, non perforé, une tige à coulisse ou sans coulisse, creuse de haut en bas ou pleine, portant à son extrémité inférieure une rondelle qui recouvre le fond du coïler, on peut remplir celui-ci comme d’habitude et alors, adaptant à la partie supérieure de la tige une rondelle semblable à la première, mais mobile et pourvue d’une poignée, exercer une pression en même temps qu’on fait un quart de tour avec la poignée.
- On peut ensuite retirer du coïler tout le ruban de carde qui est maintenant serré entre les deux rondelles et qui conserve sa disposition en anneaux superposés. Ces rubans, ainsi maintenus par(une tige entre deux rondelles, sont placés dans des sacs ou dans des récipients perforés, qui peuvent être soumis alors dans des chaudières, autoclaves, cuves, appareils à vide, aux opérations de décreusage et de teinture.
- Les rubans de carde, disposés de la même manière, sont dans les conditions favorables pour les rinçages et les essorages.
- Pour le séchage des mêmes rubans, il est avantageux d’enfiler une tringle de part en part; en lieu et place de la tige à coulisse ou sans coulisse, et toutes ces tringles ainsi gardées sont disposées dans les séchoirs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- NOTE SUR LA TEINTURE EN BLEU INDIGO
- DES TISSUS CHARGES EN CHLORURE DE BARYUM
- Par M. André Dubosc.
- (Société industrielle de Rouen.)
- Séance du 3 février 1893
- L’un de nos confrères, M. Gaston Delory, a présenté dernièrement à notre Société un mémoire fort intéressant sur les inconvénients que présentaient, lors de la teinture en bleu indigo, les tissus chargés en chlorure de barium.
- La réduction de l’indigo dans les cuves de teinture s’obtenant par le sulfate de fer et la chaux dans la plupart des cas, le liquide clair des cuves contient de notables quantités de sulfate de fer non décomposé par la chaux : ce sulfate, au contact du chlorure de barium dont le tissu est chargé, donne par double décomposition du sulfate de baryte, précipité blanc qui souille et tache les pièces que l’on avait pour but de teindre en bleu parfaitement uni.
- Le chlorure de barium, qui constitue un excellent chargeant des tissus, étant de plus en plus employé dans les tissages et son usage rendant, ainsi que M. Delory l’a fait observer, la teinture en bleu des pièces qui le contiennent à peu près impossible, il nous a paru intéressant de chercher par quel moyen commode et pratique on pourrait arriver à résoudre ce problème, teindre facilement et sans augmentation de prix des tissus chargés de chlorure de barium.
- La cuve de Schufzemberg à l'hydrosulfite de soude n’était point applicable, car les jhy-drosulfites précipitent tout comme les sulfates par le chlorure de barium.
- La cuve à la poudre de zinc pourrait, à la rigueur, être employée ; il en serait de même de la cuve de fermentation ou de la cuve à la fécule soluble de Benoist et Collin ; mais tous ces procédés sont délicats et demandent de la part des ouvriers des soins et des précautions qu’il est difficile d’obtenir d’eux.
- Il nous a paru qu’une autre méthode de ré duction'de l’indigo, peu connue en Normandie mais assez souvent pratiquée en Belgique el dans le Nord de la France, semblait beau coup mieux répondre à la question poséej“ procédé est basé sur la substitution du protochlorure de fer au protosulfate dans la cuve ordinaire.
- Sous l’influence de la chaux, le protochio rure de fer sera décomposé, selon la formule'
- Fe CI + Cao = Feo + Ca CI
- donnant du chlorure de calcium et
- 8
- toxyde de fer.
- Ce protoxyde de fer décomposera l’eau s’oxydant, 2 Feo + Ho = Fe2o3 + H., l’hydrogène2 mis en liberté, transformerai* digotine bleue en indigotine blanche.
- Aucun des éléments entrant dans la cons lution d’une semblable cuve, chlorure de f“ chlorure de calcium, oxyde et peroxyde de fe chaux, indigo, n’ont d’action sur le chloré de barium : une pièce apprêtée avec ce 5 peut donc être impunément teinte dans la cu dont nous venons d’indiquer la compositio sans craindre les accidents que détermine cuve ordinaire.
- Les inconvénients que peut présenter mise en pratique d’une telle cuve sont ce qui résultent de la difficulté où l’on se trou de se procurer le protochlorure de fer exel desulfate. L’acide chlorhydrique du commer à l’aide duquel ou prépare d’ordinaire le Pr tochlorure, contient en effet, dans des proP tions sensibles, de l’acide sulfurique. Ilesth cite de tourner cette difficulté : si on ajoul, la solution sulfatée de protochlorure de, une certaine quantité de chlorure de calel" ou même de barium, il y a, par double déco, position entre le sulfate de fer et le chlor. formation de protochlorure de fer et de sU de baryte ou de chaux.
- FeoSo3 + CaCI = CaoSo3 +FeCl FeoSo3 + BaGI = BaoSo3 4- FeC.
- Sans préparer le protochlorure de fe
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- EIDE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- de re-iandie .que el beau-sée ; e J pro-a cuve
- ochlo-[mule
- du pre
- eau e' H., ralir
- cons) de fe ,dete hloruf ce st la cut ositio" minel
- nter 1 nt ce" ) trov’ exenl mrnef
- le Pr prop est" ajoule de" calci® déco" aloruf , sulfsl
- l’avance, on peut teindre avec la cuve que nous venons d’indiquer, sans très grandes modifications aux marches ordinaires ; il suffit de procéder comme suit :
- Dans la cuve remplie d’une quantité suffisante d’eau, on met à dissoudre la quantité nécessaire de sulfate de fer. Après sa dissolution, on ajoute la quantité de chlorure de calcium ou de barium convenable pour précipiter la totalité de l’acide sulfurique contenu dans 1c sulfate. La précipitation achevée, on ajoute I indigo et la chaux, la réduction se fait aussi rapidement que dans les cuves ordinaires. Le renourrissage des cuves se fait avec du pro-tochlorure de fer préparé à l'avance, comme nous l’avons indiqué précédemment.
- La dépense qui résulte de cette modification fie la cuve à indigo est minime, car le chlorure fin calcium dont nous conseillons l’emploi pour la préparation du protochlorure est un résidu fi® la fabrication du chlorure de chaux par la méthode Weldon, et sa valeur est minime.
- Avec une cuve au protochlorure de fer, nous sommes arrivés à teindre sans précipitation acune des tissus contenant jusqu'à 50 % de chlorure de barium. MM. Cooper et Perrier, 11 ont été mes collaborateurs dans ces re-cherches, ont pU même teindre des échantil--lons chargés à 65 %.
- Bien que la cuve d’indigo au perchlorure ne constitue point une application bien originale des notions scientifiques à la pratique indus-Welle, nous avons cru bon de vous soumettre, essieurs, le résultat des recherches que "OU8 avons poursuivies, en cherchant à sup-Primer les inconvénients que présente à la sinture le tissu chargé en chlorure de barium. 1 les industriels de notre région peuvent trou-.er dans ce modeste travail quelques indica-
- 8 utiles, le but que nous nous étions pro-Posé 1
- sera largement atteint.
- d
- CC
- «
- ASSURANCES contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie.
- Nous recevons au journal de nombreuses réclamations de nos lecteurs au sujet de leurs assurances.
- Les uns se plaignent de ce que leurs assureurs refusent de les payer en cas de sinistre, d’autres constatent que l’indemnité allouée est insuffisante ou qu’elle tarde souvent à leur parvenir, d’autres enfin trouvent les primes à payer beaucoup trop élevées.
- Ces difficultés qui surgissent proviennent presque toujours de la mauvaise rédaction des contrats d’assurances, rédaction souvent confiée à des intermédiaires inexpérimentés, plus soucieux de leurs intérêts personnels que de ceux de leurs clients.
- Nous ne saurions donc trop recommander à nos lecteurs de se mettre toujours bien en règle vis-à vis des compagnies d’assurances, qui, elles aussi, défendent surtout les intérêts de leurs actionnaires et ne font pas de philanthropie ; les nombreux procès qu’elles soutiennent journellement devant les tribunaux en sont la meilleure preuve.
- Afin d’éviter à nos lecteurs souvent une grande perte d’argent, quelquefois la ruine et toujours de grands désagréments, nous les informons que nous venons d’établir au journal un service spécialement chargé d’examiner gratuitement leurs contrats d’assurances contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- EXTRACTION DE LA MATIÈRE TINCTORIALE du bois de campêche
- Par M. Henry-Packhurst Wells.
- Actuellement, la matière colorante extraite du bois de campêche est produite et employée dans l’industrie, soit à l’état liquide, soit sous la consistance de la poix.
- Liquide, cette matière colorante s’altère à des températures atmosphériques basses, perd par le refroidissement et la congélation une grande partie de ses propriétés tinctoriales et est pratiquement insoluble dans l’eau pure. A la consistance de la poix, forme sous laquelle elle est appelée aux Etat-Unis « extrait solide de campêche », cette même matière colorante présente les inconvénients inhérents à l’état liquide, ne se dissout même que difficilement dans l’eau bouillante, offre fréquemment moins d’éclat que les extraits liquides ou décoctions, et ne saurait être desséchée et pulvérisée qu’après calcination préalable, calcination qui lui enlèverait presque tout pouvoir colorant.
- Le procédé ayant trait à cette invention surmonte toutes ces difficultés et fournit une couleur plus solide et plus pure, susceptible d'être employée à l’état de poudre sèche, semblable à une teinture de koltar et de solubilité rapide dans l’eau. Pour mettre l’invention en pratique, c’est-à-dire pour appliquer le procédé s’y rapportant, on chauffe l’extrait liquide ordinaire de campêche et on le mélange avec des azotites de potasse ou de soude, dans la proportion d’environ 5 parties, en poids d’azotite solide pour 100 parties, en poids, d’extrait liquide à 51°. Twaddle ; on agite ensuite le mélange et on l’évapore au point qu’il devienne solide et cassant en se refroidissant.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE
- Par MM. P. Marcelin père et A Marcelin fils aîné
- Cette invention se rapporte à une nouvelle combinaison de mordants, pour fixer d'unef çon solide aux acides, alcalis, à l’air et à la lumière, toutes les couleurs d’aniline et plu spécialement les ponceaux, rouges Bordeaux noirs, jaunes, etc., sur laine, coton, chanvre
- jute, soie et peau.
- Les mordants dont il s’agit n’ont jamais élt jusqu’à présent affectés en combinaison à 8 teinture des matières désignés ci-dessus e c’est justement ce qui constitue la nouveauté
- du procédé.
- En suivant les données de l’invention,
- emploie pour 100 kilos de matières à teindre
- Environ 8 kilos d’acide chlorhydrique.
- Environ 4 kilos de sel de soude ou carbo
- nates.
- Environ 3 kilos d’alun de chrome.
- Dans certains cas, laissés à l'appréciatio du teinturier, on peut supprimer l’alun de chrome pour toutes les matières à teindre sauf pour la laine.
- NOUVEAU GENRE DE TISSUS
- Par M. Emile Roussel, Teinturier.
- Depuis longtemps déjà existe dans le cor merce le tissu à double face, mais produit el tissu teint.
- Par une nouvelle combinaison qui fait l'ot jet de la présente invention et que nous allot décrire, M. Roussel est arrivé à créer un tiss double face d’un genre tout nouveau.
- Si dans un tissu de laine écrue, on fai1 " envers coton en une ou plusieurs nuances Te sistant à la teinture en pièces, si on teint en suite la laine en noir ou en une nuance que conque, on produit de la sorte en teinture" pièces en tissu double face, c’est-à-dire ave l’envers d’une couleur et l’endroit d’une autf On peut aussi imprimer cet envers, ou le fai avec des fils de coton chinés ou moulinés, el-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- aîné
- puvel: unefs-à lalt it plus deaux anvre
- ais 8 on à lu ssus e veauli
- on, 08 indre:
- 0.
- carbo-
- .ciatiot un de eindre
- le co»1' duit e
- ait Yor s allot m tis
- . fait"’ ices r inter e que-ture • re avet eautf" le fif 1és,e°
- TISSUS IRISÉS
- Par MM. Francisque Voland et Cie.
- Les tissus irisés s’obtiennent actuellement par le tissage, en employant pour chaîne des fils multicolores se répétant dans le même ordre par groupes de trois ou plus, que l’on lie par une trame légère. L’opération se continue à l’aide de cylindres cannelés dans le sens de la chaîne, de manière à ce que chaque cannelure contienne un groupe de fils de chaîne ; supposons que ce groupe se compose d un fil bleu et d’un fil rouge, juxtaposés sur one cannelure en saillie; le tissu paraîtra bleu vu de face, et blanc ou bien rouge suivant qu’on le regardera de gauche ou de droite, ce qui constitue l’aspect irisé que prend le tissu dans ses ondulations.
- Par le procédé ayant trait à la présente in-vention, ce n’est plus par le tissage que l’on realise l’irisation, mais simplement par l’im-pression sur un tissu quelconque de raies multicolores transversales, longitudinales ou obliques, raies que l’on dispose tout comme es fils de chaîne tissés, c’est-à-dire se répé-Wnt dans le même ordre par groupes de trois °u plus ; le tissu se passe ensuite entre deux cylindres, cannelés dans la direction des "ayures et à l’écartement voulu pour que chaquQ cannelure comprenne un groupe sem-blable desdites rayures.
- BLANCHIMENT DES FILS DE COTON en bobines ou fuseaux
- Par MM. F, Breini et H. Karrer.
- Le procédé ayant trait à la présente inven-"ion repose sur l’emploi du chlore à l’état 8azeux pour ]e blanchiment des fils de coton bovidés et l’invention se rapporte en même “emps aux appareils nécessités par cette opé-"ation.
- Cette dernière consiste à nettoyer tout dbord la matière à blanchir, dans une les-iVe de soude caustique ou autre, à la rincer a l’essorer sur un centrifuge ; puis à l’in-oduire dans des récipients à fermeture
- hydraulique et construits en terre vernie, terre de briques, ciment ou en une autre matière résistante à l’action du chlore, où a lieu le passage au chlore ; finalement à enlever la matière desdits récipients, à l’essorer à nouveau sur un centrifuge et, si besoin en est, à la déchlorer par un passage à l’hyposulfite de soude.
- Le générateur du chlore gazeux étant posé, on range autour une série de récipients de blanchiment à fermeture hydraulique reliés entre eux, ainsi qu’au génératéur susdit, par des conduits, et on complète l’installation par l’adjonction d’un réservoir à eau surélevé, qui communique avec les récipients de blanchiment par un tuyau. Cette disposition générale des générateurs de chlore, récipients de blanchiment et réservoir à eau en surélévation, reliés par des conduites pourvues d’interrupteurs pour établir ou suspendre la circulation à volonté, a pour effet de faciliter le travail et d’en diminuer la durée, et l’économie qui en résulte se trouve majorée par la faculté d’évacuer l’excédent de chlore d’un récipient de blanchiment dans le ou les suivants.
- (B.eproduction interdite.)
- ---------------------•-----------------------
- COMMISSION PERMANENTE des Valeurs de Douane
- Nous extrayons du rapport de la 5e section les renseignements ci-après,concernant l’année 1891 : .
- ... Parmi les produits végétaux propres à la teinture, nous signalons la baisse toujours croissante des garance, curcuma et, querci-tron, dont l’emploi n’a, pour ainsi dire, plus aucun intérêt pour la teinture moderne.
- Il y a bien cette année une augmentation dans l’importation des lichens tinctoriaux provoquée par le bas prix de cette matière, mais la consommation des orseilles fabriquées n’augmentant pas, on ne saurait compter l’entrée de cette année comme le prélude d'un mouvement de reprise.
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- L'important commerce des bois de teinture s’est un peu ralenti en 1891, nous ne trouvons que 104,000 tonnes à l’importation contre 120,000 en 1890. Cette diminution ne peut être attribuée au retentissement de la consommation de ces bois. L’exportation des extraits a pris une nouvelle avance de 10 %, s’élevant de 20 millions en 1890 à 22 millions de francs en 1891. La demande est toujours considérable en Angleterre et en Belgique, mais elle a un peu diminué pour l’Allemagne en 1891.
- Les entrées de cochenilles en 1891 donnent le chiffre de 311,244 kilog. et les sorties 249,206 kilog. La consommation diminue tous les jours, comme de toutes les couleurs qui peuvent être facilement et économiquement remplacées par celles dérivées du goudron de houille.
- L’indigo se maintient bien au milieu de cette débâcle des anciennes matières tinctoriales, et si les importations sont mcins grandes en 1891 qu’en 1890, c’est qu’alors la consommation s’était largement approvisionnée et qu’elle avait dépassé de 50 % l’importation de 1889. Il ne faut donc attribuer qu’à un approvisionnement considérable antérieur la réduction de l’entrée : 1,433,000 kilog. en 1890 contre 948,839 kilog. en 1891, soit une diminution de 34%.
- Le cachou continue à être employé en assez grande quantité ; mais quant aux autres produits naturels, tels que rocou, extrait d‘orsei!le et orseille, nous ne pouvons que constater une fois de plus qu’ils doivent céder la place devant les magnifiques couleurs produites par la chimie moderne.
- Ces matières colorantes dérivées de la houille continuent leur mouvement descendant en ce qui concerne leurs valeurs, malgré les prix élevés de leur matière première. C’est le résultat de la lutte intense qui existe entre tous les producteurs, principalement en Allemagne. L’augmentation graduelle des quantités, afin d’arriver à maintenir un bénéfice qui est loin d’égaler les produits antérieurs,
- augmente les besoins d’écoulement et la réduction des prix.
- Comme poids, on peut considérer que l’im-portation a augmenté d’environ 8 % et que notre exportation a baissé d'environ 12 %.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- L’échantillon benzoazurine G que nous donnons a été fait d'après le procédé men-tionné dans le numéro du 20 juin.
- Echantillon benzoazurine G 2 lj2 %
- Par un traitement ultérieur de ces teinte en sulfate de cuivre, elles gagnent beaucoup en résistance à la lumière. Le procédé cor' siste à traiter les filés après les avoir rince dans une flotte contenant 1 gr. de sulfate (e cuivre par litre. On commence à tiède et 100 monte rapidement au bouillon ; on maintien cette température pendant 1/2 heure, onlaisss un peu refroidir à l’air, puis on rince. Pour les teintes dépassant 3 %, on emploiera aval tageusement 1 10? grammes de sulfate de cuivre par litre de bain.
- de cuivre
- Echantillon benzoazurine G traité au sul
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- ET UL L’IMPRESSION DES TISSUS
- S
- Il a déjà été signalé que la benzoazurine sert beaucoup pour la teinture des pièces devant être rongées en blanc.
- Le premier procédé est celui à l’acétate stanneux pouvant servir pour le rouleau, le second à la poudre de zinc pour la main.
- Le dernier procédé donne les meilleurs résultats, mais en opérant soigneusement on-obtiendra de même à l’acétate stanneux un blanc satisfaisant.
- Formule de rongeant à l'acétate stanneux 90 gr. amidon blanc.
- 60 » acide acétique à 6° B. et
- 850 » acétate stanneux à 20° Bé. 1000 grammes.
- Faire cuire rapidement en remuant bien. On imprime ce rongeant, puis on sèche vivement, ensuite on vaporise pendant 1[2 heure et à une pression d’une demi-atmosphère. On passe par une eau tiède légèrement acidulée, puis on rince à grande eau, finalement on apprête.
- Ce rongeant ne se conserve pas et devra être renouvelé pour chaque opération. L’acétate stanneux est sujet à la dissociation et devra être conservé dans l'obscurité et préservé de courants d’air. De cette manière on Pourra conserver sa solution pendant 2 ou 3 jours.
- L’acétate stanneux se prépare de la manière suivante :
- I. 3CO gr. sel d’étain (SnCF 2H« O). 200 » eau.
- 100 » acide acétique à 60 Bé. Chauffer pour faire dissoudre.
- IL Faire dissoudre :
- 300 gr. acétate de plomb dans 150 » eau chaude.
- On ajoute la solution I à la solution II en remuant bien, filtrer, faire refroidir, puis filtrer une seconde fois. Le liquide contient 1 acétate stanneux et devra titrer 200 Bé. ^Ormule de rongeant à l'aide de la poudre de zinc et le bisulfite de soude
- I. 400 gr. dextrine.
- 50 » glycérine.
- 200 » eau
- 80 » poudre en zinc à 98 %).
- On chauffe le tout, puis on fait refroidir en remuant continuellement.
- IL D’autre part, on broie :
- 180 gr. bisulfate de soude avec
- 60 » eau et
- 80 » ammoniaque (0,9 poids spécifique) On ajoute II à I à froid.
- On passe au tamis, on imprime, on sèche, puis on vaporise pendant 1[2 heure et à une pression d’une demi-atmosphère. Après le vaporisage, on donne un bain faiblement acidulé à l’acide chlorhydrique. (1 litre d’acide à 22° Bé pour 100 litres d’eau.) Puis on rince à fond, on savonne faiblement à froid, on rince de nouveau, puis on apprête.
- L’addition d’ammoniaque rend l’épaississant plus stable. Le vaporisage est de rigueur dans les deux méthodes, surtout dans la dernière, vu que les enlevages ne se produisent qu’à une température humide de 90 à 100 C.
- En employant des colorants se fixant à l’acétate de chrome, il sera facile de produite des enlevages de couleurs.
- La benzoazurine 3 G est le plus souvent employé pour les nuances devant être traitées en sulfate de cuivre.
- La benzoazurine R est de même susceptible à ce traitement. L’azurine brillante, la sulfone-azurine, le bleu-azo et le benzo bleu-noir s’appliquent de la même manière que la benzoazurine.
- ÇA suivre.) ^Reproduction formellement interdite \
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DU NORD DE LA FRANCE
- Nous extrayons du programme des prix pour 1893-94 ce qui intéresse particulière' ment notre industrie :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ARTS CHIMIQUES ET AGRONOMIQUES
- Blanchiment. — Guide-memento du blanchisseur de fils et tissus de lin, de coton, etc.
- Le travail demandé devrait avoir le caractère d’un guide pratique contenant tous les renseignements techniques de nature à faciliter la mission du chef d’atelier, tels que description des méthodes et appareils employés, produits chimiques, dosages, etc., etc.
- Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage, et d’apprêt des fils et tissus de lin en France, en Alsace et en Angleterre ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- Même question pour les fils et tissus de coton simples et retors.
- Même question pour les fils et tissus de laine.
- Etudier spécialement l’action du blanchiment sur les lins de diverses provenances.
- On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les lins du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment ; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus du lin. — Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Moyen économique depréparation de l’ozone et de l’eau oxygénée et expériences sur les applications diverses de ces produits, et en particulier au blanchiment des textiles.
- Etude du blanchiment par l’électricité.
- Etude sur la situation actuelle du blanchiment de la soie, de la laine, du coton et du lin par d’autres produits que les hypochlorites alcalins et l’acide sulfureux.
- Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- Recherches sur les meilleures méthodes propres à donner plus de solidité aux couleurs
- organiques artificielles employées en teinture.
- Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre, après la teinture, l’éclat que conserve le fil de jute teint.
- Même étude pour le coton et la ramie.
- Etude comparative des divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture des toiles bleues, de lin ou de chanvre, au point de vue du prix de revient, de l'éclat et de la solidité de la couleur, dans les circonstances diverses d'emploi de ces étoffes.
- Analyse des indigos et détermination de leur valeur industrielle.
- Etude sur un genre d'impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique.
- Apprêt. — Machine à sécher permettant de donner à la toile l’apprêt que l’on obtient en l’exposant, après le passage au foulard à gommer, dans un étendage chauffé à 25 ou 30°.
- Indiquer un procédé de teinture sur fil de lin donnant le rouge d'Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton.
- On devra présenter des échantillons à l’appui.
- Guide memento du teinturier de laine.
- — id. — de coton.
- — id. — de lin.
- — id. — de soie.
- Outremer. — Etude sur la composition chi -mique de l’Outremer et sur les caractères qui différencient les variétés de diverses couleurs, ainsi que sur les causes auxquelles il faut attribuer la décoloration de l’outremer artificiel par l’alun.
- COMMERCE, BANQUE ET UTILITÉ PUBLIQUE
- Etude sur les causes suxquelles il faut attribuer pour la France, le défaut d’exportation des toiles de lin, même dans ses colonies, sauf l’Algérie, tandis que les fils de lin, matières premières de ces toiles, s’exportent au contraire, en certaines quantités.
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- RT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- to th. -a
- L’auteur devra indiquer les moyens que de vrait employer notre industrie toilière pour développer l’exportation de ses produits.
- PRIX SPÉCIAUX FONDÉS PAR DES DONATIONS OU AUTRES LIBÉRALITÉS
- Donation de M. Kuhlmann
- Des médailles en or, de la valeur de 500 fr. seront accordées pour les progrès les plus signalés dans la région :
- Une médaille d’or pour le blanchiment.
- Une médaille d’or pour la teinture.
- Teinture (Prix Roussel).
- Un prix de 500 francs, auquel la Société joindra use médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- LE
- . DES FEMMES ET DES ENFANTS dans les manufactures
- Le Conseil d’Etat vient d’élaborer en assemblée générale le règlement d’administra-bon publique prévu par la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mi -neures et des femmes dans les établissements industriels.
- On sait que cette loi énumère un certain nombre d’établissements où les enfants de moins de dix-huit ans, les filles mineures et les femmes ne peuvent être employés à aucun travail de nuit (entre neuf heures du soir et cinq heures du matin), ni plus de six jours par semaine, ni les jours de fêtes légales ; une exception est prononcée pour les usines 4 feu continu, où les femmes majeures et les enfants du sexe masculin peuvent être employés aux travaux indispensables de nuit, et tous les jours, à condition d’avoir un jour de repos par semaine.
- Le règlement spécifie, en vertu de la délé-8ation donnée au Conseil d’Etat, les indus-wriels où les femmes et les filles de plus de dix-huit ans pourront être employées jusqu’à
- onze heures du soir, sans que la durée du travail puisse dépasser douze heures, et fixe les époques de l’année où cette faculté sera accordée, pendant un laps maximum de soixante jours. Il s’agit principalement des industries de luxe et d’exportation.
- Il autorise à déroger aux prohibitions de la loi, d’une façon permanente.mais sans que le travail puisse dépasser sept heures par vingt-quatre heures, les trois catégories suivantes de travaux, aujourd’hui monopolisés par les femmes et essentiellement nocturnes : brochage des imprimés, pliage des journaux, allumage des lampes dans les mines.
- Puis vient l’énumération des industries où une dérogation est autorisée à titre temporaire aux dispositions sur le travail de nuit, mais sans que la durée du travail puisse dépasser dix heures par vingt-quatre heures. Elle comprend certains travaux qui ne peuvent être interrompus sans dommage : conserves de poisson, confiserie, délainage de peaux de mouton, distillation du parfum des fleurs, etc.
- Le règlement indique ensuite les divers travaux qui, n’exigeant pas d’efforts excessifs, pourront être tolérés, dans les usines à feu continu, pour les enfants masculins et les femmes majeures et stipule qu’ils devront être coupés de temps de repos d’une durée totale d’au moins deux heures.
- Il se termine par la nomenclature des industries ponr lesquelles l’obligation du repos hebdomadaire et les restrictions relatives à la durée du travail pourront être temporairement levées par l’inspecteur divisionnaire, sur avis donné douze heures d’avance par les chefs d’industrie et faisant connaître le temps pendant lequel durera cette dérogation.
- Le règlement, on le voit, comme la loi,s’est attaché à concilier dans la mesure du possible les exigences de l’humanité avec les conditions d’exercice de certaines industries astreintes à des échéances de livraison ou à une continuité de travail qu’on n’eût pu entraver sans leur causer un grave préjudice.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- HYGIÈNE ET SÉCURITÉ
- des travailleurs dans les établissements industriels
- L‘Officieldu13juin promulgue la loi con- » cernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissements industriels ; en voici le texte :
- Art. 1er. — Sont soumis aux dispositions de la présente loi les manufactures, fabriques, usines, chantiers, ateliers de tout genre et leurs dépendances.
- Sont seuls exceptés les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l’autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur.
- Néanmoins, si le travail s’y fait à l’aide de chaudière à vapeur ou de moteur mécanique, ou si l’industrie exerçée est classée au nombre des établissements dangereux ou insalubres, l’inspecteur aura le droit de prescrire les mesures de sécurité et de salubrité à prendre conformément aux dispositions de la présente loi.
- Art. 2. — Les établissements visés à l’article 1er doivent être tenus dans un état constant de propreté et présenter les conditions d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé du personnel.
- Ils doivent être aménagés de manière à garantir la sécurité des travailleurs- Dans tout établissement fonctionnant par des appareils mécaniques, les roues, les courroies les engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger seront séparés des ouvriers, de telle manière que l’approche n’en soit possible que pour les besoins du service. Les puits, trappes et ouvertures doivent être clôturés.
- Les machines, mécanismes, appareils de transmission, outils et engins doivent être installés et tenus dans les meilleures condi • tions possibles de sécurité.
- Les dispositions qui précèdent sont applicables aux théâtres, cirques, magasins et autres établissements similaires où il est fait emploi d’appareils mécaniques.
- Art. 3. — Des règlements d’administration publique, rendus après avis du comité consultatif des arts et manufactures, détermineront :
- 1° Dans les trois mois de la promulgation de la présente loi, les mesures générales de protection et de salubrité applicables à tous les établissements assujettis, notamment en ce qui concerne l’éclairage, l’aération ou la I ventilation, les eaux potables, les fosses d’ai- ! sance, l’évacuation des poussières et vapeurs les précautions à prendre contre les incendies, etc. ;
- 2° Au fur et à mesure des nécessités constatées, les prescriptions particulières relatives, soit à certaines industries, soit à certains modes de travail.
- Le comité consultatif d’hygiène publique de France sera appelé à donner son avis en ce qui concerne les règlements généraux prévus au paragraphe 2 du présent article.
- Art. 4. Les inspecteurs du travail sont chargés d’assurer l’exécution de la présente loi et des règlements qui y sont prévus ; ils ont entrées dans les établissements spécifiés à l’article 1er et au dernier paragraphe de l’article 2, à l’effet de procéder à la surveillance et aux enquêtes dont ils sont chargés.
- Art. 5. — Les contraventions sont constatées par les procès-verbaux des inspecteurs qui font foi jusqu’à preuve contraire.
- Les procès-verbaux sont dressés en double exemplaire, dont l’un est envoyé au préfet du département et l’autre envoyé au parquet.
- Les dispositions ci-dessus ne dérogent point aux règles du droit commun quant à la cons-tataiion ét à la poursuite des infractions commises à la présente loi.
- Art. 6. — Toutefois, en ce qui concerne l’applisation des règlements d’administration publique prévus par l’art. 3 ci-dessus, les inspecteurs, avant de dresser procès-verbal, mettront les chefs d’industrie en demeure de se conformer aux prescriptions dudit règlement.
- Cette mise en demeure sera faite par écrit sur le registre de lrusine ; elle sera datée et signée, indiquera les contraventions relevées et fixera un délai à l’expiration duquel ces contraventions devront avoir disparu. Ce délai ne sera jamais inférieur à un mois.
- Dans les quinze jours qui suivent cette mise en demeure, le chef d’industrie adresse, s’il le juge convenable, une réclamation au ministre du commerce et de l’indutsrie. Ce dernier peut lorsque l’obéissance à la mise en demeure nécessite des transformations importantes portant sur le gros œuvre de l’usine après avis conforme du comité des arts et manufactures, accorder à l’industriel un délai dont la durée, dans tous les cas, ne dépassera jamais dix-huit mois.
- Notification de la décision est faite à l’industriel dans la forme administrative ; avis en est donné à l’inspecteur.
- Art. 7. — Les chefs d’industrie, directeurs, gérants ou préposés, qui auront contrevenu aux dispositions de la présente loi et des règlements d'administratton publique relatifs à son exécution seront poursuivis devant le tribunal de simple police et punis d’une amende de 5 fr. à 12 fr. L’amende sera appliquée autant de fois qu'il y aura de contraventions dis-
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- tinctes constatées par le procès-verbal, sans toutefois que le chiffre total des amendes puisse excéder 200 fr.
- Le jugement fixera, en outre, le délai dans lequel seront exécutés les travaux de sécurité et de salubrité imposés par la loi.
- Les chefs d’industrie sont civilement responsables des condamnations prononcées contre leurs directeurs, gérants ou préposés.
- Art. 8. — Si, après une condamnation prononcée en vertu de l’article précédent, les mesures de sécurité ou de salubrité imposées par la présente loi ou par les règlements d’administration publique n’ont pas été exécutées dans le délai fixé par le jugement qui a prononcé la condamnation, l’affaire est, sur un nouveau procès verbal, portée devant le tribunal correctionnel qui peut, après une nouvelle mise en demeure restée sans résultat, ordonner la fermeture de l’établissement.
- Le jugement sera susceptible d’appel ; la cour statuera d’urgence.
- Art. 9. — En cas de récidive, le contrevenant sera poursuivi devant le tribunal correctionnel et puni d’une amende de 50 à 500 fr., sans que la totalité des amendes puisse excéder 2,000 fr.
- Il y a récidive lorsque le contrevenant a été frappé, dans les douze mois qui ont précédé le fait qui est l’objet de la poursuite, d'une première condamnation pour infraction à la présente loi ou aux règlements d’administration publique relatifs à son exécution.
- Art. 10. — Les inspecteurs devront fournir, chaque année, des rapports circonstanciés sur l’application de la présente loi dans toute l’étendue de leurs circonscriptions. Ces rapports mentionneront les accidents dont les ouvriers auront été victimes et leurs causes. Ils contiendront les propositions relatives aux prescriptions nouvelles qui seraient de nature à mieux assurer la sécurité du travail.
- Un rapport d’ensemble, résumant ces com-munications, sera publié tous les ans par les soins du ministre du commerce et de l’indus-trie
- Art. 11. — Tout accident ayant causé une blessure à un ou plusieurs ouvriers, survenu dans un des établissements mentionnés à 1 article 1er et au dernier paragraphe de l’ar-ticle 2, sera l’objet d’une déclaration par le chef de l’entreprise ou, à son défaut et en son absence, parle préposé.
- Cette déclaration contiendra le nom et i’a-dress. des témoins de l’accident; elle sera aite dans les quarante-huit heures au maire de la commune qui en dressera procès-verbal dans la forme à déterminer par un règlement d administration publique. A cette déclaration Sera joint, produit par le patron, un certificat
- du médecin indiquant l’état du blessé, les suites probables de l’accident et l’époque à laquelle il sera possible d’en connaître le ré-seltat définitif.
- Récépissé de la déclaration et du certificat médical sera remis, séance tenante, au déposant. Avis de l’accident est donné immédiatement par le maire à l’inspecteur divisionnaire ou départemental.
- Art. 12. — Seront punis d’une amende de 100 à 500 fr., et, en cas de récidive, de 500 à 1,000 fr., tous ceux qui auront mis obstacle à l’accomplissement des devoirs d’un inspecteur.
- Les dispositions du code pénal qui prévoient et répriment les actes de résistance, les outrages et les violences contre les officiers de la police judiciaire sont, en outre, applicables à ceux qui se rendront coupables de faits de même nature à l’égard des inspecteurs.
- Art. 13. — Il n’est rien innové quant à la surveillance des appareils à vapeur.
- Art. 14. — L’article 463 du code pénal est applicable aux condamnations prononcées en venu de la présente loi.
- Art. 15. — Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions des lois et règlements contraires à la présente loi.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Dupont et Cie, Société de filature et teinture des Côtes-du-Nord, rue St-Gouéno, à St-Brieuc. — Jug. du 19 mai. - Liquid. : M. Bayol.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Jaeger (Charles), imprimeur sur étoffes, 9, imp. Lassalle, à Lyon. — Jug. du 5 juin. — S.: M. Pitre.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Pinatel frères, cylindrage, 28, rue du Treuil, à St-Etienne. — Durée : 9 ans. — Cap.: 20,000 fr. — Acte du 3 mai.
- Formation de la Société en nom collectif F. Guillaume et Cie, fab. de rubans, passementeries, cravates et autres nouveautés, 2, rue du Général-Foy, à St-Etienne. — Durée: 5 ans, 1 mois et 25 jours. — Cap. : 200,000 fr. — Acte du 12 mai.
- Formation de la Société en nom collectif
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Renard, Corron, Bonnet et Cie, expi. des usines et ateliers de flottes couleurs, 8, rue Lafon, à Lyon. — Durée : 8 ans et 3 mois. — Cap.: 60,000 fr. — Acte du 18 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Ausset et Hermet, extraits de bois de châtaignier et autres bois colorants, 54, rue Nationale, à Nîmes. — Durée : 7 ans. — Acte du 29 avril.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 29 avril, de la Société Nicolas et Hommey, teinturerie, impression, à Maromme (Seine-Inférieure). — M. Hommey continue seul. — Acte du 1er mai.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts et prorogation de 12 ans, du 1er juil., de la Société Vincent, Ponnier et Cie, filature, tissage de coton,blanchisserie et apprêts, siège à Senones (Vosges), avec maison de vente 30, rue du Sentier, à Paris. — Délib. du 15 avril.
- Modifications des statuts et prorogation de 12 ans, du 1er juil., de la Société Vincent, Ponnier et Cie, filature, tissage de coton,blanchisserie, apprêts à Senones (Vosges), avec maison de vente 30, rue du Sentier, à Paris. — Délib. du 15 mai.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de V industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8o avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in -8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au con
- traire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais* qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au publie, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L'ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations; de plus, des annotations ou des formules placées dans le corps de la figure elle-même en facilitent l’intelligence.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de VINANT
- 1 Volume in-8o, broché. Prix : 40 francs.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs; franco, 4 fr. 50.
- Certes, on a écrit jusqu’ici de nombreuses relations de voyage, et des traités spéciaux très savants sur les arts au Japon; mais le public, insuffisamment préparé, rebuté par la confusion et noyé dans le détail, ne parvient pas à tirer de ces manifestations isolées l’idée d’ensemble indispensable pour se faire une opinion sérieuse.
- M. Félix Régamey, qui a vécu au Jupon, a pu s’initier complètement à l’art, à l’industrie et à la vie de ce peuple si bien doué ; il a résumé et ses propres observations et celles de ses devanciers. Il a appuyé ses descriptions pittoresques et animées de dessins clairs et charmants, semés à profusion dans l’ouvrage, auquel ils donnent une vie particulière.
- Son Japon est de tous points pratique et sera consulté avec fruit, soit qu’il s’agisse de la décoration intérieure ou extérieure dont les Européens ont si bon parti à tirer, soit qu’il s’agisse des produits naturels ou fabriquées, qui sont d’un usage et d’un emploi si répandus. Aussi ce livre devra-t-il être consulté par les architectes, décorateurs, artistes, amateurs.
- La religion, les mœurs, les coutumes, la langue ont leurs chapitres spéciaux.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles. Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour 1 apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- . Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de l'emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- vken et Leroy, 17; rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à ali“squehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de yol et de cuivre.
- orel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine latemarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique. b 4
- De p Acide tartrique
- derP“X(R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue
- —ominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Hop Agrafes pour courroies
- Penstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- P . Albumines
- baillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-Pour , ’ Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang Thibapression des tissus. Produits divers. Téléphone. Cie) et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Qual? rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs, te supérieure pour impressions des tissus.
- Arzbe— Alizarine
- Societa"rSchoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). chimanonyme des matières colorantes et produits Sièce 1ues de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Fisch Alun
- , mine Tet Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-Larrie" un pur et raffiné.
- Sulfate 9) Avignon (Vaucluse). Albumine pure hydratée.
- Pur. Q elumine exempte de fer, aluminate de soude, alun
- Dave Amidons
- Lerouneet Cie, à Palinges (Saône-et-Loire). cTlenre) ouvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-oOciete an Idon, fécules, dextrines pour apprêts.
- So Teiennes(Nore des amidonneries françaises, à Va-
- Societ." onyme des Usines de Wygmael (Ancienne • —emy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- Ammoniaque
- > Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- , Aniline
- I Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire! des couleurs d'aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudrn, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris, Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
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- LE MONITEUR LE LA TEINTURE
- Biens
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour b'anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue- Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
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- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine a Saint-Fons (Rhône).
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhone). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes N:pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine .gommes artificielles, léiogomme, produits pour 'issage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxvgénée concentrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Essences à détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE
- Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
- Renseignements de toute nature sur les apprêt teintures, impressions et blanchiment des fils et tissus ; plans, devis, installations, etc.
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- Nous croyons devoir conseiller à nos lec-teurs l’usage du « classeur parisien » pour re-lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accom’ pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franc gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le cûbs postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.-No 14. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Juillet 1893
- SOMMAIRE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- NOUVEAU GRIS DIRECT.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NOUVEAU BLEU MÉTAMINE. — SUR LES QUINONES-OXIMES EN COULEUR.
- REPARATION EN MATIÈRE D’ACCIDENTS INDUSTRIELS.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE. — CHAMBRE DE COMMERCE DE ROANNE.
- TRIBUNAUX.
- GUIDE-ADRESSES.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- Le blanchiment, qui précède pour ainsi dire toutes les opérations tinctoriales, est aussi vieux que le monde.
- J’ai dit qu’il précède pour ainsi dire toutes les opérations tinctoriales, et je souligne avec Ttention, car aujourd’hui, dans beaucoup de cas, on ne blanchit pas du tout, pour les cou-leurs foncées ou les noirs.
- Le blanchiment dans le sens absolu est mal compris; généralement, il comporte deux oPérations bien distinctes pour toutes les fibres :
- 1° Le nettoyage de la fibre ;
- 20 Le blanchiment proprement dit.
- Et, dans certains cas, il comporte encore une troisième opération, qui est celle de la teinture en blanc.
- g:
- 1 nous suivons les tissus à travers les âges, nous voyons qu’au berceau de la civilisation,
- 1 Q après les traditions et livres sacrés, la ne et le lin ont été les premières fibres em-vees. Le blanc a joué un grand rôle. C’est couleur, si je puis m’exprimer ainsi, qui ™it 1 emblème du sacerdoce.
- unee blanc est d’ailleurs,dans les pays chauds, a couleur qui s’impose. Dans nos villes in-biatrielles du Nord, où il pleut de la suie, le anc n est guère de mise.
- Une petite remarque en passant: si le blanc s’est imposé dans les vêtements sacerdotaux dès les premiers âges, c’est qu’il grandit les proportions de la personne vêtue en blanc.
- Tous les coloristes savent que les couleurs claires grandissent les objets, tandis qùe les couleurs foncées les diminuent, en apparence, bien entendu.
- Ainsi une femme vêtue de blanc paraîtra bien plus belle de taille que vêtue de noir. Et nos coquettes le savent bien ; elles évitent soigneusement de mettre sur une robe foncée une ceinture claire, mais elles feront l’inverse. Avec une ceinture claire sur robe foncée, elles auraient l’air d’éléphants.
- Vous me pardonnerez, chers lecteurs, mais il faut bien s’occuper un peu de la plus belle moitié du genre humain. En bien réfléchissant, vous verrez que le but du journal n’est que pour arriver à l’art décoratif de nos dames. Nous autres dits du sexe fort — je ne sais trop pourquoi, — nous avons adopté le noir, et toujours le noir pour ce qui est de la dignité et de la gravité.
- Le blanc a donc été adopté inconsciemment, je ne sais pas, pour les dignité sacerdotales; je crois même que cela a été calculé, car il donne en agrandissant en apparence la taille, de la majesté.
- Le blanc, n’était sa délicatesse, serait la plus belle des nuances; mais dans nos pays du Nord, encore une fois, il est impossible avec nos nombreuses usines.
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- 262 LE MONITEUR DE
- LA TEINTURE
- Encore un mot et je termine avec l’effet d’optique, comme agrandissement apparent. Voyez une route poudreuse en été, elle vous paraîtra interminable; voyez-la après une ondée, et le temps ne vous durera plus. Voyez le même paysage par un temps de neige, le même effet aura lieu. La solitude vous paraîtra infinie en plaine.
- Mais ce qui a fait imposer le blanc dans les pays chauds, ce sont ses propriétés calorifiques.
- = Si le blanc est la couleur la plus éclairante, en place, c’est celle qui absorbe le moins de chaleur et de même en émet le moins, par opposition avec le noir, qui est absolument doué de la propriété inverse.
- Ainsi, voyez les botanistes intelligents, ils vernissent leurs boîtes en blanc. De nombreuses expériences ont d’ailleurs été faites à cet égard sur les pouvoirs absorbants et émis-sifs pour la chaleur par les couleurs et par des savants distingués.
- Le blanc n’absorbe pas et de même n’émet pas la chaleur. Aussi, jamais dans le Midi on ne peindra autrement une maison qu’en blanc. De mêms les Orientaux, les Arabes se drapent dans leurs costumes blancs ; pendant le jour, ils n’absorbant pas les rayons de chaleur, et pendant la nuit, ils ne perdent pas leur chaleur naturelle, qui s’échapperait avec facilité, vers les espaces célestes, avec des vêtements foncés.
- Tous les lecteurs savent que la neige préserve les graines et les plantes délicates de la gelée intense; c’est précisément en vertu de cette propriété de pouvoir non émissif du blanc, que la chaleur terrestre se conserve. Et si vous voulez vous en rendre compte, vous n’avez qu’à mettre de la suie sur dé la neige au lever d’un beau jour d’hiver. Vous la verrez fondre où vous aurez mis la suie, en vertu du pouvoir absorbant du noir. Et une application domestique et même industrielle consiste dans l’emploi de rideaux blancs adaptés à nos fenêtres.
- A la rigueur, le plâtrage avec du blanc det Troyes de nos croisées revient au même.t La chaleur est arrêtée dans les deux sens, non seulement comme écran, mais commët pouvoir émissif. Vous connaissez d’ailleurs I tous cette expression, quand on entre dans une grande pièce aux vitres nues : « C'est froid en hiver. »
- Le blanc s’est donc imposé au début de 1 notre humanité, qui nécessairement a vu le I jour dans les pays cléments de l’Asie Mineure; I je doute fort que l’homme, livré à lui-même, eût pu se développer soit aux Pôles, soit sous l’Equateur.
- La laine et le lin ont été les premiers fibres] employées.
- Les premiers procédés de blanchiment en-ployés ont été, pour la laine, quoique nous l n’ayons pas de documents sérieux, le désuintage ou lavage pur et simple à l’eau. Pour Ie lin, le rouissage a dû être connu de toute antiquité. Mais il est probable que l’on s’en esl tenu là pendant longtemps.
- On était loin, à cette époque, des blanchi-ments perfectionnés de nos jours. Etait-ce ul bien ? Etait-ce un mal? On avait des étoffe moins belles, mais plus solides. Les lavage réitérés devaient être les seuls moyens poU 1 arriver à de grands blancs pour la laine.
- Quand aux tissus de lin, et plus tard de chanvre, les blanchiments sur le pré dont 0. ne connaît pas la date exacte comme applic8 tion sont venus faire une véritable révolutioni l ils ne sont plus pratiques de nos jours, je Te I sais même pas s’il s’en fait encore.
- La cendre de bois, lessivée, a été employé I de toute antiquité, comme substance détersif’ I pour le nettoyage des fibres, puis le natro! I ou carbonate de soude des Egyptiens.
- (A suivre.) MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdited
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- ETDE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 263
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- LES
- BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la s Teinture.)
- {Suite)
- Le bleu diamine se teint au bouillon dans un bain contenant du sel marin et du savon, ou du sulfate de soude et du savon, ce qui est préférable.
- Le bleu pur diamine s’applique de même au bouillon, avec une addition de 20-25 % de sulfate de soude ou de sel marin au bain de teinture. Si l’on teint ce colorant de concert avec des produits exigeant l’addition d’un sel alcalin (carbonate de soude), on peut sans inconvénients faire cette addition. Le bleu Pur diamine fournit des nuances pures et ayant la bonne qualité de ne pas paraître ternes à la lumière artificielle.
- Le bleu Chicago s’applique aussi avec du sulfate de soude et du savon.
- On teint le bleu Zambèse dans un bain fai-blement alcalinisé (carbonate de soude).
- La diazurine B est susceptible à la diazotation.
- Les meilleurs développeurs sont : la dioxy-haphtaline 2 : 7 ; l’a-naphtol et l’oxydiphé-nylamine.
- Avec la dioxynaphtaline et l’a-naphtol, on obtient un gris-bleu foncé; avec l’oxydiphé-nylamine, un gros-bleu-indigo.
- Procédé de teinture
- On teint pendant 1 heure au bouillon avec addition de :
- 350 gr. de colorant et
- 2000 » de sulfate de soude.
- Pour 10 kilos de coton.
- Aprés teinture, on rince, puis on entre à | roid dans un bain monté avec :
- 300 gr. nitrite de soude,
- 1000 » acide chlorhydrique de 20° Bé. on traite dans ce bain pendant 20 minutes, " ayant soin de refroidir le liquide à + 5° C.
- Après cette opération, on rince vivement
- et on manipule dans un troisième bain, contenant :
- 300 gr. d’un développeurs mentionnés, qu’on fera dissoudre dans 6 litres d’eau bouillante, avec addition de 300 gr. de soude caustique à 30» Bé.
- On traite dans ce bain pendant 15-20 minutes, jusqu’à ce que la nuance ne fonce plus; puis on rince et l’on met sécher.
- Le violet de Hesse se teint dans un bain au sel marin.
- Voici le procédé pour 10 kilos de coton : on prépare un bain de 200-250 litres d’eau ; on mouille le coton sur ce bain qu’on aura eu soin de chauffer à tiède, on lise quelques fois, puis on ajoute la solution de la matière colorante, on lise encore pendant 10 minutes, puis on ajoute 2 1[2 kilos de sel marin, on chauffe au bouillon et l’on maintient cette température pendant une heure ; on rince à fond, puis on tord, et l’on passe les mateaux par une solution froide de soude cale. à 2 %, on tord et l’on met sécher, sans rincer préalablement. Le Congo-Corinthe GG et le violet-azo s’appliquent comme la benzopurpurine, c’est-à-dire dans un bain alcalin (soude et savon).
- Récapitulation
- Dans l’impression du colon, on donne de plus en plus la préférence aux produits se fixant à l’aide d’un mordant de chrome. Quoique certains produits se fixant au tanin sont d’une grande solidité à la lumière et au savon, exemple le bleu acétine, on préfère les couleurs au mordant de chrome, leur application étant plus expéditive et les teintes obtenues sont en général d’un bon teint remarquable. La gallocyanine joue un rôle assez important, vu son brillant, et son application serait certainement plus étendue, si le prix n’était pas inabordable pour bon nombre d’articles. Dans ces derniers temps, la maison Bayer a mis en vente un nouveau produit bleu, se fixant au chrome, le bleu céleste. C’est une matière colorante très pure, cristalline, soluble à l’eau, mais malheureusement elle ne supporte pas le vaporisage avec pression.
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- &
- LÉ MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le bleu céleste s’imprime de la manière suivante :
- On fait dissoudre 30 gr. bleu céleste dans 50 gr. bleu céleste dans 290 gr. eau, ajouter ensuite la solution de la matière colorante à 600 gr. épaississant A.
- Après refroidissement, on ajoute 80 cc. acétate de chrome 18° B. On imprime sur tissus non préparés à l’huile pour rouge. Après impression, on vaporise pendant une heure sans pression, puis on savonne et finalement on apprête. Dans la teinture du coton, ce bleu n’est pas applicable.
- Epaississant A
- 80 gr. amidon blanc.
- 70 » gomme adragrante 7 : 100.
- 100 » acide acétique.
- 350 » eau.
- Faire cuire.
- (A suivre.}
- {Reproduction formellement interdite )
- NOUVEAU GRIS DIRECT
- De M. Max Petzold.
- Rapport de M. Th. Baumann à la Société industrielle de Mulhouse.
- Messieurs,
- M. Max Petzold, de Chemnitz, a présenté à la Société industrielle, pour l’obtention du prix no XXXII, un mémoire portant la devise Grau ist nie die Théorie.
- MM. Gustave Schæffer et Th. Baumann, que le comité de chimie avait chargés de l’examen de ce produit, ont trouvé le sujet très intéressant, mais ne correspondant pas aux conditions du programme des prix. L’ob -jet du prix no XXXII est un gris, susceptible de teindre l’alumine, l’oxyde de fer, de chrême de nickel ou tout autre mordant métallique d’un prix abordable, devant résister respectivement, comme le gris d’alizarine, au savon et à la lumière et permettant d’obtenir en teinture des blancs purs, en ayant recours soit au chlorage ou au savonnage. Le gris décrit
- dans cette demande de prix est un produit tirant directement sur coton, comme d’autres colorants gris basiques.
- M. Max Petzold, qui a consenti à ce qu’un extrait de son mémoire soit publié au Bulletin de la Société, opère pour l’obtention de ce produit comme suit :
- Un mélange de quantités moléculaires de chlorhydrate d’aniline et de chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline neutres, tenu en suspension dans dix fois son poids d’eau, est chauffé lentement à 60°. La combinaison des deux produits s’observe facilement par le changement de nuance de la masse en réaction. La couleur de jaune intense devient bien, tôt foncée, puis passe d’un vert jaunâtre en fonçant graduellement jusqu’au noir, pour devenir finalement bleu violacé. Ce point une fois atteint, toute la nitrosodiméthylaniline est combinée. La fin de la réaction peut être observée lorsqu’une petite quantité de la masse noire, mise sur du papier à filtrer et traitée par de l’eau bouillante, ne donne plus d’auréole jaune. Après cette constatation, on précipite le colorant au sel marin et une certaine quantité de chlorure de zinc. Après être séché et moulu, le colorant s? présentai sous forme d’une poudre noire se dissolvant | facilement dans l’eau froide en la colorant en | bleu violacé. A la place de chlorhydrate d'ank i line,on peut prendre du chlorhydrate d'orthoto- I luidine ou du chlorhydrate d'anaphthylamine I qui donnent les deux des gris analogues al I premier.
- L’auteur croit qu’on pourrait considérer 50 I colorant comme le chlorhydrate ou respect1' I vement le chloro-zincate d’une indamine, dont | la base aurait la constitution suivante :
- Ce N{CHî )2
- > N a Hs n—h
- Cette constitution est peu probable, vu 13B grande instabilité des indamines.
- Les eaux-mères de la réaction renferme 1 de la diamine et de la monamine, qui, à cetle basse température, ne réagissent pas sur ‘t
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- colorant déjà formé. Le produit ainsi obtenu est un gris basique tirant directement sur coton, laine et soie. Ce gris peut servir, sur les trois fibres, comme couleur vapeur. Il peut s’appliquer sur coton soit seul ou avec tannin, sans ou avec passage ultérieur en émétique. Fixé au tannin et émétique, il résiste bien à l’acide sulfurique et au chlore, au savon et à la lumière. En général il se comporte dans ses réactions et applications comme les gris basiques connus depuis plusieurs années, comme la nigrisine, la nigra-mine, le gris méthylène et d’autres colorants gris basiques.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PRODUCTION ET FIXATION DE DESSINS EN COULEUR SUR DU COTON
- Par la Société dite Arnold Print Works.
- Les perfectionnements dont il s’agit dans cette invention se rapportent au procédé par lequel on peut produire et fixer sur des articles en coton des dessins en couteurs d’ani-line basique, à l’aide d’un mordant d’un des tannates métalliques, conjointement avec un fond de couleur contrastante d’alizarine ou autre teinture, qui ait de l’affinité chimique Pour un mordant métallique convenant au traitement.
- Le nouveau procédé consiste à appliquer à la matière un tannate métallique et un mor-dant pour la teinture ; à imprimer sur la ma-hère ainsi mordancée les dessins voulus avec la couleur devant être fixée par le tannate métallique, mélangée avec le rongeant pour le mordant de teinture ; à vaporiser et à net-toyer ; puis à teindre pour produire le fond à la couleur voulue.
- Le procédé s’effectue dans de bonnes con
- ditions, en le pratiquant comme il est indiqué plus loin ; toutefois, il est utile de remarquer ici qu’il comporte plusieurs variantes de nature à satisfaire.
- Premièrement. — Traitement du tissu ou autre produit de coton avec une solution astringente contenant de 42 à 56 grammes d’acide tannique pour 4-5 litres d’eau ; puis séchage.
- Deuxièmement. — Passage de la matière dans une solution contenant environ 56 grammes d’un sel d’antimoine pour 4-5 litres d’eau; rinçage et séchage.
- Troisièmement. — Pour un fond rouge, placage avec de l’acétate d'alumine ; séchage, mais, de préférence, à basse température.
- Quatrièmement. — Impression des dessins voulus avec un mélange composé d’un litre environ d’une solution de couleur d’aniline, consistant, par exemple, en 452 grammes de bleu de méthylène dissous dans 4-5 litres d’acide acétique, et 4-5 litres d’un rongeant titré (Anglice : « Standdard discharge ») comprenant 4-5 litres d’eau, 1814 grammes d’un produit succédané de la gomme (Anglice : « Gum substitute »),454 grammes d’amidon et 1814 grammes d’acide citrique ; vaporisage, bousage et nettoyage.
- Cinquièmement. — Teinture avec de l’aliza-rine; puis rinçage, nettoyage et finissage de la pièce comme à l’ordinaire.
- PROCÉDÉ ÉLECTRIQUE DE TEINTURE Par MM. Stanislas Skuzèk et Franz Jelen.
- L’objet de la présente invention concerne un nouveau procédé pour teindre, à l’aide d’un courant électrique, diverses matières, particulièrement des matières d’origine animale ou végétale : cuir, tissus et tricots de laine, de coton ou autre, tresses de paille,etc.
- On étend le cuir (supposons que ce soit du cuir que l’on soumette au traitement dont il s’agit) sur une table bien horizontale, entièrement en métal ou simplement recouverte d’une feuille métallique, par conséquent conductrice,eton le soumet à la manière connue au
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- le; moniteur de la TSINTURE
- premier brossage ; puis on épanche sur toute la surface la matière colorante, en quantité bien suffisante mais sans donner lieu au moindre écoulement par les bords. On met maintenant l’un des pôles d'une conduite électrique en contact avec le dessus de la table métallique et l’autre pôle en communication avec le cuir et on ferme le courant élec-rique ; l’eau détenant la matière colorante se dédouble en ses deux éléments (H et 0) qui s’échappent en bulles, tandis que la matière colorante pénètre dans le cuir et s’y infiltre d’autant plus profondément qu’on laisse agir le courant électrique plus longtemps. On interrompt ensuite le courant électrique pour mordancer et masser le cuir comme à l'ordinaire et finalement on passe celui-ci au séchoir.
- Grâce à ce procédé, on peut, au lieu de teintes uniformes, faire venir sur la face des étoffes des dessins quelconques ; il suffit pour cela de placer sur la face de l’étoffe, après épanchement de la matière colorante, un patron en métal dans lequel se trouve découpé le dessin voulu et de mettre le pôle précédemment en contact avec l’objet à teindre, cette fois-ci en contcct avec le patron qui le recouvre partiellement.Dans ce cas, on réalise, aux endroits recouverts par le métal du patron, des dessins clairs, et à ceux correspondant aux découpures de ce même patron, une teinte analogue, mais rembrunie.
- OZONE APPLIQUÉ AU TRAITEMENT DES BOIS ET DES VERNIS Par M. Gustave Lyon
- De nombreuses expériences entreprises, par M. Lyon au sujet de l’action de l’ozone ou de l’air électrisé sur les matières à éléments modifiables par oxydation, l’ont amené à reconnaître, concernant en particulier les bois et les vernis, divers phénomènes ou points du plus haut intérêt pour un grand nombre d’in-dustiies s’y rattachant entre autres : pelles de la lutherie, du placage, des vernis Martin, dy meuble, des wois vernis, de la carosserie, etc,
- Les soumis en morceaux à l’action plus ou moins prolongée de l’ozone (air électrisé) subissent rapidement une transformation intime ; ils commencent par se décolorer à la surface et à cette décoloration succèdent à très bref délai l’aspect et les qualités absolument spéciales au bois ouvré depuis longtemps. Aussi le sapin jaunit et l’érable rougit d’une façon très appréciable.
- Les vernis peuvent s’appliquer sur les bois ozonizés au bout d’un temps beaucoup plus court que celui qu’exige le bois simplement abandonné à lui-même, et, de plus, appliqués sur ces bois ozonizés, ils sécheront, dans une atmosphère d’ozone, beaucoup plus rapidement que dans les étuves affectés d’ordinaire au séchage des vernis.
- Autre remarque : les étincelles électriques en produisant l’ozone recueillent du même coup sur les conducteurs les poussières en suspension et en circulation dans l’air, pous-' sières si funestes à l’éclat des vernis.
- La présente invention résume en elle toutes ces particularités, y compris l’application industrielle nouvelle des conducteurs électriques, comme collecteurs de poussière dans les ateliers de vernissage pour meubles, voitures, wagons, boiserie, vernis Martin et autres, etc.
- FABRICATION INDUSTRIELLE DES MATIÈRES COLORANTES Par M. Gaston Sencier.
- Ce procédé consiste à retirer des bactéries et microbes chromogènes ou de tous autres micro-organismes analogues, les matières colorantes qu’ils peuvent contenir ou sont susceptibles de produire dans des conditions appropriées, de même que les sous-produits qu’ils sont à même de développer ou d’excréter dans les milieux de culture où on les cultive et propage. L’invention porte également sur l’emploi d’appareils combinés de façon à réaliser industriellement le procédé qui s’y rapporte.
- Le dispositif pourra, par exemple, être le
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- suivant : Dans un parc mélangeur pourvu d’un agitateur mécanique, on prépare le liquida nutritif destiné à l’alimentation des mi
- crobes à cultiver. Le liquide nutritif ainsi produit estenmagasiné dans un bac où une pompe à vapeur vient le puiser pour le refouler dans uu appareil à stériliser, dans lequel il est sou-mis à une température de 115° C, durant un quart d’heure, de façon à être stérilisé de manière complète. Au sortir de ce stérilisateur, ie liquide nutritif est envoyé dans les bacs de culture et c’est dans ceux-ci que se développent, à la suite d’un premier ensemencement les bacilles que l’on veut produire ; parfois, avec barbotage d’air préalablement stérilisé, P°ur porter au maximum d’intensité lespro-Piétés chromogènes de certains bacilles.
- Lorsque les bacilles se sont suffisamment multipliés, on vide le contenu des bacs de cul-tre dans des bacs de décharge placés en des-sous, et de ceux-ci le liquide chargé de microbes 8e rend dans un monte-jus fonctionnant à l’air comprimé. Ce monte-jus. refoule le mélange sous pression dans des filtres, où les micro-bes sont retenus et se séparent du liquide nOWrricier ayant servi à leur développement.
- Les microbes recueillis sur les filtres sont, "Prés un essorage convenable, traités par des “8ents chimiques capables de leur enlever la matière colorante qu’ils contiennent.
- I est à remarquer que l’air sortant des bacs de culture, bacs qui sont soigneusement clos, entraîne avec lui un certain nombre de Produits secondaires gazeux dont la pro-duction accompagne généralement le dévelop-Pement des microbes et qu'il importe de re-quelllir lorsqu’ils sont utilisables, ce qui s’ef-“stte le cas échéant à l’aide de moyens chi-"iques ou physiques conformes à leur nature.
- HUMIDIFICATEUR D'ATMOSPHERE
- Par MM. Bonnet, Spazin et Cie.
- a ans les ateliers de peignage, de filature, tissage et, en général, dans toùs les ate
- liers affectés au travail des textiles, il doit toujours exister un peu d’humidité dans l’air, mais pas trop de crainte que la condensation de la vapeur d’eau ne provoque la rupture des fils en traitement. Il est donc de toute nécessité de maintenir dans ces ateliers l’état hygrométrique au degré voulu, en augmentant la dose d’humidité dont jouit naturellement l’air qu’ils renferment, sans recourir à une prise directe de • vapeur sur le générateur, vapeur qui rouillerait les machines et autres objets en fer et détériorerait les étoffes.
- La présente invention se rapporte à un nouvel appareil, dit « Humidificateur », destiné à parer aux inconvénients que nous venons de signaler; cet appareil permet de saturer l’air et de régler sa température avant son entrée dans les ateliers.
- Il se compose d’un récipient cylindrique en | tôle, posé verticalement et muni d’une série de disques ou plateaux étagés, soutenus sur leur pourtour par des cornières et en travers par une traverse, cornières et traverses étant rivés au récipient ; ces disques sont perforés et recouverts d’une couche de coke ou autre matière, à l’effet de provoquer le mélange intime de l'air, de la vapeur et de l'eau.
- Le courant d’air pénètre à la partie inférieure du récipient par une conduite à l'intérieur de laquelle se trouve le tuyau d’arrivée de vapeur; les courants d’air et de vapeur viennent frapper une tôle inclinée et se mélangent intimement. On abaisse ensuite la température du mélange ainsi produit, en faisant arriver, en sens inverse, le courant d’eau qui se déverse en pluie à la partie supérieure du récipient, grâce à une pomme d'arrosoir.
- Deux glaces appliquées dans la paroi du récipient, un peu au-dessus du plateau supérieur, permettent de suivre la marche de l’appareil en consultant un hygromètre et un thermomètre placés juste derrière ces glaces
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PRODUIT A BASEDE GÉLATINE AVEC APPLICATION DE MATIÈRES TEXTILES
- Par M. Auguste Escuret.
- Il s’agit dans cette invention de l’application de matières textiles ou autres, en poudre, sur une ou deux faces de feuilles de gélatine spécialement préparées à cet effet, dans le but de simuler des étoffes veloutées de toutes couleurs ou des produits similaires à ceux qui résulteraient du tissage de la matière appliquée en poudre sur la gélatine.
- Obtention de la feuille de gélatine dans l'état voulu. — On met tremper une certaine quantité de colle de gélatine, telle qu’elle arrive de la fabrique, dans une cuve contenant de l'eau claire et on l’y laisse séjourner le temps requis. Une fois détrempée, la gélatine estin-troduite dans une chaudière à bain-marie pour sa dissolution complète. Liquide, on la mélange avec de la glycérine en proportion con • venable, pour lui assurer une grande souplesse et la rendre propre à recevoir enfin la poudre de matières textiles.
- Obtention d'une feuille de gélatine à une surface veloutée. — Avant tout, il convient de déterminer la nuance à donner à la face opposée à celle qui doit recevoir la matière textile et, à cet effet, d’introduire dans le bain de gélatine en dissolution les matières colorantes de nature à produire cette nuance. On prend ensuite un cadre renfermant une glace de verre poli et on étend sur cette glace une couche égale de fiel ou d’une autre matière isolante analogue Sur cette glace ainsi préparée se verse une certaine quantité de gélatine liquide, préparée ainsi qu’il vient d’être dit, de façon à produire une épaisseur bien uniforme. On place alors ledit cadre sur un casier dans la proportion horizontale et on laisse la gélatine se figer. Ce résultat une fois obtenu, on reprend la glace coulée et, à l’aide d’une pas -soire ou tout autrement, on répand la matière textile ou autre, préalablement pulvérisée, sur la surface de la gélatine. On fait sécher la feuille de gélatine, en pendant verticalement le cadre qui la porte, dans une pièce
- bien aérée et chauffée et, le séchage réalisé, on détache du cadre, au moyen d’un outil convenable, la feuille de gélatine qu’on n’a plus qu’à couper à la dimension pour la livrer au commerce.
- Obtention d'une feuille de gélatine veloutée 0 double face. — On opère séparément pour chacune des deux faces de la manière indiqué! ci-dessus pour une face seulement, mais,aus sitôt après traitement de la première face, 01 détache la feuille de gélatine de son cadre“ on passe sur la seconde (face opposée à cell déjà veloutée) une couche de matière adragan quelconque pour la rendre propre à recevol à son tour la matière textile ou autre en poU” dre.
- Ce nouveau produit convient notammen pour faire des paillettes, articles de mode pour l’ornementation des robes de bal, costr mes de théâtre, chapeaux, velours, pass', menteries, broderies, incrustations, éventaift boutons, coiffures, fleurs, plumes, etc., etc. 1 (Reproduction interdite} I
- NOUVEAU BLEU M_ (Léonhardt et MM. Sévoz et Boasson, Ly0
- Vaise.)
- Échantillon Nouveau Bleu métamine 3 %
- Pour I kilo :
- gr. nouveau bleu métamine.
- 30
- 400
- 75
- 80
- 30
- 20
- 40
- 190
- »
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- »
- acide acétique à 50 %. amidon blane. gomme adragante 7 : 100. acide tartrique.
- acide citrique.
- cc. glycérine.
- gr. eau.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- Faire cuire le tout.
- Après refroidissement, ajouter :
- 55 gr. tannin dans
- 60 » acide acétique 50 %.
- Après impression, on vaporise pendant 1[2 heure et à une pression de 0,3 atmosphères. On passe en émétique à pendant 20 minutes, on rince, on savonne à 40 C. On rince de nouveau et l’on met sécher.
- NOTE sur les quinone-oximes en couleurs vapeur
- Par M. Prud’homme.
- La dinitrosorésorcine et en général les quinone-oximes se fixent bien par voie de teinture sur les mordants de fer, de cuivre, de nickel, de cobalt, etc., c’est-à-dire sur les oxydes des métaux, qui peuvent présenter différents degrés d’oxydation ; par contre, ces colorants ne forment pas de laques avec l’alumine. En couleurs vapeur, ils n'ont pas reçu d'applications, par suite de leur propriété de donner très rapidement des laques insolubles avec les sels des divers métaux que nous venons d’énumérer.
- J’ai observé que les solutions de ferro et de ferricyanure de potassium, chauffées à l’ébullition avec de la dinitrosorésorcine, dégagent de l’acide cyanhydrique et laissent déposer un précipité vert, dans lequel les réactifs ordinaires du fer sont impuissants à déceler ce métal. Cette migration du fer, d’un composé où ses propriétés se trouvent masquées dans un autre corps où elles le sont également, est un phénomène assez curieux.
- Sur ma demande, M. Albert Scheurer a bien voulu instituer quelques essais de couleurs vapeur, que je me borne à résumer.
