Moniteur de la teinture des apprêts et de l'impression des tissus
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- 40e Année. - N° 1.
- 5 Janvier 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE ?
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- 'S ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE
- lectionnements et procédés nouveaux. — Revue des latières colorantes nouvelles. — Des apprêts. — ouvelles matières colorantes. — Douanes et quit-nces. — La réglementation du travail. — L’Exposi-rade 1900. — Tarifs de chemins de fer — Jurispru-ence.- Assurances.—Renseignements commerciaux. •Bibliographie.— Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
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- et ant its, xte
- pm donnons sous ce titre et sans discussif n lanalyse des brevets de nature à intéreisv' nos lecteurs.
- MACHINES A ORNEMENTER LES TISSUS Par la Société Francisque Voland et Cie
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- Cette machine a pour but de façonner le Velours ou autres tissus au moyen d’outils olatifs tournant autour d’un axe perpendicu-p au pian du tissu et exécutant à la sur-f6 de ce dernier des dessins circulaires “nd ils opèrent sur le tissu immobile ou des SSins allongés quand le tissu se déplace ndant le travail de l’outil.
- Le tissu repose sur une plaque métallique "izontale; les outils disposés sur deux ran-estrans versai es tournent dans des douilles "ticales qui peuvent se faire en un point eleonque de coulisses horizontales et pa-eles. Les outils dont le nombre et la forme "ient suivant les dessins à réaliser sont "Tmandés dans laque rangée par une vis 8 allongés qui engrène avec des petits F Ons calés à la partie supérieure des axes noulils. La commande des vis a lieu par gemnédiaire d'un train d’engrenage dont 1 oWes Peuvent être changées de manière à
- varier la vitesse et le sens du mouvement de chacune des vis indépendamment de l'autre.
- Lorsqu’on opère sur le velours, les outils sont chauffés au moyen d’une rampe à gaz et, en tournant à la surface du tissu, décrivent des effets miroités obtenus par le couchage du poil suivant une direction circulaire, ces effets varient suivant la forme de l'outil et suivant le mouvement décrit par lui en combinaison avec celui imprimé séparément au tissu même.
- PROCÉDÉ DE TEINTURE NOIRE SUR COTON Par M. Richard Varley.
- En conformité des prescriptions de la présente invention, on commence par préparer les divers éléments qui doivent composer le bain de teinture : ce qui se fait, en délayant environ une demi-peinte d’huile d’aniline dans une demi-peinte d’eau chaude, — en mélangeant une demi-pinte d’acide muriatique avec volume égal d’eau froide, — en dissolvant une once de chlorate de soude dans un quart de peinte d’eau, — finalement, en dissolvant une once de sulfate de cuivre dans environ un quart de pinte d’eau.
- Ces éléments constitutifs du bain ainsi préparés, séparément, on verse dans la dilution d’huile d’aniline, d’abord la solution de chlorate de soude, puis l’acide muriatique étendu d’eau et en dernier lieu la dissolution de sulfate de cuivre, en agitant sans cesse les mélanges successifs.
- Le bain se trouve ainsi prêt et on n'a plus qu’à y faire passer le tissu de coton jusqu’à saturation complète de teinture, ce qui peut s’effectuer avec la « Padding machine ». On
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fait passer ensuite la pièce sur une machine à vaporiser, puis dans un bain de bichlorure; enfin on lave et on apprête.
- PERFECTIONNEMENTS aux machines à polir les tissus
- Par MM. Henry Pervilhac et Claude Travers
- Ces perfectionnements s’apliquent aux machines qui polissent l’étoffe sur appuis, c’est-à-dire posée sur des surfaces plus ou moins élastiques. Actuellement, ces appuis sont fixes, sensiblement plans, et le tissu glisse à leur surface dans son mouvement d'avance-ment. Il en résulte que l’action des polissoirs tend à entraîner le tissu dans le sens de leur marche, ce qui oblige à le retenir par des moyens mécaniques et que les polissoirs agissant toujours sur le même point de l’appui, tendent par réchauffement y provoqué à l’user rapidement.
- Ces inconvénients sont supprimés par l’appui cylindrique et tournant qui fait l’objet de la présente invention. Ces appuis se composent chacun d’un cylindre en bois ou métal recouvert d’une épaisseur suffisante de caoutchouc et d’un manchon en cuir sur lequol se fait le polissage.
- PROCÉDÉ POUR LA PRODUCTION DE DESSINS à plusieurs couleurs sur tissu coton à l’aide de matières colorantes safranine -azoïque
- Par M. Richard Michel
- Par l’emploi de certains réducteurs, il est possible de scinder en safranine et en dérivé amido incolore les colorants azoïques bleus que l’on obtient par la combinaison de diazo-safranines avec des naphtols, des amido-naphtols ou des dioxynaphtalines. Cette action se produit aussi bien sur ces colorants tels quels que sur leurs combinaisons tanni-ques.
- L’inventeur a trouvé que cette circonstance peut être mise à profit pour obtenir d’une façon très simple des impressions bleues avec dessins rouges, un article de grande consommation.
- Exemple : Le colorant obtenu par la comlbases naison de la diazosafranine avec le 3-naphidune q en solution acidulée à l’aide de l’acide acëi. L'act que et qui se trouve dans le commerce soutu plus le nom de « naphtindone » est teint sur te onner coton mordancé de la façon habituelles usulf
- tannin et au tartre émétique. On imprim zrande
- ensuite un rongeant ayant, par exemple, composition suivante :
- 2 litres acétate d’étain 25° Baumé
- 500 grammes amidon
- 150 » de dextrine blanche, après l’impression, on vaporise et lave. &
- ibres ' devror mises ment.
- Le être c
- obtient ainsi un dessin rouge-bleuâtre se fond bleu.
- Par l’addition de colorants qui ne sontpa réductibles, comme par exemple le thiofla-vine T ou l’eosine, on peut à volonté modife la nuance des endroits rongés.
- Au lieu de teindre le colorant safranine azoïque, on peut aussi l’imprimer; dans« cas, il est avantageux d’imprimer d’abord k rongeant (réserve).
- La grande affinité pour le fil de coton, certains dérivés safranine-azoïques ne rend pas absolument indispensable l’emploi du tannin comme fixateur.
- Il va sans dire que l’on peut combiner, selon la façon de teindre, avec d'autres colorants se laissant ronger à blanc, comme. Par exemple, certaines couleurs diamine et varier ainsi la nuance de fond.
- PROCÉDÉ DE DÉGOMMAGE de décorticage et de décoloration des matief textiles végétales
- Par M. Edouard Carénou.
- L’objet de cette invention est un procë"t de dégommage, de décorticage et de décob ration des matières textiles végétales ete procédé est principalement caractérisé ?" l’action (à froid ou à chaud — par immersle" ou par mouillage) sur lesdites matières1^ tiles végétales, non rouies ou rouies," chlorure de zinc et des sulfites (à un °the sieurs équivalents d’acide sulfureux)
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- BT DIS LIMPRESSION DES TISSUS
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- Les alcalines ou alcalino-terreuses — et l’une quantité d’eau.
- I L'action du chlorure de zinc a surtout trait au plus ou moins grand degré de souplesse à donner aux fibres textiles, tandis que l’action Bu sulfite a surtout trait à la plus ou moins Lande décoloration à obtenir pour lesdites fibres textiles ; par suite ces deux actions devront être, en vue du résultat à atteindre, Lises en jeu soit simultanément, soit séparément, soit même isolément.
- I Le procédé dont il s’agit peut très bien lire combiné avec les procédés usuels d’ensi-mge aux huiles végétales ou minérales et, au besoin, servir à modérer les effets de ces derniers.
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- MACHINE A DÉGRAISSER debouillir, blanchir, lacer, rincer, transfor-| mer en cellulose les déchets de coton filés, les chiffons, les laines, les bois, les pailles
- Par M. Maxime Hubert Simonet
- Cette machine se compose d’une chaudière Renfermant un panier ajouré animé d’un mou-pement vertical de rotation, alternatif, et muni d’un piston de foulage. A l’aide d’une Pompe et de tuyaux convenablement disposés, elle est destinée à dégraisser, débouillir, blan-chir, laver, rincer, teindre, transformer et extraire et est non seulement applicable à 1 industrie nouvelle en France de la prépara ton des déchets de coton filé destiné à la 1a rication des poudres, mais aussi en pape > erie, pour le lessivage et le blanchiment des chiffons ainsi que pour la cuisson et le blan-liaient de la paille, de l’alfa, du bois et des veUx papiers; — aux industries textiles, pour 3 degraissage et le blanchiment des laines, “ blanchiment, le décreusage et la teinture 168 cotons, le blanchiment et la teinture de a ramie.
- Dans toutes ces industries, cet appareil ^donner de brillants résultats et abaisser PX de revient en fabrication par son ap-ation et le peu de manipulation qu’il exige les produits à traiter.
- /Reproduction interdite.
- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture par M. Frédéric Reverdin.
- La Manufacture Lyonnaise de matières CO-lorantes a enrichi sa série des Couleurs dia-mines dont nous avons eu déjà souvent l’occasion de parler de quelques nouvelles marques intéressantes ; ce sont par ordre chronologique le Bleu nouveau Diamine R et G, le Bleu noir Diamine B, le Rose Diamine, et le Gris Diamine G.
- Le deux marques de Bleu nouveau Diamine sont, paraît-il, supérieures comme solidité au lavage et à la lumière aux bleus directs.
- On teint le coton dans un bain renfermant : 5 % de carbonate de soude et 15 % de sulfate de soude
- On peut aussi, lorsqu’on employé les bleus en mélange avec des colorants se fixant sans addition d’alcali, teindre simplement dans un bain renfermant du sel marin ou du sulfate de soude.
- La marque G résiste très bien aux alcalis et au fer chaud, tandis que sous leur influence la marque R rougit légèrement. La solidité au lavage et à la lumière peut être augmentée par un traitement au sulfate de cuivre après teinture, mais si ce traitement est recommandable pour la marque R il l’est moins pour la marque G qu’il ternit sensiblement.
- La marque G teint la laine et le coton en nuance uniforme tandis que la marque R, qui fournit des bleus marine vifs, teint la laine plus que le coton. En teignant la laine avec la marque R dans un bain renfermant :
- 10 % de sulfate de soude
- et 2 % d’acide acétique on obtient un bleu marine d’une bonne solidité au lavage.
- Le Bleu noir Diamine B appartient au groupe de colorants que la manufacture Lyonnaise a introduits dans le commerce sous le nom de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTUKL
- Noirs Jais Diamine ; au lieu de donner comme ceux-ci des noirs foncés il fournit une nuance bleu foncé ou bleu noir.
- Avec 0,5 % de colorant on obtient sur coton une nuance gris-bleu, et avec 4 % un beau noir bleu. On teint le coton par la méthode habituelle, et en le passant ensuite au sulfate de cuivre, on obtient des bleus foncés très solides au lavage.
- Lorsqu’on combine le bleu noir avec des marques de Noir Jais Diamine, il est préférable de passer après teinture pendant 1/2 heure dans un bain bouillant renfermant :
- 3 % de bichromate de potasse
- Lorsqu’on le combine, par contre, avec le Bleu nouveau Diamine R ou le Bleu Diamine Rw on emploiera de préférence un bain de
- 3 % de sulfate de cuivre.
- Dans les tissus mi-laine le Bleu noir Diamine se fixe uniformément sur les deux fibres, en sorte que le produit peut-être avantageusement employé dans ce cas.
- Le Rose Diamine fournit sur coton de jolies nuances roses ; on teint pendant une 1/2 à 3/4 d’heure de 60° au bouillon dans un bain renfermant
- 1/2 % de carbonate de soude
- 2 % de savon
- 5 % de sulfate de soude
- Pour les tissus coton et soie on teint dans un bain renfermant
- 2 1/2 % de phosphate de" soude
- 10 % de sulfate de soude
- La Rose Diamine se fixe plus sur le coton que sur la soie.
- On teint la laine sur bain additionné de 10 % de sulfate de soude
- et de 2 % d’acide acétique.
- Les nuances sur laine et coton sont solides à la lumière et au lavage.
- La Rose Diamine peut être employé aussi pour l’impression sur laine peignée et sur tissus de laine ainsi que pour la teinture de la soie.
- Le Gris Damine G s’applique sur coton par
- 10 ou de 1
- et
- Ce violet bricants ression de our la teiï ilabricati récipitati i soude, c Les « Fa iCie » or ris la fab ières col nes appa u’elles vi andisque 'elles ; te pes nou' one, d’az vart, des Sous le die nous série de popriété nième me le la lair atec le E &rons pa Harine,
- les méthodes habituelles en employants’/, sulfate de soude pour les nuances claires 15 % pour les nuances foncées. Avec 0,5 de colorant ont obtient une nuance gris ch verdâtre, et avec 2 1/2 O/O un gris foncé.
- Le Gris Diamine est facilement soluble, unit bien et les nuances obtenues, solides» lavage et à la lumière, sont insensibles à l’ai tion des acides faibles. Elles résistent égale ment bien à l’action du fer chaud.
- Le Gris Diamine peut être combiné ai autres couleurs diamines telles que l’Ecarlk B, le Brun M, le Jaune solide B, l’Oram B, etc., pour donner de fort jolies nuança comme le montre le carnet d’échantillons; la Manufacture Lyonnaise.
- UActien-Gesellschaft fur Anilin-FaMi tion a récemment introduit dans le commen une nouvelle marque de Brun Zambèu^ marque GG et un nouveau violet acide, le Y let de Guinée 4B.
- Le Brun Zambèse GG se fixe de la mén manière que la marque G, soit par teinture^ recte soit par diazotage et développement.^ teinture directe il fournit une nuance brd violet, tandis que diazoté puis combiné ale la toluylène diamine, il donne un brun cachot beaucoup plus jaunâtre que celui qu’on oblie" avec la marque G. Les teintures sontsoli^ au lavage, elles ne dégorgent par sur le bl^ lavé avec elles et résistent fort bien aux 808
- lis, aux acides et à la lumière.
- Le nouveau produit offre aussi un ceria) intérêt pour la teinture des textiles mélange tels que les tissus mi-soie et mi-laine, par. qu’il teint les fibres végétales bien plus forn que les fibres animales.
- Par contre, le produit est presque sans I portance pour la teinture de la laine et de 1 soie seules.
- Le Violet de Guinée 4B est un nouveau'1 let acide qui fournit sur laine des nuan. violet bleuâtre très vives et très pures;8" 1/2 0/0 de colorant on obtient déjà une ho nuance violette en teignant au bain boul additionné de :
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- AT DK L'IMPRESSION DES TISSUS
- 115% claires ac 0,5
- 10 à 15 0/0 de bisulfate de soude ou de 10 à 15 0/0 de sel de Glauber
- et 2 à 30/0d’acidesulfurique66'Bé.
- gris da Ce violet unit bien et résiste aux alcalis. Les
- o o g
- ibricants le recommandent aussi pour l’im-ression de la laine et de la soie, ainsi que ourla teinture du papier et des cuirs et pour
- sla fabrication des laques qu’on obtient par
- iné at
- ’Ecarli
- récipitation avec du chlorure de baryum, de a soude, de l’acétate de plomb basique, etc UmFarbenfabrikenioormals Friedry Beyer iCie » ont depuis notre dernière revue entre-
- l’Oran ris la fabrication d’un grand nombre de ma-nuança ères colorantes nouvelles dont quelques-
- §
- nés appartiennent aux séries déjà connues u’elles viennent compléter par leur nuances, andis que d’autres constituent des séries nou-
- ommem elles; telles sont d’une part, diverses mar
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- nes nouvelles de bleu d’alizarine, de noir sul-
- e,leTi one,d‘azurine, d’azo-fuchsine, etc., d’autre
- la mêmt
- an, des rouges et violets de rhoduline.
- Sous le nom de Bleu noir d'alùarine B en
- nturedi dte nous trouvons un nouveau produit delà nent.B -ne de l’alizarine qui se rapproche par ses
- ice brul iné ave
- "opriétés du Noir cyanine d’alizarine G de la
- maison, et qui est destiné à la teinture 1 cacha "ela laine chromée ; en combinant ce produit
- i obten t solidë le blas iux ac-
- . certab nélangë .e, par JS ford
- "®cle Bleu brillant d’alizarine R dont nous 'ons parlé précédemment, on obtient un bleu ndrine, très solide ux acides. Les nuances ""lenues résistent très bien à l’action des al-aiset des acides et se distinguent par une Fande solidité à la lumière et au foulon.
- Le Bleu brillant d’alizarine SD en poudre "une modification des marques G et R, qui
- Spécialement destinée à l’impression sur “ion pour laquelle les marques précédentes
- sansin "montré certains inconvénients auxquels
- 9t de 1
- 63 fabrieants ont remédié. Cette nouvelle
- 5=03
- “Frquene s’applique pas, par contre, à la "tope de la laine et du coton.
- ‘Noir sulfone (G et R) est destiné à ren-c Unièmes services que le « Jet-Schwarz
- » pour la teinture'•de la laine en noir naoombinaison avec la sulfone cyanine; il a vantage d’être meilleur marché. Les pro
- priétés de ces nouvelles marques sont les mêmes que celles de la sulfone-cyanine. La solidité à la lumière des teintures au noir sulfone dépasse celle du noir au bois de campêche.
- On teint avec le noir sulfone dans un bain renfermant 10 0/0 de sel de Glauber ou 5 0/0 d’acétate d’ammoniaque et 2 0/0 d’acide acétique. On entre à tiède et on monte peu à peu à l’ébullition qu’on maintient une heure à une heure et demie.
- Le noir diamant NR constitue une nouvelle marque de noir diamant possédant un reflet plus rougeâtre que les marques précédentes. On peut le combiner au bleu brillant d’alizarine pour obtenir un bleu marine foncé très bon marché et résistant bien au foulon et à la lumière. On teint sur la laine chromée ou bien l’on teint en présence d’acétique et on passe après teinture au fluorure de chaux.
- L’azurine brillante B couleur substantive est une nouvelle marque à reflet moins verdâtre dont la nuance se rapproche de celle de la benzoazurine G (1).
- Le bleu rouge diazoïque 3R est une matière colorante qu’on diazote sur la fibre par le procédé habituel, et qui, après combinaison avec le 3 naphtol donne un bleu marine rougeâtre résistant bien aux alcalis et aux acides, il se recommande par son bas prix.
- Le noir-benzo pour chrome N constitue une matière colorante substantive qui se distingue des autres anciennes matières colorantes de la même série en ce qu’il fournit après traitement au sulfate de cuivre et au bichromate de potasse des nuances très solides au foulon et aux acides. Teint directement sur le coton en présence de carbonate de soude, il donne un joli bleu indigo. En passant ensuite cette teinture après l’avoir lavée avec de l’eau acidulée par l’acide acétique dans un bain renfermant /
- 3 % de sulfate de cuivre
- et 4 % de bichromate de potasse on obtient un beau noir bien solide.
- (1) Moniteur Scientifique, 1895, p. 493.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Le noir foncé direct G complète la série des noirs directs de la même maison et fournit une nuance plus verdâtre que les marques précédentes.
- Le jaune d'ali^arine 3 G en poudre est destiné à la teinture de la laine chromée; il fournit une nuance jaune verdâtre, d’une grande pureté.
- \Jalizarine-cyanine NS en pâte complète la série des matières colorantes de même dénomination, elle présente spécialement de l’intérêt pour la teinture en pièces.
- Enfin les Farbenfabriken vormals Fried-Bayer et C°, ont introduit il y a quelques mois dans le commerce sous la dénomination générale de « Rhodulines » un nouveau groupe de matières colorantes basiques dont les représentants sont les rouges de rhoduline G et B et le violet de rhoduline.
- Les deux premières marques fournissent sur coton mordancé au tannin et à l’émétique tin rouge plus ou moins bleu et la dernière un violet rouge ; les nuances obtenues sont très vives. Les rhodulines montrent une grande analogie dans leurs propriétés avec les safranines qu’elles dépassent cependant sous le rapport de la vivacité des nuances. Les teintures résistent bien au savonnage, elles déteignent sur le blanc extrêmement peu, elles résistent à l’action des acides étendus et des alcalis forts, mais médiocrement au chlore. Ces produits trouveront spécialement leur emploi pour remplacer les rouges directs moins brillants ainsi que pour l’avivage du rouge turc.
- Les rhodulines se fixent sur laine et soie en bain neutre ou en bain de savon faiblement acidulé par l’acide acétique. Sur coton non mordancé on obtient aussi des nuances claires mais qui ne résistent pas à l’action de la lumière. Pour teindre on triture la matière colorante avec un peu d’acide acétique et d’eau froide, onia disout en ajoutant de l’eau chaude et on teint par la méthode ordinaire le coton mordancé au tannin et au bitartrate ou au sel d’antimoine.
- Nous avons reçu des fabricants, outre échantillons des matières colorantes à nous venons de parler, des carnets d’écha tillons teints que nous ne saurions pas sous silence car ils constituent pour le tein rier des documents importants en lui donni des indications sur l’immense variété nuances qu’il peut obtenir avec tel ou telp; duit ; ces cartes d’échantillons sont présent avec un goût parfait et montrent aussi ( les fabricants ne négligent rien pour met le consommateur en état de juger de la val de leurs produits.
- Nous avons d’abord sous les yeux 1 carte d’échantillons de la Manufacture^ naise de matières colorantes donnant 84nuan obtenues sur soie avec les « couleurs di mines », avec l’indication des proportii nécessaires pour les obtenir ; puis une au carte renfermant 144 nuances obtenues a les mêmes matières colorantes sur tis pour doublure, teintures faites au jiggerel foulard; enfin un magnifique album ner fermant pas moins de 168 nuances obten toujours avec les mêmes produits, mais fois sur coton en bourre. Ces échantil accompagnés du procédé de teinture et pour centage des diverses couleurs qui enw en combinaison, font voir mieux que " description tout le parti que l’on peut i d’un emploi judicieux de ces belles mai colorantes.
- Les Farbenfabriken vormals Fried^n et C° nous ont adressé un album qui" cède en rien à ceux dont nous venos de par et qui donne les nuances que l’on peut obt sur coton en bourre avec les couleurs S tantives, depuis la chrysophénine jus9t noir direct foncé.
- Ces échantillons sont un témoignage" tant des grands progrès qui se réalisent ainsi dire chaque jour dans la fabrication matières colorantes artificielles et dan emploi. , L.
- Voici, pour terminer, un tableau d6s
- nes-l0
- tions principales obtenues avec que'I-
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- 1 / Aspect du produit Solution aqueuse Solution aqueuse additionnée de Solution dans l’acide sulfuriqu' concentré
- | commercial | Fabricant Acide chlorhydrique (en excès) Soude caustique (en excès) Carbonate de soude (en excès)
- Brun Zambèse 2 G. Actien-Gesels-chaft für Ani-lin Fabrikation Poudre brune x Brun violet Précipite La coloration devient plus violette et plus intense Précipite Bleu
- Violet Guinée 4B » Poudre violet bronzé Violet Décolore Décolore partiellement Bleuit légèrement Jaune orange
- Bleu brillant d'alizarine SD Farbenfabriken worm : Fried. Bayer et C- Poudre brun bleuâtre Bleu violet devenant verdâtre Vire au bleu Pas de changement puis décoloration Pas de changement puis décoloration Vert jaune
- Noir foncé direct R » Poudre brune légèrement bronzée Rouge brun Vire au rouge violet, puis précipite Légère décolaration Légère décoloration Bleu
- Sulfone cyanine GR extra » Poudre brune Violet dépose à la longue Vire au bleu puis précipite Léger précipité Pas de changement Bleu
- Noir sulfone R » Poudre brune légèrement bronzée Violet rouge Bleuit puis précipite légèrement Pas de changement précipite partiellement Se décolore légèrement Vert
- Noir sulfone G » » » » Bleuit » »
- Rouge de Rhoduline B » Poudre brune Rouge érosine Vire au violet et précipite Précipite Pas de changement Vert jaune
- Rouge , de Rhoduline G » Poudre brun rouge » » Vire au jaune et précipite Pas de changement »
- Violet de Rhoduline » Poudre verdâtre Violet rouge Vire au violet plus bleu Pas de changement »
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des matières colorantes dont il vient d’être question.
- {Moniteur scientifique.)
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- DES APPRÊTS
- La graine de Psyllium
- II est une graine qui de jour en jour prend plus d’importance pour les apprêts et convient à tous les textiles : le psyllium aussi appelé plantain des sables, (plantogopsillium en latin) (fleawort en anglais) ce plantain a des semences qui sont noires et grosses comme des puces, ce qui leur a valu le nom de graines de puces et la plante ceux de pucière, pulicaire, herbe aux puces.
- Ces semences comme la graine de lin contiennent un mucilage. Leur premier emploi a été en pharmacie d’abord comme laxatif à la dose de 15 à 45 grammes, ensuite comme collyres. La parfumerie en fit ensuite usage pour préparer des bandolines. Actuellement l’industrie l’utilise pour l’ensinage et les apprêts.
- C’est l’Angleterre qui utilisa en premier le psyllium pour les apprêts. Le mucilage est bien plus épais que celui obtenu avec la graine de lin, il a le seul tort d’être plus coloré. Comme la solution est jaunâtre, le psyllium ne peut s’employer pour les blancs et les couleurs claires, mais pour les gris, les bleus, les noirs, il peut remplacer avec avantage comme résultats la graine de lin. Le brillant obtenu avec les graines de psyllium est plus intense, plus durable également et prend encore plus d’éclat aux presses.
- On fait cuire 1 kilo de graines pour une proportion de 30 à 40 litres d’eau ; l’ébullition dure deux heures, mais lentement. Le mucilage est plus gommeux lorsqu'on épuise le kilo de graine en deux fois. Faire cuire une heure avec 15 litres d’eau; tamiser le liquide à 100° centigrades, bien bouillant, et reprendre les mêmes graines avec 15 autres litres d’eau, faire encore bouillir une heure et réunir finalement les deux solutions.
- Les produits acides n’ont aucune influence
- sensible sur ces mucilages mais les graines! psyllium rendent beaucoup plus en présence matières alcalines. Il n’est pas nécessaire! broyer ces petites graines, certaines parti, alors passant à travers les tamis grâce leur extrême division. Les graines entières! la forme d’un grain de café et de la grosses moyenne d’une puce gonflent beaucoup i l’eau bouillante et deviennent beaucoup plu transparentes. Ce mucilage de psyllium mi en couche mince sur une plaque de vers sèche en quelques jours.
- Use mélange très bien aux épaissantsor-naires surtout au glucose et à la gomme. b corps gras légèrement alcalins sont bien tenu en émulsion par le psyllium. Le sulforicinat huile soluble épaissit beaucoup avec cepr-duit, et son emploi est avantageux com» ensimage. Il doit avoir lieu assez tôt, car., mélange se sépare lentement au bout dequë-ques jours. La glycérine (dont le prix élet met obstacle à l’emploi courant) par sonue lange avec ce mucilage deviendra d’unempë journalier grâce au prix rendu abordable-9 psyllium se trouve surtout dans le midi de France. Son prix est supérieur toutefois* celui de la graine de lin.
- C’est un concurrent sérieux aux lichens graines de lin, tant pour les apprêts du cotes que pour les apprêts de la laine.
- La souplesse qu’il laisse au textiles dI brillant qu’il communique surtout aux»0 satins et autres, en rendent son emploi as." d’ici quelques années, lorsque ce produits plus connu, plus travaillé, et que parlai tique on se sera rendu compte de saréelles périorité.
- M. UpS.
- NOUVELLES MATIÈRES COLORANT^
- La Manufacture lyonnaise de matières1 lorantes donne les renseignements S., sur le mode d’emploi des bleus DIAMINOOSNE ET DU BLEU-AZO DIAMINE R (brevetés S.G.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS 13
- I. — La teinture
- On teint au bouillon pendant une heure avec addition de 1/2% de carbonate de soude et 20 - 30 % de sulfate de soude.
- Les bains ne s’épuisent pas, de sorte qu’il faut, suivant la concentration du bain, augmenter la proportion de colorant pour le premier bain. En teignant avec 20 litres d’eau pour 1 kilo de coton, au moins un tiers du colorant reste dans le bain. Les cuves avec la vapeur indirecte sont de beaucoup préférables à celles chauffées avec la vapeur directe.
- La teinture en pièces se fait de la manière habituelle au jigger.
- Pour obtenir des bleus foncés on peut combiner a volonté le bleu diaminogène BB avec le bleu-azo diamine R.
- Après la teinture on rince à l’eau froide.
- II. — Le diazotage
- Le coton rincé à froid est traité pendant quelques minutes dans un bain froid contenant pour 10 kilos de coton, 300 gr. de nitrite de soude (dissous d'avance dans l’eau) et 1 kilo d’acide chlorhydrique Pour les opérations’ suivantes sur le même bain, 1/3 de ces additions suffit.
- Le diazotage se fait de préférence dans des cuves en bois, mais il peut également se faire dans des récipients en cuivre.
- Le diazotage des pièces se fait sur une cuve avec tourniquet, ou encore mieux par deux passages au foulard.
- Après le diazotage, la marchandise est passée dans un bain de rinçage légèrement acidulé à l’acide chlorhydrique ou sulfurique et développée immédiatement.
- III. — Le développement
- Qu garnit le bain de développement froid avec la solution du développeur (1), on traite la marchandise pendant quelques minutes, on Tince et au besoin savonne.
- Qu garnit le bain de développement de la façon suivante :
- (1) Pour le choix du développeur voyez nos oculaires et cartes d’échantillons.
- Préparation des solutions de développeurs : 1450 gr. béta-naphtol.
- 1100 » soude caustique 40° Bé, sont dissous dans
- 20 litres d'eau bouillante.
- 460 gr. naphtylamine-éther N en poudre sont dissous dans
- 20 litres d’eau bouillante, additionnée d’avance de 100 cc. acide chlorhydrique 21° Bé.
- 750 gr. Développeur AD sont dissous dans 20 litres d’eau bouillante, additionnée d’avance de 350 cc. d’acide chlorhydrique 21° Bé.
- Pour 10 kilos de coton, on emploie de ces solutions lorsqu’on ne veut pas conserver les bains :
- 1 1/4 litre béta-naphtol.
- 6 1/4 litresnaphtylamine-étherNenpoudre.
- 4 litres développeur AD.
- Lorsqu’on veut conserver les bains, on les garnit pour les 7 — 8 premières opérations avec les quantités indiquées des solutions et pour les opérations suivantes seulement avec les 3/4 de ces quantités.
- Lorsqu’on développe dans des bains très longs, contenant plus de 20 litres d’eau pour 1 kilo de coton, la quantité des développeurs doit être augmentée en conséquence.
- Le développement des pièces se fait soit au jigger, soit par deux passages au foulard.
- Les teintes développées peuvent être remontées avec des couleurs basiques, telles que bleu méthylène, indazine, etc.
- Les teintes ont une très grande solidité. Des tissus teints en bleu diaminogène BB et G, exposés pendant l’été ensemble avec des teintes d’indigo, ont mieux résisté à la lumière que ces dernières.
- DOUANES ET QUITTANCES
- M. Pallain, directeur général des douanes, vient d'adresser à son personnel les instructions qui suivent, afin de lui permettre d’é-
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- s
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- clairer les intéressés sur les formalités exigées en matière d’acquittement desdroits dédouané :
- « Le commerce s’est fréquemment plaint de ne pouvoir se rendre compte des frais divers de douane que lui réclament les commissionnaires pour les opérations faites par leur entremise. On a demandé que le service des douanes fut tenu de délivrer une quittance spéciale par destinataire pour tous les acquittements effectués par ces intermédiaires, et on a fait valoir d’ailleurs, que la mesure profiterait tout à la fois du Trésor, qui encaisserait des droits de timbre, permis, etc., plus considérables, et aux redevables, qui auraient ainsi le moyen de vérifier l’exactitude des débours dont on leur demande le payement.
- « Le procédé indiqué serait sans doute fort simple ; mais, dans l’état actuel de la législation, et spécialement en ce qui concerne les importations par mer, l’administration manque du moyen légal d’exiger une déclaration par destinataire effectif,base de la délivrance après liquidation d’une quittance par destinataire.
- « Les intérêts invoqués paraissant dignes d’être pris en sérieuse considération, l’administration vient de mettre la question à l'étude.
- « En attendant une solution, j’autorise les chefs à rappeler aux destinaires qui formuleraient des réclamations à ce sujet qu’ils ont le droit de demander à leur mandataire la production de la quittance des taxes de douanes payées pour leur compte, et à les prévenir que, dans le cas où les commissionnaires objecteraient qu’ils n’ont à leur disposition qu’une quittance collective, ils peuvent les obliger à fournir un certificat de la douane constatant le montant des sommes acquittées pour la mise à la consommation de leurs marchandises.
- « Je prie les directeurs de porter ces dispositions à la connaissance du service et du commerce.
- « Le conseiller d’Etat, directeur général, « G. PALLAIN. »
- LA RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL , k
- M. Bouge a fait la semaine dernière, à la v commission du travail, son rapport verbal sur la proposition de M. Vaillant, relativeà la réglementation du travail à imposer aux adjudicataires des travaux de l’Etat, des départements et des communes.
- M. Vaillant réclamait tout d’abord que la loi fixât un minimum de salaire et un maxi- * mum d’heures de travail : ces deux propositions ont été écartées.
- M Vaillant demandait aussi qu’on interdit le marchandage. Dans l’impossibilité où elle s’est trouvée de formuler une définition légale du marchandage, la commission s’est bornée à proposer une sanction pénale pour l’interdiction du marchandage déjà prévu par une loi de 1848.
- La commission, conformément à la proposition de M. Vaillant, a décidé de limiter à 10% l’emploi des étrangers, avec interdiction formelle de cet emploi lorsqu’il s’agirait de travaux relatifs à la défense nationale ou effectués dans les services de l’État. Il a été entendu aussi que la loi fixerait l’obligation d’un jour de repos par semaine.
- La commission a enfin adopté une proposition de M. Descubes relative à la réglementation du travail en ce qui concerne les mécaniciens et les chauffeurs des chemins de fer.
- Aux termes de cette proposition, la durée de la journée de travail pour ces ouvriers serait limitée à dix heures à partir de l’arrivée au dépôt jusqu’à la sortie.
- Les heures d’attente seraient considérées comme heures de travail et les heures supplémentaires payées en surplus du salaire.
- Tous les dix jours les mécaniciens et les chauffeurs devraient avoir vingt-quatre heures consécutives de repos et, de plus, douze jours de congé par an.
- M. Descubes qui s’est beaucoup occupé, on le sait., de la question des étrangers travaillant en France a, en outre, été chargé de
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- ot
- présenter à une prochaine séance un texte de loi visant spécialement cette catégorie de travailleurs.
- L’EXPOSITION DE 1900
- On a distribué à la Chambre le projet du gouvernement relatif à l’Exposition universelle de 1900.
- L’exposé des motifs rappelle des faits connus sur les travaux de la commission d'orga-nisation.
- Le projet porte approbation de la convention passée entre le ministère du Commerce et le préfet delà Seine, ayant pour objet la la participation de la ville de Paris à l’Exposition, et de la convention intervenue entre le ministre et diverses sociétés financières, ayant pour objet l’émission de 3.250.000 bons de 20 francs, munis de 20 billets d’entrée et donnant droit aux avantages connus.
- La part contributive de l’Etat aux dépenses de l’Exposition sera fixée à 20 millions de francs.
- En cas d’insuffisance des annuités de subvention de la ville de Paris et d es crédits budgétaires annuels, le ministre du Commerce sera autorisé à demander à la Banque de France des avances faites au taux d’intérêt de 1 1/4 %, qui ne devront pas dépasser $ millions et seront remboursables au plus tard le 31 décembre 1900.
- Les dépenses de l’Exposition seront limi tees aux ressources fournies par la subvention de la ville de Paris, le produit de l'émis-sion, la participation de l’État, le produit des concessions, des locations, et la revente des matériaux.
- Un rapport annuel, faisant connaître la si-tation de l’entreprise et donnant l’état de toutes les recettes et dépenses, sera publié et distribué au Parlement.
- TARIFS DE CHEMIN DE FER
- Homologation de tarifs
- 30 novembre 1895. — Orléans, Nord et Grande-Ceinture, — Tarif commun temporaire d’exportation P. V, n° 300 (Laines lavées).
- Acquiescement des compagnies à la réserve ci-après insérée dans la décision homologa-tive du 21 novembre 1895 :
- Lors de la première réédition de ce tarif, il sera inséré dans la nomenclature des marchandises, en regard des mots « laine lavée » et dans la colonne afférente aux barèmes applicables aux expéditions par wagon complet d’au moins 5,000 kilogr., un renvoi ainsi conçu :
- « Pour les expéditions de laines lavées, par wagon complet, à l’exportation par les ports du réseau du Nord, consulter le tarif commun d’exportation P. V. n° 320, paragraphe 2, Nord-Grande-Ceinture-Orléans. »
- JURISPRUDENCE
- LOCATAIRE TROUBLÉ PAR UN ACTE ADMINISTRATIF
- L’exécution de travaux prescrits par l’administration cause à un locataire un préjudice sérieux; ce locataire peut—il s’adresser à son propiétaire en lui demandant soit une indemnité, soit une réduction de loyers ?
- La question ainsi posée n’est pas sans intérêt, ni sans quelque difficulté. En effet la doctrine admet volontiers que le propriétaire soit garant envers le locataire du préjudice occa-sonné par les travaux de voirie exécutés par l’administration. « Il en est surtout ainsi, dit M. Frémy-Ligneville, (Const. t. 2, p. 492) lorsque les locataires ont éprouvé un dommage par suite d’un déplacement inattendu et inopportun, »
- La jurisprudence est plus hésitante. Il a été jugé, il est vrai, que la destruction partielle d’une maison, par exécution des règlements de voirie, n’était pas un cas fortuit dans le sens de l’art. 1722 C. civ. et que les locataires
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- g.
- d’une maison rendue impropre, par les travaux de l’autorité municipale, à l’usage auquel elle était destinée avaient un recours contre leur bailleur. (Paris, 24 novembre 1858, S. 59. 2. 349 ; Cass. 17 août 1859, S. 60. 1. 453.)
- De même diverses décisions ont admis qu’il n’y avait pas là davantage une voie de fait dans le sens de l’art. 1725. (Aix, 24 mars 1865, D. 65. 2. 220; Lyon, 19 mai 1865; Dijon, 12 décembre 1866, D. 66. 2. 24 et 242; Paris, 7 février 1868, D. 68. 2. 88.) Mais il a été jugé, au contraire, que le locataire troublé dans sa jouissance par l’exécution de travaux publics n’a pas, contre le bailleur, d’action en réparation du préjudice éprouvé, et qu'il n’a recours que contre l’auteur du trouble. (Paris, 16 mars 1860, D. 60. 5. 226; 18 mars 1864, D. 64. 2. 105; Cass. 16 mai 1866, D. 6. 1. 376 ) La cour suprême a déclaré que la démolition, par un entrepreneur de travaux publics, du mur mitoyen existant entre l’une des maisons expropriées et une autre non frappée d’expropriation, alors que le dommage causé n’est que le résultat accidentel des actes de l’entrepreneur ou de ses agents, n’ouvrait point une voie de recours pour le locataire contre son bailleur.
- Dans l’affirmative, comment doit être calculée l’indemnité due au locataire? S’il n’y a qu’une dimination de jouissance, il est évident que c’est le cas d’appliquer l’art. 1741, C. civ. et de réduire la quotité des loyers. Mais s’il y a plus, s’il y a eu détérioration du mobilier, si le locataire a été amené à faire certaines dépenses, ne doit-il pas être également indemnisé de ce chef? N’en est-il pas ainsi surtout lorsqu’il est commerçant, que ses marchandises ont été avariées et que l’exercice de son commerce s’est trouvé notablement gêné? Il est permis de le croire. La Cour de Cassation a d’ailleurs reconnu le droit pour le locataire d’obtenir tout à la fois et la diminution de ses loyers et l’allocation de dommages-intérêts.
- ASSURANCES contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie
- Le service des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérable dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courrier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les abonnés.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Etant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l’incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour leur rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriel doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement,un abaissement de la prime.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DISSOLUTION DE SOCIETE
- Dissolution, à partir du 26 nov., de la Société Belleteste et Cie, tentures artistiques, 80, av Suffren, à Paris. — L. : M. le baron Deslandes, 20, rue La Rochefoucauld. — Jug. du 26 nov.
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- Mme veuve D’Hollande a vendu à Mme veuve Lefrançois, un fonds de teinturerie, 13, rue Taylor.
- Mlle Guillot a vendu un fonds de teinturerie, 82, rue de Dunkerque.
- M. Dubré a vendu un fonds de teinturerie, 11, rue de Seine.
- M. Besnard a résilié à Mlle Gobaille la vente d’un fonds deteinturerie, 72,rue de Dunkerque
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous le» ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
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- Ce livre est divisé en trois parties principales :
- 1° Le blanchiment des tissus neufs, des fils et des cotons;
- 2° Le blanchissage domestique du linge dans les familles ;
- 3° Le blanchissage industriel.
- C'est-à-dire le blanchissage tel qu’il est exploité dans les usines de blanchisserie, installées dans les grandes villes. Ces trois par-tes principales sont précédées d’un précis historique du blanchiment et du blanchissage a travers les âges, et d’une étude spéciale des matières premières employées dans cette in-
- A la fin du volume sont groupés les diffé-rente renseignements recueillis par l’auteur, Sur les installations et l’exploitation modernes des usines de blanchisserie ; on y trouvera décrites :
- 1o L’installation et l’organisation des la-vojrs publics ;
- 129 Les blanchisseries spéciales du linge des n°pitaux, des restaurants, dos hôtels à voya-8eyrs des établissements civils et militaires ; . 3° La manière d’établir la comptabilité du inge à blanchir ;
- . Les relations entre la direction des nes, leur personnel et leur clientèle.
- toln trouvera dans ce livre les nombreux Urs de main, les procédés en usage, mais des connus, d’une industrie des plus utiles et Ph) plus répandues. Au point de vue de gip8lene, il faut opérer, le plus souvent pos-p j6’ le blanchissage du linge en service. Au arr- de vue de l’économie domestique, il faut iver à bien blanchir avec les procédés les
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- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès-sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Les Matières colorantes et la chimie de la teinture. Matières textiles. Matières colorantes, minérales, végétales, animales. Matières colorantes artificielles. Analyse des matières colorantes. Mordants. Matières employées pour l'apprêt des tissus. Des eaux employées en teinture et de leur épuration, par C. L. TASSART, ingénieur.
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- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
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- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Echantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de /IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Aeides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de fer et de cuivre.
- Morel(C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine à Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa lates.
- Ruch(J.)et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Acide tartrique
- De Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
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- Bouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. Thibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Cie),4., rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne), pociéte anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). plege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mine, alun pur et raffiné.
- -arrieu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Sulfate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur.
- R Amidons
- och(N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-ermoselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du appretpinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br .s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
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- Apprêta divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
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- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Eidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bâches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bâches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, & Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosse* spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts,*, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. Egrot, 18, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Pans.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorure décolorant, eau de javel. ,
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures de. " lorants, Cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels « soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- EGROT
- 4; INGR CONSTRUCTEUR
- 19, 21, 23, RUE MATHIS, PARIS EXPOSITION UNIVERSELLE 1889 HORS CONCOURS MEMBRE DU JURY
- EGROT et GRANGÉ, Ingénieurs, Successeurs
- Chaudières pour Teintures CUISINES A COULEURS Prix et Renseignements franco.
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- 40e Année. — No 2.
- 20 Janvier 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- AT
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE
- Ferlectionnements et procédés nouveaux. — Jaunes et oranges de chrome. — Chambre syndicale des teintu-"iers-dégraisseurs. — La soie artificielle. — Informa-tons. - Douanes françaises. — Législation commer-dale étrangère. — Jurisprudence. — Assurances. — Eenseignements commerciaux. — Bibliographie. — cours. - Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- donnant sous ce titre et sans discussiev arialyse des brevets de nature à intéresser 108 lecteurs.
- a, FOULEUSES A CYLINDRES
- °ee clapet de refoulement à mouvement automatique
- par M. L. Ph. Hemmer
- , ans les fouleuses actuelles, l’étoffe sous ;f Pression du clapet forme un gros boyaux pots "er qui, pour se frayer un passage, re-8ort86 edit clapet, auquel il imprime de la veni "n mouvement oscillatoire. Cet incon-venent resultant de l’action de l’étoffe passi-c°ntr • subie par le clapet, disparaîtra si, au hi i dre, on fait agir le clapet sur l'étoffe en rgul "mant un mouvement indépendant et doit "1 Dans ce cas, comme quelque chose pouvoir céder devant la combinaison de JQeuy A
- Buspen • "Hergies, la table de sortie sera à sera slon élastique et de plus sa position hauten vye du réglage, rendue variable en Aene" Cest ce qui fait l’objet de la pré-i . ivention, -e clap.. „
- “ement 1 eroit son mouvement automati-« de le d un excentrique calé sur un arbre
- V1ers et bielles dont les oscillations
- et la position peuvent être réglées à l’effet d’obtenir un feutrage plus régulier et intense des produits textiles.
- Quant à la table de sortie, celle-ci est com-pobée de deux parties réunies au moyen de charnières et dont l’une à suspension élasti-tique est susceptible d’un mouvement d’oscillation par rapport à l’autre, qui plus rapprochée des cylindres est immobile, mais peut être fixée dans d'autres positions de façon à élargir ou rétrécir le canal de sortie.
- LISIÈRE PERFECTIONNÉE DES TISSUS EN PIÈCES Par M. Lionel Sharp.
- L’objet de cette invention est de produire des effets de dessins ou de raies dans les lisières des tissus en pièces (dans le gris), de couleurs variées et différentes de la nuance de la pièce, cette reproduction devant se faire de façon que, quelle que soit la couleur donnée à la pièce à la teinture et quelle que soit la teinte employée pour donner cette nuance, la couleur des effets des raies, des figures ou des dessins dans les lisières n’en soit nullement affectée.
- Ce résultat est obtenu en faisant tisser, fixer ou former dans la lisière de la pièce d’étoffe, des filets ou bandes de lames d’or, d'argent, de cuivre et autres semblables et comme il pourra être trouvé désirable, ces lames étant de nuances convenables et, de préférences, mises dans la chaîne et tissées dedans ; ou bien, ces lames pourront être introduites soit par la chaîne, soit par la trame, soit enfin par la chaîne et par la trame.
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- 30.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- PROCÉDÉ pour la, fabrication de laine hygiénique pour vêtements de dessous Par M. C. -F. Fecker
- Quoique les vêtements de dessous en laine pure satisfassent à peu de chose près à toutes les conditions hygiéniques, le présent procédé est cependant d’un intérêt spécial en raison des propriétés particulières qu’il communique à la laine et aux tissus qui en proviennent, quantités qui nepeuvent être assez appréciées. En général, ces vêtements de laine, qui ne prennent pas d’odeur, pendant qu'on les porte restent souples et doux, tandis qu’ils retirent un avantage particulier des propriétés absorbantes qui sont telles que l’humidité et la sueur se trouvent à l’extérieur, laissant ainsi la peau sèche.
- Ce procédé consiste dans l’immersion de la laine dans un bain composé d’un extrait de l’écorce de « Seidelbast » (nom allemand d’un arbre). On sèche l’écorce de cet arbre et la découpe en fins morceaux que l’on fait macé -rer dans un mélange d’alcool et d’eau ; on décante et filtre ensuite le liquide pour le soumettre dans une chaudière où se trouve déjà la laine à traite, pure et non teinte, à un chauffage à 250 Réaumur durant trois heures, lesquelles suffisent pour imprégner la laine de l’extrait d’écorce de « Sedelbast » et lui communiquer les propriétés énumérées ci dessus ; après quoi, on sèche la laine,
- MACHINE A LAINEB gratter ou graser les tissus, laine, coton ou autres textiles par la Société Béranger et Vautrin.
- La machine dont il s’agit dans cette invention est caractérisée par l’application de plusieurs tambours comportant chacun un certain nombre de travailleurs sur un seul tambour principal. La moitié de ces tambours tournent dans un sens et l’autre moitié en sens inverse des premiers, de sorte que les travailleurs de chacun de ces tambours travaillent alternativement à poil et contre-poil
- en détournant sur le tissu en sens inverse lë uns des autres.
- Il est intercalé, entre les tambours cons cutifs, des travailleurs isolés, en vue de conserver au chemin parcouru par le tissu la forme circulaire.
- Dans certains genres de tissus, tels que 165 tissus laine, où il faut conserver pendant 8 travail un certain sens au poil, on peut remplacer les travailleurs isolés, en totalité ou en partie, par des plaques courbes munies de chiendent ou de dents de cardes, la courbure de ces cardes étant la même que celle duché min parcouru par le tissu.
- ( B «production int^r^e'
- JAUNES ET ORANGES DE CHROME
- Moyen de reconnaître les couleurs de chrome sur cotons
- Dans le numéro de novembre un article M. Cazeneuve, de Lyon, indique les moyer chimiques pour décéler la présence dujaun ou de l’orange de chrome sur les filés ou tk sus teints. Ces réactions sont complëte).
- ger0l absolument exactes mais bien rares -
- , faç0l les teinturiers qui essaieront de cette en leurs fils ou tissus soupçonnés être tein. , jaune de chrome. Il faut au praticien Un2o, simple, facile et exact. Voici la façon j’opère habituellement, et dont je n al J eu à me plaindre.
- r i éche-
- Je brûle quelques fils du tissu ou d 1 vette. Je les enflamme et les laisse dan], quelques centimètres ; j’éteins la petite
- - conSt et le coton continue à se consumer en vals vant toujours un point en ignition jus— 6 cell dernière parcelle, jusqu’au bout du • . aurait-il un mètre de long. Cette réactio 1
- • tonteS due au chromate et c’est pourquoi . teinieë mèches à briquets pour fumeurs sont en jaune ou en orange de chrome.
- Les cachous chromâtes, les noirs c nnenl tés soit au campêche soit à l’aniline 10 eux aussi cette combustion lente point en ignition quand la flamme est
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- GO
- H*
- Cette combustion se maintient d’autant plus longtemps que le coton est plus chromaté, et l’odeur caractéristique qui se développe alors est facilement reconnaissable après quelques essais. Si on a deux bruns différents l’un au cachou l’autre au brun pour coton N, soit seul soit combiné ou développé, on reconnaîtra, immédiatement et sans aucun réactif, rien que par une allumette si c’est un cachou chromaté où une couleur directe teinte avec sulfate de soude, carbonate de soude ou autre produit alcalin. En général, les couleurs directes se consument, brûlent très rapidement et sans laisser de cendres, cela se comprend, la tein-lure ne faisant entrer pour ce genre de cou-leurs, aucun sel métallique dans les bains.
- Les jaunes aux produits d’aniline ou aux bois et extraits végétaux ne donnent jamais ,:egenre de combustion. Un jaune d’auramine mOrdancé tanin et émétique donnera une cendre blanche mais la flamme arrêtée, le coton ne continuera pas à se consumer.
- L orange d’alizarine sur huile et alumine dontla solidité remarquable, peut faire naître "ne confusion avec l’orangé de chrome, est aussi facilement différenciée de cette façon.
- CHAMBRE SYNDICALE
- DES TEINTURIERS-DÉGRAISSEURS
- Séance du 2 décembre 1895
- La séance est ouverie à 4 heures du soir, S0us la présidence de M. Jolly, Président. pSont présents : MM. Jolly, Mars, Fleury, lot> Barbin, L’Huillier, Vinois, Tupinier, sollet, membres du Comité, ainsi que MM. "ndinat, Bressand, Dubois, Guérin, Peneau, membres adhérents.
- Absents excusés . MM. Babillon et Orliac. "on excusé : M. Tissier.
- I " Pp°cès-verbal de la dernière séance esi "* adopté à l’unanimité.
- a ’ le Président donne lecture d’une lettre
- • Rigollot, président honoraire, qui s’ex
- cuse de ne pouvoir assister à la séance ; d’une lettre de M. Orliac, membre du Comité qui s’excuse pour cause de maladie de ne pouvoir se rendre à la séance
- M. Jolly, président, lit une lettre de Mme Bâillon qui demande une place de gérante ; le Comité décide de répondre à cette dame, qu’elle se fasse inscrire au registre de placement, ou qu’elle s’adresse individuellement aux maisons de la place ayant des succur-sales.
- M. le Président fait la lecture d’une lettre de M. Giffard, ouvrier teinturier, âgé et infirme, demeurant rue de Paris, 221, à Montreuil. Le Comité ayant déjà jugé il y a deux ans que la situation de cet homme était digne d’intérêt, lui avait à cette date accordé un secours de 30 fr., décide qu’une pareille somme lui sera allouée cette année.
- M. Peneau, habitant la même localité, veut bien se charger de lui remettre ladite somme par fractions de cinq francs.
- M. Jolly communique au Comité les nouvelles observations de M. Megret, au sujet de son appareil d'épuration par la benzine. Notre collègue de Nevers dit que l'incendie dont il a été victime pourrait bien être dû à la façon défectueuse dont il opérait dans ses premiers essais. M. Mégret chauffait sa vapeur de benzine au moyen d’un foyer direct, il se pourrait qu’une solution de continuité dans cette tuyauterie eut été cause de l’accident.
- MM. Jolly et Fleury, qui s’occupent spécia lement des expériences en cours au sujet de la désinfection et de l’épuration par la benzine, entretiennent le Comité des moyens pratiques propres pour arrive)' sans danger et d’une façon efficace à produire des vapeurs de benzine à 60° comme dans l’étuve de M. Mé-gret.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 6 heures du soir.
- Le Président, Le Secrétaire,
- A. Jolly. V. Blondinat.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Assemblée générale du 16 décembre 1895
- La séance est ouverte à 4 heures sous la présidence de M. Jolly, président.
- Sont présents : MM. Jolly, Mars, Fleury, Tupinier, Orliac, Rollet, L’Huillier, Barbin, Vinois, membres du Comité, ainsi que MM. Rigolot, président d’honneur, Alavoine, Blon-dinat. Brossant, Censier, de Reims, Devillers, Thuleau, Dubois, Giraudon, Grégoire, Grosso, Ghérin, E. Hallü, Lallement de Reims, Le-bailly Mathieu, Michon, Moret, Morel, Pe-neau, Pingrié, membres adhérents, MM. Brune de Chartres, E. Hulné, P. Rogier et Sauviac de St-Germain, Grangé Courel et Princeteau, membres correspondants.
- M. le Président fait la lecture d’une lettre de M. Menerot, ouvrier teinturier, qui demande un secours : Le Comité consulté décide sa situation étant digne d’intérêt, qu’une somme de 40 francs prise sur la caisse de secours, lui sera allouée, M. Rollet, est chargé de la lui faire parvenir.
- Ensuite, M. Jolly donne communication d’une lettre de M. Dehaître, constructeur, qui offre d’installer gratuitement (à l’essai) l’appareil récupérateur Deslandes, chez MM. les ben-ziniers, afin que les membres de notre chambre puissent apprécier les avantages qu’ils pourraient en tirer.
- M. le Président demande à M. Alavoine, s’il consentirait à ce que l’appareil fût placé chez lui. M. Alavoine fait observer à M. Jolly qu’il veut bien se mettre à la disposition de ses collègues, mais qu’il serait préférable que cette installation fut faite chez le doyen de leur spécialité. M. Jolly, lit une lettre de M. Mégret, de Nevers, qui exprime tous ses regrets de ne pouvoir se rendre à Paris sur l’invitation de notre Chambre syndicale, pour laquelle il a une si grande estime.
- Lettre de M. Babillon envoyant à la Cham -bre le discours prononcé sur la tombe de M. Justin Marchai, par notre Président d’honneur, M. Rigolot.
- M. le Président explique la nature du legs de mille francs offert chaque année, parla fon
- dation J. Bernard à toutes les Chambres syndicales du département de la Seine. Chaque Chambre favorisée par le sort, reçoit un lot de mille francs qui doivent être distribués en une fois à l’ouvrier le plus intéressant de la corporation désignée.
- Lettre de Mme Gonet, qui demande à être admise comme membre correspondant ; Comité consulté, décide l’admission.
- M. le président fait la lecture d’une lettre d’excuse du sympathique M. Cloutier, qui ne peut cette année, à son grand regret, se joindre à nous, mais il nous promet sa participation, pour l’année prochaine.
- M. Capillery, président de la Chambre syndicale de Lyon, dont les paroles éloquentes de l’année dernière ont laissé de si bons souvenirs, regrette de ne pouvoir assister à notre fête annuelle et se fait l’interprète de tous ses collègues de Lyon, pour présenter tous ses sentiments de bonne confraternité. Lettres de MM.Fraissinet, de Marseille, de M. Bienaime, M. Godet, M. Rouchon et M. Paquerea" retenus pour cause de santé.
- MM. E. Hallu et Desvignes ne pouvant assister au banquet, offrent leurs cotisations de 10 francs pour la caisse de secours au ouvriers sans travail et nécessiteux.
- M. Jolly donne lecture d’une lettre du Sy" dicat général, à propos de la distribution de récompenses accordées aux collaborateurs ayant au moins vingt ou trente ans de service? dans la même maison, et invite les membre: présents, qui auraient des candidats, a faire avant la fin de l’année parvenir les ren seignements nécessaires pour qu’il P" être donné suite à leur demande.
- Sur la proposition de M. Jolly, l’assembls générale vote comme l’année dernière somme de 50 francs, pour participer aux fral de la distribution des récompenses. du M. Jolly donne lecture du compte re financier de l’année envoyé par M. Babillo notre secrétaire.
- M. Censier, de Reims, demande la par. pour exprimer son désir de ne pas ou
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- dans la fête de famille qui aura lieu le soir Même, les ouvriers sans travail et nécessiteux.
- et propose qu’une collecte soit faite à l’issue du banquet. La proposition est acceptée à ‘unanimité.
- M. Jolly, président, donne ensuite lecture du rapport des travaux de l’année, et s’exprime en ces termes :
- « C’est en relisant anec toute l’attention q"il mérite le compte rendu des travaux de année dernière que je comprends plus que Jamais, la grande part que notre dévoué se— cretaire, M. Babillon, a toujours prise à nos -avaux, et combien il a contribué au bon fonctionnement et à la prospérité de notre Chambre syndicale.
- " Aussi est-ce avec une véritable hésitation g-e, pour respecter nos statuts, j’entreprends derésumer le plus fidèlement possible les tra-vaux de l’année qui vient de s’écouler. Pris à improviste et forcé par des circonstances que regrette profondément de remplir deux si portante fonctions, je réclame toute votre ndulgence.
- " vous avez, Messieurs, comme les années brecédentes, consacré sans compter, de nom-1 euses heures aux arbitrages, et vous avez “léassez habile et assez heureux pour ter-|per au mieux des intérêts des justiciables, "plupart des affaires litigieuses qui vous ont eté enflées.
- "Pour vous donner des chiffres : 35 affaires ni été envoyées par le tribunal, 22 par les 18es de paix, 11 ont été présentées sur de-mAnde amiable.
- a"Sur 68 affaires, 7 ont nécessité le dépôt c." rapport et 61 ont été conciliées. Il faut à sWjet adresser à tous nos experts de sin-eTres licitations pour ce magnifique résultat, solifaut féliciter aussi ceux d’entre vous qui, cités personnellement pour donner leur aVlg -
- ‘ ont tenu à s’adresser quand même aux issions en exercice, qu’ils ont présidées cone a circonstance, et à prouver leur entière ance envers leurs collègues et leur par-8 solidarité.
- « Cette entente, si franchement cordiale, nous donne le résultat que nous avions prévu, il y a quelques années, c’est-à-dire l'augmen -tation assurée des adhérents à notre Chambre. En effet, quoique nous ne disposions d’aucun moyen de publicité ou de propagande, nous avons eu par la force même des choses, de nouveaux noms à inscrire sur la liste de nos confrères syndiqués. L’année dernière, nous comptions 48 membres adhérents et 56 membres correspondants; aujourd’hui notre Chambre se compose de 54 membres adhérents et de 76 membres correspondants qui réunis donnent effectivement 130 membres.
- « Les membres correspondants, Messieurs, ont pris une très large part dans nos travaux. Nous avions fait appel à leur activité et à leur expérience, ils nous ont répondu, avec la bonne volonté, et le dévouement que nous leur connaissions.
- « Vous avez encore présent à la mémoire,le rapport très sincère, et très judicieux de M. Mégret sur l’application pratique de la benzine en matière de désinfection et d’épuration, ce rapport que vous avez été appelés à discuter, a donné lieuàdes appréciationsdiverses. Notre savant collègue, M. Fleury, a, de son côté, provoqué sur cette donnée des expériences officielles et contradictoires, que nous souhaitons de voir faites avec toute l’attention qu’elles méritent. M. Mégret, au lendemain de l’exposition d’hygiène, m’annonçait, il y a quelques jours, qu’il allait avec des documents nouveaux continuer ses travaux et cela toujours avec la même patience, avec la même foi.
- « Nous ne saurions trop l’encourager dans ses laborieuses recherches et nous ne désespérons pas de le voir arriver à un résultat plus complet.
- « Il vous souvient aussi que, dans une des dernières séances, nous recevions une intéressante communication de M. Deslandes au sujet d’un perfectionnement dans l’essorage des essences. Ce perfectionnement a été du reste constaté par notre collègue M. Rollet, que son amour du progrès et son désir de
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- s’instruire avaient conduit par delà nos frontières d’Espagne.
- « Nous attendons impatiemment pour nous prononcer que l’appareil imaginé par notre confrère fonctionne dans un de nos ateliers parisiens ; néanmoins, nous remercions M.Des-landes du nouveau progrès apporté par lui et qui réalise encore une économie dans le travail.
- « Nous savons gré de même à M. Rouchon des communications qu’il nous a faites sur la responsabilité du teinturier, aU sujet des objets que nous avons en garde; il a essayé, ce qui parfois n’est pas difficile, d’être plus logique que la loi qui nous régit en pareille circonstance.
- « Je citerai,dans les essais de perfectionnements apportés à notre industrie, les tentatives aussi honorables qu’intéressantes de M. Piveteau. Notre confrère a cherché à sauver l’honneur du bois de Campêche en composant un mordant qui lui permette de prendre d’Un seul coup sur la laine, la soie et le coton.
- « Dans le même ordre d’idées, un de nos plus aimables collègues parisiens, M. Blondi-nat, pour faire sacouraux dérivésdelahouille, a présenté des couleurs préparées par un procédé spécial et permettant de teindre à froid la soie et tous les mélanges.
- « M. Censier, qui s’intéresse à tous leS progrès accomplis dans la profession, a plusieurs fois correspondu avec nous pour donner son avis sur les questions à l’étude.
- « Nous avons été heureux de connaître en toute occasion son opinion toujours raisonnée et pleine de bon sens.
- « Nous venons d’apprendre avec la plus vive satisfaction qu’une médaille de vermeil lui avait été décernée à l’exposition régionale de Reims et nous avons été flattés de la part de succès qu’il a si modestement reporté sur notre compagnie et sur notre institution à qui il fait honneur.
- « Nous ne devons pas non plus passer sous silence, deux faits qui, étant donné l’esprit libéral qui dirige tous vos actes, ont une très
- grande importance. Deux de nos collègues, | M. Cloutier, le distingué président d’honnétir I de la Chambre syndicale lyonnaise, et M. Le- | tourneur, un de nos plus anciens et plus res-1 pectables praticiens viennent, en prenant leur retraite, de laisser leurs maisons à d’anciens collaborateurs.
- « Il a paru naturel à ces hommes à l’esprit large et au cœur excellent d’agir si paternellement avec ceux qui les ont aidés une partie I de leur vie, dans la lourde tâche qu’ils ont si bien remplie, et cela sans forfanterie en accomplissant tout Simplement leurs devoirs de travailleurs. Nous pouvons être fiers d’avoir à citer dans notre corporation de si touchants et de si grands exemples.
- « NoUs ne saurions trop féliciter et applat dir ces ouvriers qui ont su par leur assiduité et leur mérite, se rendre digne d’une telle re-compensé, et ces patrons qui ont voulu reconnaître d’une façon désintéressée et si genë reuse, les services,laprobité et ledévouement
- « Et puisque nous parlons de nos collabora teurs, permettez-moi d’ajouter quelques ®°u qui traduiront je crois, votre pensée la plu5 intime. Notre Syndicat patronal, on ness rait trop le répéter, a toujours cherché à s °c cuper du bien être et de l’avenir des ouvrier de la profession. ;
- « Fondé à l’occasion de la grève de 1865,1 s’organisa, je ne dirai pas pour la résistanee’ mais pour l’examen des revendication8 °U vrières auxquelles, du reste, il fit droit ce qu’elles avaient de vrai et de juste, etc à une époque où il était parfois dangereur faire du socialisme républicain.
- « Et pour montrer qu’il agissait jet arrière-pensée et sans rencune, son Pre acte fut de fonder une caisse de secours p us les ouvriers malheureux et de répondre attaques injustifiées des plus exaltés, Par
- acte essentiellement pacifique.
- « Reportons-en tout l'honneur à
- ceux qui
- nous ont précédés et dont nous suivons
- cs
- fierté le glorieux exemple. . tes
- « Depuis, Messieurs, vous avez b181
- lois te les pa les jo esprit Ile de: huent
- nosn
- ci qu cals, cl toi mun: Ton
- fait faire
- Dita siée
- leur vér
- poi
- Pa m ve w vi
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-
- et de l’Impression des tissus
- Case eX
- fois tenté, souvent avec succès, de rapprocher les patrons et les ouvriers, et vous luttez tous les jours avec patience contre'les mauvais esprit des faux socialistes qui auraient pris le dessus, si nous n’avions pas fait de fré-quênts appels à la sagesse et à la raison de nOS meilleurs collaborateurs.
- «Nous voudrions faire comprendre à ceux-ci qu’une union intime entre les deux Syndi-cats, entretenue par des relations fréquentes et toutes cordiales, servira les intérêts com-mUns, mieux que la défiance injustifiée que 'oncherche à entretenir dans leurs esprits.
- « C’est cette défiance en effet qui paralise-dit les efforts que nous tentons pour leur aire une situation plus digne, plus heureuse et plus en rapport avec les tendances huma-ntdires de notre peuple qui, au déclin d’un sledle tourmenté par l’incertitude, cherche à réparer à ses descendants un avenir meil-"eUren s’inspirant de sentiments sincères de erité et de progrès. » {Applaudissements.)
- Elections de 1895-1896
- M. le Président rappelle que l’ordre du jour Porte l’élection de un président, un secrétaire-""esOrier, un secrétaire-adjoint, et trois mem-"es du Comité.
- 10" le Président : « Les statuts (articles 9, 11, 12) de notre Chambre syndicale n’ont 88 fixe la durée des fonctions de président, ais il est de mon devoir de vous faire obser-Ver
- que deux fois déjà vous m’avez accordé otre confiance. Vous avez fait plus encore, aol "‘avez, il y a quelques mois à peine, a 8 de telles preuves d’attachement et oup"itie qu’il ne m’est pas possible de les J er jamais. {Applaudissements.)
- suis encore ému au souvenir de cet évé-ent qui dépasse tout ce qu’un homme etde"êver de plus réconfortant pour le cœur, 6 Plus flatteur à la fois. {Applaudissements.) ependant, il faut songer à l’avenir de notre phdicat, faire appel à de nouveaux dévoue-pas S et chercher parmi vous (ce qui ne fait S defaut, je l’affirme), une bonne volonté,
- intelligente, pour remplir cette tâche lourde, il est vrai, mais que vous m’avez rendue si facile et si agréable.
- Ce n’est pas, je vous assure, une coquetterie de ma part, c’est encore moins unè désertion, car tant que j’aurai assez de force, au service de ma volonté, je remplirai toujours, et peut-être mieux en dehors du poste honorifique que vous m'avez confié, mon devoir de syndical, de professionnel et d’ami. {Triple salve d’applaudissements.)
- Aussitôt ces paroles prononcées, M, Mars, premier vice-président, se faisant l’interprète des sentiments de l’assemblée, propose de nommer M. Jolly, président par acclamation.
- M. Jolly insiste pour demander qu’il soit procédé, conformément aux statuts, à l'élection au scrutin secret.
- M. Fleury, vice-président, dressant la liste des membres adhérents, qui ont seuls le droit de prendre part au vote, propose que ce vote soit fait au scrutin de liste, et ainsi rédigé : un président, un secrétaire-trésorier, un secrétaire-adjoint et trois membres du Comité.
- En conséquence : MM. Jolly, président, à l’unanimité, 28 voix; V. Blondinat, secrétaire-trésorier, 23 voix; Peneau, secrétaire-adjoint, 22 voix ; Tupinier, membre du Comité, 25 voix; Barbin, 25 voix; Rollet, 23 voix, sont nommés membres du Comité.
- Viennent ensutte MM. Dubois, 5 voix; De-villers, 3 voix ; Guérin et Moret, 1 voix.
- M. Mars, 1er vice-président, après avoir fait connaître le résultat du scrutin, invite M. Jolly à reprendre le fauteuil.
- M. Jolly, remercie, en termes émus, ses collègues, de la nouvelle marque de confiance qu’ils viennent de lui accorder à l’unanimité. Je suis, dit-il, vous le savez, toujours prêt à me dévouer non seulement aux intérêts généraux de notre corporation, mais aussi aux intérêts de chacun des membres d’un Syndicat que l'on peut appeler le Syndicat de l’ami-ti. J’espère, comme par le passé, pouvoir compter sur le précieux concours et la bonne confraternité de tous pour m’aider à travailler
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à la prospérité commune et à maintenir à notre Chambre syndicale un prestige que nos efforts communs ont déjà augmenté et qu’ils augmenteront certainement encore dans l’avenir.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 6 h. 1/2.
- Le Secrétaire,
- V. BLONDINAT.
- Le Président,
- A. JOLLY.
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- (Suite)
- II. — Dissolution de la cellulose nitrique
- La cellulose nitrique est soluble dans un nombre de réactifs relativement minime : l’acétone, l’acide acétique cristallisable, l’éther acétique, un mélange d’alcool et de camphre et enfin une solution d’alcool et d’éther. Généralement, c’est cette dernière liqueur dont on fait usage ; un mélange de :
- 6 volumes d’éther pour un volume d’alcool à 90° dissout très bien la nitrocellulose.
- Dans la pratique ce mélange est fait en vase clos, afin d’éviter l’évaporation des liquides; un agitateur permet d’effectuer la dissolution d’une quantité de nitrocellulose plus considérable. On peut arriver à dissoudre ainsi 10 à 12 0/0 de cellulose nitrique. La masse devient épaisse et constitue alors le collodion qui sert en photographie et en médecine. Au collodion obtenu, on ajoute quelque peu de protochlorure d’étain, de perchlorure de fer, etc., et une base organique telle que : quinine, aniline ou tanin, dont le but est d’oxyder le mélange. Telle est la méthode à peu près suivie par M. de Chardonnet pour former la masse qui sert de base à sa soie.
- III. — Filage de la dissolution
- Le collodion obtenu, amené à la consistance pâteuse, est placé dans un cylindre vertical pouvant résister à la compression de plusieurs atmosphères. La partie inférieure
- du cylindre est terminée par une filière il verre, percée d’un trou dont le diamètre varie suivant la grosseur du fil que l’on désire obtenir, ces filières ont généralement un diamètre de l[10 à l|20 de millimètre.
- Pour obtenir le fil, on fait écouler la solution en pratiquant la compression dans le vase autoclave renfermant la matière, le collodion s’écoule, sous forme d’un fluide sans consistance, dans une cuvette pleine d’eau acidulée par de l’acide azotique. Il prend alors une consistance suffisante pour que l’on puisse l’étirer, le sécher et l’enrouler sur un pel tour.
- Le filage s’effectue dans une chambre vitrée qui permet la récupération en partie de T‘a-cool et de l’éther. C’est une opération métieu leuse qui exige beaucoup d’attention.
- pas sen décrire souple.
- U no cédé Di celui qi des prc la fabr en mêi bumin ble. L s’écou dans i consis où il s
- Ce cité e celle est I peut temp
- La cédé trop d'un la si
- L d’er mai Irai
- IV. — Dénitrification des fils
- Obtenu comme nous venons de le dire, 18 fil a l’aspect légèrement grisâtre, transpare111' souple. L’éclat et le toucher sont absolument soyeux ; toutefois il est combustible.
- Le comte de Chardonnet a eu l’idée, dan ces années dernières, de dénitrifier la Sol qu’il fabrique par le filage du collodion et à la rendre tout au plus aussi combustible que e coton ; cependant, la soie dénitrifiée per beaucoup de ses propriétés physiques.
- Pour dénitrifier la cellulose, on acidulé lé gèrement le pyroxyle (cellulose nitrique)ave. de l’acide acétique étendu d’eau et porte 8 une température de 60° , après quoi, on66 sore le pyroxyle et on le met en présenee d’un sulfure alcalin tel que le sulfure d'an
- , r J . .A r°n monium, par exemple. Le produit I— obtient ainsi a perdu beaucoup de ses propn
- hoi soi et
- tés combustibles et de son aspect soyeu’
- Les différentes phases de l’opération nous venons d’indiquer, pour obtenir "" ie soyeux, constituent, à peu de choses pres principe d’ensemble sur lequel repose I0 Pr cédé du comte de Chardonnet. de
- Le docteur Lehner de Hottingen, canto, e Zurich, a imaginé un procédé qui ne 1
- Po de le: r tr
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- pas sensiblement de celui que nous venons de décrire; la soie obtenue est cependant plus souple.
- Il nous reste à dire quelques mots du procédé Duvivier, de Paris, "qui, sans conteste, est celui qui fixe le plus l’attention, par la qualité des produits que l’on obtient. Le principe de la fabrication consiste à dissoudre le pyroxyle en même temps que de la gélatine et de l’al-bumine, dans de l’acide acétique eristallisa-ble. Le filage s’effectue en faisant la masse s’écouler par un orifice capillaire plongeant dans un baiu coagulateur. Le fil prend de la insistance; on l’enroule alors sur un tambour oùil sèche.
- Ce fil est brillant, blanc et solide, sa téna-e!té et son élasticité sont environ moitié de celle de la soie naturelle, sa combustibilité est moindre que celle du coton. La teinture Peut se faire à froid ou à chaud, jusqu’à une température de 60° centigrades.
- La critique que l’on objecte aux trois pro-cedés est la suivante : la fibre obtenue est Top dure, trop cassante, trop combustible et “une densité beaucoup supérieure à celle de "soie naturelle.
- à ce prix de revient de la soie artificielle est environ 12 à 15 francs par kil., et sa valeur marchande a été estimée à une trentaine de rancs.
- Nous avons consulté plusieurs fois des ommes du métier sur la réelle valeur de la Sole artificielle au point de vue de son avenir Qe ses applications, et la conclusion de "r rapport est celle-ci : la soie artificielle ^urra remplacer avec avantage les trames "tre faible et même les organsins, dans tissus où la solidité ne joue pas le premier le; elle trouvera sa place marquée pour les |e es et les gros organsins employés dans pJissus soie et coton. L’application de ce
- r*A‘ •U UUiUlle I-A PPAAU-P oduit, tel qu’il est aujourd'hui "ouvée dans P "“Esementerie.
- . 5 la question de la soie artificielle semble "dustriellement réalisée par la lecture de ces
- , est toute
- ’art de la broderie et de la
- lignes, la pratique, malheureusement, ne con-firme pas la théorie. Si l’on se souvient de ce que nous avons dit, dans une partie de ce travail, qu’il faut, environ, suivant le diamètre du fil, 3,000à 5,000 mètres de celui-ci pour faire un gramme de soie, on voit de suite l’obstacle de cette fabrication qui suscite d’immenses capitaux. A notre point de vue, c’est là l’une des causes pour laquelle la soie artificielle est si longue à prendre le rang qu’elle mérite. Cette question nous a beaucoup occupé, et à la suite d’études et de recherches poursuivies sans relâche, nous sommes arrivé à créer toute une nouvelle méthode pour la fabrication delà soie artificielle, tout en diminuant les capitaux utiles de plus de trois quarts et en arrivant ainsi, à l’aide de sommes relativement minimes, à produire de 50 à 60 kil. par jour. C’est l’exposé de cette méthode que nous allons maintenant soumettre à l’appréciation de nos lecteurs. On comprendra facilement que nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails du procédé, celui-ci ne faisant l’objet d’aucun brevet d’invention ; cependant, par l’énoncé de la méthode que nous allons décrire, le lecteur sera à même de faire la différence de ce procédé avec ceux décrits plus haut.
- Procédé Eug. Cadoret
- Ce procédé diffère en cela des précédents, qu’ici ce n’est plus un liquide que l’on file, mais bien une substance plastique de composition complexe, comme nous allons le voir.
- Les phases de l’opération sont au nombre de huit, savoir:
- 1. Préparation de la cellulose.
- 2. Conversion de la cellulose en cellulose nitrique.
- 3. Blanchiment.
- 4. Dissolution de la cellulose nitrique.
- 5. Travail de la matière.
- 6. Incorporation des substances d’origine animale.
- 7. Filage.
- 8. Passage en tanin.
- (A suivre.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- INFORMATIONS
- Est nommé chevalier de la Légion d’honneur :
- M. Courtot (Laurent), ancien chef de l’atelier des teintures à la manifacture nationale des Gobelins; 29 ans de services.
- L’Association générale du commerce et de l’industrie des tissus et des matières textiles a exprimé le vœu que les Chambres ratifient sans retard le projet sur l’Exposition de 1900, tel qu’il a été adopté par le Conseil municipal de Paris et par la Commission supérieure de l’Exposition, estimant « qu’il indispensable que l’industrie française puisse continuer en toute sécurité la préparation de la grande œuvre projetée pour 1900. »
- e=-
- Ainsi que nous l’avons annoncé, la Chambre des Etats-Unis a adopté, le 28 décembre, par 205 voix contre 81, le projet de loi portant augmentation des taxes douanières présenté par la commission des voies et moyens.
- Si, après un vote favorable du Sénat, ce projet était ratifié par le Président des Etats-Unis, et ces deux hypothèses semblent peu vraisemblables, le tarif Mac-Kinley sur les laines se trouverait remis en vigueur, avec réduction toutefois des deux cinquièmes des droits sur les deux premières classes.
- Les droits spécifiques du tarif Mac-Kinley sur les lainages se raient intégralement rétablis sur les tapis, mais réduits de deux cinquièmes pour les autres articles et viendraient s’ajouter à la taxe ad valorem, du tarif actif.
- Toutes les autres taxes du tarif, sauf celles qui s’appliquent aux sucres, seraient majo • rées de 15 % sans pouvoir néanmoins excéder les taux du tarif Mac-Kinley. Toutefois, les taxes déjà [supérieures demeureraient les mêmes.
- DOUANES FRANÇAISES
- Les tapis de pied en coton pur, fabriqués avec des fils teints, suivent le régime des « tissus de coton unis de la catégorie la moins imposée, fabriqués avec des fils teints » (172 francs par 100 kil. net en tarif général.) (Lettre administrative du 11 novembre.)
- LÉGISLATION COMMERCIALE ÉTRANGÈRE
- ITALIE
- Assimilation de la soie artificielle. —Pa suite d’un décret du 7 décembre 1895, la sole artificielle est assimilée à la soie naturelle et doit être classée comme soie moulinée on tore suivant le n° 145 du tarif.
- JURISPRUDENCE
- LE MUR MITOYEN
- C’est une mode assez généralement repa. due de sourire quand on parle des — mis bles chicanes — qui s’élèvent entre voisin propos des murs séparatifs de leurs hérita
- «
- Obscur praticien
- Avocat de la veuve et du mur mitoyen, » dit ironiquement un personnage d'Emile Al gier dans Gabrielle. , ng
- Cela se dit dans les comédies et même ais-les salons, et cependant les procès qui Atent sent à l’occasion des murs mitoyens me. ët parfois en jeu des intérêts considérable^ bien dignes d’attirer l’attention des PrOP taires. , stra-
- Un exemple va servir à notre démon tion. prié-
- La Compagnie d’assurances N..., PEisin, taire d'une maison séparée de celle du oulut le sieur F..., par un mur mitoyen, Lontre reconstruire son immeuble et adosser coup le mur mitoyen des constructions bea hents plus importantes. Elle démolit ses batLrions, et elle avait déjà commencé ses construsoyen, lorsqu’ellecrut remarquer que le mur m sieurs mis à nu, était en mauvais état sur P" points. i . , acci-
- Des étais furent posés pour éviter e ibunal dents et un expert fut commis par le Wur. ]| avec mission de constater l’état du rn'a-résulta de ses investigations que le Dilsur-vait pas été descendu sur le bon sol, I"
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 39
- plombait dans certaines parties de 95 milli-mètres, qu’il renfermait des vices de construction présentant lin véritable danger d’incendie par la mauvaise disposition des tuyaux de cheminées et des charpentes. Le rapport établissait, de plus, que les pièces de dois étaient pourries et ne portaient plus dans le mur nouveau. Faisant la part de cha-cIn dans les frais de reconstruction, l’expert mettait 51.705 fr. à lacharge de la Compagnie et25.130 fr. à la charge de M F... •
- Il restait ensuite à examiner les demandes de divers locataires de la maison de M. F... fnréparation des dommages et du trouble de JOli8Sance qui avaient été causés par les travaux,
- Contrairement aux conclusions de l’expert, ie Tribunal de la Seine décida que l’assise du nur démoli suffisait pour les constructions anciennes et que les poutres ne s’étaient oudées trop courtes que par suite du ^•'essement général du mur neuf et par sulte aussi de la démolition de l’ancien mur 1" avait nécessairement détérioré la partie F Sy trouvait engagée. En conséquence,les aepenses de démolition et de reconstruction ? mur ont été mises entièrement à lacharge ® 8 Compagnie. Cette théorie d’ailleurs est mise par la jurisprudence et les auteurs. . n peut donc poser en principe que le voi-yngu veut se servir d’un mur mitoyen pour ’j adosser une construction nouvelle doit, s aCe mur est suffisamment solide pour l'u-tae auquel il était destiné, supporter seul les de 8 de démolition et de reconstruction et les ooenses accessoires : frais d'étaiement et de ne ure provisoire Cependant on s’accorde à peipas mettre à sa charge la réfection des iltures, sculptures et embellissements que yiin avait pu faire de son côté.
- gapal8 la question est plus délicate quand il troalt de savoir qui doit être responsable du stru r de jouissance causé par la recon-egt cuon du mur, aux locataires, de celui qui pense anchi de toute participation à la dé-leg f"tains auteurs paraissent admettre que de cel 6minités de ce genre sont a la charge La r qui entreprend la reconstruction. decla 0 ur de Paris ne l’a pas pensé et elle a faisane qu'un propriétaire use de son droit en suiy "démolir et reconstruire le mur mitoyen lelgn.ses convenances personnelles et que her elume exercice d’un droit ne saurait don-BouM. profit de celui qui est obligé de le ges. ouverture à une action en domma-responlere ts. Le constructeur ne peut être copro Sable des dommages causés à son été a prétaire, si ces dommages n’ont pas vauxeeravés par la négligence et si les tra— obger-ont été exécutés avec activité et en ant les précautions ordinaires.
- Ainsi la jurisprudence est fixée. Bien que le mur mitoyen soit vieux, construit avec des matériaux défectueux, malgré qu'il soit en mauvais état, le voisin ne doit, en rien, contribuer aux dépenses de reconstruction du mur s’il est prouvéqu’il suffit à sa destination. Toutefois,il convient de faire observer que le propriétaire qui ne supporte aucune partie de la dépense d’une construction parce qu’il ne retire aucun profit immédiat pourra , plus tard, être tenu d’indemniser son voisin s’il veut reconstruire ouexhausser ses bâtiments. L’équité exige, dans ce cas, qu’il tienne compte à son copropriétaire de l’avantage résultant de la substitution d’un mur solide et neuf à un mur vieux et construit consrraire-ment aux règles de l’art.
- Par ce temps d’expropriations, de démolitions et de reconstructions, il n’est pas inutile de signaler à nos lecteurs la solution juridique de l’une des questions qui se présentent le plus souvent à l’occasion des murs mitoyens.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- D.— Un failli concordataire peut-il opposer la prescription pour les engagements stipulés dans son concordat après 5 ans, ou n’est-il libéré que par la prescription trentenaire ?
- R. - Si les dividendes sont payables par année ou à des termes plus rapprochés, l’art. 2277 C. civ. sur la prescription quinquennale est, selon nous, applicable. Si la la périodicité des paiements n’a pas été fixée par le concordat, la prescription est de 30ans.
- Mais il fait observer que le failli qui se libérerait par le moyen de la prescription ne pourrait être réhabilité.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Maupiou, apprêteur de baudruches, à Au-bervilliers. — Jug. du 24 déc. — S. : M. Rochette.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite F. Mas et Cie, teinture, 62, quai Serin, à Lyon. — Durée : 6 ans. — Cap. : 64.000 fr. dont 30.000 fr. en commandite. — Acte du 15 nov.
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- Dissolution, à partir du 31 déc., de la Société A. Cousteau et fils, déchets de laine,
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- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Moyeux a vendu à Mme Heim, un fonds de teinturerie, 34, rue Poulet.
- M. Jonquoi a vendu un fonds. de teinturerie, 10, rue Caulaincourt.
- Mme Ader a vendu à Mme veuve Gadaut, un fonds de teinturerie, 90, rue Saint-Louis-en-l’lle.
- M. Chauvel a vendu un fonds de teinturerie, 110, boul. Voltaire.
- Mlle Gossens a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue Delaborde.
- Mlle Fougeray, a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue Pauquet.
- M. Mauger a vendu à Mme Lecuit-Monroy, un fonds de teinturerie, 61, rue de Sèvres.
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- ASSURANCES contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie
- Le service des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérable dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courrier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les abonnés.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Etant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l’incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour leur rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriel doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est
- pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrives son expiration, obtenir, très probablement^ abaissement de la prime.
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- 1° L’installation et l’organisation des voirs publics; . des
- 2o Les blanchisseries spéciales du linge.a-hôpitaux, des restaurants, dos hôtels à " s, geurs des établissements civils et milital du 3o La manière d’établir la comptabillte linge à blanchir; . des
- 40 Les relations entre la direction usines, leur personnel et leur clientèle* x
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- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- 1, PTe ie, par 60
- tée de
- mepti tiàreS alesl pnde
- Acides
- vv en et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de 1er et de cuivre.
- “orel(C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine faresnarche-sur -Saône (Côte-d'Or). Acide oxalique, oxa
- Ruch (L) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- n Acide tartrique
- InoUx(R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue 8 Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- n Agrafes pour courroies Ppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- & . Albumines paldon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-üou PPO ’ Paris. Spécialite d'albumine d’œufs et de sang Thiba mapression des tissus. Produits divers. Téléphone. co"ut et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et 011 rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs, tallte supérieure pour impressions des tissus.
- a r , Alizarine
- Socilerser, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). onee anonyme des matières colorantes et produits gaiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). =e social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Fiset Alun mseer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d'alu-Lapperalun pur et raffine.
- Sule.. (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. . pur.e da lumine exempt de fer, aluminate de soude, alun Bl01 nu Amidons et.M.CN. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-jurvoselle). Médailles d'or 1867-1878, Paris. Membre du appret. pinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fecules, dextrines pour apprêts. Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d'Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriale*
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline. Kahrès (Jean), 19, rue d'Enghien, Paris, dépositaire aes couleurs d’aniline et d'alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orné).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt* divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêt* (Machines d‘)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- MATERIEL POUR BLANCHISSERIES, TEINTURES ET APPRÊTS
- EKPOSITIONS UNIVERSELLES Paris 1889, Anvers, Lyon 1894 médailles D'OR
- DECOUDUN&
- aoreerrses. . ~ ‘ lk
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- E. DELAROCHE ET SES NEVEUX
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- CONSTRUCIEURS brevetés S. G. D. G.,
- PARIS
- 9, rue Friant (près l'Eglise Saint-Pierre de Montrouge)
- Renseignements et Prise sur demande.
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- mations. -Renseigne Bibliograp mières. -
- LE MONITEUR De LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudin, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon*
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), U, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Danlau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax I
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impre? sions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosse spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Wor C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveu, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, sechage. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, ena fage, ventilation, ,.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois i dennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchagee nomique dans les blanchisseries, teintureries, etcJ:ble peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combus.
- Cartons lustrés pour apprêt*
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte d'Or). Cartons lustres pour apprêteurs. 7 Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour aPPre ’ ' rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue ba Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaue pour teinturiers. Lces-
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisse* teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Lus-Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, en dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les D01S.aes, Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaud cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise re taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes pars.
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires
- Chlorures divers , ant, Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e déco eau de javel. déco-Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorure de lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur. soude.
- Cochenille min
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, de cochenille pour toutes industries.
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- «CHINE
- Cette matière chaînes vertical 1 de deux espacés placées I formés I mètre, I exIrém | Contre I posés | maille | degra partie
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- 40e Année. — No 3
- 5 Février 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- 22 “ #. 1.),7
- SOMMAIRE erfectionnements et procédés nouveaux. — Le sulfo-ricinate contre les brûlures — Les nouveaux colorants. -La soie artificielle (suite et fin). — De l’ensimage. — Etude sur l’impression (suite). — Nécrologie. — Infor-mations. — Douanes françaises- — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Assurances. — Bibliographie. — Tableau comparatif des matières premières. — Cours. — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussicr l’analyse des brevets de nature à intéressé' nos lecteurs.
- ECHINE A SÉCHER ET A CALCINER LES MATIERES TEXTILES
- ‘ Par M. Jules Lekeux.
- Cette machine à sécher et à carboniser les matières textiles est particularisée par deux chaînes Galle sans fin tournant dans un plan "ertical à l’aide de pignons conformes autour Üedeux arbres horizontaux convenablement Bpacés, et dont certaines mailles sont rem-Mes, à intervalles égaux, par des tabliers, Crmés soit de bouts de tubes de faible dia-"etre, soit de toiles métalliques, à l’une des etrémités desquels tabliers se trouvent des ontrepoids conduits dans des guides et dis-868 de telle façon que la partie formant la Allle de la chaîne soit précisément le centre 8ravité de la claie en sorte que toutes les Parties de la machine soient toujours en équi-lbre.
- Les claies exécutent sans interruption un solvement de rotation automatique autour "deux arbres de la chaîne et, dès qu’elles
- sont parvenues à l’embouchure d’une cheminée faisant partie de l’installation, c’est-à-dire dès qu’elles sont entrées dans leur position normale, horizontale ou légèrement inclinée, prenant tour à tour les matières humides et les déversant séchées automatiquement lorsqu’elles sont arrivées à la partie inférieure de la machine, puis remontant en sens inverse pour recommencer indéfiniment la même opération.
- PROCÉDÉ DE FRAPPAGE OU DE MOIRAGE des tissus à poils, tels que les velours et peluches par la Société F. Voland et Cie.
- Le frappage et le moirage ordinaires donnent à l’étoffe des effets brillants jouant surtout dans le sens de la longueur, ce qui nécessite le drapage dans un sens déterminé pour que les effets brillants puissent jouer avec toute leur intensité.
- Le nouveau procédé permet d’obtenir des effets brillants jouant dans le sens de la largeur aussi bien que dans celui de la longueur, et cela aussi bien quand la lumière vient de droite que quand elle vient de gauche; les effets obtenus jouent donc dans 'trois sens différents. Le moyen imaginé en vue de ce résultat consiste à donner au rouleau gravé qui sert à coucher le poil de l’étoffe, non seulement le mouvement de rotation habituel, mais encore un mouvement dans le sens de son axe. Quant à l’étoffe, celle-ci avance d’une manière intermittente ou continue entre ce rouleau gravé et une surface d’appui.
- Il va de soi que les reliefs et les creux gravés sur le rouleau peuvent varier à l’in-fini.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- SYSTÈME DE MACHINE SERVANT A PLIER] et métrer toutes sortes d'étoffes, de papiers, etc., et qui, employée dans certaine fabrication telle que la lingerie, peut à volonté couper les plis d'un côté et marquer les tis -sus au Jur et à mesure du pliage.
- Par M. Barthélemy Martin, ingénieur civil
- Le système de machine à plier et métrer toutes sortes d'étoffes, de papiers, etc., faisant l’objet de la présente invention, est ca--factorisé comme principe dé construction, par l’emploi de :
- 1° Deux règles dites « plieuses » (assez rapprochées l’une de l’autre) maintenues dans Une position parallèle, mais avec faculté de s’élever et de s’abaisser dans le sens de la verticale ; ces règles sont douées d’un mouvement rectiligne de va-et-vient horizontal le long d’une table, et elles servent à entraîner les étoffes, à en former et à en limiter les plis, d’une façon mathématique ;
- 2° Des pinces à pression placées à chaque bout du pliage ; elles ont pour fonction de maintenir tels quels les plis des étoffes au fur et à mesure de la marche et du travail des règles ;
- 3° Un levier oscillantsur desangles variables • volonté ; il joue le rôle d’intermédiaire pour commander et régler le va-et-vient des règles dites «plieuses «.Quant à ce levier lui-même, il peut recevoir son mouvement d’oscillation au moyen d’une bielle reliée soit à un arbre manivelle, soit à une came appropriée calée sur un arbre dit moteur. Le levier oscillant offre ceci de particulier, que la partie le long de laquelle vient se fixer l’extrémité de la bielle doit être telle que le centre de l’axe de la tête de sa bielle se trouve toujours placé sur un même arc de cercle quelle que soit la position de réglage des angles d’oscillation du levier. Le centre de cet arc de cercle devra se trouver à l’un des points morts de l’arbre manivelle ou de la came de l’arbre moteur. Il résulte de cette dernière disposition de l’attelage du levier à la tête de bielle de commande que l’une des fins de courses variables se trouve toujours sur une même ligne, ce qui
- permet de partir toujours d’un côté d’un mnême point pour régler et métrer les plis des étoffes! ou papiers. Il suffit de fixer un mètre ou toute autre mesure de longueur sur la table pour obtenir vivement la mesure exacte de tous les plis des étoffes en papiers à plier.
- A cette machine, il peut être adjoint une disposition spéciale pour le coupage et le marquage des plis au fur et à mesure qu'ils se produisent et à volonté, pour les besoins de certaines industries confectionnant les tissus, comme celle de la lingerie par exemple.
- f Reproduction interditt.
- LE SULFORICINATE contre les brûlures
- Tout dernièrement, et après les excellents résultats obtenus à l’hôpital de la Charité,par M. le docteur Thierry, tous les journaux ont longuement causé de l’acide picrique. Un autre produit employé journellement en teinture donne des effets surprenants contre les brûlures. Employé immédiatement après l’ac cident, il produit une douleur très intense qui dure quelques minutes et à laquelle succède un soulagement complet et durable, une suppression quasi radicale de souffrance. La partie brûlée reste à peine rouge, il n’y a Pas de phlyctènes ou ampoules et, par conséquent, plus de plaies. Plus l’application du sulforicinate est rapide, plus nette, plus rapide et plus sûre est la guérison. Si elle estimmë diate, on peut même au bout d’une heure supprimer toute compresse, toute application nouvelle du remède, et la guérison nen. pas moins certaine. Contrairement à l’acide picrique, le sulforicinate ne peut être appl. qué sur les brûlures anciennes formant plale qu’il irriterait plutôt.
- J’ai vu un ouvrier avoir la figure en feu Par l’explosion d’une lampe à souder, la barbe complètement grillée ainsi que les sourcils e la moustache. Etant à quelques pas dune tonne de sulforicinate d’ammoniaque et rel seigné sur ce corps, il se trempa la fig"re
- omplèter eau tiéd piler d’i Louche. 1 pendant 'homme Lice.
- A une : ride, h l’échapp du mal ad enlëve st sulloricin vait sup ouvrier Bons et ‘ | Depui tème, j sileme , jours as che
- Etable, I Ce re étant s fac vent « isag squen isayei "niaq
- I Ace op ta ntës
- 1 Leg Rch tanuf
- tiëre Fic6 Ant,
- No
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- même étoffes toute
- J pour us les
- il une ei 1 qu’ils ins de issus,
- lents ? par ont Un
- ein-i les l'ac-qui ede up-
- La pas sé-
- du ide né-
- tire ion est ide
- ar be et 1e
- re
- momplètement dans la barrique. On lui lava à 'eau tiède les paupières et les lèvres pour viter d’introduire l’huile dans les yeux et la louche. On lui laissa le visage ainsi huilé pendant environ une heure. Le lendemain, homme était en état de reprendre son ser-
- ice.
- À une barque de teinture en écheveaux, la tonde, heurtée par le sabot d’un ouvrier, 'échappe et couvre d’eau bouillante le pied lu maladroit. Sitôt son cri de douleur, on lui nlève son sabot et on arrose le pied avec le sulforicinate. Le soir, la partie brûlée ne pou-fait supporter le frottement du sabot, mais 'ouvrier pouvait retourner chez lui en chaus-ons et venir travailler le lendemain.
- Depuis, à maintes reprises et sur moi-neme, j’ai pu me convaincre de l’efficacité Wellement surprenante de ce produit qui est bujours sous la main du teinturier, ne coûte 288 cher et ne donne aucune odeur désa-pTeable, aucune couleur à la peau.
- Ce remède, par suite de sa simplicité et "etantpas la découverte d’un membre savant 669 facultés, n’aura certes pas le retentisse-"ent « mérité » de l’acide picrique, mais engage les teinturiers qui, tous les jours, "squent de se brûler à l’eau bouillante, à Sayer, en confiance, le sulforicinate d’am-Woniaque.
- Aceux qui me diront que ce remède arrive "Ptard, je répondrai simplement que deux "retës valent mieux qu’une.
- M. Ude.
- UES NOUVEAUX COLORANTS
- -8 diaminogéne extra et B, mis sur le "rché au commencement de l’année par la ; ac^re lyonnaise de matières colorantes, n les premiers produits d’une nouvelle e 9 colorants diazotables, solides à la lu-Qlere. i
- i^’æur emploi pour la teinture en bleu ant "t en noir devient de plus en plus impor-
- N
- 8 sommes heureux de pouvoir aujour
- d’hui signaler deux nouveaux produits du même groupe de colorants, les bleu diamino-gène G et bleu diaminogéne BB (brevetés s. g. d. g ) qui donnent, par le diazotage et ie développement sur la fibre, des bleus d’une grande vivacité et qu’il était impossible d’obte-tenir jusqu’ici par le procédé de diazotage. La solidité à l’air et à la lumière de ces bleus est tout à fait remarquable et dépasse même celle de l’indigo.
- Ces nouveaux produits, ainsi que le bleu-azo diamine R mis sur le marché en même temps, permettent dès.maintenant de produire par le procédé de diazotage toute la gamme des bleus, du bleu verdâtre clair jusqu’au bleu rougeâtre foncé.
- Coton et lin
- On teint ies bleus diaminogéne G et BBavec addition de
- 20 % sulfate de soude et
- 1/2 % carbonate de soude ou seulement avec
- 20 % sulfate de soude
- (La petite addition de carbonatede soude n'a pour but que de corriger des eaux calcaires ; en teignant avec une addition plus forte de carbonate de soude on obtient des nuances moins vives).
- Les colorants unissent très bien et tirent lentement, de sorte qu’un bain aussi court que possible est à recommander pour des teintes foncées ; la quantité d’eau ne doit pas autent que possible dépasser vingt fois le poids de coton.
- Les teintes directes n’ont pas d’intérêt; ce n’est que par le diazotage et le développement qu’elles acquièrent la vivacité de la nuance et la remarquable solidité.
- Le diazotage se fait de la façon connue. Commedéveloppeur on se sert surtout du béta* naphtol et c’est seulement pour des combinaisons avec le bleu-azo diamine R qu’on emploie la naphtylamine-éther N et le dévelo-peur AD.
- Solidité au foulon et au lavage — La solidité des teintes développées est excellente ;
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- elle est supérieure à celle de l’indigo en ce sens que les teintes perdent moins de leur intensité par des lavages successifs.
- Elles bleutent légèrement au lavage le coton blanc.
- La solidité à la lumière des bleus diamino-gène diazotés et développés dépasse non seulement celle de tous les bleus directs connus, mais elle est même supérieure à celle des meilleurs bleus basiques, tels que bleu méty-lène, etc.
- Des teintes claires exposées cet été pendant six semaines n’ont que légèrement terni, tandis que le bleu méthylène avait fortement changé et que l’indigo avait terni et pâli très sensiblement.
- Solidité aux acides. — Tissées avec de la laine blanche et traitées à chaud en bain acide, les teintes conservent leur vivacité et ne teignent que légèrement la laine; les bleus diaminogène pourront donc remplacer l’indigo pour les tissus de confection pour hommes, contenant du coton, pour la teinture des chaînes pour velours d’Utrecht, etc., etc.
- Les teintes ne déchargent pas au frottement; elles offrent sous ce rapportun avantage sensible sur les bleus basiques et sur l'indigo
- Les teintes se laissent ronger soit avec le sel d’étain, soit avec la poudre de zinc, on obtient un blanc pur. Pour des teintes foncées le rongeant à la poudre de zinc est préférable.
- Les bleus diaminogène sont intéressants aussi pour la teinture de la
- Soie
- en ce sens que les teintes développées en béta-zaphtol possèdent une remarquable solidité au foulon.
- Comme les teintes diazotées et développées que nous avons déjà recommandées pour cet emploi, elles supportent le décreusage de la soie grège en bain de savon bouillant sans perdre beaucoup de leur intensité, c’est-à-dire elles sont « solide à la cuite ».
- Les nouveaux produits n’offrent pas d’intérêt pour la teinture de la laine, des tissus laine et coton et des tissus coton et soie.
- Nous signalons en même temps un troisien, bleu diazotable, le bleu-azo diamine R (brevet s. g. d. g.). |
- Sans être aussi solide à la lumière que» bleus diaminogène, le bleu-azo diamine | par sa belle nuance bleu-rougeâtre et s pouvoir colorant, n’en aura pas moinsu grande importance pour la teinture en bleu marines vifs et surtout en combinaisons ara les bleus diaminogène pour l’imitation il teintes indigo foncées. |
- Coton et lin |
- On teint comme pour les bleus diamin-gène, puis on diazote et développe. Lesteini directes n’offrent pas d’avantage vis-à-vis il nos autres bleus directs. |
- Comme développeurs on se sert du béni naphtol, du naphtylamine-éther N etdudeve loppeur AD. |
- Le naphtylamine-éther N donne les teintes! les plus vives, celles produites par le bëta-naphtol s’en rapprochent tout en étantunpel moins vives ; le développeur AD donne def nuances plus ternes et plus foncées.
- La solidité du foulon, au lavage etaufrol tement des développements du bleu-azodis: mine R est la même que celle du bleu dian nogène développé en béta-naphtol.
- Solidité à la lumière.— Les développemena eu béta-naphtol et en naphtylamine-ëtherb sont aussi solides à la lumière que les dêve loppements correspondants du noir dian/ BH ; le développement en développeur AD® plus solide à la lumière que ceux-ci, nal n’atteint pas le degré de solidité desbleb diaminogène.
- Rongeants.— Les développements enbet naphtol et en naphtylamine-étherNseM^ ronger à blanc aussi facilement que cel bleu diaminogène ; par contre les dévelolt, ments en développeur AD ne donnent P résultats aussi parfaits.
- Soie
- Nous recommandons le développema. béta-naphtol. Suivant la nuance voulue i • ri j' r seul
- emploie le bleu-azo diamine K seu
- pmbina: feintes s iamino;
- Tandi put intk pires putes li lieu di: mine R tenir ur grande:
- Lebl lenteme les mél Irecomi damin | Les ton se lourre luis a lie lin, lies plu lrotter
- Afi lever rense gêner
- Ap dece cellu meill plus
- entii effet lue puis sub-
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-
-
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S
- 1 un t roisiet ne R (breve
- ière que J diamine | âtre et s is moins un re en bleu aisons are citation de
- is diamim-. Les teinla ris-à-visde
- rt du béta-et du dëve.
- ; les teintes ir le béu-tant un peu donne des s.
- et aufro-u-azo dia-eu diami-
- ppements ie-étherX les dére-r diamine sur ADes (-ci, ma des bleus
- s en bëlë e laisse»1 gceuxdt veloppe-
- t pas
- ment 6 oulue011 ul ou65
- Imbinaison avec les bleus diaminogène. Les intessont aussi solides que celles du bleu (aminogène développé en béta-naphtol.
- | Mélanges
- Tandis que les bleus diaminogène sontsur-put intéressants pour la teinture en nuances aires et vives nous recommandons pour lûtes les nuances foncées des mélanges de lieu diaminogène BB avec le bleu-azo dia-line R. Ces combinaissons permettent d'ob-ienirune série de nuances courantes et d’une grandesolidité.
- | Le bleu diaminogène G monte un peu plus lentement que les deux autres marques; pour lies mélanges avec le bleu-azo diamine R nous ^commandons donc de préférence le bleu daminogène BB.
- Les nouveaux produits offrent de l’intérêt p seulement pour la teinture du coton en bourre, en flottes, en bobines et en pièces, pais aussi pour la teinture des fils et tissus de lin, car ils tranchent facilement les tissus les plus serrés et ils ne déchargent pas au frottement même en teintes très foncées.
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- (Suite et fin)
- Afin d’être complet dans cet exposé, nous Üevons donner sur chacune de ces phases les rebseignements propres à éclairer l'intelli-gence.
- •, — Préparation de la cellulose
- Aprés avoir étudié les différentes variétés “eçelluloses, nous avons reconnu que c'est la eelulose de coton bien pure qui conduit aux meilleurs résultats. Plus la cellulose est pure, Pus les résultats obtenus sont beaux ; on ne 011 donc rien négliger pour obtenir celle-ci lerement dégagée de ses impuretés. A cet eh, on prend de vieux chiffons de coton Qle l’n 1
- on lessive à la soude, on les lave bien, ibipn les savonne et après quoi on leur fait un nouveau lavage, puis un passage de
- trois à quatre heures dans l’eau acidulée par de l’acide sulfurique. La cellulose est alors pure.
- IL — Conversion de la cellulose en cellulose NITRIQUE
- Après le premier traitement subi, la cellulose destinée à être convertie en cellulose nitrique est séchée, puis soumise à l’action d’un mélange d’acide nitrique à 42° et d’acide sulfurique à 66° ; après une demi-heure de contact avec ces acides, la cellulose s’est modifiée, ses propriétés chimiques se sont métamorphosées et, à la place d’une cellulose inerte, nous trouvons maintenant un produit fulgurant, explosif : la dinitrocellulose. (Pour les détails sur la conversion de la cellulose en cellulose nitrique, voyez plus haut l’article : transformation de la cellulose en cellulose nitrique.)
- III. — Blanchiment
- Le blanchiment de la nitrocellulose joue un grand rôle pour sa dissolution dans les véhicules, où elle est soluble ; aussi celui-ci doit-il être effectué avec précaution afin de blanchir convenablement la substance, sans toutefois qu’elle renferme de chaux, car cette matière est excessivement nuisible ; aussi faisons-nous usage, pour le blanchiment, d’un hypo— chlorite double d’aluminium et de magnésium, que nous obtenons pour les besoins de la pratique en broyant ensemble :
- 109 kilogrammes chlorure de chaux,
- 60 » sulfate d’aluminium,
- 23 » sulfate de magnésium, 2,000 » eau.
- Cet hypochlorite, qui est très instable, cède facilement son chlore, blanchit bien et rapi-ment ; aussi ces qualités nous l’ont fait adopter de préférence aux autres.
- IV, — Dissolution de la cellulose nitrique
- Lorsque la cellulose est blanchie, lavée et déchlorée, on la réduit en poudre par un moyen quelconque, et on la sèche sous des presses hydrauliques, jusqu’à ce qu’elle soit dans le plus grand état de siccité possible ; ensuite, on la place dans une cuve de zinc et
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- LE MONITEUR DK LA TEINTURE
- . on la met en contact avec le mélange des substances suivantes qui en amène la dissolution :
- à 50 kilogrammes de cellulose nitrique, on ajoute le mélange suivant :
- Acide acétique cristallisable Ether.......... Acétone........................ Alcool à 95°... Toluol.........
- 9
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- 6
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- 800
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- » » »
- 400
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- dans lequel on fait dissoudre au préalable :
- Vernis au savon Huile de ricin...
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- On laisse ces matériaux en contact pendant 24 heures, dans un récipient hermétiquement fermé, après quoi la cellulose nitrique et le mélange de ces ingrédients ne forment plus qu’une pâte.
- V. — Travail de la matière
- La masse formée est découpée, puis travaillée sur des cylindres calandreurs chauffés à la vapeur. Elle prend peu à peu de la consistance et devient élastique; le travail de la matière dure environ de 2 à 3 heures. Les vapeurs qui s’échappent, pendant le travail de cette masse, sont récupérées à l’aide d’un dispositif spécial qui permet de retrouver de 20 à 25 % des produits volatils employés.
- VI. — Incorporation des substances n'ORIGINE ANIMALE
- Quand le produit est encore sur la calandre et qu’il est arrivé à un certain degré de consistance, on refroidit les cylindres, et on laisse couler l’une des substances animales suivantes en solution dans l’acide acétique cristallisable, soit : de la gélatine, de l'albumine, de la protéine, etc. A ce moment, la masse est coupée par morceaux, puis travaillée pour que l’incorporation des substances d’origine animale s’effectue directement avec la matière.
- Ces substances d’origine animale sont distribuées sur la substance de telle façon que, jusqu’à son imbibition complète, il n’y ait jamais une plus grande épaisseur d’un côté que de l’autre.
- VII. — Filage L
- A la sortie de la calandre, la matière el. plastique et soyeuse ; on l’introduit alors dan une estuffine, d’un genre tout particulier, A la base inférieure est munie de mille filière de 1/10 à 1/20 de millimètre. On action: alors la machine, et les fils solides qui ensor tent sont directement conduits sur un cylindr qui sert à leur enroulage. I
- A l’aide de ce système, on peut effectuer par jour, avec une seule machine, enviri deux kilog. de soie. I
- VIII. — Passage en tanin |
- Il ne reste plus maintenant qu'à dévider kil fils formés, à les réunir sous forme d’éche-vettes, après quoi on met celles-ci en contad avec une solution de tanin. |
- Le passage en tanin a pour but de donner de l’élasticité aux fils. I
- Telle est dans son exposé la méthode I laquelle nous avons consacré nos études de1 puis quelques années : l’ensemble du procédéI est tout nouveau et permet certes d’attiret l’attention, car, vue le mode pratique adoplë pour effectuer cette fabrication, on se demande si, d‘ mê quelques années, la sole artificielle ne prendra pas une grande place dans l’industrie.
- 'Nous laissons à l’avenir le soin de décide: sur cette question.
- Le lecteur peut, par les données de cetHe méthode, se rendre un compte exact deTave nir qui est accordé à la soie artificielle 0n comprendra sans commentaire que, plusieurs fois dans l'ensemble de cette description, nous avons passé légèrement sur plusieur détails qu’il eût peut-être été intéressant1’1 faire connaître, tel que, par exemple, façon que nous avons trouvée pour effectue
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- le travail de la matière sans danger et paf” culièrement aussi la façon que nous avons i filer mille fils solides à la fois ; ce sont là "6 Yar choses qui constituent le secret de l'invente, ‘an et pour lesquelles il s'excuse près du publt on
- En résumé : les avantages que préselle « cette invention, c’est d’être excessiveme °el
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- MT DE LIMPRESSION DES TISSUS
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- pratique et de permettre réellement sonappli-atière es :ation industriel le, avec des capitaux relati-dorsdat cement minimes. Le fil obtenu est solide, culier,6 souple, élastique et peut subir la torsion. La teinture s’effectue très bien à froid ou à chaud. Enfin, un kilogramme de soie, produit par ces moyens, revient à environ 4 francs.
- Eug. Cadoret.
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- L’ensimage est la lubrification que l’on fait subir à la laine désuintée, pour faciliter les traitements mécaniques, lui donner la souplesse, le glissement cherché par des fila-leurs. La laine par sa nature même, assez rugueuse, écailleuse, ne se transforme en fils que par un très grand nombre de glissements, qelefilateur est oblige de faciliter. Jusque maintenant, l’opération de l’ensimage a été eomplètment empirique, on ne trouve du "eSte dans aucun des traités industriels ap-Rués au travail de la laine, un renseigne-ment véritablement utile et praticable. Peu de spécialistes, peu d’hommes techniques se sont ccupés à fond de l’ensimage, les réels prati -“ens seuls auraient pu donner les indications Detessaires et e sont toujours bien gardés de le dire. Dame routine a surtout guidé le filateur "pourtant dans l’opération de l’ensimage, il H bien des points restés obscurs même pour 69 peigneurs de laine et les fabricants de Craps
- D1 choc des idées, jaillit la lumière.
- -A quantité du produit d'ensimage doit va-"er • 1° d’une part, avec la qualité de la laine "dutextile à filer; 2° d’autre part elle doit être on
- " rapport avec les qualités graisseuses 6Matière employée
- " filateur sait mieux que moi qu’il devra vher la quantité de produit d’ensimage sui-
- 1 9"1 travaille, les laines courtes ou les 1 8ue8, la belle laine ou la laine renaissance, ooppaltsa matiere, son textile et sait que
- c absorbe plus que celui-là, que telle’
- qualité de laine glisse mieux que telle autre.
- Voilà un premier point de connu.
- Voyons d’autre part, quels sont les produits employés. Nous trouvons dans l’industrie, les huiles d’olive de Provence, l’huile de Malaga, l’oléine, les huiles de coton, de colza, d’œillette, de noix, l’huile de résine pour certains mélanges, certaines huiles minérales pour d’autres préparations faites par les filateurs eux-mêmes, la glycérine, le sulforicinate de soude, le sulforicinate d’ammoniaque, l’huile tournante, l’ensimoleine, l’ensimonaphtine, la lactoleine Lucien Eloy, le produit Kremer, la similioleine, etc. etc. etc., — sans compter les lichens, la graine de lin, les gommes, savons, etc., employées par plusieurs industriels.
- En général, toute question un peu obscure est exploitée, vue sur toute les faces; les uns cherchent consciencieusement, en se basant sur des connaissances, des données sérieuses, sur des résultats d’expériences ; les autres, et malheureusement les plus nombreux, recueillent par ci, par-là, quelques idées, les réunissent tant bien que mal, quoique n’en connaissant pas exactement le sens et en font un tout parfois trompeur. Je n’en veux pour preuve, que le nombre incalculable de préparations toutes faites pour ensimage, vendues dans le commerce sous des noms ronflants, mais à des prix relativement élevés eu égard à leur valeur réelle.
- L’industriel doit se méfier de ces préparations empiriques et ne donner sa confiance, qu’à des produits connus ayant un nom d’origine.
- J’ai dit tantôt qu’il connaissait son textile et ses qualité, à lui aussi de chercher à connaîte les qualités et les défauts des nombreuses huiles employées.
- Après l’expérience acquise par de longues années d’essais, essais suivis chez certains filateurs, essais fait par moi-même, voici avec détails, les conditions que doit remplir une bonne huile d’ensimage.
- Elle doit : 1° être sans odeur ou tout au moins sans odeur désagréable; 2° être bien
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- «0 LE MONITEUR DE la teinture
- homogène ; 3® ne pas déposer par le froid ; 4° se dégraisser facilement ; 5° ne pas s’échauffer, s’oxyder, fermenter sur la laine ; 6° ne pas rendre les fibres poisseuses gommeuses, gluantes ; 7 et facilement tourner en émulsion.
- Dès maintenant, vous pouvez voir que, bien rares sont les produits qui remplissent ces conditions idéales, mais enfin certaines huiles d’ensimage, si elles ne satisfont pas complètement à toutes conditions, peuvent donner un résultat industriellement bon au point de vue de l’émulsion, du dégraissage et du rendement.
- Nous verrons ensemble prochainement les principales matières employées.
- M. Ude.
- ÉTUDE SUR L’IMPRESSION des pilous et flanelles coton
- Communication de M. O. Piequet à la Société industrielle du Nord de la France.
- (Suite)
- Tout en renvoyant, pour des détails plus complets, le lecteur à l'ouvrage cité plus haut, il peut être intéressant de donner ici les principales formules d’impression relatives aux couleurs ci-dessus.
- Rouge à l’alizarine. 1 kil. 500 amidon blanc ; 1 kil. 500 eau d’adragante à 60 gr. par litre; 4 lit. acide acétique ; 4 lit. d’eau.
- Cuire 1 heure à petite vapeur et reprendre : 12 kil. épaississant chaud ; 2 kil. 500 aliza-rine pour rouge à 20 % ; 0 kil. 750 huile pour rouge.
- Ajouter après refroidissement complet : 2 1/2 lit. acétate d’alumine à 12° B ; 400 gr. acétate ou nitrate de chaux à 18° ; 500 gr. dissolution de sulfocyanure de potassium à 20 % ; 75 gr. nitromuriate d’étain.
- Rose à l’alizarine. 1 kil. épaississant pour rouge. (On peut aussi prendre de l’eau de gomme additionnée de 1/4 d’acide acétique), 50 gr. alizarine pour violet à 20 % ; 25 gr.
- sulfocyanure d’aluminium à 19° B ; 20 gr. nitrate de chaux à 20° B. ; 20 gr. oxalate d’étain à 16° B.
- Il est nécessaire, pour ces couleurs, de fain une série d’essais préalables pour détermine la proportion exacte de mordant d'alumin correspondant à une quantité donnée d'aliza-rine.
- Si, en effet, on emploie trop peu de mordant, on perd une partie de l'alizarine, qu n’est pas entièrement fixée, et s’en va at lavage en salissant le blanc. S’il y en a trop, la couleur est terne et râpée.
- Après le vaporisage, on lave et quelquefois on savonne à l’ébullition. On peut passer le tissus en eau de craie bouillante avant le
- lavage. La couleur est alors plus solide.
- Violet à l’alizarine. 1 kil. 125 amidon blanc; 4 litres eau ; 1 litre acide acétique ; 3 kil. ali-zarine pour violet 20 % ; 1 kil. 200 pyrolignis de fer à 10° B ; 14 lit. arsénite de glycérine; 1/8 lit. huile d’olive ou de ricin. Cuire doucement. Ajouter à tiède : 600 cc. acétate d chaux à 18°.
- Violet prune à la gallocyanine. 800 gr. 8ar locianine; 40 gr. bisulfite de soude 38’ 2200 gr. eau de gomme adragante; 400 8 acétate de chrome à 18° ;
- Vaporiser 112 a2 heures. Laver et savonner.
- Grenat à l’alizarine. 600 gr. épaississant 100 gr. alizarine pour violet 10 % ; 80cc. eau Epaississant. 6 kil. amidon blanc ; 6kil-amI don grillé ; 60 litres eau ; 1 litre huile d’olt ou de ricin.
- Cuire deux heures à petite vapeur.
- Bleu à l’alizarine. — On peut emplo)e soit l’alizarine bisulfitée en poudre ou en pa soit, ce qui est plus économique, l‘alizar"t non bisulfitée en pâte (Durand et Huguenn) que l’on traite par un mélange du bisulfile soude et d’acide acétique. On fixe à *ace de chrome.
- Brun d’alizarine. 4000 gr. brun S. Dur et Huguenin ; 7500 gr. épaississant i • 1 acétate de chrome. (A iU'wrb'
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- s, defain, étermine d’alumin: e d’aliza.
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- elquefoi: asser la avant I: ide. I n blanc; | kil. al-roligni: g ycérinef i douce-1 tate liai
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- NÉCROLOGIE
- On annonce de Dornach, près de Mulhouse, la mort de M. Gustave Engel, l’un des associés de la maison Dollfus, Mieg et Cie, où il dirigea successivement l’impression, le blanchiment et la teinture du fil à coudre.
- Chimiste distingué, M. Engel s’occupait, en dehors des recherches sur les couleurs industrielles où il compta de nombreux succès, des questions de chimie générale. Il contribua à la découverte du sulfure de carbone comme remède contre le phylloxéra et il en fit même fabriquer dans une usine des environs de Belfort pour l’usage spécial des vignobles de la région.
- Quand éclata la guerre de 1870 M. Gustave Engel s’engagea pour toute la durée de la campagne, et il fut grièvement blessé à la bataille de Beaume-la-Rolande. Après la guerre, M. Engelentradans l’armée territoriale,où il avait le grade de capitaine lorsqu’il démissionna.
- M. Engel assista même avec l’uniforme de son grade à la réception de M. Carnot à Belfort, où la présence d’un Alsacien en uniforme d’officier français fut violemment commentée par les journaux allemands, dont plusieurs même réclamèrent son explusion d’Alsace.
- M. Gustave Engel, qui avait épousé une fille de M. Aimé Gros, de Wesserling, ancien député du Haut-Rhin, a succombé à l’âge de cinquante et un ans aux suites d’une maladie de cœur dont il souffrait depuis longtemps.
- ployer n pâw» zarin xenin), filede cétale
- luratd 30g" .0.)
- INFORMATIONS
- Nouvelles matières colorantes
- M. Schutzenberger a présenté au nom de M. Ch. Lauth, une note sur de nouvelles ma-“eres colorantes. L’auteur a découvert, il y a vingt ans, une série de couleurs intéressantes dues à l’introduction du soufre dans certaines molécules organiques. Reprenant cet ordre de recherches, il a étudié les dérivés d’un GTPs obtenu en 1880 par Hofmann dans action du soufre sur l’acétanilide.
- M. Lauth a préparé ainsi deux nouvelles bases, soufrées, qui constituent des matières colorantes jaunes ; sous l’influence de divers agents chimiques, celles-ci se transforment en couleurs rouges, bleues, brunes. Elles possèdent la propriétés de teindre directement le coton en nuances très vives, résistantes aux acides et aux alcalis, mais d’une assez grande sensibilité à la lumière.
- Transport des échantillons
- Les Compagnies des chemins de fer sont généralement responsables du retard apporté dans la livraison des marchandises transportées par elles.
- Leur responsabilité augmente encore lorsqu’il s’agit d’échantillons.
- Nous ne saurions trop recommander aux voyageurs de commerce, pour assurer tous leurs droits vis-à-vis des Compagnies, de « faire placer sur leurs malles des plaques en métal portant, gravée, la mention » Echantillons. De cette façon, si les colis des voyageurs n’arrivent pas à destination en même temps que lui, « il a le droit de se faire payer son temps perdu, ses frais d’hôtel et, de plus, une indemnité évaluée à 10 0/0, » si le retard a fait manquer une affaire qui devait avoir son exécution sur la présentation de l’échantillon, en établissant toutefois le préjudice causé.
- Il en est de même pour les colis expédiés isolément, la déclaration d’expédition doit porter la mention Echantillons et le colis doit porter, « sur l’adresse, » la même indication.
- La Chambre de commerce d’Elbeuf vient d’informer M. le ministre du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, qu'elle a expédié 4,000 échantillons de tissus fabriqués dans sa circonscription au musée dont la Chambre de commerce française de Santiago du Chili poursuit la création.
- M. le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes vient de faire don au musée commercial de Tarare d’une collection d’échantillons de couvertures recueillie
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- par le consul général de France à Yokohama. Cette collection a été également communiquée aux chambres de commerce de Beauvais, Mazamet, Orléans et Paris.
- DOUANES FRANÇAISES
- Rubans de coton tubulaires. — Les rubans de coton tubulaires, blanchis, non glacés, d'une nuance parfaitement uniforme, sont ad mis, comme rubans blanchis après tissage, sans qu’il y ait à chercher à quel moment le blanchiment a été effectué. L’intercalation dans le ruban d’un simple fil de couleur destine à marquer l’envers du tissu, ne modifie pas ce régime.
- (Lettre administrative du 20 décembre 1895 et 8 janvier 1896).
- Droit des employés d'exiger, dans les gares, communication des papiers relatifs au transport des marchandises. La loi des finances du 28 décembre 1895, promulguée au Journal officiel du 29 du même mois, contient, dans son article 17, la disposition suivante :
- « Les employés supérieurs et receveurs des douanes pourront exiger, dans les gares de chemins de fer, la communication des papiers et documents de toute nature (lettres de voiture, factures, feuilles de chargement, livres, registres, etc.), relatifs au transport et au dépôt des marchandises ».
- Une instruction spéciale en réglera les détails d’application.
- (Circulaire imprimée n° 2627 du 30 décembre 1895.)
- JURISPRUDENCE
- FAILLITE. — CONTRAT DE RENTE VIAGÈRE
- Aux termes de l’art. 444 C. Com. le jugement déclaratif de faillite rend exigibles, à l’égard du failli, les dettes passives non échues. On s’est demandé quel doit être, en présence de ce principe, le sort d’un contrat de rente viagère.
- D’après plusieurs auteurs, il résulterait de l’art. 444 que les arrérages que le debiteur d’une rente viagère tombé en faillite devra payer pendant la vie du crédi-rentier, devien
- nent exigibles au jour de la déclaration de faillite (En ce sens Ruben de Condace). Ces arrérages, bien qu’ils'ne soient qu’éventuels, constituent une det'e actuellement née: ils deviennent donc exigibles par l’événement de la faillite. (Cass 22 mars 1847. S. 47 1. 433.) Voyons si cette doctrine est juridique et si l’art. 444 a bien la portée qu’on lui donne.
- La règle établie par cet article n’est autre chose que l’application aux matières commerciales du principe posé par l’art. 1188 C. Civ, qui porte : « Le débiteur ne peut plus réclamer le bénéfice du terme lorsqu’il a fait faillite, ou lorsque, par son fait, il a diminué les sûretés qu’il avait données par le contrat à son créancier. » Or, peut-on considérer comme un débiteur à terme le débiteur d’une rente viagère?
- Si l’on adopte l’affirmative, on doit alors appliquer l’art. 444, mais la négative n’est-elle pas plus conforme aux principes du droit qui régissent les obligations !
- Le terme est, suivant la définition de Pothier, un espace de temps accordé au débiteur pour s’acquitter de son obligation. Cette définition est incomplète puisque le terme peut aussi tre stipulé en faveur du créancier; mais elle met suffisamment en relief le caractère qui différencie le terme de la condition : celle-ci affecte l’existence de l’obligation, le terme n’en affecte que l’exécution.
- Dans l’obligation à terme, le contrat existe, le droit est né, l’exécution seule est retardée. Tel est bien le terme que vise l’art 1185 C. Civ. lorsqu’il dit que « le terme diffère de la condition en ce qu’il ne suspend point l’enga gement dont il retarde seulement l'exécu-tion ; » c’est le terme suspensif.
- Mais il y a une autre espèce de terme, le terme résolutoire qui ne suspend pas l'obliga-tion mais qui en limite la durée; aussi l'ap-pelle—t-on plutôt extinctif que résolutoire. Ce terme est futur et incertain, et résout, par son arrivée, l’obligation seulement pour l'avenir sans agir rétroactivement. Tel paraît bien être le décès du crédi-rentier dans le contrat de rente viagère.
- Or, l’art. 1188 a-t-il en vue toute espèce de termes? N’est-il pas au contraire, plus 107 gique et plus naturel de penser qu’il vise seulement le terme que l’art. 1185 définit, c'est à-dire, uniquement le terme suspensif? De lors la rente viagère échappera aux dispositions de l’art 1188 et, par suite, à celles de l'art. 444 C. Com.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Le tribunal de commerce peut-il ou plutôt a-t-il le droit de me condamner à payer, une traiie qu’un individu que je n’ai vu quun fois, s’est plu à tirer sur moi ; j’en ai, bien en
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- O C.
- tendu, refusé le paiement en mettant sur la traite que je ne devais rien à cet individu. Cela avait lieu en septembre dernier, et aujourd’hui le tiers porteur m’assigne devant le tribunal.
- R. — Une traite non acceptée n’oblige à rien celui sur lequel elle est tirée. La traite jusqu'à son acceptation, est une sorte de facture. Or, la facture n’a de valeur que si la créance qui y est mentionnée existe réellement. Il en est de même pour la traite, si la dette n’existe pas : elle ne produit aucun effet juridique.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- AVIS
- Jug. du 31 janv. 95 disant que celui du 14 déc., 94, déclaratif de la faillite du sieur Barichon, teinturier, dégraisseur, tenant bureau de vente et location de propriétés, 63 bis, rue des Arts, à Le Perreux, s’applique au sieur Barichou (Jules-Jean), même professions et adresse.
- Répartitions de faillites & de liquidations
- Boudot (Gustave) et Cie, teinturerie, à Au-bervilliers. — S. : M. Boussard.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDAT
- Aubert (Charles-Eugène), apprêteur et blanchisseur de tissus, à Bapeaume-lès-ouen (Seine-Inférieure). —Jug. du 23 déc. , 34 % payables 4 % comptant et 30 % en b ans.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Poulain fils et 2AROGER, fabr. de tissus écrus ou teints, N Tue d'Aboukir, à Paris. — Cession par •Léopold Poulain à ses co-associés de tous S0s droits dans la société. — Acte du 6 déc.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- ^rorogation de 3 ans, à partir du 1er janv., 9 la Société BLAY frères et Cie, teinture et 26dsa8e des laines et draps. — Acte du
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- oMlle Lanternier a vendu à Mlle Sève un 8 de teinturerie, 75, rue de la Victoire.
- 1 Mile Dalloz a vendu un fonds de teinturerie, 19, av. Parmentier.
- M. Baret a vendu un fonds de teinturerie, 33, rue du Terrage.
- Mile Dubois a vendu un fonds de teinturerie, 25, av. Trudaine.
- M. Maillard a vendu un fonds de teinturerie, 17, Grande Rue de la République, à Saint-Mandé.
- Mme Lamberton a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue Meslay.
- M. Lagrue a vendu à M. Chambon un fonds de teinturerie, 28, rue Audigeois, à Vitry.
- M. Bordereau a vendu un fonds de teinturerie, 78, av. de Saint-Ouen.
- Mlles Gully ont vendu un fonds de teinturerie, 7, boul. Saint-Germain.
- Mme Massonnat a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue du Grand-Prieuré.
- M. Sahuc a vendu à Mme Fabre de Médine un fonds de teinturerie, 9, rue Blainville
- ASSURANCES
- contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie
- Le service des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreüses réclamations de nos abonnés, a pris une extension si considérable dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons, pas par retour du courrier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les abonnés.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Etant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l’incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour leur rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriel doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d’une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement,un abaissement de la prime.
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- LE MONITEUR DS LA TEINTUKS
- BIBLIOGRAPHIE
- Tout les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- VIENT DE PARAITRE
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Ce livre est divisé en trois parties principales :
- 1° Le blanchiment des tissus neufs, des fils et des cotons;
- 2o Le blanchissage domestique du linge dans les familles ;
- 3o Le blanchissage industriel.
- C’est-à-dire le blanchissage tel qu’il est exploité dans les usines de blanchisserie, installées dans les grandes villes. Ces trois parties principales sont précédées d’un précis historique du blanchiment et du blanchissage à travers les âges, et d'une étude spéciale des matières premières employées dans cette industrie.
- A la fin du volume sont groupés les différents renseignements recueillis par l’auteur, sur les installations et l’exploitation modernes des usines de blanchisserie ; on y trouvera décrites :
- 1° L’installation et l’organisation des lavoirs publics;
- 2° Les blanchisseries spéciales du linge des hôpitaux, des restaurants, dos hôtels à voyageurs des établissements civils et militaires ;
- 3° La manière d’établir la comptabilité du linge à blanchir ;
- 4° Les relations entre la direction des usines, leur personnel et leur clientèle.
- On trouvera dans ce livre les nombreux tours de main, les procédés en usage, mais peu connus, d’une industrie des plus utiles et des plus répandues. Au point de vue de l’hygiène, il faut opérer, le plus souvent possible, le blanchissage du linge en service. Au point de vue de l’économie domestique, il faut arriver à bien blanchir avec les procédés les moins coûteux. Ce livre permettra d’atteindre ce but et donnera satisfaction à l’hygiène et à l’économie domestiques.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe
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- — — Haïti .... 16.936.100 37.495.€ 92 34.049.808 96.800 134.196 214.677
- — — Guatemala....... 7 230.000 8.673.000 7.453.948 62.400 54.069 51.526
- — — Autres pays 63.418.500 44 831.239 47.717.607 — en poudre. 9.200 17.361 12 054
- Quercitron ....... .... 53.800 24.200 64.674 28.273 76.664
- Totaux ... . 112 485.600 106.942.240 97.992.580 Lichens tinctoriaux ........... 39.753
- 45.739.300 46.085.039 53.854.199
- Bois de teinture moulus. 61.900 126 231 135.084 Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles....
- Garance en racine, moulue ou en paille 446.000 550.705 571.924 17.600 18.912 64.302
- Curcuma en racine 463 100 493.969 401.359 Moulus 386.900 240.712' 219.621
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- Lichens tinctoriaux 209.500 342.335 682.929 Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran 196.400 468.922 143.593
- Ecorces à tan, moulues ou non 6.694.500 8.809.536 9.341.659 27.000 36.318 40.398
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Autres teintures et tanins 222.800 256.235 226.357
- 9.807.700 9.458.379 9.042.057 Cochenille 271.400 196.709 240.107
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- Noix de galle et avelandes entières, concassées Indi00 392.400 436.056 589.189
- ou moulues 4.347.300 2.636.050 1.712.468 Indigo-pastel, indigue, inde plate et bien boules de
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 1.632.100 836.478 1.535.804 76.700 73.452 55.165
- Safran 62.900 46.710 54.795 Cachou en masse......... ... .. ... . . 502.500 112.247 216.995
- Autres teintures et tanins 436.400 494.240 289.386 Rocou préparé 140.400 216.597 228.489
- Cochenille 414.360 264.640 303.554 Orsei le préparée, humide en pâte. 87-900 76 209 130.300
- Kermès animal 1.400 632 1.505 — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine 49.700 99.035 68.995
- Indigo 1.295 150 1.047 498 1.128.067
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- 3 5.766.410 42 4.655.885 762 4.220.515 Autres : Allemagne......... .. 7.313.000 5.031.705 4.520.998
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURR
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- ST DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de {IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
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- Bouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. THibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et e),4., rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
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- Arzherger, Schoff.et Cie, à Eisenach (Allemagne), société anonyme des matières colorantes et produits nimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). plege social : 105, rue Lafayette, Paris.
- ï Alun
- fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-mine, alun pur et raffiné.
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- A(N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancv (Meurthe-•Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. "Membre du 9,Épinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et “Ppret, 1
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infe-rieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
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- Ruch et ses fils, 29, tue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt* divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
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- J Decoudun et Cie, È. Delaroche et ses neveux, suc-cesseurs, 9, rue Friant, Paris.
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- — machines à chiner à deux couleurs
- Par M. Pierre-Marie Baabaij
- sette machine perfectionnée, destinée à [lner les fils en deux couleurs différentes, se t. Pose de deux cylindres pourvus de baguet-so"dlllantes, alternativement hautes et bas-: dirigées suivant les génératrices et régu-nent espacées. Les deux cylindres sont nëme" mouvement en sens contraire à la gu . vitesse et de manière à ce que les ba-ment“s basses de l'un correspondent exacte-, aux baguettes hautes de l’autre. Chaque finale 6 est creusée d’une cannelure longitu- sur la face extérieure et cette canne-de reiplie d’une corde, d’un feutre ou 2W (011. 7
- coulel, autre matière capable de retenir la Ce so—.
- et 8po, ’ en effet, ces garnitures élastiques elleg Bleuses qui servent a l’impression; teur, efoivent la couleur des rouleaux finis-
- Plongean en partie dans les bassines,
- contenant chacune une couleur différente. On comprend que les rouleaux ne touchant que les baguettes hautes du cylindre qui leur correspond et que les baguettes basses, ne recevant aucune couleur, serviront seulement de contre-partie aux baguettes hautes du cylindre opposé. Il s’ensuit que les écheveaux qui descendent verticalement entre les deux cylindres, seront imprimés suivant des rayures alternées de deux couleurs différentes.
- SÉCHOIR POUR TISSUS et autres matières textiles Par M. Emile Merty, ingénieur.
- L’objet de cette invention est un séchoir pour tissus et autres matières textiles, spécialement destiné aux blanchisseries, teintureries, etc. Ce séchoir comporte un ou plusieurs ventilateurs puisant l’air dans un couloir qui est en communication avec l’atmosphère extérieure par une ou plusieurs ouvertures réglables et le refoulant à travers un nombre correspondant de cheminées pourvues chacune d’un faisceau tubulaire, chauffé à la vapeur et débouchant au-dessus du plancher à claire-voie de la chambre d’étendage dans laquelle se trouvent suspendus les tissus, écheveaux, etc., à sécher, de sorte que l’air refoulé dans la chambre d’étendage par les ventilateurs précités, est obligé de se chauffer par son contact avec les faisceaux tubulaires indiqués, avant d’arriver à cette chambre.
- Près du plafond de la chambre, débouchent dans cette dernière une. ou plusieurs cheminées pourvues de registres de réglage et dont le bas est en communication avec le couloir
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- précité, de sorte que l’air chaud qui s’est élevé à travers cette chambre peut être aspiré à nouveau par les ventilateurs signalés pour être refoulé à nouveau par les faisceaux tubulaires mentionnés à la partie inférieure de la chambre d’étendage.
- Directement au-dessous du plancher à claire-voie de la chambre d’étendage sont ménagés un ou plusieurs couloirs, lesquels sont pourvus de ventilateurs ayant pour effet de refouler dans l’atmosphère extérieure l’air chargé d’humidité qui est descendu dans le ou les couloirs de la chambre d’étendage.
- (Reproduction interdite.
- ÉTUDE SUR L’IMPRESSION des pilous et flanelles coton
- Communication de M. O. Piequet à la Société industrielle du Nord de là France.
- (Suite)
- Le jaune d'alizarine, la céruléine et autres couleurs analogues, se fixent également à l’acétate de chrome.
- Les gris vapeur s’obtiennent soit en coupant le noir au campêche, soit au moyen de cachou de Laval que l’on fixe sans mordant, soit avec les gris divers gris solides Durand et Huguenin, nigrisine et cinéréine Poirrier, qui se fixent au moyen du tannin ou de l’extrait de sumac, et dont on peut augmenter notablement la solidité par un passage en émétique.
- Les couleurs d’aniline ordinaire ne sont pas en général assez solides pour l’article pilou, destiné à des lavages fréquents; outre les couleurs énumérées ci-dessus, il n’y a guère que le bleu méthylène, l’indazine, les bleus de paraphénylène diamine et autres du même genre qui soient assez solides pour cet emploi. Dans tous les cas, on doit choisir autant que possible des couleurs extrêmement solubles à l’eau et à l’acide acétique, afin d’obtenir des nuances unies, une meilleur fixation, et d’éviter l’encassement de la gravure.
- Brun d'alizarine. — 4,000 gr. S. Durand el Huguenin ; 7,500 gr. épaississant ; 1,250 gr acétate de chrome.
- Le jaune d’alizarine, la céruléine et autres couleurs analogues, se fixent également 8 l’acétate de chrome.
- Les gris vapeur s’obtiennent soit en coupant le noir au campêche, soit au moyen du cachou de Laval que l’on fixe sans mordant soit avec les gris divers, gris solides Durand et Huguenin, nigrisine et cinéréine Poirrier,
- qui se fixent au moyen du tannin ou de l’entrait de sumac, et dont on peut augmenté notablement la solidité par un passage en
- émétique.
- Les couleurs d’aniline ordinaire ne sontpaS en général assez solides pour l’article pilou: destiné à des lavages fréquents ; outre 165 couleurs énumérées ci-dessus, il n'yaguere que le bleu méthylène, l’indazine, les bleu de paraphénylène-diamine et autres du mën genre qui soient assez solides pour cet eh ploi. Dans tous les cas, on doit choisir autan que possible des couleurs extrêmement solubles à l’eau ou à l’acide acétique, afin tenir des nuances unies, une meilleure fixation et d’éviter l’encrassement de la gravure.
- 2° Teinture dans le genre n° 1. — La tel ture des pièces imprimées ne se fait génir. lement que sur noir d’aniline. C’est, ene la seule couleur d’impression qui résiste P, faitement aux opérations de la teinture . fait aussi des impressions sur pièces telonr. mais il faut naturellement que la tel puisse résister sans altération aux dive opérations de l’impression, ce qui n'a G,, lieu que pour les cachous, bleus à 19 Mu gris au cachou de Laval. On préfère 1® P souvent teindre après l’impression. étra-
- Les nouvelles matières colorantes cet zoïques sont les plus avantageuses PO. lout usage; elles sont d’un emploi facile» ces mélange permet d’obtenir toutes les n 0 voulues. Leur solidité à l’air laisse I—. a peu à désirer, mais elles sont solidet les lavage, elles sont très économiques
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- I procédés d’application sont des plus simples. irand“ Le noir d’aniline destiné à être teint après 250 8' impression doit être aussi intense que pos-
- 1 8ible afin d’éviter qu’il soit nuancé : aulrei teinture subséquente.
- s
- 8
- ! Le noir suivant donne d’excellents lats : •
- I Noir d'aniline. — 8 kil. amidon
- par la
- résul—
- n cou- | yen du I rdant, I )urand I irrier, I 3 Y'es- I nenter I ge en I
- blanc ;
- it | pilou, 1
- 3 les I •uèrè I nleus I ême 1 em- I tant I so- |
- 01,
- 1
- a-
- 4 kil. amidon grillé; 2 kil. sel ammoniac; 3kil. chlorate de soude.
- Cuire. Ajouter à froid :
- 6 kil. aniline ; 6 kil. acide chlorhydrique.
- Au moment d’imprimer, ajouter 2 kil. sul-fure de cuivre en pâte pour la quantité ci-dessus.
- On peut remplacer le sulfure de cuivre par ne dissolution de vanadate d’ammoniaque ou de chlorure de vanadium, à raison de 1 à K
- centigrammes de sel supposé sec par litre de couleur.
- Ce noir est très riche ; on le développe et on le fixe comme il a été dit plus haut ; s , "ance n’est pas modifiée, même par le rouge congo le plus intense. Peur les dessins chargés, on peut l’additionner de 1/8 à 1/5 de son volume d'épaississant à l’amidon, ou même d eau froide.
- 11 doit être complètement et bien lavé avant la teinture.
- Les couleurs les plus employées pour la “einture du pilou soit uni, soit imprimé en noir d’aniline, sont les nouvelles matières eolorantes dérivées de la benzidine, les con-808, les benzoazurines, chrysamine, brun BoUF coton, rouges, bleus, jaunes, noirs, verts, onze diamine. La teinture se fait en un seul bain avec addition de savon, de sel de Soude, de sulfate de soude, de silicate, borate U Phosphate de soude, ou de sel marin. Le shu8e à la paranitraniline se prête aussi très en cet usage ; il résiste aussi bien au Savon
- que le congo, et mieux à la lumière.
- e$ nuances composées s’obtiennent par yn8e des couleurs énumérées ci-dessus.
- ch l un certain nombre de nuances, Sles parmi les plus courantes. La teinture
- se fait à l’ébullition, au jigger ou à la cuve à garancer, et dure environ une heure.
- Les proportions indiquées sont chaque fois pour 100 kilos de tissus. Les pièces sont entrées mouillées dans le bain de teinture.
- Rouge. — Congo à 1 1/2 %, avec savon et sel de soude.
- Rose. — 25 à 100 grammes rouge solide diamine ; 5 kil. sulfate de soude ; 1 kil. sel de soude.
- Garance. — 1 kil. 500 rouge congo; 0 kil. 150 violet diamine ; 0 kil. 300 brun pour coton; 6 kil. sulfate de soude; 1 kil. 500 sel de soude.
- Grenat. — 1 kil. 500 rouge congo ; 0 kil. 150 brun pour coton ; 0 kil. azoviolet ; 6 kil. sulfate de soude ; 1 kil. 500 sel de soude.
- On peut employer aussi l’azogrenat Durand et Huguenin.
- Gris moyen. — 250 gr. benzoazurine 3 G ; 250 gr. brun pour coton ; 5 kil. sulfate de soude ; 1 kil. sel de soude.
- Brun Cachou. — 500 gr. pour coton ; 100 gr. violet diamine ; 50 gr. noir diamine BO ; 50 gr. jaune d’or diamine ; 6 kil. sulfate de soude ; 1 kil. 600 sel de soude.
- Havane. — 1 kil, brun ponr coton ; 50 gr. azoviolet ou violet diamine ; 100 gr. jaune d'or diamine ; 300 gr. benzoazurine 3 G ; 100 gr. vert diamine ; 6 kil. sulfate de soude ; 1 kil. 500 sel de soude.
- Beige. — 250 gr. bronze diamine ; 22 gr. brun pour coton ; 6 kil. sulfate de soude ; 1 kil. 500 sel de soude.
- Mode. — 400 gr. bronze diamine ; 200 gr. brun pour coton ; 6 gr. sulfate de soude ; 1 kil. 500 sel de soude.
- Vieil or. — 1 kil. jaune d’or diamine ; 50 gr. rouge solide diamine; 50 gr. vert diamine;
- 6 kil. sulfate de soude ; 1 kil. 500 sel de soude.
- On peut remplacer dans plusieurs cas le sulfate et le sel de soude par le sel marin. On augmente souvent les proportions de ces sels indiquées ci-dessus ; on emploie jusqu’à 15 % de sulfate de soude et 5 % de carbonate. Il est inutile, dans la plupart des cas, d’em-
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- ployer des quantités aussi considérables, qui ne sont justifiées que lorsque le bain de teinture est très étendu. Il faut qu’il contienne environ 10 à 20 grammes par litre de sulfate de soude, et 1 à 5 grammes de carbonate. Lorsque l’on teint des couleurs claires, on ne peut pas diminuer la proportion des sels aussi fortement que celle de colorant; les bains se tirent complètement dans les nuances claires, tandis qu’ils restent chargés de couleur dans les nuances foncées. — On peut alors, dans les bains suivants, employer pour obtenir la même nuance une moindre quantité de matière colorante et de sels.
- Tous les procédés de teinture sur coton peuvent s’appliquer à la teinture du pilou ; il n’y a d’autres limites que celles des commodités d’application et du prix de revient.
- Le tissu tiré à poil ne peut en effet se trouver bien d’opérations trop compliquées, qui ne pourraient que nuire à son aspect et à sa solidité.
- C’est ici que peuvent s’appliquer quelques mots au sujet du lavage du pilou.
- Le pilou étant un tissu tiré à poil en long, ce poil a évidemment un sens, respecté par le fabricant dans toutes les opérations du façonnage. On doit en tenir compte aussi lors de la confection des vêtements. Il est dès lors facile de comprendre que, si en lavant les vêtements de pilou on ne fait pas attention à ce sens, le tissu prendra un aspect hérissé et disgracieux. On évitera cet inconvénient en se servant d’un brosse douce au moyen de laquelle on lavera en suivant toujours le sens du poil.
- En observant les mêmes précautions pour le repassage, le tissu est toujours beau et comme neuf, le noir d’aniline qui constitue la couleur principale s’avivant par le lavage.
- Un autre défaut que l’on reproche au pilou, c’est la promptitude avec laquelle il est sujet à prendre feu.
- La surface seule brûle; à l’approche d’un foyer ou d’une bougie, il arrive quelquefois que le poil s’enflamme comme une traînée
- de poudre. Ce grave inconvénient ne se produit que dans les articles de basse qualité, peu dutitées,et tissées avec des trames grasses mal nettoyées par les divers traitements que l’on fait subir au tissu. Pour donner à ces articles un aspect convenable, on est obligé de les lainer à outrance afin de cacher la corde; le poil démesurément allongé est alors tout prédisposé à flamber à la première occasion. Les pilous de belle qualité, dans lesquels on n’est pas obligé de recourir à cette exagération, sont beaucoup moins inflammables, mais ont peut éviter complètement les chances d’accident en faisant subir au tissu une préparation fort simple et peu coûteuse, soit directement en phosphate d’ammoniaque, soit par double décomposition, par deux pas* sages consécutifs en phosphate de soude et en sulfate de magnésie. Les silicates, borates, aluminates, donnent aussi de bons résultats:
- 3° Soubassements grattés. — On appelle soubassement l’impression faite sur le UisS. écru ou blanchi, et destinée à être gratté pu puis recouverte d’un second dessin aPr pardessus. Il arrive souvent aussi que de soubassements grattés sont vendus tels quels, sans recevoir une seconde impression.
- Le plus ordinaire des soubassements est 6 plaqué ou matté.
- Il consiste en une impression unie, c. vrant toute la surface du tissu, et s'obtient avec rouleau gravé en hachures fines. On emploi quelquefois deux rouleaux : l'un grave en mille-raies ou zèbre et l’autre en picot très serrés ou mille-points. La couleur doit être assez claire pour bien s’étendre, et asse épaisse pour ne pas traverser complèteme le tissu.
- Les pièces mattées en noir d’aniline se font généralement avec une couleur moins cors que celle qui sert pour les dessins. On évi. ainsi d’affaiblir le tissu, lorsqu’il doit recevel deux impressions superposées en noir dan line.
- Le garnissage en mêlant les fibres imPl.. mées avec celles qui n’ont pas été atteint
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- par l'impression, transforme le noir en gris Wenço; les autres couleurs se modifient dang le même sens.
- On peut imprimer en soubassement toutes sortes de dessins à une ou plusieurs couleurs. On n’emploie pas toujours comme noir le noir Aniline; à Rouen, par exemple, on se sert ^préférence de noir vapeur au campêche, q"i ne risque pas, il est vrai, d’attendrir le "ssu, mais dont la solidité laisse beaucoup à désirer.
- 20 impression sur soubassements. —Cette mpression, la plus usitée dans le pilou clas-sque, est en tous points semblable à celle ^Un°l; il faut nauturellement que le sou-bernent et le pardessus se prêtent à la Comnbinaison.
- DE L’ENSIMAGE
- (Deuxième article)
- “huile d’ensimage doit s’émulsionner com-Entent à l’eau froide contenant du carbo-e de soude, ou de la potasse de l’ammo-"que de la soude, de l’eau de savon de P"taese, etc.
- Un . •
- . Proportion d’huile et de matière alcaline 4 “re réglée de façon que les deux pro-, ne forment pas savon car alors on dé-qorait le but désiré. L’émulsion est un 1/2
- , L’huile émulsionnée ne fait qu’un seul ‘0rng
- . : avec l’eau, elle conserve toutes les pro-P]AtA •
- plo.q"ilui sont particulières et présente
- 4e les caractères d’une solution savon-“8,
- ue
- 6 89 transforme réellement en savon 1,1 ^graissage, par l’augmentation de la dja"e alcaline, et souvent sous l’influence A, wehaleur. L/’hui’e restant huile et étant tp, mUlsion très finement divisée, pénètre 6pil0U8 les pores de la fibre, et rend celle-tqui souple, plus onctueuse, plus glissante, hig ne Lit pas tout à fait le savon, qui lui tlit a surface comme un vernis' et n'as-Pas l’âme même de la fibre.
- Les émulsions bien faites doivent pouvoir être additionnées d’eau sans laisser remonter d’huile à la surface, c’est-à-dire sans séparation d’huile. Il est bon de choisir l’eau servant à étendre les émulsions. Les meilleures eaux sont les eaux de pluies ou les eaux distillées, eaux de condensation dans les usines. Celles-là ne contiennent pas de chaux, de calcaire susceptible de transformer l’huile émulsionnée en savon calcaire, savon rugueux absolument contraire au glissement et à la souplesse. Les eaux de puits et de rivières ayant un degré hydrotimétrique élevé doivent être rejetées.
- Les savons et solutions savonneuses rendent les fils poisseux collanls-gluants. Ils recouvrent la laine d’une façon uniforme en bouchant totalement tous les pores et sans presque entrer dans le corps de la fibre. Au toucher et d’apparence la laine peut paraître bien graissée, elle glissera, mais ne remplira pas les conditions cherchées, car la réelle souplesse de la fibre n’existe pas.
- Les solutions de sulforicinates, huiles solubles, sont comme les savons. Elles sont poisseuses et gluantes employées seules. L’huile de ricin qui en est la base est trop collante et trop siccative.
- Les huiles solubles font bien, mélangées à l’oléine.
- L’oléine (acide oléique, huile de suif), est le résidu industriellement extrait de la fabrication des bougies .stéariques. Il existe dans le commerce deux sortes d’oléines, l’une dite de saponification, l’autre de distillation.
- L’oléine de distillation a une valeur moindre que celle de saponification, car sous l’influence de l’acide sulfurique et de la chaleur, l’acide oléique subit une altération et possède une odeur désagréable. Il existe dans le commerce plusieurs marques d’acide oléique presque exclusivement employées.
- Elles ne diffèrent entre elles que par plus ou moins de pureté, d’odeur, de facilité d’émulsion et de prix. Voici les principales marques : L’oléine de Lyon (saponification), oléine Ar-
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- mand (A. A.), l’oléine Fournier (distillation) oléine pour ensimage la simili oléine. Voici la manière pratique d’apprécier très vivement la valeur émulsine des huiles d’ensimage. On prend 100 c/c. d’une solution de potasse ou de soude à 5 grammes par litre, on y laisse tomber 10 à 12 gouttes de l’huile à essayer.
- A la plus légère agitation le tout doit immédiatement tourner et former une émulsion demi transparente et mousseuse au moment de l'agitation. Après 12 heures, l’huile ne doit pas surnager à la surface. En prenant une solution de carbonate de soude en cristaux à 10 grammes par 100 c. cubes, on doit obtenir une émulsion blanchâtre non transparente de laquelle ne remonte ni huile ni savon. — Les huiles qui rempliront ces conditions peuvent être considérées comme bonnes, car dans l’ensinage comme facilité dans le travail, ce sont les huiles qui s’émulsionnent le mieux qui rendent le plus.
- L’oléine est l’huile qui se dégraisse le plus facilement et se transforme la mieux en savon. Elle quitte donc très facilement la laine avant la teinture.
- Il est bon de s’assurer avant d’employer l’oléine, de sa purification de sa neutralité. Elle ne doit pas rougir le papier bleu de tournesol. Elle doit être totalement débarrassée de l’acide sulfurique qui est d’un emploi nuisible non seulement pour la laine elle-même, mais encore et surtout pour le matériel de filature qui peut être attaqué. M. Ude.
- LES CAISSES JE RETRAITE
- La loi concernant les caisses de re traite, de secours et de prévoyance fondées au profit des employés et' ouvriers vient d’être promulguée au Journal officiel. En voici le texte :
- Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,
- Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
- Article premier. — En cas de faillite, de li
- quidation judiciaire ou de déconfiture, lorsque, pour une institution de prévoyance, il aura été opéré des retenues sur les salaires, ou que des versements auront été reçus parle chef de l’entreprise, ou que lui même se sera engagé à fournir des sommes déterminées, les ouvriers, employés ou bénéficiaires sont admis de plein droit à réclamer la restitution de toutes les sommes non utilisées conformé ment aux statuts.
- Cette restitution s’étendra, dans tous J5 cas, aux intérêts convenus des sommes ainsi retenues, reçues ou promises par le cherde l’entreprise. A défaut de convention, lesJ. térêts seront calculés d’après les taux annuellement pour la caisse nationale «e retraites pour la vieillesse.
- Les sommes ainsi déterminées et non1— lisées conformément aux statuts deviendr. " exigibles en cas de fermeture de l‘établis5 ment industriel ou commercial.
- Il en sera de même en cas de cessionv lontaire, à moins que le cessionnaire ne c0 sente à prendre les lieu et place du cédan '
- Art. 2. — La Caisse des dépôts et consisne tions est autorisée à recevoir, à titre de, pôt, les sommes ou valeurs appartenais on. affectées aux institutions de prévoyance dées en faveur des employés et ouvri er’
- Les sommes ainsi reçues porteront m à un taux égal au taux d’intérêt du co des Caisses d’épargne. nt
- Art. 3. — Dans les trois mois qui SULEes la promulgation de la présente loi, tout sommes qui, à l’avenir, seront retenue, que les salaires des ouvriers et toutes celles se-les chefs d’entreprise auront reçues ou. des ront engagés à fournir en vue d’assur CEaisse retraites devront être versées, soit à la gu nationale des retraites pour la vieille®® ‘soit compte individuel de chaque ayant dr0‘ à la Caisse des dépôts et consignation » à des caisses syndicales ou patronales P lement autorisées à cet effet. , rendu
- L’autorisation sera donnée par décre Listra-dans la forme des règlements d’admites du tion publique. Le décret fixera les HMentd8 district, les conditions de fonctionne , la caisse et son mode de liquidation. Eepoot crira également les mesures à pren 1 caisse assurer le transfert, soit à um aulrge u»" syndicale ou patronale, soit à la Calese, des tionale des retraites pour la vieile intë-sommes inscrites au livret de chad ressé. d’entre.
- Les sommes versées par les chet atronse prise dans la Caisse syndicae ou P es sU devro t être -employées, soit en re Mtiesp8f l’Etat, en valeurs du Trésor ou gar"Hdeparte‘ le Trésor, soit en obligations de bres de ments, des communes, des Cham
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- ST DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- Commerce, en obligations foncières et communales du Crédit Foncier, soit en prêts uypot écaires, soit enfin en valeurs locales fnumérées ci-après, à la condition que ces | valeurs émanent d’institutions existant dans les départements où elles fonctionnent : bons de mont-de-piété d’autres établissements re-Connus d’utilité publique. Les titres seront Wominatifs.
- La gestion des Caisses syndicales ou pa-ronales sera soumise à la vérification de inspection des finances et au contrôle dr re— ceveur particulier de l’arrondissement du sege de la caisse.
- 3 des conventions spéciales interviennent entre les chefs d’entreprise et les ouvriers 00 employés, en vue d’assurer à ceux-ci, à 6Irs veuves ou à leurs enfants, soit un supplément de rente viagère, soit des rentes "emporaires ou des indemnités déterminées avance, le capital formant la garantie des jugements résultant desdites conventions gevra être versé ou représenté à la Caisse 8 dépôts et consignations ou dans une des pesses syndicales ou patrona’es ci-dessus
- Art. 4. — Le seul fait du dépôt, opéré soit a Caisse des dépôts et consignations, soit aoute autre caisse, des sommes ou valeurs jetées aux institutions de prévoyance, | elles qu’e>les soient, confère aux bénéfi-sares de ces institutions un droit de gage, as les termes de l’article 2073 du Code , ’ sur ces sommes et valeurs. Ce droit de ; ?9 s’e erce dans la mesure des droits ac-18 et des droits éventuels.
- La restitution des retenues ou autres vnmes affectées aux institutions de pré-d avance Qui, lors de la faillite ou de la liqui-salon, n’auraient pas été effectivement ver-8 a l’une des caisses indiquées ci-dessus gepgarantie, pour la dernière année et ce qui viild ü pour l’année courante. par un pri-bigs8e Surtous les biens, meubles et immeu-ra du chef de l’entreprise, lequel prendra sal Concurremment avec le privilège des cl gres des gens de service établi par l’arti-
- ' ‘91 du Code Jvil.
- nA"t 5. - Pour toutes les contestations prasves à leurs droits dans les caisses de ouv eyance, de secours et de retraite, les mal ers et employés peuvent charger, à la jugia"ité, un mandataire d’ester pour eux en Aersoit en demandant, soit en défendant. pubi:" 6. —Un règlement d’administration duNdue déterminera le mode de nomination quepan dataire et les conditions suivant les—
- Beront effectués le dépôt et le re’rait tées ommes et valeurs appartenant on affec-H J"X institutions de pré voyance.
- Terminera de même le mode de liqui
- dation des droits acquis et des droits éventuels, ainsi que le mode de restitutions aux intéressés.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.
- .........----.. • - —, • • -----
- PROTECTION des marques françaises à l’étranger
- Les Chambres de commerce ont reçu la circulaire suivante du ministre du commerce.
- « Monsieur le Président,
- « Les propriétaires des marques de fabrique et de commerce, ont besoin, pour défendre leurs droits, d’être renseignés sur les contrefaçons dont leurs marques sont l’objet à l’étranger. Ils trouvent à cet égard un précieux concours chez nos consuls qui adressent à mon département, par l’entremise du ministère des affaires étrangères, des renseignements relatifs à la contrefaçon et les spécimens des marques contrefaites qu'ils peuvent se procurer; ces renseignements et ces documents sont immédiatement communiqués par mon administration aux intéressés. Mais pour que les recherches de nos agents soient efficaces et pour qu’ils puissent agir en connaissance de cause, il serait nécessaire qu'ils eussent sous les yeux des modèles authentiques des marques dont ils ont à surveiller la contrefaçon.
- « Leur travail serait rendu bien plus facile si, après l’invitation que vous voudrez bien leur adresser, les fabricants et commerçants de votre région, qui se trouvent en relation d'affaires avec les pays étrangers, me faisaient parvenir, par votre intermédiaire, des modèles de leurs marques en nombre suffisant pour que chaque agent français à l’étranger puisse se trouver en possession d’un répertoire des marques qu’il aurait intérêt à consulter pour l’accomplissement de sa mission, où à mettre à la disposition des personnes qui désireraient prendre connaissance des marques authentiques de maisons françaises.
- « Dans le but de rendre commode le clas-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sement des dites marques, les modèles à fournir devraient être collés sur papier fort. de format tellière, et porter les indications suivantes :
- « 1° Nom, profession et adresse du titulaire de la marque ;
- « 2 Date du dépôt en France de la marque;
- « 3° Date du dépôt de la marque dans le pays étranger auquel le modèle serait destiné ;
- 4 ° Nom de la ville ou siège le Consul auquel la marque de fabrique sera remise ;
- 5 0 Produits que la marque sert à désigner;
- 6 Renseignements divers qui pourraient être utiles, dans chaque région, pour la recherche des contrefaçons.
- « Vous trouverez ci-après une liste exacte des postes (ambassades, légations, consulats généraux, consulats et vice-consulats), dans lesquels les modèles pourraient être déposés et parmi lesquels les intéressés auraient à choisir ceux à qui la communication de leurs marques leur paraîtrait utile.
- « Il est bien entendu que, pour épargner des frais etfaciliter enmême temps, les recherches de nos consuls, les industriels et négociants devront, autant que possible, limiter le dépôt dont il s’agit aux marques destinées à distinguer des produits d’une vente courante dans chaque pays ou susceptibles d’y trouver un débit.
- « Je vous prierai, Monsieur le Président, de m’accuser réception de la présente circulaire à laquelle vous donnerez, j’en suis assuré, toute la publicité désirable. »
- LES TISSUS DE SOIE PURE EXPORTÉS
- On vient de distribuer à la Chambre la proposition de loi de MM. Georges Graux et Fou-geirol portant modification des lois du 11 janvier 1892 et du 16 août 1895 et ayant pour objet de rembourser aux tissus de soie pure exportés les charges qui les grèvent.
- Voici le texte de cette proposition :
- Article premier. — Les droits sur les soies
- ouvrées et sur les soies teintes seront partiellement remboursés lors de l'exportation des tissus à un forfait fixé aux chiffres suivants :
- Tissus et foulards de soie pure :
- En couleur......................... 240
- Noir............................... 200 »
- Art. 2. — Modifier ainsi qu’il suit, la note A de l’article 459.
- Les tissus pongées, corah et tussah ou tussor de toute origine, sont assimilés aux tissus de foulards de soie pure écrus.
- DOUANES FRANÇAISES
- Pongées, corah et tussah de soie pure, d’origine extra européenne
- La loi du 11 janvier 1892 admet en frar-chise du droit de douane les pongées, corA tussah ou tussor, d'origine extra europt^ fabriqués avec de la soie écrue et n'ayant reçut l’apprêt ni de la teinture ni de l'impres" sion.
- Un avis du Comité consultatif des arls el manufactures du 13 novembre dernier, auque ont adhéré les Départements du commerce e des finances, a déterminé la nature et lesc8 ractères des étoffes auxquelles cette dispo! tion est applicable.
- Aux termes de cet avis, et conformé©6111 aux explications qui ont été échangée8 311 cours de la discussion du Tarif, l'immunle est privative aux pongées, corah, tussah,0 tussor, tissés dans les pays hors d’Europe,
- -A fac0ll soie écrue, façon toile, façon croise, sergé, qui n’ont pas été décrués après tissa ] de et n’ont subi l’apprêt ni de la teinture, l’impression.
- Les tissus de l’espèce décrués ou ayantre9 r d’i©'
- une opération d’apprêt, de teinture ou , pression et les étoffes d’un tissage de autre que les façons désignées ci-dessus vent être soumis aux conditions ordinaire'.. tarif.Ilen est de même des imitations de P gées,de corah et de tussah, fabriquées en. rope, quels que soient leur mode de 1a que tion et la préparation qu’elles ont L’immunité n’est pas non plus applicable
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- pongées, corah, tussah ou tussor, de toute origine et de toute nuance importés sous la forme d’objets confectionnés ou revêtus de broderies. Ces articles acquittent, dans le pre-mier cas, le droit des tissus de soie, selon l'es-pèce, augmenté de la surtaxe de confection et, dans le second cas, celui des broderies 8ur tissus de soie.
- Lorsqu’ils sont destinés à la fabrication des foulards, les pongées, corah et tussah extra-européens sont parfois divisés en comparti-ments revêtus d’un encadrement en fils retors °u en gros fils simples. Il n’y a pas à tenir compte de cette main-d’œuvre, pourvu, d’ail" lelirs, qu’ils remplissent les conditions de fabrication auxquelles est subordonnée l'ap-plication du régime de faveur, et notamment I-e les fils formant l’encadrement ne soient ni teints ni imprimés.
- Les pongées, corah et tussah extra-euro-Peens, importés par la voie d’un pays d’Eu-"Pe, sont passibles, dans tous les cas, de la Surtaxe d’entrepôt de 100 kilogrammes net. Oculaire du 20 novembre n° 2622 )
- JURISPRUDENCE
- CHEMINS de FER. — EXPÉDITION CONTRE
- REMBOURSEMENT
- eLes Compagnies de chemins de fer sont-obligées de se charger d’opérer l'encais-tranent du prix des marchandises qu’elles enpSPortent pour le compte des expéditeurs, treUn mot de se charger des expéditions con-des remboursement ? Sont-elles responsables o “S.
- MaAT.le premier point il Y a controverse, g'egt 1 Lest indubitable que la Compagnie qui cemt chargée d’effectuer un transport contre du poursement, doit compte à l’expéditeur rait ontant de ce remboursement, et ne sau-tajre”e borner à appeler en cause le destina-sang d qui elle aurait livré la marchandise lem Paiement. Mais il faut bien observer que a un"ndat donné dans ce but à la Compagnie manccaractère spécial et distinctif de celui du trice at de transport. La Compagnie expédi-ce mest-elle dans tous les cas responsable de n'y aandat, comme de celui de transport 1 II mandpas,de raison pour ne pas le décider. Ce "t s’adjoint, comme accessoire, au man
- dat principal qui a pour objet le transport et doit suivre le même sort, c’est-à-dire être régi par l’art. 99 C. Com. plutôt que par l’art. 1994 C. Civil. Du reste il comprend à la fois un mandat d’encaissement et un mandat de transport des fonds en retour.
- Ce mandat ne peut, quand la marchandise est déjà en cours de route, être donné directement par l’expéditeur à la gare d’arrivée. Pour modifier ainsi le mandat de transport primitif, celui-ci doit s’adresser à la gare où ce contrat a été formé; les agents des gares intermédiaires ou de la gare destinataire ne sont pas tenus de se conformer à ces instructions directes sans le concours de la gare de départ.
- Mais la gare expéditrice qui accepte ce mandat doit évidemment le remplir dans les conditions indiquées par l’expéditeur. Si celui-ci ne fait pas de recommandations spéciales, la gare de départ n’est pas en faute pour n’avoir pas eu recours à des moyens exceptionnels pour déférer à des ordres tardifs. La Cour de cassation a déclaré indemne une Compagnie qui avait reçu l’ordre de lever la clause de remboursement, en raison du refus du destinataire, assez tôt pour empêcher la vente d’urgence de la marchandise sujette à détérioration ; l’expéditeur reprochait à la Compagnie de ne pas avoir employé la voie télégraphique, alors qu’il ne l’avait pas demandée. La Cour d’Orléans a débouté un expéditeur qui, ayant chargé la gare d’Drléans de faire suivre un remboursement sur des marchandises expédiées 3 jours auparavant voulait rendre la Compagnie responsable de l’arrivée tardive de cet ordre à destination et de la livraison de la marchandise contre simple paiement des frais de transport; alors qu’il n’avait pas expressément demandé que son ordre fût transmis d’urgence et par les voies rapides et exceptionnelles.
- Un jugement du tribunal de commerce de de Saint-Quentin a été rendu contre un expéditeur qui avait, 5 jours après la remise en gare d’une marchandise, donné ordre de ne la livrer que contre remboursement ; cet ordre était arrivé trop tard, mais le jugement constate que l’expéditeur aurait dû faire plus de diligences dans sa réclamation.
- LE CURAGE DES COURS D’EAU
- Le curage est, par son importance et sa nécessité, la Ire charge des propriétés riveraines ; les barrages nombreux qui arrêtent le cours des eaux et causent des amoncellements de vases et de sables, et par suite des inondations, en cas de crues, en rendent l’accomplissement particulièrement impérieux dans les rivières non navigables ni flottables.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Déjà réglé avant 1789 par des édits, des arrêts du Conseil, des arrêts du Parlement, le curage est, depuis cette époque, prescrit et réglé par la loi du 14 floréal an XI et celle du 21 juin 1865
- Cette charge incombe aux riverains, aux usiniers, et encore aux propriétaires de fonds éloignés des cours d’eau, mais compris dans le périmètre des inondations.La règle est que tous ceux qui ont intérêt au curage doivent y contribuer. L’autorité administrative décide de cet intérêt;
- il est pourvu au curage de la manière prescrite parles anciens règlements ou d’après les usages locaux, c’est là le principe ; à leur défaut, ou si des modifications aux règlements et usages sont nécessaires, un règlement d’administration publique y pourvoira, « mais de manière que la quotité de la contribution de chaque imposé soit toujours relative au degré d’intérêt qu’il aura aux travaux qui devront s’effectuer. »
- Cette règle amène de grandes difficultés en pratique. L’administration a souvent pris pour base de l’intérêt, le prorata de la contribution foncière du riverain, celui de la contribution foncière et de celles des patentes de l’usinier.
- D’autres fois, elle apprécie l’intérêt d’après la valeur locative ou l’étendue des propriétés riveraines ; elle a décidé encore qu’un usinier avait l’obligation de curer dans toute l’étendue des vannes de son usine.
- Le Conseil d’Etat n'a accepté cette base qu’en fait et non en droit, c’est-à-dire qu’il valide de tels arrangements si effectivement la taxe qui en résultait a été proportionnelle à l’intérêt des imposés.
- Cette règle d’une répartition proportionnelle à l’intérêt, n’est pas détruite par l’application que le Conseil d’Etat n’a jamais hésité, à taire du principe général de l’art. 1382. C. civ.
- Toutes les fois que l’encombrement ou la dégradation des berges d’un cours provient du fait de l’un des riverains, l’auteur du fait devra seul supporter les frais de la réparation.
- Mais il peut s’élever, à ce sujet, une question de compétence dont la solution est déli-cate.
- Qu’on suppose, en effet, le cours d’eau entravé sur un seul point, par le fait personnel d’un riverain. Vainement, selon nous, les autres riverains intéressés demanderaient à l’administration de pourvoir, par un arrêté, au curage du cours d’eau.
- Le Préfet ne peut rendre qu’un arrêté général de curage, et il s’agit, dans l’espece, d’un fait isolé et d’une contestation privée. L’arrêté par lequel le Préfet, sans avoir ordonné
- le curage général du cours d’eau, prescrivait telle mesure au riverain, serait susceptible d’annulation pour excès de pouvoir; il ne pourrait invoquer le droit de police. L'exercer en cette matière, pour des faits isolés et individuels, ce serait absorber la conpétencejudi-ciaire, et sans texte, arriver à connaître de toutes les contraventions sur les cours d’eau non navigables ni flottables, alors qu’il a fallu un texte pour les attribuer au Conseil de préfecture, en matière de cours d’eau navigable et flottables. Il appartiendrait donc, en ce cas, à l’autorité judiciaire de régler l'indem-nité due aux riverains par l’auteur du fa" dommageable.
- Dans tous les cas, le principe est que l'obli: gation du curage est imposé aux propriétaires et non aux fermiers.
- Nous avons vu que, d’après la loi de l'an X un règlement d’administration publique doit intervenir s’il s’agit de modifier les règlement ou usages locaux, ou s’il y a des difficultés d’application, à l’effet d’édicter de nouvelles règles. Cette attribution demeure à l'autorite centrale.
- Tandis que les deux décrets de 1852 et de 1861 ont remis aux préfets, sous la seule con dition de prendre l’avis des ingénieurs qui n, doit pas être nécessairement conforme, 6 pouvoir de prendre des dispositions génera. les, dans le but de faire observer les régi0' ments ou usages dont l’application ne soutr pas de difficultés.
- Au sujet des règlements ou usages locau] la question s’est élevée de savoir si les arre. tés préfectoraux, réglant d’une manière 8ere raie le curage des cours d’eau d’un départe ment et intervenus en 1789 et l’an XI, étal _ valables et avaient pu abroger les règle ments et usages spéciaux à une rivière. Apr leur avoir reconnu cette valeur, le Con d’Etat a fini par leur dénier toute autorité-
- — Le but du curage est de rétablir le Vend table lit d’un cours d’eau, c’est-à-dire le1 et les rives. Toute opération qui a l’un de buts rentre dans le curage a
- Nous avons déjà dit que les sables et vase enlevés, les roseaux et herbes arrasa,-étaient laissés aux riverains. Beaucoup Gsent teurs, M. Demelombe entre autres, Y dans cet abandon une faveur de l’adminlbant tion, qu’ils approuvent d’ailleurs, eSUen que celui qui a la charge du curage doette retirer le profit : et ils font remarque que for-attribution de pur don, a lieu sans tex.eble. mel. Cette opinion est au moins contes^ de
- — Il se peut qu'une rivière ait chan ^0) lit. Si l’existence de l’ancien lit est démoleage, l’administration pourra en ordonnerlecbords. qui sera encore a vif fond et a vieux gile Mais la question préjudiciable de savolr
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSÜS
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- escrivait sceptible il ne 'exercer et indi-
- lit a jamais traversé tel ou tel fond appartient à l’autorité judiciaire.
- Le curage comprend donc tous les travaux dont nous avons expliqué le but et ne comprend que ceux-là.
- en Ce indem-du fait
- l’obli-étaires
- icejudi- 1 . -----------
- lître de I Défendre de faire des constructions ou des es d’eau 1 plantations à moins d’une certaine distance 1 a fallu I de l’eau, serait par conséquent commettre un de pré- I excès de pouvoir. Elargir ou redresser les vigable I rivières sous prétexte de curage aux dépens des terres riveraines, est également interdit. Des controverses célèbres ont plus d’une fois fait varier la jurisprudence sur cette question. Mais le Tribunal des conflits a, en 1873, tranché le litige. L’administration n’a, en matière de délimitation, qu’un droit de con-Statation; il faut, pour l’élargissement, les formes de la loi du 3 mai 1841. Par là, il a Consacré la jurisprudence du Conseil d’Etat.
- l’an XI e doit ments cultés ivelles itorité
- et de 3 con-ui ne ie, lë 1éra-égle-puffre
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- Mais en cas d’élargissement, il accorde à la 08 le secours pour excès de pouvoir et le groit pour les Tribunaux (sans annuler l’acte ni ordonner une reprise de possession) d’ac-corder une indemnité aux riverains.
- Lette solution illogique est peut-être la seule qui puisse ne pas méconnaître absolu-ment l’un des deux principes en présence.
- • une part, s’il faut appliquer jusqu’au bout [“Principe de la séparation des pouvoirs et de mcompétence judiciaire, on refusera aux bunaux même le droit d’allouer une indem-H.e, et par là on laissera la propriété rive-aine exposée à des empiètements sans yeours ; de plus sous prétexte de réserver à aadministration ]a connaissance d’un acte ministratif de délimitation, on enlèvera aux unaux une question de propriété privée, on eun des principes sera donc absolument PrG I ominant et l’autre absolument annihilé.
- autre part si l’on admet queles Tribunaux Peuvent indemniser les riverains dépossédés consacre les conséquences d’un acte illégal on aboutit à une véritable expropriation ns les formes.
- ; la hés au-ent ra-a»1 en tte )r-e. de
- e, s. le
- der Par arrêt du 13 mai 1876, le Tribunal .s conflits a reconnu aux Tribunaux le droit suspendre ]es trvaux de curage entrepris n les terrains en litige. Il a pensé que la tiesrve générale et absolue des droits des tiors’ contenue dans tout arrêté de délimita -de" donnait à l’autorité judiciaire le pouvoir se-prendre les mesures nécessaires à la con-d’ajalion de ces droits, sans méconnaître, nistratirs, ni même apprécier les actes admi-con administration a le droit de délimiter le e|i rs d’eau non navigable ni flottable, mais qui ne peut tirer ce droit que de la loi de 1790 du t U1 confie la mission de conserver les eaux F. erritoire et de les diriger toutes vers un Nd Milite générale.
- De plus, la loi du 16-24 septembre 1780, en confiant aux maires le soin de veiller à la salubrité publique dans la commune, leur donne en matière de cours d’eau un pouvoir qui devra se concilier sans doute avec les droits du Préfet, mais qui n’en est pas moins incontestable. •
- Ce pouvoir de police est donc la seule base juridique de l’arrêt du tribunal des conflits.
- Ajoutons que le lit des petits cours d’eau ne cessant pas d’appartenir aux riverains, il n’y a pas à parler d’indemnité d’expropriation, mais seulement de dommages.
- Enfin si l’empiétement sur les propriétés riveraines provient, non de l’arrêté du curage ou de délimitation, mais de l’exécution des travaux, les tribunaux civils ont compétence poar connaître le droit des propriétaires et pour statuer sur le dommage causé (conseil d’Etat 3 août 18 77.)
- Le curage est parfois opéré par les riverains, au droit de leur propriété, et faute par eux de le faire, il est exécuté à leurs frais.
- Le plus souvent le curage est fait par des opérations d’ensemble réglées par la loi du21 juin 1865, aux termes de laquelle :
- 1o des associations libres peuvent être formées avec le consentement unanime des intéressés ;
- 2° des associations autorisées peuvent être formées par une majorité des intéressés, ce qui les distingue des associations libres ; mais elles ont besoin de cette majorité, ce qui les distingue des associations forcées.
- Après l accomplissement des formalités prescrites par la loi, enquêtes, plans des terrains intéressés, et état des propriétaires de chaque parcelle etc , etc., le Préfet autorise ou refuse d’autoriser l’association par un arrêté affiché et que, dans le mois, à dater de l’affichage, les intéressés peuvent en déférer au ministre des travaux publics. Il est statué par un décret en conseil d’État.
- L’autorisation une fois accordée, les propriétaires dissidents en font nécessairement partie, seulement ils ont 4 mois à dater de la notification du premier rôle des taxes, pour contester leur qualité d’associé ou la validité de l'association.
- L’assemblée générale des intéressés et les syndics chargés de l’administration forment les deux éléments qui concourent à l’administration de l’association syndicale. Leurs pouvoirs respectifs sont déterminés d’après les modèles d’arrêtés préfectoraux, auxquels l’administration est dans l’usage de se référer.
- Les principaux avantages des associations : intéressées sont les suivants :
- Leurs travaux étant considérés comme tra-I vaux publics, elles peuvent recouvrir à l’ex-| propriation, et leurs marchés sont de la com-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pétence des conseils de Préfectures qui connaissent aussi des dommages, autres que l'expropriation, qu’elles peuvent causer. S’il y a lieu d’établir des servitudes, les contestations qu’elles soulèvent sont portées devant le juge de paix, et s’il y a lieu à expertise, il n’y a qu’un seul expert.
- Les taxes sont considérées, au point de vue du recouvrement et du contentieux, comme des contributions directes.
- Il ne faut pas en conclure, cependant, que les tribunaux de simple police cessent d’être compétents, pour statuer sur les contraventions aux arrêtés prescrivant le curage.
- A défaut d’associations libres ou autorisées, les lois du 14 floréal an XI et du 16 septembre 1807 continuent de recevoir leur exécution, sauf les contestations jugées, d’après la loi de 1807, par une commission spéciale, le seront désormais par le conseil de Préfecture, et que, pour la perception des taxes, l’expropriation et l’établissement des servitudes, il sera procédé conformément à la loi de 1865. Là il faut voir le droit pour l’administration de réunir encore les propriétaires en syndicats forcés.
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- Formation de la Société anonyme coopérative dite Société anonyme pour la teinture des filets de pêche, à Banyuls-sur-Mer. — Durée : 50 ans. — Cap. : 3.000 fr. — Acte du 25 déc.
- Formation de la Société en commandite FAUQUET-LEMAITRE, filature, tissage et blanchisserie, à Bolbec, avec usine à Lillebonre et Caudebec et maison de vente, 28, boul. Cauchoise, à Rouen. — Durée : 10 ans. — Cap. : 1 600.000 fr. par la commandite. — Acte du 2 janv.
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- Modifications des statuts de la Société Paul Berr et Kingstone, blanchisserie, quai Nat.o-nal, à Putaux. — Par suite de la cession par
- M. Kœnigstein à M. Berr de tous ses droits dans la société et l'admission d’un commanditaire, la raison devient Paul Berr etCieet le capital est porté de 120.000 fr. à 140.000 fr. — Acte du 13 janv.
- Modification de la Société Gros et Cie, fab. de boissellerie pour teinturiers, à Vaux-lës-Saint-Claude. — Retrait de M. Patel de la société. — Jug. du 2 janv.
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- M. Manoughian a vendu un fonds de teinturerie, 135, rue du Faubourg Saint-Denis.
- M. Lesieur a vendu un fonds de teinture, 54, rue de Dunkerque.
- Mme Villetard a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue des Filles-du Calvaire.
- Mme veuve Alméras a vendu un fonds de teinturerie, 31, rue Godot-de-Mauroi.
- M. Chargebœuf a vendu à Mme Leduc, un fonds de teinturerie, 142, boul. Raspail.
- Mlle Hespel a vendu un fonds de teinturerie. 4, rue Nollet.
- M. Brochard a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue de l’Odéon.
- Mme veuve Quinet a vendu à Mme veuve Dupré, un fonds de teinturerie, 35, rue Monge Mme Letondal a vendu un fonds de teintu rerie, 48, rue Taitbout.
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- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouer^1' couronné par la Société libre d'émulation^ commerce et de V industrie de la Seine-In]1' rieure. Troisième édition. Un volume 173 avec figures et un atlas. Prix : 13 FR.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- RCON iété des elles de
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Épaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire^ service du journal compris,
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- Soeilerser, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- chile anonyme des matières colorantes et produits giaclques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). 8e social : 105, rue Lafayette, Paris.
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- Suleu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée, pur.e dalumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
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- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g.
- Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
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- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
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- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen' exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
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- 40e Année. — No 5.
- 5 Mars 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- 53 |W
- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Perfection-tements aux appareils, à travail continu. — Une école de teinture. — La laine mohair d’Angora. — Tarifs île chemins de fer. — Les accidents du travail. — Jurisprudence. — Mouvement des matières premières.
- Renseignements commerciaux. — Assurances. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussic r Analyse des brevets de nature à intéressé' nog lecteurs.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL
- pour traiter par immersion, en vue du dé-9ommage ou dans un autre but, les fibres épiantes, tiges ou pailles de lin, dechan-ore, de ramie, etc.
- Mr MM. Taylor Burrows et Dick Edwards Radclyffe.
- Le but de cette invention est de permettre arTiver d’une manière simple, économique P^tique à dégommer, nettoyer, assouplir ' blanchir les fibres extraites des plantes “es Que le lin, le chanvre, la ramie, etc., ou Neur faire subir une partie de ces opérations t qu’à les traiter par immersion dans un Quelconque, après qu’elles ont été rouies, '^niquées, teillées, etc.
- °Ur dégommer, assouplir, blanchir, etc., , fibres (rubans, lanières, etc.), on les plaça lang nn L ’
- n oain ou dans une suite de bains, les ahimiques, les autres ne contenant que . oau en employant bien entendu les corps
- "Posés chimiques appropriés à l’opéra-"Ol Que p.
- 1 1 on veut faire; on a recours, par "emple, . : H
- 1’ Un bain alcalin pour dégommer ;
- 2 Un bain d’eau pure pour se débarrasser de la gomme par lavage ;
- 3- Un bain de chlore pour blanchir ;
- 4: Un bain d’eau froide pour rincer après le blanchiment ;
- 5: Du savon ou autre composition convenable pour assouplir ou donner du brillant.
- L appareil imaginé pour le procédé en pratique comporte une série de paliers ouverts ou fourches reliées ensemble et animées d’un mouvement continu autour d’un ou de plusieurs axes communs dans une direction cir—
- 4 culaire ou autre, ces fourches recevant les tourillons ou extrémités des axes de cages qui renferment les fibres en traitement, en combinaison avec des guides parallèles au mouvement des dites fourches et qui permettent de placer et d’enlever les cages tout en empêchant leurs axes de sortir des supports à fourche lorsque ceux-ci se trouvent dans une position renversée, ce qui permet le mouvement de translation des cages.
- NOUVELLE ORNEMENTATION pour velours et tous tissus métis
- Par la Société Wissel et Cie
- L’objet de cette invention concerne l’obtention de dessins divers sur tissus métis, en enlevant, rongeant ou épilant certaines parties de l’étoffe, tout en laissant un fond ou canevas.
- Cette obtention est faite au moyen de planches, rouleaux à creux et relief, brosses, etc., ou tout autre mode d’application : les-dits rouleaux portant le rongeant à appliquer
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- 102
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sur le tissu pour épiler ou ronger le poil ou toute autre partie du tissu.
- Le rongeant habituellement employé par les inventeurs se compose :
- 1° Pour la soie ou la laine, d’un produit alcalin, basique (potasse, soude caustique, etc);
- 2 Pour le coton, d’un mélange d’acide oxalique et d’acide sulfurique ou tout autre produit formant rongeant.
- Pour varier l’ornementation ainsi obtenue, on applique des impressions diverses ad hoc ou autres, sur le creux et le relief.
- MACHINE A NETTOYER LES ROULEAUX servant à l'impression de tous les textiles et particulièrement la laine
- par la Société Skène et Devallée et M. Florin-Leclerq.
- Cette machine se compose de deux bâtis ou flasques,— des entretoises reliant ces flasques et les maintenant en position rigide, — d’un rouleau en bois ou en métal recouvert de caout-chouc, drap ou feutre, tournant dans des supports et commandé par des poulies, et d’une bassine insérée dans les flasques du bâti et contenant l’eau servant au nettoyage du rouleau d’impression ; cette bassine étant pourvue d’une soupape ou robinet de vidange, quant au rouleau d’impression à nettoyer, celui-ci se place dans des coussinets appartenant à la machine et est appuyé contre le rouleau nettoyeur au moyen d’une vis, d’un petit volant et d’une double bride.
- Les rouleaux tournent dans l’eau de la bassine et, comme ils sont pressés l’un contre l’autre, il s’ensuit que toute la pâte ou la teinture pour l’impression qui était restée sur la garniture de feutre ou de drap est pressée hors de cette garniture. Cette extraction une fois opérée, il n’y a plus qu’à sécher le rouleau d’impression et ceci se réalise en faisant évacuer l’eau de la bassine et tourner ensuite le rouleau à sec, sur la mâchoire même, pendant quelques minutes.
- FABRICATION DE TISSUS et de membranes poreux et résistant aux acides
- par M. Carl Hoepfner
- Comme on le sait, on obtient des tissus p
- reux, résistant aux acides, par la nitration tissus en matières organiques. Toutefois,
- lèche mené; les ei D’ap eux t
- lin
- le (ce
- procédé auquel on a recours, ne permet p relord de réaliser une nitration uniforme des tissi ion si ou membranes, uniformité de nitration q aslens est pourtant d’une importance capitale poi lare 1 l’application de ces tissus, soit à la filtration tah
- soit à l'électrolyse, soit à d’autres buts.
- L’inventeur réalise dans de meilleures emn-pr ditions la nitration régulière, c’est-à-direl znen
- résistance uniforme aux acides des tissus,t soumettant d’abord à un traitement spcia les différentes parties constituantes destis sus, c’est-à-dire des fils, des bandes, desr-bans, etc., en coton, lin ou autres matière organiques. Ce n’est qu’ensuite que l’on fora les tissus.
- Le traitement préalable des bandes, fh rubans, etc., consiste soit dans la nitration,
- soit dans leur imprégnation ou revêtement8 moyen de paraffine, de collodion ou d’autre»
- substances insolubles dans l’eau et résiste aux acides.
- Afin de donner aux tissus une résista
- plus grande encore, par voie mécanique, ® insère dans le tissu, entre les fils nitres.
- 8 01
- ws[ placé pare tu toi tordre
- .§
- Soit
- substances minérales, par exemple desrubans "pér
- U.................. lA d’amiante ou des baguettes de verre e de telle façon que les fils constituent la chal et les substances minérales la trame, et versa.
- s
- Mu ime font
- PERFECTIONNEMENTS relatifs ou connexes à la production veaux de mèche de lin ou de chan^ par M. Robert Garret Campbell-
- La mèche ordinaire en lin ou en chetts ne peut pas être envidée en écheveaux tée sous forme d’écheveaux, car elle " 8 suffisamment de consistance. DanslePEse connu sous le nom de « filature a
- 5 g - 2 s 4 "s. -S 9 &3 s cD. m 5,
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 103
- listant
- tissus p itration utefois.
- lèche », deux torons de mèche ordinaire sont menés côte à côte dans le métier à filer et lès en un seul fil bitord.
- D’après la présente invention, on prend les leux torons (ou un plus grand nombre) soit nlin ou en chanvre et on les retord ensem-de(ce qui peut être effectué sur un métier à
- ermet p melordre ordinaire) et on leur donne une tor-
- non suffisante pour faire un cordon bitord qui («ensuite envidé en écheveauxque l’on peut
- des tissu ration q
- itale pot lire bouillir dans une solution alcaline et
- filtratiod )UtS.
- u res con
- tachir ou teindre comme on peut le désirer, taon les traite par les procédés chimiques, 8 produits chimiques peuvent être complè-
- -à-direlk ment séparés par lavage. Ledit fil bitord est
- isSUS,: t spécil des is-des ni' matière on (orras
- dors prêt pour être enroulé sur des bobines et lacé comme mèche sur le métier, à moins que l’on aime mieux au préalable supprimer en tout ou partie la torsion sur un métier à 'ordre en tordant le fil en sens inverse.
- .es, fh. itration, ment se fauW ésist&l
- sistant
- [ue,00 és, des rubans et ceb chah et oit
- an^ tirs ‘aps vocëdë
- PERFECTIONNEMENTS
- “Pportés aux machines à encoller les fils de matières textiles de toute nature
- ParM. Jules Constantin, constructeur.
- Soit une chambre ordinaire de chauffage, "tmnee de toutes parts et munie d'une chemi-8 d appel. On y place des ventilateurs Fencés comme à l’ordinaire ; ils prennent de " froid vers leur centre et le refoulent vers Periphérie en |e forçant à passer à travers ’uyaux de chauffage formant serpentin; 8tuyaux peuvent être à ailettes ou de sys-“e Quelconque. Des galopins ou rouleaux | disposés circonférenciellement et à la pance convenable autour des tuyaux de
- a8e. Les rouleaux-galopins peuvent entraînés par le fil même qu’il s’agit de "fr.ou à l’aide d’un petit câble s’enroulant
- Petites poulies à gorges montées sur Eln des galopins.
- a, n.C^Onnernen^ — Le fil passant sur les . Binsformés par chaque groupe circulaire, vepgitaoDne pour ainsi dire l’air fourni par le ateur correspondant. L’effet utile est
- non seulement obtenu plus directement à cause du système même du groupement qui tient constamment la matière à sécher à une distance uniforme des tuyaux de chauffage, mais encore il est plus considérable pour un même parcours de fil, parce que l’air chaud doit, pour s’échapper de cette capacité emprisonnée par les fils, agir sur leur parcours complet et sur chacun d’eux.
- Enfin par la succession des groupements, le séchage est rendu complètement méthodique. La disposition supprime les pertes de circulation d’air chaud par les flancs, ces derniers ne peuvent ici servir qu’à l'aspiration.
- {Reproduction interdite.}
- PERFECTIONNEMENTS
- aux appareils à travail continu pour oxyder, imprégner de vapeur, mouiller, sécher, etc., les tissus, papier, etc.
- Par M. REMY
- Le présent perfectionnement se rapporte aux appareils dans lesquels les tissus, le papier, les écheveaux sont exposés, pendant un certain temps, à l’action de gaz, vapeurs ou air chaud, dans un espace relativement petit, avec un développement aussi grand que possible de leur surface, et dans lesquels ces matières entrent et sortent sans discontinuer, d’une manière automatique.
- Le perfectionnement apporté à cet appareil consiste dans un dispositif, au moyen duquel la matière entrant dans l’appareil (tissus, papier, etc.,) est automatiquement plissée et suspendue sous cette forme, pour présenter pendant son passage à travers l’appareil, de grandes surfaces à l’action des gaz, vapeurs ou air chaud.
- L’appareil peut être fermé entièrement ou en partie. Des ouvertures sont, en effet, nécessaires pour faire entrer et sortir la matière la matière à traiter ainsi que pour faire entrer les organes moteurs.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ost entouré par les parois latérales W la couverture V.
- Des supports verticaux M qui port
- ânes m( isl’appa t roues
- Fig. 1, coupe longitudinale.
- Fig. 2, coupe transversale.
- Fig. 3, coupe horizontale de l’appareil qui
- EiE
- dimini
- iiui
- emi i»i omi iomi
- coo)iciEilisliie
- irai itmmi omi iRmE
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-
- KT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 105
- ânes moteurs et conducteurs sont disposés s l’appareil. Ces organes sont d’abord les troues à chaîne R dont chaque groupe de tre est disposé dans un plan vertical et ouré d’une chaîne sans fin P.
- ,es chaînes sont mises en mouvement par iou plusieurs roues à chaîne.
- ides distances convenables, des brascourts
- les chaînes P, sous une direction verticale et se dirigeant vers le bas, les tourniquets C soulèveront la tige B la plus proche, arrivant avec la chaîne, et avec elle les deux bras A, et il les retourneront dans la direction opposée, c’est-à-dire qu’ils les pousseront en avant de sorte que les bras se trouveront dans la direction du mouvement de la chaîne ; par
- A
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- s R ‘S;
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- I
- "rnants A sont disposés sur les éléments "chaine, et deux de ces bras, se trouvant P°Sition correspondante sur les deux 68 P, sont toujours reliés entre eux par iges ou rouleaux B.
- que les chaînes sont mises en mouve-Tles deux bras A, avec la tige qui les " trouveront rabattus vers le bas, c’est-contrairement au mouvement des ralentrée de l'appareil et avant que (ere à traiter y pénètre.
- ^ endroit convenable, c’est-à-dire là où
- 6 entre dans l’appareil au moyen de Ux conducteurs D, se trouvent un ou avil tourniquets C qui peuvent tourner 9 Que le mouvement des chaînes, natière entre telle dans l’appareil, entre
- ce mouvement, la tige B a passé au-dessous de l’étoffe, etc., qui, maintenant en avançant, se dispose en se plissant vers le bas, jusqu’à ce que le tourniquet C soulève la tige suivante et l’introduise sous l’étoffe, de sorte qu’un second pli se forme. Les chaînes sans fin continuant leur mouvement en avant, tandis que le tourniquet C est arrêté dans son mouvement, après chaque changement de direction il se produit un espèce de temps d’arrêt suffisant pour la formation automatique des plis. On peut régler la longueur de ces derniers.
- Ce procédé de renversement en avant des tiges B, l’une après l’autre, se répète continuellement, de sorte que la matière parcour l’espace entier sous forme de longs plis sus-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pendus bas, avec les chaînes P, jusqu’à ce que la matière arrivée au bout opposé supérieur quitte l’appareil directement, au moyen de rouleaux conducteurs E, ou soit reconduite
- Figure
- par les chaînes à son point d’entrée pour uitabl sortir de l’appareil. Ce dernier mode est pré nsTa férable parce que la matière pendant son ri tour est ainsi exposée encore une fois àl'at «En 5 oducti
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- : Proj
- ieu de
- tion des gaz, vapeurs ou air chaud. La mise en mouvement des différents éléments s’explique par le dessin et n’a pas besoin d’autres explications.
- Fig. 4 et 5, partie de l’appareil où la matière entre, et où les tiges B sont retournées par les tourniquets C, ainsi qu’il a été décrit plus haut.
- L’appareil peut être muni d’ouvertures de sortie et mis en communication avec des ventilateurs et des appareils d’épuisement pour expulser ou extraire les vapeurs humides.
- PETITION des filateurs et tisseurs de coton de l’Est
- La pétition suivante vient d’être adressée aux pouvoirs publics par les filateurs et tisseurs de coton de l’Est :
- « Messieurs,
- « Les soussignés appellent respectueusement votre attention sur les observations ci-après, auxquelles leur paraissent donner lieu
- les dispositions introduites dans divers projets de loi soumis aux délibérations du Parle ment.
- « 1° Réforme du régime fiscal des succession
- « Le principe de la progressivité, introduit sur ce point, ne tarderait pas à être généralisé et son taux serait ensuite sans cesse relevé suivant les convenances budgétaires.
- :Sere seroi dileso
- «Ce "dustri à l'ouvr Flame fjuart 'Par
- « Cette proposition pèserait de tout son qil all poids sur la propriété immobilière dont If onsà
- immeubles industriels constituent une pr
- importante, et qui ne peut se dérober ala
- 5
- O —
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- tion du fisc, tandis que la fraude sur les v& leurs mobilières serait puissamment excitée,, d’où une nouvelle dépréciation de la propriété immobilière, que les capitaux déserteraient de plus en plus pour se porter vers les valeur5 de bourse et, notamment, vers les valeur5 étrangères.
- « La population ouvrière et l’Etat lui-mëne souffriraient gravement de ces résultats.
- « La proportionnalité de l’impôt est seule
- «11 f
- Prla c dec
- JII in Ail tou tticul tole : «Le lhce
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- rée pour le est pré nt son r# bis à l’ac
- uitable et seule peut empêcher de tomber ns l’arbitraire.
- 2° Révision des patentes
- «En appliquant l’impôt des patentes à la
- ers PrO-u Parle-
- ;cesiiom htrodul zénérs-isse re-
- res.
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- la
- les va-xcitée;, opriëké eraient râleurs râleurs
- 3
- CX»
- B
- oduction directement constatée, le projet sup-se, par là même, un système de recherches i, restreint d’abord aux cas pour lesquels Btat possède des moyens d’investigation articuliers, serait ensuite appliqué à toutes sindustries. Une telle inquisition a toujours «levé une réprobation unanime.
- i Le projet crée, d’autre part, dans une ne industrie, des classes différentes frap-ade droits qui présentent le caractère de la vgressivité. Comme pour les successions, m’est là qu’un essai, mais il ne tarderait 8 être étendu à toutes les branches de la 'oduction.
- ^Projet relatif aux assurances contre les accidents
- • Bien que le deuxième projet du Sénat, quel s'adressaient nos critiques, parraisse aujourd’hui abandonné, les soussignés ont eu de redouter que son esprit ne subsiste et sSeretrouve dans un nouveau projet à venir, -croient, en conséquence, devoir reproduire :i les objections qu’il leur paraissait soulever.
- ' Ce projet créait, surtout pour les petits "dustriels, une charge intolérable en donnant "louvrier victime d’un accident le droit de amernonpas seulement les arrérages,mais ""art du capital représentant l'indemnité. 'Par le chiffre considérable des indemnités #1 allouait aux familles, il incitait les pa-"Ds à donner la préférence, dans le choix de * ouvriers, aux célibataires ou aux étran-86rg,
- ' il faisait supporter, contre toute justice, " la collectivité des industriels, l'insolvabi-de quelques-uns d’entre eux.
- iitt "stituait une assuranee d’Etat qui ren-oute concurrence impossible aux Sociétés culleres, et aboutirait fatalement au mo-ne absolu de l’Etat.
- 1 Les soussignés demandent, en consé-
- seule
- « — Que les projets sur les successions et sur les patentes soient modifiés sur les points essentiels ci-dessus visés.
- « Et que, dans le nouveau texte qui sera voté par les Chambres concernant l’assurance contre les accidents, on écarte absolument des dispositions du genre de celles dont les résultats si regrettables viennent d’être signalés.
- « Ils se permettent, en outre, de réclamer contre les tendances générales que dénotent et les textes ci-dessus visés et d’autres dès à présent annoncés. La suspicion dont il semble que le capital soit l’objet, et des mesures ayant pour résultat de porter atteinte à la liberté, à l'autorité et à l’influence patronales, ne peuvent que compromettre notre production, et, avec elle, le bien-être de la population ouvrière et les ressources du Tréso public. »
- UNE ÉCOLE DE TEINTURE
- Sommes-nous à la veille de manquer de teinturiers ? La Chambre syndicale de la teinture jette un cri d’alarme, dont nous trouvons l’écho dans VUnion nationale. Pour parer à ce danger, un publiciste technique, M. Gouil-Ion, propose la création d’une sorte de conservatoire spécial :
- M. A. Bonnet, préparateur d’une école pratique d’industrie, répond à M. Gouillon par une lettre dans laquelle il explique les avantages qui ressortiraient de la création d’une école pratique de teinture et de nettoyage, sous le patronage du Ministère du commerce et de l’industrie et avec le concours de l’État et du Conseil municipal. Il termine en disant : « La teinture est l’une des plus belles industries; la France, il y a longtemps, a tenu le premier rang par ses excellents produits. Elle doit tenir à honneur d’en fournir de meilleurs, par la voie de l’école d’apprentissage. »
- M. Jolly nous fait part des démarches qu’il
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- a faites auprès des conseillers municipaux, qui ont approuvé et encouragé ce projet. MM. Orliac, Mars et Piet sont très partisans de cette école, où les jeunes gens, après un stage de trois ans, deviendraient de parfaits ouvriers.
- On ne peut qu’applaudir à tous les efforts faits par l’initiative privée pour maintenir nos industries au rang élevé qu’elles ont su conquérir.
- LA LAINE MOHAIR D’ANGORA
- Le « mohair » ou « tiftik » est le poil d’une espèce de chèvre que l’on rencontre dans les provinces d’Angora et de Castamboul, où elle a été introduite, paraît-il, par les Arméniens de Van.
- Le climat de ces deux provinces leur étant très favorable, la race s’y est modifiée et même sensiblement améliorée, au point que le mohair d’Angora (Engurutiftik) est réputé comme étant actuellement beaucoup supérieur au mohair de Van (Van-tiftik).
- Le tiftik est, depuis septante-cinq ans, le principal article de commerce d’Angora ; il a été ultérieurement la cause de sa décadence.
- Jadis, le tiftik ne s’exportait pas à l’état brut ; il était travaillé sur place et servait à a fabrication des « sophes » et des filés. Ces articles étaient exportés en Europe et les fabricants étaient des Arméniens possédant tous un secret de teinture ou de fabrication ; ils n’admettaient jamais d’étrangers dans leurs filateurs et, aujourd’hui encore, les quelques filateurs qui existent à Angora sont arméniens.
- Déjà, en 1821, le commerce des étoffes en tiftik était très développé; de grandes quantités en étaient exportées à Smyrne, qui était, pour ainsi dire, à cette époque, le port d’embarquement d’Angora dans le bassin de la Méditerranée et qui servait d'entrepôt aux négociants en tiftiks : ces derniers y avaient leurs représentants et leurs correspondants,
- et c’est de ce port que pariaient les commande pour l’Europe, pour la Hollande principalement. En cette même année de 1821, de grandi stocks de tiftik avaient été expédiés à Smyrne lorsque survint une forte crise commerciale en Orient, qui ruina nombre de négociants d’Angora.
- A cette époque, les prix des tiftiks et des filés étaient comme suit
- piastr.
- Filés pour la consom-
- mation locale. ... 7 à 12”les 40 dirhems
- Filés pour l’exportât. 4 7 »
- Tiftik brut.............5 10 l’ocques
- La production annuelle était de 300,000a 350,000 ocques, dont un tiers environ servait à la confection des sophes, étoffes, etc., et les deux autres tiers étaient exportés sous forme de filés.
- D’après le Journal de la Chambre de commerce de Constantinople, ce n’est que vers 1830 que le tiftik brut commença à être exporté — jusqu’à ce moment, une loi sévère en interdisait l’exportation — et, dès 1834, l’exportation des filés et des étoffes en tiftik était devenue presque nulle, au grand préjudice de a populati on chrétienne d’Angora, qui vivait de cette industrie. En effet, la presque totalité de la production de tiftik brut était expédiée à l’étranger, au lieu d’être travaillée surplace.
- Le prix du tiftik brut avait atteint le chiffre de 22 piastres l’ocque, et, fait digne de remar que, les prix haussaient en même temps que la production augmentait. En 1836, cette dernière avait atteint un million d’ocques, mais, en 1837, les cours retombèrent très bas, 73 8 piastres, la crise politique qui venait d’éclater aux Etats-Unis ayant fait diminuer fortement les envois vers ce pays, qui en importait aupô vant de grandes quantités. Cette dépression dura jusqu’en 1840, époque à laquelle 165 tiftiks montèrent graduellement de 3a4pias très jusqu’en 1848, où ils atteignirent de nod veau le prix de 22 piastres ; toutefois, cette hausse ne se maintint pas longtemps, car 185 événements politiques de France amenèren
- de nou De 184 rent gi gniren piastr comm eut pa prix, € hauss 1862 à piastr rent 4 guerr un vé. a 17 crise,
- C’ei moha produ d’ocq énorr prix i dant étaie relev mair
- L’i donc et de il n’ viva poss M,
- M du n ruin maii dab sens qu‘4 Bro par che thé été Es
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- ET DK l.'1MPRESSION DES TISSUS
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- de nouveau une baisse considérable des prix. De 1848 à 1855, les tiftiks d’Angora haussèrent graduellement de prix et les cours atteignirent successivement 7, 12, 22, 25, 26 et 27 piastres l’ocque. C’est à partir d’alors que ce commerce prit une grande extension et, s’il y eut par moments de légères baisses dans les prix, elles étaient suivies immédiatement de hausses considérables ; c’est ainsi que, de 1862 à 1863, les tiftiks coûtaient 28, 30 et 32 piastres l’ocque ; de 1863 à 1866, ils atteignirent 40 et 41 piastres. Mais, à ce moment, la guerre de la Prusse contre l’Autriche produisit un véritable désastre et les prix retombèrent à 17 et 18 piastres l’ocque. Cette dernière crise, toutefois, ne dura guère que trois mois.
- C’est de 1857 à 1870 que le commerce des mohairs atteignit son apogée à Angora ; la production annuelle s’était élevée à 2 millions Socques et les prix atteignirent les chiffres énormes de 45, 50 et 52 piastres l’ocque. Les prix subirent ensuite une nouvelle baisse pen dant la guerre franco-allemande ; les tiftiks étaient alors à 36 piastres l’ocque, mais ils se relevérent bientôt et, jusqu’en 1874, ils se maintinrent entre 50 et 52 piastres l’ocque.
- -industrie et le commerce du tiftik avaient “one été, jusqu’en 1874, une source de richesse “lde prospérité pour les habitants d’Angora ; 1 /Y avait pas de pauvres, tout le monde "vait à l’aise et plusieurs grands négociants P°ssédaient des fortunes qui se chiffraient par ’ 4 5 et 6 millions de francs.
- Mais, vers 1874, la décadence du commerce "tiftik commença et fut bientôt suivie de la "uine des plus solides maisons. En voici som-"elrement les causes principales : Tout ord, la production de cet article diminua sepsiblement dans plusieurs provinces, telles AAngora , Castamboul, Konia et même °usse, par suite de l’autorisation accordée eN "e gouvernement ottoman d’exporter des chëve8 4 tiftik. D’importantes expéditions de ge—lesa tiftik, pure race d’Angora, avaient 6 faites à diverses reprises au cap de Bonne-G8pera—.
- ce de sorte que cette colonie fournis
- sait, dès 1865, de 40,000 à 50,000 balles de tiftik, c’est-à-dire 3 millions à 3 1/2 millions de kilogrammes. Puis vint la production de la laine mérinos, qui fît une grande concurrence au tiftik, de sorte que cet article, autrefois si recherché, baissa considérablement de prix depuis 1875 et ne valait plus, en 1894, que 9, 10, 12 et 17 piastres l’ocque. Cette baisse, maintenue pendant vingt années, a été désastreuse pour la province d’Angora, jadis si prospère.
- Il s'est produit, cependant, une amélioration assez sensible dans le marché des tiftiks en 1895 ; de 17 et 18 piastres cotés jusqu’en 1894, les prix sont successivement monté, en 1895, à 21, 22, 26, 28, 32 et même 35 piastres l’ocque. Cette hausse considérable est attribuée principalement aux fortes expéditions de tiftik qui ont lieu depuis quelque temps vers les Etats-Unis, où cet article est employé pour la fabrication d’une nouveau genre de tapis.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Proposition d’homologation
- Chemin de fer de Paris a Orléans
- Tarif spècial d’exportation D n° 31
- Report à Châteauneuf-Bujaleuf (265 kilom.) du prix de 11 fr. par tonne, de Saint-Denis-des-Murs à Bordeaux-Bastide, inscrit au paragraphe 23 pour le transport de l’extrait liquide de châtaignier en fûts, par chargement de 8,000 kilogr. au minimum par wagon ou payant pour ce poids.
- Les dispositions ci-dessus, concernant le tarif spécial d’exportation D n° 31, seront mises en vigueur à partir du 1er janvier 1896.
- DOUANES FRANÇAISES
- Velours de coton imitation de velours du Nord. — Cette étoffe,[dont l’envers présente l’armure d’un tissu à deux lames, rentre dans la classe des * Velours lisses façon soie teints ». Le droit de 370 fr. (tarif minimum),
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- est applicable aux velours de l'espèce sans égard au nombre de fils composant leur chaîne.
- (Lettre administrative du 7 février 1896).
- Les étamines destinées a la fabrication des FLEURS ARTIFICIEL LES, formées d’un fil de CO— ton retors teint revêtu d’un enduit à base de dextrine et muni, à chacune de ses extrémités, d’une préparation jaunâtre imitant les anthères, suivent le régime des « Fils de coton retors teints » de la catégorie la moins imposée, taxés à 49 fr. 50 les 100 kil., en tarif minimum.
- (Lettre administrative du 7 février 1896).
- LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- La nouvelle commission chargée de remanier le projet de loi sur la responsabilité des accidents du travail a terminé son étude.
- Le nouveau texte s’éloigne du contre-projet de M. Bérenger en ce qu’il maintient l’article 1er du projet arrêté par la précédente commission.
- Il l’amende toutefois en divers points.
- L’industrie du bâtiment n’est plus comprise nommément dans le projet ; elle ne participerait au bénéfice de la loi que dans les conditions de toutes les autres industries, c’est-à-dire si elle emploie des matières explosibles ou un outilage mû par une force motrice.
- La faute lourde de l’ouvrier déchargerait le patron de toute responsabilité.
- Le forfait judiciaire et la tarification qui en était la conséquence est supprimée. Toutefois un maximum est imposé au juge dans la fixation des réparations.
- Enfin le système des garanties pour la création d’une caisse nationale est remplacé par un double privilège accordé aux victimes d’accidents : privilège sur la totalité des biens du patrons qui au cas, où il aura contracté avec unecompagnie d’assurances,ne s’exercera que s’il y a insolvabilité de la compagnie ; privilège sur l'indemnité payée par la compagnie.
- Le nouveau texte a été communiqué par le président de la commission du gouvernement.
- Dès que celui-ci aura été entendu, le rapport sera déposé et la discussion du projet pourra être reprise.
- JURISPRUDENCE
- DROIT INTERNATIONAL. — BREVET D’INVENTION FRANÇAIS. — DÉPÔT PREALABLE EN BELGIQUE
- Un inventeur français dépose d’abord une demande de brevet en Belgique. Peut-il, sans risque, ne déposer sa demande en France que 5 mois après?
- Cette question qui, jusqu’ici, n’a donné lieu en France à aucune décision judiciaire, est controversée.
- Les deux points de vue opposés ont été soutenus, en particulier, dans une réunion du syndicat des ingénieurs conseils français. A cette occasion, M. Assi a dit qu’à son avis, on ne peut pas invoquer la convention dans son pays; si, par exemple, un Français a pris son premier brevet en Belgique, il ne peut pas invoquer ce brevet pour bénéficier de la convention en France.
- Nous pensons que la question doit recevoir la solution la plus libérale et que les dispositions de la convention sont applicables aux ressortissants de tous les Etats de l’Union, tant dans leur propre pays que dans les autres États unionistes.
- Il faut observer à cette occasion que dans certains cas, les dispositions d’une convention internationale peuvent être invoquées par les nationaux pour les affaires qu’ils ont dans l’autre Etat contractant.
- Dans le cas spécial qui nous occupe, la France n’a rien à perdre à accorder un brevet valable pour une invention déposée moins de 6 mois auparavant, en Belgique, par un de ses ressortissants. Les taxes perçues sont les mêmes ; l’obligation d’exploiter en France subsiste ; ce dernier pays retire de l’invention brevetée les mêmes avantages que si la pre' mière demande de brevet avait été déposée sur son territoire.
- Si, au contraire, le citoyen français qui 8 déposé sa première demande de brevet en Belgique ne pouvait pas, comme les étrangers unionistes, demander valablement un brevet rançais pendant la durée du délai de priorité,
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- KT DK L'IMPRESSION DES TISSUS
- Fe
- la France perdrait le bénéfice des taxes et de l’exploitation dans le pays, et cela pour accorder à un national un traitement moins favorable qu’aux étrangers.
- comrmme
- Nous ne croyons pas que les tribunaux français consentiraient à exclure, sans raison majeure, leurs nationaux de la jouissance du délai de priorité établi par l’art. 4 de la convention internationale.
- Les bagages du commis-voyageur
- Le Tribunal de commerce de la Seine était saisi, le 21 octobre dernier, d’une question qui présente un sérieux intérêt pour le commerce. Il s’agissait de savoir si l’on doit déclarer recevable l’action personnelle et directe introduite par le patron d’un commis-voyageur contre la Compagnie de chemin de fer transporteur, à raison de' la perte d’un colis pris en charge par la Compagnie des mains de ce commis -voyageur.
- En fait, le 10 août 1893, le commis-voya-geur de M. Milhiet, négociant en dentelles et tuiles, avait enregistrer à Caen pour Lisieux deux colis contenant des échantillons néces-sairesau placement des marchandises de la maison qu’il représentait. A destination, un seul colis fut retrouvé et le manquant ne lui parvint que le 5 septembre suivant, après une perte de temps considérable, soit à Lisieux dans l'attente des échantillons, soit à Paris Pour compléter la collection.
- Nous devons dire que les deux colis con-Estaient en serviettes de cuir à soufflets ser-vant au transport des échantillons, et portant ‘adresse de Milhiet.
- M, Milhiet prétentit que cette perte de emps avait eu pour effet de le priver d’affaires et de permettre à ses concurrents de devancer 7n voyageur ; il réclama à la Compagnie de ouest 1,000 fr. de dommages et intérêts, Plus 300 francs pour frais nouveau d’échan-0118 et 75 francs, supplément de frais de sejour à Paris.
- La Compagnie a soutenu qu’elle n’avait
- passé en contrat de transport avec toutes Ie conséquences qu’il pouvait comporter qu’avec le sieur Poubeau, au regard duquel seul sa responsabilité pouvait être engagée.
- Mais le tribnnal a statué ainsi :
- « Attendu qu’il faut bien reconnaître qu’au moment au Poubeau a remis à l’entrepreneur de transport les deux colis qui devaient l’accompagner, il agissait en qualité de préposé, c’est-à-dire de mandataire de Milhiet son patron, et formait un contrat qui intéressait directement celui-ci ;
- « Qu’en outre, la nature et la forme des colis et les indications qu’ils portaient ne pouvait laisser de doute sur la qualité du voyageur de commerce de Poubeau, pas plus que sur l’usage auquel les objets transportés s’appliquaient;
- « Que, dès lors, la Compagnie ne peut tirer argument de ce que le voyageur ne lui a pas révélé les conditions particulières du contrat de transport auquel son patron était en réalité partie lorsqu’il a été procédé à l’enregistrement des colis en la forme réglementée par la Compagnie, laquelle ne comprend ni l’obligation, ni même la faculté de faire une déclaration à cet effet;
- « Qu’il en résulte qu’au regard de Milhiet, auquel d’ailleurs elle a remis elle-même le colis dès qu’il a été retrouvé, la Compagnie a implicitement accepté la responsabilité découlant du transport dont elle a pris charge et créé ainsi un lien de droit avec le demandeur ;
- « Et attendu que le tribunal tenant compte, tant des débours que le voyageur de Milhiet a exposés par suite de la privation du colis momentanément égaré, que des frais de reconstitution de la collection, du temps perdu, du préjudice subi par Milhiet résultant de la perte des commande sur lesquelles il était en droit de compter, a les éléments suffisants pour fixer à 500 fr. la réparation du préjudice à laquelle il a droit et au paiement de laquelle la Compagnie doit être tenue ;
- « Par ces motifs,
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- « Condamne la Compagnie du chemin de fer de l’Ouest à payer à Milhiet 500 francs à titre d’indemnité ;
- « Et la condamne en outre aux dépens. »
- D’après l'article 1149 du Code civil, le dé -biteur n’est tenu que des dommages-intérêts qui ont été prévus ou qu’on a pu prévoir lors du contrat, lorsque ce n’est point par son fait que l’obligation n’est point exécutée.
- La question était dnc de savoir si, en recevant les colis des mains du commis-voyageur, la Compagnie pouvait prévoir que la perte d’un de ces colis pourrait amener la perte d’une collection et de commandes au préjudice du patron.
- C’est pour cela que le tribunal prend soin d’établir que la nature et la forme des colis et les indications qu’ils portaient ne pouvaient laisser de doute, ni sur la qualité de voyageur de Poubeau, ni sur l’usage auquel s’appliquaient les objets transportés.
- Une seconde question aurait pu s’élever, celle de savoir s’il y avait un lien de droit entre la Compagnie et M. Milhiet, le patron du voyageur. Mais elle ne pouvait pas être valablement soulevée, dans ce cas particulier, par la Compagnie, qui avait remis, non au commis-voyageur, mais à son patron, le colis retrouvé.
- Nous devons ajouter que la jurisprudence s’accentue chaque jour davantage dans le sens du jugement que nous rapportons aujourd’hui. (Tribunal de commerce de la Seine, 11 novembre 1893 et 24 mai 1894. — Cour de Montpellier, 4 mars 1895.)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Lehot (Jules-Stanislas), teinturerie, rue des Ruettes, à Saint-Lo. — Jug. du 2 janv.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif DECOSTER-AGACHE, teintures, couleurs et pro
- duits chimiques, 2, rue du Cirque, à Lille. -Durée illimitée. — Cap. : 10.000 fr. — Acte du 27 janv.
- Dissolution de la Société Vincent et l’Ho-PITAL, apprêteurs, 14, av. du Parc, à Lyon. — L. : M. L’Hôpital.
- Formation de la Société anonyme des blanchiments, teintures et impressions de Ville-franche (Rhône), anciennes maisons Bernard frères, Bouillot et Thollon, Duvernay et Blan-cheton. Ch. Hugand, Lerat frères, Lorrain et Mandy, à Villefranche. — Durée : 30 ans. -Cap. : 2.600.000 fr. — Acte du 6 janv.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts de la Société THIERRY-MEIG et Cie, impressions de tissus, laines et cotons, siège à Mulhouse, avec succursale 49, rue des Jeûneurs, à Paris. — Suppression de la succursale 40, rue des Jeûneurs, b Paris. — Acte du 15 janv.
- DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ
- Dissolution, à partir du 10 fév., de la Société Rival et Ravel, glaçage, cylindrage et apprêts de rubans, à Saint Etienne. — L. : M. Ravel — Acte du 4 fév.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Brault a vendu un fonds de teinturerie, 11, rue Fontaine.
- Mme veuve Alméras a résilié la vente d’un fonds de teinturerie, 31, rue Godot-de-Mauroi.
- Mlle Bienfait a vendu à Mlles Cardinal, un fonds de teinturerie, 31, rue Delambre.
- M. Dalleré a vendu à M. Lecourt, un fonde de teinturerie, 11, rue Lauriston.
- M. Dupont a vendu à M Renault, un fonds de teinturerie, 30, rue Saint-Séverin.
- M. Saas a vendu à M. Legrand, un fonds de teinturerie, dégraisseur. 4, rue des Filles-Dieu.
- ASSURANCES contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie
- Le service des assurances contre l’incendie et contre les accidents, que nous avons organisé au journal, à la suite de nombreuses réclamations de nos abonnés, a pris une exten-
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- TABLEAU COMPABATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES
- Pendant le premier mois des années 1856, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS
- Bois de teinture en bûches : Mexique.... — — Brésil.....
- — — Haïti......
- — — Guatemala..
- — — Autres pays.
- kil.
- Totaux ...
- Bois de teinture moulus....................
- Garance en racine, moulue ou en paille.......... Curcuma en racine........................
- — en poudre....................................
- Quercitron......................................
- Lichens tinctoriaux.............................
- Ecorces à tan, moulues ou non................... Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles.................
- Moulus................... ......................
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues...................................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales...... Safran........................ :...............
- Autres teintures et tanins.......... Cochenille.... Kermès animal.................. Indigo........ .................................
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de
- bleu...................................... .
- Cachou en masse.................................
- Rocou préparé ..................................
- Orseille préparée, humide en pâte...............
- — sèche (cudbéard ou extrait)..
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine......... ........... Autres.............. .........................
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique................................
- Alizarine artificielle.............. .......
- Autres........................................
- Outremer .....................................
- Bleu de Prusse................................
- Carmins communs......... ................ — fins....................................
- Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 1895 1804 1896 1895 1804
- 2 705.400 3.082.90’0 1.686.700 5.149.900 2.049.000 116.700 1.413.300 1.099.000 5.227.200 60.000 3.004.600 Bois de teinture en bûches kil. — moulus Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre Quercitron Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Moulus Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales.. Safran Autres teintures et tanins Cochenille..' Kermès an’mal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse Rocou préparé Orsei le préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine Autres : Allemagne — Belgique — Angleterre — Etats-Unis — Autres pays Totaux Teintures dérivées du goudron ds houille : Alizarine artificielle Acide picrique Autres Outremer Bleu de Prusse Carmins communs — fins 376.900 60.200 8.400 1.400 10.000 763.600 30.500 52.900 27.700 4.300 4.000 37.400 14.300 14.100 9.300 49.800 13.500 3.300 400 2.200 296.900 323.800 221.800 45.600 462.100 884.300 36.900 x 7.800 18.500 2.000 2.300 1.047.200 10.000 138.700 43.800 12.800 32.700 16.831 55.013 1.268 92.161 1.204 6.984 2.353 426 356.293 327.499 154.481 40.228 509.628 362.800 113.100 2.000 700 1.000 1.591.400 38.900 45.800 28.300 18.200 57.500 6.800 17.000 3.300 36.300 6.600 2.900 200 30.000 86.200 255.800 335.000 16.000 541.900
- 12 624 900 1.000 26.000 100 123.400 5.500 307.500 627.400 278.500 520.600 300 6.400 13.300 33.050 224 380 427.970 4.070 1.470 150 9.370 8.140 84.760 15.200 2.570 10 10 9.905.200 6 000 141.800 47.500 3.200 98.000 4.400 340.100 1.411.500 320 900 200.300 19.600 38.300 34.180 59 460 102.320 3.420 710 160 13.660 16.530 49.820 15.500 1.900 90 20 3.064.600 13.200 29.100 1.400 30.200 18.500 305.600 1.138.500 299.700 105.200 100.000 16.161 88.100 26.440 86.130 150.250 6.670 1.260 22.640 27.850 51.390 25.880 2.620 50
- 1.350.200 1.388.129 1.235.500
- 3.800 200 62.400 44.300 1.700 1.600 200 2.744 13 34.727 86.407 354 943 265 17.700 39.700 24.100 2.500 600
- KT DE L'IMPRESSION DES TISSUS 113
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- hh p
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sion si considérable dès le début, que nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous excuser si nous ne leur répondons pas par retour du courrier. Deux ou trois jours nous sont nécessaires pour les négociations, toujours compliquées, avec les abonnés.
- Nous avons eu la bonne fortune de réaliser, dans des conditions tout à fait exceptionnelles pour nos abonnés, des assurances contre les accidents des ouvriers.
- Etant sur place, il nous est plus facile de traiter de vive voix et directement, qu’aux agents de province, qui sont obligés d’en référer par correspondance à leurs Compagnies, pour chaque réclamation des clients. De plus, en cas de contestation, notre intermédiaire devient indispensable.
- Pour l’incendie, nous ne saurions trop insister auprès de nos lecteurs, pour leur rappeler à nouveau que toute demande de renseignements concernant un risque industriel doit être accompagnée d’un plan, et, si possible, d'une police ancienne ou en cours.
- Dans la plupart des cas, si le risque n’est pas classé dans les risques dangereux, nous pourrons, en principe, si le contrat arrive à son expiration, obtenir, très probablement,un abaissement de la prime.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société aes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in-8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, • par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’École supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. , 10 fr. 60
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec
- l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement au point de vue du droit usuel et, administratif.’ C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- Savons et bougies, par Julien Lefèvre, agrégé des sciences physiques, professeur à l’Ecole des sciences de Nantes, 1 vol. in-18 jésus de 424 p., avec 116 fig., cart. {Encyclopédie de chimie industrielle). Franco contre mandat-poste de 5.85.
- Couleurs et vernis, par G. Halphen, chimiste au Laboratoire du Ministère du commerce, 1 vol. in-16 de 388 p., avec 29 fig., cart. (En-cyc. de Chimie indust.).
- Franco contre mandat poste de 5.85.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inferieure. Troisième édition. Un volume in-8 avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Édouard Moride, ingénieur-chimiste..— Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord delà France.— Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans Ê texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste. .
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindr mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impres sion, par Michel de Vinant, ex-coloriste e directeur de fabrique. ,
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques. .
- Teinture et impression des tissus et de
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- ET DE L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc. Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8o broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie,
- laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caracté-ristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L'alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- CHEF-GRAVEUR
- (Alsacien) de première force pour la gravure sur Molettes et cylindres, comme pour la direction de machines les plus nouvelles, avec renovations très avantageuses, cherche place sérieuse. Meilleures références. Offres sous H.C. 1956 T. s'adresser à MM. Haaseinsten et Vogler. Turin [Italie).
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l’IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Épaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acide*
- “xeken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée, sulfate de fer et de cuivre.
- “orel(C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine fatamarche-sur -Saône (Côte-d ‘Or). Acide oxalique, oxa
- Ruch (J.) et fil8» 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, cirique, picrique.
- n Acide tartrique
- ,«eux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- H Agrafes pour courroies
- Ppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- P .. Albumines
- wldon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-paStopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang TheUE impression des tissus. Produits divers. Téléphone, coault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et (t3, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs, qualité supérieure pour impressions des tissus.
- A. , Alizarine
- socerger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- -rote anonyme des matières colorantes et produits gami ques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier).
- 8e social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Pischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-Larri6’ alun pur et raffiné.
- sujacu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. pur"Te d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
- BI——. /AT Amidons
- et u .. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-juryoselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du appretpinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et-Loire).
- Decoudun et Cie.Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriale*
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline. Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt* divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d‘)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Gresselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud'in, Paris. Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon*
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment. -
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux, bobines, etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Danlau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6. rue’ d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales par les teinturiers.
- Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, 1 Paris. Borax acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-con. seil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustibe
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts/ rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, succes: seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines
- Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille -Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise rétrac . taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des- Victoires, Pars
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorure décoloran eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures dec lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sets soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, care de cochenille pour toutes industries.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grand in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- JEUNE COMMERÇANT
- parlant le français, l’allemand et l’anglais et connaissant la teinture de fil de coton et de laine, cherche situation dans un bureau ou dans une fabrique. Prétentions modestes. S’adresser sous F. 2071 à Haaseinsten et Vogler A.-G., Munich {Bavière}.
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- p. 1
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- B ‘8
- MOTEURS A GAZ et a PÉTROLE
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- veux, re, etc. chauf-
- s (Ar-e éco-., tient stible.
- Côt-éls,i
- laint-lières
- ces-ie et
- aus-ères,
- rac-
- ans.
- rant, éco-Isde
- min
- 40e Année. — No 6 :
- 20 Mars 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE
- “efionnements procédés nouveaux. — De l’ensi -Ie,-Note sur les couleurs. — La boue des grandes ileg r
- " Les accidents du travail. — Les nouveaux Tants. — L’impôt sur le revenu, — Du risque pro-"lonnel.—Jurisprudence. — Assurances. — Ren-“Snements commerciaux. — Bibliographie. —Cours. 'Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- " donnons sous ce titre et sans discussic r anglyse des brevets de nature à intéretse*' 108 lecteurs.
- PRESSE-ÉTOUPE ROTATIF
- Par M. Henri Chanel.
- . Presse-étoupe rotatif aura pour princi-, aPplications : les machines rotatives, — "omPes centrifuges, — les turbines à va-27 les robinets de gros diamètres pour dine et l’industrie, — les presse-étoupes h“8ulateurs des machines à vapeur — , Je les diverses machines employées 8, d teinture et ie8 apprêts, etc., etc.
- in "I mot ce presse-étoupe est basé sur ce Pe que les fluides gazeux ou liquides , 2 eur pression initiale en passant dans Obstacles.
- %o, "8, par exemple, un presse étoupe du tprèt "ystéme appliqué à une machine à deale tambour se compose comme d’ha— tivant pU evlindre avec son tourillon alésé erap axe. Une fusée, percée également, indre "troduction de la vapeur dans le cy-"agit 1l tourne tandis qu’elle reste fixe. Il (Xlerie spapecher toute fuite de vapeur à sur la fusée se placent des bagues
- ATOIR c2
- en série ; elles entrent très juste voire même enduites de céruse ou autre substance jointive. Dans le vide laissé par la forme spéciale donnée à ces bagues , se posent des segments absolument identiques à ceux employés dans les pistons suédois des machines à vapeur. Un long presse-étoupe sert d’enveloppe générale à cet ensemble.
- PROCÉDÉ POUR TEINDRE et sécher le fil en écheveau Par M. Théodor-Friedrich Hassler.
- Suivant le procédé ayant trait à la présente invention, le fil en écheveau est teint rapidement et uniformément en toute nuance à volonté, et immédiatement séché après.
- On arrive au premier résultat en faisant circuler la teinture d’une manière constante à travers la matière à traiter et ce, de l’extérieur vers l’intérieur; cette circulation peut être interrompue à tout moment au choix, quand la teinture a gagné la nuance voulue.
- Le séchage se fait au moyen d’air chaud, qui est aspiré par un ventilateur à travers la matière, également de l’extérieur vers l’intérieur.
- PERFECTIONNEMENTS apportés aux edlendres à cylindres presseurs par M Ernst Gessner, industriel.
- L’objet de la présente invention consiste à opposer au rouleau lisseur avec effet de traction sur le tissu une seconde surface de lissage qui, contrairement au cylindre lisseur existant, exerce un effet de retenue sur l’étoffe.
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pour réaliser l’invention, on prépare d’abc
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- leur pr de ces
- faut : sur h "ge in mim
- PROCÉDÉ ET APPAREILS POUR GRAVER et préparer, avec l'aide de la photograf^ des rouleaux et surfaces destinés à l'imp sion sur calicot, papier et autres tissus matières.
- Poar Ades "oie ine.
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- Par MM. Charles Anthony Burghardt et Henry HelsHypl
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- froid, i Amm Ether Esset Savo Eau.
- CO'
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- Cette seconde surface lisseuse et de retenue peut être faite en forme d’un rouleau chauffé, tournant moins vite que le tissu ne se meut, restant stationnaire, ou enfin se mouvant en sens inverse du tissu et ce, que l’emploi d’une commande spéciale ou d’un frein agissant sur le rouleau. Au lieu d’un rouleau, on peut aussi employer un chapeau plan, concave ou convexe, soumis à une pression.
- PROCÉDÉ DE TRAITEMENT DE LA LAINE et du coton en vue de leur donner l’aspect et le toucher de la soie
- Par MM. H. Prier et F. Dehan.
- Pour l’application de cette invention, on prépare un bain contenant, par litre, 10 gr. d’acide sulfurique à 66° Baumé et on le porte à la température de 75° C.; on plonge dans ce bain les articles soumis au traitement, après les avoir bien nettoyés, lavés et essorés; on les y laisse séjourner en les remuant pendant une demi-heure environ, puis on les sort du bain et les essore.
- On passe alors les articles dans un second bain où on les manœuvre également pendant une demi-heure environ. Ce second bain, qui est froid, contient, par litre, 15 gr. de chlorure de chaux, c’est-à-dire que le mélange d’eau et de ce corps est fait dans ces proportions et qu’on décante de manière à employer la partie claire du bain. Après passage dans ce bain, les articles sont rincés dans l’eau froide, puis essorés.
- Ces articles sont ensuite soumis, pendant une demi heure à trois quarts d’heure, à l’action d’un troisième bain chauffé à 60 C., contenant, par litre, environ 8 gr. de savon de Marseille, puis on lave encore une fois à l’eau froide et on essore.
- Enfin, en sortant de ce bain, les articles sont plongés pendant 15 à 20 minutes dans un bain froid contenant, par litre, environ 8 gr. d’acide sulfurique à 66° Baumé, puis on les essore.
- EAU
- le dessin et on prend un négatif photogr phique. On fait une épreuve de ce négatifs tnouve
- une pellicule de gélatine bichromatée de gélatine et d’albumine bichromatées, SU portée par une plaque de verre, de papier zinc ou autre matière appropriée.
- L’épreuve est ensuite développée et enc de la manière ordinaire pour produire " épreuve de report photolithographique. On5 sert de cette épreuve pour faire un reports, le rouleur, ce qui s’exécute par des moye spéciaux. ]
- On peut aussi faire le rouleau de report e” acier et y avoir reporté le dessin par 8 moyens indiqués, on peut le graver et * tremper de façon à former un rouleau ne trice au moyen duquel le dessin est reprodul par pression à la manière ordinaire sur 69 lindre en cuivre.
- ide tr de et JAnt a kns d Vace, ‘burle ’Mioi
- PROCEDÉ ,, pour faire des réserves sur les fils de coton d'origine végétale qui doivent subir les rations de la teinture au noir d'aniline par la Société M. Mauchauffee et Cie.
- Ce procédé pour faire des réserves daR, tissus, tricots ou autres, destinés à subir, opérations de la teinture au noir d'anilin consiste à imprégner les fils écrus, blan. . déjà colorés, destinés à former dans les 1 t ces parties réservées, avec un savon in ble de.plomb, de chaux ou autre, ou dnti de paraffine, de telle sorte qu’au traiten, çtet l’aniline, à la manière ordinaire, les P de tissu exécutées avec les fil® preP aS comme il vient d'être dit ne se teignen en noir, mais prennent au contraire loration jaune d’or ou une autre résu t8
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-
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 127
- AVER offraphi l'imprii tissust
- fleur primitive ou de la préparation préaide ces fils.
- y Hellet
- 3 d'abon 1otogre gatifsu iatée 08 38, sup pier, d:
- i encree ire une . On « port sut noyens
- EAU A DÉTACHER LES ÉTOFFES flanelles, drap, etc., inflammable et tylosiMe, dite : « Opaline » ( Williams) par M. L. Walowsky.
- nouveau produit, qui se fabrique à chaud roid, se compose des corps suivants :
- Ammoniaque. .......
- Ether.............. Essence parfumée... . Savon blanc............... Eau;.. .
- 3/10 1/10 1/10 1/10 4/10
- Mode d'emploi :
- Haut appliquer une légère couche d’opa-"Surla surface à nettoyer, à l’aide d’une W imbibée de ce produit,— frotter quel-
- prtenTminutes avec une brosse qu’on aura eu ar lesde tremper au préalable dans ce même et lee et terminer ensuite l’opération en es-i ma-T" avec du coton ou du linge propre, dans roduiT“n8 des tissus. La tache enlevée ne laisse
- leey ace, ni cercle.
- "Urles taches rebelles, on répète la même Mration.
- 9 %
- FICEDE DE FABRICATION D’UN TISSU re^emblant aux tissus de crin
- par M. Louis Munk
- is le: r les line s qu s5U5 olu-corê ntà lies
- "rdonner de la raideur à certaines par-L vetements de femme ou d’homme, on L 6 jusqu’à présent des tissus dont la l""t en crin, ce qui rend ces tissus assez
- Pap
- L contre, dans le tissu dont la fabrication L PoFte à la présente invention, la chaîne klin 1116 d’ordinaire en fil de lin, de jute, ipolr de coton, etc., tandis que les fibres , feo "Stituent la trame sont tirées d’une es-10 0u 1 p8s “tiq0 2 ante ou de cactus, provenant du cO' ‘t et connue sous le nom de «tampico», de rX "tière végétale est d'abord divisée à | voulue, ensuite on nettoie les fibres
- ainsi obtenues, on les teint à volonté et finalement on les utilise comme fils de trame.
- {Reproduction interdite.)
- DEL ENSIMAGE
- (3* article)
- Huile d'olive — Nous continuons l’étude des huiles employées pour l’ensimage par le procédé à l’huile d’olive.
- Cette huile est obtenue par l’expression du fruit de l’olivier d’Europe. Son extrême abondance ne la met pas à l’abri des fraudes. Suivant le mode d’extraction, le fruit de l’olivier donne des huiles de qualités différentes.
- Dans le commerce, les huiles d’olive se divisent en catégories que voici : huiles comestibles ; huiles lampantes ou à fabrique; huiles tournantes ; huiles de Sottochiari ou sous claires ; huiles de ressence; huiles d’enfer ou d’infect; huiles de pulpes.
- Nous n’avons pas à étudier ici les huiles comestibles.
- 1. Les huiles lampantes, dites aussi à fabrique ou à brûler, sont des huiles non co-iuestibles, de qualité secondaire, clarifiées par le repos et destinées au graissage, à l’éclairage, à l’industrie des savons à l’ensimage des laines. Les principaux pays producteurs d’huiles à fabrique sont : l’Espagne, dont Séville et Malaga en exportent par toute l'Europe, celles de Malaga sont surtout recherchées pour l’ensimage des laines; le Portugal, dont la production n’est pas encore considérable ; l’Italie et particulièrement le littoral du golfe de Tarente en exporte de grandes quantités en France, en Russie, en Angleterre, en Allemagne, la Sicile, la Sardaigne, la France, la Tunisie et l’Algérie viennent ensuite. Ces sortes d’huiles s'expédient en fûts de grandeur variable et parfois en pétroliers ; mais souvent la consommation exige, comme sorte de garantie, les futailles de 600 à 700 litres, spéciales aux huiles d’olive et dont les douves ne sont pas travaillées intérieurement.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- II. — Les huiles Sottochiari ou sous claires constituent la partie inférieure à la couche de dépôt des huiles précédentes. Les meilleures viennent des environs de Naples. Elles sont d’un jaune sale, épaisses, même en été, par suite de la proportion assez forte de margarine qu’elles contiennent. Elles servent pour la savonnerie, le graissage, mais ne peuvent s’employer seules en ensimage.
- III. Les huiles de ressence, ou huiles lavées sont extraites des marcs ou grignons d’olive par lavage. La pulpe est broyée et l’huile entraînée par un courant d’eau chaude. L'huile est verdâtre, a une odeur marquée assez forte, elle laisse aussi facilement déposer de la margarine, et, par suite du mode de préparation, renferme toujours une certaine quantité d’eau, environ 5 %.
- IV. Les huiles d’enfer proviennent des 2e pressions des grignons par l’eau bouillante: Les eaux sont rassemblées dans de grandes citernes appelées Enfer où elles restent 6 à 8 mois. L’hile s’épure, monte à la surface, en laissant déposer les impuretés entraînées. Son odeur est infecte, d’où parfois le nom d’huiles d’infect donné à ces huiles. Elles sont vertes et très épaisses.
- V. Les huiles de pulpes sont celles extraites des tourteaux ou marcs par l’action dissolvante du sulfure de carbone. Elles valent les huiles de ressence, ne contiennent pas d’eau mais ont une odeur aussi mauvaise et sont également très épaisses.
- J’ai indiqué les propriétés de chacune de ces huiles, dont les 4 dernières ne pourraient facilement être employées seules, afin d’aider les filateurs qui veulent faire des mélanges. La couleur est peu de chose ici; mais l’odeur très forte et surtout la grande proportion de principes solides, margarine et stéarine contenus dans ces huiles obligent l’industriel à cher pour ses mélanges une huile à peu près sans odeur et d’un point de congélation très bas, comme l’huile de coton par exemple.
- Plus une huile est riche en margarine et stéarine, plus vite elle se congèle ; plus elle
- ile d’o live pure trieures 'huile d ule de s »n, Les 11 falsifi îles lour es sont shées tette.
- 1 noter «avec " alors
- est riche en oléine plus est bas son point congélation. Une huile rance, vieillie en ca comme les huiles d’enfer ou comme lésai pèces d’huiles indiquées plus haut, est pl facilement émulsionnée et saponifiée. Ced faut, qui pourrait faire rejeter l’huile pour graissage industriel surtout pour pal» graisseurs avec coussinets de cuivre, devis presque une qualité, un avantage pour le simage.
- L’huile d’olive de fabrique ou huile lan pante, huile de Malaga, est transparen bien fluide, a une saveur douce suivants pureté, est jaune d’or, jaune pâle, jaune ver dâtre. Elle a une densité de 0919 à 12,09 à 25°, 0,893 à 50°, 0,862 à 940 au-dessust zéro.
- Les densités sont prises habituelle®611 ég. 150 . Pour un industriel qui n’emploie U l’huile d’olive, le meilleur densimètreàache" est le densimètre Pinchon ou arcomètre P111
- chon, qui d’un seul coup indique si l'huile6 pure.
- Pour tout industriel qui emploie pours ensimage des huiles diverses ou des melan8" le densimètre Massée suffit mais ne lui dotlt pas de renseignements justes sur la pure exacte de son huile.
- L'huile d’olive est de toutes les huile®
- L'huile n prix ’ tes. Ber
- m 0Q CO
- S —
- "I cou "es 1 fait I bente
- “mit
- taies celle qui se fige le tôt plus par Ie"T. Son point de congélation est de 6 a 2 au-dessous de zéro. C’est-à-dire qu‘ 6° il). déjà dans l’huile d’olive des cristallisatiol flottantes dans l’huile en forme de houppe qui vont en augmentant jusqu’à 2° ou elle?
- les
- fige complètement.
- L’huile d’olive de fabrique a déjà beaucl.. d’odeur pour les laines fines et les soie .. chets de soie, etc. Elle conduit 675 fois mol.
- . vég0" bien l’électricité que les autres huile® taies, ce qui est un grand avantage p°ur de au point de vue de l’ensimage des déchets, soie, ceux-ci se filant très difficilement P
- 1 • g016) suite de l’électricité développée par jle lorsque le temps est sec et chaud, d’olive pure contient 50 % d’acides graS
- "Cati Mcb Procg, % pi "Pin "hy Weh "ai Nd
- a Lesg
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- AT DE L’IMPRESSION DBS TISSUS
- C> G vei
- point en a
- les ai est p
- ile d’olive, 0,158 de potasse. L’huile live pure contient 70 % d'oléïne, les huiles heures n’en contiennent que 55 et 60 %.
- ehuile d’olive est couramment falsifiée par Me de sésame, d’arachide, d’œillette et de
- . Ce#»' Les huiles d’olive de qualité secondaire
- CD g
- 11 falsifiées par les huiles de résine, les les lourdes de houille et même la colophane.
- devie S ont aussi, pour les usages industriels purle dfées par les huiles de lin, de colza et de nette.
- le lan Anoter que l’huile d’olive se mélange très
- paren
- Davecles huiles solubles alcalines et re—
- ivants " alors facilement l’eau sans séparation neve nile,
- ",0,9 -huile tournante étant de l’huile d’olive
- "prixplus élevé et de propriétés particu-"8era vue à part.
- ment
- issus
- loi 0 qu aches se Pi»’
- M. Ude.
- aile 65
- S
- NOTE
- evage de couleurs à l’albumine,
- >ur 800 lange dont pureë
- sur bistre au manganèse
- Par M. Alphonse Brand (1).
- s.
- CD
- ucoV? s,de moips végë ir elle 5ts de t par soie, hujle as1)6
- seours d’essais faits pour réaliser des en-S6s41 albumine, sur bistre au manganèse, "It Quelques observations, qui pourront enter de l’intérêt pour MM. les membres j itë de chimie.
- 18 transcris dans la note suivante, avec .tion des résultats, en y joignant quel-me atillons qui permettront d’apprécier
- , "ncipe, la couleur d’impression doit w 8rand pouvoir réducteur, sans avoir nient de coaguler l’albumine.
- «ai hydrate d’hydroxylamine remplirait ngkment ces conditions, mais le prix très 80na“8 Produit, n’en permet pas l’emploi Vesga;
- avec quelques autres réducteurs.
- ——------------------------
- * 1896 6 ‘a ^0C' ^n<^‘ de Mulhouse. Fé-
- comme la phénylhydrazine, n’a pas donné de résultats satisfaisants.
- Un mélange de bisulfite de soude, d’albumine et de glycérine se conserve très longtemps, mais, employé seul, ce rongeant n’est pas assez énergique.
- J’ai obtenu les meilleurs résultats par l’addition du &ulfocyanure d’ammonium ; la composition de la couleur d’impression peut se faire de la manière suivante :
- 350 grammes british gum, empâter avec
- 200 » glycérine,
- 1350 » bisulfite de soude à 4° B,
- chauffer au bain-marie à 50° en remuant, et ajouter à froid :
- 500 grammes eau d’albumine 50 %,
- 1000 » sulfocyanure d’ammonium,
- remuer pour dissoudre et tamiser.
- Pour imprimer :
- 1000 grammes épaississant ci-haut 750-1000 » couleur enlevage.
- On imprime la couleur telle quelle, ou coupée, sur fond de bistre au manganèse et sèche. Vaporiser 2-3 minutes à 100° C au petit Ma-ther, rincer légèrement et sécher.
- La teinture du bistre se fait généralement en foulardant le tissu en chlorure de manganèse, on sèche à la hot-flue et passe en soude caustique chaude; rincer et passer en bichromate.
- M. Endler propose de remplacer la soude caustique par un mélange de bichromate et d’ammoniaque, laver et passer en chlorure de chaux. La nuance ainsi obtenue est un peu différente, et il se fixe un peu de chrome, q mais ce fond se ronge également très bien.
- LA BOUE DES GRANDES VILLES
- La boue des grandes villes, celle de Paris notamment, possède des propriétés chimiques telles et si actives que les teinturiers s’en servent, comme réactif, pour essayer la bonne qualité de leurs teintures.
- M. Gaston Doumergue, chimiste, vient de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- publier une note fort instructive, à ce sujet, dans la Reoue de chimie industrielle.
- Il rappelle, tout d’abord, que la boue des grandes villes est toujours fortement alcaline, par suite de la chaux employée depuis quelques années, pour faire les joints des pavés de bois, et par la présence d’ammoniaque due à la fermentation de l’urine des chevaux ; aussi toute éclaboussure sur un vêtement fait tache s'il n’est pas teint en couleurs azoïques.
- C’est à la suite de réclamations incessantes que la plupart des maisons de commission de Paris et les grands magasins de nouveautés ont passé des marchés importants avec certains teinturiers des environs de Paris et ont décidé de ne livrer à leur clientèle que des tissus garantis bon teint.
- Les matières colorantes remplissant ces conditions de solidité sont nombreuses. On peut citer les suivantes :
- Rouges : l'amaranthe, les Bordeaux R et B, les ponceaux, la roculline ou rouge solide, l’orangé de crocéine, le bois de Brésil.
- Bleus : l’indigo (assez solide), le bleu solide ou induline, le noir-bleu solide ; ces deux derniers colorants présentent l’inconvénient de décharger au frottement ot enfin le bleu d'ali-zarine.
- Jaunes : les orangés, le jaune indien et le jaune naphtol S.
- Voilà nos teinturiers prévenus : c’est aux couleurs azoïques qu’il leur faut se vouer.
- LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- Les bureaux du Sénat ont nommé la nouvelle commission des accidents du travail chargée d’examiner le contre-projet de M. Bérenger,
- Ce contre-projet comprend quatre articles que voici :
- Article premier. — L’accident qui se produit dans 1 exécution d'un travail dangereux oblige celui qui l'a commandé ou dirigé à réparation, à moins qu’il n’ait été causé par la faute seule de l’ouvrier.
- On fai 91 27(
- 8( 441
- Après Dabo glesd Et em
- Art. 2. — Les instances engagées ent de la disposition ci-dessus sont jugées d gence et comme matière commerciale.
- Elles jouissent de plein droit du bénéfia l’assistance judiciaire si le salaire delà1 time est inférieur à 2,400 francs.
- Le délai de la prescription est d’une ai à partir du jour de l’accident.
- Art. 3. — Les tribunaux peuvent orden
- l’exécution provisoire du jugement oual/40
- S
- aux demandeurs des provisions.
- Art. 4. — La créance des victimes del
- R 1/2
- cident ou de leurs ayants-droit estgant peel parle privilège des articles 2,101 et 2,1.4 -r Code civil. Toutefois, ce privilège n’a de "on contt parti
- Pour
- si le patron ou chef d’entreprise a
- avec une Compagnie d’assurances ou Caisse de secours mutuels, qu'en cas dln vabilité de ces établissements.
- Huit membres sur neuf sont favorabif
- § 5 = g
- contre-projet.
- CO o>
- S s
- - #
- ht.i
- LES NOUVEAUX COLORANDS
- Naphtindone BB, breveté S. G D ?
- Par la Manufacture lyonnaise des " colorantes
- "iele geo
- La manufacture lyonnaise de matiëre lorantes vient de mettre sur le mar nouveau colorant basique, le naphtin^0,i W ‘ breveté S. G. D. G., qui est appel6 8 l de grands services pour l’impression du I
- Impression avec Naphtindone
- Le naphtindone BB est très facilenel, lubie dans l’acide acétique ; fixé de 8 | ---------------Wnhtindole-
- iin
- Ne
- habituelle avec le tannin, le naphti/a b 6bor
- donne de très beaux bleus foncés. Ces sont tout aussi solides au lavage I y obtenus avec les indulines dissous dan)., tine ou l’acide éthyltartrique et ils fl., rieurs à ceux-ci aux points de vue de dité à la lumière et au chlore. g0l
- On prépare la couleur de la façon su 40 gr. colorant sont dissous dan
- 60
- 240
- 15
- »
- »
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- eau et
- acide acétique 6° P: glycérine
- 2’
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-
- KT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 131
- s ent çéesd Je. énéfia de la’
- j ne 801
- ordon u allb
- sdell t gari ,21 add conts
- ou1 j dirs
- SC.