- La couleur mère correspondant aux échan-Allons renfermait
- 250 grammes adragante,
- 10 grammes dinitrosorésorcine à 50 % et des quantités variables de prussiate jaune
- 26%4,
- ou rouge. Ce dernier donne des tons verts très foncés, analogues à la céruléine, tandis qu’avec le ferrocyanure la nuance est toujours brunâtre. Pour l’emploi, c’est donc au ferricyanure qu’il faut donner la préférence. La meilleure proportion est de 10 grammes pour 10 de dinitrosorésorcine à 50 %. La durée du vaporisage a une influence et le maximun d’intensité correspond au maximum de temps jusqu’à la limite d'une heure, qui semble suffire pour déterminer la formation complète de la laque. La couleur résiste bien au savon. L’addition d’acétate de chaux, d’acide acétique, de bicarbonate de soude à la couleur d’impression, donne des teintes rougeâtres sales qui ne tiennent pas au savon.
- L’huile pour rouge turc, ou même l’huile tournante, exerce une action favorable. Il est regrettable que la dinitrosorésorcine soit si peu soluble, car il en résulte pour les couleurs fixées par ce procédé un aspect marbré et un peu terreux. Le phénol et la résorcine employés comme dissolvants ne semblent pas modifier avantageusement les résultats. Peut-être arriverait-on à pallier ce défaut en chauffant au préalable le mélange d’adragante et de dinitrosorésorcine, auquel on ajouterait après refroidissement le mordant de prussiate rouge.
- DE LA RÉPARATION en matière d’accidents industriels
- La communication suivante a été faite par M. Batteur, au cours de l’assemblée mensuelle de la Société industrielle de la France, du 29 mai dernier.
- M. Batteur, après avoir signalé les inconvénients de notre législation actuelle, en ce qui concerne les accidents du travail, constate que, depuis plusieurs années, la question n'a pu être avancée, malgré les nombreux projets de loi qui ont été déposés soit à la Chambre, soit au Sénat. Sans vouloir une réglementation à outrance, comme en Allemagne, il trouve qu'il
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- I
- y aurait lieu de suivre l’exemple de l'Angle-terre qui a supprimé la responsabilité civile du patron en fixant à l’avance l’indemnité à payer suivant le genre d’accidents.
- Si ce système n’est pas parfait, il est, selon M. Batteur, meilleur que celui que nous avons en France.
- La question aurait déjà fait un grand pas si les Chambres votaient les dispositions suivantes : assurance obligatoire par des compagnies privées sur la surveillance de l’Etat, paiement des indemnités suivant tarifs, responsabilité correctionnelle du patron en cas de faute lourde.
- Pour éviter les difficultés qui se présentent souvent lorsqu’il s’agit de secourir et de soigner un ouvrier blessé, M. Batteur a créé à Lille, pour la société qu’il représente, une maison de santé et un service d'ambulances urbaines qui ont déjà rendu de nombreux services.
- Dès qu’un accident se produit dans un atelier, il suffit de demander par téléphone l'am-bulance urbaine pour que le ou les blessés soient transportés, avec toutes les précautions désirables, dans la maison de santé où ils re -çoivent immédiatement tous les soins que nécessitent leur état.
- .-995 "
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE de Mulhouse
- Nous recevons de la Société industrielle de Mulhouse le programme des prix qu’elle se propose de distribuer en 1894.
- Voici, en ce qui concerne la filature et le tissage, quelles sont les questions mises au concours :
- Blanchiment, impression, teinture, apprêts Nouvelle machine à imprimer au rouleau. — Médaille d’honneur pour une nouvelle machine à rouleaux permettant d’imprimer au moins huit couleurs à la fois, et offrant des avantages sur celles employées jusqu’à ce jour. .
- Cette machine devra avoir fonctionné dans
- la Haute-Alsace d’une manière régulière et continue pendant six mois .au moins.
- Machine remplaçant l'essoreuse. — Médaille d'argent pour une ou des dispositions mécaniques permettant de supprimer les essoreuses pour la fabrication des toiles peintes.
- Une bonne machine à laver au large, lavant à fond, n’abîmant pas les pièces et ne coûtant pas trop cher, offrirait une solution du problème.
- Il faudra toutefois que les pièces, avant d’aller'au séchage, ne contiennent pas sensiblement plus d’eau que si elles avaient été essorées.
- Régulateur automatique pour cuves. — Médaille d’honneur pour un moyen simple de ré glerautomatiquement l’admission de la vapeur dans les cuves de blanchiment à basse pression, ou de teinture, suivant les phases de l’opération.
- L’appareil présenté devra avoir fonctionné un an au moins dans un établisement de la Haute-Alsace.
- Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d’administration et des comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Les mémoires, dessins, pièces justificatives et échantillons devront être marqués d’une devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco de port, avant le 15 février 1894, au président de la société industrielle de Mulhouse, en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- CHAMBRE DE COMMERCE de Roanne
- La Chambre de commerce de Roanne vient de publier le compte rendu annuel de ses tra-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- vaux au cours de 1892. Ce compte rendu, nous ne pouvons pas le publier, même par extraits ; mais nous ne pouvons ne pas en donner la conclusion. C’est un rapport succinct, mais, très complet, très clair et très intéreseant, sur la situation commerciale et industrielle de la circonscription de la Chambre de commerce de Roanne en 1891. Ce rapport a été lu par le président de la Chambre dans la séance du 28 décembre dernier. Il importe de remarquer que pour quelques-uns des produits locaux, notamment pour les cotonnades, la situation s’est modifiée quelque peu, depuis le commencement de l’année.
- Industrie des cotonnades
- Ce tissage mécanique des cotonnades était dans un état de prospérité relativement satisfaisant au commencement de l’année 1892. Cette industrie a été depuis assez notable-ment éprouvée, par suite de la mise en vigueur des nouveaux traités de commerce.
- L’exportation dans les divers pays d’Europe a été considérablement réduit en Espagne, en Portugal où elle atteignait des chiffres impor-tants, elle est devenue absolument nulle. Larup Wre avec la Suisse vient d'enlever les faibles chances qui subsistaient encore de conserver ce marché.
- L’exportation avec les colonies ne s’est pas accrue beaucoup et nullement dans la propor-uon que pouvait faire espérer la protection des nouveaux traités.
- Neanmoins, toutes les marchandises se sont vendues jusqu’à ce jour, mais les prix ont baissé, le chiffre d’affaires a diminué.
- Tous les métiers à grande laize qui tra-vaillaient pour l’exportation ne marchent plus maintenant qu'en largeur ordinaire, c’est donc “ne diminution de surface qui en est résultée par suite une diminution de main d’œuvre Vi est d’environ 12 à 13 %.
- La baisse des prix pour les filés de coton ? s est produite au mois d’août et de sep-tavore, bientôt suivie d’une hausse, a été dé-erable a l'industrie roannaise, par suite des
- ventes de tissus qui sont faites à cette époque pour la campagne de printemps.
- Filatures, blanchisseries teintureries, apprêts ’
- A l’industrie principale du tissage des cotonnades se rattachent directement plusieurs autres industries, telles que les filatures, les blanchisseries les teintureries, les apprêts dont la situation de prospérité dépend de celle des cotonnades.
- Ce qui vient d’être dit pour la première l s’applique donc aussi à ces dernières.
- De plus la prospérité et le développement de ces industries vont être malheureusement entravés par l’application de la loi sur le travail des femmes et des enfants.
- La classe ouvrière souffrira aussi gravement de cette loi. Un grand nombre d’industriels, en effet, pour ne pas faire deux équipes, se voient obligés de renvoyer tous les deux sexes âgés de moins de 18 ans qu’ils employaient jusqu’à ce jour.
- Pour les quelques filatures de la région, notamment, la situation devient tout à fait critique et s’il n’est pas apporté quelques adoucissements à l’application de la loi, on peut craindre la ruine de cette industrie dans le pays.
- TRIBUNAUX
- TRIBUNAL CIVIL DE LYON (2e Ch.) Présidence de M. Davenière, vice-président.
- Audience du 13 janvier 1893
- ACCIDENT. — DANGER INHERENT AU TRAVAIL EFFECTUÉ. — PRÉCAUTIONS NÉCESSAIRES. •— IMPRUDENCE DE L'OUVRIER. — NON-RESPONSABILITÉ DU PATRON.
- Le danger inhérent au travail à effectuer ne saurait suffire en lui-même, pour engager la responsabilité du patron, si aucune précaution n’a été négligée par lui pour prévenir l’accident survenu à un ouvrier, et s’il est démontré que ce dernier a été victime, de sa propre imprudence. (Conf. arrêt du 10 août 1892, Berthaud. — C. — Cie
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- P.-L.-M. Moniteur jud. du 24 déc. 1892.
- Recueil de Juris. 1892 p. 350).
- (Veuve Chapelle — C. — Pierron et Bouchard.)
- Ainsi jugé, dans des circonstances que fait suffisamment connaître le jugement qui suit :
- Jugement
- Ouï Mes Sestier et Pondeveaux, avoués, qui ont conclu, et MesFaugier et Munet, avocats, en leurs plaidoiries;
- Ouï, en ses conclusions, M. Chouzy, substitut du Procureur de la République ;
- Attendu que la dame veuve Chapelle, agissant tant en son nom personnel qu’au nom de son fils encore mineur, a formé contre les sieurs Peiron et Bouchard une action en dommages-intérêts, pour réparation du préjudice résultant de la mort du sieur Chapelle, son mari, survenu à la suite d’un accident dont celui-ci a été victime, alors qu’il était employé comme ouvrier dans les ateliers du défendeur ;
- Qu’il est expliqué qu’à la date du 3 décembre 1891 le sieur Chapelle, en voulant remettre en place la vergue d’une chaudière destinée à dégommer les soies, est tombé dans ladite chaudière remplie d’eau savonneuse en ébullition ;
- Attendu que la demanderesse aurait rendu les défendeurs responsables de cet accident par les motifs, est-il dit en son argumentation, que l’accident a été occasionné soit par l’insuffisance de la hauteur des parois de la chaudière, soit par l’état défectueux de la vergue, ce qui rendait l’opération dont il était chargé d’autant plus dangereuse que le sol était glissant ;
- Attendu que, par jugement de ce Tribunal en date du 22 juin dernier, M. Docel, ingénieur, a été désigné comme expert, aux fins de rechercher les causes de l’accident, d’indiquer l’état de l’outillage employé par les défendeurs et de dire s’ils présentent des dangers ou s’il est défectueux et notamment, d’indiquer si la vergue placée sur la chaudière n’aurait dû être fixée ;
- Attendu que l’expert a déposé un rapport au Greffe, que ce travail est régulier en la forme ;
- Attendu que ledit expert attribue l’accident à des causes multiples :
- 1° Le déplacement de la vergue ;
- 2° L’état glissant du carrelage ;
- 3° La déclivité du sol près de la cuve ;
- 4° La faible hauteur de la chaudière;
- Attendu qu’il est manifeste que de ces conditions de l’outillage, il résulte un danger
- pour les ouvriers appelés par leur travail auprès des chaudières dans lesquelles se fait 1® dégommage, mais qu’il résulte aussi des constatations faites par l’expert, et des renseigne ments fournis par celui-ci, que le danger en 1 question résulte delà nécessité du travails effectuer ;
- Qu’en effet, la mobilité de la vergue est né cessaire pour que la cuve puisse être employai alternativement au dégommage et au lavage ou cuisage en sacs, que l'état glissant du 50 est rendu inévitable par l’emploi du savon ne
- cessaire aux opérations à effectuer ;
- Que la déclivité du sol est nécessaire P°ur| l’écoulement des eaux savonneuses, et qU1 n’apparaît pas que cette déclivité, dans l’ate lier des demandeurs, soit exagérée; qu’enfil la hauteur des parois de la cuve est à Pe" près égale à celle des chaudières de ce genre dans les autres usines, et dictée par le trava I auquel elle est destinée ;
- Attendu qu’il en résulte que s’il existe11" certain danger, il n’apparaît pas, d’autre par qu’il y ait eu de la part des patrons faute re‘ sultant de l’absence de précautions tendant l
- l’éviter :
- Attendu que la cause occasionnelle de 1ae cident dont Chapelle a été victime a été |° déplacement de la tringle ou vergue place sur la chaudière, vergue sur laquelle devaiel être appuyés deux des bras du brancard 01 grille au moyen duquel Chapelle et un ouvrier nommé Vitelli apportaient des soi" dont on devait faire le dégommage ;
- Attendu que l’expert indique la facilite
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- I
- l'ac I été >4 vaiet'] rd 00 aulfi soel g8it
- déplacement de ladite vergue par un simple heurt constitue une défectuosité facile à éviter;
- Mais attendu que le plus ou moins de fréquence de ce déplacement, ou sa facilité, ne constitue pas en lui-même un danger et n’augmentait en aucune façon celui qui existait aux abords des chaudières, puisque cette vergue n’était nullement destinée à donner un point d’appui aux ouvriers, et que, pour glisser sur celle-ci le bout du brancard, il n’était pas nécessaire d’y toucher ;
- Attendu que la vergue déplacée devait assurément être remise en place par l’un des ou -vriers qui apportaient les soies ; mais qu’au moment où Chapelle a voulu faire cette opé -ration; il était absolument libre de tous ses mouvements; qu’il avait déposé sur le bord de la cuve les manchons du brancard qu’il avait apporté, que ce brancard avait poussé par Vitelli au-dessus de la chaudière et que Chapelle pour remettre la vergue en place, au lieu de se pencher au-dessus de la chaudière, pour saisir la vergue par son extrémité droite, qui n’était pas celle déplacée, aurait pu,en passant du côté gauche de la chaudière, Saisir la vergue par son extrémité gauche qui etait celle qui devait être remise en place ;
- Attendu que c’est cette fausse manœuvre du sieur Chapelle qui a entraîné sa chute, que S1* y a eu faute,c’est à lui seul qu’elle est imputable et qu’il n’est pas établi que les défen-deurs aient négligé quelque précaution pour empêcher de se produire ;
- Attendu, en conséquence, que la demande doit être déclarée mal fondée ;
- Par ces motifs,
- Le Tribunal,
- Apres en avoir délibéré conformément à la loi ;
- Jugeant en matière ordinaire et premier ressort ;
- Ayant tel égard que de droit à l’expertise ;
- Déclare la dame veuve Chapelle mal fondée dans sa demande ;
- Fen déboute et la condamne aux dépens
- dont distraction est prononcée au profit de Me Pondeveaux, avoué sur son affirmation de droit.
- -------------- -ao- • -——-
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- F. Nicolas, teinturier-dégraisseur, rue de l’Orillon, 42, à Paris, act. sans domicile connu, — S.: M. Chardon. — Jug. du 23 juin.
- Veuve Guillemet, teinturière, rue de Baby-lone, 56, à Paris, act. sans domicile connu.— S : M. Mauger. — Jug. du 16 juin.
- [DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du b juin, de la Société Berthaud et Tibaldi, teinturerie, 10, rue St-Martin, à Vienne. — Liquid.: M. Tibaldi. — Acte du 5 juin.
- Dissolution, à partir du 26 mai, de la Société ANONYME DE TEINTURE DE St-EtIENNE, 9, q. Serin, à Lyon.— Liquid. : M. Gillet. — Délib. du 16 mai.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉ
- Modification de la Société Péneau père et fils, teinturiers, dégraisseurs, 83 et 85, rue de Paris. — Retrait de M. Péneau père de la société dont la raison devient Péneau frères — Acte du 12 mai.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme veuve Dezalay a vendu à Mme veuve Bardet un fonds de teinturerie, 42, boulevard Mangenta.
- Mme veuve Gandin a vendu à Mlle Bruant un fonds de teinturerie, broderie, 69, pass. Brady.
- M. Paulmier a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 29, rue Marbeuf.
- Mme Bernard a résillié avec Mme Baudouin, la vente d’un fonds de teinturerie, 42, b. de Strasbourg.
- M. Eck a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 7, pass. de l’Elysee des Beaux-Arts.
- M. Fauqué a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 32, rue Duret.
- M. Morand a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 7, rue de Vintimille.
- M. Moreau a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 14, rue Fontaine-au-Roi.
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- M. Bertrand a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 50, rue des Martyrs.
- Mile Dimary a vendu à Mme Barraud un fonds de teinturerie, 27, rue du Caire.
- M. Gavrel a vendu à M. Philippe, un fonds de teinturerie, 12, rue de l’Hôtel-de- Ville, à Vincennes.
- M. Faussier a vendu à M. Maréchaux un fonds de teinturerie, 116, rue du Faubourg-Poissonnière.
- Mme De Fommervault a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 212, rue des Pyrénées.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ct-detsous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du fourrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ’e. — Lauréat do la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplôme'. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel, — Un volume grand in-80 avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
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- Adresser les demandes au bureau du journal
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des
- applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au con-traire, ne tiennent pas assez compte des ensei-1 gnements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du I temps, ne sont que des monographies dans les-1 quelles de grands développements sont donnés à | la partie pratique, mais* qui ne peuvent, être I consultés utilement que par des spécialistes, et I non par des industriels désireux d’y trouver des I renseignements se rattachant à toutes les indus- I tries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous I présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L'ouvrage est conçu d’après le plan générale- 1 ment adopté par tous les auteurs classiques, et I tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne l sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour 1 ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en I coupe, soit en perspective conventionnelle, et I permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre I compte des appareils industriels qu’elles repré- I sentent.
- Ces figures, d’un tracé très sommaire, sont inspirées des figures schématiques que, dans les cours, le professeur trace au tableau pour aider à la clarté de ses démonstrations ; de plus, des I annotations ou des formules placées dans le corps | de la figure elle-même en facilitent l’intelligence I
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-In rieure. Troisième édition. Un volume in-80 avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans Ie texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supé-rieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 235 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colo: rantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées poUr l’apprêt des tissus. Des eaux employées en teinr ture et de leur épuration, par C. L. TASSAR-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco. 4 fr. 50.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Manuel complet de teinturier (SUPPLÉMENT traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de r’IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans eette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne sup)plémentaire} service du journal compris.
- Acides
- Excken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine Taramarche-sur -Saône (Côte-d'Or). Acide oxalique, oxa-
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique,
- + Acide tartrique
- ® Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue ces Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Agrafes pour courroies oppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- bouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Se-pastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang Pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone, cpeult et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et o) 1., rue-de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- A.,, Alizarine
- So erser, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). rleté anonyme des matières colorantes et produits cumiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). 8e social ; 105, rue Lafayette, Paris.
- p. Alun
- scher fi Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-Larer alun pur et raffiné.
- Sule— (A.),Avignon (Vaucluse). Albumine pure hydratée, pur.e d alumine exempte de fer, aluminate de soude, alun
- P Amidons
- reverneet Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- rieuoykouvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-Société Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- lencoanonyme des amidonneries françaises, à Va-Sociclennes (Nord).
- Soe."nonyme des Usines de Wygmael (Ancienne e h, Rémy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- So1—. Ammoniaque
- y et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Rol Analyses tinctoriales
- NotlLouis), directeur du Laboratoire central, 44, rue modérés me -des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix
- Kahri. H , Aniline coulen"fan),19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des Frie. 5 1 aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm " Payer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprête divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et . barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments Industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudun, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Wilson-Clyma (T.-E.), 40, rue Eaidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande produc-tion pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates. divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
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- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.),‘ 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour appréteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines,
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline. Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
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- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguier (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine ,gommes artificielles, léiogomme, produits pour tissace et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Kaule (K.-Adolphe). Matières colorantes pour teinture et impression, Puteaux (Seine).
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- Pavi (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (anciénne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Extraits de bois de teinture
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc. Œsinger et Cie, Le Havre (Seine-Inférieure). Extraits seCS et liquides.
- Sigerist et Cie, 42, rue d’Hauteville, Paris.
- Essoreuses
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
- Renseignements de toute nature sur les apprêt teintures, impressions et blanchiment des fils et tissus ; plans, devis, installations,
- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
- Nous croyons devoir conseiller à nos lec teurs l’usage du « classeur parisien » pour re-lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accon: pagnées d’un mandat postal ou d’une valeu sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franc. gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le coll5 postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37- Année.- No 15. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Août 1893
- SOM MAI RE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- BLEU CRÉSYLE BBS.
- INDIGOLINE M et BB.
- APPAREIL A TEINDRE.
- LA LOI BOVIER-LAPIERRE.
- CHAMBRE DE COMMERCE DE VILLEFRANCHE.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. - BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Au sujet des effets d’optique, en ce qui con-cerne le blanc et les couleurs claires dans les arts décoratifs, j'ai reçu diverses observa dons.
- Il est bien entendu que l’effet n’est qu'appa-rent, et pour le démontrer, il faut par exem-Ple, comme le faisait mon professeur Bineau, qWi a illustré de toutes manières la Faculté des sciences de Lyon; lorsqu’il traitait des couleurs dans ses cours, il le faisait d’une ma-nlere magistrale. Et, tout en développant les théories de Chevreul, il y ajoutait du sien, "vec des tableaux spéciaux et très bien compris.
- Pour les arts décoratifs, au point de vue du coloris, il faut tenir compte du contraste si-pultané et du contraste successif. Et il faut eire intervenir, non seulement les effets de plencage, mais encore ceux de gravure. ermi les lecteurs du journal, il y en a de très "T à cet égard, peut-être plus que moi, et " comprendront rapidement. L’art déco-atif est extrêmement délicat. Un rien choque œeil.
- Ainsi, j’ai vu des tableaux très bien com-S comme dessin, esquisse, mais qui, après ais, perdaient de leur valeur.
- Lyon, au point de vue du coloris, il y a
- dans la basilique de Fourvières un tableau splendide, c’est un sujet allégorique : « Lyon sauvé des eaux, de la peste, de la guerre civile et de la famine par la Vierge. » Cette magnifique toile, où tout est respecté, dessin et coloris, est du peintre Orcel, mort avant de l’avoir achevée.
- Or, on avait relégué ce chef d’œuvre, digne d’être signé Raphaël ou Murillo, dans une des nefs de la cathédrale de St-Jean; il n’était pas fini comme peinture.
- Pendant ce temps, on avait mis en vedette dans la vieille église, toujours de Fourvières (il y en a deux maintenant) celui de son concurrent, l’abbé Martin. Ce sont de très grandes toiles. Sans vouloir discréditer l’œuvre de Martin, le sujet très bien traité est trop machiné, il est trop monacal, mal éclairé d'ailleurs, et on ne distingue rien du tout dans les détails.
- Et ce qui fait la beauté du chef d’œuvre d’Orcel, c’est qu’il n’est pas fini ! Le coloris dégagé en est admirable, de même les fondus. Dernièrement, quelqu’un me disait: Vos critiques ne sont peut-être pas étrangères au déplacement de cette magnifique toile, qui d’un endroit mal éclairé, à St-Jean, a pris la place d’honneur dans la nouvelle basilique de Fourvières. Si le peintre eût vécu, il eut machiné son tableau.
- Pour revenir à notre sujet, je fais une digression : il faut tenir compte dans les arts
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- LÉ MONITEUR DE LA TEINTURE
- décoratifs, non seulement de l’assemblage des couleurs, mais encore des effets de gravure. Ainsi, telle esquisse, magnifique au fusain, ne sera plus la même, une fois peinte ou teinte.
- Le blanc agrandit en apparence et à mon avis, par rapport au noir, dans le sens linéaire de 3 à 4 %.
- Ainsi, faites un cercle blanc sur un fond noir et un cercle noir sur un fond blanc ; les deux étant de même diamètre, mettons Om. 100 pour chaque. Eh bien, par effet de contraste, le cercle blanc paraîtra avoir 0 m. 103 à Om. 104 de diamètre, ou,si vous le voulez, le cercle noir ne paraîtra avoir que Om. 97 ou Om 96. L'effet est frappant.
- Et pour peu qu’un graveur mal habile exécute des dessins mal compris, on aura dans l’art décoratif, qui intéresse nos lecteurs, des effets abracadabrants.
- L’effet du blanc est tellement sensible que, même atténué sous forme de gris, il continue d’illusionner.
- La redingote légendaire et grise de Napoléon 1er le grandissait, surtout à cheval. Na • poléon 1er était tout en buste et court de jambes. D’ailleurs, nous avons un exemple frappant de l’effet du blanc, dans le chef-d’œuvre de Meyerbeer, le Prophète. L’acteur jouant le rôle du prophète, Jean de Leyde, très convenable, je suppose, quant il apparaît au début, vêtu de noir, devient imposant dans ses habits blancs et dans la marche triomphale.
- Ainsi, et j’en termine avec cette digression, réponse à des observations, pour la décoration de nos dames, il faut faire intervenir, non seulement le coloris, savamment aménagé selon les modes et selon les temps, mais il faut tenir compte des mesures anthropométrique, — je dis anthropométriques, par manière, puisqu’il s’agit de dames,en prenant le terme dans son acception générale.
- Les femmes d’une beauté anatomique idéale sont très rares, et, tout en étant toutes très séduisantes (je n’en veux point choquer), en bien examinant et détaillant, on trouvera 95 fois sur 100 des disproportions dans l'en
- semble. Et c’est au costumier, tailleur ou tail-leuse, qu’il appartient de racheter par la toilette et de corriger ces défauts, soit dans le coloris, soit dans les dessins employés.
- Si vous le voulez, chers lecteurs, nous allons nous occuper de la laine. C'est la première matière textile qui a dû être employée.
- Au point de vue du blanchiment, on distingue les laines en diverses classes. Nous laisserons ces subdivisions de côté, en exceptant cependant ce qu’on appelle les poils de vigogne, de lama, de chameau, etc.
- Les laines pour le blanchiment sont tirées dès le début en blanches, ou colorées et noires. En effet, il est impossible de blanchir les laines colorées ou noires.
- La première opération est celle du nettoyage; ou désuintage, pour enlever le suint, produit moitié d’excrétion du poil, moitié de saleté.
- Chevreul a fait de beaux travaux sur le suint; il peut constituer jusqu’à 33% du poids des laines, et ce ne sont pas les laines les plu riches en suint qui sont de plus mauvaise
- qualité
- (A suivre.)
- MARIUS Moyrkt.
- (Reproduction interdite.)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans dscussio" l'analyse des brevets de nature à inté^gsCfl nos lecteurs.
- NOUVELLE DÉCORATION DES TULLES et tissus analogues
- Par M. Maurice Balland.
- Cette invention se rapporte aux application sur tulles ou tissus analogues de divers compositions destinées à produire des effel décoratifs. Elle s’exécute sur les métiers dë" connus sous le nom de « métiers d’apP cation » et consistant essentiellement er I cadre horizontal sur lequel le tissu est ter | ou « cadré». Elle se résume à tracer à la S" |
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- face du tissu des rayures continués ou interrompues, de couleurs diverses, suivant des lignes qui concordent exactement avec la chaîne du tissu, lors même que, par les irrégularités du tissage ou du cadrage, ces lignes ne seraient parallèles ni entre elles, ni à l’axe du métier.
- Cet appareil est monté sur un chariot, marchant sur des rails portés par les bandes du métier, de manière à pouvoir parcourir d’un bout à l’autre la surface du tulle tendu. Le ou les liquides à appliquer sont contenues dans un ou plusieurs réservoirs et s’écoulent par une sérié de distributeurs composés chacun d’un tube en caoutchouc terminé par un tube en verre effilé à la lampe. Le tube en caoutchouc est porté à hauteur convenable Par un support et sa pointe reposé par son poids sur le tissu, avec lequel elle , doit faire un angle d’environ 30 degrés. Le débit est ré-8lé par des robinets que l’on ouvre plus ou moins et par la hauteur variable desrécipients.
- NOUVELLES APPLICATIONS DE PERLES LÉGÈRES
- sur les tulles ou tissus à jour
- Par M. Maurice Balland
- Le procédé qui fait l’objet de l’invention a ‘ Pour objet d’obtenir sur tulles ou tissus à jour une perle assez légère pour ne pas charger ce tissu et présentant les reflets chatoyants des perles du commerce : perles fines, perles d écaille de poisson, etc.
- Le tissu est tendu ou « cadré » sur un mé-tier d’application ordinaire et les perles dépo-sées en gouttes suivant la disposition désirée au moyen de la planche à aiguilles mobiles ou Par tout autre procédé. Le liquide qui com-Pose ces gouttes est une dissolution de gomme oy Produit analogue pouvant, sous l’influence d Une évaporation rapide, se recouvrir d’une . Pellicule assez résistante; ces gouttes prennent "ne forme sphérique et restent suspendues aux mailles du tissu.
- on établit alors en dessous du tissu un cou-"nt d air ascendant avec la précaution es
- sentielle d’éviter les tourbillons ou courants transversaux. Un moyen commode d'établir le courant consiste à disposer un chauffage en dessous du tulle.
- Dans ces conditions, la goutte se recouvre d’une pellicule sur toute la surface inférieure du tissu, tandis que la surface supérieure étant garantie par la masse même de la perle de tout contact avec le courant ascendant reste liquide. Au bout d’un instant, chaque goutte peut être assimilée à une coupe pleine de liquide, le récépient étant formé par la pellicule devenue assez consistante pour ne pas se déformer, malgré la diminution de volume du liquide qui s’évapore par l’ouverture supérieure ; on obtient finalement, après dessiccation, une sorte de nid très arrondi, suspendu dans la maille du tulle.
- Pour décorer la perle ainsi obtenue, on tamise sur toute la surface du tulle une poudre brillante, telle que les bronzes, brocarts, etc.; chaque perle retient à sa sürface un peu de cette poudre. On fait ensuite passer sur le tissu un souffleur composé d’une rampe de buses verticales, réunies à un appareil soufflant et portées sur un chariot qui roule ie long du métier. La poudre retenue par les perles est alors projetée contre la sürface intérieure qui en est uniformément tapissée et comme on a ce soin d’opérer avant la dessic-cotion complète du liquide intérieur, la poudre se colle contre la surface encore humide et sa coloration sera vue par transparence à travers la pellicule qui pourra elle-même être colorée.
- DÉCORATION DES TULLES at tissus à jour
- Par M. Maurice Balland.
- Cette décoration est basée sur la propriété suivante de la gélatine :
- Si l’on étend une dissolution de gélatine sur une pièce de tulle ou autre tissu à jour, cadrée sur un métier d’application, on obtiendra, après dessiccation, une membrane uni-
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- OO QO G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- forme dans laquelle sera emprisonné le tissu.
- Si l’on fait passer ce tissu recouvert de gélatine sèche dans une enceinte où l’on envoie de la vapeur très sèche à une température suffisante, la gélatine subira une sorte de fusion, mais n’ayant pas dans ces conditions une constante capillaire suffisante pour rester à l’état de membrane, elle se percera d’abord dans chaque maille, puis se retirera lutour des fils qui composent cette maille.
- Ce phénomène peut-être utilisé de différentes manières : 1® Comme apprêt : on peut en effet obtenir un apprêt très fort des tissus à jour, puisque toute la gélatine de la membrane vient envelopper et renforcer les fils du tissu. Si l’on superpose deux pièces de tissus à jour enduites de la même manière, elles se colleront ensemble et le retrait de la gélatine sur les fils laissera paraître des effets de moire ou autres qui varieront suivant la nature des tissus.
- 2* Pour le collage des diverses poudres décoratives : si l’on tamise sur la gélatine, avant qu’elle soit sèche, une poudre colorée, par exemple un bronze ou un brocart or, on aura, après dessiccation, une membrane dorée qui, si le bronze n’est en trop grande quantité, se percera, comme on l’a vu plus haut, sous l’action de la vapeur d’eau, et viendra recouvrir les fils du tissu, comme si on avait roulé sur chacun d’eux une feuille dorée. Si l’on avait semé sur la feuille de gélatine humide des tontisses de laine, de soie, des paillons ou des menus débris de substances colorées ou brillantes, ces objets ne seraient pas ramenés sur le fil avec la gélatine, mais resteraient adhérents au tissu sans trace visible de matière collante.
- 3° Pour l’obtention de dessins sur la surface de la gélatine sèche, on imprime des dessins, soit à la planche, soit au rouleau d’impression ou tout autrement ; ces impressions sont faites au moyen d’une dissolution d’albumine, de gomme ou autre matière ne possédant pas la propriété de la gélatine ; il en résulte qu'a-près le vaporisage, les dessins resteront
- pleins, tandis que le fond montrera le réseau du tissu à jour.
- Pour employer pratiquement ces procédés, il conviendra de fixer le tissu sur un métier sans fin, formé de deux châssis sans fin pa rallèles ; le tissu entraîné par des chaînes passera d’abord sous un baquet contenant la gélatine qui s’écoulera sur toute sa largeur et dont l’épaisseur sera régularisée par des bros ses ou autres moyens ; les chaînes conduiront ensuite le tissu au séchage, puis au vaporisage.
- Avant le séchage, le tissu recevra, s’il y a lieu, les diverses applications de poudres ou tontisses, ou après séchage les impressions ou perles également citées.
- Le vaporisage se compose d’une caisses parois métalliques dans le fond de laquelle est disposée une série de tubes percés de trous pour amener la vapeur ; la caisse est surmontée d’un toit en pente pour conduire au de hors l’eau de condensation et recouverte d'une enveloppe mauvaise conductrice de la chaleuri une cheminée dégage l’excédent de vapeur.
- DÉCORATION DES TISSUS au moyen de poudre tamisées Par M. Maurice Balland.
- La mise en pratique de la présente inven tion consiste à appliquer à la surface du tiss) des poudres colorées formant dessins, 8 moyen d’un tamis dont les jours représentenl justement le dessin à reproduire. Ce procéde se rapporte à tous les genres de tissus, à jo"
- ou non.
- La fixation desdites poudres s’assure güf les tissus à jour à l’aide d’un mouillage effe tue avant le tamisage, et un mouillage et 1. vaporisage après, et sur les tissus plein l’aide d’un seul vaporisage après le tamis8b
- Au lieu de former elles-mêmes les dessln" les poudres peuvent aussi constituer des SU faces humides ou adhérentes pour recevol d’autres poudres ou tontisses.
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- ETDE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- NOUVELLES MATIÈRES COLORANTES teignant le coton sans mordant
- Par MM. L. Durand, Huguenin et Cie, manufacturiers.
- Les nouvelles matières colorantes ayant trait à la présente invention, matières colorantes substantives pour coton, dérivées des produits de condensation de l’aldéhyde formique avec la benzidine, la tolidine ou la diani-sidine, s’obtiennent en combinant les dérivés tétrazoïques desdits produits de condensation avec les acides naphtylaminesulfoniques, les acides naphtolsulfoniques ou les acides car-boxyliques, et teignent le coton non mor-dancé.
- MÉTIER A TEINDRE
- ^matières filamenteuses en échevaux, à marche continue
- Par la Société anonyme de la teinturerie stéphanoise.
- | Le but poursuivi dans la présente invenven-10n est l’établissement d’un appareil s'appli-qant, non seulement à tous les genres de teintures, depuis le bain limité jusqu’à la sub-mersion, quelles que soient la quantité et la matière à traiter, mais permettant aussi d’installer un atelier de teinture au complet, comme on installe un atelier de tissage mécanique par exemple.
- Le nouveau métier à teindre offre les ca-ractères distinctifs suivants :
- 1° Mouvementation et passage forcé des fils dans le bain, sous l’action combinée d’une palette rotative et d’un plongeur qui en per-et à volonté la submersion complète, cette disposition donnant aux fils une lèche réelle ‘d.
- "n minimum de six mètres par minute.
- 20 Disposition dudit plongeur de manière d Pouvoir adapter à toute machine existante 1 ou de lavage, pour leur procurer a faculté utile, dans bien des cas, d’une sub-mersion à la marche.
- 30 Banc-porteur monté sur pivot, à l’aide quel on obtient un passage successif dans 6s bains différents.
- ou Application d’un mouvement hydraulique " vapeur pour la manœuvre des mises.
- 5e Application d’un moteur direct pour l'ac-tionnement du métier.
- Dans les machines de teinture en usage actuellement, de même que dans la teinture à la main, les écheveaux sont manœuvrés extérieurement au bain, d’où il s’ensuit que, dans la plupart des cas, les fils pénètrent difficilement, forment paquet à la surface, sont soumis à une lèche factice et demandent beaucoup plus de temps pour la teinture. En outre, aucune machine à teindre existant actuellement dans l’industrie ne jouit de l’avantage facultatif de la submersion à la marche.
- (Reproduction interdite.)
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric Reverdin (Moniteur scientifique Quesneville.)
- Depuis notre précédente « Revue », nous avons reçu un grand nombre d’échantillons de matières colorantes, dont quelques-unes ont été introduites tout récemment dans le commerce.
- Les Farbenfabriken vorm ; Friedr. Bayer et C0 ont complété leur série de bleus benzo par une nouvelle marque BX, fournissant une nuance plus rougeâtre que la marque 2 B.
- Le bleu benzo BX se fixe directement sur coton en un bleu-rouge qui résiste bien aux alcalis et aux acides, ainsi qu’au frottement ; on en recommande spécialement l’emploi lorsqu’on cherche à obtenir une nuance bleu-rouge solide aux alcalis. La matière colorante est facilement soluble,elle égalise bien et peut être mélangée à toutes les couleurs substantives qui se fixent directement sur coton, soit en bain alcalin, soit en bain acide ; elle peut aussi être diazotée sur la fibre. On teint le coton dans un bain renfermant 5 pour 100 de savon et 10 p. 100 de sel de Glauber ou de phosphate de soude.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Sous'le nom de Bleu solide nouveau, marque F et H, la même maison a préparé deux nouvelles matières colorantes basiques destinées à la teinture et à l’impression du coton, Ces couleurs, facilement solubles dans l’eau, donnent des nuances genre, indigo ; la marque F fournit un ton bleu verdâtre ne changeant pas à la lumière artificielle, tandis que la marque H fournit des tons plus rougeâtres. Elles résistent d’une manière remarquable à l’action de l’air et de la lumière, ainsi qu’à celle du foulon ; la teinture ne décharge pas sur le coton blanc.
- On recommande de teindre le coton de la manière suivante : on mordance avec 5 pour 100 de tannin ou la quantité correspondante de sumac en entrant dans le bain à 60°, manœuvrant quelque temps et laissant passer la nuit. Après avoir égoutté le coton, on l’entre dans un bain renfermant 2 1[2 à pour 100 d’émétique ou la quantité équivalente d’un autre sel double d’antimoine ; on le manœuvre une demi-heure, on lave et on teint. Pour les nuances tout à fait foncées, il est bon de remplacer l’émétique par du pyrolignite de fer.
- On teint, suivant la nuance désirée, avec 1 à 6 pour 100 de matière colorante en entrant dans le bain à froid, puis chauffant, jusqu’à épuisement du bain, et à 70° pour terminer.
- Lorsqu’il s’agit d’obtenir des nuances clai -res bien égalisées, il est avantageux d’ajouter au bain de teinture 1 à 2 pour 100 d’alun.
- La dissolution de ces matières colorantes doit se faire avec de l’eau froide.
- Le bleu solide acide B de F Bayer et C° est destiné à la teinture de la laine sur laquelle on le fixe en bain acide par la méthode habituelle, c’est-à-dire en entrant la laine dans un bain chauffé à 40-50°, renfermant la quantité de solution colorante voulue, 10 % de sel de Glauber et 2 % d’acide sulfurique, et montant au bouillon.
- Les nuances obtenues avec ce procédé sont bien égalisées et supportent un léger foulonnage; on peut avantageusement mélanger le bleu solide avec l’azo-fuchsine, le jaune naph-
- toi, le jaune solide, etc., pour la teinture des draps.
- Le bleu solide acide B n’est pas précipité de ses solutions par addition d’un excès d’acide; sa nuance n’est pas modifiée à la lumière artificielle.
- La suljone-cyanine 3 R se fixe aussi sur laine dans un bain additionné de 3 à 5% d’acétate d’ammoniaque ; on entre à 50°, puis on monte progressivement jusqu’à 80° environ, température qu’on maintient jusqu’à épuisement du bain.
- Cette matière colorante égalise bien, et la teinture résiste à un fort foulonnage: elle est aussi solide aux acides, à l’exception, toutefois, de l’acide sulfureux étendu, d’après les observations que nous trouvons dans la Far-ber-Zeitung (1).
- La sulfone-cyanine G n’étant pas. modifiée par lesselsde çhrome, peutêtre mélangée avec toutes les matières colorantes tirant sur mordant de chrome. On recommande d’opérer la teinture dans des cuves en bois, car les tein; tures faites dans le cuivre, le zinc ou le fer prennent une nuance plus verdâtre et plus terne.
- Le bleu céleste B est une nouvelle matière colorante pour laine chromée, dont la nuance est pure ; il se fixe sur laine mordancée au chromate de potasse et à l’acide oxalique ou mieux au flnorure de chrome et à l’acide oxa lique. Les teintures sont solides au foulon; elles résistent au frottement, à l'action de l'alr et de la lumière, à l’ammoniaque à 20 % eta l’acide sulfurique à 5 %.
- Le bleu céleste B employé à 1[2 % fournit déjà un joli bleu de nuance moyenne. On re-commande de teindre avec ce produit dan des cuves en bois.
- Parmi les nouveautés de la maison F. Bayer et Co, nous citerons encore le rouge benzo 80 lide, qui est aussi spécialement destiné l teinture de la laine ; on entre la laine à 50 dans un bain additionné de 2 % d'acide ace
- (1) Docteur Lehne’s, Farber-Zeitung, 1892) p. 87.
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- tique, on monte au bouillon en un quart d’heure et on maintient cette température une demi-heure à trois quarts d’heure.
- Si l’on désire une nuance résistant absolument au foulon, on chrome dans le même bain, au moyen du fluorure de chrome.
- On peut combiner ce rouge avec la sulfone-cyanine et le noir pour jute, en teignant dans le même bain avec addition d’acétate d’ammo niaque, puis ensuite d’acide acétique.
- (A suivre).
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour re-lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis Postal peut contenir plusieurs classeurs.
- LES
- BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- En fait de colorants de nature basique, il posterait encore à mentionner le bleu Nil de "BA et SF, qui se distingue par beaucoup de 1 *ant et par sa résistance remarquable à la mlere, au savon et à la soude. Il y a dans le Commerce deux
- marques de ce colorant, le ] eu Nil et le bleu Nil BB. La marque BB est P Us récente (1891) que la marque bleu Nil, 1i est dans le commerce depuis 1888. La "arque BB diffère de la marque ordinaire en Je sa nuance est beaucoup plus verdâtre, rocédé pour teindre 10 kilos de coton en bleu Nil.
- on mordance les filés avec 700 gr. de tanin, on fera dissoudre dans un bain de 200 litres a
- " une température de 80°C. On passe tite dans un bain froid contenant ;
- 250 gr. tartre émétique et
- 100 gr. soude calcinée.
- Rincer à fond, teindre ensuite avec la solution de 200 gr. bleu Nil avec addition de 200 gr. d’alun. Ajouter le colorant au bain de teinture en plusieurs portions.
- Les teintes obtenues sont même très solides aux acides.
- Par un traitement en acide chlorhydrique dilué (1/10), la teinte ne perd pas en intensité et ne change nullement de nuance. Un traitement dans une solution de soude calcinée à 2° B. pendant d’une demi-heure n’a pas changé la teinte. Par un lavage au savon à 60° C., les filés teints en bleu Nil ne dégorgent pas dans le blanc et la teinte ne perd que très peu en intensité.
- Le bleu Nil se recommande spécialement pour les nuances claires et sert beaucoup en impression, de concert avec le bleu-méthylène, pour l’obtention de nuances claires.
- On obtient un beau bleu ciel par le procédé suivant :
- 6400 gr. solution de british. gum (1/1).
- On mélange à cet empois la solution de :
- 120 gr. bleu-méthylène RD et
- 40 gr. bleu Nil dans
- 800 gr. eau et 60Q gr. acide acétique de 6° B.
- Après refroidisssement, on ajoute :
- 640 gr. tanin dans
- 800 gr. eau et
- 80 gr. d’une solution d’acide tartrique à 300 B.
- On passe au tanin, on imprime; après impression on vaporise pendant une demi heure et à une pression de 0,3 atmosphère. Ensuite on passe en émétique à 3[4 %, on rince, on savonne à tiède, on rince et l'on apprête.
- N B. — On emploiera avantageusement un savon complètement exempt d’alcalis non saponifiés, vu que le bleu-méthylène en nuances claires est très sensible aux alcalis.
- Pour nuances foncées, on donnera après le savon un passage en chlore sec à 1/2 ou 1*B.
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- Les bleus alcalins
- Les matières colorantes n’ont plus qu’un intérêt historique dans l’impression du coton. On les employait autrefois dans l’impression, avant que les dérivés de la benzidine, comme par exemple le bleu victoria,le bleu acétine, etc., ne fussent dans le commerce. On fixait ces colorants dans un épaississant contenant,
- Echantillon bleu Nil 2 %
- outre l’acide tartrique et le tanin, un peu de bisulfite de soude. On imprimait sur étoffes préparées à l’huile.
- Les bleus a l’eau
- Il existe un grand nombre de marques différentes qùi, selon leur constitution chimique, varient beaucoup en nuance, c’est-à-dire du bleu verdâtre au bleu violacé. Ces produits sont aussi plus ou moins brillants. Les produits rougeâtres sont connus sous les noms de bleu serge, bleu marine, etc., les produits bien brillants sous les noms de bleu de Chine, bleu-nuit, bleu soluble, bleu pour coton, etc. L’échantillon que nous donnons est le bleu-nuit à 3 %.
- On teint ordinairement ces produits sur coton préparé au tanin et à l’émétique. Puis on teint dans un bain contenant, outre la solution de la matière tinctoriale, un peu d’alun ou d’acide acétique et à une température de 60-70' C. On obtient aussi des bleus clairs avec
- Echantillon bleu-nuit à 3 0/0 ces colorants, en teignant sur coton non-mor-dancé, avec addition d’un peu d’alun ou d’acide
- acétique au bain de teinture. Une autre méthode beaucoup usitée consiste à teindre les filés dans un bain contenant, outre la matière colorante, 3 % de stannate de soude.
- Après obtention d’un bleu bien fourni, on acidulé le bain de teinture avec un peu d’acide sulfurique et l’on continue à liser sur ce bain encore pendant une demi-heure, en ayant soin de maintenir la température. Les bains de tein-ture ne s’épuisent pas, on fera bien de les conserver.
- Les bleus au campêche
- Ces bleus ne servent le plus souvent que comme fonds, vu leur peu de solidité. On obtient un beau bleu imitation indigo, en traitant les filés pendant 8-12 heures dans un bain de campêche ; après quoi, on tord et on manipule au bouillon, dans un bain contenant du sulfate ou de l’acétate de cuivre.
- On rince et on avive la teinte à l’aide du j bleu méthylène, bleu crésyle ou tout autre colorant de nature basique.
- (A suivre.) (Reproduction formellement interdit
- BLEU CRÉSYLE BBS
- à 3/4%
- Echantillon bleu crésyle BBS à 3 %-(Voir aussi les articles du 5.2. page 40 el
- du 5.3. page 72.)
- Procédé d’impression pour 500 gr. d’emp015' 3 3[4 gr. bleu crésyle BBS dans 150 gr. acide acétique à 50 %, 45 gr. amidon blanc, 50 gr. gomme adragante, lOcc. glycérine, 220 gr. eau.
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- Faire cuire le tout en remuant; après refroidissement ajouter :
- 8 gr. acide citrique dans
- 10 gr. eau.
- 20cc. acétate d’alumine à 6°B,
- 5 gr. tanin dans
- 5 gr. acide acétique à 50 %.
- Après impression, on vaporise pendant 20 minutes et à une pression de 0,2 atm. On passe en émétique à 3[4 % qu’on aura soin de neutraliser avec de la soude calcinée. On rince, on savonne légèrement, on rince de nouveau et on apprête.
- INDIGOLINE M ET BB
- Nouveaux Bleus directs pour Coton
- L’usine du Nord (fabrique de couleurs d'ani-'•ne, à Baisieux, Nord) vient de mettre dans e commerce sous le nom d'Indigoline M et BB deux nouveaux bleus directs pour coton q"i obtiendront certainement le succès qu’ils méritent.
- En effet, d’après tous les essais faits, comparativement aux autres colorants bleus subs-tantifs, les bleus indigoline possèdent des qualités de solidité remarquables et bien supérieurs à tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour.
- Dans un bain assez fort et bouillant de 3dPon, la nuance se dégrade un peu, mais elle "este dans son ton. Elle ne rougit ni ne bleuit sous l’action des alcalis et des acides comme e font les autres bleus. Leur solidité à l’air et 4 la lumière,sans être absolue,est, surtout, de ^aucoup plus grande que celle des produits Concurrents.
- La teinture se fait de préférence en bain de savon et carbonate de potasse. Toutefois, on Peut aussi teindre en bain de savon additionné , sulfate de soude. Par ce procédé le bain epuise presque entièrement ; mais, comme colorants ont beaucoup d’affinité pour la e, des inégalités pourraient se produire si on ne prenait pas de précautions.
- La marque M se laisse parfaitement dia-zoter.
- La marque BB est un beau bleu montrant au reflet un magnifique fond bleu verdâtre, absolument le même que celui du bleu de cuve d’indigo. C'est, pensons-nous, le seul bleu direct qui donne ce résultat.
- Nous soumettons ci-dessous à nos lecteurs les nuances obtenues avec les indigolines.
- No 1
- CO O Z
- No 4
- L’échantillon no 1 est fait dans un bain monté avec 2 1{2 % Indigoline BB.
- L’échantillon n° 2 est fait avec la même quantité de colorant de la marque M.
- L’échantillon n° 3 a été obtenu dans le même bain du no 1 (marque BB) en y ajoutant 5 % de colorant.
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- -H S. G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Et l’échantillon no 4 a été fait de la même façon dans le bain no 2 (marque M) avec les proportions indiquées ci-dessus (5 %).
- Les bains ne s’épuisent pas et on obtiendra les mêmes nuances en diminuant d’environ 1[3 les quantités de colorant employées pour la première fois.
- En résume, nous pouvons dire que ces bleus indigoline résistent bien au savon, aux acides, à l’air et à la lumière et qu’on peut obtenir des nuances très foncées, bien nourries et non cuivrées à des prix moindres qu’avec tous autres bleus substantifs.
- L’usine du Nord,à Baisieux (Nord) tient des types nature à la disposition de quiconque lui en fera la demande.
- APPAREIL A TEINDRE le» bobines de laine peignée ou autres matières semblables Par M. Emile Génard.
- On emploie pour la teinture de la laine et autres matières semblables des appareils formés de deux cylindres perforés concentriques, dans le vide annulaire desquels se place la matière sur un fond perforé ou non, muni à son centre d’un tuyau qui couvre le cylindre intérieur, auquel est attaché l’écrou d’une vis pressant sur ce tuyau et par suite sur le couvercle ; une pompe refoule le bain de teinture dans le cylindre intérieur et le force de traverser la matière pour venir s'échapper ensuite parles trous du cylindre extérieur. Cette disposition pèche en ce sens que l’on doit à chaque instant démonter et remonter le couvercle de ce récipient, et que l’on ne peut pas examiner la matière durant l’opération de teinture.
- La présente invention a pour but de simplifier l’appareil en question, pour le cas où l'on ne voudrait teindre que des matières enroulées, telle que la laine peignée en bobines. Pour cela, on se sert d’une broche creuse à paroi, perforée, sur toute sa hauteur ou lon
- gueur munie d’un bouchon susceptible de glisser dans son intérieur ; ce bouchon est soutenu par une barrette qui traverse la broche de part en part, dans deux rainures longitudinales et vient s’appuyer de ses extrémités sur les bobines à teindre ; de cette façon, l’intérieur de la broche se trouve toujours obstrué par le bouchon mobile juste à la hauteur des bobines, et le bain de teinture est forcé, pour passer dans l’intérieur de la broche, de traverser les bobines,
- LA LOI BOVIER-LAPIERRE
- Dans sa séance du 14 juillet, le Sénat a repoussé, par 207 voix contre 37, la loi sur les syndicats professionnels, dite loi Bovier-Lapierre.
- On sait que l’article 1er de cette loi était ainsi conçu:
- Quiconque aura usé de l’un des moyens indiqués dans l’article 414 du code pénal, violences, voies de fait, menaces, manœuvres frauduleuses, dans le but de porter atteinte au droit d’ouvriers ou de patrons de faire ou de ne pas faire partie d’un syndicat professionnel, sera puni d’un emprisonnement de six jours à un mois et d’une amende de 16 a 200 fr., ou de l’une de ces deux peines seulement.
- a Sera puni des mêmes peines quiconque aura usé des mêmes moyens dans le but d’obliger une ou plusieurs personnes à se conformer à des décisions prises par une collec-tivité de patrons ou d’ouvriers organisée ou non en syndicat.
- D’après l'article 2, les dispositions de l’ar ticle 463 du code pénal pouvaient être appli-quées aux pénalités édictées par l’article 1er-
- Ces deux articles avaient d’abord été adoP tés par le Sénat, à une faible majorité, il est vrai, quand une intervention du ministre de la justice, interpétant l’article 1er, a mis à jour la véritable tendance de cette loi, par suit0’ modifié complètement l’attitude de la Cham-
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- bre haute, au point qu’un sénateur, M. La-combe, est venu s’excuser d’avoir voté l’art-ticle 1er.
- Contrairement à l’opinion de beaucoup de mes amis avec lesquels j’ai l’habitude de marcher d’accord, dit M. Lacombe, j’avais voté cet article, parce qu’il me paraissait comporter une interprétation autorisée, certaine, et permettait sans imprudence le vote de loi.
- A l’heure actuelle, cette interprétation n’existe plus ; elle a été détruite par l’inter-prétation contraire émanée du garde des sceaux, ministre de la justice. Celle-ci, en effet, a au moins la même autorité que celle qui émanait du rapporteur de la commission ; elle peut tout au moins le contrebalancer dans l’opinion de ceux qui auront à appliquer la loi. D’autre part il me paraît impossible dans les termes du réglement, alors que nous som-mes en état de déclaration d’urgence, de mo-difier le texte pour lui donner la clarté qu’il n’a évidemment pas, puisque M. le garde des sceaux n’interprète pas le texte du projet comme la commission et comme nous l’avons interprété nous-même quand nous l’avons voté.
- On nous a proposé une loi en nous disant Qu’elle était à la fois la garantie de la liberté des syndicats, des patrons, des ouvriers et qu’elle avait pour but de garantir la liberté du travail contre toutes entreprises de quelque coté qu’elles vinssent à se produire.
- Cette loi était-elle bien utile ? Aurait-on reconnu ici la nécessité de l’élaborer ? Je ne le pense pas : mais elle nous venait de la Chambre, et ne voulant pas tout refuser, on a fuit la meilleure loi qu’on pût faire, ou la moins mauvaise, on l’a faite et nous l’avons votée sans enthousiasme, disait-on tout à L’heure.
- , 36 le veux bien. Mais au moins c’était sous empire de principes que nous pouvions ap-Prouver et d’une interprétation que nous pou-vions accepter que nous avions voté l’article 1er.
- on disait, au nom de la commission ; Li
- berté absolue de la part du patron de faire travailler qui il lui plaît et nous ajoutions avec M, Tolain comme il disait à cette tri--bune : Liberté pour l’ouvrier de travailler où il veut et quand il veut...
- On nous disait encore : Réprimez les menaces ou les violences ; ces expressions étaient claires à nos yeux : si l’honorable M. Tolain avait soulevé la question de savoir ce que c’était que les menaces et la violence, pour nous, il ne pouvait pas y avoir de doute. Il n’y a pas de violences et de menaces, si elles ne sont pas illégitimes. La menace de faire quelque chose que vous avez le droit de faire ne constitue pas une menace punissable d’après la loi. Voilà comme nous avons tous interprété le texte de la commission.
- Il est évident, par exemple, pour prendre les termes mêmes de l’article du code civil cité hier par M. Tolain, que la menace d’envoyer l’huissier à un débiteur et de lui faire vendre ses meubles en payement de sa dette, quoique de nature à lui inspirer des craintes sérieuses pour ses biens ou sa personne, ne peut pas être considérée comme une menace pouvant tomber sous le coup de la loi.
- Mais aujourd’hui, après explications de M. le garde des sceaux, ce n’est plus la me nace telle que nous la comprenions que la loi viserait, c'est une menace légitime, c’est-à-dire la menace de retirer l’emploi à l'ouvrier qui fait ou qui ne fait pas partie du syndicat ou, encore, la menace de ne pas donner du travail à celui qui n’a pas encore été embauché ; la violence résulterait de ce qu’on refuserait de faire travailler l’ouvrier syndiqué. Il ne nous est plus possible d’accepter cette restriction à la liberté du travail de la part des ouvriers ou de l’emploi de la part du patron.
- Je regrette qu’il n’y ait pas eu tout d’abord dans le texte une suffisante clarté, pour rendre toute méprise impossible ; mais il est évident qu’en présence de la déclaration faite par M. le garde des sceaux qu’on doit interpréter l’article 1er dans un tout autre sens,
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- il ne nous est pas possible de maintenir notre vote. Je m’en rapporte d’ailleurs pleinement aux observations sur le fond développées par l’honorable M. Demôle avec tant d’autorité et je présente mes excuses au Sénat de me voir forcé, après avoir émis tout à l’heure un vote dans un sens déterminé, d’être forcé d’émettre maintenant un vote en sens contraire. {Très bien ! très bien ! sur un grand nombre de banes.)
- Comme nous le disions plus haut, l’ensemble du projet, mis aux voix, a été rejeté à une énorme majorité.
- Ce vote sera accueilli avec satisfaction par toute l’industrie.
- UNE CHAMBRE DE COMMERCE A ViLLEFRANCHE
- Un grand nombre de commerçants et d’industriels de Villefranche (Rhône), se préoccupant des intérêts de leur région et du développement des affaires, ont pensé qu’il était nécessaire de provoquer la création d’une chambre de commerce.
- A cet effet, ils viennent d’adresser une pé -tition au gouvernement, où ils exposent les motifs qui rendent nécessaires cette institution. Nous extrayons de cette pétitionles renseignements suivants :
- 1° Commerce des doublures de coton et teinture desdites. — Ce commerce est pratiqué par vingt maisons importantes, dont le chiffre d’affaires est de 25 millions de francs environ. La teinture et les apprêts qui se rattachent directement à ce commerce sont représentés par 10 usines, qui font 5 millions d’affaires et occupent 1.500 ouvriers. Ce commerce et cette industrie spéciaux, qui prennent de jour en jour une plus grande extension et pour lesquels l’exportation , peu pratiquée encore , faute de renseignements, seront une cause nouvelle de développement, ont besoin plus que jamais d’étudier avec soin tout ce qui peut se rattacher à leurs opérations : achats de
- matières premières, transports par eau et fer des tissus teints et écrus, changes sur toutes les places du monde, exportations, etc... Ces études ne peuvent se faire utilement qu’avec le concours officiel et bienveillant des pouvoirs publics et sous la direction d’une administration de Chambre de Commerce dévouée aux intérêts spéciaux de notre place, ce que né-gociants et industriels ne sauraient demander à leurs défenseurs actuels, Messieurs les membres de la Chambre de Commerce de Lyon ;
- 2° Industrie des cotons filés. — Cette indus-trie, représentée à Villefranche par 4 usines, dont 2 sont de construction récente et perfectionnée, occupe un millier d’ouvriers et d’ouvrières ; son chiffre d’affaires et de 5 millions environ par an. L’étude des questions transport et exportation est aussi nécessaire à cette industrie susceptible de grands développements.
- L'EXPORTATION DES LAINES DE LA PLATA
- L’exportation de la dernière tonte étant considérée comme terminée, le moment pa-ralt propice de faire connaître les destinations de l’extérieur sur lesquelles ce produit a été dirigé :
- Dunkerque...............Balles. 85.393
- Anvers......................... 58.093
- Hambourg....................... 43 340
- Brême.......................... 52.792
- Havre.......................... 21.823
- Gênes .......................... 2.830
- Bordeaux........................ 1.603
- Liverpool....................... 5.314
- Total.......................... 271.188
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- FARGETTE (Pierre", étoffes et messageries,, Censeau (Jura). — Jug. du 26 juin. — Liquid ' M. Machon.
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- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Intins, teinturier, rue Lassus, 7, à Paris.— S.: M. Destrez. — Jug. du 30 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er juin, de la Société Sconin et Recurt, apprêteurs d’étoffes, 39, route Orléans, à Arcueil. — Liquid. : les associés. —Acte du 1er juin.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Maré a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 59, rue Condorcet.
- Mlle André a vendu à Mlle Randus un fonds de teinturerie, 21, rue Eugène-Suë.
- M. Beix a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 5, rue Molière.
- M. Gardet a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 13, rue St-Lazare.
- Mme Vve Garnier a vendu à M.X. un fonds de teinturerie, 68, boul. de la Chapelle.
- M. Jacquin a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 1, pl. Breteuil.
- M. Wagener a vendu à M. X un fonds de teinturerie, 2 bis, rue de l’Equerre.
- Mme Vve Dona a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 62, rue de Dunkerque.
- M. Jacquin a vendu à M. X. un fonds nn teinturerie, 1, pl. Breteuil.
- Mlle Rupprecht a vendu M- X. un fonds de teinturerie, 83, rue des Saints-Pères.
- MileFrançona vendu à Mme Vve Viltart un fonds de teinturerie, 110, boul.Magenta et à l'Isle-Adam (Seine- et-Oise).
- Mme Rollez a vendu à Mlle Legaye un fonds de teinturerie, 21, rue Notre-Dame-de-Lorette.
- M. Bouchet a vendu à Mme Hébert un fonds de teinturerie, 30, rue Simart.
- Mlle Friant a vendu à Mlle Besançon un Tonds de teinturerie, 49, rue de la Fontaine-au-Roi.
- Mlle Gautier a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 123, boul. Pereire.
- M. Vézinet a vendu à M. Boisnard un fonds e teinturerie, 34, rue Saint-Lazare.
- M. Spitalier a vendu à M. Bernard un fonds e teinturerie, dégraiss.,44, av. Marceau.
- Mme Marchai a vendu à M. X. un fonds de einturerie, 14, rue Froissart.
- M. Mouroux a vendu à M. X. un fonds de Ipturerie, 1, rue Bleue.
- M. Barreau a vendu à M. X. un fonds de epturerie, 3, av. Trudaine.
- Mme Bernard a vendu à M. X. un fonds de nturerie, 42, Strasbourg.
- M. Bertrand a vendu à M. X. un fonds de nturerie, 50, rue des Martyrs.
- M. Henry a vendu à M.X. un fonds de teinturerie, 20, rue de la Grange-aux-Belles. •
- Mme Delormean a vendu à M. X. un fonds de teinturerie, 16, rue Durantin.
- M. Bertrand a résilié la vente de son fonds de teinturerie, 50, rue des Martyrs.
- M. Clavière a résilié la vente d’un fonds de teinturerie, 10, rue Frochot.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société aes Agriculteur» de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages.avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
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- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci, la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais* qui ne peuvent être ! consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier, intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L'ouvrage est conçu d’après le plan générale-
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- CO
- GM
- LE MONITEURDE LA TEINTURE
- ment adopté partons les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
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- commerce et de l'industrie de la Seine-Inferieure. Troisième édition. Un volume in-89 avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
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- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pou1’ l’apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSAR-
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- "Azo fuchsine acide. Roccelline.
- *Azo rubis S.
- *Fuchsine acide.
- *Carmoisine.
- *Ecarlates brillants.
- *Rouge Orange.
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- Vert acide. Bleus alcalins. Bleus solubles.
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- GUIDE-ADRESSES
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- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
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- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux LIGNES, par, an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du j ournal compris»'
- — , Acides
- vken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à .vasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- orel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine latesnarche-sur-Saone (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
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- ). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue arseille (Bouches-du-Rhône).
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- oppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
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- puillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-astopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang ppour impression des tissus. Produits divers. Téléphone, coault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et ( 1., rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- . Alizarime
- socperger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- arete anonyme des matières colorantes et produits culmiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). lege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- FC.. Alun
- —her et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-Larne alun pur et raffiné.
- sucu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée, pur te d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
- D.. Amidons
- Leworneet Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- riex-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-Soei22): Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- lPn„- anonyme des amidonneries françaises, à Va-sociciennes (Nord).
- d’Ha anonyme des amidonnerie et glucoserie spleubourdin Etablissements Verley frères. Amidon Société pour apprêts et industries.
- s.anonyme des Usines de Wygmael (Ancienne >cte E. Rémy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- S01. Ammoniaque
- ay et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Roll.. Analyses tinctoriale»
- Notlcouis), directeur du Laboratoire central, 44, rue moderesme-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix
- Kahe.. . Aniline couls” vean), 19, rue d'Enghien, Paris, dépositaire! des FrerS Ianiline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Payer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt» divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perchés d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon»
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Wilson-Clyma (T.E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J-)» 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40,rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Florence, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d'Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egfot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs/
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Construction* économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen, et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs. Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
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- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puissergu'er (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine .gommes artificielles, léiogomme, produits pour tissace et apprêts, blanchiment. D
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traits d’orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture. .
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxvgénée concentrée .
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Extraits de bois de teinture
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc. CEsinger et Cie, Le Havre (Seine-Inférieure). Extraits sec et liquides.
- Sigerist et Cie, 42, rue d’Hauteville, Paris.
- Essoreuses
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 16. ET DE L’IMPRESSION DES TISSES 20 Août 1893
- SOMM AIRE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- FABRICATION DES EAUX DESTINÉES A LA TEINTURE.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES (suite).
- LOI SUR LES OUVRIERS ÉTRANGERS.
- INFORMATIONS.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Le désuintage se fait quelquefois en très grand, pour recueillir, après calcination du liquide évaporé, de la potasse. Mais cette in-dustrie a perdu de son importance depuis l'a-"ilissement des potasses du commerce.
- Dans tous les cas, pour les laines d’animaux morts, dites pelades, cela ne se fait pas. Dans es ports de mer, tels que Marseille, il existe de grandes laveries de laines de provenances "trangères.
- a • lavage de la laine demande de très gran-
- * Précautions mécaniques, pour en éviter le eutrage ou imbrication des fibres les unes avec les autres.
- su point de vue de la salubrité, toutes les es de provenances étrangères devraient Afr Y
- 6 expédiées, lavées et garanties sur facture omme pures, sauf l'hygrométricité, qui est Jelquefois considérable, et peut aller à 20 %, et plus. /0
- La laine, de même que toutes les fibres viëntes, mais à un plus haut degré (la soie d ensuite), jouit de la propriété de con-dellser les gaz, absolument comme le charbon primsr qui est le prototype, si je puis m’ex-0 " ainsi, de ces condensations gazeuses. men‘ a laine des pays chauds peut parfaite-
- ‘ Per suite de ces condensations mysté
- rieuses, je parle pour les miasmes, transporter des maladies épidémiques, telles que la fièvre jaune.
- Toutes les laines devraient donc être vendues lavées au départ, et de plus, soufrées.
- La théorie des microbes, qui encombre la médecine moderne, est certainement très belle, tellement belle, que les médecins ne sont pas d’accord entre eux; mais la vieille théorie des miasmes ou effluves avait peut être du bon, et même du très bon.
- La laine et toutes les fibres textiles condensent les miasmes, produits gazeux, échappant jusqu’à ce jour à l'analyse, absolument comme les ptomaïnes ; et,jusqu'à nouvel ordre, le produit le meilleur et le plus efficace à opposer pour la laine, est l’acide sulfureux.-
- Ce procédé est bien simple : soufrer toutes les laines lavées avant les expéditions. Les aérer après et emballer. La laine aime l'acide sulfureux ; elle n'en craint pas les effets ; en place, une foule d’insectes, artes, mites, etc., ne peuvent plus s’y mettre. L’acide sulfureux conserve les lainages.
- A force de devenir savant, on a oublié l’antiseptique, le plus puissant et le plus commode à employer, de même le moins coûteux : le soufre brûlé à l'air. Malheureusement, il ne peut s’employer avec la présence d'animaux vivants.
- Voulez-vous désinfecter une pièce suspecte? mettez dedans un kilog. de soufre allumé, dans une terrine de fonte, et fermez les portes et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fenêtres pour une nuit ; non seulement, vous l'aurez désinfectée, mais encore débarrassée de toute vermine. Le procédé est certain, quoique incommode pour les voisins, lorsqu’on ouvre les portes de la pièce, véritable soufroir ; mais l’action du gaz sulfureux est pénétrante, et, au bout de quelques heures, il va chercher, dans tous les replis des tissus, les gaz délétères, et les détruit.
- Disons d’ailleurs que le soufrage, comme antiseptique,’est comme le jeu de l’oie ; il est renouvelé des Grecs. Et c’est à tort qu’on l’a abandenné.
- De même, ici j’ouvre une parenthèse, on a en tort d’abandonner l’emploi des sels de fer, comme agents anti-épidémiques pour les lieux d’aisance, les égouts, etc. Les sels de fer agissent comme agents de comburation, comme transports de l’oxygène de l’air sur les matières nuisibles ; peu à peu ils les brûlent et les détruisent.
- C’est peut-être à cela qu’il faut attribuer la grande salubrité des villes où il y a des teinturiers et notamment celle de Lyon. Les égouts collecteurs sont chargés de sels métal-liques, et notamment de fer qui préviennent les pourritures.
- Je sais bien, qu’à en croire la presse lyonnaise, selon les besoins de la cause, pour prôner tel ou tel projet, on lit de temps en temps que Lyon est contaminé : lecteurs, n’en croyez rien ;la mortalité y est très faible relativement, et les médecins et les pharmaciens sont dans le marasme, faute de malades. Le choléra ne peut s’y implanter.
- Cela n’empêche pas les pays étrangers, à la moindre alerte, au moindre article à sensation, de proscrire les lainages, par exemple, de France, ou de les mettre en quarantaine. L’Espagne est encore fermée ; l’Angleterre vient de lever les interdits. Cela est, d’ailleurs, d’autant plus étrange, que les pays qui ne frappent point nos tissus de quarantaines, sont souvent contaminés eux-mêmes, et quelquefois plus que nous.
- Dans le blanchiment des laines, il y a plu
- sieurs cas, où cela se pratique complètement en bourre ou en fil ; après les opérations du filage, on cuivre sur tissu.
- Si cela se pratique en bourre, dans l’opéra tion du désuintage, au lavage, on ajoute un peu de carbonate alcalin, de préférence de potasse. La potasse agit mieux que la soude.
- Si c’est de la laine pelade, lavée pour la débarrasser du mélange de chaux et d’orpi ment, qui a servi à la faire détacher de la peau, on la considère comme l’autre sur le lavage du désuintage.
- Le lavage sur le bain alcalin, ne doit pas dépasser 40° G. et être faible comme carbo nate de potasse. On manie le moins possible pendant une heure ; on donne deux eaux tiè-des; on laisse égoutter chaque fois naturelle* ment, dans les baquets de lavage ; la laine égoutte d’ailleurs très bien ; sous ce rapport) elle est supérieure à toutes les fibres.
- On la fait sécher sur des cadres, puis, on la soufre selon les méthodes connues; le gaz est encore ce qui fait le mieux. Les lames, sorta»1 du soufroir et aérées, se conservent très bien
- Après avoir examiné le blanchiment des lames en flottes et en pièces, j’examinerai Ie5 nouveaux procédés de blanchiment.
- (A suivre.) MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite)
- PURIFICATION DES EAUX destinées à la Teinture
- Les impuretés que contiennent les eaux son1 souvent une cause de gêne dans les opération5 de la teinture. Les substances étrangères q1 s’y rencontrent le plus fréquemment ; les sels calcaires en dissolution, doivent-être, dan nombre de cas, éliminés par précipitation préalable, décantage ou filtrage, ou bien cor rigéas par l’action des acides.
- Les sels de fer très nuisibles dans la te"1 ture en nuances claires, demandent à être éll | minés avec le plus grand soin. *
- Les eaux de rivières contiennent, au mon16"1 des crues des limons plus ou moins abondan"
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- ca tem.
- Souvent, l’industrie les a souillées. Les substances qu’elles tiennent ainsi en suspension peuvent être extrêmement pernicieuses pour le teinturier, les particules terreuses peuvent être solubilisées par les agents chimiques du bain et entrer en réaction, les substances insolubles peuvent se fixer à la fibre, en ternir l’éclat ou déterminer des taches.
- Plus que les substances en solution, ces impuretés sont gênantes, car elles donnent à l’eau ce défaut capital cet ennemi de toute industrie : l’irrégularité.
- Les industriels qui ne disposent pas d’une eau pure et limpide remédient à ces inconvé-nients en faisant décanter leurs eaux ou en les filtrant.
- La décantatation n’est pas toujours efficace et demande de grands réservoirs. La filtration donne, en général, de bien meilleurs résultats. Nombreux sont les filtres qui ont été proposés d l’industrie ; mais si la forme varie, le prin-
- Pe change moins. Presque toujours, ce sont des vases métalliques de fonte ou de fer, ren-ermant des substances filtrantes contenues “ntre deux claies ou tôles perforées, le courant “eau traverse de bas en haut ou de haut en °88 cette couche filtrante à laquelle l’eau “bandonne ses impuretés.
- Pour nettoyer le filtre, on peut, dans certains de ces appareils changer le sens du courant, mais c’est la une opération si peu efficace Jony renonce bien vite. Quand le filtre est enerassé, on démonte l’appareil, on change les matières filtrantes ou on les nettoie.
- Les substances les plus employées sont les Ponges, le gravier, le sable, le charbon, quel-1efois,dans le cas de filtrages rudiméntaires ; es copeaux ou fibres de bois.
- Les éponges ont un grave défaut: elles coû-. cher et pourissent vite dans l'eau. Sous luence de la putréfaction des matières or-trlques qu’elles arrêtent, leur texture s’al-a pelles deviennent glaireuses et s’opposent g: d filtration. Les particules calcaires qui roduisent dans leurs pores n’en peuvent
- être enlevées que par un dégorgeage à l’acide chlorhydrique.
- Le charbon, qui joue un rôle chimique dans la purification de l’eau, n’a que qu’une action d’une durée assez courte. Pour qu’il soit véritablement utile, il faut le remplacer souvent,
- Le gravier et le sable ont l’avantage d’être peu coûteux et de ne pas s’user ni se corrompre ; mais, maintenus, immobiles entre des cloisons ils ne peuvent être efficacement lavés dans le filtre il faut les sortir et les laver dans un courant d’eau. Les matières filtrantes demandent à être remplacées dans ces filtres par une main exerçée, sans cela on risque do voir l’eau passer entre la paroi et la matière filtrante ou se créer dans la masse des trajets fistuleux, des renards.
- Le sable fin, le plus efficace dans la clarification, n’est retenu qu’à la condition d’être compris entre des couches de sable de grosseur croissante, puis de gravier. Comme c’est lui qui s’encrasse le plus rapidement et offre le plus de résistance au passage de l’eau on en arrive souvent à n’en mettre qu’une faible couche ou même à le supprimer et à ne laisser dans le filtre qu’une couche de gros sable, absolument impuissante à donner la clarification parfaite.
- Des tentatives ont été faites pour filtrer l’eau à travers le sable fin et en produire le lavage dans le filtre même, ce qui simplifierait et rendrait bien moins coûteuse l’opération du nettoyage, et ce qui donnerait au filtre une grande puissance, puisque fréquemment on pourrait le ramener à son état primitif.
- En Angleterre, Farquhar a breveté un filtre à sable fin dans lequel le nettoyage du sable est obtenu d’une façon continue par un rabot circulaire tournant sur la surface supérieure du sable, laquelle est en contact direct avec l’eau à filtrer.
- Le rabot enlève la couche supérieure formée de sable et d’impuretés en descendant par un mouvement héliçoïdal lent. Le mélange de sable et de boue s’accumule sur un plateau surmontant le rabot. On arrête quand la cou-
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- S?
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- che de sable devient trop peu épaisse pour que le filtre soit efficace. Compliquée et coûteuse,cette disposition de filtre a eu peu d’applications.
- En Amérique, A.-S. Hyatt a construit et répandu des filtres dont la matière filtrante est également du sable fin, dont la surface supérieure n’est maintenue par aucune cloison . La couche encrassée peut être nettoyée par des jets d’eau sous pression. On peut laver la couche filtrante par courant inverse au moyen de bras laveurs tournant à la partie inférieure de cette couche, et y introduisant de l’eau également sous pression. Les résultats obtenus avec ces filtres sont bons. On ne peut leur reprocher qu’une certaine complication dans le fonctionnement des organes destinés au nettoyage. «
- MM. Delhotel et Moride ont breveté récemment en France un filtre dit : « à nettoyage rapide » qui se rapproche des précédents, en ce que la matière filtrante est également du sable fin, que l’on nettoie dans le filtre, sans démontage et sans les manutentions pénibles des filtres ordinaires. Il s’en différencie en ce qu’il n’a pas de mécanisme et que tout le travail du nettoyage consiste à ouvrir et à fermer des robinets.
- L’appareil est de forme cylindrique. Une cuve en tôle fermée est remplie de sable quartzeux fin, de grosseur régulière. Dans ce sable,est noyé un collecteur d’eau filtrée formé de tôle perforée et de toile métallique fine.
- L’eau à filtrer arrive à la surface supérieure du sable par des ajutage courbes a a disposés de telle manière, qu’en arrivant, le courant d’eau donne à la masse d’eau recouvrant le sable un mouvement de rotation. Par suite de ce mouvement, la surface du sable est frottée et le dépôt de limon sur la surface est retardé et, par suite, l’obstruction des pores de cette surface, cause de diminution de débit. A la longue, la filtration devient cependant moins rapide ; il suffit pour lui rendre son intensité première d’ouvrir un robinet inférieur R, communiquant avec un entonnoir central E. L’ou- 1
- verture
- de ce robinet supprime la
- contre
- -pres-
- sion du filtre et celle de la conduite d'eau fil
- trée ; il se fait alors un soulèvement de la partie supérieure du sable et l’eau brute, arrivant avec violence par les ajutages courbes, produit un tourbillonnement qui lave le sable;les impuretés sont enlevées et s’échappent par l’entonnoir E et le robinet R; le sable, plus
- Filtre Delhotel et Moride (1).
- B
- IIIII,
- a I M Ms
- Coupe en élévation
- Coupe en plan.
- dense, est simplement frotté et nettoyé e T peut s’élever jusqu’au bord de l’entonnoir ) une fraction de minute, ce nettoyage de surface, dû à un simple mouvement du ro)
- (1) Gravure extrait du traité de 8 des eaux naturelles et industrielles, par M J Delhotel, ingénieur des arts et manufactur, Baudry et Cie, éditeur, Paris.
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- net inférieur, rend au filtre sa puissance pre-mière.
- L’encrassement de la surface est, dans un filtre en sable, la cause de la diminution de débit de ce genre de filtre ; c’est ce qu’il faut surtout combattre pour rendre le filtre intensif; mais il faut aussi compter, à la longue, avec l'encrassement de la masse. Pour net-toyer à fond la masse totale du sable, le filtre est disposé de façon à être parcouru par un courant ascendant, inverse du courant normal.
- En général, les courants inverses sont iefficaces dans les filtres dont les matériaux sont fixes et dont les pores, une fois obstrués, ne peuvent être vraiment rendus libres, qu’en démontant l’appareil. Il n’en est pas ainsi dans le filtre que nous décrivons. Le sable fin, dont rien ne maintient la surface supé-reure, est mobile sous l’action du courant “scendan qui |e soulève, fait jouer les grains les uns par rapport aux autres et les débar-rasse des impuretés qu'ils avaient retenues. Ces impuretés plus fines et plus légères que le 8able, sont enlevées par le courant ascendant "t évacuées par l’entonnoir E et le robinet R Pendant que le sable soulevé, retombe en vertu de sa densité
- Pendant le lavage par courant inverse, on envoie l’eau à la partir supérieure en ouvrant fonvenablement le robinet à deux voies B et ermant le robinet F, qui se trouve sur la con-"ite d’eau C filtrée. On reprend la filtration 9 ouvrant le robinet B de façon à renvoyer sa" à la partie supérieure du sable ; les pre-qaeres portions de l’eau qui passe n’étant pas fe r0s, on purge, par un robinet P, que l’on
- 1X16 lorsque l’eau passe limpide.
- Avec un filtre ainsi combiné, auquel on toute sa puissance par un simple mou-"ent de robinet, dont la masse filtrante peut ma aee à fond sans main-d’œuvre, cette e étant d’ailleurs inusable et imputresci-’ on peut clarifier des eaux très limoneuses, au k
- par esoin,des eaux traitées chimiquement ar les réactifs connus : soude, carbonate de ®Oude A
- ’ oxalate de soude, chlorure de baryum,
- alun, et même par la magnésie, la baryte ou la chaux, malgré la grande masse des dépôts fournis par ces dernières substances.
- Pour les générateurs de vapeur, on peut se dispenser de ce traitement des eaux par les oxydes terreux : chaux, baryte, magnésie, et corriger l’eau en y introduisant, au fur et à mesure de l’emploi, une quantité de carbonate de soude proportionnée au sulfate de chaux qu’elles contiennent.
- Lefilte Delhotel et Moride donne des débits d’autant plus élevés que la pression sous laquelle on le fait fonctionner est plus considérable. Le débit varie aussi avec la nature et la quantité des substances en suspension dans l’eau. On peut lui faire donner jusqu’à 3 litres d’eau de Seine clarifiée, par décimètre carré et par minute, sous une pression de 10 mètres.
- Avec une pression de 10 mètres, en opérant sur une eau très bourbeuse : eau de crue ou eau troublée chimiquement, on peut fournir, avec différents types de filtres, les quantités d’eau suivantes.
- Débit Débit
- Diamètre Surface filtrante à l’heure en 24 heures
- — — litres. litres.
- 0 m. ,30 0 m2.,07 d. 600 15.000
- 0 m., 50 0 m2. ,19 1.700 40.000
- 0 m.,75 0 m2. ,44 4.000 90.000
- 1 m. 0 m2.,78 7.000 165.009
- Observation : Ces débits, qui correspondent sensiblement à 1 1. 200 par décimètre carré, peuvent être portés jusqu’à 3 litres dans certains cas, surtout si on dispose d’une pression élevée.
- Les avantages du filtre Delhotel et Moride consistent dans la grande quantité d’eau corrigée et clarifiée, fournie par des appareils de dimensions restreintes , d’une installation , d’une conduite et d’une surveillance faciles. Contrairement aux substances généralement employées dans les filtres à grand débit : copeaux, laines, tontisse, éponge, le sabl
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- qui en constitue la matière filtrante est imputrescible et inusable et ne nécessite aucun renouvellement ni aucun démontage ; le filtre est toujours semblable à lui-même, sans qu’il soit besoin pour le ramener constamment à son état initial, d’autres manutentions que la simple ouverture de robinets. Sous ces divers rapports, ce système réalise un progrès incontestable dans la correction de l’eau destinée à la production de la vapeur.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PRODUCTION D’INDIGO SUR LA FIBRE Par MM. Kalle et Cie.
- L'ortonitrophényllactokétone , comme on sait, se transforme facilement en indigo par l’action des alcalis. Mais, par suite des diffi— cielles de fabrication de la kétone et de son peu de solubilité dans l’eau, la propriété du composé mentionné ci dessus ne pouvait cependant pas être utilisée dans l’industrie.
- MM. Kalle et Cie ont réussi à transformer l’ortonitrophényllactokétone en combinaisons très solubles dans l’eau, en la traitant par les sulfites. Dans cette opération, les impuretés qui souillent d’ordinaire le produit brut, restent complètement insolubles. Traitées par les acides, les solutions aqueuses des nouvelles combinaisons donnent un précipité de kétone chimiquement pur; traitées par les alcalis, elles fournissent directement de l’indigo.
- Pour préparer les nouvelles combinaisons, on procède, par exemple, de la façon suivante : On chauffe, tout en agitant bien, dix kilogrammes de kétone avec quinze kilogrammes d’une solution de bisulfite de soude à 35 %. A une température de 50-550 , l’émulsion d’abord formée disparaît rapidement, et
- il se produit une solution parfaitement claire,! si la kétone employée était parfaitement pure La combinaison avec le bisulfite de soudet cristallise par le refroidissement sous forme | d’aiguilles groupées concentriquement.
- Pour l’employer à la production d'indigos sur la fibre, ou foularde ou on imprime 4 combinaison sur le tissu et on développe en-t suite l’indigo au moyen d’une solution froidët de soude caustique de 18 à 25 degrés Beaumet à l’aide de sels appropriés, tels que, pat exemple, les carbonates, les borates ou acé-| tates alcalins.
- NOUVELLES MATIERES COLORANTES | allant du bleu violet au bleu vert
- Par MM. L. Durand, Huguenin et Cie, manufacturiers B
- Cette fabrication se rapporte à de nouvelle® matières colorantes obtenues par l’action det sels de diméthyl =, et de diéthylamidoazobert zols sur l’un ou l’autre des corps suivants : |
- Acide gallique,
- Ether méthylgallique ou ethylgallique.
- Acide gallamique.
- Acide gallanilique (résultant de l’action dot tannin sur l’aniline) et ses homologues supe't rieurs, ainsi que les gallonaphtylamides.
- En faisant agir le diméthyl ou le diéthylat midoazobenzol, à l’état de sel = ou non,sur If: acides susnommés, en présence d’un dissol | vant approprié, tel que méthylène., alcooh I acide acétique glacial, etc., à des tempérai11' E res voisines du point d’ébullition de ces dis 1 solvants, on réalise des matières colorante I allant du bleu violet au bleu vert et ayant une I grande affinité pour les mordants métallique | notamment les merdants de chrome.
- IMPRESSION PAR TREMPAGE DES TAPIS DE 1005 GENRES
- Par MM Bollard et Cie.
- —" 'fl® 1
- Ce nouveau procédé d’impression cons I à faire pénétrer, par trempage, la couleur 50 I le tapis à colorer (une fois le tapis complët I
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- ment pressé sur son châssis) à l'aide de trous ménagés de distance en distance sous le dessous des parties cloisonnées de ce châssis.
- Ledit châssis, qui forme une des parties capitales du procédé en question, comporte d’abord un fond, sur lequel sont fixées des lames constituant les parties cloisonnées, celles-ci produisant le dessin qui, bien entendu, pourra être quelconque ; ce fond est percé, comme nous l’avons déjà dit, dans les parties cloisonnées, et de distance en distance, de trous laissant pénétrer la couleur à l’intérieur de ces cloisons pour colorer les poils de tapis qui y sont engagés ; le même châssis comporte ensuite un plateau supérieur venant engager et presser les poils du tapis à colorer, dans le cloisonnage du fond, finalement un système de presses quelconque, destiné à opé-rer, par l'intermédiaire dudit plateau, le ser-rage du tapis contre les parties cloisonnées.
- IMPRESSION IMITATION JACQUARD SUR TISSUS Par M. Henry Giesler.
- Depuis longtemps on teint des tissus de co-ton avec des colorants susceptibles d’être en-levés après à l’aide de mordants (sel d'étain, hydrosulfite de soude, etc.) que l’on applique Par impression aux endroits du tissu qui doi-vent former le dessin, la rayure, etc., désirés. Des mordants enlèvent le colorant et la ma-Here textile reprend sa couleur naturelle. On Peut substituer à la couleur que l’on veut ron-8er une autre couleur en ajoutant le colorant voulu au mordant.
- M. Giesler est arrivé à réaliser ces mêmes effets sur la laine ou sur une autre matière animale et à les réaliser de façon à dissimuler "impression, c’est-à-dire à faire croire qu’ils le sont par tissage.
- 11 atteint ce résultat, en introduisant dans le tissu, composé de n’importe quelle matière textile, des fils teints, mélangés ou imprimés aves des colorants ne se laissant pas ronger. 1 enlève ensuite à l’aide, de mordants non colorés, la couleur à certains endroits déter-mines du tissu en traitement, et de cette façon
- il obtient des effets ressemblant au tissé, car les fils de nuances inaltérables qui traversent les endroits qu’il veut ronger ne subissent aucune altération.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE DES ÉTOFFES ParM. Louis Delbrouck. *
- Ce procédé spécial pour teindre les étoffes en général, et plus particulièrement les étoffes duvetées, notamment les tissus de coton qui ont été cardés, consiste à projeter sur les étoffes à traiter, par pulvérisation, des substances réduites en poudre impalpable et qui restent alors attachées au duvet de l’étoffe.
- Pour fixer la matière colorante en poudre, les étoffes sur lesquelles celle-ci a été projetée subissent à la suite les traitements de fixation habituels suivant leur nature et aussi suivant celle des matières colorantes employées.
- Un des avantages de ce procédé, et le'plus important, c’est de permettre, en projetant des matières colorantes de teintes diverses, de le faire sous des angles de projection opposés. On obtient de la sorte des tons différents sur la même surface de tissu, dont la fixation en sens opposés a lieu à la faveur des accidents extérieurs de l’étoffe, et des aspérités qu’elle présente, alors surtout qu’elle a été préalablement cardée en vue de l’opération, ou qu’elle possède naturellement sur ladite surface des veloutés, des côtes ou encore des rayures de formes, de dimensions ou de développement quelconques.
- MACHINE DÉMÉLEUSE-ETIREUSE-ECHARDONNEUSE DE LA LAINE
- Par JM. Parfait-Dubois.
- La machine qui fait l’objet de la présente invention débute tout d’abord par un tablier sur lequel on étale la laine en une couche plus ou moins épaisse, soit à la main, soit par une chargeuse mécanique ordinaire.
- La laine pénètre ensuite dans les alimentaires armés de pointes d’aiguilles ; puis elle est reprise par des rouleaux qui tournent avec une vitesse supérieure formant appel sur
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- ces organes, en faisant subir à la laine un démêlage à travers les aiguilles.
- Après cette première opération, la laine est reprise par d’autres rouleaux, à la fois éti-reurs, guideurs et souteneurs de la nappe,animés d’une vitesse plus grande que les précédents, à l’effet de produire sur la nappe un allongement ou étirage. La même opération se répète plus loin et de la même manière. De la sorte, les chardons se trouvent dégagés et la nappe réduite à une épaisseur restreinte tout à fait favorable à l’écrasage.
- Les rouleaux étireurs peuvent être en métal, lisses ou cannelés, recouverts de caoutchouc ou autrement tous à la fois ou par alternance.
- L’écrasage s’effectue par trois cylindres tangents sur un quatrième de diamètre plus fort et qui ont par rapport à celui-ci des vitesses ascendantes : 100 tours pour les gros cylindres et pour les cylindres tangents respectivement 120, 140, 160 tours.
- Des voltigeurs animés d’une vitesse inégale reprennent la laine plus loin et exercent sur celle-ci l’action de battage.
- Cette machine présente l’avantage particulier d’écraser la totalité des graines et des chardons contenus dans la laine, au lieu d’agir sur une laine dépouillée partiellement au préalable des graines et des chardons par une action mécanique quelconque.
- APPLICATION DE COULEURS MULTIPLES aux perles décorant les tulles
- Par MM. Claude Carrel et Antoine Rosset
- Actuellement, dans la décoration des tulles et autres tissus à l’aide de gouttes liquides qui, par leur solidification, forment autant de perles attachées aux mailles du tissu, on projette sur ces mailles, lorsqu’elles ne sont pas encore sèches, des poudres de bronze ou autres pour colorer les perles aux tons voulus. Il en résulte que, tout en pouvant opérer avec des poudres de toutes nuances, le tulle ou autre tissu traité n’en ressort pas moins avec
- une teinte uniforme, celle de la couleur choisie pour la coloration des perles.
- La présente invention a pour but, au contraire, d’appliquer sur lesdites perles, et cela en une seule opération, des couleurs différentes disposées en bandes longitudinales de largeur variable.
- L’appareil mis en jeu se compose d’un châssis posé horizontalement sur des pieds en matière flexible, de section assez réduite pour pouvoir vibrer sous un effort transversal; d’un cadre placé en-dessous dudit châssis et sur lequel a été tendu à la, manière ordinaire, le tulle ou autre tissu pour l’application des perles ; finalement de diverses trémies pla-cées à la file sur le châssis ; ces trémies sont surmontées de tamis dans lesquels on verse la poudre de coloration et se terminent au bas par des ouvertures rectangulaires dont le grand côté est dirigé dans le sens de la longueur du tissu et le petit côté peut varier à volonté suivant la bande colorée à obtenir ; de plus, ces trémies sont disposées en quinconce sur le châssis, de manière à ce que leurs ouvertures, très peu élevées au-dessus du tissu, puissent correspondre aux bandes juxtaposées ou non qui doivent recevoir les couleurs différentes contenues dans les tamis.
- Il suffit maintenant de donner au cadre, sur lequel est tendu le tissu à traiter, un mouvement longitudinal et de frapper, en même temps, sur le châssis dont les jambes ou supports vibrent facilement, pour que les poudres de colorations diverses se tamisent et tombée1 par les ouvertures rectangulaires des trémies, 1 formant ainsi des bandes de la largeur de ces ouvertures et colorant toutes les perles contenues dans ces bandes.
- MACHINE A TEINDRE LES TISSUS au large, avec extenseurs commandés el réversibles.
- Par la Société Meyer et Boquillon.
- Les machines à teindre les étoffes au large ont le grave inconvénient de produire des cas* sures et des plis, les uns et les autres préju-
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- hoi-1 diciables à la bonne qualité de la marchandise.
- En vue d'obvier à ces inconvénients, con- MM. Meyer et Boquillon ont imaginé et com-cela I biné une machine composée d’une cuve à ren- teindre, renfermant un ou plusieurs rouleaux, lar- | et de deux extenseurs pouvant recevoir un mouvement de rotation par des engrenages et d’un I un mouvement de va-et-vient dans le sens des vieds I génératrices, à l’aide d’excentriques, luite I La commande de la machine s’effectue au rsal; moyen d’un arbre, qui porte 4 engrenages is et I coniques, 3 griffes, de sorte qu’en supposant aire, que le tissu s’enroule sur un rouleau, les deux dest extenseurs ont chacun des points maximum pla- et minimum bien déterminés .
- sont I Lorsque le tissu est complètement enroulé, erse I un mouvement de débrayage par levier ou par bas I action automatique le fait marcher en sens it le b inverse. Quand le second rouleau est entière-Ion- I ment garni, l’opération précédente se repro-er à | duit, et ainsi de suite jusqu’au moment où ; de la teinture est achevée. once | •
- ou- I PRODUCTION DE MATIÈRES COLORANTES issu, à la thionine tirant sur mordants sées fl Par ta Compagnie parisienne des couleurs d aniline.
- La production de matières colorantes à la thionine tirant sur mordants dont il s’agit ,Su I ici s’obtient en oxydant l’acide gallique, le ive | méthyl ou éthyle éther gallique, l’acide galla-ême B mique, le tannin ou des extraits tanniques en sup s dissolution alcaline avec les acides thiosulfo— dres niques, mercaptanes ou disulfures, produits bent g d’après le procédé décrit dans le brevet alle-nies» B mand 45.839, les diamines suivantes :
- 1 ces II Para-phénylène-diamine, diméthyl-diéthyl on et mono-ethyl-para-phénylène-diamine et mOno-éthyl-para-toluylne-diamine.
- Les matières colorantes thioniques obtenues de ta sorte produisent sur mordant au chrome et • des nuances variant du rouge violet au bleu, selon la nature de la diamine employée et les tances excellent par leur grande résistance arge B 4 Savonnage et au foulon.
- cas* B (^Reproduction interdite.)
- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric Reverdin (Moniteur scientifique Quesneoille.)
- (Suite)
- U Aktien-Gesellshaft Jür Anilinfabrikation de Berlin fabrique depuis peu et livre, sous le nom de ponceau 10 R B une nouvelle matière colorante azoïque, rouge cramoisi, teignant en bain acide.
- Lorsqu’on emploie cette matière colorante pour teindre dans les cuves en bois, on obtient sur laine et soie, ainsi que sur toutes les fibres animales, un rouge pourpre, brillant et i nourri avec reflet rouge bleuâtre d’une grande fraicheur, tandis que dans les cuves en cuivre, étamé ou non, les nuances sont sensiblement plus bleuâtres et plus foncées. Avec 0,75 % du poids de la laine, on obtient, déjà une jolie nuance violacée.
- Cette matière colorante égalise bien et résiste à l’action de l’air et du foulon ; les teintures sur soie ne dégorgent pas à l’eau froide.
- Elle se fixe également bien sur coton et jute en bain concentré additionné d’un peu d’alun.
- Pour 10 kilogrammes de laine, on teindra dans un bain d’environ 400 litres d’eau additionnée de la quantité nécessaire de matière colorante et de :
- 1 kilogramme de sel de Glauber,
- 0 k. 250 acide sulfurique à 60° Baumé.
- En ajoutant à ce bain 250 grammes de sulfate de cuivre, on obtiendra des nuances plus bleuâtres et plus foncées.
- Pour 1 kilogramme de soie, on teindra dans un bain renfermant la quantité voulue de matière colorante :
- 30 litres d’eau,
- 3 litres savon de dégommage,
- 30 centimètres cubes d’acide sulfurique à 7° Baumé.
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- •O ce
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- On entre dans le bain à 40°, on chauffe lentement jusqu’à l’ébullition, on manœuvre pendant 20 minutes, on rince, on avive à l’acide sulfurique et n sèche.
- La maison A. Leonhardt et C°, de Mülheim, qui possède une succursale à Lyon-Vaise, chez MM. A. Sévoz et Boasson,nous a adressé une fort belle collection de matières colorantes, parmi lesquelles nous avons à signaler tout particuliérement les suivantes :
- Jaune d'or micado. — Ce jaune, qui est livré au commerce sous plusieurs marques, 2 G, 4 G et 6 G, est un colorant direct, bon teint, qui résiste bien à l’action de l’air,de la lumière, des acides et des alcalis ; il supporte, en effet, un traitement à l’acide sulfurique chaud à 15 pour 100 ou un traitement à 600 au chlorure de chaux à 3 pour 100 sans être altéré.
- On l'emploie en teinture de la matière suivante :
- Coton, jute, lin ou ramie. - On prépare, pour 100 kilogrammes de coton filé un bain de 1,200 litres d’eau et 2 à 6 kilogrammes de colorant, suivant la nuance désirée ; on entre le coton dans le bain chaud et on monte progressivement à l’ébullition ; on ajoute 60 à 100 kilogrammes de sel marin ; on maintient au bouillon pendant une demi-heure, on rince à l’eau froide et on met sécher.
- Laine. — On teint en bain légèrement acidulé par l’acide sulfurique, on entre à tiède et l’on chauffe progressivement jusqu’à l’ébullition.
- Soie. — On teint la soie sur bain coupé à l’acide acétique ou sulfurique, ou simplement sur un avivage.
- Soie et coton. — Pour 10 kilogrammes d’étoffe, on prépare un bain de :
- 500 litres d’eau,
- 0 kil. 250 à 0 kil. 500 de colorant,
- 2 litres d’acide acétique à 25 pour 100,
- 5 kilogrammes de sel marin.
- On entre à tiède, on manœuvre au bouillon pendant une heure, on rince à l’eau froide, puis on met sécher.
- En opérant avec du sel marin, sans acide,
- la soie ne se colore que très peu ; avec du sel et de la soude, elle reste blanche.
- Laine et coton. — Pour 1 kilogramme de tissu, la bain se compose de :
- 25 à 30 litres d’eau,
- 1 kilogramme de sel marin,
- 50 grammes d’hydrosulfate de soude,
- 10 à 50 grammes de colorant, selon la nuance désirée.
- On entre à tiède et on monte à l’ébullition, qu’on maintient pendant une heure, on rince et on sèche.
- La marque 6 G donne la [nuance la plus jaune.
- Ces jaunes sont également destinés à l’impression des tissus.
- Orangé d'acridine (O et R). Cette matière colorante, qui est vraisemblablement fabriquée en chauffant le tétraméthyldiamidodiphényl-méthane avec les acides, de façon à éliminer de l’ammoniaque, puis en oxydant la leuco-base ainsi obtenue, estun orangé basique q se fixe sur coton mordancé au tannin et à l’émétique, en ajoutant deux grammes d’alun par litre de bain de teinture. La [marque 0 résiste très bien au savon et peut être foulon-née avec du blanc sans altérer la nuance , la marque R est plus vive de nuance, mais elle n’est pas aussi solide au lavage.
- La Pyronine obtenue par condensation du tétraméthyldiamidodioxydiphénylméthane et oxydation de la leucobase formée est aussi une matière colorante basique qui s’emplole de la même manière et fournit sur coton un0 belle nuance rose, solide au lavage ; on peut la mélanger, cela va sans dire, avec les autre colorants basiques, pour obtenir toute une série de nuances et, en particulier, avee l’orangé d’acridine pour les nuances écarlates Le Gris de métamine (G et R) se fixe direc tement sur coton non mordancé en présenc 10 d’une petite quantité d’alun ; on entre dans bain à froid et on chauffe progressivement 8" bouillon, qu’on maintient pendant une dem heure, on laisse refroidir les filés dans le bal"’
- I on tord sans rincer et on met sécher.
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- En employant 1/4 pour 100 de gris et 1 pour 100 d’alun, on obtient une jolie nuance grise ; cette teinture est solide à la lumière et assez solide au lavage.
- La maison A. Leonhardt et C° livre au commerce, sous les noms de Bleu erèsyle B B (marque verdâtre), Bleu erèsyle R et RR (marques violacées)et de Violet erèsyle, des matières colorantes bleues, de nature basique, qui fournissent des nuances fort belles se rapprochant de celles |du bleu méthylène, mais les dépassant en vivacité.
- On peut produire, sur les étoffes teintes avec ces bleus, qui sont, du reste, très solides à la lumière, des enlevages blancs d’une grande pureté.
- Pour teindre le coton filé avec le bleu cré-syle, on entre le coton mordancé au tannin et à l’émétique dans le bain froid,puis on chauffe progressivement au bouillon ; une addition d’alun au bain de teinture est avantageuse pour les nuances foncées.
- On obtient sur pièces coton, mordancées au tannin et à l’émétique, des teintes pures et égales ; le bleu crésyle ne bronze pas, même dans les nuances à 6 pour 100 de colorant.
- On ajoute avantageusement au bain detein-ture du savon de Marseille pour les nuances claires et un peu d'alun ou d’acide acétique Pour les nuances moyennes et foncées.
- Les pièces de coton mordancées et teintes Préalablement sont rongées en blanc de la manière suivante :
- On épaissit de la soude caustique à 30° Paumé avec de la dextrine ou du leïogomme ; on imprime, on sèche à une température de 70 à 80» sans vaporiser, ensuite on passe les Pleces dans un bain tiède d’acide chlorhydri-de à 1/2 pour 100, on rince à fond, on sa-“onne faiblement et on apprête.
- Pour les nuances dépassant 3 pour 100, il faut employer un bain d’acide chlorhydrique à 1 Pour 100.
- Pour teindre les peluches et le satin (soie et coton) avec le bleu crésyle, on mordance les Pleces pendant 2 heures 1/4 dans un bain de
- tannin à 5 pour 100 du poids des pièces, en chauffant préalablement le bain à 60° ; on essore, puis on manœuvre pendant 10 minutes dans une solution d’émétique à 1/2 pour 100 ; onrinceâ fond,puis on teint,selon nuance,avec 1 à 5 pour 100 de bleu crésyle avec une addition de 5 grammes d’acide acétique par litre de bain ; on ajoute la matière colorante par petites doses ; on commence à tiède et on chauffe progressivement au bouillon ; on avive à froid à l’acide acétique, puis on apprête.
- Dans un bain fortement acidulé, le bleu de crésyle BB teint le coton plus que la soie à une température de 40 à 500 en présence de savon; à 70 ou 800 , il se fixe mieux sur soie que sur coton.
- (A suivre).
- LOI
- RELATIVE AU SÉJOUR DES OUVRIERS EN FRANCE ET A LA PROTECTION DU TRAVAIL NATIONAL
- L’Officiel du 8 août a promulgué la loi ci-après :
- Article premier. — Tout étranger non admis à domicile, arrivant dans une commune pour y exercer une profession, un commerce ou une industrie, devra faire à la mairie une déclaration de résidence en justifiant de son identité dans les huit jours de son arrivée. Il sera tenu à cet effet, un registre d’immatriculation des étrangers, suivant la forme déterminée par un arrêté ministériel.
- Un extrait de ce registre sera délivré au dé. clarant dans la forme des actes de l’état civil, moyennant les mêmes droits.
- En cas de changement de commune, l’étranger fera viser son certificat d’immatriculation, dans les deux jours de son arrivée, à la mairie de sa nouvelle résidence.
- Art. 2. — Toute personne qui emploiera sciemment un étranger non muni du certificat d’immatriculation sera passible des peines de simple police.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Art. 3.— L’étranger qui n’aura pas fait de déclaration imposée par la loi dans le délai déterminé, ou qui refusera de produire son certificat à la première réquisition sera passible d’une amende de 50 à 200 francs.
- Celui qui aura fait sciemment une déclaration fausse ou inexacte sera passible d’une amende de 100 à 300 francs, et, s’il y a lieu de l’interdiction temporaire ou indéfinie du | territoire français.
- L’étranger expulsé du territoire français, et qui y serait rentré sans l’autorisation du gouvernement, sera condamné à un emprisonnement de un à six mois. Il sera, après l’expiration de sa peine, reconduit à la frontière.
- L’article 463 du Code pénal est applicable aux cas prévus par la présente loi.
- Art. 4. — Les produits des amendes prévues par la présente loi seront attribués à la Caisse municipale de la commune de la résidence de l’étranger qui en sera frappé.
- Art. 5. —Il est accordé aux étrangers visés par l’article 1er, et actuellement en France, un délai d’un mois pour se conformer aux prescriptions de la loi.
- ASSURANCES contre l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Nous recevons au journal de nombreuses réclamations de nos lecteurs au sujet de leurs assurances.
- Les uns se plaignent de ce que leurs assureurs refusent de les payer en cas de sinistre, d’autres constatent que l’indemnité allouée est insuffisante ou qu’elle tarde souvent à leur parvenir, d’autres enfin trouvent les primes à payer beaucoup trop élevées.
- Ces difficultés qui surgissent proviennent presque toujours de la mauvaise rédaction des contrats d’assurances, rédaction souvent confiée à des intermédiaires inexpérimentés, plus soucieux de leurs intérêts personnels que de ceux de leurs clients.
- Nous ne saurions donc trop recommander à nos lecteurs de se mettre toujours bien en règle vis-à-vis des compagnies d’assurances qui, elles aussi, défendent surtout les intérêts des actionnaires et ne font pas de philanthropie ; les nombreux procès qu’elles soutiennent journellement devant les tribunaux en sont la meilleure preuve.
- Afin d’éviter à nos lecteurs souvent une grande perte d’argent, quelquefois la ruine et toujours de grands désagréments, nous les informons que nous venons d’établir au journal un service spécialement chargé d’examiner gratuitement leurs contrats d’assurances contre l’incendie, centre les accidents et sur la vie.
- Ce service,confié à un personnel compétent et rompu à ces sortes d’affaires, et installé pour la commodité de nos abonnés, est un terrain neutre où ils trouveront toujours des renseignements conformes à leurs besoins et la certitude d’une rédaction de contrats irréprochables pour la sauvegarde de leurs intérêts ; ce service répondra immédiatement a toutes les questions d’assurances pouvant intéresser nos lecteurs et vérifiera gratuitement les contrats qu’ils nous soumettront.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- INFORMATIONS
- Une exposition universelle internationale doit avoir lieu à Madrid en 1894, du moi d’avril au mois d’octobre.
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- ST DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- rd cr
- Elle comprendra 14 groupes,parmi lesquels nous mentionnerons le groupe VI :
- Textiles, vêtements, objets manufacturés
- Toute demande d’emplacement sera faite sur les formules de l’administration de l’exposition qui, après examen, délivrera un certificat d’admission, s’il y a lieu.
- On peut se procurer des renseignements sur cette exposition au ministère du commerce,de l’industrie et des colonies, 80, rue de Varenne (bureau de l’enseignement commercial et des expositions), tous les jours non fériés,de midi à quatre heures.
- Des exemplaires du règlement et de la formule de demande d’admission pourront être envoyés aux personnes qui en feraient la demande.
- RENSEGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Veuve Gandin, teinturière, passage Brady, 69, à Paris. — S.: M. Malle. — Jug. du 21 juil.
- Carow (Edouard), vêtements imperméables sous le nom de : Edouard Carow et Cie, à St-Denis (Seine), cour Ragot, 12. — S.: M. God-mer. — Jug du 27 juil.
- VIEUBLÉ (Pierre) et Durand, teinturiers, dé-graisseurs, 7, rue Nazareth, à Lyon. — Jug. du 20 juil. — S.: M. Canavy.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDAT
- Henry (Abel) et Cie, teinturerie, à Savon-nieres-devant-Bar---Jug. du 10 juil.
- Henry fils, Fisbacq et Cie, teinturerie, à avonnières-devant-Bar. — Jug. du 10juil.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite S. RANÇON et Cie, teinture et nettoyage d’étoffes, a Persan-Beaumont. — Durée : 10 ans. -aP.: 12,000 fr. — Acte du 25 juin.
- ,^Qcmation de la Société en nom collectif Un KRAU et P. Bayoud, teinturerie en peaux, 140 et 140 bis, rue Tocqueville, à Paris. — urée : 16 ans, du 1er avril. — Cap.: 50,000 • — Acte du 26 juin.
- Pormation de la Société en nom collectif
- Beauchamp fils et Leroy, teinture en bleu uni de toiles de lin et de coton, 82, rue des Limites, à Petit-Quevilly. — Durée : 12 ans. — Cap.: 40,000 fr. — Acte du 24 juin.
- Formation de la Société en nom collectif Balme, Villemagne et Déchandon, teinture de soies et cotons et apperêts, au Moulin-Dyon, commune d’Izieux. — Durée : 10 ans — Cap. : 105,000 fr. — Acte du 4 juil.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution de la Société Achille Deguffroy et Cie, teinturerie, 115, rue Tourcoing, à Roubaix. — Liquid.: M. Lefebvre. — Jug. du 7 juil.
- Dissolution, à partir du 31 juin, de la Société Balme et Villemagne, teinture de soies, au Moulin-Dyon, commune d’Izieux. — Liquid. : les associés. — Acte du 4 juin.
- Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société Dulac et Peyrot, fab. d’ornements d’église et passementerie d’or et argent, à Lyon. — Liquid.: M. Peyrot.
- Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société L. Grulois et P. Esprit, teinturerie de laines peignées et filées, rue Ogiers, à Croix.
- — Liquid.: les associés. — Acte du 30 juin.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Dassonville et Phalempin, blanchiment, lessivage des toiles, batistes et fils de lin et de coton, à Halluin. — Cession par divers associés, à MM. Gustave Delattre-Dassonville et Henri Dassonville, de tous leurs droits dans la société. — Acte des 26 et 29 juin.
- Modification de la Société Georges Flipo et Cie, Société française de produits oxygénés et barytiques, 148, rue du Faubourg-St Denis, à Paris. — La dénomination devient Société française de produits chimiques. — Acte du 8 juil.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Préau a vendu à M. Bouillon un fonds de teinturerie, 3, pl. Martray, à Nanterre.
- Mlle Schwertz a vendu un fonds de teinturerie, 36 bis, rue Sablonville, à Neuilly.
- Mme Vve Chevallier a vendu un fonds de teinturerie, 255, boul. Voltaire.
- Mme Vve Bournat a vendu à M. H. Bour-nat un fonds de teinturerie, 21, rue Saussure.
- Mme Paquelet a vendu à Mme Vve Morin un fonds de teinturerie, 133, av. de Neuilly, à Neuilly.
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- LE. MONITEUR DE LA TEINTURE
- M. Picquet a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue Baudin.
- Mme Vve Vangeon a vendu un fonds de teinturerie, 43, rue Chabrol.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d’analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académie. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-8° avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Carte du royaume de Siam et des pays limitrophes, dressée d’après de nouveaux documents, par M. Poulmaire.
- Une feuille grand colombier, coloriée, 2 fr. Librairie Garnier frères, libraires-éditeurs, 6, rue des Saints-Pères, Paris.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard
- Docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen Un volume grand in-8°, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les livres de science pure sont en général écrits avec une préoccupation insuffisante des applications auxquelles la théorie peut donner lieu, tandis que les traités industriels, au contraire, ne tiennent pas assez compte des enseignements de la théorie. Ceux-ci. la plupart du temps, ne sont que des monographies dans lesquelles de grands développements sont donnés à la partie pratique, mais qui ne peuvent être consultés utilement que par des spécialistes, et non par des industriels désireux d’y trouver des renseignements se rattachant à toutes les industries.
- Dans le Traité de Chimie appliquée que nous
- présentons aujourd’hui au public, l’auteur, au contraire, s’est attaché à allier intimement la théorie à ses applications industrielles.
- L’ouvrage est conçu d’après le plan généralement adopté par tous les auteurs classiques, et tous les corps présentant quelque intérêt au point de vue industriel y sont décrits avec leurs modes de fabrication les plus récents, leurs propriétés et leurs usages.
- Les figures, destinées à compléter le texte, ne sont pas des figures pittoresques : ce sont, pour ainsi dire, des figures fictives, dessinées soit en coupe, soit en perspective conventionnelle, et permettant, d’un simple coup d’œil, de se rendre compte des appareils industriels qu’elles représentent.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, , la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8° avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières j colorantes artificielles. Analyse des matières I colorantes. Mordants. Matières employées pour | l’apprêt des tissus. Des eaux employées en tein-. ture et de leur épuration, par C. L. TASSART: ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Traité pratique de Teinture et Impres-sion sur étoiles
- par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs-
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. ED-Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser 1 es demandes au bureau du journal
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- co G 9
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de l'emploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de /IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles. ________________: ........
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de fer et de cuivre. .
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine à Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-lates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Acide tartrique
- De Roux (R. et H.). Fabricants d'acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhone)-
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Bouillon, frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-hastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. "Aibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Cie),{., rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). Siège social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- " Ischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-. mine, alun pur et raffiné.
- “grrieu (A.), Avignon (Vaucluse), Alumine pure hydratée, pulate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude,alun
- r Amidons
- averne et Cie, à Palinges (Saône—et Loire).
- roux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-soleure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- cleté anonyme des amidonneries françaises, à Va-g—enciennes (Nord).
- ete anonyme des amidonnerie et glucoserie saubourdin Etablissements Verley frères. Amidon sorecial pour apprêts et industries.
- cete anonyme des Usines de Wygmael (Ancienne ocieté E, Rémy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- g—" Ammoniaque
- ay et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Roli t Analyses tinctoriales
- Noe- (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue modereeme-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix
- Kahv Aniline
- cones (Jean), 19» rue d’Enghien, Paris, dépositaire’’ des FrUrS d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Buch —Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Société Ses flls, 29, rue de Sévigné, Paris. chi—annoyme des matières colorantes et produits ues de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Weis— a Apprêts divers
- rdt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Gro. Apprête (Machines d‘)
- selin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris, Barques en cuivre.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois.— J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudun, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited); à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 9, rue de Flor nce, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutehome
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d'Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour b’anchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Construction* économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bàle (Suisse). Spécialité pourcuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’ar-gent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- A VENDRE
- GÉNÉRATEUR 80 chevaux, avec tous ses appareils complets, se composant de 1 corps cylindrique, 2 bouilleurs, 3 réchauffeurs état de neuf. Constructeur, P. Villette, de Lille. Prix 3,500 fr., sur wagon en gare de Fondettes-Saint-Cyr. Poids, 28,000 kiL).
- S’adresser à M. Renard, à Fondettes.
- A. BILLAULT
- CHIMISTE BREVETÉ
- 152, avenue de Saint-Ouen — PARIS
- INSTALLATION DE SAVONNERIES
- PAR UN
- PROCÉDÉ NOUVEAU
- |ET
- A DES CONDITIONS TRÈS AVANTAGEUSES
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puissergu’er (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubars, Gard. Fabrique de crème île tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k. Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traitsd’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée .
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreus (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- GaJly (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Extraits de bois de teinture
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc.
- Œsinger et Cie, Le Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides.
- Sigerist et Cie, 42, rue d’Hauteville, Paris.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon-Rhône. Machines à vapeur, essoreuses, pompes. Tables® repasser. Machines à imprimer, brevetées s. g. d. g-, syS tème « Samuel ».
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- MARIUS MOYRET
- INGÉNIEUR CHIMISTE
- Grande-Rue Guillotière, 213 — LYON
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- METTRE UN TIMBRE POUR LA REPONSE
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- en totalité ou en partie. S’adresser pour visiter 4, rue Pajol, square de la Chapelle.
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- aux rouleaux, cherche place; bonnes références Ecrire Hc. 6104, M. Haasenstein et Vogler’
- Milan.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.— No 17. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Septembre 1893
- SOMMAIRE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- AFFAIBLISSEMENT DES TISSUS DE COTON. — AFFAIBLISSEMENT DE LA FIBRE ET DU COTON.
- APPLICATION DE L’AIR. ET DE L’EAU.
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES (suite).
- NOUVEAU COLORANT ROSE.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SOCIETE INDUSTRIELLE D’AMIENS. — DOUANES FRANÇAISES.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Le blanchiment des flottes de laine est
- Sensiblement le même que celui des laines en bourre, avec la différence que l’on lise au lieu de démener dans le bain.
- Les flottes égouttent facilement et l’on peut, sTon n’est pas pressé, supprimer l’essorage.
- Ifaut toujours les mêmes précautions pour I6 maniage et les transitions brusques de mpérature, pour éviter le feutrage.
- Cependant, pour l’obtention des articles de einages, dits irrétrécissables au lavage, tels 1e les genres flanelles, on fait subir aux dottes la température de 100° centigrades sans l’eau bouillante, et alors le retrait se fait n8 tous les sens : longueur et diamètre. Il he fait avant le tissage, au lieu de se produire "8 tard, après les lavages du tissus par nos ménagères.
- Le soufrage termine également pour les ostes les opérations de blanchiment.
- Le blanchiment des tissus de laine pure se Sur des tourniquets avec ou sans exten-P > les mêmes précautions sont suivies au point j r
- ide vue chimique et mécanique, pour eviter le feutrage.
- f "es tissus sont destinés à être feutrés ou S et tirés à poil, après le blanchiment, 0nnee. r
- *ait que les dégraisser, et meme on
- supprime avant le foulage, qui dégraisse en même temps.
- | Par le foulage, les tissus de laine se réduisent dans tous les sens, et selon la durée la réduction est plus ou moins forte, et en place ils deviennent plus épais, ils offrent plus de main ; on voit plus difficilement l'armure.
- Le savon noir, ou savon mou du Nord, ou savon à base de potasse, est employé principalement pour faciliter l’opération du foulage avec la terre dite à foulon.
- Les tissus, blanchis et soufrés avec précaution, sont encore échardonnés ou tirés à poil, pour donner un duvet qui masque complte-ment l’armure. Dans les couvertures principalement, on donne un duvet très long. Cela s’obtient à l’aide de fruits dits peignes de loup, ou fruits de chardons spéciaux, et objets d’une grande culture dans le Midi de la France.
- Cependant tous les tissus ne sont pas tirés à poil, surtout ceux dits légers, et où l’on tient à garder les effets de tissage visibles.
- Jusqu’à nos jours, le soufre a été à travers les âges le seul agent décorant pour les lainages, mais aujourd'hui la science a fait de réels progrès.
- L’eau oxygénée a déplacé l’acide sulfureux, et comme période de transition, nous avons K eu le blanchiment au permanganate dépotasse. 1Le chlore et les chlorures décolorants n’ont jamais pu être employés, même avec les
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- LE; MONITEUR, DR LA TEINTUR
- plus grandes précautions ; l’action du chlore est extrêmement défavorable à la laine.
- On a d’abord employé avec ménagement le permanganate de potasse, sel que tous les lecteurs connaissent; en oxydant la laine, il se dépose sur la fibre une couleur brune intense, bioxyde de manganèse ; quand l’opération, menée à froid, est terminée, on écarte l’eau, et l’on donne un passage en bisulfite de soude faible, on additionne le bain d’un peu d’acide sulfurique. Sous cette influence, la laine est complètement décolorée, le bioxyde de manganèse se transforme en sulfate manganeux qui se dissout dans la barque.
- Le blanchiment au permanganate de potasse a marqué une première étape pour la décolo- ’ ration des fibres animales et même végétales en dehors de l’acide sulfureux et du chlore.
- L’eau oxygénée l’a fait pour aussi dire complètement abandonner.
- Ce produit remarquable, dû aux travaux de Thénard, est sorti du domaine de la science pure pour entrer dans celui de la grande pratique. Et aujourd’hui l’eau oxygénée est d’un emploi des plus courants.
- L’on s’en sert sous forme de bains étendus et alcalins ; de préférence on emploie pour al-caliniser le silicate de soude; on opère avec des bains tenus au frais.
- L'eau oxygénée est maintenant devenue un produit commercial à très bas prix. En géné ral, on la demande à 10 ou 11 volumes d’oxygène, c’est-à-dire qu’un litre d’eau oxygénée ' chauffée dégage de 10 à 11 litres d’oxygène gazeux. Dans ce cas, l’oxygène a perdu complètement ses propriétés décolorantes spéciales.
- L’eau oxygénée,objet d’un très grand commerce, tend à disparaître de la circulation, mais non de l’emploi. Les clients sérieux la fabriquent eux-mêmes avec le bioxyde de baryum en poudre, que l’on trouve dans le commerce.
- Avec ce système, on évite le charroi inutile d’eau, de bonbonnes, les risques de casse et la gelée en hiver. Voici une méthode très sim-
- pie que je donne aux lecteurs du journal poU fabriquer eux-mêmes l’eau oxygénée à 10 oi 11 volumes, et au moment de l’employet, c’est-à-dire quelques jours d’avance, car l’ea» oxygénée tend toujours à se décomposer,malgré toutes les précautions.
- Pour faire un hectolitre d’eau oxygéné dans un grand vase de grès et dans un er" droit frais et à l’ombre, mettre
- Eau ordinaire, 100 litres. mettre un demi litre acide muriatique, chlo" hydrique ou fumant. Brasser.
- Ajouter bioxyde de baryum d’une marque S rieuse en poudre fine, bien remuer.
- Bioxyde de baryum du commerce, envir0) 20 kil. Ce produit est très dense. S’il étal chimiquement pur, 18 kil. suffiraient.
- Bien délayer le tout et ajouter peu à Pe | 10 kil. d’acide sulfurique commercial à 66°." bien dit commercial et non pour dissoluti" d’indigo ou à 66° Beaumé, absolu. Le PT mier n'est qu’un 65° .
- • * 111
- Dans la réaction , il faut maintenir excès d’acide pour conserver l’eau oxygén. et préserver toute décomposition. Il faut all lentement, en évitant tout échauffement l’addition d’acide sulfurique. Finalement, obtient un liquide, mélange d’eau oxygén. d’un peu de chlorure de baryum et de sull’t de baryte insoluble qui se dépose ; quoil.s très dense, il est long pour se décanter, 12. il ne joue d’ailleurs aucun rôle dans les chiments, quand même il resterait en suspe’t sion.
- L’eau oxygénée ainsi fabriquée est déc’ tée, elle est légèrement acide, ce quil " pour la conserver, mais elle s’emploie sur t bains alcalins comme il est dit plus haut- 1
- Dans le prochain article, j’examinerai ploi du peroxyde de sodium qui tend a H
- remplacer.
- (A suivre.)
- MARIUS MoYRBT I
- (Reproduction interdit 1
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- ST DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- AFFAIBLISSEMENT
- DES TISSUS DE COTON
- PAR LES mordants de fer destiriés à la teinture Par M. Albert Scheurer.
- Les essais portent sur deux couleurs : l’une au pyrolignite de fer seul l’autre au pyrolignite de fer associé à l’acétate d’alumine.
- A. Couleur au fer.
- I kilo de couleur à l’amidon renferme 750 grammes pyrolignite de fer à 14° AB.
- -B. Couleur au fer et acétate d'alumine.
- 1 kilo de couleur à l’amidon renferme 225 grammes pyrolignite de fer à 14* AB et 225 grammes acétate d’alumine à 10° AB.
- On a essayé la couleur au fer coupée de 1(2, et de 1 partie, en poids, d’épaississant.
- La couleur fer-alumine n’a pas été coupée.
- On a fait l’épreuve des résistances :
- 1° Après fixage, c’est-à-dire après suspension de 12 heures dans un étendage marquant 36[40o au psychromètre d’August.
- Cette opération a été suivie d’un lavage.
- 2o Après fixage et dégommage en silicate de soude 20° AB à 20 grammes par litre 1 1{2’ à 80°.
- 3° Après fixage et dégommage en CaO caus-tique à 20 grammes par litre 1 112' à 50o.
- 4° Après fixage et dégommage en CaO caus-tique à 20 grammes par litre 1 12' à 96°. 1
- 3° Après fixage et dégommage en sel à bouser (phosphate de soude) à 20 grammes Par litre 1 12' à 800.
- L'action alcaline du dégommage étant un peu courte (1 1|2 minute), il était à prévoir que des écarts de nature à fausser les résultats Pourraient se produire.
- Pour parer à cette éventualité, on a préparé deux séries complètes d’échantillons et destiné a seconde à subir un vaporisage d’une heure, dans le but de faire disparaître les causes erreur en portant chaque échantillon unifor-mement à son maximum d’affaiblissement.
- l^ote. — Les coupures indiquées corres-Pondent ;
- 1 1(2 à l partie de noir + 1(2 partie d’épaississant. isaao'l
- 2 à 1 partie de noir + 1 partie d’épaississant.
- Résultats des essais dynamométriques
- Premier essai.
- Echantillons Après vaporisage non vaporisés d'une heure
- Chaîne Trame Chaîne Trame
- Tissu blanc. . .... 100 100 100 100 Après fixage et lavage à l'eau. Noir Al..., 85 93 82 78 1 112 81 90 83 87 2 85 92 86 83 B 1 85 88 85 89
- Après dègommage silicate 80° 1 1 [2. Al 76 70 85 69 112 85 69 72 66 2 85 74 81 71 B 1 81 75 82 69
- Après dégommage CaO caustique 50° 1 1[2. Al 92 73 80 68 112 96 81 82 74 2 /. 98 91 88 78 B 1 93 78 78 66 Après dégommage CaO bouillante 1 1\2. A 1 83 68 81 63 112 83 70 65 53 2 80 75 64 62 t B 1 83 68 70 61 * Après dégommage en sel à bouser 80o 1 1[2. Al 103 87 93 73
- 1 ................ 97 87 97 76 2........... 98 88 93 74 B112...............97 82 96 76
- Note. — Chaque-nombre est là moyenne de 10 essais. : ooD : :
- Résultats. — L’inspection du tableau pré-cèdent permet de se rendre compte des irrégularités produites par la trop courte durée de l’action alcaline du dégommage. Les échantillons vaporisés offrent des résultats qui concordent mieux. C’est de cette série qu’il con-
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- LÉ MONITEUR DE LÀ TENTURE
- vient de tirer les conclusions générales de l'essai :
- II en résulte :
- Que l’affaiblissement du tissu n’est pas en rapport direct avec la concentration du mordant ;
- Que la présence de l’acétate d’alumine ne semble pas jouer un rôle digne de remarque ;
- Que le tissu chargé des mordants de fer qui ont été employés a affaibli :
- Au fixage d’environ 15 %.
- Au dégommage en silicate de 20 % en chaîne et de 50 % en trame.
- Au dégommage en chaux à 50° de 20 % en chaîne et de 30 % en trame.
- Au dégommage en chaux bouillante de 30 % en chaîne et de 40 % en trame.
- Au dégommage en sel à bouser de 5 % en chaîne et de 25 % en trame.
- La différence de résistance entre la trame et la chaîne s’explique par la torsion plus grande de cette dernière, qui peut, dans cer-
- Deuxième essai
- Couleur A coupé d’une demi-partie dépaississant
- Moyenne des essais
- Chaîne Trame
- Tissu blanc.................. 100 100 Noir après fixage. 77........110
- Noir après dégommage en silicate à 80° (20 gr. par litre). 68 100
- Noir après dégommage en CaO à 80° (20 gr. par litre)... 75 85
- Noir après dégommage en CaO à 100° (20 gr. par litre)...., 76 95
- Noir après dégommage en sel à bouser à 80° (20 gr. par litre) 75 93
- tains cas, opposer une certaine résistance à la pénétration d’une couleur épaisse.
- Je ne chercherai pas à expliquer l’action du sel à bouser autrement que par une erreur.
- En effet, une deuxième série d’essais a fait disparaître cette anomalie.
- C’est à dessein que je fais figurer les résultats de la trame. Ils sont de pure fantaisie et ne permettent aucune conclusion ; je les néglige. Il n’en est pas de même de la chaîne, dont les résultats concordent bien avec la moyenne du premier essai.
- Les différences produites dans le premier essai par la nature du dégommage disparaissent, et la conclusion qu'il est permis de tirer de ces deux essais, faits à près de dix ans d’intervalle, est que la fixation des mordants de fer employés affaiblit, en moyenne, le coton de 25 %, quel que soit le dégommage auquel on ait recours.
- Note. — Avant l’essai dynamométrique, tous les échantillons composant le deuxième essai ont été lavés, passés en eau bouillante une demi-heure et vaporisés une heure.
- AFFAIBLISSEMENT DE LA FIBRE ET DU COTON par l’acide tartrique
- Par M. Albert Scheurer
- Dans un travail datant de 1858, Crace Cal-vert a signalé l'action destructive exercée par les acides organiques sur les fibres du coton. Il a trouvé que ces fibres sont plus attaquées par la chaleur sèche que par le vaporisage.
- Les essais dynarnométriques qui font l’objet de cette note confirment cette manière de voir dans ce sens qu’ils mettent en évidence l’action 7 énergique de la chaleur sèche.
- Préoccupé de me rendre compte des cause3 de l’affaiblissement si variable que l’on observe dans les fabrications qui nécessitent l’emplol de couleurs à l’acide tartrique, j’ai modifie dans les limites les plus larges les condition® physiques d’un certain nombre d‘échantillon5 avant et après le vaporisage.
- Une première série d’essais faits sur de tissus imprimés avec une couleur renfermant' 75 grammes acide tartrique sec.
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- ETDE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 925 grammes eau de gommes (1), ne m’a pas permis d’obtenir les affaiblissements considérables que je désirais produire, et je n’ai pu en tirer qu’une indication assez vague, à savoir : que l’affaiblissement doit être en rapport avec le degré de sécheresse
- de la vapeur.
- Passé
- Lavé en sel de soude
- Série non vaporisée — — Echantillon blanc non imprimé. ICO 90 Échantillon imprimé séché à l’air froid 93 92
- Echantillon imprmé séché à .................................... 87 86
- Echantillon imprimé séché au tambour............................. 87 80
- Echantillon imprimé séché au tambour avec séjour de 15’... 75 68
- Même série vaporisée 1 h. 3/4 à 98/99o. Echantillon séché à l’air froid.. 63 65 Echantillon séché à 40/50° 63 63 Echantillon séché au tambour.. 60 62 Echantillon séché au tambour
- avec séjour de 15’................ 48 45
- N’ayant atteint, dans aucun de ces essais faits dans différentes cuves de vaporisage et à différents moments, le degré d’attaque que j’avais maintes fois constaté dans des tissus imprimés avec des couleurs à l’acide tartrique, j’ai dû rechercher la cause de cet accident dans les conditions qui précèdent le vaporisage.
- Dans ce .but, on a fait les essais résumés sur le tableau suivant.
- Le passage en sel de soude a été fait avec : 10 grammes de sel de soude, Solvay, 1000 grammes eau, 1/2 heure bouillant. Couleur : 75 grammes acide tartrique cristallisé.
- 925 grammes eau de gomme.
- (1) J’ai choisi la gomme Sénégal parce que les couleurs qui avaient produit les accidents dont je recherche la cause, étaient épaissies au mOyen de cet épaisissant.
- Résultats. — Le séjour de l’échantillon pendant 15 minutes sur un tambour chauffé aux environs de 110° (?) a affaibli la fibre du coton à peu près autant qu’un vaporisage de ’ 1 314 heure à 98(99°.
- Le séchage à 40500 ne détermine pas une attaque sensiblement plus forte que le séchage à froid.
- L’affaiblissement dû au vaporisage se montre dans ces essais, d’environ 25 %.
- D’autres essais de vaporisage m’ont donné des affaiblissements moindres, et des résultats assez variables, dans les limites comprises entre 15 et 25. Il est fort probable que le degré hygrométrique de la vapeur intervient dans cette question et que la vapeur sèche détériore la fibre plus que ne le fait la vapeur humide à la même température de 99(100°.
- (Société industrielle de Mulhouse).
- APPLICATION DE L'AIR & DE L’EAU comprimés à l’essorage des tissus et écheveaux Par la Société Gillet et fils.
- Pour exprimer les liquides imprégnant les tissus et écheveaux, dans les différentes opérations subies par ceux-ci en teinture, on se sert d’essoreuses (ou diables) dans lesquels sont placés lesdits tissus et écheveaux et qui sont mises en mouvement de rotation très rapide. Sous l’action de la force centrifuge développée de la sorte, le liquide imprégnant les tissus et écheveaux est expulsé et ces derniers deviennent aptes à être de nouveau traités dans un bain.
- La présente invention opère l’essorage dans un appareil fixe, à l’aide de l’air comprimé ou bien de l’eau sous pression, qui l’un ou l’autre agit sur les tissus ou les écheveaux à essorer, avec interposition d’un corps élas-tique.
- Le dispositif ou appareil imaginé à cet effet se compose d’un récipient de nature et de forme quelconques, muni d’un convercle étanche facilement démontable et montable, pourvu
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- cD
- CO S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à sa partie supérieure d’un tuyau pour l’introduction de l’air comprimé ou de l’eau sous pression, et à sa partie inférieure d’un tuyau pour l’évacuation du liquide de teinture exprimé des tissus ou des écheveaux durant l’opération et finalement divisé en deux compartiments par un grillage métallique transversal ou une tôle perforée.
- On enlève le couvercle, on étale uniformément sur le grillage (ou tôle perforée) les tissus ou les écheveaux par charges de 100 à 200 kilos à la fois, on étend sur ces derniers un diaphragme en caoutchouc ou toute autre matière convenable, avec léger relèvement de ses bords et on établit ensuite la communication de l’appareil, soit avec le réservoir d’air comprimé, soit avec celui de l’eau sous pression.
- La pression de l’air comprimé ou de l'eau en charge réagit par l’intermédiaire du d:a_ phragme élastique sous la couche des objets à essorer, de la façon la plus régulière et en exprime le liquide imprégnant, qui passe à travers les mailles du grillage ou les perforations de la tôle et vient s’amasser dans le compartiment' inférieur de l'appareil dont on le laisse écouler à volonté.
- PRÉPARATION DE SOLUTIONS DE BLANCHIMENT PAR L’ÉLECTROLYSE Par MM, le Dr O. Knnefler et Fr. Gebauer.
- On sait qu’en soumettant à l’électrolyse des dissolutions de sel marin sans emploi de diaphragmes, il se forme une solution d’hypchlo-ride de sodium (Na CIO). Toutefois, dans les circonstances ordinaires, on ne saurait de cette manière, obtenir des solutions d’hypochloride suffisamment concentrées, c’est-à-dire renfermant une quantité de chlore actif pour pouvoir être utilisées directement pour le blanchiment, en substitution aux dissolutions de chlorure de chaux. L’explication de ce phénomène connu réside dans ce que l’hydrogène qui se rassemble sur la cathode, réduit de nouveau l’hypo-chloride déjà formé, tandis que le courant lui-
- même transforme le sel hypochloreux formé, en chlorure dont l’action ne contribue en rien sur le blanchiment. Une invention brevetée en Allemagne sous le n° 61,708 permet de combattre cet effet du courant électrique, en ajoutant de la chaux caustique à la dissolution du sel marin à électrolyser et formant de la sorte une solution d’hypochloride de calcium qui, en raison de sa conductibilité relativement mauvaise, résiste mieux à l’action décomposante du courant électrique mentionné ci-dessus.
- Le nouveau procédé agit sans aucune addition de chaux, rien qu’en ayant recours à un courant de puissance convenable c’est-à-dire variant de 300 à 800 ampères par mètre carré de surface d’électrode. En opérant ainsi, on écarte tous les frais inhérents à l’addition de chaux et autres incommodités, et l’on n’obtient que de l’hypochloride de sodium qui, entre autres avantages techniques, présente avant tout par rapport à l’hypochloride de calcium, celui d’un blanchiment meilleur et plus expé ditif.
- Les élévations de température très sensibles, qui accompagnent les puissants courants de 300 à 800 ampères, peuvent être mises avantageusement à profit dans le réglage et le contrôle de l'électrolyse. L’élévation de température comporte pour les teneurs suivantes et pendant l’écoulement des solutions :
- Pour 0.30 % de chlore actif 4" 15° c.
- Pour 0 40 % de chlore actif # 21° c.
- Pour 0.50 % de chlore actif + 28° c.
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture
- Par M. Frédéric REVERDIN (Moniteur scientifique Quesneville.)
- (Suite et fin)
- Le Jute se tient sans aucun mordant ; la lin et la ramie se teignent comme le coton.
- Le Bleu capri, qui su fixe aussi sur coton
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- / Nom 1 commercial / f J / Solution aqueuse additionnée de P Solution 1 ! dans l’acidesulfuriqu’ concentré
- / Fabricant / du produit / solution / aqueuse / Acide ch'orhy-drique (en excès) I Lessive de soude (en excès) Carbonate de soude (en excès)
- 1 Bleu benzo Farbenfabriken vorm. Poudre gris bronzé Violet Précipite Vire au rouge et précipite Pas de changement Bleu
- Bleu solide nouveau F F. Bayer et C’ Poudre noir bronzé Bleu Vire au violet Précipite Vire au bleu vert et précipite Bleu vert
- Id. H Id. Id. Id Id. Id. Id. Bleu moins vert
- Sulfonecyanine 3B Id. Poudre verdâtre Violet bleu Vire au vert Vire au bleu Pas de changement Bleu verdâtre
- Bleu céleste B... Id. Poudre noirâtre Bleu violacé Vire au rouge Pas de changement Id. Bleu
- Rouge solide benzo Id Poudre brune Rouge Précipité | Développelanuance vire au violet et précipite. Id. Rouge
- Ponceau 10 R B.. Jaune d’or micado Actien-Gesells-chaft für Ani-linfabrikation Poudre rouge brun Rouge violacé Développelanuance en la rendant un' peu plus violette Développelanuance en la rendant un peu plus violette Id. Bleu vert
- 2G A. Léonhardt C* Poudre jaune brun Jaune déposant par refroidissement Développe la coloration et brunit Développe la coloration. Pas de changement Brun rouge
- Id. 4 G Id. Id. Id. » » » Id.
- Id 6 G Id. Id. Id Brun Violet brun
- Jaune micado.... Orangé micado Id. Poudrejaune rouge Id. » » »
- GO Id. Poudre brunâtre Jaune brun » Pas de changement » Id.
- Id. 4 R Orangé d’acridine Id. Poudre brun rouge Jaune déposant par refroidissement Développe la coloration et rougit Précipiteetdécolore Précipiteetdécolore Bleu
- 0 Id. Id. Jaune brun Développe légèrement la coloration Id. Pas de changement Jaune brun fluorescent
- Id. R Id. Poudre rouge Jaune orange Développe légèrement la coloration et brunit Pas de changement Id. Jaune fluoresc.
- 1 Bleu capri G 0 N. Id. Poudre verdâtre bronzée Bleu Vire au rouge Développelacolora-tionpuis précipite Id. Vert
- Bleu crésyle B B. Id. Poudre verdâtre Violet bleu légère -ment fluorescent Id. Vire au rouge et décolore Violette légèrem., précipite etdécolore Rougit légèrement Vert brun
- Id. R Id. Id. Violet bleu très fluorescent Id. Id. Id.