- = V3
- ères" irchë lore” r
- |uc 39 nentë la N lonë1 3s b ue e ns I
- 1899
- On fait bouillir avec 90 gr. amidon 270 » eau , 80 » amidon grillé 440 gr. épaississant.
- Après refroidissement on ajoute : Dabord 160 gr. d’un mélange de parties gales de tannin et d’acide acétique 6° Bé. Et ensuite, 3 gr. chlorate de soude dissous an8 40 gr. d’eau.
- Imprimer , vaporiser pendant 3/4 d’heure ’ec 1/2 atmosphère de pression, passer en "reémétique, laver et savonner.
- Four obtenir des bleus très foncés et cui-* on ajoute, comme pour les indulines, 5 à "Parties de violet méthyl pour 100 parties naphtindone BB.
- Wsolidité à la lumière du naphtindone BB Abonne qu’elle n’est pas sensiblement "inuée par cette addition.
- Le naphtindone BB rongé
- "napgtindone BB possède la qualité inté-“nte de se laisser directement ronger en "8e, sans qu’on ajoute du colorant au ron-*t. On peut ainsi, en rongeant avec l’acé-"Létain, obtenir d’une façon très simple "iele connu bleu et rouge. Pour embellir le Beon peut ajouter au rongeant un peu LneJF. Ce procédé est breveté.
- ,1 "issu est mordancé de la façon habi-
- pe au tannin et à l’émétique et teint au "lindone BB avec addition d’un peu d’alun (os“ulfate d’alumine.
- "dissout le colorant dans l’eau de con-"on. On ajoute au bain de teinture Mil 2-3 % sulfate d’alumine, puis une t, du colorant; on entre dans le bain à knie "mpérature et lorsque la plus grande , fdu colorant, ajouté en plusieurs fois, , "oFbée, on chauffe et on fait bouillir).
- "éparation du
- 36
- rongeant :
- 8. Eosine JJF » Thioflavine S
- 8 60 272
- b
- eau épaississant de gomme de 1/1.
- Rongeant A
- 600 » rongeant A ou B :
- 400 cc. acétate d’étain 18° B.
- 100 gr. amidon
- 30 » dextrine blanche. Faire bouillir pendant 1/2 heure.
- 12 cc. glycérine
- 12 » acétate de chrome 18° B.
- 1 kilo couleur.
- Rongeant B
- 200 cc. eau
- 100 gr. amidon
- 82 » dextrine blanche
- 12 » acide nitrique
- Faire bouillir pendant 1/2 heure Ajouter :
- 120 gr. sel d’étain et après refroidissement 85 » acétate de soude dissous dans 85 » eau.
- Vaporiser pendant 1 heure lorsqu’on a employé le rongeant A.
- Vaporiser pendant 1/2 heure lorsqu’on a employé le rongeant B.
- Laver et savonner légèrement.
- On obtient un rouge bleuâtre on employant le rongeant seul, sans addition d’éosine.
- L’application du naphtindone BR sur coton en flottes, soit pour l’impression en bleu, soit pour l’article bleu et rouge, est le même que sur tissu.
- L’IMPOT SUR LE REVENU
- L’Association générale du commerce et de l’industrie des tissus et des matières textiles proteste formellement et sans réserve contre le principe même de ce nouvel impôt, adjure la Chambre de le repousser, parce qu’il est une loi injuste, inégale, une loi de réaction, de caste, de division, une loi de suspects.
- Le syndicat des industries textiles d’Amiens se prononce avec la même énergie contre une inquisition intolérable, contre les injustices dont les commerçants seraient victimes de la
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- 132
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- part de commissions plus ou moins partiales par ce fait que les alternatives de bénéfice et de perte ne permettent pas d’établir une moyenne exacte. L’impôt atteindrait durement la classe ouvrière en diminuant immédiatement le travail.
- La Chambre de commerce de Reims a émis à l’unanimité un vœu demandant le rejet de l’impôt général sur le revenu, comme dangereux et impraticable.
- La Chambre syndicale des grains et farines de Vitry-le-François a protesté contre le projet d’impôt sur les revenus commerciaux.
- La Chambre de commerce de Saint-Quentin et de l Aisne, après une étude très serrée du projet Doumer, le déclare plein d’anomalies et trop hâtivement élaboré.
- Il est chimérique de croire possible la substitution d’un impôt unique à la pluralité des impôts. Celui de M. Doumer est d’ailleurs une taxe de superposition des plus nettes et des plus caractérisées.
- L’industrie, en effet, ne sera pas soulagée par la suppression de l’impôt des portes et fenêtres, qu’elle ne paye qu’exceptionnelle— ment, et par celle de la contibution person-nelle-mobilière, dont elle a toujours été exempte.
- Mais elle paie les patentes. Et comme le projet Doumer ne les supprime ni ne les abaisse, il est indéniablement une taxe nouvelle, une superposition.
- Les projets les plus radicaux, ceux de MM. Pelletan et Merlou, reconnaissaient qu’il serait absolument injuste de demander au revenu du travail le même impôt qu’au revenu du capital pur, et de ne pas faire une situation intermédiaire à ce que l’on appelle le revenu mixte, provenant de l’association du capital et du travail.
- Mais le système Doumer frappe le salaire d’une famille d’ouvriers, les appointements de l’employé, le traitement du fonctionnaire, les profits du commerçant, de l’agriculture et de l’industriel, tout aussi lourdement que le revenu capital. Il n’atteint donc pas, comme
- on essaye de le faire croire, uniquementk revenus de la fortune acquise, il frappe W les ressources des citoyens français, quel soient le produit du travail ou la rente de fortune.
- Il est aussi inique de taxer un contribuai sur le revenu réalisé l’année précédente g de faire payer les droits de succession sur passif.
- Le cultivateur comme l’ouvrier des vil subiront des charges nouvelles du fait det impôt.
- L’un et l’autre devant faire entrer da l’évaluation de leur revenu leurs dépenses logement et d’entretien, pour eux et ler familles, la valeur de leur travail personnel de celui des membres de leur famille quihs tent avec eux, ainsi que celle des produis marchandises provenant de leurs exploit^1’1 agricoles, industrielles ou commerciales,! sont utilisés à tous les besoins du ménage.
- De plus, dans une ferme, on est autoris'] déduire du revenu le prix de la journëe"s ouvriers étrangers, mais il faut payer lin) sur la somme représentant ce qui aurail" déboursé pour faire exécuter les travaux?"
- autrui.
- Enfin, dans les villes industrielles, familles d’ouvriers où le travail du përe, e mère et des enfants rapporte de 9 à 10627 par jour et constitue un revenu annuel ’ moins 3,000 francs ne sont pas raresi + ay8 contribuables qui, à Paris notammen.) des loyers de moins de 500 francs écharli à la cote personnelle -mobilière, seront
- ment taxés sur le nouvel impôt. .
- Il y aura donc, en réalité bien Pel,,a familles qui n’aient pas à en souffrir, P i que seules en seront affranchies cel 6 pu dans leur ensemble, ne réunissent PRs,, de 2,500 francs de ressources et que11
- elles sont rares. nani"
- La Chambre de commerce repousse 650le mement ce projet en contradiction avec les principes d’équité et d'égalité! ç1é6 en 1789 et 1791, qui permettrait de vio
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- ST DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 118
- secrets les plus respectables des citoyens, qui n’a ni le mérite d’être simple, ni celui d’être sûr pour le Trésor, et qui aurait comme effet certain l’émigration des capitaux français.
- La Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales vient de prendre, sur le revenu, la délibération suivante :
- Considérant que l’impôt sur le revenu frapperait principalment l’agriculture ;
- Attendu que la propriété rurale présente seule au fisc un élément certain d’appréciation.
- Que cette nouvelle charge imposée à la propriété rurale diminuerait l’activité de l’industrie agricole, en éloignerait les capitaux et retomberait indistinctement sur tous ceux qui vivent de la culture du sol;
- Qu’il serait difficile d’appliquer cet impôt aux autres matières imposables, attendu que, comme le disait M. Ribot, président du con-seil et ministre des finances, dans l’exposé des motifs du projet de loi présenté le 22 octobre 1895 : « La parfaite honnêteté fiscale est une vertu exceptionnelle, et le fisc serait Inévitablement victime de fraudes considéra-bles si les déclarations des intéressés devaient constituer la base principale de l’impôt » ;
- Que tout autre système que la déclaration serait la source d’inquisitions odieuses et de décisions arbitraires ;
- Qu’en outre il serait périlleux pour les finances de l’Etat d’entreprendre une telle information alors que l’équilibre budgé-taire n’est pas assuré ;
- La Société agricole scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales proteste énergique-ment contre le projet de loi proposant l’impôt sur le revenu.
- La Société agricole a, en outre, pris une gutre délibération protestant contre le projet de loi sur la réforme des droits de succession "i va venir en délibération devant le Sénat.
- DU RISQUE PROFESSIONNEL
- À l’audience solennelle de rentrée de la Cour de Bourges, M. Maulmond, substitut du procureur général, a prononcé le discours suivant :
- Monsieur le Premier Président, Messieurs,
- Dans son rapport au tribunal sur le livre III, titre IV du Code civil, relatif aux engagements qui se forment sans convention. Bertrand de Greuille, traitant delà responsabilité civile, se demandait « si l’imprudence et la négligence constituent des fautes assez graves pour engager la responsabilité et s’il n’y a pas quelque injustice à punir un homme pour une action qui participe uniquement de la faiblesse ou du malheur et à laquelle son cœur et son intention son absolument étrangers. »
- J’entends bien que cette question, à peine posée, était aussitôt résolue par la négative. Mais il n’en est pas moins intéressant de rappeler qu’elle était alors discutée, ne serait-ce que pour mesurer le chemin parcouru de 1804 à 1895 et marquer les modifications profondes de nos idées sur les bases et l’étendue de la responsabilité civile.
- Nous n’en sommes plus, comme le législateur de 1804, à rechercher s’il est équitable que cette responsabilité découle d’une simple imprudence ou d’une négligence légère. Les souffrances d’autrui nous émeuvent davantage. Placés en face des victimes des accidents du travail, nos sentiments de pitié, et un ardent désir d’atténuer leurs souffrances, nous poussent plutôt à une rigueur excessive envers ceux qui nous apparaissent, même dans une bien faible mesure, comme responsables de leur malheur.
- Ces tendances humanitaires qui se manifestent de toute part, seront l’honneur de notre époque.
- Cependant, jamais temps ne fut plus décrié que le nôtre. Moralistes, philosophes, hommes politiques, se complaisent en de violentes satires. À les en croire, nous marchons à une décadence prochaine. On proclame à plaisir que cette fin de siècle sera sans grandeur ; on la menace d’un jugement sévère de l’histoire.
- Un tel tableau serait fait pour nous effrayer, si nous ne savions que ces esprits chagrins sont de tous les temps, et qu’aucun peuple n’a encore échappé à leur censure. Bien qu’ils en disent, la fin du XIXe siècle aura sa page glorieuse et, à côté des défaillances et des faiblesses coupables, la plume du chroniqueur inscrira les généreuses pensées qui s’y sont fait jour.
- Avant de nous juger avec une sévérité si grande, que l’on recherche si, dans le passé,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- pareils efforts ont été tentés pour aider et secourir ceux qui succombent dans les luttes de la vie.
- L’initiative privée et l’Etat s’unissent pour combattre la misère, et je n’imagine pas que l’on puisse constester les progrès réalisés par l’assistance publique.
- En même temps que l’on organise des secours, le législateur entreprend de réformer notre Code civil, dans l’intérêt des ouvriers.
- C’est là une œuvre plus complexe et plus difficile. On ne saurait sans danger toucher aux rapports du capital et du travail, et leur règlementation présente des écueils nombreux. Il est permis de se demander si, entraîné par son désir d’améliorer le sort des classes ouvrières, le législateur saura tous les éviter.
- Parmi les questions les plus délicates qu’il est appelé à résoudre, au cours de l'élabora-tion du code du travail, se place au premier rang la détermination de la responsabilité des accidents dont les ouvriers sont victimes.
- Les dispositions de l’article 1382, qui, lors de sa discussion, semblaient à certains jurisconsultes établir une responsabilité trop étendue, paraissent aujourd’hui insuffisantes pour répondre aux besoins de notre situation éco -nomique, si différente de celle dont s’est ins-péré le législateur de 1804.
- L’outillage nouveau, le développement des machines, les entreprises audacieuses dans lesquelles l’homme va bravant les forces aveugles de la nature, multiplient les désastres et nous épouvantent par le nombre des victimes frappées d’un seul coup. Contre ces dangers, il n’est pas de précautions pleinement efficaces. L’homme tombe, terrassé par un pouvoir inconnu, dont la prudence la plus éclairée n’était pas capable de déjouer les redoutables effets.
- Avec notre législation actuelle, qui donc, en pareil cas, réparera le dommage subi ? A quelle porte frapperont ces familles dont le chef a succombé, pour demander l’équivalent du salaire qu’il apportait? L’accident est dû à un cas fortuit, à une force majeure, aucune faute n’a été commise, personne n’est responsable !
- Il ne nous viendra pas à la pensée, cependant, que ces victimes d’un travail profitable à tous, puissent être abandonnées sans se cours. Nous ne saurions imaginer, sans indignation, qu’un malheureux mutilé dans quelque explosion de grisou, frappé dans l'accomplissement de sa besogne journalière, s’en aille par les grandes routes, étalant sa misère.
- A qui donc incombera le soin d’assurer son existence et celle de sa famille ? Sera-t-il à la charge de l'Etat ? Relèvera-t-il de la charité publique, ou l’autorisera-t-on à demander
- à l’employeur la réparation du dommage subi ?
- Les obligations de l’Etat sont assez lourdes, sans que l’on songe à lui en créer de nouvelles, et il serait peu digne de contraindre les victimes du travail à solliciter la pitié et à tendre la main. C’est un droit à une légitime répara tion qu’il convient de leur donner en leur en assurant l’exercice contre l’entreprise à laquelle elles collaboraient.
- Définitif ce droit et en préciser l’étendue, tel a été l’objet des divers projets discutés par les Chambres depuis plus de dix ans.
- Mais, avant d’examiner l’œuvre encore incomplète du législateur, je voudrais passer rapidement en revue les tentatives faites simultanément par les industriels, les magistrats et les juriseonsultes pour remédier, en dehors de toute mesure législative, à une situation qui choque nos sentiments d’équité.
- Et d’abord, est-il vrai, comme on l’a souvent répété au cours des discussions qui ont occupé les Chambres, que les victimes du travail soit impitoyablement abandonnées par les patrons? Cette responsabilité, qui n’est pas écrite dans la loi civile, lorsque l’accident est dû à la force majeure, est-il exact que les employeurs ne l’aient pas lue dans la loi morale ? Peut-on soutenir que, dans la grande industrie notamment, des efforts n’ont pas été tentés et des résultats obtenus en faveur de ceux qui ont succombé et sont restés inc»' pables de faire face, pour eux et les leurs, aux dures nécessités de la vie?
- De pareilles assertions seraient téméraires. Il est aujourd’hui bien peu de patrons, bi?r peu même de sociétés par actions, qui se désintéressent du sort de leurs ouvriers Les institutions de prévoyance se multiplient, eS caisses de letraites, les assurances contre e5 accidents, entrent chaque jour davantage dans nos mœurs, et, « règle générale, a Pu à juste titre, écrire M. Leroy Beaulieu, Plus riches sont les patrons, plus puissantes son les sociétés, et plus nombreuses et plus gene. reuses sont les marques de leur sollicitud pour leur personnel. Ici encore, à l’encont de bien des préjugés, les ouvriers de lagran industrie, et les employés du grand commerce» sont d’habitude les plus favorisés. » a
- Aux patrons qui essaient de se dérober ce courant humanitaire, votre jurisprudenc. n’est pas tendre. Sa tendance à se montre favorable aux victimes des accidents du tra vail va s'accentuant, et si vous êtes restés 6 respectueux observateurs de la loi, vous vou appliquez du moins à lui donner une interpr L tation, dont la rigueur pour les chefs d entrde prise ne leur laisse plus qu’un faible esporr.as triompher dans les instances introdui devant vous. .
- Il semble que vous vous sentiez, à re8re ’
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- enfermés dans les termes étroits et précis d’un texte, et vous faites découler la responsabilité de fautes si légères, que l’on voit dans vos arrêts, percer comme un désir de proclamer que l’industrie doit la réparation des dommages qu’elles a causés, même dans les cas de force majeure, et sans qu’il soit besoin de rechercher si les accidents sont imputables à une faute ou à une négligence des entrepreneurs.
- Si vous étiez allés jusque là, vous seriez, je crois, sortis de votre rôle d’interprêtes de la loi, et cependant, vos décisions auraient pu s’appuyer sur l'opinion de jurisconsultes dont l’autorité n’est pas contestée.
- Dès 1884, on a donné, en effet, de l’article 1382 une interprétation nouvelle.
- Il ne saurait, d’après une doctrine développée par M- Sainctelette, jurisconsulte belge, trouver son application dans les différends qui s’élèvent entre patrons et ouvriers au sujet des accidents du travail. Ces termes : g Tout fait quelconque de l’homme qui cause a autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer, » visent uniquement les tiers avec lesquels l’auteur du dommage ne se trouve lié par aucun contrat. Autrui, c’est l’individu qui passe, c’est l’in-connu ou le voisin, vis-à-vis duquel notre indépendance est entière. En ce qui le concerne, nos délits comme nos quasi-délits nous obligent.
- Mais les dispositions de cet article 1382 n ont rien à voir avec les obligations qui dé -coulent du contrat synallagmatique de louage d’ouvrage ; et, d’après M. Sainctelette, en cas d’accident, c’est de ce contrat seul que dérive a responsabilité du patron. En louant les ser-vices d’un ouvrier, il ne lui promet pas seule-ment un salaire, mais « encore la sécurité ». ^employeur ne s’engage pas seulement, comme la jurisprudence et la doctrine l’a-vaient admis jusqu’alors à prendre toutes les mesures de prudence propres à sauvegarder 1 employé des dangers de l’entreprise ; son obligation est plus générale, c’est l’engage-ment de réparer le dommage causé par les accidents survenus pendant le travail ou à ‘occasion du travail, qu’il contracte, sans Il’il y ait lieu de rechercher si ces déplora-oies événements proviennent de la faute du patron.
- C est dire, en somme, que le locataire des Eervices d’autrui, est tenu au même titre que 6 Preneur de choses mobilières ou immobi-Jeres faisant l’objet d’un bail. S’il détériore Ses ouvriers il sera tenu d leur donner une Compensation sur les frais généraux de l’en-Ireprise, de même qu’il remédie aux dégrada-ions où à la perte de son matériel.
- a Présomption de responsabilité du patron
- se trouve ainsi nettement établie, et, il ne pourra s’en dégager « que s’il ne fournit la preuve que l’accident est arrivé par force majeure ou cas fortuit, qui ne peuvent être imputés ni à lui, ni aux personnes dont il doit répondre, ou bien que l’accident a pour cause « exclusive » la propre imprudence de la victime ».
- Un domestique est blessé en conduisant la voiture de son maître ; il est frappé par un animal dont on lui a confié le soin, un droit lui est acquis à une pension ou à un capital, en rapport avec la gravité du mal dont il est atteint, et représentant la compensation de l’incapacité de travail totale ou partielle qui en résulte. Pour se soustraire à la charge qui lui incombe, le patron sera tenu de prouver qu’il est absolument étranger aux causes de l’accident. Démontrerait-il que cet événement malheureux est dû surtout à une faute très lourde de son employé, sa responsabilité n’en resterait pas moins entière, s’il était établi qu’il y a lui-même contribué pour une faible part I
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- COUR DE PARIS (7e ch.)
- Présidence de M. CAZE
- Audience du 25 juillet 1895
- DESSINS DE FABRIQUE. — CONTREFAÇON. — BONNE
- FOI. — CONFISCATION. — DEPENS
- En matière de contrefaçon de dessins de fabriques, c’est au plaignant à établir la mauvaise foi des prévenus (1).
- En cas d’acquittement à raison de la bonne foi des prévenus, la confiscation des objets contrefaits doit être prononcée au profit du plaignant, at une part des dépens peut être mise à la charge des prévenus (2).
- (Duverdyn c. Pinton frères et Lorthiois frères.)
- M. Duverdyn, fabricant de tapis, ayant découvert que les frères Pinton, représentants de fabriques à Paris, avaient fait fabriquer dans la manufacture des frères Lorthiois, et veudu à un sieur Lepeicq des tapis copiés sur un modèle dont il était propriétaire, fit pratiquer des saisies et assigna en contrefaçon les frères Pinton et les frères Lorthiois, devant le tribunal correctionnel de la Seine.
- Le Tribunal admit la bonne foi des prévenus en déclarant qu’ils s’étaient contentés d’exécuter une commande ; qu’il n’avaient pu connaître le droit de propriété du plaignant ; et qu’avant de fabriquer, ils avaient tenté,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sans succès, de se renseigner auprès de plusieurs personnes, pour savoir si le dessin du tapis en question était, ou non, dans le domaine public.
- En conséquence, il les renvoya purement et simplement des fins de la plainte, sans dépens.
- Sur appel, la Cour de Paris (7e ch. jugeant correctionnellement) a rendu l’arrêt suivant :
- « La Cour,
- « Considérant qu’il est constant en fait et non dénié par les intimés que, en 1894, sur les ordres et commandes des frères Pinton. Lor-thiois frères, fabricants à Tourcoing, ont exécuté et livré 6 pièces de tapis moquette fond rouge avec fleurs de même couleur ; que ces derniers sont restés détenteurs-gardiens de la mise en carte et du jeu de cartons nécessaires à la fabrication dudit tapis ; qu’il est également établi, par les procès-verbaux de saisie versés aux débats, que 4 de ces pièces ont été vendues par Pinton frères à un sieur Lepercq, et que les deux autres pièces ainsi qu’une coupe d’échantillons ont été saisis dans les magasins de Pinton frères à Paris ; qu'enfin il est certain et reconnu que les tapis ainsi fabriqués et vendus sont l’imitation et la reproduction fidèles d’un dessin de tapis appartenant à Duverdyn et dont le dépôt a été régulièrement effectué le 4 décembre 1893, au bureau du conseil des prud’hommes de Tourcoing, et enregistré le 25 du même mois ;
- « Mais considérant qu’il n’est pas suffisamment justifié que les frères Pinton et les frères Lorthiois aient agi dans une intention frauduleuse ; qu’il y a dès lors lieu de maintenir le relaxe des intimés ;
- « Considérant toutefois que tout en renvoyant ceux-ci de la poursuite, les premiers juges ont omis de statuer sur la confiscation des objets contrefaits et des instruments ayant servi à la contrefaçon ;
- « Considérant que cette confiscation, même en l’absence d’intention frauduleuse, est de droit au termes des articles 427 et 429 C. pr., qu’il échet de la prononcer avec ses conséquences;
- « Par ces motifs,
- « Confirme le jugement du 12 décembre 1894, en ce qu’il a prononcé le renvoi des fins de la poursuite de Pinton aîné, Pinton jeune, Lorthiois Jules et Lorthiois Floris ;
- « Prononce, nonobstant,Ma confiscation des objets contrefaits et des instruments ayant servi à la contrefaçon, et ordonne la remise desdits objets et instruments entre les mains de Duverdyn, légitime propriétaire du dessin de fabrique contrefait;
- « Et, vu les circonstances la cause, fait masse des dépens pour être supportés, moitié par Duverdyn, moitié par le frères Pinton et les frères Lorthiois.
- Plaidants : Me A. VAUNOIset C. Couhim.
- Observation (1). — Le délit de contrefaçon, comme tous les autres délits, n’existe que si le prévenu est de mauvaise foi. Mais la bonne foi est-elle présumée, ou, au contraire l’existence du délit constitue-t-elle, par là même, le prévenu en état de mauvaise foi, sauf à lui à administrer la preuve contraire ? Comment s’établira la preuve de la bonne ou de la mauvaise foi ? Ces questions sont fort délicates et compliquées en ce qui concerne spécialement les dessins de fabrique, par le fait du dépôt, sous enveloppe cachetée, des modèles protégés. Le prévenu soutiendra toujours que, le dépôt étant secret, les droits du plaignant étaient nécessairement ignorés des tiers. Consulter Pand. françaises v° Propriété littéraire artistique et industrielle numéros 2579 à 2581 et arrêts cités.
- (2) V. Pand. françaises, vo Propriété littéraire artistique et industrielle, numéros 2601 et suivant.
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- reurs, une commission beaucoup plus forte. Notre collaborateur, chargé de la révision des contrats d’assurance, a relevé souvent, pour certains risques industriels, des majorations de prime, dépassant, pour un seul risque, mille francs par an. Les exemples que l’on pourrait citer, à l’appui de cette assertion, seraient fort nombreux.
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- Aniline
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- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt» diver»
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêta (Machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud'in, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques. •
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure. Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux,bobines, etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester . Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprets, rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie e teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. . Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudière ‘ cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines
- Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille. Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise rétrac taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des- Victoires, na
- Chlorures divers nt
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolor eau de javel. .0. Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures dide lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur.seï soude.
- Cochenille in
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, car de cochenille pour toutes industries.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et im primés, par Dépierre. 1 volume gran 1 in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- JEUNE COMMERÇANT
- parlant le français, l’allemand et l’anglais et connaissant la teinture de fil de coton et de laine,cherche situation dans un bureau ou dans une fabrique. Prétentions modestes. S’adresser sous F. 2071 à Haaseinsten et Vogler A.-G., Munich (Bavière),
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- MOTEURS a GAZ et A PÉTROLE
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- je Année. — No 7.
- 5 Avril 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE/
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- &
- SOMMAIRE
- electionnements et procédés nouveaux. — Chambr synlicale de la teinture et du nettoyage. — De l’ensi-mage. — Les nouveaux colorants. — Revue des ma-ères colorantes nouvelles, — Du risque professionnel Luite). — Jurisprudence. — Assurances. — Ren-seignements commerciaux. — Bibliographie. —Cours.
- • Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- dw donnons sous ce titre et sans discussien Analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- SYSTÈME DE MACHINE A PARER OU ENCOLLER
- Chenaux de fil et à en exprimer le liquide d'encollage
- par M. Auguste Montfort.
- (esystème de machine à parer ou encoller echeveaux de fils et à en exprimer le li-me d'encollage est caractérisé par l’appli-mon d’un rouleau unique destiné à recevoir écheveaux de fils et monté rotatif sur une "nivelle rotative, e rouleau recevant, outre "mouvement circulaire autour de l’arbre manivelle, un mouvement forcé de rotation °Ur de son propre axe, le mouvement “oide du pourtour du rouleau étant ainsi Ünis aux écheveaux de fils.
- système de machine à encoller est en-e caractér isé par l’application de deux rou-"destinés à recevoir les écheveaux des i 1 maintenir tendus, et d’un troi-, rouleau, de pression, à pourtour con-11 s engage dans une rainure concave Pondante de l’un de deux premiers rou
- leaux et produit la pression uniforme de de l’écheveau de fils qui y est guidé.
- PLAQUE D’IIÏIPRESSION A COLORATION AUTOMATIQUE par MM. Franz Lenning et Oscar Michaelis.
- Dans les modèles et patrons connus jusqu’à ce jour pour imprimer sur les étoffes telles que tulles, coton, soie, cuir, etc., des figures, arabesques, chiffres et impressions analogues, le dessin se provoque sur l’étoffe en question parce que la couleur dissoute dans l’eau est passée, à l’aide d’un pinceau, autra-
- vers des endroits ajourés du patron sur l’étoffe se présentant à découvert à ces endroits en dessous du patron. Cependant ce procédé nécessite, ainsi qu’on le sait, une grande précaution et une grande adresse dans le maniement des patrons et, en outre, il exige beaucoup de temps. De plus, ces patrons ne peuvent pas s’employer pour la soie, le cuir et étoffes analogues en raison de leur grande sensibilité.
- Par l’objet de la présente invention, on obvie à tous ces inconvénients de façon aisée et le but est obtenu en ce sens que le nouveau
- patron se place simplement avec son côté ajouré sur les endroits à imprimer l'étoffe et qu’on appuie du doigt sur le côté postérieur de cette plaque, ce qui a pour effet de dégager la quantité de couleur nécessaire à l’impression, d’une pâte enfermée entre les faces antérieure et postérieure de la plaque d’impression, de faire traverser à cette couleur les jours de la face antérieure constituant le dessin et de l’imprimer automatiquement sur l’étoffe.
- (Reproduction interdite.)
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHAMBRE SYNDICALE
- DE LA
- TEINTURE ET DU NETTOYAGE
- Séance du 3 février 1896
- La séance est ouverte à 3 h. 1/2 sous la présidence de M. Jolly.
- Sont présents : MM. Mars, Fleury, Blon-dieat, Vinois, Tupinier, L’Huillier, Barbin, Rollet, Peneau, membres du Comité; MM. Ri-golot, Devillers, Moret, Guérin, Mathieu, Hallu, Giraudon, Thuleau, Pingrie, Tabourot, Moret, Bressant, Lebailly, Alavoine, Grégoire, Montenot et fils, membres adhérents correspondants ; MM. Félix Mégret de Nevers, Ro-gier, Sauviac, Thuleau de Saint-Germain-en-Laye, Granger, Courrel, Gueilach et Gou-geault invités.
- Absent : M. Piot.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. M. Jolly informe la Chambre que, conformément aux termes de l’ordre du jour, M. le docteur Martin, inspecteur général du service d'assainissement et de salubrité de l’habitation à la Préfecture de la Seine, veut bien venir assister à la séance pour nous mettre au courant des idées actuellement admises en matière de désinfection, et de la manière dont fonctionne le service municipal de la ville de Paris.
- M. le docteur Martin est introduit dans la salle des séances ; M. le Président l’invite à prendre place au bureau et s’exprime en ces termes :
- « Monsieur le Docteur,
- « J’ai l’honneur de vous présenter les membres adhérents de notre Chambre syndicale. Tous ont répondu à notre appel. Quelques-uns seulement, empêchés par la maladie, nous expriment leur vif regret de ne pouvoir assister à la séance. Tous, nous sommes désireux de connaître votre opinion sur une question qui nous intéresse surtout par un côté purement humain puisqu’elle touche à l’hygiène et à la thérapeutique. Nous avons pensé que, guidés par votre expérience, nous
- pourrions rendre au public un véritable ser.moye
- servi»
- vice en faisant consciencieusement un travailt
- prés lemp ei de! marir
- qui laisse tant à désirer aujourd’hui et que nous n’entreprendrons que sous vos auspices et avec tout le zèle de praticiens qui ont souci de la valeur et surtout de l’honneur de leur profession. »
- M. le docteur Martin se déclare très reco -naissant à la Chambre d'avoir bien voulu l’inviter à s’entretenir avec elle des questions qui l’intéressent; il estime au plus haut prix le concours que, par une entente commune,la Chambre et l’Administration municipale peuvent apporter à l’œuvre de l’assainissement de la ville de Paris et il est tout prêta répondre à toutes les questions qui lui seraient posées.
- mais procé mëth
- laites
- série
- A la demande de M. le Président, M, le docteur Martin fait d’abord connaître quelles sont les conditions qui sont aujourd’hui fixées par la pratique de la désinfection. En effet, le service municipal de la ville de Paris applique fidèlement les instructions qui ont été prescrites par le Ministre de l’intérieur, après avis du Comité consultatif d’hygiène publique de France et qui ne peuvent être modifiées que sur un nouvel avis des conseils compétents.
- La pratique de la désinfection se résume, d’après les instructions actuelles, dans le passage des tissus aux étuves à vapeur et dans le nettoyage des appartements à laide de solutions antiseptiques projetées avec des pulvérisateurs, ou employées plus ou moin5 étendues avec des instruments de diverse sortes, suivant la nature des surfaces à désinfecter. _
- Toutefois, afin de pouvoir apporter à lad® sinfection toutes les modifications que peuvent suggérer les progrès de la science et de T! dustrie, le service municipal de désinfecll" de la ville de Paris a soin de soumettre à ne Commission spéciale tous les procédés et 1002 les produits qui peuvent être proposes laboratoires de la ville de Paris sont con
- unes terra tetue
- lV ians tiolé Esai iin
- d jur ssai nocé tout peu
- lurl’
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- tamment chargés de poursuivre
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- ches dans ce sens. Jusqu’ici, aucun
- "pl
- 8 a
- On
- autre
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-
-
- ST DK L'IMPRESSION DBS TISSUS
- en
- moyen ne paraît pouvoir l’emporter, dans un
- Ser-avail t que
- pices souci ) leur
- service aussi considérable qui se chiffre par près de 40,000 opérations annuellement, sur l'emploi des appareils à vapeur sous pression etdes solutions de sublimé additionné de sel marin,de sulfate de cuivre, de crésyl et d’acide thymique journellement en usage à Paris ;
- mais il peut se faire que, dans l’avenir, des procédés nouveaux arrivent à supplanter les méthodes existantes.
- Répondant à une question posée par M. Mé-gret, le Dr Martin rappelle les déclarations faites par le Dr Chassevant à la suite d’une série d’expériences très sérieuses dont il a été teja parlé à la Chambre, à savoir que les ben-ines et benzolines ne détruisent pas 'es germes des micro-organismes. Le fait paraît ictupllement acquis malgré les avis contraires le certains conseils d’hygiène qui ont cru pouvoir préconiser l’immersion et le foulage tans certaines épidémies de fièvre typhoïde, moléra, etc. Il reste, il est vrai, pour que les Mais soient complets, à étudier la modifica-00 que le séjour dans un séchoir à 50° ou des étoffes encore imprégnées de liquide fourrait apporter aux résultats acquis ; des sais se poursuivent actuellement sur un océdé basé sur cette double action ; ils ne Itpas encore terminés, mais le seront sou-peu.
- M. Jolly demande au Dr Martin son avis " l’action du benzo-naphtol B, du salol, de wéosote incorporés à la benzine; notre "ligeant interlocuteur n’a connaissance d’au-
- eco • 1 l’in-tions t prix ne, la sipale isse-prêt d se-
- M. le uelles îxées let,le clique pres-8 avis ue de s que lents, sume, ns le eur et l’aide 3c des moins verses
- désil-
- ladë-uvent e rir-ection à une et tous s. LS cons chet-autre
- te recherche expérimentale sur l’associa-n de ces produits qu’il ne demande pas TeUx que de faire étudier au point de vue “la désinfection.
- Répondant à une question de Granges-Courel bujetdu sulfate de nitrosyle, notre aimable "ferencier pui dit que ce produit s’emploie . la désinfection des lieux d’aisances, des 68 de navires, etc... mais ne saurait être ployé pratiquement pour l’assainissement onrPartements.et des
- tissus.
- a prôné longtemps l’acide sulfureux
- comme un excellent agent de désinfection; la vérité est que ce gaz est loin de détruire la plupart des germes et surtout leurs spores. Il en est de même, du reste, pour d’autres produits gazeux, malgré la supériorité théorique des composés gazeux en matière de désinfection; en effet, l’action délétère de ces gaz et la nécessité d’en prolonger la durée en rendent d’ordinaire l’emploi difficile et même quelquefois dangereux, en raison des fissures et des crevasses qui font souvent communiquer les locaux en traitement avec les appartements voisins. Il est à désirer que ces inconvénients parviennent à être supprimés et l’on se trouvera alors en présence de procédés très efficaces.
- Tant qu’au nettoyage proprement dit, tel qu’il est appliqué dans les blanchisseries et dans nos usines, le docteur Martin craint qu’il ne soit insuffisant pour détruire les germes et les spores des microbes pathogènes : un passage à l’étuve est reconnu nécessaire.
- Il lui paraît superflu de parler du passage à la vapeur, si peu prolongé, tel qu’il se pratique dans notre métier : cette opération ne peut avoir aucune efficacité au point de vue de la désinfection.
- M. Bressant présente une observation au sujet de la désinfection de la literie et explique que, pour débarrasser de la vermine une literie qui venait des colonies, il a alternative ment passé en benzine et en vapeur et qu’il a obtenu les meilleurs résultats. Toutes les tentatives de désinfection avaient échoué avant que cette literie lui fut confiée.
- M. Jolly fait observer à son collègue que M. le docteur nous parle, non pas de destruction de vermine, mais de destruction de microbes.
- M. le docteur Martin indique ensuite que la méthode employée par le service de la Ville de Paris dans la désinfection des pièces habitées consiste à laver à grande eau mélangée de sublimé corrosif et de sel marin le sol, les murs, le plafond et les meubles, et, si cette opération n’est pas possible sur toutes
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les surfaces, à employer le même liquide dans des appareils pulvérisateurs suffisamment puissants et à prolonger l’opération pendant tout le temps nécessaire.
- Le docteur Martin nous donne ensuite les détails les plus intéressants sur toutes les précautions prises pour assurer l’efficacité des opérations, sur le contrôle et la surveillance sévères qui sont exercés d’une manière constante tant aux usines que dans les travaux extérieurs : disposition des étuves entre une cour d’entrée et une cour de sortie absolument séparées, matériel absolument distinct et toujours assaini pour le transport des objets contaminés et celui des objets assainis, manomètres enregistreurs permettant de se rendre compte dans les bureaux de la durée de chaque étuvée et de la température obtenue. De plus, le service s’est assuré par un contrôle scientifique, pratiqué depuis quelque temps déjà, de la valeur des opérations à domicile.
- Pour terminer, notre aimable conférencier nous dit un mot des taxes que l'administration a jugé bon de faire payer aux intéressés. Ces taxes, qui sont des plus modérées, ne s’appliquent qu’aux loyers matriciels égaux ou supérieurs à 800 fr.; elles sont fixes pour un même loyer et augmentent avec le chiffre de . ce loyer : on ne les paie qu’une seule fois pour une même maladie, quel que soit d’ailleurs le nombre d’opérations faites tant en ville qu’aux étuves ; un exemple intéressant de l’application des taxes nous est donné : il a été fait pour un seul malade 69 opérations qui n’ont donné naissance qu’au paiement d’une taxe de 5 fr.; il s’agissait d’un loyer matriciel de 800 à 900 fr.
- M. le docteur Martin insiste sur les avantages qu'il y a à faire pratiquer ainsi, en cours de maladie, la désinfection de tous les linges et étoffes portés par un malade et ceux qui le soignent, avant de les envoyer au blanchisseur ou au teinturier-dégraisseur; d’où bénéfice pour l’entourage du malade et pour nos ouvriers qui ne sont plus exposés à mani
- puler des objets dangereux ; car, il faut le din hautement, le service municipal de désinfec
- l'ajout
- S s
- lion ne se préoccupe que de rendre aux par
- ne et i
- ticuliers des objets exempts de tous germe 1 , pathogênes. qu9k6
- La série des renseignements que les mou pppeu
- mulsi
- bres de la Chambre étaient désireux d’avoi vraies étant épuisée, M. Jolly remercie, au nom de
- la Chambre, M„ le docteur Martin de l'obli-geance avec laquelle il s’est mis à notre dis
- Les :
- le la C
- position et des renseignements si précis ets intéressants qu’il a bien voulu nous donner, La passion et l’intelligence qu’il a mises a
- l’étude de ces questions si actuelles et siim
- Voie ne hu: On ei erse e
- tonate
- portantes, l’autorité qu’il s’y est justement mbeg'd
- acquise, donnent à ces communications un intérêt dont tous les membres de la Chambre sauront reconnaître la valeur.
- Le procès-verbal est admis à la majorité.
- La séance est levée à 6 heures 1/2.
- L'un des secrétaires, Blondinat.
- aellen alse, ( me gc spos. S iman mique
- Le Président, A. JOLLY.
- DE L’ENSIMAGE (4e article)
- Huile tournante. — C’est une huile d'olive ainsi appelée parce que, mieux que toutes
- autres, elle forme une émulsion parfaite avee les lessives alcalines faibles, elle est extraite des olives qui ont déjà été exprimées deux fois, et qu’on a abandonnées à une ferment»' tion plus ou mois longue. L’huile entrain6 par l’eau à la pression est verdâtre, elle 60,1
- grun lisur De pl
- at bl On fai -tes p M pas itons
- F. I g g #
- tient beaucoup de mucilage et d'autres ®a hseil tières extractives, aussi rancit-elle assez vite.
- On les laisse devenir acides en les abandon
- nant pendant 2 et 3 ans dans des réservoirs en ciment contenant 80 et même 100,000litres C’est à l’acidité qu’il rapporter la proprie
- fortement émulsive de l’huile tournante, anciens teinturiers en rouge grand teint,roug d’Andrinople n’employaient que cette huilep0 balll la préparation de leurs bains gras ou blancs Girardin et Pelouze disent qu il Su
- e algle J - -a ge s 53 - U2PS.OIS s s- B 222
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- est €
- ; le din
- ° quelques centièmes de leur poids d’acides oléi— H ueet margarique, provenant des fabriques de lougies, pour en faire des huiles tournantes.
- ajouter directement aux huiles ordinaires
- germe
- ! mem d'avor 10m di Y'obi-re dis-isets
- inpeut, de cette façon, rendre les huiles plus mulsives, mais nullement équivalentes aux vraies huiles tournantes.
- Les meilleures huiles tournantes sont celles le la Calabre.
- Voici la meilleure façon pour s’assurer si me huile est bien tournante.
- Ionner lises à si im-tement ms un ambre
- On en prend 5 centimètres cubes que l’on me en mince filet dans une solution de car-«Date de soude à 2 Baumé. On prend 30 c. nbes de solution alcaline et on agite conti-«tellement en versant. La liqueur devient lai-ause, opaline, et ne pas laisser remonter au-
- D’autre part, nous appelons l’attention sur les deux produits que la Manufacture lyonnaise présente en combinaisons avec l’orseille brillante N, le cyanol T et l’orangé GG, qui unissent avec une très grande facilité, même dans les nuances combinées les plus délicates. Leur solidité aux alcalis et à la lumière est très bonne et ils ne déchargent pas au frottement, même en teintes très foncées.
- La solidité à la lumière de l’orangé GG est tout à fait remarquable et dépasse de beaucoup celle des anciens orangés pour laine généralement employés jusqu’ici.
- lent,
- Y.
- «gouttelette huileuse après 24 heures de «pos. Si l’huile n’est pas réellement de l’huile
- ournante, il y a séparation d’huile au bout de tiques heures ou formation dans la liqueur “grumeaux blancs qui lentement remontent la surface.
- Déplus, la solution, aulieu d’être franche-Wblanche, est jaunâtre.
- Ûnfait des émulsions laiteuses que l’on vend
- d’olive toutes e avec [traite deux ienta-rainée
- "TeS préparées à l’industrie, mais elles ne "‘pas à l’huile tournante, et sont plutôt des "ons imparfaits. Nous repasserons en re-"A la fin de cette étude les différents bre-^nouveaux pris pour l’ensimage depuis Wedizaine d’années. M. Ude
- ; COU | ma-zvite. ndon-rvoirs litres. pri8l i. Les rouge ep°uf bail” suffi»
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Veille brillante N (brevetée S. G. D.G.) "erla Manufacture lyonnaise de matières colorantes
- -orseille brillante N se distingue :
- 1 Par la facilité d’unisson.
- ‘ Par sa solidité très bonne à la lumière et "alcalis.
- Par son prix très avantageux.
- (Produitse recommande d’une façon toute “IAle pour les nuances mode, marines et nuances combinées.
- REVUE
- DES
- MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la Teinture
- Par M. Frédéric Reverdin (I).
- Les Farbenfabriken vormals Friedr. Bayer et C° ont introduit récemment dans le commerce, scus le nom de violet Victoria 5B, une nouvelle matière colorante spécialement destinée à la teinture de la laine, et de mêmes propriétés que le bleu azoïque acide 4B intro duit antérieurement. Cette couleur est recommandée à cause de la facilité avec laquelle on obtient par son emploi des nuances égales et bien couvertes ; elle se mélange facilement avec le jaune solide pendant une heure dans un bain additionné de 10 kilogs de sel de Glauber et 2 à 5 kilogs d’acide sulfurique à 60° B.
- Le rouge brillant de rhoduline, fabriqué depuis peu par la même maison, est un nouveau membre du groupe des matières colorantes basiques, les rhodulines, dont nous parlions dans notre précédente revue. Sa nuance est intermédiaire entre celles des marques G et B, tout en étant sensiblement plus brillante et plus vive que celle de la marque B. On obtient avec le rouge brillant
- (1) Voir Moniteur Scientifique.
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-
- s
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de rhoduline, en teignant en nuance claire, un rose pur semblable à celui que donne la rhodamine S. Cette matière colorante serait, d’après les essais des fabricants, la plus solide à la lumière des matières colorantes rouges basiques ou substantives ; elle résiste également au foulon, aux alcalis et aux acides. On l’emploie sur coton mordancé au tannin et elle peut être aussi appliquée à la teinture des tissus mi-soie, de la soie, du jute et du papier, pour lesquels elle remplacerait d’une manière générale la safranine.
- Le noir foncé direct G, livré par Fried. Bayer et C°, peut, d’après une circulaire des fabricants, être employé comme couleur dia-zotable ; il fournit alors avec le B-naphtol des nuances noir-vert qui résistent très bien au foulon.
- La « Manufacture lyonnaise des matières colorantes » avait introduit sur le marché, au commencement de l’année dernière, sous le nom de diaminogène extra et B, les premiers produits d’une nouvelle série de colorants diazotables, solides à la lumière (1) ; elle livre maintenant depuis peu les nouvelles marques bleu diaminogène G et B B qui donne par diazotation et développement sur la fibre des bleus d’une grande vivacité, tels qu’on ne les avait pas obtenus jusqu’ici par ce procédé, et dont les nuances dépasseraient comme solidité à l’air et à la lumière celles de l’indigo.
- Le bleu asoïque diamine R livré par la même maison, permet*avec les deux matières colorantes dont nous venons de parler, de produire par le procédé de la diazotation toute la gamme des bleus, du bleu verdâtre clair jusqu’au bleu rougeâtre foncé.
- Voici, du reste, le mode d’emploi de ces trois nouvelles couleurs, tel qu’il est donné par la Manufacture lyonnaise :
- Teinture. — On teint au bouillon pendant une heure avec addition de 1/2 % de carbonate de soude et 20 à 30 % de sulfate de soude.
- (1) Moniteur Scientifique.
- Les bains ne s’épuisent pas, de sorte qu
- s.
- faut, suivant la concentration du bain, aug menter la proportion du colorant pour le pre
- mier bain. En teignant avec 20 litres d’ea pour 1 kilo de coton, au moins 1/3 du coin
- rant reste dans le bain. Les cuves avec
- bydr 750 'O liti
- Poi
- ution
- vapeur indirecte sont de beaucoup préférable _ i j- . i baInS
- a celles chaunées avec la vapeur directe. L
- teinture en pièce se fait de la manière habituelle au jigger.
- Pour obtenir des bleus foncés, on peu
- 11 mine
- Lor
- combiner à volonté le bleu diaminogène BI
- avec le bleu azoïque diamine R. Après li teinture, on rince à l’eau froide.
- Diazotation. — Le coton rincé à froides
- traité pendant quelques minutes dans un bail
- zarni
- a op ment
- Lor
- T S
- froid contenant pour 10 kilos de coton 300gr de nitrate de soude en solution aqueuse e 1 kilo d’acide chlorhydrique. Pour les opéra-
- our :
- tions suivantes sur le même bain, 1/3 de cei additions suffit.
- La diazotation se fait de préférence dan des cuves en bois ; cependant, elle peut 658
- qWenc
- Le
- Eger
- Les tes a
- lement se faire dans des récipients en cuivre tan La diazotation des pièces se fait sur uni cuve avec tourniquet, ou encore mieux? deux passages au foulard. Après cette ope D ration, la marchandise est passée dans 1 bain de rinçage légèrement acidulé à l'aciuë
- chlorhydrique ou sulfurique, et dévelopPe immédiatement.
- Cett
- age
- Leieu
- Développement. — On garnit le bain de df Abio veloppement froid avec la solution du dëve loppateur, on traite la marchandise pënda
- quelques minutes, on rince et au besoin e "es
- savonne.
- On garnit le bain de développement e
- façon suivante :
- Préparation des solutions de développ
- l'es
- eetu lrer { : do-
- lirs d
- s ins
- teurs :
- 1,450 gr. «-naphtol, 1,200 gr. soudecst nhe tique à 40° B. sont dissous dans 20 I
- d’eau bouillante;
- le n
- eau. ----------3 3
- 460 gr. naphtylamine-éther N en Me|E sont dissous dans 20 litres d'eau bouilan
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- GH
- UT
- te qu’i , aug e pre
- dditionnée d’avance de 100 cc. d’acide chlo-
- u colo vec I érable
- hydrique à 21e B. ;
- 750 gr. développateur AD sont dissous dans 0 litres d’eau bouillante additionnée d’avancé le 350 c. d’acide chlorhydrique à 21° B.
- te. La > habi-
- Pour 10 kilos coton, on emploie de ces so-utions lorsqu’on ne veut pas conserver les mains :
- 11/4 litre 3-naphtol ; 6 1/4 litres naphthyla-mine éther N ; 4 litres développateur AD.
- Lorsqu’on veut conserver les bains, on les n garnit pour les 7-8 premières opérations avec ', es quantités indiquées des solutions et pour sopérations suivantes avec les 3/4 seule-
- 1 peu
- oid es n bail
- ment de ces quantités.
- Lorsqu’on développe dans des bains très allongés, contenant plus de 20 litres d’eau
- JOOgr pour 10 kilos de coton, la quantité des dé-
- use e opéra-de cei
- 3 dam
- il éga-
- Taloppateurs doit être augmentée en consé-|uence.
- Le développement des pièces se fait au 85er, soit par deux passages au foulard
- Les teintes développées peuvent être remon-
- 188 avec des couleurs basiques, telles que le
- suivre ta méthylène, l'indazine, etc.
- ur unf ix pa e opé nS111
- s co g s* cs
- a —-neemme e a o ssmsase=---——
- DU RISQUE PROFESSIONNEL
- (Suite)
- loppët
- Uette interprétation donnée au contrat de ma8e vous paraît peut-être quelque peu au— , dleuse. Elle a trouvé cependant en France de "bienveillant accueil. J’étais donc autorisé
- déve 'ous dire que, patrons, magistrats etjuris-endan multes se sont chacun, dans la sphère de 8 attributions, préoccupés de fixer des ioln 'Mes nouvelles à la responsabilité civile.
- est à tel point, que l’on peut se demander t de l eette protection que le législateur veut as-
- ^aux victimes du travail, ne leur eût pas donnée, dans un avenir prochain, en de-loppa 18 de toute réforme législative, par la bonne tonté des employeurs, par le développement lStitutions de prévoyance, et par les ten-c 68 de la jurisprudence à accepter, pour ylitrë de du moins, les doctrines de M. Sainc -
- *ete,
- 1e ne veux pas dire, cependant, qu’il ne Préférable de hâter la marche de ces gé—
- ftp w9 U -lOvUi -C —% SP 5% —
- illant euses idées, en les imposant à ceux qui se-
- raient tentés de s’y soustraire. On ne peut qu’applaudir aux efforts du législateur, tant qu’il ne risquera pas, par de trop audacieuses réformes, de compromettre les intérêts de ceux-là mêmes qu’il désire protéger, et il faut souhaiter qu’un texte précis vienne mettre fin aux difficultés soulevées par cette grave question de la responsabilité civile.
- Mais, depuis 1884, les projets se multiplient et la discussion se prolonge dans le Parlement, sans que l’on aboutisse à un résultat
- Peut-être trouverons-nous dans un examen rapide des grandes lignes du projet de loi voté par la Chambre des députés, le 10 juin 1893, et actuellement soumis au Sénat, les causes de ces longueurs et de ces hésitations.
- « Les accidents survenus dans leur travail et à l’occasion de leur travail, dit l’article premier, aux ouvriers et employés occupés dans l’industrie du bâtiment, les usines, manufactures, chantiers, entreprises de transport, de chargement et déchargement, les magasins publics, mines, minières, carrières et, en outre, dans toute exploitation ou partie d’exploitation dans laquelle sont fabriquées ou employées des matières explosibles ou dans laquelle il est fait usage d’une machine à vapeur ou de toute autre machine, mue par une force élémentaire (vent, eau, vapeur, gaz, air chaud, électricité, etc.), ou par les animaux, donnent droit, au profit de la victime ou de tous ses représentants, à une indemnité dont l’importance et la nature sont déterminées ci-après. »
- Voilà le principe du risque professionnel nettement posé. Tous les ouvriers occupés dans les industries ou entreprises énumérées dans cet article, auront droit à une indemnité, sans qu’ils aient à faire une preuve quelconque.
- Voyons les restrictions à ce principe, qui ne saurait être absolu. Elles sont écrites dans les articles 30 et 31 du projet.
- Art. 30. — « Aucune des indemnités déterminées par la présente loi ne peut être attribuée à la victime qui a intentionnellement provoqué l’accident.
- « Il doit être sursis à statuer par le Tribunal arbitral tant qu’il n’a pas été prononcé définitivement sur l’action publique intentée avant ou pendant l’instance en indemnité. »
- Art. 31. — « Le Tribunal arbitral a le droit, s’il est prouvé par le patron ou la circonscription que l’accident est dû à une faute lourde de l’ouvrier, de diminuer la pension allouée à la victime ou à ses représentants. »
- Par contre, on lit dans l’article 32 : « Que, s’il est prouvé que l’accident est dû à la faute lourde du chef d’entreprise, le tribunal arbitral peut majorer les indemnités prévues au titre premier. »
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- Le reste de ce projet de loi, qui comprend 84 articles, est consacre à la fixation des indemnités, aux formalités à remplir par les chefs d’entreprises, en cas d’accidents, à l’organisation d’un Tribunal arbitral et de l’assurance obligatoire.
- La Chambre, comme vous pouvez en juger à la lecture de ces articles, s’est de beaucoup écartée des théories professées par M. Sainc-telette. Ce jurisconsulte donne du contrat de louage une interprétation générale, applicable sans exception à toute personne qui loue ses services, et il admet que le patron peut dégager sa responsabilité en démontrant que l’accident est exclusivement dû à la force majeure ou à la faute de l’ouvrier.
- Dans le projet du 10 juin 1893, au contraire, certaines catégories d’ouvriers sont seules appelées à bénéficier de l’extension de la responsabilité du patron ; les autres restent sous l'empire de l’article 1382, tenus, comme par le passé, d’administrer la preuve d’une faute pour prétendre à une indemnité. En même temps qu’il apporte cette restriction au principe du risque professionnel, tel que l’a defini M. Sairictelette, le législateur français donne à la responsabilité de l’employeur une bien plus grande étendue que ce jurisconsulte, en ce sens qu’elle ne sera entièrement dégagée que si l’accident a été intentionnellement provoqué.
- Ce projet sera-t-il, dans son intégralité, accepté par le Sénat? Je l’ignore, mais, s’il réunit les suffrages nécessaires pour acquérir force de loi, j’ai la conviction qu’il faudra, dans l'avenir, rapporter ou modifier certaines de ses dispositions.
- Je ne crois pas, en effet, qu’une longue durée puisse être réservée à une loi, qui, en même temps qu’elle choquerait nos sentiments de justice et d’équité, serait appelée à jeter dans la petite industrie des perturbations dont les ouvriers souffriraient les premiers.
- Depuis 1789, ce grand principe « la loi est égale pour tous » est inscrit en tête de nos Codes. Telle ne serait pas la loi nouvelle. Aux uns, elle réserverait toutes ses faveurs, elle resterait indifférente au malheur des autres. Et, singulière anomalie, les ouvriers appelés à en bénéficier seraient ceux pour lesquels l'initiative privée a le plus fait, et-qui, déjà, trouvent dans les assurances contractées par les employeurs de sérieuses garanties.
- La Chambre cependant ne s’est pas décidée à voter, sans de sérieuses raisons, le projet du 13 juin 1893, et, si j’en critique le texte, en toute franchise, j’ai du moins la certitude que ceux qui l’ont accepté comme ceux qui l’ont soutenu, ont été animés des intentions les meilleures et les plus généreuses.
- Mais il est bien permis de tendre au mêm but par des voies différentes.
- On a craint, en étendant à tous les ouvrier et employés le risque professionnel, de jeu le trouble dans le pays.
- C’est, à mon sens, s’exagérer les congé quences d’une loi, qui proclamerait ce pm cipe en lui assignant de justes limites.
- Tout d’abord, il importe de remarquer qu cette loi s’appliquerait seulement aux per sonnes qui louent leurs services et travaille! sous la direction et la dépendance d'autrui Elle resterait étrangère aux ouvriers indé-pendants, qui traitent à forfait ou font de entreprises.
- Ceci dit, supposons la responsabilité di patron présumée pour tous les accidents du à sa faute ou à la force majeure.
- Quelles seraient les conséquences d’un modification ainsi comprise de l’article 1382
- Elles se traduiraient par un impôt payé sous la forme de prime d’assurance par toui les employeurs.
- Avec la situation ainsi faite aux patrons le louage de services ne se concevrait plusei effet, dans une sage administration, sansêire complété par une garantie des responsabilité à encourir. On s’assurerait contre les risque d’accidents des domestiques ou employés à un titre quelconque, comme on assure le meubles et les immeubles contre les danger! de l’incendie
- Sans doute, ce serait une charge nouvelle mais nous devons être prêts à la supporte sans amertume, si en garantissant la répare tion de la plupart des dommages subis pa les trop nombreuses victimes des accident du travail, elle réalise un progrès social.
- Ne croyez pas d’ailleurs que cet impôt dol être très lourd. A n’en pas douter, le taux de: primes diminuerait à mesure que l’usage d l’assurance contre les accidents se généra» serait, et le capital se trouverait bientôt ! même d’acquérir à peu de frais sa propre sécurité et la garantie de l’avenir de ceux qu’il emploie. •
- Cette crainte de troubler et d’inquéter 1 op1 nion publique par une réforme de ce genre n’a pas seule guidé le législateur : ilapen aussi que, là où le danger était plus grand, fallait assurer aux ouvriers une protecuo plus complète.
- Rien de plus juste, il s’agissait de presct, des mesures préventives, pour diminue1, | nombre des accidents. Mais, tel n’est pas but de la loi, qui vise uniquement à la rePdau tion des dommages subis par les victimesen travail et envisage la situation de l’ouv après la catastrophe. . o0
- Peu importe dès lors, que l’industrie l'entreprise à laquelle il collaborait ait P
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- senté plus ou moins de dangers 1 Pour des blessures d’une égale gravité, l’indemnité doit, dans tous les cas, être identique et obtenue par les mêmes moyens.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- Nous apprenons que MM. J. Ruch et fils, à Paris, tout en continuant le commerce des produits chimiques et drogueries, ont cédé l’usine de Pantin, ainsi que la fabrication et le commerce des couleurs d’aniline à M. Edmond Ruch qui, depuis 1878, s’était consacré exclusivement à l'industrie des couleurs d’aniline et à la direction de l’usine de Pantin.
- En se séparant de son ancienne maison, M. Edmond Ruch a fondé, avec le concours de quelques amis, la Société française de couleurs d’aniline en commandite par actions au capital de 11,000,000 fr., sous la raison sociale Edmond Ruch et Cie.
- L’extension des affaires ayant rendu l'installation actuelle insuffisante, la nouvelle Société vient de commencer la construction d’une nouvelle usine, contiguë à l'ancienne sur les vastes terrains dont. elle a fait l’acquisition.
- JURISPRUDENCE
- LES MODÈLES DE FABRIQUE
- La loi de 1806 qui protège les modèles des-tinés à l’industrie s’applique-t-elle à toutes les créations mêmes les plus simples, de l’art ou du goût? Faut-il, pour acquérir la pro-Priété d’un objet de ce genre, lui avoir donné "n incontestable cachet de nouveauté ?
- Ces questions se sont souvent posées, mais elles ne doivent plus se poser actuellement, en Présence de la jurisprudence de la Cour de cassation qui va très loin dans le sens de la Protection légale.
- Cependant, un objet quelconque n’est pas un modèle de fabrique au gré de son inventeur ou constructeur.
- Ainsi, il n’est pas douteux qu’un modèle industriel, pour être admis à bénéficier des prérogatives instituées par la loi de 1806, doit réaliser certaines conditions. Il faut tout d’abord que la forme prise en elle-même, san se recommander par une pureté ou une élégance de lignes qui en feraient une œuvre d’art proprement dite et la placeraient sous le régime de la loi de 1793, présente du moins un caractère original, qui lui confère une valeur propre et absolument indépendante de celle qu’il emprunte à son utilité matérielle.
- Tel est le principe un peu philosophique, si l’on veut, mais cependant facile à dégager et à justifier. Dès lors qu’il y a originalité, il y a création, et dès lors qu’il y a création, il y a application de la loi de 1806.
- On a objecté qu’il fallait un dessin pour constituer un modèle et qu’un simple changement de formes ne constituait pas l’originalité. S’il en était autrement, a-t-on dit, tout objet qui présenterait un caractère particulier, en dehors de toute idée de dessin, deviendrait un modèle de fabrique ; iln y aurait pas un article de Paris qui n’aurait ce caractère.
- On décidait donc que le titre de modèle ne pouvait être revendiqué que pour des objets qui, à raison de leur destination ou de leur valeur présentent une importance notable. C’était là une erreur certaine. La jurisprudence décide que les produits les plus humbles, les plus futiles de l’industrie peuvent ! être monopolisés par l’inventeur. « Attendu, dit la Cour de Cassation, que la nature usuelle d’un produit, non plus que la simplicité du dessin et l’absence même d’ornementation, ne sauraient suffire pour le mettre en dehors de la protection légale, lorsqu’il est constant : 1° que ce produit porte en lui un caractère propre et spécial qui permette d’en apprécier l’origine et d’en reconnaître l’individualité, que son auteur a entendu s’en réserver la propriété et qu’il a fait dans ce but, en conformité
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- des indications de la loi, tout ce que lui permettait la nature des choses; 2° quand la servilité de l’imitation démontre que le reproducteur n’a fait autre chose que s’emparer des résultats du travail d’autrui. »
- La controverse paraît donc close et l’on peut affirmer que, tout objet d’un usage industriel, constitue un modèle dès lors qu’il a une originalité appréciable. Nous laissons de côté la question d’utilité qui ne se pose pas.
- Un de nos lecteurs nous écrit:
- Un commerçant a contracté sur sa tête deux asurances à vie entière, l’une au profit des enfants d’un rremier lit, l’autre au profit de sa femme. Au bout de 10 ans les primes ont cessé d’être payées et chacune des deux assurances a été fixée à un chiffre de....... payable au décès de l’assuré. Postérieurement l’assuré tombe en faillite.
- On demande si les assurances font partie de l’actif de la faillite et si les bénéficiaires éventuels n’ont aucun droit acquis sur lesdites assurances ?
- R. — Peu de questions ont été plus discutées que celle de l’attribution des assurances sur la via, et la jurisprudence ne paraiît pas encore fixée d’une manière bien définitive.
- Cependant certains principes permettent de résoudre la difficulté d’une façon générale.
- Et d’abord il faut distinguer entre l’assurance faite au profit des enfants et celle faite au profit de la femme du failli.
- Pour la première, il semble que l’on soit d’accord. L’assurance appartient aux enfants et ils ont le droit de la revendiquer.
- Mais en ce qui concerne la femme du failli, à cause d’une disposition du code de com. (art. 561) qui frappe de déchéance les libéralités faites par le failli à sa femme dans le contrat de mariage et pendant le mariage.
- il est cependant juridique de dire que le bénéfice du contrat est personnel au tiers bénéficiaire, ne repose que sur sa tête et ne constitue pas une valeur successorale puis
- que le capital assuré ne se forme et ne commence d’exister que par le fait même de la mort du stipulant.
- Ainsi, en thèse générale, à la mort du père ou du mari failli, le bénéfice de l’assurance ne fait pas partie de sa succession.
- Mais, dansl’espèce, il ne s’agit pas de l’exécution normale du contrat d’assurance. Au contraire, il s’agit de la propriété d’une somme représentant purement et simplement les primes payées. Appartient-elle au failli et à ses créanciers.
- L’acceptation du tiers bénéficiaire rétroagit au jour même du contrat, de telle sorte que le capital assuré doit être considéré comme n’ayant jamais fait partie du patrimoine du stipulant, et si ce dernier était en état de cessation de paiement lorsqu’il a contracté avec l’asssureur, le capital assuré n’ayant pas été distrait de son patrimoine,ne saurait être réclamé par le syndic de la faillite et la femme a seule droit aux bénéfices de l’assurance, à l’exclusion des autres créanciers.
- Mais si des primes ontété payées par le failli, elles doivent être restituées à la masse par la femme qui recueille le bénéfice de l’assurance.
- ASSURANCES
- L’assurance est généralement très laborieuse à élucider; elle soulève souvent des questions très délicates et complexes, que, seuls, les spécialist_s et gens du métier peuvent résoudra. Cette question des assurances, I"1 joue un rôle si important chez tous les commerçants et industriels, n’est souvennt pas examinée avec tout le soin qu’elle comporte:
- Nous avons eu maintes fois l’occasion de le constater dans les polices qui nous ont été adressées en vérification. Depuis la création de notre service d’examen, gratuit pour nos abonnés et lecteurs, de leurs différentes P° lices, nous n’exagérons pas en disant Iue plus de quatre- vingt fois sur cent, nous avons
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- relevé des cas de déchéance dans les polices, soumises à notre examen, et qui, en cas de sinistre, auraient mis l’assuré dans un pénible embarras.
- Nous avons également constaté que la plupart de ces polices avaient été majorées, dans des proportions scandaleuses par des agents peu scrupuleux, dans l’application des primes à affecter, selon la nature du risque; ces majorations avaient pour objet de faire encaisser àces agents, auprès des Compagnies assureurs, une commission beaucoup plus forte. Notre collaborateur, chargé de la révision des contrats d’assurance, a relevé souvent, pour certains risques industriels, des majorations de prime, dépassant, pour un seul risque, mille francs par an. Les exemples que l’on pourrait citer, à l’appui de cette assertion, seraient fort nombreux.
- Comme on le voit, il ne suffit pas pour être assuré d’avoir des polices établies à la légère, dans lesquelles la Compagnie assureur n’a rien oublié comme ambiguïté et dont le plus souvent l’assuré lui-même ignore la teneur.
- Il est essentiel au contraire de connaître la Compagnie qui vous est proposée, tant au point de vue de sa moralité que de sa solvabilité ; il est en outre indispensable d’être renseigné sur sa manière d’opérer et de régler les sinistres, etc., etc...
- Il faut aussi savoir distinguer quelle Compagnie est préférable pour l’assuré ; savoir Indiquer les clauses et conditions spéciales Qui doivent être insérées dans les conditions manuscrites des polices, ainsi que les primes a payer selon la nature du risque.
- Dans toutes ces questions, seul, l’homme du métier peut avoir la compétence nécessaire P°ur éclairer le futur associé et le prémunir contre la signature précipitée de certains contrats.
- Nos abonnés et lecteurs, nous en avons la certitude, nous sauront gré de notre inter-vention si désintéressée dans cette question, “tile à toutes les industries.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception
- des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d’ajouter sur l’adresse, service des assurances.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Giraud (Antonin), apprêteur de draps, à Vienne. — Jug. du 3 mars. — S. : M. Favier.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Gaudrillet et Lefebvre fabr. de bleu d’outremer, 55, rue du Faubourg Raines, à Dijon. — Durée : 10 ans, du 1er janv. — Cap. : 80 000 fr. — Acte du 13 fév.
- Formation de la Société en nom collectif Epitalon frères, fabr. de rubans, 22, rue de la Bourse, à Saint-Etienne. — Durée : 6 ans. — Cap. : 450.000 fr. — Acte du 20 fév.
- DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ
- Dissolution, à partir du 10 mars, de la Société E. de Lagrange et Cie, teinturerie, 24, rue de Rouen, à Elbeuf. — L. : M. Lanne. — Actes des 6 et 10 mars.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme veuve Drouard, a vendu un fonds de teinturerie, 1, rue Bleu.
- Mme veuve Pellerin, a vendu un fonds de teinturerie, 31, rue Maubeuge.
- Mme Lesieur, a vendu un fond de teinturerie, 13, rue de la Nation.
- M. Niquel, a vendu un fonds de teinturerie, 9, av. de la République.
- M. Poimbœuf, a vendu un fonds de teinturerie, 72, av. Ledru-Rollin.
- Mme veuve Renault, a vendu un fonds de teinturerie, 40, rue Demours.
- Mme Doré a vendu à Mlle Véron, un fonds de teinturerie, 68, rue du Faubourg Poissonnière.
- M. Barbé, a vendu un fonds de teinturerie, 46, Grande-Rue Saint Mandé et 3 succ.
- M. Favoreau, a vendu un fonds de teinturerie, 34, rue Chaptal.
- Mme veuve Gézolme a vendu un fonds de teinturerie, nettoyage, 307, rue Saint-Jacques.
- Mme Levaillant, a vendu un fonds de teinturerie, 32, boul. Magenta.
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- L.R MONITEUR DE LA TEINTURE
- M. Charles Montay, a vendu à M. Eugène Montay, un fonds de teintures, dégraisseur, 45, rue Orteaux.
- M. Toussaint, a vendu un fonds de teintures, nettoyage, 169, rue de la Pompe.
- M. Agasse a vendu à Mlles Riverain et Bertillon, un fonds de teinturerie, 35, rue Saint-Placide.
- Mme veuve Mainguy a vendu à M. Dupon, un fonds de teinturerie, 17, rue Cappe.
- BIBLIOGRAPHIE
- Tous les ouvrages ci-dessous sont en vente au bureau du journal. Pour les recevoir franco par retour du courrier, envoyer mandat ou timbres-postes.
- VIENT DE PARAITRE
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Ce livre est divisé en trois parties principales :
- lo Le blanchiment des tissus neufs, des fils et des cotons;
- 2o Le blanchissage domestique du linge dans les familles ;
- 3» Le blanchissage industriel.
- C’est-à-dire le blanchissage tel qu’il est exploité dans les usines de blanchisserie, installées dans les grandes villes. Ces trois parties principales sont précédées d’un précis historique du blanchiment et du blanchissage à travers les âges, et d'une étude spéciale des matières premières employées dans cette industrie.
- A la fin du volume sont groupés les différents renseignements recueillis par l’auteur, sur les installations et l’exploitation modernes des usines de blanchisserie ; on y trouvera décrites :
- 1° L’installation et l’organisation des lavoirs publics;
- 2o Les blanchisseries spéciales du linge des hôpitaux, des restaurants, dos hôtels à voyageurs des établissements civils et militaires ;
- 3o La manière d’établir la comptabilité du linge à blanchir ;
- 4 Les relations entre la direction des usines, leur personnel et leur clientèle.
- On trouvera dans ce livre les nombreux tours de main, les procédés en usage, mais peu connus, d’une industrie des plus utiles et des plus répandues. Au point de vue de l’hygiène, il faut opérer, le plus souvent possible, le blanchissage du linge en service. Au point de vue de l’économie domestique, il faut
- arriver à bien blanchir avec les procédés les moins coûteux. Ce livre permettra d’atteindre ce but et donnera satisfaction à l’hygiène et à l’économie domestiques.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
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- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ’e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8 avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. —. Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance.— Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr.60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratit:
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- Traité de chimie appliquée à l’industrie Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dan le texte. — Prix: 20 francs.
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de , ramie ou china-grass, par Adolphe Renar > docteur ès--sciences physiques, professeur de
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 161
- chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le ’ texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
- Lapratiqueduteinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, : mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes, minérales, végétales-, animales). : Echantillonnage ; matériel et manipulation de • la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr.. 50. ;
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8° broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d‘émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8: avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les deux premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 1895 1894 1896 1895 1894
- Bois de teinture'en bûches : Mexique kil. 3 — — Brésil. — — Haïti — — Guatemala — — Autres pays Totaux .... Bois de teinture moulus - Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non.. Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles.. Moulus - Noix de galle et avelandes entières, concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran Autres teintures et tanins. Cochenille Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse Rocou préparé Orseille préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine Autres Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique Alizarine artificielle Autres Outremer Bleu de Prusse... Carmins communs — fins 6.568.700 80.400 3.880.000 2.486.700 10.995.200 22 951 000 8.500 28.800 46 800 1.600 173.400 20.500 1.169.800 1.549.200 706.100 741.300 3.800 18.700 220.100 61.940 554 370 620 761.910 8.600 2.060 320 33.250 20.370 164.440 40.420 12.430 100 30 2.321.000 601.100 1.413.300 1.149.000 8.400.900 13.885.300 12.600 248.300 82.200 3.600 257.200 23.800 845.800 2.246.000 568 200 538.400 43.800 29.300 293.400 73.270 146 690 165.640 7.900 1.300 160 57.860 26.390 122.580 32.150 5.660 90 20 1 340.200 92.200 5.314.500 ) 197.000 11.755.400 19.699.300 28.900 55.100 1.400 30.200 42.000 1.087.900 1.905.200 580.500 389.700 101.900 11.243 129.300 50.670 300 305.570 160 1.022.990 12.710 1.380 1.260 63.600 52.630 134.580 47.820 6.370 70 Bois de teinture en bûches ..kil. — moulus Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine. — en poudre Quercitron Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Moulus Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran Autres teintures et tanins Cochenille Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse Rocou préparé Orsei le préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine. Autres : Allemagne. — Belgique — Angleterre — Etats-Unis —• Autres pays Totaux....... Teintures dérivées du goudron ds houille : Alizarine artificielle Acide picrique Autres Outremer Bleu de Prusse Carmins communs — fins................... 514.700 104.000 8.700 10.900 1.400 2.000 11.700 1.992.300 40.100 126.200 106.900 6.500 150.000 240.90') 32.600 45.600 19.700 229.300 31.500 5.600 1.300 9.500 626.200 462.500 378.800 62.100 999.900 1.158.400 72.600 '.6.500 23.200 2.500 2.800 2.287.500 112.100 152.400 43.800 20.300 77.300 26.920 99.179 7.280 95.839 1.545 18.634 4.893 3.267 558.495 507.866 306.777 100.408 967.085 611.100 172.300 33.400 1.800 2.000 3.185.600 7.600 72.500 218.000 57.700 23.100 101.800 33.400 87.000 4.900 676.800 39.000 5.200 3.000 32.800 236.300 493.100 536.900 30.600 846.500
- 2.532.500 10.500 400 102.700 110.900 8.800 2.200 2 700 2.500.631 8.022 13 72.180 122.276 3.408 1.142 629 2.143.400 35.900 100 85.300 74.200 3.200 900 100
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- LR MONITEUR DK LA TEINTURE
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- KT DK L’lMPRESSION DES TISSUS
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de rIMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans eette nomenclature est de 15, francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acldes
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de fer et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine lat marche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- - Acide tartrique
- LRoux(R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue ces Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- „ Agrafes pour courroies poppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- n . Albumines
- "euillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-pastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang mPour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. dlbault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Ie), 1,rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- , Alizerine
- Son-erger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- ete anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). 8: social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Fie u Alun
- eher et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-raune, alun pur et raffiné.
- rTeu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée, pur."te d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
- g. Amidons
- ocn (N. et J.) et fi's> à Tomblaine, près Nancv (Meurthe-Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du 3y,E pinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et appret. r
- Daverne et Cië, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br .s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline. Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série compléta de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtimmente industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud'in, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure. Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif deMather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand'heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages, Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fiis aîné, 11, fue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales par les teinturiers. Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, a Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d'invention
- Caron (Ed.), ingénienr, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts,7 rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus-dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines
- Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille -Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise réfractaire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorure décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels de soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et im primés, par Dépierre. 1 volume gran1 in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons Relié, 40 fr. 60.
- JEUNE COMMERÇANT
- parlant le français, l’allemand et l’anglais et connaissant la teinture de fil de coton et de laine,cherche situation dans un bureau ou dans une fabrique. Prétentions modestes. S’adresser sous F. 2071 à Haaseinsten et Vogler A.-G., Munich {Bavière).
- 22,R.LAFAYETTE,PARIS
- MOTEURS A GAZ
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- 40e Année. — No 8.
- 20 Avril 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- "a
- SOMMAIRE
- “iectionnements et procédés nouveaux. — Manière de reparer la cuve d’indigo. — Note sur l’alizarine so-"ble.-Du risque professionnel (suite). — Revue des matières colorantes nouvelles -(suite). — Accident du Tavail. - Tarif de Chemins de fer. — Douanes étran-Stres.—Assurances — Renseignements commerciaux. 'Assurances.— Bibliographie. — Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- ous donnons sous ce titre et sans discussicr analyse des brevets de nature à intérêt s? ’ 108 lecteurs.
- NOUVEAU PRODUIT
- glaçant le verre à vitre et servant aux r^nes usages que les vitraux, verres gravés, erres peints, stores, rideaux, etc.
- Par M. J. Badon.
- Ce n
- «nouveau produit, que l’inventeur appelle eat-vitre, est composé d’un tissu à larges “les, tel que tulle, dentelle, gaze, mousse-, toile métallique, etc , recouvert d’une | cule de gélatine, de gomme, gommeline, eXtrine, sucre, albumine, etc., enfin des lbgt. 2
- "nces quelconques susceptibles d’être tues insolubles par les bichromates, soit , Potasse, soit d’ammoniaque ou autre, par clon de la lumière.
- o, ' matières peuvent être employées seules vombinées ensemble dans des proportions c 8 selon le but que l’on veut obtenir.
- pellicule, après avoir été rendue inso-de, • Par son exposition à la lumière, reçoit siml"Pressions ar un procédé quelconque, Prime, forme des motifs décoratifs genre
- vitraux, verres gravés, verres peints, stores, rideaux, etc.
- DÉCORATION DES TULLES ET TISSUS ANALOGUES Par MM. E. Vial et Cie.
- Cette décoration s'applique aux tulles ou tissus à mailles de toute nature fabriqués sur les métiers à tulle.
- Elle consiste dans l’obtention à la surface de ces tissus, et par le tissage même, de mouches d’une forme spéciale, lui donnant un aspect analogue à celui d’un tissu chenillé.
- Ces mouches sont composées de bouclettes juxtaposées dont la réunion figure une mouche creuse en forme de tunnel adhérente a . tissu par une portion de sa surface.
- Le moyen d’obtenir au tissage la mouche ci-dessus, réside dans l’emploi de fils auxiliaires autour desquels s’enroulent successivement les bouclettes en même temps qu’elles se lient avec le tissu. Ces fils auxiliaires dis-paraissent ensuite par défilage ou par un bain dissolvant
- PERFECTIONNEMENTS
- aux machines employées pour battre et assouplir les matières textiles telles que la ramie, rhéa ou china-grass, le lin, le chanvre, etc., et briser leurs parties ligneuses
- par MM. Taylor Burrows et Dick Edwards.
- Dans un bâti approprié, on dispose une ou plusieurs paires de cylindres cannelés ou rainés longitudinalement dont les cannelures ou les lames se chevauchent, et on communique un mouvement de rotation à ces rouleaux d'une manière spéciale ; de préférence, les cylindres portent à leurs extrémités des
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- roues engrenant l’une avec l'autre par leur denture très profonde pour assurer une rotation égale et simultanée aux deux cylindres. Le cylindre supérieur de chaque paire reçoit par l’autre extrémité un mouvement de va-et-vient qui le rapproche et l’éloigne de l’autre cylindre en même temps que ces deux cylindres tournent d’une façon continue. Le mouvement de va-et-vient est communiqué de façon à produire une espèce de battage rapide de la matière fibreuse à mesure qu’elle avance entre les deux cylindres.
- NOUVELLE ÉTOFFE HYGIÉNIQUE faite sous forme de tissu ou de tricot avec de des fils de laine, de coton, de lin, de ramie et de soie, quel que soit le mode de liaison et de combinaison des fils.
- par M. Auton Vodel.
- L’objectif de cette invention est de créer une étoffe pour vêtements dans laquelle les fils de laine, de coton, de ramie ou de soie sont travaillés au métier à tisser ou au métier à tricoter d’une manière absolument nouvelle et caractéristique.
- Dans la présente étoffe, les fils de laine avant leur mise en œuvre sont enveloppés, de distance en distance, de fils de lin, de coton, de ramie et de soie ; de cette façon, le tissu de laine est interrompu par ces fils de lin, de coton, de ramie et de soie qui touchent directement la peau et maintiennent le corps frais sans entraver l’absorption de la sueur par la laine.
- La distribution particulière des fils donne au tissu une grande porosité ; l’évaporation de la sueur absorbée se fait donc rapidement et le corps est constamment entouré d’une couche d air chauffante. Grâce au croisement des fils végétaux et notamment par suite de l’envelop -pement partiel de la laine, par les fils de lin, de coton, de ramie ou de soie, l’étoffe ne se feutre pas et ne se rétrécit pas.
- NOUVEAU GENRE DE TAPISSERIE pour ameublement, tentures, panneaux déco-ratifs, etc. par M. Alfred Loridoy fils.
- Ce produit industriel nouveau est plus spé-cialement destiné à l’ameublement, aux tentures, panneaux décoratifs, etc., mais il peut s’appliquer avec avantage aux stores, aux écrans, abat-jour et accessoires de l’ameublement. Il présente l’avantage d’être très solide et d’un entretien plus facile que les t-pisseries ordinaires, l’un des éléments qui composent n’étant pas attaquable parles insectes qui détruisent assez rapidement 165 tapisseries en usage.
- Le fond de cette tapisserie est constitué Par un tissu entièrement en crin avec trame coton, ou en crin et soie, etc., le fond peut être teint ou imprimé en toutes couleurs ou nuances unies ou dégradées. On peut aussi y imprimer des ornements ou sujets quelconques en nuances diverses de manière à faire ressortir la broderie que ce fond est destiné à recevoir. La broderie est, de préférence, constituéepa une applique en savonnerie, mais l’invenlea, se réserve le droit d’employer tout genre broderie à la main ou au métier.
- (Reproduction interdit
- MANIÈRE
- 1AS de préparer la cuve d’indigo avec
- sels d’étain ,
- Par le docteur E. Dreher (Faerberg-Zeitur
- —g cuye
- On reproche au système d’apprêt de ° d’indigo basée sur l’emploi de l’hydrosu l l’inconvénient du dérangement facile du réa ,
- • sa pre et celui des soins spéciaux qu’exis® paration. , ches
- C’est pourquoi l’auteur a fait des reçu dans le but de découvrir un mode de re
- 4 d’emplo-de l'indigo qui soit moins coûteux et les plus facile, et qui permette de conserYeliie mérites spéciaux des cuves à l’hydro Aral, qui, dans certains cas, sont d’usage 8
- On sai peut te Rétales tëme s’il pré proj peut tt 3 cas 01 pr de I ila fabri 1 Les cu r laine, nde n pon.et tec le s emét ine, P ns so Mies | D’apr “nlure iens at ii ydros oi l’i
- I mner Aëre "he : | Sil’o peu ble
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- ise te, til -é-
- ies on loi les ite
- On sait qu’avec les cuves à l'hydrosulfite mpeut teindre uniformément les fibres textiles pétales aussi bien que les fibres animales sème s’il s’agit de tissus lourds. Cette der-tere propriété est surtout avantageuse quand hveut teindre les bobines et en général dans scas où la coloration doit s’étendre à l'inté-"eurde la fibre comme pour le coton destiné ^fabrication du velours.
- Les cuves d’indigo qui sont préparées pour "laine, par exemple, comme celles avec la Jude ne s’appliquent pas à la teinture du "On,et réciproquement, les teintes obtenues ecle sulfate de fer et la chaux, ou avec le æmétallique ne peuvent s'employer pour la “We. Pour le coton, également, les colora-"Ds sont superficielles et ne sont pas com-tables à celles de l’hydrosulfite.
- après l’auteur, les cuves d’indigo pour la “nture du coton préparées parles procédés “iens contiennent le réactif réducteur à "t insoluble, tandis que dans la cuve à "drosulfite
- le trouve dissous, c’est pour-. Iindigo y reste réduit même pendant "mersion de la fibre. La précipitation de la "ere colorante se produit graduellement ne après l’exposition à l’air.
- ""on préfère un réducteur soluble, le choix abe"! tomber que r ceux qui présente une ^ alcalinité, parce qu’autrement ils ne alent trouver emploi pour les fibres ani-Wales, et 1, 1 1
- tai , ’ d autre part, on sait qu un exces . eali s’oppose à la fixation de l’indigotine "doh
- Qj 6 et ne permet pas d’obtenir les colo-2003 nourries. Pour ces raisons on ne peut witaler la cuve d’indigo obtenue par une nplon alcaline de glucose de la façon dont wepaPPlique l’impression du coton, ni celle wlree au sulfure de sodium qui donne 18 de bons résultats dans certains cas
- Par
- Misrafontre, il semble que les résultats soient dearincants quand on emploie une solution tai 9 de stanite de sodium que l’on obtient W ant du chlorure d’étain à une lessive ue Pi’
- • u après les recherches de l’auteur
- il serait avantageux d’ajouter une petite quantité de glucose, toutefois cela n’est pas indispensable.
- Pour préparer une cuve dont la capacité suffit pour teindre en une seule fois 5 livres de coton, ou procède de la manière suivante.
- On prépare d’abord l’indigo en pâte en la faisant macérer avec 4 fois son poids d'eau bouillante, pour le moudre ensuite le plus finement possible.
- On emploie 750 grammes de cette pâte.
- Ensuite on prépare séparément les solutions ci-dessous indiquées :
- 1° 250 gr. de glucose dans 2 litres d’eau bouillante.
- 2o 500 gr. de soude caustique dans 5 litres d’eau bouillante.
- 3 500 gr. de chlorure d’étain préparé récemment dans 1 1. 5 d’eau chaude.
- Au moment de s’en servir on verse lentement la solution troisième dans la deuxième de manière que l’oxyde d’étain qui se précipite d’abord se redissolve ensuite complètement.
- On doit avoir soin que les deux solutions ne soient pas trop chaudes, parce que sans cela elles pourraient se séparer de l’étain métallique.
- Pour la préparation de la cuve on met 750 gr de pâte d’indigo dans un récipient de cuivre d’une capacité de 10 à 15 litres et on y ajoute la solution première; ensuite on la maintientsuspendue dansun baind’eau chaude pour qu’elle se réchauffe jusqu’à 60° C, température à laquelle il faut arriver lentement et en agitant le mélange des solutions deuxième et troisième. La réréduction de l’indigo se produit rapidement, et, en plongeant dans le bain le tube de verre, celui ci indique un liquide jaune d’or, avec les caractères du bain d’in-digo.
- Avant de procéder à la teinture on délaye avec 20 litres d’eau. Après l’exposition à l’air on procède à une nouvelle imbibition dans un autre bain d’indigo, s’il s’agit de teintes bleu foncé, ou bien on lave dans de l’eau ordinaire, puis dans de l’eau légèrement acidulée avec
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- de l’acide chlorhydrique, et enfin avec de l’eau courante.
- Les colorations sont très vives, assez résistantes au lavage, d’intensité et de pénétration uniformes.
- La résistance au lavage des teintes obtenues par la cuve d’indigo préparée au chlorure d’étain peut-être notablement augmentée par une courte exposition à la vapeur d’eau sans pression, contrairement à ce qui se produit en employant, pour la réduction de l’indigo d’au très systèmes pour lesquels la vaporisation n’amène aucune amélioration.
- En tenant compte de la rapidité et de la facilité de préparation de la cuve d’indigo ci-dessus indiquée et en tenant compte aussi du fait qu’elle se substitue dans toutes les applications, à celle préparée à l'hydrosulfite, l’auteur espère que les praticiens voudront en tenter l’application.
- NOTE SUR L'ALIZAR NE SOLUBLE
- et son application à la teinture en rouge turc
- Par M. Henri Schaeffer Société industrielle de Mulhouse
- Pli cacheté ouvert le 27 novembre 1895
- Messieurs,
- L’alizarine soluble qui est généralement le boro-alizarate de soude, est fabriquée et employée depuis quelques années aux Etats-Unis, avec beaucoup de succès à la teinture du rouge et du rose turc.
- M. H. Schmid a décrit, dans la Chemiker-Zeitung (1), les principaux procédés de teinture en rouge turc actuellement en usage, et mentionne un procédé dans lequel l’application de la matière colorante précède celle du mordant et est suivie d’un vaporisage, mais ce procédé ne permet que la production de roses.
- Au moyen des boro-alizarates on obtient
- (1) 1895, No 19.
- des solutions concentrées et stables d'aliza-rine, permettant d’imprégner facilement et complètement la fibre du coton, en laine, fies en tissus, et formant dans la fibre par l'app cation d’un mordant approprié une laque semblable à celle obtenue par l’ancien procédé de teinture rouge turc, sous le rapport de la beauté, de la résistance à la lumière et aux o agents chimiques, et supérieure en ce que laque étant formée à l’intérieur de la fiore
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- Pu irot i« s bai abe ari
- Ci iag( avet
- elle résiste beaucoup mieux au frottement.
- Le fait de la teinture d’outre en outre 65
- caractérisé dans les filés où la tranche, a lieu d’être rose comme dans l’ancien procë"s de teinture, est d’un rouge vif, ce quienPe. met l’emploi pour le tissage des velours des peluches.
- i nlet eSV
- L’alizarine soluble pour rouge ou V., préparée en dissolvant dans l’eau bouilan.e un mélange intime et sec de 1 partie dalp, rine J ou B desséchée, et de 2 parties de rax : la solution est concentrée jusqua ' livré al cation et le produit pulvérisé est commerce sous la forme d’une poudre daos brun rougeâtre partiellement soluble l’eau froide, mais très soluble dans chaude; dans l’eau distillée la solution centrée est brune, diluée elle est orané"ane
- Comme des variations de température très grandes n’ont aucune influence Surer-alizarine, elle est éminemment propre portation. Fegu
- Une solution d'alizarine soluble dan tib distillée à environ 3/1000, possède la PrOP 4 de former très facilement un Pre ‘
- IpS O conneux d’alizaiate de chaux avec plis calcaires, et la réaction est beauco"aqle distincte que celle de l'oxalate d‘am"ju de" La teinture des tissus de coton a manière suivante : . nchë
- A 01 0 8,
- Le tissu préalablement dégorge mepo" est préparé en huile pour rouge, C. échë. la teinture par l’ancien procédé, e a'alif”
- Il est ensuite foulardé dans le b8i0 bain" rine et exprimé, puis passé dans ont8$ mordant, au sortir duquel il est la15
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- aliza."lenroulé de 15 à 20 minutes pour permettre ont etila laque de se former.
- files! Puis les pièces sont bien lavées à une cuve appi-roulette pour éliminer tout le mordant qui sem-" se serait pas combiné avec la matière co-ddetrante, et qui précipiterait inutilement dans de laebain de teinture une certaine quantité d'ali-aux"rine soluble.
- nela Ces deux opérations, c’est-à-dire les pas-ibre,"ges en matière colorante et en mordant t “eC lavages intermédiaires sont répétés jus-jeslMee que l’on ait obtenu la nuance désirée, , au" qui dépend beaucoup du genre des tissus à zdindre, mais généralement 3 ou 4 passages )er-l^ns chaque bain sont suffisants pour obtenir ; et" bon rouge.
- I Au sortir du dernier passage en mordant esl 68 pièces ne sont pas lavées, mais sont pas-niai "es dans un foulard semblable à celui em-a-Poyé pour le mordant, dans une solution r faible d’acétate d’étain à 1(2° B. environ.
- - Sécher à la hot-flue ou aux tambours, puis ""res un aérage, vaporiser 2 h 12 à 1 at-in mosphére, laver et savonner avec addition 15 “un peu de silicate de soude.
- I di les opérations ont été bien conduites, le 1 ouge en sortant du vaporisage perd très peu I " frottement et à atteint toute sa vivacité.
- ‘ Le Passage en bain d’alizarine est donné à 1 1111 foulard dont le châssis en bois de la ca-I Paeité de 250 3CO litres avec 5 roulettes (3-2) | “muni d'un serpentin en cuivre ou en lai-I n chauffé à la vapeur, ce qui permet de I dintenir le bain à une température cons-I "nte d: 70-75° C.
- I 08 vitesse de la machine est d’environ I Mètres par minute.
- I e bain de teinture est préparé en versant I Itres d’eau bouillante sur 2500 grammes | Marine soluble jaunâtre ou bleuâtre ou un | gelange des deux, agiter pour activer la dis-olution qui a lieu très rapidement, on ajoute NSuite 12 litre d’huile pour rouge à 50 % Pealablement neutralisée à l’ammoniaque; et °n Porte à l’ébullition que l’on maintient pen-
- 1 quelques minutes au moyen de vapeur
- directe, le tuyau plongeant dans la solution étant en cuivre ou en laiton.
- Pour nourrir, on prépare une solution en augmentant de moitié les proportions ci-dessus, soit pour 50 litres d’eau, 3,750 grammes d’alizarine et 314 litre d’huile pour rouge 50 %.
- Le foulard à mordancer est du même type que celui employé pour la teinture, mais sans serpentin à vapeur, le mordant étant employé à la température ordinaire et la vitesse de 50 mètres par minute.
- Le mordant est composé de :
- 100 litres eau,
- 60 » acétate d’alumine 10° B,
- 20 » » de chaux 15° B,
- 5 » » d’étain 8° B,
- 8 » acide acétique 7° B.
- On peut aussi employer le mordant d’alumine suivant, qui est meilleur marché que l’acétate et donne des résultats identiques : 22 kilogrammes 500 sulfate d'alumine,
- 6 » 750 » de magnésie dissoudre dans :
- 280 litres d’eau chaude, puis neutraliser avec :
- 9 kilogrammes sel de soude, 80 litres d’eau.
- Verser lentement et en remuant pour éviter la précipitation et trop d’effervescence, puis ajouter :
- 6 kilogrammes 750 sel d’étain,
- 40 litres eau.
- Le tout doit donner 440 litres de mordant marquant 8° B.
- Dans le cas où le mordant au sulfate d’alumine et de magnésie est préféré à l’acétate, monter le bain de mordant avec :
- 100 litres eau,
- 60 » mordantd’alumine et marquants0 B,
- 20 » acétate de chaux 15° B,
- 8 » acide acétique 7° B.
- On obtient des roses, des violets et des puces en suivant la méthode décrite pour les rouges, mais en variant les proportions de la matière colorante et les mordants.
- Ces nuances jouissent toutes d’une grande
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- solidité, et des roses clair peuvent être passés à la cuve décolorante à 80 Be sans en être altérés.
- La teinture en chaîne ou en écheveaux a lieu d’après les mêmes principes, mais pour ces derniers les quantités de matière colorante et de mordant doivent être considérablement réduites ; le temps d’immersion étant prolongé par suite des manipulations nécessaires à ce genre de teinture.
- •------------- - - e- e---a -------—
- DU RISQUE PROFESSIONNEL
- (Suite et fin)
- Je renoncerais, pour ma part, à démontrer à un malheureux mutilé par un animal domestique, en quoi il est moins digne d’intérêt que son voisin estropié par l’engrenage d’une machine.
- Il est si vrai que les considérations qui paraissent avoir exercé une influence sur la rédaction de l’article premier sont illogiques, que dans ce texte même, le législateur se trouve contraint de s’en écarter.
- Dès qu’on admet, en effet, que les seules industries réputées dangereuses seront visées par la loi, on est conduit à décider que tous les ouvriers employés aux différents genres de travaux énumérés dans l’article premier seront appelés à bénéficier du risque professionnel.
- Or, dans l’énumération de cet article figurent les entreprises de transports. C’est re-connaître que la conduite des voitures est dangereuse, et cette opinion se trouve pleinement corrobée par la statistique.
- Mais, si la conduite des voitures est un des travaux les plus dangereux, on accordera que les mêmes risque sont courus par tous ceux qui en sont chargés pour le compte d’autrui. Dès lors, si la protection doit se mesurer aux risques du travail, il faudra nécessairement décider que tous les employés conduisant des voitures pour autrui, seront admis au bénéfice de la loi.
- Telle n’est pas, cependant, la portée de l’article premier du projet de 1893. D’après ce texte, le conducteur d’une voiture, blessé dans un cas de force majeure, au cours de son travail, n’a droit à une indemnité qu’autant qu’il a loué ses services à un entrepreneur de transports.
- Imaginez deux charretiers occupés à char- I ger leurs voitures dans une gare. L’un travaille pour le compte d’un entrepreneur de |.
- transports, l’autre est laboureur dans une ferme. Leurs chevaux effrayés s'emportent, brisent les voitures et blessent grièvement leurs conducteurs. Ces deux hommes restent incapables de tout travail, à la suite de cet accident, survenu au cours d’une même besogne. Le premier, d’après le projet de la Chambre, présentera sa réclamation au Tribunal arbitral, dans les conditions que vous savez ; le second portera sa requête devant le Tribunal civil, avec le fardeau de la preuve qui incombe à tout demandeur en dommages et intérêts.
- Les exemples de ces regrettables inégalités créés par la Chambre, se pourraient multiplier à l’infini ; et il en sera de même chaque fois que le législateur cessera de s’inspirer du principe d‘égalité,qui doit dominer dans toutes nos lois. . . !
- En même temps que le projet du 10
- 1893 crée des catégories dans le monde T travailleurs, il a le tort, à mon avis, d’assigner à la responsabilité du patron des limites trop étendues.
- Cette responsabilité devrait être dégagée, pour partie ou pour le tout, chaque fois qu'1 serait prouvé par le patron que la faute de l’ouvrier est la cause exclusive ou partielle du l’accident.
- Que le patron soit tenu de réparer le don mage dû à des cas de force majeure! nole l’admettons volontiers. Mais, l’obliger à payes une pension à l’ouvrier qui a méconnu ® règlements, transgressé les ordres, déjoue par une coupable témérité, les precaution imaginées pour parer au danger et le prote8e. contre sa propre imprudence, c’est d’un me® coup porter atteinte à la discipline desa.e liers, et à la sécurité de ceux qu’on y emplot '
- Tel est cependant le résultat auquel con duisent les articles 30 et suivants du Pr0) de la Chambre.
- Les seules victimes qui auront intentlees nellement provoqué l’accident, disent textes, seront déchues de tout droit à u indemnité. En cas de faute lourde de l’ouvrs 2 l’indemnité restera due, et le Tribunal3 . tral conservera seulement la faculté de dlles nuer la pension allouée à la victime ou a représentants. la
- De l’imprudence, de la négligence, de faute légère de l’employé, il n’est pas 9“ tion, la preuve n’en est pas admise, et sent-elles évidentes ou avouées, la VIC son n’en conservera pas moins l’intégralité de droit au total de l’indemnité. , nce
- Si bien qu’un individu qui, parimprudeusé ou inobservation des règlements, aura cadu quelque épouvantable catastrophe et repa la mort autour de lui, viendra, après une damnation encourue du chef d’homicide 1n
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- ns une lortent, vement restent de cet ne be-de la u Tri-e vous devant preuve mages
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- «aire, réclamer avec succès l’indemnité ferente aux blessures qu’il a lui-même re-usl
- Indroit, en logique, en équité, cette vic-bouses représentants devraient être seuls sus de réparer les maux qu’elle a causés. Si ^insolvabilité rend tout recours illusoire, « l’employeur qui payera à leur place ; 1,18 au moins qu’ils subissent, en ce qui les mcerne, les conséquences de la faute com-"se; qu’ils relèvent du domaine de l'assis-^9 publique ; mais soient déchus du béné-"de la loi sur les accidents du travail 1
- Ne pensez-vous pas, Messieurs, que le antien de l’indemnité en faveur d’un ouvrier mur et en même temps victime d’un acci-t serait un encouragement à l’indiscipline ,a la témérité ! Certes, je n’entends pas dire “ les ouvriers s’exposeraient volontaire-^taudanger, mais ils méconnaîtraient plus "jamais les sages prescriptions édictées 408 l'intérêt de tous.
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- Nue restera-t-il, en effet, au patron pour girer le respect de son autorité, indispen-à une sage administration, si l’ouvrier EPporte même plus les conséquences de qdute? L’amende? Elle apparaît aux tra-1 eurs comme une mesure vexatoire et elle “des conflits. Le renvoi des ouvriers insu- °nnés?Laloi du 27 décembre 1890 lui wrdit de rompre le contrat de louage à son wets’il congédie un ouvrier pour une • e légère, il s’expose à une action en dom-
- es-intérêts.
- Maditqu’il serait cruel de faire grief aux kle lleurs des actes de témérité ou d’impru-a—le.?"ils sont naturellement portés à com-eeOn oublie que la plupart du temps ces kcellamables n’exposent pas la seule exis-62, de leurs auteurs, et qu’en témoignant tive mdulgence aux ouvriers téméraires, on kil ensemble des travailleurs de la pro-A gnd"ils sont en droit d’attendre de la loi. tpel est bien de songer à réparer les dom-hira subis par les victimes des accidents tera"alh, il est non moins utile de cher-Qraodevelopper chez les ouvriers, au lieu ineg oindrir, l’idée de discipline et d’obéis-Anrel"1 m’apparaît comme la conséquence tp.e , de l’extention de la responsabilité employeur.
- JA -
- ttsai" suis pas, comme vous voyez, un ad-hamb. de la réforme entreprise par les leréalie28, je souhaiterais seulement qu’elle tiont sat sur des bases différentes de celles 493, et adoptées dans le projet du 10 juin Pne
- 8 con ce Projet et l’interprétation donnée "iste wat de louage par M. Sainctelette, il n moyen terme qui me semblerait
- plus équitable en même temps que plus avantageux pour les ouvriers.
- Ce parti moyen consisterait à présumer dans tous les cas, la responsabilité de tous les patrons sans exception, en leur réservant seulement la faculté de la dégager en tout ou en partie, par la preuve d’une faute de l'employé, cause partielle ou exclusive de l’acci-dent. Aucune distinction ne serait faite par la loi, entre la faute lourde et la faute légère ; les Tribunaux auraient plein pouvoir pour apprécier la gravité des imprudences commises par les travailleurs, et pour déterminer dans quelle mesure elles atténueraient la responsabilité des chefs d’entreprises.
- Une fois la responsabilité des employeurs ainsi déterminée, le législateur aurait à réglementer le contrat d’assurances contre les accidents en prohibant, comme contraire à l’ordre public, certaines clauses que les Compagnies sont, pour le plus grand préjudice de leurs clients, trop souvent tentées d’y introduire.
- Enfin, la procédure demanderait à être simplifiée. A la suite des accidents survenus aux ouvriers dans leur travail, il importerait que les indemnités auxquelles ils peuvent avoir droit, leur fussent allouées à bref délai, et qu’ils ne fussent pas contraints par la misère d’accepter des transactions contraires à leurs intérêts.
- La réforme de l’article 1382 ainsi comprise, me semblerait assurer aux ouvriers toute la protection désirable pour des hommes libres, qui doivent, en cette qualité, être les premiers à revendiquer la responsabilité de leurs actes. Elle aurait, en outre, le mérite de ne pas imposer à l'industrie de trop lourdes charges, dont les ouvriers, quoi qu’on fasse, supporteront toujours une part.
- Les lois économiques, en effet, ne se modifient pas au gré du législateur, et il n’est pas douteux que le taux des salaires se ressentira toujours de l’augmentation des frais généraux.
- C’est pourquoi, en voulant trop faire en faveur de ceux qui louent leurs services, on s’expose parfois à leur nuire, tant en amenant la baisse des salaires, qu’en décourageant chez les capitalistes l’esprit d’entreprise.
- La prospérité de notre industrie nationale n’est pas telle, d'ailleurs, que l'on puisse lui créer brusquement des obligations écrasantes sans risquer de la trop affaiblir dans sa lutte contre la concurrence étrangère, — d’amener la fermeture de nombreux ateliers, et de priver ainsi de leur travail certaines catégories d’ouvriers qui s’en iraient grossir les rangs de ces vagabonds, cnntre lesquels nos lois restent impuissantes.
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- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES
- au point de vue de leurs applications à la Teinture
- Par M. Frédéric Reverdin (I).
- (Suite)
- La « Maufacture lyonnaise » offre sous les noms de naphtindone BB et de méthylindone B et R, trois nouveaux colorants basiques destinés à remplacer le bleu de cuve dans la teinture du coton et du lin ; elle ri commande le premier pour les bleus foncés et les deux autres pour les bleus clairs.
- En dehors de son application habituelle sur coton mordancé, la naphtindone BB offre un intérêt très grand pour le remontage des fonds de couleur diamine ou de bleu de cuve ; on obtient ainsi des teintes très solides au lavage.
- La naphtindone BB est facilement et complètement soluble dans de l'eau de condensation ; lorsqu’on emploie de l’eau calcaire, i faut ajouter, pour la dissolution, deux parties d’acide acétique pour une partie de colorant.
- On tient le coton en flottes, mordancé au sumac et à l’antimoine, avec les proportions suivantes :
- Pour une teinte à =7% de sumac en feuilles et 3/4 % de sel d’antimoine ;
- Pour une teinte à 11/2 % = 10 % de sumac en feuilles et 1 % de sel d’antimoine;
- Pour une teinte à 2 % = 13 % de sumac en feuilles et 1 1/4 % de sel d’antimoine;
- Pour une teinte à 21/2 % =16 % de sumac en feuilles et 1 1/2 % de sel d’antimoine.
- Après le mordançage, on entre le coton dans le bain de teinture, garni d’avance avec 2 % de sulfate d’alumine. On donne 4 lisses, on sort le coton et on ajoute la moitié du colorant ; on donne ensuite 6 lisses et on ajoute le reste du colorant. Après avoir donné encore 6 lisses, on sort le coton et on chauffe le bain
- (1) Voir Moniteur Scientifique.
- à 50 ; on donne 6 lisses à cette températur: on monte au bouillon et on lisse encore per" dant une demi-heure.
- Pour des teintes à plus de 2 % de coloran on lisse encore pendant 1/4 d’heure en laissai le bain refroidir. 1
- Si la nuance est trop rouge, on lisse encor pendant une demi heure au bouillon ; si ma" gré cela elle est encore trop rouge ousil" veut un bleu plus terne, en rentre après tel ture à nouveau dans le premier bain demo dançage, auquel on ajoute un peu de déc" tion de sumac et on lisse sur ce bain penH une demi-heure au bouillon. Si, par conu| on désire obtenir un bleu cuivré on ajoute" bain de teinture, après l’avoir garni ave." seconde moitié du colorant, 1/2 0/0 dupot du coton d’acétate de chaux, dissous d’aval " dans l’eau, et on teint de la façon indigue 1 Le remontage du bleu de cuve à la naphln done peut se faire sans mordançage préal^j on obtient cependant une meilleure Sole en passant lecoton teint en bleu de cuve dal" des bains faibles de tannin et de sel d’an moine, et teignant après lavage de la indiquée.
- Tandis que le mordançage avec des dëe tions de sumac est le plus avantageux! la naphtindone en général, le mordançase. tannin est préférable lorsqu’il s’agit du Ter t tage des bleus de cuve, le sumac donnan teinte trop verdâtre au fond d’indigo. B
- La solidité au lavage de la naphtindone, est excellente, la solidité à la lumière moins égale à celle du bleu de métaphén) et la solidité aux acides est bonne.
- + (0
- l.es méthylindones B et R se fixen , s façon habituelle sur le coton mordan. 6 tannin et à l’émétique ; ils unissent PlUSoje lement que la naphtindone ; leur emP de donc surtout intéressant pour la teintur nuances indigo claires. e që
- La solidité au lavage est aussi bonn j3t celle de la naphtindone ; la solidité à la du méthylindone B, même en nuances ‘ atteint presque celle de l’indigo.
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Les méthylindones n’offrent, par contre, pas les mêmes avantages que la naphtindone pour le remontage.
- L‘ « Actien Gesellschaft fur Anilin-Fabri-kation » vient d’augmenter la série de ses bleus substantifs d’une nouvelle marque intéressante, le bleu columbia solide GG.
- On teint avec ce colorant le coton sur bain bouillant additionné de sel de Glauber ou de sel marin et d’un peu de carbonate de soude ou de savon.
- Ce nouveau bleu fournit des nuances un peu plus verdâtres que la marque G et il présente un intérêt spécial pour la teinture des étoffes mi-laine et mi-soie ; il ne tire en bain légère-ment alcalin que sur la fibre végétale, lais-sant la fibre animale presque intacte.il est sans importance pour la teinture de la soie et de la laine pures.
- La même maison a encore introduit récem-ment deux nouvelles marques de noirs acides : les Noirs pour laine 6 B et 4 B. Ces noirs très solubles, égalisent bien et pénètrent très uniformément les tissus ; ils s’emploient comme les autres colorants acides ; avec 4 à 7 % de colorant, on .obtient un noir nourri Parfait d’après la matière à teindre, soit du cachemire, du fil, du cheviotte, de la laine Peignée ou du drap.
- Ils donnent sur soie, au bain de savon coupé ou acide de très belles nuances, depuis le noir bleuâtre jusqu’au noir le plus foncé.
- Ces noirs pour laine 6 B et 4 B se combi-nent avec tous les colorants acides tels que le jaune acide, l’azo-jaune acide, la manda-"ine, le vert de Guinée, etc..
- ^Actien-Gesellschaft livre aussi depuis Peu des jaunes au chrome solides R, G G en Poudre et G G en pâte, qui peuvent être em-Ployés indifféremment pour l’impression sur colon ou pour la teinture de la laine mor-dancée au chrome.
- Pour la teinture, on mordance préalable-ment la laine avec :
- 3 % de bichromate de potasse,
- #
- 1 % d’acide sulfurique ou 2 % d’acide oxa-lique, ou 2 % de tartre émétique.
- On entre à 50° environ et on porte lentement le bain jusqu’à l’ébullition, qu’on maintient pendant une heure, puis on rince bien.
- On teint sur bain frais, en ajoutant 5 % d’acide acétique à 30 %, on entre à 50° et on porte lentement le bain à l’ébullition qu’on maintient une heure.
- On obtient d’aussi bons résultats en n’employant pour la teinture qu’un seul bain et en procédant de la manière suivante :
- On ajoute d’abord au bain de teinture le colorant et l’acide acétique, on entre avec la matière à teindre, on porte lentement à l’ébullition, qu’on maintient une demi-heure ; on ajoute peu à peu 2 % de bichromate de potasse, 2 % de tartre émétique et on laisse bouillir pendant trois quarts d’heure.
- Il est préférable de teindre dans des cuves en bois ; celles en métal doivent être évitées autant que possible.
- La marque R fournit des nuances jaune rougeâtre très nourries et couvrant bien ; la marque G G fournit un jaune vif très verdâtre. Les nuances obtenues résistent bien aux acides, aux alcalis, au frottement ainsi qu’au soufrage, au foulon et à la lumière.
- Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de parler, dans nos précédentes revues, du rouge de par a-nitr aniline ; la préparation de ce rouge sur la fibre pouvant présenter certaines difficultés, nous pensons bien faire en résumant pour nos lecteurs deux articles pratiques qui ont paru sur ce sujet dans la « Frber-Zei-tung » du Dr Lehne (1895 p. 294 et 314) et qui sont dus à M. V. Warner.
- L’auteur y traite d’abord de la dissolution de la paranitraniline. On a proposé, pour cette dissolution, l’emploi soit de l’acide chlorhydrique, soit de l’acide sulfurique ; il paraît préférable d’employer la première méthode et de s’en tenir aux proportions indiquées par les « Farbwerken d'Hcht » soit 220 cc.
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- no 85
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- d’acide chlorhydrique à 22° B. pour 140 gr. de para-nitraniline.
- Quant à la diazotation de la para-nitralinine, les trois méthodes suivantes ont été proposées :
- 1° Addition de nitrate de soude à la solution du chlorhydrate de para-nitraniline ;
- 2° Addition d’acide chlorhydrique à une pâte composée de nitrite de soude et de para-nitraniline ;
- 3° Addition d’acide chlorhydrique à la pâte de nitrosaline.
- Première méthode, — La diazotation s’accomplira d’autant mieux que le chlorhydrate de para-nitraniline se trouvera plus divisé, ce qu’on obtient en refroidissant rapidement la solution de ce chlorhydrate ; en outre, l’addition du nitrite doit se faire rapidement et d’un seul coup.
- Il faut éviter l’emploi de l’acide chlorhydrique brut, qui dissout mal la p-nitraniline et produit ensuite sur les tissus préparés au 3 naphtol des taches jaunes ; il ne faut en employer ni trop, ce qui produit le même inconvénient, ni trop peu, ce qui favoriserait la décomposition du diazo. L’auteur a trouvé dans ces essais que la quantité convenable est 280cc d’acide chlorhydrique à 22° B. pour 140 grammes de p-nitraniline, quantité qui se rapproche beaucoup de celle indiquée par les « Farbwerken d’Hôchst ».
- {A suivre.)
- chez un orfèvre et dont avait été victime un jeune apprenti qui avait été blessé par une courroie de transmission, il y a eu poursuite en simple police et le père de l’enfant s’est porté partie civile.
- Au nom du père, Me Desplas a plaidé que l’accident était dû à ce fait que la courroie n’était pas suffisamment isolée et a réclamé par conséquent des dommages-intérêts.
- Me de Saint-Auban, au contraire, au nom du patron, soutenait que l’isolement était très suffisant et que, si l’accident s’était produit, il n’était imputable qu’à la propre faute de l’enfant, lequel avait jeté lui-même la courroie sur la roue et avait voulu ensuite la retirer.
- Le juge de police a décidé qu’il n’y avait pas eu contravention dans les termes de la loi, et qu’il n’y avait pas lieu non plus à allocation de dommages-intérêts, attendu que ce n'était pas la courroie qui avait saisi l’enfant, mais l’enfant qui avait au contraire saisi la courroie.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Nous croyons rendre service à nos abonnés des industries tinctoriales en reproduisant ici les nouveaux tarifs en vigueur sur la ligne de l'Est, depuis le 1er janvier 1896.
- ACCIDENT DU TRAVAIL
- CHEMINS DE FER DE L’EST Transports à petite vitesse
- Tarifs spécial P. V. n° 20 (Application : 1er janvier 1896.) DÉSIGNATION DES MARCHANDISES
- Le tribunal de simple police de la Seine était saisi la semaine dernière d’une question relative à l’application de la loi de décembre 1892 sur la protection des travailleurs dans l’industrie.
- Cette loi contient un article 14 qui prescrit, sous peine de contravention, l’isolement des courroies, roues et autres appareils plus ou moins dangereux.
- À la suite d’un accident qui s’était produit
- Marchandises
- Bâches en toile goudronnée ou non Bâches en toile goudronnée ou non, par wagon chargé d’au moins 5.000kil., ou payant pour ce poids Crin végétal ouvré, emballé..... Déchets d’aloès, de coton d’étoupe, de filasse, de jute, de laine, de lin, de sparte, emballés........
- Déchets de frissons, de soie.... Laine cardée, lavée, peignée, emballée, par wagon chargé d’au moins 4,000 kil., ou payant pour ce poids .......................
- Paragr
- II
- III 1
- IV XIV
- XIII
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S «G
- Lin cardé, peigné, teillé, emballé.. III Tissus de coton croisés, blanchis, emballés ..................... L XII
- Tissus de coton façonnés, blanchis, emballés....................... I. XII
- Tissus de coton façonnés, écrus, emballés............................ I
- Tissus de coton imprimés, emballés XI Tissus de coton teints, emballés... XI Tissus de coton unis, blanchis,emballés I. XII
- Tissus de coton unis, écrus, emballés.............................. 1 Tissus de fil blanchis ou écrus, emballés............ XVI Toiles blanchies ou écrue?, emballées................ XVII
- PRIX DU TRANSPORT
- §1, sur tout le réseau. 2’ série du tarif général, plus 1 fr. 50 par tonne, pour frais de chargement, de déchargement et de gare.
- § II, sur tout le réseau. 3- série du tarif général, plus 1 fr. 50 par tonne pour frais de chargement, de déchargement et de gare (1).
- Pour les deux séries suivantes, le tarif est "diqué : 1- non compris les frais de charge-ment, de déchargement et de gare pour la aine brute ou en suint, en vrac ; 2’ plus 1,50par tonne pour frais de chargement, déchargement et de gare, pour les autres mArchandises :
- 8III, sur tout le réseau. 4: série du tarif général.
- 8 IV, sur tout le réseau. 5* série du tarif 8enéral,
- Pour toutes les catégories suivantes, le "rif est indiqué par 1000 kilogrammes, de Sare-en gare, y compris les frais de charge-ent, de déchargement et de gare :
- SV, de Troyes à Gray, 187 kilomètres, * fr. 40.
- SVI, de Troyes à Gray, 187 kilomètres, "8 fr. 70.
- tisg)] ar exception, pour le chanvre filé pour lisgage' es étoupes filées et le lin filé pour Portes ’. signés comme devant être trans-0 paypar wagon chargé d’au moins 5,000 k., lention" nt pour ce poids, les frais de manu-Sont réduits à 1 franc par tonne.
- kilom. fr.c.
- § VIII. De Bar-le-Duc à Nancy.. 100 7 50 — Marain-
- villier........................ 140 9 90
- De Bar-le Duc à Igney Avricourt.............. 157 10 90
- De Bar-le—Duc à Raon-l’Etape-la-Neuvev...... 166 11 45 DeBar-le-DucàBadonviller 170 11 70 De Sedan à Reims....... 104 7 75 De Laon à Is-sur-Tille. .. 330 30 »
- § VIII. De Troyes à Gray...... 187 23 40
- § IX De Nancy à Bar-le-Duc.. 100 7 50 De Marainviller à Bar le-Duc 140 9 90
- D’Igney-Avricourt-front. à Bar-le-Duc............... 157 10 90
- De Raon-l’Et.-La-Neuvev. à Bar-le-Duc 166 11 45
- De Badonvillerà Bar le Duc 170 11 70
- De Reims à Sedan................ 104 7 75
- § X. De Saint Dié à Bar-le-Duc. et vice versa................... 183 12 50
- § XI. De Bar-le-Duc à Paris-la-Villette....................... 253 36 90
- De Châtel-Nomexy à Pa-ris-la-Villette.......... 408 58 60
- De Thaon à Paris-la-Vil-Jette.................... 401 57 65
- D'Etiva-Clairefont à Paris-la-Villette............... 423 60 70
- De Saint-Dié à Paris-la-Villette................. 432 62 »
- De Troyes à Paris-la-Vil-lette.................... 165 24 60 D’Epinalà Paris-la-Villette 396 56 95
- § XII. De Bar-le-Duc à Paris-la-Villette................... 2532680
- De Châtel-Nomexy à Paris-la-Villette.............. 408 42 30
- De Thaon a Paris-la Villette.................... 401 41 60
- D’Etival-Clairefontà Paris-la-Villette............... 423 43 80
- De Saint-Dié à Paris-la— Villette................. 432 44 70
- De Troyes à Paris-la-Villette.................... 165 18 »
- D’Epinal à Paris-la-Villette.................... 396 41 10
- D'Is-sur-Tille à Laon et vice versa............... 330 40 »
- §XIII.De Reims à Petit-Croix-frontière...................... 384 34 »
- § XIV. De Paris-La-Villette ou de Paris-Reuilly à Petit-Croix-frontière et vice versa.......................... 454 54 80
- De Paris-La-Villette ou Paris-Reuilly à Delle-frontière, et vice versa,. 464 55 »
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- 05 wex
- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- De Gray à Saint-Dié............ 195 30 20
- § XV. De Bar-le-Ducà Paris-la-
- Villette........................ 250 40(1)
- §XVI .De Saint-Dié à Paris-la-Villette........................ 432 57 35
- §XVII . De Granges à Paris-la Villette........................ 437 57 95
- De Gérardmer à Paris-la-Villette ................. 449 59 40
- § XVIII. D’une gare quelconque du réseau à Paris-La-Villette ou Paris-Reuilly et vice versa, non compris les frais de chargement, de déchargement et de gare :
- Jusqu’à 26 kilom., 0 fr. 08 par tonne et par kilom.
- De 25 à 50 kilom., 0 fr. 05 par chaque kilomètre en sus.
- De 50 à 200 kilom., 0 fr. 04 par chaque kilomètre en sus.
- De 200 à 400 kilom., 0 fr. 025 par chaque kilomètre en sus.
- Au-dessus de 400 kilom., 0 fr. 02 par chaque kilomètre en sus.
- (Voir Barème E.)
- Conditions particulières
- Le chargement et le déchargement des chiffons de laine par wagon chargé d’au moins 5,000 ou 10,000 kilog. et de la laine brute ou en suint, en vrac, doivent être opérés par les soins et aux frais, risques et périls de l’expéditeur et du destinataire, sous la surveillance de la Compagnie ; en conséquence, les frais de manutention à percevoir pour ces sortes d’expéditions sont réduits aux seuls frais de gare de 0 fr. 20 par tonne à chaque extrémité, soit en tout 0 fr. 40 par tonne avec un minimum de perception par wagon de 1 fr. 60 pour la laine brute ou en suint, en vrac, de 2 fr. pour les chiffons de laine, par wagon chargé d’au moins 5,OOOkilogr. et de 4-fr. pour les chiffons de laine, par wagon chargé d’au moins 10,000 kilogr.
- (1) Les tissus en paniers expé liés à Paris— La-Villette pour y être apprêtés taxés à raison de 40 fr, par tonne à l’aller, pourront être retournés graduitement à l’expéditeur primitif à Bar-le-Duc. — Ce retour, gratuit contre la seule perception de 0 fr. 80 pour droits d’enregistrement et de timbre, n’aura lieu que sur la présentation de la lettre de voiture originale constatant que les tissus en retour ont été taxés à l’aller d’après le prix indiqué ci-dessus.
- Toute lettre de voiture originale ayant plus de deux mois de date cessera d’être valable.
- DOUANES ÉTRANGÈRES
- Roumanie. — L’article 280 du tarif roumain portait : « Tissus de coton légers, lisses, brodés ou brochés, écrus, blancs, teints ou imprimés, avec entre deux de tulle ou de dentelles, droit par 100 kil., fr. 150 », a été, par une décision de la direction des douanes rou-maines, précisé de telle façon, que désormais seront seulement considérés comme tissus légers, sans tenir compte du nombre de fils, ceux qui pèseront 75 grammes au moins au mètre carré.
- Les tissus d’un poids supérieur sont soumis aux droits suivants, aux 100 kil. :
- Bruts, non apprêtés ni façonnés..fr. 50 Blancs ou unicolores, apprêtés ou façon-nés (à l’exception des velours-coton). • 43 Teints de plusieurs couleurs, tissés au métier ou imprimés, et velours-coton. °
- ASSURANCES
- L’assurance est généralement très laborieuse à élucider; elle soulève souvent des q—eP tions très délicates et complexes, que, seuls, les spécialist .s et gens du métier peuvent ré soudre. Cette question des assurances, I" joue un rôle si important chez tous les com merçants et industriels, n’est souvennt paS examinée avec tout le soin qu’elle compor.f.
- Nous avons eu maintes fois l’occasion de1ë constater dans les polices qui nous ont adressées en vérification. Depuis la création de notre service d’examen, gratuit pour 110 abonnés et lecteurs, de leurs différentes P° lices, nous n’exagérons pas en disant I—e plus de quatre- vingt fois sur cent, nous avor relevé des cas de déchéance dans les policse soumises à notre examen, et qui, en cas sinistre, auraient mis l’assuré dans un pen ble embarras.
- Nous avons également constaté que 8 2ans part de ces polices avaient été majorées, ntS des proportions scandaleuses par des 8 ges peu scrupuleux, dans l’application des PE ma-à affecter, selon la nature du risque; Ceisger jorations avaient pour objet de faire enc» -à ces agents, auprès des Compagnies
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- KT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- S ve{
- reurs, une commission beaucoup plus forte. Notre collaborateur, chargé de la révision des contrats d’assurance, a relevé souvent, pour certains risques industriels, des majorations de prime, dépassant, pour un seul risque, mille francs par an. Les exemples que l’on pourrait citer, à l’appui de cette assertion, seraient fort nombreux.
- Comme on le voit, il ne suffit pas pour être assuré d’avoir des polices établies à la légère, dans lesquelles la Compagnie assureur n’a rien oublié comme ambiguïté et dont le plus souvent l’assuré lui-même ignore la teneur.
- Il est essentiel au contraire de connaître la Compagnie qui vous est proposée, tant au Point de vue de sa moralité que de sa solva- I Mité ; il est en outre indispensable d’être renseigné sur sa manière d’opérer et de régler les sinistres, etc., etc...
- Il faut aussi savoir distinguer quelle Com-Pagnie est préférable pour l’assuré ; savoir indiquer les clauses et conditions spéciales qui doivent être insérées dans les conditions manuscrites des polices, ainsi que les primes a payer selon la nature du risque.
- Dans toutes ces questions, seul, l’homme du métier peut avoir la compétence nécessaire Pour éclairer le futur associé et le prémunir contre la signature précipitée de certains con-trats.
- Nos abonnés et lecteurs, nous en avons la certitude, nous sauront gré de notre inter— vention si désintéressée dans cette question, “tile à toutes les industries.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d’ajouter SUr l’adresse, service des assurances.
- RENSEIGNEMENTS commerciaux
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- 3.CHAMURL (Joseph Barthélemy), teinturerie, worue de la Caisserie et 25, rue Paradis, à arseille. — Jug. du 16 mars. — S. : M. Chau-‘OL,
- Michard teinturerie, 10, rue Barême, à Lyon. —Jug. du 20 mars. —S. : M. Canavy.
- CLOTURE POUR INSUFFISANCE D’ACTIF
- FoUREL, teinturerie, 41, rue Thubaneau, à Marseille. — Jug. du 27 mars.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme veuve Lalande, à vendu un fonds de teinturerie, 22, av. Wagram
- M. Dorat a vendu à Mme veuve Tariel, un fonds de teinturerie, 59, rue Turbigo.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente à la Librairie de la Société’ anonyme de Publications industrielles et d’imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot, Paris :
- VIENT DE PARAITRE
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Ce livre est divisé en trois parties principales :
- lo Le blanchiment des tissus neufs, des fils et des cotons;
- 2o Le blanchissage domestique du linge dans les familles ;
- 3° Le blanchissage industriel.
- C’est-à-dire le blanchissage tel qu’il est exploité dans les usines de blanchisserie, installées dans les grandes villes. Ces trois parties principales sont précédées d’un précis historique du blanchiment et du blanchissage à travers les âges, et d'une étude spéciale des matières premières employées dans cette industrie.
- A la fin du volume sont groupés les diffé-rente renseignements recueillis par l’auteur, sur les installations et l’exploitation modernes des usines de blanchisserie ; on y trouvera décrites :
- lo L’installation et l’organisation des lavoirs publics;
- 2° Les blanchisseries spéciales du linge des hôpitaux, des restaurants, dos hôtels à voyageurs des établissements civils et militaires ;
- 3° La manière d’établir la comptabilité du linge à blanchir ;
- 4o Les relations entre la direction des usines, leur personnel et leur clientèle.
- On trouvera dans ce livre les nombreux tours de main, les procédés en usage, mais
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURS
- peu connus, d’une industrie des plus utiles et, des plus répandues. Au point de vue de l’hygiène, il faut opérer, le plus souvent possible, le blanchissage du linge en service. Au point de vue de l’économie domestique, il faut arriver à bien blanchir avec les procédés les moins coûteux. Ce livre permettra d’atteindre ce but et donnera satisfaction à l’hygiène et à l’économie domestiques.
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- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline.
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire des couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série compléta de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
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- 00
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud m, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l'Echi-quier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T.E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tâbor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adâm, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, ee Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chau fage, ventilation. . .
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ar dennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage economique dans les blanchisseries, teintureries, etcyJlfe peu ue place, chauffe beaucoup avec peu de combust!.. '
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Cote d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs. . 7 Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour appre-rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie .
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaue pour teinturiers. .s.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, SUC,et seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisse» teintures, chaudières, cuisine à couleurs. Lns. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, en» dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les boiS.s, Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaud cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille-ac. Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise T. taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes pas.
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires,
- Chlorures divers , I—ant, Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e dec eau de javel. d6c0-
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorure lorants, cristaux de soude,carbonate de soude pUI> soude.
- Cochenille Aemin
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, de cochenille pour toutes industries.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société des Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
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- 40e Année. — N° 9. 5 Mai 1896
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS Sggw
- N
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE erfectionnements et procédés nouveaux. — Innovation dans la manière de merceriser les fibres végétales. — Revue des matières colorantes nouvelles (suite et fin). - De l’ensimage). — Tarifs de chemins de fer. — Douanes étrangères. — Jurisprudence.. — Renseignements commerciaux. — Assurances.— Bibliographie.— Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- ous donnant sous ce titre et sans discussic T Analyse des brevets de nature à intèreiso/i' nos lecteurs.
- PROCÉDÉ
- our rendre des teintes sur laine solides au décatissage
- Par la manufacture lyonnaise de matières colorantes
- L’exécution du procédé pour rendre des "îles sur laine solides au décatissage est "Ssimple, car elle consiste seulement dans prégnation des tissus teints avec une so-“ion de sel oxydant et cette opération peut 1 aire soit dans le bain de teinture, soit "ës leur teinture.
- “ quantité d’agent oxydant à employer “Pend de l’intensité de la nuance et elle dif-"egalement par les différentes qualités de "ei toutefois, on peut, en général, se baser "Yemploi de 3-4% de sulfate de cuivre, du de la laine de 5 à 8 % de chlorate de “"de, du poids de la laine. En employant les “de cuivre, on peut laver après teinture TGprés imprégnation, ce qui est toutefois à er lorsqu’on se sert du chlorate de soude.
- PROCÉDÉ
- pour produire par la voie chimique des modèles ou dessins crêpés en blanc ou en couleur sur des tissus ou fils de cotonf de lin ou autres tissus ou fils de nature végétale
- Par la Société dite « Würtembergische Cattunmanufactur »
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention diffère essentiellement des procédés jusqu’à présent connus pour produirè des tissus ou des fils crépés, entièrement ou en partie, ou portant des dessins crépés en ce que l’on traite d’abord le dessin avec une lesssive alcaline caustique et que l’on protège les endroits dutissus où il s’agit de produire les dessins contre l’effet astringent de la lessive alcaline caustique, non par des réserves agissant mécaniquement, mais de façon à détruire cet effet de la lessive alcaline caustique à l’aide d’agents intervenant chimiquement, tels que des acides, ou des sels ou oxydes appropriés.
- On effectue ce procédé en une seule opération, en imprimant sur le tissu humide, imprégné de la lessive alcaline caustique, l’agent neutralisant, et cela en temps voulu pour que l’alcali caustique soit neutralisé avant que l’action astringente, qui se manifeste déjà au bout de quelques secondes, n’ait eu lieu aux endroits empreints.
- PROCÉDÉ DE PRÉPARATION DE COULEURS pour apprêts {fonds), enduits et peinture Par le baron Joachim de Brenner.
- Ce procédé a pour but de rendre la résine brute (appelée résine coulante) des bois conifères propre à servir à la préparation d'une substance d’apprêt siccative, durable et pouvant subir un lavage (pour les murs et les ob-
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- jets en bois, pierre ou métal) et à la préparation de belles et bonnes couleurs pour enduits et peinture.
- Ce procédé consiste essentiellement en ce que la résine molle, telle qu’elle est obtenue directement sur les bois conifères sous le nom de résine coulante, est soufrée en la traitant par du soufre en présence d’un alcali et à une température appropriée, cette résine devenant ainsi apte à recevoir des substances colorantes métalliques, terreuses ou végétales ou d’autres additions et mélanges.
- La préparation d’une masse d’apprêt se résume à faire bouillir avec du savon et à addition d'eau la masse de résine molle soufrée de la manière indiquée.
- La préparation de couleurs siccatives pour apprêts, enduits ou peinture, consiste à faire bouillir la résine soufrée avec un acide minéral, puis à la laver à l’eau ou au moyen d’une faible solution alcaline, à broyer ensuite la masse solidifiée avec de la couleur et à la dissoudre dans l’huile ou à la broyer avec la couleur après l’addition d’huile.
- {Reproduction interdite.)
- ---------- T— M * » » •. II ----------
- INNOVATION dans la manière de merceriser les fibres végétales
- {Oesterreich’s Wollen und Leinen-Industrie.)
- La maison Thomas et Prévost qui exploite une teinturerie à Crefeld a obtenu un brevet pour la mercérisation du coton opérée sur les filés ou tissus maintenus en tension.
- Comme on le sait, le traitement avec les alcalis concentrés ou avec les acides donne une plus grande affinité pour les matières colorantes et pour les mordants, ce qui peut être utilisé pour introduire, par exemple, dans les fibres végétales, des colorations plus nourries dans des points déterminés.
- S’il s’agit d’un tissu mélangé de soie et de coton et qu’on le teigne dans un bain contenant une petite quantité de couleurs substan-
- tives, les portions de fil de coton qui ont subi la mercérisation, prennent une coloration plus intense que le coton ordinaire, tandis que la soie reste de couleur claire et peut être ultérieurement teinte d’une autre manière.
- En associant les fils teints avec des couleurs résistantes à d’autres qui subiront li traitement avec la soude, on peut obtenir les effets les plus différents ; mais comme les fibres végétales se contractent considérablement après la mercérisation, ce procédé ne peut être appliqué que pour les tissus de brocart.
- Les auteurs ont, pour cette raison, imaginé de maintenir tendue la fibre végétale pendanl la mercerisation, de manière qu’elle conserve, en se desséchant, sa longueur primitive.
- La densité de cette solution de soude varie de 15° à 32° B., selon que l’on traite des tissus exclusivement de coton ou mélangés avec
- Que qui s dapré du lis la for cessé, procèc approj 8ir qui on veut o sion, i de la jour echêv
- Pou : effet Mira ar le il les avoir
- de la soie.
- Si l’on veut se servir d’acide sulfurique, la gradation qui convient le mieux correspond de 49*5 à 5505 B., et, en tout cas, il faut procéder avec de grandes précautions, car on doit éliminer l’acide aussitôt qu’on a produit la transformation du coton en hydrocellulose, ce qu’on reconnaît à l’aspect transparent I"e prend la fibre.
- Les tissus préparés de la manière décru0 subissent ensuite les mêmes traitements Ie pour la macérisation ordinaire, pour se comportent d’une manière analog.e: fixe ainsi une quantité de tannin double celle qu’absorbe le tannin ordinaire Par bain de concentration égal.
- On empêche la contraction du tissu en Pr
- Dent {
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- cédant de la manière suivante :
- g..........
- sf; Co S so <D CP
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- Supposons qu’il s’agisse d’obtenir — q1a dans lequel la chaîne est formée de soie trame de coton, le procédé des auteurs 58), plique après les opérations de tissag0-étend le tissu sec ou humecté dans le s6n) la largeur, et dans cette condition, applique la solution de soude caustique
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- itsul Quand la transformation s’est opérée, ce ratiotqui se produit plus ou moins rapidement lis qudaprès le mode employé pour le dégraissage it êtredu tissu, on procède au lavage jusqu’à ce que
- œe.
- la forte, tension engendrée dans la fibre ait
- Scot-cessé. Ensuite on détache de l’étendoir et on ont leprocède à la neutralisation dans un bain nir lEsapproprié.
- ne les| srable-d ne le bro-
- naginë endam
- a con-primi-
- e varie es tis-3s avec
- ique, la
- Si l’opération doit être faite sur des rubans mont les bords soutenus, ou si le tissu qu’on veut obtenir ne peut pas supporter la disten-pion, il faudrait soumettre la fibre à l’action lie la soude avant le tissage, en recourant jour cela à des étendoirs spéciaux pour les “chevaux.
- 1 Pour la production des tissus dans lesquels efiet qu’on veut obtenir doit être réuni au ntraste de deux couleurs, l’expédient trouvé r les auteurs présente de grands intérêts, |l les échantillons de demi-soie que l’on dit toir été obtenus de cette façon ont égale— “ent attiré l’attention des industriels. ..
- utpro-car on
- sllulose, ent que
- , décril® nts que
- REVUE
- Des
- WTIERES COLORANTES NOUVELLES
- Au Point de vue de leurs applications à la Teinture
- I Par M. Frédéric Reverdin (1).
- | (Suite et fin)
- qu‘lsse“emploi de la glace pendant la diazotation gue. 0n "ecommandable ; cependant une solution puble de"lazo, qui était complètement claire à 230 par “T^mencè à se décomposer qu’au bout I e heure et quart, et le rouge développé i en pro"f“cette solution était très bon. Quant à la
- "ité de nitrite, elle doit être un peu supé-un tistole à la quantité théorique ; une quantité oie et 1
- SUcE 9 - a da a 9 1 e*
- "fsante provoque la formatiou de sous-, 8 nuisibles, une quantité trop consi-l b entraine une décomposition anticipée P solution de l’acétate du diazo, dont il | "question plus loin.
- oir Moniteur Scientifique.
- La concentration du bain de développement a aussi une certaine importance; d’après les essais de l'auteur, plus la solution du diazo est concentrée, plus elle se décompose vite. Il recommande donc les proportions suivantes :
- Dissoudre 5.520 kilos p. nitraniline avec 16 litres d’eau bouillante et 11.200cc d’acide chlorhydrique pur à 22 , ajouter 40 litres d’eau froide et 40 kilos de glace; puis, lorsque la température est descendue à Qo ; 2,888 kilos de nitrite de soude en solution dans 20 litres d’eau froide. Cette addition se fait d’un seul coup, en remuant.
- Un quart d’heure après, la solution étant devenue claire, on ajoute encore :
- 160 litres d’eau froide.
- Pour l’emploi, on ajoutera encore à 20 litres de cette solution, 60 litres d’eau froide et 2,500 kilos d’acétate de soude dissous dans 20 litres d’eau froide.
- La transformation du chlorure de diazo en acétate de diazo au moyen de la solution ci-dessus est absolument nécessaire, selon l’auteur; tandis que la solution de chlorure donne sur les tissus préparés au naphtol un orangé en partie taché, la solution d’acétate fournit un beau rouge.
- On peut aussi, afin de réaliser une économie, neutraliser une partie de l’acide chlorhydrique par le carbonate de soude, puis le reste seulement par l’acétate de soude, c'est-à-dire employer, par exemple, pour les 20 litres de la solution, après y avoir ajouté la quantité d’eau voulue,250 grammes de carbonate de soude sec et 1,250 kilos seulement d’acétate de soude.
- La solution du chlorure du diazo se conserve longtemps, on ne constate pas de changement après 14 jours, tandis que celle de l’acétate se décompose au bout de peu de temps. Aussi ne doit-on transformer le chlorure en acétate qu’au moment de l’emploi.
- Seconde méthode. — Dans ce procédé, il faut avoir soin que le mélange de la p. nitraniline et du nitrite soit absolument intime. On trouve dans le commerce une pâte de p. nitraniline
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- Nom commercial Fabricant . Aspect du produit Solution aqueuse Solution aqueuse additionnée de Solution dans l'acide sulfuriqu" concentré
- Acide chlorhydrique (en excès) Soude caustique (en excès) Carbonate de soude (en excès)
- Jaune d’alizarine 3G Bleu noir d’ali-zarine B Azurine brillante d’alizarine B Cyanine d’alizarine NS Azo-fuschsine S Noir foncé direct G Noir benzo pour chrome N Rouge bleu diazoïque 3 R Bleu solide Columbia GG Noir pour laine 6 B 4 B i Jaune solide pour chrome \\ GG V R Farbenfabriken wormals Fried. Bayer et C: » » » » » » » Actien - Gesels -chaft für Ani-lin Fabrikation » » \ * Poudre jaune Pâte brune Poudre gris noir Pâte brune Poudre brune Poudre brun noir » Poudre brun bronzé Poudre noire Poudre noir brun » Poudre jaune Jaune Violet rouge Violet très bleu » Rouge jaune Brun violacé Violet Grenat Bleu violet Violet, précipite par refroidissement » J aune j Jaune ' légèrement orange ‘ Précipité floconneux Précipité Pas de changement Rougit et précipite Précipite • Violet Bleuit Précipite Violet puis précipite Bleuit puis précipite Précipite partiellement Précipite La coloration devient plus intense Bleuit Rougit Bleuit puis précipite Précipité floconneux Précipite Bleuit Décolore et précipite Devient légèrement violet Bleuit Vire au violet bleu Devient légèrement orange Devient 1 . plus orange La coloration devient légèrement plus forte Bleuit légèrement Pas de changement Bleuit Décoloration partielle Pas de changement Bleuit légèrement Décoloration partielle Pas de changement Pas de changement Violet puis précipite Pas de changement Devient plus orange Jaune Violet rouge Vert bleu Brun Violet Violet Vert Bleu Vert Bleu gris » Jaune orange ” 1
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- jt de nitrite livrée par les « Farbwerken i’Hôchst » renfermant environ 25 % de p. nitraniline, qui se diazote très bien en l'intro-luisant dans l’acide chlorhydrique. Cepen-tant, l’auteur n’a pas constaté que l’emploi ie cette pâte présente un avantage ou un dé-avantage quelconque sur le premier procédé.
- Troisième méthode. — La « Badische Ani-in und Sodafabrik » livre une pâte de nitro-aamineavec laquelle on obtient exactement ts mêmes résultats qu’avec la pâte ci-dessus; tlerenferme d’après les essais de l’auteur 73/4% de p. nitralinine.
- En résumé, l’auteur indique la recette sui-tante comme donnant de très bons résultats, i condition de faire toutes les opérations in-liquées avec soin et dans des vases absolu-lent propres.
- On dissout dans un récipient d’une conte-ace de 80 litres environ :
- Solution I. —- 1,380 kilos paranitraniline w4 litres d’eau chaude en remuant bien et “ajoutant 2,800 litres d’acide chlorhydrique và 220 .
- On introduit dans cette solution :
- 15 litres d’eau froide et 5 kilos de glace et "sque la température est descendue à + 14°, "esolution de 0,720 kilos de nitrite de soude “s 5 litres d’eau froide, en une seule fois et "Temuant énergiquement ; au bout de 15 mi-“e8, on ajoute à la solution claire 50 litres
- ^tion II. — Dans un second récipient 120 litres de capacité on dissout :
- "kilos de carbonate de soude sec dans 4, de manière à faire un volume total de 09 litres.
- ^ion III, — Dans un troisième réci-“l de même capacité, on dissout 10 kilos “atate de soude dans l’eau de manière à " un volume total de 100 litres.
- "I Moment de l’emploi, on introduit dans cuve de 200 litres de capacité :
- titres de la solution I à laquelle on ajoute res d’eau, puis en remuant :
- 1590 litres de la solution II et enfin:
- 12,500 litres de la la solution III refroidie avec ;
- 5 kilos de glace.
- On aura ainsi 100 litres de solution de diazo, donnant un bon rouge avec les tissus imprégnés au p naphtol.
- En terminant cette Revue, nous donnons comme d’habitule les principales réactions obtenues avec les matières colorantes dont nous avons eu entre les mains des échantillons.
- DE L'ENSIMAGE
- (6e article)
- Huile d'arachide. — Cette huile est retirée de l’arachide ou pistache de terre, plante annuelle de la famille des légumineuses. La tige est haute de 3 à 4 pieds. On sème en juin, on récolteen octobre. 1 hectare donne en moyenne 70 hectolitres de gousses et 2.400 bottes de paille. L’hectolitre pèse environ 38 kilogrammes. L’huile est retirée des graines ou gousses. Elles sont de forme allongée, presque cylindrique, de 2 à 3 centimètres de longueur, souvent étranglée vers le milieu formant presque un 8 mais un 8 moins étroit au milieu et contenant 2 graines de la grosseur d’une petite noisette et du goût des amandes, avec une saveur particulière qui vous porte à en manger. Les Sénégalais et Dahoméens en font souvent leur nourriture après les avoir fait griller.
- Le Sénégal, la Gambie et la Guinée d’une part, les Indes d’autre part sont les principaux pays de production.
- Le Brésil en fournit un peu, et l’Algérie et la Tunisie cultivent l’arachide connu là-bas sous le nom de çacahouet.
- Le Sénégal fournit rapidement par vapeurs les arachides décortiquées de bonne qualité riches en huile.
- Les Indes envoient les arachides souvent en coque et par voiliers. On les envoie aussi décortiquées pour éviter le poids inutile de la coque mais alors les arachides arrivent en
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Qe O
- mauvais état et s’échauffent pendant le trans- | port.
- L’huile fine ou surfine s’obtient par pression à froid.
- Les arachides en coque ne donnent que 3 % d’huile.
- Les arachides décortiquées du Sénégal donnent jusque 45 % d’huile.
- On fait en général 3 pressions. Les pressions à froid donnent une huile à peu près incolore, de bon goût, très éclairante et sans odeur appréciable.
- L’huile obtenue par pression à chaud est jaunâtre, d’une odeur désagréable et du goût des haricots verts.
- L'exportation des côtes occidentales d’Afrique à Marseille est évaluée à 70 millions de kilogrammes par an, dont la valeur est de 26 à 27 millions de francs Les principaux ports français qui reçoivent des arachides sont : le Havre, Rouen, Caen et Dunkerque pour Je Nord., Bordeaux et Marseille pour le Sud,
- Densité à + 15° centigrades = 0,9170
- Point de congélation = — 7’ centigrades. A partir de 1° au-dessous zéro elle commence à déposer des grains blancs, assez durs.
- L’huile d’arachide rancit difficilement. Etant d’un prix peu élevé, elle ne donne pas lieu à de nombreuses falsifications. Les huiles de coton, de sésame, d’œillette servent parfois à la frauder, mais quelques rapides essais et la densité bien prise indiqueront la substitution.
- Huile de Sésame. — Comme la précédente, cette huile est d’un prix peu élevé, elle est sans odeur, d’une coloration faiblement jaunâtre. Sa saveur est douceâtre et semblable à celle du chenevis. Son point de congélation est — 5’. Elle s’émulsionne assez facilement suivant sa rancidité. Elle rancit plus vite que l’huile d’arachide; mais, nous le répétons, ce défaut (à part l’odeur qu’il communique) n’en est pas un pour l’ensimage qui s’accomode très bien de ces huiles facilement émulsives.
- L’huile de sésame est fournie par la se-
- mence qui porte le nom de jugeoline, fruiti lui-n
- sésamun, famille des bignoniacées.
- l’Inde anglaiss importe en France 90 mil lions d’hectolitres de sésames annuellemen Calcutta est le grand centre d’exportation de graines. Marseille est en France le centre d la fabrication de l’huile. Commercialementa classe les graines en 3 catégories : l°Lt sésames de l’Inde, 2° les sésames de la côl occidentale d’Afrique; 3' les sésames du U vant. Sous le rapport du rendement, les si sames, peuvent être classés de la façon sui vante :
- En première ligne le Sénégal dont les graine fournissent 48 et même 50 % d’huile, puisl
- côte de Coromandel, la sésames du Levant, de Perse. Ces derniers ne 35 0/0 d’huile.
- L’huile s’obtient par une pression à froid, en
- tion i très d’acic "huile toolp seron
- côte de Malabar,le Calcutta et enfin il donnent pas plusd
- pression. En 1er lie 2e une pression'
- Cor vagoi destin coing.
- Art Mer lu tr lies e
- Tagor
- froid avec addition d’eau, en 3e une press» merfr
- à chaud. Bien entendu la Ire pression donc une huile plus pure et moins colorée I la 3e.
- Voici un moyen indiqué par M. P. oir"r reconnaître si l’huile de sésame est pUre
- Dans une éprounette graduée on verse 1
- ises tares
- ![ Irsqu nents ènom Ht ce tnvoy<
- centimètres cubes d’huile de sésame chaufë Are,
- à 10 ou 20- ; on y fait tomber avec precaull
- Ceu:
- ton de
- 4 gouttes d’acide sulfurique, on agite vive Tvës ment pendant quelques minutes, puis 1 Glh,; ajoutte 4 gouttes d’acide nitrique (azolly. et l’on agite de nouveau.
- Si l’huile de sésame est pure, elle P une teinte vert foncé, qui passe rapidemne
- g s s
- au rouge groseille; si elle est falsifiée, cl "aëtr
- • • , . (Wagt ul l9le "
- coloration ne se produit pas. . b réaction caractéristique. Il est regre VyU qu’il n’y ait pas ainsi pour chaque hulle. "l réaction nette reconnaissable, facile 8 kcha
- cuter par tout industriel.
- L’analyse exacte des huiles est malhe. sement trop compliquée, trop empiris,. aussi trop délicate d’exécution Pour P être pratiquée par le grand consomn
- 2. E
- Ud 1 réce ise à
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- ET DE L’IMPRESSION DBS TISSUS
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- uità lui-même. Pour notre part, à chaque fois
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- qu’il nous sera possible d’indiquer une réac-tion nette pour une huile, comme l’élévation nés haute de température par l’addition d’acide sulfurique avec coloration rouge pour
- tred l'huile de lin ou la solubilité totale dans l'al-ento cool pour l’huile de ricin, nous nous empres-
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- ferons de la communiquer aux lecteurs, M. Ude.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
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- CHEMIN DE FER DU NORD
- Annexe au tarif spécial P. V. n° 20 Conditions particulières aux transports par wagon complet de coton et de laine brute en Destination des gares de Roubaix et de Tour-wing.
- Art. 1er. — Il est accordé, dans la période Mer janvier au 31 mars de chaque année,
- ledit délai serait compté à partir de l’ouverture de la gare le lendemain matin ;
- c) La faculté, pour les destinataires, de faire eux-mêmes la manutention, dans les conditions ci-dessus, sera réclamée par écrit et appliquée d’une manière générale et non par intermittence à tous les transports de coton brut en balles pressées et de laine brute en balles pressées effectués par wagon complet.
- Art. 2. — Pour les transports dont le déchargement aura été effecté par les destinataires dans les conditions qui précèdent, il seia déduit 30 centimes par tonne du prix appliqué, si ce prix comprend les frais de déchargement.
- Art. 3. — La présente annexe est établie à titre temporaire et d'essai ; la durée de son application est limitée à une période d’un an à moins d’une prorogation annoncée par affiche.
- Mx transports de coton brut en balles pres-Ms et de laine brute en balles pressées par vagon complet, en provenance des ports de ter français et des gares ou stations fran-donn nises situées à plus de 50 kilomètres des
- fares de Roubaix et Tourcoing :
- l’Une prime de 75 centimes par tonne, orsqu'ils sont en destination des embranche-
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- DOUANES ÉTRANGÈRES
- RUSSIE
- Interprétation du tarif
- La laine peignée de toute sorte, y compris la laine artificielle, est soumise au droit d’entrée en Russie, conformément aux stipulations de la lettre correspondante du paragraphe 1er de l’article 186 du tarif douanier.
- Girar
- ®«nis particuliers reliés aux gares ci-dessus «nommées, et remis en expéditions directes "rces embranchements; ceux qui seraient "voyés, après avoir été d'abord adressés en Are, restent soumis aux taxes ordinaires.
- Ceux de ces transports qui sont en destina-on de magasins généraux sont en outre exo-"Tes du payement des droits d'embranche-"ent, dans les conditions prévues à l'article 7 "arif spécial P. V. no 20 (chap. 2).
- 40 Une prime de 50 centimes par tonne lors-8 sont déchargés en gare et que les des-epreb cataires se conformeront aux dispositions tantes :
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- “Le déchargement à l’arrivée en gare de-1e) —setre opéré par les destinataires, à leurs ‘ Un 118, risques et périls, directement de wagon plure sur les voies de débord à découvert ; u age tte opération devra être effectuée dans maelais accordés, dans les gares, aux pro-" ; «aires d’embranchements et aux locataires hantiers.
- . gurë (Adélai de déchargement court à partir de 1 i, Ception dûment constatée de l’avis de rique a disposition au destinataire ou à son re-poust bentant.
- Matë atl8 le cas où l’avis ne parviendrait pas six n e$ au moins avant la fermeture de la gare,
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- Laine peignée : — non teinte 100 kilog......... 134fr. 31
- Régime conventionnel........ 109 89
- Laine teinte 100 kilog......... 170 94
- Régime conventionnel........... 146 51
- En cas de doute quelconque concernant l’application du tarif, les échantillons de la marchandise doivent être présentés au département des douanes pour y être examinés.
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE LYON (2e Ch.) Présidence de M. DEVIENNE, président.
- Addiences des 1er juin et 2 août 1895
- GRÈVE. — EMPLOYÉS CONGÉDIÉS PAR LE MOTIF QU’iLS ONT FOMENTÉ ET ENCOURAGÉ LA GRÈVE. ---- PREUVE. — CONNEXITÉ. — JONCTION. — DROIT DU PATRON : 1° DE CONGÉDIER SES EM-PLOYÉs INSTIGATEURS DE LA GRÈVE; 2° DE LEUR DEMANDER DES DOMMAGES-INTÉRÊTS. — INDEMNITÉ ALLOUÉE.
- C’est à bon droit que des employés d’une manufacture sont congédiés par le patron et instantanément, dans le cas où il serait prouvé qu’ils ont fomenté et encouragé une grève qui a éclaté entre les ouvriers.
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- Ces employés peuvent en outre être condamnés à des dommages-intérêts envers le patron. Dans de telles circonstances, une enquête étant jugée nécessaire vis-à-vis de chacun des employés congédiés sur les faits qui ont mo-tivéleur renvoi etleur participation et encouragement à la grève, l’évidente connexité des instances justifie leur jonction.
- (Rossi ET Chaumat. — C. — la Société lyonnaise des Matières colorantes )
- Nous avons en son temps rendu compte de cette affaire particulièrement à l’occasion du premier arrêt rendu par la Cour, le 1er juin, et des enquêtes qui l’avaient suivi (V. le Moniteur Judiciaire du20 juillet 1895).
- Sur la demande qui nous en est fait à l’occasion d’une affaire retentissante récemment jugée, nous publions aujourd’hui deux arrêts rendus par la Cour.
- PREMIER ARRÊT (1er juin 1895).
- Considérant que Rossi et Chaumat employés tous deux comme chimistes à la manufacture lyonnaise des matières colorantes, ont été congédiés tous deux par le directeur de cette Société, au même jour, à la même minute et pour les mêmes motifs ;
- Que l’action qu’ils ont intentée l’un et l’autre à la manufacture, bien qu’elle porte sur des chiffres différents, a la même cause et s’appuie sur les mêmes moyens;
- Que la manufacture s’appuie aussi sur les mêmes moyens pour repousser l’une et l’autre de ces demandés ;
- Que la demande reconventionnelle de la manufacture contre eux soulève les mêmes questions et s’appuie encore sur les mêmes moyens ;
- Qu’enfin les faits cotés par la manufacture dans sa demande subsidiaire d’enquête tant contre Rossi que contre Chaumat sont exac • tement les mêmes, de telle sorte que, si les deux instances demeurent séparées et si la Cour autorise la manufacture à faire la preuve de ces faits, il y aura nécessité de procéder à la même enquête ;
- Que c’est donc le cas d’ordonner la jonction des instances en raison de leur évidente connexité;
- Considérant que la manufacture des matières colorantes affirme et soutient que ces deux employés Rossi et Chaumat ont fomenté et encouragé la grève qui a éclaté dans ses ateliers, à la date du 2 juin 1894 et que c’est pour ce motif qu’elle les a congédiés ;
- Considérant que si cette affirmation était exacte le congé donné à Rossi et à Chaumat serait largement justifié et il pourrait y avoir lieu de condamner ceux-ci à des dommages-intérêts ;
- Considérant que la manufacture des produits colorants ne fait pas dès à présent la preuve que Rossi et Chaumat ait fomenté la susdite grève ;
- Que de simples certificats sont insuffisants pour établir la réalité de faits aussi graves;
- Que la Cour ne saurait attacher plus d’importance aux certificats que Rossi et Chaumat produisent de leur côté et admettre, comme le tribunal l’a fait, qu’il soitdesàpre sent prouvé que ces deux employés congédié8 n’ont participé en rien à la grève ;
- Mais considérant que la manufacture d85 produits colorants, dans sa demande subsidiaire, cote un certain nombre de faits dont b pertinence et l’admissibilité ne sont pas dot teuses;
- Qu’il y a lieu par conséquent de l'autoris" à faire l’enquête qu’elle sollicite ;
- Par ces motifs,
- La Cour,
- Joint les instances comme connexes etavônl de statuer au fond, tous droits et moyens
- parties demeurant réservés ; ,
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- Autorise Lowengard pris en sa quai* . directeur de la manufacture lyonnaise matières colorantes à prouver tant par tilre que par témoins :
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- Réserve à Rossi et à Chaumat la pre-contraire ;
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- Dit que l’enquête aura lieu, en ta
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- jonction sommaire, à la barre de la seconde Chambre ente con l de la Cour, à la date du 26 juin courant ;
- Réserve les dépens.
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- ; que ces deuxième arrêt (5 août 1895) t fomenté Considérant que le fait que Rossi et Chau-dans ses mat aient formenté la grève qui a éclaté le que c’esi 4 juin 1894 parmi les ouvriers de la manufac-; | ture lyonnaise des matières colorantes, n’est ion était pas suffisamment établi pour être retenu à Chaumai leur charge;
- it y avoir! Que les témoins entendus à l’enquête ne mmages. parlent de ce fait que par ouï dire et que les
- I certificats qui sont au dossier, combattus par des pro- des témoignages et des certificats contraires, résentla | n’inspirent pas à la Cour une confiance assez mente ha entière pour entraîner sa conviction ;
- Mais, considérant que s’il est un point in-suffisants | contestablement établi, c’estque Rossi etChau-graves; mat passaient, tout au moins, pour pousser à us d’im- la grève; que cela ressort des dépositions de t Chau- nombreux témoins, notamment celles de Ban-dmettre, quis, Vallet, Thomé, les époux Curty, Crouzy, ès à pré-1 agent de police, chargé par la préfecture de ongédiës rechercher les causes de la grève, Me Ber-
- I tholat, huissier, qui tous ont entendu dire que ture des Rossi et Chaumat étaient avec les grévistes ; 9 subsi- Que les dépositions de ces témoins ne sau-s dontla raient être infirmées par celles des témoins de as dot- lacontre-enquête, qui prétendent n’avoir ja-
- I mais eu connaissance de ces bruits, sauf un, utoriser pourtant, qui a fini par avouer qu’il les avait
- 1 connus, mais n’y avait pas ajouté foi ;
- Considérant que ce bruit s’explique du reste I Pur l’attitude au moins très suspecte de Ross etavanl et de Chaumat ;
- ens des Considérant, en effet, que, d’après la dépo-
- I mtion du témoin Aulas qui travaillait sous alité de les ordres de Chaumat, celui-ci quelque temps ise des avant la grève, recevait dans son bureau des r tires visites fréquentes de Thermet et Giraud, de-| venus plus tard deux des principaux meneurs 1 de la grève, et avait soin dans ces occasions preuve de fermer, contrairement à ses habitudes, la
- Porte qui séparait son bureau du laboratoire , forne ou travaillait le témoin ;
- Que Rossi et Chaumat ont eu plusieurs entrevues avec les grévistes et notamment une le 2 juin au soir, attestée par les témoins Ger-bet, Louis Peix et Barrère;
- Que ce dernier dépose qu’à cette entrevue, il a entendu Rossi dire à Thermet ces paroles plus qu'étranges : « Tenez votre promesse et nous tiendrons la nôtre » ;
- Que Gerbet et Louis Peix affirment tous deux que Page, qui avait assisté à cette entrevue, leur avait rapporté cette parole tenue par Chaumat : « Si vous faites mettre Rose-neck à la porte, vous ferez nommé Rossi directeur » ;
- Considérant qu'il résulte d’une attestation écrite du docteur Devay, que Rossi, qui était président de la Société de secours mutuels, s’est rendu dans son cabinet le 6 juin le 1894 et lui a demandé de reconnaître comme malades avec plus de facilité quelques ouvriers malheureux, grévistes malgré eux et chargés de famille, qui viendraient le trouver;
- Que cette déclaration, qui puisse dans la parfaite honorabilité de celui qui l’a faite une grande force probante, se trouve confirmée : 10 par la déclaration écrite d’un nommé Dan-tin qui affirme que Rossi l’a fait prévenir qu’il le portait malade pendant la grève; 2° par un bon signé par Rossi à la date du 9 juin 1894, en vertu duquel Dantin a touché 8 francs comme malade bien qu’il ne le fût pas ; 3° par la déclaration écrite d’un nommé Genin (Alexandre), qui affirme que Rossi lui a fait proposer par Thermet de le porter malade pendant la grève, ce qu’il a refusé;
- Considérant que l’attitude de Rossi et de Chaumat est encore bien plus suspecte et bien significative dans la matinée du 4 juin ;
- Qu’ici tous les témoins sont tl’accord et racontent les faits de la même façon;
- Que ce jour-là, Lowengard, directeur de la manufacture, et Rosiki, directeur technique étant en congé, Roseneck se trouvait seul quand les grévistes vinrent lui poser leurs conditions, dont la première était son renvoi de la manufacture ;
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- Que la foule des grévistes était hostile et que des cris de « jetez-le à l’eau » ou « jetez» le par la fenêtre » furent poussés ;
- Que le rôle de Rossi et Chaumat, s’ils avaient été des employés honnêtes et fidèles, était de se ranger aux côtés de Roseneck, qui tenait tête à la foule avec courage et sang-froid ;
- Qu’employés depuis longtemps déjà à la manufacture, en relation constante avec un grand nombre d’ouvriers, il pouvaient et devaient intervenir en faveur de Roseneck.
- Que cependant, pas un témoin, soit de l’enquête, soit de la contre-enquête, ne déclare qu’il ait tenté la moindre démarche conciliatrice, qu'ils aient prononcé une seule parole d’apaisement, qu’ils aient donné la plus légère marque de sympathie à Roseneck ;
- Que bien plus, lorsque les grévistes ont voté sur le renvoi de Roseneck, c’est Rossi et Chaumat qu’ils ont choisis pour scruta teurs, et Rossi et Chaumat ont accepté, sans protestations, de remplir ces fonctions ;
- Que le choix des grévistes démontre la confiance qu’ils avaient en Rossi et Chaumat ;
- Que l’acceptation de ceux-ci, sans protestation, rapprochée de leur inaction et de leur silence antérieurs, démontre qu’ils étaient favorables à la grève, ou qu'ils ne voulaient pas tout au moins paraître hostiles aux grévistes ;
- Considérant enfin que, lorsque Rossi et Chaumat, après la fin de la grève, eurent été dénoncés comme ses instigateurs, un des faits les plus graves dont on les accusa, fut d'avoir versé aux grévistes une somme de 230 francs ;
- Considérant que si la Cour ne retient pas ce fait à leur charge, à raison des contradictions opposées aux témoignages de l’enquête par deux témoins de la contre-enquête, c’est non parce qu’elle les reconnaît innocents sur ce point, mais parce qu'elle les fait bénéficier du doute produit par ces contradictions ;
- Considérant que Rossi et Chaumat qui comprenaient bien toute la gravité d’une pareille accusation ont fait insérer dans le
- journal Le Peuple, à la date du 2 septembre 1894, une lettre destinée à la démentir;
- Que cette lettre contient le passage suivant : « Nous sommes chargés du péché d’avoir versé une somme de 230 francs à la caisse de la grève ; sans avoir à nous expli-quer au sujet de ce que nous pouvons penser de la grève qui a eu lieu chez nos patrons, nous répondrons encore : les trois signataires nous accusent à faux » ;
- Considérant que cette réserve sur ce qu’ils pensent au sujet de la grève, réserve qu’il était plus qu’inutile d’insérer dans cette lettre, étant donné le but qu’ils se proposaient, fait naturellement supposer qu’ils ont approuvé la grève ;
- Qu'il est difficile que les administrateurs de la Manufacture des matières colorantes l’interprètent d’une façon différente; qu’ils ont dû en tout cas se sentir profondément froissés par la publication d’une lettre pareille et croire plus facilement encore aux accusations qui étaient portés contre leurs deux employés;
- Considérant qu’en raison de tout ce qui vient d’être dit, on doit conclure que l’attitude de Rossi et Chaumat, avant, pendant et après la grève, a largement justifié leur renvoi par la Manufacture des matières colorantes ;
- Qu’il y a lieu de déclarer résiliées à leurs torts et griefs les conventions qui les liaient la Manufacture;
- Considérant que la Manufacture est mal fondée toutefois à demander contre Rossi et Chaumat une condamnation de 10,000 francs de dommages-intérêts, par application de la clause pénale qui fait partie des conventions;
- Que cette clause, en effet, n’est applicable qu'en raison delà violation des autres clauses qui ne prévoient pas la résiliation du traité, Considérant qu'il n’en est pas moins du des dommages-intérêts à la Manufacture par Rossi et Chaumat à raison du préjudice s qu’ils lui ont causé ;
- I Qu’en effet, la croyance que leur attitude a fait naître parmi les grévistes, qu’ils étaient
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- avec eux, a forcément encouragé ceux ci, soit à déclarer la grève, soit à y persévérer un peu plus longtemps ;
- Que la Cour a les élémeats nécessaires pour apprécier le quantum de ce préjudice.
- Considérant que ce procès a eu trop de retentissement à Lyon pour que l’arrêt de la Courne soit'pas promptement connu, sans qu’il y ait besoin d’en ordonner l’insertion dans les journaux de la localité ;
- Considérant que siles premiersjugesavaient déclaré Rossi et Chaumat libres de tous engagements, même de ceux qui dérivaient des conventions, ils ont été sans doute amenés à cette décision par ce motif qu’ils déclaraient ces conveniions résiliées aux torts et griefs de la manufacture ;
- Que les jugements dont est appel doivent être réformés sur ce point ;
- Considérant que la manufacture reconnaît qu’elle doit à Rossi pour cautionuement, appointements ou intérêts, une somme s’élevant au 11 septembre 1894 à 5.622 fr. 20 et à Chaumat pour les mêmes causes à partir de la même date, une somme de 3 792 fr. 70 ;
- Mais considérant que Rossi et Chaumat se prétendent créanciers chacun d’une somme bien supérieure à celle que la manufacture reconnaît leur devoir ;
- Que la Cour n’ayant pas les éléments nécessaires pour trancher cette question, il y a beu de maintenir sur ce point seulement, la décision des premiers juges, qui désignent un «Xpert pour établir les comptes des parties.
- Par ces motifs,
- La Cour,
- Dit qu’il a été mal jugé, bien et avec griefs appelé des deux jugements rendus par le Tri-bunal de commerce de Lyon, à la date du 29 janvier 1895 ;
- Met à néant les susdits jugements dans toutes leurs dispositions, sauf dans celle qui désigne un expert pour établir les comptes des parties ;
- En ce qui concerne cette disposition maintenue ;
- Dit toutefois que le délai imparti par les premiers juges à l’expert pour accomplir sa mission, courra à dater de la signification du présent arrêt.
- Et statuant à nouveau, résilie aux torts et griefs de Rossi et de Chaumat, les conventions du 1er juillet 1890 qui les liaient à la manufacture des mstières colorantes ;
- Décharge celle-ci de toutes condamnations prononcées contre elle ;
- Condamne Rossi et Chaumat chacun en 1000 francs de dommages-intérêts au profit de la manufacture ;
- Rejette toutes autres demandes fins et conclusions des parties ;
- Condamne Rossi et Chaumat, au besoin à litre de supplément de dommages-intérêts, en tous les dépens de première instance et d’appel, dans lesquels seront compris les frais de tous les arrêts ayant statué sur les reproches élevés contre les témoins, quelque soit le sens de la décision rendue et de tous les arrêts incidents, dont les dépens ont été réservés ;
- Dit que, dans les dépens ainsi attribués, seront compris également les frais d’enregistrement qui pourraient être réclamés par le fisc;
- Liquide sommairement les dépens d’appel à... ;
- Ordonne la restitution des amendes et prononce au profit de Me Bousquet la distraction de ces dépens, sur son affirmation de les avoir avancés.
- Conclusions conformes de M. Mallein, avocat général.
- Plaidants : Mes Garin, avocat, pour la Société des matières colorantes, assisté de Me Bousquet, avoué, et Me Jacquier, avocat, pour Rossi et Chaumat, assisté de Me Marchand, avoué.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Ducret (Joseph), teinturerie, rue Tréfilerie, à Saint-Etienne. — Jug. du 29 mars. — L. : MM. Chassagnard et Courbis.
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- RÉSOLUTION DE CONCORDAT
- Hérault (Jules), teinturerie, ci-dev. 19, rue Aubry-le-Boucher, à Paris, act. à Choisy, 5, rue Thiers. — Jug. du 11 avril. — S. : M. Lesage.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Wattelier et Cie, expl. d’un nouveau procédé de teinture, ci-dev. 3, rue Meynadier act. 30, rue Poliveau, à Paris. — Jug. du 26 janv. — 20 % comptant.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formaiion de la Société en commandite par actions Edmond Ruch et Cie, Société française de couleurs d’aniline, 49, rue Hoche, à Pantin. — Durée : 30 ans. — Cap. : 1.100.000 fr. — Acte du 26 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Boulant père et fils aîné, teinture des velours, 2 et 4, rue Flatters, à Amiens. — Durée : 10 ans. — Cap. : 400.000 fr. — Acte du 4 fév.
- Formation de la Société en nom collectif Emile et Paul Florin, laines et déchets de laines, 13, rue Famelart, à Tourcoing — Acte du 1er fév.
- Formation de la Société en nem collectif FRAISSE, REYMOND et Cie, teinture et apprêt d’étoffes de soierie et moire, cité Lafayette, à Lyon, clos Poncet — Durée : 10 ans, du 1er juil. — Cap. : 310.000 fr. — Acte du 2 avril.
- Formation de la Société en nom collectif Jean Gantillon et Cie, apprêts et moirages, 2, rue Malesherbes, à Lyon. — Durée : 10 ans, du 1er juil. — Cap. : 600 000 fr. — Acte du 23 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Gros et KIENLEN, dessinateurs pour impression sur étoffes, 10, rue Mazagran, à Paris. — Durée : 10 ans. — Cap. : 2.000 fr. — Acte du 1er avril.
- Formation de la Société en commandite Vanderjeucht et Cie, teinturerie, 33 bis, rue Ballu, à Paris. — Durée : 6 ans. — Cap. : 3.000 fr. — Acte du 24 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Ulysse DÉON et fils, pelleterie et teinture de peaux, 22, rue Montereau, à Sens. — Durée : 10 ans, du 1er janv. — Cap. : 30.000 fr. — Acte du 5 mars.
- Formation de la Société en nom collectif Darras et Cie, teinture et apprêts de toile, à Allery. — Durée : 15 ans. — Cap. : 60.000 fr. — Acte du 13 mars.
- DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ
- Dissolution, à partir du 31 déc., de la Société J. Ruch et fils, droguerie en gros et commission, 29, rue Sévigné, à Paris. — L. : M. Alphonse Ruch qui reprend la maison, 29, rue Sévigné et M. Edmond Ruch les usines de Pantin. — Acte du 28 déc.
- Di solution de la Société Bertin frères, teinturerie et hyastasapage sur tissus de fil et coton, 5, rue du Fort-de l’Est, à Saint-Denis. — M. Félix Bertin continue seul.
- Dissolution de la Société Ch Barrez et Cie, tissus, lainages et imprimés, 37, rue du Faubourg Poissonnière, àParis. — L. : M. Divry. — Acte du 25 mars.
- Dissolution, à partir du 1er fév., de la Société Mas et Cie, teinture, 62, quai Serin, à Lyon. — L. : les associés. — Acte du 1er fév.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modifications des statuts de la Société Renard, Corron, Bonnet et Cie, teinturerie, 8, rue Lafont, à Lyon. -- Par suite du retrait de la société Comte et Seux, le capital est réduit de 60.000 fr. à 58.530 fr. — Acte du 18 mars.
- Modification de la Société Ch. Terrier et Cie, teinturerie, à Roanne. — Retrait de M. Gonin.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Jamain a vendu à M. Durfort un fonds de teinturerie, 55, av. de la République, Montrouge.
- Mme Faivre a vendu un fonds de teinturerie, 91, rue du Faubourg Poissonnière.
- M. Michon a vendu à Mlle Tissot, un fonds de teinturerie, 12, rue Descartes.
- M. Babillon a vendu à M. Caux, un fonds de teinturerie, 51, 53, 57, boul. de Strasbourg, à Boulogne.
- Mlle Raveaux, a vendu un fonds de teinturerie, 46, rue de Lancry.
- M. Spitznagel, a vendu un fonds de teinturerie, 11, rue Fontaine,
- M. Marsi a vendu un fonds de teinturerie, 22, rue Mazagran.
- Mlle Léva a vendu à Mlle Mortier, un fonds de teinturerie, 38, boul. des Batignolles.
- M. Gilibert a vendu à M Philipot, un fonds de teintuterie, 1, rue Monsieur-le-Prince, et usine, 6, rue Antoine-Dubois.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grant in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8', avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de Eainsi que des rapports des commerçants avec 'administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. L’est un outil indispensable à quiconque s’occupe daffaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Rar Adolphe Renard, docteur ès sciences, Professeur de chimie appliquée à l’Ecole supé-neure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans e texte. — Prix : 20 francs.
- Traité des matières colorantes, du . ganchiment et de la teinture du coton,
- "Ivi du dégommage et de la teinture de la zamie ou china-grass, par Adolphe Renard, octeur ès-sciences physiques, professeur de suimie à l’Ecole supérieure d'industrie de ouen. 1 volume in-8, avec figures dans le
- texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-80 broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur ci vil, ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8-avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Traité de la teinture et de l'impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les trois premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS Quantités, livrées à la consommation / EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1806 1895 1894 1896 «895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 9.445.200 4.388.000 2.654 300 Bois de teinture en bûches.. kil. 811.100 1.682.700 800.700
- — — Brésil 80 400 648.600 192.200 — moulus 143.400 175.600 218.400
- — — Haïti 6.663.700 4.213 300 6 996.100 Garance en racine, moulue ou en paille 12.600 24.100 35.400'
- — — Guatemala 2.486.700 1.149.000 2 718.000 Curcuma en racine 3 900 17.300 4.900
- — — Autres pays 20.035.800 18.882 500 17.245.606 — en poudre 1.600 3.600 1.200
- 33 711.800 29.281 400 Quercitron’ 2 000 .
- Totaux .... 30.806.200 Lichens tinctoriaux 14.400 2.800 2.000
- Bois de teinture moulus 20.100 13 700 36.600 Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : 3.627.600 4.023.700 4 999.800
- Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre. 44.000 259.200 101.100 Ecorces, feuilles et brindilles 62.500 4 200 8.200
- 258.000 79.600 97.700 Moulus 150.500 144.600 75.100
- 1.600 2.300 1.700 Noix de galle et avelanèdes entières concassées
- Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Moulus Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Cofnor 227.400 20.500 1.536.200 2.228.800 365.800 51.500 1.305.500 2.741.700 542.000 44.100 1.451.700 2.853.900 ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran Autres teintures et tanins Cochenille 52.600 4.000 6.900 64. 800 58.700 9.200 9.600 54.800 39.410 14.000 238.900 8.100 50.900 46.800
- 955.700 778 100 944.600 Kermès animal Indigo 56.900 125.898 64.000
- 949.100 16.300 694.400 61.000 622.100 210.200 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu 22.900 14.065 9.600
- Autres teintures et tanins Cochenille 13.000 46.600 16.200 197.200 5.896 90.300 Cachou en masse Rocou préparé 78.600 48.600 16.538 13.121 40.400 51.000
- 63.140 550 98.340 . 91.430 Orsei le préparée, humide en pâte 16 900 25 057 13.100
- Indigo Ingiso-pastel, indigue, inde plate et boules de — 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 5.500 8.341 32.000
- 1.132.480 400 440 638.690 Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine...." 9.800 10.298 36.‘000
- Cachou en masse. Rocou préparé Orseille préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. -- — 40 ?
- 1.106.880 20.250 3.180 320 252.670 23.470 2 560 160 934.390 81.280 3.150 40 Autres : Allemagne — Belgique — Angleterre. — Etats-Unis 972.200 759.700 394.000 154.600 1.069 804 779-243 438.970 167.551 598.300 827.300 646.700 59.800
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Autres pays 1.330.100 1.483 767 1 293.900
- Garancine. Autres 18.420 21.000 44.650 19.310 Totaux..... 3.610 600 3.939.335 3 426.300
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique ... Alizarine artificielle Teintures dérivées du goudron ds houille :
- 26.140 38.820 40.490 Alizarine artificielle Acide picrique 18.400 400 11.385 109 28.100 100
- 216.520 176.230 164.270' Autres 210.500 108.091 93.000
- 44.150 46.820 73.140 Outremer 146.100 175.555 138.800
- Carmins communs — fins — , , , . . 10.6 70 17 0 8.650 120 8.600 120 Bleu de Prusse Carmins communs 5.8 0 2.800 4.834 2.752 4.000 3.200
- 20 — fins 2 900 1.247 1.000
- LE MONITEUR DE LÀ TEINTURE
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance.— Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
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- Guinon, Picard et Jay, 4, quai de la Charité,Lyon.
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- Paul Sellier et Cie, 39, rue d'Illiers, Orléans,
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- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de l'IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de fer et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine aLamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa dates.
- Ruoh(J.)et fils, 29,rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- - Acide tartrique
- , Roux (R. et H.). Fabricants d'acide tartrique, 34, rue de Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- „ Agrafes pour courroies "oPpenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- . Albumines
- "uillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-pastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang mour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. coault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et ù ) r * rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- , Alizarine
- Sonterger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- ete anonyme des matières colorantes et produits culmiques de Saint-Denis (Établissement A. Poirrier). "8e social : 105, rue Lafayette, Paris.
- pl.. Alun
- Cher et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu-Lapne, alun pur et raffiné.
- gucu (A.), Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. purc"te d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
- g. Amidons
- A2(N. et J.) et fils» à Tomblaine, près Nancv (Meurthe-inoselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du appretpinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et
- Da Verne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie.Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g.
- Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneres françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et indust ies.
- Tailliez (L.),4, rue St-Nicolas. à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur lu Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline.
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire aes couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (Machines d‘)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris. Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlie., au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A.j, 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, a Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C° Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- - Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustrés pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts,7 rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois.— J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Sain-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus-dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. Egrot, 13, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Cheminées d’usines
- Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille -Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise rétrac; taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris.
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures décolorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels ce soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, carmis de cochenille pour toutes industries.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d’analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Academ’e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
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- 40e Année. — No 10.
- 20 Mai 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Matières colorantes sulfurées. — Les nouveaux colorants.— Un Point de droit industriel. — Rapports commerciaux. — Douanes françaises. — Tarifs de chemins de fer. — formations. — Jurisprudence.— Mouvement des ma-teres premières. — Assurances. — Renseignements eommerciaux . Bibliographie.— Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX /
- "ous donnons sous ce titre et sans discussion Analyse des brevets de nature à intéresser n°s lecteurs.
- , NOUVEAU PRODUIT
- ^>ri^a.nt peau artificielle et destiné à rendre perméables les objets sur lesquels il est applicable
- Par M. John Leith Pollock
- 0 —
- 6 Produit est susceptible de recevoir de "ombreuses applications et de remplacer "Dlagelisement les vernis actuellement en ^8® dans la peinture, la marine, la carosse-t ’ ete., et notamment dans la chapellerie POur i
- mperméabiliser les chapeaux de paille " de toile.
- Voici la composition de ce produit :
- &
- S
- Sther acétique...... "ther sulfurique .. .. -^phre... Comme- laque ....... “oton. Papier..
- Aslic en larmes....
- Au total.............
- 300 grammes
- 100
- 50
- 100
- 50 200 100 100
- 1000 grammes
- »
- » » »
- Pour la fabrication, on dissout à froid le papier dans l'éther sulfurique après l’avoir broyé à l’aide d’un appareil quelconque approprié. Le coton est dissous de la même façon dans l’acétone; puis tous les autres corps énumérés sont mélangés avec les deux dissolutions dans une même cuve, remués et broyés à l’aide d’un pilon.
- NOUVELLE FABRICATION DE MOIRE AMPOULE Par M. Maire.
- La moire dite « ampoule » s’obtient actuellement sur des rouleaux simple de 6 à 10 centimètres de diamètre, mais alors on ne peut avoir des dessins que la grandeur limitée de la circonférence du rouleau.
- La présente invention permet l’obtention de dessins variant de 25 centimètre à 1 m. 50 de longueur. Sur un cylindre bois ou métallique ou de toute autre matière, on dispose un manchon avec lames en bois ou autre matière, lesdites lames réunies l’une à l’autre vers chaque extrémité par de petites charnières. Des rondelles retenues sur le cylindre par des vis de pression, servent à maintenir les lames en faisant portées. Sur chaque lame, on applique des motifs en cuir, bois, cuivre, etc., que l’on fixe par des clous ou vis.
- MATIÈRES COLORANTES SULFURÉES thiocatéchine,noir Vidal, cachou de Laval
- De la Société anonyme des matières colorantes de Saint-Denis
- La Société anonyme des matières colorantes de Saint- Denis a perfectionné la préparation
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- de ses intéressantes matières colorantes sulfurées dont l’importance est si considérable pour la teinture du coton : nous voulons parler du cachou de Laval, du noir Vidal et de la thiocatéchine.
- lo APPLICATION A LA TEINTURE DU CACHOU DE LAVAL,
- DE LA THIOCATÉCHINE ET DU NOIR VIDAL
- Les procédés généraux d’application sur coton du cachou de Laval, de la thiocatéchine et du noir Vidal sont les suivants :
- Ces colorants exigent d’abord, pour leur dissolution, une eau aussi pure que possible. Il est facile, du reste, de corriger la dureté des eaux, de pallier l’influence des impuretés en général pour l’emploi du carbonate de soude, emploi que nous recommandons pour les teintures elles-mêmes.
- Le matériel de teinture devra être en bois ou en fer ; le cuivre est rigoureusement proscrit, même pour les moyens de chauffage, barbotteurs ou serpentins secs.
- Pour les nuances claires, dont les bains ne sont pas conservés, le barbotteur peut être employé sans inconvénient, mais pour les nuances corsées, dont les bains sont conservés, nous recommandons, afin d’éviter une trop grande dilution, l’emploi du serpentin sec.
- Dissolution. — On dissout le cachou de Laval, la thiocatéchine et le noir Vidal dans dix fois leur poids d’eau bouillante pure ou corrigée au carbonate de soude.
- Les dissolutions anciennes s’altèrent, aussi ne dissout-on qu’à mesure de l’emploi.
- Le cachou de Laval et la thiocatéchine agissent comme mordants vis-à—vis de couleurs d’aniline basiques, absolument comme le feraient le tannin ou le sumac.
- Comme le cachou de Lavai, la thiocatéchine et le noir Vidal teignent toutes les fibres végétales. On doit les conserver en vases bien fermés, à l’abri de l’air et de l’humidité.
- Rappelons que ces différentes matières colorantes sont solubles dans l’eau, mais que les
- précipité est redissous par les alcalis. Avec les acides, elles donnent lieu à des dégagements d’hydrogène sulfuré.
- En ce qui concerne l’application particulière de chacun de ces trois produits, le cachou de Laval donne des jaunes clairs par fixation au bichromate, et des nuances brunies par fixation au sulfate de cuivre ou au sulfate de ter. — Le noir Vidal donne des bleus verdâtres en nuances claires, des bleus gris en nuances moyennes et des noirs en teinture très corsée. — La thiocatéchine donne des nuances qu1 vont du jaune franc au cachou naturel, selon que l’on fixe au chlorure de chaux, au bichro mate de potasse ou au sulfate de cuivre.
- Ces trois matières colorantes peuvent servir d’ailleurs à obtenir, en les employant ensemble, des nuances composées brunes, modes, grisâtres, olivâtres, etc., qui varient a l'infine et dont une carte d’échantillons tout récemment combinée par la Société des matiere? colorantes de Saint-Denis, avec 81 échantil ions, donne des exemples très intéressants
- Teinture au cachou de Laval
- 1° Bain de teinture. — Le bain devra être aussi court que possible, surtout pour 165 nuances corsées (10 à 15 parties d’eau). Porser ce bain à 60 degrés environ, y verser plusieurs fois la dissolution de la matlere colorante à travers un tamis ; si on versal le tout en une fois, on aurait une teinture in gale, à cause de la grande affinité du color pour la fibre. au
- Pour 10 kilogrammes de coton, ajouletnt bain 500 grammes de sel marin, et, SUL e l’intensité, de 500 grammes à 1 kilogranp. de carbonate de soude ; l’addition de ca nate de soude facilitera l’unisson et aidelant la conservation du bain. Teindre pen.
- . le balb vingt à vingt-cinq minutes. En jetant après chaque passe, on a des nuances P vives, mais il y a perte de colorant. ayec Suivant la nuance à obtenir, on tein10o de des proportions variant de 1 à 10 pour cachou de Laval du poids du coton. de 20 Bain fixateur. 4 Au sortir du b»1
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 223
- teinture, bien laver, puis passer dans un bain bain chauffé à 60-70 degrés, contenant 200 à 500 grammes de bichromate de potasse et 500 grammes d’acide sulfurique ; manœuvrer vingt minutes, rincer et sécher.
- Au lieu de bichromate, qui donneles nuances les plus jaunes, on peut employer le sulfate de fer ou le sulfate de cuivre avec addition d’acide sulfurique, ou même l’acide sulfuripue seul.
- Teinture en noir Vidal
- 1° Bain de teinture. — Suivant l’intensité à obtenir, le bain doit être plus ou moins large : ainsi, pour les nuances corsées, il sera bon Employer un bain de 15 parties d’eau; pour les nuances claires, cette proposition pourra atteindre 25 parties.
- Les quantités de sel marin et de carbonate de soude ajoutées au bain de teinture varie-ront avec la quantité de colorant, soit 1,500 à ^grammes pour le carbonate de soude et "kilogrammes à 1 kilogramme pour le sel.
- Entrer le coton préalablement débouilli dans ebain chauffé à CO 70 degrés, puis monter à 9095 degrés, maintenir cette température "ne heure, sortir et rincer. On obtiendra une distance très grande au frottement si on a soin d’insister sur le lavage qui suit la tein-ture.
- On aura soin de sortir la matière le moins PoSsible du bain, pour éviter le manque d'u-"188on qui se produirait à l’air.
- 20 Bain fixateur. — Le coton, bien rincé, Stpassé dans le bain fixateur chauffé à 70 segrés et formé de bichromate et d’acide sul-""ique. Le bichromate fournit des nuances P us bleues que si l’on se servait de sulfate de cuivre.
- Les proportions qui paraissent donner les eilleurs résultats sont les suivantes : Bichromate de potasse.... 5 p. 100 Acide sulfurique.......... —
- 1 Poids de coton.
- our les nuances corsées et les noirs, il est 00n d
- 10 . préparer un bain de début contenant a 15 pour 100 du coton en noir Vidal.
- Le bain servira pour six à sept passes, en lui ajoutant la moitié de la quantité primitive du colorant.
- Le noir Vidal présente une très grande résistance à la lumière et au lessivage.
- Comme le cachou de Laval, il peut servir de mordant pour les autres couleurs. A ce point de vue, il peut servir avantageusement comme pied d’indigo (1 à 5 pour 100 de noir Vidal).
- Nota. — Le noir Vidal ne donne des noirs qu’en nuances très corsées de 15 à 25 p. 100 de matière colorante. La difficulté a été très grande d'amener par un procédé convenable la fixation d’une si forte proportion de matière colorante sur la fibre, mais elle est résolue, et le succès obtenu donne à penser que le noir Vidal sera bientôt en aussi grande vogue auprès des teinturiers pour produire les noirs qu’il l’est déjà pour produire les gris.
- Procédé nouveau pour teindre en noir Vidal
- Voici encore un procédé spécial pour les noirs et qui, dans la pratique, a donné d’excellents résultats.
- Pour 100 kilogrammes de coton, faire un bain de :
- Eau...................... 2009 litres
- Noir Vidal................. 25 kilogrammes
- Sel marin............... 200 —
- Carbonate de soude.. 200 —
- Bouillir une heure, laisser oxyder à l’air. Laver à fond.
- Fixer dans un bain contenant :
- Bichromate de potasse.. 5 kilogrammes
- Acide sulfurique.......... 4 — à la température de 70 80 degrés.
- Laver à fond et sécher à chaud.
- Observations. — On peut continuer à travailler sur le même bain en ajoutant seulement pour chaque opération nouvelle, 20 kilogrammes de noir Vidal et autant de fois 100 grammes de sel marin qu’on ajoute de litres d’eau, en tenant compte bien entendu de l’eau introduite par le coton débouilli.
- Il est très important de laisser le coton s’oxyder à l’air avant le lavage et le traite-
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- G.
- O*
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment en bichromate. Cette aération peut très bien durer une nuit et en tous cas deux à trois heures au moins. Les résultats obtenus ainsi seront bien meilleurs comme nuance.
- Les cotons teints en noir Vidal doivent être très bien lavés. On obtient ainsi une excellente solidité des nuances au frottement, tout en conservant la souplesse des cotons. Ces lavages énergiques se font :
- 1° Après l’aération ;
- 2° Après le chromatage.
- Le noir Vidal donne ainsi des nuances présentant sur les noirs d’aniline les principaux avantages suivants :
- 1o II ne dégorge pas ;
- 2° II ne verdit pas à l’air ni aux acides.
- Teinture en thiocatéchine
- lo Hain de teinture. — Teindre dans un bain de 20 à 25 parties d’eau ; porter ce bain à 60 degrés environ, introduire le colorant préalablement dissous, puis ajouter pour les nuances moyennes 1 kilogramme de sel marin et 1 kilogramme de carbonate de soude. Pour les nuances claires, la proportion de carbonate peut être diminuée. Quant à la quantité de matière colorante employée, elle varie entre 1 et 10 %.
- Porter à 90-95 degrés, manœuvrer une heure et rincer à grande eau. Pour les nuances claires, le bain doit être jeté ; il est bon, au contraire, de le conserver lorsqu’il s’agit de teintures corsées.
- 2° Bain de fixation. — Suivant le mode de fixation, la nuance donnée par la thiocatéchine va du jaune franc à la nuance du cachou naturel. En effet, la fixation aux hypo-chlorites donne des jaunes ; par contre, la fixation au sulfate de cuivre fournit un ton rappelant à s’y méprendre celui du cachou brun ; l’emploi du bichromate fournit un intermédiaire entre les deux précédents.
- En utilisant les différends modes de fixation, non seulement les nuances varient, mais on constate en outre :
- lo Que les teintures fixées aux hypochlo-
- rites ont une résistance moyenne à la lessive et à la lumière;
- 2° Que les teintures fixées au bichromate de potasse sont très solides à la lessive et moyennement solides à la lumière ;
- 3 Enfin, que l’emploi du sulfate de cuivre donne à la thiocatéchine une solidité très grande à la lessive et à la lumière.
- Voici les proportions qui donnent les meilleurs résultats. Au sortir du bain de teinture et après lavage à grand eau, passer dans un bain contenant :
- 1° Pour la fixation aux hypochlorites, une quantité d’hypochlorite telle que le bain marque 1 degré Baumé. Durée : une heure 8 froid.
- 2° Pour la fixation au bichromate de potasse :
- Bichromate de potasse ... 5 pour 100
- Acide sulfurique............. 5 —
- du poids du coton. Une demi-heure à 60 degrés ;
- 3° Pour la fixation au sulfate de cuivre :
- Sulfate de cuivre............ 5 pour 100
- Acide sulfurique............. 5 — du poids du coton. Une demi-heure à 60 degrés.
- Quel que soit le mode de fixation, le coton, au sortir du bain fixateur, doit être rincé a fond, puis séché. Pour la fixation aux hyp° chlorites, passer aans un bain legèrement acidulé avec de l’acide chlorhydrique.
- 2® Application a l’impression du coton
- Un perfectionnement tout récent a été aP porté à la préparation d’une nouvelle série de ( g ces matières colorantes sulfurées en vue
- • 111
- leur application spéciale pour l’impression coton ; ce perfectionnement a conduit à 8 préparation de marques S : cachou de Laval, la thiocatéchine S et le noir Vidal S. Le per fectionnement consiste dans une purification complète du produit, puis dans sa solubilisa tion au moyen des sulfites alcalins. Ce son des composés solubles dans l’eau froide comme dans l’eau chaude ; mais ils s'insolubilisent
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- BT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- dans l’eau bouillante acide par une ébullition prolongée.
- Le cachou de Laval S, la thiocatéchine S et le noir Vidal S, tous trois préparés par la même méthode, ont les mêmes applications et s’emploient suivant le même mode pour l'impression du coton. Voici, d’après une communication directe, la recette générale à adopter :
- La couleur d’impression se prépare en dissolvant d’abord le colorant dans l’eau, on ajoute de l’acétate de chrome à 20 degrés Baumé, puis on ajoute l'épaissant, on mélange et on tamise.
- La couleur d’impression étant imprimée, on vaporise une heure sans pression, on lave et on savonne un quart d’heure à 50 degrés. Les nuances ainsi obtenues sont solides à la lessive.
- Le tableau suivant donne quelques exemples des quantités pondérales à employer.
- 1o Pour fonds
- Thio- Noir
- CachouS cat échine S Vidal S
- Matière colorante. 30 gr. 50gr. 30gr. Eau froide...... 100 » 100 » 100 » Acétate de chrome
- 420 deg. Baumé 20 » 30 » 10 » Paississani d'a-dragante à 100
- Pour 1.000................. 1 litre 1 litre 1 litre 2o Pour couleurs Matiere colorante .........75 gr. 75 gr. 200 gr. “U froide. 100 » 100 » 100 » cétate de chrome à 20 deg. Baumé 40 » 40 » 40 » Plissant d'a-dragante à 100
- Pour 1 000................. 1 litre 1 litre 1 litre
- (industrie textile.)
- SUR LA FIXATION DIRECTE par les fibres végétales de certains oxydes métalliques par M. A. Bonnet.
- Dans une note du 16 octobre 1893, j’ai signalé quelques propriétés des oxydes de plomb combinés aux alcalis et notamment, l’aptitude de dissociation de ces sels en présence des fibres végétales.
- Poursuivant cette étude sur une série d’oxydes métalliques, j’ai trouvé que les oxydes decuivre, de zinc, de cobalt et de fer (peroxyde) hydratés peuvent, dans des conditions analogues à celles réalisées avec les oxydes de plomb, être fixés directement par les fibres végétales.
- Si l’on immerge un morceau de calicot dans une dissolution d'oxyde de cuivre ammoniacal et qu’on lave, on ne fixe que des traces inappréciables d’oxyde ; mais, si l’on répète l’opération dans cette même dissolution, légèrement additionnée de soude ou de potasse caustique, les lavages les plus prolongés à l’eau courante n’emportent rien de l’oxyde de cuivre enlevé au bain.
- La dissolution d'oxyde de zinc ammoniacal cède directement, sans addition de potasse ou de soude, mais en moins grande quantité qu’avec le secours de ces corps, un dépôt abondant à la fibre.
- L’oxyde de cobalt ammoniacal, que l’on obtient par une digestion prolongée de l’oxyde hydraté dans l’ammoniaque, offre le même phénomène que l’oxyde de zinc.
- Le ferrate de soude cède également à du coton, mais en l’oxydant énergiquement, un dépôt de peroxyde de fer.
- Une dissolution cuprochromiqueobtenuepar l’action dissolvante de l’ammoniaque sur le chromate de cuivre), additionnée de soude ou de potasse, laisse de même un dépôt des deux oxydes de cuivre et de chrome sur les fibres végétales.
- Ces propriétés peuvent, dans quelques cas, être utilisées pour le mordançage direct en
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- oxydes métalliques des matières d’origine végétale, et cela par un seul bain.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu noir diamine B (breveté S. G. D. G.) par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes
- Le bleu noir'diamine B appartient au groupe de colorants que la Manufacture lyonnaise a mis sur le marché sous le nom de noir jais diamine.
- Il a le même pouvoir colorant que ceux-ci et la même remarquable solidité à la lumière.
- Mais au lieu de donner des noirs foncés, comme les noirs jais diamine, le bleu noir diamine B donne des bleus foncés resp. des bleus noirs.
- Les principaux emplois du produit sont les suivants :
- a. — Pour coton, pour la teinture en bleu foncé, soit seul, soit en mélange avec les bleus diamine.
- Par le traitement après teinture au sulfate de cuivre on obtient des bleus foncés extrêmement solides au lavage.
- Les teintes ainsi obtenues avec le bleu noir diamine B seul ou en mélange avec le bleu nouveau diamine R ou le bleu diamine RW se distinguent en outre par leur remarquable solidité à la lumière.
- b. — Pour mi-laine. Le bleu noir diamine B couvre uniformément les deux fibres ; la solidité à la lumière sur mi-laine est excellente, soit en teinture directe, soit en combinaisons avec d’autres couleurs diamine, par exemple les bruns diamine. Le produit sera d’une grande utilité.
- c. — Pour tissus coton et soie : le produit teint le coton en nuances plus foncées que la soie. Son emploi offre un grand intérêt, soit pour bleus foncés en combinaison avec les bleus diamine, soit pour toutes autres nuances combinées.
- Solubilité ; le bleu noir diamine B compte
- parmi les couleurs diamine les plus facilement solubles et donne d’excellents résultats dans la teinture sur appareils mécaniques du coton en bourre, en rubans de carde et en bobines.
- Teinture du coton : On teint au bouillon pendant 1 heure avec
- 15 % de sulfate de soude et
- 5 % de carbona te de soude ou seulement avec
- 20 % de sulfate de soude.
- On peut traiter les teintes après teinture pendant 1/2 heure au bouillon avec
- 3 % bichromate de potasse ou avec 3 % sulfate de cuivre.
- Le traitement au bichromate est préférable lorsqu’il s’agit de combinaisons du bleu noir noir diamine B avec une des marques de noir jais diamine, tandis que le traitement ad sulfate de cuivre mérite la préférence lorsqu il s’agit de combinaissns avec le bleu nouveau diamine R ou le bleu damine RW.
- Solidité au lavage : En nuances claires elle est aussi bonne que celle du noir jais diamine SS, en nuances foncées elle n’atteint pas tout à fait celle de ce dernier. Par contre, 165 teintes fixées au sulfate de cuivre possèdent une excellente solidité au lavage qui atteint presque celle des teintes diazotées et développées.
- Solidité à la lumière : Elle est excellente et même supérieure à celle du noir jais diamine SS.
- Solidité aux acides : La nuance est à peine influencée par l’acide dilué.
- . la
- Solidité au fer chaud : En teintes claires, nuance change légèrement, mais le ton Pn mitif revient après refroidissement. La sol* dité au fer chaud des teintes foncées 8st bonne.
- Solidité au chlore ; Les teintes ne sont P85 solides au chlore.
- Rongeants ; Le bleu noir diamine B s0 cor porte comme le noir jais diamine P . nuances claires le produit se laisse ronge blanc avec le sel d’étain ou avec la poudre og ul zinc; en nuances foncées on n'obtient P"
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- ST DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- blanc pur, de sorte que le produit ne peut être rongé qu'en couleur.
- Teinture des tissus mi-laine : On teint avec addition de 20 gr. de sulfate de soude par litre de bain.
- Pour la teinture de la laine et de la soie, le bleu noir diamine B n’offre pas d’avantage vis-à-vis des noirs jais diamine.
- Noir naphtylamine 4B
- (Breveté S. G. D. G.)
- Par la Manufacture lyonnaise de matières colorantes
- Les avantages de ce produit vis-à-vis du campêche sont considérables : il est solide à ‘air et à la lumière ainsi qu’aux acides, et grâce à la teinture directe (sur un seul bain) 8ang mordançage préalable, la souplesse de la hore n’est en aucune façon altérée.
- Le noir naphtylamine 4B permet d'obtenir des noirs à reflet bleu, dans le genre de ceux fournis parle campêche. La solidité au foulon etau lavage est suffisante pour tous les em-Pois de la teinture en flottes et en pièces. La "afics du Noir naphtylamine 4B ne se mo-"ife pas à la lumière artificielle, et le prix qe nous avons fixé très bas, surtout pour "antités sérieuses, permettra un emploi gé-"eral du nouveau produit.
- La hoir naphtylamine 4B est intéressant non Seulement pour la teinture de la laine, "8is aussi pour la teinture de la soie et des JSsus mélangés laine et soie. On obtient tou-Urs un beau noir bleuté.
- Modes d’emploi
- . Laine en flotte eirdre avec :
- 5 0/0 de bisulfate de soude. °I avec 5 0/0 d’acide acétique.
- 11 encore avec :
- 10 0/0 de sulfate de soude, et
- 1 0 0 d’acide sulfurique.
- on ajoute au bain de teinture d’abord l‘a-Cide, on entre la marchandise et monte lente-"entau bouillon. Au bout d’une demi-heure ajoute la solution du colorant et on teint
- au bouillon. Si le bain n’est pas épuisé au bout d’une heure, on ajoute encore 2 à 5 % de bisulfate de soude.
- Laine en pièces
- On fait bouillir les tissus pendant une demie à une heure avec :
- 10 0/0 de sulfate de soude, et
- 5 0/0 de bisulfate de soude, et l'on teint sur le même bain pendant une heure de 60° C. jusqu'au bouillon.
- Pour épuiser le bain à fond, on ajoute 5 0/0 de bisulfate de soude et fait bouillir encore pendant une demi-heure.
- Pour des tissus très difficiles à pénétrer, il est bon de faire bouillir d’abord avec 5 à 100/0 d’acide acétique et de teindre sur le même bain de la façon indiquée.
- Soie
- Le noir naphtylamine 4B s’applique sursoie au bouillon avec addition de :
- 5 0/0 d’acide acétique.
- ou de 5 0/0 de bisulfate de soude.
- UN POINT DE DROIT INDUSTRIEL
- La loi de mars 1893’, sur VHyoiène et la Sécurité des travailleurs dans l'industrie, doit-elle être considérée comme abrogeant certaines dispositions de la loi de novembre 1892, concernant le travail des femmes, filles mineures et enfants dans les usines et manufactures.
- L'article 15 de la loi de 1892 dit :
- « Dans tout établissement contenant des appareils mécaniques, les roues, les courroies, | les engrenages ou tout autre organe pouvant offrir une cause de danger, seront séparés des ouvriers de telle manière que l’approche n’en sera possible que pour les besoins du service.
- « Les puits, trappes et ouvertures de descente doivent être clôturés. »
- D’autre part, l’article 20 dit encore :
- « Les contraventions sont constatées par les procèsverbaux des inspecteurs etinspectrices, qui font foi jusqu’à preuve contraire. »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Et l’article 26 :
- « Les manufacturiers, directeurs, etc., qui auront contrevenu aux prescriptions de la loi, seront poursuivis, etc... »
- La loi ne porte aucune mention qui prescrive aux inspecteurs du travail d’adresser à l’industriel une mise en demeure de se conformer à la loi, avant de le poursuivre en contravention.
- Mais, d’un autre côté, l’article 6 de la loi de 1893 est ainsi conçu :
- « Toutefois, en ce qui concerne l’application des règlements d’administration publique, les inspecteurs, avant de dresser procès-verbal, mettront les chefs d'industrie en demeure de se conformer aux prescriptions dudit règlement.
- « Cette mise en demeure sera faite par écrit sur le registre de l’usine ; elle sera datée et signée, indiquera les contraventions relevées et fixera un délai à l’expiration duquel ces contraventions devront avoir disparu. Ce délai ne sera jamais inférieur à un mois... »
- Comme on le peut constater, la loi de 1893, au point de vue de la mise en demeure préalable, semble apporter à celle de 1892 de graves modifications.
- Or, dernièrement, à Roubaix, un enfant fut légèrement blessé dans le maniement d’un ascenseur, et le patron de l’établissement où s’était produit l’accident fut poursuivi en simple police.
- Il se retranchait, pour sa défense, derrière la loi de 1893, soutenant que, dès l’instant qu’aucune observation ne lui avait été faite au sujet de son ascenseur, il ne devait pas j uridiquement, être condamné.
- Le juge de paix admit cette argumentation et le renvoya des frais de la plainte.
- Alors, intervint le ministère public qui interjeta appel devant la Cour de cassation, prétendant que la loi de 1893, visant le travail des hommes, n’a nullement abrogé la loi de 1892, qui s’occupe spécialement du travail des femmes, des filles mineures et des enfants et, qu’en conséquence, l’industriel en
- question était en état de contravention, sans qu’il fût besoin de mise en demeure préalable.
- C’est sur ce point que vient de statuer la Cour suprême, en donnant raison au ministère public appelant.
- Soit ! nous ne nous permettrons pas de discuter cet arrêt. Mais, puisque la loi, en bonne justice, est si sévère, ne pourrait-on pas apporter quelque adoucissement au moins dans la manière de l’appliquer ? Ne pourrait-on pas recommander, par exemple, à MM. le8 inspecteurs du travail, de vouloir bien adresser à l’industriel, avant de l’exposer à des procès-verbaux, un avertissement qui ne leur coûterait guère.
- RAPPORT COMMERCIAUX
- Dans le Moniteur officiel du commerce^ trouvons le rapport suivant de notre Consul à Alexandrie sur l’importation des matieres tinctoriales et couleurs.
- Matières tinctoriales et couleurs Valeur de l’importation en 1894 : 1,349,400fr — — en 1893 :1,508,000 f
- Les différents produits classés dans cette catégorie ont été importés pour les somme suivantes :
- Francs
- Indigo......................... 3.590
- Cochenille................... 76.200 Végétaux divers pour teinture. 613.000 Blanc de zinc................ 128 '00
- Matières colorantes diverses.. 110.000 Couleurs de tout genre 330.200
- Vernis.............................. 88.400
- Parmi ces produits, la France a importé Francs
- Cochenille..............,.... 43.200 Végétaux divers pour teinture. 29.900
- Matières colorantes diverses.. 28.600
- Couleurs............................ 62.400
- Vernis....................... 29.60
- Les bois, écorces, feuilles et fleurs employ
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- pour la teinture proviennent principalement île Turquie ; l’Autriche et l’Allemagne importent diverses matières colorantes; et la Belgique fournit le blanc de zinc.
- Les couleurs en poudre et en pains ont de nombreuses provenances ; elles sont importées surtout de l’Angleterre ; puis, par parties à peu près égales, de France, de Belgique, 1 Autriche et d’Allemagne.
- DOUANES FRANÇAISES
- Les couvercles mobiles en tôle, destinées deteindrelefeudesmatras, avec robinet et tuyauterie en fonte, rentrent dans la classe des « pièces détachées de machines de plu-Nieurs métaux selon l’espèce » (n° 532 à 535). (Lettre administrative du 3 mars).
- Aux termes d’une décision ministérielle "endue après avis du Comité consultatif des "88 et manufactures, les « rubans de coton » Couverts, au moyen d’un brochage méca-tatle en fils blancs ou de couleur, soit de b /es, soit d’indications de marques de fa-1-e, soit de fleurs ou d’autres ornements, sont assimilés aux « plumetis de coton » n° 49 - r
- "P* pliant au « ruban façonné », produit Qfle simple jeu de la chaîne et de la trame “an8 addition ou intervention d’un fil indé-Qtedant du tissu, il est admissible au régime
- "4 rubanerie de coton façonnée ». (etire administrative du 5 mars).
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Proposition d’homologation
- MINs DE FER DE PARIS A ORLÉANS ET
- DE
- PARIS- Lyon -Méditerranée
- filon dans le tarif spécial commun epeEtation P. V. n° 320 des dispositions ehaeton brut en balles pressées, par wagon pal 86 de 10 000 kilogr. au minimum ou de Pour ce poids :
- ordeaux-Bastide (via Moulins) à :
- Belfort (sortie par Petit-Croix-frontière), 831 kilomètres :
- Delle—frontière, 835 kilomètres :
- 24 fr. 50 par 1,000 kilogr., frais de chargement, de déchargement, de gare et de transmission compris.
- Ce prix comprend les frais pour formalités en douane à Delle-frontière. Il est, en outre, soumis aux conditions générales d’application des tarifs spéciaux d’exportation portées à la connaissance du public par affiche du 1er juillet 1893.
- INFORMATIONS (3
- — it0 1e. Création d’une Chambre de commerce— franco-américaine
- Le consul de France à Galveston annonce la création, dans cette ville, avec section à Dallas, d’une chambre de commerce franco-américaine, dont le but est de développer les échanges directs entre la France et le Texas.
- Les membres de cette chambre, constituée sous la présidence d’honneur de notre consul, sont en partie d’origine française. Ils se sont donné pour but, soit individuellement, soit en corps, de se tenir, en toutes circonstances, à la disposition des négociants et industriels de France désireux d’entamer ou de développer des relations directes avec le Texas et les autres Etais tributaires naturels du port de Galveston et des autres ports du Texas ; promettant toute aide et tout appui qui seraient en leur pouvoir en répondant de leur mieux, soit directement, soit par l’intermédiaire du consul de France à Galveston, à toute demande de renseignements sur les besoins de cette contrée américaine, en fait de marchandises d’importation, ainsi que sur les produits qui peuvent en être exportés.
- La liste des maisons de commerce de Gai— veston et de Dallas faisant partie de la nouvelle chambré de commerce peut être communiquée, aux négociants français qu’elle intéresserait, à la direction du commerce (3e bureau), 80, rue de Varenne.
- JURISPRUDENCE
- CONCURRENCE entre locataires
- Nous avons à diverses reprises reproduit les décisions des tribunaux appelés à trancher
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- s 6.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les litiges qui s’élèvent entre les commerçants locataires d'une même maison et il peut être utile de dégager de ces décisions une théorie de droit.
- Examinons d’abord quelles sont les circonstances de fait qui donnent naissance aux procès de ce genre.
- Un propriétaire introduit dans sa maison un locataire exerçant la même profession qu’un locataire plus ancien ou tout au moins une profession similaire. Le premier locataire élèvera une réclamation que son intérêt explique suffisamment ; le nouveau venu peut lui causer un préjudice considérable, car il profitera des effortsque son voisin a défaire pour se créer une clientèle bien difficile à fixer.
- Ou bien, et c’est l’hypothèse la plus fréquente, le nouveau locataire étend son commerce de façon à empiéter sur les droits de son voisin.
- Que devra faire le locataire troublé dans sa jouissance ?
- Qu’il consulte d’abord son bail. Si l'acte ne contient aucune prohibition relative à l’introduction dans l’immeuble d’une industrie similaire, le bailleur n’est pas responsable il a le droit de louer à un locataire exerçant la même profession qu’un locataire déjà installé. Et si un des locataires, changeant de profession ou élargissant son commerce, vient à faire concurrence à l’un de ses voisins, le propriétaire ne peut sérieusement être mis en cause.
- Sur cette première question, les principes sont nettement posés par la jurisprudence.
- Il en est de même pour le cas où le propriétaire a pris l’engagement formel de n’admettre aucun locataire pouvant faire concurrence au commerce déjà établi dans sa maison.
- Aucun doute encore ; si la clause prohibitive est violée, le propriétaire est responsable.
- Mais le bail, sans être aussi explicite, peut contenir une clause spéciale de laquelle il résulterait que le propriétaire, bien que n’ayant pris aucun engagement vis à-vis du premier locataire, a cependant imposé au second l’obli
- gation de se renfermer dans l’exercice d’un commerce déterminé.
- S’il en est ainsi, quelle ressource possède le premier locataire pour faire cesser la concurrence ?
- Devra-t-il s’adresser directement à son colocataire? Pourra-t-il mettre en cause le pro
- priétaire ?
- La première théoriea été admise par un certain nombre de décisions. On disait, pour la soutenir, que la concurrence entre locataires constitue un de ces troubles de fait dont le propriétaire n’est pas garant, aux termes de l'art. 1725, C. Civ., si une clause du contrat n’a pas déterminé sa responsabilité.
- En conséquence, on décidait que le locataire troublé n’avait qu une action personnelle contre un voisin entreprenant, et on ajoutait que, même dans le cas où le bail contenait vis-à-vis du premier locataire, une clause d’interdiction d’un commerce similaire, êt que, d’autre part, il imposait au second locataire l’exercice d’un commerce défini et la de fense de se livrer à aucune profession pre)" diciable aux locataires déjà établis, le premie locataire avait une action directe contre son co-locataire, et pouvait faire cesser le trouble de jouissance dont il était l’objet, sans falr
- intervenir son propriétaire.
- Mais ce système, contraire aux prineipet mêmes du droit, a été rejeté Aujourd’hui.011 décide que le locataire qui éprouve un don mage, par le fait de la concurrence à laquell son co-locatoire se livre, contrairement au clause du bail, n’a pas d’action directe contse l’auteur de la concurrence et ne doit agir I l’encontre du propriétaire avec lequel il contracté, sauf le recours de celui-ci 00111(6
- A g 1 . E « ci - 8.
- le locataire auteur du trouble.
- Dès lors, toutes les fois que h au premier locataire le droit de se la concurrence qui lui serait causée Pa: voisin exerçant le même commerce, c es .
- Jast propriétaire qu’il faut actionner et ° seul qui peut être tenu de faire cesse
- concurrence.
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- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIERES
- Pendant les quatre premiers mois des années 1896, 1895 et 1894_
- IMPORTATIONS ' Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises française» ou francisées exportées
- 1S96 1S95 4 894 1896 1895 4 S94 |
- 11 428 0 00 6 041 500 4 108 700 Bois de teinture en bûches kiL 950.600 2.106.800 1 026 000 i
- Brésil 113 400 696 800 192.200 — moulus - 224.300 263.600 287.600 1
- — Haïti 9.982.300 6.478.500 12.989.900 Garance en racine, moulue ou en paille 18.100 35.600 52.100 1
- Guatemala 3 096 700 1 149 000 2 718 000 Curcuma en racine. 4.000 19.700 6.700 J’
- 25.063.700 25 343.500 17.270.100 — en poudre 1.800 4.000 1.500 1
- 2 000 2.000 300 ;
- Totaux .... 49 684 100 89.709.300 37.278.900 Lichens tinctoriaux 15.400 7.700 7.200
- Ecorces à tan moulues ou non 4.538.300 5.663.500 6 425.400 i
- Bois de teinture moulus 32.200 18 400 52.400 Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine moulue ou en paille 90 400 275.500 170 400 Ecorces, feuilles et brindilles 93.000 4.200 13.200
- Curcuma en racine 261 300 223 600 136 700 Moulus 163.100 157.900 80.000 1
- — en poudre 2.800 2.300 3 300 Noix de galle et avelanèdes entières concassées
- Quercitron 310 400 501.400 624.400 on moulues 69.900 26.500 15.500
- Lichens tinctoriaux 28.400 77.900 111.400 Libidibi et autres gousses tinctoriales 4.000 13 100 260.400
- Ecorces à tan moulues OU nOR 2 031 500 1 .957.100 2.400.000 Safran 8.100 10.500 9.500
- Autres teintures et tanins 75.100 77.200 101.400
- Ecorces feuilles et brindilles. 3 267 800 3 329 000 3.497 000 Cochenille 80.900 61.368 54.500
- Moulus 1 211 900 964 900 1.201.000 Kermès animal
- Indigo 109.800 152.723 116 000
- ou moulues 1.370.300 838.400 886.800 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de
- 17 400 470 000 320 300 bleu 32.000 18.078 18.400
- Safran........... ... . . 17.000 17.200 10.150 Cachou en masse 116.100 55.608 49.400
- Autres teintures et taninS 74 600 197.200 193.100 Rocou préparé 52.700 28.816 61.200
- Cochenille 97 930 119.260 112.800 Orsei le préparée, humide en pâte 23.400 31 262 23.400
- Kermès animal 950 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 6.400 10.795 44.500
- Indigo 1.389 630 874 230 866.400 Extraits de bois de teinture et d autres espèces :
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de ; Garancine 14.200 69.170 38.000
- bleu — — 40
- Cachou en masse. 1 564 500 377.370 1.489 400 Autres : Allemagne 1.774.600 1.680.175 t.135.100
- Rocou préparé 130.040 31.090 91.500 — Belgique 892.800 1.079.396 1.107.200 i
- Orseille préparée humide en pâte 5 070 4 520 4.200 — Angleterre 512.800 615.412 767.300 |
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 320 160 40 — Etats-Unis — 199.700 262.276 128.600
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : — Autres pays 1.900.300 1.890 002 1.640.500
- Garancine. . . 20 530 44.650 Totaux 5.289.200 5.531.261 4.778.700
- Autres
- Teintures dérivées du goudron de houille : << •(10 Teintures dérivées du goudron ds houille:
- Acide picrique . ..... t Alizarine artificielle 23.400 18.126 29.800
- Alizarine artificielle 39.720 59.360 55.300 Acide picrique 400 123 100
- Autres 296 010 254.380 223.600 Autres 255.600 155.452 117.800
- Outremer 58.480 64.170 82.200 Outremer 199.100 208.237 183.300
- Bleu de Prusse. 16 260 12.480 10.100 Bleu de Prusse. 8.200 6.173 5.200
- Carmins communs. . . . . . 180 220 200 Carmins communs 3.200 3.962 6.300
- — fins .. . , 40 30 — fins 3.900 2.052 1.000
- ET DR L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 232
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ASSURANCES
- L’assurance est généralement très laborieuse à élucider ; elle soulève souvent des questions très délicates et complexes, que, seuls, les spécialistes et gens du métier peuvent résoudre. Cette question des assurances, qui joue un rôle si important chez tous les commerçants et industriels, n’est souvennt pas examinée avec tout le soin qu’elle comporte.
- Nous avons eu maintes fois l’occasion de le constater dans les polices qui nous ont été adressées en vérification. Depuis la création de notre service d’examen, gratuit pour nos abonnés et lecteurs, de leurs différentes polices, nous n’exagérons pas en disant que, plus de quatre-vingt fois sur cent, nous avons relevé des cas de déchéance dans les polices, soumises à notre examen, et qui, en cas de sinistre, auraient mis l’assuré dans un pénible embarras.
- Nous avons également constaté que la plupart de ces polices avaient été majorées, dans des proportions scandaleuses par des agents peu scrupuleux, dans l’application des primes à affecter, selon la nature du risque; ces majorations avaient pour objet de faire encaisser à ces agents, auprès des Compagnies assureurs, une commission beaucoup plus forte. Notre collaborateur, chargé de la révision des contrats d’assurance, a relevé souvent, pour certains risques industriels, des majorations de prime, dépassant, pour un seul risque, mille francs par an. Les exemples que l’on pourrait citer, à l’appui de cette assertion, seraient fort nombreux.
- Comme on le voit, il ne suffit pas pour être assuré d’avoir des polices établies à la légère, dans lesquelles la Compagnie assureur n’a rien oublié comme ambiguïté et dont le plus souvent l’assuré lui-même ignore la teneur.
- Il est essentiel au contraire de connaître la Compagnie qui vous est proposée, tant au point de vue de sa moralité que de sa solvabilité ; il est en outre indispensable d’être ren-
- Jontber ) mois, Acte du
- seigné sur sa manière d’opérer et de réglerles sinistres, etc., etc...
- Il faut aussi savoir distinguer quelle Compagnie est préférable pour l’assuré ; savoir indiquer les clauses et conditions spéciales qui doivent être insérées dans les conditions manuscrites des polices, ainsi que les primes à payer selon la nature du risque.
- Dans toutes ces questions, seul, l'homme du métier peut avoir la compétence nécessaire pour éclairer le futur associé et le prémunir contre la signature précipitée de certains contrats.
- Nés abonnés et lecteurs, nous en avons 8 certitude, nous sauront gré de notre inter vention si désintéressée dans cette question, utile à toutes les industries.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d'ajoule sur l’adresse, service des assurances.
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- à avril. Disso «été Ni «aies p 1 Levai Germai
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
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- Formation de la Société en commats et Jasmin Breysse et Cie, teinture, aPPEbetta, grattage mécanique de tissus, boul. Gamanv. à Villefranche. — Durée : 10 ans, du Ie J la — Cap. : 54 000 fr. dont 50.000 fr- P" commandite. — Acte du 7 mars. ,
- i V1GNST)
- Formation de la Société Charles ruê ses fils et Cie, apprêt et moirage, 3 ‘
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- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- Yontbernard, à Lyon. — Durée : 10 ans et imois, du 1er juil. — Cap. : 300.000 fr. — Acte du 15 avril.
- DISSOLUTION DE SOCIETE
- dissolution, à partir du 24 juin, de la So— teléROSSILLON et Cie, apprêt de tulle, 59, rue Ney, à Lyon. — L. : les associés. — Acte du 11
- dissolution, à partir du 15 mars, de la So-"eteNIVET frères et Cie, fabr. de toiles spé-dales pour pneumatiques, 28, rue Greflulhe, ALevallois. — L. : M. Houry, 27, boni. Saint-"ermain, à Paris. — Acte du 23 mars.
- dissolution, à partir du 25 mars, de la So-Morel et Fombustier, teinture et apprêt “la soie et du coton, à la Valette, commune " Saint-Etienne. — L. : Mme veuve Morel. "Acte du 7 avril.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- .^ification delà Société Ferrtol, Rolland , ERT, teinture de soies et cotons, ch. des andes-Molières, à Saint Etienne. — Re-tdeM. Vert de la société dont la raison "entFerriol et Rolland. — Acte du 31 mars. ^dification et prorogation au 31 déc. 1906, 4 Société E. Lecomte et A. DEPRS, tein-pleet apprêt de tissus, rue de Beaumont, à j aix. — Admission de M. Léon Dépres
- 8'a société dont la raison devient Lecomte eprès. — Acte du 9 janv.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- y
- ive Vve Lasnier, a vendu un fonds de yoerie, 7, rue Modagor.
- hri Vaibaum, a vendu un fonds de teintu-’ ’ rue Montreuil.
- 41 ‘"oupée, a vendu un fonds de teinturerie, poulevard Magenta.
- tregle Luartemont, a vendu un fonds de tein-M ’ "ettoyages, 13, rue Rochechouart.
- Mfondvve Dauvergne, a vendu à Mlles Visé, lonore” de teinturerie, 40, rue d’Anjou-Saint-Mme V
- lrerie yve Tisei, a vendu un fonds de tein-MI No rue Vivienne.
- fonav"lth, a vendu à Mme Vve Gairaud, y s . 116 teinturerie, 12, Odessa.
- 1, Ml wnagel, a vendu un fonds de teinturerie, u “ontaine.
- r"me y
- "Comtve Tuvache (héritiers), ont vendu à tte, un fonds de teinturerie, 33, rue
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente à la Librairie de la Société anonyme de Publications industrielles et d'imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur -Directeur, 20, rue Turgot, Paris :
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-81 avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille. Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8° broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
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- 234 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- L’industrie du blanchissage et des blan- | chisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris, 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume gran I in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
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- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
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- alaw.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine lates. "Te he-sur-Saône (Côte-d'Or). Acide oxalique, oxa Ruch (
- citrct) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, 1e, picrique.
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- bastor. freres, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-Dourne Paris. Spécialité d'albumine d’œufs et de sang Thibarepression des tissus. Produits divers. Téléphone. Cie), et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Qualit“edeSévigué, Paris. Albumine de sangét d’œufs. e Superieure pour impressions des tissus.
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- ’°ciétè an’ Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne), chimi—onyme des matières colorantes et produits Siege a-esde Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). ocial : 105, rue Lafayette, Paris.
- Pische, _ Alun
- , Dine ai, Ule, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alu--arrieuaunpur et raffine.
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- et-Mos1 et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-Jury, Epe) Médailles d’or 1867—1878, Paris. Membre du “ppret na ' Amidon de pur froment pour blanchiment et
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système PO WELL, br .s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Infe-rieure). Amidon. fécules, dextrines pour apprêts, Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
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- Tailliez (L.), 4, rue St -Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
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- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
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- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêts divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprts (Nachines d‘)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et tils, à Sedan (Ardennes).
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- 88
- C,
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris; Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bi-dofis en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlie., au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton, écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers
- Bois de teinture
- Daniau fis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6. rue d’Oran, Paris. Appareils, pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A. ), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, a Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’Invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph worKs C“ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, eE Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chaur fage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ar dennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage e. nomique dans les blanchisseries, teintureries, etc.,fe peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combus.l.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Cote d'Or). Cartons lustres pour apprêteurs. .. • Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour appret1 rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie C....
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue b»” Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaud pour teinturiers. s,
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, SUcseet seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisse» teintures, chaudières, cuisine à couleurs. cns. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, en» -dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois-Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaume* cuisines à couleurs.
- Cheminées d'usines
- Alphonse Custodis, 11, place de la Bourse, Marseille' Cheminées d’usines en briques spéciales. Chemise Te. taire. Breveté s. g. d. g.
- Chimistes pars.
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires
- Chlorures divers —ant, Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue deco eau de javel. jm-Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures lovants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, soude.
- Cochenille armin
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, e de cochenille pour toutes industries.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat du la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d’hygiène.
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- 22R.LAFAYETTEPNRIS 3
- MOTEURS A GAZ ET A
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- 40e Année. — No 11.
- 5 Juin 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- SOMMAIRE
- Appareil pour le lavage, la teinture et le traitement des matières et produits textiles. — Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — Matières colorantes sulfurées. - Les eaux résiduaires. — Douanes françaises.—Nécrologie. — Informations. — Jurisprudence.— Mouvement des matières premières — Assurances. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. - Annonces.
- APPAREIL POUR LE LAVAGE la teinture et le traitement des matières et produits textiles
- Par M. Sutcliffe.
- Cette invention relative au traitement des boudins ou fils de coton et de laine, des Happes de laine, du coton et autres matières textiles non filées, a pour objet d’obtenir une pénétration complète et régulière des liqueurs dans toute la masse des matières en traitement.
- L’inventeur applique les matières en masses autour d’un arbre creux tournant et il fait couler dans lesdites masses les liqueurs ser-vant à la teinture ou au traitement et venant de l’intérieur de cet arbre à travers des tubes perforés. Pendant que la liqueur est ainsi refoulée à travers les matières, l’arbre portant les masses reçoit un mouvement de rotation, °8 qui a pour effet de changer constamment la direction dans laquelle la liqueur tend à découler.
- Voici la description détaillée de l’invention avec dessins à l’appui :
- Fig. 1, élévation de face partiellement en coupe d’une machine spécialement disposée Pour la teinture des boudins.
- Fig. 2, élévation latérale de cette machine.
- Fig. 3, variante ayant pour but d’adapter la machine au traitement du coton ou autre matière textile non filée.
- a, fig. 1 et 2, masses de boudin.
- 6, arbre creux.
- Chacune des masses a est formée, de pré-ference, en enroulant le boudin sur un tube perforé qui est placé debout dans l’axe du pot à coller, afin que le boudin venant de la machine à carder s’enroule sur le tube.
- Lorsqu’elle est ainsi formée, chaque masse de boudin contient un tube perforé a', qui s’étend d’une extrémité à l'autre de la masse, le boudin étant maintenu sur le tube au moyen de plaques d’extrémité métalliques.
- L’arbre creux b est muni de tourillons b, b2 , qui peuvent tourner dans des paliers des montants c’.
- Sur le tourillon b’ est fixée une roue hélicoïdale d, avec laquelle engrène une vis sans fin e, qui est calée sur un arbre transversal f pouvant tourner dans des paliers portés par les montants c’.
- Sur l’arbre f est calée une seconde roue hélicoïdale g, avec laquelle engrène une vis sans fin h fixée sur l’arbre moteur i, qui reçoit son mouvement de rotation d’une poulie de commande j.
- Au moyen de cette transmission, on peut communiquer à l’arbre b un mouvement de rotation lent.
- Le tourillon b2 est creux et tourne dans une boîte à étoupe /c’, qui est formée à la partie supérieure du montant c et communique avec un tuyau k, qui est le tuyau de décharge d’une pompe centrifuge 1. Le tuyau d’aspiration V de cette pompe communique avec la
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- garee
- H
- M i h
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- LR MONITEUR DE LA TEINTURE
- partie m‘ d’une auge ou réservoir m disposé au-dessous de l’arbre b.
- L’arbre de la pompe est actionné au moyen d’une courroie qui agit sur la poulie de commande 12 . Sur l’arbre b sont montés deux croisillons b3 , en forme de roue, qui portent huit barres transversales n; des disques ou des plaques d’extrémité pleines pourraient remplacer ces croisillons.
- Sur l’arbre b sont ménagées huit rangées
- : n 1
- t=
- C oh
- 10
- III
- P b
- de mamelons perforés, dans lesquels sont fixés des cônes creux ou tampons de décharge b^ .
- Chacune des barres transversales est munie de quatre tampons coniques pleins O, qui peuvent aller et venir dans un évidement percé dans la barre transversale. On peut faire glisser chacun des cônes o vers le dedans ou vers le dehors en tournant une vis p.
- Les cônes b4 et o sont faits pour entrer dans les extrémités des tubes perforés qui traversent les masses de boudin. Lorsqu’on a mis en position une bobine ou masse de boudin, de façon que l’une des extrémités du tube qui la traverse s’appuie sur l’un des côres b* , on fait ensuite tourner la vis du cône correspondant o, de manière que ce cône vienne s’em-
- botter dans l'extrémité du tube qui est en même temps pressé contre le cône 64 , de manière que la jonction de ces pièces soit suffisamment étanche. On voit que l’on peut monter ainsi trente-deux bobines de boudins autour de l’arbre central b. Lorsqu’on a mis en position une rangée de quatre bobines, on fait tourner l’arbre b d’une huitaine de tour environ, puis l’on met en place une autre rangée de quatre bobines, et ainsi de suite,
- jusqu’à ce que l’on ait placé les trente-deux bobines.
- On charge l’auge m avec de la teinture ou de l’eau ou de la lessive ou autre liquide qui doit être employé pour le traitement du boudin.
- Pour faciliter la description, nous supposerons que la machine doit être employée pour teindre le boudin.
- Pour faciliter la pénétration de la teinture, il est préférable que les masses de boudin soient humectées ou trempées dans l’eau jusqu’à ce qu’elles soient complètement imprégnées d’eau avant d’être montées dans h machine.
- Si cette opération préliminaire n'a pas été faite avec le traitement dans la machine
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- présentée, on change d’abord l’auge avec eeau et on chauffe l’eau en y injectant de vapeur, puis la machine est actionnée de manière qui sera indiquée plus loin pour mploi de la teinture.
- L'auge ayant été chargée de teinture, on et en mouvement l’arbre moteur i et la impe. La liqueur sera alors aspirée de l’auge refoulée dans l’arbre creux, d’où elle pas-ra par les cônes creux b4 dans les tubes
- des masses puisque chaque masse est complètement retournée bout pour bout [à chaque tour que l’arbre exécute avec les masses de boudin qu’il porte, l’axe de chacune des masses passant quatre fois par toutes les positions angulaires comprises entre l’horizontale et la verticale à chaque révolution de l’arbre central.
- On voit donc que la direction dans laquelle la liqueur aura tendance à s'écouler changera
- ( ( s 0. mullimntunctmumnr OoQmmummmmim
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- "orés et, de là, dans les masses de boudin ; traversera lesdites masses et s’échappera eelles-ci en filets dans tous les sens. La "etra naturellement une tendance à s’écou-"ers le bas, de sorte que, si les masses "ent immobiles, les masses inférieures re-alent plus l’action de la teinture que les es supérieures, et l’extrémité inférieure Temes masses ainsi que la parties du °Us des autres recevraient plus d’action 1 autres parties, ce qui amènerait une aritë dans le résultat. Cet effet est Par la rotation de l’arbre b et par celle „"S8ses autour d’un centre commun), a-dire autour de l’axe de cet arbre, ce "86 constamment la position relative
- constamment, d’où il résultera une grande régularité dans l’effet produit.
- Ce mouvement des masses permet aussi d’employer une pression de liquide plus faible. Si les masses étaient stationnaires, il serait nécessaire d’y refouler la liqueur à haute pression, afin de l’obliger à s’écouler vers le haut, mais le résultat ne ferait pas satisfaisant, car cette grande pression amènerait le liquide à se frayer un chemin en larges filets à travers les parties offrant la moindre résistance, et le boudin serait endommagé et la régularité de l’effet ne serait pas obtenue. Dans cette machine, il n’y a pas besoin d’une grande pression pour le liquide, et une pompe centrifuge suffit.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- a cap
- En ce qui concerne chacune des masses prise en particulier, on voit que les deux côtés qui sont sur une ligne horizontale ne sont pas renversées, et on peut supposer qu’ils s’écoulera moins de liqueur à travers ces côtés. On pourrait obtenir une complète régularité d'effet en obligeant chacune des masses à tourner autour de son axe en même temps qu’elle est transportée autour de l’axe commun, mais cela compliquerait beaucoup la machine et il n’a pas été trouvé nécessaire de le faire, pour cette raison que, si l’on n’obtient pas la régularité voulue, il suffit d’arrêter la machine de temps en temps et de faire tourner chaque masse d’environ un quart de tour. Toutefois, si on le préférait, l’arbre central pourrait être muni radialement de bras ou tubes perforés qui seraient disposés de manière qu’on puisse les faire tourner continuellement ou par intermittence autour de leur axe au moyen de pignon d’angle ou d’une autre transmission, ou bien ces bras pourraient être fixes et les tubes perforés portant le boudin pourraient tourner autour d’eux.
- Il pourrait y avoir plus ou moins de quatre masses dans chaque rangée, et moins ou plus de huit rangées disposées autour de l’axe commun.
- Une transmission quelconque appropriée pourrait remplacer la transmission par vis sans fin qui donne le mouvement à l’arbre b.
- Sur la figure 3, le croisillon b^ a la forme d’une roue, qui est divisée par des cloisons radiales b5 en compartiments munis de portes perforées 6 . Les joues b3 de la roue et les cloisons b5 peuvent être perforées ou non. Dans ce cas, les tubes perforés r sont fixés par une extrémité à l’arbre creux central b, et, en section transversale, ils peuvent être ronds ou aplatis, ou de toute autre forme convenable.
- Les compartiments sont destinés à recevoir le coton ou la matière brute ou non filée à traiter, les portes sont ensuite fermées et fixées.
- ssentie
- Le fonctionnement de la machine est ensui ormati
- le même que celui de la machine décrite i premier lieu, avec cette différence qu’au lit
- on qui M. Fl
- d’arrêter de temps en temps la machine pu eonnt
- faire tourner les masses, il pourrait être ba d’arrêter de temps en temps pour arranger nouveau les matières dans les compartiment
- Dans le cas de la machine représenté fig. 1 et 2, on peut employer des tubes pe
- igemer embre «Att : Civ. mivant
- forés fixés par une extrémité à l’arbre centn
- • avance
- creux, les tuyaux perforés logés dans le ummaq masses de boudin enroulées coulissant dan
- loua
- ces tubes et recevant le liquide de ces der
- 1 unatio
- niers.
- Un avantage important résultant delem ploi de la machine, c’est qu’elle peut tra
- liait ( ai qu
- vailler avec une faible quantité de teinture car les matières ne sont pas immergées/!
- mgé e
- qui est une grande économie dans la teinture .
- principalement lorsque le bain de teinture es sujet à une détérioration rapide.
- CHAMBRE SYNDICALE
- DE LA
- TEINTURE ET DU NETTOYAGE
- Séance du 13 avril 1896.
- La séance est ouverte à 3 heures 1/2 8011
- la présidence de M. Jolly.
- ernièr
- < Att urier intre «s d Apui
- P8 p
- Sont présenta : MM. Mars et Fleury, viee présidents ; Lhuillier, Orliac, Tupinier, E.Ro
- —
- B s
- pour lion
- let, Vinois, Peneau, Blondinat, membre? comité ; M. Rigollet, président d’honneur MM. Giraudon, Guérin, Moret, Babillon-Nla chai, Michon, G. Caux, membres adhère1113 et M. Granger-Couret, membre corresP0n dant.
- Absent excusé, M. Piot.
- La parole est donnée à M. le secrété
- pour faire la lecture du procès-verbal. , M. Fleury demande que les paroles I
- prononcées au sujet de l’impôt sur
- soient ainsi modifiées : M. Fleury,
- kurg € lire a •ries
- •ce j tis ( kessa »ielie
- o gas E 22. B
- faisant des réserves sur le principe de
- i différer10 sur le revenu, a appuyé sur " u venl essentielle qu’il faut maintenir, entre 10 r
- e
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-
-
-
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- 249
- -- n capital formé, et le fruit variable, et ssentiellement amortissable, du capital en ensu omation; il y a là pour l’industrie une ques-
- jrite
- ’au li
- on qui intéresse son existence même.
- M. Fleury, croit devoir également porter à
- ne aconnaissance de la Chambre le texte d’un
- tre
- igement du Conseil d’Etat en date du 6 no-
- anger
- iment ésenii
- embre 1895 ainsi rendu :
- 38 pet cenir ns le nt dan
- «Attendu en droit que si l’article 1780, § 4, .Civ. frappe de nullité toute convention,
- uvant laquelle les parties renonceraient à avance au droit éventuel de demander des ramages et intérêts dans le cas où le contrat (louage de service qui les tient, sans déter-
- es der . . , . , . . . . — , ....
- anation de duree viendrait a etre résilié par
- e l'en ut tra
- liait de l’une d’elles, ne leur défend ni le fiai qui devra exister entre la déclaration du
- inture
- ées,
- ongé et la cessation effective du travail, ni (supprimer tout délai de ce genre ; que cette . ture miëre clause, n’est même que l’application sla convention de la règle générale, posée
- ure es
- 2 sou
- res d meut
- -Mar renis spon-
- wle § 1er dudit article ;
- «Attendu en fait que Henri Dembrades, trier congédié, n’a articulé aucun grief ontre l’usage que ces patrons ont fait de adroits; qu’il a invoqué uniquement à @pui de sa demande en dommages et inté-88, l’indemnité qui lui serait due pour son "PS perdu et une semaine de prévenance, il ressort que le bureau général des pru-"ommes a pu, sans violer les articles visés ‘pourvoi, rejeter comme mal fondée la pré-
- “on du demandeur en lui opposant un Ornent d’ateliers, invoqué par les défen-
- "8 et non contesteé qui supprime dans "s ateliers tout délai de prévenance tant " les ouvriers que par les patrons. »
- * Fleury, commente à nouveau le texte
- était8
- “ jugement, et plusieurs membres sont s que, dans l’intérêt commun, il serait ^ssaire de faire revivre les règlements Aleliers.
- qul. vevell
- Un membre de ]a Chambre nous fait part
- " fait qui s’tst passé au Conseil des pru-
- jut e 1 -----r-
- impb Lmmes, et dont le
- jugement rendu ne lui a
- -and "Paru très rationnel. Une ouvrière avait
- assigné son patron, a eu l’ingénieuse idée de se faire assister par son mari, elle a demandé une indemnité équivalente au prix de la journée que son mari gagne ; le tribunal a condamné le patron à payer à cet homme la perte de son temps.
- M. le Président explique que cette indemnité a été payée à l’ouvrier, parce que le patron a fait défaut, et qu’il n’est pas extraordinaire que le mari de cette ouvrière soit indemnisé du temps qu’il a perdu inutilement et par la faute du patron qui ne s’est pas présenté.
- M. Jolly fait lecture : 1o d’une lettre de MM. Toby frères et une aussi de M. de Geest, tous deux de Bruxelles, ainsi que M. Pilla— fort et Drouet d’Alexandrie, demandant également par lettre à faire partie de la Chambre comme membres correspondants.
- Ces Messieurs sont présentés par : MM. Jolly, Fleury, Mars et Granger-Courel, et sont admis à l’unanimité.
- M. Babillon assiste à la séance et présente son successeur M. G. Caux, comme membre adhérent.
- M. le Président, après quelques paroles élo-gieuses et sympathiques, pour le collègue qui nous quitte, et pour le collègue qui demande son admission dans notre Compagnie, met aux voix l’acceptation de M. G. Caux, qui est admis à l’unanimité.
- M. Caux remercie en terme émus, du bon accueil et de l’honneur qui lui sont faits.
- M. le Président fait part que M. Giffait, ouvrier teinturier, malade et dans l’impossibilité de travailler, demande un secours ; la Chambre, sur l’avis de plusieurs membres, accorde une somme de trente francs à raison de cinq francs par semaine. M. Peneau accepte de faire parvenir cette somme à cet ouvrier.
- M. Jolly ayant reçu depuis quelques temps de nombreuses lettres de teinturières en quête d’ouvrières et de coursières, exigeant des réponses immédiates et cela sur un ton presque comminatoire, demande qu’il soit mis au
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- procès verbal que la Chambre syndicale n’est pas un bureau de placement et qu’il ne répondra qu’à ses confrères de la Chambre.
- M. le Président fait passer à ses collègues une carte d’échantillons de soies de la Chambre syndicale des fleurs et plumes, en indiquant avec le prix d’achat la remise qui serait faite à notre Chambre. Les membres présents sont d’avis que cette carte ne serait d’aucune utilité pour notre profession, car les couleurs très belles, et très vives, ne pouvant s’appliquer sur des tissus portés, détériorés ou jaunis par l’air.
- M. Jolly donne lecture d’une lettre de la Chambre syndicale de la literie ayant trait à la période des 28 jours exigés pour la réserve de l’armée active, demandant à notre Chambre à quelle époque cela gênerait moins les membres de notre profession. Sur l’avis de plusieurs membres, il a été répondu qu’août et septembre étaient les mois les plus favorables.
- M. Deslandes, dont le récupérateur doit être installé chez M. Alavoine, prie M. Jolly de bien vouloir se rendre à la première invitation et d’assister aux essais de son appareil qui se feront dans quelques jours, afin d’apprécier, le plus exactement possible, l’utilité et l’économie, que ce système présentera pour notre profession.
- M. Giraudon qui a été choisi, ainsi que M. Blondinat, pour représenter la Chambre syndicale patronale au banquet de la Chambre syndicale des ouvriers teinturiers, prend la parole pour rendre compte de la façon cordiale dont ils ont été reçus par MM. les ouvriers qui leur ont témoigné leur reconnaissance et le plaisir qu’ils ont éprouvé en voyant avec quelle bonne grâce on a répondu à leur invitation.
- M. Blondinat profite de cette circonstance pour les féliciter et les encourager dans cette voie libérale et leur affirme que le concours le plus dévoué de la Chambre syndicale patronale leur était acquis en toute circonstance et termine en portant un toast à l’union et à
- la concorde des deux Chambres. Cette fète famille se termine par de nombreux chai et monologues très applaudis. '
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance levée à 6 heures du soir.
- Le Président, A. Jolly.
- Le Secrétaire
- V. BLONDINAT,
- PERFECTIONNEMENTS ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussid ranalyse des brevets de nature à intérêt nos lecteurs.
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ DE MORDANÇNGE des matières textiles végétales Par M. C.-H. Bochringer fils, fabricant de produits chimiques.
- Avec l’emploi du lactate de zinc commë mordant, on évite toute perte attendu quel zinc est absorbé presque totalement par fibres.
- Des essais pratiques ont prouvé quedi l’emploi du lactate de zinc, le coton mordan peut fixer des matières colorantes basiques" aussi quelques matières colorantes acides" dyphénylmétrane. Ces sortes de teinturesH possèdent pas, il est vrai, une qualité dô.0 teint aussi parfaite que celle obtenue aveel tannin et les sels d’antimoine, mais cette 9. lité de bon teint est parfaitement suffisant dans bien des usages, surtout avec du R blanc tissé qui ne prend pas au savonn88". teinture de la matière colorante lâchée.
- ' ‘o
- On obtient des teintes bon teint, si place à froid le coton mordancé par le 1 dans un bain de tannin ou dans une décoc1 d’une substance quelconque contenant dul nin, telle que lesumac, le dividivi, lequeora
- pas le nom d
- 11 s produ pareil chauf au ti cuivr lieu ( d’ami lin, e
- Le un ce dispo
- Ce rents l’app dans d’un une ; tique fants fant men enco
- Ce lour un d dam dam
- P élan on
- et autres substances analogues.
- Un coton mordancé par un procédé dece nature possède la propriété d’absorber quantité de tannin équivalente à celle | tate de zinc absorbé, avantage que n |
- I cyli
- et ri tant reg cou
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-
- HT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- to cxe b=t
- pas le procédé de mordançage comme sous le nom de procédé du tartre émétique ou tannin.
- séance
- taire, ONDINAT.
- Ux
- discum intèreis
- IANÇAGE es produit
- c coma du que t par II
- que, fi nordand isiquesé acides d ntures a lé de b» ie avec
- NOUVEAU TISSU ÉLECTRIQUE pour production de chaleur
- Par MM. Bouvier frères.
- Il s’agit dans la présente invention de la production de tissus remplissant le rôle d’appareils de chauffage électrique. Ces tissus chauffants sont constitués par l’intercalation, au tissage même, de fils conducteurs en cuivre, nickel, ferro-nickel, fer, etc., au milieu de fils non conducteurs, tels que fils d’amiante, de laine, de soie, de coton, de lin, etc.
- Le chauffage s’effectue en faisant passer un courant électrique sur un fil conducteur disposé à cet effet.
- Ces tissus peuvent être employés pour différents usages industriels : par exemple, dans l’apprêt des tissus de laine, soie ou coton et dans tous les cas où on peut avoir besoin d’un appareil de chauffage souple, présentant une grande surface. Pour les usages domestiques, on peut fabriquer des écrans chauffants, des paravents, des couvertures chauffantes, des semelles, des rideaux, des vêtements, des chauffe-plats et bien d’autres objets encore de même propriété.
- ettequ3 uffsall du c»10 mnagel iée.
- i, si T r le zn décocid t duia' sebrach
- decel ber un dulae ) n’fd
- DÉCORATION DES TISSUS Par M. Victor Crépet.
- Ce nouveau procédé de décoration des ve-lours et tissus analogues consiste à produire 1111 dessin par le couchage d’une partie du poil dans un sens, puis à coucher le reste du poil dans le sens opposé.
- Pour mettre ce procédé en pratique, le tissu etantgauffré une première fois dans un sens, °n le fera passer en sens inverse sous un elindre fixe ou tournant chauffé à l’intérieur erégnant sur toute sa largeur. Le tissu passe Vendu, sur un appui dont la hauteur peut se regler exactement de manière que le cylindre couche le poil qui est resté debout, sans tou
- cher celui déjà couché dans la première opération. Lorsque le cylindre dont il est parlé ci-dessus reste fixe, il pourra bien entendu être réduit à sa partie travaillante, pourvu que cette partie puisse être chauffée par un moyen quelconque.
- PROCÉDÉ DE FIXATION DE L’OXYDE DE CHROME sur coton par M. Gustave Henry Lallement
- Ce nouveau procédé est basé sur ce fait que les sels de sesquioxyde de chrome, les chromâtes, bichromates et, en général, les mordants de chrome solubles, traités par les sulfures solubles (sulfures alcalins et alca-lino-terreux) laissent déposer de l’oxyde de chrome hydraté.
- En principe, le procédé consiste à prendre le coton débouilli à l’eau et à l’imprégner convenablement dans une solution d’un mordant de chrome quelconque; le coton est ensuite tordu, puis passé dans une solution de sulfure de sodium où on le laisse baigner jusqu’à développement de la couleur. On tord, on lave à l’eau et on peut immédiatement procéder à la teinture.
- NOUVEAU GENRE DE PLISSÉ et moyen de l'obtenir Par la Société Crépet et Ratignier.
- Le tissu plissé qui se rappoteà la présente invention est caractérisé par son plissage irrégulier, suivant les lignes ondulées dont les directions générales sont parallèles, mais dont les ondulations se déplacent d’un pli à l’autre de manière à présenter un aspect chiffonné.
- Ce plissé peut être obtenu soit en travers, soit en long du tissu, ce qui donne lieu à un procédé différent pour chaque cas.
- Pour obtenir le nouveau genre de plissé en travers du tissu, l’appareil est modifié comme suit : la lame est ondulée sur la partie travaillante et dans son mouvement attentif présente aux cylindres des plis ayant la même forme. D’autre part, cette même lame se déplace Ion-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- gitudinalement à droite et à gauche, de manière à ce que les ondulations des plis susces-sifs ne restent pas en face les unes des autres. Ce déplacement est obtenu par une came ou autre.
- Pour obtenir le plissé en long, la lame est remplacée par une sorte de rateau formé de lames parallèles, équidistantes ou non, qui s'appuyant sur le tissu en avant des cylindres y déterminent des plis qui vont se fixer entre lesdits cylindres. Si l’on donne à ces lames un mouvement d’ensemble transversalement au tissu, tantôt à droite, tantôt à gauche, ou déterminera des plis ondulés et parallèles, mais si on partage les lames en plusieurs séries indépendantes, mues chacune par une came indépendante différente, on aura des plis ondulés non parallèles.
- PROCÉDÉ pour obtenir sur un tissu un gaufrage résis -tant à l'eau
- par la Société Heilmann et Cie, manufacturiers
- Ce procédé consiste à faire passer le tissu, avant gaufrage, dans une dissolution étendue, d’albumine, de gluten ou de toute autre substance protéique, et à gaufrer et sécher simultanément le tissu ainsi préparé ou traité.
- On commence par préparer une dissolution renfermant 750 grammes d’albumine d’œufs ou de sang, par litre d’eau. On passe, en plein bain, le tissu à gaufrer dans une solution aqueuse d’albumine renfermant, par exemple, 30 à 50 grammes de la dissolution précitée, pour chaque litre d’eau ; puis on exprime énergiquement pour laisser le moins d’eau dans le tissu ; enfin on gaufre, en ayant soin de chauffer le rouleau gravé ou rouleau gaufreur, par la vapeur, par une rampe à gaz ou par tout autre système de chauffage, à une température assez élevée pour arriver à sécher et à gaufrer simultanément le tissu.
- L'albumine se coagule sous l’influence de la chaleur pendant le gaufrage, en formant une couche insoluble des deux côtés du tissu,
- de sorte que l’on réalise ainsi un gaufrage fini, résistant à l’eau.
- SYSTÈME DE DÉSUINTAGE par la Société Binet fils.
- Ce système de désuintage se compose de chariots généralement au nombre de quatre, mobiles sur des rails placés au-dessus des citernes destinées à recevoir les diverses eaux de suint, de densités différentes, qui s’écoulent desdits chariots.
- Au fond des citernes, est disposé un tuyau portant une tubulure par citerne et sur chaque tubulure une soupape qu’un mouvement de levier peut relever. L’une des extrémités du tuyau correspond avec une pompe centrifuge qui refoule au-dessus des chariots l’eau lui venant des diverses soupapes du fond. Celle-ci sont actionnées par le pied de l’ouvrier désuinteurou par un poids mobile.