- Id. R R Id. Id. Id. Id Id. Vire au violet Violette légèrem.. Pas de changement Id
- Gris métamine G. Id. Poudre noir bleu Gris violet Rougit Gris verdâtre |
- Id. R . Id. Id. Gris bleu Id. et précipite Id. Id. Gris brun ||
- Vert capri G Id. Id Vert Vire au violet Id. Décolore légèrem. Vert
- Pyronine G Id. Poudre vert bronzé Rose fluorescent Développe légèrement la coloration Décolore et reste fluorescent Pas de changement Jaune
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- mordancé au tannin, est excessivement solide à la lumière; il résiste au lavage à la soude et aux acides, et possède une nuance verdâtre.
- Il suffit de faire à ce bleu une addition minime d’orangé d’acridine ou d’auramine pour obtenir des verts ou des olives résistant à la lumière et au lavage.
- Les spécialités de la maison A. Leonhardt et Co dont nous venons de parler (bleu crésyle et bleu capri) sont probablement les produits de la réaction des dialkyl-m-amidophénol ou crésol avec la nitrosodiméthylaniline ou la quinone-dichlorimide, d’après les brevets allemands 62,367 et 63,238, pris par cette maison.
- Nous terminons cette revue, en indiquant les principales réactions générales des matè-res colorantes dont il vient d’être question.
- UN NOUVEAU COLORANT ROSE
- Ce nouveau colorant a été créé il y a quelques temps par la Société pour l’industrie chimique, à Bâle (Suisse) et baptisé par elle : Rhodamine 6 G.
- 9
- s
- La Rhodamine G G est particulièrement un colorant pour la teinture du coton, et elle se distingue de la Rhodamine S par le fait, qu’elle ne tire pas à l’acide acétique, mais qu’elle se fixe sur coton mordancé au tannin et tartre émétique, et dans ce cas elle est beaucoup plus jaune que la Rhodamine S, ne bleuit pas pas et conserve sa belle nuance rose, plus fraîche et plus brillante que le carmin. La Rhodamine 6 G présente infiniment plus de solidité à l’eau et la lumière, que les nuances analogues obtenues avec le Carmin, la Rho-
- damine S, les Erythrosine, Phloxines, ele.
- D’après des essais faits, on obtient avec la Rhodamine 6 G, teinte au tannin et tartre émétique, à parité de prix, un rendement égal sinon supérieur, qu'avec la Rhodanine 5 teinte à l’acide acétique.
- On peut facilement combiner la Rhodamine
- on
- G G avec d’autres colorants basiques ; ainsi,
- obtient une belle gamme de nuances RosesPa le mélange des marques Rhodamine 6 G et L’échantillon que nous soumettons à n* lecteurs a été obtenu avec la Rhodamine 6• à1%.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans disons^ l'analyse des brevets de nature à intéf^ nos lecteurs.
- PRÉPARATION DES FIBRES VÉGÉTALES en bistre au manganèse
- Par M. A. Bonnet.
- Suivant le procédé faisant l’objet de la Pr sente invention et destiné à la prépara, des fibres végétales en bistre au manganë on passe en bain de plombite (mordant B net), à chaud ou à froid, selon la rapidité 8 laquelle on désire opérer. A chaud, le mors çage dure 1[4 d’heure au maximum. O*1'3 très fortement pour éliminer l’alcali.
- Cette première opération a pour but de,, ciliter la fixation rapide de la quantité de " nin nécessaire et on passe pendant 5 I, minutes dans un bain riche et chaud de nin. .
- On termine par un bain froid de perm8ns nate da potasse ou de soude, de préférene", permanganate de potasse, à raison de grammes par litre d’eau et de 100 ge80. de permanganate par kilog. de coton. S0l, la concentration du bain, l’opération est . minée en 5 ou 10 minutes. Le bistre déve ° on lave.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Cette façon de mordancer en bistre par la fixation d’un tannin sur la fibre avant le bain de permanganate permet d’employer avec succès le procédé du célèbre chimiste Lauth, pour la formation du noir d’aniline, lequel n’a été employé jusqu’ici que sur le coton en pièce, les différents procédés de bistre sur coton en écheveaux ayant présenté des difficultés dans la pratique industrielle.
- Ce mode de mordançage facilitera toutes les applications qui reposent sur des réactions analogues au noir d’aniline et notamment l’oxydation des diverses amines aromatiques, comme la naphtylamine.
- ENCOLLAGE ET SÉCHAGE DES FILS DE CHAINE Par M. Hyppolyte Constantin
- Le but de cette invention se rapporte à l’encollage et au séchage rapides et réguliers des fils de chaîne, laine ou coton ou tout autre matière ayant à subir l’encollage.
- Le procédé consiste à pratiquer l’encollage sur la chaîne ouverte, telle qu’elle sort de l’ourdissoir, et à diriger cette chaîne, à sa sortie de l’encolleuse, sur un guindre à traverses mobiles où elle s’enroule en spirale ; puis à opérer le séchage par la rotation rapide du-dit guindre, et, finalement, à enrouler la chaîne une fois séchée directement sur l'ensouple servant au tissage, sans que les fils aient pu se déplacer pendant ces opérations successives.
- L’ANTIPHLOGINE PLANTÉ Par M. Victor Planté.
- L’objet que se propose l’inventeur est de Permettre par une teinture et une ininflam-mabilisation concomittanie, de rendre la soie dite « artificielle » utilisable, en détruisant en elle le caractère d’inflammabilité, poussé si loin qu’il constitue un véritable danger. On sait, en effet, qu’il suffit de la moindre étin-celle pour produire instantanément la com-bustion la plus complète et la plus rapide de ces soies dites « artificielles », à base de cel
- lulose. En outre, ces soies sont peu souples, faciles à briser et, par conséquent, peu propres au tissage. Il s’agissait donc de modifier ces soies artificielles, de manière à leur permettre de soutenir à leur avantage toute comparaison avec les soies ordinaires, notamment en ce qui concerne leur élasticité et leur ininflammabilité, et c’est ce problème qu’à résolu l’inventeur, grâce à l’antiphlogine planté et au mode de préparation qu’il fait subir aux soies à teindre et à ininflam mabiliser.
- Pour fabriquer l’antiphlogine, on chauffe 900 grammes d’eau distillée à 40-45°C., on y fait dissoudre successivement 7 grammes d’acide borique et 70 grammes de phosphate d'ammoniaque, et, après avoir laisser tomber la température, on ajoute à la dissolution 10 grammes d’acide acétique. L’antiphlogine se trouve alors constituée ; on n’a plus qu’à y remper, après leur teinture, les objets voulus et à les laisser sécher ensuite pour réaliser leur ininflammabilisation. Quant à la teinture qui précède ce traitement, la manipulation en diffère sensiblement, suivant qu’il s’agit d’obtenir des couleurs claires ou des couleurs foncées.
- Manipulation pour la teinture et l’ininflam^ mabilisation des soies à nuances claires. — On commence par préparer un bain, composé d’une dissolution dans 600 parties d’alcool absolu, de 100 parties de laque et de 300 parties d’essence; on ajoute le colorant approprié, puis on prend pour véhicule la benzine, à laquelle on mêle le bain susindiqué en quantité suffisante, pour obtenir la couleur et le ton voulus. C’est dans ce dernier mélange que l’on procède au trempage des soies à teindre. On sèche et on passe ensuite au bain d’anti-phlogine, auquel succède un nouveau séchage.
- Manipulation pour la teinture et l'inmflam-mabilisation des soies à nuances foncées. — Pour celles ci, on peut procéder, comme on dit, « au mouillé ». A cet effet, on prépare une dissolution d’aniline dans de l’eau distillée chauffée à 60°C. environ, pour obtenir la couleur et la teinte désirées ; puis on y ajoute de
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- DE LA TEINTURE
- l’acide acétique dans la proportion de 10 %. On laisse sefroidir à la température de 30*G. environ et on a ainsi le bain nécessaire au trempage, pour teinture. Après trempage, on fait sécher, puis on fait passer à la benzine pour fixer et développer la couleur, enfin on sèche à nouveau. A ce traitement vient s’ajouter celui de l’antiphlogine, qui se termine de même par un séchage.
- ROUISSAGE, PURIFICATION et désacidification des matières textiles Par M. Alfred Gruschwitz.
- Ce procédé diffère de ceux actuellement pratiqués dans le même but, en ce que les matières textiles soumises à son traitement sont débarrassées des peciates à l’aide d’acide sulfurique fortement dilué, que cette élimination a lieu de la façon la plus complète, que l’opération s’effectue dans le vide et à une température de tout au plus 90oC., et que, finalement, la fibre, après évacuation, est dé-sacidifiée par un bain alcalin.
- On procède à ce traitement de la façon suivante : Les tiges végétales à rouir sont amenées, soit à l’état brut, soit cassées mécaniquement avec les précautions requises, dans des chaudières à vapeur garnies de plomb et munies de serpentins à vapeur. Sur cette charge se verse ensuite de l’acide sulfurique dilué (jusque 5 p. cent du poids de la matière à rouir), préalablement chauffé ; puis on fait le vide. Au bout du temps voulu, on arrête la pompe à vide, on remplace le bain acide par un bain alcalin, on refait à nouveau le vide et, en fin de compte, on lave à chaud.
- . Dans ce nouveau procédé, objet de la présente invention, il se produit trois réactions capitales :
- lo L’enlèvement des substances pectiques entourant la fibre, à l’aide du bain acide suivi du lavage alcalin ;
- 2o La désadification de la fibre qui, d’après la structure capillaire connue de celle-ci, ne peut avoir lieu que par le concours du vide ;
- 3° La méthode de purification proprement
- dite de la fibre isolée, qui n’exige plus ensuite que des opérations extrêmement anodines pour pouvoir être blanchie complètement.
- (Reproduction interdite.}
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE D’AMIENS
- La Société industrielle d’Amiens, a, dans son assemblée générale du 31 juillet 1893, mis au concours, pour l'année 1893-1894, les questions qui suivent :
- Filature et tissage Une médaille d'or
- A un perfectionnement sérieux dans les machines à parer et à encoller les chaînes pour le tissage.
- Une médaille d'or
- Pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Une médaille d'or
- Au meilleur mémoire sur le blanchiment du chanvre et des jutes, comprenant une étude théorique et l’examen des diverses méthodes employées dans la pratique industrielle.
- Une médaille d'or
- Pour un moyen d’augmenter la solidité des matières colorantes artificielles dans la teinture des tissus produits par les industries locales.
- Une médaille d'or
- À la personne qui trouvera, pour les velours d’Utrecht et les velours de coton, un mode de piétage ou un apprêt réalisant une amélioration sérieuse sur les procédés actuellement en usage dans le département.
- Les concurrents ne sont pas tenus de faire connaître la composition de l’apprêt qui réalisera les conditions ci-dessus. Ils devront seulement présenter les pièces avant le 30 avril 1894, déclarer leur prix de vente et justifier queces pièces ne sont pas obtenues par des moyens exceptionnels, mais qu’elles appartiennent à une fabrication courante.
- Une médaille d'or
- Pour une composition chimique qui s’appli-
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- querait,au moyen de caractères d’imprimerie, sur les chefs des pièces de tissus de laine ou de coton, et qui serait encore apparente après les opérations de dégraissage et de teinture. Questions laissées au choix des concurrents La Société accordera une médaille d’or pouvant atteindre la valeur de deux cents "ancs, à tout mémoire qui lui paraîtra méri-ter ce prix.
- Les candidats auront toute liberté de choi-Sirleur sujets, pourvu qu’ils rentrent dans les “tudes des divers comités : 1° arts et méca-pue: 2° fi]s et tissus ; 3° histoire naturelle, Physique, chimie et agriculture ; 4° com-"erce et économie politique et sociale.
- I Tous les manuscrits, brochures et mémoires nee plans adressés pour le concours resteront IT"is à la Société qui se réserve le droit de lsPublier en totalité ou en partie; mais les Teurs pourront en prendre copie.
- I Les appareils que l’on rendra aux inven-[ "Fs, après le concours, devront être accom-| 8nes de plans qui deviendront la propriété de Société.
- | Les concurrents devront envoyer leurs ma-inscrit "
- as ou machines, franco, au président de l ociété industrielle, rue de Noyon, 29, à K "ens (Somme), d’ici au 30 avril 1894, terme ligueur.
- DOUANES FRANÇAISES
- ThaMoUtixérs TEINTES EN ÉCHEVEAUX DE 1 BRIc. E DIMENSION, POUR LE TISSAGE ET LA FA-I CINTION DES TULLES ET DES DENTELLES MÉ-1 L"UES mouin"estion s’est élevée de savoir si les soies dimeneses teintes, en écheveaux de grandes de, tulins, pour le tissage et la fabrication adm; 8 et des dentelles mécaniques, sont Foui' 6S au régime des « soies ouvrées ou doivenees » (n° 27, 4• §), ou bien si elles ‘fisdeelre soumises au droit afférent aux lerje S°19 à coudre, à broder, à passemen-I cTercerie et autres, teints » (no 380,2e §). 1 vASulté a 7
- " ce sujet, le Comité consultatif
- des arts et manufactures a déclaré, par avis du 19 juillet dernier, que ces produits ne peuvent être assimilés aux fils spéciaux taxés sous le n® 380, et rentrent dans la classe des « Soies ouvrées ou moulinées » qui comprend toutes les soies destinées au tissage et à la fabrication des tulles et des dentelles mécaniques, ayant ou non subi l’opération de la teinture.
- (Cire. du 4 août).
- Tulles et dentelles de coton Application des surtaxes de blanchiment et de teinture
- L’application des surtaxes de blanchiment et de teinture aux « Tulles » et aux « Dentelles de coton » a donné lieu à plusieurs questions que le Comité consultatif des arts et manufactures a été appelé à résoudre,dans séance du 19 juillet dernier.
- J’expose ci-après chacune de ces questions avec la solution proposée par le Comité et adoptée par les départements ministériels compétents :
- « Doit-on considérer comme blanchis ou. comme teints les tulles et les dentelles pré-« sentant certains reflets connus sous le nom « de « Crêmé », de « Blanc d’ivoire », de « Blanc azuré », etc....? »
- Les nuances « crêmé », « blanc d’ivoire », etc.... doivent être considérées comme des variétés du blanc, attendu que le procédé par lequel elles sont obtenues ne constitue pas une teinture proprement dite. Les tulles et les dentelles présentant ces nuances sont, dès lors, passibles de la surtaxe de blanchiment. Afin de prévenir des difficultés d'application, des échantillons-types seront déposés dans les principaux bureaux d'importation.
- « Les tulles et dentelles teints en bleu,brun, «vert, orange, rouge, etc., sont toujours « blanchis avant de recevoir la teinture. Ce « blanchiment préalable est nécessaire pour « que la coloration du tissu soit parfaitement « uniforme. Quelle est la surtaxe applicable « aux articles de l’espèce ? »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La douane ne peut que taxer les marchandises suivant l’état dans lequel elles sont importées. Par suite, les tulles et les dentelles teints en bleu, brun, rouge, etc...., c’est-à-dire d’une autre nuance que le blanc ou ses variétés, doivent être traités comme « Tulles et dentelles teints », sans égard au blanchiment que ces tissus ont pu subir préalablement à l’opération finale de la teinture.
- « Dans quel état les tulles et les dentelles « doivent-ils être importés pour être admis « comme écrus ? »
- On ne doit admettre comme « écrus » que les tulles et les dentelles importés à l’état do chiffon, c’est-à-dire tels qu’ils sortent du métier.
- Les tulles et les dentelles qui s’importent autrement qu’à l’état de chiffon ont toujours subi la double opération du lavage et de l’ap -prêt, et doivent, aux termes de la note (365) du tarif officiel, être assimilés aux « Tulles et dentelles blanchis ».
- Je prie les Directeurs d’adresser au service des instructions dans ce sens et d’en informer le commerce.
- Les dispositions de la présente circulaire relatives aux tulles et aux dentelles nuances « crêmé », « blanc azuré » et teints en bleu, rouge, brun, etc...., sont applicables, de tous points, aux autres tissus de coton passibles des surtaxes de blanchiment et de teinture.
- Quant aux tissus de l’espèce importés dans un état de préparation plus avancé que celui dans lequel ils se trouvent à la sortie du métier, sans cependant être blanchis ou teints, c’est-à-dire ayant subi le lavage, le décrusage, l’apprêt, etc...., ils continueront à être régis par la note (565) du tarif (dernier paragraphe, alinéas 1 et 2).
- (Cire. du 9 août.)
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- ^^ination de la Société en nom collectif LARRAT, MARCELLIER et Cie, teinture de soie et oton, rue des Mouliniers, à St-Etienne. ? Durée : 10 ans. - Cap.: 57,000 fr. — Acte Qu 31 juil.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- j ^ssÿuÜon, à partir du 18 juil., de la Société 1on2 . x et Courbon, fab. de rubans et ve-. T, 33, av.Denfert-Rochereau, à St-Etienne.
- "qid.: M. Buhet. — Acte du 18 jnil.
- MODIFICATIONS de SOCIÉTÉS faM"olification de la Société A. Gourd et Cie, Reteetoffes de soie, 1, G- Retz, à Lyon. — 4 juu de MM. Croizat et Dubost. — Acte du c,Modification de la Société DENEUX frères et ’ “b, et blanchiment du linge de table, 30,
- rue Noyon, à Amiens. — Cession par M. Viel-lard, à MM. Fernand, Anschaire et Adalbert Deneux, de tous ses droits dans la société. — Acte du 30 juin.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation de 5 ans, du 15 sept., de la Société Dézécache etGuiSELiN, teinture, blanchiment et apprêt de tulles en soie et coton, rue des Corons, à Caudry (Nord). — Acte du 25 juil.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Toussaint a vendu à M. Boudignon un matériel de teinturerie, 124, rue de Long-champs.
- Mme Klenklé a vendu à Mlle Cordier un fonds de teinturerie, 238, boul. de la Villette.
- Mme Ringot a vendu un fonds de teinturerie, 16, rue Bleue.
- Mme veuve Dallay a vendu un fonds de teinturerie, 5, rue Rochebrune.
- Mme veuve Brain a vendu un fonds de teinturerie, 117, rue du faubourg du Temple.
- Mme veuve Domain a vendu un fonds de teinturerie, 75, rue Taitbout.
- M. Hergot a vendu un fonds de teinturerie, 36, rue de Réaumur.
- M. Maury a vendu un fonds de teinturerie, 58, avenue Wagram.
- Mme Girot a vendu un fonds de teinturerie, rue des Messageries.
- Mlle Lépine a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue des Canettes.
- Mme veuve Dona a résilié avec M. Guérin la promesse d’une vente de teinturerie, 62, rue de Dunkerque.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Carte du royaume de Siam et des pays limitrophes, dressée d’après de nouveaux documents, par M. Poulmaire.
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- Librairie Garnier frères, libraires-éditeurs, 6, rue des Saints-Pères, Paris.
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Épaillage et des Industries Textiles. AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service dujournal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine à Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-lates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- - Acide tartrique
- De Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
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- Albumines
- Rouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-pastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. -Aibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et n ),42, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). Siège social ; 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mine, alun pur et raffiné.
- —arrieu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Sulfate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur.
- _ Amidons
- Paverne et Cie, à Palinges (Saône-et-Loire).
- —eroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Va-anciennes (Nord).
- poriété anonyme des amidonnerie et glucoserie g Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- ‘société anonyme des Usines de Wygmael (Ancienne pociété E. Rémy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- . Ammoniaque
- oway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- p Analyses tinctoriales
- nret (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue —otre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- E Aniline
- anres (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire’ des pWleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm p.Tled Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Soc;n.et ses flls, 29, rue de Sévigné, Paris.
- ^ete annoyme des matières colorantes et produits miques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- w., Apprêts divers
- -Shardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- - Apprêts (Machines d‘)
- Tosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Del. Barques (Fabricants de) cuiveche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en “nier-Dubry, a Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et ues en sapin, cuveaux, bénots.
- Chan Bassines
- Si —mois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-p—on, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières noer teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudun, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Ælanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif deMather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande produc-tion pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé,acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Collets, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d'aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d'aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Sevoz (A ) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
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- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
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- CaJly (EJ, 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge. Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc. Œsinger et Cie, Le Havre (Seine-Inférieure). Extraits secs et liquides.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon.
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- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- Fers à repasser
- Fers Gendarme renforcés pour teinturiers, etc. Ch» MOUTON, ingénieur-fondeur àVrigne-aux-Bois( Ardennes):
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- No 18. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 20 Septembre 1893
- SOM M A IRE
- CACHOU DIAMINE.
- LA TEINTURE AU BLEU D’INDIGO.
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- LE BLEU GLACIER.
- LES SYNDICATS ET LES OUVRIERS LIBRES — EXPOSITION DE 1900.
- VELOUTIERS ET TEINTURIERS.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- CACHOU DIANINE
- Chers lecteurs, j'ai à vous entretenir d’un nouveau produit, un produit artificiel, bien en-"endu; — où cela s'arrêtera-t-il ? Je n’en sais rien. — J’ai nommé le cachou diamine.
- Cette nouvelle matière colorante, spéciale Pour le coton, n’a absolument rien de commun "vec tous les cachous artificiels parus jusqu’à ‘ jour. Nous donnerons d’ailleurs des échan-"lons teints dans un prochain numéro.
- | Ce colorant se dissout à l’eau pure, et selon 6 degré de foncé des nuances que l’on veut obtenir, il faut en employer de 3 à 5 % du poids du coton.
- Con teint en manœuvrant une heure sur yoau bouillante; l’eau pure peut faire, mais .°0 peut ajouter, pour faciliter l’affinité sur la re, b % de carbonate de soude et 20 à 30 % 6 sulfate de soude.
- . ans ces conditions, on obtient des nuances yolettes et peu coûteuses. Le produit étant de à 5 ekilog. pour les nuances les plus foncées, al A de colorant, on a en couleur pour 0,15 de Maximum par kilog. Et dans l’ensemble cod, ^rations qui suivront, opérations peu
- uses d’ailleurs, on aura une certitude de Colora+:.
- non que l’on n‘a pas avec les cachous nature. •
- 3 qui demandent d’ailleurs des ouvriers 6s exercés.
- sont bains de teinture en cachou diamine Permanents. Il ne reste qu’à les recroître
- au fur et à mesure de leur épuisement; on économise ainsi du colorant.
- La nuance violette est profondément modifiée par le passage sur des diazotages ou des développeurs, et par des combinaisons avec d’autres colorants.
- J'ai déjà parlé des couleurs diazotées. Cette nouvelle méthode de teinture tend à s’implanter complètement; on finit les couleurs sur la fibre même.
- Le diazotage peut être simple, et fini sur un passage en carbonate de soude.
- Le diazotage peut être complété par un développeur.
- Toutes les couleurs diazotables peuvent servir à nuancer le cachou diamine sur le premier bain de teinture : noir diamine, noir bleu diamine, brun diamine, orangé diamine, jaune solide diamine, et la primuline. Après les développements, on peut aussi remonter les teintes avec des colorants basiques.
- Le diazotage se fait comme il a été dit pré -cédemment. On prend 10 kilog. de coton teint avec cachou diamine, puis on additionne d’un colorant pour en modifier la nuance.
- Dans une barque en bois, pour 10 kilog., on met :
- Nitrite de soude, 300 grammes.
- Eau q. s. pour manœuvrer, ou environ 200 litres à froid.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- On brasse soigneusement.
- On ajoute 1 litre d’acide chlorhydrique du commerce; on agite vivement.
- Et l’on ajoute les 10 kilog. de coton essoré simplement sur le bain de teinture; on lise de 15 à 20 à froid, on écarte le bain, on donne une eau et on termine sur une très légère eau de soude, pour neutraliser toute trace d’acide nitreux sur le coton, soit 300 grammes de cristaux de soude pour 200 litres d’eau.
- Si les nuances diazotées sont destinées à être développées, on les rince sur le diazotage avec une eau légèrement acidulée à l’acide chlorhydrique, et on développe avec le développeur A D, variété de phénol, ou le phénol ordinaire.
- (A suicre.) MARIUS Moyret.
- (Reproduction interdite.)
- SUR LA TEINTURE AU BLEU D'INDIGO combiné avec d'autres colorants
- Par M. le Dr M. POLONOVSKY et M. J. Nitzberg
- {Moniteur scientifique Quesneville)
- La teinture au bleu d’indigo est connue en Europe depuis des siècles. Avant l’introduction des matières colorantes artificielles, l’in -digo était le seul colorant bleu solide, et même, de nos jours, il est encore sans conteste le premier de tous les bleus. Ses qualités sont appréciées par tout le monde. Avec l’indigo, on peut obtenir toute une gamme de différentes nuances allant d’un bleu azur vif jusqu’à des bleus très foncé avec ce beau reflet violet cuivré connu sous le nom de « bleu cuivré ».
- Outre la pureté et la vivacité de ses nuances, l’indigo excelle entre tous les colorants par sa résistance absolue aux alcalis et aux acides même concentrés. Seul, l’acide nitrique l’attaque en le transformant en acide picrique, qui est un colorant jaune. Le bleu de cuves (cuves à la chaux) a encore l’avantage de ne pas exiger l’emploi de la vapeur d’eau pour
- son application, ce qui rend l’installation très facile et peu coûteuse. Mais, malgré sa place bien méritée parmi les meilleurs colorants, il ne possède pas toutes les qualités qu’on pouf' rait exiger d’un colorant idéal.
- Se précipitant par voie d’oxydation rapide dans l’intérieur et à la surface de la fibre, il a l’inconvénient de dégorger au moindre frottement, et plus la nuance est foncée, plus ce défaut s’accentue. Sa solidité au lessivage laisse à désirer : un morceau de tissu teint en « bleu de cuves », traité pendant 10 minutes par une solution bouillante de savon de Mar-seille à 10 pour 100, perd la moitié de son in-tensité.
- L’indigo ne résiste pas suffisamment à l’ac tion des agents atmosphériques et aux rayon8 directs du soleil ; sur les parties de tissu longtemps exposées à l’air, le colorant se trouse détruit, « mangé », comme disent les teinturiers.
- Malgré ses défauts, l’indigo serait préfër par les fabricants, comme par les consomm) teurs, à tous les autres bleus, s’il ne revenal pas si cher, et même dans ces dernier années où l’indigo a baissé de prix, sa teintur atteint encore des prix très élevés poUr hautes nuances.
- Voilà pourquoi nombre de teinturiers 0l depuis longtemps cherché à combiner l’indië. avec d’autres colorants, afin d’obtenir de nuances foncées à moins de frais.
- Ayant eu l’occasion d’étudier et d‘appliq"e plusieurs de ces combinaisons, comme dire teur d’une teinturerie de coton en écheveat I nous croyons intéressant de faire une re | critique des procédés les plus employés.
- On distingue ordinairement, dans ce 8e I de teinture mixte, deux types de procédés • I teinture au piétage et celle au remontage 2 la première,on fixe d’abord sur le coton Ie | lorant renforçant et l’on passe ensuite t les cuves. Dans la seconde, la teinture E cuves précède celle de l’autre coloranbt dre des deux teintures dépend de la natlre I
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- colorant à employer et de son mode d’application.
- A ces deux types,il faut en ajouter un troisième où les deux colorants sont mélangés ensemble, de sorte que les deux teintures n’en font qu’une en réalité. Dans cette catégorie, nous n’avons jusqu’à présent à enregistrer qu’un procédé réellement employé, c’est la teinture dans des cuves mixtes à indigo-indophénol.
- Dans ce travail, nous n’adoptons pas cette classification, qui ne repose que sur des différences d’un ordre secondaire, et nous préférons énumérer les différents procédés d’après leur valeur reelle, en commençant par les moins rationnels.
- 1. REMONTAGE A LA FUCHSINE ET AU « VIOLET DE
- PARIS »
- Depuis longtemps déjà, on avait recours à la fuchsine et au violet de Paris pour renfor-cr les nuances d’indigo. Ce procédé de re-montage ne demande pas d’opérations spé-Ciales. Le coton sorti des cuves, et avivé à acide sulfurique, passe tors par tors dans un bAquet contenant une solution diluée de fu-eIsine ou de violet. Après deux ou trois tours, e coton est retiré, essoré, tordu à la cheville et séché comme d’habitude.
- Ce procédé est à rejeter. Les colorants ba-sques, si peU solides aux alcalis et aux aci-des, n’étant fixés sur la fibre par aucun mor-dant, s’en vont au premier lessivage à l’eau aude et même par le seul frottement. En pre, dans les pièces tissées, les fils teints à "ide d autres colorants, ainsi que les fils "nes, se trouvent fréquemment tachés, sur-°"t aprés l’opération de l’apprêt.
- 2. PIÉTAGE AU CACHOU
- Un
- . " autre combinaison employée par plu-leurs teinturiers consiste à donner au coton . Pied de cachou avant de le teindre en p e“ d'indigo ». Les opérations ont lieu dans b Tdre suivant : ie coton dépenté à la livre et dan" débouilli, est passé pendant une heure 8 "n bain contenant 3 pour 100 de cachou
- brun et chauffé à 90°, après quoi le coton reste plongé dans le même bain pendant toute la nuit.
- Le lendemain, on le retire après l’avoir laissé égoutter, et on le passe dans un second bain garni de 1 pour 100 de bichromate de soude. On y manœuvre trois quarts d’heure à 70°. Le fixage fini, on essore le coton et on le secoue pour mieux égaliser la teinture suivante dans les cuves.
- Le pied de cachou est bien solide, résiste complètement au lessivage, aux alcalis et aux acides, mais il présente peu d’avantages au point de vue économique, il ne rehausse pas assez l’intensité de la nuance et son teint jaune a le grand inconvénient de rendre terne et verdâtre le beau bleu d’indigo.
- 3. PIÉTAGE A l’oxyde DE FER
- Parfois, on procède autrement et avec plus d’économie pour obtenir un fond jaune-brun; On passe le coton débouilli dans uné solution de sulfate de fer d’une concentration convenable, et on le traite ensuite à froid par une solution très diluée de chlorure de chaux. Le sulfate de fer s’oxyde et la « rouille » produite se précipite sur la fibre.
- Ce pied, quoique moins cher que celui de cachou, ne lui est guère préférable, car, tout en ayant les mêmes inconvénients, il est beaucoup moins solide, vis-à-vis des acides.
- 4. piétage au DEMI-NOIR
- Le pied au demi-noir d'aniline a fait assez de bruit dans son temps pour mériter d’être décrit en détail. Le principe de son application est le suivant : le demi-noir qui a un teint bronzé en sortant du bain acide, se transforme en un bleu foncé se rapprochant du bleu de cuves en passant par un bain de savon ou d‘al:ali. Le demi-noir employé pour piéter l’indigo n’a même pas besoin de savonnage à cause de son passage dans les cuves alcalines qui produisent le même effet. Voilà comment on opère pour teindre 50 kilogrammes de coton en demi-noir : on remplit une barque avec 700 litres d’eau froide et on y ajoute en une
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- seule fois : 1 kil. 25 (2,5 pour 100) d’aniline ; 5 kilogrammes (10 pour 100) d’acide muriatique ; 2 kil. 5 (5 pour 100) de bichromate de soude et 0 kil. 75 (1,5 pour 100) de sulfate de fer On abat le coton dans ce bain ; on donne très vivement quelques tours et on manœuvre ensuite 40 minutes. La durée et la concentration du bain sont de la plus grande importance. On lave le coton deux fois à l’eau courante ou à la machine pour le débarrasser de toutes traces d’acide; il est ensuite essoré, secoué et apprêté pour passer dans les cuves où il reçoit un remontage au bleu d’indigo.
- Cette combinaison offre sans doute un grand avantage économique. La nuance obtenue est très foncée et possède la même vivacité que ' le bleu d’indigo. Au lessivage, on la trouve encore plus solide que ce dernier. Mais elle présente malheureusement les inconvénients inhérents au noir d’aniline : elle verdit très sensiblement à l’air, ne résiste pas à l’action des acides dilués et l’égalité de teinte laisse à désirer.
- 5. REMONTAGE AU SUBSTITUT D’iNDIGO
- Parmi les combinaisons les plus répandues et les plus employées, surtout dans la teinture des chaînes, se trouve sans doute le substitut d’indigo. Déjà son nom si prétentieux indique suffisamment quelles espérances on mettait en ce produit. Le substitut d’inligo a pour base l’extrait de campêche oxydé par du bichromate de soude. Son mode d’emploi est le i suivant : après avoir donné au coton un pied d’indigo ordinairement peu foncé, on l’acidulé fortement pour le déchausser, c’est-à-dire le debarrasser de la chaux des cuves, et on le lave afin d’enlever toutes traces d’acide. On mordance alors le coton avec du chlorure d’étain et on teint à froid dans le bain de su b -stitut. Ce bain est monté une fois pour toutes avec 12 kilogrammes environ de colorant pour 7 à 800 litres d’eau et peut servir à un nombre indéfini de teintures; on n’a qu’à le nourrir de temps en temps,en tenant compte de ce fait que le coton sorti des cuves n’absorbe que 10 pour 100 de son poids de colorant.
- Par ce procédé, on obtient des nuances très foncées à un prix relativement minime. Le substitut possède à s’y tromper la même vivacité, la même pureté de tons et le même reflet « bleu cuivré », qui rend si précieux le bleu de cuves : mais il a aussi des défauts non moins importants.
- Même quand on le teint à froid, il se précipite par places sur la surface de la fibre, d’ou il résulte une teinture excessivement inégale; le coton sort du bain plaqué. En outre, le substitut se colore en « rouge vin », même par un acidé faible et dilué, et ternit fortemen! au lessivage.
- 6. REMONTAGE A LA «ENZOAZURINE R.
- En Allemagne, on préfère combiner l’indiso avec des colorants bleus directs, à cause de leur solidité relative et de la simplicité des opérations. Les colorants le plus souvent employés dans ce but sont la benzoazurine Re le bleu paraphénylène. La teinture à la benzoazurine R se fait après la teinture à l’indigo ‘ on lave le coton à la sortie des cuves et on Ie teint ensuite dans un bain garni de 4 % de carbonate de soude et 1,2 % de benzoazurine R. Pour rendre ce dernier plus solide a 1 alr on passe le coton dans une solution très dilue0 de sulfate de cuivre.
- Nous pouvons affirmer qu’avec ce procédé on n’obtient jamais de belles nuances foncée8’ et il y a, de plus, une perte considérable en 1" digo, lorsqu’on passe le coton dans les bain de colorant et de sulfate de cuivre.
- 7. PIETAGE AU BLEU PARAPHÉNYLÈNE
- La quantité de colorant à employer varle avec la nuance qu’on désire obtenir. On 8ar nit le bain de teinture, chauffé à 60-80°, ave. 1,5 à 2,5 % de bleu paraphénylène et 10% de sel marin, et on y manœuvre le coton p011 dant une heure. Le bain ne s’épuise pas con plètement, et, avant de traiter une nouve quantité de coton, on y ajoute 1/3 de coloran et 1,2 de sel marin. Le colorant est fixé ensulls par un passage dans une solution chaude" de 1,5 à 2 % de bichromate de potass?
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- 4 % de sulfate de cuivre. On lave le coton, et on le fait passer dans des cuves montées à la chaux et au zinc en poudre.
- Ce pied résiste bien aux alcalis et aux acides, mais il est moins solide au lessivage que l’indigo, revientcher et donne des nuances ternes.
- 8. CUVES A L‘INDIGO--INDOPHÉNOL
- H y a quelques années, on a trouvé une autre combinaison pour rendre la teinture en indigo moins coûteuse et plus résistante au frottement.
- L’indophénol, découvert par MM. Horace Kœchlin et le Dr O.-N. Witt, a été destiné à
- remplacer en partie l’indigo. Cette matière colorante, tout en ayant une constitution chi-mique différente de celle de l’indigo, doit être employée dans les mêmes conditions que ce dernier, c'est-à-dire qu’elle se fixe sur la sbre végétale ou animale, à l’état réduit, dans "8 cuves alcalines ; elle est ensuite oxydée d l air au moyen d’un bain oxydant.
- Cette propriété de l'indophénol, jointe à Son prix moins élevé que celui de l’indigo et Asa qualité de ne pas dégorger, a engagé Plusieurs teinturiers à remplacer leurs cuves Montées à l’indigo seul par des cuves mixtes 0I l’indigo et l’indophénol entrent en propor-"Ons déterminées (l’indophénol seul donnerait des tons trop violets).
- "our ce mélange, on peut employer les ctives à hydrosulfite ou les cuves à chaux et sUlfate de fer cu encore à chaux et zinc en Poudre. Mais les premières contiennent des alcalis caustiques et le travail est très pénible Pour l'ouvrier qui doit tremper constamment
- mains dans la cuve. On a proposé de tra-ailler avec des gants en caoutchouc, mais il ete prouvé qu'à la longue les gants ne suffi-Sent - '
- Pas a protéger la peau.
- ales cuves mixtes à la chaux, employées 16"depuis quelques années par M. A. Vuil-
- . , à Colmar, sont montées de la manière "Wivante ;
- aeon fait moudre 50 kilogrammes d’indigo bOnne qualité (contenant 65 pour 100 d’in-
- digotine), de 15 à 18 kilogrammes d’indophénol dans 200 litres d’eau. Ces proportions varient avec la qualité de l’indigo employé. La pâte ainsi obtenue doit servir pour le montage de 20 cuves de 700 litres chacune.
- Montage de la cuve mère
- Dans un tonneau de 200 litres, on met la vingtième partie de la pâte, qui contient par conséquent : 2 kil. 5 d’indigo, 0 kil. 75 d’indophénol et 10 litres d’eau. On y ajoute ensuite 12 kilogrammes de chaux éteinte préalablement avec 50 litres d’eau chaude. On agite ce mélange un quart d’heure et on laisse reposer pendant vingt-quatre heures, jusqu’à ce que le liquide devienne jaune. (A suivre).
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Le peroxyde de sodium a tout révolutionné, et de fait son emploi est des plus rationnels. En somme, tout en mettant de l’eau oxygénée avec du silicate de soude pour l’emploi, que produit-on? du peroxyde de sodium, dont l’action est plus lente, plus régulière, mieux calculée. On blanchit mieux, sans brûler la fibre. Car l’échec de tous les blanchiments à l’eau oxygénée ou produits similaires est dans l’attendrissement des matières. On blanchit toujours, mais quelquefois beaucoup trop.
- Le peroxyde de sodium se livre en poudre sèche, comme sel de soude, par caisse de cinq kilog. et son prix est toujours supérieur à celui du bioxyde de baryum, seulement il est soluble dans l’eau, agit directement et son équivalent comme métal sodium est bien infé rieur à celui du métal baryum, d’ou la richesse en oxygène compense et au delà le prix d’achat. Dans le nord de l’Europe et de la France, on n’emploie plus d’ailleurs que le peroxyde de sodium.
- Si j’ai parlé du peroxyde de sodium, qui sera avant peu le produit unique employé dans les blanchiments et si je m’étends sur
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- le; MONITEUR,DE LA ^TEINTURE
- lui, c’est que son application m’a révélé divers faits que je ne comprenais pas. En effet, souvent des industriels m’ont dit : Telle ou telle potasse, employée pour le lavage des laines ou le blanchiment des boyaux, fait ou ne fait pas.
- Et là, disons la vérité, j’étais obligé de dire : Je n’y comprends rien.
- Lecteurs, vous supposez bien que je tenais compte de toutes les conditions de richesses en alcali, de température, etc.
- Dans ces différences d’action pour le blanchiment des cordes harmoniques, des lames, avec telle ou telle potasse, la supériorité constatée pour telle ou telle potasse réside dans la présence du peroxyde de potassium et non du permanganate, comme je l’ai cru longtemps.
- L’avenir du blanchiment de toutes les fibres est au peroxyde de sodium, question de prix de revient, de développement et surtout de routine. Il peut s’adapter à toutes les fibres.
- Je crois que le peroxyde de sodium, d’ici à quelques années, aura balayé l’emploi du chlore et dans l’intérêt de la santé des ouvriers, ce ne sera pas un grand mal. Vraiment il faut avoir vu la fabrication des chlorures décolorants en grand, et malgré les précautions prises par les chimistes et les ingénieurs, c’est un terrible travail pour ceux qui travaillent dans les défournements des chambres à chlore, etc.
- En écrivant ces quelques lignes, je n’ai qu’un regret, mais je suis historien impartial; le peroxyde de sodium nous vient d’Allemagne.
- J’en ai fini avec le blanchiment de la laine, on peut le compléter par un léger azurage au carmin d’indigo et à la cochenille ammoniacale, remplacée aujourd’hui par la rosolan de Poirrier, mais cela se fait peu.
- On aime dans les laines, dans les couvertures surtout, le blanc blanc et fini malgré tout sur les soufrages, qui préservent des insectes. J’ai eu d’ailleurs souvent l’occasion de m’occuper de questions de blancs, et finalement j’ai conclu à ceci que la qualité des lames jouait un grand rôle, selon les races d’animaux.
- Dans le prochain numéro, j’examinerai la soie.
- Marius MOYRET
- {Reproduction interdite.) '.à suivre.)
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- IMPRÉGNATION DES MATIÈRES TEXTILES prises sur toutes leurs formes Par la Société Leblois-Piceni et Cie
- L’objet de cette invention est un nouveau système d'imprégnation des matières textiles, en général, prises dans toutes leurs formes, et, particulièrement, des cotons à l’état de ru-bans ou mèches de préparation, système réalisé par un ensemble et une combinaison d’ope-rations, procédés et appareils promettant cette imprégnation en masse, sans feutrage, emme lage ni détérioration, à froid comme à chaud'
- Voici les points caractéristiques du système dont il s’agit :
- lo Enfilage sur cordes ou rubans des ma tières à traiter et, dans le cas des rubans 0" mèches de préparation, procédé d'enfilage tre prompt et très facile à leur sortie des pots de cardes, laminoirs ou peigneuses de prépara tion, cet enfilage rendant possible leur traite-ment subséquent en masse, sans crainte d'en mêlage et de feutrage ;
- 20 Emploi d’une cuve à vide avec ou san5 récipient, dont le caractère le plus distincil de toute autre est de posséder à l'intérieur Un couvercle mobile pressant automatiquement de plus en plus, les matières en traitement,811 fur et à mesure de leur tassement naturel Pr l’imprégnation des bains liquides , ce tasse ment automatique devant empêcher le fel trage et l'emmêlage des matières traitées!
- 30 Application du système d'imprégnation par le vide et des alternatives de vide et d'er trées d’air à travers les bains liquides b81 gnant dans la cuve les matières maintenue I
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- HT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- tassées comme il est dit ci-dessus ; système alternatif qui peut seul permettre de mouiller à fond des matières ainsi pressées.
- L’ensemble et l'emploi de ces trois procédés combinés produisent, à volonté, à froid ou à chaud, une imprégnation parfaite, sans feutrage et sans emmêlage, de toutes matières en général et particulièrement de toutes ces matières prises à l’état de rubans cardés, laminés ou peignés.
- PROCÉDÉ D’IMPRESSION DES TISSUS Par M. Pierre Odin.
- Le procédé, objet de la présente invention, a pour but de remplacer le tissage sur étoffes de lettres, adresses, réclames, marques, etc. Les tailleurs, en particulier, placent sur les vetements qu’ils confectionnent de petites bandes d’étoffes sur lesquelles sont écrits en caractères tissés avec l'étoffe leurs nom et adresse.
- Ce système est coûteux parce que c’est un tissage. M. Odin est parvenu à obtenir un résultat tout-à-fait analogue, à un prix bien Iférieur, ainsi que cela découle de la descrip-tion suivante :
- Pour obtenir un nom et adresse en jaune, Par exemple, sur un ruban noir, on tisse ac-tuellement, d’après le procédé habituel, l’ins-eription en fil ou soie jaune en même temps que le fond noir du ruban ; on obtient de même un nom et une adresse en jaune sur fond noir par le mode d’impression en ques-hon.
- D (en l’on
- après l’invention, on a gravé en réservé creux) les nom, adresse ou marque que veut obtenir, sur une plaque métallique
- °u en matière quelconque, bois, caoutchouc durci, galvano, etc., et, avec de l’encre d’im-PrImerie noire ou de couleur foncée, on cou-vre ladite plaque gravée. Les parties creusées en réservé dans l’épaisseur de la plaque ne Prendront pas l’encre qui sera passée avec un rouleau. Si on applique alors sur un ruban de coWleur jaune au moyen d’une presse ou ma-chine quelconque, la plaque gravée et encrée.
- les parties en réservé de cette plaque qui n’auront pas reçu d’encre ne laisseront pas d’impreinte sur le ruban, dont la couleur jaune primitive ressortira sur le fond noir ou de couleur, aux points où a été ménagée la gravure, c’est-à-dire sur les lettres de l’inscription.
- Si le ruban est blanc, violet, etc., l’inscription ressortira en blanc, en violet, sur un fond dont la couleur aura été déterminée par l’encre employée pour l’encrage de la plaque gravée.
- PRÉPARATION AU MOYEN DE L’ORCINE des noirs et couleurs foncées résistants Par la Société Blanchon et Allegret.
- Il s’agit, dans cette invention, d’un nouveau procédé de préparation des noirs et autres couleurs foncées « grand teint », teignant directement, en bain acide, la laine et la soie sans mordançage préalable et dans un temps relativement beaucoup plus court que les noirs habituels.
- Ce nouveau procédé est basé sur l'action de l’acide nitreux,sur Porcine et l’action ultérieure des sels ferreux sur le produit obtenu dans la première réaction.
- L’orcine employée dans ledit procédé s’extrait des lichens commerciaux, comme on le fait pour la fabrication des sels d’orseille ordinaire. Les bouillons sont dosés afin de connaître leur teneur en orcine pure. On fait ensuite réagir à basse température :
- 1 molécule orcine ;
- 1 molécule acide chlorhydrique ;
- 1 molécule de nitrite de soude préalablement dissous.
- La réaction achevée après arrêt du dégagement de l’acide nitreux, on ajoute 1 molécule de pyrolinite de fer ou autre sel ferreux.
- Ces réactions donnent comme résultat un produit vert intense foncé qui devient noir au bout de quelques jours et qui peut s'employer au bain acide pour la teinture de la laine et de la soie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES dérivées de nouvelles bases diaminées asymétriques
- Par MM. L Durand, Huguenin et Cie
- La présente invention porte sur quatrepoints:
- 1° Fabrication d’uné matière colorante rouge en combinant deux molécules d’acide a-naph-tionique, avec une molécule d’un dérivé tétra-zoïque de la base diamidée asymétrique obtenue par la condensation de l’aldéhyde formique avec la tolidine et l’aniline ;
- 2° Fabrication d’une matière colorante bleue, en combinant deux molécules d’acide a naphtol a-sulfonique avec une molécule du dérivé tétrazoïque de la base diamidée asymétrique obtenue par la condensation de l’aidé -hyde formique avec la dianisidine et l’aniline ;
- 3° A titre de produits nouveaux, les matières colorantes tétrazoïques ci-dessus décrites ;
- 4° Application de ces matières colorantes à la teinture et à l’impression des fibres textiles.
- MACHINE A APPRÊTER LES TISSUS ParM. Campbausen et la Société Brien et Koch
- Dans les machines à apprêter les tissus en usage actuellement, on n’est jamais à même d’appliquer l’apprêt dans l’épaisseur voulue et de manière tout à fait uniforme sur les tissus ; aussi la marchandise est-elle souvent inégale et par suite défectueuse.
- La présente invention a pour but de parer à ces inconvénients. Dans la machine s'y rapportant, le tissu passe du rouleau emmagasi-neur sur des rouleaux conducteurs mobiles dans des coulisses formant surélévation des deux bâtis, sur le dos d’un couteau répartis-seur, puis sur le cylindre apprêteur, le cylindre sécheur et enfin le cylindre enrouleur. L’apprêt, contenu dans une auge concentrique au cylindre apprêteur, est amené sur l’étoffe par ce cylindre même. Les deux bras qui portent le couteau répartisseur sont ajustables dans le sens de leur longueur et rotatifs autour du cylindre apprêteur. Par suite du changement de longueur des bras, on est à même de déterminer exactement l’éloignement du cou
- teau par rapport à ce cylindre et conséquem-ment l’épaisseur de la couche d’apprêt. Pari suite de la rotation, la longueur sur laquelle 1 l’étoffe doit rester en contact avec l’apprêt se détermine également avec toute l’exactitude voulue. Les rouleaux conducteurs pouvant être ajustés, on dispose du moyen de réglera tension de l’étoffe en traitement.
- En raison de ce triple ajustage, dont chacun peut s’effectuer durant la marche de la ma-chine, on est à même d’appliquer partout sur le tissu la quantité d’apprêt voulue sans avoir à craindre qu’il ne traverse, d’autant plus que l’endroit de l’étoffe circule librement et sans l pression, de sorte qu’on n’a pas à se préoccu: per de la nature du tissu.
- En soulevant les rouleaux conducteurs, on peut aussi suspendre le contact du tissu avec l’apprêt, d’où la facilité de produire des échantillons d’essai, car, après l'élévation de l’étoffe, il n’est pas nécessaire de changer la position du couteau.
- Cette machine répond donc à toutes les exigences d’une bonne machine à apprêter.
- (Reproduction interdite.)
- LE BLEU_GLACIER
- C’est encore à la Société pour l'Indust^ chimique, à Bâle (Suisse), que nous sommes redevables de ce nouveau colorant, qui se dis tingue par la grande beauté de sa nuance d un bleu très verdâtre-
- Le Bleu Glacier est suffisamment solide à 18 lumière et au lavage; en outre, il possède de qualités et des propriétés pareilles à celles de verts Malachite, verts Brillants, etc., etc.
- Il se teint sur soie, sur bain de savon coup® ; à l’acide sulfurique ; sur laine, sur bain fal blement acidulé à l’acide sulfurique ; sur 0010^1 au tannin et tartre émétique.
- Les deux échantillons, laine et coton, q"e nous transmettons à nos lecteurs, ont été teint à 1/2%
- Comme colorant « basique », le Bleu Gl^1"
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- se marie à tous les autres produits de même nature.
- Pour faciliter la dissolution, on recommande d’ajouter au colorant son propre poids d’acide acétique et de diluer ensuite avec de l’eau
- elEn refroidissant, la solution devient gélatineuse ; on doit la réchauffer avant l’emploi.
- Le colorant se « précipite » au moyen du tannin et donne une belle laque, « nuance Bleu verdâtre ».
- Le Bleu Glacier s’applique également sur 6 papier, paille, plumes et sur bois ».
- La nuance obtenue en « impression » ne Peut être enlevée ou rongée.
- LES SYNDICATS ET LES OUVRIERS LIBRES
- Dans l’une de ses dernières audiences, le Juge de paix du 3e arrondissement a eu à 8 occuper d’une affaire qui n’est pas sans pré-senter quelque intérêt.
- M. Emile Rigoux, ouvrier coffretier, non *yndiqué, venait, en effet, lui demander la condamnation
- en 100 fr. de dommages-inté-[et8 de M. Lacaze, président de la chambre syndicale des ouvriers coffretiers , ces cent Trancs étant destinés à réparer le préjudice 1ue lui avait causé, assurait-il, une circulaire "nvoyée à tous les membres de la chambre Sndicale.
- Csue circulaire, relative à la mise à l'index
- de deux fabricants, contenait, en outre, le passage suivant :
- « Cela tient à ce qu’une poignée d’individus, écume et gangrène de la corporation, ne possédant que quelques notions de notre métier (comme malheureusement il s’en trouve dans toutes les professions), ont eu soi-disant suffisamment faim, et bien peu de dignité, pour s’aplatir, eux misérables, devant cesdits patrons, méprisés de tous leurs confrères.
- C’est pour ces motifs, camarades, que nous vous prions de vous souvenir des noms de de tous ces faux frères, qui portent ainsi préjudice à l’intérêt général de notre corporation et qu’à l’avenir tous ces renégats soient, dans toute la mesure de nos moyens, rejetés de tous les ateliers, comme l’on ferait d’un pestiféré ou lépreux.
- Voici donc, camarades, le nom de chacun de ces lâches qui entravent l’action de notre chambre syndicale, en vous priant de vouloir bien les graver dans votre mémoire. »
- Les noms des « faux frères » suivaient et parmi ceux-là se trouvait celui de M. Emile Rigoux.
- M. le juge de paix du 3* arrondissement a condamné M. Lacaze, président de la chambre syndicale des ouvriers coffretiers, à payer à M. Emile Rigoux la somme de 100 francs à titre de dommages-intérêts par un jugement qui peut se résumer ainsi :
- Si la loi du 21 mars 1884 a permis la libre constitution de syndicats professionnels pour la défense des intérêts économiques industriels, commerciaux ou agricoles, de personnes exerçant des métiers similaires, sous certaines conditions déterminées, cette loi n’a pas eu pour conséquence d’obliger tous les ouvriers exerçant le métier à faire partie du syndicat ou à se soumettre à ses décisions.
- En conséquence, un ouvrier libre est bien fondé à se plaindre du préjudice que lui cause une circulaire émanée de la chambre syndicale et rédigée en termes diffamatoires et outrageants pour les ouvriers libres de sa profession.
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- LE moniteur DE LA TEINTURE
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Le Journal officiel du 11 septembre a publié le texte d’un décret portant organisation des services de l’Exposition universelle de 1900.
- Ce décret est précédé d’un rapport du ministre du commerce au président de la République, dans lequel M. Terrier expose les raisons pour lesquelles il lui paraît utile de fixer dès aujourd’hui une organisation des services de l’Exposition.
- Voici ce rapport :
- « Monsieur le Président,
- « Un décret du 13 juillet 1892 a décidé l’ouverture à Paris, en 1900, d’une exposition universelle des œuvres d’art et des produits industriels.
- « Peu après, mon honorable prédécesseur,. M. Jules Roche, a institué, par arrêté du 5 novembre 1892, une commission préparatoire ayant pour mission d’étudier les moyens propres à réaliser la future exposition.
- « Cette commission sera sans doute bientôt en mesure de se prononcer sur les questions qui lui ont été soumises, c’est-à-dire sur le choix de l’emplacement, sur le programme général des constructions et sur le régime financier de l’entreprise.
- « Malgré le délai qui nous sépare de la fin du siècle, il me paraît utile de fixer dès aujourd’hui, dans ses grandes lignes, l’organisation des services de l’Exposition. En effet, l’importance exceptionnelle de l’œuvre, les difficultés auxquelles peut donner lieu la conservation partielle des monuments du Champ de Mars, les problèmes délicats qui se rattachent aux voies d’accès et de transport, quel que doive être l’emplacement choisi pour nos grandes assises pacifiques de 1900, tout exige une périod d’élaboration plus longue que lors des précédentes expositions.
- « Les dispositions que j’ai l’honneur de soumettre à votre approbation sont dictées par l’expérience du passé Elles reproduisent celles de 1889, sauf quelques changements qui portent en eux-mêmes leur justification.
- « Comme en 1889, les services seraient placés sous l’autorité du ministre du commerce, de l’industrie et des colonies. Mais, suivant la tradition pour ainsi dire constante, qui n’a été interrompue qu’une fois, ils auraient à leur tête un commissaire général doté de pouvoirs étendus et d’une large initiative. Sans porter atteinte à l’action essentielle du ministre, responsable devant le Parlement, l’institution du commissariat général assurerait plus complètement l’unité de direction et l’esprit de suite indispensables au succès ; elle établirait mieux l’harmonie entre les diverses parties d’un organe éminemment complexe par sa nature même et parles éléments dont il est formé; elle dégagerait le chef d’un département ministériel qui voit son rôle s’élargir incessamment et auquel sont attachés des devoirs in-compatibles avec le souci des détails d’une exposition.
- « La répartition des services diffère peu de celle qui a fait ses preuves en 1889. Il 1X16 suffira de signaler la division des travaux en deux'groupes distincts correspondant l’un a l’architecture, l’autre à l’art de l’ingénieur.
- « L’homme éminent n’est plus qui, grâce a un savoir, à un talent et à une autorité indis cutables, avait su réunir et diriger l'ensemble des travaux de la dernière Exposition. On peut se demander où seraient les épaule8 assez robustes pour porter un tel fardeau.
- « Parallèlement aux services actifs, une commission supérieure, une sorte de grand conseil apporterait au Gouvernement le concours de ses lumières et de ses avis pour les questions importantes qui lui seraient défe-rées par le ministre. Cette commission supé-rieure, très fortement constituée, se recrute rait dans les Chambres, le conseil d’Etat, Ie conseil général de la Seine, le conseil muni' cipal de Paris, les académies, la haute admi nistration, les chambres de commerce, 165 grands établissements de crédit, les corP5 savants, le haut enseignement professionnel’ les entreprises de transport, l’industrie de constructions métalliques. Toutes les compé-
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- tences, tous les intérêts y seraient puissamment représentés.
- Le ministre ne pourvoirait à la nomination des directeurs et chefs de service que progressivement, au fur et à mesure des besoins. Mais le commissaire général serait immédiatement désigné. Il pourrait ainsi préparer avec plus de maturité l’œuvre patriotique dont la lourde charge sera remise entre ses mains.
- « Si vous voulez bien approuver mes propositions, j’ai l’honneur de vous prier, monsieur le Président, de vouloir bien revêtir de votre signature les deux projets de décrets ci-joints.
- « Veuillez, etc. »
- Suit le texte du décret qui règle l’organisation des services de la future exposition.
- Par un second décret, M. Alfred Picard, 1 président de section au conseil d’Etat, rappor-teur général de l’Exposition universelle de 1900, est nommé commissaire général de 1 l’Exposition universelle de 1900.
- Il conservera ses fonctions actuelles.
- ASSURANCES contre l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Nous recevons au journal de nombreuses reclamations de nosOecteurs au sujet de leurs assurances.
- Les uns se plaignent de ce que leurs assu-eurs refusent de les payer en cas de sinistre, "autres constatent que l’indemnité allouée est insuffisante ou qu’elle tarde souvent à eur parvenir, d’autres enfin trouvent les pri-mes à payer beaucoup trop élevées.
- Ces difficultés qui surgissent proviennent Presque toujours de la mauvaise rédaction des contrats d'assurances, rédaction souvent con-fié
- 6 a des intermédiaires inexpérimentés, plus poucieux de leurs intérêts personnels que de ceux de leurs clients.
- Nous ne saurions donc trop recommander à 198 lecteurs de se mettre toujours bien en
- règle vis-à-vis des compagnies d’assurances qui, elles aussi, défendent surtout les intérêts des actionnaires et ne font pas de philanthropie ; les nombreux procès qu’elles soutiennent journellement devant les tribunaux en sont la meilleure preuve.
- Afin d’éviter à nos lecteurs souvent une grande perte d’argent, quelquefois la ruine et toujours de grands désagréments, nous les informons que nous venons d’établir au journal un service spécialement chargé d’examiner gratuitement leurs contrats d’assurances contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie.
- Ce service,confié à un personnel compétent et rompu à ces sortes d’affaires, et installé pour la commodité de nos abonnés, est un terrain neutre où ils trouveront toujours des renseignements conformes à Jeurs besoins et la certitude d’une rédaction de contrats irréprochables pour la sauvegarde de leurs intérêts ; ce service répondra immédiatement à toutes les questions d’assurances pouvant intéresser nos lecteurs et vérifiera gratuitement les contrats qu’ils nous soumettront.
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
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- VELOUTIERS ET TEINTURIERS
- On lit dans le journal d'A miens :
- Les négociants en velours sont décidés à • lutter contre les demandes des teinturiers, après avoir épuisés les moyens de conciliation.
- Jusqu’à présent, tous les teinturiers teignaient au même prix nominal ; mais il y
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- avait des variations d’escompte (entre dix et vingt pour cent) et des remises au commis, de deux et au-dessus
- il était tout naturel que le négociant qui donnait deux mille pièces à la teinture eût un plus fort escompte que celui qui en donnait deux cent. Puis le désir de faire des affaires poussait à des inégalités d’escompte et au grossissement des remises On réglaità 60, 90 jours, avec du papier non banquable et presque toujours avec des broches.
- Le négociant était aussi libre de faire couper et duveter ses pièces dans une maison, teindre dans une seconde et apprêter dans une troisième.
- Aujourd'hui tout est changé.
- Sous le nom de Société générale des teintu riers et apprêteurs d’Amiens, les teinturiers veulent imposer un tarif uniforme payable fin de mois, en espèces, avec escompte de 10 pour 100, entre les mains du directeur de la Société, afin d’éviter toute dérogation au règlement. Toute pièce remise en demi-blanc dont la première préparation n’aurait pas été faite par un membre de la Société, devra payer celle-ci une seconde fois.
- Par contre, les teinturiers ne s’interdisent pas de teindre pour les maisons du dehors, qui achètent les velours écrus et les font teindre moyennant une simple commission par un intermédiaire.
- Les teinturiers répondent à nos négociants en montrant leurs prix de revient qui sont, disent-ils, ruineux. Il y a des augmentations de salaire qui avaient leur raison d’être après la grève, mais d’autres qui sont fort contestées.
- Que va-t-on faire? Roubaix se prépare à teindre.
- Laissera-t-on partir nos velours comme nos lainages et nos impressions ?
- La question est très grave. En tout cas, si | quelqu’un doit se frotter les mains, c’est un citoyen roubaisien..., qui en prêchant les grèves aura travaillé à mettre les ouvriers amiénois sur la paille avant un an ou deux.
- Il aura ruiné une branche d’industrie de la
- place; mais.... il aura transporté le commerce de velours à Roubaix, son pays.
- LES ÉTRANGERS EN FRANCE
- La loi relative au séjour des étrangers en France, que nous avons publiée dans un de nos derniers numéros, va bientôt être appliquée. La préfecture de police vient, en effet, de communiquer la note suivante :
- Par application d’un arrêté ministériel en date du 23 août, rendu pour l’exécution de la loi du 8 août 1893, les étrangers exerçant une profession, un commerce ou une industrie et habitant le département de la Seine, doivent’ se présenter à la préfecture de police, munis de pièces établissant leur identité et leur domicile, pour y faire une déclaration de résidence et retirer un certificat d’immatriculation.
- Les étrangers qui ont déjà souscrit la déclaration prescrite par le décret du 2 octobre 1888 sont également soumis aux obligations de la loi nouvelle s’ils exercent une profession.
- Le défaut d’inscription expose l’étranger à des poursuites correctionnelles et à une amende de 50 à 200 francs.
- En outre, par une disposition spéciale de la loi du 8 août dernier (art. 2), toute personne employant sciemment un ..étranger non muni du certificat d’immatriculation est passible de peines de simple police.
- Le coût fixé par la loi du certificat d’immatriculation qui doit être obligatoirement remis au déclarant est de 2 fr. 55 pour Paris, 2 fr. 30 pour Saint—Denis, et 2 fr. 10 pour les autres communes de la Seine. Cette somme repré-sente le droit de timbre et celui d’expédition qui revient à la caisse municipale.
- Les déclarations sont reçues pour tout Ie département de la Seine, tous les jours (saut les dimanches et fêtes), de dix heures du ma' tin à quatre heures du soir, à la préfecture de police (4e division, 4e bureau), 31, quai des Orfèvres.
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- En province, les déclarations sont reçues par les maires des communes.
- LÉGISLATION COMMERCIALE ÉTRANGÈRE
- Espagne
- Régime des tissus transparents à Vimportation
- En vertu d’un ordre royal du 7 août 1893 : Pour l’application des droits du n* 137 du tarif, seront considérés comme tissus transparents ceux qui. après avoir été lavés à l’eau de savon, ne pèsent pas plus de 65 gr. par mètre carré si le tissu est uni, ou s’il est brodé dans sa partie unie; l’essai du poids et de la mesure aura lieu sur le tissu lavé et séché.
- Les tissus d’un poids supérieur à celui indi-qué suivront le régime des articles 133 à 136, selon la classe.
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- RENSEGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif -VY et fils, tissus et apprêts pour fleurs et ieuillages, 119, b. Sébastopol, à Paris. — Du rée : 6 ans. — Cap.: 160,000 fr. — Acte du 1er août.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution de la Société Paul Picquefeu et , le, soies teintes et écrues, 40, b. Sébastopol, " Paris. - Acte du 28 juil.
- . dissolution, à partir du 8 août, de la So-Gleté Mornand et Thévenon, teinture, 26, rue e Mives, à St-Etienne. — Liquid. : M. Mor-and. — Acte du 27 juil.
- . Pontoise. — Dissolution, à partir du 29 pin, de la Société Lepot etCie, teinturerie de sersan, à Persan-Beaumont. — Liquid.: M.
- outicourt. — Jug. du 7 août.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- notification de la Société Henri Grobon et —xteinture en tissus, 10,q. St-Clair, à Lyon-nI omination de M. Henri Grobon, en rem. cocement de M. Tardy , démissionnaire al ame co-gérant de la société. — Acte du 3
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mlle Leprestre a vendu à Mme Sibold un fonds de teinturerie, 1, rue Saint-Ambroise.
- M. lentzsch a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue Boinod.
- M. Lange a vendu un fonds de teinturerie, 54, rue Bonaparte.
- M Bellart a vendu un fonds de teinturerie, 38, rue Ménilmontant.
- Mme Vve de Mézamat, a vendu un fonds de teinturerie, 8, rue Baudin.
- M. Dazin a vendu un fonds de teinturerie, 20, rue Paul-Bert.
- Mme Villé a vendu un fonds de teinturerie, 87, rue de Seine.
- Mme Vve Bardey a résil. la vente d’un fonds de teinturerie, 164, b. Magenta.
- M. Belmont a vendu à M. Richard un fonds de teinturie, 45, av. Victor-Hugo, Boulogne.
- Mme Vve Barbey a vendu à Mme Vve Gon-daminet un fonds de teinturerie, 164, b. Magenta.
- M. Grévin a vendu un fonds de teinturerie, 28, rue Durantin.
- Mme Tuai a vendu un fonds de teinturerie, 10, av. Philippe-Augute.
- M. Bardey a vendu un fonds de teinturerie, 164, b. Magenta.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ct-de»sous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc. Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Academ e. — Lauréat du la Société ces Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Direceur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel.
- — Un volume grand in-8° avec 147 figures
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- LE MONITEUR DE LÀ TEINTURE
- dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Les emplois industriels médicaux et hygiéniques, de l'oxygène, de l'osone et de l’acide carbonique, par A.-M. Villon, ingénieur chimiste, professeur de technologie chimique, directeur du cabinet technique pour l’industrie chimique.
- Une brochure in-8 de80 pages. Paris, 1892 Bernard Tignol, éditeur. Prix 1 fr.
- --
- Carte du royaume de Siam et des pays limitrophes, dressée d’après de nouveaux do cuments, par M. Poulmaire.
- Une feuille grand colombier, coloriée, 2 fr. Librairie Garnier frères, libraires-éditeurs, 6, rue des Saints-Pères, Paris.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Yemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage . couronné par la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-In f'e-rieure. Troisième édition. Un volume in-80 avec figures et un atlas. Prix : 12 fr. 50
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 235 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles. Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l’apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
- par Michel de VINANT
- 1 Volume in-8o, broché. Prix : 40 francs.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. ED-Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
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- Le Japon pratique, par Félix Régamey..-Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
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- Par Antonio SANSONE Traduction française, par M. MONTPELLIER
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Épaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eyeken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de 1er et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine a ~amarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-iates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- - Acide tartrique
- — e Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- „ Agrafes pour courroies
- -oppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- - .. Albumines
- -ouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d'albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. -Aibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et —e ),42, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). diege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mine, alun pur et raffiné.
- -arrieu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée, pulfate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur. 1
- s Amidons
- och (N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-etMoselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du Jury, Epinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et apprêt.
- averne et Cie, à Palinges (Saône-et-Loire). eroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-g—leure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts. clete anonyme des amidonneries françaises, à Va-g.enciennes (Nord).
- ete anonyme des amidonnerie et glucoserie s zaubourdin. Etablissements Verley frères. Amidon sopecial pour apprêts et industries.
- cete anonyme des Usines de Wygmael (Ancienne octeté E. Remy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- g , Ammoniaque way et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- p . Analyses tinctoriales xet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue —otre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- g , , Aniline cnres (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des P.y eurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken W orm R.Od Bayer. Usine à Fiers (Orne). socset ses flls, 29, rue de Sévigné, Paris. cnsle annoyme des matières colorantes et produits miques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- we Apprêt» divers ardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- G Apprêts (Machines d’) osselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- De— • Barques (Fabricants de) cuivrche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en “pler-Dubry, a Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et 1 es en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudun, Paris. Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon»
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- Wilson-Clyma (T.-E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en buches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, a Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois ( Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Çhanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprets, 7s rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris, Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Construction* économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d'aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d'aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône),
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'ar-gent,' Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, àTromblaine, près Nancy (Meurthe-
- BREVET D'INVENTION N* 209332
- PROCÉDÉ DE TEINTURE des matières textiles dans la cuve à l’hypo-sulfite, est A VENDRE sous des conditions favorables. — S’adresser tous J. P. 7490, à M. Rudolf Mosse, à Berlin S W.
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- et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Mémbre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine .gommes artificielles, léiogomme, produits pour issage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreus (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon: Rhône. Machines à vapeur, essoreuses, pompes. Tables» repasser. Machines à imprimer, brevetées s. g. d. g-, Sy$ téme « Samuel ».
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Stras-bourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales (k8 procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Çampêche jaune et rouge Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie. Coëz Langlois et Cie, au Havre (Seine-Inférieure). Extrait’ . secs et liquides, noirs directs, laques, tannins, etc. Œsinger et Cie, Le Havre (Seine-Inférieure). Extraits sec8 et liquides.
- Fers à repasser
- Fers Gendarme renforcés pour teinturiers, etc. Cn: MOUTON, ingénieur-fondeur àVrigne-aux-Bois(Ardennes):
- Filtres-presses
- Morane aîné (Desmarais et Cie), 10, rue du Banquier, Paris
- Garances
- Larrieu (A.), Avignon (Vaucluse). Garance et garancine-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37« Année.- No 19. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Octobre 1893
- SOMMAIRE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE (suite).
- LA TEINTURE AU BLEU D’INDIGO (suite et fin).
- DE L’INDIGO ET DE L’INDOPHÉNOL.
- RACLE EN BRONZE D’ALUMINIUM.
- ECHANTILLONS CACHOU DIAMINE.
- BLEU CAPRI.
- GUIDE-ADRESSES.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces
- =
- s c osy.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Blanchiment de la soie
- Je serai très court sur ce sujet; la question a tellement été étudiée et développée, que je n insisterai que sur les progrès les plus récents datant d’ailleurs de quelques années.
- La soie est, à l’état écru, blanche ou jaune, selon la race des vers. La soie tussah ou uvage est grisâtre.
- hivers blanchiments ont eu de réels succès, ‘els que ceux à l’eau régale, à l’acide nitreux; mais le soufrage en chambre est celui qui rend le plus de services. Le blanchiment à "acide sulfureux liquide ou dissous n’a pas "ePondu à ce que l’on en attendait.
- ve me suis déjà expliqué à cet égard.
- Quant au blanchiment au chlore, il ne faut Pas y songer pour la soie, la laine et autres "bres animales.
- n a essayé le blanchiment par des passa-es successifs en permanganate de potasse et Nulfite de soude ; mais il a fallu y renoncer, n brûle facilement la fibre.
- Le blanchiment de la soie se fait sur deux 8enres connus de tous les lecteurs.
- 1° Soie écrue ;
- . 2° Soie cuite.
- d soie écrue se divise après le blanchi-"t en deux classes, pour rester soie écrue
- ou devenir soie souple ; peu importe d’ailleurs ; l’eau régale ou l’acide nitreux employés avec beaucoup de ménagements, après avoir au préalable dégraissé la soie sur un bain de cristaux de soude, peuvent rendre et rendent de grands services. On peut compléter l’action par des soufrages en chambre sur des bains alcalins.
- La soie cuite est d’abord décreusée, c’est-à-dire privée au préalable de son grès par un passage sur des bains de savon bouillant, où elle perd de 20 à 25 % selon les races. Elle peut même perdre plus de 25%, mais c’est qu’elle est fraudée.
- Les soufrages terminent le dernier savon. Je les ai tellement décrits que je n’y reviens pas.
- L’introduction du coton et de la laine pour les tissus mixtes est venue profondément modifier cet état de choses.
- La soie dans ces genres forme toujours la chaîne, et c’est généralement de la grège par économie et pour le brillant ensuit. La laine ou le coton forment la trame. La proportion en moyenne est de 25 % de soie et 75 % coton ou laine. La soie donne tout le brillant à l’endroit. On a de forts jolis effets d’armures ou même de mousselines dans des genres légers pour doublures de nouveautés, mais non i de durée. Le prix en est d’ailleurs en conséquence et l’on ne peut donner un bœuf pour le prix d’un mouton.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- I
- ! 5 ‘y
- Les tissus gazés pour brûler le duvet, sont soumis à la cuite, car la soie de la chaîne est toujours grège comme filature (elle a plus de orce) et écrue.
- Quand l’on cause soie, il importe de bien comprendre la différence de ces termes, grège et écru.
- Le mot grège indique une action mécanique, c’est la soie de plusieurs cocons dévidés ensemble avec une simple torsion. Et plusieurs brins de grège,retordus ensemble,constitueront toutes les qualités possibles des soies ouvrées ou moulinées. Le grège est la soie de filature. Il s’en emploie des quantités considérables dans les tissus mixtes à l’état écru ;
- elle possède un très grand brillant après cuite etc. fait les effets d’endroit.
- (A suivre.) Marius Moyret.
- {Reproduction interdite.)
- la
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- Noir diazo brillant B et R
- Sous cette désignation, la maison Fr. Bayer et Cie, d’Elberfeld, met en vente deux marques d’un colorant susceptible à la diazotation. Les teintes diazotées et combinées ne dégorgent point dans le bleu et sont solides au foulon.
- On obtient avec le noir diazo brillant B sur coton, un rouge Bordeaux; avec la marque R, un rouge grenat. La teinture se fait en ajoutant au bain, outre la matière colorante, du sulfate de soude et du savon. Ces teintes, comme telles, n’ont aucun intérêt, vu leur peu de stabilité à la lumière, et surtout leur grande sensibilité aux acides. Par contre, les teintes sur coton, diazotées et combinées, sont remarquables: elles fournissent des noirs solides qui, selon la nature du développeur employé,
- !
- varient fortement en nuance. Par ce fait, on peut obtenir, en combinant deux développeurs) des noirs verdâtres, bleutés, etc. Les teintes obtenues à l’aide de ces colorants, une fois diazotées et combinées, résistent très bien aux alcalis et aux acides dilués ; de même, elles supportent le foulonnage. Avec 2 1/2 à 3 % de matière tinctoriale, on obtient déjà un non bien fourni.
- Le noir diazo brillant est facilement soluble à l’eau. Les teintes, même des plus fournies, ne montrent pas le désavantage de l'aspect métallique.
- On peut aussi, à l’aide de ces deux colorants, obtenir des teintes cachou résistant au foulon. Le procédé consiste à traiter les files une fois teints et diazotés, dans un bain de soude à 4 % et à une température de 70° C pendant une demi-heure; dans ce cas, on ome le bain développeur. Le noir diazo brillant Se combine aisément avec la primuline et d'autres matières colorantes susceptibles à la diazotation ; par ce fait, on peut obtenir une grande variété de nuances.
- Procédé de teinture. — On traite pendan une heure au bouillon, avec addition de 10% de sulfate de soude et 3 % de savon de Mar : seille. (On peut aussi appliquer ces colora111’ dans un bain contenant 15 % de sel marin, 8 lieu du sulfate de soude et du savon.)
- Après teinture, on rince, on essore, puis 0" traite comme d’habitude dans un bain de n trite de soude (2 %) au moins pendant trol quarts d’heure, ensuite on rince vivemenh puis on entre sans retard dans le bain deve loppeur. On laisse le matériel à teindre dan ce bain, jusqu’à ce que la nuance ne fonc plus. Finalement, on rince, on avive, puis met sécher à une température pas trop élevee
- Comme développeurs, on emploiera a succès l’a et la 8 naphtylamine, une soluti de diamine, le fi naphtol, etc. En employant, mélange à parties égales d’a et de B napht) . mine, on obtiendra un bleu noir bien fourl
- . gel
- Avec le 3 naphtol, une nuance indigo un r grisâtre. Afin d’aviver cette teinte, on p°" |
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- ajouter au bain développeur un peu de bleu méthylne.
- Avec une solution de diamine, on obtiendra un gros-bleu indigo, en n’employant que 2 % de colorant.
- pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- Pour obtenir des noirs bien fournis, on emploiera 3 % de matière colorante et 2 12 à 3 % de dé veloppeur.
- Pour obtenir des gris on n’emploiera qu‘1[2 112% de colorant et autant de développeur.
- On produit sur pièces, à l’aide de ces deux matières tinctoriales, de très jolis articles, en imprimant après teinture un rongeant sur les pièces.
- Comme rongeant, on se sert d’agents réduc-leurs, comme par exemple de la poudre de dInc, en combinaison avec le bisulfite de soude et un peu d’ammoniaque ; ou bien de l’acétate Stanneux ; selon la quantité et la vigueur de lagent réducteur, on obtiendra des enlevages gris ou blancs. Afin d’obtenir des blancs bien P"rs, on ajoutera au rongeant un peu d’une so-lution de violet méthyle.
- Le brun d’aso R extrai (Fr. Bayer, Elber-feld) est une matière colorante analogue au noir diazo brillant; elle possède les mêmes Propriétés. Les filés diazotés et traités dans “W bain de soude fournissent, de même que les oirs, des nuances cachou remarquables par beur résistance au foulon.
- Comme développeur, on emploiera une so-ion de diamine, avec laquelle on obtiendra un brun chocolat bien fourni. Les teintes non dotées sont également sensibles aux acides et à la lumière.
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite tNoUs croyons devoir conseiller à nos lec-"8 "usage du « classeur parisien » pour re- Instantanément et au fur et à mesure 1s publications.
- 6 prix de la reliure pour le Moniteur de la Atwre est de 1 fr. 75.
- rosser les demandes au journal, accom-
- SUR LA
- TEINTURE AU BLEU D’INDIGO
- combiné avec d’autres colorants
- Par M. le Dr M. Polonovsky et M. J. Nitzberg
- {Moniteur scientifique Quesneville)
- ( Suite et fin)
- Montage de la cuve de teinture
- On remplit la cuveaux trois quarts avec de l’eau, on y ajoute tout le montage de la cuve mère, on remue bien et on laisse reposer pendant six heures. La cuve est prête alors pour y teindre 25 kilogrammes de coton en éche-veaux. Après six heures de repos, on peut y teindre une nouvelle partie de 25 kilogrammes de coton et ainsi de suite jusqu’à l’épuisement complet de la cuve.
- Pour les étuves mixtes montées à la chaux et au zinc, on compose la cuve mère de la manière suivante : dans un tonneau de 200 litres, on met 2 kit. 5 d’indigo, 0 kil. 75 d’indophénol et 10 litres d’eau, c’est-à-dire la vingtième partie de la pâte, et on ajoute 5 kilogrammes de chaux éteinte avec 20 litres d’eau chaude et 2 kil. 5 de zinc en poudre mélangé avec 5 litres d’eau. On remue bien et on remplit le tonneau avec de l’eau. Quant au montage de la « cuve de teinture », ainsi qu’au mode de teinture, les conditions sont les mêmes que pour le cuve au sulfate de fer.
- Il est difficile à l’heure actuelle de se prononcer sur la valeur économique de cette nouvelle teinture ; mais il est certain que l'indo-I phénol ne peut pas rivaliser en solidité avec l’indigo ; il se détruit complètement par les acides minéraux, par le chlore et peut être extrait du tissu même par l’alcool froid et l’essence de térébenthine. Ces inconvénients subsistent dans la teinture mixte et, à notre
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- — oo
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- avis, les avantages économiques ne sont pas assez certains pour compenser les inconvénients.
- On voit que toutes les combinaisons que nous avons passées en revue présentent des inconvénients. Celles qui seraient avantageuses au point de vue économique ne sont pas assez solides vis-à-vis des agents chimiques ou ne donnent pas de belles nuances. Les autres, relativement solides, sont plus coûteuses que l’indigo pur.
- Examinons maintenant au point de vue rationnel quelles qualités doit présenter un colorant pour former l’indigo une combinaison réellement avantageuse comme nuance, comme solidité et comme prix de revient. Nous verrons ensuite qu’il est p ossible d’obtenir une telle combinaison.
- Tout d’abord on doit choisir parmi les colorants solides qui donnent des nuances vives et une teinture égale. Il est évident que le ton du colorant a une importance capitale, car l’indigo employé en petites quantités donne des nuances faibles, possédant un reflet un peu verdâtre ; pour obtenir des tons violacés foncés et vifs, il est nécessaire d'avoir recours aux colorants rouges, roses ou violets.
- Colorants rouges
- Les rouges directs, comme les benzopurpu-rine, deltapurpurine, congo, etc., doivent être éliminés à cause de leur faible solidité à l’air et du peu d’économie qu’offre leur emploi. Le rouge Saint-Denis, si brillant et si résistant aux alcalis et aux acides, se décolore à la lumière. Il reste le rouge d’alizarine dont la solidité et la vivacité de nuances sont hors de pair. Mais son prix très élevé est un grand obstacle. En outre, pour bien couvrir le rouge, il fraudrait mettre une couche épaisse d’indigo, ce qui rendrait son emploi impraticable.
- Colorants roses
- Rose primuline. — Il est d’un emploi excessivement difficile et donne un pied clair et non uniforme.
- Rose d’alizarine. — Dans une grande tein-
- | turerie du Calvados, on a essayé de piéter-l’indigo au rose d’alizarine dans un seul bain: on entre le coton débouilli dans un bain chauffé I à 600 et garni avec 2 pour 100 d’un mélange | pâteux, connu sous le nom de « multichrome» I et composé de 3 kilogrammes d’alizarine, | 1 kilogramme de gelée d’alumine, 0 kil. 5 de 1 sulforicinate d’ammonium, 0 kil. 5 d’acétate ! de chaux, 0 kil. 5 d’acide acétique et 0 kil. 2 1 de pyrolignite de fer. On y manœuvre le coton I pendant une demi-heure, on élève la tempe- I rature graduellement jusqu’à 90 et on ma- 1 nœuvre encore jusqu’à l’épuisement du bain. I On obtient alors un rose foncé assez solide, I mais son emploi comme pied n’offre aucune | l économie.
- Colorants violets
- Violet d’alizarine. — Parmi les colorants violets, nous nous sommes arrêtés au vioM d’alizarine. Cette combinaison, qui est à coup I sûr plus avantageuse que toutes les autres, n’est presque pas connue des teinturiers. Nous ne connaissons qu'une teinturerie en Nor-mandie où l’on ait essayé en même temps que nous d’appliquer ce nouveau procédé. Cette combinaison, si simple en apparence, ne réus-sit bien que si toutes les opérations sont me-nées toujours dans les mêmes conditions bien définies pour chaque nuance. Le plus difficile était de trouver les proportions exactes des matières à employer pour cette teinture, ains1 que la durée de chaque opération, car I0 moindre changement dans les conditions du t travail modifie la nuance. Après une long116 étude, nous sommes arrivés à produire en grand, au moyen de ce procédé, une gamme de nuances absolument identiques aux nuan ces correspondantes du bleu d’indigo. Nous al ions décrire en détail un pied au violet d’all zarine, qui nous a servi pour obtenir une nuance foncée employée presque exclusive' ment dans tout le nord de la France pour tein dre la chaîne en bleu d’indigo.
- On mordance pendant une heure 100 kilo’ grammes de coton en écheveaux bien de-bouillis, dans un bain contenant 1.600 litre
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- d’eau chauffée à 50° et 6 kilogrammes d’extrait de sumac. — On conserve ce bain en y ajoutant pour chaque partie en suivant 3 kilogrammes d’extrait de sumac. — On essore le coton et on le passe au pyrolignite de fer dans une machine à mordancer. La durée du passage pour chaque tors est de vingt-cinq à trente secondes.
- Le mordantest composé de 11 litres de pyro-lignite à 140 B. et 100 litres d’eau, ce qui fait une concentration de 1,4° B. On met 25 à 30 litres de cette solution dans la machine comme avances et, après chaque tors, on ajoute un demi-litre de solution. On essore le coton tors par tors et on le laisse remonter pendant 15 heures. On dilue ensuite 4 kilo-8rammes de blanc d’Espagne dans une grande barque à froid.— Cette quantité de craies con-vent à une eau non calcaire. — On abat le
- coton dedans et on manœuvre trois quarts d heure. On vide la barque et on renouvelle le bain à l’eau fraîche deux fois de suite pour débarrasser le coton d’un excès de craie. Cha-que lavage dure 15 minutes.
- Le bain de teinture contient 7 % d’alizarine Pour violet. On manœuvre trois quarts d’heure 4 froid et on élève ensuite graduellement la “empérature pendant deux heures à 70°-75°. Le bain est alors complètement épuisé. Le coton, rincé, essoré, passe alors dans les cuves squ’a l'obtention de la nuance foncée qu’on désire. La quantité d’indigo fixée est le tiers de celle qu’il faudrait pour avoir la même nuances en indigo pur.
- Nous avons essayé de remplacer l’extrait sumac par le sulforicinate d’ammonium qui e aussi le mordant de fer. Dans ce but, nous “vons monté une barque avec 1600 litres d’eau 1 64 litres (4 %) de sulforicinate. Le bain se onservait quatre mois et on n’avait qu’à y Abouter 100 litres d’eau et 4 à 5 litres de sul-, "eipate pour chaque partie de 100 kilo— bLamomes de coton à y passer. On chauffe ie a 50° et on y manœuvre pendant trois 1 arls d heure. On essore et on sèche le coton Qvan. J
- de le mordancer au pyrolignite de fer.
- En employant le sulforicinate au lieu de sumac, on obtient des nuances qui dépassent en vivacité celles obtenues avec l’indigo seul; mais ce mode de traitement demande beaucoup de soin, si on veut avoir une teinture bien uniforme, et le prix de revient est un peu plus élevé.
- Le bleu piété au violet d’alizarine imite parfaitement l’indigo : il possède le même éclat, le même ton a cuivré » et la même pureté de nuance. Il est solide aux alcalis et résiste bien à l’action des acides dilués. Il se montre d’une solidité absolue au savon : il conserve, même après plusieurs lessivages successifs, son ton violacé, tandis que l’indigo pur passe au bleu clair par le même traitement.
- Dans cette teinture, tous les défauts de l’in digo pur sont éliminés en majeure partie : le coton dégorge très peu ; la couleur ne s’altère ni à l’air ni à la lumière, et l’uniformité est parfaite.
- Quant à l’économie, elle est incontestable et d’autant plus importante que la nuance est plus foncée. Pour les hautes nuances, elle atteint 40 %, ainsi que nous l’avons constaté à la suite d’opérations qui ont porté sur des milliers de kilogrammes de coton.
- APPLICATION SIMULTANÉE DE L’INDIGO ET DE L’INDOPHÉNOL soit en cuve mixte, soit en impression Par MM. Durand-Huguenin et Cie.
- L’idée de conjuguer en teinture divers colorants naturels ou artificiels à l’indigo naturel pour en abaisser le prix de revient n’est pas neuve. Bon nombre d’essais en cette voie ont été tentés et n’ont, en général, abouti qu’à des résultats peu concluants.
- Les fluctuations de prix du colorant indien ont souvent amené de véritables perturbations dans les centres de consommation, car il n’est que trop prouvé que les prix de façon des teinturiers se ressentent de la lutte acharnée qu’ils se font trop souvent entre eux, suivent une progression presque toujours descendante
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- et souvent irréfléchie, qui fait que, lorsque en pleine campagne de travail une hausse du colorant survient, bon nombre de manufacturiers, obligés de se couvrir par des achats forcés à gros prix et limités par les prix de façon de leurs confrères plus prévoyants ou simplementfavorisés par les hasards de la spéculation, se voient, pour pouvoir se maintenir sur le marché, obligés de livrer leur travail à prix de perte désastreux.
- Dans l’idée d’améliorer cette situation, ou, plus simplement, dans le but beaucoup plus terre-à-terre de réaliser une grosse économie, bon nombre de praticiens mirent en pratique l’association de diverses matières tinctoriales, végétales ou minérales, consistant en un piétage ou un rhabillage des fibres végétales ou animales impressionnées ou teintes avec Pin digo, telles sont : le campêche naturel ou oxydé dans la voie dite des substituts d'indigo-, l’aniline ou la toluidine sous forme d’un chlorhydrate faible de ces alcaloïdes ; les parnies ou mauvanilines, bleu diazos, bleu de méthylène, etc., colorants très riches et peu solides, associés à divers principes mordants ou fixateurs, tels que : tanin, émétique, etc.
- D’autres industriels, serrant l'idée de plus près, cherchèrent à associer directement leur colorant auxiliaire dans la cuve, en combinant le liquide tinctorial de telle façon que l’indigo naturel et le principe simili-indigo dit auxiliaire suivissent les même phases de désoxygénation radicale dite réduction, qui permît à une fibre végétale ou animale, qu’on y plongerait, d’attirer et de fixer pour les procédés usuels une somme de colorant ressemblant à celui de l’indigo employé seul, mais présentant, par cette combinaison mixte, un bénéfice final plus ou moins appréciable.
- Plusieurs considérations sérieuses ont, jusqu’à présent, fait successivement écarter ces diverses associations de colorants.
- Dans le cas de deux teintures successives, c’est-à-dire en passant par la voie de piétage ou rhabillage, quoique présentant à l’aspect une similitude de colorant, qui peut dérouter
- le connaisseur le plus scrupuleux, la solidité de la nuance à l’air, au savons, aux acides ou alcalis, laisse toujours à désirer, ou, pour mieux dire, la stabilité de la nuance ne peut être affirmée ; tels de ces auxiliaires de teinture grisent ou foncent à l’air, quand ils ne disparaissent pas ; d’autres, tout en résistant à l’air, dégradent en lessive alcaline, en virant en toute autre nuance que celle bleu, caractéristique de l’indigo; d’autres virent radicalement à l’acide faible, montrant ainsi a vue la faiblesse de la combinaison.
- Quant aux matières colorantes artificielles associées directement dans la cuve à l’indigo» elles se réduisent assez imparfaitement et» tout en présentant à l’œil l’aspect souvent assez approchant de l’indigo blanc, nuance caractéristique de vin blanc vieux, ces colorants n’agissent pas sur les fibres avec paral-lélisme d’action, c’est-à-dire qu’elles tirent trop tôt ou trop tard, mais généralement trop tôt, rendant le travail du teinturier très inéga et l’alimentation de lacuve presque impossible: En outre, ces produits absorbent ou détournent, par suite des combinaisons chimiques, une certaine proportion de colorant indigo naturel, H ce qui fait que l’on obtient que très difficile E ment des nuances égales et permanentes et d’un prix de revient défini.
- Se pénétrant des divers point, les inventeur5 9 se sont tout particulièrement appliqués à créer un modus operandi se rapprochant des desi^1' rata qu’impose la question à résoudre et il ont trouvé un produit dont les affinités chi miques et physiques se rapprochent tellement de celle de l'indigo naturel, qu’on peut presq"e dire qu’elles se confondent entre elles.
- Ce produit est l'indophénol, dont la formule est CI8HI6Az 20 et qui a été découvert par M. Horace Kœchlin, chimiste à Loerrach, ave la collaboration de M. le docteur Otto Will Ce produit a été breveté en France les 19mar 1881, 10 novembre 1881 et 22 février 188: sous le no 141843 ; il a en outre fait l’objet patentes prises par les inventeurs en Alle magne, Autriche, Angleterre, Amérique, e0l
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- ETDE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Ces patentes ont été cédées par les inventeurs à MM. Durand et Huguenin, qui décrivent ainsi qu’il suit leur façon de procéder :
- Nous opérons avec l’indophénol exactement comme avec l’indigo pour la construction de la cuve à teindre.
- L’indophénol, dilué à l'eau et additionné de produits dits réducteurs, perd rapidement son oxygène et, par trempage et aérage suivant les procédés d’usage,il se réoxyde en se fixant sur les fibres végétales ou animales, la cellulose, le papier, le cuir, le bois, avec la mêmi intensité et ténacité que l’indigo naturel.
- (A suivre.)
- LE RÉTABLISSEMENT
- du tarif de moyenne vitesse
- bans sa séance du 7 juillet dernier, la Chambre de commerce de Roubaix a pris la délibération suivante ; dont copie a été adressée à M.le Ministre des travaux publics, ainsi qu’à diverses chambres de commerce :
- « La Chambre de commerce,
- « Considérant que la moyenne vitesse ren-Walt dans beaucoup de cas des services appré-ciables à nos centres industriels et répondait a des besoins réels, particulièrement en ce 401 concerne nos expéditions de tissus ; que les demandes sont parfois faites et les com-missions données à des conditions de délais 31 rapprochés que l’accélération du transport devient une nécessité, tout retard de livraison esant une cause de refus de la marchandise ; C est ainsi que, depuis 1886 jusqu’à lasuppres-son de la moyenne vitesse au 1er avril 1892, oubaix a expédié près de huit millions de hogrammes de tissus par ce mode de trans-Port. Considérant que les transports en petite yilesse ne s’effectuent guère en moins de cinq urs; que les démarches faites auprès de la ompagnie du chemin de fer du Nord pour . enir que les colis confiés à la petite vitesse " destination de Paris soient remis aux inté
- ressés dans le délai maximum garanti de trois jours n’ont pas abouti; émet le vœu que la moyenne vitesse soit rétablie, et invite M. le Président à solliciter de M. le Ministre des travaux publics la réalisation de ce vœu et l’extension de ce mode de transport aux parcours où il répondrait à des besoins spéciaux. »
- La Chambre de commerce de Reims, dans sa séance du 9 septembre, après avoir pris connaissance de la délibération ci dessus, reconnaît, à l’unanimité de ses membres, d accord avec Roubaix, que le tarif de moyenne vitesse rendait à l’industrie lainière des services signalés, et que sa suppression a été vivement regrettée. En conséquence, et par les motifs invoqués dans la délibération de la Chambre de Roubaix, la Chambre de Reims émet un avis favorable au rétablissement du tarif de moyenne vitesse et décide que copie de la présente délibération sera adressée à la Compagnie des chemins de fer de l Est, ainsi qu’à M. le Ministre des travaux publics, avec prière instante du rétablissement du service dont s’agit, et en faisant appel à l’intervention de M. le Ministre pour provoquer ce rétablissement.
- EXPORTATION DES LAINES ARGENTINES
- L’exportation des laines argentines de la dernière tonte atteignait, en chiffres ronds, au 30 juin dernier, 3,260,000 balles. Le stock visible à Buenos-Ayres et dans l’intérieur du pays peut être évalué à 4,000 balles, ce qu donne un total de 330,000 balles, soit un déficit de 30,000 balles ou une diminution de 81/2 % sur la tonte antérieure, qui avait produit 360,000 balles.
- Les causes de cette diminution sont plus ou moins à peu près, les mêmes que pour les laines d’Australie où la dernière tonte a également donné un résultat beaucoup moins satisfaisant que les tontes antérieures.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- RACLE EN BRONZE
- pour machines à imprimer
- (Rapports présentés à la Société industrielle de Mulhouse.)
- 1. Rapport de M. Albert Frey
- Messieurs,
- La nouvelle racle en bronze d’aluminium est employée dans la maison Schlumberger fils et Cie depuis environ six mois et l'on a lieu d’en être très satisfait. Nous l’avons essayée pour tous les genres, excepté pour la chemise, et nous avons constaté que l’emploi de cette racle présente un réel avantage sur la racle en acier pour les couleurs renfermant du bisulfite de soude, telles que la céruléine et le bleu alizarine, ainsi que pour les couleurs au naph-tol et les noirs d’aniline qui ébréchent si rapidement les racles ordinaires ; la nouvelle racle se comporte parfaitement avec toutes ces couleurs et dure infiniment plus longtemps que la racle en acier.
- Pour l’article rouge et rose, la nouvelle racle rend également de grands services ; nous l’employons depuis six mois et toujours avec succès ; avec l’ancienne racle en bronze ordinaire on n’obtient pas de netteté d’impression et avec la racle en acier les roses virent trop facilement au violet, tandis qu’avec la racle en bronze d’aluminium nous évitons tous ces inconvénients.
- Grâce à tous ces avantages, je suis convaincu que la nouvelle racle en bronze d’aluminium nous rendra de grands services et qu’à ce titre son inventeur mérite une récompense.
- 2. Rapport de M. Albert Scheurer
- Messieurs,
- Je place sous vos yeux l’essai comparatif de trois racles en composition :
- La racle en composition, la meilleure qui existe dans le commerce ;
- Une racle en bronze d’aluminium que la
- maison de Wesserling a fait exécuter il y a quelques années ;
- La racle en bronze d’aluminium qui fait l’objet d’une demande de prix ;
- La racle en acier qui représente le type dont il faut se rapprocher.
- Les essais ont été faits au moyen d’un rouleau portant un dessin pois, afin de mettre en évidence, autant que possible, les qualités d’essuyage des différentes racles
- Le dessin étant sur machine, on dispose toutes choses comme s’il s’agissait d’imprimer une pièce et l’on remplit le châssis avec du rouge d’alizarine. On tire, pour commencer, une première épreuve sur un calicot blanc, pour vérifier l’état de la gravure et de la racle, puis on marche vingt minutes comme si l’on imprimait. Au bout de ce temps, on tire une deuxième épreuve sur calicot. Ce sont ces dernières que je soumets à votre appréciation; elles représentent l'état de la racle après l‘im‘ pression de 400 mètres de tissu. Il résulte de ces essàis que la racle en composition s’ébre-che le plus facilement et laisse passer la couche de couleur la plus forte.
- La racle en bronze d’aluminium s’ébrèche beaucoup moins.
- La racle nouvelle en bronze d’aluminiun est très supérieure aux deux précédentes, mais elle n’atteint pas la perfection d’impres sion que donne la racle en acier.
- Elle constitue néanmoins un progrès con sidérable.
- Nous n’avons pas à nous prononcer sur la question de savoir si cette invention est bre vetable.
- Il reste avéré cependant que MM. Gro5 Roman, à Wesserling, ont fait établir et ont essayé en 1892 une racle en bronze d’aluni nium et que la priorité de cette idée letr revient.
- Malgré ses qualités, elle ne répond pas al données du prix L, qui demandent une racle offrant à la fois la résistance de l’acieraU travail mécanique et la résistance des racle5 en composition aux actions chimiques.
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- Cette racle en bronze d’aluminium constitue cependant un progrès réel et un acheminement très notable vers le but théorique visé par notre programme des prix. En conséquence je me rallie à la proposition de M. Albert Frey, et vous propose, avec lui, de décerner à l’auteur de cette invention une médaille de bronze (1).
- BLEU CAPRI
- (A. Léonhard et Cie)
- ECHANTILLONS CACHOU DIAMINE
- No 1.
- 5% cachou diamine diazoté et passé dans un bain tiède de carbonate de soude.
- N° 2.
- b % cachou diamine diazoté et développé avec développeur AD.
- N° 3.
- 4 1/2 % cachou diamine diazoté, développé vec phénol et savonné.
- Soc’ Dans sa séance du 26 juillet 1893, la siolete industrielle, approuvant les conclu-de 8 des rapporteurs, a décerné une médaille coronze à l’inventeur de la racle, M. Hugo —dUss, à Mulhouse.
- Echantillon bleu capri 3/4 0/0
- Mode d’impression pour 500 gr. d'épaissis-sants.
- Faire cuire :
- 3 3[4 gr. Colorant,
- 150 gr. Acide acétique 50 %,
- 45 gr. Amidon blanc,
- 50 gr. Gomme adragante,
- 10 cc. Glycérine,
- 220 cc. Eau,
- 8 gr. Acide citrique.
- Après refroidissement, ajouter .
- 10 cc. Acétate d’alumine 6° B.
- 5 gr. Tannin dans
- 10 gr. Acide acétique à 50 %.
- On passe au tamis, on imprime, on vaporise pendant 1[2 heure et à une pression d’une demie atmosphère. Puis on passe en émétrique à 3|4 % complètement neutralisé avec de la soude, on rince, on savonne faiblement, on rince de nouveau, puis on apprête.
- ASSURANCES contre l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Nous recevons au journal de nombreuses réclamations de nos lecteurs au sujet de leurs assurances.
- Les uns se plaignent de ce que leurs assureurs refusent de les payer en cas de sinistre, d’autres constatent que l’indemnité allouée est insuffisante ou qu’elle tarde souvent à ’ leur parvenir, d’autres enfin trouvent les pri-: mes à payer beaucoup trop élevées.
- Ces difficultés qui surgissent proviennent presque toujours de la mauvaise rédaction des
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- LE MONITEUR DE LA ^TEINTURE
- contrats d’assurances, rédaction souvent confiée à des intermédiaires inexpérimentés, plus soucieux de leurs intérêts personnels que de ceux de leurs clients.
- Nous ne saurions donc trop recommander à nos lecteurs de se mettre toujours bien en règle vis-à-vis des compagnies d’assurances qui, elles aussi, défendent surtout les intérêts des actionnaires et ne font pas de philanthropie ; les nombreux procès qu’elles soutiennent journellement devant les tribunaux en sont la meilleure preuve.
- Afin d’éviter à nos lecteurs souvent une grande perte d’argent, quelquefois la ruine et toujours de grands désagréments, nous les informons que nous venons d’établir au journal un service spécialement chargé d’examiner gratuitement leurs contrats d’assurances contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie.
- Ce service,confié à un personnel compétent et rompu à ces sortes d’affaires, et installé pour la commodité de nos abonnés, est un terrain neutre où ils trouveront toujours des renseignements conformes à leurs besoins et la certitude d’une rédaction de contrats irréprochables pour la sauvegarde de leurs intérêts ; ce service répondra immédiatement à toutes les questions d’assurances pouvant intéresser nos lecteurs et vérifiera gratuitement les contrats qu'ils nous soumettront.
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE PARIS (7e ch.), jugeant correctionnellement Présidence de M. F. Dufresne.
- Audience du 20 juillet.
- MODÈLE DE FABRIQUE. — LOI DU 18 MARS 1806, POURSUITE POUR CONTREFAÇON. — REJET.
- Un appareil, dont toutes les dispositions ont été empruntées à un autre appareil existant déjà, ne peut faire l'objet d'un dépôt utile.
- La propriété d’un modèle, dont la forme n'eü que la conséquence de la destination indus
- trielle à laquelle il est appelé, ne peut être conservée en remplissant les formalités prêt crites par la loi du 18 mars 1806.
- M. Delettrez, se disant propriétaire d’ut modèle de fabrique de graisseur pour graisses influides et ininflammables, qu’il a déposé au Conseil des prud’hommes, le 22 novembre 1890, n 28551, a fait pratiquer des saisies chez M. Jacob et MM. Constant et Morin, fa1 bricants d’appareils similaires.
- Il reproche, de connivence avec le sieur Alary, voyageur de commerce, ancien employé depuis plus de vingt mois chez M. De-lettrez, dont il a pu étudier les modèles et procédés de fabrication, et actuellement employé chez MM. Constant et Morin ; à M. Jacob, de fabriquer et vendre ; à MM. Constant et Morin et à Alary, de mettre en vente des graisseurs similaires à ceux dont le modèle appartient à M. Delettrez, et les a assigné devant le Tribunal correctionnel de la Seine, 11e chambre, comme contrefacteurs, et en 30,000 francs de dommages-intérêts.
- Le Tribunal a rendu, le 10 mai 1893, le jur gement suivant :
- « Le Tribunal,
- « Attendu que, par exploit d'assignation en date du 24 février 1893, Delettrez a fait cite Constant et Morin, Alary et Jacob devant 1° Tribunal correctionnel, pour s’entendre con damner, comme contrefacteurs, aux peines prévues par la loi et en 30,000 francs de dommages-intérêts ;
- « Attendu que, par conclusions posées 8 l’audience du 3 mai, les défendeurs se porte® reconventionnellement demandeurs et réclament, à titre de dommages-intérêts : àJaco ; 2,000 francs ; Constant et Morin, 5,000 franc.8' Alary, 1,000 francs; que Constant et Mor. demandent, en outre, l’insertion du jugemen 2
- « Attendu que ces demandes sont con, nexes, qu’il y a lieu d’en ordonner la jonction/
- « Sur la demande de Delettrez : ,
- « Attendu que, pour justifier sa demande Delettrez invoque le dépôt qu’il a fait au Co® seil des Prudhommes, le 22 novembre 103, d’un modèle de graisseur pour graisses ; I— soutient que, grâce à la complicité d'Ala. son ancien employé, Jacob, Constant et rin ont pu fabriquer ou faire fabriquer d modèles identiques, qu’ils vendent au publlot
- « Attendu que les défendeurs oppoSe"
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- d’abord à cette demande le défaut de nouveauté de modèles ; qu’en supposant même qu’il pût faire l’objet d’un dépôt, il y a lieu de rechercher si cette exception est fondée ;
- « Attendu qu’il importe de constater avant tout que Delettrez revendique uniquement la propriété de la forme de son appareil; qu’il reconnaît que le mécanisme intérieur de son graisseur est le même que celui de tous les graisseurs mécaniques fabriqués bien avant lui ; qu’il prétend seulement qu’il a donné à cette forme un cachet original, une configuration spéciale et nouvelle et qu’en conséquence, il se trouve protégé par la loi de 1806 ;
- « Attendu que l’examen des graisseurs fa-briqués par les parties en cause démontre en second lieu, non seulement qu’ils se composent des mêmes organes, ce que Delettrez admet, mais aussi que leur aspect extérieur est le même; qu’ils ont tous la forme d’un cylindre surmonté d’une vis avec béquille et se terminant par un tube muni d’une vis de réglage fixée par un contre-écrou ;
- « Attendu qu’on pourrait déjà se demander si la forme d’un appareil de ce genre peut être 1 objet d’un dépôt, puisqu’on raison des élé-ments dont il se compose et sa destination, cette forme est nécessairement toujours la même ; que Delettrez paraît lui-même avoir eu des doutes à ce sujet, puisque sur ses prospectus, il donnait sans droit, à ses appareils, 8 qualification de brevet ;
- « Mais attendu qu’il résulte de documents Produits, que le 11 février 1888, un sieur Ha-melle a pris un brevet pour un gaisseur-Compresseur qui comprend les mêmes orga-nes et dont la forme est absolument identique d celle des graisseurs fabriqués parles par-“8; que la comparaison de ces graisseurs ne aisse à ce sujet le plus léger doute, et que, sllegraisseur Hamelle a une forme unpeuplus rapue que le graisseur Delettrez,l’on ne peut Prétendre que ce dernier soit plus commode ou plus élégant et qu’il ait eu définitivement "n aspect différend ;
- * Attendu que Delettrez n’a donc fait au-cune œuvre d’inventeur ; qu’il n’a fait que re-produire ]es modèles déjà existants et qu’il ne neut faire un reproche aux défendeurs d'a-JoI suivi son exemple ; que ceux-ci ont agi "Ds la plénitude de leurs droits ;
- fonaée"tendu que sa demande est donc mal
- 1 Sur la demande reconventionnelle ;
- * Attendu que Delettrez ne pouvait ignorer i 6 son dépôt n’avait aucune valeur et que s poursuites ont été exercées dans un but serement vexatoire ’ qu'elles ont surtout pré-6m 1 ce caractère à l’égard de son ancien réu oyé Alary et que dés lors Delettrez doit Parer le préjudice qu’il a causé;
- « Attendu que le Tribunal possède les éléments nécessaires pour déterminer l’importance de ce préjudice et qu’une somme de 1,000 francs à répartir dans les proportions ci-après constituera une indemnité suffisante; qu’il n’y a lieu toutefois de faire droit à la demande d'insertion formulée par Constant et Morin;
- « Par ces motifs,
- « Joint les causes, vu leur connexité, et statuant sur le tout par un seul et même jugement ;
- « Déclare Delettrez mal fondé en ses demandes, fins et conclusions, l’en déboute, renvoie Constant, Morin, Alary et Jacob des fins de la plainte;
- « Condamne Delettrez par toutes voies de droit à payer à titre de dommages-intérêts à Jacob250 francs, Constant et Morin 250 francs, à Alary 500 francs, rejettele surplus des conclusions de Constant et Morin;
- « Condamne Delettrez en tous les dépens. »
- M . Deletrez a interjeté appel de ce jugement. Dans ses conclusions devant la Cour, il demandait d’infirmer la sentence des premiers juges et de :
- « Dire que le modèle de graisseur breveté au profit de Hamelle en 1888 ne constituait pas une antériorité opposable au modèle déposé par Delettrez au Conseil des prud’hommes le 22 novembre 1890 ;
- « Dire, au contraire, que le graisseur fabriqué par les intimés est une contrefaçon des graisseurs Delettrez ;
- « En conséquence, déclarer Jacob et Alary, Constant et Morin, ces deux derniers ès-qua-lités, coupables de délits prévus et punis par les articles 425, 426 et 429 du Code pénal ;
- « Dire Delettrez seul propriétaire du modèle de graissage réglable à volonté ».
- Il réclamait à nouveau 30.000 francs de dommages-intérêts, la confiscation des objets saisis et des prospectus et l’insertion dans six journaux.
- Subsidiairement il demandait à la Cour la nomination de trois experts pour procéder à l’examen du modèle de graisseur breveté au profit de Hamelle en 1888, du modèle de graisseur déposé par Delettrez au conseil des Prud’hommes le 22 novembre 1890 et enfin des graisseurs saisis chez Constant et Morin et chez Jacob, le 16 février 1893, et dire s’il n’existait pas des dissemblances entre le
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- graisseur Hamelle et le graisseur Delettrez et si le premier constituait une antériorité opposable au droit résultant pour Delettrez du dépôt de son modèle au Conseil des prud’hommes. Les experts devaient en outre dire si les graisseurs saisis chez les intimés étaient ou non l’imitation servile du graisseur Delettrez.
- De leur côté, MM. Constant et Morin et M. Jacob ont déposé des conclusions réclamant 2,000 francs de dommages-intérêts pour préjudice postérieur au jugement, M. Delettrez, par son appel n’ayantd’autre but que d’essayer de jeter un nouveau discrédit sur une maison rivale ou sur ses produits.
- Me Hérold a soutenu l’appel de M. Delettrez; Me Flichea plaidé pour MM. Constant et Morin ; Me Allard pour M. Jacob. M. Alary s’est défendu lui même.
- La Cour, après avoir entendu M. Chérot, substitut du Procureur général, en ses réquisitions, a rendu l’arrêt dont voici les termes :
- « La Cour,
- « Sur l’appel de Delettrez :
- « Adoptant les motifs des premiers juges,
- « Et considérant qu’en présence des éléments d’appréciation versés aux débats, il est sans intérêt de recourir à une expertise;
- « Sur les conditions additionnelles de Constant et Morin et de Jacob :
- « Considérant qu’à raison du caractère ve-xatoire delà poursuite, du discrédit qu’elle a entraîné pour Constant et Morin et pour Jacob, — de la continuation du préjudice résultant pour eux de l’appel, il y a lieu d’allouer des dommages-intérêts supplémentaires ;
- ,« Par ces motifs,
- « Confirme le jugement dont appel;
- « Condamne en outre Delettrez à payer à Constant et Morin 100 francs à titre de dommages-intérêts et à Jacob la même somme et au même titre.
- « Le condamne aux dépens ».
- RENSEGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Monnot (Henri-Fdouard), teinturerie, 5 et 7,rue Pierre-Ginier,à Paris.— Arrêt de la cour d’appel du 11 août. — 20 0(0 en 10 ans par 10me, 1er paiement le 1er juin.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Coing, David et PELLET, teinturerie de tissus de soies grèges ou mélangées, 1, rueBaraban et 299, cours Lafayette, à Lyon. — Durée : 9 ans. — Cap. : 9,000 fr. en commandite. -Acte du 7 sept.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 26 juil., de la Société Daniaux et Cie, teinturerie d'étoffes, à Valenciennes. — Acte du 26 juil.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts et prorogation de 10 ans, du 1er août, de la Société A. PATHIER et Sarlat, teinturerie et fab. de lacets, mé tiers à chaussons et chaussons, siège 13, rue Huchette, à Paris, avec fabriques à Paillart, St-Jean—de-Viviers et Montataire (Oise). -Capital porté 518,000 fr. à 550,000 fr. — Acte du 29juil.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Levêque a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue du Grand-Prieuré.
- Mlle Poidevin a vendu un fonds de teinturerie, 89, av. du Roule.
- Mme Gagnant a vendu un fonds de teinturerie, 3, av. Rapp.
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- Mme Bournat a vendu un fonds de teinturerie, 14, rue de Constantinople.
- M. Graf a vendu un fonds de teinturerie» 76, rue des Tournelles.
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- M. Miéville a vendu un fonds de teinturerie’ 13, rue de Bruxelles.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 393
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 395
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de ‘IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
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- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industricls
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
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- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud’in, Paris.
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- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
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- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- 396
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d'aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème et cristaux de tartre. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 K.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tromblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Membre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889. Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour issage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Deroche), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.- N» 20. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ne
- de k. de
- SOMMAIRE
- ne-Iry,
- res,
- nés èts,
- ine,
- ex-anc.
- BU. BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- ACTION DE LA LUMIÈRE SUR LE MÉTUNGSTATE DE SOUDE.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. — ANNONCES.
- 20 Octobre 1893
- 15 ito À/
- DU BL
- DANS LES ARTS TEXTILES
- con bure, creus
- (Suite)
- Lyon-bles à , sys-
- Stras, es des
- S —
- 8
- 11 importe, dans les tissus mixtes, de bien tenir compte de l’action du gazage, gril-lage ou flambage avant la cuite, car de là "ennent souvent des accidents irréparables, et toujours mis sur le compte du teinturier : aussi le veulent les traditions.
- J'ai déjà entretenu le lecteur, dans les co-^nes du journal, d’accidents arrivés à la etite sur tissu soie et coton. Le tissu très fort avant la cuite et comme chaîne (soie grège), etcomme coton (trame), tombait en lambeaux “Près la cuite et dans le sens du coton : cela "enait de cotons chlorés à sec et mal dé-chlorés.
- • action du chlore se faisait sentir surtout "Pres la cuite et sur le coton.
- Les tissus soie et coton sont cuits et dé-"reusés sur un bain de savon bouillant; géné-Tlement, comme les pièces sont jumelles, on .8 double, pour mettre le côté soie à l'int-*eUr et éviter les éraillements.
- Yuand il y a de la laine, on cuit avec ména-sement dans des savons très gras, en évitant 1 ^lition.
- —es pièces, bien cuites, bien rincées, sont mises au blanchiment pour les blancs et COuleuirs claires.
- ourd'hui, on emploie l’eau oxygénée à
- 10 ou 11 volumes par litre, et, comme je l’ai dit récemment, le peroxyde de sodium tend à remplacer l’eau oxygénée.
- L’eau oxygénée s’emploie de préférence sur un bain de silicate de soude très faible, et, dans ces conditions, il se forme du peroxyde de sodium, qui agit à froid et à l’ombre avec modération, et sans brûler les fibres, soie, laine, coton, etc.
- Il est évident que ce n’est qu’une question de prix, car la teinture est limitée à l’extrême, grâce aux progrès de la chimie.
- Nous ne sommes plus à l’époque où les teinturiers (quand j’ai débuté, il y a trente ans) gagnaient ce qu’ils voulaient.
- Au lieu de parler de prix de teinture par francs et par kilos, on parle par centimes. Et souvent, en écrivant des articles sur les nouvelles couleurs diamines ou autres, je me dis : tout cela est très bien, mais c’est la ruine des teinturiers. C’est la loi du progrès, il faut s’incliner.
- Et, au moment où toutes les questions ouvrières sont soulevées, tout en prenant une part des doléances très justes des ouvriers, je me dis : mais si cela continue, les patrons seront dans le même cas. Personne ne gagne. L’on produit trop, et les moyens se sont trop simplifiés. Le retour à l’agriculture peut seul sauver le monde civilisé, d’une crise écono* mique épouvantable.
- L’eau oxygénée à 11 volumes, mettons 10
- p.405 - vue 314/393
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 8 IB
- et n’en parlons plus, cela veut dire qu’un litre d'eau contient 10 litres d'oxygène ou 14 gr. à 15 gr. d’oxygène par litre. C’est un produit assez encombrant à nuancer. Il faut la transporter dans des bonbonnes ; dans l’hiver, elle craint la gelée, et dans l’été la décomposition spontanée , aussi il faut la boucher comme les vins nouveaux, autrement les emballages éclateraient. Elle est toujours un peu acide pour en assurer la conservation. Il faut la tenir dans des endroits frais et à l’ombre.
- Le peroxyde de sodium correspond à beaucoup plus de volumes, sous une forme sèche et plus stable, mais je n’en ai pas encore vu, industriellement; je sais qu’il s’emploie. Plus tard, chers lecteurs, je vous donnerai de plus grands détails ; j’en attends.
- (A suivre.) MARIUS MOYRET.
- (Reproduction interdite.)
- ACTION DE LA LUMIÈRE sur le métatungstate de soude, Par M. Camille Schœn.
- Parmi les composés métalliques sensibles à la lumière, ceux du tungstène n’ont pas encore été signalés.
- Cependant la métatungstate de soude obtenu par l’addition d’acide chlorhydrique au tungs-tate neutre est impressionné par les rayons solaires.
- Du tissu de coton blanc foulardé dans une solution de métatungstate de soude à 5 % bleuit rapidement à la lumière. Cette coloration tient à la réduction du sel de tungstène, réduction analogue à celle obtenue en plongeant une lame de zinc dans la solution de ce sel.
- Placé dans l’obscurité ou à une lumière faible, l’échantillon redevient blanc, pour reprendre sa nuance bleue par une nouvelle exposition à la lumière.
- En traitant par l’eau le tissu insolé, on obtient une solution bleue qui se décolore en une heure environ, même à la lumière. L’acé-
- tate de plomb donne dans la solution bleue un précipité de même nuance qui se décolore ra-5 pidement.
- Une solution de métatungstate insolée ne change pas de nuance.
- L’intensité de l’action de la lumière peut s’estimer approximativement en épuisant par l’eau un échantillon préparé en métatungstate et exposé à la lumière, et en titrant au moyen d’une solution de permanganate au centième normal.
- Ainsi un échantillon de 400 cm 2, exposé a l’air pendant une heure, par un temps couvert, demande lcc,l de permanganate, tandis que pour un second échantillon de même surface, exposé au soleil pendant le même temps, il faut 2cc,5.
- Il était intéressant de voir quelle serait l’ac-tion des sels de cuivre ajoutés au métatungse tate.
- Des essais ont montré que ces sels de cuivre retardaient l'action de la lumière, proportion' nellement à la quantité du sel de cuivre em-ployé.
- L’addition de sel ammoniac rendait l’action du cuivre bien plus énergique.
- Ces faits confirment ceux que je vous avais signalés au sujet de la formation de l’oxycel lulose sur le coton préparé en sel de cuivre et exposé à la lumière.
- Exposés en plein soleil, les échantillon8 préparés en métatungstate additionné de sel de cuivre, surtout en présence de sel amnio niac, jaunissent d’abord, probablement Par suite de la mise en liberté d’acide tungstique puis bleuissent, mais bien plus lentement I— sans addition de cuivre.
- Placés dans l’obscurité, les échantillons aves cuivre reviennent plus vite au blanc. La C0 loration bleue tient sans doute à la formalia, de tungstate qui se forme par réduction l’acide tungstique.
- La lumière exerce donc sur le métatungstate
- hal une action réductrice, influence que com l’action oxydante des sels de cuivre. 105 Cette action réductrice de la lumière sur
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- couleurs explique pourquoi celles qui sont fixées au sel d’étain offrent moins de résistance. Car dans ce cas l’action réductrice du mordant s’ajoute à celle de la lumière. Ainsi l’orange, que l’on obtient avec l’acétate stan-neux et lalizarine, est la plus fugace des couleurs obtenues avec ce colorant.
- Les sels de fer, manganèse, vanadium, ajoutés auimétatungstate, n’ont pas paru influencer sensiblement la coloration obtenue.
- q sb sho" Wi 15 è APPLICATION SIMULTANEE
- DE L'INDIGO ET DE L’INDOPHÉNOL soit en cuve mixte, soit en impression Par MM. Durand-Huguenin etCie.
- — ( ts aims
- (Suite et fin)
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- Ainsi appliqué,il se comporte à l’air,aux, contacts acides ou alcalins,au frottement ,au chlore, exactement de même que l’indigo naturel, suri lequel il a une manifeste supériorité comme solidité à l’air ou autres agents destructeurs et surtout comme rendement tinctorial.
- Nous opérons en cuve ordinaire, de préfé-Tence; à la soude et au zinc, ayant constaté qe la chaux nous donnait de moins bons ré-Sultats.
- Nous pulvérisons et empâtons' ensemble Tindigo, et l’indophénol dans les proportions J-e nous jugeons convenables. Nous diluons la pâte ainsi obtenue en remuant énergique-ment l’eau et le colorant dans la cuve avec un "ngard en bois, et ce pendant une heure en-"ron. Puis nous ajoutons à la cuve les, maté-"aux désoxygénants, zinc, soude, étain, gly-cfrine, bisulfite de sodium. tuc
- Les proportions qui nous ont donné les pilleurs résultats sont les suivantes : olorant mixte (mélange d’in-digo et d’indophénol) 2,500 kilog SU., 100 litres. 2isulfite de sodium 12,500 litres gTemétallique en poudre... . 2,500 kilog. olution d’acétate d’étain à 14/15 degrés Baumé 0,800 litre.
- Soude caustique liquide..... 8 litres.
- Nous remuons énergiquement le contenu de la cuve et laissons en contact pendant 12 à 15 heures, en remuant encore de temps en temps. Ce laps de temps écoulé, la cuve peut être considérée comme en état de fonctionner. Le colorant est complètement désoxygéné et la solution se maintient claire jusqu’à épuisement de la cuve.
- Les deux colorants tirent en même temps sur la fibre, et ce d’autant mieux qu’on a ajouté une certaine proportion de glycérine pour en faciliter le broyage avant de les diluer dans la cuve, ce qui prouve qu’il se forme une combinaison physique et chimique que nous nous proposons d’exploiter de la manière la plus pratique et que nous nous réservons de définir ultérieurement. En raison du pouvoir colorant très supérieur de l’indophénol, le prix de revient de la teinture s’abaisse dans une proportion notable. Le caractère spécial de cette'association de colorants est qu’il ne semble plus nécessaire de réalimenter la cuve plus spécialement d’un produit que de l’autre, ce qui est un avantage considérable pour le praticien.
- Enfin les réactions identiques que présentent les deux colorants, voire pour articles dits en lavage ou réserve, sont manifestes ; l’indigo joue certainement le rôle d’intermédiaire, car nous avons constaté que, tout en se réduisant en cuve, l’indophénol, pris séparément, ne tire pas d’une façon régulièresurles corps aptes à le recevoir et ne présente pas les même caractères de solidité et d’adhérence à la fibre que lorsqu’il est associé à l’indigo naturel en teinture.
- | En résumé, nous revendiquons la constitution et les applications d’une teinture mixte composée d’indigo naturel et d’indophénol, répondant aux desiderata de la pratique et présentant les avantages manifestes de prix et de solidité pour les applications qui peuvent en être faites pour la teinture, l’impression ou tous autres modes d’application sur fibres végétales ou animales, pâtes de cellu-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lose, bois, cuir, et en général pour la coloration de tous les corps susceptibles d’attirer et de fixer la matière colorante de l’indigo naturel.
- LES BLEUS EMPLOYÉS DANS LA TEINTURE
- et l’impression du coton (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS
- Il n’y a qu’une dizaine d’années que la première matière colorante artificielle, teignant le coton sans mordançage, a fait son apparition. Aujourd’hui, le coloriste a peine à les connaître toutes, dont le nombre s’élève au chiffre respectable de 180 à peu près. Il ne se passe guère une quinzaine, sans que les journaux des industries textiles et tinctoriales ne nous offrent, sous la rubrique des nouveautés, un ou même plusieurs produits de cette classe, possédant des qualités merveilleuses. Bien souvent, on se demande quand donc cela finira-t-il? Mais non, cela ne fait que com mencer, nous n’en sommes qu’au début, car la fièvre des colorants directs existe dans presque toutes les fabriques de matières colorantes ; même nos jeunes chimistes, encore aux Universités,s’acharnent déjà sur cette source intarissable.
- Quelques maîtres teinturiers, séduits par l’éclat de ces superbes rouges, dépassant de beaucoup le rouge d'Andrinople , ont payé cher leurs premiers essais.D’autres confrères, par contre,qui,pour leurs articles,auraient pu les utiliser avec succès, sont restés fidèles à leurs anciens procédés et ont fait une véritable guerre à ces pauvres colorants, à peine sortis de la cornue du chimiste. Ils ont prétendu que c’était un attentat porté à l’honneur de l’artiste teinturier, que de simplifier de cette façon les procédés de teinture.
- Dorénavant, chaque palefrenier serait ca
- pable d’opérer les sauçages et trempages dictés par les fabriques de produits chimiques !
- Dans le courant de ces dernières années, les colorants directs sont devenus indispensables dans certaines branches de l’industrie et leur production journalière s’élève à des chiffres considérables. Il y a des teinturiers qui n’emploient pas moins que 2,000 kilos de benzopurpurine par an.
- Quoique, parmi cette nombreuse famille nous trouvions un grand nombre de produits d’une importance tout à fait secondaire, elle nous en présente par contre quelques-uns qui occupent une première place dans presque tous les ateliers de teinture. Exemples ::e rouge diamine dans la teinture grand teint de la laine; la benzopurpurine, pour les articles pour jupons ; les orangés micado dans la teinture des satins, soie et coton ; le bleu pur diamine, dans la teinture des pièces laine et coton, etc., etc.
- L’histoire du rouge-Congo qui fut le pre-mier représentant de cette grande classe dû colorants, nous paraît assez intéressante pour de la reproduire ici dans ses traits principaux.
- Durant un voyage qu’un des directeurs de la maison Bayer, d’Elberfeld, avait entrepr)5 en Angleterre, il visita un de ses amis, 1e chimiste Pierre Griess, bien connu du reste dans l’industrie des matières tinctoriales. A
- 06 cette époque, le docte chimiste était ensa5 dans une grande brasserie, à Barton-on-Trent Durant la conversation , Griess sortit de a poche de son gilet quelques petits coupons cotonnade, qui étaient tc-ints avec différente couleurs azoïques que Griess avait préparée dans son laboratoire.
- Tous ces colorants avaient comme point de départ la même base, la benzidine, et mor traient la qualité merveilleuse, pour l'époqwe' de teindre le coton sans tanin, sans stanna de soude, bref sans aucun mordant. Cett nouvelle qualité intéressa évidemment Ie légué de la maison d’Elberfeld et, peu de terP
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- après, cettefentre vue, un chimiste de la maison Bayer se rendit en Angleterre, chez Griess, afin d’entreprendre avec lui une étude approfondie sur les dérivés de la benzidine. C’est de cette manière que la maison Bayer entra dans le domaine des colorants directs. Peu de temps après, le Dr Bottiger, qui avait eu l’occasion de travailler la branche des colorants azoïques dans la maison Bayer, quitta sa place et, quelques semaines plus tard, fit une demande de brevet concernant la fabrication d’un colorant
- rouge teignant le coton sans mordant. Bottiger offrit ce brevet à la[maison d’Elberfeld, qui, après avoir admiré le magnifique rouge, produit sur coton à l’aide de cette matière colo
- rante, envoya un délégué à Lodz, afin de 8 entendre avec l’heureux inventeur, qui se trouvait là en place. Arrivé à Berlin, il reçu un telégrainme qui le rappelait, vu que la mer-veilleuse teinte qu’on avait pendant ce temps mis en contact avec la lumière avait pâli et Perdu son éclat. L’envoyé d’Elberfeld, qui se buvait encore tout saisi de l’éclat magique " nouveau colorant, résolut d’aller trouver Mitiger et d’acquérir le brevet pour son cmpte. Malheureusement, ils ne tombèrent Point d’accord et le chimiste offrit son inven-tien, successivement à la Badisches Aniiin et
- “Soda Fabrik, à la maison de Hœchst et à alle, qui n’en voulurent rien savoir; fina-Ement, la fabrique de couleurs d’aniline de eFlin acheta le brevet, moins par conviction 1—e contrainte par un bon client, praticien "Périmenté, qUi se trouvait là lors des pour-Perlers et qui lui prédit monts et merveilles, "algré la fugacité à la lumière. Le peu de Cone •
- . ance que cette maison avait dans son veau produit se fait voir par la circulaire ovée aux maîtres teinturiers. Elle ne Pte que quelques lignes et fait remarquer a matière colorante en question n’est ni “0llde à i , . EE
- tej d la lumière, ni aux acides. Certains eat riers furent cependant éblouis par Té-deyd" nouveau colorant et ils essayèrent paPPliquer à leurs marchandises.
- grand désastre vint détruire les
- dernières espérances : une grande partie de cotonnades teintes en rouge Congo fut expédiée aux Indes. Lorsqu’on déballa la marchandise, le beau rouge avait disparu et on ne trouva qu’un gris terne. Les recherches faites à ce sujet ont prouvé que la nouvelle matière colorante était tellement sensible aux acides, que l’acide carbonique, même contenu dans l’atmosphère, avait suffi pour l’altérer complètement.
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lec eurs.
- TEINTURE EN COULEURS DÉGRADÉES différentes des étoffes d'ameublement et autres tissus pour décoration
- Par la Société Steuding et Goldstein.
- Le procédé de teinture se rapportant à la présente invention est destiné en principe à produire sur de la peluche ou d’autres étoffes analogues des dégradations de couleurs différentes en vue de leur donner l’aspect de fourrures d’animaux.
- Cette teinture s'exécuie de la manière suivante : on soumet les tissus terminés, avant toute teinture, à un apprêtage ordinaire, puis on les lie par en dessous, en des points multiples, à l’aide d’un fil fin et sec. Pour effectuer ce liage de la peluche, on saisit celle-ci en plusieurs points convenables pour en former des touffes ou des pelotes que l’on lie fortement au moyen d’un fil. De cette manière, les touffes prennent une forme pointue avec de nombreux plis.
- Les points qui seront dirigés vers le bas seront le plus en contact avec le bain de teinture et en seront conséquemment plus fortement imprégnés, tandis que les surfaces liées les unes sur les autres en prendront moins,
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- Il en résultera que ces différentes surfaces auront des intensités de coloration différentes et affecteront des dégradations variées.
- Cet effet de dégradation peut encore être augmenté en liant une seconde fois les touffes au-dessous du premier fil, afin de constituer une touffe double. La manière de rassembler l’étoffe, en vue d’y former lesdites touffes, permet de faire varier les dessins que l’on veut figurer, en les répartissant plus ou moins régulièrement sur la surface de l’étouffe. Ainsi, on peut réaliser des dessins étoilés ou en forme de rosettes en réunissant plusieurs points du tissu pour les lier simultanément.
- La teinture étant terminée, on enlève les fils de liage et on achève l’apprêtage des tissus par le lainage, le calandrage, le tondage, etc.
- On peut soumettre à ce nouveau procédé de teinture des peaux d’animaux ; lorsque ces peaux jouissent de poils blancs et longs, on enroule ceux-ci en des points convenablement choisis, en petits rouleaux qu’on lie ensuite pour les exposer au bain de teinture.
- COMPOSITION POUR LE GLAÇAGE DES COLS des manchettes, des devants de chemises, etc.
- Par M. Charles-Hjalmar Huss.
- Cette composition, propre au glaçage des cols, des manchettes, des devants de chemise, etc., permet de glacer le linge sans l’application de rouleaux ou de fers spéciaux, par conséquent avec peu de travail.
- Elle est formée d’un mélange de salpêtre, de borax, de glycérine et d’eau.
- Le salpêtre et le borax sont dissous ensemble dans l’eau et la glycérine y est ajoutée ensuite. Un mélange ou composé de 1 gramme de salpêtre, del 112 gramme de borax dissous ensemble dans 3840 grammes d’eau, auquel on ajoute après dissolution 480 grammes de glycérine pure, donne une composition de glaçage qui fournit de bons résultats en pratique.
- On applique cette composition sur le linge, après l’avoir lavé et repassé de la manière ordinaire. L’application se fait par aspersion ou
- à l’aide d’un linge que l’on a trempé dans la composition, ou au moyen d’une éponge ou par tout autre voie convenable. On met de la composition sur l’objet à empeser jusqu’à ce qu'il en soit humecté. Le linge est alors repassé de nouveau et l’effet de ce repassage est de convertir la composition en une glaçure raide qui donne à l’objet traité beaucoup de brillant et de fini.
- TONDEUSE produisant des dessins sur velours Par MM. Motte-Bossut fils et Mengers.
- Cette machine est basée sur le principe connu qui consiste à repousser en dehors certains endroits du tissu pour ne soumettre que ceux-ci à l’action de la tondeuse qui en raccourcit ou en enlève le poil, laissant tout le reste de la pièce intact.
- Il existe déjà un dispositif dans lequel un ruban sans fin, pourvu d’aspérités faites d'une matière flexible et représentant dans leur agencement le dessin à reproduire,passe ave le tissu et en dessous de celui-ci sur l’arête I supérieure de la plaque fixe de la tondeuse Toutefois, le travail obtenu à l’aide de ce dis 1 positif laisse beaucoup à désirer, par la raison | que l’arete tranchante de la plaque fixe de 81 tondeuse n’admet pour la formation des aspe | ri tés destinées à produire des saillies sur 3 I surface du tissu, qu’une matière molle etfex I ble, alors que pour un travail convenable ce I mêmes aspérités devraient être établies 6 I une matière dure et rigide. I
- Dans la machine faisant l’objet de laPre I sente invention, on se sert de boutons en 1119 | tière dure et résistante pour refouler en de. I hors cel'es des parties du tissu qui seule | doivent être tondues. Ces boutons, de la for" I ’ §0 du dessin à reproduire, s’appliquent 0", forment sur la surface d’un cylindre que g substitue à l’ancienne plaque fixe de la tol | deuse. •
- (Reproduction interd^
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- ETUDE
- SUR UN
- GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS
- Qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique
- Par M. Alfred Villain, chimiste-teinturier. [Ouvrage récompensé par la Société industrielle du Nord de la France )
- A Monsieur le Président du comité des Arts chimiques.
- Les progrès réalisés dans ces dernières années en teinture et en photographie m'auto-"isent à tenter d'étudier la question que la Société industrielle du Nord met au concours cette année :
- * Etude sur un nouveau genre d’impression sur tissus, qui pourrait recevoir dans le Nord “ne application pratique. »
- Pour que ce nouveau genre d’impression Paisse avoir une application pratique, il est, e crois, nécessaire qu’il remplisse certaines conditions, comme entre autres : un prix de "evient peu élevé, facilité d’exécution, solidité “es teintes imprimées, une très grande va-"eté et une parfaite exactitude des dessins Pouvant être imprimés. Je ne pense pas trop "avancer en vous disant, dès maintenant. 1e le procédé que je vais vous soumettre ré-Pond à tous ces desiderata. — En effet, pour " 7 francs, on peut obtenir 15 à 50 kilos de HEsus imprimés (suivant l’importance des .sins); tout dessins quel qu’il soit, peut fa-“ilement être reproduit même avec des demi-“eintes ; les nuances obtenues peuvent être considérées comme inaltérables, car elles Sont faites par les produits tinctoriaux qui sont les seuls jusqu’à ce jour donnant de vé-"tables teintures solides. Plus de machines, rouleaux à imprimer, l'impression s’ob-ant comme pour les épreuves photogra-igues par la lumière solaire ou par une aplere artificielle. Tout dessin original peut e reproduit avec ses moindres détails sans "ide de l’artiste graveur ou de la machine à snver; pas de teintes plaquées, mais des es et des 1[2 teintes bien fondues et pos-
- ; sédant du détail jusque dans les ombres ; pas [ de teintes plates, ni superposées, mais une I impression donnant du relief et l'exactitude de l’image primitive.
- Certes, je ne suis pas le premier qui ait eu l’idée d’essayer des reproductions ou des impressions sur tissus à l’aide de la lumière, mais si l’idée même n’est pas nouvelle les résultats obtenus peuvent être considérés comme nouveaux, car certains produits que j’emploie ne sont pas très anciens et n’ont pas encore été utilisés pour ce genre d’impression. Mais, afin que vous puissiez mieux juger de la différence qui existe entre mon procédé et ceux connus, permettez-moi de passer ceux-ci en revue et de les comparer avec celui que je pense vous proposer.
- Je ne puis commencer cette étude sans remercier M. De Luynes, professeur au conservatoire des Arts et Métiers, dont les cours m’ont permis de connaître à fond les produits de teinture que j’emploie pour mon procédé, et M. Ch. Gravier, professeur de photographie à l’Association philotechnique, qui m’a initié aux travaux photograghiques.
- Voici, maintenant, comment j’ai été amené à utiliser pour l’obtention d'impressions photographiques de teintes diverses les matières colorantes que je vous indiquerai plus loin.
- Exerçant la profession de chimiste-teinturier, j’ai eu, comme beaucoup de mes confrères, des ennuis dans l’emploi des sels de chrome comme mordants, et je n’attribuai» les inégalités de teintes qu’aux inégalités d’oxydation, de températures et de séchage.
- Il y a trois ans, m’occupant depuis peu de photographie comme amateur et voulant m’initier à toutes ses applications, j'ai suivi les cours de mon cher maître, M. Gravier. Lorsque M. Gravier nous a parlé des différentes actions de la lumière sur les sels de chrome, j’ai voulu voir si ce n'était pas la lumière qui me procurait les inégalités que je constatais en teinture. Je n’ai pas eu besoin d’un grand nombre d’expériences pour me convaincre et constater les effets de la lumière
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- sur les tissus mordancés aux sels de chrome.
- Dès lors, j’ai pensé qu’on pourrait peut-être, pour obtenir des impressions photographiques colorées par voie de teinture, utiliser les produits que M. De Luynes nous avait indiqués comme se fixant à l’aide des sels de chrome, dont il nous avait expliqué les différentes propriétés et dont l’importance est de donner des teintures pour ainsi dire inaltérables. Je me suis donc mis à faire quelques essais que, dès 1830, je montrais et distribuais à certains de mes amis.
- Parmi les différents procédés d’impressions photographiques et colorées par voie de tein-ture sur tissus ou sur papier, nous trouvons :
- 1° Le procédé dit par imbibition. — Si l’on prend une feuille de papier ou un morceau de tissu albuminé ou gélatiné, sensibilisé dans un bain de bichromate d’ammoniaque, qu’on l’expose sous un cliché ou un dessin quelconque, la lumière viendra à travers les blancs insolubiliser et imperméabiliser la gélatine et imprimer comme en teinture des réserves. Cet effet étant produit, qu’on dépouille le papier par un lavage à l’eau cyanurée, de tous les sels de chrome non impressionnés et que l'on mette flotter cette feuille ou ce tissu sur un bain colorant quelconque, par exemple de violet méthyl, de fuchsine ou d’éosine ; partout où la lumière n’a pas réagi et par conséquent formé de réserves, la matière colorante pénétrera la gélatine ou l’abumine et reproduira le dessin primitif dans la coloration choisie, et il ne restera plus à enlever, par des bains légèrement acidulés et n’altérant pas la teinture, que le sous-chromate formant les réserves. Ce procédé connu depuis fort longtemps donne un positif d’un positif, un négatif d’un négatif, mais ne peut donner des épreuves offrant une grande résistance à la lumière, car, comme chacun le sait, la plupart des matières colorantes dites d’aniline, se fixant sur albumine ou gélatine sont très fugaces ; de plus ce procédé ne peut donner facilement des demi-teintes.