- PROCÉDÉ pour obtenir une gomme végétale, succédant de la gomme arabique
- Par M. Rafaël Maestro y Olivarès.
- La nouveauté de ce procédé consiste essentiellement dans l’emploi, pour cette fabrication de gomme, des fruits des plantes connues sous le nom de « mesembrianthenum», appartenant à la famille des mesembrianthé-macés. Ces fruits renferment une substance gommeuse, mélangée à de petites quantitës de sucre et de carbonate de chaux ; cette substance gommeuse est isolée ou séparée des fruits par des moyens appropriés, et elle constitue la gomme succédanée de la gomme arabique.
- Ces moyens peuvent être basés sur la compression du fruit, la macération, la trituration et l’ébullition, ou la dissolution par T’eau chaude.
- Le jus obtenu est filtré et l’on obtient ainsi, d’un côté, la gomme pure et, de l’autre cote les impuretés, qui sont soumises à un non veau traitement analogue pour obtenir de a gomme de catégorie inférieure.
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- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- to ext 62
- Si l’on veut obtenir de la gomme solide et aglomérée, on traite le jus par évaporation en le concentrant jusqu’à un degré convenable.
- {Reproduction interdite.)
- MATIERES COLORANTES SULFURÉES thiocatéchine , noir vidal, cachou de Laval
- De la Société anonyme desmatières colorantes de Saint-Denis
- Erratum. — Dans la formule d’application du noir Vidal, parue dans notre dernier numéro, il a été indiqué l’emploi de 200 kg. de carbonate de soude ; c’est 10 kilog. seulement qu’il faut lire.
- Pour 100 kilog. de coton, on fera donc le bain avec :
- Eau............ .
- Noir Vidal........
- Sel marin.........
- Carbonate de soude
- 2000 litres
- 25 kilogrammes
- 200 —
- 10 —
- LES EAUX RÉSIDUAIRES
- Un certain nombre d’industrios se sont emues d’une nouvelle jurisprudence que l’on essaierait en ce moment d’introduire dans le "egime des eaux résiduaires. Voici de quoi il s’agit.
- vusqu a présent, l’industriel dont les usines Hersent des eaux résiduaires n’était menacé !e d’une action civile, comme passible d’in-emnités à payer en raison des dommages lue le déversement de ces eaux pouvait cau-Ser à quelque ayant-droit.
- Mais, en ces derniers temps, des fonction-peires zélés ont exhumé contre lui la vieille oi du 15 avril 1829 sur la pêche fluviale, dont " article punit d’amende et d’emprisonne-qent tout individu qui, en mêlant aux cours | a quelque autre matière, énivre ou détruit P°isson. Voilà donc l’industriel dont les TX résiduaires se perdent dans un cours eau exposé à la prison et assimilé aux bra-COnniers de pêche !
- Or, il faut savoir que, dans toutes les industries, qui laissent des eaux résiduaires, ces eaux, conformément aux prescriptions de l’administration, ne sont rejetées hors des usines qu’après avoir subi tout le travail d’épuration que rend possible l’état actuel de la science ; ce n’est pas de la faute de l’industriel si, dans certains cas, on ne peut leur rendre complètement leur composition primitive.
- Dans la sucrerie, par exemple, on parvient bien à débarrasser les eaux résiduaires des matières étrangères dont elles se sont chargées, mais on a pas encore trouvé de procédé pour leur restituer l’oxygène qu’elles ont perdu.
- Ces eaux désoxygénées (pour continuer a prendre comme type de notre démonstration l’industrie sucrière), en retombant dans un cours d’eau, se confondent avec les eaux naturelles, et, sur un certain espace, dans le voisinage des bouches de déversement, le mélange moins oxygéné qu'il ne faudrait, peut être dangereux au poisson. Mais le rayon où se fait sentir cet inconvénient est relativement restreint.
- Qu’y peut l’industriel? Il est bien obligé de se débarrasser de ces eaux résiduaires, et, d’autre part, il n’a rien épargné pour les rendre le moins nuisibles possible. Si l’on applique la nouvelle jurisprudence que nous signalons aujourd’hui, il sera cependant toujours sous le coup de la correctionnelle et de l’emprisonnement I
- Ce serait, comme on le voit, une situation intolérable.
- Il y a quelques années, l’Allemagne, elle aussi, avait voulu prendre à l’égard des eaux résiduaires des mesures excessivement sévères. Une courte expérience lui a prouvé qu’on ne pouvait, sans injustice ni danger pour l’industrie, exiger l’impossible; et elle revenue à un régime plus équitable et beaucoup moins draconien.
- Allons-nous, en France, inaugurer d’absurdes rigueurs? Certains procès-verbaux dressés le laisseraient craindre. Il est vrai que
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- s G
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les inspecteurs ne donnent pas encore dans | toutes les régions, heureusement, la même interprétation à la loi. Quelques-uns sévissent, d’autre n’ont pas encore commencé. Il y a donc, dans cette application de la législation, une large part laissée à l’arbitraire des fonctionnaires spéciaux.
- Mais il ne faut pas que des industriels qui ont tout fait pour observer la loi, soient exposés à cet arbitraire. La question, en effet, les intéresse et les touche directement, en grand nombre. Ce n’est pas seulement la sucrerie, ce sont la teinturerie, la distillerie, la féculerie, le lavage des textiles, etc., etc., qui sont ainsi menacés.
- Nous demandons, en leur nom, que le propriétaire d’usine donnant lieu à des eaux résiduaires, quand il les aura épurées de son mieux avant leur déversement, tout en restant vis-à-vis d s tiers responsable des dommages qu’elles leur peuvent causer, ne soit pas assimilé aux braconniers de pêche que la loi de 1829 rend passibles de poursuites et de peine correctionnelles.
- Pour la fabrication, on dissout à froid 11 papier dans l'éther sulfurique après l'avor broyé à l’aide d’un appareil quelconque ap. proprié. Le coton est dissous de la mêm: façon dans l’acétone; puis tous les autre! corps énumérés sont mélangés avec les deuil dissolutions dans une même cuve, remuéset broyés à l’aide d’un pilon. |
- DOUANES FRANÇAISES
- T1SSUS DE COTON. — REMBOURSEMENTS A FORFAIT
- La constatation du poids net ne présente aucune difficulté, tandis que la surface totale des tissus ne peut se vérifier que par épreuves et, même, sur un nombre très restreint de pièces.
- Il y a lieu, dès lors, de faire indiquer sur les bulletins d’analyse la proportion en poids de fils écrus entrant dans la composition des tissus soumis à la vérification du laboratoire.
- (Lettre de l’Administration du 14 avril).
- NOUVEAU PRODUIT
- formant peau artificielle et destiné à rendre imperméables les objets sur lesquels il est applicable
- Par M. John Leith Pollock
- Ce produit est susceptible de recevoir de nombreuses applications et de remplacer avantageusement les vernis actuellement en usage dans la peinture, la marine, la carosse-rie, etc., et notamment dans la chapellerie pour imperméabiliser les chapeaux de paille ou de toile.
- Voici la composition de ce produit :
- Acétone................ 300 grammes
- Ether acétique......... 100 »
- Ether sulfurique..... 50 »
- Camphre................ 100 »
- Gomme laque ............ 50 »
- Coton ................. 200 »
- Papier................. 100 »
- Mastic en larmes..... 100 »
- Au total........... 1000 grammes
- NÉCROLOGIE
- Nous avons le profond regret d’apprendre la mort de M. Narcisse Ponche, membre dê la Chambre de Commerce d’Amiens, préSl dent d’honneur de la Société industrielle,
- membre de l’Académie d’Amiens, etc.
- M. Narcisse Ponche avait une vingtaine d’années quand il débuta dans l’industrie de la filature. Son intelligence, son énergie, Sn activité lui conquirent bientôt une place 1 portante. Il obtenait d’abord de nombreus"s récompenses aux Expositions internationals5 et universelles. Enfin, à la suite de TExposl tion universelle de 1878 où il remportait 1 médaille d’or, il était nommé chevalier de Légion d’honner.
- M. J. Heilmann, grand industriel deMuk house, vient de mourir en cette ville, à "88e
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- I TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES
- Pendant les quatre premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS livrées Quantités à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- «800 1895 1891 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 11.428.000 6.041.500 4.108.700 Bois de teinture en bûches kil. 950.600 2.106.800 1 026.000
- — — Brésil 113.400 696.800 192.200 — moulus 224.300 263.600 287.600
- — — Haïti 9.982.300 6.478.500 12.989.900 Garance en racine, moulue ou en paille 18.100 35.600 52.100
- — — Guatemala 3.096.700 1.149.000 2 718.000 Curcuma en racine 4.000 19.700 6.700
- — — Autres pays 25.063.700 25 343.500 17.270.100 — en poudre 1.800 4.000 1.500
- — Quercitron 2.000 2.000 300
- Totaux ... 49 684 100 89.709.300 37.278.900 Lichens tinctoriaux 15.400 7.700 7.200
- Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : 4.538.300 5.663.500 6 425.400
- Bois de teinture moulus 32.200 18 400 52.400
- Garance en racine, moulue ou en paille 90.400 275.500 170.400 Ecorces, feuilles et brindilles 93.000 4.200 13.200
- Curcuma en racine 261.300 223.600 136.700 Moulus 163.100 157.900 80.000
- — en poudre 2.800 2.300 3 300 Noix de galle et avelanèdes entières concassées
- Quercitron 310.400 501.400 624.400 ou moulues 69.900 26.500 15.500
- Lichens tinctoriaux 28.400 77.900 111.400 Libidibi et autres gousses tinctoriales 4.000 13 100 260.400
- Ecorces à tan, moulues ou non 2.031.500 1.957.100 2.400.000 Safran 8.100 10.500 9.500
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins 75.100 77.200 101.400
- Ecorces, feuilles et brindilles 3.267.800 3.329.000 3.497.000 Cochenille 80.900 61.368 54.500
- Moulus 1.211.900 964 900 1.201.000 Kermès animal — — —
- Noix de galle et avelandes entières, concassées Indigo 109.800 152.723 116.000
- ou moulues 1.370.300 838.400 886.800 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 17.400 470.000 320.300 bleu 32.000 18.078 18.400
- Safran 17.000 17.200 10.150 Cachou en masse 116.100 55.608 49.400
- Autres teintures et tanins 74.600 197.200 193.100 Rocou préparé 52.700 28.816 61.200
- Cochenille 97.930 119.260 112.800 Orsei le préparée, humide en pâte 23.400 31 262 23.400
- Kermès animal 950 —— 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 6.400 10.795 44.500
- Indigo 1.389 630 874 230 866.400 Extraits de bois de teinture et d autres espèces :
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de Garancine 14.200 69.170 38.000
- bleu — — 40
- Cachou en masse - — 1.564.500 377.370 1.489.400 Autres : Allemagne 1.774. 600 1.680.175 1 135.100
- Rocou préparé 130.040 31.090 91.500 — Belgique 892.800 1.079.396 1 107.200
- Orseille préparée, humide en pâte 5.070 4.520 4.200 — Angleterre 512.800 615.412 767.300
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 320 160 40 — Etats-Unis 199.700 262.276 128.600
- — Autres pays 1.900.300 1.890 002 1 640.500
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : —
- Garancine 20 530 44.650 Totaux 5.289.200 5.531.261 4 778.700
- Autres 22.710 24.860 28.300
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron ds houille :
- Acide picrique — — — Alizarine artificielle 23.400 18.126 29.800
- Alizarine artificielle 39.720 59.360 55.300 Acide picrique 400 123 100
- Autres .... 296.010 254.380 223.600 Autres 255.600 155.452 117.800
- Outremer 58.480 64.170 82.200 Outremer 199.100 208.237 183.300
- Bleu de Prusse 16.260 12.480 10.100 Bleu de Prusse 8.200 6. 173 5.200
- Carmins communs.. 180 •220 200 Carmins communs 3.200 3.962 6.300
- — fins 40 30 — — fins 3.900 2.052 1.000
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- to &s
- de 72 ans. Il avait repris, en 1872, la direction de la fabrique d’impressions Heilmann frères. Il s’était retiré depuis deux ans.
- M. J. Heilmann a fait partie pendant de longues années du conseil municipal de Mulhouse ; il a été jusqu’à sa mort un des directeurs de la caisse d’épargne et un des administrateurs de l’école de chimie.
- Le défunt a laissé environ 45,000 marcs à diverses institutions de bienfaisance.
- JURISPRUDENCE
- GOURDE CASSATION (ch. civ.).
- Présidence de M. le premier président MAZEA".
- Audience du 6 novembre.
- LOUAGE DE SERVICES SANS DÉTERMINATION DE DURÉE. — OUVRIERS. — PATRONS. — CONGÉ. •— DÉLAI DE PREVENANCE. — DISPENSE. --- CONVENTIONS. — RÈGLEMENT D'ATELIERS. — RÉSILIATION. — DOMMAGES-INTÉRÊTS.
- En matière de louage de services sans détermination de durée, si le nouvel article 1780 du Code civil frappe de nullité toute convention suivant laquelle les parties renonceraient, par avance, au droit éventuel de demander des dommages-intérêts dans l’hypothèse où ce contrat serait résilié par la faute de l’une d’elles, il ne leur défend pas de stipuler, pour le cas de résiliation, soit la durée du délai-congé, soit même une dispense réciproque de tout délai {dispense quiau surplus, neserait qu’une application à l'espèce du droit commun de la matière).
- Lors donc qu’un ouvrier employé dans un atelier dont le règlement stipule pareille défense vient à être congédié sans délai de prévenance, il ne saurait invoquer ce motif pour réclamer une indemnité de son patron, alors d’ailleurs qu'il ^articule aucun grief spécial à raison de la manière dont ce dernier a usé de son droit.
- « La Cour ;
- « Ouï, en l’audience publique de ce jour, M. le conseiller Reynaud en son rapport; Mes Lefort et Devin, avocats, en leurs observations, ainsi que M. le conseiller Rau, faisant fonctions d’avocat général, en ses conclusions;
- « Sur le moyen unique :
- « Attendu, en droit, que, si l’article 1870, |
- § 4 du Code civil frappe de nullité toute con-vention suivant laquelle les parties renonceraient à l’avance au droit éventuel de demander des dommages-intérêts dans le cas où le contrat de louage de services qui les lie sans détermination de durée, viendrait à être résilié par la faute de l’une d’elles, il ne leur défend ni de fixer le délai qui devra exister entre la déclaration du congé et la cessation effective du travail, ni de supprimer tout délai de ce genre; que cette dernière clause n’est même que l’application à la convention de la règle générale posée par le paragraphe 1er dudit article;
- « Attendu, en fait, que Henri Denbrœder, ouvrier congédié, n’a articulé aucun grief contre l’usage que ses patrons ont fait de leur droit ; qu’il a invoqué uniquement à l’appui de sa demande de dommages-intérêts l’indemnité qui lui serait due « pour temps perdu et une semaine de prévenance »;
- D’où il suit que le bureau général des prud’hommes a pu, sans violer les articles visés au pourvoi, rejeter comme mal fondée la prétention du demandeur, en lui opposant un règlement d’atelier invoqué par les défendeurs et non contesté, lequel supprime, dans leurs ateliers, tout délai de prévenance tant pour les ouvriers que pour les patrons.
- « Par ces motifs,
- « Rejette le pourvoi formé contre le jugement rendu le 29 mai 1894 par le bureau gé-néral des prud’hommes de Roubaix. »
- ASSURANCES
- Voici le moment des vacances qui approche ; il est peu de nos abonnés qui ne se préoccupent, s’ils ne l’ont déjà fait, de leur déménagement, pour aller avec leur famille, So1t à la campagne, aux eaux ou au bord de la mer.
- A cette préoccupation toute louable, il c011' vient, pour tout homme prévoyant d’ajouter celle de l’assurance qui joue un rôle importan et qui mérite toute l’attention de nos abonnes et lecteurs.
- Aucune personne soucieuse de ses intérêts
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- KT DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- ne manque aujourd’hui de faire assurer ses immeubles, son usine et ses cbjets mobiliers.
- Les assurances de ce genre sont passées dans les mœurs et paraissent élémentaires au premier point ; mais cela ne suffit pas.
- Plusieurs exemples qu’il serait facile de citer ont, sinon ruiné, du moins fortement endommagé la situation financière de personnes qui, allant se reposer 2 ou 3 mois à la campagne ou sur le bord de la mer se trouvaient par le fait responsables d’un sinistre et se mettaient dans l’obligation de dédommager le propriétaire.
- Nous le répétons, ce cas se présente fréquemment dans les campagnes et surtout dans les villes d’eau où les constructions sont généralement légères.
- Les chances d’incendie deviennent, par ce fait, plus nombreuses et la plus légère imprudence d’un domestique rend responsable, en cas de sinistre, le chef de famille vis-à-vis du propriétaire pour les locaux qu’il occupe.
- Toujours soucieux de l’intérêt de nos abonnés en ce qui touche la grave question des assurances et dans le but de remédier à un tel ennui nous avons obtenu, après de nombreuses démarches , la faveur spéciale des Compagnies françaises du syndicat de faire établir des contrats d’assurances intitulés « Polices de voyage ».
- Ces contrats garantissent au chef de famille, en quelque endroit qu’il se trouve sur le territoire français et en dehors de son domicile ordinaire, soit dans un hôtel, maison, villa ou appartement meublé :
- . 1° 10,000 fr. contre l’action de responsabilité envers le propriétaire ;
- 2° 10,000 fr., contre l’action en responsabilité que les locataires et voisins pourraient exercer contre lui ;
- 3° 5,000 fr., sur mobilier personnel, linge et effets d’habillement à son usage ;
- 1° Garantie contre l’explosion du gaz et de la foudre, moyennant une prime de 5 fr. 50 pour 3 mois de l’année et de 7 fr. pour 6 mois. fl va sans dire que l’exemple cité plus haut, Peut-être modifié comme prix suivant les sommes assurées soit en plus soit en moins.
- Notre collaborateur chargé spécialement du service des assurances se met à la disposition be nos abonnés pour leur faire établir, auprès des Compagnies, les contrats de cette nature 9ut nous seront demandés sans autres frais Que celui de l’affranchissement par la poste.
- Nous rappelons en outre que notre service eSassurances se charge également, de la “erification et de la confection de tous con
- trats d’assurances soit incendie, vie et accidents, sans aucune exception. Les plus grands soins sont apportés à la vérification et à la confection de ces divers contrats.
- Nos abonnés et lecteurs, nous en avons la certitude, nous sauront gré de notre intervention dans cette question des assurances, si utile à toute personne ayant souci de ses intérêts.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d’ajouter sur l’adresse Service des assurances.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATION JUDICIAIRE
- MONTÉAN (Pierre), teinturerie, à Tarbes. — Jug. du 24 avril. — L. : M. Carret.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation. de la Société en nom collectif Hippolyte Bénézech et.fils, lavage de laines, aux Vignals,communed’Aiguefonde, àCastres. — Durée : 10 ans. — Cap. : 10.000 fr. — Acte du 13 avril.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société Cholat, Crepet et Dumont, teinturerie, 51, rue Pierre-Corneille, à Lyon. — Retrait deM. Dumont de la société dont la raison devient Cholat et Crépet.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Détry a vendu un fonds de teinturerie, 27, rue Véron.
- M. Duplessis a vendu un fonds de teinturerie, 64, rue Condorcet.
- Mme Petit a vendu à Mme veuve Têste-Pellerin un fonds de teinturerie, 2, rue Grand-Prieuré.
- Mme Page a vendu un fonds de teinturerie, 109, rue de Bagnolet.
- M. Le Prévost a vendu un fonds de teinturerie, 15, rue Guénégaud.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente à la Librairie de la Société anonyme de Publications industrielles et d'imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot, Paris :
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- VT 00
- LS MONITEUR DE LA TEINTURE
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-80, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8*, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-80 broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- TUYAUX A INTERIEUR DE VERRE
- BREVETÉS
- S.G.D.G.
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- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
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- Apprêts divers
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- Apprêts (Machines d‘)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
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- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
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- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaudun, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux, bobines, etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Ageni exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers
- Bois de teinture
- Daniau fis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, û Paris. Bora acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Pari Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-con seil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bron en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, imprei sions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosse spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. ] Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauf-1 fage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, àVrigne-aux-Bois(Ar-dennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage éco-nomique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient | peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible. I
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-1 d’Or). Cartons lustres pour apprèteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts, 1 | rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-1 Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, succès-1 seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chau’s dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois. 1 Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
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- Alphonse Custodis, 15, rue de la Constitution, Nancy.-Marseille, 103, cours Lieutaud. — Cheminées d’urinesc briques spéciales. Chemise réfractaire. Brevetés G: 1 Fourneaux da chaudières.
- Chimistes „ , |
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires,f8
- Chlorures divers , k Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorue décolor | eau de javel. ,..] Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures « lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, P 1 soude.
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- 40e Année. — No 12.
- 20 Juin 1896
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE/
- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles
- Ade 67 a
- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage. — La régle-mentation du travail. — De l’ensimage. — L’office du "avail, — Informations. — La soie artificielle. — Gestion de droit. — Recherche de l’indigo dans les 'issus — Tribunaux.— Assurances.— Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- "ous donnons sous ce titre et sans discussion Analyse des brevets de nature à intéresser lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS
- "Portés aux machies à travailler les textiles, ^nm.ent la laine, et appelées «Lisseuses»
- Par MM. Skène et De vallée, constructeurs
- I Us perfectionnements consistent en un ""veau système de pression disposé tout r^cialement en vue de faciliter la surveil-edu travail et de pouvoir, à volonté, sup-"Yher la pression lors de l’arrêt de la ma-"line, p
- ‘ leur situation perpendiculaire à celle "ouleaux presseurs, les leviers de pres-
- 0 toutes lisseuses construites jusqu’à ce ’ ntravent sérieusement la surveillance Le aI et gênent beaucoup l’ouvrier lors-Pour une rattache à faire ou pour toute ain cause, il doit porter la main dans le
- Les 1
- ! evers, dans le système perfectionné, , ;| "vent parallèles aux rouleaux presseurs thinel resulte que les deux côtés de la ma-sont très bien dégagés et que les bains
- sont d’un accès très facile. On n’a plus un levier en haut et un levier en bas réunis par un tirant.
- Ces leviers sont entrelacés, c’est-à-dire articulés directement l’un sur l'autre; le levier intérieur reçoit les poids flotté permettant de varier la pression, il est soumis à l’action d’un ressort comprimable à volonté par un petit volant monté sur une tige réunie par l’intermédiaire d’un support au bâti de la machine. Pour soulever la pression, on actionne par le volant l’arbre sur lequel il est monté, lequel arbre porte deux excentriques venant successivement soulever les leviers.
- PROCÉDÉ DE FABRCATION D’UN SAVON GÉLATINEUX par M. Julius Stockhausen, fabricant de savon
- Avec les procédés de teinture actuels, dans lesquels les savons à décreuser sont indispensables, en raison de leur réaction acide, on peut se passer de ceux-ci par la simple adjonction du savon gélatineux ayant trait à la présente invention. Bien plus, les bains contenant ce savon gélatineux donnent des résultats plus beaux et, ce qui est encore plus important, ils ne montrent jamais les apparences de décomposition des bains actuels. Des bains préparés avec le nouveau savon possèdent, en outre, la qualité de fixer les matières tinctoriales, ajoutées au bain, sur les tissus ou fils de manière nette et intense. L’extensibilité et la solidité des fils et tissus de toutes espces, ne subissent pas le moindre préjudice par l’emploi de ce savon, qui fournit, au contraire, un fil bien gonflé et d’une souplesse extraordinaire.
- Le savon gélatineux se fabrique en sul-
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- LK MONITEUR DE LA TEINTURE
- fonant des graisses, huiles, acides gras ou acides oléiques et en éliminant ensuite l’acide sulfurique ajouté. L’élimination de l’acide sulfurique se réalise préférablement par la neutralisation et la cristallisation des sulfates ou encore par le traitement au sel des savons acides.
- Conformément au but industriel que l’on poursuit, ce savon acide peut être transformé aussi par une addition d’alcali approprié, en savon neutre ou basique.
- APPRÊT HYDROFUGE POUR TISSUS dénommé « l'Insoluble » par M. François-Gustave Obert fils, fabricant de vernis.
- Il s’agit dans cette invention de la fabrication d’un apprêt hydrofuge pour tissus, qui repose sur l’utilisation de gomme arabique dite « gomme insoluble ».
- Cet apprêt est préparé de la manière suivante : On prend 22 kil. de gomme arabique insoluble que que l’on pulvérise ; après pulvérisation, on met cette gomme dans un récipient en verre et on y ajoute 20 kil. d’acide acétique et 80 kil. d’eau, le tout étant bien mélangé ensemble. On met le récipient au bain-marie en le submergeant jusqu’à son orifice supérieur ; cet orifice est d’ailleurs hermétiquement fermé et, à travers l’obturateur, passe un tube de sûreté. On porte à l’ébullition à 100» C jusqu’à parfaite liquéfaction.
- Ce produit peut être, comme de juste, fabriqué en variant les proportions des substances employées suivant les tissus à apprêter et le rôle qu’ils auront à jouer.
- CUVE A DÉBOUILLIR LES FILS et les tissus lin, de coton et autres matières textiles végétales à l’abri de l’air par M. Edmond Trassel.
- Cette cuve à débouillir les fils et les tissus de lin, coton et autres matières textiles végétales, à l’abri de l’air, est caractérisée par la combinaison de deux récipients troncôniques emboîtés l’un dans l’autre, et d’un système de
- pompe et des tuyaux munis de vannes permettant de faire circuler à volonté dans les récipients de la lessive, de l’eau chaude ou de l'eau froide, pour effectuer les diverses opérations successives du blanchiment. Un serpentin muni d’une purge et des tuyaux de barbotage est établi pour élever, suivant les besoins, la températures du liquide renferme dans le récipient extérieur.
- Au moyen d’une grue, la cuve mobile est placée sur un wagonnet, puis amenée devant une machine ordinaire à saturer. Les tissus cousus en un ruban sont imprégnés de la 1 queur alcaline choisie, dans la machine a sa turer, puis après entassés dans la cuve m0 bile. Cette opération faite, la masse est par faitement calée de madriers qui reposent sur une cornière circulaire. La cuve mobile eSt ensuite replacée dans la cuve-enveloppe-ferme alors le couvercle et continue l opéra tion.
- indr rotat dessc
- MACHINE POUR BROYER
- et décortiquer et teiller les plantes, Iss le les pailles fibreuses telles que la ranie en chanvre, etc., sur toute leur longue une seule opération.
- Par MM. Taylor Burrows et Dick Edwards Radclyf
- Cette machine est spécialement combinee et établie pour séparer les parties flaraai teuses ou filasses de la tige ligneuse et a pellicule (ou de la plus grande partie . pellicule) pour la ramie ou les plantes, “en ou pailles analogues, spécialement en velis vue d’amener ces filaments dans l’état0 de sont connus en Angleterre sous le nor China Grass ou de filasse de China Gras
- de C)
- Cette machine comporte une paire lour-lindres broyeurs alimentaires pouvant, ro-ner dans les deux sens et dont le sens
- ochllt? tation est renversé sans arrêter la m. • déc°r — une paire de cylindres teilleurs, " tatiol queurs ou batteurs à mouvement de r° dres plus rapide, disposés derrière les cxllbuve broyeurs alimentaires et animés d un 00 .s dans ment de rotation s’exerçant toujour cy-même sens, — et une seconde paire
- Tl
- La prési
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- BT DE L'IMPRESSION DES TISSUS
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- 5 per-ins les .de ou verses it. Un ux de nt les ferné |
- indres ou organes batteurs, à mouvement de rotation plus rapide encore, disposés au-tessous des cylindres broyeurs.
- (Reproduction interdite.')
- CHAMBRE SYNDICALE DE LA
- TEINTURE ET DU nettoyage
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- it sur e est e. On péra-
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- ffe.
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- Séance du 4 mai 1896
- La séance est ouverte à 2 h. 1/2, sous résidence de M. Jolly.
- la
- Sont présents : MM. Jolly, Président; Mars, Fleury, Vice-Présidents ; Blondineau et Pe-"eU,Secrétaires, ainsi que MM. Barbin, Tu-nier, Rollet, Vinois, l’Huillier, membres du Cmité; M. Rigolot, Président d’honneur, et "Y, G. Giraudon, G. Causse et Pingrié, Tembres adhérents.
- Absent, M. Piot.
- M. le Président donne lecture d’une lettre “ela Chambre syndicale ouvrière faisant con-pditre son changement d’adresse, et priant la hAmbre patronale de l’insérer au procès-erbal, afin que les patrons puissent s’y adres-er: Bourse du Travail.
- “ Jolly fait part de la lettre d’excuses de ' ' Orliac, qui, souffrant, ne peut assister à "séance.
- M. le Président communique un extrait du Toces-verbal de la Chambre syndicale des "Pistes, lanternes et ferblantiers, intéres-4nt tout le commerce et l’industrie en géné-‘al,
- Cet extrait est ainsi conçu :
- onsidérant les inconvénients provenant du pdF4 inévitable apporté par les banquiers i,it aire connaître au commerçant qu’une prote passée par lui dans le commerce a été d, *tee, demande que l’huissier appelé à sser un protêt soit tenu d’avertir le tireur t S le délai de vingt-quatre heures, avec au-Ration d’ajouter 0 fr. 05 aux frais habi-"els.
- Ce
- veeu, émis par la Chambre des lampistes *4 séance du 7 avril 1896, a été, après une
- courte discussion, voté à l’unanimité par l’assemblée.
- M. le Président fait lecture d’une lettre de M. Touchon, de Bordeaux, demandant des renseignements sur les assurances, et le prix qu’il faudrait payer en cas d’accidents.
- M. Fleury fait observer à ce propos qu’une loi sur les assurances est en formation, et qu’aussitôt cette loi promulguée, la Chambre pourra donner son avis. M. Fleury fait ressortir l’avantage d’une bonne assurance mutuelle entre personnes honnêtes et solvables.
- M. Jolly engage vivement ses collègues à se présenter en personne, s’ils sont appelés au tribunal des Prud’hommes, afin de défendre eux-mêmes leurs intérêts.
- Depuis longtemps déjà je désirais assister à une audience de conciliation du Conseil des prud’hommes. Les séances ne sont pas publiques, et vainement j’avais essayé de pénétrer dans le prétoire gardé avec un soin féroce par l’huissier qui remplit l’office de cerbère dans cette partie de l’enfer réservée au patronat. Le tribunal d’Eaque, de Minos ou de Rhadamante m’attirait comme un aimant irrésistible et j’en étais arrivé à ce degré de curiosité que je n’hésitai pas à franchir le séjour des dieux infernaux, non en curieux mais en justifiable. J’avais laissé toute espérance au seuil du temple, et j’allais, résolu, au devant d’une condamnation que je pensais aussi éclatante qu’imméritée. Peu importe, il est vrai, la rigueur de l’arrêt quand on agit selon sa conscience et que l’on a reçu de ses pairs le glorieux mandat de les représenter partout et surtout là où il y a à affronter quelque désillusion ou quelque danger.
- La séance est ouverte, selon l’usage, par deux conseillers prud’hommes très dignes, également graves et également corrects dans leur mise et dans leur maintien. Je pense en moi-même : où est le patron, où est l’ouvrier ? L’un parle beaucoup et entend peu, l’autre entend très bien mais ne parle pas. Tous deux ont l’air de s’efforcer d’être impartiaux, et je dois le dire en toute franchise, ils y réussis-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sent très souvent. J’ai les yeux braqués sur les deux juges et je cherche à voir quelle tempête se déchaîne sous leur crâne où le bon sens et la raison sont ballotés et menacés de l’engloutissement final. Heureusement l’orage se dissipe, la justice sereine triomphe des éléments, elle touche au port : fluctuât nec mer-gitur. Le requin révolutionnaire qui guette sa proie n’a rien à se mettre sous la dent et j'ai la satisfaction de constater que, pendant une heure d’horloge, aucune victime innocente n’a été jetée par-dessus bord.
- Je ne ferai pas l’outrage aux deux conseillers prud’hommes en fonctions ce jours-là de les féliciter d’avoir rempli leur devoir en juges intègres et en honnêtes citoyens, je n’ai pas l’honneur de les connaître, mais je crois, d’après eux, pouvoir me faire une opinion sur tous leurs collègues et cette opinion, je ne crains pas de le dire, modifie avantageusement celle que j’avais eue sur le fonctionnement de l’institution et sur l’indépendance des magistrats conciliateurs.
- Il ressort de ces observations qu’en justice comme en bien d’autres choses, il faut se rappeler ce principe : Aide-toi le ciel t’aidera. Quand on a un droit à défendre, il faut le défendre la tête haute sans forfanterie, mais sans peur. Les patrons que j’ai entendus se sont présentés avec la volonté et l’énergie de soutenir des causes justes, ils sont devenus, eux aussi, des intransigeants, ils ont plaidé chaleureusement pour la vérité et cette vérité est devenue si claire et si indiscutable, qu’il a été impossible de ne pas la voir. Chacun son droit. Nous respectons le droit de l’ouvrier que nous avons toujours libéralement défendu, mais nous voulons que notre droit aussi soit respecté.
- Pour imposer ce respect il faut, ne l’oublions pas, non s’endormir dans une lâche indifférence, mais faire acte de présence et de volonté chaque fois que notre intérêt particulier, qui n’est en réalité que l’intérêt général, est menacé soit par une loi obscure et à double
- tranchant, soit par une interprétation erroné ou partielle de cette loi.
- RÉI
- Pour la prmière fois depuis vingt-six an La loi que je vis et que je travaille avecdes ouvriers ins les j’ai été cité devantle Conseil des prud’hommes idustrie Je vous ferai a casquer », m’a-t-on dit, El ince, e
- bien, Messieurs, je me suis énergiquemen défendu. J’ai payé de bonne grâce ce quejë devais payer, mais je n’ai pas « casqué ».
- Les ouvriers de notre corporation sont en général de bons sujets, je le sais par expë rience. Nous leur rendrons service en les distinguant des quelques irréguliers qui vot” draient amener le trouble et la discorde dan» nos ateliers. Et comme ces derniers pren draient l’habitude de nous faire subir les cor séquences du mandat impératif qu’ils impo* sent à leurs candidats, il faut que nos mag1s trats prud’hommes sachent bien que 10.5 reconnaissons nos torts quand il le faut, mal qu’un arrêt rendu contre toute justice nepr0* fitera jamais à celui en faveur de qui ilaura été rendu. L’union de nos Syndicats, notre esprit d’équité et de solidarité nous donnen la garantie que chacun saura faire sondevole
- M. Jolly fait part à ses collègues de la mol de M. Donnât, très connu et très estimé
- . 1/ 0 I tous les membres de la Chambre, et prie M Secrétaire d’envoyer à Mme Donnât une lett de condoléances.
- g
- M. Rollet demande à M. le Présidents1 reçu une convocation au sujet du récupërs teur Deslandes.
- M. Mais dit à ce propos qu’il a vu ches M. Dehaître l’appareil terminé prêt a tionner.
- gst L'ordre du jour étant épuisé, la séanc levée à 6 heures du soir.
- Le Présidé Le Secrétaire^ A. Jott*
- V. BLONDINAT. }
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- ST DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 273
- rroné
- 4 RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL
- ix a» La loi qui a réglementé le travail en France mers ms les manufactures et les établissements
- nmes "dustriels comptait à peine une année d’exis-it, ® ince, et déjà il était question de la modifier, emen 88 uns en jugeaient, d’après cette courte quel! ipérience, l’application arbitraire et dange-P. "U8e; les autres en réclamaient, au contraire, onten tension.
- Une proposition de loi fut déposée. Elle a
- s dis- «né lieu à diverses modifications qui, adop-vou- 6 par le Sénat, reviennent en ce moment
- dans pren-; COU' mpo-agis* nous mais pro-
- "ant la Chambre.
- -Adiscussion a commencé jeudi dernier, on "end a ce qu’elle occupe plusieurs séances. Elle ne sera jamais trop approfondie. Ce "sagit, au fond, de déterminer, c’est bien "nsla limitation des heures de travail, par "Tple, que celle des pouvoirs de l’Etat. La eStion posée devant la Chambre est celle
- aura jotre nent roir-
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- 4.1e tre
- ils érs-
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- est
- Savoir jusqu’où celui-ci sera fondé, en Tere d’industrie, à empiéter sur les con-"tions librement conclues par les citoyens. Ce qui est en cause, c’est la prétention du Alisme à se substituer aux initiatives Yees,aux contrats individuels, à l’équilibre "el Qu’assure aux forces sociales et aux ers intérêts le respect de la volonté hu-Vaine,
- NWe la loi se fasse protectrice des enfants neurs, qu’elle étende même sa sol-eà la femme, de hautes raisons mora-e emandent; mais ce que toute une école te, c’est l’extension de cette tutelle aux nkers majeurs, maîtres de leurs actes, ^Appréciateurs compétents de ce qui leur "Nt ou non. L’Etat, substituant sa pré-i 6 a celle des citoyens, mettant sa pru-. au-dessus de la leur, réglerait les con-
- Ong):
- j 6 l industrie, ces conditions si varia-liver • Changeantes, qui impliquent une telle jtjlle de solutions, une telle division des Voilk“es, des efforts et des responsabilités. «, poll ambition qu ‘il faut nettement signa-en montrer les périls et mettre le
- Parlement en garde contre toute mesure irréfléchie.
- Exagérons-nous ? Il ne le semblera pas à ceux qui ont entendu et médité le discours prononcé, à la dernière séance de la Chambre, par M. Prudent-Dervillers. Après avoir exprimé le regret que les propositions fixent à onze heures la durée de la journée légale, cet orateur a dit : « Nous ne serions d’ailleurs pas encore satisfaits, même si vous aviez adopté cette limite de dix heures.
- Ce n’est pas quand, de toutes parts, non seulement en France, mais à l’étranger, tous ceux qui sont intéressés dans la question réclament la limitation normale de la journée de travail à huit heures que nous accepterions dix heures. » Mais, s’il en est ainsi, avec un tel accord de « tous ceux qui sont intéressés dans la question », comment est-il besoin de s’adresser à l’Etat? Si l’entente présente vraiment cette unanimité, le nombre d’heures de travail va se réduire de lui-même, sans qu’aucune contrainte soit nécessaire. La diminution sortira en quelque sorte des conditions mêmes de l’industrie, de ses progrès réguliers. Eux seuls peuvent, d’une façon permanente, assurer, grâce au développement de la richesse, un allégement effectif du travail qui ne sont pas racheté par une baisse des salaires.
- Mais, en fait, en dépit d’améliorations considérables, la journée de travail ne peut pas, actuellement, être ramenée partout à huit heures, et, bien loin que l’entente soit générale pour déclarer réalisable cette limitation, le plus grand nombre des intéressés reconnaît qu’elle serait impraticable. Et c’est pourquoi elle n’a pas lieu.
- « Consentez, poursuit M. Prudent-Dervillers, à favoriser la réduction de la journée de travail à un chiffre d’heures qui, en permettant à plus grand nombre d’ouvriers d’être occupés et de vivre de la vie d’hommes, diminuera considérablement le chômage, si dur pour la masse laborieuse. »
- Qui ne voit à quelle illusion correspond cette
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-
-
- co
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- les In
- idée? En occupant un plus grand nombre d’ouvriers, l’industrie pourrait-elle maintenir le taux des salaires ? Il faudrait que, simultâné-ment, elle pût accroître. dans les mêmes proportions, ses ventes ou ses prix. Cette ex-tension-là, malheureusement, la loi ne la peut pas assurer. Il ne dépend pas de l’Etat que les besoins augmentent, que les ressources disponibles pour des achats doublent du jour au lendemain, qu’un renchérissement des marchandises ne provoque pas des crises, au lieu d’amener une augmentation de bien être.
- La seule chose que l’Etat puisse faire d’utile, dans cet ordre d’idées, c’est de s’abstenir de toute intervention dangereuse. Moins il prétendra réglementer l’industrie, plus celle-ci aura chance de prospérer et, par cette prospérité même, de réduire les heures de travail tout en n’abaissant pas et peut-être même en continuant à relever le taux des salaires.
- (Le Temps).
- température spéciale; on ajoute une certai Ihuile quantité de lessive de soude qui produit me sa léger savon de densité tel qu’il descend aujou II y
- d’hui des cuves d’épuration entraînant av sont p lui les impuretés et la matière colorante. A tolza besoin on fait une deuxième opération Sen file es blable. Le déchet est assez considérable, ans a fab
- beaucoup de fabricants d’huile hésitent à P"galen rifier l’huile de coton et laissent ainsi l’Anglt» pas
- terre expédier à toute l’Europe et particulièrilaren ment à l’Espagne et à l’Italie des huiles “ient
- coton épurées qui nous reviennent de ces deute fila
- derniers pays baptisées : huile d’olive. gelan L’épuration anglaise a lieu avec de l'acidee pure 1 du chlorate de potasse. C’est donc une oxyda Ment
- tion.
- 8 ’
- L’huile de coton est avantageuse pour 1 en simage, en ce sens qu’elle se conserve "re bien et longtemps, sans odeur et sans 801
- DE L'ENSIMAGE
- (7e Article)
- Huile de coton. — Cette huile est retirée des graines du cotonnier bombace, lesquelles graines sont entourées d’un duvet blanc qui n’est autre que le coton proprement dit.
- L’huile est extraite par pression, à froid, puis à chaud, des graines broyées. Pendant longtemps l’Egypte fut seule à exporter les graines du cotonnier, maintenant les Etats-Unis nous envoient non seulement des graines mais encore de très belle huile toute épurée qui vient faire concurrence à nos huiles même comestibles.
- Le prix très bas de l’huile de coton, sa couleur mixte entre celle de nos huiles les plus importantes, le peu de goût et d’odeur qu’elle possède en font un produit de fraude qui va même jusqu’aux beurres.
- Très colorée après l’expression, à l’état brut, elle devient presque blanche par la purification.
- En France, on chauffe l’huile brute à une
- de plus elle est facilement émulsive et ne congèle qu’à — 12° lorsqu’elle est traite comme tout huile d’hiver et qu’on ladéstéarin par congélation et pression. Elle convient t bien pour mélanges et a l’avantage apprécid pour l’industrie d’être bon marché. J‘enge5 les filateurs à l’essayer consciencieusemen
- V inpG
- Elle sert beaucoup à frauder les 8 huiles et, par conséquent, est elle-mênePe
- Conve
- De
- Po
- L'i
- 91
- PrOpe être
- fraudée.
- Sa densité à 15° centigrades est 0,923:
- Les huiles de noisette, de faine d'amen) sont trop coûteuses pour être industrie
- ; EgcOf nous passons donc à Vhuile de colza- 6s appelée huile de choux, l’huile de extraite des graines de colza ou choux fère.
- Le colza froid ou colza d’hiver qui Se te fin juillet et se récolte en été l’année sul i est beaucoup plus productif, sa graine 0
- aussi plus d’huile. dipsil
- L’huile est obtenue parle procédé o . de fabrication des huiles de graines,. dire par broyage, pression à froid, PTeBago
- chaud. Les graines de France, et du Danube donnent environ
- Le regs
- exis me tp «et
- il
- 8im tut l’uf sei qu Pa et ai le te
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-
- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 275
- les Indes 38 % brute, sortant des presses, e certai lhuile est brune, jaune sal, a une odeur et produitt lue saveur forte et désagréable.
- nd aujoo lly a plusieurs systèmes d’épuration qui ne nant av sont pas à étudier ici. Bien épurée, l’huile de iranteJtolza est jaune-pâle, quelquefois blanche, tion sen Elle est excellente pour l’éclairage, bonne pour ible, aus a fabrication des savons mous, et convient entap“ également comme Vhuile d’ensimage. Soit dit si l’Angl bipassant, additionnée d’huile minérale pour rticuliën la rendre plus fluide et incongelable, elle con-huilëst vient très bien pour le graissage des métiers icesden de filature. Ce mélange, quoique fluide et ne ve. gelant pas, ne vaut pas autant que l'huile l’acide* ure et mélangée aux huiles vues précédem-te oxyda ment pour l’ensimage des laines, car le dé-
- graissage et la teinture ne se feraient pas ourlen convenablement.
- irve urë Densité 0.914 à 15° centigrades.
- ns goül Point de congélation, 6° centigrades.
- et nos L’huile de colza renferme 54 % d oléine et : traitë 46% de stéarine et margarine. Par la bonne stéarin proportion d’oléine qu’elle contient, elle peut ienttre êtremi|isée dans l’ensimage.
- fécial M. U DE.
- ‘engas" sement
- autre*
- mepë
- L’OFFICE DU COMMERCE
- Le ministre du commerce prépare un inté-
- 93 bssant projet ayant pour but la création d’un 2 ' ‘ffce du Commerce du genre de ceux qui merh Tstent à l’étranger, notamment en Belgi-riell®8 1e, en Allemagne, en Autriche-Hongrie. Le Te,, Vpe le plus achevé des établissements de
- . Cet ordre ilz 68
- est celui qui existe à Budapest.
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- E, P cu. t.gw
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- c.BrC c.ws"
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- 11
- " s’agit, par ce projet, de créer non un "lmple musée d’échantillons, mais une insti-"tion dans laquelle seraient concentrés, à sage du commerce français, tous les ren-seignements
- dont dispose le gouvernement et 1i sont relatifs aux douanes, aux transports Pdrterre et par eau, aux postes, au fret, etc., ai di sont dispersés actuellement entre les erses administrations où l’on ne peut se 0.
- procurer qu’avec une sérieuse perte de "mps et des formalités interminables.
- On mettrait à profit les renseignements que nos agents consulaires envoient au ministère des affaires étrangères. Mais, sans empiéter sur les attributions de ce dernier ministère, M. Henry Boucher songe à instituer, sur tous les points du globe, soit parmi ceux de nos nationaux qui y résident, soit parmi des étrangers amis de notre pays, des correspondants de YOffice du Commerce, qui enverraient à cet établissement toutes les indications utiles au commerce français. Le nombre de nos agents consulaires est nécessairement très limité, et il y a une infinité de centres, en Europe ou dans les pays d'outre-mer, privés de consuls, qui pourraient fournir d'utiles débouchés à notre commerce, et où, par suite, la création de correspondants de l’Office du Commerce serait d’une grande utilité.
- Cet établissement sera installé à Paris dans un immeuble qui n’est pas encore choisi. Le ministre du commerce estime que l’on pourrait l’établir dans les bâtiments du Palais-Royal. Ce point de la capitale continue à être déserté de plus en plus par le commerce de luxe. L’installation de VOffice du Commerce contribuerait à rendre au quartier une activité bienfaisante, en y amenant de tous les points de la capitale les commerçants désireux d’obtenir des renseignements utiles à leur profession. Il faudra, d’ailleurs, des bâtiments d’assez grandes proportions, si l’on en juge par le développement qu’a pris l’Office de Budapest, qui est aujourd’hui un véritable palais.
- INFORMATIONS
- Un concours aura lieu à Roubaix, dans la première quinzaine de juillet prochain, pour la nomination d’un préparateur du cours de teinture de l’Ecole nationale des arts industriels de cette ville.
- Le titulaire de l’emploi recevra un traitement de 2.500 francs pour quinze heures de
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- service par semaine réparties sur cinq jours.
- Pour être admis à concourir, les candidats en devront faire la demande, avant le 30 juin, à l’administration de l’Ecole nationale des arts industriels de Roubaix.
- Le ministre des affaires étrangères a reçu la semaine dernière, au quai d’Orsay, une importante délégation du comité des tisseurs indienneurs et négociants en tissus de la région de Rouen.
- Cette délégation, qui a été présentée à M. Hanotaux par MM. Richard Waddington, sénateur, et les députés du département, a entretenu le ministre du développement de l’industrie textile de la région rouennaise, notamment en ce qui concerne le marché tunisien.
- La Chambre de Commerce française de Charleroi vient d’adresser à la Chambre de Commerce de Nîmes une collection de 23 échantillons de carpettes-foyers et tapis de fabrication américaine. Ces échantillons seront ensuite transmis à la Chambre consultative des arts et manufactures d’Aubusson, aux Chambres de Commerce de Tourcoing, de Beauvais et au musée commercial de Lille.
- Si d’autres institutions commerciales, Cham-bres de commerce, musées, etc., désiraient consulter cette collection, il leur suffirait d’écrire à M. le Président de la Chambre de commerce française de Charleroi (Belgique). Les seuls frais à supporter seraient ceux résultant du transport des échantillons d’une ville à l’autre.
- Roumanie Echantillons de tissus de laine étrangers ven -dus en Roumanie
- M. Régnault, consul de France en mission, a fait parvenir une série d'échantillons de tissus étrangers importés en Roumanie.
- Ces échantillons ont été communiqués à la chambre de commerce de Roubaix, qui les transmettra ensuite à la chambre de commerce
- de Tourcoing. Les intéressés pourront les consulter au siège de ces compagnies.
- Le gouvernement persan vient d'interdire l’exportation des peaux d’agneaux.
- Cette mesure a été prise en raison de la diminution inquiétante du nombre des moutons, produite par l’extension du commerce des peaux.
- LA SOIE ARTIFICIELLE
- Nous lisons dans le Bulletin des soies et soieries :
- « Il vient de se constituer en Angleterre une Société pour l’exploitation des brevets de M. de Chardonnet, sur le modèle des usines qui fonctionnent déjà à Besançon et à Sprie-tenbach. Le capital de cette Société est de 200,000 liv. st., divisé en 200,000 actions de 1 livre chacune. Les brevets ont été payë5 140.000 liv. st., savoir : 65,000 liv. st. en nu* méraire et le surplus en actions; il reste donc 60,000 liv. st. pour l'exploitation.
- « Le prospectus de l’émission, se fondant sur le coût de la production des usines de Besançon et de Sprietenbach, estime quel vente de 5.000 livres poids de soie par semaipe laisserait un bénéfice suffisant pour distribuer un dividende de 20 % et porter 15,000 liv- St à la réserve et aux frais d'amortissement. ”
- la Gaz demie)
- A pe guée, < geait c positic se p< ivait-i Code c un ré; reprod mpl dans 1 prêté
- Aut une se sluti. dans ] S | d’hui Mais 'fait-Wp oi ne 1 ce "mp llan tsla
- La parti tral ll
- Tan “nt
- QUESTION DE DROIT
- LA LOI DU 27 DÉCEMBRE 1890 ET LES RGLENSN d’atelier.
- Les jurisconsultes ayant suivi le travai d’interprétation qui s’est accompli dans la^ risprudence relativement à la loi du 27, cembre 1890, sur le louage de services, n pas été sans remarquer l’importance de la de la Cour de cassation du 6 novembre 1 ’ publié dans un précédent numéro et
- Prou
- Lag Rési lues dans tre de ( de j Ave, loi ( con
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-
- ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- 6s
- t 10s A Gazette des Tribunaux du 14 novembre dernier.
- irdire
- la di-tons, des
- es et
- terre ts de jines prie-t de is de ayés
- nu-lonc
- dant
- de ie ie aipe juet , st'
- »
- INTS
- vail ju-dé-'ont prêt 195; ans
- A peine la nouvelle loi était-elle promulguée, qu’une controverse très vive s’engageait dans la doctrine sur la portée de ses dispositions essentielles. Une question générale se posa immédiatement. Le législateur avait-il substitué au système consacré par le Code civil en matière de louage de services 1111 régime différent ; ou n’avait—il fait que "eproduire, dans une forme à la fois plus Complète et plus précise, les règles contenues dans l’ancien article 1780, tel qu’il était inter-prêté par la jurisprudence ?
- Autour de cette question générale surgirent tne série de difficultés qui dépendaient de sa solution. On s’entendait pour reconnaître que, Cans le louage de services à durée indétermi-see, les deux parties étaient armées aujour— thui comme autrefois du droit de résiliation, "ais dans quels cas l’exercice de ce droit ou-ait-il l’action en dommages—intérêts pré— VWe par le paragraphe 2 de l’article 1er ? La inele disait pas ; elle indiquait, paragraphe 3, certains éléments dont le juge devrait tenir "mptepour fixer le montant de l’indemnité; létaux faits générateurs de l’action, le lé-SSlateur s’était abstenu de les déterminer.
- La principale difficulté était celle ci : la ""tiequi use du droit de résiliation n’est-elle "abri d’une action en dommages—intérêts "A la condition de prouver qu’elle a un mo-J Ultime pour rompre le contrat ? La de— Qand r
- “ en dommages-intérêts ne doit—elle, au "Ntraire, être accueillie qu’autant qu’il est PoUvé que l’auteur de la résiliation a fait un abusif et préjudiciable de son droit ? solue diversement par les Tribunaux, la Stion fut tranchée il y a quelques mois -ang la tre 16 sens de la seconde opinion, par qua-de "rrêts rendus le même jour par la Cour cassation, conformément aux conclusions 116 M p ave ' 1 avocat général Rau, qui démontra, , “utant de clarté que de science, que la "1de1Q0n > . . congn avait point innové, mais avait "cré les principes dont la Cour s’était
- toujours inspirée dans l’interprétation de l’article 1780 (Civ. cass. 20 mars 1895 ; Gazette des tribunaux des 22, 25, et 31 mars).
- Cette solution générale ne faisait pas disparaître toutes les difficultés. Étant admis que l’auteur de la résiliation ne peut être condamné à des dommages-intérêts que s’il ressort des faits qu’il a commis une faute, quand pourra-t-on dire qu’il y a faute ? Présentée dans ces termes, la question est très délicate et ne comporte pas de solution absolue. Il appartient aux magistrats de rechercher dans les faits particuliers de chaque espèce si les agissements incriminés par le demandeur offrent réellement les caractères d’une faute contractuelle ou délictuelle. C’est ce que reconnut encore la Cour de cassation dans les quatre ar-rêtsprécités, en revendiquant d’ailleurs un droit de contrôle sur les conséquences juridiques attribuées aux faits constatés.
- Parmi les faits relevés contre les patrons comme constitutifs de faute, il en est un particulièrement fréquent et important, c’est le renvoi de l’ouvrier sans délai de prévenance en vertu d’un règlement d’atelier. Des jurisconsultes autorisés estimaient quela question se trouvait implicitement tranchée par un des arrêts du 20 mars 1895 (aff. Truchot, Villain et Cie). Cet arrêt a décidé qu’on doit tenir peur nulle la convention dont l’effet serait de mettre la partie qui veut résilier à l’abri de toute réclamation d’indemnité par le seul fait qu’elle aurait donné à l’autre un délai de congé de quinze jours fixé à l’avance. Or, disait-on, si l’observation d’un délai de quinzaine stipulé entre les parties ne met pas l’auteur de la résiliation à l’abri d’un recours en dommages-intérêts, à plus forte raison celui-ci doxt-il être condamné lorsqu’il s’appuie sur une convention qui supprime tout délai de prévenance.
- Ce raisonnement paraissait irréprochable ; notre conviction était cependant que la Cour de cassation n’avait pas entendu consacrer l’interprétation qu’on lui attribuait. Soumise à plusieurs tribunaux : (Trib. comm. de Lille,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- eo s 69
- 26 mai 1891, D. P. 91, 3. 86 ; Trib. de paix, Reims, 6 juin 1891, D. P. 91, 3. 87; Trib. comm. Lille, 15 avril 1892), la question avait été diversement jugée par eux.
- Dans les centres industriels, où les règlements de cette nature sont très nombreux, on attendait impatiemment que la Cour de cassation se prononçât sur ce point. L'arrêt du 6 novembre dernier (affaire Dillies frères et Catreau) a résolu la question à l’occasion d’un règlement d’atelier ainsi conçu :
- il est rappelé aux ouvriers travaillant à l’heure, à la journée, ou au compte, que les engagement sont faits et consentis sans prévenance réciproque, et que, par conséquent, les parties sont libres de se séparer à tout moment de la journée ou de la semaine qui leur convient sans avoir à donner de motifs, raisons ou indemnités d’un côté comme de l’autre.
- Un jugement du Conseil général des prud’hommes de la ville de Roubaix, du 29 mai 1894, déclara ce règlement valable. La Chambre des requêtes, par arrêt du 20 mai 1895, admit le pourvoi formé contre ce jugement par l’ouvrier congédié en vertu dudit règlement. La Cour de cassation a maintenu la décision du Conseil des prud’hommes de Roubaix.
- Nous voudrions montrer que l’arrêt du 6 novembre n’a rien d’incompatible avec la jurisprudence fondée par les quatre arrêts du 20 mars et que toutes ces décisions sont des applications logiques du même principe.
- Le règlement litigieux nous avait paru valable pour deux motifs de nature très différente. On pouvait, d’abord, soutenir que les engagements prévus par ce règlement relèvent du contrat dë louage de services à durée déterminée, resté en dehors, comme la jurisprudence l’a reconnu, des dispositions de la loi de 1890. L’ouvrier qui est engagé pour une heure ou pour une journée ne loue pas ses services pour une durée indéterminée, la durée du contrat, quelque courte qu’elle soit, se trouve fixée à l’avance aussi bien que
- lorsque l’ouvrier est employé à la semaine, au mois ou à l’année. Que s’il reste en fonctions après l’expiration du délai primitivement convenu, c’est par suite d’un nouveau contrat qui succède au premier en vertu d’une tacite reconduction; mais la prolongation des engagements ne change pas le caractère juridique du contrat initial (Planiol, D. P. 92, 2. 489; V. aussi Schaffhauser. Lois nouvelles, 1891, p. 371).
- Ce n’est pas toutefois sur ce moyen que la Cour de cassation s’appuie pour justifier sa décision; et, en fait, elle ne pouvait pas en faire état puisqu’il n’avait pas été soumis au Tribunal dont le jugement était attaque' Dans une des affaires jugées le 20 mars dernier, le moyen dont nous parlons avait été invoqué devant le juge du fond, mais celui-el ayant négligé d’y répondre, la Cour ne put pas l’apprécier. L’arrêt du 6 novembre 1895 valide le règlement d’atelier opposé par 1e patron à l’ouvrier, parce que la renonciation au délai de prévenance ne tombe pas sous 18 prohibition du paragraphe 4 de l’article 1er de la loi de 1890. Ce paragraphe interdit sel: lement, en effet, aux parties de « renoncer3 l’avance au droit éventuel de demander 85 dommages-intérêts en vertu des disposition ci-dessus »; or, il est certain que les dispos1 tions ci-dessus n’imposent pas aux partle) qui veulent résilier un louage de services l’obligation de se prévenir un certain temP à l’avance, pas plus d’ailleurs qu’aucune 8. tre loi (V. arrêts précités du 20 mars 1890) Le droit d’exiger un délai de prévenane n’existant qu’autant qu’il a été stipulé consacré par l’usage, rien il‘empecn,,90 parties d’y renoncer. Ce que la loi de 1 interdit, ce sont les renonciations génera au droit de réclamer des dommages-inte J pour quelque cause que ce soit, même a"drun de responsabilité délictuelle provenant usage abusif du droit de résiliation car ne peut se mettre à l’abri de la respons", lité fondée sur l’article 1382; mais la 101 1890 n’interdit pas les renonciations part
- les 1 tarai nanc
- Ef adm vaut les cont duré de p exig puis L’us pari trac
- SUIT la i c’es ne
- r loi ne lor Et pré ne: lie da
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- Pa en do de lu la la s’ li
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- laine, au onctions ent con-
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- en que ustifier ait pas soumis ttaqué. rs défait été elui-ci ne put 3 1895 par I® siation ous la e 1er it seu-ncef à r des sitions sposi-arties •vices temp8 eaü' 895)' nancë é e les 1890 rales rêts, 1 cas d’un . n«i sabi-i de itiel-
- les limitées à tel ou tel droit contractuel, notamment au droit d’exiger un délai de prévenance.
- Est-ce qu’il n’a pas d’ailleurs toujours été Admis, depuis la loi de 1890 comme aupara-vant, qu’en l’absence de convention contraire, les parties peuvent rompre à tout moment le contrat de louage de services qui les lie (sans durée déterminée), lorsqu’il n’y a pas de délai de prévenance imposé par l’usage? La logique exige que la faculté que l’usage suffit à établir puisse être créée aussi par voie de règlement. Lutage ne vaut, en effet, que parce que les Parties sont censées s’y être référées en con-tractant; l’usage n’est qu’une convention pré-stmée; dès lors, comment ne pas reconnaître la même force obligatoire à un règlement, c est-à-dire une convention formelle ? Qu’on ne dise pas que cette convention est contraire 41 ordre public; car un état de choses que la 0i déclare légitime quand il résulte d’un usage, nepeut pas être jugé contraire à l’ordre public orsqu'il prend naissance dans une convention. pf
- vollà pourquoi la renonciation au délai de Prévenance est valable sans qu’il y ait àexami-ner si elle est ou non conforme à l’usage des lieux, distinction que la Cour n’a pas faite dana l’espèce.
- Nous arrivons à cette conclusion que les "rets du 20 mars et du 6 novembre sont par-"itement conciliables. Dans les premiers, la our de cassation a eu raison de réserver à la
- Paptie qui avait subi la résiliation une action ®n dommages-intérêts, malgré l’observation 1. délai de prévenance, parce qu’il s’agissait 9 valider une renonciation générale et abso-Ue que la loi de 1890 prohibe. Dans le second, la oUr arepoussé, avec non moins de raison, a demande de dommages-intérêts, parce qu’il 8issaitde valider une renonciation partielle hée au délai de prévenance. Il y aura des bPlicistes qui trouveront ce résultat regretta-’ nous n’avons pas à examiner ici cette gestion; mais le jurisconsulte, chargé d'inter-ifter la loi, ne peutpas admettre d’autre solu-sans méconnaître les principes qui pré-
- ET DK L’IMPRESSION DES TISSUS
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- sident à la formation et à la résolution des contrats.
- L’arrêt du 6 novembre 1895, rapproché des quatre arrêts du 20 mars, permet de déterminés aujourd’hui avec précision la portée de la loi du 27 décembre 1890.
- H. Lamache,
- Professeur à la Faculté libre de droit [de Lille.
- RECHERCHE DE L’INDIGO dans les tissus
- Il est fort utile de pouvoir s’assurer d’une façon rapide si, dans la teinture des tissus, on a affaire à de l'indigo ou à du bleu de méthyle. Voici ce que la Fœrberzeitung indique dans ce but. On met un fil du tissu à examiner dans une éprouvette contenant de l’acide azotique à 1,2 de densité. L’indigo se décolore avec une grande rapidité : quand au bleu de méthyle, il prend une coloration verte caractéristique.
- TRIBUNAUX
- Les syndicats ouvriers et les non-syndiqués
- La Chambre civile de la Cour de cassation vient de juger que l’ouvrier congédié par son patron sur une menace de grève a le droit de demander aux ouvriers qui ont fait de son renvoi la condition de la reprise du travail la réparation du préjudice qu’il a subi, s’il prouve que ceux ci, loin de poursuivre la satisfaction d’un intérêt professionnel, ont uniquement obéi à un sentiment de malveillance injustifié, commettant ainsi envers lui une faute dont ils demeurent responsables. En conséquence, sur le rapport de M. le conseiller Reynaudet conformément aux conclusions de l’avocat général Desjardins, elle a cassé un arrêt de la cour de Rennes qui avait décidé le contraire.
- Tribunal de commerce de Roubaix
- Avaries de machine. — Application de ta rif. — MM. Lefebvre et Bastin s’étaient fait
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- expédier de Sedan un ensemble de colis comprenant toutes les pièces d’une machine à laver. Il fut constaté à l’arrivée qu’un des bâtis en fonte était brisé. MM. Lefebvre et Bastin ont assigné la Compagnie en paiement de la valeur du bâti brisé et en dommages-intérêts en réparation du préjudice résultant pour eux de la privation de leur machine.
- La Compagnie du Nord opposa à cette réclamation que l’expéditeur, en confiant la marchandise à la Compagnie de l’Est, a réclamé l’application du tarif spécial n- 27 aux termes duquel les Compagnies ne sont pas responsables des déchets et avaries de route.
- MM. Lefebvre et Bastin répondaient que s’il est exact que la Compagnie de l’Est a appliqué le tarif spécial n- 27, il est certain d’ailleurs reconnu par la Compagnie du Nord que cette dernière a appliqué sur son réseau le tarif général aux termes duquel elle est tenue à livrer la marchandise en bon état à moins qu’elle ne prouve que l’avarie provient du cas fortuit ou de la force majeure, ce qu’elle ne fait pas.
- La Compagnie du Nord objecta qu’elle n’a pas appliqué, en l’espèce, de tarif spécial, parce qu’il n’existe pas sur son réseau de tarif spécial applicable aux pièces de mécanique non emballées, si elles sont d’un poids inférieur à 5.000 kilos; qu’elle s’est donc trouvée dans la nécessité d’appliquer le tarif général ; mais qu’il est de jurisprudence constante que la responsabilité doit être déterminée par les énonciations de la note d’expédition qui ont formé le contrat de transport, et que, par cela même que l'expéditeur a demandé l’application d’un tarif spécial, il a accepté les clauses de ce tarif pour tout le transport, alors même que le tarif général aurait dû être appliqué par une des compagnies qui ont pris postérieurement le transport à leur charge.
- Le Tribunal a décidé que s’il est vrai que la Compagnie de l’Est avait pu valablement s’exonérer de responsabilité en appliquant un tarif spécial, la Compagnie duj Nord, quia appliqué son tarif général et n'a accordé au
- cune réduction de prix sur son transport, n’est pas fondée à s’exonérer de la responsabilité mise à sa charge par ce tarif général qu’elle a appliqué, sans compensation aucune, pour celui qui a payé le prix de transport fixé par ce tarif.
- Le jugement nomme alors un expert à l’effet de savoir si le bris de la machine est le résultat du fait de l’agent transporteur ou si au contraire il provient d’un vice inhérent à la matière ou même d’un cas de force majeure.
- ASSURANCES
- Voici le moment des vacances qui appro* che ; il est peu de nos abonnés qui ne se préoccupent, s’ils ne l’ont déjà fait, de leur déménagement, pour aller avec leur famille, soit, à la campagne, aux eaux ou au bord de a mer.
- A cette préoccupation toute louable, il cor-vient, pour tout homme prévoyant d’ajouter celle de l’assurance qui joue un rôle importan et qui mérite toute l’attention de nos abonne8 et lecteurs.
- Aucune personne soucieuse de ses intérêts ne manque aujourd’hui de faire assurer ses immeubles, son usine et ses cbjets mobiliers
- Les assurances de ce genre sont passées dans les mœurs et paraissent élémentaires a" premier point; mais cela ne suffit pas.
- Plusieurs exemples qu’il serait facile de citer ont, sinon ruiné, du moins forteme | endommagé la situation financière de personne-qui, allant se reposer 2 ou 3 mois à la can pagne ou sur le bord de la mer se trouvalen par le fait responsables d’un sinistre et mettaient dans l’obligation de dédommager propriétaire.
- Nous le répétons, ce cas se présente fre-quemment dans les campagnes et surto. dans les villes d’eau où les constructions so généralement légères.
- Les chances d’incendie deviennent, par C. fait, plus nombreuses et la plus légère imPren dence d’un domestique rend responsable; cas de sinistre, le chef de famille vis-à-vIs propriétaire pour les locaux qu’il occupe-
- Toujours soucieux de l’intérêt de nos abaes nés en ce qui touche la grave question un assurances et dans le but de remédier a tel ennui nous avons obtenu, après de n des breuses démarches , la faveur spéciale
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- ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
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- 00 h
- Compagnies françaises du syndicat de faire établir des contrats d’assurances intitulés «Polices de voyage ».
- Ces contrats garantissent au chef de famille, en quelque endroit qu’il se trouve sur le ter-nitoire français et en dehors de son domicile ordinaire, soit dans un hôtel, maison, villa ou appartement meublé :
- 19 10,000 fr. contre l’action de respensabi-lite envers le propriétaire ;
- 2° 10,000 fr., contre l’action en responsa-Wité que les locataires et voisins pourraient bercer contre lui ;
- 30 5,000 fr., sur mobilier personnel, linge 61 effets d’habillement à son usage ;
- { Garantie contre l’explosion du gaz et de afoudre, moyennant une prime de 5 fr. 50 Pour 3 mois de l’année et de 7 fr. pour 6 mois. I va sans dire que l’exemple cité plus haut, Peut-être modifié comme prix suivant les "mmes assurées soit en plus soit en moins. Notre collaborateur chargé spécialement du Y"vice des assurances se met à la disposition Tnos abonnés pour leur faire établir, auprès "Compagnies, les contrats de cette nature 1 nous seront demandés sans autres frais 1e celui de l’affranchissement par la poste. i"ous rappelons en outre que notre service Assurances se charge également, de la (lfication
- et de la confection de tous con-38 d’assurances soit incendie, vie et acci-whts, sans aucune exception. Les plus grands 'ns sont apportés à la vérification et à la "lection de ces divers contrats.
- Ns abonnés et lecteurs, nous en avons la itude, nous sauront gré de notre interven-utl dans cette question des assurances, si tnët? toute personne ayant souci de ses in-i in d éviter tout retard dans la réception indemandes de renseignements, prière de qpgceun timbre pour la réponse et d’ajouter adresse Service des assurances.
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- Mlle Gilbert a vendu un fonds de teinturerie, 69, boulevard Malesherbes.
- Mlle Dupin a vendu un fonds de teinturerie, 27, rue d’Assas.
- M. Rombergnisard a vendu à M. Boursier un fonds de teinturerie, route d’Enghien, à Argenteuil, propriété brevet n° 230796.
- M. Parisot a vendu à Mlle Lyathaud un fonds de teinturerie, 4, rue Larribe.
- M. Quartemont a vendu un fonds de teinture, 13, rue Rochechouart.
- M. Daveau a vendu un fonds de teinturerie, 186, rue de Crimée.
- Mlle Ménage a vendu un fonds de teinturerie, 62, rue Lafayette.
- Mme veuve Petit a vendu un fonds de teinturerie, 44, faubourg du Temple.
- Mme veuve Peiffer a vendu à M. Sarvailh un fonds de teinturerie, 78, avenue Ledru-Rollin.
- Mlle Couprie a vendu un fonds de teinturerie, 18, rue Cujas.
- BIBLIOGRAPHIE
- En vente à la Librairie de la Société anonyme de Publications industrielle s et d'imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur -Directeur, 20, rue Turgot, Paris :
- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
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- 1 vol. in-8° broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8*, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouorage couronné par la Société libre d’émulation W commerce et de U industrie de la Seine-Infe rieure. Troisième édition. Un volume in-8 avec figures et un atlas. Prix : 13 fr- 10.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire delà Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints etin, primés, par Dépierre. 1 volume grand in-avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON ingénieur chimiste, membre de la Société “ë ingénieurs civils, des Sociétés industrielles Rouen et de Mulhouse, etc. . .
- Tome 1 : Les méthodes et les essais teinture, 4 fr.
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- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo turel, l’indigo artificiel, impression sur aine, 1 volume grand in-8° contenant 176 “hantillons, 10 planches hors texte, 51 figures "carte, relié, 35 fr. 60.
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- Was et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à foroquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de Yretde cuivre.
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- Ruch 7
- citn •) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, 1-e, picrique.
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- des lu (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue minicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
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- bastoeni rères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sé-Dour 0h Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang "hibarepression des tissus. Produits divers. Téléphone. Cie) i) et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Quarit"ue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. e supérieure pour impressions des tissus.
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- Scietoer, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
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- oulfate , f ' Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Pur. i alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun
- BlochN Amidons et-Mosret J.) et Hls> à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-Jury, Eu i i Medailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du “Ppret Pna • Amidon de pur froment pour blanchiment et
- USINE ?our ex^rac^on de Bois de Teinture --HN- à Qraville, pr. Le Havre, dépend, de la suce. Bidron ; compr. matériel, etc., et fonds de comm., marq.de fabriq.,etc.Cce 14,386 m.env. M. à p. 130.000 fr. Facul. de reprend, les march. Jouiss.imm.; à Adj. sur une ench., Ch. des Not. de Paris, 30 juin 1896. S’adr. à l’usine et à Paris aux not. Mes Portefin, 3, boul. Saint-Martin, et Père, pl. des Petits-Pères, 9, dép. de l’enchère.
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- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
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- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture
- Apprêts (Machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Char moi s. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments iadustriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- .Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud'in, Paris. Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Eidons
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiqnement pure.
- Porlier, au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d'Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T.-E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Ageni exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers
- Bois de teinture
- Daniau fis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales parles teinturiers. Le Bertois (G.-A. ), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de .teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard/Magenta, Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-Cor seil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impres sions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Wors C* Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses nevel. successeurs, 9, rue Friant, Paris.Chauffage, séchage,* Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chôr fage, ventilation. , Al Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois) dennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage^ nomique dans les blanchisseries, teintureries, etc..ls, peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustio
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte d’Or). Cartons lustrés pour apprèteurs. .. ; Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour appree rue Godefroy, Lyon (Rhône).
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- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue b® Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaud, pour teinturiers. .3.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, SUCees seurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisse» teintures, chaudières, cuisine à couleurs. us-Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines," " dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les b0is.s Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaud cuisines à couleurs.
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- 5 JUILLET 1896
- Numéro 13
- DES APPRÈTS ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- « S/ a.
- SOMMAIRE
- Au lecteur. — Perfectionnements et procédés nouveaux. ••Perfectionnements aux machines servant à teindre. - Production de diverses colorations sur les pièces tissés.- Le blanchiment des toiles. —Noir e chrome. - Oxydation des matières amylacées. — Blanchiment 'les cotonnades. — Recettes d’impression. — M. Aug. Scheurer-Rott — Teinture du cuir - Société indus-trielle de Mulhouse. — Informations. — La saisie des salaires.—Jurisprudence — Tribunaux. — Assurances. - Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours.— Annonces.
- Depuis quarante ans, le Moniteur de a Teinture suit pas à pas les progrès si @onsidérables réalisés dans l’industrie et Lans l’art de teindre, d’apprêter et d’im-imer les étoffes.
- Notre journal s’est constamment atta-ché à signaler et à décrire les machines tavelles, les procédés perfectionnés, les avaux chimiques dus aux recherches eonsciencieuses des inventeurs et des "Yants français.
- Les études faites à l’étranger prennent 11116 égale importance pour nos lecteurs. AUssi avons-nous résolu, pour les tenir " courant de tout ce qui les intéresse, Le donner à notre journal un nouveau ^eloppement. Nous avons doublé son 01 mat et la grande variété des matières e flous serons à même de publier deux 918 par mois, nous permettra de rensei-fher aussi bien le modeste praticien que "directeurs des grandes usines.
- Nous accueillerons avec faveur, en les ‘^nérant, les études d’un caractère "elusivement pratique qui nous seront °muniquées par nos lecteurs.
- Nos colonnes sont également ouvertes, Shtuitement et sans aucune préférence, x fabriques de produits tinctoriaux qui , feront utiles de porter à la connais-c ce des intéressés les échantillons de tneUrs nouvelles applicables à la tein-°u a l’impression des tissus.
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT A PARIS
- Des dessins accompagnant la description des machines nouvelles permettront de se rendre compte de leur fonctionnement et de l’intérêt qu’elles peuvent présenter.
- Nous comptons sur le concours de nos fidèles abonnés pour nous signaler les autres amélioratioas à réaliser.
- La Rédaction.
- On sait que le polissage est une opération sociale que l’on fait subir à certains tissus pour leur donner de la couverture en égalisant, étalant ou répartissant les fils par des mouvements variés de manière à boucher les interstices qui laissaient voir le jour à travers l’étoffe. Le polissage est donc forcément « total », c’est-à-dire qu’on l’opère sur toute la surface du tissu et l’on n’a jamais cherché par ce moyen à produire l’égalisation ou l’étalement des fils uniquement à certains endroits déterminés afin de figurer de la sorte des sujets ou dessins définis quelconques.
- C’est là l’objet de la présente invention et voici comment se compose la machine à laquelle incombe le rôle en question : Elle comporte essentiellement un cylindre gravé en matière quelconque, soit bois, soit métal, feutre, papier, caoutchouc, celluloïd, lequel cylindre porte en relief des figures correspondant au motif ou dessin que l’on veut réaliser en polissage, telles que feuilles, fleurs pois, lignes droites, brisées ou courbes. L’étoffe passe sur ce rouleau gravé avec une tension et une vitesse appropriées et elle y
- Prix à forfait pour insertions répétées et Annonces financières. L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par le- Directeur-Gérant..
- reçoit pendant son passage l’action des outils polisseurs dont on a choisi l’emploi ; ces outils frottent rapidement sur la surface du tissu, en négligeant les parties non soutenues par des reliefs qui cèdent sous la pression des outils polisseurs et échappent ainsi à leur action.
- SYSTÈME DE PRÉPARATION DES TISSUS pour le moirage par la Société- F. Voland et Cie.
- En exerçant sur des tissus, par des moyens variés, une très forte pression, de telle manière que les grains de ce tissu se déplacent par endroits sous l’effort de la pression et produisent ainsi des différences dans l’état de la surface, des jeux de lumière variée, on réalise ce que l’on appe’le le moirage, qui se fait naturellement suivant des contours et lignes entièrement dus au hasard. Pour obtenir la moire façonnée, c’est-à-dire accusant un contour, un dessin, sujet, etc., déterminés à l’avance, certains grains du tissu doivent être déplacés à l’avance suivant une certaine loi correspondant à la figure que l’on veut obtenir; ce déplacement préliminaire des grains, a toujours été réalisé au cours du tissage sur le métier même qui est construit spécialement pour cela et l’on a employé à cet effet les dispositifs les plus variés, mais sans obtenir de résultat suffisant ou pratique.
- Suivant cette invention, au lieu de subir la préparation sur le métier même, la pièce d’étoffe la reçoit postérieurement sur une machine spéciale ; il en résulte que, outre l’avantage résultant de la simplification du métier, le tisserand n’a plus qu’à fabriquer des pièces unies, sans s’inquiéter si elles doivent ou non subir l’opération du moirage. La machine précitée se compose d'un cylindre gravé en matière quelconque et portant en relief des figures correspondant au motif que l’on veut obtenir. L’étoffe passe sur ce cylindre gravé avec une tension et une vitesse appro-priées et elle reçoit, durant son passage, l’action d’une série de corps durs qui frottent rapidement sur sa Su-face, mais en agissant
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- uniquement sur les parties soutenues par les reliefs du cylindre.
- PROCÉDÉ DE DÉCORATION DES VELOURS et tissus analogues par M. Victor Crépet
- Le présent procédé a pour but d’obtenir rapidement et économiquement sur les tissus velours, des dessins formés par l’écrasement ou le couchage du poil dans certaines parties de sa surface.
- Il consiste, d’une manière générale, dans l’application sur le tissu d’un patron découpé à jours, représentant le dessin à réaliser; les parties pleines de ce patron écrasent le poil sous l'action d’une certaine pression et d’un certain degré de chaleur communiquée au tissu, tandis que les parties à jours laissent traverser le poil qui ne reçoit aucun contact.
- Pour mettre ce procédé en pratique, on donne au patron à jours, la forme d’un manchon ou toile sans fin comprenant un ou plusieurs rapports du dessin à obtenir, et il suffira alors de monter ce manchon sur rouleaux et de le faire marcher à la vitesse de la pièce de velours qui viendra en contact avec lui par sa partie chauffée.
- FIXATION DE COULEURS OPAQUES aux tungstates et aux molybdates précipités sur tissus et sur Jibres
- Par la Société Scheurer-Lauth et Cie, fabricants de tissus imprimés.
- L’impression de tissus blancs sur fibres textiles ou sur tissu se fait généralement au blanc de zinc qu’on fixe à l’albumine. Cette couleur, entre autres inconvénients, présente celui d’empâter les fibres, sur lesquelles elle apparaît comme un mastic déposé superficiellement.
- L’emploi des tungstates et molybdates métalliques précipités sur la fibre par double décomposition permet, grâce à l’opacité de ces corps et à leur fixation au sein même de la fibre, d’obtenir des effets nouveaux dont le caractère est de conserver aux fils du tissu leur aspect naturel sans les recouvrir d’une pâte couvrante comme c’est le cas pour le blanc de zinc. A cette fin, on imprime un tungstate et un molybdate soluble, et l'on passe le tissu imprimé dans une solution d’un sel métallique capable de précipiter sur la fibre un tungstate blanc insoluble. L'impres-sion se fait généralement au tungstate de soude et on passe de préférence les pièces imprimées en chlorure de baryum. On obtient de cette sorte des effets blancs ressortant sur le fonds du tissu et figurant des brochés.
- Le produit employé pour l'impression peut être composé de 800 grammes d’eau d'adra-gante et de 200 grammes' de tungstate de soude. On peut vaporiser,' opération indispensable quand on’veut fixer des couleurs ordinaires imprimées en même temps que le blanc. La dissolution... de chlorure de baryum peut être formée à raison de 50 gr. de chlorure par litre d’eau.
- Après la réaction de chlorure, on lave, savonne s’il y a lieu et finalement on sèche.
- NOUVEAU SYSTÈME DE POUSSAGE et lustrage des tissus par M. Claude Vassel.
- Le système de polissage et lustrage des tissus, objet de la présente invention, se distingue de tous ceux employés jusqu’à ce jour par la forme et le mode d’action des organes opérateurs en contact avec le tissu.
- Ces opérateurs sont des galets, de forme variable suivant le résultat à obtenir, qui parcourent toute la surface du tissu en roulant ou en glissant sous une pression que l’on peut régler suivant désir. Ce traitement, qui se rapproche à volonté du polissage, du foulonnage ou du calandrage, convient à tous les tissus, soie, soieries, coton, laine, etc.
- Les galets peuvent être conduits par les dispositifs connus des polisseurs ordinaires où ils prennent la place des lames.
- {Reproduction interdite )
- PERFECTIONNEMENTS
- aux machines servant à teindre, à blanchir et à traiter de toute autre manière les fils sur bobines ou mis sous une autre forme compacte
- Par MM. Graemiger, Whitehead, Mason et Leigh.
- Cette invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux machines à teindre, à blanchir et à traiter de toute autre manière les fils sur bobines ou sous une autre forme compacte; elle est d’une application générale Fig. 1
- P
- En
- >rég
- 1 k*
- ; se c soos r
- B
- pour toutes les machines dans lesquelles un porte-bobines à mouvement de rotation intermittent est employé en combinaison, avec le corps du support, dans une cuve à liquide, et dans laquelle les bobines à teindre ou à traiter d’une autre manière sont placées sur des tubes injecteurs perforés ou tiges, tandis que le liquide est refoulé à travers ces tubes au moyen de dispositions appropriées.
- L’invention a pour but :
- 1° La réduction du frottement entre
- es b,
- porte-bobines et le support pour augmenonté
- ainsi le rendement de la machine ;
- 2° De créer des moyens permettant de fa sortir des bobines le liquide provenant l’ébullition ou du mordant;
- es b, ,ouc c sont
- 3° De séparer l’air et le liquide retiré ( bobines par le premier extracteur, de façoi empêcher le liquide d’entrer dans la pompe air et de le renvoyer dans la cuve débarras d’air ;
- 4° De créer des dispositifs qui, dès que machine est mise en marche par le surve lant, ouvrent automatiquement le robinet vide communiquant avec le premier extra teur et la pompe à air, et ferment ce robin
- lorsqu’on arrête la machine pour permen de remplacer les bobines ou de changer le traitement ;
- 5° De créer des dispositifs permettant d’a menter automatiquement la cuve suivant nombre ou le poids des bobines à traiter.
- Fig. 1, coupe verticale suivant AB, fig.
- Fig. 2, vue de côté du robinet à vide déü ché.
- Fig. 3, plan partiellement en coupe du tire machine munie d’un porte-bobines à doub
- oupe Je dore i COI
- disque.
- rota
- ,viel
- Fig. 4, coupe suivant CD, fig. 5; cette de
- nière figure est une vue de côté, la cuve êta en coupe.
- a, fig. 1 à 3, cuve à liquide.
- b, b', porte-bobines.
- c, corps de ce support.
- d, axe du porte bobines.
- e, pompe à liquide de la machine.
- Fig. 2
- tobe: çon
- 0101 s ch natic
- Ans nies fec 1 Ans Rion teme “ni, "emi Le hls 4’it( ent, 8fi0r
- Dans la cuve a est logé un porte-bobiny, composant de deux disques b, b' fixé3 4e manière appropriée quelconque sur 1 montés dans des supports a’ ; ils reçoiven, 1A1m0) mouvement de rotation intermittent a é d’engrenages f, P, f2 , d’arbres /3 > de l’embrayagé/5 , ce mouvement étan d de l’arbre moteur f6 par l’intermédia dir chaînes./7 et de roues /8 , /9 . Cesdeu
- S
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- es b, b' sont combinés avec un corps central
- entre ec, lequel est boulonné sur la cuve a et
- gmen onté d’une manière étanche entre les dis-il b, b’ au moyen a'anneaux en caout-de fa oucc’. Les faces extérieures des disques b, nant sont munies respectivement de quatre
- pompe arras
- tiré
- le dél
- e d’u i doub
- nt d’a ivant ter.
- s que surve obinet extra robin rmetl gerle
- est muni d’un robinet n3 conduisant à une pompe à air ; ce robinet sert à couper la communication respective, lorsque cela est nécessaire pour ce; taines couleurs.
- Dans ce tube n’ 2 on a intercalé un sépa-
- oupes de trous et de mamelons g', g~ , 93, destinés à recevoir les tubes d’injection 'dorés g sur lesquels on place les bobines 95 . 9 corps c du porte-bobines est muni de "Ire chambres h’, h2 , h3 , h qui, pendant rotation intermittente du porte-bobines b,
- k‘, k2 qui sont égaux en nombre aux autres et communiquent avec les rangées circulaires de trous de bobines Ou mamelons réservés dans les disques b, b'.
- A la première chambre h pour l’extraction de l’air, est relié un tuyau d’entrée n‘ n2 qui Hg. 3.
- Ces soupapes o’, o2 sont ouvertes automatiquement un moment avant l’extraction préliminaire du liquide ou de l’air des bobines, et cela au moyen d’une ou de plusieurs cames p, qui sont fixées sur le disque b, et qui actionnent un levier coupép qui pivote sur le cylindre ou caisse o, et qui vient embrasser la tige o3 des soupapes.
- Le côté du cylindre ou caisse o le plus rapproché du robinet n3 de l’extracteur préliminaire li est muni d’une chambre q' communiquant avec ce robinet; le tuyau n‘ est muni d’une plaque ou diaphragme perforé q2 , concave de préférence, contre laquelle vient frapper l’air qui s’échappe de l’extracteur préliminaire h, de façon àséparer tout liquide qui y serait encore contenu et faire descendre ce liquide dans la partie inférieure, tandis que l’air s’élève dans la partie supérieure dudit cylindre o d’où il peut s’échapper; le liquide est renvoyé dans l’auget a, les soupapes o’ o2 restant ouvertes, tel que mentionné ci-dessus. Le tuyau n2 placé près du cylindre ou caisse o est muni de la soupape à vide n4 , qui permet d’établir ou de couper la communication entre la soupape à air et le premier extra-teur, et cela automatiquement de la manière suivante :
- . , Viennent successivement en communica-ite dt
- veéU "avec chacun des quatre groupes de trous tobes ou de mamelons g', g2 , , g > de Son à permettre d’effectuer dans la chambre ^remplacement des liquides (pour l'ébulli-"oupour le mordant) et l’extraction, dans chambres h2 , h3 la saturation et l'impré-ation, et dans la chambre h4]l‘extraction "iquide des bobines.
- Alsommet des corps e est disposé un tuyau i “est relié à une pompe, et qui communique "eel chambre h' ; le liquide qui est resté 8Ds les bobines après l’ébullition ou l'appli-"iondu mordant peut en être enlevé dans la "me machine, dans laquel'le ces bobines ""t teintes, la chambre h' servant ainsi de 1 emnjer extracteur.
- " corps c qui, dans la cuve a, est au-des-"8 du niveau du liquide, est muni d’une "Vité k avec deux canaux k‘, 2 qui condui— , respectivement aux chambres de satu-"on et d imprégnation h2 , h3 , tandis que
- H S & 3
- ... e _ P. %
- | " ‘ qui y est relié, conduit à la pompe Iide r de façon à soumettre simultané-1(, j-atre groupes de bobines à la saturation " imprégnation : le liquide est renvoyé “0s la 71
- —cuveaà traversle tubel' parla pompee. wëlre les chambres de saturation et d'im-iehation h3 et la chambre ni , pour l'ex-wahlon du liquide, est disposé un tuyau abe 6 Communiquant avec une pompe, ce Hit Gommuniquant avec un canal m'qui côn-inidd"8 la chambre hA pour l’extraction du
- jre
- x0"
- tre I 1
- bre de a chambre d’extraction h' et la cham-dturation et d’imprégnation h' est ré-Iai.e a première chambre h d’aspiration de ette chambre est pourvue de canaux
- o o o o o o 0 1% 20 83921 12222392
- rateur d’air et de liquide, se composant d’un cylindre ou caisse o qui est muni respective-
- 4
- Il"IUsilsuri
- es sey, al sin clanas N
- ment à son sommet et à son fond, de soupapes à air et à liquide o’, o2 montées sur la tige o2 et maintenues sur leurs sièges par un ressort 04 .
- A l’embrayage f5 est relié un levier r qui, lorsqu’il est poussé en avant par l’ouvrier, embraye cet embrayage J5 et met la machine en mouvement. En haut, ce levier r est muni d’une r' qui ouvre la soupape à vide ni , en venant presser contre le levier 2 , qui est monté à charnière et qui porte contre la tige de cette soupape. Au-dessous du levier r vient s’ar-ticulersur une seconde console r boulonnée sur la cuve a, un bras de levier t dont l’extrémité libre est disposée de manière à venir en contact par un ressort r’ avec une came t2 fixée sur le disque b, et cela par rapport à chaque groupe de bobines. La face inférieure du levier r est munie d’un autre saillie r4 qui, lorsque la machine est arrêtée et la soupape à vide n4 fermée, vient porter contre le bord du bras du levier t ; en ce moment, l'extré
- mité libre de ce levier vient porter contre la pointe de la saillie t2 .
- Lorsqu’on met la machine en mouvement,
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- le levier r se relève en même temps et, en se déplaçant en avant, embraye l’embrayage f5 , ouvre la soupape à vide n4 et vient placer la saillie au haut du bras de levier t. Celui-ci au moyen de la came t2 est alors obligé de se mouvoir vers l’intérieur, ce qui fait quitter à la saillie n4 le haut du bras de levier t pour venir se placer au-devant de ce levier. La soupape à vide n4 reste alors ouverte jusqu’à ce que l’une des séries des groupes de bobines ait dépassé le premier extracteur h ; la came t2 du groupe de bobines suivant déplace alors vers l’extérieur le bras du levier t qui entraîne avec lui le levier et ferme ainsi la soupape à vide n,4 , désembraye l’em -brayage f5 et arrête la machine.
- La cuve a est automatiquement remplie de liquide au moyen d’un vase de chargement u communiquant avec cette cuve au moyen d’un tuyau u, et avec un réservoir à liquide au moyen du tube u2 . Du côté de son couvercle, ce vase u est muni d’un canal u3 qui communique avec un robinet à deux voies o, sur la cheville duquel est fixé un levier à contrepoids v‘ et un levier à coulisse o2 ; ce dernier est relié à une tige mobile 03 qui est actionnée par une ou plusieurs cames p rapportées sur le disque à bobine b ; ces cames établissent automatiquement la communication entre la vase de chargement u et la cuve a. La saillie p pourra être ajustable en longueur, de façon à maintenir pendant une période voulue quelconque la communication entre la cuve a et le vase u, amenant ainsi plus ou moins le liquide à la cuve a suivant le nombre ou le poids des bobines à traiter, et maintenant le liquide toujours au même niveau dans la cuve a.
- Lorsque la camep quitte la tige c3 , le levier à contrepoids v‘ fait tourner le robinet v et établit la communication entre le réservoir à liquide et le vase u’, celui ci est muni à son sommet d’un trou d’air g et d’une soupape à boule s’ qui flotte dans une boîte s2 sur le liquide, et qui vient fermer le trou d’air s lorsque le vase u est plein.
- Afin de diminuer le frottement et d’assurer toujours un bon joint entre le porte-bobines b et son corps a, lorsqu’il s’agit d’une machine cylindrique, fig. 4 à G, on a donné au corps c une forme telle qu’il constitue l’une des extrémités du porte-bobines b, celui-ci venant tourner contre, au lieu de tourner en dedans.
- Ce corps c est muni de chambres h, h2, h^, hé , en forme de segments, ces chambres servant à effectuer le remplacement, l’extraction préliminaire, la saturation, l’imprégnation et l’extraction du liquide des bobines, de la même manière que celle décrite ci-dessus, chaque chambre étant en communication respectivement avec les conduits n’, k2 , m.
- Au lieu de réunir les trous ou les mamelons des bobines réservés dans le porte-bobines b en groupes, on peut les disposer par rangées, à intervalles égaux, tout autour de la périphérie du disque b, une cavité séparée w, en forme de segment, étant reservée dans le corps c pour chaque rangée de ces trous ou
- mamelons au lieu de l’être pour des séries, ce qui augmente grandement la capacité de la machine et donne pour les bobines un traitement plus efficace et plus uniforme.
- Le porte-bobines b et son corps c sont fixés d’une manière convenable sur l’axe d, et sont ajustables sur cet arbre l’un par rapport à l’autre au moyen d’écrous d’; pour assurer un joint étanche entre ces pièces, les surfaces respectives sont rodées l’une sur l’autre ou munie d’anneaux en caoutchouc.
- PRODUCTION DE DIVERSES COLORATIONS sur les pièces tissées
- Par I. Singer F. C S.
- (Traduit du Journal of the Society of Dyers and eolorigts, 1869, par le Moniteur scientifique).
- L’art de la teinture peut aujourd’hui être compté parmi les industries les plus avancées, toutefois, l’on ne peut pas dire que l’on est à même de satisfaire aux désirs de chaque jour. La raison de cet état de choses est que les perfectionnements apportés dans cet art, ainsi que les découvertes de nouveaux procédés, font que l’on demande toujours plus à l’habileté du teinturier, et aussitôt qu’il a réussi dans une de ces innovations, il se trouve en face de nouveaux problèmes. Tous ceux qui connaissent cette industrie savent que l’on demande au teinturier des couleurs brillantes, solides à la lumières, au savon, à la sueur, au frottement, etc , mais sa tâche ne se borne pas à cela seulement. Certainement, les qualités énumérées plus haut sont désirables, mais le bon marché est jusqu’à un certain point un facteur aussi important et, au point de vue du marchand, le parfait teinturier de l'a-venir sera celui qui saura produire la teinte la plus brillante et la plus solide au plus bas prix. Quoique l’on essaye depuis longtemps d’atteindre ce but, nous ne devons pas espérer arriver à cette perfection idéale, avant la fin du siècle. On attend du teinturier, plus que de tout autre de ceux engagés dans l’industrie textile, la production de certaines nuances qui, en égalant en beauté les meilleures production des tissages, devront revenir à meilleur compte.
- Plusieurs inventions ont déjà été faites en Angleterre et ailleurs pour réunir le collage, et la teinture de la chaîne d’un tissu en une seule opération, de façon à épargner le travail et, par suite, a abaisser le prix de revient. Mais ce n’est pas tout: les effets changeants, qui précédemment ne pouvaient être obtenus qu’en tissant ensemble les fibres teintes précédemment, peuvent maintenant être produits directement sur tissus. A présent, presque toutes les nuances changeantes qui, jusqu’ici étaient obtenues en colorant différemment la chaîne et la trame peuvent être produites sur un tissu mixte tel que : coton ei soie, coton et laine, laine et soie., et si toutes ces fibres sont
- iables de
- combinées, ou si l’on emploie des fibres mor- . . .
- 1 alcalinité dancées à côté d’autres non mordancés, on
- sence de D’aprè suite qu’ soie et c les trois, des tein nuance teinte a'
- peut obtenir, 3 ou 4 teintes avec des nuances aussi pures que si la teinture avait procédéle tissage.
- Le principe, ainsi que le mode opératoire, sont bien connus des praticiens, mais il est bon de les rappeler. D’abord, il faut dire que la production des colorations multiples sur tissu repose sur la manière de se compor-1 t (a ter ; 10 des différentes fibres ; 2 des différents!
- , , i n jusqu a mordants ; 3° des conditions dans lesqueiles
- A • • > • • 1 A -J deux fi on opere. Ainsi les matières colorantes aciaesl . 1 I Mals telles que le Vert acide, le Jaune Naphtol, le __ • : • plupart Bleu Patenté, etc , teignent les fibres aDl- . p ’ P I a satisf males en bain acide mais laissent intactes les
- à notre fibres végétales. On arrive au même résultat avec les Tropéolines, le Jaune Indien, la Ro- P" .... . . Irendpc celline, la Rose bengales, etc., en bain neutre, sur et avec beaucoup d'autres colorants basiques.! ‘ Certaines couleurs dérivant des diamines tei- ,
- I r0S1 te gnent le coton en bain neutre, mais ne tei-
- . , , ni prIX, Q gnent ni la soie, ni la laine, tels sont : le Bleu i laine _ Céleste, le Jaune d’or, le Brun Mikado, etc D’autres matières colorantes de la même série se conduiront de même en bain faiblement alcalin : exemple les bleus diamine BX, RO, BH, l’Orangé Mikado, etc. ; il est plus difficile de teindre le coton en rouge avec un colorant substantif sans teindre en même temps la soie ou laine. Mais en bain alcalin et à froid un peut arriver à de bons résultats, même avec les rouges ; le Rouge Titan semble le mieux approprié à cet usage.
- Une autre propriété qui a son importance c’est qu’en présence de plusieurs fibres cer taines couleurs ont une prédilection pour 1 une des fibres au détriment des autres. Ainsi le Carmin d’Indigo peut teindre la laine ou la soie indifféremment, mais si les deux fibres sont en présence, c’est laine seule qui Ser teinte, la soie restera blanche et 1 on pourr fixer une autre couleur dans une opérati suivante. Parmi les autres colorants qui PT féreront la laine à la soie, on peut encore ci I le Jaune de Naphtol, la Tropéoline 0 | oranie GG, la Phloxine, le Vert Acide, le Noir lant B,laTartrazine, le Rouge Cochenille; des D’autre part, beaucoup de colorants bas 1 1a montreront une plus grande affinité p° a soie que pour la laine, plus spéciale laine, froid. Nous pourrons ainsi teindre a dans un tissu mixte de soie et laine, a) c0-Carmin d’Indigo, la Tartrazine, le Ko"oAsuite chenille à chaud et un bain acide , et _ teindre la soie avec la Rhodamine, en Méthylène, etc., à froid ; on P°UrTA""nHniis combinant ces opérations, avoir . mistes. de variétés de nuances sur les tiss Pour arriver à ce résultat, il va san «nais--aite conna-P le teinturier doit avoir une par mieres sance des propriétés des differentes de colorantes; non pas seulement A-vis vue de leur teinte, de leur soh Tte.n ce qui des différents agents, mais aussi rter avec concerne leur manière de se comP' va-
- les différentes fibres, dans des con
- pas su l’on ne aussi i les rec pureté même les or réduil puis 1 grs toute quelq l ton.
- Le I d’api ! flate I à 1rs I Uürie I exer | deuz | arri la fi niai fam I dan
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- 4 et et
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- iables de température, d’acidité neutralité ou alcalinité des bains, en présence ou en l'ab-sence de certaines fibres.
- D’après ce qui a été dit plus haut, il en ré-suite qu’en tissant ensemble laine et coton, soie et coton, ou laine et soie, ou même tous les trois, le teinturier peut maintenant produire des teintes triples sur les tissus et avec une nuance aussi pure que si la fibre avait été teinte avant le tissage. Avec l’aide de mordants (appliqués avant le tissage) il peut aller jusqu’à 4, 5 et 6 couleurs pour un tissu de deux fibres différentes seulement.
- Mais tout ceci est histoire ancienne pour la plupart des teinturiers, il faut donc, être prêts à satisfaire à ce que l’on demandera de plus ànotre habileté. La substitution du coton à une partie de la sole de certains tisssus, qui rend possible la production d’effets changeants sur la pièce tissée à un bien bas prix que si l’on avait teint toute soie, a donné de si bons résultats par suite de la double réduction du prix, que l’on a essayé de substituer de la laine à la soie restante. Mais même ceci n’était pas suffisant pour satisfaire une époque où Ion ne cherche que la beauté à bon marché, aussi ce fait a bien plutôt contribué à exciter les recherches, pour obtenir une plus grande pureté à un plus bas prix et cela souvent sans même regarder à la qualité. Maintenant que le vraies soieries changeantes de Lyon, ont été réduites d’abord de soie pure, en soie et coton, Puis laine et coton, il est certain que le pro-8"es suivant sera coton et coton — à moins loutefois que pendant ce temps, l’on ne trouve laïque chose de meilleur marché que le colon.
- Les tissus changeants de l’avenir seront, Capréscela, faits tous de la même fibre. Les flateurs et les tisserands, pourront continuer " travailler comme auparavant, mais le tein-"rier est sûr d’avoir du tracas. Il aura, par exemple, un tissu de coton, à teindre en deux plusieurs couleurs ; le moyen pour y
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- fiver sera naturellement le mordançage de 4 fibre avant le tissage, et, au cas où l’on de-panderait plus de deux couleurs distinctes, il laudra deux mordants et une partie non mor-"ancée. De cette façon, deux ou plusieurs fleurs distinctes pourront être teintes sur °U8 les tissus de coton ; mais le procédé n’est 88 aussi simple que pour les tissus mixtes, e teinture en deux ou trois nuances (qui est Rivement facile dans le cas de deux fibres 0 120,
- erentes) n’est pas aussi simples dans le Qepn: r
- er cas, car chaque couleur substantive 1i pourrait être employée pour le coton non qadancé teindrait aussi celui qui a été, mor-. nce, et altérerait la teinte finale de ce der-liler n
- • quoique, avec quelque expérience, et coul wneconnaissancedesactionsdes diverses urs les unes sur les autres, on pourra Ci]0o- • 1
- 6 arriver à de bons résultats, même dans Ce cas.
- serl Peut teindre le coton mordancé, et lais-Bst non mordancé blanc, mais la question
- 6 savoir comment teindre le non mor-
- dancé sans altérer la nuance du mordancé ; ceci est un problème assez difficile. Il semble plus encourageant de chercher différents mordants ; pour les nombreux colorants adjectifs naturels ou artificiels, il y a des mordants qui se combineront avec certaines couleurs seulement, et pas avec d’autres. Par exemple, les bois employés en teinture forment des laques avec l’étain, le fer et le cuivre, mais pas avec l’antimoine. On pourra donc teindre avec le campêche en noir, avec mordant de fer, et avec un autre couleur basique avec mordant d’antimoine. L’auteur a essayé de découvrir des mordants pour les colorants basiques tels que l’on puisse teindre avec certains colorants basiques et pas avec d’autres ; mais les résultats n’ont pas été concluants, et il ne peut que livrer le principe à titre d’indication. Le cuivre ou le tanin servent de mordants pour le campêche mais pas pour la Pyronine, le Bleu neutre, le Magenta, etc., d’autre part, le campêche ne teint pas le coton mordancé à l’antimoine. Si, d’après cela, on prépare les fibresavecie cuivre et avec l’antimoine, puis qu’on les tisse ensemble, le tissu pourra être teint en bleu et rose, en le plongeant simplement dans un bain de campêche, puis dans un bain de pyronine. Cet exemple montre qu’il peut être intéressant de tenter de nouvelles recherches dans cette voie; il se pourrait que l’on arrive à un résultat satisfaisant.
- Mais, quoique l’on connaisse des méthodes permettant d'appliquer differentes couleurs sur du coton différemment préparé, il existe certaines difficultés pratiques pour arriver à avoir simultanément des nuances différentes bien déterminées que le teinturier doit vaincre par l’emploi de stratagèmes auxquels il doit avoir souvent recours.
- Quand des deux couleurs, l’une est noire, la chose est simple : la partie qui devra être noire est tissée avec du coton mordancé au fer, le restant avec du coton non préparé. Le tissu est teint avec le campêche en bain légèrement alcalinisé par du savon (le savon ne contenant pas d’alcali libre est préférable). L’addition de savon, a pour but de conserver blanc le coton non mordancé, qui sans cela se teindrait en gris bleuâtre, ce qui serait préjudiciable au cas où il devrait être teint en nuance claire ; en cas où il devrait être teint en nuance foncée, il est inutile d’ajouter du savon. Après cela, le tissu est lavé, et la partie blanche est teinte en bain alcalin par un colorant direct. L’opération peut être simplifiée en ajoutant le colorant directement au bain de campêche, et ajoutant du savon.
- Mais la difficulté apparaît quand il s'agit de teindre en deux couleurs claires, le colorant substantif (direct) teignant dans ce cas également le coton mordancé. Il y a deux méthodes pour arriver au but, on peut d’abord employer des couleurs complémentaires ; par exemple, si on veut teindre à la fois en jaune et en vert; on teindra d’abord la fibre mor-dancée avec un bleu approprié en bain faible
- ment acide, et ensuite avec un jaune direct. Autre exemple : vert et rouge donnent du bleu, le rouge neutralisant le jaune du vert. On pourra donc teindre à la fois en bleu et rouge, en teignant d’abord en vert, ou en bleu, auquel on aura ajouté du jaune, puis avec un rouge direct ensuite. On obtient facilement de l’écarlate, (dans tous les teintes) et du jaune, en combinant la Safranine, ou la Rhodamine ou le Magenta avec un jaune direct quelconque.
- La seconde méthode, pour neutraliser les effets d’une couleur sur l’autre, consiste à fixer beaucoup de la première, et à ne fixer de la seconde que la quantité juste nécessaire pour avoir la nuance demandée. Dans le cas par exemple d’un bleu et d'un jaune, la teinte bleue sera modifiée suivant l’intensité relative de chaque couleur ; d’après cela, il faudra fixer la plus grande quantité possible du bleu, afin d’arriver à la teinte voulue, mais il ne faudra fixer que la quantité minimum du jaune. Dans le cas d’un bleu foncé et d’un d’un jaune clair, on peut, sans aucune difficulté, arriver à de bons résultats, même sans les corrections qui ont été mentionnées, quoique dans la plupart des cas, il sera bon de combiner les deux méthodes. Il est clair que le succès dépendra de beaucoup du choix de la couleur et du procédé d'application.
- La couleur la plus foncée devra toujours être teinte sur la partie mordancée, et il faudra en fixer le plus qu’on pourra.
- Supposons qu’on demande un bleu clair et un jaune pâle.
- On peut obtenir la nuance désirée avec une petite quantité de bleu intense, tandis qu’en employant un bleu moins foncé, on pourra en fixer deux ou trois fois plus sans que la nuance diffère de celle obtenue avec une faible quantité de l'autre bleu foncé; mais dans le cas qui nous occupe, il sera préférable d’employer une matière colorante peu foncée telle que le bleu Méthylène. Au contraire, pour le jaune, on choisira un jaune très intense, de façon à n’avoir que très peu à en employer. On peut encore ajouter quelques règles générales à celles déjà énoncées :
- 1° La couleur teignant sur mordant doit toujours être appliquée la première, et cela en bain acide, afin de conserver blanche la partie non mordancée ;
- 2° La couleur sombre ou foncée devra toujours être teinte sur la fibre mordancée pour les raisons que l’on connaît ;
- 3° La teinture postérieure à la première doit se faire à froid en bain neutre en utilisant en même temps la plus grande quantité possible de sel de Glauber ou de sel ordinaire suivant le cas, de façon à prévenir le dégorgement de la couleur basique.
- Avec ces quelques règles, n’importe quelles colorations doubles pourront être produites sur un tissu de coton, fait avec des fils mor-dancés et non mordancés. A chacune de ces combinaisons, on pourra ajouter du noir comme troisième couleur, en employant le fer
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- comme second mordant, auquel cas, cependant, l’autre mordant devra être à base d’antimoine.
- Mais cela n’est pas iout encore, on peut aller plus loin. Le campêche forme des laques avec l’étain et non avec l’antimoine; avec l’étain, on a du pourpre. Certains autres bois colorés ne teignent pas non plus sur l’antimoine, mais teignent sur mordant d’étain ; donc, en employant ces deux mordants à côté d’une partie non mordancée, on pourra avoir trois couleurs. Naturellement, l’étain prendra toujours aussi de la couleur qui sera sur l’antimoine aussi bien que de la couleur substan • tive, mais deux des trois couleurs pourront toujours être sombres, et la troisième pourra être claire, et si elle n’est pas en trop grande quantité, son éclat sera ainsi rehaussé.
- A ces trois couleurs, on pourra encore ajouter une quatrième, le noir avec le campêche et le fer; et si de simples fils de soie ou de laine entrent en plus dans la composition du tissu, on peut avoir une infinité de nuances sur la pièce tissée.
- A. R. Wahl.
- LE BLANCHIMENT DES TOILES
- Les tissus de lin contiennent toujours une plus grande proportion d’impuretés naturelles que ceux de coton ; la fibre est recouverte d’une incrustation gris jaune, formée d’acide pactique et métajectique, de matières colorantes, de corps gras, etc. En même temps la fibre se laisse plus facilement amollir que celle du coton, ce qui nécessite une fastidieuse répétition des mêmes opérations, et exige presque toujours l’exposition à l’air sur le pré. Aussi l’opération du blanchiment demande généralement de 15 jours à 6 semaines et, par ce fait, l’industrie du lin est beaucoup moins lucrative que celle du coton.
- Il est à remarquer que le procédé qu’on a repris de tremper les toiles dans l’eau et d'amener encore une fermentation en y ajoutant une infusion de malt ou de levure, a donné de bons résultats. Les tissus de lin perdent dans le blanchiment à peu près le tiers de leur poids. On sait aussi que dans la préparation du lin on peut s’abstenir de l’opération du rouissage, et qu’on peut obtenir un ton léger et une blancheur presque parfaite par un simple lavage au savon.
- Un procédé de blanchiment des toiles donné par le docteur Ure comme pratiqué largement en Ecosse et en Irlande, consiste dans les 13 opérations successives suivantes :
- 1. Laver.
- 2. Bouillir de 10 à 12 heures dans l’eau de chaux.
- 3. Acidifier de 3 à 5 heures dans une solution d’acide nuriatique à 2° Twaddle.
- 4. Rincer à fond pour faire disparaître toutes traces d’acide muriatique et de chlorure de chaux.
- 5. Bouillir pendant 12 heures avec du savon
- de résine, c’est-à-dire avec de la résine et de la soude.
- 6. Retourner les tissus dans la cuve en ramenant à la surface ceux qui étaient au fond et rejeter le- bouillon.
- 7. Laver soigneusement.
- 8. Passer une première fois au chlorure de chaux à 2° Twaddle pendant 4 heures et laver.
- 9. Acédifier à 2 Tw.
- 10 Laver.
- 11. Bouillir pendant 10 heures avec de la soude.
- 12, Passer une seconde fois au chlorure de chaux.
- 13. Laver et sécher.
- On emploie surtout ce procédé pour les tissus à imprimer. Dans le district de Perth on emploie la méthode suivante pour le shirting.
- 1. Diviser les toiles en lots de de 35 cwt. (1)
- 2. Lessiver pendant 24 heures.
- 3. Laver et étendre sur le prépondant deux jours.
- 4. Bouillir dans l’eau de chaux.
- 5. Retourner les toiles dans la cuve, et bouillir de nouveau en employant chaque fois 60 livres de chaux et 600 gallons d’eau de chaux.
- 6. Laver, tremper pendant 2 heures dans l’acide sulfurique, et laver de nouveau.
- 7. Bouillir pendant 10 heures avec 110 livres de soude.
- 8. Laver et étendre sur l’herbe.
- 9. Bouillir de nouveau avec 110 livres de soude, comme précédemment, et laver.
- 10. Etendre sur le pré pendant 3 jours.
- 11. Examiner, enlever les pièces blanches, bouillir et étendre de nouveau celles qui ne sont pas finies.
- 12. Echauder avec de l’eau contenant 80 li-vres de soude et laver.
- 13. Passer au chlorure de chaux à 1/2 Tw. 14. Laver et échauder.
- 15. Laver, passer encore au chlorure de chaux et laver.
- 16. Acidifier pendant 4 heures dans un bain d’acide sulfurique à 2° Tw.
- 17. Laver et sécher.
- Il est à observer que si l’on fait intervenir le chlorure de chaux au commencement des opérations, les substances colorantes brunes du lin, loin d’être enlevées, sont affermies et fixées.
- Dans le procédé breveté de Jenning l’alcali et le chlorure (de soude de préférence au chlorure de chaux) sont ajoutés simultanément dans le but de prévenir la formation d’un composé brun insoluble.
- (1) Nous donnons les mesures anglaises pour suivre plus fidèlement le texte original : Voici leur équivalence dans le système métrique :
- cwt ou quintal : 50,78246 kilg.
- (Ils) 1b ou livre : 0,453544 » gallon : 4,54345 1.
- Le degrés anglais est le poids de chlore pour cent fourni par le chlorure de chaux et la pression de vapeur de 1 1b. par pouce carré = 0 kil. 0702774 par centimètre carré.
- Voici les différentes phases de ce procédé :
- 1. Temper dans l’eau pendant 12 heures. Faire bouillir dans l’eau de chaux, puis dans la soude, enfin dans la soude mélangée de chaux, l’alcali ayant de 3° à 5° Tw. Acidifier.
- 2. Bouillir encore dans un bain alcalin semblable.
- 3. Laver.
- 4. Tremper dans une solution de soude à 5° Tw. et ajouter du chlorure de sodium jusqu’à 6 ou 7° Tw. Laisser tremper pendant quelques heures, puis passer à l’essoreuse.
- 5. Faire tremper, acidifier et laver.
- 6. Tremper une seconde fois dans la soude et le chlorure de soude.
- 7. Laver et bouillir de nouveau à la soude. On répète les opérations 6 et 7 jusqu’à ce que les tissus soient parfaitement blancs.
- YIEnctjelopedia of the Industrial Arts de Lyon donne le procédé suivant comme employé le plus récemment en Irlande pour 3000 livres de tissus de lin brun et crème en proportion égale.
- 1. Baigner dans une solution de 250 livres de chaux.
- 2. Bouillir pendant 14 heures avec une pression de vapeur de 3 à 8 Ibs, laver dans la cuve pendant 40 minutes.
- 3. Acidifier de 2 à 6 heures dans l’acide muriatique à 2 1/20 Tw.; laver dans la cuve pendant 40 minutes, retourner les poignées, et laver encore pendant 40 minutes.
- 4. Bouillir deux fois à la lessive : la première avec 60 livres de soude caustique solide, et 60 livres de résine, fondues ensemble préalablement et 400 gallons d’eau. Bouillir de 8 à 10 heures ; laisser écouler le liquide, et ajouter 2 d. 3 Ibs de soude caustique solide, dissoute dans 400 gallons d’eau. Bouillir de 6 à 7 heures, et laver pendant 40 minutes dans les cuves.
- 5. Etendre sur le pré de 2 à 6 jours selon la température.
- 6. Passer au bain de chlore à 1/2° Tw. de 4 à 6 heures et laver pendant 40 minutes dans la cuve.
- 7. Acidifier de 3 à 6 heures dans l’acide sulfurique à 1/2 Tw. et laver pendant 4 ) mi nutes dans la cuve.
- 8 Echauder pendant 4 ou 5 heures dans une solution de 15 ou 25 Ibs de soude causti que dans 400 gallons d eau. Laver penda
- 40 minutes dans la cuve.
- 9. Etendre sur le pré pendant 2 ou 4 jours
- 10. Passer au bain de chlore à 1/4° 1 w. de 3 à 5 heures, et laver dans la cuve pendant 40 minutes. Après cette opération, faire e triage. Séparer les pièces qui sont finies pour être acidifiées et lavées une dernière fois, e continuer avec les autres les opérations sui vantes :
- 11. Frotter avec un savon léger.
- 12. Etendre sur le pré de 2 à 4 jours.
- 13. Baigner 2 ou 4 heures dans le chlorure de chaux à 1/60 Tw. et laver dans la cuve pendant 40 minutes.
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- Autre formule pour un poids égal de toile crème.
- 1. Baigner dans une solution de 160 Ibs de chaux.
- 2. Bouillir de 10 à 12 heures à une pression de vapeur de 3 à 8 Ibs et laver dans la cuve pendant 40 minutes.
- 3. Acidifier de 2 à 4 heures dans une solution muriatique à 2 1/2° Tw. ; laver dans la cuve pendant 40 minutes; retourner les poignées, et laver encore pendant 30 minutes.
- 4. Bouillir une première fois à la lessive avec 200 Ibs de soude et 60 Ibs de résine, dissoutes ensemble préalablement puis diluées dans l’eau. Bouillir pendant 6 ou 7 heures et laver pendant 40 minutes dans la cuve.
- 5. Etendre sur le pré de 2 à 7 jours.
- 6. Passer au bain de chlore pendant 3 ou 4 heures avec une solution de chlorure à 1/4° Tw.
- 7. Acidifier pendant 2 ou 3 heures dans une solution d’acide sulfurique à 1° Tw. et laver dans la cuve pendant 40 minutes.
- 8. Deuxième bouillon à la lessive ou échau-dage, pendant 4 heures avec 400 ibs de soude et 400 gallons d’eau ; laver ensuite dans la cuve pendant 40 minutes.
- 9. Faire un savonnage aux trotteuses avec un savon doux.
- 10. Etendre sur le pré de 2 à 4 jours.
- IL Passer au bain de chlore pendant 3 ou 4 heures avec une solution de chlorure de chaux a 1/8° Tw. et lavé pendant 40 minutes dans le bassin.
- 12. Acidifier pendant 2 ou 3 heures dans Un solution d’acide sulfurique à 1° Tw. et laver pendant 40 minutes dans le bassin.
- L'outillage dont on se sert pour le blanchi-ment des toiles de lin diffère, sous bien des apports, de celui qui est employé pour les tissus de coton. Pour les fils et les écheveaux es chaudières sont généralement munies de faux-fonds qUe des courroies relient à une rue de façon qu'aussitôt après le bouillon et "écoulement des eaux, tout le paquet de fils Puisse être retiré d’un seul coup.
- Pour blanchir de faibles quantités de fil de in, on les fait bouillir généralement pendant "46 heures dans un bain de soude caustique, °n les lave et on les passe ensuite dans une solution de chaux à 1/2° Tw., si les fils pren-nent une teinte jaune. On les lave de nouveau "vec soin, on les étend pendant quelques vours sur le pré exposé au soleil, en les arro-sant fréquemment d’eau, et en les retournant "squ à ce qu’on ait obtenu une blancheur Parfaite. .
- , J est à remarquer, qu’aussi longtemps que ^Position à l’air et au soleil constitueront ment principal des procédés de blanchi-"ent des tissus de lin, cette industrie sera Xclusivement circonscrite aux régions Av 9 n Ptes de suie et de fumée, et où l’on ne tie aolt pas limité par l’espace. La seule par-de "1t6 qui distingue le blanchiment du lin , celui du coton, c’est une sensibilité plus
- 6 des fibres du lin qui se prêtent mieux
- à l’action des agents chimiques que les fibres du coton.
- NOIR DE CHROME Sur la laine.
- Action du tartre dans le mordançage. —Nécessité de rincer la laine après le mordançage. — Recette pour une bonne teinture au noir de chrome.
- Pour obtenir une teinture uniforme de la laine au noir de chrome, dit la Reimann’s Fœrber-Zeitung, il est indispensable d’ajouter du tartre à l’acide sulfurique dans le bain de mordançage. Beaucoup de teinturiers, par mesure d’économie, suppriment le tartre ou le remplacent par l’acide sulfurique ou une préparation tartrique. Mais ce dernier produit, qui n’est que du bisulfite de soude, n’a rien de commun avec le tartre et ne peut dans la teinture que remplacer l’acide sulfurique. L’action efficace du tartre en combinaison avec la chro-mate de potasse tient à sa propriété de l’acide chromique, par la force de son action acide et cette propriété a une grande importance dans la teinture de noir de chrome. Si le teinturier désire obtenir un noir uni et agréable, il ne peut pas se dispenser d’ajouter du tartre au bain de mordançage.
- Pour obtenir l’unité de teinte, il faut aussi rincer la laine après l’avoir retirée du bain. On sait que le bain contient toujours de l’acide chromique en liberté qui se précipite sur les fibres a l’état d’oxide chromique même dans le bain froid, Si, après avoir retiré la la laine du bain mordant on la laisse séjourner quelque temps sans la rincer, la solution chromique dont la laine est saturée se dépose dans les parties inférieures, et une plus grande quantité d’acide chromique se concentre là que dans les parties supérieures. Il en résulte que les parties les plus fortement mordancées par l’acide prennent plus de teinture et deviendront plus foncées. De même si la laine attaquée par l’acide chromique, est exposée au jour, les parties qui auront vu la lumière se teindront fréquemment d’une façon inégale. On évitera tous ces inconvénients en rinçant les matières à teindre à leur sortie du bain mordant et en les couvrant convenablement si elles ne doivent pas passer à la teinture aussitôt.
- Voici un procédé qui permettra au teinturier d’obtenir invariablement une teinture agréable et uniforme au noir de chrome :
- On prend 100 kilg. de laine lavée et rincée préalablement et on la fait bouillir pendant 1 h. 1/2 dans un bain composé de 2 kilg. de tartre 18 kilg. de chromate de potasse, 500 gr. de sulfate de cuivre, et 2 1/2 kilg. d’acide sulfurique ; passer ensuite à l’eau tiède et rincer, teindre dans un nouveau bain avec une décoction de 32 kilg. de bois de campêche, et 200 gr. d’acide sulfurique, laisser bouillir doucement de 30 à 45 minutes.
- Si on désire obtenir un noir bleu, ajouter
- au bain de teinture un peu de fustet ou de quercitron. En suivant fidèlement ces préceptes on peut être sûr d’obtenir toujours une teinte égale, et les matières teintes garderont leur souplesse et leur brillant.
- NOTE SUR L’OXYDATION DES MATIÈRES AMYLACÉES
- Par M. Oscar Schmerber.
- Contenu de pli cacheté n° 832 déposé le 13 août 1895 et ouvert le 29 janvier 1896 (Société industriel de Mulhouse')
- Messieurs,
- La maison Siemens et Halske, de Berlin, ayant soumis à la Société industrielle de Mulhouse, il y a environ un an, les échantillons de fécule oxydée par l’électricité au moyen de l’ozone, j’ai commencé, à cette époqua, une série de recherches pour arriver à l’oxydation de la fécule et des différentes sortes d’amidons par procédés chimiques sans le secours de l’électricité, sans altérer la structure du grain et sans en modifier l’aspect extérieur.
- J’ai essayé, premièrement, l’action du chlorure de chaux, suivie d’un traitement acide, pour dissoudre la chaux insoluble, et des lavages successifs pour enlever les sels solubles formés jusqu'à complète élimination, et rendre les eaux de lavage complètement neutres.
- D’après ce procédé, j’ai obtenu un produit très faiblement transformé et peu intéressant ; l’empois formé avec ce produit est cependant un peu plus liquide et plus transparent. En traitant la fécule ou l’amidon par l’acide chlorique, c’est-à-dire un chlorate en présence d’acide sulfurique, la matière amylacée se trouvant en suspension dans la solution du chlorate (à une douce température), on ajoute l’acide et laisse la masse pendant quelque temps en contact, puis on procède, comme précédemment, à des lavages jusqu’à ce que les eaux soient complètement neutres.
- Avec ce procédé, je n’ai pas obtenu de meilleur résultat qu’avec le chlorure de chaux.
- Puis, j’ai traité la matière amylacée par le bioxyde de magnésium obtenu par la décomposition du bioxyde de sodium en présence du chlorure de magnésium, en laissant un certain temps en contact et en traitant ensuite par une solution d’un acide fort suivi de lavages répétés pour éliminer toute trace du sel soluble formé.
- Avec ce procédé, je n’ai encore obtepu qu’une oxydation très imparfaite.
- Par l’action de l’acide chromique, c’est-à-dire du bichromate de potasse en présence d’acide sulfurique suivi de lavages, je n’ai pas obtenu de bon résultat, car, dans ce cas, une partie de l’oxyde de chrome se fixe sur la matière amylacée .et lui communique un aspect verdâtre.
- En employant le permanganate de potasse comme oxydant, j’ai obtenu de bien meilleurs résultats.
- Une solution de permanganate de potasse
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- en présence de fécule ou d’amidon se décompose en abandonnant de l’oxygène, il se forme du bistre de manganèse sur les grains de la matière amylacée. Quand tout le permanganate est transformé, ce qui se voit à la décoloration de la solution, on traite la masse par un acide fort (acide sulfurique ou acide chlorhydrique) en solution étendue. Le bistre de manganèse se trouve décomposé à son tour par la formation d’un sel soluble, et l’amidon oxydé se dépose au fond du vase. Après l’avoir laissé quelque temps en contact avec l’acide, et quand la masse est complètement blanche, on lave plusieurs fois par décantation, jusqu’à ce que le produit soit complètement débarrassé des sels solubles formés et l’eau de lavage complètement claire et neutre.
- Exemple :
- Dans une cuve en pistch-pin à agitateur mobile en bois, d’une contenance de 1000 à 1500 litres, on met en trempe 100 kilos de fécule ou d’amidon délayé dans 100 litres d'eau. Après avoir fait marcher l’agitateur pendant quelque temps pour que toute la masse soit bien en suspension, on ajoute une solution de 500 gr. de permanganate de potasse dans environ 20 litres d’eau tiède. (Il faut veiller à ce que le permanganate soit complètement dissout, qu’il ne reste pas de cristaux en suspension dans l’eau, ce qui donnerait une oxydation irrégulière.)
- En ajoutant la solution de permanganate, on agite continuellement la masse, qui prend une coloration rouge violacée et vire rapidement au brun jaune pour devenir bistre.
- Le liquide ayant été agité quelques heures, on laisse déposer l’amidon pour voir si la solution est bien transparente et si tout le permanganate est décomposé. Après avoir laissé en contact environ 24 heures, et lorsque la masse ne fonce plus, on ajoute à la solution environ 4 à 5 litres d’acides chlorhydrique dilué dans une vingtaines de litres d’eau, de manière à produire une réaction fortement acide.
- On remet l’agitateur en mouvement pour que toutes les parties de matière amylacée soient bien en contact avec l’acide, et le produit ne tarde pas à devenir plus clair.
- Puis on laisse en contact avec l’acide en agitant de temps en temps jusqu’à ce que toute la fécule soit complètement blanche
- Au bout de 24 à 36 heures, toute la masse est prête au lavage, qui se fait en agitant avec de l’eau le produit formé, en laissant déposer 12 heures et décantantl’eau de lavage.
- On recommence les lavages jusqu’à neutralisation complète des eaux, c’est-,—dira jusqu’à ce que tout le chlorure formé ait été éliminé ; 5 lavages suffisent généralement.
- La fécule oxydée ainsi formée est passée à l’hydroextrateur, puis séchée à l’air libre sur châssis ou à la machine à sécher.
- La fécule et l’amidon oxydés donnent un empois bien plus liquide et plus transparent que les produits n’ayant pas subi l’oxydation. Au bout de quelques jours, un empois de fécule
- oxydée perd de sa transparence, mais soumis à la chaleur il reprend cette qualité.
- Ces produits pourront avoir un certain intérêt dans la préparation des apprêts des parements pour l’impression. Traités par une solution de teinture d’iode, la fécule et l’amidon oxydés donnent la réaction bleue caractéristique des matières amylacées.
- Je me réserve d’étudier la fécule et l’ami-don oxydés plus à fond, spécialement pour la fabrication des épaississants pour l’impression et des apprêts, tant en produit blanc qu’en produit grillé et transformé par des traitements acides.
- Rapport sur les essais d’oxydation des matières amylacées soumis par M. O. Schmerber,
- par MM. Eug. Dollfus et Ferd. Scheurer.
- Séance du 29 avril 1896.
- Messieurs,
- Le pli cacheté de M. Schmerber a trait à l’action de différents oxydants sur la fécule et l’amidon, à froid et sans modification de leur aspect physique.
- Ce qui a amené M. Schmerber à faire celte étude, ce sont les produits présentés, en 1894, à la Société industrielle par MM. Siemens et Halske, et obtenus par l’électrolyse.
- M. Schmerber se proposait d’obtenir les mêmes produits sans le secours de l’électricité.
- Il a essayé : l’action du chloiure de chaux, en traitant ensuite par un acide; de l’acide chlorique, obtenu par la décomposition d’un chlorate par l’acide sulfurique ; du bioxyde de sodium additionné de chlorure de magnésium, en traitant ensuite par un acide; de l’acide chromique, obtenu par le bichromate de potasse et l’acide sulfurique ; et finalement du permanganate de potasse, suivi d’un traitement acide, ce qui lui a donné le meilleur résultat.
- En traitant la fécule par ces différents oxydants (le permanganate excepté), M. Schmerber est arrivé à des produits peu profondément transformés, peu intéressants, donnant seulement des empois plus liquides que la fécule et l’amidon non traités.
- L’objetdu brevetde MM. Siemens et Halske, dont parle M. Schmerber est, comme on sait, l’action simultanée ou successive du chlore ou de l’ozone, (quelque soit du reste le mode de préparation de ces deux agents) sur l’amidon et sur la fécule pour les décolorer et leur faire subir une transformation particulière en suite de laquelle ils peuvent être rendus soluble par le grillage, sans se colorer d'une manière sensible, soit que les matières produisant la coloration aient été détruites par le traitement au chlore et à l’ozone, soit que la fécule ainsi traitée se transforme à plus basse température.
- Le même procédé peut s’appliquer à la dé coloration subséquente des solutions de léio— corne, amidon grillé,etc.. .
- D’un autre côté, dans le traité d’impression de Perso?; (T, 1, p, 289) on lit ;
- « On facilite la torréfaction des amidons ou des fécules, qu’on ait envie de les rendre plus homogènes ou de leur conserver la b’ancheur qui leur est naturelle, en les exposant, avant de les torréfier, à l’action, soit d’une dissolution très faible de chlorure de chaux, soit d’une eau aiguisée d’acide nitrique ou de chloride hydrique. Ces divers agents ne tardent pas à altérer les vésicules des granules au point qu’un amidon ou une fécule ainsi traité n’a plus besoin, pour devenir soluble dans l’eau, que d’être porté à 120° ou 140°. »
- Il nous semble utile de rappeler ici, que bien avant Siemens et Halske, M. Hermite avait pris un brevet pour un procédé de blanchiment des fécules qui consiste à traiter ces dernières par une dissolution de chlorure de sodium et de chlorure de magnésium dissocié par l’électrolyse.
- M. Hermite dit qu’il se produit ainsi un composé oxygéné du chlore, très instable et d’un pouvoir décolorant très puissant, qu’il nomme chlore-ozone
- Les fécules traitées par le procédé Hermite sont d’une remarquable blancheur.
- Relativement à l’action du permanganate de potasse sur la matière amylacée, nous signalerons d’abord le travail de M. Leitner, paru dans la Zeitschrift für angewandte Che~ mie (1890, p. 546). Il est dit dans ce travail que l’on peut suivre la réaction du permanganate sur l’amidon au moyen de la solution d’iode, comme on le fait pour les transformations produites par les acides ou la diastase.
- En ajoutant peu à peu du permanganate a cette dissolution de fécule, à chaud, la coloration produite par la dissolution d’iode passe successivement du bleu pur au violet, au violet rougeâtre, au brun rouge et finalement ne se colore plus, suivant la quantité d oxydant ajoutée.
- On obtient ainsi des produits gommeux se distinguant des dextrines par leur réaction acide, ainsi que par leur propriété d être pie cités par le sous-acétate de plomb et 1 eau de baryte, ce qui les rapproche des acides 8um miques.
- À l’ébullition, ces produits chassent l aci carbonique du carbonate de chaux et ré "I sent très faiblement la liqueur de Fehling:
- A la suite de ce travail, nous pouvons cit^ le brevet demandé le 22 juillet 1895, par Dr O.-N. Witt, à Westend près Berlin, et par MM. Siemens et Halske, à Berlin. Bre accordé le 20 janvier 1896 et intitulé • « ‘ cédé pour la transformation de l amidon DIn. en amidon pur. » Le procédé a pour but y. lever à l’amidon brut ses impuretés par 2 dation de ces dernières et do les débarr rpne en même temps de la cellulose qu il ren ar en transformant celle-ci en oxy-cellulo 2Pde le chlore naissant ou par le permangana
- «n ocide chiO potasse, en traitant ensuite par rhydrique faible. . IAMidon
- Voici la manière de procéder . per-est agité dans de l’eau additionnée Sent à manganate de potasse, proportionne 6
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- la quantité d’impuretés présentes. On maintient en agitation jusqu’à ce que toutes les impuretés soient détruites. Le permanganate est réduit par l’amidon qui se recouvre d’oxyde brun de manganèse. S’il ne s’agit que de blanchir l’amidon, il suffit de traiter alors ce dernier, filtré et lavé préalablement, par l’acide sulfureux. L’oxyde brun de manganèse se dissout alors rapidement et l’amidon est absolument blanc.
- Pour obtenir l’élimination de la cellulose, l’amidon recouvert d’oxyde manganique, est additionné d’acide chlorhydrique très étendu et le tout est maintenu en constante agitation.
- La cellulose se dissout peu à peu par l’action du chlore naissant et l’opération est quelquefois terminée avant que tout l’oxyde manganique soit utilisé.
- Dans le même ordre d’idées, il existe encore un ‘ravail de M. Asboth, parudans la Chemiker-Zeitung, des 12 et 19 octobre 1892, et traitant de l’action de l’eau oxygénée sur l’amidon.
- Dans un vase en fonte émaillée, M. Asboth transforme en empois 150 gr. de fécule et 500 gr d’eau. A cet empois épais il ajoute en trois fois et en maintenant à l’ébullition, environ 7O0 gr d’eau oxygénée faiblement alca-linisée par l’ammoniaque. L’empois se liquéfie au bout d’une minute et prend l’aspect du petit-lait.
- Par suite du dégagement d’oxygène et d'acide carbonique, il se forme une mousse épaisse sur le liquide. Cette mousse une fois tombée, on obtient un liquide d’un jaune d’or, dont l’odeur rappelle celle qui se dégage pendant l’interversion de la fécule.
- En traitant ce liquidepar l’alcool, on obient un précipité’de fécule soluble (l’auteur désigne ce produit sous le nom d’amylo -dextrine), qui représente environ 80 % de la totalité des produits obtenus et dont la solution se colore en bleu violacé par l’iode. Ce produit ne réduit pas la liqueur de Fehling.
- L’auteur isole encore deux autres produits se colorant, l’un en violet rougeâtre, l'autre ne se colorant pas par l’iode, et il constate la formation d’un peu de sucre. Outre ces produits solubles , l’auteur recueille également une petite quantité de cellulose d’amidon.
- Nous signalerons encore en passant, le grand emploi que les tisseurs font, depuis deux ou trois ans, du bioxyde de sodium pour rendre leurs parements plus liquides.
- Conclusions ; Nous avons répété les expériences de M. Schmerber, relatives à l’action du permanganate sur la fécule, à la tempéra-ure ordinaire, et avons en effet reconnu que la fécule traitée par cet oxydant et ensuite par l’acide chlorhydrique faible, subit une modification notable.
- La fécule ainsi traitée donne des empois ou Plutôt des solutions beaucoup plus minces et P'us transparentes que la fécule ordinaire ; elle se rapproche de la fécule soluble.
- Les résultats que nous avons obtenus con-cordent avec ceux de M. Schmerber ; résul
- tats qui, bien qu’ils ne soient pas absolument nouveaux, ne manquent pas d’intérêt.
- BLANCHIMENT DES COTONNADES Essai de la chaux. — Appareil employé
- {Textile Mercury}
- Il est nécessaire d’éprouver la chaux de temps en temps, pour que le blanchisseur puisse s’assurer si elle est de bonne qualité et bien éteinte. Une bonne méthode est basée sur le fait qu’une chaux pauvre contient toujours une certaine quantité de carbonate, qui, traité par l’acide nitrique, dégage de l’acide carbonique. En évaluant cotte quantité d’acide, il sera facile d’apprécier la qualité de la chaux.
- On trouve dans le commerce des appareils de forme spéciale pour mesurer la quantité d’acide carbonique contenue dans une substance. Généralement, ils sont composés de trois éléments principaux : une sorte de bouteille destinée à recevoir la substance à éprouver, un tube muni d’un bouchon qui renferme l’acide destiné à dégager l’acide carbonique, et enfin un tube rempli d’acide, sulfurique concentré à travers lequel l’acide carbonique passe et se fait dessécher avant de quitter l’appareil. Comme les modèles d’appareils qui ont été construits pour cette opération sont nombreux, et que les détails des procédés varient avec chaque forme d’appareil, il est impossible d’entrer dans des détails trop minutieux à ce sujet. Un analyste habile sera parfaitement à même d’appliquer les principes généraux que nous avons indiqués et de monter un appareil pour son usage personnel.
- On commence par nettoyer l'appareil avec soin, on sèche la partie extérieure (une légère moiteur à l’intérieur n’a pas d’importance) puis on le pèse. On introduit les acides dans les tubes, dans l’un de l’acide nitrique et dans le tube sécheur de l’acide sulfurique concentré, en évitant avec soin que les acides ne s’infiltrent pas jusqu’à la chaux, sans quoi l’essai n’aurait plus de valeur. On verse un peu d’eau dans la bouteille qui contient la chaux, on s’assure qu’il n’existe plus d’humidité à l’extérieur et on pèse la bouteille. Après quoi, on laisse l’acide nitrique pénétrer doucement jusqu’à la chaux; si celle-ci renferme du carbonate, il se produira une légère ébullition, et l’acide carbonique se dégagera de l’appareil.
- Quand toute effervescence aura cessé à l'intérieur de la bouteille, on la chauffe doucement pour éliminer toute trace d’acide carbonique ; on laisse refroidir et on pèse. La différence de poids représente la quantité d’acide carbonique dégagé, et si cette quantité s’élève jusqu’à 10 %, on a la preuve que la chaux était mauvaise. On suivra peut-être plus facilement le mode d’élimination de l’acide par l’énoncé suivant d’un procédé semblable ;
- Grammes
- Poids de l’appareil seul................ 30.134 ».....................» avec la chaux... 32.368 ».......................................la chaux................................ 2.234
- » l’appareil avec la chaux et les acides, avant 48.962
- » l’appareil avec la chaux et
- les acides, après........ 48.893 Quantité d’acide carbonique éliminé. 0.069
- Ce qui nous donne un pourcentage de 3.08 d’acide carbonique dans la chaux.
- Autre méthode d’essai : prendre 5 grammes de chaux, éteindre dans 200 cc. d’eau ; quand elle sera bien éteinte, ajouter de l’eau jusqu’à concurrence de 500 cc. en volume. Prendre 50 cc. de ce mélange (bien éteindre avant de mesurer) ajouter un peu de méthyl orange pour donner à la solution une légère teinte jaune, faire couler dessus avec une burette une solution type d’acide chlorhydrique jusqu’à ce que le liquide tourne au brun. Si la chaux est bonne, elle absorbera environ 17 cc. de l’acide, ou un peu plus. La présence du carbonate réduira cette quantité ; si elle descend jusqu’à 15, la chaux est plutôt pauvre. Le nombre de cc. de l’acide chlorhydrique multiplié par 0 028 donnera la quantité en grammes de chaux effective contenue dans l’échantillon.
- Ces essais paraîtront sans doute suffisants pour une analyse technique de la chaux.
- Un moyen plus fruste et d’une application plus constante sera le suivant : une once de chaux, éteindre dans l’eau, ajouter un peu de tournesol ou de méthyl orange, puis laisser couler dessus un peu d’acide chlorhydrique ordinaire jusqu’à ce que l’on obtienne une coloration rouge. Un échantillon de bonne chaux absorbera de 3 1/3 à 3 1/2 onces du liquide. En essayant de cette façon un échantillon d’une quantité connue, on aura un type de comparaison; on pourra aussi employer cette méthode avec de la chaux éteinte, en prenant comme échantillon d’essai une quantité donnée de la masse pâteuse.
- -----y—w-e+------
- RECETTES D IMPRESSION
- Voici quelques recettes types d’impression extraites du Manuel du Dr Lauber.
- a} Vert brillant sur tissus de coton non lacés On fait bouillir ensemble .
- Amidon...............
- Farine...............
- Adragante à 62 gr....
- Eau..................
- Acide acétique à 6° B.
- Huile................
- Vert brillant........
- ......................
- 1 kil. 250 grammes.
- 200 -
- 2 litres.
- 5 —
- 1 —
- 1/2 -
- 250 —
- 50 —
- Après refroidissemett, on ajoute une dissolution de :
- Tanin......................... 500 grammes.
- Eau............................. 1 litre.
- Acide acétique à 60 Baumé.. 1 —
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- 63 CD OO
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- On imprime, puis on vaporise, et enfin on passe en bain de sel d’antimoine, soit par exemple :
- Eau...................... 1.000 litres.
- Émétique.......... ... 2 à 10 kilogrammes.
- Craie....................... 18 —
- b) Jaune sur tissus de coton à l’auramine
- On dissout à chaud dans :
- Eau pure........................ 1 litre.
- Acide acétique à 6 degrés.. . 2 —
- Auramine...................... 400 grammes.
- Après refroidissement, on mélange avec : Épaississant................. 6 kilogrammes.
- Tanin...................... 450 grammes.
- Acide tartrique... ........ 100 —
- dissous dans :
- Eau............................... 1/2 litre.
- L’épaississant employé est formé avec : Amidon de froment. . .. 15 kilogrammes.
- Eau........................ 45 litres.
- Solution de gomme adra-gante à 62 grammes ... 22 —
- Huile tournante............ 3 kil. 660.
- Après l’impression, on passe deux fois dans l’appareil à oxyder Mather-Platt, puis en bain de sel d’antimoine et de savon froid; on lave bien et on sèche.
- c) Rouge d'alizarine et couleurs d’aniline fixées à l'albumine pour tissus de coton non apprêté
- 1 Formule du rouge : Epaississant.............. ....... 60 kilogr.
- Huile chlorée..................... 4 —
- Alizarine jaune à 20 %............ 10 —
- Nitrate d’aluminium à 15°.......... 3 —
- Rhodanate d’aluminium à 11°... 3 —
- Mordant........................... 3 —
- Acétate de chaux à 15°............. 4 —
- Sel d’étain........................ 1 —
- Puis on ajoute : Safranine..................... 100 grammes.
- Acide acétique à 6°......... 1 litre 1/2
- Eau........................... 1 litre 1/2
- L’épaississant est formé de : Amidon............................. 9 kilogr.
- Eau............................... 48 litres.
- Solution de gomme adragante à
- 62 grammes...................... 5 litres.
- Acide acétique à 7°................ 4 —
- Qu’on fait bouillir ensemble, et qu’on mêle
- alors avec :
- Huile d’olive...................... I kilogr.
- Puis après refroidissement avec : Huile pour rouge turc.............. I kilogr.
- Le mordant est formé de : Alun.......................... 2 kilogr. 1/2
- Eau............................. 8 litres 1/4
- Acétate d’alumine à 50.......... 1 litre.
- 2° Formule du bleu : Outremer........................ 2 kilogr. 1/2
- Eau............................. 1 litre 1/2
- Glycérine....................... 1 —
- Solution d’adragante.......... 1 litre.
- Solution d’albumine à 500 gr.. . 4 —
- Huile d’olive................. 1/2 —
- Huile de térébenthine......... 1/4 —
- Après l’impression on passe deux fois dans un appareil à oxyder à99 degrés, on vaporise trois quarts d’heure sous une atmosphère de pression ou une heure et demie sans pression, on lave au large à froid, on apprête.
- d) Puce irisé sur tissu de coton huilé ;
- On obtient en dégradant l’olive et le puce.
- 1° Formule du puce : Nitroalizarine à 15 pour 100... 2 kilogr. 1/2 Acétate de chaux à 10° 420 gram.
- Epaississant indiqué en c.. .. 4 kilogr.
- Extrait de campêche à 20° .. 600 gram.
- Acétate de chrome à ......... 1 kilogr.
- ( Prussiate rouge............ 100 gram.
- ) Eeau....................... 600 —
- 2° Formule de l’olive : Amidon 3 kilogr.
- Eau............................. 10 litres.
- Extrait de quercitron à 15°. .. 10 —
- Acide acétique à 7°............. 2 — Violet méthyle................. 200 gram.
- Rhodanate de chrome.......... 5 litres.
- on oxyde, on vaporise, on émétise.
- e) Bleu pompadour sur tissu huilé ; Epaississant susindiqué en c.. 11 kilogr.
- Substitut d’indigo pour bleu.. 1 — 1/2
- (Durand et Huguenin.) IBleu méthylène BV. 130 gram.
- (Badische)
- Violet méthyle R.............. 90 —
- Vert malachite.............. . 35 —
- Acide acétique à ............. 1 litre.
- Eau........................... 1 —
- I Tanin...................... 560 gram.
- Acide tartrique............... 350 — Acide acétique à 6° ....... 600 — Eau........................... 600 — Acétate de chrome à 250 .... 1200 —
- On vaporise sans pression, on passe en émétique, on lave, on savonne à froid, on lave, on sèche.
- f) Rouge au ponceau brillant 4 R :
- i Eau.......................... 8 litres.
- 3 Amidon...................... I kilogr.
- | Ponceau brillant 4 R....... 800 gram.
- Après refroissement, on ajoute : Acétate d’alumine à 15° .... 1 kilogr.
- Acétate de magnésie à 20 ... 1 —
- On vaporise après l’impression.
- M. AUG.SCHEURER-ROTT
- Et le blanchiment du coton.
- M. Scheurer-Kestner a communiqué à la Société industrielle de Mulhouse une remarquable notice biographique sur M. Aug. Scheurer-Rott; nous en détachons le passage suivant :
- Son mariage avec Mlle Sophie-Antoinette Rott décida de sa carrière. Mlle Rott était la I fille de Nicolas Rott, fabricant d’impressions | et teinturier en rouge turc, qui, pendant de longues années, a été adjoint au maire de Mulhouse. Son gendre prit la suite de ses
- affaires, et, après avoir vu péricliter cette ancienne industrie, créée par son beau-père qui y avait acquis une honorable aisance, il prit le partie de quitter Mulhouse et d’acheter avec son associé, M. James Gros, de Wesser-ling, la fabrique de M. Hartmann-Liebach, à Thann.
- Ces événements se passaient en 1842. Il y avait dix ans qu’Auguste Scheurer-Rott habitait Mulhouse, où il avait fait preuve de capacités de travail et d’une instruction élevée. Nommé en 1838 secrétaire de la Société industrielle, il y donna, pendant quatre années, la mesure de son dévouement et de ses talents. Ses rapports de fin d’année sont des modèles du genre. En même temps, il avait publié des recherches originales sur le blanchiment du coton, qui ne contribuèrent pas peu à établir en Alsace les règles encore suivies aujourd’hui, et il proposa, le premier, le remplacement par l’acide muriatique ou chlorhydrique, de l'acide sulfurique dont on faisait usage partout.
- Antérieurement à cette publication; la lessive de chaux était immédiatement suivie de bouillissages en soude caustique répétés. Scheurer-Rott y détermine le rôle de la lessive de chaux dans le blanchiment du coton et démontre la nécessité de faire suivre cette opération d’une lessive en sel de soude pour décomposer en carbonate de chaux et savons solubles les acides gras fixés sur le tissu sous forme de sels calcaires, la soude caustique étant absolument sans action sur ces composés.
- Il en résultait que dans le procédé à la soude caustique, la lessive de chaux, presque universellement pratiquée, était non seulement inutile, mais nuisible, et devait être impitoyablement rejetée, tandis que dans le procédé au sel de soude, la lessive de chaux était indispensable.
- En faisant, au contraire, suivre la lessive de chaux d’un acidage, l’emploi de la soude caustique, pour les lessives subséquentes, ne présentait plus d’inconvénients, l’acide décomposant les savons calcaires et mettant les acides gras en liberté.
- Cet important travail, Scheurer-Rott le compléta par l’introduction de l’acide chlorhy-Lriquedans le blanchiment des tissus de coton, en remplacement de l’acide sulfurique, uniquement employé, et dont l’usage donnait lieu à de nombreux déboires.
- C’est de l’ensemble de ces recherches qu'est sorti de toutes pièces et dans sa forme scien-tifiquament raisonnée, le procédé de blanchiment qui fut employé presqu’à l’exclusion de tout autre, par toutes les fabriques du monde, pendant plus de cinquante ans. C es incontestablement un des plus grands services qui aient été rendus à l’industrie de l’impression.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- TEINTURE DU CUIR {The Dyer and Calier P inter)
- Dans la teinture du cuir, le principal but à atteindre c’est la production de certaines nuances qu’on ne peut réaliser que par tâtonnements ou par d’ingénieuses combinaisons de procédés. Nous donnons ici quelques formules pratiques pour les nuances les plus en usage.
- La proportion de matière tinctoriale que indiquons doit être pour chaque recette dissoute dans un gallon d’eau à 100-120° F. Si la teinture doit être appliquée au pinceau on se servira du liquide que donne la formule; si au contraire, les cuirs doivent être trempés dans un bain, on ajoutera au liquide une quantité d’eau suffisante pour noyer les peaux. Si on emploie ce dernier procédé, les quantités que nous indiquons•seront suffisantes pour deux peaux de veaux d’une grandeur moyenne. On pourra aussi, au moyen de ces formules, produire des nuances et des tons d’une grande variété suivant le nombre des applications à la brosse, ou l’espace de temps qu’on laissera tremper les peaux.
- Dans la teinture du cuir, quelque soit le procédé employé, l’objet principal est la recherche de la nuance qui n’a pas la même importance dans la teinture de la laine ou de la soie. Cela provient surtout des différents degrés d’affinité du cuir et des peaux pour les matières tinctoriales, et des différences qui existent même dans certaines parties de la même peau. D’autre part, la proportion relative de chair à grener diffère dans chaque peau, ce qui a une grande influence sur la teinte. Dans la teinture de la laine ou de la soie, on prend une quantité définie de matière qui varie très peu dans ses affinités avec la substance tinctoriale, et si on travaille toujours sur les mêmes quantités et d après les mêmes méthodes, on sait toujours quel résultat on obtiendra.
- Dans la teinture du cuir, au contraire, il faut viser à la nuance.
- Voici quelques nuances qu’on peut produire dans les tons les plus délicats au moyen de nos formules :
- Brun
- Nuance délicate, léger ton or :
- Bain de fond gris bleuté :
- Onces
- Acétate de fer 9° Tw. ... 2 1/2
- Bain de teinture :
- Jaune cuir......................... 1/2
- Auramine II........................ 1/3
- ou bien bain de fond : Acétate de fer 9° Tw. . . . 1/2
- Bain de teinture : ...............................1
- Jaune cuir......................... 1/7
- Jaun& olive
- Bain de fond : Bichromate de potasse. . . 3/4
- Bain de teinture : 1/16
- Auramine........................ 3/16
- Vert malachite (un peu). .
- Vert foncé
- Bain de fond gris : Acétate de fer 9° Tw. . . . 1/2
- Bain de teinture : Auramine II................... 1/4
- Bleu pur..................... 1/5
- Jaune cuir................... 1/5
- Vert malachite............... 1/16
- Vert de Russie.
- Bains de fond gris sombre : Liqueur ferrineuse 19° Tw. 2
- Bain de teinture : Jaune cuir G . 1/2
- Auramine H................... 1/5
- Vert malachite............... 1/16
- Vert bronze.
- Bain de fond : Liqueur ferrineuse 18° Tw. 2
- Bain de teinture :
- Jaune cuir G.................. 1
- Auramine II.................... 1/8
- Vert malachite.................. 1/32
- Vert feuille.
- Bain de fond : Bichromate de potasse . . 1/2
- Bain de teinture : Jaune cuir G............... 3/8
- Vert malachite............... 1/16
- Auramine II..................... 1/14
- Nigrosine....................... 1/14
- Acide sulfurique .... 1/2
- Bleu foncé.
- Bain de fond : Bleu noir épais 0. . . . 1 1/2
- Acide sulfurique .... 1/2
- Bain de teinture :
- Auramine II...................... 1
- Jaune cuir G.................... 1/10
- Vert malachite............... 1/4
- Claret.
- Bain de fond : Acétate de fer 9° Tw . . . 2
- Bain de teinture :
- Jaune cuir 0................... 1 1/2
- Magenta.......................... 1/5
- Ecarlate clair :
- Bain de fond :
- Ecarlate 3 R..................... 1/3
- Acide sulfurique .... 1/2
- Bain de teinture : Phosphine...................... 1/4
- Couleur pierre.
- Bain de fond :
- Bichromate de potasse . . 1
- Bain de teinture : Jaune cuir 0.................. 1/10
- Phosphine....................... 1/10
- Lilas.
- Bain de fond : Acétate de fer 9° Tw ... 1
- Bain de teinture : Jaune cuir.................... 1/10
- Magenta (peu) Bleu épais O
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DE MULHOUSE
- Programme des prix
- Proposés en assemblée générale le 27 mai 1896, à décerner en 1897
- Travaux théoriques
- Médaille d’argent pour un mémoire sur la théorie et la fabrication des rouges à l'aliza-rine par le procédé rapide « basé sur l’emploi des corps gras modifiés et rendu solubles. » Médaille d'honneur pour la production par synthèse des matières colorantes de la cochenille.
- Médaille d’honneur pour un travail théorique et pratique sur le carmin de cochenille.
- On devra indiquer d’où provient l’infériorité des produits obtenus par les procédé décrits dans les traités de chimie, relativement à ceux que livre le commerce, et dire pour quelle cause la totalité de la matière colorante n’est pas transformée ou ne serait pas transformable en carmin.
- Il s’agit donc de donner un procédé de préparation dont les produits puissent rivaliser, quant au prix et à la vivacité de la nuance, avec les meilleures marquas du commerce; puis d’expliquer théoriquement l’extraction partielle du colorant, ainsi que l'action réciproque des agents employés.
- Médaille d’honneur pour une étude sur la la matière colorante du coton, son isolement et son identité ou sa non-identité avec la matière qui fonctionne comme mordant dans les tisque de coton écrus ou insuffisamment blanchis.
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur la différence de composition entre les noirs d’aniline verdissables et inverdissables.
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications physiques et chimiques que subit la fibre du coton par sa transformation en oxycellulose. — Expliquer la détérioration produite par un passage alcalin ou par l’eau bouillante sur la fibre oxydée. Cette étude aurait pour but de jeter un jour nonveau sur une question ayant pour point de départ les observations de M. Jeanmaire {Bulletin de la Soc. Ind. tome XLIII, page 350).
- Médaille d’honneur pour un travail sur les modifications chimiques qu’éprouve la laine sous l’influence des hypochlorites et, en généra], du chlore et de ses composés oxygénés.
- Médaille d’honneur, d'argent ou de bronze, suivant le mérite des travaux envoyés, pour des mémoires traitant de la constitution d’une des matières colorantes employées dans l’industrie des toiles peintes et non encore complètement étudiées.
- Médaille d’honneur pour la synthèse de l’une des matières colorantes naturelles employées dans l’industrie.
- Médaille d'honneur pour la théorie de la formation naturelle d’une substance quelconque du règne organique et sa reproduction par synthèse.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Mordants
- Médaille d’argent pour l’application comme mordant ou comme colorant de quelque métal non usuellement employé ou d’une modification nouvelle d’un des composés connus et employés dans l’industrie. Le composé devra être solide et l’application pratique.
- Médaille d’argent pour un travail sur la question suivante :
- « Quelles sont les dissolutions métalliques qui abandonnent par immersion leur base aux fibres textiles et quelles sont les conditions dans lesquelles ces teintures ou mordançages s’effectuent le mieux?»
- Médaille d’honneur pour une étude sur les mordants de fer et le rôle qu’ils jouent dans la teinture suivant l’état d’oxydation et d’hydratation dans lequel ils se trouvent.
- On sait que l’alizarine teint en violet rous-sâtre l’oxyde ferrique et l’on suppose que le mordant qui se prêle le mieux à la teinture en violet est un oxyde ferroso-ferrique. D’autre part, Persoz a obtenu un très beau violet au moyen d’un mordant ferrique II s’agirait de déterminer :
- 1° Si le mordant généralement employé (pyrolignite de fer) donne lieu, effec ivement, à un dépôt d’oxyde ferroso-ferrique sur la fibre ;
- 2o Dans quelles conditions l’oxyde ferrique est susceptible de donner un violet normal.
- Couleurs.
- Médaille d’argent pour un noir d’aniline, ou un autre de même solidité, n’affaiblissant pas le tissu et supportant le contact de toutes les autres couleurs, notamment celles à l’albumine, sans nuire aux nuances, auxquelles on l’associera.
- Le noir d’aniline a l’inconvénient d’être détruit par le contact de bien des couleurs, notamment par les couleurs à l’albumine, ou bien, s’il n’est pas détruit, le contact manque de netteté, ce qui nuit à l’apparence de la marchandise. Le noir d’aniline a aussi quelquefois une influence désastreuse sur certaines couleurs pendant le vaporisage. Ce sont tous ces inconvénients qu’il s’agit de surmonter. Le nouveau noir pourra avoir n’importe quelle composition, pourvu qu’il présente les qualités de solidité et d’intensité nécessaires, et qu’il puisse s’associer surtout aux couleurs à l’extrait de garance ou à l'ali-zarine artificielle, ainsi qu’aux couleurs à l’albumine.
- Médaille d’honneur pour un noir soluble dans un véhicule quelconque, pouvant servir en teinture, et résistant à l’action de la lumière et du savon autant que le noir d’aniline.
- Médaille d’honneur pour l’introduction dans le commerce, d’un gris, matière colorante unique, susceptible de teindre l’alumine, l’oxyde de fer, de chrome, de nickel, ou tout autre mordant métallique d’un prix abordable. — Ce gris devra résister à un passage de 10 minutes dans une eau de savon bouillante renfermant par litre 2 gr, de savon de
- Marseille. — Sa résistance à la lumière ne devra pas être inférieure à celle de l’indigo cuvé à même hauteur de ton. Son emploi en teinture devra permettre d’obtenir des blancs purs, en ayant recours soit au chlorage, soit au savonnage, soit à l’une et l’autre de ces opérations.
- Médaille d’argent pour un bleu revenant à un prix qui en permette l’emploi, qui puisse servir à l’azurage des laines et résister à l’action du vaporisage et de la lumière.
- Les bleus dérivés de l’indigo et additionnés d’une certaine quantité d’extrait de cochenille ammoniacale sont ceux généralement employés, mais ils donnent un bleu qui manque de fraîcheur.
- Le bleu d’aniline conviendrait beaucoup sans sa grande fugacité à la lumière.
- L’outremer a l’inconvénient d'être en partie détruit par l’acide sulfureux qui accompagne généralement la laine. Cette altération a surtout lieu pendant le vaporisage.
- Enfin, le bleu de cobalt pourrait être employé avantageusement dans certains cas, si on parvenait à le livrer plus divisé et surtout moins dense que celui qu’on trouve dans le commerce.
- Médaille d’honneur pour un bleu analogue au bleu d’outremer comme nuance et solidité, fixé sur tissus de coton par un procède chimique, sans l’aide de l’albumine ou d’un autre épaississant produisant l’adhérence par coagulation.
- Le procédé de fabrication de ce bleu sur tissu devra être assez pratique et bon marché pour permettre son emploi en industrie.
- Médaille d’honneur pour l’introduction de l’indigotine artificielle dans le commerce à un prix qui lui permette de concourir avec les indigos naturels dans toutes leurs applications.
- Médaille d’honneur pour un vert solide à la lumière et au savon, se fixant autrement qu’à l’albumine et qui soit plus vif que la céruléine.
- Médaille d’argent pour un jaune franc, se fixant à la manière de l’alizarine et possédant une solidité équivalente à celle de cette matière colorante.
- Médaille d’honneur pour un rouge se fixant au tanin sur coton, composé d'une matière unique et susceptible d’acquérir, par un passage en émétique, une solidité au savon. — La laque ainsi formée devra offrir, à même hauteur de ton, une résistance à la lumière au moins égale à celle du brûleur indigo cuvé.
- Médaille d’honneur pour un rouge ou un rose à l’or développé sur fibre textile Les connaissances nouvelles dues à MM. Debray et Max Muller sur le pourpre de Cassius permettent de poser ce problème.
- Médaille d’honneur pour un pourpre bon teint donnant sur coton la nuance de la fuchsine appliquée sur laine.
- Médaille d’argent pour l’introduction dans le commerce d’une matière colorante pouvant remplacer le campêche dans ses différentes applications, et offrant sur celui-ci un avantage sérieux comme stabilité et solidité,
- Le campêche à l’état d’extrait est souvent ajouté à des couleurs-vapeurs pour en modifier les teintes. Son peu de stabilité donne lieu à de graves inconvénients lors de l’emploi de couleurs de cette nature.
- Médaille d’honneur pour l’introduction dans l’industrie des toiles peintes d’une couleur transparente, répondant aux besoins de la fabrication, se développant et se fixant dans des conditions analogues à celles dans lesquelles se produit le noir d’aniline, aussi solide à l’air et à la lumière, résistant à l’action du savon, des alcalis et des acides, et ne présentant pas les inconvénients de la naphtylamine.
- Médaille d’honneur pour une réserve de laine sous couleurs vaporisées, se détachant par simple lavage à l’eau.
- Fixation des couleurs
- Médaille d’argent pour une nouvelle méthode de fixation des couleurs d’aniline et qui permettrait de les obtenir à la fois aussi solides que par le procédé au tanin-émétique, et aussi résistantes à la lumière qu’elles le sont après le passage en sulfate de cuivre
- Médaille de bronze pour un moyen de faire résister les couleurs azoïques au savon bouillant, ainsi qu’à l’action prolongée de l’eau.
- Médaille d’argent pour l’impression au rou leau de poudres métalliques susceptibles de donner, avec ou sans cylindrage, l’éclat de l’or ou de l’argent, et de résister aux opérations de nettoyage des couleurs-vapeur imprimées en même temps que ces poudres.
- Aréométrie
- Médaille d’honneur pour un manuel indiquant à la fois, dans deux colonnes, les degrés Baumé et les degrés au densimètre Gay-Lussac, à la température de 150 , du plus grand nombre possible de dissolutions salines, ainsi que la teneur en sel pur correspondant à chaque graduation L’échelle devra, pour chaque sel, partir de son point de saturation et marcher de 5 en 50 , au plus. Dans le cas de dissociation indiquer à partir de quel état de dilution le phénomène se produit (par exemple pour le sel d’étain).
- Drogues
- Médaille d’honneur pour une réserve sous couleurs vaporisées, spécialement applicable à la laine et se détachant par simple lavage a l’eau.
- Médaille d’honneur pour la synthèse d’un produit jouissant des propriétés essentielle3 de la gomme du Sénégal et son introduction dans le commerce à un prix qui en permette l’usage.
- Médaille d’honneur et une somme de 1 000 fr. pour une substance pouvant rempla cer, dans l’industrie des toiles peintes, l’albumine sèche des œufs, et présentant una économie notable sur le prix de l’albumine.
- Les matières colorées en poudre fines ou en pâte, telle que l’outremer ou les laques fixée3 au moyen de l’albumine sur les différent3 tissus, ont plus ou moins d'adhérence sur ÇeS tissus, suivant le plus ou moins d’albumine
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- sèche employée. Il faut donc que la substance devant remplacer l’albumine produise des couleurs au moins aussi solides que le fait l’albumine dans les meilleures circonstances. Les couleurs fixées avec le nouvel épaississant devront supporter les différents passages, tels que savons, etc., et résister aussi bien au frottement que les mêmes couleurs fixées à l’albumine, sans leur donner plus de raideur.
- Médaille d’honneur et une somme de 1.000 francs pour une albumine du sang dé colorée, et ne se colorant pas par le vaporisage.
- L’albumine du sang est restée jusqu’ici le meilleur, le seul substitut réel de l’albumine des œufs, et si son emploi est limité à l’impression de certaines couleurs, cela est dû uniquement à sa coloration.
- Une albumine du sang, suffisamment décolorée, pourrait donc remplacer le blanc d’œufs desséché dans toutes ses applications industrielles, mais il faudrait que cette albumine pût se vendre à un prix inférieur à celui de l’albumine d’œufs, quelle n’eût pas perdu la propriété de se dissoudre complètement dans l’eau froide et d’être coagulée par la chaleur, et qu’en dissolution elle présentât la même viscosité que l’albumine d’œufs.
- Médaille d’honneur pour un moyen pratique de déterminer la quantité d’hématine contenue dans les extraits ou dans le bois de campêche, sans recourir à la teinture ou à l’impression.
- Médaille d’argent pour un mode de termi-nation pratique de la valeur comparative des indigos du commerce.
- L’auteur devra non seulement indiquer le moyen le plus sûr et le plus expéditif de déterminer le pour cent en indigotine, mais rechercher aussi quels sont les avantages que présentent certaines espèces d’indigo au point de vue pratique.
- Médaille d’argent pour un manuel traitant de l’essai des drogues employées dans l’industrie de l’impression et de la teinture.
- Blanchiment
- Médaille d’argent pour une encre devant servir à marquer les tissus de coton destinés à être teints en fonds unis rouge puce et autres couleurs foncées. Celte encre doit encore rester apparente après avoir subi toutes les opérations que ces teintures exigent.
- Les tissus introduits en Alsace, à charge de réexportation, sont marqués par la douane avec une encre composée de goudron, de noir de fumée et de plombagine. L’estampille ne Peut être rendue visible après la teinture en uni des couleurs susmentionnées qu’en décolorant la partie du tissu sur laquelle la marque a été opposée (et qui nécessairement a dû être entourée d'un fil avant la teinture). Bien souvent il ne reste plus trace de l'es-tampitle, et il résulte de ce fait de graves in-convénients pour le fabricant. Il s’agirait donc de trouver une encre qui, non seulement ré-Sistat aux opérations du blanchiment, mais encore fît réserve sous les couleurs indiquées.
- Médaille d’argent pour un procédé pratique permettant d’enlever dans les tissus les taches de graisses minérales provenant du tissage.
- Ce procédé devra être d’une application générale et ne pas renchérir sensiblement le prix du blanchiment des tissus.
- Les taches de graisses minérale ne sont qu’imparfaitement enlevées par les procédés habituels du blanchiment et reparaissent dans les opérations de teinture et d’impression. Le nettoyage, la main n’est pas considéré comme une solution de la question.
- Médaille d’argent pour un mémoire sur l’emploi des résines dans le blanchiment des tissus de coton.
- Le mémoire devra indiquer le rôle que joue la résine dans le lessivage des tissus, les proportions dans lesquelles elle doit être employée, le meilleur mode de préparation du savon de résine, ainsi que les qualités de résine qui conviennent le mieux.
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de coton dans le blanchiment et la coloration des tissus.
- Les tissus pour impression étaient autrefois formés uniquement des filés en Louisiane, en Jumel et en Géorgie longue soie. Aujourd’hui une grande partie des tissus se fait en cotons d’Amérique de nature bien différente, et en cotons des Indes purs ou mélangés de cotons d’Amérique Outre cela, soit par suite de la cherté des belles qualités, soit par suite du perfectionnement de l’outillage de nos filatures, on est arrivé à employer des classements inférieurs que l’on ne connaissait pas autrefois, et parmi lesquels, dans les années humides ou de gelées précoces, se trouvent des parties tachées ou décolorées, dont la fibre a déjà subi une altération préjudiciable. En un mot, la nature des filés destinés à la fabrication des tissus a subi des modifications qui, pour l’impression, présentent de graves inconvénients.
- Le mémoire devra indiquer la solidité relative des divers cotons, l’action qu’a sur eux le blanchiment, leurs affinités pour les mordants organiques et inorganiques, ainsi que celles qu’ils ont pour les matières colorantes.
- (A suivre.)
- INFORMATIONS
- La Fête des Teinturiers-apprêteurs à Reims
- La corporation des teinturiers-apprêteurs de Reims a célébré, la semaine dernière, sa fête corporative annuelle.
- A dix heures, elle a commencé par une messe dite à Saint-Remi. En sortant de la basilique, le cortège s’est dirigé vers la rue Boulart et les syndics, se conformant à l’antique usage, ont offert le gâteau traditionnel, accompagné d’un superbe bouquet, à M. Ma-nichon, le patron désigné cette année pour être l’objet de cette flatteuse démarche.
- A midi, tous les membres de la corporation étaient réunis dans le vaste jardin de l’Embarcadère, où a été faite solennellement par les syndics la remise des diplômes d’honneur et des livrets de Caisse d’épargne aux pères de famille méritants et aux vétérans de la Société.
- Comme toujours, et c’est là une louable habitude qui est à l’honneur de tous, les fonds de ces livrets de Caisse d’épargne avait été gracieusement offerts par les patrons.
- Une joyeuse collation a suivi cette distribution de récompenses qui avait été précédée de deux discours prononcés par M. Wiet, conseiller d’arrondissement; par M. Eugène Goubeaux, président actif de la Société ; ce dernier avait aussi donné lecture d’une lettre du président d’honneur, M. Victor Lambert, empêché d’assister à la fête. Ce sympathique vétéran du travail a donné d’excellents et sages conseils à tous et a souhaité qu’une cordiale entente ne cesse d’exister entre ouvriers et patrons.
- Le soir, un superbe bal, fort animé et encore égayé par le tirage d’une belle tombola, dont les lots étaient fournis par de généreux donateurs, a terminé cette belle fête d’une des plus importantes corporations de la laborieuse cité rémoise.
- Les colis postaux de dix kilos
- M. Delpeuch, sous-secrétaire d’Etat aux postes et télégraphes, prépare une réforme pratique importante qu’il compte avoir réalisée dans une dizaine de jours.
- On sait qu’actuellement le poids maximum admis pour les colis postaux est de 5 kilogrammes, et qu’au-dessus de ce poids les colis doivent payer les tarifs ordinaires de transport.
- Or, M. Delpeuch se propose d’élever le poids maximum des colis postaux à 10 kilogrammes.
- Outre le public, le commerce et l’industrie trouveront, par cette mesure, des facilités pour l'expédition des petits paquets.
- LA SAISIE DES SALAIRES
- Une circulaire de M. Darlan
- Le garde des sceaux adresse aux procureurs généraux la circulaire suivante relative à la saisie-arrêt sur les salaires et petits traitements :
- « Messieurs, aux termes de l’article 9 delà loi du 12 janvier 1895, relative à la saisie-arrêt sur les salaires et les petits traitements des ouvriers ou employés, le tiers saisi est invité à se présenter à l’audience fixée par le juge de paix pour y faire sa déclaration affirmative.
- « Plusieurs juges de paix appliquent cette disposition même dans les cas ou la saisie-arrêt est formée entre les mains des receveurs dépositaires ou administrateurs des caisses ou deniers publics. Ils laissent adres-
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- S c.
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- ser à ces derniers un avertissement à comparaître et ils les obligent ainsi à se déplacer ou à se faire représenter à l’audience.
- « Cette exigence, qui est de nature à créer de sérieuses difficultés dans le fonctionnement des services du Trésor, ne saurait se justifier.
- « Les saisies-arrêts, formées entre les mains des comptables publics sont en effet soumises à des règles spéciales que la loi du 12 janvier 1895 n’a pas abrogées et qui doivent, par suite se combiner avec la procédure instituée par cette loi.
- « C’est ainsi qu’en vertu des articles 569 du code de procédure civile et du décret du 18 août 1807, les receveurs dépositaires ou administrateurs des caisses ou deniers publics ne sont pas assignés en déclaration, mais délivrent simplement un certificat constatant si une somme est due à la partie saisie, si elle est liquide et, dans ce cas, quel en est le montant.
- « Le certificat tient lieu en ce qui les concerne de tous actes et formalités prescrits à l’égard des tiers saisis.
- « Je vous prie, Monsieur le procureur général, de rappeler les textes susvisés aux juges de paix de votre ressort et de les inviter à ce que leurs greffiers se bornent, dans le cas de saisie-arrêt formée entre les mains des receveurs de deniers publics, à réclamer au tiers saisi, par lettre recommandée, le certi ficat prescrit par l’article 6 du décret du 18 août 1807 ».
- JURISPRUDENCE
- Un de nos lecteurs nous pose la question suivante :
- Quelle est la valeur de l’endossement en blanc sur un billet à ordre ?
- R. — L’art. 138, C. Com. fournit la réponse à cette question. Cet endos n’opère pas le transport de l’effet, il ne vaut que comme procuration. Cependant il est assez généralement admis que cette règle ne fait pas obstacle à l’admission de preuves extrinsèques pour établir, en dehors de l’endossement, la réalité du transport de l’effet. Mais cette concession n’est consentie que seulement dans les rapports du porteur avec son endosseur direct. A l’égard des tiers, au contraire, c’est-à-dire à l’égard des endosseurs précédents, du tireur, du tiré accepteur ou du souscripteur de l’effet, l'endossement conserve son caractère irrégulier, en sorte que le porteur ne peut établir par aucune preuve extrinsèque qu'il a fourni les fonds et qu’il est propriétaire de l’effet. (Cass. 17 août 1881, D. 82, 1. 340 : — 14 juin 1832, D. 84, 1.224.) Le porteur d’un pareil effet ne peut donc, à l’égard des tiers, en réclamer le paiement qu’à la charge de subir les exceptions opposables à l’endosseur de qui il le tient. Pour qu’il en fût autrement, il faudrait que l’on put établir à la charge du souscripteur une reconnaissance ou obligation personnelle. (Cass. 10 novembre 1884, D. 85, 1. 198.)
- Autre question. — Une femme non commerçante a avalisé une lettre de change, sans écrire de sa main le bon ou approuvé avec indication de la somme portée sur l’effet, est-elle tenue par sa seule signature ?
- R. — La question est certainement délicate. Cependant, en matière de lettre de change ou de billet à ordre, signé par un commerçant, on décide que l’aval fait partie intégrale de l’effet et emprunte à l’obligation du souscripteur son caractère commercial. (Art. 113, C. Com.)
- On peut en induire que l’art. 1326, C. Civ. qui exige le bon ou approuvé n’est pas indispensable, la femme qui a donné l’aval étant considérée comme ayant fait un acte commercial.
- Bien entendu, il ne s’agit ici que d’une femme dûment autorisée ; car dans le cas contraire l’aval ne serait pas valable.
- TRIBUNAUX
- Les syndicats ouvriers et les non-syndiqués
- La Chambre civile de la Cour de cassation vient de juger que l’ouvrier congédié par son patron sur une menace de grève a le droit de demander aux ouvriers qui ont fait de son renvoi la condition de la reprise du travail la réparation du préjudice qu’il a subi, s’il prouve que ceux ci, loin de poursuivre la satisfaction d’un intérêt professionnel, ont uniquement
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les cinq premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS livrées Quantités à la consommation EXPORTATIONS françaises Marchandises ou francisées exportées
- 1896 1895 4 894 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. — — Brésil.. • 13.291.600 124.100 6.934.400 723.800 6 067 900 316.200 Bois de teinture en bûches.. kil. moulus 1.462.700 267.000 3.733.000 327.300 2 236.600 311.000
- 10.707.300 8.419.300 17 077.900 Garance en racine, moulue ou en paille 23.700 44.700 64.200
- — — Guatemala 3.096.700 3.517.000 2 718.000 Curcuma en racine 7.500 21.600 21 200
- — — Autres pays..... 28.515.200 33 399.300 23.469.300 — en poudre 2.400 4.400 2.400
- 2 000 16.100 52.200 10.500 300 7.400
- Totaux ... 55 734 900 52.993 800 49.649.300 Lichens tinctoriaux
- 10.067.500 9.863.800 15.774.900
- Bois de teinture moulus... 34.400 31 400 59.900 Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles
- Garance en racine, moulue ou en paille 99.300 295.600 206.800 108.400 4.200 13.200
- Curcuma en racine 262.500 223.600 200.400 Moulus 191.100 191.100 91.500
- — en poudre 2.800 2.500 4.400 Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues
- .... 392.400 542.800 685.500 74.900 49.600 27.200
- Lichens tinctoriaux 74.500 80.300 116.700 Libidibi et autres gousses tinctoriales 9.000 13 100 431.800
- Ecorces à tan, moulues ou non 2.766.700 2.526.600 2.831.300 Safran 11.000 11.400 11.200
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Autres teintures et tanins 99.00') 89.400 107.100
- 4.002.300 4.592.100 4.204.300 Cochenille 102.600 80.000 66.100
- Moulus ,. 1.572.900 1.292 900 1.529.200 Kermès animal 1 300 ——
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues Indigo 135.400 191.900 147.100
- 1.554.300 2.158,400 948.400 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 17.400 723.700 400.300 36.300 22.600 20.100
- Safran 20.400 17.800 11.350 Cachou en masse 127.000 130.000 56.300
- Autres teintures et tanins 93.700 197.200 195.200 Rocou préparé 84.200 46.900 76.900
- Cochenille 121.230 141.100 143.980 Orsei le préparée, humide en pâte 31.400 34 100 24.600
- Kermès animal. 950 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : 11.300 11.800 52.500
- Indigo 1.424 820 1.092 700 903.630
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu 15.400 16.900 38.000
- 660 40
- Cachou en masse 2.005.410 688.900 1.552.150 98.400 Autres : Allemagne 2.004.200 2.187 800 1.663.300
- Rocou préparé.... . .. 131.550 31.700 — Belgique ..... . ...» 1 102.900 1.389.800 1.351.600
- Orseille préparée, humide en pâte 5.070 4 520 4.200 Angleterre 793.700 776.800 889.500
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 320 200 100 — Etats-Unis 283.100 318.700 180.200
- — Autres pays 2.351.000 2.256 700 2.201.000
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces:
- 240 530 44.720 6.534.900 6.929.800 6.285.600
- 25.790 31.600 34.610
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide Teintures dérivées du goudron ds houille: Alizarine artificielle. 26.100 25.600 32.700
- Alizarine artificielle .... 62.170 81.600 65.180 Acide picrique Autres 400 7.900 100
- Autres 394.530 327.100 280.680 299.200 203.600 147.600
- Outremer 71.070 84.600 109.430 Outremer ... 231.600 267.100 213.000
- Bleu de Prusse 20.860 15.700 11.600 Bleu de Prusse. 11.040 6.900 6.300
- Carmins communs 180 300 210 Carmins communs; 5.200 4.900 7.400
- — fins 40 30 20 — fins . 6 100 3.300 1.200
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- obéi à un sentiment de malveillance injustifié, commettant ainsi envers lui une faute dont ils demeurent responsables. En conséquence, sur le rapport de M. le conseiller Reynaud et con formément aux conclusions de l’avocat général Desjardins, elle a cassé un arrêt de la cour de Rennes qui avait décidé le contraire.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Crémieux (Raoul Aron-Haïm), et Mme veuve LAUVRAY, née Marie Bérangier, teinturerie, 75, boul. National, à Marseille. — Jug. du 5 juin. — S. : M. Petitjean.
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- CHAMUEL, teinturerie, 25, rue de Paradis et 34, rue Caisserie, à Marseille. — Jug. du 5 juin. — 5% par 1/2 dans 6 mois et 4 an.
- Contant (Charles-Alfred), teinturerie, 64, rue Montreuil, à Vincennes. — Jug- du 9 mai. — 50 % en 5 ans par 5me, à partir de de l’homologation.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif Mornand frères, teinturerie en couleurs et noir des soies et cotons, 26, rue de Rives, à Saint-Étienne. — Durée : 5 ans et 7 mois. — Cap. : 40 000 fr. — Acte du 25 mai.
- Formation de la Société en nom collectif C. M. Michel et J. Roux, apprêteurs, 21, rue de la Vieille-Monnaie, à Lyon. — Durée : 10 ans. — Cap. : 135.000 fr. — Acte du 30 avril.
- Formation de la Société en nom collectif C. Garnier et Cie, teintures et apprêts, 21, pl Tolozan, à Lyon. — Durée : 10 ans et 6 mois, du 1er juil. — Cap. : 600.000 fr. — Acte du 30 avril.
- Formation de la Société Mme veuve Gay et ses fils, teinture et apprêt de tulles. 5, quai Rambaud, à Lyon. — Cap. : 100.000 fr. Acte du 18 mai.
- DISSOLUTION DE SOCIÉTÉ
- Dissolution de la Société Fabre et Furnion, apprêteurs, à Lyon. — L. : M. Furnion qui continue seul. — Acte du 20 mai.
- PROROGATIONS DE SOCIÉTÉS
- Prorogation de 10 ans, à partir du 1er nov., de la Société anonyme d’apprêts, quai de Gère, à Vienne. — Délib. du 29 avril.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Monin a vendu un fonds de teinture-rie, 35, rue de Richelieu.
- . Mme Bohain a vendu un fonds de teinture-rie, 6, rue Blanche.
- Mlle Costedoat a vendu à Mme veuve Vi-desse un fonds de teinturerie, 60, boul. de Bercy.
- M. Zimmermann a cédé à Mme veuve Sé-pêchai ses droits dans la teinturerie, 24, rue de Lancry.
- Mlle Matz a vendu à Mme Lefebvre un fonds de teinturerie, 18, chaussée du Pont, à Bou-ogne.
- Mlle Guyard a vendu un fonds de teintu-rerie, 26, rue Chariot.
- , Mme Richard a vendu un fonds de teintu-Tie, 26 bis, boul. Diderot.
- ASSURANCES
- Voici le moment des vacances qui approche ; il est peu de nos abonnés qui ne se préoccupent, s’ils ne l’ont déjà fait, de leur déménagement, pour aller avec leur famille, soit, à la campagne, aux eaux ou au bord de la mer.
- A cette préoccupation toute louable, il convient, pour tout homme prévoyant d'ajouter celle de l’assurance qui joue un rôle important et qui mérite toute l’attention de nos abonnés et lecteurs.
- Aucune personne soucieuse de ses intérêts ne manque aujourd’hui de faire assurer ses immeubles, son usine et ses objets mobiliers.
- Les assurances de ce genre sont passées dans les mœurs et paraissent élémentaires au premier point; mais cela ne suffit pas.
- Plusieurs exemples qu’il serait facile de citer ont, sinon ruiné, du moins fortement endommagé la situation financière de personnes qui, allant se reposer 2 ou 3 mois à la campagne ou sur le bord de la mer se trouvaient par le fait responsables d’un sinistre et se mettaient dans l’obligation de dédommager le propriétaire.
- Nous le répétons, ce cas se présente fréquemment dans les campagnes et surtout dans les villes d’eau où les constructions sont généralement légères.
- Les chances d’incendie deviennent, par ce fait, plus nombreuses et la plus légère imprudence d’un domestique rend responsable, en cas de sinistre, le chef de famille vis-à-vis du propriétaire pour les locaux qu’il occupe.
- Toujours soucieux de l’intérêt de nos abonnés en ce qui touche la grave question des assurances et dans le but de remédier à un tel ennui nous avons obtenu, après de nombreuses démarches , la faveur spéciale des Compagnies françaises du syndicat de faire établir des contrats d’assurances intitulés « Polices de voyage ».
- Ces contrats garantissent au chef de famille, en quelque endroit qu’il se trouve sur le territoire français et en dehors de son domicile ordinaire, soit dans un hôtel, maison, villa ou appartement meublé :
- 1° 10,000 fr. contre l’action de responsabilité envers le propriétaire ;
- 2° 10,000 fr., contre l’action en responsabilité que les locataires et voisins pourraient exercer contre lui ;
- 3° 5,000 fr., sur mobilier personnel, linge et effets d’habillement à son usage ;
- 4° Garantie contre l’explosion du gaz et de la foudre, moyennant une prime de 5 fr. 50 pour 3 mois de l’année et de 7 fr. pour 6 mois.
- Il va sans dire que l’exemple cité plus haut, peut-être modifié comme prix suivant les sommes assurées soit en plus soit en moins.
- Notre collaborateur chargé spécialement du service des assurances se met à la disposition de nos abonnés pour leur faire établir, auprès des Compagnies, les contrats de cette nature qui nous seront demandés sans autres frais que celui de l’affranchissement par la poste.
- Nous rappelons en outre que notre service des assurances se charge également, de la vérification et de la confection de tous contrats d’assurances soit incendie, vie et accidents, sans aucune exception. Les plus grands soins sont apportés à la vérification et à la confection de ces divers contrats.
- Nos abonnés et lecteurs, nous en avons la certitude, nous sauront gré de notre intervention dans cette question des assurances, si utile à toute personne ayant souci de ses in-térêts.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d’ajouter sur l’adresse Service des assurances.
- Librairie des Publications industrielles
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- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
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- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Academ'e. — Lauréat du la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- LE MONITEUR DE LA. TEINTURE
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’École supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
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- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard,
- docteur ès-sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
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- de la TEINTURE et de r’IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Epaillage et des Industries Textiles.
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- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de fer et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine à Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa lates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
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- De Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
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- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Rouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus Produits divers. Téléphone Thibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Cie),4.’, rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne). Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). Siège social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alumine, alun pur et raffiné.
- Larrieu (A.L Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Sulfate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur.
- Amidons
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du jury, Epinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et apprêt.
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br.s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonner.es françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d’Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et indust ies.
- Tailliez (L.), 4, rue St-Nicolas. à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriales
- Rollet (Louis), directeur du Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline.
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire aes couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris,
- Apprêt* cliver*
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture
- Apprêt* (Machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes),
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janier-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- assines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiment* industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâton* et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- Benzine*
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris. Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon*
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Elanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiqnement pure.
- Porlie., au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (Machine* et appareil* pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T. E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agen exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand’heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouches-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Boi* de teinture
- Daniau fis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales par les teinturiers.
- Le Bertois (G.-A.), 10, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, à Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevet* d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C" Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifère*
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc. Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chauffage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tient peu de place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustré* pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs.
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts," rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudières pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie et teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus" dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois.
- Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris, Bassines, chaudières, cuisines à couleurs.
- Cheminée* d’usines
- Alphonse Custodis, 15,rue de la Constitution, Nancy.-" M rseille, 103, cours Lieutaud. — Cheminées d’usines e briques spéciales. Chemise réfractaire. Breveté S G. O.
- Fourneaux de chaudières.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris:
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chloru e décolorant, eau de javel.
- Ruelle (Henri , 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures decJ. lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels a soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, carmin de cochenille pour toutes industries.
- Colle*
- Hornberger, 33, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, Meurthe-et-Moselle. Colle forte de Givet. “ .
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, cm lettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en poud os Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). COon et gélatines supérieures pour la teinture, l’impress. ‘ apprêts, colles fines.
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-
- 40e Année
- Numéro 14
- 20 JUILLET 1896
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
- EDMOND ROUSSET, Directeur.
- coupe d’un cylindre
- tubulaire pour recevoir les fils ou filaments, montrant la manière de le fixer sur la plaque perforée, et cela d’une façon hermétique.
- Fig. 11, élévation en coupe d’une disposi-
- autre mode de fixer la broche tubulaire dans la plaque perforée, et cela d’une manière her-
- métique.
- Fig. 10, élévation en
- . 4 fr.
- . 4 fr. 50
- . 3 fr.
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)..............
- Réclames et Annonces ministérielles
- Faits divers. ... ....
- Prix à forfait
- pour insertions répétées et Annonces financières.
- L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par le Directeur-Gérant.
- 2.
- 1 r
- Fig. 12, élévation en coupe d’une disposi-
- tion convenable pour les écheveaux de 61? des
- rouleaux de filaments, des marchandises en lion convenable pour traiter les formes de
- chapeaux de feutre.
- pièces ou des fibres éparses.
- O O O O C
- 58
- I, 7
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRETS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- Franco : Un an . . . . , . 15 francs
- Six mois....................... 8 —
- Etranger : Un an...............20 —
- Un numéro, 75 centimes.
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT
- A PARIS
- SOMMAIRE
- l'erfectionnements aux machines pour teindre et blanchir.
- — Société industrielle de Mulhouse. — Encollage des fils de coton. — Nouvelles de la mode. — Recettes de teinture. - Apprêt des cotonnades. — Procédé pour produire des modèles ou dessins. — De l’ensimage. — Le vanadium.— La teinture en Tunisie.— Programme des prix de la Société industrielle de Mulhouse (suite et fin). — Exposition de Rouen. — Travail dans l’industrie. — Informations. — Tarifs de chemins de fer. —Jurisprudence ----Assurances.— Renseignements commerciaux. — Bibliographie.—Cours.— Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS
- AUX
- MACHINES POUR TEINDRE ET BLANCHIR
- Le coton, la laine, la soie et autres matières fibreuses, écrues et manufacturées, ou partiellement manufacturées
- Par MM. Young et Crippin.
- Cette invention se rapporte aux machines à Oindre ou blanchir le coton, la laine, la soie et autres matières fibreuses, écrues et manu-facturées, ou partiellement manufacturées ; c'est-à-dire écrues, en écheveaux, en rou-eaux, en mèches, en bobines, en fuseaux ou al'état tissé, et est particulièrement applica-ble pour teindre et blanchir les fils ou fibres enroulés en forme de bobine ou de fuseau.
- Fig. 1, élévation en coupe d’une des dispo-sitions de machine, conformément à l’invention.
- Fig. 2, coupe longitudinale d’une boîte à tiroir détachée.
- Fig. 3, élévation en coupe d’un robinet, la Section étant faite suivant l’axe de la noix.
- Fig. 4, élévation en bout du même.
- Fig. 5, élévation en coupe d’une autre dis-Position de machine, suivant l’invention.
- Fig. 6, détail en plan, en coupe, suivant AB, sig. 5.
- Fig. 7, plan d’une table perforée ou plaque Pour supporter les bobines pendant l’opération.
- Fig. 8, coupe d’une broche tubulaire per-orée et indiquant le contour extérieur de la 00 ine placée dessus, et la manière dont la roche est perforée d’une façon hermétique. Fig. 9, élévation extérieure montrant un
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- Ias-
- 1 II
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Une des dispositions de l’invention est représentée fig. 1 à 4.
- a, cuve de forme, dimensions et matière convenables, pour contenir le liquide à employer ; la cuve représentée est supposée être faite en bois.
- Les amorces supérieures de cette cuve supportent une chambre b, qui peut aussi être de forme, dimensions ou matière convenable, mais préférablement établie en bois et circu-laire en coupe transversale.
- Cette chambre b sera appelée chambre réceptrice. Elle est fermée à ses extrémités supérieure et inférieure, cette dernière extrémité étant en communication avec l’extrémité supérieure d’un tuyau vertical c, dont l’extrémité inférieure repose et est fixée au fond de la cuve a.
- Un dispositif à valve c’ fait partie du tuyau c. Le fond de ce dispositif est percé de trous couverts d’un disque à anneau de caouchouc ou autre matière convenable c2 . Ce disque à anneau se lèvera et découvrira les trous, permettant ainsi au liquide de passer du tuyau c dans la cuve a, mais se fermera pour prévenir le passage du liquide dans le sens opposé.
- c3 , garniture, au-dessus du disque à anneau, empêchant celui-ci de s’élever d’une trop grande quantité.
- La partie inférieure de ce tuyau vertical c est muni d’une branche c4 , qui communique avec la chambre d sous la table perforée ; cette chambre d sera désignée sous le nom de cavité.
- La partie supérieure de la chambre réceptrice b est en communication avecun tuyau b', qui communique par un passage e dans une boîte à tiroir attachée sur le côté de la chambre réceptrice b, lequel dispositif à tiroir est représenté détaché, en coupe longitudinale, fig. 2.
- Un autre passage e’, de ce dispositif à tiroir, est prolongé par un tuyau/’, qui communique avec l’extrémité supérieure d’un vase/, que nous appellerons la deuxième chambre réceptrice. L’extrémité inférieure de ce vase est en communication, par un tuyau /2 , des passages directs et une valve désignée ci-dessous, avec la cavité d.
- A l’extrémité inférieure de la deuxième chambre réceptrice / est une valve à champignon/3 , qui s’ouvre en dehors pour permettre au liquide qui s’accumule dans la chambre/ de s’écouler dans la cuve. Dans la chambre /, il y a un tuyau f , qui débouche par son extrémité supérieure dans une calotte ou chape f5 , vissée dans un ou sur le bout supérieur du tuyau. L’air, vapeur, gaz ou liquide s’échappe du tuyau p dans l’intérieur de la calotte, qui peut être percée, sur ses côtés, de petits trous, de manière à séparer le liquide des fluides gazeux.
- Le dispositif à tiroir a un autre passage (correspondant au passage d’évacuation de la boîte à tiroir d’une machine à vapeur ordinaire), lequel passage e2 est en communication, par un tuyau (non figuré) avec une
- pompe ou des pompes ou autres appareils propulseurs des fluides, de constructions quelconque, qui, lorsqu’on teint ou qu'on blanchit, ou qu’on exécute une opération corrélative, peuvent être en mouvement ou arrêtés et peuvent être remis à volonté.
- Le dispositif à valve est quelque peu semblable au tiroir d’une machine à vapeur ordinaire ; e4 étant l’orifice pour la chambre récep -trice ; b et e5 , l’orifice pour la seconde cham -bre réceptrice/. Le tiroir e3 , lui même, est muni de deux cavités e6 et e7 ; sur la boîte à tiroir est un couvercle e8 destiné à maintenir le tiroir e3 en position, et l’air atmosphérique peut entrer à volonté dans la boîte à tiroir par des trous e9 , percés dans le couvercle plat e8 .
- Le tiroir e3 est mû dans un sens ou dans l’autre par une tige ex , qui peut y être fixée, comme il est représenté; cette tige fonctionne dans une ouverture-guide, percée dans un bossage sur le côté de la boîte à tiroir, qui n’a pas besoin d’être étanche hermétique.
- La valve e3 est représentée dans sa position moyenne dans laquelle l’orifice de milieu e1l et les orifices e4 et e5 sont fermés.
- Quand le tiroir e3 est mû dans l’une ou l’autre direction, par rapport à la position centrale, du fluide passe dans l’intérieur de la chambre réceptrice b, et, de là, dans la seconde chambre f, ou vice versa, selon la direc-tion dans laquelle le tiroir e3 est mû.
- La pièce de fonte e12, dans laquelle les passages et orifices sont formés, est attachée à l’extérieur de la chambre réceptrice b.
- La tige ex du tiroir est reliée à un levier g, le trou pour la goupille d’articulation du levier étant légèrement mortaisé dans le sens delà longueur de ce levier, dont le point d’appui g' est sur un bras attaché sur le côté extérieur de la chambre réceptrice b.
- Le bout du levier g est relié à l’extrémité supérieure d’une tige g^ , dont le bout inférieur est articulé à un autre levier ayant une poignée de manœuvre, comme ci-après décrit, par laquelle le levier g et le tiroir e3 peuvent être actionnés.
- h, chambre fixe de grandeur et forme convenables, au-dessus de la plaque perforée, laquelle chambre sera désignée sous le nom de chambre de traitement.
- Son bord inférieur est pourvu d’une bride qui repose et est fixée sur les bords supérieus de la cuve a, et une traverse reposant sur les bords supérieurs de la cuve.
- Cette chambre de traitement h est pourvue d’un renfoncement h', formé à l’intérieur et à la partie supérieure de ses parois, dans lequel de la vapeur, de i’air ou des gaz peuvent entrer et circuler par des perforations établies dans un anneau cylindrique , inséré et attaché devant le renfoncement h’. Le bord inférieur de l’anneau perforé repose sur une saillie à l’intérieur de la chambre de traitement h.
- Un couverele h3 , qui peut être de forme concave à l’intérieur, est fixé à charnière sur
- l’un des côtés de la chambre de traitemem en hA , et ce couvercle est disposé de manièri que, quand il est fermé, il serre sur et sontr: une garniture en caoutchouc, ou autre anneau élastique convenable h^ , placée dans une rainure formée dans le bord supérieur il la chambre de traitement h, de façon que, quand le couvercle h3 est fermé, l’étanchéité soit obtenue contre les fluides ou liquides de l’extérieur de la chambre de traitement.
- Un grand tuyau conique h^ est relié à la partie inférieure de la chambre de traitement h et s’étend, dans la cuve, au-dessous du niveau du liquide dans cette cuve (le niveault plus haut du liquide est représenté par le trait x). A l’intérieur de ce grand tuyau conique h^ est, une pièce de fonte centrale h7 , qui est munie de bras rayonnants h8 , lesquels reposent sur une saillie intérieure formée à la partie supérieure du tuyau conique . Dans cette pièce de fonte centrale, des passageseï emplacements sont formés pour recevoir dan valves à champignon ; la cavité d est également formée dans cette pièce de fonte au-dessous de la plaque .perforée j, qui est supportée par les bords supérieurs de la pièce de fonte hl , et repose sur un anneau en caou-chouc/, encastré dans une rainure desdits bords.
- Entre la pièce de fonte centrale M , et le grand tuyau conique , il reste un passage annulaire h^ , par lequel le liquide peut passer, à travers le large tuyau conique , dans I» chambre de traitement h.
- Rne poignée j2 , fixée à la plaque perforée), sert à soulever cette dernière et à la replacé dans la chambre de traitement h ; cette poi-gnéej2 est creuse et le tuyau qui se trouve dans la partie supérieure de la chambre de traitement h et fait évacuer l’air de celle-ci, de sorte que le liquide peut prendre la place de cet air, suivant les besoins.
- L’extrémité inférieure de cette poignée!11' bulaire communique par un passage hx , ave les passages dans lesquels est formé le vide, lorsqu’on aspire un liquide, ee l’air, de lav"‘ peur ou du gaz à travers les marchandise en voie d’être traitées. On peut relier 1111 tuyau avec les passages dans lesquels es formé le vide, ce tuyau peut remonter vefi l’intérieur de la chambre de traitement jus’ qu’à sa partie supérieure pour servir à volonte à la place de la poignée creuse j2 .
- La pièce de fonte centrale h* est disposé oour recevoir les sièges des deux soupape81’ champignons et f6 , qui passent chacune par les ouvertures formées par des plaq165 circulaires c6 et p , après que les soupape ont été introduites. Ces plaquesc etf? serven également à limiter le soulèvement des so" papes, celle c* , par laquelle le liquide estas piré de la cuve a, est représentée ouverte-
- Le tuyau formant la branche du tuy8. vertical a est relié à la pièce de fonte cel traie A7 ; de la partie inférieure de la piëe de fonte part un passage latéral , quiabo"" à l’espace au côté supérieur de la soupape ‘
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- L’ouverture de ce passage latéral est indiqué en 7 .
- Après la soupape c5 , il y a un passage c8 , commun aux deux soupapes c5 et f6 ; ce passage communique avec la cavité d, sous la table perforée stationnaire j, par le passahe h, entre les deux soupapes.
- Lns deux soupapes c5 et 6 sont disposées d’une manière identique et leurs passages sont semblables à celui de la soupape c5 , pour les liquides.
- Unrobinet k, fixé à l’extérieur de la chambre de traitement h, communique, par un passage formé dans la chambre, avec la cavité h', qui entoure la partie supérieure de la chambre de traitement h. Ce robinet k est représenté en coupe ffg. 3 et en vue en bout fig. 4.
- Il comporte trois passages, dont l’un k’, pour être raccordé à un tuyau de vapeur ou de gaz, un autre k^ pour l’air atmophérique et enfin un troisième k^ venant de l’intérieur de la noix k4 . C’est ce dernier passage qui est relié et communique avec les passages, dans l’extérieur de la chambre de traitement, qui aboetissent à la cativité h\
- Sur le carré k^ , servant à la manœuvre de la noix k^ , est monté un disque A6 , qui est lui-même surmonté d’un autre disque formant corps avec un levjer k.1 , de sorte qu’on peut manœuvrer ce levier sur un bossage centra du disque k6 , fixé sur le carré. Dans le levierk est percée une fente coneentrique k8 , qWi reçoit une vis rapportée au pisque k^ . En desserrant la vis ks , on peut faire tourner la noix A4 en avant ou en arrière, et en serrant ladite vis on peut faire tourner la noix dans "Isens ou dans un autre, au moyen du le • vier ki .
- Il n’y a qu’un seul orifice kx dans le côté de auoixk4;on peut faire tourner cet orifice do façon à le faire coïncider, soit avec l’ou
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- verture dans la boîte à vapeur ou à gaz, soit "vec l’ouverture pour l’air, mais lorsqu’on manœuvre au moyen du levier W , qui ne se déplace que sous un arc de cercle d’environ 60 degrés, il n’ouvre et ne ferme que l’orifice POUr la vapeur ou le gaz et maintient fermé Orifice de Pair, et vice versa.
- CA p
- wrace à cette disposition, on peut facile-"ent ajuster l’appareil pour traiter les mar-chandises, soit avec de la vapeur ou du gaz ns une position, soit avec de l’air dans aUtre position de la noix. Lorsque les mar-, shandises qu’il s’agit de traiter (soit des bo-"es de fil) sont placées dans la chambre de ^aitement h, comme on le verra plus loin, on apPlique le couvercle h3 ; ensuite, on place n$ la position qu’elle occupe dans la figure 1. “ne poignée sur un levier l, fixé sur un axe l', nonté dans des coussinets convenables de la cuve a. Comme l’autre extrémité de ce levier l
- articulée à l’extrémité inférieure de la ajs 9 ‘ le tiroir e3 se déplace, et ceci permet n 61 PomPe ou à tout autre appareil conve-tri 6 de faire le vide dans la chambre récep-chee 0, et d’admettre de l’air dans la seconde
- amabre réceptrice f. Ceci a pour effet de
- faire le vide plus ou moins dans la chambre de traitement h et d’aspirer le liquide contenu dans la cuve, à travers les matière qu’il s’agit de traiter.
- Lorsqu’on a traité pendant quelque temps, on renverse la poignée et le tiroir e3 revient sur lui-même ; de l’air pénètre dans la chambre réceptrice b et fait le vide dans la seconde chambre réceptrice f, laquelle aspire alors de la vapeur, du gaz ou de l’air, à volonté, à travers les matières qu’il s’agit de traiter.
- La poignée à levier fait partie du levier l, ou bien elle peut constituer un levier distinct sur l’arbre V ; elle porte deux chevilles 12 , dont l’une agit sur le levier kl pour le robinet.
- Comme on le voit fig. 1, robinet k a été fermé par la cheville inférieure 12 de la poignée 1. Lorsqu’on renverse cette dernière, la cheville supérieure Z2 actionne le levier kl et fait ouvrir le robinet k.
- Lorsqu’on admet de l’air dans la chambre réceptrice b, le liquide qui a été aspiré pendant la formation du vide, s’en échappe et vient couler dans la cuve, en passant par la soupape c’, qui alors s’ouvre; cette soupape se ferme lorsqu’on fait le vide dans la chambre réceptrice b.
- Lorsqu’on fait pénétrer de la vapeur, du gaz ou de l’air dans la chambre de traitement h, le liquide qui y est resté retourne, par son propre poids, dans la cuve, et la vapeur, l’air ou le liquide gazeux passe si librement à travers les matières en voie d’être traitées qu’il n’y a qu’un petit vide partiel dans la chambre de traitement, vide qui n’est pas suffisant pour élever le liquide de la cuve à la chambre de traitement h. Mais lorsqu’on ne laisse pas passer d’air, de vapeur ou de gaz dans la chambre de traitement h, il se forme un vide plus ou moins parfait, et l’air atmosphérique agissant sur le liquide contenu dans la cuve, refoule ce liquide dans la chambre de traitement ainsi qu’à travers les matières sur lesquelles il s’agit d’opérer ; de là, le liquide arrive dans la chambre réceptrice b, qui est de grandeur suffisante pour contenir tout le liquide pour une seule opération.
- L’aspiration du liquide et de la vapeur, de l’air ou du gaz alternativement à travers les matières en traitement, peut être répétée autant de fois qu’il est nécessaire ; la durée de chaque opération pourra être réglée par l’abaissement et l’élévation du niveau du liquide contenu dans la cuve a, en y faisant des marques, pour indiquer le niveau le plus haut et le niveau le plus bas.
- Ceci peut se faire automatiquement au moyen d’un flotteur de surface et de poids suffisants pour soulever un poids roulant ayant assez de pesanteur pour renverser le tiroir e3 et le robinet A; une disposition de ce genre est illustrée dans la figure 1.
- Comme on l’a vue plus haut, un arbre l', monté dans des coussinets convenables sur la cuve, porte un levier l, dont le bout est muni d’une cheville Z5 , qui pénétre dans une fente
- de la tige tn\ dont l’extrémité inférieure porte le flotteur m.
- Sur l’extrémité de l’arbre l’ est monté un levier l, dans le côté supérieur duquel est formée une rainure dans laquelle se déplace une forte boule Z3 . A une de ses extrémités, le levier Z porte une poignée Ix , et, à l’autre extrémité, une cheville 14 , qui pénètre dans une fente percée dans l’extrémité inférieure de la tige g2 .
- Le le vier à balancier Z, sur l’arbre Z’ (suivant la position du robinet k}, est muni de chevilles Z2 , qui agissent sur le levier kl pour le robinet k, comme il a été dit précédemment.
- On voit que les chevilles Z2 et 14 ne commencent à agir sur le levier kl de la tige qu’après que le levier Z a atteint à peu près la position centrale de ses oscillations; une fois . que le levier a dépassé cette position, tant soit peu, le poids Z3 roule d’un bout à l’autre du levier, et il se produit un mouvement rapide dudit levier Z, qui renverse les tiroirs. La fente percée dans la tige m’ permet à la cheville 15 de s'y déplacer pendant environ la moitié de sa course, sans éprouver de résistance. Lorsque le frotteur m commence à redescendre, après avoir monté à sa position la plus haute, il déplace le levier Z en sens inverse à celui dans lequel il est indiqué à la figure 1, jusqu à ce que la boule revienne à l’autre extrémité du levier Z et renverse les tiroirs de nouveau.
- La durée du temps pendant lequel le liquide doit s’écouler de la réceptrice b à la cuve peut se régler en limitant l’ouverture du tiroir c‘, par lequel le liquide doit couler de nouveau dans la cuve.
- Au bout du levier Z se trouve un secteur Z6 , dans lequel est formée une encoche Z7 pour recevoir un cliquet n; ce cliquet est articulé en n’ sur un bras fixé à la cuve.
- Ce cliquet n est muni d’un levier chargé n2 , de façon à obliger le cliquet n à venir en contact avec la partie 16 , et, par suite, s’adapter dans l’encoche l1 , lorsque le levier Z vient accuser cette position; l’encoche se trouve alors arrêtée lorsque le tiroir e3 et le levier k7 sont dans leur positions centrales, positions dans lesquelles tous les orifices du tiroir et du robinet sont fermés et le fonctionnement automatique de la machine est arrêté.
- Sur le levier g peut être monté un poids 93 pour faire équilibre à la pesanteur du tiroir e3 , du levier g et de la tige g^ .
- Lorsqu’on fait fonctionner l’appareil automatiquement, par l’élévation et l’abaissement du niveau du liquide dans la cuve, il est nécessaire d’alimenter la cuve de liquide neuf de temps à autre, pour compenser les pertes afin de maintenir le liquide à un niveau normal.
- La méthode d’arrêter le renversement automatique, après un nombre de coups déterminés, se comprendra en expliquant la disposition indiquée dans les figures 5 et 6.
- Pour faire fonctionner les tiroirs e3 et k automatiquement au moyen d’un petit flotteur,
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- il est fait usage d’un petit levier à flotteur et d’un poids roulant, qui sont tous deux sur un arbre distinct de l’arbre l‘. Dans ce cas, il est fait usage d’un petit piston et d’un cylindre, ce dernier étant porté par la cuve.
- La tige de piston passe, par une glande, à un des bouts du cylindre, comme dans une machine à vapeur, et elle est reliée à un levier sur l'arbre Z’ ; ce levier pent être un bras descendant Aerticalement dudit arbre, la tige de piston étant, dans ce cas, horirontale. Le piston agissant, dans ce cas, par l’intermédiaire de sa tige, fait osciller l’arbre I’ ; la che ville Z4 du levier Z peut être reliée à l’extrémité inférieure de la tige 92 , sans qu’il y ait de fente. Le bras portant les deux chevilles 72 ne nécessitera qu’nne cheville pour pénétrer dacs ane fente dans le sens longitudinal du levier Z, attendu que le robinet k et le levier Z* n’auront besoin d’osciller que la moitié.
- Pour le levier Z, recevant son mouvement d’oscillation au moyen de flotteur et du poids, il y eura un bras qui sera relié à la tige d’un petit tiroir sur le cylindre du petit piston et du cylindre, la boîte de vapeur recevant sa vapeur au moyen d’un petit tuyau et la vapeur d’échappement étant évacuée par un autre tuyau. Mais, au lieu d’actionner le petit piston au moyen de vapeur, on peut, si on le préfère, l’actionner par l’atmosphère, grâce au vide partiel formé par la pompe ou autre appareil propulseur de fluide, dont il est fait usage.
- Dans ce dernier cas, il suffira d’un petit tiroir pour le petit piston et le cylindre, tiroir qui sera semblable à celui déjà décrit et représenté fig. 2. Un tuyau, branché sur le tuyau d’échappement de la pompe, est relié à un orifice central du petit cylindre, orifice qui correspond au passage e2 , fig. 2; chacun des orifices, de chaque côté de l’orifice central, communiqua respectivement avec son extré-mité du petit cylindre. Lorsque le poids roulant amène le petit tiroir vers un bout, l’air est admis dans cet extrémité du cylindre et l’air est aspiré dans l’autre extrémité du cylindre, ce qui a pour effet d’actionner un petit piston et de renverser les tiroirs en conséquence.
- Les figures 5 et 6 représentent une autre disposition de notre appareil.
- Dans cette disposition, la chambre de traitement h se trouve sur un des côtés de la cuve a ; son bord supérieur est juste en contre-haut du niveau normal le plus élevé x du liquide de la cuve. La chambre de traitement est de dimensions et de forme convenables ; elle est de profondeur suffisante pour y submerger les matières à traiter, lorsque le ni veau du liquide de la cuve est à sa position normale la plus basse. Le liquide est puisé au milieu de la cuve a par un tuyau 7ic , qui correspond, quant à sa fonction, à 6 , fig. 1 ; ce tuyau h(> constitue un branchement du tuyau p et part de l’extérieur d’une chambre de traitement h. Dans ce branchement p, il est formé une boîte à tiroir/, contenant un ti -roirp2 disposé, comme on le voit fig. 5 et 6.
- Le liquide passe de la cuve a à la boîte p‘ par le tiroir p2 , lorsque le tiroir est soulevé, comme fig. 5, puis par un passage plus long p^ , d’où il remonte et pénètre dans la partie inférieure de la chambre de traitement h, en contre-haut de la plaque perforée j. L’extrémité inférieure de la tige p4 , qui est reliée au tiroir p^ , passe dans une partie tubulaire de la pièce de font p5 , en partant de partie supérieure du tiroir p' ; à son extrémité supérieure, la tige est reliée à un bras 6 d’un levier monté en p^ sur un bras fixé à la pièce de fonte. Le bras p8 de ce levier porte un poids p^ , de sorte que, lorsque ce levier dépasse la position centrale de son oscillation, il retombe et permet ainsi d’ouvrir ou de fermer le tiroir p2 . Ce bras p^ est commandé par une tige q montée sur une cheville px du bras p8 ; l’autre bout de la tige q est articulé à un bras q', fixé sur un arbre Z’, disposé de la même manière que l’arbre Z’, fig. 1. Une vis d’ajustement q11, passant par un bras de levier p6 , sert d’arrêt au mouvement du bras dans un sens, arrêt qui limiiele degré de soulèvement ou d’ouverture du tiroirp2 .
- Sous la plaque perforée y, qui est disposée comme on le voit fig. 1, se trouve une cavité d correspondand à celle fig. 1. La plaque perforée j est disposée comme il est dit, par rapport à la figure 1, sauf qu’elle comporte une poignée massive j2 . Sous la cavité d se trouve un tuyau r, qui communique avec la cavité d ainsi qu’avec deux boîtes contenant des soupapes à champignon c5 et f6 , correspondant aux soupapes c5 etf6 de la figure. Au-dessus de chacune de ces soupapes se trouve un couvercle c6 etf7 ,'muni d’une saillie qui sert à limiter le soulèvement de chaque soupape.
- La soupape c5 s’ouvre lorsqu’on fait le vide dans la chambre réceptrice b et lorsque le liquide passe de la chambre de traitement h par les tuyaux c4 et c, et cette soupape empêche le retour de ce liquide. L’autre soupape 6 s’ouvre lorsqu’on fait le vide dans la seconde chambre réceptrice f \ le tuyau f2 , corres-p ndant au tuyau f2 , fig. 1, part de cette soupape jusqu’en dehors de la cuve a, comme on je voit en traits ponctués, pour aboutir à la chambre réceptrice/.
- Le flotteur m, le levier à balancier Z et le poids roulant 13 sont disposés comme il a été dit, par rapport à la figure 1, sauf que la tige m‘ doit être assujettie à un bras distinct m2 et que la tige m‘, venant du flotteur, est supposée être établie en deux pièces, qui sont reliées par un accouplement fileté à droite et à gauche, de sorte que l’on pourra facilement ajuster la position du flotteur, relativement au niveau du liquide de la cuve et au levier Z. Le flotteur agit automatiquement pour commander le tiroir e3 , comme il a été dit par rapport à la figure 1, et il actionne, en même temps, le tiroir p2 . Lorsqu’on fait fonctionner les tiroirs e3 etp2 à la main, on ferme le dernier un peu plus tôt que le tiroir e3 , mais lorsque ces deux tiroirs fonctionnent automa-quement, les deux tiroirs s’ouvrent et se fer-
- I Dan ment par le même mouvement, et il resteraiindiqc
- un peu de liquide dans la chambre de traite] ment h et les tuyaux, après la fermeture du tiroir p2 . La capacité de la seconde chambre réceptrice / sera assez grande pour recevoir ce liquide, lequel liquide s’échappera dès quel l’air sera admis dans ladite seconde chambr / par le tiroir e3 , au moyen d’un tiroir ordi-naire correspondant à f3 , fig. 1, lequel dernier s’ouvre pour laisser sortir le liquide,! mais empêche l’air et le liquide de passer en sens inverse.
- Comme on le voit, fig. 5, il n’est fait usage que d’air et de liquide, mais lorsqu'il s’agit! d’employer de la vapeur ou du gaz au lieu d’air, il faudra faire usage d’un couvercles charnières et d’un robinet k, semblables i ceux décrits fig. 1. Dans la figure 5, nous avons représenté un cliquet chargé n, semblable à celui n de la figure 1 et agissant de la même manière, pour arrêter la machine automatiquement, lorsqu’on le désire.
- Pour atteindre ce but automatiquement après un nombre déterminé quelconque de traitements alternants, au moyen de liquide, d’air, de gaz ou de vapeur, le dispositif suivant pourra être employé.
- Une cheville s, plantée dans le côté de la cuve a, porte une roue à rochet s’ sur le côté de laquelle se trouve un disque s2 ou une came dont le bord vient se présenter sous une sail-lie 3 dépendant du bras chargé du cliquet 1, de façon à empêcher le cliquet de venir en contact avec l’encoche du secteur Z6 , tant que le nombre de fonctions alternantes n’aura pas eu lieu. Les dents de la roue s’ subissent l’action d’un cliquet s3 , dont un des bouts est articulé à un bras s4 sur l’arbre de sorte qu’à chaque double oscillation ou à chaque mouvement de va-et-vient vertical du flot' teur m, la roue à rochet s’ se déplace d'une dent.
- Lorsqu’on commence une série d'opérations, on ramène le cliquet jusqu’à un arrêt ou jus qu’à une dent marquée, de façon que lorsqu’il s’est déplacé, soit six fois, la partie s5 du disque s? , qui a été entaillée, vient se pré-senter sous la saillie du bras chargé du ch" quet n et permet à cette saillie de s’abaisser de sorte que le cliquet n vient pénétrer dan l’encoche “Z7 et arrête le levier Z, et, par suite, la machine au moment voulu. En ramenant la roue à rochet s’ à la position voulue, le ch' quet n se dégage de l’encoche 17 et la ma" chine, se remettant de nouveau en marche» passe par le même nombre d’opérations, pulS s’arrête de nouveau automatiquement.
- La figure. 7 est un plan de la table per forée/, dans laquelle est assujettie la poignee tubulaire j2 , fig. 1.
- t, bobines qui sont montées sur des fusée5 tubulaires t‘, dont les côtés sont perforé5, comme figure 8.
- t2 , rondelle fixée à l’extrémité inférieure de chaque fusée et portant contre un annes. en caoutchouc ou en matière élastique con venable Z3 .
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- est n delà
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- t usage il s’agit au lieu vercle à ables al 5, nous! , sem-ant de achine ement, | que de iquide, | if sui- I
- de la I le côté I 3 came 1 e sail- I quet n, I nir en I , tant I l’aura | i s sent | its est I sorte | naque g . flot- I d'une I
- ions, I jus- I lors- I
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- âes | és, g
- ire I au g n- I
- Dans la figure 8, l’extrémité de la fusée est indiquée comme étant fixée dans un trou de la plaque perforée j; -l’anneau de caoutchouc
- Oc
- est noyé dans une cavité formée dans la face
- de la table.
- A la figure 9, il n’y a pas de cavité dans laquelle l’anneau de caoutchouc t3 est noyé.
- A la figure 10, nous avons représenté un cylindre métallique , à chaque extrémité duquel se trouve un bouchon en bois ou autre matière, percé d'un trou. Les côtés cylindriques du cylindre sont percés de beaucoup de petits trous. Une des extrémités de ces cylindres 4 s’introduit dans une cavité de la table j, et on place un anneau de caoutchouc t3 entre l’extrémité du tube et la cavité ; on ferme le trou, à la partie supérieure du cylindre, au moyen d’un bouchon t5 , une fois que le cylindre est placé dans la chambre de traitement.
- La figure 11 est une disposition qui convient lorsqu’on envide du drap, du fil en éche-veaux ou des fibres éparses, etc., autour du cylindre central t4 .
- Le cylindre t4 est fermé, à son extrémité supérieure, et est percé de nombreux trous dans les côtés.
- t6 , fond rapporté à l’extrémité inférieure du cylindre t4 .
- 6: , cylindre dont le bout inférieur porte sur ce fond, tout en pouvant en être soulevé ; ses côtés sont perforés.
- Le cylindre interne emboîte une saillie tu-bulaire j3 , dépassant de la table j, de façon " amener l’intérieur du cylindre f4 en com-munication avec la cavité d, fig. 1 et 5. Un agneau de caoutchouc ou autre matière con
- venable 3 est interposé entre le fond t6 et la surface de la table y.
- On peut rapporter une poignée creuse j2 à Lextrémité supérieure fermée du cylindre t4 Pour soulever ce dernier et ses organes accessoires; le creux de la poignée permet d aspirer' l’air de la partie supérieure de la chambre réceptrice h, lorsqu’on s'en sert, dans la machine indiquée fig. 1, mais cette Poignée n’a pas besoin d’être creuse, lors-"on s'en sert, dans la machine indiquée fig. 5.
- La figure 12 représente une disposition PoUr traiter des cônes destinés à faire des ormes de chapeaux.
- • cuvette munie de deux montants 9 ,
- dont un de chaque côté, pour recevoir une poignée tx , susceptible de basculer, de façon à pouvoir se rabattre.
- Dans le fond de la cuvette t8 est percé un trou dans lequel s’emboîte une saillie tubulaire j3 , remontant de la table j. Entre le fonds de la cuvette P et ladite table est placée une rondelle en caoutchouc 3 . Du fond de la cuvette par un cône tu, en métal perforé ou en toile métallique ; c’est sur ce cône que l’on superpose les formes u destinées à la confection des chapeaux.
- A l’égard des dispositions indiquées fig. Il et 12, l’une de celles-ci peut être de dimensions voulues pour remplir la chambre de traitement h, ou bien cette dernière peut avoir une dimension telle, qu’elle puisse contenir deux, trois ou un plus grand nombre de ces dispositions. La chambre h aura la profondeur voulue pour submerger les matières qu’il s’agit de traiter.
- Pour teindre ou blanchir au moyen de ces machines perfectionnées, il conviendra, au point de vue de l’économie, et s’il s’agit de produire la plus grande quantité de travail, de se servir d’une machine distincte pour chaque opération. Pour teindre, par exemple, on peut se servir d’une machine pour mor-dancer au moyen de solutions liquides convenables et d'une machine pour teindre et traiter au moyen d’air, de vapeur ou de gaz.
- Pour le blanchiment, on peut se servir des machines pour nettoyer ou décruer par l’action alternante de solutions liquides, de soude caustique ou d’une autre matière convenable et de vapeur. On peut se servir d’une autre machine pour le lavage et enfin d’une autre machine pour traiter avec une liqueur de blanchiment ou un gaz, et ainsi de suite suivant les besoins. Dans ces cas, il suffira de placer la table ou le dispositif mobile j, supportant les articles ou les matières, dans la chambre de traitement h et de transporter ces tables j d’une machine à l’autre, jusqu’à ce que la teinture et le blanchiment soient effectués. En disposant de plusieurs tables y ou de dispositifs, comme on le voit fig. 11 et 12, on peut placer les bobines sur ces tables et les rendre prêtes à être mises dans la chambre de traitement h ; lorsque les opérations sont terminées, on peut retirer les matières de ces tables ou dispositifs et les remplacer par les matières qu'il s’agit de traiter, de sorte qu’il n’y a aucune perte de temps pour effectuer le changement qui s’opère très rapidement.
- Grâce à cette machine, on peut facilement, au besoin, filtrer le liquide contenu dans la cuve, en plaçant une cuvette perforée dans la chambre de traitement au lieu de la table, et en recouvrant la cuvette d’un drap filtrant. Puis, par l’action de la machine, on peut aspirer le liquide de la cuve a à la chambre h et le faire passer, à travers le drap filtrant, jusque dans la chambre réceptrice b, et le décharger de celle-ci dans la cuve a ; on répète cette opération jusqu’à ce que toutes les
- particules susceptibles d’être écartées par la filtration se soient séparées. Mais on pourrait aussi filtrer les liquides au moyen des dispositifs qui seraient distincts de la machine.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Note sur une méthode de synthèse des matières colorantes de la série de la rosaniline
- Par MM. Ch. Friedel et de Bechi
- Pli cacheté n° 397, déposé le 25 juillet 1884 et ouvert le 25 septembre 1895
- De récents travaux ont montré les rapports qui existent entre la rosaniline et ses dérivés colorés, et le triphénylméthane.
- En nous fondant sur ces faits, indiscutables aujourd’hui, nous avons eu Vidée de faire agir le tétrachlorure de carbone CCP sur les amines aromatiques en présence de chlorure d’aluminium. Il était à prévoir que trois résidus d’amine s’uniraient à une molécule de CCP avec élimination de 3 HCl. La diméthy. laniline, par exemple, aurait donné le chlorhydrate d’un violet hexaméthylé (hexamé-thyl-pararosaniline) :
- CCP + 3 C6 Hs As (CH* )2 =
- 3 HCl + CCI (C 6HI As [CHi ]2 )3 .
- L’expérience a pleinement confirmé nos prévisions. En chauffant à une température modérée du tétrachlorure de carbone et de la diméthylaniline et en ajoutant peu à peu une certaine quantité de chlorure d’aluminium, on obtient une masse épaisse, à reflets bronzés, qui se dissout dans l’eau avec une riche couleur violette. Il s’est formé des quantités considérables d'un violet; identique à celui qu’on obtienten partant de diméthylaniline et d’éther orthoformique CH {OC2 IP )3 (Fischer, Be-richte, 1884, page, 98). Nous avons étendu cette réaction à un grand nombre d’amines aromatiques. Nous citerons brièvement les résultats obtenus avec la diéthyle et la diben-zyl-aniline. Le violet hexaéthylé est d’une pureté de teinte incomparable. Il laisse bien loin derrière lui les plus beaux violets ben-zylés du commerce.
- L'hexabenzyl-p-rosaniline est bleue et insoluble dans l’eau.
- Nous pensons que l’utilisation industrielle de notre découverte n’offrira pas de sérieuses difficultés. La production sur une grande échelle du tétrachlorure de carbone est facile et, d’autre part, la production de la matière colorante s’effectuant à une température peu élevée, il est probable que ce dernier produit constituera le corps principal de la réaction.
- En remplaçant le tétrachlorure de carbone par le chloroforme, on obtient les leucobases des matières colorantes, qui, traitées par le bioxyde de plomb, donnent aisément la matière colorante elle-même.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Nous décrirons plus tard les résultats obtenus par l’étude approfondie de ces réactions.
- Note sur la décoloration de l’albumine du sang
- Par M. J. Persoz
- Pli cacheté n° 437, déposé le 12 juin 1885 et ouvert le 25 septembre 1895
- Messieurs,
- La méthode pour laquelle je désire prendre dite, consiste à traiter le sérum du sang par une certaine proportion d’eau oxygénée.
- Lorsqu’à 1 volume de sérum du sang de bœuf on ajoute 1/5 de volume d’eau oxygénée (à 12 vol. d’oxygène) très légèrement acide et qu’on agite, on remarque aussitôt une diminution sensible de teinte, en même temps qu’un faible dégagement de bulles gazeuses déterminé peut-être par la présence de traces de fibrine. Le mélange, abandonné à lui-même, continue à se décolorer progressivement et, au bout de 24 heures, présente une nuance aussi faible que l’albumine d’œufs.
- Le liquide a perdu toute odeur de matière en putréfaction et se conserve très longtemps au contact de l’air, sans offrir le moindre indice d’altération. Il se coagule fort bien et avec une parfaite blancheur, à une température plus basse que le sérum dilué au même volume avec de l’eau ordinaire, surtout si on l’a exposé à l’action directe des rayons solaires.
- L’état de saturation du mélange exerce une influence sérieuse. La décoloration a lieu beaucoup plus rapidement dans le sérum aci dulé par l’acide acétique, et le point de coagulation peut se trouver considérablement abaissé.
- Au contraire, en présence d’ammoniaque libre, le sérum se décolore mal et avec une extrême lenteur. Le liquide reste brunâtre et -exhale une mauvaise odeur.
- Lorsqu’on ajoute au sérum 1/10 seulement de son volume d’eau oxygénée, au lieu de 1/5, la décoloration se produit encore, mais plus lentement. Après 48 heures, cependant, elle est assez avancée pour que le produit me semble pouvoir servir dans l’impression des tissus à tous les mêmes usages que l’albumine d’œufs.
- L’eau oxygénée du commerce que j’ai employée contenait, à l’état libre, un peu d’acide chlorhydrique et beaucoup d’acide sulfurique. Il était donc nécessaire de la saturer à l’avance. Pour mes essais, je l’avais neutra lisée à peu près complètement avec de l’ammoniaque, puis j’y avais ajouté un peu d’acétate de la même base, afin de conserver une légère réaction acide, mais due à l’acide acétique seul.
- Dans la pratique, il serait sans doute utile d’éliminer l’acide sulfurique de l’eau oxygénée à l’aide de la baryte, pour ne pas introduire dans le sérum une quantité importante de sulfate d’ammoniaque.
- ENCOLLAGE DES FILS DE COTON
- Une question d’un de nos correspondants m’amène aujourd’hui à dire quelques mots du collage, qui mérite une attention spéciale non pas seulement au point de vue industriel, mais aussi au point de vue humanitaire, car il s’agit d’apporter quelque amélioration à la misérable existence du pauvre bobineur qui est bien digne d’intérêt.
- Je sais par expérience que le bobineur gagne bien une petite journée avec sa machine quand les fils courent bien. On emploie du reste généralement pour ce travail de vieux ouvriers qui ne sont aptes qu’à un travail léger et qui, par conséquent, n’ont pas de folles prétentions au luxe. Mais, il faut avouer que s’ils tombent sur des fils qui courent mal, ils n’auront pas grand’chose à se mettre sous la dent le soir. Je reconnais que la crise qui sévit sur l’industrie textile est telle de nos jours, que le filateur comme le teinturier et le tisseur fait la plupart du temps violence à ses sentiments en faisant peser sa malchance sur les pauvres bobineurs. On se trouve là en présence d’un problème humanitaire qui, je crois, peut être résolu par une bonne recette décollage.
- La littérature spéciale à la partie est en générale muette sur cette question si importante. C’est à peine que dans un numéro de la Deutsche Farber-Zeitung de 1891, j’ai décou vert quelque recettes de collage qui paraissent dictées par l'expérience. Mais la pression que subit le chef teinturier dans une usine est en général si forte, qu’il a les plus grandes peines du monde à faire prévaloir quelques bonnes recettes auprès du directeur et du maître-tisseur. D’autres facteurs luttent encore contre lui, comme l’envie ou la faveur qui très souvent paralysent son initiave. Ainsi un chef mal vu a toujours des fils détestables même quand ils sont excellents, tandis qu’un autre qui est en faveur reçoit des éloges pour un travail médiocre. Et c’est toujours sur le bobineur que retombe toute la faute.
- Voici une recette de collage qui est le fruit de mon expérience et que j’ai élaborée d’après les recettes déjà en usage et les conseils pratiques de mes collègues.
- Pour 50 kil. de coton prendre :
- Farine de froment 3 kilogrammes Amidon.......... 2 »
- Talc................ 0,7 » /...................Colle végétale.....3 »
- Faire bouillr le tout dans 100 litres d’eau. Nous nommerons ce mélange, colle A.
- Les fils sont collés par paquets de 2 kil. Deux hommes sont employés à cet usage : l’un colle et l’autre enroule.
- Pour commencer on verse dans une 1/2 tonne à pétrole ou un autre récipient environ 4 kil. de colle végétale dissoute dans 10 à 12 litres d’eau bouillante et 14 kil. de colle A telle que la donne notre recette. Dans ce liquide, le colleur fait baigner le premier kil. de
- fils, c’est-à-i
- dire le premier écheveau et il temps 1 recueille
- passe à son collègue qui l’enroule. Ils con-tinuent ainsi en ajoutant 1/2 litre de pâteA pour chaque kil. de fil qui a été collé. Dans la pratique on passe chaque fois la pâtei travers un tamis en l’ajoutant au liquide.
- Par cette addition oontinuelle, la masse de la colle reste toujours un peu ferme. Aussi,il faut bien développer l’écheveau en le lançan dans le bain, de sorte que chaque kil. boivea peu près 1 1/2 litre de la colle. On a de cette façon un collage de 8 % quand les fils sont de nouveau séchés, c’est-à-dire que 50 kil.de coton ont absorbé 4 kil. de colle, ce qui esta peu près le meilleur pourcentage et le plus favorable à l’emploi des fils.
- Si les fils sont secs avant le collage on peut les charger à raison de 15 %, mais cette opération à ses difficultés et exige, pour une bonne réussite, deux reprises différente du tra-vail.
- Si la poignée est tenue par un homme solide etconnaissant bien son métier, les fils peuvent être aussitôt suspendus et séchés. Si, au contraire, on n’a qu’un aide teinturier, on fera bien de les laisser reposer un certain temps, de préférence une nuit, et de les reprendre ensuite livre par livre pour les lancer de nouveau. Après le repos ils se laissent mieux étendre.
- Après cette opération on les suspend. Mais ici il faut un homme entendu. Il est indispen sable de passer un bâtonnet ou, pour plusieurs kilos, une tige, dans la partie inférieure des écheveaux, de façon que les fils soient bien tendus. Cette disposition est surtout nécessaire dans la méthode saxonne ou suisse.
- Si on éparpille de nouveau les fils ou si on les retourne simplement quand ils sont à moitié sec, on augmente sensiblement leur apti tude à l’embobinage.
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- NOUVELLES DE LA MODE
- Pnndant les travaux d’études d’une saison, ce qui importe le plus, c'est de connaître les nouveautés susceptibles de plaire à la majorité et de préparer des innovations propres a captiver le goût des fashionables.
- Les recommandations fournies par les nen gociants sont basées sur les probabilités des modes futures. Mais par les changements survenus dans les transactions commerciale8, ils redoutent eux-mêmes l’aléa des affaires et ne donnent au début des saisons que des ordres peu importants. Peu de drapiers se sentent une influence suffisante pour lancer une nouveauté originale et provoquer un de ces emballements qui, jadis, nés d’un caprice, étaient soutenus et prévalaient contre vents et marées: Alors les négociants faisaient leurs plus grandes commandes dès le début d’une cam pagne et les rassortiments étaient secondaires: Maintenant c’est souvent le contraire : le5 iir premiers ordres fermes sont suffisants P tenir les fabricants en haleine ; pendant ce
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- temps les commerçants sondent le goût , recueillent les commandes des tailleurs et, finalement, remettent leurs principales commissions d’après les renseignements recueillis et centralisés.
- Les négociants ont ainsi l’avantage de n’avoir à solder que les métrages peu élevés des articles bon goûtés. Bien différent est le sort du fabricant parce que ces « suppléments », demandés tard, ne lui laissent pas toujours le temps suffisant pour soigner ses travaux. En effet, par crainte de l’aléa, il ne peut non plus se fournir en grande quantité de tout ce qui a été utilisé dans ses essais. Il y a des couleurs, des fils de formes spéciales, des matières utilisées ou mélangées dans des conditions extraordinaires, que le manufacturier n’a d’avance qu’en petite quantité ; aussi, dès que de nouveauxordres arrivent sur desgenres dans lesquels ces raretés sont employées, il faut mettre la fabrique en branle d’un bout à l’autre. Les opérations étant nombreuses et longues, et le délai pour livrer la marchandise étant généralement court, il se produit une poussée, une bousculade pendant lesquelles des fautes peuvent se commettre, et le fabricant se voit parfois, malgré sa bonne volonté, dans l’impossibité de tout livrer, c’est-à dire qu’il éprouve des pertes qui auraient été évitées dans des conditions normales.
- La mauvaise réussite peut arriver dans les dernières opérations aussi bien que dans les premières. Depuis le teinturier qui ne reproduit pas textuellement les couleurs demandées, jusqu’au foulonnier dont les négligences sont fâcheuses, comme nous le disions dans notre précédent numéro. Un autre inconvénient, c’est le plissage qui se produit dans divers tissus difficiles à dégraisser ou feutrage extra-rapide comme certaines che-viottes fines.
- Les insectes rongeurs de la laine, mites et autres, attaquant de préférence, dans un délai assez court, certains tissus insuffisamment dégraissés, il est donc nécessaire de les traiter à fond. Mais si l’on veut faire des mar-chandises seulement dégraissées avec des laines feutrantes, la grande difficulté est d’atteindre 13 résultat sans foulage et sans plis-sage. On ouvre fréquemment l’étoffe pendant 1 opération ; on évite l’échauffement et tout ce qui peut provoquer le feutrage dans les plis, car il est difficile d’effacer ces traces ensuite.
- Pour parer à cet inconvénient, diverses ma chines, pour dégraisser au large, ont été in-ventées. L'étoffe étant maintenue dans toute sa largeur pendant l’opération, on évite ainsi les plis résultant du froissement habituel et le foulage est au minimum, puisqu’il ne résulte
- que de la contraction naturelle provoquée par les bains dégraisseurs sans aucune friction. Mais ces machines n’ont pas dû donner tout
- ce qu’on attendait d’elles, car des maisons traitant très bien les articles non feutrés pré-Gèrent encore les dégraisseuses ordinaires.
- ♦ *
- A mesure que les études s’avancent, que
- les dessins les plus jolis sont choisis et classés, il faut aussi se préoccuper d’un point très important pour la réussite des étoffes, c’est l’opération très délicate de l’assortiment des couleurs ou autrement, dit, le nuançage.
- Pour les articles unis qui conviennent au pardessus, au pantalon ou au complet, les couleurs sont élaborées à la teinture pour les nuances unies et à la filature pour les mélanges; on peut donc les juger avant le tissage ou à peu près, car les croisures en modifient rarement l’aspect en étoffe. Beaucoup de teintes sont sans éclat parmi celles en vogue ; mais pour composer les mélanges il ne faut pas employer exclusivement de telles couleurs qui ne donnent que des résultats encore plus ternes. On préfèrent souvent les mélanges dans lesquels des nuances aux tons chauds donnent un reflet un peu vivace. Il ne faut pas oublier que les couleurs, en se mélangeant intimement pendant la filature, se neutralisent réciproquement et atténuent leur éclat; c’est pourquoi, si elles entrent seulement en petite proportion, elles doivent être beaucoup plus vives, plus brillantes pour avoir une part d’influence dans l’ensemble.
- Quand les teintes ont été réussies à la teinture et les mélanges à la filature, le travail est peu compliqué pour le dessinateur parce que les couleurs sont employées seule à seule. Il y a tout au plus quelques genres en peigné rasé, satins unis et dessins à petits cordons, dont la chaîne est en retors à deux couleurs : blanc et noisette, blanc et bronze, etc. ; et quelques tissus en cardé ou en cheviotte d’apprêt brut, dessins nattés, granités ou petites diagonales, avec chaîne de teintes mélangées ou en fils retors. Les uns et les autres sont tissés avec des trames différentes de la chaîne, généralement plus sombres que celle-ci ou du ton le plus foncé entrant dans le retors.
- Le nuançage est facile pour ces tissus. Il est plus compliqué quand les dispositions sont formées par les couleurs, malgré la théorie qui aide à leur assortiment et dont nous avons parlé quelquefois. Nous ne méconnaissons pas que le goût personnel du dessinateur est le principal facteur du nuançage, surtout quand on fait comme actuellement une débauche si grande de teintes plus baroques les unes que les autres. Cependant, comme tout ce qui peut faciliter le travail de nos lecteurs est intéressant, nous allons entrer dans quelques détails.
- Nous envisageons les nuances à deux titres différents. D’abord quand elles sont destinées à un grand emploi, pour des filets nombreux et rapprochés dans le dessin, et par cela même considérées au même titre que le fond, dans des articles d’aspect généralement sévère. Ensuite lorsque ces nuances sont utilisées comme ornement en filets légers disséminés.
- Si nous considérons que toutes les couleurs, quelles qu’elles soient, proviennent du mélange du rouge, du bleu ou du jaune, additionnées presque toujours pour notre usage
- de noir ou de blanc en plus ou moins grande quantité, nous pourrons les combiner de même que les couleurs connues en tenant compte des modifications qu’elles subissent par les nuances ajoutées.
- Les couleurs binaires ou ternaires; c’est-à-dire les mélanges de deux ou trois couleurs primitives, sont rarement employées pures quand on désire avoir des couleurs de fond ; assombries par du noir ou éclaircies par du blanc, elles perdent l’éclat qui ne convient pas aux articles pour hommes.
- On sait que les couleurs naturelles, quand elles sont brunies par du noir, sont nommées rabattues. Les quelques exemples que nous allons donner sont établis avec noir à titre d'indication.
- Pour faire le fonds des étoffes on est assuré d’obtenir des bons résultats quand on assortit des couleurs « analogues ». Les mélanges de noir et blanc à différents degrés feront bien saisir ce que nous entendons par là.
- Blanc.......... 3 parties.! Donne un ton Noir............ 1 partie. | gris clair Blanc........... 2 parties./ Donne un ton Noir............ 2 — \ gris moyen Blanc........... 1 partie. | Donne un ton Noir............ 3 parties.( gris foncé
- Ave d’autres couleurs, en variant l’une d’elles, on obtient aussi des nuances analogues à divers tons. Changeons le noir.
- Rouge........................ 2 parties.
- Jaune........................ 1 — Noir......................... 3 — Rouge........................ 2 parties.
- Jaune........................ 1 — Noir. .. • •................. 6 —
- Rouge........................ 2 parties.
- Jaune........................ 1 —
- Noir......................... 9 —
- Le noir rabat inégalement ces nuances qui, réunies, donnent toujours des assortiments harmonieux.
- Le rapport est également agréable quand une couleur rabattue correspond à l’une d’un mélange rabattu de même. Exemples avec noir en parties égales.
- Bleu................ 2 parties.
- Jaune...................... 2 —
- Noir....................... 4 —
- Bleu....................... 4 parties.
- Jaune...................... 0 —
- Noir....................... 4 —
- Bleu....................... 0 partie.
- Jaune................... 4 —
- Noir....................... 4 —
- Le premier de ces mélanges s’accorde très bien avec l’un des deux autres.
- Tous les assortiments que l’on peut faire d’après les remarques sont relativement doux. Si on en veut de plus tranchés, on applique la théorie des couleurs complémentaires que chacun connaît, pourvu que l’on amortisse l’éclat des nuances comme il convient. Puisque le vert est le complément du rouge, le bleu celui de l’orange, le violet celui du jaune, etc., on peut, en conservant les couleurs primitives entre elles, les modifier plus ou moins inégalement à l’aide du noir ou du blanc, soit :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Bleu... Jaune.. Noir...
- Rouge....
- Noir......
- Bleu.... Rouge.. Noir....
- Jaune...
- Rouge.. Noir....
- 2 parties. { Donnent vert.
- .. 2, 4, 6 parties ou plus.
- 4 parties (complément du vert).
- 2, 4, 6 parties ou plus.
- 1 partie:. ( Donnent pensée.
- 3
- 2
- 1
- 3
- parties ou plus. parties. | Jaune doré (com-partie, j plément de pensée), parties ou plus.
- Dans les mélanges multicolores il est plus difficile de trouver la couleur complémentaire. On peut cependant la définir approximative-mentpar la contrepartie des couleurs primi-
- tives employées. Exemple :
- Bleu....................
- Rouge...................
- Jaune ..................
- Noir ou blanc...........
- Bleu....................
- Rouge...................
- Jaune...................
- Noir ou blanc...........
- 3 parties.
- 1
- 2
- à
- 0
- 2
- 1 à
- volonté.
- partie, parties.
- volonté.
- Comme on le voit, la nuance complémentaire est disposée pour équilibrer le rouge et le jaune ; de cette façon, l’ensemble des deux nuances contient trois parties de bleu, trois de rouge, trois de jaune.
- Quand les trois couleurs primitives sont mélangées par parties égales, le résultat est gris et s’accorde à peu près avec tout.
- Le blanc pur et le noir pur s’assortissent bien ensembla et avec n’importe quelles nuances.
- Que ce soit le résultat de la teinture ou du mélange à la filature, il faut rechercher la composition d’une nuance si on veut, comme filets, mettre juste ce qui lui convient. Dans le cas contraire, ont fait des unions incohérentes que la mode accepte quelquefois, mais dont le succès est d’une durée limitée, pendant que les combinaisons citées plus haut sont assurées d’un succès durable quand elles sont appliquées aux nuances à la mode.
- Telles sont les principales remarques concernant les teintes de fond. Quand on les réunit, l’écart entre les divers tons doit être d’autant plus grand que7 les filets sont plus fins.
- ¥ ¥
- Avant de clore les travaux de la présente saison, nous devons compléter brièvement l’étude sur les couleurs, esquissée dans nos précédentes causeries. Il nous reste, d’ailleurs, peu à dire. Nous avons examiné ce qui concerne les nuances de fond et nous ne pourrions que répéter la même chose à l’égard des couleurs vives, qui ne diffèrent des autres que par l’éclat, c’est-à-dire par la quantité de noir ou de blanc ajouté.
- Dans la draperie pour hommes, les couleurs brillantes ne sont appliquées, le plus souvent, qu’en légers filets. Il faut tenir compte de l’ensemble des teintes de fond sur lesquelles on les place et remarquer que, en raison de la minime quantité employée, c’est particulière-ment dans les couleurs « complémentaires » que l’on réussit mieux les effets d’opposition.
- Dernière remarque. Quand une disposition.
- est formée de couleurs de fond quelconques, toutes « rabattues » avec du noir exclusivement, les fiilets vifs (qu’ils soient complémentaires ou analogues), purs ou rabattus avec un peu de noir, font toujours mieux que ceux dont la teinte primitive a été modifiée par du blanc. Et réciproquement les couleurs de fond, dont le noir est complètement absent, supporteront mal les filets qui en possèdent à l’état occulte, c’est-à-dire comme altération de la teinte naturelle.
- Nous n’avons pas à apprendre à nos clients comment on obtient de nombreux tableaux de nuances pour chaque genre. Chacun sait qu’en divisant une chaîne en diverses parties dont chacune est ourdie suivant une disposition convenue, mais avec des couleurs différentes, et en agissant de même en trame, il en résulte des mariages imprévus, sérieux ou baroques, parmi lesquels on en trouve de très jolis.
- Cette combinaison, bien que commode, ne veut pas dire qu’il faille laisser au hasard le soin de faire de beaux assortiments. On augmente singulièrement le nombre des bons résultats quand on peut aligner des nuances, qui, bien que différentes, sont d’une tonalité à peu près équivalente, c’est-à-dire mettre les fonds de teintes moyennes dans une même chaîne, réunir les fonds clairs et de même grouper les couleurs foncées. Souvent l’on n’aura que l’embarras du choix pour établir une belle référence.
- Si on désire nuancer des effets twinés, on agit de même; mais alors les trames sont foncées dans les chaînes claires ou vise versa.
- En ce moment, le noir et le blanc purs entrent dans de nombreuses dispositions avec des couleurs mode. Quand il n’y a ni noir ni blanc, les nuances ont une certaine analogie; en d’autres termes, elles sont pareilles, de ton foncé et de ton clair ; ou aussi assorties selon les descriptions précédemment données.
- Le besoin de changer pousse le fabricant à faire des mélanges baroques. Pour réussir, il faut que la richesse des colories atténue la dissonance; sans cela, la marchandise perd de son cachet et ne plaît point à la majorité des consommateurs.
- {Les Tissus/)
- RECETTES DE TEINTURE
- De diverses sources étrangères
- Bleu /once pour chapeaux de laine
- Pour 5 kilog. environ5douzaines,dissoudre 100 gr. de bleu alizarine acide BBet20gr. de bleu alizarine acide GR (Farbwerke Hœchst). Faire bouillir la solution et l’ajouter au bain de teinture à travers un tamis très fin. Ajouter ensuite 200 gr. de sel de Glauber et 60 gr. d’acide sulfurique. Placer les tissus dans le bain à 800 C., faire bouillir pendantl/4d’heure, ajouter 200 gr. de fluorure de chrome et bouillir jusqu’à la nuance pendant 1 heure. A noter que les couleurs d’alizarine acides doivent
- être dissoutes dans de l’eau qui ne contienne pas de chaux.
- Orange pour chapeaux de feutre de dames
- Pour 5 kilog. environ 5 douzaines, préparer un bain de 50 gr. de jaune alizarine RW, poudre (Farb. Hœchst) 200 gr. de sel de Glauber, et 50 gr. d’acide sulfurique ; entrer les tissus dans le bain à 80° C., bouillir pendant 1/2 heure, ajouter 150 gr. de bichromate de potasse et faire bouillir pendant 3/4 d’heure à 1 heure.
- Rouge pour chapeaux de feutre d'enfants
- Pour 5 kilog. environ 5 douzaines, préparer le bain de teinture avec 80 gr. de rouge alizarine 3 WS, poudre (Hœchst), 200 gr. de sel de Glauber et 50 gr. d’acide sulfurique, placer les tissus dans le bain à 80° C., bouillir 20 minutes, ajouter 1/4 kilog. d’alun et bouillir jusqu’à la nuance de 1/2 à 3/4 d'he: re.
- Brun foncé sur fils de laine
- Pour 5 kilog. préparer un bain de 60 gr. de brun sulfanine (Dahl et Co ), 60 gr. de bleu azo acide 4 B (Elberfeld), 1,600 kilog. de sel de Glauber et 200 gr. d’acide sulfurique; entrer les fils dans le bain tiède, élever ensuite la température doucement et bouillir jusqu’à la nuance.
- Gris foncé sur fils de laine
- Pour 5 kilog. préparer un bain de teinture avec 40 gr. de brun sulfanine A (Dahl etCo )> 120 gr. de noir naphtol (Cassella et Co ), 800gr. de sel de Glauber, et 200 gr. d’acide sulfurique. Procéder comme précédemment. (D. F. L.)
- Vieil or sur laine
- Teindre avec du jaune de chrome solide G. G. (Aktien-Gesellschaft, Berlin). Mor-dancer avec 3 % de bichromate de potasse et à d’acide sulfurique, ou 2% d’acide oxalique, ou 2 % de tartre; entrer les tissus à 48° 0. élever la température jusqu’à l’ébullition et bouillir pendant 1 heure ; entrer dans un bain frais contenant 5 % d’acide acétique (30 %) 480 C. Elever la température lentement jus-qu’à l’ébullition et laisser bouillir pendant 1 heure. On peut aussi ajouter en même temps la couleur tinctoriale (1 1/2 — 3%) et l’acide acétique au bain de teinture, élever la température lentement jusqu’à l'ébullition, etfaire bouillir pendant 1/2 heure. Ajouter ensuite 2 % de bichromate de potasse et 2 % de tartre par faibles quantités et faire bouillir 45 mi nutes de plus. On ne doit pas employer de cuve en métal avec le jaune de chrome solide:
- Rose sur demi—soie
- Teindre avec 1/2 % de rose diamine BP (Cassella et Co de savon, 2 % de phosphate de soude et 5 % de sel de Glauber.
- Crème foncé sur étoffe de laine mélangée Pour 40 kilog. préparer un bain avec 1 3/4 à 2 1/4 kilog. de sel de Glauber, ajouter 14 g1, d’orange diamine D, 10 gr. de jaune diamine solide A, 3 gr. d’orange et 3 gr. de jaune indien G ; entrer à une température très basse et chauffer doucement jusqu’à l'ébullition) faire bouillir jusqu’à la nuance d’une 1/2 heur6 à 1 heure.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 313
- Orange sur étoffe mélangée
- Pour 40 kilog. préparer un bain avec 1 3/4 à 2 1/4 kilog. de sel de Glauber dans 45 1. d’eau, ajouter I kilog. d’orange diamine G, 30 gr. de jaune indien R et 85 gr d’orange. Entrer dans le bain tiède, et chauffer doucement, ajouter un peu d’acide acétique et faire bouillir jusqu’à la nuance pendant environ 1 heure.
- APPRÊT DES COTONNADES teintes et imprimées
- ( The Dyer and Calico Printer)
- Dans le finissage des cotonnades teintes et imprimées, quelques points méritent d’attirer l’attention de l’apprêteur. Avec les cotonnades blanches, sa seule préoccupation, à part le degré de fini qu’il veut leur donner, doit être de combattre la tendance des tissus à se piquer, quand ils seront entassés dans les magasins du commerçant, ou qu’ils ont à supporter un long voyage. Avec les cotonnades teintes et imprimées, il doit veiller à ce que 1 apprêt ne flétrisse pas le brillant ou n’entame pas la solidité des couleurs ; que celles-ci ne s’étendent, ne se brouillent ou se mêlent, ou qu’elles n’empiètent sur les blancs, ce qui arrive très facilement, surtout quand, par leur nature même, elles manquent de fixité. Il doit éviter aussi d’employer des matières susceptibles d’altérer les nuances ou les tons qui passent par ses mains.