- 2° Procédé Kopp. — Kopp, en 1863, à la
- Société industrielle de Mulhouse, proposait le chromate-potassico ammoniaque comme sel sensible et capable de former un mordant tinctorial sous l’action de la lumière. L’hydrate d’oxyde de chrome provenant de l’élimination complète, par des rinçages en eaux alcalines ou simplement calcaires, de tout l’acide chro-mique fixé sur la fibre, fait fonction de mordant ; il s’en suit qu’on n’a qu’à plonger le papier ou le tissu ainsi modifié dans un bain de teinture d’une matière colorante, pour que l’image, de vert pâle qu'elle était, ressorte avec les nuances produites par cette teinture véritable.
- Tous les bois tinctoriaux de campêche, de fernambouc, de fustet, de brésil, bois jaune, orcanette, quercitron, etc.,etc.,écrivaitKopp»
- se prêtent facilement à ce genre de transfor-mation. Pour le bois de campêche, il n’est pas nécessaire que Cr(2 soit entièrement transformé en Cr203, il suffit de laver suffi'
- samment pour qu’il ne reste plus de chromât® non décomposé sur et dans la fibre du papier ou du tissu. L’acide chromique en petite quantité qui reste encore combiné à l'oxyde de chrome opère favorablement en modifia111 en bleu noirâtre la teinte du campêche. Aussi au bout de quelque temps d’immersion dans un bain de campêche récemment préparé et chaud, l’image se colore-t-elle en teinte nor râtre extrêmement foncée. Les blancs devien
- nent même fortement colorés au bout d un certain temps, mais il est facile de les rétabliri après avoir lavé le papier ou le tissu teint on le plonge dans une solution très étendue et tiède de chlorure de chaux, ou les partie non mordancées blanchissent, assez rapide ment et l’image ne tarde pas à réapparaître' On arrête la réaction lorsque le ton voull
- s’est produit, on lave et on fait sécher.
- Un des grands inconvénients de ce proce est l’emploi des bois tinctoriaux qui, sans t0. jours teindre la fibre, la pénètre entiêrem cependant, et lorsqu’on emploie le chlorure chaux on risque fort soit de voir toute l‘imd8. disparaître ou tout au moins les demi-tein
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- dès qu’on veut obtenir des blancs purs. Avec les produits que je conseille, rien à craindre de ce côté, car les teintures ou impressions ne s’établissent qu’aux endroits mordancés et un simple lavage suffit quelquefois pour avoir des blancs. Avec les matières colorantes autres que le campêche, on peut opérer d’une manière analogue en modifiant l’opération suivant les circonstances et la nature particulière de la matière tinctoriale. Comme vous le verrez par la suite, c’est surtout des données de Kopp que je me suis inspiré, mais les produits tinctoriaux conseillés par ce savant chimiste ne pouvaient offrir une grande résistance aux actions de la lumière, des alcalis et des acides, de plus les produits quej'em-ploie maintenant n’avaient pas encore vu le jour.
- 3° Procédé Philippe. — En 1872, M. Phi-lippe prenait un brevet pour un procédé d’ap-plication des composés chromatés et des sels d’aniline à la reproduction de dessins par la lumière. Domme Kopp il conseillait le mélange de bichromate de potasse ou d’un autre bichromate métallique avec le chromate neutre d’ammoniaque, ou le mélange à équivalents egaux de bichromate de potasse et d’ammo-nlaque, et, pour obtenir du noir, il se servait l'un bain acide d'aniline. Voici, du reste, d après son brevet, comment il fallait procéder ;
- « Je prépare mon papier, qui est albuminé, " en le passant sur un bain de bichromate de " cuivre et d’ammoniaque à 10 %.
- « Après un séchage parfait, j’expose sous " un négatif ; aussitôt formation vigoureuse " de l’image, je la sors du ehâssiset la plonge " dans l’eau ordinaire, ou dans l’eau addition-" née de 1/2 pour, cent de cyanure de potas-" sium jusqu’à entier dépouillement des * blancs. Une fois égouttée, j’introduis *1 épreuve dans un bain oxalate d’aniline * ‘rès acide selon cette formule •
- Eau....................... ICO gr.
- Açide oxalique.;,...., 6»
- Acide nitrique,... ,, 6 »
- Huile d’aniline....... 1 gr. 50
- « Tout autre bain acide d’aniline peut être « employé. En quelques minutes, la réaction « est achevée et l’image se dessine en vert « plus ou moins foncé suivant la force du trait « et la gradation des teintes. A ce moment je « retire l’épreuve du bain d’aniline et toute a imprégnée d’acide je la plonge dans une soft ‘ution d'hyposulfite de soude (5 à 10 %) ou « de sulfure alcalin , où elle passe rapide-« ment du vert foncé au vert jaune surtout « dans les demi-teintes. Aussitôt cet effet ob-« tenu (guelques secondes suffisent), je retire « l’épreuve et je la glisse dans un bain très « faible de chromate neutrede potasse (1 %) « où elle ne tarde pas à prendre un ton bleu « verdâtre. Je lave alors dans l’eau ou ce qui « est mieux dans l’eau légèrement alcalinée « par 1 % de carbonate ou phosphate alcalin, a jusqu’au virage au noir bleu ou pourpre et « l’épreuve est terminée. Le seul péril à « craindre ce sont les émanations et les con-« tacts acides surtout ; sous cette influence les « sous-chromates de chrome et de cuivre « tendent à se désoxyder et à former des sels * verdâtres ; le noir d’aniline et le sous-sol de « violaniline, en absorbant lentement l’acide, « verdissent aussi et l’aspect général s'as-« sombrit désagréablement. »
- Comme vous le voyez, l’auteur lui-même reconnaît les inconvénients et le peu de sta-bité des épreuves obtenues por son procédé. J’espère que le produit noir que je recommande remplacera avantageusement ce noir d’aniline ; je dis j’espère, car le produit est si nouveau que je n’ai pas encore pu en connaître toutes les propriétés.
- 4° Procédé Willis. — Il existe aussi le procédé Wijlis qui donne des épreuves noires à l’aide des vapeurs produites par une solution d’huile d’aniline dans la benzine et qui se fixent sur un papier imprégné d’une solution de chromate.de potasse et d’acide phospho-rique. Les endroits impressionnés par la lumière ne donnent pas de coloration : on obtient donc une image positive d’un positif.
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- Comme dans le procédé Philippe, le noir d’ani-line ainsi formé verdit sous l’action de l’air, de la lumière et des contacts acides.
- Il y aurait cependant un moyen de rendre toutes ces épreuves plus solides en leur donnant un léger bain chaud de bichromate de potasse faiblement acidulé, comme cela se fait en teinture pour ces mêmes noirs d’aniline. Mais le procédé n’en serait pas plus em-ployable industriellement et on ne pourrait avoir qu’une seule nuance, le noir.
- 5° Procédé à la primuline. — Quittons maintenant les sels de chrome comme sels sensibles pour étudier le procédé dit à la primuline. MM. Green, Cross et Bewan ont découvert, dans un dérivé de la primuline, un corps diazoïque assez sensible à la lumière pour pouvoir être utilisé à obtenir des impressions par la lumière.
- (A suivre.)
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l’usage du « classeur parisien » pour relier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accompagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- LES ÉCHANTILLONS DE TISSUS POUR L’ESPAGNE
- Il résulte d’une récente communication de l administration des postes espagnoles que, pour être admis en franchise de douane en Espagne, les échantillons d’étoffes, de tissus, de feutres et de papiers peints expédiés sous forme de colis postaux, doivent répondre aux conditions suivantes : 1 longueur maximum : 0m.40;2e largeur : la largeur de la pièce, si
- elle est bien délimitée par la bordure; dans le cas contraire chaque échantillon ne doit pas excéder un carré de 0 m. 40 de côté ; 35 les échantillons de l’espèce doivent en outre être rendus inutilisables au moyen de coupures pratiquées de 20 en 20 centimètre dans le sens de la largeur. Les échantillons qui ne remplissent pas ces conditions sont frappés d’un droit de douanes à leur entrée en Espagne.
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE PARIS (4e ch.) Présidence de M. BRESSELLE
- Audience du 16 juin 1893
- CHEMINS DE FER. — TRANSPORT DE MARCHANDISE. — DEMANDE DU TARIF LE PLUS RÉDUIT.-TARIF GÉNÉRAL APPLIQUÉ A TORT. DÉTAXE. — DEMANDE EXPRESSE. — ÉQUIVALENT.
- Si les conditions insérées dans certains tarifs spéciaux, pour le transport des marchandises sur les chemins de fer, et devenues la loi des contrats de transport par l’approbation de l’autorité supérieure, prescrivent aux expéditeurs la demande expresse de ces tarifs, aucune formule rigoureuse n'a été impose6 pour l’expression de cette volonté.
- Par suite, lorsque des marchandises ont été expédiées avec demande, sur les déclaration® d’expédition, du tarif le plus réduit, dans un cas où il n’existe pas d'autre tarif spécial qu’un tarif dit tarif commun,celui-ci se trouve nécessairement désigné comme le tarif requlB et doit être appliqué, à l’exclusion du tarif général.
- M. Guérin avait reçu, au cours des année® 1888 à 1890, diverses expéditions de marchan dises par le chemin de fer de P’Ouest.
- Les expéditeurs avaient requis l’applica tion du tarif le plus réduit.
- Néanmoins la Compagnie avait cru devorr appliquer les prix du tarif général.
- M. Guérin prétendait qu’elle aurait dû fair. l’application d’un tarif plus modéré, dit tar
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- t ext
- commun n. 82, et réclamait le remboursement des sommes perçues en trop.
- Mais la Compagnie opposait à M. Guérin un avis homologué avec le tarif commun n’ 82, aux termes duquel le prix dudit tarif ne sont applicables qu’autant que l’expéditeur en aura fait la demande expresse, étant stipulé, qu’à défaut de cette demande préalable, l’expédition serait taxée, de droit, aux prix et conditions du tarif général.
- La Compagnie, estimant que la demande du tarif le plus réduit ne pouvait équivaloir à la demande expresse du tarif commun n* 82, refusa le remboursement.
- Le Tribunal de commerce de la Seine saisi par M. Guérin de sa demande de détaxe, l'en a débouté par un jugement en date du 29 juin 1892
- M. Guérin a formé appel de ce jugement.
- La Cour y a fait droit, après avoir entendu Mes Chamboissier et Duverdy, avocats en leurs plaidoiries, et M. Harel, avocat général, en ses conclusions, dans les termes suivants :
- » La Cour,
- » Au fond considérant que Guérin réclame des détaxes sur le prix de transport des mar-chandises qui lui ont été expédiées avec de-mande sur les déclarations d’expéditions, de 'application du tarif le plus réduit ;
- » Qu’il ne peut être méconnu que les expéditeurs ont ainsi manifesté leur intention d’exclure le tarif général pour faire usage du tarif plus économique existant à côté du tarif général ;
- » Que dans des cas où il existait, tout à la fois Un tarif spécial et un tarif commun, une Pareille demande a dû, en raison de son ambi-8uité et de son défaut d’indication suffisante du tarif réellement réclamé, être considérée comme n’équivalant pas à la demande expresse exigée par l’application du tarif com-mun, mais que, dans l’espèce, il n'existait pas de tarif spécial autre que le tarif commun ;
- » Que celui-ci se trouvait, dès lors, néces-sairement désigné comme le tarif requis ;
- Qu’ainsi que l’a jugé la Cour de cassation, à la date du 28 juin 1877, si les conditions insérées aux tarifs spéciaux et devenue la loi des contrats de transports par l'approbation de l’autorité supérieure prescrivent aux expéditeurs la demande expresse de ces tarifs, aucune formule rigoureuse n’a été imposée pour l’expression de cette volonté ;
- » Que c’est donc à tort qu’au lieu du tarif commun qui était réclamé sans équivoque possible, il a été fait application, dans la cause, du tarif général;
- » Considérant que les mêmes motifs conduisent à la même solution pour les expéditions faites à Guérin avec demande du tarif spécial;
- » Que les conclusions dudit Guérin sont justifiées à concurrence de la somme de 51 fr. 10 à laquelle il a, d’ailleurs, réduit sa demande devant la Cour ;
- » Considérant que l’appelant demande des dommages-intérêts contre la Compagnie intimée, à raison du préjudice qu’elle lui aurait intentionnellement causé par son indue résistance à ses réclamations, mais qu’il ne rapporte aucune preuve des intentions vexatoires par lui prétendues et que ses conclusions, de ce chef, ne sauraient être accueillies ;
- » Par ces motifs,
- » Infirme le jugement dont est appel en ce qu’il a déclaré Guérin mal fondé én toutes ses demandes, fins et conclusions et l’a condamné aux dépens ;
- a Décharge Guérin des dispositions et condamnations qui lui font grief;
- » En mandant et statuant par décision nouvelle, condamne la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest à payer à Guérin la somme de 51 fr. 10, avec les intérêts de droit ;
- » Ordonne la restitution de l’amende et condamne la Compagnie du Chemin de fer de l’Ouest à tous les dépens de première instance et d’appel. »
- observation.— De ce qu’aux termes des tarifs spéciaux d’un chemin de fer, l’applica-tion de ces tarifs ne doit avoir lieu qu’autant que demande expresse en a été faite par l’expé-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- diteur dans la-lettre de voiture, iln’en résulte pas que cette demande doive être faite dans les formes ou en termes sacrementels. Ainsi il a été jugé que la déclaration d’expédition portant ses mots : « Toiles voyageant en vrac », a pu être considérée comme constituant la demande, et dès lors, comme motivant l’application à cette expédition du tarif spécial relatif aux toiles non enveloppées. (Cass. 31 mai 1874, S. 74, 1, 275. — Bedar-ride, Des Chemins de fer, t. 1, n- 52 et s.) De même devrait être considérée comme une demande suffisante pour motiver l’application d’un tarif spécial la formule « Port payé avec les tarifs les plus réduits sur tous les réseaux. » (Cass. 28 juin 1877, S.'79. 1, 478. — V. aussi Cass. 9 avril 1877, S. 77, 1, 477).
- Mais la simple désignation de la nature de la marchandise sur les notes d’expédition serait insuffisante pour impliquer soumission de l’expédition au tarif spécial quand ces marchandises figurent dans la nomenclature du tarif ordinaire, aussi bien que dans celle du tarif spécial. (Cass. 17 janv. 1866, 1,46.)
- A plus forte raison, la demande de tarif, spécial ne saurait être remplacée par une convention tacite résultant de faits antérieurs à l’expédition des marchandises, notamment d’une série d’expéditions exécutées dans le délai du tarif spécial sans réclamation de la part de l’expéditeur. (Cass. 9 juin 1875 S. 75, 1,317.)
- Ainsi la demande peut-être expresse, mais n’exclut point l’emploi d’équivalents dans la manière dont elle est formulée, et c’est aux juges du fait qu’il appartient de décider souverainement si l’expéditeur s’est exprimé d’une manière suffisamment précise, et le contrôle de la Cour de cassation se bornera à la question de savoir si les Tribunaux, en appréciant ainsi les faits, n’on pas violé la loi, qui exigé une demande expresse. (Cass. 9 avril 1877, S. 77, 1,477,).
- Toutefois, les expéditeurs peuvent être relevés explicitement ou implicitement par une Compagniede l’accomplissement desformalités
- exigées par leurs tarifs pour la soumission aux tarifs spéciaux (Cass. 17 février 1869 S. 69,1, 158). Et lorsque la marchandise dont la Compagnie doit effectuer le transport est comprise à la fois dans le tarif spécial et dans le tarif général, les juges du fond sont appréciateurs souverains des termes dans lesquels sont conçues les lettres de voiture pour décider lequel des deux tarifs a été demandé. (Cass. 5 juin 1872. 8, 73, 82.)
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- Nous recevons au journal de nombreuses réclamations de nos lecteurs au sujet de leurs assurances.
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- ^Formation, de la Société en nom collectif POITELET et Cie, blanchisserie, 56, rue du (hâteau, à St-Leu. — Durée : 10 ans. — Cap.: >000 fr. — Acte du 27 août.
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- Mme Courtat a vendu un fonds de teinturerie, 75, rue Miromesnil.
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- 4° De n’exiger le nettoyage parcourant inverse qu’à de longs intervalle^
- 5° De n’avoir aucun organe mécanique cause d dépense, de travail 6 d’entretien ;
- 6° De, n’exiger auc. démontage et remontage, ni nettoyage de matière filtrantes au dehors d filtre, ni remplacement d matières filtrantes, toule, manutentions coûteuse qui entraînent à une peT . de temps et doivent eti faites par des ouvrier exercés.
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- Voir l’article paru dans ce journal le 20 août 1893 Purification des eaux destinées à la teinture-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l'IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Apprêts, 1
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- —xcken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de —Ter et de cuivre.
- Morel (G.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine latdmarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
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- -e Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue ces Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône). . + s
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- -oppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
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- -ouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-pastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang -Pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. -elbault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Je)4‘, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
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- och(N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du ' Jury, Epinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et -appret.
- raverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- noux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-socsure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
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- dit.o anonyme des amidonnerie et glucoserie s 7aubourdin. Etablissements Verley frères. Amidon Soesclal pour apprêts et industries,
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- Not (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue moder 2 ame -des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix
- Kar. Aniline coueS (Jean), 19» rue d’Enghien, Paris, dépositaire des Freurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm RucrlSayer. Usine à Fiers (Orne).
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- Wei—— -, Apprêts divers nerdt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- G, Apprêts (Machines d’) osselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Dela, Barques (Fabricants de) cuivpche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en Janie. Ta barcoubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et lues en sapin, cuveaux, bénots. r ,
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris, Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sêe (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
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- Benzines
- Deutsch (Les fils de A,), 58, rue de Châteaud'in, Paris.
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- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure), Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronzé en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d Or). Cartons lustres pour apprèteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers. , .
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marins Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon r (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rué des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème et cristaux de tartre. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 K. Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault); Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, àTromblaine,près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Mémbre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour ‘issage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine. •
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traits d’orseille. Sulfates et carmins d'indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Deroche), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée cou* centrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perrets (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro: duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon.
- Rhône. Machines à vapeur, essoreuses, pompes. Tables 2
- - repasser. Machines à imprimer, brevetées s. g. d. g-, SyS" tème « Samuel ».
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales de procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bol ches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouse Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année— No 21. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Novembre 1893
- SOMMAIRE
- CACHOU DIAMINE (suite et fin).
- LES RUSSES A LYON.
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- SUR UN GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS (suite).
- assurances.
- guide-adresses.
- Renseignements commerciaux. — bibliographie. — cours. — annonces.
- CACHOU DIAMINE
- ( Suite et fin)
- Dans le numéro du 20 septembre dernier, Jai parlé de cet intéressant produit, dont des échantillons ont été donnés dans le numéro du 5 octobre, pour les principaux types.
- Dans le numéro du20 octobre, j’ai écrit, dans 1 article Blanchiment des tissus, une phrase qui "été mal interprétée. Quand je dis que je re-8rette les progrès modernes dans les couleurs, Ce n'est pas d’une manière absolue, mais au Point de vue de la main d’œuvre. Or, le sort de l ouvrier n’est pas un facteur négligeable dans la question sociale, d’une part, et, d’autre Pert, les patrons ne peuvent cependant faire 68 sacrifices qui seraient non seulement onereux, mais les ruineraient. Les nouvelles couleurs et surtout les dernières nouvelles couleurs ont non seulement bouleversé la tein-"e, mais en ont encore bouleversé les ter-nes économiques. Adieu les manœuvres in-erminables de la vieille teinture.
- one“ant à la solidité du cachou diamine, est très grande en ce qui concerne les G8ents chimiques ; les modes de teinture l'in-—ent, mais pour les articles de grand rien“blement, c'est un produit nouveau, et ne fait prévoir qu’il restera moins beau petle vieux cachou. Dans tous les cas, on ne
- Tlen affirmer de ce qui arrivera avec cette
- nouvelle nuance. Dans les articles d’ameublement, je crois que le soin apporté joue un grand rôle dans la conservation des couleurs, même des vieilles. La lumière éclatante vient à bout de tout.
- J'ai laissé dans le numéro du 20 septembre le cachou diamine sur la teinture avant le développement.
- Il y a deux développeurs :
- Le développeur AD.
- On manœuvre le coton pendant 114 d’heure dans un bain froid contenant pour 50 kg. de coton.
- Développeur AD, 750 gr.; acide chlorhydrique, 350 gr.; eau pour dissoudre, 20 litres.
- Avec le phénol, on opère de même à froid, pendant un quart d’heure. Sur un bain de phénate de soude, pour 50 k. de coton, on prend :
- Phénol, 950 gr.
- Soude caustique, 400 B. 1200 gr.
- 20 litres
- Comme précédemment,on ajoute cette solution au bain préparé pour développer 50 k. de coton, c'est-à-dire à l’eau froide.
- Et après 1/4 d’heure de manœuvrage à froid, on écarte le bain, on savonne légèrement, on rince.
- Marius Moyret.
- (Reproduction interdite.)
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- O «O d
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- LES RUSSES A LYON
- -—- Jet la soierie lyonnaise
- Je ne viens pas vous entretenir, chers lecteurs, du faste des réceptions franco-russes à Lyon et ailleurs, cela a été tellement décrit, que ce serait du ressassage. Cela tourne aux contes des Mille et une Nuits.C’est de la féerie, ni plus ni moins. Les Russes ont d’ailleurs été reçus en véritables conquérants, en Asiatiques du nord de l’Asie. On se reporte, en lisant les comptes rendus de Toulon, Paris, Lyon, aux fêtes de Samarcande pour les couronnements de Gengis Khan et de Tamerlan.
- Ce dont j’ai à vous entretenir, c'est des ca-deaux offerts par la Chambre de commerce de Lyon, au nom de la soierie lyonnaise, à l’impé-ratricede toutes les Russies. Etendards sacrés, drapeaux, ‘robes, etc., jamais rien d’aussi beau n’avait été produit en tissus, velours, damas-sés, brochés, etc. Lyon s’est surpassé, espé rons que cela aura un heureux résultat au point de vue des affaires et que la mode en viendra à la cour de Russie. Dans les articles riches, Lyon est inimitable.
- Mais, à côté de cela, ayant déjà pas mal ob servé, je ne veux pas jeter une note discordante dans cette réception, mais ne va-t-on pas trop loin. Je laisse de côté les questions politiques; je ne suis pas dans les secrets des cours. Est-il bien utile, sous prétexte d’amitié, de faire visiter nos usines, etc., à nos amis du jour.
- Nous avons déjà eu les Anglais après 1854, les Italiens après 1859, sans compter l’engouement pour les Allemands, de 1856 à 1870, sans compter les Espagnols de 1840, les Polonais, les Circassiens, les Hongrois de 1849, etc.
- Je connais le caractère des Russes; il n'est pas prime-sautier, il n’invente pas; il estfranc, loyal et surtout patriote et dévoué au tzar. Pierre le Grand nous a donné un exemple; il est observateur, reproduit facilement ce qu’il a vu Taire. Il veut se passer, comme industrie, de tous les peuples. Ne lui montrons pas trop, sans nécessité absolue, nos usines, nos arse
- naux, etc. Nous sommes un peu trop confiants en France, et les alliances en politique sont des choses très éphémères.
- Le Russe se passera de nous pour les articles courants; en soierie Moscou, qui est le Lyon de la Russie, en plus grand, nous supplantera un jour pour la soie sur les marchés de l’Asie. Déjà le marché nous est à peu prës fermé pour la Russie et dans les articles courants.
- Sur ce, tout en acclamant nos amis, défendons notre industrie.
- Marius MOYRET
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- (Suite)
- En traitant le rouge Congo après teinture dans un bain alcalin (p. ex. soude calcinée si*1' cate de soude, phosphate de soude) et en don
- nant ensuite une passe en sulforicinate d’an moniaque (huile pour rouge turc), les teinte résistent mieux à l’influence de l’atmesphëre Malgré le peu de résistance que le rouge Con offre à l'influence des acides et de la lumière
- cette matière colorante est beaucoup en ployée, surtout pour les articles destinés9 l'exportation. On l’emploie de même pour 185 articles peu exposés à la lumière et pour 18 bon marché, tricotages, jupons, etc. 34 connu un maître teinturier qui l'appliquait ses cotons, destinés à être tricotés à la m8
- 09 chine, de concert avec du blanc. Lorsque. marchandises n’étaient pas vendues rapide ment. le rouge devenait terne et grisâtre fort Pour le raviver, il avait trouvé un moyen ingénieux, sans mouiller ses tricots, qui s" cela auraient coulé dans le blanc. Il les e^ F sait, pendant quelques minutes, dans unecal 1 bien fermée à l’action de l’ammoniaque. AP le rouge Congo parut sur le marché un C0 brillant, montrant moins d’affinité po" . fibre végétale, mais résistant un peu mie—
- l’action des acides.
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- Peu de temps après le rouge Congo, les fabriques d’Elberfeld mirent en vente un dérivé de la tolidine la benzopurpurine. Il existe plusieurs marques de ce colorant, 1 B, 4 B, 10 B, etc. Tous ces colorants ne sont pas sensibles d 1 acide carbonique de l’atmosphère. La marque 4 B est aussi brillante que la rouge Congo et trouve une application plus étendue. La marque I B fut la première matière colo-rante substantive solide aux acides. Après la benzopurpurine, la deltapurpurine apparut sur le marché; elle est vendue sous les désigna-tions de 5 B ét7B. La Manufacture Lyonnaise (. Cassella, à Francfort-sur-le-Mein) mit en vente un produit analogue sous la désignation de rouge-diamine 3 B Des dissensions de bre-vet donnèrent sujet à cette maison de retirer Son produit du marché. Après la deltapurpu-"ne vinrent la rose-azurine et les pourpres de Hesse N. B et D,de la maison Léonhardt et Cie, de Mühlheim-sur-le-Mein.
- Toutes ces matières colorantes, quoique moins sensibles aux acides que le rouge Congo, wnt quand même altérées par un traitement • acide acétique à 10 %. Un rouge très so-"de sortit de la maison Poirier et G. Dalsace Société anonyme des Matières colorantes et Produits chimiques de Saint-Denis), sous la signation de rouge de Saint-Denis. Ce pro-[ est très brillant (appliqué sur coton), so-eaux acides et à la lumière, mais malheu-eUsement son application, comme nous ver-ons plus tard, exige un travail minutieux, Son...—
- , squoiil est impossible d’obtenir des teintes Bales. La nécessité de la soude caustique sa dissolution (6 litres de soude caus-1 7° B. pour 200 gr. de colorant) est un
- 8rand in • , . '
- inconvénient pour le teinturier.
- Ce n‘ 4
- 8on ost pour ainsi dire que pour cette rai-Je cette matière colorante n’a pris jus-onlourdhui qu'Une importance secondaire, colo 8rand progrès dans la fabrication des fat ants directs fut réalisé par l’érica que la c que de Berlin mit en vente en 1888. u0jg..
- d.1 ce colorant montre beaucoup moins " pour la fibre végétale que le rouge
- Congo et la benzopurpurine, il a pris une importance première dans la teinture des roses solides, sur coton. Les roses teints à l’aide de l’érica sont purs, solides aux alcalis et à la lumière ; par l’action de l’acide acétique, ces teintes, sans être beaucoup changées, virent un peu au jaune. Il est difficile d’obtenir des teintes bien fournis avec ce colorant, de sorte que son application de borne aux roses; malgré son prix relativement élevé (25 fr. par kilo), cette matière colorante s’emploie sur une grande échelle.
- Ce produit a trouvé un concurrent dangereux dans la géranine des fabriques d’Elber-feld. Des deux marques G et BB, qui se trouvent en vente, la marque G est la plus usitée. La géranine possède les mêmes qualités que l’érica, mais elle est moins pure; par contre, son prix est beaucoup moins élevé.
- En fait de produits rouges, il nous reste à mentionner la primuline, le Congo rubis, les rouges saumon de la Badische Aniline und So-dafabrik, qui, disons en passant, ne sont pas solides à la lumière ; le rouge diamine solide de la Manufacture Lyonnaise, qui a trouvé une grande application dans la teinture grand teint de la laine, comme nous verrons dans la suite; le rouge et le rose titane de ReadHolli-day, qui sont une imitation peu heureuse de l’érica et qui se remplacent avec succès par le rose azurine. Résumons les qualités principales des rouges et nous trouvons, comme les plus solides à la lumière : l’érica, la géranine, le rouge de St-Denis. Solides aux acides : la benzopurpurine 1 B, le rouge de St-Denis, la deltapurpurine, la géranine. Des rouges solides au chlore, nous n’en possédons point. La géranine et l’érica endurent des bains de chlorure de chaux très dilués.
- Parmi les violets, le violet azo de la maison d’Elberfeld est le plus ancien. Cette matière colorante est passablement solide à la lumière et aux alcalis ; mais elle est fortement ternie par la chaleur, ce qui est un grand inconvénient pour l’apprêtage. En 1889, la maison d’Elberfeld trouva un procédé, par le-
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- quel on rend certains colorants substantifs plus solides à la lumière et au lavage (voir plus loin benzoazurine, bruns de Hesse). Le procédé consiste à traiter au bouillon le coton une fois teint, dans un bain contenant du sulfate de cuivre. En appliquant ce procédé au violet azo, on obtient une teinte variant d’un bleu verdâtre au bleu marine, solide à la lumière et au lavage et ne ternissant plus à la chaleur.
- Il faut cependant remarquer que, par le traitement en sulfate de cuivre au bouillon, les teintes deviennent très ternes (exception faite au brun de Hesse). Les mêmes qualités montrent le violet diamine de la Manufacture Lyonnaise, qui parût plus tard. De concert avec le violet azo parut le Congo Corinthe. Ce colorant est un peu plus terne que le violet azo, tout aussi solide aux alcalis, mais plus sensible aux acides.
- (A suivre.) {Reproduction formellement interdite
- N. B. — Certaines données ont été tirées d’un discours fait par M. le Dr M. Kitschelt, de la maison Fr. Bayer, d’Elbesfeld, au concours des maîtres teinturiers à Crimmitschau.
- Erratum. — L'article qui a été publié dans le numéro du 20 octobre ne fait plus partie « des bleus employés dans la teinture et l’impression du coton », mais bien des colorants substantifs.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion ranalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- MATIÈRES COLORANTES extraites d’hydrocarbures naturels Par M. Hans-Albert Frasch.
- Jusqu’ici, on a employé dans la fabrication d’aniline, d'alizarine artificielle et de matières
- colorantes, base de couleurs et couleurs de même nature, du goudron de charbon provenant d’usines à gaz. Le procédé de transformation ordinaire se résume en une distillation fractionnée du goudron de houille. La série aromatique d’hydrocarbures contenus dans ce goudron de houille fournit la source d’où dérivent ces matières colorantes ou couleurs. Une série alliée ou similaire d’hydrocarbures existe aussi dans le pétrole ou huile minérale naturelle, ainsi que dans ses produits ou résidus de fabrication et ses dérivés, et ce sont justement ces hydrocarbures de la série pétro-lique, distincts des hydrocarbures de la série des goudrons de houille, que M. Frash traite pour obtenir une nouvelle malière colorant® ou base de couleurs.
- En mettant son invention en pratique, On soumet le pétrole brut, ses produits ou résidus de distillation ou bien ses dérivés, à l'ac-lion de l’acide sulfurique, jusqu’à ce que tous les carbures aromatiques, oléines, naphtne5 et hydrocarbures non saturés dans l'huile, soient absorbés par l'acide à l’état de produis oxydés et sulfonés correspondants. Dans Ce traitement, on agite, soit mécaniquement, solt par un jet d’air, le mélange d’acide et d'huile jusqu’à ce qu’un échantillon dont on a laisse déposer l’acide ne se décolore que peu ou point après addition d’une nouvelle quantité d'acide concentré.
- On laisse alors décanter le mélange d'huile et d’acide, jusqu’après, séparation de l'acide d’avec l’huile et l’on soutire après l'acide con
- , leS
- tenant les hydro-carbures aromatiques e•
- substances goudronneuses.
- Puis on chauffe le mélange jusqu’à ce I—e les hydrocarbures qu’il contient se soienl transformés en sulfo-combinaisons et produl. oxydés. Le degré de sulfonation est attel quand la plus grande partie d’un échantila, d’essai se dissout dans une solution cha"
- d’alcali.
- On élimine ensuite l’acide sulfurique libre ce qui peut se faire aisément par neutralis), tion du mélange, ou par des lavages répété
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- es G
- l’eau froide, ou bien encore en précipitant le sulfo-composé de façon à le séparer de l'acide.
- Quand l’acide libre est éliminé, on chauffe le résidu avec de l’eau jusqu'à saturation de celle-ci par les produits les plus solubles. On laisse reposer la solution et on soutire ensuite les produits solubles consis'ant en différants produits plus ou moins sulfonés.
- Pour séparer ces produits, on ajoute du carbonate calcique ou de l’hydrate de calcium ou autre, avec ou sans application de chaleur, etl’on obtient de la sorte un sel calcique 30-lubie et un sel calsique insoluble que l’on sépare par filtration. Au sein d’une solution de ce sel soluble, on précipite la matière colorante en y ajoutant du chlorure de sodium ou tout autre sel dans lequel la matière colorante est insoluble.
- La matière colorante est obtenue sous forme »
- —une poudre jaune, soluble dans l’eau, l’al-c°ol, la glycérine et dans la plupart des hydro-carbures aromatiques. Les solutions ont une fuorescence verdâtre. La matière colorante ortement chauffée émet l’odeur caractéris-Mae de l’huile de charbon. Elle teint en jaune filant la laine et la soie, en solution acidulée. Exposée à l’action de l’acide nitreux ou ni-"ique, elle produit une matière colorante d’un brun rougeâtre.
- FABRICATION DE MATIERES COLORANTES Traités du pétrole et d’autres huiles minérales Naturelles ou bien des produits de leur Stillation ou de leurs dérivés
- Par M. Hans-Albert Frasch.
- Catte invention est relative en premier lieu a “ne méthode de fabrication des matières colorantes par nitration des hydrocarbures contenus dans ces huiles naturelles, et en se-ond lieu au produit ainsi obtenu.
- En
- " mettant l’invention en pratique, on sou-le pétrole brut, les produits ou résidus, al" de sa distillation, à l’action d’un mélange adde SülfUriqUe et d’acide nitrique (1 partie "fidenitrique et 3 parties d’acide sulfurique)
- jusqu’à ce que tous les hydrocarbures aromatiques, oléines, naphtènes et hydrocarbures, non saturés dans l’huile, soient absorbés dans le mélange acide à l’état de produits oxydés et de produits nitrés correspondants. On remue le mélange d’acide et d’huile, puis on laisse reposer ce mélange jusqu’à séparation complète de l’acide d’avec l’huile. On soutire alors l’acide contenant les hydrocarbures aromatiques et les substances goudronneuses. On chauffe le mélange acide séparé de l’huile jusqu’à ce que tous les hydrocarbures qu’il contient soient transformés en produits nitrés ou en produits oxydés. On élimine ensuite l’acide libre, par exemple, en la lavant à plusieurs reprises à l’eau froide, on bien en précipitant le nitro-composé au sein de l’acide.
- Après élimination de l’acide libre, on effauffe le résidu avec de l’eau jusqu’à saturation de celle-ci par les produits nitrés plus solubles. On laisse déposer la solution pour la séparation des matières insolubles et huileuses d’avec les produits solubles que l’on soutire et qui consistent en un mélange de différents produits plus ou moins nitrés. Pour la séparation en question, on ajoute du carbonate de chaux ou bien de la chaux caustique avec ou sans chaleur et on obtient ainsi un sel de calcium soluble et un sel de calcium insoluble. On sépare la solution du précipité et si, à la solution, on ajoute de l’acide chlorhydrique, du chlorure de sodium ou un autre sel dans la solution aqueuse duquel la matière colorante est insoluble, il se précipite une matière colorante rouge-brunâtre qu’on sépare par la filtration.
- Au lieu d’obtenir la matière colorante directement comme il vient d’être dit, on peut l’obtenir indirectement en transformant le sel de calcium en un sel de potassium, d’ammonium, etc., et en séparant la matière colorante comme précédemment.
- Le sel insoluble séparé de la solution ci-dessus mentionnée en premier lieu peut être transformé en un seul soluble par addition de carbonate de soude, de potasse d’ammoniaque
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- A
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- ou d’une autre substance pouvant former avec elle une combinaison ou une matière colorante soluble et déplacer le calcium. La matière colorante elle-même est précipitée au sein de la solution ainsi obtenue, par addition d’acide chlorhydrique, de chlorure de sodium ou de tout autre sel dans la dissolution duquel la matière colorante est insoluble.
- La matière colorante obtenue par la méthode décrite ci-dessus en premier lieu affecte la forme d’une poudre rouge-brunâtre soluble dans l’eau et la glycérine, dans l’alcool et la plupart des hydrocarbures aromatiques. En solution et plus spécialement en so • lution alcoolique, elle a une fluorescence blen-verdâtre. Elle forme un sel de calcium soluble et quand elle est exposée à une forte chaleur, elle émet l’odeur caractéristique de l’huile de charbon à brûler ; elle teint la soie et la laine en brun rougeâtre.
- La matière colorante obtenue par le procédé mentionné en second lieu a une teinte brune bien caractérisée et affecte la forme d’une poudre. Elle a l’aspect on la texture d’une résine lorsqu’elle vient d’être fabriquée, mais peut être pulvérisée. Cette matière colorante est peu soluble dans l’eau froide, mais très soluble dans l’eau chaude. Elle est soluble aussi dans l'alcool et le glycérine, mais très peu dans les hydrocarbures aromatiques. Elle forme un sel calcique insoluble, ce qui la distingue principalement du sel mentionné en premier lieu. Fortement chauffée, elle émet l’odeur caractéristique de l’huile de charbon à brûler et elle teint le coton, sans mordant, en couleur brunâtre.
- FABRICATION DE SULFO-ACIDES au moyen d'huiles naturelles, en vue de la production de matières colorantes
- Par M. Hans-Albert Frasch.
- La présente invention est relative à l’utilisation d’hydrocarbures tels que l’huile minérale naturelle ou pétrole, pour obtenir un corps ou produit pouvant servir à fabriquer des ma'
- tières colorantes ou des bases de couleurs.
- En mettant l’invention en pratique, on traite le corps contenant du pétrole par l’acide sulfurique, jusqu’à ce que la sulfonation se soit effectuée, puis on sépare le produit en ce que, par analogie, on peut appeler les alpha et béta acides, traités ensuite en vue de la production de couleurs ou de matières colorantes.
- L’invention consiste dans le procédé de fabrication de ces deux acides, dans le procédé de séparation de l’alpha acide, et dans le pro duit renfermant les deux acides ainsi qur l'alpha acide. A cet effet, on soumet le pétrole brut, ses produits de distillerie, ses résidus, etc., à l’action de l’acide sulfurique, jusqu’à ce que tous les hydrocarbures, oléines, naphtènes et hydrocarbures non saturés dans l’huile, aient été absorbés dans l’acide à l'état de produits oxydés et de produits sulfonés correspondants.
- La proportion d’acide par rapport à l'huile varie beaucoup suivant la qualité de l’huile en traitement. L’huile brute exige à peu pres 25 %, tandis que le produit, de la distillation exige de 2 à 10 % et les résidus de pétrole de 0 à 5 %, selon la quantité d’acide exista111 dans la substance.
- Dans tous les cas, le mode de traitemen est le même et tel qu’il est indiqué. Le mé lange d’acide et d’huile est agité pendant le temps voulu, puis on laisse reposer jusqu'à ce que l’acide se soit séparé de l’huile; on soutire l’acide contenant les hydrocarbures aroma tiques et les substances goudronneuses: L’huile restante peut être lavée et utilisee tout comme l’huile brute ordinaire, pour 0b tenir des produits de pétrole.
- Le mélange acide séparé de l’acide est al0ni chauffé jusqu’à ce que les hydrocarbures I" renferme se soient transformés en combina sons sulfonées et produits oxydés, etcetral. ment rentre dans l’essence du brevet.
- La sulfonation peut être effectuée sans aP plication de la chaleur, en maintenant le ne lange longtemps en agitation, par exemp pendant 4 à 8 semaines et plus, de façon
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- permettre à l’acide d’agir sur les hydrocarbures.
- Après sulfonation, on élimine l’acide sulfurique libre, ce qui se fait aisément en neutralisant le mélange ou en le lavant à plusieurs reprises avec de l’eau qui se sature des produits sulfones les plus solubles ; on laisse déposer la solution dans laquelle la matière soluble se séparera alors de la matière insoluble et de la matière huileuse. On soutire les produits solubles consistant en un mélange de différents produits plus ou moins sulfonés.
- Pour séparer ces produits, on ajoute du carbonate de chaux ou de la chaux caustique avec ou sans application de chaleur, jusqu’à-près cessation de la précipitation et l’on ob-tient ainsi un sel calcique soluble et un sel calsique insoluble.
- On sépare la solution du précipité. Cette solution renferme ce que, par l’analogie, on appelle l’acide et on sépare le sulfo-acide par addition d’acide chlorhydrique ou de tout autre aside qui déplace le calcium. Cet asulfo-acide est soluble dans l’eau, la glycérine et l’al-c°°l, et partiellement soluble dans la plupart des hydrocarbures aromatiques Toutes ces dissolutions sont d’un jaune verdâtre, avec une “uorescence verdâtre bien distincte. Cette so-ution teint d’une couleur jaune verdâtre la laine et la soie, sans mordant.
- ka substance solide est noir verdâtre à etat pur, apparemment non cristalline, fra-8ile et fond ou coule à environ 180* Far. Son Sel calcique est soluble dans l’eau, comme le sont toqs les gels des alcalis et les alcalis ter-ux, ainsi que la plupart des oxydes métal-Nues, La dissolution est d'un jaune clair ailant et teint la laine et la soie sans mor-ant en solution, en jaune canari brillant ; ces “utionsprésentent également la fluorescence Verdâtre,
- FABRICATION
- au moyen d'huile minérale naturelle, ses dérivés ou les produits ou résidus de distillation, d'un sulfo-acide pouvant servir à la fabrication de matières colorantes.
- Par M. Hans-Albert Frascb.
- • f • - —• y
- il s’agit dans cette invention de l’utilisation des hydrocarbures tels que les huiles minérales naturelles ou le pétrole pour obtenir un corps ou produit pouvant servir à fabriquer des matières colorantes ou des bases de couleurs.
- Cette invention consiste dans la méthode de fabrication du béta acide ainsi que dans le produit acide, en traitant l’huile brute, ses dérivés ou ses produits de distillation, par l’acide sulfurique jusqu’à ce que la sulfonation se soit effectuée, puis en séparant le produit en ce que, par analogie, on peut appeler les alpha et béta acides, au moyen desquels on peut fabriquer des- couleurs ou des matières colorantes.
- Le traitement se poursuit ensuite :
- En éliminant l’acide sulfurique libre.
- En séparant du restant les matières solubles, insolubles et huileuses.
- En transformant la matière soluble en un sel soluble et un sel insoluble en ajoutant, par exemple, du carbonate de chaux ou de la chaux caustique.
- En séparant le sel insoluble et en le rendant soluble en y ajoutant un réactif appro-prié, tel que' du carbonate de soude, de la soude caustique ou une autre substance à même dè déplacer la base représentée dans la solution.
- Et en précipitant dans le sein de ladite solution le sulfo-acide au moyen d’acide chlorhydrique ou d’un autre acide équivalent.
- Le produit de cette fabrication est un sulfo-acide de teinte foncée, soluble dans l’eau, fluorescent en solution, émettant quand il est fortement chauffé l’odeur caractéristique du pétrole et dont le sel calcique est insoluble dans l’eau.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DISPOSITIF nettoyeur et débourreur de fils
- Par la Société dite : The Kerr Thread Company.
- Cette invention est relative à cette classe de dispositifs qui sont employés par les fileurs pour enlever les nœuds ou inégalités de leurs produits et assurer que ceux-ci ne contiendront point de nœuds, rugosités et des points ou endroits duveteux.
- Les moyens usités aujourd’hui le plus communément dans le but mentionné consistent en une fourchette ou une paire de lames dis -posées jusqu’au contact, de manière à enlever les inégalités du fil,lorsqu’il passe entre elles. La difficulté éprouvée avec ces moyens est que, avec quelques fils dans lesquels les inégalités sont molles et d’un caractère floconneux, l’inégalité est susceptible de s’aplatir et de passer au travers de l’appareil,sans être enlevée ou révélée, et même lorsque les nœuds ou inégalités sont durs, s'ils ont une forme aplatie et ne sont pas plus épais que la largeur de la rainure, ils peuvent passer de la même manière sans être arrêtés.
- Le but de cette invention est d'établir des perfectionnements tels qu’ils rendront certain l’enlèvement des renflements, touffes floconneuses, nœuds et autres inégalités du fil, ou arrêteront l’avancement de ce dernier, quelle que puisse être la forme de ces inégalités. A cet effet, l’invention consiste en un nettoyeur de fil ou débourreur et un arrêté-nœud, comprenant dans sa construction une poulie ou roue pourvue à sa périphérie d'une rainure angulaire dans ou à travers de laquelle rainure peut passer le fil, et une cheville d’arrêt ou dispositif débourreur ou nettoyeur, en regard du fond de ladite rainure, le tout étant construit et agencé de manière que, tant que le fil est de grosseur normale, il puisse passer dans ou à travers la rainure, hors du contact du dispositif d’arrêt ou nettoyeur, mais que, lorsqu’une grosseur,inégalité ou nœud,se présente dans le fil, lesdites inégalités puissent pour ainsi dire soulever le fil hors de la rai -nure, en portant sur ses côtés ou son fond, et
- amener le fil en contact avec ledit dispositif nettoyeur ou débourreur, en enlevant le renflement ou grosseur, ou bien pinçant le fil ou l’inégalité et arrêtant le passage du fil.
- PROCÉDÉ D’APPRÊT DES TISSUS par pression et par chauffage simultanés Par M. Julius Sarfert.
- L’apprêt des tissus par pression et par chauffage simultanés s’effectue actuellement de la manière suivante : On interpose des garnitures entre les épaisseurs de tissu, et sur un bloc d'environ 20 centimètres de hauteur, composé de plusieurs couches alternatives de tissu et de garniture, on applique une plaque creuse en fer, à parois épaisses, chauffée par la vapeur. Cette plaque n’est pas en contact avec le tissu ; elle en est séparée par une couche de garniture et entre celle-ci et la pla-que, on intercale encore une feuille de carton pour empêcher la garniture de brûler. Une fois l’appareil en marche, la chaleur des pla-ques se répand peu à peu dans les tissus, don1 elle opère l’apprêt concurremment avec I8 pression.
- Ce procédé d’apprêt a de nombreux incon-vénients. D’abord, on ne peut pas empêcher I8 chaleur d’agir principalement sur les couche8 de tissu les plus rapprochées, tandis que cel-les qui se trouvent au milieu de la distance qui sépare deux plaques de chauffage confié' cutives, ne sont chauffées et apprêtées que d’une façon imparfaite. Par suite, avec Ce procédé, les fabricants ont beaucoup de mar chandises de rebut, dont ils ne peuvent se dé' faire qu’au prix de lourds sacrifices. De plus, on est forcé, à cause de la grande épaisseur du bloc soumis à l’action de la presse, de chauffer très fort les plaques, ce qui 9 fréquemment pour résultat de brûler les gar nitures. Quant à la durée de l’opération, elle s’étend parfois jusqu’à 6 heures environ, du fait de la mauvaise conductibilité des tissus
- Tous ces inconvénients se trouvent écartë5 dans le procédé qui fait l’objet de la présente
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 2-q
- invention. On supprime les plaques de chauffage actuellement employées, et, à leur place, on chauffe la garniture elle-même, à l’aide d’un courant électrique. Cette suppression de plaques fortes et pesantes permet d’abord de mettre sous la presse-apprêteuse une quantité de marchandises plus considérable. En outre, le chauffage de chaque garniture sèparle permet une répartition plus régulière de la chaleur dans toute la masse des tissus et, comme conséquence, une rapidité d’opération beaucoup plus grande (2 heures environ), sans forcer le chauffage à 1 endroit de son application.
- En ce qui concerne la formation des garnitures, celle-ci peut s’établir de plusieurs manières ; on peut entre autres constituer ces garnitures avantageusement avec deux feuilles de carton superposées, en interposant un fil conducteur en nikeline ou autre matière conductrice de l’électricité.
- APPAREILS SERVANT A VAPORISER . ou humidifier
- Par M. Hugh Wilkinson
- Il s’agit ici de perfectionnements et ces per-Sectionnements s’appliquent aux appareils que Yon emploie principalement pour humidifier 1 atmosphère dans les filatures, les tissages, etc., c’est-à-dire au genre d’appareils à hu-midifier dans lesquels l’eau est finement va-Porisée et injectée dans le local ou atelier par Unjet d’air sous pression.
- Dans les appareils à humidifier employés “etuellement, les tuyères de vaporisation sont ixes et il en résulte une mauvaise répartition de l air humide, qui est lancée constamment ans le même sens, de sorte que certaines Parties du local et certaines des machines re-folvent plus que leur part d’air humide.
- Le but principal de l’invention est d’éviter ce défaut par l’emploi d’un appareil qui pro-se une répartition meilleure de l’air humi-ne. Pour cela, on en dispose les différentes PArties de manière que les tuyères de vapo-ation tournent automatiquement en chan
- geant ainsi continuellement de direction, afin d’augmenter leur champ d’action et se rendre la distribution plus uniforme et plus étendue. L’appareil servant à produire une vapeur aqueuse suivant les particularités de l’invention agit par l’action d'un jet d’air comprimé sur de l’eau qui s’échappe et il est mis en. ro-taiion par la réaction des fluides qui s’échappent.
- (Reproduction interdite.)
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Pour terminer le blanchiment des fibres animales, il me reste à parler de la soie sauvage ou tussah. Cette soie joue un grand rôle dans les tissus, mais elle a pris surtout dans le Nord et en Angleterre. A Lyon, on en parle bien moins.
- Au début, cette soie était mal montée, mais maintenant on a régularisé les opérations de fiature et d’ouvraison. On organise d’ailleurs des filatures et des moulinages à l’européenne dans les pays asiatiques, producteurs de la soie. C’est dire qu’avant 20 ans, nos filateurs et mouliniers n’auront plus à travailler que les cocons de France.
- La soie tussah n’a pas de grès proprement dit; elle est brune, a une odeur insupportable qui dispose peu en sa faveur. Quelquefois cette odeur rappelle vaguement le produit dont Cambronne a lâché le nom à Waterloo.
- Ce produit doit être mis pour faciliter le dévidage du cocon des vers sauvages; il n’a pas l’air de faire partie intégrante de la fibre, il est d’ailleurs en quantité variable. v 1
- Les premières soies tussah que j’ai vues donnaient jusqu’à 40 % de déchet par le blanchiment. Ces soies étaient d’ailleurs mal montées et données pour ce qu'elles valaient, c’est-à -dire pour des articles courantset.de grande résistance. Ainsi, dans les pays d’ori-
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- LE. MONITEUR DR LA TEINTURA
- gine, on en fait des pantalons, des vêtements d’homme, etc.
- Actuellement, elles perdent en moyenne de 25 à 26 % d’une matière très brune et très odorante; quand on lâche une barquée de cuite, on pense instinctivement aux vidanges non inodores. Déjà à l’eau elles perdent et à tiède de 22 à 23%, .
- Mais,pour achever de les cuire ou nettoyer et leur donner un très grand brillant, il faut leur donner un passage sur un bain de soude caustique très faible à 60° C de chaleur ; elles se dépouillent très bien à 20 degrés ; on écarte le bain de cuite au canal, et on donne immédiatement une eau tiède suivie d’un avivage à l’acide chlorhydrique et d’une ! dernière eau.
- Les soies ont perdu leur odeur détestable, sont devenues très brillantes, plus brillantes que la soie ordinaire, mais pas dans le même genre. Ce n'est plus un brillant soyeux, c’est un brillant métallique à sa plus haute expression.
- D’ailleurs, tous les produits naturels ou artificiels n’ont pu jusqu’à ce jour rivaliser avec la soie ordinaire bien cuite par de vrais teinturiers.
- La soie, après ces traitements, la soie a gardé une légère nuance brune, insignifiante même pour des couleurs claires, à plus forte raison pour du noir et des foncés.
- Pour les blancs et couleurs très claires, on achève le dépouillement par un passage sur 1 l’eau oxygénée.
- Je ne reviens pas sur la description de ce procédé , c’est, d’ailleurs, une affaire de routine.
- L’acide sulfureux n’a sur ces soies aucune action, et le chlore les brûle.
- Dans le prochain numéro, j’examinerai les blanchiments divers des fibres végétales.
- MARIUS MOYRET.
- (Reproduçtion interdite.) ‘A suivre.)
- Nous croyons devoir conseiller à nos lecteurs l'usage du a classeur parisien » pour re
- lier instantanément et au fur et à mesure leurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accom-pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. La colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- • • ' sorscacena ii —-
- ETUDE
- SUR UN GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS
- Qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique
- Par M. Alfred Villain, chimiste-teinturier-(Ouvrage récompensé par la Société indus-t trielle du Nord de la France )
- (Suite)
- Voici comment on doit opérer. On fait dis-soudre au bain de sable 10 grammes de pri-muline dans 320 C° d’eau bouillante, on décante le liquide. Ce bain de teinture est maintenu chaud et on s’en sert pour teindre du papier ou du calicot, ce qui n’exige que quelques minutes. Pour égouttage et lavages, on enlève l’excès du colorant, et la substance teinte est plongée dans un bain contenant un litre d’eau, 6 grammes de nitrite de soude et 14 cc, d’acide chlorhydrique.
- Le corps diazoïque se forme et la teinte passe au brun rougeâtre; on lave à l’eau et on fait sécher dans l’obscurité. La surface sensible est alors préparée. On l’expose a châssis-presse sous le dessin à reproduire- —8 durée d’exposition est assez courte et dans les parties insolées la couleur vire au jaune pâle.
- Les parties qui n’ont pas été atteintes Par • . le
- la lumière sont susceptibles de fournir pat bain de développement une matière colorant’ on produit donc un positif d’un positif. Suivant la couleur que l’on veut obtenir, on emploier différents bains. Je ne vous citerai qu’u" exemple :
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ata.
- G.
- So
- Le bain destiné à fournir la teinture rouge s’obtient en dissolvant 6 grammes de soude caustique dans 10 centimètres cubes d’eau, on triture ce liquide dans un mortier avec 4 gr. de 3-naphtol puis on ajoute assez d’eau pour faire 480 cc.
- Lorsque l'exposition à la lumière est jugée suffisante, on plonge l’épreuve dans le bain du développement, on lave et on fait sécher.
- Les images obtenues par ce procédé possèdent toujours un] fond jaunâtre que l’on n’est pas arrivé à détruire complètement; les teintes obtenues sont peu franches et ne présentent q u’une solidité relative.
- 6° Procédé Feer. — M. Feer a mis à profit une autre propriété des corps diazoïques ; ils forment avec le sulfite de soude des sels dia-sulfoniques bien cristallisés, dans lesquels les propriétés des combinaisons diazoïques sont complètement masquées. Si on mélange ces sels avec une amine ou un phénol, on obtient dos liquides incolores que l’on peut étendre à la surface d’une feuille de papier. Après séchage dans l’obscurité, si on expose à la lu-mière, le groupe diazoïque étant mis en li-berté exerce son effet ordinaire sur l’amine ou le phénol et donne naissance à une matière colorante qui se fixe sur le papier. Après ex-Position à la lumière, il suffit de laver avec de l’eau qui enlève l’excédent du mélange primi-"f pour avoir une épreuve positive, si on est Parti d’un négatif. On obtient des images rouge écarlate avec le sel diasulfonique de la Pseudo-cumidine avec une solution de 3-naph-10 dans la soude. Les fonds obtenus sont blancs, mais comme pour les épreuves obte-nWes par le procédé à la primuline, elles ne Presentent pas, je crois, une stabilité absolue; car certaines nuances obtenues par ce pro-Cdé en teinture passent sous l’influence de air et de la lumière, et ont aussi le grand in-cOnvénient de coule r au lavage.
- 70 Autres procédés par diasotage. — Tous .5 Corps diazoïques se décomposant sous l’ac-tion de la lumière abandonnent de l’azote et
- perdent par conséquent la faculté d’engendrer de nouvelles matières colorantes.
- Certaines couleurs diamines qui se laissaient facilement diazoter, pourraient donc être utilisées comme la primuline pour obtenir des épreuves ou des impresions photographiques de teintes variées sur fond bleu, gris, brun, etc. etc. ; on pourrait, par exemple, tremper Iun morceau de tissu ou du papier dans une solution de bleu diamine 2 B et obtenir ainsi une teinte bleu pâle uniforme, puis après rin-çage le passer dans un bain dit de diazotage composé de :
- Eau..................
- Nitrite de soude.... 6 gr.
- Acide chlorhydrique. 14cc.
- Au bout de quelques instants le corps diazoïque étant formé, il suffirait alors de laver à l’eau et de faire sécher à l’abri de la lumière. On expose sous un châssis-presse et on obtient un positif d’un positif, car les parties impressionnées par la lumière ne sont plus susceptibles de fournir une nouvelle matière colorante. Après l’exposition à la lumière, on passe dans le bain développateur et aux endroits non impressionnés on obtiendra du gris avec le 3 naphtol ou la phénylène-dia-mine, du gros vert intense avec la résorcine et du violet rougeâtre avec le naphtyl-amine-éther. Le fond reste toujours coloré en bleu. Toutes ces teintes n’offrent pas, selon moi, une solidité plus grande que celles obtenues par le procédé de MM. Green et Feer, et possédant les mêmes inconvénients ; j’ai tenu cependant à vous signaler ces procédés comme pouvant former une variante de ceux décrits ci-dessus.
- 8° Procédés aux sels de fer. — Je ne crois pas utile de vous énumérer tous les procédés dits aux sels de fer qui servent ou qui pourraient servir à donner une impression sur tissu ; ils sont universellement connus, mais permettez-moi de vous faire remarquer que les épreuves obtenues par le procédé dit au ferroprussiate, soit sur papier ou sur tissu, ne
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- 440 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- |— ~i .r»- -so •s r - - -—ane=9? • R -wsowrwo . 1.1 mw • =- .------
- peuvent être reconnues comme solides. Elles ne résistent pas aux solutions alcalines et ne représentent qu'une solidité relative à la lumière. Il en est de même des épreuves noires obtenues à l’aide des sels de fer et de solutions de campêche ou d’acide gallique.
- 9° Procédé aux sels de manganèse. — Dernièrement MM. Lumière, de Lyon, ont, à l’aide des sels de manganèse, obtenu des épreuves diversement colorées par voie de teinture ; malheureusement ces messieurs reconnaissent eux-mêmes, dans la description de leur procédé, que le nombre de nuances stables qu’ils obtiennent ainsi est très restreint.
- « La stabilité des épreuves, disent-ils, dé-« pend essentiellement du révélateur qui les a « produites et la substance colorée qui forme « l’image possède une composition très va-« riable. Ainsi les épreuves développées avec « les sels d’aniline sont détruites très rapide-« ment par les rayons solaires, tandis que « celles que donne le chlorhydrate de parami-« dophénol possèdent une inaltérabilité re-« marquable ».
- Je me permettrai d’ajouter inaltérabilité remarquable à la lumière car, dans le tableau des diverses teintes à obtenir par le procédé qu’ils ont publié, MM. Lumière indiquent que la teinte brune obtenue par le développement au paramidophénol ne change pas à l’acide chlorhydrique, mais devient violet intense sous l'action de l’ammoniaque. Ces mêmes teintes résistent-elles à un simple savonnage, et n’ont-elles pas l’inconvénient de couler au lavage, c’est-à-dire de colorer les blancs ? Ceci aurait besoin d’être contrôlé avant d’être discuté.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- Un incendie s’est déclaré la semaine dernière dans l’établissement de MM. Lemaître-
- Lavotte et Cie, au Vivier (Seine-Inférieure).
- Tout l’outillage, dans la partie du bâtiment qui servait aux apprêts et aux lustrage des marchandises, a été perdu, ainsi qu’une grande quantité de calicots et d'indiennes. Les pertes sont évaluées à plus de 140,000 francs ; elles sont couvertes par des assurances à six compagnies. Malheureusement, ce sinistre va occasionner le chômage forcé d’une vingtaine d’ouvriers pendant quinze jours.
- ASSURANCES contae l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Le services des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérables dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les Compagnies.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Étant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies» pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l'incendie, nous ne saurions trop in-sister auprès de nos lecteurs, pour rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriels doit être &c' compagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive a
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- son expiration, obtenir, très probablement, un abaissement de la prime.
- TRAITÉ PRATIQUE
- DES BREVETS D’INVENTION par ARMENGAUD aîné.
- Les questions relatives aux brevets d’invention ont pris, aujourd’hui, une importance indiscutable et l’on peut dire qu’il n’est pas une industrie qui ne doive son état d'avance-ment et sa prospérité aux inventions qui s’y produisent. La connaissance exacte de la loi sur les brevets s'impose donc au plus grand nombre, et les inventeurs comme les industriels ont intérêt à la bien connaître. Il existe certainement de nombreux traités sur la ma-tière, mais les uns sont trop sommaires et les autres envisagent la question à un point de vue trop doctrinal pour que le lecteur non ini-té puisse en ûrer, d’une façon sûre, les indi-cations dont il a besoin. C’est en vue de ce dernier objectif que l’auteur a écrit son nou-veau Traité pratique des Brevets d’in-Mention, en donnant, sous une forme accessi-ble à tous, la solution pratique des questions 81 multiples que soulève la propriété des brevets.
- «ENSEIGNEMENTS commerciaux
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite • Tesson et Cie, bleu d’outremer, 10, rue St-oaude, à Paris. - Durée : 3 ans. — Gap. : ‘17 fr. — Acte du 14 sept.
- p ^°^mation de la Société en commandite L. -URANT et Cie, cotons, 23, q. d’Orléans, au paavre. — Durée : 10 ans. Cap. : 10,000 fr. r la commandite. — Acte du 15 sept.
- ^^orm.ation de la Société en commandite V. rTR, L. Duplan et Cie, fab. de soieries, 31, s»? du Puists-Gaillot, à Lyon, avec succur-ples à Vizille (Isère), 23, rue du Faubourg-P.SSonnière, à Paris et 7 et 8, rue Lily ecane, à Londres. — Durée : 5 ans et 7 —08- — Cap.: 800,000 fr. dont 1[4 en com-"andite. —[Acte du 16 sept.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 21 sep’., de la So-ciét LALOUELLE et Cie, teinturerie, 41, rue Etretat, au Havre. — Liquid. : M. Lalouelle qui continue seul. — Acte du 21 sept.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Dufételle a vendu un fonds de teintu-rie, 4, rue Glück.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
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- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
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- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,oucrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-In fé-
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- Voir l’article paru dans ce journal le 20 août 1893 Purification des eaux destinées à la teinturet.
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- ri oux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infe-soc"re). Amidon, fécules, dextrineS pour apprêts.
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- R01 Analyses tinctoriale»
- (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue —ore-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix eeres.
- Kah.. Aniline conles (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des Freurs d'aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Ruere Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Soci.,et ses flls, 29, rue de Sévigné, Paris. chie annoyme des matières colorantes et produits quesde Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Wes.. Apprêt» divern nardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- G, Apprêta (Machines d‘)
- °SSelin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Dela, Barques (Fabricants de) cuivrche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en barr-Dubry, à Prénonel, par la Rixeuze (Jura). Cuves et mes en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassine»
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usiné a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud m, Paris.
- Stern (Albert), 68, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon»
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour) Wilson-Clyma (T.E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. CùVes et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuvés et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- DaniaU fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer ( Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C“ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux .(Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).’
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delarocheet ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri'1, 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de-cochenille' pour .toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie,.4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'ar-gent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème. et cristaux détartré. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tromblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Ménibre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment. °
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traitsd’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée con-centrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafavette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
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- Études spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, bout, de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.-No 22. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Novembre 1893
- SOM MAI RB
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- SUR UN GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS (suite).
- BRUN DE HESSE MM
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- GUIDE-ADRESSES.
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- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Je vais m’occuper maintenant des fibres vé-8etales et laisser de côté les fibres animales.
- Les fibres végétales sont aussi nombreuses qe les étoiles, chaque jour on en préconise J® nouvelles’ et qui doivent tout révolutionner.
- Généralement, le dada chéri est d’avoir Touvé une fibre remplaçant la soie à tous les Points de vue. Malgré ce déluge de nouvelles Bbres, le nombre en est toujours restreint à J"atre au plus, je dirai même trois, comme Sondes applications, pour les sujets qui inté-"esSent les lecteurs du journal.
- Ces grandes fibres sont :
- Le lin,
- Le chanvre,
- Le coton,
- La ramie.
- En dehors des arts textiles, la papeterie et corderie emploient de nombreuses fibres, 1lsortent du cadre de nos articles. Cepen-"Bt, qu'il me soit permis d’exprimer un ro-ret, propos de l’alfa, cultivé dans la province d "an (Algérie) et qui nous revient sous forme Pâte à papier d’Angleterre. On objecte 6 Las prix du charbon en Angleterre, mais kkattend-on en France, dans la belle vallée du ii "De, pour utiliser ces immenses forces mo-e8 naturelles hydrauliques, avec un mini-"WIm Constant, été comme hiver, et qui des
- cendent des glaciers des Alpes. Toujours à la recherche de l’amélioration des pays amis, avec nos capitaux, essayons d’améliorer le nôtre.
- Comment, en amont de Grenoble, il y des torrents tels que l’Isère, la Drac, la Romanche, l’Arc, dont le minimum des forces développées par les chutes se chiffrent aux plus basses eaux, par 20,000 chevaux chacun, et facile à capter.
- Qu’attend-on ? Assez d’exportation de capitaux au dehors de la France, et pour nous créer des concurrences. L’alfa cultivé en Algérie devrait aller non en Angleterre, mais de quai à quai, d'Orana Lyon, pour y être manufacturé.
- Le grand tort des chercheurs, dans toutes les fibres végétales ou nouvelles fibres, a été de vouloir copier et remplacer la soie, et c’est à tort, comme je Fai dit]plusieurs fois; chaque fibre à son originalité et ne remplace pas l’autre. Ainsi il, y a des lins bien plus chers que les plus belles soies.
- Dans l’ordre des grandes fibres végétales, le lin et le chanvre ont été connus de toutes antiquité. Les livres sacrés de toutes les religions en font foi. Le coton est plus récent, et la ramie, pour nous autres Européens, est tout à fait récente, relativement.
- Le lin et le chanvre sont des fibres longues, formant l’enveloppe de tiges du lin et du chanvre.
- La préparation du lin et du chanvre, connue
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de toute antiquité, n’est pas sans influencer les opérations du blanchiment qui suivront.
- La fibre textile, lin ou chanvre, forme un fourreau très solide, qui enveloppe la tige, et, pour en faciliter la désagrégation, il faut faire subir une fermentation putride aux tiges mise en botte, dans de l’eau dormante, et pendant un temps variable à dix à quinze jours, selon les influences climatériques.
- L’eau n’est pas renouvelée et les fosses dans lesquelles se fait l’opération se nomment des routoirs.
- Peu à peu une fermentation putride s’établit et des gaz pestilentiels se dégagent ; il faut bien surveiller l’opération dite « rouissage », sinon, ou on la manquerait, ou l’on attendrirait la fibre.
- L’opération terminée, on lâche les eaux des fosses, qui vont empoisonner les cours d’eau. Jusqu’à présent, rien n’a pu remplacer cette manutention, insalubre au plus haut degré.
- Un fait très curieux, et que je n'ai vu relevé nulle par t, c’est que ce sont les matières végétales en putréfaction qui sont les plus dangereuses pour la santé publique. Elles engendrent des épidémies par voie gazeuze, par l’atmosphère.
- Les matières animales ont des odeurs repoussantes, mais elles sont infiniment moins à craindre, par voie gazeuze, sinon, pas du tout. Mais en place, elles engendrent des produits indéterminés, dits « ptomaïnes », dont l’inoculation à très faible dose sous la peau est terrible et entraîne la mort : exemple la piqûre de la mouche à charbon. Ainsi, visitez une fabrique de colle ou un équarissage, vous sentez une odeur infecte, mais tous les ouvriers se portent bien à travers ces odeurs répugnantes. Seulement ne vous piquez pas avec un os ou une corne venant de Buenos-Ayres, par exemple, vous êtes perdu ou à peu près.
- Promenez-vous à jeun à travers des routoirs ou des marais ; l’odeur est bien moins pénible, quelquefois même nulle, et vous vous empoisonnez en chassant, par exemple, et
- vous revenez avec les fièvres intermittentes, qui revêtent mille formes.
- C’est d’ailleurs pour cela qu’à l’époque où l’on lâche l’eau des routoirs, il est défendu de se baigner dans les cours d’eau qui reçoivent des laveries de lin ou de chanvre.
- MARIUS Moyrkt.
- {Reproduction interdite.) ‘A suivre.)
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teinture.)
- {Suite)
- On obtient des violets bien purs avec l’héliotrope et l’héliotrope BB de Bayer. La marque BB est très sensible aux alcalis, par contre,elle est solide aux acides dilués.
- En fait de violets,nous trouvons,comme les plus résistants à la lumière : le violet-azo, le violet-diamine et le Congo-Corinthe; solides aux alcalis tous,exception faite de l’héliotrope BB ; solides aux acides dilués le violet-diamine et l’héliotrope BB.
- Parlons un peu des jaunes. Le premie jaune teignant sans mordant fut la chrysa mine, trouvée par la maison Bayer en 1884: Jusqu’à cette époque l'acide salicilique n’était employé que dans la médecine. Un chimiste de la maison d’Elberfeld eut l’idée de faire | avec ce produit,encore passablement cher,d0S essais, afin de l’introduire dans la fabrication des matières colorantes. Il obtint par la cou1 binaison du tetrazodiphényle avec l’acide Sa licilique la chrysamine. Depuis cette épo(—e l’acide salicilique joue un grand rôle dans fabrication des couleurs d'aniline. La chryt" mine fut bientôt goûtée par les maîtres "eld, turiers ; elle se distingue par beaucoup t brillant, par la facilité de son application par sa solidité à la lumière. Malheureusemen ’ elle a deux grands défauts : on ne peut 187 pliquer que dans des barques en bois, vu I le cuivre rend les teintes ternes ; en plus, '
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- matière colorante ne résiste pas à l’action des | alcalis.
- Malgré ces deux inconvénients, la chrysa-mine trouve encore toujours une application très étendue, surtout dans la teinture des fonds, à cause de sa grande résistance à la lumière.
- Dès lors, ce fut l’ambition des chimistes de trouver un colorant jaune, possédant les bon-nes qualités de la'chrysamine et ne montrant plus ses défauts. En 1887, le Dr Bender, chimiste de la maison Leonhardt et Cie, trouva un jaune direct, que la maison mit en vente sous la désignation de chrysophénine. La chrysophénine,tout en étant solide aux acides dilués, à la lumière et aux alcalis, n’est pins sensible au cuivre. Ce colorant est en outre ‘res soluble et résiste à des solutions diluées de chlorure de chaux.
- Toutes ces bonnes qualités, en plus sa belle nuance, bien pure et très brillante, lui ont as-suré une première place parmi les colorants Substantifs. Son application ne se restreint Pas au coton, on l’emploie beaucoup dans la Roture de la laine (procédé de teinture plus loin) pour l’obtention de jaunes et d’orangés "esistant à la lumière et au foulon. De même, °n l’emploie beaucoup dans la teinture des S“tins, soie et coton.
- Le jaune direct le plus solide parut en 1892 Sous la désignation de jaune chloramine ^ayer). Cette matière colorante est indiffe-"ente à la lumière, résiste très bien au lavage, ""X acides dilués, aux alcalis, au chlorure de chaux et à l’action des métaux,mais par con-i tre elle est terne.
- I La nuance se rapproche d’un chamois. A i syse de sa solidité à la lumière, on emploie Jaune chloramine dans la teinture des crê-| Te sur étoffes pour rideaux. L’oxyphénine . la Clayton Amilin Co est identique avec le satne chloramine. Ce jaune a, en outre, l'a-“nlage d’une grande résistance au lavage, "alité très précieuse et qui manque à la plu-capides produits directs, ce qui le rend appli-I e à la teinture des filés destinés à être
- tissés avec du blanc. Parmi tous les jaunes mentionnés, nous n’en trouvons pas ayant une nuance verdâtre bien épaillée; ils virent tous plus ou moins au rouge. Ce vide a été rempli par le jaune thiazole des fabriques d'El-berfeld en 1888. Malheureusement, cette matière colorante, teignant un beau jaune canari, n’est pas solide à la lumière. On l’emploie aujourd’hui beaucoup en mélange avec d'autres colorants, par exemple avec la chrysamine. En donnant par exemple un fond avec le jaune thiazole et en nuançant ensuite sur un nouveau bain avec un peu de vert brillant, on obtient un magnifique vert (évidemment peu solide).
- La maison R. Geigg etCie, de Bâle, vend un produit analogue, peut-être un peu plus rougeâtre, sous le nom de mimosa. Le jaune pour coton G de la Badische Amiline und Sodafa-brick mérite d’être mentionné.
- Ce produit n’est pas tout à fait aussi solide | à la lumière que la chrysamine, mais se rapproche beaucoup de ce colorant sous certains rapports.
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL POUR LA TEINTURE continue du coton et autres textiles sous forme de cardes ou de mèches de bancs à broches.
- Par M. Diego Mattir, ingénieur.
- L'appareil se compose de deux ou plusieurs groupes comprenant chacun un injecteur et plusieurs couples de rouleaux presseurs placés au-dessus de bacs appelés à recueillir le liquide exprimé par les rouleaux. En ce qui concerne les rouleaux presseurs, le cylindre inférieur de chaque couple est commandé par
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- un arbre longitudinal et des roues d’angle ou de toute autre manière semblable, et présente sur sa périphérie une gorge rectangulaire destinée à recevoir le ruban et dont le fond est garni de caoutchouc ; — quant aux cylindres presseurs du dessus, ceux-ci sont en -traînés par friction, s'engagent, sous l’action ; d’un système de contrepoids ou de ressorts, dans les gorges des cylindres inférieurs correspondants.
- Les injecteurs, constituant la spécialité du système, se composent d’une buse intérieure dont la section transversale passe graduellement de la forme circulaire à la forme rectangulaire, en affectant à l’extrémité la figure d’un rectangle dont la hauteur n’est qu’envi-ron un tiers de la largeur. Les parois de la buse sont percées de trous inclinés par rapport à l’axe longitudinal de la buse même. Celle ci est vissée à l’intérieur d’une enveloppe formant une chambre étanche tout autour de la buse et communiquant, à l’aide de tubulures et de tuyaux en caoutchouc, avec des réservoirs surélevés contenant le liquide tinctorial.
- PROCÉDÉ POUR OBTENIR LE LUSTRE
- Et l’apprêt sur des étoffes de tous genres, par le courant électrique et la réfrigération par l’air comprimé.
- Par M. Emile Claviez.
- Le nouveau procédé pour lequel M. Claviez s’est fait breveter consiste dans l’application du courant électrique à l’effet d’apprêter les étoffes. Le courant est près d’une source électrique quelconque et, au moyen de tuyaux, est conduit aux plaques qui sont placées entre les étoffes ou tissus, et ces plaques, de construction appropriées, se substituent à celles en fer usitées aujourd’hui et que l’on | chauffe au préalable dans un poêle convenable, ' avant de les poser dans la presse hydraulique. Les nouvelles plaques sont introduites froides entre les marchandises et chauffées seulement par le courant électrique, après que la presse hydraulique a été mise en action.
- Chacune de ces plaques consiste en un cadre en fer forgé, qui, en haut et en bas, est muni d’un couvercle formant un vide intérieur. Dans cet espace sont disposées des spirales ayant une liaison entre elles et opposant une haute résistance au passage du courant électrique; en outre, dans chacune de ces boîtes plates, se place un grillage formé de petits tuyaux percés d’une infinité de trous. Après achèvement de l’opération de la presse, il est désirable que les plaques chaudes et les tissus réchauffés se refroidissent vivement, afin que les étoffes puissent être enlevées séparément et mises immédiatement en état d’être empaquetées, et c’est justement à ce refroidissement des plaques de fer que sert le grillage en tuyaux perforés dont chacun d’eux est muni ; on y fait circuler de l’air comprimé, qui se répand dans l’intécieur des plaques par ses perforations et en sort après s’être échauffé et les avoir refroidies d’autant.
- PROCÉDÉ pour retordre les fils de lin, de chanvre, de J^e et autres textiles analogues
- Par M. Alfred Gruschwitz.
- Ce nouveau procédé simplifie beaucoup l’opération du retordage et, en particulier, la construction du banc à retordre.
- Pour produire, d’après le procédé en usa8e actuellement, un bon fil retors, le fil, à Sa sortie du banc à filer, doit être dévidé, sèche» bobiné et, après ces opérations, les fils Pas, sent au banc à retordre. Là, les fils provenait1 de deux ou d’un plus grand nombre de bobine) sont réunis en un fil unique et enroulés SUr une bobine. Dans celte opération, les fils von des bobines de fils à la bobine de la broche retordre dans la direction de haut en bas. d fil retors venant du banc à retordre doit (qu8d, on le retord humide) être de nouveau dey | et séché. Comme on voit, le procédé acte t exige beaucoup de temps et de travail, conséquemment est fort onéreux.
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- Dans le nouveau procédé, objet de la présente invention, le fil venant du banc à filer est d’abord doublé et enroulé « sans torsion » sur une,bobine. Le fil doublé est ensuite retordu en plantant la bobine avec son fil doublé dans le banc à retordre sur une broche à retordre (située en bas') et on l’enroule, en le retordant en même temps de bas en haut, sur des bobines ou sur le cylindre-dévidoir ; par la même circonstance, on peut en opérer le séchage, tandis que, dans le procédé actuel, il faut, comme il a déjà été indiqué, tirer les fils simples, de haut en bas, de bobines spéciales placées sur le banc à retordre et, quand ils sont arrivés en bas, on doit les enrouler à l’aide d’une ailette ou d’un anneau (tout en retordant en même temps), sur la bobine à fil retors.
- Pour exécuter le nouveau procédé, le banc a retordre reçoit une broche sur laquelle la bobine de fil est plantée librement, le fil se déroulant de la manière suivante : il passe sur un guide convexe placé verticalement et tournant avec la broche, ce guide étant formé p
- "une entaille pratiquée dans un cylindre entourant la bobine on construit sous forme aune baguette recourbée et convexe; le fil est ensuite tiré en haut par un œillet, déplacé L'un angle de 90° à 130® environ par rapport a! bord servant de guide et situé à mi-hauteur d® la bobine.
- PERFECTIONNEMENTS
- ""* Appareils pour enduire ou charger le papier °u autres matières analogues de liquides douleurs, vernis, colle, etc.).
- Par M. Jean Müllar.
- "appareil pour charger ou enduire unifor-"ement le papier et autres matières et étoffes dpalogues, de liquides comme, par exemple, ti couleurs, gomme, cire, vernis, etc.. se dis-. 8ue par un cylindre, tournant avec une llesse qui diffère plus ou moins de celle avec 1Velle avance le papier, etc.; ou qui encore 6 déplace dans le sens de son axe, c'est-à-
- dire transversalement au papier ou tissu en traitement, de façon à broyer pour ainsi dire le liquide contre la face de ce dernier, le rouleau indiqué étant combiné avec un cylindre entraîneur et cannelé, qui, avec l’aide du rouleau de pression souple, enlève l’excédent de liquide et ne laisse passer que la quantité absorbée par les creux.
- L’appareil est en outre caractérisé par un tendeur consistant en une série de rouleaux ou barres, réunis par couples et montés de façon à tourner autour de leurs centres respectifs, le papier venant passer entre ces deux rouleaux et les barres fixes, de façon à se trouver suivant la position des couples de rouleaux employés en nombre approprié quelconque, plus ou moins retenu dans son mouvement d’avancement et uniformément tendu.
- IMPRESSION DE PEINTURES DÉCORATIVES sur toile de coton et autres tissus appliqués à la décoration des appartements Par la Société Bulffer et ses fils.
- Actuellement l’impression de peintures décoratives sur toile de coton et autres tissus, dans le but de donner à ces derniers l’aspect de tissus peints à la main, a lieu au moyen de couleurs à l’huile semblables à celles employées par les peintres.
- Ce procédé présente l’inconvénient que, si l’on est obligé de soumettre le même tissu à plusieurs impressions successives, il faut laisser sécher pendant un temps assez long la couleur à l’huile appliquée à l’une des impressions, avant de pouvoir soumettre le tissu à une nouvelle impression.
- Pour supprimer cet inconvénient, la Société Bulffer et ses fils a imaginé le procédé d’impression qui fait l’objet de la présente invention et qui se caractérise principalement en ce que, au lieu d’imprimer sur le tissu des cou leurs à l’huile, on y imprime des couleurs à la gomme et qu’on y fixe seulement ultérieurement ces couleurs par une application unique d’huile, additionnée ou non de siccatifs zon-
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- L.K MONITEUR DE LA TEINTURE
- venables, par-dessus les couleurs précédemment imprimées.
- En résumé, le procédé consiste à imprimer sur le tissu des couleurs à la gomme (de préférence à la gomme adragante) et à appliquer par-dessus ces dernières un fixatif, tel que, par exemple, de l’huile additionnée ou non de siccatifs convenables.
- LANCE AVEC JETS VERTICAUX permettant d'améliorer le lavage des laines Par M. David Brenac, fabricant de draps.
- Cette lance, construite avec des jets verticaux, permet d’améliorer, d’une façon parfaite, le lavage des laines. Pendant le rinçage, les jets, dirigés verticalement, divisent la laine tout en l’empêchant d’adhérer au panier perforé, d’où développement et nettoyage réguliers de ladite laine alors que la lance ordinaire à une seule ouverture dirigée horizontalement présente le défaut de donner des parties roulées, cause d’un lavage imparfait.
- APPAREIL POUR COUPER LES ÉTOFFES Par MM. Philippson et Leshziner.
- Dans le découpage mécanique des étoffes au moyen de disques-coupeurs, il est d’usage de soulever à la main ou bien mécaniquement l’étoffe aux angles à découper, afin que les épaisseurs inférieures arrivent aussi au milieu du disque coupeur et soient par suite complètement découpées.
- Cette dernière opération se fait à l’aide d’une languette oscillante, qui soulève l’étoffe et l’amène ainsi à proximité du milieu du disque, mais cette manière de procéder présente un inconvénient, c’est que l’étoffe reste pendante dans l'angle formé par la languette oscillante, de sorte que, malgré tout, les épaisseurs inférieures ne sont pas suffisamment soutenues.
- La disposition, objet de la présente invention, fait disparaître cet inconvénient ; elle facilite en outre, la rotation de l’appareil et rend possible l’effacement de l’enveloppe pro
- tectrice du coupeur devant l’étoffe lorsque celle-ci se soulève.
- Ce qui caractérise principalement la disposition en question, c’est que la semelle de l’appareil même est soulevée par la pression d’un levier quand, à proximité d’un angle, l’étoffe doit être soulevée. Pendant que la semelle se soulève, la colonne de support reste fixe et sert d’appui à l’appareil. La semelle est venue d’une pièce avec une plaque pouvant se déplacer le long d’un guide. A cette plaque mobile est fixée une enveloppe qui se soulève en même temps qu’elle. Du côté antérieur de la plaque se trouve une cloison qui peut être rabattue autour d’un axe et qui recouvre le disque en temps ordinaire, mais qui permet de le découvrir pour le nettoyage.
- Grâce à ce que le soulèvement de la semelle se produit sans que celle-ci quitte sapû' sition horizontale, l’étoffe ne peut rester pendante sans être soutenue, en formant un angle comme nous l’avons indiqué.
- Grâce à ce que, dans le fonctionnement de l’appareil, la colonne de support seule reste sur la table, ledit fonctionnement est grandement facilité et, à cause du soulèvement de l’enveloppe protectrice conjointement avec la semelle, cette enveloppe peut s’effacer devant l’étoffe, ce qui empêche toute rencontre entre cette dernière et l’enveloppe.
- ETUDE
- SUR UN GENRE D'IMPRESSION SUR TISSUS
- Qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique
- Par M. Alfred Villain, chimiste-teinturier-(Ouvrage récompensé par la Société industrielle du Nord de la France.)
- (Suite)
- Excusez-moi Monsieur, d'avoir été aus5! long dans mes descriptions, mais j’ai cru d0 voir le faire afin que vous puissiez mieux Ju ger de la différence qui existe entre ces di
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- vers procédés et le mien, et reconnaître plus facilement qu’aucun de ceux énumérés ci-dessus ne méritait ou n’aurait pu recevoir une application industrielle. Je vais maintenant vous décrire mon procédé et vous montrer ensuite comment je pense qu’on pourrait l’utiliser pour obtenir des impressions industrielles d’une façon pratique.
- J'ai pensé utiliser les réactions des sels de chrome, qui, comme vous le savez, forment sous l’action de la lumière du sesquioxyde de chrome qui se fixe et permet d’obtenir sur toute espèce de tissus et sur papier un mordant capable de former des laques insolubles et de développer toute matière colorante. Le procédé n’est certes pas nouveau, puisque dès 1863 Kopp indiquait cette particularité des sels de chrome ; mais si l’idée n’est pas nou-velle, les résultats que j’obtiens peuvent être considérés comme nouveaux, car certains Produits que j’emploie ne datent que de quel-ques années, voire même de quelques mois, et de plus personne n’a encore pensé à leur aPplication industrielle. Les colorations que 1 obtiens peuvent être considérées comme ialtérables ; ce sont, en effet, les seuls pro-(uits qui,jusqu’à présent, permettent d’obtenir Par voie de teinture sur coton, sur laine, sur lin et sur soie, des teintes qui puissent pré-senter une certaine résistance aux actions de a lumière, de l’air, des alcalis et des acides. Le sel de chrome employé permet d’arriver à "ne sensibilité qui laisse espérer de fixer par Maudissement assez de mordant pour obtenir des reproductions sur rideaux ou tentures “ameublements qui présentent une nouveauté Lun cachet artistique spécial.
- 3 emploie comme sel sensible du bichromate de Potasse et d’ammoniaque auquel j’ajoute u métavanadate d’ammoniaque, sel qui me “onne un mordant plus énergique et une sen-slbilité plus grande. Je trempe une feuille de Pepier, ou un morceau de tissu dans une so-"Wtion ainsi composée.
- Eau............................. 1000 cc.
- Bichromate de potasse........... 35 gr.
- Bichromate d’ammoniaque.... 15 »
- Métavanadatle d’ammoniaque. 3 »
- Je fais séchera base température et à l’abri de toute lumière blanche. Il est à recommander, en effet, de ne pas faire sécher le papier ou le tissu imprégné de cette solution à une température supérieure à 25° C, car à 30° C l’action de transformation commence déjà et se montre en teinture en colorant les blancs et en voilant pour ainsi dire l’image. J’expose ensuite le tissu ou le papier sous un cliché négatif et, après une exposition qui varie suivant la nature du cliché et l’état de la lumière, mais très courte cependant, je retire mon épreuve lorsque tous les détails paraissent fortement impressionnés. Je rince à fond de façon à éliminer complètement toute trace de sel de chrome non fixé. Dans cet état l’épreuve peut être séchée et conservée si on ne veut pas procéder à la teinture immédiatement, on n’aura qu’à la mouiller en la trempant dans l’eau chaude lorsqu’on voudra la teindre.
- Je ne crois pas nécessaire de traiter la question de teinture ici, vous connaissez certainement mieux que moi comment il faut procéder pour obtenir de bons résultats avec les produits que je vais vous citer ; je suis cependant à votre disposition pour traiter cette question, si vous la croyez utile pour l’explication de mon procédé.
- Les matières colorantes que je conseille d’employer sont pour la plupart des dérivés de l’anthracène :
- Les alizarines artificielles (alizarines ruop rouge, alizarines pour violet).
- Le bleu d’alizarine S.
- Les noirs d’alizarine S et R.
- La galloflavine.
- La purpurine.
- Le brun d’anthracène.
- L’orange d’alizarine.
- Le jaune d’alizarine.
- Le marron d’alizarine.
- Le vert d'alizarine S.
- L’alizarine bleu indigo.
- Le bleu cyanine.
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- S
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La galléine.
- La céruléine.
- Certains de ces produits peuvent se mélanger entre eux et donner, comme vous le savez, une gamme très variée de nuances très solides.
- Les autres produits tinctoriaux qui se fixent sur coton, laine, lin et soie, sous l’influence d’un mordant de chrome ou de fer pourraient être aussi utilisés en photo-teinture, mais parmi ces dernières matières colorantes, il n’y en a guère qui puisse donner des teintures aussi stables que celles obtenues par les pro -duits que je viens de vous décrire. Toutes les teintes obtenues ainsi présentent une très grande résistance aux actions de la lumière, des alcalis et des acides.
- Ces différents produits ne se fixant qu’aux endroits où se trouve du mordant fixé et suivant sa concentration, il est donc certain que les parties non impressionnées par la lumière donneront des blancs, à moins qu’on n’ait employé des produits impurs ou qu’on n’ait commis quelque maladresse, soit d’avoir fait sécher le tissu ou le papier imprégné du sel sensible à une température trop élevée, où dans un endroit où pénétrait un rayon de lumière blanche, soit encore de ne pas avoir attendu l’élimination complète du sel de chrome non fixé avant de procéderà la teinture.
- Mais grâce à la solidité des teintes obtenues on peut, en trempant ces épreuves, une fois terminées, dans une solution de chlorure de chaux, arriver à obtenir les blancs parfaits, un bain bouillant de soude et de savon suffit même quelquefois; du reste,' dans l’impression ordinaire sur tissu, n’est-on pas presque toujours forcé de souder et même de chlorer certaines impressions, soit pour leur donner plus de vivacité, soit pour avoir des blancs plus purs. La qualité des tissus a une grande influence sur la beauté et l’uniformité des résultats, car, comme tous les teinturiers le savent aussi bien que moi, ces produits se fixent aussi sous l’action des mordans d’alumine, de fer, de cuivre et autres produits métalliques
- et donnent des teintes différentes suivant le métal employé. On peut même, et j’en ait fait l’expérience, arriver, grâce à cette particularité, à obtenir 2 teintes dans un seul bain de teinture. Qu’on imprègne, par exemple, de la solution du sel de chrome sensibilisateur, un tissu qui aura été préalablement mordancé en alumine, qu’on l’expose à la lumière sous un cliché ou dessin, qu’on le rince et qu’on pro-cède ensuite à la teinture; qu’arrivera-t-ill Dans les endroits où la lumière aura transformé le sel de chrome en mordant, vous obtiendrez une teinte différente qu’aux endroits où les rinçages (chargés d’enlever le chrome non fixé) n’auront pas enlevé l’alumine fixée, et vous aurez donc deux teintes avec le même produit et dans le même bain de teinture : 1° celle que donne le mordant de chrome; 2° celle que donne le mordant d’alumine. Il en serait de même avec le fer et le chrome et ainsi de suite.
- On pourrait aussi, par mon procédé, arriver peut-être à imprimer 2 ou 3 teintes diffé-rentes, en mordançant d’abord pour une cou-leur, en procédant à la teinture, en mordançant pour la 2- et en la mettant dans un 2° bain de teinture et en procédant ainsi pour la 3e' Pour arriver à ce résultat, une grande diffi-culté se présente, je n’en doute pas, c’est Ie repérage exact, mais peut-être y arriverait' on aussi facilement qu’en chromolithographie: Ceci aurait besoin d’études et de recherche8 que je n’ai pu encore faire, mais que je me propose d’étudier dès que j’aurai un peu pluë de temps disponible.
- Les applications industrielles de ce procédé peuvent être très nombreuses,comme parexen pie, pour la décoration des éventails, écrans, objets de fantaisie (sachets bonbonnière8)’ reproductions pour tissus d’ameublement, pan ineaux d’appartements, rideaux, stores, déco ration de linge de table, reproduction Par , agrandissement de vues maritimes, paysa8e® : ou autres sujets. On pourrait même reproduire, par exemple, au milieu d’un écusson de chai80 ou de fauteuil un cliché photographique ou ""
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- dessin quelconque, et donner ensuite le tissu à imprimer comme à l’ordinaire; dans ce cas, on n’aurait qu’à se contenter d’imprégner l’endroit, où se trouverait le dessin du produit colorant choisi, et au vaporisage la nuance se développerait et se fixerait aux endroits mor-dances ; ou bien encore reproduire de distance en distance les sujets voulus, les teindre et procéder ensuite à l’impression du reste du tissu.
- Vous connaissez mieux que moi les applications que ce procédé pourrait avoir, et certes, soit pour une reproduction continue d’un même dessin, soit pour une reproduction Par agrandissement, le travail ne serait pas dune bien grande difficulté.
- (A suivre.)
- 1 -we-is>-O-0--w=== •
- BRUN DE HESSE MM
- (Leonhardt ET Cie)
- ^hantillon teint avec 4-1/2 % de brun de Hesse, sulfaté et nuancé avec le noir en pâte BB.
- teintavec 4
- [2 % de brun de Hesse MM dans un bain contenant 5-6 % de soude cal-
- yné et 20-25 % de sel marin. On commence opération à froid, en traitant d’abord les filés ans le bain ne contenant que la matière co-rante, ensuite on ajoute la soude calcinée, °n traite pendant 25 minutes à une tempéra-"re de 60» C., puis on ajoute peu à peu le 3el marin, finalement on traite au bouillon Pendant 1[? heure. On rince, à fond, puis on eint dans un nouveau bain avec 2 % de noir pop“te (Leonhardt et Cie), on pousse peu à au bouillon, puis on ajoute par litre de
- flotte 1[2 gramme de sulfate de cuivre ; on maintient le bouillon pendant 1/2 heure encore, puis on rince et l’on met sécher.
- Ces teintes sont solides au lavage et à la lumière 6.On dissout le brun de Hesse avec au-tant de soude caustique à 30 B. : par exemple, pour 100 gr. décolorants, 100 c. cubes de soude caustique. Puis on ajoute de l’eau chaude jusqu’à complète dissolution.
- Le noir en pâte BB. se dissout avec addition d’un peu d’acide acétique à 50 %.
- L’AMIDON DE RIZ
- L'amidon de riz est très estimé des fabricants de papiers en Angleterre. Il donne un apprêt et une douceur au toucher que l’on ne peut obtenir avec aucune autre espèce d’amidon.
- Pour le papier, on l’emploie surtout sans cuisson préalable, de sorte que la conversion des granules en mucilage, entre les fibres du papier, ne s’opère que sur les cylindres sé-cheurs. L’empois remplit l’intervalle entre les fibres et accroît la résistance du papier à la rupture ; il améliore la force et la raideur de la feuille ainsi que son aspect et sa main. On emploie d’autres fécules pour atteindre le même but ; mais ce résultat n’est jamais si heureux qu’avec le riz, par la raison que les granules d’amidon de riz sont les plus lents à gonfler par l’action de l’eau chaude et sont aussi ceux qui se combinent de la manière la plus intime avec les fibres.
- A la température de 87°, l’amidon de riz se résout en une masse trouble, mais uniforme, et si on le fait bouillir longtemps, on le transforme en un fluide gommeux , dans lequel l’observateur le plus soigneux ne peut trouver aucun granule d’amidon. Si l’on emploie l’amidon de riz dans cet état, le résultat est analogue à celui qu’on obtient avec la dex-trine; il donne au papier du corps et du sonnant, il le rend plus raide ou plus plein.
- L’expérience a démontré que, comme agent
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en
- ploient.
- (La Féculeriej
- de de
- d’apprêt, l’amidon de riz est bien supérieur à celui du blé ou à la fécule de pomme de terre;
- le rendement du riz est supérieur à celui toute autre matière pour la fabrication l’amidon.
- Cependant, le prix élevé de cet amidon
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- restreint l’emploi en papeterie, bien qu’il n’ait pas d’égal pour la pureté, la blancheur, sans parler de ses autres qualités.
- Malgré le prix élevé, des fabricants de papiers fins, en Italie, se sont décidés, à cause des avantages de l’amidon de riz, à suivre l’exemple des fabricants anglais qui l'em-
- En effet, c’est par l’emploi de l’amidon de riz que l’Allemagne et l’Angleterre obtiennent les apprêts les plus beaux , soit pour les apprêts bittles, les apprêts garnis ou les apprêts des croisés, piqués, damassés et bril-lantés.
- Voici, d’ailleurs, une recette qui est généralement employée et qui imitera le mieux l’aspect soyeux, le brillant, le toucher et le même craquement de la soie.
- 30 litres d’eau ;
- 2 kilog. d’amidon de riz ;
- 2 litres de glycérine.
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- IMPOT
- Projeté sur les filés et tissus de coton de fabrication mexicaine
- Le ministre des finances du Mexique a déposé le projet de loi suivant sur le bureau de la Chambre des députés :
- PROJET DE LOI
- Article premier. — Il est établi un impôt fédéral sur les filés de coton et les tissus de coton de tous genres, manufacturés dans le pays.
- Art. 2. — Cet impôt sera payé par les acheteurs de première main au moment de l'achat des marchandises, et subsidiairement par les fabricants, dans la forme prévue par les arti-
- des suivants et pour la partie complémentaire de la quantité totale que doit produire l’impôt.
- Art. 8. — Pour le payement de cet impôt, les acheteurs devront se munir de timbres spéciaux, dont le montant sera égal à un pourcentage des ventes au comptant ou à terme. Le timbre sera apposé et oblitéré sur la facture originale, son talon sera apposé sur un duplicata de la facture qui restera au pouvoir du fabricant.
- Art. 4. — Les timbres spéciaux seront vendus seulement aux acheteurs des marchandises grevées, sur ordre délivré par les fabri: cants, quand ceux-ci n’auront pas de timbres ou directement aux fabricants.
- Art. 5. — Afin que le fisc perçoive sûrement la somme minima fixée par l’article 2 une commission composée de fabricants et d’employés du gouvernement répartira le montant de l’impôt entre tous les fabricants du pays-
- Art. 6. — Pour fixer les quotes-parts de l’impôt, la commission fera entrer en ligne de compte la valeur marchande des produits fa briqués, à condition que toutes les opérations de fabrication soient faites dans la fabrique Dans le cas contraire, la quote-part sera cal' culée sur la différence entre la valeur des produits achetés par le fabricant et la valeur de ces mêmes produits après manufactur6 complète.
- Art. 7. — Quant un fabricant de filés de coton vendra ses produits à un fabricant et 11 ce dernier vendra les siens à un imprimeur) y aura lieu de percevoir l’impôt : mais l’ache teur aura le droit de se faire rembourser P l’administration une quantité de timbres 668 à celles des timbres apposés et oblitérés Pa suite des opérations designées ci-dessus-
- Art. 8. — Chaque deux mois, le compte de timbres vendus à chaque fabricant ou par®01
- 6
- ordre sera fait; s’il y a une différence moins entre cette somme et la cote à p8y6} le fabricant devra acheter une quantité °05 respondante de timbres. Si la différence
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- en faveur du fabricant, il en sera tenu compte à ce dernier pour le bimestre suivant. A la fin de l'année le fisc ne remboursera pas les timbres restés au pouvoir du fabricant. Ges timbres pourront être utilisés seulement pendant les deux premiers mois de l’année suivante ; ils perdront ensuite leur valeur.
- Art. 9. — La part d’impôt à payer chaque année par un fabricant sera immuable, quel que soit le produit des ventes faites par ledit fabricant. Les règlements détermineront la procédure à suivre pour obtenir une exemption ou réduction d’impôt en cas de force majeure.
- Art. 10. — La loi sur le budget fixera chaque année le chiffre minimum de l’impôt et e pourcentage à paxer par, les acheteurs de filés de coton et de cotonnades. Dans le cas ou ce chiffre ne serait pas fixé par la loi sur e budget, on s’en tiendra avx prescriptions de l’article suivant.
- Art. 11. _ La somme minima que devra Produire le nouvel impôt est fixée, pour le présent, à 1,500,000 piastres,payables par bi-mestres de 250,000 piastres, le montant des “mbres qui devront être oblitérés dans chaque opération de vente sera de 6 00 sur le chiffre Tëel de la vente.
- Art. 12. — Le gouvernement réglementera cette loi et édictera les peines dont seront Passibles les infracteurs.
- Article transitoire
- Cet impôt sera perçu à partir du 1er novem-e Prochain ; la première liquidation avec 68 fabricants devra donc être faite dans les roiers dix jours de décembre prochain.
- Nous croyons devoir conseiller |er: l’usage du « classeur parisien
- Instantanément et au fur et eurs publications.
- à nos lec-
- » pour re-à mesure
- prix de la reliure pour le Moniteur de la ^tUre est de 1 fr 75.
- Ad
- Cesser les demandes au journal, accom-Pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur Sur p •
- "rIs. Ajouter 0,60 pour recevoir franco
- gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- ASSURANCES contae l’incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Le services des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérables dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les Compagnies.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Étant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d'en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l'incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriels doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement, un abaissement de la prime.
- JURISPRUDENCE
- PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES
- Par la faute du locataire, un bail est résilié et le propriétaire se trouve ainsi menacé de subir une perte s’il ne peut pas trouver de
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- s
- -d
- LE, MUNITEUK DK LA TEINTUKL
- locataire. Quelle indemnité pourra-t-il obtenir des tribunaux pour le dommage que la résiliation lui a causé?
- La question est aussi délicate qu’intéressante. En effet; la résiliation d’un bail par la faute du locataire peut faire naître à l’encontre du propriétaire deux sortes de préjudices : 1: Préjudice résultant du fait même de la résiliation et consistant en ce que l’immeuble autrefois loué se trouve maintenant inoccupé ; 2• préjudice résultant des abus de jouissance commis par le locataire. C'est à rendre le propriétaire indemne de ce double dommage que le législateur s’est attaché en édictant la disposition de l’art. 1760 C. civ. En ce qui concerne le premier préjudice, il sera répare, aux termes de l’art. 1760, par l’obligation imposée au locataire de continuer à payer le prix du bail pendant le temps nécessaire à la relocation. Ces expressions sont quelque peu équivoques : S’agit-il du temps qui s’écoulera jusqu’à la relocation effectuée et réelle, ou s’agit-il seulement du temps nécessaire au propriétaire pour s’assurer d’un nouveau locataire? La jurisprudence et la doctrine, s’appuyant d’ailleurs sur les travaux préparatoires et notamment sur le rapport du tribun Mouricault, se rangent couramment à cette dernière interprétation et décident que ce temps doit être déterminé par l’usage des lieux. (Cass., 1er juillet 1851, S. 51, L, 481 ; Aubry et Rau, t. IV, p. 504; — Laurent, t. XXV, n 379 ; — Troplong, t. 11, n- 621.)
- Mais cette mesure dans laquelle on renferme l’obligation du locataire ne peut avoir aucun caractère absolu. En fait, il arrivera généralement qu’elle sera insuffisante, mais, très souvent, le propriétaire rencontrera des difficultés considérables pour relouer son immeuble : le préjudice augmentera, la réparation fixée par un juge prévoyant devra croître dans une proportion correspondante. On objecte, il est vrai, en droit, que le législateur en parlant du temps nécessaire à la relocation, a établi une règle fixe dont il n’est pas
- permis au juge de s'écarter. Nous croyons au contraire que le législateur, dans l’art. 1760, n’a voulu qu’indiquer au juge, pour le cas spécial d’une résiliation de bail, un critérium pour l’exercice du droit de condamner à des dommages-intérêts, droit qu’il tient d’une façon plus générale de l’art. 1184 C. civ.
- Ainsi déaidait le tribunal de Boulogne-sur-Mer, dans un jugement du 5 novembre 1885.
- La théorie de ce jugement peut se résumer comme il suit : Lorsqu’un bail à loyer est résilié par la faute du locataire, le temps nécessaire à la relocation, pendant lequel il est tenu, aux termes de l’art. 1760 C. civ., de continuer le paiement du loyer, doit s’entendre, en général, du temps que l'usage du lieu laisse au propriétaire pour s’assurer d’un nouveau locataire.
- Mais il appartient au juge de déterminer, d’après les circonstances, un délai plus long que celui ordinairement adopté et, spécialement, il peut augmenter ce délai, lorsqu’il s’agit d’un immeuble important, d’un loyer élevé et dont les conditions particulières du bail, la spécialité de ceux auxquels l’explol tation peut convenir, restreignent les chance de location.
- Peut-être pourrait-on dire que la conse-quence vraiment logique de cette théorie conduirait à accorder aux tribunaux un pouvor d’appréciation non-seulement quant à la réparation, mais encore quant à l’estimation du demmage causé au bailleur. Sans aller ausst loin et préférant rester fidele à la lettre même du texte, nous admettons que si le législateur a entendu circonscrire la responsabilité du locataire dans le temps nécessaire à la relo cation, encore a-t-il laissé au juge la plu grande latitude pour fixer ce qu’il faut ont011 dre par ces expressions, et, pour toutes ce raisons, nous déciderons que, de même q—e les tribunaux auraient le droit, usant ainsi wol leur pouvoir d'appréciation, de ne condam l’ancien locataire qu'aux loyers échus pendan qu’il a occupé les lieux, si le propriétai, trouvait preneur sur le champ, de même
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- $ et
- auraient le pouvoir, en s’inspirant des circonstances, de la nature de l’immeuble loué, desdifficultés de relocation, d’augmenter le délai considéré comme étant généralement suffisant pour servir de mesure à l’obligation du locataire. (Cass. 24 novembre 1879, D. 80, b 385.)
- RENSEIGNEMENTS commerciaux
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- DELSART (Edouard), déchets, à Orchies (Nord). — Jug. du 20 oct. — Liquid. : M. Sail-
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- VAN Gleempulte (dit Charles-Simon-Adol--phe), blanchisseur et teinturier, rue de Baby-one, 6, à Paris, et à Chaville (S.-et-O.), "rande-Rue, 9 et 11. ~ S.: M. Raynaud. — ""8• du 3 oct.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite on Renard et Cie, teinture et apprêt de pe-ches lin et velours lin, rue des Ogiers, à oix. — Durée : 20 ans. — Cap.: 100,000 f. Formation de la Société en nom collectif *THUREAU et Cie, déchets de laine et com-Pission,19,rue de Mexico,au Havre.— Durée: 4 ans. — Cap. : 20,000 fr. — Acte du 10 oct.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉ
- Modification de la Société Dumoulin et Cie, osiété des apprêts français Napoléon Gallet, wouen. — Nomination de M. Gaston Du-s pin fils comme co-gérant. — Acte du 14
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- 9 M. Allaz a vendu un fonds de teinturerie, ’ rue de la Boétie.
- . Mme Bénard a vendu un fonds de teinture-‘ 87, rue Labat.
- tM. Tesson Hacquel a vendu un fonds de "turerie, rue Buttner. reMlle Pécheteau a vendu un fonds de teintu-e, 61, rue de Montreuil, Vincennes. tlme Reynaud-Thierry a vendu un fonds de Urerie, rue Thomas.
- Mlle Aubin a vendu un fonds de teinturerie, 67 bis, rue du Rocher.
- M. Berrier a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue des Filles-du-Calvaire.
- M. Ployard a vendu un fonds de teinturerie, 169, rue de la Pompe.
- M. Marchand a vendu à Mlle Bruneau, un fonds de teinturerie, 199, faubourg St-Honoré.
- Mme veuve Cailloux a vendu un fonds de teinturerie, 31, rue de Penthièvre.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d’essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ’e. — Lauréat du la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Directeur du Laboratoire de la Bourse de commerce. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-80 avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Vemploi en teinture des couleurs artificielles de la houille, par A. M. Villon, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- Tableau formulaire du breveté et de l’inventeur en tous pays, par M. Ed. Caron, ingénieur.
- 1 vol. Prix : 3 fr..
- Adresser lesdemandes au bureau du journal
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-lnfé-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- th-
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- GUIDE-ADRESSES
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- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-
- Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d'étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
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- Benzines
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- Blanchiment (Artieles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
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- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), U, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri', 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l'impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Perd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine àSaint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d’argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème et cristaux de tartre. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre
- Dr P. Caries, chimiste expert des tribunaux, 19, quai des Chartrons, Bordeaux. Dérivés tartriques du vin, lies, cristaux. Tartrate de chaux.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tromblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Mémbre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traitsd’orseille. Sulfates et carmins d’inaigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée con-centrée.
- Pavié (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafavette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
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- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
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- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Etudes spéciales de» procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (BoL ches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouse Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 37e Année.-No 23. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 5 Décembre 1893
- SOMMAIRE
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (suite).
- SUR UN GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS (suite).
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- VERT SUR COTON
- TOILE IMPERMÉABLE. — L’EXPOSITION DE 1900.
- ASSURANCES.
- JURISPRUDENCE.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. - COURS. - ANNONCES.
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- (Suite)
- Comme le disait mon dernier article, le rouissage joue un grand rôle dans la prépara-Bon du lin et du chanvre; dans le coton, il nen est pas question, de même pour la ramie.
- Ici, pour cette dernière fibre, je redis encore ma façon de penser, si elle n’a pas eu le suc-“§ qu’elle mérite à Lyon, du moins cela tient ace que l’on ne peut, avec, obtenir des filés ns. Cela tient à sa nature, de plus elle est "es lourde, ou mieux très dense. Ainsi le neme filé en coton pesant 180, celui en ra-111110 pèse 133. Et cependant ma conviction est
- jour la ramie jouera un grand rôle dans les industries textiles, quand on la placera là oùeii0 va.
- , Pour le moment, nous avons laissé le lin et echanvre, ces fibres connues de toute anti-Jite, sur le rouissage. Nous glisserons sur . opérations mécaniques, pour obtenir des très fins, et qui, quelquefois, ont un prix "“Périeur à celui des plus belles soies.
- ve raPpelerai ici, pour mémoire, que le nu-erotage des filés coton, ramie, lin et chanvre p Averse de celui accepté pour la soie.
- Us le numéro accepté est fort, et plus le fil getal est fin tandis que que c’est l’inverse POur la . •
- I soie.
- »a plusieurs numérotages comme nationa
- lité, mais en France, le numéro indique, pour les fibres végétales, le nombre de mètres par numéro, ainsi un n° 20 indique qu’il faut 20,000 m. pour faire un kilogramme et plus le numéro est élevé,plus le fil est fin. Par exemple un n° 140 indique qu’il faut 140,000 m, pour faire un kilogramme en coton, chanvre, lin, ramie, etc.
- Tandis qu’en soie, c’est l’inverse : plus le numéro est élevé, et plus la fibre est grosse. On compte d’ailleurs toujours par deniers. Ce n’est pas commode, mais c’est accepté dans les usages.
- Cela peut aller avec les mesures marines, auxquelles, sans dictionnaire,l’on ne comprend rien.
- Quand donc le système métrique, cette belle création de 1789, sera-t-il imposé d’office à tous les Français et de partout.
- Si vous le voulez, chers lecteurs, nous prendrons le lin et le chanvre dans l’enfance du blanchiment et, entre nous soit dit, cette enfance avait du bon. Nous passerons sur les opérations mécaniques, pour arriver à obtenir les tissus ou toiles, car jadis le blanchiment commençait là.
- Dès le début de la civilisation, l’emploi de la cendre de bois, contenant du carbonate de potasse, sel lixiviateur par excellence, a été indiqué. En Egypte , le carbonate de soude ou natron, produit minéral naturel, l’a été également. Les tissus ont été dégommés, où,
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- LE MONITEUR PB LA TEINTURE
- “Er
- comme nos ménagères disent maintenant,lessivés.
- Mais que de progrès depuis Et cependant le principe est toujours le même. Action d’un corps alcalin. Et,dans cette voie, c'est le carbonate de potasse qui convient le mieux.
- Aujourd’hui, je vais esquisser les grandes lignes; il faut lessiver les toiles brutes avec un corps alcalin, carbonate de potasse, de soude ou chaux caustique, mais c’est la potasse ou la lessive de cendre qui convient le mieux.
- Puis, après avoir lessivé, il faut blanchir. Jadis on obtenait des blancs magnifiques par l’exposition sur le pré des tissus lessivés et humides à la lumière solaire. Ce procédé donne d’excellents résultats et ne brûle pas les tissus, mais aujourd’hui il n’est plus pratique. On n’a pas toujours ni les prés, ni le temps voulu à sa disposition.
- Et le blanchiment au chlore (procédé Ber-thollet) a causé une véritable révolution,mais -au détriment de la qualité et de la résistance de la fibre. L’eau oxygénée, et tout récemment le peroxyde de sodium, sont venus compléter Tès progrès chimiques. A mon avis, le peroxyde de sodium est appelé à remplacer complétement le chlorure de chaux. Dans le prochain numéro, j’examinerai la manière rationnelle de conduire un blanchiment en commençant par le dégommage.
- MARIUS MOYRET. (Reproduction interdite) ‘4 suivre.)
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (Ecrit spécialement pour le. Moniteur1 de la Teinture.)
- (Suite)
- 1 • ‘ : sibpi - , n0lor . |
- Ce colorant est aussi un dérivé de l’acide salicilique et est, de même que la chrysamine, sensible au cuivre.
- La maison L. Gassella et Cie (Manufacture Lyonnaise) a mis en vente un jaune d'or diamine, qui est sous tous les rapports une copie de là chrysophénine. La chrysophenine est une
- combinaison éthylique de deux molécules de phénol, combinées avec l’acidé diamido-stilbène-disulfoconjugué. Le jaune d’or diamine s’obtient par la même réaction, en employant la diamine-naphtylène-disulfoconjuguée. La solidité de ce colorant est la. même que celle de la chrysophénine. La nuance est peut-être un peu moins rougeâtre que celle de la chry
- sophénine.
- Le jaune d’or diamine a le défaut d’être peu soluble, de sorte que ce colorant plaque facilement en teinture. Il y a quelques années déjà que la chrysophénine a trouvé un concurrent dans le jaune crésotine de M. Oehler, d’Offenbach. C’est une imitation de la chrysamine et c’est pour cette cause que la maison d’Elberfeld se trouve en voie de procès avec M. Oehler depuis quelques années.
- Un'groupe de colorants jaunes, qui ont trouvé une application étendue, vu leur solidité aux acides, au chlore, aux .alcalis et 8 la lumière sont les jaunes d’or micado 8 Gr 6 G, 4 G, 2 G (de MM. Leonhardt et Cie). Leur affinité pour la fibre végétale est moinn dre que celle des autres produits jaunes, c’ess pour cette raison qu’on applique ces colorants dans des bains contenant 50-80 04 de sel marin (voir procédés.plus loin),
- La primuline, commetelle, ne trouve I peud’application;elle est diazotable et ce sont les nuances obtenues à l’aide des différent développeurs, qui ont trouvé une application considérable. (Nous parlerons plus tard dÊ colorants diazotables.) il, nous reste à men tionner le jaune pour coton R. de la Badisch A. et S. F., identique avec le jaune oriole M. ,Geigy ; le jaune brillant, qui n’est pas 5 lible aux alcalis, trouve une application éten, due dans la fabrication des papiers peints cause de sa grande résistance à la lumiere
- De même, on fait quelquefois usage des sensibilité aux alcalis, en l’employant cOLiid indicateur. Le jaune barbazole n’est pas 50 g aux acides ; le jaune de Hesse (Leonhardt) 6 terne et sensible aux alcalis et au C"igo (ce colorant ne s’emploie presque plus):
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- jaune diamine N est sensible aux alcalis et au cuivre, en plus peu soluble. La thioflavine S (L. Cassella) très verdâtre, mais peu solide à la lumière. Le thiochromogène et la poly-chromine sont des variantes de la primuline.
- La chromine (Kalle) est de même un corps se rapprochant de la primuline, montrant ses défauts,. mais est dépourvue du bon côté de ce colorant, elle n’est pas diazotable. Le jaune de Helgolande (Notzel) est une copie du jaune pour coton de la Badisch.
- Résumons les jaunes les plus importants et nous trouvons,comme les plus solides à la lu-mière : le jaune chloramine, la chrysamine, les jaunes d’or micado et la chrysophénine.
- Solides aux alcalis, la chrysophénine, les jaunes micado, le jaune chloramine, le jaune thiazole, la thioflavine S et le jaune pour coton G. Solides aux acides : la chrysophénine, 'es jaunes d’or micado,la chrysamine, le jaune chloramine. Solides au chlore : la chrysophénine, les jaunes d’or micado et le jaune chlo-ramine.
- Orangés
- Trois années après la chrysamine, le premier orangé teignant sans mordant fut introduit en teinture sous la désignation d’orangé benzoR, par les fabriques d'Elberfeld. C’est un colorant donnant des teintes bien fournies, Passablement solide aux alcalis, par contre sensible aux acides. Les orangés Congo G. et R sont solides aux acides et au chlore. Les orangés les plus solides sont sans contre-dit les orangés micado (Leonhardt et Cie). C’est colorants sont très solides à la lumière, aux alcalis, aux acides ; leur solidité au chlore est "emarquable. Ces colorants endurent des trai-“ements au chlorure de chaux à une tempé-rature très élevée. Les teintes obtenues sont brillantes et s’appliquent comme tous les co-lorants micado, dans des bains contenant du marin. Outre les orangés mentionés, il "oUs reste l’orangé toluylène de Oehler, qui * trouve à ce sujet en dissensions de brevets aveç la maison d’Elberfeld.
- "orangé Chicago (Geigy), beaucoup plus
- terne que les orangés micado, mais montrant plus d’affinité pour la fibre végétale.
- L’orangé direct (Kalle),qui est une imitation des orangés micado. Résumons : solides à la lumière tous, exception faite de l’orangé toluylène R. Solides aux alcalis ; les orangés micado et benzo et l’orangé toluylène G. Solides aux acides : les orangés micado Congo et l’orangé toluylène. Solides auchlore:les orangés micado.
- Les bleus
- La classe des colorants teignant sans mordants est riche en bleus montrant de très bonnes qualités. Nous rencontrons ici une trentaine de colorants différents, variant d’un bleu ciel bien pur jusqu’au bleu-noir. Le premier bleu de cette classe fut le bleu-azo de la maison d’Elberfeld. Ce colorant est rougeâtre et beaucoup employé au lieu de l'outre-mer, dans la teinture en blanc et l’azurage du colon. On l’emploie aussi pour renforcer d’autres colorants, vu que ce bleu montre une grande affinité pour la fibre. Dans le courant de la même année, la même maison en vente la benzoazurine , colorant qui est beaucoup usité et dont la consommation se rapproche de celle de la benzopurpurine 4B et de la chrysophénine. Les marques les plus connues sont la benzoazurine G et 3 G. Ces colorants sont solides aux acides, s’appliquent aisément et l’on obtient à leur aide des nuances bien fournies. La benzoazurine G ne dégorge que très peu dans le blanc à la lessive. On obtient d’excellents résultats, en traitant après teinture la benzoazurine et tout spécialement la marque 3 G, au sulfate de cuivre, procédé déjà mentionné ailleurs. Par ce traitement, sa solidité à la lumière se rapproche de celle de l’indigo, de même les teintes sulfatées gagnent beaucoup en solidité à la lessive. Il faut cependant remarquer que,par ce procédé, les teintes perdent de leur brillant et par des lessives au savon souvent répétées l’oxyde de cuivre formé sur la fibre s’enlève peu à peu.
- (A suivre.) {Reproduction formellement interdit
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- LE] MONITEUR DE LA TEINTURE
- ETUDE SUR UN GENRE D’IMPRESSION SUR TISSUS
- Qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique
- Par M. Alfred Villain, chimiste-teinturier. (Ouvrage récompensé par la Société industrielle du Nord de la France.)
- (Suite et fin)
- Pour une reproduction continue, on pourrait, se servir d’une boîte (fermée de 5 côtés), imitant le châssis à rouleaux des amateurs photographes, dans laquelle se trouveraient ? rouleaux : sur l'un se trouverait enroulé le tissu mordancé et séché, l’autre recevrait ce même tissu après son exposition à la lumière. Le tissu sensibilisé viendrait passer devant une ouverture égale au dessin ou au cliché à reproduire, et recevrait ainsi la lumière. Quand l’exposition à la lumière serait jugée suffisante, et ce contrôle est très facile, à l’aide d’un photomètre ordinaire, on pourrait, ou changer le dessin, ou, en continuant avec le premier placé, avancer le tissu d’une longueur égale à l'ouverture ou à la distance désirée, et recommencer à exposer à la lumière, et ainsi de suite ; le tissu qui aurait reçu l’impression lumineuse s’enroulerait sur le 2e rouleau et l’on pourrait continuer ainsi l’impression jusqu’à la fin de la pièce. Vous trouverez ci-contre un schéma de ce que j’appellerai la boîte à impression, mais n’étant pas dessinateur, veuillez m’excuser de ce que je vous présente, je tiens seulement à essayer de vous compléter mon idée. Pour les rinçages, la teinture et les autres manipulations, on pourrait se servir des barques ordinaires de teinture, en ayant soin simplement de faire le premier rinçage à l’abri de toute lumière blanche. Pour obtenir un cliché négatif nécessaire à l’impression par mon procédé, rien n’est plus aisô maintenant, grâce aux progrès de la photographie ; on peut avoir de très grands clichés photographiques au gélatinobromure d’argent ou au collodion (procédé beaucoup plus avantageux que le gélatino
- bromure pour les grandes plaques et possédant une grande finesse dans les détails, une intensité dans les noirs et une grande transparence dans les blancs) ; on peut encore, à l’aide de petits clichés séparés par des caches, arriver à former un tout harmonieux. Les grandes maisons de Paris, entre autres MM. Nadar et Braun, et même de Lille, MM. Ferrand et Faure, possèdent de très grands clichés obtenus directement ou par agrandissement. On peut même utiliser certains papiers transparents ou qu’on peut rendre transparents, sur lesquels on aurait en négatif 16 dessin à reproduire. Tout ceci, direz-vous, est du domaine photographique ; mais permet tez-moi cependant de vous faire remarquer qu'on peut obtenir un négatif photographique aussi facilement que les dessinateurs obtiennent la reproduction de leurs dessins par le papier au ferroprussiate ; en effet, avec le papier au ferroprussiate, les noirs du dessin a reproduire deviennent blancs sur le papier et les blancs sont bleus, des papiers spéciaux donnent ou peuvent donner aussi facilement du noir au lieu du bleu et l’on peut en rendant transparents ces papiers, soit par la vaseline» soit par l’essence de térébenthine, obtenir ainsi un négatif exact du dessin choisi. " D’autres moyens existent aussi, mais leur description serait trop longue pour moi l’en treprendre ici, je suis cependant à votre dis position si vous la désirez.
- Les reproductions par agrandissement 110 présentent pas plus de difficultés, qu’on opère» soit avec la lumière solaire, soit avec une Iu-mière artificielle. Il suffit simplement de proje ter sur l’écran formé par le tissu sensibilisé et bien tendu un cliché négatif au lieu du cliché positif qui sert habituellement aux projections: On obtiendra alors sur le tissu l’image réelle par la teinture, car ce seront les blancs du négatif qui auront mordancé le tissu et foroe l’image.
- Le prix de revient des impressions par °e procédé ne serait pas bien élevé, et revien drait peut-être moins cher que certains autr65
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- procédés actuels. De plus,les résultats seraient plus artistiques et plus réels (c’est-à-dire se rapprochant davantage du dessin ou sujet primitif), pas de teintes plaquées les unes au-dessus des autres, tons et demi-tons fondus ensemble et obtenus sans séparation brusque, enfin, une reproduction photographique.
- Je ne sais si mon étude vous paraîtra assez complète; en tout cas, je me mets entièrement à votre disposition pour vous fournir tous les autres renseignements que vous pourriez désirer et que vous voudrez bien me demander.
- Je me permets de joindre à ce petit travail quelques essais de photo-teinture ou photoimpression, obtenus sur le tissu en diverses couleurs ; je n’ai, pour le moment, que des reproductions de portraits, mais vous comprendrez facilement que tout autre sujet aurait pu être aussi bien reproduit, si ce n’est mieux, car le portrait est une chose très déli-cate à réussir. Je puis garantir que les moin-dres détails d’un cliché ou d’un dessin seraient reproduits par ce procédé, et les produits employés donnant des teintures solides, il n’y ‘ à craindre de voir ces reproductions Reparaître en peu de temps ou au moindre lavage.
- J’ose espérer, Monsieur, que vous me ferez connaître votre appréciation et celle du Co-mité que vous présidez sur cette étude, et que vous aurez l’obligeance de me transmettre tous les desiderata que vous pourrez formuler.
- En attendant votre jugement, je vous prie Agréer, Monsieur, mes bien sincères salu-lations.
- Alfred VILLAIN.
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- Nous croyons devoir conseiller à nos lec-|eUrs l’usage du « classeur parisien » pour re-er instantanément et au fur et à mesure eurs publications.
- Le prix de la reliure pour le Moniteur de la Teinture est de 1 fr. 75.
- Adresser les demandes au journal, accom-Pagnées d’un mandat postal ou d’une valeur
- sur Paris. Ajouter 0,60 pour recevoir franco gare, ou 0,85 pour franco domicile. Le colis postal peut contenir plusieurs classeurs.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE LYON de 1894
- Chers lecteurs, on me demande des renseignements au sujet de l’Exposition internationale de Lyon ; entre nous soit dit, on ne peut pas mieux tomber. J’habite Lyon, ma ville natale, où je suis né le 28 décembre 1845.
- Je suis l'ennemi, au point de vue personnel, de toutes les expositions, telles qu’elles se font. Ce sont des foires, et rien autre. Mais enfin, puisque exposition il y a, suivons notre siècle, et à dater de ce numéro, je vous tiendrai au courant.
- Financièrement, réussira-t-elle? ne réus-sira-t-elle pas ? Ceci n’est pas mon affaire. Telle qu’elle se présente, elle est mieux que celle de 1870-1871, et digne de Lyon, deuxième ville de France, avec ses 500.000 habitants, y compris sa banlieue immédiate.
- L’exposition est située dans nn parc magnifique, dit de la Tête-d’Or, avec de vrais jardins et des arbres séculaires. Il y a même un jardin dit d’acclimatation, pour les bêtes. Bref, comme parc, c’est moins grand que le Bois de Boulogne de Paris, mais c’est peut-être plus coquet.
- Ce parc, comme celui de Boulogne, est dans un quartier très aristocratique, et est couronné par les collines de la rive droite du Rhône et le plateau de la Croix Rousse, où se tissent les merveilleuses étoffes soyeuses, qui font la réputation de Lyon.
- L’exposition comportera deux choses :
- 1° L’exposition internationale ;
- 2° L’exposition coloniale.
- A ce titre-là, et comme Français, je serai fier, pour la deuxième partie, de vous tenir au courant.
- Je suis l’ennemi déclaré des expéditions au lointain, mais du moment que nous avons des
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- colonies, il en faut tirer parti. Et nos colonies acquises seront un jour l’objet de nos débouchés. Imitons l’Angleterre à cet égard ; ne critiquons pas toujours, améliorons et développons nos exportations.
- Marius Moyret
- (A suiere.) (Reproduction interdite.)
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- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- TRAITEMENT SPÉCIAL DES MATIÈRES TEXTILES par la vapeur et l’air chaud et dispositif d’appareils permettant de le réaliser Par M. William-Jules Giawitz.
- On commence par faire agir la vapeur d’eau injectée en excès dans un espace limité, mais communiquant librement avec l’atmosphère, en le réchauffant fortement ainsi que l’air auquel elle se mêle, de manière à éviter toute zondensation et tout abaissement de température sensible, malgré la détente qui se produit. Dans ces conditions et suivant des expériences faites par l’inventeur, la vapeur d’eau ainsi réchauffée avait une action toute spéciale pour déterminer certaines réactions chimiques et notamment le développement du noir d’aniline engendré par l’action des chlorates en présence des prussiates alcalins en excès.
- Cette action est différente de celle du vaporisage avec pression, de celle du vaporisage sans pression avec doubliers, et de celle de l’air chaud simplement saturé de vapeur d’eau.
- L’invention consiste en outre dans les dispositifs d’appareils permettant de réaliser ce traitement nouveau.
- Ces appareils sont constitués essentiellement par une boîte en bois à parois épaisses, doublées de feuilles minces de cuivre ou de fer. Cette boîte a la forme d’une parallélépipède
- 1 allongé mesurant 2 mètres en longueur horizontale, 1 mètre 20 centimètres de largeur et soixante centimètres de hauteur. Dans cette boîte en bois s’encastre une autre en fer ou en cuivre, à double enveloppe, dans laquelle circule de la vapeur ; cette boîte intérieure métallique est ouverte sur ses faces antérieure Iet postérieure et présente une capacité de 2 mètres de long sur 1 mètre large et 40 centi-1 mètres de haut. Dans cette capacité,ou videin-| térieur, circule une toile métallique sans fin en cuivre rouge montée sur deux tambours en bois de 15 à 18 cent, de diamètre dont la rotation est rendue solidaire par une chaîne Galle. La nappe inférieure de cette toile sans fin passe à 5 centimètres du fond métallique et la nappe supérieure à 20 à 23 cent, au-dessus de ce fond. Cette toile sans fin déborde en avant de la boîte d’environ 1 mètre et en arrière d’environ 30 centimètres, pour faciliter le chargement et le déchargement des matières textiles à traiter. Elle est doublée d’un drap de pure laine. La paroi supérieure de la boîte en bois est de tous les cas munie d'ou-vertures suffisantes pour le dégagement de la vapeur et des produits de la réaction, et ses faces antérieure et postérieure sont pourvues de portes amovibles, pour la surveillance et Iles réparations ; ces portes présentent, dans le bas, une fente mince pour le passage de la nappe inférieure de la toile métallique et dans le haut une saignée transversale de 15 centi mètres de hauteur,pour le passage delà nappe supérieure avec les matières textiles dont on la charge. Des dispositifs connus permettent de faire varier la vitesse de circulation de la toile métallique depuis 50 jusqu’à 10 centime-très par minute, de manière à faire séjourne1, les matières à traiter dans la boîte depuis * jusqu’à 10 minutes.
- Dans l’intérieur de la boîte, on injecte de la vapeur bien sèche par un tube à double bran che, percé de trous pour répartir également 18 vapeur sur toute la longueur.
- Pour opérer avec cet appareil, on place 165 matières à traiter sur le drap de la toile sal
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- fin, en lamé mince. Elles entrent incolores et sortent teintes en noir, quand, dans une opération préalable, elles ont été imprégnées du mélange pour noir et parfaitement séchées.
- PRODUCTION sur fibre de laine de couleurs solides au foulon, à l'alcali, la chaux et la lumière
- Par la Compagnie Parisienne des couleurs d’aniline.
- Pour la production sur la fibre de laine de nuances allant du brun au rouge-brun, l'al-pha-naphtol et les matières colorantes azo-conjuguées en dérivant ont des qualités toutes spéciales, si la laine préparée est traitée subséquemment à l’acide chromique. K
- Les nuances brunes réalisées de cette ma-nière excellent par une solidité hors ligne.
- Exemple :
- Brun foncé sur 100 kilos mérinos.
- On prépare un bain avec 2 à 3 mètres cubes d'eau, on y ajoute la dissolution de 4 kilos de Matière colorante s’obtenant d’acide naphtio-nique diazoté et d’alpha-naphtol, 4 kilos d’a-cide sulfurique et 10 kilos de sel de Glauber ; on introduit maintenant dans le bain ainsi Préparé le mérinos, après l’avoir nettoyé et saturé d’eau à environ 50*C. et élevé la température à celle de l’ébullition ; l’étoffe se teint en orangé. On fait bouillir 314 d'heures, puis On ajoute 3 kilos de bichromate de potasse et on continue de faire bouillir encore 3[4 d’heure? La nuance tourne peu à peu en beau brun foncé saturé.
- Au lieu de faire l’oxydation dans le bain de “einture, le développement de la couleur au Wen du bichromate peut se faire dans un econd bain avec ou sans addition d'acide.
- machine A DEROMPRE les tissus
- Par MM. François'Perrin et Pierre Martinan.
- ar suite de l’extension prise par les tissus a bon
- " marché et de l’importance qui en est "esiltée, pour le métrage fabriqué, on a été “ené forcément à subsister le dérompage Ction de briser l’apprêt donné aux tissus) "CAnique au dérompage à la main.
- . e principe de l'invention consiste dans
- l’emploi d’aspérités de volume variable, produites par une pression d’air ou de liquide exercée dans un récipient en caoutchouc, lequel récipient est placé à l’intérieur d’une enveloppe métallique percée de trous, La pression fait surgir les aspérités et cela en proportion de son intensité.
- Dans la nouvelle machine de dérompage, on complète le rôle desdites aspérités par des cylindres lisses en caouchouc également gonflés à pression ; leur fonction est d’obliger l’étoffe de bien s’imprimer sur les aspérités et d’en recevoir ainsi tout l’effet utile. Ges cylindres lisses seront en caoutchouc mince et bien souple et leur pression intérieure sera moindre que celle qui provoque la formation des aspérités, pour que ces dernières se moulent censément dans les cylindres lisses.
- NOUVEAU PRODUIT : « LA NÉOLINE » soluble pour l'ensimage de la laine
- Par M. Ernest Godchaux
- Le nouveau produit, dénommé « Néoline soluble » a pour but de remplacer l’oléine, l’huile d’olive et en général tous les corps gras d’origine végétale ou animale dans l’ensimage des laines.
- Avec l’emploi de ce nouveau produit, tous les inconvénients résultant de l’ensimage par les corps gras se trouvent écartés : plus de dégraissage imparfait, plus de couleurs ternies, plus de teinture en pièces inégale ou chamarrée, plus de crainte d’incendie, plus d’odeur dans les filatures, plus de débourrages gras.
- Economie considérable, de 50 % minimum, dans le prix du revient, comparé à celui des produits gras. Pour les étoffes nouveautés, nuances plus vives et plus fraîches : elles obtiennent plus de corps, un toucher plus souple et plus nerveux ; pour les pièces à teindre, garantie d’une teinture plus facile et d’une régularité parfaite.
- La Néoline étant ininflammable, on là manipule sans danger ; sa masse ne se congèle pas aux basses températures. Pour en faire
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- usage, on la mélange simplement avec l’eau à la température ordinaire.
- PLATEAU-CADRE EN BOiS garni de papier, destiné au pliage des tissus et roulage Par MM. Hayon frères.
- Le plateau- cadre en lui-même, composé de barres et de longrines assemblées, est breveté, mais la nouvelle disposition, qui fait l’objet de la présente invention, comporte des modifications importantes dans les assemblages et, en outre, une enveloppe de papier sur toutes les faces.
- Les nouveaux assemblages pour les quatre barrettes de rive sont faits à tenons rectangulaires de toute la largeur des traverses d’extrémité ; ces tenons sont engagés dans des mortaises également rectangulaires évi-dées en bout à la scie.Les quatre assemblages ainsi formés sont rapprochés et les tenons engagés à fond dans les mortaises, puis collés de manière à obtenir un cadre rectangulaire.
- Toutefois, il existe une troisième traverse médiane, de même épaisseur que les barrettes extérieures du cadre, également assemblée à tenons et mortaises dans les grands côtés, mais dont les tenons droits ne traversent pas sur toute leur largeur les barrettes des grands côtés ; les mortaises médianes sont taillées à la scie circulaire sur une profondeur égale à environ la moitié de la largeur des barrettes longitudinales ; cette troisième traverse médiane est engagée par ses tenons dans les traverses longues de la même manière que k s deux traverses de rive et, dans ces mêmes traverses, les tenons sont également enduits de colle forte, de telle sorte que les cinq barrettes constituent par leur assemblage un cadre indéformable dont les deux faces sont complètement arasées et susceptibles de recevoir une enveloppe de papier, collée après assemblage des bois et séchage suffisant de leur collage
- En outre, les quatre champs extérieurs du cadre sont arrondis avant d’opérer le recou
- vrage avec du papier, qui a pour effet d’empêcher l’étoffe enroulée immédiatement sur le plateau-cadre et pressée vers l’intérieur par les enroulements successifs de prendre l’empreinte des deux rectangles intérieurs dont les champs sont laissés à arêtes vives.
- Deux bandes de papier glacé , collées, repliées et rabattues sur chacun des champs d’extrémité du plateau-cadre, protègent l’étoffe contre les rugosités que celle-ci pourrait présenter.
- Ce plateau intéresse les maisons d’exportation, les teinturiers et négociants de la ville de Paris, et les centres manufacturiers.
- DRAP OU ÉTOFFE MIXTE pour confection et autres usages Par la Société anonyme des feutres français de Gérardmer.
- Ce nouveau produit industriel est composé d’une étoffe feutre et d’une étoffe tisse, ne for' mant toutes deux après fabrication qu’un seul I tissu et laissant apparaître les couleurs, des- I gins et dispositions de l’étoffe tissée. I
- La fabrication de ce drap s’effectué' de "la façon suivante : On choisit d’abord un tissu présentant les dessins, dispositions et variétés | adoptées en draperie et nouveautés, ces dessins et dispositions étant réalises par les pr° | cédés ordinaires du tissage, notamment Par , la teinture préalable aux couleurs et nuance3 que l'on désire conserver, des fils de laine , soie, coton et autres textiles, purs ou mêla11' gés, entrant dans la composition du tissu.
- Une nappe ou ouate de laine ou de dé it / de laine, mélangée ou non à des matières v0* gétales, est préparée séparément.
- On réunit ensuite le tissu à la nappe °u ouate, soit sur la toile sans fin servant à pr° duire celle-ci, soit par une application sur table ou sur rouleau, soit enfin sur la machine à feutrer elle-même. |
- L’assemblage définitif est obtenu par le tra vail de la machine à feutrer ; les filaments de , la nappe pénètrent dans les mailles ou 165 jours du tissu, qui se soude ainsi et fait cor?
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- sh. Go ext
- avec la nappe ; le nouveau drap mixte se trouve formé.
- Les opérations de foulonnage, dégraissage, apprêts, se font ensuite d’après les procédés habituellement usités.
- La teinture est faite de telle façon que les nuances ou couleurs des fils ou dessins et dispositions du tissu soient réservées et demeurent apparentes. A cet effet, les fils formant les dessins ou dispositions à conserver sont de nature végétale ; on les laisse en blanc ou on les teint préalablement, suivant le résultat Que l’on a en vue. Comme la teinture du tissu mixte fabriqué est une teinture pour laine,ces fils conservent la couleur, c’est-à-dire que le dessin de l’étoffe tissée reste apparent.
- (Reproduction interdite.)
- VERT SUR COTON
- Parmi les colorants substantifs, il nous manque bien souvent certaines nuances. Nous sommes par exemple complètements dépourvus de verts tant soit peu brillants. On Peut remédier à cet inconvénient, en donnant du coton un fond, à l’aide d’un jaune direct PUr, comme par exemple le jaune d’or-micado 8 G et en teignant ensuite sur un nouveau bain, à l’aide de vert brillant, où tout autre vert de nature basique.
- Les colorants substantifs montrent entre autres la qualité curieuse et remarquable de
- ^ntillon de vert teint sur fond de jaune ^ or-micado 8 G avec Le vert brillant
- servir de mordants aux colorants de nature basique.
- de teinture. — On teint dans une oolle contenant 3 % de jaune d’or-micado 8 G 35 % de sel marin. On monte progressive
- ment au bouillon et l’on maintient cette température pendant 1/2 heure, puis on rince à fond. Ensuite on prépare un nouveau bain contenant 3 % d?acide acétique à 50 %, on lisse dans cette flotte pendant 1/4 d’heure à tiède, puis on ajoute la solution de 1 % de vert brillant et l’on pousse la température à 60° C. On rince et l’on met sécher.