- Il est une remarque dont l’apprêteur doit toujours se souvenir dans la pratique et qu’il ne doit jamais négliger, c’est qu’un mordant contenant des substances minérales, de l’argile, des barytes ou d’autres minéraux, tend nécessairement à émousser les couleurs, et cela, d’une façon très appréciable. Il vaut mieux éviter d’employer de pareilles subs-tances, surtout pour finissages des teintures d'étoffes, et tâcher d’obtenir le résultat désiré Par l’emploi d’un apprêt transparent qui n'aura qu’une faible influence sur le brillant des tissus. Souvent, on peut conjurer la ten-dance du bain mordant à rendre les tons crayeux en colorant le bain à l’égal du tissu. On doit apporter quelques soins dans cette Opération, quoiqu’il ne soit pas très difficile de trouver les différents tons en utilisant les nombreuses sortes de couleurs d’aniline qu’on emploie couramment aujourd’hui.
- L’apprêt le plus commun qu’on donne aujourd’hui aux tissus imprimés est l’apprêt Uni ou au sulfate de magnésie, pour lequel on emploie des sels d'Epsom ou kieserita. Ces 8els entrent à différents degrés dans la solu-bon employée qui est généralement à 40° Tw., Iuelquefois plus, suivant l’apprêt.
- Les sels donnent un apprêt ferme et souple et les tissus acquièrent de la main. Générale-ment, le brillant de la couleur n’est pas altéré. l’on désire donner aux tissus plus de main, en ajoutera un peu de dextrine ou de glucose 1" ne leur enlèveront rien de leur souplesse.
- Avec cet apprêt, on pourra toujours connaître le poids, même avec de grandes quantités de tissus ; il suffit, pour cela, d’employer des solutions de différents poids spécifiques : ainsi une solution à 10° Tw. augmentera de 1/2 à 1 1b le poids d’une pièce ; une solution à 26° Tw. environ 2 Ibs ; une de 40° Tw. environ 4 Ibs; une de 60° Tw. environ 6 Ibs. En ajoutant un peu de chlorure de zinc aux sels, on obtiendra un apprêt plus doux.
- Les cotonnades colorées, à dessins, à pois ou à raies sont apprêtées de diverses façons. Une méthode très répandue consiste à les faire passer par la calandre à vapeur, les raidir entre la calandre à deux cylindres, sécher sur les plaques, passer à la vapeur, calandrer légèrement et plier. Une autre méthode, à peu près analogue, diffère seulement en ceci, qu’après le calandrage, les tissus sont de nouveau raidis dans l’eau de gomme et séchés ensuite sur les plaques, ce qui leur donne plus de main.
- Pour les qualités inférieures, on calandre d’abord, on raidit et on sèche sur les plaques. Les meilleurs apprêts sont obtenus par la méthode précédente. Voici quelques mélanges qu’on peut employer pour les tissus imprimés.
- Pour les meilleures qualités, 3 canettes (cans) d’amidon sec, 1 cannette de sulfate de chaux, 2 cannettes de kaolin humide pour former 120 gallons.
- Pour les qualités moyennes 3 c. d’amidon sec, 1 c. de fleur de sagou, 1/2 c. de sulfate de chaux sec, 3 c. de kaolin humide, pour former 120 gallons.
- Pour les qualités inférieures, 2 c. de farine, 1/2 c. de fleur de sagou, 2 c. de sulfate de chaux sec, 3 c. de kaolin humide, pour former 120 gallons.
- Différentes méthodes sont suivies pour l’apprêt des tissus noirs. On a l’apprêt doux brillant, le doux terne, le crêpé, le ferme, le plein, etc . etc. Pour garantir le brillant du noir, on ajoute un peu de noir Diamine ou noir Union. Cette addition est surtout recommandée, si les tissus doivent être chargés un peu fort.
- Les étoffes teintes sont généralement apprêtées sans le procédé du raidissage ; si on emploie ce procédé, on ajoutera quelques matières colorantes qui seront d’un grand secours pour garder aux couleurs leur brillant. Les meilleurs colorants qui pourront servir à cet usage seront les couleurs directes comme le rouge Titan, le jaune Diamine, le bleu Benzo, le brun Congo, etc. Avec celles-ci, l’apprêteur pourra donner à ses bains le coloris qu’il désirera pour correspondre avec les étoffes qui passent par ses mains.
- Empêcher les couleurs de s’étendre n’est pas toujours chose facile, et sort du domaine de l’apprêteur, car cela vient le plus souvent d’un fixage défectueux des couleurs par le teinturier ou l’imprimeur. Quand l’apprêteur voit les premiers symptômes du coulage, sa seule ressource est de presser l’opération,
- pour que les étoffes restent le moins longtemps possible à l’humidité.
- On court en général peu de risques de voir les bains servant aux apprêts altérer les tons ou les nuances des tissus. Peu de substances ont une pareille influence; cependant, le chlorure de magnésium et le chlorure de zinc sont nuisibles. Il faut éviter aussi l’emploi des acides et des alcalis dans las mélanges, ainsi que de la colle de pâte vieillie qui, en fermentant, acquièrt les propriétés des acides, et pourrait avoir une influence pernicieuse sur quelques couleurs fugitives.
- L’espace nous manque pour entrer dans de trop longs détails sur la sensibilité de toutes les matières colorantes de la teinture et de l’impression aux opérations de l’apprêt. Les couleurs d’alizarine sont nullement affectées et gardent toute leur solidité. Les teintures basiques comme le Magenta, le brillant vert, le bleu d’alcali, le méthyl violet sont plus ou moins attaquées par les alcalis.
- Il est donc préférable de neutraliser le bain ou de l’acidifier très légèrement, plutôt que de l’alcaliser. D’autre part, beaucoup de rouges directs comme le rouge de Congo, la Benzopurpurine, le pourpre de Hesse, l’Azo-purpunne sont facilement altérés par les bains à réaction acide. Quand l’apprêteur voit qu’il se trouve en présence de pareilles couleurs, il doit donner à son bain une réaction alcaline. Les jaunes et les bleus directs tournent au rouge sous l’action de l'alcali, quoiqu’ils soient peu affectés par les acides ; ils demandent, par conséquent, un bain neutre ou légèrement acidifié.
- Ces réactions contradictoires montrent à l’apprêteur que, s’il veut éviter tout inconvénient, il doit se tenir exclusivement à l’emploi de bains neutres, quand il opère sur des étoffes colorées, surtout quand celles ci sont multicolores. L’amidon, le kaolin, le sulfate de chaux, les barytes, le sulfate de magnésie, le sulfate de soude sont des corps de réaction neutre et, s’ils sont de bonne qualité, on peut les employer sans danger pour raidir tous les tissus teints et imprimés. Le chlorure de zinc, le chlorure de magnésium et la colle de pâte ont une réaction plus ou moins acide, et on doit, par conséquent, éviter le plus possible leur emploi.
- PROCÈDE
- pour produire par la voie chimique , des modèles ou dessins crêpés en blanc ou en couleur sur des tissus ou fils de coton, de lin, ou autres tissus ou fil de nature végétale.
- Par la WurttembergischeCattunmanufactur.
- La propriété bien connue qu’ont les alcalis caustiques concentrés de rétrécir fortement les matières végétales, a été utilisée pour produire des tissus ou des fils crêpés entièrement ou en partie ou portant des dessins crêpés.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Dans ce nouveau procédé, on traite d’abord le tissu avec une lessive alcaline caustique, et on protège les endroits du tissu où il s’agit de produire les dessins, contre l’effet astringent de la lessive alcaline caustique, non par des réserves agissant mécaniquement, mais de façon à détruire cet effet de la lessive alcaline caustique à l’aide d’agents agissant chimiquement, tels que des acides ou des sels ou oxydes appropriés.
- On effectue ce procédé en une seule opération, en imprimant sur le tissu humide, imprégné de la lessive alcaline caustique, l’agent neutralisant, et cela en temps voulu pour que l’alcali caustique soit neutralisé avant que l’action astringente, — qui se manifeste déjà au bout do quelques secondes, — n’ait eu lieu aux endroits empreints. .
- Ils procèdent de la manière suivante :
- 1. — Sur une machine d’impression, en plusieurs couleurs , ils imprègnent à l’aide d’un cylindre gravé toute la surface du tissu (ou fil écru, blanc ou mordancé, ou teint en uni ou empreint auparavant), d’une lessive ou solution de soude caustique concentrée ou non — de 30 à 50° Baumé, — et sur la même machine ils impriment en même temps à l’aide d’un ou plusieurs cylindres qui se suivent (sur lesquels est gravé l’effet de crêpé a obtenir), sur le tissu ou le fil imprégné de la solution de soude, les mélanges suivants 2, 3 et 4 :
- 2. — Des épaississages, tels, par exemple, qu’un litre d’eau, plus 600 grammes de gomme d’amidon ou d’amidon torréfié, etc., avec des additions d’oxydes solubles dans les alcalis qui agissent à l’égard de la solution de soude comme acides, la paralysent et détruisent ainsi aux endroits empreints l’action astringente de la solution de soude.
- 3. — Des épaississages, tels, par exemple, qu’un litre d’eau, plus 600 gr. de gomme d’amidon avec des additions d’acides, tels, par exemple, que l’acide tartrique, l’acide chlorhydrique, etc. Par l'impression de ces acides la solution de soude sera totalement ou partiellement neutralisée et son action astringente sera ainsi détruite.
- 4. — Des épaississages, tels, par exemple, qu’un litre d’eau, plus 600 gr. de gomme d’amidon avec des additions de sels appropriés, tels, par exemple, que le sulfate d’alumine,le chlorure de magnésium, le sel d’étain, etc., etc., qui, par une double transformation, neutralisent totalement ou partiellement la solution de solide et-détruisent également son action concentrante.
- Après l’imprégnation de 1 et l’impression de 2, 3 et 4, on sèche, ou bien on élimine directement, sans sécher, à l’aide de bains acides ou de bains d’eau, la solution alcaline caustique.
- On obtient des tissus ou fils écrus, blancs, teints, en uni ou imprimés au préalable avec des effets de crêpé.
- DE L’ENSIMAGE (Huitième article) •
- Les huiles de ricin, les huiles de lin, de noix, de cameline, d’œillette sont des huiles trop siccatives pour être bonnes pour l’ensimage. Quelques filateurs emploient ces huiles, mais elles poissent trop, justement à cause de leurs propriétés siccatives. Voici donc les huiles végétales passées en revue.
- Huiles de résine. — Ces huiles sont obtenues par distillation à feu nu, et en présence d’un alcali, la chaux généralement, des résines de basses qualités privées auparavant de leur essence de térébenthine. D’après P. Girard, on les sépare en 3 sortes par leur coloration : Huiles blondes de densité variant de 0,960 à 0,970, bleues de densité de 0,975 à 0,980, vertes variant de 0,975 à 0,990.
- Ces huiles ne devraient pas être employées en ensimage, mais, vu leur bon marché, elles sont fréquemment utilisées en mélanges avec d’autres huiles végétales.
- Les huiles de résine tiennent liaison entre les huiles minérales et les huiles végétales dont elles sont totalement différentes comme propriétés et fabrication. Les huiles de résine sont siccatives et poissent ; elles sont moins facilement saponifiables que les huiles étudiées précédemment, et par conséquent, les filés ensimés avec ces produits se dégraissent moins facilement.
- Huiles minérales. — Le bas prix des huiles minérales, 30 fr. les 50 kilos en moyenne, et leur résistance aux plus basses températures, les ont fait utiliser en mélange. L’huile minérale recule de quelques degrés la solidification, la congélation des huiles végétales avec lesquelles on la mélange. L’huile minérale obtenue par la distillation du pétrole et du bogbread est insoluble dans l’alcool et inattaquable par les alcalis. Ayant peu d’odeur à froid lorsque la purification a été faite, la chaleur dégagée par le frottement entre les mains développe l’odeur caractéristique du pétrole.
- Cette odeur s’accentue encore lorsque l’on chauffe doucement dans une capsule. L’huile minérale que l’on a sur les mains ne se dissout pas, ne s’enlève pas facilement au savon ; on est obligé, pour s’en débarrasser, de se passer les mains dans une autre huile végé-tale, qui, elle, aide à l’émulsion et au nettoyage. Il en est de même sur la laine. L’huile minérale pure ne quitte pas la fibre par le dégraissage à la soude ; il faut qu’elle soit combinée à de l’huile d’olive, de l’acide oléique, etc., avec laquelle elle se trouve entraînée et rejetée au dégraissage.
- Sulforicinates ou huiles solubles. — Ces produits ont été longuement traités ici même dans le Bulletin des Laines à propos des apprêts. Encore appelées huiles pour rouge,
- huiles de teinture, huiles de ricin soluble, elles sont d’un dégraissage très facile, puisqu'il suffit de passer les laines même à l’eau froide pour les enlever, elles pénètrent bien le fil, sont d’un emploi agréable et conviennent soit pures, soit en mélanges, surtout lorsqu’on emploie de l’huile minérale en même temps.
- Le sulforicinate n’est malheureusement pas très connu sous ses vrais noms par les industriels qui l’emploient. Comme il est combiné à de l'ammoniaque pour être parfaitement soluble et que ce produit est d’une odeur tout à fait caractéristique, les vendeurs parfument leur huile avec une odeur quelconque. Pour reconnaître quand même l’ammoniaque dans tout produit ou limpide ou laiteux qui vous sera présenté, sous un nom de fantaisie, ajoutez simplement un ou deux grains do cristaux carbonate de soude ou sel solway. Agitez, le mélange moussera et l’odeur de l’ammoniaque se dégagera et sera ainsi reconnue si vous avez affaire à du sulforicinate.
- Pour reconnaître la richesse en huile de tous les mélanges qui vous sont offerts, mettez dans un grand verre à pied, flûte à champagne ou mieux une éprouvette graduée, une certaine quantité (1|2 hauteur du verre ou de l’éprouvette) du mélange présenté, et la même hauteur de vinaigre ordinaire ou d’esprit de sel (acide muriatique) étendu d’eau... Agitez et laissez ensuite reposer, la matière grasse se séparera de l’émission et viendra surnager.
- Si votre éprouvette est graduée et que vous avez pris par exemple 100 centimètres cubes du mélange d’ensimage proposé, vous voyez, après repos, le nombre de centimètres cubes de graisse réelle contenus % dans le produit
- Pour avoir plus d’exactitude, il est bon de plonger l’éprouvette ou le verre dans de l’eau chaude pour aider les quelques bulles d’huiles qui pourraient adhérer au fond, pour les aider, dis je, à monter à la surface. Un repos de 12 heures permet à la couche d’huile d’être bien étalée et franchement séparée de l’eau acide, qui est au-dessous. Bon nombre décompositions seront facilement analysées de cette façon simple, mais suffisante poUr l’industriel.
- M. Ude,
- LE VANADIUM
- Ses alliages et ses applications
- ^Communication de M. K Hélouis à la Sod^6 d'encouragement pour l'industrie national^')
- Il existe dans la région des hauts plateaus de la grande Cordillère des Andes, à 4800 me très environ d’altitude, une mine d’anthracite qui contient du vanadium. Cette mine, d une exploitation facile, comporte deux couche? principales parallèles et obliques de charoon vanadié, ayant une épaisseur de 2 et 3 mètre en moyenne, sur une longueur de 1400 me
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- très. Ces couches sont très larges et forment deux plans séparés par des stratifications où domine le calcaire.
- Le charbon qui est utilisé dans une grande exploitation minière, brûle avec facilité, et, par sa combustion complète, il laisse en moyenne 2 % de cendres, soit 20 k 1. par tonne de charbon brûlé.
- La couleur de ces cendres, entièrement calcinées, rappelle exactement la nuance de la terre d’ombre naturelle.
- Dans ces conditions, les cendres contiennent de 14 % à 25 % de vanadium, soit, par tonne de cendre, 140 à 250 kil. sous forme de tétroxyde de vanadium (VO4 ), d’acide vana-dique (Vû5 ), etc.; elles renferment, en outre, environ 16 kil. d’argent par torne avec un peu de zircone et des traces notables de platine.
- M. Hélouis a réalisé un procédé d’extraction qui permettra d’obtenir l’acide vanadique et les vanadates à un prix relativement peu élevé. Le vanadium pourra peut-être faire son entrée dans l’industrie à des prix très abordables , non seulement dans la teinture, pour les noirs d’aniline mais aussi dans la grande métallurgie (1).
- Applications à la teinture d'aniline. — M. Hélouis pense que l’acide vanadique et les va-nadates obtenus à bas prix, pourraient trouver des applications dans la teinture en noir d'aniline ; ou sait, en effet, que les vanadates en présence du chlorhydrate d’anyline, sont transformés en sels de tétroxyde de vanadium avec formation de noir d’aniline ; si on ajoute ensuite KO, CIO5 au bain de noir vanadié, le tétroxyde (VO4 ) se transforme rapidement en acide VO5 , qui réagit à son tour sur le sel d’aniline pour former une nouvelle quantité de noir, et l’acide repasse à l’état de tétroxyde de vanadium. De nouvelles additions de KO. CIO 4 ramènent constamment les mêmes réactions, de telle sorte qu’on peut transformer ainsi, par ce procédé, des quanti
- considérables de sel d'aniline en noir d’a-niline. On peut, par le même procédé, teindre bois en noir très beau et très solide.
- L’auteur es arrivé à produire dans des con -Mitions particulières une encre noire absolu ment indélébile : aucun réactif n’a pu faire disparaître l’écriture. Les acides minéraux et le chlorure colorent cette encre en rouge, mais sans la faire disparaître; la nuance pri
- --
- (1) M. Hélouis présente les échantillons sui-vants, fabriqués avec les cendres du charbon va-
- "adium. Acide vanadique hydraté (qu’on peut obtenir très facilement). — Acide vanadique anhydre. — Méta : vanadate d’ammoniaque (point 0 départ des sels de vanadium). — Bi-vanadate et tri-vanadate d’ammoniaque. — Bi-vanadate et
- “rivanadate de potasse. — Vanadate du cuivre,
- s vanadate d’argent. — Vanadate de plomb. — noxyde de vanadium avec lamelles de vana-cum métal. — Trioxyde de vanadium. — Té-oxyde de vanadium hydraté (vert olive foncé). Sulfate d’acide vanadique (types des sous-sels). Sulfure de vanadium.
- mitive reparaît par le lavage dans une solution alcaline.
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- LA TEINTURE EN TUNISIE
- L’industrie textile étant très développée dans la Régence, la teinturerie, auxiliaire importante de cette industrie, y occupe aussi une large place.
- Les colorants naturels en usage sont : les coccus (cochenille etkermès), l’alizari, l’indigo, la centaurée acaule ou caulescente (arjak-nou en arabe), la fleur du grenadier, l’écorce de grenade, la noix de galle, le henné, le bois de campèche, le sumac, le curcunia, etc.
- Rouges. — La cochenille, avec l’alun (chebb) et la crème de tartre (tartar) comme mordants, donnent à chaud, sur la laine, le rouge dit « beldi », c’est-à-dire, « de la ville ». Avec les mêmes mordants l’alizari (foua) donne, / chaud également, le rouge dit « bedoui » c’est-à-dire de « la campagne ». La laine est passée dans deux bains successifs, la durée du trempage est, pour chaque bain, d’environ 1 heure 3/4. Voilà pour les rouges.
- La cochenille avec les mordants d'étain employés déjà par les Phéniciens et les Egyp tiens, donne les rouges clairs. Le teinturier indigène prépare lui-même ces mordants avec l’étain métal qu'il oxyde par combustion et mélange ensuite à l’acide étendu et à la cochenille préalablement pilée et tamisée.
- A Sousse, on se sert du mélange suivant pour une marmite de 90 litres : 750 grammes de cochenille, 300 grammes d’acide sulfurique et 124 grammes de sulfate de zinc. L’étoffe, lavée à l’eau claire, est maintenue un quart d’heure dans le bain bouillant, retirée et lavée à l’eau froide, et retrempée une deuxième fois.
- La cochenille, l’alun, le tartre, l’étain et l’acide sont importés d’Europe ; l’alizari vient de Gabès et du Djerid et aussi de Tripoli, de Smyrne, de Constantine, etc.
- Jaunes. — L’arjaknou ou « asfar » est la racine de la centaurée acaule et acaulescente et non la gaude ou réséda luteola, comme on l’a souvent répété. Cette racine vient des environs de Kairouan et du Kef; elle donne des jaunes purs, superbes et solides en même temps; on obtient également certains jaunes avec la fleur du grenadier, etc.
- Bleus. — Les bleus sont obtenus uniquement avec l’indigo (nila) : l’opération se fait dans d’énormes jarres d’une contenance de 100 litres, renfermant des bains de différentes forces par lesquels on fait passer successivement les tissus ou les fils. La réduction de l’indigo est obtenue à l’aide d’un mélange de chaux éteinte et de dattes dites « ghers ». A Sousse, on mélange pour 500 litres d’eau : 2 kilogr. d’indigo, 2 kilogr. de dattes, 500 grammes de chaux vive et on laisse macérer. Le trempage a lieu à froid et dure 10 jours. A Sfax, on met 1 kilogr. d'indigo par jarre à macérer pendant 20 jours et on ajoute ensuite au bain
- 1 kilogr. de dattes et 2 kilogr. de chaux. La recette de Sousse s’applique surtout aux fils de laine, celle de Sfax, aux cotonnades écrues.
- L’indigo étant autrefois très cultivé aux environs de Nebeul, dans le Sahel (à Moknine, Hoar-Hellal, Djemmal, etc.); aujourd’hui la presque totalité de l’indigo employé provient du commerce d’importation ; ce sont généralement des indigos Bengale, Madras ou Java; les indigos d’Amérique sont également employés.
- Les verts s’obtiennent avec l’arjaknou et l’indigo ; les violets avec la cochenille et l’in-digo. ou avec l’indigo et le crème de tartre ; les noirs avec l’écorce de grenade, Je henné, la noix de galle, l’indigo, la couperose verte, la fleur du grenadier, etc. ; un brun marron est obtenu le « djidari », écorce de racines de chêne ou de sumac qui. vient des environs de Kairouan et des Zlass-Dahara; un autre brun est obtenu avec Je henné; le gris pomme de terre dit « patata » est obtenu avec l’arjaknou ou la fleur du grenadier et la couperose (zaz). Les procédés de teinture sont à peu près les mêmes dans toute la Régence ; ils sont aussi à peu près les mêmes pour la laine, le coton et la soie ; cependant la teinture de la soie préalablement lavée au savon, s’obtient à froid, tandis que la teinture de laine a toujours lieu à chaud. (La teinture de l’indigo se fait toujours à froid)
- A Tunis, les ateliers de teinturerie du souck sont au nombre de 70 appartenant à différents patrons (maallem) qui, possédant plusieurs ateliers, travaillent souvent eux-mêmes dans l’un et font diriger le travail dans les autres par une quarantaine de maîtres ouvriers (kal-fas) aidés eux-mêmes d’une vingtaine d’ou-vriers et d’apprentis. Au milieu du souk se trouve un énorme puits très ancien, dont l’eau à des qualités spéciales pour la teinture, ce qui aura attiré sans doute cette industrie à cet endroit, dès l’époque romaine, si l’on s’en rapporte aux débris d’amphores analogues aux jarres employées encore aujourd’hui par les teinturiers, qui ont été trouvées aux environs de ce puits.
- Hors du souk, il y a, dans différents quar tiers de la ville, des ateliers généralement plus importants que ceux du souk et appartenant soit à des musulmans, soit plutôt à des industriels Israélites, tandis qu’au souk tous les teinturiers sont musulmans.
- A Tunis, la teinture coûte de 1 fr. 20 à 1 fr. 25 le kilogr. de fil pour les nuances ob tenues avec l'indigo ou la cochenille; 1 fr. 50 pour les nuances d’alizari; 0 fr. 40 à 0 fr. 50 pour les nuances d’arjaknou.
- A Sfax, 62 maîtres teinturiers emploient 85 ouvriers; leur principal travail consiste à teindre en indigo les cotonnades destinées à l’habillement des femmes delà campagne Cette industrie spéciale est également des plus considérable à Tunis. A Sfax,. ou teint annuelle -ment 23,000 pièces environ, dont la teinture revient de 1 fr. 25 à 2 fr. 60. La teinture de ces cotonnades est l’uné- des branches les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plus florissantes de l’industrie indigène en Tunisie; le consommateur exige absolument des étoffes teintes à l’indigo, et la teinture en indigo revient, en Tunisie, à meilleur marché qu’au dehors ; aussi, malgré tous leurs efforts, les importateurs n’ont pu jusqu’ici réussir à écouler les cotonnades bleues teintes à l'étranger.
- On teint à Sfax, en toutes couleurs, environ 500 kilogr. par jour de fils de laine destinés à la fabrication des couvertures, des tapis, etc. ; une notable quantité de ces fils teints est expédiée au Djerid et à Gafsa.
- Dans cette dernière localité, cependant, il existe des teintureries ; les fils de laine destinés à la fabrication des couvertures y sont teints à l’aide des rouge, vert et violet, d’aniline, de l’indigo, du cyanure, du curcuma, etc., etc., avec un mordant acide « spirito » ; la teinture revient àO fr. 80 environ le kilogramme de laine filée.
- A Djerba, les teinturiers, au nombre de 25, sont tous Israélites ; il y en a 20 au village de Hara—Kebira, et 5, dont 3 femmes au village de Hara-Srira ; sur ces 20, 12 sont patrons. A Djerba les gros fabricants de couvertures prennent le teinturier chez eux à la . journée en lui fournissant les matériaux nécessaires; le prix de la journée est de 1 fr. 20 àlfr. 50; les petits fabricants apportent leurs laines chez le teinturier, qui fixe le prix de son travail par livre de laine filée, toutes fournitures étant à sa charge. Les teinturiers de Djerba emploient aussi l'indigo, la cochenille, l’écorce de grenade, le bois de campèche effilé « bakam », le cyanure qui se vend jusqu’à 5 fr. le kilogramme, etc., comme mordants, le tartre, les couperoses, l’alun, l’acide.
- A Kairouan, il y a 10 teintureries pour laines travaillant 40 kilog. de fils en moyenne par jour, sur cette quantité, deux tiers environ sont destinés à la confection des tapis, un tiers à la fabrication des autres tissus.
- Les ouvriers teinturiers sont payés 4 fr. à 5 fr. par jour, et-le bénéfice net des patrons s’est élevé parfois de 25 à 30 %. Les bleu, vert, rose, rouge et jaune d’aniline sont vendus en boîtes de 500 grammes, et même au détail chez les épiciers; le prix moyen est de 3 fr. le kilogramme. Certaines familles teignent elles-mêmes les laines dont elles ont besoin avec les colorants naturels.
- Ces colorants valent, tout préparés et en boîtes de 500 grammes : le henné, l’alizari ou garance, l’arjaknou ou asfar, de 3 fr. à 4 fr. le kilogramme, l’indigo 8 fr. Le teinturier de Kairouan emploie deux trempages différents : à l’eau tiède pendant trois heures, à l’tau bouillante pendant une heure; on emploie généralement 70 grammes de colorant artificiel ou naturel et 10 grammes de mordant pour 1 kilogr. de laine. Au Kef, 8 teinturiers travaillent les laines.
- Dans l'Arad, on .emploie à la teinture des fils de laine, l’aniline, l’arjaknou, la garance, l’indigo, la cochenille avec le tartre, l’alun, la couperose pour mordants.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Programme des prix (Suite et fin)
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur le rôle que jouent les diverses espèces de laine dans le blanchiment et la coloration des tissus. — Indiquer quelles sont les sortes qui opposent au blanchiment le plus de résistance tant au point de vue du dégraissage qu’à celui du blanchiment proprement dit, et examiner si, dans certains cas, la décoloration par l’acide sulfureux n’est pas supérieure à celle par l’eau oxygénée ou vice versa. — Déterminer, pour chaque espèce de laine, la rétrogradation provoquée par le vaporisage. — Enfin, examiner les capacités tinctoriales de chacune de ces laines et les comparer entre elles.
- Le prix pourrait être accordé pour un travail complet sur l’une de ces questions prise isolément.
- Médaille d’honneur pour un mémoire indiquant le rôle que jouent les différentes espèces de soie cultivées et sauvages dans le blanchiment, la teinture, l’impression et la charge.
- Médaille d’honneur pour un mémoire sur les préparations et les applications de l’eau oxygénée pour le blanchiment des fibres textiles.
- Médaille d’honneur pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de la soie.
- Le blanchiment des laines et de la soie est encore très incomplet : les opérations réitérées par lesquelles on passe les laines et la soie suffisent à peine à les dégraisser et à réduire leur matière colorante, sans toutefois la détruire. Les laines et les soies d’apparence blanche tiennent cette qualité bien plus de celle de la matière première que de l’effet du blanchiment.
- Le procédé que nous exigeons devra réussir sur toutes les qualités de laines ou soies, sans adjonction de l’azurage complémentaire, avec lequel on imite un faux blanc. Il devra supporter un vaporisage d’une heure, ne pas nuire aux couleurs d’impression et ne pas affaiblir la tissu.
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur le blanchiment des tissus de coton, laine, laine et coton, soie, chanvre, lin et autres textiles.
- L’auteur devra décrire les meilleurs procédés pour le blanchiment de ces différents tissus, et donner une explication raisonnée des diverses opérations que le blanchiment nécessite. Il faudra surtout avoir égard aux tissus destinés à l’impression et aux condi tions essentielles que l’imprimeur exige d’un bon blanchiment. Ce traité devra, en outre, renfermer la description des appareils et machines dont on fait usage dans le blanchiment.
- Impression
- Médaille d’honneur pour un alliage métal
- lique ou une autre substance propre à servir pour racles de rouleaux, et qui réunisse à 1 l’élasticité et à la dureté de l'acier la propriété de ne donner lieu à aucune action chimique en présence des couleurs acides ou chargées de certains sels métalliques.
- Les couleurs chargées de sels de cuivre ou de sels de fer au maximum attaquent énergiquement les racles en acier, et les mettent promptement hors d'état de bien essuyer; en même temps la couleur se charge de fer, ce qui est souvent un grave inconvénient. D’autres fois l'attaque est beaucoup moins vive; par exemple quand elle n’est due qu’à la présence dans la couleur d’un excès plus ou moins grand d’acide acétique, ou d’une autre substance douée de propriétés acides faibles. Dans ce cas, le fonctionnement de la’racle n’est plus sensiblement entravé ; mais, lorsqu’il s’agit de certaines couleurs absolument incompatibles avec la plus légère trace de fer, le travail n’en est pas moins rendu impossible ; c’est ce qui a lieu spécialement pour les rouges garance d'application.
- Les racles en composition, qu’on a tenté jusqu’à présent de substituer dans ces différents cas aux racles en acier, résistent suffisamment à ces actions dissolvantes, mais elles sont trop molles et manquent d'élasticité; aussi s’usent-elles promptement par le frottement contre le rouleau gravé et contre les particules solides qui peuvent se trouver en suspension dans la couleur, d’où résultent des inconvénients encore plus graves que ceux que présentent les racles en acier.
- Ce que nous demandons, ce sont des racles qui possèdent à la fois la résistance au travail mécanique des racles d’acier et la résistance aux actions chimiques des racles en compo-sition.
- Il y aurait lieu peut-être d’étudier l’influence que peuvent avoir sur les propriétés de l’acier les différentes substances que l’on peut y com-biner en petites quantités, le tungstène par exemple.
- Des essais ont déjà été faits avec le platine allié à une petite quantité d’iridium ; peut-être qu’en variant les proportions, on pourrait arriver à un meilleur résultat.
- Rappelons aussi que, d’après Berzélius (I) une petite quantité de phosphore combiné au cuivre le rend si dur qu’on peut l’aiguiser et en faire des instruments tranchants ; Berzé-lius cite même un canif que Hedwig et Hjelm avaient fait faire avec cette combinaison.
- Médaille d’honneur pour une nouvelle ma chine permettant d’imprimer au moins huit couleurs à la fois et offrant des avantages su celles employées jusqu’à ce jour.
- L’impression avec un grand nombre de rouleaux prendtous les jours plus d’extensioni mais, à côté d’une netteté d’impression, d une exactitude de cadrage et d’un débit de travail que ne possédait encore aucune machine " imprimer, les machines à rouleaux actuelle?
- (1) Berzélius, lre édition française, tome 1lh page 36.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- employant exclusivement la gravure en creux, présentent de graves inconvénients.
- Les couleurs déposées sur l’étoffe par les premiers rouleaux, avec lesquels elle est en contact, s’écrasent en passant avec une forte pression sur les rouleaux suivants, et se réimpriment successivement sur les parties non gravées de ces rouleaux.
- Non seulement ce laminage ternit les nuances et affaiblit beaucoup leur intensité, au point que, pour y parer, il faut recourir à des concentrations dispendieuses ; mais les couleurs ainsi réappliquées sur les rouleaux, étant incomplètement reprises par les con-treracles, vont se mélanger avec les couleurs qui suivent et les souillent à mesure que le travail avance.
- La suppression de ces inconvénients, dont la gravité augmente avec la cherté des couleurs-vapeurs actuelles, serait un des plus beaux et des plus fructueux succès que la fabrication des toiles peintes pût attendre de la mécanique.
- Dans ce but, on avait imaginé des machines à surface, dans lesquelles, soit tous les rouleaux, soit un certain nombre d’entre eux seulement, étaient gravés en relief.
- Ordinairement ces rouleaux étaient en bois, et des clichés en métal y étaient fixés. Il est évident que de pareils rouleaux devaient facilement se déranger, et que cette gravure ne pouvait s'appliquer qu’à des impressions très grossières.
- Il s’agit donc, pour résoudre la question, de combiner une machine à rouleaux de telle sorte qu’elle soit exempte des inconvénients précités, et qu’elle donne une impression aussi parfaite que celle obtenue avec les machines actuelles à rouleaux gravés en creux.
- Cette machine devra pouvoir imprimer au moins huit couleurs et avoir fonctionné dans la Haute-Alsace d’une manière régulière et continue pendant up an au moins.
- Fixages et étendages
- Médaille d’argent pour un mémoire sur cette Question : « Quels sont les degrés d’humidité et de chaleur auxquels la décomposition des mordants s’opère le plus rapidement et le plus avantageusement? »
- Médaille d’argent pour un appareil réglant automatiquement la température et l’état hygrométrique de l’air dans les étendages des fabriques d’indiennes.
- Le degré gygrométrique se mesurant géné-ralement avec le thermomètre à boule mouillée, le problème se trouve ramené en définitive à la construction d’un régulateur de tempéra-ure. Il existe des régulateurs applicables au chauffage par le gaz ; tel est, par exemple, "appareil imaginé par M. Bunsen, et qui est dun excellent usage dans les laboratoires. Il 8 agirait de construire un régulateur simple et acile à manier, qui fût applicable au chauf-fage à la vapeur et à toutes les températures "sitées.
- Vaporisage I
- Médaille d'honneur pour un psychromètre
- permettant de constater l’état de saturation d’une atmosphère de vapeur confinée à 100° . — Cet appareil, destiné à fonctionner dans des cuves de vaporisage en fer ou en maçonnerie, pourrait être placé de façon à permettre les lectures au travers d’une double fenêtre pratiquée dans la paroi de la cuve, mais il serait préférable que ses indications fussent transmises au dehors par un moyen quelconque.
- Médaille d honneur ou d’argent pour un mémoire traitant toutes les questions concernant le vaporisage des impressions sur coton, laine et soie.
- Gravure
- Médaille d’honneur ou d’argent pour une amélioration notable faite dans la gravure des rouleaux.
- Les concurrents devront indiquer un moyen nouveau d’exécution, produisant sur les méthodes actuelles un avantage notable sous le rapport de l’économie ou de la promptitude d’exécution.
- Le choix d’une matière première d’un prix sensiblement moins élevé que le cuivre jaune ou rouge employé aujourd'hui, serait regardé comme satisfaisant à la question.
- Les nouveaux procédés indiqués, quelle que soit leur nature, devront avoir reçu la sanction de la pratique.
- Médaille d’honneur, d’argent ou de bronze (selon le mérite respectif des ouvrages) pour les meilleurs manuels pratiques sur l’un des sujets suivants :
- lo Gravure des rouleaux servant à l’impression.
- Gravure en creux pour planche plate et rouleau.
- Métaux employés, avec leur appréciation, cuivre, laiton, etc., etc.
- Différents systèmes de gravure, avec la description raisonnée des machines employées pour chacun.
- Décalquage des dessins.
- Gravure au burin.
- Gravure à l’eau forte.
- Machine à guillocher.
- Machine pantographique.
- Manière de graver les picotages, les fonds, les fonds, etc., pour chacun de ces systèmes.
- 2 Gravures des planches servant à l’impression.
- Gravure en relief pour impression à la planche ou à la perrotine.
- Principes de ce genre de gravure.
- Mise sur bois, différents procédés.
- Différentes espèces de bois employées ; qualités et défauts de chacune.
- Outils employés ; leur appréciation.
- Gravure en laiton pour picotages et con -tours.
- Gravure à l’alliage fusible; clichés; machines à brûler; différents systèmes; leur appréciation.
- Feutrage des planches.
- Dans toutes ces opérations, indiquer, autant que possible, des recettes sûres et pratiques, des procédés éprouvés et consacrés
- par l’expérience, en justifiant l’utilité des méthodes suivies.
- Conditions générales à remplir par MM. les concurrents
- Article premier. — Les étrangers sont admis à concourir comme les nationaux. Les membres du Conseil d’administration et des comités de la Société industrielle sont seuls exclus.
- Art. 2. — Les mémoires, dessins, pièces justificatives et échantillons doivent être marqués d’une devise ou épigraphe choisie par l’auteur et adressés franco de port, avant le 15 février 1897, au président de la Société industrielle de Mulhouse, en même temps qu’un pli cacheté renfermant le nom exact et l’adresse du concurrent.
- Art. 3. — La Société ne prend connaissance que des noms des concurrents dont les travaux auront été récompensés ; elle se réserve toutefois le droit d’ouvrir le bulletin cacheté, dans le cas où un supplément indispensable d’informations serait à fournir par le candidat.
- Exception est faite aux auteurs de machines ou de procédés, dont l’application pratique est exigée par l’énoncé du prix. Dans ces cas il est matériellement impossible d’observer l’anonymat. Aussi l’auteur n’est-il pas tenu de s’y conformer en présentant son travail.
- Lorsque le cas l’exige, la Société envoie [des commissaires sur les lieux mêmes pour examiner les machines ou procédés se rapportant à un concours.
- Art. 4. — Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société.
- Art. 5. — Si une question n’est pas complètement résolue, il peut être accordé à titre d’encouragement, une partie plus ou moins élevée du prix offert.
- Art. 6. — Si plusieurs concurrents ont satisfait à la fois aux conditions du programme rela-tives à une même question, le prix est partagé entre eux par parties égales ou inégales, suivant la valeur respective des solutions présentées.
- Art. 7. — Tout concurrent conserve la faculté de prendre un brevet d’invention, mais la Société se réserve le droit de publier, en totalité ou en partie, les travaux qui lui auront été adressés.
- Art. 8. — D’après la législation en vigueur dans la plupart des pays, n’est pas réputée nouvelle toute découverte, invention ou application qui, dans le pays, et [antérieurement a la date du dépôt de la demande de brevet, a reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. En conséquence, les auteurs qui désirent s’assurer le privilège de leurs travaux, devront les faire breveter avant de les adresser à la Soéiété industrielle, qui entend décliner toute responsabilité à ce sujet. Dans le cas où une invention serait récompensée par la Société avant d’être brevetée, l’auteur pourra demander que la publication de son mémoire soit ajournée.
- Art. 9. — La Société ne restitue pas les mémoires qui seront envoyés au concours, mais les auteurs peuvent en prendre copie. Quant à la restitution des dessins ou modèles qui accompagnent les mémoires, elle se réserve d’en apprécier l’opportunité.
- Art. 10. — Les médailles que distribue la Société industrielle se distinguent, suivant leur module, en : Médailles d’honneur ; Médailles d’argent; Médailles de bronze.
- Art. 11. — En remettant leurs travaux, MM. les concurrents peuvent indiquer une adresse poste-restante où le résultat de l’examen leur est envoyé, dans le cas où la récompense n’est pas décernée.
- Art. 12. - — La Société industrielle se réserve la faculté de décerner des récompenses à des travaux qui en seraient jugés dignes, alors même que ces travaux ne rentreraient dans aucune des questions mentionnées au programme.
- EXPOSITION NATIONALE ET COLONIALE De Rouen 1896.
- Le conseil supérieur de cette exposition a arrêté comme suit la liste des membres du jury des récompenses :
- Liste des membres du jury.
- MEMBRES d’honneur MM.
- Hendlé, C. *, préfet de la Ssine-Inférieare,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Letellier, *, président du conseil général de la Seine-Inférieure.
- Laurent, *, maire de la ville de Rouen. Duchemin, *, président du conseil de commerce de Rouen.
- PRÉSIDENT DE DROIT DU JURY
- M. Knieder, *, membre du conseil général de la Seine-inférieure, membre de la chambre de commerce de Rouen, président de l’Exposition.
- SECRÉTAIRE GENERAL DE DROIT DU JURY
- M. Garnier, *, ingénieur de la marine ; conseiller municipal.
- REPARTITION DU JURY PAR GROUPES AVEC SUBDIVISION EN CLASSES
- Classe 23.
- Suppléant.
- M. Jolly, président de la chambre syndicale de la teinture, secrétaire du syndicat général de l’Union nationale du commerce et de l’industrie à Paris.
- TRAVAIL DANS L’INDUSTRIE
- Déclaration des accidents
- M. le Ministre du commerce et de l’industrie vient d’adresser aux préfets la circulaire suivante relative aux prescriptions des lois des 2 novembre 1892 et 12 juin 1893 exigeant la déclaration de tout accident survenu dans un établissement industriel.
- « Monsieur le préfet,
- « Ainsi que vous le savez, aux termes des articles 15 de la loi du 2 novembre 1892 et 11 de la loi du 12 juin 1893, tout accident ayant occasionné une blessure à une ou plusieurs personnes protégées par lesdites lois, doit être l’objet d’une déclaration de la part du chef de l’entreprise ou, à son défaut et en son absence, de son préposé.
- « La forme de .cette déclaration, qui doit être faite obligatoirement devant le maire, dans les quarante-huit heures, a été réglée par les décrets des 21 avril et 20 novembre 1893.
- « Malgré la publicité donnée à ces décrets, les dispositions légales ou règlementaires relatives à la déclaration des accidents ne sont pas appliquées d’une façon générale, et bien que le nombre des déclarations d’accidents ait augmenté d’une manière assez sensible l’année dernière (20.394 en 1895 contre 14,954 en 1894), il est encore de beaucoup inférieur à la réalité.
- « Cette situation tient à plusieurs causes. Les petits industriels, surtout, semblent ignorer les dispositions relatives aux déclarations d’accidents. D’un autre côté, certaines mairies non seulement ne provoquent pas les déclarations, mais négligent de donner immédiatement avis au service de l’inspection des déclarations qu’elles reçoivent et ne veillent pas, d’ailleurs, à ce que celles-ci soient établies régulièrement, ce qui exige un échange de correspondance qu’il conviendrait d’éviter.
- « Dans certaines régions, les industriels croient être en règle avec la loi quand ils ont fait une déclaration à la police ou à la gendar
- merie ; dans certains pays même, les commissaires de police sont les premiers à affirmer que la déclaration à eux faite suffit et qu’ils se chargeront de prévenir la mairie. Enfin, des industriels se dispensent de faire les déclarations d’accidents sous prétexte que leur personnel est assuré.
- « Leslois des2 novembre 1892 et 12 juin 1893 sont promulguées depuis assez longtemps pour qu’on ait le droit d’exiger de tous les industriels qu’ils s’y conforment régulièrement. Je vous prierai, en conséquence, monsieur le préfet, de seconder, à ce point de vue tout spécial, les efforts du service de l’inspection, en portant de nouveau à la connaissance des municipalités les dispositions des décrets des 21 avril et 20 novembre 1893, et en leur demandant d’y donner la plus grande publicité possible. Vous devrez leur recommander de rappeler fréquemment à leurs administrés les formalités'qu’ils ont à remplir.
- « Il y aurait à ce point de vue un sérieux intérêt à ce que l’article 15 de la loi du 2 novembre 1892 et l’article 11 de la loi du 12 juin 1893 fussent affichés dans les mairies, avec le texte des deux décrets précités et le modèle du procès-verbal de déclaration d’accident qui y est annexé.
- « Vous devrez vous assurer, en tout état de cause, si toutes les communes de votre département sont munies de formules de procès-verbal, et, dans la négative, prendre les mesures nécessaires pour qu’elles en soient approvisionnées.
- « Recevez, etc. »
- TARIFS DE CHEMINS DE FER Homologation
- 9 juillet. — Paris-Lyon-Méditerranée. — Tarif spécial P. V. n° 18. Lessives non dénom mées.
- JURISPRUDENCE
- LES HOMONYMES ET LA CONCURRENCE COMMERCIALE Il est bien peu de noms propres qui n’appartiennent qu’à une seule famille. Aussi arrive-t-il que, lorsqu’un de ces noms, légitimement possédé par plusieurs personnes, a été illustré par l’une d’elles, l’un des homonymes s’en empare pour profiter de la notoriété acquise. C’est l’éternelle histoire de certains crabes qui se logent dans la coquille solide d’une variété de mollusques. Au point de vue commercial, on le conçoit, la question ainsi posée a une grande importance. En effet, d’une part, chacun a le droit d’exercer le commerce qui lui convient; la liberté de l’industrie et du commerce constitue pour l’homme un des droits les plus précieux. En outre, le nom de famille, le nom patronymique, est une propriété absolument indiscutable ; c’est non seulement un droit pour chacun de se servir de son nom, mais c’est encore un devoir pour tout homme de ne figurer dans la Société que
- sous le nom que lui donne sa naissance : la loi du 6 fructidor an II oblige les citoyens à ne porter d’autres noms et prénoms que ceux qui sont mentionnés dans leurs actes de naissance.
- D’autre part, en présence de ce double principe qui ne peut être méconnu, s’en élève un autre qui n’est pas moins formel. La liberté de l’industrie ne serait qu’un vain mot si elle n’était pas protégée, et le droit que chacun possède de faire le commerce vers lequel l’appelle ses aptitudes serait absolument illusoire si l’on pouvait, par des manœuvres déloyales, entraver les entreprises d’autrui.
- Comme les droits dont nous jouissons ont pour limite ceux des autres, la liberté du commerce et de l’industrie est à la fois garantie et limitée par l’obligation de respecter un commerce ou une industrie préexistance. Quanta cette obligation, elle est sanctionnée par la combinaison des articles 544et 1382 dans lesquels les Tribunaux puisent le pouvoir de réprimer la concurrence lorsqu’elle est déloyale.
- De part et et d’autre, il existe donc un intérêt respectable, un droit qui ne saurait être violé. D’un côté se trouve un commerçant qui a conquis, par son travail et son intelligence, une notoriété considérable : il ne veut pas que le public induit en erreur, se rende chez un homonyme lorsqu’il croit encrer dans ses magasins ; de l’autre on voit un industriel qui, invoquant le principe de la liberté du commerce, demande à exercer sous son nom, paisiblement, au grand jour et sans trouble, la profession qu’il a choisie.
- Mais comme, en réalité et dans un grand nombre de cas, celui qui se met à exercer l’industrie dans laquelle son homonyme s’est acquis une notoriété particulière, n’a d’autre but que d’égarer le public et de provoquer une confusion, la question soumise aux tribunaux à maintes reprises, a passé du domaine de la théorie dans celui de la pratique. Nous avons donc à dire quelle a été la solution adoptée par la jurisprudence.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Je suis porteur d’une reconnaissance sous* crite par un notaire et qui doit m’être payée à ma réquisition; mon débiteur me paie les intérêts pendant un certain temps et fait de mauvaises affaires. Il est obligé de vendre sa charge.
- Pour la sauvegarde de mes droits, je fais une saisie-arrêt sur les fonds provenant de cette cession. Imaginez-vous que le notaire m’assigne en dommages-intérêts à raison de cette opposition qui, dit-il, devait être pré' cédée d’un commandement et qui a retardé le paiement du prix sur lequel il comptait. Cette prétention est-elle admissible?
- R. — S’il a été procédé régulièrement à la saisie-arrêt, une demande de dommages-in térêts n’est pas admissible. Les dommage8' intérêts, en effet, ne pourraient être dûs que
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- s’il y avait eu une mesure vexatoire. Or, tout ici s’est passé correctement et légalement en vertu du principe posé par l’art. 557 du Code de procédure : « Tout créancier peut, en vertu de titres authentiques ou privés, saisir-arrê-ter entre les mains d’un tiers les sommes et effets appartenant à son débiteur ou s’opposer à leur remise. »
- Ce texte est formel et précis. Il n’exige pas que le débiteur soit mis en demeure depayer. Dès lors qu’il y a dette échue, la saisie-arrêt peut être légitimement pratiquée.
- Autre question. — Je suis constructeur. Un client me demande de lui construire une certaine machine sur des plans qu’il me fournit. Je soupçonne que c’est une copie d’une machine brevetée : Je n’ai pas le loisir d’étudier la question et je ne voudrais pas m’exposer à une poursuite en contrefaçon.Mon client affirme qu’il n’y a pas de brevet, et pour vaincre mes scrupules, il m’offre de se mettre en mes lieu et place, en cas de poursuites et de m’indemniser de toute condamnation.
- Cette stipulation est-elle valable ? Serait-elle admise par les tribunaux, si j’avais à exercer mon recours contre mon client?
- R.—La contrefaçon étant un délit, si elle est poursuivie en police correctionnelle, la garantie sera illusoire ; mais s’il s’agit d’une action purement civile, la garantie pourra être invoquée par le constructeur.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- RAPPORTS DE FAILLITES
- Lyon. — Michard, teinturerie, 10, rue Barème. — Jug. du 19 mai.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif E. Denoncin et L. Ninet, laines et déchets de Lines, 15, boul. de Cérès, à Reims. — Durée : 10 ans. — Cap. : 60.000 fr. — Acte du 19 mai.
- Formation de la Société en nom collectif Gustave Denis et fils, filature de coton, teinturerie, tissage mécanique de coton, à Fon-Line-Daniel, commune de Saint-Georges-Buttavent, près Mayenne. — Durée : 19 ans, 7 mois et 15 jours. — Cap. : 200.000 fr. — Acte des 17 et 20 mai.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Vve Greissel, a vendu un fonds de teinturerie, 40, rue des Ecoles.
- Mme Bohain, a vendu un fonds de teintu-Fie, 6, rue Blanche.
- M. Gerhmann, a vendu un fonds de teintu-rerie, 71, rue de Rome,
- M. Halley, a vendu un fonds de teinturerie, 4, rue de Constantinople.
- M. Monin, a vendu un fonds de teinturerie, 39, rue Richelieu.
- M. Quentin, a vendu un fonds de teinturerie, 4 rue Marivaux.
- Mme Frey, a vendu un fonds de teinturerie, "rue N.-D.-de-Lorette.
- -M. Jourand, a vendu à Mme Meuriot, un nds de teinturerie, 46, rue Balagny.
- , M Bertrand, a vendu à Mme Broqué, un nds de teinturerie, 50, rue des Martyrs.
- ASSURANCES
- Voici le moment des vacances qui approche ; il est peu de nos abonnés qui ne se préoccupent, s’ils ne l’ont déjà fait, de leur déménagement, pour aller avec leur famille, soit, à la campagne, aux eaux ou au bord de la mer.
- A cette préoccupation toute louable, il convient, pour tout homme prévoyant d’ajouter celle de l’assurance qui joue un rôle important et qui mérite toute l'attention de nos abonnés et lecteurs.
- Aucune personne soucieuse de ses intérêts ne manque aujourd’hui de faire assurer ses immeubles, son usine et ses objets mobiliers.
- Les assurances de ce genre sont passées dans les mœurs et paraissent élémentaires au premier point; mais cela ne suffit pas.
- Plusieurs exemples qu’il serait facile de citer ont, sinon ruiné, du moins fortement endommagé la situation financière de personnes qui, allant se reposer 2 ou 3 mois à la campagne ou sur le bord de la mer se trouvaient par le fait responsables d’un sinistre et se mettaient dans l’obligation de dédommager le propriétaire.
- Nous le répétons, ce cas se présente fréquemment dans les campagnes et surtout dans les villes d’eau où les constructions sont généralement légères.
- Les chances d’incendie deviennent, par ce fait, plus nombreuses et la plus légère imprudence d’un domestique rend responsable, en cas de sinistre, le chef de famille vis-à-vis du propriétaire pour les locaux qu’il occupe.
- Toujours soucieux de l’intérêt de nos abonnés en ce qui touche la grave question des assurances et dans le but de remédier à un tel ennui nous avons obtenu, après de nombreuses démarches , la faveur spéciale des Compagnies françaises du syndicat de faire établir des contrats d’assurances intitulés « Polices de voyage ».
- Ces contrats garantissent au chef de famille, en quelque endroit qu’il se trouve sur le territoire français et en dehors de son domicile ordinaire, soit dans un hôtel, maison, villa ou appartement meublé :
- 1° 10,000 fr. contre l’action de responsabilité envers le propriétaire ;
- 2° 10,000 fr., contre l’action en responsabilité que les locataires et voisins pourraient exercer contre lui ;
- 3° 5,000 fr., sur mobilier personnel, linge et effets d’habillement à son, usage ;
- 4° Garantie contre l’explosion du gaz et de la foudre, moyennant une prime de 5 fr. 50 pour 3 mois de l’année et de 7 fr. pour 6 mois.
- Il va sans dire que l’exemple cité plus haut, peut-être modifié comme prix suivant les sommes assurées soit en plus soit en moins.
- Notre collaborateur chargé spécialement du service des assurances se met à la disposition de nos abonnés pour leur faire établir, auprès des Compagnies, les contrats de cette nature qui nous seront demandés sans autres frais que celui de l’affranchissement par la poste.
- Nous rappelons en outre que notre service des assurances se charge également, de la vérification et de la confection de tous contrats d’assurances soit incendie, vie et accidents, sans aucune exception. Les plus grands soins sont apportés à la vérification et à la confection de ces divers contrats.
- Nos abonnés et lecteurs, nous en avons la certitude, nous sauront gré de notre intervention dans cette question des assurances, si utile à toute personne ayant souci de ses intérêts.
- Afin d’éviter tout retard dans la réception des demandes de renseignements, prière de joindre un timbre pour la réponse et d’ajouter sur l’adresse Service des assurances.
- Librairie des Publications industrielles
- 20, RUE TURGOT, PARIS
- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d’Académ'e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures.
- Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grand in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.-
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-80 broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierrb,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-81 avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- Dictionnaire d'analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8’, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard,
- docteur ès-sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre. -
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec
- indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- Pour se procurer les ouvrages ci-dessus, s'adresser à la Librairie de la Société anonyme de Publications industrielles et d'imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur - Directeur, 20, rue Turgot, Paris.
- Al II CAIIDNIT actuellement les meilleures y UI r u U n I ! I machines pour la teinture des cordes ? Prière d’adresser les renseignements sous B, 3,933, à Haasenstein et Vogler, A-G. Chemnitz.
- Le Gérant : EDMOND ROUSSET.
- Imp. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- EDMOND ROUSSET, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot, Paris.
- GUIDE-ADRESSES
- de la TEINTURE et de r'IMPRESSION DES TISSUS, Blanchiment, Apprêts, Épaillage et des Industries Textiles.
- AIDE-MÉMOIRE des Industries Tinctoriales et Textiles.
- Le prix des insertions dans cette nomenclature est de 15 francs pour deux lignes, par an, et de 2 francs par an par ligne supplémentaire, service du journal compris.
- Acides
- Eycken et Leroy, 17, rue Faidherbe, Lille (Nord). Usine à Wasquehal. Acides sulfuriques, eau oxygénée sulfate de fer et de cuivre.
- Morel (C.) et Cie, 18, rue Saint-Pierre, Lyon (Rhône). Usine à Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or). Acide oxalique, oxa lates.
- Ruch (J.) et fils, 29, rue de Sévigné, Paris. Acides oxalique, citrique, picrique.
- Acide tartrique
- De Roux (R. et H.). Fabricants d’acide tartrique, 34, rue des Dominicains, Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Agrafes pour courroies
- Hoppenstedt, 9 bis, passage des Petites-Ecuries, Paris.
- Albumines
- Rouillon frères, 275, rue de Charenton, et 45, boulevard Sébastopol, Paris. Spécialité d’albumine d’œufs et de sang pour impression des tissus. Produits divers. Téléphone. Thibault et Guibert (Ancienne maison Ed. Renauldt et Cie),4., rue de Sévigné, Paris. Albumine de sang et d’œufs. Qualité supérieure pour impressions des tissus.
- Alizarine
- Arzberger, Schoff et Cie, à Eisenach (Allemagne).
- Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis (Etablissement A. Poirrier). Siège social : 105, rue Lafayette, Paris.
- Alun
- Fischer et Cie, à Chailvet (Aisne). Alun et sulfate d’alumine, alun pur et raffiné.
- Larrieu (A.h Avignon (Vaucluse). Alumine pure hydratée. Sulfate d’alumine exempt de fer, aluminate de soude, alun pur.
- Amidons
- Bloch (N. et J.) et fils, à Tomblaine, près Nancy (Meurthe-et-Moselle). Médailles d’or 1867-1878, Paris. Membre du jury, Epinal. Amidon de pur froment pour blanchiment et apprêt.
- Daverne et Cie, à Palinges (Saône-et Loire).
- Decoudun et Cie,Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Seuls concessionnaires des machines à amidonner et à empeser, système POWELL, br .s.g.d.g. Leroux-Louvet fils, 8, place Saint-Eloi, Rouen (Seine-Inférieure). Amidon, fécules, dextrines pour apprêts.
- Société anonyme des amidonneries françaises, à Valenciennes (Nord).
- Société anonyme des amidonnerie et glucoserie d'Haubourdin Etablissements Verley frères. Amidon spécial pour apprêts et industries.
- Tailliez (L.),4, rue St-Nicolas, à Douai (Nord). Amidons de froment pour apprêt et impressions, blanchiment.
- Ammoniaque
- Solway et Cie, 24, rue Pavée, Paris.
- Analyses tinctoriale»
- Rollet (Louis), directeur «lu Laboratoire central, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris. Analyses soignées, prix modérés.
- Aniline
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Machines à oxyder pour le développement des noirs d’aniline.
- Kahrès (Jean), 19, rue d’Enghien, Paris, dépositaire aes couleurs d’aniline et d’alizarine de Farben Fabriken Worm Fried Bayer. Usine à Fiers (Orne).
- Ruch et ses fils, 29, rue de Sévigné, Paris.
- Société annoyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint Denis, 105, rue Lafayette, Paris.
- Apprêt* divers
- Weishardt, à Dijon. Apprêts spéciaux pour la teinture.
- Apprêts (machines d’)
- J Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Série complète de Machines à apprêter pour toutes applications.
- Grosselin père et fils, à Sedan (Ardennes).
- Barques (Fabricants de)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Janïer-Dubry, à Prénonel, par la Rixouze (Jura). Cuves et barques en sapin, cuveaux, bénots.
- Bassines
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris.Bassines et chaudières pour teinturiers.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Chaudières barques, bassines pour teinturiers.
- Bâtiments industriels
- Sée (E. et P.), à Lille (Nord).
- Bâtons et perches
- Gros et Cie, à Vaux-les-Claude (Jura). Bâtons et perches d’étendage pour teinturiers et blanchisseurs. Chevilles, chevillons.
- Lotte, G., 181, rue de Charenton, Paris. Spécialité de bâtons en noisetier, tilleul, frêne, de toutes dimensions ; chevilles et chevillons, fournitures diverses pour teinturiers. Usine a vapeur.
- * Benzines
- Deutsch (Les fils de A.), 58, rue de Châteaud in, Paris.
- Stern (Albert), 88, avenue Parmentier, Paris. Benzines et benzolines.
- Bidon»
- Defrance, 9, passage de la Ferme-Saint-Lazare, Paris. Bidons en fer terne pour couleurs, produits chimiques.
- Blanchiment (Articles pour)
- Bloche (Albert), ingénieur civil des mines, 46, rue de l’Echiquier, Paris. Eau oxygénée française supérieure, marque P. Pelgrain. Eau chimiquement pure.
- Porlie., au Perreux (Seine). Eau oxygénée spéciale pour le blanchiment.
- Blanchiment (machines et appareils pour)
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Matériel pour blanchiment des tissus lin et coton,écheveaux,bobines,etc Wilson-Clyma (T.E.), 40, rue Faidherbe, à Lille (Nord). Agent exclusif de Mather et Platt (Limited), à Manchester. Cuves et procédé Mather. Machines à grande production pour tissus de lin et coton. Cuves et procédés Bennett pour fils en écheveaux et bobines, etc., etc.
- Bleus
- Deschamps frères, au Vieux-Jeand'heurs, et à Renesson (Meuse). Outremer pour impression, azurages.
- Granjon (J.), 11, boulevard Magallon, Marseille (Bouehes-du-Rhône). Bleu de prusse, sulfocyanates divers.
- Bois de teinture
- Daniau fiis aîné, 11, rue Marengo (Gironde). Bois de teintures en bûches et triturés, extraits secs, liquides.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Appareils pour l’extraction des matières tinctoriales par les teinturiers.
- Le Bertois (G--A.), 40, rue de la Bourse, le Havre (Seine-Inférieure). Bois de teinture, bûches ou en poudre, extraits secs ou liquides.
- Borax
- Bonneville et Cie, 50, boulevard Magenta, Paris. Borax, acide borique cristallisé, acide borique pailleté.
- Brevets d’invention
- Caron (Ed.), ingénieur, boulevard Richard-Lenoir, Paris Danzer (Henry), 19, rue Cambon, Paris. Ingénieur-conseil pour les industries textiles et tinctoriales.
- Bronze en poudre
- Eiermann et Tabor, 4, avenue Parmentier, Paris. Bronze en poudre, brocart or, argent, feuilles et rouleaux.
- Brosses
- Hornberger, 23, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, (Meurthe-et-Moselle. Brosses industrielles pour teintures, impressions et apprêts.
- Perrier (J.), 1, rue de la Parcheminerie, Paris. Brosses spéciales pour la teinture.
- Caoutchouc
- Martiny et Cie, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine). ( The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works C’ Limited, Persan-Beaumont (Seine-et-Oise)
- Calorifères
- J. Decoudun et Cie, E. Delaroche et ses neveux successeurs, 9, rue Friant, Paris. Chauffage, séchage, etc: Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Séchage, chaul fage, ventilation.
- Mouton (Ch.), ingénieur-fondeur, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Calorifères breveté s. g. d. g. pour séchage économique dans les blanchisseries, teintureries, etc., tien peu ae place, chauffe beaucoup avec peu de combustible.
- Cartons lustrés pour apprêts
- Piques aîné, Pelleray-sur-Lignon, par Chanceaux (Côte-d’Or). Cartons lustres pour apprêteurs. .
- Voisin frères et Pascal frères. Cartons pour apprêts,' rue Godefroy, Lyon (Rhône).
- Chaudronnerie
- Charmois. — J. Lasnier, successeur, 7 et 8, rue Saint-Simon, près la rue du Bac, Paris. Bassines et chaudière5 pour teinturiers.
- J. Decoudun et Cie, Delaroche et .ses neveux, successeurs, 9, rue Friant, Paris. Matériel pour blanchisserie ‘ teintures, chaudières, cuisine à couleurs.
- Fernand Dehaitre, 6, rue d’Oran, Paris. Bassines, chaus dières, cuisine à couleurs. Appareil à cuire les bois..
- Egrot, 19, 21, 23, rue Mathis, Paris. Bassines, chaudière», cuisines à couleurs.
- Cheminées d'usines
- Alphonse Custodis, 15, rue de la Constitution, Nancy.. Marseille, 103, cours Lieutaud. — Cheminées d'usines G briques spéciales. Chemise réfractaire. Breveté S. G. P' " Fourneaux de chaudières.
- Chimistes
- Mollet (Louis), 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris:
- Chlorures divers
- Bréquin (F.), Ablon (Seine-et-Oise). Chlorure décolorant eau de javel.
- Ruelle (Henri), 38, rue de Sévigné, Paris. Chlorures deede lorants, cristaux de soude, carbonate de soude pur, sels soude.
- Cochenille
- Picard Jay et Cie, Saint-Fons (Rhône). Cochenille, earmin de cochenille pour toutes industries.
- Colles
- Hornberger, 33, rue Sigisbert-Adam, à Nancy, Meurthe et-Moselle. Colle forte de Givet. p
- Joudrain et Cie, 18, avenue Victoria, Paris. Colles, e lettes, gélatines pour apprêts en morceaux ou en POU les
- Tancrède, rue de la Haie-Coq, Aubervilliers (Seine). C2on, et gélatines supérieures pour la teinture, l’impress. apprêts, colles fines.
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- 5 AOUT 1896
- 40e Année
- Numéro 15
- 1, I 133
- ---- .
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- Franco : Un an . . . . , . 15 francs
- Six mois...................... 8 —
- Etranger : Un an................ ....
- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT
- A PARIS
- EDMOND ROUSSET, Directeur.
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)............................4 fr.
- Réclames et Annonces ministérielles . . 4 fr. 50
- Faits divers. ... ...... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées et Annonces financières.
- L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par le Directeur-Gérant.
- SOMMAIRE
- Construction perfectionnée des cylindres et rouleaux de machines à fouler et à laver. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — Oxyde de titane. — Congrès de chimie appliquée. — Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage. Apprêt des cotonnades. —Enlevages blancs et de couleur.—Couleurs diamine —Mouvement des matières premières. - Solidité des couleurs. —Société industrielle du Nord de la France.— Délai de prévenance.—Les brevets d’invention en Russie.—Questions d’assurances.— Le travail dans les usines.— Informations. — Douanes — Tarifs de chemins de fer —Jurisprudence---Assurances. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie.—Cours.— Annonces.
- NOUVEAU MODE de construction perfectionnée des cylindres et rouleaux de machines à fouler et à laver les étoffes.
- Par M. Grosselin.
- Le but que l’inventeur a cherché à réaliser en créant les nouveaux cylindres pour machines fouleuses et laveuses que nous allons écrire était d’obtenir une surface de recouvrement réunissant à la fois les deux qualités essentielles d’être adhérents aux tissus et ré-sistants à l’usage. Ces qualités sont généra-Ornent obtenues au détriment l’une de l’autre. Les cylindres adhérents résistent peu à l'usage, et les cylindres résistant à l’usage n'ont pas assez d’adhérence. Ce système con-siste à réunir les deux avantages ci-dessus en constituant le recouvrement au moyen de plusieurs matières de natures différentes, employées, de préférences, sous forme de cercles ou couronnes juxtaposées alternant l’une avec l'autre et réunis par une forte pression.
- Parmi les différentes matières pouvant ser-vir a l’usage en question, nous indiquons par-ticulièrement le drap pris sous forme de cou-bonnes alternant avec des couronnes compo-sées de segments de bois comprimé à une Pression d’environ 400 à 600 kilogrammes par centimètre carré, le tout se trouvant com-Primé et maintenu entre deux armatures en cuivre ou tout autre métal.
- Le dessin représente, à titre d’exemple, un Système de cylindres ou rouleaux établis con-ormément à son invention.
- Fig. I, élévation-coupe longitudinale.
- Fig. 2, élévation-coupe transversale sui-vant l’axe des rouleaux.
- A, couronnes de drap.
- B, segments en bois.
- C, armatures maintenues au moyen déboulons D.
- Les cercles de drap ou autre tissu donnent à la surface du cylindre une grande adhérence, tandis que les cercles de bois comprimé lui assurent une grande résistance à l’usage. Il se produit, en outre, pendant la durée de fonctionnement des cylindres, un effet de com -pensation dans l’usure des deux groupes (bois et drap). Tandis que, sous l’influence prolongée de l’humidité et sous l’action des
- pi
- agents chimiques employés dans le foulage, les cercles de drap perdent peu à peu leur volume, leur élasticité et par suite, leur degré de compression, qui constitue leur résistance et leur solidité, les cercles de bois dont le volume a été réduit d’environ moitié par la compression sous l’influence des mêmes agents cherchent constamment à renfler et à reprendre leur volume normal. Grâce à ceteffe, de compensation, la surface du cylindre conserve, pendant toute sa durée, un degré constant de compression. Le bois comprimé pourrait être remplacé au besoin par toute autre substance concourant au même but, comme le liège comprimé, le caoutchouc souple, etc., de même que les cercles de drap pourraient être remplacés par toute autre matière. Le rapport entre les épaisseurs des sections de drap et de bois est variable à volonté, suivant le degré de résistance ou d’adhérence qu’on veut obtenir.
- Ces cylindres sont fabriqués par les mêmes procédés que les cylindres en papier employés dans les apprêts. Les rondelles de drap A sont formées chacune par un certain nombre de segments de drap réunis en forme de cercles ; les rondelles de bois B sont formées de segments de chêne ou sapin nouvellement débité, et découpés de manière à présenter les fibres du bois parallèles aux génératrices du cylindre ; c’est-à-dire perpendiculaires à la surface du travail ; ces se gments sont comprimés latéralement à une pression qui peut varier de 300 à 600 kilogrammes par centimètre, puis réunis pour former des cercles complets qui sont intercalés entre les cercles de tissu; le tout est ensuite comprimé à nouveau et serré entre les armatures de cuivre C par le moyen de boulons D ou autrement.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour la teinture du coton et autres matières textiles, en rubans de carde7 directement dans les pots
- Par M. Henri Dupont.
- Ce procédé consiste, en principe, à soumettre les rubans de carde, contenus dans les pots de carde, à un traitement complet comprenant d abord l’action du vide, puis l’action du bain de teinture à haute température et sous pression, la chaleur et la pression étant fournies par de la vapeur qui arrive en bulles dans le bain de façon à le faire circuler, ou par toute autre source de chaleur. Pour que l action du vide, puis celle de la teinture, puissent s exercer rapidement et régulièrement sur les rubans, on emploie, de préférence, des pots de carde spéciaux qui sont finement perforés et munis d’un couvercle.
- Les rubans sont reçus directement dans ces
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- pots spéciaux à leur sortie des cardes et il ne reste plus, comme manipulation, qu’à ranger ces pots dans un grand panier perforé et à mettre ce panier dans l’appareil employé pour la teinture ; il n’y a donc aucun dévidage à faire comme dans les autres procédés, ce qui évite une perte de temps et une dépense considérables.
- Ce système a l’avantage de supprimer l’emploi des mordants ; c’est là un des rôles principaux de la chaleur.
- L’appareil comporte deux autoclaves à couvercle amovible, munis chacun des appareils accessoires ordinaires; manomètre, soupapes de sûreté, niveau d’eau ; ces autoclaves sont pourvus de doubles-fonds percés de trous mais à leur circonférence seulement. La capacité ménagée au dessous du double-fond est mise en communication avec une conduite de vapeur par un tuyau à robinet ainsi qu’avec la capacité correspondante de l’autre autoclave par un tube à robinets muni d'un branchement qui plonge dans un petit bac alimentaire. Les deux autoclaves sont encore munis, en bas, de robinets de vidange et, en haut, ils sont mis en communication, par des tuyaux à robinets, avec une pompe à vide. Les deux autoclaves servent alternativement, l’un étant en charge pendant que l’autre marche.
- PROCÉDÉ D’EPAILLAGECHIMIQUE des laines et des tissus de laine
- Parla Société Floquetet Bonset,apprêteurs-blanchisseurs.
- Jusqu’à présent l’épaillage des laines et des tissus de laine se faisait principalement par l’emploi exclusif de l’acide sulfurique étendu. Les pailles gratterons et corpuscules végétaux, par les procédés ordinaires, ne se trouvent pas complètement désorganisés ; ils ne sont carbonisés que superficiellement et il est toujours très difficile de les éliminer, surtout dans les tissus serrés pour blanc ou teinture ne subissant pas la foulerie, tels que les flanelles, bolivars, cretonnes, toiles, etc.
- La partie nouvelle et caractéristique du présent procède consiste à ajouter à l’acide sulfurique étendu, une certaine quantité d acide azoteux. L’action produite par l’acide azoteux est une désagrégation entière et, par conséquent, une carbonisation complète de la paille et autres corps étrangers d’origine végétale.
- On prépare le bain d’épaillage dans les conditions habituelles de procédé à l’acide sulfurique, seulement on y ajoute le sel devant produire l’acide azoteux ; ce sel est un azotite de soude, d’ammoniaque ou autre ; de préférence, on emploie l’azotite de soude, en proportion variant de 4 a 10 grammes par litre de l’acide sulfurique pur ; l’action de l’acide sur l’azotite décompose ce sel et en fait dégager le gaz azoteux.
- Les pailles et gratterons ainsi, carbonisés sont faciles à enlever de la laine comme des tissus par les opérations qui suivent l’épail-lage.
- IWATIÉRES COLORANTES pour l'impression des étoffes et des papiers et pour des pigments à l'huile et à L’eau
- Par M. Ralph Mac. Kenzie, chimiste.
- En produisant, selon l’invention, des matières colorantes pour l’impression des étoffes et des papiers et pour des pigments à l’huile et à l’eau, on procède de la manière indiquée ci-après :
- On dissout tout d’abord ou on place en suspension dans le liquide employé les bases fondamentales des matières colorantes soi1 organiques soit inorganiques, telles que l’acide chromique, l’alizarine ou la cochenille. La solution ou le mélange est soumis ensuite à un courant constant d’électricité, le courant étant appliqué par le moyen d’électrodes en aluminium, étain ou autre métal convenable oxydable ou les alliages, selon la couleur désirée, l’anode étant maintenue en contact avec la solution ou le mélange.
- Il résulte de l’action électrolytique que des laques ou combinaisons de couleurs insolubles se forment dans la menstrue ou dissolvant, qui peuvent être filtrées ou séparées par le repos. On sèche ensuite ces composés, on les pulvérise et ils sont prêts pour l’usage.
- GENRE DE TISSU IMPRIMÉ et à rejlets sur velours de coton uni
- Par la Société Isay, Bech matin, Zeller et Cie.
- Le genre de tissu qui fait l’objet de la présente invention est caractérisé par ce fait que le reflet est obtenu sur velours de coton uni, imprimé.
- Pour réaliser ce tissu, on procède de la façon suivante : Le tissu écru est d’abord blanchi ou teint suivant une nuance quelconque destinée à former le fond, puis on y imprime, d’une façon quelconque, en noir ou en couleur, des motifs dont les contours peuvent varier à l’infini. Il est entendu toutefois que l’impression des motifs peut précéder la teinture du fond. Quoiqu’il en soit, cette préparation préalable est suivie d’un matage ou glaçage destiné à donner au tissu le reflet désiré. Ce matage ou glaçage est obtenu par une impression superficielle du poil du tissu ; ladite impression se mariant avec la teinture du fond pour produire, suivant les diverses inclinaisons que peut prendre le tissu, des effets changeants se jouant avec ceux de l’impression des motifs.
- DISPOSITIF permettant de déplacer momentanément les objets ou les matières à sécher, par rapport aux cylindres sè-heurs chauffés
- Par MM. Gustav Jagenburg et Rudolf Jagenburg.
- Il s’agit, dans cette invention, d’appareils sécheurs composés de cylindres chauffés, autour desquels on fait tourner les matières à dessécher venant des apprêteuses des machines à imprimer, à imprégner, à teindre ou à laver. Dans le nouveau système, on peut éloigner ou rapprocher à volonté le tissu à
- sécher des cylindres sécheurs, dans le but d’éviter une action trop prolongée de la chaleur sur le tissu, lorsque celui-ci est arrêté.
- L’appareil sécheur est caractérisé par ce fait que le tissu passe d’une part entre un ou une série de cylindres sécheurs et, d’autre part, entre un ou une série de cylindres direc-teurs ou cylindres sécheurs, de telle manière qu’en rapprochant les deux séries le tissu se trouve pressé contres les cylindres sécheurs, un ou plusieurs cylindres tendeurs, animés d’un mouvement vertical de va et vient, permettant de détendre convenablement le tissu en traitement.
- PROCÉDÉ DE FABRICATION d'un nouveau tissu fourrure artificielle Par M. Alfred Locqueneux.
- Ce tissu fourrure artificielle constitue par ses propriétés et ses apparences de fourrure naturelle, un produit industriel nouveau permettant de créer un grand nombre de genres originaux et se prêtant admirablement l’habillement et à la confection de fantaisie Le canevas de ce tissu-fourrure est, suivant les cas, en laine, en coton, chanvre, soie ou autre ma* ti ère filamenteuse.
- Pour exécuter le procédé ayant trait à l’invention, on choisit d’abord, selon la fourrure que l’on veut obtenir, soit les poils, les plumes et duvets convenables, que l’on teint ou non. On les mélange ou non, en proportions voulues, avec de la laine teinte ou non; et s’il y a mélange, on opère par superposition de couches, les unes de laine, les autres de fourrure ou de toute autre façon appropriée. Après, on fait passer dans une batterie à laine.
- Le mélange (ou simplement la fourrure) est soumis ensuite à l’action des assortiments composés, comme pour la laine, des trois cardes successives.
- En quittant la carde à boudins, les matière® sont filées au moyen de métiers quelconques, self acting ou autres.
- Pour le tissage, on emploie deux ou plu-sieurs châssis pour avoir l’envers dépourvu de fourrure, mais on peut également employer une seule chaîne. Les fils obtenus pour l’en-droit sont des fils de fourrure et laine, 011 fourrure et chanvre, fourrure et fils, fourrure et coton, fourrure et soie, ou bien encore deS fils de fourrure se composant de tous poils laine, cachemire, etc.
- Si les matières premières ont été graissée avant ou après le mélange, il y a lieu de 135 dégraisser après le tissage, opération qui s’effectue parles moyens connus.
- Dans le cas d’étoffe de laine, cette étofie de laine, cette étoffe entraînée par les ro1 leaux de traction vient passer sur une brosse rotative constamment humectée d’eau de savon et qui feutre l’envers de l’étoffe san: pénétrer l’endroit. On pourra étendre sur 1‘en vers tout produit quel qu’il soit, pour l’imper méabiliser s’il y a lieu. L’étoffe passe ensuit0 sur un cylindre sécheur ordinaire qui sèche immédiatement l’envers de manière à empe
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- cher l’humidité de pénétrer du côté de l’endroit.
- Dans le cas de fils et autres étoffes que celle de laine, on remplace le foulage artificiel par un apprêt chimique approprié quelconque, ce qui se fait en induisant l’envers de l’étoffe, d’une couche de cet apprêt. A la place de l’apprêt, on peut, au besoin, caoutchouter l'étoffe par les moyens connus.
- MACHINE A VAPORISER ET A APPRÊTER LES TISSUS Par M. A. Moullé
- Enroulage du tissu à vaporiser, vaporisage du ballot formé par enroulage et déroulage du ballot après vaporisage, voilà les trois opérations effectuées simultanément par la machine se rapportant à la présente invention et ayant nécessité jusqu’à présent trois appareils distincts.
- L’opération multiple s'exécute dans trois sections distinctes de la machine, laquelle jouit des particularités constructives suivantes: Un tambour mobile présentant trois auges semi-cylindriques disposées à 1200 l’une de l’autre ; ces auges présentent suivant leur axe trois rouleaux tubulaires perforés lesquels sont affectés respectivement aux trois opérations précitées qui s’accomplissent simultanément, — chacun des rouleaux passant d’une section à celle qui la suit immédiatement lorsqu’on fait tourner le tambour de 120° autour de son axe.
- MACHINE A TEINDRE DES TEXTILES en cannettes,en rubans, en écheoeaux, en bo • bines ou en bourre
- ParM. Gustave de Keukelaere, directeur de fabrique
- Dans un bac qui sert au bain de teinture et Qui est en bois, on remarque successivement °n allant de bas en haut :
- D’abord un vide entre le fond de ce bac et la premier faux-fond où est appliqué un gros tuyau d’aspiration de la pompe ;
- De premier faux-fond, en bois, perforé et sixé au fond de la cuve ;
- Un espace de Om. 20 de haut pour y placer les matières à teindre qui sont serrées au mieux pour empêcher qu’il s’y forme des ca— naux, rigoles, gouttières, par suite de la cir-culation violente des liquides ;
- Le faux-fond perforé qui sert à presser le coton et est également en bois ;
- Un espace vide pour recevoir les liquides efoulés par la pompe;
- Un faux-fond perforé, attaché à celui qui Presse le coton, de façon à pouvoir les enlever et remettre à la fois ;
- Une seconde chambre servant à mettre les matières à teindre, laquelle est à son tour Pressée par un faux-fond;
- Et des vis qui serrent le tout et passent à cet effet dans des trous appartenant à des tra-“erses maintenues par des tringles.
- Une pompe centrifuge, placée- au dehors, “Pire les liquides par un gros tuyau déjà "entionné et sur lequel se branche un autre
- tuyau amenant le liquide de la chambre supérieure; les liquides venant des deux chambres de teinture forment l’aspiration de la pompe et sont refoulés par un troisième tuyau dont la pression s’égalise sur toute la sur face du bac dans le vide entre les deux faux-fonds perforés médians.
- L’appareil est aussi pourvu d’un conduit de vapeur qui fait le tour extérieur du bac et a ses entrées par trois côtés opposés de la pompe. Au moyen de cette disposition, on chauffe, en ouvrant un robinet ad hoc, les liquides d’une façon régulière et rapide.
- IMITATION DE VELOURS FAÇONNÉ
- Par l'emploi ou secours de l’impression sur chaîne par M. C. Chavand.
- On désigne sous le nom d’impression sur chaîne, une impression faite sur un tissu aussi légèrement tramé que possible ; après impression, cette chaîne subit le tissage définitif qui est du reste précédé du détissage de la première opération.
- Suivant les particularités de la présente in -vention, pour obtenir avec un velours uni l’aspect du velours façonné, on imprimera, sur une chaîne, un dessin quelconque de velours façonné, mais en ayant soin que la partie dessin soit de nuance tranchant bien avec la nuance de la partie fond. Ainsi imprimée, cette chaîne se met sur un métier à tisser le velours uni.
- {Reproduction interdite.}
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- OXYDE DE TITANE comme mordant pour laine par Joseph Bornes F. I. C. (Rapport présenté à la Society oj Chemical Indus tr y}
- Il y a un peu plus de onze ans, j’ai découvert la propriété que possède l’oxyde de titane, de se combiner avec des substances colorantes polgénétiques, j’ai fait remarquer qu’en pouvait l’employer au mordançage du coton de la même façon que l’alumine, et qu'il pouvait produire des nuances ayant quelque ressemblance avec celles de l’alumine. En 1887, j’ai teint avec un mordant d’oxyde de titane, quelques échantillons de fils de coton, qui ont été exposés à Manchester dans les rayons de MM. Kearns, Allans et C°. Aucune mention n’en fut faite dans la press anglaise, mais elles avaient attiré l’attention du Dr O. N.Witt qui revint sur ce sujet dans le Dingler's Poly-technische Journal et dans la Chemische Industrie. En dehors de ces deux articles, personne dans la presse ni dans les ouvrages techniques,ne s’occupe plus des propriétés de l’oxyde titanique. La cause de cet oubli réside sans dans ce fait que les couleurs produites sur le coton ne présentaient aucun trait caractéristique frappant et étaient semblables à celles qu’on pouvait obtenir avec des substances plus communes.il faut l’attribuer aussi à l’idée qui a généralement prévalu que le titane était
- un corps très rare et pouvant difficilement entrer en lutte avec les substances communes qu’on peut se procurer aisément, comme les oxydes de chrome, d’aluminium et de fer.
- Tout récemment j’ai eu l’occasion d’essayer l’effet d’un mordant titanique sur de la laine. Si précédemment je n’ai essayé cette substance que sur le coton, c’est que mes occupations de cette époque ne me permettaient de m’occuper que de la teinture des tissus de fibres végétales. Après quelques essais préliminaires, j’ai vu que l’oxyde de titane était un mordant tout à fait supérieur pour les fibres animales, qu’il était d’un emploi tout aussi facile que les mordants communément en usage, et de plus qu’il paraissait doué de propriétés spéciales susceptibles de produire des nuances que ne pourrait donner aucune autre substance servant aux bains de mordançage D’autre part, il est absolument hors de doute que le titane est beaucoup plus répandu qu’on ne le suppose généralement ; dans ces dernières années, on l’a même trouvé en très grandes quantités, et on l’exploite maintenant sur une vaste échelle. Après une série d’expériences sur cete substance, j’ai pu me convaincre de la possibilité du développement commercial de l’emploi de l’oxyde de titane, et j’ai pensé qu’il y avait un intérêt considérable à porter de nouveau ce sujet devant votre honorable assemblée, en lui soumettant quelques résultats obtenus dans l application de cette substance aux fibres animales.
- On dit que l’oxyde de titane sert dans la fabrication des dents artificielles, et entre dans la composition d’une certaine couverte de terre cuite. En dehors de cela, je n’ai pas connaissance d’une autre application de cette matière, et comme je sais que jusqu’ici il n’a pas été question de la faire entrer dans le domaine pratique du teinturier, je pense que les honorables membres de cette assemblée vou -dront bien m’excuser si je consacre quelques minutes à la description sommaire des propriétés les plus essentielles de l’oxyde de titane.
- Le titane a un poids atomique de 48. Dans la classification des corps, il se place entre le carbone et le zirconium, qui forment, avec le cérium et le thorium, les sept séries du groupe IV. Les autres séries du même groupe sont le Silicon, le germanicum, l’étain et le plomb. Ses plus riches minerais sont le rutile, le dioxyde de titane, le titanate de fer ou il-ménite. Le brookite et l’anastase sont des formes plus rares du dioxyde de titane. Cet élément est extrêmement répandu, et existe en bien plus grandes quantités qu’on ne l’avait supposé jusqu’ici. Le nombre des minéraux dans lesquels on le trouve est vraiment grand et il a été démontré qu’il existe dans l’atmosphère du soleil. Le bauxite, un minéral qui, dans ces dernières années, a été produit en grandes quantités en Islande pour la manufacture du sulfate d’alumine, contient des quantités considérables d'oxyde de titane
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- variant de 2 à 10 %. Un échantillon que j’ai sur moi contient 6,42 %, dont la masse, c’est-à-dire 5,37 %, entre en solution avec l’alumine, quand on traite le minerai au vitriol, et est ensuite précipité de nouveau sous forme d’acide métatitanique quand on fait bouillir la solution claire. Le titane existe en quantités plus ou moins grandes dans la plupart des argiles, et dans certains échantillons la fraction est assez considérable. Le sable de fer magnétique de la Nouvelle-Zélande, dont il existe des gisements immenses, contient de 7 à 10 % d’oxyde de titane. Suivant des expériences récentes, il paraît que cet élément se trouve aussi en quantités notables dans la cendre de beaucoup de végétaux.
- Parmi les éléments mieux connus, l’étain et le Silicon forment les alliages les plus intime avec ce corps et peuvent être considérés comme occupant une position intermédiaire. On peut l’obtenir sous forme de métal en poudre noire, en chauffant du sodium dans la vapeur du chlorure de titanium. Cette poudre brûle, quand on la chauffe à l’air libre, en dégageant une vive lumière, et il se dissout dans l’acide hydrochlorique en formant une solution violette de chlorure titanique. Ce chlorure est d’un degré plus élevé que l’étain, qu’on peut former en chlorure dans les mêmes circonstances, et qui peut être exprimé comme ses-qui-chlorure par la formule (TP CL6 ). Le chlorure de titane et en réalité tous les sels titaniques sont plus sujets à l’oxydation que même les composés stanniques. Le tétrachlorure anhydre est produit en faisant chauffer l’oxyde, mélangé avec du charbon, dans un courant de chlorure. Il se forme à une température plus basse que le chlorure de Silicon correspondant. On peut le produire en chauffant l’oxyde dans une mixture de chlorure et de nonoxyde de carbone. C’est un liquide lourd, fumant fortement et bouillant à 136° C; il peut être produit aisément par la distillation, dégagé de fer. Quand il est mélangé avec une faible quantité d’eau, il forme un oxychlorure solide, qui devient soluble dans une quantité d’eau plus forte. Les alcalis précipitent dans cette solution un oxyde hydraté, qui, contrairement aux oxydes hydratés d’étain et de Silicon, n’est pas soluble dans la soude caustique ou la potasse. Il peut être dissous dans les acides minéraux froids, dans les oxalates d’alcaline, les fluorides et les tartrates. Quand sa solution dans l’acide hy drochlorique ou sulfurique est bouillie, l’oxyde est précipité de nouveau sous différentes formes, comme oxyde metatitanique. Après cela, il n’est plus soluble dans les acides hydrochlorique ou l’acide sulfurique dissous, et n’a que très peu d’affinité pour les substances colorantes. On pourra aisément le dissoudre au moyen d’acide hydro-fluorique ou bien d acide sulfurique faiblement concentré, c'est-à dire par un mélange avec de l’acide sulfurique dissous qu on concentre ensuite dans le bain d’eau.
- Une solution contenant du titane donne,
- avec de l’acide tannique, un précipité orange, avec de l’acide gallique ou pyrogallique une solution orange ou brun jaune, et avec l’acide salicylique une coloration jaune pâle. L'action du peroxyde d’hydrogène sur la solution de titane est vraiment caractéristique : il se forme une coloration jaune allant jusqu’à l’orange, qui est détruite par les alcalis et ravivée par l’addition de l’acide. La coloration jaune et orange, produite par les acides sa iicyliques et galliques et par le peroxyde d’hydrogène, est départie à la laine quand on plonge celle-ci dans leurs solutions chaudes. La teinte produite par le peroxyde d’hydrogène est attribuée au péroxyde de titane (Ti O3 ) ; elle est détruite par un bouillon d’une certaine durée.
- Quant au meilleur procédé pour composer le bain de mordançage pour laine, il est de toute évidence qu’on ne peut employer des solutions de l’oxyde dans les acides minéraux, sans une légère addition d’oxyde méta-titanique au bouillon, afin d’éviter un précipité. Les oxalates, les fluorides, et les tar-traies peuvent être employés dans ce but, et avec tous les trois j’ai obtenu un succès concluant dans la composition des bains de mordançage pour laine. Il ne m’est pas possible de dire, à cause du petit nombre d’expériences de mordançage que j’ai faites, quelle est la meilleure de ces substances, quelle doit en être la proportion, et dans quelles conditions la composition doit avoir lieu, mais je peux dire cependant que, dans la limite de mes expériences, c’est le tartrate qui m’a fourni les résultats les plus concluants.
- Avec l’oxalate, j’ai trouvé que la durée de chauffage et les conditions de température étaient des facteurs très importants, et qu'a-près un chauffage d’un certain temps, la laine ou bien perd l’oxyde titanique, ou bien, ce qui paraît plus probable, l’oxyde de titane devient meta ou inerte La laine, mordancée avec de l’oxalate, prend une couleur jaune brillante mais pâle, et si on la sort du bain à ce degré, elle se teindra d’une façon très satisfaisante. Si l’on continue le chauffage, la couleur jaune disparaît, et la laine ne donnera qu’un médiocre résultat dans le bain de teinture. Avec le tartrate, on peut la faire bouillir pendant une heure ou deux, sans que cette altération se produise, au moins jusqu’à un certain degré, bien que je sois incliné à croire que même dans ce cas, il y ait une période de rendement maximum suivie d’une chute rapide. La laine mordancée avec du tartrate a une couleur crème très prononcée.
- Toutefois, la question de la meilleure méthode de mordançage ne peut être résolue que par une longue sere d’expériences comparatives. Le bain de mordançage au tartrate qui a servi pour les échantillons exposés à Manchester, a été préparé de la façon suivante : 20 gr. de chlorure de titanium anhydre ont été mélangés avec 80 gr. de crème de lartre et 50 c.c. d’eau. La mixture était ensuite évaporée sur le bain-marie jusqu’à un résidu
- clair et visqueux qui, refroidi, pesait 113 gr, De 20 à 25 gr. de ce mordant furent employés pour chaque partie de 100 gr. de laine, et la teinture était généralement effectuée avec l’addition de 3 c.c. d’acide acétique par litre de liquide tinctoriale.
- Voici une série de couleurs produites sur la laine au moyen de ce procédé :
- L’alizarine produit un marron foncé.; l'ali-zarine orange un écarlate brillant ; la céru-léine un vert foncé, tirant sur le jaune un peu plus qu’avec un mordant de chrome; le bleu a'izarine donne un bleu tirant plus sur le rouge qu’avant un mordant de chrome; le bois de campêche un noir foncé ; l’acide tannique un jaune foncé ; l’acide salicylique un jaune soufre.
- Toutes ces couleurs, excepté la dernière, résistent à l’action des acides minéraux dissous et au savonnage. Même le noir de campêche et le jaune à l’acide tannique, après une immersion d’une heure dans l’acide hydrochlorique dissous à 3° Twaddle, et un savonnage postérieur, ne souffrent presque pas dans leur solidité.
- La façon dont l’étoffe mordancée se comporte dans le bain de teinture alizarine est vraiment remarquable. Avant que la nuance marron finale se soit développée, l’étoffe prend une couleur rouge brillante, et si on la sort du bain à ce moment et qu’on la sèche, on aura à peu près la même nuance que produit l’orange alizarine. Dans cet état, la couleur est très sensible aux acides, qui font tourner le brun au marron. La couleur rouge résiste à l’action du bain de savon, et après ce traitement, elle est beaucoup moins sen-s ble aux acides. Si le rouge, avant le savonnage, est chauffé avec de l’eau distillée, h prend graduellement la nuance marron. Au début, il me semblait que la différence de nuance était due à une différence de dose des colorants et des mordants, mais quelques épreuves de teinture faites avec des doses différentes de colorants et la même quantité de mordant donnèrent une gradation en fiixité sans grande variation dans le ton.
- En ce qui concerne la solidité de ces cour leurs à la lumière, j’avoue que je n’ai pas eu le temps de faire des épreuves suffisantes: Quelques échantillons de noir de campêche et de jaune tannin ont été exposes à une fenêtre faisant face au midi du 4 mars jusqu a la fin de mai, sans donner aucun signe d’altération. Les couleurs qui avaient été fixées sur des fils de coton et exposées à Manchester pendant l'été exceptionnellement chaud d0 1887, ne montrèrent pas plus de tendance a s’évanouir que les couleurs correspondantes sur un mordant d’alumine, et le jaune tannin ne parut pas souffrir du tout là où les jaune de bois étaient presque blanchis.
- L'oxyde de zirconium, qui vient immédia tement après le titanium dans les sept série du groupe IV, a aussi une attraction pour 165 matières colorantes, et quand de la laine est bouillie dans une solution de sulfate de zirco
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- nium, elle se mordance avec l’oxyde et donne avec l'alizarine une couleur presque identique a celle que produit un mordant de chrome. J’ai aussi préparé de petites pièces de coton avec un mordant de zirconium, et j’ai obtenu des couleurs avec l’alizarine et l’orange alizarine, le premier donnant une teinte violette rougeâtre, et le second une teinte rouge. Le cérium ne paraît pas capable de donner un bon mordant à la laine ; quand la laine est bouillie dans une solution de sels de cérium, elle ne prend aucune couleur dans le bain de teinture. J’ai produit des couleurs sur le coton avec un mordant de cérium, mais elles sont absolument sans fixité : l’acide le plus faible les détruit entièrement, et les effets sont semblables à ceux que produisent les métaux alcalins.
- COULEURS BASIQUES pour impressions sur demi-soie par C. F. S. Ruhhg
- Les couleurs basiques sont très aptes à l’impression des tissus demi-soie, et produisent de brillantes et fines nuances. Le procédé habituel consiste à imprimer sur une pâte contenant un épaississant, une matière colorante, de l’acide acétique et del’acide tan-nique, sécher, vaporiser sans pression pendant une heure, passer par un bain de tartre émétique, laver, savonner légèrement, laver de nouveau et sécher. L’épaississant le plus simple et le meilleur est la gomme anglaise en solution à raison de 10 Ibs par gallon d’eau. Le bain de tartre émétique contiendra 10 onces de sel pour 6 gallons d’eau. Le bain de savon sera assez fort avec 1/4 ib de savon pour 6 gallon d’eau. Les quelques recettes que nous donnons plus loin, et qui proviennent de notes recueillies dans la pratique, feront connaître la formation de certaines pâtes à imprimer, et l’application de quelques teintures récemment importées.
- Violet. — Prendre 1 once de méthyl violet ?B, dissoudre dans 10° d’acide acétique à 9° tw, ajouter 4 Ibs de gomme liquide et 3° d’acide tannique dissous dans 4° a’acide acé tique.
- Écarlate. — On obtient une belle nuance avec la pâte suivante. Dissoudre 1 1/2 0° de safranine prima et 11/2° d’auraminie II dans 10° d’acide acétique. Ajouter 4 Ibs de gomme liquide et 10° d’acide acétique.
- Vert brillant. — Prendre 3/40 de vert crys-tal A et 3140 de Canarie, dissous dans 10° d’acide acétique ; ajouter 4 Ibs de gomme liquide et 4 1[2» d’acide tannique dissous dans 50 d’acide acétique.
- Cramoisi. — On obtient un beau cramoisi en employant une pâte à imprimer formée de 1o de violet de rhoduline dissous dans 10° d acide acétique; ajouter 4 Ibs de gomme liquide, puis 30 d'acide tannique dissous dans 4° d’acide acétique.
- Éleu turquoise. — Ton léger avec 1 1[2o de
- bleu turquoise G dissous dans 10o d’acide acétique, épaissi avec 4 ibs de gomme liquide, ajouter 4 1|2° d’acide tannique dissous dans 5° d’acide acétique.
- Gris. — Imprimer sur une pâte faite de 1° de gris stérosine, mélangée avec 100 d’acide acétique et 4 Ibs de gomme liquide. Ajouter 80 d’acide tannique dissous dans 3o d’acide acétique.
- Rose foncé. — On obtient un très beau ton rose avec 1 1[20 de rouge brillant rhoduline dissous dans 10° d’acide acétique, épaissi avec 4 ibs de gomme liquide ; ajouter 3° d’acide tannique dissous dans 4 d’acide acétique.
- Brun or. — Préparer une couleur d’impression avec I 1[4° de brun Bismarck Y, 114 d’amamine II dissous dans IQo d’acide acétique, épaissi avec 4 ibs de gomme liquide ; ajouter 3° d’acide tannique dissous dans 40 d’acide acétique.
- {The Dyer and Calico Printer}.
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- LE CONGRES de chimie appliquée
- L’ouverture du Congrès international de chimie appliquée a eu lieu la semaine dernière dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la présidence de M. Berthelot.
- Ce Congrès est le deuxième de ce genre, le premier s’étant réuni à Bruxelles et à Anvers en 1894.
- Le Congrès de 1896, auquel assistent les chimistes les plus éminents delà France et de l’étranger à constitué son bureau de la façon suivante :
- Président général : M. Berthelot.
- Vice-présidents généraux : 1° France, MM. Adolphe Carnot, directeur de l’Ecole des mines; Dehérain, professeur au Muséum; Duclaux, directeur de l'institut Pasteur ; Frie-del, professeur à la faculté des sciences ; Aimé Girard, professeur au Conservatoire des arts et métiers : Lippmann, professeur à la faculté des sciences; Moissan, professeur à l’Ecole de pharmacie ; Schlœsing, directeur de la manufacture des tabacs ; Schutzenberger, professeur au Collège de France ; Troost, professeur à la Faculté des sciences. —2° Etranger, MM. Herzfeld, de Berlin ; Marcker, de Halle; Strœhmer, de Vienne; Liebermann, de Budapest; Zenger, de Prague : Hannise, de Bruxelles; Depaire, de Bruxelles; Wefers-Bettinck, d’Utrecht; Piutti, de Naples; Istrati, de Bucarest; de Regel, de Saint-Pétersbourg; Schward, de Lausanne; Ventre pacha, du Caire; Doremus.de New-York.
- Secrétaire général : M. Dupont.
- En ouvrant la première séance, M. Berthe-lot a prononcé le magnifique discours suivant, fréquemment interrompu par les applaudissements unanimes de l’assemblée :
- « En ouvrant le second Congrès international de chimie appliquée, mon premier devoir c’est de remercier les organisateurs du Congrès
- qui m’ont fait l’honneur de me demander de le présider.
- * Je pense que cet honneur est dû à mon âge et à la reconnaissance de mes élèves, dont plus d’un assiste à cette assemblée, plutôt qu’à mes mérites : sans doute j’ai travaillé depuis un demi-siècle, d’un labeur incessant; j'ai moissonné plus d’un sillon et, jusqu’à mon dernier jour, je ne cesserai jamais de m’intéresser aux questions qui vous touchent. Je puis le dire avec d’autant plus de droit qu’il en est peu que je n’aie eu l’occasion d’étudier dans ma longue carrière. Mais, si j’ai été constamment à la peine, et quelquefois à l’honneur, ç’a été toujours dans l’ordre de la théorie et des idées générales, guidé par le seul amour de la vérité!
- « Vous, messieurs, vous êtes surtout les représentants de la pratique : ce que vous poursuivez, ce sont les applications, plus directement réclamées et mieux comprises par la société. Cependant vous savez, aussi bien que personne, à quel point le concours de la doctrine pure est indispensable à celui qui veut arriver à des résultats utiles.
- « En chimie, comme dans toutes les études vraiment profitables aux hommes, la théorie et la pratique se rattachent l’une à l’autre par des liens indissolubles.
- « Insensé le théoricien qui s’enfermerait dans la solitude égoïste de ses systèmes personnels, affectant de dédaigner les applications incessantes de la science à la civilisation, à la richesse et au bonheur des peuples !
- « Insensé, non moins insensé, le praticien qui satisfait des connaissances de ses ancêtres, s’immobiliserait dans leur admiration conservatrice et traditionnelle, refusant d’élargir et de transformer les procédés de son industrie de façon à la maintenir chaque jour au courant de la théorie la plus nouvelle et la plus raffinée !
- « Nulle science peut-être, plus que la chimie, ne manifeste la nécessité de cet accord constamment renouvelé entre la pratique et la théorie.
- « Vous le savez mieux que personne, messieurs, vous qui êtes les maîtres de la chimie appliquée.
- « Les problèmes que vous allez traiter dans votre courte et laborieuse session en témoignent hautement. C’est la proclamation de ce principe de votre institution qui lui assure le concours des 1.500 membres adhérents à ce congrès.
- « Les personnes associées à notre œuvre se proposent d’abord d’échanger leurs idées et leurs connaissances, afin de se tenir réciproquement au courant des progrès accomplis dans les industries variées que vous cultivez. Le contact direct des membres du congrès rendra plus facile cet échange d’idées et de renseignements, en raison de la confiance et de la sympathie qui résultent des contacts personnels.
- « Mais le but que vous poursuivez n’est pas seulement un but privé : les gouvernements
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- font aussi appel à votre science pratique; pour fixer les méthodes d'analyse et de mesure, qui devront présider à la législation de vos industries.
- « C’est ainsi, messieurs que, savants, administrateurs et industriels, nous apporterons tous ici le concours de nos méditations et de notre expérience.
- « Rappelons que, d’après l’essence même de la culture moderne, cet accord est fondé sur la seule raison, et avant tout sur l’observation des faits; c’est-à-dire indépendant de toute opinion individuelle, de toute vue mystique, de toute école particulière, de toute nationalité.
- « Nous sommes ici les libres représentants de la science universelle!
- « Votre œuvre, messieurs, est illimitée en principe; caria chimie, vous le savez, touche à tous les enseignements et à tous les arts : elle fournit à tous des faits et des inspirations. Cependant, dans cette réunion, vous devez préciser et restreindre votre tâche, afin de la rendre féconde.
- « A cet effet, vous l’avez partagée en dix catégories, répondant aux groupes d’applications les plus importants ; chacune va devenir l’objet du travail spécialisé et fructueux des plus compétents.
- « Je ne me propose pas d’énumérer ici les programmes particuliers de vos sections. Il suffira de rappeler que les industries chimiques proprement dites embrassent les questions les plus variées. Le domaine en est chaque jour agrandi par le développement incessant des méthodes de la synthèse chimique, méthodes dont l'imporiance était négligée et mal comprise, il y a quarante ans, à l’époque ou les représentants officiels de la science ne les envisageaient guère que comme un simple contrôle de l’analyse, méconnaissant le rôle supérieur de la synthèse créatrice. C’est alors qu’elle fut proclamée le véritable fondement de la chimie organique. Que de progrès la synthèse n'a-t-elle pas accomplis depuis! Quels profonds changements n’a-t-elle pas apportés aux conceptions et aux pratiques de notre science ! J’en appelle à ceux d’entre vous qui ont donné un si vaste développement à la fabrication des matières colorantes, des parfums et des produits thérapeutiques.
- « La synthèse chimique s’étend aujourd’hui aux corps gras et aux sucres, c’est-à-dire aux aliments eux-mêmes. Le jour où ces créations sortiront du domaine des laboratoires scientifiques pour entrer dans celui des usines industrielles, on verra d’étranges changements dans le monde.
- « Dès à présent, les industries agricoles ont été profondément modifiées par les inventions de la chimie. Nous avons découvert, il y a soixante ans à peine, la vraie théorie des engrais et la nécessité de restituer incessamment au sol les éléments chimiques qui concourent à la production végétale.
- « La sanction de cette découverte est poursuivie par ces analyses continuelles du sol,
- des amendements et des récoltes, par ces expériences laborieuses, exécutées dans les stations agronomiques, qui se multiplient de toutes parts.
- « Les composés tels que la potasse et les phosphates, enlevés à la terre chaque année par les récoltes, sont recherchés au loin sur toute la surface du globe, pour être ramenés et restitués à nos champs de culture. Il en est de même des composés azotés. Sans doute, dans le cours de la végétation spontanée, ces composés sont récupérés, en vertu du mécanisme si longtemps contesté de la fixation de l’azote atmosphérique par les bactéries du sol ; mais cela ne suffirait pas pour entretenir la culture intensive, devenue de plus en plus nécessaire, par suite de l’accrois ement continu des populations européennes, C’est grâce aux ressources fournies par les industries chimiques que l’agriculture a réussi chimiques que l’agriculture a réussi à doubler la production du blé, à donner à la culture des betteraves et à la fabrication du sucre cet immense développement, qui soulève aujourd’hui tant de problèmes économiques.
- « Les grandes découvertes des chimistes et des physiologistes dans l’étude des microbes n’ont pas modifié à un moindre degré les industries de la fermentation ancienne du vin, de la bière, de l’alcool, celle du lait et du fromage : aussi bien que les pratiques qui règlent la conservation et le transport de la viande et des matières alimentaires.
- « Rappelons à l’honneur de votre science comment ces découvertes sorties du laboratoire des chimistes, n’ont pas été seulement fécondes pour l’industrie ; leurs conséquences se sont étendues à l’hygiène et à la médecine. C’est par elles que l’on réussit aujourd’hui à prévenir et à arrêter la propagation des maladies infectieuses. Elle ont réduit depuis un tiers de siècle la mortalité chez les peuples civilisés et elles prolongent chaque jour la durée de la vie humaine.
- « Sans doute ces grandes applications ne rentrent pas dans l’objet direct de notre congrès ; mais vous seriez les premiers à me reprocher de ne pas proclamer, ne fût-ce que par quelques mots, les triomphes éclatants de la chimie moderne.
- « Utile et féconde dans les arts de la paix, la chimie ne l’est pas moins dans les arts de la guerre et dans l’art connexe des mines. Depuis vingt-cinq ans la chimie les a transformés, d’une part, par la découverte méthodique des nouveaux explosifs, par la mesure théorique et pratique rigoureuse de leur force relative, par la fixation des règles qui doivent présider à leur emploi; d’autre part, par l’étude systématique des métaux destinés à fabriquer les armes ou les explosifs sont mis en action.
- « À Dieu ne plaise que nous revoyions ces époques sinistres, où de tels engins seraient mis en œuvre dans la lutte fratricide des nations européennes! Mais le devoir viril de tout homme, de tout peuple, qui veut jouir en paix
- des fruits de son travail, garder sa liberté et son rôle dans le monde, c’est de se tenir en mesure de défendre par soi-même ces biens précieux entre tous !
- « Ainsi la métallurgie du fer, du bronze, de l'acier a changés ses procédés de nos jours, sous l’impulsion de la chimie. Ce changement, d’ailleurs, a eu lieu surtout pour le profit des arts de la paix : fabrication des machines, des locomotives, des rails de chemins de fer, des navires, des ponts et des charpentes métalliques.
- « Aux métaux connus depuis 7,000 ans sont venus s’ajouter les métaux nouveaux, découverts dans les laboratoires : le nickel, l’aluminium, le tungstène, qui font concurrence aux vieux métaux traditionnels, et dont nul n’oserait aujourd’hui prétendre limiter l’ave-nir et les destinations futures.
- « Les méthodes à l’aide desquelles on prépare les métaux soit anciens, soit nouveaux, éprouvent en ce moment même des métamorphoses inattendues, sous l’influence des théories et des pratiques réunies des chimistes et des physiciens.
- « L’or, ce tout puissant mobile des activités humaines, a été extrait par les premiers hommes du sable des rivières, à l’aide de simple procédés mécaniques. Cependant, des le temps des Egyptiens, il y a vingt siècles, aux origines de la chimie, ils avaient imaginé de recourir à l’amalgamation, pour récolter les paillettes d’or disséminées. La chimie moderne vient de perfectionner soudain les procédés d’autrefois par l’emploi d’un réactif découvert il y a un siècle à peine, le cyanure de potassium, qui dissout à froid l’or, jusque là réputé si stable et si rebelle.
- « L’emploi de l’électricité donne lieu à des changements plus généraux et plus radicaux dans les méthodes chimiques, changements qui feront l’objet de vos discussions. Vous l’employez sous deux formes : électrolys: et échauffementélectrique, déduites à la fois des lois de la physique et des lois de la chimie. L’électrolyse opère par voie humide et par voie sèche : par voie humide, elle avait crée, il y a un demi-siècle, ces grandes industries toujours florissantes de la galvanoplastie, de la dorure et de l’argenture, auxquelles est venue se joindre hier celle du nickelage. L‘-lectrolyse, poussant plus loin ses audaces, commence à faire concurrence dans la fabri cation du chlore et des alcalis aux méthode8 fondées sur le concours des combustibles e! des agents chimiques, méthodes datant d’un siècle à peine, naguère réputées merveilleuses, et déjà presque surannées. L’électrolyse étend ses promesses à la purification des eaux de-goût, c’est-à-dire à l’une des applications les plus désirées de l’hygiène publique. Dans un tout autre ordre, l’électrolyse, opérant par voie sèche, triomphe surtout dans la prépra tion des métaux, où son emploi ouvre de horizons, dont nul ne saurait aujourd’hui pré dire toute l’étendue.
- « Un avenir non moins éblouissant se dévoile
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- en ce moment devant nous par l’emploi du four électrique à la fabrication des métaux et de leurs alliages : utilisant ainsi l’effort combiné des polarisations électriques et des températures, naguères inconnues, que l'élec • tricité permet de réaliser.
- « Saluons ces grandes espérances, dont l’audace est justifiée par les conséquences illimitées des principes nouveaux relatifs à la transformation des forces et des énergies naturelles.
- « En apprenant à transformer toutes les forces les unes dans les autres et à les ramener à une commune mesure, nous avons pu nous rendre compte du degré véritable de leur utilisation dans chacun des appareils de l’industrie, degré ignoré de nos prédécesseurs. Désormais guidés par des principes certains, nous avons été conduits à rechercher quelle était la route la meilleure et la plus économique pour atteindre un résultat donné.
- « Les fruits de cette alliance, chaque jour plus intime, entre la physique et la chimie ne sont pas moins évidents dans les problèmes re-litifs à la lumière. Déjà leur concours avait conduit, au début de ce siècle, à inventer 1 é clairage au gaz. Mais les procédés de cet éclairage, restés un peu stationnaires, faute de concurrence, ont pris soudain un essor inattendu.
- « La théorie ayant annoncé que l’énergie calorifique développée par la combustion n é-tait utilisée que pour une faible fraction dans le système d’éclairage ordinaire, nous avons d’abord vu apparaître l'éclairage électrique, rival dangereux et qui n’a pas dit son dernier mot. Sous l’impulsion de cette compétition, les fabricants de gaz ont cherché à augmenter l’éclat de la flamme par divers artifices. Le plus simple était déjà connu dans les laboratoires : il consistait à échauffer par la. combustion une matière solide, de façon à en faire le siège véritable de l’émission lumineuse. Modifiée par la présence de certains oxydes rares, el e a augmenté dans une proportion surprenante l’action éclairante d’un volume dontie de gaz combustible.
- « A ce moment est entré en scène un nou veau rival, l’acétylène, dont la combustion bien réglée exalte i un merveilleux degré les Propriétés lumineuses. L’acétylène, qu il me soit permis de le rappeler, était devenu il y a trente ans l’un des coryphées de la synthèse chimique, alors qu’il était formé par l union directe du carbone et de l’hydrogène dans l'are électrique. Maintenant voici que ce gaz, naguère rare et coûteux, est obtenu à bas prix et en grande quantités : le jour n’est pas loin 8 ins doute où il servira à fabriquer économi -bernent la benzine, l’acide oxalique, les cya-nures avec l’azote de l’air, peut êtra l’alcool e 1 acide acétique. Ce sont là des réactions très faciles à réaliser et de l’ordre de celles qui passe chaque jour du laboratoire des sa-vants dans l’usine des praticiens.
- « Parmi les sciences industrielles dérivées d la chimie, nulle peut-être n’a accompli des
- progrès plus extraordinaires et plus rapides que la photographie, à laquelle l’une de vos sections est consacrée. Ses merveilles sont si éclatantes, ses applications si variées et si intéressantes, que sa pratique a répandu partout la connaissance des opérations et des lois les plus délicates de la physique et de la chimie. Elle a propagé nos produits et nos idées parmi les gens du monde et les amateurs.
- « Je m’arrête, messieurs ; assurément, je pourrais poursuivre longtemps encore cette énumération des services rendus par notre science, celle des services que la société réclame de nous chaque jour, à tous les degrés de la connaissance et sous toutes les formes de la pratique. Mais je craindrais de fatiguer votre attention en insistant davantage. Cependant, je regarde comme un devoir, en terminant de signaler aux personnes qui m’écoutent, à côté de toutes les applications parti -culières, le caractère fondamental de l’influence qu’exercent dans le monde les progrès de la chimie, et plus généralement ceux des sciences positives. Je veux parler des change-ments que la chimie et les sciences positives ne cessent d’introduire depuis un siècle dans l’organisation matérielle et, par une conséquence inéluctable, dans la constitution morale des Etats.
- « Jusqu’ici,en effet, les littérateurs et les historiens ont présenté les progrès accomplis par l’humanité comme les effets combinés de l’évolution intérieure des idées et de l’intervention extérieure et empirique des événements fortuits, agissant sur les sentiments, les passions, les intérêts collectifs des hommes. Le développement successif des événements qui se sont produit dans le cours des siècles résulterait ainsi d’une sorte de fatalité. Si ces vues semblent justifiées jusqu’à un certain point par l’étude du passé, on peut se demander si elles ne commencent pas dès à présent à être mises en défaut par l’influence toujours croissante de la science, c’est-à-dire de la volonté réfléchie et de la raison humaine, déterminées par l’observation des faits et par l’expérimentation.
- « Je citerai comme exemple les changements matériels et moraux que les nations européennes ont éprouvés depuis un demi-siècle, par suite de la construction des chemins de fer, de la transformation radicale des moyens de transport et du développement extrême des relations publiques et privées, survenu à la suite de l’emploi du télégraphe et du téléphone. Certes, ce ne sont pas là les fruits d’une lente évolution morale ; ces changements ne sont attribuables ni aux invocations des mystiques, ni aux dissertations des rhé-toriciens, ni aux discours et aux intrigues des politiciens. Non 1 Ces changements ont été la conséquence rationnelle, quoique imprévue pour les hommes d’Etat d’autrefois, de faits et de lois découverts dans nos laboratoires.
- « Sous ce rapport, disons le hardiment, nous n’en sommes encore qu’au début de l’ère nou
- velle. Aucun des savants ou des industriels qui ont concouru aux progrès si rapides de l’électricité et de ses applications n’oserait limiter, ni peut-être soupçonner les conséquences sociales qui vont en résulter dans l’avenir, fût-ce le plus voisin de nous.
- « Nul non plus ne pourrait méconnaître que le jour est peut-être prochain, où les progrès de la chimie réaliseront la fabrication économique des matières alimentaires; ce jour-là, la culture du blé et l’élève des bestiaux sont exposées a la même destinée dont la culture de la garance a été atteinte sous nos yeux. Un immense déplacement d’intérêts s’accomplirait et la masse de la population finirait par en profiter. Mais pense-t-on qu’une législation quelconque pût opposer un arrêt durable à la marche de la révolution sociale, qui résulterait d’une semblable découverte ?
- « Demain ou après-demain sans doute, les progrès combinés de la physique et de la chimie permettront à l’ingénieur de diriger les machines volantes à travers l’atmosphère. Au jour de la navigation aérienne, que deviendront le commerce, les douanes, les relations internationales- civiles et militaires?
- « Les personnes habituées à raisonner sur l’avenir d’après la seule expérience du passé, se hâteront sans doute de dire que ce sont là des rêves.
- « Peut-être 1 Mais aussi l’intervention continue de la science est un fait sans précédent dans l’histoire. Les prévisions annoncées ne sortent pas de l’ordre des résultats scientifiques déjà obtenus, de ceux que nous voyons chaque jour réalisés sous nos yeux. Nous pouvons affirmer que, soit les changements rêvés ici, soit d’autres non moins considérables s’accompliront dans la courte durée de quelques générations.
- « Messieurs, j’ai poussé à l’extrême les conséquences des idées par lesquelles je voulais frapper vos esprits ; mais il est certain que la marche de plus en plus rapide des sciences, leur importance croissante et justifiée par les services rendus aux peuples et aux gouvernements montrent avec évidence qu’il y a là un facteur nouveau, dans tous les problèmes d’ordre politique ou économique agités aujourd’hui : facteur dont le germe existait à peine autrefois, puissance grandissante, oppc-sée à l’esprit étroitement conservateur et stationnaire des partisans du passé. L’esprit scientifique ne s’arrête jamais ; il va toujours en avant et il excite une activité sans cesse plus intense dans les intelligences et les industries ; il a commencé déjà à transformer et il transformera avec une vitesse croissante la répartition des richesses et la figure des sociétés humaines.
- « Quant à nous, messieurs, nous sommes, par conviction et par éducation, les esclaves du fait scientifique, nous en acceptons toutes les conséquences, quelle qu’en soit la portée. La vérité domine tout, on ne la méconnait pas impunément, et elle rend seule des services définitifs. Notre devoir à nous nous est très
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- clairement tracé. Agissons, c’est-à-dire travaillons I Travaillons sans relâche, tâchons de nous rendre utiles.
- « Activité et amour des hommes 1 c’est le dernier mot de la vie privée, aussi bien que de la vie sociale.
- « Berthelot. »
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- CHAMBRE SYNDICALE
- DE LA
- TEINTURE ET DU NETTOYAGE
- Séance du lundi 1er juin 1896
- Sont présents : M. Jolly, président; MM. Mars et Fleury, vice-présidents; MM. Vinois, Orliac, l’Huillier, A. Barbin, Tupinier, Pe-neau, Blondinat, membres du Comité.
- MM. E. Hèllu, Giraudon, Pingrié, membres adhérents.
- Absents excusés : MM. Piot et Rollet.
- La séance est ouverte à 3 heures 1[2 sous la présidence de M. Jolly, Président.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
- M. Jolly se lève alors et s’exprime en ces termes :
- « Notre collègue Charles Cloutier, Président de la Chambre de commerce de Beaune, adjoint au maire, officier d’académie, Président d’honneur de la Chambre syndicale des maîtres teinturiers dégraisseurs de Lyon, vient de mourir presque subitement à l’âge de 53 ans.
- « Qui de vous, Messieurs, en apprenant cette douloureuse nouvelle, n’a été profondément ému ? Charles Cloutier, était pour ceux qui l’ont connu, un professionnel distingué et dévoué à tout ce qui intéresse notre corporation que, par son amour du travail et du progrès il a contribué à relever et à ennoblir. Comprenant les dangers qui nous menaçaient dans notre isolement, il songea le premier à faire de notre Syndicat un lien naturel et puissant, capable de réunir en un seul faisceau toutes les bonnes volontés et toutes les forces vives de notre industrie et de former cette fédération qui rayonne aujourd’hui non seulement en France, mais, nous pouvons le dire avec orgueil, dans le monde entier.
- « Apôtre de fraternité, nul n’a plus que Charles Cloutier travaillé à unir ceux que l’intérêt banal et l’égoïsme brutal ont coutume de désunir. Qui, mieux que lui, à donné l’exemple de la douceur et de l’affabilité ? Qui fut enfin plus soucieux de mettre en honneur cette courtoisie charmante et distinguée, si française en un mot, que tout confrère doit à son confrère quelle que soit son intelligence, quelle que soit sa situation.
- « Conservons, mes chers collègues, avec un soin jaloux, la mémoire de cet honnête homme, de ce citoyen intègre et désintéressé, de cet ami qui nous a si souvent rappelé avec tant d’éloquence et tant de cœur que la haine est impie et que la vie est si courte qu’à peine on a le temps et le bonheur de s’entr’aider et de s’aimer les uns les autres. »
- L’assemblée approuve les paroles de son Président et le remercie d’avoir si bien exprimé les sentiments dont elle est tout entière animée et les regrets que tous ont éprouvés et qu’ils renouvellent non seulement à la bien sympathique et très estimée veuve de notre collègue, mais encore à tous les membres de la Chambre syndicale lyonnaise ainsi qu’à M. Capillerey, son vénéré Président.
- Monsieur le Président donne lecture de la lettre suivante :
- « Paris, le 8 mai 1896.
- « Mon cher Président,
- « J’ai reçu la lettre par laquelle vous m’apprenez la mort de notre regretté collègue Charles Cloutier.
- « C'est une perte des plus grandes pour la Chambre syndicale de Lyon, qui perd en lui un membre d’une valeur intellectuelle et morale hors de pair.
- « Et ses concitoyens un patriote éclairé et un homme de bien.
- « Aussi, je vous prie de bien vouloir m’associer à nos collègues de la Chambre syndicale de Paris, pour adresser à la Chambre syndicale de Lyon, ainsi qu’à sa famille,'mes meilleurs sentiments de condoléances, et mes sincères regrets.
- « Votre tout dévoué collègue, « E. Rigolot. »
- M. le Président communique à ses coll-guesla circulaire envoyée aux Chambres syndicales par le comité des élections consulaires et appelle leur attention sur l’intérêt qu’il y a à s’occuper, dès maintenant, des candidats qui seront proposés comme juges au tribunal de commerce.
- Les membres du comité,‘du reste, apportent au choix des candidats un soin tout particulier et se sont toujours efforcés de mériter la confiance des délégués des Chambres syndicales qui les ont placés à ce poste d’honneur.
- M. Jolly fait part également d’une circulaire de M. Muzet. Président du Syndicat général, invitant notre Chambre à prendre part au 4e Congrès des Chambres syndicales qui doit avoir lieu à Paris au mois d’octobre prochain.
- Après délibération, l’assemblée décide que la Chambre syndicale de la teinture sera représentée par son Président au 4e Congrès.
- M. le Président met ses collègues au courant de la question dee soieries brûlées à la charge. Plusieurs affaires litigieuses dont les justices de paix sont saisies, n’ont pas encore reçu de solution. Il est, en effet, difficile de rendre un jugement absolument équitable sans avoir recours aux lumières, non seulement des experts professionnels, mais encore d’un théoricien, qui traite la vraie question, c’est-à-dire, la question chimique avec une compétence indiscutable. Nous espérons que MM. les juges de Paix qui ont apporté dans l’étude de ces affaires le soin le plus scrupu leux, n’hésiteront pas à reconnaître quels
- sont les auteurs responsables des dommages causés à notre clientèle.
- Nous sommes aujourd’hui tenus à la plus grandes réserve et nous ne pouvons pas, par avance, affirmer que telle ou telle solution sortira des débats engagés avec une passion égale de la part des intéressés. Nous tenons seulement à affirmer que notre corporation tout entière se fera un devoir d’appuyer de toutes ses forces, les justes réclamations de confrères qui subissent en ce moment les conséquences d’une fabrication que nous voulons bien, dès maintenant, ne qualifier que de défectueuse.
- M. le Président se met à la disposition de ses collègues pour toutes les démarches qu’il serait utile de faire dans leur intérêt auprès de MM. les juges de paix à qui il est nécessaire de fournir des explications techniques indispensables dans des affaires litigieuses aussi complexes.
- La séance est levée à 6 h1 1/2
- Le Président, Le Secrétaire,
- A. Jolly. Blondinat.
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- PROCÉDÉ DE BLANCHIMENT Blanchiment chimique et méthode d'application.
- — Excellence de l'oxygène comme agent chimique.
- Le blanchiment chimique, c’est-à-dire le traitement des tissus par une solution de chlorure de chaux est une opération très simple en elle-même, mais cependant très importante dans ses résultats. On prépare une solution claire de chlorure de chaux de 1/2° à 1° Twaddle, en évitant que des parcelles de poudre non dissoutes restent en suspension dans le liquide. S’il en était ainsi toutes ces parcelles solides se déposeraient sur les fils et produiraient infailliblement des trous dans le tissu.
- On peut admettre que 1 cwt. de poudre à blanchir de bonne qualité produit 120 gallons de liquide à environ 10° Twaddl ou bien 2.400 gallons de liquide à une bonne force d’emploi. Quoique 1/2° à lo Tw. produisent en général une force suffisante, on doit cepen-dant compter souvent avec la qualité de l’eau, parce que certaines eaux ont la propriété de détruire très facilement l’action de l'agent chimique. On devra faire de temps en temps une épreuve du liquide qui sert dans l'opération, et on procédera pour cela comme nous l’indiquons plus loin.
- Généralement l’agent chimique est appliqué par une machine spéciale, à travers laquelle on fait passer le tissu, et qui le sature de part en part du liquide, en exprimant le surplus au moyen de tuyaux ordinaires de décharge. Quelquefois les tissus sont empilés dans des réservoirs en pierre, et l’agent chi-mique est répandu par-dessus. Ces réservoirs sont munis de faux fonds perforés; on fait passer le liquide à travers les tissus, au moyen d’une pompe qui le recueille au fond
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- et le déverse de nouveau à la partie supérieure. On continue cette opération pendant deux heures ou plus, suivant la quantité ou la qualité des tissus en traitement. Dans certains cas, après la pénétration des tissus par l’agent chimique, on les empile sur des égouttoirs en bois et on les laisse séjourner pendant 5 ou 6 heures, ou une nuit entière. Il faut prendre soin cependant quand on les empile qu’ils restent toujours humides, parce que s’ils devenaient secs, il s’amolliraient.
- Si les tissus ont été bien préparés dans les bains de chaux, de lessive, etc., les seuls impuretés qui subsistent proviennent de l’agent colorant. Celles-ci cependant sont en si faibles quantités et ont été altérées à ce point par l’alcali qu’elles disparaissent facilement sous l’action du chlorure.
- Nous allons à ce sujet présenter quelques remarques sur la théorie du blanchiment. La valeur de la poudre comme agent de blanchiment réside dans ce fait que traitées par des acides, même très faibles comme l’acide car-bonique de l’air, elle entre aussitôt en décomposition et libère le chlorure. Celui-ci à son tour réagit sur l’eau, dont il reste toujours une certaine quantité, et il en dégage l’oxygène qui lui-même agit sur la substance colorante, pour l’oxyder et la détruire. Il est intéressant à noter que le chlorure parfaitement sec n’a aucune action : il lui faut la présence de l’eau ; c’est ce fait précisément Qui a induit les chimistes à penser que l’oxygène était le véritable agent de blanchiment, et que la fonction du chlorure consistait à libérer l’oxygène de façon à acquérir son plus grand effet utile.
- On remarquera que pendant l’opération du blanchiment, et surtout quand les tissus sont empilés sur les égouttoirs, tout un cycle de réactions s’établit sur les tissus. D’abord lucide carbonique de l’air agit sur la poudre et libère l’oxygène qui lui-même détruit le colorant.
- Il n’est pas à conseiller d’employer le chlorure de chaux à une force supérieureà 1° Tw,; *1 vaut mieux ne lui donner qu’un 1/2° Tw. Il ne faut pas non plus l’employer à chaud, mais toujours à froid, parce que le chlorure a une action très forte sur le coton soit en le chlo-"urant, soit en formant des corps connus comme oxycelluloses. Quels que soit les effets Produits, le résultat est le même, le coton est Amolli. On évite cette inconvénient en ne met-tant en contact avec le tissu que la quantité de poudre tout juste nécessaire pour décolorer le coton, en évitant avec soin tout excès.
- {Industrial Record.)
- APPRÊT DES COTONNADES POUR PANTALONS
- Si l’étoffe à pantalons est tissée avec un “uitage serré de l’envers, il est bon d’apprêter c dernier entièrement, et cetts opération donnera de meilleurs résultats que si l’on
- emploie un apprêt de charge ou de remplissage qui couvre les couleurs ; la face du tissu reste intacte.
- Si l’étoffe n’est pas remplie à l’envers on pourra employer la formule suivante :
- Eau............................. 100 litres
- Amidon de blé................... 4 kil.
- Fécule de pomme de terre... 3 »
- Chlorure de magnésie............ 1 » Sels d’Epsom.................... 1 1/2 » Solution de colophane...........1 litre Savon de suif pur............... 0,4 kg.
- Chlorure de zinc.................. 0,100 kg.
- Finir l’envers et sécher à haute température.
- •—---------..............
- ENLEVAGES BLANCS ET DE COULEUR sur les colorants de benzidine
- Dans l’impression des cotonnades les couleurs de benzidine tieunent une place importante. Le jaune chloramine, la chrysamine, la géranine sont très aptes à l’application au tampon ; la chrysophénine et le jaune de chloramine servent à enlever les couleurs aliza-rines ; le benzo bleu ciel, la géramine, le ben -zo olive, la chrysophénine et les benzo bruns sont employés à l’impression directe. Le plus grand avantage des matières colorantes de benzidine consiste dans leurs aptitudes à décharger les sujets. Il a été prouvé par Casa-novas, après la découverte du Congo, que cette couleur pouvait être déchargée par l’acétate d’étain ; on fit après cela des essais d’enlevage avec chaque nouvelle benzidine. Il n’existe qu’un petit nombre de couleurs du groupe benzidine qui ne peuvent pas être déchargées, tel que le jaune chloramine et le jaune PR; toutes les autres peuvent être enlevées par l’étain ou par la poudre de zinc. Les tons légers sont enlevés par l’acétate d’étain seul; pour les nuances plus foncées il faut ajouter une certaine quantité d’étain cristal. Les pâtes à imprimer faites avec de l’étain, ne doivent être vaporisées que de 5 à 10 minutes parce que l’étain cristal détruirait le coton si la vaporisation se prolongeait davantage.
- Comme certaines couleurs basiques ne peuvent pas être déchargées par l’acétate d’étain on pourra les mélanger avec cette substance pour produire des effets de décharges colorées sur les nuances données par les couleurs de benzidine. Dans ce cas il est nécessaire, après la vaporisation, de passer les étoffes par un bain de tartre émétique. Non seulement on peut décharger les nuances simples de benzidine par l’acétate d’étain, mais on peut enlever aussi les nuances dia-zolisées et développées, de même que celles qui ont été diazotées et traitées à la soude.
- Tout le monde sait que les couleurs de benzidine, résistent mieux à l’action de la lumière quand elles ont subi un traitement postérieur au sulfate de cuivre, avec ou sans addition de bichromate de potasse. Les nuances pro
- duites de cette façon peuvent être enlevées par l’étain.
- On peut aussi combiner deux, trois, quatre ou plus de couleurs de benzidine et décharger ensuite la nuance résultante. Si on mélange une couleur de benzidine qui se laisse décharger et qu’on fait ensuite l’enlevage à l'acétate d’étain, on obtient des effets très intéressants.
- Voici les couleurs de benzidine les plus aptes à l’enlevage des sujets : benzo purpurine 4 B, brillant purpurine R, Delta purpurine 5 B, géranine G, orange Congo G, et R chrysophénine,olive benzo bleu noir benzo5 G, bleu ciel benzo, benzo-azurine G, 3 G, bleu brillant benzo 6 B, bleu benzo BX, RW et 2 B, bleu marine benzo, violet benzo R, héliotrope BB, violet azo, corinthe congo G, brun toluy. lène, brun benzo, chrome brun benzo, brun bronze direct, noir solide benzo, gris benzo S extra, gris benzo solide, noir foncé direct, bleu noir direct BN.
- Les couleurs basiques les plus aptes aux effets colores avec déchargé à l’acétate d'étain, sont les suivantes : — écarlate in-duline, pyronine G, rhodamine S 6 G, rouge rhoduline GD, safranine FF extra, orange acridine NO, auramine I, et G, vert brillant cristal, nouveau bleu méthylène NX, 3R, violet méthyl, violet rhoduline.
- Voici quelques recettes d’enlevage des couleurs de benzidine.
- Décharge blanche sur satin de coton
- On teint le satin de coton dans un bain
- bouillant avec :
- Brillant azurine B..................... 50/
- Sel de Glauber........................ 20
- Savon.................................. 2
- Laver, sécher et imprimer ensuite la dé
- charge suivante :
- Décharge blanche A
- Faire bouillir ensemble :
- Parties
- Amidon de riz......................... 138
- Acétate d’étain à 29° Twaddle........ 277
- Eeau de gomme 1:1..................... 170
- Eau.................................. 277
- Ajouter quand le mélange est encore tiede :
- Etain cristal......................... 111
- Acide citrique en poudre............... 27
- Vaporiser pendant 5 minutes sous pression, ou passer dans la cuve Mather et Platt, laver et sécher.
- Autre procédé de décharge blanche sur satin de coton :
- Teindre le satin de coton dans un bain
- formé de :
- Bleu ciel benzo........ 10
- ............. -70
- Sel de Glauber................... 10
- Savon.............................. 2 1/2
- faire bouillir 1 heure, laver et sécher. Imprimer la décharge précédente, vaporiser 5 minutes sous pression, ou passer par la cuve Mather et Platt, laver et sécher.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Décharges jaune ou rouge sur flanelle
- DE COTON
- Teindre la flanelle de coton pendant 1 heure dans un bain bouillant formé de :
- Noir diazo R......................... 1.2 %
- Orange toluylène G................... 0.9
- Jaune chloramine..................... 0.9
- Sel commun........................ 10
- Laver, sécher et imprimer ensuite les pâtes
- suivantes :
- Décharge jaune P
- Mélanger ensemble :
- Parties
- Décharge blanche A.................. 300
- Epaississant d’amidon acidulé...... 530
- Acétate d’étain à 320 Tw.............. 50
- Extrait de baies de Perse à 52° Tw. 90
- Eau................................... 10
- Acide acétique à 9° Tw. (30%)......... 20
- Décharge rouge SA.
- Faire bouillir ensemble : Safranine FF extra.............. .... 15
- Auramine 1.......................... 15
- Amidon de blé................ ..... 75
- Eau de gomme (1:1).................. 260
- Acide acétique à 9° Tw. (30%). 105
- Eau................................. 100
- Ajouter après refroidissement :
- Acétate d’étain à 320 Tw.. ....... 25')
- Etain cristal........................ 10
- Tannin dissous....................... 75
- dans acide acétique à 9° Tw. (30 %). .. 75
- Acide citrique cristal............... 20
- Sécher, vaporiser pendant 10 minutes sans pression, passer par un bain de tartre émétique, laver et sécher.
- Epaississant d'amidon acidulé B
- Mélanger et faire bouillir :
- Parties
- Amidon de blé........................ 120
- Acide acétique à 9° Tw.......... • 90
- Huile d’olive....................... 40
- Gomme adragante (65 : 1,000)......... 150
- Eau.................................. 600
- Décharge écarlate sur flanelle de coton
- Faire bouillir la flanelle pendant 1 heure dans un bain de teinture formé de :
- Jaune chloramine.................... 5 %
- Bleu ciel Benzo................. 0.8
- Orange toluylène G.............. 0.19
- Sel commun........................ 10
- Laver, sécher et imprimer la pâte suivante :
- Ecarlate induline.......... 30 parties
- Amidon de blé.............. 75 »
- Eau de gomme (1 : 1). .. • 260 »
- Acide acétique à9o. Tw. (30%) 105 »
- Eau........................110 »
- Ajouter après refroidissement :
- Acétate d’étain à 30o Tw. . . 250 »
- Tannin dissous............. 75 »
- dans acide acétique à 9oTw .
- (0%).................... ... 75 »
- Acide citrique cristal.......... 20 »
- Pour les effets de décharge jaune il suffit d’imprimer une pâte de décharge avec de
- l’acétate d’étain et de l’étain cristal, c’est-à-dire la décharge blanche A, parce que le bleu ciel benzo et la toluylène orange G peuvent être déchargés, tandis que le jaune chloramine ne peut pas l’être; on produit par conséquent une nuance jaune sur un fond olive. Vaporiser 10 minutes sans pression, passer par un bain de tartre émétique (10 parties dans 1000 parties d’eau) laver et sécher.
- Décharges rose, jaune et brune sur satin de
- COTON
- Bouillir le satin de coton pendant 1 heure dans un bain de teinture formé de :
- Gris solide Benzo............... 1 %
- Sel commun.................... 10
- Soude............................... 2
- Laver, sécher et imprimer ensuite la pâte suivante :
- Décharge rose R
- Faire bouillir ensemble :
- Parties
- Rhodamine 6 G.................... 30
- Amidon de blé.................... 75
- Eau............................ 260
- Acide acétique à 9° Tw......... 105
- Eau de gomme (1 : 1)........... 260
- Ajouter après refroidissement : Acétate d’étain à 320 Tw 100
- Tannin dissous................... 75
- dans Acide acétique à 9® Tw.
- (30 0/0)...................... 75
- Acide citrique cristal.......... 20
- Décharge jaune K
- Décharge blanche A............... 250
- Epaississant d’amidon acidulé B. 630
- Extrait de baies de Perse à
- 52® Tw....................... 90
- Eau............................. 10
- Acide acétique à 9° Tw. (30 0/0). 20
- Imprimer par-dessus le tout :
- Brun alizarine A
- Rouge alizarine S X extra à 30°
- Tw.............................. 150
- Epaississant d’amidon acidulé F. 690
- Acétate de chrome à 32® Tw.... 110
- Noir réduit........................ 50
- Vaporiser 10 minutes sans pression, passer une fois par le bain de tartre émétique, laver et sécher :
- Epaississant d'amidon acidulé F
- Mélanger :
- Parties
- Amidon de blé.................... 145
- Dextrine légère................... 20
- Gomme adragante (65 : 1,000). . . 105
- Acide acétique à 9° Tw. (30 0/0). 105
- Huile d’olive.................... 25
- Eau.............................. 600
- Faire bouillir le tout :
- Décharges rose et verte sur satin de coton
- Bouillir le satin de coton pendant 1 heure dans un bain de teinture formé de :
- Gris benzo S extra........ 11/2 %
- Sel commun................ 10
- Laver, sécher et imprimer successivement :
- Décharge rose R
- et Décharge jaune K.
- Décharge verte B
- Faire bouillir ensemble :
- Vert brillant cristal............ 20
- Amidon de blé.................... 75
- Eau.............................. 340
- Acide acétique à 9° Tw-........ 105
- Eau gommée (1 : 1)............... 260
- Ajouter après refroidissement :
- Acétate d’étain à 32® Tw....... 60
- Tannin dissous................... 60
- dans Acide acétique à 9° Tw.
- (30 0/0)......................... 60
- Acide citrique cristal....... 20
- Après l’enlevage vaporiser 10 minutes sans pression, passer par un bain de tartre émétique, laver et sécher.
- Décharges brune et verte sur flanelle de
- COTON
- Bouillir la flanelle de coton pendant 1 heure dans un bain de teinture formé de :
- Bleu brillant benzo 9 B......... 2 %
- Sel commun..........;.. ........ 10
- Laver, sécher et imprimer successivement:
- Décharge écarlate T
- et Décharge jaune P
- puis sur le tout : Brun alizarine A
- Décharge verte G
- Faire bouillir ensemble :
- Parties
- Vert Brillant cristal............. 5
- Auramine II...................... 25
- Amidon de blé.................... 75
- Eau............................. 105
- Acide acétique à 9® Tw......... 100
- Eau de gomme (1:1).............. 260
- Ajouter après refroidissement : Acétate d’étain à 32® Tw.. .... 250
- Etain cristal............... . 10
- Tannin dissous................... 75 dans Acide acétique à 9® Tw.
- (30 0/0)......................... 75
- Acide citrique cristal........... 20
- Vaporiser l’étoffe pendant 10 minutes sans pression, passer par nn bain de tartre émétique, laver et sécher.
- LES COULEURS DIAMINE
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes vient de joindre à la série de ses cou-leurs diamine une nouvelle marque, le RougK Diamine 5B (brevetés. G. D. G ), qui se prêt® à la teinture du coton, de la laine et des tissus mi-laine et mi -soie.
- Coton. — On obtient sur coton de belles nuances écarlate. On teint pendant une heure au bouillon avec addition de
- 2 % de carbonate de soude et
- 20 % de sulfate de soude ou seulement avec
- 20 % de sulfate de soude
- Les teintes sont plus solides au lavage que -alles de l’écarlate diamine et leur solidité à
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- la lumière et aux acides est supérieure à celle de la plupart des rouges directs.
- Sous ce rapport le rouge diamine 5B se rapproche de la solidité du rouge solide diamine F sur lequel il a l’avantage de fournir une nuance bien plus vive.
- Laine. — On teint la laine au bouillon avec addition de
- 10 % de sulfate de soude et
- 2 à 3 % d’acide acétique.
- La solidité au lavage est excellente et les teintes résistent en outre très bien à l’action de la lumière.
- Mi-laine et mi-soie. — La nouvelle marque donne également de très bons résultats pour la teinture des tissus mi-laine et mi-soie.
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- EPREUVE de la solidité des couleurs {Rouge, jaune, bleu, violet, brun et noir)
- Pour désigner les différents degrés de solidité des couleurs, nous n’avons que deux termes : solides ou fugitives. Les couleurs fugitives succombent généralement très vite aux influences délétères ordinaires, tandis que celles que nous nommons solides ne sont que très peu attaquées par l’air, la lumière, l’eau, le savon. Ces différences cependant ne sont que relatives, et beaucoup de couleurs résistent pleinement à certaines influences tout en étant sensibles à d’autres agents. L’adhérence des couleurs à la fibre dépend aussi de la nature de celle-ci et du mordant qui a servi à
- préparer la fibre au bain de teinture. Elles sont généralement plus solides sur la laine et la soie que sur les toiles, et leur degré de fixité varie suivant la sorte de mordant qu’on a employé.
- Si le teinturier désire préciser le degré de solidié des couleurs sur les fils et les tissus, l’une ou l’autre des épreuves que nous indiquons pourra lui servir de guide.
- Pour les couleurs rouges, faire bouillir un petit coupon de l’étoffe dans l’eau de savor, et un autre coupon dans l’eau de chaux. L’un et l’autre liquide ne doivent se colorer que très faiblement ; la couleur du coupon ne doit ni pâlir, ni jaunir, ni brunir. Parcette épreuve le teinturier pourra s’assurer de la présence ou de l’absence de bois de campêche, d'or-seille, de safran, de santal ou de coaltar, substances qui sont toutes très sujettes à l’altération.
- De toutes les couleurs jaunes, le jaune de garance est la plus solide, l'annate et le safran des Indes (curcuma) les plus fugitives. La solidité à la lumière est à peu près la même, mais au lavage les couleurs de garance seules gardent leur fixité. Pour les essais en fera bouillir successivement des morceaux d’étoffe dans l’eau, l’alcool, et enfin dans l’eau de chaux. Si l’alcool et l’eau de chaux deviennent sensiblement jaunes, l’eau rougeâtre, et le morceau d’étoffe rouge-brun, la couleur est fugitive.
- Une couleur est fugitive quand, bouillie dans l’alcool, elle colore le liquide en rouge, en rouge-violet, ou en bleu, ou bien quand
- elle colore en rouge un bain d’acide hydro-chlorique, d’eau ou d’alcool dans lequel on la fait chauffer doucement ; enfin quand la couleur du morceau d’étoffe tourne au rouge ou au rouge brun.
- Dans les couleurs violettes, il n’y a de solides que les combinaisons d’indigo et de cochenille, et le violet de garance. Comme toutes les couleurs solides, quand on les combine avec les fugitives, perdent leur valeur intrinsèque, toutes les couleurs violettes doivent être considérées comme fugitives, quand bouillies de 10 à 15 minutes dans les parties égales d’eau ou d’alcool, elles abandonnent une partie de leur couleur. De même quand le morceau d’étoffe, bouilli dans une solution d’acide hydrochlorique, tourne au brun ou au rouge-brun, ou teint le liquide en rouge.
- Pour essayer l’orange, on fait bouillir le coupon dans l’eau ; celle-ci ne doit devenir n jaune, ni rouge-jaune, ni rouge. Si l’eau est restée incolore on fait chauffer le coupon avec de l’alcool, qui, si la couleur est solide, devra également rester parfaitement incoloie.
- Un coupon teint en vert sera bouilli, pour l’essai, dans une solution d’alcool qui ne devra se colorer ni en bleu, ni en vert, ni en jaune. Si on le fait bouillir dans une solution d’acide hydrochlorique, le liquide devra ni rougir ni bleuir.
- Avec les couleurs brunes l’épreuve n’a pas autant de valeur et la méthode d’expérimentation est un peu plus compliquée. Néanmoins, tous les bruns qui, bouillis dans l’eau donnent au bain une teinte rouge, et qui jaunissent
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les six premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- 111 PORT ATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 1895 189. 48»» 1895 4 894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. — — Brésil — — Haïti — — Guatemala — — Autres pays Totaux ... Bois de teinture moulus Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Noix de galle et avelanèdes entières, concassées Ou moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran Autres teintures et tanins Cochenille Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse. Rocou préparé Orseille préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine Autres Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique Alizarine artificielle Autres Outremer Bleu de Prusse I Carmins communs — fins 15.832.400 124.100 12.686.400 3.896.700 33.354.900 65 914 500 65.500 138 400 262.900 2.800 539.000 89.600 3 376.500 4.443.800 1.840.300 1.773.900 31.400 22.800 102.000 136.500 950 1.452 330 660 3.043.970 139.900 7.430 320 190 52.930 81.340 484.650 88.080 24.760 1.290 60 10.474.100 801.000 8.924 300 3.517.000 38 508.300 62.224.700 32 500 302.800 240.800 3.500 617.800 103.100 3.281.300 5.270.800 1.439 100 3.138.100 996.900 18.700 215.300 167.120 1.136 870 1 140.170 138 450 6 070 200 530 38.490 95.990 389.820 98.370 18.970 440 30 7 655 000 316.200 18 133.800 3 163.000 26.574.300 ’ 55.842.300 60.000 246.600 2 6.200 4.460 735.600 179.700 4.015.000 4.538.700 1.797.200 1.226.100 440.300 14.300 •256.800 155.490 300 921.270 40 1.798.180 104.850 6.620 110 45.080 40.540 78.150 340.840 136.500 13.770 280 30 Bois de teinture en bûches ; kil. — moulus Garance en racine, moulue ou en paille Curcuma en racine — en poudre Lichens tinctoriaux Ecorces à tan, moulues ou non Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles. ; Moulus Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou .moulues Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran Autres teintures et tanins Cochenille Kermès animal Indigo Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu Cachou en masse.; Rocou préparé Orsei le préparée, humide en pâté — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine Autres : Allemagne — Belgique — Angleterre — Etats-Unis — Autres pays Totaux Teintures dérivées du goudron ds houille : Alizarine artificielle Acide picrique Autres Outremer , Bleu de Prusse. Carmins communs — fins 1.513.000 299.700 25.600 7 900 2.800 2 000 16.100 28.130.400 123.100 222.800 74.900 45.000 12.500 125.306 121.900 160 100 44.900 157.300 88.900 39.200 19 800 17.900 2.416.600 1 365.300 913.400 337.900 2.791.000 7.824 200 29.600 25 800 399.900 269.700 12.860 5.600 7 100 3.929.500 388.700 57.700 22. 00 4.700 52.200 10.500 27.006.600 5 100 226.000 208.400 18 800 12.500 96.400 89.400 1 500 220.800 34.300 158.500 52.300 40 700 15.700 28.700 2.569 500 1.617.800 993.700 400.500 2.739 300 8.320.800 32.709 11.900 238.700 309.400 8.400 5.200 3.700 2 672.100 349.000 77.100 22 400 2.400 10.000 8.100 17 324.400 13.200 109.300 36.400 434.900 12.600 127.900 82.800 191 000 34.200 60.900 95.800 36.900 64.000 43.900 1.946.900 1.537.400 1.048.000 235.700 2 396.600 7.164.600 44.300 100 195.200 285.200 7.800 9.100 1 500
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- l’alcool dans lequel on les immerge, doivent être considérès comme fugitives.
- Le noir est solide, quand bouilli dans l’eau légèrement acidulée avec de l’acide hydro-chlorique, il ne donne au liquide qu’une légère teinte jaune. Il est encore plus solide quand il a été passé à la cuve ; on peut en faire la preuve en faisant bouillir un morceau nouvellement teint, dans une solution de soude. Le coupon qui est teint en noir avec du tannin devient brun, tandis qu’il reste noir et tourne au bleu, peut-être aussi au vert foncé, quand il a reçu un bain de fond dans la cuve. Si l’eau et l’acide hydrochlorique dans lequel on a fait bouillir le coupon devient rouge, ou si la couleur de l’étoffe s’est transformée en brun ou rouge brun on se trouve en présence d’une teinture au bois de campêche sans bain de cuve, et par conséquent tout ce qu’il y a de plus fugitif. Si la couleur tourne simplement au bleu, pendant que le bain devient rouge, la teinture a été effectuée au bois de campêche avec fond d’indigo. Dans ce cas elle est relativement solide ou au moins très peu fugitive.
- —»— ------------
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE du Nord de la France
- Déclarée d’utilité publique par décret du 12 août 1874
- CONCOURS DE 1896 Prix et médailles
- Dans sa séance publique de janvier 1897, la Société Industrielle du Nord de la Françe décernera des récompenses aux auteurs qui auront répondu d’une manière satisfaisante au programme des diverses questions énoncées ci-après.
- Ces récompenses consisteront en médailles d’or, de vermeil, d’argent ou de bronze.
- La Société se réserve d’attribuer des sommes d’argent aux travaux qui lui avront paru dignes decette faveur, et de récompenser tout progrès industriel réalisé dans la région du Nord et non compris dans son programme.
- A mérite égal, la préférence cependant, sera toujours donnée aux travaux répondant aux questions mises au Concours par la Société
- Les mémoires présentés devront être remis au Secrétariat-Général de la Société, avant le 1er octobre 1896.
- Les mémoires couronnés pourront être publiés par la Société.
- Les mémoires présentés restent acquis à la Société et ne peuvent être retirés sans l'auto-risation du Conseil d’administration.
- Tous les membres de la Société sont libres de prendre part au concours,à l'exception seu-ement de ceux qui font partie, cette année, du Conseil d’administration.
- Les mémoires relatifs aux questions comprises dans le programme et ne comportant pas d’appareils à expérimenter ne devront pas être signés ; ils seront revêtus d’une épigraphe reproduite sur un pli cacheté, annexé à chaque mémoire, et dans lequel se trouve
- ront, avec une troisième reproductien de l’épigraphe, les nom, prénoms, qualité et adresse de l’auteur, qui attestera, en outre, que ses travaux ri ont pas encore été récompensés ni publiés.
- Quand des expériences seront jugées né-nessaires, les frais auxquels elles pourront donner lieu, seront à la charge de l’auteur de l’appareil à expérimenter ; les commissions en évalueront le montant, et auront la faculté de faire verser les fonds à l’avance entre les mains du trésorier. — Le conseil pourra, dans certains cas, accorder une subvention.
- III. — Arts chimiques et agronomiques
- Blanchiment. — Guide-memento du blanchisseur de fils et tissus de lin, de coton, etc.
- Le travail demandé devrait avoir le caractère d’un guide pratique contenant tous les renseignements techniques de nature à faciliter la mission du chef d’atelier, tels que description des méthodes et appareils employés, produits chimiques, dosages, etc., etc.
- Comparer les procédés de blanchiment, d’azurage et d’apprêt des fils et tissus de lin en France et à l’étranger ; faire la critique raisonnée des différents modes de travail.
- Etudier spécialement l’action du blanchi ment sur les lins de diverses provenances.
- On ne sait à quelle cause attribuer les différences de teintes qui existent entre les fils de lin du pays et celles des lins de Russie traités par les mêmes méthodes de blanchiment; rechercher quelles sont les raisons qui déterminent de semblables anomalies.
- Indiquer les meilleurs procédés à employer pour blanchir les fils et tissus de jute et les amener à un blanc aussi avancé que les fils et tissus du lin. — Produire les types et indiquer le prix de revient.
- Moyen économique de préparation de l’azone et de l’eau oxygénée et expériences sur les applications diverses de ces produits, et en particulier au blanchiment des textiles.
- Etude du blanchiment par l’électricité
- Etude sur la situation actuelle du blanchiment de la soie, de la laine, du coton et du lin par d’autres produits que les hypochlorites alcalins et l’acide sulfureux.
- Rouissage du lin. — (Etude chimique et agronomique )
- Teinture. — Etude chimique sur une ou plusieurs matières colorantes utilisées ou utilisables dans les teintureries du Nord de la France.
- Recherches sur les meilleures méthodes propres à donner plus de solidité aux couleurs organiques artificielles employées en teinture.
- Indiquer les moyens à employer pour donner aux fils de lin et de chanvre, après la teinture, l’éclat que cgnserve le fil de jute teint.
- Même étude pour le coton et la ramie.
- Etude comparative des divers procédés et matières colorantes différentes, utilisées pour la teinture des toiles bleues, de lin ou de chanvre, au point de vue du prix de revient,
- de l’éclat et de la solidité de la couleur, dans les circonstances diverses d’emploi de ces étoffes.
- Analyse des indigos et détermination de leur valeur industrielle.
- Etude sur un genre d’impression sur tissus qui pourrait recevoir dans le Nord une application pratique.
- Indiquer un procéder de teinture sur fil de lin donnant le rouge d’Andrinople aussi beau et aussi solide que ce qui se fait actuellement sur coton.
- On devra présenter des échantillons à l’appui.
- Guide memento du teinturier de laine.
- — id. — de coton,
- id. — de lin.
- — id. — de soie.
- Outremer. — Etude sur la composition chimique de l’Outremer et sur les caractères qui différencient les variétés de diverses couleurs.
- Apprêt. — Machine à sécher permettant de donner à la toile l’apprêt que l’on obtient en l’exposant, après le passage au foulard à gommer, dans un étendage chauffé à 25 ou 30°.
- Tannerie. — Perfectionnement dans le dosage du tanin dans les matières tannantes.
- Préparation industrielle de l’oxygène.
- section n. — Utilité publique
- Accidents de fabriques. — Mémoire sur les précautions à prendre pour éviter les accidents dans les ateliers et établissements industriels.
- L’auteur devra indiquer les dangers qu’offrent les machines et les métiers de l'industrie qui sera étudiée et ce qu’il faut faire pour empêcher les accidents :
- 1° Appareils préventifs ;
- 2° Recommandations au personnel.
- On devra décrire les appareils préventifs et leur fonctionnement.
- Les recommandations au personnel, contre-maîtres, surveillants et ouvriers, devront être détaillées, puis résumées pour chaque genre de machines, sous forme de règlements spéciaux à afficher dans les ateliers près desdites machines.
- 3° Hygiène industrielle. — Etude sur les ma-ladies habituelles aux ouvriers du département du Nord suivant leurs professions di-verses, et sur les mesures d’hygiène à employer pour chaque catégorie d’ouvriers.
- Cette étude pourra ne porter que sur une catégorie d’ouvriers (tissage, teinture, mé-canique, agriculture, filature, houillères, etc.)
- PRIX SPÉCIAUX
- DONATION DE M. KuHLMANN
- Des médailles en or, de la valeur de 500 fr chacune, seront accordées pour les progres les plus signalés dans la région.
- Une médaille pour le blanchiment ;
- Une médaille pour la teinture ;
- Encouragement pour l’enseignement de sciences appliquées à l’industrie.
- teinture (prix roussel)
- Un prix de 500 fr., auquel la Société joindra
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- une médaille, sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur la détermination de la nature chimique des différents noirs d’aniline.
- —------ .... ....— ----
- DÉLAI DE PRÉVENANCE
- Nous avons reproduit en son temps un arrêt de la Cour de Cassation rendu le 6 novembre 1895, disant que le Bureau général des Prud’hommes de Roubaix avait pu, sans violer l’article 1er de la loi du 27 décembre 1890 modifiant l'article 1780 du Code civil, rejeter, comme mal fondée, la demande en indemnité d'unouvrier pour congé, sans délai, en lui opposant un règlement d’atelier invoqué par ses patrons comme étant affiché et déposé et qui supprime, dans leurs ateliers, tout délai de prévenance, tant pour les ouvriers que pour les patrons.
- Le règlement visé par la Cour de Cassation consistait dans un simple avis manuscrit que les industriels en cause avaient affiché dans toutes les salles de leur usine et dont un exemplaire avait, par eux, été déposé au Conseil des Prud’hommes le jour même où ils l’avaient faitafficherdans leur usine. Voici cet avis :
- AVIS
- II est rappelé aux ouvriers travaillant à l’heure, à la journée ou au compte, que les engagements sont faits et consentis sans prévenance réciproque et que, par consé-quent, les parties sont libres de se séparer à tout moment de la journée ou de la semaine qui leur convient, sans avoir à donner de motifs, raisons ou indemnités, d’un côté comme de l’autre.
- Roubaix, le Ier février 1894.
- Un tel avis, affiché dans les ateliers, et dont un exemplaire sera déposé au Secrétariat du Conseil des Prud'hom-mes, devra, surtout avec la sanction qu’il a reçue de la Cour de cassation, Mettre ledit Conseil dans l’impossibilité d’accorder les indemnités injustement réclamées par les ouvriers, sous prétexte de défaut de délai-congé.
- LES BREVETS D'INVENTION EN RUSSIE
- Un décret rendu en conseil de l’Empire le 20 mai dernier (1er juin nouveau style) a mo-difié les conditions dans lesquelles les brevets d invention peuvent être pris en Russie.
- Désormais, quiconque voudra prendre un brevet d’invention de perfectionnement devra remettre à la direction du commerce et des manufactures à Saint-Pétersbourg une de-mande accompagnée d’une description com-Plète en langue russe de l’invention ou du per-ectionnement avec dessins et modèles expli
- catifs s’il y a lieu ; il devra préalablement avoir versé 30 roubles (120 fr.) à la Trésorerie ; en outre, s’il est domicilié à l’étranger, il sera tenu de se faire représenter par un mandataire habitant la Russie.
- Ces formalités accomplies, le demandeur reçoit un certificat de sauvegarde qui est inséré au Messager officiel et au Journal du ministère des finances et qui garantit ses droits jusqu’à ce que son invention ou son perfectionnement ait été étudié par la comité technique; celui ci examine non pas la valeur du procédé, mais sa nouveauté; si cette dernière condition est remplie, le brevet est accordé pour une durée de quinze années moyenrant le paiement d’un droit annuel qui va toujours en croissant depuis 15 roubles (60 fr.) jusqu’à 400 roubles (1.600 fr.), de telle façon que la somme totale à payer, y compris les 30 rou blés de droits préliminaires, s’élève à 2.160 roubles, c’est-à-dire à 8.640 fr.
- Faute de paiement de l’une des échéances, le brevet devient nul et il le devient également si l’invention ou le perfectionnement n’est pas appliqué en Russie dans un delai de cinq ans.
- UNE QUESTION D’ASSURANCES
- Le tribunal de la Seine vient de rendre un jugement qui intéresse au plus haut degré les industriels qui, dans un sentiment de prévoyance et d’humanité, assurent leurs ouvriers contre les accidents. Voici le fait quia motivé la décision de la sixième chambre du tribunal civil de la Seine.
- Un ouvrier a une jambe fracturée en travaillant à l’usine de M. S... Cet industriel notifie l’accident à la Compagnie d’assurances qui, aux termes d'une police collective, le garantit contre les responsabilités pouvant être la conséquence des accidents dont ses ouvriers sont victimes.
- La Compagnie, substituée à M. S..., plaide en son nom et refuse même de transiger avec l’ouvrier pour une somme de 4,000 fr.
- La cour de Douai condamne M. S... à payer à la victime de l’accident, d’une part 7,000 fr. à titre de dommages-intérêts, d’autre part, 100 fr. de rente, représentant la somme due à l’assuré en échange du paiement annuel de sa prime.
- La Compagnie consent à rembourser à M. S... les 7,000 francs ; elle laisse à sa charge le paiement à son ouvrier des 100 francs de rente. M. S... assigne la Compagnie devant le tribunal de la Seine et veut la faire condamner à payer à l’ouvrier assuré la rente de 100 francs.
- Le tribunal de la Seine vient de donner gain de cause à la Compagnie.
- Toutes, ou presque toutes les Compagnies d’assurances contre les accidents insèrent, en effet, dans leurs statuts, un article, très habilement rédigé, aux terme duquel le sinistré ou le sociétaire — le sociétaire est géné-
- râlement l’industriel qui assure ses ouvriers — ne peut, en aucun cas, toucher à la fois : l’indemnité consistant en dommages-intérêts, et l’indemnité consistant dans la rente stipulée en cas d’accident comme représentation des primes annuellement payées.
- Cette clause, si préjudiciable aux intérêts du monde industriel tout entier, a été insérée dans les polices, à la suite d’un jugement ren • dant les Compagnies responsables envers les assurés de la condamnation à une double indemnité prononcée contre eux. Obscure pour ceux qui la signent, elle est claire pour les magistrats qui l’interprètent. Les Compagnies obtiennent ainsi facilement la signature de ceux qui s’engagent, et échappent non moins facilement aux responsabilités qui pèsent sur elles.
- La doctrine du tribunal de la Seine, qui n’est que l’interprétation judaïque des polices d’assurances, aboulit à ce résultat bizarre que la Compagnie a moins de responsabilités envers le patron, qui assure son ouvrier, qu’envers l’ouvrier qui s’assure lui-même.
- Si c est, en effet, l’ouvrier qui contracte directement avec la Compagnie d’assurances, il a le droit de se faire payer par elle les deux indemnités : dommages-intérêts et rente prévue par le contrat d’assurances; de telle sorte que l’ouvrier a, à la fois, le bénéfice d’une des clauses du contrat qu’il invoque et le bénéfice d’une autre clause du même contrat contre laquelle il plaide. La jurisprudence considère justement comme illicite la renonciation éventuelle par le sinistré à un avantage quelconque pouvant résulter pour lui du sinistre.
- Mais l’infortuné industriel, qui a assuré tous ses travailleurs, qui a en mains un acte aux termes duquel la Compagnie d’assurances prend à sa charge la responsabilité civile qu’il peut encourir, se fait une étrange illusion s’il croit pouvoir prétendre se faire rembourser par cette Compagnie le montant des condamnations prononcées contre lui à l’occasion d’un procès d’accident, que cette même Compagnie a dirigé et plaidé, en son lieu et place.
- L’assureur répondra — et le tribunal avec l’assureur — que la responsabilité civile s’entend seulement des dommages-intérêts, que la Compagnie doit payer ces dommages, mais que l’industriel est seul débiteur de la rente prévue par le contrat d’assurances.
- La jurisprudence distingue l’indemnité directe, représentée par les dommages-intérêts, et l’indemnité collective, stipulée par la police d’assurances.
- Un détail du procès auquel nous faisons allusion montrera à la fois les conséquences injustes de l’interprétation juridique des polices d'assurances et le moyen pour les contractants.de supprimer, par une rédaction claire, les iniquités dont ils sont victimes.
- M. S. a été condamné à payer à son ouvrier 7,000 fr. et une rente de 100 fr.
- / %
- Sa police d’assurances au profit de ses ouvriers portait qu'en aucun cas la responsabi-
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- ce CO .=
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- lité civile de la Compagnie ne pouvait dépas -ser 10,000 fr.
- M. S... aurait donc pu espérer que la Compagnie lui rembourserait les 7,000 fr. et paierait la rente de 100 fr., puisque les deux sommes additionnées ne représentent environ que le maximum de la responsabilité civile de la Compagnie.
- Les subtiles distinctions antre les deux indemnités et l’interdiction du cumul des deux sources de condamnations lui ont appris à ses dépens les savantes obscurités des polices d’assurances.
- Le procès de M. S... peut servir de leçon aux industriels, dont les ouvriers, par eux assurés, seront victimes d’accidents.
- A tous les patrons, qui ont des polices d’assurances, où se trouve la fameuse clause de l’interdiction du cumul des indemnités, nous conseillons, le jour où ils seront assignés en paiement de cette double indemnité, de faire observer au tribunal que la Compagnie d’assurances échappera à une partie des responsabilités qui lui incombent, si le jugement ne réunit pas les dommages-intérêts en un seul bloc, composé des deux indemnités distinctes devant être allouées au sinistré.
- A ceux qui n’ont pas encore assuré leurs ouvriers et qui comptent faire cet acte de prévoyance et d’humanité, nous conseillons de substituer une formule claire et simple à toutes les ambiguïtés des polices, telles qu’elles sont actuellement rédigées. Au lieu de dire, dans des termes plus ou moins obscurs, que le maximum de la responsabilité civile de la Compagnie, en cas d’accident, est de 10,000 f., mais que le sociétaire a droit à telle indemnité et n’a pas droit à telle autre, il faut, en ces quelques mots, qui ne peuvent donner lieu à aucune contestation, exprimer la volonté des parties contractant de bonne foi :
- « Moyennant la prime de X francs, la Com-« pagnie garantit l’assnré contre les condam-« nations de toute nature pouvant être pro-« noncées contre lui. Mais, en aucun cas, la « garantie de la Compagnie ne peut dépasser « la somme de X francs. »
- L'assureur calculera ses risques. L’assuré connaîtra ses droits. Les Compagnies ne seront plus soupçonnées de tendre des pièges à leurs clients. Les industriels assureront d’autant plus volontiers leurs ouvriers qu’ils seront plus certains d’obtenir l’exécution de stipulations claires, nettes et précises.
- LE TRAVAIL DANS LES USINES
- Des discussions se sont élevées sur l’interprétation à donner à la loi du 2 novembre 1892 prescrivant le repos hebdomadaire et le chô-mage légal des jours fériés dans les usines et ateliers. M; le ministre du commerce a adressé deux lettres aux inspecteurs divisionnaires du travail afin de trancher les questions en litige.
- 1. Repos hebdomadaire. — Il s’agissait de décider s’il était conforme à la loi de faire reposer le personnel depuis le dimanche à midi jusqu’au lundi à midi. Le ministre décide qu’il y a lieu de maintenir dans son intégrité le repos prescrit par la loi, repos qui doit comprendre au moins un jour plein de minuit à minuit.
- II. Chômage légal aux jours jériès. — Certains industriels avaient demandé d’être autorisés à faire travailler le jour de l’Ascension et le lundi de la Pentecôte les femmes qu’ils emploient. Le ministre déclare qu’il n’a pu prendre cette demande en considération car la loi qui permet d’accorder des tolérances en ce qui concerne le repos hebdomadaire n’autorise aucune dérogation au chômage légal des fêtes.
- III. Les déclarations d'accidents du travail. — Le ministre prie les préfets de seconder, à ce point de vue tout spécial, les efforts du service de l’inspection, en portant de nouveau à la connaissance des municipalités les dispositions des décrets des 21 avril et 20 novembre 1893, et en leur demandant d’y donner la plus grande publicité possible. Il leur conseille de recommander aux municipalités de rappeler fréquemment à leurs administrés les formalités qu’ils ont à remplir. Il y aurait, à ce point de vue, dit-il, un sérieux intérêt à ce que l’article 15 de la loi du 2 novembre 1892 et l’article 11 de la loi du 12 juin 1893 fussent affichés, dans les mairies, avec le texte des deux décrets précités et le modèle du procès-verbal de déclaration d’accident qui y est annexé. Il leur dit de s’assurer, en tout état de cause, si toutes les communes de leur dé -parlement sont muniesde formules de procès-verbal, et dans la négative, prendre les mesures nécessaires pour qu’elles en soient approvisionnées.
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- INFORMATIONS
- Par décret, est élevé à la dignité de grand-croix dans l’ordre national de la Légion d’honneur, M. Berthelot (Pierre-Eugène-Marcelin), secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, professeur au Collège de France. Grand officier du 30 avril 1886.
- Ont été nommés membres de la Commission supérie ure de l’Exposition universelle de 1900:
- MM.
- Raymond Poincaré, avocat à la Cour d’appel de Paris.
- Emile Gebhart, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, en remplacement de M. Léon Say, député, décédé.
- Jean Dupuy, sénateur, en remplacement de M Dietz-Monnin, sénateur, décédé.
- Morel, sénateur, en remplacement de M. Jules Simon, sénateur, décédé.
- Georges Leygues, député, ancien ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- en remplacement de M. Terrier, député, décédé.
- DOUANES FRANÇAISES
- Tissus de soie, pongées de Chiney teints et imprimés en Angleterre.
- Des pongées de Chine, teints ou imprimés en Angleterre, doivent être considérés comme des tissus de soie, teints ou imprimés d’origine chinoise importés par la voie d’Angleterre passibles du droit de 7 fr.
- (Décision du 24 juin 1896).
- TARIFS DE CHEMIN DE FER
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- Proposition d’inscrire dans le tableau de la désignation des marchandises du tarif spécial P. V. n° 18 (Produits chimiques), la disposition suivante :
- Lessives non dénommées : 4 fr. par expéditions de 1,000 kilogr. ou payant pour ce poids.
- Le barème indiqué de 1,000 kilogr. est applicable aux expéditions sans condition de tonnage.
- JURISPRUDENCE
- LES HOMONYMES BT LA CONCURRENCE COMMERCIALE
- Dans un premier système on déclare que celui qui n’a fait qu’user d’un droit ne saurait être responsable des conséquences dommageables qui résultent pour ai trui de l’exercice de ce droit.
- « J'ai, dit-on, le droit de me livrer au commerce qu’il me plaît de choisir : j’ai le droit de porter mon nom et, par conséquent, de faire le commerce sous ce nom. Je n'ai pas a savoir si, en agissant de la sorte, je cause un préjudice à quelqu’un; je n’ai pas à rendre compte des mobiles qui dirigent ma conduite; il me suffit, pour la justifier, d’établir mon droit; il est incontestable. »
- C’est un principe admis par le Code civil. Pour que le préjudice causé donne lieu à une réparation, il ne suffit pas qu’il y ait un dommage éprouvé, il faut encore que le fait qui a causé ce dommage soit illicite, qu’il présente une violation du droit d’autrui, une infraction à un devoir et non pas l’exercice d’un droit.
- Mais ce système est dangereux et imprati cable. Il couvre et sanctionne la fraude, et le3 tribunaux ont compris qu’ils devaient examiner si le droit invoqué était loyalement exercé» s’il ne servait pas de masque à la mauvais foi. i
- On a donc cherché à savoir d’abord si cel" qui était accusé d’être l’auteur d’une concur rence déloyale, faisait réellement le com merce, ou s’il n’était pas plutôt un prête-nor dont l’intervention serait rémunérée à forfalt
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- En effet, la fraude la plus souvent employée consiste à simuler une association. Pour faire concurrence à une maison en vogue, on cherche un homonyme. Il est presque toujours facile de le trouver; on rédige un acte de société et l’on prend naturellement pour raison sociale le nom que l’on s’est ainsi procuré.
- Assurément, s’associer est un fait licite. Chaque individu a le droit d’entrer dans une société, d’apporter à une entreprise le con -cours de ses capitaux ou de ses aptitudes; mais s’est faire de son nom un usage illicite que de le prêter en vue de favoriser une concurrence déloyale.
- Les tribunaux ont donc le pouvoir d’interdire à l’homonyme d’un commerçant en vogue de disposer de son nom et de le cédera des tiers afin de leur procurer un bénéfice illicite ; ils peuvent ordonner la suppression de la raison sociale qui sert d’instrument à la concurrence.
- Mais que décider si, au lieu d’un homonyme prêtant son nom, il s’agit d’un homonyme faisant lui même le commerce et profitant seul de la similitude du nom qui existe entre lui et un commerçant établi antérieurement?
- A cet égard, les tribunaux se sont plusieurs fois reconnu le droit d’obliger le commerçant le plus récemment établi à supprimer complètement son nom de ses marques, enseignes et prospectus.
- Mais ce système était trop absolu, et la Cour de Cassation, dans un arrêt fameux, l’a condamné, en décidant que si les juges ont le droit de prévenir la concurrence par des mesures appropriées à la situation, de la répri-mer en allouant des dommages-intérêts en rapport avec le préjudice éprouvé, leur pouvoir ne saurait aller jusqu’à exproprier qui que ce fût, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la vie commerciale, du nom de famille qui lui a été transmis. (Cass. 30 janvier 1878.)
- Par application de cette doctrine, qui est éminemment sage, si la concurrence résultant des actes de l’homonyme n’est pas loyale, les juges pourront, sans porter atteinte à la propriété du nom et à la liberté de l’industrie, Prendre toutes les mesures nécessaires pour réprimer la fraude dans l’avenir; ils ordonneront des modifications dans la forme des marques et emblèmes ; ils prescriront l’addition de prénoms de nature à éviter la confusion; ils pourront indiquer une disposition ou une forme de caractère susceptible d’éveiller l'at-tention. Enfin, ils accorderont d’importantes Téparations. Si le concurrent résiste à leurs Injonctions, si les modifications qu’ils ont Prescrites ne sont pas apportées, les tribu-naux auront encore, dans une allocation con-Bidérable de dommages intérêts, le moyen de Contraindre la déloyauté à céder ou à dispa-Paltre.
- MARCHANDISES. — LIEU DE PAIEMENT.
- En l’absence de toute stipulation relative au lie où doivent être payées des marchandi-888, le lieu de paiement se fixe d’après le
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- domicile du débiteur, conformément à l’art. 1247 G. civ.
- Le preuve d’une dérogation à ce principe, tirée de l’acceptation sans protestation de factures antérieures énonçant comme lieu de paiement le domicile du vendeur, n’est pas admissible alors que le marché dont il s’agit est absolument distinct des marchés antérieurs et alors aussi qu’il n’a pas encore été enyoyé de facture concernant les marchandises qui en sont l’objet.
- Un de nos abonnés nous écrit:
- En vue d’une entreprise industrielle, j’ai signé avec un ingénieur que je connaissais, une promesse d’association commerciale. Mais maintenant il refuse de donner suite à ce projet, prétendant qu’une promesse de société n’est pas valable ; est-ce exact en droit ?
- R. La cour de Paris, dans un arrêt du 24 février 1871, s’est prononcée pour la nullité de la promesse par les motifs suivants :
- Les articles du Code de commerce exigent, pour que la société soit valable, certaines conditions d’ordre public « d’où il suit qu’il « ne reconnaissent aucune valeur à la con-« vention, qui n'est qu’un projet de société « entre deux ou plusieurs parties, ou, comme « dans l’espèce, une simple promesse de « l’associer donnée par chacune d’elles à « l’autre partie. Attendu dès lors qu’un pareil « acte ne peut donner lieu à dommages-inté-« rêts contre celui qui refuse d’exécuter la « promesse sauf le cas de vol ou fraude, puis-« que chacun des intéressés a dû connaître & la loi prohibitive et doit s’imputer égale-« ment le tort d’y avoir contrevenu... »
- Toutes les conditions essentielles à la société manquent à la promesse de s’associer et la loi elle-même, pour les promesses de de vente, exige, pour leur validité, accord sur la chose et le prix, autrement dit tous les éléments constitutifs du contrat de vente.
- Mais il y a là une confusion capitale ; autre chose est la promesse de s'associer, valable par elle-même comme contratde société et autre chose la simple promesse de passer contrat de société et ne valant par elle-même que la seule obligation de faire qui en résulte à l’égard des parties.
- Peu importe donc que cette promesse contienne ou non les conditions de validité d’une société, puisque, dans l’intention même de ses auteurs, elle ne remplacera jamais l’acte de société; elle oblige simplement à le passer, et c’est cette obligation qui peut très bien, pour celui qui s’y soustrait, être convertie en dommages-intérêts, malgré l’avis contraire de la Cour de Paris.
- L’argument tiré de l’art. 1589 C civ. est-il plus juste? Il examine le cas où la promesse de vente vaut vente, et il n’y a aucune analogie avec notre espèce, car nous ne prétendons nullement que la promesse de Société « vaille société ». De même que cet article ne dit rien de bien précis sur la valeur d'une promesse
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- de vente qui ne vaut pas vente, de même, à bien plus forte raison, ne peut-on rien en conclure en ce qui concerne la simple promesse de société ne valant pas société. C’est en ce sens, d’ailleurs, que se prononcent la plupart des arrêts et des auteurs. La promesse de société constitue une obligation de faire dont l’inexécution peut donner lieu à des dommages-intérêts.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- Un commerçant a contracté sur sa tête deux asurances à vie entière, l’une au profit des enfants d’un premier lit, l’autre au profit de sa femme. Au bout de 10 ans les primes ont cessé d’être payées et chacune des deux assurances a été fixée à un chiffre de....... payable au décès de l’assuré. Postérieurement l’assuré tombe en faillite.
- On demande si les assurances font partie de l’actif de la faillite et si les bénéficiaires éventuels n’ont aucun droit acquis sur lesdites assurances ?
- R. — Peu de questions ont été plus discutées que celle de l’attribution des assurances sur la via, et la jurisprudence ne paraiît pas encore fixée d’une manière bien définitive.
- Cependant certains principes permettent de résoudre la difficulté d’une façon générale.
- Et d’abord il faut distinguer entre l’assurance faite au profit des enfants et celle faite au profit de la femme du failli.
- Pour la première, il semble que l’on soit d’accord. L’assurance appartient aux enfants et ils ont le droit de la revendiquer.
- Mais en ce qui concerne la femme du failli, à cause d’une disposition du code de com. (art. 561) qui frappe de déchéance les libéralités faites par le failli à sa femme dans le contrat de mariage et pendant le mariage.
- Il est cependant juridique de dire que le bénéfice du contrat est personnel au tiers bénéficiaire, ne repose que sur sa tête et ne constitue pas une valeur successorale puisque le capital assuré ne se forme et ne commence d’exister que par le fait même de la mort du stipulant.
- Ainsi, en thèse générale, à la mort du père ou du mari failli, le bénéfice de l’assurance ne fait pas partie de sa succession.
- Mais,dansl‘espèce, il ne s’agit pas de l’exécution normale du contrat d’assurance. Au contraire, il s’agit de la propriété d’une somme représentant purement et simplement les primes payées. Appartient-elle au failli et à ses créanciers.
- L’acceptation du tiers bénéficiaire rétroagit au jour même du contrat, de telle sorte que le capital assuré doit être considéré comme n’ayant jamais fait partie du patrimoine du stipulant, et si ce dernier était en état de cessation de paiement lorsqu’il a contracté avac l’asssureur, le capital assuré n’ayant pas été distrait de son patrimoine,ne saurait être réclamé par le syndic de la faillite et la femme
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- a seule droit aux bénéfices de l’assurance, à l’exclusion des autres créanciers.
- Mais si des primes ontété payées par le failli, elles doivent être restituées à la masse par la femme qui recueille le bénéfice de l’assurance.
- SERVICE DES ASSURANCES
- Nous informons nos abonnés et lecteurs que la direction du journal, pour satisfaire aux nombreuses demandes de renseignements qui lui sont journellement adressées par ses abon nés et lecteurs, relativement aux questions d’assurance en général « assurances de garanties », « assurances sur la vie », « assurance contre l’incendie et contre les accidents de toute nature » a décidé d'organiser un service spécial et gratuit, qui sera chargé de répondre à toutes les demandes de renseignements concernant les assurances de toute nature qui lui seront adressées.
- A cet effet, notre Directeur s’est assuré le concours d’un collaborateur des plus compétents en la matière, et nous prions nos abonnés et lecteurs qui auraient besoin d’être renseignés (avant de contracter ou de faire modifier leurs assurances en cours), a’adresser à nos bureaux, 20, rue Turgot, les propositions ou polices d’assurance qu’ils auraient à faire vérifier ou modifier ; ce travail leur sera fait gratuitement.
- Il sera, en outre, répondu par la poste à toutes les lettres particulières renfermant un timbre pour la réponse.
- Nous recommandons également à nos abon -nés et lecteurs de ne signer aucune feuille de proposition ou d assurance qui pourrait leur être faite avant de l'avoir soumise à la vérification de notre service des assurances qui, nous le répétons, est entièrement gratuit.
- Afin d’éviter toute confusion dans la réception des lettres, celles-ci doivent être adressées au service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATION JUDICIAIRE
- Béziers. — Guilhem (Joseph), teinturerie.
- —. Jug. du 7 juil. — L. M. Vidal.
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- Formation de la Société en nom collectif Rival frères et Cros, apprêtage et cylindrage mécanique de rubans et étoffes, 12. rue Robert, à Saint-Etienne. — Durée : 6 ans. — Acte du 25 avril.
- Formation de la Société C. Garnies et Cie, teinturerie et apprêt, 21, pl. Tolozan, à Lyon. — Durée : 10 ans et 6 mois, du 1er juil. — Cap. : 600.000 fr. — Acte du 30 avril.
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- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Bientz, a vendu un fonds de teinturerie, 5, av. de Villiers.
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- M. Lemoine, a vendu un fonds de teinturerie, 10, place du Marché, Monthléry (Seine-et-Oise.)
- M. Blachon, a vendu une fabrique de produits à détacher, 23, rue Ducouëdic.
- Mlle Araldi, a vendu à M. Didellot un fonds de teinturerie, 145, rue Saint-Dominique.
- M. Demangeot, a vendu à M. Demangeot, un fonds de teinturerie, dégraissage, 22, b. de Sébastopol.
- Mlle Barruet, a vendu un fonds de teinturerie, 22, rue Mazagran.
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- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
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- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
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- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Elouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
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- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-80 , 20 fr. 60.
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
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- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indig. naturel, l’indigo artificiel, impression SUE laine. 1 volume grand in-8° contenant 1. échantillons, 10 planches hors texte, 51 figure et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
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- 40e Année
- 20 AOUT 1896
- LE
- Numéro 16
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L'IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- Franco : Un an ... 15 francs
- Six mois............................ 8 —
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- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5, et le 20 de chaque mois
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT
- A PARIS
- EDMOND ROUSSET, Directeur.
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)......................4 fr.
- Réclames et Annonces ministérielles . . 4 fr. 50
- Faits divers. ... ..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées et Annonces financières.
- L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par le Directeur-Gérant.
- SOMMAIRE
- Méthodes scientifiques dans la teinture et l’impression du coton. — Procédé applicable au lavage, etc. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — Procédé pour le diazotage. — Teinture des tissus mélangés.—Couleurs diamine — Le commerce des couleurs au Japon. — Recettes d’impression. — Savons pour 'teinturiers. — Epaississant pour couleurs tinctoriales. — Nouveau procédé de bain unique.— Genres enlevage. — Teinture de la laine brute — Teinture des fils peignés. — La fabrication des couleurs à Bâle. — Informations. — Tarifs de chemins de fer. —Assurances.— Renseignements commerciaux. — Bibliographie.—Cours.— Annonces.
- LES MÉTHODES SCIENTIFIQUES dans la teinture et l’impression du coton
- L'Industria publie le texte de l’intéressante conférence faite par le savant professeur A. Sansone à la Société chimique de Milan dans la soirée du 7 mars 1896.
- Après un exorde de circonstance, le confé-rencier s’est arrêté quelque temps à examiner l’industrie de la teinture moderne tend à la Production de couleurs solides ou plutôt à celle de couleurs fugaces. Il a exprimé l’avis, 4 co sujet, qu’aujourd’hui on demande surtout de produire vite, bien, de façon régulière et sure des couleurs qui confèrent au tissu ou au fil une belle apparence. Puis il a continué ainsi :
- Avec l’introduction des couleurs d’aniline dans l’industrie de la teinture, suivie de l’in— troduction de l’alizarine artificielle, on avait déjà de beaucoup simplifié le travail du tein-"Wrier et de l’imprimeur.
- Ensuite, l’usage des couleurs directes pour a teinture du coton a fait croire que l’art du teinturier et aussi celui du coloriste se rédui-saient à un art mécanique, c’est-à-dire, à ‘application de la couleur sur le fil ou l’étoffe sans avoir besoin d’un critérium chimique, ni de l’aide scientifique intelligente. On pensait 1 il suffirait maintenant d’une longue prati-J—e et d’un œil exercé, tandis que la machine "erait le reste.
- Je me rappelle avoir lu dans un journal “llemand qUe i’art du teinturier moderne peut Presque être comparé à celui de la blanchis-seuse.
- Dans quelles conditions, au contraire, nous trouvons-nous aujourd’hui ?
- Pour la teinture du fil de coton, les conditions que nous venons d’indiquer subsistent. En effet, les couleurs directes ou substan-tives comme’le rouge Congo et autres congénères, sont de si facile application qu’elles ont fait surgir nombre de petites teintureries, dans lesquelles le teinturier emploie les couleurs et les applique avec le même bon sens et avec la même intelligence qu’emploierait un peintre pour peindre un mur, décorer une chambre, ne les produisant pas toujours belles et parfaites.
- De même pour l’impression, les méthodes de fixation des couleurs avec le tannin et celles d’alizarine avec mordants de chrome, d’alumine, etc. , avaient tellement simplifié le travail, que l’art du coloriste se fondait plus sur une longue pratique que sur des études réellement scientifiques, et cela a certainement perdu la profession du coloriste, autrefois une des plus difficiles et aussi par 11 même, une des mieux rémunérées. \
- L’évolution qui s’accomplit petit à petit dans l’industrie de la teinture fait aussi changer peu à peu l’état de choses.
- Depuis qu’on a introduit les méthodes de production des colorants azoïques directement sur la fibre, il s’est ouvert pour le chi-miste coloriste un nouveau champ plus vaste d’application, champ qui certainement donnera des résultats féconds de nouvelles applications pratiques et de nouvelles combinaisons et dessins de couleurs.
- Tous les systèmes d’application d’une matière colorante quelconque à la fibre sont plus ou moins scientifiques puisque la science chimique y entre toujours en partie, soit directement, soit indirectement; mais les méthodes dont j’entends parler, et que je considère comme scientifiques sont celles qui regardent la production directe des colorants azoïques.
- Le coloriste, avec ces nouvelles méthodes devient lui-même pour ainsi dire, fabricant de colorants azoïques, et la fabrique de cou
- leurs devient, en réalité, fabrique de produits chimiques et de matières premières.
- Dès lors, le coloriste, pour être à même de conduire le travail et pour pouvoir créer des nouveautés et de nouvelles applications des couleurs, doit posséder des connaissances scientifiques de premier ordre.
- Au coloriste futur, surtout à celui de l’impression, on demandera non seulement les connaissances et l’habileté pratiques, mais aussi une éducation chimique scientifique parfaite.
- Autrefois, les vêtements se portaient pendant de longues années ; les étoffes de soie, par exemple, se transmettaient de mère en fille, aujourd’hui les caprices de la mode exigent des changements continus et les vêtements ne se portent qu’un temps relativement court, même dans les classes pauvres, àcause du bas prix des tissus.
- Dès lors, excepté pour quelques articles, les étoffes ne se font pas en couleurs réellement solides, mais d’une durée suffisante pour le but auquel elles doivent servir.
- On désire surtout dans les tissus de coton une belle apparence, un bon fini et naturellement l’industrie de la teinture ne peut que suivre ce désir et cette tendance.
- Nous en avons des preuves évidentes dans le peu de demande de couleurs solides.
- Il y a un proverbe anglais qui dit : « La science n’est rien que le sens commun organisé », donc pour parler des méthodes scientifiques appliquées à la teinture et à l’impres-sion, je veux parler des méthodes suivies avec intelligence et sens commun, et basées sur les connaissances de la science chimique moderne.
- L art de la teinture suit depuis quelques années une ligne constante de progrès et d’évolution. Les méthodes qui tout d’abord étaient complètement empiriques deviennent toujours plus scientifiques, c’est-à-dire, qu’elles se basent de plus en plus sur les no-lions chimiques et sur les données de la théorie.
- Les vieux systèmes qui se fondaient sur une
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- longue pratique et sur les secrets de fabrication qui sont jalousement tenus cachés sont presque complètement disparus ou disparaissent peu à peu pour faire place aux procédés intelligents d’aujourd’hui.
- Avec le progrès énorme de la fabrication des matières colorantes artificielles, le champ s’est divisé en deux branches bien distincts, d’un côté la fabrication, de l’autre, l’application des colorants.
- La fabrication même, à l’état actuel constitue la plus haute branche de la chimie scientifique appliquée et ne peut donc être conduite et exercée que sur une base absolument scientifique.
- La fabrication des matières colorantes artificielles a beaucoup plus progressé en Allemagne et en Suisse qu’ailleurs, parce que les grandes écoles de chimie de ces deux pays ont dans les 30 dernières années fait avancer de beaucoup la science chimique.
- Nous sommes maintenant, pour ainsi dire, à la veille d’une nouvelle révolution dans les procédés de de teinture et surtout dans ceux de l’impression et c’est pourquoi il sera utile de rappeler un peu l’historique de ce qui s’est fait jusqu’à présent dans la production de couleurs azoïques produites directement sur la fibre.
- Les procédés qui se fondent tous sur la diazotation se divisent en deux classes bien distinctes, la première comprend ceux qui dérivent de la préparation préliminaire de la fibre avec du p- naphtol suivi du développement dans un bain d’un dérivé diazoïque, par exemple, de naphty lamine,paranitroaniline, etc.; la seconde classe comprend les couleurs directes ou subs tantives diazotables qui s’appliquent d’abord sur la fibre, de la manière ordinaire, pour être ensuite diazotées au moyen d’un bain de nitrite de sodium acidifié. Pour le développement définitif de la couleur, il faut un troisième bain qu’on prépare ou avec une solu-tion caustique de 3- naphtol ou de résorcine ou de phenylène et de toluibudiamine en somme avec des développements spéciaux.
- Ce second procédé ne peut pas être appliqué ou du moins jusqu’à présent il n’a été appliqué que pour les teintes unies, c’est-à-dire pour produire une seule couleur sur le tissu ou le fil; je ne m’en occuperai pas maintenant, tandis que la première méthode se prête à des combinaisons variées de couleurs et de dessins, c’est pourquoi elle convient aussi bien pour la teinture que pour l’impression.
- C’est la maison Holliday qui la première s’occupa ou tout au moins fit connaître et introduisit dans la pratique le procédé de fixation des colorants azoïques sur la fibre du coton. La première méthode brevetée par cette maison consistait à préparer le tissu ou le fil en solution caustique 3- naphtol et ensuite de développer dans un autre bain diazoté, par exemple, pour le rouge bleuâtre avec x x naph-tylamine, pour le rouge jaunâtre avec x naph-
- tylamine et sadiline, pour le grenat avec 3-naphtylamine, etc.
- J’étais en Angleterre quand cette méthode fut connue et je m’en occupai avec ardeur voyant en elle le principe d’une nouvelle branche d’application de la science chimique dans l’industrie de la teinture.
- Les premiers résultats de cette méthode ne furent pas très heureux et ce ne fut que quand les Holliday brevetèrent l’addition de l’huile préparée, ou huile pour rouge d’alizarine qu’ils purent obtenir un beau rouge brillant et suffisamment uni sur les fils pour le rendre commercial.
- Cette innovation n’eut de valeur pratique que pour le rouge et fut appliquée sur une échelle industrielle par les Holliday eux mêmes dans leur établissement d'Hudders-field. Pendant quelques années, ce procédé, à cause des graves difficultés de travail et aussi à cause du prix modéré du rouge d’alizarine, ne trouva pas beaucoup d’application dans la teinture des fils.
- Mais l’impulsion était donné et les coloristes se mirent à étudier l’application .du procédé à l’impression. Plusieurs chimistes étudièrent à fond la question, parmi eux principalement le docteur Lauber, Horace Kœchlin et le docteur Feer, Henry Schmid et Cie; la fabrique de couleurs Hœchst (ci-devant Meister, Lucius et Brüning) ainsi que la maison Oechler d’Of-fenbach et autres cherchèrent à introduire les procédés dans la pratique sans réussir néanmoins à faire appliquer les nouvelles méthodes d’une manière définitive.
- A l’exception du grenat, qui a été assez employé depuis 5 ou 6 ans environ, on fait peu usage de ces procédés de diazotation, à l’exception cependant d’une maison suisse, Weber de Winterthur, qui a produit pendant quelque temps et produit encore je crois, un beau rouge sur tissu de coton.
- On croyait généralement que les procédés de formation des couleurs azoïques sur la fibre, si intéressant au point de vue théorique étaient trop difficiles et trop peu sûrs pour être introduits dans la pratique. Cette opinion était justifiée par les notions qu’on possédait à cette époque.
- Les choses étaient à ce point quand les chimistes de la maison Cassella, réussirent à préparer la paranitro-aniline presque chimiquement pure, en poudre. Dans les essais faits par eux et répétés ensuite par d’autres, on trouva que ce produit donnait un rouge suffisamment pur et brillant plutôt plus brillant que le rouge d’alizarine mais cependant d’un ton un peu jaunâtre.
- J’ai essayé les premiers échantillons du nouveau produit en poudre, et j’ai réussi presque aussitôt à obtenir un procédé pratique industriel, un rouge uni et commercial sur les fils. D’autres teinturiers, en Allemagne et ailleurs arrivèrent au même résultat et les plus beaux rouges furent obtenus aussi bien sur les tissus en teinte unie que sur les impressions.
- Par devoir de justice, il est nécessaire d’ajouter que la fabrique de couleurs de Hochst produisait déjà depuis quelques années la paranitroaniline en pâte, mais ce produit n’étant pas suffisamment pur, ne trouva jamais une application très étendue.
- Plus tard, la même maison introduisit la fenetidine, mais quoique le rouge obtenu fut encore beau, on ne put l’employer à cause de son prix trop élevé. Cette maison introduisit encore la paranitroaniline en poudre très pure, et successivement d’autres maisons, la suivirent de sorte qu’aujourd’hui on la trouve dans le commerce à un prix assez mo déré pour pouvoir l’employer dans la pratique industrielle.
- Le rouge paranitroaniline a donné une impulsion nouvelle aux études et a fait faire particulièrement à l’impression un progrès notable. Le procédé de formation du rouge de paranitroaniline offrait une grave difficulté pratique : c’était l’emploi de la glace dans la
- préparation du bain diazoté.
- Le procédé d’impression consiste, on le sait, à préparer le tissu avec un bain de p-naphtol dissous en soude caustique, auquel on ajoute une certaine quantité d’huile préparée. Ensuite on sèche et on procède à l’impression d’une solution de paranitroaniline convenablement diazotée, à laquelle on ajoute de l’acétate de soude et un épaississant. Comme la couleur à imprimer ne se conserve pas bien, c’est-à-dire que le produit diazoté, spécialement après l’addittion de l’acétate de
- soude se décompose facilement et alors ne donne pas de bons résultats, il est nécessaire de le maintenir à très basse température par l’addition de glace ou mieux en rafraîchissant extérieurement, ce qui, en pratique constitue une difficulté sérieuse.
- Cet obstacle a étééléminé par l’introduction de nouveaux produits qui permettent l'impres sion même à la température ordinaire, sans
- crainte de décomposition ; je citerai en pre-mier lieu la nitrosamine de la fabrique ba-doise d’aniline et de soude. Ce produit, qui80 vend en pâte a déjà trouvé des applications nombreuses de l’impression, soit parce qu'il est d’application plus facile et ne demande pas l’emploi de glace ou de refroidissants, soit parce que les bains ou les couleurs ne 80
- décomposent pas aussi facilement.
- En suivant toujours le principe de voulolt chercher à éliminer la difficulté de l'emplol des bains diazotés dérivant de leur facile décomposition, le docteur Feer, chimiste de la fabrique de produits chimiques, déjà connu dans le monde scientifique par les essais qu'il
- . ln
- a fait avec Horace Vrochlin et aussi pour découverte d’un intéressant procédé d'appli cation à la photographie des azo compose combinés avec les bisulfites, a trouvé une méthode pratique pour former des combina1 sons de produits diazotés qui, tout en étan. fixes, se combinent également avec 3-napht et les phénols en général, et produisent 68a lement des couleurs sur la fibre.
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- La fabrique de produits chimiques de Thann et Mulhouse produit ces couleurs préparées par le docteur Feer, qui ne sont autres que les produits diazotés de paranitroaniline, de naphtylamine, etc., combinés avec des produits sulfoniques, comme, par exemple, avec les naphtylsulfoniques.
- Les premiers produits offerts par la fabrique de Thann et Mulhouse étaient sous forme de pâte, mais, attendu la difficulté de conserver longtemps cette pâte, elle a aussi introduit un rouge en poudre sous le nom de paranitro-diazobenzol, lequel est facilement soluble dans l’eau froide et ne demande qu’une addition d’acétate de soude pour être prêt à l’emploi. La même maison produit une matière colorante en poudre qui fournit des teintes café ou puce, dérivant de la benzidine et de la loluidine.
- Les procédés du docteur Feer sont brevetés et ont été achetés par la maison de Mulhouse et la fabrique de couleurs de Hchst, laquelle fabrique aussi un rouge en poudre sous le nom de rouge azophor.
- Une application très intéressante a été faite dans les derniers mois par la maison d'Hchst, c’est la production du bleu de dianisidine pour impression sur la fibre.
- On sait que la dianisidine, si elle est dia-zotée donne sur le tissu un violet foncé, plus ou moins intense, mais peu solide à la lumière.
- Si, cependant, à la couleur d’impression on associe une certaine quantité de chlorure de cuivre, alors au lieu du violet on obtient un bleu, qui est très solide à la lumière. Par le fait, sous ce rapport, c’est une des couleurs les plus solides que nous possédions. Pour que le bleu réussisse bien, il est nécessaire que le tissu soit préparé avec le -naphtol et le ri-cinoléate d’ammoniaque , avant de le faire avec l’huile préparée ordinaire.
- Cette action du cuivre est vraiment remarquable, parce qu’elle donne lieu à une laque de la matière colorante avec le cuivre et l'acide de ricinoléique correspondante à la laque de l’alizarine avec l’huile et l’aluminium.
- Cette action se répète aussi dans d’autres cas dans lesquels, par exemple, le cuivre rend une couleur complètement solide à la lumière ou bien par une exposition prolongée de plusieurs semaines ou mois, comme, par exemple, pour le rouge de paranitroaniline, qui, traité avec le cuivre, se convertit en un brun cachou très solide.
- L’action du cuivre est déjà reconnue par les chimistes pour rendre les couleurs plus solides à la lumière ; mais, jusqu’à présent, on ne sait pas de quelle manière il agit; du reste, l’action de la lumière, même sur les couleurs artificielles, est loin d’être claire, et nous ne savons encore à quoi elle est due, s’il s’agit d'un phénomène de réduction ou d’oxydation.
- Les propriétés oxydantes des sels de cuivre feraient croire qu’il y a une action réductrice des rayons lumineux sur les colorants artifi
- ciels, mais ceci n’est pas encore bien clair et bien sûr.
- Dans tous les cas, cela vaudrait la peine que quelque chimiste ou coloriste fasse une étude scientifique dans ce but, cherchant à connaître la réaction des rayons solaires sur les couleurs artificielles déjà teintes sur la fibre, tant de coton que de laine ou de soie, puisque, on le sait, quelques couleurs résistent plus sur la laine que sur le coton. Cette étude théorique pourrait conduire à d’utiles résultats et j’espère que quelque jeune chimiste voudra bien s’en occuper.
- Jusqu’à présent, j’ai parlé des produits diazotés pour former les couleurs, mais je n'ai pas touché à la préparation du tissu, ce qui est une opération délicate et de grande importance.
- Le tissu doit être préparé avec unè solution de naphtolate de soude, c’est-à-dire de 3-naphtol dissous dans de la soude caustique et avec l’addition d’une quantité plus ou moins grande d’huile préparée ou ricinoléate d’am-maniaque, s’il s’agit de bleu de dianisidine, ensuite on presse et on sèche ; mais là commence la difficulté.
- Diverses précautions sont nécessaires pour le séchage. Les méthodes de séchage généralement suivies sont fondées, entre autres, sur l’emploi de ce qu’on appelle « hot-flue », qui consiste en une chambre réchauffée au moyen de tubes de vapeur dans laquelle le tissu passe sous une série de cylindres et sort complètement séché. Les rames (éten-doirs) peuvent encore servir à cet effet. Ces appareils sont cependant plutôt coûteux et, en proportion, font moins de travail que l’appareil de séchage à cylindres ; c'est pourquoi, dans les premiers essais, on a eu recours à ces derniers.
- Mais le rouge obtenu sur les tissus ainsi préparés ne réussissait pas bien, parce qu’il semblait que le naphtolate de soude était décomposé par l’effet de la haute température subie. Les fabricants anglais réussirent néanmoins à sécher encore par les cylindres en couvrant les trois ou quatre premiers cylindres avec de la toile, de manière que le tissu, tout d’abord, ne touchait pas le cylindre de cuivre chaud, et avait le temps de se réchauffer graduellement, de sorte que la décomposition mentionnée ci-dessus ne se produisait pas.
- On a eu recours, pour le même but, aux cylindres étamés et avec bons résultats. Cependant, on trouva préalable de sécher au hot-flue^ parce que, quoique plus coûteux, il est plus sûr et donne un meilleur rouge.
- Le tissu mordancé ou préparé au naphtol et séché, devra être teint ou imprimé immédiatement et ne doit pas être exposé à la lumière ; autrement, il jaunit. De plus, les bains de naphtol se détériorent facilement et ne peuvent être conservés d’un jour à l’autre.
- Comme dans les teintureries et les établissements d’impressions on ne peut pas toujours imprimer immédiatement le tissu, on a cherché un moyen pour empêcher la décom
- position du mordant une fois sur la fibre.
- Plusieurs méthodes ont été proposées, mais la plus sûre et la plus intéressante est due au docteur Luigi Caberti, qui, avec le docteur Lauber, en étudia ensuite l’application en grand. La méthode inventée par Caberti consiste à se servir d’un sel alcalin d’antimoine, qui, mélangé à la préparation ordinaire de naphtol, en empêche la rapide décomposition.
- L’opinion générale, qu’il est nécessaire d’ajouter un réducteur à la préparation ordinaire a donné lieu à d’autres propositions, comme celle d’ajouter du glucose, etc., et même du bisulfite de soude, sans cependant atteindre vraiment le but.
- La méthode Lauper-Caberti a encore un autre avantage très important pour la pratique. Sur le tissu se fixe une certaine quantité de mordant d’antimoine, ce qui a suggéré l’idée aux inventeurs de se servir du même procédé pour enrichir l’impression d’une nouvelle méthode de décoration.
- On sait que les couleurs basiques au tannin se fixent sur le tissu au moyen de mordant d’antimoine ; en imprimant une couleur au tannin on avait déjà une quantité de mordant d’antimoine sur la fibre, pour fixer cette couleur convenablement ; de sorte que le procédé de fabrication Lauber-Caberti consiste à préparer le tissu avec une solution de - naphtol et de soude caustique d’huile préparée avec addition d’une certaine quantité de mordant alcalin d’antimoine préparé avec la glycérine.
- Le tissu ainsi imbibé est ensuite séché sur le cylindre de cuivre détergé ou étamé peu importe, et sans aucune précaution spéciale parce que l’addition du mordant d’antimoine empêche la décomposition.
- Ceci constitue un avantage très notable ; les bains de préparation se conservent plus longtemps, et le tissu même n’a pas besoin d’être immédiatement teint ou imprimé.
- Le procédé Lauber-Caberti est donc cité ici comme une des plus belles applications de la chimie à l’impression du coton dans ces dernières années. Il fournit le moyen de produire une variété de dessins rouges ou grenats ou café, avec réserve blanche ou colorée.
- Le procédé est brèveté, et le brevet a été cédé par les inventeurs au Farbenfabriken d Elberfeld, qui ont introduit la préparation dans le commerce sous le nom de naphtol L. C. et il parait qu’elle trouve des approbations et en trouvera encore davantage si, comme on doit l espérer on peutconsidérab4ement réduire son prix. Les applications des réserves blanches ou colorées sont dignes de remarques
- D’autres études vont être faites par les chimistes et les fabriques de matières colorantes artificielles, et elles nous vaudront sans doute d’autres applications de ces procédés scientifiques.
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- PROCÉDÉ applicable au lavage, au blanchiment, à la teinture, etc., des matières filamenteuses et autres matières analogues
- Par M. Hoffmann.
- Lorsqu’on met des matières filamenteuses en contact avec des liquides, le mouillage et la pénétration du liquide ne s’effectuent qu'a-près le départ de l’air adhérent et emprisonné dans ces matières.
- Le procédé qui fait l’objet du présent brevet a pour but d’expulser l’air aussi énergiquement que possible pendant l’imprégnation ; comme le dégagement de l’air a lieu par suite de la pression exercée par le liquide suivant une certaine direction, M. Hoffmann utilise à cet effet la force centrifuge ou le choc, afin d’augmenter la pression du liquide suivant une direction déterminée et d’expulser ainsi l’air des matières soumises à l’opération.
- L’expérience suivante permet de se rendre compte de l’effet produit :
- Dans une bouteille en verre suffisamment résistante, on place les matières filamenteuses ; on achève de la remplir avec de l’eau et on la ferme à l’aide d’un bouchon. Lorsqu’on frappe cette bouteille avec un marteau ou lorsqu’on la fait tomber sur une surface fixe (la bouteille étant dans les deux cas pro tégée par une garniture de caoutchouc), l’air emprisonné dans les matières filamenteuses s’échappe et l’abaissement du niveau dans la bouteille indique que l’eau a pénétré dans ces matières. En répétant un assez grand nombre de fois ces chocs d’une intensité suffisante, on expulse complètement l’air des matières filamenteuses qui se trouvent ainsi imbibées ou imprégnées d’eau.
- On obtient le même résultat en turbinant le vase rempli, comme il est dit plus haut, dans un appareil centrifuge ou turbine.
- Dans les deux cas, l’eau exerce dans une direction déterminée une pression plusgrande, qui est momentanée lorsqu’on opère par chocs et continue lorsqu'on utilise de la force centrifuge, et qui détermine l’évacuation de l’air des matières.
- Lorsqu’on veut opérer l’imprégnation par chocs, on introduit la matière avec le bain dans un récipient assez résistant, auquel on imprime ensuite un mouvement et des chocs à la même manière d’une tête de marteau ; pour cela, le récipient est attaché en guise de tête à un mécanisme quelconque de marteau mû la main ou mécaniquement.
- Le récipient peut également être suspendu librement ou être attaché de toute autre manière, tout en restant mobile, et recevoir les chocs d’un marteau mû à la main ou mécaniquement.
- Pour empêcher le récipient de se casser, on lui soumet les chocs au moyen d’une garniture en caoutchouc ou en bois au moyen de ressorts, etc.
- Fig. 1, application du système :
- Le récipient métallique a est rempli de matières à traiter et d’un bain liquide, et il est fermé à l’aide d’un couvercle c; il est monté à l’extrémité d’un bras e, qui est mobile autour d’un axe d qui est soulevé par une came f pour retomber d’un mouvement accéléré avec le réservoir qu’il porte, sous l’action de la pesanteur ou sous l’action de ressorts.
- Le fond du réservoir bute contre une plaque en caoutchouc g fixée sur le bâti. Le choc qui en résulte détermine l’échappement de l’air qui était emprisonné dans la matière et qui remonte à la surface, de sorte que, de temps
- en temps, il faut introduire une nouvelle qùantité de liquide par un robinet h pour maintenir submergée la matière qui peut être chargée d’un couvercle.
- L’imprégnation terminée, on fait écouler le bain par un robinet ou soupape de vidange i.
- Pour pouvoir réchauffer le bain du récipient a, on peut mettre la soupape i en communication avec une conduite de vapeur.
- Afin de pouvoir faire arriver et évacuer la vapeur et le liquide pendant la marche, on peut faire aboutir des tuyaux en h et i et les prolonger vers l’arbre d en disposant des raccords rotatifs étanches.
- Le récipient a est monté sur le bras e, de manière qu’on puisse le dégager facilement et qu’après l’imprégnation de la matière il puisse :
- 1° Etre maintenu au repos, afin de prolonger l’action du bain sur la matière ;
- 20 Etre placé dans une turbine pour expulser le liquide ;
- 3o Etre relié avec un tuyau y amenant de l’air chaud pour sécher la matière.
- Au lieu de changer le récipient a lui-même,
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- (9 B c
- -CWo
- on peut placer dans ce récipient un autre récipient perforé s’y adaptant exactement, que l’on peut changer et auquel on peut faire subir les opérations sus-indiquées.
- Pour imprégner les matières par l’action de la force centrifuge, la turbine, sous sa forme la plus simple, sera munie d’un panier résistant k, fig. 2, portant un robinet et entièrement fermé, à l’exception d’une ouverture ménagée au milieu pour l’introduction de la matière m. Quand la matière est chargée contre les parois du récipient, on introduit une quantité suffisante du liquide voulu,
- comme fig. 2, ou bien on met d’abord la turbine en mouvement et on fait arriver ensuite le liquide au centre du panier.
- Pendant la rotation de l’appareil, le liquide est lancé dans les deux cas vers les parois, le long desquelles il monte en remplissant les vides ou interstices de la matière.
- Lorsque la matière est entièrement recouverte de liquide et imbibée, comme fig. 3, et que la turbine a atteint une vitesse de rota-tation suffisante, le liquide expulse l’air de la matière dans la direction de la force centripète, comme l’indique les flèches, et il en prend la place.
- Lorsque la turbine a tourné pendant un temps suffisamment long pour que la matière soit imprégnée, on fait écouler le liquide en ouvrant la soupape ou robinet 1 du récipient et on le reçoit dans la cuve fixe à la manière ordinaire.
- Une fois le liquide expulsé, on ferme le robinet 1 et on peut recommencer à imprégner les matières avec le même bain ou avec un autre et les traiter successivement par des bains de nettoyage, de mordançage, de teinture, de dégorgeage, d’avivage, d’apprêtage, etc.
- Le tambour ou panier de la turbine, employé sous sa forme la plus simple, peut affecter diverses dispositions.
- Pour introduire le bain dans le panier, on peut faire usage d’un entonnoir placé au centre et d’où partent des tuyaux aboutissant a la circonférence du récipient. Dans cet entonnoir rotatif on peut déboucher un tuyau communiquant directement avec les réservoirs qui contiennent les différents bains.'
- Lorsque la matière filamenteuse par elle-même, ou par suite de la présence de l’air adhérent, présente une densité plus faible que celle du bain, il est nécessaire de la maintenir immobile pendant qu’on l’imprègne. Pour cela, on la place dans un cylindre perforé composé de plusieurs pièces amovibles ou formé par des tiges et des toiles métalliques que l’on engage dans le fond et dans le couvercle du récipient.
- Pour faire écouler facilement et complètement le bain une fois l’opération terminée, on peut donner au panier une forme conique ; les parois intérieures sont garnies d’un treillage ou d’un double fond perforé, et un ou plusieurs conduits d’écoulement sont disposés tout autour de la turbine et amènent le bain au robinet.
- Les robinets ou soupapes, dont plusieurs peuvent être placés tout autour du récipient et dont les embouchures sont dirigées dans la direction opposée à celle du mouvement de la turbine, peuvent être disposés de manière à pouvoir être ouverts ou fermés lorsque l'ap-pareil est au repos ou bien lorsqu’il est en marche, ou encore de manière à pouvoir s’ouvrir et se fermer automatiquement.
- Les robinets ou soupapes, que l'on manœuvre par uue ouverture de la cuve ou enveloppe quand l’appareil est au repos (ouverture que
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- l’on peut fermer), ne doivent être employés qu’exceptionnellement parce qu’ils causent une perte de temps et de force.
- La manœuvre des robinets pendant la marche de l’appareil peut être effectuée à l’aide d’un manchon, qui glisse le long de l’arbre de la turbine et qui actionne une bielle et une roue dentée déterminant leur ouverture et leur fermeture.
- L’emploi de soupapes ou robinets, qui s’ouvrent automatiquement pour l’écoulement du liquide et qui restent fermés pendant que la matière est imprégnée, est basé sur ce fait que l’imprégnation et le départ de l’air exigent une vitesse de rotation beaucoup plus faible que l’expulsion du bain.
- Par suite, la soupape doit être construite de manière qu'un ressort la maintienne fermée pendant l’imprégnation, c’est-à-dire lorsque la vitesse est plus faible et qu’elle s’ouvre sous l’action de la force centrifuge due à sa propre masse, lorsque la vitesse augmente pour l’expulsion du liquide.
- En faisant varier le poids de la soupape ou la pression du ressort, on règle l’ouverture ou la fermeture pour des vitesses différentes. Lorsqu’on emploie des robinets, la masse et le ressort agissent sur la clef du robinet et en provoquent la rotation suivant la vitesse.
- Pour que l’imprégnation soit uniforme, on peut non seulement faire subir à la matière en traitement plusieurs opérations (imprégnation et expulsion) dans le même bain, mais encore utiliser l’inertie du bain.
- Lorsque la turbine est en pleine marche, la matière et le bain ont la même vitesse; si on arrête Je mouvement en faisant agir le frein, le bain continue le mouvement dont il est animé au milieu de la matière immobile.
- Le contraire a lieu lorsque l’appareil esc mis en marche; le bain reste en arrière sur la matière. Des arrêts et des mises en marche successifs de l’appareil centrifuge peuvent donc être opérés, lorsqu’on ne peut pas arriver à Une imprégnation uniforme par des opérations répétées.
- Le procédé est applicable à toutes les matières textiles, dans les phases les plus diverses de leur fabrication, ainsi qu'à d’autres matières ; toutefois, il faut tenir compte, en "angeant les matières dans l’appareil, de ce que la pression exercée sur elle par le bain doit être aussi uniforme que possible et que ^8 compressions que .la force centrifuge fait naître dans la charge doivent être évitées en disposant les matières en cercle ou en hélice. Les fils en écheveaux, par exemple, seront Placés dans le panier sous forme d’anneaux.
- Les articles en pièce seront enroulés au large en dehors de l’appareil sous forme de "ouleau, dont la grosseur dépend de la dimen-sron de la chambre de chargement du panier, *t on introduit le rouleau dans le panier soit Pédant qu’il est serré et alors par l’ouverture “Périeure, soit en enlevant le couvercle "Issé sur le panier.
- Les filés en écheveaux pour chaînes seront
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- de même enroulés en forme de cylindre, de manière que l’écheveau enroulé soit plus ou moins tordu, afin que tous les fils soient également tendus.
- Les cannettes et bobines seront placées dans le panier suivant les rayons.
- Les matières à traiter peuvent être placées dans des récipients en tôle perforée ou en toile métallique pour être introduites dans le panier de la turbine, ou bien, à la place du panier, on peut employer des récipients susceptibles de se fermer, contenant la matière et le bain et suspendus dans la turbine, de manière que la matière soit imprégnée et essorée dans ces vases.
- Le procédé que nous venons de décrire se distingue des procédés employés jusqu’ici et dans lesquels on utilisait la force centrifuge à l’imprégnation, en ce que le panier est fermé pendant l’opération de manière que le bain ne puisse s’en échapper, en ce que la matière est complètement recouverte par le bain pour produire l’expulsion de l’air dans la direction de la force centripète, par suite la pression du bain, et en ce que l’écoulement du bain n’a lieu qu’une fois l’imprégnation terminée.
- On peut toutefois appliquer l’idée qui sert de base à son procédé a M. Hoffmann, à son procédé d’expulsion de l’air des matières pendant l’imprégnation à un appareil centrifuge, dont le tambour ou panier n’est pas complètement clos et dans lequel le bain peut s’échapper pendant l’imprégnation. Si, en effet, le panier ne porte que quelques petits trous sur son pourtour et que pendant l’imprégnation le liquide qui s’échappe soit remplacé par une quantité égale de liquide amenée dans l’appareil, la matière reste toujours recouverte par le bain et le départ de l’air est encore obtenu. L’expulsion du bain a lieu dès qu’on ne fait plus arriver le liquide. Mais, par suite des pertes de force et de la plus grande quantité de liquide à dépenser, cette variante du procédé n’est pas rationnelle.
- On peut se demander si cette variante du procédé Hoffmann a été appliquée déjà. A ce point de vue, il faut remarquer qu’elle ne sau-rait réussir que si la quantité de liquide amenée est en rapport avec celle qui s'échappe ou si la quantité de liquide qui s’échappe par les trous du panier est remplacée par le mécanisme d’alimentation, afin que la matière soit toujours maintenue baignée. Mais comme pour une vitesse modérée de la turbine, la vitesse du liquide qui s’échappe doit être de beaucoup supérieure à celle du liquide amené, le conduit par lequel le liquide arrive dans le panier doit avoir une section au moins égale à celle des trous de ce panier, à moins que le liquide n’arrive sous une pression déterminée.
- Or, dans l’appareil centrifuge Fischer, breveté en Allemagne sous le no 31,755, la section de ces trous est presque cent fois plus considérable; dans celui de Sarfert et Vollert, breveté en Allemagne sous le no 17,700, l’enveloppe fait complètement défaut, et dans les appareils centrifuges de Schulze, brevetés en
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- Allemagne sous le no 24,433, et de Chavanne, brevetés en Allemagne sous le no 27,006, la submersion par le bain est impossible parce que le panier ou récipient n’est pas suffisamment fermé à la partie supérieure. Même sous l’action d’une faible vitesse de l'appareil, le bain passerait par-dessus le bord supérieur du panier et laisserait à découvert une portion plus ou moins considérable des matières en traitement.
- Quelques-uns des procédés employés jusqu’ici sont basés sur la circulation,, c’est-à-dire que le bain est chassé vers l'extérieur à travers la matière par l'action de la force centrifuge. Plus la vitesse de l’appareil est grande, plus vite le bain prendra la direction que lui imprime la force centrifuge et plus l’expulsion de l’air dans la direction de la force centripète présentera de difficultés. Dans le centrifuge de Fischer susmentionné, on tend à réaliser en même temps que la circulation une dispersion uniforme.
- Si dans ce procédé la matière était submergée par le bain, cette dispersion uniforme serait inutile ; mais la faible fermeture de la partie supérieure de l’appareil ainsi que la section considérable des trous du panier prouvent qu’on ne se proposait ni un remplissage complet, ni une immersion complète de la matière.
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion tanalyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- APPAREIL A REFOULEMENT CONTINU pour la teinture de la laine peignée en bobines, de la laine brute, du coton et toutes autres matières textiles
- Par la Société Marchand et Cie.
- L’objet de cette invention est un appareil pour la teinture de la laine peignée ou brute, du coton et autres matières textiles, dans lequel le refoulement du liquide tinctorial à travers la matière à teindrelest continu et peut s’effectuer tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, à volonté, et avec des alternances aussi fréquentes et aussi nombreuses qu’on le désire, sans qu’on soit obligé de toucher au textile durant toute l’opération.
- L’appareil à marche continue se compose d’une série de pots avec faux-fonds perforés et couvercles de fermeture étanche, destinés à recevoir la matière à teindre et réunis entre eux par des tuyaux horizontaux placés au même niveau. Le premier pot est en rapport au moyen de tuyaux spéciaux avec un robinet à 4 voies, qui communique lui-même par un tuyau propre avec une pompe centrifuge ou d’épuisement laquelle prend le liquide tincte-rial dans les bacs de teinture par un tuyau à raccords et l’envoie dans les pots ; le robinet communique encore directement par un tuyau avec ces mêmes bacs de teinture.
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- 342 LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- DISPOSITION NOUVELLE pour encolleuses « Système J. Caquelin » par M. Jules Caquelin
- Quel que soit le système d’encolleuse employé, à tambour, à air chaud ou à circulation quelconque des nappes de fils, on trouve toujours jusqu’à présent le dispositif connu, représentant à l’un des bouts les rouleaux d’ourdissages dont les fils doivent être encollés et, à l’extrémité opposée, l'ensouple de tissage recevant ces mêmes fils après l’opération.
- Par suite des dimensions souvent exagérées de ce genre de machines, l’ouvrier qui surveille le passage des fils dans les bâches à colle et leur entrée au séchage, est dans l’impossibilité de contrôler l’ensouplage de sortie, ce qui nécessite un aide supplémentaire.
- L’invention consiste en une nouvelle disposition mettant la sortie des fils au devant de leur entrée, contrairement à ce qui se passe jusqu’ici dans toutes les encolleuses, où les fils sortent toujours du côté opposé à leur entrée. Il s’ensuit économie d’abord par la suppression de l’aide et puis meilleur encollage de la chaîne par suite du rafraîchissement qu’elle subit depuis la sortie du séchage jusqu’à son enroulement.
- TISSUS D'AMEUBLEMENT recouverts depeintures imitant les applications d'étoffes
- ParM. Jules-Robert Brocard
- Jusqu’ici, certains tissus employés pour la décoration des appartements étaient ornés au moyen d’applications de morceaux d’étoffes découpés et réappliqués sur le fond. Les tis-sus ainsi préparés présentent l'inconvénient de conter fort cher et c’est en vue de remédier à [ce désavantage que M. Brocard a été amené à la fabrication des tissus d’ameublement qui font l’objet de la présente invention.
- Pour obtenir ces tissus, on opère de la façon suivante : on prend un tissu quelconque à la surface duquel on dessine le contour d’ornement quelconques au moyen des procédés usités en broderie; on applique sur le tissu à l’aide du pinceau ou du pochoir, à l’intérieur des contours précédemment dessinés, un enduit de couleur appropriée à la nature de l’objet qu’il s’agit de représenter. Lorsque l’enduit a été ainsi appliqué sur toutes les parties du tissu., on entoure ces dernières d’une broderie faite à la machine à broder ou d’une ganse de passementerie. Les dessins ainsi préparés se détachent nettement sur le fond du tissu dont la couleur n’a pas varié.
- Pour fabriquer l’enduit en question, on emploie des couleurs à l’eau broyées et dissoutes dans environ 50 % de colle de peau ; on additionne ensuite l’enduit de 5 grammes de glycérine pour 500 grammes de son poids, pour lui assurer une souplesse indéfinie.
- ^Reproduction interdite)
- PROCÉDÉ POUR LE DIAZOTAGE et le développement sur la fibre de couleurs diamine
- Manufacture lyonnaise des matières colorantes
- Le procédé de diazotage et le développement sur la fibre de certaines couleurs diamine a contribué dans une large mesure à la généralisation de l’emploi de cette importante série de colorants.
- Ce procédé repose sur la propriété que pos sèdent certaines couleurs diamine de donner par l’action de deux bains froids sur la fibre teinte de nouvelles nuances différentes des nuances primitives et qui se distinguent pour ia plupart par leur grande intensité et par une solidité au lavage et au foulon très remarquable.
- Voici les couleurs diamine qui se laissent diazoter et développer.
- Noir diamine RO.
- Noir diamine BO.
- Noir diamine BH.
- Noir bleu diamine E.
- Noir jais diamine 00.
- Noir jais diamine SS.
- Noir oxy diamine S O O 0.
- Brun diamine V.
- Brun diamine M.
- Brun pour coton A Z.
- Brun pour coton N.
- Bleu diamine 2 B.
- Bleu diamine 3 B.
- Bleu pur diamine.
- Cachou diamine.
- Diaminogène extra.
- Diaminogene B.
- Bleu Diaminogène B B.
- Bleu diaminogène G.
- Bleu azo diamine R.
- I. Teinture
- Pour 10 kilos de coton
- On garnit le bain avec du carbonate de soude et du sulfate de soude ou du sel marin et la quantité de colorant nécessaire pour obtenir la nuance voulue.
- On teint au bouillon pendant une heure et on rince.
- On conserve le bain et pour les opérations suivantes on ne rajoute que 2/3 des quantités de carbonate et de sulfate de soude ou de sel marin primitivement employées. L’addition de colorant se réduit proportionnellement à la quantité de colorant restée dans le bain.
- Si l’on a mis en premier lieu par exemple 4 % de colorant, une nouvelle addition de 3 à 3 1/2 0/0 sera suffisante. .
- 2. Diazotage
- Le diazotage se fait toujours à froid.
- Pour 10 kilos de coton on ajoute au premier bain :
- 250 gr. nitrite de soude.
- 750 » acide chlorhydrique 20° Bé. ou au lieu de l’acide chlorhydrique
- 1/2 kilo d’acide sulfurique 66 Bé.
- On ajoute d’abord le nitrite, dissous d’avance dans un peu d’eau, et ensuite l’acide chlorhydrique ou l’acide sulfurique. On lisse ensuite à froid pendant 1/4 d'heure.
- En continuant à diazoter sur le même bain on rajoute le tiers des quantités de nitrite et d’acide indiquées ci-dessus.
- Il est inutile de forcer les quantités de nitrite et d’acide.
- Les proportions indiquées ci-dessus suffisent dans la plupart des cas. Pour se convaincre si le bain est encore efficace, on y plonge un bout de papier ozonoscopique et on regarde s’il devient bleu, ou on se rend compte par l’odeur de la présence d’acide nitreux. Si le bain a une odeur piquante et désagréable, c’est qu’on a ajouté trop de nitrite. Il est vrai qu’un excès d’acide nitreux n’est pas nuisible au diazotage, mais il est préférable au point de vue économique de ne pas garnir le bain trop abondamment.
- Nous conseillons plutôt une petite réduction des quantités ci-dessus lorqu’il s’agit de travailler aussi économiquement que possible ou lorsqu’on veut diazoter des teintes claires.
- Les proportions indiquées pour le premier bain correspondent aux pourcentages suivants :
- 2 1/2 % de nitrite de soude.
- 7 1/2 % d’acide chlorhydrique 20° Bé.
- ou 5 0/0 d’acide sulfurique 66° Bé.
- du poids du coton.
- Ces proportions sont calculées pour le diazotage des teintes les plus foncées. Pour des nuances claires et moyennes on peut réduire les proportions pour le premier bain à :
- 1 1/2 0/0 nitrite de soude.
- 5 0/0 acide chlorhydrique 20° Bé. ou 3 0/0 acide sulfurique.
- du poids du coton.
- Le diazotage se fait de préférence dans des récipients en bois. En teignant sur des appa-reils mécaniques on peut aussi se rervir de récipients en cuivre pour le diazotage ainsi que pour le développement.
- Il est inutile d’essorer ou de tordre après le diazotage. On laisse égoutter pendant quelques minutes, puis on rince dans de l’eau légèrement acidulée (1 litre d’acide muriatique par environ 500 litres d’eau). Ensuite on entre immédiatement dans le bain de dévelop' pement.
- Il faut évitér tout retard entre le diazotage et le développement. On doit prendre ses dispositions de façon à pouvoir rincer le coton aussitôt diazoté, et à pouvoir entrer de suite dans le bain de développement.
- 3. Développement
- Le développement se fait comme le diazotage sur bain froid.
- Suivant le choix du développeur la nuance et la solidité de la teinte varient.
- Commedéveloppeurs on emploie surtout le8 produits suivants :
- Béta-naphtol
- Alpha-naphtol
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Naphtylamineéther en pâte et en poudre (produit les bleus les plus vifs)
- Développeur AN
- Développeur AD (amidodiphénylamine) (produit les bleus les plus résistants à la lu mière)
- Diamine en poudre et liquide (m. toluylène-diamine) (avec la diamine on obtient les teintes les plus foncées)
- Développeurs Béta-naphtol Préparation des solutions On dissout 1.450 gr. béta -naphtol avec 1.450 gr. soude caustique 400 B. dans 20 litres d’eau bouillante Pour 20 kilos de coton on garnit les bains, si on ne veut pas les conserver, avec : 1 1/2 litre de cette solution
- Béta-naphtol soluble On dissout 5.500 gr. béta-naphtol soluble dans 20 litres d’eau chaude 1 1/4 litre de cette solution
- Naphiylamineéther en pâte On dissout 1 kilo dans 10 litres d’eau bouillante 6 1/2 litres de cette solution
- Naphtylamineéther en poudre On dissout 460 gr. naphylamineéther poudre 230 gr. acide muriatique dans 20 litres d’eau bouillante 6 1/2 litres de cette solution
- Développeur AN On verse 20 litres d'eau froide sur 2.700 gr. Développeur AN. On laisse reposer le mélange pendant peu de temps, puis on chauffe au bouillon 1 1/2 litre de cette solution
- Développeur AD 750 gr. développeur AD sont dissous dans 20 litres d’eau bouillante additionnée d’avance de 350 gr. acide muriatique 4 litres de cette solution
- Naphtylamineéther N On dissout 460 gr. naphtylamineéther N dans 20 litres d'eau chaude additionnée d’avance de 100 cc. acide muriatique 6 1/2 litres de cette solution
- Diamine liquide Sert telle qu’elle 1 1/2 litre
- Diamine en poudre On dissout 900 gr. dans 200 litres d’eau bouillante 1 1/2 litre de cette solution
- Résorcine On verse 1.200 gr. soude caustique 40° B. sur 1.100 gr. Résorcine et on dissout dans 20 litres d’eau bouillante 1 1/4 litre de cette solution
- Phénol On verse sur 950 gr. phénol d’abord 2.400 gr. soude caustique 40° B. ensuite 20 litres d’eau bouillante 1 1/4 litre de cette solution
- Observations. — Si l'on conserve les bains, il faut les garnir pour les 7 à 8 premières Parties avec les quantités des solutions qui viennent d’être indiquées : pour toutes les opéra-bons, il suffira de rajouter les 3/4 de ces quantités.
- Pour développer des nuances plus claires, on réduit en conséquence la quantité des dé— veloppeurs ; on la diminue, par exemple, de la moitié environ, si l’on développe une teinte obtenue avec 2 % de colorant.
- En développant avec la diamine, il faut ajouter au bain de développement, en outre du développeur, 50 grammes carbonate de soude calciné par 10 kilos de coton.
- L'alpha- naphtoi se dissout exactement comme le béta—naphtoi et on en emploie la même quantité.
- Un autre développeur, mais qui ne sert guère qu’au développement de la primuline, est le sel Schaeffer (bétanaphtolsulfonate de s°ude). En développement la primuline avec ce produit, on obtient un rouge plus vif qu'a-vec le béta-naphtol.
- Un dissout :
- Résorcine
- Phénol
- Naphylamineéther N (se comporte à peu près comme le naphtylamineéther, mais il se dissout plus facilement et il est moins cher).
- Les solutions des développeurs et les bains de développement pour les nuances foncées, obtenues avec 4-5 % de colorant, sont préparées resp. garnis de la façon suivante :
- 2.500 gr. sel Schaeffer
- 1.500 » carbonate de soude calciné dans 20 litres d’eau bouillante.
- On ajoute au bain de développement à peu près autant de cette solution que de celle de béta-naphtol.
- En outre du procédé régulier pour la pro
- Pour le développement d’une teinte à environ
- 2 % du colorant
- Béta-naphtol........................ 0.45%
- Béta-naphtol soluble......... 1.75 »
- Alpha naphtoi................ 0.45 »
- Naphtylamineéther en poudre. 0.75 »
- Naphtylamineéther N.......... 0.75 »
- Développeur AN............... 1 »
- Développeur AD............... .0.75 »
- Diamine en poudre............ 0.35 »
- Résorcine.................... 0.35 »
- Phénol....................... 0.25 »
- duction de couleurs azotiques sur la fibre à l’aide des développeurs, on se sert aussi pour la fixation de certaines couleurs diamine diazotées d’un simple traitement au carbonate de soude. On diazote comme d’habitude, puis on passe, sans rincer, dans un bain à 40 45° C. contenant 300 grammes carbonate de soude calciné par 10 litres d’eau. Après avoir manœuvré le coton dans ce bain pendant 1/4 d’heure, on rince et savonne comme d’habitude.
- Les béta-naphtol, alpha-naphtol, résorcine, phénol, développeur AN et naphtylamineéther sont facilement et complètement solubles.
- La dissolution du naphtylamineéther en poudre ou en pâte peut être facilitée par une faible addition d’acide muriatique.
- Il est recommandable de filtrer la solution avant de s’en servir.
- Le développeur AD laisse généralement un léger résidu ; il est bon de filtrer la solution avant de s’en servir.
- Les quantités à employer des différents développeurs correspondent aux pourcentages suivants : (Voir tableau ci-dessous).
- Ces indications s’entendent pour le premier bain; si l’on fait plusieurs opérations sur le même bain de développement, l’addition des développeurs est diminuée, comme il est indiqué ci-dessus, de 25 % environ.
- On lisse le coton dans le bain de développement pendant quelques minutes seulement, ou, si l’importance de la partie de coton à développer l’exige, pendant 1/4 à 1/2 heure.
- Le diazotage et le développement ne diminuent en rien la résistance de la fibre. Le coton conserve entièrement sa souplesse primitive.
- On peut remonter les teintes développées avec les colorants basiques.
- 4. LE NUANÇAGE DES TEINTES DEVELOPPEES
- On dispose des méthodes suivantes pour nuancer les teintes développées :
- a) Emploi simultané de plusieurs colorants diazotables :
- On obtient par exemple des teintes brun-noir en teignant avec un mélange de brun diamine M et de noir diamine BH et en développant avec béta-naphtol ou diamine, des Bordeaux en teignant la primuline mélangée
- Pour le développement d’une teinte à environ 4 à 5 % du colorant
- 0-9 %
- 3.5
- 0.9
- 1 1/2
- 1 1/2 2
- 1 1/2
- 0.7
- 0.7
- 0.5
- » » I » I » 7 du poids du coton. » 1 » I »
- »
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- avec du noir diamine BH et en développant avec le béta-naphtol, ou des nuances brun-jaunâtre en développant avec la résorcine.
- 6) Emploi de mélanges de plusieurs développeurs.
- On obtient de bons résultats avec les mélanges suivants :
- Béta-naphtol avec résorcine
- Béta-naphtol avec diamine
- Diamine avec résorcine
- Naphtylamine éther avec développeur AD.
- On obtient avec ces mélanges des nuances, qui tiennent le milieu entre celles qu'on obtient avec chacun des développeurs employé seul : par exemple le noir diamine BO, développé avec la résorcine, donne un noir verdâtre, développé avec le béta-naphtol il donne un noir bleu. En garnissant le bain de développement avec des parties égales de résorcine et de béta-naphtol on obtient un noir-noir avec reflet bleuâtre.
- c) Emploi simultané de couleurs diamine diazotables et d’autres colorants non diazota-bles, mais qui ne subissent pas de changement par le procédé de diazotage et de développement.
- Comme colorants de ce genre nous recommandons en première ligne :
- Le jaune solide diamine B et le jaune solide diamine A, qui conviennent bien à cet emploi en raison de leur excellente solidité au lavage.
- Le bleu nouveau diamine R, qui devient sensiblement plus vif par le procédé de diazotage.
- Le noir diamine ML, qui devient plus solide au lavage par le diazotage et le développement, sans que la nuance se modifie sensiblement.
- En deuxième ligne nous recommandons :
- Le bronze diamine G
- La thioflavine S
- Le bleu diamine 3R
- Le violet diamine N L’écarlate diamine B
- L’écarlate diamine 3B
- Le Bordeaux diamine S
- Le vert diamine B
- Le rouge solide diamine F.
- Tous ces colorants ne subissent pas de changement par le diazotage et le développement, ni comme nuance ni comme solidité au lavage.
- d) Remontage des teintes développées avec des colorants basiques.
- Les teintes développées sur la fibre, comme les teintes obtenues avec les couleurs diamine par teinture directe, ont la particularité de servir comme mordant pour les colorants basiques.
- TEINTURE DES TISSUS MÉLANGÉS (Textil Mercury)
- Les diverses séries de teintures directes qui sont en usage aujourd’hui, et dont un grand nombre peuvent teindre les lainages et
- les cotonnades par le même bain, ont grandement facilité le traitement des tissus composés mi-partie de laine et mi-partie de coton. Comme cette classe de tissus se fait aujourd’hui dans les plus grandes variétés, et prend de jour en jour une plus grande extension, tout perfectionnement dans les procédés de teinture, ne peut que donner un plus vif essor à la production.
- Pour ces tissus, le teinturier peut se servir uniquement décolorants directs. Beaucoup de ces colorants se comportent aussi bien sur les lainages que sur les cotonnades, tandis que d’autres produisent, des inégalités ou des différences de nuances. Une autre méthode consiste à combiner ensemble les couleurs à cotonnades et les couleurs à lainages, comme le formyl violet avec le bleu diamine. Dans certains cas, les colorants acides ou pour lainage, ne sont employés que pour ramener la laine à peu près à la même nuance que le coton. Souvent on tire avantage de cette propriété qu’ont certains colorants directs de donner une teinte plus foncée à la laine qu’au coton. Par une judicieuse combinaison de ces deux genres, on peut produire une nuance très uniforme sur les tissus mélangés. Généralement ces tissus se teignent le mieux dans des bains neutres contenant du sel de Glau-ber, qu’on ajoutera à raison de 4 ou 5 livres par 10 gallons de bain de teinture; on pourrait même, dans certains cas, ajouter un peu d’acide acétique. L’opération ne devra se faire qu’à la température d’ébullition, de façon à assurer la fixité de la couleur sur la fibre et la production d’une teinte uniforme du tissu.
- Voici quelques recettes de teinture des tissus mélangés.
- Jaune or
- Livres Onces
- Jaune diamine solide A.. 3
- Jaune indien G..................... 2
- Jaune indien R..................... 9
- On obtient la même nuance avec : Or titan .. 3
- Orange Orange diamine G 2
- Jaune indien R..................... 1
- Orange............................ 3
- Marron (nuance chatoyante).
- Diamine Bordoaux B.... 3
- Formyl violet SB........... 3/4
- Prune (ton rougeâtre).
- Diamine Bordeaux S.... 3
- Formyl violet S4B.......... 2
- Brun or
- Brun diamine 3G............ 3
- Noir Union......................... 1
- — bleu naphtol..... 1/3
- Ardoise foncé (nuance délicate, reflet veit)
- Brun diamine 3G........... 3/4
- Orange — B................ 5 Noir — BH...... 1/2
- — bleu naphtol..... 1/4
- Formyl violet S4B......... 1/8
- Noisetie (ton rougeâtre)
- Noir diamine HW........................... 3
- — - BH.......................... 11/4
- Jaune diamine solide A.. 5
- Diamine bronze G.......................... 11/4
- — orange D.......... 2 — brun V............ 5
- Naphtol bleu noir......................... 3
- Bleu foncé Noir diamine BH 1 3/4 — — BH. 1 10 - — HW 10 — - RO 10
- Bleu diamine BX........................... 1
- Formyl violet S4B ..... 2
- Crème épais
- Orange diamine D.......................... 1/2
- Jaune —solide A.. 1/3
- Orange............................. 1/10
- Jaune indien....................... 1/10
- Brun épais Brun diamine V........ 2 1/2
- Bronze diamine G....... 1 1/4
- Rouge azo A............ 1/4
- Bleu noir naphtol......................... 6
- Brun olive foncé
- Noir Union................................ 1 5
- Jaune diamine solide A.. 1 10
- — indien G.............................. 1/2
- Bleu noir naphtol......................... 6
- Orange..................... 1/4
- Noir
- Noir jais diamine SS... 2 1/2 — Union............... 2 1/2
- Jaune diamine solide A. 1/2
- Bleu alcali 6B............. 1/2
- Sel de Giauber........... 20
- Soude...................................... 1/2
- Brasser dans le bouillon pendant 1 heure, rincer et passer dans un bain d’acide sulfurique pour aviver le bleu alcalin.
- Vert sombre (nuance olive foncé)
- Noir Union................... 1
- — jais diamine SS... 1
- Jaune indien G............... 1
- — diamine solide A.. 3
- Couleur américaine Orange diamine D-....... 3/4
- Bronze — G.................. 7
- Bleu noir naphtol........... 3/4
- Jaune indien G.............. 1
- Claret foncé Noir Union...................... 11/2
- — jais diamine SS...' 1 1/4
- Brasser dans le-bouillon de 3/4 d’heure à
- 1 heure, ajouter ensuite : Bordeaux B diamine..... 3 - S - 2
- et brasser de nouveau pendant 1 heure.
- Claret brillant
- Bouillir pendant 3/4 d’heure dans un bain de :
- Brun diamine M.............. 1/4
- Ajouter :
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Bordeaux B diamine... 3
- — S .................. 1/2
- Brasser dans le bouillon pendant 3/4 d’heure.
- Gris
- Noir diamine HW............ 1/2
- Brun diamine V............. 11/4
- Orange diamine D........... 3
- Rouge azo A........................ 3
- Formyl violet S 4B......... 1/3
- Toutes les quantités données dans ces recettes s’entendent pour 100 livres de tissu mélangé.
- LES COULEURS DIAMINE
- Nous avons dit, dans notre dernier numéro, que la Manufacture lyonnaise de matières colorantes venait de joindre à la série de ses couleurs diamine une nouvelle marque, le Rouge Diamine 5B (breveté S. G. D. G.), qui se prêtait à la teinture du coton, de la laine et des tissus mi-laine et mi-soie.
- Sur coton, on obtient de belles nuances écarlates; on peut en juger par l’échantillon ci-dessous.
- On teint pendant une heure au bouillon avec addition de
- 2 % de carbonate de soude et
- 20 % de sulfate de soude ou seulement avec
- 20 % de sulfate de soude.
- Les teintes sont plus solides au lavage que celles de l’écarlate diamine et leur solidité à 'a lumière et aux acides est supérieure à celle de la plupart des rouges directs.
- Sous ce rapport, le rouge diamine 5B se rapproche de la solidité du rouge solide dia-mine F sur lequel il a l’avantage de fournir une nuance bien plus vive.
- LE COMMERCE DES COULEURS au Japon
- La vente des couleurs s’est sensiblement accrue en 1894, malgré l'élévation des prix ré-sultant de la baisse du change. C’est l'Alle-magne qui est au premier rang des pays im-POrtateurs.
- Les nuances les plus demandées sont le eu, le violet, le vert et l’écarlate.
- Les couleurs d’aniline constituent l’article e plus important de cette catégorie de pro
- duits ; leur emploi augmente d’année en année en raison du développement des industries indigènes de la filature et de la teinture. L’aniline bleue est très recherchée.
- L’extrait de bois de campêche est également consommé en quantités plus considérables par suite du développement de la fabrication du satin au Japon.
- RECETTES D’IMPRESSION (sources étrangères)
- Rouge violet sur cotonnade. — Dissoudre 60 gr. de violet rhoduline (Elberfeld) dans 450 gr. d’eau et 300 gr. d’acide acétique, mélanger avec 2 kilogr. d’épaississant, d’amidon acétique et 200 gr. de tannin dissous dans 200 gr. d’acide acétique ; imprimer, vaporiser 1 heure sans pression, passer par le tartre émétique, rincer et sécher.
- Cramoisi sur bleu sur colonnade. — Pour 100 kilogr. d’étoffe prendre4 1/2 kilogr. diazo bleu (Elberfeld), 10 kilogr. de sel de Glauber et 3 kilogr. de soude ; rincer, passer de 16 à 20 minutes dans un bain froid contenant 2 kil. de nitrate de soude et 2 kilog. d’acide hydro-chlorique, rincer de nouveau, passer immédiatement dans un bain froid contenant 11/2 kil. de 3- naphtol et 1 1/2 kilogr. de lessive de soude à 38° Bé, rincer, sécher, imprimer avec un colorant formé de 375 gr. de rhoduline B (Elberfeld), 2 kilogr. d’acétate de zinc à 20o Bé 450 gr. de tannin, 200 gr. d’acide citrique et 3 1/2 kilogr. d’épaississant, vaporiser 10 minutes, passer dans le tartre émétique, rincer et sécher.
- Cramoisi sur lainage. — Imprimer sur l’étoffe chlorurée un colorant formé de 100 gr. de crocéine écarlate 10 B, 260 gr. d’acide oxalique et 2 3/4 kilogr. d’épaississant de gomme ; vaporiser, rincer et sécher. (D.F.Z.)
- Noir d'aniline vapeur sur lainage, cotonnade ou mélangé. — Mélanger 150 gr. d’amidon blanc avec 200 gr. d’amidon gris etl litre d’eau dans laquelle on a dissous 5/16 1. d'ani-line et 250 gr. de chlorate de baryum ; chauffer jusqu’à l’ébullition. Laisser refroidir et ajouter, au moment de s'en servir, 60 gr. d’acide tantrique (solide) et 3/8 i. d’une solution de 1/3 kilogr. de prussiate rouge de potasse et de 1/3 kilogr. d’acide tartrique dans 1 1. d’eau. Ce noir vapeur est très recommandé.
- Noir sur cotonnade. —- Préparer une couleur de 2 kilogr. de noir réduit, 1 kilogr. de jaune de chrome (Elberfeld), 6,200 kilogr. d’amidon acétique et épaississant d’adra-gante, 800 gr. acétate de chrome à 20° Bé, imprimer sur une étoffe qui ne soit pas huilée, vaporiser 1 heure sans pression, passer à la chaux, savonner 20 minutes à 40° C. L’amidon acétique et l’épaississant d’adragante sont préparés en faisant bouillir ensemble 1.450 kilogr. d’amidon de froment, 200 gr. d’amidon légèrement calciné, 1,5 kilog. de mucilage d’adragante (65 gr. par litre), 1,50 kilogr.
- d’acide acétique à 6° Bé (30 0/0) 1/4 kilogr. d’huile d’olive et 5 J. d’eau.
- Noir sur rose sur cotonnade. — Tamponner l’étoffe avec 10 gr, de brillant Geranin B (Elberfeld), 50 gr. de phosphate de soude, 22 1. d’eau ; sécher et imprimer avec une couleur formée de 6,200 kilogr. d’épaississant acétique comme plus haut, 3 kilogr. de noir réduit et 8 kilogr. d’acétate do chrome à 20° Bé; vaporiser 1 heure sans pression, passer à la chaux et savonner 5 minutes a 300 C. (Leipz. Frb. Ztg.)
- Enlevage brun alcalin sur fond tannin. — Tamponner l’étoffe blanchie avec une solution de 60 gr. de tannin par litre d’eau, sécher ensuite et passer dans un bain à 60 C formé de 60 1. d’eau, 24,5 kilogr. de tartre émétique et 2 kilogr. de chaux ; passer 3 fois a la lessiveuse et sécher sur les cylindres. Faire bouillir alors une pâte d’enlevage formée de 4 kilog. de gomme anglaise, 5 1. d’eau et 7,5 litres de lessive de soude caustique à 420 Bé, étendre de 15 1., ajouter 1 0/0 d huile de thé-rébentine et imprimer. Passer deux fois à la machine à sécher, chaque fois 2 minutes ; les endroits imprimés ressortent alors en brun cachou foncé. Laver dans trois eaux, teindre, sans sécher. Pour teindre en bleu foncé 7 pièces de 150 yards chacune, dissoudre 650 gr. de violet cristal et 500 gr. de vert diamine, dans 5 1. d’eau chaude, ajouter 1 lit. d’acide acétique, passer dans le liquide pendant 1/2 heure sans chauffer davantage, et ensuite pendant 1 heure en chauffant à 70° , laver, savonner et chlorurer.
- Enlevage blanc sur rose éosine sur cotonnade. — Préparer un bain avec 15 1. d’eau, 2 1. d’épaississant d’adragante, 250 gr. d’éosine, 1 kg. d’acétate de chrome à 120 Bé, étamponner. L’acétate de chrome est préparé en mélangeant des solutions à parties égales d’alun de chrome et d’acétate de plomb. Imprimer alors une couleur d’enlevage avec 36 kg. d’épaississant de gomme anglaise 1,5 1, d’eau, 750 gr. d’acide citrique et 50 gc. d'extrait d’indigo. Si l’on veut imprimer du noir à côté du blanc, on emploiera du campêche ou bien du noir d’aniline. Dans ce dernier cas pas ser par le sécheur Mather et Platt, puis par la cuve à ammoniaque et vaporiser pendant 1 heure 1/2. Passer ensuite sur la machine à laver au large pendant 20 minutes avec de l’eau chaude et un peu de chaux ; chlorurer pour améliorer le blanc. Pour produire des effets d’enlevage en jaune, mélanger 2 1. de la couleur d’enlevage blanche avec 2 1. de Thio-flavine à imprimer et 150 gr. d’acide citrique en poudre. Pour les effets d’enlevage bleu, mélanger 3 1. d’enlevage blanc avec 2 1. de bleu méthyline et 250 gr. d’acide citrique en poudre. Imprimer, passer au tartre émétique et laver à chaud.
- Blanc réserve et noir d'aniline sur fond brun sur cotonnade. — Imprimer une réserve formé de 5 1 d’eau, 21. de soude ammoniacale, 3,5 kg. de bisulfite de soude à 36° Bé, 4,5 kg.
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- d’acide acétique, 2 kg. d’amidon de blé, 0,5 kg de gomme anglaise, et 50 gr. d’outre-mer. Imprimer ensuite un noir d’aniline préparé avec 4 kg. d'épaississant, gr. d’huile d’aniline, et 750 gr. d’acide hydrochlorique à 19° Bé; l’épaississant sera formé de 15 1. d’eau, 5 kg. d’amidon, 1 kg. de gomme anglaise, 125 kg. de bichromate de potasse et 125 kg. de prus siate jaune. Pour la dernière impression : Préparer un épaississant de 750 gr de chlorate de potasse, 10 1. d’eau, 2 kg. d’amidon, 1,5 kg. de mucilage d’adragante, 1 kg. de naphtylamine, 510 gr. d’huile de colza, et 1 kg. d’acide acétique. Préparer une couleur avec 4,5 kg. de cet épaississant, 150 gr. d’acide nitrique à 36° Bé, 150 gr. d’acide acétique, 75 gr. d’acide tartrique, et 8 gr d’une solution de vanadium. Imprimer avec cette couleur, passer 2 minutes par le sécheur Matheret Platt, savonner 20 minutes à 40° C, etlpasser enfin dans un faible bain de chlorure. (D. F. Z.)
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- SAVONS POUR TEINTURIERS par G.-E. Hoelz.
- Le savon trouve de nombreuses applications dans l’industrie de la teinture. Dans certains cas, comme dans la teinture des cotonnades à la benzopurpurine, le savon est un élément assez important du bain de teinture. Le bain de savon, complet ou coupé d’acide, entre dans la méthode la plus usitée pour la teinture de la soie. On l’emploie encore fré-quemmentpour préparer les tissusavantle bain afin de les libérer de toute souillure ou des matières grasses, ou bien après la teinture pour donner le brillant aux nuances qui existentdéjà dans l’étoffe. Avec la laine on emploie le savon pour le foulage après teinture et dans l’impression des tissus pour aviver les couleurs et enlever la matière d’apprêt, ou au moins pour concourir à ce but.
- Un bon savon est un article dispendieux, parce que sa fabrication nécessite non seule -ment des substances coûteuses, mais un soin considérable dans la préparation. Les meilleurs sont faits de suif d’huile de palme blanchie, d’huiles de coco, d’olives et de noix ; toutes ces huiles sont généralement combinées avec de la soude caustique.
- Les corps gras sont les constituants les plus dispendieux du savon et c’est à eux qu’est due sa cherté, parce qu’un savon de bonne composition contient au moins 64 % et même plus de matières grasses, à peu prés 6 ou 7 % d’alcali et le reste d’eau. Pour diminuer le prix de revient et le livrer à meilleur compte aux teinturiers, beaucoup de fabricants emploient des graisses inférieures comme du suif fait avec la graisse d’os. On emploie aussi des huiles à bon marché, comme de l’huile de coton, de lin, ou de résine; ces corps, il est vrai, ont une saponification insuffisante, mais ils coûtent peu et ils donnent un savon à bas prix, ce qui explique suffisamment leur emploi.
- L’imprimeur sur calicot a besoin d’un savon facilement soluble dans l'eau ; il donnera donc la préférence aux composés d’huile de palme, d’olives, de coco ou de noix plutôt qu’aux savons de suif qui n'ont pas une grande solubilité. Il faut que son savon soit absolument neutre, car s’il contient tant soit peu d’alcali libre, les couleurs seront attaquées : elles changeront de teinte, elles s’étendront ou se mêleront, il est vrai qu’on sait prévenir l’alcalisation par quelques précautions dans l’opération. Les savons qui sont faits d’huiles de résine, de coton, ou de lin sont toujours quelques peu alcalins, et étendent par conséquent les couleurs ; aussi on ne saurait trop recommander aux fabricants de s’abstenir de ces matières quand ils font du savon pour les imprimeurs sur calicot. Ils devraient aussi écarter le plus possible ou prescrire entièrement l’huile de noix de coco qui fait difficilement un savon bien neutre ; ce serait d’autant plus facile que ce corps gras, comme constituant de savon, n’est pas précisément bon marché. Il ne faut pas non plus que le savon de l’imprimeur laisse une odeur quelconque dans les tissus, à moins que ce soit une odeur agréable.
- Donc pour l’impression ni suif, ni saindoux, ni coton, ni noix, mais des huiles de palme et d’olives qui n’ont pas une odeur désagréa -ble ; éviter autant que possible les saindoux et bannir entièrement la résine et l’huile de coton.
- Pour les soieries le teinturier réclame un savon neutre et surtout un savon qui ne communique pas d’odeur aux tissus. Il préfère le savon d’huile d’olive à tout autre, surtout quand il est est de bonne préparation et que l’huile a été bien saponifiée dans la potasse caustique. L’huile de palme cependant n’est pas à dédaigner. L’huile de noix de coco qui forme difficilement un savon bien neutre, laisserait subsister dans le savon de l’alcali libre qui attaquerait les nuances de la soie teinte. Il faut éviter aussi les savons de résine, surtout si le savon doit être employé dans un bain d’acide acétique ou sulfurique, car alors la résine serait précipitée et se déposerait sur la soie qu’elle dessécherait en produisant une certaine rugosité au toucher.
- Dans la préparation des cotonnades pour la teinture, on peut élargir un peu son choix, tout savon de bonne fabrication peut trouver son emploi, même quand il n’est pas tout à fait neutre. Au contraire une légère alcalinité ne pourrait faire que du bien, parce qu’elle aiderait a purifier le coton. Toutes les substances que nous avons énumérées plus haut peuvent être employées seules ou mélangées. Quand on ajoute du savon au bain de teinture, il faut cependant le choisir meilleur que pour le blanchiment. Il doit surtout être neutre et absolument inoffensif pour les couleurs du bain de teinture. Un savon très fort en alcali altérerait la nuance de la chrysamine par exemple ; il faut éviter aussi qu’il laisse une odeur quelconque dans les tissus.
- On emploiera donc un savon fait d’huiles de palme ou d’olive, ou d'un mélange de ces deux huiles. Pour savonner les cotonnades après la teinture, ce qui, en réalité, ne se fait pas toujours pour les raisons que nous avons exposées plus haut, nous recommandons surtout les savons aux huiles de palme et d’olive
- Dans les lainages on n’emploie le savon qu’après la teinture pour aider au foulage, et la teinturier reconnaît qu’un bon savon bien préparé avec du suif, des huiles de palmes ou d’olives donne les meilleurs résultats. Il doit être de nature alcaline quoiqu’un faible degré d’alcalinité ne peut pas avoir aucune action sérieuse, parce que l’alcali est généralement neutralisé par les traces d’acides qui subsistent toujours dans les lainages après le bain de teinture, les effets réciproques de l’alcali du savon et de l’acide des tissus concourent plus ou moins à leur destruction.
- Avant de teindre les fils ou les tissus de laines on les débarrasse généralement de toutes les subtances huileuses qu’ils peuvent contenir. Pour cela on les plonge dans un bain de savon, pour lequel on emploie un article très commun fait de graisse d’os et d’huile de coton. Quelquefois on ajoute de la résine. Il est inutile de chercher la neutralité, une légère alcalinité est même plutôt désirable, parce qu’elle aide à l’émulsion des huiles dans les tissus et rend leur élimination plus facile. On doit choisir un savon qui est aisément so-lubie dans l’eau pour qu’il disparaisse entièrement au lavage ; toute trace de savon pourrait causer des inconvénients sérieux, comme par exemple l’inégalité de teinture.
- {The Dyer and Calico Printer.^
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- ÉPAISSISSANT pour couleurs tinctoriales et bains de mordançage Deutsche Farber-Zeitung
- Les épaississants employés de nos jours contiennent généralement comme substance effective de la gomme, de l’amidon ou de la farine. Les avantages ou les inconvénients de ces substances, suivant qu’elles sont modifiées par les acides et les alcalis par les manga-nates ou les chromâtes, tout le monde les connaît. Aussi nous mentionnons avec plaisir une découverte signalée parle Textile Manufacturer, suppriment tous ces inconvénients par l’emploi d’un savon minéral (soap rock)' C'est une sorte d’argile qui se trouve en grandes quantités dans la Nouvelle-Zélande et dans la partie orientale de l’Amérique du Nord, Son aspect est d’un gras brillant ; il 80 laisse rayer par l’ongle, attache légèrement a la la langue, et possède une coloration jaune pâle avec des rayures jaune vif et noir.
- Dans la pratique cette argile est soumise a une préparation spéciale. D’abord on la met
- 1 A dans un récipient muni d un tamis et on lave avec une solution d’acide muriatique 3/4° bé) pour isoler totalement ou en par
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- tie le fer. On la rince ensuite à l’eau claire, et on la place dans un récipient plus grand pouvant contenir environ dix fois plus de matière que celle qui est à traiter, et on y verse 5 parties d’eau contre 1 partie de l’argile. Au bout de 3 à 5 jours, l’argile a entièrement ab -sorbé l’eau et forme une masse fine, grasse et plastique, qu’on peut maintenant allonger à volonté avec de l’eau. Si cette substance doit servir à la charge ou à l’apprêt, en la traite à l’acide muriatique ; on la traite au contraire avec une solution légère d’alun si elle doit servir à la charge ou à l’apprêt, on la traite à l’acide muriatique ; on la traite au contrsire avec une solution légère d’alun si elle doit servir à un épaississant. La pâte devient dans ce cas beaucoup plus blanche. Ce produit a sur les autres épaississants les avantages suivants : 1° La pâte ne moisit pas; 2° elle ne forme pas de peau à la surface ; 3° Elle ne s’éclaircit pas par l'oxydation; 40 Mélangée avec d’autres couleurs, elle se tient un temps illimité ; 50 Généralement elle ne se décompose pas du tout ; 6° On fait des économies en chauffage et en charbon, parce que jamais elle n’a besoin d’être chauffée; 7° Elle convient à toutes les matières tinctoriales actuellement connues.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE BAIN UNIQUE avec le bleu alizarine sur laine et sur tissu
- Depuis l’introduction des couleurs d’aliza-fine on s’aperçoit du désagrément qu’occasionnent les deux bains successifs exigés par la plupart de ces couleurs. Il faut même reconnaître que si l’on n’avait pas cru depuis si longtemps à la nécessité des deux bains pour toutes les couleurs d’alizarine, celles-ci aurait pu supporter avec plus de succès la concurrence des matières tinctoriales natu relies. Deux raisons principales militent surtout en faveur des substances qu’on peut employer avec un seul bain : d’abord l’économie en combustible, en travail et en temps qui diminue le prix de revient ; en second lieu, l’étoffe n’étant cuite qu’une fois, garde plus de résistance et augmente de durée. Il est vrai qu’avec le bain unique moins de matière tinctoriale pénètre dans les tissus, et les couleurs sont un peu inférieures en vivacité, mais la diminution du prix de revient et le ména gement de l’étoffe compensent largement ces légers inconvénients.
- L’engouement pour le bain unique et le désir général de l'employer avec toutes les couleurs, vient surtout de ce que dès le début le noir alizarine et le noir diamine en dehors de leurs qualités de résistance à la lumière et aux acides ont été en mesure de lutter victo-"eusement contre le noir de campêche, quand on eut découvert un procédé de bain unique pour ces deux substances. On préfère le bain double seulement pour les grandes pièces,
- car on peut alors se servir plusieurs fois des mêmes bains. Le noir d’anthracite qui jusqu’ici a eu quelques avantages dans la lutte, tirait surtout sa supériorité de son emploi en bain unique.
- A côté du noir alizarine on a vu surgir depuis le rouge, le jaune et l'orange alizarine comme aptes au bain unique, et ils ne tardèrent pas à passer dans la pratique. Pour le bleu seulement on a été longtemps à chercher un procédé favorable, ou plutôt de nouvelles marques de produits qui se puissent employer avantageusement dans un bain unique. Avec jes anciennes marques de bleu alizarine la chose était totalement impossible. On recommandait pourtant, aussitôt après leur apparition, les alizarines-cyanines bavaroises comme excellentes pour le bain unique, mais pour différentes raison leur emploi n’a pas justifié ces aptitudes. Un produit de plus grande valeur fut le bleu alizarine, acide Hœchster qui parut après et qui est encore en usage dans quelques endroits sans avoir démenti jusqu’ici ses promesses. Nous avons assez souvent décrit sa méthode d’emploi pour ne pas y revenir aujourd’hui. Disons cependant que son succès venait aussi de ce que les autres fabriques de couleurs essayèrent aussitôt leurs marques de bleu-alizarine dans leurs aptitudes à un bain unique et constituèrent bientôt de nouveaux produits d’une perfection plus grande. D’autres raisons, plus importantes même, vinrent s’ajouter à celles du bain unique.
- La tendance générale qui s’affirmait alors de plus en plus, était de donner aux couleurs d’alizarine, même aux bleues, un fond plus ou moins énergique d’indigo, de façon à communiquer aux teintes les propriétés spéciales des deux produits, tantôt la résistance à la lumière, tantôt la résistance au frottement. Il fallait donc trouver une méthode pour couvrir par un seul bain le fond d’indigo avec les cou leurs alizarines de façon à simplifier le procédé de teinture qui nécessiterait sans cela trois bains différents. Il fallait surtout éviter les dépôts de chrome qui accompagnent le fond d’indigo, et le détruisent en partie.
- Comme substances pour bain unique se recommandent surtout le bleu brillant alizarine R et G des Eberfelder Farbenfabriken et le bleu anthracine SWX de la Badische ani-lin u. Sodafabrik. La méthode qui a été adoptée pour ces colorants s’écarte quelque peu des autres méthodes de bain unique. Tandis que d’ordinaire on fait cuire la matière colorante avec une addition d’acide acétique, de préparation tartrique ou de sel de Glau-ber, on emploie ici de l’acide oxalique. On sait que l’acide oxalique employé dans les teintures à bain unique, exerce une influence prépondérante dans la répartition égale de la couleur sur le tissu, il remplit surtout de grands services dans les teintures à bain unique formées de la combinaison de couleurs végétales et de couleurs alizarines. L’acide oxalique est destiné du reste à un
- grand succès, d’autant plus qu’il a déjà conquis beaucoup de terrain par son emploi dans le mordançage au chrôme.
- Pour mettre ces principes plus en relief je donnerai quelques recettes de bains uniques que j’emploie dans la pratique :
- Bleu foncé en bain unique sur 100 kilg. de laine
- Faire un bain de teinture :
- Acide oxalique...................... 2,5 kilg.
- Noir diamine F.................. .. 1,5
- Brillant bleu alizarine R.......... 0,8
- Brillant bleu alizarine G.......... 0,4
- Entrer la laine dans le bain tiède, élever lentement la température jusqu’à l’ébullition et laisser bouillir heure, Retirer ensuite un peu du liquide, dissoudre 8 kilg. d’alun de chrome dans de l’eau, l’ajouter lentement et laisser bouillir encore une demi heure.
- Avec de la laine lavée à fond, un brassage lent mais continu, une augmentation doucement progressive de la température au commencement de l’opération on obtient une bonne nuance bien unie. De grandes précautions sont surtout nécessaires avec le noir diamine, qui sans cela devient facilement inégal.
- Le bleu foncé obtenu par cette formule est assez résistant au foulage, en tout cas il est suffisant pour un foulage moyen. Après un foulage de 4 heures l’intensité s’est cependant quelque peu affaiblie, quoique le blanc lissé dans l’étoffe ne soit pas atteint par la couleur. De même la résistance à la lumière est parfaite. En somme la résistance de ce bleu ne diffère guère de celle des couleurs similaires au chrome. Plus égal encore et plus solide est le bleu modifié par un un mélange convenable des couleurs et appliqué par cette méthode sur un fond d’indigo.
- Les bleus d’anthracène qui ont été répandus dans le commerce par laBad. Anilin. u. Soda-Fabrik et qui sont fixés par le fluoré de chrome, sont plus efficaces que la combinaison dont nous venons de parler On peut obtenir un bleu excellent sur étoffe avec le bleu d’anthracène par la méthode suivante.
- Pour 2 pièces de cheviot de 16 kilg. faire bouillir ensemble :
- Bleud’anthracene SWX (en poudre) 1 kilg. Acide oxalique.................... 1,3 »
- Acétate d’ammoniaque.............. 2 1.
- Entrer les étoffes dans le bain tiède, hausser la température graduellement jusqu’à l‘é-bullition et laisser bouillir 1 heure. Retirer ensuite une partie du bain, dissoudre dans l’eau :
- Fluoré de chrome................. 0,859 kilg.
- Acide oxalique................... 0,170 »
- Ajouter cette solution et bouillir jusqu’à la nuance d’une demi heure à une heure
- La couleur paraît d’abord en rouge, ce n’est qu’après l’addition du fluoré de chrome et la cuisson prolongée que le bleu apparaît et perd la coloration rouge au fur et à mesure que la cuisson s’avance.
- La couleur se présente très également grâce
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- surtout à l’acide comme nous l’avons déjà dit. Elle pénètre aussi l’étoffe de part en part mieux que les autres bleus, ce qui vient surtout de ce que la matière tinctoriale, par suite de sa forte tendance à former des dépôts de chrome sur les étoffes chromés antérieurement, se porte de préférence à la surface.
- Ce procédé de bain unique est surtout recommandé pour les étoffes légères ou intermédiaires, les serges, les cheviots, et les tissus légers de fils, aussi bien pour la teinture sur fond blanc que pour la surchage des fonds indigo. Dans ce dernier cas ce qu’il faut surtout considérer c'est le ménagement du tissu, par suite de l’élimination des chromâtes. En ce qui concerne la solidité à la lumière je n’ai trouvé après une exposition de plusieurs semaines à la pleine lumière, aucune différence entre les bleus à bain unique et ceux à deux bains. Dans les deux cas le résultat que j’ai pu observer c’est que comme on le sait généralement, les teintes loin de blanchir prennent au contraire des tons plus sombres et plus noirs de face comme en reflet. (Oesterreich/s Wollen. und Leinen-Industrie).
- GENRES ENLEVAGE
- SUR NOIR D'ANILINE RÉSISTE sous couleurs d'albumine soubassées
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- Pli cacheté no 828 déposé à la Société industrielle de Mulhouse, le 29 juillet 1895 par MM. Léon Bloch et Charles Schwartz, à Guntramsdorf ; ouvert en séance le 27 novembre 1895.
- Séance du 29 avril 1896
- Messieurs,
- L’aluminate de soude réserve très bien le noir d’aniline, et si on a soin de dégommer après le passage au Mather Platt, on fixe de l’alumine qu’on peut teindre en rouge d'aliza-rine, orange d’alizarine, etc. De cette façon, on peut réaliser du blanc, associé à du rouge, de l’orange, du mode, etc., teints sur fond noir.
- Mais au lieu d’imprimer le dessin à deux couleurs, on peut aussi produire un dessin blanc sur noir, réservant l’aluminate sou-bassé, et on obtient de cette façon de fort intéressants effets.
- Ce procédé ne permet d'obtenir que du blanc-résiste et il demande beaucoup d’opérations. La fabrication de cet article — enlevage blanc sous aluminate teint en rouge sur noir d’aniline uni — se fait donc comme suit :
- Plaquer en noir d’aniline, imprimer le rongeant blanc au citrate et acétate de soude, puis soubasser en aluminate. Passer au Mather Plat, dégommer, teindre à basse température, laver, sécher, huiler, vaporiser, savonner.
- Les autres nuances a teindre sur l’aluminate s’exécutent selon leurs teintures respectives.
- Nous avons réussi à produire les mêmes effets avec des couleurs d’albumine en nous servant comme blanc-résiste du rhodanure stanneux qui réserve bien le noir en même temps que les couleurs d’albumine soubassées.
- L’albumine se trouvant coagulée à la surface de la réserve, la couleur est facilement enlevée par un léger savon. (Un mélange de rhodanure de potassium et de nitrate d’ammoniaque — ce dernier devant réserver sous couleurs d'albumine — n’a pas donné de résultats satisfaisants)
- Ce procédé permet aussi de réaliser des enlevages couleurs sur noir d’aniline sous soubassement couleurs d’albumine. On ajoute à la réserve blanche des matières colorantes basiques qui résistent bien à l’action du rhodanure stanneux dans un court vaporisage. Pour bien fixer la matière colorante, on ajoute en même temps du tanin et un sel d’antimoine sous une forme qui ne précipite pas la laque dans la couleur même.
- Si l’on prépare le tissu en tanate d’antimoine avant le passage en noir d’aniline, la couleur se trouve encore mieux fixée et est plus intense.
- Comme couleurs résiste on peut prendre : rhodamine bG, violet méthyle, bleu Victoria, vert malachite, etc. Pour les soubassements on se servira de couleurs minérales et de laques appropriées : rouge, rose, bleu, violet, mode, cachou, etc.
- Recettes
- Blanc résiste :
- Dissoudre : 2 kil. 100 rhodanure de baryum, » 3 lit. 750 eau tiède,
- ajouter 1 kil. 750 sel d’étain, épaisir avec 4 kil. british gum.
- Réserve couleur :
- Dissoudre : 2 kil. 100 rhodanure de baryum, » 1 lit. eau tiède, ajouter 1 kil. 750 sel d’étain, verser dans la pâte : 2 lit. 500 solution colo-
- rante,
- » 4 kil. british gum, ajouter à froid : 0 kil. 500 tannin,
- » 0 lit. 300 acide acétique 6° Bé, et enfin 0 lit. 250 solution Sb.
- Solution colorante :
- 5 0 gr. matière colorante basique,
- 0 lit. 5 eau,
- 0 ht. 5 acide acétique.
- Solution Sb :
- 1 40 gr. émétique,
- 1 lit. solution de chlorure de chaux 8° Bé.
- Rapport sur le pli cacheté n° 828 de MM. Léon Bloch et Charles Schwartz Par M. Auguste Romann.
- Messieurs, --
- Je viens vous rendre compte des résultats de l’examen du travail que vous avez bien voulu soumettre à mon appréciation.
- La première partie du pli signalant l’emp’oi d’une réserve au citrate et à l’acétate de
- soude sous noir aniline non développé et en même temps sous aluminate soubassé et destiné ensuite à la teinture, est connue depuis longtemps : c’est une fabrication facile à réussir. Comme, du reste, elle n’est mentionnée par les auteurs qu’à titre documentaire, il est inutile de s’y arrêter plus longtemps.
- On arrive à produire les mêmes effets en imprimant sur noir d’aniline non développé une réserve réservant le noir d’alumine ainsi que les couleurs d’albumine, réserves généralement usitées pour l’article enlevage.
- Les auteurs préconisent comme réserve le rhodanure stanneux, obtenu avec le sel d’étain et un sulfocyanure soluble, qui leur permet d’obtenir l’enlevage blanc et l’enlevage coloré en y incorporant des colorants basiques et le tannin nécessaire à leur fixation.
- J’ai répété les essais et je puis affirmer les indications de MM. Bloch et Schwartz.
- Les auteurs ont communiqué, après l’ou-verture de leur pli cacheté au Comité de chimie, une modification de leur rése ce blanche, consistant à ajouter à leur ancienne formule du sulfate de zinc et de l’amidon blanc non cuit.
- Le sulfate de zinc réserve, en effet, mieux les couleurs à l’albumine, mais par suite de son acidité, beaucoup moins le noir d’aniline; quant à l’amidon blanc, il agit simplement comme réserve plastique ; selon mes essais, il faut augmenter encore la proportion de sulfocyanure pour obtenir un bon blanc.
- Ainsi que vous le verrez par les essais joints à ce rapport, la réserve blanche sous noir d’aniline au carbonate et à l’acétate de soude ordinairement employée, donne pour le b'anc de meilleurs résultats que le rhodanure stanneux.
- Il sera peut-être aussi intéressant de si gnaler, que d’après le brevet Grafton on arrive à faire le même article si sur le tissu préparé en tannate d’antimoine et en préparation pour noir d’aniline, on imprime une réserve à la soude caustique et on soubasse en couleurs d’aniline additionnées d’acéta 6 de soude.
- Cependant, vu l’intérêt d’actualité de ce pli cacheté, je vous propose, Messieurs, de le publier au Bulletin, suivi du présent rapport.
- Couleurs essayées
- 1) Blanc résiste. — Ancienne formule de MM. Bloch et Schwartz •
- 2 k. 100 rhodanure de baryum,
- 3 1. 750 eau tiède, 1 k. 750 sel d’étain, épaissir avec 4 k. 000 british gum. 2)Blanc résiste. Nouvelle formule (Comité de chimie, 8 janv. 1896) :
- 3 k. 500 sel d’étain,
- 2 k. 800 rhodanure de p° tassium,
- 7 1. 500 eau,
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- épaissir avec 8 k. 000 british gum, et ajouter 1 k. 000 amidon blanc, 0 1. 500 eau,
- 2 k. 250 sulfate de zinc.
- 3) Blanc réserce ; avec cristaux de soude et acétate de soude, réservant aussi le soubassement en couleurs à l’albumine.
- 4) Blanc au citrate de soude, sous noir d’aniline, réservant les couleurs à l’albumine.
- 5) Blanc à la soude caustique, enlevage à la fois sur noir d'aniline et sur tannin émétique, et réservant les couleurs basiques.
- TEINTURE DE LA LAINE BRUTE (Oesterreich’ s Wollen und Leinen—Industrie}
- Beaucoup de teinturiers, qui n’ont rien à faire avec la laine brute, s’imagineront que cette teinture doit s’effectuer de la façon la plus simple. Cette opération est motivée jusqu’à un certain point, parce qn’avec la laine brute il ne peut pas être question de nuance égale, qui devient une nécessité avec la plupart des fils et avec toutes les étoffes en pièces. On croit que la laine en vrac est teinte sui-vant des recettes qui ont déjà fait leurs preuves. Il y a là également une part de vérité, mais il faut considérer cependant que le teinturier en laine est obligé d’élaborer d’abord ses recettes, et que pendant longtemps il n’a pu s’appuyer sur aucune donnée positive. Même quand on est en position d’une masse de données, il faut encore tomber juste dans "application, surtout que par la grande diver-Sité des laines brutes on ne peut jamais compter sur un résultat identique.
- Les fibres fines ont toujours besoin d’une plus grande quantité de matière tinctoriale que les fibres plus épaisses et plus fortes. La couleur naturelle joue aussi un grand rôle Principalement dans les couleurs claires. Si, Par exemple, un teinturier inexpérimenté voulut teindre une laine jaunâtre en blanc d’après la recette donnée et un modèle, il produirait certainement des défauts qui pourraient dif-Vilement être réparés par la couleur.
- Si le contraire a lieu, on trouve toujours un remède en nuançant avec une matière jau-nêtre ou brunâtre. Il est bon par conséquent de garder en même temps que la recette un échantillon devant soi, pour connaître en neme temps la qualité de la laine. Les pointes Jaunes des fibres de la laine contribuent sou-vent, du moins dans couleurs claires a faire Assortir l’ensemble de la teinte d’une façon "égale. Beaucoup de teinturiers penseront ""ssi que la manipulation pendant la teinture a pas une grande influence. C’est encore un Préjugé. Qu’on se représente seulement une cuve bourrée jusqu’en haut de laine, et la fa-Cllité de manipulation qu’on y trouve? Un oUvrier actif ne peut soigner que trois de ces cuves, quand elles sont très rapprochées et TePferment de 37 1/2 à 50 kil. Encore faut-il 1 donner un coup de main pour l’entrée et la SOrtie de la laine.
- Avec les couleurs qui ne doivent être attiédies qu’au bout d’un certain temps et chauffées ensuite très doucement, il faut agiter continuellement, au moins jusqu’à ce que le bouillon ait une demi heure de durée. Après cela ont peut ralentir le brassage. Les négligences pendant la tiédeur et au commencement de la cuisson ne peuvent plus être rattrayées par une meilleure manipulation ultérieure.
- Un ouvrier attentif et bien au courant connaît très bien l’importance du brassage, et les matériaux teints par lui se distinguent très bien par l’égalité de teintes de ceux des ouvriers négligents. Quant on ajoute de la couleur après coup on verse généralement la solution tinctoriale par-dessus la laine.
- Autrefois, avec les couleurs naturelles pulvérisées on ne pouvait faire autrement que de verser le liquide ou de répandre la poudre par-dessus la laine. J’ai employé ce principe assez longtemps avec les couleurs alizarines, mais je suis parvenu à obtenir une égalité plus parfaite en suspendant un grand enton noir au tuyau d'adduction de l’eau froide et en y versant petit à petit la matière tinctoriale en même temps qu’on fait descendre l’eau froide dans le bain.
- Par l’entraînement du flot d'eau la couleur se répartit plus également, mais il faut naturellement avoir soin de brasser activement pendant l’adduction delà couleur, et éviter en même temps que la cuve ne soit pas trop pleine. -
- Bien que nous possédions de parfaites machines à teindre la laine on procède cependant dans la plupart des cas à la main. Il est hors de doute que les appareils à brassage mécanique offrent de bien plus grands avantages et c’est le prix de revient seul qui empêche leur introduction dans toutes les usines.
- La laine atteint son plus haut degré de perfection quand elle est achevée après la première addition, mais telle n’est pas la règle à cause de la diversité des matériaux. On dit généralement et ceci est toujours juste qu'il vant mieux qu’une nuance manque à la laine que de la tourmenter trop longtemps pour l’obtention de cette nuance. Mais il est nécessaire de lui rendre ensuite cette nuance soit par un mélange convenable avec une autre laine déjà teinte, ou bien par la teinture d’une autre partie à laquelle par la comparaison et aussi par l’expérience des résultats précédemment obtenus, on donne une teinte telle que par le mélange avec la première partie on atteigne juste le ton désiré. Ce dernier cas se présente surtout avec les laines longues destinées à des étoffes unies. Avec les laines courtes qui sont destinées aux tissus mélangés c’est le premier cas qui se présente le plus souvent.
- Si l’on a plusieurs lots importants de laine à teindre qui sont destinés à un certain mélange ou bien à une couleur unique, ce sera un grand avantage pour le teinturier comme pour le fabricant, si on garde devant soi des échantillons des deux premières teintes, pour
- qu’ils puissent se rendre compte si la couleur est toujours bien venue. Pour cela on retire des quantités égales de chaque lot, on les carde deux ou trois fois, on les lave à fond et on les fait sécher. Il est à remarquer que les fils tissés deviennent toujours un peu plus foncés que l'échantillon. Cela tient surtout à la torsion du fil. Avec l’échantillon ainsi préparé le teinturier peut toujours se renseigner s’il a bien trouvé la nuance, et il peut procéder avec sûreté aux teintures suivantes. Quant tout est terminé il faut prendre un nouvel échantillon. L’année dernière un fabricant demandait dans un journal de la partie comment il pourrait rendre plus claire une étoffe gris-bleu mélangé qui lui avait été refusée par l’administration militaire comme trop foncée. Le mélange étant formé de blanc et de bleu.
- (A suivre.}
- TEINTURE DES FILS PEIGNÉS avec les couleurs d’alizarine {Textil eolorist}
- Les établissements de teinture, autrefois Meister Lucius et Bruening à Hochsted à Main ont répandu dernièrement une grande quantité d’échantillons de fils peignés teints avec des couleurs d’alizarine. Ces échantillons étaient accompagnés des modes d’emploi, qui probablement sont universellement connus, mais non moins universellement négligés. Pour une parfaite teinture de fond il est absolument indispensable de mouiller les fils de part en part avant de les plonger dans le bain de mordançage. Dans ce but on les renferme par....... dans un tube rempli d’eau qu’on porte à la température d’ébullition, mais sans la laisser bouillir et on les abandonne alors à l’action de l’eau chaude jusqu’à complet refroidissement, c’est-à-dire à peu près 5 heures, ou mieux pendant une nuit entière. Comme cette opération est destinée a débarrasser les fils de toutes traces de savon qu’ont pu laisser le décreusage et le lavage, il est indispensable de se servir d’une eau aussi douce que possible. Quand on a retiré les écheveaux du bain on les passe dans des broches et on les rince dans l'eau courante. De cette façon les fils sont non seulement bien nettoyés et débarrassés du savon et des autres impuretés, mais les écheveaux se sont développés, et l’eau qu’il ont absorbée leur donne assez de poids pour les empêcher de flotter à la surface dans les bains de mordançage et de teinture. On sera sûr de cette façon que les fils seront attaqués dans toutes leurs parties par les acides et que la teinture se fera sans inégalités.
- Pour prévenir la forlançure et le feutrage dans les bains de mordançage et de teinture» il faut avec les fils peignés comme avec les fils cardés, éviter tout bouillon ou toute commotion qui entremêlerait les fils. On force d’abord les écheveaux dans le bain de mordançage à 50° c. et on maintient cette température pendant une heure et demie ou deux heures,
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- en donnant un léger mouvement aux éche-vaux. La capacité des tubes par rapport à la quantité du bain devra être suffisante pour qu’on puisse travailler les fils librement sans produire d’arbalètes; 10 hectolitres de liquide servent généralemant à noyer 20 kilg. de fils.
- Dans le bain de mordançage comme dans le bain de teinture on prendra comme règle de tourner les fils dans un ordre suivi : quand, par exemple, deux ou trois broches chargées d'écheveaux auront atteint l’extrémité du tube, on leur fera rebrousser chemin jusqu’à leur point de départ, de façon à éviter l’entrelacement et le feutrage; on se gardera aussi de tourner trop vite ou trop souvent^ Après le mordançage avec la quantité de produits chimiques indiquée par la formule que l’on suit, on rince légèiement les écheveaux dans l’eau froide, on les couche, soigneusement couverts contre toute atteinte de l’air, et on les laisse reposer une nuit entière.
- Les fils ainsi mordancés, sont préparés ensuite pour le bain de teinture. On les passe dans l’eau froide jusqu'à ce qu'ils soient uniformément humides, et on les passe à l’essoreuse. Le bain de teinture pour 20 kilg. de fils exige 10 kil. d’eau auxquelles on ajoute 1 ou 2 litres d’acide acétique à 8° B. suivant la dureté de l’eau; même si l’eau est très douce on ajoutera toujours au moins 1 1. d’acide. Si la couleur renferme une forte proportion de bleu alizarine, il est bon d’ajouter un quart ou un demi litre d’ammoniaque par 10 hectol. d’eau, afin de maintenir par l’acétate d’ammoniaque qui se forme ainsi,l’état de solution continuedu bleu d’alizarine et d’assurer l’action suivie du bain. La matière tinctoriale devra être dissoute préalablement dans une légère quantité du liquide et passé ensuite à travers un tamis très fin avant d’être versée dans le bain. On brasse fortement le liquide à froid, on y place les écheveaux et on chauffe doucement pendant une heure et demie jusqu’aux environs de la température d’ébullition. Voici du reste la façon de procéder pendant cet échauffe-ment progressif :
- Quand les fils sont dans le bain on donne à peu près 8 tours assez rapides, puis on tourne plus lentement pendant la première demi heure, on enlève les écheveaux, on chauffe jusqu’à 35” C. et on laisse échapper la vapeur ; on continue le brassage pendant une demi heure en maintenant cette température de 35°, on enlève de nouveau et on chauffe jusqu’à 60°, nouveau brassage, sortie des fils, puis chauffage jusqu’aux approches de l’ébullition. A environ 950 on tourne jusqu’à ce qu’on ait obtenu la nuance. On se souviendra pendant toute cette opération du conseil que nous donnons plus haut, de ne tourner que très lentement et pas trop souvent.
- Par cette méthode on obtiendra plus sûr--ment des teintes bien égales que par l’addition graduelle de la solution colorante et de l’acide acétique par faibles quantités et l’élévation postérieure de la température du bain. Si, en échantillonant, on trouve que la nuance n’est
- pas atteinte et [qu'une nouvelle addition de colorant est nécessaire, on retire du bain une quantité de liquide suffisante pour qu’après le remplissage d’eau froide, la température soit ramenée à 50 C. quand on réintègre les fils. On ajoute alors graduellement et avec beaucoup de précaution le colorant mélangé avec un peu d’acide acétique, on élève de nouveau la température comme précédemment, et on agite jusqu’à ce qu’on ait atteint la nuance
- Avec les couleurs foncées, surtout avec celle qui contiennent beaucoup de rouge ou de brun alizarine. il est bon de recommencer un nouveau traitement au bichromate de potasse ou au fluorure de chrome pour fortifier les couleurs et les empêcher de s’étendre.
- Les teintes foncés peuvent être produites dans la perfection par les couleurs d’alizarine seules tandis que pour les tons légers comme les gris bleus et les vert mode qui exigent toujours la plus grande résistance à la lumière, il devient nécessaire de donner d’abord aux fils un premier fond de bleu indigo léger, et de les terminer avec les couleurs d’alizarine.
- LA FABRICATION DES COULEURS A BALE pendant l’année 1895
- On lit dans le rapport de la Chambre de commerce de Bâle pour l’année 1895 :
- Au moment où l’industrie de la Suisse entière se dispose à se rendre au rendez-vous de Genève, où le travail national se trouvera réuni comme dans un cadre d’ensemble instructif et imposant, on est porté involontairement à jeter un coup d’œil sur le développement des différentes branches de cette industrie pendant la dernière dizaine d’années.
- Nous désirons commencer notre rapport de cette année pàr une courte revue de ce genre.
- Ce sont les chiffres qui parlent le plus clairement.
- La Suisse a exporté en couleurs d’aniline en :
- Années Francs
- 1885 pour la somme de 5.656.605
- 1886 — 6.457,016
- 1887 — 6.925.586
- 1888 --- 6.823.948
- 1889 — 8.348.146
- 1890 — 8.924.656
- 1891 — 9.791.451
- 1892 — 11.383.234
- 1893 — 12.491.066
- 1894 — 13.146.534
- 1895 — 14.597.838
- Cela indique en dix ans, un chiffre triple de l’exportation.
- C’est vraiment un résultat satisfaisant et, en effet, d’autant plus satisfaisant qu’en ce moment cette industrie se concentre exclusivement à Bâle.
- D’après les données statistiques de 1894, le rang des pays qui nous servent de débouché est le suivant :
- Francs
- Allemagne................ 2.529.000
- Angleterre............... 2.241.000
- Etats-Unis............... 1.584.000
- Italie.............. 1.057.395
- France.................... 1.019.242
- Autriche.................... 988.000
- Russie...................... 915.000
- Indes britanniques. 753.000
- Espagne..................... 575.000
- Belgique.................... 463.875
- Asie orientale.
- (Chine et Japon)... 463.425
- Pour 1895, ces chiffres, peut-être même le rang des pays de débouché, seront un peu modifiés, car l'exportation aux Etats-Unis est montée à 2 millions en chiffres ronds, tandis que l’importation en Angleterre aurait plutôt diminué. La France également, devait, pour 1895, accuser des chiffres plus élevés, par suite de la fin de la guerre douanière.
- Si nous comparons ces chiffres avec ceux du pays voisin, l’Allemagne, qui marche avant les autres dans cette matière, nous trouvons que, de 1885 à 1894, l’exportation allemande est montée de 46,000 à 122,000 qx mét. par conséquent de 1 à 3, tandis que la Suisse est montée de 5 à 15 millions de francs, par conséquent aussi de 1 à 3, en d'autres termes, la Suisse a complètement tenu le pas.
- La production du monde en couleurs est estimée à 125 millions de francs. Nos 15 millions d’exportation, auxquels il faut ajouter 2 millions pour les besoins de la consommation dans l’intérieur du pays, donnent pour l’ensemble de la production suisse 17 millions c’est 14 0/0 du total du monde, en d’autres termes Bâle produit maintenant 1/7 de toute la fabrication des couleurs artificielles.
- La constatation de ce fait est doublement satisfaisante, non seulement parce qu’elle assure pour notre bonne ville de Bâle un trafic animé et un travail rémunérateur, mais principalement aussi parce que cette industrie, comme nulle autre, a pour elle, en général) l’avantage d’une marche d’affaires très rég-lière.
- Ce n’est pas un travail par soubresauts" aujourd’hui un travail excessif et le jour après le chômage, — jour par jour, au contraire, 1® travail dans l’industrie chimique a une e ploitation assurée, constamment en progres’ Ce fait réjouissant est le résultat d’une direction prévoyante, active et ingénieuse de affaires, qui tourne à l’avantage et à la pros périté de la ville, et, avant tout, également de ouvriers ; le danger toujours menaçant ail" leurs de l’arrêt dans le travail et du chômage n’a jusqu’à présent trouvé aucune place dan l’industrie chimique.
- Aussi la marche des affaires a-1-elle 6 très active pendant l’année objet de ce rapport L’impulsion est venue de l'Amérique et a. profit direct et indirect de la fabrication de couleurs : direct par les commandes impor
- 1 l’in"
- tantes en couleur, et indirect parce que 1
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- dustrie textile du continent a reçu de grandes commandes qui, dans la teinturerie et l’impression, consommaient de leur côté des couleurs.
- Les Etats-Unis sont, dans tous les cas, le pays où l’exportation de couleurs d’aniline a fait les plus grands progrès, car de :
- 577.652 fr. en 1885, l’on arriva à 1.742.477 en 1894, et à
- 1.993.148 en 1895
- L’exportation s’est presque quadruplée dans ces dix années.
- Les conditions du Japon ont également été d’un grand intérêt. La guerre a décidément eu un bon résultat et animé l’industrie du pays. L’augmentation des fabriques textiles du Japon marche du même pas que l’augmentation des teintureries du pays et c’est ainsi qu’augmentent également les commandes de couleurs. Le dollar a été de 2 fr. 50 à la fin de 1894, à 2 fr. 75 à la fin de 1895, circonstance qui a contribué à améliorer la situation.
- Il n’y a rien de spécial à dire des pays de consommation de l’ancien monde ; mentionnons seulement que l’Italie fait toujours des progrès au point de vue de l’industrie et gagne en importance.
- Les matières brutes étaient très bon marché jusque dans le cours de l’automne — cela a surtout été le cas du benzol et de l’aniline. En automne, il y eut cependant un grand mouvement sur le marché, parce que les sociétés du gaz avaient acheté de grandes provisions de benzol pour améliorer (carburiser) leur gaz d’éclairage en concurrence avec la lumière d’Auer.
- Il est à présumer que, vu le taux réduit du prix du benzol, ce procédé tout à fait rationnel se maintiendra dans la suite.
- L’aniline est montée, pour ce motif, de septembre à décembre, de 1 fr. 12 à 2 fr., et la plupart des produits de goudron suivirent plus ou moins ce mouvement.
- Pour l’activité de fabrication de nos ateliers, nous renvoyons à l’aperçu technique suivant. Nous remarquons ici seulement qu’à la fin de l’année les essais pour la production du « Heil-sérum » ont été arrêtés à Bâle. Le parc d’animaux se composant de chevaux, d’ânes, de lapins, de cochons d’Inde, de souris, a été évacué à l’étranger.
- Il
- Reçue technique. — Sous le rapport de l’activité dans les inventions, l’année dernière n'occupe pas un rang moins important que les précédentes.
- Nos fabriques de Bâle principalement se sont signalées à l’intention publique par de nom-breuses nouveautés intéressantes au point de vue scientifique et technique, nouveautés qui ont été protégées par des brevets d’invention et l’enregistrement de ces brevets.
- Leur résultat est un nombre important de nouveaux produits commerciaux qui ont pu, l'année dernière: être offerts aux teinturiers du pays et de l’étranger.
- Le groupe important des matières substan-
- tives pour teindre le coton a été enrichi par la découverte et l’exploitation plus intense de nouveaux matériaux provenant de la série de la naphtaline. Nous citons la nouvelle a 1 3 4 dioxynaphtalin, a 2 acide sulfurique employé pour obtenir une substance tinctoriale bleue, puis les 3 1 a 4 amidonaphtaol et p 3-acide sulfur que au moyen desquels on peut conserver quelques substances teignant directement qui entrent dans le commerce sous la désignation de noir Chicago, bleu noir de Chicago, brun de Chicago, et en outre, de nouvelles combinaisons obtenues au moyen de l’acide sulfurique de dioxynaphtoê (dioxy-naphtoësulfosaure) trouvé précédemment et qui sont offertes comme direct bleu, direct gris, direct noir. Appartiennent encore à ce groupe de substances tinctoriales rouges disazo (disazofarbstoffe) obtenues de nitro 3 naphtylamine et des combinaisons tetrazo (t strazoverbindungen).
- Parmi le groupe des substances tinctoriales mordantes pour la laine chromisée et pour l’impression sur coton, il faut citer :
- De nouveaux produits de condeusation bleus tirés des éléments de teinture du groupe gallocyanin par les phénols et leurs acides sulfuriques; phenocyanin, bleu de gallazin. En outre, les produits appelés vert alizarine obtenus par la nitrisation de la substance tinctoriale gallanilid. Le pyrogallol, peu employé jusqu’à présent au point de vue technique, a fourni, combiné avec des diazophénols et des diazoamines, d’importants produits pour la teinture au chrome, bruns et violets, comme: brun chrome RR, azochromine, azo-galleïne.
- Parmi les substances de couleur triphenyl-methan, ce fut particulièrement le groupe des substances tinctoriales acides vraiment alca-liques qui, par la condensation d’hydrol avec de l’acide sulfurique de bases et du carbure d’hydrogène, qui a subi des manipulations essentielles et a livré de nouvelles marques d’acide bleu et vert. C’est à ce groupe qu’ap-partient la préparation de bases d'oxylenko de la série triphenylmethan par la fusion des acides sulfurés appropriés avec des alcalis.
- Une invention appartenant au domaine le plus nouveau de la chimie des couleurs, celui de l'électrolyse, sert à produire le violet de methyl et la rosaniline, en soumettant à l’action du courant électrique le nitrodiamidotri-phenylmethan et ses dérivés alcalins. Des substances tinctoriales du tanin jaunes et brunes ont été obtenues par l’alcalisation de différentes substances tinctoriales de la série des akridin, comme le jaune acridin et le ben-zoflavin. On obtint des substances tinctoriales au tanin bleu noires par la combinaison de diazosafrine avec 2,7 dioxynaphtalin.
- La rhodamine a été obtenue d’après un nouveau procédé, consistant dans la formation intermédiaire d’un produit intercalaire du anhydride, d’acide phtal et le phénol de dialkyl et d’amidon (dialkyl-m amidophenol) et d’une condensation ultérieure des mêmes
- avec du phénol de dialkyl et d’amidon (dialkyl m-amidophenol).
- Pour finir ce court aperçu, il faut encore mentionner une invention qui au point de vue scientifique, aussi bien qu’au point de vue technique a fait, avec raison, sensation, à savoir la production très simple et facilement réalisable du p.-amidobenzaldehyd, par action d’une solution de soufre dans une seconde solution de natron (natronlauge) du p.-nitroto-luol. Il se passe dans cette préparation une réaction singulière et difficile à expliquer; le groupe nitro est réduit, en même temps que le groupe méthyl est oxydé ; il se produit, en conséquence, l’un à côté de l’autre, deux phénomènes absolument opposés.D’après le même procédé, on a aussi pu obtenir des produits de substitution de l’amidobenzaldehyd.
- Cette méthode ouvre une belle perspective sur la production favorable au point de vue technique d’importantes substances tinctoriales de triphenylmethan. L’aldehyd d’ami-dobenz que l’on peut si facilement obtenir a été, aussitôt après sa découverte, employé pour obtenir un nouveau groupe de substances tinctoriales azo et hydrazon, car ce produit est travaillé tout d’abord comme substance colorante azo et celle-ci passe facilement par l’action d’un hydrazin dans la nouvelle substance colorante azo-hydrazon.
- Ces produits ont été introduits dans le corn merce sous la désignation de bleu d’azone chrome et de violet benzal. Ces nouvelles matières colorantes peuvent trouver un emploi très intéressant en les développant sur les. filaments dans l’impression ou la teinture et on réussit ainsi d’une manière simple à produire les articles bleus rouges bien connus.
- INFORMATIONS
- Un télégramme annonce que le trois-mâts français Suzanne-et-Marie , de Bordeaux , capitaine Armagnac, allant de Maracaïbo en Europe, avec un chargement de bois de teinture, s’est perdu à Cayes (Haïti).
- TARIFS DE CHEMIN DE FER
- 13 août. — Paris -Lyon-Méditerrannée. — Tarif spécial P. V. no 5* Addition de la dex-rine.
- SERVICE DES ASSURANCES
- Nous informons nos abonnés et lecteurs que la direction du journal, pour satisfaire aux nombreuses demandes de renseignements qui lui sont journellement adressées par ses abonnés et lecteurs, relativement aux questions d assurance en général « assurances de garanties », « assurances sur la vie », « assurance contre l’incendie et contre les accidents de toute nature » a décidé d’organiser un service spécial et gratuit, qui sera chargé de répondre à toutes les demandes de renseignements concernant les assurances de toute nature qui lui seront adressées.
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- À cet effet, notre Directeur s’est assuré le concours d'un collaborateur des plus compétents en la matière, et nous prions nos abonnés et lecteurs qui auraient besoin d’être renseignés (axant de contracter ou de faire modifier leurs assurances en cours), a’adresser à nos bureaux, 20, rue Turgot, les propositions ou polices d’assurance qu’ils auraient à faire vérifier ou modifier ; ce travail leur sera fait gratuitement.
- Il sera, en outre, répondu par la poste à toutes les lettres particulières renfermant un timbre pour la réponse.
- Nous recommandons également à nos abonnés et lecteurs de ne signer aucune feuille de proposition ou d’assurance qui pourrait leur être faite avant, de l'avoir soumise à la vérification de notre service des assurances qui, nous le répétons, est entièrement gratuit.
- Afin d’éviter toute confusion dans la réception des lettres, celles-ci doivent être adressées au service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATION JUDICIAIRE
- Annonay. — Chamoux (Isidore), teinturerie en peaux. — Jug. du 12 juin.
- CONVERSIONS DE LIQUIDATIONS EN FAILLITES
- Gray. — Ducamp(Vve), teinturerie. — Jug. du 24 juil. — S.: M. More.
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Béziers. — Guilhem (Joseph), teinturerie. — Jug, du 23 juil. — S.: M. Vidal.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société anonyme d’apprêts et impressions de Roanne (Loire), 12, rue Beaulieu, à Roanne. — Durée : 20 ans. — Gap. : 980.000 fr. — Acte du 15 juin.
- NOMINATION DE LIQUIDATEUR
- Clichy. — Nomination de M. Bourgeois en remplacement de M. Tugot, comme co-liquidateur de la Société Chappat et Cie (en liq.), teinturerie, 6, rue Fournier. — Arrêt de la Cour d’appel du 9 juil.
- VENTES DE FONDS DE COMMERCE
- M. Colinet a vendu àM. Defert un fonds de teinturier, 9, rue Huchette.
- M. Roussin a consenti à M. Anders l’annulation d’un fonds de teinturier, 100, rue Dou-deauville.
- M. Crouzatier a vendu un fonds de teinturerie, 10, rue Frochot.
- M. Prouillet a vendu à M. Rollet un fonds de teinturerie, 7, rue Washington.
- M. Loubier a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue Brézin.
- M. Robin-Wiesgrill a vendu à Mlle Couprie un fonds de teinturerie, 68, rue des Martyrs.
- M me Vve Lefrançois a vendu à Mme Laffont un fonds de teinturerie, 13, rue Taylor.
- Mlle Duport a vendu un fonds de teinturerie, 21, rue des Marais.
- M. Calamier a vendu un fonds de teinturerie, 5 bis, rue Thiers, Choisy.
- M. Desrosiers a vendu un fonds de teinturerie, 144, fg St-Martin.
- M. Hannel a vendu à M. Lechasseur fils un fonds de teinturerie, 16, rue Bezons, Courbevoie.
- Librairie des Publications industrielles
- 20, RUE TURGOT, PARIS
- CHIMIE ANALYTIQUE DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
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- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex—coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8o broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8-avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen. — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grand in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par JulesGARCON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Eouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- Pour se procurer les ouvrages ci-dessus, s’adresser à la Librairie de la Société anonyme de Public^' tions industrielles et d’imprimerie administratif) EDMOND ROUSSET, Administrateur - Directeur, 20, rue Turgot, Paris.
- ON DEMANDE à entrer en relations avec usines s’occupant de la teinture du coton en bobines de filatures. Ecrire au bureau du journal, à M. ROUSSET.
- CHIMISTE DE TEINTURE
- ayant 12 ans de pratique, dirigeant actuellement la teinture, le blanchissage, l’apprêt, le finissage, etc'., d’une grande fabrique de velours, connaissant à fond la teinture, le blanchissage et l’apprêt de velours lisse, de coton, velours cordé, molesquin, Beaverteen, etc., de même que toutes les autres branches de la teinture des cotons et celle de fils et de coton en flocons, cherche situation comme directeur d’une fabrique de velours ou grande teinturerie, Ecrire, si possible en allemand, J. M. 6489 Rudolf Mosse^ Berlin S. W.
- _____________________________ ---
- Le Gérant ; EDMOND ROUSSET.
- Imp. de la Société anonyme de Publications industrielle3 et d’Imprimerie administrative.
- EDMOND ROUSSET, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot, Paris.
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- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
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- EDMOND ROUSSET, Directeur.
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- est complètement écrasé aux endroits
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- exposé à l’action directe de vapeurs sous pression pendant un laps de temps de deux heures environ.
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- Procédé de fabrication
- DE LA PELUCHE FAÇONNÉE
- Par la Société Anton et Alfred LEHMANN
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- ANNONCES :
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- Réclames et Annonces ministérielles Faits divers. .......
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- PRIX D’ABONNEMENT :
- France : Un an ...... 15 francs
- Six mois.......................8 —
- Etranger : Un an..............20 —
- Un numéro, 75 centimes.
- SOMMAIRE
- Fabrication de la peluche façonnée. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — Procédé d’impression. — Le bleuissage dans l’apprêt. — Recettes de teinture. — Enlevages dans l’impression des lainages. — Teinture de la laine brute.— Revue des matières colorantes nouvelles. — Nouvelle méthode de mordançage. — Teinture du coton. — Teinture du cuir. — Jurisprudence. — Assurances. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- Ie gi c.
- 40e Année
- 5 SEPTEMBRE 1896
- Numéro 17
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRETS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- Jusqu’à présent, le façonnage en relief de la peluche unie s’opère uniquement par gaufrage ; ce procédé de façonnage consiste à soumettre la peluche à une pression convenable de cylindres ou de plaques chauffés à la vapeur et dans lesquels le dessin à imprimer dans la peluche se trouve gravé. Toutefois, l’article obtenu suivant ce procédé présente
- ayant subi la pression. Le gaufrage ne permet Pas non plus de produire la frisure des fibres dans le genre des poils d une peau.
- Afin d’obtenir ce résultat et d’imiter, par suite, certaines peaux naturelles, MM. Anton et Lehmann ont imaginé de soumettre la pe-luche à une pression contre la surface d un moule, qui comporte le dessin à imprimer, et à l’exposer en vase clos pendant un laps de temps relativement long, à l’action directe de vapeurs sous pression.
- Grâce à la pression mécanique exercée sur la peluche, par suite de l’action de la vapeur d’eau sous pression, le poil s’engage dans les
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT A PARIS
- creux du moule et reçoit ainsi une frisure durable correspondant à la forme de la plaque-modèle ou plaque comportant le dessin à imprimer dans la peluche, et cela sans que le poil se trouve pressé et adhère au fond du tissu.
- Fig. 1, vue de dessus d’une plaque-modèle applicable à la mise en pratique du procédé.
- Fig. 2, coupe transversale à travers la plaque-modèle recouverte de la peluche.
- La peluche c ne s’applique pas directement avec la fleur sur la plaque-modèle a, mais sur un mince morceau d’étoffe intermédiaire. On place ensuite sur la peluche une épaisse plaque de feutre d, puis un tissu métallique très fin e, et enfin un tissu métallique plus gros/.
- On produit de toute manière appropriée la pression du dessus ou couvercle perforé i qui s’adapte sur le tissu en gros fil métallique /.
- La plaque a peut être pourvue aussi d’un dessin des deux côtés, en sorte qu’on peut la placer entre deux plaques de pression i; elle produit, dans ce cas, un double travail.
- L’ensemble du paquet se place ensuite dans une boîte appropriée dans laquelle on le laisse
- A fr.
- 4 fr. 50
- 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées et Annonces financières.
- L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par le Directeur-Gérant.
- ce genre ne permettent de traiter que des surfaces relativement petites.
- Dans le but de pouvoir soumettre à ce travail de plus grandes longueurs, par exemple des pièces entières, les inventeurs de ce procédé ont imaginé de les enrouler en spirale avec une plaque-modèle flexible sur un cylindre perforé h, fig. 3.
- On obtient cette plaque flexible g, représentée fig. 4 et 5, par la fixation de pièces de tôle ou de fil métallique o, fig. 5, de forme courbe appropriée entre deux ou un plus grand nombre de couches d’un tissu mince. Dans ce but, on place les pièces de fil métallique ou de tôle entre les morceaux d’étoffe, on presse le tout entre des plaques de matière tendre et on expose à l’action de la vapeur.
- Les pièces de fil métallique ou de tôle pénètrent .par ce fait dans les morceaux d’étoffe qui se trouvent ainsi solidement fixés aux— dites pièces métalliques. Ces dernières, en combinaison avec les morceaux d’etoffe, cons-, tituent ainsi une plaque modèle absolument
- flexible; les pièces métalliques correspondent aux reliefs du moule et les parties intermédiaires de l’étoffe aux creux. C’est dans ces derniers que se trouve pressé le poil de la peluche, pendant le travail, ainsi que cela a été décrit précédemment.
- Une plaque intermédiaire spéciale entre la peluche et la plaque modèle est superflue dans ce cas.
- Il suffit d’enrouler simplement la peluche avec la plaque flexible sur le tambour perforé h. La vapeur introduite dans ce tambour passe à travers les perforations de ce dernier et traverse successivement les différentes couches de la peluche.
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- LE MONITEURZDE LA TEINTURE
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre, et sans discussion, l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ pour le traçage de la moire Par M. Victor Crépet.
- Le traçage de la moire a pour but de produire, suivant des dispositions on dessins déterminés, des déplacements dans le grain du tissu, qui deviennent des centres d’effets de moire, lorsque ce tissu esi calandré ou cylin-dré sous les appareils à moirer proprement dits. Ce déplacement du grain a été obtenu jusqu’ici, soit au tissage par des tensions différentes données au fil, soit après le tissage par le frottement sur l’étoffe de règles armées de saillies.
- Le nouveau procédé rentre dans cette der -nière classe, mais il diffère de ceux employés jusqu’à présent en ce que les saillies ou touches qui opèrent sur le tissu sont indépendantes et peuvent recevoir simultanément une série de mouvements qui leur font exécuter des figures variées, tandis que, par le jeu d’une mécanique Jacquard, certaines de ces touches sont alternativement mises en contact avec le tissu, ou soulevées pour annuler leur action.
- PERFECTIONNEMENTS apportés à la formation et à la préparation des colloïdes solubles Par M. Edmond-James Mills.
- L’objet de cette invention est de rendre solubles dans de l’eau froide, de manière à pouvoir avantageusement ou commodément les appliquer à divers usages, certaines substances colloïdales ou colloïdés qui, comme la gélatine ou l’ichthyocolle (colle de poisson), sont ordinairement insolubles dans l’eau froide.
- Pour mettre l’invention en pratique, on prend suivant une des façons d’opérer, de la gélatine ou une matière gélatineuse ou contenant de la gélatine et y ajoute un alcali (soit caustique , soit carbonaté, mais de préférence caustique) ou un corps alcalino-terreux caustique et on chauffe le mélange avec de l’eau. Au bout de peu de temps, il se forme un composé de gélatine qui demeure liquide d’une façon permanente à froid. La proportion de substance alcaline à employer dépend en partie de la nature de la gélatine traitée, mais une belle qualité de gélatine peut, en général, être rendue liquide d’une façon permanente en la chauffant à 100• Cent, avec un poids égal ou supérieur d’eau et un vingtième de son poids de chaux éteinte, pendant environ deux heures. L’effet voulu peut être obtenu soit en vase ouvert soit en vase clos ou partiellement clos, mais il convient d’employer ce dernier type quand on fait usage d’un ammoniaque ou d’un carbonate.
- De la gélatine rendue liquide par le procédé décrit convient très bien à maints usages in
- dustriels ; on peut, par exemple, l’employer dans des ouvrages de menuiserie, pour la reliure des livres et le montage de gravures sur carton. Elle présente également une grande utilité pour le travail lithographique ; comme gomme ou épaississeur dans l’impression sur calicot; pour le traitement de la laine ; pour la teinture de diverses matières; comme « émul sionneur » et comme « détersif». Elle est sans action sur bien des surfaces métalliques.
- TUBE DE TEINTURE
- pour métiers à filer le coton et autres matières textiles par M. E Bruckert
- Dans tous les métiers à filer le coton et autres matières textiles et en particulier dans les métiers dits continus à anneaux, le filé est reçu sur des tubes en papier carton émaillé ou bois vernis ou non.
- L’usage de ces tubes devenant de plus en
- plus fréquent, par suite du conditionnement de la teinture des textiles en canettes, leur destruction en est plus prompte et ils sont bientôt mis hors de service, ces tubes n’étant pas assez résistants aux opérations de teinture, vaporisage et autres.
- L’inventeur a imaginé, pour obvier à cet inconvénient, de remplacer lesdits tubes en papier carton ou bois, par des tubes en métal quelconque étampé comme, par exemple, le laiton, les alliages d’aluminium et autres, appropriés suivant la destination à donner.
- Le croquis en marge représente en coupe un des nouveaux tubes étampés.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour l’extraction des matières grassès contenues dans les eaux résiduelles des machines à laver la laine et autres
- par MM. James Holms, Herbert Edward Tankard et William Scaife.
- Le principe de l’invention consiste à soumettre l’eau résiduelle provenant de la machine à laver la laine, à l’action d’une injection d’air:
- A cet effet, l’eau résiduelle est envoyée dans un ou plusieurs réservoirs munis de tuyaux ou conducteurs perforés dans lesquels on refoule de l’air. Le liquide étant ainsi agité, il se forme une écume qui contient les matières grasses et que l’on enlève de la surface du liquide au moyen de raclettes portées ou non par une bande sans fin.
- L’écume après son enlèvement du réservoir, peut être neutralisée par l’acide sulfurique et les matières grasses peuvent être récupérées, soit par pression, soit au moyen de dissolvants, soit par tous autres moyens connus.
- L’écume produite par l’injection d’air étant presque entièrement composée de matières grasses, il est évident que pour récupérer ces
- matières, il faut une quantité bien moindre d’acide que quand on ajoute celle ci à l’eau résiduelle avant la concentration des matières grasses sous forme d’écume.
- MACHINE A LAINER A POIL et à contrepoil
- Par M. Mathieu Michalot-Sirot
- Cette nouvelle méthode de lainage à poil et à contre poil, applicable aux tissus et couvertures laine ou coton ou mélangés, est caractérisée par l’accouplement des rouleaux travaillant suivant le poil, avec les rouleaux travaillant à contre poil, au moyen d’engrenages qui les obligent à prendre une vitesse différente quoique tournant dans le même sens. La vitesse des cylindres travailleurs de l’une des séries peut-être accélérée ou retardée par la friction d’une courroie plus ou moins tendue sur des poulies de différent diamètre,
- (Reproduction interdite.}
- PROCÉDÉ D'IMPRESSION à l'enlevage de couleurs azoconjuguées sur fond d'indigo par la Compagnie parisienne de couleurs d'aniline
- Dans les indienneries, l'impresssion avec rongeants est une des branches les plus importantes. Dans cette impression, le but est de produire sur le fond bleu d’indigo des dessins ressortant nettement, par impression de rongeants épaissis dégageant de l’oxygène.
- Quand il s’agit de produire, non seulement des dessins blancs, mais aussi des dessins en couleurs, les rongeants sont additionnés de matières colorantes, se fiant facilement dans l’opération d’enlevage. Pour cette raison, on ne pouvait guère employer d’autres matières colorantes que celles connues sous le nom de couleurs à l'albumine, mais, la plupart de ces couleurs ne résistent pas au frottement et par conséquent, tombent au lavage.
- De belles et vives couleurs ne peuvent être produites que dans le cas où l’indigo, par l’action du rongeant, est complètement enlevé de l’endroit imprimé, car alors seulement le rouge, l’orange, le bordeaux, etc., se détacheront clairement du fond bleu foncé.
- Il est donc absolument nécessaire que les matières colorantes à employer résistent sous tous les rapports à l’influence de l’oxygène, qui transforme l’indigo en isatine et, sous cette forme, le met en solution. Ceci dépend principalement de la nature de l’agent d’oxydation et des conditions dans lesquelles le développement de l’oxygène a lieu. Les agents d'ox) dation employés jusqu’à ce jour étaient l’acide chromique, respectivement les chromâtes.
- L’impression à l’enlevage des tissus teints en bleu de cuve se fait de la manière sur vantes :
- Les tissus sont imprimés avec un épaissls sant auquel on additionne une plus ou moins forte quantité d’une dissolution de chromate.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- en rapport avec la profondeur de la couleur bleue* Après avoir été séchés, les tissus sont passés dans une dissolution modérément chaude d’acide sulfurique et d’acide oxalique ; par ce moyen, l’acide chromique est mis en liberté, l’indigo, oxydé avec facilité et, l’endroit imprimé, décoloré.
- Comme il a été déjà dit, l’on peut, dans la même opération, fixer des couleurs sur les endroits traités aux rongeants, en épaississant la dissolution du chromate neutre avec de l’albumine et en l’additionnant de couleurs métalliques résistant à l’influence de l'acide chromique. Le bain acide, par lequel les tissus sont passés, est tenu à une température assez élevée, pour que, pendant le passage, l’albumine se coagule complément.
- Pour les nuances rouges, lesquelles sont les plus imprimées sur indigo, on se servait du vermillon qui, dans les derniers temps, fut remplacé par une laque préparée avec des matières colorantes azoconjuguées, revenant à meilleur marché, et résist nt aussi à l’influence de l’acide chromique. Mais cette laque, non seulement avait, comme le corps qu’elle devait remplacer, la qualité désagréable de tomber au frottement qui accompagne nécessairement le lavage, mais encore, ce qui était pire, elle était décomposée par la dissolution de savon chaude et se dissolvait.
- Un autre procédé, très intéressant, mais impraticable, parce qu’il revient bien trop cher, est d’imprimer sur le bleu d’indigo des mordants à l’alumine et puis de teindre à l’alizarine.
- Comme l’impression avec rongeants sur indigo est une des branches les plus importantes dans l’industrie des tissus imprimés, tout le monde était d’accord pour désirer qu’on trouvât un procédé permettant de produire sur le fond d’indigo de belles nuances, solides au lavage, et autant que possible à 'a lumière, revenant à bon marché, et simples d’application.
- Le propriétaire du brevet allemand n° 55779, qui avait reconnu ce besoin, était entré dans le chemin qui pouvait conduire aux améliorations tant désirées, en essayant à fixer sur le fond d’indigo les couleurs azoconjuguées qu’on produit sur la fibre, et qui excellent par leur beauté et leur solidité et reviennent en même temps à si bon marché. Mais il ne réussit pas à produire un rouge convenable ou d’autres nuances courantes, car l’expérience lui montrait qu’aucun des diazocom-posés ne résistait à l’action de l’acide chromique, et comme le breveté le dit lui-même, ce n’était qu’un seul corps, l’amido-azoben-zine, qui possédait une assez grande résistance et pouvait servir conjointement avec l’acide chromique à la production d’une nuance rouge.
- Mais, bien que cette nuance soit solide, elle ne peut pas satisfaire aux exigences les plus modérées quant à la beauté.
- Le procédé en question consiste substantiellement en ce que les tissus préparés au
- naphtol sont imprimés avec l’épaississant au chromate ordinaire, auquel est additionnée une dissolution de chlorhydrate d’amido-azo-benzine, et puis passés par le bain acide usuel.
- La Société parisienne de couleurs d’aniline a découvert, il y a quelque temps déjà, un procédé qui, à l’encontre de l’expérience faite avec le procédé antérieur, permet d’employer indistinctement tous les diazocomposés pour la production sur fond d’indigo de couleurs azoconjuguées insolubles possédant la même beauté de nuances que celles produites de la manière usuelle sur tissus blancs. Dans ce but, elle procède de cette manière, qu’au lieu d’une dissolution de chromate, elle additionne le diazocomposé épaissi de ferrocyanures alcalins; lorsque la couleur s’est formée, elle oxyde en bain alcalin.
- Ce procédé ne nuit nullement à la beauté de la couleur azoconjuguée et, de plus en plus, on produit des nuances que, précédemment, on ne pouvait pas obtenir sur fond d’indigo.
- L’essentiel de cette invention est que, contrairement à ce qui arrive avec le procédé déjà connu, la Société parisienne travaille avec des agents d’oxydation qui, en dissolution acide, ne dégagent point d’oxygène, et, par conséquent, ne décomposent pas les diazocomposés ; le dégagement d’oxygène n’a lieu qu’après que se sont formées les couleurs azoconjuguées, qui, dans ces conditions, ne sont plus attaquées ; l’indigo seul est oxydé et enlevé de la fibre.
- Comme exemple de cette manière de procéder, nous décrivons la production sur fond d’indigo, de rouge azoconjugué de la parani-traline diazotée et de bétanaphtol.
- Les tissus teints en bleu de cuve sont fou-lardés sur le hot-Jlue avec la dissolution de naphtol, préparée comme il est décrit ci-après.
- Dissolution de bétanaphtol. — 29 grammes de bétanaphtol sont dissous dans 200 centimètres cubes d’eau chaude et 25 centimètres cubes de lessive de soude caustique de 22 degrés Baumé; 100 grammes d’huile pour rouge turc sont additionnés et la dissolution est augmentée à 2 litres. L’addition de l'huile pour rouge turc a pour effet d’accroître la beauté et la solidité de la couleur azoconjuguée. Les tissus de coton teints en bleu d’indigo et préparés avec cette dissolution de naphtol sont imprimés avec la couleur d’impression préparée de la manière suivante :
- Rouge rongeant. — I. 83 grammes de para-nitraniline N (mélange de 15/100 de molécules de paranitraniline et 15/100 de nitrate de sodium et 5 p. 100 de nitrite, en excès de la quantité théorique), sont mélangés avec 267 gr. d’eau et 150 grammes d’épaississant, 3,000 gr. d’amidon de froment, 11,000 gr. d’eau, 6,000 grammes d’eau d’adraganthe, 100 degrés, bien bouillis ;
- 11. 150 grammes d’épaississant, 45 centimètres cubes d’acide chlorhydrique, à 22 degrés Baumé, 305 centimètres cubes d’eau.
- Le mélange I est lentement additionné au mélange II, et, après que le tout est allé en dissolution, on ajoute 300 grammes de ferri-cyanure de postassium et 600 grammes d’acétate de soude en cristaux.
- Après avoir été imprimés, les tissus sont passés dans de la lessive de soude 5 à 10 degrés Baumé à la température de 50 à 60 degrés ; par ce moyen, l’indigo est détruit aux endroits imprimés ; puis on lave bien, si c’est nécessaire, on passe dans un bain de savon bouillant, on lave de nouveau et l’on sèche.
- Les autres diazocomposés pouvant être employés à la production sur la fibre de couleurs azoconjuguées se comportent comme la paranitraniline, c’est-à-dire que par mélange de ferricyanures alcalins avec les solutions épaissies des diazocomposés, on prépare des couleurs d’impressions qui, imprimées sur les tissus teints à l’indigo et préparés au naphtol, après le passage dans des bains alcalins, fournissent des couleurs azoconjuguées solides au frottement et au lavage.
- LE BLEUISSAGE DANS L’APPRÊT Par G. E. Hœltz
- Une des opérations secondaires dans le lavage des tissus blancs est le bleuissage, qui a pour but de donner un blanc plus agréable aux tissus, parce que généralement ceux-ci ont, au sortir du bain une teinte jaunâtre qui ne flatte guère l’œil. Les effets du bleuissage proviennent d’un phénomène particulier des couleurs, c’est que le bleu et le jaune mélangés produisent du blanc ; par conséquent l’addition du bleu neutralise et détruit le jaune, et le tissu ressort avec un blanc plus parfait. Généralement on emploie une quantité de bleu plus forte qu’il n’en faut pour produire cet effet, de sorte que la teinte jaunâtre qui existait d’abord est remplacée par une nuance légèrement bleutée qui est beaucoup plus agréable à l’œil.
- L’apprêteur doit faire absolument la même rectification que la buandière. Une pièce de coton blanchi, considérée dans son ensemble a une apparence jaunâtre que le blanchisseur combat en ajoutant à ses mélanges et à ses colles une légère quantité de bleu qui détruit le jaune. Quoique la quantité de bleu employé pour chaque pièce est très faible dans l’en-Semble de l’industrie cette substance devient fort importante et forme un des articles essentiels de l’apprêteur.
- Le nuançage aussi exige l’attention de l’ap-prêteur parce qu’il constitue souvent un point essentiel de l’opération ; l’addition d’une trop faible ou trop forte quantité de bleu, ou l’usage d’un bleu, différent peut changer considérablement la nuance des tissus apprêtés. D’autres conditions influencent aussi le bleuissage. Quand les pièces sortent du bain, elle n’ont pas toujours le même ton : quelques-unes sont jaunes, d’autres rougeâtres. Quelquefois un lot de tissus blancs a été lavé imparfaite
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ment, et conserve par conséquent des traces de chlorure, qui sont susceptibles d’agir sur le bleu et de le détruire ; très souvent aussi le procédé de l’apprêt est capable d’affecter la qualité ou la quantité du bleu.
- Un bon bleu de nuançage doit posséder les qualités suivantes:
- 1® Le pouvoir de résister à l’influence des traces de chlorure, qui ont pu subsister dans les tissus aussi bien qu’à tout acide encore existant ou formé par la fermentation des substances employées dans l’apprêt.
- 2 Le pouvoir de résister à l’action de tout alcali contenu dans le savon ou les huiles solubles qui ont pu être ajoutés à la charge d’apprêt.
- 3° La faculté de résister à la chaleur, non-seulement à celle que reçoit la charge, mais aussi à la chaleur produite par les calandres pendant l’apprêt ;
- 4° il doit pouvoir surmonter les effets de l’addition de kaolin ou d’autres substances minérales qui rendent quelques bleus presque crayeux.
- Le bleu doit être extrêmement soluble dans l’eau, ou bien d’une finesse telle qu’il reste le plus longtemps possible en suspension dans l’eau.
- Cette propriété est essentielle pour donner des teintes bien égales. Si les bleus sont grossiers ou insolubles, ils peuvent produire des taches que l’apprêteur désire éviter avant tout.
- Un bleu très ancien employé à cet usage est l’extrait d’indigo, préparé en dissolvant de l’indigo dans de l’acide sulfurique concentré et en neutralisant le produit avec de la soude. L’extrait d’indigo est généralement employé sous forme de pâte très soluble dans l’eau. Il donne au coton une teinte bleue verdâtre qui est très agréable à l’œil. Ce bleu est très résistant aux acides ; on le décharge cependant par le chlorure et les alcalis lui donnent un ton un peu plus verdâtre. Il s’affadit quand il est exposé à l’air pendant un mois ; c’est là un des plus graves défauts de cette substance. Son emploi dans les apprêts est aujourd’hui très restreint.
- Un bleu de nuançage d’une grande importance est le bleu d’outre-mer, composé de silice d’alumine, de soude et de soufre, produit très complexe dans sa composition comme dans sa constitution. La variété la plus répandue est un bleu d’un beau brillant, ave# une légère nuance violette; mais on peut le trouver dans les tons les plus variés, pâles ou foncés. Quelques uns de ces composés résisteront très bien à l’action du bouillon dans l’alun sans tourner au rouge, tandis que d’autres seront affectés par le bouillon; les premiers sont surtout employés par les fabricants de papier et les blanchisseurs. Le bleu d’outremer est une poudre fine et impalpable, abso lument insoluble dans l’eau, mais comme il reste très longtemps en suspension il ne donne pas lieu à des taches. Les alcalis n’ont aucune action sur lui, pas plus que la chaleur ou la
- lumière. Son point faible cependant c’est qu’il se laisse décomposer par tous les acides, même les plus faibles, et qu’il perd ainsi sa coloration. Il en résulte que l’apprêteur est obligé de l’employer toujours avec une charge à réaction alcaline, de façon à neutraliser constamment les effets produits par les traces de chlorure ou d’acide qui peuvent subsister dans les tissus ou qui sont encore en suspension dans l’atmosphère où les étoffes sont travaillées.
- Le bleu d’outre-mer est surtout employé dans les apprrêts, mais son usage serait plus étendu s’il résistait mieux à l'action des acides.
- Au sulfate De fabricant de savon D’imprimeur sur calicot De fabricant de papier
- Silice Si 02 49.685 40.647 46.885 45.420
- Alumine AI2 03 23.000 25.047 24.110 21.147
- Soufre S 9.234 12.953 13.740 11.624
- Trioxyde de soufre SO3 2.464 4.814 3.047 5.578
- Soude Na? 0 12.492 14.264 15.618 9.906
- Eau H2 0 3.125 2.275 2.600 6.325
- il est à observer que l’outre-mer au sulfate à une teinte bleue verdâtre, pendant que les autres sont bleu violet ; le premier est plus facilement décomposé par les acides.
- Avant l’introduction de l’outre-mer artificiel, les blanchisseurs et les apprêteurs faisaient grand usage de bleu d’azur, mais cette substance est aujourd’hui presque abandonnée. Cela vient surtout de ce qu’il a un ton violet, peu en faveur, et qu’il est lourd, restant difficilement en suspension dans l’eau, et sujet par conséquent à produire des taches.
- D’autre part, il y avait une si grande différence de ton entre les tissus humides et secs que les teinturiers avaient la plus grande peine à trouver la nuance. Cependant le bleu d’azur est le plus résistant de tous pour le nuançage, parce qu’il n’est attaqué ni par les acides, ni par les alcalis, la chaleur, la lumière ou l’air.
- Le bleu de Prusse, dont l’emploi est si important dans le blanchiment et les apprêts pour le nuançage est une combinaison particulière de fer, de charbon et d’azote. Il a une fine coloration de bleu-vert profond avec, dans certains composés, une tendance au violet. Quand il est bien préparé il a, à l’état sec, un léger ton bronzé. La meilleure variété est vendu sous le nom de bleu de Chine, qui, réduit en pâte avec de l’eau, forme un mélange parfait et donne au liquide une fine couleur bleue.
- Il existe une autre variété vendue aussi comme soluble et qui se dissout avec la plus grande facilité dans l’eau : c’est la sorte la plus estimée des apprêteurs. Faisons observer que le bleu de Chine peut aussi être rendu soluble au moyen de l’acide oxalique ou de l’oxalate d’ammoniaque. Le bleu de Prusse, sous toutes ses formes, est insensible aux acides, et, ce qui est vraiment important, il ne se laisse aucunement attaquer par le chlorure, de sorte que si des traces d’acides ou de chaux sont restées dans l’étoffe, on est sûr de ne pas voir la couleur s’évanouir si l’on a employé du bleu d’outre-mer. La chaleur, la
- Une particularité digne de remarque est la suivante : Quand les acides agissent sur le bleu d’outre-mer, il se dégage de l’hydrbgène sulfuré, qui est susceptible de communiquer aux tissus une odeur d’œuf gâté. L’outre-mer possède aussi la quantité essentiel de ne pas être atteint par la chaleur, de sorte que les étoffes qui sont apprêtées avec cette substance ne changent pas de ton en passant à travers les calandres, comme d’autres substances colorantes.
- M. G.-H Hurst, dans son « Manuel des couleurs du peintre donne l’analyse suivante de quelques échantillons d’outre-mer :
- lumière et l’air sont également sans effet.
- Les seuls agents qui ont une action sérieuse sur lui sont la soude et les alcalis ou les substances alcalines comme le savon, l’huile soluble ou le borax.
- Ils ont une tendance à décharger la couleur et à la faire tourner au brun. Par conséquent, il faut exclure le bleu de Prusse des charges qui contiennent de la soude, de la potasse, de l’ammoniaque, de la chaux, du savon, de l’huile soluble ou du savon.
- Cette substance universelle, le goudron, a été disséquée aussi par les chimistes coloristes qui en ont tiré un bon nombre de principes colorants. Ils n’est donc pas étonnant qu’elle ait attiré l’attention des apprêteurs et des fabricants de bleus de nuançage, et qu’ils en aient fait mainte application. Les bleus de goudron ont sur les bleus de Prusse le grand avantage d’être solubles dans l’eau, de sorte qu’ils ne tachent pas et donnent des nuances très uniformes.On peut obtenir avec eux toutes les variétés de teintes, depuis le bleu ciel le plus pâle jusqu’aux bleus les plus foncés, depuis les tons verdâtres jusqu’aux bleus les plus intenses. Naturellement leurs propriétés sont des pins variées ; les uns ne se laissent pas attaquer par les acides ni alcalis, d’autres sont sensibles aux acides ou vice versa; quelques-uns sont solides à la lumière, d’autres fugitifs, d’autres encore supportent une exposition modérée au jour.
- Il est impossible de faire plus que de mentionner quelques-uns des colorants de goudron les plus usités, et d’indiquer leurs aptitudes essentielles.
- Les bleus solubles et les bleus de coton sont très employés à cause du brillant de leurs teintes, et parce qu’ils ont une faible affinité pour les fibres de coton. Ils résistent très bien à l’action des acides faibles avec lesquels ils sont en contact dans les apprêts, et meme aux alcalis légers, qui, néanmoins, les décolorent légèrement; ils sont fugitifs et se laissent détruire en peu de jours par la
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- lumière. Disons aussi qu’on les trouve dans les nuances les plus variées depuis le bleu-rouge jusqu’au bleu-vert, de sorte que l'ap-prêteur peut, en choisissant un produit approprié, produire telle nuance qu’il désirera.
- Le bleu alcali et le bleu Nicholson ont une relation assez étroite avec ceux que nous venons de mentionner. Ils exigent l’addition d’un acide pour développer leur couleur ; en général leurs propriétés ressemblent à ceux des bleus solubles, bien qu’ils soient plus solides à la lumière et aux acides.
- Le bleu Blackley a conquis une large place dans le nuançage; il donne quelques bonnes teintes insensibles aux acides mais rougies par les alcalis. Il est un peu plus solide à la lumière que les bleus de coton.
- Les blaus Victoria sont employés avec quelque succès et produisent des nuances fines. Ils peuvent être mélangés avec tous les apprêts, mais ne doivent pas être bouillis trop longtemps.
- Les indulines ont une large part dans le nuançage, parce qu’elles résistent bien à la lumière, aux acides et au chlorure ; les alcalis les rougissent légèrement. Elles sont très variables non seulement dans leurs nuances mais aussi dans leur degré de solubilité. Aussi les apprêteurs devront prêter toute leur attention au choix des indulines qu’ils veulent employer.
- Le bleu nil fait un bon usage quand on veut produire un ton bleu-vert ; il résiste bien aux acides, mais tourne au rouge sous l’influence de l’alcali ; la lumière a moins de prise sur lui que sur les bleus solubles et les bleus alcalis.
- Le bleu Ketton 4BN est d’un bon usage à cause de sa grande solubilité ; il donne des teintes bleu-vert d’un bon degré de solidité à la lumière, aux acides faibles et aux alcalis.
- Le nouveau bleu indigo F est bien employé aussi, parce qu’il est très résistant aux acides, aux alcalis et même assez bien à la lumière ; il est plus soluble que beaucoup d’autres bleus.
- Beaucoup de couleurs directes comme le bleu diamine 2B, le bleu titan 3B, le bleu pacifique B, le bleu benzo 3B sont dignes de retenir l’attention du teinturier, à cause de leur affinité pour les fibres de coton qui permet de teindre les tissus avec des nuances plus solides que beaucoup d’autres bleus que nous avons mentionnés plus haut.
- (The Dyer and Calico Printer).
- RECETTES DE TEINTURE
- Vert foncé sur coton
- Pour 1001b de coton. — Préparer un bain à 170° Fahrenheit avec 12 lb d’extrait de su-mac, 2 lb d’extrait de fustet, 112 lb d extrait de campêche, travailler le coton pendant deux heures dans ce bain, passer une demi-heure par un nouveau bain de 4 lb de couperose, ajouter alors 5 lb de nitrate de fer et brasser une heure, laver et passer pendant une demi-
- heure dans l’ancien bain de sumac, rincer et passer dans un bain de teinture formé de 11/4 lb d’alun, 10 onces de vert brillant et 1/2 lb de bleu Vacancéine, bouillir, bouillir jusqu’à la nuance, retirer, laver et sécher.
- Fraise sur laine
- Pour 100 lb de laine. — Bain de teinture de 8 lb de bisulfate de soude, 1/4 lb de brillant orchil c, 1/2 once de cyanole extra, brasser dans le bain et bouillir jusqu’à la nuance, laver et sécher.
- Gris sur coton
- Pour 100 lb de coton. — Préparer un bain avec 3 lb d’extrait de campêche, 1/2 lb de soude, travailler dans ce bain pendant 1 heure, passer ensuite par un bain formé de 4 lb de couperose, rincer et sécher.
- Couleur américaine sur coton
- Pour 100 lb de coton. — Bain de teinture de 5 lb de sel de Glauber, 2 lb de savon, 4 onces de chrysophénine, 1 lb de bronze diamine G, brasser dans le bain pendant 1 heure, laver et sécher.
- Brun sur coton
- Pour 100 lb de coton. — Bain de teinture de 10 lb de sel de Glauber, 1 lb de savon, 1/2 lb de brun direct, 1/2 lb de noir diamine BH, 1/2 once d’écarlate diamine et 6 onces de jaune titan Y. Travailler dans le bouillon pendant 1 heure.
- Couleur américaine sur coton
- Pour 100 lb de coton. — Préparer un bain avec 5 lb de gambier, 2 lb de cachou et 1/2 lb d’extrait d’écorce. Placer le coton dans ce bain et brasser pendant un certain temps à la température du tiède ; ajouter ensuite au même bain 2 lb de couperose, brasser un peu plus longtemps et rincer. Passer ensuite par un bain chaud d’un 1/4 lb de bichromate de potasse, laver et sécher.
- Couleur américaine sur coton
- Pour 100 lb de coton. — Préparer un bain avec 5 lb de sel de Glauber, 1 lb de soude, 3/4 lb de brun de coton H, 2 onces de noir diamine et 6 onces de jaune titan Y. Brasser dans le bouillon pendantl heure, retirer, laver et sécher.
- Vert olive sur laine
- Pour 100 lb de laine. — Préparer un bain de teinture avec 13 onces de violet Victoria 5B, 4 lb de jaune solide FY et 10 lb bisulfate de soude. Brasser la laine dans le bouillon.
- Dans le choix de ces recettes nous avons donné la préférence à celles qui montrent la grande variété de matières tinctoriales qu’on peut combiner ensemble pour former ce qu’on appelle généralement les couleurs composés. Nous pensons que celles-ci sont d’un intérêt plus grand pour le teinturier que les recettes à une seule couleur.
- ENLEVAGES BLANCS ET COLORÉS dans l’impression des lainages par le docteur Gottlieb Stein Dyer and Calico Printer
- Dans l’impression des lainages on suit deux méthodes pour produire les effets colorés. Dans la méthode la plus usuelle, on imprime les différentes couleurs sur chaque face ; dans la deuxième on teint la pièce entière, et on décharge ensuite les sujets blancs ou colorés. Il existe un grand nombre de matières tinctoriales suceptibles d’être déchargées par les sels d’étain, la poudre de zinc et le bisulfite de soude, pendant qu’on en trouve d’autres qui sont absolument insensibles à ces agents chimiques.
- Voici une première série de colorants qui peuvent être déchargés par les sels d’étain et la poudre de zine :
- Rouge. — Azo Bordeaux, azo cochenille, azo éosine, azo fuchsine, B. G. S., brillant double écarlate 3 R, brillant ponceau 5 R, cramoisi B, cochenille-écarlate PS, crocéine-écarlate 3 Bx, 7 B, 0 B rouge solide A, E, BT, NS, acide fuchsine solide B, nouvelle coccine, ponceau 3 R, ponceau de laine 2 R, etc.
- Orange. — Crocéine orange G, R, orange IB, etc.
- Jaune. — Jaune solide extra, méthanil jaune, etc.
- Bleu. — Azo acide bleu 4 B, brillant sulfo. azurine R, sulfo-azurine D, etc.
- Violet. — Azo acide violet 4 R, R extra, B extra, Victoria violet 5 b, etc.
- Brun. — Bordeaux extra, orseilline BB, etc.
- Noir. — Noir diamine, nouveau noir Victoria, nouveau noir-bleu Victoria, noir Victoria B, etc.
- Les colorants suivants ne sont déchargés que par la poudre de zinc : Magenta acide, vert-bleu solide, vert acide GG, carminé bleue, bleu acide solide B, violet acide solide 10 B.
- Voici une autre série de couleurs tinctoriales qui ne sont pas déchargées par les sels d’étain, et peuvent, par conséquent servir pour les effets colorés :
- Rouge. — Rouge alizarine W en poudre (avec de l’alumine), eosine bleuté S extra, pbloxine O, pyromine G, rhodamine B, G, S, rhoduline rouge GD, Magenta acide, etc.
- Orange. — Eosine jaunâtre S extra, flavine Sandfort, phosphine.
- Jaune. — Auramine I, jaune chinoline, jaune naphtol, etc.
- Vert. — Vert bleu solide, vert clair solide, vert acide GG, BBN.
- Bleu. — Bleu azine, 'bleu acide solide B, violet acide solide 10 B, bleu méthylène BB, etc.
- Violet. — Violet acide 5 B et 6 B.
- Ne peuvent pas être déchargés par la pou-de zinc : rouge rhoduline GD, safranine FF extra, phosphine, bleu méthylène BB, etc.
- Avec ces données, on peut élaborer une grande variété de formules. Notons, cepen-
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- dant, que les décharges colorées se développent le mieux sur la laine chlorée. Nous allons indiquer quelques méthodes qui ont été exécutées avec des couleurs tinctoriales venant de la Elberfeld P'arbenfabriken Compagnie.
- DÉCHARGE BLANCHE SUR FOND JAUNE
- Bain de teinture :
- Jaune solide extra. . . 3 %
- Acide sulfurique. ... 2 »
- Sel de Glauber .... 10 »
- Travailler dans le bouillon pendant une heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge blanche suivante :
- Z épaississant................. 500 parties.
- Sels d’étain............. 200 —
- Méthyl violet 2 B, solution 0.3:1.000,................. 100 —
- Eau .......................... 100. —
- Acétate de soude............100 —
- Vaporiser pendant vingt minutes sans pression, laver et sécher.
- Epaississant Z
- Amidon.......................... 142 parties.
- Gomme adragante.............. 286 —
- Acide acétique 45 Bé 30 % 286 —
- Eau..............................286 —
- Faire bouillir le tout.
- DÉCHARGE BLEUE SUR FOND ÉCARLATE
- Bain de teinture :
- Azo éosine......... 3 %
- Acide sulfurique . . 2 »
- Sel de Glauber ... 10 »
- Travailler dans le bouillon pendant une heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge bleue suivante :
- 30 parties de violet acide 5 B sont dissoutes dans :
- Eau........................... 300 parties.
- Ajouter : Gommeadragante
- (65 : 1.000)................. 550
- Sel d’étain.................... 120 —
- Vaporiser une demi-heure sans pression, laver et sécher.
- DÉCHARGE VERTE SUR FOND VIOLET
- Bain de teinture :
- Azo violet acide R extra. 1 1/2 %
- Acide sulfurique.............. 2 %
- Sel de Glauber...................10 »
- Travailler dans le bouillon pendant une heure, laver et sécher. Imprimer ensuite avec
- la décharge verte suivante :
- Vert acide GG.................. 30 parties,
- dissous dans : Eau............ 300 —
- Ajouter : Gomme adragante (65 : 1.000)................550 _
- Sels d’étain................... 120 _
- Vaporiser pendant une demi-heure sans pression, laver et sécher.
- Déchargé rouge sur fond bleu
- Bain de teinture : P. c.
- Bleu azo acide 4B................... 4
- Acide sulfurique................. 1
- Sel de Glauber................... 10
- Travailler dans le bouillon pendant une heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge rouge suivante :
- Parties
- Mélanger rouge................. 1.000
- Jaune................. 1.000
- Vaporiser une demi-heure, sous pression, laver et sécher.
- rouge
- Parties
- Rhodamine G.......... 60
- Dissoute dans eau.................. 270
- Ajouter gomme adragante (65 :1.000) 550
- Sels d’étain...... 120
- jaune
- Parties
- Jaune quinoline...... 40
- Dissous dans eau................. 290
- Ajouter gomme adragante (65 :100) 550
- Sels d’étain 120
- Décharge orange sur fond bleu
- Bain de teinture : P. c.
- Violet Victoria 5 B................ 3
- Acide sulfurique................. 2
- Sel de Glauber...................... 10
- Travailler dans le bouillon pendantune heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge orange :
- Parties
- Eosine extra S jaunâtre 30
- Dissoute dans eau................. 300
- Ajouter gomme adragante (65 : 1.000) 550
- Sels d’étain..........120
- Vaporiser pendant 1/2 heure sous pression, laver et sécher.
- Dégharge blanche sur fond vert
- Bain de teinture : P. c.
- Jaune solide........................ 11/2
- Bleu azo acide 4 B. ................ . 1 1/2
- Acide sulfurique.................. 2
- Sel de Glauber.................... 10
- Travailler dans le bouillon pendant une heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge blanche suivante :
- Parties
- Mélanger : zinc en poudre tamisé.. . . 333
- Eau gommée (1 :1)....... 333
- Ajouter : bisulfite de soude 38 Bé ... 334
- Laisser refroidir. Vaporiser une demi-heure sous pression, laver et sécher.
- Décharge blanche sur fond rouge
- Bain de teinture : P. c.
- Azo fuchsine S........................ 3
- Acide sulfurique...................... 2
- Sel de Glauber....................... 10
- Travailler dans le bouillon pendant 1 heure, laver et sécher. Imprimer avec la décharge blanche :
- Parties
- Mélanger : zinc en poudre tamisé.. .. 333
- Eau gommée (1 : 1)....... 333
- Ajouter : bisulfite de soude 38- B.... 334
- Laisser refroidir. Vaporiser pendant 1/2 h. sous pression, laver dans de l’eau avec une faible addition d’acide muriatique, rincer dans l’eau claire et sécher.
- Décharge bleue sur fond noir
- Bain de teinture : P. c.
- Noir Victoria B..................... 4
- Acide sulfurique.................... 2
- Sel de Glauber...................... 10
- Travailler pendant une heure dans le bouillon, laver et sécher. Imprimer avec la décharge bleue suivante :
- Parties
- Dissoudre : Méthylène bleu BB....... 6 dans eau........................... 94
- et eau gommée (1 : 1)............... 300
- Après refroidissement ajouter : Zinc en poudre tamisé 320
- Puis ajouter lentement : bisulfite de soude 39- B.................... 280
- Vaporiser une demi-heure sous pression, laver et sécher.
- TEINTURE DE LA LAINE BRUTE {Oesterreieh' s Wollen und Leinen-Industrie)
- {Suite et fin)
- Ce défaut est sans aucun doute imputable à la négligence, parce qu'il n’aurait pas pu se produire, si on avait pris un échantillon de la première teinte. La négligence de cette précaution occasionne des déboires assez sérieux parce qu’avec beaucoup de travail on obtient des résultats assez faibles : si le bleu est quelque peu appauvri c’est toujours aux dépens de la résistance de l’étoffe et surtout au détriment du blanc qui se ternit. Généralement ce défaut est imputable au teinturier.
- S’il ne s’agit que d’un mélange de blanc et d’une certaine couleur, la détermination des teintures « bonnes » et « mauvaises » est plus facile qu’avec les mélanges de couleurs diverses. Si cette dernière opération est à faire, dans l’absence de tous documents permettant de se rendre compte des nuances précédemment obtenues, le teinturier doit se munir de sa loupe et examiner consciencieusement tous les tons qui surviennent. Ce n’est que par des agrandissements successifs qu’on obtient une image bien nette de la nuance.
- A l’œil nu presque toutes les couleurs apparaissent plus claires qu’elles ne le sont en réalité. L’opération est beaucoup facilitée quand on a devant soi un échantillon pouvant servir de modèle. Malheureusement on ne garde en général que des échantillons de faibles dimensions qu’on colle dans un livre, et dont on enlève ensuite une petite partie pour servir de modèle quand la même nuance se représente.
- Si l’on songe que la laine ne se teint jamais d’une façon parfaitement égale, on comprendra que si une partie de la laine à teindre a été assemblée à ce faible échantillon, l’en-
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- semble de la teinture ne sera jamais conforme à la pièce précédente ; l’échantillon, en effet, a pu être pris à des endroits plus clairs ou plus foncés, qui n’étaient pas en harmonie avec l’ensemble. Dans les filatures, surtout dans celles qui font les mélanges, on devrait toujours conserver des échantillons d’une certaine importance, au moins 100 gr., de façon qu’à la reprise des mêmes nuances, le teinturier en ait une pleigne poignée; cela est d’autant plus facile qu’on peut la restituer à l’échantillon après l’opération. De même, il faut conserver des quantités assez notables des échantillons cardés et noter avec soin le pourcentage du mélange.
- Coller de petits échantillons à côté des mentions, comme on le fait généralement, constitue un avantage sérieux, mais il est préférable encore d’envelopper une certaine quantité de laine dans du papier et de numéroter les paquets. La plupart se diront que ce qui s'est fait jusqu’ici peut encore se faire, et que l’ancien procédé ne donne pas autant de travail que celui que je propose. Mais au fond, ce dernier présente encore une économie de travail, parce que dans les opérations ultérieures, on peut négliger mainte recherche de la nuance, et par là, on rattrape largement le temps perdu en échantillonnant. De bonnes précautions au début évitent souvent de grands désagréments et des frais importants, tout le monde sait cela et beaucoup de fabricants et de teinturiers ont pu en faire l’expérience.
- Il est d’usage de mélanger au tissage plusieurs lots de laine qui, destinés à la meme pièce, se sont teints de façon différente. Cela se fait presque toujours quand le teinturier veut réparer les défauts de sa.laine, et il atteint généralement son but, avec cependan une augmentation des frais à cause du travail plus coûteux du mélangeur.
- La besogne de ce dernier est beaucoup faci-litée quand chaque partie reste indépendante, parce qu’il peut procéder alors avec plus de sécurité. De même des lots à peu près égaux se laissent mieux travailler dans la suite que si le teinturier a déjà fait un premier mélange.
- Si ce dernier, pour employer l expression vulgaire, s’est « coupé » une première fois, ce qu’il a de mieux à faire, c est de s entendre avec celui qui doit faire le mélange, parce qu’il est plus au courant de ce travail et qu il est plus à même d’émettre un avis.
- Pour refroidir la laine après le bain de tein-ture, un antique usage veut que la laine soit étendue. Il y a quelques années, j’ai lu une étude d’un teinturier de fabrique qui montrait que la laine se conserve mieux et reste plus apte au tissage si elle n’est pas refroidie trop brusquement, mais placée dans des paniers au sortir du bain. Moi aussi, j’emploie cette méthode depuis de longues années, et je laisse séjourner la laine dans des paniers ou des caisses munies de trous avant de la bobiner.
- II serait important de faire quelques essais dans ce sens.
- On voit que la teinture de la laine en vrac n’est pas si simple que peuvent le croire les profanes. Ce qu’il y a surtout d’important, 'c’est une bonne entente entre le teinturier, le filateur et le fabricant dans leurs travaux communs.
- REVUE
- DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES au point de vue de leurs applications à la teinture Par M. Frédéric Reverdin (I)
- La Société anonyme des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis a intro -duit dans le commerce des nouvelles matières colorantes pour la teinture et pour l’impression du coton qui, d’une manière générale, sont produites en fondant avec du soufre et dusulfure de sodium, divers composés organi ques. Il y a très longtemps, comme on le sait, que cette maison livre sous le nom de Cachou de Laval une matière colorante découverte en 1873 par Croissant et Bretonnière et qu’on obtenait en chauffant à 200-300° de la sciure de bois, du son, etc., avec deux ou trois fois leur poids de lessive de soude additionnée de soufre. Il se dégage dans cette réaction de l’hydrogène sulfuré, et l’on obtient, après avoir séché le produit de la fusion, une masse noire fusible qui se dissout dans l’eau en vert ; les acides précipitent la matière colorante de cette solution et le cachou de Laval ainsi obtenu est insoluble dans les dissolvants ordinaires.
- Ce produit est susceptible d’être solubilisé; d’après le brevet de la Société de Saint-Denis (brevet français 244585), on dissout le cachou de Laval dans l’eau chaude, on précipite par l’acide chlorhydrique étendu, on filtre, puis on lave à l’eau acidulée, de manière à obtenir une pâte homogène à 15 % de produit sec. Cette pâte incorporée à du sulfite de soude dans la proportion de 50 à 60 kilogr. de sulfite pour 100 kilogr. de pâte est réduite en un mélange intime qu’on abandonne à la température ordinaire pendant trois jours ; il ne reste plus qu’à filtrer, sécher et réduire en poudre pour obtenir un produit soluble qui, vendu sous le nom de Cachou de Laval S, fournit par impression sur coton une nuance cachou qui peut-être encore modifiée en passant le coton imprimé soit au sulfate de cuivre, soit au bichromate de potasse. Ce produit est d’autant plus intéressantqu’on avait essayé autrefois mais sans succès d’appliquer le cachou de Laval en impression; les difficultés ont été levées lorsque la Société de Saint-Denis a eu l’idée d’en préparer la combinaison bisulfitique.
- Le cachou de Laval lui-même s’emploie, comme on le sait, pour la teinture du coton;
- (1) Moniteur Scientifique.
- nous ne reviendrons pas sur ce produit bien connu des teinturiers.
- Sous le nom de Noir Vidal (brevet français 231188 et addition), la Société de Saint-Denis livre au commerce des colorants bleu-noir de la famille du cachou de Laval, qu’on obtient en fondant à 185-200° le p-amidophé-nol ou la p-phénylène diamine avec du soufre et du sulfure de sodium, ou la quinone avec un polysulfure alcalin et de l’hyposulfite d’ammoniaque.
- Le noir Vidal est soluble dans l’eau en vert bouteille ; les acides précipitent de sa solution la matière colorante que les alcalis redissolvent. Il fournit sur coton des nuances bleu-vert, bleu-gris ou noir, suivant les proportions employées.
- Les fabricants recommandent le mode d’emploi suivant :
- Pour 100 kilogr de coton, préalablement débouilli, le bain de teinture est formé de :
- 1 .000 à 2.000 litres d’eau ;
- 25 kilogr. noir Vidal;
- 100 à 200 kilogr. de sel ;
- 5 kilogr.de carbonate de soude.
- On dissout d’abord le noir Vidal à l’eau chaude, puis on introduit cette solution dans le bain auquel on ajoute ensuite le carbonate de soude, puis le sel.
- On entre le coton à tiède, on porte à l’ébullition en dix ou quinze minutes, puis on laisse bouillir une heure. On brasse bien, en ayant soin de tenir autant que possible le coton immergé pendant la durée de la teinture, on sort du bain, on tord et on aère pendant trois ou quatre heures et enfin on lave à fond.
- On fixe cette teinture en passant le coton en bain tiède (40 à 500 ) renfermant :
- 1 000 litres d’eau ;
- 5 kilogr. de bichromate de potasse.
- 5 kilogr. d’acide sulfurique.
- On introduit le bichromate en deux fois en donnant cinq lisses sur chaque passe. On manœuvre pendant une demi-heure, on lave à fond, on savonne au besoin et on assouplit le coton en le passant dans un bain renfermant :
- 1/2 % de carbonate de soude ;
- 1/2 % de sulforicinate.
- On doit attacher une grande importance à l’aération, qui augmente l’intensité de la nuance, et aux lavages.
- Les barques de teinture doivent être en bois ou en fer ; le cuivre est rigoureusement proscrit, meme pour les moyens de chauffage, bar-botteur ou serpentin sec.
- Le noir Vidal est susceptible d’être solubilisé comme le cachou de Laval ; Le noir Vidal S qui en résulte peut être employé de la même manière pour l’impression du coton et des tissus en général.
- La Thiocatéchine de la Société de Saint-Denis (brevet français 239,714 et addition) est le produit de la réaction du soufre et du sulfure de sodium sur les p-diamines ou sur les nitramines acétylées. Elle se dissoutdans l’eau en brun ; si l’on ajoute de l’acide à cette dis-
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- solution il y a dégagement d’hydrogène sulfuré et précipitation de la matière colorante ; dans cet état elle est soluble dans les sulfures alcalins, elle se dissout dans l’acide sulfurique concentré en brun rouge. Elle teint le coton en une nuance brune, voisine de celle du cachou naturel.
- On teint en bain additionné de sel marin et de carbonate de soude.
- Suivant le mode de fixation la nuance donnée par le Thiocatéchine va du jaune franc à la nuance du cachou naturel. On a constaté en outre que les ceintures fixées aux hypo-chlorites ont une résistance moyenne à la lessive et à la lumière, que celles fixées au bichromate sont très solides à la lessive et moyennement solides à la lumière et enfin que l’emploi du sulfate de cuivre donne à la thiocatéchine une solidité très grande à la lessive et à la lumière.
- De même que le cachou de Laval, la thio-cachéine agit comme mordant vis-à-vis des couleurs d’aniline basiques, absolument comme le feraient le tanin ou le sumac.
- On peut teindre aussi avec la thiocatéchine, en mélange soit avec le noir Vidal, soit avec le cachou de Laval, ce qui donne une grande variation de nuances.
- La thiocatéchine peut aussi être solubilisée (brevet français 239,714) et la marque S qui en résulte, s’applique en impression de la même manière que le cachou de Laval S et le noir VidalS.
- Parmi les nouveautés que nous devons à la Société de Saint-Denis, citons encore la naphtine S et l’oxynaphtine.
- La Naphtine S (brevet français 239100) constitue une des couleurs les plus intéressantes du groupe des matières colorantes iso-nitiosées en ce sens qu’elle fournit en impression suivant les différents mordants, les nuances les plus variées. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanc-jaunâtre, très soluble dans l’eau avec une très légère coloration bleue.
- Elle fournit par impression avec le pyrolignite de fer une nuance verte, avec les sels de cobalt des nuances capucine, avec les sels de nickel des nuances mode ; la combinaison des divers mordants donne les nuances les plus variées, comme le montre le carnet d’échantillons, établi avec grand soin par la Société de Saint-Denis, dans lequel on trouve tous les renseignements sur les proportions à employer.
- Quand à V oxy naphtine (brevet français 231633), elle résulte de la condensation du nitrosonaphtol avec un polyphénol; elle se présente sous la forme d’une pâte brune soluble dans l’eau en brun foncé. Employée en impression sur tissu mordancé à l’acétate de chrome, elle fournit des bruns qui se rapprochent du cachou naturel.
- La Manufacture lyonnaise de matières colorantes a ajouté à sa série de colorants noirs pour laine une marque bleuâtre de noir naphtylamine, le noir naphtylamine 4 B.
- D’après les fabricants, les avantages de ce produit vis-à-vis du campêche seraient considérables en ce sens qu’il est solide à l’air et à la lumière ainsi qu’aux acides, et grâce à la teinture directe sans mordançage préalable la souplesse de la fibre n’est aucunement altérée. Cette nouvelle marque fournit des noirs à reflet bleu.
- On teint la laino sur bain additionné de
- 5 % de bisulfate de soude ou 5 % d’acide acétique
- ou encore 10 % de sulfate de soude et 1 % d’acide sulfurique.
- La laine en pièce est teinte en bain renfermant
- 10 % de sulfate de soude
- 5 % de bisulfate de soude, en portant la température pendant une heure de 60o au bouillon.
- Le noir jais diamine CR est une nouvelle marque de la série des noirsjais diamine dont nous avons déjà eu l’occasion de parler précédemment.
- Les noirs oæy diamine NF et N R font partie d’une série qui a été introduite précédemment par la même maison ; la marque NF donne sur coton un noir vif et bleuté, tandis que la la marque NR fournit des nuances plus rougeâtres et plus nourries.
- Enfin les bleus diamine se sont enrichis de deux nouvelles marques le bleu pur diamine F F et le bleu diamine R IV.
- Le bleu pur diamine FF a exactement les mêmes qualités de solidité que les marques déjà connues, mais sa nuance est un peu plus vive. Les fabricants recommandent d’employer ce produit pour la teinture du coton pur et des tissus mixtes (coton et soie, coton et laine). -
- Le bleu diamine RW est surtout utile pour la teinture des tissus laine et coton et des tissus coton et soie, on obtient des teintes uniformes sur les différentes fibres. Le produit a moins d’intérêt pour la teinture du coton ; sa nuance correspond à celle du bleu dia mine 3B, mais sa solidité à la lumière est moins bonne.
- Les deux marques peuvent traitées, après teinture, en sulfate de cuivre, traitement qui améliore la solidité au lavage et augmente sensiblement la solidité à la lumière.
- Nous signalons aux teinturiers un fort joli carnet d’échantillons de la Manufacture lyonnaise renfermant des exemples des variétés de nuances que l’on peut obtenir comme drap de dames à deux couleurs. Les effets présentés s’obtiennent soit par teinture en nuances claires et impression en nuance foncées, soit par teinture en nuances foncées, et en rongeant en nuances claires et vives. On trouvera dans le carnet en question toutes les indications nécessaires sur les matières colorantes à employer et sur les proportions voulues pour obtenir tel ou tel effet.
- L’orseille brillante N de la Manufacture lyonnaise est une matière colorante pour laine qui unit facilement et possède une très bonne
- solidité à la lumière et aux alcalis. Employée en combinaison avec le cyanol T et l’orangé GG elle fournit sur laine les nuances les plus variées.
- Le vert diamine G se distingue du vert diamine B, dont nous avons parlé précédemment, par une nuance plus vive et plus jaunâtre. Il donne sur laine des nuances très solides au lavage. Ce sont surtout les teintes chromatées après teinture, en faisant bouillir une demi-heure avee 1 1/2 % de fluorure de chrome ou de bichromate de potasse, qui possèdent une excellente solidité au foulon.
- On teint en nuances claires avec 10 à 20 % de sulfate de soude, en nuances foncées avec 10 % de sulfate de soude et 3 % d'acide acétique.
- On teint la soie sur bain coupé avec environ 6 % d’acide acétique.
- Nous avons sous les yeux deux carnets d’échantillons préparés avec beaucoup de goût par la Manufacture lyonnaise, pour montrer les effets que l’on peut obtenir par le chinage sur coton et sur soie ; on trouvera, outre les échantillons obtenus, toutes les indications nécessaires pour l’emploi, basé soit sur la teinture combinée avec l’impression d’un rongeant approprié, soit pour le chinage rouge et blanc, par exemple, sur l’impression du diazo de p.-nitraniline sur le coton préparé au naphtol.
- Nous donnerons, à titre d’exemple, la recette indiquée par la Manufacture lyonnaise pour le chinage avec la p.-nitraniline C (mélange de p.— nitralinine et de nitrite de soude) sur coton écru blanchi après impression.
- Le coton débouilli et séché et terriné avec la solution suivante :
- 70 gr. -napholR sont dissous au bouillon, avec 1 litre d'eau.
- et 70 gr. soude caustique 36 Bé.
- Dissoudre d’autre part :
- 25 gr. alun. dans 1/2 litre eau bouillante, et ajouter :
- 25 grammes soude caustique 36° Bé.
- Mélanger les deux solutions et ajouter : 5 litres eau froide.
- 100 gr. glycérine.
- 150 » huile pour rouge.
- 40 » sel d’antimoine.
- 1/2 litre eau bouillante.
- On porte ensuite le tout avec de l’esu froide 36® à 8 litres et on ajoute encore 80 gr. soude caustique 36 Bé.
- On sèche à l’étuve et l’on imprime.
- Couleur d'impression
- Mélanger en brassant :
- 1 partie préparation A avec 1 » préparation B continuer à brasser pendant environ un quart d’heure et ajouter avant l’emploi :
- 1 partie préparation C.
- Préparation A
- Paranitraniline C en pâte 210 grammes.
- Eau froide.................... 190 »
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- Épaississant d’amidon blanc 1.100 »
- Préparation B
- Acide chlorhydrique 21° Baume 200 grammes.
- Eau froide................. 200 »
- Eau de gomme adragante 1.100 »
- Préparation C
- Acétate de soude....... 300 grammes.
- Épaississant d’amidon
- blanc...................... 1.000 »
- Huile pour rouge turc,.. 150 »
- Acide acétique ....... 50 »
- Après impression, on sèche à l’étuve, lave et donne un léger bain tiède de savon ou de carbonate de soude pour enlever l’excès de 3-naphtol et on blanchit comme à l’ordinaire.
- Observation. — Lorsqu’on n’a pas ajouté à la solution de 3-naphtol le sel d’antimoine, il est bon de donner un savon à 60° C après le lavage.
- La couleur d’impression ne se conserve que pendant trois heures environ. Il faut donc avoir soin de ne mélanger qu’au fur et à mesure des besoins les préparations A, B, C, qu’on peut conserver pendant longtemps tant qu’elles ne sont pas mélangées.
- Il est pratique d’ajouter l’épaississant, comme nous l’indiquons plus haut, aux différentes préparations avant de les mélanger.
- Ces préparations, épaissies séparément, se conservent pendant très longtemps.
- Les préparations doivent être conservées dans un endroit frais.
- Leur température, au moment de les mélanger, ne doit pas dépasser 18- 20° G.
- Il est à remarquer que le mélange des.pré-parutions A et B est relativement stable, tan-dis qu’il ne devient instable que par l’addition de l’acétate de soude (préparation C) qu’il faut, par conséquent, comme nous l’indiquons plus haut, n’ajouter qu’au moment d’employer la couleur.
- Comme épaississant pour la préparation B, il faut employer la gomme adragante ; les ani-dons, british gum, etc., sont à éviter.
- L’épaississant d’amidon blanc que nous recommandons pour les préparations A et C doit être relativement épais pour les rayures larges.
- Les cotons une fois imprimés doivent être terminés le plus rapidement possible.
- Les Farbenfabriken vorm. Friedr-Bayer et C° ont introduit depuis quelque temps dans le commerce sous les noms de bleu nouveau lndigo F et R en pâte deux matières colo-rantes destinées à faire concurrence à l’indigo pour la teinture du coton. Ce bleu se fixe sur le coton mordancé à l’antimoine.
- La même maison recommande pour la tein-ture du papier en noir de traiter la pâte d abord avec du noir charbon S, puis avec ^Orangell B. On obtient ainsi une nuance bleu noir à noir charbon, qui selon les fabri-cants doit faire concurrence au noir obtenu
- d’après l’ancienne méthode avec l’extrait de campêche et les sels de fer.
- La série des noirs sulfones a été complétée par la fabrication des nouvelles marques : bleu noir sulfone et noir sulfone 3 B et 4 BT.
- Le premier se fixe sur laine en présence d’acétate d’ammoniaque et d’acide acétique, ou en présence de sel de Glauber et d’acide sulfurique pour donner un bleu noir très vif résistant bien à l’action de la lumière et du foulon.
- Le noir 4 BT donne sur laine un noir foncé et la marque 3 B, une nuance plus bleue.
- Ces différentes marques sont recommandées par les fabricants pour la teinture des articles de confection ainsi que pour la chapellerie. Elles égalisent très bien et possèdent un grand pouvoir colorant.
- Le rouge brillant de rhoduline dont nous avons parler dans notre dernière revue est maintenant livré par les « Farbenfabriken » sous forme de pâte avec la marque BD destinée spécialement à l’impression.
- Les « Farbenfabriken vorm. F. Bayer etC0 » recommandent pour la teinture du coton en brun, trois nouvelles matières colorantes substantives, le brun solide direct B, le brun solide direct GG, et le brun bronze direct.
- Ces matières colorantes facilement solubles sont destinées à la production de nuances foncées sur le coton sur lequel elles se fixent directement en présence de sel marin ou de sel de Glauber et de savon ; elles possèdent une résistance au lavage, égale à celle de la plupart des couleurs substantives et elles sont solides envers les alcalis.
- Enfin les « Farbenfabriken vorm. F. Bayer et C° » ont encore introduit récemment dans le commerce une marque de jaune de chrome en pâte (R. extra) destinée à l’impression du coton mordancé au chrome, la marque en poudre dont nous avons déjà parlé étant plus spécialement appropriée à la teinture de la laine chromée.
- L’Actien Gesellschaft für Anilinfabrikation, fabrique depuis quelque temps une nouvelle marque de noir Zambèse (D).
- Ce noir sert également à la teinture du coton et peut aussi être employé avantageusement pour les étoffes mi-laine, mi-soie, etc.
- Les teintures claires obtenues sur coton en présence de sel de Glauber ou de sel de soude et de savon avec 0,1 à 0,5 % de matière colorante, sont de nuance gris-bleuâtre très pure, résistant parfaitement à la lumière; les teintures foncées (à 6 %), fournissent un noir solide à la lumière.
- Ce produit égalise bien et se combine facilement avec tous les colorants substantifs; aussi les fabricants le recommandent-ils pour la production des gris solides et des couleurs mode.
- Le noir Zambèse D peut être diazoté sur la fibre ; il donne alors avec le 3 naphtolun noir bleuâtre, avec addition de résorcine des nuances plus verdâtres, mais moins solides au lavage, et avec la toluylène-diamine un
- noir très nourri, résistant parfaitement au lavage.
- Ce colorant teint la fibre animale et végétale, en teinture directe, presque uniformément du gris clair au noir ; il n’est, par contre, que d’un intérêt secondaire pour la laine et la soie pures.
- Le rouge Columbia S B de la même maison est un nouveau colorant, substantif remarquable par sa solidité aux acides. Il fournit sur coton des nuances un peu plus jaunes que la benzopurpurine 10 B allant du rose le plus tendre au rouge bleuâtre nourri et vif.
- Il égalise bien et résiste au fer chaud ainsi qu’au lavage et à la lumière dans les mêmes proportions que la plupart des colorants substantifs. Il se fixe aussi sur laine en présence de sel de Glauber et d’acide acétique pour fournir des teintures qui résistent très bien au soufrage. Sur soie, en présence d’acide acétique, il donne des teintures qui ne dégorgent pas à l’eau, et les fabricants estiment qu’il présente un certain intérêt pour les tissus mélangés, tels que mi-soie et mi-laine, bien que la soie et la laine soient teintes en nuances plus jaunâtres que le coton (1).
- Nous trouvons dans la « Farber-Zeitung » du Dr A. Lehne (1895-96 cah. 15, p. 233) un Mémoire de M. le Dr. C. Dreher sur l'acide lactique et son emploi dans la teinture, l'impression et l'apprèt, qui pourra peut être inté -resser quelques-uns de nos lecteurs et que nous allons résumer.
- On sait qu’on parle depuis quelque temps de l’acide lactique comme étant susceptible de remplacer pour le mordançage, l’acide oxalique et le bitartrate de potasse, et que les opinions sont partagées à ce sujet. L’auteur, qui est directeur d’une grande teinturerie de laine, nous rend compte des expériences qu’il a eu l’occasion de faire avec cet acide.
- L’acide lactique ordinaire pur ou acide lactique inactif se présente sous la forme d’une liqueur sirupeuse, incolore, miscible à l’eau en toutes proportions et qui ressemble comme aspect à la glycérine, dont il se distingue par une saveur franchement acide. Il se conserve assez longtemps à l’état concentré, tandis que ses solutions étendues se décomposent au bout de peu de temps par fermentation.
- L’acide lactique n’est ni toxique, ni volatil, il est encore plus visqueux que la glycérine. C’est, comme on le sait, un acide monocar-boxique correspondant à la formule :
- CH3 — CHOH — COOH (acide monooxypro-pionique)
- acide organique très faible, plus faible que tous les acides organiques employés jusqu’ici en teinture. Il forme, avec les bases métalliques, des sels très facilement solubles dans l’eau ; son sel de chaux est aussi très soluble.
- On voit, d’après la constitution des subs-
- (1) Nous avons reçu pendant l’impression de
- cette Revue un nouveau rouge pour coton de
- l’ « Actien Gesellschaft » VErika 4 GN, dont il sera parlé dans notre prochaine Revue.
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- tances, qu’on peut comparer dans en teinture avec l’acide lactique : Acide lactique, CH3 — CHOH - leur emploi COOH ou Si l’on se rapporte aux poids moléculaires de ces diverses substances, on voit, en écrivant les équations voulues, que CH3 — CHOH — COOH + 02 — CH3 -COOH +CO2 + H2 0. Il en résulte qu’il faut, pour remédier à cet
- C3 H6 O3 Acide tartrique, COOH — CHOH — CHOH - COOH ou CI H6 06 . Bitartrate de potasse, COOK — CHOH — CHOH — COOH ou C4 H5 06 K. Acide oxalique, COOH — COOH ou C2 H2 04 que l’acide lactique est relativement le plus riche en hydrogène, il sera donc susceptible, dans le cas où son oxydation sera complète, de réduire le plus d’acide chromique, considération importante au point de vue de son utilisation pour le mordançage de la laine avec l’acide chromique ou ses sels. 1 kil. d’acide lactique pourra réduire environ 3 kil. de chromate de potasse. 1 kil. d’acide tartrique pourra réduire environ 2 kil. de chromate de potasse. 1 kil. de bitartrate de potasse pourra réduire environ 1 kil. 8 de chromate de potasse. 1 kil. d’acide oxalique pourra réduire environ 0 kil. 9 de chromate de potasse. Les choses ne se passent malheureusement pas dans la pratique d’une manière aussi simple; l’acide lactique se transforme d’abord, par une oxydation énergique, en acide acétique, acide carbonique et eau inconvénient, tenir compte de certaines conditions. L’oxydation doit être conduite lentement, il faut introduire la marchandise bien lavée et bien assouplie dans le mélange d’acide lactique et de chromate de potasse et déterminer l’oxydation par l’addition d’une petite quantité d’acide sulfurique plutôt que par une ébullition forte et prolongée. Il faut opérer au début à 50° et ne faire bouillir qu’à la fin. En opérant ainsi, l’auteur a obtenu un bain de mordançageavec les proportions suivantes : 2 kil. 500 acide lactique à 30 %. 2 kil. 750 chromate de potasse.
- Nom commercial Aspect du produ Solution aqueuse Solution aqueuse additionnée de Précipite Solution dans l’acid esulfuriqu’ concentré
- Fabricant it Acide chlorhydrique (en excès) Soude caustique (en excès) Carbonate de soude (en excès)
- Noir Vidal Noir Vidal S Société anonym' des matières colorantes et produits chimiques de Saint-Denis. » Poudre amorphe gris bleu Pâte liquide bleu verdâtre Verte Bleu violacé Précipite des flocons 'bruns verdâtre Décolore Précipite des flocons brun verdâtre Pas de changement puis précipite Précipite des flocons brun verdâtre Pas de changement puis précipite Légèrement verdâtre Dégagement d’H2 S verdâtre
- Cachou de Laval » Produit amorphe gris bleuâtre Brune Précipite en flocons bruns Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite Brune
- Cachou de Laval S » Poudre brun noir Brune Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite Légèrement brunâtre
- Thiocatéchine » Produit amorphe jaune verdâtre Brun jaune Précipite des flocons bruns Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite Brun rouge
- Thiocatéchine S » Poudre brune Brune Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite Pas de changement puis précipite »
- Naphtine S en poudre » Poudre blanc-gris Jaune très clair Pas de changement puis fonce très Jaunit légèrement Jaunit très légèrement Brune
- Oxynaphtine Pâte liquide brun rouge Brun rougeâtre Jaunit et décolore Pas de changement puis jaunit et précipite Pas de changement puis jaunit et précipite Dégagement d‘H2 S brunâtre
- Noir Zambèse D Rouge Columbia 8 B Actien-Gesels-chaft für Ani-lin Fabrikation » Poudre noire Poudre rouge brun Violet brunâtre Rose violacé Précipite » Bleuit puis précipite Jaunit puis précipite Bleuit , très légèrement Précipite partiellement Vert bleuâtre Violet rouge
- Noir sulfone 4 BT Noir sulfone 3 B Farbenfabriken wormals Fried. Bayer et C® » Poudre brune Violet rouge » Décolore » Bleuit » Pas de changement » Vert bleu Verte
- Jaune de chrome D » Poudre jaune rougeâtre Jaune » Fonce Fonce légèrement Brune
- Brun solide direct GG » Poudre jaune brun Rouge brun Brunit légèrement Pas de changement Décolore partiellement Violet rougeâtre
- Brun solide direct B » Poudre brune » Violette Pas de changement Pas de changement Violet bleuâtre
- Brun bronze direct » Poudre jaune brun Brune Rougit puis précipite Fonce légèrement Fonce légèrement Violet rouge
- Bleu indigo F en pâte » Pâte Bleu Violette légèrement Pâlit légèrement puis décolore et précipite Pâlit légèrement puis décolore et précipite Bleu
- Bleu indigo B en pâte » Pâte Bleu » Rougit puis précipite Pâlit puis précipite Bleu
- Rouge brillant de rhoduline » Poudre rouge brun Rouge Jaunit Jaunit puis précipite Pas de changement Vert jaunâtre
- Violet Victoria (D 5B )) Poudre brune Violet brunâtre Décolore légèrement puis précipite » Jaunit Violet rougeâtre
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- 0 kil. 500 acide sulfurique.
- qui donne des résultats aussi bons que celui qui est préparé avec :
- 2 kil. 500 bitartrate de potasse 1a raff. valant 1 fr. 15 le kil.
- 3 kil. chromate de potasse.
- Okil. 350 acide sulfurique.
- Les teintures obtenues avec la laine mor-dancée au moyen de l’acide lactique dépassent beaucoup en qualités celles qui ont été faites avec la laine mordancée par la méthode habituelle.
- Quoique les recherches pratiques n’aient pas encore produit tout l’effet qu’on peut attendre d’après la théorie, les conditions, au point de vue du prix, peuvent être considérées comme plus avantageuses avec l’acide lactique qui est en tout cas indiqué pour remplacer le bitartrate et l’acide oxalique toutes les fois qu’on se trouvera en présence d’eaux calcaires qui forment avec ces deux substances des sels de chaux insolubles.
- L’auteur est donc persuadé qu’en étudiant de plus près la question, on sera convaincu qu’il n’y a aucune raison de rejeter d’ores et déjà l’emploi de l’acide lactique comme mordant en présence des sels de chrome, ainsi que quelques auteurs l’ont proposé.
- Il n’est question jusqu’ici, bien entendu, que de l’emploi de l’acide lactique technique ; mais plus les fabricants de ce produit feront d’efforts pour le livrer dans un état qui se rapproche le plus possible de l’acide lactique pur et à bon marché, plus vite aussi il s’introduira dans la teinturerie.
- Les acides lactiques techniques tels qu’ils ont été livrés d’abord par Avary Lactard Com-pany, à Boston, à 30 0/0, puis plus récem-ment, par C.-H. Bohringer ‘et fils, à Nieder-lngelheim S/R (à 50 0/0 à prix à peu près égal, soit à 106 fr. 25 les 100 kil. emballage compris), se présentent sous la forme de li-quides sirupeux jaune-brun à brun foncé. Ils renferment des impuretés (substances sucrées et amylacées provenant de la fermentation, acide butyrique, quelquefois trace d’acide sul-furique) qui, évidemment, ne sont pas très défavorables au mordançage à condition que a teneur en acide lactique soit constante.
- Pour l’impression et l’apprêt, par contre, il est nécessaire d’opérer avec des acides plus PUr8, car leurs propriétés (viscosité, faculté d assouplir) ont une importance pratique con-s‘dérable.
- Des essais d’impression faits avec l’acide Actique pur ont montré qu’il était très appro-Prié à l’impression sur laine particulièrement.
- On pourra aussi l’employer, dans beaucoup 6 cas, dans l’impression et dans l’apprêt à la Place de la glycérine, dans les cas où la faible "cidité de l’acide lactique ne paut pas nuire au contraire, peut même être utile comme "lis l’avivage.
- • auteur termine son intéressant article en ponant encore sa conviction que l’acide lac-Iejouera un rôle important dans la teinture
- et industries connexes, lorsque ses propriétés auront été bien étudiées.
- Nous réunissons, comme de coutume, à la page précédente, sous forme de tableau, les principales réactions des nouvelles matières colorantes dont nous avons eu des échantillons entre les mains.
- NOUVELLE MÉTHODE DE MORDANÇAGE
- En dehors d’une expérience personnelle il est difficile de juger la valeur pratique de la méthode de mordançage inventée par une compagnie de New-York, et qu’elle a fait breveter en Angleterre. Le procédé qu’elle emploie semble pourtant avoir le mérite de la nouveauté. D’autre part, en dehors des résultats excellents obtenus jusqu’ici, résultats supérieurs en tout cas à ceux des autres mé-thodesles frais de premier établissement exciteront l’intérêt de la plupart des teinturiers.La sorte de colorants qu’on fixe sur la fibre par cette nouvelle méthode est celle des produits exigeant un bain de mordançage. L’opération consiste à soumettre les étoffes à un courant électrique après les avoir passées dans le bain de mordançage ; le pôle positif est formé par un rouleau conducteur de même métal ou d’un métal différent, ou de charbon. Le métal est relié à un courant positif d’une batterie ou d’une dynamo.
- Les étoffes sont d’abord saturées du liquide contenant la teinture et sont placées ensuite entre les rouleaux. On fait passer le courant qui décompose l’eau sur les fibres : l’oxygène libéré se porte sur le rouleau positif, l’hydrogène sur le conducteur négatif. Aussitôt après sa naissance, l’oxygène forme avec le métal un oxyde qui entre en combinaison avec le principe colorant contenu dans les étoffes, et fixe ainsi la couleur comme si l’on avait fait usage d’un bain de mordançage.
- Avec des métaux différents on peut produire des couleurs différentes, et en variant le degré de concentration du liquide de teinture, on peut graduer la profondeur de la nuance. Ainsi si l’on emploie du bois de cam-pêche en solution, avec un rouleau d’étain comme pôle positif, les étoffes qui subiront l’influence du courant se coloreront légèrement en bleu. Une solution plus concentrée de la même substance donnera des tons plus foncés, et ainsi de suite jusqu’au noir le plus épais. Le rouleau métallique doit être isolé du conducteur, ce qui s’opère du reste par l’étoffe elle même. Quant au courant employé, son intensité et sa force électromotrice dépendront de l’épaisseur des tissus de la machine et de la rapidité avec laquelle s’effectue l’opération.
- Si l’on emploie des cylindres à rotation rapide et à pression, la force électromotrice devra être plus élevée et l’intensité plus forte qu’avec des rotations lentes et de faibles pressions. Il serait difficile cependant de donner un chiffre constant autant pour la tension
- que pour l’intensité suivant les différents cas; chaque substance, l’épaisseur de l’étoffe, la sorte de bain, contribuent aux variations du courant nécessaires au fixage de la couleur. La tension et l’intensité du courant varient aussi suivant la pression entre la métal employé et le conducteur négatif ; plus la pression augmente, plus le courant s’affaiblit et vice versa, si la pression est forte, la période d’exposition à l’action du courant diminue ; si la pression est plus courte, la période d’exposition au courant doit être plus longue. On ne portera pas la pression à un degré assez élevé pour exprimer tout le liquide contenu dans le colorant.
- Pour cette opération on pourra se servir de rouleaux ou de plaques gravés. Ces rouleaux ou plaques devront être essuyés de temps en temps sur leur surface positive, de façon à enlever l'excès d’oxyde qui s’y accumulerait.
- On établira aussi quelques dispositions spéciales pour absorber la substance colorante découlant des rouleaux. Dans ce cas l’oxyde peut être épongé constamment par un appareil spécial porté constamment par le rouleau, et relié au courant positif.
- Les inventeurs font observer que leur méthode diffère entièrement de celle décrite par Goppelsrôder qui soumet l’étoffe entre deux plaques conductrices, à l’action d’un courant électrique. Ici l’étoffe contient une solution de sel d’aniline et toutes les autres substances nécessaires pour la production du noir d’aniline. L’opération consiste dans l’oxydation du sel d’aniline par l’oxygène libéré sous l’influence du courant, et, par conséquent, la formation de la substance colorante sur l’étoffe, comme dans les autres procédés d’oxydation de l’aniline par l’acide arsénieux ou le nitro-benzol. Dans le procédé nouveau il se forme, au contraire, un oxyde métallique qui passe dans les étoffes dans le but de fixer la couleur en attaquant la fibre elle-même. Le mode de fixation de la couleur est, par conséquent, absolument différent dans ce procédé, de celui où le sel d'aniline est oxydé par l’oxygène naissant, il a même cet avantage de fixer les colorants naturels qui exigent un bain de mordançage. Le procédé de Goppelsrôder produit des couleurs d’aniline sur la fibre par l’action de l’oxygène naissant et avec des substances qui ne contiennent aucun principe colorant en solution.
- Avec la nouvelle méthode, il est absolument essentiel d’employer un métal au pôle positif, tandis que dans le procédé Goppelsrôder tout conducteur, par exemple le charbon, peut remplacer le métal au pôle positif, parce qu on cherche uniquement à libérer l’oxygène naissant au point où, le sel d’aniline doit être oxydé; c’est ainsi que l’auteur décrit le rôle du crayon de charbon. D’autre part dans cet emploi nouveau de l’électricité, le charbon ne peut pas être employé au pôle positif; il faut un métal, parce que c’est précisément l’oxyde formé par le métal qui devient l’agent de fixage pour les couleurs na-
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- turelles, l’oxyde se trouvant charrié dans la direction du courant de la plaque métallique sur la fibre. Les métaux dont l’emploi est le plus avantageux au pôle positif sont l’aluminium, l’étain, le zinc, le plomb, le cuivre, le fer. Le bismuth et l’antimoine ne donnent pas de bons résultats avec le bois de campêche, parce que ces métaux sont inaptes à former un combiné assez adhérent avec la substance colorante. En général les métaux les plus avantageux sontceux qui forment avec le principe colorant des sels de couleurs.
- Par cet exposé on peut se rendre compte que les alliages peuvent être employés aussi bien que les métaux simples. Le choix du métal pour le pôle positif dépendra de la couleur naturelle employée, et de l’aptitude de cette couleur à former des composés insolubles avec l’oxyde du métal, dans cet ordre d’idées les anciennes méthodes de mordançage indiqueront les métaux qui conviennent le mieux à certaines couleurs. En opérant sur de faibles échantillons, avec des plateaux de 2 à 3 inclus de diamètre, comme colorant, du bois de cam-pêche et comme métaux, de l’étain, du zinc ou de l’aluminium, un traitement de 10 secondes est suffisant pour changer le brun jaunâtre de la solution de campêche en un bleu riche, le courant ayant une tension de 20 à 30 volts, et les étoffes se trouvent maintenues fermement entre les plateaux. Il est impossible de fixer plus exactement la quantité d’électricité nécessaire , parce que dans chaque cas cela dépend, comme nous l’avons déjà dit, de diverses circonstances, de l’épaisseur de l’étoffe, et du degré de pression.
- Après que les étoffes ont été ainsi traitées, il faut les sécher entièrement. La substance colorante qui reste encore dans l’étoffe sans avoir subi l’action du courant peut être enlevée par le lavage pendant le finissage.
- Si l’étoffe doit recevoir un sujet ou ne doit pas être teinte sur toute sa surface, la substance colorante peut être imprimée d’abord au moyen de rouleaux, après quoi la pièce est soumise à l’action du courant entre des rouleaux pleins pour fixer la matière colorante ; les portions où le courant n’existe pas ne sont pas affectées pendant celte opération. L’apprêt a lieu ensuite suivant les procédés ordinaires. On obtient des résultats moins satisfaisants en traitant d’abord les tissus humides au courant, pour les plonger ensuite dans un bain colorant. On emploiera de préférence un courant continu à un courant alternatif, mais on peut employer ce dernier avec des rouleaux de même métal sur les deux faces du tissu. Le liquide tinctorial doit être frais parce que les bains neufs donnent des effets plus brillants, la décoction vieillie étant toujours pins ou moins oxydée. Quelquefois la couleur acquerra plus de brillant du côté négatif, de même qu’avec certains bains la continuation du traitement au delà d’une certaine limite tendra à réduire l’intensité de la couleur.
- ( The Dyer and Calico Printerj.
- LA TEINTURE DU COTON dans ses différentes formes
- Il est hors de doute que la teinture du coton en écheveaux comme on la pratique presque généralement aujourd’hui, devra se transformer avec le temps et s’effectuer par des procédés différents. Il faut considérer à ce sujet sous quelle forme le coton se teindra dans l’avenir, si pour cette opération on le prendra défait tel qu’il existe dans la balle, ou en cops, en chaîne ou sous d’autres formes.
- Chaque sorte de teinture sous ces différentes formes a ses avantages et ses inconvénients. Les avis des gens de la partie sont très différents. A vrai dire entre la teinture du coton en vrac et celle des écheveaux, il n’y a pas grande différence, parce que les deux s’effectuent sur des matières défaites, mais ces deux sortes diffèrent d’une façon essentielle de la teinture des cops. De nos jours les teinturiers en cops considèrent leur méthode comme le véritable procédé de teinture de l’avenir.
- Il est bien possible, en efft, que cette dernière prendra un certain élan dans l’avenir, mais jusqu’ici elle se trouve encore en présence de difficultés sérieuses, et il serait peut-être téméraire de prédire qu’elle parviendra à les surmonter et on ne sera pas obligé d’avoir recours dans l’avenir soit à la teinture du coton en vrac ou à celle des écheveaux.
- Les teinturiers en cops prétendent, il est vrai, que dans la teinture du coton en vrac les matériaux se brouillent et se durcissent, ce qui occasionne trop de déchets dans la filature. A quoi on objecte que, si on emploie pour le coton en vrac et pour les échevaux les mêmes procédés qui sont nécessaires pour obtenir une bonne teinture bien égale , ce n’est que dans le procédé pour la production du rouge de Turquie que les matériaux se mettent en confusion.
- En ce qui concerne les déchets, il est très facile de remédier à cet inconvénient en rem plaçant par de nouveaux matériaux ceux qui ont été perdus. Avec les cops tachés, écrasés ou brisés, dont il existe toujours malgré les plus grands soins dans la manipulation, tout remplacement devient impossible.
- D’autre part, les teinturiers en cops disent que la teinture du coton est impraticable en principe, parce que des innombrables couleurs qui s’emploient dans la teinture il faudrait avoir de fortes provisions en chaque sorte, ou bien on serait obligé de nettoyer les machines trop souvent, ce qui ne va pas sans une grande perte de temps. Cet argument est sans doute décisif en ce qui concerne les petites installations, 'mais dans les grandes usines cette considération n’a plus de valeur ; car dans celles-ci, il existe des réserves assez considérables de toutes les couleurs servant dans la pratique, et on peut toujours s’arranger de manière que les mêmes machines puissent travailler pendant une durée plus ou moins longue avec les mêmes couleurs.
- Comme nous l’avons déjà dit, dans la tein
- ture des cops on est forcé de s'en tenir à des procédés déterminés, et d’employer en plus du bleu indigo, du noir aniline, dubrun cachou, du noir de campêche et du rouge de Turquie, presque toutes les couleurs directes (couleurs diamines). Les combinaisons de bleu méthylène, et d’indigo jouent un grand rôle, de même que les couleurs de mode qui sont produites avec du campêche, du fustet et du cachou. Par conséquent, un mordançage et une teinture égales deviennent avec les cops totalement impossibles.
- Ces sortes de teintures sont 'cependant toujours en vogue et très demandées. On ne peut du reste pas les remplacer par une couleur unique d’aniline ou d’anthracène, parce qu’ils possèdent l’avantage de la plus grande solidité et la plus grande efficacité. Ceci s’applique non seulement aux couleurs de mode, mais aussi aux noires, surtout depuis l’apparition récente d’un produit de grande valeur qui a été introduit dans le commerce parla fabrique de couleurs Paul Gulden de Leipzig sous le nom de Noir Oxyde WS et B.
- Je doute généralement qu’il y ait possibilité de perfectionner à ce point les procédés de teinture des cops pour qu’on puisse produire une nuance solide, parce que les couleurs substantielles et directes qu’on appelle couleurs diamines, et qui sont, par conséquent, des couleurs à bain unique, ont généralement peu de solidité. De plus le rendement d’un ouvrier isolé dans la teinture du coton en vrac est bien supérieur, quoique d’un autre côté avec les couleurs à bain unique comme le Rouge solide, le Rosa et le Bordeaux, il faille accorder la préférence à la teinture par cops.
- Il ressort de tout cela que la teinture par cops n’est pas exclusivement la méthode de l’avenir, mais que chacun des différents procédés que nous avons mentionnés, indépen-damment de quelques opinions isolées, peut prétendre à une place honorable dans la teinture de l’avenir.
- {Leipziger Monatschrift für Textil-IndustT^
- TEINTURE DU CUIR aux couleurs d’aniline
- Tous les cuirs destinés à la teinture, tannés ou préparés au sumac, doivent être préalable ment débarrassés de tous les corps étrangers) et adoucis entièrement, spécialement sur a face du grain qui doit recevoir la couleur' Ces deux résultats peuvent être atteints en une seule opération par un traitement attentif à l’eau tiède.
- Le cuir fendu est généralement traité de 8 manière suivante :
- Les pièces sont d’abord plongées dans l’eau à la température d’environ 95° Fahr. ; elle5 doivent être disposées de façon à pouvoir etre retirées de l’eau séparément, parce que tout enchevêtrement produirait des déchirures alr plus minces.
- Après une demi-heure, on les place dan
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- une cuve à mécanisme de rotation où on les traite, pendant cinq ou six minutes, avec 11/3 à 1 3/4 gallons d’eau tiède pour chaque douzaine de pièces. On ajoute ensuite de l’eau tiède (2 1/2 à 2 2/3 gallons) et on reprend l’opération pendant dix autres minutes On sort les pièces avec grand soin, parce qu’elles sont à ce moment très sensibles et seraient endommagées facilement.
- Cette rotation dans la cuve libère le cuir de tout excès de tannin et aide à l’adoucissement et au nettoyage, ce qui est un avantage essentiel, parce que seul, le cuir absolument net et doux peut donner de bons résultats dans la teinture.
- Les peaux de chèvre et de veau sont traitées comme nous venons de l’indiquer, mais exigent une troisième addition d’eau pendant le brassage, qui devra durer d’une à deux heures pour la peau de chèvre, et d’une demi-heure à une heure pour le cuir de veau.
- Si l’on ne dispose pas d’une cuve à mécanisme de rotation, on pourra obtenir des résultats approchants par un traitement d’une heure avec un écouvillon en chèvre dans un récipient en bois rempli d’eau tiède, après une immersion de quelques heures dans de l’eau à 1000 Fahr.
- Pour la teinture dans un récipient en bois, on se sert d’une auge d’environ 39 X 20 X 10, qu’on incline légèrement de sorte qu’un gallon, a peu près, du liquide puisse se recueillir d'un côté.
- On n’emploiera que de l’eau très douce, libre de chaux et de fer, mais si l’on ne peut Pas se procurer une eau indemne, on ajoutera un peu d’acide acétique au bain. Il ne devra Pas y avoir dans la cuve une surface de fer exposée au liquide, parce que, sans cette pré-caution, il se produirait sur le cuir des taches Pour la plupart indélébiles.
- De légères taches de fer peuvent quelque-fois être enlevées par un traitement à l’acide sulfurique en solution faible, suivi d’un bon tinçage.
- Avant la teinture les peaux sont étendues Par paires (c’est-à-dire deux peaux d’égale 8randeur) avec un rouleau en laiton sur une able en verre ou en zinc. Les faces charnues des deux peaux sont jointes et les faces à §rains en dehors, pour éviter qu'il se forme des dépôts sur les faces internes.
- Dans la cuve de teinture on verse un gallon 4100 Fahr, après quoi on ajoute la subs-ance tinctoriale pour obtenir l’uniformité. La "antité totale de la couleur nécessaire pour Produire la nuance doit être ajoutée par par-Wes à intervalles réguliers, pendant la durée "lopération. Pour les couleurs légères deux Vains suffiront.
- Pour donner le fond aux couleurs de mode, °n Se sert de mordant très variés, mais leur Mage n’est recommandé qu’avec les couleurs *iques qui acquièrent ainsi une nuance plus onde. Il est bon d’ajouter un peu d’acide toetique si l’eau est dure, parce que la chaux 11(16 tendance à rendre le cuivre rèche.
- Les mordants employés le plus souvent sont le bichromate, l’acétate de fer et le pyrolignite de fer, le premier pour les nuances les plus légères, le deuxième pour les nuances moyennes, et le dernier pour les tons foncés Le bichromate se comporte très bien avec les couleurs de mode légères, parce qu’avec ce mordant elles s’attachent lentement et uniformément, et produisent des tons très intenses avec une quantité relativement faible de substance colorante.
- Quand on donneun fond avec très peu de bichromate, on peut ajouter celui-ci à la couleur, mais si l’on veut employer une quantité plus forte, on devra procéder de la façon suivante :
- A un bain d’environ un gallon d’eau on ajoute de 1 à 2 onces de bichromate suivant la nuance qu’on veut obtenir. On travaille les peaux dans la solution pendant environ 10 minutes, et on les place ensuite dans un bain contenant une partie de la couleur, et finalement dans un troisième bain contenant le reste de la couleur.
- Les mordants de fer agissent plus vigoureusement que le bichromate, mais le résul-est plus sûr et meilleur quand ils ont été dilués. Le pyrolignite, par exemple, qu’on trouve dans le commerce à 30 Bé, doit être dilué jusque 15° Bé. Il est pourtant préférable de se faire un sel de fer propre, pour lequel on pourra se servir de la recette suivante :
- Dans 5 gallons d’eau verser 1/4 d’acide acétique à 6° Bé et 5 1b de fer et laisser reposer 5 jours, en agitant de temps en temps. Décanter avec soin en laissant tout résidu insoluble. Le liquide aura à peu près. 1/2° Bé, force qui donne invariablement de bons résul tats, parce que le mordançage se fait lentement, mais d’une façon continue, et la couleur s’applique ensuite très uniformément.
- Après la teinture on rince le cuir et on exprime le liquide en étendant les peaux isolément sur une table de zinc ou de verre inclinée et en faisant passer dessus un rouleau de fer ou de laiton qui exerce une pression constante.
- Les peaux qui sont destinées à la machine (c’est-à-dire les cuirs épais de veau et de chèvre) reçoivent alors une couche d’huile de lin brute, après quoi on les sèche à l’air libre ou dans une pièce à température régulière, et on les étend sur des châssis. Le séchage ne devra pas trop se prolonger parce qu’il pourrait occasionner des inégalités de teintes ; le cuir ne devra pas non plus être plié pendant toute la durée de l’opération.
- Un autre procédé consiste à étendre la couleur à chaud avec un pinceau à long poil. Comme il est difficile d’appliquer toute la couleur en une seule fois sans produire des tramées ou d’autres inégalités, on dilue le colorant et on donne plusieurs couches successives, en ayant soin de ne pas commencer une nouvelle couche avant que la précédente ne soit sèche. Aux couleurs acides on ajoute un
- peu d’acide acétique en une quantité correspondante d'acide sulfurique.
- Les cuirs sont ensuite apprêtés, c’est-à-dire qu’on les adoucit et qu’on leur donne un brillant léger, résultats qu’on n’atteint que par des méthodes spéciales. Les substances servant aux apprêts sont le lait, la graine de conyze et la graine de lin. Le lait est employé pour les tons légers, dans la proportion de 1 partie de lait pour 10 parties d’eau.
- La conyze est employée pour les nuances intermédiaires et la graine de lin pour les nuances foncées. On les fait bouillir dans l’eau, on filtre la décoction et on la dilue jusqu’à ce qu’elle soit à peine gluante. La substance d’apprêt, quelle qu’elle soit est appliquée uniformément, mais pas trop libéralement sur le cuir sec avec une éponge douce. Cette opération ne doit pas se faire dans un local trop sec pour que le cuir ne prenne pas trop de colle et ne souffre pas de ce fait dans son élasticité. Quand le cuir est sec, on brosse la surface apprêtée avec une bonne brosse ou une flanelle grossière, jusqu’à ce qu’on obtienne un léger brillant. On le passe alors au fer adoucissant, qu’on ne devra pas manier trop doucement, sans quoi le travail des rouleaux qui suivra, deviendrait trop pénible, et le lustre serait très imparfait. Le calandrage est effectué par un rouleau en laiton exerçant une pression très légère. Si le cuir doit recevoir un sujet, il faut une immersion préalable dans l’eau, et le sujet devra être gravé sur le cylindre.
- Le cuir de veau est traité comme nous venons de le dire, mais le brossage doit s’effectuer avec un soin spécial, par le fait que la bonne réussite de la teinture dépend beaucoup du degré de fini de cette opération. Comme nous l’avons dit, le brossage devra durer de 30 è 60 minutes suivant l’épaisseur du cuir.
- Par buck leather on désigne généralement tous les cuirs de chèvre des Indes-Orientales, qui, contenant plus ou moins de graisse, exigent une eau plus chaude (120° Fahr.) pour le brassage et une durée plus longue (1 à2 h.). Si le cuir doit être coloré en partie, on lui donne après le séchage une légère couche d’huile de lin, on l’étend, on le sèche, on l’hu-mecte en tenant compte des couleurs séparées, on le brosse, on le passe au fer, et on le colore sur un châssis portant un plateau en bois sur lequel on fait rouler un cylindre en verre avec une pression légère. On donne ainsi le poli au cuir.
- Les peaux d’agneaux sont importées de l’Amérique du Sud, après avoir subi une préparation à l’alun. On s’en sert pour la fabrica-tion des gants et des porte-lettres; la préparation qu’on leur donne varie suivant l’usage auquel elles sont destinées c’est-à-dire qu’on les teint soit par application soit par immersion. Celles qui sont teintes au pinceau servent à faire des gants; elles sont traitées de la façon suivante : Les cuirs sont adoucis dans l’eau à 100° Fahr. pendant 10 minutes. On
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- ajoute ensuite de l’eau fraîche en même temps que 100 gr. de sel commun et la moitié d’un jaune d’œuf pour chaque paire de peaux. On travaille pendant 10 autres minutes, et on les place sur une plate-forme, la face charnue en bas, après quoi on les étend avec un cylindre en laiton, on les enduit de bichromate de potasse et on fait toutes les opérations successives jusqu’à la teinture.
- Le cuir pour les porte-lettre est teint par immersion ; après cinq minutes de traitement à l’eau chaude on le plonge dans trois bains de teinture successifs, et on ajoute un peu de jaune d’œuf à la fin. On exprime alors l’eau, on sèche les peaux dans un local aéré, et après un repos de quelques heures ou d’une nuit dans un local humide on les passe au fer et on les frotte à la ponce pour leur donner un léger velouté; tandis que pour les autres cuirs dont nous avons fait mention on emploie des colorants acides ou basiques, pour les peaux d’agneaux et tous les cuirs préparés avec de l'alun les couleurs acides seules doivent être employées.
- COULEURS TINCTORIALES POUR LE CUIR (I)
- Pour plus de facilité dans les recherches, nous diviserons ces couleurs en deux classes : A couleurs basiques, et B couleurs acides.
- A jaune
- L’auramine donne des nuances très pures.
- (l)La Aetien-Gesellschaft für Inilin-Fabri-kationà, laquelle a été empruntée cette étude, indique les couleurs suivantes, spécialement composées par elle, comme les plus aptes à produire des nuances agréables et solides.
- Des jaunes moins brillants sont obtenus par les marques variées de phosphine jaune de Philadelphie, et jaune cuir. Sur un fond de fer employer le brun mode.
- Orange
- La chrysoïdine extra donne un jaune plus rougeâtre mais plus ferme; plus foncée la teinte, plus rouge devient la nuance. A noter que la teinture s’effectue très bien à travers le cuir. Sur un fond de fer, la nuance devient brun-jaunâtre.
- Brun’
- Pour un brun rougeâtre, employer le brun Philadelphie. Pour le brun rouge foncé, prendre les marques variées de brun Bismark. Pour les tons lourds, brun chocolat et brun havane I et II. Un brun épais et très ferme est obtenu parle brun direct épais G.
- Rouge
- Pour le rouge de Russie, les différentes marques portant ce nom donnent des nuances agréables, pendant que les tons plus accentués sont produits par la safranine G extra, la rubine et le camélia B. Ces différentes marques donne un rouge Bordeaux avec un fond de fer.
- Bleu
- Nous recommandons le bleu méthyl, le bleu marine et le bleu cristal solide R.
- Vert
- Ton vert-jaune avec le vert-feuille ; teinte plus verte avec le vert éthyl cristal et le vert malachite cristal. Ces couleurs mélangées avec l’auramine et la chrysoïdine sur un fond de fer donne un vert de Russie.
- Noir
- Les noirs directs G et R pour cuir sont les plus avantageux parce qu’ils donnent un noir très fin tout en consommant très peu de substance colorante.
- Toutes les couleurs que nous venons d’énumérer sont substantives, mais elles donnent surtout des nuances très fermes, quand elles sont employées avec de l’acide acétique (environ 116 once pour une paire de peaux). Elles sont surtout très propres à parer les couleurs végétales foncées, mais elles ne peuvent pas être employées dans le même bain que ces dernières parce qu’elles produiraient des précipités insolubles. Le cuir est teint d’abord au fustet, etc., puis plongé dans un bain faible de la couleur d’aniline correspondante.
- B jaune
- On obtient un jaune très clair ressemblant à l’auramine, mais avec un ton un peu plus vert en employant le jaune quinoline. Le jaune naphtol est quelque peu plus rouge. Des nuances plus foncées s’obtiennent avec le jaune azo—acide, la curcumine et le jaune ré-sorcine.
- Brun
- Le brun résorcine donne un brun jaune clair, le brun solide G un brun plus rouge.
- Rose
- Pour les teintes rosées, suivant qu’on désire des tons jaunes ou bleutés, on peut employer l'éosine extra, l’érythrosine B, le rose bengale, la rhodamine BM ; 5 cc. d’acide acétique à 6° B , par 6 1. du bain produisent en effet très avantageux.
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES Pendant les sept premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 4 SOS 1894 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 20.694.500 11.352.000 8.835.000 Bois de teinture en bûches kil. 1.706.400 4.231.200 3.101.600
- — — Brésil 124.700 901.000 411.000 — moulus 342.100 422.000 380.600
- • — — Haïti 19.273.000 9.745.700 21.817.800 Garance en racine, moulue ou en paille 30.200 63.700 82.900
- — — Guatemala 8.783.700 3.517.000 4 436.000 Curcuma en racine 11.000 23.400 33 400
- — — Autres pays 37.680.000 41.885.200 29.056.000 — en poudre 3.500 5.700 3.600
- Totaux ... Q u er citron 4.300 53.300 10.900
- 36 555 300 67.400.900 64.555.800 Lichens tinctoriaux 18.100 13.500 8.100
- Bois de teinture moulus Ecorces à tan, moulues ou non 34.839.900 34.925.100 34.051.700
- 75.600 39.500 71.700 Sumac, fustet et épine-vinette :
- Garance en racine, moulue ou en paille 154.000 326.000 299.600 Ecorces, feuilles et brindilles 182.800 5.100 13.200
- Curcuma en racine 262.900 200.800 278.600 Moulus 275.800 228.600 111.600
- — en poudre 2.800 3.500 5 500 Noix de galle et avelanèdes entières concassées 44.200
- 614.300 726.600 1 000.500 ou moulues 77.300 225.000
- Lichens tinctoriaux 89.600 120.300 211.700 Libidibi et autres gousses tinctoriales 97.400 18'800 436.800
- Ecorces à tan, moulues ou non 4.403.300 3.835.000 4.969.800 Safran 13.000 13.500 13.300
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins 140.C00 119.100 140.9001
- Ecorces, feuilles et brindilles Moulus 5.087.600 6.035.000 5.240.000 Cochenille 531.000 105.000 116.400
- 2.190.800 1.929 200 2.154.700 Kermès animal —— 1 800 —•
- Noix de galle et avelandes entières, concassées Indigo 177.800 241.700 259.600
- ou moulues 2.179.800 3.369.000 2.123.700 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de 50.800
- Libidibi et autres gousses tinctoriales......... 38.800 1.019.400 481.800 bleu 53.000 41.700
- Safran 25.300 19.500 15.232 Cachou en masse 172.700 186.400 79.800
- Autres teintures et tanins 119.400 216.500 289.100 Rocou préparé 94.600 70.900 108.400
- Cochenille 146.670 190.200 171.690 Orsei le préparée, humide en pâte 47.100 44.200 42.100
- Kermès animal 950 — 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 21.000 19.900 74.000
- Indigo 1.518.770 1.172 340 954.590 Extraits de bois de teinture et d autres espèces : 60.300
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de Garancine 21.100 31.100
- bleu 660 40 2.426.000 1:944.700 1.219.700
- Cachou en masse Rocou préparé Orseille préparée, humide en pâte 3.099.750 145.300 1 553.660 144 900 2.360.300 125.240 Autres : Allemagne — Belgique 2.892.500 1 649.500 2.830.500 1.924.300
- 8.970 7.180 9.050 — Angleterre 1.050.800 1.219.700
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 370 200 110 — Etats-Unis 393.100 464.800 255.900 2.966.000
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : — Autres pays 3.261.200 3.111.700
- Garancine. Autres 310 530 45.650 Totaux 9.247.100 9.551.900 8.812.300
- 65.520 45.420 48.140 — -ees"
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique Alizarine artificielle Autres Outremer Bleu de Prusse Teintures dérivées du goudron ds houille : 46.500
- — — — Alizarine artificielle 33.400 42.800
- 89.150 122.400 95.570 Acide picrique 51.200 11.900 100 230.600 388.200 9.800 10.800 1.900
- 579.120 471.380 398.820 Autres 372.600 297.100
- 94.530 111.850 163.000 Outremer 336.600 354.100
- 39.470 22.030 15.300 Bleu de Prusse 13.800 11.300
- Carmins communs — fins 1.440 450 360 Carmins communs 5.800 11.600
- 70 30 30 —• fins 7.200 4.000
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- Orange et écarlate
- Pour l’orange vif prendre de la mandarine G extra et du ponceau 4 GB ; pour les tons plus rouges le ponceau G et le ponceau R sont ex-cellents. Des tons spécialement vifs et pleins s'obtiennent avec le ponceau B O extra et le ponceau 3 RB. Nuances plus bleues avec le ponceau 2 R et 4 R, le ponceau 43 B, et le RB et le rouge solide extra. Pour les écarlates avec ton bleu allant vers le Bordeaux, employer l’azorubine S, le Bordeaux S, le Bordeaux B extra.
- Bleu
- Le bleu de Bavière DB et le bleu méthyl donnent de fines nuances d’un brillant sans]égal. Pour les nuances bien pleines, employer surtout le jaune eau 6 B et le jaune eau 3 B, et pour les nuances plus rouges le bleu eau BR et R. Pour tous gris le bleu marine, le gris aniline, ou la nigrosine 36.
- Violet
- Violet Guinée 4 B.
- Vert
- Le vert Guinée B qui peut être nuancé à volonté avec le jaune Quinoline donne des nuances vertes très belles.
- Toutes ces couleurs exigent de 3 à 8 gr. d’acide sulfurique dans le bain de teinture suivant la profondeur de la nuance qu’on veut obtenir.
- JURISPRUDENCE
- LES MODÈLES DE FABRIQUE
- La loi de 1806 qui protège les modèles des-tinés à l’industrie s’applique-t-elle à toutes les créations mêmes les plus simples, de l’art ou du goût? Faut-il, pour acquérir la propriété d’un objet de ce genre, lui avoir donné un incontestable cachet de nouveauté ?
- Ces questions se sont souvent posées, mais elles ne doivent plus se poser actuellement, en présence de la jurisprudence de la Cour de cassation qui va très loin dans le sens de la Protection légale.
- Cependant, un objet quelconque n’est pas Un modèle de fabrique au gré de soninven-leur ou constructeur.
- Ainsi, il n’est pas douteux qu’un modèle industriel, pour être admis à bénéficier des Prérogatives instituées par la loi de 1806, doit réaliser certaines conditions. Il faut tout Rabord que la forme prise en elle-même, sans se recommander par une pureté ou une élégance de lignes qui en feraient une oeuvre l’art proprement dite et la placeraient sous erégime delà loi de 1793, présente du moins Un caractère original, qui lui confère une va-leur propre et absolument indépendante de celle qu’il emprunte à son utilité matérielle.
- Tel est le principe un peu philosophique, si ‘onveut, mais cependant facile à dégager et 4 justifier. Dès lors qu’il y a originalité, il y a Création, et dès lors qu’il y a création, il y a Application de la loi de 1806.
- On a objecté qu’il fallait un dessin pour Constituer un modèle et qu’un simple change
- ment de formes ne constituait pas l’originalité. S’il en était autrement, a-t-on dit, tout objet qui présenterait un caractère particulier, en dehors de toute idée de dessin, deviendrait un modèle de fabrique ; il n’y aurait pas un article de Paris qui n’aurait ce caractère.
- On décidait donc que le titre de modèle ne pouvait être revendiqué que pour des objets qui, à raison de leur destination ou de leur valeur présentent une importance notable. C’était là une erreur certaine. La jurisprudence décide que les produits les plus humbles, les plus futiles de l’industrie peuvent être monopolisés par l’inventeur. « Attendu, dit la Cour de Cassation, que la nature usuelle d’un produit, non plus que la simplicité du dessin et l’absence même d’ornementation, ne sauraient suffire pour le mettre en dehors de la protection légale, lorsqu’il est constant : 1° que ce produit porte en lui un caractère propre et spécial qui permette d’en apprécier l’origine et d’en reconnaître l’individualité, que son auteur a entendu s’en réserver la propriété et qu’il a fait dans ce but, en conformité des indications de la loi, tout ce que lui permettait la nature des choses; 2° quand la servilité de l’imitation démontre que le reproducteur n’a fait autre chose que s’emparer des résultats du travail d’autrui. »
- La controverse paraît donc close et l’on peut affirmer que, tout objet d’un usage industriel, constitue un modèle dès lors qu’il a une originalité appréciable. Nous laissons de côté la question d’utilité qui ne se pose pas.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Assurances contre l’Incendie (Cas de déchéance')
- Nous ne saurions trop rappeler à nos lecteurs combien il est intéressant, pour les assurés, de s’adresser à des agents compétents pour faire rédiger leurs contrats d’assurances, car l’omission des déclarations, généralement ignorées des assurés, les expose à des déchéances que les tribunaux n’hésitent pas à sanctionner. C’est ainsi que la 6e chambre du tribunal civil de la Seine a, par un jugement de date récente, déclaré l’assuré déchu du droit de réclamer une indemnité pour son immeuble incendié, parce qu’il n’avait pas fait insérer dans sa police qu’il était débiteur hypothécaire.
- Le Tribunal, s’appuyant sur l’une des clauses générales de la police, s’exprime ainsi :
- « Attendu que la clause résultant de l’ar-« ticle précité, quelque rigoureuse qu’elle « soit, n’a rien de contraire à l’ordre public ; « qu’elle est, dès lors, licite et forme la loi « des partis ;
- « Attendu que le fait, par l’assuré, de n‘a-« voir pas relevé les hypothèques grevant son a immeuble, est de nature à influer sur l’opi-« mon du risque, l’assuré pouvant avoir un « intérêt moindre à la conservation de la « chose. »
- Cette décision, toute à l’avantage des Compagnies d’assurance, créera, si elle n’est pas
- infirmée par la Cour d’appel, un précédent très préjudiciable aux assurés, car nombre d’immeubles sont grevés d’hypothèques et leurs propriétaires n’ont certainement pas songé à en faire la déclaration à la Compagnie au moment de la souscription de leurs polices, ignorants qu’ils sont que cette déclaration pouvait être de nature à influer sur l’opinion du risque.
- Il est certain que les restrictions contenues dans les conditions de certaines Compagnies sont trop draconiennes et, en tout cas, de nature à susciter des difficultés au moment d’un sinistre; c’est pourquoi nous recommandons sans cesse à nos lecteurs d’apporter le plus grand soin, tant de la Compagnie assu-reur que de la compétence et de la moralité de l’intermédiaire, qu’ils chargent du soin de faire rédiger leurs polices.
- Nous rappelons à nos lecteurs que le service des assurances du journal le Moniteur de la Teinture est entièrement gratuit pour tous ses abonnés et lecteurs et qu’il s’occupe des assurances de toute nature, incendie, vie et accidents;
- Nos correspondants sont priés de vouloir bien joindre un timbre pour la réponse à leurs demandes de renseignements, d’indiquer lisiblement leur nom et d’adresser leur correspondance à M. le Directeur du service des assurances du journal le Moniteur de laTein-ture, 20, rue Turgot, Paris.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Formation de la Société en commandite Paul Laval et Cie, nettoyage chimique et remise à neuf de tous articles de passementerie, 198, avenue du Maine. — Durée : 15 ans. — Cap. : 100.000 fr. dont 40,000 fr. en commandite. — Acte du 15 juil.
- St-Etienne. — Formation de la Société en nom collectif Fombustier et Cognet, teinturerie et apprêt de soie et coton, au Rez. — Durée : 8 ans, 7 mois et 23 jours. — Cap. : 16,000 fr. — Acte du 1er août.
- Formation de la Société en commandite Valentin et Cie, déchets de laine, 5 bis, cité de la Chapelle, à Paris. — Durée : 15 ans. — Cap. : 300.000 fr. dont 75 000 fr. en commandite. — Acte du 22 juil.
- Formation de la Société anonyme dite blanchisseries lyonnaise, anciens établissements Debeaune, fondés en 1784, 1, rue Bourbonnais, à Lyon. — Durée : 30 ans. — Cap. : 500.000 fr. — Acte du 25 juin.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution à partir du 15 juillet de la Société Wattelier et Cie, procédé nouveau de teinture des matières premières, 30, rue Poliveau. — M. Wattelier continue seul. — Acte du 15 juillet.
- Puteaux. — Dissolution à partir du 30 juillet de la Société Thomlinson et Cie, produits à détacher, 59, quai National. — L. : M. Leroux, 54, faubourg St-Honoré, à Paris. — Acte du 30 juillet.
- Dissolution, à partir du 30 juin, de la Société Lerat frères, blanchiment, teinture et apprêt de tissus de coton, a Villefranche. — L. : les associés. — Acte du 30 juin.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Modification de la Société DERREUMAUX frères, teinture et apprêts, rue du Tilleul, à Roubaix. — Cession a partir du 25 avril, par M. Léon Derreumaux à ses co-associés de tous ses droits dans la société. — Acte du 10 juil.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Dubois père, a vendu M. Dubois fils un matériel de teinturerie, 49, rue de la Roquette.
- M. Alexandre, a vendu une fabrique d'eau oxygénée industrielle, produits chimiques, 50, rue Armand-Carrel, Montreuil.
- M. Baudreux, a vendu à M. Ransinangue un fonds de teinturier, dégraisseur, 100 boulevard National, Clichy.
- M. Fournier, a vendu un fonds de teinturerie, 4, avenue Parmentier.
- M. Madeline, a vendu un fonds de teinturerie, 32. boulevard Magenta.
- Librairie des Publications industrielles
- 20, RUE TURGOT, PARIS
- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture ; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix : 20 francs.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8° broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8-avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- Dictionnaire d’analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l'administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grand in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par JulesGARCON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès-sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d'industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60. ___________
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers pro-rès réalisés.
- In volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caracté -ristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Pour se procurer les ouvrages ci-dessus, s’adresser à la Librairie de la Société' anonyme de Publications industrielles et d’imprimerie administrative ; EDMOND ROUSSET, Administrateur - Directeur, 20, rue Turgot, Paris.
- Le Gérant : EDMOND ROUSSET.
- Imp. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- EDMOND ROUSSET, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot, Paris,
- DROGUERIES ET TEINTURES
- (Place au HA VRE, 4 Septembre)
- Bois. — Le marché est extrêmement calme. Il se fait, toutefois, quelques affaires en campèche, mais on les tient généralement secrètes. On a reçu d’importantes cargaisons dont partie est vendue. Les prix sont faibles.
- On cote :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité..............
- — 2c qualbé..............
- 3e qualité..........................
- — Sisal, Yucatan........ Honduras................................. Tabasco.................. ..........
- Haïti Cap.......... .................. » ....................................
- » St-Marc ...........................
- » ...................................
- P.-de-Paix.............................
- Miragoane..............................
- Saint-Domingo..........................
- Martinique et Guadeloupe...............
- Jamaïque...............................
- Jaune Cuba et St-Yago .................
- • Manzanillo.....................
- s Tuspan ............................
- • ...............................
- • Campèche.......................
- • Carmen...,.....................
- » Tampico............................
- * Porto-Plata........................ » Haïti............................ ...................................................... •..................................Jamaïque.......................... » Barcel et P. Cab ................
- • Rio Hacha...................... • Carth. et Savan..............
- • Maracaïbo .........................
- » Fustet....................100 k.
- • Tatajuba.....................50 k.
- » Bahia............................... » .................................................................. «..................................Amapala...........................50..kil. Rouge Brésil Bahia................. »..................................Calliatour........................100.k. »..................................Lima..............................50............................kil. d Ste-Marthe....................... » .................................................................. »..................................Sandal............................ 100........................k.
- » Sapan.................. 50 k.
- » Quebracho................. » Pernamb.................50.k.
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- à 16 ..
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- 6 50 5 50 5 25
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- 7 ..
- 8 ..
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- 70 ..
- 14 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k............. M............................................. — encaisse — ....,.......................................................... 3 7 5 0.45.•
- Jaune ou gamb. pressé................ 23 . 24 *
- Cochenille
- On cote : Ténériffe zacatille ................................
- Ténériffe grise.......................
- 1
- i
- Cureuma
- Bengale...............50 kilos.
- Java, Mad , Pond.............
- Dividivi
- On cote les 50 kil
- 1/2
- 60
- 50
- kil.
- 2
- 1 80
- 13 50 15 •• M .. •• "
- 9 .. 13 -
- Indigos. — Le disponible a eu la vente de 30 c. Bengale, à la parité de fr. 6 75, et d’une partie de 34 SIr Guatemala à conditions particulières. À terme, la reprise signalée ne s’est pas accentuée, et avec un marché calme les cours n’ont pas varié.
- On cote actuellement : Beng. sur . et bl. ............................... ».....................fin viol, et.........pourpre. ».....................beau viol,...........etdito..... ».....................bon violet...................... •.....................moyen violet......... » bon violet rouge.... » bon moy. v. roug.... » fin rouge .......... » bon dito...................................................................... » bon à fin cuiv......
- » cuiv. ord. et bas.......
- Java...................... Kurpah....................
- Madras ................... Manille................... Caraque...........................
- Guatemala flor.....................................
- » sobre ...........................
- . bon à fin cor.................................
- » cor. ord.à bas ..................
- N -Gren fin et surfin.......1/2 k.
- • bon à beau...................
- • ord. et moyen...............
- Orseille On cote les 100 kil.: Cap-Vert
- Mers du Sud.................. • • •
- Madagascar..........................
- Quercitron On cote les 50 kil. : Baltimore fin effilé
- • gros effilé.................
- Rocou.
- Antilles....................1/2 kil.
- Cayenne............................................
- 8 75
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- 5 50 4 ..
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- Numéro 18
- 20 SEPTEMBRE 1896
- 40e Année
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRETS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des-Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- Franco : Un an ...... 15 francs
- Six mois...................... 8 —
- Etranger : Un an..............20 — .
- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT
- A PARIS
- ALBERT-EDMOND ROUSSET, Gérant
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise) ........
- Réclames et Annonces ministérielles . .
- Faits divers. . . . . . . . . .
- 4 fr.
- 4 fr. 50
- 3 fr.
- Prix à forfait
- pour insertions répétées et Annonces yinancières.l
- L’Administration du Journal n’est engagée qu'après acceptation des traités par l’Administrateur-Directeurl
- M
- EDMOND ROUSSET
- Notre journal vient d’être douloureusement affecté par la mort de son administrateur-directeur, Edmond Rousset, décédé, dans la force de l’âge, après une courte maladie.
- Edmond Rousset était le fils de ses œuvres. Dès sa majorité, il créa des journaux techniques, organes spéciaux chacun d’une industrie ; et par son intelligence, son assiduité au travail, sa loyauté, il sut leur donner une place prépondérante dans la presse industrielle dont il fut le créateur.
- Tous ceux qui l’ont connu ont pu reconnaître son tact, sa sûreté et son affabilité dans les affaires ; ses collaborateurs se sont toujours plu à rendre hommage a sa bienveillance, alliée à la fermeté et a la droiture, dans les relations Quotidiennes ; ses ouvriers lui ont donné la preuve de leur attachement dévoué et affectionné, en l’aidant fidèlement depuis tant d’années dans la tâche de chaque jour.
- A la veuve et aux enfants que laisse
- Edmond Rousset nous adressons l’hommage de notre douloureuse sympathie ; au fils, nous souhaitons de suivre l’exemple de son père, qui part, salué de nos regrets unanimes, et restera toujours aimé dans le souvenir de ceux qui l’ont connu.
- LA RÉDACTION.
- Les obsèques de notre regretté directeur ont eu lieu lundi 14 septembre, d’abord à Poissy, où s’est fait le service religieux, puis à Paris, au cimetière Montparnasse, au milieu d’un cortège nombreux , recueilli et [péniblement affecté.
- De nombreuses couronnes de fleurs naturelles, offertes par l’administration et le personnel de la Société anonyme de Publications industrielles, l'Associa-tion des anciens élèves de l’Ecole commerciale, etc., etc., recouvraient le cercueil.
- Derrière la famille, suivaient M. le Président et les membres du Conseil d’administration des Sociétés anonymes de Publications industrielles et du Bulletin des Travaux] M. Le Comte, président de l’Association des anciens Elèves de l’Ecole Commerciale et de nombreux
- camarades qui avaient tenu à accompagner jusqu’à sa dernière demeure leur regretté vice-président; M. Delarbre, président de la Chambre syndicale de Quincaillerie; M. Grodet, président de la Chambre syndicale de chaudronnerie et de ferblanterie pour le bâtiment; M. Bougarel, ingénieur civil, représentant la Chambre syndicale des mécaniciens, chaudronniers et fondeurs ; M. Robert Charlie, rédacteur en chef de la Républiquefran çaise] Eugène Lahaye, du Comptoir métallurgique de Long-wy, etc., etc.
- Au cimetière, M. André Bonnaud, président du Conseil d’administration des Sociétés dont M. Edmond Rousset était l’administ rateur-directeur, a prononcé le discours suivant :
- MESSIEURS,
- Au nom des Conseils d'administra-tion des Sociétés anonymes de Publications industriel! es et du Bulletin des Travaux, j’ai le «douloureux devoir de dire un dernier adieu à notre dévoué et vaillant Edmond Rousset, si prématurément enlevé à l’afl.’ection des siens, à l’estime sympathique. de ses collègues et de tous ses collaborateurs, employés et ouvriers.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- M. Edmond Rousset était doué d’une vive et large intelligence, d’une faculté de travail extraordinaire, d’un cœur rare.
- Dès ses débuts dans le journalisme, politique, les questions économiques et techniques le passionnèrent ; il comprit que la presse industrielle faisait défaut à notre pays, il créa successivement de nombreuses publications, qui, toutes, furent accueillies avec faveur.
- Il ne se contenta point de ces recueils écrits en collaboration avec des spécialistes éminents dont Edmond Rousset sut acquérir et conserver l’estime et l’amitié par la droiture de son caractère, par la sûreté de ses relations, il fonda spécialement, organisa et dirigea jusqu’au dernier jour, avec une remarquable compétence, une importante imprimerie.
- En dépit de ce labeur écrasant, notre ami conservait l’ardeur du début et ne consentait pas à ménager ses forces ; il répondait avec un gai sourire à ceux qui redoutaient un pareil surmenage, qu’il n’éprouvait aucune lassitude.
- M. Rousset, hélas ! présumait trop de ses forces, et quelques jours de maladie ont suffi à terrasser ce vaillant entre tous, mort sur la brèche, insouciant de son mal, uniquement préoccupé de l’avenir des siens, dont l’affection profonde a singulièrement adouci ses derniers moments.
- Puisse l’expression unanime de notre sympathie atténuer l’affliction de sa veuve, que nous saluons respectueusement; de ses filles, de son fils qui trouveront, dans l’exemple de leur père, le courage nécessaire pour supporter cette cruelle séparation.
- Au nom de l'Association des Anciens Elèves de l’Ecole Commerciale, M. Le Comte a pris ensuite la parole en ces termes :
- Au moment où cette tombe si prématurément ouverte va se fermer, je viens, au nom de l’Association des Anciens élèves de l’Ecole commerciale, dont Edmond Rousset était Vice-Président depuis sa fondation, dire le suprême adieu au cher et bien-aimé camarade que nous perdons.
- Je devrais, en ce moment solennel, retracer la vie trop courte de celui qui nous est enlevé d’une façon inattendue, tant cruelle ! Mais tous ceux qui m’entourent ici, connaissent cette existence si belle dans sa simplicité, consacrée toute entière au travail.
- Dès sa sortie de l’Ecole commerciale de Paris, où il remportait tous les premiers prix, en 1865 (il avait alors 18 ans), il devenait le précieux collaborateur de son père, dans la rédaction, puis la direction des journaux industriels, dont il faisait en quelque sorte sa spécialité.
- Il devait donner, par la suite, un très grand développement à ce genre de publications, si intéressant, si utile, pour l’Industrie et le monde des affaires.
- — Puis vint 1870 : la guerre, l’envahissement de la France! le siège de Paris!
- Avec ses camarades de la mobile, après une défense héroïque, côte à côte avec notre ami Chavy, il est fait prisonnier, à la reprise du Bourget, par les Prussiens, et emmené en captivité en Allemagne, dont il ne revient qu’après que l’ordre est rétabli à Paris, et pour reprendre aussitôt sa vie active qui ne s’arrêtera plus qu’à ses derniers jours ! — Sans cesse au milieu de ses employés, de ses ouvriers, il donne l’exemple de l’activité continuellement en éveil, de la persévérance dans le labeur, du souci toujours présent du devoir à accomplir. Pas un instant qui ne soit occupé, pas une minute de perdue !
- Une ardeur fiévreuse semblait le pousser, prévoyant la brièveté des jours qui lui étaient réservés !
- Quelle intelligence vive et éveillée , quelle compréhension prompte, rapide ! Quelle facilité dans le travail ! et comme il mettait toutes ces qualités au service de ses amis avec la meilleure bonne grâce, le plus entier dévouement.
- La perte que notre Association éprouve, mes chers amis, est irréparable.
- Nul ne sait mieux que moi, les services sans nombre, que Rousset a rendus à notre œuvre dès sa première heure.
- Plus que personne, il a contribué à son organisation et aidé, par ses sages conseils et son intelligente prévoyance, à la guider dans le chemin qu’elle a
- suivi, grâce à sa sollicitude à ses soins vigilants.
- Lorsqu’au milieu de nos réunions, au cours d’une discussion , quelque point embarrassant se présentait, vous vous souvenez avec quelle lucidité d’esprit, quelle promptitude de jugement il dégageait la question de tout ce qui l’obscurcissait, pour la rendre en un moment claire et lumineuse.
- Se tenant modestement et volontairement effacé en quelque sorte, dans la place importante qu’il occupait parmi nous, il savait, lorsque l’occasion se présentait et que les circonstances réclamaient sa précieuse intervention, nous apporter son concours le plus absolu, le plus dévoué.
- Qu’il en entende ici le témoignage éclatant, et qu’il reçoive par ma voix, l’expression de notre affectueuse reconnaissance.
- La profonde émotion qui étreint ma poitrine ne me permet pas de m’étendre plus longuement.
- Je dirai seulement au jeune fils de notre ami, à Albert Rousset, courbé sous le coup du malheur qui le frappe, de ne pas s’abandonner à sa trop juste douleur.
- En présence de la nouvelle situation qui lui est faite, des responsabilités qui vont lui échoir, qu’il relève courageusement la tête, qu’il prenne pour modèle son père, l’homme du Devoir, qu’il lui succède auprès de sa mère et de ses sœurs, et remplace pour elles, le protecteur affectueux qu’elles viennent de perdre. Faisant ainsi, il honorera la mémoire de son père et s’en montrera le digne fils.
- En terminant, je veux être l’interprète de tous, en adressant à Madame Rousset et à ses chers enfants, l’expression de nos sentiments de bien vives et sincères condoléances, pour la douloureuse épreuve qu’ils traversent en ce moment. Si des consolations étaient possibles devant une pareille infortune, il lés trouveraient dans le concours unanime de sympathie qui les entourent, et dans le sentiment d’estime, de respect et d’affection, dont est accompagné, jusqu’à sa dernière demeure, l’homme de bien que nous pleurons aujourd’hui.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 371
- SOMMAIRE 1
- Perfectionnements aux calandres. — Evaluation des ma- I tières de charge dans la soie. — Influence du groupe 1 sulfo sur la nuance des couleurs. — De l’ensimage. — ’ Recettes de teinture. — Les nouveaux colorants. — Teinture des tapis de peaux. -- Peroxyde d’hydrogène. — Perfectionnements et procédés nouveaux.— Un syndicat de patrons.— L’exposition de Rouen. -- Recettes d’impression. — L’industrie à Amiens. — Protection des marques en Allemagne. -- Tarifs de chemins de fer. -- Informations. — Jurisprudence. — Assurances.
- — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours.— Annonces.
- e....=eme..............-oa g
- PERFECTIONNEMENTS AUX CALANDRES
- Par MM. Wendell et Wiles
- Cette invention est relative à un système de calandres perfectionnées.
- L’un des avantages que présente cette invention dans son application au lustrage et à l’apprêt des toiles de lin pour draps de lit et nappes, articles d’ameublement et objets d’ar mement, c’est que le produit sortant de la
- de rais B2 qui sont fixés à un arbre B3 . Si on le désire, la périphérie du tambour peut être en métal ou faire partie intégrante des rais
- Flcj. 4
- n
- CH l)'
- =cs
- ou être séparé de ceux-ci. Le tambour est re-couvert d’une couche élastique B- avec une surface B5 , de mousseline ou autre tissu
- place par des enveloppes C4 en feuilles métalliques fixées par des vis C5 ou de toute autre matière. Chacune des barres C est montée dans la position voulue, de manière à rester fixe pendant que le tambour tourne dans la direction indiquée par les flèches et chaque barre est disposée de manière à pouvoir être chauffée par un moyen quelconque permettant de chauffer un rouleau lustreur ou calan-dreur, par exemple, par le gaz ou par l’électricité en transmettant un courant de tension et de quantité convenables à travers des résistances continues dansles cavités des barres, disposées et isolées suivant les règles bien connues dans le chauffage par l’électricité, et avec des personnes ayant l’expérience voulue dans ces sortes d’applications. La vapeur peut être employée avec avantage comme agent de chauffage; dans ce cas les barres sont munies
- à
- Kî
- (
- I
- AAPk7 //
- Ky xV /
- Q. t a
- = Q=
- machine possède à un haut degré les qualités supérieures qui distinguent les meilleurs ouvrages à la main, en ce sens que les étoffes ne sont ni dures ni comprimées, les coutures et les ourlets ni coupés ni forcés ; les figures damassées présentent un grand éclat, et l’apprêt est le même des deux cotés de 1 étoffe et nécessairement plus uniforme que s il était produit à la main. Les autres avantages sont mis en évidence dans le cours de la description.
- Fig. 1, coupe centrale, verticale, longitudinale.
- Fig. 2, élévation de côté.
- Fig. 3, coupe longitudinale, verticale, de certaines parties de la machine.
- Fig. 3.
- Fig. 4 et 5, élévation de bout et de côté de la machine.
- A. bâti de la machine qui peut être den'im-porte quelle forme et de n’importe quelle madère.
- B, tambour consistant, dans le présent exemple, en douves B’, montées sur une série
- élastique destiné à absorber et à faire écouler l’eau.
- C, série de barres creuses qui sont disposées à de certains intervalles autour d’une partie de la périphérie du tambour B, en contact avec la mousseline ou le drap, et parallèles à l’axe. Ces barres sont disposées pour être chauffées à l’intérieur, et leurs surfaces, immédiatement adjacentes à leurs tangentes par rapport à la périphérie du tambour, sont polies, et, pour augmenter leurs surfaces de contact avec la périphérie du tambour, elles sont quelquefois aplaties. Dans la figure 3, d’autres conformations de surfaces aplaties y sont représentées. La barre à gauche présente une entrée conique C‘, et une surface travaillante plane C2 , tandis que la surface travaillante C2 de la barre centrale est concave, avec une courbure à peu près senblable à celle de la périphérie du tambour, excepté à l’entrée conique C’ ; mais à droite de ladite figure 3, la barre C est convexe à sa surface travaillante. La forme préférée est représentée à la barre centrale parce qu’elle offre une plus grande surface de contact de la barre avec la périphérie garnie du tambour, ce qui a pour effet d’augmenter l’efficacité du chauffage des barres et répartir la pression plus également.
- Les surfaces non employées de ces barres C sont , autant que possible , recouvertes d’amiante, de feutre ou de toute autre matière non conductrice C, laquelle est retenue en
- d’un tuyau d’admission C5 et d’un tuyau de sortie C3 , disposés pour recevoir et évacuer l’eau de condensation. Le tuyau d’admission C5 se prolonge, de préférence, à une certaine distance à l’intérieur des barres pour obtenir une circulation plus régulière, ainsi qu’une meilleure distribution de la vapeur et de la chaleur qui en dérive. Toute communication convenable de la vapeur peut être employée entre les différentes barres. Au besoin, on peut faire usage de tuyaux flexibles pour conduire la vapeur.
- Dans le présent exemple, les barres sont représentées [comme fonctionnant dans leur rapport avec le tambour ; elles sont montées sur les bras D fixés au bâti de la machine et se prolongent radialement jusqu’à l’extrémité du tambour ou à peu près. Ces bras passent par des ouvertures C7 dans la barre C et un ressort à boudin C8 est interposé entre les barres et les écrous D’ qui sont vissés sur les bras D. De cette manière les barres ne peuvent pas se mouvoir suivant la circonférence, mais elles peuvent avoir un léger mouvement de va-et-vient dans le sens du rayon à la surface du tambour, afin de pouvoir régler la pression des barres sur l’étoffe pendant l’opération du lustrage. Il est évident que les barres peuvent être maintenues dans leur position de travail par d’autres organes que les bras D, et, sous ce rapport, il va sans dire que le système ne se limite à aucun organe particulier.
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- Le tambour B est supporté dans des boîtes E, fig. 2; ajustées sur l’arbre B3 et pouvant glisser entre les jôues A’, formées en mortai-sant le bâti de la machine, les boîtes étant supportées aux extrémités supérieures des vis F (il y en a une de chaque côté de la machine), ces vis s’engagent avec les écrous F’ disposés pour. engrener avec les hélices F2 , montées sur un arbre transversal F3 se prolongeant en travers de la machine. Les écrous F’reposent dans des douilles F boulonnées au bâti, lesquelles douilles portent des ouvertures pour le passage de la vis F. Les extrémités supérieures des vis F sont reliées aux boîtes E, de manière que ces vis ne puissent tourner, étant cannelées ou carrées comme les douilles. L’arbre F3 porte une roue F5 .Un volant à main F6 monté sur un goujon2F7 et relié au compagnon F8 , est placé à l’extrémité A2 de la machine. Une chaîne F9 relie ensemble les roues F5 et F8 , de sorte qu’un opérateur, en tournant le volant F6 ,peut faire tourner l’arbre F3 et l’hélice, ce qui fait tourner les écrous F’ pour faire monter ou des -cendre les vis F et élever ou abaisser ainsi le tambour B et régler sa pression contre les barres creuses chauffées. En faisant descendre les vis assez bas, le tambour peut être enlevé de la machine.
- A, auge ou boîte dans laquelle l’étoffe peut être placée dans la calandre. Cette auge ou bac est suspendue aux extrémités du bâti à l’aide de crochets A4 , de sorte qu’on peut l’enlever facilement. Le bâti peut porter des encoches aux points où sont suspendus les crochets pour éviter tout déplacement accidentel du bac.
- A4*, table d’alimentation de la machine, dont une extrémité porte légèrement s ir la garniture du tambour B constitue une très grande table à lustrer quand on la compare avec une quelconque des surfaces garnies employées jusqu’ici dans les machines ; il est capable d’absorber une proportion d’eau sans atteindre la saturation. Il est donc d’une grande importance que l’humidité sorte de l’enveloppe du tambour par l’évaporation, après qu’elle a passé sur la dernière barre chauffée de la série, et avant qu’elle ne vienne de nouveau sous la première barre de la série. La pression est appliquée sur une grande surface ; il en résulte que l’apprêt donné aux étoffes est très doux, les fibres ne sont pas comprimées, les ourlets et les coutures ne sont pas déchirés ou coupés et les dessins du damassé acquièrent le plus grand brillant.
- Il est même utile que les avantages résultant de la diffusion de la pression se portent, non seulement sur les étoffes soumises au travail, mais aussi, au même degré, à la couche qui entoure le tambour : cela profite à sa conservation.
- Dans ce genre de calandres où l'on emploie une chambre chauffée, embrassant environ la moitié du rouleau garni, la surface concave chauffée étant continue, il n’y a pas moyen que la vapeur s’échappe autrement que dans
- dans l’intérieur et à travers la garniture du rouleau jusqu’au moment où l’étoffe sort de la machine. Par conséquent, elle sort à peu près aussi humide que quand elle est rentrée, et elle n’est séchée qu’en partie, et il est très difficile d’obtenir un produit présentant une grande uniformité. Grâce aux perfectionnements actuels, les étoffes venant de l’hydro-extracteur et allant directement sous les bancs à lustrer chauffés de notre machine situés sur la périphérie du grand tambour, reçoivent, dans la machine représentée au dessin, six applications de chaleur successives, par in-tervalles, pour opérer l’évaporation et elles sortent sous la première tarre chauffée à peu près sèches. Si la chaleur et la vitesse de rotation du tambour ont été convenablement réglées, il reste dans les étoffes justement assez d’humidité pour lustrer l’envers de l’étoffe, opération qui sera exécutée par le mécanisme décrit plus loin. Pour apprêter les étoffes sur un côté seulement, la machine, telle qu’elle a été décrite, est complète. Des engrenages de n’importe qu’elle construction, sous la surveillance d’un mécanicien du métier, suffisent pour faire tourner le tambour. Les avantages énumérés plus haut n’existent pas dans les machines qui emploient des tabliers sans fin pour conduire les étoffes autour du tambour, le tablier agissant pour retenir la vapeur.
- Quand on veut repasser l’étoffe sur les deux côtés, nous employons une boîte à vapeur G, qui règne d’un côté à l’autre de la machine et est garnie d’une enveloppe protectrice en amiante G’, et d’une couverture métallique G2 semblable à celle employées sur les barres C, tandis que la surface travaillante est concave et s’ajustant sur la périphérie du rouleau garni H. La boîte à vapeur étant toujours montée dans le bâti, les boîtes H’ du rouleau garni H sont montées pour coulisser dans des joues A6 , A7 du bâti A, et au-dessous des boîtes il y a les leviers H2 qui tournent en H3 sur le bâti de chaque côté de la machine. L’extrémité opposée de chacun de chacun de ces leviers H2 est reliée par une bielle I à la bielle qui entoure l’arbre B3 du tambour.
- Maintenant il faut noter que ces connexions s’étendent du rouleau garni H jusqu’à l’arbre B3 du tambour B, et que l’étoffe, sous l’influence des autres connexions allant de l’arbre au petit volant F6 , peut séparer le tambour B des barres C, séparation qui a lieu en élevant ou en abaissant les vis F au moyen du petit volant F6 . La chaîne F9 agit par l’intermédiaire des tiges I, H et des leviers H2 pour soulever le rouleau garni II et l’éloigner de la boîte G, en séparant ainsi les organes chauffés des organes vernis de la machine.
- Généralement le rouleau garni H est en métal, son poids permettant d’exercer une pression suffisante pour obtenir l’effet voulu. On peutaugmenter la pression, si on le désire, en employant l’un ou l’autre des moyens bien connus. Quand on fait usage du mécanisme spécial qui vient d’être décrit, l’extrémité du
- rouleau H à laquelle est fixé l’engrenage K5 s’abaisse sous l’action de l’engrenage K3 et la pression de cette extrémité augmente. Cette inégalité peut être corrigée en doublant l’engrenage, comme on l’indiquera plus loin, ou par un poids, un ressort complémentaire ou autre moyen appliqué au support à l’extrémité opposée du rouleau H.
- J, déchargeur supporté à chaque extrémité par des boulons J’ au bâti de la machine et régnant d’un côté à l’autre ce celle-ci, transversalement, de la surface du tambour à l’entrée entre la boîte à vapeur C et le rouleau garni H, dans le but de transporter les étoffes du tambour à la boîte à vapeur et au rouleau pour les lustrer et les apprêter sur le côté opposé à celui sur lequel agissent les barres chauffées.
- Ce déchargeur peut être construit et monté de différentes manières dans la machine. Dans l’exemple représenté, il consiste en une pièce plate d’acier poli semblable à celle employée pour faire des scies. Elle a des dimensions convenables, et ses bords en biseau s’adaptent à la courbure du tambour. Il est assujetti à un support J2 qui se prolonge d’une extrémité à l’autre de la plaque. La barre est percée de deux trous filetés dans lesquels les vis J2 sont retenues dans la position voulue par les écrous J4 . Les têtes de ces vis reposent sur des oreillons formés sur la boîte à vapeur G, et elles permettent d’ajuster avec soin les supports du bord récepteur du déchargeur sur toute sa longueur à la périphérie garnie du tambour B. Généralement l’action de la pesanteur du déchargeur le long de son bord agit avec assez d’énergie contre le tambour B, tandis que les vis de rappel servent à empêcher une pression imprévue du déchargeur sur le tambour, ainsi qu’à déterminer exactement la position relative du bord récepteur du déchargeur par rapport à la surface du tambour.
- Comme il a été dit déjà, tout système d’en-grenages peut être employé pour transmettre le mouvement à la machine, mais le modèle représenté ici a une forme qui répond à toutes les exigences d’une bonne machine.
- K, goujon ou arbre supporté dans des coussinets, qui est empêché de tourner au moyen de vis d’arrêt K*. Au besoin, l’arbre K peut se prolonger tout au travers de la machine et être rotatif, par exemple, si on désire faire tourner le rouleau H aux deux extrémités. Sur l’arbre K se trouvent montés, de manière à pouvoir tourner, d’abord et tout près du bâti, le simple engrenage intermédiaire K » ensuite, la composition du pignon K2 et de la poulie motrice K3 , enfin, la poulie folle K8 , le tout étant retenu en place par le collier K4 • Le pignon K2 engrène avec le membre plus large K4 et la composition K et K5 , dont le membre le plus petit K5 engrène avec l’engrenage K6 peut être fixé sur le tourillon du rouleaux garni H.
- L’engrenage composé K4 , K est monté sur un goujon faisant saillie sur le bâti de la ma-
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- chine, comme l’indique le dessin. Le membre le plus large K5 de la composition K4 , K5 engrène aussi avec l’engrenage intermédiaire K’ qui, en tournant s’engage avec un maître engrenage K7 , qui est fixé sur l’arbre B3 du tambour B. Les engrenages ont des dimensions telles, que les vitesses à la surface du tambour B et du rouleau garni H sont les mêmes. Si on le désire, on peut donner à la surface du rouleau une vitesse un peu plus grande que celle du tambour ; cela a lieu en augmentant un peu l’épaisseur de la garniture du premier. Quand on veut faire tourner le rouleau H aux deux extrémités pour éviter l’accroissement de pression par l’action de l’engrenage à une extrémité, l’arbre doit se prolonger de l’autre côté de la machine. Pour tourner librement, l’engrenage K’ devra, être fixe sur l’arbre K, et les engrenages K’, K5 et K avec le goujon pour porter K devront être doubles de l’autre côté de la machine.
- Bien que nous ayons décrit ici des barres stationnaires en combinaison avec le tambour pour opérer sur un côté de l’étoffe et pour favoriser l’évaporation entre les barres successives, il est évident que dans les machines destinés à opérer des deux côtés de l’étoffe, on pourra substituer des rouleaux lustreurs tournant aux barres pour favoriser l'évaporation et présenter l’étoffe dans un état d’humidité convenable à sa sortie.
- Par conséquent, on peut considérer ces rouleaux comme équivalents de barres fixes, quand on les applique au tambour et qu’ils agissent en combinaison avec le mécanisme lustreur final représenté ici.
- A ajouter que dans la combinaison des dif-fférents moyens employés dans cette machine, il se produit une action particuliérement avantageuse, en ce sens que l’évaporation de l’humidité entre les barres chauffées successives ou les rouleaux donne à l’étoffe un séchage préliminaire au degré voulu pour que l’étoffe se présente à l’état convenable au mécanisme du lustrage final, qui comprend une surface chauffée continue. En d’autres termes, le défaut de la forme finale du mécanisme lustreur est supprimé et des résultats satisfaisants sont obtenus par suite de l’action priliminaire exercée sur l’étoffe par les barres ou rouleaux lustreurs de la partie de la machine qui agit la première sur l’étoffe.
- ÉVALUATION QUANTITATIVE des matières de charge dans la soie Par M. Silbermann.
- Soie blanche ou colorée légèrement. Faire bouillir l’échantillon plusieurs fois dans 1 eau distillée, et analyser la solution. Après avoir faitl’inversion d’une certaine quantité de sucre de canne en le faisant bouillir avec de l acide hydrochlorique, déterminer le sucre au moyen de la solution de Fehling, les sels de magnésie par précipitation avecdu phosphate desodium, et les sulfates de sodium au moyen du chio—
- rure de baryum. Réduire ensuite la soie en cendres, peser et dissoudre la cendre dans l’acide hydrochlorique. Si l’étain est le seul métal trouvé dans la solution, le poids de la cendre multiplié par 1.13 donne le poids de l’oxyde stannique hydraté contenu dans la fibre. Une autre méthode de détermination de l’étain consiste dans l’ignition de la soie avec de la soude caustique et du nitrate de potasse dans un creuset de porcelaine. (On ne devra pas employer de récipient de platine, parce que l’excès insuffisant de l’air pourrait donner lieu à la production d’étain métallique avec formation conséquente d’un alliage de platine et d’étain très fusible.) Dissoudre le résidu dans l’eau, acidifier, précipiter avec de l’hydro gène sulfuré, consumer le sulfure et peser comme oxydes tannique.
- Faire bouillir un échantillon spécial de soie dans une solution d’acide hydrochlorique de façon à dissoudre toute trace de tanin d’étain ou d’autres métaux, analyser la solution d’un excès d’acétate de sodium ou de sel de fer. S’il y a trace de tanin l’évaluation des matières de charge se fait :
- lo Par la précipitation du tanin dans la solution aqueuse dans la gélatine.
- 2o Par la détermination du tanin dans le précipité, et du sucre, etc., dans le filtrage.
- 3o Par un traitement successif de la soie avec de l’acide hydrochlorique dissous et du carbonate de sodium, et la précipitation du tanin dans les deux solutions au moyen d’une solution de gomme.
- 40 Par l’ignition de la soie et l’estimation des charges métalliques.
- Si la cendre n’est pas complètement soluble dans l’acide hydrochlorique de faible concentration mais chauffé, c’est qu’elle contient du sulfate de baryum ou de l’acide silicique ; si l’on se trouve en présence de ces deux corps ensemble, on peut les séparer en dissolvant le dernier dans l’acide hydrofluorique. Ces substances sont déterminées par les méthodes ordinaires.
- Soie couleur foncée. — Cette soie peut contenir, en plus des substances de charge déjà mentionnées, des composés de fer et de chrome. Faire entrer la cendre en ignition en présence de soude caustique et de nitrate de potasse, ce qui amène la conversion de l’étain en stannates et du chrome en chromâtes. Dissoudre avec de l’eau et recueillir le résidu insoluble d’oxyde de fer; acidifier le filtrage avec de l’acide hydrochlorique, précipiter l’étain avec de l’hydrogène sulfuré et le chrome dans le filtrage par la soude caustique.
- Soie noire. — L’estimation quantitative peut être faite de deux façons, ou bien en éliminant entièrement les substances de charge de la soie et en faisant l’évaluation d’après la perte de poids, ou en calculant le montant de la substance pure de soie dans l’échantillon d’après le résidu d’azote. Cette dernière méthode donne des résultats plus précis, mais est moins facile à exécuter. Suivant la pre
- mière méthode l’échantillon est bouilli alternativement dans des solutions de soude caustique (20 gr. par litre) et d’acide hydrochlorique (250 gr. par litre) chaque traitement répété 5 ou 6 fois. Naturellement il y a toujours une certaine perte de sorte que la quantité de substance de charge paraît souvent trop forte. Par ce traitement on élimine toutes les substances étrangères excepté une légère quantité de composés métalliques (évaluée après l’ignition) et quelques traces de tanin et de matières colorantes. Si la soie est écrue, la nettoyer avec du savon, sécher et peser.
- Dans tous les cas la grande difficulté se trouve dans la détermination de la perte de poids de la soie, qu’on peut évaluer à 25 % pour la soie bouillie, à 8 % pour la soie écrue et à 10 % pour les fils de fantaisie.
- La méthode qui donne incontestablement les meilleurs résultats est l’estimation par l’azote. Les matériaux de charge qui contiennent de l’azote, c’est-à-dire la gélatine et le bleu de Prusse, sont entièrement éliminés par des bouillons alternatifs au carbonate d’alcali et à l’acide ; on prendra toutefois la précaution de n’employer pour la soie écrue que de l’ammoniaque ou du carbonate d’ammoniaque, et non pas du carbonate de sodium. Sécher ensuite la soie jusqu’à un poids constant (2 gr. environ) diviser en fibres isolées, et mélanger avec de la soude. Faire entrer la mixture en ignition dans un tube de combustion, recueillir l’ammoniaque au moyen d’acide hydrochlorique, et le déterminer en volume ou comme sel double de platine ; l’azote peut aussi être déterminé par la méthode de Kjeldahl.
- La soie pure contient 17.6 % d’azote ; dans la soie souple ou écrue ce chiffre comprend la fibroïne et la sericine. Le montant de la charge est alors calculé par différence. L’analyse doit être faite avec grand soin, et il faut veiller surtout à ce que les réactifs ne contiennent pas d’impuretés azotiques. Il faut établir aussi une distinction entre tissus de chaîne et tissus de trame et peser beaucoup plus fort ces derniers.
- (Chem. Zeitung.)
- INFLUENCE de la position du groupe sulfo sur la nuance et la solidité des couleurs triphenylmethane.
- Par M. T. Sandmeyer
- On sait que tous les colorants basiques peuvent être convertis par les alcalis carbinols correspondants, qui sont des composés incolores. Jusqu’en 1888, cette opinion a fait loi pour tous les acides sulfoniques connus de ces séries, tels que le vert acide, le violet acide, le bleu alcali, etc., qui, tous, se distinguèrent par leur peu de résistance à l’alcali.
- Cette propriété était même, dans certains cas, si marquée, qu’une simple exposition à une atmosphère ammoniacale suffisait à détruire ou à blanchir la couleur.
- En 1888, cependant, la maison Meister,
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- Lucius et Brüning introduisit sur le marché, sous le nom de Patent Blau, un certain nombre de colorants acides bleu-gris, qui étaient caractérisés par plusieurs propriétés importantes, commeleur nuance extrêmement bleue, leur faculté de produire des teintes profondes, et surtout leur extraordinaire solidité à l’alcali.
- Ces couleurs sont préparées, d’après la spécification du brevet, en condensant des meta-oxybenzaldehydes avec des amines aromatiques alcalisées, en sulfonatisant ensuite les leuco composés ainsi obtenus et en convertissant ceux-ci par oxydation en matières colorantes.
- On trouve, par la suite, que plusieurs autres meta substitués aux benzaldehydes, comme les metachlor-metamido-methamethyl-ben-zaldehydes, produisaient des substances colorantes analogues, et ces produits furent, par conséquent, couverts aussi par des brevets.
- Dans une déclaration de brevet de 1892, on insiste spécialement sur ce point que l’usage des composés meta-oxy était une des lignes principales du procédé, les propriétés excellentes des colorants acides produits étant évidemment en connexion étroite avec la substitution dans la position meta.
- Au cours d’une recherche que je faisais, il quelque cinq ans, sur les acides sulfoniques de tetramethyldiamido-diphenylmetane, mes expériences m’ont conduit à une conclusion quelque peu différente. En sulfonatisant ce corps dans certaines conditions définies, j’ai réussi à le convertir en un composé que, de prime-abord, j’ai pris pour un acide disulfoni-que, mais que, plus tard, je reconnus pour un acide monosulfonique.
- Il était plus que probable que le groupe sulfo était entré dans la position ortho avec le charbon methane, parce que jamais il n’a repris sa position ortho avec les groupes amido-alkylate. Ses constituants peuvent, par conséquent, être exprimés par la formule :
- N ( CH3 )2
- ()
- H —c — H
- / SO3 H
- Cet acide sulfonique put être oxydé, comme la matière brute, jusqu’à un hydrol, qu’on a pu condenser avec des amines aromatiques alkylates pour former des leuco composés de matières colorantes.
- On trouva cependant, alors, que la combinaison avec les dymethyl-amilines, par exemple, produisait par oxydation un acide sulfonique de violet cristal, qui n'était pas aussi violet qu’on aurait pu s’y attendre, mais formait un colorant bleu ayant une remarquable solidité aux alcalis, comme le bleu Patent.
- Depuis que le nouveau produit a été séparé du bleu Patent par la présence du groupe sulfo dans la position ortho seulement, ce dernier et sa position doivent nécessairement avoir
- été la cause de la nuance bleue et de la solidité à l’alcali du nouveau produit colorant.
- La constitution de cette couleur est exprimée par la formule suivante :
- r-(CH3 )2 N — -
- 2 CO H 9 z
- Pour éprouver l’exactitude de ces données par une autre voie, j’essayai de préparer de l’acide ortho sulfonique de vert malachite (qui était inconnu à cette époque), en condensant du tetramethyldiamidobenzhydrol avec de l’acide metanilique, en éliminant le groupe amido du leuco composé résultant, par la réaction de Griess et en convertissant l’acide leuco vert malachite ortho sulfonique ainsi obtenu en matière colorante par oxydation.
- Mes résultats précédents ont été entièrement justifiés, au moins quant à la solidité aux alcalis et à la beauté de la nuance.
- Une substance colorante obtenue d’une façon similaire de l’acide ortho toluidine meta sulfonique
- CH3
- • () NH2
- so, H
- donne la même nuance à la teinture, mais se distingue de la précédente par sa propriété particulière de former des cristaux dichroï-ques, dont quatre faces sont de nuance jaune métallique or, et les deux autres ont un reflet violet brillant. Ils possèdent aussi une saveur extrêmement amère, contrairement au produit précédent.
- Pour la condensation de l’hydrol avec l’acide metanilique, trois cas sont à étudier : ou bien la substitution a eu lieu dans la position para dans le groupe sulfo, dans la position para pour le groupe amido, ou dans la position ortho pour les deux. Dans le premier cas, il s’est formé de l’acide para sulfonique, et dans les deux autres cas, de l’acide ortho sulfonique de vert malachite.
- Mais depuis qu’on sait que l’acide para sulfonique est un colorant vert sans cohésion, on admet la formation d’acide ortho sulfonique.
- On a vu ainsi que les couleurs triphenyl-méthane pouvaient être converties, par l'introduction du groupe sulfo dans la position ortho pour le carbone methane, en substances colorantes qui non seulement avaient une nuance bleue plus vive, mais étaient solides en mêmes temps aux alcalis. Il a été démontré plus tard que l’effet des substituants meta dans les matières colorantes du bleu Patent consistait simplement à forcer le groupe sulfo dans la position ortho ; d’autre part les substituants meta exercent rarement une influence
- sur les propriétés des matières colorantes.
- Pour obtenir un produit de valeur technique en accord avec l’expérience théorique, il était nécessaire d’élaborer d’abord une méthode de préparation de l’acide benzaldehyde ortho sulfonique alors inconnu. Comme matière première il me semblait que l’acide paranitroto-luene sulfonique
- CH3 ( SO3 H NO2
- qu’on peut se procurer aisément, était le produit le plus apte à cette préparation. On savait à ce moment là que, par l’action des alcalis du groupe méthyl, ce produit pouvait être oxydé facilement au détriment de l’oxygène du groupe nitro, et que les deux molécules s’unissaient de façon à former des dérivés de stilbène. Pour prévenir cette combinaison que j’attribuais à l’action de l’alcali, j’essayais de produire l’oxydation intramoléculaire dans une solution d’acide sulfurique en présence d’un véhicule d’oxygène. Comme tel le sesquioxyde de soufre donna de bons résultats. Son addition à la solution d’acide sulfurique amena non seulement l’oxydation du groupe méthyl avec le groupe aldéhyde, mais aussi la réduction du groupe nitro en groupe amido, le composé résultant étant un acide para-amido-benzaldehyde-ortho-sulfonique. D’autres expériences àmenèrent ce résultat surprenant que non seulement les solutions de soufre acides, mais aussi les alcalines agissaient sur l’acide para-nitrotoluene sulfonique pour former le même produit. Même le para-nitrotoluene, bouilli avec une solution alcoolique de soufre dans la soude caustique, produit presque entièrement du para-amido-benzaldehyde en même temps qu’une faible quantité de para-toluidine,
- Bien que je fusse dès lors en possession d’un dérivé d’acide benzaldehyde-ortho sulfonique, je ne pouvais pas préparer avec ce produit des matières colorantes bleu-vert, tant que le groupe amido n’avait pas été éliminé. Malheureusement cette élimination ne pouvait pas s’effectuer assez simplement pour rendre le procédé pratique, de sorte que je me suis vu forcé de chercher un nouveau mode de formation de l’acide benzaldehyde ortho sulfonique. J’y réussis enfin en employant la réaction de Streker (action des sulfites neutres sur les dérivés halogènes) sur les dérivés ortho halogènes de benzaldehyde.
- Par suite du caractère stable des composés aromatiques halogènes, l’halogène ne pouvait pas être remplacé par legroupe sulfo excepté en présence du groupe nitro dans la position ortho. On trouve cependant qu'aux températures élevées la présence du groupe aldéhyde dans la position ortho avec le chlorure était suffisante pour engendrer une réaction.
- L’acide benzaldehyde ortho sulfonique est produit à présent sur une forte échelle en chauffant l’ortho chlor benzaldehyde avec une solution neutre de sulfite de sodium dans des
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- autoclaves pendant 10 heures, à une température de 190 à 200°. La solution d’acide sul-tonique ainsi obtenue est acidulée et bouillie pour détruire l’excès de sulfite; on peut l’employer alors sans aucun autre traitement pour les condensations.
- Des nombreuses matières colorantes bleu-vert résistantes aux alcalis, qu’on peutobtenir avec le nouvel acide sulfonique, je ne mentionnerai ici que la combinaison avec l'ethyl-benzaniline, analogue à l’acide vert ordinaire. Ce produit qui se distingue surtout par sa nuance extrêmement pure, se comporte très bien, et fera bientôt son apparition sur le marché sous le nom d'Erioglancine, [Laboratoire de MM. J. R Geigy et Cie. Bâle.)
- DE L’ENSIMAGE
- Toutes les huiles et produits principaux servant à l’ensimage étant vus, il nous reste à causer du dégraissage.
- Pour le blanchiment et pour la teinture il faut que la laine soit débarrassée des matières grasses et produits glissants employés à l'en-simage.
- Les mélanges à base de savon, se séparent facilement de la laine par un passage en eau chaude à 40, 50° c., sans aucune addition. L’ensimage à lè glycérine n'a même pas besoin de dégraissage, la glycérine soluble à l’eau se dissout dans le bain de teinture et ne nuit en rien aux nuances.
- Le sulforicinate ou huile pour rouge turc, les oxyoels, etc., se dissolvent également très aisément dans Peau tiède, mais comme les savons, doivent être bien enlevés de la laine, car le bain de teinture toujours acide transformerait le savon restantenmatières grasses, fixes et insolubles qui feraient taches dans la marchandise teinte.
- Le dégraissage habituel se fait avec des cristaux de soude et à la température de 50°. Tous les alcalins peuvent servir au dégrais-sage, mais tous ne font pas également bien. Il faut savoir que la laine est soluble dans les alcalis caustiques à chaud, et que par consé-quent des bains de soude dépassant 50 à 60 sont nuisibles pour la solidité de la fibre.
- Il est employé suivant les maisons, de la soude, de l’ammoniaque, de la terre à foulon, de la terre d’infusoires, du savon mou, du sa-von dur, du savon de colophane.
- Certains se sont servis du verre soluble ou Silicate de soude. Ce produit dégraisse bien, mais laisse à la laine un toucher rugueux et désagréable.
- Voici par ordre de force pour le dégrais-sage les meilleurs alcalins :
- Eu premier lieu la soude (carbonate de soude) à 2 ou 3 % puis l’ammoniaque, le verre soluble, le savon dur, le savon mou, la terre à foulon, la terre d’infusoires.
- Les huiles végétales se dégraissent facile-ment, mais depuis quell’on emploie des huiles
- minérales dans l’ensimage, de sérieuses difficultés s’offrent pour le teinturier.
- L’huile minérale ne peut se dégraisser complètement sur la laine lorsqu’elle est employée seule.
- Un mélange de 50 % d’huile d’olive avec 50 0|0 d’huile minérale donne un meilleur résultat, mais il reste encore une certaine proportion d’huile sur la laine.
- Divers essais faits avec d’autres huiles ont
- montré que c’était avec l’acide oléique que l’on obtenait la plus parfaite élimination, dans les mélanges faits avec l’huile minérale.
- Le dégraissage le plus économique et le meilleur est aussi pour ces mélanges celui à la soude. Voici le résultat des essais de M. J. Spermrath avec des quantités variables d’huile minérale et d’acide oléique, et le dégraissage à la soude :
- Acide oléique Huile minérale Huile restée
- 90 % 10 % 0
- 80 20 % 0
- 70 30 % 0.40
- 60 40 % 1.78
- 50 50 % 1.98
- 40 % 00 % 2.01
- 30 % 70 % 2.17
- 20 % 80 % 4.80
- 10 % 90 % 1.65
- Comme on le voit, on peut, sans craindre les difficultés au dégraissage, mélanger 20 0|0 d’huile minérale à l’acide oléique en employant la soude à 2 0[0. Cette proportion d’huile minérale est largement suffisante pour empêcher l’acide oléique de se solidifier aux grands froids.
- Des essais récents ont montré d’excellents
- résultats lorsqu’une certaine proportion de savon de résine bien neutralisé est ajouté da.s l’ensimage même, lorsque cet ensimage contient de l’huile minérale. Çe savon de colophane donne un dégraissage plus parfait par les alcalis habituels, il a simplement contre lui le toucher un peu rude qu’il communique à la laine, toucher qui demeure lorsque la laine est livrée en blanc, mais qui disparaît facilement dans les opérations de teinture.
- Voilà close l’étude succinte des huiles d’ensimage et le dégraissage. Nous serions heureux si elle a pu rendre quelque service ou indication utile aux industriels intéressés.
- M. Ude.
- RECETTES DE TEINTURE (Textile colorist.)
- Rouge rhoduline brillant B sur fils de coton.
- Pour 100 Ibs de fils. — Placer dans un bain à 150° Fahr. contenants ibs de tanin et laisser reposer 4 heures ou une nuit. Le lendemain tordre les fils et préparer un nouveau bain contenant 1 1/2 Ibs de tartre émétique. Entrer les fils dans un bain froid, donner 6 tours, sortir et laver. Préparer un bain de teinture
- contenant 8 onces de rouge rhoduline brillant B (Farbenfabriken Elberfeld) et 1 1b d’acide acétique. Entrer les fils à 90° Fahr. donner 4 tours, élever la température à 120° Fahr. et tourner jusqu’à la nuance, sortir et laver.
- Violet rhoduline sur fils de coton.
- Pour 100 Ibs de fils. — Mordancer, préparer et manipuler comme le précédent. Bain de teinture avec 8 onces de violet rhoduline patent (Farbenfabriken Elberfeld) et 1 1b d’acide acétique.
- Bleu turquoise G sur fil de coton.
- Pour 100 Ibs de fils. — Mordancer, préparer et manipuler comme les deux précédents. Bain de teinture avec 8 onces de bleu turquoise G (Farbenfabriken Elberfeld).
- Blanc sur laine filée blanche au peroxyde de sodium.
- Pour 100 Ibs de fils. Préparer un bain dans une cuve en bois exempte de tout métal. Ajouter au bain 1 1/4 1b d'acide sulfurique et 1 1b de peroxyde de sodium.
- Avant d’entrer les fils dans le bain, éprouver celui-ci avec du papier rouge, de Litmus, et s’il montre un excès d’acide, ajouter une légère quantité de peroxyde sodium, parce que le bain doit être légèrement alcalin pour qu’on puisse obtenir un bon blanchiment.
- Entrer les fils, donner 2 tours, élever la température jusqu’à 130° Fahr., et laisser reposer de 2 à 4 heures en agitant de temps en temps ; retirer et rincer pendant 15 minutes dans un bain acidulé contenant 1 partie en poids, d’acide oxalique ou sulfurique pour 200 parties d’eau ; retirer et laver à fond dans l’eau claire. Si l’on désire un blanc bleuté, teindre avec un peu de bleu aniline ou indigo dans l’eau de lavage.
- N’épuiser les bains qu’en partie, parce qu’en les gardant on fait une économie considérable de peroxyde de sodium, ce qui diminue beaucoup les frais de blanchiment.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- La « Manufacture Lyonnaise de matières colorantes » offre deux nouveaux colorants teignant la laine sur bain acide, les Bleus Naphtol G et R (brevetés s. g. d. g.), qui complètent la série de ses Noirs Naphtol.
- Les nuances des Bleus Naphtol G et R sont sensiblement plus bleues que celles du Noir Naphtol auquel les nouveaux produits ressemblent beaucoup au point de vue des qualités tinctoriales.
- Le grand succès obtenu par la Manufacture Lyonnaise avec ses différentes marques de Noir Naphtol, Noir Naphtylamine et Noir bleu Naphtyl fait espérer que ces deux nouveaux colorants trouveront également un accueil favorable.
- Les Bleus Naphtol G et R sont destinés à la teinture des Bleus foncés sur draperie ; pour des nuances claires, leur emploi est
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- moins recommandable. En nuançant avec du Violet Formyl ou du Cyanol, on obtient des bleus marine ; employés en mélange avec d’autres colorants pour laine convenable, les Bleus Naphtol fournissent'des nuances bleu-noir ou vert foncé.
- Les teintes sont aussi solides à la lumière que le bleu qu’on obtient avec le Noir Naphtol. Elles résistent bien au frottement, au lavage ainsi qu’à un léger foulon.
- La résistance au décatissage est également très bonne; on peut même vaporiser à haute pression sans risquer de faire virer la nuance.
- Les Bleus Naphtol offrent, en outre, une résistance satisfaisante au soufre.
- Pour la teinture des tissus contenant des fils de coton, la marque G est à employer de préférence, car elle laisse e coton intact comme le Noir Naphtol.
- La marque R teint légèrement le coton.
- TEINTURE DES TAPIS DE PEAUX à l’ursol
- Les peaux peuvent être mordancées d’abord au chrome et teintes ensuites à l’ursol ou bien elles peuvent être placées directement, dans le bain de teinture pour être développées quelques heures après avec du peroxyde d’hydrogène. Ce dernier agent d’oxydation est préférable au permanganate de potasse et au chlorure de fer. L’oxydation peut aussi être effectuée par l’exposition à l’air, mais dans ce cas il est nécessaire de garder le bain d'ursol du côté de l’alcali.
- Avant la teinture, les peaux doivent être nettoyées, et cette opération, suivant l’auteur, s’effectue le mieux avec le mélange suivant :
- Dans deux litres d’eau chaude dissoudre :
- Sel ammoniaque en poudre.. 60 gr.
- Sulfate d’alumine en poudre.. 15 »
- Ajouter en agitant fortement :
- Chaux éteinte dans 4 lit. d’eau 200 gr.
- Renfermer ce mélange dans un récipient couvert avec soin, et agiter avant de s’en servir.
- Etendre le liquide avec une brosse sur le côté des poils (en répétant deux fois cette opération s’il le faut), sécher à l’ombre dans un endroit pas trop chaud, et enlever la chaux après le séchage en battant ou en brossant les peaux.
- Les peaux ainsi nettoyées peuvent maintenant être teintes à l’ursol, mais l’auteur préfère le chrome d’abord par économie de la couleur, ensuite pour aider à l’oxydation.
- La concentration du bain de chrome dépendra de la profondeur de la nuance désirée. L’auteur se sert des quatres formules suivant pour donner différents degrés de force à ses bains.
- I Pour les nuances légères :
- Eau............................... 100 lit.
- Bichromate de potasse........... 100 gr.
- Tartre............................. 50 »
- II Pour les nuances moyennes : Eau.......................... 100 lit.
- Bichromate de potasse. .. .. 125 gr.
- Tartre........................... 60 »
- III Pour les nuances foncées : Eau........................ 100 lit.
- Bichromate de potasse. 200 gr. Tartre ....... 100 »
- IV Pour le noir : Eau......................... 100 lit.
- Bichromate de potasse. 300 gr.
- Tartre.......................... 150 »
- Il est inutile d’employer plus de 4 gr. de chrome par litre. La température du bain de chrome est de 15 à 2Qo C et le temps de mordançage doit être fixé de la façon suivante. Pour angora, mouflon et brebis : Avec le bain no 1 2 heures — 2 2-— 3 2 — - 4 4-
- Pour thibet et chèvre : Avec le bain no 1 3 heures — 2 3 — — 33 —
- - 4 6 —
- Pour le renard, le phoque et l’ours, le bain no 4 doit servir exclusivement, avec une période d’immersion de 10 heures.
- Après leur emploi les bains de chrome peuvent être rafraîchis pour d’autres usages, avec le tiers environ de leur composants originaux, mais après leur troisième emploi ils doivent être renouvelés en totalité,
- Après le mordançage laver les tissus et teindre. Pour produire une teinte de fond, les peaux doivent être travaillées vigoureusement et constamment dans le bain de chrome. Dau-cune façon on ne devra les exposer à la lumière directe du soleil, ou les laisser sécher avant de les teindre.
- Voici quelques exemples :
- Nuance brun jaune légère sur peau de brebis blanc naturel Mordancer d’abord avec :
- Bichromate de potasse............. 125 gr.
- Tartre............................. 60 »
- Dans 100 litres d’eau à 20° pendant 2 heures laver teindre avec 300 gr. d’ursol C dans 100 litres d’eau pendant 2 heures à 20 , enlever, ajouter 5 litres de peroxyde d’hydrogène (3 %) et continuer le teinture pendant une heure en plus. Rincer ensuite les peaux jusqu’à ce que l’eau coule claire, et sécher lentement à l’ombre pendant la teinture comme pendant le mordançage, les peaux doivent être travaillées avec soin.
- Le bain peut être rafraîchi pour une autre opération avec 50 ou 60 gr. d’ursol C et 2 1. de peroxyde d’hydrogène, en observant les mêmes conditions que précédemment.
- Rouge-brun sur peau de mouton blanc naturel. Mordancer pendant 2 heures à 20 avec 200 gr. de chrome et ICO gr. de tartre, rincer et teindre pendant 2 heures avec 200 gr. d'ur-sol P dans 100 litres d’eau. Enlever ajouter
- 2 1. 1/2 de peroxyde d’hydrogène et teindre pendant 8 heures de plus. On obtient des nuances plus foncées en employant plus d’ursol et de peroxyde d’hydrogène.
- En mélangeant les ursols P et R on obtient des bruns avec nuance violette.
- On obtient un bon brun foncé sur peau de mouton blanc naturel en mordançant pendant 3 heures à 20° avec 200 gr. de chrome et 100 gr. de tartre dans 100 litres d’eau. Teindre ensuite pendant deux heures à 20» avec 200 gr. d’ursol D dans 100 litres d’eau. Ajouter 5 litres de peroxyde d’hydrogène et continuer à teindre pendant 4 heures.
- Pour le noir, mordancer pendant 10 heures à 20° avec 300 gr. de chrome et 150 gr. de tartre dans 100 litres d’eau, teindre pendant 4 heures à 20° avec 300 gr. d’ursol dans 100 litres d’eau. Ajouter 5 litres de peroxyde d’hydrogène et laisser reposer jusqu’à ce que la laine ait acquis un noir bien profond. Cette opération demande de 10 à 15 heures.
- Pour le gris bleu les peaux sont immergées après le mordançage dans un bain contenant 100 litres d’eau 300 gr. d’ursol D et 5 litres de peroxyde d’hydrogène. Travailler dans le bain d’une demie heure à une heure, sortir et laver.
- Les angoras et les mouflons, blanco ou colorés légèrement, sont traités de la même façon que les peaux de brebis d’un blanc naturel. Les thibots et les peaux de chèvres demandent plus de temps pour le mordançage comme pour la teinture.
- L’auteur fait diverses recommandations sur la façon de traiter les peaux et signale surtout le danger de durcir ou de raidir le cuir. Si cet accident survenait on devra frotter les peaux sur le côté cuir avec du sel et de l’eau, les clouer sur des planches pour les laisser sécher, puis les rouler et les fouler aux pieds jusqu’à ce qu’elle se soient assouplies. Une autre méthode consiste à rouler les peaux avec du sable et des sciures, en renouvelant ces deux substances de temps en temps jusqu’à ce quelle ressortent blanches.
- (Farber Zeitung}-
- PEROXYDE DHYDROGÈNE
- L’agent de blanchiment par excellence de l’avenir, dit un de nos confrères de la presse étrangère, est le peroxyde d’hydrogène, qu1 jouit déjà d’une vogue considérable dans Je blanchiment de la laine.
- On immerge les fils dans une solution de peroxyde d’hydrogène en y ajoutant un peu d’ammoniaque pour aider à la décomposition du peroxyde en eau et en oxygène. Ce dernier se trouvant à l’état naissant attaque aussitôt le colorant de la laine et forme un produit d’oxydation incolore.
- Ce produit est d’une blancheur parfaite et durable ; si la teinture est nécessaire elle peut se faire aussitôt après le blanchiment.
- Les fils blanchis sont quelquefois lavés dans l’eau acidifiée.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- On a recommandé souvent différentes additions au bain de peroxyde, mais les avantages ont été assez souvent insignifiants quand ils n’étaient pas nuis. On doit toujours conserver à la solution de blanchiment une certaine alcalinité ; en somme plus le liquide est alcalin, plus rapide est la libération de l’oxygène, d’où il faut conclure qu’un excès d’ammoniaque est aussi nuisible qu’un défaut.
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre, et sans discussion, l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- DÉCORATION DES ÉTOFFES par l'emploi de paillettes assujetties d'une manière nouvelle Par M. Alphonse Kursheedt.
- Ce mode de décoration des étoffes par application de paillettes a pour objet le moyen de fixer ces paillettes de façon qu’elles tiennent bien à plat sur le tissu, que le fil et la combinaison des paillettes en dehors de la solidité donne lieu à un arrangement ornemental de ces mêmes étoffes, et ce d’après les indications fournies ci-dessous.
- Un fil passe par dessus les paillettes d’un bord à l’autre de façon qu’elles ne puissent se soulever, en combinaison avec un deuxième fil maintenant les boucles du premier en forme de point de navette ou par un entrelacement réciproque de ces deux fils. Les paillettes pourront avec ce procédé de fixation être posées à côté l’une de l’autre ou juxtaposées à volonté et suivant le besoin du décor.
- méthode perfectionnée de teinture en noir par l'emploi d’un bain unique pour teindre les textiles d'oriyine végétale ou animale, en fils et en tissus, mélangés ou non
- par MM. Charles Noroy et Frédéric Lecoq
- Les inventeurs ont reconnu que la méthode déjà brevetée de M. Noroy pour teindre en noir tous fils et tissus au moyen de deux bains à base d’amidon nitré, pouvait être simplifiée 0n n’employant qu’un bain unique constitué Par additions successives des matières qui Composent les deux bains.
- Par ce changement dans le travail, la teinture est obtenue dans un seul bac ou chaudière, et les fils ou tissus, une fois plongés dans le bain, n’en sortent que complètement teints.
- C’est ce perfectionnement, dont l’importance industrielle est considérable qui fait l'objet de la présente invention. Suivant le nouveau procédé, dans une première phase de l'opération, le bain neutre ou légèrement aci-dulé, fournit aux fils ou tissus la matière colo-rante ; dans la seconde phase, le même bain rendu très légèrement alcalin par l’addition de certains oxydes tenus en dissolution alca— line au moyen de l’amidon nitré, fixe la couleur,
- il convient de rappeler que l'amidon nitré
- dont il s’agit, est le produit de la réaction de l’acide nitrique sur del’amidon, delà fécule,etc.
- Lamatière à teindre, fils ou tissus,n’étant pas sortie du bain entre la première phase de l’opération etla seconde phase, peut être essorée ou exposée à l’air, la teinture s’est achevée au milieu du mélange de la matière colorante et des matières fixantes.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour teindre les tissus et étoffes par pulvérisation
- Par M. Georges Bonbon, manufacturier.
- Le procédé imaginé par l inventeur a pour but de projeter sur l’étoffe, préparée ou non, la dissolution colorante en gouttelettes plus ou moins fines, et cela par le moyen du pulvérisateur décrit plus loin.
- L’appareil se compose d’une colonne verticale creuse sur laquelle on enfile la pièce d’étoffe ; cette colonne est terminée par un manchon démontable, d’un diamètre égal à celui de la pièce. Au-dessous de la colonne est placé un rouleau qui entraîne la pièce.
- La pulvérisation du colorant s’effectue de la façon suivante :
- Au centre du manchon se trouve une petite coupelle montée sur un arbre creux et animée d’une grande vitesse de rotation (plusieurs milliers de tours à la minute). Un petit tube, passant par la trou central de l’arbre de la coupelle, amène, d’un réservoir disposé à une hauteur convenable, le liquide à pulvériser, qui coule sur la coupelle, où il acquiert une tension centrifuge qui le divise en gouttelettes d’autant plus fines que la vitesse de rotation est plus grande.
- Le mouvement du rouleau, qui entraîne la pièce verticalement, peut être régulier ou irrégulier, intermittent ou continu, suivant les effets à réaliser ; il en est de même de l’arrivée du liquide sur la coupelle, de façon à obtenir les effets les plus variés.
- NOUVEAU PROCÉDÉ D’APPLICATION de peaux, parchemins vernis, toiles vernies, papiers vernis et cuirs vernis de toutes nuances et autres matières sur tous tissus, feutres, cuirs, papiers, cartonnages, fourrures, bois, etc.
- Par Mme Julie-Thérèse-Françoise Brocard, née Herreboudt.
- il s’agit dans cette invention de l’application sur les tissus, papiers et autres matières, de divers produits qui donnent des dessins ayant l’apparence de l’émail.
- Pour exécuter ce travail, on découpe les peaux, parchemins vernis, toiles vernies, papiers vernis, cuirs vernis de toutes nuances ou toutes autres matières, à l’aide de ciseaux ou autres outils tranchants, ou encore mieux à l’emporte-pièce, suivant des dessins arrêtés d’avance. Ceci fait, on tend le tissu, le feutre, le cuir, le papier ou le cartonnage sur lequel on désire faire l’application des découpures précitées, sur une planche bien droite ; puis
- on prend des dessins découpés et on les enduit principalement sur les bords d’une colle bien adhérente, après on les applique vivement et on les comprime fortement en suivant les lignes tracées par le poncif. Il se produit alors une adhérence complète entre le fond et les objets appliqués.
- L’application étant entièrement terminée, on passe plusieurs fois le côté non décoré sur un marbre ou sorte de table en acier polie chauffée au gaz ; ce qui a pour effet de faire perdre à la colle toute odeur, en achevant le séchage.
- MACHINE PERFECTIONNÉE pour l'impression des tissus Par MM. Frank-Daniel Haddon, Albert- Arthur Kuenemann et Max Firnberg.
- Le but principal de cette invention est de permettre l’application de l’impression simultanée de deux ou un plus grand nombre de couleurs, au moyen d’un seul et unique rouleau gravé, dans les machines à imprimer sur calicot ou d’autres tissus, et de permettre, s’il y a lieu, de varier, changer ou supprimer les couleurs.
- Les griffes des anciennes machines à imprimer ordinaires peuvent aussi êtrs modifiées conformément à l’invention.
- La machine perfectionnée à imprimer est caractérisée :
- 1o Par un rouleau gravé, imprimeur, mun d’une série d’alimentateurs étroits, disposés pour recevoir les couleurs de compartiments séparés, et d’un dispositif fixé sur le racloir de manière à pouvoir le mouvoir avec ce dernier en vue de séparer mécaniquement les couleurs à la surface du rouleau imprimeur;
- 2 Par des organes pour prévenir les flots de couleur de monter sur le rouleau graveur et de s’y mélanger, consistant en une barre ou autre pièce analogue, ou en une série de ces pièces;
- 3° Par des organes pour alimenter le rouleau imprimeur d’humidité ou de couleurs supplémentaires.
- (Reproduction interdite.)
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- UN SYNDICAT DE PATRONS
- On écrit d’Amiens au Temps :
- Les fameuses grèves de 1893 ont produit à Amiens des effets désastreux dont le commerce local et l’industrie souffrent encore. On se rappelle que la grève interminable des ouvriers teinturiers amena une perturbation telle que les patrons durent accepter le tarif présenté par le syndicat ouvrier et comportant le relèvement des salaires et certaines modifications des règlements d’usines.
- Par suite delà concurrence désastreuse que se faisaient les maisons de teinturerie, le salaire était descendu à un taux assez bas. En tenant compte des périodes de chômage très fréquentes dans ce genre d’industrie, l’ouvrier ne recevait plus un salaire proportionné à la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fatigue et aux simples besoins de la vie dans une grande ville.
- Au lendemain de la grève, les patrons teinturiers convoquèrent les négociants et leur proposèrent un relèvement relativement modéré de 5 francs par pièce en moyenne.
- Les négociants refusèrent. Que firent alors les teinturiers ? Devaient-ils rompre les engagements contractés avec leurs ouvriers, quittes à amener une nouvelle grève, plus redoutable encore que la précédente en ce sens qu’elle aurait porté à l’industrie du velours un coup peut-être fatal? La question fut discutée; mais elle ne rencontra que des opposants.
- Les patrons teinturiers se constituèrent alors en syndicat. Ils se solidarisèrent et abdiquèrent leur liberté de concurrence, organisèrent une caisse unique chargée de tous les recouvrements au tarif, avec de grosses amendes pour tout manquement. Sur les prix de teinture de chaque pièce ils laissèrent une somme de 3 francs destinée à être répartie entre chaque maison en proportion de son outillage.
- En même temps, et sous forme d’ultimatum, ils notifièrent aux négociants un relèvement de tarif variant de 8 francs au moins par pièce. Par suite les augmentations de salaires consenties aux ouvriers était assurées et l’industrie devenait rémunératrice ainsi qu’en font foi les inventaires.
- La constitution du syndicat des patrons teinturiers et ses exigences auprès des négociants amenèrent plusieurs de ces derniers, notamment ceux qui sont à la tête des grosses maisons de velours, à monter ou à acheter des teintureries à eux, bien à eux. Ils échappaient ainsi au tarif et portaient un coup au syndicat.
- Il advint de ceci que certaines maisons de teinturerie consentirent aux négociants des rabais occultes, contrairement aux. engagements du syndicat. Les ouvriers virent par suite leurs salaires se réduire ; mais le plus grand nombre des usines continua à appliquer dans son intégralité le tarif consenti en 1893.
- La durée du syndicat des patrons prend fin le 10 septembre, c’est-à-dire dans deux jours. Sera-t-il renouvelé? Telle est la question qu’à l’heure actuelle se posent les ouvriers et les patrons. Si nous en croyons les renseignements qui nous parviennent, la société ne serait pas renouvelée.
- Différentes tentatives faites depuis peu ont échoué, par suite du refus de deux sociétaires d’entrer dans la société. La grève, qui mettrait sur le pavé des milliers d’ouvriers, sera-t-elle la conséquences de la dissolution du syndicat? Nul ne peut, à l’heure présente, se prononcer sur les conséquences de la disparition de cette société. Ce qui est certain, c’est que, malgré le chômage auquel ils sont astreints à diverses époques de l’année, les ouvriers teinturiers se montraient satisfaits.
- A TRAVERS L’EXPOSITION DE ROUEN
- LES GALERIES INDUSTRIELLES
- La classe 20 (filature et tissage de coton) avoisine celle de l’indienne. Si elle n’a pas une place aussi spacieuse et aussi en vue, elle n’est pas moins intéressante à visiter. Deux travées, pas plus ; mais rayonnantes de vives couleurs, et emplies de cette attirance magique qu’exerce sur la coquetterie féminine l’étalage des étoffes les plus nouvelles.
- Nous nous abstiendrons, dit le Journal de Rouen, d’une description détaillée de la filature proprement dite. La plupart des vitrines, d’ailleurs, ne diffèrent pour ainsi dire que par le genre de l’installation. Que des bobines soient disposées en rosace ou en étoile, en arcades, en pilastres ou de toute autre façon, c’est pure afiaire de goût et d’imagination chez l’exposant. On en voit qui ont dessiné avec leurs produits des emblèmes parlants, comme ces cloches qui indiquent la fabrication de Corneville.
- L’essentiel était, avant tout, de mettre les hommes du métier à même de se rendre compte de la qualité du travail de tel ou tel établissement; la disposition plus ou moins ingénieuse est pour l’agrément du visiteur profane.
- Il y a de quoi être satisfait en passant devant les vitrines de MM. Casimir Berger et Cie, A. Badin et fils, Victor Baillard et Hau-ville frères, Georges Douine (Troyes), Georges Duret, Desurmont et Gie (Tourcoing) ; filature d'Oissel, filature Saint-Paul, Félix Guil-lemin, Maurice Frings et Cie (Paris), Georges Lemeilleur, Auguste Pinel et fils, Philippe et Lamy, Eugène Plantrou, Ch. Potel, Prévost et Grenier, Saint frères (Gamaches) et Alexandre Jovié (Tourcoing), pour ne citer que les filateurs proprement dits.
- On y peut suivre en détail les résultats de chacune des opérations de la filature; à côté du coton en laine tel qu’il arrive en balle et de ses déchets au sortir du batteur, voici le coton en mèches après cardage, puis en lames, et enfin étiré et mis en bobines, pour tous les usages.
- Cotons d’Amérique et cotons d’Egypte sont là sous les yeux du promeneur, qui peut se rendre compte de leurs différences physiques. Nous avons même failli avoir des filés de coton de Cochinchine, car un établissement de l’avenue de Caen en a travaillé des échantillons. qu’il a réexportés là-bas sous forme de tissus. Mais cette sorte n’est pas près d’être demandée couramment chez nous, et la raison qu’on en donne est que les producteurs cochin-chinois ne savent pas encore assez préparer leur récolte pour qu’on puisse l’œuvrer avec profit. Pour peu, du reste, qu’on tienne à en voir, il y en a des échantillons exposés au Palais des Colonies.
- Les filés teints abondent dans la classe 20 et forment une jolie et brillante exposition. Autrefois, on ne teignait le coton qu’une fois
- dévidé en écheveaux. Depuis une dizaine d'an-nées, on a pris également l’habitude de le teindre alors qu’il est encore en mèche sortant de la carde ; on en peut voir sous cette forme quelques nappes exposées dans une vitrine, nuancées aux couleurs françaises. Ce qu’on remarquera surtout, c’est l’étonnante diversité de tons que la teinture sait donner aux fils; on ne peut qu’admirer ce travail.
- Dans cet ensemble de bobines, toutes les variétés sont représentées : les fils ordinaires de chaîne et de trame ; les jaspés, obtenus en faisant enrouler sur la même bobine deux fils teints diversement ; les mélangés, assemblage de plusieurs fils de nuances assorties ; les retors, qui combinent aussi très agréablement les teintes, avec un grain plus régulier, que donne la torsion ; ce dernier genre, qui produit des fils plus résistants, est utilisé dans les articles pour pantalon. Quant aux jaspés et aux mélangés, on voit un exemple, entre autres, de leur emploi dans une série d’articles de bonneterie qui ont tout l’aspect de la laine et son toucher moelleux.
- Voici encore une autre spécialité : les fils créponnés. Ce sont des filés ordinaires qu’on a plongés dans l’eau après leur avoir donné une torsion excessive, et qui, en séchant, se sont rétractés et ont pris une ondulation caractéristique. Mais, généralement, on ne les trempe qu’après tissage, et c’est le tissu qui se créponne. On a encore imaginé, pour produire des dessins originaux, les catégories de fils dits flammés, boutonnés ou boyautés, suivant qu’ils sont additionnés, au moment de la torsion, d’une fine mèche enroulée ou d’un filament plus ou moins épais, qui les sillonne à intervalles réguliers.
- Quand nous aurons mentionné les fils à coudre de la fabrication d’Oissel, les fils gla-cés, dont le brillant spécial est obtenu par un brossage mécanique au sortir d’un bain d’apprêt, et dont il y a tout un rayon de nuances splendides, nous aurons achevé de passer en revue à peu près tous les détails de la production de la filature dans notre région ; elle y est porté à un rare degré de perfection qui assure son avenir pour le plus grand bien des nombreux ouvriers qu’elle fait vivre.
- 4 *
- Pas plus pour le tissage que pour la fila-ture, nous ne tenterons une descriptisn technique des diverses expositions ; notre but est seulement d’appeler l’attention sur les multiples curiosités qu’elles renferment.
- Les exposants dans cette section sont nombreux ; on peut les diviser en deux séries. Dans la première, nous comprenons ceux qul réunissent à la fois la filature et le tissage Ce sont : MM. Casimir Berger; Desgenétais frères ; Gustave Denis (Mayenne) ; établissements Pouyer-Quertier; établissements de Graville ; Fauquet-Lemaître ; Gaillard et Cie, Mme veuve F. de Loys ; Société cotonnière de Saint- Etienne - du - Rouvray ; Westphalen Lemaître et Cie ; Waddington fils et Cie.
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- Dans la seconde série, tissage seul, nous notons : MM. G. P. Drouet et fils ; Georges-Adolphe Foliot ; G. Hilzinger et Cie ; F. Lang-Risser et Picard ; Leroux-Eude ; Albert Manchon-Lemaître et Cie ; Ernest Manchon et frères ; Numa Lheureux ; V.J. Quesnel jeune; Roy frères ; Paul Sevestre.
- Dans les écrus et blanchis, notons au passage les belles cretonnes dites « Américaine » de Bolbec, toujours haut cotées pour leur qualité et leur apparence irréprochables. Comme spécialités, les draps sans couture jusqu’à 2 m. 40 de largeur; les toiles à voiles ; des tissus Schappe, etc.
- La haute nouveauté nous offre un choix de dessins on ne peut plus remarquables, qui sont un des agréments de la classe 20 ; des chinés, des brochés d’un goût exquis; de superbes tissus miroitants imprimés sur chaîne avant e tissage et rehaussés de dessins au Jacquard. La robe et l’ameublement sont traités là avec une réelle maîtrise.
- Dans les genres créés pour la concurrence du tissage de coton avec les lainages, nous relevons une grande variété de raynures 11 tennis » qui donnent toute l’illusion de la flanelle ; des articles pour pantalon qui ont à 8 méprendre l’aspect du drap.
- Comme tissus fantaisie, il y en a une foule de ravissants : gaufrés et bouillonnés sergés, lamassés, des écossais aux nuances savantes avec des effets d’ombre on ne peut plus réus-8is; des zéphyrs tramés de soie et brochés, etc. Vue de jolies robes, que de sémilantes parures on doit rêver avec toutes ces nouveautés !
- Si nous avons eu à complimenter les indien-neurs de notre région de s’être mis décidé-ment à la hauteur de leurs rivaux d’Alsace, il laut convenir que le mérite de nos tisseurs "est pas moindre. Eux aussi ont su faire face aune concurrence redoutable, et Dieu sait ce ‘il faut aujourd’hui, dans cette partie, de 8out, d’imagination, de science des effets, pour maintenir sa place sur les marchés. Nos fabri cants y ont réussi à force d’ingéniosité, et, il laut l’ajouter, à force de sacrifices, en n'hé-stant pas à monter des métiers spéciaux pour produire ces séduisantes collections WIs nous mettent sous les yeux, et dont beaucoup sortent vraiment de l’extraordinaire. Le tissage à la main tient aussi, et fort bril-@mment, sa partie, dans la classe 20. Nous "eparlons pas seulement des mouchoirs et “es madras destinés soit à la consommation Ocale, soit à l’exportation, comme on le verra Plus loin ; mais aussi des articles de luxe PoUr la toilette. Nous pourrions citer telle vi-"ine où s’étalent des écossais en coton et soie Qe -
- , lances délicates et admirablement dégra-02 —
- 8 , des bouillonnés d’une délicieuse coquet-erie, des linons de mousseline brochés de °ie, etc., tous articles exécutés à la main "ecune perfection qui confond.
- de " conçoit d’ailleurs que, pour des articles „xe, et par là même d’une consommation einte, l’emploi du travail à la main s'im-
- 9 Plutôt au fabricant ; le tissage mécani
- que n’est avantageux qu’à la condition de donner un grand nombre de pièces d’une même sorte.
- Les progrès incessants réalisés dans la construction des métiers ont en eux-mêmes leur inconvénient : c'est la fabrication à outrance qu’ils rendent nécessaire, au risque d’encombrer de stocks les magasins. Il paraît de plus en plus évident que la situation ne pourra que s’aggraver sous ce rapport; et il est heureux, pour l’avenir de notre région, qu’on ait pu y trouver une compensation, au moins momentanée, dans la recherche de débouchés aux colonies.
- L’exposition de la classe 20 nous montre qu’à cet égard nos industriels de la région de Rouen ont pris une vigoureuse initiative. Nous y voyons, en effet, figurer d’abord la plupart des membres du syndicat industriel français de l’Indo-Chine, créé en 1886. Pour les tissus : MM. Waddington fils et Cie, Mme veuve F. de Loys, la Société cotonnière de Saint-Etienne-du-Rouvray, MM. A. Manchon Lemaître et Cie, M. Leroux-Eude , pour les toiles à voile : MM. Saint frères. Les autres membres du syndicat exposent au Palais des colonies : M. G. Leverdier, MM. Prevel et Cie, pour les filés ; MM. H. Lemonnier, Long frères, E. Renault, pour les tissus, et G. Boulet, pour les importations du riz.
- En dehors de ce syndicat, nous comptons encore comme exportateurs, dans la classe 20: les établissements Pouyer-Quertier, MM. Roy frères, M. Casimir Berger, MM. G. P. Drouet et fils, M Numa Lheureux.
- Il n’y a qu’à passer devant les vitrines pour apprendre à destination de quels pays battent tant de métiers dans notre région.
- Les filés vont dans l’Indo Chine, qui nous prend, en outre, des cotonnades écrues et blanchies, des tissus brochés et teints, voire des satins brochés, dont les Annamites se font des vêtements; des foulards Andrinople, des indiennes ; puis, les mouchoirs imprimés avec légendes en caractères annamites et dessins; puis encore, les drills, sorte de tissus dont le croisé est fait par la chaîne au lieu d’être fait par la trame.
- Les drills vont aussi à Madagascar; mais, jusqu’ici, ce sont les Américains qui les y importent, en attendant que nous leur ayons pris ce marché, qui est à nous.
- La Réunion nous prend des Madras, et divers articles de rouenneries, qui vont aussi à la Guyanne, à la Martinique et en Nouvelle-Calédonie.
- Pour peu qu’on s’intéresse à ces expéditions des filateurs et tisseurs normands, on a vite fait d’apprendre, par les étiquettes çà et là posées dans la classe 20, quelles sortes s’envoient dans ces pays.
- L'Algérie, que nous fournissons de longue date déjà, nous demande force cotonnades. En écrus, ce sont des cretonnes et des calicots pour chemises. L’Arabe, comme le Kabyle, le M’zabite, le Maure, a vite fait de se confectionner ce vêtement intime. Il achète un cou
- pon de 2 mètres, le plie en deux, taille une échancrure pour passer sa tête, une autre pour ses bras, et, avec deux coutures, il se trouve suffisamment à la mode. Voyez les Soudanais, au village nègre du Champ-de-Mars; vous remarquerez sur leur dos l’échancrure, qui est tout l’art du chemisier dans leur pays.
- Mais il faut aussi aux Maures des burnous et des haïcks ; ce sont généralement les tissages à la main du pays de Caux qui les en pourvoient. La femme Arabe veut encore des indiennes à fleurettes et à pois; si elle est riche, elle achète volontiers des mousselines de laine pour ses robes. Certains calicots légers, de fabrication soit rouennaise, soit Vos-gienne, mais alors teints à Rouen, en couleurs vives, le plus souvent vert et jaune, sont très recherchés pour la coiffure par les femmes de la province de Constantine.
- Le mouchoir s’importe aussi en Algérie; mais les Arabes qui en achètent n’en usent que comme ornement, pour faire étalage de luxe ; ils se contentent de le porter flottant à la boutonnière ; quand ils se mouchent, c’est avec leurs doigts, tout comme Li-Hung-Chang, ce représentant de la plus ancienne civilisation connue.
- Le pays de Caux fournit encore les pagnes tissés à la main, et diverses cotonnades qui — faut-il le dire? — reviennent parfois sur nos marchés avec une étiquette qui les font passer pour des tissus algériens.
- Enfin, la « guinée », qui s'écoule au Gabon, devient aussi un article que la place de Rouen cherche à fabriquer. C’est, d’ailleurs, moins aisé qu’on ne le croit communément. Le noir est difficile ; fait aux articles anglais, il exige toujours le type auquel il est habitué : dimensions, couleur», et jusqu’à l’emballage.
- Les « guinées » qu’il achète d’ordinaire sont teintes d’un bleu indigo peu fixe et qui « dégorge » au premier mouillage; n’essayez pas de lui en proposer de meilleures ; ce serait peine inutile. Il faut même avoir soin de laisser au bas de la pièce une « réserve » pour que l’indigène puisse s’assurer du premier coup que la teinture est bien celle qu’il préfère.
- Et si vous interrogez les gens de métier, vous apprendrez que ce n’est pas si commode que cela d’imiter le genre, avec sa nuance et son odeur
- On parle, en teinture, de supplanter l'indigo par les couleurs d’aniline ; ce ne sera toujours pas de sitôt pour l’exportation en Afrique.
- Un fait donnera une idée de la routine invétérée des noirs africains. Les tissus qu’ils fabriquent eux-mêmes ont une largeur de 15 à 20 centimètres, ainsi que tout le monde a pu s’en assurer en observant les tisserands du village soudanais. Ils les assemblent ensuite à l’aide d’une couture. Eh bienl pour leur faire accepter le pagne de fabrication européenne, il a fallu, sur la largeur du tissu, « réserver » des espèces de boyaux imitant ces coutures.
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- Ces petites minuties, et d’autres que nous passons, s’imposent au fabricant qui vise la clientèle coloniale.
- Par exemple, il faut « plier » et emballer d'une façon spéciale les pièces à destination de l’intérieur de l’Algérie ; là, en effet, les transports se font à dos de chameau, et le colporteur doit n’avoir qu’à desserrer la coulisse de sa balle pour en extraire le coupon qu’il trouve à vendre sans défaire le reste du paquet.