- TOILE IMPERMÉABLE système Veuve Pierret Pur Mme Vve Emile Pierrot.
- Le but de cette invention est la production d’une toile imperméable, spécialement destinée à la confection de sacs imperméables.
- L’enduit imperméabilisant, composé entre les limites ci-après indiquées, ne colle, ni ne coule quand il est exposé aux chaleurs tropicales et ne devient pas cassant à 20° C. en dessous de zéro.
- La toile est en jute, en chanvre et en lin et l’enduit qui l’imprègne et la recouvre est composé de bitume artificiel, c est—a—dire du résidu de la distillation des pétroles bruts, de Pitch dur, c’est-à-dire du résidu de l’huile de palme ayant servi à la fabrication des bougies, et de la craie moulue.
- L’enduit se dose entre les limites suivantes :
- Pour les pays chauds
- Bitume 100 parties
- Pitch dur 20 »
- Craie 18 »
- Pour les pays froids :
- Bitume 100 parties
- Pitch dur 10 »
- Craie 16 »
- Ce mélange, fondu dans une cuve séparée, s’introduit dans une bassine chauffée par un foyer placé en dessous. Dans cette bassine, tourne horizontalement un cylindre creux en acier, chauffé à la vapeur et qui baigne partiellement dans la matière emplissant la bas-: sine. La toile se déroule d’un rouleau d’emma-gasinement, passe sur plusieurs rouleaux distancés qui l’amènent et l’appliquent sur la
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- partie supérieure du cylindre creux où elle s’imprègne et se recouvre d’enduit; un cou-teau-racleur enlève ensuite l'excédent d’enduit et permet de faire varier l'épaisseur de ccuche, et un couteau-égaliseurqui fait suite, couteau chauffé à la vapeur et monté à bascule, ré-partit'l’enduit de façon uniforme. Le tissu convenablement enduit rencontre plus loin du papier de soie qui se déroule automatiquement d’un tambour spécial. Deux cylindres-calandres, chauffés à la vapeur, à travers lesquels cheminent de compagnie le papier de soie et la toile, impriment le papier sur l'enduit et la toile ainsi imprégnée et recouverte s’enroule automatiquement sur un tambour dont la fonction est de l’emmagasiner:.
- Le directeur des forêts au
- ministère de
- l’agriculture.
- S Le directeur des bâtiments civils et des
- palais nationaux.-au ministère publics.
- des travaux
- (
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Par'décret paru à ^Officiel du 19 novembre, le nombre des membres de la commission supérieure de l’Exposition universelle de 1900, primitivement fixé à cent, non compris le bureau, est porté à cent vingt-trois par les adjonctions suivantes :
- Quatre députés (seize au lieu de douze).
- Un membre de l’académie des beaux-arts quatre au lieu de trois).
- Le président de la chambre de commerce d’Amiens.
- Le président de la chambre de commerce de Nantes.
- Le président de la chambre de commerce de Reims.
- Le président de la chambre de commerce de Rouen. ,
- Le président de la chambre de commerce de Saint-Etienne,
- Le président de la chambre de commerce de.. Saint-Quentin.
- Le président de la chambre de commerce de Toulouse,
- Le, directeur de l’office du travail.
- Le directeur du secrétariat et de la compta bilité au ministère de l’instruction publique, des beaux arts et des cultes, , " ... , .. - " * . -
- Le directeur général des contributions directes . '
- Le directeur de l’assistance et de l’hygiène publiques au ministère de l’intérieur. .
- . . Le ‘directeur de l’administration péniten-tiaire au ministère de l’intérieur.
- Un architecte inspecteur général des monu-ments historiques.
- Le président du syndicat des chemins de fer de ceinture de Paris» ' 1
- Deux représentants de la presse (quatre au lieu de deux).
- Les sous-secrétaire d’Etat des colonies est remplacé par un fonctionnaire qu’il désigne-
- Le directeur du Crédit lyonnais est remplace par le président du conseil d’administration de la même société.
- Les directeurs généraux, les directeurs, e secrétaire général auront entrée dans la com mission avec voix consultative en ce qui con cerné les affaires de leur service, s’ils n’en font partie à un autre titre.
- Par un autre décret, paru le même jour sont nommés membres de la commission SU périeure de l’Exposition universelle de 1900 •
- MM. *
- Diez-Monnin, sénateur.
- De Freycinet, sénateur.
- Griffe, sénateur.
- Poirrier, sénateur.
- Jules Simon, sénateur.
- Spuller, sénateur.
- Tolain, sénateur.
- Waddington (Richard), sénateur.
- Alphonse Humbert, député.
- Chautemps, député.
- Denys Çochin, député, . "
- Lockroy, député.
- Mesureur, député. . i b
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- *
- Trélat, député.
- Burdeau, député.
- Charles Roux, député. Etienne, député. - fi
- Camille Krantz, député.
- Isambert, député.
- Méline, député.
- Pierre Legrand, député.
- Raynal, député. Sibille, député. Siegfried, député. Chauchat, conseiller d’Etat.
- Rousseau, conseiller d’Etat.
- Caron, conseil municipal.
- Ferdinand Duval, conseiller municipal. Levraud, conseiller municipal.
- Lopin, conseiller municipal.
- Maury, conseiller municipal.
- Muzet, conseiller municipal.
- Santon, conseiller municipal.
- trauss, conseiller municipal.
- Ferthelot, membre de l’Académie des sciences. Mascart,membre de l’Académie des sciences. Léon Say, membre de l’Académie des sciences
- morales et politiques.
- be Franqueville, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
- Guillaume, sculpteur, membre de l’Académie des beaux-arts.
- aumet, architecte, membre de l’Académie des beaux-arts.
- Charles Garnier, architecte, membre de l'Aca-démie des beaux-arts.
- audremer, architecte,membre de l’Académie sdes beaux-arts.
- °eswildwald, architecte, inspecteur général A“es monuments historiques.
- • Ranc, président de l’Association syndicale Professionnelle des journalistes républicains vTtançais.
- edieres, président de l’Association des jour-ghalistes parisiens.
- ouard Hervé, vice-président du comité de "SSOciation syndicale de la presse parisienne.
- "nBrière, président de l’Association, syn-
- dicale de la presse républicaine départementale. . * Bourdet, administrateur de la Société anonyme des anciens établissements Cail.
- Duval, directeur de la Compagnie de Fives-| Lille. / . . . i i .. Schneider, directeur de la-Société des houillè-res, forges, aciéries et ateliers de construc-1 tion du Creusot. '
- • . , . ' • . . . • ’
- — _____ . $____• v
- ASSURANCES contre l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Le services des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses ré-| clamations de nos abonnés, a pris une extension si considérables dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les Compagnies.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnes, des assurances contre les i accidents’ des ouvriers.
- i 6 - o
- Étant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable. 1
- . Pour l'incendie,nous ne saurions trop in— sister auprès de nos lecteurs, pour rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriels doit être ac-compagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est | pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement, un abaissement de la prime. < •
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS wmes
- Un décret du Président de la République règle la forme du procès-verbal de déclaration d’àccident à dresser en vertu de l’article 11 de la loi du 12 juin 1893, par le maire de la commune où cet accident s’est produit.
- Les renseignements que doit fournir ce procès-verbal sont les suivants :
- Nom et prénoms des victimes ;
- Sexe et âge des victimes ;
- Suites de l’accident :
- Morts ;
- Nature de la blessure ;
- Suites probables de la blessure :
- Epoque à laquelle il sera possible d’en connaître le résultat définitif.
- Seront seuls considérés comme accidents ceux qui paraissent devoir entraîner une incapacité de travail de trois jours au moins.
- Les cours publics et gratuits de sciences appliquées aux arts, qui ont lieu chaque année au Conseï vatoire des arts et métiers, viennent de s’ouvrir.
- En ce qui concerne spécialement notre industrie, voici l’indication des jours et heures auxquels ont lieu ces cours :
- Chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique et de la verrerie. — Les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir.
- Matériaux et éléments des pâtes céramiques.
- — Argiles, plasticité, matières antiplastiques.
- — Classification des poteries. — Terres cuites, faïences, grès, porcelaines. — Façonnage, cuisson, décoration des poteries.
- Composition des mélanges vitrifiables. — Verre, cristal. — Fours. — Vitres, glaces, go-beleterie. — Verres colorés. — Emaux. — Peinture sur verre, vitraux.
- L’Industrie des soies au Piémont
- Dans une réunion tenue cette semaine, les
- industriels en soie du Piémont, à la suite d’une diminution des affaires, ont voté un ordre du jour constatant l’opportunité de réduire la production, décidant la fermeture éventuelle de leurs établissements et émettant le souhait que leurs collègues de la Lombardie s’associent à cette résolution.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Pignaud (Laurent), teinturerie, ci-dev. 1, cours Vitton prolongé, à Lyon, act. 25, rue d’Alsace, à Villeurbanne. — Jug. du 19 oct.-Liquid.: M. Pitre.
- FORMATIONS DE SOCIETES
- Formation de la Société en nom collectit Ganterno et Audino, art, de blanc, lingerie, tissus d’ameublement et tapis, 16, rue Mas-séna, à Nice. — Durée : 9 ans. — Cap. : 10,000 fr.— Acte du 25 sept.
- Formation de la Société anonyme diteSYNDI CAT DES OBLIGATAIRES DE LA SOCIÉTÉ ANONYMS DE BLANCHIMENT, TEINTURE, IMPRESSION ET APPRET de St-Julien , à St-Julien. — Durée illimitée' — Acte du 7 oct.
- Formation de la Société en commandite Gaston Guénin et Cie, teinturerie et appret8 d’étoffes, 13 à 17, rue de la Citadelle,à Amiens — Durée : 7 ans et 4 mois, du 1er déc. -Cap.: 280,000 fr. dont 50,000 fr. en comman dite. — Acte du 13 oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 30 sept., de la S ciété Barbry fils aîné et Cie, tissage mécanl que de toiles et linge de table et blanchissas. de fils, av. de l'Abbaye-de-Marquette, à André lez-Lille. — Liquid. : M. Coustenoble — Acte du 26 oct.
- Dissolution, à partir du 31 oct., de la S ciété A. Réaume et E. Cousin, décoration S. velours et tissus, 5, rue Grétry, à Paris- , Liquid : M Réaume. — Acie des 28 et 31 oc.
- Dissolution, à partir du 15 fév., de la S: ciété L. TAFFIN, Agâche et Cie, fab. de fécule et colorants, à Ennevelin. — Liquid.: les 3 sociés. — Acte du 13 oct.
- Dissolution, à partir du 31 oct., de la S0, ciété Réaume et F. Cousin, fab. de brodee pour robes et confections et impression, 5,
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- ETDR L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- Grétry, à Paris. — Liquid.: M. Gautheret. — Acte des 28 et 31 oct.
- MODIFICATION DE SOCIÉTÉ
- Modifications des statuts de la Société anonyme dite Société générale des TEINTU-RIERS-APPRÊTEURS de velours de coton d’Amiens, à Amiens. — Délib. du 18 oct.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tou» itg ouvrage» ci‘de»»ou» sont en vente au bureau «u journal. Pour le» recevoir franco par retour du fourrier, envoyer mandat ou timbree-poste».
- Traité de l’épuration des eaux naturelles et industrielles, par E. Delhotel. — Un volume grand in-80 avec 147 figures dans le texte. — Prix, relié : franco 16.50 contre mandat adressé aux bureaux du journal.
- Manuel complet de teinturier (supplément traitant de Y emploi en teinture des couleurs nrtifidelles de la houille, par A. M. VIL-LoN, 1 vol. in-18, franco, 4 fr.
- CHIMIE ANALYTIQUE
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- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes
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- 5° De n’avoir aucun o gane mécanique cause dépense, de travail d’entretien ;
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- Voir l'article, paru dans ce journal le 20 août 1893 Purification-des eaux destinées à la teint^1'6^
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- ET-DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
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- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine saremarche-sur-Saône (Cote-d’Or). Acide oxalique, oxa-
- Ruch (J;) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides-oxalique, citrique, picrique. .
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- Bassines
- Charmois.— J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près là rue du Bac, Paris) Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perehes
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers ét blanchisseurs. Chevilles, ' chevillons. ' ' - .
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.)', 58, rue de Châteaudn, Paris. ., Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris» Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour-couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- ' Elanchiment (Machines et appareils pour) Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord).
- Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manches-’ ter. Cuvés et procédé’Mather. Machines à grande produc* . tion pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-. du-Rhone). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d'invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-con-• seil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux. 10--
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caouteheue
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G” Limited, Persn-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifères
- Mouton (Ch.), ingenieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois( Ar-dermes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage éco-nomique . dans Les blanchisseries, teintureries,, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible, 1 105/8905
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-—dOr). Cartons lustres, pour appreteurs. r . .. Voisin frères: et Pascal frères. Cartons. pour- apprêts, 2, rue Godefroy, Lyon (Rhône),
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19,21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorure décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin dé cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Constructions économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Sehweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'argent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème et cristaux de tartre. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre
- Dr P. Caries, chimiste expert des tribunaux, 19, quai des Chartrons, Bordeaux. Dérivés tartriques du vin, lies, cristaux. Tartrate de chaux.
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crème de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 b Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tromblaine, près Nancv (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878, Paris. Mémbre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges). Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine .gommes artificielles, léiogomme, produits pour lissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et ex-traitsd’orseille. Sulfates et carmins d’inaigo. Indigo blanc-Indigos et bois de teinture.
- Eau de javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée cor-centrée.
- Pavi (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreus (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences A détacher
- Cally (E.), 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon, Rhône. Machines à vapeur, essoreuses, pompes. Tables» repasser. Machines à imprimer, brevetées s. g. d. g., Sys tème « Samuel ».
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.
- Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
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- 37e Année.- No 24. ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS 20 Décembre 1893
- SOM M AIRE
- REVUE DE FIN D’ANNÉE.
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (suite).
- DU BLANCHIMENT DANS LES ARTS TEXTILES (suite).
- SUR LES COLORANTS MIKADO.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- NECROLOGIE.
- ASSURANCES.
- JURISPRUDENCE.
- GUIDE-ADRESSES.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX. — BIBLIOGRAPHIE. — COURS. — ANNONCES.
- REVUE DE FIN D'ANNÉE
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- Voici encore une année qui s’enfuit et une autre qui s’avance à grands pas. Selon 8on habitude, la rédaction envoie ses meilleurs souhaits à tous ses lecteurs.
- Et souhaitons tous que 1894 soit plus pros-Pere que 1893 ; entre nous, cette dernière n’a P8s été merveilleuse et les affaires n’ont rien eü de bien brillant.
- Espérons un apaisement dans les rancunes "eloutes sortes ; assez de querelles; si cela "ntinue, nous retournons à la barbarie. C’est dilleurs, rassurons-nous, le lot de la fin de chaque siècle, d’être troublé. Mais nous ar-“tons-nous sur la pente glissante des entraî-ements. Même au nom de la liberté, n'at-entons pas à celle des autres.
- a e redoutables questions économiques, oFdre intérieur et extérieur, sont en jeu, eStpar la modération qu’on les résoudra. Cela I est 1
- de Pas commode d’ailleurs, surtout lorsque . ehergumènes
- s’en mêlent.
- outes les questions d’ordre économique pas Tssent très simples quand on ne les a s étudiées, mais il n'en est plus de même “Prèg ou •
- , • hacun tire la couverture à lui, et e est tw‘
- v ToP naturel.
- Et . .
- cor ° problme qui paraît très simple Pabolit solution est souvent impossible. Ainsi on des années permanentes est un fait
- qui s’impose, mais graduellement et dans toute l’Europe.
- Qu’on abolise demain l'armée en France : on jette non seulement 500.000 jeunes gens brusquement sur le pavé et ils iront, en vertu de la loi de l’offre et de la demande, avilir le prix de la main d’œuvre dans les usines; mais encore l’armée et la marine font vivre indirectement au moins 200.000 personnes.
- Il faut peu à peu transformer cette force en une autre.
- On parle de grands progrès sociaux; je suis l’ennemi déclaré des grèves; c’est d’ailleurs toujours l’ouvrier qui y perd. Que de mots ronflants, que de phrases creuses se di • sent et s’écrivent à cet égard. Hélas, là, le problème est des plus ardus. Prenons les sociétés de coopération pour la classe ouvrière ; que demain matin ce soit réalisé dans Paris et plus de 100.000 boutiquiers seront sur le pavé, et ils aviliront le prix de la main d’œuvre dans les usines.
- Il y a excès de production ; on ne peut empêcher la mécanique de jouer un rôle. Chaque peuple produit en France, nous avons de l’argent, mais il faut le faire valoir chez nous. Assez d’amélioration au dehors et avec nos capitaux, souvent perdus à tout jamais, exemple le Panama ; — finissons nos canaux principalement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Dans le prochain numéro de 1894, nous reparlerons des couleurs diamines, qui décidément deviennent encombrantes.
- Sur ce, chers lecteurs, à l’année prochaine.
- •MARIUS MOYRET.
- LES COLORANTS SUBSTANTIFS (Ecrit spécialement pour le Moniteur de la Teintüre.)
- -(Suite)
- Ce procédé (au sulfate de cuivre) est intéressant pour les teinturiers de rideaux et d’étoffes pour meubles. Les bleus directs sont en général solides aux alcalis et aux acides. Les nuances que l’on peut obtenir à leur aide sont très variées. L'azurine brillante 5 G est très pure, le bleu indigo benzo est verdâtre, mais, par contre, un peu plus terne; le benzo bleu marine donne des nuances bien fournies.
- Les benzo bleus noirs G, 5 G et R des fabriques d’Elberfeld sont aussi beaucoup employés; ils sont très solides aux alcalis et aux acides, plus solides à la lumière que les benzoa zurines, mais bien plus ternes. C’est pour cette raison qu’on ne s’en sert que comme fonds.
- En Belgique, on teint les draps destinés aux uniformes militaires avec ces colorants , une preuve qu’ils fournissent des nuances grand teint.
- La sulfone azurine et la sulfone azurine brillante des fabriques d’Elberfeld sont des produits beaucoup employés dans la teinture de la laine. Les colorants prouvent que la solidité des colorants substantifs appliqués sur laine est différente de celle de ces produits teints sur la fibre végétale.
- En effet, la sulfone azurine sur coton est tellement fugaée à la lumière, que la maison d’Elberfeld ne l’offre même pas pour la teinture du coton; par contre, ce colorant est remarquable dans la teinture de la fibre animale, où il fournit des nuances résistant très bien à
- l’action de la lumière. Nous trouvons ces dif
- férences de solidité chez la plus grande partie des produits directs. De même la solidité au savon varie sur les différentes fibres. En général, les colorants dits substantifs sont plus solides à la lumière et au lavage, lorsqu’on les teint sur laine ou sur soie, mais ces teintes sont souvent [difficiles à obtenir et bien souvent très inégales.
- Les colorants de nature basique sont al contraire en général plus solides sur coton que sur laine.
- Le bleu le plus pur et le plus verdâtre parût l’année dernière sous les désignation» de bleu pur benzo et bleus benzo 2 B,3 B etBA des fabriques d’Elberfeld. Vendus égalemen par M. L. Cassella (Manufacture Lyonnaise sous la désignation de bleu pur diamine" bleu diamine 2 B, 3 B et B X.Le bleu pur dip mine, qui porte son nom à juste titre, est pTln cipalement usité dans la teinture des tiss. mixtes soie et coton, vu qu’en bain alcalin1 ne tient que le coton. (Voir procédés d'appi cation plus loin.)Le bleu Zambèze B et Rde fabrique de Berlin sera mentionné dans1' rubrique des colorants diazotables. Le tital bomo S de Red Holliday est un colorant! pur, mais difficilement soluble. Résumons6 nous trouvons comme résistant à la lumiere la benzo azurine sulfaté, ensuite l’azuri" brillante 5 G, le benzo bleu indigo, le bleun rine benzo et le benzo bleu noir, solides311 alcalis, sans excepter le bleu azo. Solides al
- çë I acides, tous sans exception. Parmi tous produits, nous n’en trouvons malheurett ment aucun qui soit solide au chlore. La d3“ des colorants directs verts est très pau | 02.
- Un beau vert pur ne peut être obtenu que mélange, ou en combinant un colorant s tantif avec un colorant de nature basl , vell I
- Comme produits uniques teignant en | nous trouvons le vert diamine de M- L sella et l’olive benzo d’Elberfeld. Les colorants sont très ternes et ne sontappll. | qu’en combinaison avec d’autres produla
- Tous les deux sont passablement S
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- c (D 10
- aux acides et aux alcalis, moins à la lumière. Les chimistes s’acharnent à la recherche d’un vert direct.
- La famille des bruns est mieux dotée. Nous trouvons le brun benzo de la maison d'Elber-feld figurant sur le marché dans onze marques différentes. Le brun benzo B fournit un brun
- rougeâtre, la marque G est plus jaunâtre et un peu plus brillante, la marque 2 G est la plus jaune. Les marques B R et N B R sont remarquables à cause de leur bon marché. Un brun rougeâtre bien fourni peut être obtenu par le brun benzo 5 R. Cette marque des bruns benzo est beaucoup usitée, une preuve, c est que les différentes fabriques la vendent sous des noms différents. La maison Dabi 61 Cie nomme ce produit brun alcalin, la Ba-dische A.et S. F., brun pour coton R, et finale-ment la maison Geigy, de Bâle, terra cotta. M. L. Cassella nomme les bruns benzo B X et N B X bruns pour coton A et N. Tous ces PrOduits sont solides aux alcalis, passable-ment solides aux acides, mais peu solides à a lumière. Le brun benzo foncé fait aussi partie de ce groupe; ce colorant donne des tintes bien fournies. Un colorant analogue et le bronze diamine G de L. Cassella et Cie. °Ur foncer les teintes, on se servira avanta-fusement du benzo brun noir de la maison "Elberfeld, produit qui se trouve depuis peu Sr le marché et qui montre beaucoup d'affi-"te pour la fibre. Il nous reste à faire men-"on des bruns Congo des fabriques de Berlin, ntcertaines marques fournissent de bonnes pintes brun jaunâtre. La maison Oehler fa-aP Je un brun toluylène; à ce sujet, la maison "Eiberfeld se trouve en voie de procès avec M Oehler.
- Les bruns micado de la maison Leonhardt et Ci?
- qu e montrent les mêmes bonnes qualités iet es autres colorants micado, néanmoins "eSistance à la lumière est moins bonne. ês b
- sont uns de Hesse de la même maison, qui . Susceptibles au traitement au sulfate de -Ulyre T T
- • Un brun résistant au chlore est encore
- un problème à résoudre. Finalement, il nous reste à parler des gris et des noirs directs.
- (A suivre.)
- {Reproduction formellement interdite
- DU BLANCHIMENT
- DANS LES ARTS TEXTILES
- {Suite)
- A première vue, rien ne paraît si simple que le blanchimentdes fibres végétales et rien n’est si délicat. Il en est absolument pour ce cas, comme pour le lessivage des tissus. Les messagères le savent par intuition. Ainsi, plongez directement dans une lessive bouillante un linge sale, et il se lavera plus difficilement. La chaleur surprend et fixe la crasse sur le linge ou la fibre végétale.
- Bien entendu que je ne parle pas des méthodes modernes pour laver le linge dans les banlieux des grandes villes; on chlore à outrance et l’on brûle.
- Jadis, il y a encore quelque vingt ans, l’on faisait la lessive du linge à la cendre de bois, qui laissait, en style de nos ménagères, une bonne odeur de lessive.
- Avec quel soin la faisait-on ? Je m’en rappelle, c’était tout un événement, et il y avait des couleurs de lessive, comme il y a encore aujourd’hui des friteurs de pommes de terre, et des risoleurs de marrons.
- Dans un immense cuvier, on mettait deux mètres cubes de linge ; au-dessous de ce cuvier se trouvait une bassine en fer contenant de l’eau chauffée directement, et au-dessus du cuvier, sur une toile, était la cendre de bois, achetée chez les boulangers.
- Tout le système étant garni, après avoir mis le classique écriteau : demain on coule la lessive, on allumait le feu, et dès que l’eau de la bassine était tiède, on la jetait avec un pochon sur la cendre; peu à peu. par ce système très primitif, on obtenait le résultat demandé : l’eau de cendre traversait le linge, retournait à la 1 bassine, et peu à peu on arrivait à l’ébullition.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- Cela demandait cinq à six heures, mais pendant ce temps les loisirs étaient employés par les lavandières à caqueter et à raconter ce qu’elles savaient et même ne savaient pas.
- Un liquide marron finalement s’écoulait, et le linge étant lessivé et apte à être lavé. Il gardait la bonne odeur de lessive.
- Aujourd’hui, tout cela est bien changé; on brutalise, on blanchit et l’on brûle le tissu. Lors de mes études sur l’immortelle question des eaux de Lyon, j’ai vu blanchir les tissus végétaux dans les montagnes lyonnaises. Hélas, vu la rareté de l’eau, on ne lessivait que sommairement, et l’eau de Javelle en avant, jouait un grand rôle. Le linge était brûlé ! La cendre de bois devenait de plus en plus rares ; on l’a remplacée par le sel de soude, ou lissieux sec, en style de lavandière; je parle pour Lyon.
- Le sel de soude a été rudement étudié par les blanchisseuses, et généralement c’est celui à 40 alcalimétriques qui est le meilleur, seulement il en faut le double et même plus de celui à 80°.
- Le sel de soude a un grave inconvénient dans le blanchiment de tous les tissus végétaux, c’est de faire des taches de rouidle. J’ai étudié la question de très près, pour un grand blanchisseur, et ces taches viennent de la présence d’un sulfure ferreux solubilisé à l’aide du sulfure de sodium, dans tous les sels de soude faits par la méthode Leblanc.
- Sous l’influence de l’aération, ces sulfures snt détruits et il reste à la place des taches rouillées au linge. Cet inconvénient n’a pas lieu avec les cristaux de soude ou les sels de soude, fabrication genre Solway ; cependant on emploie toujours les sels fabrication Leblanc; ils sont caustiques et lessivent mieux.
- Le sulfure de fer, dissous à la faveur du sulfure de sodium, donne une liqueur d’un beau vert.
- Il y a environ 25 ans, j’ai même été rudement intrigué par ce liquide vert, défini d’ailleurs antérieurement par Pelouze.
- Comme résumé, le blanchiment des fibres
- végétales comprend donc : un lessivage et un blanchiment proprement dit. Et c’est une véritable science, malheureusement l’on ne paie plus !
- Dans le premier numéro, nous examinerons les appareils de lessivage mécanique, dont le plus simple (Decoudun) est le plus intéressant par sa simplicité et ses résultats. Nous verrons les roues à laver, etc.
- Marius Moyret.
- {Reproduction interdite.) A suivre.)
- OBSERVATIONS
- SUR LES COLORANTS MIKADO
- Vu l’importance qu’ont prise les teintes dia-zotées et développées sur la fibre, il sera permis de diriger l'attention sur une classe de colorants qui, sans être des produits diazo-tables par excellence, pourraient néanmoins offrir quelque intérêt sous ce rapport. Il s’agl des colorants généralement connus sous Ie nom de Mikado.
- Ces colorants, jaunes, orangés, bruns (A Leonhardt et Cie), dont la constitution ch1” mique n’est pas encore exactement connue, e tout spécialement les bruns, montrent, par 1e traitement en nitrite de soude et le développe ment avec une amine, un phénol ou la soude calcinée, un changement de nuance, san changer beaucoup en solidité. Voici quelque exemples de nuances obtenues par cette ma nipulation des colorants Mikado :
- Jaune de Mikado et phenylnediamine (jaune olive).
- Jaune de Mikado et a naphtyleamine ( jaune brunâtre).
- Orangé Mikado O R et phénilenediamine (jaune brunâtre).
- Brun Mikado G et a. naphtyleamine (brun chocolat).
- Brun Mikado G et 3 naphtol(brunrougeâtre)
- Brun Mikado M et phénylènediamine (brdn chocolat).
- Brun Mikado M et a naphtyleamine (br-n rougeâtre).
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- KTDR L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Par un traitement au nitrite de soude et ensuite en bain bouillant de soude calcinée, on obtient un jaune clair avec le jaune de Mikado, un jaune orangé avec l’orangé Mikado O R et un brun clair avec le brun Mikado B, R et M.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- BLANCHISSAGE ET APPRÊT
- des rideaux, tulles, mousselines, etc.
- Par M. Ligaud-Garoby.
- Ce procédé a pour but de blanchir et de re-mettre à neuf des tissus légers, tels que tulles, mousselines, etc.
- Le blanchissage préalable s’effectue en pas-sant le tissu à l’eau chaude pour en enlever ‘apprêt, puis en le soumettant à une lessive dans laquelle on emploie une résine, de pré-ference la colophane.
- Apres séchage, le tissu est soumis à un nouvel apprêt spécial dont les avantages sont "lamment de se conserver longtemps, même l’action du soleil, et de présenter une eertaine souplesse.
- î 1, A
- ^apprêt convenant le mieux est composé 8 matières suivantes en proportion conve-nable :
- Sulfate d’alumine,
- Paraffine,
- G1ycérine.
- d °ur donner du toucher au tissu, on ajoute u Kaolin , que I'on peut remplacer par un sel de zinc.
- Les tissus légers qui ont été traités par ces Stances sont plus résistants à l’action du Soleil ] r
- : eur blanchissage est mieux fixé; ils Jaunis. • awamoins et conservent une souplesse
- >sible de réaliser par le procédé s’apprêtent beaucoup mieux et pas aux fers à repasser.
- 3 sont beaucoup moins inflam-d'alu > par suite de la présence du sulfate P'apprape qui existe dans la composition de
- oreetimpos dinaire ; ils
- 6: Attachent
- -n Outre, ils
- TEINTURE EN NOIR FIXE des matières fibreuses Par M. Otto-Paul Amend.
- Jusqu’à présent, les procédés d’impression et de teinture en noir des fibres végétales, telles que le coton, le lin et autres fibres mélangées, au moyen de l'aniline, de la toluy-dine et autres amines aromatiques et de leurs sels, ont donné des résultats peu satisfaisants, mais toutes les tentatives pour obtenir un noir fixe avec ces amines et leurs sels sur les fibres animales, comme la laine et la soie, ont échoué.
- Le procédé ayant trait à la présente invention vient combler cette lacune. Ce procédé de teinture en noir solide des matières fibreuses consiste à traiter ces matières par une solution d’acide chromique,en présence d’un autre acide ne produisant pas une oxydation secondaire sur les fibres, à enlever l’excès de la solution, à traiter les mêmes matièrss par une solution d’une amine aromatique avec un sel d’oxyde métallique, puis à permettre au noir de se développer partiellement, à la température de la chambre, à enlever l’excès de la solution, enfin à soumettre lesdites matières à une température plus élevée, ce qui achève le développement de la couleur.
- APPAREIL POUR LA PRODUCTION par voie èlectrolytrique d’eau à blanchir Par M. le D' Carl Kellner.
- Jusqu’à présent, la production, par voie d’é-lectrolyse, des matières blanchissantes, s’est peu répandue dans la pratique ; la raison en est qu’aussi bien les appareils dont l’industrie peut disposer dans ce but, que l’ensemble des installations nécessaires pour la décomposition électrolytique, exigent trop de frais et de complications, ou au moins paraissent trop chers ou trop compliqués à ceux qui ne sont pas familiarisés avec ce genre de travail.
- La présente invention a pour but d’offrir à l’industrie un appareil aussi simple que peu coûteux, installé de manière à être mis en fonctionnement par n’importe quelle machine
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- VT os
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à éclairage électrique, déjà existante, et dont le prix d’achat est si minime que toute fabrique, si petite qu’elle soit, pourra se procurer les avantages de la production électrolytique des matières blanchissantes, sans immobilisation de gros capitaux et sans nécessité d’engager un personnel spécialement formé pour la conduite delà fabrication.
- Cet appareil pour la production d’eau à blanchir, par voie de décomposition électrolytique de chlorures alcalins, consiste en électrodes placés dans une auge fermée, de façon à se contrarier, et maintenues par des barres ou montants fixés aux parois de l’auge de manière à ce que l’extrémité libre de chaque électrode fasse saillie dans le vide compris entre deux barres ou montants consécutifs. Par cette disposition, l’appareil se trouve subdivisé en un certain nombre d’éléments montés en tension et entre lesquels l’électrolyte, venant de la cuve à blanchir, s’écoule avec rapidité suivant un parcours en zigzag, pour être ramené ensuite dans la cuve à blanchir, éventuellement après filtrage sur du verre filé.
- FABRICATION NOUVELLE DE TISSUS changeants de deux nuances avec des tissus d'une seule nuance, au moyen de l’impression en couleur.
- Par M. Georges Mathias.
- Les tissus changeants de deux nuances, appelés en ce moment « Loïe Fuller », s’obtiennent par la combinaison d’une chaîne et d’une trame de couleurs différentes. Ces étoffes étant très recherchées actuellement, l’idée est venue à M. Mathias de réaliser l’effet changeant de deux couleurs différentes par un autre procédé.
- Ce procédé s’applique sur un tissu quelconque, mais, de préférence, sur les tissus pas trop rasés et plutôt duvetés, tels que les draps | tissés ou feutrés, les flanelles, les velours de j coton ou de laine, les cheviottes, les pelu- | ches, etc., d’une seule nuance. Il a pour but d’appliquer sur ces étoffes une autre couleur tranchante qui produit l’effet changeant.
- On atteintes résultat par l’impression de b seconde nuance, et on imprime, de préférence, avec de l’encre d’imprimerie employée po" l'impression typographique en couleur. 0» applique cette encre sur les tissus au moyen des rouleaux généralement usités dans 1 im primerie, rouleaux composés de colle forte “ de mélasse. La couleur dont le rouleau 65 chargé peut être appliquée directement pa ce rouleau sur l’étoffe; toutefois, on peut également l’appliquer à la planche.
- Le rouleau, chargé superficiellement d'encre d’imprimerie, vient, en passant sur le tissu en atteindre et imprimer seulement le duve et, en donnant à ce duvet une couleur di® rente de celle du tissu lui-mème, produit l'effet changeant si recherché en ce momen D’autre part, l’effet changeant est plus acoef tué que dans les tissus mentionnés au début pour le velours particulièrement, car, danse tissus, le fond de couleur différente est pre que entièrement caché par le duvet lui-mên très serré dans ces étoffes.
- Les nouveaux tissus changeants ont, outre, sur ceux fabriqués suivant le proce actuel, l’avantage du bon marché.
- SYSTEME DÉPAILLAGE DES ÉTOFFES en toile ou foulées, av. moyen de l'acide c^or hydrique
- Par M. Emile Béranger
- L’objet de cette invention se rapport0 8 système d’épaillage des étoffes par T‘9e. chlorhydrique avec adjonction d’un vaporis teur, tournant ou fixe, distribuant le ga2 dans l’appareil.
- L’appareil à carboniser est complètel, clos ; le tissu, avant son entrée, est séchë , dans ce but, on peut, soit le faire passef"
- Faç0) un faisceau de cylindres chauffés d'une 1 quelconque, disposés à l’entrée de l'appac., soit le faire circuler dans une étuve égale" située en avant de l’appareil.
- Dans le corps de l’appareil sont mën? qi des ouvertures munies de glaces mobile
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- TABLE DES MATIÈRES
- PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
- 37e Volume — Année 1893
- A
- Affaiblissement de la fibre et du coton par l’acide tartrique, par M. Albert Scheurer .............................
- Air (Application de 1’) et de l’eau comprimés à l’essorage des tissus, par la Société Gillet et fils................ Antiphlogine Planté, par M. V. Planté . Appareil centrifuge pour teindre, etc., par M. L. Etti........................ Appareil pour couper les étoffes, par MM. Philippson et Le.shginer.......... Appareil à flammer les fils de laine, par M. F. Piston.......................... Appareil propre à mesurer la longueur des étoffes, par M. P. Mello.......... Appareil à sécher les rubans de laine pei-gnée, par M E Masurel.
- Appareils (Perfectionnements aux) à teindre, par M. R. Shaw............... Appareil à teindre les bobines de laine
- peignée, etc., par M. E. Génard. . . . Appareil à teindre la laine, le coton et autres matières fibreuses, par MM. Lee et Bradshaw................... appareil à teindre mécaniquement tous textiles, par M. E. Masurel..... Appareils servant a vaporiser ou humi-difier, par M. H. Wilkinson..... Application de couleurs multiples aux perles décorant les tulles, par MM. C Carrel et A. Rosset............ Application et fixation indélébiles des
- Couleurs sur les tissus, sans immer-Sion, par M. A. Julien................... Application aux machines à lainer d’un système d'assouplisage des tissus, par M. Marti not............................. PPlicationsimultanée de l’indigo et de indophenol, par MM. Durand, Hugue-
- Application (Procédé chimique pour 1’) (une solution lanu alcaline aux pro-duits d’ensimage des laines, par M. ,J.Viollette. . Application de la vapeur surchauffée . au fixage du brillant sur les étoffes, APerM.E. Béranger APpret des tissus de coton, par M. Bertel. Pprêt (Procédé d’) des tissus par près -8lon, par M. J. Sarfert
- lanchiment (Procéde de), par M. Wachter. . . .
- Pages 1
- 336
- 337
- 341
- 219
- 458
- 221
- 166
- 223
- 294
- 142
- 165 :
- 437
- 316
- 196
- 83 |
- 407 |
- 1
- 167
- 37 103
- 436
- 2
- Pages
- Blanchiment (Du) dans les arts textiles, par M Marius Moyret, 261, 285, 309, 333, 361, 381', 405, 437, 453,477 503
- Blanchiment des fils de coton en bobines ou fuseaux, par MM. F. Breini et FL Karrer. ........................ 243
- Bleu Capri (A. Léonhard et Cie)........ 389
- Bleu crésyle B. B. S. à 3|4 %........ 292
- Bleu cyanol........................141 173
- Bleu (Le) glacier.................... 364
- Brun de Hesse MM. (Leonhardtet Cie). 461
- Bleu (nouveau) métamine, parM. Leon-hardt et MM. Sevoz et Boasson. . . 268 Bleu de méthaphénylène 121 Bleus solides Congo 9
- Bleus (Les) employés dans la teinture et l’impression du coton. 7, 24, 55, 72, 87,
- 104, 123,144, 171, 195, 214, 244, 263, 291,382 408
- C
- Cachou diamine.................... 357 429
- Colorant (Un nouveau) rose............340
- Colorant rouge azoïque pour laine, par la Société pour l’industrie chimique à Bâle.............................. 26 Colorants (Les) substantifs. . . 430, 454 478
- Composémétalliquefluide,parM. C. Blan-can 97
- Composition pour le glaçage des cols,etc., par M. Ch. Huss...................... 410
- Couleurs diamine.............1,17, 33, 73
- D
- Décoration des tissus au moyen de poudres tamisées, par M. Balland........ 288
- Décoration (Nouvelle) des tulles et tissus analogues, par M. Balland............ 286
- Décortication des bois, par MM. Carl Bache-Wug et Einard Morterud ... 3 Dégraissage des fibres ensimées .... 224 Dégraissage des laines en suint, par M.
- F. Grognet.............................. 6
- Dessins (Production et Fixation de) en couleur sur du coton, par la Société dite Arnold Print Works............. 265
- Dispositif nettoyeur etdébourreur de fils, par la société dite : « The Kerr Thread Co ».......................... 436
- Drap ou étoffe mixte pour confection, etc , par la Société anonyme des feutres français de Géradmer............ 484
- E
- Echantillons cachou diamine.. .*..... 389
- Effets de moire (Production sur étoffes
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- 518
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- des) de différents genres, par M. Gan-tillon.................................... 194
- Electro-chimie............. 189, 213 237
- Emploi dans l’impression des tissus de matières colorantes azoconjuguées insolubles, par la compagnie parisienne des couleurs d’aniline................ 125
- Encollage (De 1’) des filés fins, par M.
- Victor Schlumberger................. 168
- Encollage et séchage des fils de chaîne, par M. Constantin..................... 241
- Encre à marquer le linge, par M. A. Gay 62
- Etirage à deux ou plusieurs hérissons pour déchets de laine, etc., par M. ter Weele.............................. 90
- Etude sur un genre d’impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique, par M.
- Alfred Villain........ 411,438, 458 480
- Exposition (L’) universelle de 1900. 366 486 Exposition universelle de Lyon de 1894, par M. Marius Moyret . 481
- Extraction de la matière tinctoriale, du bois de campêche, par M. H. Wells ................................ 242
- Imprégnation des matières textiles, par M. P. Odin 362
- Impression imitation Jacquard sur tissus, par M. H. Giesler..................
- Impressions de peintures décoratives sur toile de coton et autres tissus, par la société Bulffer et ses fils .... 457
- Impressions en plusieurs couleurs résistant à l’air et au lavage, par M. Lo-reng Hoffmann..................... 76
- Impression (Procédé d‘) des tissus, par M. P. Odin 363
- Impression sur tissus des dessins en deux ou plusieurs couleurs, par M. Ch. ....................................
- Impression (Procédé et Appareils pour l’) et la teinture des tissus par infiltration, par M. F. Schreus......... 3
- Impression sur tissus : soies, laines et coton, par M. F. Cousin,........... 3
- Impression par trempage des tapis de tous genre, par MM. Bollard et Cie. . 314
- Indigo (Production d’) sur le fibre, par MM. Kalle et Cie
- Indigoline M et BB, nouveaux bleus di-rects pour coton........................
- F
- Fabrication (Procédé pour la) de couleurs jaunes et oranges, par MM.
- Jean Rod, Geigy et Cie.................. 3
- Fabrication au moyen d'huile minérale naturelle , ses dérivés , etc., d’un sulfo-acide pouvant servir à la fabrication de matières colorantes, par M.
- H. Frasch............................. 435
- France et Afrique centrale . . . 23, 49 71
- France et Amérique centrale........... 41
- G
- Genre (Nouveau) de tissus, par M. Emile Roussel.............................. 242
- Grève (La) des teinturiers en peaux à Paris................................. 92
- Gris (Nouveau) direct, par M. Max Petzold.............................. 264
- Gris perle et gris bleuté sur coton. . . . 125
- H
- Histoire (De 1’) des soieries à Lyon. 117 144
- Huile pour rouge turc.................225
- Humidificateur d’atmosphère, par MM. Bonnet, Spazin et Cie 267
- Hygiène et sécurité des travailleurs dans les établissements industriels. . 248
- 1
- Imperméabilitation des tissus, par MM. F. Doller et R. ...................... 98
- Imperméabilisation des tissus confectionnés ou en pièces................. 175
- Importation et vente de couleurs d’aniline en Serbie........................ 93
- L
- Lance avec jets verticaux permettant d’améliorer le lavage des laines, par M. Brenac...............................
- Liberté (La) du travail. . . ......................
- Loi (La) ................................
- Loi (La nouvelle) sur l’hygiène et la sé-rité des travailleurs dans l’industrie, 85
- Loi relative au séjour des étrangers en France et la protection du travail national..................................
- Lumière (Action de la) sur le matatung-state de soude, par M. Schoen........... Lustre (Procédé pour obtenir le) et l’apprêt des étoffes par le courant électrique, par M. Claviez..................•
- (I. (I Cs I* 5 Ia. N
- °L “ “e S SS Godar
- M
- Machine à apprêter les tissus, par M.Camphausen et la Société Brion et 264
- Koch.............................•
- Machine à calandrer à la vapeur, par 75 M. Frank Baldwin................. •
- Machine à chiner tout fil textile en une 198 ou plusieurs couleurs, par M. Leclercq.
- Machine démêleuse étireuse échardon- . neuse de la laine, par M. Parfait-Du- 315 bois •
- Machine à dérompre les tissus, par 483 MM. Perrin et Martinau.............•
- Machines (Perfectionnements aux) à im-primer sur tissus, par MM. F. du 198 Closel et Blanc....................•
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- KT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 519
- Machine à laver les fils, par M. Sulzer
- frères................................
- Machine à laver les laines, par la Société alsacienne de constructions mécaniques ...............................
- Machine à laver les tissus, par M. Gues-
- non...................................
- Machine à teindre les écheveaux, par M. ..................................
- Machine à teindre les matières filamenteuses en écheveaux, par la Société anonyme de la teinturerie stéphanoise....................... . . . . Machine à teindre les tissus au large, par la Société Meyer et Boquillon. . . Marques (Les) de fabrique..... Matières (Fabrication industrielle des) colorantes, par M. Sencier Matière (Une nouvelle) colorante bleue. Matières colorantes (Nouvelles) allant du violet au bleu vert........ Matières colorantes extraites d’hydrocarbures naturels, par M. Frasch. . . . Matières colorantes (Fabrication de) extraites du pétrole, par M. Frasch. . Matières colorantes (Production de) jaunes à rouges brunes pour teintures des laines, par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline. Matières colorantes nouvelles dérivées de nouvelles bases diaminées asymétriques, par MM. L. Durand, Huguenin et Cie........................ Matières colorantes Revue des) nouvelles au point de vue de leur application à la teinture, par M. F. Reverdin. . . . Matière (Production d’une) colorante rouge, par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline........ Matières colorantes (Nouvelles) teignant le coton sans mordant, par MM. Durand, Huguenin et Cie......... Matières colorantes (Production de nou-velles) teignant le coton sans mordant, Par M. Rohner................. Matière tinctoriale (Une nouvelle). . . . Mordançage et teinture avec emploi de y forure, par MM. Poepp et Cie. . . . Mordant Bonnet à base de plomb, par ^M. A. Bonnet.............. .
- Cordants pour teinture et impression tissus, par M. Picklès...............
- Néoline (La), nouveau produit soluble Pour l’ensimage des laines, par M. E.
- N Godchaux............................
- Voyage des laines souillées par du goudron ou des couleurs, par MM. E. walatsch, A. Bayer et H. Herold....... or d’aniline à l’ozone................
- Pagas
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- ' " Pages
- O
- Obtention sur la fibre de colorants azoï-ques teignant en brun et en noir, par M. J. Sniechowski....................... 126
- Obtention par un procédé nouveau de certains effets entièrement nouveaux de rétrécissement, d’élasticité et de . crépage sur les tissus de soie, par Mlle Graissot............................ 70
- Orangé acridine N. O. (A. Léonhard et
- Cie).................................... 220
- Ornementation en creux pour peluches et pour velours, par Mme Veuve Kathe Just ................................. 222
- Ozone appliqué au traitement des bois et des vernis, par M. G. Lyon......... 266
- P
- Pâte triple pour enlèvement instantané des taches, par M. A. Billault........ 165
- Peinture broderie en relief, par M, A.
- Escoubé................................. 37
- Perles légères (Nouvelles applications
- de) sur les tulles, etc., par M. M. Bal-land................................. 287
- Plateau-cadre en bois garni de papier, destiné au pliage .des tissus et roulage, par MM. Hayon frères. .......... 484
- Plateau avec tiroir à échantillons pour
- le pliage des étoffes, par M. S. Herse. 90 Polissage (Système de) imitant et gla-
- çant l’étoffe, par M. H. Parvilhac.... 127 Préparations des fibres végétales en
- bistre au manganèse, par M. A. Bonnet 340 Préparation de matières colorantes sur
- la fibre, parlaSociété Farbenfabriken, vormals F. Bayer et Cie.............. 126
- Préparation des toiles ou autres tissus destinés à recevoir soit de la publicité, soit des motifs décoratifs quelconques, par M. F. Annison........................ 89
- Préparation au moyen de l’orcine des
- noirs et couleurs foncées résistants, par la Société Blanchon et Allegret. . 363 Préparation de solutions de blanchiment
- par l’électrolyse, par MM. le Dr O.
- Knœffer et F. Gebauer................... 338
- Procédé électrique de teinture, par MM.
- S. Skuzèk et F. Jelen................... 265
- Procédé pour éviter toutes poussières malsaines lors de l’épaillage des tissus, par MM. Mathelin, Fioquet et Bonnet 168 Procédé pour mordancer, teindre, laver, etc., les fils de tous genres, bobinés sur cannettes, bobines croisées, etc., par M. J. Obermaier.................. . . 75
- Procédé de peinture sur tissus dites : broderies artificielles, par M. V. Oger d’Elbosc................................. 75
- Procédé préservant tous dessins quelconques sur tissus du tirage à poils, par MM. G. Laveissière et Chamont. 199
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- cxt
- 3
- LK MONITEUR DE LA TEINTUKE
- Pag* s
- Procédé pour produire une nouvelle liqueur de réduction dite : Indoreduct,
- par MM. Flick frères................... 220
- Procédé pour teindre les filaments et les tissus de provenance animale, etc., par M. le docteur Fritz Obermayer . 50
- Production sur fibre de laine de couleurs solides au foulon, à l’alcali, la chaux et la lumière, par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline......... 483
- Production et fixation des couleurs con jointement avec le noir d'aniline sur les tissus, par M. F. Crafton.........149
- Production de matières colorantes à la thionine tirant sur mordants, par la Compagnie parisienne des couleurs d’aniline...............................317
- Produit composé nouveau ou perfectionné destiné au blanchiment, par
- M. W. Brittingham....................... 10
- Produit à base de gélatine avec application de matières textiles, par M. A. Escuriet............................. 268
- Produit industriel pour le nettoyage des étoffes, par M. J. Champagnat. . . . 98
- Purification des eaux destinées à la teinture............................. 310
- Pyronine G. (A. Léonhardt et Cie) . . . 220 Q
- Quinone-oximes (Note sur les) en couleurs vapeur, par M. Prud’homme... 269
- R
- Racle en bronze d’aluminium pour machines à imprimer.................... 388
- Recettes pratiques de teinture.... 105 193
- Récipient à double effet destiné à la tein- ture du coton en mèches, par M. Bertrand ................................. 118
- Réforme (La) de la loi sur les sociétés.. 122
- Relations (Nos) extérieures.............. 6
- Renseignements divers......... 174, 192 218
- Revue de fin d’année................... 501
- Réparation (De la) en matière d'accidents industriels.................. 269
- Réserve (Nouvelle) de teinture et machines et moyens permettant de l’obtenir, par M. P. Renard................. 74
- Rétablissement (Le) du tarif de moyenne vitesse.............................. 387
- Revue des matières colorantes nouvelles au point de vue de leur application à la teinture, par M. F. Reverdin. 100, 129, 146, 317 338
- Russes (Les) à Lyon et la soierie lyonnaise................................ 430
- S
- Savon liquide perfectionné, par MM.
- F. Haigh et W. Haigh.................... 59
- Séchages de tissus, étoffes, etc., à l’aide de l’air comprimé, par M.Y Guesnon. 150
- Soie (La) artificielle................. 215
- Paces
- Solidité (Sur la) des couleurs,par M.Hum-......................... 18, 38, 60, 67
- Substitut de cochenille, de la Société pour l’industrie chimique, à Bâle....
- Sulfoléates métalliques (Note sur les) et leur emploi comme mordants dans les couleurs à vapeur.................
- Syndicats (Les) et les ouvriers libres...
- Système de machine à préparer et teindre les tissus, par M. A. Clay.........
- T
- Tarif (Le) des douanes suisse..........
- Teinture (Procédé de), par MM. Marcelin père et Marcelin fils aîné.........
- Teinture (Procédé et Appareil pour la) continue du coton et autres textiles, par M. D. Maitir.......................
- Teinture mécanique du coton en ruban de carde ..............................
- Teinture (Procédé de) des étoffes, par M. L. .................................
- Teinture mécanique des fibres textiles, rar M. Henri L’IIuillier...............
- Teinture (La) des tissus de soie fantaisie.................................
- Tissu (Nouveau) applicable aux arts dé • coratif, par M Ed Rimoneau ....
- Tissus (Fabrication de) en couleurs, par M. H. Frémont.......................76
- Tissu mélangé double glacé, par MM. F. du Closel et Blanc..................
- Toile imperméable système Vve Pierret, par Mme Vve Pierret....................
- Tondeuse produisant des dessins sur velours, par MM. Motte Bossut fils et Mengers................................
- Tourniquet de teinturerie pour tissus de toutes natures, par M. H. Monin. . .
- Traitement spécial des matières textiles par la vapeur et l’air chaud par M. W. Grawitz.............................
- Travail des femmes et des enfants dans les manufactures........... 11, 76, 200 Tissu d’ameublement dit : à double face d’aspect différent, par MM. Courouble et Carrette............................
- Teinture des laines avec des acides sul-foniques des matières colorantes d’ali-zarine, par la Cie parisienne des couleurs d'aniline........................
- V
- Vaporisages. — Mesure de l’action destructive qu’il exerce sur le coton et sur la laine, par M. A. Scheurer ....
- Velours brillanté, par M. L. Giroud. . •
- Veloutiers et teinturiers.............•
- Verdissage du noir de campêche foulé. • Vert sur coton......................... Violet crésyle en impression..........•
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- Imprimerie Ed Roussel et Cie, 20, rue Turgot, Pari
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- l ut
- permettent de suivre la marche de l’opération.
- Afin de pouvoir assurer l'étanchéité complète de l’appareil, on se sert de deux tabliers sans fin, en molleton, qui viennent entourer la moitié de la surface des rouleaux d’entrée et de sortie du tissu ; la tension de ces tabliers sans fin est maintenue par trois petits rouleaux tendeurs.
- Le tissu passe tout d’abord sur une série de cylindres chauffés à la vapeur, rangés parallèlement et en quinconce à l'avant et en dehors de l’appareil; de là, il se rend sur le rouleau d’entrée situé en contrebas et qui 1 introduit dans l’appareil, circule dans celui-ci à l’aide d’un dispositif à rouleaux supérieurs et inférieurs chevauchés qui lui fait parcourir le plus long chemin possible et, durant ce parcours, y est soumis à l’action de l’acide chlorhydrique arrivant d’un vaporisateur, et, finalement, quitte l'appareil par le rouleau de sortie placé au même niveau que celui d’entrée, à l’opposite de ce dernier.
- Le gaz est, soit aspiré à l’intérieur et refoulé sur les doubles du tissu envers et endroit, ou bien endroit ou envers, selon les cas, — soit dégagé librement dans l’appareil à la sortie du vaporisateur.
- A la partie supérieure de l’appareil est établie une prise d’air destinée à enlever les 8az ayant déjà servi. L’ouverture de cette Prise d’air sera réglée suivant les cas; elle Pourra être mise directement en communica -bon avec la cheminée de l’usine.
- La température dans l’appareil oscillera entre 80 et 120°, et sera fournie par une ran-8ée de tuyaux de chauffage intercalée entre le rouleau d’entrée et celui de sortie ou tout autrement.
- (Reproduction interdite
- -------— —-------s — , . --------------
- NÉCROLOGIE
- Le 14 décembre, on a conduit à sa dernière “emeure un homme de bien, très aimé de es ouvriers et des plus modestes.
- Cependant, Grobon, de Miribel, joli petit
- village coquettement assis sur la ri ve droite du Rhône, à 10 kil. de Lyon, est le créateur de la teinture en pièce dans la région lyonnaise, pour la soie]pure ou mélangée. Et quand il a débuté, nul ne pensait que l'avenir serait un jour là.
- L’établissement de Miribel est des plus importants comme teinture et comme apprêt. | C’est à M. Tabourm,mon camarade de chimie, | de continuer l’œuvre de M. Grobon, son beau-père, à laquelle il était associé depuis longtemps.
- Au début, on riait de la teinture en pièce et maintenant elle déborde celle en flotte.
- LA LOI SUR LE TRAVAIL DES FEMMES et des enfants
- DANS LES MANUFACTURES
- L’application de la loi du 29 octobre 1892 rencontre partout de sérieuses difficultés. Voici les critiques que vient de formuler le syndicat du tissage mécanique des soieries de Lyon :
- « Monsieur l’Inspecteur,
- « La Chambre syndicale du tissage mécanique des soieries, réunie le 25 courant, a pris connaissance de la lettre que vous avez adressée à son président, M. Th. Diederichs, pour lui demander quelles‘sont les objections sérieuses que soulève la nouvelle loi sur le travail de la part des manufacturiers tisseurs.
- « Les membres du Conseil ont, à l’unanimité, déclaré que le principal inconvénient de la loi sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes, est celui qui résulte de la création de plusieurs catégories d’ouvrières pour la sortie des ateliers.
- « Cette disposition de la loi du 29 octobre-2 novembre 1892 nuit à la discipline et au bon ordre de l’atelier, diminue le rendement des métiers et augmente considérablement les frais de l’usinier.
- « Au point de vue moral, elle place les enfants en dehors de toute surveillance, puisquo
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- 508
- L.R MONITEUR DE LA TEINTURE
- leur sortie de l’usine s’effectue avant celle de leurs parents.
- « Il est important de faire observer que le tissage mécanique ne nécessite aucun effort physique et que les ouvrières de tout âge pourraient, sans aucune fatigue, travailler onze heures par jour.
- « Pour toutes ces raisons, la Chambre syndicale du tissage mécanique des soieries émet le vœu que la durée de la journée de travail soit portée à onze heures, aussi bien pour les enfants au-dessous de 16 ans que pour les jeunes filles de 16 à 18 ans.
- « Veuillez agréer, etc. »
- ASSURANCES contre l’Incendie, contre les Accidents et sur la Vie
- Le services des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérables dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les Compagnies.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Étant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en ré- W férer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l’incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriels doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement, un abaissement de la prime.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Lyon. — Carlet, teinturerier, dégraisseur, 11, rue Imbert-Colomès. — Jug. du 30 nov. — S. : M. Pitre.
- Tourcoing. — Catel (Prosper), teinturerie. — Jug du 26 nov. — S. : M. Duvillier.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- ) Formation de la Société en commandite | Appercel et Cie, filature et peignage de déchets de soie, à Pontcharra-sur Bréda. — Durée : 11 ans, du 1er janv. — Cap. 150,000 fr. dont 2/3 en commandite — Acte du 9 nov.
- A Paris. — Formation de la Société en commandite H. Monnot et Cie, teinturerie, nettoyage, 7, rue Pierre-Ginier. — Durée : 10 ans. — 40,000 fr. dont 15,000 fr. — Acte du 15 octobre.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 15 nov., de la Sor ciété Fournel et femme Gaillard, impression sur étoffes, 7, rue St-Etienne, à St-E tienne. — Liquid. : M. Fournel. — Acte du 15 nov.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Jouquey a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue Fontaine.
- Mlle Agier a vendu un matériel de teinturerie, 3, avenue de Mac-Mahon.
- Mme veuve Beaussier a vendu un fonds de teinturerie, 24, rue de Lancry.
- Mlles Meisch et Palazot ont vendu un fonds de teinturerie, 86, rue des Archives.
- M. Bijon a vendu un fonds de teinturerie' 10 bis, rue des Batignolles.
- Mlle Le Masson a vendu un matériel de de teinturerie, 79, rue de Courcelles.
- Mlle Marmonier a vendu un fonds de tein turerie, 71, rue de Rome.
- Mme veuve Harchamboisa vendu un fond8 de teinturerie, 85, rue Nollet.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- M. Bouteaud a vendu à M. Colinet un fonds de teinturerie, 9, rue Huchette.
- M. Cochelin a vendu à Mlle Héribel un fonds de teinturerie, 8, rue de Gharenton.
- Mme Bottard a vendu un fonds de teinture-rie, 111, rue de Rennes.
- Mme Broussard a vendu un fonds de teinturerie, 38, rue des Batignolles.
- M. Cotty a vendu un fonds de teinturerie, 178, avenue du Maine.
- M. Boulanger a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue de Lancry.
- BROOKE, SYMPSON ET SPILLER LIMITED Fabricants de Couleurs d’aniline
- Atlas Works, Hackney Wick, Londres E.
- AGENTS POUR LA FRANCE
- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité,Lyon. — 9, rue Charles V, Paris, et agents pour toute la Belgique.
- Paul Sellier et Cie, 39, rue d'Illiers, Orléans. Cari Konig et Cie, 10, Berlinerstrasse, Leipsie
- Etudes de Me Dardanne, notaire et Me René LAURENS, avoué, à Etampes
- Vente
- En l’étude de Me Dardanne, Notaire à Etampes
- Le mardi 26 décembre 1893, à deux heures d’un
- FON DS DE COMMERCE DE TEINTURERIE
- situé à Etampes
- Rue Basse-de-la-Foulerie, nos 3 et 5, et du droit au bail des maisons dans lesquelles il est exploité.
- Promesse de bail pour temps expirant en 1905.
- Ledit fonds comprenant : le fonds proprement dit, clientèle, achalandage et matériel composé de machines à apprêter, chaudières à vapeur, essoreuses, baquets à fouler, réservoirs.
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- Consignation pour enchérir : 2000 fr.
- S’adresser pour les renseignements, à Etampes, à M* Dardanne, notaire; à MesRen Laurens et Pointier, avoués.
- Et dans l’établissement, à Mme veuve Junin.
- médaille D'ARGENT, exposition universelle paris 1889
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l’apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur — Paris 1890, un volume in-16 de 296 pages avec 26 fig. cart. 4 fr. (Bibliothèque des connaissances utiles).
- Envoi franco contre mandat-poste de 4 fr. 50 joint à la demande.
- ! Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 235 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Traité pratique de Teinture et Impression sur étoffes par Michel de Vinant
- 1 Volume in-80, broché. Prix : 40 francs.
- Le Japon pratique, par Félix Régamey. — Un volume in-18, illustré de 100 dessins par l’auteur. — Prix : 4 francs ; franco, 4 fr. 50.
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- Brevets en France et à l‘ Étranger
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- du FILTRE «DELHOTEL et MORIDE»
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- Ce filtre présente les avantages suivants :
- 1° D’être formé d'une substance filtrante inusable et imputrescible^ 2° De permettre de combattre l’encrassement par un simple mouvement de robinet ne durant qu’une fraction de minute ; 3° De pouvoir, à cause de cette facilité de nettoyage, être appliqué aul-trage d’eaux très limo. neuses ou chargées . de précipités chimiques ;
- 4° De n’exiger le nettoyage parcourant inverse qu’a de longs intervalles. 5° De n’avoir aucun organe mécanique cause de dépense, de travail e d’entretien ;
- 6° De n’exiger auc. démontage et remontage, ni nettoyage de matiere. filtrantes au dehors O filtre, ni remplacement à matières filtrantes, toule, manutentions couteus.. qui entraînent à une pere de temps et doivent etr faites par des ouvrier exercés.
- POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
- S’adresser à MM. L. Gatine et E. Avice
- 23, Jue des Rosier*, à Paris.
- Voir l’article paru dans ce journal le 20 août 189? Purification des eaux destinées à la teintur6'^
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-
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- ST DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 511
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l'IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du j ournal compris.
- Acides
- Fycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de fer et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine a Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa-lates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Acide tartrique
- De Roux (R. et H.). Fabricants d acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- - Albumines
- Rouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus Produits divers. Téléphone. "hibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Cie),4, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). Siège social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d'alu-mine, alun pur et raffiné.
- -arrieu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Sulfate d'alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur.
- Amidons
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du jury, Epinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et rappret.
- averne et Cie, à Palinges (Saône-et-Loire).
- eroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infé-gleure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- ociété anonyme des amidonneries françaises, à Va-Sn nciennes (Nord).
- olete anonyme des amidonnerie et glucoserie . Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon special pour apprêts et industries.
- iété anonyme des Usines de Wygmael (Ancienne Société E. Remy et Cie). Usine à Gaillon (Eure).
- s Ammoniaque
- eway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- g Analyses tinetorialem
- nlet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue moxer pame -des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix
- k , Aniline
- anrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des ouleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm p.Tled Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Somses flls, 29, rue de Sévigné, Paris.
- crete annoyme des matières colorantes et produits miques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- -Shardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- e Apprêts (Machines d’) oSselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- De. Barques (Fabrieants de) aroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Barques en Ja—ivre.
- baler-Dubry, à Prenonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et "ues en sapin, cuveaux, bénots.
- I Œassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-
- Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- iâtimente industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-Ies-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris.
- Stem (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Article* pour)
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machine* et appareil* pour) Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord).
- Agen exclusif deMather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer poux- impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Boi* de teinture
- Daniau fils aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevet* d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris. Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise).
- Calorifère*
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d.g. pour séchage économique dans les blanctisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Carton* lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 7, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- p.511 - vue 392/393
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris.Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Marius Moyret, 213, Grande Rue de la Guillotière, Lyon (Rhône).
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri, 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, St-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, collettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poudre. Tancrède, rue de laHaie-Coq, Aubervilliers (Seine). Colles et gélatines supérieures pour la teinture, l’impression, apprêts, colles fines.
- Construction* économiques
- Pombla, 68, avenue de Saint-Ouen, Paris.
- Couleurs
- Bayer et Cie, Fiers, par Croix (Nord). Couleurs d’aniline.
- Ferd. Petersen et Co. Fabrique de couleurs d’aniline à Schweizerhalle. près Bâle (Suisse). Spécialité pour cuirs.
- Picard, Jay et Cie, 4, quai de la Charité, Lyon (Rhône). Usine à Saint-Fons (Rhône).
- Ruch(J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Médaille d'ar-gent, Paris 1889.
- Sevoz (A.) et Boasson, 20, rue des Bourbonnais, Lyon (Rhône). Médaille d’argent, Paris 1889. Matières colorantes pour teinture et impression.
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Courroies de transmission
- Wanner et Cie, 19, quai Valmy, Paris.
- Crème de tartre
- Veuve Causse-Bilhés, à Aniane (Hérault). Fabrique de crème et cristaux de tartre. Tartres bruts. Tablettes lies de vin.
- Cristaux de tartre
- De P. Caries, chimiste expert des tribunaux, 19, quai des Chartrons, Bordeaux. Dérivés tartriques du vin, lies, cristaux. Tartrate de chaux.
- UN JEUNE INGÉNIEUR
- sorti dans un très bon rang de l’Ecole Centrale des Arts ou Manufactures, désire entrer dans une teinturerie ou dans une usine de produits chimiques, de préférence à Paris ou banlieue. Prétentions trèsimodestes. S’adresser au bureau du journal aux initiales E. R. 26/
- A. BILLAULT
- CHIMISTE BREVETÉ
- 152, avenue de Saint-Ouen — PARIS
- INSTALLATION DESAVONNERIES
- PAR UN
- PROCÉDÉ NOUVEAU
- ET
- A DES CONDITIONS TRÈS AVANTAGEUSES
- Cristaux de tartre et crème de tartre
- Gibert et Colas, Puisserguer (Hérault). Fabrique de crème de tartre, tartres, tablettes, lies de vin.
- Sautel, A., et fils, Aubais, Gard. Fabrique de crême de tartre.Tablettes, lies de vin. Production annuelle, 160,000 k.
- Vernière (Pierre), Montpellier (Hérault). Spécialité de tartres bruts, tablettes, cristaux de tartres, lies de vin.
- Dextrines
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tromblaine, près Nancv (Meurthe-et-Moselle). Médaille d’or 1867-1878. Paris. Membre du jury, Epinal.
- Dufour, Epinal (Vosges) . Dextrines extra supérieures, gommes artificielles. Médaille d’or, Paris 1878-1889.
- Fouquier, 171, rue d’Allemagne, Paris. Dextrine , gommes artificielles, léiogomme, produits pour tissage et apprêts, blanchiment.
- Drogueries
- Coblentz frères, 38, rue du Château-d’Eau, Paris. Albumine, benzine, glycérine.
- Malibran, 2, place Morand, Lyon (Rhône). Orseille et extraits d’orseille. Sulfates et carmins d’indigo. Indigo blanc. Indigos et bois de teinture.
- Eau de Javel
- Baroux (Ancienne maison Déroché), 162, rue de Billancourt, Boulogne-sur-Seine. Fabrication spéciale pour la teinturerie.
- Eau oxygénée
- Billault, 22, rue de la Sorbonne, Paris. Eau oxygénée concentrée.
- Pavi (A.) et Cie, Le Bourget (Seine). Eau oxygénée pure. Maison à Paris, 177, rue Lafayette.
- Viol et Duflot (ancienne maison Porlier), au Perreux (Seine). Eaux oxygénées pure et industrielle.
- Essences à détacher
- Cally (EJ, 3 bis, rue Bleue, Paris. « Extrait écarlate », pro-duit supérieur pour détacher.
- Foyon, 36, rue de Bagnolet, Paris.
- Essoreuses
- Buffaud, B., et T. Robatel, ingénieurs mécaniciens à Lyon. Rhône. Machines à vapeur, essoreuses, pompes. Tables a repasser. Machines à imprimer, brevetées s. g. d. g., sys-tème « Samuel ».
- Delaroche et ses neveux, 9, rue Friant, Paris. Dehaître, 6, rue d’Oran, Paris.
- Etudes spéciales
- Armengaud jeune, ingénieur-conseil, 23, boul. de Strasbourg, Paris. Cabinet fondé en 1836. Études spéciales des procédés de teinture et matières tinctoriales.
- Extraits de bois de teinture
- Bourelly (Léonce), 245, boulev. National, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Extraits : Campêche jaune et rouge.1 Extraits de châtaignier pour teinture et tannerie.
- LABORATOIRE CENTRAL
- AGRICOLE ET COMMERCIAL
- 44, rue Notre-Dame-des-Victoires (Place de la Bourse) Ex-Directeur : A. LADUREAU, O * Q Directeur : Louis MOLLET, Ingénieur agronome, ex-professeur à l’Ecole pratique d'Agriculture de la Vendée, ancien élève du Muséum d’Histoire naturelle (laboratoire Frémy).
- Analyses très soignées, prix modérés.— Analyses de produits chimiques —Potasses brute et raffinées, potasse et seude caustiques, sels de potasses, carbonate de soude. —Lait, vin, sucre, bière. — Urine (spécialité). — Laine, soie, coton.
- — Fer, fonte, acier, métaux précieux.
- CONSULTATIONS AGRICOLES
- Leçons de chimie théorique et pratique
- USINE A LOUER
- en totalité ou en partie. S’adresser pour visite
- 4, rue Pajol, square de la Chapelle.
- p.512 - vue 393/393
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