- D’autre part, pour tous les pays, l’emballage doit satisfaire à certaines conditions. Le fret se payant suivant le volume, et non au poids, on a été amené à soumettre les pièces, une fois pliées, àlaztion d’une puissante presse hydraulique, de façon à les réduire à leur cubage minimum. On voit un type de ces ballots dans une vitrine.
- Nous arrêtons là ces aperçus sur la fabrication d’exportation. Ils suffisent à montrer dans quel champ s’exerce l’industrie cotonnière de notre région, en sa préoccupation de trouver des débouchés à son activité.
- C’est une étude qu’on peut faire avec profit en visitant la classe 20. Il ne lui manque guère, pour être complète, que les tissus pour bretelles, cette autre branche de travail si importante à Rouen. Elle a jugé à propos de se soustraire à l’admiration du public en cette année 1896. Elle se réserve, sa supériorité restant hors de conteste. (Journal de Rouen).
- RECETTES D’IMPRESSION de diverses sources étrangères
- Vert brillant sur coton écru. — Faire bouillir ensemble 1 kil. 250 gr. d’amidon, 200 gr. de fécule de pomme de terre, 2 1. d’eau adra-game (62 gr. par litre) 5 1. d’eau, 1 1. d’acide acétique à 6° Bé, 1/2 1. d’huile, 250 gr. de vert brillant, 50 gr. d'ammoniaque. Après refroidissement ajouter une solution de 500 gr. de tannin dans 1 1. d’eau et 1 1. d’acide acétique à 6° Bé ; imprimer, vaporiser et passer par un bain de 1,000 1. d’eau contenant 2 à 10 kilog. de tartre émétique et 18 kilogr. de chaux.
- Rouge alizarine et couleurs d'aniline albuminées sur coton écru. — Faire bouillir un épaississant de9kilogr. d’amidon, 47 1. d’eau, 5 1. d’eau adragante, 62 gr. par litre, 4 1. d’acide acétique à 7 Bé, ajouter 1 kilogr. d’huile d’olive et après refroidissement de l’huile de rouge de Turquie. Pour le mordançage dissoudre 2 1/2 kilogr. d’alun dans 8 1/4 1. d’eau et 1 1. d’acétate d’aluminium à 5° Bé. Préparer une couleur rouge avec 60 kilogr. d’épaississant, 4 kilogr. d’huile de chlorate, 10 kilogr. de jaune alizarine 20 %, 3 kilogr. de nitrate d’aluminium à 150 Bé, 3 kilogr. de sulfocyanate d’aluminium llo Bé, 3 kilogr. de mordant, 4 kilogr. d’acétate de chaux 15° Bé et 1 kilogr. de sel d’étain. Imprimer, et après séchage, imprimer par dessus une couleur albuminée, par exemple 2 1/2 kilogr. d’outre
- mer, 1 1/2 kilogr. d’eau, 1 kilogr. de glycerol, 1 1. de gomme adragante, 4 1. de solution d’albumine à 500 gr. par litre, 1/2 1. d’huile d’olive et 1/2 1. d’huile de térébenthine. Après l’impression passer 2 fois par un appareil d’oxydation à 20° C., vaporiser pendant 3/4 d’heure sous une pression d’une atmosphère ou pendant 1/2 heure sous pression, laver à grande eau à froid et apprêter. (Lauber).
- Cramoisi brillant sur cotonnade. — Dissoudre 142 gr. de rouge rhoduline brillant BD (Elberfeld Farbenfabriken) dans 425 cc. d’eau et 58 gr. de glycerol, ajouter 282 cc. d’acide acétique à 6° Bé, 1 kil. 800 d’eau gommée et 170 gr. de tannin dissous dans 170 gr. d’acide acétique à 6° Bé. Imprimer, sécher et vaporiser pendant 1 heure sans pression, passer par le tartre émétique, laver, savonner à 20-32° G., rincer de nouveau et sécher.
- Rose brillant sur cotonnade. — Dissoudre 20 gr. de rouge rhoduline brillant BD dans 566 cc. d’eau et 425 cc. d’acide acétique à 6° Bé, mélanger avecl kil. 800 d’eau gommée, ajouter 42 gr, de tannin dissous dans 42 gr. d’acide acétique, imprimer et continuer le traitement comme plus haut.
- Rose brillant sur soie. — Dissoudre 70 gr. de rouge rhoduline brillant BD dans 790 cc. d’eau et 198 gr. d’acide acétique à 6° Bé, épaissir avec 1 kil. 800 d’eau de gomme; ajouter 95 gr. de tannin dissous dans 85 gr. d’acide acétique, imprimer et traiter comme le précédent, mais en omettant le bain de tartre émétique.
- Rouge cerise sur cotonnade. — Préparer une couleur avec 450 gr. de rouge alizarine VP, 1 kilogr. 800 dégommé acétique et d’épaississant d’amidon, 227 gr. d’acétate de chrome 22* Bé, 56 gr. de rhoduline brillant BD et 425 cc. d’eau ; imprimer, vaporiser pendant 1 heure sans pression, passer par un bain de chaux, savonner, laver et sécher.
- Lilas grisâtre sur cotonnade. — Préparer une couleur avec 170 gr. de noir-bleu alizarine B, 57 gr. d’acétate de chrome 20 Bé, et 2 kilogr. 270 d’épaississant acétique d’amidon ; imprimer sur tissu huilé, vaporiser pendant 1 heure sans pression, passer à la chaux, rincer, savonner pendant 20 minutes, laver et sécher (T. Merc.}
- Bleu Pompadour sur cotonnade. — Préparer un épaississant en faisant bouillir ensemble 9 kilogr. d’amidon, 48 1. d’eau, 5 1. d’eau adragante, 2 gr. par litre, 4 1. d'acide acétique 7° Bé, ajouter 1 kilogr. d’huile d’olive, et après refroidissement, 1 kilogr. d’huile de rouge de Turquie; mélanger 11 kilogr. d’épaississant, avec 1 1/2 kilogr. d’indigo subst. Durand et Huguenin), 130 gr. de bleu méthylène BV (B. A. u. S. F.), 90 gr. de violet méthyl R et 35 gr. de vert malachite dissous dans 1 1. d’eau et 1 1. d’acide acétique 6 Bé ; ajouter une solution de 560 gr. de tannin dans 3C0 hr. d’acide taririque, 600 gr. d’acide acétique 6° Bé, et 600 gr. d’eau ; enfin ajouter 1 kilogr. 200 d’acétate de chrome 25° Bé, imprimer sur tissu huilé, vaporiser sans pres
- sion, passer au tartre émétique, laver, savonner à froid, laver de nouveau et sécher.
- Jaune sur cotonnade. — Préparer un épaississant avec 15 kilogr. d’amidon, 45 1. d’eau, 22. 1. d’eau adragante, 62 gr. par litre, et 3 kilogr. 600 gr. d’huile tournante ; dissoudre 400 gr. d’auramine dans 1 1. d’eau chaude et 2 1. d’acide acétique 6° Bé. Après refroidissement, mélanger avec 6 kilogr. d’épaississant et ajouter 450 gr. de tannin et lOOgr. d’acide tartrique dissous dans 1/2 1. d’eau. Imprimer, passer deux fois par la cuve Mather Platt, puis dans un bain froid de tartre émétique et de savon, laver à fond et sécher. (Lauber.)
- Brun américain sur étoffe de dames. — Teindre pendant une heure à la température d’ébullition avec 0,050 cyanol extra, 0,09° orange extra et 0,050 jaune indien R (le tout Cassella et Co), et 10 % de sel de Glauber. m primer avec une couleur composée de 7 gr. d’amaranthe, 20 gr. d’orange extra et 10 gr. de vert acide extra concentré, dissous dans 148 cc. d'eau, ajouter le tout à 500 gr. d’épaississant de gomme 1 : 1, et 200 gr. de gomme anglaise, chauffer jusqu’à l’ébullition, laisser refroidir, ajouter 50 gr. d'alun et 15 gr. d’acide oxalique dissous dans 50 cc. d’eau ; vaporiser pendant 1 heure sans pression et laver.
- Bleu-vert sur étoffe de dames. — Teindre pendant une heure dans un bain bouillant avec 1.2 % de cyanol extra, 1.2 % de jaune indien, 0 4 0/0 de sel de Glauber, imprimer avec un composé de 40 gr. de cyanol extra dissous dans 300 cc. d’eau, chauffer avec 200 gr. de gomme épaississante et 209 gr. de dextrine blanche, ajouter après refroidissement 30 gr. d'oxalate d’ammoniaque dissous dans 70 cc. d’eau ; vaporiser pendant 1 heure sans pression et laver.
- Bleu-violet léger sur étoffe de dames. " Teindre pendant 1 heure dans le bain bouille111 avec 2 0/0 de cyanol extra et 0.25, 0/0 de poudre d’Archil subst. N, et 10 0/0 de sel de Glauber. Imprimer une couleur faite de 20 gr’ de cochenille brillant 1 R, 12 gr. de coche' nille brillant 4 R dissous dans 344 cc. d’ea" bouillis avec 300 gr. de gomme épaississante et 240 gr. de gomme anglaise, ajouter apres refroidissement 89 gr. d’acide acétique 6° Pe, vaporiser.
- Gris-bleu-olice sur étoffe de dames. — Teindre pendant 1 heure dans le bain bouillant avec 0.2 0/0 de cyanol extra, 0.2 0/0 de poudre d’Archil subst. N et 0,05 de violet Formyl S (le tout Cassella et Cie.) et 10 0/0 de sel de Glauber. Imprimer une couleur formée de 30 gr. d’orange extra et 3 gr. de vert acid0 extra bien dissous dans 150 cc. d’eau, chauffer avec 400 gr, dégommé épaississante et 25080 de gomme anglaise, ajouter après refroid10 semeat 50 gr. d’alun puis 15 gr. d’acide o%" lique dissous dans 102 cc. d’eau ; vaporiser pendant 1 heure sans pression et laver,
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- L INDUSTRIE TEXTILE A AMIENS
- Nous empruntons au Bulletin de la Chambre de commerce d'Amiens les renseignements suivants sur la situation des différentes branches de notre industrie à Amiens en 1895.
- Velours de coton. — Velours écrus. — Tissage mécanique. — La situation du tissage mécanique n’a pas été très satisfaisante pour les 6 premiers mois de l’année 1895 ; depuis le mois de janvier, les cours du velours écru ont toujours baissé par suite du grand stock qui s’est formé; aujourd’hui encore malgré une hausse sensible qui s’est produite sur les cotons en laine, les tisseurs n’ont pu obtenir d’augmentation.
- La fabrication est toujours la même et le cannelé est le genre qui se demande le plus régulièrement.
- On remarque aussi une tendance à fabri-quer davantage les poids lourds ; cela est la conséquence de la baisse des matières premières.
- Velours teints. — La vente en a été très lente, pendant les premiers mois de l’année ; le mois de juin étant l’époque où les acheteurs commencent à venir sur place, on a constaté une reprise d’affaires qui se continue ; mais, malheureusement, la marchandise se vend mal et les prix sont peu rémunérateurs par suite du stock qui existe en velours teints.
- Velours imprimés. — La vente de cet article est restée stationnaire malgré les efforts faits pour créer de nouveaux dessins.
- Coupe teinture. — La coupe mécanique con
- tinue de progresser régulièrement au détriment de la coupe à la main.
- La plupart des teintures ont eu à souffrir d’un chômage qu’on a rarement vu aussi prolongé.
- En résumé, le premier semestre de l’année 1895 n’a pas été bon pour l’industrie du velours de coton ; il serait à désirer que la reprise constatée en juin se continuât dans des conditions telles qu’elles permissent d’écouler l’avance de produits fabriqués existant en ce moment.
- Velours lisses. — L’industrie du velours lisse, façon soie, s’est développée dans le premier semestre.
- Le début de l’année avait été très calme, l’article classique uni n’avait eu qu’un faible écoulement avec prix légèrement en baisse.
- L’article fantaisie de la haute nouveauté a été, au contraire, l’objet d’une demande active, surtout dans le dernier mois.
- En résumé, la production de ce semestre aura été supérieure à celle du semestre précédent.
- LA PROTECTION DES MARQUES en Allemagne
- d’après la loi du 30 novembre 1874 *
- Les marques enregistrées sous l’empire de la loi du 30 novembre 1874 ne seront plus protégées dans la mesure des dispositions de cette loi que jusqu’au 1er octobre 1898.
- A cette époque, la protection cessera complètement et il devra être fait un nouvel enre
- gistrement ainsi que le veut la loi du 12 mai 1894.
- Par contre, on pourra, jusqu’à la susdite date, annoncer en tout temps les marques protégées jusque-là pour l’enregistrement sur le rôle des marques du bureau des brevets.
- A cet effet, on devra produire un certificat de l’ancienne autorité d’enregistrement sur la teneur du premier enregistrement.
- L’enregistrement se fait dans ce cas gratis sous la date du premier avis, et les marques ainsi annoncées sont soumises aux dispositions de la nouvelle loi.
- TARIFS DE CHEMINS DE FER
- Proposition d’homologation
- Chemin de fer de Paris a ORLÉANS Tarif spécial D n° 20
- a) Addition des dispositions suivantes :
- 1° Laine lavée à dos et à froid, laine lavée à fond, par expédition de 50 kilogr. au minimum ou payant pour ce poids.
- Sur toutes les sections du réseau, la base des prix de la 2e série du tarif général est abaissée pour les parcours au delà de 400 kilomètres, savoir :
- lo Entre 401 et 500, à 0 fr. 09 par tonne et par kilomètre.
- 2° Au delà de 500 kilomètres, àO fr. 045 par tonne et par kilomètre.
- Les prix ainsi obtenus sont augmentés de 1 fr. 50 par tonne pour frais de chargement, de déchargement et.de gare.
- 2° Blousses de laine, chiffons de laine, déchets de laine, laine brute, laine cardée, laine effilochée, laine en suint, laine lavée à dos et
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les sept premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- y?" ----------------------- - — -. IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 1895 1894 1896 1895 1894
- Sois de teinture en bûches : Mexique kil. 20.694.500 11.352.000 8 835.000 Bois de teinture en bûches. kil. 1.706.400 4.231.200 3.101.600
- 124 700 901.000 411.000 — moulus 34?. 100
- _ Haïti 19.273.000 9.745.700 21.817.800 Garance en racine, moulue ou en paille 30.200 6 7nn 000.0U0 09 000
- 8.783.700 3.517.000 4 436.000 Curcuma en racine 11 000
- 37.680.000 41.885.200 29.056.000 — en poudre 3 500 0• 4UU
- Quercitron 4.300 53.300 3.600 10.900
- Totaux ... 36 555 300 67.400.900 64.555.800 Lichens tinctoriaux 18 100
- Ecorces à tan. moulues ou non O . 1 00
- Bois de teinture moulus . 75.600 39 500 71.700 Sumac, fustet et épine-vinette : ‘ • • 100 34.051. i 00
- 154.000 326.000 299.600 Ecorces, feuilles et brindilles 182.800 5 100 1 o 200
- Curcuma en racine ...... 262.900 200.800 278.600 Moulus 275.800 228.600 11 1 600
- —- en poudre 2.800 3.500 5 500 Noix de galle et avelanèdes entières concassées
- Quercitron . 614.300 726.600 1 000.500 ou moulues 77.300 225.000 44 200
- Lichens tinctoriaux , 89.600 120.300 211.700 Libidibi et autres gousses tinctoriales 97.400 18 800 436.800
- Ecorces à tan, moulues ou non. 4.403.300 3.835.000 4.969.800 Safran 13.000 13 500 jo 000
- Autres teintures et tanins 140.000 119.100 1 40 900
- umac, fustet et épine-vinette . , Ecorces, feuilles et brindilles» 5 087 600 6 035 000 5.240.000 Cochenille 531.000 105.003 116 400
- 2.190.800 1.929 200 2.154.700 Kermès animal 1 800
- Noix de galle et avelandes entières, concassées Indigo 177.800 241.700 259.600
- moulues... 2.179.800 3.369.000 2.123.700 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de
- 38 800 1 019 400 481.800 bleu. 53.000 41.700 50 000
- Safran. 25.300 19.500 15.232 Cachou en masse 172.700 186.400 79 800
- 119 400 216 500 289.100 Rocou préparé 94.600 70.900 108 4 00
- ‘ Vo.UU.S Cu L et 11111 o . ••*•••••* Cochenille . 146.670 190.200 171.690 Orseiile préparée, humide en pâte 47.100 44.200 42.100
- Kermès animal 950 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 21.000 19.900 74.000
- Indigo... 1.518.770 1.172 340 954.590 Extraits de bois de teinture et d autres espèces :
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de Garancine 21.100 31.100 60.300
- bleu 660 • 40
- 3.099.750 1 553 660 2 360 300 Autres : Allemagne 2.892.500 2.830.500 2 426.000
- 145.300 144 900 125 240 — Belgique 1 649.500 1.924.300 1 944.700
- 8.970 7 180 9 050 — Angleterre « 1.050.800 1.219.700 1 219 700
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 370 200 110 — Etats-Unis 393.100 464.800 255.900
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : — Autres pays 3.261.200 3.111.700 2.966.000
- Garancine 310 530 45 650 Totaux 9.247.100 9.551.900 8.812.300
- Autres 65.520
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron ds houille :
- 33.400 42.800 46.500
- 89.150 122.400 95 570 51.200 11 900 100
- „ Autres . 579 120 471.380 398.820 Autres. 372.600 297.100 230.600
- Outremer . 94.530 111.850 163.000 Outremer 336.600 354.100 388.200
- Bleu de Prusse 39 470 22.030 15.300 13.800 11 300 9.800
- armins communs . 1.440 450 360 5.800 11.600 10.800
- fins , ». 70 30 30 — fins 7.200 4.000 1.900
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- à froid, laine lavée à fond. Par wagon chargé 4,000 kilogr. au minimum ou payant pour ce poids.
- Sur toutes les sections du réseau, taxes du barème ci-après augmentées de 40 centimes par tonne pour frais de gare, le chargement et le déchargement étant effectués par les soins et aux frais des expéditeurs et des destinataires :
- ier Parcours partiel, jusqu’à 500 kilomètres, barème C par tonne ;
- 2e Parcours partiel, de 501 à 700 kilomètres, par kilomètre en sus, 2 centimes par tonne ;
- 3e Parcours partiel, au delà de 700 kilomètres, par kilomètres en sus, 15 millimes par tonne.
- b) Suppression des prix des paragraphes 11 et 12.
- c) Remplacement de la mention « sans condition de tonnage » par celle de « par expédition de 50 kilog. au minimum, ou payant pour ce poids ».
- Tarif spécial D n° 27
- a) Addition des dispositions suivantes :
- Peaux de mouton délainées et séchées, peaux brutes de moutons en laine, par wagon chargé de 4,000 kilogr. au minimum ou payant pour ce poids.
- Sur toutes les sections du réseau :
- Taxes du barème ci-après augmentées de 40 centimes par tonne pour frais de gare, le chargement et le déchargement étant effectués par les soins et aux frais des expéditeurs et des destinataires :
- 1er Parcours partiel jusqu’à 500 kilomètres barème G par tonne ;
- 2e Parcours partiel, de 501 à 700 kilomètres, par kilomètre en sus, 2 centimes par tonne;
- 3e Parcours partiel, au delà de 700 kilomètres, par kilomètre en sus, 15 millimes par tonne.
- Ces prix sont réduits de 10 % pour les expéditions effectuées par wagon chargé de 8,000 kilogr. ou payant pour ce poids.
- b) Suppression des prix du paragraphe 4.
- INFORMATIONS
- Sur la proposition de l’association des industriels de France contre les accidents du travail, M. Colas, directeur des usines De-machy et Seillière, à Pierrepont, a obtenu une médaille de bronze de la Société de protection des apprentis. (Application très soignée de mesures de protection aux machines.)
- Nous apprenons avec la plus vive satisfaction que la Compagnie des moteurs Niel vient d’obtenir à l'Exposition nationale de Rouen un diplôme d'honneur pour son installaion de 6 moteurs à gaz et 6 moteurs à pétrole, représentant ensemble une force de 110 chevaux.
- La semaine dernière a été célébré en l’église de Saint-Joseph de la Demi-Lune, près Lyon, le mariage de Mlle Anne-Marie Châtel avec M. Jean-Jacques Giron. Mlle Châtel est la
- fille du sympathique M. Louis Châtel, dont la fabrique de soieries artistiques a porté si haut le renom des tissus lyonnais. M. J.-J. Giron est le fils de M. Marcelin Giron, l’un des plus grands industriels de la rubannerie stéphanoise.
- Brillante et nombreuse assistance à cette cérémonie, à l’issue de laquelle les jeunes époux ont reçu les meilleurs vœux de bonheur.
- JURISPRUDENCE
- RESPONSABILITÉ DES ADMINISTRATEURS DE SOCIÉTÉS ENVERS LES SOUSCRIPTEURS
- Lorsqu’une société émettant des actions nouvelles s’est présentée au public comme étant dans une situation prospère, alors que ses opérations se soldaient absolument en déficit, s'il est démontré que la souscription à ces actions n’a été obtenue que par suite de fausses déclarations du directeur sur l’état réel de la société, les souscripteurs ou acquéreurs de ces actions, de nouvelle émission, sont en droit de réclamer au directeur et aux administrateurs en fonctions au moment de l’émission, la restitution des versements par eux effectués en principal, intérêts et frais.
- En admettant que les administrateurs en fonctions au jour de cette émission, n’aient pas absolument su toute l’inexactitude des déclarations faites au nom de la société, ces administrateurs, en négligeant de contrôler et de vérifier l’exactitude de ces déclarations et en les laissant faire, ont commis une faute lourde qui, aux termes de l’article 1382 C. civil a engagé leur responsabilité envers les souscripteurs de ces actions nouvelles et les oblige, à titre de réparation du préjudice qu’ils ont causé, à opérer les restitutions qui leur sont demandés et à garantir les souscripteurs des condamnations pouvant intervenir contre eux-mêmes.
- En ce qui concerne les porteurs de titres, acquéreurs d’actions anciennes, de ire émission, s’il est démontré que la majoration de cours de ces actions n’a été obtenue que par la distribution de dividendes fictifs et la prétendue mise en réserve d’excédent de recettes, alors que les opérations sociales se soldaient réellement en perte, les porteurs de titres devenus acquéreurs à des prix dont la hausse n’est due qu’à ex-manœuvres, peuvent réclamer vis-à-vis des administrateurs dont l’incurie et le défaut de vigilance ont permis les dissimulations qui ont entraîné la confiance des acheteurs, et obtenir à titre de dommages-intérêts, la restitution du prix d’achat des titres et des sommes versées en vertu des appels de fonds. Mais ces dommages-intérêts ne doivent être que la représentation exacte du préjudice éprouvé et régulièrement justifié.
- En ce qui concerne les actionnaires, souscripteurs à la société originaire, ils sont tenus de participer, dans les limites de leur
- souscription, aux pertes qui sont la conséquence de l’entreprise puisqu’ils se sont li-brement et spontanément engagés dans Uht société dont les opérations étaient aléatoires; mais ils doivent être exonérés et garantis de toute participation dans les pertes qui proviennent du fait personnel et des fautes lourdes des membres du Conseil d’administration, lesquels ont accepté le mandat de surveiller et de protéger les intérêts des actionnaires.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- J’avais passé, il y a plusieurs années avec une maison d’Epernay un marché aux termes duquel elle devait se charger de l’exécution d'un certain travail moyennant un prix convenu payable en valeurs à 10 mois après l’exécution.
- Pendant plusieurs années la dite maison n’a rien réclamé, mais dernièrement elle m’a adressé un compte dans lequel les intérêts des sommes dues sont capitalisés. Sur mon refus d’accepter ce compte, le tribunal saisi a admis la capitalisation par le motif qu’elle résul-ferait des conventions, (ce qui est inexact) et de l’usage du commerce.
- Est-il possible qu’une maison quelconque qui pouvait à chaque jour de l’année réclamer le montant dû de ses intérêts, toujours tenus d’ailleurs à sa disposition, se voie autorisée» les capitaliser à un taux de 7 %, alors que l’intérêt de la Banque de France est à 112%
- R. — L’espace nous manque pour répondre d’une façon complète à cette question délicate qui exigerait de longs développements.
- En principe la capitalisation des intérêts, que l’on appelle en droit Vanatocisme, est prohibé par la loi. L’art. 1154 C. Civ. ne l’autorise que si, dans une convention spéciale ou dans une demande judiciaire, il s’agit d’intérêts dûs au moins pour une année entière.
- Mais en matière commerciale, surtout lorsque les deux parties sont en compte, les juges sont disposés à suivre la pratique admise en ce qui concerne le compte courant etquisanc tienne des dérogations à la règle prohibitive de l’anatocisme.
- Il est admis, en effet, que le solde du compte est lui-même productif d’intérêts. Et pourtant dans ce solde figurent non seulement des sommes capitales, mais aussi les intérêts d9 ces sommes, lesquels viennent augmenter le montant du solde. Souvent on justifie cette capitalisation en s’appuyant simplement sur l'usage du commerce. Mais le motif est insuf-fisant.
- L’usage ne saurait prévaloir contre une dis position prohibitive ou contre une loi d’ordre public. Il nous paraît plus exact de défendre cette solution en nous fondant sur la nature même du compte—courant, sur l'indivisibilite qui en est un caractère essentiel, indivisibilite qui ne permet pas de décomposer le solde nouveau et de considérer qu’il est partielle ment formé par un chiffre représentant des*11 térêts. Quels qu’aient été les éléments de ce
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- solde, ils ont perdu leur caractère propre, leur individualité ; il y a novation et le solde ne doit plus être considéré que comme le premier article du compte à nouveau. (Cass. 13 février 1883 DP. 84. L 31).
- Si l’on admet qu’il peut être dérogé à l’art. 1154 dans les reglements périodiques auxquels il est procédé pendant la durée du compte à plus forte raison la prohibition édictée par cet article n’est-elle pas applicable au règlement définitif d’un compte-courant, lorsque ce règlement est rendu nécessaire par la clôture dudit compte. (Req. 11 janvier 1887, DP. 88. 1. 382).
- Quoi qu’il en soit la capitalisation des intérêts d’année en année ou même à des termes périodiques plus courts, n’est autorisée, en cette matière, qu’autant qu’il s'agit de véritables comptes dont les éléments se modifient de jour en jour et qui impliquent des règlements successifs; elle n’est point permise là où il ne s’agit, même entre commerçants, que d’une créance déterminée et invariable. (C. Bastia 16 juillet 1856. S. 56. 2. 563.)
- La capitalisation peut être demandée judiciairement quand le montant de la créance dépend seulement d’un compte à faire entre les parties. Mais si c’est le créancier qui, en ne rendant pas ce compte, met le débiteur dans l’impossibilité de se libérer, il ne peut rendre productifs d’intérêt des intérêts auxquels il n’a pas droit. (Cass. 25 août 1845, S. .45. 1. 705.) Les intérêts des intérêts ne sont accordés, en effet, que pour indemniser le créancier du préjudice qu’il éprouve par suite du non paie-ment des intérêts.
- Enfin, la capitalisation ne peut avoir lieu, même à chaque fin d’année, qu’autant qu’il y a réellement un règlement de compte connu et approuvé par le débiteur (Cass. 10 novembre 1818.) Mais il n’est aucunement nécessaire que les arrêtés de compte aient été l’objet d’un acte exprès signé des deux par-lies ; il suffit qu’ils aient été connus du débiteur qui tacitement les a approuvés. (Nîmes, 6 décembre 1860. S. 61. 2. 56 ).
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Assurances contre l’Incendie
- ÇCas de déchéance)
- Nous ne saurions trop rappeler à nos lecteurs combien il est intéressant, pour les as-surés, de s’adresser à des agents compétents Pour faire rédiger leurs contrats d’assurances, car l’omission des déclarations, généralement V8norées des assurés, les expose à des dé-chéances que les tribunaux n’hésitent pas à Sanctionner. C’est ainsi que la 6e chambre du "ibunal civil de la Seine a, par un jugement de date récente, déclaré l’assuré déchu du droit de réclamer une indemnité pour son im-meuble incendié, parce qu’il n’avait pas fait sérer dans sa police qu’il était débiteur hypothécaire.
- Le Tribunal, s’appuyant sur l’une des
- clauses générales de la police, s’exprime ainsi :
- « Attendu que la clause résultant de l’ar-« ticle précité, quelque rigoureuse qu’elle « soit, n’a rien de contraire à l’ordre public ; « qu'elle est, dès lors, licite et forme la loi « des partis ;
- « Attendu que le fait, par l’assuré, de n’a-« voir pas relevé les hypothèques grevant son « immeuble, est de nature à influer sur l’opi-« mon du risque, l’assuré pouvant avoir un « intérêt moindre à la conservation de la « chose. »
- Cette décision, toute à l’avantage des Compagnies d'assurance, créera, si elle n’est pas infirmée par la Cour d’appel, un précédent très préjudiciable aux assurés, car nombre d’immeubles sont grevés d’hypothèques et leurs propriétaires n’ont certainement pas songé à en faire la déclaration à la Compagnie au moment de la souscription de leurs polices, ignorants qu’ils sont que cette déclaration pouvait être de nature à influer sur l’opinion du risque.
- Il est certain que les restrictions contenues dans les conditions de certaines Compagnies sont trop draconiennes et, en tout cas, de nature à susciter des difficultés au moment d’un sinistre; c’est pourquoi nous recommandons sans cesse à nos lecteurs d’apporter le plus grand soin, tant de la Compagnie assureur que de la compétence et de la moralité de l’intermédiaire, qu’ils chargent du soin de faire rédiger leurs polices.
- Nous rappelons à nos lecteurs que le service des assurances du journalLe Moniteur de la Teinture est entièrement gratuit pour tous ses abonnés et lecteurs et qu’il s’occupe des assurances de toute nature, incendie, vie et accidents;
- Nos correspondants sont priés de vouloir bien joindre un timbre pour la réponse à leurs demandes de renseignements, d’indiquer lisiblement leur nom et d’adresser leur correspondance à M. le Directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot, Paris.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Paris. — Décis (Jacques), teinturerie, 214, rue Michel-Bizot. — S. : M. Mauger. — Jug. du 8 sep.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Formation de la Société en nom collectif Guillon et Vignet, teinture, 31 et 33, rue de Sèze — Durée : 4 ans et 11 mois. — Cap. : 80.000 fr. — Acte du 1er août.
- Limoges. — Formation de la Société en nom collectif Savignac et Bordas, droguerie, fabr. d’eau de javel, 42, rue Haute-Vienne. — Durée : 10 ans. — Cap. : 28.000 fr. — Acte du 12 août.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Paris. — Dissolution de la Société Barian
- et Clouard, teinturerie, 7 et 9, imp. Jacque-mont. L. : M. Barian. — Acte du 28 août.
- Grenoble. — Dissolution de la Société Gal-fré et Zillocchi, teinturiers, dégraisseurs, 2, av. Thiers. — L. : M. Galfré. — Acte du 20 août.
- Lyon. — Dissolution, à partir du 24 août, de la Société Chaponot et Mallard, dégraissage à sec, 41, cours Vitton prolongé. — L. : M. Chaponot. — Acte du 24 août.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Perrette a vendu à M. Duballe un fonds de teinturerie, 9, rue de Turenne.
- Mme veuve Gaillot a vendu un fonds de teinturerie, 53, rue des Vinaigriers.
- Mme Mariani a vendu un fonds de teinture, dégraiss., 66, rue du Cherche-Midi.
- M. Guettmann a vendu à M. Nicolas un fonds de teinture, dégraiss., 270, rue de Vau-girard.
- Mme veuve Guilleminot a vendu à M. Meunier un fonds de téinturerie, 16, pas. du Saumon.
- M. Saas a vendu un fonds de teinturerie, 59, rue Corvisart.
- M. Guesdon a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue du Pas -de-la-Mule.
- Mme Mollaret a vendu un fonds de teinturerie, 71, rue de Rome.
- Mme Chazalet a vendu un fonds de teintures nettoyages, 8, rue Gounod.
- M. Bertrou a vendu à Mme Roche un fonds de teinturerie, 69, av. des Ternes.
- M. Kergozien a vendu un fonds de teinturerie, 135, rue du Faubourg Saint-Denis.
- M. Deniau a vendu un fonds de teinturerie, 149, rue Lafayette.
- M. Bénard a vendu un fonds de teinturerie, 42, rue de l’Échiquier.
- M. Paysant a vendu un fonds de teinturerie, 176, rue du Château.
- Mme veuve Teste, a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue du Grand-Prieuré.
- M. Steffénoni a vendu un fonds de teinturerie, 164, bout. M. Magenta.
- Mme veuve Lefrançois a vendu à Mme veuve Pruvot, un fonds de teinturerie, 13, rue Taylor,
- Mme Dumalamède a vendu un fonds de teinturerie, 85, rue du Rocher.
- Mme veuve Quartemont a vendu un fonds de teinturerie, 13, rue de Rochechouart.
- M. Restif a vendu un fonds de teinturerie, 6, rue Buffault.
- Mme veuve Hersant a vendu un fonds de teinturerie, 91, rue Saint-Lazare.
- Mlle Macé a vendu un fonds de teinturerie 33, boul. Saint-Marcel. ‘
- M. Guidollet a vendu un fonds de teinturerie, 82, rue Lemercier.
- Mme veuve Testé a vendu un fonds de teinturerie, 2, rue du Grand-Prieuré.
- EN VENTE à la Librairie de la Société anonyme de 1 uolicattons industrielles et d’Imprimerie administrative, 20, rue Turgot, Paris
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à —Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. pisley, chimiste coloriste.
- Troisieme fascicule • Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérives du diphénylméthane ; (b) Dérivés de la rosalinine ; (e) Dérivés de l’acide rosolique ; (a) Rosamine et benzoïnes ; (e) Phtaléines.
- La Chimie des Matières colorantes artifi—
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- cielles sera publiée en cinq fascicules, de deux mois en deux mois. Chaque fascicule est vendu 6 fr. 60. On peut souscrire à l’ouvrage complet au prix de 25 francs, payables de suite. A partir de la publication du cinquième fascicule, ce prix sera porté à 30 francs.
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- professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- rantes azoxyques.
- Matières colorantes
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
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- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu'aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et à l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
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- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- La pratique du teinturier, par JulesGARCON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Martinique et Guadeloupe Jamaïque............... Jaune Cuba et St-Yago .
- 3 Manzanillo...........
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- » Campêche.............
- • Carmen...............
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- Rouge Brésil Bahia..... » Calliatour...........
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- Brun
- Cachou
- luisant, en sac 50 k en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé
- Coechenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille . ..
- Ténériffe grise......
- M
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- 4 50
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- 10 ..
- 70 ..
- 14 .
- 45 ..
- 24 ..
- kil.
- 2 ..
- 1 80
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-8o, avec 225 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès- sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d'industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Curcuma
- Bengale.........
- Java, Mad,, Pond.
- Dividivi
- On cote les 50 kil.
- 50 kilos.
- 13 M
- 50
- 15
- 9
- 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
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- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
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- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité...............
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- Haïti Cap............................
- » ...................................
- • St-Marc Gonaïves.. ................
- » Fort-Liberté.......................
- P.-de-Paix...........................
- Miragoane...........................
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- Monte-Christi.
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- » bon moy. v. roug...
- » fin rouge ............ » bon dito............
- » bon à fin cuiv........ » cuiv. ord. et bas ....
- Java ...................
- Kurpah..................
- Madras ................ Manille................
- Caraque ................
- Guatemala flor..........
- » sobré ...... ..
- . bon à fin cor...
- » cor. ord. à bas
- N -Gren fin et surfin..
- bon à beau........ » ord. et moyen ...
- Orseille
- On cote les 100 kil.: Cap-Vert .............. Mers du Sud............ Madagascar.............
- Querc itron
- On cote les 50 kil.: Baltimore fin effilé....
- » gros effilé ....
- Rocou.
- Antilles. ..............
- Cayenne.................
- 1/2 k
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- Le Gérant : ALBERT-EDMOND ROUSSET:
- Imp. de la Société anonyme de Publications industri et d’Imprimerie administrative.
- Paris. — 20, rue Turgot. — Paris.
- Société Anonyme de Mouture et Produits Chimiques
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- Extraits de Campêche et jaunes secs et liquides HÉMATINES - FAÇON SANFORD — PRIMA SUPÉRIEUR ET PRIMA — JAUNE CUBA PUR Extraits de Quebracho FONCÉ ET CLAIR, SEC ET LIQUIDE
- ADRESSER LA CORRESPONDANCE AUX BUREAUX : 1, place Teniers, 1, à ANVERS (Belgique)
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- 40e Année
- 5 OCTOBRE 1896
- Numéro 19
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
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- DES APPRETS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- France : Un an . . . . , . 15 francs
- Six mois...................... 8 —
- Etranger : Un an..............20 —
- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
- BUREAUX : 20, RUE TURGOT
- A PARIS
- ALBERT-EDMOND ROUSSET, Gérant
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)......................4 fr.
- Réclames et Annonces ministérielles. . A fr. 50
- Faits divers. ... ...... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées et Annonces financières.
- L’Administration du Journal n’est engagée qu’après acceptation des traités par l’Administrateur-Directeur
- SOMMAIRE
- Presse automatique à vapeur. — Perfectionnements et procédés nouveaux. —• Examen microscopique et chi* mique des fibres et des tissus. — Le bois de campêche au Mexique. — Teinture des chapeaux de dames. — Blanchiment du velours. -- Teinture aux sels de métaux.-- Recettes de teinture. — Perfectionnements aux appareils servant à fabriquer des tissus. -- Des noirs sur coton. -- L’exposition de Rouen. -- L’eupion dans le blanchiment.— Les industries textiles en Tunisie.--
- Informations.
- Jurisprudence. — Assurances.
- Renseignements commerciaux. — Bibliographie. Cours. — Annonces.
- PRESSE AUTOMATIQUE A VAPEUR
- “plateaux pour apprêtage des tissus en pièces et en articles confectionnés
- Par M. A. Cucco.
- Cette invention traite d’une construction perfectionnée de presse à vapeur composée
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- O y. 2 \ mi h?
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- 1111 plateau voyageur et d’un plateau fixe, à effet de presser et d’apprêter les tissus.
- Lesdites presses sont rendues complète-"ent automatiques ou selfacting, c’est à-dire "Plateau voyageur fait son mouvement d’al-"et retour et les tissus sont automatique-tent transportés ou délivrés, chaque fois que Plateau supérieur ou voyageur s’élève d’une "Antité voulue.
- a Pression et l’apprêtage sont exécutés Rr les deux surfaces des plateaux échauffés .“Peur en se rencontrant avec une pression “ne durée de contact voulu par la différente alité de l’étoffe à presser.
- Fig. 1, perspective de la presse à plateaux à vapeur pour presser et apprêter les tissus, presse construite d’après mes perfectionnements.
- Fig. 2, plan du mécanisme pour l’aller et retour du plateau voyageur.
- Fig. 3, section suivant xx, fig. 2.
- Fig. 4, plan du mécanisme pour la marche des rouleaux d’alimentation de tissus.
- Fig. 5, vue latérale d’unepartie delà figure 4.
- Fig. 6, section suivant yy, fig. 4.
- Fig. 7, même vue que la figure 4, mais représentant une modification apportée au même mécanisme.
- La presse consiste du plateau inférieur fixe «porté par des pieds et du plateau supérieur
- voyageur b, tous les deux construits, selon la formule usuelle, à chambres intérieures pour le passage de la vapeur.
- On construit avec une façon la presse, illustrée fig. 6 à 11, c’est-à-dire composée de deux parties C, D unies avec des vis V et divisée en chambres formant un passage continuel pour la vapeur.
- Les deux bateaux sont unis par la disposition E, qui permet à la vapeur d’entrer par le plateau supérieur et sortir après avoir traversé le plateau inférieur A.
- Cette façon et moyens de communication présentés par l’inventeur, ont sur les plateaux
- chauffés à vapeur généralement construits les avantages suivants :
- 1° La construction est plus élémentaire, plus facile, plus sûre et plus économique par conséquent ;
- 2° Pour être les plateaux formés en deux parties (sic), est empêchée la déformation qui souvent a lieu daus les plateaux formés d’une seule pièce, à cause des différentes conditions dans lesquelles les deux fixées du même plateau se trouvent vis-à-vis de l’irradiation ou de refroidissement :
- 3° Avec cette disposition, le passage de la vapeur du plateau B au plateau A est la cause que dans le plateau B, il n’y aura jamais un dépôt d’eau et sera toujours un peu plus
- échauffé que le plateau A, et les vapeurs qui s’élèvent du tissu après chaque opération seront empêchées de se condenser sur le plateau B avec danger pour le bon résultat de l’apprêtage. En outre, la brièveté du chemin parcouru par la vapeur pendant le passage du plateau B au plateau A fait que le refroidissement de la vapeur est plus petite avec notre disposition qu’avec n’importe quelle autre.
- Le plateau supérieur est relevé ou baissé par la rotation, dans une direction ou dans une autre, d’un pivot à vis d qui joue dans une poulie transversale ou architrave c du châssis.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- A l’extrémité supérieure du pivot d, un engrenage d’ est ajusté par moyen d’une clavette et d’une rainure, de sorte que le pivot d puisse dans le même temps tourner par la roue à engrenage d'et avoir un mouvement de va-et-vient à travers ladite roue d’’
- La roue d' est engrenée avec une vis sans fin e folle ou libre sur un axe horizontal e‘. Ladite e‘ reçoit son mouvement rotatoire, dans une direction ou dans l’autre, par le
- n
- 22/
- contact à friction avec un engrenage à angle e‘ fixé sur ledit acte, ce contact étant maintenu par un ressort e3 serré à volonté contre la roue e? à l’aide des écrous e4 .
- Deux autres roues dentées à angle f, f* sur un axe f2 sont engrenées en position vis-à-vis avec la roue dentée à équerre e2 , la roue/’ étant jointe à une poulie 3 par le médium dudit axe, tandis que la roue /, folle sur l’axe f , est jointe à une autre poulie fi par le médium du manchon f5 .
- En faisant passer la courroie qui fait jouer les poulies l’une après l’autre par le moyen ci-dessus décrit, on imprime le mouvement alternatif dans des directions opposées à la
- roue dentée à équerre e2 , et cette dernière par friction à la vis sans fin e.
- La poulie f2 sert à baisser le plateau b, et la poulie f+ à relever ledit plateau.
- f5 , poulie folle.
- Un autre axe g, disposé parallèlement à l’axe f2 , est continuellement en mouvement, par une poulie g' et par une courroie, pendant la marche de la presse. Cet axe g a une came double g2 , qui permet à l’axe h de glisser et, par conséquent, de transporter la fourchette li et la courroie de la poulie /3 à la poulie/4 ,
- .2 s
- I
- et vice versa, produisant par cela une rotation alternative dans des intervalles de temps voulu et dans des directions opposées du pivot à vis d de la presse, et par conséquent le mouvement de va-et-vient du plateau b.
- La came double g2 est composée de deux surfaces à came g2 , g^ (ou à courbe spéciale), qui sert à faire agir le bras h par le médium des bras h2 , h3 . Lesdits bras se trouvent sur le bras h dans la position représentée, de sorte que lorsqu’un bras s’engage avec une des surfaces à came, l’autre bras est complè-mnnt dégagé de l'autre surface à came, et vice versa, chacun desdits bras étant alternativement en engagement avec la surface à came pour imprimer au bras h un mouvement d’aller et retour.
- Le mouvement des bras h2 , h2 est produit par la came i, qui fait osciller le bras h par le médium d’un autre bras i’ avec un galet portant sur la came i. Ladite came i est mise en rotation par une des deux roues dentées i3 , ï5 qui sont mis en mouvement par un excentrique sur l’axe q.
- La roue dentée i4 est plus petite que la roue dentée i'2 pour que la came i puisse tourner plus vite qu’en étant tournée par ladite roue i2 , de sorte que, en faisant agir la came i par
- 5
- une desdites roues i2 , i^ , la durée de la rotation du pivot à vis d est naturellement la durée du contact des deux plateaux, et la hauteur à laquelle le plateau b vient élevé (sic), chaque opération peut varier selon la nature des tissus à apprêter.
- La came i est formée par une roue ayant sa circonférence divisée en secteurs de différentes longueurs et rayons, la partie en creux servant pour élever le plateau, la partie plus haute pour baisser le même. Cette dernière peut varier sa longueur, c’est-à-dire égale ou supérieure à celle en creux.
- Avec cette disposition, on peut obtenir que le plateau supérieur touche simplement et s’élève de suite, ou que le même reste en contact pour un temps voulu. En effet, le contact par friction de la vis sans fin e avec la roue à équerre e2 peut aussi être réglé par les écrous e4 , selon le degré de pression voulu, puisque dans ce degré est obtenu l’axe e' glisse, au lieu d’imprimer un mouvement ultérieur à la vis sans fin e et à la roue dentée d'.
- Avec cette disposition, en supposant que le plateau b, après avoir été en contact avec le plateau a avec la pression et pour le temps voulu par la poulie /3 , la came i élèvera le bras i, et le bras h2 viendra dégager de la surface à came g3 et engagera l’autre bras avec la surface à came g , comme figure 2. Ladite surface à came alors agira sur le dernier bras, de manière à donner le mouvement à l’axe h et, par conséquent, à la courroie qui passera de la poulie f3 à /4 , et par conséquent le pivot à vis d tournera en direction de la flèche pointée fig. 27 (?) et élèvera le plateau b. Quand le plateau b sera arrivée à sa plus haute position, la came i permettra au bras i‘ de tomber et mettre en mouvement A2 sur la surface à came g^ , de façon à faire retourner la courroie sur , de faire tourner le pivot à vis d en direction contraire et, par conséquent, baisser le plateau b sur le tissu, et ainsi de suite pour recommencer l'opération.
- Le mécanisme illustré jusqu’ici est adapté pour apprêter les articles façonnés ou confectionnés ; pour le tissu en pièce, il faut employer le mécanisme additionnel suivant :
- Un axe vertical j porte à son extrémité un pignon j‘ engrené avec une crémaillère ke, a l’extrémité de l’axe h, de façon que quand cet axe est mis en mouvement d’aller et retour par les surfaces à came g2 , g^ , pour produire les deux mouvements du plateau b, comme il a été déjà expliqué ci-dessus, l'axe) fait une rotation partielle en direction opposée et produit par des moyens expliqués plus loin, une rotation des rouleaux d’alimentation h par lesquels le tissu est délivré d’une quantité I voulue entre les deux plateaux a, b de 18 presse à chaque période d’opération, de façon à porter une nouvelle portion de tissu entre les deux plateaux.
- Pour effectuer ce mouvement des rouleau I d’alimentation, l’axe j porte à l'xtrémité PlV5 basse une palette à équerre/’, qui, quand !0 I dit axe tourne partiellement dans la directiol | de la flèche, fig. 4, frappe contre l'extrémit, | d’un levier j3 accroché à un manchon | griffe m, solidaire avec la poulie m‘ folle 5 | l’axe V d’un des rouleaux d’alimentation ‘• 1
- fait al 1
- Ce mouvement de là palette j2 , Te I moyen du levier j3 , engrène le manchon I griffe m2 attaché à l’axe Z’, et par conseq"e, | permet audit axe, c’est-à-dire au roulea. I d’être tourné par la poulie m‘ qui tourne se tinuellement pendant l’opération de la Pr il
- Pour arrêter le mouvement des roule | avant que le plateau b soit en contact ave 1
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- it : itéun e k, à ind cet retour r pro-eau b, , l'axej opposée us loin, ation h, quantitë b de la de façon su entrê
- tissu, une courroie sans fin n presse autour de la poulie n’, solidaire avec le manchon à griffe m2 et autour d’une autre poulie n? appliquée sur un des rouleaux d’alimentation placé au derrière de la machine. Cette courroie est fournie des projections n3 , une qui frappe contre une autre projection n4 placée sur le levier j3 ; elle fait que la dernière désembraye le manchon a griffe m2 et, par conséquent, produit l’arrêt des rouleaux d’alimentation l.
- Avec la disposition des rouleaux d’alimentation o placés au derrière de la presse et tournant, par les rouleaux antérieurs 1, par l’entremise de la courroie n, le tissu n’est pas allongé pendant la livraison, condition d’importance, particulièrement en s’agissant de tissu à maille.
- La palette j2 , au bout de l’axe j, est formée de deux parties j , j5 unies à charnières, fg. 4.
- Le morceau j4 de la palette j2 et l’extrémité du levier j3 sont chacun d’un côté coupés à couteau, fig. 5 et 6, de façon que, lorsque ladite palette fait un mouvement dans la direction opposée à celle indiquée, le côté angulé delà partie j4 viendra le premier au contact du côté angulé du levier j3 , de façon que ladite partie j4 se déplacera par charnières en I glissant, sans s’engager contre le levier y3 . I Par ce mouvement, la partie j4 aussitôt I passée, l’obstacle retournera à sa position I primitive par la gravité.
- La figure 7 représente cette dernière opé-1 ration obtenue au moyen d’une autre disposi-I tion. La courroie n et les poulies n’ et n2 sont | 8upprimées. Pour faire marcher les rouleaux I d’alimentation 1, o, nous avons au lieu d’un I axep des roues d’engrenage p’, et pour mettre en mouvement le levier y3 pour dégager les g manchons à griffe m, tn2 , sur l’axe p il y a I Une vis sans fin q engrenée avec une roue I dentée q’ ayant une projection q2 , qui sert à | frapper contre le levier y3 et, par conséquent I de le déplacer tellement qu’il produise le dé-logement annoncé des manchons m, m2 .
- I Fig, 1, axe mis parallèlement et au-des-I sous des rouleaux délivreurs l, soutenus par I “eux bras fous à l’extrémité de l’axe V. Ledit “xe pouvant ainsi se balancer, reçoit un mou-g "ement d’aller et retour par une disposition “e bielle et manivelle dépendant des rou-l^üxo. Avec cette disposition, le tissu viendra 38 plier uniformément au pied de la presse, | “fur et à mesure qu’il sera délivré par les . "uleaux.
- y 2.. 6 et -5 S® — Ci 8.030 e.****
- nchon 8 ’ folle suf tion l.
- fait al anchon onséquel roulea" urne co0 lapre8s" roules" wl avec
- Par le moyen expliqué, l’opération de Fesser et apprêter les tissus en général, soit "pièces, soit façonnés ou confectionnés, est "aucoup perfectionnée et facilitée, spéciale-Lent quand il s’agit de tissus de draperie ou tb0nneterie, pour l’uniformité et la perfec~ a " du travail et pour la quantité de tissu ]$ dans un temps donné, comparé avec qQgalité et la quantité du même travail exé-ay Par d'autres moyens, et par conséquent nicUne économie considérable de temps, de I ne et de matériel.
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre, et sans discussion, l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- SYSTÈME PERFECTIONNÉ D'HUMIDIFICATION Par la Société Koerting frères.
- La pulvérisation est obtenue au moyen de l’air comprimé sortant par une tuyère annulaire dans laquelle sont prévues, pour les appareils d’une certaine grandeur, des spirales ayant pour fonction d’imprimer à l’air sortant un mouvement giratoire dans le but d’obtenir un rendement supérieur et une distribution plus uniforme de l’eau pulvérisée.
- Dans le centre de la tuyère à air se trouve un bec peur la sortie de l’eau, muni d’une mèche présentant l’avantage que l’eau qui est amenée à l’appareil à une pression restreinte et qui est aspirée par l’air comprimé a tout de suite tendance à se diviser au sortir de la mèche en une poussière excessivement fine et facilement absorbée par l’air.
- Dans les appareils plus grands, on prévoit des spirales qui forcent la poussière de l’eau à se distribuer uniformément sur tout l’orifice de la tuyère à air pour être entraînée par le jet d’air tourbillonnant et sortir en forme de cône de l’orifice du corps de l’appareil.
- Ce jet d’air et de poussière d’eau aspire une grande quantité d’air qui peut être prise soit dans la salle, soit au dehors.
- SYSTÈME PERFECTIONNÉ D’APPAREIL SÉCHEUR et ses diverses applications
- Par M. Adolphe-Clément Marot.
- Ce sécheur, applicable surtout au traite ment des articles de bonneterie, est disposé en vue de parer aux inconvénients qui résultent de l’emploi des procédés actuellement en usage dans l’industrie.
- Ces inconvénients, par exemple dans le cas où il s’agit d’oxyder des bas, des gants, des chaussettes, ou autres articles de ce genre, émanent de la main-d’œuvre très grande qu’exigent les méthodes d'étendage en cours.
- Le nouvel appareil est combiné en sorte de permettre de sécher les articles de bonneterie ou autres, de les oxyder et même de les déplisser, le tout dans une même opération, ce qui accélère beaucoup l’exécution du travail.
- L’appareil se compose d’un tambour à claires-voies, monté de préférence dans la position inclinée; les tourillons qui portent ce tambour sont placés dans le même plan horizontal et l’inclinaison du tambour peut varier suivant la nature des articles à sécher.
- La rotation du tambour, dans la position inclinée qu’il occupe, imprime aux articles qui y sont contenus des mouvements qui présentent tous les points de leur surface à l’action de la chaleur à laquelle ils sont soumis; en outre, pour ceux qui comporteraient des plis, ils éprouvent le frôlement de pièces en saillies, fixées sur tout ou partie de la surface
- interne des fers, ou plus généralement à la surface intérieure des parois du tambour quels que soient les éléments qui les constituent.
- La chute des articles sur ces pièces en saillie tend à ouvrir les plis des articles en traitement.
- MACHINE A SÉCHER LES TISSUS en continu
- Par M. Ferdinand Dehaître, ingénieur-constructeur.
- L’objet de l’invention est une machine à sécher, au moyen de l’air chaud, les tissus en continu, principalement applicable aux tissus qui doivent être séchés à l’abri de la vapeur sans être mis en contact avec le cylindre sécheur, c’est-à-dire aux tissus légers en général.
- L’invention est caractérisée par la combinaison avec un cylindre perforé chauffé à l’air chaud sur lequel passent un feutre et une toile sans fin servant à empêcher le contact du tissu avec la surface du cylindre, — d’organes accessoires destinés à tendre et à élargir le tissu avant son arrivée au cylindre et à le chauffer et le plier à sa sortie.
- Le cylindre ou tambour perforé de séchage peut avoir un grand diamètre, ce qui permet de réaliser une grande production.
- DISPOSITIF
- pour actionner les porte-écheveaux des machines à teindre les matières textiles en écheveaux,
- Par M. Auguste Burckardt, ingénieur.
- L’objet de la présente invention est un dispositif pour actionner les asples ou porte— écheveaux des machines à teindre les matières textiles en écheveaux, dans lesquelles les asples ou porte-écheveaux sont, comme dans la machine se rapportant au brevet français no 248193 du 17 juin 1895, adaptés par paires aux extrémités de segments articulés, reposant sur une règle susceptible d’être animée d’un mouvement horizontal de va-et-vient de cette règle, celle-ci entraîne les segments par friction en leur imprimant un mouvement oscillatoire, et qu'ainsi les asples ou porte-écheveaux reçoivent un mouvement alternatif de montée et de descente.
- Dans le nouveau dispositif, le mouvement de rotation des asples ou porte—écheveaux n’est plus obtenu par la buttée de galets de friction adaptés aux axes des asples ou porte-écheveaux contre la règle en mouvement de va-et-vient, comme dans le brevet no 248193 précité, mais bien par deux roues droites, folles sur le tourillon autour duquel oscille le segment correspondant, qui sont maintenues alternativement par des cliquets appropriés, fixés aux axes des asples ou porte-écheveaux, de sorte que, d’une part, le lisage ou déplacement rotatif des écheveaux dans le bain de teinture a lieu simultanément avec le mouvement ascensionnel ou descensionnel desdits écheveaux, qu’en outre, le mouvement de la règle peut être réduit, tout en obtenant un
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plus grand mouvement de rotation pour les asples ou porte-écheveaux et qu’on augmente ainsi le rendement de la machine, tandis que, d’autre part, l’usure de la règle devient plus uniforme et qu’on supprime le bruit désagréable qu’occasionnent les galets de friction dans la machine du brevet no 248193 lors de la buttée contre la règle.
- Du reste, en reliant les axes des deux porte écheveaux de chaque segment entre eux au moyen d’un engrenage, les porte-écheveaux peuvent recevoir un mouvement de rotation aussi bien pendant leur mouvement ascensionnel que pendant le mouvement descen-sionnel.
- NOUVEL APPAREIL DE BLANCHIMENT et de teinture de coton par la force centrifuge Par MM. Raoul Brière et Auguste Guille
- Cet appareil pour le blanchiment et latein-tnre du coton sous quelque forme qu’il se présente, à l’aide de la force centrifuge, .comprend une enveloppe extérieure fixe dans laquelle est placé un tambour composé de deux parois métalliques circulaires et concentriques l’une à l’autre. Ces deux parois, percées d’une infinité de trous, sont fixées sur un même fond monté sur un arbre vertical qui peut être animé d’un mouvement de rotation au moyen d’une poulie.
- Les matières à traiter sont placées dans l’espace annulaire constitué par les deux parois perforées. Le bain de teinture arrive par un tuyau supérieur qui se subdivise en deux autres tuyaux plongeant verticalement dans le compartiment central du tambour mobile. Ces deux tuyaux s’allongent en forme de biseau vers l’extérieur et leur partie amincie est ouverte sur toute sa longueur de façon à former une fente fine par où s'échappe le bain en nappe continue. Pour éviter l’obstruction éventuelle de ladite fente ou des deux fentes, une lame fixée à l’extrémité d’une tige rapportée avec faculté de coulisser, lame engagée dans latente, peut être promenée sur toute la longueur du tuyau plongeant, à tout moment et pendant la marche même de l’appareil. Les deux tubes plongeants se terminent du bas par une capsule vissée, percée de trous de façon à ce que le bain soit également injecté sur le fond du tambour mobile. Celui-ci est mis en rotation une fois à droite et l’autre à gauche, en vue de produire ui.e pénétration plus intense des marchandises à blanchir ou à teindre.
- AGENCEMENT NOUVEAU DE MACHINE à lainer, à énergie cartable, pour tissus de coton, laine et autres
- Par M. Gustave-Victor Vautrin.
- Cet agencement permet de faire poil et contre-poil simultanément, sur la même machine, — d obtenir le maximum de travail possible que peuvent donner les cardes, — et de pouvoir lainer les tissus de toutes espèces de résistances. Enfin, par l’application nouvelle des arbres creux dans la fabrication des tambours
- et des machines à lainer, il y a amélioration dans le résultat, puisqu’on obtient le maximum de travail possible avec une machine plus légère et alors exigeant moins de force pour la mettre en mouvement.
- Le tambour principal se compose de travailleurs ou rouleaux qui tournent dans leurs portées et sur lesquels les cardes sont enroulées. Tous ces rouleaux portent, à chaque extrémité, des galets faisant corps avec eux, et sont disposés pour former une circonférence égale à celle de la poulie placée immédiatement à côté (laquelle peut être folle ou fixée sur l’axe du tambour principal).
- Une courroie, commune à ladite poulie et aux galets, d’une largeur suffisante pour être toujours en prise avec ladite qu’elle ne quitte jamais tout en recouvrant complètement les galets, peut, si on la déplace latéralement, s'engager plus ou moins sur lesdits galets et leur donner ainsi une énergie variable.
- Le même mécanisme existant de chaque côté de la machine, le déplacement latéral de la courroie est fait à l’aide d’un arbre portant d’un bout une vis et son écrou à fourchette, avec pas à gauche, et cet arbre est commandé par un volant.
- Des poulies et tendeurs, disposés selon le genre de la machine, servent à augmenter l’adhérence des courroies sur les poulies et galets.
- Le même principe relaté ci-dessus, pour donner une énergie variable, peut être appliqué aux petits tambours.
- TRAITEMENT DES TISSUS après l'obtention de la moire antique
- Par la Société Vignet, ses fis et Cie.
- Dann l’obtention de la moire antique sur les tissus noirs dont les fils ont été chargés à la teinture, la pression exercée par le calandrage a pour fâcheux effet de désagréger la teinture et la charge, et de détruire leur adhérence avec les fils, de sorte que le tissu laisse des traces noires sur les objets avec lesquels il se trouve en contact, et devient par suite inapplicable dans la majorité de ses emplois.
- Les inventeurs sont parvenus à supprimer cet inconvénient et à rétablir l’adhérence entre les particules de teinture désagrégées et le tissu, en mouillant ce dernier avec de la benzine ou avec un carbure d’hydrogène jouissant des propriétés analogues. Telle est d'une manière générale le procédé que les mêmes inventeurs désirent se réserver.
- Le mouillage en question doit s’exécuter d’une façon très régulière à la surface du tissu après son passage sous la calandre.
- Le tissu se déroule de son rouleau, passe sur un rouleau de renvoi et de là sous le rouleau mouilleur garni de molleton et tournant en sens contraire de la marche du tissu. La benzine contenue dans un récipient supérieur se rend dans une gouttière percée d’une ou plusieurs rangées de trous par lesquels elle
- s’écoule régulièrement sur le mouilleur et vient se déposer sur le tissu supporté par un molleton fixe, tendu sur une auge où peut s’écouler l’excès de liquide. Le mouilleur est, en outre, pressé par un rouleau qui régularise son humectation.
- Le tissu une fois mouillé passe sur un rouleau faisant suite, sur un extenseur, et s’enroule enfin sur le rouleau d’emmagasinement conduit à la main ou au moteur.
- (Reproduction interdite.)
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- EXAMEN MICROSCOPIQUE
- ET CHIMIQUE des fibres et des tissus
- Il n’y a pas de branche plus intéressante dans tout le domaine de la science industrielle, dit M. Louis I. Matos i dans le Dyer's Traie Journal, ni de plus féconde en enseignements pratiques que l'examen microscopique des fibres. Nous nous proposons de donner quelques détails sur les procédés généralement en usage dans les fabriques et en même temps quelques observations sur l’application de certaines méthodes spéciales aux besoins du travail journalier dans une usine.
- Tout le monde sait que les tissus sont fait de fils et les fils de fibres. Les fibres de l’industrie textile peuvent être groupées de la façon suivante :
- lo Les fibres d’origine végétale : coton, lin, chanvre, jute, varech;
- 2° Les fibres d’origine animale : laines, poils, crins :
- 4o Les fibres artificielles : soie artificielle.
- Dans cette classification on peut faire rentrer toutes les fibres qu’on peut découvrir dans n’importe quel échantillon et dont l’origine | serait inconnue.
- Pour ce travail on a besoin de certains aP pareils et produits, dont la liste peut paraître énorme, mais dont le coût est assez minime | excepté par les trois premiers qui peuvent I être achetés à 5 I. et 7 1. Cette liste con- | prend: un microscope, des oculaires de1e 2 pouces; des objectifs de 1(4 et de 1 poucei des coulisses de verre de 3 sur 1 pouce; 066 | couvre-verre oblongs de 2 sur 7(8 pouces, 1 la gelée de glycérine, de la glycérine, de | acides nitrique, sulfurique, acétique et hydre I chlorique, de la teinture d’iode, du chlor.z. de zinc, du cuivre ammoniacal, de la s°u | caustique, de l’alcool, du sulfate d’aniline | pincettes fines, des épingles à coudre or I naires, de petits plateaux en verre ou en celaine capables de contenir 1 ou 2 onces | quelques tubes à égoutter. D’autres ar ur peuvent encore se présenter dont l'opéra ,6 appréciera lui-même la nécessité. Les 38 I de réactions doivent être gardés daThas bouteilles de verre de 1 once à bouc ne émeri. On peut faire des provisions plus |e] d’alcool et de glyorine, 4 onces par exenl. Pour les bouteilles, la meilleure méthode J siste à les placer dans un bloc de |
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- grandeur convenable, et percé d’un certain nombre de trous de telle grandeur que les bouteilles puissent être prises et remises avec facilité.
- Les objectifs que nous indiquons donneront un agrandissement suffisant pour l’examen de toutes les sortes de fibres En considérant les diamètres les combinaisons seront les suivantes :
- Oculaire Oculaire 1 pouce 2 pouces
- Objectif de 1/4 pouce.. . 400 200
- Objectif de 1 pouce..... 100 50
- Pour examiner la fibre, défaire une certaine quantité des matériaux à examiner (qui peuvent être des fibres défaites ou du fil), immerger pendant plusieurs minutes dans un peu d’eau sur un plateau, séparer de la masse, au moyen d'une aiguille, quelques fibres isolées et les placer sur la coulisse dans le sens de la longueur. Si plusieurs fibres sont réunies on peut les séparer aisément au moyen d’une goutte d’eau et les couvrir ensuite avec le couvre-verre. Cette méthode s'applique à toutes sortes de fibres, à moins qu’on désire monter un verre permanent. Pour ce dernier on suit un traitement différent qui consiste surtout à séparer quelques fibres présentant à l’examen préliminaire un intérêt spécial, et aies placer sur un petit plateau contenant un peu de glycérine concentrée. Pendant ce temps; nettoyer avec soin une coulisse et un couvre-verre, placer sur la coulisse, chauffée à l’es— prit de vin un petit morceau de gelée de glycérine qui fond et s’étend aussitôt sur le centre Placer les fibres dans cette masse fondue et les étendre dans le sens désiré au moyen des épingles. Placer dessus avec soin le couvre-verre, chauffé aussi préalablement, et fixer les deux verres. Au bout de quelques moments la gelée se durcit et les fibres, qu’elles soient isolées ou en tissus, sont maintenues solide-ment et toujours prêtes à l’examen. On emploie aussi d’autres méthodes de montage, comme celle au baume canadien ou le procédé de Forrant, qui ont leur valeur, sans toutefois avoir les avantages de la méthode que nous Venons de décrire. En plaçant les fibres ou les fils sur la coulisse il faut avoir soin de les placer en long, et si l’on a plus d’un fil à pla-cer sur une face on fera bien de les mettre toujours parallèles et de les réunir autant que possible.
- Coton. — La fibre de coton est la plus facile Reconnaître, et une fois qu’on l’a vue, on ne Peut pas l’oublier. Elle est toujours tordue et creuse comme un tube ; quand elle a été teinte avec des couleurs mordantes (fer ou alizari-nes) le ube central est souvent rempli d’une Substance colorante provenant de la teinture. Yuand elle a été teinte aux couleurs directes les Parois seulement de la fibre sont emprein-tes de la matière colorante. Avec la solution lode, le coton tourne au bleu. Une réaction Particulière à la fibre de coton peut être ob -Servée au microscope : quand on ajoute deux 011 trois gouttes de cuivre ammoniacal, on
- voit la fibre se gonfler et se dissoudre peu à peu.
- Lin. — Ces fibres ont une apparence très régulière. Les parois sont très épaisses et ne laissent plus à l’intérieur qu’un étroit canal fermé aux extrémités; la section transversale ressemble à un polygone. La réaction à l’io-dure est bleue :
- Chanvre. — Au premier aspect la fibre de chanvre ressemble à celle du lin, mais on peut s’apercevoir aussitôt que les bouts sont larges et épais ; le canal central n’est pas très distinct et la fibre présente à l’extérieur des marques transversales. La section est ovale et les parois sont formées de plusieurs couches superposées. La réaction à l’iode est bleue ou jaune avec une nuance verte dans les deux cas.
- Jute. — Cette fibre est douce et arrondie aux bouts. Le canal central est distinct et présente cette particularité qu’il est formé de cavités connexes. La réaction de l’iode est brun jaune, celle du sulfate d’aniline jaune, et de l’eau chlorurée, jaune brillant, mais la solution de sulfite de sodium amène une réaction carmin.
- Varech. — Cette fibre a une apparence régulière ; elle est en général cylindrique mais souvent aussi molle ou aplatie. Le canal central est très distinct, et les extrémités de la fibre sont tantôt arrondies, tantôt pointues. Les sections se colorent du bleu au violet avec la solution d’iode.
- A l’exception du coton, toutes ces fibres proviennent de l’écorce de leurs plantes respectives, c’est-à-dire de la partie de la tige qui donne la force et l’élasticité à la plante. On les prépare de différentes sortes suivant la classe à laquelle appartient la plante. Le coton est simplement la fibre de la graine et appartient à un groupe différent.
- La plus importante de toutes les variétés de fibres animales est la laine, et encore dans la laine il y a des sortes assez variées. Généralement ses fibres ont une construction assez complexe, qui est cependant difficile à oublier, une fois qu’on l’a vue au microscope. Ce sont des filaments allongés, élastiques et flexibles, couverts d’écailles superposées qui donnent aux fibres la propriété de s’entremêler avec d’autres de la même espèce. La structure superficielle de la fibre de la laine est caractéristique et la sépare entièrement des crins et des poils, qui, par d’autres particularités, s’en rapprochent. La relation qui existe entre la laine et les poils, est en quelque sorte graduelle; c’est la ce qu’on devra bien comprendre avant d’essayer de définir la nature exacte des fibres dans l’examen microscopique. Tout le monde sait que si on néglige des brebis d’ordreélevé, les générations suivantes seront sûrement couvertes de poils au lieu de la toison laineuse. Il est à remarquer aussi qu’on peut obtenir des brebis d’un ordre élevé des toisons ayant toutes les propriétés caractéristiques des poils. Aussi il est parfaitement absurde d’affirmer à première vue l’origine
- ou l’identité d’un échantillon de fibres animales.
- Les écailles qui se trouvent à la surface des fibres de la laine, sont plus développées que sur les poils. On peut s’en convaincre aisément en examinant deux fibres l’une de laine et l’autre de poil sur la même coulisse. Pour monter convenablement une coulisse pareille, il faut nettoyer les fibres en agitant pendant quelques minutes dans une bouteille avec un peu de savon neutre, vider le liquide, laver soigneusement dans l’eau, sécher sur un papier buvard, placer la fibre dans un peu de glycérine pendant une demi-heure, et les monter ensuite avec de la gelée de glycérine comme nous l’avons décrit précédemment.
- Les traits distinctifs sont les suivants : Les écailles sont plus serrées contre la fibre dans les poils que dans la laine. Dans les poils on trouve ce qu’on appelle le cœur (« core ») que l’opinion commune donne comme l’indication infaillible du poil.
- C’est là une erreur: le cœur est commun à toutes les fibres animales; dans quelques-unes il est plus distinctif que d’autres, on en voit aussi où il paraît complètement absent, même dans des toisons entières, mais c’est une exception. Dans les laines inférieures il existe toujours, et il est généralement rendu plus apparent par une coloration intense. En fait la noirceur des laines et des poils provient uniquement de la substance colorante contenue dans le cœur, parce que l’enveloppe est à peu près incolore.
- Quant aux différenees qui existent entre la laine et les poils, on peut établir avec assez de justesse que la fibre de la laine est plus élastique, plus ondulée et plus flexible, et que sa surface a des écailles moins serrées, mais il serait difficile d’établir une ligne de démarcation bien nette entre les deux sortes.
- Dans l’examen de la laine on rencontre souvent des fibres de forme particulière, dénuées de toute structure. Leur apparence est celle de la corne, quelquefois elles sont molles, et leur partie interne est souvent faite de segments : C est là ce qu’on appelle les kemps qui occasionnent tant de difficultés dans le travail de la laine, toutes les qualités de laine possèdent de ces fibres amorphes, mais la laine grossière en a une plus forte proportion que la laine fine. La meilleur méthode d’examen de la laine consiste à traiter une touffe avec une solution d’acide sulfurique, qui fait redresser les écailles ce qui aide beaucoup à reconnaître la nature de l’échantillon.
- Pour déterminer la quantité de laine contenue dans un échantillon formé de laine, de soie et de coton, on obtient les meilleurs résultats avec le chlorure basique de zinc, formé en faisant bouillir 100 parties de chlorure de zinc dissous avec 4 parties d’oxyde de zinc et 85 parties d eau, jusqu'à ce qu’on obtienne une solution claire.
- Si l étoffe est forte de laine et soie peser une pièce et immerger dans une quantité suffisante de l’agent de réaction, qui avec la
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- chaleur dissout très rapidement la soie en laissant la laine intacte ; rincer dans l’eau, sécher et peser. Si l’échantillon contenait du coton, l’examen microscopique montrera qu’il est resté avec la laine. Dans ce cas traiter le résidu (après pesage) par une solution à 10% de soude caustique, qui dissout la laine en laissant le coton; laver celui-ci, sécher et peser.
- Pour enlever une quantité donnée de fibres végétales d’un échantillon d'étoffe, traiter par une solution à 3 % d’acide sulfurique et sécher. La cellulose sera ainsi entièrement dissoute, et peut être écartée par quelques faibles secousses.
- L’acide sulfurique concentré dissout le coton, en affectant très peu la laine, mais détruit instantanément la soie. Si la solution est additionnée d’eau, on peut retirer la laine intacte, la laver et puis peser. Une solution d’oxyde du cuivre dans l’ammoniaque dissout le coton et la soie, mais pas la lame. Le composé suivant est excellent pour dissoudre la soie, tout en laissant le coton et la laine intacte : 16 gr. de sulfate de cuivre ; 150 cc. d’eau ; 16 gr. de glycérine. Traiter ce mélange par la solution de soude caustique jusqu’à ce que le précipité formé soit de nouveau dissous.
- L’analyse de la laine brute est très importante ; voici la méthode que j’emploie exclusivement :
- Humidité. — Sécher 50 gr. (échantillon moyen) dans un four approprié à 100° C. et peser. Pour cela le meilleur procédé consiste à renfermer la laine dans un tube de fort diamètre, placer dans le four et passer un courant d’air sec pendant le chauffage.
- Suint. — Faire l’extrait avec de l’éther et agiter avec de l’eau. Le suint reste dans la solution d’éther, tandis que les oléates passent dans l’eau; évaporer les deux jusqu’à la sécheresse et peser.
- Laine. — Laver avec de l’eau distillée pour écarter les autres oléates, et mélanger avec la solution aqueuse comme plus haut. Traiter la laine à l’alcool et ajouter le poids des oléates ainsi extraits aux premiers. Décomposer les oléates terreux subsistant dans la laine avec de l’acide hydrochlorique dissous ; enlever les acides par le lavage ; sécher la laine et traiter à l’alcool et l’éther ; évaporer jusq.’à la sécheresse ; peser et calculer les oléates.
- Enfin sécher la laine avec soin, et la secouer sur du papier net pour écarter la poussière, le sable, etc. Laver sur un tamis fin, sécher et peser.
- L'EXPORTATION du bois de campêche au Mexique
- On annonce de Merida (Yucatan) que l’exportation du bois de campêche augmente tous les jours dans de notables proportions.
- Plusieurs bateaux norvégiens sont partis
- dernièrement pour l’Europe avec de forts chargements de ce bois.
- TEINTURE DES CHAPEAUX DE DAMES
- Pour la teinture des chapeaux de dames on n’a pas besoin d'installation spéciale. Le traitement du feutre est le même que pour les autres sortes de chapeaux avec cette seule différence que le foulage doit être plus léger. Cette circonstance permet de leur donner les couleurs les plus variées et les plus vives.
- La netteté des couleurs est la condition essentielle de cette teinture ; pour cela elles doivent être bien dissoutes et filtrées avec soin. Il faut autant que possible, diviser la substance tinctoriale en faibles portions pour qu’on puisse en ajouter constamment; puis on fait bouillir les formes pendant 1/4 ou 1/2 heure dans une solution de sulfate de soude ou d’acide sulfurique, et on ajoute la couleur par faibles quantités. On peut aussi faire dissoudre la quantité totale de la couleur en une seule fois dans le même bain et entrer les formes seulement après.
- Les recettes que nous donnons plus loin donnent les plus beaux résultats. On n’emploiera que les couleurs faciles à égaliser comme celles que nous indiquons.
- Lilas clair
- Pour 10 kilog. de formes :
- Sulfate de soude...........Kil. 1
- Préparation tartrique...... 1 Violet acide solide 10 B... 0,010 Azofuchsine G.............. 0,010
- Pour bouillir une heure.
- Lilas bleu
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude..........Kil. 1
- Préparation tartrique..... 1 Violet acide solide 10 B. ... 0,010
- Violet acide extra 4 B.... 0,003 Azofuchsine G............. 0,006
- Vert feuille clair ton jaune
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude..........Kil. 1
- Préparation tartrique..... 1 Jaune naphtol S -......... 0,050
- Vert clair solide................ 0,015
- Vert feuille plus foncé
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude..........Kil. 1
- Préparation tartrique..... 1 Vert solide............... 0,055
- Orange IIB ...................... 0,002
- Vert de mer
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de soude........Kil, 1 Acide sulfurique........ 0,500
- Vert bleu solide............ 0,008
- Vert indien G................. 0,001
- Orange IIB....................... 0,002
- Faire bouillir 1 heure.
- Vert de mer plus foncé
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude...........Kil. 1 Acide sulfurique........... 1 Vert bleu solide........... 0,015
- Orange IIB...................... 0,002
- Jaune indien G................ 0,005
- Vert thé
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude...........Kil. 1 Acide sulfurique........... 1
- Orange IIB...................... 0,005
- Jaune indien G.................. 0,015
- Vert bleu solide................ 0,035
- Vert thé plus foncé
- Pour 5 kilog. : Sulfate de soude...........Kil. 1 Acide sulfurique........... 1
- Vert bleu solide................ 0,050
- Jaune indien G.................. 0,008
- Orange IIB...................... 0,010
- Bleu clair
- Pour 20 kilog. :
- Sulfate de soude et acide sulfurique comme
- plus haut.
- Bleu acide solide B.......Kil. 0,400 Vert clair solide. ..... 0,060
- Jaune naphtol S.............. 0,005
- Bleu clair plus profond
- Pour 20 kilog. :
- Sulfate de soude et acide sulfurique.
- Bleu acide solide B..........Kil. 1
- Vert clair solide............... 0,115
- Bleu foncé
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de soude et acide sulfurique. Violet acide solide 10 B. Kil. 0,500
- Vert bleu solide............. 0,300
- Gris clair
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de soude...........Kil. 1
- Préparation tartrique.. 1
- Vert bleu solide........... 0,012
- Orange IIB................. 0,004
- Azofuschine G.................. 0,004
- Vert moyen
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de soude...........Kil. 1
- Préparation tartrique...... 1 Vert bleu solide............ 0,015
- Orange IIB...................... 0,003
- Azofuschine G................... 0,003
- Brome
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de sonde.............Kil. 1
- Préparation tartrique......... 1 Jaune solide extra.............. 0,110
- Azofuschine G................... 0,040
- Orange IIB...................... 0,035
- Violet acide solide 10 B........ 0,005
- Faire bouillir 1 heure.
- Bronze plus foncé Sulfate de soude........Kil. 1
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- Préparation tartrique.......... 1
- Jaune solide extra.............. 0,170
- Azofuschine G................... 0,050
- Orange IIB..................... 0,050
- Vert acide GG................... 0,030
- Faire bouillir 1 heure.
- Bronxe plus foncé nuance jaune
- Pour 10 kilog. : Sulfate de soude..........Kil.
- Acide sulfurique...........
- Jaune solide extra......... Azofuschine G............. Orange IIB................ Vert bleu solide..........
- Fait bouillir 1 heure.
- 1
- 1
- 0,270
- 0,045 0,0:0
- 0,025
- Beige clair
- Pour 10 kilog. :
- Sulfate de soude........Kil. 1
- Préparation tartrique... 1
- Jaune indien.................... 0,002
- Orange IIB...................... 0,002
- Vert bleu solide................ 0,003
- Azofuschine G................... 0,002
- Violet acide 10 B............... 0,002
- Faire bouillir 1 heure.
- {Deutsche Dœrber-Zeitung.}
- BLANCHIMENT DU VELOURS du cordelet et du velours à côtes par G.-E. HŒLTZ.
- Le blanchiment du velours, du cordelet et de toutes les étoffes qui ont une surface relevée présente quelques difficultés par suite de la nécessité d’éviter l’aplatissement des poils. La manipulation exige un grand soin, si on ne veut pas endommager la surface,
- Avant de soumettre les étoffes au procédé de blanchiment, il faut d'abord les brosser et les flamber avec soin, et faire disparaître toute trace de filasse et de duvets pour que la face ait une apparence ferme et unie. Cette opération exige beaucoup d’attention, il faut Surtout éviter de flamber d’une façon inégale. Les étoffes lourdes comme les futaines, les moleskines, les cordelets, demandent surtout In soin considérable, parce que leur poids les rend plus sujets à s’aplatir.
- Après le flambage on lave les étoffes, gé-néralement dans une auge en bois de 12 à 14 Pieds de long sur 6 de large et 5 de profon-deur, divisée par trois séparations en bois perforées, en 4 compartiments. Un arbre à manivelle passant au-dessus du récipient sert à entrer et à sortir les pièces. Deux de Celle-ci, pas plus, sont placées dans chaque Compartiment ; on les passe ensuite pendant 15 "inutes dans un courant d’eau claire, après Ioi on les met dans une essoreuse ou on les empile sur des égouttoirs.
- Après le lavage on fait bouillir les étoffes “ans une solution d’alcali; généralement cette opération se fait dans une cuve ouverte sur "quelle est fixé un arbre à manivelle pour entrer et sortir les étoffes qu’on place avec
- beaucoup de soin sur le fond de la cuve. C’est à ce moment que l’attention doit être la plus grande, parce que les étoffes sont alors extrê-ment sensibles. Le liquide généralement employé est une solution de cendre de soude à raison de 1 1b par 10 gallons d’eau; quelquefois on emploie aussi delà soude caustique. Il faut avoir soin que les étoffes soient entièrement baignées dans le liquide ; on fait bouillir 8 heures puis on les retire et on les lave.
- La cuve Bentz Edmeston est très apte à cette opération, parce queles tissus y reçoivent une agitation continue à raison de 25 mètres par minute, tout en étant soumises entièrement à l’action du liquide de blanchiment, et comme la cuve est ouverte sur toute la largeur il ne peut y avoir aucun danger pour la surface.
- Quand les velours sont bouillis on les blanchit au chlore.
- Dans la plupart des usines, l’appareil employé consiste en une série de cuves en pierre, chaque cuve ayant 5 pieds de surface et 4 pieds de profondeur, avec les manivelles nécessaires ; entre chaque cuve il doit y avoir un espace suffisant pour permettre l’accès facile de l’ouvrier. Les cuves sont remplies d’une solution de chlorure de chaux ou poudre de blanchiment à 10 Tw. On place les velours deux par deux dans chaque cuve, où on les laisse séjourner très peu, ou ce qui est plus avantageux, on les fait successivement entrer et sortir au moyen de la manivelle pendant 15 minutes, après quoi on les retire et on les empile sur des séchoirs où on les laisse reposer pendant 4 heures. En empilant les étoffes il peut arriver facilement que la pièce inférieure ait sa surface écrasée et les poils aplatis ; pour prévenir cet inconvénient il faut avoir soin de ne pas charger plus 4 ou 5 pièces l’une sur l’autre.
- Après le blanchiment vient l’acidification. On a adopté divers arrangements pour cette opération; quelques uns emploient des cuves semblables à celles du blanchiment, d’autres ont des récipients en bois garnis de plomb. Le liquide employé est une solution d’acide sulfurique à 1° Tw. dans laquelle on fait baigner les étoffes pendant 15 minutes, à chaud ou à froid ; dans le premier cas on élève la température jusqu’à environ 120 Fahr., mais la chaleur n’est pas nécessaire, elle ne peut que faciliter le procédé et l’accélérer; aussi il y a plus de sécurité à travailler à froid.
- Pour le lavage qui vient ensuite il ne faut pas ménager l’eau Cette opération doit être exécuté avec grand soin dans l’eau claire, sans quoi les étoffes pourraient s’amollir ce que l’on doit surtout éviter. On les sèche ensuite sur les cylindres en ayant soin que le dos seulement soit en contact avec la surface chaude des cylindres. Les poils se redressent ainsi et la surface n’est endommagée d’aucune façon.
- {The Dyer and Calico Printer.}
- LA TEINTURE aux sels de métaux lourds Par A. M. Garance
- Odernheimer a breveté il y a un certain temps une méthode de teinture et d’impression aux sels d’or, d’argent, etc., par l’immersion des tissus dans une solution de l’un ou l’autre de ces sels et la compression ultérieure, entière ou partielle, entre des plaques chaudes, avec ou sans le secours d’un agent de réduction. Depuis que l’auteur a émis cette proposition on y est revenu souvent sans du reste apporter grand perfectionnement à l’idée première.
- Quand un corps saturable, comme les textiles, les poils, la plume ou le papier est imprégné du sel d’un métal lourd, et qu’on le comprime ensuiteentre deux surfaces chaudes, le sel se décompose pour former des sels basiques, des oxydes inférieurs, ou pour reconstituer le métal lui-même. Différents degrés de chaleur donneront des résultats différents de sorte qu’on peut produire des sujets ou bien une teinture unie sur toute la surface. Le dépôt adhère solidement au tissu et peut servir de matière colorante ou de mordant pour fixer postérieurement des couleurs sur la fibre.
- Sels d'or. — 1. Pour produire des tons gris, saturer les tissus, écrus, apprêtés ou imprimés, d’une solution aqueuse de sel d’or, et immerger ensuitedans unesolution d’un agent de réduction. L’or se sépare instantanément et produit sur la fibre un précipité d’un beau gris perle. La séparation commence même avant que la chaleur se fasse sentir. Suivant la concentration de la solution d’or ou le choix de l’agent de réduction on peut produire les nuances les plus variées de gris noir, gris rouge ou gris bleu, qui sont toutes solides à la lumière aux acides et aux alcalis. Pour teindre 200 gr. de demi-soie on emploie par exemple les proportions suivantes :
- 1° Bain d’or : 0,2 gr. d’auro-chlorate de sodium dissous dans 500 gr. d’eau.
- 2e bain de réduction : 0.5 d’acide oxalique dissous dans 500 gr, d’eau,
- 2. Pour produire le pourpre or sur la fibre, teindre d’abord les tissus en gris comme nous l’avons décrit plus haut, puis les chauffer. En les faisant passer par exemple par les cylindres chauds sous pression on obtient un beau rouge avec reflet métallique aux endroits de contact. Les tissus qui sont teints en gris intense, donneront des nuances plus foncés, les gris légers sortiront en rose. De cette façon on peut produire des effets rouges sur fond gris. Les effets rouge sur fond blanc s’obtiennent en soumettant le tissu saturé de la solution d or direct a la pression de cvlindres chauds sans traitement préalable par un agent de réduction.
- 3. Pour produire de l’or direct à reflet métallique sur la fibro, le pourpre or précipité sur la fibre peut être converti en or brillant par une pression prolongée et renforcée sous
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- les cylindres chauds. L’or produit ainsi sur la fibre a une nuance bronze foncée. On obtient un bel or brillant par la recette suivante. Quand les tissus sont saturés de la solution or ou imprimés avec cet or à l’aide d’une matière épaississante, les exposer encore humides à l’action du gaz ou de vapeurs de réduction, par exemple à l’hydrogène phosphoré, à l’hydrogène libre etc., et après la réduction de l’or avec lequel l’application de l’hydrogène phosphoré se fait instantanément, soumettre les tissus à la pression des cylindres chauffés. Par cette opération la poussière d’or fine et légère est fixée et adhère solidement à la fibre.
- On peut employer un procédé similaire avec les autres métaux.
- Sels d'argent. — Traités comme les sels d’or ils déposent sur la fibre une couche d’argent qui donne aux tissus un reflet métallique.
- Sels de cuivre. — Suivant le choix de l’agent de réduction et le degré de chauffage sur le fer chaud, on obtient différentes nuances de cuivre métallique. .
- Sels de fer. — Nuance brun foncé. Le fer-rocyanure de potassium donne un ton bleu ou vert aux places touchées par la plaque de fer.
- Sels d’uranium, —Du jaune brillant jusqu’à l’orange avec reflet métallique.
- Sels de chrome. — Vert, violet jusqu’au noir.
- Par cette méthode on peut déposer sur la fibre des sels métalliques, qui par les autres procédés ne sont fixés qu’avec de grandes difficultés et en quantités insuffisantes. Avec une solution contenant du muriate d’aniline, du chlorate de potasse, du chlorure d’ammoniaque et du sulfate de cuivre, ont obtient instantanément un dépôt de noir d’aniline sur le tissu aux endroits où celui-ci a été en contact avec le fer chaud. On peut aussi fixer de cette façon le noir d’aniline sur la laine.
- (The Dyer and Calico Primer )
- RECETTES DE TEINTURE
- Vert foncé sur lainage
- Pour 100 Ibs de laine, préparer un bain de teinture avec :
- 10 Ibs de sel de Glauber.
- 1 1/2 1b de jaune Azo.
- 1 1/4 de vert Patent V.
- 6 onces Magenta azo-acide G.
- 4 Ibs d’acide sulfurique.
- Placer les tissus dans le bain à 1500 Fahr, brasser quelques moments, chauffer jusqu’à l’ébullition, travailler jusqu’à la nuance, sortir du bain, laver et sécher.
- Vert invisible sur laine
- Pour 100 Ibs de laine, mordancer d’abord pendant une demi—heure dans un'bain bouillant contenant :
- 4 ibs de bichromate de potasse.
- 3 Ibs de tartre.
- Rincer et placer dans un bain de teinture froid contenant :
- 2 ibs de poudre de céruléine.
- 24 1/4 Ibs de brillant alizarine cyanine 3G. 17 onces de brun dramine.
- 1/4 1b de jaune O.
- Travailler les tissus pendant quelques moments, élever ensuite lentement la température jusqu’au bouillon et maintenir cette chaleur pendant une demi-heure, sortir du bain, laver et sécher.
- Vert ardoise foncé sur laine
- Pour 100 ibs de laine, mordancer la laine de la façon ordinaire avec :
- 3 ibs de bichromate de potasse.
- 2 1/2 Ibs de tartre.
- Rincer et placer dans un bain de teinture froid contenant :
- 10 ibs de brillant alizarine cyanine 3 G.
- 3 Ibs d’alizarine cyanine RS extra.
- 11/2 Ibs de brun diamine.
- 1/2 once rouge alizarine S.
- 3 Ibs d’acide acétique.
- Gris perle sur coton
- Pour 100 Ibs de coton, préparer un bain de teinture avec :
- 3 onces de noir diamine Bo.
- 1.6 once de rouge diamine solide F.
- 2 Ibs de savon.
- 2 Ibs de soude.
- Teindre pendant une heure dans le bain bouillant.
- Paille sur coton
- Pour 100 Ibs de coton, préparer un bain de teinture avec :
- 1.16 once d’orange diamine B.
- 1/8 once de jaune diamine solide G.
- 2 Ibs de savon.
- 5 Ibs de soude.
- Travailler dans le bouillon pendant une heure.
- Vieil or sur coton
- Pour 100 Ibs de coton, préparer un bain de teinture avec :
- 3/4 onces de jaune diamine solide B.
- 1/10 once de brun diamine 3G.
- 1/4 1b de soude.
- 10 Ibs de sel.
- Travailler dans le bouillon pendant une heure.
- Vert pâle sur coton
- Pour 100 Ibs de coton, préparer un bain de teinture avec :
- 1/2 once de bleu ciel diamine.
- 2 onces de thioflavine S.
- 10 Ibs de sel de Glauber.
- 3 Ibs de soude.
- Travailler dans le bouillon pendant une heure.
- (Textile Mercuryf
- PERFECTIONNEMENTS aux appareils servant à fabriquer des tissus genre mosaïque pour parquets par M. Walton.
- Cette invention est relative aux appareils servant à fabriquer des tapis en mosaïque pour parquets et autres articles analogues ; elle a pour objet principal d’arriver à effectuer ladite fabrication au moyen d’un procédé continu. A cet effet, l’inventeur dispose tout d’abord un cylindre avec certain nombre de pointes saillantes. Autour d’une partie de ce cylindre on en dispose également plusieurs autres que M. Walton appelle les cylindres coupeurs, il en faut un pour chacune des couleurs du modèle de mosaïque que l’on veut reproduire. Ces cylindres-coupeurs ont des couteaux saillants, formés et disposés de manière à correspondre au modèle, et dans les intervalles entre les couteaux on dispose des pistons ou plongeurs glissant radialement.
- Entre chaque cylindre-coupeur et un cylindre -presseur, passe une feuille continue delà matière qui doit former la mosaïque; chaque feuille peut être d’une couleur différente. Un tissu destiné à former le dos, ou doublure, passe entre le premier des cylindres-coupeurs et le cylindre à pointes, et continue autour de celui-ci jusqu’au point de décharge.
- Pendant leur rotation, chaque cylindre-coupeur coupe dans la feuille avec laquelle il se trouve en contact, une série de morceaux, selon le modèle, et chacun de ces morceaux, au moment où il arrive au point de contact avec le cylindre à pointes, est poussé par le piston, ou plongeur, hors des intervalles entre les lames, jusqu’au cylindre à pointes, sur lequel il est maintenu par les pointes qui saillissent à travers le tissu formant le dos, ou doublure.
- Des morceaux d’étoffe de différentes couleurs, poussés ou pressés de la même manière, passent de l’autre cylindre-coupeur jusqu’à la doublure et, saisis par les pointes saillantes, tournent avec elles. Lorsque la doublure a dépassé le dernier cylindre-coupeur, elle est conduite avec les pièces formant mosaïque, qu’elle porte à un cylindre-chauffeur, entouré en partie par une bande I"1 presse contre sa surface chaude la doublure portant les pièces formant mosaïque.
- Finalement, ladite doublure et ses pièces de mosaïque sont soumises à une pression exer. cée par des cylindres-presseurs réglables, I" obligent les pièces en mosaïque à se relier les unes autres et à adhérer au tissu de fond. La feuille de mosaïque est ensuite conduite a" tour de cylindres-refroidisseurs convenables, jusqu’à ce que la matière ait pris du corps.
- Le dessin représente une machine réalisee d’après l’invention, disposée pour fonctionne1, comme il vient d’être expliqué.
- Fig. 1, élévation latérale de la partie de 18 machine où les morceaux formant mosaï4— sont coupés et appliqués.
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- Fig. 2, élévation latérale de la partie où s’effectue la pression.
- Fig. 3 et 4, plans des parties représentées fig. 1 et 2,
- Fig. 5, vue par bout.
- Fig. 6, coupe longitudinale partielle d’un des cylindres-compteurs (coupeurs)?
- Fig. 7, coupe longitudinale de l’intérieur dudit cylindre.
- A, bâtis latéraux de la machine qui coupe et applique les morceaux formant mosaïque. | Entre ces bâtis tourne un grand tambour B, '
- La doublure est portée par le tambour B entre celui-ci et les cylindre-coupeurs H, représentés fig. 5 à 7.
- Les deux têtes de ces cylindres sont reliées par des sections d’une carcasse métallique sur laquelle sont fixés des blocs-coupeurs i, également divisés en sections qui, en se rencontrant, couvrent toute la circonférence du cylindre. Les blocs-coupeurs i ont des couteaux saillants, formés et disposés de manière à couper le morceau de mosaïque suivant le dessin du tapis à produire.
- une légère dérivation de la forme circulaire aux endroits où les sections se rencontrent.
- L’axe de chaque cylindre-coupeur H tourne dans un bloc a ayant une rainure b, dans laquelle un tourillon c peut être placé plus ou moins loin de l’axe H. Sur le tourillon c est monté un cylindre equi, en pressant contre le côté inférieur de l’anneau o, le pousse vers le tambour B.
- Lorsque le cylindre H tourne, les sec'ions de l’anneau o sont poussées successivement vers la circonférence dudit cylindre H; or,
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- muni d’un grand nombre de pointes saillantes ; on peut, à cet effet, lui apppliquer une enveloppe de matériel de cordage, faite avec des dents ou pointes droites qui font saillie juste assez pour traverser la doublure du linoléum que l’on veut produire et pénétrer dans les pièces formant mosaïque, placées sur le dos ou doublure sans les traverser.
- La doublure est conduite soit par un tablier ou blanchetsans fin G, soit par des bandes en acier munies de pointes, vers le tambour B, contre lequel elle est pressée par le cylindre E qui est muni d’une enveloppe en feutre. La pression est réglée au moyen des vis M’.
- Pour pousser les morceaux coupés sur la doublure, où ils seront maintenus par les pointes saillantes, les cylindres sont munis de plaques (ou plongeurs) glissantes k, dont les tiges l ont leurs extrémités reposant par les plaques-pousseuses n. Dans les têtes des cylindres-coupeurs sont des rainures, dans lesquelles se meuvent des blocs / que les ressorts g pressent vers l’axe du cylindre.
- A l’intérieur des cylindres les sections m de la carcasse sont vissées légèrement sur les blocs /, et à l’intérieur des cylindres les sections o sont également vissées sur les blocs/, de manière à former un anneau, permettant
- comme les sections m se meuvent en même temps, les plongeurs k sont poussés en avant et dégagent le morceau coupé sur les pointes qui font saillie à travers la doublure. Pour que les morceaux de mosaïque puissent être dégagés par les cylindres H dans l’ordre voulu, lesditscylindres peuvent être tournés sur leurs arbres h et être fixés par des vis d’arrêt dans les positions voulues.
- Les cylindres H ont des pignons C’ qui sont mis en mouvement par la roue C.
- Contre les cylindres H travaillent les cylindres I, dont les coussinets sont pressés par les vis L contre les cylindres II. Les cylindres I
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- sont entraînés par leur contact de frottement avec les cylindres H, et il sont munis d’un revêtement extérieur en matière élastique.
- Les cylindres J déposent sur un blanchet, ou bande sans fin q des feuilles de linoléum p qui passent entre les cylindres I et H et fournissent les morceaux coupés devant former mosaïque.
- Pour éviter que les cylindres-coupeurs H soient trop pressés par les vis L agissant sur les cylindres I contre le tambour B, leur position est déterminée par des vis de buté d qui règlent la position des blocs a.
- Les morceaux devant former mosaïque sont coupés dans la feuille de linoléum p, de manière que celle-ci, après avoir passé les cylindres L, H, forme toujours une feuille continue ayant des parties vides à l'intérieur, et passant entre les blanchets, ou bandes sans fin q portées par les cylindres K.
- Les cylindres J, K sont entraînés par leurs blanchets, ou bandes sans fin, qu’actionnent les machines qui produisent des feuilles de linoléum à la vitesse correspondante à celle des cylindres H et du tambour B.
- La doublure S, portant les morceaux coupés devant former mosaïque, passe entre un tambour B et un cylindre F (que les vis M pressent contre B) et arrive à l’appareil preneur, fig. 2.
- A l’intérieur du bâti N, travaille sous l’action d’un engrenage D, D\ un cylindre O chauffé à la vapeur et ayant une surface polie. Ce cylindre O est en partie entouré par un fort blanchet sans fin R porté par les cylindres P, qui sont montés dans les bras Q ajustables sur le cadre N, de manière que le blanchet puisse entourer plus ou moins le cylindre 0.
- Un cylindre T, réglé au moyen des vis U, fournit la tension nécessaire en pressant le blanchet contre le cylindre O, et presse ainsi le produit fabriqué qui passe entre le cylindre O et le blanchet.
- La doublure S avec les morceaux coupés qui sont fixés sur elle par la pression, est ensuite soumise à l’action des cylindres refroi-disseurs.
- DES NOIRS SUR COTON
- Noirs diazotés
- L’affaiblissement marqué des filés de cotons teints en noir d’aniline, la teinte verdâtre de certains de ces noirs après quelque temps de magasinage, ont poussé les teinturiers à essayer et à employer les noirs diazotés.
- Les noirs diazotés ont pour eux comme avantages :
- lo La conservation parfaite de la fibre, pas d’affaiblissement et, par là, meilleur travail et meilleur rendement au tissage ;
- 2 Ils sont solides au foulon et aux bains acides dans la teinture des tissus mélangés laine et coton ou soie et coton ;
- 3° Ils ne dégorgent pas au frottement;
- 4° ils laissent aux filés : souplesse et douceur ;
- 50 Et ont une bonne solidité au lavage.
- Beaucoup de teinturiers hésitent à employer d'une façon courante les diazotés par suite des nombreuses manipulations, disent-ils :
- A. teinture au bouillon ; B. rinçage ; C. dia-zotage ; D. rinçage ; E. développement ; F. rinçage.
- Ils sont effrayés des six opérations, disent-ils, mais les rinçages ne sont pas à compter ; lorsqu’on travaille d’une façon suivie les couleurs diazotées on s’aperçoit que, tout pesé, on met moins de temps que pour n’importe quelle teinture ancienne de même intensité.
- L’emploi des couleurs diazotées est plus simple et plus agréable que les mordançages au sumac et émétique employés anciennement.
- Je connais, pour ma part, bien des maisons faisant de jolis bleus foncés sur sumac et émétique avec les bleus basiques MRBB ou autres, qui ont,abandonné cette manière de faire pour les remplacer par des bleus diazotés, qui donnent plus de satisfaction aux clients comme souplesse de coton, solidité de la fibre, parfait uni et meilleur teint au savon comme à la lumière.
- Voyons ensemble les différents noirs diazotés :
- Tout d’abord, voici la Manufacture Lyonnaise, qui est la première en date pour les noirs : le noir diamine BH est le plus couramment employé. On teint pendant l’heure au bouillon avec addition de 15 % de sulfate de soude.
- Pour faire le bain pour la première teinture, 6 % de sulfate de colorant sont nécessaires, mais, pour les teintures suivantes, 31/2% suffisent largement en garnissant également en sulfate de soude.
- L’uni est très facile à obtenir. Certaines maisons ne débouillissent même pas leurs cotons et les trempent dans le bain bouillant auquel elles ajoutent en même temps un peu de sel Solway.
- On peut, avec ces proportions de colorant, avoir un joli bleu indigo cuivre en développant (après diazotage), avec 1 % de développeur pour bleu AN, le même ton indigo plus foncé, en remplaçant le développeur pour bleu par la Naphtylamine éther.
- Pour les noirs, on obtient un noir bleuâtre avec le B. Naphtol ; un noir verdâtre avec la résorcine, et un noir légèrement brunâtre dans les tons très foncés avec la diamine poudre.
- Les cotons à diazoter et développer sont rincés après teinture, puis entrés en bain froid de diazotage contenant 300 gr. de nitrite de soude mis en premier dans le bain et un litre d’acide chlorhydrique ajouté au moment d’abattre le coton.
- Ces proportions s’entendent pour 10 kilos de coton. Le diazotage dure environ 10 à 15 minutes.
- Il faut, en général, pour toutes les nuances diazotées, éviter le soleil et ne pas attendre entre les opérations.
- Sitôt le diazotage fini, rincer 3 à 4 tours en eau froide, puis rentrer le coton dans le bain froid de développement, ou on lisse également pendant 10 à 15 minutes.
- Le B. Naphtol et la Résorcine se dissolvent très bien en y ajoutant les 3/4 de leur poids en soude caustique liquide à 360 et versant dans l’eau bien bouillante.
- Les deux produits en poudre se dissolvent plus facilement et une ébullition de quelques minutes, sous un tuyau de vapeur, donne une solution complètement exempte de parties non fondues.
- La Diamine en poudre se délaye très bien en eau bouillante.
- Le développeur AD et la Naphtylamine éther exigent, pour leur dissolution, un tiers de leur poids en acide chlorhydrique.
- Le développeur AN se délaye dans l’eau froide en premier lieu, et on fait ensuite bouillir.
- Après développement et suivant les maisons, on rince ou on ne rince pas, on savonne même ou on donne un léger bain d’huile pour augmenter encore la souplesse et donner plus de brillant au noir.
- Pour les développeurs alcalins ou neutres B. Naphtol, Résorcine, Diamine, on peut, au besoin, se dispenser de rincer.
- Les bains se conservent et peuvent être regarnis.
- Nous avons indiqué la proportion pour le colorant; pour le nitrite et l’acide, il suffit d’ajouter le tiers des premières quantités.
- Le Noir Damine B. O. donne un noir plus rougeâtre avec le B. Naphtol et plus brun avec le Diamine.
- Le Noir Diamine R. O. donne un noir également à reflets bruns avec ces deux développeurs.
- Le Cachou Diamine, colorant moins coûteux que les Noirs Damine, donne, avec le B. Naphtol, un beau noir bleu ; avec la Résorcine, une nuance violet foncé ; avec la Diamine, un beau noir.
- La solidité à l’air est moins forte que celle des Noirs Diamine ; c’est pourquoi certaines maisons mélangent parties égales de Noir Diamine BH. et de Cachou Diamine pour l’obtention d’un noir bien plein et un peu moins coûteux.
- Le praticien, en employant ces colorants et ses divers développements, aura vivement choisi ceux qui rendent le mieux pour son travail.
- Celui qui fait un noir pour pantalons cotons demande plus de solidité au lavage et moins de solidité à l’air que celui qui teint un noir pour rideaux ou pour cotonnades robes.
- Maintenant, comme meilleur noir, pour bien des cas, le Noir Diamine BH. diazoté et développé avec mi-partie B. Naphtol, mi-partie Diamine. Ce mélange des deux déve-
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- loppeurs donne un noir bien joli, ni trop bleuâtre, ni trop brunâtre.
- Comme solidité aux lessives et aux savonnages, les noirs diazotés sont de beaucoup supérieurs aux noirs au campêche ; ils s’avivent avec les alcalis et restent jolis après de nombreux lessivages.
- Les noirs diazotés sont très facilement reconnaissables des autres noirs. Quelques fils, en brûlant, ne laissent aucune cendre, ne continuent pas à se consumer avec un point en ignition, comme les noirs d’aniline fort riches en chrome. Ils se décolorent très rapidement en solution forte de chlorure de chaux.
- M. Ude.
- (A suivre.)
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- A TRAVERS L'EXPOSITION DE ROUEN
- (Suite)
- La laine
- Avec la classe 21, nous abordons la superbe exposition de l’industrie drapière. Elbeuf et Louviers, les deux places-sœurs y voisinent fraternellement, Lisieux y étale ses spécialités ; et le Nord n’a pas dédaigné d’y faire figurer les produits de sa fabrication. L’ensemble est du plus vif intérêt. On en est averti de loin par les magnifiques colorations qui s’aperçoivent de la galerie centrale.
- Les manufacturiers d’Elbeuf et de Louviers ont exposé en une sorte de collectivité ; c’est sous ce titre, du reste, qu'ils sont inscrits au catalogue. Cette collectivité comprend :
- Pour Elbeuf : MM. Bisson, Savreux et Fro-mont ; MM. Blin et Blin ; M. A. Canthelou ; MM. Clarenson et Lebret ; M. Constant Fla-vigny; M. Fraenkel-Blin ; MM. Goujon et Bourgeois ; M. Ad. Grisay ; MM. Hellouin et Cie ; MM. E. Hennebert et Cie ; MM. A. Lefebvre et fils ; MM. Lemonnier fils et Laignel ; MM. E. Nivert et E. Boulet; MM. Olivier Franchet et Cie ; en tout quatorze maisons.
- Pour Louviers : MM. L. Breton et fils; M. J. Miquel.
- Depuis pas mal d’années déjà, dit le Journal de Rouen, on a fait cette remarque que, dans l’industrie drapière, il n’y a plus de spécialités bien tranchées. Autrefois, chaque pays de production, chaque place même, avait son genre particulier. Aujourd’hui, en quelque contrée qu’on aille, c’est à peu près partout la même perfection de fabrication, les mêmes types d’étoffes, les mêmes dispositions, les mêmes nuances. Les progrès constants de chaque année ne font qu’accentuer cette uniformité. Les différences portent sur la qualité de la marchandise, le fini et le goût de l'exé cution. Aussi une exposition de ce genre ne saurait-elle se prêter à une description mi-nutieuse.
- Il saute aux yeux cependant, même aux moins exercés, que la place d’Elbeuf n’a eu qu'a suivre ses traditions d’initiative pour conserver le premier rang dans la fabrication des draps. De quelque côté qu’on se tourne,
- en passant devant les étalages de la collectivité elbeuvienne, on admire une perfection de travail et une recherche savante de l’effet qui les rendent tous, grands ou petits, très intéressants. Cet'examen fait d’ailleurs concevoir comment les anciennes maisons, confinées dans des genres qui ont établi leur renom et leur prospérité, réunissent, par le choix des matières premières, par une main-d’œuvre de plus en plus soignée et irréprochable, parle cachet de leurs produits, à maintenir leur suprématie dans ces genres, à côté des puissantes maisons modernes outillées pour aborder tous les articles, et qui résument dans leurs colossales usines, tous les aspects de l’industrie drapière.
- On est séduit tout d’abord par l’étonnante variété de tons qui éclatent dans ces grands étalages ; par ce mélange de nuances dont la savante gradation, allant des coloris les plus tendres aux plus vifs, atteste le degré de perfection auquel atteignent aujourd’hui les pro-cécédés de teinture. On n’est pas moins séduit lorsqu’on passe en revue les spécialités : ici, des étoffes pour pantalon genre hautes nou veautés ; là, des coupes de robes et jaquettes pour dames, d’une finesse extrême ; plus loin, des nouveautés pour complets, où les croisés, les rayures et les diagonales sont également séduisants à l’œil ; des draps fins de toute beauté ; des cheviots, etc.
- Les draps unis, noirs ou en couleur, sont toujours le triomphe de l’industrie elbeuvienne; les étoffes pour costumes de cérémonie ; draps pour uniformes ; draps pour livrées, pour meubles ou pour voitures; le drap de billard ; autant de genres où sa supériorité est restée incontestée au milieu de la concurrence universelle. Quant aux nouveautés, où elle excelle de vieille date aussi, sa production prend des formes de plus en plus variées, de plus en plus réussies, grâce à une entente particulièrement habile de l’emploi combiné des fils peignés et des fils cardés; les premiers très fins, très réguliers, homogènes et lisses, par suite des étirages multiples et du peignage qu’ils ont subis ; les seconds non étirés et conservant leur propriété de se feutrer malgré le travail de la filature.
- Quelle jolie exposition encore que celle de la flanelle ! Quelle variété de travail dans ces tissus moelleux et souples aux toucher, nuancés à l’infini, écarlates, roses, gris, atc., façonnés avec des carreaux, des semis de pois, des rayures et autres petits sujets adaptés à la simplicité du genre. C’est là encore un exemple de la fécondité de la production elbeuvienne, et de son aptitude à suivre les besoins et les goûts du consommateur.
- La place de Louviers a dû suivre, elle aussi, le mouvement. A son antique et renommée production de draps unis et demi-fins pour costumes de soirée et de draps nouveautés de qualité courante, elle a été amenée par les circonstances à joindre les draps nouveautés fines et les flanelles unies et de fantaisie. Le peigné s’impose aujourd’hui partout; la vogue
- est à ses tissus, d’un grain plus fin et plus net qu’avec le cardé, et qui prennent à la teinture des nuances d'une incroyable fraîcheur. Il est vrai qu’en revanche la fabrication des tissus de laine peignée est plus difficile et exige une régularité absolue qu’on n’obtient guère qu’avec les métiers mécaniques, ce qui, pour le dire en passant, explique la disparition presque totale des métiers à la main dans la région. Il a fallu se plier à la mode, pour continuer à faire des affaires, en cherchant dans les nouveaux articles un succès qui est venu.
- L’exposition de flanelles de Louviers est très remarquable aussi. Le procédé qui consiste à mélanger le coton et la laine, en donnant un tissu insensible au lavage, c’est-à-dire irrétrécissable, a eu pour conséquence de développer considérablement la demande, à l’étranger surtout, et principalement dans la République argentine.
- La place de Lisieux se distingue, dans la section, par ses spécialités de tissu feutrés imprimés. Nous avons déjà vu que l’indienne se fait un jeu d’imiter, avec un trompe-l’œil parfait, certains effets du tissagé, rayures, écossais, etc. L’imitation des tissus de laine par l’impression sur feutre est arrivée aussi à une surprenante illusion. A moins d’être du métier, si l’on n’est prévenu, il est impossible de deviner, sauf par le toucher, qu’on est en présence d’une étoffe simplement feutrée tant le dessin et l’aspect sont ceux d’un tissu véritable. A notre époque où l’acheteur se soucie souvent moins de la qualité que de « l'œil » de la marchandise, ces articles d’un bon marché relatif ont, comme bien l’on pense, un grand écoulement.
- La filature de laine est largement représentée dans la classe 21 et fournit une section intéressante. Il y a deux catégories d’exposants. D’abord, ceux de la région d’Elbeuf et de Louviers, qui sont, en général, ce qu’on appelle des « façonniers », c’est-à-dire qui travaillent exclusivement pour les manufacturiers de la place, (exception faite, bien entendu, des grands établissements où la laine entre en suint pour n’en sortir que sous forme de tissu, et qui réunissent ainsi la filature et le tissage) Dans cette catégorie, figurent : MM. J.-A. Aunel et Cie ; Ed. Corne-ville, Désiré Chedville, Alexandre Ledos, Emile Prévost. A côté d’eux, sont les filateurs à la fois fabricants et marchands de fils, comme M. L. Bazin. M. Albert Prévost, M, Victor Dupont, ces deux derniers de la région du Nord.
- Nous apercevons là, très habilement disposés en éventails, en rosaces, en tableaux, en damiers, et formant tous les jeux de couleur, des fils peignés, des fils cardés ; des mélangés, coton et laine pour flanelles, soie et laine pour nouveautés: des retors; des jaspés, des fils de fantaisie de toutes sortes, mouchetés, flammés, etc. Nous voyons aussi des échantillons de matières premières, laines de France, traitées à divers degrés et montrant la série des opérations que subit la fibre
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- avant de former dès fils. Inutile de dire que toute cette produetion auxiliaire de la draperie est remarquablement soignée.
- L’effilochage, qui constitue une industrie importante, apporte aussi son contingent à cette section. A voir les damiers de laine exposés dans certaines vitrines, on jurerait de véritables matières premières, des produits d’une tonte récente Et pourtant, ce ne sont que des résidusde vieux draps et chiffons, qu’on a défibrés en les soumettant à l’action d’une carde spéciale, triturés et travaillés de telle sorte qu’ils font pour ainsi dire toison neuve.
- Il y a un demi-siècle environ, on abandonnait les effilochages aux tapissiers et aux selliers pour le garnissage des meubles et objets de harnachement. Les Anglais, gens pratiques par-dessus tout, ont eu l’idée de reprendre les fibres ayant déjà servi pour les rendre au tissage. Cette laine ainsi « retapée », mélangée avec de la laine neuve, passe à la filature et donne des fils qu’on a baptisés de ce nom significatif : renaissance. Les tissus qu’on en obtient, et qui sont naturellement, de qualité inférieure, ont reçu le même nom. C’est bon marché, on s’en doute, et les amateurs ne manquent pas.
- Ainsi donc, la concurrence se produit sous toutes les formes, pour l’industrie drapière. On juge par là en quel incessant éveil doivent être les manufacturiers. Il en résulte un stimulant qui a déjà amené bien des transformations dans le travail sur les places les plus anciennes elles mêmes et qui en suscitera sans doute encore bien d’autres. C’est la loi du progrès.
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- LEUPION DANS LE BLANCHIMENT
- M. L. Blackwell, chimiste industriel, a pris récemment un brevet pour l’emploi de l’eupion dans la préparation ou la fabrication des agents chimiques, et l’utilisation de ses dérivés. L’eupion est un liquide résulant de la distillation du goudron animal, des cornes et des os, découvert par Reichenbach. M. Blackwell met l’eupion à l’état sec en contact avec du sel commun, l’eupion absorbant environ le double en volume du chlorure séparé du sel commun.
- Voici un exemple de cette opération : Prendre environ 31 Ibs d’eupion et 100 Ibs de sel commun, et mélanger dans un récipient. Il se forme une solution d’eupion et de chlorure par l’absorption du dernier par le premier. Décanter cette solution en laissant le sodium au fond du vase, et séparer le chlorure de l’eupion dans la solution par la chaleur. Passer le chlorure sur de la chaux éteinte si on veut former une subtance de blanchiment, ou le préparer par les méthodes connues pour son utilisation dans les différentes formes de blanchiment.
- L'eupion ainsi libéré peut servir à de nouvelles opérations. Au lieu de décanter on peut
- mettre du gaz acide carbonique en contact avec la solution d’eupion, de chlorure et de sodium quand ils sont mélangés dans le même récipient ; le sodium se combinera avec l’acide carbonique pour faire du carbonate de sodium. Le sodium restant, sous forme de sodium pur ou de carbonate de sodium, si on a employé de l’acide carbonique, est traité ensuite par voie chimique pour servir à d’autres applications.
- L’eupion dissout le chlorure facilement à la température ordinaire, et le bromure encore bien plus rapidement. Quand la solution est chauffée ces corps se séparent sans altération. L’iodure se dissout dans l’eupion à froid et mieux à chaud, et se cristallise en partie quand la solution se refroidit. Le phos phore, le soufre et le sélicium ne se laissent pas dissoudre à froid, mais assez promptement à chaud. L’eupion peut s’unir directement aux éléments haloïdes, ceux-ci étant des composés binaires d’un métal uni à un élément négatif ou radical, et appliqué au-jourd hui principalement aux chlorures, aux bromures, aux iodures, et quelquefois aux fluorures et aux cyanures.
- LES INDUSTRIES TEXTILES EN TUNISIE
- Pays essentiellement agricole, la Tunisie compte cependant quelques industries, naguère encore florissantes, dont il y aurait lieu d’empêcher la ruine tout en favorisant l’installation de nouvelles industries européennes. Laissant de côté la grande industrie agricole du pays, l’huilerie, nous étudierons successivement les principales industries exercées par les indigènes en nous attachant surtoutà celles dont les produits étaient et sont encore appréciés dans tout le monde musulman.
- Au premier rang figurent les industries textiles et connexes ; fabrication des chéchias, des tapis de Kairouan, des couvertures du Djerid et de Djerba, des tissus de toutes sortes, de laine, de soie, de coton et de substances mélangées ; teinturerie et préparation des fils.
- Fabrication des chéchias
- Le « fez » et la « chéchia » constituent la coiffure nationale de la plupart des pays qui sont ou ont été sous la domination musulmane.
- Le musulman attache même à cette coiffure un caractère quasi-religieux, et tel qui s’habille à la dernière mode parisienne ne consentira jamais à porter le chapeau « la bernita ». Les chiétiens d’Orient et les israë-lites portent aussi cette coiffure, bien que ces derniers, surtout dans les pays barbaresques, tendent de plus en plus à 1 abandonner pour le chapesu.
- Sans entrer dans l’appréciation des qualités respectives du fez et de la chéchia, non plus que dans la description détaillée des différentes formes ou « kalebs » que ces coiffures peuvent affectuer, suivant le pays, l’époque (les fez et les chéchias ne sont pas à l’abri de la « mode ») et même suivant la situation sociale des individus, j’établirai simplement une distinction entre le « fez » des turcs, tronc de cône rouge-brun, plus ou moins foncé, sur
- monté d’un gland de soie noire, plus ou moins long, et la « chéchia », calotte sphérique reposant sur un cylindre plus ou moins haut, d’une teinte rouge, plus ou moins vifs, surmontée d’un gland ou « coubbita » très long, de soie bleu foncé.
- On a fabriqué autrefois le fez en Tunisie, mais cette fabrication est complètement abandonnée aujourd’hui.
- La « chéchia » de Tunis est un tricot fait à la main de très belle laine d’Australie, cardée et filée sur place ou importée toute préparée.
- Le tricot enduit d’huile d’olive est passé au foulon, puis teint au kermès, dans l’eau de Zaghouan, si justement rerommée pour la teinture.
- Les fabricants appelés « chouachis » sont réunis en corporation d’un « annin » ou expert, assisté d’un conseil de dix membres élus par la corporation, sous réserve de l’approbation de l’élection par l’autorité compétente.
- L’exportation, autrefois si considérable des chéchias, est tombée en ces dernières années à une valeur moyenne de 309,000 à 400,000 fr. par an pour le port de Tun>s; l’exportation par les autres points de la Régence est à peu près nulle (1.447 fr. en 1891). Ces exportations sont principalement à destination de l’Algérie, de Malte, de la Grèce, de la Turquie, de l’Egygte, de Tripoli.
- Nous allons établir le compte de fabrication d’une douzaine chéchias (la chéchia se vend à la douzaine).
- 1° Laine : suivant la grandeur de la forme et l’épaisseur du bonnet, il en faut de 1 kil. 500 à 3 kil 500 (3 à 7 livres « attari » de 504 grammes), à480à 510 fr. les 50 kil. (le quintal de 10 ) livres « attari i ;
- 2° Kermès : 750 grammes environ (1 livre « attari » et demie) à 8 fr. 50 (12 fr. la livre attari de 504 grammes) ;
- 3° Noix de galle, tarte, alun, en tout 0 fr. 90 à 1 fr. ;
- 4° Cardes : 6 à 9 fr. la paire, la paire servant cinq fois, soit 1 fr. 20 à 1 fr. 80 ;
- 5° Soie : 315 grammes (10 onces de 31 gram -mes et demi ; une livre attari = 16 onces) à 30 fr. la livre attari ;
- 6° Papier (pour le séchage, le paquetage, etc.) : environ 0 fr. 60.
- Les matières premières ci-dessus, importées du dehors, acquittent un droit de douane de 8 % ad valorem.
- Passons à la main-d’œuvre :
- 7° Huile d’olive pour le trempage de la laine, (20 litres environ d’huile pour 20 kil. de laine) (On compte un métar d’huile pour 40 livres ; le métar équivaut à 20 litres environ ou 36 livres attari. On compte aussi quelquefois 2 livres et demie d’huile pour 6 de laine), et apprêtage des cardes que l’on consolide avec du cuir : environ 3 fr. ;
- 8° Salaire du cardeur : 3 fr. ;
- 9° Filage : 1 fr, 20 ;
- •10° Tricotage (fait généralement par les femmes) : environ 1 fr. 20 à 1 fr. 80.
- 11° Transfort au foulon : 1 fr. 50.
- Il existe deux moulins à foulon ou « Batan » sur la Medjerda, l’un à Tebourba, l’autre à Djedeïda ; ils appartiennent au Gouvernement. qui a le monopole du foulonnage et per çoit de ce chef o fr. 45 (3/4 de piastre) par livre de laine, ou plutôt de laine mélangé ‘ d’huile, soit :
- 12° Droit de « Batan » ou de foulon : 0 fr. 45 par livre de laine ;
- 13° Le travail de la chéchia non teinte fait par un « premier ouvrier » ou « maître ouvrier » appelé « galfa », travail qui consiste à passer nombre de fois la chéchia au chardon, à recoudre aux endroits qui auraient été déchirés par le foulonnage, etc. : 9 fr. ;
- 14° Teinture de la chéchia : environ 1 fr 80
- Les chouachis étaient jadis obligés, pac les règles de la corporation, de faire teindre leurs bonnets à Zaghouan, village éloigné de Tunis de près de 70 kilomètres, ce qui en traînait des frais de transport assez considérables ; un courrier allait et venait constam-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- C.. 29
- mententre lesdeuxlocalités, emportantlesché-chias blanches et les rapportant teintes. La raison de cette règle fut jadisla supériorité des eaux de Zaghouan pour la teinture. Un atelier de teinture a été installé, le 22 février 1891, aux frais de la corporation, à Tunis même, qui n’est d'ailleurs alimenté que par les eaux de Zaghouan :
- 15° Travail de la chéchia teinte, travail analogue à celui de la chéchia non teinte et mise en forme : 2 fr. 40 ;
- 16° Valeur de la « bourre », laine teinte qui sert à remplir les interstices du tricot encore visibles ; 0 fr. 90.
- Autrefois, enfin, les chéchias exportées payaient un droit de sortie de 3 % ad valorem. Ce droit a été supprimé par decret bey-lical du 11 août 1884.
- La principale cause de décadence de l’industrie des chéchias tient à la nature même des choses, aux progrès industriels réalisés en Europe, à la concurrence étrangère, et notamment à celle de l’Autriche. (Une maison française importerait depuis peu, paraît-il, des chéchias en Tunisie).
- Malgré son bon marché excessif, la chéchia autrichienne a été d’un écoulement difficile en Tunisie, tant que les formes et les teintes spéciales au pays n’ont pas été imitées exactement ; mais aujourd'hui rien dans 1 aspect ne différencie les deux produits concurrents, si ce n’est la marque ou a nichan » du fabricant tunisien.
- Un décret du 15 Djoumadi-el-Aouel 1301 (12 mars 1884) alors qu’il n’existait pas encore en Tunisie de législation spéciale sur la propriété industrielle, a édicté des mesures rigoureuses en vue de la répression de la contrefaçon des marques des fabricants tunisiens :
- lo Toute chéchia importée sur laquelle est appliquée le nichan (c’est généralement le nom du fabricant brodé au fil blanc dans le fond du bonnet) d’un fabricant tunisien est réputée contrefaite et l’auteur de la fraude doit être poursuivi ;
- 2o Les chéchias étrangères portant un nichan tunisien doivent être saisies à la douane ;
- 3° Les marchands qui donnent frauduleusement le nom de chéchia tunisienne aux produits de l’industrie étrangère doivent être poursuivis comme contrefacteurs ;
- 4° Les chouachis ne peuvent se servir d’aucune marque qu’autant qu’ils en ont reçu l’au -torisation de S. A le Bey. Cette marque doit être déposée chez l’amin et n’est appliquée que sur les chéchias tunisiennes.
- Le consommateur indigène reconnaît que la chéchia d’Autriche est plus légère que la chéchia tunisienne, mais qu’elle est aussi moins solide comme tissu et comme teinte. Néanmoins, grâce à leur bas prix, les bonnets étrangers sont de plus en plus demandés , vendue au détail, la chéchia autrichienne coûte quelquefois moins cher que la quantité de laine nécessaire à la fabrication d’un bonnet tunisien. On trouve couramment, à Tunis, des chéchias d’Autriche de bonne qualité, de 2 fr. 40 à 2 fr. 80, alors qu’une bonne chéchia tunisienne peut valoir dans les 8 fr.
- Fabrication des tapis de Kairouan
- La fabrication des tapis tunisiens, universellement connus pour la beauté de leur dessin, la solidité de leur tissu, l’harmonie et l’inaltérabilité de leur teinte constitue pour Kairouan, la « Ville sainte », une industrie considérable bien qu’exclusivement domestique. Ce sont les femmes, en effet, qui, dans chaque famille, riche ou pauvre, lavent et filent la laine achetée en toison et tissent le tapis.
- La teinture des fils, néanmoins, est laissée aux soins de professionnels ayant atelier ouvert, bien que quelques familles, mais en très petit nombre, teignent elles-mêmes leurs fils.
- La tapisserie est pour les femmes de Kairouan ce que le tricotage des chéchias était jadis pour les femmes de Tunis et de la banlieue, l’occupation favorite.
- Les laines employées au tissage des tapis
- proviennent de la région ou des Hammama, ou encore des Fraichiches, et quelquefois même d’Algérie ; elles se vendent à la toison ; le poids moyen de la toison du pays est de 1 kil. 500 ; sa valeur, très variable suivant la qualité et la saison, oscille entre 0 fr. 90 et 1 fr. 30.
- La plus grande partie des laines apportées au marché de Kairouan est achetée par l’industrie locale.
- Quelques familles achètent la laine toute filée — quelquefois de provenance étrangère — au prix de 3 fr. 50 à 4 fr. le kil. sur bobine. Pour la trame des tapis, on demande une laine filée de qualité supérieure vendue jusqu’à 5 fr. le kil.
- Quelques familles encore achètent la laine lavée et la filent, mais le plus grand nombre lave et file la laine achetée brute.
- Sur le marché de Kairouan, la vente des laines filées ne représente guère plus de 6 % des ventes totales de laine.
- Les laines, une fois teintes, sont livrées au tisserand, une femme le plus souvent, qui n’a pour tout outillage que lemetier antique et un peigne en fer.
- Le métier vertical de Kairouan, analogue dans ses parties essentielles à celui qui est encore en usage aux Gobelins, se compose de deux cylindres de bois horizontaux, les « en-souples » du métier des Gobelins, superposés à une distance de 1 m. 50 l'un de l’autre et maintenus par deux montants. La chaîne est tendue sur ces deux cylindres, la trame est passée entre les fils de chaîne sans le secours de la navette; le peigne en fer, promené sur toute la largeur du lé, permet de serrer cette trame.
- Comme aux Gobelins, l'ouvrière travaille derrière la chaîne, sans voir son ouvrage par conséquent. Le haute-lissier des Gobelins a son modèle derrière lui, il peut le consulter en se retournant ; il a de plus, tracés sur sa chaîne, des points de repère. Le haute-lissier tunisien n a pas de modèle, pas de repère sur sa chaîne, « il a le dessin dans l’œil et dans
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES Pendant les huit premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS Quantités livrées à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 1805 1894 1896 1895 4 8941
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 24.635.600 15.693.000 9 196 300 Bois de teinture en bûches kil. 1.923.800 4.383.600 3 360 100
- Brésil... 124.700 965.400 4H.100 — moulus 36? 800 19 EOo
- Haïti 21.802.300 10.399.700 23 335.800 Garance en racine, moulue ou en paille 33 R00 vio . DUU CA 900 406.700
- Guatemala 8.783.700 3.517.000 4 436.000 Curcuma en racine 13 300 DO . AUU Q 1 DGA v4 •{00
- Autres pays 47.039.900 45 285.700 34.047.500 — en poudre 5 000 0. . vUU A AAA 05 000
- Q lier citron D . UUU 5.600
- Totaux ... 102 385 400 75.860.800 71.426.600 Lichens tinctoriaux 18 100 53.300 1 d AAA 62.100 1 r AAA
- JD.UUU
- 10+A‘-+111o 10111g -..2.2..... 90.300 41 600 74.300 Sumac, fustet et épine-vinette : 39.733.400 39-1 79.100
- 01 ULC UUILUE. *9--: °• ?.12Ck3223ya 16036(ina moulio Q)1 en ....... 167.200 338.600 342.400 Ecorces, feuilles et brindilles * < 193 700 • 1 AA
- Uo.CHOU Cll lOUA-U9 -as——.—.P*.* 311.900 278.200 305.000 Moulus 301.600 O -9 9.4 7 À A A 13.oUO 1 9 1 CAA
- en poudre • 2.800 4.700 7 300 Noix de galle et avelanèdes entières concassées 101.000
- O1oro‘fron ...... ...... .... 711.900 735.400 1 000.500 ou moulues 79.000 24 4 xnn AA 900
- Uc-SAV.Olese”*.•9* *91*222° *, Lichens tinctoriaux • • •• 90.400 122.700 228.200 Libidibi et autres gousses tinctoriales 121.700 30 RA A Dv . ~UU A y 4 Q AA
- 5.172.300 6.133.200 Safran 13 600 1 r AAA 44 4. U0
- N’COrCCs dl udIlp 19-- C1. A1c+o+ ot Api n0. vinette : Autres teintures et tanins 144.400 151 900 I5.000 1 A 9 9 AA
- MuIHOU, IUlUCU U ‘-a 5.655.000 6.674.700 5.914.000 Cochenille 147 300 126 905 105.600 jQoQn
- J’COlCC, ICU-I-UD U P-A*AA.‘" Moulus * 2.483.400 2.271 500 2.468.200 Kermès animal 500 • 800 10% . 100
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées Indigo 192.500 269 nnn
- (17 m01ll1ag.e ••••*•••• 2.407.800 3.678.400 2.285.800 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de 4000.500
- U --Ul1.P •93°‘d*.9*9° :1:]31: \ 21+-c —oggac +inotorjolag.... 96 000 1.162.000 661.000 bleu 56.900 Ar Q AA
- LlOl0101 CU et U11 Go SDUPDSP V-ry.y*-P• A V . DUU 57.400
- 27.200 20.800 16.978 Cachou en masse 187.000 227 300 0o 7AA
- Molld.• • • *.2 Autres teintures et tanins. ...••• 146.400 216.500 326.100 Rocou préparé 100.200 7A 4 AA 0 9. 4 U u
- 160.270 220.940 173.30 Orsei le préparée, humide en pâte 50.500 58 800 141.DUU 4 : AAA
- Anmac omimol 3" *.... 950 1.060 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 23.400 23.700 i . UUU no £00
- >1 11.13 ctiimicti. ••*99•*s9.*210. Indigo *** *•••• 1.523.920 1.189 190 978.610 Extraits de bois de teinture et d autres espèces : 60•O Ul)
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de Garancine. 29.300 32.700 61.100
- bleu 660 — 40
- Cachou en masse. **** 4.280.790 1.627.010 2.470.030 Autres : Allemagne 3.155.400 3 518 000 o 0rr 000
- 148.860 150.940 159.480 — Belgique .... 1.868.300 2 082 200 9 . U•D . v UU 9 171 9AA
- Rocou préparé ...•••••••••’ •••• Orseille préparée, humide en pâte 9.790 8 000 10.060 — Angleterre. '. 1.224.600 1.420.000 <•14 -•~U0 1.358 200
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 390 200 110 — Etats-Unis 433.200 510.700 279.200
- — Autres pays 3.540.400 3.905 600 3.276.400
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : —— -—
- Garancine.-***** ***• 310 530 45.650 Totaux 10.221.900 11 438 500 1 A 1 4 A 000
- Auti es . • • • 71.110 56.690 54.600
- Teintures dérivées du goudron de houille ; Teintures dérivées du goudron ds houille :
- Alizarine artificielle 36.000 rO 1 AA
- Acide picrique •**** Ali-o»‘no op+ifniolla 128.620 143.170 112.320 Acide picrique 75 100 12 400 0° . L UU 100
- Autres « 629.880 558.850 522.680 Autres 386.100 990 RAA 909 000
- Outremer •• 111.100 138.450 187.750 Outremer 403.500 990 AAA • O. • • UU 000 7AA
- Bleu de Prusse. -**-* 32 100 27.460 17.960 Bleu de Prusse 15.100 13 600 dOU * / UU 1 A 200
- Carmins communs... .......... 1.460 450 360 Carmins communs 5.800 12 AAA 1U.OUV 11 000
- 90 50 50 — fins 8 900 5 500 2 1 AA
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- la main. » Ce dessin est éternel et unique dans chaque famille.
- En consultant l’ouvrage de M. Gerspach ( Tapisseries coptes, A. Quantin, Paris), on est étonné de retrouver dans les tissus modernes de Kairouan des motifs analogues aux modèles des tapisseries coptes des premiers siècles.
- Les dessins de Kairouan sont sobres, nets et harmonieux, mais irréguliers; les angles surtout, lorsque deux lignes de motifs forment encadrement, sont généralement manqués. Cette imperfection tient à l’absence de repères sur la chaîne.
- Au point de vue du point, on distingue la « zerbia », tapis ordinaire tout laine, à laine « près-rosée » ; le « mergoum » ou tapis brodé, à points serrés par un fort fil de coton blanc, ou points « unis » ; le « ktifa » (le ktifa n’est pas une spécialité de Kairouan, il est fabriqué non seulement dans cette ville, mais encore et surtout dans le Sahel, l'Arad, etc.), ou tapis à longue laine, quelque chose comme les tapis veloutés français dits « de la savonnerie », dans lesquels la laine nouée sur chaque fil de chaîne forme des boucles que l’on tond ensuite avec les ciseaux.
- On fabrique encore à Kairouan une sorte de grand tapis pour tenture appelé « klim ».
- Les dimensions des tapis sont variables, suivant l’usage spécial auquel ils sont destinés : tapis de prière, tapis de selle, etc.; en général, pour l’usage des Européens, ces tapis sont trop longs par rapport à leur largeur. Sur commande, on obtient les dimensions que l’on désire.
- Il entre envion 3 kil. 500 de laine filée et teinte par mètre carré dans une « zerbia » ; 2 kil. de laine et demi-kil. de coton par mètre carré dans le « mergoum ; 2 kil. par mètre carré de laine de qualité inférieure dans le « klim ». Le travail est d’une extrême lenteur ; il faut quelquefois cinq jours pour employer 1 kil. de laine filée ; il faut quinze jours pour faire le plus petit tapis, trois et quatre mois pour faire un grand « klim ».
- Aux Gobelins, un haute-lissier produit en moyenne 28 centimètres carrés par jour, soit 85/100 environ de mètre carré par an ; mais il s’agit alors de la composition de sujets compliqués ou de reproductions de tableaux qu’on ne saurait comparer avec les dessins rudimentaires des tapis de Kairouan.
- La valeur moyenne du mètre carré est pour le « zerbia », de 13 fr. ; pour le « mergoum », de 15 fr. ; de 6 à 8 fr. pour le « klim ».
- Le mergoum ou tapis « brodé », bien que laine et coton, a plus de valeur que la zerbia, à cause de la difficulté de la main-d’œuvre.
- Il n’y a pas de main-d’œuvre à payer pour le tissage, qui est fait par les femmes de la ville, mais on peut évaluer que le tiers du prix de vente constitue la rémunération du travail.
- On compte environ 400 familles se livrant au tissage des tapis à Kairouan ; il faut compter, en somme, de 1,000 à 1,500 métiers produisant au minimum 1 mètre par mois au prix moyen de 15 fr. le mètre, soit une production moyenne de 225,000 fr.
- Si les prix de vente ont beaucoup baissé, en revanche la production a presque triplé depuis l’occupation, par suite des demandes de l’Europe; elle aurait atteint, ces deux dernières années, le chiffre de 250,000 à 270,000 fr.
- Il ne se fait nulle part en Tunisie des tapis semblables à ceux de Kairouan (zerbia, mer goum). Deux ou trois familles de Kairouan, cependant, se sont installées à Sousse, où elles essaient d’établir cette industrie.
- INFORMATIONS
- Un violent incendie a détruit une partie de l’usine dite de Rollepot, que possède à Fré-vent le Comptoir Parisien de l’industire li-nire.
- Les pertes en bâtiments, métiers à tisser, marchandises, sont d’au moins 250,000 fr.
- Il y a assurance.
- LA DRAPERIE PEIGNÉE
- dans les adjudications publiques
- M. le Préfet du Nord a transmis à MM. les présidents des chambres de commerce de Cambrai et ‘Avesnes l’avis suivant :
- « Dans sa séance du 17 avril dernier, le Conseil général du Nord a émis, sur la proposition de M. Eugène Motte, un vœu tendant à l’admission de la draperie peigné dans les adjudications des diverses administrations.
- « J’ai l’honneur de vous informer qu’en ce qui concerne le département de la guerre, M. le Ministre est disposé à examiner avec intérêt les propositions que les fabricants de draps peignés croiraient devoir lui adresser en vue de l’emploi des draps de cette nature dans l habillement des troupes, sous la réserve, toutefois, que les types présentés seraient conformes à tous égards, — sauf les différences résultant de leur fabrication spé-ciale, — aux draps en usag. dans l’armée.
- « Les intéressés auraient à indiquer à M. le Ministre, à l’appui de leurs propositions, le prix de revient des draps de chaque catégorie, ainsi que la provenance des laines employées à leur fabrication. »
- -a----x-oa--u---onsooSxanretreameussrresea
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Prime exceptionnelle pour les accidents de chasse
- Depuis quelques années, l’exercice de la chasse a pris de telles proportions, que les accidents nombreux de toute nature qui résultent de ce sport, ont amené notre service d’assurances à étudier un moyen d’atténuer les suites, toujours fâcheuses, de ce genre de risque, et cela, en faisant garantir, par une assurance, moyennant une faible cotisation annuelle, tous les risques d’accidents de la chasse qui pourraient arriver et garantir aussi la responsabilité civile de l’assuré pour les accidents qu’il pourrait causer à autrui.
- La direction du journal est heureuse d’informer ses lecteurs qu’elle a atteint ce but et que tous ses abonnés et lecteurs titulaires d’un permis de chasse qui adresseront un mandat-poste de vingt francs à M. le directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, recevront une police d’assurance qui les garantira pour une année des accidents individuels pouvant les atteindre durant l’exercice de la chasse, savoir :
- 1° En cas de mort. Un capital de dix mille francs payable aux héritiers de l’assuré ou aux bénéficiaires désignés dans la police;
- 2° En cas d’infirmité totale (perte complète des deux yeux ou de l’usage de deux membres), l’assuré recevra une somme de dix mille francs ;
- 3° En cas d’infirmité partielle (perte d’un œil, de l’usage d’un bras ou d’une jambe, d'une main ou d’un pied), il recevra une somme de trois mille francs.
- En outre, la responsabilité encourue par
- l’assuré en raison des accidents qu’il aurait causé à des tiers avec des armes à feu pendant la chasse, soit par maladresse ou imprudence, est encore garantie par l’assurance jusqu’à concurrence de 5,000 francs, vis-à-vis des tiers en général et de 3,000 francs à l’égard des rabatteurs, gardes, porte carniers ou autres auxiliaires à gages ou serviteurs quelconques.
- Chaque assuré, en adressant son mandat-poste de 20 francs, devra nous donner très lisiblement ses nom, prénom, âge, profession et domicile ou une copie de son permis de chasse.
- Le nombre des polices d’assurances accidents de chasse qui nous a été concédé à ce prix exceptionnellement bas, nous ayant été limité, nous engageons vivement nos abonnés et lecteurs à profiter de la prime qui leur est offert et de nous envoyer leur adhésion sans aucun retard.
- Rappelons que notre service des assurances se charge gratuitement de la modification et de la rectification des polices de toute nature. Toutes les lettres doivent être adressées à M. le Directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot.
- ----------—-— ------ ---ieepoms I -- - -
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- 1 Le concierge chargé de la surveillance d’une usine doit-il signaler la sortie par un tiers, d’outils ou marchandises, quand celui qui en est porteur les prend sans le déclarer?
- 2- Alors même que ces outils ou marchandises seraient la propriété de celui qui les prend sans avertissement, le concierge est-il tenu d’en avertir le chef de la maison ?
- 3* Si dans ces divers cas, le concierge appelle l’attention dumaîtresur ces’enlvements, coupables ou non, peut-il encourir le reproche d’avoir diffamé celui qui en est l’auteur et s’exposer à une action en dommages-intérêts de la part de ce dernier?
- R. — 1 et 2* Le concierge préposé à la surveillance, est tenu de signaler au maître toutes les observations qu’il a pu faire sur la conduite des ouvriers et notamment surl’en-lèvement d’outils ou marchandises quels qu’ils soient ;
- 3 il n’a pas à craindre une action en diffamation, celle-ci exigeant des conditions de publicité qui ne peuvent exister que si le concierge révèle au maître les faits signalés, en présence de témoins et dans un lieu public.’
- QUAND UNE CAUTION PEUT PATER
- Les Tribunaux décident en général que la caution a toujours le droit de payer au terme fixé par l’obligation, malgré la prorogation du terme consentie par le créancier au débiteur. D’autre part, si le créancier qui a prorogé le terme ne peut poursuivre le débiteur la
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- caution peut néanmoins le poursuivre comme subrogé aux droits du créancier.
- Cette opinion est-elle juridique ?
- Oui, elle fait une très exacte application de l’art. 2039 Civ. La caution ne peut-être en effet contrainte de subir contre son gré des changements de modifications aux conventions primitivement acceptées.
- Le droit acquis pour la caution de compter sur les termes précis de l’obligation primitive a surtout de l’importance en ce qui concerne l’échéance de la dette. La négligence ou l’inaction du créancier ne saurait avoir pour effet de lui faire supporter les risques de l’insolvabilité du débiteur qui peuvent résulter d’un retard dans l’exécution de l’engagement
- C’est donc avec raison que les Tribunaux décident que le créancier et le débiteur ne peuvent s’entendre à la caution, ajouter aux obligations de celles-ci ou compromettre son recours. Si le créancier juge à propos d’accorder au débiteur une prorogation de terme,la caution prourra donc en vertu del'ar-ticle 2039. C. poursuivre le débiteur pour le forcer au paiement.
- Il en sera de même dans le cas où la pro-progation du terme, au lieu de résulter d’une clause expresse, résulterait d’une simple abstention de poursuites de la part du créancier. C’est un point sur lequel on a longtemps discuté l’inaction du créancier ayant été d’abord considérée comme une faute de nature à compromettre l’efficacité de la subrogation, et par suite devant entraîner la libération de la caution, aux termes de l'art. 2037 Civ.
- Mais la jurisprudence a décidé que cette inaction du créancier, quelque longue qu'elle fût, ne constituait pas autre chose qu’une simple prorogation de terme, autorisée par l’art. 2039 civ. Dans cette hypothèse la caution pourra donc, si elle le juge nécessaire à ses intérêts agir immédiatement contre le débiteur (Cass. 8 mai.1868 ; C. Nancy 13 avril 1867.)
- LES MODÈLES DE FABRIQUE
- La loi de 1806 qui protège les modèles destinés à l’industrie s’applique-t-elle à toutes les créations mêmes les plus simples, de l’art ou du goût? Faut-il, pour acquérir la propriété d’un objet de ce genre, lui avoir donné un incontestable cachet de nouveauté ?
- Ces questions se sont souvent posées, mais elles ne doivent plus se poser actuellement, en présence de la jurisprudence de la Cour de cassation qui va très loin dans le sens de la protection légale.
- Cependant, un objet quelconque n’est pas un modèle de fabrique au gré de son inventeur ou constructeur.
- Ainsi, il n’est pas douteux qu’un modèle industriel, pour être admis à bénéficier des prérogatives instituées par la loi de 1806, doit réaliser certaines conditions. Il faut tout d’abord que la forme prise en elle-même, sans se recommander par une pureté ou une élégance de lignes qui en feraient une œuvre d’art proprement dite et la placeraient sous
- le régime delà loi de 1793, présente du moins un caractère original, qui lui confère une valeur propre et absolument indépendante de celle qu’il emprunte à son utilité matérielle.
- Tel est le principe un peu philosophique, si l’on veut, mais cependant facile à dégager et à justifier. Dès lors qu’il y a originalité, il y a création, et dès lors qu’il y a création, il y a application de la loi de 1806.
- On a objecté qu’il fallait un dessin pour constituer un modèle et qu’un simple changement de formes ne constituait pas l’originalité. S’il en était autrement, a-t-on dit, tout objet qui présenterait un caractère particulier, en dehors de toute idée de dessin, deviendrait un modèle de fabrique ; il n’y aurait pas un article de Paris qui n’aurait ce caractère.
- On décidait donc que le titre de modèle ne pouvait être revendiqué que pour des objets qui, à raison de leur destination ou de leur valeur présentent une importance notable. C’était là une erreur certaine. La jurisprudence décide que les produits les plus humbles, les plus futiles de l’industrie peuvent être monopolisés par l’inventeur. « Attendu, dit la Cour de Cassation, que la nature usuelle d’un produit, non plus que la simplicité du dessin et l’absence même d’ornementation, ne sauraient suffire pour le mettre en dehors de la protection légale, lorsqu’il est constant : 1° que ce produit porte en lui un caractère propre et spécial qui permette d’en apprécier l’origine et d’en reconnaître l’individualité, que son auteur a entendu s’en réserver la propriété et qu’il a fait dans ce but, en conformité des indications de la loi, tout ce que lui permettait la nature des choses; 2° quand la servilité de l’imitation démontre que le reproducteur n'a fait autre chose que s’emparer des résultats du travail d’autrui. »
- La controverse paraît donc close et l’on peut affirmer que, tout objet d’un usage industriel, constitue un modèle dès lors qu’il a une originalité appréciable. Nous laissons de côté la question d’utilité qui ne se pose pas.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Une Compagnie de chemin de fer a-t-elle le droit de refuser le transport d’une marchandise quelconque lorsqu’on demande l’application du tarif général : si elle accepte d’effectuer le transport, est- elle tenue de faire les manutentions de chargement ?
- R. La Compagnie peut refuser une marchandise offerte à l’expédition avec application du tarif général, si elle juge que l’emballage est insuffisant ; mais elle est obligée de faire les manutentions de chargement et de déchargement.
- --------, ii en: n i» ----------—
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- HOMOLOGATIONS DE CONCORDATS
- Paris. — John (Pierre-Louis-Armand), teinturerie, 42, rue des Abbesses. — Jug. du 12 sept. — 100 0/0 payables : 10 0/0 dans les 3 mois de l’homologation et 90 0/0 en 4 ans
- par 8me, 1er paiement 6 mois après le versement des 10 0/0.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en nom collectif E. DEKEUWER et P. Gentil, fabr. de toiles, 14, rue Bayart, à Armentières. — Durée : 15 ans, du 1er juil. — Cap. : 200.000 fr. — Acte du 4 sept.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er juil., de la Société Blanchon et Chatanay, cylindrage des étoffes, 6, pl. des Pénitents-de-la-Croix, à Lyon. — L. : M. Blanchon. — Acte du 1er sept.
- Dissolution, à partir du 30 juin., de la Société E. DEKEUWER et Cie, fabr. de toiles, 14, rue Bayart, à Armentières. — L. : M. De keuwer. — Acte du 25 juil.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme veuve Béglet a vendu un fonds de teinturerie, 52, rue Polonceau.
- Mme veuve Viard a vendu un fonds de teinturerie, 44, rue de Moscou.
- Mme veuve Bruyère a vendu un fonds de matériel de teinturerie, 2 bis, rue Equerre.
- Mlle Givaudin a vendu à Mme veuve Sylvestre un fonds de teinturerie, 59, rue des Bourguignons, à Colombes.
- Mlle Tourillon a vendu un fonds de teinturerie, 34 rue St-Sébastien.
- Mme Lardeux a vendu à M. Royer un fonds de teinturerie, 164, rue Bagnolet.
- M. Babillon—Marchai a vendu à M. Fleury les fonds de teinturerie, 23, fg Saint-Honoré, 31, rue Saint-Augustin; 2, rue Geoffroy-Marie; 50, rue N.-D —de Nazareth; 51, rue Turbigo ; 1, boulevard Sébastopol; 32, boulevard Beaumarchais; 8, avenue Friedland; et 12, rue du Marché, à Neuilly.
- Mme veuve Schneider a vendu un fonds de teinturerie, 99, rue de Provence.
- . M. Petitjean a vendu un fonds de teinturerie, 26, rue de Douai.
- M. Hubert a vendu un fonds de teinturerie, 8, rue Pétion.
- Mlle Jallot a vendu un fonds de teinturerie, 64, rue Condorcet.
- EN VENTE
- à la Librairie de la Société anonyme de Publications industrielles et d'Imprimerie administrative, 20, rue Turgot, Paris.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES Méthodes d essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
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- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. ~ Officier d’Académ'e. - Lauréat de la Société oes Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. - Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
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- Dictionnaire de chimie industrielle
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux industriels et aux agriculteurs.
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- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Echantillonnage ; matériel et manipulation de 1 la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec ! 55 fig., 4 fr. 50.
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- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de toute nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la France. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
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- DROGUERIES ET TEINTURES
- (Place au HAVRE, 20 Septembre)
- Bois.— Il est arrivé 2 gr. campêche, 1 gr. bois rouge de la Martinique, 2 gr. campêche de la Trinitad, I gr.dito de Old Harbourg, 2 gr-. dito de Belise, 1 gr. bois et racines campêche d’Antigua, 2 gr racines dito de Fort-Liberté, 1 gr. racines et tronçons dito de Monte-Christi.
- On cote :
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne,
- — Ire qualité................. 15 .. à 16 ..
- — 2c qualité................. 12 .. 13 ..
- — 3e qualité.................. 9 50 10 .. _— Sisal, Yucatan......................... 9 .. 9 75
- Honduras................................. 9 60 10 ..
- Tabasco................................ 8 .. 8 25
- Haïti Cap......................>,.... 6 55 7 ..
- » ........................................ 6 .. 6 25
- » St-Marc ................................. 780 825
- » Fort-Liberté............................ 6 60 6 75
- P.-de-Paix............................... 8 .. 8 25
- Miragoane................................ 6 50 . ..
- Saint-Domingo............................ 6 75 7 . .
- Martinique et Guadeloupe............... 6 ..
- Jamaïque. ............................. 6 30
- Jaune Cuba et St-Yago ............... 6 50 » Manzanillo.................... 6 50 t Tuspan......................... 6 .. • 5 .. » Campêche....................... 5 .. • Carmen......................... 5 .. » Tampico........................ 5 .. * Porto-Plata.................... 4 50 » Haïti...................................................... 5 25 • Jamaïque....................... 5 25 • Barcel et P..................Cab ............... 6 50 • Rio Hacha..................... 4 .. • Carth. et Savan................ 3 75 » Maracaïbo ..................... 4 .. « Fustet.....................100 k....................13 .. • Tatajuba....................50 k. 4 .. » Bahia.......................... 4 .. » .............................. 5...........................75 « Amapala...................50 kil...................5 75 Rouge Brésil........................Bahia...................... 6 .. » Calliatour...........................................100..................k.................15 .. » Lima......................50 kil......................9 50 » Ste-Marthe.................... 11 .. » .............................. 6 .. » Sandal............................................................................. 100.....................k.....................6 .. » Sapan......................... 50.......................k.......................8 .. » Quebracho........................... ................1009 k. 66 .
- » Pernamb................50 k. 12 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50 k.............. M ..
- — encaisse — ....,...................................................................................................................... 37 50
- Jaune ou gamb. pressé................ 23
- 6 40
- 7 ..
- 6 50 5 50 5 25
- 5 50 4 75
- 5 50
- 4 " .5 .. 14 ..
- 4 50 6 ..
- 6 ..
- 8 ..
- 17 ..
- 11 ..
- 12 ..
- 7 ..
- 8 ..
- 10 ..
- 70 ..
- 14 ..
- 45
- 24
- Cochenille
- On cote : Ténériffe ..................
- Ténériffe grise..........................
- 1/2 kil.
- 1 60 2 ..
- î 50 1 80
- Curcuma
- Bengale................50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond.................. M.........
- Dividivi On cote les 50 kil 9 .. 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1(2 k. » fin viol, et pourpre.... » beau viol. et dito...... » bon violet ............. • moyen violet............ » bon violet rouge........ » bon moy. v. roug........ » fin rouge .............. » bon dito................ » bon à fin cuiv.......... » cuiv. ord. et bas................
- Java............................
- Kurpah.. ....................................................
- Madras ............................
- Manille............................ Caraque ........................... Guatemala flor.....................
- » sobre ...................... . bon à fin cor............... » cor. ord. à bas.............
- N -Gren fin et surfin........1/2 k
- » bon à beau.........................
- » ord. et moyen................
- 8 75 9 ..
- 8 25 8 50
- 7 75 8 ..
- 6 75 7 ..
- 5 50 5 75
- 6 25 6 50
- 5 75 6 ..
- 6 50 6 75
- 5 50 5 75
- 4 .. 5 25
- 3 75 5 ..
- 5 .. 10 ..
- 2 50 5 ..
- 2 .. 5 ..
- 1 50 3 ..
- 2 .. 5 ..
- 5 50 6 .
- 4 .. 5 25
- 4 .. 5 25
- 2 .. 3 ..
- 7 .. 7 50
- 5 50 6 50
- 3 50 4 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert ........................... M
- Mers du Sud....................... .. ..
- Madagascar......................... M ..
- Quercitron
- On cote les 50 kil. : Baltimore fin effilé............... 7 50 à 8 50
- » gros effilé................................ 6 .. 7 . •
- Rocou.
- Antilles.....................1/2 kil. .. 25 à .. 35
- Cayenne.............................. ..70 ..80
- Le Gérant : ALBERT-EDMOND ROUSSET.
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- LEVILLAIN-DUFRICHE, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot.
- Société Anonyme de Mouture et Produits Chimiques
- Usines à HEMIXEM-LEZ-ANVERS
- Extraits de Campêche et jaunes secs et liquides HÉMATINES — FAÇON SANFORD — PRIMA SUPÉRIEUR ET PRIMA — JAUNE CUBA PUR Extraits de Quebracho
- FONCÉ ET CLAIR, SEC ET LIQUIDE ADRESSER LA CORRESPONDANCE AUX BUREAUX : 1, place Teniers, 1, à ANVERS (Belgique).
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-
-
-
- 40e Année
- 20 OCTOBRE 1896
- Numéro 20
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- Franco : Un an...............15 francs
- Six mois....................... 8 —
- Etranger : Un an..............20 —
- Un numéro, 75 centimes.
- Parait le 5 et le 20 de chaque mois
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces, s’adresser aux Bureaux du Journal
- 20, RUE TUBGOT, 20
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)................ . 4 fr.
- Réclames et Annonces ministérielles . . 4 fr. 50
- Faits divers. ... ...... 3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées.
- SIÈGE SOCIAL i
- 5, RUE RALLIER, PARIS
- Par suite du décès de notre regretté Gérant et des formalités pour la nomination de son successeur, la Rédaction prie les Abonnés du journal d’excuser les retards qui se sont produits, mais ne se produiront plus à l’avenir.
- ----------zanssasnssasaszoaaazareen
- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Perfectionnements aux machines à lustrer. — Doubles teintes ou nuances fluorescentes sur laine mohair.— L’huile dans les fabriques de lainages. — Machine à imprimer en continu. — Les tissus à la mode. — Les nouveaux colorants. — Huiles de laine. — Récolte de l’indigo aux Indes anglaises. —Couleurs d’alizarinc sur laine.—Résistance des colorants. - - Société industrielle d Amiens. — Des rubans de soie à Bàlc.— Exposition de Rouen. Industries textiles en Tunisie (suite). — Informations. — Entrée des rubans en Russie. — Jurisprudence.— Chro-' nique des Assurances.— Renseignements commerciaux.
- — Bibliographie. — Cours. — Annonces. eetan zaaoenczonrezazperesparrzesamarazzrzazosnnar azor-onenareeeemareneancnauazazner
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Bous donnons sous ce titre, et sans discussion, 1 analyse des brecets de nature à intéresser nos lecteurs.
- PERFECTIONNEMENTS dans les machines à sécher, à repasser et à cylindrer par M. Ernest Delacommune
- Les machines à sécher et à repasser géné-râlement employées se composent essentielle-ment d’un cylindre en fonte chauffé par la vapeur, le gaz, etc., sur lequel viennent s appuyer à frottement une série de rouleaux. Ces dispositions offrent divers inconvénients dont le principal est l’engagement peu facile des tissus sous le premierrouleau, rouleau sécheur, ce qui occasiorne une perte de temps en obligeant à recommencer les pièces engagées de travers ou sortant avec des plis; en outre, le danger permanent pour l’ouvrier de se laisser Prendre les mains entre le cylindre et le rou-ieiu.
- Le but de la présente invention est d’obvier à ces inconvénients en plaçant une cuvette d’entraînement destiné à faciliter l engage , ment des pièces de linge et de compléter la machine par l’application d’une essoreuse à cylindre et d’un rouleau calendreur. Ainsi disposée, la machine opère en une seule fois.
- l’essorage, le séchage, le repassage et le ca landrage.
- SYSTEME D’ENROULEMENT DES TISSUS sur les cylindres décatisseurs
- Par la société dite : Ferd. Mommer et Cie.
- Le décatissage des tissus a pour but, comme on sait, de fixer aussi parfaitement que possible l’apprêt donné physiquement au tissu par catissage, écrasement, polissage, étirage ou autres actions mécaniques analogues de telle façon que ce tissu ou sa surface ne soit visiblement altéré ni par le mouillage, ni par l’humectage et le repassage.
- Si l’on veut décatir un tissu auquel il y a lieu de conserver autant que possible un grand brillant lui venant d’actions mécaniques du genre susrindiqué, il faut en opérer le décatis -sage par vaporisage dans un état de forte compression, afin que la fixation des fibres puisse se faire dans la position et dans la forme voulues. On obtient actuellement ce résultat, d’une façon générale, en enroulant le tissu bien serré sur des cylindres perforés qui permettent un passage rapide de vapeur sous pression. La grande tension de la chaîne du tissu donne lieu à de graves inconvénients, altération du brillant acquis mécaniquement, rétrécissement du tissu, défiguration de l'apparence primitive lisse et unie de la surface brillante.
- Le nouveau système remédié à ces inconvénients par le fait que l’enroulement se fait sur les cylindres de façon à supprimer la tension de la chaîne. Voici comment on opère : sur le cylindre de vaporisage perforé qui est destiné à recevoir le tissu à traiter, se meuvent un ou plusieurs cylindres appliqués avec force par pression hydraulique ou mécanique et disposés de façon à pouvoir reculer quand l’enroulement devient plus épais, la pression étant maintenue. La commande peut agir sur le cylindre de vaporisage, ou aussi sur un ou plusieurs des autres cylindres; on peutencore en changeant convenablement la vitesse circonférentielle d’un ou plusi eurs cylindres
- exercer une action de retenue par frottement sur le tissu, ainsi que cela se pratique dans les calandres à friction,
- PROCÉDÉ PERFECTIONNÉ DE TRAITEMENT DES TISSUS par l électricité, pour les rendre imperméables
- Par a The Electro Waterproofing and dye fixing Cie.
- L’objet de l’invention est un nouveau traitement des tissus, fibres, cordons ou cordes en coton, laine, soie ou autres substances animales, végétales analogues, sous forme de tissus ou autres, par un courant électrique passant d’un conducteur métallique placé entre l’un des côtés des tissus pendant qu’ils sont mouillés, traversant lesdits tissus et parvenant à un conducteur en métal ou en charbon placé contre l’autre côté desdits articles ; de cette manière les tissus acquièrent une répulsion pour l’eau et encore d’autres propriétés utiles.
- Dans la pratique, on procède comme suit : Les articles qu’on désire soumettre au traitement, c’est-à-dire de la toile de coton par exemple, sont plongés et trempés dans de l’eau qui, de préférence, n’est ni alcaline ni acide. Le tissu mouillé est ensuite placé entre deux conducteurs, l’un d’eux, sur le côté négatif, peut être en métal ou en charbon ou en n’importe quelle matière bonne conductrice de l’électricité; l’autre, sur le côté positif, doit être en métal capable d’être oxydé, de préférence de l’aluminium ou de l’étain.
- Les conducteurs, s’ils sont sous la forme de plaques, doivent être construits avec beaucoup de soin, de manière que les faces opposées pressent sur les tissus en tous les points.
- PROCÉDÉ MÉCANIQUE RAPIDE
- pour le dégommage, le laçage et le blanchiment des matières textiles et plus particulièrement de la ramie soit en lanières, soit en écheoeaux.
- Par M. Monge fils (Henri)
- Le nouveau procédé mécanique pour l’application des liquides dans le dégommage, le lavage et le blanchiment des matières textiles
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-
- G © "Ra
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- supprime l’irrégularité avec laquelle s’opère le même travail dans les procédés en usage et, mis en jeu par exemple pour le dégom-mage, réduit la durée de l’opération à 20 minutes au maximum. Il consiste à [projeter vigoureusement le liquide employé pour le traitement, par exemple le liquide qui doit dissoudre les gommes, sur les lanières ou les écheveaux de matière textile, suspendus verticalement ; dans ces conditions ; toutes les parties du liquide qui agissent sur les fibres se trouvent à une températureabsolu-ment égale et leur effet est partout uniforme; en outre, quand il s’agit de dégommage, l’action pour ainsi dire mécanique des jets aide la gomme à se détacher des fibres, de sorte que l'opération s’effectue beaucoup plus rapidement que si on avait simplement fait circuler le liquide à travers les matières textiles empilées dans des récipients.
- Ce procédé de traitement s’applique non seulement au dégommage, mais aussi au lavage et au blanchiment des matières textiles et le même appareil peut servir pour effectuer successivement ces diverses opérations, puisqu’il suffit de changer le liquide qu’il doit lancer en jets sur les fibres, le fonctionnement restant le même à tous les autres points de vue.
- PROCÉDÉ CHIMIQUE pour le dégommage de la ramie et en général des matières textiles telles que lin, chanvre d’Espagne, etc.
- Par M. Monge fils (Henri).
- Jusqu’à ce jour plusieurs procédés ont été employés pour débarrasser la ramie ouchina-grass de la matière résineuse qu’elle contient et la rendre propre à la filature mécanique et au tissage. La plupart de ces procédés avaient pour base l’emploi sous diverses formes des corps alcalins en dissolution ; d’autres reposaient sur l’action de bains d’huile ou de corps gras sur la matière à traiter.
- Ces procédés étaient longs, coûteux et n’offraient aucune sécurité par suite de la causticité souvent trop grande des bains qui altérait les fils et les rendait cassants.
- Le nouveau procédé de dégommage est exempt de ces inconvénients ; il est basé sur l’application, comme agent de dégommage, d'un aléate spécial, à base d’huile de pulpe d’olives et qui contient à peu près 65 % de matière saponifiée, 28 % d’alcali combiné et 7 % d’alcali libre, étant entendu d’ailleurs que ces proportions peuvent varier dans une certaine limite
- Par suite de la parfaite neutralité de ce produit ou peu s’en faut, les fibres conservent toute leur résistance. Le traitement ne dure pas plus de trois heures et un seul bain suffit. Le coût du procédé est très modique, puisque 20 kilogrammes d’oléate dans 600 litres d’eau suffisent pour traiter 100 kilogrammes de ramie.
- SAVONS POUR BLANCHISSERIES CHIMIQUES, ETC. Par M. Otto Schoening, teinturier.
- Il s’agit, dans cette invention, d’un savon destiné à être particulièrement employé dans les blanchisseries chimiques. Le lavage chimique, de plus en plus demandé aujourd’hui, souffre du défaut que les tissus qui y sont traités à la benzine s’enflamment facilement et ne sont pas désinfectés par le lavage ; de plus, la propreté des tissus lavés laisse beaucoup à désirer.
- La présente invention rémédie à tous ces défauts et se rapporte à un nouveau savon de composition particulière. Ce savon contient du tetra-chlorure de carbone, du camphre et de la térébenthine, qui, ajouté à du savon mou, sont intimement mêlés à celui-ci par pétrissage, mélange, etc.
- Ce savon se dissout complètement dans la benzine, l’éther, l’alcool ; on l’emploie en le faisant dissoudre dans la benzine et en traitant avec cette dissolution le linge à nettoyer. Il donne au linge un bel aspect blanc, en éloigne les mites, les punaises et autres vermines, et désinfecte les tissus qu’il nettoie ; de plus, il ne les rend pas aussi facilement inflammables comme le sont les objets traités uniquement à la benzine.
- PORTE-COUTEAU DE SÛRETÉ pour les couteaux servant à couper les tissus à poil
- Par M. William Gadd.
- Le but que s’est proposé l’inventeur a été de tenir le couteau de manière qu’il risque moins de couper ou de déchirer le tissu quand, accidentellement, il pique le fond au lieu de simplement couper le poil.
- A cet effet, il est établi un porte-lame léger dans lequel la lame de couteau est introduite et dans lequel on la fixe de préférence au moyen d’une ou de plusieurs vis de pression. Le porte-lame est monté, de toute manière appropriée, à l’extrémité d’un levier mais de façon à pouvoir tourner ou osciller librement sur lui. Ce levier, à l’extrémité extérieure duquel est monté à articulation le porte-lame, peut être de toute longueur voulue ; il s’articule, par son extrémité opposée, au manche ou porte-couteau proprement dit
- Le porte-lame articulé à l’extrémité du levier, peut être muni de saillies ou être conformé, sur un côté ou sur les deux, pour venir en prise avec un ou plusieurs loquets ou verrous adaptés au manche ou établis de toute façon appropriée pour rendre temporairement rigide le mécanisme composé ci-dessus décrit. De préférence, un ressort ou l’équivalent agit sur le levier de manière à le relever autour de son axe quand il est libéré par le ou les loquets. Ces derniers sont munis d’une ou de plusieurs pointes d’aiguilles ou l’équivalent, qui, en venant en contact avec le tissu en travail, dégagent le mécanisme de retenue après quoi le point d’articulation est libre de
- se relever ainsi que le porte-lame avec la lame de couteau.
- MACHINE A SÉCHER LE COTON ou carboniser les autres matières textiles Par M. A. Deru.
- Le procédé, objet de la présente invention, consiste à sécher ou carboniser les matières textiles dans une ou plusieurs cages où la matière, en contact avec un double courant d’air, est projetée de droite à gauche et de gauche à droite jusqu’à son arrivée dans un wagonnet.
- La matière est introduite dans la machine sur des râteaux supérieurs qui, animés d’un mouvement oscillant, lui permettent de tomber sur la couple de râteaux inférieurs et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle arrive complètement séchée dans un wagonnet placé au bas. Chaque couple de râteaux, grâce à la différence de niveau et à l’intermittence du mouvement, fait culbuter la matière de droite à gauche et vice versa, ce qui concourt au séchage infailliblement parfait sur tous rapports.
- Le mouvement de tous ces râteaux est obtenu au moyen d’une courroie munie d’une coulisse et d’une série de cames qui, dans leur passage sous des leviers, secouent la matière par l’impulsion brusque donnée aux râteaux qui la supportent.
- La ventilation arrivant .par le dessous et par des ouvertures latérales se fait très facilement, les courants d’air s’entr’aidant pour traverser les différentes couches d’e matière.
- {Reproduction interdite.)
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- PERFECTIONNEMENTS
- AUX machines à lustrer dites « pegging, machines », employées dans le finissage des tissus à poils
- Par MM. Heywood et Holland.
- Cette invention est relative aux machines à lustrer, dites pegging machines, employées pour effectuer un lustrage ou polissage dans le finissage des tissus à poils ; elle a pour but de rendre continue ou presque continue l’action de la barre lisseuse sur le tissu en traitement, et d’obtenir en même temps une vitesse de travail plus grande que celle obtenue jusqu’ici.
- C’est ce que l’inventeur réalise au moyen du mécanisme représenté sur le dessin.
- Fig. 1, plan.
- Fig. 2, vue de côté d’une machine à lustrer de notre système.
- a, bâti principal de la machine.
- b, le tissu soumis à l’opération.
- c, tambour ou cylindre rotatif employé en remplacement de la platine de support ordinaire stationnaire.
- d, barres lisseuses montées dans les paliers fixes d’, et maintenues avec une pression
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- élastique uniforme contre le tissu, par les ressorts d2 pendant que ce tissu passe sur le support tournant.
- En travail, ces barres sont placées de manière à faire l’angle le plus convenable avec la surface du cylindre ou tambour c; elles sont de préférence dans une direction radiale par rapport à ce cylindre, et elles sont munies d’un mécanisme décrit ci-après, au moyen duquel elles peuvent, à des moments convenables, être temporairement mises hors d’action pour empêcher toute accumulation de
- Sur la circonférence de la came sont découpées, à intervalles convenables, deux ou plu sieurs encoches f2 qui, pendant la rotation de la came, viennent périodiquement en face des galets h, h' de préférence en altérant. J.orsque cela a lieu, la pression sur le galet, et, par suite, sur la barre, étant supprimée, la barre est forcée de quitter le contact du support tournant c, et reste hors d’action jusqu’à ce que la surface connexe de la came tournante porte de nouveau sur le galet.
- Sur le dessin, l’une des barres avec son
- verse 2 et sur la tringle 3, où il reçoit l’action de la brosse tournante I, à laquelle le mouvement est donné au moyen d’une courroie, comme il est représenté, ou par d’autres moyens convenables. Le tissu passe ensuite sous la tringle ht et autour de l’arbre e, puis sur la barre 4, sous la tringle 5, autour du rouleau 6 et du rouleau 7 ; de là, il passe sur le tambour extenseur 8, et sous la barre 9, et se rend au support tournant c;en quittant oelui-ci, il est amené sous l’arbre de transmission 19 sur le tambour 11, puis il passe
- f
- n
- déchets ou résidus, ou tout plissement ou froncement du tissu, en avant de ces barres.
- On produit de préférence cette mise hors “‘action des barres delà manière suivante; "ais on peut employer tout autre moyen "quivalent.
- Bur l’une des extrémités de l’arbre e qui "eçoit son mouvement de la transmission Principale par vis sans fin, est fixé un toc c en pressant contre une goupille ou sail-ef de la came y, oblige cette came à tourner "Ur le manchon excentrique g. La came appuie sardeux galets h,h', montés sur les leviers Æ2 , qui sont pivotes en h4 et qui, dans la posi-son ordinaire de travail, font appuyer les LPres d sur le tissu b par l'intermédiaire des ielleg k k' et des manivelles ,
- t
- galet, sa manivelle et les organes de connexion sont représentés pendant la période d’inaction temporaire, tandis que les organes de commande de l’autre barre sont dans la position de travail.
- 9', manivelle à main, fixée au manchon excentrique, qui permet de mettre hors d’action à l’arrêt de la machine. Lorsqu’on fait tourner la manivelle sur l’axe e, elle entraîne avec elle le manchon excentrique g et déplace par suite excentriquement la came / contre les cames des leviers à galets h? , h3 , en repoussant ainsi ces galets et ces leviers en arrière, et en mettant hors d’action les barres d.
- Le tissu, dans son mouvement à travers la machine, passe du rouleau 1 sous la tra-
- =28/
- J ‘
- sous les traverses 12 et 13 pour se rendre à un rouleau approprié pourvu d’un appareil détacheur, comme il est représenté, ou bien à un transporteur ou à un autre dispositif connu, qui le ramène à l’extrémité antérieure de la machine.
- Il est évident que dans certains cas, quelques-unes des tringles conductrices mentionnées et représentées, peuvent être supprimées, ou bien on peut en ajouter d’autres, suivant le degré de tension ou de résistance nécessaires pour le tissu soumis à l’opération, et si on le désire, quelques-uns des rouleaux peuvent être munis d’un appareil tendeur, comme il est représenté pour le rouleau 7 (rouleau en carte comme le rouleau 11), où un ruban de frein m qui passe sur la poulie n est
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- tendu par le levier o, articulé en o’, et par le poids/), cette tension étant supprimée lors -que cela est nécessaire à l’arrêt de la machine, par l’abaissement du levier r, articulé en S et relié à l’autre bout avec du jeu au levier o.
- Un appareil supplémentaire, composé des cylindres t et u, est représenté sur le dessin.
- Il a pour objet d’enrouler l’étoffe pour la transporter en rouleau à l’autre bout de la machine, mais il ne fait pas partie de la présente invention.
- Une ou plusieurs barres lisseuses peuvent être adaptées à un seul tambour de support, ou bien on peut monter plusieurs de ces tambours sur une machine. On peut également faire d’autres variantes sans s’écarter du caractère particulier de notre invention.
- DOUBLES TEINTES ou Nuances fluorescentes sur laine mohair
- La teinture des tissus mélangés soie et coton, laine et soie, prenant chaque jour une extension plus grande, et les effets nouveaux des doubles teintes exigés par la mode ayant de plus en plus de vogue, on demande même en tissus de laine pure ou en tissus de coton pur des effets de ce genre (un peu nuance mordorée, gorge de pigeon), c’est-à-dire des nuances tout à fait fluorescentes.
- On peut obtenir sur la même fibre ces nuances par un bon choix de colorants.
- La plus jolie s’obtient avec 0.4 % de vert acide 5J et 0.2 % d’eosine SSF. Cette nuance donne un rose verdâtre de toute beauté. On arrive à de jolies teintes par les combinaisons suivantes :
- 1° Violet Formyl S4BO, 14 %. Jaune acide C., 0 04 %. Azo-orseille BB, 0,04 % ;
- 2° Violet Formyl S4B, 0 1 %. Jaune acide C., 0.08%.
- Le N° 1 donne un violet rouge pâle, donnant les deux reflets bleus et rouge bien nets. Le N° 2 donne une teinte plus bleue verdâtre, donnant un ton bleu paon avec reflet rosé ;
- 3° Violet Formyl S4B 0.1 %. Jaune acide C., 0.800 %. Ces proportions donnent un vert avec un peu de reflets violacés ;
- 4° Violet Formyl S4B, 0.1 % Jaune acide C., 0.2%. Azo-orseilie BB, 0,04 %.
- Cette combinaison de trois couleurs donne une nuance très jolie, mais bien difficile à définir; c’est un vert grisâtre avec un reflet rose terne du plus heureux choix.
- Je pourrais donner d’autres mélanges de ces trois colorants : Jaune acide C., violet Formyl S4B, Azo-orseille BB (Manufacture lyonnaise de matières colorantes), mélanges donnant tous des teintes fluorescentes, mais rien ne vaut les échantillons qui parlent aux yeux et qui, pour ces teintes, donnent mieux que n importe quelle explication l’importance de cette jolie innovation. Un essai fait sur laine mohair avec les proportions indiquées
- et la marche suivante, fixera le teinturier, que ces teintes intéresse, sur la valeur de ces colorants et leurs mélanges.
- Teindre en bain avec 10 % sulfate de soude, 3 % acide acétique et la quantité voulue de colorant.
- Chauffer lentement au bouillon, ajouter 5 à 10 % bisulfate de soude et faire bouillir jusqu’à épuisement du bain.
- M. Ude.
- L’USAGE DE L’HUILE
- dans les fabriques de lainages
- Ce sujet est d’une grande imporiance dans l’industrie du drap. Il peut être divisé en deux parties : l’étude des huiles qui servent dans la manufacture et celle des huiles de graissage des machines.
- L’huile sert surtout aujourd’hui dans le broyage des chiffons. Il faut, pour cela, qu’elle possède de bonnes qualités de graissage pour assurer le fonctionnement à froid des dents de la machine. Elle doit avoir aussi un degré d’inflammation très élevé, de façon que si la température s’élevait elle ne soit pas sujette à s’enflammer.
- Finalement, elle doit être assez riche en matières saponifiables pour faciliter la destruction des huiles qui ont servi à la préparation pour la teinture et l’apprêt des tissus.
- Pour le broyage des chiffons, il est nécessaire de préparer une huile spéciale, d’abord par mesure d’économie, ensuite pour éviter le plus possible la perte par évaporation au moment où les chiffons huilés entrent en contact avec les bobines chauffées.
- On a constaté, en effet, que si on emploie des oléines ou quelques autres huiles de graines, on a une perte de 5 à 45 %.
- En plus de cela, la température de la matière broyée atteint 200 Fahr. quand elle quitte les bobines, tandis qu’elle n’est que de 950 Fahr. quand on s’est servi d’une huile bien préparée. La chaleur qui se développe ainci endommage considérablement les fibres.
- L’huile noire et les huiles spéciales de broyage ne sont employées que dans le broyage des chiffons a cause de leurs qualités hors pair.
- Pour les mélanges, les huiles peuvent être groupées d’après leurs avantages dans la gradation suivante :
- lo Huiles d’olives ;
- 2° Oléines ou huiles pour tissus ;
- 3° Compositions patentées.
- L’huile d’olives'est employée uniquement pour les étoffes qui exigent un fil brillant et doux comme les tissus de Bradford, les oléines et les huiles pour tissus ayant entièrement supplanté l’huile d’olives dans les lainages.
- Dans la pratique, on distingue deux sortes d’oléine, les oléines pressées et les distillées, ou bien des mélanges de ces deux sortes.
- L’oléine pressée est la partie fluide de la graisse, qui est exprimée dans la fabrication
- de l’acide stéarique pour les chandelles ; quand elle est pure, elle est presque entièrement sa-ponifiable et possède un point de solidification très élevé.
- L’oléine distillée est le résultat du chauffage, par un courant de vapeur, des graisses‘simples et des huiles.
- Les oléines distillées ne sont pas aussi saponifiables que les pressées, à cause de la présence de proportions variées d’hydro-carbones, qui se sont formés par la décomposition des acides gras sous l’action de la pression élevée de la vapeur.
- Ces hydro-carbones sont semblables aux huiles minérales, c’est-à-dire totalement in-saponifiables, et, dans les analy ses chimiques, elles sont très souvent prises pour des huiles minérales, bien que ces substances soient en tièrement absentes de l’échantillon.
- C’est là une grande injustice qui est souvent faite aux commerçants les plus honorables.
- Parmi tous les avantages que possèdent les oléines sur l’huile d’olives dans l’industrie de la laine, le plus important, et celui que nous signalons plus particulièrement à l’attention, c’est leur inaptitude à s’enflammer par suite de combustion spontanée. Des mélanges d’oléines peuvent être rentermés pendant un temps infini sans qu’aucun changement matériel se manifeste, tandis que l’huile d’olives placée dans les mêmes conditions rancirait probablement ou se changerait en acide gras.
- Nous avons pu vérifier ce fait par une expérience d’une trentaine d’années, et nous l’avons constaté principalement sur les tissus qui n'étaient pas teints.
- Quant à l’usage des compositions spéciales, nous signalerons surtout le danger que présente l’emploi de ces produits, à cause de la grande quantité d’eau qu’ils contiennent et de leur effet pernicieux sur les cardes.
- En prêtant une attention plus sérieuse a l’examen des sortes d’huiles qu’ils emploient, les fabricants feront une économie considéra-b'e en alcali, en savon, etc., tout en obtenant un apprêt plus délicat des tissus.
- Mais nous voulons surtout attirer l'attention sur la question vraiment trop négligée des machines Nous n’hésiterons pas à affirmer que les fabricants économiseraient beaucoup de force motrice et diminueraient considérablement l’usure des machines s’ils veillaient à la viscosité constante de tous les organes» depuis la chambre des machines jusqu'aus métiers.
- La valeur d’une huile, en tant que lubri fiant, consiste dans sa viscosité, c'est-à-dire dans le pouvoir do réduire à son minimum frottement entre deux faces.
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- Les huiles perdent leur viscosité avec, lévation de la température. Par conséquent l’huile la plus apte à la lubrification est celle qui garde une viscosité à peu près constant0 dans toutes les conditions.
- Les huiles fermes, comme le gallipoll l’huile de colza, de saindoux, etc., possède ’ ‘an-cette propriété, mais leur tendance a s
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- gluer et à empâter les organes, en même temps que la formation des acides gras qui corrodent les coussinets, doivent proscrire leur usage, au moins dans leur état naturel.
- D’autre part, les huiles minérales, si elles n’ont pas cette tendance à s’engluer et à former des acides, perdent rapidement leur viscosité avec l’élévation de la température des coussinets ou de la chambre des machines.
- C’est là que gît réellement la question de l’économie, et qu’il faut diriger ses investigations, parce que plus la viscosité diminue, plus doit augmenter la quantité d’huile nécessaire à la lubrification des coussinets.
- Par conséquent, employer des huiles bon marché, j’entends des huiles minérales, est une économie fausse. Mais si les huiles fermes aussi bien que les huiles minérales, employées seules, font un mauvais usage, un mélange judicieux des deux produits donnera le résultat exigé.
- Les consommateurs devraient abandonner la question du graissage de leurs diverses machines à des mains expertes; par exemple, à une maison sérieuse de fabrication d’huiles qui ferait une étude spéciale des besoins, et composerait un lubrifiant approprié à chaque partie du matériel.
- On constate trop souvent aujourd’hui cette grosse erreur des fabricants, qui ne se servent que d’une, peut-être de deux sortes d’huiles pour le graissage de tous leurs appareils.
- Les huiles de graissage doivent être classées ainsi :
- 1° Les huiles destinées aux grosses n.a-chines, moteurs, cylindres, arbre de couche, etc. ;
- 2o Celles pour les organes moyens, arbres légers, métiers, têtes de mulets, broyeurs,etc.;
- 3° Celles pour les appareils délicats, fuseaux, broches, etc.
- Si nous examinons les propriétés que doit posséder un lubrifiant pour les cylindres, nous éliminerons tout d’abord le suif et tous les corps gras simples, parce que la pression élevée de la vapeur décompose ces corps en acides stéariques, oléiques et autres, qui ont une forte action corrosive sur la face du cylindre et les joints, ce qui fait augmenter la résistance et occasionne une perte de puissance.
- Pour remédier à cet inconvénient, on prendra un mélange convenable d’huile d’hydro-carbone, dont le point d’inflammation soit au-dessus de 5000 Fahr., et on obtiendra d’excellents résultats, sans aucune action corrosive sur la face du cylindre, qui restera net et brillant.
- Pour les gros arbres de couche, les huiles doivent être entièrement libres d’acides et posséder un poids spécifique de 925° à 60° Fahr. Elles doivent être aussi d’une grande viscosité sans tendance à s’engluer, et leur Point d’inflammation ne devra pas être au-dessous de 400° Fahr.
- La deuxième classe d’huiles devra avoir toutes les propriétés que nous venons de
- mentionner avec un poids spécifique de 910° à 9150 à 600 Fahr.
- Pour la troisième classe-, il faut faire un choix très judicieux pour cette raison capitale que les broches fonctionnent avec une rapidité vertigineuse ; si l’huile est trop lourde, il y a trop de perte de force, parce que ce n’est pas la résistance d’une broche isolée qui entre en compte, mais celle de toutes les broches à la fois.
- D’autre part, une huile d’une viscosité trop faible est dangereuse, par suite du dégagement des vapeurs inflammables dû à la chaleur produit par le frottement.
- L’huile de spermaceti est, sans aucun doute, la meilleure pour graisser les broches, mais son prix de revient élevé empêche son usage de se généraliser.
- Ici aussi se fait sentir la valeur d’un composé spécial, qui ait la même viscosité que l’huile de spermaceti et, autant que possible, un même poids spécifique, avec un point d’inflammation supérieur à 350 Fahr.
- Un composé semblable aura un prix de revient de moitié seulement de l’huile de spermaceti, et les résultats seront les mêmes.
- On trouve des lubrifiants patentés sous différents noms de fantaisie et à des prix variés, avec de grandes réclames pour leurs avantages économiques. Mais l’économie, en général, est nulle, parce que leur viscosité n’entre en jeu qu’au moment où le lubrifiant est en état de couler autour des arbres; par conséquent, les coussinets ont le temps de souffrir, d’autant plus qu’à part le point de fusion élevé de ces produits, ils sont composés en grande partie de minéraux, comme la stéa-rite et le mica avec de faibles proportions de graisses.
- Les lubrifiants solides ne peuvent être recommandés que pour les arbres qui fonctionnent en contact avec l'eau, comme les roues à eau, les turbines, etc.
- Jacob Hudson.
- ( Oil and Colournen’s Journal).
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- SYSTÈME
- DE MACHINE A IMPRIMER EN CONTINU Par M. Dehaître.
- L’auteur revendique un nouveau système de machine à imprimer en continu, caractérisé par la combinaison d’un rouleau formant table d’imprimerie mobile, sur laquelle passent d’une façon continue le tissu à imprimer, entraîné par un doublier ou une sous-pièce de forme et dimensions convenables, et un tablier sans fin portant, le dessin découpé à jour, de f çon à permettre l’application du mordant ou des couleurs, l’ensemble du système étant complété par un dispositif de rouleaux tendeur-entraîneur et de pression et d’encrier servant à disposer le mordant ou les couleurs aux endroits convenables, se réservant la faculté d’en faire varier les formes, dimen
- sions, proportions et parties accessoires, et d’employer à leur construction tels matériaux qu’ils jugeront convenables.
- LES TISSUS A LA MODE
- La mode est tellement capricieuse, que le dessinateur ne lui soumet jamais trop de genres d’étoffes et de dessins. En plus des créations vraiment nouvelles, il doit chercher à maintenir les tissus dont elle paraît se dé-tacherr, quand ils possèdent de sérieuses qua-li tés pour le consommateur.
- Une étoffe ne peut poursuivre une longue vogue en s’appuyant sur son mérite seul. On aime tellement des changements profonds et fréquents en tout, que les tissus dont l’aspect est peu modifié vieillissent vite, et le consommateur, oubliant la valeur du produit, s’en détache peu à peu pour des marchandises d'apparence plus flatteuse. Ainsi en est-il arrivé pour les articles d’apprêt drapé en dessins fantaisie.
- A un certain moment, on utilisa principalement les petites croisures; puis on ne fit que des dispositions modestes de peu d’éclat. Cela diminue le caractère du drapé, en l’unifiant.
- Pour réveiller le goût, on eut recours aux fils mouchetés, aux retors irréguliers dont les couleurs, tantôt vives, tantôt rapprochées du fond, donnèrent tour à tour leur cachet d’originalité à des dispositions petites et grandes. De même, on modifia l’apprêt. La laine conservée plus longue et moins adhérente à la surface de l’étoffe laissait à celle-ci plus de souplesse. Cet apprêt, qui constitue une économie pour le fabricant en ce qu’il supprime des pressages et de la main-d’œuvre, n’est pas un perfectionnement, et le consommateur n’y a point trouvé de satisfactions, la laine se rebiffant trop facilement. En résumé, ces modifications n’ont obtenu qu’un succès relatif.
- Ne serait—il pas mieux de revenir franchement, pour ces articles, aux dessins si variés d’autrefois, en leur donnant un cachet moderne accentué.
- Maintenant surtout que, dans les articles en peigné, en fait de grandes dispositions plus marquées, rien n’empêche d’agir de même pour les drapés ; les dessins compliqués. exigeant beaucoup de laines, auraient l’avantage de combattre le bon marché dont les moyens sont limités par le prix de revient.
- Précédemment, dit le journal les Tissus, nous avons publié quelques genres un peu marqués dans cet esprit et plusieurs fabricants en ont offert à leur clientèle. Ces dessins ont forcé l’attention et on espère que ces tissus conserveront une place convenable à côté des cheviottes et des peignés.
- Pour ces nouveautés, on relègue au second plan les croisures ordinaires régulières et on tire parti de toute combinaison donnant une
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- surface unie. Çitons-en seulement deux ou trois.
- Le lisse (ou le casimir) est pris pour canevas et on le dénature en déplaçant ça et là quelques points qui influent sur l’apparence des couleurs. Des corkcerews fins, à cordons irréguliers, sont mis à contribution. Les uns et les autres sont utilisés seuls ou amalgamés par groupes avec les croisures ordinairement prises pour les drapés. Sur ces dessins, on combine des couleurs variées, avec ou sans l’appoint de fils fantaisie.
- Pour des drapés finis à surface douce au toucher, on choisit des combinaisons donnant un tissu régulier, bien uni, comme sont la plupart des croisures à brides courtes.
- On fera des rayures et des carreaux, grands et petits; en mettant dans chaque genre au moins un type accentué, pour bien montrer la forme et la nouveauté des effets qu’on apprécie mal sur des échantillons.
- La température offre des variations considérables au cours d’une saison qui se répercutent sur le tempérament de l’homme.
- Elle diffère aussi suivant les contrées et tans sortir de France, par exemple : ce qui convient à la portée du Nord ne répond pas aux besoins du Midi ; ce qui est nécessaire au bord de la mer n’est pas indispensable à la ville et réciproquement.
- Si tout se passait régulièrement, le fabricant n’aurait qu’à établir des étoffes légères pour le Midi et des tissus un peu plus lourds pour le Nord bien qu’elles doivent être consommées à la même époque.
- Mais il doit, de plus, compter avec la mode, qui offre parfois de grandes anomalies dans ce qu’elle adopte. Tantôt l’hygiène s’accorde avec l’élégance, tantôt celle-ci prend le pas sur celle-là, dans le choix des étoffes comme dans la coupe des vêtements, on cherche surtout ce qui vise à l’effet, à l’originalité, sans grand souci des résultats pour la santé. Aussi, de temps en temps, quelque docteur s’élève contre ces engouements irraisonnés, bien en vain pourtant.
- Comme tout ce qui touche à la mode, ces caprices ne durent qu’un moment. Le fabricant constate et subit ces diverses variations auxquelles il est obligé de se conformer en ce qui le concerne. C’est pour cela que, en été aussi bien qu’en hiver, suivant l’importance de ses affaires et suivant l’étendue de sa clientèle, il doit offrir des tissus variant de 300 grammes et plus au mètre linéaire (en laize 140) c’est-à-dire que, pour l’hiver, certaines étoffes pèsent plus de 1 kilogramme. A cause de ceci, le fabricant doit avoir des tissus de différentes forces, augmentant ainsi ses chances de vente puisqu’il peut répondre à plus de demandes.
- Sous ce rapport, les tissus avec trame de fourrure intérieure sont très avantageux, parce qu’ils permettent, rien qu’en changeant la grosseur de cette trame et sans toucher aux autres parties essentielles du tissu, ils permettent disons-nous, d’augmenter ou de diminuer passablement le poids total et de sa
- tisfaire plusieurs catégories d’acheteurs. Nous offrons parmi nos spécimens beaucoup de dessins qui possèdent ainsi des trames intérieures que l’on peut modifier à son gré*
- Dans les articles foulés, le plus ou moins de feutrage a aussi de l’influence sur le poids. Seulement, si on veut garder le même avantage, c’est-à-dire le même compte de fils et la même laize sur le métier à tisser, le grand feutrage se fait au détriment de la longueur du tissu, et naturellement chaque mètre de raccourcissement en diminuant la longueur augmente d’autant le prix de revient.
- LES NOUVEAUX COLORANTS
- La manufacture lyonnaise offre deux nouveaux produits de la série des noirs oxy-dia-mine, les
- Noir oxy-diamine NF et noir oxy-diamine NR
- Ces produits méritent une attention toute particulière en raison de leur solubilité particulièrement facile, de leur excellente solidité au lavage et de leur très bonne solidité à la lumière.
- Le noir oxy-diamine NF donne sur coton un noir vif ot bleuté, tandis qu’on obtient avec le noir oxy-diamine NR des nuancss plus rougeâtres et plus pleines.
- Procédé de teinture. — On teint au bouillon pendant une heure avec addition de
- 2 % carbonate de soude et 15-20 % sulfate de soude.
- Les deux marques sont très solubles ; elles se recommandent particulièrement pour la teinture sur des appareils mécaniques. La so lidité au lavage des nouvelles marques est supérieure à celle de tous les noirs directs — sans traitement après teinture — qui se trouvent sur le marché.
- La solidité à la lumière est excellente et atteint presque l’extraordinaire solidité de la série de noirs jais diamine ; elle est donc infiniment supérieure à celle des produits concurrents ; la solidité aux acides des nouveaux produits est très bonne.
- Vis-à vis des rongeants les nouvelles marques se comportent comme les anciennes marques de noir oxy-diamine : on peut les ronger à blanc en nuances claires, tandis que les teintes foncées ne se laissent ronger qu’en couleurs.
- Mi-laine. — Les produits n’offrent pas d’avantages pour la teinture des mi-laines contre nos marques spéciales : noir mi-laine S et noir oxy-diamine BM.
- Nous recommandons les nouvellos marques surtout pour la teinture du coton ; grâce à leur excellente solidité au lavage et à la lumière elles sont d’une valeur égale pour la teinture du coton en bourre, en rubans de carde, en canettes, en flottes, en pièces (tricots, bas, doublures, pilous, etc.).
- On sait que les noirs directs mis sur le mar ché par la Manufacture Lyonnaise, sous la désignation de Noirs Jais Diamine, se distinguent par une extraordinaire solidité à la lumière, et que leur solidité au lavage et au foulon devient remarquable par un traitement après teinture au bichromate de potasse.
- Cette série est aujourd’hui complétée par une nouvelle marque, le Noir Jais Diamine CR (breveté s. g. d. g.)
- Ce nouveau colorant possède toutes les qualités propres aux Noirs Jais Diamine ; il est, en outre, très facilement soluble, et la beauté de sa nuance n’est pas influencée par le traitement au bichromate après teinture.
- Le Noir Jais Diamine CR, en raison de sa remarquable solidité à la lumière et au lavage, de son grand pouvoir colorant et de son prix réduit, mérite une attention toute particulière.
- On teint avec addition de :
- 2 0/0 carbonate de soude et
- 15-20 0/0 sulfate de soude.
- Avec une moyenne de 5 0/0 de colorant, on obtient un beau noir vif et plein.
- Le traitement au bichromate après teinture a lieu sur nouveau bain en faisant bouillir pendant une demi-heure avec addition de 3-4 0/0 de bichromate.
- Le Noir Jais Diamine CR est celle parmi les marques de Noir Jais Diamine qui se prête le mieux au traitement après teinture au bichromate, car la nuance n’est pas influencée par ce traitement. Pour rougir et foncer la nuance, on peut combiner le Noir Jais Diamine CR avec le Noir Jais Diamine RB, et, pour bleuter, avec le Bleu-Noir Diamine B.
- Les teintes directes possèdent une bonne solidité au lavage, égale à celle du Noir Jais Diamine RB.
- Les teintes chromatées sont extrêmement solides au lavage, et, suivant l’intensité du noir, elles ne tachent le blanc, ou pas du tout ou seulement d’une façon tout à fait insignifiante.
- La solidité à la lumière est aussi remarquable que celle des Noirs Jais Diamine en général, de beaucoup supérieure, on le sait, a celle de tous les noirs directs connus.
- La solidité aux acides des teintes directes, aussi bien que des teintes chromatées, est très bonne.
- Vis-à-vis des rongeants, le Noir Jais Dia-mine CR se comporte comme les autres marques de Noir Jais Diamine : on peut facilement le ronger à blanc en nuances claires, tandis que les nuances foncées ne peuvent être rongées qu’en couleurs.
- Le Noir Jais Diamine CR est surtout intéressant pour les industries suivantes :
- Teintures sur appareils mécaniques (ca nettes, bobines, cotons en bourre) :
- En teinture directe, ou chromaté lorqu on demande une meilleure solidité au foulon.
- Teinture des fils à coudre :
- Comme complément précieux aux Noirs
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- Jais Diamine SS et RB, fortement employés dans cette industrie.
- Teinture en flottes pour tissage :
- En teinture directe pour des articles légers, chromaté si le noir doit être tissé avec du blanc.
- Teinture de coton en pièces :
- En gris et en noir lorsque la solidité à la lumière est importante.
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- HUILES DE LAINE
- Il n’y a pas de sujet plus intéressant à discuter; il n’y en a pas non plus de plus discuté, et, pourtant, il est bien difficile de recueillir auprès des gens de la partie une opinion exacte sur l’huile de laine.
- Il y a quelques années seulement, l’opinion qu’on entendait exprimer le plus souvent, c’est qu’une huile était toujours assez bonne quand elle avait les qualités de l’huile de Galipoli. Celle-ci est une sorte spéciale d’huile d’olive exportée du port de Galipoli et recueillie dans tous les districts environnants.
- Les raisons principales qui ont donné la préférence à cette huile sont d’abord son bas prix, puis la facilité d’épuration. Mais comme la demande augmentait constamment et que les approvisionnements restaient les mêmes, il a fallu chercher d’autres articles pour la remplacer.
- I L’industrie de l’huile minérale se développant constamment, parut alors apte à offrir des produits répondant aux besoins des fila-teurs ; on fit quelques essais qui donnèrent des résultats très variés.
- L’emploi des huiles minérales pour la lubrification de la laine est diversement apprécié, mais il s’est formé récemment un courant plutôt défavorable, parce qu’on sait très bien qu’une huile minérale pure non volatile est très difficile à éliminer des fibres par les pro cédés d’épuration ordinaires, sans porter atteinte à la laine elle-même.
- On a fait des mélanges d’huiles minérales et d’huile d’olives ou d’autres sortes d’huiles facilement saponifiables, mais il est bien douteux que ces composés donneront entière satisfaction, parce que dans le nettovage de la laine et des fils avec du savon et de l alcali, les huiles végétales de la laine seront saponifiées, tandis que les minérales ne seront qu’appauvries par les propriétés émulsives de l’eau de savon.
- Il y a quelques années, on a fait des expériences très sérieuses pour savoir jusqu’à quel point les mélanges d’huiles pouvaient être enlevés de la laine, et il a été démontré que tous les mélanges d’huiles minérales étaient très difficiles à atteindre.
- L’huile de saindoux a quelques propriétés avantageuses qui la recommandent au consommateur ; mais, à moins d être de bonne qualité, elle a beaucoup de chances de com-muniquer une odeur désagréable à la laine ou
- aux fils ; elle ne se laisse cependant pas éliminer aussi facilement que l’huile d’olive.
- Une sorte d’huile qui ne paraît pas être aussi bien connue chez nous qu’en Angle-terrre, est un mélange de savon, d’eau, d’alcali et d’huile minérale, le tout amalgamé par une forte agitation jusqu’à l’émulsion.
- Nous ne voyons pas comment cette mixture peut être comparée avec l’huile d’olive ou une autre bonne huile, sous le rapport de l’élimination, parce que, au bout de deux passages dans les machines, l’eau sera évaporée et les fibres ne feront plus-qu'une masse compacte.
- Les huiles de récupération regagnent en faveur; il n’y a pas de raison, en effet, pour qu’il n’en soit pas ainsi, car, bien que ces huiles soient très foncées, elles laissent cependant, quand elles sont bien purifiées, une apparence claire et brillante à la laine.
- Il serait téméraire d’affirmer que les huiles minérales ne puissent pas servir à la lubrification des laines, mais il est hors de doute qu’elles présentent un certain danger au point de vue du filateur.
- Nous avons souvent parlé des inégalités dans la teinture, et nous avons fait remar quer que la cause la plus probable de ces inégalités était la présence des huiles insaponi-fiables dans la laine.
- L’huile de graine de coton est un des meilleurs lubrifiants pour laine ; mais, malheureusement, elle est tout-à-fait inapplicable à cause de sa grande facilité d’ignition spontanée ; cette propriété doit même faire exclure rigoureusement cette huile des mélanges.
- Une mixtion de saindoux et d’huile d’olive donne un composé élégant, et qu’il est facile d’enlever de la laine ; on y a ajouté même 10 % d’huile minérale légère sans que les tissus huilés en aient été notablement affectés.
- Le même mélange appliqué à de la laine à tapis, purifié ensuite dans les fils, donnait, après le séchage et l’impression, des résultats absolument défectueux, ce qui montre bien qu’une huile bonne pour une matière peut être très mauvaise pour une autre.
- En hiver, principalement, avec les huiles de saindoux et d'olive, il faut la présence continuelle de la chaleur pour faire fondre les parties solides contenues dans les barriques ou les cuves, mais il arrive souvent que, par suite de négligence, la chaleur devient trop forte, ce qui raccourcit et raréfie par trop les huiles.
- Il en résulte que si on les applique dans cet état sur la laine, elles baignent et pénètrent du premier coup toutes les fibres, qui s’imprègnent à ce point de matières grasses qu’elles offrent la plus grande résistance aux agents de nettoyage.
- La meilleure méthode consiste à chauffer seulement jusqu’à ce que les parties solides soient entièrement fondues, sans laisser élever la température au-dessus de la normale.
- Il faut éviter de huiler trop fort ; un excès d’huile est nuisible comme un défaut, bien qu’une erreur dans le premier sens soit moins regrettable que dans le second. Le chiffre de 5 % doit être le maximum pour toutes les huiles, et même, dans la pratique, on peut se contenter de 4 %, parce qu’un enduit léger est suffisant pour les fibres fines, et il faut une quantité relativement faible pour atteindre ce résultat. L’excès d’huile donne souvent lieu aux embarras des peignes, bien que cet inconvénient puisse être attribué souvent aux huiles oxydées.
- Une question qui se présente souvent, c’est de savoir comment les huiles minérales peuvent être découvertes dans une mixture avec de l’huile d’olive ou du saindoux.
- Le meilleur moyen consiste à prendre une faible quanti lé d’huile, une once, par exemple, d’y ajouter environ une once de solution de soude caustique et d’agiter le tout pendant quelque temps.
- Cette opération peut s’effectuer le mieux dans un petit flacon de 4 à 6 onces.
- Ajouter après cela 2 ou 3 onces d’eau, secouer de nouveau et laisser reposer pendant plusieurs heures ou une journée; on verra alors une couche légère, qui sera de l’huile minérale.
- Le principe est celui-ci, qu’il s’est formé un savon avec la soude caustique et l’huile saponifiable, pendant que l’huile minérale n’est tenue que mécaniquement en suspension comme une émulsion qui se sépare pendant le repos.
- Si l’on veut, de plus, déterminer la quantité d’huile minérale présente, on peut, en se basant sur le même principe, employer un appareil spécialement construit pour cet usage.
- L’une des propriétés caractéristiques de l huile minérale ou d’une mixture d’huile végétale et d’huile minérale, c’est la fluorescence de cette dernière, qui trahit ainsi son origine aussitôt. Souvent sa couleur est rose bleu pâle, d’autres fois elle a une teinte verdâtre ; dans les deux cas, on ne devra avoir aucun doute sur la cause de cette coloration.
- Les marchands d’huiles, les distillateurs et tous ceux qui y sont intéressés ont fait des efforts constants pour faire disparaître cette couleur particulière des huiles minérales, sans toutefois y réussir.
- PRÉVISION de la récolte de l’indigo aux Indes anglaises
- Une première prévision de la récolte de l’indigo dans les provinces du nord-ouest et de l’Oudh vient d’être publiée, mais les données ne sont que très approximatives.
- L’étendue des terrains ensemencés est de 290,802 acres contre 253,741 acres en 1895 à pareille époque. Ces chiffres représentent une augmentation de 14 0/0 en comparaison de
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- l’année dernière. Dans les districts de l’ouest et autres, il y a une augmentation d’environ 30 0/0. En ce qui concerne les districts de l’est et du centre, on ne constate aucune augmentation. Les hauts prix réalisés l’année dernière ont motivé sans doute l'accroisse-ment de l’étendue des ensemencements.
- Les semences ont, en général, bien réussi et, autant que l’on peut en juger actuellement, le rendement dans les districts de l’Ouest promet d’être au-dessus de la moyenne. Partout ailleurs les rapports ne sont pas aussi favorables, les vents chauds et les insectes ayant contrarié la pousse des plantes.
- COULEURS D’ALIZARINE SUR LAINE
- Le nombre toujours croissant des couleurs d’aniline ne permet pas au teinturier de choisir en connaisseur fini ou comme il le faudrait les colorants qu’il emploie.
- Complètement débordé par l’abondance de colorants nouveaux, il utilise souvent des colorants à grand rendement, c’est-à-dire donnant une teinte foncée avec peu de matière colorante, et laisse parfois de côté des produits très intéressants, qui devraient passer les premiers comme solidité et résistance, et n’ont contre eux qu’un rendement un peu inférieur qui les fait rejeter dès les premiers essais.
- Certes, les bas prix auxquels certains fabricants veulent leurs teintures forcent les teinturiers à agir souvent de cette façon, mais c’est à eux de lutter contre l'avilissement des prix de façon en fournissant des teintes solides à l’air et résistantes aux lavages.
- On réclame de plus en plus des teintes solides, et les efforts des fabricants de matières colorantes viennent seconder d’une façon heureuse les essais des teinturiers.
- Les couleurs d’alizarine jouissent d’une ré -putation méritée comme résistance au lavage et à l’air'
- On peut facilement obtenir des teintes modes en un seul bain avec l’alizarine. Ces teintes modes seront surtout en teintes moyennes ou pâles, mais pas en nuances foncées.
- Voici la marche la plus rapide et la plus économique :
- On teint en un seul bain, avec 3 kilos d’alun de chrome, 2 kilos d’acide oxalique et de 100 gr. à 1 kilo d’alizarine, pour 100 kilos de laine.
- On peut employer avec ce procédé les rouges d’alizarine IW, 2BW les jaunes, bleus, bruns, gris et orange d’alizarine ; la céruléins et la galéine donnent aussi de bons résulta’s
- On peut combiner aussi deux ou trois de ces produits pour obtenir des nuances modes diverses.
- Il est certain que les couleurs aux bois peuvent être facilement et avantageusement remplacées par les couleurs d’alizarine.
- Elles sont grand teint à la lumière, aux al
- calins et aux acides. Elles résistent donc au foulon, et, traitées comme il convient, elles ne dégorgent pas sur le blanc.
- Pour pouvoir obtenir avec certitude des couleurs qui ne déteignent pas, il faut, pour a laine, de l’eau bien pure exempte de chaux et une matière tout à fait nettoyée, complètement dégraissée.
- La teinture des laines en peigné et en torsion, a moins à craindre le dégorgeage, puisqu’on leur fait subir le foulonnage et qu’après cette opération les couleurs ne déteignent plus.
- Mais pour les filés ou les tissus, si on veut éviter absolument ce défaut, il est nécessaire de donner un savonnage ; malheureusement, cela augmente le prix de revient et rend plus difficile l’échantillonnage.
- J’ai dit que cet inconvénient dépendait et du calcaire de l’eau et du mauvais dégraissage des laines. Dans le prochain article sur la teinture de la laine par les couleurs d’alizarine, je traiterai longuement ces deux causes de mauvais fixage, et verrai en détail le mordançage et la teinture.
- Si j’ai parlé en premier lieu des teintures en un seul bain avec l’alizarine, je dois dire que c’est un procédé spécial qui n’est pas employé partout.
- Pour les tapis, les tentures, là où l’on veut le maximum de résistance à la lumière ; pour les draps foules tissus robes, où l’on désire une bonne solidité même aux lavages, on fait généralement un mordançage à l’alun et tartre ou bichromate de potasse et tartre.
- Le tartre est pour les vieux praticiens l’élément indispens ble à la bonne réussite et à la solidité, mais nous verrons prochainement que l’acide sulfurique employé avec précaution et dans des conditions déterminées fait aussi bien et est plus économique
- On peut ajouter aux couleurs d’alizarine d’autres produits ayant bonne résistance à la lumière, comme le bleu carmin breveté, le rouge pour drap, de Meister Lucius et Bru-ning.
- On peut aussi, pour les teintures corsées, employer en même temps en combinaison les bois de teinture que l’on vire et fixe par le su'fate de fer ou couperose, lequel brunit la nuance; mais ces dernières combinaisons, so ides à l’air, changent de nuance au foulon-nage.
- Les colorants suivants : rouge d’alizarine IWS en poudre, brun d’alizarine, galléine W, orangé d’alizarine N, jaune d’alizarine GGW, tous colorants également en poudre ainsi que le bleu d’alizarine DNW en pâte, conviennent très bien pour la teinture de la laine.
- Ce sont des marques différentes des colorants d’alizarine pour coton, et ces alizarines sont pour faciliter l’emploi livrées en poudre. Ces alizarines WS sont sulfoconjugées, c’est-à-dire traitées par l’acide sulfurique.
- Il est à remarquer que le bleu d’alizarine, le jaune d’alizarine et la céruléine ne se mélangent pas très bien avec les autres aliza
- rines, lesquelles demandent un bain presque neutre, tandis que les premières demandent un bain plutôt acide.
- M. Ude.
- RÉSISTANCE A L’AIR ET A LA LUMIÈRE des colorants employés dans l’industrie tinctoriale (I)
- L’étude qui suit de la résistance à l’air et à la lumière des colorants employés en teinture, a été faite sur des échantillons teints industriellement.
- Voici comment on a opéré :
- Les échantillons, découpés en bandes de 5 cm de largeur et de 20 cm de longueur, ont été fixés sur une planchette,et recouverts aux trois quarts par trois bandes de carton d’égales dimensions, ne laissant ainsi que le quart de la bande de tissu à découvert.
- Cette planchette, ainsi garnie avec tous les colorants en usage dans la teinture de la laine, a été exposée à la lumière solaire derrière un vitrage, c’est-à-dire à l’abri des intempéries atmosphériques
- On a laissé les rayons lumineux agir pendant un mois sur la partie découverte ; au bout de ce temps, on a enlevé la première bande protectrice et on a exposé à nouveau la planchette à la lumière pendant quatre semaines ; enfin, on a enlevé la seconde bande de carton et on a recommencé l’opération.
- On a eu ainsi :
- fo Une partie protégée qui a servi de témoin ;
- 2 Une partie ayant subi l’action des rayons solaires pendant un mois ;
- 3° Une partie pendant deux mois ;
- 4° Et, enfin, une partie pendant trois mois, temps jugé suffisant pour se rendre compte de l’altération due aux rayons lumineux.
- Dans ces conditions, on a obtenu les résultats suivants :
- L’indigo (carmin et sulfate) s’altère pro-gressivement et se décolore au bout de trois mois
- I es bleus composés (mélange de verts et violets acides ou méthyles), dont on a malheureusement trop fait usage dans ces dernières années, sous le nom de substituts d'indigo (ce qui a discrédité la teinture française), ne résistent pas et donnent, finalement, des teintes gris sale.
- Les bleus alcalins ou de Nicholson et les noirs au chrome sont solides en nuances foncées
- 1. e bleu qui résiste le mieux est le bleu au cyanure ou bleu prussiate ; il est, du reste employé pour la teinture des rideaux de wagons par la plpart des Compagnies de chemins de fer français.
- Les verts et les vi Jets méthyles, le bois
- (1) Ces essais ont été faits dans les mois de juin, juillet et août, période pendant laquelle le soleil est intense. (Industrie textile.)
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- jaune (carmin de Cuba) se décolorent complà ment en trois mois.
- Les verts à l’indigo et à l’acide picrique laissent une teinte grise sale au bout du même temps.
- Certains colorants, tels que le jaune de chi-noline, le jaune de fia'aniline S (Meister Lucius et Brüning), le jaune indien (Monnet), le jaune naphtol (La Badisch Anilin), l’érythrine (La Badisch Anilin), foncent légèrement; l’acide picrique rougit et devient orangé. Le jaune solide (La Badisch Anilin), l’orangé 2 (Poirrier), l’orangé de crocéine (Bayer), l‘a-maranthe et les Bordeaux R et B (Meister Lucius et Brüning), la cochenille, les ponceaux de xylidine et de croçéine sont inaltérés.
- La fuschine acide, l’orseille viré et non viré, les violets sont décolorés au bout de trois mots.
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE D’AMIENS
- PROGRAMME
- DES
- Questions mises au concours
- Pour l’année 1896—1897
- La Société industrielle d’Amiens a, dans son assemblée générale du 27 juillet 1896, mis au concours, pour l’année 1896 1897, les questions qui suivent.
- Les prix seront décernés dans une assemblée générale extraordinaire.
- Ces prix se composeront de sommes d’argent, de médailles d’or et de médailles d’argent. Les médailles pourront être converties en espèces.
- Si une question n’est pas complètement résolue, il pourra être accordé, à titre d’encouragement, une récompense moindre que le prix offert.
- Tout concurrent, par le fait même qu’il se présente au concours, s’en remet à l’appréciation souveraine de la Société qui entend décliner toute responsabilité quant aux con— Conséquences de ses jugements dans les concours.
- Les étrangers sont admis à concourir, sauf Pour les questions qui comprendraient une clause restrictive à leur égard. Mais tous les mémoires doivent être rédigés en français.
- Les mémoires ne devront pas être signés. Ils porteront une épigraphe qui sera repro— duite sur un pli cacheté contenant les noms, Prénoms et adresse de l’auteur et l’attestation que le mémoire est inédit.
- Quant aux auteurs des appareils qu’on ne Pourra juger qu’en les soumettant à des expériences suivies, ils devront se faire con-naître en en faisant l’envoi.
- Les appareils devront fonctionner à Amiens, de préférence, ou sur un peint, de la région à Poximité d’Amiens, dans un rayon de moins de 100 kilomètres.
- Tous les manuscrits, brochures et mémoires "Yec plans adressés pour le concours reste
- ront acquis à la Société qui se réserve le droit de les publier en totalité ou en partie; mais les auteurs pourront en prendre copie.
- Les appareils que l’on rendra aux inventeurs, après le concours, devront être accompagnés de plans qui deviendront la propriété de la Société.
- Les concurrents devront envoyer leurs manuscrits ou machines, franco, au Président de la Société industrielle, rue de Noyon, 29, à Amiens (Somme), d’ici au 30 avril 1897, terme de rigueur.
- CONDITIONS GÉNÉRALES
- Le Comité des arts et mécanique n’examine, pour le concours, aucun appareil ni mémoire soumis en même temps à l’examen d’une autre Société industrielle ou déjà récompensés par l’une d’elles (1).
- En ce qui concerne les appareils soumis à l’examen du Comité, et fonctionnant à Amiens ou dans la région, le Comité appréciera si les dispositions adoptées parles concurrents permettent un contrôle satisfaisant. Les frais nécessaires pour l’installation et le déplacement des appareils ou pour le déplacement d’engins accessoires sont à la charge des personnes qui présentent les appareils. L’installation sera faite par les besoins des concurrents eux-mêmes.
- Les mémoires qui ne contiendraient que des descriptions d’appareils ne sont pas almis au concours.
- Une médaille d’or pour une amélioration importante dans le blanchiment de la laine ou de soie. Traitement à l’eau oxyénée ou par l’électricité.
- Une médaille d’or au meilleur mémoire sur le blanchiment du chanvre et des jutes, comprenant du chanvre et des jutes, comprenant une étude théorique et l’examen des diverses méthodes employées dans la pratique industrielle.
- Une médaille d’or pour un moyen d’augmenter la solidité des matières colorantes artificielles dans la teinture des tissus produits par les industries locales.
- Une médaille d’or à la personne qui trouvera, pour les velours d’Utrecht et les velours de coton, un mode de piétage ou un apprêt réalisant une amélioration sérieuse sur les procédés actuellement en usage.
- Les concurrents ne sont pas tenus de faire connaître la composition de l’apprêt qui réalisera les conditions ci-dessus. Il devront seu-lent présenter les pièces avant le 30 avril 1896, déclarer leur prix de vente et justifier que ces pièces ne sont pas obtenues par des moyens exceptionnels, mais qu’elles appartiennent à une fabrication courante.
- Une médaille d’or pour une composition chimique qui s’appliquerait, au moyen de ca-
- (1) Toutefois, dans ces cas, le Comité des arts et mécanique pourra examiner les appa reils et mémoires en vue d’une publication au Bulletin de la Société industrielle.
- ractères d'imprimerie, sur les chefs des pièces tissus de laine ou de coton, et qui serait encore apparente après les opérations de dé* graissage et de teinture.
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- FABRICATION des rubans en soie à Bâle
- On lit dans le rapport de la Chambre de commerce de Bâle pour 1895 :
- Dans l’ensemble, l’année 1895, au moins en ce qui concerne la régularité du travail et du profit du travail, [peut être considérée comme une bonne année.
- La mode s’était lancée de toute son énergie sur les vêtements et c’est bien là le motif principal pour lequel la consommation du ruban dépassa les attentes de la fabrication — fondées sur les dernières années, ot cela au point qu'elie eut, pendant un peu de] temps, que'que peine à satisfaire aux ordres subitement reçus. Ces commandes importantes et une augmentation modérée des prix de la soie aidèrent aussi à améliorer, peu à pen, le prix ré luit des rubans.
- Le dernier rapporta fait ressortir que, vers la fin de l’année 1894, les « satins double face » avaient commencé à jouer un rôle important : ces articles ainsi que les tissus de faille ont également, pendant l’annéedernière, continué à être demandés ; il faut remarquer à ce propos que les satins double face, noires » ont, surtout au commencement de l’année, occupé de nombreux métiers. Il était évident que ces deux genres unis ne pouvaient pas suffire seu’s au goût ; des façonnés devaient satisfaire la mode dans ses tendances vers les couleurs les plus jolies et les plus éclatantes et cela a eu lieu, cette fois, surtout pour les « mousselines glacées » et « imprimés » qui ont été fabriqués dans une proportion exceptionnellement élevée. Les mousselines glacées s’adonnèrent notamment, vers la fin de l’année. à des ombrés de toutes sortes dans leurs domaines aux couleurs chatoyantes, et les imprimés se sont distingués dans les rubans chinés (imprimés en chaîne), dont la demande dans les grands numéros — pour garnitures de chapeaux — imposait de grandes exigences à la capacité de produite et à l’art de la fabrication.
- Les chinés, cet article perdu, mais beau, sont de véritables articles fin de siècle. Fin de siècle est aussi le caractère de spécu’ation que le commerce des rubans a montré en 1895. Il ne faut pas attribuer seulement à la mode — favorable aux rubans pendant toute l année le fait que, pendant les mois d’été, ordinairement les plus calmes, on a fait sans aucune comparaison beaucoup plus de commandes qu’avant et après cette saison ; la mode aurait plutôt dû amener comme conséquence des affaires satisfaisantes, réparties r -gulièrement.
- Le grand champ de production et de consommation de la soie, qui embrasse en même
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- temps tout le monde, est cultivé soigneusement et est, par conséquent, très sensible, aux influences du trafic moderne. L’action et la réaction de la matière grège et du tissu l’une sur l’autre se font sentir promptement; elles sont souvent escomptées d’avance, et c’est par là que se forme l’opinion si puissante— qui devance que1quefois les conditions réelles, telles que les produisent les affaires et le commerce — ou qui n’en tient pas suffisamment compte. Un exemple a l’appui est fourni par l’année 1895. Malgré une consommation forte et croissante les prix de la soie sont restés bas jusqu’à l’époque de la récolte et pour certaines espèces ces prix restèr nt encore plus bas qu’ils ne l’avaient jamais été auparavant; mais à cette époque on comptait généralement sur des prix plus élevés pendant la nouvelle saison (1895-96). L’opinion se mouvait dans le sens de cette perspective.
- Le marchand de ruban se fondant sur la très bonne mode, comptant sur un débouché assuré pour longtemps, a fait de plus grandes commandes que de coutume, afin de ne pas manquer, pendant des mois, de marchandises pour lesquelles il pouvait encore faire des contrats à des prix modérés, et la fabrique — couverte de commandes l’occupant jusqu’à une époque avancée de l’hiver—a acheté également, de son côté, la matière grège à des prix acceptables en quantités plus grandes qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant.
- Tout cela se passa dans un temps relativement court, parce que chacun pensait que la
- soie devait, dans toutes ses phases, augmenter de prix après la récolte. C’est ce qui a bien eu lieu jusqu’à un certain point; mais bientôt les vendeurs cherchèrent en vain des acheteurs; l’activité du début cessa lentement et, de nouveau, on ne pouvait nulle part obtenir de nouvelles commandes. Ainsi se termina l’année dans l’attente d’un meilleur avenir; l’incertitude sur la tournure que prendraient les prix de la soie paralysait de son côté, l’envie d’acheter et, sur le marché des soies, commencèrent à se montrer les symptômes d’une baisse malsaine.
- Cette fin d’année peu satisfaisante ne fut pas, en général, considérée comme une conséquence naturelle d’une attitude commerciale peut être mal inspirée pendant l’année 1895, cette année dominée par l’opinion; mais on a cherché la faute ailleurs que dans son propre camp. La vive spéculation sur les mines d’or avec son apothéose, le crack financier en novembre, les événements politiques aans l’est et l’ouest, aussi la question de la dépréciation de l'argent devaient être rendus responsables de ce que les fabricants et ceux qui leur faisaient des commandes ne provoquaient pas une nouvelle activité par de nouveaux achats.
- Enfin, l’année dernière, notre industrie a eu quelques différends de famille sous la forme de suspensions de travail provoquées par la direction du parti socialiste-démocrate. Toutefois, le mouvement aété de courte durée, car la marche satisfaisante de la fabrication assurait d’elle-même un gain rémunérateur
- C’est ainsi, qu’une agitation dont on a également essayé dans les villages a échoué, grâce aux idées saines de la population de la campagne; que les bons rapports entre la ville et la campagne n’ont pas été troublés par la passementerie et qu’on a pu éviter aussi que des commandes aient été données, par suite de grèves, à d’autres places en concurrence avec Bâle.
- L’industrie des rubans de Bâle a payé en tout, pour 1895, pour traitements et salaires, 10,857,500 fr., dans lesquels ne sont pas comprises les sommes importantes dont a bénéficié notre population par l’intermédiaire des industries auxiliaires, comme, par, exemple, la teinturerie et la fabrication du papier, et des petites industries si variées du commerce, comme par exemple, du commerce des soies et de l’expédition.
- Ce chiffre montre quel facteur important la fabrication du ruban est pour la vie de toute notre population, et la circonstance que tout cet argent arrive de l’étranger comme correspectif de l’industrie et de l’exportation de notre pays, donne aux rubans une plus haute importance.
- Toutefois, nous ne méconnaissons pas qu’une branche d’industrie qui dépend si entièrement de l’exportation, doit s’exposer à des dangers et il suffirait de nous reporter aux observations du rapport de l’année dernière sur la diminution de nos affaires avec l’Amérique, diminution qui a été bien plus sensible encore qu’auparavant dans l’année
- TABLEAU COMPARATIF DU Pendant les neuf pre MOUVEMENT DES MATIERES PREMIERES
- miers mois des années 18S6, 1895 et 1894
- Quantités Marchandises
- livrées à la consommation françaises ou francisées exportées
- IMPORTATIONS — — EXPORTATIONS
- 1896 1895 1804 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 27.406.200 19 309.800 10 488 900 Bois de teinture en bûches kil. 1.973.200 5.192.800 3 932.500
- — — Brésil 124.700 965.400 4H.000 — moulus 384.300 545.300 459.200
- — — Haïti -23.905.100 11.306 800 27 125.300 Garance en racine, moulue ou en paille 45.100 72.400 102.200
- — — Guatemala 8.783.700 4.748.000 5 221.000 Curcuma en racine 14.100 31.100 36 100
- — — Autres pays 47.588.300 47.589.500 36.814.600 — en poudre 7.400 6.300 6.500
- Q u er citron 4.400 53.700 62.600
- Totaux .... 107 808 600 83.919.500 80.060.800 Lichens tinctoriaux 18.100 14.500 15.000
- Ecorces à tan, moulues ou non 39.717.200 42.077.300 41 4:2.600
- Bois de teinture moulus 90.500 47 300 79.700 Sumac, lustet et épine-vinette : 14.300
- Garance en racine, moulue ou en paille 171 100 343.500 346.600 Ecorces, feuilles et brindilles 203.500 7 200
- Curcuma en racine 353.800 368.500 382.200 Moulus 326.600 267.500 137.100
- — en poudre 2.800 4.700 7 300 Noix de galle et avelanèdes entières concassées 87.300 70.700
- 918.300 735.400 1 092.400 ou moulues 257.400
- Lichens tinctoriaux 134.900 135.500 237.100 Libidibi et autres gousses tinctoriales 159.100 30 800 444.800
- Ecorces à tan, moulues ou non 5.501.900 5.096.900 7.059.900 Safran 15.300 16.800 17.500
- Sumac, fustet et épine-vinette : Autres teintures et tanins 149.100 161.100 181.400
- Ecorces, feuilles et brindilles 6.534.900 7.588.500 6.674.000 Cochenille 182.600 161."Où 146.200
- Moulus 2.813.500 2.570.300 2.788.600 Kermès an mal 500 2.400 1.000
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées Indigo . 220.300 300 000 316.300
- ou moulues 2.560.400 3.791.500 2.411.300 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de 66.300
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 96.000 1.194.800 685.500 bleu 49.400 59.600
- Safran 29.800 24.800 19.532 Cachou en masse..'.' 216.200 245.900 92.100
- Autres teintures et tanins 175.500 216.500 431.300 Rocou préparé 118.800 102.000 133.600
- Cochenille 177.550 260.170 180.92 Orsei le préparée, humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. 53.500 63 400 50.900
- Kermès animal 950 1.060 300 25.000 33.900 81.100
- Indigo 1.526 730 1.208 920 987.650 Extraits de bois de teinture et d autres espèces : 31.900
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de Garancine 51.100 62.300
- bleu 660 — 40 Autres : Allemagne
- Cachou en masse 4.696.390 2 634.380 2.923.020 3.446.700 3.934.900 3.589.700
- Rocou préparé 168.980 161.880 168.540 — Belgique 2 041.700 2.472.500 2.414.300
- Orseille préparée, humide en pâte 10.640 8.570 10.490 — Angleterre 1.407.300 1.627.100 1.534.200
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 430 450 110 — Etats-Unis 467.700 586.100 287.700
- — Autres pays 4.265.900 4.275 300 3.698.900
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : —
- Garancine 310 530 45.650 Totaux. 11.625.300 12.895.900 11.524.800
- Autres 86.440 65.070 58.450
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron ds houille :
- Acide — — Alizarine artificielle ’ 37.800 53.509 66.700
- Alizarine artificielle 146.090 156.440 121.930 Acide . 75 100 12.400 100
- Autres 698.250 618.120 526. 80 Autres . .. 431.800 361.500 310.800
- Outremer 126.080 150.600 215.040 Outremer 484.500 426.500 467.700
- Bleu de Prusse 34.590 30.670 21.430 Bleu de Prusse 17.200 18.600 13.700
- Carmins communs 1.570 480 470 Carmins communs - 10.400 12.500 12.000
- — fins 90 50 50 — fins 9 000 5.700 2 400
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- dont nous nous occupons, au préjudice permanent de notre industrie bâloise.
- L’Angleterre a été, l’année dernière aussi, notre plus grand acheteur et par suite, nous avons assez de raisons pour désirer que l’empire insulaire domine encore longtemps les
- mers.
- (Basler Nachrichten.)
- EXPOSITION DE ROUEN
- Liste des récompenses
- Classe 20. — LE COTON
- Jury de la classe
- MM. Cocquel, président.
- Dehollain, vice-président.
- Forthomme-Alleaume.
- Le Carpentier.
- Le Maistre, Emile.
- Manchon, Achille, rapporteur.
- Offroy.
- Waddington, Arthur.
- Hors concours
- 1° Représentés au jury.
- Cocquel, Adéodat, Amiens.
- Manchon, Ernest, et freres, Rouen.
- Waddington fils et Cie, Saint-Rémy-sur-Avre.
- 2° Sur leur demande et par application de l’article 2 du règlement spécial du jury des récompenses.
- Badin, A. et fils, Barentin.
- Saint frères, Rouen.
- Fauquet-Lemaître, Bolbec.
- Diplôme de grand prix
- Desgenétais frères, Bolbec.
- Diplômes d’honneur
- Berger, Casimir et Cie (La Ruche.) Rouen.
- Filatures et tissage Pouyer-Quertier.
- Filature d’Oissel.
- Leroux-Eude, Rouen.
- Manchon—Lemaître, Albert et Cie, Bolbec.
- Pinel fils, Auguste et Cie, Petit- Quevilly.
- Roy freres et Cie, Paris.
- Quesnel jeune, V. J., Rouen.
- Société cotonnière, Saint-Etienne du— Rou-vray.
- Westphalen-Lemaître et Cie, Lillebonne.
- Médailles d’or
- Denis, Gustave, Fontaine-Daniel.
- Desurmont et Cie, Tourcoing.
- Douine, Georges, Troyes.
- Frings et Cie, Maurice, Paris.
- Gailliard et Cie, Barentin.
- Joire, Alexandre, Tourcoing.
- De Loys (veuve F.), Rouen.
- Philippe et Lamy, Corneville-sur-Risle.
- Médailles d’argent
- Berger, Casimir (Saint—Eugène), Rouen.
- Cenzier, Louviers.
- Drouet et fils, Maromme.
- Duret, Georges, Brionne.
- Filature et tissage de Graville.
- Filature de Saint-Paul.
- Foliot, Georges-Adolphe, Yvetot.
- Lemeilleur, Georges, Rouen.
- Lheureux fils (veuve Numa), Bolbec.
- Prevost-Grenier et Cie, Sotteville.
- Plantrou, Eugène Emile, Oissel.
- Sevestre, Paul, Rouen. /
- Médailles de bronze
- Baillard, V., et Hauville Frères, Rouen.
- Guillemin, Félix, Petit-Nassandres.
- Hilzinger et Cie, Rouen.
- Lang-Risser, F., et Picard, Rouen.
- Potel, Charles, Oissel.
- COLLABORATEURS. — Médailles d'or
- Belloncle, Albert (maison Desgenétais frères).
- Catherine, Eugène (maison Desgenétais frères).
- Delamare, A. (filature d’Oissel).
- Destailleurs, Paul (maison C. Berger).
- Duboc, Emile-Léon (maison Fauquet-Lemaître).
- Dupetit Fernand, (maison A.Cocquel et Cie).
- Kenna, Ch. M. (maison E. Manchon frères)
- Lesens, Louis Emile (maison Fauquet-Lemaître).
- De Malsabrier (maison veuve de Loys).
- Quéru, Raoul (maison Waddington fils et Cie).
- Médailles d’argent
- Brumant (maison Waddington fils et Cie).
- Braut (maison A. Cocquel et Cie).
- Cartier, Emile (maison E. Manchon frères).
- Derny, Onesime (filature d’Oissel.
- Fanise, Ernest (maison Desgenétais frères).
- Grancher, Anthime (maison Leroux-Etude).
- Hébert (maison Quesnel).
- Lemeilleur, Charles (maison A. Pinel).
- Lecoq, Eugène (maison Desgenétais frères).
- Meyer, Joseph (maison A. Pinel).
- Rousseau, Charles (maison A. Cocquel).
- Séjourné (maison Drouet et fils).
- Vanderbecken, Charles (maison Quesnel).
- Médailles de bronze
- Bresch, Martin (maison Roy frères).
- Soulé (maison Drouet et fils).
- Classe 21. — LA LAINE
- Jury de la classe
- MM. Blin, E., rapporteur.
- Blin, Th.
- Canthelon.
- Chedville, vice-président.
- Fraenkel.
- Nivert, E.
- Thézard, président.
- Hors concours
- 1° Représentés au jury.
- Chedville, Désiré, Saint-Pierre-lès-Elbeuf.
- 2° Sur leur demande et par application de l’article 2 du règlement spécial du jury des récompenses.
- Néant.
- Diplômes de grand prix
- Collectivité d'Elbeuf.
- Collectivité de Louviers.
- Médailles d'or
- Adeline neveu, Eugène, Lisieux.
- Pollet, Albert, Tourcoing.
- Voisin, J. et Hue, G., Elbeuf.
- Médailles d’argent
- Corneville, Ed., Louviers.
- Colbeçk, E., Maromme.
- Dupont, Victor, Tourcoing.
- Jansen et Cie, Lisieux.
- Prévost, Emile, Caudebec-lès-Eibeuf.
- Médailles de bronze
- Bazin, L., Glos-sur-Lisieux.
- Bunel, J. et A., et Cie, Pont-Authou.
- Ledos, A , Caudebec-lès-Elbeuf.
- Collaborateurs. — Diplôme d'honneur
- Persoz (directeur de la condition publique
- des soies et laines de Paris).
- Médailles de bronze
- Crépin, rose (maison Chedville).
- Michel, Henri (maison Corneville).
- Classe 22. — Le chanvre, le lin, la soie, le jute, la ramie
- Jury de la classe
- MM. Badin, Président.
- Cauvin-Yvose, Vice-Président.
- Dezaux, Secrétaire,
- Le Coustellier,
- Saint, G.
- Hors concours
- 1° Représentés au jury.
- Badin, A., et fils, Barentin.
- Cauvin-Yvose, E., Rouen.
- Le Coustellier, C., Abbeville.
- Saint Frères, Rouen.
- 2° Sur leur demande et par application de
- l’art. 2 du règlement spécial du jury des ré-
- compenses.
- Chambre de commerce, Paris.
- Diplômes dhonneur
- Lerebours, A., et ses fils, Rouen.
- Pauchet, F., Boulogne-sur-Mer.
- Médailles d’or
- Charpentier, L., Saint Ouen.
- Niquet, Isaïe, Merelessart.
- Villard, J., Artemare.
- Collaborateurs. — Médailles d'or
- Baudu(maison Badin).
- Leporc (maison Badin).
- Laurent, Jules (maison Cauvin-Yvose).
- Leclerc, Narcisse (maison Le Coustellier).
- Médailles d’argent
- Bonneville (maison Cauvin-Yvose).
- Duflos, Oswald (maison Le Coustellier).
- Classe 23. — Blanchisserie teinturerie indiennerie
- Jury de la classe
- MM. Chamont, Vice-Président.
- Keittinger, Jules, Président. Bœhringer.
- Lederlin,
- Persoz, Secrétaire.
- Jolly, A., Secrétaire-adjoint. Lyonnet.
- Hors concours
- 1° Repréeentés au jury.
- Blanchisserie et teinturerie, Thaon.
- Keittinger et fis, François, Lescure.
- Laveissière et Chamont, G., Deville.
- Wallon, H., Rouen.
- Indienneries françaises, Bolbec.
- 2° Sur leur demande et par application de l’art. 2 du règlement spécial du jury des récompenses.
- Néant.
- Diplôme de grand prix
- Besselièvre fils, Maromme.
- Diplômes d'honneur
- Stackler et fils, St-Aubin—Epinay, Voland et Cie, Francisque, Lyon.
- Fauquet et Cie, Daniel, Rouen.
- Lecœur frères, Bapeaume-lès-Rouen.
- Miray, Paul, Darnétal.
- Médailles d’or
- Thuillier et Virard, Darnétal.
- Aubert, Eugène-Charles, Bapeaume. Blondel, Emile, Saint- Léger-du-Bourg-Denis.
- Caron fils, Rouen.
- Médailles d’argent
- Denis, Hippolyte, Darnétal.
- Schultz, Henri, Darnétal.
- Edeline, Léon; Paris.
- Mentions honorables Lang-Risser et Picard, Rouen. Lemareschal, Abel, Rouen.
- Collaborateurs. — Diplômes d’honneur Kœchlin (maison François Keittinger fils).
- Michel, Victor (maison Besselièvre).
- Otto Kohn (maison Laveissière st Chamont).
- Médailles d’or
- Balanche, A. (maison Stackler).
- Boitout (maison François Keittinger fils). Fichet (maison François Keittinger fils).
- Guesdon, A.-G. (maison Laveissière et Chamont).
- Hamel, J.-F. (maison Laveissière et Cha-mont).
- Le Deunff (maison Eugène Aubert). Lenger, E. (maison Daniel Fauquet). Lenoir, F. (maison Caron fils).
- Picquet, O. (maison Wallon).
- Vincent, Hippolyte (maison Besselièvre).
- Médailles d’argent
- André, A. (maison Paul Miray].
- Barul (maison Stackler).
- Boni, Charlemagne (maison Lecœur frères). Bitschner (maison François Keittinger fils). Chauvin, Lucien (maison Wallon).
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Coppé, Narcisse (maison Caron fils).
- Formé et Silacci (Mmes) (maison Thuillier et Virard).
- Geriké, Paul (maison Besselièvre).
- Goubert, Alfred (maison Lecœur frères).
- Lesage, Alexandre (maison Besselièvre). Marge, Albert (maison Eugène Aubert).
- Mesnard (maison François Keittinger fils).
- Roussel, Jules (maison Caron fils).
- Senard J.-E. (maison Laveissière et Cha-mont).
- Villette, Albert (maison Lecœur frères).
- Villette, Ernest (maison Besselièvre).
- Verdrel (maison Stackler).
- Médaille de bronze
- Morin, Léon (maison Eugène Aubert)-
- Mention honorable
- Groebling, François (maison Lecœur frères).
- LES INDUSTRIES TEXTILES
- EN TUNISIE
- {Suite)
- Tapis du Sahel et de l’Arad
- Les tapis veloutés de haute laine fabriqués à Sousse dans vingt familles, par des femmes, peuvent, dans un genre différent, rivaliser par la beauté des lignes et la netteté des tons avec les zerbia et les mergoum de Kairouan.
- Ce sont des «kétifa» comme on en fabrique, d’ailleurs, aussi à Kairouan et dans l'Arad.
- Voici comment opère l’artisan : les fils de chaîne, tendus indistinctement sur un châssis vertical, sont attachés alternativement deux à deux avec des brins de laine de diverses couleurs répartis suivant le dessin à obtenir et dont les bouts sont ensuite coupés à la longueur que l’on désire donner au velouté. Un rang de nœuds terminé, on passe à la main entre les fils de chaîne une trame laine et on serre cette trame contre les nœuds de la chaîne, puis on passe à un autre rang. Ce travail est d’une lenteur excessive.
- Un tapis de Sousse bon teint, de 2 mètres sur 4 vaut 175 fr. environ.
- Les Metellit et les Souassi fabriquent aussi ces tapis pour l’usage de leurs tribus.
- El-Hamma de l’Arad, Djarra, fabriquent des tapis valant de 15 à 200 francs.
- A Djarra, cinq maisons, et à El-Hamma, 15 métiers, se livrent exclusivement à cette industrie.
- A Beja, on fait également quelques tapis.
- Les couvertures du Djerid et de Djerba et tissus divers
- Après les tapis de Kairouan, les tissus de fabrication indigène les plus connus non seulement de la consommation locale, mais encore de la consommation européenne et orientale, sont les couvertures du Djerid et de Djerba.
- Dans ces deux centres, la fabrication des couvertures marche de pair avec la confection de divers autres tissus de laine, de soie ou mélangés, dont la production est fort importante aussi, quoique plus spécialement réservée à l’habillement des indigènes. Mais ces couvertures constituent pour le Djerid et le Djerba une véritable spécialité, tandis que les autres tissus sont fabriqués un peu partout dans la régence dans des conditions identiques.
- Les oasis du Djerid comptent actuellement 2,325 métiers : 800 dans l’oasis de Tozeur, 750 à Gassa, 575 à Nefta, 200 à El-Oudian et El-Hamma.
- De même qu’à Kairouan, le tissage est dans cette région une industrie domestique aux mains des femmes, auxquelles cependant les hommes viennent s’adjoindre lorsqu'ils ne sont pas retenus au dehors par leurs occupations habituelles.
- A Djerba, au contraire, comme à Tunis et
- dans la plupart des grands centres, il existe des tisserands de profession dont les métiers sont réunis au nombre de 4 à 6 dans un atelier, plusieurs ateliers se trouvant souvent dans un même immeuble, ou fondouk, comme à Tunis, par exemple, ou les fondouks de tisserands sont nombreux.
- L’île de Djerba compte aujourd’hui 332 de ces ateliers occupant 652 tisserands ; dans ces ateliers, un ou deux métiers seulement sur quatre, cinq ou six fonctionnent en même temps.
- Couvertures du Djerid et de Djerba
- Les couvertures du Djerid sont de deux sortes : le « frach », ou grande couverture, qui enveloppe complètement le lit, et la « fer-rachia », ou petite couverture, sorte de courtepointe destinée à recouvrir le frach.
- Le frach peut avoir 4 mètres sur 2 ; la fer-rachia a ordinairement 2 mètres sur 1 m. 50 ou 1 m. 60.
- Gafsa fait les couvertures tout laine à raies multicolores, tandis que Tozeur fait surtout les couvertures de lame blanches rayées de bandes horizontales en soie bleue ou rouge.
- Dans une ferrachia de Gafsa, il entre environ 3 kil. 500 de laine filée et teinte ; dons une ferrachia de même dimension, de Tozeur, il n’entre pas plus de 1 kil. 500 de laine filée blanche.
- Les valeurs moyennes des couvertures (prix de vente sur le lieu de production) sont les suivantes : frach de Gafsa, 60 à 125 fr. ; ferrachia, 15 à 30 fr.; frach et ferrachia de Tozeur, toujours vendus ensemble, 120 à 250 fr.
- On fait à Djerba trois sortes de couver tures : la « batania » de 8 mètres sur 2, fond couleur, à bandes multicolores, pesant de 3 a 4 kil.; la ferrachia ordinaire en couleur, à raies multicolores, 2 m. 50 sur 2, ou de 2 m. sur 1 m. 50, pesant de 800 grammes à 1 kil; enfin, la ferrachia de laine blanche avec raies en soie, de mêmes dimensions que la précédente.
- Le prix de la batania varie de 25 à 60 fr. ; la ferrachia tout laine, de 11 à 18 fr. ; la ferrachia laine et soie, de 30 à 40 fr.
- A Gafsa et à Tozeur, les laines employées à la fabrication des couvertures sont achetées sur place ou chez les nomades voisins ; une petite quantité vient d’Algérie.
- La toison se vend en moyenne de 1 à 2 fr., suivant épaisseur et couleur (suivant la finesse du tissu à obtenir, on recherche les laines rouges, noires et blanches).
- La laine filée vaut 2 fr. 50 le kil. environ.
- A Djerba, on se sert de laines du pays et de laines de France, de Tripolitaine, de Turquie, etc.
- Les laines de la Tripolitaine valent de 72 à 108 fr. les 100 kil. ; la laine du pays se vend en toison, quelquefois même avec la peau de l’animal, et la plupart du temps la vente se fait par voie d’échange contre d’autres produits; la laine filée se vend à l’once de 31 gr. 1/2.
- Les fils sont teints à Djerba et à Gafsa.
- La soie grège, importée d’Europe, est moulinée et teinte à Tunis ou dans les autres villes du littoral et revendue toute préparée aux tisserands de Djerba et du Djerid.
- On fait aussi dans le Sahel d’immenses couvertures de laine blanche dite « habana » dont la valeur est de 24 à 30 fr., et des couvertures ordinaires dites « ferrachias » valant de 15 à 18 fr.
- Dans la région de Médhia, on fait des « ba-tanias » valant 15 fr., et des « ferrachias » blanches valant 5 francs.
- Kairouan, Sfax, etc., font des couvertures de laine.
- Tissus divers de laine fabriqués dans la Régence.
- Au Djerid, on fabrique le burnous, pièce d’environ 3 m.50 sur 1 m 50 en laine blanche. Les burnous de Gafsa, de Tozeur, de Nefta, valent de 8 à 40 fr. ; ceux d’El-Oudiane et de
- El-Hamma, dont la fabrication est plus soignée, valent de 12 à 50 fr.
- Djerba fait aussi le burnous blanc en laine, en coton ou en laine de coton, ou encore en laine et soie. A Kourouan, à Sfax, à Sousse, à Tunis et un peu partout on fait également le burnous. Les burnous de l’Arad (Chenini, El-Hamma, Guennouch, Oudref) sont très connus.
- Le «haouli » et le « haram », grandes pièces d’étoffe en laine ou en laine et coton que l’on enroule autour du corps, sont fabriq iés à Tozeur, à Nefta, à Djerba, à Nabuel, àBeni-Khiar, à Sfax, etc., etc. Les haoulis tout laine de Tozeur et de Nefta, valent de 15 fr. à 30 fr.
- Djerba fabrique les « ouzeras » pièces de laine brune ou rouge dont les nomades, ceux de l’Arad, notamment, s’enveloppent le corps. Citons encore le « sessari», sorte de «haouli» ou d’« haram.
- Le sessari tout laine de Gassa vaut de 15 fr. à 30 fr. A Nabeul et à Beni-Khiar, on fait aussi des sessaris laine et coton. Haouli, haram, ouzera, sessari, sont souvent confondus par les Européens sous la désignation plus générique de « haïk », comprenant toutes pièces d’étoffe qui enveloppent le corps et constituent l’unique vêtement de l’homme ou de la femme nomade. La « zebba » ou gan-dourah de laine, sorte de robe sans manche que portent les nomades se fait à Tozeur, à Nefta, à El Oudiane, à El-Hamma, etc. ; elle vaut de 7 fr. à 25 fr., à Tozeur et à Nefta, de 10 fr. à30fr., à El-Oudiane et El-Hamma.
- Le « bekhnouk » en laine est une sorte d’écharpe dont les femmes s’entourent la tête et le cou ; on en fait à Tozeur, à Nefta, à El-Oudiane, et El-Hamma.
- Le « tallit » ou « salamalek » en laine à raies alternées noires et blanches dont les Israélites se couvrent la tête et les épaules pendant les cérémonies religieuses, est fabriqué en grand à Djerba.
- INFORMATIONS
- La semaine dernière, un incendie a détruit deux vastes bâtiments dans la fabriques d’indiennes Louis Besselièvre, à Maromme (Seine-inférieure).
- Les ateliers détruits sont ceux du blanchiment. Le reste a été préservé, de sorte que la réorganisation du travail sera immédiate.
- Les pertes qui dépassent 150.000 fr., sont couvertes par des assurances.
- -------------------e------------------— •
- L'ENTRÉE DES RUBANS
- EN RUSSIE
- À la date du 13 juin 1896, M. Antoine Gauthier, vice-président de la chambre de commerce, assisté de M. le sénateur Reymond, a prié M. le ministre du commerce, d’obtenir du gouvernement russe l’abaissement des droits prohibitifs qui frappent les rubans à leur entrée en Russie.
- La chambre du commerce renouvelait, le 23 septembre dernier, sa demande dans les termes suivants :
- « Monsieur le Ministre,
- « Lorsque M. Antoine Gauthier, vice-pré-sident de la chambre de commerce, et M. le sénateur Reymond ont eu l’honneur d’être reçus par vous, vous avez bien voulu leur
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 413
- promettre de vous intéresser tout particulièrement à la demande qu’il vous ont faite d’obte nir du gouvernement russe un abaissement des droits qui frappent les rubans français à leur entrée en Russie.
- « La chambre a pensé que vous voudriez bien soulever cette question si importante pour l’industrie rubanière pendant le séjour que Sa Majesté le Tsar doit faire prochainement à Paris.
- « Les droits actuels, vous le savez, Monsieur le ministre, sont vraiment prohibitifs, empêchent toutes relations avec ce grand pays, notre allié, et favorisent la contrebande des contrées limitrophes.
- « Peut-être pourrez-vous, en insistant particulièrement sur un nombre limité d'abaisse-ments, obtenir ce que la chambre de com merce vous demande pour l’industrie rubanière. Soyez assuré que cette industrie vous sera très reconnaissante de ce que vous voudrez bien faire pour elle. »
- La chambre vient de recevoir de M. le ministre du commerce la réponse suivante :
- « Monsieur le Président,
- « Pour répondre au désir que vous m’avez exprimé, je me suis empressé de transmettre a M. le ministre des affaires étrangères la requête de votre compagnie, sollicitant l’intervention du gouvernement,afin d’obtenir du gouvernement russe un abaissement desdroits qui frappent les rubans français a leur entrée en Russie. »
- Ajoutons que MM. François Gillet et Pierre Staron, qui ont représenté la chambre de Saint-Etienne à l’inauguration du pont Alexandre III, ont insisté auprès de M. le sé nateur Reymond, pour qu’il veuille bien suivre cette affaire avec intérêt et obtenir une solution favorable.
- Il faut espérer que sa Majesté l’empereur de Russie accueillera cette ouverture. Il ne s’agit pas de supprimer absolument les droits sur les rubans, mais de les abaisser à un taux qui ne soit plus prohibitif, par exemple à 20 % ad valorem.
- Avec cette protection, les manufacturiers indigènes, qui ont à leur service la main-d’œuvre à bon marché, pourront continuer à grandir et à prospérer.
- JURISPRUDENCE
- COUR D'APPEL DE MONTPELLIER Présidence de M. Baradat
- Audience du 13 juillet
- Marque de fabrique. — Imitation frauduleuse. — Produits mis en vente. —• Débi tant. — Exception de bonne foi. — Preuve. — Faute. — Article 1382 du code civil. — Action en garantie. — Jugement en premier ressort. — Acquiescement.
- L’existence et la preuve de la mauvaise foi du débitant d’un produit revêtu d’une marque prohibée ne sont exigées par le paragraphe 3 de l’article 8 de la loi du 23 juin
- 1857 sur les marques de fabrique, que lorsque l’action intentée contre lui a pour but de lui faire encourir les dispositions répressives de cette loi devant la juridiction correctionnelle.
- La constatation d’une simple faute ou imprudence suffit au contraire lorsque l’instance introduite contre le débitant n’a pour but que d’obtenir de lui des dommages-intérêts devant la juridiction civile.
- Dans ce cas, l’action ayant son principe dans une faute personnellement imputable au débitant, celui-ci est irrecevable a exercer une action en garantie contre le contrefacteur qui lui a vendu et livré le produit revêtu de la marque prohibée.
- L’acquiescement à un jugement rendu en premier ressort et, par suite, la déchéance du droit d’appel, ne peuvent résulter d’une signification de ce jugement faite sans réserves par l’appelant à l’intimé.
- Le Tribunal civil de Narbonne a statué en ces termes :
- Le Tribunal :
- « Attendu qu’il appert d’un jugement du tribunal civil de Nîmes, en date du 29 décembre 1893, confirmé par arrêt de la Cour d’appel de Nîmes du 23 juillet 1894 que Yatowski et Loiseau ont frauduleusement imité la marque emblématique déposée par Oscar Legris au greffe du Tribunal de commerce de Versailles, destinée à distinguer la poudre servant à l'usage des teintures dénommée « Kabiline » dont ce dernier est l’inventeur et consistant dans une étiquette représentant une femme en costume Kabyle placé sur le trait horizontal de la lettre L ma juscule;
- « Qu’en mettant dans le commerce une substance colorante similaire qu’ilsontappelée « la Bengaline » sous une marque reproduisant les caractères principaux de l’emblème imaginé par Legris et en imitant le mode de pliage et de paquetage adopté par le demandeur, ils ont commis des actes de concurrence déloyale ;
- « Attendu que l’agencement, la réunion, l’emploi des mêmes signes distinctifs ne sont pas le résultat d’une raison fortuite d’idées semblables chez les deux fabricants, mais de la part de Yatowski et Loiseau, l’effet de combinaisons recherchées pour induire en erreur par des apparences l’acheteur inattentif ou illettré et lui faire confondre la Bengaline avec le Kabiline ; qu’il est vrai que des différences existent entre les deux marques, mais que ces différences ne constituent que des dissemblances de détail ; qu’elles sont im-propresà singulariserles produits de Yatowski et Loiseau, à les faire reconnaître comme tels au premier aspect, à prévenir enfin les méprises du public sur leur véritable origine; qu’elles laissent subsister en un mot des similitudes d’ensemble de nature à tromper les acheteurs ;
- « Attendu que les marques déposées par
- Legris, signes figuratifs et dénomination, constituent dès lors sa propriété exclusive :
- « Attendu, d’ailleurs, que Yatowski et Loiseau ont, à la date du 13 écoulé, en exécution de l’arrêt de la Cour de Nîmes, déclaré au greffe du Tribunal de commerce de Poitiers, retirer leur dépôt nos 90 et 91 du 9 juillet 1891, qu’ils considèrent comme nul et non avenu, et que, le 19 janvier écoulé, ils ont déposé audit greffe deux nouvelles marques de la Bengaline, l'une pour désigner une teinture noire et l’autre, plus petite, pour désigner une teinture de couleur;
- « Attendu que d’un procès-verbal de constat dressé le 12 décembre 1894, à la requête du demandeur par l’huissier Bergé, de Narbonne, il résulte qu’en présence de cet officier ministériel un mandataire de Legris a chargé un jeune garçon de se rendre dans le magasin de Joseph Fabre dit Fabre-Barrière, droguiste à Narbonne, rue de la République, et de lui rapporter un paquet de poudre en noir, que ledit mandataire et l’huissier ont accompagné jusqu’à la porte du magasin Fabre ce jeune garçon qui en est ressorti en tenant à la main un paquet sur lequel était inscrit le mot Bengaline et qui a été remis aussitôt à l’huissier précité ;
- « Attendu que la saisie pratiquée le même jour par le même huissier au domicile de Fabre a amené la découverte de trente-huit paquets de Bengaline pour teindre en noir et de quarante-quatre paquets de Bengaline pour teindre en diverses couleurs revêtus de la marque constituant une imitation frauduleuse de celle de Legris ;
- « Que dans cette situation Legris demande la condamnation de Fabre à 500 francs de dommages—intérêts avec insertion du jugement à intervenir dans trois journaux, pour avoir depuis moins de trois ans à Narbonne sciemment vendu et mis en vente les produits dont s’agit en même temps qu’il conclut à la confiscation des produits saisis et qu’il soit fait défense à Fabre de renouveler pareils actes à l’avenir ;
- Attendu que la responsabilité du défendeur ne saurait être engagée, aux termes de l’article 8 paragraphe 3 de la loi du 23 juin 1857 sur les marques de fabrique et de commerce que si la mauvaise, foi comme l’exprime le mot « sciemment » dans ce texte c’est-à-dire la connaissance par lui de l’origine délictueuse de la marque apposée par Yatowski et Loiseau sur leurs produits, était démontrée ; qu’il appartiént au demandeur de prouver la mauvaise foi du débitant et non à celui-ci de justifier de sa bonne foi ;
- « Attendu que Legris soutient qu’ayant fait la publicité prescrite dans son intérêt par l’arrêt de la Cour de Nîmes, dans la Petite Gironde, le Lyon Républicain et Petit Journal, Fabre n a pu ignorer cette décision qui condamnait la. marque la Bengaline comme imitation frauduleuse des marques à la kabiline, mais que le défendeur allègue qu’il n’a jamais eu connaissance du procès intenté par Legris
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- à Yatowski et Loiseau et que la publicité de cet arrêt n’est jamais arrivée jusqu’à lui ; que ces derniers ne lui ont jamais transmis leur circulaire du 12 septembre 1894, par laquelle ils informaient leur clients qu’étant dans l’obligation d’apporter des modifications à leurs paquets de teinture la bengaline, ils les pri-raient de leur retourner à leurs frais ceux qu’ils auraient encore en magasin, s’engageant à les leur échanger avec des paquets nouveau modèle ; qu’afin d’agir efficacement, Legris, d’une part, aurait pu suivre l’exemple de certaines Sociétés qui ont envoyé aux droguistes, soit la copie du jugement accompagnée d’une lettre d’avis, soit le journal dans lequel ce jugement était inséré ; Yatowski et Loiseau, d’autre part, ne recevant pas de réponse de Fabre à leur circulaire du 12 septembre 1894, auraient dû lui rappeler sa teneur dans sa facture suivante ou dans la correspondance, ce qui n’a point été fait par eux ;
- « Attendu que Legris prétend justifier de la mauvaise foi de Fabre à l’aide de son livre de commission ainsi que de son livre de débit, dont un extrait a été versé aux débats et desquels il appert que le défendeur lui a acheté, dans le courant de mars 1885, cinq mille paquets de poudre kabiline, et que ce n’est que plus tard que, à des conditions plus avantageuses, il s’est servi de la bengaline d’abord type ancien et ensuite type nouveau ;
- « Attendu que cette considération ne saurait faire prévaloir les prétentions du demandeur; qu’en effet, en admettant, ce qui n’est nullement démontré, que la similitude des deux marques ait révélé à Fabre l’existence d’une contrefaçon, il demeure injustifié que ce débitant ait connu la date du dépôt de chacun de ces types et par conséquent, qu’il ait pu savoir lequel des deux produits avait la préexistence sur l’autre ; que sans doute, il reconnaît avoir mis en vente la bengaline ancien et nouveau modèle, mais qu’il a bien pu, comme il le déclare, au milieu des innombrables produits qu’il reçoit et qu’il débite chaque jour, ne pas remarquer les légères modifications qui ont été apportées par Ya towski et Loiseau à la marque Bengaline, que ce qui dénote sa bonne foi, c’est que lorsque l’huissier Bergé, qu’il connaît, s’est présenté à son magasin, il lui a donné lecture de l’ordonnance dont il était porteur, ce qui lui permettait de ne pas se méprendre sur le but de cette visite; il a spontanément remis à cet officier ministériel l’ancienne et la nouvelle marque Bengaline ; qu’il est de toute évidence que s’il avait été renseigné sur le caractère illicite de la marque ancienne, il l’aurait cachée et n’aurait livré que la marque nouvelle ;
- Que, cependant, Legris excipe de ce que la Cour de Nîmes a condamné le débitant Avinen, conjointement et solidairement avec Yatowski et Loiseau, à lui payer la somme de 200 francs à titre de dommages-intérêts, en se basant notamment sur ce que ce droguiste s’était fait, en 1890, directement expé
- dier par le demandeur des paquets de poudre Kabiline ; mais qu’il y a lieu de considérer qu’il fut révélé aux débats que l'huissier Porcher, de Nîmes, se transporta, le 10 novembre 1892, dans les magasins d’Avinen et demanda à son employé un paquet de Kabiline servant à teindre les étoffes en vert foncé ; qu’après recherches, il lui fut livré un paquet de Bengaline, avec cette réponse : « Voici de la Kabiline » ;
- « Qu’Avinen père et fils se trouvant présents confirmèrent cette indication après exhibition à Porcher du paquet acheté; que cet officier ministériel a encore constaté qu’un autre jour une personne ayant demandé éga-ment un paquet de Kabiline il lui fut remis un paquet de Bengaline qui passa sous les yeux d’Avinen père;
- « Que dans ces circonstances, Avinen était mal venu à arguer de son ignorance et de sa bonne foi, mais que de tels faits n’ont point été constatés à l’encontre de Fabre ;
- « Attendu enfin que la commande que Fabre a fait à Yatowski et Loiseau en avril 1894 s’élevait à la somme de 137 fr. 85, que c’est à tort que Legris la qualifie de considérable, alors surtout que la livraison antérieure qui était de 125 fr. 60 remontait à l’année 1892, qu’elle était d'ailleurs faite pour les besoins de son commerce et non pour faire un acte de complaisance vis-à-vis | de Yatowski et Loiseau.
- « Attendu, en conséquence, que Legris n’a pas démontré que Fabre ait vendu sciemment au sens de l’article 8 § 3 de la loi du 3 juin 1857, le produit la Bengaline, imitation frauduleuse de la Kabiline, que sa demande doit être rejetée ;
- « Attendu que les dépens doivent être mis à la charge de Legris à l’exception toutefois de ceux exposés sur l’action en garantie dirigée par Fabre contre Yatowski et Loiseau, lesquels doivent être supportés par celui-ci ; qu’en effet, la bonne foi de Fabre étant démontrée l’action en garantie n’a plus de cause; que ce dernier ne saurait non plus réclamer des dommages intérêts contre les vendeurs ni formuler contre eux toutes autres prétentions, étant tenu d’agir par instance distincte, directe et principale devant le Tribunal du domicile des défendeurs et non par voie de recours en garantie ; que, même au cas où sa mauvaise foi aurait été établie, il était irrévocable dans son action, puisqu’il est de principe que le complice d’un fait délictueux n’a droit à aucun recours contre ses co-délinquants ;
- « Par ces motifs,
- « Prononce que le sieur Legris n’a pas démontré que Joseph Fabre dit Fabre Barrière a vendu et mis en vente les produits fabriqués par Yatowski et Loiseau connus sous le nom de Bengaline, sachant que ces produits étaient livrés au commerce sous des marques qui constituent une imitation frauduleuse de celles imaginées par Legris pour les produits dits la Kabiline, les marques déposées par le de
- mandeur, signes figuratifs et dénomination, étant sa propriété exclusive;
- « Quoi faisant :
- « Rejette la demande de Legris comme mal fondée et par voie de conséquence l’action de garantie de Fabre contre Yatowski et Loiseau ;
- « Rejette toutes autres prétentions des parties comme injustifiées et condamne Legris aux dépens à l’exception de ceux exposés en l’action en garantie. »
- M. Legris a interjeté appel de ce jugement. La Cour, sur les plaidoiries de Me Couhin,du barreau de Paris, et de Me Sabatier, du barreau de Narbonne, et les conclusions de M. Duprey, avocat général, a rendu l’arrêt ainsi conçu :
- « La Cour;
- « Attendu qu’il résulte d’un arrêt rendu par la Cour d’appel de Nîmes le 23 juillet 1894 que les marques emblématiques servant à distinguer le produit industriel la Kabiline sont la propriété exclusive de Legris, qu’il en résulte aussi que Yatowski et Loiseau ont fait une imitation frauduleuse de ces marques avec lesquelles ils ont estampillé et enveloppé leur produit la Bengaline; qu’au surplus la propriété des marques de la Kabiline n’est contestée par aucune des parties en cause;
- « Attendu que, d’un procès-verbal de constat et de saisie dressé le 12 décembre 1894, au domicile de Fabre, droguiste à Narbonne, il résulte qu’il a été trouvé dans le magasin de ce négociant un certain nombre de paquets de bengaline portant la marque ancienne, dont le caractère frauduleux avait été constaté par les décisions judiciaires sus-visées;
- « Attendu que pour repousser la demandes en dommages-intérêts formée contre lui par Legris, Fabre soutient qu’en détenant et en mettant en vente les marchandises saisies, il ignorait leur caractère frauduleux et que sa bonne foi le protège contre toute action en responsabilité civile de la part de Legris ;
- « Attendu qu’il est constant et qu’il ne peut être dénié que Fabre fût détenteur de paquets de bengaline portant des marques reconnues frauduleusement imitées ;
- « Que cette détention fait présumer sa mauvaise foi et que c’est à lui qu’incomberait l’obligation de prouver qu'il a été de bonne foi si le procès comportait un tel débat;
- « Mais attendu que Legris demande réparation du préjudice que lui aurait causé le fait et la faute de Fabre et ce par application de l’article 1382, indépendamment de toute question de bonne ou de mauvaise foi ;
- « Attendu que le fait reproché à Fabre, est établi par le procès-verbal de constat du 12 décembre 1894 ;
- Que sa faute n'est pas moins certaine que le fait qu’à la suite de l’arrêt rendu par la Cour de Nîmes Legris d’une part, et Yatowski de l’autre, prirent toutes les précautions nécessaires pour en porter le coutenu à la connaissance du public;
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- Qu’à cet effet, ils firent des publications dans la Petite Gironde, le Petit Journal et le Lyon Républicain ; qu’ils adressèrent des circulaires individuelle à chacun de leurs clients ;
- « Que Yatowski et Loiseau notamment leur proposèrent de reprendre les paquets de ben-galine ancienne marque qu’ils pouvaient détenir encore et de les remplacer par des paquets avec marques nouvelle.
- « Que Fabre, qui est en même temps client de Legris et de Yotowski, reçut des circulaires venant de deux côtés à la fois ; qu’il a donc su ou dû savoir que la bengaline marque ancienne ne devait plus être mise en vente ; que son ignorance à cet égard ne peut se concilier avec sa réputation méritée de négociant fort avisé ; qu’au contraire l’insistance qu’il met à s’en prévaloir permet de croire à une ignorance voulu ou peut être considérée comme un acte de mauvaise foi ;
- « Sur la demande en garantie de Fabre contre Yatowski et Loiseau ;
- « Attendu que ceux-ci opposent une fin de non recevoir tirée de la signification du jugement faite sans réserve et de l’acquittement qui en aurait été la suite.
- « Mais, attendu que nul ne peut se forclore lui-même et que l’acquiescement ne peut jamais résulter d’une simple signification notifiée dans le but de faire courir les délais de forclusion ;
- « Attendu que l’action de Legris contre Fabre a son principe non dans la vente qui a été faite par Yatowski et Loiseau à Fabre, mais dans une faute imputable à ce dernier personnellement; qu’aucune garantie ne peut lui être due de ce chef ;
- « Par ces motifs ;
- « Statuant sur appel interjeté par Legris contre le jugement rendu le 11 juin 1885 par le tribunal civil de'Narbonne, le déclare bien fondé, réforme ledit jugement ;
- « En conséquence, dit que les marques déposées par Legris, signe figuratif et dénomination, constituent sa propriété exclusive ; dit que Fabre a, sans droit, vendu et mis en vente un produit revêtu d’une marque illicitement imitée ; lui fait défense de récidiver à l’avenir ; valide la saisie pratiquée au do-micile de Fabre, le 14 décembre 1894 ; dit qu’il n’y a lieu à insertions dans les jour— neaux ni à autres dommages que les dépens qui sont alloués à ce titre ;
- « Condamne Fabre en tous les dépens de première instance d’appel, et ce à titre de dommages-intérêts ;
- « Ordonne la restitution de l’amende. » Gazette des Tribunaux.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Prime exceptionnelle pour les accidents de chasse
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- accidents nombreux de toute nature qui résultent de ce sport, ont amené notre service d’assurances à étudier un moyen d’atténuer les suites, toujours fâcheuses, de ce genre de risque, et cela, en faisant garantir, par une assurance, moyennant une faible cotisation annuelle, tous les risques d’accidents de la chasse qui pourraient arriver et garantir aussi la responsabilité civile de l’assuré pour les accidents qu’il pourrait causer à autrui.
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- 3° En cas d’infirmité partielle (perte d’un œil, de l’usage d’un bras ou d’une jambe, d’une main ou d’un pied), il recevra une somme de trois mille francs.
- En outre, la responsabilité encourue par l’assuré en raison des accidents qu’il aurait causé à des tiers avec des armes à feu pendant la chasse, soit par maladresse ou imprudence, est encore garantie par l’assurance jusqu’à concurrence de 5,000 francs, vis-à-vis des tiers en général et de 8,000 francs à l’égard des rabatteurs, gardes, porte carniers ou autres auxiliaires à gages ou serviteurs quelconques.
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- * Campêche ........................
- • Carmen....................... » Tampico.......................... • Porto-Plats..... ............ » Haïti............................ • Jamaïque..................... » Barcel et P Cab ................. « Rio Hacha........................ • Carth, et Savan........................... » Maracaïbo .......................
- « Fustet.........................100 k. • Tatajuba.......................50 k. » Bahia.......................... » .............................................................. «................................Amapala ........................50 kil. Rouge Brésil Bahia............... »................................Calliatou r.....................1( 0 k. »................................Lima............................ 50 kil. » .............................................................. » Brési.let......................:..................... »................................Sandal.......................... 100 k. »................................Sapan........................... 50 k. »................................Quebracho....................... 1009 k. »................................Pernamb......................... ........................ 50 k.
- 6 .. 6 40
- 6 30 7 ..
- 6 50 .. ,
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- 5 25 5 50
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- 5 75 6 ..
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- 15 .. 17 ..
- 9 50 11 ..
- 11 .. 12 ..
- 6 .. 7 ..
- 6 .. 8 ..
- 8 .. 10 ..
- 66 . 70 ..
- 12 .. 14 ..
- Cachou
- Brun luisant, en sac 50k............... M..................... — encaisse — ....,.................... 37..................50.45 ..
- Jaune ou gamb. pressé................. 23 . 24 ..
- Coehemille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffe zacatille................. 1 60 2 ..
- Ténériffe grise..................... 150 1 80
- Cureuma
- Bengale.................50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad , Pond.................... M.............
- Dividivi
- On cote les 50 kil ................. 9 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bi. 112 k
- » fin viol, et pourpre..............
- » beau viol. et dito:...............
- » bon violet ....................... • moyen violet...................... » bon violet rouge.................................... » bon moy. v. roug.................. » fin rouge ....................
- » bon dito...........................
- » bon à fin cuiv....................
- » cuiv. ord. et bas.................
- Java .................................
- Kurpah................................
- Madras ...............................
- Manille............................. .
- Caraque...............................
- Guatemala flor........................
- » sobré .............................
- . bon à fin cor......................
- » cor. ord. à bas....................
- N -Gren fin et surfin..........1/2 k
- » bon à beau.. ..............
- • ord. et moye n.....................
- 8 75 9 ..
- 8 25 8 50
- 7 75 8 ..
- 6 75 7 ..
- 5 50 5 75
- 6 25 6 50
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- 6 50 6 75
- 5 50 5 75
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- 1 50 3 ..
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- 5 50 6 .
- 4 . 5 25
- 4 .. 5 25
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- 5 aO 65
- 3 50 4 50
- Orseille
- On cote les 100 kil.:
- Cap-Vert........................ .. M . • • •
- Mers du Sud........................ ..............
- Madagascar........................... M.........
- Quercitron
- On cote les 50 kil. : Baltimore fin effilé................... 7 50 à 8 50
- » gros effilé ......................... 6 .. 7 • '
- Rocoa.
- Antilles......................1/2 kil. .. 25 à •• 35
- Cayenne..................................... 70 • • 8°
- Le Gérant : ALBERT-EDMOND ROUSSE'l’.
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- LEVILLAIN-DUFRICHE, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot.
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- Extraits de Campêche et jaunes secs et liquides HÉMATINES — FAÇON SANFORD — PRIMA SUPÉRIEUR ET PRIMA — JAUNE CUBA PUR Extraits de Quebracho
- FONCÉ ET CLAIR, SEC ET LIQUIDE
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- 40e Année 5 NOVEMBRE 1896 Numéro 21/
- ___________________________________ /a/ T —_________________________________Sgv
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- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
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- France : Un an .... , . 15 francs
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- SIÈGE SOCIAL :
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- SOMMAIRE
- Procédé pour teindre ou blanchir le coton.--Rose diamine. — Teinture de la soie Gloria. — Clarification des cuves de teinture. - Machine à laver. — Procédés d’ensimage de la laine. — Gaufrage du velours coton. — L'oxyda-tion du noir d’aniline. — Procédé pour fixer, rendre insolubles les papiers peints, etc. — Savons pour l’industrie textile. — Des noirs diazotés. — Teinture sur bains acides. — Cours du Conservatoire des Arts-et-Métiers. — Exposition de Bruxelles. — Extraction de la matière tinctoriale du bois de campêche. — Perfectionnements et procédés nouveaux. — La teinture en Russie. — L’industrie textile en Tunisie. — Jurisprudence. — Chronique des Assurances. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie — Cours. — Annonces.
- PROCÉDÉ POUR TEINDRE ou blanchir le coton avant cardage par M. Anthoni.
- Parmi les diverses formes que l’on a données au coton en vue de le teindre pendant le cours de la filature, la forme de ruban a seule
- rect de la teinture aux machines qui suit le cardage.
- L’invention a pour objet un procédé qui permet de mettre le coton sous cette forme de ruban, et de le teindre ou de le blanchir sous cette forme, avant qu’il soit passé à la carde, à laquelle il n’est envoyé qu’après avoir subi le traitement de la teinture.
- La répétion du cardage est ainsi évitée, ainsi que les frais, le déchet et l’énervement de la matière qui en sont les conséquences, et l’application de ce procédé procure en même temps tous les avantages de qualité et d’économie qu’entraîne pour la teinture le choix de la forme de ruban, et ceux qui résultent pour la filature d’un cardage. appliqué à la matière déjà teinte.
- bre de bandes parallèles de longueur indéfinie ;
- 2° D’un étirage qui donne à ces bandes la forme et la cohésion d’un ruban parfait et permet de le traiter ensuite ainsi qu’il sera expliqué plus loin.
- Nous allons d’abord décrire, à titre d’exemple seulement, un des mécanismes auxquels le breveté donne la préférence pour réaliser son système de formation de rubans de coton provenant directement des batteurs.
- La nappe provenant des batteurs est engagée dans l’appareil représenté en élévation fig. 1 et en plan fig. 2 qui se compose principalement de :
- A A’, deux tambours animés d’un mouvement de rotation et que l’on peut recouvrir
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- permis d’obtenir une manutention économique et des résultats de qualité supérieure.
- Or, cette forme de ruban n’avait pu, jusqu’à ce jour, être procurée au coton qu avec l’aide du cardage. Cela obligeait la filature, soit à répéter cette opération du cardage après la teinture, afin de faciliter le laminage aux machines subséquentes, ou afin d’obtenir un mélange plus parfait des nuances, soit à subir les inconvénients qu’entraîne le passage di-
- Le moyen auquel M. Anthoni a recours pour obtenir le coton à l’état de ruban, avant le passage à la carde, s’applique à la nappe telle qu’elle est formée par les batteurs communément employés par la filature.
- Il consiste dans l’emploi combiné :
- 1° D’un diviseur qui réalise la transformation de cette nappe, par arrachement, c’est-à-dire sans risque de couper aucun des filaments qui la composent, en un certain nom-
- de cuir pour favoriser l’entraînement de la nappe.
- B B , lames en métal poli en nombre égal à celui des rubans que l’on veut produire sur la largeur de la nappe.
- Ces lames sont fixées solidement mais alternativement, les unes sur les tringles c, les autres sur les tringles d ; les premières obligent des parties de nappes, égales à leur largeur, à suivre le tambour A, tandis que les
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- secondes conduisent les parties correspondantes sur le tambour A’. La nappe entraînée respectivement par les tambours A, A', est ainsi sectionnée par arrachement d’une façon continue dans le sens de sa longueur.
- Ces sections de nappe passent alors entre les cylindres des deux systèmes d’étirage D et P’ qui les réduisent à la grosseur désirée et redressent les filaments qui les composent. Des rouleaux d’appel E les condensent après leur passage dans les entonnoir F et le ruban obtenu ainsi sans cardage, possède alors
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- toutes les qualités nécessaires pour être blanchi ou teint avec facilité.
- E A leur sortie des rouleaux d’appel, les rubans peuvent être reçus dans des caisses, des pots ou des coïlers, ou encore être disposés en bobines ou en rouleaux de réunisseur,
- il est évident que l’on pourrait condenser les rubans à leur sortie du diviseur par d’autres moyens que le passage dans des entonnoirs ou entre des rouleaux presseurs. Ce but serait également atteint, mais avec moins de simplicité, au moyen d’un ou de deux systèmes de frotteurs convenablement disposés.
- Mais, quel que soit l’appareil adopté pour ces opérations nécessaires, je revendique le procédé nouveau qui consiste à diviser, ainsi qu’il a été expliqué, la nappe des batteurs avant tout cardage et dans le sens de sa largeur, en un nombre quelconque de rubans continus.
- Ayant ainsi disposé le coton non cardé sous la forme qui se prête le mieux, d’un côté à un accès facile des bains dans toutes les parties de la matière, de l’autre à un travail mécanique et continu dans les appareils de teinture, on lui applique les opérations de teinture ou de blanchiment par les moyens décrit ci-après pour le soumettre au cardage seulement après ces opérations, ce qui a pour effet de supprimer dès l’abord toute les nécessités coûteuses et tous les inconvénients qui résultaient autrefois du passage direct de
- la teinture aux machines de filature qui suivent le cardage.
- Le passage continu des rubans dans les différents bains de teinture ou de blanchiment qui sont nécessaires suivant le résultat que l’on se propose, est réalisé par l’appareil représenté fig. 3, de telle sorte qu’on peut faire varier la durée du séjour des rubans dans les différents bains, aussi bien que la température de ces derniers, et cela sans ralentir ou interrompre le passage mécanique et continu des rubans dans ces bains.
- L’appareil qui réalise ce mode de teinture se compose essentiellement :
- 1° D’un ou de deux tambours d’appel Aa ;
- 2° D’une bassine B, en bois ou en métal, destinée à contenir les bains de lavage ou de teinture. Cette bassine est divisée dans le sens de sa largeur par une cloison c, mobile au besoin, qui est arrondie à sa partie inférieure et qui laisse entre elle et le double fond f de la bassine, un espace suffisant pour permettre le passage des rubans. Un serpentin D de vapeur, placé dans le fond de la bassine, est destiné à porter au degré de température nécessaire les bains qui réclament une température élevée ;
- 3° D’une paire de rouleaux imprimeurs E ;
- 4° D’un tuyau à cascades G ;
- 5° D’un bâti et des organes nécessaires à la transmission du mouvement.
- Par le simple examen du dessin, il est facile de comprendre le fonctionnement de cet appareil et les avantages de ses dispositions. Après un mouillage préliminaire ou un mouillage et un décreusage opéré par les moyens usuels, les rubans se déroulant des rouleaux ou bobines qu’ils formaient, ou extraits des pots ou caisses qui les contiennent (suivant que l’une ou l’autre de ces formes aura été choisie), sont engagés entre les rouleaux d’appel A, a. Leur écartement est maintenu à la distance la plus convenable par un guide h
- portant un nombre de division égal à celui des rubans.
- Le mouvement de rotation des tambours d’appel abat régulièrement les rubans dans la première partie de la bassine ; au besoin, une tournette i à plusieurs branches rendra cet abattage encore plus méthodique.
- Lorsque la longueur voulue de rubans a été introduite dans le premier compartiment de la bassine où elle s’imprègne du bain qui y est contenu, les extrémités antérieures de ces rubans, préalablement passées par-dessous a cloison c, sont introduites entre les rouleaux imprimeurs, dont la rotation est calculée par un développement pareil à celui des tambours d’appel.
- Afin de maintenir, pendant leur passage dans les exprimeurs, le parallélisme des rubans et empêcher leur emmêlement, on les fait passer, avant leur entrée dans ces rouleaux, dans les divisions convenablement espacées d’un guide K. Celui-ci peut emprunter la forme d'un peigne aux dents arrondies, ou dans certains cas on peut se servir, comme guides, d’entonnoirs L à petite ouverture, lesquels offrent l’avantage de rétablir le parallélisme des filaments qui composent les rubans et d’augmenter leur cohésion.
- • A leur sortie des rouleaux exprimeurs, les rubans sont disposés sous la forme la plus convenable pour le travail subséquent ou pour le séchage : ils peuvent être enroulés sur une ensouple avec l'aide de rouleaux enrouleurs ou abattus dans une caisse, ou reçus dans des coïlers, pots, etc. ; ces moyens étant connus, il est superflu de les décrire.
- En résumé, l’appareil dont nous venons de donner la description, présente, entre autres, les caractères suivants : il permet le passage continu des rubans dans les bains, mais tout en bénéficiant de l’avantage d’un travail continu, il est néanmoins possible de faire varier la durée d’imprégnation de la matière suivant jes bains dans lesquels elle doit être traitée, ce qui n’avait pu être réalisé par d’autres systèmes : il suffit, en effet, de faire varier dans la même mesure la longueur de rubans qui compose l’avance contenue dans le premier compartiment de la bassine.
- Il est également facile de multiplier à volonté le nombre des passages successifs de la matière dans chacun des bains nécessaires, avant d’opérer le séchage.
- L’exprimage immédiat des rubans dès leur sortie du bain, outre qu’il réduit au minimum la dépense de ce dernier, a pour effet de les débarrasser de tout l’excès des liquides qui les ont imprégnés, de rendre ainsi plus active l’action des bains subséquents et d’éviter que jes fibres de ces rubans ne soient encrassees et durcies par les résidus de teinture qu’elles auraient retenus.
- La faible capacité des bassins, qu’elle soit de 60, 80 ou 100 litres, permet d’opérer en bains courts, et, au besoin, concentrés, et procure à cette teinture tous les avantages que, dans le travail des écheveaux, on re-
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- connaît à la teinture en terrine, avec cette grande différence toutefois, c’est que dans ce système, ce travail en terrine est mécanique et continu, ce qui permet d’étendre le champ de ses applications.
- Les bains peuvent être nourris pendant la marche du travail et, par conséquent, maintenus ainsi à un degré constant. En outre, grâce au serpentin décrit, leur température peut être rapidement élevée ou maintenue à un degré uniforme, ou encore rester froide : le simple jeu d’un robinet de vapeur y suffit.
- Pour les rinçages, un tuyau à cascades inondant les rubans de ses jets, au moment de leur entrée dans les sancezers, augmente l’action du bain de lavage et complète celle que procurent à ce point de vue les rouleaux exprimeurs.
- Les rubans n’étant pas maintenus tendus pendant leur passage dans les bains, tout étirage est évité et avec lui la principale cause de leur rupture.
- Après avoir subi le séchage, les rubans provenant ainsi directement des batteurs et teints comme il vient d’être expliqué, sont alors amenés à la carde et subissent, à partir de ce moment, les opérations ordinaires de la filature.
- ROSE DIAMINE
- Parmi les nouveaux colorants parus, il convient de citer comme intéressant le « Rose Diamine », qui s’emploie pour coton, laine et «oie, tant en teinture qu’en impression, et Possède, outre une grande vivacité, une excellente solidité à la lumière et aux lavages.
- Coton. - La teinture se fait comme d’habitude, de 60° à 10» en 1/2 heure à 1 heure, avec la quantité de colorant nécessaire et addition de 1/2 % de soude, 2 0/0 de savon et 30/0 de sulfate de soude. Certains teinturiers emploient avantageusement 2 0/0 de sulfori-cinate (huile pour rouge) et 5 0/0 de sulfate de soude.
- L’uni est parfait.
- Pour le mattage, on obtient un résultat tout à fait bon avec 100 gr. de Rose Diamine, dissous dans quelques litres d’eau bouillante. On ajoute 100 litres d’eau contenant 400 gr. de Phosphate de soude et 1 à 2 kil. de dextrine blanche.
- Pour le rongeage, la composition au sel U'étain blanchit complètement le rose en "lances claires.
- Laine.— La teinture se fait facilement avec 10 0/0 de sulfate de soude et 2 0/0 d’acide Acétique.
- Pour les nuances un peu corsées, il est bon de n’ajouter l’acide qu’au milieu de la tein-"re, c’est-à-dire après une demi-heure de "Arche.
- Voici, pour l’impression tant sur laine pei-Snée que sur tissu de laine, de bonnes pro-PoRtions à recommander :
- b à 30 gr. de colorant, 500 c. d’eau, 300 gr.
- de britishgum ou léiogomme ; faire bouillir et ajouter après refroidissement 90 c. d’acide acétique à 6° B.
- Pour la laine peignée, on peut employer en plus nn peu de gomme. .
- Un vaporisage d’une demi-heure à trois quarts d’heure sans pression termine l'opéra-tion.
- Soie. — On teint la soie sur bain de savon de cuite légèrement acidulé à l’acide acétique. La solidité au lavage et à l’eau est très bonne.
- Tissus mi soie (coton et soie). — On teint avec phosphate de soude 2 1/2 0/0, savon 2 0/0 et sulfate de soude 10 0/0.
- Le coton se couvre ainsi plus que la soie.
- En supprimant le savon et une partie du phosphate et en maintenant la température au bouillon, on couvre davantage la soie.
- En réglant l’alcalinité du bain et la température, on teint également les deux fibres.
- Le Rose Diamine avec le phosphate de soude, et en laissant refroidir le bain jusqu’à 40°, s’épuise presque complètement.
- Le Rose Diamine est libre en deux concentrations : Rose Diamine BD et Rose Diamine B extra ; cette dernière marque est la plus concentrée.
- La solidité à la lumière est supérieure aux écarlates diamines et peut être qualifiée de bonne 1
- La résistance aux lavages est très bonne, surtout en nuances claires, et le Rose Diamine ne change pas sensiblement aux acides faibles. Il supporte l’action du fer chaud, le chlore en bain faible, et, pendant très peu de temps, il ne peut être qualifié de solide au chlore Ces alcalis concentrés font virer la nuance, qui revient par un passage à l’eau.
- Voici quelques réactions :
- 1° Acide azotique commercial : En touchant l’échantillon avec un agitateur plongé dans l’acide de rose, tourne franchement à l’orange jaunâtre;
- 2 Acide muriatique : L'ait légèrement jaunir la nuance ;
- 3° Acide sulfurique (à 100 gr. par litre) : Pas de changement appréciable ;
- 4° Soude caustique à 360 : La nuance tourne franchement au violet rouge, mais la nuance revient par lavage à l’eau ;
- 5° Ammoniaque : Changement identique à celui obtenu à la soude caustique, mais moins violacé;
- 6° Chlore en solution à 2o : Blanchit la nuance après quelques minutes d’immersion.
- M. Udb.
- LA
- TEINTURE DE LA SOIE GLORIA Par G. E. Hoeltz
- On a créé, il y a quelques années,[des tissus mi - partie soie mi-partie laine, qui ont joui aussitôt d’une grande vogue. Certains mélanges de ces deux sortes de fibres, connus sous le
- nom de gloria, s’emploient surtout pour la fabrication du parapluie bon marché. Un autre tissu dans lequel la soie forme des dessins, des raies, ou des pois sur fond laine, s’emploie beaucoup pour le vêtement de dames ou le foulard.
- Ces tissus sont certainement connus du teinturier parce qu’il se font dans les [couleurs les plus variées. On peut employer différentes méthodes, suivant qu’on veut donner une même nuance à la soie et à la laine ou deux couleurs différentes de sorte qu’on peut produire les tons changeants ou ce qu’on appelle la nuance gorge de pigeon. Le fabricant peut employer de la soie et de la laine déjà teintes, et alors le travail du teinturier est très simple et ne diffère en rien des méthodes communes de teinture de la laine et de la soie. Les étoffes peuvent aussi être tissées avec des fils écrus pour être teints ensuite en pièces ; dans ce cas le teinturier doit faire appel à tout son savoir pour obtenir de bons résultats, que la pièce soit teinte en une seule couleur ou en deux. Ce dernier cas présente le plus de difficultés parce que la couleur tinctoriale doit avoir la même affinité pour les deux fibres, bien qu’il y ait quelques exceptions, comme on le verra plus loin. Les gens de la partie accueilleront sans doute avec faveur quelques renseignements sur cette branche de la teinture, que nous étudierons successivement sous ces deux formes : une couleur et deux couleurs.
- Teinture en une seule couleur. — Pour ces tissus, il est absolument essentiel que le teinturier apporte le plus grand soin dans le choix de ses matières colorantes. Il doit rejeter toutes celles qui ont une tendance a produire des teintes inégales, et ne retenir que celles qui ont une affinité égale pour les deux sortes de fibres, et dont l’unité de nuance est bien connue. Nous conseillerons même à tous les teinturiers qui auront à travailler ces tissus, de faire quelques essais pratiques, pour bien se rendre compte de quelle façon se comporteront les couleurs avec chaque sorte défibrés quand on les teint dans les mêmes conditions. Il est impossible dans le court espace dont nous disposons, de traiter ce sujet sur toutes ces faces, et d’indiquer en détail outes les différences de résultats qu’on obtient avec les couleurs sur les deux fibres ; nous donnerons cependant quelqu s indications. On peut employer une grande variété de colorants : les couleurs directes de coton, comme la chrysa-mine, la béranine, le benzo olive, le jaune Clayton etc ; les couleurs acides comme le Magenta acide, le jaune indien, le violet acide, les couleurs basiques pour le nuançage. A ces marques, nous joindrons quelques recettes pratiques, principalement pour la production des teintes uniformes par les couleurs directes. Toutes ces recettes sont calculées pour 1001b. de tissu.
- Jaune citron. — Préparer un bain de teinture avec 11/2 once de chrysophénina et 20 1b. de sulfate de soude. Entrer les tissus à la
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- température d’environ 150° Fabr., chauffer ensuite jusqu'à l’ébullition, foularder pendant une heure, retirer, rincer et sécher. Avec les couleurs directes, il peut arriver quelquefois que la soie prenne mieux la teinture que la laine, et ressorte par conséquent plus foncée; dans ce cas corriger par l’addition d’un peu d’acide acétique. Il est bon de donner au bain une proportion assez forte de sulfate de soude.
- Jaune intense. — Préparer un bain de teinture avec 2 lb de jaune Titan R et 20 lb de sel, et continuer comme dans la recette précédente. Dans ce procédé aussi, l’addition d’un peu d’acide acétique vers la fin de l’opération aura pour résultat de rendre les nuances plus uniformes sur la laine et la soie.
- Jaune or brillant. — Bain de teinture avec 2 lb. d'oxyphénine et 20 lb. de sulfate de soude. Travailler comme précédemment.
- Orange brillant. — Bain de teinture avec 2 lb. d'orange Congo R et 20 lb. de sulfate de soude. Travailler comme dans la première recette.
- Cramoisi intense. — Bain de teinture avec 3 lb. d’acide acétique. Travailler jusqu’à la nuance.
- Orange or.— Bain de teinture avec 2 1b. de brun Titan O, 20 lb. de sulfate et 11b. d’acide acétique. Foularder dans le bouillon pendant 1 heure.
- Ecarlate. — Bain de teinture avec 2 lb. d’écarlate Titan S, 1/4 lb. de jaune Titan Y, 20 lb. de sulfate et 1 lb. d’acide acétique. Travailler dans le bouillon pendant 1 heure.
- Bleu ciel. — On obtient une délicate nuance de bleu ciel, qui cependant n’est pas solide à la lumière, en employant pour le bain 11b. de como Titan S, 20 lb. de sulfate et 1/2 lb. d’acide acétique.
- Ecarlate. — 2 lb. d’écarlate Titan C, 20 lb. de sulfate et 1 lb. d’acide acétique. Maniement semblable.
- Bleu. Belle nuance bleu-violet avec 3 lb. de bleu Titan 3 B, 20 lb. de sulfate et 1 lb. d’acide acétique. Foularder dans le bouillon.
- Rose. — Bain de teinture contenant 1/2 lb. de rose Titan 3 B et 20 lb. de sulfate. Foularder dans le bouillon pendant 1 heure.
- Brun or. — Bonne nuance avec 2 lb. de benzochrome brun G et 20 lb. de sulfate de soude.
- Gris. — Bonne nuance de gris argent avec 1 1/2 once de bleu noir diazo et 10 lb. de sulfate de sonde.
- Vert ardoise. — Ton léger de vert ardoise avec trois onces d’olive benzo et 20 lb. de sulfate.
- Mauve. — On obtient une délicate nuance de mauve à reflet rougeâtre en foulardant dans un bain bouillant contenant 2 lb. Violet benzo R et 20 lb. de sulfate de soude.
- Bleu foncé. — Nuance délicate de bleu foncé avec un bain formé de 4 lb. de sulfo cyanine G et 20 lb. de sulfate de soude.
- Noir. — On obtient un noir très plein en employant 12 lb, de noir Gloria N et 20 lb. de sulfate.
- Bleu marine foncé. — 4 lb. de sulfo cyanine 5 R et 20 lb, de snlfate.
- Pour teindre ces tissus on peut employer les géranines, les Erikas, les bleus ciel dia-mine, les violets alcali R, les daitapurpurines, les bruns chrome benzo, les sulfo cyanines, les jaunes chloramines, qui donnent tous de bons résultats quand on les ajoute aux couleurs qne nous avons déjà mentionnées. Les colorants acides donnent aussi de bons résultats dans la teinture des soies Gloria, de même que certaines couleurs basiques, seules ou en combinaison. Voici quelques recettes qui mettent ces substances à contribution.
- Jaune intense. — Préparer le bain de teinture avec 2 lb. de jaune Indien, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique. Foularder dans le bouillon pendant 1 heure, retirer, rincer et sécher.
- On obtient aussi une bonne nuance moins intense que la dernière en employant un bain formé de 2 lb. de jaune solide extra, 10 lb. de sulfate et 2 lb. d’acide sulfurique.
- Orange. — Bain de teinture contenant 2 lb. d’orange crocéine G, 10 lb, de sulfate et 2 lb. d’acide sulfurique.
- Ecarlate. — Bain de teinture contenant 2 lb. d’écarlate 2 RJ, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique. Travailler dans le bouillon comme précédemment.
- Cramoisi. — Employer 2 lb. de cramoisine, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique. Foularder dans le bouillon.
- Vert. — On obtient un beau vert foncé en employant 3 lb. de vert bleu solide, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique; foularder dans le bouillon. En employant une plus forte quantité de vert bleu solide extra on obtient un vert paon.
- Marron. — Employer 3 lb. d’azo Bordeaux, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique dans le bouillon.
- Bleu brillant. — Une nuance très brillante s’obtient avec 3/4 lb. de bleu soie BS, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique.
- Vert de mer pâle. — Préparer le bain de teinture avec 1 1/2 once de vert bleu solide et 5 lb. de bisulfate de soude. Foularder pendant 1 heure dans le bain, retirer, rincer et sécher.
- Noir. — Préparer un bain avec 9 lb de noir Victoria B, 1 lb. de jarne Indien G et 5 lb. de bisulfate de soude. Fo'darder dans le bain pendant 3/4 d’heure, 1 lire partir la vapeur, ajouter 3 onces de chry vïdine. Foularder dans le bain chaud pendai une 1/2 h. do plus, retirer, laver et sécher.
- Gris léger. — Employer 1 1/2 o. de violet acide solide 10 lb. et 5 lb. de bisulfite de soude. Foularder dans le bouillon pendant 1 heure.
- Rose. — On obtient un beau rose brillant avec 3/4 o. de Magenta acide et 5 lb. de bisulfate de soude. Foularder dans le bouillon pendant 3/4 d’heure, laisser échapper la vapeur, ajouter 3/4 d’once de rouge rhoduline brillant, et fourlarder dans le bain chaud pendant une 1/2 heure de plus.
- Lilas rose. — Bain de teinture de 1 1/2 o. de violet azo acide R extra et 5 lb. de bisulfate de soude. Foularder dans le bouillon pendant 3/4 d’heure, ajouter 3/4 d’once de violet rhoduline et foularder une 1/2 heure de plus.
- Vert bronze. — Bain de teinture avec 5 lb. de jaune indien G, 1 lb. de violet acide solide 10 B et 10 lb. de sulfate de soude. Foularder pendant 3/4 d’heure, puis nuancer avec 1 lb. de chysoïdine.
- Vert pois. — Bain de teinture avec 1 1/2 lb. de jaune indien G, 4 1/2 onces de violet acide solide 10 B et 5 lb. de bisulfate de soude. Nuancer après 3 o. de chrysoïdine.
- Noisette. — Bain de teinture avec 1 lb. de jaune indien G, 4 1/2 o. de violet azo acide R extra et 5 lb, de bisulfate de soude. Nuancer avec 1 1/2 o. de rouge Rhoduline brillant B.
- Gris pierre. — Bain de teinture avec 3 o. de violet acide solide 10 B, 1 1/2 o. de Magenta acide, 4 1/2 o. de jaune indien G et 5 lb. de bisulfate de soude. Nuancer avec 1 o. de rouge rhoduline brillant B.
- Teinture en deux couleurs. — Pour la teinture des tissus qui exigent deux couleurs afin de produire des effets changeants, on utilise la différence d’affinité de beaucoup de couleurs pour les deux sortes de fibres.
- Quand, par exemple, on place de la laine et de la soie dans un bain contenant de l’extrait d’indigo, la laine prend la couleur mais la soie reste intacte et peut, par la suite, absorber une autre couleur dans un bain différent.
- La tropaoline O, le jaune naphtol S, l’orange GG, la phlonine, le vert acide, le noir brillant B, la tartrazine, le rouge cochenille ont plus d’affinité pour la laine que pour la soie dans les bains acides ordinaires.
- Les couleurs basiques, dans les bains froids neutres ont, en général, une plus grande affinité pour la soie que pour la laine.
- Si donc on veut donner deux couleurs aux tissus mi-laine mi-soie, on les fait passer d’abord dans un bain acide contenant soit de l’extrait d’indigo, soit du jaune naphtol, de la tropaoline, etc., puis dans un bain froid contenant de la rhodamine, ou du bleu méthylène, du vert brillant, de l’auramine, etc., et on obtiendra deux nuances à reflets changeants.
- Quelquefois, on peut employer un bain uni' que à deux couleurs, dont l’une est absorbee par la laine et l’autre par la soie.
- Voici quelques recettes qui peuvent trouver leur application :
- Soie vert pâle, laine sauge. — Préparer 16 bain de teinture avec 7 o. de jaune quinoline;
- 1 lb. d’azo fuchsine G, 1/4 lb. de vert bleu solide, 10 lb. de sulfate de soude et 21b. d’acid0 sulfurique. Foularder jusqu’à la nuance.
- Soie rose, laine brun faon. — Préparer I0 bain de teinture avec 1 1/4 lb. de jaune solide extra, 4 o. d’extrait d'indigo, 5 o. de rhoda mine B, 10 lb. de sulfate de soude et 2 1D: d’acide sulfurique.
- Soie rose, laine violet. — Bain de teinture avec 1 1/4 lb, d’extrait d’indigo, 9 o. de rho
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- damine B, 10 lb de sulfate de soude et 2 lb. d’acide sulfurique.
- Soie bleu léger, laine bleu foncé. — Employer 9 o. de bleu soie, 9 o. de jaune solide extra, 2 o. d’azo fuchsine C, 10 lb. de sulfate de soude et 2 lb d’acide sulfurique.
- Soie rose, laine vert. — Employer un bain de teinture contenant 1 lb. de vert acide, 101b. de sulfate de soude et 3 lb. d’acide sulfurique, suivi d’un autre bain contenant 6 o. de rhodamine B.
- Soie bleue, laine rouge. — Employer un bain contenant 1 lb. de substituts cochenille, 101b. de sulfate de soude et 3 lb. d’acide sulfurique, suivi d’un bain contenant 6 o. de bleu méthylène.
- {The Dyer and Calico Printer.}
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- PROCÉDÉ DE CLARIFICATION par filtration, des cuves de teinture
- Par MM. Raïthel et Rosenthal
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- Cette invention se rapporte aux cuves de teinture employées pour obtenir certaines couleurs sur les fibres, et, notamment aux cuves qui renferment des parcelles en sus pension (du sulfate de fer, de la poudre de zinc, de l’indigo, etc.)
- Comme, d’une part, on ne peut procéder à la teinture que dans des cuves clarifiées et, que, d’autre part, il faut agiter la cuve chaque fois qu’on s’en est servi, dans le but d’y conserver la composition nécessaire pour la teinture, il faut un certain temps entre deux opérations consécutives jusqu’à ce que les particules en suspension se soient déposées au fond, c’est-à-dire jusqu’à ce que la cuve soit devenue claire. Pendant ce temps, on ne peut pas se servir de la cuve et pour ce travail continu sans interruption, il faut maintenir toutes prêtes et simultanément un grand nombre de cuves que l’on emploie les unes après les autres.
- Une filtration effectuée de la manière ordinaire, dans le but de réduire le temps nécessaire à la clarification, est impossible, parce que le liquide contenu dans la cuve s’oxyde par son contact avec l’air et devient impropre à la teinture, tandis que dans la clarification actuellement en usage, consistant simplement à laisser reposer pour former les dépôts, il ne se forme une couche mince d’oxyde qu’à la surface, cette couche protégeant ensuite le restant du liquide contre toute oxydation.
- Le blanc d’indigo, que les auteurs du brevet considèrent particulièrement comme liquide de teinture, a la composition suivante : C16 H12N2 02 ; par son contact avec l’air il perd 2 atomes d’hydrogène qui, en combinant avec l’oxygène de l’air, forment de l’eau, tandis que le blanc d’indigo en perdant cette quan tité d’hydrogène se retransforme en bleu d’indigo, dont il dérivait, et ne peut, par conséquent, plus être employé pour la teinture.
- Le but de la présente invention est de ré duire les deux temps de repos mentionnés
- ci-dessus, en filtrant le liquide de la cuve sans l’agiter, mais en empêchant, en même temps, l’arrivée de l’air, et, par suite, l’oxydation du liquide.
- Pour cela, on se sert du procédé suivant :
- Après avoir agité, on introduit dans la cuve contenant le liquide à clarifier un vase à petite circonférence, et dont les parois sont constituées entièrement ou en partie, de manière à former filtre.
- La filtration se fait de telle sorte, que chaque parcelle de liquide clarifiée (à l’exception des premières, qui forment la couche oxydéa protectrice), lorsqu’elle a passé le filtre, rejoigne le liquide déjà filtré, de façon à être protégée contre l’oxydation par ce liquide même.
- De cette manière, on arrive, sans avoir fourni à l’air l’occasion d’agir sur le liquide autre part que sur sa surface, à obtenir une filtration de l’extérieur vers l’intérieur et, par conséquent, une clarification accélérée du liquide.
- En outre, on recueille de cette manière, au bout de très peu de temps, une quantité suffisante de liquide clarifié pour pouvoir commencer à teindre pendant que le restant du liquide continue à filtrer.
- Lorsqu’on introduit la cuve à clarifier dans un vase à filtrer et ce dernier dans une autre cuve destinée à recevoir le liquide de teinture, il en résulte, dans les conditions mentionnées ci-dessus, une filtration de l’intérieur vers l’extérieur sans que l’air puisse y arriver autre part qu’à la surface.
- Le vase à filtrer peut être fabriqué d’une pièce rigide ou en plusieurs pièces rentrant les unes dans les autres, être fixe ou mobile, et le filtre lui-même être composé de n’importe quelle matière convenable.
- Au lieu de filtrer avec un vase spécial, on peut ainsi filtrer au moyen d’un piston s’adaptant dans la cuve, et dont le fond est composé entièrement ou en partie de matière filtrante ; on pourra le faire mouvoir dans le liquide de haut en bas ou inversement.
- Le liquide clarifié se rassemble en conséquence au-dessus et au-dessous du piston, et, dans ce cas, c’est également sa surface seule qui vient en contact avec l’air.
- La filtration, soit qu’elle se fasse dans le vase à filtrer de l’extérieur vers l’intérieur, soit dans le vase extérieur (cuve), de l’intérieur vers l’extérieur, peut être effectuée au moyen d’un piston.
- En outre, le liquide clarifié peut, ou bien s’écouler de lui-même dans des vases communiquants, ou être conduit dans des vases spéciaux, au moyen d’appareils élévatoires et de conduites pour y être utilisé ensuite.
- Dans chacun des procédés exposés ci-dessus pour filtration de liquide de teinture, on pourra, au lieu d’un seul vase à filtrer ou d’un piston, en employer plusieurs et filtrer avec ou sans emploi de pression.
- Cette pression peut être obtenue par le poids d’un corps solide ou liquide, par la
- pression d’un ressort ou d'un gaz comprimé, agissant sur le côté non clarifié ou par le vide agissant sur le côté clarifié.
- Pour accélérer la filtration, il convient de toujours débarrasser les surfaces filtrantes au moyen de pinceaux, de brosses, d’étoffe s .et ? des matières qui y sont adhérentes.
- pour
- MACHINE A LAVER la grande industrie pouvant égale
- ment s’adapter à l’industrie du nettoyage à sec.
- De H. Tretehler à Zurich Wollishofen
- Cette machine qui ne trouvera son application que dans la grande industrie du lavage et du blanchiment peut également au moyen de quelques dispositions spéciales servir dans les usines où le véhicule eau est remplacé par le véhicule benzolavac récupération de l’hydrocarbure épurateur. Que l’appareil soit destiné à l’un ou l’autre usage, le liquide épurateur est projeté sur les objets à laver sous forme de jets rayonnants et sous une pression qui n’est pas moindre à une demi-atmosphère : l’effet mécanique produit par ces jets n’est d’ailleurs pas affaibli par la présence d’un liquide absent autour des textiles à laver quelles que soient les matières à laver, le liquide épurateur tombe sans interruption sur elle sous forme d’une pluie battante : quant au véhicule eau, lessive ou benzine, après avoir rempli ses fonctions il fait retour à un réservoir situé en contre-bas derrière la machine, il y est conduit en passant par un tambour en tôle percé à jour et d’un diamètre assez considérable. Grâce à cette disposition la lessive quelle qu’elle soit d’ailleurs, agit, non seulement chimiquement en dissolvant les impure-retés, mais encore mécaniquement en détachant les parties dissolubles et en rinçant les tissus maculés : cette force mécanique est assez énergique pour qu’en un temps, le plus court possible, elle produise une épuration parfaite.
- La machine se décompose en trois parties principales : La machine à laver proprement dite, le réservoir récepteur du liquide épurant et enfin une pompe centrifuge.
- lo La machine à laver consiste en un tambour en tôle percé à jour tournant dans un cylindre enveloppe. Cylindre et tambour sont naturellement munis chacun d’une ouverture d’arrivée de liquide garnie d'un obturateur, et chacun d’eux peut être mis en rotative indépendamment de l’autre. Le tambour est garni à sa partie intérieure d’une série de tubes percés à jour, dont les ouvertures frontales aboutissent à une cavité (E) pratiquée dans la boîte latérale du tambour. Cette cavité communique avec le tube de la pompe foulante en traversant des tourillons creux. Le diamètre de ces tubes est tellement infime par rapport aux tuyaux de circulation d’eau, qu’on obtient uniquement la pression dont nous avons parlé précédemment. La boîte latérale ainsi qu’une
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- boîte similaire placée sur l'autre extrémité du tambour affinent avec le tambour sur deux montants en fonte creux. La circulation de la lessive c’est-à-dire du liquide épurateur s’effectue par l’intermédiaire d’une pompe centrifuge dont nous avons déjà parlé, pourvue d’un tuyau d’aspiration mis en communication avec le réservoir. Ce réservoir est divisé en deux compartiments, dont l’un reçoit la lessive, l’autre l’eau pure. Ces deux compartiments correspondent avec le tuyau d’aspiration par deux valves de manière qu’en intervertissant les valves l’un ou l’autre liquide peuvent être envoyés au tambour. Un serpentin à vapeur qui se trouve dans les compartiments du réservoir peut porter les liquides à la tempé-rature désirée. L’alimentation et le départ du liquide trop chargé en impuretés se font très rapidement par une série de robinets ingénieusement disposés.
- L’opération du nettoyage se fait comme suit : Après avoir tourné le tambour et le cylindre enveloppe de manière à ce que leurs deux ouvertures se trouvent exactemont l’une au-dessous de l’autre, les tissus à nettoyer sont placés dans le tambour et les ouvertures fermées. Par la mise en route de la pompe commandée par la poulie de transmission et l’engrenage le liquide arrive à la pression voulue dans un des compartiments latéraux vides, pénètre dans le tuyautage percé à jour pour tomber ainsi sous forme de pluie d’arrosoir sur les tissus à blanchir.
- Le tambour ondulant continuellement sur son axe, le linge ou les tissus changent de place à chaqne mouvement et le liquide vient chaque fois arroser une surface nouvelle. Les tôles percées à jour du tambour permettant au liquide une fois l’effet produit de s’écouler dans le cylindre de revêtement extérieur pour de là retourner par la canalisation établie dans les montants en fonte creux jusque dans le réservoir. On a adapté à cette canalisation des valves spéciales qui peuvent faire passer à volonté ces liquides dans l’une ou l’autre division du réservoir. La pompe reprend de nouveau les liquides pour les faire projeter encore sur les tissus à nettoyer: il s’établit ainsi une circulation continue du liquide épurateur quoique la quantité en soit très minime.
- L’ondulation du tambour s’obtient de la manière suivante :
- L’axe de la poulie de commande se trouve prolongée au-delà du bâti de l’appareil : c’est sur ce prolongement que se trouve fortement calé un pignon engrenant avec uue roue dentée, une tringle est adaptée par l’une de ses extrémités sous forme d’excentrique à cette roue dentée, tandis que de l’autre elleaction ne une tige à crémonepouvant produire un mouvement de va et vient continuel sur des galets de guidage ; si donc la roue dentée se met en route la tige à crémone effectue le mouvement de va et vient indiqué ci-haut. Or la tige à crémone engrène avec un pignon placé à la partie extérieure du montant de la machine sur le tourillon du tambour, et dès qu’elle se
- met en mouvement elle imprime un mouvement ondulatoire au tambour.
- La rotation du cylindre de revêtement s’effectue par l’intervention d’une roue à manivelle sur l’axe de laquelle on a calé des pignons engrenant avec les couronnes dentées pratiquées sur la périphérie de ce cylindre.
- L’ouverture et la fermeture des portes du cylindre ainsi que la mise en arrêt de ce dernier, lorsqu’il s’agit de vider le tambour, s’ef fectue facilement d’une manière quelconque appropriée, aux besoins de chaque local spécial. Les conditions de transmissions des pignons sont telles que les ondulations du tambour ne s’effectuent qu’avec une grande douceur, l’effet à obtenir n’étant pour chaque ondulation que de déplacer une fois les pièces à blanchir et de les exposer chaque fois à l’action de la pomme d’arrosoir.
- Une fois le nettoyage ou blanchiment terminé, on rince sans nouveau déplacement par l’interversion des valves qui produit un changement de communication de la pompe avec les compartiments du réservoir.
- (Brev.no 81510)
- Comme déjà nous l’avons indiqué précédemment,'la même machine-peut, au moyen de certains changements de disposition, servir également au nettoyage chimique dit à sec avec intervention de benzine: le procédé peut-être considéré comme avantageux en ce que :
- 10 Le nettoyage se trouve singulièrement accéléré.
- 2 La disposition spéciale de la machine rend tout séchage ultérieur inutile.
- 3° L’ouvrier chargé de la manutention n’est pas incommodé par les vapeurs de benzine.
- 4o II n’y a pas de perte de benzine : celle chargée d’impuretés est récupérée ultérieurement et le procédé revient naturellement plus économiquement.
- La disposition des organes essentiels de la machine est la même que précédemment.
- Pour traiter les tissus par la benzine, on remplit lecylindre avec le liquide hydrocarburé à qui l’on fait faire plusieurs fois le tour à travers l’appareil à l'aide de la pompe centrifuge.
- Mais le tuyautage communiquant avec le cylindre est garni d’un patin en T duquel part une conduite tuyautée aboutissant à un ventilateur. Les deux conduites peuvent être fermées par des robinets. On néglige ici tout à fait le réservoir en contre-bas et en son lieu et place on lie l’une des branches du fer en T de la pompe avec la partie inférieure du cylindre. Une fois l’opération du nettoyage terminée, on ferme les valves ainsi que le robinet et l’on fait fonctionner le ventilateur.
- Ce ventilateur prend d’unesource déterminée de l’air chaud à 40-50 pour l’amener dans l’appareil : la benzine qui s’y trouve est rapidement évaporée et entraînée par le courant d’air à travers un conduit spécial qui la ramène à un collecteur où elle se condense sans perte sensible.
- Peu après les tissus n’ont plus d’odeur sen
- sible de benzine, sont séchés par le courant d’air chaud et on peut les retirer de l’appareil.
- NOUVEAUX PRODUITS et procédés d’ensimage de la laine par M. Labarthe
- La présente invention a pour objet de nouveaux produits à l’ensimage de la laine ou de toute autre matière textile.
- Un bon produit d’ensimage nécessite les qualités suivantes :
- lo Etre stable et. homogène sans superposition des différents élémen’s qui le composent bien que ceux-ci soient de densités diverses, de telle sorte qu’il puisse imprégner le textile avec l’homogénéité et l’uniformité nécessaires ;
- 2o Etre, de plus, suffisamment lubrifiant et permettre un dégraissage facile.
- Dans ce but, M. Labarthe avait appliqué divers produits indiqués dans une série de brevets, mais aucun d’eux ne remplissait rigoureusement les conditions énoncées.
- Ses recherches postérieures l’ont conduit à trouver et à composer un oléate d’une nature particulière qui présente tous les avantages de l’huile d’olive, tout en étant trois fois moins coûteux.
- Ce produit présente, de plus, sur l’huile d’olives et sur les huiles végétales en géné ral, l’avantage de conserver ses propriétés aux basses températures, d’être soluble dans les alcalis, d’être inoxydable et, par suite, de supprimer tout danger de combustion spontanée, et enfin, de ne pas rancir à la longue, ce qui permet d’effectuer le dégraissage a volonté, sans craindre les odeurs désagréables.
- L’huile substituée à toutes les autres, telles que : huile d’olives, de naphte, oléine, etc., est l’huile de résine ou huile pyrogénée provenant de la distillation des brais, colophanes, etc.
- Cette huile se prête mieux que toute autre à l’adhérence des fibres, parce qu’elle a été débarrassée des particules visqueuses et résineuses.
- Elle est inaccessible à l’oxydation, comme l’huile de naphte, presque inodore, et elle permet de suspendre durant de longs mois le dégraissage des laines filées, cette dernière opération pouvant s’effectuer par simple trempage dans l’eau à 40 degrés, mêlée à 1 0/0 de savon blanc.
- Pour compléter son oléate, M. Labarthe ne se sert pas, comme il le faisait jusqu’ici, d’une huile onoléine ou glycérine ; le second élément de son oléate, qui, dans ses composés antérieurs, était l’eau pure entrant dans la proportion de 40 à 50 0/0, est remplacé par l’émulsion gélatineuse de plantes aquatiques iodurées ayant la propriété de donner des mucilages compacts et homogènes, inodores et très solubles; parmi ces plantes, nous citerons les fugacées, les algues marines et d’eau
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- douce, varechs, fucus, lichens, floridées, nénuphars, etc., en un mot, toutes les plantes susceptibles de fournir une gelée plus ou moins iodurée, lichens des prés, champignons, saponaires, racines de luzerne et autres plantes fourragères, etc.
- Le mélange des substances précitées, huile et gelée, quoique d’un caractère hétérogène, se transforme, par suite d’un malaxage prolongé, en une émulsion laiteuse stable et homogène, m; igré la différence de densité des deux substances composantes. Cela tient à ce que les particules de l'huile sont divisées, disséminées à l’infini et maintenues à des distances, pour ainsi dire, moléculaires dans le liquide gélatineux, onctueux et lubrifiant.
- L’émulsion gélatineuse ainsi décrite peut d’ailleurs être mélangée avec toute autre huile végétale ou minérale, avec des graisses, suifs, etc. Elle conserve dans son mélange avec ces derniers corps, aussi bien qu’avec l’huile de résine, une proportion d’eau très considérable qui contribue à rendre l’ensimage très économique. Diverses émulsions sont donc comprises dans le présent brevet.
- Quant à l’opération de l’ensimage de la laine ou de toute autre matière textile avec le nouveau produit, elle se fait absolument comme avec les produits d’ensimage connus jusqu’ici. Il est donc inutile de la décrire. Pour opérer le dégraissage de la laine ou autre matière soumise, au préalab e,à l’ensimage au moyen du produit breveté, il suffit de la tremper dans un bain d’eau à 40 degrés centigrades dans laquelle on dissout, au préalable, une proportion de un kilogramme de savon blanc pour 100 kilogrammes d’eau.
- GAUFRAGE du velours coton
- Note sur une nouvelle méthode de gaufrage sur velours de coton
- Par M. Knoop. (1)
- Si l’on imprime sur un tissu de coton de la soude caustique concentrée comme celle dont on se sert pour ronger le tannate d antimoine, le tissu séché est cassant et paraît considérablement affaibli aux endroits où la soude est déposée ; un simple lavage à 1 eau fait disparaître cette altération. On peut utiliser cette propriété de la fibre végétale pour produire les effets de gaufrage sur tissus grattés, mais surtout sur le velours de coton.
- Il suffit d’imprimer, sur le tissu blanchi, de la soude caustique à 30—40° Bé, épaissie à l’amidon grillé ou à la dextrine, bien sécher et brosser fortement ; les fibres qui ont subi l’influence de la soude se cassent et sont enlevées. Ceci fait, laver et redresser le poil. — L’impression de la soude n offre, comme on sait, aucune difficulté ; mais il faudra veiller à ce que le tissu soit complètement sec et même encore chaud au moment du brossage;
- (1) Bull, de la soc. industrielle de Mulhouse.
- si on finit des échantillons à la main, on le fera avec avantage sur une plaque chauffée à une température moyenne. Dans un échantillon de plusieurs mètres, fraîchement séché, la résistance au traitement augmente avec chaque mètre, la soude trouvant le temps de se charger peu à peu d’humidité. — Il est dif ficile de brosser plus d’un petit échantillon à la main, à cause de la poussière alcaline qui attaque les muqueuses. Se servir de préférence de brosses en chiendent.
- Pour fabriquer ce genre en grand, il faudrait construire une machine à brosser, précédée d’un ou plusieurs tambours à sécher et munie d’une forte ventilation.
- Sur un bon velours on peut produire, de cette manière, des dessins très fins et supportant sans inconvénient toutes les manipulations usuelles. Par contre, les dessins chargés ne se présentent pas bien, le fond du tissu devenant trop visible.
- En appliquant le gaufrage à des fabrications différentes, telles que couleurs diamine, rouge alizarine, tannin et noir d’aniline, on arrive à des combinaisons très variées.
- L’OXDATION du noir d'aniline
- La véritable aniline ou la nigraniline est une substance noire insoluble dans les dissolvants ordinaires, obtenue par l’addition d’un agent d’oxydation, comme le bichromate de potasse à une solution de sel d’aniline. L’acide sulfurique concentré la fait facilement entrer en dissolution, mais quand on ajoute de l’eau à cette solution elle forme des dépôts verts qui prennent l’apparence de l’émeraldine, et se retransforment en noir d’aniline après l’addition d’un alcali. Malgré cela il est impossible de faire du noir d'aniline un colorant direct. On a essayé d’abord une méthode à peu près directe en traitant la fibre dans un bain acide d’aniline additionné de bichromate, mais à cause de son rapide développement le noir n’avait pas eu le temps de se fixer parfaitement sur la fibre. La plus grande partie de la substance était perdue parce qu’elle se précipitait sur la fibre sous forme de poudre. Cela n’a pas empêché cette méthode d’être toujours en usage dans certaines fabriques à cause de son bon marché et de sa facilité d’exécution.
- Théoriquement les résultats sont les mêmes avec le noir d’oxydation. La fibre est d’abord imprégnée d’aniline, puis oxydée, et la teinture dépose sur la fibre des précipités insolubles de nigraniline. Pour nous exprimer plus clairement disons que la méthode à bain unique forme de la nigraniline qui se dépose mécaniquement sur la fibre, tandis qu’avec l’oxydation le noir se combine chimiquement avec la fibre elle-même. Mais la pratique est plus compliquée que la théorie. Si l’on ne faisait qu’imprégner la fibre d’aniline et la sécher ensuite, elle ne serait pas oxydée, parce que
- l’aniline ne possède pas la propriété de se combiner avec l’oxygène. Elle exige un intermédiaire et le meilleur de tous les intermédiaires est le chlorate de potasse ou de soude additionné d’une trace de sel métallique. Pour cela on place la fibre à teindre dans un bain contenant des quantités égales de sel d’aniline et de chlorates avec une légère quantité de sulfate de cuivre et on la porte dans une pièce chaude ; le coton qui au commensement était blanc devient alors vert clair puis vert foncé, jusqu’à ce qu’il passe entièrement au noir.
- L’acide hydrochlorique qui dans le sel d’aniline était combiné avec l’huile d’aniline, est libéré rapidement parle séchage, et agit alors sur le chlorate qu’il oxyde. C’est à cette réaction qu’est due la concentration plus forte dans le bain direct que dans le bain d’oxydation, et la plus grande rapidité de réaction de la première méthode. La fibre souffre moins dans le bain direct parce qu’une quantité plus forte d’eau réduit énormément la force de l’acide, tandis que dans le séchage (oxydation) l’acide agit sous une forme bien plus concentrée et affecte par conséquent avec beaucoup plus d’énergie la fibre jusqu’à la détruire même dans certains cas. Cet inconvénient peut-être combattu par la neutralisation du bain d’aniline au moyen d’huile d’aniline qui préserve un peu la fibre. Mais ce remède est loin d’être parfait. Quand le bain de teinture contient un excès d’huile d’aniline, l’acide mis en liberté se combine rapidement avec l’huile et l’oxydation se poursuit lentement et d’une façon tout à fait imparfaite. Le résultat est d’abord une combinaison imparfaite, ensuite le danger qu’au bout d’un certain temps le noir tourne au vert.
- Beaucoup de gens s’imaginent que la transformation du noir en vert est due à la neutralisation insuffisante de la fibre après l’oxydation, ou à la faiblesse de la base d’aniline. C’est une erreur dans les deux cas. La fibre oxydée une fois est vert intense, ce qui montre que l’oxydation même sèche est incomplète. Il est vrai qu’en augmentant d’une façon irrationnelle la proportion du chlorate de soude, ou en élevant la température dans le local d’oxydation on peut obtenir un noir parfait, mais ce traitement attaquerait trop énergiquement la fibre ou la détruirait même entièrement.
- Le noir d’oxydation ne verdira pas, même quand on le laissera pendant plusieurs années à l’air, parce que l’oxydation est complète, et on ne pourrait le faire verdir qu’en le soumettant à l'action énergique d’un acide, par exemple l’acide sulfurique concentré. Mais quand on passe la fibre oxydée vert intense dans un ou plusieurs bains chauds à la soude, on obtient un noir bleu qui cependant verdit encore facilement même sous l’action de l’acide carbonique et sulfurique de l’atmosphère.
- Quand à ce degré de développement ou passe le noir dans un bain de chlorate de potasse, l’oxydation devient complète et le noir
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- perd sa faculté de verdir à moins que le bain d’aniline ne contienne un grand excès d’aniline neutre, qui provoque le verdissement ou que le bain de chrome ne soit trop faible, c’est-à-dire que l’oxydation n’ait pas atteint un degré suffisant.
- Pourcombattre cette idée que le noir verdit à cause de la faible oxydatim, l’auteur a imprégné un échantillon de fils d’une solution d’aniline de force moyenne qui produisit un gris bleu intense ; depuis six mois que cette opération a eu lieu l’échantillon n’a pas varié.
- On n’a pas tiré au clair cependant si l'addition d’acétate d’alumine dans le bain influence ou non le verdissement. Ces points étant établis, il est clair que si le coton est imprégné d’aniline et d'un agent d’oxydation convenable, et séché ensuite, il prend un beau noir solide qui a le seul défaut d’affaiblir la fibre pendant l’oxydation.
- C’est l’acide hydrochlorique qui attaque le plus énergiquement la fibre et la rend extrê-ment friable quand elle devient sèche. On a proposé beaucoup de remèdes à cet inconvénient. Une addition de pâte d’amidon empêchera l’oxydation de pénétrer trop profondément la fibre et évitera en partie l’affaiblissement. Mais le meilleur remède connu est probablement l’acétate d’aluminium. Il donnera plus de force à l’acide hydrochlorique et la chaleur de l’oxydation libérera un peu d’acide acétique, l’acide hydrochlorique en excès formant avec l’aluminium du chlorure d’aluminium, qui avec l’humidité et la faible chaleur de la chambre d’oxydation évitera la corrosion du tissu.
- Avec un peu de réflexion etd’attention le teinturier, qui tient compte de ces principes, produira facilement ce noir qui est la plus solide de toutes les teintures. Pour les tissus fins il sera bon de les passer après le bouillon dans un bain tiède contenant trois litres d’acide hydrochlorique dans 1,000 litres d’eau, et de les rincer ensuite dans l’eau claire.
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- PROCÉDÉ pour fixer, rendre insolubles et lavables les papiers peints et autres surfaces peintes ou imprimées
- Par la Société Olive frères.
- Cette invention a pour objet un procédé pour fixer, rendre insolubles, lavables, et, au besoin, pour vernir les papiers peints en général, des affiches, des étoffes et tissus peints ou imprimés. 039
- Le produit créé dans ce but, fixe d’une façon définitive les couleurs qui sont appliquées sur les surfaces à protéger et les rend complètement insolubles. Ce fixatif s’applique sans aucun encollage à une ou plusieurs cou-ches ; lorsqu’on étend une ou plusieurs couches superposées, on obtient le brillant du vernis.
- On prépare le fixatif de la manière suivant :
- On fait dissoudre d’une part : 1,000 gram. d'eau, 100 grammes de borax, 100 grammes de gomme laque blanche.
- D’autre part, dans : 1,000 grammes de benzine du gaz, 350 grammes de débris de caoutchouc.
- On mélange ces deux produits au bain-marie pendant deux heures ; il se forme une sorte d’amalgame épais. C’est ce qui forme la base du fixatif.
- On fait chauffer dans une bassine de cuivre : 10 kilogrammes d’huile de ricin et on ajoute 5 kilogrammes de résine.
- Lorsque le tout est suffisamment fondu, on verse dessus 10 kilogrammes de solution de soude caustique à 20 degrés et ensuite 5 kilogrammes d’acétate d’alumine à 5 degrés.
- On remet alors sur le fer; lorsque le mélange est assez chaud, on ajoute l’amalgame décrit plus haut.
- On retire la bassine du feu, et on ajoute au mélange 25 kilogrammes d’eau chaude, dans lesquels on fait dissoudre préalablement 5 k. de gélatine de première qualité.
- Il se forme un dépôt ; dès que la liqueur est froide, on la passe au tamis, et le fixatif insoluble est bon à employer.
- Il est facultatif de modifier, au besoin, dans certaines limites, les proportions des substances employées.
- SAVONS pour l’industrie textile
- Il n’est guère de branche de l’industrie qui soit sujette à autant d’innovations que la fabrication du savon. Généralement ces innovations reposent sur la découverte de nouveaux produits naturels : huiles, graisses, etc., et leur utilisation dans la savonnerie. Les fabricants ont surtout dirigé leurs efforts pendant ces derniers temps vers l’amélioration des procédés, et tout en ne réussissant pas complètement dans leurs tentatives, ils ont cependant réalisé d’importants perfectionnements qu’il serait téméraire de méconnaître. La réussite d’un bon savon dépend en effet de diverses circonstances incidentes et il faut une longue pratique pour produire un savon qui puisse répondre à tous les besoins de l’industrie textile.
- On emploie aussi bien du savon dur que du savon mou pour les tissus. Le premier est généralement fabriqué avec des corps gras durs et de la soude, le second avec des graisses douces, des huiles et de la potasse. La différence essentielle entre ces deux sortes, c’est que les savons mous contiennent tous les composés des graisses et des huiles employées dans la fabrication, tandis que les savons durs ont perdu un composé essentiel des huiles, la glycérine.
- Pour les savons mous, on saponifie l’huile et la graisse en les faisant bouillir ensemble et en laissant évaporer le composé jusqu’à une certaine consistance. Pour les savons durs
- on emploie généralement des lessives plus faibles contenant une quantité d’eau suffisante pour dissoudre la glycérine, qui est séparée de la graisse par l’action de l’alcali. On sale le savon pour faire la séparation aqueuse, et la glycérine avec l’excès d’alcali, de sel, etc., est précipitée dans la lessive inférieure. Il est donc évident que la transformation chimique qui s’est opérée, consiste dans la substitution de la potasse ou de la soude à la glycérine, qui, dans les graisses etlles huiles était en combinaison avec les acides oléique, stéarique, linoléique, etc., de sorte qu’il y a eu formation d’oléate, de stéarate ou linoléate de soude ou de potasse, qui sont solubles dans l’eau.
- Tout le monde sait que le même savon ne peut pas servir à toutes les applications de l’industrie textile, et qu’il faut faire par conséquent des savons de différentes qualités (c’est-à-dire contenant différentes quantités d’alcali et de graisses) suivant qu’ils doivent servir à de la soie ou de la laine écrues, à la-verla laine, à donner le brillant aux fils ou aux tissus teints à la garance, à charger les étoffes, etc. On ne comprenait pas pendant fort longtemps pourquoi les tissages avaient besoin de savons contenant différentes proportions d’acides gras et d’acalis, jusqu’à ce qu’un certain nombre d’expériences aient démontré que l’action du savon dépendait uniquement de la proportion plus ou moins forte d’alcali qu’il renfermait. Aussi les fabricants auxquels on commande un savon devraient toujours savoir à quel but on le destine. Par exemple un savon dur pour imprimeur sur calicot doit contenir 7 00 d’acide gras, 6 00 de soude, 30 0(0 d’eau et être neutre. Un savon dur d’oléine pour la teinture en couleurs doit être composé d’environ 6,1 0[0, d’acide gras, 7,5 0(0 de soude et 31,5 0(0 d’eau. Pour la teinture de la soie, le savon doit contenir 65 0(0 d’acide gras, 8 0(0 de soude et 27 010 d’eau. Pour le lavage de la laine, il doit contenir 61 0(0 d’eau. Quelques fabricants préfèrent cependant pour la soie écrue un savon contenant environ 10 0(0 de soude. Pour le savon mou, il en est de même, et pour répondre à tous les besoins, il doit contenir, suivant le cas, de 50 a 54 0(0 de graisses, et de 13 à 15 0[0 de soude caustique.
- Les savons pour l’industrie textile doivent donc contenir différentes proportions d'alcali, suivant l’emploi auquel on les destine. Il ne faut pas non plus confondre leur emploi, ne pas se servir,par exemple, d’un savon à remplir ou à laver les étoffes, pour l’impression sur calicot, parce que le violet garance ou d'autres couleurs seraient entièrement perdus, ou au moins affadis et coulés. Si d’autre part le fabricant de drap employait le savon neutre de l’imprimeur sur calicot, il n’arriverait pas à des résultats satisfaisants, parce que le savon pour le lavage de la laine doit toujours contenir un excès d’alcali qui réagit sur la graisse de la laine et forme une émulsion qui enlève les impuretés adhérentes à la fibre.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Les imprimeurs sur calicot doivent observer l’influence des savons de composition différente sur les couleurs des tissus imprimés, parce qu’un savon contenant, par exemple, un léger excès d’alcali, qui est très apte à donner du brillant aux couleurs rose intense et garance ternirait le violet garance. Dans le premier cas le teinturier ne se propose non seulement de fixer et d’aviver son rouge ou son rose, mais en même temps d’éliminer le jaune et une partie de la matière colorante rouge ; dans le second cas on arrive aux meilleurs résultats avec un savon contenant aussi peu que possible d’alcali. Dans l’impression on emploie souvent deux sortes de savons, l’un pour le violet et l’autre pour le rouge rose. Le premier, quand il est frais, doit contenir 60,4 0/0 d’acide gras, 5,6 0/0 de sonde, et 33 0/0 d’eau ; le deuxième environ 6,3 0/0 d’acide gras, 6,7 0/0 de soude et 27 0/0 d’eau. Il arrive souvent aussi que des impri meurs sur calicot emploient la même sorte de savon pour toutes les nuances de leur garance, et ils pensent qu’ils remédieront à toutes les difficultés en employant simplement plus ou moins de savon. C’est une grave erreur, parce que si l’alcali est affaibli, les acides gras sont appauvris aussi, et le savon perd de ses propriétés émulsives que le fabricant a cherché à compenser par un dosage approprié. Les différences de proportion des acides gras qu’on trouve dans certains savons proviennent principalement d’une incertitude de dosage dans la fabrication, ou de la dessication après un long séjour dans les magasins.
- Une chose qu’on oublie trop souvent et qui a pourtant une grande importance dans l’étude des propriétés, c’est qu’aujourd’hui on ne fabrique plus les savons avec les mêmes corps gras qu’autrefois, mais avec les substances les plus variées qui peuvent se cataloguer sous le nom de graisses, huiles etc. L’expé rience a cependant démontré que ces savons ne donnent pas aux couleurs de garance le même brillant et la même solidité que ceux qui sont fait d’huile d’olives, d’oléine, d’axonge, d’huile de palme. Il est incontestable que les savons mous fabriqués avec de l’huile de lin, de coton, de suif sont employés avec grand succès dans l’industrie textile, mais il ne faut pas oublier que ce ne sont là que des applications toutes spéciales.
- Mais grâce à la pression que la concurrence a fait peser sur le prix du savon, les fabricants ont été contraints d’ajouter à leurs pro-duits diverses substances qui augmentent leur rendement commercial ; ils les ont remplis avec de la résine du silicate de soude, de la fécule etc. Et cependant un savon pour tissus doit être absolument exempt de ces substances de charges qui ne font que détériorer les tissus traités. Un savon pour tissus qui contient de la résine endommage la fibre, parce que la "ésine saponifiée contenue dans le savon se sépare dans la solution et se précipite et se
- sur le tissu ou l’étoffe sans être visible à P • 1
- 91 nu. Quand on teint ensuite ce même
- tissu la couleur ne prend pas à certains endroits, de sorte que la pièce est inégale et invendable.
- Le silicate de soude et la fécule sont également préjudiciables; le savon doit donner une solution claire dans l’eau et l’alcool, et l’analyse chimique doit révéler uniquement la présence d’acides gras, d’alcali et d’eau.
- Si, par conséquent, les fabricants de draps, les imprimeurs sur calicot, les teinturiers etc., ne trouvent pas dans le commerce un savon à leur convenance, ce qu’ils ont de mieux à faire c’est de fabriquer eux-mêmes leur savon, comme beaucoup d’usines le font déjà maintenant.
- (Textile Mercury.)
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- DES NOIRS DIAZOTÉS
- Après avoir vu les noirs diamine, les dia-minognes et le cachou diamine de la manufacture lyonnaise, passons en revue les noirs obtenus par diazotage avec les matières colorantes de la maison Frédéric Bayer.
- Les diazo noir BR et G, sont les plus anciens, le diazo noir H est le plus nouveau et celui qui donne aussi le noir le plus corsé et le meilleur marché. Ces colorants sont très solubles. On teint autant que possible en bain assez réduit soit avec 10 0/0 de sulfate de soude et 5 % de savon, soit avec 15 0/0 de sel marin et 3 0/0 de soude. On entre dans le bain avec le coton humide, c’est-à-dire essoré, le bain chauffé à 85,90°; on manipule 3/4 d’heure à 1 heure en chauffant au bouillon et on on tord ou essore après teinture. Le bain se conserve. Il est à remarquer comme pour les noirs diamines que pour les passes suivantes la moitié de poids du sel ou du sulfate de soude est suffisant. Le colorant doit être ajouté dans la proportion des 2|3 de la quantité employée en premier bain. Il faut généralement 7 00 de couleur pour le premier bain.
- Essoré ou rincé le coton est manipulé pendant environ 15 minutes dans le bain de dia-zotage monté avec 3 0[0 de nitrite de soude et 9 0,0 d’acide muriatique— 5 0[0 d’acide sulfurique donnent les mêmes résultats. Le bain doit avoir l’odeur de l’acide nitreux mais ne doit pas montrer de vapeurs rutilantes qui indiquent un bain trop fortement garni. L’opération de diazotage doit se faire a l’abri des rayons du soleil sans quoi la combinaison se ferait mal au développement et la teinture serait nuancée, inégale. Les bains de diazo-tage se conservent et se regarnissent avec le 1]3 des premières proportions.
- Le diazo noir H et les diazo noir brillant que nous verrons tantôt exigent un diazotage plus long, 1/2 heure au moins.
- Après le diazotage on procède rapidement au développement et on ne laisse jamais le coton sécher, même partiellement, au sortir du diazotage.
- Comme on le voit les marches sont iden
- tiques à celles indiquées ici dernièrement pour les noirs de la manufacture lyonnaise, mais pour certains points détail et quelques observations particulières nous avons cru utile de les donner à nouveau.
- Pour les noirs les développeurs A et H sont ceux qui donnent les meilleurs résultats. Le développeur A (chlorhydrate de meta pheny-lène diamine) donne seul un noir roux. Le mélange 2/3 développeur A (beta napthol) et de 1/3 du développeur H donne un joli noir variable bien entendu suivant le diazo noir employé. Il faut employer 2 à 4 kil. de développeur A ou 1 à 2 kil de développeur H.
- Un rinçage acidulé, à la fin de l’opération, rehausse le fond et la beauté du noir.
- Il est à remarquer que les noirs teints avec sel marin ont un toucher très doux.
- Le benzo noir solide nouvellement lancé donne avec les mêmes développeurs de jolis noirs bien solides à la lumière et surpassant les diazo noirs pour la résistance à l’air mais inferieurs comme résistance au lavage.
- Les diazo noir brillant R et B analogues au cachou diamine donnent a l’état non dia-zoté, une teinte d’un rouge vineux sans aucune valeur. Après diazotage et développement avec beta naphtol on obient un beau noir bleu corsé bien solide au lavage. La marque R donne un noir roux, 4 % de diazo noir brillant H donnent un beau noir, c’est donc un colorant d’un bon pouvoir colorant.
- M. Ude
- ETUDE CRITIQUE
- DE LA TEINTURE SUR BAINS ACIDES
- Les colorants que la teinture en laine emploie sur bains acides sont communément appelés « colorants acides ». Ce terme quoique généralement adopté n’est cependant pas d’une exactitude rigoureuse et en réalité ces pigments ne sont pas des acides : dissous dans l eau, le bain ne manifeste aucune réaction de ce genre. C’est qu’en effet ces colorants sont en réalité des acides organiques, de composition plus ou'moins complexe, combinés avec une base alcaline ou alcalino ferreuse : ils constituent les composés neutres d’ammonium, de sodium et de potassium des sulfo-acides de la série aromatique. Comme ce sont ces sulfo—acides qui en réalité forment la matière colorante proprement dite, on les a intitulé colorants acides par antithèse aux colorants basiques chez lesquels c’est au contraire la base qui constitue la matière tincto-raie effective.
- Les solutions aqueuses des colorants dits acides ne pénètrent qu’à peine la laine, précisément parce que l’acide colorant n’est pas libre mais qu’il se trouve en combinaison avec une base. Ce n’est qu’au moment où l’acide organique devient libre que commence l’action de la teinture, et c est justement cette'mise en liberté de l’acide qui ne s’effectue qu’au mo-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURË
- ment où la base est déplacée par l’intervention d’un acide plus énergique.
- Dans la pratique; c’est à peu d’exceptions près, à l’acide sulfurique que l’on recours pour cette décomposition. Ce n’est pas à dire qu’il faille absolument avoir recours à cetacide, et en règle générale, il suffitd'employer un acide quelconque pourvu qu’il soit plus énergique que l’acide à déplacer : parfois l’acide oxalique ou acétique suffit, et quelquefois même, on arrive au but àlatteindre, en employant simplement des solutions de sels acides, tels par exemple que celles du tartre factice.
- La teinturerie se sert surtout du sulfate de soude (sel de Glauber), et de l’acide sulfurique. Ce qui précède nous explique parfaitement le rôle de l’acide sulfurique. Mais quelle est l’utilité du sulfate de soude. A notre avis, il n’intervient ici que comme pailiatif, en atténuant l’âction trop énergique de la laine très acide devenue libre.
- Si l’on teignait sur un bain de ce genre sans addition préalable de sulfate de soude, il n’est pas douteux que l’opération marcherait plus vite, trop vite même puisque presque toujours ce serait au détriment de l’unisson : la matière marbrerait. Le sulfate de soude n’intervient donc ici que pour unir, égaliser. Aussi est-il indifférent que le praticien prenne telle quantité qu’il lui conviendra, il ne sera guidé dans l’emploi que par la plus ou moins grande affinité de l’acide pigment en liberté pour la faine.
- Plus cette affinité sera grande-, plus il faudra employer de sulfate de soude : l’affinité sera-t-elle plus faible, le sulfate de soude pourra être diminué. Jusque dans ces derniers temps, les recettes, sans exception, mentionnent 10 % de sulfate de soude. C’est là une dose tout à fait fantaisiste. Ce n’est que plus récemment que l’on a cherché à doser réellement le sulfate à employer suivant les circonstances, et de le codifier selon tel ou tel cas qui pourrait se présenter. C’est ainsi que nous trouvons dans les recettes d’emploi des nouvelles alizarines acides une quantité de 20 à 25 % de sulfate de soude indiquée comme nécessaire. Au contraire dans le nouveau bleu d Urane de Dahl s’égalisant admirablement bien, l’emploi du sulfate de soude peut être totalement négligé. Mais, il faut l’avouer, il n est pas possible de doser avec certitude les quantités de sulfate à employer pour chacun des cas spéciaux, d’autant plus que cet adjuvant ne fait pas, à proprement parler, partie intégrante et agissante dans le procédé de teinture.
- Il n’en est pas de même de l'acide sulfurique. Toutes les recettes que nous connaissions indiquent indistinctement 10 % de sulfate de soude contre 4 % d’acide sulfurique Ce chiffre de 4 % est certainement arbitraire, et même, si l’on avait simplement comme objectif de former du Tartre factice 3 1/2 % suffiraient. Mais quelle est la nécessité de former du substitut de Tartre dans le bain de teinture? Nous nous le demandons, et certainement rien ne prouve cette nécessité: le sulfate de soude n'agit que par action de présence, et l’acide sulfurique
- seul fait partie intégrante du procédé de teinture. Ce dernier fait est déjà une raison suffisante pour qu’il n’y ait pas lieu d’établir des règles fixés entre les proportions de sulfate de soude et d’acide sulfurique. Mais cè qui prouve encore plus la justesse de notre raisonnement, c’est l'examen du rôle que l’acide sulfurique est appelé à jouer dans les teintures de ce genre. Mais un exemple nous aidera à prouver plus facilement la justesse de notre raisonnement;
- Supposons que nous avons à teindre sur bain acide monté avec de l'orange crocëine (orange brillant) dans les proportions de 2 0/0 de ce dernier.
- Ce produit n’est autre qu’un azo-3 naphtol-monosulfate de sodium et contient pour 350 parties pondérales, 23 parties pondérales de sodium.
- L’acide sulfurique devra donc intervenir pour mettre en liberté la totalité de l’acide organique colorant et pour former à son tour avec les 23 parties de sodium mis en liberté du sulfate de sodium. Il faut donc faire un simple calcul qui nous fixera sur la qaantité d’acide à employer.
- Mettons à présent que nous ayons à teindre 100 kil de laine à une nuance donnée et que deux kilos d’orange crocëine (à l’état pur bien entendu) soient nécessaires à cette opération, il nous faudra neutraliser 131,4 gr. de sodium pour le convertir en sulfate de soude et nous arriverons ainsi à trouver le chiffre de280gr. d’acide sulfurique, c’est-à-dire moins de 1/4 0/0. Au contraire nous avons une couleur, le Ponceau 2R qui exige près de deux fois la quantité d’acide sulfurique sans que cependant la totalité ne dépasse pas 1 0/0. On peut voir ainsi que la somme d’acide sulfurique nécessaire est sensiblement moindre que Celle indiquée journellementdansles recettes usuelles. En outre les sels de potassium et de calcium exigent une quantité plus considérable d’acide sulfurique, il en est de même lorsqu’il s’agit d'obtenir des nuances plus nourries et d’un ton plus foncé et lorsqu’une quantité plus considérable de colerant doit entrer dans la com position du bain de tenure, (5-8 0/0 et plus).
- C’est alors queles 4 0/0 habituels deviennent insuffisants et il arrive souvent un moment où le bain perd son pouvoir tinctorial parcequ’il cesse d’avoir la réaction acide nécessaire. Des qu’une nouvelle quantité d’acide est ajoutée au bain, ce dernier reprend son activité, preuve évidente que c’était le manque d’acidité qui empêchait la nuance de mon er et c’est à juste titre que certaines recettes n ou blient pas d’inuiquer que dans le cas où un bain cesserait de teindre, il conviendrait de l’additionner de 1 à 2 0/0 d’acide sulfurique ou acétique pour lui rendre son énergie.
- En tous cas, dans la généralité des cas, lorsque l’on emploie 10 0/0 de sulfate do soude, 4 0/0 d acide sulfurique seront de trop : quoique ordinairement cet excès d’acidité reporte pas prejudi e soit au rendement, soit a la solidité de l’étoffe, il n’en est pas moins certain
- qu’il est telle circonstance où la moindre trace d’acidité en trop, produit une destruction toujours partielle sinon totale du colorant : tel est par exemple le cas si l’on teint avec du violet pour laine de la Badische.
- Nous conclurons donc en disant que la quantité d’acide sulfurique nécessaire pouf teindre une quantité donnée de laine ne dé pend en aucun cas de l’échantillon à reproduire ; mais qu’elle est en raison directe de la composition chimique et du poids absolu du colorant qui se trouve dilué dans le bain de teinture.
- (D. Faerber Zeitung )
- CONSERVATOIRE NATIONAL des arts et métiers
- Cours publies et gratuit de sciences appliquées aux arts
- année 1896-1897
- Chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique et de la verrerie
- Les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir.
- M. V. de Luynes, professeur. Le cours ouvrira le jeudi 5 novembre.
- Matières colorantes. — Etude chimique des fibres végétales et animales. — Teinture, impression : blanchiment mordants, épaississants. — Procédés mécaniques. — Principaux genres d’impression. — Papiers peints.
- EXPOSITION INTERNATIONALE de Bruxelles en 1897,
- Par décret en date du 20 octobre, il est institué sous la présidence du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, une commission supérieure d’organisation chargée d’étudier les questions relatives à la participation de la France à l’exposition internationale de Bruxelles en 1897.
- Cette commission se compose de quatre-vingt-dix membres.
- Sont nommés membres de la commission :
- MM.
- Victor Lourties, sénateur, ancien ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.
- Jules Siegfried, député, ancien ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.
- Jean Marty, député, ancien ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des té’égraphes.
- Gustave Mesureur, député, ancien ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.
- Ernest Boulanger, Bernot, Claeys, Gomot (11.). Adrien Ilébrard, Francisque Reymond, Sébline, Tirman, Trystram, sénateurs.
- Georges Berger, Georges Graux, Haye Hugues (F.), Laroche-Joubert, Krantz, L1-nard, Michau, Mézières, Papelier, J.-Char les Roux, Charles Saint, députés.
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- Baudin, président du conseil municipal de la ville de Paris.
- Alfred Picard, président de section au Conseil d’Etat, commissaire général de l’Exposition universelle de 1900
- Le président du tribunal de commerce de la Seine.
- Aynard, député, président de la chambre de commerce de Lyon.
- Les présidents des chambres de commerce d’Amiens, Besançon, Bordeaux, Calais, El-beuf, Epinal, Le Havre, Lille, Marseille, Ma-zamet, Nancy, Nantes, Orléans, Paris, Reims, Roubaix, Rouon, St-Etienne, St-Quentin.
- Le président de la Chambre de commerce française de Bruxelles.
- Le président de la Chambre de commerce française de Charleroi.
- Le directeur du commerce au ministère du commerce.
- Le directeur du travail et de l’industrie au ministère du commerce.
- Le directeur des consulats et des affaires commerciales au ministère des affaires étrangères.
- Le directeur des beaux-arts au ministère de l’instruction publique.
- Le directeur de l’agriculture au ministère de l'agriculture.
- Le directeur général des douanes, ministère des finances.
- Le préfet de la Seine.
- Le commissaire général de la section tran-çaise.
- Ancelot, président du syndicat général de l’union nationale du commerce et de l’industrie.
- Appert, président de la chambre syndicale des fabricants de cristaux et verreries de France.
- Barabant, ingénieur en chef des ponts et chaussées directeur de la compagnie des chemins de fer de l’Est.
- Cordonnier (Louis), président de l’association générale de l’industrie lainière.
- Bertrand, président du groupe des chambres syndicales de l’industrie du bâtiment.
- Darcy, président du comité central des houillières de France.
- Dreux (A.), vice président du comptoir métallurgique de Longwy.
- Dufêtre (Georges), président de l’association de la soierie lyonnaise.
- Expert—Besançon, président du comité central des chambres syndicales de l’association générale du commerce et de l’industrie.
- Faucheur, président du comité linier du nord de la France.
- Gréard, vice-recteur de l’académie de Paris.
- Hetzel, président du cercle de la librairie.
- Hartmann, président du syndicat des pro-duits alimentaires en gros.
- Juillard—Hartmann, président du syndicat Cotonnier de l’Est.
- Lanier, président du syndicat général des raines, grains, huiles, sucres et alcools.
- Larcher, président du syndicat national des vins et spiritueux de France.
- De Lespinats, membre du comité des for-ges de l’Est.
- De Nervo, vice-président du comité des forges de France.
- Muzet, président du syndicat général de l’union national tdu commerce et de l’industrie.
- Marguery, président du comité de l’alimentation parisienne.
- Permezel, président de l’union des Chambres syndicales lyonnaises
- Poullain, président du Syndicat général de l’industrie des cuirs et peaux de France.
- Raty (G ), président de la Société des aciéries de Longwy.
- Sartiaux, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chef de l’exploitation de la Compagnie des chemins de fer du Nord.
- Pinard, président de l’Alliance syndicale pour la défense des intérêts généraux du commerce et de l’industrie
- Art. 4. — Sont nommés vice-présidents: MM.
- Victor Lourties, sénateur. Jules Siegfried. J. Marty, G. Mesureur, députés.
- Les secrétaires de la Commission sont nommés par arrêté ministériel.
- Une sous-commission chargée plus spécialement de l’organisation de la section française pourra être constituée par arrêté ministériel.
- PROCÉDÉ D’EXTRACT ON de la matière tinctoriale du bois de campêche
- Ce procédé, imaginé par M. Wells, consiste à fabriquer une matière colorante solide reti-rée du bois de campêche qui ne soit pas affectée par les variations de température atmosphérique et qui puisse être produite, demeurer et être employée sous forme de poudre sèche semblable à une teinture de koltar ; elle possède les mêmes avantages de stabilité et de solubilité rapide dans l’eau que la plupart des teintures de koltar, et, enfin, il est facile de déterminer avec la même facilité et la même précision les proportions voulues.
- Etant beaucoup plus exempte de tanin et de matières résineuses, elle constitue un remplacement pratique des bois de campêche en copeaux, et évite le travail, le temps et la dépense nécessités par l’emploi du campêche sous forme de copeaux.
- Pour mettre cette invention en pratique, on chauffe l’extrait liquide ordinaire de campêche et on le mélange avec des azotites de potasse et de soude, dans la proportion d’environ 5 parties, en poids, d’azotite solide pour 100 parties, en poids, d’extrait liquide à 51 degrés Twaddle
- Le mélange est ensuite agité et évaporé au point qu’il devienne solide et cassant en se refroidissant. La meilleure méthode est la suivante :
- On chauffe de l’extrait liquide ordinaire de campêche, à 51 degrés Twaddle (à environ 60 degrés centigrades) et on y ajoute par par-ties successives une solution aqueuse d’azotite de potasse ou de potasse de soude dans la proportion susénoncée, en les mélangeant intimement et en maintenant la température.
- Un dégagement considérable de gaz se produit, et on le facilite en remuant ou en agitant; on continue à chauffer en remuant fré-quemment ou continuellement jusqu’ ce que le dégagement de gaz ait cessé, et on fait évaporer lé mélange suffisamment pour qu’il forme, en se refroidissant, une masse solide qui soit suffisamment cassante pour être réduite en poudre si on le désire.
- On obtient ainsi une matière colorante sous la forme d’uné poudre qui paraît noire dans l’ombre et prend des reflets purpurins à la lumière solaire vive. Cette poudre est soluble dans l’eau froide et se dissout rapidement dans l’eau chaude.
- On peut teindre le bain d’après la même méthode qu’avec le campêche, en mordançant la matière à la manière ordinaire avec du bichromate de potasse ou du bitartrate de potasse, mais en ajoutant au bain de teinture environ 25 0/0 du poids de la matière colorante d’acide acétique»
- La couleur ainsi obtenue est plus solide et plus foncée que celle produite en teignant avec des quantités égales d’extrait de campêche à 51 degrés Twaddle.
- Le principe de l’invention réside dans ce fait que lorsque les extraits de campêche sont traités avec de l’azotite de soude ou de potasse, ou autre azotite convenable dans des conditions telles qu’il se produise entre eux une réaction, on peut obtenir un produit nou veau ayant les caractères ci-dessus énoncés, {Industrie Textile), ---------------------------------
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Nous donnons sous ce titre, et sans discussion, l'analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- ENDUIT applicable à la toile et au coton pour la fabrication des vêtements imperméables pour marins et ouvriers et à celle des bâches, pré-larts, couvertures de chevaux, etc.
- par Mme Molino-Ramache.
- Suivant les particularités de la présente invention, on commence par appliquer à froid une couche d’huile de lin cuite avec 3 % de litharge et jusqu’à la dissolution complète de la litharge.
- On applique ensuite une seconde couche du même enduit, puis une troisième composée de 20 % de gomme laque dissoute dans 80 % d’alcool.
- Ces trois couches sont données successivement, la seconde après séchage de la première, et la troisième après dessiccation com-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- plète de la seconde. Le temps nécessaire, à l’intérieur de l’usine, pour le séchage des trois couches successives peut être évalué à une durée de 10 heures en tout.
- PROCÉDÉ POUR FABRIQUER DES TAPIS, ETC-avec les feuilles circulaires des bois conifères Par MM. Julius v. Gerkan et Ed Lictz.
- Le tapis pour parquet connu sous le nom de linoléum se compose, comme on sait, essentiellement de liège pulvérisé et lié par des liants et ingrédients convenables. Au liège, les inventeurs proposent de substituer les leuilles circulaires ou aiguilles des arbres conifères qui semblent convenir tout particulièrement pour former la base d’un tapis pour parquet.
- Le nouveau procédé de fabrication consiste à désagréger et amollir les aiguilles préalablement nettoyées, par la chaleur, par exemple par la vapeur d’eau, et à les blanchir au moyen d’acides ou de lessives. Ensuite, on mélange les aiguilles ainsi préparées, à la façon de la poudre de liège, avec des huiles oxydées siccatives, huiles résineuses, térébenthine, résine, chaux, résidus de la distillation d'huiies ou de graisses et avec des ma' tières colorantes, et on applique ce mélange sur des fonds d'étoffes de la même façon que pour la fabrication des tissus de liège linoléum.
- De préférence, on emploie :
- 35 à 55 parties de feuilles circulaires,
- 20 à 30 parties d’huile oxydée qui peut être complétée ou remplacée par des huiles résineuses saponifiées avec de la chaux, ou par de la poix de stéarine ou encore par des résidus de distillation d’huiles,
- 10 à 15 parties de résine,
- 3 à 5 parties de térébenthine et
- 5 à 10 parties de matières colorantes. {Reproduction interdite.)
- L’INDUSTRIE DE LA TEINTURE EN RUSSIE
- Depuis un certain nombre d’années, l’art de la teinture s’est complètement modifié par la découverte de nouvelles séries de matières colorantes (couleurs azoïques et diazoïques) et les progrès accomplis un peu partout sont surtout bien sensibles si nous considérons l’industrie de la teinture en Russie. L’exposition de Moscou en 1882 fut un véritable triomphe pour l’alizarine artificielle ; l’exposition de la teinture à Nijni—Nowgorod, exalte le mérite des colorants azoïques etdia-zoiques, surtout au pointde vue de la teinture des tissus en rouge, bleu et brun.
- Ce qui incita plus particulièrement les usiniers à adopter ces nouveaux pigments, ce fut d’abord la simplicité des procédés de teinture, surtout lorsqu’il s’agit de fibres végétales (toute l’opération ne demande pas plus de
- là 1 1/2 heure) dansun bain au phénil ? et dans lequel la matière colorante se trouve toute finie prête à s’unir sans autre opération à la fibre. Ensuite la facilité de n’avoir plus à passer comme autrefois par toute une série d’opérations préliminaires et la possibilité de teindre des tissus écrus, tout au plus débouillis sur lessive ou passés au dessus d’un bain acide en ébullition. D’un autre côté on fit entrer en ligne de compte la vivacité toute spéciale des rouges obtenus (par addition de jaune de chrysamine, le peu de frais qu’entraîne le procédé de teinture et enfin la résistance suffisantes des nuances obtenues aux influences extérieures. f .
- Des 1886, dans l’espace de deux ans, les teintureries donnèrent droit de cité dans leurs réserves à drogues d’abord au rouge Congo, puis à toutes différentes espèces de purpurines, et une quantité vraiment extraordinaire d’étoffes à bas prix teintes en rouge d’andrinople, en bleu indigo et en brun, vinrent inonder' le marché de la production nationale. Quelques années plus tard fut inventé le procédé de produire directement sur la fibre la couleur rouge, en imprégnant les tissus de naphtol et faisant réagir le soi-disant composé dia-zoïque d’aniline sur le tissu ainsi préparé. D’après cette méthode, qui se fait généralement à froid, on arrive à produire des nuances très solides, très tendres et si dès l’abord elles tiraient un peu trop sur l’orangé, les perfec -tionnements vinrent successivement corriger le défaut et aujourd’hui l’on produit des rouges n’ayant rien à envier aux plus beaux rouges d’andinople d’autrefois.
- La Russie adopta avec la même faveur, sinon une faveur plus grande encore, une autre méthode d’application des composés diazoïques produisant sur les tissus en coton la nuance Bordeaux claire, qui fut intitulée « Bordeaux-Lafitte ». La nuance justifia son titre et la faveur du public permit à cette fabrication de prendre une extension considérable ; les grandes manufactures des gouvernements de Moscou et de Wladimir jettèrent depuis 1889 sur le marché national des millions de pièces, sans cependant pouvoir suffire aux commandes.
- Le pays fit également de notables progrès dans la teinture du rouge d’andrinople avec l’alizarine : on simplifia d’abord l’ancien pro-cédé si long, en étudiant la fibre mordancée à l’acide ricinique dans des cuves à doubles fonds percés à jour, puis en passant sur bain mordant très basique, l’alumine pour donner immédiatement sans dessication préalable le bain d’alizarine.
- Puis ce fut le tour de l’alizarine en poudre que la fibre n’absorbe pas plus rapidement dans le bain que l’ancienne pâte, et enfin celui du procédé du bain alcalin blanchissant pour enlevages sur peluche en rouge turc, en place de l’ancien procédé à froid au moyen de sels de plomb (procédé modifié de Schlizzer et Baum).
- Le premier des progrès que nous venons de
- mentionner, diminue considérablement les frais et le temps de la teinture, et permet ainsi aux industriels qui se livraient à la fabrication des cotonnades communes, principalement dans les gouvernements de Moscou et de Wladimir, d’aborder eux aussi le genre rouge d’andrinople et de porter dans la consommation une quantité fabuleuse de pièces en cette nuance, sans qu’il leur faille s’outiller d’une manière aussi compliquée que dispendieuse que ne l’eut exigé l’ancienne fabrication. L’emploi des mordants alcalins, meilleur marché en lui-même, permet de produira une belle peluche imprimée sans que le tissu ait eu à souffrir dans sa solidité, comme c’était le cas avec l’emploi des chlorures, et l’industrie du rouge d’andrinople prit un grand ressort. Jusqu’à ce jour il n’a rien été trouvé de plus beau comme nuance et comme solidité et l’étoffe ne subit pas, comme dans les rouges diazoïques, les changements de tons, où le rouge passe au jaune et ternit lorsqu’il est exposé au soleil. Remarquons en passant qu’il est extrêmement simple de reconnaître si une fibre a été teinte avec un rouge diazoïque ou non. Passez l’échantillon au-dessus d'une allumette enflammée : si le rouge est diazoïque, il passera d’abord à l’orangé puis au bleu et au jaune, ce qui ne se produit jamais avec les rouges d’alizarine.
- Les autres couleurs de fond obtenues avec l’alizarine, le canelle, le vert, le bleu, l’orangé ainsi que les mélanges dérivant de ces couleurs fondamentales, trouvèrent également à s’employer avantageusement en Russie depuis quelques années surtout depuis la découverte du rongeant (à l’aide d’oxygène naissant pendant l’enlevage).
- L’industrie de la teinture prit simultanément un grand essor dans une autre direction. On résolut heureusement la question si difficile, d’une fixité plus grande à donner aux couleurs d’aniline unies à la fibre et de pouvoir ainsi obtenir des nuances de fond à l’aniline avec enlevages. D’abord, dès 1889, on se familiarisa avec le procédé de réserve par mordants aniliniques, puis on trouva les réserves sur fond de couleurs au tannin par l’intervention des lessives, puis teinture dans un bain de couleurs d’aniline. Enfin tout récemment la réserve enlevage fut trouvée. Elle permit de donner aux étoffes teintes à l’endroit et à l’envers en couleurs d’aniline toute une gamme de nuances dépassant de beaucoup les similaires obtenues par l’indigo. Le coloriste peut ainsi remplacer aujourd’hui les couleurs d’indigo par des couleurs azoïques et aniliniques d’un prix plus abordable tout en étant plus belles.
- La teinture des laines et des soies fit également de grands progrès grâce d’abord a l’emploi de plusieurs alizarines colorante’ (vertes, rouges et surtout bleues) sur mordant de chrome. Les nuances sont absolument so lides, mais d’un prix de revient un peu plus élevé; puis par l’emploi de nouveaux P18 ments azoïques solides. D’un autre côté, I in
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- dustrie russe s’assimila rapidement les per-fectionnements aux anciens procédés connus et adopta sans hésiter tous les engins et ap pareils nouveaux. Finalement et tout spécialement en renonçant à la teinture au noir d’aniline qui ne permettait pas de donner du poids à l'étoffe.
- L’alizarine bleue prit la place de l’indigo naturel grâce à son bon marché, dans la fabrication des lainages et surtout du drap. Les autres alizarines sont en voie de suivre l'ali-zanne bleue et dès à présent l’on peut affirmer que la céruléine et les alizarines vertes ont pris leurs lettres de naturalisation pour la teinture des gros verts. Les nuances sont ab solument solides et donnent unies ou jaune un magnifique ton vert clair tel que l’on n’en obtenait autrefois que par la méthode coûteuse d’un premier passage sur cuve pour obtenir un pied de bleu clair, puis après lavage d’un remontage sur un extrait jaune Quelques couleurs azoïques trouvent également leur emploi dans ces branches de l’industrie nationale, mais seulement lorsqu’il s’agit d’obtenir des nuances mode claires mais où la solidité n’est pas d’absolue rigueur.
- Comme nouveautés spéciales dans le domaine de la technique tinctoriale et du blanchiment, nous rappelerons la mise en pratique de plus en plus fréquente de la teinture sur bobines et sur mosches (nappes de peignage) ainsi que la teinture du coton dans des appareils à faire le vide. C’est aux appareils Obermaier que dans ce cas on donne le plus souvent la préférence.
- (Seide 29/10 96).
- TRANSPORT DES DÉCHETS
- de laine par chemin de fer
- M. le Président de la Chambre de commerce de Vienne (Isère) a reçu de M. le Ministre des Travaux publics la lettre sui— vante :
- « Monsieur,
- « Ainsi que je vous l’ai fait connaître le 2 juin dernier, j’ai chargé MM. les fonctionnaires du contrôle d’examiner les demandes formulées par la Chambre de commerce de Vienne, en vue d’obtenir que les déchets de laine soient taxés anx prix du barême A, sans condition de tonnage et du barême B par 5,000 kil.
- « La Compagnie de P.-L.-M. a objecté que cette mesure entraînerait une diminution de recettes considérable, qui ne serait pas compensée par une augmentation correspondante du trafic.
- « De leur côté, MM. les fonctionnaires du contrôle ont fait remarquer que la tarification appliquée aux transports en question par la Compagnie de P.-L.—M est plus avantageuse que la plupart de celles en vigueur sur les autres réseaux et ils ont été, en conséquence, d’avis qu’il n’y avait pas lieu d insister.
- « Je n’ai pu, après examen, qu’adopter cet avis, et je vous prie de vouloir bien informer la Chambre de commerce de Vienne, etc.
- LES INDUSTRIES TEXTILES
- EN TUNISIE
- {Suite)
- Une fabrique spéciale à l’Arad est celle des turbans de laine teinte à l’indigo et à la couperose, tissés par les femmes et valant de 1 fr. à 3 fr. Djarra, dans l’Arad, a une autre spécialité : les tresses rouges pour pantalons et les ceintures rouges.
- Chenini, dans l’Arad encore, fait des voiles rouges valant de 3 fr. à 4 fr.. dits « ajar ».
- Autres tissus soie et laine
- On fait un peu partout le « haouli », la « jebba », le « haïk », le « sessari », le bekh-nouk », etc., en soie et en laine (chaîne soie et trame tout laine ou laine et soie). Le haouli, le haïf et le sessari soie et laine de Tozeur, de Gassa, de Nefta, valent de 30 fr. à 60 fr., la jebba de Tozeur et de Nefta, de 15 fr. à 35 fr. ; la jebba d’El-Oudiane et d'El-Hamma, de 20 fr. à 40 fr ; le bekhnouk de Tozeur, Nefta, El-Oudiane, El-Hamma, de 5 fr. à 15 fr., etc.
- Tissus de soie
- En dehors de Tunis, où l’industrie de la soie a une importance toute spéciale, on peut citer le haouli ou soie de Tozeur (60 fr. à 80 fr.), de Nefta (50 fr. à 70 fr.), de Djerba, etc., etc.; la jebba de Nefta (25 fr. à 60 fr), la jebba de couleur de Djerba; le « schall » de Djerba; petite pièce d’étoffe pour recouvrir la tête et le cou des femmes, la « chemla », ceinture simple, et le « camar » de Djerba, ceinture en tissu serré de soie mélangée de laine ou de coton ou de fil.
- Ksar-Hellal, dans le Sahel, est réputée pour ses tissus ee soie.
- Tissus en laine et poil
- On fait beaucoup, dans toute la Régence, et particulièrement à Djerba, des tissus en laine mélangée de poils de chèvre ou de chameau; ce sont les « gherara », grands sacs pour enfermer les grains, à raies noires ou brunes et blanches alternées ; les « hamel », sorte de couvertures; les « oussada » ou coussins, bandes étroites rayées destinées à recouvrir les bancs de bois ou de pierre; les « felij », longues bandes de tissu brun noir destinées à la confection des grandes tentes de nomades.
- La fabrication des « félij » se rencontre dans toutes les tribus de l’intérieur.
- Tissus en poil de chèvre, en crin
- Avec le poil de chèvre seul, on fabrique dans toute la Régence des objets divers, tels que : petits sacs pour donner à manger aux chevaux, licols, entraves, etc.; cette industrie est particulièrement florissante à Tunis, à Testour et à Béja, où elle occupe un souk spécial. La fabrication des tamis en crin est également répandue partout ; il y a un souk des tamis à Tunis. Les crins et poils employés sont de provenance locale.
- Production des tissus au Djerid, à Djerba, etc.
- Les oasis du Djerid produiraient annuellement 8,000 pièces diverses de tissus de laine, de soie ou mélangés représentant une valeur approximative de 240,000 fr. (prix de vente sur place). Il y a quelques années, on évaluait cette production à 450,000 fr. On peut évaluer la production des tissus de Djerba à 400,000 fr, au maximum.
- Kairouan fabriquant pour les besoins de la région 100,000 fr. de tissus de laine, autres que les tapis, Mebeul et Beni-Khuar produiraient environ 30,000 fr. de tissus de laine, laine et coton et de lin. (On cultive quelque peu ce dernier textile dans la presqu’île du cap Bon). Il y a à Nebeul 29 patrons tisserands occupant 100 ouvriers et à Beni-Kiar 124 tisserands travaillant seuls
- Dar-Chaban, Hammanet Kourba, Kelibia, Maarmoura font également des tissus. Sfax produirait 83,000 fr. de tissus divers de laine. Il y a à Sfax 135 ateliers de tisserands occupant 248 ouvriers), tels que harams, tapis, foulards, couvertures, etc. Sousse compte une vingtaine de fabriques de tissus divers ; Ma-harés fait des burnous épais en laine grise appelés « baracan » et des haïks blancs ; Lamta, entre Monastir et Mehdia fait des vêtements de laine, etc., etc Le Sahel compte en tout 373 ateliers de tisserands en laine, et 8 ateliers pour le tissage en soie. L’Arad compte 1,698 métiers. En somme, l’industrie textile est répandue dans toute la Régence, même chez les arabes de tente, et il est difficile d’établir une statistique exacte des tissus fabriqués.
- (A suiore).
- INFORMATIONS
- La commission d’organisation de la fête des teinturiers qui a été célébrée à Villefranche (Rhône) le 27 septembre dernier, s’estréunie, sous la présidence de M. Chabert pour le règlement des comptes et a réparti le reliquat de la façon suivante :
- Distribution de 27 secours de 10 fr. aux plus nécessiteux de la corporation.
- Versement de 50 francs à la Société de prob tection de l’enfance.
- Remise d’un secours de 5 fr. à quatre vieillards de la corporation.
- --------------—©c----------------------
- JURISPRUDENCE
- COUR D’APPEL DE LYON (2e Chambre). Présidence de M. Talion, président.
- Audience du 12 décembre 1895.
- VENTE DE MARCHANDISES — REFUS DE PRENDRE LIVRAISON. — CHANGEMENT DE LA MODE. — RÉSISTANCE NON MOTIVÉE. — RESPONSABILITÉ.
- — DOMMAGES - INTÉRÊTS. — FAUTES DU FABRICANT. — INSUFFISANCE DES MÉTIERS. — RESPONSABILITÉS.
- C’est à bon droit que le Tribunal de commerce déclare responsable d’un refus de prendre livraison de marchandises le négociant dont la résistance ne peut s’expliquer que par la défaveur qui, à ce moment, se déclare dans la vente desdites marchandises par suite des changements de la mode.
- D’autre part, il y a à tenir compte de la faute commise par le fabricant consistant en ce que, n’employant pas un nombre de métiers suffisant, il s’est mis dans l'impossibilité de livrer toutes les variétés recherchées pendant la période la plus favorable de la vente.
- (Favre et Lioux c. Faillite Barbier.)
- Arrêt :
- Considérant qu’une association fut formée à Saint-Etienne en juin 1883, entre Favre et Lioux et Barbier et Cie, pour la fabrication et la vente des velours, dont la durée devait expirer à la fin de décembre 1885; que Favre et Lioux, bailleurs de fonds et chargés des ventes de la Société, se refusèrent de prendre livraison, en octobre 1883, de 373 cartons formant alors le solde de la moitié de la fabrication des velours faite par Barbier et Cie ;
- Qu’à la suite de ce refus, Barbier assigna ses associés devant le tribunal de commerce
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- de Saint-Etienne pour les faire condamner à prendre livraison des 363 canons de velours et à lui payer une indemnité de 40,000 francs pour les pertes qu’il avait subies ; que sur cette instance, le tribunal rendit à la date du 23 septembre 1884 un jugement ordonnant la dissolution de la Société susindi-quée, nommant un sieur Brune liquidateur, condamnant Favre et Lioux à prendre livraison des 363 cartons et réservant la fixation des dommages-intérêts pour être statué après l’achèvement des opérations de la liquidation ;
- Que depuis cette époque, Barbier a été déclaré en faillite et qu’il est aujourd’hui représenté par son syndic ;
- Considérant que c’est en cet état de la pro cédure qu’a été rendu le jugement du 10 mai 1892 dont est appel, qui a condamné Favre et Lioux à payer la somme de 5,000 francs à titre de dommages-intérêts à Barbier et Cie, et ordonné l’exécution provisoire ;
- 1. Sur le principe des dommages-intérêts : Considérant que c’est avec raison que les premiers juges ont déclaré que Favre et Lioux avaient commis une faute et engagé leur responsabilité en refusant d’accepter, au mois d’octobre 1883, la livraison de la moitié de la fabrication qu’ils s’étaient obligés à prendre pour leur compte ;
- Qu’en réalité, cette résistance n'était inspirée à Favre et Lioux que par la défaveur qui se déclarait à cette époque dans la vente des velours délaissés sur le marché par suite des changements de la mode ;
- Mais qu’elle a eu pour conséquence de paralyser, comme l’ont dit les premiers juges,Jles opérations commerciales de Barbier et Cie, de les empêcher de faire face à leurs échéances en les privant des fonds de roulement sur lesquels ils étaient en droit de compter pour soutenir leur fabrication, et de les conduire ainsi à la faillite ;
- Que Favre et Lioux devront donc être passibles de dommages-intérêts, à raison de l’inexécution de leurs engagements;
- 11. Sur la quotité des dommages-intérêts : Considérant toutefois qu’on ne saurait méconnaître que, de leur côté, Barbier et Cieont des torts à se reprocher ; qu’il résulte notamment des documents versés aux débats que Barbier et Cie s’étaient engagés à tenir une comptabilité stricte et spéciale pour les opérations de la Société formée avec Favre et Lioux ; qu’ils n’ont pas rempli leurs obligations à cet égard ; que la comptabilité a été mêlée avec celle de leur commerce personnel d’articles de caoutchouc ; que, par suite, les deniers de la participation, ont été confondus avec les sommes provenant de ce commerce et que les éléments essentiels de contrôle et de liquidation ont ainsi manqué à Favre et Lioux ;
- Que les appelants reprochent encore à Barbier ne n’avoir pas appliqué à la fabrication des velours les 20 métiers qui devaient y être affectés; que 14 métiers seulement y ont été employés, et qu’ainsi, pendant la période la plus favorable de la vente des velours, Favre
- et Lioux auraient été privés des variétés qui devaient être produites par les métiers manquant dont chacun avait à fournir sa spécialité ;
- Qu’enfin on fait valoir que c’est à tort que l’exécution provisoire sous caution a été prononcée par les premiers juges pour le paiement des 5,000 francs de dommages-intérêts, et que Barbier en usant de cette mesure de rigueur a occasionné à Favre et Lioux un nouveau préjudice ;
- Qu’ainsi il estéquitablede réduire de 5,000 fr, à 1,000 francs le chiffre des dommages-intérêts ;
- III. Sur les opérations de la liquidation :
- Adoptant les motifs des premiers juges ;
- Par ces motifs,
- La Cour,
- Sur l’appel principal :
- Dit bien jugé quand au principe des dommages-intérêts, confirme de ce chef le jugement critiqué ;
- Dit toutefois qu’à raison des torts imputables à Barbier et Cie, il convient de réduire de 5,000 fr. à 1,000 francs le chiffre des dommages-intérêts ;
- Réforme de ce chef le jugement ;
- Rejette l’appel incident et toutes autres conclusions des parties;
- Confirme le jugement dans ses dispositions relatives au compte de liquidation ;
- Condamne l’appelant aux dépens;
- Ordonne la restitution de l’amende.
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les neuf premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS livrées Quantités à la consommation EXPORTATIONS Marchandises françaises ou francisées exportées
- 1896 4 895 1894 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. — Brésil •. • • 27.406.200 124.700 19 309.800 965.400 10 488 900 4H.000 Bois de teinture en bûches. * kil. — moulus 1.973.200 384.300 5.192.800 545.300 3.932.500 459.200
- * Haïti 23 905 100 11.306.800 27 125.300 Garance en racine, moulue ou en paille 45.100 72.400 102.200
- — — Guatemala...... 8.783 . 7 0 0 4.748.000 5 221.000 Curcuma en racine. 14.100 31.100 36.100
- — — Autres pays 47.588.300 47.589.500 36.814.600 — en poudre..... . * * 7.400 6.300 6.500
- 4.400 18.100 53.700 14.500 62.600 15.000
- Totaux .... 107 808 600 83.919.500 80.060.800 Lichens tinctoriaux
- 39.717.200 42.077.300 41.472.600
- Bois de teinture moulus 90.500 47 300 79.700 Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles.. «
- Garance en racine, moulue ou en paille........ 171.100 343.500 346.600 203.500 7 200 14.300
- Curcuma en racine 353.800 368.500 382.200 Moulus 326.600 267.500 137.100
- — en poudre 2.800 4.700 7 300 Noix de galle et avelandes entières concassées ou moulues
- Quercitron 918.300 735.400 1 092.400 87.300 257.400 70.700
- Lichens tinctoriaux 134.900 135.500 237.100 Libidibi et autres gousses tinctoriales Safran 159.100 30 800 444.800
- Ecorces à tan, moulues ou non 5.501.900 5.096.900 7.059.900 15.300 16.800 17.500
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles ..... Autres teintures et tanins 149.10<) 161.100 181.400
- 6.534.900 7.588.500 6.674.000 Cochenille 182.600 161. 00 146.200
- Moulus 2.813.500 2.570.300 2.788.600 Kermès animal 500 2.400 1.000
- Noix de galle et avelandes entières, concassées Indigo. 220.300 300 000 316 300
- ou moulues 2.560.400 3.791.500 2.411.300 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 96.000 1.194.800 685.500 66.300 49.400 59.600
- Safran 29.800 24.800 19.532 Cachou en masse 216.200 245.900 92.100
- Autres teintures et tanins 175.500 216.500 431.300 Rocou préparé 118 800 102.000 133.600
- Cochenille 177.550 260.170 180.92n Orsei le préparée, humide en pâte 53.500 63 400 50.900
- Kermès animal 950 1.060 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine 25.000 33.900 81.100
- Indigo 1.526 730 1.208 920 987.650
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu 31.900 51.100 62.300
- 660 40
- Cachou en masse. 4.696.390 2 634.380 2.923.020 168.540 Autres ! Allemagne . 3.446.700 3.934 900 3.589.700
- Rocou préparé 168.980 161 880 — Belgique..... 2 041.700 2.472.500 2.414.300
- Orseille préparée, humide en pâte 10.640 8.570 10.490 — Angleterre 1.407.300 1.627.100 1.534.200
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 430 450 110 — Etats-Unis.. 467.700 586.100 287.700
- —• Autres pays 4.265.900 4.275 300 3.698.900
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine
- 310 530 45.650 Totaux. 11.625.300 12.895.900 11.524.800
- 86.440 65.070 58.450
- Teintures dérivées du goudron de houille : Acide picrique Teintures dérivées du goudron ds houille : Alizarine artificielle 37.800 '53.501- 66.700
- Alizarine artificielle 146.090 156.440 121.930 Acide picrique Autres * 75 100 12.400 100
- Autres 698.250 618.120 526.680 431.800 361.500 310.800
- Outremer ... 126.080 150.600 215.040 Outremer ... . 484.500 426.500 467.700
- Bleu de Prusse 34.590 30.670 21.430 Bleu de Prusse. . . . ... 17.2HO 18.600 13.700
- Carmins communs 1.570 480 470 Carmins communs. ........... ... 10.400 12.500 12.000
- — fins 90 50 50 — fins, 9 000 5.700 2 400
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Conclusions de M. Thévard, avocat général.
- Plaidants ; Mes.Gourju et Charrat, avocats, assistés de MMes. Clair et Munier, avoués.
- COUR DE CASSATION (ch. crim.). Présidence de M. Lœw, président.
- Bulletin dn 12 juin
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS. -- SECURITÉ DES TRAVAILLEURS — LOIS DES 2 NOVEMBRE 1892 ET 12 JUIN 1893. — FEMMES. — EMPLOI DE MOTEURS MÉCANIQUES DONT LES ENGRENAGES NE SONT PAS COUVERTS. — CONSTATATION ET POURSUITE DE LA CONTRAVENTION. — MISE EN DEMEURE INUTILE.
- Si la loi du 12 juin 1893, concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissements industriels, impose à ces établissements, déjà régis par la loi du 2 novembre 1892 lorsqu’ils emploient des enfants ou des femmes, des règles en partie prescrites par cette dernière loi, elle ne subordonne la constatation et la poursuite des infractions à une mise en demeure préalable que pour celles de ces infractions dont elle confie la détermination ultérieure au pouvoir réglementaire.
- Cette mise en demeure n’est donc point applicable lorsqu’il s’agit d’infractions formellement déterminées par la législation antérieure encore en vigueur ; et spécialement le fait d’avoir employé des femmes dans un atelier où existent des moteurs mécaniques dont les engrenages ne sont pas couverts, étant expressément spécifié comme contravention par l’article 2 du décret réglementaire du 13 mai 1893, peut être constaté à la charge d’un prévenu sans qu’il y ait eu lieu à aucune mise en demeure.
- On soutiendrait vainement que la disposition répressive de cet article 2, se trouvant reprise par l’article 12 du décret du 10 mars 1894 et étendue par lui à tous les établissements industriels auxquels il enjoint de couvrir les parties dangereuses de leurs machines, s’est confondue avec cette dernière prescription et n’est plus exécutoire, que dans les conditions où l’est celle-ci, c’est à-dire moyennant le préalable d’une mise en demeure. Ni la loi de 1892, ni le décret de mai 1893 en effet, n’ont été abrogés par la loi de 1893 et par le décret de mars 1894 ; ces deux législations conservent, dès lors, leur autorité et puisent en elles-mêmes leur force exécutoire.
- Cassation, sur le pourvoi du ministre public près le Tribunal de simple police de Tour-Coing, d’un jugement de ce Tribunal, en date du 9 janvier dernier, relaxant le sieur Pollet.
- M le conseiller de Larouverade, rapporteur; M. Duval, avocat génral, conclusions conformes.
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Prime exceptionnelle pour les accidents de chasse
- Depuis quelques années, l’exercice de la chasse a pris de telles proportions, que les accidents nombreux de toute nature qui ré
- sultent de ce sport, ont amené notre service d’assurances à étudier un moyen d’atténuer les suites, toujours fâcheuses, de ce genre de risqua, et cela, en faisant garantir, par une assurance, moyennant une faible cotisation annuelle, tous les risques d’accidents de la chasse qui pourraient arriver et garantir aussi la responsabilité civile de l’assuré pour les accidents qu’il pourrait causer à autrui.
- La direction du journal est heureuse d’in former ses lecteurs qu’elle a atteint ce but et que tous ses abonnés et lecteurs titulaires d’un permis de chasse qui adresseront un mandat-poste de vingt francs à M. le directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, recevront une police d’assurance qui les garantira pour une année des accidents individuels pouvant les atteindre durant l’exercice de la chasse, savoir :
- 1° En cas de mort. Un capital de dix mille francs payable aux héritiers de l’assuré ou aux bénéficiaires désignés dans la police;
- 2° En cas d’infirmité totale (perte complète des deux yeux ou de l’usage de deux membres), l’assuré recevra une somme de dix mille francs ;
- 3° En cas d’infirmité partielle (perte d’un œil, de l’usage d’un bras ou d’une jambe, d’une main ou d’un pied), il recevra une somme de trois mille francs.
- En outre, la responsabilité encourue par l’assuré en raison des accidents qu’il aurait causé à des tiers avec des armes à feu pendant la chasse, soit par maladresse ou imprudence, est encore garantie par l’assurance jusqu’à concurrence de 5,000 francs, vis-à-vis des tiers en général et de 3,000 francs à l’égard des rabatteurs, gardes, porte carniers ou autres auxiliaires à gages ou serviteurs quelconques.
- Chaque assuré, en adressant son mandat-poste de 20 francs, devra nous donner très lisiblement ses nom, prénom, âge, profession et domicile ou une copie de son permis de chasse.
- Le nombre des polices d’assurances accidents de chasse qui nous a été concédé à ce prix exceptionnellement bas, nous ayant été limité, nous engageons vivement nos abonnés et lecteurs à profiter de la prime qui leur est offert et de nous envoyer leur adhésion sans aucun retard.
- Rappelons que notre service des assurances se charge gratuitement de la modification et de la rectification des polices de toute nature. Toutes les lettres doivent être adressées à M. le Directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Fauvarge a vendu à Mme Houzeaux un fonds dà teinturerie, 46, rue de Lancry.
- M. Randus a vendu à Mlle Deunf un fonds de teinturerie, 21, rue Eugène-Sue.
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- Dictionnaire de chimie industrielle
- Le 12e fascicule du Dictionnaire de chimie industrielle A. Villon vient de paraître et conduit jusqu aux Chromâtes. Ce dictionnaire mentionne les substances destinées à la pharmacie, aussi bien que celles destinées à l’industrie et a l’agriculture; il doit former trois gros volumes petit in-4° et contenir au moins 4,000 articles, illustrés d’un grand nombre de figures intercalées dans le texte.
- CHIMIE ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES GRASSES
- Méthodes d'essai et d'analyse des huiles suifs , graisses , glycérines , huiles tournantes beurres, cires, résines, etc.
- Exemples d'analyses. — Rapports.
- Par M. Ferdinand JEAN
- Chimiste expert. — Officier d'Academ'e. — Lauréat de la Société ues Agriculteurs de France. — Essayeur de commerce diplômé. — Chef du Laboratoire de la Société française d'hygiène.
- 1 fort volume in 8° de 600 pages avec figures. Adresser mandat de 20 fr. au bureau du journal pour recevoir franco.
- Guide du commerçant, par E.Coquengniot, avocat, ancien avoué, traitant de toutes les questions relatives aux transports par chemins de fer, ainsi que des rapports des commerçants avec l’administration des postes, et pour les chemins de fer comme pour la poste, le plus spécialement, au point de vue du droit usuel et administratif. C'est un outil indispensable à quiconque s’occupe d’affaires et surtout aux commerçants, aux in-dustriels et aux agriculteurs.
- Envoi franco par poste contre 2 fr. 60 en timbres ou mandats.
- Traité de chimie appliquée à l’industrie
- Par Adolphe Renard, docteur ès sciences, professeur de chimie appliquée à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen.
- Un volume grand in-, avec 225 figures dans le texte. — Prix: 20 francs.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A Seyewetz, chef des travaux à l’École de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste.
- Troisième fascicule : Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylméthane ; (6) Dérivés delà rosalinine ; (e) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes ; (e) Phtaléines.
- La Chimie des Matières colorantes artificielles sera publiée en cinq fascicules, de deux mois en deux mois. Chaque fascicule est vendu 6 fr. 60. On peut souscrire à l’ouvrage complet au prix de 25 francs, payables de suite. A partir de la publication du cinquième fascicule, ce prix sera porté a 30 francs.
- Matières contenues dans les deux premiers ascicules : Considérations générales. - Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxyques. — Matières colorantes azoïques. — Matières colorantes hydrazoni— ques. — Matières colorantes nitrosées et qui-nones oximes. — Oxyquinones (couleurs dérivées de l’anthracène).
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille, par A. M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxieme édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de coton, de fil, de soie, de laine, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
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- pages, avec
- Dictionnaire d’analyse des
- substances
- organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen — Un volume petit in-8', avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
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- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d'émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8. avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tacsart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume gran in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome iII : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard,
- | docteur ès- sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d'industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières premières. — Matériel. — Procédés de fabrication des savons de tou te nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
- Un volume grand in-8 avec 115 figures dans le texte, relié : 16 fr. 60 contre mandat-poste adressé au bureau du journal.
- Pour se procurer les ouvrages ci-dessus, s'adresser à la Librairie de la Société anonyme de Publica lions industrielles et d'imprimerie administrative. 20, rue Turgot, Paris.
- Il
- DROGUERIES ET TEINTURES
- {Place au HA VRE^ 4 Novembre)
- Eois. — Il est arrivé 2 gr. campèche, t gr. bois rouge de la Martinique, 2 gr. campèche de la Trinitad, I gr.dito de Old Harbourg, 2 gr. dito de Belise, 1 gr. bois et racines campèche d’Antigua, 2 gr racines dito de Fort-
- Liberté, 1 gr. racines et tronçons dito de
- On eot a :
- Campèche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité ............... — 2e .................. — 3e qualité........... — Sisal, Yucatan...................
- Honduras...........................
- Tabasco.................. .........
- Haïti Cap.................... ....
- » Aquim.............................
- » St-Marc ..........................
- » Fort-Liberté.....................
- P.-de-Paix................... ...
- Miragoane. ........................
- Saint-Domingo......................
- Martinique et Guadeloupe...........
- Jamaïque...........................
- Monte-Christi.
- 15
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- à
- Jaune
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- Cuba et St-Yago Manzanillo..... Tuspan ........ Vera-Cruz. .... Campèche.......
- Carmen.........
- Tampico........
- Porto-Plata....
- Haïti..........
- Jamaïque.......
- Barcel et P. Cab
- Rio Hacha......
- Carth. et Savan. Maracaïbo ..... Fustet..........
- ...............
- Bahia..........
- Corini o..... ..............
- Rouge Brésil Bahia » Calliatou r ..
- Rouge Lima.
- a &
- Brun
- 100 k.
- ..50 k.
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- 25
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- 25
- Ste-Marthe. Brésillet.... Sandal ..... Sapan ...... Quebracho.. Pernamb. ..
- Cachou
- luisant, en sac 50 k en caisse —
- Jaune ou gamb. pressé
- Cochenille
- On cote :
- Ténériffe zacatille ...
- Ténériffe grise......
- Curcuma
- Bengale. ........
- Java, Mad , Pond. .
- Dividivi
- On cote les 50 kil.
- et e.
- 100 k.
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- 50 kilos.
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- kil.
- 2 ..
- 1 80
- 15
- 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. 1[2 k
- » fin viol, et pourpre .
- » beau viol, et dito...
- » bon violet ..........
- • moyen violet....... » bon violet rouge... .
- » bon moy. v. roug... » fin rouge ............. » bon dito............... » bon à fin cuiv......... » cuiv. ord. et bas ....
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
- 6
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- 30
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- 7 . .
- 6 40
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- 6
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- Java .. .. . ...........
- Kurpah.................
- Madras .................
- Manille.... ...........
- Caraque ...............
- Guatemala flor.........
- » sobré .......
- . bon à fin cor...
- » cor. ord. à bas
- N -Gren fin et surfin.. • bon à beau............ » ord. et moyen ... .
- Orseille
- On cote les 100 kil.: Cap-Vert............... Mers du Sud..... Madagascar.............
- Quercitron
- On cote les 50 kil.: Baltimore fin effilé....
- » gros effilé .....
- Rocou.
- Antilles.......
- Cayenne........
- 1/2 k
- 1/2 kil.
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- .. 70 ..
- 35
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- Le Gérant : ALBERT-EDMOND ROUSSET.
- Paris. — Imprim. de la Société anonyme de Publications industrielles et d’Imprimerie administrative.
- LEVILLAIN-DUFRICHE, Administrateur-Directeur, 20, rue Turgot.
- M AN U FACTURE LYON N AISE
- . DE
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- Concessionnaire des brevets de LÉOPOLD CASSELLA et C° (Francfort-sur-le-Mein).
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- Ponceau brillant. — Ponceau cristallisé. •— Cochenille
- brillante.
- Orseille brillante. — Amarante. — Rouge azoïque. — Rouge rubis. — Roccelline. — Noir Naphtol.— Noir bleu Naphtyl. — Noir Naphtyla-mine. — Vert Naphtol. — Cyanol. — Thiocarmin. — Bleu solide. — Violet Formel (violet acide). — Jaune solide. — Jaune acide. — Orangé. — Chrysoïne. — Jaune Foulon. — Rouge Foulon. — Vert acide. — Tous les Bleus solubles. — Bleus alcalins, etc., etc.
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- Rouge solide Diamine. — Jaune Anthracène. — Noir Anthracène acide. — Brun Anthracène acide.
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- Indazine. — Méthylindone. — Naphtindone. — Bleu métaphénylène. — Bleu méthylène nouveau. — Couleurs neutres. — Thioflavine. — Phosphine nouvelle G. — Orangé au tannin. — Héliotrope au tannin. — Bleus nouveaux. — Crocéines brillantes. — Safranines. — Eosines. - Bruns Bismarck. — Chrysoïdine. — Brun pour coton. — Parani-traniline, etc., etc.
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- Teignant le coton directement sans mordançage préalable
- Écarlate Diamine. — Rose Diamine. — Rouge Diamine. — Rouge solide Diamine. — Bordeaux Diamine. — Jaune Diamine. — Jaune d’or Diamine. — Jaune solide Diamine. — Orangé Diamine. — Brun Diamine. — Cachou Diamine. — Bleu Diamine. — Bleu azo Diamine. — Noirs Diamine. — Noirs oxy Diamine. — Diaminogène. — Bleu Dia-minogène. — Violet Diamine. — Bronze Diamine. — Vert Diamine. — Gris Diamine, etc.
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- COULEURS POUR IMPRESSION, POUR CUIRS & PAPETERIES
- Agences et Dépôts dans tous les centres industriels.
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- 40e Année
- 20 NOVEMBRE 1896
- Numéro 22
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- PRIX D’ABONNEMENT :
- France : Un an ...... 15 francs
- Six mois............. 8 —
- Etranger : Un an..............20 —
- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
- Pour tout ce qui concerne les Abonnements et les Annonces, s'adresser aux Bureaux du Journal
- 20, RUE TURGOT, 20
- ANNONCES :
- La ligne (anglaise)......................4 fr.
- Réclames et Annonces ministérielles . . 4 fr. 50
- Faits divers. ... ..............3 fr.
- Prix à forfait pour insertions répétées.
- SIÈGE SOCIAL :
- 5, RUE LALLIER, PARIS
- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Revue des matières colorantes nouvelles. — Recettes de teinture. — Bleus diamine nouveaux — Perfectionnements aux machines à beetler ou maillocher les tissus.—Un cours de teinturerie. — Le danger du peroxyde de sodium. — Décreusage de la soie. — Quelques mordants. — Couleurs d’alizarine sur laine. — Observations sur le foulage acide. — Blanchiment de l’albumine du sang. — Sur la teinture de la laine rouge ét rose. — Informations. — L’entrée en France des laines d’Afrique. — L’exposition de 1900. — Mouvement des matières premières. — Jurisprudence. — Chronique des Assurances. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours. — Annonces.
- PERFECTIONNEMENTS et Procédés nouveaux
- Bous donnons sous ce titre, et sans discussion, l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ pour blanchir les pièces de coton Par M. Auguste Endler.
- Ce nouveau procédé pour blanchir les pièces de coton consiste à les imbiber d’une lessive alcaline contenant du chlorure de potassium et autres combinaisons analogues, — a les presser fortement ensuite — et à les faire passer à l’étuve. Cette addition de chlorure de potassium à la lessive alcaline constitue et active la dissolution de l’encollage et des enveloppes du coton. A l’aide de ce procédé, on arrive à produire des cotonnades très blanches sans détruire les fils.
- Ces pièces de coton sont amidonnées à l’aide de la machine dite « foulard », en employant les alcalis caustiques habituels, tels que la soude caustique ou la potasse caustique avec addition de bisulfite de natron et de chlorure de potassium, et ensuite elles sont énergiquement pressées. Du « foulard », les pièces passent dans un appareil à étuve, où elles séjournent d’une 1[2 heure à 1 heure selon l’épaisseur, la nature et la disposition du tissage.
- Les autres opérations, telles que lavage, acidification et traitement par le chlore ne diffèrent en rien du procédé généralement en usage.
- PROCÉDÉ ET APPAREIL pour nettoyer les rouleaux à brosses Par M. Carl Friedrich Scharrer, ingénieur.
- Les rouleaux à brosses employés de diverses manières dans l’industrie, comme par exemple dans les imprimeries, les fabriques de tentures, d’apprêts, etc., pour brosser des objets de differente nature ou pour coucher les couleurs, la colle, etc., se nettoyaient jusqu'ici à la main ou la machine ; mais, dans ce dernier cas, il fallait installer des transmissions et des mécanismes moteurs. Le nettoyage, en tous cas, était très long et nécessitait une grande dépense de temps et de force motrice.
- Le procédé qui fait l’objet de la présente invention est des plus simples et peut être effectué par le personnel le plus restreint. Le rouleau à laver ou nettoyer est établi dans des supports convenables, de façon à pouvoir facilement tourner et il est rencontré tangen-tiellement par un ou plusieurs jets de liquide, de façon à être mis ainsi en rotation et être du même coup soumis a un nettoyage à fond.
- L’appareil pour effectuer le procédé est caractérisé par un tuyau fendu formant tuyère, disposé au-dessus ou sur le côté des supports recevant le rouleau à brosses.
- PROCÉDÉ D’OBTENTION DE COULEURS SOUDES sur la. fibre animale au moyen de combinaisons de titane
- Par la Société Kiarns, Alcan et Cie.
- On n’a pas encore employé jusqu'à présent les combinaisons de titane comme mordants pour les matières colorantes à mordants sur laine et sur soie. Les inventeurs ont trouvé que l’oxyde de titane, respectivement l’hydro-xyde de titane (Ti (OH)4 , appliqué sur la fibre animale d’une manière appropriée, se prête facilement comme mordant pour les matières colorantes à.mordants de tout genre.
- Toute la série des matières colorantes d’alizarine, ainsi que le céruléine, la galléine, le bois de campêche et le bois jaune et autres couleurs au bois, donnent, sur la fibre de laine
- et de soie, des laques qui se distinguent par leur résistance au lavage, au foulon et à la lumière.
- Mais aussi le tannin (employé jusqu’à présent seulement comme vernis pour les ferrures) ainsi que l’acide silicique, donne avec 1 oxyde de titane, des laques jaune orange, respectivement des laques jaunes d’un corps et d’une solidité remarquables. La nuance des laques de titane tient généralement le milieu entre celles de l’alumine et celles au chrome.
- (Reproduction interdite.)
- REVUE DES MATIÈRES COLORANTES NOUVELLES
- i
- Fabrication Allemande
- L’écrivain de la présente se trouve singulièrement hésitant devant l’immensité de la besogne qui lui incombe : pensez donc, cher lecteur : plus de soixante matières nouvelles à vous faire connaître! Le travail est dur, mais l’on s’en acquitterait encore avec plaisir si toutes les marques représentaient réellement des colorants réellement inédits et n’étaient déjà de vieilles connaissances affublées d’une étiquette neuve.
- Nous admettons au besoin la nouveauté d’un produit si la modification de nuance provenant de l’introduction, de l’intervention d’un facteur autre : méthyl, sulfo, acétyl ou aéthoryl, etc., etc. Mais les soi-disant produits nouveaux ne sont le plus souvent que de simples coupages d’une matière colorante déjà connue avec de petites proportions d’un autre à seule fin de produire à l’aide de cette simple mixture une nuance non encore obtenue avec l’ancien produit : on lui donne alors un nouveau nom bien sonore et bien ronflant pour le lancer dans la sonsommation à coups de réclames les plus éhontées. C’est là un abus contre lequel le chroniqueur consciencieux ne peut que s’élever avec énergie.
- Varier les nuances, c’est le fait du teinturier lui-même et certes il est assez expert en son
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- art et n’a nullement besoin de l’intervention du fabricant de produits chimiques. On agirait bien plus intelligemment et au plus grand profit non seulement des teinturiers, mais encore des fabricants et des professeurs chargés de l’enseignement technique spécial,en mettant enfin un frein à cette manie d’escamotage et de prestidigitation et en priant MM. les soi-disant inventeurs de vouloir bien une fois pour toute s’arrêter dans leur marotte de vouloir nous enchevêtrer dans une terminologie dans laquelle ils ne se reconnaîtront bientôt plus eux-mêmes.
- La matière spéciale prend une extension telle, qu’un savant de la partie lui-même peut à peine l’embrasser dans son ensemble et elle exige absolument une simplification. Et cependant, en pratique c’est tout le contraire qui se produit.
- Certaines usines s’emparent d’un produit depuis longtemps sur le marché sous un nom connu, le débaptisent et l’offrent à la consommation sous une appellation nouvelle. Pour ne citer qu’un exemple bien frappant de cette manie de vouloir métamorphoser les marques et sans vouloir en rien diminuer la valeur des produits sortant de la « badische», n’a-t-on pas vu tout récemment cette firme nous gratifier du rouge mars qu’elle vend cependant depuis des années sous le titre de rouge solide C. Le changement de marque peut malheureusement tendre à faire croire au consommateur qu’il a en sa possession un instrument de travail nouveau et par conséquent de l’induire en erreur. Affubler d’un nom de fantaisie, un mélange de plusieurs colorants connus conduit aux mêmes résultats et nous considérons cette manière de procéder comme également répréhensibles.
- Chaque fabrique a, il est vrai, le droit de donner à sa progéniture le nom qu’il lui plaît et l’on ne saurait empêcher que la même matière colorante connue et à laquelle il convient de donner le nom de rouge de mars ne fut fabriquée par l’usine des matières colorantes deHoechst sous l’appellation de naph-tion rouge, par la fabrique d’Elberfeld ; rouge azonaphtol, par Casella; rouge naphtyl, par la Société à responsabilité limitée de Berlin ; rouge dongola et par l’usine de Mulheim ; rouge de mulheim, etc.
- Il est de toute évidence que juridiquement, il n’y a rien à dire à ce sujet, mais pratiquement à quels résultats nous conduira une telle confusion de Babel ? Nous avons déjà bien assez de peine à nous reconnaître dans l’immense capharnaum de la terminologie des matières colorantes et nous comprenons pas pourquoi MM. les chimistescherchentcomme à plaisir à nous compliquer encore le travail. Le chroniqueur auteur de la présente a déjà fait un chaleureux appel à la pitié de MM. les inventeurs : quelques -uns se sont laissé attendrir à ses appels désespérés, mais combien nombreux sont encore ceux qui ont impitoyablement passé outre.
- Ne serait-il pas bien plus simple et plus
- digne qu’une fabrique, se mettant à produire à un jour déterminé une matière colorante déjà connue, vint déclarer purement et simplement à ses clients, qu’à partir de ce jour elle produit également ce même colorant au lieu « d’avoir l'honneur d'informer le public qu'elle met dans la consommation sous telle ou telle marque un produit de son invention jouissant de propriétés remarquables et méritant de fixer toute son attention. » Il y a peu de temps, la Société Bayer et Cie, annonça tout simplement qu’elle aussi allait se livrer à la fabrication des toluyl-oranges ; l’usine des matières colorantes de Hœchst, fit savoir à ses clients qu’elle avait pris licence pour la fabrication du « bleu de naphtazine de Dahl », aujourd’hui encore, la Société à responsabilité limitée de Berlin informe par circulaire ses consommateurs qu’elle s’est mise en devoir de fabriquer depuis juillet dernier les « rouges drap », marque si connue dans la teinture. C’est là une manière de procéder bien franche et qui servira certainement bien mieux les intérêts de ces maisons que le soi disant machiavélisme de la « Badische » qui lui a causé, au jugement de tous les hommes compétents, plus de tort qu’elle n’eût pu se l’imaginer.
- Avant de quitter la « Badische » finissons-en de suite en ce qui la concerne et voyons ses productions nouvelles.
- Son violet acide 3BN tire un peu plus sur le rouge que la marque connue 4 BN, l’emploi est le même, et comme c’est une couleur unissant facilement, elle convient plus particulièrement aux lainages en pièces.
- Son jaune mordant R tire un peu plus sur le rouge et a un peu plus d’intensité que la marque déjà connue sous le nom de jaune mordant et qui, à l’avenir, se trouvera dans le commerce, sous la marque « jaune mordant ».
- L’usine de Hœchst a donné à l’industrie quatre nouvelles matières colorantes pour coton : deux sont plus spécialement destinées à l’impression, « le bleu éthyl BD et RD » et deux pour la teinture « le bleu éthyl BF et le bleu indamine NB extra » .
- Ces matières nous paraissent appelées à jouer un rôle prédominant dans la teinture spéciale du coton. Nous ne possédons pas encore aujourd’hui, à vrai dire, un bleu solide au lavage pour coton, et les bleus nouveaux que nous mentionnons ci-dessus n’ont eux-mêmes pas la prétention d’atteindre à la perfection ; mais la solidité relative est telle, surtout le bleu d’éthyl , qu’une lessive de soude bouillante ne parvient pas à les démonter complètement. Les deux colorants sont basiques, ils s’emploient donc sur cotons mor-dancés au tannin (ou sumac) et à l’émétique sur bain acide, d’abord froid puis porté au bouillon. Le bleu éthyle EF donne des tons d’un bleu très pur, tandis que ceux du bleu indamine sont de ton bien plus rabattu et plus sombre. Pour donner au bleu indamine encore plus de solidité et pour l’empêcher de blanchir dans la lessive sodique bouillante,
- on emploie la méthode du repassage a vec sulfate de cuivre et bichromate.
- Le repassage au vitriol bleu est inutile avec le bleu éthyl, la nuance est assez solide par elle-même et reste d’un bleu pur même dans les lessives bouillantes; mais non sans perdre un peu de son intensité. Le bleu indamine tient sur coton passé au tannin ne change pas au savon bouillant, si le coton est sumac-ché, la nuance est plus pure ; elle grise un peu dans une lessive de soude caustique ou de soude carbonatée pure; mais jamais elle ne vire pour tirer au violet ou au bordeaux.
- Les bleu Ethyl BD et RD conviennent admirablement pour l’impression : ils sont extrêmement solubles dans l’acide acétique étendu et jouissent d’une solidité incomparable à l’action de la lumière, de l’air, du savon et résistent enfin aux lavages même alcalins. Les Bleus Ethyl feront) une sérieuse concurrence aux Indulines pour impression dont les dissolvants sont plus chers et dont la résistance aux agents extérieurs est bien moins énergique.
- Nous ne pouvons considérer comme couleur nouvelle le Bleu-Azophore D de la même firme : Il n’est que la combinaison sous forme concrète azoïque de la Dianisidine tout comme le Rouge Azophore n’est autre que la combinaison concrète azoïque de la Paranitraniline.
- Tout ce que nous avons pu dire de la Diani-sidinepeut s’appliquer au Bleu azophore. c’est-à-dire que le tissu préparé avec le B naphtol est teint directement par le Bleu-Azophore sans diazotage préalable et sans intervention d’albumine. C’est l’impression sur tissus qui absorbe la majeure partie de la production.
- Les manufactures descouleurs artificielles d’Elberfeld entrent en ligne de compte avec neuf nouveautés. Le « noir Benzo-Chro-mique C n’est à proprement parler qu’un perfectionnement du noir Benzo-Chromé N de la même firme, et que la maison présente en concurrence avec le noir d’aniline, cette firme prétend qu’elle possède une clientèle très suffisante pour absorber sa production. La nouveauté consiste en ce que le noir B tire légèrement sur le bleu. Pour rendre la teinture solide, il est nécessaire de repasser la matière teinte dans un bain à 70° additionné de 2 0/0 de Bichromate 10 0/0 d’alun de chrome et 1 0/0 d’acide acétique.
- « Noir benzoïque solide ». Au dire des inventeurs le produit paraît tellement solide que même les tons les plus clairs obtenus avec ce produit c’est-à-dire le gris résisteraient aux influences de la lumière. Seul il donne un gris ardoisé se mariant très bien avec divers autres pigments pour fournir les gris des tons les plus variés. On monte le bain sur sulfate de soude et si l’on désire n’obtenir que du gris on empâte avec 2 a 2 1/2 de savon.
- On peut également diazoter les teintures et marier les nuances, le pigment originaire étant d’une grande solidité, les couleurs dia-
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- zotées, quoique déjà très satisfaisantes, le deviendront ainsi plus et à un point insolite.
- Leur « Bleu Papier B » ne peut véritablement pas être considéré comme une couleur nouvelle et nous croyons que ce n’est simplement qu’un « Bleu couleur d’eau » plus spécialement apte à la teinture des pâtes de papier.
- Le « Bleu d’AlizarineS » c’est-à-dire la combinaison des bisulfites avec le bleu d'Aliza-rine soluble dans l’eau est fabriqué et livré à la consommation depuis le mois d’août.
- Le « Ponceau double 4R » est rouge pour laine teignant sur bain acide et d'une puissance de couvrir très considérable, très soluble et égalisant bien etc. Il peut également servir à teindre la soie dans un bain de savon coupé. Sa résistance au foulon ne paraît pas prouvée. Les inventeurs ne parlent pas de sa résistance à la lumière et probablement ce n’est pas là sa qualité prédominante.
- Le « Violet acide 8B » est une variété des violets acides ayant mêmes qualités et mêmes défauts : ce qui le recommande à la consommation. c’est son grand rendement et son prix de vente si modeste.
- « L’azogrenadine L » est une matière colorante nouvelle rouge teignant sur bain acide à égaliser. Les nuances seraient, au dire du fabricant, solides aux alcalins, aux acides et résisteraient a la lumière.
- La soie se tiendrait aussi bien sur bain de savon coupé que sur bain acidulé d’acide sulfurique. Le colorant unissant admirablement bien, on s’en sert surtout pour obtenir des nuances mode, gris, brun, bronze, olive, réséda, des tons les plus nourris. La nuance propre au colorant en tons clairs est un rouge mat : les tons foncés donnent un rouge un peu brunâtre.
- Léopold Casella et Go produisent un « Noir de Naphtylamine R » teignant la laine sur bain acide en noir très plein. Mais ici le bain ne se monte pas comme d’habitude avec nu sulfate de soude et de l’acide sulfurique mais avec 10 % sulfate de soude, 4 % acide acétique et 1 % acide oxalique. Le noir de naph tylamine R, toutcomme le noir.naphtylamine N de la même maison, jouit de la propriété de donner des nuances solides à la lumière et aux* apprêts par un repassage sur bain de sulfate de cuivre. Ce vitriolage peut se faiie sur le même bain en ajoutant le sel de cuivre lorsque le bain est à peu près tiré : on donne alors 2 % sulfate de cuivre et 5 % acide acétique et on teint au bain bouillant pendant quelques minutes.
- La même maison nous offre également deux nouvelles marques de « noir oxydiamine BM et R. » Nous ne possédons pas de renseignements sur les caractéristiques de ces dux modifications de la marque primitive tant au Point de vue de l’emploi que des propriétés tinctoriales.
- La Société de Berlin nous a doté de 6 produits ayant quelque prétentions de nouveauté.
- Le « rouge guinée 4R » teint la laine sut
- bain acide, la soie sur savon coupé et-donne un beau rouge ponceau, égalisant dit-on, admirablement même pour les tons les plus clairs et conviendrait ainsi pour la production des nuances mode les plus tendres. Solide à la lumière il résiste aux émanations d’acide sulfureux. On emploie également ce colorant dans l’impression sur laine.
- Le « bleu Erie GG » est un colorant substantif qui teint la laine sur bain monté au sulfate de soude acidulé d’un peu d’acide acétique et le coton sur bain de sulfate de soude légère, ment alcalinisé. Sa résistance à l’action de la lumière peut singulièrement s’exalter par un repassage sur bain neuf de 3 % de sulfare de cuivre : mais la nuance tire alors sensiblement sur le vert.
- Les « brun cachou GK, 2GK, FK et FDK » sont quatre marques nouvelles du brun cachou plus jaunes que les marques anciennes. On teint sur sulfate de soude avec ou sans addition d’un peu de savon. Eviter l’addition de sel de soude. Le repassage sur un nouveau bain de 3 % de sulfate de cuivre donne également à ces nuances une solidité très grande au point de vue de leur résistance à la lumière et* aux lessives. Sa résistance aux lavages devient d’ailleurs tellement énergique si au bain de vitriol bleu l’on a ajouté du bichromate, que le cachou ne coule qu’insensible-ment sur blanc. Nous ne quitterons pas cette firme sans rappeler au lecteur que comme nous l’avons déjà dit précédemment elle livre depuis septembre dernier le « rouge drap » sous trois marques différentes 3GA,GA et BA.
- Kalle et C° nous gratifient pour aujourd’hui d’une quantité insolite de nouvelles marques, ce n’est pas moins de 11 nouveaux colorants qu’elle soumet à notre appréciation.
- Leur « bleu diazine brillant B, BB » peuvent se ranger dans la série azinique d’où sortent déjà 2. bleus Iver t et 1 noir préparés par la même maison.
- Les deux nouveaux bleus se distinguent des anciens par leur pureté de nuance et leur résistance au chlore. Il se fixent aussi bien sur le coton mordancé au tannin que sur la soie avec addition de 1 à 3 % d’acide acétique. Le coton se teint au bouillon sur mordant préalable d’alun. Les deux colorants con -viennent également bien à l’impression des cotonnades et leur donnent des nuances très pures d’indigo, légèrement verdâtres, résistant au savon, à la lumière et au chlore : un lavage répété ne démonte pas la couleur qui d’ailleurs ne change pas à la lumière artificielle. La marque B se prête aux enlevages mais les blancs ne deviennent pas très nets.
- Le « rouge azogine G » est une paranitra-niline diazotée et ne paraît pas s’écarter de beaucoup de la composition du rouge azophore de Hœchst. Du reste, les procédés d’application en sont les mimes. L’on prétend que les rouges d’andrinople, produits par le rouge azophore G sur le coton préparé avec le -naphtol, seraient plus résistants à la lumière, aux alcalins et au chlore que ceux obtenus
- avec la paranitraniline; le temps nous manque aujourd’hui pour l’élucidation de cette question et nous pourrons y revenir ultérieurement.
- Le « jaune de salicine G GG » sont également applicables à toutes les fibres textiles. La soie est teinte sur bain neutre ou légèrement acidulé. On augmente la résistance aux lavages par un repassage sur bain de fluorure de chrome. La laine se teint sur un bain au sulfate de soude avec ou sans addition d’acide sulfurique. Le colorant se fixe également, si l’on teint sur laine mordancée au chrome. Les teintures faites sur bain neutre ou acide peuvent être converties en laques de chrome. En un mot, le jaune de salicine est une matière colorante à mordants ; les teintures sur laine faites avec cet ingrédient sont très résistantes à l’action de la lumière et du foulon.
- Les étoffes en mélangé soie se teignent sur bain de savon coupé avec sulfate de soude.
- Les étoffes en mélange coton seront teintes sur un bain légèrement alcalin, sans quoi tout le colorant se porterait de préférence sur la laine.
- Le jaune salicine se comporte vis-à-vis du coton comme un colorant substantif. Le coton se teint sur un bain neutre de sulfate de soude avec ou sans addition de savon ou de soude.
- En nuance pleine, ces teintures sur coton résistent à la lumière et au lavage. Comme les alcalis rougissent les teintures en jaune salicine, il est essentiel que, chaque fois que l’on aura introduit dans le bain de teinture de la soude et du savon, l’on fasse subir à la fibre teinte un lavage à fond et, mieux encore, un léger avivage acide, puis un rinçage. Le jaune salicine s’emploie également pour l’impression de la laine et du coton. Le zinc en poudre enlève en blanc.
- Le « jaune salicine GG » est la marque tirant plus sur le vert et plusappropriéateindre la soie et la laine mordancée au chrome; il se distingue de la marque G par sa facilité plus grande d’égaliser. On mordancé préalablement les fibres au chrome et l’on teint ensuite sur bain neutre. Éviter les barques en cuivre. La marque GG est surtout bonne pour l’impression des cotonnades sur lesquelles elle donne des nuances solides à la lumière et résistantes au chlore et au savon.
- Le « bleu diazine BA » est une variété nouvelle de bleu diazine spécialement destinée à l’impression sur coton pour produire des articles rouge-bleu pour enlevages
- Le « bleu acide de Biebrich » teint la laine sur bain acide et la soie sur bain de savon coupé par l’acide sulfurique ou l’acide acétique. Le colorant égalise facilement et se prête facilement à la production de couleurs mode; il teint également la laine mordancée au chrome et fournit ainsi des couleurs solides au foulon ; il se combine bien aux mariages avec colorants acides, avec les alizarines et
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- les couleurs au bois. Sa résistance à la lumière serait, dit-on, supérieure à presque toutes les matières colorantes livrées par le commerce pour égaliser.
- Ce bleu est à employer de préférence lorsqu’il s’agit de teindre le mélangé dit « Gloria », parce qu’il donne des tons d’égale intensité à la soie et à la laine; il est également bon pour l’impression des lainages et des foulards. L’enlevage se fait avec du zinc en poudre.
- « L’écarlate direct GS » est un colorant ne teignant que le coton. On manie pendant une heure au bouillon sur bain au sulfate de soude. La nuance obtenue est celle de la benzopur-purine, mais résiste mieux aux acides.
- « L'écarlate direct R et B », prennent sur toutes les fibres et même sur les peaux et cuirs : mais leur principal emploi est la teinture du coton sur bain neutre monté avec du sel de cuisine ou du sulfate de soude. La laine se tient sur bain acide; cotte fibre tire également après mordançage ou chrome, on ose fixer une teinture faite initialement au bain acide par un repassage sur fluorure de chrome et l’on obtiont ainsi des nuances solides au foulon, ou teindre directement sur laine mor— dancée, quoique les nuances ainsi obtenues ne soient pas aussi franches que celles que donne la teinture sur bain acide sans chromatage. Les mélangés mi-laine se teignent sur bain au sulfate de soude à la température du bouillon; la soie sur bain coupé à 80-900 ; les mélangés mi-soie sur sulfate de soude avec légère addition de savon. Les deux colorants résistent bien aux acides et assez bien à la lumière. Ces qualités rendent ces écarlates très aptes à la teinture et au foular-dage en rose très tendre donnant des enlevages blancs avec l’acétate d’étain : les fonds trop pleins ne donnent plus le blanc.
- « Le sel indigo T », préparé pour la même forme, serait un succédané du sel indigo employé à ce jour. Il serait d’une concentration trois fois plus élevée que le précédent, et pour parler plus scientifiquement, tandis que le sel indigo ancien était un bisulfite de ortho-nitrophénylpropiol lactique kekton, le sel T serait l'orthonitrophénylpriol lactique kekton lui-même. Il va de soi que si le teinturier veut se servir de ce produit comme indigo artificiel, il devra d’abord, et à l’avance, lui faire subir sa combinaison avec le sulfite. L’emploi de l’ancien indigo artificiel étant très facile et simple, et il semblerait, au premier abord, que la modification introduite par la maison Bieberich ne serait qu’un recul. Mais en regardant de plus près, il n’en est pas ainsi,et quiconque a manipulé le sel indigo, sait que la conservation du produit ancien était l’occasion de nombreux accidents assez désagréables, même lorsque le produit était renfermé dans des barillets très solides. Quant à la transformation du nouveau produit en bisulfite, ce sera là l’objet d’une communication ultérieure.
- MM. Kalle et Cie nous font enfin savoir par
- circulaire qu’ils fabriquent actuellement. « la primuline ».
- La communication de la firme Dahl et Cie nous est parvenue indirectement par un journal autrichien. Cutte maison a mis en vente un colorant « la sulfamine » qui tient la laine mordancée au fer en vert, et la laine chromatée en brun.
- C’est donc bien d’un nitro-colorant qu’il s’agit et se rapprocherait ainsi du « bambin », de la Société berlinoise et de « la dioxine », de Léonhardt. Elle peut se ranger comme tous les nitroso-colorants aux matières colorantes polygénétiques et donne aux mordants de nickel des jaunes, tandis que les mordants de cobalt virent à l’orange. On recommande spécialement ce produit pour l’impression sur coton.
- Il
- Usines suisses
- La maison Durand Huguenin et Cie nous présente dix matières colorantes, dont deux alizarines : « le brun d'alizarine AS, et le jaune d’alizarine FS », tous deux destinés surtout à la teinture des soies et des laines chromatées.
- Parmi les produits les plus répandus de cette firme, nous rencontrons la gallocyanine ; nous mentionnerons deux nouvelles variétés : « la gallocyanine DH et la gallocyanine bleutée ». Les gallocyanines montent très bien sur laine chromatée et donnent des couleurs absolument solides au foulon : aussi se combinent-elles très bien avec les alizarines et les couleurs au bois ; c’est ainsi que, si l’on veut obtenir un bleu très foncé solide, on emploie simultanément l'alizarine bleu et la gallocyanine DH. L’emploi de la gallocyanine se prête, par conséquent, à une multiplicité d’emplois, puisqu’elle se combine tout aussi bien aux colorants alizariques et végétaux, qu’aux couleurs dites acides.
- Remarquons cependant que les nuances sur bain acide sont d’un bleu un peu plus clair et de grande pureté, tandis que celles obtenues par l’intervention du chrome sont plus sombres et plus ternes.
- Nous rattacherons directement à la gallocyanine « le gallanil-indigo PS 10 % », matière colorante bleue tirant un peu sur le vert. L’emploi est le même que celui de la gallocyanine bleutée; on l’emploie indifféremment sur bain acide ou avec mordants de chrome. Les tons produits sur fibres chromatées sont plus solides, ceux obtenus sur bain acide plus vifs. C’est sur soie, surtout, qu’on peut faire ressortir la belle nuance bleu—verdâtre du gallanil-indigo. On laisse pendant toute une nuit la soie tirer sur un bain de mordançage au chloride de plomb, on cheville, on essore pour passer la flotte sur un bain de silicate de soude à 1-2° B. Après un lavage énergique, on passe sur savon bouillant, on rince à nouveau et on passe sur bain légèrement aiguisé d’acide acétique. La soie, ainsi mordancée, est rentrée d’abord à froid dans le
- bain de teinture proprement dit; on monte lentement trois quarts d’heure au petit bouillon et on maintient la soie pendant une heure au petit frémis.
- Le gallanil-indigo peut également s’employer sur coton chromaté. Le coton reste pendant la nuit sur mordant de chloride de chrome à 15-25° B., suivant intensité de la nuance demandée ; on cheville, on essore, pour passer les écheveaux sur bain de craie bouillant, puis après avoir rincé, le coton se teint d’abord à froid, puis au bouillon ; après teinture, rinçage, passage au savon puis séchage final.
- « Les rouges helvetie J,B et R nous paraissent être des matières colorantes basiques et ne constituer que les meilleurs dé -chets de la fabrication de la rosaniline. Leur principal emploi consiste à teindre la laine en une nuauce un peu moins bleutée que la fuchsine.
- « Le bleu de floride » est une matière colorante basique du genre bleu méthyl et teint le coton en bleu foncé en présence de mordants tanniques et stibiques, en noir bleu sur le mordant, consiste en tannin et sels de fer.
- « Le rouge solide D » est un rouge d’impression. Il convient également à l’impression directe sur fond blanc et aux articles fond rouge noir et rouge bleu pour enlevages.
- En ce qui concerne « la gallacine » « la co-réïne AB » et « la phénocyanine TV et TR », dont nous avons entretenu le lecteur dans un article précédent, nous ajouterons seulement qu’ils peuvent également s'appliquer sur soie en suivant le processus que nous venons d’indiquer pour le gallanil-indigo. Les tons de la coréine sont un peu plus bleus que ceux du gallanil-indigo; la gallacine ressemble aux indulines et aux higrosines ; enfin la phéro-cyanine produit une gamme bleue de grande pureté.
- La maison Geigy et Co, vient avec un ensemble de 7 couleurs nouvelles.
- « Le benzol bleu et le benzol violet » sont des matières colorantes pour laine d’un grand rendement couvrant bien et pas chères et se recommandent surtout pour l’obtention des bleus-marine.
- On teint sur bain acide avec tartre factice ou acide acétique. Les couleurs résistent bien aux acides, aux vapeurs sulfureuses mais ne résistent pas énormément au foulon.
- « Leur chromazon bleu est une couleur à mordants pour laines donnant à cette matière mordencée au bichromate et tartre les nuances bleu les plus vives, résistant, au dire des pro-dueteurs, au foulon et aux acides. Le pigment est également à recommander à cause de son bas prix.
- Cette firme produit, en outre, sous une dénomination nouvelle, « le diphényl brun BN ” et « le diphényl noir-bleu », tous deux tei-gnant directement le coton. Le diphényl brun paraît être d’un grand rendement et s’emploie sur bain bouillant avec 10 % sulfate de soude»
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- et dans certains cas, avec addition de soude ou de savon.
- Les nuances produites résistent énergiquement à la lumière ; elles se comportent moins bien au lavage et un repassage avec sels de chrome ne corrige pas ce défaut.
- Le diphényl noir-bleu teint avec 20 %sul-fate de soude et 4 % de soude ou de savon et paraît donner des nuances assez résistantes à la lumière, aux acides et au lavage. On en recommande l’emploi lorsque la teinture se propose d’obtenir des tons bleu foncé ou des nuances tirant sur le bleu clair grisâtre. On enlève en blanc avec l’acétate de zinc.
- « Le rouge chromazone » est un colorant pour laine qui se développe sur bain acide, d’un bon rendement jusqu’à donner avec 1/4-1 % de matière colorante des tons très intenses d’un rouge tirant sur bleu. Comme il égalise parfaitement bien, on peut le recommander dans la teinture en couleurs mode, tant pour le fil que pour la pièce. —
- On peut en dire autant, sinon plus, pour le dernier colorant trouvé par la maison Geigy « l’ériocyanine » qui, comme le colorant précité, teint sur bain acide, résiste énergiquement aux alcalis et égalise avec une facilité extraordinaire, même au bouillon.
- L’ériocyanine produit surtout des couleurs mode et des bleus foncés et bleus marine.
- III
- Usine delà Société anonyme des matières colorantes de Saint-Denis
- « La Thiocatéchine » est une matière colorante assez semblable au noir solide BS de la Badische et donne des nuances jaunes jusqu’au brun; selon que l’on emploie comme mordant le chlorure de calcium ou le bichromate et le sulfate de cuivre.
- Nous ne pouvons que rattacher à la série précédente « le vert italien » de la maison Lepetit, Dollfuss et Gansser que l’on emploie à la façon du cachou de Laval et donne des nuances verdâtres solides à la lumière et au lavage. Un repassage sur bichromate et vitriol bleu fait virer la couleur verte depuis le gris bleu jusqu’au noir.
- Pendant que cette revue était déjà à 1 impression, la Société de Berlin nous communiqua son « columbia-chrome-noir BB », matière colorante substantive pour coton et qui traitée sur bain de sulfate de soude donne avec 1 % de colorant des nuances bleu et avec 8-10 0/0 directement le noir bleu. Si l’on repasse ces teintures sur un bain neuf avec 1 0/0 de bichromate et 3 0/0 de vitriol bleu à une température de 80° C., la nuance vire depuis le gris verdâtre jusqu’au noir intense tout en devenant solide à la lumière et au lavage. Les nuances ainsi obtenues ne le céderaient en rien aux couleurs diazotées, puis développées. La similitude des dénominations noir benzochromique et noir columbo-chro-mique nous font supposer que, tout comme les dénominations, les matières colorantes elles-mêmes sont assez semblables.
- {Dent. Faerber-Zeitg.}
- RECETTES DE TEINTURE pour feutres laine de la chapellerie
- Couleur mode foncé pour 5 douzaines formes de chapeaux pesant chacune 200 gr.
- Mordanter pendant 1 h. 1/4 sur :
- 300 gr. Bichromate de potasse.
- 300 » Tartre rouge.
- Finir sur bain de :
- 90 gr. Bleu d’anthracine SW en poudre (badische).
- 112 gr.Galloflavine W en poudre (badische). 12 gr. Noir d’alizarine » » 600 gr. Acétate d’ammonium.
- Bouillir 1/2 heure, rajouter 600 gr. acide acétique et rebouillir 1/2 heure. Rincer.
- Jaune bouton d’or pour 35 kil. de formes dames.
- 300 gr. Orange IV (Kalle et Cie). 5 gr. Sulfate de soude.
- 1,500 gr. Acide sulfurique.
- Bouillon 1/2 heure. Avoir soin de bien abreuver avant d’entrer dans le bain de teinture.
- Gris-bistre pour 35 kil. de formes dames. 50 gr. Jaune indien (Bayer et Cie).
- 50 gr. Violet Victoria 5B »
- 500 gr. Sulfate de soude.
- 1,500 gr. Acide sulfurique.
- Bouillon 1/2 heure.
- Bordeaux pour 35 kil. formes.
- 400 gr. Rouge laine extra (Kalle et Cie) 4 gr. Sulfate de soude.
- 1 gr. Acide sulfurique.
- Bouillon 1/2 h.
- Rouge carmin :
- 300 gr. Rosinduline (Kalle et Cie).
- 200 gr. Croceïne écarlate » 4 gr. Sulfate de soude.
- 1 gr. Acide sulfurique.
- Bouillon 1/2 heure.
- Ecarlate pour 35 kil. de formes.
- 400 gr. Crocéine écarlate (Kalle et Cie). 2,500 gr. Sulfate de soude. 1 gr. Acide sulfurique.
- Bouillon 1/2 heure.
- Bleu marine pour 35 kil. formes.
- 800 g. Bleu Sedan B (Kalle et Cie). 3 gr Sulfate de soude.
- 1,500 gr. Acide sulfurique.
- Manier d’abord 1/2 heure sans acide puis après addition. Bouillir 1/2 heure.
- Bleu clair pour 35 kil. formes.
- 450 gr. Bleu Sedan B (Kalle et Cie). 3 gr. Sulfate de soude.
- 1,500 gr. Acide sulfurique.
- Bien abreuver les feutres, et finir au bouillon 1/2 heure.
- {Deut. Faerb. Zeit. no 49, 1896, p. 581.)
- BLEUS DIAMINE NOUVEAUX
- Aux premières marques lancées sur le marché et qui laissaient à désirer sous le rapport de la solidité au lavage et à la lumière, la Manufacture lyonnaise de matières colorantes a substitué une série de bleus recommandables sous tous rapports.
- Fin 1894 parut le bleu brillant diamine G, en 1895 les bleus nouveaux diamine R et G, les bleus diaminogène G et BB, le bleu azo diamine R.
- En 1896 le bleu noir diamine B, le bleu pur diamine FF et le bleu diamine RW.
- Le Bleu brillant Diamine G se fixe lentement et donne des teintes très unies d’une nuance vive et claire.
- La teinture se fait au sulfate de soude ou au sel marin, ou mieux encore avec 15 % de sulfate de soude et 5 % de carbonate de soude.
- Sur satin mi-soie, avec légère addition de savon, il laisse la soie presque blanche.
- Sur tissu mi-laine : avec 20 grammes de sulfate de soude par litre de bain, on teint uniformément laine et coton. Avec un peu de borax on teint davantage le coton.
- La solidité à la lumière devient excellente par un passage en sulfate de cuivre qui, sans changer beaucoup la nuance, améliore grandement aussi la solidité au lavage.
- Bleu nouveau diamine R et G. — La marque R rougit à l’ammoniaque et au fer chaud.
- La marque G ne change pas. Les deux marques ont une bonne résistance à la lumière et aux savonnages; ici aussi le traitement au sulfate de cuivre augmente la solidité et est à recommander surtout pour le bleu R car le bleu G ternit par cette opération.
- On teint avec sulfate de soude, sel marin ou mélange de soude et sulfate de soude.
- Tissus mi-laine. — Le bleu G teint uniformément les deux fibres, le bleu R teint la laine plus que le coton.
- Satin mi-soie. — La mi-soie se teiut avec sulfate de soude.
- Laine. — La marque R donne un joli bleu marine et se teint facilement avec 10 % sulfate de soude et 2 0/0 acide acétique.
- Bleu diaminogène G. Bleu diaminogène BB. — Ces nouveaux colorants donnent par le diazotage et le développement des bleus d’une vivacité qu’on n’avait pas obtenu jusqu'ici par le diazote.
- En combinant ces deux marques avec le bleu azo diamine R on obtient toute la gamme des bleus, du plus verdâtre au plus foncé rougeâtre, exactement pareils aux bleus d’indigo.
- Les teintes obtenues avec ces colorants sont après diazotage plus solides aux lessives et à la lumière que l’indigo. Elles ne dégorgent pas au frottement.
- Aux lessivages les teintes dégorgent légèrement sur le blanc et ne laissent qu’un léger azurage qui ne paraît plus aux lessives suivantes.
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- H. Q 00
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- On teint pendant une heure au bouillon avec 20 0/0 de sulfate de soude et 1/2 0/0 de soude. Les produits montent lentement ; la marque G donne des bains qui s’épuisent moins bien que ceux du diaminogène BB.
- Le sulfate de soude seul donne des nuances plus vives que le mélange avec la soude.
- Le diazotage se fait comme d’habitude et le développement au B, naphtol. Certaines teintes foncées à l’azo diamine R sont développées parfois au développeur AD ou à naph tylamine éther, mais la généralité des mélanges imitation d'indigo sont développés au B naphtol qui a l’avantage d’ê• re bon marché.
- Les bleus diaminogèues G et BB développés sont supérieurs comme solidité à la lumière au bleu méthylène et à l’indigo, reconnus jusqu’ici comme les meilleurs colorants à la lumière.
- Le bleu azo-diamine R est un peu moins solide. Seul, après quatre semaines d’exposition derrière un vitrage en plein soleil du midi (Août) il devient plus pâle et plus rou geâtre. Combiné, il se dégrade moins.
- Le coton teint avec ces colorants et tissé avec de la laine blanche supporte les bains acides chauds de la teinture de laine. Ces bleus permettent donc de remplacer l’indigo dans certains draps mélangés.
- Soie.— Les soies teintes diazotéeset développées ae B naphtol supportant facilement le décreusage de la soie grège en bain de savon bouillant.
- Le bleu noir diamine B se teint au bouillon avec sulfate de soude 15 0/0 et soude 5 % ou seulement avec 20 0/0 de sulfate de soude. Il donne des bleus foncés, das bleus noirs. Il se dissout parfaitement et par conséquent convient bien pour la teinture du coton en appareils mécaniques, coton en bourre, en rubans de carde, en bobines. Le colorant monte très lentement et s’unit très bien. Le bain ne s’épuise pas sur 4 0/0 environ 1 0/0 reste dans le bain.
- Il a une assez bonne solidité aux lavages, mais pour augmenter sa résistance on peut traiter après teinture pendant une demi-heure au bouillon avec 3 0/0 de bichromate ou 3 0/0 de sulfate de cuivre. Suivant les combinaisons, on le traite différemment. Si on l’emploie en mélange avec les différents noirs Oxy ou Jais Diamine le traitement au bichromate se recommande, si on le combine avec le bleu dia— mine RW ou autres bleus diamines, le passage en sulfate de cuivre est préférable.
- Ces traitements augmentent la solidité au vage et à la lumière.
- La résistance aux alcalis et aux acides est bonne.
- Le chlore, le sel d’étain, les rongeants à la poudre de zinc rongent facilement la nuance surtout en teintes claires.
- Les tambours sécheurs changent un peu la nuance, mais le ton primitif revient par refroidissement.
- Les tissus mi—laine se teignent simplement
- avec sulfate de soude, les deux fibres se teignent uniformément.
- La laine se teint comme les tissus mi-laine avec sulfate de soude ouacétated'ammoniaque, les bains ne s’épuisent pas.
- Les tissus coton et soie se teignent avec sulfate de soude et un peu de phosphate de soude ou de savon. Le coton se couvre mieux que la soie.
- Le Bleu pur diamine FF se compc rte en teinture comme l’ancien Bleu pur diamine, il se teint de la manière courante ; il a l'avan-tage d’être un peu plus vif et légèrement plus solide que le bleu pur diamine. En traitant après teinture le coton au sulfate de cuivre, on obtient des bleus verdâtres bien plus résistants à la lumière,
- Le Bleu Diamine RW se teint également comme les autres bleus avec sulfate de soude. En teinture directe, sa solidité à la lumière est très faible. Traité au sulfate de cuivre comme nous l’indiquons plus haut pour le bleu noir diamine B, la résistance à la lumière devient excellente.
- Les teintes sont alors supérieures comme solidité à l’indigo et elles conservent cette supériorité même après plusieurs lavages au savon.
- Le bleu Diamine RW est aussi très utile pour la teinture des tissus laine et coton, coton et soie, car il donne des teintes uniformes sur les 2 fibres.
- Comme on le voit, les derniers bleus livrés à l’industrie ont des qualités qui leur permettent de lutter contre les meilleures couleurs basiques et l’Indigo.
- Ils tranchent d’une façon remarquable avec la fugacité des premiers bleus diamine qui changeaient complètement après une semaine d’exposition à la lumière.
- M. Ude
- PERFECTIONNEMENTS aux machines à Beetler ou Maillocher les tissus
- Par MM. Chenot et Duval
- Getteinvention consiste en une application nouvelle de moyens connus combinés de façon à obtenir un résultat industriel nouveau.
- Elle a pour but l’application rationnelle des marteaux atmosphériques en général et particulièrement de ceux du système Chenotaux machines à beetler pour remplacer les marteaux à cames de l’ancien système ou ceux à ressorts métalliques.
- Dans les machines à maillocher les étoffée, on doit satisfaire à trois conditions principales :
- 1° Il faut éviter toute tache d’huile sur les étoffes du fait du mécanisme des marteaux;
- 2° il faut laisser un accès aussi libre que possible en arrière comme en avant de la machine.
- A ces deux conditions, nous joindrons celle
- du plus grand produit possible à obtenir de la machine. Cette troisième condition est satisfaite par les propriétés des marteaux atmosphériques et par l’application rationnelle qu’en font les inventeurs.
- On satisfait à la première condition en éloignant les cylindres des marteaux atmosphériques du plan vertical passant par l’axe du cylindre supérieur à étoffe et éloignant également dudit plan les parties organiques essentielles lubrifiées des marteaux.
- On réalise cette disposition par un système de leviers agissant d’une façon analogue à celle des manches des martinets et portant, à une extrémité, les mailloches qui frappent sur l’étoffe. Ce dispositif permet d’eloigner convenablement les cylindres atmosphériques des cylindres à étoffe, ce qui met celles-ci à l’abri de toute tache d’huile provenant des cylindres atmosphériques et de leur commande particulière.
- Relativement au deuxième point, MM. Chenot et Duval adoptent généralement un dispositif qui consiste à placer toute la batterie des marteaux d’une machine à maillocher à droite ou à gauche du bâti de celle-ci et à sa partie latérale supérieure, laissant ainsi en dessous de la batterie des marteaux unespace libre qui peut être augmenté en hauteur par une fosse peu profonde creusée au pied de la machine.
- Il est bien entendu que si les inventeurs adoptent ces dispositions générales, c’est en vue de se conformer aux habitudes prises, car autrement on pourrait placer les marteaux dans une toute autre position, tout en satisfaisant aux conditions principales surénoncées.
- Ce qu’ils spécifient essentiellement et en principe d’application, c’est l’éloignement systématique des organes essentiels des marteaux atmosphériques, qui pourraient donner lieu à des taches d’huile sur les étoffes enroulées sur les cylindres à étoffe, ainsi que les dispositifs adoptés pour laisser un libre accès aux cylindres à étoffe du côté des batteries des marteaux.
- Nota. — Dans les dessins figurent seulement les bâtis ou supports des cylindres à éroffe et la position desdits cylindres, attendu que l’invention consiste dans l’application des marteaux atmosphériques à n’importe quel type de machine à maillocher et non à la disposition des cylindres à étoffe et à leur agencement ou mouvement spécial.
- Il est spécifié toutefois que, par ces dispositions, on obtient des bâtis très réduits en hauteur, ce qui cause non seulement une économie de matière, mais encore et surtout rend la machine facile à installer partout et la soustrait aux fortes vibrations des machines ordinaires à pilons, situés dans le plan vertical des bâtis des machines actuelles.
- Ceci dit, passons à la description d’un type caractéristique de l’invention.
- Fig. 1 vue de bout et en élévation d’une machine à maillocher garnie d’une batterie
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- de marteaux atmosphériques disposée suivant le principe d’application.
- Fig. 2, élévation longitudinalede la batterie de marteaux vus de front (rabattement à droite de la figure 1).
- Fig. 3, coupe verticale transversale passant par le plan médian commun à un cylindre atmosphérique et du manche au marteau correspondant.
- Fig. 4, élévation longitudinale de la batterie des marteaux vus de dos (rabattement à gauche de la figure 1).
- B, A, bâtis de la machine à maillocher,
- Ce bâti est commun, comme support, aux cylindres à étoffe et à leur mouvement et à la batterie des marteaux atmosphériques.
- Toute la commande spéciale des marteaux
- avec le support général SS ou ajustée sur ledit support, fig. 1 et 4.
- ch’ ch? , chaînes interne de support de l’arbre A.
- A’, arbre de la seconde batterie de marteaux.
- PA’, palier externe de l’arbre'A.
- CH', chaise de ce palier venue de fonte avec le support général SS ou ajustée sur ledit support.
- ch^ , cM , chaises internes de support de l’arbre A’.
- Au moyen du support général supérieur SS et des chaises et paliers qui y sont fixés, les arbres AA’, moteurs des marteaux, sont parfaitement maintenus. Lesdits arbres jouissent d’une indépendance complète de mouvement l’un par rapport à l’autre. Ainsi, par exemple,
- Entre ces écrous et le support SI, on intercale une rondelle Belleville ou autre ressort analogue.
- Fig. 4, vue de face du support SI sur lequel ont voit montés les vingt-six paliers à fourche des deux batteries de marteaux.
- Marteaux. — Cas où le piston commande le cylindre à air.
- La coupe, fig. 3, passe verticalement par l’axe d’un cylindre atmosphérique et par celui d’un manche et d’un maillet (ou mailloche).
- On y distingue toutes les pièces du système marteleur.
- A, un des deux arbres moteurs des marteaux.
- E, une des courbes excentriques dudit arbre.
- Pe
- et les axes d’oscillation de leurs manches, fig. 1 à 4, sont montés systématiquement sur deux supports généraux spéciaux fondus isolément et boulonnés sur des contacts venus de fonte avec les deux bâtis de la machine à maillocher.
- Cette disposition rend la construction et le montage des marteaux très pratiques et facilite les réparations.
- S S, support général supérieur de la commande des marteaux (cylindres atmosphériques).
- S I, support général inférieur des axes d’oscillation des manches des marteaux.
- Dans le cas d’appl cation spéciale représentée dans les dessins, il y a une.double batterie de treize marteaux montés sur les supports SS et SI et chacune de ces batteries est mue par un arbre spécial sur l’extrémité externe duquel est calée une poulie de réception du mouvement.
- P, poulie calée sur l’arbre A (avec ou sans poulie folle).
- P”, poulie calée sur l’arbre A’ (avec ou sans poulie folle).
- A, arbre de la première batterie de marteaux.
- P A, palier externe de l’arbre A.
- C H, chaise de ce palier venue de fonie
- l’un peut tourner plus vite que l’autre, ou être en repos, tandis que l’autre tourne. Dans certains cas, ces deux arbres peuvent être réunis et tourner à la même vitesse ou être remplacés par un arbre unique.
- Chacun des arbres A et A’ porte treize excentriques dont les centres sont disposés en spirale. Ces excentriques sont enlevés, de préférence, dans la masse générale de chaque arbre soit dans un métal forgé ou laminé, soit dans un métal fondu. Ils peuvent être remplacés par des manivelles.
- Fig. 3, coupe du support inférieur S I profilé, à sa partie supérieure, en forme de nervure a cuvette pour recevoir les huiles provenant des cylindres atmosphériques et des pièces de mouvement y attachées, ce qui évite toute tache sur les étoffes.
- e, cette nervure formant égouttoir.
- L’égouttoir e peut affecter une autre forme et être rapporté au lieu d'être venu de fonte avec le support S I.
- pf, paliers à fourche dans lesquels oscillent , les axes des manches des marteaux.
- t, tige de fixation des paliers à fourche.
- Dans le dessin, ces tiges sont venues de forge ou de fonte (en métal malléable) avec la fourche de chaque palier correspondant.
- e, c, écrous de serrage des tiges t.
- CE, collier d’excentrique correspondant calé sur la tête de la tige du piston d’un cylindre atmosphérique.
- tp, cette tige de piston (cette tige peut, au besoin, former corps avec le piston).
- P, piston évidé ou plein. On le représente évidé et très léger
- CA, cylindre atmosphérique système Che-not.
- Ce cylindre est à parois minces pour atténuer considérablement son inertie.
- ts, trou d’air supérieur.
- ti, trou d’air inférieur.
- r, réservoir d’huile ménagé dans le culot du cylindre CA.
- h, trou de remplissage d’huile du réservoir r, Cette huile sert à lubrifier la goupille a, CS, chambre d’air supérieure.
- CI, chambre d’air inférieure.
- 0, obturateur-guide.
- o, vase circulaire à huile pour le graissage de la tige du piston et du piston p.
- m, manche du maillet (ou mailloche). eu, cuvette ménagée dans la forme du manche et formant réservoir d’huile.
- M, maillet (ou mailloche).
- cl, clavette fixant le maillet M sur son manche et permettant son [relevage s’il ne doit pas frapper.
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- Fig. 4, excentriques E et leurs colliers CE, les tiges des pistons tp', cylindres à air CA, leurs trous d’air t s et t i, ainsi que l'arrière des manches des marteaux et leurs paliers à fourche dans les positions que ces pièces prennent lors du mouvement de rotation des arbres AA'.
- Fig. 2, maillets vus de face en élévation dans leurs diverses positions.
- Cas où le cylindre à air commande le piston. — Fig. 6, commande d'un manche de mailloche par la tige d’un piston à air.
- C’est le mouvement des figures 1 à 5 renversé, en ce sens que c’est le cylindre à air CA qui donne le mouvement au piston P au lieu que ce soit le piston P qui donne le mouvement au cylindre à air GA, comme fig. 1 à 5.
- Dans la présente disposition, les fonds supérieurs des cylindres à air forment collier d’excentriques.
- Les excentriques, dès lors, commandent directement les cylindres à air et leur impriment un mouvement alternatif de montée et de descente.
- Dans la montée, le cylindre à air considéré comprime l’air de la chambre inférieure CI, ce qui amène bientôt le soulèvement du piston P et, par suite, celui du manche m et de la mailloche M.
- Dans la période de sa descente, le cylindre à air marche en sens inverse du groupe dn piston P du manche m et du maillet M et sans l’interposition de l’air de la chambre supérieure CS, la face supérieure du piston P viendrait choquer le fond supérieur Z du cylindre à air. Alors, au lieu d’un choc entre parties métalliques, il se produit une compression énergique de l’air contenu dans la chambre supérieure CS.
- Par suite de cette compression, le mouvement ascensionnel du piston P et de son attirail est arrêté et, par réaction, ledit piston est projeté du haut en bas avec son groupe de tige de piston, manche et mailloche.
- Mais, tandis que le piston P et son groupe est vivement projeté de haut en bas, l’excentrique E relève le cylindre à air et le groupe du piston P se trouve rapidement relevé.
- Ce que nous avons dit du cas où c’est le piston à air correspondant, nons dispense de plus longs développements pour le cas actuel où c'est au contraire le cylindre qui commande le piston à air. Dans l’un et l’autre cas, en effet, l’air contenu dans les chambres à air joue exactement le même rôle de ressort pratiquement parfait.
- Fonctionnement. — Nous ne décrirons pas le fonctionnement des cylindres à étoffes, lequel est étranger à l’invention.
- Chacun des marteaux fonctionne de la manière suivante :
- Sa tige de piston t p, mise en mouvement alternatif de va-et-vient par l’excentrique correspondant E, communique ce même mouvement au piston P qui joue à frottement doux dans le cylindre à air CA.
- Dans sa période ascensionnelle, le piston P comprime l’air contenu dans la chambre supérieure C S et produit ainsi le soulèvement du cylindre à air CA et, par suite, celui du manche m et du maillet ou mailloche M.
- Dans son mouvement de descente, au contraire, le piston P refoule l’air contenu dans la chambre inférieure CI, et cette action s’ajoutant à celle de la gravité produit la descente du cylindre CA, et, par suite, celle du système frappant du manche m et de sa mailloche M.
- A faible vitesse, l’action mécanique de choc du maillet M est très faible, mais, à mesure que la vitesse augmente, il se produit un effet que nous décrivons ci dessous.
- A vitesse notable, le cylindre à air C A relève vivement le système du manche et de sa mailloche et l’ensemble dudit cylindre du manche et de la mailloche continuerait, par inertie leur mouvement ascensionnel rapide, si aucune cause contraire ne venait s’y opposer.
- Mais, alors même que les pièces précipitées sont animées d’un vif mouvement ascensionnel, l’excentrique ramène rapidement le piston P de haut en bas et alors l’air contenu dans la chambre inférieure CI se trouve énergiquement comprimé par suite de l’effet dynamique résultant du choc qui tendrait à se produire entre le piston moteur P et le fond du cylindre à air C A.
- Dans cette action de compression énergique, l’air contenu dans la chambre inférieure c i agissant comme un ressort parfait, constitue un véritable accumulateur de puissance mécanique et il restitue, par sa détente, en un temps extrêmement court, tout l’effet dynamique accumulé dans le système du cylindre à air du manche et de son maillet pendant la presque totalité de la révolution de l’arbre moteur.
- En conséquence, la chute du marteau M se produit généralement dans une très faible fraction de seconde. Quant au relevage du marteau, il se produit presque instantanément par suite de ce que l’excentrique a déjà relevé sensiblement le piston P, tandis que tout le système frappant venait d’être projeté de haut en bas.
- Les actions instantanées de choc de relevage sont la propriétés caractéristique des marteaux atmosphériques Chenot.
- Cette instantanéité du choc est précieuse dans le cas spécial du battage des étoffes.
- En effet, le mouvement de l’étoffe reste parfaitement libre sous l’action du marteau et, par suite, une batterie d’un nombre indéfini de marteaux ne cause aucun obstacle au mouvement de ladite étoffe, quelle que soit, d’ailleurs, la vitesse des cylindres à étoffe.
- D'autre part, par suite de l’instantanéité du choc des marteaux, les fibres de l’étoffe ne peuvent jamais être écrasées ni déformées.
- Dans les dessins, on observe qu’il est figuré deux batteries de marteaux commandées chacune par un arbre particulier.
- Ces deux batteries sont montées sur les
- supports généraux s s et s i et chacun de leurs arbres A et A’ sont munis de leurs poulies respectives P et P’ qui permettent de leur donner un mouvement complètement indépendant.
- Il est clair que, dans certains cas, on pourra réunir les deux arbres A et A’ par un manchon d’accouplement, defaçon à pouvoir battre les étoffes, tissus, tapis ou autres produits analogues d une largeur peu ordinaire.
- Il est spécifié, en outre, que, en raison meme de la disposition générale de commande des arbres moteurs directs A et A' des marteaux, et de la faculté qu’on a de placer, autant de supports intermédiaires p a’, p az , pa3 , p a^ ... p am, qu’il est nécessaire, on peut placer également dans les intervalles existants entre chaque excentrique des poulies de réception de mouvement correspondant à autant d’arbres moteurs directs qu’on auraient de batteries distinctes montées sur les supports généraux S S et S I.
- Cette disposition est particulièrement applicable au cas où l’on aurait à battre des étoffes, tissus ou autres produits similaires d’une faible largeur nécessitant une vitesse de battage appropriée à leur texture.
- Elle permet d’utiliser les bâtis et les mouvements généraux des grandes machines à maillocher, de réduire l’espace occupé par ces engins et leur prix de vente. \
- UN COURS DE TEINTURERIE
- Nous lisons dans le compte-rendu de la réunion tenue le 4 novembre par le Comité de VAsssociation de l'Industrie et de l’Agriculture françaises :
- « Le comité est très heureux d’apprendre qu’un cours de teinturerie va être créé à l’Institut chimique de Nancy ; il sera professé par un des plus distingués chimistes de notre époque, M. Haller.
- « C’est là une idée des plus louables. L’industrie de la teinturerie ne demande qu’à se développer et à se perfectionner en France, d’autant plus qu'elle a affaire à des concurrents étrangers sons cesse en éveil et en pro-grès.
- «Lessavantes leçons d'un éminent praticien formeront sans doute des élèves qui tiendront à honneur de faire profiter de leurs nouvelles connaissances une des branches les plus importantes de notre travail national. »
- Nous pouvons ajouter que M. Haller est le directeur lui-même de 1 Institut chimique, et que, par conséquent, on peut compter sur son zèle, aussi bien que sur sa science, pour que le nouveau cours soit à la hauteur de ceux qui sont depuis longtemps professés chez nos rivaux.
- L’industrie française sera justement reconnaissante au savant et dévoué M. Haller d’une initiative dont elle peut attendre les plus féconds résultats.
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- LE DANGER
- DU PEROXYDE DE SODIUM
- Le peroxyde de sodium (Na2 O2 ) est un corps solide d’un blanc très pur, devenant jaune dans le chauffage. Exposé à l’air, il tombe lentement en déliquescence, en formant du carbonate de sodium. Il se dissout dans l’eau avec production de beaucoup de chaleur et une légère évolution d’oxygène, due probablement à un chauffage partiel ; ajouté à l’eau par petites quantités, le dégagement d’oxygène est très faible. A la température de 150° C., il absorbe rapidement le monoxyde de carbone avec formation de carbonate de sodium; le dioxyde de carbone est absorbé d’une façon similaire à environ 100° C. avec formation de carbonate de sodium et évolution d’oxygène. Cette opération peut se faire en chauffant du sodium métallique dans l’air et l’oxygène, mais l’article commercial est produit par voie électrolytique.
- Dernièrement, le peroxyde de sodium a conquis la faveur du public comme nouvel agent du blanchiment pour le coton, la laine, la soie, etc. ; mais on soulève aujourd’hui la question des risques que peut occasionner cette substance, et des précautions à prendre pour éviter les accidents.
- Dans certaines circonstances, le peroxyde peut devenir très dangereux. Par lui-même, il ne peut pas faire explosion ni par concuis-son, ni par friction, chaleur ou détonation, et comme sa formation n’est pas une réaction endothermique, il ne peut pas donner lieu à une décomposition spontanée. Quand on y ajoute de l’eau, il dégage une forte chaleur et libère en même temps du peroxyde d’hydrogène, de la vapeur et de l’oxygène, mais la décomposition n’a pas une tendance à s’étendre et se confine aux endroits mouillés. Cepen-dant, quand le peroxyde est mélangé ou simplement en contact avec un combustible, les résultats sont entièrement différents et la substance devient dangereuse. Le combustible en contact avec le peroxyde prend feu très rapidement; quand ce dernier est humide, et quand la mixture est intime, il se produit Uue explosion violente. Une fois que le combustible est en feu, la flamme devient très active, tant qu’il reste trace de peroxyde et la fusion de ce dernier propage l’incendie à tous les corps environnants. Le peroxyde de sodium est, comme tout le monde sait, un agent d’oxydation très puissant, mais il diffère des autres agents d’oxydation par ce fait que son action est stimulée par le feu aussi bien que par l’eau ; c’est là que réside le véritable danger.
- Par ces faits, on voit aisément où commen-cent les risques avec cette substance, qui, n’étant pas dangereuse par elle-même, peut occasionner, dans certaines circonstances, de véritables désastres. Il faut donc prendre de 8randes précautions dans la conservation et empaquetage du peroxyde. On devra l’em-baller dans des boîtes métalliques épaisses et
- imperméables, qui ne puissent pas être endommagées par le maniement ; on l’isolera entièrement de toute matière combustible et on ne le laissera que dans un endroit sec. Dans son emploi, on devra avoir soin qu’aucune parcelle de substance sèche ne vienne en contact avec un combustible humide.
- Quant au blanchiment par le peroxyde, il faut reconnaître qu’il ne présente aucun danger; ni les solutions de l’agent de blanchiment, ni les tissus après le traitement, ne peuvent occasionner un accident.
- DECREUSAGE ET BLANCHIMENT
- de la soie Tussah
- (Soie sauvage)
- Par O. Lenz, Chimiste tech.
- Le
- tussah comme la soie est décreusé
- avant la teinture. Ce décreusage s’obtient sur un bain de soude chauffé à 30-35° R et dans lequel on a dissous 250 gr. de carbonate cristallisé pour 500 gr. de soie écrue. On abandonne le tussah à la manière ordinaire, dans ce bain pendant 5 à 6 heures et après l’avoir sorti pour le détacher on le lisse sur le même bain porté au bouillon de 5 à 7 tours. On donne alors à la soie deux eaux tièdes pour éliminer toute trace de soude, pour donner après un bain bouillant de savon de marseille à 6-8 % de savon : lisser 6 à 8 tours. Au sortir du bain le tussah passe à l’essoreuse puis à la chambre de soufre et si l’on veut du souple ou soufre à trois reprises. Après le soufrage le tussah est désoufré sur un bain d’eau piqué d’un peu d’acide chlorhydrique.
- Ainsi préparé, le. tussah est tout préparé pour les opérations de la teinture ; mais si l’on se propose d’obtenir des nuances très tendres et vives, il est essentiel de lui donner un blanchiment préalable. Nous blanchissons de préférence par la méthode préconisée par la fabrique de produits chimiques Koënigswarter et Ebell à Linden (Hanovre) avec du peroxyde de sodium et du sulfate de magnésie. L’ancien procédé avec 75 % d’eau oxygénée et 25 % de silicate blanchit également bien mais avec quelques manipulations plus compliquées.
- (D. Faerber Zeit. N. 43-96, p. 546.)
- QUELQUES MORDANTS pour imprimeurs sur calicot
- Nitrate de fer, 50° Tio
- Mélanger 13 lb. de nitrate de plomb et 13 lb. de sulfate de fer dans 16 pintes d’eau bouillante. Laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer le liquide clair. On devra toujours le préparer frais, parce qu’il ne se garde pas longtemps.
- Nitrate d'alumine
- Prendre 3 lb. de nitrate de plomb, 3 lb. d’alun, 3 cz de cristaux de soude et 1 gallon d’eau chaude. Mélanger, bien agiter, laisser déposer et employer le liquide clair.
- Acétate basique de plomb 55° Bé (fond orange)
- Mélanger 10 quarts d’eau, 10 1/2 lb. d’acétate de plomb et 5 1/4 lb. de litharge. Faire bouillir jusqu’à dissolution, ajouter ensuite de l’eau jusqu’à la force désirée.
- Acétate basique de plomb 50 Bé (fond orange)
- Mélanger 22 pintes d’eau, 51/2lb.de litharge et 9 1/2 lb. d'acétate de plomb. Faire bouillir jusqu’à bain tiré, ajouter ensuite de l’eau jusqu’à l’obtention de 22 pintes, puis 7 lb. d’acétate de plomb.
- Liquide rouge 16° Tio
- Mélanger 3 gallons d’eau bouillante, 10 lb. d’alun, 9 lb. d’acétate basique de plomb. Agiter fortement, laisser déposer le précipité de sulfate de plomb, et employer le liquide clair.
- Acétate d’alumine 12° Tto (8° Bé)
- Prendre 22 pintes d’eau bouillante, 8 3/4 d’alun, et 11 1/2 lb. d’acétate de plomb. Mélanger, laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer le liquide clair.
- Acétate d'alumine 240 Tw
- Mélanger 91/4 lb. d’acétate de plomb, 111/2 lb. d'alun, et 22 pintes d’eau. Laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer la solution claire.
- Acétate d'alumine
- Mélanger 7 quarts d’eau, 7 lb. de sulfate d’alumine et 8 lb. d’acétate de plomb. Laisser déposer et employer la solution claire.
- Acétate de chrome
- Mélanger 3 lb. de bichromate de potasse, 101/2 quarts d’eau et 4 lb. d’acide sulfurique. Chauffer et ajouter 1 lb. d’acétate. Quand l’opération sera terminée et qu’on aura obtenu une solution claire verte, ajouter 11 1/2 lb. d’acétate de plomb. Laisser déposer le précipité et employer la solution claire.
- Acétate de chrome 24° Tw
- Dans 2 gallons d’eau, dissoudre 10 lb. d’acétate de plomb et 24 lb. d’acide acétique. Ajouter 14 lb. de sulfate de chrome à 700 Tw. Laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer la solution claire.
- Acide acétate de fer 18° Tw (fond pourpre)
- Mélanger 22 pintes d’eau bouillante, 8 lb. de couperose verte et 5 1/2 d’acétate de plomb. Laisser déposer, décanter le liquide clair et ajouter 6 lb. d'acide acétique 80 Tw.
- Acétate de fer 16° Tw
- Mélanger 14 quarts d’eau bouillante, 71b. de couperose verte (sulfate de fer) et 7 lb. d acétate de plomb. Laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer la solution claire.
- Acétate de fer 26 Tw. (Fond nankin)
- Mélanger 3 gallons d’eau bouillante, 10 3/4 lb. de couperose verte, 8 1/4 lb. d’acétate de plomb. Laisser déposer le précipité de sulfate de plomb et employer le liquide clair.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Acétate de fer 32 Tw.
- Dans 10 qi arts d’eau mélanger 10 Ib. de couperose verte, 15 lb. d'acétate de plomb et 2 lb. d’acide acétique. Laisser déposer le précipité et employer la solution claire.
- Acétate de cuivre
- Dans I gallon d’eau chaude mélanger 4 1b. d’acétate et 4 lb. de sulfate de cuivre. Laisser déposer le précipité de sulfate et employer la solution claire.
- Acétate de cuivre 32 Tic
- Dissoudre 6 Ib. de sulfate de cuivre dans 6 quarts d’eau. Dissoudre 4 lb. d’acétate de plomb dans 2 quarts d’eau. Mélanger les deux solutions laisser déposer et employer le liquide clair.
- Sulfate de chrome 52o Tic.
- Dissoudre 83/4 lb. de bichromate de potasse dans 22 pintes d’eau chaude. Ajouter lentement une solution de 5 1/2 Ib. d’acide sulfurique dans 6 pintes d’eau. Quand tout est bien mélangé ajouter par petite quantités à la fois 2 1/4 lb. d’acétate Faire bouillir jusqu’à ce que le liquide prenne une coloration verte brillante.
- Mordant bleu
- Mélanger 7 lb. de prussiate jaune de potasse et 100 de chlorate de potasse dans 5 quarts d’eau. Ajouter 2 lb. d’acide sulfurique étendu de 1 quart d’eau. Faire bouillir jusqu’à ce qu’un échantillon du liquide ne donne plus de précipité bleu avec le chlorure ferrique.
- Mordant pour le pourpre
- Faire bouillir ensemble 30 lb. d’arsenic blanc 22 1/2 lb. de cristaux de soude dans 5 gallons d’eau. Mélanger avec 36 gallons d’acide acétique. Ajouter 63 lb. de sel commun. Bien touiller, laisser déposer et employer la solution claire.
- Solution d’arsénic
- 4 lb. d'arsénique blanc (oxyde arsénieux) et 1 gallon de glycérine.
- Précipité d'alumine
- Dissoudre 4 lb d’alun dans 6 quarts d’eau ; ajouter ensuite 3 lb. d’ammoniaque liquide. Recueillir le précipité, laver avec de l’eau et l’employer comme pâte.
- Prussiate d'étain
- Dissoudre 11 1/2 lb. de cristaux d’étain dans 20 quarts d’eau. Ajouter à cette solution 2 1/2 lb de cristaux de soude dissous dans 10 quarts d’eau. Laver le précipité d’oxyde d’étain et mélanger avec - 1b. d'acid: tartrique dissous dans 2 quarts d’eau.
- Pâte d'oxyde d'étain
- Dissoudre 6 lb de cristaux d étain dans 8 quarts d’eau. Ajouter 8 lb. de cristaux de soude dissous dans 8 quarts d’eau. Laisser déposer le précipité, laver une ou deux fois avec de l’eau, filtrer et employer la pâte.
- Pâte d’oxalate d’étain pour couleurs vapeur
- a} Mélanger ensemble 6° de cristaux de soude, 4o d’acide oxalique, 2° de sulfate de zinc et 2 pintes d’eau.
- b} Dissoudre 6° de cristaux de soude dans
- 3 pintes d’eau. Mélanger a et b, touiller fortement, laisser reposer, laver le précipité 3 fois filtrer et employer la pâte.
- ( The Textile Mercury.}
- COULEURS D’ALIZARI'E SUR LUNE
- Le bon résultat des teintures à l’alizarine sur laine dépend du bon dégraissage de la fibre et de la pureté des eaux employées. S’il reste sur la laine des matières grasses ou savonneuses et que l’on emploie des eaux calcaires il se forme des savons calcaires et au mordançage, au bouillon des savons glutineux de chrome ou d’alumine. Ces composés insolubles donnent en teinture des laques visqueuses qui ne sont fixé que superficiellement et qui sont la cause du dégorgeage au frottement de ces couleurs.
- Il est donc nécessaire, je dirais même indispensable, d’avoir une laine bien nettoyée et d’épurer pour ces teintures à l’alizarine, l’eau employée par l’une ou l’autre des méthodes connues. La meilleure méthode est celle qui consiste à traiter l’eau suivant sa composition par la soude caustique ou la chaux caustique. Les appareils ne manquent pas aujourd’hui. A signaler parmi les plus employés : Stowat-son, Gaillet, Desrumaux.
- On se sert de l’analyse exacte de l’eau pour précipiter, par les réactifs appropriés, le calcaire et les sels de magnésie.
- Il est nécessaire que tout teinturier ait connaissance de l’analyse exacte de son eau ou tout au moins de l’analyse hydrotimétrique. Les degrés hydrotimétriqus encore appelés degrés de dureté peuvent être obtenus par un essai qui dure à peine quelques minutes et que le premier ouvrier intelligent peut faire sans difficulté. Les carboi ates insolubles qui se trouvent dans l’eau em pêchent le couleur de trancher et d’unir, au bouillon, et la nuance devient terne par leur influence et la laine dé teint. Ce carbonate de chaux agit sur la plupart des couleurs d’alizarine comme un préci-pitant et a par ce fàit même une influence nuisible sur les teintures.
- L’acétate de chaux a au contraire une influence plutôt utile que nuisible. Il faut donc autant que possible transformer les carbonates en acétates, correspondants au calcaire contenu dans l’eau.
- Pour le mordançage de la laine on emploie les sels d’alumine et de chrome en combinaison avec l’acide sulfurique et le tartre. Le fer doit être évité et les mordants doivent en être exempts.
- On emploie le sulfate d’alumine au lieu de l’alun, 8 % de sulfate d’alumine valent 11 % d’alun.
- Pour obtenir le meilleur rendement, on prend habituellement 10 % d’alun et 6 % de tartre.
- On mordance à l’alumine pour les nuances vives au rouge d’alizarine, orange et marron d’alizarine.
- Dans le mordançage à l’alun, c’est l’ébulli
- tion du bain de mordançage qui précipite e fixe l’alumine sur la fibre, l’addition de tartre a pour but de ralentir et de rendre uniforme cette fixation.
- Lorsque l’économie prime la vivacité de la nuance on peut remplacer le tartre par l’acide sulfurique. Il faut que la proportion d’acide so t de 4 % exactement et de plus il ne faut pas oublier que l’efficacité de l’acide sulfurique est en rapport exact au volume du bain. En outre, il faut observer que pour les rouges, lorsque l’on a bouilli avec l’acide sulfurique, il faut ajouter au bain de teinture 5 % d’acétate de soude ou de l’acétate d’ammoniaque.
- Si on teint la laine mordancée à l’alun en couleurs d’alizarine sans aucune addition au bain de teinture, on obtient des teintes peu résistantes et virant au foulage.
- Pour augmenter le rendement et surtout la solidité des couleurs, ainsi que leur facili é de bien unir, l’emploi du tannin se recommande à raison de 1 kilo par 100 kilos de laine: il est bon de l’ajourer au bain avant la couleur et après dissolution préalable. Le brun d’alizarine devient plus rouge parle tannin. On ajoute aussi parfois un peu de savon au bain de teinture dans le cas où la laine doit être fortement foulonnée après teinture, c’est surtout le cas pour la laine en bourre. — Pour les filés le tannin seul suffit. Lorsque l'on veut plus d’éclat, on ajoute un peu de sel d’étain au bain de mordançage.
- Certains teinturiers changent le mordançage pour la proportion de tartre, et diminuent celui-ci qu’ils remplacent par une certaine quantité d’acide oxalique.
- Ce genre de mordançage tient le juste milieu entre l’ancien mordant tout au tartre et le nouveau entièrement à l’acide sulfurique, 10 % d’alun, 3 % de tartre, 2 % d’acide oxalique, telles sont les meilleures proportions pour nuances foncées.
- La durée du mordançage est de 1 heure 1/2 à 2 heures.
- Le mordant le plus employé est le mordant de chrome, car c’est celui qui donne les teintes les plus résistantes.
- Il se forme sur la laine par la réduction du bichromate de potasse de l’oxyde de chrome. Pour 100 kil. de laine on prend 3 kilos de bichromate et 2 k. 500 de tartre pour les nuances moyennes. On fait bouillir 1 h 1/2 à 2 heures, on sort la laine et on la laisse reposer la nuit-Il est nécessaire de bien rincer après le mordançage afin d'enlever le chrome non fixé. Il est aussi à recommander d’éviter d’exposer la laine mordancée aux rayons du soleil, car il se produit un mordançage supplémentaire préjudiciable au bon unisson de la teinture.
- Pour la teinture, il faut ajouter de l’acide acétique afin de corriger l’eau. L’alizarine pour rouge, l’orange d’alizarine galléine, brun d’alizarine ne demandent pas un excès d’acide acétique, lequel empêcherait le bain de tirer et rendrait la nuance plus claire. Pour le® autres colorants d’alizarine, un excès d’acide acétique donne de bons résultats, cet acide
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- doit être ajouté au bain de teinture avant l’ad dition de colorant.
- Le bain étant ainsi préparé et sa température de 30 à 50° centigrades, on y verse le colorant bien dissous à l’eau à travers un tamis de crin. Il est bon de mettre autant que possible le colorant d un seul coup, le résultat est meilleur comme solidité de nuance et comme épuisement du colorant, que lorsqu’on est forcé d’ajouter du colorant pendant l’opération de teinture.
- Il faut bien manœuvrer ces laines, surtout avant le bouillon.
- Les fils doivent être suspendus lâches dans le bain, et bien lissés rapidement par quatre hommes au début par deux ensuite.
- On monte graduellement au bouillon en 3/4 d’heure et on maintient le bouillon 1 h. 1/2 à 2 heures.
- Si malgré la première garniture, on doit ajouter de la couleur pendant la teinture le bain n’a pas besoin d’être refroidi, il suffit qu’il soit neutre.
- Pour cela on ajoute 1 litre à 1 litre 1/2 d’ammoniaque par mètre cube de bain de façon que le tournesol vire légèrement au bleu, c’est-à-dire que l’acide acétique soit juste neutralisé. Il est préférable de ne plus garnir de couleur au-dessus de 60° centigrades.
- Les couleurs d’alizarine, outre qu’elles sont solides à l’air ne tachent pas à l’aprêt, sont bien résistantes au foulon et supportent même sans altération le carbonage aux acides ou sulfates acides.
- M. Ude.
- OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LE FOULAGE ACIDE
- La question de foulage acide, après avoir suscité un enthousiasme exagéré dans la technique spéciale et à deux reprises différentes, est retombée actuellement dans une espèce d’accalmie d'où elle ne sortira qu’à la suite d’un fait nouveau plus ou moins probant pour l’élucidation du problème. Je ne crois donc pas être désagréable à un certain nombre de techniciens de la partie en leur communiquant les résultats de ma pratique personnelle d’autant plus que je n’avais aucun parti pris en faisant mes essais. Au fur et à mesure de mes observations, je les consignais sur un journal et c’est dans cet ordre que je les livre sans aucune prétention, à l’appréciation des gens du métier. Mais avant tout je dois pré-'venir mes lecteurs que je me suis surtout placé au point de vue d’un fabricant de flanelles teintes en laine ou en pièces, depuis les plus légères jusqu’à celles assez fortes pour pouvoir se comparer à un drap lisse bien foulé. Que chacun dans son cas spécial tire le parti qu’il pourra du fruit de mes études.
- Jusqu’en avril 1893 nous foulions toutes nos Pièces avec de l’acide sulfurique à l’exception de celles dans la composition desquelles il entrait de l’effilochage noir qui n’aurait pas régisté à l’action de l'acide. Du reste, l’expé-
- perience nous a démontré que le procédé aurait il été bon même pour des gris de cette espèce, le blanc du mélangé se serait sali et ne nous aurait fourni qu’une marchandise terne invendable.
- Pour toutes les autres pièces dans la composition desquelles il entre des couleurs résistant à l’acide, la différence entre les foulés aux acides et les fo'ulés au savon n’est pas bien considérable. Si les pièces sont bien apprêtées elles se ressemblent comme aspect et comme poids. Mais pour les pièces en laines teintes la couleur se modifie légèrement, fait, dont on devra tenir compte lors de la teinture, du reste les pièces foulées à l’acide me paraissent d’un toucher plus spongieux que celles foulées en plein savon ; le feutre est plus fort pour ces dernières : mais en tout cas les pièces foulées aux acides ne ressortent pas mieux que celles à l’ancien procédé.
- Lespièces destinées à la teinture en pièce et que nous épaillons d’abord chimiquement sont foulées directement au sortir du bain acide en ayant seulement la précaution d’ajouter un. certaine quantité d’eau froide ; deux à trois pintes d’eau suffisent pour le foulage d’une pièce. Quant aux pièces teintes en laine et qui ne sont pas destinées à l’épaillage nous les foulons après les avoir soigneusement dégor gées, rincées et essorées avec de l’acide sulfurique étendu à 13 de l’aréomètre pour acides Baumé.
- Pour l’opération 11/2 à 2 pintes du bain acide ci-dessus sont largement suffisantes. Il est essentiel pour la bonne réussite de l’opération de procéder d’abord et avant de fouler à un nettoyage à fond (et à l’épaillage suivant le cas). Comme la marchandise foulée aux acides ne peut plus être passée sur savon il faut éviter que les pièces ne puissent plus se salir pendant et après le foulage ce qui arrive si souvent mais sans autre inconvénient lorsqu’on foule au savon et que les pièces traînent à terre dans l’atelier des fouleuses : là le lavage des pièces sur savon, après foulage, leur donne toute la netteté désirable. Pour arriver au résultat désiré nous avons aménagé une caisse à claire-voie comme celles qui servent à l’épontissage et dans lesquelles retombe la marchandise au sortir de la fouleuse ainsi qu’après le métrage et la visite.
- En ce qui concerne le foulage lui-même, nous ferons remarquer qu’il est plus difficile de fouler aux acides sur longueur que par le traitement au savon. On fera donc bien lorsqu’on aura des marchandises demandant à être foulées en long de recourir à l’ancien traitement.
- Les pièces épaillées, puis foulées et destinées être teintes immédiatement n’ont besoin que d’un simple rinçage tandis que celles qui sont teintes sur laine (nouveautés) seront desacidulées sur bain faible de cristaux puis rincées avec beaucoup de soins.
- Il est très important de ne pas laisser trop longtemps les pièces foulées aux acides sans leur donner les autres apprêts dont elles ont
- besoin : le peu d’acide qu’elles contiennent pourrait exercer une influence désastreuse sur la marchandise.
- Jamais on ne devra les laisser passer la nuit sur l’eau acidulée et encore moins dans la fouleuse.
- Pour bien nous renseigner à cet égard nous avons laissé une pièce de mélangé, qui d’habitude résiste parfaitement au foulon acide, passer une nuit dans la fouleuse et nous l’avons retrouvée le lendemain complètement marbrée. Du reste n'en serait-il pas ainsi qu’il faudrait encore éviter un trop long contact au repos avec la fouleuse : celle-ci a toujours quelques organes métalliques qui produiraient des taches sur la pièce et chacun sait combien il est dificile de se débarasser de ces taches.
- Quoiqu’il en soit, nous avons continué à fouler aux acides au lieu et place du savon, en prenant ces quelques précautions élémentaires. Le procédé nous revient infiniment meilleur marché puisqu’on employant un excellent ensimage nous n’avons besoin que d’un peu de soude pour le dégraissage des pièces et d un autre coté le désacidulage après carbonisation est supprimé au foulage acide. Il n est qu une question non encore résolue par nous, c’est celle de savoir si l’action destructive et continue des acides ne met pas les instruments de travail hors d’usage, tellement vite et dans de telles proportions, que le bénéfice obtenu d un côté ne soit absorbé et dépassé par la perte éprouvée d’un autre. Dans ce cas, nous préférerions toujours le foulage au savon.
- L’avenir nous dira d’un autre côté si le foulage açide peut aussi bien s’employer pour les cardés de tout finesse que pour nos tissus plus communs. Qu’il me soit permis provisoirement d’en douter et et de croire qu’une étoffe de ce genre feutrée avec un grain plus fin ne supporterait pas le lainage énergique demandé par les étoffes foulées à l’acide pour peu qu’on désire obtenir le toucher et l’apparence exigés par la consommation.
- Celui qui croirait qu’il se produit moins de tares en foulant à l’acide plutôt que de fouler au savon se tromperait étrangement. Mon expérience m’a prouvé qu’en foulant a l’acide, le foulonnier devra veiller avec autant d’atl temion que tous les organes de son appareil se trouvent dans leur position normale et dans la direction voulue, sans quoi il s’exposerait à une foule d’avaries.
- Plus l’action corrosive des acides sur les parties métalliques de la fouleuse est avancée, plus il est à craindre qu’il ne se produise des taches. Pour éviter, autant que possible, la cor-rosio. de ces parties métalliques, il est utile de les laver après chaque arrêt et surtout pendant l'arrêt des jours fériés avec une lessive alcaline même caustique.
- D un autre coté, j’ai observé que les pièces teintes en ponceau et foulées à l’acide ressortent toujours, toutes autres conditions égales, plus foncées et plus ternes, tandis que celles
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- foulées au savon sortent plus vives et plus claires.
- En employant un peu moins de colorantnous avons bien obvié au fonçage de la nuance, mais le terne n’en persistait pas moins. De cette observation nous pourrons conclure que si la parfaite vivacité des tons ne nuit pas à la valeur marchande de l’étoffe, la teinture pour pièces foulées à l’acide est également un peu plus économique.
- L’expérience nous a également démontré que des mélangés qui avaient été portés au sortir de lalainerieàl’étendageau soleil étaient plus ou moins passés du côté où les rayons solaires exerçaient directement leur influence (avaient jauni en un mot) et ce non pas pour une seule sorte de mélangés, mais pour tous indistinctement.
- Je crois d’ailleurs m’être aperçu que les poussières et principalement celles provenant de la fumée rabattue sur les pièces pendant un temps bas et lourd étaient plus adhérentes aux pièces foulées à l’acide, tandis que lorsque nous ne foulions qu’au savon cet accident était rare : aujourd’hui le mal est quotidien et souvent nous nous sommes tous vus forcés de redonner un savon aux pièces ainsi terminées.
- Mais l’inconvénient le plus grave de ce genre de foulage, c’est la différence de nuance .que nous constatons sur les diverses pièces d’une même partie : différence qui se présente quelquefois, même lorsqie les pièces sont foulées au savon, mais bien moins fréquemment et avec bien moins d’intensité. Le moindre écart, dans le degré d’acidité du bain, et l’accident est inévitable.
- Si, après le foulage, les pièces teintes ne sont pas suffisamment désacidulées, ces différences de nuance s’accentuent d'intensité et de fréquence, lorsque les pièces sont séchées au soleil.
- Si, lorsqu’on foule au savon, l’on s’aperçoit que l’opération du dégraissage (opération qui, comme chacun le sait, précède le foulage), n’a pas été suffisante et que l’étoffe contient encore des impuretés, c’est-à dire que les corps gras de l’ensimage n’ont pas été complètement éliminés (ensimages défectueux), il reste encore une ressource pour obvier au mal : on redégraisse la pièce pour obtenir le fond de pureté nécessaire. Mais, dès que l’étoffe se trouve imprégnée d’acide, il ne faut plus songer à enlever les taches de cambouis et autres : c’est là un des grands défauts du foulage acide : la pièce n’a plus de fondant, le toucher disparaît également.
- Mais tous ces inconvénients ne sont pas à comparer à celui provenant d’un arrêt subit et accidentel du moteur, et qu’ainsi la pièce se trouve arrêtée en plein acide sur la fouleuse.
- L’on attend et l’on attend toujours, pensant que la machine se remettra en mouvement, et pendant ce temps les pièces s’avarient, l’acide exerce son action corrosive et sur le poil de la laine et sur la matière colorante. Comme premier résultat de l’accident, nous trouvons
- la différence de teinte, non seulement sur les pièces fabriquées en laines déjà teintes, mais encore sur celles qui seront teintes en pièces après foulage.
- Dans ce cas, il n’y a qu’un remède, lorsqu’il n’y a pas certitude absolue de la remise en marche prochaine de la machine, de sortir rapidement les pièces de la fouleuse et de les faire baigner dans une cuve contenant de l’eau, sinon de l’eau alcaline pour les soustraire à l’action funeste de l’acide.
- Quand l’écrivain de la présente note réfléchit aux belles étoffes à tons vifs etfrais, qu’il a produit avec le foulage au savon et que d’un autre côté il voit toutes les difficultés qu’il a à vaincre aujourd’hui pour parvenir à donner à sa marchandise une apparence au moins assez passable pour la faire accepter par le commerce, il est obligé de se dire par la suite : « assez de foulage acide, qu’il me laisse la paix. » Celui qui, pour les raisons de bon marché du procédé, persiste, malgré tous les inconvénients cités, à vouloir continuer à fouler à l’acide et ne voit pas, ou ne veut pas voir, les dangers qu’il court, celui-là est condamné à l’avance. Les pertes qu’il éprouvera, finiront par l’instruire, mais peut-être trop tard • et quand je parle de perte, je parle surtout de celle de sa réputation commerciale, car il ne livrera qu’une marchandise défectueuse et inacceptable pour le marché.
- Il surgit surtout un autre inconvénient de ce fait qu’un fabricant est quelquefois forcé, pour certains genres, de fouler quand même au savon, et qu’il n’a pas à sa disposition, une fouleuse toute spécialement réservée à ce genre de foulage. Là, irrémédiablement, les pièces foulées sur savon seront tachées de rouille. L’acide forme sur les parties métalliques de la machine, des sels de fer, et lorsqu’on verse dans une fouleuse, ainsi prépa -rée, la soude et le savon dissous, les sels de fer se décomposeront pour déposer sur l’étoffe la rouille, tache indestructible, désespoir des foulonniers et des apprêteurs.
- (A suivre).
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- BLANCHIMENT DE L’ALBUMINE du sang
- Le correspondant du journal « le Dyer » donne un procédé pour blanchir l’albumine du sang qu’il considère comme tout aussi avantageux que celui proposé tout récemment par Fersoz.
- Dissoudre l’albumine dans l’eau tiède et la verser dans une cuve munie d’un agitateur en bois commandé par transmission mécanique.
- On agite pendant deux jours sans disconti nuation en additionnant en liquide 10 litres de térébenthine par fractions d’un demi litre chaque fois.
- En suivant exactement ce procédé l’on obtient en impression des coloris très vifs même en bleu outremer, rose, violet, héliotrope qui ne le cèdent en rien aux coloris que fournit l’albumine d’œufs.
- SUR LA TEINTURE de la laine rouge et rose
- Le rouge à l’alizarine artificielle tend à remplacer complètement le rouge à la garance, parce qu’il est d’une application plus commode, plus certaine et qu’il laisse la fibre en meilleur état. L’alizarine artificielle donne, comme l’alizarine de source naturelle, le rouge militaire sur mordant d’alumine en eau corrigée et additionnée d’acétate de chaux et en vase de cuivre étamé. On obtient également avec elle des rouges foncés sur mordant de chrome.
- Les marques d’alizarine sont aujourd’hui assez nombreuses, et certaines peuvent se fixer en un seul bain avec le mordant. Ces rouges sont plus ou moins nuancés de bleu ou de jaune, suivant la marque employée. On les nuance encore en mélangeant les mordants et l’on peut utiliser ceux d’étain et de fer en plus de ceux d’alumine et de chrome. On peut encore nuancer par l’emploi simultané d’autres couleurs d’alizarine, de matières tinctoriales végétales ou de couleurs d’aniline.
- Les rouges au bois sur mordant d’alumine, ou sans mordant avec le santal, le calliatour, etc., etc., ne se produisent pas seuls; ils servent de base pour la teinture en marron, en grenat, en couleurs modes et sont alors associés à d’autres bois de teinture.
- On remplace avantageusement le bois rouge par l’alizarine, cette substitution est indispensable pour les tissus destinés au foulon.
- Les rouges de cochenille se font en eau corrigée et en vase de cuivre étamé. Ils deviennent rares ; cependant on produit encore un bel écarlate ou rouge pur à la cochenille sur mordant d’étain, et des ponceaux ou des cramoisis à la cochenille variés selon la nature de la composition d’étain et celle de la cochenille de Zaccatille, cochenille ammoniacale ou lacdye.
- Les roses s’obtenaient autrefois aussi avec la cochenille: aujourd’hui, les matières colorantes artificielles sont particulièrement employées, et non seulement pour les roses, mais même pour les rouges, les écarlates, les ponceaux (2 %) et les cramoisis. On se sert à cet effet parfois de matières colorantes basiques, comme la fuchsine, la pyramine; plus souvent des rhodamines, qui sont surtout employées pour les roses vifs ou des rosines ; érythrosines , safrosines, philoxines, rose bengale ; qui sont des matières colorantes faiblement acides; ou de matières colorantes azoïques, rouges, ponceaux ou écarlates azoïques, tels la cochenille brillante, la pyro-tine R. 0 , les crocéïnes, les rouges pour draps, les chromotropes, les substituts d’or-seille, le rouge palatin, le rouge solide ou roc celline, le rouge d’anthracène, l’écarlate cochenille, l’azocochenille, l’azocarmin, l’azo-fuchsine, l’azobordeaux.
- Certains de ces colorants sont très solides,
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- tels l’écarlate de crocéine, l’écarlate de Bieb-rich, le ponceau de Hœchst. D’autres sont rendus solides par un mordançage en chrome, ou en alumine, ou en sulfate de cuivre ; tels les rouges pour drap, les chromotropes.
- Enfin l’usage des colorants directs, si employés pour la teinture de coton, s’est étendu à celle de la laine, et on y utilise la ben-zopurpurine ; le rouge diamine écarlate dia -mine B, BB, le rouge solide diamine F, l’érika (1 %), l'azoorseille, l’orseille brillante N, le pourpre de Hesse N, le bordeaux diamine S les derniers principalement pour roses foncés.
- Les roses foncés peuvent s’obtenir également à partir des rouges vifs en les brunissent avec d’autres colorants.
- On peut nuancer ces divers colorants par des mélanges appropriés, par exemple, l’écarlate diamine par du bordeaux diamine, ou du jaune solide diamine, les chromotropes par des couleurs acides, surtout le bleu carmin breveté, le jaune acide n 2.
- Les rouges sombres allant jusqu’aux bordeaux se font en teignant des rouges d'ali-zarine sur mordant de chrome, soit en nuançant les rouges vifs au moyen d’autres cou leurs, par exemple les rouges d’alizarine avec d’autres couleurs d’alizarine, les rouges azo avec des bleus; extrait d’indigo, orseille' bleus et violets d’aniline, extraits tinctoriaux : les rouges à la cochenille avec les extraits soit directement en employant des couleurs appropriées, le rouge rubis l’azobordeaux (4 %).
- Lorsqu’on veut des couleurs solides au foulage, on les produit au moyen de campêche ou au moyen de couleurs d’alizarine, que l’on peut nuancer avec la galéine, la gallocyanine.
- (Imdustrie textile).
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- INFORMATIONS
- La valeur totale de la production annuelle de l’aniline est de 120,030,000 fr. Dans ce chiffre, l’Allemagne figure avec 90,000,000 fr., la Suisse 12,500,000 fr., la France 10,000,000 de francs et l’Angleterre 7,500,000 fr.
- Depuis l’introduction des couleurs d’aniline, les prix des colorants ont fortement baissé. Le Magenta découvert à Lyon par Hofman en 1858 se vendait l’année suivante, après le brevet Verguin-Renard, d’abord 1,500 puis 1,000 fr. le kil. ; on le trouve aujourd’hui à 10 fr. En 1869, on vendait l'aniline 40 fr. ; aujourd’hui elle est à 1 fr. 80. Cette réduction provient surtout de l’augmentation de la demande engendrant la concurrence et la réduction des frais ; en même temps les perfectionnements des procédés augmentaient le rendement et facilitaient l’exploitation commerciale.
- Les éditeurs du Dyer and Calico Printer viennent de donner la deuxième édition du Dictionary ofCoal Tar Colors (Dictionnaire des couleurs d’aniline). Le renouvellement et la transformation fondamentale de ce recueil au bout de si peu de temps est la meilleure
- preuve de l’énorme progrès que fait tous les jours la chimie industrielle dans la branche de la teinture.
- Le compilateur, M. George H. Hurst, nous dit qu’il a corrigé, rectifié et amplifié, nous croyons qu’il a surtout ajouté. Car le domaine du chimiste teinturier s’amplifie tous les jours et bientôt une seule cervelle ne pourra plus suffire pour avoir simplement la notion de l’immense variété de couleurs introduites tous les jours sur le marché, sans compter les démarquages et les maquillages des mêmes substances par les maisons rivales.
- Il y a quarante ans à peine que Perkins à introduit son Mauve tiré du goudron et les brevets se chiffrent déjà par milliers dans les couleurs d’aniline. S’arrêtera-t-on dans cette voie? Voudra-t—on tenir compte du courant de réaction qui se manifeste contre l’intrusion des étiquettes bizarres et compliquées qui ne font souvent que déparer le même flacon ? Je ne le pense pas 1 Et le progrès ? diront les révolutionnaires de la science. Ne doit-on pas toujours avancer sous peine de reculer ? c’est la loi fatale de l’évolution.
- Aussi nous engageons les teinturiers qui ne veulent pas se perdre dans le dédale des formules et des créations nouvelles à faire usage d un dictionnaire des couleurs. Le Dictionary of the Coal Tar Colors rendra de grands services à ceux qui seront assez familiarisés avec l’anglais. Nous pourrons le procurer à ceux de nos lecteurs, qui voudront en faire l’acquisition, pour la somme de 16 fr.
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIERES PREMIÈRES i
- Pendant les neuf premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- Quantités Marchandises
- w--• ryv A rMEaRrT&t livrées à la consommation EXPORTATIONS françaises ou francisées exportées
- IiAlePi 1 Ai AwPreP 1s96 «805 1894 1896 1895 1894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. 27.406.200 19.309.800 10 488.900 Bois de teinture en bûches kil. 1.973.200 5.192.800 3.932.500
- D-Ac:] 124 700 965.400 411.000 — moulus 384 300
- CP-•.• •"***" Haïti 23.905.100 11.306.800 27.125.300 Garance en racine, moulue ou en paille 45.100 72 400 459. <00
- Guatemala 8 783 7 0 0 4.748.000 5 221.000 Curcuma en racine 14.100 14.-00
- — Autres pays 47.588.300 47.589.500 36.814.600 — en poudre 7.400 6.300 36.100 6.500
- Totaux ... 107 808 000 83.919.500 80.060.800 Lichens tinctoriaux 18.100 53.700 14.500 62.600 15.000
- 1 +A‘-+1o 101l1g d 90.500 47.300 79.700 Sumac, fustet et épine-vinette : 4.0... 000 41.472.600
- DOl CLC —llUU.— "* 22-.2* " 171.100 343.500 346.600 Ecorces, feuilles et brindilles 203.500 7 20Q 14 00
- UdrAlCC Cll lccllU9 -.s--—.9--* Curcuma en racine 353.800 368.500 382.200 Moulus 326.600 267 ron 1 or 1 AA
- en poudre * 2.800 4.700 7 300 Noix de galle et avelanèdes entières concassées 10 1 • 1UU
- 918.300 735.400 1.092.400 ou moulues 87.300 257 400 70 700
- Querciti on • • ‘~Wowc ti n pf rti'iïT n x 134.900 135.500 237.100 Libidibi et autres gousses tinctoriales 159.100 30 800 444 800
- 5 501 900 5.096.900 7.059.900 Safran 15 300 1 6 000
- Autres teintures et tanins 149.100 161 100 1(.DU U 181 /I AA
- Sumac, fustet et épine-vinette . 6 534 900 7.588.500 6.674.000 Cochenille 182 600 161 103 +2 9 AA
- 2.813.500 2.570.300 2.788.600 Kermès animal 500 2 400 110 . K UU 1 Aon
- Moulus •* • • r. ] (111. 4. -—-1.7 on+iorac conoosgAaG Indigo 220.300 200 000
- IO1X de galle eu aycoHe—P -*2 Ou moulues • •* **** ** 2.560.400 3.791.500 2.411.300 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de 10.000
- 96 000 1.194.800 685.500 bleu 66 300 49 400 -Q cOn
- Libidibi et autres gousses tinctoiiales......... 29.800 24.800 19.532 Cachou en masse 216.200 245.900 DU . 000 09 100
- •aITdI . 175.500 216.500 431.3.00 Rocou préparé. 118.800 102 000 1 20 £00
- Cochenille 177.550 260.170 180.92e Orsei le préparée, humide en pâte 53.500 63.400 50 900
- Kermès animal. ....... 950 1.060 300 — sèche (cudbéard ou extrait).. 25.000 33.900 81.100
- Indigo ••• 1.526 730 1.208 920 987.650 Extraits de bois de teinture et d autres espèces :
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de 660 40 31.900 51.100 62.300
- Cachou en masse. ••• • • 4.696.390 2 634.380 2.923.020 Autres : Allemagne 3.446.700 3.934.900 .S 509 700
- 168.980 161.880 168.540 — Belgique 2 041.700 2.472.500 2 41A 300
- Rocou préparé - ..... 10.640 8.570 10.490 — Angleterre 1.407.300 1.627 100 1 Fo, 9AA
- Orseille préparée; humide en pâte — sèche (cudbéard ou extrait).. 430 450 110 — Etats-Unis 467.700 586.100 287.700
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : — Autres pays 4.265.900 4.275 300 3.698.900
- 310 530 45.650 Totaux 11.625.300 12.895.900 11.524.800
- Autres Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron de houille :
- w Alizarine artificielle 37.800 53.500 66 700
- Acide pi crique « • Alizarine artificielle. ... ...... 146.090 156.440 121.930 Acide picrique 75.100 12.400 100
- Autres 698.250 618.120 526..'80 Autres 431.800 361.500 310 800
- Outremer 126.080 150.600 215.040. Outremer 484.500 426.500 467 700
- Bleu de Prusse. 34.590 30.670 21.430 Bleu de Prusse 17.200 18.600 13 700
- Carmins communs 1.570 480 470 Carmins communs 10.400 12.500 12 000
- 90 50 50 — fins 9 000 5.700 2 400
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Immixtion dans une grève
- L’importante maison de tissages de soie Bonnet, établie à Jujurieux (Ain), vient de saisir le tribunal civil de Lyon d’une action en dommages-intérêts contre le journal le Peuple. 101.000 francs sont réclamés par les demandeurs pour réparation du préjudice que ce journal leur a causé en s’immisçant dans une grève de leurs ouvrières.
- C’est une seconde affaire Rességuier sur laquelle le tribunal de Lyon aura à se prononcer.
- A l’assemblée trimestrielle de la Chambre de commerce de Manchester, qui a eu lieu la semaine dernière, le président a dit que le coton anglais était de plus en plus demandé en Tunisie ; les bazars de Tunis ne vendent guère que de celui-là.
- Au sujet de la révision de la convention anglo-tunisienne de 1875, la Chambre de com merce a demandé à lord Salisbury de maintenir l’égalité absolue des droits sur les marchandises françaises et anglaises ; elle a demandé de plus que le tarif actuel de 8 % ad valorem ne soit par augmenté, à moins qu’une compensation équivalente ne soit offerte.
- L’ENTRÉE EN FRANCE interdite aux laines d’Afrique
- La lettre suivante vient d’être envoyée à M. le Ministre de l’Agriculture par M. Cordonnier, président de la Société industrielle et commerciale de Roubaix :
- « A M. le Ministre de l’Agriculture.
- « Monsieur le Ministre,
- « La Société industrielle et commerciale de Roubaix s’est émue des graves conséquences que pourrait avoir votre arrêté en date du 20 octobre dernier, interdisant l’entrée en France des laines d’Afrique, en raison d’une épizootie de peste bovino qui sévit su»’ la côte orientale de cette partie du monde, et, après en avoir délibéré, elle a résolu de soumettre à votre attention les considérations suivantes :
- « lo II peut sembler tout d’abord excessif d'étendre à la race ovine, qui est indemne, les mesures de précaution que pourrait nécessiter la race bovine, seule contaminée, d’après les termes du décret du 20 octobre ;
- « 2° A supposer que la prudence invite à étendre les mesures prohibitives jusqu’à la race ovine, l’interdiction ne devrait porter que sur les animaux vivants ou abattus, et non sur la laine, et cela pour trois raisons : la première, que le suint, étant à base de potasse, est un antiseptique énergique, loin de constituer un élément de contamination ; la seconde, que les balles de laine sont transportées directement du quai de débarquement aux magasins et établissements où elles doivent être mises en œuvre ; la troisième, qu’au
- cun cas de contamination ne saurait être allégué à la charge des laines importées ;
- « 3° La mesure, si elle était justifiée, aurait une efficacité au moins douteuse, caries producteurs de la laine prohibée pourraient, ou bien conserver leur marchandise en magasin pendant la durée de l’épidémie et l’expédier après la levée de l’interdiction, ou bien la diriger sur un pays limitrophe, d'où elle entrerait librement en France ;
- « 4° Enfin, et c’est sur ce point que nous sppelons, Monsieur le Ministre, votre plus sérieuse attention, la mesure innovée par l’arrêté du £0 octobre ne s’appuie sur aucun précédent, mais elle en créerait un d’une immense et désastreuse conséquence. Que pareille interdiction soit jetée sur les laines d’Australie et de Buenos-Ayres, qui alimentent pour la plus grande partie notre industrie, et, du jour au lendemain, des centaines d’établissements seraient fermés, plusieurs pour ne-plus se rouvrir; l’une des sources les plus importantes de la production nationale serait tarie ou sérieusement atteinte ; des centaines de milliers d’ouvriers seraient brusquement privés de leurs moyens d’existence et exposés aux misères et aux dangereuses suggestions du chômage.
- « Ce sont là des raisons qui, nous le savons, Monsieur le Ministre, ont un puissant empire sur votre esprit, et c’est pourquoi nous vous les présentons avec la plus entière confiance, bien assurés que vous n’hésiterez pas à retirer une mesure que vous aurez reconnue inutile pour le présent et grosse de conséquences dangereuses pour l’avenir.
- « Veuillez, etc. »
- Le Ministre de l’agriculture, prenant en considération que la peste bovine n’existe encore que dans les territoires situés sur la côte orientale et au sud de l’Afrique, et par conséquent à une grande distance du Maroc, vient d’apporter une modification à son arrêté en date du 20 octobre, relatif aux mesures à prendre contre les dangers de l’intro duction de la peste bovine sur le territoire français.
- Il a stipulé que les peaux sèches et la laine provenant du Maroc continueraient à être admises à l’importation en France, sous production de certificats des autorités locales visés par les agents diplomatiques ou consulaires de France au Maroc.
- L’EXPOSITION DE 1900
- Le comité des directeurs de l’Exposition a tenu, la semaine dernière plusieurs réunions. Il a examiné, notamment, les projets d’initiative privée soumis à l’administration et il a étudié la procédure à suivre pour l’examen spécial de ces projets par la sous-commission qui va se réunir incessamment à cet effet.
- Le comité des directeurs a étudié ensuite,
- en détail, les plans du grand palais des Champ-Elyséas. On sait que les plans des palais sont présentés par M. Ch. Girault, architecte en chef de ces constructions. Pour le grand palais, on lui a adjoint comme collaborateurs MM. Deglane, Louvet et Thomas, lauréats du concours. M. Deglane avait comme tâche spéciale l'étude de la partie antérieure de la construction, sous la responsabilité de M. Gh. Girault; il a terminé cette étude et en a soumis les résultats au comité des directeurs qui l’a définitivement approuvée, sauf quelques très légères modifications de détail.
- En ce concerne le petit palais, il sera exécuté par M. Ch. Girault seul, tel qu’il a été présenté au concours.
- Au point de vue de l’organisation, il se dégage de ce que nous venons de dire les principes générauxquisontet seront appliqués pour la construction de l’Exposition. Tout ce qui concerne l’architecture est placé sous lahaute direction de M. Bouvard, chef des services d’architecture de l’Exposition; mais chaque groupe de ces importants services a son unité propre Ainsi, pour le grand palais des Champs-Elysées, l’unité est assurée par la direction de M. Ch. Girault, assisté des trois architectes distingués qui lui ont été adjoints. Nous retrouvons M. Girault assurant l’unité dans la conception et l’édification du petit palais, et la direction simultanée qui lui a été confiée de la construction des deux palais assure l’harmonie indispensable entre deux constructions voisines faisant, quoique séparées, partie d’un véritable tout et devant constituer un ensemble harmonique dans toutes ses parties. Il semble que l’organisation adoptée répond parfaitement à ce programme, tout à la fois constructif et artistique, et c’est à sa réalisation que s’est attaché le comité des directeurs au cours de ses réunions.
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- JURISPRUDENCE
- ÉLARGISSEMENT DES CHEMINS VICINAUX
- Aux termes de l’art. 15 de la loi du 21 mai 1836. lorsqu’un arrêté du préfet a reconnu un chemin vicinal et en a fixé la largeur, le droit des propriétaires riverains se résout en une indemnité qui est réglée, soit à l’amiable, soit par le juge de paix du canton, sur le rapport d’experts nommés conformément à l’art. 17 de la même loi. Aujourd’hui et d’après la loi du 10 août 1871, le préfet n’a plus compétence pour prendre des arrêtés de cette nature : ses attributions à cet égard ont été transférées au conseil gén ral pour les chemins vicinaux de grande communication et à la commission départementale pour les chemins vicinaux ordinaires. Mais ceci n’a rien changé à ce que portait l’art. 15 de la loi de 1836 relativement à l’ouverture du droit et au règlement de l’indemnité.
- L’arrêtéde reconnaissance ou de classement
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- émané de l’autorité compétente, vaut expropriation; le droit a l’indemnité naît du jour de la reconnaissance ou du classement. Dès lors, les propriétaires de terrains ainsi incorporés au chemin, sont en droit de se pourvoir immédiatement, pour obtenir le règlement de l’indemnité due.
- Sans doute alors le juge de paix pourra se trouver arrêté et être tenu de surseoir en présence de difficultés qui pourront naître sur le fond du droit à l'indemnité, dont il a seulement compétence pour régler le montant. C’est ce qui arrivera, si l’arrêté de classement, portant augmentation de largeur du chemin, n’indique pas spécialement sur quelle portée de terres riveraines l’élargissement sera pris, auquel cas un nouvel arrêté interprétatif est nécessaire, préalablement à la fixation de l’indemnité, pour la détermination exacte des ayants droits. (Ar. C. Orléans, 12 mai 1881) c’est ce qui arrivera également au cas où des difficultés s’élèveront entre la commune et le réclamant sur la propriété même des terrains, a raison desquels l’indemnité est réclamée ; le juge de paix doit en ce cas surseoir jusqu’à ce que la question de propriété ait reçu sa solution des tribunaux civils. Mais en dehors de toute difficulté préjudiciable semblable, c’est-à-dire quand aucun doute n’existe, d’une part sur l’identité et l’étendue de parcelles incorporées au chemin par l’arrêté de classement, quand, d’autre part, le droit de propriété du réclamant sur les parcelles est constant, soit qu’il n’ait jamais été contesté, soit que, l’ayant été, la contestation à cet égard ait été tranchée par une décision judiciaire passée en force de chose jugée, le droit à l’indemnité est certain et il n’appartient pas au juge de paix de tarder davantage à procéder au règlement. (Cassation, 3 mai 1887.)
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Prime exceptionnelle pour les accidents de chasse
- Depuis quelques années, l’exercice de la chasse a pris de telles proportions, que les accidents nombreux de toute nature qui résultent de ce sport, ont amené notre service d’assurances à étudier un moyen d’atténuer les suites, toujours fâcheuses, de ce genre de risque, et cela, en faisant garantir, par une assurance, moyennant une faible cotisation annuelle, tous les risques d’accidents de la chasse qui pourraient arriver et garantir aussi la responsabilité civile de l’assuré pour les accidents qu’il pourrait causer à autrui.
- La direction du journal est heureuse d’informer ses lecteurs qu’elle a atteint ce but et que tous ses abonnés et lecteurs titulaires d’un permis de chasse qui adresseront un mandat-poste de vingt francs à M. le directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture,recevront une police d’assurance qui les garantira pour une année des accidents individuels pouvant les attein
- dre durant l’exercice de la chasse, savoir :
- 1° En cas de mort. Un capital de dix mille francs payable aux héritiers de l’assuré ou aux bénéficiaires désignés dans la police;
- 2° En cas d’infirmité totale (perte complète des deux yeux ou de l’usage de deux membres), l’assuré recevra une somme de dix mille francs ;
- 3° En cas d’infirmité partielle (perte d’un œil, de l’usage d’un bras ou d’une jambe, d’une main ou d’un pied), il recevra une somme de trois mille francs.
- En- outre, la responsabilité encourue par l’assuré en raison des accidents qu’il aurait causé à des tiers avec des armes à feu pendant la chasse, soit par maladresse ou imprudence, est encore garantie par l’assurance jusqu’à concurrence de 5,000 francs, vis-à-vis des tiers en général et de 3,000 francs à l’égard des rabatteurs, gardes, porte carniers ou autres auxiliaires à gages ou serviteurs quelconques.
- Chaque assuré, en adressant son mandat-poste de 20 francs, devra nous donner très lisiblement ses nom, prénom, âge, profession et domicile ou une copie de son permis de chasse.
- Le nombre des polices d’assurances accidents de chasse qui nous a été concédé à ce prix exceptionnellement bas, nous ayant été limité, nous engageons vivement nos abonnés et lecteurs à profiter de la prime qui leur est offert et de nous envoyer leur adhésion sans aucun retard.
- Rappelons que notre service des assurances se charge gratuitement de la modification et de la rectification des polices de toute nature. Toutes les lettres doivent être adressées à M. le Directeur du service des assurances du journal Le Moniteur de la Teinture, 20, rue Turgot.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société Grange et Laurent, teinture et apprêt de la soie et du coton, 26, rue Vignette, à Saint-Chamond. — Durée : 10 ans. — Cap. : 9.000 fr. — Acte du 30 sept.
- Formation de la Société en nom collectif Honoré et Desrousseaux, filature, retordage, teinture de matières lainières ou textiles, rue de l’Amiral-Courbet, à Tourcoing. — Durée : 10 ans du 1er sept. — Cap. : 200.000 fr. — Acte du 30 sept.
- Formation de la Société anonymedite Société lyonnaise de teinture, impression, apprêt et gaufrage, 24, rue Pizay, à Lyon — Durée : i 50 ans, du 1er juil. — Cap. : 2.000.000 de fr. — Acte du 13 oct.
- Formation de la Société en commandite DÉBOUICHAUD et Cie, laines et autres matières et leur transformation en f-utres circulaires et en tous autres tissus nécessaires à la fabrication du papier, à Nersac. — Durée : 20 ans. — Cap. : 400.000 fr. dont 150.000 fr. en commandite. — Actes des 4 et 12 oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er juil., de la So
- ciété MEURRER, Lamellet et Barral, teinture, impression et gaufrage des tissus, 90, Grande Rue Saint-Clair, à Caluire (Rhône). — L. : les associés. — Acte du 28 sept.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- M. Petitjean a vendu à M. Vincent, un fonds de teinturerie, 26, rue de Douai.
- Mme Macé a vendu un fonds de teinturerie, 7, rue de l’Odeon.
- M. Petitjean a résilié la vente d’un fonds de teinturerie, 26, rue de Douai.
- Mme veuve Dromain a vendu un fonds de tointurerie, 93, rue Legendre.
- M. Courtial a vendu un fonds de teinturerie, 3, rue Meynadier.
- • — 9-0-0-= — ----
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-api^ès contre mandats^ poste adressés aux bureaux du journal
- Traité de la teinture et de l'impression des matières colorantes artificielles, par J. Depierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- Traité de- la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-8° , 20 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste.
- Troisième fascicule : Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylméthane ; (b) Dérivés delà rosalinine ; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes ; (e) Phtaléines.
- La Chimie des Matières colorantes artificielles sera publiée en cinq fascicules, de deux mois en deux mois. Chaque fascicule est vendu 6 fr. 60. On peut souscrire à l’ouvrage complet, au prix de 25 francs, payables de suite. A partir de la publication du cinquième fascicule, ce prix sera porté a 30 francs.
- Matières contenues dans les deux premiers ascicules : Considérations générales. — Matières colorantes nitiées. — Matières colorantes azoxyques. — Matières colorantes azoïques. — Matières colorantes hydrazoni— ques. — Matières colorantes nitrosées et qui-nones oximes. — Oxyquinones (couleurs dérivées de l’anthracène).
- Traité pratique des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille par A M. Villon, ingénieur-chimiste.
- Un volume grand in-8- avec 91 figures dans le texte. — Prix : 20 fr., franco 20 fr. 85. Joindre mandat-poste ou chèque sur Paris.
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex—coloriste et directeur de fabrique.
- Dsuxieme édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de ce ton, de fil, de soie, de laine, etc.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Blanchiment des toiles de fil, coton, laine, etc., etc.
- Apprêts.
- Teinture des housses, de la pelleterie, des plumes pour modes, des chapeaux de paille.
- Produits chimiques employés à la teinture et à l’impression.
- 1 vol. in-8° broché de 780 pages, avec planches. Prix : 18 fr. 60.
- Dictionnaire d'analyse des substances organiques, industrielles et commerciales, par Adolphe RENARD, docteur ès-sciences, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences de Rouen — Un volume petit in-8‘, avec figures dans le texte, relié. . 10 fr. 60
- Monographie des Machines à laver
- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d’émulation du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8. avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Échantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- docteur ès-sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures Hans Je texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Traité pratique de savonnerie. — Matières 1 premières. — Matériel. — Procédés de fabrica- I tion des savons de tou e nature, par Edouard Moride, ingénieur-chimiste. — Ouvrage couronné par la Société industrielle du Nord de la Fiance. — Deuxième édition complètement remaniée et mise au courant des derniers progrès réalisés.
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- 15 .. à 16 ..
- 12 13
- 9 50 10
- 9 9 75
- 9 60 10
- 8 8 25
- 6 55 7
- 6 6 25
- 7 80 8 25
- 6 60 6 75
- 8 8 25
- 6 50
- 6 75 7
- 6 6 40
- 6 30 7
- 6 50 * .
- 6 50 « .
- 6 6 50
- 5 A - 5 50
- 5 ,5 25
- 5 ..
- 5 5 50
- 4 50 4 75
- 5 25
- 5 25 5 50
- 6 50
- 4
- 3 75 4
- 4 .5
- 13 14
- 4
- 4 4 50
- 5 75 6
- 5 75 6
- 6 8
- 15 17
- 9 50 11 ..
- 11 .. 12 ..
- 6 .. 7 ..
- 6 .. 8 ..
- 8 .. 10 ..
- 66 . 70 ..
- 12 .. 14 ..
- M...........
- 37 50 45 ..
- 23 . 24 ..
- 1/2 kil.
- 1 60 2 ..
- i 50 1 80
- 13 50 15 ..
- M..........
- 9 .. 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
- On cote actuellement :
- Beng. sur v. et bl. 1[2 k................ 8 75
- » fin viol, et pourpre................... 8 25
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- Cap-Vert......................... M
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- Madagascar....................... M ..
- 9 ..
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- 5 75
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- 6 ..
- 6 75
- 5 75
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- 5 ..
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- 5 ..
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- 5 25
- 5 25
- 3 ..
- 7 50
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- 40e Année
- 5 DECEMBRE 1896
- Numéro 23
- O
- LE
- MONITEUR DE LA TEINTURE
- DES APPRÊTS ET DE L’IMPRESSION DES TISSUS
- Journal des Industries tinctoriales et textiles.
- a cn e
- IVNV>
- PRIX D’ABONNEMENT :
- France : Un an .... , . 15 francs
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- Un numéro, 75 centimes.
- Paraît le 5 et le 20 de chaque mois
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- SIÈGE SOCIAL :
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- SOMMAIRE
- Perfectionnements et procédés nouveaux. — Du passage au prussiate (suite et fin). — Recettes pour la teinture du lin. — Emploi du courant électrique dans la teinture. — Les tissus à la mode. — Recettes pour teinture du coton. — Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage. — Procédé de traitement des tissus. — Les renseignements commerciaux. — Le coton et son industrie. — Les marques de fabriques françaises en Russie. — Perfectionnements à l’impression des tissus. — Grève d’ouvriers imprimeurs sur tissus. — Observations sur le foulage acide (suite et fin). — Emploi des couleurs benzoïques. —• Machine à teindre les éche-veaux. — Recettes pour impressions. — Commerce des produits tinctoriaux à Damas. — Question de droit — Informations. — Chronique des assurances. — Mouvement des matières premières. — Jurisprudence. — Renseignements commerciaux. — Bibliographie. — Cours.
- — Annonces.
- Bri = ..— .. ==
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- ^ous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- NOUVEAU PROCÉDÉ D TRANSFORMATION des tissus unis de soie pure ou mélangés, en façonnés ou crêpés, ainsique des fils de même nature, soie ou mélangés
- Par M. Sylvain Graissot.
- Par ce procédé nouveau de traitement, on obtient après tissage, par les combinaisons intelligentes de disposition des fils de nature différente employés, soit par la chaîne à l’ourdissage, soit dans le duitage ou tramage se combinant avec des armures, des effets entièrement nouveaux. Ces tissus donneront aussi des coloris multiples par le procédé spécial de teinture ou d’impression plus loin indiqué, que l’on fera subir à ces tissus après fabrication. Il en sera de même pour les fils ainsi mélangés et teints avant tissage, que l’on emploiera à la fabrication des tissus unis ou armurés, à dispositions et en façonnés.
- Le procédé de traitement à froid des fils et des tissus susmentionnés consiste essentielle-ment dans l’emploi de deux bains alcalins dans lesquels sont plongées successivement ces matières, le premier de chlorhydrate d’ammoniaque, chlorure de sodium, de potassium, de magnésium et aussi de calcium alcalino-ter-
- reux, et le deuxième au carbonate de la base du sel alcalin employé pour le 1er bain.
- Pour obtenir des dessins façonnés ou à dispositions sur les tissus unis, on imprime sur ces derniers à l’aide de la planche à main ou de rouleaux, les réserves de tous dessins demandés, à bases de résines concentrées comme s’il s’agissait de la fabrication habituelle de réserves ordinaires sur tissus écrus ou simplement décreusés. Une fois que cette impression a été séchée à l’air froid et que l’on a écarté soigneusement avec une brosse douce la terre de sommier dont on se sert habituellement pour saupoudrer l’impression réserve afin de préserver le fond du tissu de toutes rappliques lors des manipulations d'éten-dages, l’on procède à l’immersion comme il est indiqué ci-dessus.
- SYSTÈME PERFECTIONNÉ D'HUMIDIFICATEUR D'AIR par la Société Koerting, frères
- Cette addition de brevet est carac'érisée particulièrement par l’application au système d’humidificateur d’air qui fait l’objet du brevet principal de ces Messieurs, pris le 1er mai 1896, d’un appareil régulateur permettant de régler la pression dans l’eau.
- L’effet du régulateur de pression est basé sur l’action aspirante du pulvérisateur à jet et sur le fait que la quantité d’eau aspirée ne dépend pas seulement de l’importance de la pression de l’eau, mais aussi de l’importance de l’aspiration. On peut régler la pression nécessaire de l’eau soit en modifiant la hauteur du réservoir muni d’un flotteur racco-dé par des tuyaux flexibles à la conduite d’eau existante et à l’humidificateur d’air, soit en maintenant dans le réservoir fixe le niveau de l’eau plus haut ou plus bas. Le réglage de l’eau dans ledit réservoir se fait au moyen d’une valve de réglage. Le premier réservoir est raccordé à la conduite d’eau et le second à l’appareil humidificateur d’air,
- {Reproduction interdite}.
- DU PASSAGE AU PRUSSIATE dans la teinture en noirs chargés {Suite et fin.}
- Si dès à présent nous passons aux conditions thermiques du passage des soies au cyanure nous arriverons aux conclusions suivantes. En ce qui concerne la soie écrue l’hydrate de fer fixé sur la 'fibre par un passage sur bain sodique à une température relativement basse peut être considéré à proprement parler comme un hydrate de fer très hydraté et fraîchement précipité, très facilement attaquable par les acides. Il suffit donc au moment du passage au cyanure d’une température extrêmement douce pour faire passer le fond mordanté au fer à l’état de sel de fer et pour convertir ce sel à son tour à l’état naissant en ferricyanure de potassium.
- Mais toute autre est la réaction sur soie cuite : le fond de fer s’y trouve fixé au bouillon et présente une variété allotropique, moins soluble de l’oxyde ferrique deshydraté et l’on est forcé par conséquent de travailler à de bien plus hautes températures.
- Aussi, tandis que pour l’écru rouilé on rentre de préférence dans le bain de cyanure à froid et sans addition d'acide pour lui faire faire quelques tours de barque et qu’on donne ensuite la moitié de l’acide pour lisser de nouveau pendant un quart d’heure et qu’on ne chauffe qu’alors le bain à 25-30° etqu’après avoir ajouté le reste de l’acide on élève finalement la température du bain à 45-500 pour tirer complètement (1/2 heure environ) on opère tout autrement pour les cuits. Ici on rentre de suite dans le bain chauffé à 30-35° et le traitement se continue sans interruption pour arriver finalement à 65-700 .
- il faut se garder de chauffer trop vite surtout au commencement de la réaction et de dépasser l’extrême limite de 70° , le bain se décomposerait et le bleu précipité serait moins bien fixé et la solidité de la fibre serait en outre influencée sensiblement.
- L’examen miscroscopique a démontré que
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- le rouil pénétre jusqu’au cœur de la fibre qu’elle soit écrue ou décreusée.
- Si donc, on traite la soie mordantée au fer dans un bain de prussiate acidulé et à froid on n’obtient au bout de 24 heures (les sections vues au miscroscope le démontrent amplement) qu’une coloration superficielle tandis que sur un bain à 50-60° , la pénétration est bien plus marquée, déjà au bout de 2 heures et au bout de 5-6 heures on obtient une teinture totale et parfaitement unie.
- Il n’est pas possible d’opérer tout-à-fait ainsi dans la pratique industrielle : les bains de prussiate chauds ne se conservent pas longtemps et le rendement en charge aussi bien que la réussite de la nuance n’en seraient pas sensiblement améliorés.
- Débouillie à l'eau, la couche de bleu persiste sans changement, preuve irréfutable de son union intime avec la fibre ; elle ne coule plus et sa pénétration plus à fond dans le cœur de la fibre n’augmente pas davantage, fait qui se produit souvent avec les pigments directs.
- Chose remarquable, ce dépôt de bleu n’empêche pas la pénétration ultérieure de matière servant à charger ou à donner du colorant jusqu’au cœur de la fibre soyeuse.
- L’opération du passage au prussiate double la charge du fer de telle sorte qu’une soie trois fois rouilée et trois fois passée au prussiate augmente d’un poids égal à 2 (3X4) c’est à-dire de 24 %. Généralement on compte pour chaque passage au rouil 6 % de ferro-cyanure (prussiate jaune) : il serait préférable pour un premier passage 8 % de façon à ce qu’une soie 3 fois rouilée absorberait 8+3X6=26% de ferrocyanure ; quant à l’acide ajouté il égale le poids du prussiate. Souvent le teinturier [trouve plus commode de passer un certain nombre de passes rouilées sur un même bain de prussiate : ce procédé est loin de se recommander et il pourrait se faire qu’en opérant ainsi l’ouvrier rencontrerait des différences dont il aurait peine à se rendre un compte exact.
- On pourrait tout au plus se permettre de traiter une soie ayant subi de 3-4 passages au rouil avec un lot ayant déjà subi de 4à 6 passages mais jamais il ne faut passer une fibre, passée au rouil de 2 à 3 foisavee unemor-dantée de 7 à 8 fois.
- La soie ainsi prussiatée ne se comporte pas de la même façon vis-à-vis des tanins, qu’une fibre simplement passée au fer. L’hypothèse que l’oxyde de fer libre a une puissance plus grande de se combiner avec les tanins et de les fixer, et de donner ainsi à la soie un pouvoir d’absorption plus grand que le fer, se trouvant transformé en sel neutre se trouve en contradiction absolue par ce fait que la soie teinte au prussiate, c’est-à-dire sur laquelle l’oxyde de fer se trouve déjà saturé et, pour nous exprimer ainsi, moins susceptible de provoquer une nouvelle réaction, absorbe, tout aussi bien et bien mieux même les tanins qu’une soie non encore couverte de
- bleu. Bien au contraire, le bleu de prusse rend les poses de la soie plus veules et les rend plus aptes à s’assimiler le tanin.
- Le bleu de prusse joue d’ailleurs un rôle très important en ce qu’à l’engallage (ou ca-choutage) qui suit le prussiatage, il empêche l’action directe de l’oxyde de fer sur le tanin; sans faire entrer ici en ligne de compte, la perte matérielle en colorant par suite de l’action oxydante du rouil, il se présenterait infailliblement une précipitation trop rapide et le plaquage si connu et si désagréable pour le teinturier : la soie aurait pris par place ces taches d’apparence métallique que chacun connaît.
- Nous ne pouvons donner une explication rigoureuse sur ce dernier phénomène que l’on rencontre si souvent au cours du passage au pyrolignite et à la teinture et qui disparaissent ultérieurement : tout ce que l’on peut supposer c’est qu’il se forme en ce cas une laque tout-à-fait superficielle due aux causes les plus diverses.
- RECETTES POUR LA TEINTURE DU LIN
- Héliotrope pour 25 k. fil
- 1/2 % Géranine BB.
- 4 Sulfate de soude.
- 2 Cristaux de soude.
- 2 Savon.
- lisser le fil pendant une heure.
- Oline pour 25 k. fil
- Bain chauffé à 30° R garnir avec. 500 gr* Extrait bois jaune. -
- 50 gr. Sulfate de cuivre. lisser 1/2 heure, sortir et ajouter au bain 100 gr. Couperose verte. lisser 1/4 heure puis rincer.
- (Deuts. Faerb. Zeit. N. 49, 1896 p. 581.)
- DE L’EMPLOI DU COURANT ÉLECTRIQUE
- dans les opérations de la Teinture
- Il y a plus de dix ans, M. Goppelsrœder, dans un mémoire présenté à la Société industrielle de Mulhouse, attira, le premier, l’attention du monde savant et des industriels sur le parti qu’on pouvait tirer de l’emploi du courant électrique pour la production des ma tières colorantes et les opérations de la teinture. Déjà, le Dr Letheby, de Londres, à l’occasion d’empoisonnements produits par la nitro-benzine, avait signalé la transformation de cette substance en aniline à l’intérieur du corps humain, et recommandé, pour découvrir des traces d’aniline, la réaction de l’oxygène à l’état naissant : le courant électrique d’une pile Bunsen suffisait à l’expérience, et il n’était pas question d’applications industrielles. Plus tard, M. Coquillion, en étudiant 1 électrolyse des sels d’aniline, avait indiqué un mode de préparation du noir d’ani-
- — ................•........-h.........— line, pour rivaliser avec le procédé Grawitz qui a tant fait parler de lui. Il ne s’agissait encore que de recherches isolées, et sans contester leur mérite, il est permis de dire que M. Goppelsrœder reprit le problème de plus haut et fit entrer l’électricité dans le laboratoire du teinturier, en examinant successivement comment pouvait être réalisées la production des matières colorantes dérivées de l’aniline, la formation et la fixation simultanée des matières colorantes sur les fibres textiles, la production de parties blanches et colorées sur les tissus teints.
- Nous n’avons pas l’intention de résumer des recherches qui commencent à être de l’histoire ancienne ; mais il semble que l’électricité, après avoir transformé l’éclairage, le transport et la distribution de la force, ainsi que la métallurgie et certaines industries chimiques, se prépare à modifier la routine et les tours de main de la teinture, et le nom de M. Goppelsrœder se trouve tout naturellement amené en tête des quelques lignes que nous consacrons à des procédés récemment brevetés.
- D’après le « Journal électrique de Chicago », vers la fin de 1 année dernière, on a découvert que certaines matières colorantes orange pouvaient être obtenues au moyen de l’électricité, et la fabrication en serait même actuellement organisée à Bâle. Pour ne pas abuser des mots longs d’une toise en usage dans la chimie organique moderne, nous nous bornerons à dire que les produits jaunes de la condensation du p.-nitrotoluène sulfonique acide dans une solution alcaline réduite par le courant électrique donnent naissance à des matières colorantes orange. Cette réaction nous serait aussi indifférente que bien d’autres, si les détails des manipulations n’étaient accompagnés de la réflexion suivante : « Au cas où le nouveau procédé de fabrication aurait la-consécration du temps et fournirait des matières d’aussi bonne qualité que les procédés purement chimiques, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes applications. » Nous ne nous dissimulons pas que cette phrase peut convenir, avec des modifications de détail, à n’importe quelle invention prise à ses débuts ; mais l’électricité commence à jouer dans l’industrie en général un rôle si considérable qu aucune de ses tentatives ne saurait nous laisser indifférent. Il y a d’ailleurs deux manières de comprendre l’emploi du courant électrique : l’une pour fabriquer les matières colorantes, l’autre pour les appliquer sur les tissus. La Badische Anilin und Soda Fabrik, de Ludwigshafen, s’en tient à la première; la Electro waterproofing and dye fixing Company, de New-York, est pour la seconde. Les phénomènes d’oxydation que détermine le courant sont utilisés, dans le cas de la préparation du rouge congo, par exemple, pour transformer, au moyen du bioxyde de manganèse, le benzeneazo-naphthionique acide en solution sulfurique, et dans le cas de teinture, pour former sur une anode en métal
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- oxydable le mordant au contact duquel la matière colorante se fixera sur telle ou telle partie du tissu, tandis qu’ailleurs elle pourra rester à l’état primitif ou être enlevée par lavage.
- Nous ne sommes pas capable de suivre plus loin les inventeurs, dit M Delahaye, dans la Revue industrielle ; toutefois, ces indications étaient nécessaires, et nous les croyons suffisantes pour justifier nos observations sur les services que l'electricité est actuellement invitée à rendre à l’industrie des matières colorantes.
- LES TISSUS A LA MODE
- La composition d’un bel assortiment de dessins nouveaux — dit le journal Les tissus — cause au fabricant des difficultés sans nombre
- Les consommateurs masculins, en préférant les effets modestes et les tissus classiques, ont retardé les grandes transformations. Dès que l’on s’écarte des formes couramment acceptées, les produits paraissent excentriques et ne sont recherchés que par peu de personnes.
- Cette humeur apathique s’est généralisée, car les clients sont devenus de plus en plus amoureux de la simplicité. Le découragement a gagné quelques fabricants qui ont délaissé peu à peu les dessins accentués et de coloris vifs. Les faiseurs de draperies nouveautés ne doivent cependant pas tourner constamment dans le même cercle restreint ; il faut du neuf et autant que possible inimitable, soit par sa composition ou la valeur des matières em , ployées.
- Le vrai titre d’une nouveauté est dans sa rareté; elle doit se trouver seulement à la portée d’un petit nombre. Quand elle est adoptée par tout le monde, elle cesse d’être une nouveauté et on ne lui trouve plus de mérite.
- Les retors façonnés ont donné bien des fois et maintenant encore donnent des produits de valeur et d'un prix élevé. Certains retors produisent leur effet par la seule composition, d’autres sont transformés quand ils subissent, en étoffe, un foulage un peu prolongé.
- Les retors sont donc d’un concours précieux pour le fabricant parce que, en plus du cachet qu’ils donnent à l’étoffe, dès qu’on les emploie en grande quantité, ils augmentent le prix, et la concurrence à bon marché, ne pouvant utiliser du fil semblable, se trouve impuissante si elle cherche à imiter ces effets.
- Quand ce sont des combinaisons avec longue laine rugueuse, mohair ou cheviotte peignée, dans l’esprit du retors en « spirale », destinées à former sur l’étoffe des boucles provoquées par le foulage, il faut remarquer que la direction de la diagonale, dans les croi-sures à cordons, a de l’influence sur , le relâchement des fibres, et selon que la diagonale suit le sens des spires du retors ou marche à
- l’opposé, les boucles sont grandes ou à peu près nulles.
- Il est aisé de se rendre compte de ce phénomène qui peut quelquefois causer des ennuis au fabricant Prenons une chaîne ordinaire en gros fils, simples ou retors comme croisure, utilisons du casimir sur 8 (4 et 4) disposé en rayures ou chevrons, 48 fils, le cordon marchant de gauche à droite et 48 filn dans le sens contraire. Tissons du retors spirale à longue laine comme il est dit plus haut, et apprêtons l’étoffe en la foulant de 15 à 20 pour cent sur la laize, nous verrons alors une partie de quarante-huit fils couverte de boucles apparentes, bien marquées et nombreuses, dans l’autre partie elles seront petites et rares. (En tissant du retors ordinaire en longue cheviotte peignée, on peut déjà apprécier la différence d’influence des tors).
- Ce résultat obtenu comme nous venons de le dire avec des tissus les plus simples, s’accentue encore davantage avec certains autres. Lorsqu’on fait des essais avec ces filés, même quand la croisure a des cordons peu apparents, il faut utiliser celle-ci dans les deux directions.
- On sait que la teinture en pièces provoque souvent un retrait de l’étoffe. Cette contraction, causée par la chaleur du bain de teinture, est très sensible dans les tissus à longues brides, et donne des effets analogues à ceux du foulage, c’est-à-dire qu’elle développe légèrement les boucles.
- Pendant tout le commencement de ce mois, Paris a été complètement absorbé par les fêtes données en l’honneur des souverains russes, et il a relégué les affaires au second plan. Le commerce de la draperie a eu sa part dans les dépenses faites à cette occasion. Mais parmi ces merveilleuses fêtes, dont le programme était feerique, c’étaient, pour les hommes, les marchandises de couleurs unies qui tenaient la première place ; le noir, pour le costume civil : les autres nuances, suivant la nature des uniformes: Les livrées de gala ont joué également un grand rôle dans les somptueux cortèges qui ont parcouru la capitale et influé sur les articles spéciaux de couleur.
- La draperie nouveauté a été quelque peu délaissée. Cependant, le temps réservé généralement aux vacances a été gâté presque partout par une longue période pluvieuse et maussade.
- Les premiers refroidissements de la température nous obligent à songer aux vêtements plus chauds, d’autant plus que les astrologues annoncent un hiver rigoureux.
- Il est vrai que ces savants ne sont pas infaillibles et que les faits sont parfois contraires à leurs pronostics ; toutefois, le fabricant ne peut qu’en souhaiter la réalisation pour activer la vente des tissus épais et soufflés pour pardessus frisés, moutonnés, moussés et autres, des marchandises lourdes et consistantes pour complets, etc., et prépa
- rer le négociant à faire de grandes commandes pour la campagne en préparation.
- Certains vêtements atteignent une longueur exagérée qui, en demandant plus de marchandise, serait favorable aux producteurs si elle se généralisait. On fait de longues jaquettes, on demande de très longues redingotes et on réclame des pardessus pour l’hiver, et de même de faire les vestons à une rangée de boutons tandis qu’au printemps dernier on les faisait croiser.
- Quoi qu’il en soit, le fabricant ne doit point négliger la recherche de tissus ou d’effets nouveaux. Comme on a pu le constater dans les articles façonnés en peigné rasé, les dessins en rayures sont de beaucoup plus nombreux que les carreaux. Ils offrent plus de variété, et, disons-le, aussi, moins de difficultés.
- On fait encore quelques articles dans lesquels la chaîne est claire et la trame foncée ; on sait que ces combinaisons montrent tous les détails du dessin. Ces effets, déjà beaucoup travaillés, sont rajeunis en mettant la chaîne de deux couleurs claires et en tenant la trame foncée. Par exemple, l’ourdissage se fait : 2 fils clairs, 2 fils clairs, 2 fils autre teinte claire ou intermédiaire ; — ou 1 clair, 1 intermédiaire ; — ou 2 clairs; — ou 3 clairs, 3 intermédiaires, etc. Les effets sont variés en utilisant comme croisures des dessins fins, mouchetés, des granités, des nattés et divers entre-croisements irréguliers.
- On tire grand parti de ces combinaisons en modifiant la croisure de place en place, en rayures le plus souvent. Pour faire des carreaux, il faut changer transversalement la croisure comme on le fait pour les rayures longitudinales. Cependant, la plupart du temps on se contente de placer de légers filets, de couleur vive et claire, espacés de quelques centimètres selon la grandeur du dessin de fond et de tisser également un filet vif de distance en distance.
- Ce filet varie peu de couleur : rouge, orangé ou bleu.
- Les fonds se combinent ainsi : en chaîne, blanc et perle; en trame, bleu foncé ou noisette; en chaîne, perle et plomb ; en trame, bleu ; en chaîne, blanc et noisette ; en trame, plomb. On peut également combiner des couleurs grises.
- RECETTES POUR TEINTURE DU COTON
- Gomme du gris au noir sur fil de eoton
- Avec les nouvelles marques que nous avons signalées dans notre revue, le noiroxydamina NE et le noir oxydamine NIL
- Composition du bain pour gris moyen
- 1 % noir oxydamine NE.
- 1 cristaux de soude.
- 10 sulfate de soude.
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Composition du bain pour gris foncé
- 5 % noir oxydamine NF.
- 2 cristaux.
- 20 Sulfate de soude.
- Composition du bain pour noir bleu
- 1 % noir oxydamine NR.
- 1 cristaux.
- 10 sulfate de soude. .
- Composition du bain pour noir noir
- 5 % noir oxydamine NR.
- 1 cristaux.
- 20 sulfate de soude.
- Rouge sur toile de coton
- 2 % rouge diamine 5 B, (Cassella).
- 2 cristaux.
- 20 sulfate de soude.
- Si Ton désire un rouge plus tendre et tirant davantage sur l’écarlate, n’employer que :
- 1 1/2 % rouge diamine 5 B.
- 5 % noir diamine intense Cr (Cassella et Cie).
- 2 cristaux.
- 20 sulfate de soude.
- CHAMBRE SYNDICALE
- DE LA
- TEINTURERIE ET DU NETTOYAGE
- Séance du lundi 13 octobre 1896
- Sont présents: M. Jolly président, MM. Mars et Fleury vice-présidents ainsi que MM. Bar-bin, Tupinier, Peneau fils, Orliac, Rollet, Lhuillier, Rigolot, et Blondinat membres du Comité, MM. Bressant, A. Devillers, G. Caux, Giraudon, G. Dubois, Guérin, Mathieu et Tabouret membres adhérents.
- La séance est ouverte à 3 h. 1/2 sous la présidence de M. Jolly.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté à la majorité, M. Mathieu membre adhérent donne sa démission à M. le Président pour cause de changement de profession.
- M. Petit-Didier s’excuse et regrette de ne pouvoir assister à la séance.
- MM. Michon et M. Pingrié s’excusent par lettre à M. le Président.
- M. Moret donne sa démission, M. Jolly avant d’accepter cette démission prie M. Mars, qui accepte, d’en éclaircir les motifs.
- M. Jolly donne lecture d’une lettre de M. Fred. C Carter qui remercie les membres de la Chambre de l’avoir admis comme membre correspondant et aussi de leur bon accueil.
- M. Mars, vice-président, présenteà M. Jolly un collègue M. Turpin ; ce dernier, tout en s’excusant de la liberté qu’il prend, expose les ennuis qu’il vient d’avoir pour une robe de soie détériorée en teinture, et pour laquelle il vient d’être condamné par le Juge de Paix à donner une indemnité à sa cliente moins à cause de la faute commise que pour arriver à une transaction.
- M. le Président donne des détails techniques, sur ces soies artificielles malheureusement trop répandues dans le commerce. Pour juger ces différends les tribunaux sont eux-mêmes fort embarrassés. M. Jolly regrette que dans cette affaire, M. le Juge de Paix n’ait pas consenti à l’entendre verbalement ainsi qu’il le lui avait proposé. A ce propos M. Jolly dit qu’autretois dans sa maison comme en d’autres, des clientes après avoir fait nettoyer une robe de soie, lui faisaient subir plusieurs teintures, et la soie était encore dans de très bonnes conditions à l’usage. Pour reconnaître une soie artificielle, d’une soie chargée, il suffit de la faire brûler ; la soie naturelle flambe et la soie chargée est quasi incombustible.
- M. Deslandes informe M. le Président que M. Hallu se met à sa disposition pour faire placer chez lui son récupérateur pour la benzine, et qu’aussitôt installé, il en fera part à M. Jolly, afin qu’une commission soit choisie pour voir fonctionner cet appareil, puis donner des détails sur tous les avantages qu’il présente.
- M. le Président rend compte de la triste cérémonie de M. Vinois. Il fait l’éloge de notre doyen disparu, il remercie au nom de ses collègues comme au nom de la famille les membres de la Chambre syndicale qui ont bien voulu assister à l’inhumation, étant donné les difficultés matériells un jour où la circulation était presque impossible. Plusieurs membres demandent « que, pour les personnes qui n’ont pas assisté à la cérémonie, les paroles prononcées par M. Jolly soient reproduites au procès-verbal. M. le Président annonce qu’il les remettra au secrétaire.
- En voici le texte :
- Au nom de la Chambre syndicale de la Teinture, je viens dire le dernier adieu à celui qui futnotre président et notre doyen respecté» Oui, nous respections et nous aimions en lui le citoyen intègre, le patriote prêt à tous les dévouements, le confrère laborieux et honnête, le collègue toujours si affable et si heureux de mettre son temps et son expérience au service de sa famille professionnelle. -
- Qui de nous pourra oublier la vie de ce travailleur qui débuta si simplement et qui s’éleva peu à peu, par son activité et son courage, jusqu’à la position honorable et pleine de di-gnité qu’il occupait lorsque la mort, aveuglément impitoyable, est venue le surprendre et l’enlever à notre affection au moment où nous espérions lui voir enfin recevoir la récompense que nous avions si instamment sollicitée pour lui et à laquelle il avait tant de droits.
- Quel exemple aussi pour nous'que'l'existence patriarcale de cet industriel si consciencieux et si modeste à la fois ! N’est-ce pas faire encore son éloge que de rappeler les dévouements qui se sont affirmés de plus en plus pendant sa cruelle maladie et jusqu’à sa dernière heure?
- Et nous qui l’avons bien intimement connu,
- nous qu’il a honoré de son amitié, nous qui savions et qui partagions ses chagrins et ses joies, nous lui apportons ici le dernier hommage de notre sympathie et de notre estime, heureux de garder au fond du cœur le souvenir précieux et réconfortant de cette vie de travail, de dévouement et d’honneur.
- Adieu donc, toi dont les yeux se sont fermés à la veille d’un jour d’allégresse nationale et que nous conduisons à ta dernière demeure au moment où ton cœur de atriote aurait battu à l’unisson des nôtres... mais il me semble à cette heure suprême que ton âme immortelle plane, radieuse et consolée, au-dessus de cette tombe entr’ouverte et qu’un souffle d’espérance passe sur le front incliné de ceux qui t’aiment et qui te pleurent.
- Adieu, Achille Vinois, notre cher doyen, notre ami ; tout en regrettant notre séparation, je te vois sans crainte entrer dans ce mystérieux inconnu qui nous réserve peut-être la juste compensation de nos peines, mais qui, j’espère, nous donne la certitude du repos éternel l Adieu ; repose en paix.
- M. Jolly a reçu de M. Greppo, secrétaire de la Chambre syndicale de Lyon, la lettre qui suit :
- « Mon cher Président,
- « M. Capillery me prie, tant en son nom personnel qu’au nom de notre Chambre syndicale, de vous présenter l’expression de nos plus sympathiques sentiments de condoléances pour la perte que vous faites en la personne de M. Vinois.
- « M. Vinois était avantageusement connu d’un grand nombre d’entre nous et le souvenir de cette bonne et loyale nature, restera bien longtemps vivace dans notre syndicat.
- « Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de mes meilleurs sentiments.
- « F. Greppo, avenue de Saxe, 266. »
- M. Jolly remercie au nom de la Chambre Parisienne tous les membres de la Chambre Lyonnaise des sentiments qu’ils ont exprimés en souvenir de notre regretté collègue.
- M. Jolly rend compte d’une brochure envoyée par la Chambre de commerce au sujet de la création d’un musée commercial. Il en est lui-même partisan et il espère que l’on obtiendra bientôt la réalisation de ce projet.
- M. Jolly est délégué par la Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage pour la représenter au congrès desdites chambres qui doit avoir lieu le 18 octobre, M. le Président nous tiendra au courant des actes et faits qui pourront nous intéresser et nous être utiles.
- M. le Président rend compte de la fête, donnée par la Chambre syndicale ouvrière, à laquelle avaient été invités tous les membres de notre Chambre. Cette fête de famille commencée par un très joli concert s’est terminée par un bal. M. Jolly accompagné de son secrétaire ont été reçus de la façon la plus cordiale par M. Ribault, le dévoué secrétaire et M. Durand, conseiller Prud’homme, tous deux
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- membres de la Chambre syndicale ouvrière de la teinture et du nettoyage.
- M. le Président donne un conseil fort utile pour la thérapeutique, au sujet des brûlures si fréquentes dans la profession et dont on peut atténuer l’effet d’une façon surprenante.
- M. le docteur Thierry raconte ainsi la découverte de l’emploi de l’acide picrique.
- Etant interne, je m’occupais spécialement des opérations chirurgicales et j’employais l’acide picrique comme antiseptique. Par suite, j’avais les mains constamment imprégnées de cette solution. Un jour, en allumant une cigarette, je laissai tomber du phosphore enflammé sur mes mains, j’aurais dû sentir une vive douleur, je ne sentis absolument rien. Plus tard en cachetant une lettre, la cire en fusion tomba sur mes mains, résultat : une légère trace de brûlure, mais pas de douleur. Je cherchai la cause de cette immunité, et je découvris que je la devais à l’acide picrique qui resserre les tissus.
- A partir de cette époque, c’était il y a deux ans), je fis des expériences dans divers hôpitaux : à l’Hôtel-Dieu, à la Pitié, à la Charité; je traitais les brûlures par des solutions saturées d’acide picrique, j’ai obtenu des résultats convaincants.
- Toute douleur était supprimée instantanément après avoir baigné la blessure dans une solution de cetacide, les plaies ne se formaient plus, les phlyctènes, vulgairement appelées ampoules, ne se produisaient pas et la guérison complète était l’affaire de quatre à cinq jours. En outre, l’emploi de l’acide picrique ne présente que le petit inconvénient de teindre la peau en jaune ; mais, grâce à des lavages à l’acide borique, ces taches disparaissent rapidement, cet acide n est du reste, ni odorant, ni caustique, ni irritant, ni toxique.
- M. le docteur Thierry conseille d’appliquer cette découverte où elle doit surtout rendre de grands services : Dans les mines et dans les usines où les brûlures sont des accident fréquents. Comme l’acide picrique agit d autant plus efficacement qu’il est appliqué aussitôt après l’accident, il voudrait qu’on obligeât tout chef d’exploitation à avoir chez lui constamment une solution toute prête. La fixité de la composition de cet acide, dit-il, la facilité avec laquelle il sec onserve en solutions saturées pour lesquelles il n est besoin d aucune pesée, le bon marché de ce produit, permettent aux patrons de conserver, sous le faible volume d’un flacon ou d’un paquet, des litres de la solution médicamenteuse.
- Ne pourrait-on pas installer dans chaque atelier, une barrique d’eau dans laquelle on lerait dissoudre 3 kilg. d’acide picrique ce qui reviendrait à la somme minime de 12 francs?
- Lorsque, par exemple, un jet de vapeur ébouillanterait un ouvrier, ou que le grisou ferait explosion et couvrirait le mineur de brûlures, ce qui arrive trop souvent, on n’aurait qu’à jeter l’ouvrier dans cette barrique pour le sortir au bout de quelques minutes et le
- laisser sécher. On éviterait ainsi de cruelles souffrances.
- Plusieurs membres reconnaissent qu’ils se sont bien trouvés de son emploi.
- M. le Président invite ses collègues à se consulter sur le choix d’un candidat à présenter aux élections prochaines des Conseillers Prud’hommes.
- M. Jolly fait part à ses collègues que Mme Charles Cloutier de Beaune lui a envoyé plusieurs exemplaires de la biographie de son mari, pour le prier de les remettre aux personnes avec lesquelles il était le plus en rapport. Plusieurs membres demandent à M. Jolly s’il ne pourrait pas leur procurer un exemplaire de cotte brochure qu’ils seraient heureux de posséder, M. le Président s’empresse de prendre les noms de ses collègues pour agréer à leur désir.
- Banquet annuel
- M. le Président a l’honneur d’annoncer aux membres adhérents et aux membres corres pondants, de la Chambre syndicale de la teinturerie et du nettoyage que le banquet annuel de la corporation aura lieu le lundi 14 décembre, des cartes seront mises à leur disposition à partir du 15 novembre. Adresser les demandes à M. Mars, vice-président, 9, rue St-Charles, ou à M. Blondinat, secrétaire, 72, boulevard de la Tour Maubourg, à Paris.
- La séance est levée à 6 h. 1/2.
- Le Prétident, Le Secrétaire,
- A. Joly. V. Blondinat.
- PROCÉDÉ DE TRAITEMENT DES TISSUS pour les fixer ou les rendre irrétrécissables Par la Société Mathelin, Floquet et Bonnet.
- On a déjà proposé beaucoup de moyens pour rendre les tissus de laine et les tissus mixtes irrétrécissables. Les uns laissaient un toucher gras, les autres décreusaient désagrégeaient les tissus en traitement. Aucun de ces procédés n’assurait une fixité parfaite.
- Ainsi on a eu recours à l’action d’un bain d’alumine ou de sulfate d’alumine, seul ou suivi d’un traitement dans une dissolution de carbonate de soude, pour rendre irrétrécissables les tissus.
- D’un autre côté, on a aussi proposé l’emploi de la vapeur sur le tissu pour le fixer. Mais l’un et l’autre de ces moyens avaient des inconvénients : le procédé à la vapeur n’assurait pas une fixité parfaite, et l’on n’obtenait l’irrétrécissement avec le procédé à l’alumine qu’à la condition de forcer considérablement la dose d’alumine, ce qui avait pour inconvénient de laisser au tissu un toucher gras, onctueux.
- Le procédé imaginé par MM. Mathelin, Floquet et Bonnet, consiste dans la combinaison de ces deux moyeus, appliqués, comme nous allons l’expliquer, à un moment quelconque des manutentions.
- Le tissu à fixer, c’est-à-dire à rendre irrétrécissable, est soumis au traitement à l’alumine, au sel d’alumine, d’alun, avec traite ment ultérieur au sel de soude.
- On peut, si la nature et l’état du tisst l’exigent, forcer la dose d’alumine, pour avoir une solution d’un degré plus élevé que le degré ordinaire de 2 degrés, en vue d’obtenir une fixité absolue du tissu.
- On soumet alors le tissu ainsi traité à l’action de un ou plusieurs jets de vapeur, qu’on fait passer à travers les tissus tenus librement ou tendus par des rames ou tous autres moyens convenables.
- La vapeur assure encore la fixité du tissu. Mais, ce qui est plus essentiel encore, c’est que, quoiqu’on ait accentué sensiblement le dosage des [sels d’alumine pour arriver à un irrétrécissement complet, le passage à la vapeur fait disparaître le toucher gras et gélatineux que le tissu affecterait sans cela. La vapeur a produit dans les pores du tissu une cristallisation complète et sèche des sels d’alumine.
- Au lieu d’employer la vapeur pour la seconde phase du traitement, on pourrait faire passer les tissus dans un bain d’eau plus ou moins chaude, ou les soumettre à l’action de plaques chauffées ou de toute autre source de chaleur.
- LES
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Le ministre du commerce vient d’adresser la circulaire suivante aux présidents des chambres de commerce :
- « Monsieur le président,
- « il résulte d’informations parvenues à mon département que les agences de renseignements commerciaux fonctionnant à l’étranger, en Bulgarie notamment, et auxquelles s’adressent fréquemment les maisons françaises sont souvent dirigées par des personnes que leur nationalité porte à entretenir des relations étroites avec les industriels des pays qui font le plus directement concurrence à l’exportation française sur les places où ces agences sont établies.
- « Cet état de choses est de nature à causer un certain préjudice au développement de notre commerce extérieur, en ce que les renseignements confidentiels fournis sur leur de-mandeaux expéditeursfrançais parles agences dont il s’agit ne sont pas toujours d’une exactitude ni d’une impartialité absolues.
- « A ce sujet, je dois vous rappeler, monsieur le président, qu'à plusieurs reprises le Moniteur officiel du commerce a fait connaître qu’en matière de renseignements commerciaux de tout ordre, l’assistance de nos représentants à l’étranger est assurée aux négociants et industriels français de la façon la plus large et la plus sûre.
- « Toutefois, M. le ministre des affaires étrangères estime avec moi qu’il y aurait lieu
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- d’informer à nouveau les commerçants français qui sont ou qui désirent entrer en relations d’affaires avec des maisons établies sur des places étrangères, qu’ils peuvent se procurer, en s’adressant au ministère du commerce et de l’industrie, des ind cations sur la situation commerciale de ces maisons.
- « J’ai donc l’honneur, monsieur le président, de vous prier de vouloir bien faire connaître aux négociants intéressés de votre circonscription que le concours de mon département et de celui des affaires étrangères leur est assuré chaque fois qu’ils désireront obtenir des renseignements de cette nature. »
- Assurément, les expéditeurs français ne auraient être trop bien éclairés sur la valeur, la solvabilité, la situation commerciale des maisons établies sur des places étrangères. La question est de savoir si l’Etat n’affronterait pas une lourde responsabilité en se transformant en une sorte d’agence de renseignements, alors que les indications à fournir ont un caractère si délicat et si intime.
- LE COTON ET SON INDUSTRIE aux Etats-Unis
- Le coton herbacé ou arborescent a sans doute toujours existé aux Etats-Unis, mais son exploitation commerciale et ses usages industriels y sont de date assez récente. D’an ciens documents officiels constatent vers l’année 1747-48 l’expédition de 7 balles de coton faite à destination d’un port européen, très probablement anglais ; un deuxième document mentionné, vers 1770, un envoi fait à la mère patrie par sa colonie d’Amérique d’environ 2,000 livres de coton brut ; en 1784, 28,000 livres furent envoyées à Manchester en un seul chargement ; ce fait jusque-là sans précédent étonna même beaucoup les marchands de Liverpool qui s’émurent, disent les journaux de l’époque, d’une aussi grande quantité de matière première venant de l’étranger et sur laquelle ils proposèrent d’appliquer des droits (1) C’est de cette époque (1781) que date l’industrie cotonnière du Lancashire. Depuis lors, les exportations se succédèrent sans interruption et augmentèrent très rapidement d’importance. En 1791, les envois totaux à destination de l’Europe atteignent déjà 189,312 livres. Dans l’année 1792, ce chiffre est triplé, 497,600 livres. En 1793, eut lieu l’invention d’un outil qui révolutionna la culture du coton et en permit l’exploitation en grand qui, sans lui, aurait été complètement impossible : je veux parler de la machine à égrener, du « saw-gin », d Elias Whitney. Avant 1793, l’on était obligé d’opé-' rer à la main la séparation de la fibre textile d’avec la graine qu’elle enveloppe et protège : ce travail était extrêmement long et dispendieux : un esclave travaillant sans relâche
- (1) Renseignements puisés dans un rapport de M. Elie Perret, titulaire d’une bourse commerciale de séjour à l’étranger.
- pendant 12 heures, ne pouvait arriver à égrener plus de 4 à 500 grammes de coton par jour ; parle moyen du « saw-gin » ou des autres « gins » qui l’ont légèrement modifié aujourd’hui, un enfant ou une femme peut travailler de 800 à 1,000 kilog. de coton brut dans le même espace de temps. Aussi les Etats-Unis sont-ils aussi redevables à Elias Whitney que les Anglais à l’inventeur de la muljenny.' C’est de cette époque (1793) que date le départ de la culture industrielle du coton.
- L’année suivante, 1794, l’exportation à destination de l’Europe s’éleva tout à coup à 1,600,760 livres, c’est-à-dire quadrupla en quantité. La culture augmenta rapidement ; nous pouvons en juger par les chiffres de l’exportation. En 1800, cette exportation atteignaitl7,689,824livres. En 1810,93,361,462 livres. Elle augmente ensuite toujours rapidement doublant presque tous les 10 ans : 124 millions de livres en 1820, 260 millions en 1830, 530 millions en 1840, 920 millions en 1850, 1,200 millions en 1850. L’exportation actuelle s’élève à 2,464 millions de livres.
- Les bénéfices que cette culture facile, disposant d’un sol riche et d’un climat merveilleux, donna dans les premières années sont invraisemblables : il est intéressant de voir, en 1869, les comptes d’un planteur de cannes à sucre qui veut entreprendre la culture du coton et qui n’étant pas bien sûr d’y trouver quelque profit, l’essaye auparavant sur une petite surface d’une acre, à peu près 40 ares.
- Dépenses :
- Dollars.
- Rente de la terre............. 5 »
- Ensemencement................. 1.75
- 3 labourages.................. 1.50
- 2 hersages.................... 1 »
- Ramassage du coton.......... 8 50
- Divers frais.................. 7.25
- Total....... 25 »
- Suivent les résultats de la récolte et la vente des produits :
- Dollars
- 530 livres de coton à 40 cent......... 212
- 41 bushels de graine à doll. 10... 410
- Total............ 622
- D’où bénéfice net de 597 dollars sur un capital engagé à peu près insignifiant.
- Il faut croire que le planteur en question a trouvé que la culture était suffisamment rémunératrice ; maintenant elle l’est pourtant moins que celle de la canne à sucre. Comme terme de comparaison, voici les comptes d’un planteur de coton en 1894, surface plantée 200 acres.
- Dépenses :
- Dollars
- Intérêt du capital investi dol.
- 1,500 6 0/0............................ 90 » Intérêt du capital circulant dol.
- 1,000 6 0/0............................ 60 »
- Dépréciation, 8 0/0..................... 80 »
- Engrais............................... 137.50
- Semences......................... 200 »
- Impôts............................ 50 »
- Gages payés...................... 750 »
- Réparation outils................. 30 »
- Ramassage....................... 250 »
- Divers frais.................... 150 »
- Total.... 1.797.50
- Les recettes de l’exploitation ont été comme
- suit :
- Dollars
- 35,000 livres de coton à 6 cents. 2.100 »
- 65,000 livres de graine à dol. 10
- par tonne..................:........... 300 »
- Total........ 2 400 »
- D’où bénéfice net de 600 dollars, soit à peu près 25 0/0 du capital engagé. Le rendement de 35,000 livres de coton est un peu au-dessus de la moyenne pour la partie de l’Alabama où se trouve la planlation sus-mentionnée.
- Parmi toutes les contrées du globe, les Etats-Unis tiennent la tête au rang des producteurs de coton ; leur récolte est de beaucoup supérieure à celles de l’Inde, du Brésil, de l’Egypte et de la Chine. Les plantations y sont d’une étendue beaucoup plus grande, principalement dans les Etats du Sud-Ouest, ce qui fait que chaque région productrice es placée sous les mêmes conditions de croissance et cultivée d’après les mêmes méthodes : de là une plus grande régularité dans les .envois et une manipulation plus facile.
- La culture du coton paraît avoir commencé dans la longue file d’îles bordant dans tout3 leur longueur les côtes de Géorgie, de Caroline et de Floride. Elle marcha ensuite continuellement à l’Ouest, s’étendit dans toute la vallée du Mississipi, le long de la côte du golfe du Mexique jusqu’à la barrière naturelle formée par la chaîne des montagnes rocheuses où elle s’arrête aujourd’hui. L’étendue de terrain consacrée chaque année aux Etats Unis à la culture du coton varie entre 16 et 20 millions d’acres, soit 6 millions 1/2 à 8 millions d’hectares. Le centre principal de la production est la vallée du Mississipi depuis le Kansas jusqu’à la Louisiane, ensuite vient le grand État du Texas qui pourrait produire à lui seul 5 millions de balles. La moyenne du rendement à l’acre est de 172.5 livres de fibre débarrassée de son enveloppe et de sa graine. Les rendements sont assez variables vu les conditions d’irrigation spéciale que nécessite la culture • ces conditions sont toujours faciles à trouver sur la côte où le sol salé aide beaucoup au développement de la fibre, mais dans l’intérieur, lorsque les pluies sont rares, la rémunération devient assez faible.
- Quelles sont les qualités de coton cultivées?
- Au point de vue scientifique on peut établir deux grandes divisions basées sur la quai té de la graine :
- 1° Le coton à graine noire et lisse ;
- 2° Le coton à graine verte et laineuse.
- 1° Le cotonnier produisant une graine noire et lisse est en quantité assez faible mais il est sans rival quant à la qualité de sa fibre.
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- C’est le fameux « sea-island » de Géorgie et de Floride. Il est produit dans les îles de Caroline, de Géorgie, de Floride et dans les îles Bahama ; il croît aussi sur la côte des états précités et sur une faible zone côtière de la Louisiane et du Texas.
- Il exige pour arriver à son parfait développement le sol salé et parsemé de coquillages de la côte et même les brises salées du large. Lorsque l’une seule de ces conditions se trouve remplie, la qualité de la fibre est un peu modifiée : ainsi l’intérieur delà presqu’île floridienne possède le sol convenable pour le « sea-island » mais les brises salées n’y ont pas la même intensité que sur la côte, aussi le « Florida sea-island » est-il moins beau que le « sea-island » proprement dit. La production totale de ce coton ne dépasse pas 60,000 balles (balles de 450 livres anglaises, 200 kilos). Vu les qualités particulières de ce coton et sa quantité restreinte, ses cotations sont très variables , il a atteint un maximum de 26 fr. le kilog pendant la guerre de Sécession.
- Le « Sea-Island dépasse en qualité le plus beau jumel d’Egypte. Sa longueur maximum est de 51 millimètres et minimum de 43 : moyenne 47 millimètres. Comme finesse, sa fibre est sans rivale : sa force de résistance est considérable, les fibres étant vrillées très régulièrement. Il est brillant et présente une certaine ressemblance avec la soie. Sa teinte est le plus généralement crémée. Il est toujours très propre, absent de feuilles, graines, matières étrangères. Le Sea-Island est exporté presque en totalité : on l’emploie à la fabrication des dentelles et mousselines de coton, fils à coudre et il rivalise presque avec le lin. Les belles qualités de jumel viennent immédiatement après et sont employées concurremment au « Sea-Island ».
- La semence de « Florida Sea Island » est identique à celle du « Sea-Island » proprement dit, mais à fibre, modifiée, par des conditions de croissance moins favorables, n est pas tout à fait aussi belle. Ce coton est brillant, fin, d’apparence soyeuse, ses fibres ont comme longueur maximum 45 millimtres et minimum 37 ; soit moyenne 41 millimètres. Il renferme en assez grande quantité des fibrilles très courtes et des impuretés.
- 2 Le cotonnier à laine verdâtre et laineuse constitue de beaucoup la majorité de la culture américaine. C’est lui qui produit toutes les autres qualités cultivées aux Etats-Unis. Les cotons sont généralement désignés par les lieux de production : Orléans, Texas, Upland, Mobile. Chacune de ces qualités se subdivise elle-même en 5 ou 6 variétés suivant le degré de propreté de la fibre et de sa longueur. Ainsi la divison suivante est le plus généralement adoptée :
- Good ordinary.
- Law middling.
- Middling.
- Cood middling.
- Middling fair.
- Quelquefois Middling tinged (coloré).
- La majorité de la production des cotons américains provenant du cotonnier à graine verte et laineuse peut se diviser en 4 grandes catégories suivant les lieux de provenance : Orléans, Texas, Upland, Mobile.
- 1° Orléans. — L’orléans appelé quelquefois Golfe, est par excellence le coton-type américain : c’est celui qui forme la majorité de la production. Il est principalement cultivé dans la vallée du Mississipi, et la Louisiane. Vu l’étendue du territoire qui le produit, les qualités sont assez variables suivant les différentes plantations. Dans les meilleures qualités, la fibre est uniforme en longueur, non soyeuse, très propre. Les échantillons plus inférieurs renferment souvent des fibres brisées, des graines, du sable. La couleur varie du blanc très pur à une nuance un peu crémée, remarquable surtout dans les beaux échantillons. La longueur maximum de la fibre de l’Orléans est de 30 millimètres et minimum 23 millimètres : comme moyenne 25 à 26 millimètres. La fibre est assez résistante, souple et élastique. Ces qualités ajoutées à une grande régularité rendent ces cotons excessi-ment propres à la fabrication de tous les filés de grosseur moyenne et d’usage courant.
- Texas. — Le Texas tire son nom du grand Etat dont il occupe toute la partie oriento-méridionale. La différence la plus considérable qu’il présente avec l’Orléans réside dans la couleur : tandis que la plupart des Orléans sont d’un blanc très pur, la majorité des Texas ont une légère teinte dorée, très remarquable, La longueur moyenne de la fibre est de 23 à 26 millimètres. Les meilleures qualités sont très propre, mais les moins belles présentent très souvent des débris de feuilles, des poussières plus principalement. Ces cotons sont de force moyenne, la fibre est peut-être un peu plus épaisse que dans les Orléans, ce qui les rend moins élastiques et moins souples.
- Upland. — Le Upland est cultivé principalement dans l’interieur, dans les parties septentrionales de l'Alabama, de la Géorgie et dans le Tennessee. Ces cotons forment la limite entre les belles qualités et les qualités inférieures. Ils sont généralement très propres et évitent un grand travail de nettoyage. La longueur maximum de la fibre est environ 24 millimètres et minimum de 20 : longueur moyenne de 22 et 23 millimètres. Les Uplands sont en majorité de couleur blanche, quelques-uns sont légèrement crémés. La résistance de la fibre est au-dessous de la moyenne quoiqu’elle soit souple et élastique : sa torsion est très régulière mais assez faible, ce qui fait que ces cotons sont généralement employés comme cotons de chaîne où ils donnent un fil très uni et suffisamment fort.
- Mobile. — De tous les cotons produits par les Etats-Unis, les mobiles sont les plus infé -rieurs. On les cultive surtout dans l’Alabama, la partie sud du Mississipi et de la Louisiane. Leur couleur est généralement crémée. Ils ne sont jamais aussi propres que les précédents.
- Parfois ils sont très humides : les balles perdent en docks une grande partie de leur poids. La longueur maximum constatée dans la fibre ne dépasse jamais 22 millimètres et est assez faible et leur principal usage consiste dans la fabrication des filés de laine.
- La floraison du coton a généralement lieu aux Etats-Unis de mai à juin et la récolte de septembre à novembre. Les conditions de température de l’année 1895-1896, l’absence de pluies dans la vallée du Mississipi et surtout dans le Texas font prédire aux planteurs une assez faible récolte pour la saison actuelle. L’opinion générale est que la récolte ne dépassera pas un total de 7 millions de balles contre 9 millions en 1895. Le rendement est généralement plus faible dans tous les états mais la dépression est surtout accusée dans le Texas; ce seul Etat qui produit à l’heure actuelle environ 30 % de la récolte des Etats-Unis est fortement éprouvé cette année par la sécheresse. Il aurait dû normalement produire, en estimant la récolte totale à 7 millions de balles, 2,100,000 balles ; or, d’après l’état actuel des plantations il est douteux que la récolte totale au Texas dépasse 1,750,000 b. d’où déficit de 350,000 balles pour ce seul Etat. Cette décroissance va affecter principalement le port de Galveston qui est le grand débouché du Texas vers l’Europe ; néanmoins, celui-ci conservera son rang de second comme port exportateur de coton.
- LES MARQUES DE FABRIQUE FRANÇAISES en Russie
- Aux termes de la loi russe du 26 février 9 mars 1896 relative au dépôt et à la protection des marques de fabrique et de commerce, le droit à l’usage exclusif des marques enregistrées en Russie antérieurement à la promulgation de ladite loi ne peut être conservé quaprès une nouvelle déclaration desdites marques faites avant le 9 mars prochain.
- Il est, dés lors, important pour les industriels et commerçants français qui sont en relations d’affaires avec la Russie de régulariser le. dépôt de leurs marques avant ladite époque.
- On rappelle aux intéressés que, conformément à un arrangement intervenu entre le gouvernement français et le gouvernement russe, ils ont à fournir à l’administration russe un certificat spécial constatant la. régularité du dépôt de leurs marques en France.
- Ce certificat est délivré gratuitement par le ministre du commerce et de l’industrie à toute personne qui en forme la demande, en y joignant un certificat de dépôt, sur papier timbré de 1 fr. 20, signé par le greffier du tribunal qui a reçu la marque dont on se propose d’effectuer l’enregistrement en Russie. Le certificat dodt il s’agit doit être soumis à la formalité de la légalisation au consulat général de Russie, à Paris,
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- CD 10 v.
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- La loi russe du 26 février-9 mars 1896 a été publié dans le Bulletin officiel de la propriété industrielle qui se trouve à la disposition du public, au ministère du commerce et de l’industrie, dans les secrétariats des préfectures et dans les bibliothèques des chambres de commerce.
- PERFECTIONNEMENTS à l'impression des tissus tout soie ou mélangés
- Par la Société Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marais
- Ces perfectionnements disent les brevetés sont le résultat des recherches que nous avons faites dans un ordre d’idées particulier, qui est l’emploi des couleurs d’alizarine dans l’impression à réserves des étoffes de soie pures ou mélangées, emploi qui, à notre connaissance, n’a jamais été pratiqué jusqu’ici.
- Voici le mode d’opérer :
- On commence par imprimer le dessin sur l’étoffe, en employant comme réserve un moyen quelconque (mastic, vernis, etc.) ; on applique ensuite sur l’étoffe l’alizarine.
- Cette application qui peut se faire, soit par foulardage, mattage, grand bain ou toute manière convenable, est nécessairement intimement liée à une application préalable ou simultanée du mordant voulu pour fixer l’alizarine.
- Ceci fait avant le vaporisage (et c’est là un point très important), on fait disparaître la réserve au moyen d’un dissolvant approprié, puis on vaporise afin de développer la couleur d’alizarine.
- On peut encore, après avoir imprimé le dessin en réserve, mordancer l’étoffe, puis faire disparaître la réserve par un dissolvant, appliquer la couleur d’alizarine et vaporiser ensuite pour développer la couleur.
- On obtient ainsi des dessins absolument nets et surtout ces nuances très solides, que l’on peut exposer à la lumière et savonner, sans risquer de les voir passer et même disparaître totalement comme avec les couleurs d’aniline, résultat qui n’avait jamais été obtenu jusqu’à ce jour.
- GRÈVE D’OUVRIERS IMPRIMEURS sur tissus
- Les ouvriers imprimeurs sur tissus de la maison Hector Weil, de Marly, se sont mis en grève, en apprenant que leur patron montait dans son usine l’éclairage électrique, et qu’il allait leur demander de travailler à la lumière pour permettre à la journée d'hiver d’avoir à peu près la même durée que la jour née d’été.
- Le même fait s’était produit récemment à Valenciennes, quand une maison de cette ville a inauguré le travail à la lumière. Mais l’entente n’a pas tardé à se faire entre patron
- et ouvriers, qui sont également intéressés à l’application de cette nouvelle mesure.
- A ce propos, notre confrère le Réveil du Nord a approuvé la conduite des ouvriers par des raisons qui ne nous paraissent pas toutes justifiées.
- Nous reconnaissons cependant la parfaite exactitude dé certains des renseignements qu’il a publiés.
- Il est exact, comme l’a dit le Réceil du Nord, que depuis l’origine de l’impression sur tissus à Valenciennes, l’usage a été de travailler, en été, de 6 heures du matin à 7 heures du soir, la journée divisée par deux repas, soit une durée de travail effectif de 11 heures 1/2; et que, pendant les mois d’hiver, la journée de travail commençait au jour pour finir au crépuscule, mais ce que le Réoeil du Nord aurait dû ajouter, c’est que si le travail cessait au crépuscule, c’est parce qu’on ne pos -sédait pas alors d’éclairage propre à cette industrie ; non à cause des fatigues pour la vue, mais parce que le travail était rendu difficile par les ombres que donnaient les tissus étendus dans les ateliers et surtout par celle produite par les planches d’impression et par les ouvriers eux-mêmes.
- Il y avait aussi des craintes d’incendie.
- Le salaire de la journée était alors diminué du huitième de celui d’été et cette différence entre les salaires d’hiver et d’été, existe toujours dans les fabriques d’impressions de Suresnes, St-Denis, Gouvieux, le Pecq, etç.
- Ce n’est que vers 1875, les affaires ayant à ce moment pris d'e l’activité et les prix de façon étant assez rémunérateurs, que les patrons de Valenciennes et de Marly, ont de leur propre initiative payé la journée d’hiver au même taux que la journée d’été, avantage que les imprimeurs de cette région ont conservé sur leurs camarades de la Somme, de l’Oise, de la Seine, du Rhône, etc., etc.
- En installant dans son usine l’éclairage électrique, M. Mineur n’a fait que suivre l’exemple de ses confrères, parmi lesquels se trouvent la maison Gillet et fils, de Villeurbanne près de Lyon, et la fabrique de Bourg-les-Valence, dans la Drôme, ou depuis longtemps déjà on travaille à la lumière électrique. La journée est alors de même durée toute l’année et le salaire ne subit aucune variation, comme dans les établissements où on ne travaille pendant les mois d’hiver que du jour à la nuit. On peut affirmer sans crainte d'être démenti que les ouvriers de ces établissements ont beaucoup plus de facilité et moins de fatigue pour la vue de travailler à la lumière électrique, que par les temps brumeux des journées d’hiver.
- Par suite de la concurrence toujours plus accentuée de l’étranger, celle de l’Angleterre où se fait l’impression à la machine, de la Suisse où l’usage de la machine a fait son apparition et où les ouvriers imprimeurs ont un salaire bien inférieur à celui des ouvriers de notre région, et par suite aussi de la concurrence intérieure, notamment des fabriques de
- Seine-et-Marne, où l’impression de la batiste est faite par des femmes dont le salaire est de 50 à 60 0/0 plus bas que celui payé à Valenciennes, il était impossible de lutter et, pour ne pas perdre dons la région une industrie qui y était née, il fallait, ou réduire la salaire de la journée d’hiver, ou réclamer de lapait des ouvriers le travail d'hiver de même durée que le travail d’été.
- On ne pouvait arriver à ce dernier moyen que par l’installation de l’électricité. C’est ce que fit M. Mineur. Ses ouvriers ne présentèrent d’abord aucune objection et travaillèrent pendant 15 jours.
- C’est alors que, cédant aux conseils de quelques meneurs, (venus du dehors dit-on), ils cessèrent le travail qui, au bout de quelques jours fut repris après une entente commune entre patron et ouvriers.
- La transaction consentie de part et d’autre fut :
- 1° Que la journée d’hiver ne serait que de 6 en 6 au lieu de 6 en 7 qu’elles était en été. 2° Que la journée d’été ne serait que de 6 heures à 6 h. 1/2 au lieu de 6 en 7.
- 3° Si pendant la saison d’hiver les ouvriers consentaient à travailler jusqu’à 7 heures comme en été, l’heure supplémentaire leur serait payée au taux du prix de la journée.
- Les ouvriers ont donc obtenu par cet accord un gain supplémentaire journalier sur leur ancienne journée s’ils travaillent jusqu’à 7 heures ou 8 heures. Ceci avec autorisation temporaire des inspecteurs du travail dans les usines.
- La reprise du travail dans ces nouvelles conditions chez son confrère ne pouvait laisser supposer à M. Hector Weil qu’en les réclamant de ses euvriers,ceux-ci se mettraient en grève. C’est donc plein de confiance qu’il installa l’électricité dans ses ateliers d’impressions à la main. L’installation faite, ses ouvriers se mirent en grève, refusant de travailler à Marly aux mêmes conditions que leurs camarades travaillant au faubourg de Paris. Pourquoi ?
- Le travail à la lumière électrique va, disent-il, nous fatiguer tellement la vue que nous sommes exposés à une cécité complète. Qu’en savent-ils sans l’avoir expérimenté? Le travail d’imprimeur est-il plus dangereux que celui de tous les autres corps de métiers : lithographes, compositeurs d’imprimerie, tailleurs, dessinateurs ou comptables ? nous ne le pensons pas.
- On sait que l’industrie de l’impression des tissus se fait à façon et les maisons qui font imprimer, tels que les fabricants de batiste de Valenciennes, Cambrai, Cholet et les maisons de gros de Paris font presque toutes imprimer chez tous les imprimeurs, de sorte que les tarifs sont les mêmes et qu’il est naturel que les conditions de main d’œuvre soient aussi les mêmes chez tous les imprimeurs.
- Donc, tout ce que demande M. Hector Weil à ses ouvriers, c’est qu’ils lui fassent les
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- mêmes conditions que leurs camarades font à son confrère, M. Mineur.
- Pour conclure, si les maisons d’impression de Valenciennes et de Marly veulent soutenir la concurrence contre les maisons étrangères et même contre les maisons françaises des autres départements, il est indispensable que la journée de travail ne finisse pas, en hiver, avec la lumière du jour.
- Il ne faut pas que les ouvriers imprimeurs aillent croire que la lumière électrique me nace de leur faire perdre la vue.
- Cette crainte est purement imaginaire : il y a des années que l’électricité est employée à l’éclairage et elle n’a frappé personne de cécité. Que les imprimeurs se renseignent auprès de leurs camarades occupés dans un atelier éclairé à l’électricité, et ils verront que cette lumière n’a pas les inconvénients qu’on lui attribue pour la circonstance.
- Enfin, il faut que l’impression sur tissus abandonne un usage routinier si elle veut assurer son existence : les imprimeurs ne peuvent pas hésiter à se montrer convaincus de cette nécessité, imposée par la concurence, et qui est, pour leur industrie, une question de vie ou de mort.
- OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LE FOULAGE ACIDE
- {Suite et fin)
- S’il fallait absolument se servir d’une fou-leuse à acide pour fouler sur savon, le seul moyen, pour remédier à l’inconvénient signalé, serait de laver toutes les parties métalliques de la fouleuse avec une solution concentrée de soude très chaude et de bien essuyer la rouille ainsi formée avec un chiffon de lainage très sec.
- L’acide, tel qu’il reste sur la laine après carbonisation, est trop concentré pour 1 opération subséquente du foulage : l’expérience nous a prouvé l'exactitude de ce fait : il altère ainsi le duvet de la laine, et souvent les pièces teintes en ponceau, ressortent nuancées en blanc. Nous avons, en conséquence, cessé de faire passer directement nos étoffes chimiquement épaillées et sèches sur la fou— leuse pour la faire passer légèrement sur un bain d’eau fraîche, puis sur l’imprimeuse d’une machine à laver et nous foulons ensuite sans nouvelle addition ni d eau ni d acide.
- Ce mode de procéder n’exige pas’ plus de temps que l’ancien, et nous avons reconnu que la couleur en ressort d’autant mieux, j Malgré cela, notre vieux teinturier prétend, non sans raison, qu’il préfère teindre sur savon que sur acide.
- Un arrêt inopiné de la machine m’avait déterminé à désaciduler une pièce qui devait être teinte en bleu clair et à finir de la fouler au savon. Je fis teindre cette pièce avec une autre toute identique, mais foulée à l'acide et je leur fis subir le même lainage a sec. Quoique j’eusse retiré la pièce foulée au savon de la
- laveuse à sec bien plus tôt que l’autre, elle avait un toucher bien plus doux, une nuance bien plus vive que la seconde, quoique je l’eusse fait lainer bien plus longtemps. Je répétai l’expérience sur une teinture en ponceau et le résultat fut le même : il en fut de même pour les pièces teintes en laine. Le poil de la laine devient plus raide, plus cassant au foulage et perd plus ou moins de son corps gras naturel. Le fouler à l’acide ne peut donc conduire à lui enlever de sa finesse naturelle; c’est là une opinion arrêtée chez moi et sur laquelle je ne reviendrai pas facilement.
- Quel que soit le nuançage, le foulage acide produit des taches sur toutes les étoffes. Il rend également le bois de la fouleuse rude au toucher et augmente ainsi les risques de tares. C’est un procédé dangereux et qui restera tel tout en rendant la vie du foulonnier et de l’apprêteur de plus en plus insupportable.
- Malgré l’emploi de couleurs résistant à l’acide, il se produit encore et toujours des taches et des ombres des formes les plus variées, lorsqu’il s’agit d’étoffes mélangées. L’expérience démontre de plus en plus qu’un désacidulage insuffisant après foulon et le séjour plus ou moins prolongé de l’étoffe foulée et humide dans la fouleuse en repos produisent inévitablement des avaries aux pièces.
- Elles sontd'abordinégalementunies, barrées et d’un autre côté, le poil durcit et perd son toucher, mais ces défauts deviennent encore plus évidents lorsqu’on abandonne les pièces pendant un temps plus ou moins long sans les désaciduler sur la laveuse mécanique.
- Nous avons également fait quelques essais avec des couleurs au bois et le foulage à l’acide acétique et je dois avouer qu’à ma grande surprise les nuances ressortaient fraîches et vives, mais, outre que le procédé est sensiblement plus cher qu’à l’acide sulfurique, l’étoffe ressort avec un toucher encore plus spongieux, et n’a plus la force ce celle foulé, à l’acide sulfurique.
- Notre premier essai se fit sur une pièce foulée à l’acide acétique seul étendu d’eau. De cette façon nous ne pûmes titrer notre liquide foulant à l’aéromètre et nous fûmes forcés de déterminer nos proportions par quantités pondérales : pour une pinte d’eau on emploie 1 litre acide acétique et 1 1/2 pinte de ce mélange suffit pour fouler la pièce. La nuance de la pièce ressortit irréprochable, mais le toucher était, comme nous l’avons spécifié plus haut, détestable.
- Dans un autre essai, on emploie 2 parties d’acide acétique pour 1 partie d’acide sulfurique en ajoutant 2 verres (de la contenance d’environ 1/2 litre chacun) d’acide acétique et 1 verre d’acide sulfurique à l’eau de manière à ce que le tout marquât 2* Bé. Pour une troisième pièce enfin, on emploie pour une pinte d’eau 3 verres d’acide acétique auquel on ajoute assez d’acide sulfurique pour ramener le mélange aux mêmes 2° Bé.
- Ces essais démontrèrent péremptoirement 1
- que plus 1 acide sulfurique prédominait, l’étoffe possédait de toucher, mais en perdant d autant l éclat et la netteté de sa nuance : elle avait la teinte jaune sale si caractéristique en l’espèce.
- On observera, d’ailleurs, qu’au foulage acide, l’étoffe foule mieux et plus régulièrement si 1 on s en tient à la quantité minimum d’humidité nécessaire au foulage.
- Dans ces derniers temps, nous reçurent des plaintes de nos commettants, nous reprochant que nos flanelles étaient lainées à trop longs poils et que, par suite, elles se découvraient trop vite. Autrefois, lorsque nous ne connaissions que le foulage au savon, nous n’avions jamais entendu de pareils reproches : il est vrai, que le choix de la laine peut contribuer à ce défaut et pour ce qui nous regarde personnellement ce n’est qu’au foulage acide qu’il est possible d’attribuer la cause effec-tion du mal. Certains fabricants avaient justement considéré comme un des avantages du procédé nouveau d’obtenir par le foulage acide un poil long, couvrant bien, puisque pour les flanelles c’est là un point toujours recherché. Mais à notre sens,une couverture bien serrée,à poils courts, est bien préférable et plus recherchée. Or, le foulage à l’acide donne un feutre bien plus rude que le foulage au savon. Les cardes à lainer saisissent bien plus rapidement les places rudes et duveteuses du tissu et tirent le poil en longueur lorsque l’étoffe est foulée sur acide.
- J’entrepris, d'un autre côté, un examen minutieux d une fouleuse à cylindres qui me confirma absolument dans ma manière de voir, au sujet des ravages de l’acide sur les parties métalliques de ces appareils : toutes les dents en laiton de ma machine avaient le toucher d’une rape. Et si l’on se rappelle que l’étoffe doit glisser à force sur de telles surfaces, l’on comprendra aisément que non seu lement il y ait plus de chances de voir des tares se produire, mais que l’étoffe elle même doit se râper. Aussi, puis-je sans crainte d’être contredit sur cet axiome : Persister dans la pratique du foulage acide, c’est s'exposer à des réparations incessantes tant des machines que des étoffes.
- Nous avons encore constaté d’autres inconvénients pour les pièces foulées à l’acide dans nos ateliers.
- Certaines étoffes mélangées présentaient par 'place des plaques, comme si le duvet avait été rougi,l’étoffe était naturellement plus mince en ces endroits et partout moins solide : d’un autre côté, à ces mêmes places, les cou-leurs paraissaient comme passées.
- Le pliage ne s’y faisait pas régulièrement et l’étoffe semblait comme froissée.
- Aux cours de mes observations, je fus choqué par le fait singulier que les défectuosités que nous venons de signaler se répétaient de préférence sur celles des pièces qui, après avoir été foulées et lainées .ne pouvaient être séchées à cause du repos du dimanche, et
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- restaient ainsi humides du samedi au lundi matin.
- A cela, il faut encore ajouter qu’aux places où la couleur était mangée, ces défectuosités se répartissaient dans toute la largeur de la pièce en suivant les plis de l’étoffe.
- Ce fut ainsi que j’acquis la conviction absolue que l’acide agit, et toujours sur le tissu, même alors que l’on est persuadé d’avoir, après foulage, bien désacidulé l’étoffe ; ce travail 'naturellement avait été abandonné à des ouvriers, à qui l’on avait donné les instructions les plus précises.
- Instruit par l’expérience, je tiens depuis ce temps la main à ce que les pièces, autant que faire se peut, passent chacune à leur tour, au sortir de la fouleuse, à la lainerie, puis à la rameuse et évite ainsi un trop long contact avec l’humidité.
- Si, toutefois par la force des choses, je suis obligé de laisser quelques pièces humides, j’ai toujours soin de ne les laisser ainsi que 12 heures au plus sur les mêmes plis et de leur donner au moins un pliage nouveau. Depuis que j’ai eu sojn de prendre ces quelques précautions, je me suis au moins affranchi des plus grands inconvénients du changement de nuance et de la disparition du duvet de feutrage.
- Laisser trop longtemps les pièces après foulage sans les désaciduler, peut être également considéré comme très nuisible.
- Après avoir foulé à l’acide pendant 15 mois consécutifs avec une fouleuse double de construction Guode, je me suis vu forcé de procéder à une réparation à fond et de faire enlever les deux rouleaux pour les remettre sur le tour. Pendant ce dernier travail, il me fût prouvé, de toute évidence, que si les rouleaux ne commençaient pas encore à pourrir, le bois en était devenu tellement cassant que le dégan-chissoir n’était plus capable de leur donner cette surface lisse, condition essentielle pour fouler sans tares ; les rouleaux redressés avaient tout l’air d’être écorchés, et dès notre premier passage sur la fouleuse réparée, nous eûmes à constater des trous dans les pièces ; nous cherchâmes à faire le nécessaire pour éviter l’inconvénient; mais un deuxième essai, après inspection minutieuse, nous donna les mêmes avaries.
- N’ayant rien trouvé d’autre à reprocher à la machine que la rugosité des rouleaux, c’est à cette cause seule que je dus attribuer l’inconvénient signalé et je me décidai, avant de tenter tout nouvel essai, de faire faire une passe au savon et de donner ainsi aux rouleaux une certaine onctuosité; l’événement justifia mon entreprise, non seulement les pièces de cette passe n’avaient pas de tare mais celles qui suivirent et qui furent foulées à l’acide, étaient irréprochables à ce point de vue.
- Nous nous aperçûmes aussi qu’en foulant à l’acide les boulons du bâti étaient très vite mangés par la rouille et s’incrustaient dans
- le bâti au point de nous donner de grandes difficultés de montage et de démontage.
- Instruits par l’expérience, nous ne foulons plus qu’avec de l’acide sulfurique à 1 1[2o et, depuis que nous avons introduit cette modification, nous n’éprouvons plus avec autant de fréquence et d’intensité l’altération des nuances par un contact trop prolongé des pièces au repos avec l’eau acide du foulon.
- (Leipsiger. Monatlehr. fur. Textil Ind.)
- L’EMPLOI DES COULEURS BENZOÏQUES dans l’impression sur calicot Par E. C. Kayser
- La grande importance prise en si peu de temps par les nombreux colorants classés, souvent à tort, dans la série des benzos, provient surtout de la variété presque illimitée des nuances qu’ils produisent et de leur facilité d’application dans l’impression, en combinaison avec d’autres substances comme les colorant basiques d’alizarine, d’indigo et de noir d’aniline.
- Un coup d’œil général sur le chemin parcouru dans cette voie, avec quelques exemples à l’appui, intéressera sans doute le lecteur.
- Commençons par l’emploi le plus simple qu’on puisse faire des colorants benzoïques : la production des teintes unies. Par suite de leur grande affinité naturelle pour la fibre de coton, cette opération laisse très peu de place à l’ingéniosité. On n’aura qu’à faire un choix de corps plus ou moins indifférents, comme le savon, le sel, le sulfate, le phosphate, le silicate, le carbonate de soude ou de potasse dont la présence activera beaucoup le procédé de teinture, améliorera la nuance et facilitera l’utilisation complète dn bain.
- Dans certains cas, après un repassage sur une solution chaude de sels métalliques tel que le sulfate de cuivre, qui altère cependant légèrement la nuance, contribuera beaucoup à rendre la couleur plus résistante au lavage et à la lumière. Un nombre considérable de colorants directs, dont la plupart appartiennent aux séries de diamines, contiennentaux moins un groupe amido libre et peuvent par conséquent être soumis sur la fibre à la manipulation du diazotage et du développement. Par ce procédé on obtient d’excellents résultats principalement dans les nuances noir bleu et brun.
- Si au lieu de teindre sur tissu blanc uni on teint sur impression, les sujets, qui paraissaient d’abord sur fond blanc ressortiront maintenant sur fond benzo ; si au contraire on traite un sujet de la même manière, la couleur benzoïque formera le dessin. Dans chacun de ces cas la nuance du dessin sera modifiée, tandis que l’envers restera uni.
- En inversant le procédé, on peut imprimer une couleur opaque comme le noir d’aniline sur un tissu teint avec une couleur benzoïque.
- Ces combinaisons ont été les premières essayées et sont encore très en vogue. Plus récemment on a commencé à imprimer des colorants basiques, sans acide tannique sur des couleurs benzoïques ; la couleur] de fond agit comme mordant et il en résulte une couleur assez solide, si on prend soin de vaporiser les tissus pendant une 1/2 à 1 heure.
- Les benzos peuvent être imprimés sur fond blanc, sous du noir d’aniline ou sur fond indigo ou fond alizarine Ils ne sont peut-être pas encore employés aussi fréquemment qu’ils pourraient l’être. On obtient facilement une bonne couleur unie d’impression en faisant bouillir le colorant avec un épaississant convenable contenant une faible quantité d’un corps alcalin, de préférence du phosphate de soude. Un composé plus solide s’obtient avec l’albumine. Dans chaque cas on vaporise les tissus par la méthode ordinaire.
- L’introduction de la quantité nécessaire d’acétate et de soude caustique convertit ces colorants résistant au noir d’aniline.
- Pour les enlevages d’indigo, on mélange les benzos avec du prussiate rouge et du carbonate de magnésie précipité ; ces deux réactifs produisent d’eux- mêmes du blanc par une vaporisation de 15 minutes. La magnésie précitée rend la couleur plus difficile à travailler ; on peut la remplacer par une immersion dans la soude caustique à 14° Bé après la vaporisation. De même, au lieu de prussiate, on peut employer des chromâtes neutres. On comprendra aisément que dans ce cas, la vaporisation devient inutile; on a recours seulement au procédé usuel d’avivage par l’acide oxalique ou sulfurique.
- Les couleurs d’alizarine chromées, teintes sur mordant ou vaporisées, peuvent être, comme l’indigo, enlevées par une couleur contenant des agents d’oxydation énergiques. Une couleur type contiendra, outre le benzo, des prussiates, des chlorates et du citrate de soude, et l’enlevage est effectué par une vaporisation d’une heure à une pression ordinaire.
- Pour la décomposition des laques d’alumine, dans le rouge d’alizarine, on peut, à la place des agents d’oxydation, employer des acides organiques, comme l’acide tartrique ou citrique, qui se laissent facilement introduire dans les couleurs benzoïques d’impression, mais comme la couleur doit être solide et exige la vaporisation, cette combinaison a des inconvénients.
- Malgré l’utilité de ces diverses applications, la propriété de beaucoup la plus précieuse des benzos au point de vue spécial de l’imprimeur, est la facilité avec laquelle ils se laissent enlever. Suivant le degré de résistance qu’ils offrent aux réactifs, on peut les diviser en trois groupes : ceux qui se laissent enlever par l’acétate ou le chlorure d’étain, ceux" qui succombent au bisulfite de zinc, et ceux qui ne se laissent pas enlever. L’acétate d’étain étant l’agent le moins énergique, les
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- couleurs du premier groupe réapparaissent généralement dans le second. Les cristaux d’étain sont rarement employés seuls ; dans beauconp de cas ils produiront des blancs parfaits avec une vaporisation de quelques minutes, mais quand, pour des raisons d’ordre général, cette opération ne peut pas être faite assez rapidement, leur action doit être tempérée par l’addition d’acétate de soude.
- On en ajoute aussi à l’acétate d’étain quand son action n’est pas assez énergique. Autant que possible les composés solubles d’étain devront avoir la préférence sur la poussière de zinc qui est sujette à déposer, et peut par conséquent rayer les rouleaux et détériorer la gravure. Les couleurs à base d’étain, suivant la nature et la profondeur de la couleur à enlever, demandent de cinq minutes à une heure de vaporisation ; les couleurs de zinc à peu près une demi-heure.
- Dans ce dernier cas, les impressions doivent être avivées, après l’enlevage, avec de l’acide acétique étendu.
- Le nombre de colorants qui peuvent être combinés avec l’acétate ou le chlorure d’étain pour produire des effets d’enlevage, est assez fort ; il comprend les colorants basiques, les alizarines et les colorants d’origine végétale. Leur nature indiquera la composition de la couleur d’enlevage qui, en plus de l’étain, doit contenir de l’acide tannique, du chrome ou des sels d’alumine. Une heure de vaporisation est la règle générale. Quand il se forme des leucos, il faut un traitement ultérieur par les agents d'oxydation comme le chromate.
- Pour les enlevages colorés de zinc nous sommes limités à quelques colorants basiques, qui demandent un traitement ultérieur à l’antimoine.
- On comprendra aisément que peu, peut être aucun, des nombreux benzos, peuvent être employés avec un égal succès à tous les usages que nous avons signalés.
- Au contraire dans chaque cas un nombre très limité de colorants donne de bons résultats. Ainsi la liste des colorants qui se laissent enlever par la poudre de zinc ou l’étain est très longue, comparativement à celle qui embrasse toutes les substances employées avantageusement sur rouleaux et sur planches et qui résistent au noir d’aniline ou enlèvent l’alizarine ou l’indigo. Nous indiquerons plus tard les colorants qui se prêtent bien à chaque cas distinct, quand leur mode d’application aura été étudié de plus près et éprouvé par l’expérience.
- (Textile Recorder).
- MACHINE A TEINDRE LES ECHEVEAUX à mouvement rotatif horizontal, vertical et ascensionnel
- Par MM. Heinrich et Grandsire.
- Cette machine est basée sur un mouvement de rotation continu, simultanément horizontal et vertical, au moyen duquel les écheveaux sont promenés à travers tout le bain de teinture par le mouvement circulaire horizontal,
- et en même temps tournés sur eux-mêmes par le mouvement vertical.
- La machine se compose d’une cuve annulaire munie de colonnes placées à égale distance sur son bord extérieur pour recevoir un équarri ou croisillon, sur lequel repose tout le mouvement mécanique de la machine; cette cuve est pourvue à son centre d’une autre petite cuve d’un diamètre variable pour recevoir le plateau inférieur, sur lequel existe également, à son centre, une potille ou cra— paudine, dans laquelle vient se placer le bout inférieur de l'arbre moteur vertical, cette dernière lui servant de pivot; cet arbre moteur fait tourner horizontalement le plateau supérieur, sur lequel sont fixés des coussinets pour recevoir l’arbre des bobines ou triangle, dont la position est horizontale et dont le nombre est facultatif ou proportionné au diamètre de la cuve ; ces arbres sont munis, à leur extrémité inférieure, d’un petit pignon conique servant à leur donner l’impulsion verticale, par suite de leur engrenement sur une couronne dentée fixée sur le plateau inferieur; ces bobines ou triangles servent à recevoir les écheveaux et peuvent egalement marcher par friction sur le plateau inférieur en remplaçant le petit pignon conique par une roulette en bois ou en fonte, garnie ou non d’une rondelle en caoutchouc ou en tout autre matière souple pour lui donner plus d’adhérence, ou au lieu de recouvrir les rondelles, appliquer sur le plateau inférieur une bande circulait e en caoutchouc ou en toute autre matière • dans ces deux derniers cas, la couronne dentée
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les dix premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS
- EXPORTATIONS
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. — — Brésil.
- — — Haïti.......
- — Guatemala___ ______________________________________— Autres pays.
- Totaux ....
- »
- Bois de teinture moulus........................
- Garance en racine, moulue ou en paille.........
- Curcuma en racine..............................
- — en poudre...................................
- Quercitron........................... .........
- Lichens tinctoriaux............................
- Ecorces à tan, moulues ou non..................
- Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles.................
- Moulus..........................................
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues.....................................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales....... Safran........................................ Autres teintures et tanins.................... Cochenille................................ -*
- Kermès animal................................................ Indigo....................................................... ...................................................... Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu...........................................
- Cachou en masse................................
- Rocou préparé .................................
- Orseille préparée, humide en pâte.............. _______________________________________________ sèche (cudbéard ou extrait)..
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : Garancine............................ Autres.........................................
- Teintures dérivées du goudron de houille :
- Acide picrique..................................
- Alizarine artificielle..........................
- Autres................................. ....
- Outremer.......................................
- Bleu de Prusse.................................
- Carmins communs................................
- — fins........................................
- Quantités livrées à la consommation
- 1896 1895 1894
- 28.396.200 20.761.600 12 459 900
- 124.700 965.400 411.000
- 29.409.800 13.593 000 27 645.300
- 8.783.700 5.713.000 5 221.000
- 47.638.800 50 218.900 39.905.800
- 114.353.200 91.251.900 85.703.000
- 90.900 52 900 85.700
- 175.500 352.000 429.800
- 379.800 410.600 397.400
- 3.400 4.700 8 300
- 943.300 868.300 1 092.400
- 138.500 142.000 287.900
- 5.958.800 5.852.300 7.782.300
- 7.361.000 8.460.800 7.756.000
- 3.127.500 2.609 600 3.101.400
- 2.772.400 4.046.600 2.565.600
- 96 000 1.273.500 825.400
- 34.600 28.900 23.875
- 188.600 216.500 446.700
- 218.440 304.160 191.45
- 950 1.260 630
- 1.547.240 1.221 990 998.710
- 40
- 4.894.520 3 313.830 3.902.050
- 218.640 170 480 171.610
- 11.860 10 380 11.140
- 430 - 450 110
- 310 530 45.670
- 97.890 75.420 71.200
- —
- 153.080 170.160 133.020
- 779.490 710.540 602.420
- 144.220 165.760 226.750
- 38.850 33.7,90 25.210
- 1.620 550 510
- 90 50 60
- Bois de teinture en bûches................kil.
- — moulus....................................
- Garance en racine, moulue ou en paille... Curcuma en racine........................ .....
- — en poudre.,.................. Quercitron.....................................
- Lichens tinctoriaux...........................
- Ecorces à tan, moulues ou non.................. Sumac, fustet et épine-vinette :
- Ecorces, feuilles et brindilles................
- Moulus.........................................
- Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues.....................................
- Libidibi et autres gousses tinctoriales....... Safran........................................;.
- Autres teintures et tanins.. ;................
- Cochenille........... Kermès an'mal........ Indigo. ..-....................................
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu........... ...............................
- Cachou en masse................................
- Rocou préparé..................................
- Orsei le préparée, humide en pâte...............
- — sèche (cudbéard ou extrait),. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine......................................
- Autres : Allemagne.............................
- — Belgique...........................
- — Angleterre.........................
- — Etats-Unis.........................
- — Autres pays..................................
- Totaux.................
- Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle ................................................ Acide picrique................................. Autres...........................................
- Outremer.......................................
- Bleu de Prusse.................................
- Carmins communs..................... ..........
- — fins........................................
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- ASOC
- 41805 894
- 2.035.800 5.263.600 4 046.200
- 413.800 574.200 498.000
- 53.300 83.000 126.100
- 18.100 45.600 52 200
- 7.500 7.200 14.800
- 4.400 53.700 62.600
- 18.300 17.500 18.800
- 41.265.400 43.432.600 42 845.300
- 217.800 10 400 16.500
- 331.000 292 700 163.400
- 101.(00 264.400 75.900
- 259.100 35 800 459.800
- 17.500 18.800 21.000
- 168.500 167.300 195.800
- 194.600 197 600 168.000
- 700 2.600 1.000
- 263 800 340 200 372.200
- 69.700 65.000 66.300
- 239.200 369.500 94.700
- 138 800 103.900 158.800
- 57.300 67 500 56.700
- 29.900 42.300 85.700
- 33.600 60.000 64.100
- 4.094.900 5.726 700 4-104.100
- 2 286.400 3.033.900 2.668.800
- 1.539.200 2.930.600 1-731.600
- 497.900 650.800 299.500
- 4.681.500 4.344 700 3.698.900
- 13.099.900 15.684.700 12.939.500
- 42.400 65.600 67.700
- 75 300 12.400 100
- 491.600 418.400 358.000
- 647.100 482.600 512.200
- 19.000 21.800 18.100
- 11.000 13.900 12.200
- 9 000 6.800 3 000
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- 460
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- se trouve supprimée, et les bobines ou triangles subissent l’entraînemont par friction.
- L’arbre moteur vertical repose, à son extrémité inférieure, dans la crapaudine ou potille lui servant de pivot et, à son extrémité supérieure dans une douille lui servant de coussinet ; un pignon ou roue dentée est claveté immédiatement au dessus de la douille-coussinet et sert, au moyen de la vis sans fin, à le faire tourner sur lui-même dans sa position verticale; il entraîne dans son mouvement le plateau supérieur pour le mouvement circulaire, tout en servant de guide à ce dernier dans le mouvement ascensionnel.
- Le mouvement circulaire du plateau supérieur se fait à droite ou à gauche, au moyen d’un seul désembrayage, par l'emploi de trois poulies, dont deux folles et une fixe, la poulie fixe placée entre les deux folles; ces poulies se trouvent placées sur un arbre horizontal et transversal, sur lequel est également fixée la vis sans fin servant à actionner l’arbre vertical muni de son pignon; la vis sans fin de l’arbre horizontal et le pignon de l’arbre vertical sont toujours engrenés entre eux.
- Le mouvement ascensionnel obtient au moyen d’un arbre horizontal transversal, sur lequel est fixé, à chacune de ses extrémités, un petit pouliot pour l’enroulement des chaînes, une clavette horizontale fixe et ajustée sur cet arbre pour servir de guide et donner la résistance à un pignon ou roue dentée mobile à gorge, s’engrenant et se désengrenant à volonté sur la vis sans fin de l’arbre horizontal du mouvement ascensionnel; l’impulsion est donnée au pignon mobile à gorge par le moyen d’une tige à coulisse, sur laquelle est fixé un prisonnier logé dans la gorge du pignon ; cette tine se trouve reliée elle-même à un bras de levier fixe sur le devant de la' machine et maintenue sur deux supports à coulisse pour donner le mouvement d’engrène ment ou de désengrénement, suivant le besoin de monter ou de descendre le plateau supérieur de la machine garni de ses bras ; ce pla teau se trouve forcément marié, avec le mouvement ascensionnel, par les chaînes d’enroulement fixées aux pouliots, à leur extrémité inférieure, à une bride mobile ajustée sur la douille du plateau supérieur ; cette bride mobile est munie à son centre et à quatre points d’égale distance, de boîtes à galets pour le logement de ces derniers, servant à adoucir le mouvement ascensionnel, ces galets faisant friction sous un plateau en saillie, attenant à l’extrémité supérieure de la douille du plateau.
- Le mouvement ascensionnel peut s’obtenir également au moyen de contrepoids, arbre à vis, crémaillères établies en forme de cric dans l’intérieur de la petite cuve, et servant à lever le plateau supérieur sous lequel elles trouveraient pour sortir les écheveaux hors du bain de teinture ou les entrer à volonté.
- Lorsque le mouvement ascensionnel se produit à la hauteur déteaminée, la bride mobile munie sur le devant d’une boîte, cette
- dernière vient frapper sur le bout de la crémaillère verticale du désembrayage automatique qui arrête la-machine dans son mouvement ascensionnel. Ce désembrayage se compose des appareils ci-après : une crémaillère à coulisse verticale, deux crémaillères à coulisses horizontales, dont une supérieure et l’autre inférieure ; la crémaillère verticale est actionnée par un petit pignon à dents , et les crémaillères horizontales supérieure et inférieure fixées sur la même tige sont actionnées chacune par un secteur à dents ou à crête de coq ; sur la pièce reliant les deux crémaillères horizontales sont fixées deux fourchettes ou guides pour les courroies et pour conduire chacune de ces dernières sur leur poulie folle respective , ce qui arrête immédiatement le mouvement circulaire et le mouvement ascensionnel.
- La machine ainsi arrêtée; le plateau supérieur se trouve dans sa position élevée et, par ce fait, les écheveaux placés sur les bobines ou triangles sortis du bain de teinture, on entre les écheveaux dans le bainpour le mouvement opposé avec une régularité parfaite, ce qui, du reste, ne peut se faire autrement, et ce qui est indispensable pour obtenir la régularité de la nuance, les inégalités ne provenant généralement, pour certaines nuances, que par suite de la mise en contact d’une façon défectueuse des écheveaux avec le bain de teinture.
- L’avantage est beaucoup plus sensible à l’entrée des écheveaux dans le bain qu’à leur sortie, et c’est généralement par immersion rapide que l’on obtient la régularité parfaite pour les opérations de teinture.
- Cette machine fournit tous ces avantages, car aussitôt que le plateau supérieur, chargé de ces bobines ou triangles, est descendu sur le plateau inférieur, le mouvement circulaire continue et les écheveaux ont fait dans une minute douze fois le tour dans le bain, ce qu’on ne peut obtenir jusqu’à présent avec d’autres machines ou à la main ; le mouvement circulaire à un tour par minute, fait faire avec cette vitesse à chaque bobine, munie de son petit pignon courant sur la couronne dentée du plateau inférieur, trente six tours; il est bien entendu que toutes les bobines ou triangles reçoivent ensemble la même impulsion.
- La force motrice employée pour actionner cette machine est peu coûteuse et le rendement pour la main-d’œuvre d’une économie d’au moins 50 0/0; un manœuvre suffit à la surveillance.
- LES INDUSTRIES TEXTILES EN TUNISIE
- {Suite et fin}
- Le foulard ou mouchoir « mcharma » ou « takrita », est destiné à recouvrir les cheveux ou a retenir le bonnet pointu ou « koufia », des femmes. Le « takrita », tantôt uni, tantôt
- rayé ou lamé d’or, est carré ; suivant sa dimension on l’appelle takrita « cinco » de 1 coudée 3/4 de côté (30 lisses), takrita « quouartro» del coudée 1/2 de côté (26 lisses), takrita khayati, etc.
- Le « chenbir », longue bande de soie rèche noire de 5, 6 ou 7 huitièmes de coudée de largeur, qui sert a couvrir le visage des femmes ; il y a des chenbirs « beldi », c’est-à-dire de la ville, « kharajji », c’est-à-dire des colporteurs, etc.
- La « yebla » ou gandourah tunisienne unie ou rayée de 6 coudées de longueur sur 2.7/8 de largeur.
- La « déraïa » pour couvrir la tête et les épaules, les « chaala », les « chane », les * kechef » et autres petites pièces.
- Les grandes couvertures ou « frach « de 20 coudées sur 4 1/2 sur 5: les petites couvertures ou « ferrachias », carrés dont le côté est égal à la largeur du frach qu’ils doivent recouvrir.
- Les ceintures « chemla » ou « hazzam », etc. etc. à cause de leurs dimensions et de leur affoctation spéciales, ces étoffes de fabrication indigène sont relativement peu concurrencées par l’industrie européenne.
- On fait aussi à Tunis quelques variétés de dames dont l’une notamment appelée « kerch el houta », c’est-à-dire « ventre de poisson », sert à confectionner divers vêtements. Depuis l’occupation, enfin, quelques tisserands fabriquent des burnous tout soie à l’usage des dames européennes qui en font des sorties de bal, etc.
- Le tissage en coton à Tunis
- Il faut citer les tissus de coton fabriqués à Tunis, les turbans à fond blanc rayés ou quadrillés de rouge, de brun, de jaune, que portent les Arabes de certaines régions, du cap Bon notamment. On fait également à Tunis de grandes serviettes de coton appelées «bechkirs », etc.
- La taxe de 6 fr. 25 0/0 sur la vente des tissus en laine (tapis compris) et en crin, rapporte de 90,000 fr. à 100,000 fr., ce qui équivaut à une production totale de 1,400,000 francs à 1,600,000 fr.
- Outillage des tisserands, concurrence qui leur est faite, exportation des tissus. Le métier du Djerio, le même pour tous les genres de tissus, est tout à fait primitif et se compose essentiellement de deux montants verticaux et de barres cylindriques horizontales qui tendent la chaîne. A Djerba, au cap Bon et dans les grandes villes, on se sert de métiers plus perfectionnés qui permettent de livrer des produits supérieurs. Aussi, en ce qui concerne spécialement les tissus de laine, les produits de Djerba ont presque complètement remplacé les produits similaires du Djerid sur les marchés du sud et du centre de la Régence.
- L’industrie de la soie à Tunis. On fait à Tnis des tissus de laine, de coton et de laine et coton, comme partout ailleurs, mais l’in-
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- dustrie de la soie dans cette ville mérite une mention spéciale.
- On peut évaluer à 4,000 au moins le nombre des habitants de Tunis qui vivent dv travail de la soie : ce sont d’abord les « tour-najia » ou moulineurs qui reçoivent la soie grège importée d’Italie ou de France en « flottes » et la dévident sur des « roquets » ou petites bobines carrées d’où elle passe sur de grandes bobines ou roues polygonales d’où les grèges partent réunies et tordues pour constituer la soie moulinée ou ouvrée, la trame ou l’organsin, laquelle pliée de nouveau en en échevaux, est envoyée à la teinture. Il y a à Tunis une trentaine de patron « tournaji» oocupant environ 250 ouvriers.
- Viennent ensuite les teinturiers de Tunis qui teignent la soie et les cotonnades écrues en même temps, il est vrai, que les autres textiles ; cependant certains se consacrent exclusivement à la teinture de la soie.
- Vient enfin la corporation des « heraïria » ou tisserands en soie qui compte environ 2,000 patrons (maallem) et maîtres ouvriers (kalfa).
- Deux autres corporations travaillent également la soie en même temps; il est vrai, que le coton ou la laine ce sont les « foutajia » ou fabricants de « foutas » et les « houkia » ou fabricants de haïks ou couvertures.
- Les « foutas » sont des pièces d’étoffe à raies de couleur, en coton ou en soie, dont les femmes se ceignent les reins pour vaquer aux travaux du ménage, dont se ceignent également les « hammamjia », masseur des hammams. Les principales étoffes fabriquées par les « héraïria » sont : Le « sefsari » qui doit avoir 10 coudées05 draâ de longeur sur 3 1/2 de large (la coudée arabe est d’environ 0 m. 48). La nappe formée par les fils de chaîne doit avoir sur le métier une largeur de 3 coudées 9/16 es qui se réduisent par le tissage à 3 coudées 1/2 ; cette nappe doit être divisée en 48 parties par les cordelettes de lisse. Le sefsari se fait tout en soie, soie et coton, soie et argent, soie et laine; la chaîne est toujours en soie.
- LA RESPONSABILITÉ des Compagnies de chemins de fer.
- La commission chargée de l’examen delà proposition de loi de M. Fernand Rabier et plusieurs de ses collègues, ayant pour objet d’ajouter à l’article 103 du code de commerce un paragraphe pour maintenir dans les tarifs spéciaux des compagnies de chemins de fer la responsabilité prévue par cet article a nommé : Président : M. Villain. Secrétaire : M. Bourrât. Rapporteur: M. Fernand Rabier.
- CHAMBRE DE COMMERCE DE SAUMUR
- Dans sa dernière séance, la Chambre de commerce de Saumur a adopté le vœu suivant :
- La Chambre de Commerce de Saumur en
- communion d’idées avec celles de Nevers et de Lyon sur la question de responsabilité des compagnies de chemins de fer, émet le vœu : que les compagnies soient soumises en matières d’avaries aux principes de droit commun appliqués jusqu’en 1874 et qu’en conséquence les nouvelles lois dont s agit soient abrogées.
- RECETTES POUR IMPRESSIONS
- Brun bouton d'or pour mélangé 1/2 soie.
- On obtient une couleur très vive en préparant la couleur épaissie comme suit :
- On dissout le brun Bismarck R extra avec l’acide acétique, et après avoir filtré, on mélange avec mucilage gommeux dans les proportions de 1 : 1, de manière à avoir une couleur épaissie contenant 15 gr. de colorant par litre. Cette préparation est mélangée avec une dissolution de tannin dans l’acide acétique (45 gr. tannin pour 45 gr. acide acétique) Vaporiser sans pression pendant 1 heure : passer sur un bain d’émétique ou autre pré parution d’antimoine, laver et sécher.
- Bleu foncé sur damas-coton.
- 1 litre couleur d’impression =
- 200 gr. bleu d’alizarine S en pâte (Bayer). 700 gr. épaississant amidon adragant.
- 10 gr. rhodanure potassique.
- 50 gr. acétate de chrome 20° Bé.
- Vaporiser 1 h. sans pression, passer au bain de craie, cuver, passer au savon à 30° C et passer au chlore s’il y a lieu.
- Bleu moyen sur satin coton.
- On imprime sur l’étoffe non passée sur huile tournante.
- 100 gr. bleu alizarine Sen pâte (Bayer et Cie) 740 » épaississant ci-dessus
- 10 » rhodanure potassique
- 20 » acétate de chrome 20° Bé.
- Vaporiser 1/2 à 1 heure sans pression, passer à la craie, à la cuve et savonner 20 minutes à 30° C.
- LE
- COMMERCE DES PRODUITS TINCTORIAUX
- à Damas en 1895
- Matières colorantes. — Leur importation est évaluée à 20,000 fr.
- Pour cet article, la France lutte avec succès contre l’Allemagne et l’Autriche, bien que nos prix soient toujours supérieurs à ceux des autres pays.
- La France participe dans une faible mesure, avec l’Autriche et l’Allemagne, à la fourniture de divers autres articles de droguerie dont l’ensemble représente une somme de 100,000 fr.
- Cochenille. —La cochenille vient de France. Son débit annuel est de 380,000 fr., soit 110 sacs de 100 kilog. chacun, vendus à raison de 3 fr. à 3 fr. 70 le kilogramme.
- Elle est employée à la teinture des peaux et de la soie de tissage. On recherche surtout la cochenille noire et brillante.
- Le commerce de teinture a été très considé
- rable autrefois ; il a diminué par suite de l’emploi chaque jour plus répandu de la fuchsine et des teintures chimiques de fabrication allemande et d’un prix bien moins élevé.
- Conditions de vente : 2 à 3 mois de terme de la livraison ou au comptant avec 2 % d’escompte.
- Fuchsine. — La consommation est de 4 à 5 (Caisses de 30 kilog. chacune, vendues au prix de 30 à 70 p. le kilogramme, suivant qualité.
- 'Indigo. — On l’emploie à teindre la soie et le coton filé.
- Son importation s’élève à 450,000 fr.
- On en distingue deux qualités :
- Le « bengali », qui est le meilleur, vient en ligne directe de Calcutta et de Bombay et vaut de 40 à 45 fr. le rotol. Il en est arrivé, en 1895, 100 caisses de 40 rotols ou 100 kilog. chacune ;
- Le « madrassi », inférieur au précédent mais plus employé, arrive de Madras soit directement, soit par l’Egypte.
- Son débit a dépassé a 100 caisses de 40 rotols ou 100 kilog. l’une, vendues au prix de 25 à 33 francs le rotol.
- Conditions de vente : 6 mois de terme à partir de la date de la livraison et réduction de 3 0/0 sur le poids.
- Alun. — L’Angleterre et la France se partagent inégalement la fourniture de cet article, la part de la première étant plus importante que celle de la seconde.
- L’alun est employé par la teinturerie indigène qui en consomme à peu près 55,000 fr. par an, représentés par 2,750 barils de 100 k. chacun, vendus à raison de 50 fr, le quintal local de 200 rotols ou 256 kilog. et demi.
- QUESTION DE DROIT
- Le tribunal correctionnel d’Avesnes vient, par deux jugements, de créer une situation très embarrassante pour les rapports entre le chemin de fer du Nord et les industriels et commerçants qui veulent se servir des tarifs spéciaux.
- Dans un premier jugement, il acquitte un directeur d’usine de Jeumont qui avait expédié comme d’habitude par le chemin de fer des marchandises auxquelles il donnait un poids approximatif. Il fut constaté à l’arrivée qu’il y avait 1.550 kil. de plus que le poids déclaré approximativement. D’où poursuite par la Compagnie. Le Tribunal considère que la Compagnie a eu tort en recevant une dé-clai ation d expédition au poids approximatif, qu’elle aurait dû vérifier l’exactitude de ce poids.
- Le second jugement tout à fait contraire au premier, a été motivé par suite d’un procès intenté à un fabricant de poteries de Sars-Poteries, par le commissaire de surveillance à La Chapelle, qui avait constaté dans un envoi 740 kil. de plus que ne le comportait la déclaration.
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- 462
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Cet industriel a été condamné, malgré ses protestations. Et pourtant dans cette affaire, sur 50 expéditions faites de la gare de Sars-Poteries, le contrôle de la gare de La Chapelle n'en a pas trouvé une exacte ; il y a 2.130 k. de différence, mais en moins que le poids déclaré par l’expéditeur et payé par celui-ci. C'est donc l'impossibilité pour les négociants de tout ordre, d’avoir une certitude sur les poids déclarés sur wagons, s’ils ne font pas vérifier à 0,30 centimes la tonne. En effet, la Compagnie, forcée sur les instantes demandes du gouvernement d’accorder une réduc tion aux industriels par des tarifs spéciaux, tente de récupérer partie du salaire consenti en exigeant des expéditeurs trente centimes la tonne pour vérification du poids déclaré à la gare du départ. Cette prétention ne saurait être admise.
- INFORMATIOMS
- Par décret en date du 26 novembre M. Henri Jolly, inspecteur des finances., directeur de la comptabilité et des services pénitentiaires au ministère des colonies, a été nommé membre de la commission chargée d’examiner les clauses et conditions des cahiers des charges des adjudications et marchés publics et de donner son avis sur les modifications à y apporter.
- On nous écrit de St-Louis (Alsace) :
- « L’industrie des rubans de soie est dans le marasme. Les commandes espérées pour la saison d’automne ont fait complètement défaut et le nombre des ouvriers sans travail augmente tous les jours. Deux fabricants ont déclaré aux Basler Nachriehten que si la situation ne s’améliore pas d’ici peu, ils seront obligés de fermer leurs établissements pour quelque temps. »
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- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- Assurances contre l’incendie. — Cas de déchéance
- Une chronique publiée dans un dernier numéro, commentant le jugement rendu par la 6e Chambre du Tribunal civil de la Seine, déclarant déchu de ses droits à l’indemnité après sinistre, un propriétaire assuré, qui avait négligé de stipuler que son immeuble était grevé d’une hypothèque, nous a valu un nombre considérable de demandes de renseignements.
- La vérification des polices qui nous été envoyées en communication, nous a fortifiés dans cette opinion, qu'un très grand nombre de contrats sont mal rédigés et n’offrent aux assurés qu’une* garantie illusoire, puisqu’au moment d’un incendie, la Compagnie assureur leur opposera la déchéance en vertu des conditions générales de leur contrat. Cette dernière ne peut être rendue responsable de cet état de choses, puisqu’elle établit ses polices sur les déclarations de l’assuré et celui-
- ci ne saurait prévaloir de son ignorance en la matière pour démontrer sa bonne foi. Cette question a été jugée maintes fois et les Compagnies ont toujours eu gain de cause. D’ailleurs si les polices sont souvent mal rédigées, si les déclarations que doit faire l’assuré ne sont pas mentionnées, c’est généralement par la faute du contractant qui, cédant à des sollicitations ou recommandations amicales, a confié à un agent ignorant on peu expérimenté, le soin de l’assurer. Cet acte qui est un des plus importants de la vie commerciale et industrielle est trop souvent traité à la légère par l’intéressé. Il s’agit pourtant de sauvegarder, contre les effets du hasard, l’avenir de son commerce ou de son industrie.
- Un exemple fera mieux comprendre l’importance de ce qui précède en ce qui concerne le choix d’un courtier :
- Un propriétaire de la Gironde, en se retirant, céda, à deux de ses employés, son industrie. Dans le bail qui intervint, il fut stipulé que les successeurs devaient faire garantir par une assurance les bâtiments et le matériel industrieldont ils n’étaient que locataires. La police fut rédigée par un agent d’une de nos grandes Compagnies françaises, les primes régulièrement acquittées, lorsque survint un incendie qui causa des dommages évalués à 130,000 fr, environ. La Compagnie envoya comme cela se fait toujours, un inspecteur pour constater les causes du sinistre et régler les pertes. Voici, alors, ce qui se produisit : Les assurés peu au courant de la manière d’établir un contrat, ignoraient qu’ils dussent assurer les bâtiments et le matériel pour le compte du propriétaire et garantir leurs riques locatifs par le même contrat; ils ne firent assurer que ces derniers.
- Or, la Compagnie ayant pu établir que l'in-cendie était dû à la malveillance, les occupants de l’usine ne pouvaient être rendus responsables (art. 1733, 1734 et 1735 du code civil) et, dans ce cas, l’assurance des risques locatifs étaient sans objet et la Compagnie assureur n’eût à payer que la perte des mar-chandises. Le propriétaire des bâtiments et du matériel ne reçut aucune indemnité, puisque, en fait, il n'était pas assuré.
- Dans cette circonstance, la perte de 100 à 110 mille francs qu’éprouve le propriétaire, lui eût été épargnée, si l’agent, comme c’était son devoir, eût établi un contrat régulier garantissant complètement et concurremment le propriétaire et les locataires.
- Les agents des compagnies sont généralement de braves gens, d’une haute moralité, anciens banquiers ou fonctionnaires, clercs d’avoués ou de notaires, mais plus généralement encore absolument incompétents en matière d’assurances. Ils exposent leurs clients assurés à la ruine ou tout au moins à des pertes sensibles.
- C’est pour éviter, dans la mesure du possible, ces déboires à nos abonnés, que nous avons créé, dans notre journal, un service
- d’assurances qui se charge de la vérification des contrats et de leur régularisation.
- Nos correspondants sont priés de joindre un timbre pour la réponse à leur demande de renseignements, d’indiquer lisiblement leur nom et d’adresser leur correspondance à M. le Directeur du journal, service des assurances, 20, rue Turgot, à Paris.
- JURISPRUDENCE
- QUESTIONS DE TRANSPORT
- Chacun sait que les Compagnies de chemins de fer sont en général responsables de la perte des bagages qui leur sont confiés ou du retard apporté dans leur livraison. Cette responsabilité découle du contrat de transport et rien de plus légal que l’allocation en cas d’inexécution de ce contrat. Mais si le transporteur doit réparer le préjudice causé, est-il tenu de le faire non seulement à l’égard du voyageur mais aussi à l’égard du tiers directement intéressé ?
- Cette question a soulevé de vives controverses et n’est pas définitivement résolue; cependant elle a bien son intérêt dans nombre de circonstances. Qui n’aperçoit, en effet, l’importance du dommage qui peut être causé, par exemple, à une maison de commerce ou d’industrie, par suite de la perte, par la faute, d’une Compagnie, d’échantillons, de modèles, remis à un commis-voyageur1? Il est clair qu'en pareil cas, la Compagnie devra indemniser le voyageur en lui payant d’abord la valeur des colis perdus et aussi en lui tenant compte du gain qu’il n’a pu réaliser; mais qu’adviendra-t—il du préjudice, peut-être considérable, qu’aura subi indirectement la maison de commerce, préjudice qui résulte de l'impossibilité où elle s’est trouvée de traiter des affaires et par conséquent de réaliser les bénéfices qu’elle avait lieu d’espérer :
- On a contesté au tiers intéressé le droit à une indemnité On a soutenu que la perte du colis ou le retard apporté par un voiturier dans l'exécution d’un contrat de transport ne saurait en aucune façon constituer un quasi délit ; le contrat de transport étant une simple obligation de faire dont l’inexécution peut donner lieu à des dommages intérêts mais uniquement vis à-vis des parties contractantes ; qu’en conséquence il n’existe aucun lien de droit entre la Compagnie et le patron d’un voyageur.
- En ce sens : Tribunal de commerce de Lille, 29 décembre 1886 ; tribunal de St-Quen-tin, 24 novembre 1881 ; tribunal de Lyon, 5 février 1891 ; tribunal de Compiègne, 21 novembre 1892.
- Cette opinion se soutient difficilement si l’on considère que le patron est le commettant du voyageur. Il nous paraît au contraire que la Compagnie doit réparer le préjudice causé ou occasionné par la faute ou la négli-gence de ses employés et cela non seulement vis-à-vis du voyageur qui a directement
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- traité avec elle, mais encore vis-à-vis du patron qui, par le fait de son mandataire, s'est trouvé intéressé dans l’accomplissement des obligations contractées par la Compagnie pour le transport des bagages.
- Il existe donc bien un véritable lien de droit entre la Compagvie et le commettant d'un voyageur et par suite rien ne s'oppose à l’exercice d’une action directe en responsabilité dans les termes de l’art 1149 C. civ.
- C’est au surplus ce qui a été jugé en différentes circonstances.
- Tribunal de Cambrai, 24 mai 1884 ; C. Toulouse, 9 décembre 1886; C. Paris, 4 décembre 1888 ; C. Lyon 28 février 1893.
- En résumé, on peut admettre aujourd’hui en principe, sans risquer d’être sérieusement contredit, que, non seulement le voyageur dont les bagages ont été perdus ou sont arrivés en retard, peut agir contre la Compagnie, mais encore que ceux qui ont indirectement à souffrir de cette perte ou de ce retard, ont droit également à une indemnité.
- Camille CONTAL, Avocat à la Cour d'appel.
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Propriétaire d’un terrain j’ai autorisé il y a 28 ans un de mes proches à y construire, dans un angle, une maisonnette. Ce proche parait décédé et ses héritiers prétendent aujourd’hui à la propriété du sol sur lequel cet immeuble a été édifié. Que dois-je faire?
- R. S’il est vrai que l’on peut acquérir la propriété par prescription, il faut, aux termes de l’art. 2229 que la possession ait été continue et non interrompue, paisible, publique, non équivoque et à titre de propriétaire. En adressant aux héritiers une réclamation tendant au paiement d’une location pour le terrain dont il s’agit, cela vous permettra, en cas de contestation, de faire juger que ce terrain n’a jamais cessé de vous appartenir.
- Un de nos abonnés nous pose les questions suivantes :
- Un industriel exploitant un atelier de constructions mécaniques et une fonderie peut-il dans le même local et sans solliciter d’enquête commodo et ineommodo, établir, et ce au milieu de maisons de rapport, une chaudronnerie de grosses œuvres ?
- R. — Aux termes du décret du 31 décembre 1866, 26 janvier 1867, la chaudronnerie de grosses œuvres appartient à la 2e classe des établissements dangereux, incommodes ou insalubres. Si votre établissement de fonderie et constructions mécaniques est également classé dans la même catégorie, une nouvelle autorisation nous paraît inutile. Toutefois, même après enquête et autorisation nouvelle, il faut vous attendre à être tenu d’indemniser les voisins, s’il leur plaît de réclamer et si le changement a pour effet d’aggraver les inconvénients résultant déjà du premier établissement.
- En 1885 mon prédécesseur a fait faire une installation de gaz par le propriétaire de l’usine de St-André. La facture porte différentes fournitures entre autres, bride Lavril, robinet de sûreté, tuyaux de conduite, robinet en fonte, etc. Le propriétaire actuel de l’usine vient de me couper la conduite en plomb à un mètre de ma maison. Ai-je le droit de lui faire payer mes appareils, la bride Lavril, robinet, etc., etc , ou de les enlever et de lui demander une indemnité?
- R. — Vous avez incontestablement le droit de disposer à votre gré des appareils qui vous ont été facturés et qui sont devenus sans utilité pour vous par suite de l’impossibilité où vous vous trouvez d’en faire usage. Quant à obtenir une indemnité c’est une autre affaire. Y avait-il des conventions écrites? Le propriétaire de l’usine a-t-il observé strictement son droit en supprimant la conduite ? Il serait indispensable d’avoir des détails très circonstanciés.
- Autre question. — Un de nos abonnés de Montluçon nous écrit :
- Une lettre de change acceptée peut-elle se transmettre par voie d’endossement après le protêt contenant pour réponse que la valeur a été payée au bénéficiaire avant l’échéance?
- R. — Evidemment non ; car si la valeur a été réellement payée au bénéficiaire, il n’y a plus ni dette ni créance.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATION JUDICIAIRE
- Demangeot (Antoine), teinturier, dégrais-seur, 22 boul. de Sébastopol, à Paris. — Jug. du 21 nov. — L. : M. Malle.
- «
- DÉCLARATIONS DE FAILLITES
- Bertrand (J.-T.) teinturerie, à Levallois. — Jug. du 18 nov. — S. : M. Maury.
- Paris. —Delage (C.-G.), teinturier-apprê-teur à Chantilly — Jug. du 27 novembre. — S. : M. Maury.
- FORMATIONS DE SOCIÉTÉS
- Formation de la Société en commandite L. Capet et Cie, lavage des laines en suint, 2, rue Lebel, à Vincennes. — Durée : 2 ans. — Cap. : 16.000 fr. dont 13.000 fr. en commandite. — Acte du 10 nov.
- Formation de la Société en nom collectif Em. Frechet et Cie, teinture et nettoyage de tissus, 38, rue Popincourt, à Paris. — Durée :
- 15 ans. — Cap. : 6.000 fr. — Acte du 1er oct.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution de la Société Aren et Marty, laines brutes et lavées, à Bordeaux. — L. : M. Gramond. — Jug. du 14 août.
- MODIFICATIONS DE SOCIÉTÉS
- Lyon. — Modifications des statuts de la Société anonyme de la manufacture lyonnaise de matières colorantes, 44, chemin de la Vi-triolerie. — Délib. du 31 oct. "
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme veuve d’Hollande à vendu à Mlle Durand un fonds de teinturerie, 3, avenue Tru-daine.
- Mme Laffon a vendu un fonds de teinturerie, 164, boulevard Magenta.
- M. Vandendriesche a vendu à M. Mugnerot un fonds de teinturerie, 57, rue des Saints-Pères.
- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
- . Deuxième partie : L’alizarine artificielle et ses dérivés. 1 volume grand in-8° contenant 181 échantillons, tant imprimés que teints, sur coton, jute, etc., 19 planches hors texte et 108 figures, relié, 40 fr. 60.
- Troisième partie : Le noir d’aniline, l’indigo naturel, l’indigo artificiel, impression sur laine. 1 volume grand in-8° contenant 176 échantillons, 10 planches hors texte, 51 figures et 1 carte, relié, 35 fr. 60.
- Traité de la teinture des soies , précédé de l’histoire de la teinture de la soie, par Marius Moyret. 1 volume in-80 , 20 fr. 60.
- Chimie des matières colorantes artificielles, par A. Seyewetz, chef des travaux à l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, et P. Sisley, chimiste coloriste.
- Troisième fascicule : Matières colorantes dérivées du Di et du Triphénylméthane : (a) Dérivés du diphénylméthane ; (b) Dérivés delà rosalinine; (c) Dérivés de l’acide rosolique ; (d) Rosamine et benzoïnes ; (e) Phtaléines.
- La Chimie des Matières colorantes artifi-cielles sera publiée en cinq fascicules, de deux mois en deux mois. Chaque fascicule est vendu 6 fr. 60. On peut souscrire à l’ouvrage complet au prix de 25 francs, payables de suite. A partir de la publication du cinquième fascicule, ce prix sera porté à 30 francs.
- Matières contenues dans les deux premiers ascicules : Considérations générales. — Matières colorantes nitrées. — Matières colorantes azoxyques. — Matières colorantes azoïques. — Matières colorantes hydrazoni— ques. — Matières colorantes nitrosées et qui-nones oximes. — Oxyquinones (couleurs dérivées de l’anthracène).
- Traité pratique de teinture et impression, par Michel de Vinant, ex-coloriste et directeur de fabrique.
- Deuxième édition, revue et augmentée de procédés spéciaux et pratiques.
- Teinture et impression des tissus et des échevaux de ce ton, de fil, de soie, de laine, etc.
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- Employées dans le blanchiment, la teinture des fils, écheveaux, chaînes, bobines, le blanchiment et la fabrication des toiles peintes,
- Par Joseph Dépierre,ingénieur civil,ouvrage couronné par la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure. Troisième édition. Un volume in-8. avec figures et un atlas. Prix : 13 fr. 10.
- L’industrie de la teinture (Blanchiment, mordançage, teinture à l’aide des matières colorantes minérales, végétales, animales). Echantillonnage ; matériel et manipulation de la teinture, par Tassart. 1 vol. in-12 avec 55 fig., 4 fr. 50.
- L’industrie du blanchissage et des blanchisseries, par A. Bailly, secrétaire de la Chambre syndicale des blanchisseurs de Paris. 1 vol. in-16 de 383 pages avec 106 figures, cartonné, 5 fr. 50.
- Traité des apprêts et spécialement des tissus de coton, blancs, teints et imprimés, par Dépierre. 1 volume grand in-8° avec 223 gravures dans le texte, 35 planches et 131 échantillons. Relié, 40 fr. 60.
- La pratique du teinturier, par Jules GARÇON, ingénieur chimiste, membre de la Société des ingénieurs civils, des Sociétés industrielles de Rouen et de Mulhouse, etc.
- Tome 1 : Les méthodes et les essais de teinture, 4 fr.
- Tome II : Matériel de teinture, 10 fr. 60.
- Tome III : Recettes et procédés spéciaux de teinture (en préparation).
- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d’industrie de Rouen. 1 volume in-8, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons. Prix 20 fr. 60.
- Pour tous ces ouvrages, adresser les demandes au bureau du journal, en envoyant le montant en mandat ou timbres-poste.
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- Bois. — Il est arrivé 3 gr. campêche, 1 gr. bois rouge de la Martinique, 2 gr. campêche de la Trinitad, 1 gr.dito de Old Harbourg, 2 gr. dito de Belise, l gr. bois et racines campêche d’Antigua, 2 gr. racines dito de Fort-Liberté, 1 gr. racines et tronçons dito de Monte -Christi.
- On cote ;
- Campêche du Brésil, coupe d Espagne, — Ire qualité...............
- — 2e qualité..............
- — 3e qualité..............
- — Sisal, Yucatan..............
- Honduras............................
- Tabasco............... .............
- Haïti Cap...........................
- » ................................
- » St-Marc Gonaïves................
- » Fort-Liberté....................
- P.-de-Paix.........................
- .....................................
- Saint-Domingo...................
- Martinique et Guadeloupe............
- Jamaïque............................
- Jaune Cuba et St-Yago ........
- » Manzanillo..................
- j Tuspan............................
- • ...........................
- • Campêche........................
- » Carmen..........................
- » Tampico.........................
- * Porto-Plata.....................
- » Haïti...........................
- • Jamaïque...................
- » Barcel et P. Cab ..........
- • Rio Hacha..........................
- » Carth. et Savan.................
- » Maracaïbo .......................
- 15 .. à 16 ..
- 12 .. 13 ..
- 9 50 10 ..
- 8 90 9 ..
- 9 50 9 65
- 8 .. 8 25
- 5 50 5 60
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- 7 25 8 25
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- 5 25
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- 3 75 4 ..
- 4 .. .5 .
- 13 .. 14 ..
- 4 ..
- 4 .. 4 50
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- 6 .. 8 ..
- 15 .. 17 ..
- 9 50 11 ..
- 11 .. 12 ..
- 6 .. 7 ..
- 6 .. 8 ..
- 8 .. 10 ..
- 70 .. 75 ..
- 12 .. 14 ..
- « Fustet......................100 k.
- » .........................50 k.
- » Bahia...............................
- » Corint o............................
- * Amapala.........................50 kil.
- Rouge Brésil Bahia..................
- » Calliatour.....................100 k.
- Rouge Lima.....•..............50 kil.
- » Ste-Marthe........................
- » Brési’.let..........................
- » Sandal................. 100 k.
- » Sapan.................... 50 k.
- » Quebracho............... 1000 k.
- » Pernamb..................50 k.
- Jaune ou gamb. pressé ............... 23 . 24 ..
- Coehenille
- On cote : 1/2 kil.
- Ténériffezacatille................. 1 60 2 ..
- Ténérife grise........................ î 50 1 80
- Cureuma
- Bengale..................50 kilos. 13 50 15 ..
- Java, Mad,, Pond...................... M .........
- Dividivi
- On cote les 50 kil ................... 9 .. 13 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
- On cote actuellement : Beng. sur v. et bl. ...
- » fin viol, et pourpre.
- » beau viol, et dito............
- • bon violet ...................
- » moyen violet.................... » bon violet rouge................................
- » bon moy. v. roug.................
- » fin rouge ...................
- » bon dito.....................
- » bon à fin cuiv...............
- » cuiv. ord. et bas..............
- Java................................
- Kurpah..............................
- Madras .............................
- Manille.............................
- Caraque ............................
- Guatemala flor......................
- » sobré ........................
- . bon à fin cor.................
- » cor. ord. à bas ..............
- N -Gren fin et surfin..........1/2 k
- bon à beau.....................
- » ord. et moyen..................
- 8 60 8 75
- 8 .. 8 25
- 7 75 8 ..
- 6 50 6 75
- 5 50 5 75
- 6 25 6 25
- 6 .. 6 50
- 6 50 6 75
- 5 50 5 75
- 4 .. 5 25
- 3 50 4 75
- 5 .. 10 ..
- 2 50 5 ..
- 2 .. 4 50
- 1 50 3 ..
- 2 .. 5 ..
- 5 50 6 .
- 4 .. 5 25
- 4 .. 5 25
- 2 .. 3 ..
- 7 .. 7 50
- 5 50 6 50
- 3 50 4 50
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- Cap-Vert ........................ M
- Mers du Sud................. .... .. ..
- Madagascar. .......................... M ..
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- Numéro 24
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- Journal des Industries tinctoriales et textiles. V.
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- e= ” =...===
- PERFECTIONNEMENTS
- ET PROCÉDÉS NOUVEAUX.
- Nous donnons sous ce titre et sans discussion l’analyse des brevets de nature à intéresser nos lecteurs.
- SYSTÈME DE MACHINE A BROSSER et laver les tapis Par M. Ernest Delacommune
- Le but de celte machine est de remplacer le travail manuel fait à la brosse, par un travail mécanique plus rapide, plus facile ; plus régulier et mieux fait, soit pour le brossage à sec ou pour le lavage des tissus, tapis, vêtements, etc.
- Le système se compose essentiellement d’une brosse tournant sur son axe et actionnée soit à la main, soit par un moteur quelconque. Cette brosse qui est faite en matière quelconque, végétale, animale ou métallique, frotte sur une table plane, concave ou convexe ; la table ou la brosse peuvent être mobiles, s’élever ou s’abaisser mécaniquement, pour donner plus ou moins de pression, soit plus ou moins de frottement.
- •Lorsqu’il s’agit du lavage, le liquide vient se projeter sur la brosse par un tube raccordé à un bac supérieur. Le tissu plonge avant et après l’opération dans deux bacs inférieurs logés à la base, à l’avant et à l’arrière de la brosse. Le tissu peut également être lavé sans
- plonger dans les bacs susmentionnés, ceux-ci servant alors à récupérer les eaux savonneuses qui ont servi à un premier lavage et peuvent être à nouveau utilisées.
- SYSTÈME D’APPAREIL pour imprégner de liquides quelconques les matières textiles en écheveaux
- Par M. Adolphe-Clément Marot, fils
- Jusqu’à présent, le mordançage en éche-veaux de coton ou au autres matières textiles, ainsi que la teinture en bain réduit, se font, de préférence, par foulage dans des terrines, par la pression des mains, de façon à bien les imprimer sans les détériorer.
- Une autre méthode consiste à mettre dans un cuvier la teinture et la marchandise, puis de la piétiner.
- La première manière de procéder est très bonne, mais très coûteuse. La seconde est p us économique, mais elle présente l’inconvénient d’emmêler les fils, et ensuite il est très difficile que le piétinage soit régulièrement fait.
- Le système d’appareil se rapportant à la présente invention, offre l’avantage de teindre rapidement en bain réduit [en obtenant une humidification parfaite à la fibre végétale, que ce soit un bain de mordançage de teinture, sans jamais emmêler les fils.
- Ce système d’appareil se compose d’une cuve comportant à sa partie inférieure un tuyau pour l’arrivée de la teinture, un tuyau pour l’arrivée de la vapeur et un robinet de vidange. La cuve est traversée dans toute sa longueur par un arbre moteur sur lequel sont calées des joues réunies par des entretoises formées de barres métalliques avec ou sans cloisons composées de plaques perforées, le tout rayonnant du centre à la circonférence.
- Dans chacun des secteurs formés par les entretoises se trouve un cylindre constitué par des fonds fermant ainsi l’enveloppe perforée et muni en son centre d’un noyau en tôle perforée.
- Ces cylindres sont amovibles et montés à
- cet effet sur les jous au moyen de pivots dont l’un forme loquet à ressort ; ils tournent dans la cuve avec l’autre comme centre.
- Quand on veut humidifier la fibre végétale, que ce soit un bain de mordançage, de teinture, etc., on place les écheveaux dans les cylindres entre l’enveloppe et le noyau. Après que le chargement est fait, on replace les fonds perforés, puis on introduit les cylindres dans la machine en engageant d’abord le loquet à ressort dans la joue correspondante, puis on fixe le pivot opposé.
- Le chargement étant fait, on met la machine en marche en actionnant l’arbre de toute manière voulue. Puis, on introduit aussi vite que possible, par la conduite correspondante, le bain dont doivent être imprégnés les fils et on a soin de régler la marche de manière que ces fils ne soient pas fouettés par le liquide. On fait également arriver la vapeur par son tuyau propre. Les cylindres tournant autour de l’arbre et sur eux-mêmes assurent un travail parfaitement régulier
- Pour imprégner en bain réduit, il importe d’établir la cuve aussi réduite que possible, de manière que le bain soit utilisé presque complètement. Pour la teinture en bain plein, on peut faire la cuve de toutes dimensions.
- NOUVEL ARTICLE OU PRODUIT PERFECTIONNÉ spécialement applicable au catissage ou apprêt du drap, du « drap italien », de la doublure d’alpaga et autres tissus semblables
- Par MM. John Kirk, Robert Samuel Kirk, Arthur Kirk et Benjamin Lée.
- Le nouvel article ou produit perfectionné est destiné' principalement à remplacer les cartons de catissage ou cartons employés jusqu’à présent pour l’apprêt du drap, du « drap italien », des doublures d’alpaga et autres tissus semblables et qui à cet effet doivent présenter une surface lisse ininterrompue au tissu et ne doivent pas être susceptibles d’être endommagés par l’apprêt, ni détériorer le tissu. Le produit peut être appliqué aussi comme carton à dessins dans les métiers à tisser et comme cartons perforés dans les
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- instruments de musique pour produire le son. Il peut servir aussi pour faire des cloisons, des tapis de parquet, etc.
- L’article se compose d’une matière fibreuse, recouverte d’une couche, couverture ou surface de papier, caoutchouc, gutta-percha ou autre matière semblable, sur l’un ou sur les deux côtés, appliquée de manière à former une surface solide et lisse.
- PERFECTIONNEMENTS aux appareils servant à l'étiragedes matières textiles
- Par M. Emile Meunier
- Les perfectionnements visés par la présente invention ont plus spécialement pour but d’augmenter notablement l’étirage de la matière textile dans les appareils préparatoires, tels notamment que les stuffing-box circulaires et ceux avec vis et cames, généralement employés à cet usage ; cette augmentation de l’étirage ayant pour avantage de fournir des mèches très régulières avec des matières défectueuses et de permettre un grand doublage des nappes employées, tout en réduisant le {nombre des passages de la matière dans ces appareils.
- Ces avantages sont obtenus par l’application d’un peigne hérisson avec ou 'sans enfonceur ou rouleau lisse, placé près des barrettes du tambour d’un gill circulaire, pour alimenter cette machine et préparer la matière textile qui s’étire par l’entraînement des barrettes du tambour, ou bien l’application du peigne hérisson avec ou sans enfonceur ou rouleau lisse, placé près des barrettes d’un gill ordinaire avec vis et cames ou appareil analogue, pour alimenter ces dites barrettes et effectuer un ce-tain étirage entre ledit peigne et les barrettes de cet appareil. Ces organes remplacent, dans les deux cas, les cylindres alimentaires cannelés ou lisses qui transportent la matière textile aux barrettes du Gill avec camesou autres Gill circulaires avec barrettes.
- MOIRE RENAISSANCE
- Par MM. Bennet, Ramel, Savigny, Giraud et Mornas, manufacturiers
- Le produit nouveau dont ces messieurs revendiquent la propriété, est une modification d’une étoffe bien connue appelée « moire antique » et présentant avec elle des différences assez caractéristiques pour qu’au premier aspect on puisse les distinguer l’une de l’autre.
- Dans la moire antique, l’effet du moirage est constitué par des nervures ou filets de formes essentiellement irrégulières et d’un aspect très brillant tranchant sur le fond de l’étoffe. Dans la moire renaissance, par contre, le fond lui-même de l’étoffe est changé et n’est plus constitué que de parties brillantes et de parties mates en plaques irrégulières séparées par les nervures ou filets brillants de la moire antique.
- Cette nouuelle moire peut être obtenue sur
- toutes étoffes destinées à être moirées et indépendamment de tout mode de tissage.
- Le procédé consiste à traiter l’étoffe pour moire antique, puis à faire disparaître le moirage par un des moyens connus à la disposition des moireurs, et enfin à comprimer à nouveau l’étoffe avec un appareil connu, tel que les calandres, presses, etc.
- MACHINE A DÉCORTIQUER le genêt et la ramie dénommée « La Rennée » Par MM. Eugène Célestin Tricolet et Jean-Baptiste Guigues.
- Le genêt ou la ramie se place dans la trémie de la machine, il ou elle descend de son propre poids entre deux cylindres cannelés qui tournent l’un vers l’autre et, grâce à des ressorts sont susceptibles de s’écarter au gré de la grosseur des-bois. Des deux cylindres cannelés, la matière tombe sur des petites brosses cylindriques à crin qui tournent aussi l’une vers l’autre, mais avec une vitesse cinq fois plus grande et qui détachent les pellicules des bois qui passent entre. Plus bas se trouvent maintenant les deux grandes brosses de décortiquage, tournant à la même vitesse que les petites, mais en sens contraire, c’est-à-dire en s’éloignant l’une de l’autre par le haut; elles détachent les fibres qui ne peuvent s’enrouler sur elles par suite de deux lames de tôle, une de chaque côté de la paire de brosses, sur lesquelles lames, inclinées, glisseront les fibres et s’éloigneront des brosses. Les bois continuant leur mouvement de descente viennent finalement s’engager entre deux rouleaux ou cylindres qui tournent 4 la même vitesse et dans le même sens que les rouleaux cannelés du haut.
- (Reproduction interdite).
- OBSERVATIONS PRATIQUES sur l’Azurage des blancs et la Teinture en toute couleur des filets pour couvertures et châles.
- Il n’est pas suffisant, lorsqu’il s’agit d’obtenir un beau blanc, de soufrer les fils dégraissés ; c'est cependant le mode de procéder presque toujours employé, mais qui conserve à la laine son ton naturel un peu jaune, tout en lui donnant plus d’éclat et de vivacité.
- Si le fabricant désire un blanc réellement beau, il fait azurer les fils avant le soufrage dans un bain légèrement bleuté.
- Comme colorant, on employait autrefois, à cet effet, le violet soluble à l’alcool, combiné à la pourpre française : ces deux matières colorantes étaient délayées au bouillon dans un bain de savon et l’on donnait de cette dissolution autant qu’il était nécessaire au bain de teinture.
- Le violet soluble à l’alcool était un excellent produit bien approprié à cet usage spécial ; malheureusement, il ne se trouve plus dans le commerce, probablement parce que la
- vente, réduite à la portion congrue, puisqu’il ne servait plus qu’à l’azurage, ne payait plus les frais de fabrication. On dut alors recourir à l’emploi des violet méthyl, que l’on employa seuls ou mélangés à la pourpre. Mais comme tous les violets méthyl ne sont pas également bons pour l’emploi précité, on dut faire de nombreux essais dans les ateliers d’azurage, et c’est le violet N° 350 N, de Poirrier et Dal-sace, qui se comporta le mieux pour produire un beau blanc azuré.
- Le bain d'azurage est monté avec un bon savon et doit avoir de 50 à 57° C. Les fils cardés sont dégraissés d’habitude avant teinture : les peignés et les trames, au contraire, ne sont ni recuits, ni dégraissés ; le peu de savon qui se trouve dans la barque, suffisant pour enlever le peu d’impuretés et de corps gras qui pourraient rester dans le fil. On lisse les fils 10 à 15 fois sans s’arrêter et les sort vivement ; si l’ouvrier a obtenu, dès l’abord, la hauteur de ton voulu, qui ne devra jamais être bien intense, puisque le soufrage exaltera encore le ton, il démontera sur les bâtons et essorera à fond. Le passage du fil, de la barque de teinture à l’essoreuse, se fera vivement et si l’essoreuse se trouve à quelque distance de la barque, il ne sera pas inutile, pour faire la manœuvre, de donner un homme de plus aux deux teinturiers qui auront manié la laine dans la barque d’azurage : plus on ira vite dans l'essorage après teinture, moins on aura à craindre les inégalités, les marbrures sur le fil.
- Il convient aussi de ne pas laisser traîner les écheveaux sur les bâtons au sortir du bain, ne fut-ce qu’un instant ; on empêchera ainsi la formation de poches, c’est-à-dire que le liquide du bain ne descendra pas le long de l'écheveau pour se ramasser à son extrémité inférieure : ce liquide contenant toujours encore un peu de colorant, foncerait la queue de l’écheveau.
- Mais comme, malgré tout, les derniers bâtons seront toujours plus longtemps garnis que ceux que l’on aura, dès l’abord, dégarnis, il est prudent de tordre provisoirement à la main, une première fois, les fils, au fur et à mesure qu’ils sortent du bain.
- Si l’azurage ressortait trop plein, on démonte sur un bain de savon tiède : les malunis se démontent de la même façon et l’on corrige ensuite sur un bain très peu chargé.
- Le désoufrage sur bain de savon et d’ammoniaque, ou d’ammoniaque seul, dégrade légèrement l’avivage : mais ce désoufrage est néanmoins indispensable dans la généralité des cas, à cause de l’action destructive de l’acide sulfureux sur certaines couleurs qui pourraient entrer dans les combinaisons du tissage.
- Pour assurer d’une manière parfaitement égale les têtes de fil déjà soufrées, on ajoute à l’eau tiède, non seulement le violet, mais encore un peu de savon, quoique bien moins que lorsqu’on azuré avant soufrage. Le savon a pour but de faire monter lentement et éga-
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- lement le colorant. Mais l’azurage avant soufrage est bien plus vif que celui opéré après.
- Les pièces se comportentexactementcomme le fil : presque toujours, on se contente de les soufrer, mais elles ressortent mieux lorsqu’elles sont azurées.
- Le [procédé le plus généralement employé est de mouiller les pièces à fond, puis de leur faire faire quelques tours, bien tenues au large, sur un bain tiède à 30° C., contenant un peu du colorant mentionné, puis de les essorer incontinent.
- L’azurage avantsoufrage donne, tout comme pour le fil, de meilleurs résultats, et cependant, ce procédé est bien moins employé. Le tissu, au sortir de la dégraisseuse, est azuré sur une machine à teindre. On proportionne le savon à donner suivant la nature de l'étoffe et la teneur en eau du bac, sans qu'il soit possible de donner des proportions bien déterminées : le bain doit avoir un toucher onctueux, gras, et bien mousser. Le tissu tourne dans le bain environ un quart d’heure et l’ouvrier échantillonne au bout de ce temps. Les machines à teindre sont construites de telle façon et la contenance eu liquide des bacs est réduite au point qu’il est impossible de rajouter du colorant pendant que les pièces tournent, sous peine de les voir marbrer ; il faut, chaque fois, les sortir avant toute nouvelle garniture.
- Pour éviter, autant que possible, ce travail, il est utile, avant d’entrer les pièces, d’échantillonner en prenant une petite chiquette de l’étoffe à teindre, que l'ouvrier trempera un instant dans le bain monté ; il regarnira au besoin le bain, jusqu’au moment où son échantillon ressortira conforme au type demandé.
- Il faut certainement un peu d’exercice et d’expérience pour procéder ainsi et arriver du coup à monter convenablement un bain, niais c’est la seule méthode pratique à recom-mander et qui peut également s’appliquer à l’azurage des fils. Une fois 1 opération finie, on vide le bain de teinture pour donner l’eau de rinçage où les pièces sont rincées sur un autre bac mécanique. Ce dernier procédé est préférable, si l’on doit continuer à azurer d’autres pièces : il y a ainsi une économie de savon. Le traitement n’est donc pas tout à fait pareil à celui que subit le fil qui est laissé sur le savon.
- Les lisières et les têtes des couvertures blanches sont généralement teintes en écarlate, rose ou bleu clair. L’écarlate s obtient généralement par la cochenille dans un bain monté avec 6 2/3 % de tartre, 5 1/2 % sulfate d’alumine, 2 1/2 % de composition d’étain, 1 2/3 % de sel d’étain et 3 1/3 % d’acide citrique.
- Les proportions de cochenille varient sui-Vant la qualité de cette dernière et l’intensité de la nuance demandée.
- Cette écarlate n'est pas, à la vérité, aussi vive que celle obtenue pour 3 1/3 % acide oxa-ique et 1 2/3 % sel d’étain, mais on le pré-fere à cause de sa grande résistance au foulon.
- Pour les roses, on emploie souvent la rho-
- damine B; pour empêcher le colorant de couler, il faut avoir grand soin de bien dégraisser et de bien rincer le fil avant teinture.
- Pour obtenir le ton bleu clair très vif, il ne faut songer qu’à l’emploi des bleus alcalins : c’est la couleur la plus convenable pour lisières, à la condition qu’elle ne soit pas appliquée d’un seul coup, mais bien par deux deux ou trois additions successives : cette opération rend l’union du colorant avec la fibre, plus intime et partant plus solide.
- Dans la fabrication des châles de voyage, on emploie, outre les couleurs mentionnées pour lisières de couvertures, principalement le noir, le vert, l’orange. Cette dernière nuance s’obtient dans le bain monté comme nous l’avons précédemment indiqué pour l’écarlate et l’on ajoute simplement, à une plus petite quantité de cochenille, une relativementgrande quantité de flavin (matière colorante pure du quercitron).
- Il est rare de voir des lisières uniquement jaunes et cette couleur ne s’emploie guère que mariée dans les châles avec d’autres nuances. Tous les colorants verts ne sont pas également bons pour bordures.
- Je teins, depuis nombre d’années déjà, mes fils pour bordures avec le vert lumière SF et tartrazine, deux produits de la « Badische ». Les châles à bordures vertes seront manutentionnés avec beaucoup de précaution ; il ne faut pas les laisser sur humidité, et s’il n’est pas possible de faire autrement, il convient, après les avoir dégorgés, de les piquer immédiatement d’acide. Si le dégorgeage est trop fort, une partie de vert lumière SF disparaît tout aussi bien que le bleu alcalin et il ne reste qu'une nuance terne où la tartrazine prédomine.
- Mais comme pour les bleus alcalins, la nuance reprend son intensité et sa vivacité, si on la touche d’acide. Si par un accident quelconque, elle était trop tombée, il conviendrait de remplacer l’acide sulfurique par l’acide oxalique plus efficace : mais ce ne sera qu'exceptionnellement. Dans la plupart des cas, l’acide sulfurique suffit amplement.
- D’un autre côté, on ne procédera au soufrage qu’avec beaucoup de précaution ; les châles ne devront pas séjourner au-delà de 1-1 1/2 heure dans le soufroir : le vert lumière SF se dégrade rapidement au bout de ce temps et le ton jaune de la tartrazine finit par prédominer.
- Si la bordure oulisière est en vert teint comme nous venons de le dire) il ne faudra pas songer à l’azurage en pièce des blancs ; le vert se dégraderait et coulerait dans les blancs. Les bordures noires seulesconviennent pourchâles devant passer sur bain de teinture après tissage et ce sont les seules usitées dans la fabrique lorsqu’il s’agit de teinture en pièce pour n'importe quel genre de tissu. Autrefois on teignait ces lisières en bleu de cuve foncé; la teinture ultérieure du châle convertissait ce bleu en noir ou en une couleur qui pouvait être réputée et acceptée comme telle.
- Depuis que le procédé de teinture en noir d’alizarine a été considérablement simplifié, il a complètement remplacé ce mode de procéder et le bleu de cuve ne s’est conservé tout au plus que lorsqu'il s’agit de fonds blancs avec lisière bleu foncé. Cà et là on rencontre aussi des lisières de coton en rouge d'Andri-nople ou en blanc, préparées pour conserver leur nuance après le passage au bain de teinture ; d’autrefois encore les bordures sont en soie.
- Les fils pour couvertures doivent jouir d’une grande solidité et d’un toucher très moelleux, aussi le teinturier doit-il porter toute son attention à procéder à son travail le plus rapidement possible : un trop long bouillon raidit la fibre, la feutre et enlève ce veule, cet état ouvert qui forme toute la qualité commerciale d’une couverture.
- Quant à la teinture des filets, elle est relative au fond qui doit avoir la couverture. Ainsi le fond est-il blanc ou de toute autre nuance quelque peu tendre, il faudra teindre les filets foncés bien plus solidement que lorsqu’on aura à faire avec un fond moins délicat. Autrefois j’avais presque toujours recours aux couleurs d’alizarine pour mes teintures : petit à petit je les ai abandonnées ayant trouvé des colorants d’application directe atteignant parfaitement le but proposé, tout en m'économisant le temps et ne donnant du fil de meilleure qualité. L’essentiel est d’avoir une méthode fixe et invariable pour la teinture des diverses nuances qui devront se juxtaposer et une fois cette méthode établie, de ne jamais s’en écarter à moins d’en avoir rencontré une plus simple et plus grand teint.
- Regardons les diverses marques d’écarlate : l’écarlate brillante, l’écarlate Victoria, l’écarlate Palatin, par exemple, toutes se comporteront bien lorsqu’il s’agira d’échantillonner avec du Bordeaux, du brun, du vert foncé et autres nuances pleines, mais il y a réellement danger à les employer avec des nuances mode tendres. Il en est de même des diverses marques de Bordeaux, telle que l’amaranthe, le rouge solide, l’azorubin, etc. Leur emploi se fait il est vrai sur un grand pied, mais il ne s’agit en ce cas que d’une gomme obtenue par dégradation d’une seule et même nuance ou de juxtaposition de couleurs comme celles citées pour l’emploi des écarlates. Il ne nous reste donc plus qu’à nous assurer d’un écarlate et d’un bordeaux suffisamment solides pour pouvoir les associer sans danger au blanc ou à toute autre nuance claire et tendre : à cet effet, je me sers avec succès de l’écarlate diamine B (pour écarlate) et de l’écarlate diamine 3 B (pour bordeaux).
- L'écarlate diamine 3B qui donne un bor-" deaux très vif et très clair peut être mélangée avec des colorants teignant sur acide plus foncés : c’est ainsi, qu’après avoir égalisé la nuance, on ajoute au bain un peu d’acide acétique et suivant le cas, un atôme de tartre artificiel et l’on fonce avec le bleu breveté AJI et le violet acide solide A2R. Comme ces der-
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- niers virent très rapidement la nuance au bleu, il convient de donner une grande intensité au bain d’écarlate afin d’avoir suffisam -ment de ton jaune pour contrebalancer l’effet des colorants ajoutés. Mais il faut éviter de rajouter après coup de l’écarlate diamine : la teinture se prolonge trop par ce fait que la quantité plus qu’abondante d’acide du bain précipite la couleur sur le fil qui devient inégal et, si pour éviter cet inconvénient on survidait le bain pour rajouter de l’eau pure, les couleurs complémentaires blanches et violettes en souffriraient dans leur intensité. Il est plus simple quoique les résultats n’en soient pas aussi bons, si le teinturier est obligé de tâtonner pour en arriver à l’échantillon, de rajouter du jaune de chinoline.
- Pour teindre en écarlate diamine, point n’est besoin de rentrer sur bain préalablement bien rafraîchi ; si l’on a donné suffisamment de sulfate de soude et très peu d’acide acétique, on peut commencer de suite à teindre au bouillon. L’acide acétique nécessaire s’ajoute ensuite petit à petit, ce qui développe la coulur au fur et à mesure, lentement il est vrai, mais encore plus vite et plus sûrement que si l’acide avait été ajouté du coup et si l’on était rentré sur bain tiède simplement.
- L’écarlate diamine B donne aussi de jolies nuances fraise, surtout en combinaison avec l’azo-carmin et le violet acide solide. Il en est de même avec les colorants rose pleins et foncés nuancés avec la rhodamine.
- On obtient des nuances fraise de bon emploi mais cependant moins solides en mariant l’azocarmine et le jaune de chinoline et au besoin avec le cyanol extra ou le bleu breveté, ces deux derniers colorants surtout pour rabattre le ton. Si l’on veut obtenir des roses foncés jaunes bien vifs, il est essentiel d’ajouter un écarlate solide : la rhodamine et le jaune de chinoline seuls ne donnent la nuance désirée qu’en employant un excès de colorant d’où danger de couler et de marbrer.
- Les nuances jaunes très pures, tirant légèrement sur le rouge s’obtiennnent de préférence avec la tartrazine tandis que la chinoline fait tirer sur le vert mais ces deux colorants ne sont pas sans danger lorsqu’il s’agit de fonds blancs ; aussi vaut-il mieux employer le flavin si l’on veut être sans inquiétude à cet égard.
- Le jaune orange diamine, quoique moins vif donne également de bons résultats et réussit bien avec fonds blancs sans qu’il y ait danger de ternir ces derniers. L’addition d’un peu de rhodamine fait virer à l’orange rabattu. Quant àl‘oravgeII,onl‘emploi beaucoup pour nuances petit teint mais il serait préférable de ne pas l’employer dans la teinture des filets pour couvertures. Veut-on obtenir un nuançage très vif en orange, il vaut mieux employer le procédé décrit pour fils de bordures.
- Le bleu paon et les tons tendres tirant sur vert s’obtiennent avec le bleu breveté N,AJI et le cyanol extra. S’agit-il d’obtenir un vert bien plein et très vif, nous recommandons le vert lumière SF avec jaune de chinoline ou
- tartrazine suivant nuance; si l’on veut au contraire un bleu violet, c’est le violet alcalin qu’il faut employer. Souvent aussi le violet acide suffit amplement; il se nuance en ce cas avec larhodamine ou le violet acide solide A2R si l’on désire des tons plus rougeâtres. On a abandonné l’usage du violet méthyl quoique donnant des nuances plus vives parce que les teintures de quelque intensité coulent facilement et déchargent au frottement.
- Toutes les nuances imaginables, mode ou bleu marine s’obtiennent avec le bleu breveté AJI, le cyanol extra, le violet acide solide A2R le violet acide 6BN (de la Badische) l'azocarmin et le jaune chinoline ; ce jaune est sans inconvénient lorsqu’il est ajoutéen quantités minimes. S’agit-il de produire des tons plus corsés en jaune comme l’olive, le vert, le bronze, etc., on préfère recourir à la tar— trazine qui rend beaucoup plus que le jaune chinoline et qui se laisse unir bien plus facilement lorsqu’on l’emploie en quantités notables tandis qu’il unit difficilement si les quantités sont faibles. Les bruns s’obtiennent par une addition de substitut d’orseille. Pour noir on emploie le campêche ainsi que le noir de naphtylamine 4 B.
- Cette teinture s’obtient également avec un nombre considérable d’autres pigments semblables ou similaires.
- Les tons foncés et nourris qui ne s’emploient que comme filets ou comme dessins avec le blanc, se teignent autant que possible en couleurs d’alizarine et si le teinturier n’obtient pas directement la nuance voulue, il corrige avec les colorants teignant sur acide dont nous avons parlé.
- L’ouvrier qui veut savoir quelle méthode il devra employer pour une 'teinture déterminée, aura à sa disposition non seulement un type de fil à reproduire mais encore un échan-lillon de l'etoffe tissée à obtenir; ce n’est qu’ainsi qu’il pourra travailler avec quelque certitude.
- La teinture des châles se fait en général avec les matières colorantes énumérées dans celle des couvertures. Mais si le fil doit être plus fort pour châles à dessin, la teinture aux couleurs d’alizarine et à la cuve sera préférables : ces couleurs sont plus solides tout en ménageant d’avantage la fibre du châle. On comprendra aisément la nécessité de procéder ainsi, si l’on réfléchit que les châles se portent par tous les temps, sont exposés à toutes les intempéries des saisons et qu’au besoin ils subissent un nettoyage humide et que c’est là une raison majeure de n’employer que des couleurs non susceptibles de couler.
- On n’en demande pas tant aux couvertures en couleur : l’essentiel est qu’elles résistent bien au foulon et aux apprêts : dans le cas de l’affirmative elles suffiront amplement aux usages auxquels elles sont destinées. Le teinturier aime d’habitude à se servir de la cuve pour les fils de châles : il ne s’agit que de filets bleus dont le prix de manutention de petites quantités n’est pas sensiblement
- augmenté par cette manutention et la teinture se fait plus rapidement qu’avec les couleurs d’alizarine tout en donnant un fil plus solide.
- Les couleurs d’alizarine doivent d’ailleurs disparaître complètement de la palette du teinturier s’il s’agit de fils très fins : plus la teinture se fait rapidement dans ce cas, meilleur est le résultat. Quoique les châles fabriqués avec ces fils ne subissent qu’un simple lavage et que le temps qu’ils passent à la fou-leusene puisse pas compter, il faut néanmoins prendre les plus grandes précauttions dans le choix du mode de teinture lorsqu’il s’agit de mettre en contact le fil en couleur avec du blanc.
- L’écrivain eut un jour à fatre 2 ombrés à 3 tons chacun; il teignit le ton orange avec orange II et le ponceau avec écarlate 3R. Les ombres alternaient dans le tissu avec du blanc, et malgré toutes les précautions qu’il peut prendre dans le rinçage et l’acidulation après coup, le] blanc se trouva quand même sali par le deux nuances.
- Depuis il reprit ce travail mais n’employa pour l’orange que du flavin et de la cochenille, tandis que pour le ponceau il se servit d’écarlate diamine B. Cette fois il réussit à obtenir des blancs d’une pureté absolue.
- Il doit cependant avouer que le fil orange ainsi teint souffre énormément de l’opération surtout s’il est de grande finesse.
- Le flavin et la cochenille s’emploient du reste souvent, et très avantageusement, s’il ne s’agit que de châles unis où les coins seuls ont une autre couleur : on ne dégorge même pas ce genre spécial de tissus.
- Pour les châles très minces teints en pièce on emploie d'habitude le bain acide avec colorants s’unissant bien pour protéger les franges. Si la teinture se fait mécaniquement, l’on peu faire tourner de 60 à 70 mètres à la fois Si la longueur devait-êtr. moindre, il faudrait régler la machine, de manière à ralentir la course, sans quoi on arriverait infailliblement à feutrer les franges, un frottement un peu considérable du tissu contre les raquettes du moulinet mécanique produit aussi un féutrage plus intense que si l’on opérait à la main; mais malgré ces inconvénients on préfère le travail mécanique qui permet d’unir plus ra-pidement.
- Disons cependant que les châles rangé® aux quatre côtés ne peuvent être teints de cette manière, les franges des côtés les plus longs seraient trop vite détériorés par le frot tement. Même en opérant à la main, il fau prendre beaucoup de précaution pour ne p35 faire marcher le moulinet trop vite et quel bain n’arrive tout au plus qu’au frémissement' Les couleurs modes se teignent très vite et 1e teinturier a un grand nombre de colorants9 sa disposition à cet effet.
- Pour bleu de ciel on emploie le bleu victo
- (1) 1 kil. bleu Victoria dissous dans le bal bouillant avec 5 kil. sulfate d’alumine, ajou... le sulfate de soude suivant besoin et raff chir avant teinture.
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- CO
- ria B et 4 R (de la Badische) (I) ; l’écarlate se fait très rapidement en employant l’orange II et la rhodamine B : ce n’est pas le procédé le plus économique sans doute, mais il donne une nuance très belle.
- La teinture en écarlate se fait mieux si le teinturier a à sa disposition un vieux bain, et s’il n’en a pas, il agira sagement en en montant un artificiellement. Même recommandation pour le Boreeaux. Cette dernière nuance unit encore moins bien sur bain neuf que l’écarlate, et l’on économise énormément de temps en se servant d’un vieux bain justement à cause de la facilité d’unisson. Les oranges et écarlates ordinaires sont montés sur bain neuf pour 40-50 kil. de fibre avec 1 1/8 kil. de sel, 1 1/8 kil. acide sulfurique et 7 1(2— 10 kil. de sultate de soude. Pour les passes suivantes, on supprime jusqu’à 575 gr. de sel et d’acide sulfurique et de 5-6 kil. de sulfate de soude.
- Les lisières blanches ou rouges d'andrinople sur coton conservent généralement bien leurs nuances'primitives si la teinture se fait sur un bain acide bien monté. S’il s’agit de teinture en noir, il faut prendre ses précautions pour que le noir de campêche, de naphtylamine, le noir de laine ou autre ne teintent pas les fils de coton blancs et ne rabattent pas la nuance rouge d’andrinople. Le plus simple serait de n’employer qu’un colorant donnant directe ment le noir. Si le teinturier a misla main sur un tel colorant, il arrive le plus souvent à nettoyer le coton teinté, en passant le châle pour le dégorger dans un bain tiède de 500 litres d’eau avec 3 litres d’hyposulfitedesoude (durée 10 m. à 1/2 heure), puis rinçant à l'evu pure.
- Pour éviter ce traitement supplémentaire et pour obtenir d’un autre coté des effets plus tranchés de rayures qui sont ce que l’on re- i cherche le plus dans un châle, je fais mon noir pour 66 kil. de fil peigné avec 3 kil. de vert acide 5 G (Casella), 2 kil. violet acide 2 B (Badische) et 300 gr. orange II : durée 1 h. 1/4. Suivant échantillon je corrige à l’un des trois colorants précités.
- Contrairement au fil que l’on teint en vert avec le vert lumière ST, les châles se teignent de préférence avec le vert acide 5 G combiné avec la chinoline et la tartrazine.
- Je ferai remarquer que pour éviter les faux plis, il convient de ne pas laisser les châles encore chauds sur le moulinet et de les éventer sitôt l'échantillonnage terminé. Le passage à l’essoreuse produit également ces plis et il vaut mieux ranger les châles sur chevalets sans essorer et les y laisser égoutter.
- (Osterr. Wollemy Leinen Industrie.)
- L’EXTRACTION DES TACHES D HUILE des fils de lin et de coton et des étoffes
- Pendant la filature et le tissage du coton, il arrive fréquemment que des gouttes d’huile tombent des machines sur les tissus et pro
- duisent des taches qu’il est très difficile de faire disparaître. Ces taches ne s’en vont pas au lavage avec du) savon, et souvent la benzine, qu’on emploie généralement à cet usage, ne donne que des résultats imparfaits et peu durables. Le blanchiment ne fait que fortifier les taches et les rend plus apparentes. MM. T. Fergusen et L. S. Mc Meekin proposant de baigner les fils ou les tissus tachés dans un liquide capable de dissoudre les huiles. Ce liquide est ainsi composé :
- 10 à 15 gallons d’eau
- 8 1b de savon
- 4 » d’ammoniaque ou de sel de soude
- 2 » de savon ammoniacal
- I pinte d’huile
- On peut employer du savon d’huile de lin, d’huile d’olive ou du savon mou ordinaire. L’huile qui servira à la préparation peut être, suivant la nature des taches, de l’huile de jaspe, de paraffine, de résine, d’aniline, de toluïdine, de phénol ou d’équivalents et de combinaisons de ces huiles. Les proportions peuvent être changées suivant' les besoins. Les huiles d’aniline, de phénol et de toluïdine sont spécialement applicables aux taches qui proviennent d’huiles minérales. On immerge les fils ou le tissu dans le liquide de 5 à 12 heures, jusqu’à ce que le résultat soit atteint. Ce procédé libère, non seulement le tissu des taches d’huile, mais il en améliore encore la surface et l’apprêt. La recette est à peu près identique à celle de M. E. Schweitzer qui a obtenu une médaille de la Société de Mulhouse.
- ( The Dyor and Calico Printer.)
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- LA CHIMIE APPLIQUÉE AUX TISSUS
- Le 4 novembre dernier, M. Eug. Acker-mann, ingénieur-chimiste à Calais, a commencé une série de conférences de chimie appliquée aux tissus.
- Voici d’après le Bulletin mensuel le résumé de cette intéressante conférence :
- D’abord, le conférencier fait ressortir que l'une des branches les plus importantes de l’industrie textile, l’ « apprêt »,n’a encore fait, en France du moins, l’objet d’un cours spécial. Cette branche était à tort considérée comme partie accessoire et les diverses publications techniques n’en parlent pas beaucoup.
- L’apprêt comprend d’une manière générale l’ensemble des opérations qui donnent à un tissu l’aspect et le toucher les mieux appropriés à son usage. Il est le complément indispensable de la fabrication des tissus et des opérations de teinture et d’impression.
- Les qualités que l’on demande à l’apprêt sont très diverses ; elles varient avec les articles. Suivant les cas, on cherche à donner aux tissus de la souplesse, du moelleux, de la main, de la fermeté, de la carte, du lustre, du glacé, du moiré, etc., ou plusieurs de ces qualités réunies. Chacun de ces essais nécessite des traitements différents que le conférencier
- passe en revue ; il nécessite également l’adjonction de substances spéciales, telles que l’amidon, la colle, la gomme, la dextrine.
- M. Ackermann fait ressortir combien la préparation des apprêts est une Opération délicate, demandant de grands soins et une certaine expérience, de manière à les obtenir bien homogènes et avec le degré de consistance voulue.
- Le fond de l’apprêt est toujours la matière épaississante; les autres matières ne lui sont ajoutées que pour en modifier les qualités. Le choix des matières n’est pas indifférent, selon lerèsultat que l’on désire obtenir : ainsi, la fécule donne un apprêt moelleux ; l’amidon un apprêt sec, dur et raide; la dextrine un apprêt mou. On devra mélanger ces matières entre elles, pour obtenir des propriété intermédiaires. La manière de cuire, ainsi que le degré de cuisson, a une influence très marquée sur la qualité de l’apprêt. On ne peut donner que les règles générales : un apprentissage est absolument nécessaire pour arriver à composer un apprêt convenable pour tel ou tel ti-su, pour cacher tel ou tel défaut et pour lui donner telle ou telle qualité.
- « Les tulles » sont apprêtés avec de l‘em-pis d’amidon de blé pur, ou mêlé avec de la gomme adragante. Ils sont tendus sur des cidres, et on passe l’apprêt sur leur surface, au moyen d’une brosse , jusqu’à ce qu’ils soient secs, ce qui est relativement fait rapidement, l’atelier étant à 40° C. Le travail manuel est encore plus répandu; cependant quelques maisons étrangères emploient des machines à brosses tournantes et à ventilation réglée.
- On varie la composition et la cuisson de l’apprêt, suivant le résultat à obtenir et la variété du tissu à traiter; ce qu’on cherche surtout dans l’apprêt du tulle, c’est à donner du garnissage aux fils et de la carte au tissu.
- Maintenant en ce qui concerne les tissus de soie, l’apprêt amylacé n’est plus autant employé que jadis; on le remplace par la gomme adragante, la colle de poisson, des dissolutions de cire et de paraffine dans la benzine, des dissolutions de gomme laque, etc.
- Le conférencier insistera plus tard, spécialement sur l’apprêt des tulles, soit à l’amidon de blé pur, soit à la gomme adragante.
- Il passe ensuite en revue les diverses substances employées dans les apprêts, substances groupées d’après leurs propriétés au point de vue spécial des apprêts :
- Epaississants proprement dits rendent le tissuplus rigide et augmentant son épaisseur : « albumine, amidons de céréales, (blé, maïs, orge, châtaigne), dextrines, farines diverses, fécule de pommes de terre, gélatine, gommes diverses ». Les gommes du Sénégal principalement donnent des dissolutions claires et sunt employées pour l’apprêt des tissus légers. La gomme adragante ne ternit pas les couleurs et donne du corps sans raideur ; mais c’est aussi la plus cher. Quant aux colles
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- fortes, elles donnent bien plus de dureté que les autres.
- Substances adoucissantes , encollantes ou hygrométriques, telles que : « chlorure de zinc, chlorure de calcium, glucose, huile de cacao, matières grasses en général, stéarines, suifs, cires blanches et jaunes, blanc de baleine, gelée de lichen d’Islande.
- Parmi ces différentes substances, c’est la glycérine qui rend le tissu plus doux et régularise l’humectage, elle adoucit d’ailleurs toute espèce de parement mais le rend un peu plus hygrométrique.
- Les matières grasses facilitant l’adhésion du parement sur les tambours sécheurs. Elles sont employées principalement pour les genres lustrés et glacés.
- Les chlorures de zinc, de calcium, jouent un rôle hygrométrique et ne doivent être employés qu’en petite quantité.
- Substances destinées à donner du poids : « carbonate de baryte, sulfate de baryte, craie, gypse, stéatite, sulfate de plomb, de soude, etc.
- Pour les tissus blancs, les matières chargeantes doivent être en poudre très fine et très blanche, insolubles dans l’eau et même dans les agents ordinaires de l’apprêt ; afin ne pas être vénéneuses.
- Substances destinées à colorer : « azur de cobalt, bleus d’aniline, de cobalt, d’indigo, de prusse, carmin, puis en général toute matière minérale réduite en poudre fine et enfin les outremers bleus, roses, verts et violets. »
- Pour les tissus couleurs, l’emploi des matières minérales relevant le ton est efficace. Il en est de même pour corriger le ton jaunâtre du blanc par une addition de bleu.
- Substances antiseptiques : « acide borique, alun, borax, sulfate de zinc et d’alumine, acide salicylique, etc. »
- Ce sont les matières organiques azotées qui donnent lieu à l’altération de la fibre, c’est-à-dire des moisissures. Les antiseptiques s’opposent au développement des germes et à leur multiplication.
- Il est important de remarquer qu’au point de vue hygiénique, il n’est pas indifférent d’employer l’un ou l’autre de ces deux corps.
- Substances tendant à rendre les tissus plus ou moins imperméables, telles que « alun, carbonate de magnésie, cires, matières grasses de toute nature, résines, sels d’alumine, stéarine. » Bien entendu, on ne s’occupera ici que des matières qui rendent imperméables les fibres d’un tissu et non l’ensemble du tissu.
- Ce n’est que pour mémoire qu’il est parlé des substances diminuant le degré de combustibilité du tissu, ainsi que de celles qui, par application, donnent un éclat métallique ou nacré.
- Après un examen rapide de ces subtances, M. Ackerman donne quelques détails sur l’amidon, il montre que de toutes les substances employées dans les apprêts, c’est l’amidon et ses dérivés qui jouent le plus grand rôle, que ce soit à l’état d’amidon de blé ou d’une autre céréale, c’est presque toujours le fécu
- lent que l’on a sous la main qui sert à empeser.
- Au point de vue chimique, les expressions d’amidon et de fécules sont synonymes ; mais commercialement, on a l’habitude de donner à ce corps le nom d’amidon lorsqu’il est retiré des autres parties de la plante.
- L’amidon destiné aux apprêts doit être choisi suivant les genres à traiter, mais il faut se méfier surtout des amidons insuffisamment lavés et non complètement débarrassés de leur gluten ; ce sont ceux-là qui donnent le plus facilement prise aux moississures, outre qu’ils s’aigrissent rapidement et peuvent ainsi dans les tissus colorés ou imprimés détruire la matière colorante.
- L’amidon se présente toujours sous forme de grains, variables de forme et de grosseur, suivant les plantes qui le fournissent ; mélangé à environ 12 à 15 fois son poids d'eau, il commence à se gonfler vers 40° C., les grains augmentent de volume, le liquide s’épaissit et enfin, les couches externes éclatent et forment alors l’empois.
- Une transformation intéressante de l’amidon et sur laquelle il est bon d’insister est celle qui se produit par l’action des dissolutions de soude ou de potasse. L’amidon traité par la soude et fortement travaillé constitue, à froid, un empois d’autant plus épais que la soude est plus concentrée. L’opération est terminée au bout de 2 heures environ ; on peut alors neutraliser cet empois par l’addition d’acide et l’amener à n’importe quelle consistance.
- Une de ses grandes qualités est de former un apprêt que l’eau ne peut plus enlever. Il est de plus sans influence sur les couleurs, quand il est bien neutralisé, il se prête diffi— lement aux moisissures.
- INTERPRÉTATION JURIDIQUE
- DE LA
- Loi sur les brevets aux États-Unis
- (Matières colorantes artificielles} (Dr H. Schwritzer, à New-York)
- Le juge Townsendde « Circuit-Const ofthe UnitedStates, Southern District ofNew-York» après mûre réflexion (9 mois) a enfin rendu son arrêt sur l’instance « Acid Magenta » : Intervenaient dans le procès comme demandeurs, les représentants de la firme Read-Hol-liday and Sons et comme défendeurs le Hoech-ster Farbwerke; la demande se basait sur le brevet américain n 250, 247 du 18 novembre 1881, et la revendication du brevet a pour titre : « The sulfo conjugated compound of rosaniline, possessing theproperties speci-fied, as a new article of manufacture »
- Ce jugement contient des considérants de haute importance au point de vue de la mention « unknown équivalents » mention si élastique surtout lorsqu’il s’agit de brevets d’inventions ayant trait à la chimie et nous croyons intéresser nos lecteurs en entrant
- dans quelques détails un peu circonstanciés sur le procès en question.
- L’office de brevets américains délivra en 1881 une patente à John Holliday pour la préparation de matières colorantes rouges tirées de la fuchsine, de la rosaniline, etc., par la sulfuration et dont la caractéristique essentielle était de pouvoir teindre la laine sur bain acide en une nuance identique à la matière première ayant servi à leur préparation. Ce brevet fut bien vite contesté et une polémique très vive et très longue s’engagea entre Read Holliday and Sons et la Badische aniline und Soda Fabrick : la contestation fut finalement tranchée judiciairement en’faveur de Holliday. Dans le jugement qui fut rendu à cette époque par Wallace, on prononça la validité du brevet et l’on stipula que le produit obtenu suivant l'énoncé du brevet était suffisamment décrit et caractérisé.
- Plus récemment la fabrique de matières colorantes de Hœchst offrit à la consommation américaine sous le nom de « New Acid Magenta » un nouveau colorant qui n’est autre que le sulfo acide du triamido tri-ortho tolyl-carbinol, de la rosaniline avec 22 atomes de carbone préparée d’après la synthèse de la fuchsine de Homolka; or, la préparation de ce colorant dans toutes ses phases; c'est-àdire de la rosaniline C 22 et de ses sulfacides, se trouve protégée par des brevets américains. Holliday se considéra donc lésé par la vente de produit breveté. La partie plaignante prétendit que le colorant « New Acid Magenta » n’était autre que le sulfacide d’une rosaniline et qu’il teignait en rouge fuchsine sur bain acide. Elle prétendit en outre que le procédé de sulfuration ne différait pas du procédé Holliday et que, finalement, la rosaniline C 22,1e triamido-tri-ortho-tolylcarbinol était identique à la rosaniline préparée à l’état de pureté en 1866 par Cronpier et plus tard en 1882 par Rosensthiel et Gerber ; que ce produit se trouvait d’ailleurs dans le produit fondu obtenu en suivant les anciens errements de la préparation de la fuchsine et qu’il était aisé de l’en isoler.
- La partie défenderesse, au contraire, pré -tendit que le colorant « New Acid Magenta » était un corps nouveau, absolument inconnu à l’époque de la prise du brevet Holliday et qu’il ne pouvait ainsi faire partie des corps que le brevet Holliday avait la prétention de protéger. Le nouveau produit avait d’ailleurs certaines réactions qui le différenciaient totalement d’avec les produits Holliday et, finalement, les défendeurs firent encore valoir que le brevet initial de Holliday devait être considéré comme nul par son manque de nouveauté.
- Avant que les matières probantes ne fussent soumises à l’appréciation du juge, les avoués des deux parties adverses se mirent d’accord sur les points suivants devant être acceptés comme faits acquis par le juge :
- 1o Le brevet Holliday embrasse les rosani-
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- LE MONITEUR* DE LA TEINTURE
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- —————————a • .11 —— ...... lines C19C20 et C21, connues à l’époque de la prise de brevet Holliday ;
- 2o La rosaniline à 22 atomes de C rentre également dans la série des rosanilines, et dans le cas où, au moment du dépôt de demande de brevet Holliday, cette substance avait été connue, elle se trouverait naturellement impliquée dans les revendications de ce brevet;
- 3o Le brevet Eptin (brevet qui revendique la sulfuration du triamido-tri-ortho-tolylcar-binol et le produit résultant de cette sulfuration) décrit le procédé de sulfuration Holliday, appliqué à la production de la rosaniline G22, sans spécifier en aucune façon un changement ni dans le procédé lui-même, ni dans le produit en dérivé.
- Le juge se prononça en faveur de la partie demanderesse par un jugement ainsi motivé : au point de vue du droit, il n’y a pas lieu d’infirmer la valeur des revendications du brevet Holliday confirmée déjà par des jugements antérieurs, puisque,dans les preuves fournies, l’on n’a pas introduit de nouveaux considérants sur ce point.
- La soi-disant matière colorante nouvelle est donc établie en violation du brevet Holliday, puisqu’il n’est autre, techniquement parlant, qu’un équivalent exact du produit Holliday, tant au point de vue de certaines réactions chimiques déterminées qu’au point de vue de ses propriétés tinctoriales. On le vend sous le nom de New Acid Magenta et les intimés le vendent comme substitut de l’Acid Magenta Holliday. Les propriétés chimiques qui le caractérisent et les réactions chimiques auxquelles il se prête, sont celles décrites par le brevet Holliday et que le juge Wallace,dans ses considérants antérieurs, a jugé comme suffisantes pour la spécification exacte de l’invention. C’est en vain que le défendeur argue que son colorant ne peut en rien toucher le brevet Holiday, puisqu’il n’existait pas encore comme substance décrite et isolée au moment de la délivrance du brevet Holliday, et c’est en vain qu’il fait valoir que certaines réactions non décrites naturellement dans le brevet initial donnaientdes résultats différents qu’il s’agisse du New Acid Magenta ou bien de l’Acid Magenta primitif.
- Par le fait même que le juge Wallace a décidé que les réactions indiquées dans le brevet Holliday identifient suffisamment le le produit patenté et que le « New Acid Magenta » donne les réactions indiquées par le brevet Holliday, l’identité des deux colorants ne peut être contestée au sens de la loi.
- Le jugement continue en spécifiant que pour arriver à une décision définitive, il part de ce point acquis que le « New Acid Magenta » est un C22 et non comme le prétend la partie demanderesse un mélange de C20 C21 et C22.
- Il réduit ainsi la question à se demander si C22 est un corps identique ou équivalent à C19 C20 et C21 compris d’une matière irréfutable dans le brevet Holliday.
- Pour répondre à cette question il devient nécessaire d’élucider la théorie des « unknown équivalents » la partie défenderesse faisant valoir que le brevet Holliday ne peut revendiquer un corps, qui à vrai dire a, en général, les mêmes propriétés , mais qui n’est tiré que d’un produit inventé qu'après la prise du brevet.
- De nombreux jugements antérieurs ont suffisamment établi cette jurisprudence qu’un brevet doit donner la description exacte et intégrale de la découverte à protéger, et qu’i n inventeur ne peut étendre ses revendications sur un domaine spécial en entier pour en absorber le monopole à son seul profit, et que finalement il ne peut prétendre appliquer son procédé à des matières non encore découvertes. Dans le cas présent, il est certain qu’Holliday a trouvé un procédé propre à transformer la rosaniline en substances, qui mélangées à d’autres couleurs teignent sur bain acide, et qu'il a été breveté pour cette découverte. La partie intimée se sert du même procédé et obtient la même substance tirée d’un corps appartenant à la même série homologue.
- Si le principe des « unknown équivalents » devait trouver dans le cas présent son appli cation, Holliday ne serait pas fondé de comprendre le nouveau corps dans son brevet, s’il ne peut prouver que ce corps était déjà connu dans le commerce comme appartenant au groupe des rosanilines, ou que chimiquement, il l’était assez pour qu’il n’y ait plus besoin de nouvelles expériences pour prouver que ce corps est un équivalent de la rosaniline.
- Or les experts de la partie défenderesse ont démontré que le corps C2° était déjà connu et utilisé bien avant la demande du brevet Holliday. Ce fait ressort des travaux et brevets de Cronpier en 1866, qui indique le procédé à suivre pour préparer C22. Un brevet français de John Holliday (n° 71,114, année 1866) prouve en outre que ce dernier inventeur connaissait déjà les propriétés des rosanilines en tant que groupe chimique. Les intimés ne sont donc tout au plus que fondés à dire que C22 quoique déjà connu, n’avait pas été isolé comme substance chimique. On a d’ailleurs constaté que l’usage de C22 en lieu et place des autres rosanilines ne constitue pas un facteur nouveau et ne détermine un changement ni dans les procédés ni dans les résultats d’application.
- Comme appendice, le juge donne son appréciation sur la théorie des « unknown équivalents ». Il considère que l’inventeur se trouve protégé sans qu’il puisse y avoir contestation, contre des substances équivalentes connues au moment de la demande du brevet. Il existe néanmoins des jugements en opposition avec cette sentence lorsqu’il s’est agi de savoir si l’inventeur se trouve protégé au point de vue de substances équivalentes connues seulement depuis la prise du brevet. On doit chercher la raison de ces différences d’appréciation
- dans ce fait que l’on a établi de nouvelles bases pour définir l'invention en général, Eu égard à cette nouvelle définition la théorie des « unknown équivalents » devrait se traduire comme suit :
- « Lorsqu’une substance nouvelle sera de na-nature telle qu’un chimiste ordinaire (ordi-nary skilled pratical chemist) l’a connue, ou l’a employée sans autre dans un procédé à lui, ou bien lorsque cette substance sera de composition telle que son emploi dans l’industrie courante spéciale s’est produit spontanément, ou bien encore lorsqne la substitution de cette nouvelle substance ne constitue pas de changement dans le procédé ou ne modifie pas le résultat final, la nouvelle substance se trouve impliquée dans le brevet, pourvu toutefois que la description et la revendication soient suffisamment claires pour impliquer la nouvelle substance. Mais si l’emploi de la nouvelle substance exige un effort dans le domaine de l’invention et en tout cas si cette substitution implique une nouveauté dans le procédé ou dans les résultats du procédé, alors, mais alors/seulement, la nouvelle substance ne peut-être considérée comme un équivalent. »
- Si nous appliquons cette interprétation de la loi au cas spécial qui nous occupe, il en résulte que le nouveau corps des défendeurs n’est qu’une subsitution.
- La Rosaniline C22 est le membre le plus rapproché de la série homologue C19 C20 et C21. Il existait dans la pratique industrielle, la littérature spéciale en avait fait mention ; on peut le préparer d’après le procédé Croupier.
- Les défendeurs ne peuvent donc que faire valoir que la description du corps avec toutes ses propriétés ainsi que sa préparation à l’état de pureté ne furent connues qu’un an après la prise de brevet. Les défendeurs n’ont rien trouvé : ils prirent la rosaniline C22 existante avant le brevet Holliday, mais isolée et préparée à l’état de pureté seulement en 1882 par Rosenstichl et Gerber, il la soumirent au procédé breveté Holliday et obtinrent le produit patenté incriminé. Que l’on retourne la théorie des «unknowequivalents» comme l’on voudra, elle ne pourra trouver son application dans le cas présent.
- \Chemiker Zeitung.}
- LA TEINTURE DES PLUMES
- On a toujours teint jusqu’ici les plumes en les plongeant dans un bain. Çette méthode est longue et coûteuse et rend presque impossible la production des nuances multicolores; tout au plus peut-on donner à la plume des couleurs différentes. Un nouveau procédé, qui supprime tous ces inconvénients et qui permet de teindre les plumes, même après qu’elles ont été frisées, résultat qui n’avait jamais été atteint, a été introduit par M. H. N. Bour, qui a pris dernièrement un brevet en Angleterre. Ce nouveau procédé consiste à appliquer la teinture sur la plume à l’état atomique par l’emploi d’un vaporisateur ordi—
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- naire. Le jet de teinture vaporisée peut être dirigé sur les points qu’on désire faire ressortir et maintenu aussi longtemps qu’il est nécessaire pour produire l’effet exigé. En outre, la plume peut absorber assez de couleur pour être entièrement teinte sans être pénétrée d’humidité, de sorte que la frisure n’en souffre pas. En appliquant ainsi diverses couleurs on obtient les effets les plus variés et les plus originaux. Ce procédé est applicable non seulement à la teinture des plumes, mais au mordançage, au blanchiment, au glaçage, etc.
- LE COMMERCE FRANÇAIS aux Etats-Unis
- Nousextrayons les renseignementssuivants d’un rapport du consul de France à New-York :
- Laine. — Les manufacturiers étr angers n’ont pas d’adversaires plus résolus aux Etats Unis que les producteurs de laine et les fabricants de lainages. Au fermier, qui doit, après tout, supporter la double répercussion du tarif — le droit du Trésor, le boni de l’industriel protégé — on a toujours offert comme compensation le droit sur la laine et, comme équivalent de ce droit, on a inventé pour les tissus de laine étrangers une surtaxe spécifique qui s’est parfois élevée, droit initial compris, à 125 et à 150 0/0 de la valeur. L’exagération était tellement manifeste que la réforme douanière s’est faite surtout au profit du lainage, le vêtement du pauvre indispensable dans un climat aux variations très dangereuses et où le thermomètre descend souvent à 20 degrés au-dessous de zéro. Le tarif du 28 août 1894 a donné la franchise douanière aux laines étrangères et a ramené à un taux, normal ici, de 45 à 50 % la taxe sur le tissu importé. Les manufacturiers avaient déclaré que cette réforme serait la ruine du pays. En ce qui nous concerne, l’expérience de la première année du tarif montre que nous avons vendu beaucoup plus de laines brutes et que nous avons placé moins de lainages qu’autrefois, ce qui établirait la justesse des vues de ceux qui prônaient la réforme et disaient qu’elle donnerait un développement considérable à l’industrie nationale.
- Indépendamment de la tonte indigène (126,029 tonnes en suint ou 50,777 t. lavées) que cette industrie absorbe, celle-ci doit acheter 100 millions de kilogrammes de laine étrangère : elle a en demandé 40 à l’Angleterre, 12 à la Chine, autant à la Plata, 6 en 1 rance, autant en Australie, 5 en Uruguay, 3 au Canada et 2 au Cap. Depuis 10 ans, nous n’avions pas vendu autant de laine sur les marchés de Boston et de Philadelphie. Nos laines et chiffons d’effilochage ont été moins recherchés, conséquence naturelle du meilleur marché des bonnes laines ; nos déchets de peignage et du cardage se sont au contraire bien placés. Nos tissus de laine, qui n’ont pu, du reste, s'im
- porter aux nouvelles taxes, qu’à partir du 1er janvier 1895, sont loin d’avoir retrouvé leur ancienne clientèle. Nous en vendions pour 54 millions en 1888, avant l’établissement du tarif Mac Kinley ; nous arrivions seulement à 44 3/4 millions en 1892-93 ; après être tombés à 22 millions l’année suivante, nous revenons au chiffre de 30 millions l’an dernier. Peut-être cette mévente tient-elle aux conditions générales du marché; peut-être aussi doit-elle être attribuée aux rivalités que nous avons à subir. L’industrie américaine pourvoit, m’assure-t-on, aux 2/3 des besoins du pays, qui ne demande à l’étranger qu’un complément de fournitures s’élevant à près de 183 millions de francs. Le résumé ci-après indique le genre, les origines et les valeurs de ces fournitures étrangères.
- Lainages étrangers vendus aux Etats- Unis En millions de francs
- Total I Angle- Allema-
- France terre gne Belgique
- Fils 5.8 0.5 2.8 2. 0.5
- Draperie... 81.5 29 66 5 9.3 1.8
- Robes 72 24 23.86 23.85 Suisse
- Confections 5 0.7 16 2.2 —
- Bonneterie. 4 7 0.1 1 9 2.3 0.2
- Châles. ... 1 0 15 0.29 0.51 Turquie
- Tapis 6.8 0.09 2 5 » 3.9
- Divers.... 5.9 1.3 2.4 1.8 —
- 182.7 29.4 101.85 41 96
- Pour la draperie d’homme, l’Angleterre est à la tête des nations ; 66 millions et demi vendus ici par elle, contre 9 millions placés par l’Allemagne et à peine 3 par nous. Plusieurs commissionnaires m'affirment que des draps de Roubaix s’expédient à Londres et s’y vendent comme draps anglais, en raison de la vogue de ces derniers. Les tailleurs parisiens semblent se faire un mérite de ne tenir que l’article anglais et contribuent ainsi à détourner de nos fabriques des ordres que nos ouvriers pourraient aussi bien exécuter que leurs collègues anglais en s’assurant ainsi travail et salaires. Ce qui nous reste, c’est la robe, la nouveauté pour femme, encore venons nous après l’Angleterre et l’Allemagne en quantités, les ventes de ces deux pays rivaux portant sur des articles de plus bas prix. Nos confections, notre bonneterie, nos tapisseries et nos passementeries de laine conservent une assez fidèle clientèle.
- Cotonnades, — Aucune industrie n’est plus que l’industrie cotonnière, développée aux Etats-Unis: elle se limitait autrefois aux Etats de la Nouvelle-Angleterre; aujourd’hui elle s’étend dans les Etats du Sud, absorbe 504,0871. de matière brute et ses produits débordent sur le monde entier, au Japon, en Chine, dans les Antilles, dans l’Amérique du Centre et du Sud, à Madagascar même. Néanmoins, il est, soit telle branche de fabrication qui ne peut fournir une alimentation suffisante au besoin de tout produire en grand qui caractérise se pays, soit tel produit qui exige des
- industries annexes qui ne se trouvent pas encore ici, soit telle question de mode qui réserve à un autre pays le monopole des affaires dans cette direction; bref, les Etats-Unis doivent encore acheter à l’étranger les articles suivants :
- Cotonnades étrangères vendues aux Etats-U nis En millions de francs.
- Angle-
- Total France terre Allemagne Suisse
- Fil 3.2: 5 0.08 3 1.8 »
- Tissus
- écrus .. 0.7 » 0.4 0.2 »
- T issus
- teints.. 27.3 1.7 21 1.4 2.4
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- 166 14.18 66.1 50.8 31.3
- Sur les 166 millions de cotons ouvrés que le marché américain denande, nous n’en fournissons que 14, alors que l’Angleterre en livre pour 66 millions, l’Allemagne pour 51, la Suisse pour 31 millions. Nos ventes de fils sont allées en diminuant et ont à peu près disparu ; nos indiennes sont tombées, en huit ans, de 6 millions à 1,700,000 fr., l’Angleterre régnant ici en maîtresse dans celte ligne; notre bonneterie fine si recherchée, il n’y a pas longtemps encore, ne se place plus que pour un million et demi alors que l’Allemagne place très bien ses tissus de tricot. Seules nos confections et nos dentelles de coton se soutiennent et relèvent nos affaires qui autrement se trouveraient en perte de moitié depuis 1888; et encore là nous heurtons-nous pour les broderies et les dentelles à la concurrence des produits de Saint-Gall et de Zurich, comme à la concurrence des rideaux de Nottingham. Nous n’avons malheureusement pas aux Etats-Unis de maison française pour pousser nos articles et tout ce que nous vendons se vend de réputation, l’acheteur américain étant obligé d’aller en France pour se le procurer.
- Lin. — Même absence d’agents français actifs dans une autre ligne de tissus qui jouissaient autrefois d’une extrême faveur, les tissus de lin. Nous n’avons pas ici l’excuse d’une industrie américaine hostile : l"indus-trie américaine du lin n’existe pas encore, quelques efforts que les différentes administrations aient tentés pour doter le pays d’une culture et d’une branche de travail profitables. La culture du lin est trop dure sans doute et le fermier américain préfère des occupations plus aisées et plus à ses goûts. On achète pourtant des lins bruts aux Pays-Bas, en Russie et en Angleterre ; les lins taillés viennent tous d’Irlande. Quant au chanvre, l’Italie en fournit les 4/7 et la Russie le quart. Mais
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- co
- les Etats-Unis n’en sont pas moins à la recherche de linge. Il n’y a pas de pays où le linge de fil, linge de maison, linge de corps, soit plus demandé. L’an dernier, il a fallu en importer pour 92 millions de francs. L’Irlande s’est arrangée pour rester en possession de la majeure partie de ces affaires : sa part s’élève à 71 millions, celle de l’Allemagne à 9 millions, celle de la Belgique à 2,600,000 fr. Nous arrivons après le Japon, avec'100,000 francs de moins que la Belgique alors que nous vendions ici pour plus de 10 millions, il y a moins de 20 ans, et que nos ventes dépassaient encore 6 millions et demi en 1888. Nous recevons quelques ordres de linge fin pour riches trousseaux; mais nous pourrions et nous devrions avec quelques efforts reprendre aisément notre ancienne place.
- Autres textiles. — Les tissus de jute ou de plantes filamenteuses des Indes, des Philippines, du Mexique sont ou achetés en Angleterre ou fabriqués par l’industrie américaine. La toile d’emballage pour les cotons bruts, la toile à sac pour les farines ou les grains donnent lieu à des affaires d’une centaine de millions de francs qui toutes nous échappent.
- FIN DE LA GRÈVE
- DE MARLY-LES-VALENCIENNES
- Les ouvriers imprimeurs sur tissus sont rentrés lundi derniers dans les ateliers de M. Weil, aux anciennes conditions.
- Cette grève a duré quatre semaines.
- NOUVEAU PROCÉDÉ DE MORDANÇAGE
- Par M. Arthur Ashworth.
- La fixation des mordants métalliques sur les fibres a fait pendant très longtemps l’objet de recherches chimiques. Le procédé employé jusqu’ici consistait à passer les tissus d'origine végétale dans une solution de sels métalliques, à les sécher après saturation et les vaporiser ensuite, ou les traiter par ce qu’on appelle les agents de bousage, tels que phosphates, arséniates, carbonates d’alcali, chaux, ammoniaque, etc. Le mordançage des fibres animales exigeait un procédé très long qui donnait même assez souvent des résultats peu satisfaisants. L’auteur de cette note a découvert et fait breveter une nouvelle méthode qui dispense de la vaporisation et du bousage, simplifie le mordançage des fibres animales, et fixe les mordants métalliques sur les fibres.
- On choisit deux sels métalliques, qui contiennent tous les deux, ou au moins l’un des deux, un mordant métallique, ou qui soient capables de se transformer en un mordant métallique. On dirige son choix de telle sorte que, si l’un des sels seulement appartient à la classe des agents de mordançage métalliques, les deux soient décomposables; l’un des deux doit être combiné avec un acide plus puissant que l’autre, et l’acide de ce dernier doit être volatil.
- Les exemples suivants indiqueront la façon de procéder :
- Mélanger 100 parties de bisulfite de fer 18° Tw., et 50 parties de muriate de chrôme 32° Tw., passer la fibre ou le tissu dans la solution jusqu’à saturation, sécher, de préférence à l’air chaud, laver dans l’eau chaude à environ 90-95° C. et sécher. Les mordants sont ainsi fixés sans vaporisation ni bousage et le tissu est pi êt pour les opérations ultérieures.
- Autres exemples du même procédé :
- Mélanger 100 parties de bisulfite de fer 18° Tw., 100 parties d’une solution de bichromate de soude à 1 %.
- Mélanger 100 parties d’acétate d’alumine 20° Tw. et 50 parties de chlorhydrate de fer 20° Tw.
- Mélanger 100 parties de chlorure d’alumine 23° Tw. et 100 parties de bisulfite de soude 75° Tw.
- Mélanger 100 parties de chlorydrate de chrome 32° Tw. et 100 parties de bisulfite de soule 75° Tw.
- Mélanger 100 parties de chlorure stannique 10 % et 100 parties de bisulfite d’alumine 26° Tw.
- Suivant les effets qu’on veut produire, les proportions peuvent être variées aussi bien que les sels des mordants métalliques. De même trois ou quatre mordants métalliques peuvent être fixés sur les tissus par le même procédé. Quelques mordants métalliques possèdent la propriété de produire des nuances sur les tissus et peuvent être employés comme colorants sans autre traitement.
- 1 g
- TABLEAU COMPARATIF DU MOUVEMENT DES MATIÈRES PREMIÈRES
- Pendant les dix premiers mois des années 1896, 1895 et 1894
- IMPORTATIONS livrées Quantités à la consommation EXPORTATIONS
- 1806 1895 «894
- Bois de teinture en bûches : Mexique kil. Brésil ... 28.396.200 121.700 20.761.600 965.400 12 459.900 411.000 Bois de teinture en bûches kil. — moulus
- — — Haïti — Guatemala 29.409.800 13.593.000 27 645.300 Garance en racine, moulue ou en paille
- 8.783 . 7 0 0 5.713.000 5 221.000 Curcuma en racine
- — — Autres pays 47.638.800 50.218.900 39.965.800 — en poudre
- Totaux .... 114.353.200 91.251.900 85.703.000 Lichens tinctoriaux
- Rnis de teinture moulus 90.900 52.900 85.700 Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles
- Garance en racine, moulue ou en paille 175.500 352.000 429.800
- Curcuma en racine 379.800 410.600 397.400 Moulus
- — en poudre Quercitron. 3.400 943.300 4.700 868.300 8 300 1 092.400 Noix de galle et avelanèdes entières concassées ou moulues
- Lichens tinctoriaux 138.500 142.000 287.900 Libidibi et autres gousses tinctoriales..
- Ecorces à tan, moulues ou non. 5.958.800 5.852.300 7.782.300 Safran T
- Sumac, fustet et épine-vinette : Ecorces, feuilles et brindilles Autres teintures et tanins
- 7.361.000 8.460.800 7.756.000 Cochenille
- Moulus. 3.127.500 2.669.600 3.101.400 Kermès animal
- Noix de galle et avelanèdes entières, concassées ou moulues Indigo.
- 2.772.400 4.046.000 2.565.600 825.400 Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu
- Libidibi et autres gousses tinctoriales 96.000 1.273.500
- Safran*... * 34.600 28.900 23.875 Cachou en masse
- Autres teintures et tanins 188.600 216.500 446.700 191.450 630 Rocou préparé
- Cochenille 218.440 304.160 Orsei le préparée, humide en pâte
- Kermès animal. 950 1.260 — sèche (cudbéard ou extrait).. Extraits de bois de teinture et d autres espèces : Garancine
- Indigo .. 1.547.240 1.221 990 998.710
- Indigo-pastel, indigue, inde plate et boules de bleu. •
- 40 •
- Cachou en masse 4.894.520 3.313.830 170.480 10 380 3.902.050 171.610 11.140 110 Autres ; Allemagne
- Rocou préparé • 218.640 — Belgique
- Orseille préparée, humide en pâte 11.860 — Angleterre ...
- — sèche (cudbéard ou extrait).. 430 450 Etats-Unis
- — Autres pays
- Extraits de bois de teinture et d’autres espèces : 310 530 45.670 Totaux
- Autres . . 97.890 75.420 71.200
- Teintures dérivées du goudron de houille : Teintures dérivées du goudron de houille : Alizarine artificielle
- Alizarine artificielle. 153.080 170.160 710.540 133.020 602.420 226.750 25.210 510 60 Acide picrique Autres. •
- Autres 779.490
- Outremer . 144.220 165.760 33.790 550 50 Outremer
- Bleu de Prusse 38.850 Bleu de Prusse
- Carmins communs.... 1.620 Carmins communs.
- , — fins 90 fins
- Marchandises françaises ou francisées exportées
- «89« «895 «894
- 2.035.800 5.283.600 4 046.200
- 413.800 674.200 498.000
- 53.300 83.000 126.100
- 18.100 45.600 52 200
- 7.500 7.200 14.800
- 4.400 53.700 62.600
- 18.300 17.500 18.800
- 41.265.400 43.432.600 42.845.300
- 217.800 10.400 16.500
- 331.000 292.700 163.400
- 101.000 264.400 75.900
- 259.100 35 800 459.800
- 17.500 18.800 21.000
- 168.500 167.300 195.800
- 194.600 197.600 168.000
- 700 2.600 1.000
- 263.800 340 200 372.200
- 69.700 65.000 66.300
- 239.200 369.500 94.700
- 138.800 103.900 158.800
- 57.300 67.500 56.700
- 29.900 42.300 85.700
- 33.600 60.000 64.100
- 4.094.900 5.726.700 4.104.100
- 2 286.400 3.033.900 2.668.800
- 1.539.200 2.930.600 1.731.600
- 497.900 650.800 299.500
- 4.681.500 4.344 700 3.698.900
- 13.099.900
- 15.685.700 12.939.500
- 42.400 65.609 67.700
- 75.300 12.400 100
- 491.600 418.400 358.000
- 647.100 482.600 512.200
- 19.000 21.800 18.100
- 11.000 13.900 12.200
- 9.000 6.800 3.000
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- CHRONIQUE DES ASSURANCES
- II ne m’arrive pas souvent, dans mes chroniques, traitant au hasard des circonstances, une des cent mille questions d’assurance, d’avoir à manifester ma satisfaction au sujet d’un jugement ou arrêt rendu par les tribunaux dans un différend entre une Compagnie d’assurances et un de ses assurés.
- L’arrêt qui vient d’être rendu par la deuxième Chambre de la Cour d’appel de Lyon, infirmant un jugement rendu en première instance, apprécie sévèrement la coutume des Compagnies d’assurances de faire imprimer, en petits caractères, à peine perceptibles, les différents articles des conditions générales des polices.
- Je veux croire que l’emploi de caractères minuscules n’a d’autre raison que le défaut de place pour insérer les 28 à 30 articles qui forment l’ensemble des conditions générales, mais il n’en est pas moins vrai que, comme l’ont pensé les magistrats de Lyon, les Compagnies ont le devoir d’appeler l’attention des assurés sur les droits qu’elles se réservent, de les stipuler assez nettement et d’en introduire la mention d’une façon assez claire et apparente, pour que l’assuré ne puisse se méprendre et qu’il lui soit permis de se rendre compte de la situation que les Compagnies entendent lui créer.
- Je n’ai jamais demandé autre chose, pour les assurés, que l’exposé clair et net de leurs droits et obligations. Neuf fois sur dix, les cas de déchéances opposés par les Compagnies ne se produiraient pas, si, dans le fatras des conditions imprimées, les assurés pouvaient lire clairement les obligations auxquelles ils sont astreints et les déclarations qu’ils sont tenus de faire suivant les diverses phases que traversent les risques pendant le cours de l’assurance.
- Mais hélas, combien faudra-t-il de jugements et d’arrêts rendus dans le même sens pour amener les Compagnies d’assurances à modifier leurs conditions générales en supprimant tout ce qui est inutile et ne sert qu’à en rendre insaisissable le sens et la portée.
- En attendant cette réforme, il est de l’intérêt des assurés, de choisir pour la souscription de leurs polices, des intermédiaires compétents, dont la profession est de connaître à fond les conditions imprimées des contrats et les sous-entendus auxquels ils peuvent donner lieu, car, il faut bien en convenir, les différends qui surgissent au moment du règlement des dommages après sinistre, entre l’assureur et l’assuré, proviennent très fréquemment de l’inexpérience des courtiers-mandataires des proposants qui n’ont pas su faire telle ou telle déclarations prescrites par los Compagnies.
- Nous aurons, d’ailleurs, l’occasion de revenir sur ce sujet dans nos prochaines chroniques.
- Nous rappelons à nos abonnés et lecteurs que nous avons créé, dans notre journal, un
- service d’assurances qui se charge de la vérification des polices en cours et de leur régu larisation.
- Nos correspondants sont priés de joindre un timbre pour la réponse à ' leur demande de renseignements, d’indiquer lisiblement leur nom et d’adresser leur correspondance à M. le Directeur du journal Le Moniteur de la Teinture, service des assurances, 20, rue Turgot, à Paris.
- EXPOSITION DE BRUXELLES
- Sont nommés membres de la Commission supérieure de l’Exposition de Bruxelles :
- MM.
- Déprez (André), sénateur, président de la Chambre de commerce de Béthune.
- Farjon (Adrien), député, président de la Chambre consultative des arts et manufactures d’Ambert.
- Comte du Périer de Larsan, député.
- Le président de la Chambre de commerce de Tourcoing.
- Bérard (Gaston), publiciste.
- Cronier (Ernest), ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur de raffinerie.
- De la Germonière, vice-président de l’association de l’industrie et de l’agriculture françaises.
- M. Boucharlat (Augustin), président de l’association de la soirée lyonnaise, est nommé membre de la commission en remplacement de M. Georges Dufêtre, dont la démission est acceptée.
- INFORMATIONS
- Un commencement d’incdendie s’est déclaré la semaine dernière dans la teinturerie deM. Campion, rue du Cœur-Joyeux, à Tourcoing. Les pompiers, promptement arrivés, ont de suite écarté tout danger. Les pertes, couvertes par une assurance, sont néanmoins évaluées à 2,400 fr.
- NÉCROLOGIE
- Nous apprenons la mort de M. Aimé-Michel Legrix, ancien manufacturier, chevalier Légion d’honneur, décédé à Elbeuf à l’âge de 86 ans.
- Un des premiers avec M. Adolphe Beer, dont nous avons annoncé récemment la mort il donna à la nouveauté d’Elbeuf cet essor et cette renommée, qui nous assurèrent si longtemps la suprématie en ce genre de tissus de laine.
- A l’Exposition de 1844, sous la raison sociale, Sevaistre aîné et Legrix, il obtenait une médaille d’argent et, à celle de 1849, une médaille d’or pour la perfection de ses draps fins, le brillant et le fini de ses nouveautés, ainsi que pour un tissu caoutchouc des plus
- remarquables. En 1855, sous la firme M. Legrix et E. Bruyant, il lui était décerné par le jury de l’Exposition une médaille de ire classe pour ses étoffes, patelots, pantalons et gilets, traités avec une rare supériorité. Enfin, à l’Exposition de 1862, à Londres, son succès fut tel sous la raison Legrix et Maurel, que, le 26 janvier 1863, paraissait à V Officiel un décret impérial le nommant Chevalier de la Légion d’honneur.
- La maison Legrix et Maurel était de celles que le progrès mécanique ne surprenait pas. Elle avait introduit dans ses ateliers la première machine à sécher la laine, la machine Pasqué de Reims, et elle n’avait pas attendu pour faire usage des métiers mécaniques.
- Nous adressons à la famille de M. Michel Legrix, l’expression de nos sincères sentiments de condoléance.
- JURISPRUDENCE
- Un de nos abonnés nous écrit :
- Après avoir expédié des marchandises, j’ai appris que le destinataire n’était point solvable j’ai donné l’ordre à la Compagnie de chemins de fer de ne point effectuer l’ordre de la livraison. Celle-ci ne s’y est point conformée et a livré la marchandise. A ma réclamation elle objecte que l’ordre de ne point livrer ne lui est parvenu qu’après l’envoi d’une lettre d’avis au destinataire. Ne suis je pas en droit réclamer à la Compagnie le prix de la marchandise ?
- R. — On a longtemps discuté sur cette question. On pensait généralement que l’expéditeur n’avait pas le droit, en cours de route, d’interdire la livraison au destinataire. Mais une solution contraire a été donnée par la Cour de cassation le 15 novembre 1893 (Gazette du Palais, 2 décembre 1893.) La Cour a décidé que le fait de l’expédition ne rendait point le destinataire propriétaire des marchandises, non plus que la lettre d'avis envoyée par la Compagnie ; que celle-ci devait donc, en tout état de cause, se conformer aux ordres de l’expéditeur. Le transporteur, en effet, agit comme mandataire de l’expéditeur et il n’a pas à connaître des conventions qui auraient pu intervenir entre l’expéditeur et le destinataire; elles lui sont étrangères. Il n’en serait autrement que si le destinaire s’était présenté avec le récépissé d’expédition à lui transmis par l’expéditeur et qui le substitue à ses droits. Quant à la lettre d’avis, elle n’a pu conférer aucun droit à l’égard de l’expéditeur.
- Il n’est donc pas douteux que la livraison faite sur simple lettre d’avis et malgré des ordres contraires, constitue une faute de la Compagnie qui l’oblige à désintéresser l’expéditeur.
- Autre question :
- Je suis propriétaire d’une usine et dans mon bief se déversent les eaux d’une source
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- ci
- située sur une propriété voisine. Cette eau m’arrive par un fossé existant depuis un temps immémorial. Actuellemer t ce voisin veut détourner ces eaux de leur cours actuel, dans une direction qui me priverait de la force motrice qu’elles me procurent. Ne puis-je pas, au moyen de la prescription, invoquer un droit à ces eaux? Le fossé n’a peut-être pas été pratiqué de main d’homme, mais, depuis plus de 30 ans, j’en ai opéré le curage sur toute sa longueur, afin de faciliter l’écoulement ?
- R. — D’après l’art. 642 C. Civ. on ne peut prescrire les eaux d’une source à l’encontre du propriétaire de la source que par la possession trentenaire, à compter du moment où le propriétaire du fonds inférieur a fait et terminé des ouvrages apparents destinés à faciliter la chute et le cours de l’eau dans sa propriété La Cour de Cassation décide que le propriétaire du fonds inférieur ne peut avoir de possession utile des eaux provenant ainsi du fonds supérieur que s’il a établi à demeure les ouvrages apparents sur le fonds supérieur lui—même (Cass. 5 juillet 1893.) La question qui se pose pour vous est donc de savoir si vous pouvez invoquer l'exis-tence, sur le fonds du voisin où se trouve située la source, d’ouvrage apparents, établis depuis 30 ans. En l’état des renseignements-fournis par vous, nous ne le croyons pas. Seule l’existence du fossé pourrait être invoquée, mais encore faudrait-il justifier qu’il a été fait de main d’homme et ne constitue point un lit naturel. A défaut de cette preuve on ne saurait voir dans l’existence de ce canal la contradiction aux droits du propriétaire voisin, qui seule permet d’invoquer la prescription.
- Quant au curage opéré par vous depuis plus de 30 ans et sur la parcelle même du voisin, ce fait n’est point suffisant. Par les mots « ouvrages apparents » l’art. 642 exige des ouvrages permanents et apparents, et des travaux de curage ou d’entretien ne sauraient constituer une équivalence.
- Un de nos lecteurs nous écrit :
- L’an dernier par suite du ralentissement des affaires, ayant été obligé d’arrêter un certain nombre de métiers, j’ai demandé et obtenu une détaxe pour ces métiers ; les affaires ayant repris 3 mois plus tard; j ai remis ces métiers en marche et l’administration m a réimposé non seulement pour le reste de 1 année, mais encore pendant les 3 mois pendant lesquels ces métiers ont été arrêtés. Suis-je en droit de réclamer ?
- R. — Bien que le dégrèvement ne soit généralement prononcé que si le chômage a duré toute l’année, nous pensons que vous obtiendrez une réduction en réclamant immédiatement et après avoir acquitté la taxe. Introduisez une demande devant le Conseil de préfecture en exposant les motifs de votre requête.
- COUR DE CASSATION (ch. crim.).
- Présidence de M. Lœw, président.
- Bulletin dn 12 juin
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS. - SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS — LOIS DES 2 NOVEMBRE 1892 ET 12 JUIN 1893. — FEMMES. — EMPLOI DE MOTEURS MÉCANIQUES DONT LES ENGRENAGES NE SONT PAS COUVERTS. ------- CONSTATATION ET POURSUITE DE LA CONTRAVENTION. — MISE EN DEMEURE INUTILE.
- Si la loi du 12 juin 1893, concernant l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les établissements industriels, impose à ces établissements, déjà régis par la loi du 2 novembre 1892 lorsqu’ils emploient des enfants ou des femmes, des règles en partie prescrites par cette dernière loi, elle ne subordonne la constatation et la poursuite des infractions à une mise en demeure préalable que pour celles de ces infractions dont elle confie la détermination ultérieure au pouvoir réglementaire.
- Cette mise en demeure n’est donc point applicable lorsqu’il s’agit d’infractions formellement déterminées par la législation antérieure encore en vigueur ; et spécialement le fait d’avoir employé des femmes dans un atelier où existent des moteurs mécaniques dont les engrenages ne sont pas couverts, étant expressément spécifié comme contravention par l’article 2 du décret réglementaire du 13 mai 1893, peut être constaté à la charge d’un prévenu sans qu’il y ait eu lieu àaucune mise en demeure.
- On soutiendrait vainement que la disposition répressive de cet article 2, se trouvant reprise par l’article 12 du décret du 10 mars 1894 et étendue par lui à tous les établissements industriels auxquels il enjoint de couvrir les parties dangereuses de leurs machines, s’est confondue avec cette dernière prescription et n’est plus exécutoire, que dans les conditions où l’est celle-ci, c’est à-dire moyennant le préalable d’une mise en demeure. Ni la loi de 1892, ni le décret de mai 1893 en effet, n’ont été abrogés par la loi de 1893 et par le'décret de mars 1894 ; ces deux législations conservent, dès lors, leur autorité et puisent en elles-mêmes leur force exécutoire.
- Cassation, sur le pourvoi du ministre public près le Tribunal de simple police de Tourcoing, d’un jugement de ce Tribunal, en date du 9 janvier dernier, relaxant le sieur Pollet.
- M le conseiller de Larouverade, rapporteur; M. Duval, avocat général, conclusions conformes.
- --------------m -» n a » va = •--------
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- LIQUIDATIONS JUDICIAIRES
- Prunet (Jean-Louis), teinturier, 5, rue Godefroy-Cavaignac, à Paris. — Jug. du 11 déc. — L. : M. Lesage.
- DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS
- Dissolution, à partir du 1er janvier, de la Société E. Roussel et J. Declerq, teinture et apprêt, rue de l’Epeule, à Roubaix. — L. : M. Roussel. — Acte .du 28 nov.
- VENTE DE FONDS DE COMMERCE
- Mme Vve Demazure a vendu à M. Fournier un fonds de teinturerie, 66, boulevard Ro-chechouart.
- Mlle Bonet a vendu un fonds de teinturerie, 12, rue Condorcet.
- Mlle Clément a vendu un fonds de teinturerie, 47, rue de Dunkerque.
- Mlle Venet a vendu à M. Dubois un fonds de teinturerie, 186, boulevard Voltaire.
- Mme Barzilay a vendu à Mtle Ropp un fonds de teinturerie, 14, rue Notre-Dame-de-Lorette.
- Mlle Mortier a vendu un fonds de teinturerie, 38, boulevard des Batignolles.
- M. Devanlay a vendu à Mme Gallot un fonds de teinturerie, dégraissage, 48, rue de La Tour-d'Auvergne.
- M. Fouquet fils a vendu à M. Poulain un fonds de teinturerie, 137, rue Amelot.
- Mlle Parenti a vendu un fonds de teinturerie, 10, rue Frochot.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Envoi des ouvrages indiqués ci-après contre mandats-poste adressés aux bureaux du journal
- Traité de la teinture et de l’impression des matières colorantes artificielles, par J. Dépierre.
- Première partie : Les couleurs d’aniline. 1 volume grand in-8° contenant 221 échantillons, tant imprimés que teints, sur soie, laine, coton, cuiu, et 12 tableaux, dont 6 avec indication en couleur des réactions caractéristiques, relié, 36 fr. 60.
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- 83
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- Jaune ou gamb. pressé ............
- 23 . 24 ..
- Cochenille
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- Ténériffe ............................ 1 60 2 ..
- Ténérife grise......................... 1 50 1 80
- v Cureuma
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- — 2e qualité.............
- — 3e qualité.............
- — Sisal, Yucatan...... Honduras.............. Tabasco....... ....................
- Haïti Cap................... ....
- » Aquim............................
- » St-Marc .........................
- » Fort-Liberté..... P.-de-Paix........ Miragoane......... Saint-Domingo...................... Martinique et Guadeloupe........... Jamaïque.......... Jaune Cuba et St-Yago .............
- * Manzanillo........................
- • Tuspan .......................
- • ..............................
- » Campêche..........................
- » Carmen........................
- » Tampico..........................
- • Porto-Plata..... ............
- . Haïti............................
- • Jamaïque.....................
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- Traité des matières colorantes, du blanchiment et de la teinture du coton, suivi du dégommage et de la teinture de la ramie ou china-grass, par Adolphe Renard, docteur ès sciences physiques, professeur de chimie à l’Ecole supérieure d'industrie de Rouen. 1 volume in-S, avec figures dans le texte et un album de 83 échantillons, Prix 20 fr. 60.
- Maracaïbo ....................
- • Fustet.................100 k.
- • ........................50 k.
- * Bahia.............................
- » Corinto............................
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- Rouge Brésil Bahia.................
- » Calliatour....................100 k.
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- » Ste-Marthe.......................
- » ...................................
- » Sandal................ 100 k.
- Sapan................... 50 k.
- » Quebracho.............. ..1009 k.
- » Pernamb................50 k.
- 15 .. à 16 .
- 12 .. 13 ..
- 9 50 10 ..
- 9 50 10 ..
- 9 60 9 70
- 8 .. 8 25
- 5 50 5 60
- 6 .. 6 25
- 7 25 • .
- 5 80 6 ..
- 8 ..
- 5 25 • . •
- 6 75 7 ..
- 6 20 6 25
- 6 .. 6 50
- 650 — . .
- 6 50
- 6 .. 6 50
- 5 .. 5 50
- 5 .. 5 25
- 5 ..
- 5 .. 5 50
- 4 50 4 75
- 5 25 . . . .
- 5 25 5 50
- 6 50
- 4 ..
- 3 75 4 ..
- 4 .. .5 ..
- 13 .. 14 . .
- 4 ..
- 4 .. 4 50
- 5 75 6 ..
- 5 75 6 ..
- 6 .. 8 ..
- 15 .. 17 ..
- 9 50 11 ..
- 11 .. 12 ..
- 6 .. 7 ..
- 6 .. 8 ..
- 8 .. 10 ..
- 70 .. 75 ..
- 12 .. 14 ..
- Indigos. — Les cours du terme ont été baissés de 20 à 25 cent., ce qui a provoqué, en dernier lieu, la vente de 80 c. sur divers mois.
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- » fin viol, et pourpre.................. 8 ..
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- » fin rouge............................. 6 50
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- » bon à fin cuiv........................ 4 ..
- » cuiv. ord. et bas..................... 3 50
- Java.................................... 5 ..
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- Madras ................................. 2 ..
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- . bon à fin cor................ 4 ..
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- N-Gren fin et surfin..........1/2 k 7 ..
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- 8 75
- 8 25
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- 6 25
- 6 25
- 6 75
- 5 75
- 5 25
- 4 75
- 10 ..
- 5 ..
- 4 50
- 3 ..
- 5 ..
- 6 .
- 5 25
- 5 25
- 3 ..
- 7 50
- 6 50
- 4 50
- On cote les 50 kil.: Baltimore fin effilé......................... 7 50 à 8 50
- » gros effilé............................ 6 .. 7 ..
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-
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- 477
- TABLE DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS
- LE MONITEUR de LA TEINTURE
- O
- O 5 0
- -0
- R
- R
- :
- s a
- ‘8
- & 0
- A
- A
- Pages
- Accidents (Les) du travail. . 110,130 182
- Agencement nouveau de machine à lai -ner, à énergie variable, pour tissus de coton, laine et autres, par M. Gustave Victor Vautrin........................388
- Alizarine (Note sur 1’) soluble et son application à la teinture en rouge turc, par M. Henri Schaeffer. . . 176, 178
- Application (Nouveau procédé d’) de peaux, parchemins vernis, toiles vernies, papiers vernis, toiles vernies, papiers vernis et cuirs vernis de toutes nuances et autre matières sur tous tissus, feutres, cuirs, papiers, cartonnages, fourrures, bois, etc., par Mme Julie-Thérèse-Françoise, Brocard, née Herreboudt..................377
- Appareil (Nouvel) de blanchiment et de teinture de coton par la force centrifuge, par MM. Raoul Brière et Auguste Guille..........................388
- Appareil à refoulement continu pour la teinture de la laine peignée en bobines, de la laine brute, du coton et toutes autres matières textiles, par la Société Marchand et Cie.................341
- Appareil (système perfectionné d’) sé-cheur et ses diverses applications, par M. Adolphe-Clément Marot . . 387
- Appareils (Perfectionnements aux) servant à fabriquer des tissus genre mosaïque pour parquets, par M. Wallon. 392
- Appareils (Perfectionnements aux) servant à l’étirage des matières textiles. 466
- Appareils (Perfectionnements aux) à travail continu pour oxyder, imprégner de vapeur, mouiller, sécher, etc., les tissus, papier, etc., par M. Rémy. . 103 Apprêts (Des) 12
- Apprêt des cotonnades pour pantalons. 329 Apprêt des cotonnades teintes et imprimées 313
- Apprêt hydrofuge pour tissus, dénommé « L’Insoluble », par M. François-Gustave Obert fils, fabricant de vernis . 270
- Assurances contre l’incendie, contre les accidents et sur la vie. 16, 63, 88, 136 158, 232, 256, 280, 319,336, 367, 383 398, 415, 431, 447 462
- B
- Blanchiment (Procédé de) blanchiment
- Pages
- chimique et méthode d’application, Excellence de l’oxygène comme agent chimique............................328
- Blanchiment de l’albumine du sang. . 444
- Blanchiment des cotonnades. Essai de la chaux. Appareil employé . . . 297 Blanchiment (Le) des toiles .... 294
- Blanchiment du velours, du cordelet et du velours à côtes, par G. E. Hoeltz. 391 Bleuissage (Le) dans l’apprêt. . . . 355
- Bleus diamine nouveaux................437
- Boue (La) des grandes villes. . . . 129
- Brevets (Les) d’invention en Russie. . 333
- G
- Caisses (Les) de retraites...............82
- Calandres (Perfectionnements aux). . 371
- Calandres (Perfectionnements apportés aux) à cylindres presseurs, parM.Er-nest Gessner, industriel................125
- Chambre syndicale des teinturiers-dégraisseurs.......................... . 31
- Chambre syndicale de la teinture et du nettoyage . . . 248, 271, 328, 452 150
- Chimie (La) appliquée aux tissus . . 469
- Clarification (Procédé de) par filtration des cuves de teinture, parMM.Raïthel et Rosenthal............................421
- Commerce (Le) français aux Etats-Unis 472
- Congrès (Le) de chimie appliquée . . 325
- Conservatoire national des arts et métiers ..................................426
- Construction (Nouveau mode de) perfectionnée des cylindres et rouleaux de machines à fouler et à laver les étoffes, par M. Grosselin. ...... 321
- Coton (Le) et son industrie aux Etats-Unis ...................................454
- Couleurs d’alizarine sur laine . . 442 408
- Couleurs basiques pour impressions sur demi-soie, par C. F. S. Ruhhg . . 325
- Couleurs (Les) diamine..................330
- Courant électrique (De l’emploi du) dans les opérations de la teinture . . . 460
- Cours (Un) de teinturerie...............440
- * "&.P
- Cuve à débouillir les fils et les tissus de lin, de coton et autres matières textiles végétales, à l’abri de l’air, par M. Edmond Trossel..........................270
- Cuve d’indigo (Manière de préparer la) avec les sels d’étain, par M. le docteur
- E. Dreher..................................174
- D
- Décoration des étoffes par l’emploi de paillettes assujetties d’une manière nouvelle, par M. Arthur Kursheedt . 377
- Décoration des tissus par M. Victor Crépet.............................251
- Décoration des tulles et tissus analogues, par MM. E. Vial et Cie.............173
- Décoration (Procédé de) des velours et tissus analogues, par M. VictorCrépet. 290
- Décreusage et blanchiment de la soie Tussah, par O. Leng 441
- Le danger du peroxyde de sodium . . 441
- Dégommage'(Procédé de) de décorticage et de décoloration des matières textiles végétales, par M. Edouard Ca-rénou................................ 6
- Dégommage (Procédé mécanique rapide pour le), le lavage et le blanchiment des matières textiles et plus particulièrement la ramie soit en lanières soit en écheveaux, par M. Monge fils (Henri).............................401
- Dégommage (Procédé chimique pour le) de la ramie et en général des matières textiles telles que lin, chanvre d’Espagne, etc., par M. Monge fils (Henri). 402
- Délai de prévenance.................333
- Désuintage (Système de), par la société Binet fils 252
- Diazotage (Procédé pour le) et le développement sur la fibre, decouleurs diamine, manufacture lyonnaise des matières colorantes...................342
- Dispositif pour actionner les porte-éche-veaux par M. Auguste Burckhardt, ingénieur...........................387
- Dispositif permettant de déplacer momentanément les objetsou les matières à sécher, par rapport aux cylindres sécheurs chauffes, par MM. Gustave Jagenburg et Rudolf Jagenburg. . . 322
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- 478
- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
- Pages
- Dispostionnouvellepourencolleuse « sys-tème J. Caquelin », par M. Jules Ca-...........................................
- Douanes étrangères................. 184 203
- Douanes françaises 38, 62, 84, 109, 229
- 254 334 Douanes et quittances 13
- Draperies (La) peignée dans les adjudi-tions •.................................398
- M
- Eau à détacher les étoffes de laines, flanelles, drap, etc., inflammable et inexplosible, dite « opaline » (Williams), par M. L. Walowsky..................127
- Eaux (Les) résiduaires...............253
- Ecole (Une) de teinture...............107
- Emploi (L’) des couleurs benzoïques dans l’impression sur calicot, par E.-C. Kayser 458
- Encollages des fils de coton .... 310
- Enduit applicable à la toile et au coton pour la fabrication des vêtements imperméables pour marins et ouvriers et à celle des bâches, prélarts, couvertures de chevaux, etc., par M. Molino-Ramache................................427
- Enlevages blancs et colorés dans l’impression des lainages par le docteur Gottlief Stein....................... 357
- Enlevages blancs et de couleur sur les colorants de benzidine.................329
- Enlevage (Note sur 1’) de couleurs à l’albumine, sur bistre au manganèse, par M. Alphonse Braud......................129
- Enroulement (Système d’) des tissus sur les cylindres décatisseurs, par la Société dite : Ferd. Mommer et Cie. . 401 Ensimage (De 1’) 59, 81, 127, 152, 201, 274, 314 375
- Entrée (L’) en France interdite aux laines d’Afrique..............................446
- Entrée (L’) des rubans en Russie. . . 412
- Epaillage (Système d’) chimique des laines et des tissus de laine, par la Société Floquet et Bonnet,apprêteurs-blanchisseurs........................ 322
- Epaississant pour couleurs tinctorales et bains de mordançage....................346
- Epreuvede la solidité des couleurs (rouge jaune, bleu, violet, brun et noir) . . 331
- Etoffe (Nouvelle) hygiénique faite sous forme de tissu ou de tricot avec des fils de laine, de coton, de lin, de ramie et de soie, quel que soit le mode de liaison et de combinaison des fils, par M. Anton Vodel.....................174
- Etude critique de la teinture sur bains acides.................................425
- Etude sur l’impression des pilous et flanelles coton, par M. O. Picquet . 60 78 Eupion (L’) dans le blanchiment ... 396
- Evaluation quantitative des matières de charge dans la soie, par M. Silberman 373
- Examen microscopique et chimique des fibres et des tissus......................
- Exportation (L’) du bois de campêcha au Mexique................................
- Pages
- Exposition (L’) de 1900.............. 15 446
- Exposition internationale de Bruxelles en 1897................................426
- Exposition nationale et coloniale de Rouen en 1896 317 411
- Exposition (A travers 1’) de Rouen 378 395
- Extraction (Procédé et appareil pour l’) des matières grasses contenues dans les eaux résiduaires des machines à laver la laine et autres, par MM James Holmès, Herbert Edward Tan-kard et William Scaife...................354
- Extraction (Procédé d’) de la matière tinctoriale du bois de campêche . . 427
- Extraction (L’) des taches d’huiles de fils de lin et des étoffes.............669
- F
- Fabrication (La) des coulurs à Bâle pendant l’année 1895................ 350
- Fabrication de laine hygiénique pour vêtements de dessous, par Mr, C. F. Fecker 30
- Fixation de couleurs opaques aux tungs-tates et aux molybdates précipités sur tissus et sur fibres, par la Société Scheurer-Lauth et Cie, fabricants de tissus imprimés........................290
- Fixation directe (Sur la) par les fibres végétales de certains oxydes métalliques, par M. A. Bonnet...............225
- Fixatiou (Procédé de) de l’oxyde de chrome sur coton, par M. Gustave-Henri Lallemant......................251
- Formation (Perfectionnements apportés à la) et à la préparation des colloïdes solubles, par M. Edmond-James Mills 354 Fouleuses à cylindres avec clapet de refoulement à mouvement automatique, par M. L.-Ph. Hemmer 29
- Frappage (Procédé de) ou de moirage en tissus à poils, tels que les velours et les peluches, par la Société Voland et Cie................................. 53
- G
- Gaufrage du velours coton,par M. Knoop 423
- Genres enlevage sur noir d’aniline résiste sous couleurs d’albumine sousbassées 348
- Gomme (Procédé pour obtenir une) végétale, succédanée de la gomme arabique, par M. Rafaël Maestre y Oli-varès..................................252
- Grève d’ouvriers imprimeurs sur tissus 456
- H
- Huiles de laine.........................407
- Humidificateur (Système perfectionné d’) d’air, par la Société Kœrting frères 449
- Pages
- 1
- Imitation de velours façonné par l’emploi ou secours de l’impression sur chaîne, par M. C. Chavand...............323
- Impôt (L’) sur le revenu...............131
- Impression (Procédé d’) à l’enlevage de couleurs azoconjuguees sur fond d’indigo, par la Compagnie parisienne de couleurs d’aniline......................354
- Impression (Machine perfectionnée pour l’) des tissus, par M. Frank Daniel-Arthur-Albert Kuenemann et Max Firnberg • . . . .
- Impression (Perfectionnements à) des tissus tout soie ou mélangés, par la Société Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud et Marais..........................456
- Industrie (1’) de la teinture en Russie. 428 Industrie (L’) textile a Amiens. . . . 381 Industries (Les) textiles en Tunisie 396, 412, 429 460
- Influence de la position du groupe sulfo sur la nuance et la solidité des couleurs triphénylméthane, par M. T. ........................................373
- Informations 38 , 61, 157, 229 , 275, 301, 334, 351, 382, 398, 412, 445, 462 474 Innovation dans la manière de merceri-ser les fibres végétales 198
- J
- launes et oranges de chromes ... 30
- Jurisprudence 15, 38, 62, 85, 110, 135,
- 157, 203, 229, 256, 302, 318, 334, 367,
- 382, 398, 413, 429, 446,462 474
- L
- Laine (La) mohair d’Angora..............108
- Lavage (Précédé applicable au), au blanchiment à la teinture, etc., des matières filamenteuses et autres matières analogues, par M. Hoffmann. . . . 340
- Lavage (Appareil pour le), la teinture et le traitement des matières et produits textiles, par M. Sutcliffe. . . 245 Lecteur (Au) 289
- Législation commerciale étrangène. . 38
- Loi sur les brevets aux Etats-Unis (Interprétation de la) . . . . . 470
- Lisière perfectionnéedes tissus en pièces, par M. Lionel Sharp....................29
- M
- Machines (Perfectionnements aux) employées pour battre et assouplir les matières textiles telles que la ramie, rhéa ou china-gross, le lin, le chanvre, etc, et briser leurs parties ligneuses, par MM. Taylor Burrows et Dick Edwards.........................173
- Machines (Perfectionnements aux) à beetler ou mailiocher les tissus, par
- MM. Chenot et Duval................381
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Machine pour broyer et décortiquer et teiller les plantes, les tiges ou les pailles fibreuses telles que la ramie, le chanvre, etc., sur toute leur longueur en une seule opération, par MM. Taylor Burrows et Dick Edwards
- Radclyffe...............................270
- Machines (Perfectionnements aux) à chinera deux couleurs, par M. Pierre-Marie Baabaij 77
- Machine à dégraisser, débouillir, blanchir, laver, rincer, transformer en cellulose les déchets de coton filés, les chiffons, les laines, les bois, les pailles, par M. Maxime Hubert Simo-net...................................... 7
- Machines (Perfectionnements apportés aux) à encoller les fils de matières textiles de toute nature, par M. Jules Constantin, constructeur................103
- Machine (Système de) à imprimer en continu, par M. Dehaître................405
- Machine à lainer, gratter ou raser les tissus, laine, coton ou autres textiles, par la Société Béranger et Vautrin. . 30 Machine à lainer à poil et à contrepoil, par M. Mathieu Michalot-Sirot. . , 354 Machine à laver pour la grande industrie pouvant également s’adopter à l’industrie du nettoyage à sec. . . . 421
- Machines à lustrer (Perfectionnements aux) dites « pegging machines », employées dans le finissage des tissus à poils, par MM. Heywood et Holland. 402
- Machine à nettoyer les rouleaux servant à l’impression de tous les textiles et particulièrement la laine, par la Société Skène et Devallée et M. Florin Leclerq 102
- Machines à ornementer les tissus, par la Société Francisque Voland et Cie. 5
- Machine (Système de) à parer ou encoller les échevaux de fil et à en exprimer le liquide d’encollage, par M. Auguste Montfort................................119
- Machine (Système de) servant à plier toutes sortes d’étoffes, de papiers, etc., et qui employée dans certaine fabrication telle que la lingerie, peut à volonté couper les plis d’un côté et marquer les tissus au fur et à mesure du pliage, par M. Barthélemy Martin, ingénieur civil..........................54
- Machines (Perfectionnements aux) à polir les tissus, par MM. Henry Per-vilhac et Claude Travers................. 6
- Machine à sécher et à calciner les ma • tières textiles, par M. Jules Lekeux. 53
- Machine à sécher le coton ou carboniser les autres matières textiles, par M. A. Deru 402
- Machines (Perfectionnements dans les) à sécher, à repasser et à cylindrer, par M. Ernest Delacommune. . . . 401 Machine à sécher les tissus en continu, par M. Ferdinand Dehaître, ingénieur constructeur 387
- Machine à brosser (Système de). . . 465 Machine à décortiquer le genêt et la ramie ..... 466
- Machines (Perfectionnements aux) pour teindre et blanchir le coton, la laine,
- la soie et autres fibreuses, écrues et manufacturées, par MM. Young et Crippin 305
- Machines (Perfectionnements aux) servant à teindre, à blanchir et à traiter de toute autre manière les fils sur bobines ou mis sous une autre forme compacte, par MM. Graemiger, Whi-tehead, Mason et Leigh.................290
- Pages
- Machine à teindre les écheveaux à mouvement rotatif horizontal, vertical et ascensionnel, par MM. Heinrich et Grandsire...............................459
- Machine à teindre des textiles en can-nettes, en rubans, en écheveaux, en bobines ou en bourre, par M. Gustave de Keukelaere, directeur de fabrique. 323
- Machine à vaporiser et à apprêter les tissus, par M. A. Moullé................323
- Machines (Perfectionnements apportés aux) à travailler les textiles, notamment la laine, et appelées « lisseuses », par MM. Skène et Dévallée, construc
- teurs.....................................269
- Marques (Les) de fabrique françaises en Russie................................455
- Matières (Nouvelles) collorantes. 12, 55 130, 153, 226 375
- Matières colorantes pour l’impression des étoffes et des papiers et pour des pigments à l’huile et à l’eau, par M.
- Ralph Mac. Kenzle, chimiste. . . 322
- Matières colorantes sulfurées thiocaté-chine, noir Vidal, cachou de Laval, par la Société anonyme des matières colorantes de Saint-Denis. . . 221 253 Méthode (Nouvelle) de mordançage. . 363
- Méthodes (Les) scientifiques dans la teinture et l’impression du coton. . 337 Moire renaissance 466
- Moireampoule(Nouvelle fabrication de), par M. Maire..........................221
- Mordançage (Procédé perfectionné de) des matières textiles végétales, par M C.-H. Boehringer fils, fabricant de produits chimiques...................250
- Mordants (Quelques) pour imprimeurs sur calicot...........................442
- N
- Nécrologie..........................61 255
- Noir de chrome sur la laine. . . . 295
- Noirs (Des) sur coton..................395
- Noirs (Des) diazotés...................425
- Nouvel article ou produit perfectionné spécialement applicable au cotissage ou apprêt du drap, etc................465
- Nouvelles delà mode................310 313
- O
- Observations pratiques sur le foulage acide........................... 442 457
- Observations pratiques sur l’azurage des blancs et de la teinture en toutes couleurs des filets pour couvertures et châles...............................466
- Obtention (Procédé d’) de couleurs solides sur la fibre animale au moyen de combinaisons de titane, par la Société Kiarns, Alcan et Cie 433
- Office (L’) du commerce..............275
- Ornementation (Nouvelle) pour velours et tous tissus métis, par la Société Wissel et Cie......................ICI
- Oxydation (Note sur l’) des matières amylacées, par M. Oscar Schmerber. 295
- Oxydation (L’) du noir d’aniline ... 423
- Page
- Oxyde de titane comme mordant pour laine, par Joseph Bornes F. J. C. . 323
- Passage (Du) au prussiate dans la teinture en noirs chargés..................449
- Peluche (Procédé de fabrication de la) façonnée, par la Société Antoine et Alfred Lehmann.........................353
- Peroxyde d’hydrogène......................376
- Pétition des filateurs et tisseurs de coton de l'Est...............................106
- Plaque d’impression à coloration auto-matiqne, par MM. Franz Lenning et Oscar Michailes 149
- Plissé (Nouveau genre de) et moyen de l’obtenir, par la Société Crepet . . 251 Point (Un) de droit industriel. . . . 227
- Préparation (Procédé de) de couleurs
- pour apprêts (fonds), enduits et pein
- ture, par le baron Joachim de Brenner. 197
- Préparation (Système de) des tissus pour le moirage, par la Société F. Voland et Cie................................289
- Presse automatique à vapeur, par M. A. Cucco 385
- Presse-étoupe rotatif par M. Henri Chanel ..................................125
- Prévision de la récolte de l’indigo aux Indes Anglaises.......................407
- Polissage (Nouveau système de) et Lustrage des tissus, par M. Claude Vas-sel ... 290
- Polissage partiel des tissus en vue de l’obtention d’effets à lignes ou contours déterminés, par la Société F. Voland et Cie..................................289
- Porte-couteau de sûreté ponr les couteaux servant à couper les tissus à poils, par M. William Gadd . . . 402
- Procédé et appareils pour graver et préparer, avec l’aide de la photographie, des rouleaux et surfaces destinés à l’impression sur calicot, papier et autres tissus et matières, par MM. Charles Anthony Burghardt et
- Henry Heller............................126 rocédé et appareil pour nettoyer les rouleaux à brosse, par M. Carl-Frié-drich Scharrer, ingénieur .... 433
- Procédé et appareil pour teindre les tissus et étoffes par pulvérisation, par M. Georges Bonbon, manufacturier. 377
- Procédé et appareil pour traiter par immersion, en vue du dégommage ou dans un autre but, les fibres des plantes, tiges ou pailles de lin, de chanvre, de ramie, etc., par M. Taylor Burrows et Dick Edwards Radclyffe. 101
- Procédé (Nouveau) de bain unique avec le bleu alizarine sur laine et sur
- tissu . '...............................348
- Procédé (Nouveau) pour blanchir les pièces de coton, par M. Auguste End-1er....................................433
- Procédé pour fabriquer des tapis avec les feuilles circulaires des bois coni-fères, par M. Julien Gerkan et Ed. Lietz 428
- Procédé pour fixer, rendre insolubles et lavables les papiers peints et autres surfaces peintes ou imprimées. . . 424
- Procédé pour obtenir sur un tissu un gaufrage résistant à l’eau, par la société Heilmann et Cie, manufacturiers. 252
- Procédé (Nouveau) de mordançage. . 473
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- LE MONITEUR DE LA TEINTURE
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- Procédé pour produire par la voie chimique des- modèles ou dessins crépés en blanc ou en couleur sur des tissus ou fils de coton, de lin ou autres tissus ou fils de nature végétale, par la soc. dite : Würtembergische Cattunmanu-factur.............................313 197
- Procédé pour rendre des teintes sur laine solides au décatissage,‘par la manufacture lyonnaise des matières colorantes .............................197
- Procédé rour teindre nu blanchir le coton avant cardage, par M. Anthoni . 417 Procédé pour teindre et sécher le fil en écheveau par M. Theodor Friedrich Hassler 125
- Production (Procédé pour la) de dessins à plusieurs couleurs sur tissu coton à l’aide de matières colorantes safra-nino-azoïques, parM.Richard Michel. 6 Production (Perfectionnements relatif ou connexes à la) d’écheveaux de"mèche de lin ou de chanvre, par M. Robert Garet Campbell 102
- Production de diverses colorations sur les pièces tissées, par I/Singer F. C.S. 292
- Produit (Nouveau) formant peau artificielle et destiné à rendre imperméables lesobjets sur lesquels il est applicable, par M. John Leith Pollock 254 221
- Produits (Nouveaux) et procédés d'ensi
- mage de la laine, par M. Labarthe . 422
- Produit (Nouveau) remplaçant le verre à vitre et servant aux mêmes usages que les vitraux, verres gravés, verres peints, stores, rideaux, etc., parM. J. Badou .... 173
- Protection (La) des marques en Allemagne.................................381
- Protection des marques françaises à l’Etranger.............................83
- Q
- Question (Une) d’assurances .... 333
- Question de droit................ 461 276
- R
- Rapports commerciaux..................223
- Recettes d’impression. 345, 380, 451, 461 297
- Recettes de teinture 357, 375, 392, 437 451 312
- Recettes pour la teinture du lin . . . 460 Recherche de l’indigo dans les tissus . 279 Réglementation (La) du travail. . 273 14
- Réserves (Procédé pour faire des) sur les fils de coton ou d'origine végétale qui doivent subir les opérations de la teinture au noir d’aniline, par la société H. Mauchauffée et Cie 126
- Résistance à l’air et à la lumière des colorants employés dans l’industrie tinctoriale ..............................408
- Responsabilité (La) des compagnies de chemins de fer........................461
- Revue des matières colorantes nouvelles au point de vue de leur application à la teinture par M. Frédéric Reverdin, 153, 180, 199, 359, 406, 433 7
- Pages
- Risque (Du) professionnel. . 155,178 133
- Rose diamine........................410
- M. Edmond Rousset...................369
- Rubans (Fabrication des) en soie à Bâle. 409
- S
- Saisie (La) des salaires...................301
- Savons pour blanchisseries chimiques, etc., par M. Otto Schœning, teinturier 402 Savon (Procédé de fabrication d’un) gélatineux, par M. Julius Stockhausen, fabricant de savon 269
- Savons pour l’industrie textile........... 424
- Savons pour teinturiers, par G. E. Hœlz 346
- Scheurer-Rott (M. Aug.) et le blanchiment du coton............................. 298
- Séchoirs pour tissus et autres mrtières textiles, par M. Emile Morty, ingénieur...................................... 77
- Société industrielle d’Amiens........... 409
- Société industrielle de Mulhouse 299,309, 316 332
- Soie (La) artificielle............. 36, 57 276
- Sulforicinate (Le) contre les brûlures . 54
- Syndicat (Un) de patrons. ........ 377
- Système perfectionné d’humidification , parla Société Kœrting, frères............. 387
- Système d’appareil pour imprégner de liquides les matières textiles . . . 465
- T
- Tableau comparatif du mouvement des matières premières. 113, 231, 255, 331, 366, 381, 397, 410, 430, 445 459
- Tapisserie (Nouveau genre de) pour ameublement, tentures, panneaux décoratif, etc., par M. Alfreds Loridoy
- fils.....................................174
- Tarifs de chemins de fer. 15, 109, 182, 203, 229, 318, 334, 351 381 Teintes (Doubles) ou nuances fluorescentes sur laine mohair 404
- Teinture des chapeaux de dames . . 390
- Teinture (La) du coton dans ses différentes formes...........................364
- Teinture (Procédé et appareil pour la) du coton et autres matières textiles, en rubans de cardes, directement dans les pots, par M. Henri Dupont. . 321
- Teinture du cuir........................299
- Teinture du cuir aux couleurs d’aniline. 364
- Teinture des fils peignés avec les couleurs d’alizarine.......................349
- Teinture (La) des plumes................471
- Teinture de la laine brute . . . 349 358
- Teinture (Sur la) de laine rouge et rose. 444
- Teinture (Procédé de) noire sur coton, par M. Richard Varley.................... 5
- Teinture (Méthode perfectionnée de) en noir par l’emploi d’un bain unique pour teindre les textiles d’origine végétale ou animale, en fils et en tissus, mélangés ou non, par MM. Charles Noroy et Frédéric Lecoq .... 377
- Pages
- Teinture (La) aux sels de métaux lourds, par A. M. Garance....................391
- Teinture (La) de la soie Gloria, par M. G.-E. Hoeltz 419
- Teinture des tapis de peaux à l’ursol . 376
- Teinture des tissus mélangés. . . . 344
- Teinture (La) en Tunisie...............31b
- Tissus d’ameublement recouverts de peintures imitant les applications d’étoffes, par M. Jules Robert Brocard. 342
- Tissu (Nouveau) électrique pour production de chaleur, par MM. Bouvier frères...............................251
- Tissu (Procédé de fabrication d’un nouveau) fourrure artificielle, par M. Alfred Locqueneux.........................322
- Tissu imprimé (Genre de) et à reflets sur velours de coton uni, par la Société Isay, Bechmann, Zeller et Cie. . . 322
- Tissu (Fabrication de) et de membranes poreux et résistant aux acides, par M. Carl Hoepfner....................102
- Tissus (Les) à la mode .... 405 451
- Tissu (Procédé de fabrication d’un) ressemblant aux tissus de crin, par M. Louis Munk...........................127
- Tissus (Les) de soie pure exportés . . 84
- Traçage (Nouveau procédé pour le) de la moire, par M. Victor Crepet . . 354
- Traitement (Procédé de), de la laine et du coton en vue de leur donner l’aspect et le toucher de la soie, par MM. Prier et F. Dehan...............................126
- Traitement (Procédé perfectionné de) des tissus par l’électricité, pour les rendre imperméables, par « The Elec-tro Waterproofing and dye fixing et Cie....................................401
- Traitement (Procédé de) des tissus pour les fixer ou les rendre irrétrécissables, par la Société Mathelin, Floquet et Bonnet. ... ..... 453
- Traitement des tissus après l’obtention de la moire antique, par la Société Vi-gnei, ses fils et Cie.....................388
- Transformation (Nouveau procédé de) des tissus unis de soie pure ou mélan-langés en façonnés ou crêpés, ainsi que les fils de même nature, soie ou mélangés, par M. Syvain Graissot . 449
- Transport des déchets de laine par chemin de fer..............................429
- Travail dans l’industrie..................318
- Travail (Le) dans les usines .... 334
- Tribunaux........................ 279 302
- Tube de teinture pour métiers à filer le coton et autres matières textiles, par M. Bruckert........................... 354
- Usage (L’) de l’huile dans les fabriques de lainages............................404
- Vanadium (Le)Ses alliages et ses applications. . ........... . 313
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